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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 04:42

carteCosta Rica, wikipedia


Le Costa Rica qui a renoncé à avoir une armée nationale, et qui est on ne peut plus pacifique, vient de mettre à exécution un accord de coopération pour la lutte contre le trafic, maritime et aérien illégale, de stupéfiants dans la zone des Caraïbes.

 

7000 marines vont « débarquer » sur le territoire national, ainsi que 46 navires de guerre, quelques 200 hélicoptères de combat de type « Black Hawk », des avions de combat (10 avions AV-8B Harrier) et des systèmes d’attaque contre les sous-marins.

 

De plus, les 7000 marines ainsi que le personnel civil « accompagnant », quelques 6000 personnes, pourront parcourir l’ensemble du territoire avec leurs armes sans aucune limitation, et ne seront pas soumis aux lois du Costa Rica, ce qui leur permettra ainsi d’échapper à la justice de ce pays.

 

D’autre part le gouvernement du Costa Rica renonce à toute plainte à posteriori vis-à-vis d’éventuels dommages sur la possible destruction de propriétés privées, de blessures occasionnées ou de la mort de certains citoyens de la part des dites forces d’occupation lors de leurs « missions »

 

La flotte étasunienne est en mouvement, le Parlement du Costa Rica vient d’approuver un accord de gestion commune de la surveillances maritime costaricaine. Cela va encore étendre la présence militaire US en Amérique Latine, renforcer les pressions sur le Venezuela et Cuba.

 

Bref cela prend tout l’air d’une invasion en bonne et due forme sous couvert d’action anti-narcos. Comme on le préssentait les États-Unis sont en train de reprendre militairement en main le continent latino-américain. On peut également supposer que ce n’est malheureusement pas pour le meilleur.

 

Chevalier Jedi pour Mecanopolis

 

La suite ici : http://www.mecanopolis.org/?p=18671&type=1


 

 


 

 


Lire aussi mon article :  

Les USA occupent de plus en plus de pays: Quelle signification? (eva R-sistons)

http://sos-crise.over-blog.com/article-les-usa-occupent-de-plus-en-plus-de-pays-quelle-signification-eva-r-sistons-53986672.html

  link


 

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Published by Eva R-sistons - dans Censure Médias scandaleuse
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 03:27

 


Le Woerthgate, Médiapart, et la renaissance des médias français

Auteur : Fabrice Epelboin - Source : ReadWriteWeb France

 

 

Alors que par­tout dans le monde, l’industrie des média s’interroge sur la façon de muter afin de s’insérer dans le numé­rique, un vil­lage peu­plé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur digital.




Subventions, conni­vences, guerre ouverte avec les repré­sen­tants de l’envahisseur numé­rique – comme Google qu’il s’agit de taxer – tout est bon pour conser­ver le monde d’antan, y com­pris relan­cer des jour­naux mori­bonds en fai­sant mine de croire que les années 60 sont revenues


VIDEO sur le site


Les sub­ven­tions per­met­taient d’imaginer un monde où la presse gau­loise aurait enfin trouvé un suc­cé­dané de modèle écono­mique, à défaut de com­prendre que la publi­cité, dans le numé­rique, devait être par­ta­gée avec beau­coup d’autochtones, et qu’il y avait bien d’autres voies à explo­rer, mais c’était sans comp­ter sur les lec­teurs – en voie de dis­pa­ri­tion – et le rôle sup­posé de la presse dans une démo­cra­tie, celui d’un qua­trième pouvoir.

Contre toute attente, alors qu’Hadopi et Loppsi avait déjà réduit à néant auprès d’une géné­ra­tion toute entière la cré­di­bi­lité de la presse tra­di­tion­nelle, c’est la presse en ligne qui a adopté le modèle écono­mique le moins ima­gi­na­tif qui est en passe de don­ner ses lettres de noblesses à l’information sur inter­net : Mediapart.

En par­tant du prin­cipe – juste mais jugé irréa­liste par beau­coup (dont moi) – que les lec­teurs se devaient de finan­cer l’indépendance de la presse, le « pure player » fondé par Edwy Plenel a su, après quelques années d’existence, ren­ver­ser l’équation funèbre en com­mençant par le com­men­ce­ment : démon­trer l’utilité démo­cra­tique d’un média indé­pen­dant pour atti­rer à lui des lec­teurs payants. Et ça marche.

Depuis l’affaire Woerth-Bettencourt, Mediapart engrange les abon­ne­ments au rythme de plu­sieurs cen­taines par jour, au point où il est rai­son­nable d’estimer désor­mais qu’il attein­dra tôt ou tard le seuil fati­dique de la ren­ta­bi­lité. Un cap que bien peu d’organes de presse d’information peuvent se tar­guer d’avoir dans leur objectif.

En impo­sant l’agenda poli­tique plu­sieurs semaines de suite, Mediapart a réussi de façon fla­grante ce que les blogs avaient fait de façon plus dis­crète avec Hadopi dans les années qui pré­cé­dèrent : per­tur­ber la machine média­tique au ser­vice de l’Etat, impo­ser un débat là où les pro­prié­taires de groupes de presse n’en vou­laient pas. Sauf que cette fois, il ne s’agit pas de démon­trer l’iniquité d’une loi, mais du sys­tème tout entier.

Comme le résume fort à pro­pos Le Point, s’adressant à ses lec­teurs dans un article repre­nant leurs com­men­taires sous le titre expli­cite de « Affaire Woerth-Bettencourt : faut-il faire table rase ? » :

« Législateurs, poli­tiques de tous bords, ins­ti­tu­tions judi­ciaires, médias : tous les acteurs de la vie publique vous appa­raissent enta­chés, leur légi­ti­mité dégradée. »

Une situa­tion unique dans une démocratie

Dans la plu­part des autres démo­cra­ties de la pla­nète, la presse tra­di­tion­nelle, même si elle est égale­ment dans une situa­tion dra­ma­tique face au numé­rique, a gardé la main sur ce rôle de qua­trième pou­voir : aucun acteur n’est venu lui ravir cette posi­tion. Il existe bien des exemples, comme le Huffington Post, où des ‘pure players’ sont venu s’insérer dans le club du contre pou­voir, mais sans jamais jusqu’ici les en évincer.

En France, Mediapart, accom­pa­gné de Rue89 et de bak­chich, et suivi d’une cohorte de blogs dont cer­tains affichent désor­mais des fréquen­ta­tions et une ‘influence’ naguère réser­vée aux titres de presse, on tout sim­ple­ment ravi à la presse tra­di­tion­nelle ce rôle de qua­trième pouvoir.

Car la presse tra­di­tio­nelle, de l’aveu même de la direc­trice de la rédac­tion du Monde,  »se laisse trop sou­vent ins­tru­men­ta­li­ser et perd son rôle de contre-pouvoir ». Un constat amer pour ce qui fut autre­fois un jour­nal de réfé­rence, sym­bole même de ce contre pouvoir.

L’actualité poli­tique (et pas seule­ment) se fait désor­mais exclu­si­ve­ment ou presque sur inter­net, les média tra­di­tion­nels, eux, se contentent désor­mais d’en rendre compte à leur lec­teurs (en pre­nant trop sou­vent le soin de fil­trer ce qui pour­rait déplaire aux action­naires ou aux annonceurs).

La presse papier Française réduite à un rôle de ‘fol­lo­wer’, là où le New York Times, le Washington Post ou le Guardian ont mon­tré qu’ils sont encore les maitres sur leurs terres pour ce qui est d’imposer l’agenda poli­tique : cette situa­tion est unique dans le monde, résul­tante d’une conjonc­ture de musel­le­ment de la presse, dou­blée d’une crise écono­mique qui l’a poussé à une crise exis­ten­tielle (tar­dive) qui confine à l’apathie.

Ce constat ne sur­pren­dra nul­le­ment ceux qui ont sui­vit depuis le début les affron­te­ments entre les poli­tiques au pou­voir et la blog­go­sphère au sujet d’Hadopi, débat promp­te­ment muselé dans les média sous divers pré­textes : ‘trop geek’ pour cer­tains, trop dan­ge­reux au vu de la proxi­mité des action­naires avec les inté­rêts en jeu pour d’autres. Mais les conséquences de trois années de contrôle et d’auto cen­sure sur la presse offi­cielle on pro­voqué une double décré­pi­tude de celle-ci : abime finan­cière, dou­blée d’une perte abso­lue de crédibilité.

En France, qu’une infor­ma­tion soit don­née sur du papier, à la télé, ou sur inter­net, il est pru­dent de la véri­fier soit même et de la remettre en question.

Seuls quelques rare sources d’information peuvent être jugées cré­dibles car réel­le­ment indé­pen­dantes, et toutes ou presque, sont exclu­si­ve­ment dis­po­nibles sur inter­net (dont cer­tains titres de la presse papier Suisse et Belge, bien plus lucides et cou­ra­geux quel leurs homo­logues Français).

Pire encore, en refu­sant le dia­logue entre ceux qui pro­duisent l’information et des lec­teurs deve­nus contri­bu­teurs, elle s’est aliéné toute pos­si­bi­lité de pou­voir un jour rebon­dir sur une com­mu­nauté, à l’image des blogs, mais égale­ment de sites comme Mediapart ou Rue89 qui eux ont com­pris que les lec­teurs avaient radi­ca­le­ment changé, notam­ment par le fait qu’ils contri­buaient désor­mais de façon active à l’information, à sa dis­sé­mi­na­tion, et à l’âme d’un média sur inter­net, là où ils n’étaient naguère que de simples portes monnaie.

La com­mu­nauté a rem­placé depuis long­temps le lec­to­rat, et très peu de média en France sont conscient du bou­le­ver­se­ment sys­té­mique que cela repré­sente, du mar­ke­ting à la façon même de pro­duire de l’information, tout, abso­lu­ment tout a été changé par ce simple fait. En conti­nuant sa course effré­née au lec­to­rat en ligne, à coup de réfé­ren­ce­ment et de Google News, et en négli­geant de façon sys­té­ma­tique la dimen­sion com­mu­nau­taire, la presse tra­di­tion­nelle n’a guère fait que creu­ser sa tombe un peu plus profondément.

Une chance pour la France ?

Ce qui pour­rait n’apparaitre que comme une situa­tion dra­ma­tique pour l’écosystème de l’information poli­tique Français pour­rait s’avérer en réa­lité une fan­tas­tique oppor­tu­nité pour la presse Française.

Une entre­prise de presse est infi­ni­ment dif­fi­cile à recon­ver­tir. Lois sociales ren­dant tout chan­ge­ment en terme de per­son­nel dis­pen­dieux, habi­tudes gra­vées dans des conven­tions col­lec­tives impos­sibles ou presque à faire évoluer, droit d’auteur bloquant tout – jusqu’à la fameuse Hadopi, ce qui pour le coup est assez drôle -, un constat s’impose : face à un sys­tème aussi conser­va­teur, il est beau­coup plus simple de tout effa­cer et de recom­men­cer à par­tir d’une feuille blanche.

Du passé fai­sons table rase

C’est pro­ba­ble­ment ce constat qu’on du faire, à un moment ou un autre, les fon­da­teurs de Mediapart, de Rue89 ou de bak­chich, res­pec­ti­ve­ment des anciens du Monde, de Libération et du Canard Enchaîné. Car der­rière ces pure players, ce sont bien des vieux bris­cards de la presse tra­di­tion­nelle que l’on retrouve aux com­mandes, qui ont emporté avec eux leurs idéaux d’une presse qui a un rôle cen­tral dans le fonc­tion­ne­ment d’une démo­cra­tie, qu’elle soit en ligne ou sur papier.

L’étouffement par le pou­voir en place de la presse «pas vrai­ment en ligne» n’aura au final qu’un seul effet, celui de don­ner un ter­ri­toire au pure players. Un ter­ri­toire très dif­fi­cile à pré­emp­ter pour le pou­voir en place, à moins de pas­ser de façon radi­cale dans le camps des dic­ta­tures. Le pou­voir se contente pour l’instant de tout faire pour le dis­cré­di­ter, à l’aide d’une méthode appe­lée Loi de Godwin, en usage depuis déjà plu­sieurs années chez les com­mu­ni­cants de l’UMP dès qu’il s’agit de par­ler d’internet.

Au final, si tant est que l’on reste encore quelques années dans une démo­cra­tie (ce qui reste encore à ce jour assez pro­bable), le ter­ri­toire média­tique Français sera fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rent de ce qu’il était avant que l’actuel pré­sident de la répu­blique – ami intime avec la plu­part des patrons de l’ancienne presse – n’arrive au pou­voir. Une accé­lé­ra­tion de la muta­tion de la presse unique dans le monde d’aujourd’hui. Seules les dic­ta­tures ont connu un tel bas­cu­le­ment, et encore, pas dans un laps de temps aussi court.

Du point Godwin à l’explosion nucléaire ?

Mais non content de détruire les entre­prises de ses amis, le pou­voir en place pour­rait bien être sur le point, avec sa stra­té­gie de Godwin, de faire de même avec l’entreprise de l’un de ses finan­ciers occultes.

Pour défendre son ter­ri­toire, celui d’une presse docile qui ne fait guère que repro­cher au pou­voir en place ses choix en matière d’horlogerie Suisse, la stra­té­gie de ges­tion de crise choi­sie par le pou­voir – dis­cré­di­ter l’adversaire «inter­net» en le qua­li­fiant de fas­ciste et de col­labo – défie l’entendement, et montre une inca­pa­cité à anti­ci­per les réac­tions du camp d’en face, celui de l’internet tout entier, du plus res­pec­table organe de presse en ligne au plus har­gneux des trolls, sou­dés et coa­li­sés contre un pou­voir una­ni­me­ment res­senti comme injuste, inique et corrompu.

La menace d’un revi­val du Front National ? N’est-ce pas pré­ci­sé­ment la stra­té­gie mis en place par «l’internet» lors de l’affaire Mitterrand ?

Car la ques­tion qui com­mence à défer­ler dans les com­men­taires des lecteurs-citoyens n’est pas loin s’en faut en faveur du FN – assez dis­cret qui plus est dans le Woerthgate – elle consiste a faire rebon­dir le point Godwin sur l’origine même des fonds sus­pects, au risque de trans­for­mer un scan­dale poli­tique en catas­trophe indus­trielle et bour­sière. Une catas­trophe qui repo­sera entiè­re­ment sur les épaules de l’UMP.

Même si les accu­sa­tions de fas­cisme et de col­la­bo­ra­tion­niste à l’égard d’internet sont mon­naie cou­rante dans le camp de l’UMP, quel est l’abruti qui a décidé d’adopter la même stra­té­gie dans l’affaire Woerth-Bettencourt, ex affaire Barnier-Bettencourt, au risque d’en faire une affaire Bettencourt-tout-court et de pro­voquer un exa­men de conscience de la France toute entière sur son passé col­la­bo­ra­tion­niste et fasciste ?

N’y a-t-il pas quelqu’un au châ­teau capable de voir là un jeu à deux bandes offert sur un pla­teau d’argent à ses adver­saires ? En accu­sant l’internet de fas­cisme, le pou­voir n’est-il pas tout sim­ple­ment en train de creu­ser sa propre tombe ?

La presse libre désor­mais syno­nyme d’internet

Tout cela ne serait pas com­plet sans citer un autre média, monté lui aussi pas un ancien de la presse tra­di­tion­nelle, qui s’est échappé pour mon­ter un média online avec, qui plus est, le même modèle écono­mique que Médiapart : Arretsurimages, qui décrypte comme per­sonne l’affrontement média­tique entre la presse libre et celle qui est plus ou moins sous contrôle. Edifiant, et indis­pen­sable.


VIDEO sur le site



En tant que citoyens – pour peu que vous soyez sou­cieux de res­ter en démo­cra­tie -, il ne vous reste plus qu’une chose à faire :

Soit une dizaine d’euros par mois pour conser­ver une démo­cra­tie. Ce n’est pas bien cher, à peine plus que le prix d’une hypo­thé­tique licence glo­bale, alter­na­tive à la sur­veillance géné­ra­li­sée de la popu­la­tion ins­tau­rée par Hadopi puis Loppsi, autre grande menace pour la démo­cra­tie Française.


sabre au clair


Auteur : Fabrice Epelboin - Source : ReadWriteWeb France



Commentaire :


Cependant, le contenu de ces nouveaux journaux du Net accuse lui aussi une dérive vers la droite, pas aussi accentuée que sur la presse papier, mais significative. Seuls les blogs conservent vraiment cet esprit frondeur du Net qu'on aime. Pas tous les blogs bien sûr, car tout l'éventail des opinions y est représenté, et c'est tant mieux. Pour donner des exemples, Gauche de Combat ne traitera pas l'information de la même façon que L'Hérétique, ce qui ne les empêche pas d'être remarquables tous les deux.

BO


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14256

 

 

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 03:24

Deux cent vingt ans


fete de la FederationCitoyens. Le jour de liesse est arrivé. Aujourd'hui, ne seront pas présents comme la première fois les soixante mille fédérés, délégués des 83 départements de l'époque. Laïcité oblige, il n'y aura pas de cérémonie religieuse. Ne défileront que des camarades de ceux qui ont risqué et parfois perdu leur vie un peu partout dans le monde, pour des missions humanitaires, ou plus obscures.

Il faut le rappeler : le 14 juillet, fête nationale sur proposition de Benjamin Raspail en 1880, commémore non la prise de la Bastille, mais la Fête de la Fédération qui se déroula un an plus tard au Champ de Mars, à Paris. C'est la fête de l'Unité française, élément essentiel de notre fierté nationale, car fruit d'un acte volontariste de tous.

Tentons de comparer ce fait historique et déterminant avec ce qui est arrivé à nos voisins. L'unité italienne ne date officiellement que de 1861, et encore Rome ne fut-elle rattachée au royaume qu'en 1870. Royaume, avons-nous dit. Ce ne fut pas délibéré de la part du peuple, mais décrété par un souverain. D'ailleurs, les velléités centrifuges continuent de nos jours, avec la Ligue du Nord par exemple. L'Italie est toujours une fédération de provinces.

Pour les Allemands, la chose est encore plus difficile. Si le 18 janvier 1871 l'Empire allemand est proclamé dans la galerie des glaces de Versailles par Guillaume II, là encore sans en appeler au peuple, les hasards des deux guerres mondiales feront qu'une Allemagne unifiée, cohérente, démocratiquement acceptée par tous, ne sera effective que le 3 octobre... 1990 ! Elle reste malgré tout fédérale, et non unitaire.

Les Espagnols nous étonneront aussi. Si Ferdinand II, roi d'Aragon et de Sicile, roi de Castille et roi de Naples scella l'unité espagnole en épousant Isabelle de Castille en 1469 , on peut rétorquer que dans les têtes, cette unité n'est toujours pas réalisée. Là aussi, les séparatismes basque, catalan, galicien... sont très vivaces, tout en étant différents les uns des autres, et rien ne peut prédire de la suite.

Pour nos amis Suisses, règne en effet une belle unité de façade, dans un système là encore fédéraliste (malgré le terme inadéquat de « Confédération Helvétique »). Cependant, la Suisse alémanique a tendance à faire bande à part, bien qu'il s 'agisse plus d'une culture différente, que de heurts linguistiques.

La Belgique, pour sa part, malgré une apparence bien pâle d'unité, est si divisée par la question linguistique, que l'on peine à imaginer quel sera son avenir proche. Les scissions profondes, et qui semblent s'exacerber, pourraient bien donner à l'existence du pays un coup de grâce. Seule la question pendante de Bruxelles et sa couronne bloque encore la situation dans un no man's land juridique et pratique, chose d'autant plus difficile que cette capitale est aussi celle de l'Europe. Dur paradoxe, et mauvais présage pour ceux qui sont superstitieux, à propos de cette Europe au siège installé à un endroit si inadéquat.

Quant aux britanniques, le loyalisme envers la couronne, qu'ils partagent toujours avec les Canadiens, les Australiens... ne peut cacher qu'il n'y a aucune unité entre eux. Leur système de poids et mesures les rapproche plus, en les singularisant, que les législations. Ils ont des Parlements différents. Bref, l'unité n'existe pas.libertegalitefraternite

Affirmons-le, n'en déplaise à celui qui hante le palais de l'Élysée actuellement, l'unité française n'est pas une notion fumeuse et administrative. Elle n'est pas liée à la langue, partagée avec d'autres ; elle se fonde sur des idées de base, celles que d'aucuns veulent détruire parce que porteuses d'espoir, de force et de cohésion. Liberté, égalité, fraternité, ce ne sont pas de vains mots, mais des notions très fortes que presque tous partagent même dans les banlieues difficiles, même si c'est parfois plus confusément. En revanche, elles sont combattues avec vigueur par le Pouvoir en place, qui y voit un obstacle à sa volonté de diviser pour régner. L'égalité est traquée par les chasses au faciès, les discriminations négatives... ou positives, les exactions policières, des débats fumeux et biaisés sur l'unité nationale. La liberté est remise en cause sous toutes ses formes, liberté d'expression, liberté d'aller et venir, liberté de la presse, liberté d'association, liberté de se vêtir en public (sauf cas particuliers, pour les fonctionnaires en contact avec le public, ou l'école, lieu neutre par obligation et nécessité), même liberté de penser. Quant à la fraternité, elle est pourchassée dans les atteintes à la Sécurité Sociale, dans l'anti-réforme des retraites, dans les acharnements contre certaines associations, dans tout ce qui donne un sentiment d'entraide sans contrepartie obligatoire. Ne trouvent grâce que la condescendante aumône, ou le système vénal qu'affectionnent les néo-libéraux. Tout se vend, tout s'achète. Et pour la laïcité, le fait, pour un chanoine, de la vouloir « positive », la rend aussi suspecte que l'aspartame, « le sucre mieux que le sucre ».

redecoupage regionsPour en revenir à la fête, en ce 14 juillet, nous célébrons, malgré la fougue des commentateurs (teuses)* télévisuel(le)s aussi fervent(e)s qu'à côté du sujet, deux cent vingt ans d'unité entre tous les citoyens français, librement et sans l'obligation décrétée par un monarque. A ce niveau, c'est plutôt à une tentative de casser cette unité que l'on assiste, tentative qui semble vaine tant l'opposition est grande et manifeste à tous les niveaux. Certains personnages à l'esprit sans doute mal placé considèrent cette belle unité comme une anomalie dans une Europe où elle n'existe guère, du moins dans les plus grands des pays. Démembrer la France en une dizaine de morceaux, ce serait bien, et bien dans la ligne habituelle du « diviser pour règner ». En raison de la situation actuelle, et de l'affaiblissement de ceux qui voulaient affaiblir, il semble que ce ne soit compromis. Tant mieux .

Alors, bonne fête à tous, et que cet anniversaire remarquable soit un clin d'œil favorable à la poursuite de toutes les luttes, en particulier celle de 1870-1871 à Paris, où fut déclarée la Commune Insurrectionnelle. Des partisans sont morts, des partisans se lèveront. Pour rappel, c'est le 14 juillet 1870 que Napoléon III, sur la foi de la maligne dépêche d'Ems, déclara la guerre à la Prusse, ce qui entraîna sa chute et le retour définitif de la république en France.





(*) dit comme çà...

sabre au clair


Auteur : babelouest

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14141

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 03:10

 

 

 

"Presse caniveau", "presse d'extrême droite", "chasse à l'homme". Tout cela contre Mediapart.

Que de formules pour accuser un média de tous les maux. Les édiles de droite ont pris soin de ne pas mettre dans le même sac d'autres journaux qui ont fait, eux aussi, des révélations : Le Point, Marianne, Rue 89, Backchich.

 

La ficelle de cette com' est énorme. Ce n'est plus ficelle une mais une corde à noeuds.

 

En général, les hommes au pouvoir ont le procès facile. Que ce soit si on diffame une personnalité ou un corps d'état comme la police. Ils savent attaquer pour injures, diffamation, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine ou atteinte à la vie privée. Parlez-en à Voici ou à Gala quand ils sont photographiés au bras d'une ravissante jeune femme!

 

Dites dans une chanson, un journal ou blog que la police est un ramassis de vers de terre tout juste bons à manger les pissenlits par la racine et vous vous en prendrez plein la gueule question procès sur procès. Demandez à Hame ce qu'il en pense!

 

Dites publiquement que Nicolas Sarkozy est un menteur comme on en fait plus, la police est déjà chez vous, saisit votre ordinateur, vous place en garde à vue sans avocat avec fouille complète jusqu'à l'anus. Pas d'offense au chef de l'état sinon gare à votre fondement!

 

C'est ce qui arrive d'ailleurs au journal satirique "Le Monte" qui a présenté à sa une, un photomontage de Nicolas Sarkozy dans une posture euh.. peu élégante pour son fondement justement.

 

Et, à ce jour, Mediapart n'a toujours pas été attaqué en justice.

 

Avec ce qui a été dit, on aurait juré du contraire. Sauf que le journal en ligne n'a pas dit les choses comme on fait croire qu'il les a dites.

 

Il y a eu les enregistrements réalisés par le majordome et une interview de la comptable de Liliane Bettencourt.

Ils ont rapporté les paroles, après les autres avaient le choix entre démentir, confirmer ou porter plainte en diffamation.

 

Seule Liliane Bettencourt a porté plainte mais elle a été débouté, le justice ayant dit que les enregistrements contenaient des informations qui pouvaient être porté à la connaissance du public même si ils ont été réalisés par des un non journaliste et de façon clandestine.

 

La femme d''Eric Woerth a porté plainte en diffamation mais pas contre Mediapart, contre Arnaud Montebourg et Eva Joly pour leurs commentaires!

 

Eric Woerth n'a pas porté plainte en diffamation car il aurait eu à prouver que ce qu'affirme le journal était faux!

Il n'a pas non plus porté plainte contre Claire Thibout pour les mêmes raisons.

 

Il s'est contenté d'une vague plainte contre X pour dénonciation calomnieuse...

 

Presque un aveu?


Auteur : Milton Dassier - Source : Milton Dassier sur l'actu


 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14182

 


Lire aussi :


Affaire Woerth-Bettencourt : Ce qu'on se garde de vous dire...


 

 

Et sur le blog d'eva R-sistons sos-crise,

tout ce que vous ne lirez pas dans les médias aux ordres !

