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22 août 2010 7 22 /08 /août /2010 01:58

 

France Info - ©REUTERS/ Charles Platiau

©REUTERS/ Charles Platiau

 

Le nouveau président de France Télévisions, Rémy Pflimlin, prendra ses fonctions ce lundi. Mais une décision a déjà été prise, celle de changer de directeur de l’information. Arlette Chabot a dû faire un choix entre son émission politique et cette fonction hiérarchique. Elle va donc quitter ses fonctions de directrice de l’information de France 2. Son successeur devrait être Thierry Thuillier, directeur de la rédaction de i-TELE (groupe Canal+).

Cette décision devrait être officiellement annoncée ce lundi par le nouveau président de France Télévisions Rémy Pflimlin. D’après l’entourage d’Arlette Chabot, on lui a demandé “de choisir entre son métier et sa fonction”. Face à cette alternative, la journaliste a décidé de conserver son émission politique, "A vous de juger". Arlette Chabot, 59 ans, qui avait rejoint la direction de l’information de France 2 en mars 2004, a été confrontée ces derniers mois aux critiques du chef de l’Etat. Un incident l’aurait notamment opposée à Nicolas Sarkozy à New York, à l’issue d’une interview du président de la République par David Pujadas pour France 2 et Laurence Ferrari pour TF1.

 

 

 

http://www.france-info.com/culture-medias-2010-08-21-france-2-arlette-chabot-ejectee-de-la-direction-de-l-information-478189-36-41.html

 

 

 

Auteur : Théophraste R. - Source : Le Grand Soir

Après six ans de services sans une seule protestation du MEDEF ou de l’UMP, Arlette Chabot a été relevée de ses fonctions de directrice de l’information de France 2. Elle continuera (hélas !) à sévir dans son émission politique (sic) mensuelle « A vous de juger ».

Nicolas Sarkozy lui avait reproché de ne pas faire de « vraies émissions politiques » et Jean-Luc Mélenchon l’avait invitée à aller « au diable ». Les deux, pour des raisons opposées, s’alarmaient du claquement des gros sabots d’Arlette dans l’avenue du Bourrage des Crânes. C’est donc en vérité la raréfaction des ronflements d’un public de moins en moins léthargique ou anesthésié qui a causé sa perte.

Elle sera remplacée par un type chaussé de pantoufles garanties feutrine et coton. L’épaisseur des moquettes aidant, il fera illusion un temps comme un Saint-Jean Bouche d’Or remplaçant une mère Fouettard, un Obama venant après Bush, ou comme un DSK succédant à un NS.

Ne jamais se lasser de citer le mot du comte Tomasi di Lampedusa dans « Le Guépard » : « Il faut que tout change pour que tout reste pareil ».


Théophraste R. (legrandsoir.info).


Auteur : Théophraste R. - Source : Le Grand Soir

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15244

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 04:55

Frédéric André   20 août 2010

 

Dimanche soir, l'émission "Enquête exclusive" consacre un reportage à Benidorm, haut lieu d' un tourisme de masse mêlant littoral bétonné, bordels et drogues. Fin du reportage, un autre s'apprête à commencer, son titre: "Caracas: Gang, favelas, Miss univers», une émission déjà diffusée en mars de cette année.

 

D'emblée, cela peut paraître quelque peu réducteur, dans un pays qui depuis un peu plus de 10 ans vit autre chose que les seuls crimes dans les favelas (appelés «ranchos» au Venezuela) - bien que cela soit un problème majeur - et l'élection de ses miss siliconées, puisqu'il est tout de même marqué par un processus politique important auquel la majorité de la population participe activement.

 

Au fil des minutes, la ligne du reportage apparaît de plus en plus clairement : il s'agit effectivement de ne montrer de Caracas que les miss et la violence, et quand on quitte l'un, c'est immédiatement pour retrouver l'autre.

 

En bonus, nous avons droit en début de reportage, à une petite parenthèse sur le président de ce pays, Hugo Chavez, cela dure très peu de temps, mais le commentateur a le temps de lâcher quelques petites phrases non-dénuées de sens : tout d'abord on nous dit qu'un homme a mis la main sur la manne pétrolière pour soutenir sa politique et ses ambitions. Magnifique utilisation des mots, car la phrase du journaliste pourrait laisser entendre que c'est M. Chavez lui-même et non l'Etat vénézuélien qui a récupéré le contrôle du pétrole et de ses revenus.

 

Ensuite, l'on réduit les objectifs de ce « président populiste de gauche» à une seule obsession : «contester la toute puissance du voisin américain», excluant toute idée de volonté de transformation sociale du Venezuela. Celui-ci ne ferait donc que de l'anti-américanisme primaire, sans projet sérieux pour son pays.

 

Nous comprenons bien dès lors, que ce reportage de M. de la Villardière ne dérogera pas à la règle communément admise dans les médias occidentaux qui consiste à diaboliser le leader vénézuélien et sa politique.

 

En politique internationale, le journaliste déclare que le président a l'habitude de s'afficher avec «des dirigeants qui ont en commun d'opprimer leur peuple», en premier lieu son «modèle» cubain Fidel Castro, mais aussi le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et pour finir, que ces derniers mois, il s'est fait un nouvel ami en la personne du colonel Libyen Mouammar Khadafi.

 

Rétablissons la vérité sur quelques points essentiels :

 

En premier lieu sur les relations du Venezuela, qui ne seraient -selon le reportage- essentiellement qu'avec des «régimes qui oppriment leur peuple».

 

Le Venezuela entretient bel et bien des relations avec Cuba, l'Iran et la Libye, comme de nombreux autres pays dans le monde et en Amérique latine.

 

La Havane et Caracas ont créé ensemble l'ALBA (Alternative Bolivarienne pour les Amériques) en 2004, et cette coopération apporte en effet une aide des plus importante au Venezuela, dans le domaine de la santé par exemple, et a envoyé dans le cadre d'un échange contre du pétrole, des milliers de médecins dans les bidonvilles vénézuéliens, ce qui a permis de sauver la vie de centaines de milliers de vénézuéliens modestes qui ont toujours été abandonnés par les pouvoirs néolibéraux précédents (1).

 

Cette collaboration sanitaire cubaine (qui ne s'arrête pas aux simples consultations) a été élargie à un certain nombre de pays latino-américains comme la Bolivie ou l'Equateur, et permet aujourd'hui d'ambitieux programmes comme l' «Operación Milagro» ou la « Misión Manuela Espejo »(2).

 

Les relations avec l'Iran sont également dynamiques, et quoi qu'on puisse penser de ce pays, les échanges  commerciaux avec celui-ci apportent au Venezuela un transfert de technologie

primordial dans certains domaines, principalement dans l'industrie agro-alimentaire et pharmaceutique.

 

De plus, ces deux pays ont crée ensemble l'OPEP, les relations entre eux sont donc tous simplement logiques et compréhensibles à plusieurs niveaux.

 

Mais contrairement à ce que laisse entendre le reportage, Mr Chavez ne limite pas les relations de son pays à Cuba, l'Iran et la Libye. Le Brésil et l'Argentine sont aussi de très proches alliés de Caracas, et les relations politiques et commerciales sont excellentes avec la plupart des pays latino-américains. De plus ces 10 dernières années, les échanges se sont multipliés avec la Chine, la Russie, le Japon, l'Inde, le Portugal, ou l'Espagne.

 

Le reportage accuse ensuite le président d'être la cause de l'immense insécurité qui règne dans son pays, pour preuve cet avis d'une habitante de Caracas interrogée sur le problème.

 

Si la criminalité est un problème majeur de Caracas, elle existait bien avant l'élection de M. Chavez, et le gouvernement a commencé à s'occuper sérieusement de ce problème, de par ses importantes politiques sociales dans les quartiers concernés, mais aussi avec la création il y a peu, de la Police nationale bolivarienne (3).

 

Ce reportage ne montre de Caracas, que criminalité (avec en prime, délires de criminels défoncés à l'alcool et à la drogue) et difficultés. A peine montre t-il une clinique populaire entièrement gratuite et une coopérative de textile (en tournant en ridicule au passage la conscience politique de ses ouvrières et ouvriers), pour aussitôt parler des problèmes d'approvisionnement du magasin « Mercal » du secteur,  et continuer sur la soi-disant baisse importante de popularité du président Chavez et la            « fermeture » par ce dernier de la chaine d'opposition RCTV.

 

Nos amis de M6 ont d'abord oublié de nous rappeler que cette chaine avait soutenu activement le coup d'Etat contre le pouvoir en 2002, et qu'il ne s'agissait pas d'une fermeture mais de la fin d'une concession publique (4). RCTV continue aujourd'hui d'émettre depuis le câble. En Europe, n'importe quel média de ce type aurait été fermé sur le champ. Et que dire de la chaine Globovision, qui s'est transformée en organisation politique véhiculant mensonges et manipulations contre la politique du président, quand ils ne violent pas tout simplement les lois. Son PDG Guillermo Zuloaga, recherché par la justice vénézuélienne et Interpol pour corruption, a les faveurs des grands médias dominants qui le font passer pour un persécuté politique.

 

Est t-il normal d'oublier de parler dans cette parodie de journalisme, de la majorité de la population (les plus modestes) de ce pays qui s'est approprié la construction d'une société nouvelle, en donnant au concept de «démocratie active» toute sa considération? Est-il normal de ne pas parler du fait que le Venezuela, malgré ses immenses difficultés, est parvenu à baisser son taux de pauvreté de moitié entre 1999 et 2009 ? Abaisser son taux de mortalité infantile de 35%, son chômage de 19 à 8% (6).

 

Est-il normal de ne pas mentionner que depuis l'élection de M. Chavez, tous les citoyens, quel que soit leur milieu ont accès gratuitement à l'éducation supérieure, à la santé gratuite, à la culture?..

Que presque 100% des enfants sont scolarisés avec distribution de 3 repas par jour?                          Que plus personne ne meurt de faim au Venezuela grâce aux politiques du gouvernement?

Que 3 millions d'hectares de terres ont été redistribués aux petits paysans avec appuis techniques et financiers, alors qu'ils étaient quasi-esclaves de grands propriétaires auparavant?

 

Enfin, pourquoi ne pas avoir mentionné le fait que le Venezuela avait atteint un certain nombre

d' « objectifs du millénaire » fixés par l'UNESCO avant même la date prévue (7) ?

 

Je ne rédigerai pas ici de façon exhaustive les acquis de la révolution bolivarienne entamée en 1999 avec l'élection de Hugo Chavez -et qui a véritablement commencé avec la révolte de 1989 (8) -, mais ces quelques chiffres suffisent à démonter la propagande ridicule de l'émission de M. de la Villardière, qui avait déjà fait l'exploit de ne pas mentionner le système éducatif et de santé cubain lors d'un document sur ce pays, oubliant de dire notamment, qu'il n'y avait pas d'enfants des rues dans ce pays comme il en existe dans chacun des pays d'Amérique latine.

 

Quiconque aura vu ou regardera ce reportage, constatera le parti-pris flagrant de celui-ci, et sa description réductrice du Venezuela et de son président. Un reportage de plus qui n'a encore une fois rien montré des acquis sociaux et démocratiques considérables de ce pays depuis 11 ans, mais qui a l'avantage de constituer un élément des plus intéressant pour quiconque veut étudier les mécanismes de manipulation des grand médias.

 

N'en déplaise à M6 et à M. De la Villardière, le peuple vénézuélien a bien des difficultés, mais les avancées qu'il a connu ces 11 dernières années sont des plus significatives, et il construit chaque jour cette alternative qui fait tant peur aux puissants et à leurs valets médiatiques : le socialisme du XXIème siècle.

Frédéric André  

 

Actuellement, environ 30000 médecins cubains opèrent au Venezuela depuis 2003.

Lire également « La dette du Venezuela à l'égard de Cuba « de Salim Lamrani.

(http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=7124 )

http://andes.info.ec/sociedad/mision-manuela-espejo-se-extiende-por-todo-el-ecuador-5264.html

Lire: « La Police nationale bolivarienne relève le défi » de Maurice Lemoine

(http://www.monde-diplomatique.fr/2010/08/LEMOINE/19524 )

Lire: « Venezuela: Reporters sans frontières et RCTV: Désinformation et mensonges » de Salim Lamrani.

(http://www.legrandsoir.info/Venezuela-Reporters-sans.html)

http://www.venezueladeverdad.gob.ve/logros-del-gobierno-bolivariano/la-pobreza-extrema-se-redujo-en-72-4588.htmlDe 2003 (lors du « lock-out » pétrolier mené contre le gouvernement) à 2010.

http://www.minci.gob.ve/reportajes/2/183781/venezuela_sobresale_en.htmlhttp://risal.collectifs.net/spip.php?article860

 

http://cbparis.over-blog.com/article-enquete-exclusive-et-le-venezuela-55697543.html

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 04:48

Pour le porte-parole adjoint de l’UMP, Plenel est "un vrai délinquant du journalisme" Dominique Paillé donne des leçons de délinquance !

Piquant pour un repris de justice..
Olivier Bonnet
Mercredi 18 Août 2010


Pour le porte-parole adjoint de l’UMP, Plenel est "un vrai délinquant du journalisme" Dominique Paillé donne des leçons de délinquance !

epHier, sur l’antenne de France Inter, le fondateur et président de Mediapart, Edwy Plenel, a qualifié Nicolas Sarkozy de "délinquant constitutionnel", lors d’un débat visionnable en vidéo ici. Il reprenait là le terme et les arguments développés dans son article du 11 août dernier, Sarkozy contre la République : un président hors la loi, dont voici un extrait significatif : "La diversion xénophobe organisée par le pouvoir pour tenter de faire oublier le feuilleton Bettencourt est un tournant du quinquennat : désormais, Nicolas Sarkozy est un président hors la loi. La fonction que le suffrage populaire lui a confiée en 2007 lui impose de veiller au respect d’une Constitution qui « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine ». Par son discours de Grenoble visant les personnes « d’origine étrangère », il a donc violé la loi fondamentale et, par conséquent, manqué aux devoirs de sa charge. (...) Président de la République française depuis 2007, Nicolas Sarkozy occupe une fonction qui ne lui appartient pas. Il n’a pas été élu pour satisfaire son bon plaisir ou son libre arbitre, mais pour remplir un rôle constitutionnel dont il n’a pas le droit de s’écarter, sauf à renier son mandat. « La souveraineté nationale appartient au peuple », énonce l’article 3 de notre Constitution qui ajoute : « Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » Quant à l’individu que l’expression d’un suffrage « universel, égal et secret » a placé à l’Elysée, sa marge de manœuvre est précisément définie par l’article 5 : « Le président de la République veille au respect de la Constitution. (...) » Il suffit donc de relire la loi fondamentale, sur laquelle repose notre Etat de droit, ou ce qui en reste, pour prendre la mesure de la rupture survenue le 30 juillet, à Grenoble, au détour du discours de Nicolas Sarkozy : la France a dorénavant pour président un délinquant constitutionnel, un président devenu hors la loi."


dpRéaction outragée de Dominique Paillé, porte-parole adjoint de l’UMP, dans un communiqué publié sur Facebook et aussitôt repris dans toute la presse : "La possession d’une carte de presse n’autorise pas toutes les outrances et ne justifie en rien de proférer des insultes pour salir les institutions du pays ou ses représentants élus. La recherche permanente de la publicité pour soi, la volonté d’être au centre de toutes les manipulations pour tenter de façonner l’opinion publique au mépris des règles élémentaires de l’information mais aussi de celles du respect humain, sont des comportements dévoyés qui ne mériteraient que mépris s’ils ne sapaient les fondements mêmes de notre pacte social et de nos valeurs institutionnelles. Monsieur Plenel, vos propos et votre comportement font mal à la France. C’est à l’évidence vous qui êtes un vrai délinquant du journalisme !" Faisons de la conclusion de cette saillie vengeresse notre Phrase du jour. Parce que l’hystérie qu’elle illustre est amusante à plus d’un titre. "Vos propos et votre comportement font mal à la France", croit bon d’accuser Paillé. Or, c’est très exactement ce que l’on est fondé de reprocher à... Sarkozy ! Est-ce la faute de Plenel si, commentant justement le discours de Grenoble, le New York Times titrait sur sa "xénophobie" et accusait le président d’ "alimenter des sentiments anti-immigrés dangereux" ?

 

Est-ce la faute de Plenel si le vénérable Times britannique, pourtant loin d’être un brûlot gauchiste, estimait hier que "l’ignoble" - le mot est d’un député UMP  ! - chasse aux Roms "rappelle les souvenirs de la Gestapo" ? Ce n’est pas Plenel mais bien Sarkozy, "à l’évidence" comme dit Paillé, la honte de la France ! Mais le porte-parole adjoint de l’UMP n’en est pas à une outrance près : c’est le même homme qui volait tout récemment au secours d’Eric Woerth, à nouveau pris la main dans le sac par Mediapart, coupable de fausse déclaration de revenus, dénonçant "une fois de plus l’acharnement abject dont Eric Woerth est la cible. Ce comportement est proprement scandaleux tant il repose sur des montages farfelus, fabriqués de toutes pièces et qui n’ont qu’un objectif abattre un ministre qui fait bien son travail. Outre l’atteinte évidente à la dignité d’un homme, le Mouvement populaire déplore l’abandon de toute forme de déontologie par ceux qui s’en rendent coupables et dont le seul but est d’assouvir des haines inexplicables".

 

Or les prétendus "montages farfelus, fabriqués de toutes pièces" n’étaient ni plus ni moins que les documents officiels communiqués par le ministre lui-même à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques !


Paillé vient donc de gravement diffamer Mediapart, comme les Lefebvre, Morano, Bertrand ou Estrosi, la belle brochette, l’avaient déjà fait avant lui, avec leurs délirantes accusations de "trotsko-fascisme". Quand, une fois encore, les journalistes du site n’avaient fait que leur devoir professionnel en révélant cette affaire Bettencourt, si embarrassante pour le pouvoir qu’elle pourrait conduire à constater l’illégitimité de l’élection de Sarkozy, pour illégalité du financement de sa campagne ! Incapable de démentir ses accusations, l’UMP préfère s’en prendre à la presse. Et Paillé se permet à présent de traiter Plenel de "vrai délinquant du journalisme" ? On touche là au sublime ! "Délinquant : tribpersonne qui a commis un délit", nous renseigne Larousse. Sûr que Paillé sait de quoi il parle : il a été condamné, nous apprend Bakchich, "le 26 mars 2004, par le tribunal correctionnel de Paris, à une peine de dix mois de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende pour « abus de confiance ».

 

Condamnation dont il n’a pas fait appel. Le brave député, ancien directeur d’hôpital, avait tout simplement tapé dans la caisse d’une association, Appel Europe, qu’il avait montée en 1996 notamment avec l’aide de labos pharmaceutiques. Il avait méthodiquement siphonné 40 000 euros pour ses voyages privés en compagnie d’une amie (Venise, Marrakech, Guadeloupe) et ses dépenses personnelles (meubles de décoration, séjours Relais et Châteaux, etc)."

 

Qui peut le plus peut le moins : "Et Paillé, alors attaqué par un collaborateur, avait été également condamné par les prud’hommes, et n’avait pas fait appel", ajoute le même site dans un autre article. Bigre, un récidiviste ! Qu’un tel repris de justice traite un journaliste de délinquant est somme toute assez piquant.



P.-S.

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Mercredi 18 Août 2010


http://www.plumedepresse.net/ http://www.plumedepresse.net/

 

 

http://www.alterinfo.net/Pour-le-porte-parole-adjoint-de-l-UMP-Plenel-est-un-vrai-delinquant-du-journalisme-Dominique-Paille-donne-des-lecons-de_a49156.html

 

 

Quand on fait honnêtement son métier, on est accusé d'être un délinquant !

 

Quand on désinforme, quand on relaie docilement la propagande gouvernementale, on est un journaliste ! Le monde à l'envers ! Eva R-sistons

 

NB:  Les 2 journalistes de Complément d'Enquête aux mains des "terroristes" le resteront longtemps, à mon avis ! Sarkozy ne lèvera pas le plus petit doigt pour eux, afin de  dissuader les journalistes d'investigation de faire leur travail ! Pas de dépenses pour les journalistes trop curieux ! 

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 02:49

Vidéo: Cette France capable de frapper une Femme Immigrée et son bébé

 

Cette vidéo, on en parle en Russie. On en parle en Grande-Bretagne. On en parle aux USA. Étrangement en France, elle reste assez peu médiatisée, beaucoup moins que les propos stupides et provocateurs de politiciens outranciers.

 

 

Preuve que nos médias sont censurés. Preuve que notre image est pour longtemps ternie à l’étranger. Preuve que le peuple français va devoir se bouger pour corriger cette erreur électorale qu’est Nicolas Sarkozy. Dès septembre…


L'expulsion musclée de la Courneuve vue par CNN
envoyé par TELEOBS. – L'info internationale vidéo.

 

Paradoxalement, la FNAC poursuit ses employés pour une photo représentant un homme s’essuyant les fesses avec notre drapeau…


Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15133

 


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 02:37

 La couverture de TIME du 9 juillet est particulière. Elle se compose de la photo de la jeune Bibi Aisha (18 ans, mariée à 12), mutilée par son mari (pour avoir quitté le domicile conjugal), et d'une affirmation expliquant que c'est "ce qui arrivera si nous quittons l'Afghanistan".

Ma première impression est marquée par la qualité de la photo.
Mais le commentaire montre tout le poids des mots derrière le choc de l'image.

