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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 10:55

 

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Emissions spéciales, même en direction des jeunes ("Génération UE"), reportages, interviews, infos... tout est à sens unique: Il s'agit juste de faire de la propagande pour l'UE dont les peuples ne veulent plus ! Scandaleuse désinformation (eva

 

 ÉLECTIONS EUROPÉENNES DE 2014 : COURRIER INTERNATIONAL PREPARE LE TERRAIN

Par Jérémie Fabre,

le 26 mars 2014

ACRIMED

 

Les élections municipales ne sont pas encore terminées, que l’attention médiatique semble déjà se tourner vers les prochaines échéances électorales : les élections européennes. Dans cette perspective, Courrier international nous offre, dans son édition du 6 mars 2014, un chef d’œuvre de propagande eurobéate, dans la droite ligne du traitement médiatique du référendum sur la Constitution européenne de 2005 [1].


Le dossier spécial Union européenne du numéro de Courrier international est constitué de trois articles supposés faire le tour du sujet (voir les références des articles originaux en annexe). Son titre annonce bien l’orientation choisie : « Le populisme se nourrit du chômage  ».

Le terme « populisme » est cité onze fois en un seul article, mais pas une seule fois expliqué. Pourtant, comme nous l’écrivions dès 2006, le terme, outre qu’il est très flou, est loin d’être neutre : « Ces élites sociales sont par définition - la définition qu’elles donnent d’elles-mêmes - des élites éclairées. Elles se rassemblent au sein d’un cercle : le cercle de la Raison. Au centre de ce cercle, les distributeurs de légitimité médiatique qui, se posant en arbitres du débat public, le réservent à leurs pairs - experts, managers, leaders - qui partagent avec eux l’ethnocentrisme de classe non dénué d’arrogance qui nourrit leurs dénonciations du "populisme" ».

Le terme « populisme » permet donc de (dis)qualifier d’emblée tous ceux qui contestent d’une manière ou d’une autre l’ordre des choses façonné, défendu et légitimé par les « élites éclairées ». On assiste alors à une dénonciation de l’ensemble des mouvements critiques à l’égard des orientations politiques prises par l’Union européenne, mises systématiquement dans un même sac poubelle.

 Le grand fourre-tout europhobe

Le populisme rassemble donc des « mouvements nationalistes  », de « la xénophobie » et des « partis antieuropéens », peut-on lire dans le premier article du dossier. Ces populistes ont la fâcheuse habitude de « [simplifier] les choses dans un monde complexe », de jouer sur les sentiments irrationnels et « désenchantés » des masses, et de « séduire » le peuple grâce à l’utilisation d’une « dimension épique », « avec une grande habileté […] pour leur plus grand profit électoral. » Les élites qui n’abandonnent jamais leur noble mission pédagogique, sont cependant bienveillantes avec le peuple, dont « l’engagement citoyen est en berne » ; « c’est la raison pour laquelle il faut prévenir les gens que derrière ce message "il n’y a rien" », et « éloigner les citoyens des griffes du populisme ».

Mais les populistes sont aussi dangereux. « Le populisme est profondément anti. Il n’est jamais en faveur de quelque chose. Il est toujours anti. Il est hétérogène. Mais nous savons qu’il est antiautorité, antieuro. » Pire encore, «  tout ce qu’ils veulent, c’est brûler la maison où nous vivons tous pour rester avec un terrain vague qu’ils croient à eux », ce qui s’apparente à «  un retour au postulat démenti par l’Histoire selon lequel "on est mieux seuls". »

Face à des adversaires aussi caricaturaux, rien de tel que l’invocation manichéenne d’un héroïsme européen, et qu’un appel grandiloquent aux europhiles pour «  insuffler une grandeur, une dimension épique, à leur messages », afin de « combattre la montée du populisme » et de « créer une Union "plus forte et plus résistante" » – en effet, «  le rêve doit être l’union politique. » Des figures courageuses sont mises en avant, telles que... l’ancien patron de la filiale européenne de la banque Goldman Sachs et ancien Président du conseil italien Mario Monti, qui « n’a pas hésité une seconde  » à déclarer sa « préoccupation » vis-à-vis du populisme. Mais, nous rassure-t-on, « le Conseil n’exclut pas que le populisme finisse par être rejeté, ce qui ferait de l’Union européenne un espace plus uni et démocratique. » Que ces « élites » se félicitent de la disparition d’un éventail de courants politiques et d’un pan entier du débat public, en dit long sur leur conception de la démocratie. Une démocratie qui cause d’ailleurs bien des soucis : « Jusqu’ici, ces élections ont toujours été des élections nationales camouflées. Aujourd’hui, elles sont véritablement européennes, et elles constituent un grand risque pour l’avenir de l’Europe ». On comprend donc que la démocratie est un véritable danger pour l’Union européenne. Une démocratie d’autant plus inacceptable lorsqu’elle est directe, à l’instar des référendums suisse, contre lesquels l’article nous « met en garde ».

 Sources euro-béates et libérales, conclusions au diapason

Ce premier article est entièrement basé sur les conclusions d’une conférence organisée par l’Institut Berggruen, un think tank ayant pour objectif « l’étude comparative et […] la conception de systèmes de gouvernance adaptés aux défis complexes spécifiques au XXIe siècle. » Sa branche européenne, le Conseil pour le futur de l’Europe, a pour but de rassembler « un groupe réduit d’éminentes personnalités politiques de la région afin d’examiner, de débattre et de recommander des voies à suivre pour une Europe unifiée. » La liste des membres de ce think tank suffit à connaître le tropisme idéologique de leurs conclusions : M. Alain Minc, M. Nicolas Sarkozy, M. Tony Blair, M. Pascal Lamy, M. Jacques Delors, M. Mario Monti, M. Gerhard Schröder, ou encore l’américain M. Eric Schmidt, ancien PDG de Google…

Avec un tel casting, rien d’étonnant à ce que les auteurs du papier s’inquiètent d’« un autre risque, qui concerne les attaques contre le marché intérieur, la concurrence. L’une des conséquences serait la hausse du protectionnisme », qui serait « la réaction la plus facile. » Il importe donc de «  rallier les Européens continentaux à l’esprit compétitif anglo-saxon », afin de « rétablir la confiance des marchés », à l’instar des « pays du Sud européen [qui] ont démontré qu’ils étaient capables de mettre en œuvre des politiques » allant dans ce sens.

Dans un souci d’impartialité et de contrepoint, l’article rapporte les conclusions d’un autre think tank concurrent : Notre Europe – Institut Jacques Delors, présidé par… M. Pascal Lamy ! Ce dernier, rassurant, affirme alors que «  la mission de l’UE est de civiliser la mondialisation. »

Basé sur un débat sanglant entre le pro-européen Jörg Asmussen (ancien secrétaire d’État allemand social-démocrate, ancien membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, membre du conseil de surveillance de grandes entreprises allemandes…) et le pro-européen Ignacio Fernandez Toxo (secrétaire général du syndicat espagnol Comisiones Obreras et président de la Confédération européenne des syndicats), ce second article consiste en un long plaidoyer en faveur de la sacro-sainte « mobilité professionnelle », « un diagnostic que partagent » les deux hommes, malgré leurs prétendues «  nombreuses divergences ».

 Convaincre… ou persuader ?

Ces deux premiers articles tirés du quotidien espagnol El País sont opportunément accompagnés d’un court article du quotidien britannique The Guardian, consacré au retour du parti néo-nazi et « europhobe » Aube dorée en Grèce, avec tout le champ lexical de la peur et de la violence qui va avec.

On apprend ainsi que « le parti néofasciste Aube dorée », « le mouvement politique le plus violent d’Europe », composé de «  milliers de militants vêtus de noir », « demeure la troisième force politique du pays et pourrait remporter au moins 10 % des suffrages en surfant sur la grogne anti-austérité et la lassitude des Grecs à l’égard de la classe politique ». Après avoir raconté la commémoration « bruyante » d’une grave confrontation territoriale entre la Grèce et la Turquie, où étaient regroupés « plus de 50 000 personnes  », l’article rapporte les propos d’un des chefs du parti devant une foule de militants : « Ils nous jettent en prison. Sommes-nous pour autant affaiblis ? Non. Nous sommes plus forts et encore plus puissants. Et bientôt nous serons au pouvoir. »

À ces rodomontades d’extrême droite, l’article oppose un « gouvernement grec, formé d’une coalition fragile de deux partis », et l’« [inquiétude] des vingt-huit pays européens. »

Avec ce dossier à sens unique, glorifiant des élites éclairées et méprisant toute contestation de l’ordre européen existant, assimilée en bloc et systématiquement à un « populisme » honni, quand ce n’est pas aux mouvements les plus xénophobes et violents, Courrier international, qui promet pourtant à ses lecteurs une « confrontation des points de vue », se fait le porte-voix de l’Europe libérale et de ses « élites bienveillantes »...

Jérémie Fabre

Annexe : trois articles univoques pour un dossier bien maigrelet

[1] Voir ici-même : « Un livre d’Acrimed : Médias en campagne. Retours sur le référendum de 2005 ».

 

 

Voir aussi :  

Où va l'Europe ? Les véritables enjeux des élections européennes

 

 

 
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Débat entre François Asselineau et Yann Moulier-Boutang à l’UTC de Compiègne : Union européenne, vers un fédéralisme ou la désintégration ?

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Téléchargez notre nouveau tract sur l’Article 50

Nous poursuivons la mise en ligne de notre nouveau matériel militant. Pour qu’il y en ait pour tous les goûts et toutes les situations, nous vous proposons aujourd’hui un véritable…

 

 

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Hervé Kempf claque la porte du journal Le Monde en dénonçant la censure qui y règne et en soulignant le parti-pris sur l’Europe

Auteur de plusieurs ouvrages, comme « Comment les riches détruisent la planète », « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme » et « Fin de l’Occident, naissance du monde », le journaliste Hervé Kempf vient… Lire la suite →

 

 

Silence médias sur

Le nouveau gouvernement islandais met un terme à ses négociations d’adhésion avec l’UE

Le ministre des Affaires étrangères du nouveau gouvernement de Reykjavik vient d’annoncer avoir mis fin aux négociations d’adhésion à l’UE, conformément à la promesse électorale qui avait été faite par…
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Recette pour neutraliser la colère des Français : la promesse de l’Autre Europe depuis un tiers de siècle


Depuis un tiers de siècle au bas mot, les Français sont conviés à prendre leur mal en patience devant les conséquences de plus en plus calamiteuses de la prétendue « construction européenne ».

Comment cela est-il rendu possible ? Par le fait que tous les partis politiques français – sauf l’UPR – ont recours à la même technique manipulatoire, fondée sur la même formule de rhétorique.

 

À savoir que TOUS les partis, sauf l’UPR, affirment :


- que l’Europe telle qu’elle existe – Communauté Économique Européenne (CEE) de 1957 à 1992, Union européenne (UE) depuis 1992 – fonctionne en effet de plus en plus mal et que ses résultats sont de plus en plus calamiteux ,

- mais que tout cela va se résoudre en « changeant d’Europe », ce qui permettra de déboucher sur le paradis tant attendu : une « Autre Europe ».

Le fonctionnement central de cette manipulation est de faire croire aux Français que l’Europe se résumerait en gros à la France, et que les choix concernant la prétendue « construction européenne » ne dépendraient en définitive que des Français.

De l’extrême droite à l’extrême gauche, en passant par tout le spectre politique des souverainistes, de l’UMP, du MODEM, de EELV, du PS, du MRC, et du FDG, aucun parti politique – à part l’UPR – ne parle jamais du fait, pourtant tout bête, que la France n’est plus qu’un pays sur 27 (3,7%) et que ce que peuvent vouloir les Français n’a plus guère d’importance dans cette Tour de Babel ingérable.

Cette manipulation date depuis au moins 1979, comme nous le révèle l’affiche conçue à l’époque par le dessinateur Folon, dont le slogan principal « L’Europe, c’est l’espoir » était assorti d’un deuxième slogan : « Choisissez votre Europe ! »

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Depuis lors, les Français sont entretenus dans l’illusion que les objectifs, les politiques et le fonctionnement de l’Europe dépendent principalement d’eux.

Et qu’il ne dépendrait donc que d’un peu de bonne volonté de leur part pour qu’une « Autre Europe » soit possible.

Cette fumisterie intellectuelle a pour conséquence d’interdire du champ de la réflexion une autre idée, bien plus simple : celle qui consisterait tout bonnement à sortir de cette prétendue « construction européenne ». Cette idée, qui tombe pourtant sous le sens, a été rendue taboue depuis des décennies. C’est grâce à l’UPR et à notre notoriété grandissante qu’elle commence, les événements calamiteux aidant, à faire désormais son chemin.

Pour bien mesurer à quel point le débat a été verrouillé, il est instructif de parcourir ensemble une brève histoire de ce bobard plus que trentenaire qu’est l’idée de « l’Autre Europe ».

EN 1979, IL Y A 33 ANS, LE PARTI SOCIALISTE APPELAIT À VOTER PS AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER L’EUROPE »

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EN 1997, IL Y A 15 ANS, LE PS PROMETTAIT DE « CHANGER D’EUROPE »

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« Il faut changer d’Europe et mettre en œuvre une politique économique et monétaire au service de la croissance et de l’emploi, pour une Europe plus démocratique, plus sociale, plus respectueuse de l’environnement ».

Déclaration politique du Parti Socialiste à l’Assemblée nationale, faite le 12 juin 1997 au moment de la formation du gouvernement de Lionel Jospin.

EN 2000, IL Y A 12 ANS, LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE JACQUES CHIRAC PROMETTAIT UNE « EUROPE PLUS EFFICACE, PLUS DÉMOCRATIQUE ET PLUS PROCHE DES CITOYENS »

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« Nous voulons une Europe plus efficace, une Europe plus démocratique, une Europe plus proche des problèmes qui concernent l’ensemble des Européens, notamment ceux qui touchent au travail, c’est-à-dire à l’emploi, […. ] Il nous faut construire une Europe plus proche des citoyens. »

Jacques Chirac, Président de la République, présentant le programme de la Présidence française de l’Union européenne devant le Parlement européen.
Strasbourg le mardi 4 juillet 2000.

EN 2000, IL Y A 12 ANS, LE « COLLECTIF POUR UNE AUTRE EUROPE » PROPHÉTISAIT L’ARRIVÉE D’UNE « AUTRE EUROPE DANS UN AUTRE MONDE »

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« Tandis que les gouvernements construisent sans les citoyens et contre eux une Europe dominée par la logique néolibérale, une autre Europe se dessine à travers les luttes des « sans » (sans domicile, sans travail, sans revenu, sans papiers, sans droits), les mobilisations citoyennes, les luttes des salarié(e) s, les luttes des femmes contre les violences et la pauvreté. [...] Il est possible de construire une autre Europe, dans un autre Monde. Cette Europe doit se faire entendre à Nice ».

Collectif pour une Autre Charte, pour une autre Europe, pour un autre Monde ! à l’occasion du sommet européen de Nice de décembre 2000 soutenu par les associations AC ! – agir contre le chômage, APEIS, ATTAC, CCCOMC, CDSL, Collectif national pour les droits des femmes-Marche mondiale des femmes, DAL – Droit au Logement, Droits Devants !, FASTI, FTCR, Marches Européennes, MNCP, Observatoire de la Mondialisation, RAJFIRE, « Souriez, vous êtes filmés ! » par les syndicats Confédération Paysanne, CGT-Correcteurs, FGTE-CFDT, FSU, Union syndicale-G10 Solidaires et par les organisations politiques Alternative Libertaire, les Alternatifs, Chiche !, JCR-Red, LCR, PCF, Socialisme par en bas, et Les Verts.

EN 2001, IL Y A 11 ANS, JEAN-PIERRE CHEVÈNEMENT RÉCLAMAIT UNE « AUTRE EUROPE »

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« Il est temps, Monsieur le Premier ministre, d’organiser le retour de l’État républicain et de faire en sorte que la France pèse à Bruxelles pour qu’une réponse, si possible coordonnée, soit apportée à la crise qui vient. Nous avons besoin d’une autre Europe. ».

Jean-Pierre Chevènement, Discours à l’Assemblée Nationale, le 3 octobre 2001

EN 2003, IL Y A 9 ANS, FRANÇOIS BAYROU ANNONÇAIT : « IL FAUT CHANGER D’EUROPE »

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« Tout le monde voit bien qu’il faut changer d’Europe et le sommet de Bruxelles vendredi montre à l’évidence qu’une certaine Europe c’est fini. Il faut en bâtir une autre enfin digne de ce nom, c’est-à-dire un jour capable, elle aussi, de faire preuve de la puissance dont les Américains font preuve sur le terrain ».

François BAYROU, Dépêche AFP du 15 mars 2003, 15h12 intitulée François Bayrou: « il faut changer d’Europe »

EN 2003, IL Y A 9 ANS, LE PCF AFFIRMAIT SA VOLONTÉ DE « CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE »

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« Les communistes ne veulent pas être pris pour des anti-européens, et ils affirment leur volonté de construire « une autre Europe ».

Nous ne devons pas céder à la facilité du rejet ou de l’abandon de l’Europe parce que nous rejetons sa construction actuelle.
La question d’une autre Europe est bien essentielle dans le projet communiste ».

Marie-George Buffet Secrétaire nationale du PCF – Dépêche AFP du 27/06/2003 17h44.

Le PCF dénonce les « bases libérales » du projet de Constitution européenne.

EN 2004, IL Y A 8 ANS, PHILIPPE DE VILLIERS APPELAIT À VOTER MPF AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER D’EUROPE »

« Oui à l’Europe, Non à Bruxelles » : tel fut l’oxymore utilisé par Philippe de Villiers en 2004 :

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EN 2005, IL Y A 7 ANS, LES VERTS APPELAIENT A VOTER OUI AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE « POUR QU’UNE AUTRE EUROPE SOIT POSSIBLE »

oui-europe-2.jpgAffiche des Verts pour le référendum du 29 mai 2005

EN 2005, IL Y A 7 ANS, OLIVIER BESANCENOT APPELAIT À VOTER NON AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE « POUR QU’UNE AUTRE EUROPE SOIT POSSIBLE »

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« C’est un encouragement formidable pour les forces, nombreuses, qui elles aussi pensent qu’une autre Europe est possible à condition de défaire cette Europe libérale et capitaliste. À nous qui venons de refuser cette Constitution de proposer des initiatives européennes dessinant une autre Europe. »

Olivier BESANCENOT, Article « Écrasante victoire du « non » avec 55 % en juin 2005″ sur le site de la LCR

EN 2005, IL Y A 7 ANS, NICOLAS SARKOZY APPELAIT À VOTER OUI AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE POUR « CHANGER D’EUROPE »

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« Si vous votez “non”, ça ne vous fera même pas plaisir.Vous allez garder l’Europe telle qu’elle est, et vous allez continuer à mourir.
Alors votez “oui”. De toute façon, ça ne peut pas être pire qu’aujourd’hui…
Vous voulez changer d’Europe ? Votez “oui” ! »

Nicolas SARKOZY, repris par Thomas Lebègue dans Libération du 22 avril 2005

EN 2005, IL Y A 7 ANS, LE PCF APPELAIT À VOTER NON AU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION EUROPÉENNE POUR « UNE AUTRE EUROPE »

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On remarquera que cette affiche reprend la grosse ficelle utilisée continuellement par les européistes – de gauche comme de droite – qui ravale systématiquement les problèmes européens à un simple problème franco-français. Ainsi, l’affiche du PCF pour le référendum de 2005 baptise la Constitution européenne du sobriquet de « Constitution Giscard ».

L’objectif est de faire croire aux électeurs du PCF que le problème de cette prétendue « Constitution » serait uniquement franco-français, et tiendrait uniquement à Valéry Giscard d’Estaing et à ses options politiques et économiques personnelles. Pas un seul mot, jamais, n’est dit de la divergence irréductible des intérêts nationaux des 26 autres États, ni de leur prise de position, ni de la nécessité de parvenir à une unanimité sur ce traité européen. En bref, le problème de fond de la prétendue « construction européenne » est tout bonnement caché aux électeurs.

EN 2005, IL Y A 8 ANS, L’EXTRÊME GAUCHE SE PRONONÇAIT « POUR UNE AUTRE EUROPE »

Cette idée originale faisait le gros titre en une du journal « La Voix du peuple » pendant la campagne référendaire de 2005 :

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EN 2006, IL Y A 6 ANS, LE FRONT NATIONAL APPELAIT À RESTER DANS L’EURO MAIS A CHANGER D’EUROPE POUR BÂTIR UNE « EUROPE DES PATRIES »

« On m’accuse d’être contre l’Europe, c’est absurde !
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La France est la plus vieille nation d’Europe mais je ne suis pas pour n’importe quelle Europe.
C’est l’Europe des patries que nous voulons ».

Jean-Marie LE PEN – Dépêche AFP du 16 juin 2006 – Le Front national cherche à nuancer son discours sur l’Europe

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« Si Jean-Marie Le Pen est élu à la présidence de la République, il ne proposera pas la sortie de l’euro, mais il proposera en échange de récupérer des pouvoirs fondamentaux en matière fiscale ou en matière de frontières ».

Bruno GOLLNISCH – Dépêche AFP du 16 juin 2006 – Le Front national cherche à nuancer son discours sur l’Europe

EN 2006, IL Y A 6 ANS, FRANÇOIS HOLLANDE ET LE PS EXPRIMAIENT « LEURS SOUHAITS D’UNE AUTRE EUROPE »

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« L’Europe est en panne. Une panne économique et sociale, chacun reconnaissant l’échec du bilan de la stratégie de Lisbonne à mi-parcours, mais aussi budgétaire. Passé ce constat commun à tous les participants, la salle s’est surtout attachée à exprimer ses souhaits d’une autre Europe et les façons de la relancer ».