 

 

 


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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 16:30

 

 

Woerth-Sarkozy complices : 30 faits, pas de calomnie :

1°) le ministre du budget de Sarkozy, Eric Woerth, était aussi trésorier de l’UMP et depuis des années a mélangé les genres.
2°) Woerth organisait des réunions du « Premier cercle « , des 400 plus riches donateurs de l’UMP,  hôtel Bristol, face à l’Elysée pour que Sarkozy aille serrer les mains et que les chèques tombent.
3°) dans ces 400, Mme Bettencourt figurait comme généreuse donatrice, et comme Marc Ladreyt Delacharriére, directeur financier de L’Oréal et dirigeant de Fimalac, Ficht ratings, l’agence de notation charlatan qui menace la France…
4°) Woerth a placé sa femme chez Mme Bettencourt pour 180 000 euros par an, sous la tutelle de Pierre de Maistre (écoutes enregistrées)
5°) Woerth a décoré Pierre de Maistre de la Légion d’honneur
6°) Mme Bettencourt a versé 7500 euros à l’UMP par le truchement de Woerth
7°) Woerth a diné chez Mme Bettencourt
8°) Sarkozy a diné chez Mme Bettencourt (combien de fois en dehors des 2 ou 3 reconnus)
9°) Mme Bettencourt a donné 7500 euros au micro parti que Woerth a créée dans l’Oise pour collecter des fonds (parti créée avec Yvonne Cassetta, condamnée dans des affaires de tresorerie du RPR et Jean Francois Mancel également condamné). Avec Jean-Francois Mancel et l’ADO, une association locale de l’Oise, Eric Woerth avait déjà eu maille avec la justice pour des questions de financement.
10°) Mme Bettencourt faisait retirer chaque semaine 50 000 euros à distribuer aux « politiques » qui la visitaient. Et la liste d’un certain nombre de ces politiques a été rendue publique (Mesmer, les Chirac, les Kouchner…),
11°) La femme d’Eric Woerth a été amenée à travailler en Suisse pour Mme Bettencourt et M de Maistre
12°) la femme de Woerth a été obligé de démissionner quand le scandale est arrivée et elle a convenu qu’elle avait sous estimé le « conflit d’interêt ». Elle est embauchée chez Hermés pour 400 000 euros.
13°) Mme Bettencourt a des comptes en Suisse dissimulés au fisc, de l’ordre de 78 millions d’euros, (peut etre plus ?) Elle est la femme la plus riche de France, sa fortune, selon les journaux va de 10 à 20 milliards d’euros.
14°) Mme Bettencourt posséde une ile non déclarée dans les Seychelles
15°) Mme Bettencourt a reconnu etre une fraudeuse fiscale et s’est engagée à régulariser lorsque le scandale a éclaté
16°) Mme Bettencourt n’a pas fait l’objet de controles fiscaux réguliers alors qu’elle était en fraude
17°) Woerth déclarait posséder une liste de 3000 noms de fraudeurs fiscaux en Suisse : il n’a pas voulu rendre publique les noms de ces délinquants.
18°) Woerth a prétendu etre le champion de la lutte fiscale, mais le bilan de la lutte contre la fraude de ces 3000 délinquant identifiés est opaque, Mme Bettencourt en faisait elle partie ?
19°) sous l’autorité de Woerth, M de Maistre a été reçu deux fois officiellement à Bercy (rapport de l’IGF du 12 juillet)
20°) sous l’autorité de Woerth, Mme Bettencourt a reçu un chéque de reversement de 30 millions d’euros de « trop perçu » d’impôt.
21°) sous l’autorité de M. Woerth, Mme Bettencourt payait peu d’impôt, grâce au bouclier fiscal, en dépit et en sus de sa fraude.
22°) l’ex comptable de Mme Bettencourt j’a jamais varié dans ses déclarations, en dépit de la communication mensongère, au goutte à goutte, tronquée,  faite en direct à la presse, par M Guéant de l’Elysée : elle a confirmé avoir préparé en 2007, une enveloppe de 50 000 euros pour M. Woerth et comme M de Maistre voulait 100 000 de plus, celui-ci a fait chercher l’argent en Suisse. M. Woerth venait chercher cette enveloppe au moment de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007. Les carnets comptables et les relevés de banque corroborent.
23°) une autre employé de Mme Bettencourt a confirmé les faits sur ces enveloppes de liquide. Relevé de banques et carnets comptables corroborent.
24°) le procureur Courroye est impliqué par M de Maistre qui explique que l’Elysée lui a donné la garantie que l’affaire entre Mme Bettencourt et sa fille serait classée.
25°) c’est le procureur Courroye qui a pris en main l’affaire, alors qu’il y est mis en cause personnellement, en conflit avec ses collègues de Nanterre, qui a ouvert des enquêtes préliminaires, sans autre procédure, sans avocat, sans juge d’instruction indépendant. Sarkozy le justifie.
26°) le rapport de l’IGF est un rapport sous autorité du ministre Baroin et n’a aucune valeur probante. Néanmoins, il fait apparaître que des tractations ont eu lieu avec M. de Maistre.
27°) Il n’y a pas d’enquête sur la liste des 3000 fraudeurs de Suisse et la banque concernée HSBC.
28°) il n’y a pas d’enquête sur les retraits de fonds en liquide et leurs destinataires politiques de Mme Bettencourt
29°) Sarkozy se refuse a remettre en cause le bouclier fiscal  et  l’absence de contrôle si inique qui permettent à des richissimes fraudeurs d’un tel niveau de se soustraire ainsi à leurs obligations républicaines.
30°) Sarkozy a excusé et épargné Mme Bettencourt pour sa fraude fiscale, le 12 juillet devant des millions de Français

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 13 juillet 2010 à 9:41

sabre au clair


Auteur : Gérard Filoche - Source : Le blog de Gérard Filoche

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14226&rech=24513#24513

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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 16:23

 

dimanche 11 juillet 2010Toulouse le Capitole

Le Post 10 juillet 2010 Extraits

 

 

 

 

 

 

 

Eléments de langage de l'UMP pour charger Mediapart: et maintenant "l'affaire Baudis"?

 

Depuis une semaine, le gouvernement s'en prend vigoureusement à Mediapart pour son traitement de l'affaire Bettencourt/Woerth. Mais pas n'importe comment.

 

C'est devenu la cible numéro un. Loin devant le PS ou l'opposition au sens large, c'est dorénavant Mediapart qui est dans le viseur de l'UMP. Depuis le début de l'affaire Bettencourt, le site a publié de nombreux éléments à charge contre Eric Woerth et l'UMP. Et depuis le début de la semaine, le gouvernement contre-attaque.

En rang serré
Y-a-t-il eu des consignes de l'Elysée? En tous cas, les ministres et la garde rapprochée de Nicolas Sarkozy se sont relayés pour s'exprimer sur le sujet Mediapart. Xavier Bertrand, Christian Estrosi, Nadine Morano, Rama Yade, Frédéric Lefebvre, Laurent Wauquiez, François Fillon et Nathalie Kosciusko-Morizet ont tous critiqué le site et son traitement de l'affaire Bettencourt/Woerth.

 

Des éléments de langage?
Ce sont les mêmes expressions qui reviennent systématiquement. Ainsi, le mot "calomnie" est revenu dans la bouche de Nathalie Kosciusko-Morizet, François Fillon, Christian Estrosi et Laurent Wauquiez. La thèse d'une "manipulation" a été évoquée par Laurent Wauquiez, Christian Estrosi et François Fillon. Troisième élément de langage probable: la "liberté de la presse", brandie par Nadine Morano, Rama Yade et de nouveau Laurent Wauquiez.


L'affaire Baudis, nouvelle cartouche de l'UMP?
Ce vendredi, comme l'a fait remarquer Guy Birenbaum sur son blog, une nouvelle référence a émané des représentants de l'UMP. A une demi-heure à peine d'intervalle, sur deux radios différentes, Christian Estrosi et Laurent Wauquiez ont évoqué l'affaire Baudis. A l'époque de ce fait-divers mêlant notables de Toulouse et réseau de prostituées, Edwy Plenel dirigeait Le Monde.

Guy Birenbaum parie que bientôt, la référence Baudis sera partout à l'UMP quand il s'agira de parler de Mediapart et de l'affaire Bettencourt. Qu'en pensez-vous?

Posté par Cozett à 00:04


illustration ajoutée par Dazibaoueb

sabre au clair


Auteur : Cozett - Source : Résistance Inventerre

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14171

 


Commentaires :


Roland, webmaster:


C'est cela oui, qu'ils réveillent l'affaire Baudis. Cette affaire est un parfait exemple de collusions illicites entre la politique, la justice et l'argent qui est la base  du système mafieux UMP. Tiens qu'on en reparle, on n'a pas fini de rigoler !

Et après on parlera de Karachi ?

 

 

LiliM, modérateur:


Justement, parlons-en des affaires des disparitions à Toulouse, une petite piqûre de rappel avec un site consacré à ces affaires stop à l'oubli. Voir ici pour l'historique, ici pour les disparitions et ici pour les rendus de jugement.

 

 


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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 13:53

PujadasTV-copie-3.jpg  Sarkomedia.png

 

 

 

Savez-vous pourquoi Pujadas a été choisi pour permettre à Sarkozy de se justifier sur France 2, la télé orchestrée par les inconditionnels du CRIF et d'Israël ?

 

Cette fois, pas de Laurence Ferrari, pas d'autre journaliste, non, un seul a été jugé digne de poser les questions permettant au Président de l'UMP de répondre aux attaques dont il est l'objet, de justifier envers et contre tout sa politique de régression sociale, et de se faire bien voir de l'opinion...


C'est très simple !


Le Pujadas est le LARBIN numéro 1, le plus servile de tous les journaleux aux ordres du Maître, ce qui lui a d'ailleurs valu la LAISSE d'or, une récompense qui lui va comme un gant !

 


Et le toutou était tellemment attaché à son maître, que rien ne les différenciait, ils étaient habillés pareil !


Alors oui, il est temps que l'avisé poulpe Paul les croque tous les deux !


S'il ne meurt pas d'indigestion...


eva R-sistons aux journaleux aux ordres du pouvoir

 

PAUL LE POULPE.jpg

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14197

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:57

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:50

 2075814_sk_md-1.jpgFatalement, dans un pays où le référent journalistique, sous la haute direction déontologique d’Arlette Chabot, s’appelle David Pujadas, justement récompensé par une laisse d'or brillamment mérité, que des médiums indépendants, Médiapart ou le Canard Enchaîné, se mettent tout à coup à faire leur métier d’informer ne peut que casser l’ambiance.

Pensez donc, au pays même de Jean-Michel Aphatie, grand reporter de l’anecdote politicienne, que des journalistes se laissent aller à l’investigation, ne peut que confiner au « fascisme » (et encore le mot est faible, « nazisme » eut été mieux indiqué ).


Je conçois la stupeur du subtil et nuancé Xavier Bertrand. Quand on a pris l’habitude d’être servi à table par Laurence Ferrari, l’irruption soudaine  de questions  dérangeantes basées sur des recoupements factuels, ne peuvent que révéler une intention perfide et totalitaire assez déstabilisante.


Et ce n’est pas parce qu’à l’heure où je vous parle, de sympathiques collabos, tels que, Val, Hess, Olivennes, Askolovitch …redoutant d’être tondus à la libération, se commandent des perruques à la redoute, qu’il s’agit de céder toutefois à cette lâche déviance du journalisme :


l’information.


Car l’information pour les journalistes,  c’est un peu comme l’intérêt général pour un homme politique : une honteuse dérive.


A ce rythme-là, ne manquerait plus que la justice, elle aussi, fasse son travail. Dieu soit loué, on n’en est pas encore là. Tant qu’un magistrat tel que Courroye peut rester juge et partie, être cité dans les écoutes téléphoniques de l’affaire Bettencourt et en charge du dossier (et de tous les dossiers des hauts de Seine) la justice reste dépendante et sous contrôle politique. Marque évidente d’une démocratie digne et équitable.


Et quand on sait que, dans le monde des affaires, des joyeuses  collusions et autres prévarications politico/économico/patronales, les  condamnations peuvent représenter jusqu à 0,002% des délits sanctionnés, il est sain et urgent effectivement d’envisager la suppression des juges d’instruction, véritables Khmers rouges du goulag pénal de l’oligarchie opprimée.


Et au-delà des calomnies, ragots, rumeurs qui courent sur internet, alors qu’il est si plaisant de s’adonner à l’intox officielle des grands médias de masse, s’il  est une vérité première à rappeler au peuple français, c’est  bien, que ce n’est pas de la pourriture dont se nourrit le populisme mais bien de sa dénonciation.


Encore fallait-il, que ce soit dit.


Bref, maintenant, si vous êtes un peu juste pour partir en vacances (et vu ce qui vous attend à la rentrée ce sont sans doute les dernières de votre vie ) je vous suggère d’être méchamment créatif.


Par exemple, allez voir tata Liliane, dites que vous êtes un ami de Nicolas ( celui du bouclier fiscal) vérifiez qu’il n’y a aucun dictaphone sous le sofa, parlez fort et distinctement et demandez lui une enveloppe (modèle craft de préférence) :


paraît qu’elle distribue.


tgb


Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14079

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:48

Bettencourtgate : la justice et la police aux ordres 

Le conflit d’intérêt érigé en méthode de gouvernement

Malgré la très partielle rétractation de l’ex-comptable de Liliane Bettancourt et la méthode Coué utilisée au plus haut niveau de l’Etat pour prétendre qu’il n’y a plus d’affaire, le Bettencourtgate met au jour un système reposant sur les conflits d’intérêts et de très fortes présomptions de financement illégal pour la campagne présidentielle de Sarkozy. Un scandale auquel le gouvernement ne survivrait dans aucune démocratie du monde. Malgré le verrouillage de la justice, jusqu’à quand la Sarkozie tiendra-t-elle ? Le point complet sur l’affaire.

Le Syndicat de la magistrature a publié le 29 juin dernier un communiqué cruellement plus que jamais d’actualité, ci-dessous in extenso :

Les doigts dans le pot de confiture...

logo"Le 29 octobre 2009, dans une «  lettre ouverte à ceux qui feignent de croire en l’indépendance du parquet », le Syndicat de la magistrature s’interrogeait sur l’attitude du procureur de la République de Nanterre dans « l’affaire Bettencourt » : réquisitions d’irrecevabilité de la plainte de Françoise Bettencourt-Meyers pour des motifs surprenants, appel contre la décision contraire du tribunal… Bref, une activité procédurière peu banale en matière de citation directe entre parties, où le parquet reste généralement discret.

Il était déjà évident pour tout observateur que ce procureur dépensait une énergie peu commune au service d’une partie – au demeurant et sans doute par hasard - la femme la plus riche d’Europe.

Mais ce que donnent à voir de la Justice les récentes révélations de Mediapart, c’est la tragique confirmation des relations malsaines nouées entre justice et politique, à savoir :

  • po- que, Patrick Ouart*, conseiller justice de la présidence de la République, n’hésite pas, durant l’été 2009, à renseigner un individu, Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune de Liliane Bettencourt, sur la décision que prendra, un mois plus tard, le procureur de la République de Nanterre, Philippe Courroye* ;
  • - que le même Patrick Ouart indique à Patrice de Maistre, courant avril 2010, que le « président continue de suivre ça de très près (…). En première instance on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu’en cour d’appel, si vous perdez, on connaît très très bien le procureur. Donc c’est bien  ». Ce « procureur » n’est autre que Philippe Ingall-Montagnier, procureur général de Versailles, et, comme Patrick Ouart, figure de la droite judiciaire (ils appartenaient tous les deux à l’Association Professionnelle des Magistrats) ;
  • - que Liliane Bettencourt donne des sommes d’argent à des membres de l’UMP, ce qui peut permettre de comprendre l’intérêt porté par le propre conseiller justice du président de la République à ses affaires.

On aurait pu imaginer, après la diffusion de ces enregistrements, un peu de friture sur la ligne directe qui semble relier le Palais de l’Elysée et le parquet de Nanterre.

Or, non seulement ledit procureur de la République n’a pas paru s’émouvoir du fait que « sa » décision soit parvenue, avec un mois d’avance, à la connaissance de Patrick Ouart, non seulement il n’a pas annoncé l’ouverture pourtant indispensable d’une enquête sur les conditions dans lesquelles trois chèques semblent avoir été signés par Liliane Bettencourt au profit de Valérie Pécresse, Nicolas Sarkozy et Eric Woerth, mais surtout, il a immédiatement fait placer en garde à vue ceux qui, afin de démontrer la prédation dont serait victime leur employeuse, ont permis la révélation de ces manœuvres...

pcCe faisant, Philippe Courroye s’est montré à la hauteur de sa nomination contre l’avis du Conseil supérieur de la magistrature par un pouvoir exécutif empêtré depuis quelques semaines dans une série d’événements pour le moins embarrassants.

Les « affaires Bettencourt » dévoilent donc, s’il en était encore besoin, la domestication totale de la hiérarchie du parquet par le pouvoir exécutif dans les affaires sensibles.

Pendant ce temps, fidèle à sa propagande habituelle, ce pouvoir exécutif s’obstine à psalmodier le même discours autistique. Quelques jours après ces révélations, Jean-Marie Bockel n’a en effet pas hésité à affirmer : «  l’indépendance du parquet se manifeste tous les jours, y compris sur des dossiers sensibles  ». C’est officiel : M. Bockel est un secrétaire d’Etat sans compétence particulière...

Le Syndicat de la magistrature déplore une nouvelle fois la perte de tous les repères éthiques d’une certaine hiérarchie parquetière. Au-delà des investigations judiciaires qui s’imposent sur le volet financier de cette affaire, le Syndicat de la magistrature demande à la garde des Sceaux d’ordonner une inspection sur la façon dont ont été gérées, par le ministère public, en relation avec le conseiller justice de l’Elysée, les multiples ramifications de « l’affaire Bettencourt »."

Aujourd’hui, 9 juillet, Courroye est toujours en charge de l’enquête préliminaire sur les enregistrements clandestins, malgré le conflit d’intérêt patent. En faisant appel de la décision du tribunal de Nanterre, sous la présidence de Isabelle Prévost-Desprez, qui avait ordonné des investigations complémentaires et devait donc s’en charger, il a bloqué toute enquête et s’est placé en position, tout seul comme un grand, de décider en toute indépendance de ne pas verser les enregistrements au dossier. Une version inédite du "pas vu, pas pris" : vu par la France entière - à partir du moment où un site aux méthodes fascistes en a publié des extraits significatifs - mais pas pris quand même. Osera-t-il ? "Le procureur de la République de Nanterre, lui-même cité dans les enregistrements clandestins, est placé dans une situation de dépendance structurelle à l’égard du pouvoir qui aml’empêche sur le plan déontologique de diriger la moindre enquête préliminaire, constate le député socialiste Arnaud Montebourg dans un communiqué cité par Le Monde. Il doit se dessaisir et, par réquisitoire, saisir un juge d’instruction qui instruira en toute indépendance les faits signalés par l’ancienne comptable de Mme Bettencourt", en déduit-il en toute logique. Quant à la Première secrétaire de son parti, Martine Aubry, elle en appelle à... Michèle Alliot-Marie, pour qu’elle "saisisse le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) pour que l’affaire Bettencourt soit "dépaysée dans un autre tribunal" que celui de Nanterre, rapporte l’AFP. "Cette affaire oppose le juge (Philippe) Courroye, lui-même mis en cause dans les écoutes, à un juge d’instruction, Isabelle Prévost-Desprez", présidente de la 15e chambre à Nanterre, a-t-elle déclaré à l’issue de la réunion du groupe PS à l’Assemblée nationale. "Au président Nicolas Sarkozy de dire la vérité car, avec les dernières révélations, dont je ne sais si elles sont avérées ou pas, nous en arrivons à une crise morale qui pourrait devenir une crise politique grave", a ajouté Mme Aubry. Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, qui n’a jamais caché sa proximité avec le président Nicolas Sarkozy, est un magistrat contesté dans la profession. En 2007, le CSM, organe suprême de la magistrature, avait émis un avis négatif à sa nomination à la tête du parquet de Nanterre, au coeur du département des Hauts-de-Seine qui fut le fief électoral de l’actuel chef de l’Etat. Mais Pascal Clément, le garde des Sceaux de l’époque, avait passé outre cet avis." Les interventions de Montebourg comme d’Aubry remontent à il y a deux jours. Mais Courroye continue à naviguer en plein conflit d’intérêt personnel.

pimIl n’est pas le seul ! "Vous avez peut-être entendu ce week-end que le procureur général de Versailles, Philippe Ingall-Montagnier, ayant pris le temps de la réflexion, ayant consulté les plus hautes sommités de la Science Juridique, s’apprêterait donc à envisager d’enquêter sur d’éventuelles évasions fiscales de Liliane Bettencourt, ironisait Daniel Schneidermann le 5 juillet pour @rrêt sur images. (...) Or, que nous rappellent opportunément Les Echos ? Que le procureur général de Versailles Ingall-Montagnier, celui-là même qui au terme d’une longue "analyse juridique", a conclu qu’il y aurait peut-être matière à enquêter sur l’évasion fiscale de Bettencourt, serait une bonne connaissance de Patrice de Maistre et de...Liliane Bettencourt. Du moins de Maistre, dans une conversation de l’époque où il espérait faire capoter le procès intenté à Bettencourt par sa fille, s’en vantait-il. "En première instance on ne peut rien faire de plus, mais si vous perdez en cour d’appel, on connaît très très bien le procureur." D’autant que le procureur général se trouve apparemment en prise avec une autre situation tout aussi délicate. Le président du sénat Gérard Larcher, également maire de Rambouillet, est visé par une plainte pour avoir sous-évalué , dans ses déclarations, le montant de ses indemnités d’élu. Le parquet général va-t-il ouvrir une enquête pour faux en écriture publique ? Coïncidence, il se trouve que l’épouse du procureur général, Magali Ingall-Montagnier, est depuis 2009 conseillère du président du Sénat, pour les questions de Justice. Fortunes et infortunes de la vie conjugale. Dès qu’on soulève une pierre..."

bkcoConflit d’intérêt toujours, également soulevé par @rrêt sur images : "Le Canard Enchaîné rappelle que, peu après de la nomination de sa compagne, Christine Ockrent, à la direction générale de l’Audiovisuel extérieur de la France (qui regroupe France 24, TV5 et RFI), Bernard Kouchner avait affirmé : "Si on pouvait déceler un conflit d’intérêts entre le ministre des Affaires étrangères que je suis pour le moment et Christine Ockrent, c’est moi qui démissionnerais. Ce sera la première fois qu’un mec s’en ira parce que sa femme est promue". Ajoutant finalement : "Et ça fera du bien à la France". Or, précise Le Canard, l’AEF n’était pas sous la tutelle du Ministère des Affaires étrangères. @si expliquait en janvier 2008 que France 24 était sous la tutelle directe de Matignon. L’AEF a été créée en avril 2008, et placée alors sous la tutelle du secrétariat d’Etat à la Coopération. Déjà, on pouvait y voir un conflit d’intérêts, puisqu’il exerçait "auprès du ministre des Affaires étrangères et européennes". Mais depuis sa démission dimanche, les attributions de ce secrétariat d’Etat sont passées sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères... Le conflit d’intérêts est donc patent depuis dimanche." Démissionne donc, Nanard, ça fera du bien à la France !

Conflits d’intérêts par ci, conflits d’intérêts par là : l’Etat-UMP a véritablement érigé ce principe en cdsystème de gouvernement, comme le révèle avec éclat le Bettencourtgate. Cécile Duflot, porte-parole des Verts, a bien raison de s’emporter sur France Info : "On se fout de notre gueule !" Détaillons : l’on a en effet un Eric Woerth, alors ministre du Budget, chef de l’administration fiscale, laquelle ne diligente aucun contrôle depuis des années sur la première contribuable de France - au grand étonnement de la ministre de l’Economie Christine Lagarde elle-même -, alors même qu’elle contribue à financer le parti au pouvoir, dont le trésorier n’est autre que Woerth Eric. On apprend que la milliardaire a organisé une fraude fiscale à grande échelle et que son conseiller financier se dit "un ami" d’Eric Woerth, lequel lui a remis la légion d’honneur, et qu’il emploie au sein de la société qui gère la fortune Bettencourt, comme directrice des investissements... Woerth Florence. Que les dons offerts à l’UMP atteindraient des sommes sans aucun rapport avec les trois chèques dont il est question dans les conversations entre la vieille dame riche et son conseiller, par au moins une enveloppe en liquide, de 150 000 euros (et sans doute plus, lire plus bas), remise directement à Eric Woerth. Contrairement à l’hallucinante propagande gouvernementale qui commence à être relayée par les médias amis ("L’Elysée respire", annonçait ce matin France Inter !), l’ex-comptable de Bettencourt a maintenu l’essentiel de son témoignage. L’hebdomadaire Marianne publie une partie de ses carnets de comptes et sort la calculette : "de janvier à avril 2007, pas moins de 388 000 euros sortis en liquide ! Question : Tracfin, la cellule de renseignements financiers qui dépend du ministère des finances et lutte contre les mouvements suspects de capitaux, a-t-elle ou non été alertée par la ou les banque(s) concernée(s) ? Et si oui, Tracfin en a-t-elle informé Bercy ? (...) il y a plus intéressant encore : Claire T. [Thibout, la comptable] raconte qu’à chaque fois que ces retraits d’argent liquide étaient destinés à financer des politiques, elle inscrivait, dans la colonne « dépenses », la mention « Monsieur » ou « Monsieur Bettencourt », aussi bien lorsqu’elle remettait cet argent à André Bettencourt, le mari de Liliane décédé en novembre 2007, en personne ou à Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune, quand la santé d’André Bettencourt a commencé, début 2007, à se dégrader. Or, de janvier à avril 2007, ces deux mentions apparaissent à de nombreuses reprises : (…) Au total : 183 350 euros en quatre mois ! On se pince quand Me Georges Kiejman, l’avocat de Liliane Bettencourt, prétend dans Libération, qu’il n’y a « pas le moindre élément qui permette de dire que ces sommes ont servi à autre chose que d’argent de poche à André Bettencourt  ». (...) Ces sommes considérables ont-elles, en partie ou en totalité, alimenté un financement occulte de l’UMP ou la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy ? Rien, dans les « cahiers de caisse » de Claire T., ne permet de savoir à qui cet argent liquide était réellement destiné. Ce qui est logique, puisqu’elle-même indique qu’il « ne fallait pas laisser de trace." Pour couronner le tout, la femme qui fraude le fisc d’une main et subventionne si généreusement le parti au pouvoir de l’autre, s’est vue remettre par les services d’Eric Woerth, au titre du bouclier fiscal, la somme de 30 millions d’euros !

dsPeut-on incriminer l’ancien poulain, à l’époque du RPR, des repris de justice Jean-François Mancel et Louise-Yvonne Casetta, dans l’absence de contrôle fiscal de l’administration dont il était en charge vis-à-vis de la bienfaitrice du parti dont il est trésorier ? Pensez-vous ! "Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l’Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu’Eric Woerth, non, quelle surprise, n’a pas donné d’instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt, écrit ce matin un Daniel Schneidermann décidément en pleine forme. Par ailleurs, non, il n’a pas donné non plus d’instruction personnelle de lui rembourser 30 millions, au titre du bouclier fiscal. Peut-être, par la même occasion, découvrira-t-on qu’il n’a pas donné de reçu tamponné pour les enveloppes kraft demi-format, ni envoyé de bristol de remerciement après les dîners. L’affaire aura donc sérieusement du plomb dans l’aile. Comme dit l’excellent Lefevbre : "tout le monde devra se taire, et certains devront s’excuser publiquement". Ecoutez-les bien : à chaque fois qu’ils évoqueront "le rapport de l’Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n’est pas un rapport de l’IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui, ainsi que l’explique Le Monde dans un excellent article d’une de ses spécialistes économiques. Se faire blanchir par l’administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d’ici les ricanements de la presse française. (...) Ainsi blanchi par son efficiente administration, le gouvernement peut aussi compter sur le parquet placé sous ses ordres. Les mêmes, qui parlent de l’enquête de l’IGF, évoquent en général "l’enquête judiciaire" qui se mène à ciel ouvert depuis quelques jours. Il n’y a pas d’enquête judiciaire pour l’instant. Il y a une enquête souverainement dirigée par le procureur Courroye. Avec zèle et efficience, il est vrai. Toujours hier, on apprenait que la nouvelle audition, plus favorable à Sarkozy, de Claire Thibout, s’était déroulée selon son avocat "jusqu’après minuit", par des policiers dépêchés toutes affaires cessantes dans sa maison du Gard. Au moins, dans la tourmente, l’Etat fonctionne."