Tout d'abord, on peut considérer que cette mutilation barbare s'est produite en 2009, alors que le pays était déjà occupé depuis 8 ans par les forces occidentales. Leur présence n'a donc rien changé.
L'Afghanistan serait-il pire s'il n'était pas occupé ? Le journal Time veut-il suggérer que ce cas se multiplierait jusqu'à devenir habituel si les armées commandées par les Etats-Unis quittaient ce pays ?
Encore faudrait-il pouvoir observer sous les burqas pour s'en assurer.

Se servir de la légitime horreur qu'inspire cet acte barbare exceptionnel pour justifier la guerre est une manière de procéder très douteuse. On pourrait tout autant se servir du prétexte de cette mère infanticide pour déclarer la guerre à la France, ce pays "barbare" où les mères tuent leur nouveau-né. La perversion de certains doit-elle rejaillir sur tout un peuple ?

On trouve des images semblables, pendant la guerre d'Algérie.


A cette époque, il n'y avait pas de Taliban, ni Al Qaïda, juste des nationalistes Algériens. Après la prise de pouvoir du FLN, les mutilations se sont-elles multipliées ? Non, bien sûr…

On en viendrait même à se dire que c'est le climat de guerre, avec toute son horreur, ses chairs meurtries, ses membres coupés, ses gueules cassées, qui banalise d'une certaine façon cette mutilation absurde, qui n'est qu'une moindre blessure parmi d'autres, souvent mortelles.

De son côté, la voix du Djihad (site "officiel" Taliban) dément être impliqué dans cet acte contraire à la Charia, selon une traduction signalée par le site @rrêt sur images.

Dans la lois Islamique sacrée, couper des oreilles et des nez humains, que la personne soit vivante ou morte, est illégal et interdit. Dans de nombreux hadith de Muhammad , la mutilation et le fait de couper nez, oreilles ou lèvres chez un mécréant mort a été fortement interdit, comment alors l'Emirat Islamique peut être faire une telle chose chez quelqu'un de vivant, et musulman qui plus est? Dans la Sharia, si quelqu'un commet un acte aussi haineux en toute injustice, il sera récompensé par la loi du Talion.

Nous sympathisons avec notre soeur Aisha et nous appelons cet acte atroce un crime contre l'humanité et contre la loi Islamique.


D'une propagande à l'autre, qui croire ? Que chacun se fasse sa propre opinion, voici simplement quelques éléments de réflexion.


Auteur : Rimbus - Source : Rimbus le blog

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14916

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 02:34

 

Vent


Je me rappelle qu'au lycée, notre professeur d'économie nous avait fait participer à une aventure intéressante : la mise en place d'un sondage. Au début le professeur était très motivé à cette idée, et nous-mêmes étions pleins de bonne volonté…  mais cela ne dura pas longtemps : nous avons appris comment se fabriquaient les sondages.

Les sondages sont des projections chiffrées à grande échelle de l'opinion à partir d'un échantillon représentatif sur un territoire donné, à un moment donné : c'est à dire du vent. De quelque côté qu'on les prenne, les sondages se basent sur des statistiques obtenues par des moyens subjectifs, et interprétées par des analyses tout aussi subjectives, et ne finissent par dire que ce qu'on veut bien leur faire dire.

Regardons un peu les choses de plus près, et réfléchissons.

Tout d'abord, il faut pour faire un sondage avoir une ou plusieurs questions à poser, ce qui signifie déjà avoir une idée des réponses que l'on cherche à obtenir, ainsi qu'une opinion naturelle qu'on ne peut exclure de son esprit.
Cette (ou ces) question (s) doivent être formulées en un langage clair et compréhensible de tous, ce qui implique la capacité de savoir lire, et exclut de fait quelques pourcents d'aveugles ou d'illettrés, ou d'étrangers (même parlant français). Il faut également que les mots employés soient neutres pour ne pas influencer la réponse, ce qui est dans la réalité presque impossible à faire. Je ne me rappelle plus le sujet de notre sondage, mais je me souviens que peu après le commencement les débats étaient déjà houleux, et le programme en retard : la simple formulation des questions étant déjà une prise de position,  il semblait impossible d'en trouver la neutre expression.

Mais ne nous arrêtons pas là, et voyons la suite

Une fois les questions et les réponses déterminées, il faut se décider sur le territoire sur lequel s'applique le sondage (il y a plus de paysans en province que dans la région parisienne par exemple) car la définition de l'échantillon représentatif en dépend. Ainsi que le moment choisi pour le faire : après un fait divers sordide ou dans le calme d'une période festive comme celle de noël, et tout est différent! Notre territoire était donc le lycée, et notre population totale composée de deux à trois cents personnes, si ma mémoire est bonne (ou moins de 1000 en tous cas). Enfin un nombre raisonnable au regard de nos capacités d'analyse, compte tenu de la trentaine d'élèves composant notre “institut”.
Pour finir l'établissement de ce sondage, il faut bien sûr le plus important des ingrédients, c'est à dire la détermination de l'échantillon représentatif, qui doit nécessairement évoluer en fonction de l'évolution de la population, c'est à dire du temps qui passe : en 1900, la proportion de certaines catégories socio-professionnelles n'est pas la même qu'en 1945 ou en 2010. Et c'est durant cette étape de détermination de l'échantillon représentatif que notre professeur a commencé à craquer : face à la difficulté de sélectionner les facteurs selon lesquels seraient établies les distinctions, face à la subjectivité qu'entraînait chaque choix, nous avons du nous rendre à l'évidence, à savoir qu'un sondage ne pouvait absolument pas être objectif.

Car que doit représenter l'échantillon ? En théorie l'ensemble de la population si le sondage est national, et le département s'il est départemental. Ce qui signifie que faire un sondage national est censé représenter ce qu'on a par ailleurs tant de mal à définir : l'identité nationale. On commence à voir les difficultés de cette définition dès le départ, mais ne flanchons pas : sachant qu'en général les sondages sont effectués sur une population d'environ mille personne, cela signifie que cet échantillon (sans autre valeur que le hasard) représente environ 1/65000 de la population totale (en gros), dans lequel il faudra tenter de trouver les personnes correspondant à tous les critères de représentativité. Cette notion n'est évidemment pas neutre, et ne peut l'être. Mais certains l'ont tenté quand même : si les paysans représentent tant de pourcents de la population française, alors il faut tant de paysans interrogés dans les mille personnes. Si ce paysan est plutôt à droite, il faut savoir, sur le nombre de paysans français, la proportion de paysans votant à droite. Si son salaire est supérieur à telle somme ou propriétaire de son exploitation, s'il est marié, pacsé, gay ou bio, cela change tout. Ainsi pour le médecin, le chômeur, la femme de ménage ou le plombier.

L'échantillon représentatif est donc une chimère qui ne peut être atteinte, car elle doit faire rentrer dans des cases de multiples paramètres que même des ordinateurs puissants ne peuvent facilement corréler, même sur mille personnes. Car il y a des marges d'erreurs acceptés dans ces sondages, qui proportionnés à l'échelle de la réalité font peur à voir : il est impossible d'obtenir un échantillon représentatif « représentatif », car nul ne sait ce qu'est la France. Et encore moins lorsqu'il s'agit de la réduire à un millier d'individus.

Mais toutes ces difficultés n'effraient pas nos instituts de sondages, dont le peuple comme le pouvoir sont si friands, comme un symbole de la soumission de tous à la loi du chiffre, celle qui veut absolument faire rentrer l'homme dans des cases, et le transformer en une succession de 1 et de 0.

Alors que notre professeur et nous tous avions déjà abandonné la partie, après plusieurs semaines de travail, de questionnements et d'embrouilles incalculables, les véritables sondeurs “professionnels”, eux, ne s'arrêtent pas là. Car il faut avouer que si notre professeur faisait partie des rares personnes qui ont l'honnêteté de reconnaître l'impossible tâche que constitue la fabrique d'un sondage, cela ne rebute pas les instituts bien connus de le faire, surtout lorsque l'activité est si lucrative…il leur faut donc passer à l'étape suivante, assumer leur orientation et leurs choix de sondeurs, et  poser leurs questions.

Et après avoir posé leurs questions à l'échantillon, les réponses viennent se placer dans de gigantesques tableaux pour se faire analyser, afin de soumettre au commun des mortels une interprétation des chiffres obtenus, incompréhensibles sans la traduction en un langage soi-disant objectif (après toutes ces subjectivités  additionnées). Si, par exemple, 80% des gens pensent que l'on doit mettre les étrangers dans des camps, cela signifie en réalité que 80% des personnes ayant répondu à une question tendancieuse, parmi un groupe de personnes choisies plus ou moins arbitrairement, selon des critères douteux et à un moment inopportun, ont vu leur réponse interprétée de telle manière qu'on puisse croire qu'ils le souhaitent.

Ainsi, l'orientation nécessairement délibérée que l'on trouve dans les sondages répétés par les médias  ne dépend pas de l'opinion réelle d'une population donnée, mais de la volonté initiale des commanditaires de ces derniers. En bons capitalistes qui se respectent, les instituts de sondage font comme les peintres en bâtiment : ils sont toujours d'accord avec la couleur choisie par celui qui les paye. C'est pour cela que les sondages payés par ceux de droite les conforte toujours, et que ceux payés par ceux de gauche s'y opposent… Et comme à droite on a plus de sous, la voix porte plus loin! Le sondage, c'est du vent, et le plus fort souffle sur l'opinion, jusqu'à être capable de l'influencer dans une direction choisie.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14985

 

 

 

L'intox vient à domicileLe Figaro, du 6 août, a publié, en première page, un sondage Ifop, selon lequel 70% des personnes interrogées se disaient en faveur de la déchéance de nationalité pour les personnes d'origine étrangère, coupables d'atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique.

Le Figaro est le Journal officiel, sinon de la République, du moins du régime. Cette annonce, présentée comme une information de première importance, avait pour objet de faire croire, non seulement aux lecteurs mais également aux Français, que cette politique ultra sécuritaire était adoubée par la grande majorité de ceux-ci.

On assistait là, selon le quotidien, à un retournement de situation quant à la popularité de Nicolas Sarkozy, abonné aux basses eaux depuis des mois.

Il s’agissait donc d’un véritable évènement politique.

 

Patatras ! Selon un sondage CSA, publié vendredi 13 août, on y apprend que 51% des Français sont «plutôt défavorables» au retrait de nationalité comme sanction (63% des sympathisants de gauche, 28% des sympathisants de droite).

Et que 69% des sondés jugent cette politique sécuritaire inefficace. (27% pensant le contraire) Même les sympathisants de droite dénoncent son inefficacité, à hauteur de 53% contre 72% pour les sympathisants de gauche.

Dans le détail, les Français dans leur ensemble estiment qu'elle s'est montrée plutôt inefficace pour lutter contre les atteintes aux biens (58%), les atteintes aux personnes (69%), la délinquance financière (72%) et surtout les violences urbaines (78%).

Sur la question de la déchéance de la nationalité, évoquée par le chef de l'Etat pour les Français d'origine étrangère, coupables de certains crimes et délits, les sondés sont partagés.

Ainsi, 46% se déclarent favorables à la mesure "car l'acquisition de la nationalité doit être remise en cause en cas d'acte grave" alors que 51% y sont plutôt défavorables "car tous les Français doivent être égaux devant la loi quelle que soit leur origine".Pour les trois-quarts des personnes interrogées, "les Français d'origine étrangère sont des Français à part entière".

Interrogés sur les causes de l'augmentation de la délinquance, 73% l'attribuent aux inégalités sociales (dont 68% de sympathisants de droite).

Enfin, les deux-tiers des personnes sondées par CSA (66%) estiment que les Français qui s'exilent pour ne pas payer d'impôts en France ne méritent pas la nationalité française.

Ajoutons que le sondage ifop du Figaro, effectué à partir d’internet, a été qualifié de « bidon » par les autres instituts.
Il ne visait qu’à influencer la population, en diffusant l’idée que, grâce à sa politique, ouvertement calquée sur celle du Front national, Nicolas Sarkozy récupérerait, comme en 2007, les électeurs de ce mouvement.
Le sondage de CSA prouve le contraire.
Même Alain Juppé « s'interroge sur la politique sécuritaire du gouvernement », jugeant que «notre pays n’est pas à feu et à sang». ..
Selon lui, «durcir la loi» (…) «est peut être nécessaire», «à condition que la loi nouvelle ne soit pas de pure circonstance ».
 
Frédéric Lefebvre serait-il le dernier à croire Le Figaro ?

Image ajoutée par Dazibaoueb


Auteur : Jean LEVY - Source : canempehepasnicolas

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 02:15

12/08/2010

La France doit répondre jeudi matin aux vives critiques faites la veille par les experts du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD) qui ont dénoncé "une recrudescence" des actes racistes dans le pays.

Selon le processus habituel de passage en revue des politiques envers les minorités des pays appliquant la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale de 1965, l'examen de deux jours de la France a commencé mercredi après-midi et doit se terminer jeudi à 11H00 GMT.

Mercredi, la délégation française a présenté son rapport de près de 90 pages sur les mesures prises par Paris depuis son dernier examen devant le CERD en 2005.
 
Elle a annoncé le lancement très attendu par le comité d'un plan national de lutte contre le racisme. Mais cette annonce n'a pas suffi à convaincre les 18 experts du comité, dont les critiques ont fusé durant un débat intense de plus de deux heures.
  
La France est confrontée à une "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie", a relevé l'expert togolais, Ewomsan Kokou.
  
 Pour le Rapporteur américain Pierre-Richard Prosper, la raison se résume en quelques mots: le manque "de vraie volonté politique".
 
Alors que les ONG dénoncent une "régression vers une rupture de l'égalité de traitement", les experts du comité n'ont épargné aucun sujet, que ce soit le traitement des gens du voyage et des Roms, le débat sur l'identité nationale, la non-reconnaissance du droit des minorités dans la législation, ainsi que le durcissement du discours politique.
 
Concernant les gens du voyage, certains ont particulièrement dénoncé le système d'attribution de visa de circulation ainsi que le droit de vote conditionné à plusieurs mois de vie dans la même commune.
 
  "Le carnet de circulation nous effraie, nous rappelle l'époque de Pétain", a pour sa part expliqué Waliakoye Saidou (Niger).
 
De son côté l'expert turc s'est étonné de la notion de "Français d'origine étrangère" dans une allusion direct aux récentes déclarations du président français Nicolas Sarkozy qui a réclamé que la nationalité française puisse "être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte" à un "dépositaire de l'autorité publique".
 
"Je ne comprends pas ce que c'est qu'un Français d'origine étrangère" et "je me demande si cela est compatible avec la constitution", s'est interrogé Gun Kut.
 
Pour Malik Salemkour de la Ligue des droits de l'homme, "la France a été mise sur le grill" comme jamais auparavant.
 
 Au total, les experts qui attendent jeudi les réponses de la France avant de dresser leurs recommandations, ont jugé que les résultats n'étaient pas à la hauteur des efforts.


Source : Al Manar TV

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14966

 

 

 

Une du TimesVu sur Le Post.

La Une du Times fait mal !

 

 


"Sarkozy expulse les Roms et rappelle le souvenir de la Gestapo"

Le président est à l’origine d’une forte contestation, les critiques comparant sa répression au regroupement des Tziganes pendant la deuxième guerre mondiale.”

Il ne s'agit que du site internet du Times, mais quand même. D'autant plus que le Times n'est pas du tout un tabloïd anglais à scandale, mais plutôt un journal sérieux et mesuré d'habitude.

Alors, point Godwin pour le Times ?


Auteur : Roland - Source : Le Post

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15101

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 01:58

 

 


 

Salim Lamrani

 

 

La question du nombre de « prisonniers politiques » à Cuba est sujette à polémique. Pour le gouvernement cubain, il n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba, mais des personnes condamnées pour des délits inscrits au code pénal, notamment le fait d’être financé par une puissance étrangère. Amnesty International (AI), quant à elle, recense dans son rapport 2010 « 55 prisonniers d’opinion1 », parmi lesquels 20 ont été libérés en juillet 2010 et 6 autres le 15 août 2010, suite à la médiation de l’Eglise catholique et de l’Espagne, et deux autres auparavant2. Donc, selon AI, il reste actuellement 27 « prisonniers politiques » à Cuba. Enfin, l’opposition cubaine et Elizardo Sánchez de la Commission des droits de l’homme et de la réconciliation nationale (CDHRN) en particulier évoquent le nombre de 147 prisonniers politiques, moins les 6 récemment libérés, soit 1413. Les médias occidentaux privilégient cette dernière liste.


Il convient d’abord de faire la lumière sur un aspect de cette question avant d’évoquer le sujet du nombre exact de « prisonniers politiques » dans l’île : l’existence ou non d’un financement de l’opposition cubaine par les Etats-Unis.

Cette politique, clandestine entre 1959 et 1991, est désormais publique et attestée par maintes sources. En effet, Washington reconnaît cette réalité dans plusieurs documents et déclarations officiels. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement la section 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba4 ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à la section 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba5 ». Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante6 ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit un budget de 31 millions de dollars pour financer l’opposition interne7. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba8 ».

 

La représentation diplomatique étasunienne à La Havane, la Section d’intérêts nord-américains (SINA) confirme cela dans un communiqué : « Depuis longtemps, la politique des Etats-Unis consiste à fournir une assistance humanitaire au peuple cubain, particulièrement aux familles des prisonniers politiques. Nous permettons également aux organisations privées de le faire9 ».

 

Laura Pollán, du groupe dissident « les Dames en Blanc », admet avoir reçu de l’argent des Etats-Unis10 : « Nous acceptons l’aide, le soutien, que ce soit de l’extrême droite ou de la gauche, sans conditions11 ». L’opposant Vladimiro Roca confesse que la dissidence cubaine est stipendiée par Washington tout en rétorquant que l’aide financière reçue est « totalement et complètement légale ». Pour le dissident René Gómez, le soutien financier de la part des Etats-Unis n’est « pas une chose qu’il faudrait cacher ou dont il faudrait avoir honte12 ». De la même manière, Elizardo Sánchez confirme l’existence d’un financement de la part des Etats-Unis : « La question n’est pas de savoir qui envoie de l’aide mais ce que l’on en fait13 ».

La presse occidentale admet cette réalité. L’Agence France-Presse informe que « les dissidents ont pour leur part revendiqué et assumé ces aides financières14 ». L’agence espagnole EFE fait allusion aux « opposants payés par les Etats-Unis15 ». L’agence de presse britannique Reuters, « le gouvernement étasunien fournit ouvertement un soutien financier fédéral pour les activités des dissidents, ce que Cuba considère comme un acte illégal16 ». L’agence de presse étasunienne The Associated Press reconnaît que la politique de fabriquer et financer une opposition interne n’était pas nouvelle : « Depuis des années, le gouvernement des Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour soutenir l’opposition cubaine17 ». Elle précise : « Une partie du financement provient directement du gouvernement des Etats-Unis, dont les lois préconisent le renversement du gouvernement cubain. L’agence internationale pour le développement des Etats-Unis (USAID), qui supervise le soutien financier du gouvernement pour une ‘transition démocratique’ à Cuba, a alloué plus de 33 millions de dollars pour la société civile cubaine pour la présente année fiscale18 ».

 
Wayne S. Smith est un ancien diplomate étasunien qui a été chef de la SINA à La Havane de 1979 à 1982. Selon lui, il est « illégal et imprudent d’envoyer de l’argent aux dissidents cubains19 ». Il a ajouté que « personne ne devrait donner de l’argent aux dissidents et encore moins dans le but de renverser le gouvernement cubain » car « lorsque les Etats-Unis déclarent que leur objectif est de renverser le gouvernement cubain, et qu’ensuite ils affirment qu’un des moyens pour y parvenir est de fournir des fonds aux dissidents cubains, ces derniers sont placés de facto dans la position d’agents payés par une puissance étrangère pour renverser leur propre gouvernement20 ».

Evoquons à présent la position d’Amnesty International. L’organisation fait état de 27 prisonniers politiques à Cuba au 15 août 2010. Or, elle reconnaît en même temps que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba21 ». Ainsi, l’organisation entre en contradiction car le droit international considère comme illégal le financement d’une opposition interne dans une autre nation souveraine. Tous les pays du monde disposent d’un arsenal juridique codifiant comme délits de telles conduites. Ainsi, les législations étasunienne et européennes, entre autres, sanctionnent lourdement le fait d’être stipendié par une puissance étrangère.

La liste élaborée par Elizardo Sánchez est plus longue et inclut tout type d’individus. Parmi les 141 noms, 10 autres avaient déjà été remis en liberté pour des raisons de santé, ce qui fait un total de 131 personnes. Au sujet de ces dix personnes, Sánchez a expliqué qu’il les maintenait dans sa liste car elles pouvaient être de nouveau incarcérées dans le futur. Quatre autres personnes ont accompli leur peine et sont sorties de prison. Il reste donc 127 individus. 27 autres personnes doivent être libérées d’ici le mois d’octobre, selon l’accord passé entre La Havane, l’Espagne et l’Eglise catholique.

Sur les 100 individus restant, près de la moitié ont été condamnés pour des crimes violents. Certains ont réalisé des incursions armées à Cuba et au moins deux d’entre eux, Humberto Eladio Real Suárez et Ernesto Cruz León, sont responsables de la mort de plusieurs civils, respectivement en 1994 et en 199722.

 

Ricardo Alarcón, président du Parlement cubain, n’a pas manqué de souligner ces contradictions : « Curieusement, ceux qui nous critiquent parle d’une liste [et pas de noms]. Pourquoi ne disent-ils pas qu’ils sont en train de demander la liberté de la personne qui a assassiné Fabio di Celmo23 ? ».