François HOLLANDE – États généraux du PS tenus à Strasbourg le 3 juin 2006 : « l’Europe, un choix pour la France », animés par Benoît Hamon

EN 2008, IL Y A 5 ANS, L’EXTRÊME GAUCHE EXPLIQUAIT « UNE AUTRE EUROPE EST POSSIBLE »

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EN 2009, IL Y A 4 ANS, NICOLAS SARKOZY APPELAIT À VOTER UMP AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES CAR « C’EST LE MOMENT DE CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE »

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La profession de foi électorale de l’UMP était formelle : « Le 7 juin [2009], c’est le moment de construire une autre Europe. [...] C’est le moment de transformer l’Europe pour qu’elle ne soit plus l’alibi de tous nos abandons mais l’expression d’une volonté commune. L’Europe doit changer. Une autre Europe est possible. »

EN 2009, IL Y A 4 ANS, NICOLAS DUPONT-AIGNAN APPELAIT À VOTER DLR AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER D’EUROPE » ET POUR « CONSTRUIRE UNE AUTRE EUROPE »

L’affiche électorale de Nicolas Dupont-Aignan était claire :

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Et dans ses entretiens dans les médias, il martelait la même idée :

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Article de Valérie Sitnikow dans La Dépêche du Midi du 12 mai 2009

EN 2009, IL Y A 4 ANS, LE PARTI SOCIALISTE APPELAIT À VOTER PS AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES POUR « CHANGER D’EUROPE »

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On remarquera que le slogan du PS pour les élections européennes de 2009 était donc un copié-collé du slogan du même PS pour les élections européennes de 1979. A 30 ans de distance, le PS est passé de « CHANGER L’EUROPE » à « CHANGER D’EUROPE.FR »

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EN 2012, LE FRONT DE GAUCHE A ADOPTÉ POUR SLOGAN : « POUR CHANGER D’EUROPE »

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CONCLUSION :

SEULE L’UPR DÉNONCE LES SEMPITERNELS PROJETS D’AUTRE EUROPE ET EXPLIQUE QUE TOUT PROJET DE CONSTRUCTION EUROPÉENNE EST, PAR NATURE, NON-VIABLE, DICTATORIAL ET BELLICISTE

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Seule sur toute la scène politique française, l’UPR dénonce les projets d’Autre Europe pour ce qu’ils sont : une technique manipulatoire qui empêche les Français de reprendre leur destin en mains en les faisant rêver depuis un tiers de siècle à des projets fumeux qui ne peuvent pas voir le jour.

Seule sur toute la scène politique française, l’UPR analyse que si l’Europe est comme elle est, c’est parce qu’elle ne peut pas être autrement : elle est le résultat fatal du télescopage de 27 intérêts nationaux constamment divergents, dont la résultante ne peut déboucher que sur une aliénation à l’empire euro-atlantiste.

C’est pourquoi, seule sur toute la scène politique française, l’UPR explique que tout projet de « construction européenne » est, par nature, un projet chimérique, non-viable, nécessairement dictatorial et finalement belliciste, puisqu’il s’inscrit dans la théorie du Choc des Civilisations.

L’UPR dit et analyse cela constamment depuis sa création, puisque nous l’avons fait figurer dans notre Charte fondatrice adoptée le 25 mars 2007.

Depuis 5 ans et demi que cette Charte a été adoptée, – sans aucun changement depuis lors -, c’est peu dire qu’elle a été entièrement confirmée par les événements.

François ASSELINEAU

 

==== EXTRAIT DE NOTRE CHARTE FONDATRICE DU 25 MARS 2007 =====

Un formidable quiproquo est au cœur de la crise politique en France

En résumé, une propagande incessante interdit de faire un bilan critique de la construction européenne et rend a fortiori sacrilège toute idée de remise en cause, mais ses résultats de plus en plus désastreux dans tous les domaines empêchent décemment tout motif de satisfaction.

Ainsi s’est noué, au fil des décennies, un formidable quiproquo. De l’extrême-droite à l’extrême-gauche, il ne se trouve certes pas un seul responsable politique qui ose se déclarer contre le principe même de la construction européenne. Mais, sur tout l’éventail politique, il ne se trouve pas non plus un seul responsable politique qui se déclare favorable à l’Europe telle qu’elle existe. On a d’ailleurs pu le noter lors de la campagne pour le référendum de mai 2005 sur la Constitution européenne. Car, chose insuffisamment relevée par les observateurs, si les partisans du Non affichaient explicitement leur refus de l’Europe telle qu’elle existe, les partisans du Oui affichaient implicitement le même refus puisque l’argument qu’il avançaient était que cette Constitution apporterait enfin les changements nécessaires (« votez Oui pour une Europe qui marche », « Oui à l’Europe sociale », etc.).

En somme, tous les responsables politiques français se déclarent pour le principe de la construction européenne et contre la manière dont on constate qu’elle se déroule.

Pour tenter de résoudre cette contradiction, chacun se proclame invariablement pour une « autre Europe » et laisse miroiter, devant des électeurs de moins en moins crédules, que cette « autre Europe » serait en quelque sorte une France en plus grand.

Mais aucun ne précise que cette séduisante perspective n’est qu’un vœu pieux qui restera sans aucun effet. Car ce n’est ni par hasard ni par inadvertance que l’Europe est telle qu’elle est. C’est parce qu’elle est la résultante de 27 intérêts nationaux antagonistes et que la France, avec désormais un Commissaire sur 27 (soit 3,7%) n’est tout simplement plus en mesure de faire prévaloir son point de vue, ses valeurs et ses intérêts dans un cénacle où les pays alignés sur les États-Unis sont très majoritaires.

L’UPR estime que c’est justement dans cette schizophrénie politique généralisée que réside le principal point de blocage de la situation française. Parce qu’ils ne veulent pas, ou n’osent pas, aller jusqu’au bout du diagnostic et du nécessaire rejet en bloc de toute construction européenne, les partis politiques français dans leur ensemble ne peuvent donner à l’opinion publique et aux medias qu’une impression confuse et désastreuse pour la démocratie : celle de critiquer l’Europe, mais d’en approuver le principe, tout en n’ayant – pour rendre ses résultats plus attrayants pour les Français – aucune proposition qui puisse recueillir l’accord des 26 autres États-membres.

Du coup, l’ensemble de la politique française devient incohérente et perd toute puissance de mobilisation, laissant grande ouverte la voie libre à tous les extrémismes. Il est donc vital de clarifier la situation politique française en créant un parti dont le but essentiel est de dénouer le quiproquo.


[cf. http://www.upr.fr/wp-content/uploads/2011/02/UPR-CHARTE-FONDATRICE-FR-2011.pdf]

 

Rejoignez-nous avant qu’il ne soit trop tard ! Pour une France souveraine et indépendante de l’empire euro-atlantiste, solidaire de l’outre-mer et fidèle à ses amitiés mondiales, patriotique et républicaine, refusant bien sûr tout extrémisme et tout racisme.

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Comme première étape vers un système économique durable, équitable et prévisible, nous demandons aux candidats de s’engager sur l’abrogation de l’article 101 du traité de Maastricht.

 


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Published by Eva R-sistons - dans Propagande
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:07
Mort d'Arafat : la France ouvre une instruction pour assassinat
Photo
ci-dessus
Souha Arafat a déposé plainte contre X pour l'assassinat de son mari. Une instruction est ouverte par le parquet de Nanterre. 

 

Je vous invite tout d'abord à regarder une vidéo où Arafat entre debout dans l'hélicoptère qui l'amène se faire soigner en France, et en ressortir sur une civière ! Que s'est-il passé entre temps dans cet hélicoptère ?
 
Cette vidéo est la première au lien suivant :

C'est une drôle d'idée qu'a eu Yasser Arafat d'aller se faire soigner en France en 2004, puisque l'ultrasioniste Sarkozy y était ministre de la police ; mais, peut-être se souvenait-il que le Palestinien George Habache du FPLP s'était déjà fait soigner avec succès en France en 1992. Et après tout, en 2004, le président de la République Française était Jacques Chirac, qui avait osé refuser d'obéir à l'impérialisme américano-sioniste en refusant d'aller faire la guerre en Irak.

Mais, c'est une idée encore plus bizarre qu'a eu Souha Arafat, la femme de Yasser, que de porter plainte en France, pays complètement sous influence sioniste depuis 2007, sachant que rien n'a changé depuis que le sioniste Hollande a remplacé le sioniste Sarkozy ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4215

D'ailleurs, dans la soirée du 24 novembre 2012, à la télé, on commençait déjà la propagande (*) en faisant dire à de prétendus "experts" (**) que ce n'était pas possible qu'Arafat ait été empoisonné au Polonium ! et, dans le même reportage, sans voir la contradiction, on nous disait qu'il aurait très bien pu être assassiné, non par Israël, mais par un rival palestinien voulant lui succéder à la tête du Fatah et de la Palestine. Comme si le pire ennemi d'Arafat n'était pas Ariel Sharon, qui, par ailleurs, avait déjà été pris en flagrant délit de tentative d'empoisonnement.

En effet, en août 1999, Khaled Mechaal, le chef du Hamas, avait été victime en Jordanie d'une tentative d'empoisonnement avec une substance indétectable, provoquant une crise cardiaque. Il avait senti une piqure lors d'une bousculade dans la rue. Les agents du Mossad avaient été arrêtés par la police jordanienne, et Ariel Sharon avait été contraint de fournir un antidote au poison injecté.

(**) Preuve que les experts sont des spécialistes du mensonge d'État (vidéos) : http://mai68.org/spip/spip.php?article4624

(*) Pour voir cette propagande destinée à sauver l'honneur d'Ariel sharon et d'Israël, regarder la seconde vidéo au lien suivant :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4693


Histoire de détruire un peu plus la propagande télévisuelle ci-dessus présentée par Marie Drucker, remarquons l'emploi répété du mot "complot", très connoté depuis le 11 septembre 2001. Alors qu'il s'agit tout simplement d'un assassinat, pas d'un complot. Remarquons aussi l'emploi du mot "rumeur", lui aussi connoté négativement, pour parler de l'assassinat d'Arafat. Notons enfin que la conclusion parle d'une éventuelle "réécriture de l'histoire", autrement dit de "révisionnisme", termes chers aux sionistes, tout comme le mot "complot". Mais, qui donc cherche à réécrire l'histoire de la Palestine, sinon les sionistes eux-mêmes ?


   
   
http://mai68.org/spip

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:26

Serge Charbonneau dénonce la propagande des médias occidentaux sur la Syrie

Lettre ouverte à Mme Michèle Ouimet et ses semblables
.
20 octobre 2012

À Mme Michèle Ouimet et ses semblables.


Bonjour,

D’après vous, cette réalité montrée ici, est-elle vraie ?

Avant nous avions des journalistes qui faisaient du journalisme. Avec des images soutenant la description de la réalité, sans jugement, mais « MONTRANT » des faits.

Aujourd’hui pour obtenir de tels documents, nous devons faire appel au journalisme russe. Les Ouimet, Gruda, et tous ces journalistes de bureaux de Radio-Canada ne font plus de journalisme. Ils nous font de l’émotion propagandiste avec aucune image autre que celle de "bons" combattants. Ces gens qui hurlent « allah o akbar » en tuant, en décapitant même comme ici.

Les brillants professeurs d’université comme Sami Aoun donnent leur appui à ces malades :

Tentez de voir ici l’entrevue de Sami Aoun qui déclare que ces fous sont financés par des « philanthropes » (À 4 minutes 20 secondes du début) Écoutez ici :
http://www.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2011-2012/Entrevue.asp ?idDoc=233642&autoPlay

C’était le 18 juillet 2012. Pourquoi nous offre-t-on une telle qualité de visionnement à la SRC ? Dites-moi, pourquoi ce document est comme vous pouvez le constater ?

Y a-t-il encore des journalistes honnêtes parmi vous ? C’est M. Aoun qui a demandé à la SRC d’offrir cette qualité de visionnement ? [1]

Par « philanthropie » ?

Oui, des brillants professeurs d’université comme Sami Aoun donne leur appui à ces malades du « allah o akbar » , tout comme vous les Ouimet, Gruda et Cie. Comment est-ce possible que vous soyez devenus si inhumains ?

Où donc est passé votre sens des valeurs ?

Pourquoi fermez-vous les yeux sur la Libye qui nous offre un enseignement terrible ?

Je suis disponible pour que vous me fassiez comprendre en me regardant dans les yeux pourquoi vous NIEZ la réalité ? Est-ce par idéologie ? Qu’est-ce qui vous rend si inhumain ?

Comment faites-vous pour fermer les yeux sur ces malades qui vocifèrent contre Assad en tenant dans leurs mains une tête fraîchement décapitée ?

Hein ? Mme Ouimet ? Pourquoi « allah o akbar » sonne-t-il si gentil et si civilisé pour vous ?

Honte à vous tous, journalistes et spécialistes, concernant la propagande que vous véhiculez et surtout surtout cette réalité que vous ne dénoncez pas, toutes ces atrocités et ce terrorisme qui se vit en Syrie depuis bientôt deux ans et qui s’est vécu en Libye (et continue de se vivre).

Honte à vous de nous cacher Bani Walid, Tawarga, Syrte et toute cette Libye saccagée par 10 000 bombes dites "humanitaires". Où donc est votre « humanité » ? Où donc est votre professionnalisme ?

Où donc sont simplement vos valeurs « humaines » ?

Serge Charbonneau, Québec
Vigile.net, 20 octobre 2012.



[1] Lors de l’écriture de ce courriel, l’entrevue de Sami Aoun par Sébastien Bovet était non-disponible. On obtenait le message suivant : « Oups ! Une erreur est survenue nous empêchant d’afficher le contenu demandé »
Le message clignote ! L’erreur est-elle devenue "chronique" ? « allah ô akbar »

 

 

http://www.silviacattori.net/article3840.html

 

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Acrimed a besoin de sous

Faites vos vœux toute l’année :

les cartes postales d’Acrimed

le 22 février 2008

Pour les vœux que vous prodiguez chaque année,
voire toute l’année, à vos amis, et donc à Acrimed,
nous vous offrons, contre quelques euros,
les cartes postales sarcastiques réalisées par

http://www.acrimed.org/article2546.html

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 00:05

http://www.decitre.fr/livres/Principes-elementaires-de-propagande-de-guerre.aspx/9782804023263
 

Anne Morelli - Principes élémentaires de propagande de guerre. Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède...
 
Libye : Les médias et la propagande en faveur de la rébellion

par Julie Lévesque

Le 2 avril 2011

 

Depuis le début de la crise en Libye les médias ont de toute évidence un parti pris pour le camp des rebelles. On semble se fier davantage à ce que dit la rébellion et mettre en doute les affirmations du gouvernement libyen.

 

Vérifier la véracité de déclarations n’a rien de répréhensible, au contraire : cette vérification devrait être systématique. Y compris dans le cas des gouvernements occidentaux et des rebelles de tout acabit. Pourtant les médias ne font preuve de pratiquement aucun scepticisme quant aux prétentions des rebelles libyens et des gouvernements « bienveillants » qui se portent à leur défense.

 

La scène de l'Hôtel Rixos

 

L'exemple le plus frappant est celui de la scène de l'Hôtel Rixos à Tripoli. Le 26 mars dernier, Eman al-Obeidi s'est présentée à cet hôtel où logent les journalistes étrangers pour accuser des soldats du régime libyen de l'avoir violée et torturée.

 

Dit-elle la vérité? Peut-être. Toutefois, dans les premiers reportages cette question n'était pas soulevée par les journalistes. Ces derniers ont pour la plupart vu dans cet incident une preuve de la cruauté du régime libyen. Dans les exemples ci-dessous, le choix des mots donne une aura de crédibilité au témoignage de la femme inconnue tout en démontrant de la méfiance à l’égard des autorités libyennes.

 

Mais les journalistes n'avaient qu'un seul souci: quel sort sera réservé à la jeune femme? Esquivant les questions sur ce « cas », il a affirmé qu'il n'avait pas d'assez éléments sur l'« incident », assurant que la femme allait être « traitée conformément à la loi ». (Une jeune femme violée tente de témoigner devant les journalistes à Tripoli, AFP/Le Monde, 26 mars 2011.  


Une femme a fait irruption samedi dans l’hôtel de Tripoli où logent les journalistes étrangers. Avant d’être expulsée sans ménagement, elle a pu raconter des bribes de sa terrible histoire […] Dans l’hôtel, le terrible témoignage provoque une bousculade. Un employé de l’établissement menace Eman d’un couteau et lui lance: «Traîtresse!» Bientôt, les sbires du régimes (sic) interviennent pour tenter de faire taire l’opposante. Eman est évacuée sans ménagements, tandis que les hommes de Kadhafi affirment que la jeune femme est une «malade mentale». (Adrien Gaboulaud, Libye: Eman al-Obeidi, celle qui brise le silence, Paris Match, 29 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Dimanche 27 mars, le gouvernement affirme avoir libéré la femme. Si les médias rendent compte de leur difficulté à enquêter sur le cas, ils estiment aussi que le témoignage est crédible. “CNN n’a pas pu vérifier de façon indépendante le témoignage d’Eman Al-Obeydi, mais ses blessures semblaient cohérentes avec ce qu’elle disait”, explique la télévision états-unienne sur son site. Le New York Times renchérit : “Son expérience correspond aux rapports de longue date sur les abus des droits de l’homme en Libye sous le gouvernement Kadhafi.” (Jerome Delay, Libye - Confusion autour d’un viol collectif, Le Monde, 28 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Même Al-Jazira a choisi son camp. Dans cette vidéo, la journaliste ne démontre aucun signe d’impartialité :

 

L’histoire retentissante de viol et d’abus d’Eman al-Obeidi aux mains des milices de Kadhafi a choqué les journalistes présents, mais la réaction des gardiens de sécurité du gouvernement libyen et du personnel de l’hôtel a accentué le désarroi. Une serveuse a brandi un couteau de table vers elle et l’a accusée d’être une « traitresse ».

 

Alors que des représentants du gouvernement essayaient de la faire taire et de l’emmener, elle a crié : « Ils disent qu’ils m’emmènent à l’hôpital, mais en réalité ils m’emmènent en prison ». Ensuite la manipulation du gouvernement a commencé. Le porte-parole [du gouvernement] a dit qu’elle était saoule et souffrait de maladie mentale et qu’elle n’était pas avocate, tel qu’elle l’affirmait, mais une prostituée, et, dernière fausse déclaration, qu’elle était à la maison, en sécurité avec sa famille. En fait, elle était à nouveau sous la garde des forces de Kadhafi, mais, déjà sa famille se battait pour elle. (Anita McNaught, Anger over detention of Libyan woman, Al Jazeera English, 28 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Malgré la horde de photographes et de caméramans, il ne semble pas y avoir d’image disponible du couteau de table, brandi tantôt par un homme, tantôt par une femme selon les reportages, ni des blessures sanglantes de la présumée victime évoquées par de nombreux médias.

 

On dit par ailleurs qu’elle est emmenée « sans ménagement », mais on le voit bien dans la vidéo, un homme tient son bras, elle n’est ni menottée, ni cagoulée, ni traînée de quelque façon. Les manifestants pacifiques aux réunions du G20 sont d’ordinaire traités bien plus brutalement dans les pays dits « démocratiques », comme cela fut le cas à Toronto au Canada lors de la plus récente réunion.

 

La journaliste poursuit :

 

En entrevue avec la chaîne arabe d’Al-Jazira, ses parents montrent une photo d’elle avec son diplôme en droit lors de sa graduation. (Ibid. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Pourtant, on nous montre sa mère avec une simple photo d’elle sans diplôme.

 

La révélation suivante du Washington Post aurait dû semer le doute dans les médias quant au témoignage d’Eman al-Obeidi :

 

Selon le Washington Post, « Hasan Modeer, un rebelle activiste qui était avec la mère de Mme Obaidi à Tobruk a déclaré qu’un représentant du gouvernement avait appelé Ahmed à 3 heure du matin dimanche pour demander à la mère de persuader sa fille de changer sa version des faits ». (Tara Bahrampour et Liz Sly, Libyan government offered money to appease Iman al-Obaidi, woman in rape-claim case, mother says, Washington Post, 27 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Si cette femme a des liens avec les rebelles, il se peut que cette histoire soit un événement fabriqué, une opération psychologique destinée à galvaniser l'opinion publique mondiale en faveur de l’intervention de l’OTAN et à diaboliser le régime libyen, à l'instar de Nayirah al-Sabah, durant la guerre du Golfe.

 

Cette Koweïtienne avait fait un témoignage émouvant devant le Congressional Human Rights Caucus des États-Unis sur des atrocités apparemment commises par le régime irakien. Il s'est avéré par la suite que cette jeune femme était la fille de l'ambassadeur du Koweït aux États-Unis et que son témoignage n'était que pure fantaisie.

 

Pourquoi donc les médias prennent-ils parti pour la rébellion en Libye? Est-ce volontaire ou non? Ce qu’il y a de plus dérangeant dans ce favoritisme, c’est qu’on ne cesse de nous parler des rebelles, mais on ne nous a jamais dit qui sont ces rebelles libyens!

 

Les rébellions armées et les « interventions humanitaires »

 

Alors, qui sont-ils ces rebelles? Qui les arme? Qui les finance? Quels sont leurs intérêts? Ont-ils des liens avec des pays étrangers? Bref, on semble n’avoir qu’une vague idée de la nature de cette rébellion armée, et, pourtant, on la défend dans la presse occidentale, au même titre que les soulèvements populaires non armés en Tunisie et en Égypte.

 

Si l’on regarde un tant soit peu en arrière, on peut se poser les questions suivantes : s’agit-il du même genre de rebelles que ceux qui ont été armés et financés par la CIA en Haïti et qui ont contribué au renversement en 2004 de Jean-Bertrand Aristide, président élu avec une majorité d’environ 70 % et aux tendances socialistes et anti-impérialistes? (Voir Julie Lévesque, L’ingérence étrangère en Haïti : quelle démocratie?, Mondialisation.ca, 19 novembre 2010)

 

Ou peut-être sont-ils du même type que les Contras du Nicaragua, ces « combattants de la liberté », défendus par le gouvernement Reagan dans les années 1980, armés et financés par la CIA, et qui tentèrent de mettre fin à la révolution sandiniste, elle aussi socialiste et anti-impérialiste? (Voir Philip Agee, How United States Intervention Against Venezuela Works, Global Research, 15 septembre 2005)

 

Ces exemples ne semblent pas faire partie de la mémoire médiatique, dont on peut sérieusement douter de l’existence. La seule comparaison que l’on nous sert est celle avec le Kosovo. Pourtant, là aussi, l’histoire se répète : l’Armée de libération du Kosovo a été armée et financée entre autres par la CIA. (Voir Michel Chossudovsky, La déstabilisation de la Bolivie et l’option Kosovo, Mondialisation.ca, 7 octobre 2008)

 

Mais comme la vérité peine à faire son chemin dans les têtes bien pensantes de la presse occidentale, l’intervention des États-Unis et de l’OTAN au Kosovo est un exemple de « guerre humanitaire » à suivre pour éviter des « massacres ».