Nous annoncions en surtitre "la justice et la police aux ordres". Côté parquet, on a vu ce qu’il en était pour Courroye et Ingall-Montagnier. Quid de la police ? Elle obéit au parquet ! "L’avocat de Claire Thibout a cependant déploré les conditions d’audition de sa cliente à son domicile jusqu’après minuit, par des policiers dépêchés spécialement dans le sud de la France et il a dénoncé des "pressions" du parquet. "Le mot pressions me semble tout à fait adapté. Je trouve absolument scandaleux l’acharnement du parquet à son encontre", a-t-il dit à Reuters", relève Le Point. Résultat ? Le Figaro saute sur l’occasion pour rapporter la rétractation partielle de l’ex-comptable : "Je n’ai jamais dit que des enveloppes étaient remises régulièrement à Nicolas Sarkozy", a concédé - sous une pression incroyable, donc - Claire Thibout. On note le "régulièrement". Et aussi : "L’article de Mediapart me fait dire que j’aurais déclaré quelque chose concernant la campagne électorale d’Edouard Balladur. C’est totalement faux, c’est de la romance de Mediapart". Ce qui fait se précipiter L’Elysée, dès 13 h hier, pour claironner, comme le reproduit 20 minutes : "Pour l’Elysée, les déclarations de l’ex-comptable de Liliane Bettencourt devant la police disculpent « totalement » Nicolas Sarkozy et Eric Woerth des accusations de financement illégal de parti politique. « Là, il y a un tournant judiciaire », a-t-on déclaré dans l’entourage du président français à Reuters. Elle a été totalement manipulée par Mediapart. Nous avons l’impression qu’elle apporte des arguments pour dire que l’article ne reproduit pas fidèlement les propos qu’elle a tenus à un cgjournaliste de Mediapart par téléphone." Par entourage de Sarkozy, comprendre Claude Guéant, le grand chambellan de sa Majesté Secrétaire général de la présidence, qui se livre ici à une monstrueuse intoxication. Totalement blanchis, Woerth et Sarkozy ? Lisons la récapitulation opérée par 20 minutes des accusations maintenues par l’ex-comptable : "D’après le récit de Claire Thibout, cité par Le Monde, « Il y avait des enveloppes d’espèces qui étaient remises par Monsieur Bettencourt ou de temps en temps par Madame Bettencourt à des politiques ». Parmi ces hommes politiques : Nicolas Sarkozy, Eric Woerth [nos deux "blanchis", NdA], Edouard Balladur, Bernard Kouchner, le couple Chirac... Mais l’ex-comptable n’a jamais assisté à aucune remise d’enveloppes même si elle raconte comme elle aidait André Bettencourt à préparer ces rencontres." Mais elle dit aussi qu’après le départ des politiques, les enveloppes étaient vides... 20 minutes poursuit : "Concernant la fameuse somme de 150 000 euros retirée peu avant les élections présidentielles de 2007, Claire Thibout confirme ce qu’elle avait dit à Mediapart  : « Patrice de Maistre m’avait demandé avant les élections présidentielles de 2007 d’aller lui chercher 150 000 euros à la banque (…). Je lui ai demandé pourquoi une telle somme, il m’a répondu qu’il devait organiser un dîner avec Eric Woerth pour la lui remettre. Il voulait que cela se passe par l’intermédiaire de Liliane Bettencourt (…) Je lui ai dit que ce n’était pas possible surtout pour l’usage qu’il voulait en faire. Il s’est énervé ». Ne pouvant remettre une telle somme sans attirer l’attention de Tracfin, l’organisme anti-blanchiment du ministère des Finances, Patrice de Maistre aurait ewrécupéré 50.000 euros et, pour le reste, aurait dit : « Des fois ça sert d’avoir des comptes en Suisse." A part ça, Eric Woerth n’aurait pas "une tête à couvrir la fraude fiscale" ! Voilà où nous en sommes aujourd’hui. Et l’UMP, dont les petits soldats vont sautant comme des cabris en prétendant qu’il n’y a plus d’affaire, comme dit Duflot, "se fout de notre gueule". Ce gouvernement doit tomber !

 

 L’image ci-dessus provient du forum de Sarkoverdose sur l’affaire.

 

 

*Lorsque Patrick Ouart était le conseiller de Sarkozy - la brillante idée de la suppression du juge d’instruction, c’est lui -, il nous avait écrit pour se plaindre du traitement qui lui était réservé sur ce blog. Nous ne nous étions alors pas gêné pour lui répondre de façon cinglante et à remettre ensuite le couvert. Relire les trois billets : Mutation illégale d’un procureur "rebelle" par l’Élysée ;

Quand le conseiller Justice de l’Elysée engueule Plume de presse ;

Patrick Ouart : le reniement au rang des Beaux-Arts.

Quant à Philippe Courroye, rappelons qu’il est l’homme qui a évité à Sarkozy de répondre d’une pourtant manifeste prise illégale d’intérêt, dans l’affaire de son appartement de l’île de la Jatte : Plainte contre Sarkozy classée : le déni de justice.


Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14139

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:42

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Les vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole :

« la guerre en vaut la peine »


 La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif

par Michel Chossudovsky

Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une « guerre juste », une guerre contre les talibans et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie à l’occidentale.

Les dimensions économiques de la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) sont rarement mentionnées et la « campagne de contre-terrorisme » post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’OTAN.

La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête économique et de pillage, une « guerre de ressources ».

 

Même si l’Afghanistan est reconnu comme un foyer stratégique en Asie centrale, aux frontières de l’ex-Union Soviétique, de la Chine et de l’Iran, au carrefour de routes de pipelines et d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel, son énorme richesse minière ainsi que ses réserves de gaz naturel inexploitées sont demeurées totalement inconnues du public étasunien jusqu’en juin 2010.

Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (USGS) et de l’USAID, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et « jusqu’alors méconnues », estimées péremptoirement à un billion de dollars. (New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin 2010. Voir aussi BBC, 14 juin 2010).

« Les gisements jusqu’alors méconnus, dont de gigantesques filons de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de métaux industriels cruciaux comme le lithium, sont si grands et contiennent tant de minéraux essentiels à l’industrie moderne que les représentants étatsuniens croient que l’Afghanistan pourrait éventuellement être transformé en un des plus importants centres miniers du monde.

Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple que l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », une matière première clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys.

La vaste étendue de ces richesses minérales en Afghanistan a été découverte par une petite équipe de représentants du Pentagone et de géologues étasuniens. Le gouvernement afghan et le président Hamid Karzaï en ont été informés récemment, ont affirmé des officiels étasuniens

Bien que le développement d’une industrie minière puisse prendre de nombreuses années, le potentiel est si grand que des représentants et des dirigeants de cette industrie croient que cela pourrait attirer de gros investissements avant même que les mines soient profitables, en offrant des emplois qui pourraient distraire une population en guerre depuis des générations.

« Il existe ici un potentiel sensationnel », a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command […] « Il y a beaucoup de « si », bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important »

La valeur des gisements miniers nouvellement découverts minimise la taille de l’actuelle économie afghane, dilapidée par la guerre et largement basée sur la production d’opium et le trafic de narcotiques, ainsi que sur l’aide des États-Unis et d’autres pays industrialisés. Le produit intérieur brut de l’Afghanistan est seulement d’environ 12 milliards de dollars.

« Cela deviendra l’armature de l’économie afghane », a déclaré Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des Mines. (New York Times, op. cit.)

Selon le New York Times, l’Afghanistan pourrait devenir  « l’Arabie Saoudite du lithium ». « Le lithium est une ressource de plus en plus cruciale, utilisée dans les piles de toutes sortes, des téléphones mobiles aux ordinateurs portables, et joue un rôle clé dans l’avenir de la voiture électrique ». À l’heure actuelle, le Chili, l’Australie, la Chine et l’Argentine sont les principaux fournisseurs de lithium sur le marché mondial. La Bolivie et le Chili sont les pays possédant les plus grandes réserves connues de lithium. « Le Pentagone effectue des levés au sol à l’ouest de l’Afghanistan. » Les représentants du Pentagone ont affirmé que leur analyse initiale à un emplacement dans la province de Ghazni a démontré un potentiel de gisements de lithium aussi grands que ceux de la Bolivie » (U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin, 2010, voir aussi  Lithium - Wikipedia, l'encyclopédie libre

« Gisements de minéraux jusqu’alors méconnus » en Afghanistan

L’« estimation » des « gisements jusqu’alors méconnus » à près d’un billion de dollars par le Pentagone est un écran de fumée utile. Le montant d’un billion avancé par le Pentagone est davantage forgé qu’estimé : « Nous savions ce qu’il y avait là, nous y avons jeté un coup d’œil et demandé ce que cela vaudrait aujourd’hui en termes monétaires. Le montant d’un billion semblait digne d’être signalé dans les nouvelles. » (The Sunday Times, Londres, 15 juin 2010, c’est l’auteur qui souligne)

De plus, les résultats d’une étude de l’USGS (cités dans le mémo du Pentagone) sur les richesses minières de l’Afghanistan ont été révélées il y a trois ans à une conférence organisée en 2007 par la Chambre de commerce américano-afghane. Toutefois, la question de ces richesses minières n’était pas considérée digne d’être signalée à la presse à l’époque.

Que l’administration étasunienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’USGS constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement étasuniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988).

Des études géologiques menées par l’Union Soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grande de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal,  juin, 1984). Ces études suggèrent que la valeur actuelle de ces réserves pourrait en effet être considérablement plus élevée que l’« estimation » d’un billion de dollars annoncée par l’étude du Pentagone, de l’USGS et de l’USAID.

Plus récemment, dans un rapport de 2002, le Kremlin a confirmé ce qui était déjà connu : « Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz » (RIA Novosti, 6 janvier 2002): 

« L’Afghanistan n’a jamais été la colonie de quiconque : aucun étranger n’a jamais « creusé » ici avant 1950. Les minéraux se trouvent dans les montagnes de l’Hindu Kush, s’étendant, avec leurs contreforts, sur une vaste zone en Afghanistan. Dans les 40 dernières années, plusieurs douzaines de gisements ont été découverts dans le pays et la majorité de ces découvertes ont été sensationnelles. Elles sont toutefois demeurées secrètes, mais certains faits ont tout de même été rendus publics récemment.

Il se trouve que l’Afghanistan possède des réserves de métaux ferreux et non-ferreux, et de pierres précieuses qui, si elles étaient exploitées, pourraient possiblement même remplacer les revenus de l’industrie de la drogue. On dit du gisement de cuivre d’Aynak au sud de la province d’Helmand qu’il est le plus grand du continent eurasien et son emplacement (à 40 km de Kaboul) rend son exploitation bon marché. Le gisement de minerai de fer à Hajigak, dans la province centrale de Bamian, offre pour sa part du minerai d’une très grand qualité et dont les réserves sont estimées à 500 000 tonnes. Un gisement de charbon a également été découvert non loin de là.

On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. À l’époque, l’Union Soviétique recevait annuellement 2,5 billion de mètres cube de gaz afghan. Durant cette même période, on a découvert d’importants gisements d’or, de fluorine, de baryte et de marbre onyx d’une composition très rare.

Cependant, les gisements pegmatitiques découverts à l’est de Kaboul sont véritablement sensationnels. Des gisements de rubis, de béryllium, d’émeraude, de kunzite et d’hiddénite que l’on ne trouve nulle part ailleurs s’étendent sur des centaines de kilomètres. Par ailleurs, les pierres contenant les métaux rares que sont le béryllium, le thorium, le lithium et le tantale sont d’une importance stratégique (on les utilise dans la fabrication d’aéronefs et d’astronefs).
 
La guerre en vaut la peine (Olga Borisova, "Afghanistan - the Emerald Country", Karavan, Almaty, original en russe, traduit par BBC News Services, 26 avril 2002. p. 10, c’est l’auteur qui souligne.)

Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre : l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.

La question des « gisements jusqu’alors méconnus » perpétue un mensonge. La grande richesse minérale est exclue d’un casus belli justifiable. Cet énoncé affirme que le Pentagone a seulement appris récemment que l’Afghanistan faisait partie des pays les plus riches en ressources minérales et qu’il est comparable à la République démocratique du Congo ou l’ex-Zaïre du temps de Mobutu. Les rapports géopolitiques soviétiques étaient connus. Durant la guerre froide, toute cette information était avouée dans les moindres détails :

[...] Lors de l’exploration soviétique à grande échelle, de superbes cartes géologiques ont été produites ainsi que des rapports dressant la liste de plus de 1400 affleurements minéraux et d’environ 70 gisements commercialement viables […] L’Union Soviétique a par la suite consacré plus de 650 millions de dollars à l’exploration et au développement de ressources en Afghanistan avec des projets incluant une raffinerie de pétrole capable de produire un demi million de tonnes annuellement, ainsi qu’un complexe métallurgique pour le gisement d’Aynak, lequel devait produire 1,5 millions de tonnes de cuivre par an. Dans la foulée du retrait des Soviétiques, une analyse subséquente de la Banque mondiale projetait que la production de cuivre d’Aynak pourrait éventuellement absorber annuellement à elle seule jusqu’à 2 % du marché mondial. Le pays jouit par ailleurs d’énormes gisements de charbon, dont l’un d’eux, le gisement de fer d’Hajigak dans la chaîne de montagnes de l’Hindu Kush à l’ouest de Kaboul, est jugé comme étant l’un des plus grands gisements à teneur élevée au monde. (John C. K. Daly,  Analysis: Afghanistan's untapped energy, UPI Energy, 24 octobre 2008, c’est l’auteur qui souligne)

Le gaz naturel afghan

L’Afghanistan est un pont terrestre. L’invasion et l’occupation de l’Afghanistan menée par les États-Unis en 2001 a été analysée par des critiques de la politique étrangère étasunienne comme un moyen de sécuriser le contrôle du couloir de transport stratégique transafghan, liant le bassin de la mer Caspienne et la mer d’Oman.

Plusieurs projets de pipelines et de gazoducs transafghans ont été envisagés, dont le projet de pipeline TAPI (Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde) de 1900 km et d’une valeur de 8 milliards de dollars, lequel transporterait le gaz naturel turkmène par l’Afghanistan dans ce que l’on a décrit comme un « couloir de transit crucial ». (Voir Gary Olson, Afghanistan has never been the 'good and necessary' war; it's about control of oil, The Morning Call, 1er octobre, 2009). L’escalade militaire dans le cadre de la guerre étendue d’« Afpak » est liée au TAPI. Le Turkménistan possède la troisième plus grande réserve de gaz naturel après la Russie et l’Iran. Le contrôle stratégique des voies de transport sortant du Turkménistan fait partie des plans de Washington depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991.

Cependant, on a rarement considéré dans la géopolitique des pipelines que l’Afghanistan est non seulement voisin de pays riches en pétrole et en gaz naturel, (par exemple le Turkménistan), mais qu’il possède aussi sur son territoire d’assez grandes réserves inexploitées de gaz naturel, de charbon et de pétrole. Dans les années 1970, les Soviétiques évaluaient « les réserves gazières afghanes "explorées" (confirmées ou probables) à environ 5 billions de pieds cube. Les réserves initiales d’Hodja-Gugerdag étaient évaluées à un peu moins de 2 billions de pieds cube » (Voir, The Soviet Union to retain influence in Afghanistan, Oil & Gas Journal,  2 mai, 1988).

L'Agence d'Information sur l'Énergie (Energy Information Administration ou EIA) a reconnu en 2008 que les réserves de gaz naturel d’Afghanistan sont « substantielles » :

« Puisque le nord de l’Afghanistan est "une extension du sud du bassin centrasiatique très fécond d’Amu Darya, susceptible de contenir du gaz naturel", l’Afghanistan possède des réserves de gaz naturel confirmées et probables d’environ 5 billions de pieds cube. » (UPI, John C.K. Daly, Analysis: Afghanistan's untapped energy, 24 octobre, 2008)

Dès le début de la guerre soviéto-afghane en 1979, l’objectif de Washington a été de conserver un point d’ancrage géopolitique en Asie centrale.

Le trafic de drogue du Croissant d’or

La guerre clandestine des États-Unis, à savoir son soutien aux moudjahidines, « combattants de la liberté » (alias Al Qaida), était également destinée au développement du trafic des opiacés du Croissant d’or, utilisé par les services de renseignement étasuniens afin de financer l’insurrection contre les Soviétiques [1].

Instauré au début de la guerre soviéto-afghane et protégé par la CIA, le trafic de drogue est devenu au fil des ans une entreprise extrêmement lucrative de plusieurs milliards de dollars. Il s’agissait de la pierre angulaire de la guerre clandestine étasunienne dans les années 1980. Aujourd’hui, sous l’occupation militaire des États-Unis et de l’OTAN, le trafic de drogue génère des revenus monétaires de plus de 200 milliards de dollars dans les marchés occidentaux. (Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism, Global Research, Montreal, 2005, voir aussi Michel Chossudovsky, Heroin is "Good for Your Health": Occupation Forces support Afghan Narcotics Trade, Global Research, 29 avril 2007)

Vers une économie de pillage

En chœur, les médias étasuniens ont confirmé que la « récente découverte » des richesses minérales afghanes constitue « une solution » au développement de l’économie du pays, décimée par la guerre, ainsi qu’un moyen d’éliminer la pauvreté. L’invasion des États-Unis et de l’OTAN en 2001 ainsi que l’occupation, ont préparé le terrain pour l’appropriation de ces richesses par les conglomérats miniers et énergétiques occidentaux.

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif

Sous l’occupation des États-Unis et des alliés, cette richesse minérale est vouée à être pillée par une poignée de conglomérats miniers multinationaux une fois que le pays sera pacifié. Selon les écrits d’Olga Borisova suivant l’invasion d’octobre 2001, « la guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, « [sera transformée] en politique coloniale influençant un pays formidablement riche ». (Borisova, op cit).

Une partie du plan des États-Unis et de l’OTAN est également de prendre tôt ou tard possession des réserves de gaz naturel de l’Afghanistan, ainsi que de prévenir le développement des intérêts énergétiques russes, iraniens et chinois dans le pays.

Pour voir la carte des ressources minières, cliquez ici.

Note

1. Le trafic des opiacés du Croissant d’or constitue à l’heure actuelle la pièce maîtresse de l’économie d’exportation de l’Afghanistan. Le trafic d’héroïne, institué au début de la guerre soviéto-afghane en 1979 et protégé par la CIA, génère des revenus monétaires dépassant les 200 milliards de dollars par an dans les marchés occidentaux. Depuis l’invasion de 2001, la production de narcotiques en Afghanistan s’est accrue de plus de 35 fois. En 2009, la production d’opium se chiffrait à 6900 tonnes, comparativement à moins de 200 tonnes en 2001. À cet égard, les revenus de plusieurs milliards de dollars résultant de la production afghane d’opium sont générés en grande partie à l’extérieur du pays. D’après les données des Nations Unies, les revenus du trafic de drogue revenant à l’économie locale sont de l’ordre de 2 à 3 milliards annuellement, comparativement aux ventes mondiales d’héroïne provenant du trafic d’opiacés afghans, lesquelles dépassent 200 milliards. (Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism", Global Research, Montréal, 2005)

Article original en anglais, "The War is Worth Waging": Afghanistan's Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven "Resource War" publié le 16 juin 2010.

Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).     

 

 


 

Auteur : Michel Chossudovsky - Source : http://www.mondialisation.ca/

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:39

 

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La députée Muriel Marland-Militello (UMP) souhaite que le Parlement adopte une résolution pour encadrer la liberté de la presse, après la publication des informations de Mediapart dans l'affaire Bettencourt.

 Ceux qui ont suivi les débats sur la loi Hadopi se souviennent que de sa voix haut perchée, la députée UMP a parfois égayé les soirées tristes où l'on voyait jour après jour un Parlement aux ordres voter une loi inadmissible qui allait être jugée inconstitutionnelle, car attentatoire à la présomption d'innocence et à la liberté d'expression. Dans la torpeur des débats, l'élue des Alpes-Maritimes nous a souvent permis de rire, tant sa défense de la loi Hadopi était caricaturale et d'une mauvaise foi patente. 

"Le terrorisme cybernétique ne gagnera pas", avait-elle un jour déclaré alors que le site de propagande Jaimelesartistes.fr venait de subir une attaque DDOS. "Ce qui compte en démocratie ce ne sont pas les internautes, ce sont les concitoyens", avait-elle ajouté lorsque son blog a été submergé de visites et de commentaires, et qu'elle a cru être elle-même victime d'attaques de vilains hackers.

Avec l'affaire Woerth, cette grande fan d'Internet veut maintenant réguler la liberté de la presse. Car bien sûr, le problème n'est pas de se mettre en position de conflit d'intérêts et de mettre alors l'Etat en position d'être suspecté de malversations, mais d'oser enquêter sur le sujet pour vérifier ces soupçons. "Déterminée à ce qu’une certaine conception de la presse ne devienne jamais la règle dans les médias français, j’ai souhaité prolonger ma démarche par une action législative", annonce-t-elle sur son site Internet. "C’est la raison pour laquelle je vais prochainement déposer une proposition de résolution" dans laquelle "je rappellerai solennellement des grands principes qui fondent notre République".

Elle fait le lien entre les publications de Mediapart, qui s'est d'abord basé sur des enregistrements illégaux attentatoires à la vie privée des personnes écoutées, et celles du journal L'Express qui le mois dernier a publié des extraits du dossier médical de Johnny Hallyday. Elle veut ainsi rappelé dans sa résolution "l’équilibre, consacré par les textes et les jurisprudences, entre liberté de la presse, droit d’informer, droit au respect de la vie privée et respect des informations couvertes par des secrets professionnels, en particulier le secret médical".

"Je ne doute pas que cette proposition de résolution sera prochainement inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale et adoptée", conclut-elle.

Mais la Justice, elle, a déjà tranché en ce qui concerne Mediapart. Dans un jugement du 1er juillet, le tribunal de Nanterre a jugé que la diffusion d'extraits des enregistrements pirates relevait "de la publication d'informations légitimes et intéressant l'intérêt général", et qu'ordonner leur retrait serait "exercer une censure contraire à l'intérêt public, sauf à ce que soit contesté le sérieux de la reproduction des enregistrements – ce qui n'est pas le cas en l'espèce".


Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com


Auteur : Guillaume Champeau - Source : Numérama

 

/http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14132#14132

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 14:17


Copains-coquins,

duo Pujadas-Sarkozy,

par eva R-sistons

 

sarkozy2_narrowweb__300x491_0.jpg

 

 

Ce soir,


Fr2 la télé animée par les supporters du CRIF,

 

via Arlette Chabot la copine de Sarkozy,

 

a délégué David Pujadas, le copain de Sarkozy,

 

son plus fidèle valet

 

("Laisse d'or" du journaliste le plus servile,

 

star de la désinformation),

 

pour faire la promotion du Boss en déconfiture.

 

David Pujadas chargé d'organiser une session de rattrapage

 

pour que Sarkozy ne coule pas complètement !

 

Ouais, pour permettre au Président de l'UMP

 

(qui osera encore dire des Français ?)

 

de se justifier devant une opinion dégoûtée !

 

T'en fais pas, Lecteur, Lectrice,

 

le David saura trouver les questions

 

qui auront l'air d'être gênantes,

 

indépendantes, pour faire croire

 

qu'il n'est pas le copain du sieur Sarkozy !

 

Mais pff ! Dans le fond,

 

tout sera soigneusement préparé

 

pour au final justifier l'injustifiable.

 

Olé, caramba ! La voix de son Maître

 

dans toute sa splendeur,

 

oyez, bonnes gens,

 

ce soir c'est la fête des copains-coquins !

 

PujadasTV-copie-2.jpg

 

Déjà, FR2 voix du CRIF, du MEDEF, de l'Empire

 

et de p'tit, tout p'tit Sarkozy

 

(Sarko, comme dit l'autre compère Yves Calvi

 

pour nous rendre plus proche celui qui n'en a rien

 

à branler des Français qui ne sont pas milliardaires),

 

FR2, donc, s'évertue jour après jour

 

à nous dissimuler les péripéties fâcheuses

 

de l'Affaire Woerth, et à cocoricoter

 

que ouais, Woerth il est blanc comme neige,

 

immaculée conception du Système UMP,

 

il n'a trempé dans rien, juré, promis,d'ailleurs

 

ses copains au Parquet, au Fisc et au Gouvernement

 

se tuent à nous le dire.

 

Vous avez dit Justice dépendante ?

 

Fisc aux ordres de Bercy ?

 

Médias complices du Nabot ?

 

Hé, hé, ce soir on va rigoler !

 

On va voir comment Pujadas va permettre

 

à Sarkozy de pérorer à son avantage !

 

Vous avez dit la République des copains-coquins ?

 

 

MEME PAS PEUR.jpg

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14192

 

 

Si quelques veaux sont dupes, convaincus,

 

réconciliés avec leur Président,

 

alors oui, sont vraiment veaux, irrémédiablement veaux !

 

Et nous, nous, qui sommes si intelligents,

 

ce soir, olé ! Oui on va bien rigoler,

 

FR2 atteindra un nouveau sommet du ridicule,

 

de la complaisance,

 

de la manipulation.

 

Vous avez dit télé de connivence ?

 

Lanterne rouge de la désinformation et de la propagande !

 

Rions un bon coup ce soir,

 

et demain, surtout, surtout,

 

oublions cette caricature de télé...

 

sauf pour la dénoncer !

 

Eva R-sistons aux copains-coquins

 


 

Sarkoverdose.jpg



Lettre ouverte à Sarkozy, d'une citoyenne indignée

 

 

Monsieur le Président,


Ce soir, lundi 12 juillet 2010, vous avez décidé de vous adresser aux Françaises et aux Français sur une chaîne de télévision publique. Ce soir, Monsieur le Président, j’ai décidé de ne pas vous écouter.


Je ne fais que reproduire votre propre attitude : Entendez-vous la colère des salariés qui manifestent, de plus en plus nombreux, contre votre politique sociale injuste et destructrice de tous leurs acquis durement gagnés depuis des décennies ? Non.

Entendez-vous les résistances qui s’opposent à la casse de l’école de la république, au traitement inhumain que vous infligez non seulement aux détenus, mais aux sans-papiers, même aux demandeurs d’asile en attente de régularisation ? Non, vous semblez même sourd aux condamnations des organismes internationaux : aucune honte, aucun remords.

Entendez –vous l’opposition, même quand elle se manifeste dans votre propre camp ? Non, vous semblez imperméable à toute critique. Et, surtout, inutile de vous demander une mesure de justice sociale telle que l’annulation du « bouclier fiscal » : Là, votre audiogramme est complètement plat. Ce bouclier est sacré, c’est sans doute la valeur la plus immuable de votre république. Vous saccagez des principes constitutionnels comme la laïcité, les droits de l’Homme, ou encore le code du travail, mais « Pas touche au bouclier fiscal » !