 

Associated Press (AP) a également souligné le caractère douteux de la liste de Sánchez et note que « plusieurs d’entre eux ne devraient normalement pas être considérés comme des prisonniers politiques ». « Une étude plus attentive permet de voir la présence de terroristes, de preneurs d’otages et d’agents étrangers ». AP note que parmi les 100 personnes restantes, « près de la moitié ont été condamnées pour terrorisme, prise d’otages et autres crimes violents, et quatre d’entre eux sont d’anciens militaires ou agents des services de renseignement condamnés pour espionnage ou pour avoir révélé des secrets d’Etat24 ».

 
De son côté, Amnesty International affirme qu’elle ne peut pas considérer les membres de la liste de Sánchez comme des « prisonniers de conscience » car elle inclut « des gens jugés pour terrorisme, espionnage ainsi que ceux qui ont tenté et même réussi à faire exploser des hôtels », indique l’organisation. « Nous ne demanderons certainement pas leur libération et ne les décrirons pas comme prisonniers de conscience25 ».

 

Miguel Moratinos, ministre des Affaires étrangères espagnol, qui a joué un rôle clé dans l’accord portant sur la libération de 52 prisonniers, a également mis en doute la liste de Sánchez et souligné son caractère aléatoire. : « Ne dites pas qu’il faut libérer 300 prisonniers car il n’y en a pas 300. La liste de la Commission des droits de l’homme de Cuba disait, une semaine avant mon arrivée, qu’il y en avait 202. A mon arrivée à Cuba, elle a affirmé la veille qu’il y en avait 16726 ».

 

A l’issue de la libération des autres 27 personnes incluses dans l’accord de juin 2010, il ne restera qu’un seul « prisonnier politique » à Cuba, Rolando Jimenez Pozada, selon Amnesty International. Associated Press note pour sa part que ce dernier a en réalité été « emprisonné pour désobéissance et pour avoir révélé des secrets d’Etat27 ».

 

Curieusement, la liste dressée par Sánchez, qui est la moins fiable et qui est dénoncée de toutes parts en raison de l’inclusion d’individus condamnés de graves actes de terrorisme, est privilégiée par la presse occidentale.

 

Le gouvernement cubain a effectué un geste notable en procédant à la libération des prisonniers considérés comme « politiques » par les Etats-Unis et certaines organisations telles qu’Amnesty International. Le principal obstacle à la normalisation des relations entre Washington et La Havane – du point de vue de l’administration Obama – est désormais levé. Il revient donc à la Maison-Blanche d’effectuer un geste de réciprocité et de mettre un terme aux sanctions économiques anachroniques et inefficaces contre le peuple cubain.

 

 

Notes

 

1 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/default/files/AIR2010_AZ_FR.pdf  (site consulté le 7 juin 2010), pp. 87-88.

 

2 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010 ; Carlos Batista, « Disidencia deplora ‘destierro’ de ex presos », El Nuevo Herald, 15 août 2010.

 

3 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010

 

4 Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.

 

5 Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.

 

6 Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). www.state.gov/documents/organization/32334.pdf (site consulté le 7 mai 2004), pp. 16, 22.

 

7 Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf (site consulté le 12 juillet 2006), p. 20.

 

8 Ibid. p. 22.

 

9 The Associated Press/El Nuevo Herald, « Cuba : EEUU debe tomar ‘medidas’ contra diplomáticos », 19 mai 2008.

 

10 The Associated Press, « Cuban Dissident Confirms She Received Cash From Private US Anti-Castro Group », 20 mai 2008.

 

11 El Nuevo Herald, « Disidente cubana teme que pueda ser encarcelada », 21 mai 2008.

 

12 Patrick Bèle, « Cuba accuse Washington de payer les dissidents », Le Figaro, 21 mai 2008.

 

13 Agence France-Presse, « Prensa estatal cubana hace inusual entrevista callejera a disidentes », 22 mai 2008.

 

14 Agence France-Presse, « Financement de la dissidence : Cuba ‘somme’ Washington de s’expliquer », 22 mai 2008.

 

15 EFE, « Un diputado cubano propone nuevos castigos a opositores pagados por EE UU », 28 mai 2008.

 

16 Jeff Franks, « Top U.S. Diplomat Ferried Cash to Dissident : Cuba », Reuters, 19 mai 2008.

 

17 Ben Feller, « Bush Touts Cuban Life After Castro », Associated Press, 24 octobre 2007

 

18 Will Weissert, « Activistas cubanos dependen del financiamiento extranjero », The Associated Press, 15 août 2008.
 

19 Radio Habana Cuba, « Former Chief of US Interests Section in Havana Wayne Smith Says Sending Money to Mercenaries in Cuba is Illegal », 21 mai 2008.

 

20 Wayne S. Smith, « New Cuba Commission Report : Formula for Continued Failure », Center for International Policy, 10 juillet 2006.

 

21 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-five-years-too-many-new-government-must-release-jailed-dissidents-2 (site consulté le 23 avril 2008).

 

22 Juan O. Tamayo, « ¿Cuántos presos políticos hay en la isla? », El Nuevo Herald, 22 juillet 2010

 

23 José Luis Fraga, « Alarcón : presos liberados pueden quedarse en Cuba y podrían ser más de 52 », Agence France-Presse, 20 juillet 2010.

 

24 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », The Associated Press, 23 juillet 2010.

 

25 Ibid.

 

26 EFE, « España pide a UE renovar relación con Cuba », 27 juillet 2010.

 

27 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », op. cit.

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Disponible en librairie et sur Amazon :
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Pour toute commande dédicacée, contacter directement : lamranisalim@yahoo.fr , Salim.Lamrani@univ-mlv.fr


Salim Lamrani est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Salim Lamrani publiés par Mondialisation.ca

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20657


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 01:42

 

Le Cri, de Munch

Une histoire vraie: Les aventures de Maryse au Pôle Emploi

"C’est ainsi quand on vit sous la dépendance des administrations"

Ce qui suit n’est pas de la fiction. N’hésitez pas à réagir en bas de page…

Maryse ouvrit la boîte à lettres comme chaque jour, avec la peur au ventre. Elle avait l’habitude des mauvaises surprises qui l’attendaient au courrier presque quotidiennement.

Pas de cartes postale de Tahiti, mais ce pouvaient être des factures plus lourdes que prévues, des lettres en recommandé qui n’étaient jamais de bonnes nouvelles, des mises en demeure ou encore des erreurs de la part de la CAF qui lui demandait un trop perçu ou des ASSEDIC qui lui annonçaient la fin de ses allocations de chômage…

C’est ainsi quand on vit sous la dépendance des administrations : il n’y a jamais de repos ni de répit. Jamais de tranquillité d’esprit où l’on peut se reposer et se dire : "Bon, là maintenant je suis en sécurité, j’ai de quoi vivre et nourrir ma famille, j’ai de quoi voir venir et assumer les erreurs administratives et les factures imprévues avec sérénité."

Si déjà elle pouvait se dire : "Bon, j’ai de quoi nourrir la famille jusqu’à la fin de la semaine et payer mes factures", ce serait déjà une forme de paradis. Mais les prélèvements bancaires, les dettes, les étalements de factures à payer tous les mois, la menace d’être fichée à la Banque de France, les huissiers…

Encore faut-il avoir des revenus réguliers ! Ce n’est pas le cas de Maryse. Parfois, elle a un peu de travail, parfois ses enfants sont malades ou bien elle déprime et n’arrive pas à se lever de bonne heure pour se rendre à son stage d’insertion ou à son poste en CAE (contrat aidé).

Car du travail, elle n’en a pas régulièrement et donc, ses revenus sont aléatoires et fluctuants. Parfois, elle perçoit des allocations d’ASSEDIC ou le RMI (maintenant RSA, bien plus compliqué qu’avant). La CAF lui demande de justifier ses revenus tous les mois, le Pôle Emploi la convoque pour lui demander de justifier ses recherches d’emploi… Elle doit se justifier sans arrêt comme si elle était coupable de quelque chose. Coupable de quoi ? D’être pauvre et de santé fragile, d’avoir du mal à s’en sortir ? D’avoir eu un accident de vie dans sa jeunesse ? De s’être retrouvée seule avec ses enfants ???

Elle se sent mal à l’aise devant sa boîte aux lettres comme devant l’employée qui l’a culpabilisée l’autre jour de n’avoir pas assez de pièces justifiant ses recherches d’emploi, de n’avoir pas assez écrit de lettres et de CV - mais à quoi ça sert un CV, s’il en arrive tous les jours des dizaines et que vous n’avez pas de facilités pour la rédaction des lettres ? En plus, on sait bien que ça ne marche plus d’écrire…

Elle fait ce qu’elle peut Maryse, elle se bat pour s’en sortir, mais c’est un parcours du combattant tous les jours et l’on n’a pas le droit de baisser les bras et de dire "Ouf ! Je suis fatiguée !" C’est chaque jour un nouveau combat.

Ca y est, elle le savait ! Encore une lettre du Pôle Emploi qui la menace de radiation. Pourtant, elle est allée hier leur expliquer pourquoi elle n’avait pas pu venir à la réunion. Son petit était malade et elle n’avait personne pour le garder. Ils font quoi les employés du Pôle Emploi, quand leur enfant est malade ? Ils prennent un congé ou se payent une nounou parce qu’ils ont un salaire et des droits… Quand on n’a pas de salaire, ni de travail, on n’a pas de droits ??? On n’a que le droit de se taire et d’obéir. On est en tort de toutes façons ! On peut venir à toutes les réunions, les convocations, parce qu’il paraît qu’on n’a que ça à faire !

Elle sent la colère monter. C’est injuste. Elle va lui dire à la femme du Pôle Emploi !… Mais elle se souvient tout à coup qu’elle ne peut pas téléphoner puisque la ligne vient d’être coupée pour non paiement… Quant au portable, elle n’a pas eu de quoi racheter une carte pour le recharger. Elle va devoir prendre le bus ou le train, car elle n’habite pas à côté !

Ca va lui prendre l’après midi. Il faut se dépêcher, ils ferment à 16h. Elle va devoir faire la queue longtemps (les chômeurs ça ne manque pas), debout devant le guichet où l’employée est assise, elle, et expliquer son cas. On lui donnera l’autorisation d’expliquer "son cas" une deuxième fois en utilisant le téléphone au milieu de la salle, là bas.

- "Non, Madame, un conseiller ne peut pas vous recevoir. Il faut demander un rendez-vous et vous serez "convoquée". On ne peut plus recevoir les gens comme ça", trop de travail…"

"Travail" : un mot à ne pas trop prononcer devant un chômeur, ça risque de le mettre en colère.

Alors, elle prendra le combiné, fera le 3949 et tout le monde entendra sa conversation… Le 39-quelque chose, ces fameux numéros où l’on tombe sur une boîte vocale qui vous demande de faire d’abord le numéro du département de résidence puis de vous munir de votre numéro d’identifiant… Puis vous devrez choisir quelle est la raison de votre appel et faire le 1 ou le 2 ou autre et attendre jusqu’au bout l’énumération des choix. Si vous ne trouvez pas tout de suite la bonne réponse, si vous trompez, vous revenez à la case départ et vous n’avez plus qu’à recommencer ce petit jeu de patience.
C’est un jeu que notre société vient d’inventer pour éviter d’être confrontée au public trop directement.

Il faut beaucoup de contrôle à Maryse pour ne pas s’énerver, pour garder son calme. Elle sait que tout ceci est fait pour décourager les gens et les pousser à renoncer à leur demande. Alors elle pense à ses enfants, s’arme de courage et reste impassible devant la voix qui lui dit : "Il y a une minute d’attente"… "Cette fois, c’est mon jour de chance, ils n’ont pas dit : "Tous nos conseillers sont occupés, rappelez ultérieurement !"", se dit-elle pour se réconforter. Ca, pour patienter, elle patiente, elle n’a pas le choix, sa vie et celle de sa famille en dépendent.
C’est comme ça qu’elle vide son forfait téléphonique à chaque fois !

Hier, il a fallu rappeler EDF pour qu’ils rebranchent l’électricité et France Télécom également. "Eh bien, ma carte de téléphone y est passée", explique-t-elle à sa voisine qui connaît bien les mêmes problèmes.

"C’est du harcèlement", dit-elle, exténuée à l’idée de tout ce qu’elle devra faire cet après-midi pour simplement qu’ils ne lui coupent pas ses allocations de chômage, car ce serait la fin ! Plus de chômage, plus de revenus et c’est à nouveau le cercle infernal. Il faudra encore courir voir l’assistante sociale, lui expliquer "son cas" et "quémander" un secours quelconque. Elle se sent envahie d’émotions, de peur, de colère, de tristesse…

Et comment faire autrement ? Elle en assez de demander de l’aide, elle aimerait bien que tout redevienne comme avant et pouvoir retrouver son équilibre et son indépendance. Ils ne roulaient pas sur l’or, mais avec deux salaires même ridiculement bas, ils s’en sortaient tout juste sans rien demander à personne.

"Mais on ne choisit pas, c’est comme ça", dit-elle à sa voisine en rentrant chez elle avec son courrier brûlant dans les mains… Elle pense tout à coup qu’elle va devoir demander à quelqu’un de prendre les enfants à l’école, elle ne sera pas à temps pour la sortie. Sinon, on va encore lui faire des remarques, parce qu’on aura dû les mettre à la garderie, elle n’était pas là à l’heure… Et ses enfants auront honte que l’on réprimande leur mère devant les copains… Encore et toujours se justifier !

Maryse se sent seule. Pourtant, elle ne l’est pas. Il y a des milliers de personnes qui souffrent de la même déshumanisation des services administratifs et de notre société en général. De leur côté, les employés ne sont pas tous inconscients et agressifs. Beaucoup font souvent ce qu’ils peuvent et disent qu’ils manquent de temps et de personnel. Si l’on rencontre directement les responsables de votre dossier, ils vous répondent souvent aimablement et vont tenter de trouver une solution. Rien ne vaut le face à face.

A condition d’avoir pu passer les barrières de la plate forme téléphonique, des employés d’accueil qui renvoient votre problème à plus tard ou vous demandent d’écrire (un courrier qui souvent n’est pas lu ou pas enregistré à temps, alors que les courriers automatiques de radiations sont déjà partis, par exemple). Mais on tombe parfois sur les revêches, les coincés et ceux qui pensent que vous profitez de la situation.

Les administrations seraient-elles devenues de grosses machines incontrôlables où plus personne n’est responsable de ce qui se passe et où l’on laisse sous entendre de façon pernicieuse que vous êtes forcément un profiteur, un paresseux, voire un escroc !?…

Les médiateurs de la République, ces personnes que l’on trouvent dans les mairies ou les préfectures sont chargées de régler les rapports bloqués et les conflits qui ne manquent pas de se produire entre le public et les administrations françaises.
Le médiateur principal a produit un dossier accablant sur les rapports déshumanisés, sur ces fameuses plates-formes téléphoniques où le public n’est jamais écouté ni les demandes prises en considération. Elles ne servent qu’à canaliser les rares individus agressifs dont les employés de la Sécu ou de Pôle emploi ont si peur.

Mais la plupart des personnes en difficulté gardent leur calme, même si elles se sentent mal considérées, mal accueillies : tant de maltraitance et de mépris vis-à-vis de ceux que l’on pourrait nommer les plus "fragiles" mais qu’il faut plutôt appeler les plus "forts" parce qu’il faut beaucoup de force, de courage et de résistance pour se faire entendre et pour survivre dans de telles conditions !!!

Françoise Daudeville, 25 juillet 2010


Auteur : Françoise Daudeville - Source : ATD Quart Monde

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15072

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 18:49

 

 

Enquête primée par Project Censored
Le projet de loi US contre le terrorisme intérieur

 

 

Lindsay Beyerstein, Jessica Lee, Matt Renne

 

 

En 2007, l’administration Bush tenta de faire adopter une loi assimilant les défenseurs des droits des animaux, les militants anti-mondialisation, les membres du mouvement pour la vérité sur le 11-Septembre, et bien d’autres groupes contestataires à des terroristes. La Maison-Blanche s’appuya au Congrès sur la représentante Jane Harman (qui vient de racheter Newsweek) et sur le sénateur Joe Liberman (figure du mouvement sioniste). Face aux critiques, ce projet a été abandonné. Au demeurant, l’administration Obama a fait bien pire en ordonnant purement et simplement l’assassinat de citoyens états-uniens suspectés de liens avec « le » terrorisme

 

 

 

Dans ce qui est interprété comme une atteinte surprenante aux libertés d’expression, d’association, et à la vie privée des citoyens états-uniens, la Chambre des représentants a voté, le 23 octobre 2007, la « Loi de prévention contre la radicalisation violente et le terrorisme national » [1], par 404 voix contre 6. Le Sénat examine entre-temps un projet de loi qui l’accompagne, le S.1959.

La Loi dite H.R. 1955 prévoit la création d’une Commission nationale et la mise en place d’un « Centre universitaire d’excellence », pour étudier et proposer un nouvel arsenal juridique de prévention et de gestion de la menace posée par la « radicalisation » des citoyens des Etats-Unis.

Jane Harman, représentante démocrate pour la Californie, qui a parrainé ce projet, a expliqué : « Nous étudions le phénomène des gens qui professent des croyances radicales et qui, à un moment donné, pourraient recourir à la violence ».

La loi précise que « bien que les États-Unis doivent poursuivre leurs efforts de vigilance pour combattre le terrorisme international, ils doivent aussi intensifier leurs efforts pour combattre la menace incarnée par les terroristes qui vivent et opèrent aux États-Unis. Comprendre les facteurs de motivation qui mènent à la radicalisation violente, au terrorisme intérieur, et à la violence fondée sur les idéologies, est une étape essentielle vers l’élimination de ce danger aux Etats-Unis ».

Cependant, le but de cette loi dépasse largement la portée d’une simple étude universitaire. Dans un communiqué de presse, Harman signalait : « La Commission nationale proposera au Congrès et au Secrétaire à la sécurité nationale Michael Chertoff plusieurs initiatives qui permettent d’intervenir avant que les individus radicalisés ne deviennent violents ». Selon les termes de la loi, « La prévention au niveau national de la montée en puissance des terroristes radicaux et sans affiliation ne peut pas être facilement évitée à travers le renseignement fédéral traditionnel ou les efforts d’application de la loi, mais elle peut être améliorée grâce à l’apport de solutions étatiques et locales ».

Harman, qui préside le sous-comité de la Chambre des représentants pour le Renseignement, le Partage d’information et l’Evaluation du risque terroriste, entretient également des liens étroits avec la Rand Corporation, le « centre de recherche et de développement » deu complexe militaro-industriel qui semble avoir pesé sur cette initiative législative. Deux semaines avant que la H.R. 1955 ne soit présentée, le 19 avril 2007, Brian Michael Jenkins, un expert de la Rand, avait témoigné devant le sous-comité de Harman sur « la radicalisation et le recrutement djihadistes ».

Au mois de juin, Jenkins s’est exprimé une nouvelle fois devant cette même instance sur le rôle de la Commission nationale. « Le terrorisme intérieur est la principale menace à laquelle nous devons faire face en tant que pays, et cette menace nous guettera probablement encore pendant des décennies… A moins que nous ne trouvions la manière d’intervenir dans le processus de radicalisation, nous sommes condamnés à n’écraser qu’un seul cafard à la fois », a-t-il indiqué. Un rapport de la Rand paru en 2005 sous le titre « Tendances en matière de terrorisme » consacre un chapitre entier à la « menace terroriste nationale » non musulmane –le danger que représentent les militants antimondialisation.

Dans un effort pour contrecarrer les « penchants radicaux », cette mesure préventive de surveillance de la pensée présente Internet comme le principal outil de radicalisation : « Internet a facilité la radicalisation violente, la violence idéologique et le processus de terrorisme domestique aux Etats-Unis, en permettant l’accès des citoyens états-uniens à de larges et constants courants de propagande liés au terrorisme », a précisé la démocrate Harman.

La législation institue une Commission composée de dix membres (le projet du Sénat en prévoit douze) nommés par le président, le secrétaire à la Sécurité intérieure, des leaders du Congrès et les présidents des comités pour la sécurité nationale et les affaires gouvernementales du Sénat et de la Chambre des représentants.

Après s’être réunie, la Commission présentera des rapports intérimaires tous les six à dix-huit mois au président et au Congrès, avec ses résultats, ses conclusions et ses recommandations législatives dans le but « de prendre des contre-mesures immédiates et à long terme… et de prévenir la radicalisation violente, le terrorisme domestique et la violence à fondements idéologiques ».

Cette commission présente une ressemblance inquiétante avec Cointelpro, le programme de contre-espionnage qui fit l’objet, en 1974-1975, de l’enquête d’une commission ad hoc du Sénat des USA pour les activités de Renseignement, dit « Comission Frank Church » du nom de son président. Il fit une curieuse découverte : de 1956 à 1971, « Le FBI mena une opération sophistiquée de surveillance visant carrément à empêcher l’exercice des droits d’expression et d’association énoncés dans le premier amendement, s’appuyant sur la théorie selon laquelle la prévention de la montée des groupes dangereux et de la propagation d’idées subversives est une façon de protéger la sécurité nationale et d’empêcher la violence ».