 

Or, quiconque a étudié au minimum l’éclatement de la Yougoslavie, sait que le but ultime de cette intervention était de diviser pour régner, d’éliminer une économie socialiste fonctionnelle, aujourd’hui scindée en petites entités capitalistes criblées de dettes, faisant ainsi le bonheur des grandes institutions financières de ce monde. Les Serbes ont été accusés d’avoir commis des massacres alors que la violence dont ils ont été victimes a été et demeure largement ignorée. (Voir Srebrenica Historical Project)

 

Il y a eu le « boucher de Bagdad », le « boucher de Belgrade » et aujourd’hui c’est le « boucher de Tripoli ». Toujours la même tactique. Toujours les mêmes sauveurs. Toujours, on n’y voit que du feu.

 

La version officielle de ce genre d’intervention a hérité du nom de « guerre » ou « intervention humanitaire », que d’autres qualifient à juste titre d’« impérialisme humanitaire ». Rappelons-nous : les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.

 

Ceux qui interviennent à l’étranger ne le font pas pour sauver des peuples, mais leurs intérêts économiques et la presse se garde bien de nous expliquer la lutte de pouvoir entre les États occidentaux au pays de Kadhafi, la plus grande richesse pétrolière africaine. (Voir Michel Chossudovsky, L’« Opération Libye » et la bataille du pétrole : Redessiner la carte de l’Afrique, Mondialisation.ca, 22 mars 2011)

 

En 2001, peu après l’intervention de l’OTAN en Yougoslavie, le concept orwellien de « responsabilité de protéger » a été développé sous l'égide de la Commission internationale de l'intervention et de la souveraineté des États, une initiative du gouvernement canadien.

 

Après avoir diabolisé à outrance le chef libyen, les médias se sont empressés de promouvoir la fameuse doctrine du « devoir de protéger » pour venir en aide au peuple libyen, doctrine prônée aussi par les dirigeants en faveur d'une intervention armée aux côtés des rebelles, dont on ne nous révèle toujours pas l'identité.

 

La ligue arabe, qui s’est prononcé le 13 mars en faveur d’une zone d’exclusion aérienne pour « protéger les civils », compte de nombreux alliés des États-Unis, dont le Yémen, Bahreïn et l’Arabie Saoudite, qui sont loin d’être des exemples de démocratie. L’Union africaine s’est pour sa part opposée à une intervention de l’extérieur.

 

Plutôt que de remettre en question les raisons de cette intervention et les intérêts de ses partisans, les grands médias ont préconisé l'ingérence, sans savoir qui est à l'origine de la rébellion armée.

 

La plupart des tyrans trouvent des prétextes nobles pour massacrer ceux qui les contestent. Kadhafi, lui, affirme sans la moindre gêne son intention de déclencher un carnage illimité. À ses yeux, aucun prix n'est trop élevé pour se maintenir au pouvoir.

 

Au moins, c'est clair. Il n'est plus possible de prétendre que la menace qui plane sur le peuple libyen est le fruit d'une oeuvre de propagande. Plus possible, non plus, de faire semblant que l'on ne sait pas ce qui nous attend, comme on l'a fait pour le Rwanda ou la Bosnie.

 

Avec son massacre annoncé, le sinistre colonel crée un précédent. Et place la communauté internationale devant un dilemme délicat: jusqu'où faut-il aller pour empêcher le bain de sang? […]

 

[L]e cas de la Libye s'apparente plutôt à celui du Kosovo, où l'OTAN avait déclenché une offensive militaire, en 1999, pour protéger la population contre le pouvoir serbe. […]

 

C'est d'ailleurs dans la foulée de cette opération que l'ONU avait commencé à explorer un nouveau concept: celui de la « responsabilité de protéger ».

 

Mais si le tyran de Tripoli continue à massacrer son peuple, tôt ou tard, le monde aura l'occasion de tester le beau principe de la « responsabilité de protéger ». Car si on ne le fait pas dans ce cas-ci, c'est qu'on ne le fera jamais. (Agnès Gruda, Le devoir de protéger, Cyberpresse, 5 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Cette doctrine de la « liberté de protéger » existe. Elle a été promue par le gouvernement canadien, à l’ONU, il y a quelques années. Pourtant, aujourd’hui, ni le gouvernement Harper, ni le chef du parti qui a conçu cette doctrine, Michael Ignatieff du PLC, ne proposent de l’utiliser pour protéger le peuple libyen contre le tyran qui promet « des rivières de sang ».

 

Heureusement, il s’est produit ce samedi un événement étonnant. Une organisation internationale à laquelle le Canada ne participe pas a eu la décence “d’assurer un soutien immédiat et continu au peuple libyen (…) face aux dangereuses violations et aux crimes des autorités libyennes, lui faisant perdre leur légitimité”. Cette organisation de démocrates conséquents a réclamé, sans la nommer, l’application du principe de “responsabilité de protéger” en réclamant du Conseil de sécurité de l’ONU l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye […] (Jean-François Lisée, Mais où est donc la « responsabilité de protéger », L’actualité, 13 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Ici les deux auteurs font erreur. En réalité, c’est le fils de Kadhafi, Seïf Al-Islam, qui a parlé de « rivières de sang » et cette image choc, prise hors contexte, sert bien la propagande interventionniste. Il a dit auparavant : « Nous envisageons comme dernière solution […] de nous en remettre tous aux armes, nous allons armer 5 millions de Libyens, la Libye n’est ni la Tunisie ni l’Égypte […] Des rivières de sang couleront […] »

 

N’est-il pas insensé qu’un gouvernement contesté par un soi-disant soulèvement populaire se propose d’armer 5 millions de citoyens alors que son pays en compte 6,5 millions? Les médias n’ont fait que souligner la « promesse » de « faire couler des rivières de sang », ce qui donne l’impression que les forces militaires du régime se lanceront dans une folie meurtrière contre une population sans défense.

 

La propagande guerrière

 

Dans un article intitulé « Les règles de la propagande de guerre », le journaliste belge Michel Collon détaille la couverture des guerres par les médias occidentaux et les « règles incontournables de la "propagande de guerre" » : diaboliser l’ennemi; omettre le contexte géographique et historique; cacher les véritables intérêts; et éviter d’évoquer les manipulations médiatiques du passé. Le cas qui nous préoccupe en est un exemple patent.

 

Certes, Mouammar Kadhafi n'est pas un enfant de cœur. Mais George W. Bush l'était-il davantage? Qui, des deux dirigeants, a plus de sang sur les mains? Sous le règne de George W. Bush, personne n'a jamais proposé d'envahir les États-Unis pour les empêcher d'aller massacrer les Irakiens ou les Afghans.

 

Et si une rébellion armée avait lieu dans un pays occidental, que feraient les dirigeants? Si, lors de manifestations pacifiques, la présence policière y est démesurée, on peut facilement imaginer la réaction face à une rébellion armée.

 

Aussi, il convient de noter que les Occidentaux ont tenté plus d'une fois d'assassiner le colonel Kadhafi. L'une de ces tentatives a d'ailleurs causé la mort d'une de ses filles. Qu'adviendrait-il si l'enfant d'un chef d'État occidental était tué par des forces arabes?

 

Cette diabolisation de Kadhafi est une tactique de guerre psychologique ayant été utilisée plus d'une fois pour mobiliser l'opinion publique en faveur d'interventions armées. Les médias se font par ailleurs très discrets sur les faits concernant la Libye : son indice de développement humain et son PIB supérieurs à tous les pays africains, la qualité des programmes sociaux, etc.

 

Lorsque l'on regarde le portrait d'ensemble et le contexte historique des interventions humanitaires, il est clair que cet assaut de l'OTAN sur la Libye n'a rien à voir avec la protection des civils libyens.

 

Le secrétaire étasunien à la Défense Robert Gates l'a lui-même avoué en entrevue à Meet the Press : les États-Unis sont en Libye pour protéger leurs intérêts : « Non, la Libye n'est pas un intérêt crucial pour les États-Unis, mais nous avons évidemment des intérêts là-bas et [la Libye] fait partie de la région qui constitue un intérêt crucial pour les États-Unis. »

 

Cet aveu ne peut être plus clair : nous avons des intérêts au Moyen-Orient et c'est pourquoi nous intervenons en Libye, pour protéger nos intérêts au Moyen-Orient.

 

Si le secrétaire étasunien à la Défense admet que son pays intervient en Libye pour protéger ses intérêts, comment peut-on encore parler d'intervention humanitaire? Et ces rebelles que l'on se propose d'armer, quand osera-t-on avouer que ceux-ci entretiennent des liens avec les services de renseignements occidentaux et Al-Qaïda?

 

Rebelles, Al-Qaïda, MI6, CIA

 

Voici un article du Guardian datant de 2002. Cette information est disponible depuis presque 10 ans, mais les médias n’ont pas cru bon en faire mention :

 

Les services de renseignements britanniques ont payé une grosse somme d’argent à une cellule d’Al-Qaïda en Libye pour tenter d’assassiner en vain le colonel Kadhafi en 1996. Ils ont par ailleurs déjoué auparavant des tentatives de traîner Oussama ben Laden devant la justice.

 

Les dernières affirmations voulant que le MI6 ait des liens avec le Groupe islamique combattant [Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya], lié à un fidèle lieutenant de ben Laden, seront embarrassantes pour le gouvernement, lequel a qualifié des déclarations similaires de l’officier renégat David Shayler de « pure fantaisie ».

 

Ces allégations ont émergé dans le livre Ben Laden, la vérité interdite, publié aux États-Unis par deux experts du renseignement français. Ceux-ci révèlent que le premier mandat d’arrêt d’Interpol contre ben Laden a été émis par la Libye en mars 1998.

 

Selon les journalistes Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard, conseiller du président Chirac, les agences de renseignements britannique et étasunienne ont caché le fait que le mandat d’arrêt provenait de la Libye et ont minimisé la menace. Cinq mois après l’émission du mandat, Al-Qaïda a tué plus de 200 personnes dans les attentats au camion piégé ciblant les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie.

 

Selon les auteurs, la résistance des agences de renseignements occidentales devant les inquiétudes libyennes peut s’expliquer par la participation du MI6 au complot de coup d’État d’Al-Qaïda. (Martin Bright, MI6 'halted bid to arrest bin Laden', Guardian, 10 novembre 2002)

 

Alors que Kadhafi était la risée des médias lorsqu’il a accusé Al-Qaïda d’être derrière la rébellion, le 28 mars dernier le commandant des forces de l'OTAN a timidement confirmé, sans faire l’objet de dérision, que le réseau manipulait les insurgés :

 

Depuis le début de l'insurrection en Libye, Mouammar Kadhafi accuse Al-Qaïda et Oussama ben Laden. Il a ainsi affirmé à plusieurs reprises que le réseau terroriste manipule les insurgés. Ce mardi, James Stavridis, le commandant des forces de l'Otan en Europe, a en partie confirmé ces affirmations.

 

Lors d'une audition devant le Sénat américain, il a en effet expliqué que des informations du renseignement évoquaient les signes d'une présence d'Al Qaïda, voire du Hezbollah libanais, parmi l'opposition libyenne. Il a néanmoins tempéré en soulignant qu'il ne disposait pas « de détails suffisants » pour dire si cette présence était « significative ou non ». (Libye : l'Otan admet que l'opposition serait infiltrée par Al-Qaïda, TF1, 29 mars 2011)

 

Donc, même si les Occidentaux admettent la présence d’Al-Qaïda auprès des rebelles, ils optent quand même pour une intervention en leur faveur.

 

Pour ajouter à la tournure kafkaïenne des événements, le Conseil national de transition (CNT), représentant de l'opposition libyenne reconnue jusqu’à présent par la France et le Qatar, a nommé un collaborateur de longue date de la CIA pour diriger ses opérations :

 

Le groupe situé à Benghazi représentant les forces rebelles combattant le régime Kadhafi, le Conseil national libyen, a nommé un collaborateur de longue date de la CIA pour diriger ses opérations. C’est McClatchy Newspapers qui a révélé jeudi la nomination de Khalifa Hifter, un ancien colonel de l’armée libyenne […] (Patrick Martin, A CIA commander for the Libyan rebels, World Socialist Web Site, 28 mars 2011)


Le lendemain, on apprenait lors d'une conférence à Londres qui étaient les porte-paroles du CNT : Mahmoud Shammam, ancien journaliste du magazine étasunien Foreign Policy, « vivant entre Washington et Doha », et  Guma El-Gamaty, « un activiste vivant à Londres ». (Eric Albert, Les premiers pas politiques hésitants des rebelles libyens, La Tribune, 29 mars 2011.) 

Les représentants des rebelles libyens sont donc des Libyens qui vivent aux États-Unis et en Grande-Bretagne et le chef de leurs opérations est un collaborateur de la CIA. La rébellion libyenne commence à dégager une forte odeur occidentale de changement de régime.
 

Deux jours après la publication de l'article de McClatchy et après le début de l’intervention, le New York Times « révélait » que la CIA était en sol libyen depuis plusieurs semaines. Quant au MI6 et aux Forces spéciales britanniques, des agents on été capturés au début mars par les rebelles qui les ont pris par erreur pour des espions ennemis. Le renseignement britannique aurait été sur place pour tisser des liens avec la rébellion, qui, vraisemblablement, n’était pas au courant.

 

Autre fait d’importance largement ignoré par les médias : Benghazi est le repaire de choix des djihadistes, selon une étude de l'Académie militaire des États-Unis à West Point datant de 2007 :

 

La conclusion la plus frappante qui ressort de l’étude de West Point est que le corridor allant de Benghazi à Tobruk et passant par la ville de Darnah […] constitue l’une des plus fortes concentrations de terroristes djihadistes au monde, et, dans une certaine mesure, peut être vu comme la source principale des kamikazes sur la planète. (Dr. Webster G. Tarpley, The CIA’s Libya Rebels: The Same Terrorists who Killed US, NATO Troops in Iraq, Global Research, 28 mars 2011)

 
Toutes ces informations nous révèlent de nombreux des faits cruciaux pour la compréhension de ce conflit et sont disponibles pour quiconque se donne la peine de faire un minimum de recherche. Or, il semble que le rôle de la presse ne soit pas de livrer des faits, mais plutôt, de la propagande.

 

Que ce parti pris des médias soit volontaire ou non, d’une manière ou d’une autre, le résultat est le même : ils ne font pas leur travail correctement. Encore une fois.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24095

 


 

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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 08:36

 

Des leaders qui assument le destin de leur nation.

Nous vivons dans un monde impérial où la nation doit disparaître au profit de l’empire occidentaliste. On entend sans cesse rabâcher dans les médias nationaux, des agents français au service de l’étranger venir marteler que la France comme nation c’est du passé, que ça produit de la haine et qu’il vaut donc mieux promouvoir une gouvernance mondiale bien mieux adaptée à l’évolution de l’humanité. C’est ainsi que le cœur du débat politique se fait entre deux conceptions antagonistes: la gouvernance mondiale ou la survie des nations. C’est ici le nœud de la compréhension du monde.

 

La gouvernance mondiale.

 

C’est le projet d’établir un nouvel ordre mondial où pour répondre aux crises systémiques on oppose des réponses collectives prises par un gouvernement mondial. Ce projet s’appuie sur la propagande impérialiste qui est non seulement la volonté de détruire les nations pour assurer la paix et la prospérité dans le monde, mais aussi  l’idée que l’évolution de l’humain est de se mélanger et de voir disparaître les frontières artificiellement érigées au fil du temps. Cette conception qu’on appelle le mondialisme peut être comprise dans le fond mais elle a plus de mal à être acceptée lorsqu’il faut concrètement passer aux actes.

Car le projet de gouvernement mondial veut dire que les nations abandonnent leur souveraineté. C’est le projet de l’union européenne qui se construit sur cette logique. Dernièrement elle propose de décider des budgets pour les nations sans même que les parlements votent! Vous imaginez le problème lorsqu’on a élu un représentant qui n’a plus aucun pouvoir électif. On voit d’ailleurs que notre parlement a de moins en moins de pouvoir et ne devient qu’une chambre d’enregistrement de décisions prises par le gouvernement dont 90% sont imposées par Bruxelles! Le problème de cette gouvernance mondiale c’est qu’elle réduit le champ démocratique pour le remettre entre des mains qui n’ont pas la conscience des peuples, ne connaissent pas la culture ou la nie, et veulent imposer un même modèle de développement pour tous. Un modèle unique, où les repères seraient les mêmes et, surtout, où les marchés seraient libres de dupliquer leur soif de contrôle sans risque d’être rattrapés par une conscience nationale qui s’opposerait à la destruction du modèle sociétal mis en place depuis des siècles.

Cette idéologie mondialiste est véhiculée par la droite et la gauche libérale européiste, et donc atlantiste, qui pensent que notre modèle occidental doit se fondre dans un même moule pour devenir un bloc uniforme solide face aux empires montants que serait le chinois et l’islamique. Cette conscience mondialiste vante donc les valeurs véhiculées par l’empire tout en niant les sentiments d’appartenance à la nation France. Etre français c’est sale! C’est vilain! c’est facho! voilà le leitmotiv de cette élite bien-pensante mondialiste qui a pour seule ambition d’imposer son propre modèle en effaçant l’histoire de la nation France. C’est bien pourquoi cette élite entend réécrire l’histoire à sa façon, entend que celle-ci ne puisse jamais être revisionnée et poursuit sa propagande impunément dans tous les médias qui lui appartiennent.

 

Le nationalisme.

 

Le nationalisme c’est la conscience d’un peuple ayant un vécu, une histoire, une culture en commun. Quoi qu’on en dise elle est bornée par des frontières qui peuvent évoluer géographiquement, mais qui délimitent un vécu commun. J’ai beau faire l’effort je n’arrive pas à me sentir européen avant d’être français. Je ne dois pas être le seul dans ce cas puisque les élections européennes deviennent de plus en plus des coquilles vides de sens. A quoi bon voter puisque de toutes façons le projet de l’Europe et de vampiriser les droits des nations à exister par eux-même. Le projet de l’Europe qui est totalement entre les mains des impérialistes mondiaux, est de substituer aux nations un pouvoir central de plus en plus éloigné des peuples.

Toute la stratégie depuis 30 ans aura donc été de diaboliser le nationalisme français comme étant la dérive fasciste de notre pays. On est submergés chaque année de livres, de films, de séries TV nous rappelant que si la shoah a existé c’est parce qu’il y a eu choc entre des nations. Ce qui est une falsification de l’histoire puisque l’on sait que les guerres mondiales n’ont pas été décidées pour défendre un peuple souverain contre une invasion, mais pour fortifier le pouvoir des finançeurs qui ont pu ainsi se mettre au-dessus des nationalismes pour faire fructifier leur avoir financier et industriel. Les guerres ne profitent jamais aux peuples souverains bien au contraire elle leur nuit, puisque l’évolution suivante est de faire en sorte qu’une nation n’ait plus la liberté d’agir et de penser comme elle le souhaite.

Regardons la position de la France avec les yeux grand ouverts. On l’a mise d’office au milieu de nations pourtant européennes mais qui ne partagent pas les mêmes valeurs qu’elle, ni un même modèle sociétal, ni une même conception de son avenir. Qu’avons-nous en commun avec le développement anglais? Quelle structuration économique partageons-nous avec l’Allemagne ou le Portugal? Quelle histoire commune avons-nous avec les tchéques ou les islandais? La construction de l’Europe se fait donc sur des faux-semblants qui ne poursuivent qu’un seul but notre abandon de souveraineté.

Nous avons déjà abandonnés notre souveraineté monétaire et financière à des banques privées qui ne partagent pas la même exigence collective qu’un état souverain garant de l’intérêt général. C’est un euphémisme que de le dire et pourtant il est absolument tabou d’envisager de reconquérir cette souveraineté indispensable dans un monde capitaliste. Et pire!, ce sont ceux-là même qui nous demandent d’abandonner notre souveraineté pour le bien commun, qui défendent avec le plus d’acharnement leur propre nationalisme impérialiste qu’il soit atlantiste ou sioniste. Serait-ce un deux poids deux mesures?…

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que le projet porté par l’oligarchie mondialiste se fera au détriment des peuples souverains puisque l’enjeu c’est de s’assurer un contrôle total sur eux. Bientôt ce seront une douzaine de personnalités qui se réuniront quelque part dans le monde et qui décideront de la façon dont les gens devront accepter de se nourrir, de se soigner, de vivre tout simplement. Elle est où la liberté individuelle là-dedans? Déjà l’on voit qu’on a plus le droit de cultiver des produits qui ne sont pas conformés aux standards mondialistes! Bientôt on va nous imposer un vin mi-rouge mi-rosé au nom de la standardisation du goût mondial… C’est cela que l’on veut vraiment? Quid de notre culture, de notre histoire, de notre vécu commun?

Évidemment il ne s’agira pas d’opposer à ce projet mondialiste une vision nationaliste pure et dure du monde. Avec des miradors aux frontières, une ethnisation du collectif national etc…Non ça c’est le siècle passé. Je crois que l’humain est mûr pour passer à l’étape suivant mais sans la griller! L’étape suivante c’est la mise en commun des nations, une sorte de fédération, de leur savoir-faire et de leur savoir-être. Sortir donc d’une logique uniquement marchande et libérale qui consiste à nous faire vivre de pis en pis au nom d’une universalité fausse et placée sous le dogme imbécile d’une concurrence libre et non-faussée, à une libre mise en commun. Construire des ponts entre les nations, favoriser les échanges culturels mais sans imposer un transfert de souveraineté nationale. Chaque peuple reste maître de son destin et de ses institutions mais donne mandat à ses gouvernants de construire des partenariats profitables à tous. Voilà ce que doit être ce XXI ème siècle de mon point de vue. Et c’est bien pourquoi je trouve abjecte la propagande mondialiste anti-France qu’on nous impose de force et qui nous vante un modèle de développement que nous ne voulons pas. Il est là l’enjeu fondamental de ce début de siècle.

Pensez à Gbagbo qui se voit confronté à un mondialiste ayant exercé au FMI et qui s’apprête à mettre la main sur un pays en lui enlevant sa souveraineté qu’il a le droit de revendiquer. En quoi est-ce scandaleux d’exiger que son dirigeant ait la nationalité de son peuple? En quoi est-ce scandaleux de penser que quelqu’un issu du terroir sera mieux à même de comprendre comment fonctionne son peuple , quels en sont les ressorts susceptibles de favoriser son développement? Regardons autour de nous comment cet empire mondialiste construit des entités sans aucune histoire commune pour favoriser le rejet et la haine des peuples souverains. Rappelons-nous comment le Kosovo a été créé et par qui. Rappelons-nous comment on a détruit une fédération puissante et commune pour la morceler et ainsi mieux la soumettre à sa domination. Il est plus facile de dominer la Serbie maintenant que lorsqu’elle faisait partie de la puissante Yougoslavie. Le projet du mondialisme est de morceler les nations pour mieux les soumettre. On est moins fort à 10 qu’à 100 pour négocier non?