S’il vous arrive de répondre, c’est par la censure, souvent déguisée en « licenciements » pour cause de renouvellement, ou encore par la décision d’étendre un peu plus votre pouvoir vers l’absolutisme. Vous confondez d’ailleurs, vous ou vos ministres à votre botte, la liberté d’expression démocratique et le fascisme, fascisme ainsi banalisé. Est-ce vraiment votre opinion, Monsieur le Président de notre République ? Ce serait inquiétant et je n’ose pas y croire. Une autre réponse est parfois apportée à l’expression du mécontentement populaire, surtout à l’encontre de notre jeunesse, mais jamais directement par votre personne : les arrestations arbitraires, qui suivent souvent des provocations policières ou d’agitateurs sortis d’on ne sait où, les jugements des syndicalistes, militants, manifestants, humanitaires.


Vous allez sans doute m’opposer votre légitimité garantie par votre élection. Puis-je vous dire ce que je pense ? J’ai sincèrement l’impression qu’il y a eu quelques légers malentendus en 2007. Vous vous êtes présenté comme le président de la rupture, mais vous auriez du à mon avis préciser avec quoi vous prétendiez rompre. Vous étiez aussi le président du pouvoir d’achat, mais vous avez oublié de dire qu’il s’agissait de l’augmentation du pouvoir d’achat des plus riches grâce à une paupérisation de tous les autres. Quant à la république irréprochable que vous promettiez, je n’ai pas le souvenir que vous ayez pris des mesures avant que les scandales aient éclatés. En ce qui concerne le dernier, le fait que seules des instances liées à votre pouvoir politique l’aient étudié n’évitera pas la persistance de soupçons. Pourquoi refuser de passer l’affaire à un juge d’instruction indépendant ? Les Français penseront qu’il doit y avoir une raison. Et le renvoi de deux ministres ne suffira pas à fermer ce chapitre : ils ressemblent trop aux « lampistes » bien commodes.


C’est pour toutes ces raisons, Monsieur le Président, que j’ai décidé d’être aussi sourde que vous et que, pour ne pas perdre mon temps, j’ai choisi de ne pas écouter France 2 ce soir. J’invite toutes les citoyennes et tous les citoyens qui pensent comme moi à faire de même et je vous prie de bien vouloir accepter mes regrets les plus sincères.


                                                                                       Danièle Dugelay – Les Ulis (91)               

                                                                                        Le 12 juillet 2010  (lettre ouverte)

 

 

PAUL LE POULPE.jpg

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14197

 

 

 



Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

mort

gay

On connaissait Nicolas Sarkozy est mort et Nicolas Sarkozy est gay. Et maintenant, il y a ce que vous allez découvrir plus bas. Il fallait oser ! Enfin, en tout cas Le Monte l’a fait. "Nous caricaturons juste l’hyper-président de manière vulgaire et outrancière", déclare au Post Stéphane de Rosnay, éditeur du bimestriel. Pour le numéro annonçant la bonne nouvelle le décès du chef de l’Etat, le directeur de la publication, Frédéric Lafeuille, avait été convoqué par la police pour "atteinte à la dignité de la personne". Pour celui révélant son orientation sexuelle, l’imprimeur et la société qui distribue le journal avaient reçu "la visite de policiers agissant dans le cadre d’une réquisition judiciaire visant des faits d’atteinte à la représentation de la personne", relatait le blogueur multicartes Guy Birenbaum. Mais Rosnay, nullement intimidé, persiste. Ce coup-ci, son directeur de publication Lafeuille est convoqué aujourd’hui pour être entendu par la Brigade de répression de la délinquance. A cause de la croustillante Une ci-dessous, donc.

 prison

L’association de l’image et du titre est véritablement obscène ! Mais non, pas l’aimable pochade ci-dessus. C’est d’un autre journal que nous parlons. Regardez ci-dessous et tâchez de réprimer le haut-le-coeur.

figNous avons déjà fustigé la Une proclamant Claire Thibout dénonce « la romance de Mediapart » : "un titre qui devrait valoir au directeur du journal le goudron et les plumes, tant il bafoue la réalité donc la déontologie journalistique". La Pravda sarkozyste s’était tout simplement mise au service d’une manipulation venue de l’Elysée. Elle récidive aujourd’hui dans la malhonnêteté. Quel est ce "rapport qui blanchit" Woerth ? Le Figaro le présente comme celui de l’Inspection générale des finances (IGF) et il ment. Daniel Schenidermann l’avait à l’avance prédit sur @rrêt sur images : "Ecoutez bien, dans les jours et les heures qui viennent, les présentateurs qui vous parleront "du rapport de l’Inspection des Finances", censé apprendre lundi au pays soulagé qu’Eric Woerth, non, quelle surprise, n’a pas donné d’instructions écrites, en trois exemplaires, avec copie carbone et exemplaire aux Archives Nationales, demandant de ne pas contrôler le patrimoine de Liliane Bettencourt. (...) à chaque fois qu’ils évoqueront "le rapport de l’Inspection générale des Finances", ils vous tromperont. Ce n’est pas un rapport de l’IGF, qui va être rendu lundi, mais un rapport personnel de son chef, Jean Bassères, très estimable haut fonctionnaire certainement, mais nommé par son ministre, et dont le sort ultérieur (promotion ou placard) dépend de lui (...) Se faire blanchir par l’administration placée sous ses ordres : si Poutine (au hasard) avait recours à cette grosse ruse, on entend d’ici les ricanements de la presse française." Gilles Klein, toujours chez @rrêt sur images, précise ce qu’il faut penser de ce rapport : "François Baroin veut "obtenir de l’inspection générale des finances (IGF) la preuve de l’absence d’intervention de son prédécesseur, Eric Woerth, dans le dossier fiscal de la milliardaire Liliane Bettencourt", constate Le Monde, mais la procédure choisie n’est pas habituelle. "Le rapport n’a pas été commandé à l’IGF, comme il est d’usage, mais à son chef, Jean Bassères." "L’IGF n’a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l’IGF, mais de son patron. Il a été confié directement par le ministre au haut fonctionnaire qu’il a nommé", souligne un ancien chef de l’IGF." Le délai très court imparti à M. Bassères pose aussi question. "Ce ne sont pas de bonnes méthodes, relève un autre expert de l’IGF. Comment huit jours peuvent-ils suffire pour voir ce qu’a fait l’administration générale, aller au fond du dossier transmis par le procureur de Nanterre - en janvier 2009, sur de possibles fraudes fiscales liées à l’enquête pour "abus de faiblesse" visant le photographe François-Marie Banier ?" "Jamais par le passé, rappelle cette source, un rapport de l’IGF n’a mis en cause un ministre ou un gouvernement." "On ne peut demander l’impossible à ses membres, ils ne bénéficient pas des garanties de neutralité ou d’inamovibilité des magistrats de la Cour des comptes ou du Conseil d’Etat."

ldcÇa n’empêche pas Le Figaro d’écrire, sous la plume de Laurence de Charette* : "Les conclusions du rapport de l’Inspection générale des finances (IGF) sont formelles : « Éric Woerth, durant la période où il était ministre du Budget, n’est pas intervenu auprès des services placés sous son autorité pour demander, empêcher ou orienter une décision ou un contrôle portant sur Mme Bettencourt, MM. (François-Marie) Banier et (Patrice) de Maistre, ainsi que sur les sociétés Téthys et Clymène  » où travaillait son épouse Florence. Rendu public hier, ce document, signé par Jean Bassères, haut fonctionnaire plutôt classé à gauche, contribue largement à laver Éric Woerth des soupçons qui pesaient sur lui." Ah, trop fort le coup du "plutôt classé à gauche" ! Relisons à nouveau Schneidermann : "ce haut fonctionnaire a fait une partie de sa carrière sous des ministres de gauche. Imaginez jusqu’où il pousse le trotskisme : il a dirigé "pendant quelques jours" le cabinet de Laurent Fabius à Bercy. Le seul fait qu’il ait accepté cette mission, dans ces conditions mirobolantes, démontre d’ailleurs assez sa parfaite indépendance : au moins, il ne craint pas les critiques". Voilà donc Woerth, par la grâce du Figaro, "lavé des soupçons qui pesaient sur lui".

dpC’est à n’en pas douter l’air de pipeau que va nous jouer à son tour Nicolas Sarkozy ce soir sur France 2, face à David Pujadas : "Ce sera donc dans le cadre détendu du jardin de l’Elysée. Ou dans la bibliothèque, si le temps ne le permet pas. Car la météo est bien la seule inconnue de l’opération, annonce ce matin Schneidermann. (...) On aurait pu imaginer que, mis en cause, le président de la République irréprochable se déplaçât jusqu’au studio du 20 Heures. Mais non. Pourquoi aller à Pujadas quand Pujadas est au garde-à-vous, prêt à sauter sur son scooter pour déférer à la convocation ? Qu’on n’ait aucune crainte sur l’indépendance du présentateur. On ne cesse de vous le répéter : il n’y a pas davantage de pressions sur la presse, que sur la Justice, ou sur l’Inspection des finances, tous corps cultivant une farouche indépendance. Pujadas aime d’ailleurs tellement l’indépendance, qu’il s’en est forgé une définition toute personnelle, désormais légendaire. L’essentiel, à ses yeux, est la lutte contre la "bien-pensance". Entendez par bien-pensance "l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’Etat, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective." Nul doute qu’il saura parfaitement mettre en pratique sa conception. On observera donc avec intérêt sa lutte contre les affreuses tentations de la bien-pensance, qui pourraient le conduire, s’il n’y prenait garde, à donner raison à la petite comptable contre la banquière de luxe, au majordome contre le gestionnaire de fortune, ou au site de presse contre l’Elysée irréprochable."

ewSi seulement Pujadas pouvait faire son métier ! Interpeller ainsi le président sur les mensonges de Woerth que rappelle Le Post, "J’ai rencontré (Liliane Bettencourt) deux-trois fois. Elle ne me reconnaîtrait pas" : c’est ce qu’avait déclaré le ministre à la fin du mois de juin. Or quelques jours plus tard, Le Monde révélait que le ministre avait dîné chez l’héritière l’Oréal le 30 janvier 2008. Marianne publie le procès verbal attestant que ce repas a bien eu lieu. L’hebdomadaire précise qu’un autre dîner a eu lieu, au printemps 2008, où étaient notamment présents le couple Woerth et Patrice de Maistre, bras droit de Liliane Bettencourt. Ce repas était organisé par l’association qui regroupe les plus gros donateurs de l’UMP, dont Eric Woerth est trésorier. "Madame Bettencourt a fait l’objet de nombreux contrôles fiscaux" : c’est ce qu’Eric Woerth a déclaré le 27 juin lors de grand jury RTL-LCI-Le Figaro. Or quelques jours plus tôt, le 22 juin, Liliane Bettencourt annonçait, par communiqué, "la régularisation fiscale de l’ensemble de ses avoirs qui seraient encore aujourd’hui à l’étranger" : "J’ai décidé de faire procéder à la régularisation de l’ensemble des avoirs familiaux qui seraient encore aujourd’hui à l’étranger, en collaboration avec l’administration fiscale française," a-t-elle fait savoir. Comment, si des contrôles fiscaux avaient effectivement eu lieu, l’héritière l’Oréal pouvait-elle encore se trouver en situation irrégulière par rapport au fisc ?" Ajoutons un autre élément à charge, souligné dans notre billet récapitulant le Bettencourtgate, qui démentit le ministre : "En douze ans, ma cliente, qui était chargée d’établir les déclarations d’impôt et l’ISF de Mme Bettencourt, n’a jamais été saisie de la moindre demande ou vérification émanant d’un contrôleur fiscal", le contredit formellement l’avocat de l’actuelle comptable personnelle de la milliardaire. Deuxième mensonge avéré de Woerth. Puisse Pujadas aborder aussi - soyons fou - une troisième menterie ministérielle : "Je n’ai jamais déclenché de contrôle fiscal (...) comme je n’ai jamais empêché un contrôle fiscal", a déclaré l’ex-ministre du Budget, interrogé sur l’affaire Bettencourt lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCILe problème, c’est que les journalistes ne comprennent pas comment fonctionne le fisc".

postLe Post complète d’une autre citation woerthienne : "Le contrôle fiscal (...) fonctionne de manière autonome du ministre". Or Bakchich écrit : "Eric Woerth a déclaré vendredi soir avoir lui-même autorisé en 2009 un contrôle fiscal de François-Marie Banier. "Eric Woerth (…) souligne que c’est sous son autorité qu’a été lancé un contrôle fiscal sur Monsieur Banier", affirme un communiqué du ministère du Travail." Effectivement, le journaliste que nous somme ne comprend pas comment fonctionne le fisc : si ce n’est pas le ministre qui déclenche ou empêche un contrôle fiscal, pourquoi revendique-t-il de l’avoir fait pour Banier ? D’autant qu’une phrase du rapport du patron de l’IGF contredit le communiqué cité par Bakchich : "La mission a vérifié que le lancement du contrôle de M. Banier n’a pas été demandé, empêché ou orienté par le ministre", est-il précisé. Aucune intervention de Woerth donc, d’après le "rapport qui blanchit", ce dont il se vantait pourtant lui-même dans un communiqué ! De toute façon, la version du rapport est à son tour contredite : "selon un représentant du parquet de Nanterre contacté par Marianne, relève Le Post, le ministère aurait à l’inverse conseillé au fisc de "jeter un oeil" sur les comptes personnels de François-Marie Banier, en raison d’ "un certain nombre de mouvements de fonds". Et Marianne de s’interroger : "Pourquoi une éventuelle fraude de François-Marie Banier soulève-t-elle l’intérêt (légitime) du parquet alors qu’une possible fraude de Mme Bettencourt ne l’intéresse pas ?" On s’y perdrait presque ! Alors, Woerth-le-serial-menteur est-il ou pas intervenu ? A votre avis ? Depuis le début de l’affaire, le pouvoir nous enfume. Attendons-nous ce soir, avec Sarkozy lui-même sur France 2, à une apothéose de foutage de gueule, exercice dans lequel il est depuis longtemps passé virtuose.

 

 

*Laurence de Charette est une récidiviste de la désinformation : elle avait déjà signé en mars dernier un article titré La CEDH ne remet pas en cause le statut du parquet, ce qui était exactement, comme c’est amusant, la position de Michèle Alliot-Marie, récompensée pour cela dans nos colonnes d’un Bonnet d’âne : la ministre comme la zélée propagandiste du Figaro faisaient juste semblant de ne pas avoir lu que l’arrêt de la Grande chambre de la Cour européenne des droits de l’Homme, qu’elles étaint censées commenter, écrit textuellement : "Le procureur de la République n’est pas une autorité judiciaire au sens que la jurisprudence de la Cour donne à cette notion : comme le soulignent les requérants, il lui manque en particulier l’indépendance à l’égard du pouvoir exécutif pour pouvoir être ainsi qualifié". Pas une autorité judiciaire, mais le statut du parquet n’est pas remis en question ? Laurence de Charette est enfin aussi l’auteure d’un article où elle explique tranquillement Pourquoi un enfant sera passible de prison dès 12 ans, se félicitant dès la première ligne que "La ­justice des mineurs s’émancipe de son carcan d’après-guerre". Vous aurez noté l’emploi du mot "carcan". Une "journaliste" comme on les aime en Sarkozie !


Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse
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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 00:01

 

Sarkozy : de l'art de créer une "fausse réalité"

   
magicienL'objectif de toute désinformation est de créer ce que l'on pourrait appeler une "fausse réalité". L'acharnement des médias à stigmatiser d'infimes détails du comportement de Ségolène Royal, et ceci sans même reculer devant la pure invention (faire passer une phrase de chanson créole, qui plus est mal traduite, pour une volonté affichée de "casser la République" !), participe d'une grossière opération de falsification du réel, ou de fabrication d'un "faux réel".

Cette opération est, on le sait, initiée principalement par la cellule de "snipers UMP" se réunissant tous les matins sous la direction de François Fillon, dans le but avoué de flinguer Ségolène (ceci en application du principe suivant, importé des USA : "une campagne se gagne non pas en défendant ses idées, mais en détruisant l'adversaire").

Or, en ce qui concerne la falsification du réel, Nicolas Sarkozy se trouve être le tout premier à donner l'exemple : ceci avec lui-même dans le rôle du lapin
      
cobaye.

Nicolas Sarkozy tente de se faire passer pour ce qu'il n'est pas

   

1. Physique => chaussures leurres, photos truquées, haussement sur pointe des pieds, pour tenter de masquer sa basse taille.

2. Caractère, personnalité => voix et ton de plus en plus facticement doux et posés (jusqu'au ridicule), pour tenter de gommer son image (vraie) d'histrion énervé.

3. Projet politique => Sarkozy se met maintenant à quasiment réciter des extraits du Contrat Social de Rousseau, à invoquer Jaurès, pour tenter de masquer son image (vraie) de néo-libéral atlantiste, flirtant avec les thèmes de campagne du Front National dont il convoite les électeurs.

 

***

Escroc 
1. Personne qui escroque, qui a l'habitude d'escroquer
("Le Petit Robert")

Escroquer
1. Tirer (qqch. de qqn) par fourberie, par manoeuvres frauduleuses.

("Le Petit Robert")

***

 

Examinons le premier volet de cette entreprise de falsification :

   

La taille du candidat Sarkozy

 

Un hebdomadaire avait récemment questionné le Ministère de l'Intérieur sur la taille du candidat UMP : la place Beauvau répondit par le chiffre de 1m70 (rires dans la salle). De façon plus réaliste, certains commentateurs avancent des chiffres de 1m67 à 1m65, certains descendant même jusqu'à 1m63.

La photo de Sarkozy serrant la main de Bush est maintenant célèbre :

sarkozy_bush2 

 

Sarko monté sur un dico ou sur une caisse pour paraître aussi grand que Bush, et l'ambassadeur de France qui se poile à droite - son regard, dont l'axe est matérialisé par sa branche de lunettes, est manifestement dirigé vers le "hausseur sarkozien" (le bord droit de cette photo a été expurgé de la photo officielle).

 

Note : Bush culmine à 1m82 ou 1m83 selon les sources.

Plus de détails, avec la chancelière Angela Merkel dans le rôle de mètre-étalon, ICI et LA.

 

353563_436218a

 

 

Intéressons-nous maintenant à un élément-clé du dispositif sarkozien :

   

 la chaussure du candidat Sarko


  

Sarko_talon

 

Pour y voir plus clair :

Sarko_talon3

 

L'arrière de sa chaussure est très suspectement arrondi : on ne peut exclure l'hypothèse que l'arrière de son pied (son talon) arrive en fait 1 à 2 cm avant l'arrière de la chaussure. L'arrière de sa chaussure serait une sorte de leurre, il y aurait une sorte de rembourrage savant entre son talon et l'arrière de sa chaussure.

Cet ingénieux système lui procurerait deux avantages :

- d'abord gagner deux tailles de chaussures, car son problème, en plus de sa petite taille corporelle, est d'avoir un petit pied, de chausser une taille de chaussures trop petite (il est vrai que pour un homme cela est peu avantageux).

- deuxième avantage possible : si son talon arrive non pas à l'arrière de sa chaussure, mais 1 à 2 cm avant (le reste étant un rembourrage ou je ne sais quel leurre - ce qui laisse d'ailleurs présumer la présence d'un leurre avant symétrique), il lui est sans doute possible d'ajouter une semelle compensatrice à l'intérieur de la chaussure sans nuire aux proportions du croquenot.

 

Pour faire face à Tariq Ramadan (novembre 2003 sur France 2), Sarkozy avait apparemment chaussé le modèle supérieur :

sarko003_
(cliquer sur l'image)

On notera que Tariq Ramadan lui-même semble ne pas en croire ses yeux.

 

Il est d'ores et déjà possible d'avancer le shéma suivant :

Sarko_talon_dessin1

 

On peut remarquer sur l'image suivante (le 20/01/2007 sur France 5, chez FOG) le savant geste du candidat Sarkozy, qui a manifestement accompli d'immenses progrès depuis novembre 2003 : lorsqu'il croise sa jambe droite, sa main gauche vient nonchalemment se poser sur son talon, qui sinon apparaitrait trop clairement à l'image, comme face à Tariq Ramadan.

SArko_talon_12

Admirable ! Quel métier !

 

Les premiers éléments de cette étude font apparaître certains éléments pathologiques, plus particulièrement en rapport avec l'incapacité du candidat UMP à assumer sa petite taille. On voit par exemple ce candidat, pour calmer son inquiétude, déployer des stratagèmes qui feraient honte à un enfant de 12 ans. Et pourtant cette personne, manifestement en souffrance avec elle-même - et dont le caractère n'est pas sans présenter, d'après certaines personnes le connaissant personnellement, des éléments de dangerosité ("emporté", "qui ne contrôle pas ses nerf") - cette personne est sérieusement candidate pour la Présidence de la République...

 

061063b

Un cliché ou apparaissent presque au grand jour les tourments et scories qui rongent le candidat Sarkozy, et qui le font, on le sait, se pousser toujours plus haut, pour se consoler ou se rassurer de quoi ? Pour combler quel manque ? On ne sait exactement, mais les signes s'accumulent pour tracer un portrait inquiétant. Au fond, les gens le sentent confusément : cet être est fondamentalement indigne d'accéder à la magistrature suprême.

   
 

« En dépit des apparences, derrière les moulinets, les provocations, les défis, lancés à la terre entière et à la banlieue, derrière ce décor d’opérette, se cache un individu fragile et tourmenté, une conscience fragile, livrée aux sournois atermoiements du doute; un être sans illusions sur sa nature, qui s’agite frénétiquement pour oublier qu’il se connaît trop bien et qui tente de se fabriquer un destin à côté de lui-même, espérant ainsi duper son monde. » 

(François-Mitterrand-2007)

 


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pinnochio

 

 

Mise à jour 15/06/2007

 

Sarko_Bush_G8

Sarkozy au G8, en compagnie de Bush : on remarquera que Nicolas s'est nettement tassé depuis la poignée de mains de Washington. D'où peut-être sa mine désemparée.
   

 

pinnochio2a

 

 

Mise à jour 28/03/2008

   
Après la visite officielle de Sarkozy en Angleterre, instructive photo publiée par The Guardian, et assortie de ce commentaire :

« Les ballerines noires [de Carla] était chic et pratiques, bien que leur platitude ait porté par inadvertance l'attention sur la stature du président, et sur le fait que ses talons étaient hauts. Il est vrai qu'ils n'étaient pas aussi hauts que ceux de la reine, mais ils les concurrençaient, et passaient certainement le seuil de trois centimètres des chaussures pour homme. »

 

Sarko_Carla_mars_2008_Angleterre_Guardian
(cliquer sur l'image)

Version couleur ICI (publiée par Daily Mail).

 

 

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Mise à jour 04/06/2008

   
Le croquis plus haut sous-estimait la ressource de la semelle compensatrice intérieure : voici le chaînon manquant pour expliciter convenablement la stratégie chaussurière de Nicolas Sarkozy.

 


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(source)

 

 

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Mise à jour 30/06/2008

   

Pour noyer le poisson tenir tête à l'excellente et admirable Audrey Pulvar, ce soir sur FR3, le président Sarkozy avait apparemment, une fois de plus, chaussé le modèle supérieur :

 

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Image grande taille ICI.

    
   

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2009

 

La photo plus haut montrant Sarkozy sur la pointe des pieds (avec Chirac au premier plan), ne s'expliquait pas par un "étirement" relaxant (comme l'avaient avancé certaines âmes charitables) - ce qui aurait été après tout bien compréhensible.

En effet :

original

 

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(tactique assez payante finalement, comme on peut le voir avec cet article de Paris Match)

    

Forts de cette nouvelle iconographie, nous sommes désormais en mesure d'avancer le schéma suivant :

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Où l'on constate qu'en cumulant talon (5 cm), talonnette intérieure (3 cm), et furtif haussement de pieds (5 cm, juste le temps de la photo), le président de la République française gagne pas moins de 13 centimètres en hauteur (tous ses efforts finissent donc par porter leur fruit).

Après plus de 2 ans 1/2 d'étude ici même, il est possible d'estimer la taille de Sarkozy entre 1m63 et 1m65 ; nous pencherions personnellement pour 1m63.

En ajoutant les 13 cm, Sarkozy atteint donc 1m76, soit au centimètre près la taille de Carla Bruni.

Inutile de s'attarder sur le plus ridicule et le plus pathétique là-dedans : les 5 cm (estimation) gagnés en longueur de chaussure. Étonnant en effet, de constater que Sarkozy arbore des croquenots à peu près aussi long que ceux d'Obama, qui culmine lui, pieds nus, à 1m85...

   

***

Tout ce travail du président de la République française se révèle hélas parfois insuffisant. Il lui est alors nécessaire de recourir à un stratagème ultime, dit "système Bush" :

How Sarkozy stood up to Obama ("Timesonline", 10/06/2009)

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(nous ne sommes pas en mesure d'affirmer que Sarkozy a pu récupérer la même caisse que lors de sa célèbre photo en compagnie de Bush, postée plus haut)

 

 

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Mise à jour 08/09/2009

   

Éloquent reportage de la télévision belge (visite de Nicolas Sarkozy à l'usine Faurecia):

Sarkozy pas une tête ne doit depasser (dagrouik) - vidéo

   

Lire sur ce sujet :

Visite bidonnée de Sarkozy dans une usine : l'envoyé spécial de France2 n'a rien dit... Pourquoi ? (Bruno Roger-Petit - LePost)

« A ma connaissance, c'est la première fois dans l'histoire audiovisuelle de la Ve république qu'il est démontré que la présidence bidonne les sorties du président et pousse le souci du détail jusqu'à "recruter" des figurants qui ne sont pas plus grands que le chef de l'Etat lui même. »

   
Intéressante précision rapportée par Le Point :

« Nicolas Sarkozy aurait également refusé d'enfiler les équipements de protection de rigueur à l'intérieur de l'usine, comme la blouse et les chaussures de sécurité. "On nous a fait comprendre que le président portait des talonnettes et qu'il était hors de question pour lui de mettre autre chose", explique le délégué CFDT José de Sa Moreira. »

 

 

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Mise à jour 09/09/2009

 


Le journaliste indépendant Olivier Bonnet écrivait, en présentation de son livre Sarkozy, la grande manipulation :

« Nicolas Sarkozy a bâti toute son ascension, du ministère de l’Intérieur en 2002 jusqu’à l’avènement présidentiel de mai 2007, en jouant avec habileté de l’arme de la manipulation. Multipliant coups médiatiques, écrans de fumée et postures marketing, alternant séduction, débauchage, démagogie, populisme, falsification, hypocrisie et mensonge (...) »

   

La toute récente "affaire Faurecia" (dévoilée par des médias suisse et belge) pointe un petit détail de travestissement de la réalité, de manipulation : elle inquiète surtout sur la docilité (voire le flagrant manque d'indépendance) des médias français, trop prompts à relayer la propagande sarkozyenne. Ce fléau a coûté au pays l'élection de Sarkozy en 2007 (que l'on se rappelle le niveau d'abaissement alors atteint par les médias dominants). Espérons qu'un tel schéma ne se reproduise pas en 2012.
   