En vertu du projet H.R. 1955, le secrétaire à la Sécurité de la Patrie (DHS pour ses sigles en anglais) serait habilité à créer un « Centre d’excellence », un programme de recherche universitaire « regroupant une équipe de spécialistes et de chercheurs qui participeraient à des activités de recherche et d’enseignement pour apporter des solutions à la sécurité intérieure du pays ».

Le DHS possède actuellement huit centres dans des institutions universitaires disséminées dans tout le pays, qui sont venus renforcer ce que beaucoup perçoivent comme un complexe militaire, universitaire et de sécurité en pleine expansion. Dans un communiqué de presse du 23 octobre, Harman a précisé que le Centre « étudierait les racines sociales, criminelles, politiques, psychologiques et économiques du terrorisme domestique ».

Hope Marston, organisateur régional du Comité de défense de la Déclaration des droits (BORDC), a mis en garde contre le danger que représentent les termes vagues utilisés dans cette législation, qui laissent libre cours à n’importe quelle interprétation, selon un modèle historique de répression généralisée.

Jules Boykoff, auteur et professeur du département de politique et gouvernement de la Pacific University, s’est dit alarmé face à la définition viciée, entre autres, du terme « violence fondée sur les idéologies », un concept qui ne parvient pas à définir les termes « menace », « force » ou « violence ». Boykoff a signalé que les termes « extrémisme » et « radicalisme » utilisés dans le projet de loi sont interchangeables. « Le mot ’radical’ partage sa racine étymologique avec le terme radish, (radis en français), qui signifie aller à la racine du problème », a-t-il expliqué. « De sorte que si le gouvernement souhaite vraiment aller à la racine du terrorisme, parlons-en vraiment. Il faut d’abord s’attaquer aux racines économiques, aux grandes inégalités en entre riches et pauvres ».

Caroline Fredrickson, directrice juridique du bureau de l’Union américaine pour les libertés civiques (ACLU) à Washington, signalait à propos de la loi : « La loi doit s’appliquer à des actes, et non à la pensée. Nous devrions nous préoccuper davantage des personnes qui commettent des crimes que de celles dont les croyances pourraient paraître ’extrêmes’ au gouvernement ».

Mise à jour de Jessica Lee

Alors que plusieurs groupes qui militent en faveur des droits civiques et de la liberté de religion accusent des journalistes indépendants et des militants de base d’avoir contribué à paralyser le débat autour de la loi de prévention contre la radicalisation violente et le terrorisme intérieur de 2007, certains membres du Congrès continuent de faire pression pour censurer l’Internet et imposer le signalement racial, deux mesures qu’ils considèrent comme des actions nécessaires pour prévenir le « terrorisme intérieur ».

La Chambre des représentants a adopté la loi de prévention contre la radicalisation violente et le terrorisme domestique en octobre 2007 par 404 voix contre 6, mais la vaste opposition qu’elle a suscitée a contraint le Sénat à la mettre aux archives. Aucune consultation n’a été prévue pour l’année législative depuis le 1er juin 2008.

J’ai appris l’existence de cette loi début novembre 2007. A l’exception de l’article de Lindsay Beyerstein, « Analyse de la Loi de prévention contre le terrorisme intérieur » [2], aucun des médias importants n’a donné d’information sur le sujet, en dépit des dangers que cette loi comportait pour les droits civiques, la vie privée, et pour les communautés musulmanes et arabes des Etats-Unis. Cependant, je suis quand même tombé sur une discussion active sur la question, notamment sur des blogs et des vidéos YouTube.

Isabel Macdonald, directrice de Fairness and Accuracy in Reporting, a commenté : « La relation symbiotique entre les médias corporatifs et les fonctionnaires du gouvernement explique peut-être cette résistance opiniâtre des médias à assurer une couverture critique de l’érosion des droits civiques. Les médias indépendants –notamment The Indypendent– ont joué un rôle décisif dans la diffusion de la nouvelle de ce projet de loi, tout en lui assurant un suivi dans des blogs et dans Democracy Now ! ».

Un mois après la parution de l’article du Indypendent, plusieurs meetings se sont succédés du Maine à la Californie, et de nombreux groupes de défense des droits civiques, de la liberté religieuse, et des organisations de musulmans et d’arabes des Etats-Unis ont entrepris des actions de mise en garde pour inciter les gens à entrer en contact avec leurs représentants au Congrès, afin d’empêcher l’adoption du projet de loi.

Selon certains membres de groupes de pression en faveur des droits civiques, la vague de protestations a contraint le président de la commission, le sénateur Joseph Lieberman (démocrate pour le Connecticut) à laisser le projet de loi en suspens. Cependant, Lieberman et la leader de l’opposition de la commission la sénatrice républicaine du Maine, Susan Collins, continuent de brandir l’épouvantail de la « grave » menace du « terrorisme national » islamiste. Le 8 mai 2008, ils ont publié –sans aucun soutien public de la part d’autres membres de la commission– leur propre rapport, d’où il ressortait que « la menace de terrorisme national s’aggrave, avivée par la capacité de l’Internet à diffuser le recrutement de base et les manuels d’entraînement de groupes terroristes islamiques violents ».

En réponse, le 30 mai, plus d’une trentaine de groupes de militants des droits civiques et de la liberté religieuse ont envoyé une lettre à la commission sénatoriale, lui faisant part de leur inquiétude quant à ce rapport qui pourrait nuire à la liberté d’expression en pointant injustement les musulmans, et en décrivant Internet comme « une arme ».

Un groupe d’organisations représentatives des communautés arabes et musulmanes des Etats-Unis a également déposé une lettre en réponse au rapport et aux séances du Sénat, alléguant que, dans une large mesure, ils avaient été exclus du processus législatif et que le rapport est basé sur une information discréditée de 2007 émanant de la police de New York, qui avait tenté d’expliquer le processus de « radicalisation violente » des musulmans.

Peu après la publication du rapport, Lieberman a exigé que Google retire les vidéos de YouTube produits par « des organisations terroristes comme Al-Qaïda ». Google a répondu le 19 mai en retirant quatre-vingt vidéos qui, comme cette société l’a reconnu, enfreignaient les règles déontologiques de YouTube, montraient de la violence gratuite ou appelaient à la haine. Google a néanmoins refusé d’accéder à toutes les demandes de Lieberman, qui comportaient la censure de toutes les vidéos mentionnant ou montrant des groupes qui figuraient sur la liste du département d’Etat, dont des organisations terroristes étrangères comme Al-Qaïda.

« Le sénateur Lieberman a exprimé son opinion… selon laquelle toutes les vidéos mentionnant ou montrant ces groupes devaient être retirées de YouTube, même s’ils sont légaux, non violents ou ne recourent pas à la haine », a révélé Google. « YouTube soutient la liberté d’expression et défend les droits de chacun à exprimer des points de vue impopulaires ».

Chip Berlet, analyste principal du Political Research Associates de Boston, a indiqué qu’à son avis les actions de Lieberman sont une « obscure manœuvre politique » pour inciter les candidats présidentiels à adopter une posture plus agressive au Moyen-Orient.

Parmi les organisations qui sont en première ligne contre cette loi figurent la Defending Dissent Foundation (www.defendingdissent.org), le Bill of Rights Defense Committee (www.bordc.org), le Center for Constitucional Rights (www.ccrjustice.org), l’American Civil Liberties Union (www.aclu.org) et le Council on American-Islamic Relations (www.cair.com).

Mise à jour de Lindsay Beyerstein

Le projet de loi contre le « terrorisme national » s’est embourbé au Sénat depuis le mois d’octobre. Il a navigué à la Chambre sans trop susciter de commentaires publics, avant de rencontrer une forte opposition au sein du spectre politique. Il n’y a pas longtemps encore, les groupes des droits civiques et des organisations musulmanes semblaient avoir bloqué avec succès la version du Sénat du projet.

L’initiative semblait condamnée à une mort imminente. Mais Joe Lieberman, président de la Commission sénatoriale sur la Sécurité de la patrie, ne l’a pas entendu de cette oreille et a remis le sujet sur le tapis en publiant un nouveau rapport et en cherchant la confrontation avec YouTube.

Le 8 mai, les sénateurs Joe Lieberman et Susan Collins ont publié L’extrémisme islamiste violent, Internet et la menace de terrorisme national, un rapport bipartisan basé sur les débats de la commission sénatoriale.

Mais, avant qu’il soit rendu accessible au public, le rapport avait attiré l’attention d’une coalition d’organisations des droits civiques conduite par l’ACLU. Dans un mémorandum adressé aux membres du Comité, cette coalition avait fait part de ses inquiétudes sur le rapport du 7 mai.

« Nous sommes préoccupés par le fait que ces attaques centrées sur Internet pourraient annoncer des propositions de censure et de filtrage du discours d’Internet. Certaines personnes chargées de la formulation de politiques se sont même prononcées pour la fermeture de sites Web censurables », expliquait le document.

Lieberman a confirmé ses réticences le 19 mai dans une lettre au directeur exécutif de Google (société mère de YouTube), dans laquelle il exigeait qu’un nombre non précisé de vidéos de propagande islamique soient retirés de ce site populaire de vidéos partagées. Dans sa lettre, Lieberman arguait que les vidéos clips étaient le résultat du travail d’un réseau de propagande islamique sophistiqué mentionné dans un rapport récent de sa commission. Il ajoutait que ces films violaient les directives communautaires de YouTube.

La déontologie de de YouTube interdit expressément la violence gratuite, les discours de haine, les menaces, le harcèlement et les descriptions de délits tels que la fabrication d’explosifs. Des centaines de milliers de vidéos sont mises en ligne chaque jour sur le site. Au lieu de vérifier au préalable le contenu des films, Youtube fait confiance aux utilisateurs qui peuvent signaler les films violant, selon eux, les règles déontologiques. Les contenus qui les enfreignent sont automatiquement supprimés.

Après avoir vérifié les clips, Youtube a refusé de retirer la plupart du matériel signalé par le personnel de Lieberman. Une poignée de vidéos qui n’étaient pas conformes aux standards a été supprimée, mais les autres n’ont pas bougé du site.

« La plupart des vidéos ne contenant aucun discours de haine ou de violence n’ont pas été supprimées puisqu’elles ne violent pas nos règles », signalait une déclaration publiée par l’équipe de Youtube. Le document insistait en outre sur le droit des utilisateurs de YouTube à exprimer des points de vue impopulaires.

Cette réponse n’a pas satisfait Lieberman qui, le 20 mai, a répliqué : « Quel que soit leur contenu, les vidéos produites par des organisations terroristes comme Al-Qaïda, qui passent leur temps à attaquer les Etats-Unis et à tuer les Américains, ne doivent pas être tolérées. Google se doit de revoir sa politique. »

Aucun vote n’a été prévu, mais le bras de fer entre Lieberman et Google a une nouvelle fois attiré l’attention sur le projet de loi contre le terrorisme intérieur. Après plusieurs mois de silence, les principaux médias commencent à se poser des questions sur l’enthousiasme de plus en plus affiché du gouvernement pour la surveillance du discours « radical » en ligne. Dans son éditorial du 25 mai, le New York Times a durement critiqué Lieberman et le projet de loi. Il a qualifié le sénateur du Connecticut de « censeur en puissance », en faisant remarquer que ses tentatives pour restreindre le discours de YouTube, qui est constitutionnellement protégé, « sont contraires aux valeurs fondamentales des Etats-Unis ».

Les lecteurs peuvent livrer leurs opinions sur le projet de loi contre le terrorisme national en se mettant en contact avec leurs sénateurs et les membres de la commission sénatoriale de Sécurité de la patrie. Les deux principaux candidats à la présidence de 2008 étaient sénateurs. Le moment est propice pour que les votants fassent pression sur les candidats de sorte qu’ils affichent clairement leur position face au projet de loi contre le terrorisme national. Le sénateur Barack Obama (démocrate de l’Illinois) siège dans ladite commission mais n’a pas participé à la rédaction du rapport. Le sénateur John McCain (républicain de l’Arizona) est un proche allié du sénateur Lieberman, notamment pour ce qui est des questions liées au terrorisme.

Commentaire de Mickey Huff

La couverture de cette information par ces journalistes est on ne peut plus louable. Cependant, un autre élément semble avoir été censuré, à propos de ces projets de loi, même dans la presse indépendante et progressiste : c’est le flou qui persiste en ce qui concerne les éventuels militants nationaux mentionnés lors des séances organisées par la représentante Jane Harman à Washington DC. Même si les auteurs susmentionnés laissent entendre que les défenseurs des droits des animaux et les militants anti-mondialisation sont les cibles potentielles de ce projet de loi, aucun ne mentionne les militants de « La vérité sur le 11 septembre » (911 Truth), alors qu’ils ont bel et bien été désignés par leur nom pendant les séances dirigées par Harman au Capitole.

Parmi les arguments invoqués au Congrès sur la « nécessité » de la H.R. 1955 figurait l’idée que tout individu remettant en question la politique du gouvernement est assimilable à un terroriste ou un partisan du terrorisme. L’un des orateurs, Mark Weitzman, du Centre Wiesenthal (fondé, ironie du sort, par le survivant de l’holocauste Simon Wiesenthal pour éduquer et sensibiliser le public sur les crimes de guerre), a affirmé que les architectes, ingénieurs et scientifiques qui mettent en doute la version officielle du 11 septembre sont comparables aux groupes djihadistes violents.

C’est également ce qui est ressorti d’une présentation powerpoint, au cours de laquelle Weitzman a juxtaposé des sites Web montrant des djihadistes violents à celui Richard Gage (http://AE911Truth.org). Gage a critiqué l’histoire officielle sur la destruction des tours jumelles et du WTC 7, le 11 septembre 2001. Spécialiste des structures en acier, Gage affirme qu’il est impossible que les édifices se soient effondrés comme le prétend le gouvernement, et il a exposé des théories alternatives étayées de preuves. Que l’on croit ou non aux contre arguments de la thèse du 11 septembre, il ne faut pas criminaliser la liberté d’expression et la remise en cause de la version du gouvernement sur des questions aussi cruciales.

Les dérives interprétatives de la lutte anti-terroriste et l’amalgame qui est fait entre terrorisme et activisme aux Etats-Unis sont regrettables. Y a-t-il un lien prouvé entre les groupes susmentionnés ? Non, mais cela n’a pas empêché certaines personnes de jeter ce genre d’information en pâture à la presse sans aucune preuve. Jane Harman, qui a coparrainé le projet de loi pour les démocrates, n’en a demandé aucune pour s’exprimer, et n’a pas non plus offert de droit de réplique. Ce à quoi nous assistons aujourd’hui semble une réminiscence du maccarthisme de la période de la menace rouge des années 50 du XXe siècle.

Liens

• « State Terror : H.R. 1955 a Weapon of Mass Destruction of Civil Liberties »
Violent Islamist Extremism, the Internet, and the Home Grown Terrorism Threat – • New York Times Editorial on Lieberman’s attempt to censor YouTube
Lieberman’s Response to New York Times Editorial :

Sources

- Indypendent, 16 novembre 2007
Titre : « Bringing the War on Terrorism Home »
Auteur : Jessica Lee
- In These Times, novembre 2007
Titre : « Examining the Homegrown Terrorism Prevention Act »
Auteur : Lindsay Beyerstein
- Truthout, 29 novembre 2007
Titre : « The Violent Radicalization Homegrown Terrorism Prevention Act of 2007 »
Auteur : Matt Renner

Etudiants chercheurs : Dan Bluthardt and Cedric Therene
Tuteur : Robert Proctor, Ph.D.

 

http://www.voltairenet.org/article166748.html

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19 août 2010 4 19 /08 /août /2010 15:32
"Le contrôle absolu, déguisé en démocratie, peut continuer longtemps encore parce que vous ne pouvez pas vous rebeller contre ce que vous ignorez.

Vous vous croyez libres ! Vous ne pouvez donc pas vous plaindre de ne pas l'être...

Or, la vérité de ce qui se passe est tellement ÉNORME que la majorité des gens ne voudra pas la croire.".

Dans les "Libres infos" nous avons essayé de faire entrevoir une parcelle de cette vérité.

Nous continuerons dans les "e-Floraison", mais avant de clore cette série, nous ferons un ultime essai de synthèse pour tenter de cerner cette "vérité" globale.

L'exercice est long, difficile et périlleux, nous ne sommes pas certains de réussir, ni d'en avoir le temps... avant...

  

Rappel : 2 août 2010 Le journaliste d'enquête Christopher Story a été retrouvé mort peu de temps après avoir écrit sur son site internet qu'il y avait des plans pour l'assassiner. Son dernier message a été supprimé.

En Pologne, un militant de premier plan a été arrêté et emprisonné. Les gens sont maintenant menacés d'être emprisonnés pour être des "terroristes" si elles protestent contre le gouvernement ou des preuves record de leurs crimes.

  

.

Alain Gossens n’est plus et les circonstances de sa mort sont troubles de chez trouble.

Pour tout dire, on ne croit pas un mot de la version officielle.

Il travaillait notamment sur les crimes pédophiles, et devait sortir un document relatif à l'Église. Il était aussi collaborateur à Nexus.

Enlèvements, viols, sacrifices, cannibalisme, assassinats... tout cela n'est possible qu'avec la complicité active de juges, de commissaires, de journalistes... et des plus hautes autorités !

Alain a été assassiné, qui peut en douter ? Comment, brutalement, manu-militari ? Peut-être, mais même pas besoin, le contrôle mental, les drogues, le ondes, sont assez maîtrisés à présent pour faire faire à peu près n'importe quoi à n'importe qui...

Pour éliminer les gêneurs, ces gens font toujours en sorte que cela semble "naturel" ("maladie", "accident", "suicide").

Dans tous les cas ils partent d'un contexte bien étudié, pour choisir l'arme la plus plausible pour la personne donnée...

Pour Alain, le choix du "suicide" était une évidence !

http://electra2zeiss.tonempire.net/informations-diverses-actualite-f60/deces-de-alain-gossens-cocreateur-du-site-karmapolis-t3064.htm#14862

 

"Visiblement ça craint grave ! Et pour avoir lu personnellement nombre de ses interviews, ça n'est pas du tout le "profil type" à ce genre d'exercice... D'autant que le plus comique c'est que le mec (la Source retrouve sa trace !), spécialiste des investigations qui font mal et des affres du conspirationnisme, laisse "une lettre d'à Dieu"... Tenez vous bien... sur ordi ! Surtout pas en script manuel, des fois qu'on soit obligé de croire que c'est bien de lui, non, en police Colibri pour être précis qui n'était justement pas celle à son habitude !

Qu'elle est bonne celle là... et d'où qu'il fait son saut de l'ange ce drôle de gars, de l'échafaudage du clocher sans fin d'une Église (échafaud?), puisque c'était la pédophilie en milieu religieux qui était son sujet d'élection fatale à l'ordre du jour... nom d'un hasard, ça me rappelle le pendu de Londres, exécutant de la loge P2 et exécuté par les mêmes... faut pas approcher la bête de trop !

http://www.fairelejour.org/spip.php?article102

et

http://fr.wikipedia.org/wiki/Banco_Ambrosiano banque qui, mon petit doigt m'l'a dit contrôle actuellement entre autres le Crédit Agricole et donc le Lyonnais et donc la première banque française... Oui j'entends bien, il a craqué tellement c'était sordide ce qu'il avait dans sa besace et il n'a pas tenu le choc. Mais c'était pas un enfant de cœur le KarmaOne, rodé à bloc, il en avait vu d'autres, et quitte à se finir il aurait attendu bien malin de voir sortir son article pour lui faire la publicité que ça méritait par un tel acte démonstratif. Non ? Et les petits soldats-zombis du N.O.M. ont déjà fait le ménage dans tes papiers, piétiné tes pensées, et passé la scène du crime à la javel...

T'inquiète KarmaOne... le Karma reste le karma, un karma markan et remarké ! Et nous on te dédie toute notre énergie de Vérité comme baume à ta blessure ! Kristian".

 

Et ce texte magnifique retrouvé par Ch., une ode magistrale contre le suicide :

En 2005, A. Gossens avait interviewé Anton Parks et... David Icke.
A la fin de leur échange, Gossens évoque le suicide. La réponse de Icke (pour qui Gossens avait sûrement un profond respect) est sans appel
:

Karma One : Si la matrice est une illusion et un piège et que nous appartenons plutôt à l'Infini, au monde de l'Un, il n'y a plus de considérations morales qui pourraient nous empêcher de mettre fin à notre vie afin de quitter ce monde à partir du moment où l'on considère en toute franchise que la vie est une perte de temps (même si je ne suis pas mon meilleur juge). Donc, dans ce système où l'on estime que la vie est un piège, qui ou qu'est ce qui peut empêcher une personne de se tuer ?
David Icke : Nous ne pouvons pas nous tuer excepté dans le cadre d'une illusion parce que la mort n'existe pas et que seul existe un autre état d'être, un autre état d'existence.