 

 

Vidéo

 

Et puis leur propagande est uniquement pensée dans un but identitaire commun. C’est quand même marrant de voir les mondialistes bien-pensants diaboliser les identitaires nationaux tout en revendiquant un regroupement à l’empire sous prétexte d’une appartenance judéo-chrétienne commune. Où est la cohérence? Il n’y en a aucune parce que le projet n’est pas le bien-être collectif mais l’arrimage par la force des nations à l’empire pour la confrontation avec d’autres empires: russe, chinois et islamique notamment. L’enjeu c’est donc le contrôle total du monde. Pour cela ils ont besoin que vous abandonniez toute idée nationaliste pour accepter par avance de servir de chair à canons. Lorsque l’individu comprendra que son intérêt c’est d’abord de défendre son environnement proche avant de vouloir s’ouvrir aux autres plus lointains alors l’humanité se remettra à marcher dans le bon sens de l’évolution qui est de grandir étape par étape pour construire durablement et en confiance.

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/ext/http://lesouffledivin.wordpress.com/author/asse42/

 

 
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:51
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Auteur : SNJ-CGT - Source : Acrimed

 

Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT, avant de revenir plus longuement sur cette émission « À vous de juger », diffusée le Jeudi 9 septembre à 20h35 en direct (Acrimed)

« À vous de juger » sur France 2 devait permettre selon la chaîne de faire comprendre la réforme des retraites ! Il est vrai qu’avec Fillon, Thibault et Chérèque cela aurait pu être possible. Mais le « débat » était faussé dès le départ. Aucune confrontation, le Premier Ministre intervenant à 20h30, les deux secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT à 22h20 !


Nous avons assisté à une véritable opération de communication du Gouvernement pendant plus d’une heure avec deux journalistes servant la soupe.


Il est vrai que l’un d’entre eux (pourquoi était-il là ?) s’illustre depuis des années dans les journaux destinées aux entreprises et aux néolibéraux . D’où ces questions « pertinentes » : «  votre métier de Premier Ministre c’est la pénibilité » ; ou encore :« la situation n’est-elle pas plus grave que ce que vous en dites ? », question permettant à François Fillon de répliquer « On est raisonnables ! » N’y-a-t-il pas assez de journalistes à France 2 pour inviter ce type d’intervieweur ?


Etalage de concepts techniques destinée à montrer que le Gouvernement maîtrise une situation que le téléspectateur ne peut comprendre : « COR, Fond de réserve, prélèvement obligatoire, décote, pénalités, prélèvements, effet de seuil, assiette….. »
Autrement dit, notre réforme est inéluctable...

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15878


      

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:49
Le scandale Sakineh
Le Times de Londres avait initialement publié une fausse photographie de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Elle y apparaissait tête nue, ce qui est considéré comme indescent dans la culture iranienne. Une seconde photo, authentique cette fois a été ultérieurement diffusée. Elle y apparaît en tchador, un vêtement que les musulmanes portent à la mosquée et qu’environ un tiers des femmes portent dans la rue.
.

L’annonce d’autodafés de Coran par des pasteurs états-uniens à l’occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 a secoué le monde musulman. L’événement est ressenti différemment selon les cultures. Pour les Occidentaux, cette provocation doit être relativisée. Certes, il s’agit d’un livre que les musulmans considèrent comme sacré, mais, après tout, on ne fait que brûler du papier. A l’inverse, dans le monde musulman, on pense qu’en brûlant le Coran, on tente de couper les hommes de la parole divine et de leur dénier le salut. Il s’ensuit des réactions émotionnelles incontrôlables que les occidentaux perçoivent comme de l’hystérie religieuse. Jamais une telle chose pourrait survenir en Europe, et encore moins en France, pays formé par un siécle de laicité combattante. Et pourtant …

Mobilisation

Récemment, l’essayiste Bernard-Henri Levy [1] a alerté l’opinion publique sur le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une jeune femme qui aurait été condamnée en Iran à la lapidation pour adultère. Il a lancé une pétition sur internet pour faire pression sur les autorités iraniennes et leur demander de renoncer à cette barbarie.
En contact téléphonique régulier avec le fils de la victime qui réside à Tabriz (Iran), et avec son avocat, Javid Houstan Kian, qui vient de s’installer en France pour fuir le régime, M. Lévy n’a pas été avare de détails : la lapidation, dont la pratique aurait été interrompue par un moratoire, aurait reprise sous l’impulsion du président Ahmadinejad. Mme Mohammadi-Ashtiani, pourrait être exécutée à la fin du ramadan. Entre temps, le directeur de sa prison, furieux du tapage médiatique, lui aurait fait administrer 99 coups de fouet.
L’essayiste concentre ses attaques sur le mode d’exécution. Il écrit : « Pourquoi la lapidation  ? N’y a-t-il pas, en Iran, d’autres manières de donner la mort  ? Parce que c’est la plus abominable de toutes. Parce que cet attentat contre le visage, ce pilonnage de pierres sur un visage innocent et nu, ce raffinement de cruauté qui va jusqu’à codifier la taille des cailloux pour s’assurer que la victime souffre longtemps, sont un concentré rare d’inhumanité et de barbarie. Et parce qu’il y a, dans cette façon de détruire un visage, de faire exploser sa chair et de la réduire en un magma sanglant, parce qu’il y a dans ce geste de bombarder une face jusqu’à ce que bouillie s’ensuive, quelque chose de plus qu’une mise à mort. La lapidation n’est pas une peine de mort. La lapidation est plus qu’une peine de mort. La lapidation, c’est la liquidation d’une chair à qui l’on fait procès, en quelque sorte rétroactif, d’avoir été cette chair, juste cette chair  : la chair d’une jeune et belle femme, peut-être aimante, peut-être aimée, et ayant peut-être joui de ce bonheur d’être aimée et d’aimer. »
Le président Sarkozy a confirmé les informations de M. Lévy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France [2]. A l’issue de son discours, il a déclaré que la condamnée était désormais « sous la responsabilité de la France ».
Rapidement, de nombreuses associations et personnalités se sont jointes à ce mouvement et plus de 140 000 signatures ont été réunies. Le Premier ministre François Fillon est venu sur le plateau du principal journal de la télévision publique pour manifester son émotion et sa solidarité avec Sakineh, « notre soeur à tous ». Tandis que l’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, affirmait que la France faisait désormais de ce cas une « affaire personnelle ».

Mystification

Bien qu’ils n’en aient pas conscience, l’émotion des Français renvoie à la part religieuse de leur inconscient collectif. Qu’ils soient chrétiens ou non, ils ont été marqués par l’histoire de Jésus et de la femme adultère. Rappelons le mythe : les pharisiens, un groupe de juifs arrogants, essayent de placer Jésus en position difficile. Ils lui amènent une femme qui vient d’être prise en flagrant délit d’adultère. Selon la Loi de Moïse, elle devrait être lapidée, mais cette cruelle prescription est heureusement tombée en désuétude. Ils demandent donc à Jésus ce qu’il convient de faire. S’il préconise de la lapider, il paraîtra comme un fanatique, et s’il refuse de la sanctionner, il sera mis en accusation pour contestation de la Loi. Cependant, Jésus sauve la femme en leur répondant : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Il renverse alors le dilemme : si les pharisiens la lapident, c’est qu’ils se prennent pour des purs, s’ils ne le font pas, ce sont eux qui violent la Loi. Et le texte de préciser : « Ils se retirèrent un à un, en commençant par les plus âgés ».
Ce mythe fonde dans la pensée occidentale la séparation entre loi religieuse et civile. La femme adultère a commis un péché vis-à-vis de Dieu et ne doit en rendre compte qu’à lui. Elle n’a pas commis de crime et ne peut être jugé par les hommes.
La lapidation annoncée de Sakineh est ressentie par les Français comme une terrible régression. La République islamique d’Iran doit être un régime religieux appliquant la Loi de Moïse revue par le Coran, la Sharia. Les mollahs doivent être des fanatiques phallocrates qui répriment les amours des femmes hors mariage et les maintiennent dans la soumission aux hommes. Aveuglés par leur propre obscurantisme, ils vont jusqu’à tuer et de la pire des manières.
Il s’agit bien ici d’hystérie religieuse collective car dans une telle affaire, le réflexe normal de tout un chacun aurait dû être de vérifier les imputations. Mais durant des semaines personne n’en a pris la peine.

Interrogations

Ayant à son tour signé cette pétition, le leader du Parti antisionniste, Dieudonné M’bala M’bala, de passage à Téhéran dans le cadre d’un projet cinématographique, a souhaité intercéder pour la condamnée. Il a demandé audience aux autorités compétentes et a été reçu par Ali Zadeh, vice-président du Conseil de la magistrature et porte-parole du ministère de la Justice.
L’entretien aura été un modèle du genre. M. Zadeh se demandant si son interlocuteur, humoriste de profession, ne se moquait pas de lui en lui rapportant ses craintes. Tandis que M. M’bala M’balase faisait répéter plusieurs fois les réponses à ses questions tant il avait du mal à croire avoir été manipulé à ce point.
Succédant à la dictature du Shah Reza Pahlevi, la République islamique s’est avant toute chose préoccupée de mettre fin à l’arbitraire et d’instaurer un état de droit le plus rigoureux possible. Pour ce qui concerne les crimes passibles des assises, le système judiciaire prévoit de longue date une possibilité d’appel. En tout état de cause, la Cour de cassation est automatiquement saisie pour vérifier la légalité de la procédure. Le système judiciaire offre donc des garanties bien supérieures à celles des juridictions françaises, et les erreurs y sont beaucoup moins fréquentes.
Cependant, les condamnations ont conservé une dureté particulière. Le pays applique notamment la peine de mort. Plutôt que de diminuer le quantum des peines, la République islamique a choisi d’en limiter l’application. Le pardon des victimes, ou de leurs familles, suffit à annuler l’exécution des peines. Du fait de cette disposition et de son usage massif, il n’existe pas de grâce présidentielle.
La peine capitale est souvent prononcée, mais très rarement appliquée. Le système judiciaire pose un délai d’environ cinq ans entre le prononcé du jugement et son exécution dans l’espoir que la famille de la victime accordera son pardon et que le condamné sera ainsi gracié et immédiatement libéré. Dans la pratique, les exécution concernent surtout les gros trafiquants de drogue, les terroristes et les assassins d’enfants. L’exécution est effectuée par pendaison en public.
On peut espérer que la Révolution islamique poursuivra son évolution et abolira prochainement la peine de mort.
Quoi qu’il en soit, la constitue iranienne reconnaît la séparation des pouvoirs. Le système judiciaire est indépendant et le président Ahmadinejad n’a rien à voir avec une décision de justice, quelle qu’elle soit.

Manipulations

Dans le cas Sakineh, toutes les informations diffusées par Bernard-Henry Lévy et confirmées par Nicolas Sarkozy sont fausses.
- 1. Cette dame n’a pas été jugée pour adultère, mais pour meurtre. Au demeurant, il n’est pas prononcé en Iran de condamnation pour adultère. Plutôt que d’abroger cette incrimination, la loi a stipulé des conditions d’établissement des faits qui ne peuvent être réunies. Il faut que quatre personnes en aient été témoins au même moment [3]
- 2. La République islamique ne reconnaît pas la Sharia, mais exclusivement la loi civile votée par les représentants du peuple au sein du Parlement.
- 3. Mme Mohammadi-Ashtiani a drogué son mari et l’a fait tuer durant son sommeil par son amant, Issa Tahéri. Elle et son complice ont été jugés en première et seconde instance. Les « amants diaboliques » ont été condamnés à mort en première et seconde instance. La Cour n’a pas établi de discrimination selon le sexe des accusés. Il est à noter que, dans l’acte d’accusation, le relation intime des meurtriers n’est pas évoquée, précisément parce qu’elle n’est pas prouvable en droit iranien, même si elle est rapportée comme certaine par des proches.
- 4. Le peine de mort est susceptible d’être exécutée par pendaison. La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique. Indigné par les assertions de Bernard-Henry Lévy et Nicolas Sarkozy, le vice-président du Conseil iranien de la magistrature a déclaré à Dieudonné M’bala M’bala qu’il mettait au défi ces personnalités sionistes de trouver un texte de loi iranien contemporain qui prévoit la lapidation.
- 5. Le jugement est actuellement examiné par la Cour de cassation qui doit vérifier la régularité de chaque détail de la procédure. Si celle-ci n’a pas été scrupuleusement respectée, le jugement sera annulé. Cette procédure d’examen est suspensive. Le jugement n’étant pas encore définitif, la prévenue bénéficie toujours de la présomption d’innocence et il n’a jamais été question de l’exécuter à la fin du Ramadan.
- 6. Me Javid Houstan Kian, qui est présenté comme l’avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani, est un imposteur. Il est lié au fils de la prévenue, mais n’a jamais eu de mandat de cette dame et n’a jamais eu de contact avec elle. Il est membre des Moujahidines du Peuple, une organisation terroriste protégée par Israel et les néconservateurs [4].
- 7. Le fils de la prévenue vit normalement à Tabriz. Il peut s’exprimer sans entraves et téléphone fréquemment à M. Lévy pour maudire son pays, ce qui illustre le caractère libre et démocratique de son gouvernement.
En définitive, rien, absolument rien de la version Lévy-Sarkozy de l’histoire de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, n’est vrai. Peut-être Bernard-Henry Lévy a t-il relayé de bonne foi des imputations fausses qui servaient sa croisade anti-iranienne. Le président Nicolas Sarkozy ne peut invoquer quant à lui la négligence. Le service diplomatique français, le plus prestigieux du monde, lui a certainement adressé tous les rapports utiles. C’est donc délibérément qu’il a menti à l’opinion publique française, probablement pour justifier a posteriori les sanctions drastiques prises contre l’Iran au détriment notamment de l’économie française, pourtant déjà gravement blessée par sa politique.


Thierry Meyssan
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).PS Notes

[1] Voir notre dossier Bernard-Henry Lévy, Réseau Voltaire
2] Discours à la conférence annuelle des ambassadeurs de France, par Nicolas Sarkozy, Réseau Voltaire, 25 août 2010.

[3] Sur le même type de désinformation, on lira Pour diaboliser l’Iran, « Rue 89 » confond crimes pédophiles et homosexualité, Réseau Voltaire, 13 juillet 2007.
[4] Voir notre dossier Les Mujahedin-e Khalq, Réseau Voltaire.


Dimanche 19 Septembre 2010


http://www.voltairenet.org/article166999.html http://www.voltairenet.org/article166999.html

 

http://www.alterinfo.net/Le-scandale-Sakineh_a49931.html

 

 

 

Hani Ramadan à propos de Sakineh et de la lapidation (vidéos)

Le philosophe et islamologue suisse Hani Ramadan était invité à l’émission Infrarouge de la Télévision suisse romande (TSR), mardi dernier, pour débattre au sujet de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par la justice iranienne pour complicité du meurtre de son mari. A propos du spectacle organisé autour de cette affaire, M. Ramadan a dénoncé une manipulation parmi d’autres qui ne vise qu’à diaboliser un peu plus l’Iran, de sorte à préparer le terrain, comme en Irak et en Afghanistan il y a quelques années, pour lancer une guerre contre ce pays.


 

Lors de ce débat, Hani Ramadan était principalement opposé à Madame Saïda Keller-Messahli, activiste laïque d’origine tunisienne, qui préside en Suisse le « Forum pour un islam progressiste » , et l’écrivain Marek Halter.


Hani Ramadan aura su, lors d’un vif échange, faire perdre la face à Marek Halter, en lui rappelant son militantisme en faveur de l’occupant sioniste en Palestine : « Marek Halter, vous nous demandez de signer une pétition pour cette affaire, par contre en ce qui concerne la flottille de la liberté, vous et votre camarade Bernard-Henry Lévy-Botul, vous n’avez rien fait. Pas de pétition pour Gaza alors qu’on y tue des enfants avec du phosphore blanc. Où êtes-vous M. Marek Malter pour ceux-là ? » a lancé le directeur du Centre islamique de Genève, avant d’enfoncer le clou : « Vous êtes un sioniste et vous défendez l’État criminel d’Israël et les assassins de Tsahal. Vous et Bernard-Henry Lévy ! »

Mecanopolis

L’émission complète en trois parties 

 

 

 

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http://www.mecanopolis.org/?p=19637&type=1

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 17:21

L'image de notre pays est ternie !

On nourrit le rejet de l'autre et les extrémismes,

on prépare le choc de civilisations et la guerre contre l'Iran,

car on ne cesse de donner une tribune à la propagande contre l'Islam !

Ci-joint une parution sur mon blog R-sistons,

mon post puis celui de Michel  Chossudovsky,

enfin voici ce que Pujadas vient de dire sur FR2 (eva):

 

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Non à la diabolisation plus ou moins déguisée

de l'Islam, 3e grande religion monothéiste

Par eva R-sistons

 

 

Bonjour

 

J'étais en train de ferrailler sur un site évangélique "apocalyptique"  pour défendre l'Islam subtilement attaqué,  lorsque je reçois cet avis de parution d'un article sur la "sainte" croisade des Etats-Unis contre le monde musulman, à pic  pourrait-on dire, si l'on souhaite alimenter le débat et refuser le conditionnement permanent.

 

Actuellement, les Médias plus ou moins sionisés se sont emparés, avec délices et surtout opportunisme, de l'initiative d'un pasteur américain comme il y en a tant aujourd'hui, aux USA, à la sauce Bush, stupide, haineux, assoiffé de gloriole et surtout bien peu animé de l'amour authentiquement chrétien. Celui-ci veut brûler des Corans, il n'a rien trouvé de mieux pour sortir de l'anonymat. Et les Médias aux ordres des Anglo-Saxons et des Israéliens brûlant d'en découdre avec les Musulmans qui refusent de s'aligner sur leur modèle militaro-financier ultra-libéral et assassin, hégémonique et prédateur, et qui vivent sur des terres bien situées et riches en ressources convoitées, ces Médias, donc, relaient frénétiquement l'odieuse initiative du Pasteur en mal de notoriété pour s'en servir à des fins de diabolisation de l'Islam, encore et toujours, mais cette fois masquée, déguisée.

 

Tout est prétexte à taper sur les Arabes, les Musulmans, pour dresser l'opinion mondiale contre eux, et les préparer au choc de civilisations programmé par la Haute Finance et les Multinationales de mort. Encore aujourd'hui, la très sioniste chaîne FR2 s'est emparée de l'occasion, pour sans en avoir l'air attaquer les Musulmans, perfidement, sous tous les prétextes. Les Médias ne sont pas en reste, comme France24 d'Ockrent, la compagne du néoconservateur Kouchner, qui en soulignant le réveil de l'islamophobie aux Etats-Unis, espère bien réveiller celle des Européens, au passage, au cas où ils n'auraient pas été assez matraqués. Du joli boulot !

 

Quand comprendrons-nous qu'en diabolisant sans cesse les Musulmans, que l'on  assimile de plus en plus aux Islamistes, nous travaillons au choc de civilisations,  à la préparation des guerres futures planétaires, totales et nucléaires dont nous serons, aussi, d'une façon ou d'une autre, victimes ? Déjà, aujourd'hui, j'apprends que le Spécialiste, en France, de la lutte contre le terrorisme, a affirmé que la France était grandement menacée, par sa participation aux guerres de l'OTAN et par sa dénonciation des valeurs islamiques, par ses mesures contre le port de la burka, etc... Ceux qui sèment le vent, en effet, finissent tôt ou tard par récolter la tempête. Avec à la tête de notre pays un pouvoir inféodé aux grands stratèges du choc de civilisations, nous serons aux premières loges des attaques des résistants à l'occidentalisation forcée du monde.

 

Que pouvons-nous faire, à notre niveau ? Au moins refuser d'entrer dans le jeu de la diabolisation machiavélique de ceux qui refusent notre Ordre, ou plutôt nos désordres, informer nos concitoyens des manipulations qui les guettent, et surtout, le moment venu, résister à l'enrôlement pour les guerres au service des multinationales apatrides.

 

Déjouons les pièges de la communication, de la désinformation, de la propagande plus ou moins déguisée !

 

Votre eva R-sistons

 

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Je viens de poster ce commentaire sur un forum:

Mais en posant cette question ("est-ce que l'Islam est une religion de paix"), tu fais le jeu de la Pensée unique occidentale nous préparant au choc de civilisations. La situation est aigüe, nous sommes peut-être au bord de l'attaque de l'Iran par l'Empire.
Ce qu'il faut voir, c'est que quand bien même ce ne serait pas une religion de paix, ils ne sont pas armés comme l'occident, ils n'ont pas ses moyens financiers, et ils ne sont pas dangereux comme lui. Ce ne sont pas les Musulmans qui bombardent partout. Quant à Al Quaïda, ce sont (dixit spécialiste du terrorisme en France) 2000 islamistes dans le monde. Ils effraient l'Occident ? Mieux vaut en rire, c'est un prétexte pour nous faire peur, pour nous faire accepter les guerres juteuses et les lois liberticides.
Cordialement, eva

 

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La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman

Michel Chossudovsky, 11.9.10

 

L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique. La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

 

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

 

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ». Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

 

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive. La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée. Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

 

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane. Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans. La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés. (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism"  Global Research, Montreal, 2005)

 

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

 

La mosquée

de Ground Zero

 

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

 

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans  Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

 

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

 



La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

 

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

 

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.


Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

 

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

 

« Terrorisme

d’origine intérieure »

 

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante. Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

 

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet. Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

 

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).


Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.


Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans. Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.


Al-Qaïda en Irak (AQI), Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen) Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah), l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie, le Djihad islamique égyptien, etc.

 

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

 

L’Inquisition

étatsunienne

 

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale. Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans  est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

 

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge. L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

 

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

 

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes (tout est inversé, eva).

 

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

 

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans  partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

 

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial. Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.


Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique.

 

La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes. Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007) 

 


Article original en anglais :  America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.


Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).  

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21001   

 


 

Lire aussi :

 

Diabolisation de l’Islam : l’Avènement du choc des ignorances

Extrait : La tolérance Islamique ne se limite pas aux Peuples du Livre, mais s’étend
à tous ceux qui aiment la vérité avec foi, sincérité et droiture. Dieu
affirme dans le Saint Coran : «Ceux qui croient (dans le Coran) et ceux qui
observent (les Ecritures) des Juifs, des Chrétiens et des Sabéens, et ceux qui
croient en Dieu, et au Jour Dernier, et ceux qui agissent avec droiture, ils
recevront leur récompense de leur Seigneur, ils n’auront rien à craindre,
ils ne seront pas affligés.» Sourate 2, (La Vache), Verset 62.