La télé belge : "Avec Sarkozy, les journalistes Français n'osent pas" (BRP - "LePost")

« "Autocensure", "pressions", tous les maux de la presse politique française sont évoqués sans langue de bois. »

 

« La stupéfaction, la fureur, provoquées par le casting de Faurecia, (...) se dirigent légitimement au moins autant vers les organisateurs du casting que vers les journalistes français, qui savent et voient, et ne disent rien. S'ils cachent même cela, que peuvent-ils bien cacher d'autre ? se demande-t-on instinctivement. »

(Daniel Schneirdermann, "@si")

   
   

pinnochio2a

 

       
Mise à jour 25/09/2009


Sarkozy prend de la hauteur à l'ONU ("Libération") - vidéo

« Une vidéo montre Nicolas Sarkozy à la tribune de l'ONU, juché sur un tabouret pour paraître plus grand. La presse britannique se moque. »

 

 

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Mise à jour 07/11/2009

 

Admirable et brillant article (en provenance du blog Le vrai débat), accomplissant en quelque sorte la synthèse du "sarkozysme" :

Le sarkozysme n'est pas une politique, mais un enfumage (Le vrai débat - Marianne2)

« Le sarkozysme n’est pas d’abord une politique. Ce n’est pas ce qui le caractérise le mieux, et ce n’est donc pas par là qu’on parviendra le plus aisément à l’atteindre au cœur. »

« Si ce n’est une politique, qu’est donc le sarkozysme ? Nous pensons qu’il s’agit avant tout d’une façon de gouverner, d’un contenant plus que d’un contenu. Et un mot résume parfaitement ce contenant : enfumage. »

« sous la présidence Sarkozy, le mensonge et la manipulation ont été industrialisés, professionnalisés à un point tel qu’il est aujourd’hui extrêmement difficile, sur la plupart des sujets, de démêler le vrai du faux. »

« Mais pour tenir, le sarkozysme n’agit pas seul. Il se fonde sur un astucieux montage en triangle : la première extrémité est constituée du pouvoir, qui fixe l’agenda et la stratégie, la deuxième des médias, qui relaient complaisamment la communication gouvernementale et organisent les conditions d’un débat biaisé, la troisième des sondages qui structurent le débat et viennent à la rescousse du pouvoir quand celui-ci est menacé. Le rapport de la Cour des comptes de juillet dernier avait très bien mis au jour ce petit manège, en dévoilant les pratiques scandaleuses du triangle Elysée/Le Figaro/Opinionway. »

« On ne tuera vraiment la bête que lorsqu’elle sera transparente pour tout le monde, et qu’il ne lui sera donc plus possible de tromper. »

 

 

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Mise à jour 16/03/2010

 

Pour la soirée électorale dimanche soir sur les plateaux télé, après le premier tour des régionales, consigne avait manifestement été donnée aux représentants du pouvoir de répéter ce leitmotiv, cet élément de langage (dans un effort tout sarkozyen pour tenter de créer une "fausse réalité", de faire passer des vessies pour des lanternes) : « il n'y a pas de vote sanction ».

Illustration :

L'UMP sarkozyste et son déni du "vote sanction" (antennerelais - LePost) - vidéo
 

(cliquer sur le lien)

   

Précisions apportées hier soir par Jean-François Kahn sur son blog :

« [Dimanche] à 19 heures, Nicolas Sarkozy convoque les caciques de l’UMP et quelques ministres emblématiques. Il connaît déjà les résultats annoncés par les sondages. Il leur explique, d’une voix docte et qui ne souffre aucune contradiction, que ce scrutin ne constitue nullement un vote sanction, que l’ampleur de l’abstention prouve, tout au contraire, que les Français n’ont absolument pas voté contre lui, mais ont désavoué les présidents socialistes sortants. (...) Là-dessus, on distribue à tout ce beau monde des fiches qui résument tous ces étranges arguments et on leur demande de les décliner sur tous les médias. La plupart savent que c’est stupide et que ça ne passera pas la rampe, mais, qu’importe, c’est un ordre, et les voilà qui, de chaîne en chaîne, de station de radio en station de radio, récitent leur leçon : l’important c’est l’abstention, aucune sanction contre le président, au contraire (insistance sur le « au contraire »), ce sont en réalité les présidents socialistes qui ont été sanctionnés. Pas un n’y croyait, beaucoup se moquaient, en privé, de leur propre mercuriale, mais, tous ont du dérouler la même incantation qu’ils savaient parfaitement ridicule pour ne pas déplaire au monarque. Etrange impression de mécanique stalinienne soft. Et si, en effet, c’était cette façon de faire de la politique, ce cynisme-là, que l’UMP avait payé ? Au prix fort. »
   

 

pinnochio2a

 

******

Sur le même sujet :

Sarkozy, "symptôme de l'abaissement national", selon Peillon (NouvelObs)

Sarkozy choisit-il aussi des journalistes de petite taille ? (BRP - LePost)

Spéciale dédicace (Ashram de Swâmi Petaramesh)

Petits salariés à Faurecia : « une requête de l'Elysée » (Rue89) 

Royal - Sarkozy : altitude comparée - vidéo

Bugarrishoes (chaussures compensées)

Lider Minimo

Sarkozy ou l'imposture permanente (juillet 2008)

Menteurs de père en fils (octobre 2009)

"Sarkozysme" : la synthèse (novembre 2009)



http://antennerelais.canalblog.com/archives/2007/02/03/3906760.html

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:44

vendredi 2 juillet 2010

« Bains de foule » de Nicolas Sarkozy : trafics et manipulations au 20H de France 2

Où la rédaction de France 2 (dirigée par Arlette Chabot) se révèle complice active d'une certaine machine de propagande sarkozyenne. 

      
    

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     David Pujadas                           Arlette Chabot

 

 

Hier 1er juillet, on apprit que Nicolas Sarkozy avait une nouvelle fois crevé son plancher d'opinions favorables, avec un nouveau minima : 26% (TNS-Sofres).

Le soir, France 2 (télévision publique) y consacrait un sujet:

 

 

 

 


Analyse plan par plan  

    
    

1. Présentation Pujadas (29 secondes, 1 plan) (1) 


02

David Pujadas : « Est-ce l'effet du climat de ces derniers jours ? Nous n'avons pas l'habitude dans ce journal d'évoquer les hauts et les bas quotidiens des sondages de popularité. Mais je vous le disais en titre : une enquête d'opinion, qui vient après plusieurs autres, retient l'attention. La côte de confiance de Nicolas Sarkozy atteint un record à la baisse depuis son élection : 26% selon notre partenaire TNS-Sofres, 71% de défiance. Analyse(s) et explication(s) : Alexandre Kara, Mathias Barrois. »
   

(1) En langage cinématographique, « un plan est tout morceau de film compris entre deux changements de plan » (Jacques Aumont, Michel Marie, Dictionnaire théorique et critique du cinéma, Nathan, 2001, p. 157).

Dans le cinéma moderne décadent dont l'emblème est en France Luc Besson (cinéma contemporain de la généralisation du zapping télévisé), un plan aura en général une durée comprise entre 1 et 2 secondes (cet artifice masquera aux spectateurs non avertis l'indigence de l'interprétation, du scénario, et enfin du film tout entier). A l'inverse, le premier plan du film La soif du mal (Orson Welles, 1958) est resté fameux en ceci qu'il consiste en un audacieux plan-séquence (succession de cadrages par mouvements de la caméra mais sans interruption de la prise de vue), de plus de 3 minutes. 

 

 

2. Reportage France 2 (1 minute et 39 secondes, 16 plans)


Plan 1 : Bain de   «  foule »  de Nicolas Sarkozy le matin dans l'Aveyron (6 secondes)
(à 0'29 de la vidéo)

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(cliquer sur les images pour les agrandir)

Quelques voix (off (2), avec aussi des applaudissements) : « Bravooo ! Bravo monsieur le président ! Bravo ! (...) »

Journaliste (off, avec les "bravo" et applaudissements qui continuent en arrière-plan) : « C'était ce matin dans l'Aveyron. Un bain de foule, et des chocolats...»

 

A l'oreille on remarque que les quelques clameurs et « bravos », survenus à point nommé, émanent d'un même petit groupe de personnes, qui d'ailleurs n'apparaissent pas du tout à l'image. Il y a dans ces clameurs quelque chose de coordonné et répétitif, surtout un côté volontariste, une rapidité dans la répétition des « bravos » (d'ailleurs lancés par quasiment la même personne), qui éveillent le soupçon. Sans doute l'œuvre d'un groupe de militants UMP, ayant pris soin d'éviter le champ de la caméra pour ne pas être ultérieurement identifiés comme militants UMP.

Le Monde précisait en effet le 26 janvier dernier (Sarkozy se trouvait alors encore à 32% d'opinions favorables dans le baromètre TNS-Sofres) :

« Les villes visitées par le président sont sous haut contrôle policier. (...) Les rares bains de foule ont lieu avec des militants UMP. Et la police, pesante, empêche toute manifestation d'opinion divergente. »

Vu les résultats du dernier sondage motivant ce reportage de France 2, on pouvait effectivement se demander où étaient passés tous les mécontents (71% de la population d'après TNS-Sofres), toutes les personnes susceptibles de siffler le président ! La « foule » présente à l'image dans ce plan 1 est en bonne partie composée de personnes âgées (cœur de cible de Nicolas Sarkozy en 2007), souriantes et calmes (et muettes).

Les journalistes de France 2 ne s'intéressent pas du tout à l'identité des "personnes enthousiastes" acclamant Nicolas Sarkozy (sur la bande son), ni aux raisons de leur apparente très grande satisfaction. Pourquoi ? Cela intéresserait tout le monde !

 

(2) On qualifie de "off" un élément sonore dont la source se situe hors-champ (c'est à dire pas à l'image). On parle par exemple de voix off à propos de la voix d'un personnage - ou d'un commentateur - n'étant pas physiquement présent à l'image ("pas dans le champ", autrement dit hors-champ).

 

 

Plan 2 : Nicolas Sarkozy déguste un chocolat le matin dans l'Aveyron   (5 secondes)
(à 0'35 de la vidéo)

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Journaliste (off, avec les mêmes « bravos » et applaudissements du plan 1 qui continuent en arrière-plan) : « ...peut-être de quoi réconforter un peu un président au plus bas dans les sondages. »

 

Des curieux sont tenus à distance par plusieurs rangées de sbires. Le cameraman de France 2, lui, est extrêmement bien placé : quasiment le nez sur la boite de chocolats, on le sent là faisant partie intégrante du "dispositif sarkozyen". Chose étonnante, les clameurs continuent en "off" sans discontinuité avec le plan précédent (l'écoute avec un bon casque permet de vérifier la continuité de la même et unique prise de son), alors que ce changement de plan montre à l'image une nette rupture temporelle. Quelqu'un à France 2 a jugé bon de faire durer l'environnement sonore de « bravos » et d'applaudissements du plan 1, jusque sur le plan 2 (environnement apparemment capté durant le plan 1 - mais un trafic de plus grande ampleur est toujours possible). Cette petite manipulation accrédite dans ce plan 2 l'idée d'un « bain de foule » (terme avancé avec aplomb par le journaliste de France 2 dans le plan 1) - alors qu'à l'image absolument rien ne se passe (on voit des têtes de "curieux", muets, s'intercaler entre les sbires placés autour du président).

Au delà, que viennent faire dans ce sujet sur le record d'impopularité de Sarkozy, ces images de « bain de foule » ? Pourquoi n'avoir pas choisi plus logiquement, dans les archives, des images de Sarkozy sifflé ou hué ? Le fait que les images de ce « bain de foule » aient été tournées le matin même, suffit-il à justifier leur présence dans un sujet annoncé comme consacré à la chute de popularité de Sarkozy ? Enfin est-ce un sujet sur la chute de popularité de Sarkozy (comme annoncé par Pujadas), ou un sujet sur son « bain de foule » en Aveyron le matin?

On peut d'ailleurs être légitimement saisi d'un horrible doute : ce déplacement de Sarkozy en Aveyron, n'aurait-il eu d'autre objectif que de faire atterrir dans les dociles journaux télévisés du soir quelques images du président dans un (soi-disant) « bain de foule » ? (avec l'active complicité de France 2, comme on a pu le voir - et l'entendre). Le reportage de France 2 ne laisse en tous cas apercevoir aucun autre objectif à ce déplacement sarkozyen en campagne (hormis le fait de déguster un chocolat).

 

Plan 3 : Résultats du sondage TNS-Sofres (5 secondes)
(à 0'40 de la vidéo)

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Journaliste (off) : « 26% de côte de confiance : jamais les français n'avaient exprimé un tel désamour pour le chef de l'Etat. »

« Désamour » : difficile de trouver mot plus complaisant voire courtisan...

 

 

Plan 4 : Réaction Yves Jego (12 secondes)
(à 0'45 de la vidéo)

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Yves Jego : « Quand vous êtes dans un navire, que ça secoue et que vous avez le mal de mer et envie de vomir, vous en voulez beaucoup au capitaine d'être dans la tempête. Quand il vous a sorti de la tempête en bon état et que vous arrivez au port sain et sauf, vous le remerciez. »

 

Pour connaître l'identité de celui qui parle, il faut attendre l'ultime seconde de sa déclaration, et surtout, pour avoir le temps de lire le bandeau qui apparaît, les premières secondes de la réaction suivante :

 

Plan 5 : Réaction Harlem Désir (8 secondes)
(à 0'57 de la vidéo)

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Harlem Désir : « C'est inquiétant, parce que dans ce moment de crise on aurait besoin d'une France qui aurait confiance dans le capitaine, mais l'équipage est discrédité par les scandales... »

 

On aurait aimé entendre la fin de la phrase de Harlem Désir (qui reprend bizarrement l'image du « capitaine » - on dirait que lui et Jego doivent s'exprimer par images, comme s'ils s'adressaient à des enfants ou des décérébrés).

Harlem Désir n'est lui présenté par aucun bandeau à l'image.

 

 

Plans 6 à 9 : Images de la victoire de Sarkozy au soir du 2ème tour de la présidentielle 2007 (5 secondes)
(à 1'05 de la vidéo)

plan_6   plan_7

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Journaliste (off) : « Mai 2007, c'est "l'état de grâce". 65% des français accordent leur confiance à Nicolas Sarkozy. »

 

Pour évoquer l'accession de Sarkozy à la présidence, le réalisateur a opté pour un découpage tout bessonien (cf. note (1) dans "1. Présentation Pujadas") : 4 plans en 5 secondes. Artifice rendu nécessaire, on l'a vu, par un scénario et/ou une interprétation calamiteuses.

On attend toujours, pour illustrer ce reportage de France 2 sur le dernier record d'impopularité de Nicolas Sarkozy (nous sommes en juillet 2010), des images de Sarkozy sifflé ou hué.
   

 

Plan 10 : Courbe popularité Sarkozy (12 secondes)
(à 1'10 de la vidéo)

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Journaliste (off) : « Mais en moins d'un an, ce chiffre est divisé par deux. Malgré quelques soubresauts, la popularité du chef de l'Etat baisse de façon continue, pour atteindre son plus bas niveau après trois ans de pouvoir. »

 

Sur le graphique présenté, l'échelonnement vertical très tassé atténue fortement la sensation d'une "chute" de popularité. Le graphique livré par TNS-Sofres avec son sondage n'est guère plus éloquent. Pour visualiser une "chute", il faut consulter le graphique signé dedalus (courbe rouge pour TNS-Sofres) - voir aussi la moyenne sur huit sondagesdedalus. régulièrement actualisée par le même

Mise à jour 07/07/2010. Un contributeur nous adresse par mail cette précision : « dans le graphique de popularité, non seulement l'échelle verticale est tassée... mais le point Avril 2008 à 32% est décalé vers la droite (...) adoucissant également l'effet "de chute" de la courbe... »

 

 

Plan 11 : Bain de   «  foule »  de Nicolas Sarkozy le matin dans l'Aveyron (4 secondes)
(à 1'22 de la vidéo)

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Journaliste (off) : « Une chute, qui s'explique d'abord par des raisons de politique intérieure. »

   
Totale inadéquation entre le commentaire et l'image. Le journaliste parle de « chute » de popularité : pendant ce temps l'image montre Sarkozy serrant des mains dans un petit « bain de foule » (les enfants ont sagement été mis en avant).

 

 

Plan 12 : Analyse de Stéphane Rozès (7 secondes)
(à 1'26 de la vidéo)

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Stéphane Rozès : « La crise morale, qui atteint le pouvoir actuel, touche dorénavant un électorat traditionnel de la droite. »

   

    

Plan 13 :  Bain de   «  foule » de Nicolas Sarkozy le matin dans l'Aveyron (5 secondes)
(à 1'33 de la vidéo)

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Journaliste (off) : « Au même moment en Europe, d'autres leaders connaissent des chutes de confiance. »

   
Le retour d'un plan de Sarkozy en Aveyron est ici totalement incongru ! A moins de vouloir signifier que, contrairement aux « autres leaders » européens dont parle le journaliste, Sarkozy conserve, lui, l'amitié de la foule...

Mis à part les gardes du corps, la « foule » est ici constituée à l'image par une quinzaine de personnes, principalement intéressées par le fait de photographier Sarkozy. Le format large 16:9 de l'image, par rapport à l'ancien "format télé" 4:3, complique manifestement la mise en scène du « bain de foule » sarkozyen. La presque entière moitié droite de l'image n'est meublée qu'à grand peine, par les suivants de Sarkozy.

On remarque, à l'extrême gauche de l'image, un barbu à cheveux blancs et à pull rayé bleu clair (flèche jaune), occupé comme les autres à photographier le président. Que ne l'a-t-il fait plus tôt ! Ce même personnage était en effet déjà présent dans le plan 1 et fort bien placé : il y figurait déjà un "simple badaud", mais placé devant la première ligne de "spectateurs", au contact direct de Sarkozy : à l'égal des sbires entourant le président. Ce glorieux militant UMP (ayant revêtu pour l'occasion un pull de paysan) était manifestement, lors de ce déplacement sarkozyen, chargé d'une double mission : figurer un badaud amical ; et veiller au bon déroulement de l'opération, assurer même le cas échéant une ultime sécurité pour Sarkozy (dans le plan 1 ce barbu UMP offrait au président la protection de son corps, côté « foule »).

Pour mémoire, extraits du plan 1 (cliquer sur les images pour agrandir) :

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Plan 14 : Popularité de Merkel et Zapatero (9 secondes)
(à 1'38 de la vidéo)

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Journaliste (off) : « Angela Merkel en Allemagne à 40%, ou Zapatero en Espagne à 14%. Alors la baisse de la popularité de Nicolas Sarkozy, s'inscrit-elle dans un contexte de crise internationale ? »

 

 

Plan 15 : Analyse de Stéphane Rozès, suite (14 secondes)
(à 1'47 de la vidéo)

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Stéphane Rozès : « Nicolas Sarkozy fait les frais d'une conjonction entre une situation internationale et une crise économique et sociale difficile(s), mais à laquelle se rajoute, contrairement à d'autres pays, une crise morale... »

   
La fin de la phrase de Stéphane Rozès était peut-être intéressante, on ne le saura pas.
    
    

Plan 16 : Bain de   «  foule »  de Nicolas Sarkozy le matin dans l'Aveyron (7 secondes)
(à 2'01 de la vidéo)

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Journaliste (off) : « En tous cas cette fois, le style du président n'est pas cité en priorité pour expliquer cette baisse de popularité. »

   
Triomphal (et ultime) plan du reportage de France 2 (théoriquement consacré au dernier record d'impopularité de Sarkozy), tel un "happy end" de pacotille : Sarkozy une nouvelle fois "fêté" en Aveyron !

Le journaliste a, on le voit, soigneusement évité de rebondir sur la « crise morale » évoquée deux fois par Stéphane Rozès.

 

 

Conclusion : honte à la rédaction de France 2 (dirigée par Arlette Chabot) 

 

Le déplacement de Sarkozy en Aveyron, manifestement dicté, en ces temps de record d'impopularité, par le besoin de diffuser dans les journaux télévisés des images d'un président "acclamé par la foule", aura été très docilement et complaisamment relayé par la rédaction de France 2. Et ceci, comble de l'ironie et de la complaisance : au sein d'un sujet sur le dernier record d'impopularité présidentielle ! Ce qui en atténuait de facto la portée.

Dans ce reportage de France 2, théoriquement consacré, d'après ce qu'annonçait Pujadas, au nouveau record d'impopularité de Nicolas Sarkozy, les seules images filmées montrant Nicolas Sarkozy sont donc des images de Sarkozy acclamé (au moins par la bande son) et/ou serrant des mains (de personnes âgées et d'enfants). Ces images d'un président entouré d'amicaux voire enthousiastes sujets, totalisent le tiers de la durée du reportage, et plus de la moitié des plans : 32 secondes sur 1mn39, et 9 plans sur 16 (plans 1 et 2 ; plans 6 à 9 ; plan 11 ; plan 13 ; plan 16). Les « bains de foule » de Sarkozy en Aveyron le matin totalisent à eux seuls 27 secondes (plus du quart du reportage), et 5 plans sur 16.

La rédaction de France 2 se montre totalement silencieuse sur la manipulation sarkozyenne, avérée et qu'elle ne peut ignorer, consistant à fabriquer des scènes de « bains de foule » au moyen de militants UMP (amenés là spécialement en bus selon certaines sources), ceci à destination des journaux télévisés. Davantage : France 2 assure elle-même la mise en boite des images ! La rédaction de France 2 a abdiqué avec ce "reportage" tout devoir critique minimal : elle n'est plus qu'un agent, actif (et central), de la propagande sarkozyenne.

La rédaction de France 2 a été jusqu'à user d'une manipulation dans le montage sonore du reportage (plan 2), donnant par là un peu plus de consistance au « bain de foule » sarkozyen du matin en Aveyron.

Toute cette bouillie, cette pâtée pour chats d'une révulsante et indigne complaisance, aura été ingurgitée par des centaines de milliers de citoyens en âge de voter.

 

***

   

Mise à jour 03/07/2010

 

Hasard de l'actualité :

Communiqué : David Pujadas reçoit sa "Laisse d'or" (Le Plan B)

« Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le présentateur du journal télévisé de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France Télévisions, une délégation l’attend sur le trottoir pour lui remettre le trophée le plus convoité du Parti de la presse et de l’argent (PPA) : la Laisse d’or. »

   
   

Mise à jour

 

Suscité par le présent billet et saisi au vol sur "twitter", intéressant dialogue entre deux journalistes, l'un de France 2 (journaliste 1), l'autre de France Info (journaliste 2) :

    
Journaliste 1 [mode ironique] : « Plus fort que Le Plan B, plus fort qu'Acrimed. Les purs parmi les purs. http://bit.ly/c6eBAd »

Journaliste 2  : « bah si notre métier réussissait plus souvent à se remettre en question, ces gens n'existeraient pas »

Journaliste 1 : « tsss, tss, je pense que tu te trompes, ils existeraient de toute façon. Quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, c'est une posture. »

Journaliste 2 : « parfois derrière la gaudriole ou l'acrimonie tu trouves des critiques fondées (l'unanimité autour du livre d'Aubenas) »

Journaliste 1 : « C'est le systématisme de leurs critiques qui les décridibilisent. Alors que certaines en effet peuvent être fondées »

    

Pour répondre ici au « c'est une posture » du journaliste de France 2 (l'équipe de antennerelais dispose de prestigieux bureaux avenue Georges V à Paris mais n'est pas présente sur "twitter"), on peut préciser que le présent blog a été ouvert début 2007, en pleine campagne présidentielle, non pour tenir une « posture » : mais avec le sentiment viscéral qu'il fallait absolument "faire quelque chose" devant l'invraisemblable abaissement des médias dominants, si prompts à relayer du matin au soir la propagande sarkozyenne (qui visait entre autres à décrédibiliser par tous les moyens la candidate socialiste). Jamais on aurait pu imaginer possible, "dans un pays comme la France", une telle intox ainsi déversée du matin au soir sur les ondes, une telle démission de tout devoir critique (une telle veulerie pour tout dire) de la part des journalistes travaillant sur les ondes ou dans la presse (mais il est bien vrai qu'il faut gagner sa croûte) ; enfin c'était véritablement à n'y pas croire.

Cet invraisemblable abaissement, qui aura coûté au pays l'élection de l'actuel président, a persisté jusqu'en décembre 2007 (moment où la côte de popularité de Sarkozy atteignit les profondeurs avec les épisodes "Kadhafi à Paris", "Sarkozy et Bruni à Disneyland" et autres "Sarko et Bigard chez le Pape"). A partir de ce moment, on put constater une sorte de relatif "réveil" des médias. Il redevint par exemple possible d'écouter de temps à autre les infos télévisées sans vomir incontinent. Hélas, comme l'écrivait en mai 2008 un de nos collaborateurs :

« Après avoir été durant la campagne, de façon éhontée, les principaux agents de la mystification sarkozyenne, les médias "officiels" retournent leur veste et reviennent maintenant à davantage d'impartialité (pour ne pas se faire "lyncher" avec le principal coupable sans doute), mais c'est TROP TARD. »

 

***

   
Comme l'a plusieurs fois fait remarquer l'excellent et indispensable Noam Chomsky, les journalistes sont ordinairement convaincus de leur "indépendance", alors même qu'il véhiculent une "vision du monde" étroite et stéréotypée ne remettant pas en cause les intérêts des puissants (ou « intérêts privés » comme dit Chomsky) - puissants se trouvant d'ailleurs être, la plupart du temps, actionnaires des médias employant lesdits journalistes.

Dans le dialogue entre les deux journalistes relevé plus haut, on sent pourtant quelque part comme une lutte intérieure : entre d'une part la bienfaisante habitude (le sentiment d'être un journaliste libre, le sentiment que « ces gens » qui pratiquent la critique de médias forment décidément une peuplade étrange) ; et d'autre part des scrupules du bon sens ou de la conscience, s'agitant plus ou moins en coulisses. Un peu à la façon des tourments saisissant les esprits confrontés à des idées nouvelles remettant en cause leur "vision du monde" traditionnelle (idées dans un premier temps génératrices de trouble et de déni) : par exemple le fait que la Terre tourne autour du Soleil et non l'inverse ; ou, plus récemment, la réalité d'un phénomène pourtant banal (mais très délicat à cerner) comme la transmission de pensée.

Les idées nouvelles véhiculées par les "critiques de médias" (dont Chomsky est en quelque sorte le Pape), sont appelées à se diffuser progressivement et naturellement dans les esprits (la défiance de la population envers les médias d'information est un signe assez éloquent), et ceci, y compris chez les membres de la corporation journalistique (là se trouveront sans doute les derniers récalcitrants, en raison du bourrage de crâne et du désolant formatage opérés dans les écoles de journalisme). Pour l'heure espérons simplement qu'il ne faille pas attendre la campagne présidentielle de 2017 pour apprécier, chez les journalistes travaillant au sein des différents médias dominants, et au rebours de ce qui s'est passé en 2007, un minimum de dignité, un minimum d'esprit critique - ou, pour reprendre les mots du journaliste 2 cité plus haut, un minimum de remise en question !