“La mort physique” est une partie de la programmation mais parce que nous y croyons, nous faisons l'expérience de la mort comme s'il s'agissait d'une chose réelle.
Concernant le fait de supprimer sa propre vie, tout dépend de l'état émotionnel et mentale de la personne qui va quitter ce monde par le biais de ce que nous nommons la mort. Le film de Robin Williams “What Dreams May Come” a réussi à bien rendre cela lorsque sa femme se suicide parce qu'elle était totalement dévastée par la mort de son mari et de son enfant. Elle s'est rendue dans un royaume (un autre état illusoire) qui correspond à son état mental et émotionnel. C'était un endroit profondément sombre et sinistre que nous appellerions l'enfer mais c'était en fait simplement la projection de son propre esprit.
De la même manière, si nous quittons ce monde par n'importe quel moyen avec la connaissance de qui nous sommes et de quoi nous sommes vraiment faits, notre expérience reflètera cette connaissance, cette compréhension et cet amour. Nous sommes de la conscience et nous créons notre propre réel où que nous soyons.
Karma One : La règle de base veut que le suicide est une chose mauvaise, une règle qui provient essentiellement de convictions religieuses. Dans le système que vous décrivez, la religion est avant tout une croyance et la croyance serait aussi une illusion. De ce fait, si la vie est insupportable pour quelqu'un, il n'y plus aucune autorité ni personne qui peut empêcher le suicide pour des raisons morales?
David Icke : Nous sommes une conscience éternelle et la mort est une illusion comme je l'ai déjà dit. Cependant, le suicide est par sa nature fondamentale, le résultat du comportement d'une personne en état de dépression profonde, de crainte et d'angoisse. Se supprimer dans cet état vous projettera simplement dans un autre royaume qui sera le reflet de ce trauma émotionnel. Un enfer “vivant” dans ce monde deviendra un “enfer vivant” dans l'autre monde. C'est la raison pour laquelle le suicide n'est absolument pas une chose à recommander.

 

Extrait de Libres infos STOP 2 envoyé hier mercredi 18 août 2010 : Les réseaux de l'horreur"


Il faut aller dans la rubrique "REPORTAGE" et choisir Bande annonce "Les réseaux de l'horreur".  
Il FAUT voir et écouter cette info ou oublier tout le reste, ou ne jamais plus rien demander à qui que ce soit. 
Cette réalité est d'une extrême gravité nous le savons tous et la fuyons, mais il est un temps pour tout, et sur ce sujet le moment est venu d'y mettre fin... 
Les plus hautes instances sont infiltrées par les "Illuminati-reptiliens-satanistes".
Ce sont eux qui organisent la pédophilie et les sacrifices qui y sont liés, et ce, pour la nécessité liée à leur nature. C'est pour eux un besoin de se nourir de nos peurs, de nos souffrances.
Si les enfants sont une proie de prédilection, c'est parce qu'ils libèrent plus d'hormones et d'émotions lorsqu'ils sont en situation de stress.
Que ces êtres soient des monstres inhumains, c'est certain, à un point que les gens ne peuvent même pas l'imaginer...
A VOIR ABSOLUMENT AU MOINS CE RESUME :
 
Version complète ici : http://www.rrrevolution.net/index.php?option=com_content&view=article&id=19&Itemid=1 (c'est du très lourd... 3h40 min)
Et là :
 
 

Alain Gossens alias KarmaOne, cocréateur du site Karmapolis a mis brusquement fin à ses jours parmi nous le mercredi 7 juillet 2010. Son absence brutale laisse auprès de sa famille et ses proches un vide que rien ne pourra combler. Rédacteur de chroniques historiques à la RTBF, scénariste occasionnel pour des créations théâtrales et courts-métrages, Alain était avant tout un journaliste d’investigation. La guerre, la violence, l’injustice et la manipulation des masses comptaient parmi ses thèmes de prédilection, c’est donc tout naturellement qu’il a endossé la veste de correspondant judiciaire auprès de l’agence de presse Belga. Une expérience souvent difficile au sein d'une institution ingrate qui le payait au lance-pierre me disait-il, mais qui l'aura définitivement formé à son métier de journaliste. Il s’était également illustré comme pigiste pour les magazines le Vif l’Express, le Télémoustique et le Journal du Mardi, enquêtant sur des faits de société, notamment sur l’affaire Dutroux et l’hypothèse des réseaux pédophiles impliquant des personnalités politiques de premier plan. Une affaire qui aura profondément marqué son esprit, bien plus que je ne l’aurais imaginé. Alain Gossens était véritablement un précurseur, dans le sens où fut aussi parmi les premiers à écrire en toute ouverture d’esprit pour la presse écrite belge sur des sujets généralement délaissés par ses confrères de l’époque car considérés comme fantaisistes ou pire, conspirationistes. En 1997, il signera dans le Télémoustique un article sur le projet Haarp, un dossier qui marquera surtout un tournant dans sa carrière et lui vaudra plus tard une reconnaissance internationale grâce à l’Internet qui en était encore à ses balbutiements. Avec le temps, Alain était de plus en plus fasciné par les mystères de la conscience, cherchait à comprendre le sens de l’existence, de la mort aussi. Ce questionnement essentiel ne le lâchera plus et le conduira à créer le site Karmapolis ainsi qu'à collaborer plus tard avec des revues françaises, comme Nexus par exemple, plus en phase avec sa recherche existentielle. Alain était un conteur captivant, un homme passionné, tourmenté aussi, un être sensible et intelligent qui savait exprimer son univers émotionnel comme personne et auquel j’étais profondément attaché malgré nos coups de gueule chroniques. Il m’aura fallu 30 jours pour dire ta mort. Pour moi, tu resteras l'ami cher qui m’a accompagné ces vingt dernières années. Il me sera tout simplement impossible de t’oublier. Bruno

 

Extraits du forum :

Euh..."a mis brusquement fin à ses jours "..... j'en conclut qu'on parle d'un suicide ? (ce qui semble être confirmé dans le lien de OYA).
Malgré que je n'en sache pas plus que cela, à première vue avec ces quelques infos, je trouve cela plus que louche, comme tous les suicides de "chercheurs de vérité".

 

 

Le journaliste d'investigation Alain Gossens a été retrouvé "suicidé" mardi 6 juillet 2010.

Il se préparait pourtant à sortir un article de plusieurs dizaines de pages sur la sortie du livre "Tous Manipulés" et sur les sacrifices rituels...

Il enquêtait aussi sur l'Eglise et avait réussi a obtenir les confessions de plusieurs prêtres... bref que du chaud bouillant ici...
Voir les effets dévastateurs ici et là sur le FORUM et ailleurs sur le NET (dont les liens sont sans cesse censurés) dès que l'on approche trop près du noyau caché de l'affaire DUTROUX... et de ces liens avec certains RESEAUX PEDOPHILES liés à des RESEAUX SATANIQUES des viols et sacrifices d'enfants, où des personnalités étatiques, des religions organisées et des notables de la fonction publique et ou privés sont impliqués...

Bref il y a eut déjà un paquet de """ suicidés """ qui ont eux aussi laissé des lettres pour justifier leurs actes.... (il faut savoir que 7 fois sur dix les suicidés ne laissent aucune lettres, ni messages)
Dans cet article, on nous dit que ALAIN serait monté à l'échafaudage de l'eglise et serait rester un instant immobile en haut avant de se jeter dans le vide.
Toutefois un FORUMNEUR, pseudo JAMES BOND nous dit ici : http://anneesdeplomb.topdiscussion.com/dernieres-nouvelles-f18/6-juillet-2010-suicide-du-journaliste-alain-gossens-t1873.htm
C'est FAUX. J'ai retrouvé ce témoin et l'ai entendu ce matin... Il dit ne pas l'avoir vu avant sa chute !
Et JAMES BOND nous donne même les PHOTOS du lieu du """ suicide """
http://www.facebook.com/album.php?aid=191051&id=259661667426&ref=mf
fotos prises le 6 juillet 2010

Un autre formneur MICKEY MOUSSE nous dit : La police s'est introduite dans les appartements d'Alain, peu après son décès, et a fouillé dans son ordinateur.
C'est là qu'elle a trouvé sa lettre d'adieu.
Cette manière de procéder est-elle normale ?
C'est une très bonne question.... la famille a t'elle autorisé que la police fouille dans l'ordinateur de la personne ??? et ou avaient ils un MANDAT pour le faire......???, je crois pas que la POLICE puisse fouiller comme cela sans la permission de la famille......ni un MANDAT DE PERQUISITION s'il n'y a pas autorisation de la famille...



JAMES BOND qui semble bien connaitre la famille et habiter dans le coin du """ suicide """ nous dit aussi :
une partie de la lettre qui a été lue à ses funerailles.
Certains passages ont été supprimés.
J'ai vu la lettre qui a été remise à sa maman.
Cette lettre retrouvée sur son PC était écrite en caractère "Colibri" alors qu'Alain écrivait TOUJOURS en "Times"...
Il y a des chapitres qui semblent avoir été "chipottés"... mais par qui ?
Exemple une phrase commence par "Je suis" et le mot suivant est "pense que", un peu comme si on avait enlevé un chapitre sans faire attention qu'on a oublié deux mots...
Cetrains chapitres ne se suivent pas.


Ensuite il reste tout un tas de questions qui arrivent, nous dit encore JAMES BOND :
Ne trouvez-vous pas troublant, que sa mort soit mise sous silence par ses anciens confrères ?
Ne trouvez-vous pas troublant ce communiqué de presse, repris par Belga, où on annonce qu'un homme s'est jeté d'un clocher sans préciser de qui il s'agit, sans préciser qu'il s'agit d'un journaliste ?
Ne trouvez-vous pas étrange que dans ce communiqué on donne une fausse information au sujet d'un témoin qui aurait vu Alain immobile avant de se jeter dans le vide ? (alors qu'après double enquete de JAMES BOND, le témoin ne l'a pas vu se jeter dans le vide) ?
Ensuite l'attaque de JAMES BOND contre un certain WILLY, est des plus croustillante d'informations, ici : http://anneesdeplomb.topdiscussion.com/dernieres-nouvelles-f18/6-juillet-2010-suicide-du-journaliste-alain-gossens-t1873-30.htm mais il parle aussi d'un certain BRUNO.......
Bref y a du RIFIFI autour des SONNEURS D'ALARMES en Belgique.

 

 

http://anneesdeplomb.topdiscussion.com/dernieres-nouvelles-f18/6-juillet-2010-suicide-du-journaliste-alain-gossens-t1873.htm


.

On ne dit pas qu'il s'agit d'un journaliste et cette info qui dit que le témoin l'a vu un moment immobile avant qu'il ne se jette dans le vide est FAUX.

J'ai retrouvé ce témoin et l'ai entendu ce matin...
Il dit ne pas l'avoir vu avant sa chute !
Info Belga sur les communiquée du Parquet... Pourquoi le Parquet ment-il sur un communiqué somme toute banal ?
Etrange quand même qu'il se soit jeté du clocher d'une église alors qu'il allait dénoncer des choses sur cette Eglise !
On nage en plein film de série B...
La police s'est introduite dans les appartements d'Alain, peu après son décès, et a fouillé dans son ordinateur.
C'est là qu'elle a trouvé sa lettre d'adieu.
Cette manière de procéder est-elle normale ? J'en doute.
On peut supposer que la police a effacé délibérément tout ce qui aurait pu être "génant" et que sa lettre n'est pas arrivée intacte à ses proches.
Nous pouvons tout imaginer.
Ses ordinateurs ont-ils été vidés ?
C'est possible. Son suicide restera un mystère non résolu... un de plus.

 

 

"C’est bizarre vu la violence du suicide et les affaires sensibles sur lesquelles il travaillait. Si oui, quel en a été le résultat ?
Je terminerai ce premier témoignage par un mystère que je ne m’explique pas. Alain n’était pas un sportif, c’est le moins que l’on puisse dire. Alain était d’un naturel statique. Il n’avait aucune condition physique. Alors, comment un être déprimé, soucieux, perturbé mentalement (comme nous le verrons dans mon prochain témoignage), probablement affaibli par le régime de vie difficile qu’il s’imposait depuis plusieurs semaines, a-t-il pu monter à un échafaudage jusqu’à une hauteur de 30 mètres ? Et vous savez quoi ? Alain avait le vertige ! Il serait tombé dix fois avant d’arriver au sommet. J’en déduis donc qu’il est entré par l’église. Or, l’église était bouclée. Quelqu’un lui a donc fourni une clé ou lui a ouvert la porte"
EXtrait de la lettre qu'Alain Gossens aurait laissé sur son PC à sa maman et à ses 3 meilleurs amis (Wil n'est pas cité) pour expliquer son geste
:


"Vers la fin, en outre, il y a eu une sorte de harcèlement, des emails qui disparaissaient, des coups de téléphone interrompus, des coups de téléphone étranges. On m'a fait comprendre que l'on m'avait à l'oeil. Et je dois dire que cela m'a fait peur ? J'ai manqué de courage sur ce coup là et sur beaucoup de choses".

 

 

Plus d'infos sur : artemisia-college.org

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12 août 2010 4 12 /08 /août /2010 03:15

Pour justifier la guerre impérialiste de domination et de prédation contre l'Iran, le Liban, la Syrie, etc, l'Occident commence à présenter le Hezbollah comme responsable de la mort de Hariri, après avoir, en son temps, prétendu que la Syrie était derrière ce crime, afin de l'écarter du Liban et de tenir mieux à sa merci ce pays. 

Il est évident que comme d'habitude, Israël (et ses alliés anglo-saxons) est à l'origine de cet événement. Eva R-sistons aux médiamensonges...

 

 


Press TV, 9 août 2010


     Le chef du Hezbollah Seyyed Hassan Nasrallah a présenté des indices prouvant qu’Israël orchestré l'assassinat de l'ancien premier ministre libanais Rafic Hariri.


     Lundi soir, lors d'une conférence de presse à Beyrouth, le secrétaire général du mouvement de résistance libanais a présenté des séquences vidéo capturées par des drones israéliens, ainsi que des aveux enregistrés de de la cinquième colonne israélienne corroborant que le 14 février 2005, l’assassinat de Hariri dans la capitale a été exécuté sur ordre de Tel Aviv.
[Ndt : La TV France24 a parlé de cette affaire en se gaussant. Elle a dit un truc du genre : comme si on pouvait appeler ça des preuves.]


     Le réseau libanais Al-Manar a diffusé le discours et incorporé les éléments de preuve montrant la séquence d’images interceptée de la maison de M. Hariri dans la période qui a précédé l'attentat à la voiture piégée qui a coûté la vie à 22 autres personnes.


     Le réseau a montré les vidéos prises par des drones, qui surveillaient l'itinéraire qu’Hariri avait habitude de prendre chaque jour.


     Les rapports du ministère libanais de la Défense montrent des avions de guerre et des avions de reconnaissance israéliens survolant le quartier le jour où Hariri a été assassiné, a déclaré Nasrallah.


     Al-Manar a aussi diffusé une séquence montrant des agents secrets israéliens avouant leur rôle dans l'assassinat.


     Ahmad Hussein Nasrallah, l’un des agents israéliens, « avait donné de faux renseignements à l'ancien premier ministre Rafic Hariri par l’intermédiaire de quelqu'un qui travaillait avec lui dans le domaine de la sécurité, » a déclaré le speaker d’Al-Manar qui a ajouté : « Il a dit que le Hezbollah voulait assassiner Rafic Hariri. »


     Al-Manar a montré ensuite l'agent avouant la ruse.


     La Syrie a été accusée d'être derrière le complot visant à assassiner Hariri, ce qui a sapé les liens ténus entre Damas et Beyrouth et a finalement conduit au retrait des troupes syriennes du Liban.


     Le chef du Hezbollah a déclaré qu’Ahmed Nasrallah avait cherché à effrayer le premier ministre libanais défunt avec des allégations faisant partie d'un vaste complot visant à chasser la Syrie du Liban.


     Il a poursuivi en disant que l'assassinat visait à déclencher une guerre sectaire et religieuse au Liban, et a ajouté que, si le machin* de l'Organisation des Nations Unies qui enquête sur l'affaire ne tient pas compte des nouveaux éléments de preuve, ça montrera que l'enquête est politisée.


     Nasrallah avait dit le mois dernier avoir été informé par le fils et successeur du leader mort, Saad Hariri, que le machin* spécial pour le Liban « accusera certains membres indisciplinés [du Hezbollah]. »
[* Ndt : Je me suis permis d’exprimer l’idée gaullienne exacte du chef du Hezbollah, qui a dit poliment tribunal.]


     Il a rejeté cette allégation et a averti que le complot faisait partie d'un « projet dangereux qui vise la résistance. »


     Le machin de l’ONU devrait annoncer ses conclusions avant la fin de l'année.



Original : www.presstv.ir/detail.aspx?id=138064&sectionid=351020203
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

 

http://www.alterinfo.net/Assassinat-de-Rafic-Hariri-Le-Hezbollah-demasque-les-tueurs-a-gages-israeliens_a48920.html

 

 

Lire aussi :

 

http://www.alterinfo.net/Etats-Unis-et-Iran-A-deux-doigts-de-la-guerre_a48933.html

 

 

Extraits.  

 

Premièrement : la décision du Tribunal international spécial pour le Liban sur l’assassinat de Rafic Hariri sera rendue publique le mois prochain. Des fuites suggèrent que le Hezbollah sera accusé d’être impliqué. Son dirigeant Sayyed Hassan Nasrallah a déjà insisté sur le fait qu’il ne tiendrait pas compte des accusations, expliquant que le Tribunal était politisé, et que les preuves ont été fabriquées. Cela signifie qu’une position peut être prise au niveau international pour condamner le Hezbollah, donnant ainsi un feu vert à une agression israélienne contre lui.

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 05:20

 

 

Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /2010 22:34

Un grand merci Patrick

 

 


.
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http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-a-ecouter-mediter-diffuser-et-a-ne-pas-oublier-55219025.html

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 02:29
Afghanistan, Irak, demain l’Iran : la vérité fait peur
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Après la diffusion de documents par le jeune soldat -dont depuis on a appris qu’il se trouvait incarcéré dans une prison militaire au Koweit quand il a envoyé les dits documents- un certain nombre de questions demeurent, d’abord comment a-t-il pu faire ? Ensuite pourquoi, et enfin quelles conséquences. Sans pouvoir prétendre aujourd’hui à répondre à toutes ces interrogation, un certain nombre d’informations parvenues dans la seule journée du 30 juillet permettent d’éclairer le fait et surtout lui donner sa véritable dimension, celle d’une fuite en avant dans le mensonge pour aller toujours plus loin dans la folie, le pillage, la destruction… Tout en parant ceux qui accomplissent ces crimes des vertus démocratiques. Le jeune soldat est-il un traitre ou un héros et s’il n’était qu’un symptôme de ce que représente la guerre, celles d’aujourd’hui et celle de demain si nous n’y prenons garde...


Le jeune soldat a-t-il agi seul ? La guerre hors limite :


Le fait que ce soit le soldat Bradley Manning, de l’armée des Etats-Unis qui ait diffusé les documents a été découvert par le pirate informatique (hacker), Lamo. Le jeune soldat était déjà d’ailleurs incarcéré dans une prison militaire et Lamo qui l’a détecté pense de ce fait il a eu une aide technique… , Lamo, a été lui-même en prison en 2004 pour s’être introduit dans les systèmes informatiques du The New York Times, Microsoft et Lexis-Nexis avec l’intention, selon lui, de tester les défenses de ces entreprises. Cette note informative qui est parue aux Etats-unis et en Amérique latine témoigne du fait que nous sommes entrés dans un nouvel âge de la guerre, lequel ?


Dans mon blog, j’avais présenté un livre de deux stratèges chinois, La Guerre hors limites, Qiao Liang & Wang Xiangsui, Payot, Rivages, 2003. Ce livre est un remarquable ouvrage de stratégie rédigé par deux colonels de l’armée chinoise. Les auteurs nourrissent leur analyse d’une réflexion solide sur la Première guerre du Golfe, elle-même nourrie d’une excellente connaissance des auteurs classiques et contemporains de l’art stratégique.Le cœur de leur réflexion est simple : jusqu’à notre époque, les progrès dans l’art de la guerre reposaient toujours pour l’essentiel sur des progrès technologiques, et chaque guerre pouvait être qualifiée par sa technologie la plus récente (guerres d’artillerie, guerres aériennes, etc.). Avec toujours plus un déplacement du champ de bataille vers les population civile, initié par Hitler et qui a marqué toute la deuxième guerre mondiale et rapidement adopté par les Etats-Unis, Hiroshima, les nappes de bombes à partir des B 52. La Première guerre du Golfe, à cet égard, marque l’acmé de ce mouvement avec une mobilisation de l’électronique, de l’information, du traitement de l’information et de la domination aérienne sans précédent.


Mais, pensent les auteurs, ce mouvement est aujourd’hui achevé. Les technologies de la communication, l’imbrication des sociétés mondialisées sont telles que : de très nombreux facteurs peuvent désormais être utilisés comme arme de guerre ;
la combinaison des « armes » existantes ouvre de telles possibilités que tous les progrès à venir reposeront sur cet art de la combinaison.


Extrait :

« A l’époque de la synthèse des techniques et de la mondialisation (…) la relation entre armes et guerre a été réordonnée, tandis que l’apparition d’armes de nouvelles conception et surtout de nouvelles conceptions d’armes ont progressivement brouillé le visage de la guerre. Une seule attaque de « hacker » compte-t-elle pour un acte hostile ? L’emploi d’instruments financiers pour détruire l’économie d’un pays peut-elle être considérée comme une bataille ? La diffusion par CNN du cadavre d’un soldat américain exposé dans les rue de Mogadiscio a-t-elle ébranlé la détermination des Américains de se comporter comme le gendarme du monde, et modifié du même coup la situation stratégique mondiale ? »


Traduction, la guerre moderne mêle à la fois occupation aérienne et territoriale, information, culture, médias, manipulation psychologique, action économique, menace écologique… dans des combinaisons imprévues et sans cesse variable.


Les auteurs développent avec rigueur et conséquences ce postulat et présentent, de manière très convaincante ce qu’ils estiment être désormais la méthode essentielle du nouvelle Art de la guerre : « la combinaison hors limites ».