 

 

Origines et raisons de la progression de l'islamophobie en Occident

Introduction de l'article: On constate depuis quelques temps une montée de l'islamophobie en occident. Paroles décomplexées, liberté d'insulte et de calomnie, l'Islam est aujourd'hui l'exutoire idéal sur lequel on peut tout dire et faire passer un racisme souvent peu avouable,et assez mal vu, pour de la liberté d'expression et de critique saine.

Toutefois que l'islamophobie n'est pas juste un sentiment ponctuel et une libre critique d'une religion, mais s'inscrit au contraire dans un processus de propagande bien organisé et bien huilé dont nous verrons les visées politiques.

 

 
Propagande contre l'Islam sur une chaîne publique:

FR2  13 septembre 2010:

 

 

Un fils de dirigeant du Hamas devenu espion pour le compte d'Israël,

Journal de 20 h, de David Pujadas, "Le Prince vert Palestinien",

"Histoire d'un traître ou d'un héros, question de point de vue".

 

Je cite:

 

"Il renie l'Islam à une époque où les attentats-suicides se multiplient, d'une grande violence", 

(NB Islam donc assimilé à attentats-suicides)

"Il pense que l'ISLAM  EST  DANGEREUX  POUR  l'OCCIDENT  ET  POUR  LES  MUSULMANS  EUX-MEMES,

les Musulmans sont en retard à cause... de l' Islam !"

 

Voilà comment on incite à la haine, au rejet, au racisme, au choc de civilisations, et comment on prépare les guerres futures notamment contre l'Iran, si juteuses pour l'Occident prédateur et dominateur, hégémonique.

 

Quand on connaît l'orientation politique de cette chaîne essentiellement aux mains des néo-sionistes,

on ne s'étonne plus de cette partialité absolument scandaleuse.

 

Eva R-sistons à l'intolérable


 


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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 00:05

 

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Plusieurs grands journaux français réclament que les gouvernements européens augmentent leurs dépenses militaires pour se préparer à des guerre de grande envergure à l'avenir. Ces demandes et les scénarios sinistres que les médias exposent, sont un avertissement sérieux pour la classe ouvrière. Participant des réductions des dépenses, en réponse à la crise de la dette souveraine, les gouvernements de par l'Europe annoncent une réduction temporaire ou un gel des dépenses de défense. La France prévoit d'économiser quelque 5 milliards d'euros sur trois ans, comprenant une réduction de 54 000 emplois dans les forces armées. Le budget 2011 pour la défense s'élèvera à 30,1 milliards d'euros, soit le même qu'en 2010.
Ces sommes sont considérées être totalement inadéquates par la presse bourgeoise de premier plan. Dans son éditorial du 3 juillet intitulé «Aux armes,citoyen européens. » le quotidien français de référence Le Monde écrit, «Dans un monde qui s'arme, l'Europe désarme. Sous le choc de la crise et la nécessité d'assainir leurs finances publiques, les pays européens taillent dans les budgets de la défense - massivement. C'est dangereux. »
Le 24 juin, le quotidien de droite Le Figaro publiait un article intitulé « L'Europe, puissance militaire? » de Thérèse Delpech, chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Paris. Elle écrit, « L'avenir de la puissance militaire européenne, à un moment de coupes sombres dans les budgets de la défense, n'est pas une raison pour célébrer la paix européenne ou 'la puissance soft'. Au contraire, c'est potentiellement inquiétant. »[retraduit de l'anglais]
De tels commentaires témoignent de la perspective de classe flagrante qui domine dans la presse. Les coupes massives dans les retraites ou le droit du travail sont applaudies, mais toute coupe budgétaire menaçant la capacité de la France à mener la guerre est inacceptable à l'ensemble de l'éventail de la presse bourgeoise.
En fait, la France consacre des ressources gigantesques à l'armée. En 2008, la France a introduit un livre blanc sur la défense, définissant l'orientation stratégique de l'armée française. Ce livre blanc accordait la stabilité du budget de la défense pour 2009-2011, puis une augmentation d'un pour cent pour 2012. Il accordait 377 milliards d'euros de dépenses pour la défense sur six ans. Les économies prévues dans les dépenses de la défense ne toucheraient pas les principaux programmes d'armement de la France: les avions Rafale, la modernisation des sous-marins nucléaires ou l'avion de transport militaire Airbus A400.
Comme le montrent clairement ces projets, l'objectif de la bourgeoisie française est de préparer des interventions impérialistes à l'étranger, soit aux côtés des Etats-Unis, soit pour rivaliser avec eux.
Le Monde écrit, « La défense, pour un continent comme l'Europe, c'est la capacité à justifier ses ambitions stratégiques (en a-t-elle encore ?) ; c'est l'aptitude à projeter sa puissance sur des théâtres éloignés où se joue une partie de son avenir économique ; c'est la possibilité d'intervenir pour s'interposer sur un autre continent… Bref, tenir son rang parmi les puissances de l'époque.. »
Il y a un prix à payer au privilège d'être une puissance impérialiste majeure, poursuit Le Monde. Faisant remarquer que «la majorité des pays européens consacre moins de 1.5 percent de leur produit intérieur brut (PIB) à la défense. » écrit-il, « Les Etats-Unis entendent rester une des grandes puissances militaires de leur temps - avec plus de 4 % de leur PIB consacré à la défense ; les Russes de même, en plein effort avec plus de 5 % ; les Chinois plus encore... »
L'article de Delpech présente des scénarios à faire froid dans le dos, dont celui d'une guerre mondiale conduite par les Etats-Unis et l'Europe contre la Chine, dans laquelle la France interviendrait pour aider à stopper l'approvisionnement en énergie de la Chine au Moyen-Orient.
Elle écrit, «L'Asie est encore largement perçue en Europe comme un partenaire économique, alors même que les Etats-Unis la considèrent à juste titre comme un problème stratégique potentiel. Bien plus près de nous, le Moyen-Orient n'est souvent compris qu'en termes de conflit arabo-israélien, quand même au-delà de l'énigme nucléaire iranienne, il existe bon nombre d'autres questions qui méritent que l'on s'y attarde: la nouvelle politique régionale de la Turquie ou le destin de l'Egypte et de l'Arabie saoudite après que leurs dirigeants actuels ne soient plus. »[retraduit de l'anglais]
Delpech ajoute, « Les conflits potentiels du 21 siècle sont trop évidents pour que l'Europe se contente uniquement d'être un observateur. Même l'Asie n'est pas aussi éloignée que bien des gens voudraient nous le faire croire. La Chine est présente en Asie centrale, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine, ce qui veut dire partout. »[retraduit de l'anglais]
Depech traite la montée de la Chine comme une menace potentielle majeure pour ses intérêts mondiaux. S'il y a un conflit entre la Chine et l'Amérique, écrit-elle, les Européens « devront peut-être intervenir; au Moyen-Orient par exemple, pour aider à bloquer des routes maritimes. L'Europe est-elle prête à envisager ceci, voire même à le faire? » [retraduit de l'anglais]
Les dépenses militaires européennes ne visent pas uniquement des puissances hors de l'Europe, mais visent de plus en plus des relations stratégiques au sein même de l'Europe.
Le déclenchement de la crise de la dette d'Europe méridionale, à commencer par la crise de la dette souveraine de la Grèce a aussi généré des tensions au sein de l'Europe, notamment entre la France et l'Allemagne. En mai dernier, quand l'Allemagne traînait des pieds pour donner son accord au renflouement de l'euro pour rembourser les banques détentrices de la dette grecque, le président français Nicolas Sarkozy aurait menacé de quitter la zone euro. Le directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a dit que la situation internationale était la plus difficile depuis le début de la Deuxième guerre mondiale.
Les mesures d'austérité à mettre en place menacent la classe ouvrière et la base industrielle de toute l'Europe. Dans le système d'Etat-nation, ceci pose inévitablement la question de savoir qui maintiendra une base industrielle suffisamment forte, capable de soutenir une armée importante. En effet, la rivalité économique dans une situation de dépression mondiale prend également le caractère de rivalité militaire.
Ecrivant dans Le Post, Jean-Pierre Chauvin fait remarquer que les pays européens « redoutent un déclassement des forces armées et un décrochage industriel, qui auraient des conséquences à long terme sur l’emploi, l’économie, la souveraineté, la puissance même du pays [la France]. »
Evoquant la défaite militaire de la France en 1940, au début de la Deuxième guerre mondiale, il ajoute, « L’histoire de France, aiment-ils rappeler, et notamment la période qui précède la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle Paris a assisté sans réagir au réarmement allemand, devrait pourtant servir de leçon.  »
Au même moment, la classe dirigeante française approfondit sa relation économique et politique avec la Russie, dont le principal partenaire commercial bilatéral européen est l'Allemagne. En 2009 la France et la Russie ont échangé 14 milliards d'euros de marchandises, alors que le volume d'échange entre l'Allemagne et la Russie était de 44 milliards d'euros.
En juin, le président Sarkozy s'est rendu en Russie pour participer au Forum économique international de Saint Petersbourg. Accompagné de groupes d'affaires, Sarkozy a supervisé la signature de quelque 25 contrats, concernant des accords sur l'alimentaire, l'énergie, les transports et l'aérospatiale entre des entreprises françaises et russes. Ils sont estimés à 5 milliards d'euros. Les compagnies énergétiques françaises GDF-Suez et EDF (Electricité de France) ont acheté respectivement 9 et 10 pour cent de parts dans les pipelines de gaz North Stream et South Stream de Russie.
Ceci est lié à une relation militaire en train de se développer. En mars dernier, la France avait annoncé que des négociations avaient débuté pour la vente à la Russie de quatre navires d'assaut amphibiens classe Mistral.
Dans son discours principal Sarkozy avait dit, «j'ai une conviction, c'est que l'Europe et la Russie, nous devons travailler ensemble de façon stratégique, de façon très proche et dans un rapport de confiance. » Il avait ajouté, « La guerre froide, c'est fini. Le mur, c'est fini. La Russie est une grande puissance, nous sommes des voisins, nous avons vocation à être des amis. Nous devons nous rapprocher. »
Les accords de la France avec la Russie, visant à rivaliser avec l'Allemagne, sont le signe de tensions stratégiques grandissantes au sein de l'Europe. De plus en plus, elles comprennent une rivalité avec des puissances autres que les Etats-Unis et les principales puissances de l'OTAN.
L'élite dirigeante française s'inquiète de la pénétration chinoise croissante dans le marché européen. Depuis l'annonce par la Grèce de la privatisation de sa compagnie publique de chemin de fer OSE, une des mesures clé que la Grèce doit prendre selon l'accord de renflouement de 110 milliards d'euros signé avec l'Union européenne et le Fond monétaire international, l'opérateur des chemins de fer français SNCF s'y intéresse.
Selon divers rapports, les entreprises chinoises cherchent aussi à acheter des parts dans les chemins de fer grecs. En juin, la Chine a signé des accords commerciaux d'une valeur de plusieurs milliards d'euros avec la Grèce, considérés comme le plus important investissement unique de la Chine en Europe. Les entreprises chinoises ont signé 14 accords dans les secteurs de la construction navale, du tourisme, du bâtiment et des télécommunications.
Le 1er juillet, le ministre français des Transports, Dominique Bussereau s'est rendu en Grèce et a signé un «accord de coopération stratégique dans le domaine du transport ferroviaire » avec son homologue grec Dmitris Reppas. Bussereau a ajouté, « Je regarde froidement la réalité : si la France ne se mobilise pas, d'autres et pas seulement des Européens, le feront à sa place. »


Vendredi 23 Juillet 2010


http://www.wsws.org/ http://www.wsws.org/

 

Commentaires :

 

La guerre sera leur roue de secours face à cette crise, une forme de diversion. Enfin c'est ce que l'oligarchie croit car une guerre mondiale aura des conséquences énormes sur la vie quotidienne des occidentaux si bien que l'on risque de voir des troubles sociaux majeurs se produire.
Notamment l'augmentation du prix du pétrole et les risques de pénurie entraînera une réaction en chaîne...avec le carburant à 5 euros le litre le salarié lambda n'ira plus au boulot car son salaire entier passera en frais de transport...le prix du ticket de bus triplera, pareil pour le prix des aliments dont la production et le transport dépendent en bonne partie du pétrole...

 

L'armée des 27 a donc 27 armées...mais ce n'est pas assez....

 

FRANCE : les médias demandent que le Pays se prépare pour une Guerre Mondiale.

C'est la logique inexorable. J'avais entendu la semaine dernière à la Radio qu'
- AIR-FRANCE supprimait 4'100 Emplois dans les trois ans ;
- Que 54 Hôpitaux allaient être fermés dans les trois ans ;
Les Caisses sont vides - chômages - Dette publique France : plus de 1'500 Milliards d'euros
(cinq fois celle de la GRECE laquelle ne s'élevait qu'à 300 Milliards d'euros).
La Guerre et le Nouvel Ordre Mondial sont voulus et imposés par l'Elite qui nous gouverne. Ils veulent une réduction drastique de la population mondiale.

 

suite sur le site :

 

http://www.alterinfo.net/France-les-medias-demandent-que-le-pays-se-prepare-pour-une-guerre-mondiale_a48391.html

 

NB Eva : Les Médias français sont aux mains des industriels de l'Armement.

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 03:20

 

David Pujadas au Salon du Livre de Paris le 14 mars 2009
wikipedia


Introduction à la vidéo par Eva R-sistons

 

 

David Pujadas est connu pour être le plus servile des journalistes, aux ordres de Sarkozy, du gouvernement, du libéralisme, de l'Empire, d'Israël, etc, il a d'ailleurs reçu la "Laisse d'or" du journaliste le plus servile, une "récompense" amplement méritée !


J'ai déjà sur ce blog cité son scandaleux éloge de la présence américaine en Irak. Ardent sioniste, si si c'est gros comme une maison, il défend les intérêts d'Israël, et d'une façon générale de l'impérialisme anglo-saxon, en particulier en Irak.


Le sieur Pujadas fait tout pour dissimuler aux Français les informations politiques qui les concernent, toute la casse sociale, et plus généralement tout ce qui est gênant dans les projets gouvernementaux. Et pas un mot si la majorité elle-même se rebiffe ! Silence scandaleux... En avant les faits divers, les ragots, les émeutes, la propagande gouvernementale, la défense d'Israël ou des "zamis" américains, et bien sûr la désinformation tous azimuts. Passons....


Cette fois, je trouve une vidéo dans laquelle Pujadas, fervent soutien de ses amis du CRIF ou d'Israël, fait indirectement l'apologie des conversions de Musulmans au christianisme, via les missionnaires évangéliques. Cher(e) Lecteur ou Lectrice, vous êtes prié(e) de me signaler si un jour vous l'entendez parler des (bien plus nombreuses) conversions des chrétiens à l'Islam ! Pour Pujadas le client du club "le Siècle" où se côtoient tous les ambitieux, la télévision est une arme au service d'une idéologie, ultra-libérale, militaro-financière. Ce journaleux dresse subtilement, indirectement, jour après jour, les citoyens contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à l'Islam, aux Arabes, aux Palestiniens, aux Iraniens, aux adversaires de l'empire usraélien, aux Russes, aux Chinois, etc. et il se garde de présenter sous un jour favorable l'Opposition. Les meilleurs extraits, les plus significatifs, sont réservés au Gouvernement ! La Gauche n'a droit qu'aux miettes...


Et concernant l'affaire Woerth-Bettancourt, pas un mot sur les mensonges de Sarkozy, du gouvernement, sur le conflit d'intérêt de plus en plus avéré (même le faux organe de gauche le Nouvel Obs commence à reconnaître les faits, http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/politique/20100717.OBS7256/le-couple-woerth-est-dans-la-ligne-de-mire-des-enqueteurs.htm, 18 juillet 2010). L'objectif est de faire croire aux Français que Woerth est blanchi, et que "tout se concentre désormais sur l'île des Seychelles" (18.7.10). Une manière de noyer le possion, sur FR2 !


Voici la vidéo sur les conversions de Musulmans au christanisme. Un bon Musulman est un Musulman converti, sans doute !!!!

 

Eva R-sistons à la désinformation, à la télé de connivence, à la propagande

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x4yyf_ex-musulmans-oui-c-est-possible_news#from=embed
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Manipulations pour nous dresser contre les Musulmans:

Sarkozy, un risque d’opération false flag dans

les banlieues pour garder la main ?

juillet 18, 2010 

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Notre petit président qui ne sait pas parler français est dans une posture difficile, la presse étrangère parle de sarkogate, expliquant la vacuité de l’homme et la corruption de son système, et elle a bien raison…


L’affaire Bettencourt cache LA véritable affaire, Karachi, certains disent que la suppression du juge d’instruction est uniquement voulue pour protéger son second mandat des retombés potentiellement catastrophiques, puisque c’est la prison ferme qui l’attend. Les sommes sont considérables, il y a des morts, outre les ingénieurs de la DCN, le fils d’un agent secret est mort ainsi qu’une autre personne mais c’est surtout une faille énorme dans la théorie d’Al Quaida responsable des attentats dans le monde, puisque Ben Laden a revendiqué l’attentat de Karachi.


J’ai appris quelque chose qui me pousse à m’interroger sur les deux années qui viennent, le co fonfateur de Ni pute ni soumise, http://www.republique-des-lettres.fr/10172-mohammed-abdi.php, est un membre du Cercle de l\'oratoire et collabore à la rédaction de leur revue, intitulée tenez vous bien,  » le meilleur des mondes « .


Ces gens sont des néo conservateurs sionistes extrémistes, leur Islamophobie est le penchant de l’antisémitisme primaire des années 40. Notons que Philipe Val est membre de ce club, son poste est capital à Radio France pour distiller les informations qu’il faudra le moment venu.


Ces traitres de "ni pute ni soumise" instrumentalisent des faits divers horribles pour ensuite discréditer l’Islam et les musulmans dans leur ensemble, le rève de ces gens est de transformer tous les musulmans en laics dégénérés occidentaux et de façonner une image mentale extrèmement négative des musulmans chez les non musulmans.


Maintenant, demandons nous pourquoi une telle entreprise de diabolisation est à l’oeuvre contre les citoyens msulmans et l’Islam, dans quelle optique l’esprit des français est travaillé quotdiennement afin que les musulmans ne soient pas considérés comme des êtres humains  » normaux « .


Ayons en tête le système action-réaction-solution, Sarkozy pourrait très bien créer des émeutes et faire assassiner plusieurs policiers (tués par Blackwater et consort) pour ensuite déclarer l’état d’urgence, envoyer l’armée et se targuer d’avoir réglé le problème. Des milliers de Français nés en France se verraient perdre la nationalité et expulser hors d’Europe, avec la passive acceptation d’une grande majorité de la population, un peu comme du temps des bannissements….

 

Le risque est réel, les hommes et les femmes sont aux postes clés pour relayer la propagande, n’oublions jamais que Sarkozy est un agent de l’étranger, son agenda est mondialiste, il n’est pas français.


Cela sera d’autant plus simple pour lui de créer des tensions pour se maintenir au pouvoir et accélerer la dissolution de la France dans ce nouvel ordre mondial fascisant. Il est également possible que ce soient les malsains en chef anglo-juifs qui se chargent du travail de déstabilisation, une sorte de nouvelles tueries du Brabant en Belgique mais mis sur le dos d’Islamistes.


Soyons vigilants, notre pays est sous la coupe de l’anti France, comme en 40, les élites veulent livrer la France à l’ennemi.

(..) 10% de la population est d’origine maghrebo-africo-musulmane, nier les droits de ces gens est un non sens, on ne peut s’attendre et on ne peut demander à des arabes musulmans de se comporter exactement comme des blancs chrétiens, c’est illogique et vain. D’un point de vue marxiste, ces populations sont le nouveau lumpen prolétariat, sans eux, aucune évolution sociale ne sera possible et enfin, la raison fondamentale, les juifs extrémistes VEULENT plus que tout que Occidentaux et Musulmans s’entretuent, comme cela ils récupereront la mise.


Reagardez cette vidéo, c’est une sorte de rabin completement allumé, il dit,  » blanc, défendez vous « , un site sympa avait titré  » blancs, defendez nous  » !!! (..) Ils ont détruit l’homogénéité de la nation et voila qu’ils continuent de nous manipuler pour nous pousser à la confrontation avec les musulamans.


S’aliener les musulmans servirait uniquement les extrémistes juifs, ils n’attendent que ça, ne devenez pas leurs esclaves, ne vous battez pour eux. Bien s’entendre avec les musulmans ruinerait leur espoir de domination, ne nous laissons pas diviser.


http://fonzibrain.wordpress.com/2010/07/18/sarkozy-un-risque-doperation-false-flag-dans-les-banlieues-pour-garder-la-main/

 


  "Les élites veulent livrer la France à l’ennemi."

 

 

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19.7.10 :


Voyez comment FR2 essaie toujours de prendre la défense du gouvernement ! Ce matin, titre FR2 newsletter :

 

 

- Le couple Woerth en mars 2010 arrivant à l'Elysée pour un dîner officiel. - AFP - Eric Ferferberg -

AFFAIRE BETTENCOURT

Woerth se défend d'avoir favorisé sa femme

Eric Woerth a affirmé n'avoir "jamais favorisé" l'embauche de son épouse pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt



La réalité et les allégations du Ministre, ça fait deux ! eva


 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:48

 

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Ce lundi 31 mai, quelques heures seulement après l’abordage de la flottille humanitaire en route pour Gaza, les autorités israéliennes ont procédé à un nouvel acte de piraterie, celui des ondes de France Télévisions. Parti pris, mensonges grossiers, désinformation… Le journal télévisé de France 2 naviguait en eaux troubles ce soir-là.

- Tu as vu chérie ? Ils recommencent à diffuser des publicités après 20h sur France Télévisions.
-  Mais non mon amour, c’est le JT de Pujadas !
Etonnant ! Comme beaucoup d’autres chaînes de télévision à travers le monde, France 2 a ouvert le grand bal de l’actualité de ce 31 mai sur l’attaque israélienne menée contre la flottille humanitaire à destination de Gaza. Mais la couverture médiatique de cet événement a vite donné au journal télévisé des allures de spot gouvernemental israélien.