 

 

Mise à jour 08/07/2010

 

Rebelote 5 jours plus tard ! A lire sur : 

Nouveau « bain de foule » sarkozyen factice au 20H de France 2 ! (08/07/2010)

 

 

******

A consulter aussi :

Sarkozy hué au Salon de l'agriculture (février 2008, TNS Sofres = 41%) - vidéo

Nicolas Sarkozy, hué à Tarbes (mars 2008, TNS Sofres = 38%) - vidéo

Les apprentis huent le nom de Nicolas Sarkozy (octobre 2008, TNS Sofres = 36%) - vidéo

Sarkozy hué et décrié au Salon de l'agriculture (mars 2010, TNS Sofres = 31%) - vidéo

 Pujadas complice muet de la propagande sarkozyenne ("Mise à jour 17/12/2007")

Pujadas : Un labsus sonnant comme un aveu de collusion (décembre 2007) - vidéo
   

      

Billet également publié sur Agoravox

 

 

http://antennerelais.canalblog.com/archives/2010/07/02/18487283.html

 




Source : antennerelais

La journaliste de France 2 évite soigneusement de faire allusion à la présence des militants UMP, pourtant déterminants dans le "dispositif sarkozyen", Pujadas garde lui aussi un silence complice.

      
      

01

Davif Pujadas

   
   

Cela pourrait sembler une blague, mais non !

Mardi 6 juillet 2010, cinq jours seulement après le précédent « bain de foule » analysé ici-même, et alors que les "Une" titrent partout, y compris dans la presse étrangère, sur l'affaire Bettencourt-Woerth-Sarkozy, nouveau « bain de foule » présidentiel au 20H de France 2 ! (1) A Brie-Comte-Robert en Seine-et-Marne, et, cette fois, avec le concours d'un véritable chœur de militants UMP.

(1) Ayant négligé de programmer le magnétoscope du 2 au 5 juillet, nous ne sommes pas en mesure d'affirmer que le 20H de France 2 fut exempt d'autres « bains de foule » présidentiels au cours de cette période.






Analyse plan par plan

Note. Le site @rrêt sur images se refusant pour l'instant à faire de "l'arrêt sur images" (en particulier de l'analyse détaillée de journaux télévisés), il faut bien que certains s'y mettent.
 


1. Présentation Pujadas (16 secondes, 1 plan)

   

03

David Pujadas : « Alors on l'a compris Eric Woerth n'est plus le seul visé par cette affaire, Nicolas Sarkozy lui aussi est concerné : il a évoqué publiquement cette affaire pour la première fois, lors d'un déplacement où son agacement vous allez le voir, était perceptible. Valérie Astruc, Jean-François Monnier. »

 

Comme dans sa présentation du reportage du 1er juillet analysé précédemment, Pujadas ne signale aucun « bain de foule » dans le reportage à venir (sa grande éthique professionnelle lui fait sans doute préférer éviter de se compromettre publiquement à évoquer même de loin ces soi-disant « bains de foule », animés par des militants UMP - son scooter a d'ailleurs déjà assez souffert comme cela). Le reportage présenté par Pujadas commencera néanmoins par 21 secondes d'images montrant un Sarkozy triomphalement soutenu et acclamé (ceci en pleine débâcle Woerth-Bettencourt, et alors qu'il vient de battre une nouvelle fois son record d'impopularité - on peut déjà juger de la plausibilité et de la spontanéité de tels "faits de rue").


suite ici :

 

 

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14131#14131

 


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:31
Mensonges flagrants de la politique zunienne

  

Information Clairing House, Paul Craig Roberts, 8 juillet 2010

 

 

      La BBC a rapporté le 4 juillet qu’Hillary Clinton, la ministre des Affaires étrangères zunienne, avait déclaré que la base de missiles balistiques zuniens en Pologne n'était pas dirigée contre la Russie. L'objectif de la base, a-t-elle dit, est de protéger la Pologne contre la menace iranienne.

 

      En quoi l'Iran menacerait-il la Pologne ? Qu’arrive-t-il à la crédibilité de la Zunie quand sa ministre des Affaires étrangères s’adonne à des déclarations d’une telle stupidité ? Hillary pense faire marcher les Russes ? Y a-t-il sur Terre quelqu'un qui puisse la croire ? Où veut-elle en venir avec des mensonges aussi flagrants ? À dissimuler un acte d'agression contre la Russie ?

 

      Dans le même souffle, Hillary a fait savoir qu’un « étau d'acier » de répression est en train de broyer la démocratie et les libertés civiles dans le monde entier. Les journalistes peuvent se demander si elle parlait de la situation en Zunie. Glenn Greenwald a signalé dans Salon le 4 juillet que la Garde côtière, qui n'a aucune autorisation légale, a émis un règlement selon lequel les journalistes non-autorisés qui s’approchent à moins de 20 mètres des opérations de dépollution de BP dans le golfe du Mexique, écoperont d’une amende de 40.000 dollars et d’un à cinq ans de prison. Le New York Times et de nombreux journalistes rapportent que BP, la Garde côtière, la Sécurité intérieure, et la police locale, interdisent aux journalistes de photographier les énormes dommages dus au flot de pétrole continu et aux produits chimiques toxiques dans le Golfe.

 

      Le 5 juillet Hillary Clinton était à Tbilissi, en Géorgie, où, selon le Washington Post, elle a accusé la Russie d’avoir envahi et occupé la Géorgie. Où veut-elle en venir avec ce mensonge ? Même les États européens marionnettes de la Zunie ont publié des articles qui attestaient que la Géorgie avait lancé la guerre rapidement perdue contre la Russie en envahissant l'Ossétie du Sud dans un essai visant à briser les sécessionnistes.

 

      [Ndt : Ce thème est intéressant pour voir la volonté de désinformation des grands médias. En effet, bien que le ministre des AE, Bernard Kouchner lui-même, ait annoncé en direct à la télévision (sur FR2 me semble-t-il) que c’était bien la Géorgie qui avait entamé les hostilités, les divers JT et commentateurs, quand ils évoquent cette affaire, laissent toujours entendre insidieusement que la Russie était l’agresseur.]

 

      Il semblerait que le reste du monde et le Conseil de sécurité ont donné aux Zuniens un permis de mentir sans fin dans le but de faire avancer l'objectif d'hégémonie mondiale de Washington. En quoi cela profite-t-il au Conseil de sécurité et au monde ? Qu'est-ce qui se passe ici ?

 

      Après que le président Clinton ait dénaturé le conflit entre la Serbie et les Albanais du Kosovo et entraîné par la ruse l’OTAN dans l'agression militaire contre la Serbie, et après que le président Bush, le vice-président Cheney, le ministre des Affaires étrangères, le conseiller en sécurité nationale et à peu près tous les membres du régime Bush aient trompé les Nations Unies et le monde sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein, extorquant ainsi l’invasion de l'Irak, pourquoi le Conseil de sécurité des Nations unies tombe-t-il dans la supercherie d’Obama, selon qui l'Iran aurait un programme d'armement nucléaire ?

 

      Les seize agences de renseignement de Zunie ont toutes publié en 2009 un rapport unanime disant que l'Iran avait abandonné son programme d'armement en 2003. Le Conseil de sécurité n’est pas au courant de ce rapport ?

 

      Sur le terrain, en Iran, les inspecteurs en armement de l’Agence internationale de l’énergie atomique ont toujours déclaré que l’uranium du programme civil n’est pas détourné. Le Conseil de sécurité n’est pas au courant des rapports de l'AIEA ?

 

      Si le Conseil de sécurité ne méconnaît pas ces rapports, pourquoi approuve-t-il les sanctions contre l'Iran qui s’en est tenu à ses droits, en vertu du Traité de non-prolifération, pour avoir un programme d'énergie nucléaire ? Les sanctions de l'ONU sont contraires à la loi. Elles violent les droits de l'Iran en tant que signataire du traité. Est-ce l’étau d’acier dont parlait Hillary ?

 

      Dès que Washington a obtenu les sanctions du Conseil de sécurité, le régime Obama a rajouté unilatéralement ses propres sanctions plus sévères. Obama utilise les sanctions de l'ONU comme une ouverture lui permettant d’adjoindre ses propres sanctions unilatérales. Peut-être que c'est l’étau d’acier oppressif dont parlait Hillary.

 

      Pourquoi le Conseil de sécurité donne-t-il le feu vert au régime Obama pour entamer une nouvelle guerre au Moyen-Orient ?

 

      Pourquoi la Russie s’est-elle effacée ? À l'insistance de Washington, le gouvernement russe n'a pas livré le système de défense aérienne sophistiqué que l'Iran avait acheté. La Russie considère-t-elle l'Iran comme une plus grande menace pour elle que les Zuniens ? Ils l’encerclent pourtant de missiles et de bases militaires et financent des révolutions colorées dans les anciennes parties constitutives des empires de Russie et soviétique.

 

      Pourquoi la Chine s’est-elle effacée ? La croissance de l'économie chinoise a besoin de ressources énergétiques. La Chine possède des investissements énergétiques considérables en Iran. C'est la politique zunienne de contenir la Chine en lui refusant l'accès à l'énergie. La Chine est le banquier de la Zunie. La Chine pourrait détruire le dollar en quelques instants.

 

      Peut-être que la Russie et la Chine ont décidé de laisser les Zuniens viser trop haut jusqu'à ce qu’ils s'autodétruisent.

 

      D'autre part, chacun fait peut-être une erreur de calcul et ce sur quoi compte le monde se résume à toujours plus de destructions et de morts.

 

      Comme dans le golfe du Mexique.



      Paul Craig Roberts fut secrétaire adjoint au Trésor durant le premier mandat du Président Reagan et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Il a occupé de nombreux postes universitaires et a reçu la Légion d'Honneur sous François Mitterrand. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington; Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy. Il est coauteur avec Laurent M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Son tout dernier est How The Economy Was Lost.



Original : www.informationclearinghouse.info/article25906.htm
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/Mensonges-flagrants-de-la-politique-zunienne_a48034.html

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-la-politique-des-etats-unis-est-basee-sur-les-mensonges-paul-craig-roberts-53736291.html


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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 23:26

 

Internet mis en cause dans l'affaire HortefeuxEmpêtrée dans l'affaire Woerth/Bettencourt, la majorité tente de discréditer les médias Internet, Mediapart en tête. L'occasion pour nous de revenir sur la scission évidente qui existe entre journalistes sérieux et adeptes de l'église de Webologie...

[Reprise d'article du 14/09/2009]

Il y a journaliste et journaliste. Qu'on se le dise. Le premier est sérieux, propre sur lui, il vérifie ses sources et recoupe ses infos. Le second passe ses journées sur Youtube, Twitter et Wikipedia, sa bible. Il aboie dès qu'un cheveu dépasse et chercherait des poux à une chauve souris, pour lui soutirer la preuve de l'existence de Batman...

 

Les cris, l'écrit, l'écran...

Le microcosme journalistique se fissure. D'un côté le journaliste sérieux, celui qui réfléchit, qui analyse, qui soupèse (indéfiniment) le poids des mots, qui amortit le choc des photos. Ce Pulitzer en puissance se produit en général sur une grande chaine de télévision. De l'autre, les pisse-copies du Web qui se jettent sur chaque chien écrasé dans l'espoir secret d'y découvrir un complot international. Au milieu, la presse écrite... qui se meurt, prise en sandwich entre la rotative et le sablier. Alors, au final, c'est quoi un bon journaliste ?

Attentionné

Un journaliste digne de ce nom se soucie d'abord et avant tout du confort visuel de ses téléspectateurs. Public Sénat et La Chaîne Parlementaire, par exemple, ont refusé de diffuser leurs propres images d'Hortefeux blaguant sur les Arabes. En février 2008, Associated press avait déjà rejeté la vidéo de Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit de "Casse-toi pauvre con" au Salon de l'agriculture. Les vidéos de Patrick Devedjian traitant Anne Comparini de salope, de Manuel Valls souhaitant plus de "Blancos" à Evry, et de Jean-Marie Cavada écoutant béatement des propos aux relents homophobes et antisémites... Tous ces films mis en boîte par de mauvais pigistes ont été courageusement refusés par d'authentiques journalistes au motif d'une qualité d'images défaillante.

Woerth
© Xavier Gorce / Les Indégivrables

Profond

Mais, lorsqu'une vidéo dérangeante repoussée par les télévisions fait un tollé sur la toile, mise en ligne sur le site d'un des plus prestigieux quotidiens français (Le Monde), le bon journaliste titre "L'affaire Hortefeux, un nouveau piège tendu par internet aux politiques". Correction oblige, il se sera auparavant permis de faire réagir les défenseurs des personnes impliquées dans l'affaire... avant même de l'évoquer, comme la glorieuse TF1 ou le fulgurant Figaro dans les affaires récentes "Hortefeux - Seignosse", "Sarkozy - Faurecia" et "Woerth/Bettencour".

Courtois

Un journaliste efficace est aussi un hôte courtois. Il s'inquiète du sort de ses invités. Il ne répète jamais la même question, il n'insiste jamais sur les points d'achoppement. Un ministre a été viré par téléphone par un dictateur africain ? Silence radio de l'Elysée, repris en écho par le journaliste attentionné qui se focalisera plutôt sur le fléau de la grippe A. Le vrai problème du moment, qui menace le système solaire tout entier. Le bon journaliste sait mettre ses sentiments en veilleuse, pour jouer le rôle du Bourreau licenciant un salarié réfractaire à ses propres idées.

Diplomate

Un journaliste aguerri arrondit les angles, acceptant après-coup de diffuser des propos non tenus par son interlocuteur. Comme le rédac-chef du Parisien se l'est permis lors d'une interview de Nicolas Sarkozy. Un journaliste authentique publie systématiquement les communiqués officiels, seuls dignes de foi. Il se met à danser sur les tables lorsque le président annonce faussement la vente de plusieurs Rafale au Brésil. Il ne moufte pas lorsque le même président enchaine les incohérences, les imprécisions, voire les mensonges à la cadence d'un Benny Hill accéléré. Il propose en outre une interview fleuve de 10 pages au chef de l'Etat, politiquement équilibrée par une proposition (refusée) de deux pages de questions-réponses à la cheftaine de l'opposition... sur la loi HADOPI.

Sûr de lui

Un vrai journaliste ne se contredit pas, il n'admet pas ses erreurs... puisqu'il n'en commet pas. Si vraiment il n'a plus d'autre choix que d'expliquer un malencontreux "oubli", il condamnera Internet et ses litanies de "rumeurs" non recoupées (cf. Pernaut dans l'affaire "Woerth/Bettencourt"). Car ses vérifications à lui prennent des jours, voire des semaines, d'où le retard à l'allumage... D'ailleurs, un bon journaliste ne consulte jamais Internet. Non, il pianote ses articles sur sa machine à écrire et les envoie par Telex ou pigeon voyageur.

Déontologue

Un bon journaliste accepte sans sourciller la manne de plusieurs dizaines de millions d'euros que lui propose l'Etat. Il diffuse les publicités gouvernementales comme si de rien n'était. Un moindre mal. Il s'incline aussi quand Nicolas Sarkozy lui intime l'ordre de publier une charte déontologique ou d'enquêter sur ses collègues ayant laissé fuiter une info dérangeante... sur le Web.

"Pourquoi acheter un journal quand on peut acheter un journaliste ?" disait Bernard Tapie... mais il parlait sûrement des adeptes de l'Église de la webologie...


(Article publié sur le site "Les mots ont un sens")

 

A lire également :


Auteur : Napakatbra - Source : Les mots ont un sens

 

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14140

 


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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:26

decrochons-de-la-TV.jpg


La faute des médias meanstream occidentaux

Je pense qu’il faudrait plus clairement en occident, mettre les médias meanstream, y compris ceux qui se vivent "de gauche", face à leurs écrasantes responsabilités : les mots comme "terroristes " ou "activistes" sont utilisés pour jeter l’anathème sur les arabes et les musulmans dès qu’ils ne sont pas corrompus par l’occident.


Jamais un occidental qui commet un crime (par exemple un membre des services secrets occidentaux : pensons à ceux du Mossad récemment) n’est appelé terroriste, par ces médias.


On met rarement en valeur la culture arabe ou musulmane, la télévision évoque très rarement les grands écrivains, cinéastes ou autres artistes de ces cultures...

On conditionne le public à la xénophobie.


La télévision et les grands quotidiens et mensuels sont les acteurs de cette marche vers un affrontement xénophobe.


Sauf le Monde Diplo bien sûr qui n’est pas meanstream (un jour peut être ... !)


http://blog.mondediplo.net/2010-07-05-La-droite-dure-europeenne-au-secours-d-Israel


(commentaire 5 juillet @18h13)

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:14

Pour réussir, il vaut mieux soutenir les sionistes que les islamistes !

On peut toujours rêver d'une télé neutre !

Eva R-sistons 

Une journaliste quitte CNN après une gaffe

DR

DR


Une journaliste spécialiste du Moyen-Orient à CNN, Octavia Nasr, a quitté ses fonctions après avoir envoyé sur le site de micro-blogs Twitter un message faisant l’éloge du défunt ayatollah Fadlallah, autrefois considéré comme le mentor du Hezbollah, a-t-on appris mercredi.


La journaliste, présente sur la chaîne américaine depuis 1990, a écrit dans un “tweet” qu’elle était “triste d’avoir appris la mort” de l’ayatollah Mohammad Hussein Fadlallah décédé dimanche, “l’un des grands hommes du Hezbollah que je respectais beaucoup”. Elle a ensuite rapidement exprimé ses “profonds regrets” sur le site internet de CNN pour son mini-message concernant cette personnalité de l’islam chiite inscrite par les Etats-Unis sur leur liste des “terroristes internationaux”.


“Il s’agit d’une erreur de jugement de ma part d’avoir écrit un commentaire aussi simpliste”, écrit Octavia Nasr. Elle appréciait chez lui “sa position singulière et pionnière au sein de religieux chiites sur les droits de la femme”, explique-t-elle. “Cela ne signifie pas que je le respectais pour tout autre chose qu’il ait faite ou dite”A la télé, il vaut mieux soutenir



http://teleobs.nouvelobs.com/rubriques/teles-du-monde/articles/une-journaliste-quitte-cnn-apres-une-g

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:08

 


Le 13h de Jean-Pierre Pernaut, journal le plus écouté du midi, a mis un peu de temps à évoquer l'affaire Woerth, lancée le 16 juin par le site Mediapart. Il faut attendre le 30 juin pour qu'un reportage et un plateau y soient consacrés. Le 2 juillet, un autre sujet annonce... l'intervention de Liliane Bettencourt le soir-même au 20h de la chaîne. Enfin, ce 6 juillet, les derniers rebondissements sont évoqués: "des rumeurs" lancées par "des sites internet"...

http://obsvideo.nouvelobs.com/video/xdxvyq_affaire-woerth-le-13h-de-tf1-en-poi_news.html

http://www.dailymotion.com/video/xdxvyq_affaire-woerth-le-13h-de-tf1-en-poi_news?start=2#from=embed
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 01:47

 

 

Votre enveloppe estivale
Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 2075814_sk_md-1.jpgFatalement, dans un pays où le référent journalistique, sous la haute direction déontologique d’Arlette Chabot, s’appelle David Pujadas, justement récompensée par une laisse d'or brillamment mérité, que des médiums indépendants, Médiapart ou le Canard Enchaîné, se mettent tout à coup à faire leur métier d’informer, ne peut que casser l’ambiance.

Pensez donc, au pays même de Jean-Michel Aphatie, grand reporter de l’anecdote politicienne, que des journalistes se laissent aller à l’investigation, ne peut que confiner au « fascisme » (et encore le mot est faible, « nazisme » eut été mieux indiqué ).


Je conçois la stupeur du subtil et nuancé Xavier Bertrand. Quand on a pris l’habitude d’être servi à table par Laurence Ferrari, l’irruption soudaine  de questions  dérangeantes basées sur des recoupements factuels, ne peuvent que révéler une intention perfide et totalitaire assez déstabilisante.


Et ce n’est pas parce qu’à l’heure où je vous parle, de sympathiques collabos, tels que, Val, Hess, Olivennes, Askolovitch …redoutant d’être tondus à la libération, se commandent des perruques à la redoute, qu’il s’agit de céder toutefois à cette lâche déviance du journalisme :


l’information.


Car l’information pour les journalistes,  c’est un peu comme l’intérêt général pour un homme politique : une honteuse dérive.


A ce rythme-là, ne manquerait plus que la justice, elle aussi, fasse son travail. Dieu soit loué, on n’en est pas encore là. Tant qu’un magistrat tel que Courroye peut rester juge et partie, être cité dans les écoutes téléphoniques de l’affaire Bettencourt et en charge du dossier (et de tous les dossiers des hauts de Seine) la justice reste dépendante et sous contrôle politique. Marque évidente d’une démocratie digne et équitable.


Et quand on sait que, dans le monde des affaires, des joyeuses  collusions et autres prévarications politico/économico/patronales, les  condamnations peuvent représenter jusqu à 0,002% des délits sanctionnés, il est sain et urgent effectivement d’envisager la suppression des juges d’instruction, véritables Khmers rouges du goulag pénal de l’oligarchie opprimée.


Et au-delà des calomnies, ragots, rumeurs qui courent sur internet, alors qu’il est si plaisant de s’adonner à l’intox officielle des grands médias de masse, s’il  est une vérité première à rappeler au peuple français, c’est  bien, que ce n’est pas de la pourriture dont se nourrit le populisme mais bien de sa dénonciation.


Encore fallait-il, que ce soit dit.


Bref, maintenant, si vous êtes un peu juste pour partir en vacances (et vu ce qui vous attend à la rentrée ce sont sans doute les dernières de votre vie ) je vous suggère d’être méchamment créatif.


Par exemple, allez voir tata Liliane, dites que vous êtes un ami de Nicolas ( celui du bouclier fiscal) vérifiez qu’il n’y a aucun dictaphone sous le sofa, parlez fort et distinctement et demandez lui une enveloppe (modèle craft de préférence) :


paraît qu’elle distribue.


tgb


Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14079

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 01:18

 

Où la rédaction de France 2 (direction Arlette Chabot) se révèle agent actif dans la fabrication de la propagande sarkozyenne.

  David Pujadas et Arlette Chabot

Jeudi 1er juillet, on apprit que Nicolas Sarkozy avait une nouvelle fois crevé son plancher d’opinions favorables, avec un nouveau minima : 26% (TNS-Sofres).

 

Le soir, France 2 (télévision publique) y consacrait un sujet :

 

La vidéo est sur le site

 

 

Analyse plan par plan   

1. Présentation Pujadas (29 secondes, 1 plan)


02

David Pujadas : « Est-ce l’effet du climat de ces derniers jours ? Nous n’avons pas l’habitude dans ce journal d’évoquer les hauts et les bas quotidiens des sondages de popularité. Mais je vous le disais en titre : une enquête d’opinion, qui vient après plusieurs autres, retient l’attention. La côte de confiance de Nicolas Sarkozy atteint un record à la baisse depuis son élection : 26% selon notre partenaire TNS-Sofres, 71% de défiance. Analyse(s) et explication(s) : Alexandre Kara, Mathias Barrois. »
  

2. Reportage France 2 (1 minute et 39 secondes, 16 plans)

Plan 1 : Bain de « foule  » de Nicolas Sarkozy le matin dans l’Aveyron (6 secondes)
(à 0’29 de la vidéo)

plan_1c

(cliquer sur les images pour les agrandir)

Quelques voix (off, avec aussi des applaudissements) : « Bravooo ! Bravo monsieur le président ! Bravo ! (...) »

Journaliste (off, avec les "bravo" et applaudissements qui continuent en arrière-plan) : « C’était ce matin dans l’Aveyron. Un bain de foule, et des chocolats... »

  
A l’oreille on remarque que les quelques clameurs et « bravos », survenus à point nommé, émanent d’un même petit groupe de personnes, qui d’ailleurs n’apparaissent pas du tout à l’image. Il y a dans ces clameurs quelque chose de coordonné et répétitif, surtout un côté volontariste, une rapidité dans la répétition des « bravos » (d’ailleurs lancés par quasiment la même personne), qui éveillent le soupçon.
Sans doute l’œuvre d’un groupe de militants UMP, ayant pris soin d’éviter le champ de la caméra pour ne pas être ultérieurement identifiés comme militants UMP.

Le Monde précisait
en effet le 26 janvier dernier (Sarkozy se trouvait alors encore à 32% d’opinions favorables dans le baromètre TNS-Sofres) :

« Les villes visitées par le président sont sous haut contrôle policier. (...) Les rares bains de foule ont lieu avec des militants UMP. Et la police, pesante, empêche toute manifestation d’opinion divergente. »

Vu les résultats du dernier sondage motivant ce reportage de France 2, on peut d’autant plus se demander où sont passés tous les mécontents (71% de la population d’après TNS-Sofres), toutes les personnes susceptibles de siffler le président ! La « foule » présente à l’image dans ce plan 1 est en bonne partie composée de personnes âgées (cœur de cible de Nicolas Sarkozy en 2007), souriantes et calmes (et muettes).

Les journalistes de
France 2 ne s’intéressent pas du tout à l’identité des "personnes enthousiastes" acclamant Nicolas Sarkozy (sur la bande son), ni aux raisons de leur apparente très grande satisfaction. Pourquoi ? Cela intéresserait tout le monde !

 

Plan 2 : Nicolas Sarkozy déguste un chocolat le matin dans l’Aveyron  (5 secondes)
(à 0’35 de la vidéo)

plan_2a

Journaliste (off, avec les mêmes « bravos  » et applaudissements du plan 1 qui continuent en arrière-plan) : « ...peut-être de quoi réconforter un peu un président au plus bas dans les sondages. »

Des curieux sont tenus à distance par plusieurs rangées de sbires. Le cameraman de France 2, lui, est extrêmement bien placé : quasiment le nez sur la boite de chocolats, on le sent là faisant partie intégrante du "dispositif sarkozyen". Chose étonnante, les clameurs continuent en "off" sans discontinuité avec le plan précédent (l’écoute avec un bon casque permet de vérifier la continuité de la même et unique prise de son), alors que ce changement de plan montre à l’image une nette rupture temporelle. Quelqu’un à France 2 a jugé bon de faire durer l’environnement sonore de « bravos » et d’applaudissements du plan 1, pendant le plan 2 (environnement apparemment capté durant le plan 1 - mais un trafic de plus grande ampleur est toujours possible). Cette petite manipulation accrédite dans ce plan 2 l’idée d’un « bain de foule » (terme avancé avec aplomb par le journaliste de France 2 en commentaire du plan 1) - alors qu’à l’image absolument rien ne se passe (on voit des têtes de "curieux", muets, s’intercaler entre les sbires placés autour du président).

Au delà,
que viennent faire dans ce sujet sur le record d’impopularité de Sarkozy, ces images de « bain de foule » ? Pourquoi n’avoir pas choisi plus logiquement, dans les archives, des images de Sarkozy sifflé ou hué ? Le fait que les images de ce « bain de foule » aient été tournées le matin même, suffit-il à justifier leur présence dans un sujet annoncé comme consacré à la chute de popularité de Sarkozy ? Enfin est-ce un sujet sur la chute de popularité de Sarkozy (comme l’annonçait Pujadas), ou un sujet sur son « bain de foule » en Aveyron le matin ?