Cette guerre a déjà commencé, et les hackers en font partie intégrante, parce que quand il a été écrit internet était à un stade balbutiant mais désormais on doit y intégrer cet extraordinaire mais parfois repoussant amas de rumeurs, d’informations mais aussi de désinformation.


La guerre totalement asymétrique devient de simple police


j’ajouterai que l’extraordinaire est lié au nouvel ennemi que se sont fabriqués les puissances occidentales en suivant les Etats-Unis et de ce point de vue ce qui se passe en Afghanistan et en Irak est exemplaire. Déjà préfiguré par la déroute des armées Etatsuniennes en Somalie juste après la guerre du Golfe de 1991. Une armée d’une lourdeur inouïe conçue pour l’affrontement avec une autre grande puissance, une armée mercenaire avec une logistique démesurée se trouve confrontée à des rebelles et à une population qui ne peut plus supporter une telle occupation. Cette armée doit affronter un adversaire si asymétrique que sa mission en devient de simple police et elle ne sait faire régner que le chaos. Elle a de surcroît un étrange cahiers de charges : il ne doit y avoir aucun mort dans l’armée d’invasion.


Il faut encore ajouter le fait que l’armée devenue de métier, formée d’engagés et avec de plus en plus de mercenaires, n’est plus l’instrument du patriotisme mais le symptôme de sa crise, avec un maximum de jeunes chômeurs, voire de latinos cherchant un moyen de s’intégrer rapidement à la nationalité des Etats-Unis mais aussi d’autres pays occidentaux alors que comme en Arizona les frontières se ferment et l’immigration est de plus en plus délinquante. L’armée avec son complexe industrialo militaire générateurs d’immenses profits à un bout de la chaîne, puisque les guerres se chiffrent en milliard de dollars, la privatisation croissante de ses fonctions et une population recrutée sur la base de la crise est envoyée se battre contre des peuples de misérables dont elle ignore tout et finit par provoquer un sursaut patriotique de la part de l’adversaire.


C’est dans ce contexte qu’il faut apprécier une nouvelle intervenue également hier 30 juillet:2010 : ce jour-là, des dizaines d’habitants de Kaboul se sont insurgés et ont blessé trois policiers et ont mis le feu à deux véhicules de l’OTAN lors d’une manifestation populaire, après qu’un véhicule de l’Alliance Atlantique ait été impliqué ce vendredi dans un accident de circulation qui a coûté la vie à au moins quatre civils, avant de prendre la fuite. L’accident à eu lieu à trois heures de l’après-midi (heure locale)dans la zone résidentielle de Bebe Mahro -proche de l’aéroport de Kaboul- quand un car de tourisme avec six occupants à bord a explosé après un choc avec un véhicule de l’OTAN qui faisait partie d’un convoi, qui tentait de rentrer dans la rue principale. Les forces afghanes ont immédiatement fermé la zone mais un grand nombre d’habitants ont commencé à se regrouper sur les lieux de l’accident pour voir ce qui se passait, selon une information de l’agence afghane Pajhwok.


Quand ils ont su que le véhicule de l’OTAN était à l’origine du sinistre et avait pris la fuite, les habitants de la capitale ont commencé à jeter des pierres sur les véhicules alliés qui circulaient aux alentours et ont mis le feu à certains d’entre eux. Trois policiers ont été blessés par les jets de pierre.Finalement la police afghane a pu disperser la foule qui hurlait sa colère contre les troupes étrangères et le président afghan, Hamid Karzai.Lincident a donné lieu à une enquête par la police afghane et la Force Internationale d’Assistance pour la sécurité en Afghanistan (ISAF), il y a eu dans le véhicule civil quatre morts et deux blessés.


Cet incident est caractéristique de l’exaspération des populations, il ne s’agit plus seulement des zones rebelles mais bien du centre de la capitale, de sa zone résidentielle que l’on prétend pacifiée. Cette situation est à mettre en relation avec la manière dont les soldats nord-américains en Irak sont placés dans des zones lointaines pour les protéger de la population.


Quelle menace contre la sécurité nationale ?


Cet état de fait qui ne cesse de se reproduire nous incite à dire notre accord avec ce que déclarait le 29 juillet »la vérité fait peur : le reporter DAVE LINDORFF


« La réponse initiale de la Maison blanche à la sortie de 92,000 pages de rapports sans complaisance sur le terrain par les États-Unis force en Afghanistan pendant la période de 2004-2009 – qu’il s’agissait là d’ une menace à la sécurité nationale et aux vies des troupes américaines – était aussi prévisible que grotesque. Ces documents n’ont révélé rien de nouveau pour les ennemis de l’Amérique en Afghanistan ou le Pakistan. Les combattants Talibans savaient parfaitement que leurs missiles guidés par infrarouge avaient avec battu avec succès des hélicoptères américains. Ils n’ont révélé rien de nouveau pour le service secret du Pakistan, l’ISI. Les Pakistanais savaient qu’ils aidaient le Taliban avec leurs renseignements, la planification stratégique et des armes dans leur combat contre des forces américaines et le régime actuel de marionnettes à Kaboul. Ils n’ont rien révélé non plus à la population civile très patiente en Afghanistan non plus.Les Afghans savent que des forces américaines les ont visés aux points de contrôle, bombardant effrontément leurs maisons et villages dans des tentatives de frapper des supposés leaders Talibans ou Al Qaeda et dissimulant ces atrocités quand des hommes innocents, des femmes et des enfants sont les victimes.


Non, l’idée que la sortie de ces documents est une menace est un mensonge aussi énorme que celui des deux la dernière administration de Président George W. Bush et l’administration actuelle de Barack Obama ont lancé, les EU sont engagés dans « une bonne guerre, en essayant de battre »des terroristes »et établir un gouvernement démocratique en Afghanistan.C’est ce qui fait que la sortie des documents de WikiLeaks comme la sortie de ceux deDaniel Ellsberg et de Tony Russo du Pentagone jadis. Ce n’est pas tellement qu’il y ait des nouvelles informations explosives dans ces documents, quoiqu’il y en ait certains. C’est le fait qu’ils exposent au public américain la profondeur et l’étendue de la réalité du gouvernement et du Pentagone dans les guerres en question" counterpunch 29 juillet, traduit par danielle bleitrach


La révélation est pour nous peuples occidentaux qui acceptons que l’on mène de telles guerres en notre nom.


Le dernier symptôme de la profondeur de la crise : le suicide


Alors que le challenge est de zéro morts chez les soldats des puissances occidentales que l’on considère comme de la porcelaine fragile, un mal plus profond les ronge. Le taux de suicide chez les soldats dans l’armée des Etats-Unis dépasse pour la première celui des civils depuis la guerre du Viet-Nam, dit le New York Times du 30 juillet.


Un nouveau rapport du Pentagone met en évidence le chiffre record de 160 suicides pour les effectifs en service dans l’année qui intervient entre le 1 octobre 2008 et le 30 septembre 2009.


Le document met en cause la responsabilité du haut commandement pour ignorer les problèmes croissants de maladie mentale, de drogues et délits entre les soldats.


Selon le texte, un tiers des troupes prend au moins un médicament sur ordonnance et 14% ingère un quelconque type d’analgésique fort... selon le rapport, à peu près 20 de chaque 100 mille soldats se sont donnés la mort comparé le premier de 19 par chaque 100 mille citoyens à l’intérieur de la population civile.


Le suicide n’est pas un phénomène individuel expliquait Durkheim, il illustre en quelque sorte l’état réel des rapports sociaux et il mettait en évidence, le suicide anomique, celui où l’individu perd contact avec les autres comme d’ailleurs avec le sens de ses actes.


Cependant, le président Barack Obama a sanctionné ce jeudi une loi de financement de guerre qui octroie 37 milliards de dollars plus aux guerres de l’Afghanistan et de l’Irak. Il l’a fait avec le soutien massif des républicains et une faille de plus en plus manifeste dans la population qui l’a élu.

En France, si l’on excepte la position courageuse de Paul Quiles dans une tribune du monde, pour nos médias et nos hommes politiques nous ne serions pas concernés, le Monde Du 29 juillet accomplit même l’exploit d’attribuer la totalité de la catastrophe afghane au président Bush qui n’a pas assez envoyé de troupes, heureusement Obama le fait selon ce quotidien. L’erreur poursuit le « grand » quotidien du soir a été que Bush centre tout sur l’Irak.


Oui et avec les résultats que l’on voit qui ne valent pas mieux que ceux de l’Afghanistan.


Mais pour le Monde très représentatif du consensus droite gauche non seulement sur la guerre mais sur l’absence d’alternative à la société actuelle il s’agit de sauver le soldat Obama pour nous permettre de nous lancer tous dans l’assaut contre l’Iran. La fuite en avant du docteur Fol amour...
____________
*
http://socio13.wordpress.com/
Opinion de Danielle Bleitrach*
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EklEFpFyVFoeZLiBEB.shtml
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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 01:54

D.Taddeï est le dernier journaliste indépendant. Il honore la profession ! Ses débats sont de vrais débats, ses invités sont multiples comme la vie, et il les laisse parler. On ne peut RIEN lui reprocher, il est parfait

Le dernier des Mohicans ? eva R-sistons


Après Revel (de L’Express) : BHL (de partout) contre Taddeï
.
BHL, membre du conseil de surveillance d’Arte, actionnaire et membre du Conseil de surveillance de Libération, a déposé sa candidature au poste (à créer) d’Administrateur général de la bienséance médiatique.
Sur son CV figure désormais le billet qu’il a pondu dans les colonnes du Point pour rappeler Frédéric Taddeï à la raison, comme s’était déjà employé à le faire Renaud Revel, quelques mois plus tôt. Deux solides références…
Si l’émission de Taddeï est discutable, c’est tout simplement parce qu’elle mérite d’être discutée. On peut lui reprocher un trop grand nombre d’invités à chaque émission, la composition de tel ou tel plateau, des thèmes dans l’air du temps, une connaissance très inégale par l’animateur des questions qu’il aborde, mais elle présente au moins trois qualités très rares :
- Les interlocuteurs ont le temps de terminer leur phrase ;
- L’animateur sait s’effacer devant ses invités et tenter de valoriser leur propos ;
- L’éventail des invités est assez large.

Que ces qualités élémentaires et minimales soient une exception en dit long sur toutes les autres émissions du genre. Or, parmi les grandes figures du journalisme et de l’intelligence, on n’en trouve guère qui songeraient à critiquer le petit cirque animé par Franz-Olivier Giesbert ou la soupe servie par Guillaume Durand (pour nous en tenir aux émissions qui se présentent comme « culturelles »). On ne sait jamais : ce sont des animateurs qui peuvent encore servir. En revanche, Frédéric Taddeï…
Ce qu’il aurait fallu dire, selon Renaud Revel
Frédéric Taddeï ne connaît pas son métier. Il ne sait pas qu’un animateur doit savoir réduire au silence ses invités quand ils ne disent pas ce qu’ils sont censés dire. Telle est du moins la leçon que lui infligeait Renaud Revel sur son blog. Petit rappel.

En septembre 2009, lors du dernier débat de l’émission de rentrée, Mathieu Kassovitz, est invité, en compagnie d’Hélène Cixous, Ismaël Kadaré et Marin Karmitz, à donner son avis sur l’intérêt du débat – foisonnant sur le net mais absent des médias traditionnels – à propos des attentats du 11 septembre 2001. Le cinéaste émet des doutes sur la version officielle, avant d’être repris par les trois autres présents.
Le lendemain matin, dans un billet intitulé « Kassowitz délire et Taddeï laisse dire », M. Revel s’indigne de l’ « l’étonnante diatribe révisionniste de Mathieu Kassovitz », et surtout, de l’attitude de l’animateur qui, non content d’« offrir une tribune » à ce « Faurisson du 11 septembre », a commis l’irréparable en l’ayant laissé parler : « J’ai bien regardé ces images et le regard studieux de Taddeï, dans lequel on ne lit, à aucun moment, ni surprise, ni étonnement, pas même l’ombre d’une interrogation […] J’aurai simplement voulu entendre à un moment Taddeï dire à Kassovitz : "Il faudrait peut-être arrêter le délire" ».
En tenant ces propos, foi de Renaud Revel, Frédéric Taddeï aurait honoré avec tact le rôle d’un animateur qui serait « celui qui est censé apporter la contradiction sur le plateau »…
… Mais pas toujours, comme avait dû le rappeler le même Renaud Revel, quelques jours plus tôt, à Mélissa Theuriau, après une interview pugnace de Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, où la journaliste avait « franchi allègrement la ligne jaune ».
Dans un billet intitulé « Mélissa Theuriau se paye Brice Hortefeux : dérapage ? », M. Revel estimait alors que « cet entretien, uniquement à charge, manquait dans sa forme, à la fois de distance, de nuance, de mises en perspective, bref de l’indispensable objectivité que l’on est en droit d’attendre du premier journaliste venu […] » Et M. Revel de préciser : « […] en l’écoutant on voyait chez elle, au fil de ses questions, la volonté de dessiner, en creux, un état quasi policier dont elle s’employait à démolir les dérives, le tout au marteau pilon. Mettre en cause, comme elle l’a fait la ʺdéontologieʺ de certains policiers avait sans doute du sens, mais ses remarques, aussi fondées soient-elles, auraient eu bien plus de poids si elles avaient été étayées ». Bref, « un pamphlet anti-flic », comme on en voit malheureusement trop souvent à la télévision, et particulièrement sur M6.
N’allez pas croire qu’il aurait fallu « laisser dire » Hortefeux et « se payer » Kassovitz. Non, il aurait fallu les reprendre tous deux avec la même « indispensable objectivité » dont « le premier journaliste venu », c’est-à-dire Renaud Revel, est le juge objectif.
Ce qu’il ne fallait pas dire, (mais qui n’a pas été dit) selon BHL
« L’affaire peut sembler minuscule », nous prévient BHL dans son bloc notes du 1er juillet dernier. Et de fait, « dans le climat de décomposition ambiant », personne ne s’en était ému. Personne, sauf BHL qui veille, surveille, et réveille les consciences endormies.
« L’affaire » ? Quelle « affaire » ? Dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire Les Inrockuptibles, Frédéric Taddeï explique qu’en invitant Dieudonné à plusieurs reprise dans l’émission « Ce soir ou jamais », il a administré la preuve qu’il n’existait pas de « complot » contre le susdit et qu’il a été le seul à le faire. On peut ne pas être convaincu par l’argument et sa présentation, mais BHL a administré la preuve, et il a été le seul à le faire, que tout cela n’est pas « minuscule ». Voici comment, en quelques extraits qui ne dispensent pas de lire la version intégrale publiée sous le titre « La preuve par Taddeï ? » :
[...] On a bien lu. On se frotte les yeux, mais on a bien lu. Si les mots ont un sens, s’ils ont été relus et que l’animateur n’a, comme on peut le supposer, pas été piégé ni trahi, il est en train de nous dire, en quelques phrases, plusieurs choses.
1. La seule façon de lutter contre l’antisémitisme (c’est-à-dire, en l’espèce, contre une théorie du "complot juif" dont on sait, depuis Poliakov au moins, avec quelle efficacité et constance elle nourrit "la plus longue haine") est de donner la parole aux antisémites eux-mêmes […]
2. Ceux qui ne partagent pas cette analyse peuvent, dit en substance Taddeï, nous raconter ce qu’ils voudront [pour refuser d’inviter Dieudonné]. La vérité vraie, la seule […] c’est qu’ils sont, ce faisant, les agents plus ou moins occultes du fameux "complot" […]
3. Cette affaire de complot, l’idée qu’il existe donc un lobby pesant de tout son poids d’influence pour, sur ces sujets comme sur d’autres, définir, formater, imposer, une pensée unique n’est, dès lors, plus une chimère ou un fantasme mais une quasi-réalité puisque M. Taddeï est la "seule" preuve que ce complot "n’existe pas" […] Que se passerait-il si M. Taddeï n’était pas là ? […] Que deviendrions-nous si la télévision publique ne venait, dans sa très grande sagesse, de prolonger jusqu’en 2014 le bail de ce résistant ? […]
Conclusion du fabricant de phrases-postiches, qui, quelques mois après « l’affaire Botul », n’hésite pas à reprocher à Taddeï son « dilettantisme » : « […] nul ne s’est, à ma connaissance, et à ce jour, ému de ces propos […] Mais peut-être est-ce de l’intéressé lui-même que viendront le démenti, la mise au point ou, mieux, le complément d’analyse qu’espèrent tous ceux qui ne se résignent pas à voir le dilettantisme tenir lieu d’éthique, de politique et même de style. Attendons. »
L’attente n’a pas duré longtemps. Dans Le Point daté du 8 juillet, « Frédéric Taddeï répond à BHL » : « Dans le dernier numéro du Point, Bernard-Henri Lévy me consacre tout son « Bloc-notes », qu’il termine en attendant de ma part un démenti. M. Lévy est le seul à utiliser ce genre de procédé : écrire n’importe quoi et exiger ensuite qu’on le démente... Ceci n’est pas un démenti. C’est un droit de réponse à ses élucubrations. »
La suite de la réponse de Frédéric Taddeï mérite d’être reproduite intégralement :
Si je réponds que je suis « la preuve, la seule », c’est parce qu’on me demande pourquoi je suis le seul à inviter Dieudonné ! Dans son « Bloc-notes », le complot pour interdire Dieudonné à la télévision, dont je dis qu’il n’existe pas, est assimilé par M. Lévy à un « complot juif », puis au « complot juif mondial ». Pour lui, je me présenterais comme la seule preuve que le complot juif mondial n’existe pas, ce qui voudrait dire que, sans moi, il pourrait bien exister ! On croit rêver... Il n’a jamais été question de complot juif dans l’interview, ni d’un complot juif mondial. Bernard-Henri Lévy parle tout seul et me demande de démentir les propos qu’il a lui-même tenus. Si, pour lui, dire que quelque chose n’existe pas, c’est lui donner de la réalité, c’est Bernard-Henri Lévy qui a un problème avec la réalité, ce n’est pas moi. Et le voilà qui commet une de ces « confusions » dont il devient coutumier.
M. Lévy, tout en feignant de s’en réjouir, semble reprocher à la télévision publique d’avoir prolongé « jusqu’en 2014 le bail de ce résistant » (c’est moi, le résistant). Le hic, c’est qu’il a pêché cette info sur Twitter, sans vraiment lire, selon son habitude, car le Taddei dont « le bail » a été prolongé jusqu’en 2014, ce n’est pas moi, c’est Rodrigo Taddei, un milieu de terrain avec lequel il me confond, et France Télévisions n’a rien à voir là-dedans, il s’agit de l’AS Rome, un club de football ! Je n’ai signé aucun contrat de longue durée avec France 3. Le président de France Télévisions peut mettre fin à mes fonctions s’il le désire. Mais c’est de son ressort, pas du ressort de Bernard-Henri Lévy. Je croyais naïvement que M. Lévy voulait être le Sartre de son époque. Je me trompais. Il se contente d’un rôle moins ambitieux : agent de la circulation médiatique. Il siffle quand ça lui déplaît, agite son bâton, demande les papiers, fait souffler dans le ballon. Heureusement que nous vivons en démocratie, sinon il nous passerait à tabac !
La vérité de la philosophie de Kant, selon BHL, est consignée dans les secrets de sa vie sexuelle, révélée par Botul. La vérité de l’émission de Taddeï, selon BHL, est condensée dans une phrase lue de travers d’un entretien accordé aux Inrockuptibles et une information hors de propos recueillie sur Twitter.
Botul est de retour, mais flanqué cette fois d’Anastasie. Personnification de la censure, représentée avec des ciseaux, celle-ci doit son nom à Anastase 1er qui fut pape de 399 à 401 et fonda la censure chrétienne. On lui cherche un successeur pour la censure laïque. BHL, peut-être…
http://www.alterinfo.net/Apres-Revel-de-L-Express-BHL-de-partout-contre-Taddei_a48887.html#last_comment

Yves Rebours, 10 août 10
Source: http://www.acrimed.org/article3424.html


Mardi 10 Août 2010
http://www.alterinfo.net/Apres-Revel-de-L-Express-BHL-de-partout-contre-Taddei_a48887.html#last_comment




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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 18:45

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Le Figaro publiait hier un sondage commandé à l’institut Ifop, à propos des mesures sécuritaires annoncées par Nicolas Sarkozy à Grenoble le Week End dernier.
Un sondage auto-administré, réalisé sur un « échantillon représentatif » de 1003 personnes !
Et le Figaro de titrer « Sécurité : les annonces de la majorité plébiscitées »

Je passerai outre le titre et le contenu de l’article propagandiste utilisés par le Figaro, dont on connait les accointances avec la « majorité » UMP (32% des Français en accord avec la politique de Nicolas Sarkozy, on est loin d’une majorité ! )

Conditions de réalisation
Le sondeur :

L’Institut français d’opinion publique (ou Ifop) est, depuis 1938 un des pionniers et acteurs principaux du marché des sondages d’opinion et des études marketing.
Laurence Parisot, également présidente du MEDEF, en est la vice-présidente.

Intéressons nous aux conditions de réalisation et de traitement de ce sondage.