David Pujadas nous rapporte le récit du raid sur la flottille « pro-palestinienne », évitant systématiquement l’emploi de l’adjectif « humanitaire » pourtant utilisé partout ailleurs pour qualifier le convoi. Selon l’homme-tronc de France 2, l’opération a fait neuf morts. D’autres médias, y compris israéliens, font pourtant état d’un plus grand nombre de victimes. La plupart en tout cas, emploient prudemment le conditionnel ou précédent leur chiffre d’un « au moins » professionnel, tant il est difficile dans pareille situation d’obtenir des informations précises. Mais David Pujadas, lui, confirme son nombre de victimes à plusieurs reprises durant l’émission avec tout l’aplomb du journaliste sûr de ses sources. Mais de quelles sources s’agit-il exactement ? Durant la journée du 31 mai, seule l’armée israélienne a communiqué le chiffre de neufs morts.


En fait, toute l’émission était axée sur la version de Tel-Aviv : les soldats ont gentiment prié le convoi de les suivre jusqu’au port israélien d’Ashdod; les « pro-palestiniens » ont refusé d’obtempérer ; un commando israélien est monté à bord d’un bateau où il a été attaqué à coups de bâtons, de couteaux  et de billes ; les soldats ont été contraints d’ouvrir le feu. Le récit est appuyé par des images gracieusement fournies par l’armée israélienne qui, selon M. Pujadas, « veut ainsi prouver que ses soldats ont été agressés ». Des propos confirmés par les interventions de la porte-parole de l’armée israélienne, du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ainsi que par une interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères, Daniel Saada. Nous reviendrons plus loin sur cette interview.

De la version « pro-palestinienne » des événements, nous saurons juste que les activistes ont qualifié l’attaque de « délibérée ». C’est tout ? Oui ! Pas un mot sur les témoignages concordants établissant qu’un bateau grec avait essuyé des tirs à balles réelles depuis un hélicoptère durant la nuit. Ces informations apportent pourtant un éclairage pertinent aux images diffusées par France 2 mais doivent avoir le fâcheux inconvénient de contredire la version israélienne.


Pas un mot non plus sur l’aspect illégal du raid israélien. Le reportage de France Télévisions rapporte que l’attaque s’est déroulée dans les eaux internationales, au-delà des eaux territoriales israéliennes. Mais la chaîne du service public se garde bien de préciser que l’opération viole donc le droit international et qu’elle constitue un acte de piraterie. Par conséquent, non seulement France 2 ne précise pas que l’équipage de la flottille humanitaire était en état de légitime défense. Mais de plus, la chaîne publique surexpose la version israélienne, inversant la victime et l’agresseur.

La présentation offerte par France 2 du convoi « pro-palestinien » cadre elle aussi parfaitement avec la propagande israélienne. Il fallait zapper si vous désiriez découvrir, comme c’est le cas généralement pour la couverture d’événements humanitaires, le portrait de courageux pacifistes s’embarquant dans une aventure solidaire. Il fallait zapper également si vous désiriez en apprendre d’avantage sur la présence de députés européens, d’un rescapé de la Shoah ou d’un prix Nobel de la paix. Le reportage de France 2 nous expliquait plutôt comment la flottille humanitaire avait été essentiellement préparée par une ONG turque, proche du Hamas « qui contrôle Gaza ». L’UMP contrôle-t-elle la France ? Etrange vocabulaire…  Le reportage vise en fait à ternir l’image de la mission humanitaire qui aurait caché un objectif politique : briser le blocus pour renforcer le Hamas. Des députés européens, un rescapé de la Shoah et un prix Nobel œuvrant pour une « organisation terroriste » sous couvert d’actions humanitaires : joli scoop !

Quelques erreurs déontologiques plus tard, M. Pujadas nous annonce l’interview imminente de Daniel Saada, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, et envoie un reportage sur le blocus israélien, « pour bien comprendre » et mettre à l’aise l’officiel israélien. Le reportage de France Télévisions nous apprend en effet qu’Israël a imposé un blocus politique et économique sur Gaza depuis que le Hamas y a pris le pouvoir « par la force » en 2007. Il s’agit d’un mensonge grossier répété inlassablement depuis plusieurs années. Le 25 janvier 2006, le Hamas a remporté haut la main des élections législatives dans la bande de Gaza. Ces élections avaient mobilisé plus de trois-quarts des électeurs sous le regard de 900 observateurs internationaux ayant validé la parfaite régularité du scrutin.

Le reportage revient ensuite sur la guerre de Gaza : « après des tirs de roquette par le Hamas sur le Sud d’Israël, l’armée de Tsahal lance une offensive majeure sur Gaza ». Le journaliste laisse ainsi entendre que le Hamas aurait rompu la trêve avec Israël et que ce dernier aurait agi en état de légitime défense. Il s’agit d’un vulgaire mensonge sur lequel s’est basée la propagande israélienne et que France Télévision propage, une fois de plus, complaisamment. La trêve conclue entre le Hamas et Israël impliquait comme condition le desserrement du blocus sur Gaza. Non seulement le gouvernement israélien n’a pas respecté cette condition mais il avait même lancé, en novembre 2008, un raid meurtrier sur l’enclave palestinienne, déclarant par la suite que la trêve n’était pas pour autant rompue ! Dans son rapport sur la guerre de Gaza, le juge Richard Goldstone, mandaté par les Nations Unies, a établi que c’est bien Israël qui avait rompu la trêve. Visiblement, l’avis d’une commission indépendante de l’ONU a moins de valeur pour France Télévisions que la propagande d’un pays en guerre. 


Interview d'un diplomate israélien: les copains d'abord

Après avoir déroulé son tapis rouge de mensonges, M. Pujadas passe donc à l’interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères. Introduit par un reportage légitimant à demi-mot le blocus et la guerre contre Gaza, M. Saada joue sur du velours. La haute pugnacité M. Pujadas va-t-elle le faire vaciller ? Première question : « Finalement il y a eu neuf morts, pouvez-vous reconnaître que l’opération était disproportionnée ? ». Pas très mordant : en droit, une opération disproportionnée est une opération de légitime défense qui exagère dans ses proportions. Par le choix de ce vocabulaire insidieux, David Pujadas prend donc déjà la défense du crime israélien. Réponse de l’officiel : « Lorsqu’on voit la violence inouïe déployée par les activistes à bord du bateau (…) on est amené à dire que les soldats israéliens ont fait preuve d’une retenue et d’une maîtrise de soi absolument exceptionnelle ». Peut-être M. Pujadas aurait-il pu rebondir sur les propos pour le moins surprenants de son interlocuteur. Mais le journaliste enchaîne aussi tôt : « N’avez-vous pas renforcé ceux que vous voulez combattre, le Hamas et ses alliés ? ». Réponse de Daniel Saada, imperturbable : « C’est le contraire qui s’est passé. L’objectif de cette mission n’était pas humanitaire (…) mais consistait à briser le blocus pour renforcer le Hamas

Le Journal Télévisé de David Pujadas est-il une exception dans le paysage médiatique ? La couverture de l’attaque de la flottille pour Gaza est-elle une anomalie dans le traitement quotidien du conflit israélo-palestinien ? Malheureusement, non. Dès qu’il s’agit de ce conflit, la propagande israélienne s’invite dans les médias occidentaux suivant ces cinq règles de la « propagande de guerre », telles qu’elles sont décrites par Michel Collon dans le livre Israël, parlons-en ! :
». Une idée déjà évoquée précédemment dans un reportage du journal télévisé : la boucle est bouclée. David Pujadas conclura l’entretien par une troisième et dernière question sur le crédit d’Israël. Le porte-parole rétorquera que les actions de son gouvernement sont souvent mal interprétées. Au regard de l’étonnant reportage ayant introduit l’interview, de la torpeur journalistique de M. Pujadas et des réponses psalmodiées par M. Saada, le téléspectateur sera en droit de se poser des questions sur la spontanéité de l’entretien. Et au regard de l’ensemble des reportages consacrés à l’attaque de la flottille pour Gaza, n’importe quel esprit critique se posera des questions sur l’indépendance de France Télévisions face à la propagande israélienne.


1.    Cacher l’Histoire. Avant d’interviewer M. Saada, David Pujadas nous a proposé un reportage sur les raisons du blocus israélien, « pour bien comprendre ». Pour bien comprendre, il aurait fallu  rappeler les causes profondes du conflit et comment Israël, Etat colonial, occupe des territoires palestiniens en violation du droit international.


2.    Cacher les intérêts économiques. Pourquoi un pays se croit-il autorisé à assassiner des membres d’un équipage humanitaire dans les eaux internationales ? Jusqu’ici, Israël a toujours jouit d’une impunité car il est soutenu par les plus grandes puissances occidentales, principalement les Etats-Unis. Sa mission ?  Jouer le rôle du gendarme du pétrole dans la région stratégique du Moyen-Orient.


3.    Diaboliser l’adversaire. Par la magie de France 2, un convoi humanitaire regroupant diverses ONG, des députés européens et même un prix Nobel de la Paix s’est transformé en action de déstabilisation politique au service du Hamas. Le mouvement de résistance palestinien démocratiquement élu étant présenté comme une organisation islamiste ayant pris le contrôle de Gaza par la force et étant la principale source de conflits.


4.    Inverser la victime et l’agresseur. La propagande essaie de nous faire croire que le commando israélien a perdu le contrôle de la situation, attaqué par une bande d’activistes surexcités. Difficile de savoir ce qui s’est réellement passé sur les bateaux. Ce qui est clair par contre, c’est qu’Israël a abordé le convoi dans les eaux internationales. Il s’agit d’un acte de piraterie illégal qui place les activistes pro-palestiniens en situation de légitime défense.


5.    Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La version israélienne a occupé la majeure partie du temps d’antenne consacré à l’attaque de la flottille. La rédaction de France 2 a tenté de comprendre ce qui s’était passé : les activistes étaient-ils armés ? Qui a attaqué en premier ? La flottille avait-elle un objectif caché ? Ces questions restent secondaires et il serait difficile d’y apporter des réponses précises pour l’instant car l’armée israélienne exerce un contrôle sur l’information. L’élément principal de ces événements, c’est le blocus illégal et inhumain qu’impose Israël à la population de Gaza. Ne l’oublions pas, des personnes ont payé de leur vie pour essayer de briser cette situation injustifiable.


http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2786:la-propagande-israelienne-pirate-les-ondes-de-france-2

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:00
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publié par roland (webmaster) le 25/05/2010 11H36  
 
Auteur : Mathias Reymond - Source : Acrimed

 

Crises financières, déficits budgétaires, inquiétudes européennes, rigueur… L’agitation dans les pages économiques de la presse écrite est révélatrice de la manière dont les questions économiques et sociales sont traitées par les médias. Entre humanisation des marchés et légitimation du discours libéral, retour sur quinze jours de frénésie médiatique et de langue automatique.

 

C’est bien connu, l’inquiétude caractérise les marchés financiers en temps de crise. Ils sont même de nature très anxieuse comme le dévoile Les Echos (6 mai 2010) : « les marchés financiers ont, de nouveau, fait preuve d’une grande fébrilité , hier, devant les risques de contagion de la crise grecque. » On découvre plus loin que ce sont « les bourses européennes qui ont accusé le coup  », ou encore que « les marchés ont tremblé  » (Le Figaro, 5 mai). « A Bruxelles, explique tout simplement Le Monde, on a conscience du danger lié à la nervosité du marché  » (6 mai). En effet, « le spectre de la faillite d’un pays européen reste une source d’angoisse pour les marchés » s’inquiète Le Monde (16 mai).

 

On l’aura compris, l’agitation n’a pas lieu sur les marchés financiers, mais ce sont les marchés financiers qui sont eux-mêmes agités…

 

Humanisation des marchés

 

Entités floues, « les marchés financiers » peuvent pourtant être aussi agressifs que les clients d’un grand magasin à l’heure de l’ouverture des soldes : «  Violemment bousculée par les marchés financiers (…), l’Europe a donné un sacré coup de rein le week-end dernier. »(Le Monde, éditorial du 14 mai). Pis, ils exercent une pression intolérable sur les chefs d’Etat : «  Acculés par des marchés financiers prêts à parier sur l’effondrement de la zone euro, les dirigeants européens ont réussi. » (L’Express, 12 mai)

Plus surprenant : les marchés pensent. Certes, ils ne sont pas aussi compétents que les experts qui les scrutent, mais ont quelques opinions qu’ils défendent avec aplomb. Par exemple, ils « n’ont pas été convaincus par le plan de sauvetage » rappelle Le Monde (6 mai). Rebelles, «  les marchés ont manifesté leur défiance à l’égard de la monnaie unique. » (Id.) Comme le remarque Le Figaro, « les marchés doutent de l’Europe » (5 mai). Et ces penseurs dubitatifs sont aussi imaginatifs : « à la moindre étincelle, les marchés imaginent le pire. » (Le Monde, 6 mai) Etc.

 

Mieux, il leur arrive même de présenter de véritables revendications : « La zone euro a besoin de réformes de structures. (…) C’est ce signe-là, politique, que les marchés attendent  » (Id.). Mais il faut rester attentif car leur humeur est parfois versatile : « Les marchés [sont] euphoriques après le plan européen » annonce Le Figaro Economie (11 mai), alors que pour Patrick Artus, dans Le Monde (16 mai), « les marchés sont, pour une fois, raisonnables . » Toutefois, regrette Les Echos, une nouvelle « prévision a déçu les marchés financiers, pourtant choyés avec la progression du dividende » (19 mai). En définitive, « le marché a pointé le manque de cohésion européenne » (Les Echos, 20 mai).

Joueuses,
« les bourses mondiales se font peur  » (Le Figaro, 5 mai). Sportifs, « les marchés ont plongé en fin de semaine. »Journal du Dimanche, 16 mai). Spéléologues, «  les marchés financiers s’engouffrent dans les failles de la zone euro » (La Croix, 19 mai). Mais ils manquent de sang froid : lorsque « l’Europe perd la boussole, les marchés s’affolent  » (Libération, 6 mai). En d’autres termes, les marchés financiers se comportent comme des êtres humains, à la fois réfléchis et passionnés. (

 

Légitimation du discours économique

 

En décrivant les marchés ainsi - comme des sujets individuels et vivants [1] qui pensent, s’inquiètent, attendent ou raisonnent -, les journalistes qui ont recours à ces discours contribuent à faire disparaître les véritables acteurs qui font exister ces marchés, à savoir les spéculateurs et les banquiers. On oublierait presque que des individus – des êtres humains, oui ! – s’affolent sur les places boursières du monde entier.

 

Mais surtout, cette sémantique efface les structures réelles dans lesquelles s’ébattent justement les acteurs… qui eux pensent, s’inquiètent, attendent et raisonnent (pour de vrai). Les formulations qui personnalisent et humanisent les marchés financiers en tant que tels concourent à la légitimation du discours économique dominant [2]  : le marché est, et l’on ne peut rien y faire. Il est devenu une entité dotée d’une vie propre et souveraine, aussi immuable qu’une divinité. Mais à visage humain : il fait partie de notre vie, c’est un voisin, un ami. « Il est comme nous », disent en substance les journalistes, puisqu’il pense, s’inquiète, attend et raisonne.

 

Ce n’est pas le retour en France de Clotilde Reiss ou l’état de santé du mollet de William Gallas qui changeront la donne. La crise financière occupe le devant de la scène médiatique depuis de nombreuses semaines, et la presse, quand elle s’exprime de la sorte, plutôt que de décrire les structures et de nommer les acteurs, préfère présenter les défaillances économiques comme des soubresauts d’une entité autonome et sacrée, dotée d’une volonté indépendante.

 

Ce fétichisme humanise et sacralise un ordre soustrait à l’action des hommes qui, du même coup, sont sommés de s’y soumettre. Dans une formule restée célèbre, Alain Minc avait tranché : «  La réalité économique, c’est comme la loi de la pesanteur. Jusqu’à nouvel ordre, on ne s’est pas émancipé de la loi de Newton. » Ainsi, quand la pensée de marché s’épanche sur les pensées du marché, c’est pour entretenir l’illusion que la domination capitaliste est éternelle et que les luttes sont vaines. Le journalisme dominant concourt, jusque dans ses phrases toutes faites, à entretenir ces illusions.

 

Mathias Reymond

 

Nota bene  : A noter que Le Monde daté du 22 mai 2010 tente de prendre à contrepied ce fétichisme. Dans un article titré : « Qui sont les "marchés" ? », on peut lire notamment : « Qui sont ces "marchés" qui semblent à même de décider du sort de nos économies, de fragiliser des Etats après avoir mis à mal les banques ? » et Le Monde répond en nommant justemment les acteurs et les structures. Avant de céder... Alors que les guillemets qui entourent le mot "marché" étaient de rigueur au début de l’article, ils s’effacent progessivement. En fin d’article on découvre des phrases du type : « Les marchés ont-ils dévié de leur trajectoire ? » et on apprend que d’après Patrick Artus, « les marchés sont devenus malsains »…

Notes

[1] Et non comme les sujets grammaticaux des verbes si décrivent ce que font les acteurs effectifs sur les marchés.

[2] A ce sujet, lire ici-même « La construction de l’opinion économique par les médias ».


Auteur : Mathias Reymond - Source : Acrimed

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13071

 

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 07:04

L'obsession burqa...La chronique de Philippe Gavi

Renaud Revel

  gavi.jpg

Des motards collent une contredanse à une femme qui conduisait sous niqab dans les rues de Nantes, et c’est la polémique, conférence de presse, Hortefeux qui s’en mêle, l’ouverture du JDD…Moi, j’ai voulu tester. J’ai encagoulé ma tête comme si je portais une niqab. Comme si, parce que ce voile intégral ne laissant apparaitre que les yeux ne figure dans aucun rayon de la station balnéaire des Côtes d’Armor où j’écoule mes vacances scolaires. De mémoire locale, me dit-on, on n’a jamais vu l’ombre d’une burqa.  Tout le barouf autour exaspère d’ailleurs mon ami Jean-Jacques, adjoint au maire. Ce paysan de souche a toujours voté à droite et maintenant, il doute des capacités de Sarkozy à « s’occuper des vrais problèmes ». Chez lui, ce n’est pas la burqa, les immigrés ni la criminalité.
Donc, j’ai testé. Eh bien, pas de problème, la vision est parfaite, sauf à porter des lunettes, parce que la buée sur les verres. Le PV est injustifié. La femme a écopé de 22 euros non pas pour conduite dangereuse, mais parce qu’elle représente un danger public, le péril islamiste.


Tant que la loi anti-burqa n’a pas été votée, cette amende relève du harcèlement. Manière de dire « ne venez pas nous emmerder chez nous ». Un sentiment que je partage. La loi pour une interdiction totale me gêne intellectuellement, mais au fond je me dis « pourquoi pas ? ce truc est abominable » chaque fois que je vois une givrée en burqa expliquer au JT que c’est sa liberté, que cet accoutrement atroce est prescrit par sa religion. Je veux bien respecter les croyances des autres, mais qu’elles ne nous pourrissent pas la vie.
Méfions-nous des religions, des zélateurs du salut spirituel, des rites sacrificiels. L’Ancien Testament et le Coran sont truffés de conseils exécrables, qui pris à la lettre, comme parole révélée de Dieu, par des gens butés, et dieu sait s’il y en a des gens butés, primaires, imbéciles, sont des incitations au crime, au sadisme, à l’infanticide, à la guerre, à la haine, au machisme et au voile intégral.

 

473560_anne-d-une-francaise-musulmane-portant-le-niqab-au-volant-devant-la-presse-le-23-avril-2010-a-nantes.jpgOui mais ce fatras de Verbe ne fait pas de la verbalisée une conductrice dangereuse.
Le harcèlement, je n’aime pas. Je ne vois pas de raison légale à ce que le Ministre de l’Intérieur ait aussitôt diligenté une enquête sur la situation familiale de la contrevenante. L’enquête a été vite expédiée.
Vendredi, Brice Hortefeux demandait à Eric Besson d’étudier l’éventuelle déchéance de la nationalité française du conjoint. Alléluia, le jack pot pour qui cherche des poux, et clouer le bec masqué du trublion : l’homme, algérien d’origine devenu français par mariage en 1999, serait le stéréotype de l’affreux jojo islamiste: « il appartiendrait à la mouvance radicale du Tabligh, écrit Brice de Paris, et vivrait en situation de polygamie avec quatre femmes dont il aurait eu douze enfants ». Ces femmes « bénéficieraient de l’allocation de parent isolé et porteraient le voile intégral »


Et puis je tique. Le texte, lu à la lettre, est absurde. Il est écrit au CONDITIONNEL. Or il n’y a pas besoin d’être un crack de Sciences Po pour réaliser l’imposture : le Ministre de l’Intérieur n’a aucun motif de saisir son collègue de l’Immigration et de l’identité nationale. A ce stade du conditionnel, l’affaire relève d’abord de la police puis, si les délits sont avérés, de la Justice.
Qu’on vire de mes horizons nationaux le bonhomme ne me gêne pas. Je ne vais pas sympathiser avec un mec qui me crache à la gueule. Mais il y a la loi, qui est notre contrat de confiance, et des procédures démocratiques, à respecter. Sans conditionnel.
Un cauchemar se profile. Deux ans encore avant les présidentielles, et tous les jours, à l’affut du moindre incident, l’équipe Sarkozy, au volant, va vouloir faire mousser son patriotisme et son Autorité. Il n’y a pas que les porteuses de Burqa qui se voilent la face et entrevoient le monde par une fente. PG

 

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 02:01
valmy-moulin-j.jpg
http://www.comite-valmy.org/

Les leçons des Régionales, par eva R-sistons.
La cécité de l'UMP.
Bâtir l'avenir sur le modèle du CNR.



Bonjour mes amis,

La cécité du Gouvernement Sarkozy est déconcertante ! Causez toujours, Français, nous mènerons la politique que nous avons choisie (au service du MEDEF, du NOM, des puissants..), c'est à dire de "modernisation" - entendez, de casse de tout ce à quoi les Français tiennent, de tout ce qui fait l'identité de la France, des valeurs de notre pays, de ses idéaux, de ses protections sociales, de ses politiques les plus éprouvées comme en matière étrangère, pourtant faisant la quasi unanimité...

Dans les Médias, voici ce qu'on entend, et c'est affligeant :

- Changer de politique ? Non, changer de "gouvernement" (donc continuer la même politique avec des hommes différents), faire quelques aménagements qui seront mis en valeur par la presse aux ordres ("vous voyez, le message des Français a été entendu" !). Foutaises !