On peut d’ailleurs être légitimement saisi d’un horrible doute :
ce déplacement de Sarkozy dans l’Aveyron, aurait-il eu pour principal objectif, de faire atterrir dans les dociles journaux télévisés du soir, quelques images de Sarkozy prenant un (soi-disant) « bain de foule » ? (avec l’active complicité de France 2, comme on a pu le voir - et l’entendre). Le reportage de France 2 ne laisse en tous cas pas apercevoir d’autre objectif à ce déplacement présidentiel en campagne (hormis le fait de déguster un chocolat).

 

Plan 3 : Résultats du sondage TNS-Sofres (5 secondes)
(à 0’40 de la vidéo)

plan_3

Journaliste (off) : « 26% de côte de confiance : jamais les français n’avaient exprimé un tel désamour pour le chef de l’Etat. »

« Désamour » : difficile de trouver mot plus complaisant...

 

Plan 4 : Réaction Yves Jego (12 secondes)
(à 0’45 de la vidéo)

plan_4

Yves Jego : « Quand vous êtes dans un navire, que ça secoue et que vous avez le mal de mer et envie de vomir, vous en voulez beaucoup au capitaine d’être dans la tempête. Quand il vous a sorti de la tempête en bon état et que vous arrivez au port sain et sauf, vous le remerciez. »

Pour connaître l’identité de celui qui parle, il faudra attendre l’ultime seconde de sa déclaration, et surtout, pour avoir le temps de lire le bandeau, les premières secondes de la réaction suivante :

 

Plan 5 : Réaction Harlem Désir (8 secondes)
(à 0’57 de la vidéo)

plan_5

Harlem Désir : « C’est inquiétant, parce que dans ce moment de crise on aurait besoin d’une France qui aurait confiance dans le capitaine, mais l’équipage est discrédité par les scandales... »

On aurait aimé entendre la fin de la phrase de Harlem Désir (qui reprend bizarrement l’image du « capitaine » - on dirait que lui et Jego doivent s’exprimer par images, comme s’ils s’adressaient à des enfants ou des décérébrés).

Harlem Désir n’est lui présenté par aucun bandeau à l’image.

 

Plans 6 à 9 : Images de la victoire de Sarkozy au soir du 2ème tour de la présidentielle 2007 (5 secondes)
(à 1’05 de la vidéo)

plan_6  plan_7

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Journaliste (off) : « Mai 2007, c’est "l’état de grâce". 65% des français accordent leur confiance à Nicolas Sarkozy. »

On attend toujours, pour illustrer ce reportage de France 2 sur le dernier record d’impopularité de Nicolas Sarkozy (nous sommes en juillet 2010), des images de Sarkozy sifflé ou hué.

 

Plan 10 : Courbe popularité Sarkozy (12 secondes)
(à 1’10 de la vidéo)

plan_10

Journaliste (off) : « Mais en moins d’un an, ce chiffre est divisé par deux. Malgré quelques soubresauts, la popularité du chef de l’Etat baisse de façon continue, pour atteindre son plus bas niveau après trois ans de pouvoir. »

Sur le graphique présenté, l’échelonnement vertical très tassé atténue fortement la sensation d’une "chute" de popularité. Le graphique livré par TNS-Sofres avec son sondage n’est guère plus éloquent. Pour visualiser une "chute", il faut consulter le graphique signé dedalus (courbe rouge pour TNS-Sofres) - voir aussi la moyenne sur huit sondagesdedalus. régulièrement actualisée par le même

 

Plan 11 : Bain de « foule  » de Nicolas Sarkozy le matin dans l’Aveyron (4 secondes)
(à 1’22 de la vidéo)

plan_11a

Journaliste (off) : « Une chute, qui s’explique d’abord par des raisons de politique intérieure. »


Totale inadéquation entre le commentaire et l’image. Le journaliste parle de « chute » de popularité : pendant ce temps l’image montre Sarkozy serrant des mains dans un petit « bain de foule » (les enfants ont sagement été mis en avant).

 

Plan 12 : Analyse de Stéphane Rozès (7 secondes)
(à 1’26 de la vidéo)

plan_12

Stéphane Rozès : « La crise morale, qui atteint le pouvoir actuel, touche dorénavant un électorat traditionnel de la droite. »

  

Plan 13 :  Bain de « foule  » de Nicolas Sarkozy le matin dans l’Aveyron (5 secondes)
(à 1’33 de la vidéo)

plan_13a2

Journaliste (off) : « Au même moment en Europe, d’autres leaders connaissent des chutes de confiance. »

  
Le retour d’un plan de Sarkozy en Aveyron est ici totalement incongru ! A moins de vouloir signifier que, contrairement aux « autres leaders » européens dont parle le journaliste, Sarkozy conserve, lui, l’amitié de la foule...

Mis à part les gardes du corps, la
« foule » est ici constituée à l’image par une quinzaine de personnes, principalement intéressées par le fait de photographier Sarkozy. On remarque, à l’extrême gauche de l’image, un barbu à cheveux blancs et à pull rayé bleu clair (flèche jaune), occupé comme les autres à photographier le président. Que ne l’a-t-il fait plus tôt ! Ce même personnage était en effet déjà présent dans le plan 1 et fort bien placé : il y figurait déjà un "simple badaud", mais placé devant la première ligne de "spectateurs", au contact direct de Sarkozy. Ce glorieux militant UMP (ayant revêtu pour l’occasion un pull de paysan) était manifestement, lors de ce déplacement sarkozyen, chargé d’une double mission : figurer un badaud amical ; et veiller au bon déroulement de l’opération, assurer même le cas échéant une ultime sécurité pour le président (dans le plan 1 ce barbu UMP offrait au président la protection de son corps, côté « foule »).

Pour mémoire, extraits du plan 1 (cliquer sur les images pour agrandir) :

plan_1a2   plan_1c2

 

Plan 14 : Popularité de Merkel et Zapatero (9 secondes)
(à 1’38 de la vidéo)

plan_14

Journaliste (off) : « Angela Merkel en Allemagne à 40%, ou Zapatero en Espagne à 14%. Alors la baisse de la popularité de Nicolas Sarkozy, s’inscrit-elle dans un contexte de crise internationale ? »

 

Plan 15 : Analyse de Stéphane Rozès, suite (14 secondes)
(à 1’47 de la vidéo)

plan_15

Stéphane Rozès : « Nicolas Sarkozy fait les frais d’une conjonction entre une situation internationale et une crise économique et sociale difficile(s), mais à laquelle se rajoute, contrairement à d’autres pays, une crise morale... »

  
La fin de la phrase de Stéphane Rozès était peut-être intéressante, on ne le saura pas.
  
 

Plan 16 : Bain de « foule  » de Nicolas Sarkozy le matin dans l’Aveyron (7 secondes)
(à 2’01 de la vidéo)

plan_16b

Journaliste (off) : « En tous cas cette fois, le style du président n’est pas cité en priorité pour expliquer cette baisse de popularité. »

  
Triomphal (et ultime) plan du reportage de France 2 (pourtant théoriquement consacré au dernier record d’impopularité de Sarkozy), tel un "happy end" de pacotille : Sarkozy une nouvelle fois "fêté" en Aveyron (par des militants UMP) !

Le journaliste a, on le voit, soigneusement évité de rebondir sur la « 
crise morale  » évoquée deux fois par Stéphane Rozès.

 

Conclusion : honte à la rédaction de France 2 (direction Arlette Chabot)

Le déplacement de Sarkozy en Aveyron, manifestement dicté, en ces temps de record d’impopularité, par le besoin de diffuser dans les journaux télévisés des images d’un président "acclamé par la foule", aura été très docilement et complaisamment relayé par la rédaction de France 2. Et ceci, comble de l’ironie et de la complaisance : pour illustrer un sujet - ce qui en atténuait de facto la portée - sur le dernier record d’impopularité présidentielle !

Dans ce reportage de
France 2, théoriquement consacré, d’après ce qu’annonçait Pujadas, au nouveau record d’impopularité de Nicolas Sarkozy, les seules images filmées montrant Nicolas Sarkozy sont donc des images de Sarkozy acclamé (au moins par la bande son) et/ou serrant des mains (de personnes âgées et d’enfants). Ces images d’un président entouré d’amicaux voire enthousiastes sujets, totalisent le tiers de la durée du reportage, et plus de la moitié des plans : 32 secondes sur 1mn39, et 9 plans sur 16 (plans 1 et 2 ; plans 6 à 9 ; plan 11 ; plan 13 ; plan 16). Les « bains de foule » de Sarkozy en Aveyron le matin totalisent à eux seuls 27 secondes (plus du quart du reportage), et 5 plans sur 16.

La rédaction de
France 2 se montre totalement silencieuse sur la manipulation sarkozyenne, avérée et qu’elle ne peut ignorer, consistant à fabriquer des scènes de « bains de foule » au moyen de militants UMP (amenés là spécialement en bus selon certaines sources), ceci à destination des journaux télévisés. Davantage : la rédaction de France 2 se retrouve elle-même à filmer les images ! La rédaction de France 2 a abdiqué avec ce "reportage" tout devoir critique minimal : elle n’est plus qu’un agent, actif (et central), de la propagande sarkozyenne.

La rédaction de
France 2 a été jusqu’à user d’une manipulation dans le montage sonore du reportage (plan 2), donnant par là un peu plus de consistance au « bain de foule » sarkozyen du matin en Aveyron.

Toute cette bouillie, cette pâtée pour chats d’une révulsante et indigne complaisance, aura été ingurgitée par des centaines de milliers de citoyens en âge de voter.
  

Article d’origine avec mises à jour, à lire sur antennerelais

******

A consulter aussi :

Sarkozy hué au Salon de l’agriculture (février 2008, TNS Sofres = 41%) - vidéo

Nicolas Sarkozy, hué à Tarbes (mars 2008, TNS Sofres = 38%) - vidéo

Les apprentis huent le nom de Nicolas Sarkozy (octobre 2008, TNS Sofres = 36%) - vidéo

Sarkozy hué et décrié au Salon de l’agriculture (mars 2010, TNS Sofres = 31%) - vidéo

Pujadas complice muet de la propagande sarkozyenne ("Mise à jour 17/12/2007")

Pujadas : Un labsus sonnant comme un aveu de collusion (décembre 2007) - vidéo

 

http://www.agoravox.fr/actualites/medias/article/trafics-et-manipulations-au-20h-de-77920

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 01:06

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Laplote

 

 


Financial Times Deutschland - Allemagne
Le scandale en France pèse sur l'Europe


L'affaire de corruption liée au président Nicolas Sarkozy menace la réforme programmée des retraites et affaiblit l'axe franco-allemand, constate le quotidien libéral Financial Times Deutschland : "Les chances de réélection sont désormais proches de zéro. Car le dernier espoir électoral de Sarkozy était un succès dans le réaménagement du système des retraites, qui devait le faire passer de nouveau pour un président réformateur courageux. Sarkozy peut désormais faire une croix sur la réforme : car c'est précisément Eric Woerth, soupçonné d'avoir accepté 150.000 euros de l'héritière de L'Oréal, qui devrait la mettre en œuvre. L'UE ne pourra pas vraiment s'appuyer sur l'axe franco-allemand pour les temps à venir. Les deux pays sont paralysés politiquement pour une période indéterminée. Cela ne fait pas qu'augmenter le risque de voir les populistes de droite se renforcer, cela amenuise aussi l'espoir de voir venir d'Europe des idées intelligentes pour établir une économie mondiale plus résistante aux crises." (07.07.2010)



Der Standard - Autriche
Double morale à l'Elysée

 
L'affaire de corruption est caractéristique de la manière dont le président Nicolas Sarkozy dirige son pays, constate le quotidien Der Standard : "Cette affaire révèle la double morale, pour ne pas dire l'hypocrisie, de l'actuel règne de Sarkozy. … Ce qui irrite surtout les Français, c'est la prétention d'honnêteté proclamée haut et fort par leur président. Il y a quelques semaines encore, il appelait de ses vœux une 'république irréprochable' et indiquait qu'il ne 'laisserait plus rien passer' à son gouvernement. En même temps, il maintient dans celui-ci un ministre (André Santini) depuis longtemps accusé de détournement ; il s'attache à un autre (Eric Woerth) bien que celui-ci soit impliqué au moins dans un lourd conflit d'intérêts. Et on soupçonne désormais le président d'avoir lui-même perçu de l'argent liquide - illégalement - pour sa propre campagne électorale. Tout cela convient à son style global de gouvernement, surnommé bling-bling, un mélange d'intérêts personnels et collectifs, et de promesses non tenues." (07.07.2010)

» article intégral (lien externe, allemand)
Pour en savoir plus sur les thèmes de la revue de presse
» Politique Intérieure, » Criminalité / Justice, » France

 

 

 

 

 

"Autopsie" d'une puissance maléfique (USA) et d'un futur conflit en UE (Albanie)


USA, mort du Monde

 

La troisième guerre mondiale entrerait-elle dans sa phase active ? Déjà, il faut apprécier le déploiement militaire qui croise du côté du détroit d'Ormuz .detroits M O

 

 

Il faut savoir que ce genre de plaisanterie n'amuse pas la Russie, et encore moins la Chine. Généraliser un conflit, à risque nucléaire, est prendre un bien grand risque pour « un pays dominateur et fier » comme l'avait jugé justement De Gaulle pour un autre peuple assez semblable dans ses motivations. Financièrement, bien plus que tous ceux que des abrutis de spéculateurs ont attaqués, ce pays est très vulnérable, au bord du gouffre sinon déjà sur la pente fatale. Moderne Assurbanipal, ce pays n'hésitera pas à sombrer sous les coups nucléaires qu'il aura initiés ou que d'autres lui lanceront en représailles, il brûlera au milieu de ses amis (en a-t-il vraiment ?) comme de ses ennemis.

 

Qui aurait pu penser, quand en 1620 des puritains ont abordé le rivage du Cap Cod, que ce petit nombre d'extrémistes de la religion allait modeler jusqu'à nos jours le mode de penser et de se comporter de leurs lointains descendants, et de tous les autres ? La religion, ou plutôt les religions puisque toutes les sectes les plus improbables ont ce qualificatif là-bas, imprègnent la vie publique et privée malgré une affectation de laïcité qu'on recherchera vainement. Les arrivées massives de personnes, rejetées, persécutées, affamées, ou au contraire délinquantes et violentes, de tous les coins d'Europe ont bien entendu apporté un terreau propice à la conquête sauvagede l'ouest, en massacrant des civilisations entières pour prendre leur place.

soldats US

 

De cette mentalité de prédateurs sûrs de leurs droits, il en résulte la situation actuelle. Il s'agit en fait de cultes qui se superposent et se renforcent mutuellement. Le salut au drapeau, main sur le cœur, est sensé apporter une cohésion qu'aucune idée force ne souffle. Pas de grands principes de la République, pas d'égalité comme base de toutes les autres idées, une religion de la force que le droit tente de justifier, alors que le droit devrait être sa propre force dans la plupart des cas.

 

Autre culte, l'individu. Celui qui s'est fait lui-même, on ne précise pas comment ni aux dépens de qui, est le modèle à suivre. Il faut ré-us-sir. Cette posture est évidemment totalement en travers de la notion d'égalité, les institutions ont même trouvé une parade qui ressemble à un soufflet : la discrimination « positive ». Sensée compenser les différences énormes de chances liées au milieu familial et éducatif, elle montre du doigt ceux qui en « bénéficient ». Les résultats peuvent être violents.

 

Dans la hiérarchie arrive ensuite le culte de l'argent. Omniprésent, même sur les jeux les plus simples, il est le moteur qui emporte tout, là aussi sans se soucier des victimes qu'il écrase, qu'il transforme en loques, qu'il tue. En son nom, des multinationales dont le siège est le plus souvent aux USA fabriquent des médicaments bien plus rentables que fiables - tant mieux, parfois, et paradoxalement, pour ceux qui ne peuvent pas se les offrir - ou fiables, mais inabordables pour qui n'est pas riche. Elles fabriquent également des produits POUR l'agriculture intensive, CONTRE ceux qui ingèrent ces produits sous forme de légumes ou d'animaux. Elles vendent ces aliments dans des grandes surfaces qui sont des camps d'esclaves, à d'autres esclaves que sont les consommateurs formatés, disciplinés, annihilés, bousillés par la qualité de ce qu'ils achètent. Et bien entendu, le commerce le plus juteux est celui de la mort directe, celui des armes. Les USA fonctionnent (si l'on peut dire) surtout grâce à ce lâche marché, qui est immense, énorme.religion - argent

 

Au plus haut (des cieux) se place enfin le culte des religions et de leurs croyances, de leurs manifestations et de leur omniprésence. Même les billets de banque ne sont pas épargnés. Malgré une laïcité théorique, elles sont partout, regorgent d'argent, possèdent des chaînes de télévision, enfument tout le monde dans une cacophonie de messages « de paix » et de pubs racoleuses et rentables. Malheur à qui ne croit à rien, il sera suspect, montré du doigt, ostracisé. Ce n'est pas vrai partout évidemment, mais la tendance est assez répandue.

 

On remarquera que tous ces cultes se mélangent, s'entraident, aux dépens d'un humain souvent désemparé. Il l'est d'autant plus, que des études souvent négligées faute d'argent ne l'aident pas à y voir clair. C'est pourquoi les communautés de toutes sortes abondent, pour que les gens se serrent les coudes, mais en même temps ces communautés n'hésitent pas à entrer en conflit avec d'autres. Rien n'est sain dans ce système.

 

Ces cultes multiples se partagent la politique intérieure et extérieure de cet ensemble hétéroclite d'États très dissemblables, aux législations souvent incompatibles. C'est dire la complexité qui en résulte. C'est pourquoi les autorités fédérales inventent en permanence des ennemis extérieurs, afin de donner un semblant de cohésion à cet agrégat d'intérêts qui s'entrechoquent. Ces ennemis peuvent être aussi bien financiers, que militaires, « terroristes », commerciaux ou idéologiques.

 

Ces temps-ci, le terroriste se vend bien. Après un Al Qaeda qui donne des signes de faiblesse, un coup de chiisme et de « menace nucléaire », et c'est reparti. C'est bon pour les recrutements de marines, c'est bon pour les affaires des marchands d'armes, c'est bon pour les extrémistes religieux « évangélistes » ou autres. Les USA pratiquent un terrorisme d'État, prêt à tuer partout dans le monde, en petites quantités, à l'individuel, ou massivement . Doit-on rappeler que ce sont les seuls à avoir osé utiliser l'arme nucléaire « pour de vrai » ? Prêt à tuer aussi d'autres États grâce à l'arme financière, ou l'arme économique, ou pour des intérêts privés, des pétroliers par exemple.

 

Que faire de ce chancre dans la bonne marche du Monde ? Il y aurait bien la chirurgie...

 

BO

 

Lectures suggérées :

Emmanuel TODD : Après l'Empire, Gallimard, 2002

Gilles ASSELIN, Ruth Mastron : Français,Américains, 2004

Pascal BAUDRY : Français et américains, l'autre rive, 2005

 

Babelouest,

http://www.dazibaoueb.fr/saisiereac.php?op=creat&numreac=24211&numart=14059

 

 

Menace d’un nouveau conflit en Europe : Une Grande Albanie parrainée par l’Occident

 

Menace d’un nouveau conflit en Europe :

Une Grande Albanie parrainée par l’Occident


L’Europe peut être perchée au-dessus du précipice de son premier conflit armé depuis les 78 jours de bombardement de la guerre de l’OTAN contre la Yougoslavie en 1999 et l’invasion armée de la Macédoine qui a suivi lancée à partir du Kosovo occupé par l’OTAN deux ans plus tard.


Avec l’accession formelle, en avril, de l’Albanie à l’OTAN comme membre à part entière et la victoire de la réélection (au moins formellement) qui a suivi, du premier ministre de la nation Sali Berisha, le théâtre est prêt pour la réalisation du projet de nouveau retraçage des frontières de l’Europe du Sud-est à la recherche d’une grande Albanie.


Les étapes précédentes dans cette direction ont été la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN contre la République Fédérale de Yougoslavie il y a dix ans pour le compte de l’ainsi dite Armée de Libération du Kosovo (AKL, en albanais UÇK) et de connivence avec elle, une violation criminelle du droit international qui s’est terminée par l’arrachage de la province serbe du Kosovo en même temps à la Serbie et à la Yougoslavie.


50 000 soldats de l’OTAN versés dans le Kosovo en juin 1999, accompagnés par les dirigeants et les combattants de l’ALK basés en Albanie, sous les auspices de la Résolution 1244 des Nations Unies qui, entre autres, condamnait les "actes terroristes commis par l’une ou l’autre partie "et" [réaffirmait] l’engagement de tous les états membres pour la souveraineté et l’intégrité territoriale de la République Fédérale de Yougoslavie et des autres états de la région, conformément à l’acte final d’Helsinki et à l’annexe 2".


Les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN n’avaient pas l’intention de respecter les dispositions de la résolution 1244 de l’ONU et ils ont montré leur mépris pour un document qu’eux-mêmes avaient signé en réarmant les combattants de l’ALK, qui pendant des années avaient attaqué, enlevé et assassiné des civils de toutes provenances ethniques et en transformant l’ancien groupe armé sécessionniste en Corps de Protection du Kosovo.


La Résolution 1244 de l’ONU ordonnait expressément que l’ALK et ses gangsters affiliés devaient être désarmés, alors les puissances de l’OTAN ont contourné cette exigence par un tour de passe-passe en fournissant à l’ALK de nouveaux uniformes, de nouvelles armes et un nouveau nom. Mais pas un nouveau commandant. Celui qui a été choisi pour ce rôle a été Agim Ceku, commandant de l’armée croate durant la brutale campagne Opération Tempête de 1995 "la plus grande offensive terrestre européenne depuis la seconde guerre mondiale" [1] - et chef d’état-major de l’ALK au cours de sa guerre commune avec l’OTAN contre la Yougoslavie quatre ans plus tard.


Encouragée par le soutien militaire de l’Occident dans la réalisation de son programme séparatiste, l’ALK a lâché ses groupes affiliés contre la Serbie du Sud et la Macédoine : l’Armée de Libération de Presevo, Medveda et Bujanovac dans le premier cas à partir de 1999 et l’Armée de Libération Nationale dans le second, qui a commencé les attaques à l’intérieur de la Macédoine à partir de sa base au Kosovo en 2001.


Seule la capitulation du gouvernement de la Serbie après octobre 2000 et un semblable fléchissement sous la pression - pression occidentale – du gouvernement de la Macédoine en 2001 ont satisfait les longues attentes des extrémistes armés pan-albanais dans les deux nations pour une éventuelle unification au-delà des différentes frontières nationales avec le soutien des États-Unis et de leurs alliés de l’OTAN.


La confirmation décisive du soutien occidental est arrivée en février 2008 avec la déclaration unilatérale d’indépendance des forces séparatistes du Kosovo. L’ancien chef de l’ALK et protégé de l’Amérique Hashim Thaci, alors premier ministre en titre, a proclamé la sécession d’avec la Serbie et la plupart des nations de l’OTAN se sont précipitées pour gratifier l’entité illégale d’une reconnaissance diplomatique.


Vingt mois après, plus des deux-tiers des pays du monde, y compris la Russie, la Chine et l’Inde, n’ont pas légitimé cette abomination par la reconnaissance, mais l’Occident est resté inébranlable dans son mépris pour le droit international et dans le soutien apporté aux extrémistes violents au Kosovo, qui ont des ambitions plus vastes pour l’ensemble de la région, ambitions encouragées par l’appui consistant des États-Unis et de l’OTAN et la conviction que l’Occident poursuivra ce soutien à l’avenir.


L’Albanie étant maintenant un état membre à part entière de l’OTAN et en tant que tel sous la protection de la clause d’assistance militaire mutuelle de l’article 5 de l’Alliance, les appels à une Grande Albanie au détriment du territoire de plusieurs autres pays européens sont devenus plus forts et plus acharnés.


En réponse à la campagne grandissante pour étendre le modèle du Kosovo au sud de la Serbie à la Macédoine, au Monténégro et même en Grèce (Épire), il y a deux mois le Ministre des Affaires étrangères russe Sergei Lavrov a admonesté les nations qui envisagent de reconnaître le statut d’état du Kosovo en leur conseillant de "réfléchir très attentivement avant de prendre cette décision très dangereuse qui aurait un résultat imprévisible et qui n’est pas bonne pour la stabilité de l’Europe. » [2]


Neuf jours plus tard le premier ministre albanais Berisha a déclaré sans détours que « le projet de l’unité nationale de tous les Albanais devrait être un phare directeur pour les politiciens en Albanie et au Kosovo. » Il a dit avec insistance que « l’Albanie et le Kosovo ne doivent en aucun cas se considérer mutuellement comme des états étrangers. » [3]


Un commentateur russe a répondu à cette déclaration en avertissant que "toute tentative de mise en œuvre de l’idée d’une Grande Albanie est similaire à la réouverture d’une boîte de Pandore. Cela pourrait déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, semblable à celle de la fin des années 1990." [4]


Parlant du " projet d’une soi-disant Grande Albanie qui embrasse tous les territoires des Balkans où vivent des Albanais ethniques, y compris le Kosovo, certaines régions de la Macédoine, le Monténégro et plusieurs autres pays ", l’analyste politique russe Pyotr Iskenderov a dit que « la déclaration de l’indépendance du Kosovo et la reconnaissance de cet acte illicite par les États-Unis et les principaux membres de l’Union Européenne ont stimulé la mise en œuvre de l’idée d’une soi-disant Grande Albanie. » [5]


Le reste de la Serbie est également affecté - la vallée de Presevo dans le sud de la nation où la Serbie proprement dite, le Kosovo et la Macédoine se rejoignent - et pareillement la Grèce si l’on doit croire un rapport de 2001. À l’époque Ali Ahmeti, fondateur et commandant de l’ALK, puis chef de l’Armée Nationale de Libération (ANL) qui avait commencé à lancer des attaques meurtrières contre la Macédoine depuis sa base dans la ville de Prizren au Kosovo, a été signalé comme ayant glorifié une Armée de Libération de Chameria dans la région d’Epire du Nord-Ouest de la Grèce, une armée équipée d’un arsenal d’armes impressionnant.


Le drapeau national introduit après février 2008 contient une esquisse du Kosovo avec six étoiles blanches au-dessus de lui. Alors qu’il n’a pas été reconnu pour des raisons évidentes, les étoiles sont supposées représenter les nations ayant des populations albanaises ethniques : le Kosovo, l’Albanie, la Serbie, la Macédoine, le Monténégro et la Grèce.


L’entraînement militaire et l’aptitude au combat des groupes séparatistes et irrédentistes pan-Albanais sont en train d’être augmentés à un niveau plus élevé que jamais auparavant par les principaux pays de l’OTAN. En mars la Force du Kosovo dirigée par l’OTAN (KFOR) a commencé à remanier le Corps de Protection du Kosovo, lui-même un avatar de l’Armée de Libération du Kosovo, en une armée nationale embryonnaire, la Force de Sécurité du Kosovt o, dont le chef d’état-major est le Lieutenant General [1] Sylejman Selimi venant en transition directe du poste de commandant du Corps de Protection du Kosovo. Un sympathique reportage d’information de décembre dernier a décrit plus précisément son nouveau poste comme Chef d’Etat-major de l’Armée de la République du Kosovo. [6]


La Force de Sécurité du Kosovo (FSK) comme le Corps de Protection du Kosovo avant elle est vantée dans les cercles occidentaux comme une prétendue force de police multiethnique ; elle n’est ni multiethnique, ni une force de police, mais une armée naissante, une armée que l’autoproclamé président du Kosovo, le président Fatmir Sejdiu en juin dernier a caractérisée comme étant "une force moderne qui se construit en conformité avec les standards de l’OTAN". [7]


Dans le même mois l’OTAN a annoncé que l’armée du Kosovo prototype serait prête en septembre et "que l’OTAN devrait augmenter ses capacités de contrôle au sein de la FSK afin d’assurer le meilleur renforcement des capacités de la FSK ". [8]


Un rapport antérieur du Kosovo a également démontré que les nouvelles forces armées de l’entité illégitime ne seraient rien d’autre qu’un accessoire militaire de l’OTAN : « La force de sécurité doit être entraînée par des officiers de l’armée britannique, les uniformes ont été fournis par les États-Unis et les véhicules ont été fournis par L’Allemagne.