« Échantillon de 1003 personnes, ‘représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus’.
La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération).
Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI – Computer Assisted Web Interviewing), du 3 au 5 Août 2010″ (Source Ifop

De la méthode :

« Questionnaire auto-administré en ligne CAWI » :

  • un mail est envoyé au sondé, l’invitant à se rendre sur le site du sondeur pour remplir un formulaire web.
  • Le « sondé » est seul face au formulaire soumis.
Les marges d’erreur :
  • En statistiques, le calcul d’erreur suppose un échantillonnage au hasard.
    * Ces sondage est réalisé en considérant un panel dit « représentatif ». Ceci rend plus compliqué le calcul d’erreur.
    * Taux d’erreur retenu en 2007, après analyse des sondages et des vrais résultats de l’élection présidentielle :
    entre 3,5 et 4,5 points (soit une fourchette de 7 à 9 points ! )
  • L’insuffisance d’individus d’un échantillon ne peut garantir la véracité des résultats proposés par le sondage.
    * L’idéal serait de sonder le maximum de personnes pour apporter la meilleure qualité et donc de réduire les marges d’erreur.
    * Nous pouvons aussi remarquer que le désintéressement de la population face aux sondages ne facilite pas le travail des instituts réalisant les études (IPSOS, TNS Sofres, IFOP, MY-GLOBE, BVA, …).
  • On ne sait pas vraiment qui répond, dans le foyer concerné (et il n’est pas possible de le savoir – c’est celui qui a accès au mail d’invitation qui répond : le mari, l’épouse, le fils, la secrétaire…)
  • Échantillon : L’institut de sondage ne précise pas le nombre de questionnaires soumis, mais juste le nombre de formulaires retenus pour le traitement, sur la « méthode des quotas »
    * La représentativité des échantillons sur lesquels s’appuient nombre de sondages publiés dans les médias sont l’objet de vives discussions.
    * Les statisticiens savent très bien qu’un « échantillon » de 1003 personnes ne peut être représentatif d’une population de 65 millions d’habitants. En prenant compte les diversités locales et sociales (il faudrait une 40aine de personne par chef-lieu de canton – 4039 cantons en 2004) – et c’est là la véritable manipulation des « instituts » de sondages, qui ne se donnent pas les moyens d’êtres crédibles !
  • L’honnêteté des réponses :
    - La critique des sondages montre que les réponses apportées par les sondés ne présentent aucune garantie de véracité.
    - L’importance apportée au sondage paraît donc démesurée en comparaison de la fiabilité des réponses.
    - Plusieurs phénomènes peuvent concourir pour donner des réponses absurdes :
    * Les sondés n’ont pas d’idées formées sur les questions qu’on leur pose et ils répondent au hasard, simplement pour le privilège d’être sondé.
    * Les sondés trouvent le questionnaire trop long, s’ennuient, pensent à autre chose et répondent au plus vite pour abréger l’exercice.
    * Les sondés répondent en fonction des idées qui circulent dans leur entourage proche, suivant l’avis d’un leader d’opinion plutôt que leur propre expérience. Le phénomène déborde de la stricte question de l’opinion puisqu’il n’est pas rare qu’un sondé rapporte le comportement de quelqu’un de sa famille alors que c’est lui qui est interrogé
    * Les sondés anticipent le résultat du sondage et répondent en fonction des résultats qu’ils aimeraient voir publiés.
    * Les sondés n’assument pas face au sondeur la réalité de leur opinion ou de leur pratique et préfèrent déclarer quelque chose de plus consensuel.
Du questionnaire :
  • La formulation de la question peut influencer les réponses.
  • Plus une question est longue, moins elle est comprise, et donc plus le résultat est sujet à caution
  • Les réponses proposées aux questions conditionnent souvent la réponse, qui n’est donc pas forcément conforme à l’opinion réelle du sondé
  • La composition du questionnaire, en omettant certains aspects du sujet traité, conditionne également les réponses du sondé. C’est là tout « l’art » de polariser les résultats d’un sondage d’opinion
Du traitement de réponses :
  • Lorsque l’Ifop publie la composition de l’échantillon retenu (ici, 1003 personnes), il ne précise pas le nombre de formulaires soumis ayant obtenu des réponses.
  • La méthode dite des « quotas » suppose un tri et un filtrage des réponses, en fonction de critères dont chaque « institut » à le secret
  • La présentation des résultats du sondage d’opinion ne tient aucun compte de la marge d’erreur évoquée plus haut



Analyse de ce sondage

Sujet du sondage :

la lutte contre l’insécurité : emporte forcément l’adhésion implicite d’une majorité (en dehors de tout clivage droite / gauche)

Les questions :
  1. « Le contrôle par bracelet électronique des délinquants multi-récidivistes pendant plusieurs années après la fin de leurs peines »
    * Question très longue, dont les seuls mots retenus par le sondé sont mis en gras ci-dessus
    * Encore un cliché, un stéréotype qui remporte spontanément l’adhésion (sauf pour ceux qui auront pris le temps de lire toute la phrase et d’y réfléchir)
  2. « Le retrait de la nationalité française aux ressortissants d’origine étrangère coupables de polygamie ou d’excision »
    * Encore une phrase longue, dont les mots retenus sont mis en gras
    * On notera une nouvelle fois l’utilisation de deux stéréotypes : « polygamie » (qui n’existe pas selon les termes de la loi) et « excision » (acte de barbarie forcément condamné)
    * Les instituts de sondage connaissent bien, depuis longtemps, la fibre xénophobe de leurs panels. Ils savent à qui ils soumettent leur questionnaire !
  3. « L’instauration d’une peine incompressible de 30 ans de prison pour les assassins de policiers et de gendarmes »
    * Encore une question longue, mettons en gras ce qui est retenu par le sondé
    * Il serait intéressant de soumettre la même question aux sondés en enlevant « policiers et gendarmes », ou en remplaçant par « violeurs et assassins d’enfants »
  4. « Le démantèlement des camps illégaux de Roms »
    * Attention à l’amalgame « illégaux » et les autres !
    * Stigmatisation des Roms par le terme « illégaux » (dans l’inconscient collectif se mêlent dangereusement mendiants et « voleurs de poules »)
  5. « Le retrait de la nationalité française pour les délinquants d’origine étrangère en cas d’atteint à la vie d’un policier ou d’un gendarme »
    * Une nouvelle fois, la longueur de la phrase lue sur l’écran mérite une mise en gras des mots retenus
    * Cette question est positionnée après une question du même type, mais formulée de façon différente
  6. « La mise en place de 60.000 caméras de vidéo-surveillance d’ici à 2012 »
    * Cette question est soumise en fin de formulaire : le sondé est déjà placé dans le contexte « criminel » et fera vite l’amalgame dans sa réponse
    * Cette question se serait trouvé en première position dans le questionnaire, elle eût très certainement reçu beaucoup moins d’avis positifs !
    * On arrive en fin de questionnaire, l’attention du sondé est déjà réduite, et ses réponses plus rapides, moins réfléchies
  7. « La condamnation à 2 ans de prison pour les parents de mineurs délinquants en cas de non-respect par ces derniers des injonctions de la justice »
    * Cette question est la plus longue et la plus complexe du questionnaire, et est placée à la fin !
    * La formulation de la question est trouble : à qui se rapporte « ces derniers » ? Mineurs délinquants, parents ?
Les réponses

Il fut un temps où les réponses proposées étaient : « Pour », « Contre », « Ne se prononce pas »
Au moins, on demandait aux sondés de se prononcer fermement, ou de ne pas se prononcer. Les résultats étaient tranchés, clairs, parlants…

On remarquera cette nouvelle façon d’imposer et de conditionner des réponses, en retirant la possibilité de ne pas se prononcer, et en remplaçant des réponses explicites par une échelle de valeur… qu’on peut ensuite interpréter et présenter dans le sens où le vent doit souffler !

N’ayant plus la possibilité de « Ne pas se prononcer », le sondé se voit donc contraint de choisir entre « plutôt favorable » et « plutôt défavorable »… même s’il n’a pas compris la question, ou s’il ne se sent pas concerné par la question !

Dans le cas présent, on voit Ipsos-Le Figaro sauter sur l’occasion de gonfler des chiffres, somme toute assez nuancés…

Avec le même résultat, on pourrait faire le choix de classer les « plutôt » dans la catégorie « ne se prononce pas », et les résultats ne pourraient pas être présentés comme un « plébiscite » ! D’autant que, rappelons le, personne ne prend en compte la « marge d’erreur » vue plus haut !

Avec un peu de bon sens et d’honnêteté intellectuelle, on peut donc interpréter les résultats de façon suivante :

  1. « Le contrôle par bracelet électronique des délinquants multi-récidivistes pendant plusieurs années après la fin de leurs peines »
    * Entre 48% et 56% d’avis très favorables
    * Entre 1% et 7% d’avis très défavorables
    * Entre 41% et 49% d’indécis ou sans opinion
  2. « Le retrait de la nationalité française aux ressortissants d’origine étrangère coupables de polygamie ou d’excision »
    * Entre 48% et 56% d’avis très favorables
    * Entre 5% et 13% d’avis très défavorables
    * Entre 35% et 44% d’indécis ou sans opinion
  3. « L’instauration d’une peine incompressible de 30 ans de prison pour les assassins de policiers et de gendarmes »
    * Entre 40% et 48% d’avis très favorables
    * Entre 1% et 8% d’avis très défavorables
    * Entre 48% et 56% d’indécis ou sans opinion
  4. « Le démantèlement des camps illégaux de Roms »
    * Entre 38% et 46% d’avis très favorables
    * Entre 1% et 9% d’avis très défavorables
    * Entre 53% et 61% d’indécis ou sans opinion
  5. « Le retrait de la nationalité française pour les délinquants d’origine étrangère en cas d’atteint à la vie d’un policier ou d’un gendarme »
    * Entre 41% et 49% d’avis très favorables
    * Entre 8% et 16% d’avis très défavorables
    * Entre 39% et 47% d’indécis ou sans opinion
  6. « La mise en place de 60.000 caméras de vidéo-surveillance d’ici à 2012 »
    * Entre 29% et 37% d’avis très favorables
    * Entre 7% et 15% d’avis très défavorables
    * Entre 52% et 60% d’indécis ou sans opinion
  7. « La condamnation à 2 ans de prison pour les parents de mineurs délinquants en cas de non-respect par ces derniers des injonctions de la justice »
    * Entre 18% et 26% d’avis très favorables
    * Entre 15% et 23% d’avis très défavorables
    * Entre 55% et 63% d‘indécis ou sans opinion

A retenir de cette analyse : une très grande portion des sondés sont indécis ou sans opinion !!!

On est loin du plébiscite annoncé par Le Figaro !

Et il serait inquiétant, voire dangereux que Messieurs Sarkozy, Besson et Hortefeux, se servent des « résultats du sondage Ifop-Le Figaro » comme faire-valoir de leurs projets de politique ultra sécuritaire !

Cependant, il ne faut pas sous estimer la portée, sur l’opinion des Français, du discours de Nicolas Sarkozy, dont tout le monde reconnait la grande qualité d’écoute (c’est certain, il n’écoute que ce qui l’intéresse, et quand ça l’intéresse, il écoute et sait en extraire les arguments populistes – point commun avec Jean Marie Le Pen).

Souvenons nous que Nicolas Sarkozy s’est fait élire en 2007 sur la base de propositions populistes de cet acabit, sachant très bien toucher là où ça chatouille (ce que JM LePen sait très bien faire également).
Son bilan sécuritaire, depuis 2002, est foiré ? Pas d’inquiétude, à la faveur d’évènements, de faits-divers montés en une des médias traditionnels, Monsieur Sarkozy monte au créneau et fait des promesses plus fortes que fortes…
On leur fait peur, dans un premier temps, puis on les rassure avec des paroles bien ciblées, vieille recette éculée mais toujours efficace !

En voulant nous imposer une « opinion forte », un « plébiscite », il est évident que l’on cherche à rallier les indécis ou sans opinion à ce que l’on présente comme « la grande majorité ». Le piège est béant, et plus c’est gros, plus ça passe !

Des 1003 personnes sélectionnées pour ce « sondage », beaucoup trop n’ont pas vraiment d’opinion
Ce « sondage » Ifop-Le Figaro est un non-sens et n’est pas représentatif  d’une « opinion » clairement exprimée !

Encore une fois, on nous prend pour des cons ! Ne nous laissons pas faire !

(Sources : Hélène Meynaud, Denis Duclos, « Les sondages d’opinion, La découverte », 2007 (4e édition.) – WikipediaLe FigaroIFOP)


Auteur : LePetitSauvage - Source : On nous prend pour des cons !

 


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14807

 


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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 18:35

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Dur, dur, dur de trouver des bonnes nouvelles. Le défi a été lancé par notre cpoliticienne Geneviève, grande fidèle (parmi tant d’autres du blog). Alors forcément il a fallu faire le tri…
Oubliez Mr Hortefeux, qui après avoir piétiné sa fonction régalienne avec ses injures raciales, nous bafoue copieusement (puisqu’il confirme) le principe de présomption d’innocence en arguant que Lies Hebbadj est « présumé coupable ». Regrettons simplement que cette méthode cavalière (sic!) ne s’applique pas à Eric Woerth comme s’en offusque les Inrocks.
En même temps, l’auvergnat a de qui tenir, puisque son mentor ne s’était pas privé de le faire à la cantonade bafouant lui aussi la présomption d’innocence d’Yvan Colonna. Il n’est jamais bon de devenir la tête de turc de la Sarkozia…

Oubliez les incendies navrants de forêt en Russie et les non pas 1, non pas 2 mais 3 centres nucléaires de recherche, militaire ou de retraitement, mis en danger. Déjà des zones boisées polluées lors de l’accident de Maïak en 1957 – ayant projeté dans l’atmosphère en produits radioactifs « la moitié des quantités rejetées à Tchernobyl » – seraient déjà la proie des flammes.

Oubliez la longue liste d’augmentations des tarifs traditionnelles du mois d’août, dynamitée par l’accointance du National Sarkozism avec les riches actionnaires du CAC 40.
La facture EDF de +4,4% et même jusqu’à +9%, si vous avez souscrit l’abonnement EJP (effacement jours de pointe)
La facture GDF Suez (détenu en partie par le financier Albert Frère soutien de Sarkozy) de +5% depuis le 1er juillet dernier. Merci Sarko!
Le prix du timbre 58 centimes pour une lettre de -20 grammes. A quand le 1 euro, soit 6 francs 55957 pour rappel!
Les abonnements SNCF et RATP, pour le même service voire pire!
La taxe d’habitation puisque les départements ne percevront plus la fameuse taxe professionnelle. Merci Sarko!

Oubliez l’affaire Woerth, puisque Nicolas et sa clique le veulent en misant sur le tout sécuritaire avec ce champ lexical guerrier: « offensive », « arsenal » et « guerre »

Non, ras le bol des mauvaises nouvelles, voici des bonnes informations, celles qui font plaisir, celles qui rassurent, et qui nous permettent de dire: « finalement le Monde n’est pas si pourri ». Après une lutte de plusieurs longues minutes pour les trouver, les voici:

Heureuse Dame Nature. Les Inuits bloquent en justice une expérience sismique Afin de préparer leurs futurs forages pétroliers en Arctique – officiellement « programme de géocartographie qui est d’accroître sa connaissance de la géologie du Nord » – quelques scientifiques corrompus voulaient réaliser au canon à son (et à explosifs) des relevés sismiques. Problème: les derniers tests avaient tué des baleines. Une paille!
Le tribunal du Nunavut, dans le grand Nord Canadien, après avoir été saisi par la communauté des Inuits a donc reconnu comme illégale la prochaine expérience germano-canadienne. Comme quoi, il faut toujours avoir foi en la justice de son pays! Mais si…

La 3D vous fait mal à la tête? Rassurez-vous les réalisateurs et auteurs d’Hollywood, sous la pression des spectateurs, se mobilisent contre cette nouvelle lubie florissante et fructueuse financièrement. Une véritable résistance même s’organise contre la 3D, devenu argument de vente.
Pour comprendre le problème derrière cette débauche d’effets spéciaux, il suffit de comprendre la boutade « Si vous ne savez pas faire un bon film, faites-le en 3D »

Les vécés pourront rouler à l’extérieur! Après cette parodie de titre d’un film français très estival, il faut préciser un peu la chose. En fait dans un très sérieux article intitulé La chasse d’eau pour remplacer la pompe à essence, on apprend avec grand plaisir qu’une société britannique utilise les vapeurs de méthane créées par la décomposition des excréments pour alimenter nos vieux moteurs à explosion: et ça marche! Ou comment recréer de l’or noir avec de la merde.
En fait, nos amis d’outre-manche ne font que copier un concept déjà mis en application en Suède, mais qui à la différence du système so british, utilise les boues des stations d’épurations. Quand on a plus de pétrole, il faut avoir des idées.

L’été est propice à la chasse aux trésors. Encore plus insolite que la fameuse Chouette Dorée, voici le fabuleux trésor de l’infâme Jörg Haider. Par contre rangez vos pelles et vos pioches, et troquez-les contre des listings bancaires, puisque le butin semble être réparti à travers plusieurs comptes bancaires étrangers. Un comble pour un militant d’extrême-droite!
Un brin de mystère entoure même le phénomène: le montant exact serait inconnu, tout comme la source des fonds. Il pourrait s’agir d’une partie du magot de Saddam Hussein et de dons de Muammar Kadhafi au FPO, le parti politique nauséabond de Haider.
Il paraitrait même, qu’aidé de précieux listings suisses, Eric W. de Bercy serait d’ores et déjà en quête du trésor autrichien pour financer son propre micro-parti. Rumeurs…

Continuons ces bonnes nouvelles par un autre trésor, bien réel celui-là: 781 millions d’euros.
C’est le montant en 2009 des redressements des entreprises au titre de leurs fraudes sociales: un montant qui servira à combler un peu plus le trou (fictif) de la Sécu!
Il semblerait qu’avec la crise et le laxisme propre à la Sarkozie, les entreprises se soient permises bon nombre d’irrégularités. Officiellement la fraude serait due à « la complexité des calculs » née de l’avalanche de mesures des 35 heures d’Aubry aux largesses de Fillon. Mais bien sûr…
Et de nous étonner alors de cette lubie propre aux partis de droite et d’extrême-droite, terreau fertile de la xénophobie la plus abjecte, lubbie démentie par les chiffres. D’un côté nous avons près de 800 millions de fraudes sociales des entreprises, de l’autre, celles des particuliers estimées à environ … 80 millions d’euros soit 10 fois moins!
Dans la simple logique de colmater les plus grandes fuites avant les petites, question d’efficacité par rapport aux sommes engagées pour les débusquer, il semble imparable de s’en prendre en priorité aux entreprises fraudeuses qu’aux familles nombreuses (ou non) d’origines étrangères (ou non). Sans oublier les évasions fiscales de nos richous tricolores qui se chiffrent, elles, en milliards d’euros!

Terminons cet article « positif » en illustrant la « positive attitude » d’un certain vendeur de café. Car on ne pourrait clore ce billet sans une belle affiche parodiée:

 

gueules de cuir



Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14887

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 18:32

 

 

 

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 01:41

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Il y a dans chaque régime ce moment pathétique où le dirigeant perd pied avec le réel. Ce moment où tout lui échappe et où il préfère se réfugier dans la fiction de son règne. Ce moment vient d'arriver pour Nicolas Sarkozy. C'est l'historien officiel du régime, Claude Askolovitch, qui nous le révèle dans les colonnes de l'indispensable JDD. Dans un récit halluciné du G20, intitulé sans la moindre ironie: "Sarkozy en maître du monde", le conteur dépasse l'habituel journalisme de cour pour nous faire pénétrer directement dans le cerveau du président.

Dans le monde réel, depuis l'élection d'Obama, Sarkozy a perdu la main. L'ex-coqueluche des sommets internationaux a trouvé son maître. La version française du mythe Kennedy fait désormais pâle figure devant Barack et Michelle. Le déplacement est si violent que son entourage se voit contraint de nous le dépeindre en Obama bis. Plus encore que l'absurdité de cet éloge de la négritude sarkozienne, nous avons bien perçu l'inversion du schéma. Jadis incomparable, mesure de toute chose, voilà le modèle de la modernité politique chassé de la première marche du podium.

D'où l'importance du G20. Bientôt déshabillé de la présidence tournante de l'Europe, Sarkozy a vu là sa dernière fenêtre pour jouer les vedettes sur la scène internationale. Dans le monde réel, en l'absence d'Obama, ce raout inutile ne pouvait déboucher que sur du vent. Mais c'est un tout autre film qu'a vu Askolovitch. Un film d'aventure, à mi-chemin de Independance Day et du Louis II de Bavière de Visconti: «ce Français en chemise, débordant d'adrénaline, qui lui donne du "George", qui a couru ce matin à l'aube dans les rues de Washington, qui étale sa forme physique. (...) Sarkozy a gagné la bataille des mots. Une étape de plus dans le sprint marathon entamé depuis le début de la crise financière. (...) Ce vendredi, Sarkozy fait un cadeau au Russe. Il réclame en vain une réunion sur la sécurité globale en Europe. "Tu la veux vraiment? lui demande Sarkozy en tête à tête. On la fait !"»

Ce film, ce n'est pas Askolovitch qui l'invente. Branché en permanence sur les neurones élyséens, ce que le fin chroniqueur nous dévoile n'est autre que la perception du sommet par son principal acteur. Oui, nous dit-il, Sarkozy se voit en maître du monde. En athlète surentraîné qui va arrêter la crise comme Superman arrête un train. En stratège de génie, capable d'imposer à tous sa vision de l'univers. A ce point perdu dans sa fiction qu'il demande au futur ex-président: «Si tu permets, George, nous ne devons pas nous séparer sans fixer la date, le lieu, l'ordre du jour de notre prochaine rencontre.»