- Le coupable, c'est la crise, et tous les pays sont logés à la même enseigne. La France, donc, ne peut pas faire mieux. A aucun moment la politique de Sarkozy n'est mise en cause. Celui qui veut aborder le sujet, a la parole coupée par les journaleux comme Pujadas. Foutaises !

- Il ne s'agit pas d'un avertissement politique national, mais ... régional. Sous-entendu: C'est la politique des Régions - tenues par la Gauche - qui est mise en cause. Foutaises !

-  Il s'agit d'élections à mi-mandat, assène Bertrand, et c'est partout dans le monde pareil, ça se passe mal. Donc, en France comme ailleurs. Tous les pays du monde sont confrontés aux mêmes problèmes. Foutaises ! Nous sommes en France, ne parlons pas de l'Etranger...

- La communication n'a pas été efficace, on n'a pas su expliquer les réformes. Pour une fois, on ne parle quand même pas du style de Sarkozy, on élargit: C'est la communication qui a été défaillante ! Foutaises ! Les Français ne veulent pas de cette politique de "modernisation", d'ailleurs dans un Sondage, 71 % des Français le confirment: la politique doit changer ! Et le Gouvernement s'en moque, il va poursuivre la politique menée. Foutaises !

- On essaie de noyer le poisson: Avec Ségolène Royal, qui fait mieux que "Martine Aubry", ou encore... Frèche est-il encore PS ? Bref, on continue à diviser pour permettre à Sarkozy, à terme, de triompher à nouveau, envers et contre tout. Foutaises !

- On n'a pas dit non aux réformes de Sarkozy, à la "modernisation" de la France, on a dit non à la crise, commente Bertrand. Il faut combattre les effets de la crise !!! Foutaises, la crise a bon dos !

- Patience ! La politique en cours, menée par Sarkozy, finira par porter ses fruits. Vous y croyez, vous ? Foutaises ! Et on oublie de dire que tous les ministres de Sarkozy sont défaits lamentablement...

- Ce vote, c'est une déception par rapport à la manière de gouverner de Sarkozy. Tiens, revoilà le style... pour ne pas pointer du doigt le vrai coupable du mécontentement des Français, la politique de Sarkozy ! Foutaises !

- Le Gouvernement réforme trop vite. Il faut moins se précipiter. Foutaises ! La vitesse n'est pas en cause, mais le contenu de la politique !

- L'ouverture de Sarkozy en direction des autres partis aura été une erreur. Foutaises ! Cette ouverture-là est une imposture... elle vise seulement à préparer la mise en place d'un Parti unique, celui du Président !

Bref, cécité, mauvaise foi... de l'UMP comme des Médias !!!

Il est temps, enfin, d'appeler les choses par leur nom, Messieurs-Dames les "Journalistes" aux ordres: C'est le fond, pas la forme, qui est en cause ! Les Français ne veulent pas de cette sale politique qui casse tout et aggrave comme jamais les inégalités !  Ce DENI du vote des Français est insupportable !


Et maintenant ? 

Maintenant ? Voici un commentaire que j'ai reçu ici (
http://www.marcfievet.com/article-regionales-le-devoir-de-voter-et-de-voter-contre-la-casse-de-la-france-47087963-comments.html#anchorComment, mon post sur l'Aviseur) : " Nous songeons à la création d'un parti des mécontents, de style "Coluche",  qui à  défaut d'un vote à Europe Ecologie (le seul valable à nos yeux, mais qui n'a pas été capable de convaincre un électorat de gauche) seraient invités à  exprimer tout de même leur mécontentement et commencer d'agir. Son but: foutre un coup de pied dans la fourmilière, informer et éveiller les consciences, faire quelques actions écolos utiles avec l'argent  des voix récolté ... Nous y réfléchissons, avons déjà quelques idées, et attendons vos suggestions mais sur notre blog, en commentaires (car il y en a mais sur les blogs de nos lecteurs, et on n'a pas le temps ni la possibilité de les chercher au pif et de les lire). On ne se fait pas d'illusions: comme d'habitude, on s'attend à des réticences, des bla-bla, des critiques non constructives, spécialité des "y'a qu'à" français.Parce que la situation cata actuelle, c'est pas seulement la faute à Sarko, mais aussi à tous ces gens forts en paroles et nuls en actes (voir notre article "Vous avez dit solidarité" en début de blog). ". Pour aller plus loin, voir ce site :
(
http://www.marcfievet.com/ext/http://ass.renseignements-genereux.overblog.com/).

Pour ceux qui voient la politique de façon plus sérieuse, ou moins "coluchienne", et il y en a, on peut, comme l'Administrateur de la Lettre du Lundi (
http://lalettredulundi.fr/2010/03/21/apres-la-deculottee/), ou comme moi depuis longtemps, appeler à un rassemblement autour d'un Programme de Salut Public, à l'image de celui du CNR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance, http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/ .

Que dit le CNR aujourd'hui ? :

Le pouvoir ne cédera que face à une convergence des luttes populaires d'une ampleur exceptionnelle


Voici l'appel du CNR:

" Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération
, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
  Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais : Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15mars1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques", droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’ Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations,institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales. Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.  Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : " Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".
http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/index.php?petition=8


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Le Conseil national de la Résistance (CNR) fut l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la
Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 (Wikipedia).

Programme, buts, rassemblement...  L'idée de rassemblement, très gaullienne finalement, que je défends toujours, n'a rien à voir avec celle que met en avant, désormais, le trublion Georges Frèche, futur diviseur de la Gauche, édulcorant le PS comme Daniel Cohn-Bendit souhaite faire avec les Verts,  en proposant désormais la mort des partis traditionnels et, à Gauche, une Sociale-Démocratie à la française, sorte de Parti Démocrate finalement peu différent du Parti Républicain de la Droite, s'insérant parfaitement dans le cadre de la Mondialisation, en apportant juste quelques correctifs sociaux... Frèche va sortir un ouvrage sur le sujet. Foutaises ! 

Mes amis, pas de Sociale-Démocratie qui panse juste quelques plaies trop béantes ! Il faut en finir avec le libéralisme militaro-financier qui dévaste la France et plus généralement la planète. Et pour cela, il faut rassembler comme le CNR l'a fait, tous ceux qui n'acceptent pas l'intolérable: Politiques, syndicats, presse, associations, citoyens... pour peser efficacement, tous ensemble, en constituant un vaste mouvement de mécontents décidés à vraiment changer les choses, en profondeur, sur des bases claires. Comme le Gl de Gaulle l'a fait à l'issue de la seconde Guerre mondiale, en particulier avec les communistes, décidons ensemble d'un programme à appliquer ! Ainsi que le dit Martine Briard (Verts, passée au Front de Gauche), "ce n'est pas d'une grande Gauche dont nous avons besoin, mais d'une société qui change" (et dans laquelle, bien sûr, les Elus ne cumuleraient pas les mandats).

Mettons-nous d'accord sur les bases du renouveau ! Les partis politiques se sont déconsidérés, la Droite tue la France, le PS rose pâle et les Verts ambigus de Cohn-Bendit ne proposent pas grand chose, il est temps de changer en profondeur la politique, dans un vaste mouvement unissant les citoyens autour d'un socle réellement novateur, comme du temps du CNR, prenant en compte les aspirations et les besoins réels des populations !

Nous avons dit non à Sarkozy, il le fallait (Voir eva R-sistons, sur :
http://www.marcfievet.com/article-regionales-le-devoir-de-voter-et-de-voter-contre-la-casse-de-la-france47087963.html, puis la réponse d'Eva ici : http://www.marcfievet.com/article-la-deraison-du-tout-saufisme-47099348-comments.html#anchorComment.). Maintenant, il faut passer à une autre étape, plus ambitieuse, plus vaste, plus concrète, plus porteuse.

Voici ma conclusion, ici :
http://www.marcfievet.com/article-verdict-des-fran-ais-et-maintenant-la-lettre-du-lundi-47135581.html : "L'Opinion d'Eva: Je suis entièrement d'accord (avec l'Administrateur de La Lettre du Lundi). Depuis longtemps, en tant que Gaullienne de Gauche, je défends le programme du CNR. Il est toujours d'actualité ! Il est un modèle - et d'abord de rassemblement. Il est une direction pour nous tous. Il est espérance !"

Ce modèle, cette espérance-là, pourquoi ne pas s'en emparer ? Concrètement. Et rapidement ! Pour faire réellement du nouveau... avant qu'il ne soit trop tard !

Votre eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com/article-la-le-on-des-regionales-cecite-de-l-ump-l-avenir-le-cnr-un-modele-47137505.html

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 00:01
Troupes US en Irak © Rick Lomis / Los Angeles Times
Troupes US en Irak © Rick Lomis / Los Angeles Times


Propagande médiatique, politique, idéologique

Le système d’information et la guerre contre l’Irak

Guerre et mensonge (3/3)


L’Empire du Mensonge, les Etats-Unis, a doté ses armées d’un Bureau d’influence stratégique qui a intoxiqué les médias du monde entier ; Pour « vendre » la guerre contre l’Irak, il a caricaturé la situation et inventé la menace des armes de destruction massive. Mais cette guerre n’est rien, pas plus que les autres conflits intermédiaires auxquels on nous prépare. La cible ultime, c’est la Chine, car elle se développe et il n’y a pas de place sur Terre pour une seconde puissance consommatrice de cette taille. C’est pourquoi, souligne Giulietto Chiesa, la paix exige le changement de nos modes de vie.



Giuiletto Chiesa


Le système d’information et la guerre contre l’Irak


Comment pouvait-on justifier une attaque contre l’Irak ? Il fallait au préalable fournir à l’opinion publique internationale la preuve que Saddam Hussein était en possession d’armes nucléaires et biologiques. À cette fin, on a fondé aux Etats-Unis ce que certains appellent le « Bureau pour l’information et la désinformation », en anglais l’Office of Strategic Influence (OSI). Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, c’est le Pentagone qui s’occupe directement de ces affaires-là. Avant, il existait bien quelque chose du même genre, mais ça dépendait du Département d’État. À présent, l’Office of Strategic Influence est aux mains de Donald Rumsfeld [
1].

Le Pentagone émet une série de documents que le système médiatique mondial se charge immédiatement de diffuser. On prépare ses amis, comme ils disent. On les (et ils nous) prépare en disant beaucoup de choses dont certaines sont vraies, d’autres à moitié vraies, d’autres encore complètement fausses. Il sera ainsi très difficile de faire la part entre information et désinformation. Nous le savons d’ailleurs, la guerre du Vietnam a commencé avec une formidable invention : l’accusation portée contre les perfides Vietnamiens d’avoir attaqué les navires états-uniens dans le golfe du Tonkin. Ce n’est que plusieurs années après, lorsque la guerre était terminée, qu’on a découvert qu’il n’y avait eu aucune attaque. Faire la liste de ces combines demanderait des ouvrages entiers. Ce qui est stupéfiant, c’est que les journalistes — les Italiens en premier lieu — se font toujours avoir et n’essaient même pas d’en tirer une leçon.


La société civile états-unienne


En ce qui concerne les États-Unis, il est très difficile d’espérer que les opposants à la guerre deviennent suffisamment nombreux pour obliger cette Administration à changer de cap. Les raisons en sont multiples et profondes, et nous devons encore y réfléchir à fond. Pendant des dizaines d’années, on nous a inlassablement présenté les États-Unis comme étant le modèle de la démocratie occidentale. Les choses en vont-elles ainsi ? Non ! L’Amérique n’est plus le modèle de la démocratie occidentale. Il y a belle lurette qu’elle ne l’est plus.

En ce qui concerne le développement de la société civile, l’Europe est beaucoup plus en avance que les États-Unis. En regardant les choses en profondeur, même le système électoral états-unien — que nous avons cherché à copier sans comprendre que chaque démocratie avait sa propre histoire — se révèle beaucoup moins démocratique que nos scrutins proportionnels obsolètes [
2]. Même dans les pays européens où l’on pratique le scrutin majoritaire, il s’agit de systèmes électoraux bien mieux articulés et moins embaumés que le bipartisme absolu des Etats-uniens, où les différences entre les deux partis sont désormais si ténues que choisir entre les deux apparaît dénué de sens. C’est pourquoi, en toute logique, la majorité ne se rend même plus aux urnes. Par ailleurs, le niveau de formation démocratique (et d’information politique) du citoyen états-unien est très bas.

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les États-Unis. J’y ai pour ma part vécu et travaillé. J’ai connu une société dynamique et très diversifiée, mais aussi repliée sur elle-même, réduite à l’adoration du rendement et de la carrière et, dans sa majorité, incapable de défendre ses propres droits. En tout cas dépourvue d’organisations qui lui donnent la possibilité de les défendre. Ce n’est pas un hasard si, dans l’ensemble de l’Occident avancé, les États-Unis sont le seul pays qui maintienne la peine de mort. Le fait est que nous vivons dans un monde d’information où un pourcentage important des articles publiés dans les pages de nos journaux est consacré à l’exaltation de la démocratie états-unienne Des propos comme ceux que je tiens ne trouveraient probablement pas de place dans les pages d’un journal à grand tirage en Italie.

Une dizaine de jours après le 11-Septembre, lorsque le président des États-Unis a transmis son message à son peuple, sur toutes les chaînes, il n’a rien trouvé de mieux à dire que cette phrase : « Retournez faire du shopping ». En l’écoutant, j’ai eu le frisson. N’y avait-il rien de mieux à faire que d’appeler à remplir les centres commerciaux, les temples de la consommation ? Quelques jours plus tard, nous avons vu les queues de milliers de consommateurs états-uniens qui s’étaient levés à six heures du matin pour aller aux soldes de fin de saison. Anticipés pour la circonstance. Alors si ce qu’on nous dit est vrai, que l’Amérique nous devance toujours de vingt ans, c’est nous-mêmes que nous risquons de voir en regardant dans ce miroir. Horreur.

Peut-être que les Chinois aussi s’y reflètent, unis par l’idée qu’il faut consommer toujours plus, gaspiller toujours plus, s’amuser toujours plus et ainsi de suite dans une sorte de compulsion de répétition. Mais la compulsion est le symptôme d’une grave maladie mentale, et il m’est difficile de ne pas avoir l’impression que des millions d’Etats-uniens sont désormais arrivés à un haut degré de lobotomisation. Regardez leurs villes, construites à la mesure de et en fonction des malls, des centres commerciaux. On ne va plus faire une promenade, on va acheter quelque chose dans les malls, on va visiter les malls, comme on allait autrefois visiter un musée.

C’est pourquoi il me semble improbable d’espérer de la part du peuple états-unien une réponse massive hostile à la guerre. Qui a été atteint par le virus de l’hyperconsommation, qui a parcouru jusqu’au bout la route le transformant en consommateur impénitent conçoit mal l’existence même des problèmes que nous soulevons ici. Il ne les voit pas, tout simplement. Il est devenu aveugle. S’il est vrai que — comme on l’a efficacement résumé — pendant les dix dernières années, les Etats-uniens se sont enrichis en dormant, comment leur faire comprendre qu’ils doivent se réveiller ? C’est difficile, pour eux. Pour nous aussi, très bientôt, ce sera difficile.

On a aussi dit, justement, que les USA étaient l’unique pays au monde où l’épargne n’existait plus et où les gens dépensaient plus qu’ils ne gagnaient. C’est une situation absolument anormale. La dette des États-Unis envers le reste du monde s’élève à quelque 12 000 milliards de dollars et elle continue de croître au rythme de 12-15 milliards de dollars par mois. Comment peut-on imaginer vivre en paix dans un monde où un pays de 300 millions d’habitants consomme à lui seul un tiers des ressources mondiales, et qui se trouve à l’origine de près d’un quart de la pollution de l’environnement, notre maison commune ?
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Giulietto Chiesa
© Humberto Salgado / Agence IPI.


La super-société globale


La vérité est que nous nous dirigeons vers une super-société globale gouvernée par une super-classe globale de super-riches de toutes les régions du globe. Lesquels vivront dans leurs villes réservées, surveillés par leurs polices privées parce que les polices nationales seront destinées exclusivement au contrôle des pauvres. On assiste déjà à ce nouveau genre de configuration urbaine. À Johannesburg, en Afrique du Sud, les villes séparées des riches existent déjà. À Moscou, des quartiers entiers sont conçus tout exprès pour les riches, de grands bâtiments où l’on trouve tout — terrain de golf, salles de gymnastique, magasins, promenades, jardins d’enfants, écoles — avec une issue unique que surveillent des agents privés et de très hauts murs. Voilà l’image du futur.

Les élites n’auront plus besoin de vivre dans un seul pays, elles vivront dans le monde, dans les endroits qui leur seront réservés. Il ne sera plus possible de mélanger les classes car ce sera devenu trop dangereux pour elles. Telle est l’idée qui s’impose aujourd’hui dans le monde. L’idée de ceux qui pourront consommer, et consommer énormément, tandis que les autres, l’écrasante majorité, resteront dehors. Une partie affectée aux services indispensables sera admise à l’intérieur et pourra bénéficier des retombées de ce bien-être. Les autres pourront crever, parce qu’ils seront inutiles. Et la preuve du fait qu’ils seront inutiles sera tautologique : ils seront inutiles car ils auront perdu la course au succès.

Or, ceux qui perdent, dans cette super-société des puissants et des avides, auront de toute façon tort et aucun capitalisme compatissant ne viendra à leur secours. Pourquoi donc les laisser continuer impunément de consommer de l’air, de l’eau et de la nourriture ?


Après la guerre en Irak


On savait qu’il allait couler du sang, beaucoup de sang : on nous l’a montré, mêlé à la poussière du désert. Cette fois, ils ont décidé que ça fonctionnerait mieux ainsi. Il ne s’agissait plus de mission humanitaire, qui exige une certaine délicatesse. On allait en Irak pour faire peur aux réprouvés qui continuaient de peupler le monde. Il fallait donc que le sang se voie et qu’il soit suivi d’une punition exemplaire, dure, implacable. Une guerre emblématique, une guerre exemplaire, un avertissement. La deuxième guerre d’Irak des États-Unis a eu sa nécessaire chorégraphie impériale, réglée par avance, exécutée avec la plus grande précision.

En réalité, il y a bien eu quelque raté. Les chaînes impériales devaient se contenter d’instiller la peur. Aucun autre type de message n’était prévu. Mais les télévisions arabes sont venues troubler la fête de cette quatrième guerre de l’Empire. Pour la première fois dans l’histoire des médias mondiaux (Kaboul n’avait été qu’une modeste avant-première), on a commencé à nous raconter la douloureuse histoire des perdants. Pis encore : non pas celle des perdants naïfs, qui cultivent en secret l’espérance de David — pouvoir abattre Goliath d’un seul coup de lance-pierre entre les yeux —.

Non, les télévisions arabes nous ont raconté la guerre à travers les yeux des perdants qui savent qu’ils ne peuvent pas vaincre, qui ne se font pas d’illusions ; qui sont conscients que, dans le pire des cas, ils mourront comme des chiens et que dans le meilleur, ils ne sauveront leur vie et celle de leurs enfants que pour être asservis. Et puisque les télévisions occidentales ne pouvaient pas montrer grand-chose, enfermées qu’elles étaient dans de grands hôtels soigneusement exclus des cibles (à part ça, c’est bien connu, il y a toujours des erreurs de visée), voilà que le monde entier a vu, lors des deux premières semaines, les images des perdants plus que celle des gagnants. Cela a produit un effet fantastique.
C’était comme assister à Hiroshima du côté des Japonais. Une primeur absolue même si, sous cette perspective, l’héroïsme des pilotes d’Enola Gay, ceux qui ont largué la Bombe, apparaissait moins clairement. Quoi qu’il en soit, il était malaisé d’interpréter ce que nous avions sous les yeux comme de l’héroïsme. Parce que ces attaquants aussi bien équipés, avec tous ces machins suspendus autour, avec tous ces avions au-dessus et ces hélicoptères à côté, avaient l’air de robots programmés pour apporter une liberté sans mode d’emploi.

Comme des gens qui auraient débarqué sur une Lune complètement équipée pour la plantation de pommiers et de poiriers. Et le plus étrange semblait de découvrir que, depuis les anfractuosités de cette Lune, il y avait des gens qui résistaient et qui combattaient, sans aucun espoir de victoire. Ces pommiers et ces poiriers, ils n’en voulaient pas. Pouvait-on le prévoir ? Nombreux l’avaient prévu. Certes, George Bush et Tony Blair, eux, ne l’avaient pas prévu. Alors que je rédige ces lignes finales, le scandale des fausses armes de destruction massive, les mensonges proférés au monde entier pour faire la guerre contre l’Irak, ont déjà explosé. Gagnée en mai, la guerre irakienne se transforme en défaite au mois d’août. La guerre en Afghanistan se poursuit. L’illusion d’une paix palestinienne conçue en tant que capitulation des Palestiniens devant Sharon s’est envolée. La feuille de route est bonne à jeter. Bref, aucun des objectifs déclarés par George Bush n’a été atteint.

La seule, la vraie, la grande guerre remportée par Bush est celle qu’il a menée contre l’Europe, en la divisant (par le biais de la guerre en Irak) et en préparant les dix chevaux qu’elle s’apprête à faire entrer dans ses murs. L’Europe, Troie mal assurée et ignorante du danger, abritera bientôt dix Achéens plus américains que l’Amérique. Dans ce contexte, le rôle qu’elle pourrait avoir de contenir la stratégie impériale américaine devient extrêmement problématique. La France et l’Allemagne tiennent bon mais Bush a de son côté Blair, Berlusconi, Aznar qui, dans la « vieille Europe », jouent le rôle d’alliés des « dix Achéens de la « nouvelle Europe ». Paris et Berlin sont écrasées.

Quant à la Russie de Poutine, elle a perdu avant même de commencer. Exemple sans précédent dans l’histoire d’un pays qui se suicide, elle a assisté sans bouger à sa propre ruine. Elle a accepté l’annulation du traité ABM de 1972, apposant sa signature sous la déclaration formelle marquant la fin de sa puissance, même moyenne. L’élargissement de l’Otan à l’Est ne lui a arraché qu’une grimace. Enfin, elle a perdu l’Asie centrale sans broncher. Dans quinze ans, cette Russie sera tombée à moins de 100 millions d’habitants et elle flottera dans ses frontières actuelles comme les habits d’un géant sur le dos d’un nain. Peut-être aura-t-elle encore des missiles, qui ne lui serviront même plus (comme maintenant) à exercer une pression politique sur l’Empereur : ustensiles rouillés et inutiles.