« La Force de Sécurité du Kosovo doit être conforme aux standards de l’OTAN. » [9]


En février l’Italie a annoncé qu’elle ferait un don de 2 millions d’euros et l’ Allemagne qu’elle donnerait 200 véhicules militaires pour l’armée dans le processus. Le Commandant suprême allié de l’OTAN en Europe de l’époque, le général John Craddock, s’est rendu au Kosovo pour lancer la création de la Force de Sécurité du Kosovo et il a visité le Camp d’Entrainement National de la FSK à Vucitrn, voyage au cours duquel il a dit "Je suis satisfaits de l’état d’avancement à ce jour. À la fin de la première phase de recrutement nous avons quelque 4.900 candidats pour environ 300 postes dans la FSK dans cette première tranche de recrutement ". [10]


En mai de cette année, le Ministère de la Défense britannique a signé un accord avec la Force de Sécurité du Kosovo balbutiante pour "donner une formation aux membres de la FSK en différents domaines conformément aux standards de l’OTAN."


L’Ambassadeur britannique au Kosovo Andrew Sparks a été cité comme disant "Nous espérons qu’après la signature de cet accord et l’expansion de notre coopération, le Kosovo parviendra à devenir un membre de l’OTAN." [11]


Comme les soldats d’Albanie auxquels l’OTAN a apporté une expérience des zones de combat en Irak et en Afghanistan, la nouvelle armée du Kosovo sera, comme les forces armées des autres nouvelles nations de l’OTAN, utilisée pour les guerres à l’étranger. Un exemple récent, en août le chef du Quartier Général de la Macédoine, le General Lieutenant Colonel Miroslav Stojanovski, "a souligné que plus d’ un quart de la composition des unités du service combattant de l’AMR (Forces Armées Macédoniennes), soit 1.746 soldats ont participé aux missions de paix," ce qui signifie les déploiements de l’OTAN. [12] Cependant plus de soldats macédoniens ont été tués en 2001 par l’Armée de Libération Nationale avatar de l’ALK qu’il y en a de morts à ce jour en Afghanistan et en Irak.


Un rapport d’information de mai dernier a apporté davantage de détails sur l’envergure initiale et l’objectif à long terme de la nouvelle armée du Kosovo : "Selon la Constitution de la République du Kosovo, la FSK est censée avoir 3 000 soldats actifs et 2 000 réservistes. Ils sont organisés conformément aux standards de l’OTAN. Il y a également la possibilité de leur déploiement à l’étranger, garantie de la situation mondiale dans l’avenir." [13]


Lorsque le nouveau Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen a rendu sa première visite en tant que tel au Kosovo en août pour rencontrer le Commandant de la KFOR Giuseppe Emilio Gai, le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu, le premier ministre Hashim Thaci et le Ministre des Forces de Sécurité du Kosovo Fehmi Mujota, "le Président du Kosovo Fatmir Sejdiu a déclaré qu’il espère que l’état participera aux opérations de maintien de la paix de l’OTAN à l’étranger. » [14] L’Afghanistan est le premier déploiement apparent.


Six ans plus tôt Agim Ceku avait offert les troupes du Corps de Protection du Kosovo aux États-Unis en vue de la guerre et de l’occupation en Irak comme contrepartie du maintien des troupes de l’OTAN au Kosovo.


L’OTAN a déployé des soldats venant de nations comme la Géorgie, l’Azerbaïdjan, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne et la Finlande en Afghanistan pour la formation dans le cadre des conditions de combat dans la réalité, pour les utiliser plus près de chez eux une fois revenus comme l’ont reconnu ouvertement des officiers des armées des nations ci-dessus nommées. Plusieurs milliers de soldats d’Albanie et du Kosovo endurcis par les opérations dans la zone de guerre afghane seront de formidables forces combattantes pour de futurs conflits dans les Balkans.


La distinction entre les forces armées de l’Albanie et du Kosovo, devient en grande partie académique. En août le premier ministre albanais Berisha a publié un déclaration sans équivoque selon laquelle "l’idée d’unité nationale est fondée sur les principes et les idéaux européens.... De ce fait le Premier ministre du Kosovo Hashim Thaci, et moi-même travaillerons en vue de la suppression de tous les obstacles qui empêchent les Albanais de de sentir unis quel que soit l’endroit où ils vivent," ajoutant que " il ne doit pas y avoir d’administration des douanes et l’Albanie et le Kosovo ne devraient pas se considérer mutuellement comme des pays étrangers...." [15]


L’Albanie est maintenant un membre complet de l’OTAN et comme l’Alliance elle-même pourrait être appelée à réagir si les autorités du Kosovo provoquaient une confrontation avec des voisins comme la Serbie, et la Macédoine et l’Albanie insistent pour affirmer qu’elles et le Kosovo ne sont pas des "pays étrangers." Si l’Albanie intervient au nom de sa « nation frère » dans un conflit militaire avec un adversaire non-Alliance, l’OTAN deviendra impliquée ipso facto.


En septembre, les ministères des affaires étrangères de la Russie et de la Roumanie ont exprimé leurs graves préoccupations concernant l’évolution dans et se rapportant au Kosovo. La Roumanie est un des trois seuls pays membres de l’OTAN qui n’ont pas reconnu l’indépendance du Kosovo, les deux autres étant l’Espagne et la Slovaquie. Toutes ces trois nations craignent que le précédent du Kosovo puisse contribuer à l’éclatement par la force de leurs propres pays.


Le porte-parole du ministère russe des affaires étrangères, Andrei Nesterenko, a déclaré qu’un " conflit potentiel considérable " persistait au Kosovo et qu’il attendait des représentants de la communauté internationale qu’ils agissent avec impartialité pour empêcher de "nouvelles provocations anti-serbes".


Il a ajouté que "les événements dans la province montrent qu’un conflit potentiel considérable " demeure et que les plus récent affrontements inter-ethnies ont été un résultat du désir des Albanais du Kosovo pour compresser à tout prix le territoire serbe ethnique" et que "dans l’ensemble, le problème du Kosovo reste un des plus sérieux problèmes posés à la sécurité de la région. » [16]


Nullement découragée, l’OTAN a annoncé le 16 septembre sur son site web de la KFOR que « la Force de Sécurité du Kosovo (FSK) a acquis la capacité opérationnelle initiale (COI).


« La décision a été rendue après l’exercice Lion Agile, qui était le point d’aboutissement d’un peu plus de sept mois de dur labeur de la KFOR et de la FSK pour recruter, former et équiper la force.


« Le prochain objectif de la FSK est de parvenir à la pleine capacité opérationnelle. La KFOR va encadrer et soutenir ce processus qui devrait prendre 2 à 5 ans. » [17]


Le jour précédent le nouvel ambassadeur U.S. au Kosovo, Christopher Dell, avait signé le premier accord interétat des États-Unis avec l’entité dissidente, démontrant "l’engagement de l’Amérique pour un Kosovo indépendant," avec Fatmir Sejdiu et Hashim Thaci. Le président putatif Sejdiu a déclaré à l’occasion : "Cet accord élève cela au niveau de la coopération d’état entre les États-Unis et le Kosovo, pas seulement par le biais des divers organismes des USA et du Kosovo, comme ce fut le cas jusqu’à maintenant. » [18]


Ce que l’extension du "Kosovo indépendant" laisse présager a été indiqué fin septembre lorsque les policiers serbes ont découvert une importante cache d’armes dans la Vallée de Presevo près des frontières Serbie-Macédoine-Kosovo qui comportait " des mitrailleuses, des bombes, des lance-fusées, 16 grenades à main et plus de 20 mines, ainsi qu’un grand contingent de munitions"[19] et plus tard au début du mois d’octobre lorsque la police des frontières macédonienne a été "attaquée avec des armes automatiques alors qu’elle menait une patrouille de routine le long de la frontière du Kosovo...." [20].


Ce qui peut également être en magasin a été révélé tardivement le mois dernier lorsque l’Allemagne a déporté les premiers des 12. 000 Roms (gitans) qu’elle renvoie de force au Kosovo. Vers l’exclusion, la persécution, les attentats et la mort. Les Roms qui restent sont en train de mourir dans les abris où la mission intérimaire d’administration des Nations Unies au Kosovo (MINUK) les abandonne après la prise de la province par l’OTAN et l’ALK en juin 1999. é « Les camps, près d’un complexe fermé de mine et de fonderie qui comprend un monceau de scories de 100 millions de tonnes de matières toxiques, ont été envisagés comme une mesure temporaire après qu’un quartier qui avait été un foyer pour 9 000 tsiganes a été détruit par les Albanais ethniques alors que les forces de sécurité serbes avaient quitté la zone dans les derniers jours du conflit du Kosovo en juin 1999. » [21]


Quelques semaines avant la Russie avait averti qu’elle envisageait "l’arrêt de la mission de l’OSCE [Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe] au Kosovo instituée pour protéger les droits des communautés ethniques inacceptables."


L’ambassadeur de Russie à l’OSCE, Anvar Azimov, a déclaré « De telles mesures, sanctionnées par personne, sont unilatérales et ont une incidence sur l’activité globale sous le mandat de cette mission ». [22]


Le 5 septembre une source de nouvelles serbe a signalé que plus de 200 000 réfugiés du Kosovo ont été enregistrés en Serbie, comprenant des Serbes ethniques, des Roms, des Gorans et autres non-Albanais. Ce nombre excluait ceux qui n’étaient pas inscrits, ceux qui avaient fui vers d’autres pays comme la Macédoine et ceux chassés de leurs foyers mais restés au Kosovo.


Au cours des dix dernières années des centaines de milliers de résidents du Kosovo, y compris Albanais ethniques, ont été assassinés et chassés de la province. Des organisations de Roms ont estimé que le nombre des Roms, des Ashkalis et des Egyptiens ainsi touchés se comptent avec six chiffres. Des Serbes, des Gorans, des Turcs, des Bosniaques, des Monténégrins et autres victimes de la terreur raciale et de l’extermination au Kosovo se comptent également en centaines de milliers.


Les médias occidentaux ont affirmé régulièrement depuis dix ans maintenant que le Kosovo était à 90 pour cent albanais ethnique. Il pourrait bien en être ainsi maintenant après de telles expulsions à grande échelle, mais les chiffres ci-dessus réfutent que c’était auparavant le cas dans une province de pas plus de deux millions d’habitants.


Après la première déclaration du Premier ministre albanais que son pays et le peuple du Kosovo et les siens sont un, le Ministre des affaires étrangères russe Sergei Lavrov a publié une condamnation de cette déclaration et par forte implication de l’Ouest : « Nous sommes très préoccupés par la déclaration du Premier ministre albanais.


« Nous sommes convaincus qu’il devrait y avoir des réactions appropriées à la déclaration - tout d’abord, de l’UE et également de l’OTAN. Nous n’avons pas encore eu ces réactions. Nous espérons que, malgré le fait qu’aucune des déclarations publiques ne sont venues des capitales européennes, les négociations avec les autorités albanaises sont en route ». [23]


"Moscou est préoccupée par les déclarations de Tirana sur « l’indispensable unification de tous les Albanais » "[24]


À moins que les commentaires de Lavrov n’aient été que strictement rhétoriques, il lui faudra attendre longtemps avant que les responsables des USA, de l’OTAN et de l’Union européenne ne fassent quelques déclarations, beaucoup moins critiques, sur les demandes de Berisha et de ses homologues du Kosovo et de Macédoine pour une grande Albanie unifié (ou un Grand Kosovo). Les nations de l’OTAN ont armé, entraîné et doté d’ un soutien logistique l’Armée de Libération du Kosovo dans sa guerre contre les forces de sécurité serbes et yougoslaves à la fin des années 1990 ; ils entrèrent en marchant côte à côte avec l’ALK dans le Kosovo et l’ont institutionnalisée comme Corps de Protection du Kosovo la même année ; ils ont tiré son Armée de Libération Nationale d’une cuisante défaite de la part de l’Armée Macédonienne en 2001 ; Ils l’ont recréée à nouveau cette année en tant que noyau d’une future armée nationale du Kosovo, la Force de Sécurité du Kosovo ; et ils ont reconnu la déclaration unilatérale de l’indépendance d’un Kosovo dirigé par l’ ex chef de l’ALK Hashim Thaci l’an dernier.


Il n’y a aucune raison de croire que Washington et Bruxelles abandonneront maintenant leurs clients et leur projet de subversion et de mutilation de quatre pays voisins pour créer un super-état étendu Albanie-Kosovo ethniquement purifié, en proie au crime, alors que ce dernier approche de sa réalisation.


Le 6 octobre Berisha a été à Pristina, la capitale du Kosovo, "pour signer un certain nombre d’accords. Selon [Berisha], son gouvernement travaillera mener à bien les projets d’infrastructure qui prévoient une unification des systèmes économiques de l’Albanie et du Kosovo, la création de voies de communications pour expédier des marchandises et pourvoir à la migration économique de la population. [25]


Un compte-rendu de nouvelles italien de la visite a signalé que "l’Albanie a également cédé au Kosovo le port adriatique de Shendjin (Shengjin), donnant ainsi à l’état nouvellement indépendant une issue vers la mer." [26]


Selon les propres termes de Berisha, "le port de Shengjin est maintenant l’issue à la mer du Kosovo ".[27] Accès à l’Adriatique que la Serbie n’a plus depuis l’éclatement de l’Union de la Serbie et du Monténégro il y a trois ans.


Son homologue, l’ancien chef de bande Hashim Thaci, s’est fait l’écho de la déclaration précédente de son invité en disant "Les Albanais vivent dans de nombreux pays, mais nous sommes une seule nation. Les pays de la région ont deux pays amis au Kosovo et en Albanie, pays partenaires, pour la coopération, la paix et stabilité, pour l’investissement dans la région et pour l’intégration européenne." [28]


Le premier ministre albanais a été cité sur le site web du président du Kosovo le 7 octobre promettant que "l’Albanie aidera le Kosovo de toutes les manières possibles. L’Albanie est résolue à renouveler, de la manière la plus rapide possible, tous ses liens infrastructurels avec le Kosovo. Dans les quatre prochaines années, la construction de l’autoroute Qafe Morine–Shkoder sera terminée et cela donnera au Kosovo occidental un accès rapide à la mer. L’année prochaine, mon gouvernement mettra en œuvre une étude de faisabilité et élaborera le projet d’un chemin de fer Albanie-Kosovo. De nombreuses autres lignes infrastructurelles sont et seront construites. [29]


Berisha a également rencontré le commandant de la Force du Kosovo de l’OTAN (KFOR), le Lieutenant général allemand Markus Bentler et il a dit "Les troupes albanaises pourraient faire partie de la KFOR" avant de déposer une couronne sur la tombe d’ Adem Jashari, le premier commandant de l’ALK. [30]


Le jour précédent de la réunion Berisha-Thaci à Pristina, l’accommodant gouvernement serbe du Président Boris Tadic et du Ministre des affaires étrangères Vuk Jeremic se sont avérés d’accord sur les raisons pour lesquelles les intentions de l’OTAN et les intentions pan-albanaises dans la région ont rencontré peu d’opposition. Jeremic, tout en déclarant pour la forme que sa nation n’adhérerait pas à l’OTAN dans l’avenir immédiat (bien qu’elle ait rejoint le programme transitoire de Partenariat pour la Paix), a déclaré « Nous poursuivons une étroite coopération parce que l’OTAN est le facteur le plus important pour assurer la sécurité dans le monde. »


Un site d’actualités russe informant de cette affirmation a rappelé à ses lecteurs que " en 1999 les forces aériennes de l’OTAN ont bombardé Belgrade et d’autres villes serbes en soutenant les séparatistes albanais du Kosovo. Puis plus de 3 000 Serbes sont morts et des dizaines de milliers de personnes ont été blessées. L’OTAN a également fait la promotion de la séparation du Kosovo de la Serbie...." [31]


A la fin du mois dernier l’amiral américain James Stavridis, chef du Commandement Européen des USA et Commandant Suprême Allié en Europe de l’OTAN, ont assisté à une réunion de Charte de l’Adriatique que Washington a signé avec l’Albanie, la Macédoine, la Croatie, la Bosnie et le Monténégro en 2003 pour les préparer eux et en réalité l’ensemble des Balkans à l’adhésion à l’OTAN. Stavridis est ensuite parti pour la Croatie pour superviser les manœuvres de guerre multinationales Jackal Stone 09 dont l’objectif était "d’améliorer avec succès la capacité des participants à mener des opérations de contre-insurrection."le


Co-organisé par le Commandement des Opérations Spéciales Europe des États-Unis , le commandant de ce dernier, le Major General Frank Kisner a vanté le succès de l’exercice : « Cette planification ininterrompue a réuni les représentants de 10 Nations et leur a permis d’exécuter efficacement une multitude de tâches dans les airs, sur terre et sur mer. [32]


Jackal Stone 09 a été le premier exercice militaire mené en Croatie depuis son entrée dans l’OTAN au début de cette année. Des responsables des États-Unis et l’OTAN ont à maintes reprises affirmé qu’après la Croatie et Albanie, la Macédoine, la Bosnie et le Monténégro allaient les premiers devenir membres à part entière et que la Serbie et le Kosovo viendraient ensuite.


Le 2 octobre la Bosnie a présenté au Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen une demande formelle d’un plan d’action pour l’adhésion, à l’OTAN une demande de facto d’adhésion à part entière. Rasmussen a déclaré, « je crois que cette demande est la meilleure route pour une stabilité durable dans la région euro-atlantique. C’est ma vision pour que tous les pays des Balkans occidentaux soient intégrés dans l’OTAN. » [33]


L’OTAN a utilisé plusieurs prétextes pour une intervention militaire dans les Balkans au cours des quinze dernières années, bon nombre de ces prétextes étant contradictoires comme avec le Kosovo contre la République serbe de Bosnie et avec le Kosovo dans son ensemble contre le Nord Kosovska Mitrovica. Son intention, cependant, n’a pas varié et elle persiste : pour absorber chaque nation et pseudo-nation de la région dans ses rangs et recruter parmi ses nouveaux membres et partenaires pour des guerres plus lointaines.


Le séparatisme armé a été l’outil utilisé pour commencer l’éclatement de la République fédérale socialiste de Yougoslavie en 1992, un processus qui a maintenant fragmenté cette nation en ses six républiques fédérales constitutives et dans le cas du Kosovo arraché une province à une ancienne république.


Mais la refonte des frontières nationales, avec les perturbations et la violence qu’elle implique inévitablement, n’est pas terminée.


Le Kosovo est indiscutablement une boîte de Pandore au fond de laquelle l’espoir n’attend pas nécessairement. Il reste une étincelle potentielle, capable d augmenter le danger, comme on l’a vu précédemment, pour "déstabiliser la situation dans les Balkans et déclencher une guerre sur le continent, similaire à celle de la fin des années 1990."


Rick Rozoff


Traduction : André Compte pour Mondialisation.ca


Article d'octobre 2009, toujours d'actualité.


http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkZluuZlZFbRtsWpQB.shtml

 

 

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Censure Médias scandaleuse
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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 01:01


Un média sur Internet ne peut pas avoir des informations sérieuses. C'est par ce raccourci hasardeux que le gouvernement, appuyé par TF1, entend discréditer les attaques dont fait l'objet le ministre du travail Eric Woerth.



L'affaire Woerth et la tentation de discréditer Internet et Mediapart



C'est une méthode de communication éprouvée. Désormais, dès qu'un ministre ou un parlementaire est mis en difficulté par une révélation ou des soupçons, la stratégie consiste à trouver un angle pour attaquer Internet. Ce fut particulièrement clair dans l'affaire des auvergnats de Brice Hortefeux, où Internet avait été pris pour bouc émissaire de l'Elysée au gouvernement.

Dans le cas de l'affaire Bettencourt, le ministre du travail Eric Woerth avait commencé dès le 27 juin sur RTL et LCI à tenter de détourner l'attention vers Internet, en répondant aux questions de Jean-Michel Aphatie dans le Grand-Jury. Il avait dénoncé "les journaux en manque de vente" en visant le JDD qui avait évoqué l'affaire des lingots volés de Robert Peugeot, puis dénoncé "les tribunaux qui se créent sur Internet" à son encontre.

Le lendemain, lors des premières questions au gouvernement sur ce qui allait devenir "l'affaire Woerth", il persévérait. "Comment pouvez-vous prendre sans aucune distance des informations relayées par un site Internet dans un but commercial, et peut-être même politique ?", avait ainsi demandé le trésorier de l'UMP aux députés de l'opposition. En utilisant le terme "relayées" plutôt que "révélées" ou même "proférées", le ministre déniait déjà au site Mediapart la possibilité d'être un média comme les autres, et le mêlait à un simple bloubiboulga d'échos diffus sur Internet.

Aujourd'hui, le mot d'ordre est repris. La tactique a été relayée dans l'hémicycle par l'actuel ministre du budget François Baroin, qui lorsqu'il était député avait défendu avec vigueur l'absence du juge dans le filtrage du net prévu par la loi Loppsi. M. Baroin a ainsi tenté d'assimiler les révélations issues de Mediapart, qu'il ne nomme pas, aux courants d'extrême droite. "Est-ce que vous vous rendez compte que vous êtes en train de tracer le sillon des extrêmes et de l'extrême droite ? (...) Comment vous pouvez jeter l'anathème sur les uns et sur les autres, sans preuve, en additionnant des tweets, les blogs, des gens qui règlent des comptes, des opposants politiques qui ne partagent même pas vos valeurs... Comment vous pouvez continuer sur ce chemin-là ?", a demandé le ministre pour défendre son collège Eric Woerth.


Vidéo sur le site


Incidemment, le même dénigrement de Mediapart a été insufflé sur TF1 par Jean-Pierre Pernaut dans son journal de 13H, comme le relève Arrêt Sur Images :

Et bien sûr, ce nouveau rebondissement explosif a trouvé sa place dans les premières minutes des 13 heures. Mais il est peu de dire que Jean-Pierre Pernaut a traité le sujet à contrecœur, après la météo, les résultats du bac, et les économies prévues dans le budget 2010. Et si l'on en croit le présentateur-vedette de TF1, il ne s'agit là que de "nouvelles rumeurs", "une nouvelle fois lancées par un site internet"…

De quoi remettre à l'ordre du jour l'idée de Renaud Donnedieu de Vabres, qui voulait labelliser les sites Internet de presse parce qu'il "'n'y aura pas d'informations de qualité sur l'Internet sans de vrais signatures, de vrais acteurs dont c'est le métier" ? Sans doute non, car avec sa rédaction de journalistes professionnels dirigée par Edwy Plenel, Mediapart serait sans aucun doute labellisé, ce qui ne ferait que renforcer sa crédibilité alors que tous cherchent à le dénigrer...

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 00:54

Kouchner en conflit d'intérêts avec Ockrent sur l'audiovisuel extérieur ?


© SIPA


Bernard Kouchner, qui a écopé des missions du Secrétaire d’Etat à la Coopération démissionnaire, Alain Joyandet, devra-t-il démissionner pour conflit d’intérêt avec sa compagne, Christine Ockrent, directrice adjointe de l’Audiovisuel extérieur de la France (AEF) ?

Chiche”, lance le Canard enchaîné dans son édition parue ce mercredi 7 juillet. L’hebdo rappelle les propos du ministre des Affaires étrangères en mars 2008: “Si on pouvait déceler un conflit d’intérêts entre le ministre des Affaires étrangères que je suis pour le moement et Christine Ockrent, c’est moi qui démissionnerais. Ce sera la première fois qu’un mec s’en ira parce que sa femme est promue (…). Et ça fera du bien à la France”.

Alain Joyandet, rattaché au ministère des Affaires étrangères, avait notamment pour mission de superviser l’AEF, permettant au ministre Kouchner de se dédouaner de tout conflit d’intérêts, souligne, par ailleurs, le Canard enchaîné.

Aucun conflit d’intérêts pour Luc Châtel

Je n’ai pas le sentiment qu’il y aura de conflit d’intérêts nouveau depuis dimanche en la matière”, a déclaré, de son côté Luc Chatel en rendant compte à la presse des travaux du Conseil des ministres.

Christine Ockrent a été nommée en mars 2008 directrice générale de l’audiovisuel extérieur de la France (AEF), la holding qui chapeaute France 24, RFI et TV5 Monde. lire la suite...

 

http://teleobs.nouvelobs.com

 

 

La charge de Rufin contre un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré»



On les disait amis, ils semblent désormais sérieusement brouillés. L'écrivain Jean-Christophe Rufin, ex-ambassadeur de la France au Sénégal, se livre à une charge sévère contre Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères. Décrivant dans un entretien au «Monde» un Quai d'Orsay «complètement marginalisé et sinistré», des diplomates dans le «désarroi le plus total», Rufin regrette que le co-fondateur de Médecins sans frontières se laisse dicter sa politique africaine par Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, et des «réseaux de lobbying».



Le fond de l'affaire n'est pas nouveau. L'impuissance de l'ancien french doctor aux Affaires étrangères a déjà été décrite, notamment par Libération. Kouchner lui-même a reconnu qu'il devait s'accommoder d'influences parfois contraires. Mais Jean-Christophe Rufin, nommé à Dakar en 2007 par Nicolas Sarkozy, et débarqué fin juin sur insistance du président Abdoulaye Wade, détaille par le menu cette diplomatie si paradoxale: «D'un côté, il y a un Quai d'Orsay qui sert de vitrine à la fois "people" et morale, et, de l'autre, une realpolitik faite par derrière et par d'autres.»

Invité de RTL ce matin, l'auteur de «Katiba» a évoqué «une politique africaine indiscutablement en crise». Selon lui, «le Quai d'Orsay ne pèse plus rien dans les affaires africaines». Celles-ci sont gérées par Claude Guéant. «Très influent», l'ancien préfet «agit d'autant plus librement qu'il n'en répond ni devant l'Assemblée ni devant le gouvernement». «Il dépend du seul président de la République, dont j'ignore s'il est complètement informé des initiatives de son collaborateur», s'inquiète Rufin.

Kouchner devrait «savoir partir»


L'ancien président d'Action contre la faim s'en prend aussi aux «intermédiaires officieux qui ont été remis en selle depuis trois ans». «Les réseaux se sont reconstitués», explique-t-il à RTL, «on a quelque chose de très... lire la suite de l'article sur Libération.fr


http://fr.news.yahoo.com/76/20100706/twl-la-charge-de-rufin-contre-un-quai-d-1a8f422.html

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