Un tel moment de vérité crue doit être mis au crédit du journalisme français. Laissons aux mauvais esprits l'indignation ou le sarcasme. Car il y a plus d'information dans cet article que dans tous les comptes rendus du sommet. Riches en bouleversements majeurs, les mois qui viennent seront décisifs pour le chef de l'Etat. Grâce au JDD, il y aura toujours une fenêtre ouverte pour voir à l'intérieur de sa tête.

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 01:14

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Journalistes de tous les pays,

 

unissez-vous pour exiger de pourvoir faire votre métier

 

en toute indépendance, en toute neutralité  !

 

Unissez-vous pour exiger de ne plus subir de pressions,

 

pour ne plus avoir à répercuter les mots d'ordre du Pouvoir,

 

pour ne plus être là pour seulement faire de la propagande !

 

Tous ensemble, refusez de taire les grandes menaces

 

qui pèsent sur l'humanité,

 

libéralisme financier spéculatif,

 

destruction des protections sociales,

 

OGM, arme climatique, programmes de dépopulation,

 

préparatifs de guerre avec des armes de destruction massive..

 

Refusez de relayer les mensonges des gouvernements

 

contre l'Irak, les Musulmans, l'Iran, la Russie ou la Chine,

 

sinon vous serez directement complices des conflits à venir,

 

notamment du choc de civilisations en préparation

 

pouvant conduire à une guerre nucléaire totale

 

pour des motifs de prédation !

 

Journalistes, tous ensemble,

 

secouez les jougs qui pèsent sur votre fonction,

 

relayez l'information en toute liberté

 

pour que les peuples puissent réellement choisir leur avenir !

 

Journalistes de tous les pays,

 

l'avenir de l'humanité est entre vos mains,

 

selon que vous avertirez les populations

 

des vraies menaces qui les attendent,

 

ou que vous les leur dissimulerez !

 

Journalistes, tous ensemble,

 

libérez-vous et libérez-nous !

 

Eva R-sistons

 

 

                                                       NS-tt-possible-medias-copie-1.jpg

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:47

 

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A l’heure où Washington fait pression pour une solution, de nombreux cercles influents aux Etats-Unis relèvent que les intérêts américains sont en contradiction avec ceux d’Israël.


 La campagne bat son plein pour un retour des négociations directes entre Palestiniens et Israéliens, une manière d’avancer un peu dans le règlement d’une question qui perdure et qui ne semble guère voir de résolution. S’il y a des pressions, elles viennent de l’Occident, les Etats-Unis en l’occurrence, qui multiplient les initiatives de manière intense ces derniers mois. Et s’il est toujours bien établi que Washington est le principal soutien de l’Etat hébreu contre qui que ce soit, certains indices montrent que les choses commencent à changer. Et même une question majeure s’est posée : Israël est-il un atout stratégique ou un handicap pour les Etats-Unis ? C’est tout récemment, c’est-à-dire le 20 juillet dernier, que des cercles américains importants se sont interrogés sur cet aspect des choses.

Le centre Nixon organisait un déjeuner/débat sur ce thème, au cours duquel Chas Freeman Jr., ambassadeur des Etats-Unis pour l’administration H. W. Bush en Arabie saoudite de 1989 à 1992, a prononcé un discours où il a fait le point sur les différents aspects stratégiques et même économiques où Israël constitue un fardeau pour l’Amérique. « Le gouvernement américain ne ménage pas sa peine pour protéger Israël des conséquences politiques et juridiques internationales de sa politique et de ses actes dans les territoires occupés et contre ses voisins, ou - comme on l’a vu récemment - en haute mer. Les quelque 40 veto que les Etats-Unis ont opposés, afin de protéger Israël au Conseil de sécurité des Nations-Unies, ne sont que la partie visible de l’iceberg. Nous avons bloqué un nombre autrement plus important de réactions potentiellement dommageables pour Israël venant de la communauté internationale, suite à la conduite israélienne. Le coût politique pour les Etats-Unis, internationalement, pour avoir gaspillé de cette manière tant de notre capital politique, est exorbitant », mentionne-t-il. (*)

Cet état des lieux est bien alarmant, et si les Etats-Unis ont des intérêts réels dans la région, Israël les compromet de manière grave. Si l’opinion arabe est dressée contre les Etats-Unis, c’est justement pour cet appui aveugle pour Israël qui a occupé les terres palestiniennes et rejette toutes les tentatives de paix. La guerre meurtrière contre Gaza est l’exemple le plus récent. Et avant, les choses étaient aussi graves et les Américains n’ont jamais hésité à soutenir Israël même contre toute l’opinion mondiale. D’ailleurs, de nombreux analystes relèvent que des actes terroristes, comme ceux d’Al-Qaëda, ont été expliqués par ce parti pris pour Israël. Sans vouloir trouver de justification à de tels actes, il est certain que la politique proisraélienne de l’Amérique a encouragé la naissance de tels mouvements.

De plus, comme l’affirme Freeman, qui est un connaisseur de la région et qui a même opéré sous George W. Bush, celui qui a le plus porté tort à l’image de l’Amérique, relève d’autres aspects aussi concrets et surprenants : « Là où Israël n’a pas de relations diplomatiques, les diplomates américains prennent régulièrement sa défense. Comme je le sais par expérience personnelle (j’ai été remercié par le gouvernement israélien d’alors pour mes efforts couronnés de succès déployés pour son compte en Afrique), le gouvernement américain a été le promoteur constant, et souvent le financier, des différentes formes de programmes de coopération israéliens avec les autres pays ». (*)

Même sur le plan économique, les chiffres ne manquent pas de prouver cette théorie où Israël est un vrai fardeau et qu’il reçoit beaucoup d’aides alors qu’il n’en a pas besoin. Freeman cite arguments et exemples : « Les contribuables des Etats-Unis financent entre 20 et 25 % du budget Défense d’Israël (selon la méthode de calcul). 26 % des 3 milliards d’aides militaires que nous garantissons à l’Etat juif chaque année sont dépensés en produits de défense par Israël. Exclusivement, les entreprises israéliennes sont traitées comme des entreprises états-uniennes pour l’accès aux marchés publics de défense des Etats-Unis ». (*) Et de relever : « Les subventions visibles accordées par le gouvernement US à Israël montent à plus de 140 milliards de dollars depuis 1949. Une telle somme fait qu’Israël est de loin le premier bénéficiaire des largesses américaines depuis la Deuxième Guerre mondiale. (...) Le revenu par habitant en Israël est aujourd’hui d’environ 37 000 dollars - à égalité avec le Royaume-Uni -, et Israël n’en est pas moins le plus grand bénéficiaire de l’aide étrangère US, laquelle rentre pour plus d’un cinquième dans ce revenu.  » (*)

Sans aucun doute, les torts portés par Israël à l’Amérique deviennent objet de débat. Selon Foreign Policy, une partie des cadres américains estiment que les rebuffades enregistrées par l’administration américaine sur le dossier israélo-palestinien du fait de la détermination israélienne, portent atteinte désormais à sa crédibilité. Et des spécialistes, tel Stephan Walt, affirment que « les intérêts d’Israël et des Etats-Unis ne sont pas nécessairement convergents, ils peuvent même être au contraire antagonistes ».

 


(*) : Voir : "Israël : un atout stratégique ou un handicap pour les USA ?" de Chas Freeman Jr. - The Nixon Center

Sur le même sujet : Israël est-il un handicap pour les USA ? de Marwan Bishara - Al Jazeera

Des deux mêmes auteurs :

-  Israël dans le rôle du souffleur
-  Épuration ethnique en marche
-  Les Arabes votent Obama
-  Colonisation juive : L’AIPAC mène le jeu

Al-Ahram/hebdo - Semaine du 4 au 10 août 2010, numéro 830 - Evènement


Auteur : Ahmed Loutfi - Chaimaa Abdel-Hamid /Al-Ahram-hebdo - Source : Info-Palestine

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14826

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:29
 

Google et Verizon, un acteur majeur de l’accès à inter­net aux Etats-Unis, seraient sur le point de trou­ver un com­pro­mis concer­nant la net neu­tra­lity. Cet accord – qui reste à vali­der avec les auto­ri­tés amé­ri­caines – per­met­trait à Verizon de don­ner la prio­rité à cer­tains conte­nus sur son réseau en échange d’un paie­ment fourni par les ser­vices four­nis­sant ces conte­nus. Selon le New York Times, cet accord pour­rait à terme signi­fier une hausse du prix de l’accès à inter­net pour les consommateurs.

Cet accord serait une sérieuse atteinte à la Net Neutrality, un prin­cipe fon­da­teur du net qui veut qu’un réseau traite de façon indif­fé­ren­cié une infor­ma­tion qui y tran­site, quel que soit son ori­gine, sa des­ti­na­tion ou son contenu. Un prin­cipe à la fois garant de la liberté d’expression et de la libre concur­rence sur inter­net. En lieu et place, les consom­ma­teurs pour­raient se voir pro­po­ser rapi­de­ment des for­mules pre­mium et de for­mules d’entrée de gamme où l’accès à cer­tains conte­nus serait plus lents, en par­ti­cu­lier si les éditeurs n’ont pas payé les four­nis­seurs d’accès.

Les four­nis­seurs d’accès tra­vaillent d’arrache pied pour mettre en place la «prio­rité payante» qui leur per­met­tra d’exiger auprès des plus riches éditeurs de conte­nus et de ser­vices le droit de voir leurs infor­ma­tions tran­si­ter plus rapi­de­ment que d’autres sur leurs réseaux. Ils font égale­ment beau­coup d’efforts pour faire en sorte que le légis­la­teur consi­dère l’internet mobile comme une tech­no­lo­gie à part, sur laquelle la neu­tra­lité des réseaux n’aurait pas à s’appliquer.

Beaucoup de four­nis­seurs de conte­nus comme eBay, Skype ou Amazon pré­fèrent la règle de la neu­tra­lité des réseau et veulent s’assurer que si elle venait à être amen­dée, tous les éditeurs puissent avoir la pos­si­bi­lité d’accéder à cette option de prio­rité payante. Tout le monde ne pou­vant être prio­ri­taire, il se posera néces­sai­re­ment la ques­tion d’une hié­rar­chie, pro­ba­ble­ment établie sur la base d’enchères, une option qui selon le Washington Post aurait été écar­tée dans le cadre de l’accord sup­posé entre Google et Verizon.

Politico de son coté affirme que l’accord – qui rap­pe­lons le est pour l’instant secret – empê­che­rait Verizon de bloquer cer­tains conte­nus mais lui per­met­trait d’en contrô­ler la vitesse, afin de per­mettre, par exemple, à la VOD d’être plus rapide, et ce à par­tir du moment où cela «ne por­te­rait pas atteinte aux consommateurs».

Verizon est aux USA le prin­ci­pal par­te­naire de Google pour la com­mer­cia­li­sa­tion d’Android, sa pla­te­forme dédiée à l’internet mobile, et les deux acteurs semblent avoir suf­fi­sam­ment d’intérêts en com­mun pour que Google jette aux orties sa doc­trine du «dont’ be evil».


Des accords simi­laires en France, qui ne sau­raient tar­der, per­met­traient à cer­tains opé­ra­teurs inter­net qui sont égale­ment four­nis­seurs de contenu (la majo­rité d’entre eux), de ren­for­cer ce mou­ve­ment en cours d’intégration ver­ti­cale de l’internet, en don­nant la prio­rité à leurs ser­vice de strea­ming musi­cal, par exemple, tout en ralen­tis­sant ceux pro­po­sés par la concur­rence, les ren­dant quasi inuti­li­sables, et s’assurant par la même occa­sion qu’aucun nou­vel entrant sur ce sec­teur – ou un autre sur lequel ils auraient jeté leur dévolu – ne viennent à les déranger.

Si ce prin­cipe venait à se géné­ra­li­ser, ce serait la fin du prin­ci­pal moteur de l’innovation qui a fait l’internet que nous connais­sons aujourd’hui, c’est à dire une inno­va­tion qui vient de la base (de «trois gus dans un garage», pour reprendre l’expression de Christine Albanel, qui ignore sans aucun doute que Apple et Hewlett Packard sont issus de trois, ou plu­tôt deux gus dans des garages). L’innovation serait de plus en plus l’apanage des gros acteurs, comme c’est le cas dans bien d’autre sec­teurs, comme le spa­tial ou le nucléaire.

Accessoirement, tout cela repré­sen­te­rait un très sérieux revers pour la liberté d’expression (le terme acces­soire est bien évidem­ment une forme d’ironie). On ima­gine mal la presse, déjà en proie à de sérieuses dif­fi­cul­tés finan­cières, payer pour sa dif­fu­sion (bien que, l’Etat pour­rait une fois de plus lui venir en aide), et inutile de par­ler de l’auto-édition et du web 2.0 dans son ensemble, qui seront à coup sûr les grands per­dants dans la dis­pa­ri­tion de la Net Neutrality.

En France, Nathalie Kosciusko-Morizet a remis la semaine der­nière un rap­port concer­nant la Neutralité du Net au par­le­ment, ce der­nier ne l’a pas pour l’instant rendu public. La secré­taire d’Etat s’est pour l’instant mon­trée pru­dente sur le sujet et a jusqu’ici affi­ché un sou­tien à la neu­tra­lité des réseaux, mais au sein de l’Assemblée les lob­bies en faveur de sa mise à mort sont nom­breux, comme le témoigne la réunion hou­leuse sur la loi et le numé­rique qui a eu lieu le mois der­nier, ou 4 lob­byistes dif­fé­rents ont suc­ces­si­ve­ment tenté de faire valoir leur point de vue en par­faite contra­dic­tion avec la Net Neutrality.

Le sort de la Net Neutrality est désor­mais dans les mains du légis­la­teur. Après le fiasco de l’Hadopi, et alors qu’il s’apprête à adop­ter Loppsi en cati­mini à la ren­trée, et mal­gré des signes de bonnes volonté affi­chés récem­ment, les chances pour la Net Neutrality de pas­ser l’hiver sont faibles, en par­ti­cu­lier compte tenu des rap­ports ‘par­ti­cu­liers’ qu’entretiennent l’Etat et le plus gros four­nis­seur d’accès à inter­net natio­nal, et de l’intérêt que pour­rait avoir l’un et l’autre a pou­voir ralen­tir ou accé­lé­rer cer­tains contenus.

sabre au clair


Auteur : Fabrice Epelboin - Source : ReadWriteWeb France

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14768

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8 août 2010 7 08 /08 /août /2010 00:20

Sarkozy

 

 

Sarkozy dispose d'une arme redoutable : les médias. Il est entouré de conseillers en communication, des pros. L'enfumage est devenu la norme. Un problème ? Un scandale mettant en cause un ministre et une milliardaire ? Les résultats en matière de chômage - sécurité - budget (rayez les mentions inutiles) ne sont pas à la hauteur des promesses ?

Pas de problèmes, Sarkozy sort l'arme de distraction massive !


Témoin ses dernières déclarations sur la déchéance de nationalité des français d'origine étrangère. Ce n'est pas possible, ce n'est pas conforme à l'article premier de notre Constitution. Pourtant Sarkozy l'annonce, sans hésiter, d'un air martial avec des coups d'épaules.

Allons donc, vous ne me ferez pas croire que l'armée de conseillers grassement payés dont il est entouré ne lui a pas dit que c'était anticonstitutionnel. Que lui ne le sache pas, cela ne m'étonnerait pas plus que ça, bien qu'il soit parait-il avocat, mais ses conseillers le savent forcément !

Seulement tout cela n'est qu'une arme de distraction massive, ça détourne l'attention du bon peuple sur les turpitudes de Woerth et de Mme Bettencourt. Et ça marche ! Du moins ça marche un temps... Jusqu'à la prochaine salve !

L'an dernier c'était la burqa, et ça a tellement bien marché que je ne me souviens même plus de ce que c'était sensé cacher, c'est pour vous dire ! Tout le monde s'est fait prendre à cette connerie de burqa, même et surtout les plus gauchistes qui se sont déchirés pendant que Sarkozy devait bien rigoler !


C'est un peu comme une corrida. La matador El Sarkozy agite la cape devant le peuple-toro. Et le toro fonce sur la cape sans voir le godemiché l'épée. Et il ne comprend pas le peuple, à chaque fois il ressent une douleur dans le bas du dos, mais non, il continue à foncer sur la cape, cet imbécile. C'est con un bovin ! 

Sans compter qu'à chaque fois, Sarkozy ramasse quelques supporters, oh ça ne vole pas bien haut, des connards racistes et abrutis pour la plupart, mais une voix, c'est une voix !

L'arme de distraction massive est redoutable, elle détourne l'attention du plus grand nombre et permet de ratisser quelques fachos électeurs.


Mais l'arme de distraction massive pose un problème. Si on l'utilise trop souvent ça ne marche plus. C'est comme la corrida, si on faisait combattre une toro plusieurs fois, il finirait par s'apercevoir du subterfuge et encornerait le matador. C'est pour ça qu'un toro ne combat qu'une seule fois, ils ne sont pas fous les matadors. Par contre Sarkozy lui, il n'a pas compris ça. Il abuse de l'arme de distraction massive, il se répète comme une mécanique déréglé, toujours les mêmes thèmes, toujours les mêmes mots, les mêmes tics. Et ça marche de moins en moins, on le connaît par cœur notre Sarko ! 


Alors la seule solution, c'est de ne pas lacher le morceau, de ne pas se laisser distraire. Retournons l'arme contre son utilisateur, après tout ses déclarations prouve que c'est un populiste raciste très peu différent du borgne, on en a donc la preuve, ne nous privons pas de le dire. Continuons à poser les bonnes questions, parlons des retraites, du chômage, du pouvoir d'achat, des enveloppes, des lobbys, du bouclier fiscal, des magouilles, des privilèges, des copains du Fouquet's, de Karachi, du système sarkozyste qui consiste à ne gouverner qu'au profit de la mafia du pognon, de la dangerosité de son populisme pour la démocratie...


Et le 7 septembre (puisqu'il faut attendre jusque là) descendons dans la rue, bloquons le pays pour une durée indéterminée, et ne rejoignons nos pénates qu'une fois la réforme des retraites retirée sans conditions. Il faut donner une leçon à ce petit apprenti dictateur, il faut lui montrer qu'en France, c'est le peuple qui commande, c'est pas Mme Bettencourt avec ses enveloppes ! Ce sera le début de la fin !


Auteur :Roland

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14756

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:44

 

Alors que le mois de juillet dernier fut pour les troupes militaires d’occupation, avec 66 morts et plus de 200 blessés, le plus meurtrier depuis le début de la guerre, l’état major US s’apprête a mettre en place une nouvelle stratégie, dite de « terreur et d’extermination ».

 


heil obama

C’est Le Canard Enchainé qui, dans son édition d’hier, révèle l’information.

 

Après avoir tenté sans succès de négocier avec les forces de résistance afghanes – pour lesquelles la condition préalable à toute discussion est le retrait inconditionnel des troupes étrangères (1) – le général James Mattis vient d’être reçu par la Commission de Défense au Sénat. « La nouvelle approche en Afghanistan, a-t-il expliqué à ses interlocuteurs, implique le passage de la stratégie de contre-insurrection à une stratégie d’extermination ».


Selon un document confidentiel, une unité spéciale, la Task Force 373, composée de commandos de l’armée de terre et de la marine US, et qui aurait précédemment œuvré en Irak, serait déjà active sur le terrain de l’Afghanistan dans le but de liquider les « terroristes potentiels », c’est-à-dire à peu près chaque individu qui conteste l’occupation étrangère, et de terroriser les populations locales afin de les dissuader de rejoindre les forces de résistance.


La méthode n’est pas nouvelle. Elle a déjà été expérimentée, jadis au Vietnam, sous le nom d’Opération Phœnix, et avec le succès que l’on sait : création de camps de la mort, destruction au napalm de centaine de villages, liquidation de plus de 30′000 hommes, femmes et enfants… et au final une guerre perdue.


(..)


Dans un autre document publié plut tôt dans la journée, le porte-parole avait salué les Pays-Bas pour le retrait de leurs troupes d’Afghanistan (..)

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14806


Auteur : Agata Kovacs - Source : http://www.mecanopolis.org

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7 août 2010 6 07 /08 /août /2010 00:42

 

 

Affaire Karachi : la blogosphère s'énerve

http://www.marianne2.fr/Affaire-Karachi-la-blogosphere-s-enerve_a181167.html

 

Extraits:

 

Un rapport de la police luxembourgeoise désigne nommément Nicolas Sarkozy comme ayant été l’architecte d’un dispositif de financement occulte qui aurait été utilisé pour le financement illicite de la campagne présidentielle de son mentor Edouard Balladur grâce aux ventes d’armes de l’affaire Karachi pour laquelle onze Français sont morts.

 

(..) Ce rapport rédigé en janvier et révélé mercredi par Médiapart dans le cadre de l’affaire Karachi a été réalisé à la demande de juges financiers parisiens qui enquêtent sur un espionnage informatique présumé à la Direction des constructions navales (DCN).


Source et suite : http:// www.leuromag.com/Affaire-Karachi-Nicolas-Sarkozy-et-Edouard-Balladur-mis-en-cause-par-la-police-luxembourgeoise_a2228.html

Articles similaires:

Auteur : Baptiste - Source : NBiou

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14804

 

 

 

 

"A côté de l'affaire Karachi, le Watergate américain pourrait passer pour du menu fretin», juge Dedalus sur son blog

(Cliquer sur le lien)

 

http://www.marianne2.fr/Affaire-Karachi-la-blogosphere-s-enerve_a181167.html

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