De la Chine enfin, on devra parler encore longtemps. Le destin et l’histoire lui ont attribué un rôle prépondérant dans le siècle qui vient de commencer. C’est la Chine, le vrai problème de Washington. C’est à la Chine qu’était consacré le PNAC, le « Projet pour le Nouveau Siècle Américain ». Les dirigeants chinois le savent pertinemment. Et aucune reprise, ou reprise partielle, de Wall Street ne permettra de se débarrasser du problème, qui contrecarrera l’axiome de Bush, qui fut aussi celui de Reagan : le niveau de vie états-unien n’est pas négociable. Très bientôt, il n’y aura plus de place sur cette planète pour deux Amériques, une blanche et une jaune. Même l’hypothèse d’englober la Chine (comme subalterne des États-Unis, évidemment) dans le marché occidental ne résoudrait pas la question. Tel est le véritable profil de la situation que notre génération et la suivante devront affronter : nous sommes arrivés au terminus.

Le développement que le monde a connu ne peut pas se prolonger indéfiniment. Il faut choisir — si l’on accepte le tableau que j’ai dressé — qui peut survivre dans un univers déjà gravement « troublé ». Ceux qui pensent, même à gauche, en termes de « reprise » du vieux développement (sur le plan économique) et qui croient pouvoir modérer les prétentions de l’Empire (sur le plan politique) sont condamnés à la stupeur et à l’impuissance devant les événements tragiques qui s’annoncent.


 Giulietto Chiesa
Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum.

© Copyright Timéli éditions (Suisse).
Ce texte est issu d’une conférence qui s’est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l’italien par Delphine Chevallier, Florence.


[1] « Rumsfeld cible la France et l’Allemagne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 janvier 2003.
[
2] « Un bon show ne fait pas une démocratie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 29 octobre 2008.


http://www.voltairenet.org/article164026.html http://www.voltairenet.org/article164026.html


http://www.alterinfo.net/Le-systeme-d-information-et-la-guerre-contre-l-Irak_a43632.html

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Published by Eva R-sistons - dans Propagande
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:13


Des pays sont la cible de journaleux
L'information souillée par les journaleux
de la Télévision aux ordres
Par eva R-sistons



Honte ! Honte d'être Française, aujourd'hui ! Envolée, la patrie des Droits de l'Homme ! Morte, la France des Lumières ! Au lieu d'être un modèle, nous sommes aujourd'hui la risée de tous, à l'étrangrer ! Nos médias nous font honte ! Ils ne valent pas mieux que ceux des Républiques bananières, et nous osons parler de démocratie, de liberté, et même, donner des leçons aux autres, aux Iraniens, aux Cubains ou aux Chinois ?

Chaque soir, devant l'écran nous devons subir un flot d'attaques odieuses contre un certain nombre de pays, toujours les mêmes, avec tous les procédés possibles: Iran, Russie, Vénézuela, Cuba, Chine, etc, parce qu'ils refusent de s'aligner sur les choix, les diktats ou les oukases des pays dits démocratiques, en réalité de plus en plus totalitaires ! Il ne fait pas bon, aujourd'hui, refuser les marionnettes aux ordres des multinationales qui pillent les pays et spolient les peuples de leurs richesses ! Il ne fait pas bon, aujourd'hui, oser faire entendre une voix différente, patriote, souveraine, populaire ! La sentence est immédiate: Brimades, attaques, sanctions, critiques, campagnes de désinformation...

Encore ce soir, Arte nous a servi des attaques contre Poutine,  la LCP a défendu le Tibet contre les méchants Chinois, tous les jours nous avons droit à des insinuations sur l'Iran, doté d'armes de destruction massive comme avant lui l'Irak, et on distille quotidiennement la peur, le dégoût, l'envie d'en découdre. C'est une honte, c'est un scandale. En France ! Ravalée au rang de république bananière, lanterne rouge, en Europe, avant même l'Italie de Berlusconi, oui lanterne rouge en matière de désinformation. Nos journaleux et surtout leurs sales maîtres d'oeuvre peuvent être fiers ! Effroyables mensonges ! David Pujadas n'est pas la "star" de l'info comme l'a prétendu le document d'Arte contre le journalisme citoyen, non c'est un esclave qui rampe devant ses maîtres en servant chaque soir aux télespectateurs une information faussée, orientée, dénaturée, mensongère... Inutile d'y chercher la moindre allusion aux souffrances des Palestiniens, ou un mot sur la Black list qui circule à l'encontre des intellectuels juifs trop engagés (comme je viens de l'entendre sur TV5 Monde, vidéo de 2003, "l'Invité") ou, comme avant sur Arte du temps de Gd St Paul,  une mise en cause des méthodes de la CIA. Ca, c'est le passé. Il y a sept ans, on trouvait encore de l'info... A l'heure de Sarkozy et du Clan qui constitue aujourd'hui un Etat dans l'Etat, nous nageons dans la désinformation la plus abjecte et dans la propagande la plus éhontée.

Que font les Etats sans cesse attaqués ? Je les enjoins à protester par l'intermédiaire de leurs Ambassadeurs, je les enjoins à protester officiellement contre le sort qui leur est réservé. Aujourd'hui, nos médias prostitués attendent, par exemple, le faux-pas de Chavez qui condamnera son pays à une intervention militaire puis à une dictature de l'Occident comme du temps de Pinochet, ou dès maintenant, comme au Honduras. Demain, ils guetteront le mot de trop d'un dirigeant arabe, et le retourneront contre lui. Après-demain, les Chinois se verront imputer les défaillances de l'Occident lui-même... Avez-vous vu la photo de Poutine qu'Arte, dans son Journal de 19 h, tendait ce lundi aux télespectateurs ? Choisie pour son regard méchant ! Et assortie d'insinuations odieuses à son sujet... Medvedev, lui, était présenté comme plus libéral, et donc plus présentable, et tout était fait pour jouer l'un contre l'autre.... L'Occident est machiavélique ! Nous prépare-t-il à un appui à Medvedev contre celui qui a redonné à la Russie ses lettres de noblesse ? Du moins le temps d'éjecter celui qui les gêne tant...

Les insinuations, les critiques, les attaques, chaque soir, sont insupportables. Les médias n'informent plus, ils sont un vulgaire outil de propagande...  

On ne doit plus tolérer que chaque soir, nos écrans servent de défouloir aux journaleux en mal de guerres de prédation, d'agression, de pillage. Nous ne voulons pas nous laisser entraîner dans des conflits sordides pour enrichir des portefeuilles déjà beaucoup trop remplis.  

On ne peut pas rester les bras croisés. On ne peut pas continuer à laisser la France couler, ses Médias sombrer, sans réagir. Il y va de l'identité même de notre pays, si originale ! Mais justement, l'originalité, c'est ce que les forces de l'ombre essaient de mater, de tuer... comme elles l'ont fait en s'en prenant aux "privilèges" des travailleurs du rail, pour dresser la population contre les plus engagés de ses citoyens, contre l'avant-garde militante, résistante ! 

J'appelle les pays attaqués verbalement, quotidiennement, à réagir vivement. S'ils laissent passer l'infâme, les Occidentaux, demain, aborderont une autre étape. Et celle-là risque d'être nucléaire, en tous cas effroyable par ses conséquences...

Nos médias sont criminels. Car celui qui se compromet avec des criminels, se rend lui-même complice de ces crimes militaro-financiers...

Et nous, nous devons sans relâche nous substituer aux journalistes défaillants... en informant nous-mêmes !

Eva r-sistons
   
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:38

13h15 Reportage 1 du 27/02/2010

Construction d'un pont en Irak par les Français,
au menu du 13 h 15 de FR2 du 27. 2. 2010.

La propagande de guerre sur FR2,
par Eva R-sistons


Y'a bon les Français !

Y'a bon les Occidentaux !

Ils construisent un pont en Irak !

Mais... après avoir détruit toutes les infrastructures de l'Irak pour complaire aux Industriels du Pétrole, de l'Armement, et de la Reconstruction !

Comment est présentée l'Irak après la guerre menée par les prédateurs de l'Occident pour s'approprier les richesses du pays ? Mais voyons, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Oubliés, les au moins un million de morts, pour l'essentiel civils, oubliés les innombrables handicapés, oubliés les trois ou quatre millions de réfugiés et autant d'orphelins ! Non, sur FR2 la chaîne du service public, financée avec nos sous, et aux mains des ultra-sionistes, la guerre d'Irak est une réussite ! Pensez donc, les Français, ces si gentils Français de Sarkozy et de Kouchner, construisent un pont ! Et le pays est débarrassé du dictateur Saddam Hussein !  : " On a souffert avec S. Hussein, ça va, on peut dire que ça va, les choses se sont beaucoup améliorées ! " explique un Irakien.

Et les heureux libérés de S. hussein peuvent se réjouir ! " Il y a de nouveaux besoins. On développe les quartiers. Il y a une nouvelle route à Bagdad (l'autre, bien sûr, ayant été détruite sous les bombardements - Note d' Eva), et on pense à la vie d'après ! ".

On se demande où FR2 a trouvé des Irakiens aussi complaisants pour parler ainsi...

C'est vrai, le reportage concède qu' à " Bagdad,  il y a bien sûr encore des gens qui souffrent ! ".  Mais maintenant, oh surprise, les Irakiens fréquentent les salles de musculation ! Et donc, tout va bien Mme la Marquise...

Et cette jolie, si jolie conclusion: " Les enfants de la guerre sont désormais ceux de toutes les promesses ! " Tant pis s'ils sont disloqués physiquement, brisés moralement, détruits psychiquement, handicapés, orphelins, affamés, et s'ils naissent malformés via le tapis de bombes reçu par les mères...

Vous voulez mon opinion ? FR2 télé ultra-sioniste nous prépare à accepter la guerre contre l'Iran. Demain, après les guerres préventives, d'ingérence humanitaire, ou pour la démocratie, le pays sera débarrassé de son affreux "dictateur", les choses iront mieux, et comme pour l'Irak, les enfants d'Iran seront de ceux de toutes les promesses !

De qui se moque-t-on ? Ras-le-bol de la télé-poubelles à nos frais et pour nous intoxiquer, ras-le-bol de la télé qui nous manipule à des fins militaro-financières ! Nous ne voulons plus voir les populations sacrifiées aux appétits d'une poignée de requins cupides et sans scrupules !

Boycottons ces atrocités !

Eva r-sistons à l'intox 

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 23:38

Pourquoi la propagande
l’emporte sur la vérité




Paul CRAIG ROBERTS

Un article paru dans le journal Sociological Inquiry, Il doit y avoir une raison : Oussama, Saddam, et la justification induite, Vol. 79, N° 2, (2009), pp. 142-162, jette la lumière sur l’efficacité de la propagande. Les chercheurs ont examiné pourquoi les énormes mystifications réussissent là où les petites balivernes échouent. Les régimes peuvent s’en tirer avec de grandes impostures, mais les politiciens ne le peuvent pas avec la bagatelle.

Les chercheurs expliquent pourquoi tant de gens croient encore que Saddam Hussein était à l’origine du 11/9 des années après qu’il est devenu évident que l’Irak n’avait rien à voir avec ces événements. Les gens ont développé des rationalisations élaborées qui se sont profondément accrochées à leurs convictions induites par la propagande du régime Bush sur la présumée implication irakienne. L’implication émotionnelle de la propagande s’est intégrée à leur identité personnelle et à leur sens moral. Ils ont cherché les informations qui soutenaient leurs croyances et évité celles qui les démentaient, sans tenir compte des faits de l’affaire.

Dans Mein Kampf, Hitler explique la crédibilité en d’énormes mensonges par rapport au petit bobard : « Dans la simplicité de leur esprit, les gens tombent plus facilement victimes d’une monstrueuse fiction que d’un petit boniment, car eux-mêmes se laissent souvent aller à de petites contrevérités peu importantes, mais auraient honte de recourir à de grosses mystifications. Il ne leur viendrait jamais à l’esprit de fabriquer une énorme imposture, et sont incapables de croire qu’un autre pourrait avoir pareil toupet. Même si des faits prouvant qu’il en est ainsi sont portés de manière claire à leur connaissance, ils continuent de douter et pensent qu’il pourrait y avoir une autre explication. »

Ce que les sociologues et Hitler nous disent, c’est que, avec le temps, les faits devenant évidents, les gens tiennent absolument sur le plan émotionnel aux croyances implantées par la propagande et trouvent que s’en libérer est une expérience déchirante. Il est plus confortable de dénoncer celui qui révèle la vérité plutôt que le menteur.

La psychologie de l’adhérence à des convictions, même injustifiées, est un pilier de la cohésion et de la stabilité sociale. Ça explique pourquoi, dès que le changement est réalisé, même un gouvernement révolutionnaire devient conservateur. Le revers de la médaille de ce travers, c’est d’empêcher la reconnaissance des faits. Dans l’Union soviétique, cela rendit le système incapable de s’adapter à la réalité économique, et l’Union Soviétique s’effondra. Aujourd’hui, aux États-Unis, des millions de gens trouvent plus facile de scander « USA, USA, USA, » que d’accepter les faits montrant la nécessité du changement.

L’inertie de l’effroyable imposture constitue la barrière qu’a du mal à abattre le mouvement pour la vérité sur le 11/9. Le racontar selon lequel ce mouvement se compose de théoriciens de la conspiration et de cinglés est évidemment absurde. Les dirigeants du mouvement sont des professionnels hautement qualifiés, comme des experts en démolition, des physiciens, architectes en construction, ingénieurs, pilotes, et anciens hauts fonctionnaires du gouvernement. Contrairement à leurs détracteurs qui répètent comme des perroquets l’histoire du régime, ils savent de quoi ils parlent.

Voyez cet exposé de l’architecte [*] Richard Gage devant un public d’universitaires canadiens. La vidéo de la présentation dure deux heures et semble avoir été adaptée pour ne pas dépasser cette durée. Gage est flegmatique, mais ce n’est guère une personnalité éblouissante, ni un présentateur très clair. Peut-être est-ce parce qu’il s’adresse à un public d’universitaires et tient pour acquis qu’ils connaissent les termes et les concepts.

Ceux qui croient en l’histoire officielle du 11/9 et traitent d’énergumènes les sceptiques peuvent tester la validité du constat des sociologues et l’observation d’Hitler en regardant la vidéo et en observant leurs réactions devant les évidences qui mettent leurs croyances en question. Êtes-vous capable de regarder la présentation sans railler quelqu’un qui en sait bien plus long que vous à ce sujet ? Quelle est votre réaction en sentant que vous ne pouvez plus défendre vos convictions devant les preuves présentées ? Vous raillez davantage ? Vous devenez furieux ?

Une autre difficulté face au mouvement pour la vérité sur le 11/9, c’est que peu de gens sont formés pour comprendre les aspects techniques et scientifiques. Le camp qu’ils croient leur dit une chose, le camp qu’ils ne croient pas leur en raconte une autre. La plupart des gens n’ont pas les rudiments leur permettant de juger de la valeur des arguments.

Par exemple, prenons le cas de l’attentat de Lockerbie. Une pièce à conviction utilisée pour condamner Magrahi consistait en un morceau de circuit imprimé de l’appareil qui aurait contenu le Semtex qui a fait exploser l’avion de ligne. Pas une personne vraiment très convaincue de la culpabilité de Magrahi et de la Libye et offensée par les autorités écossaises libérant Magrahi pour des motifs prétendument humanitaires, ne savait que les circuits imprimés à cette époque avaient une température d’inflammation très basse et partaient facilement en fumée. Le Semtex produit une très haute température. Il ne serait rien resté de l’appareil contenant le Semtex. Il est évident pour un expert que le bout de circuit imprimé a été posé après l’événement.

J’ai demandé à plusieurs reprises, et n’ai jamais obtenu de réponse, ce qui ne veut pas dire pas qu’il n’y en ait pas, comment des millions de pages non brûlées, provenant de la destruction des tours du WTC, pouvaient planer dans l’air au-dessus de Manhattan, alors que l’explication officielle de la destruction raconte que les incendies étaient si chauds et si uniformément distribués qu’ils ont provoqué l’affaiblissement des structures d’acier massif et leur effondrement simultané, faisant s’écrouler les bâtiments dans les temps d’une chute libre, comme ils l’auraient fait s’ils avaient été abattus par une démolition contrôlée.

Comment expliquer des incendies si chauds que l’acier cède, mais qui ne brûlent pas les pages de papier ?

Les gens ne remarquent même pas les contradictions. Récemment, une équipe internationale de scientifiques, qui étudie depuis 18 mois des échantillons de poussière de la destruction des Tours Jumelles collectés par trois sources distinctes, a déclaré avoir découvert de la nano-thermite dans la poussière. Le gouvernement étasunien avait ses propres scientifiques pour discréditer la trouvaille, au motif que le bien-fondé de l’origine des échantillons n’a pu être vérifié. En d’autres termes, quelqu’un a trafiqué les échantillons et ajouté de la nano-thermite. C’est tout ce qu’il a fallu pour discréditer la découverte, malgré le fait évident que l’accès à la nano-thermite est strictement contrôlé et personne, à part l’US Army et, éventuellement, Israël, ne peut y accéder.

Le physicien Steven Jones a produit des preuves accablantes du recours à d’explosifs pour abattre les bâtiments. Son témoignage n’est pas entendu, examiné, testé ou réfuté. Il est tout simplement ignoré.

L’expérience du Dr Jones me rappelle celle de mon professeur d’Oxford, le distingué physicien chimiste et philosophe Michael Polanyi. Polanyi est l’un des plus grands scientifiques du 20ème siècle. À un moment tout président de section de la Société Royale a été son étudiant. Pour leurs travaux scientifiques, nombre de ses élèves ont obtenu un prix Nobel, comme Eugène Wigner à Princeton et Melvin Calvin à l’UC de Berkeley, et son fils, John Polanyi, de l’Université de Toronto.

Jeune homme, dans les premières années du 20ème siècle, Michael Polanyi découvrit les explications de l’adsorption chimique. Les instances scientifiques jugèrent que la nouvelle théorie mettait trop en question les croyances existantes et la rejetèrent. Bien qu’éminent scientifique du Royaume-Uni, Polanyi fut dans l’impossibilité d’enseigner sa théorie. Un demi-siècle après, sa trouvaille a été redécouverte par des scientifiques de l’UC de Berkeley. La découverte a été encensée, mais ensuite les scientifiques les plus âgés ont dit que c’était une « vieille erreur de Polanyi. » Il se trouve que ce n’est pas une erreur. Polanyi a demandé de s’adresser aux scientifiques au sujet de ce demi-siècle de manquement de la science pour qu’ils reconnaissent la vérité. Comment fait la science, qui repose sur l’examen des évidences, pour marcher aussi mal. La réponse de Polanyi, c’est que la science est un système de croyances, exactement comme toute chose, et que sa théorie était en dehors du système de croyances.

C’est ce que nous observons autour de nous, pas seulement au sujet de la perfidie des musulmans et du 11/9.

En tant que spécialiste en économie j’ai passé un moment très difficile à faire le point sur l’économie soviétique, sur les théories de Karl Marx, et sur l’impact fiscal de la politique économique de l’offre. Aujourd’hui, certains de mes lecteurs deviennent furieux parce que mes écrits rapportent des choses qui sont en dehors de leur système de croyances. Ces lecteurs pensent que je devrais éliminer ce qui est incompatible avec leurs convictions et m’orienter sur le travail de terrain. Jamais ils n’ont eu quelque compréhension du sujet. Ils sont tout simplement offensés sur le plan émotionnel.

Ce que je trouve curieux, ce sont ces gens que je connais, qui ne croient rien de tout ce que raconte le gouvernement, sauf sur le 11/9. Pour des raisons qui m’échappent, ils pensent qu’un régime, qui les mystifie sur tout, leur raconterait la vérité sur le 11/9. Comment cela pourrait-il être, je leur demande. Le gouvernement ferait parfois des bourdes et dirait la vérité ? Ma question ne les incite guère à repenser leur croyance en l’histoire du 11/9 du gouvernement. Ils se mettent plutôt en colère avec moi parce que je doute de leur intelligence ou de leur intégrité ou de quelque trait béni, par exemple [le discernement n’est pas donné à tout le monde, certains ont arrêté leur initiation à la vie après le choc d’avoir appris que le Père Noël n’existe pas, ndt].

Le problème devant la vérité, ce sont les besoins affectifs des gens. Dans le cas du 11/9, de nombreux individus pensent devoir croire leur gouvernement pour ne pas faire l’effet d’être peu coopératifs ou mauvais patriotes, et ils ont très peur d’être stigmatisés « sympathisants terroristes. » Ceux de l’extrême gauche ont le besoin affectif de croire qu’il s’agissait d’un « retour de flamme » des peuples opprimés par les États-Unis. Certains gauchistes pensent que les États-Unis méritent ce genre de retours de manivelles et croient pour cela la propagande du gouvernement sur les musulmans qui les auraient attaqués.

Des gens naïfs pensent que, si l’explication sur le 11/9 du gouvernement était fausse, les physiciens et les ingénieurs prendraient tous la parole. Certains l’ont fait (voir ci-dessus). Seulement, pour la plupart des physiciens et des ingénieurs ce serait un acte suicidaire. Les physiciens doivent leur carrière à des subventions gouvernementales, et leur service est fortement tributaire du financement public. Pour l’essentiel, en prenant la parole, un physicien met fin à sa carrière universitaire. S’il est professeur titulaire, pour apaiser Washington l’université rachètera son poste, comme BYU l’a fait dans le cas de l’honnête Steven Jones.

Une firme d’ingénierie qui oserait parler ne se verrait plus jamais accorder de contrat du gouvernement. Par ailleurs, ses clients patriotes cocardiers considéreraient la société comme une apologiste du terrorisme et arrêteraient de faire du business avec elle.

À New York, il y a aujourd’hui une poussée énorme des familles victimes du 11/9 en faveur d’une enquête réelle et indépendante sur les événements. Des dizaines de milliers de New-yorkais ont fourni les signatures nécessaires aux pétitions exigeant que l’État propose de voter pour l’instauration d’une commission indépendante. Seulement, jusqu’ici l’État ne se conforme pas à la loi.

Pourquoi les dizaines de milliers de New-yorkais qui demandent une véritable enquête sont-ils considérés comme des théoriciens de la conspiration ? Les sceptiques en savent bien plus sur les événements du 11/9 que les gens mal informés qui les qualifient de ce nom. La plupart des gens que je connais, qui se contentent de l’explication officielle, n’ont jamais examiné les preuves. Pourtant, ces nullités conspuent ceux qui ont étudié la question de près.

Il y a évidemment quelques énergumènes. Je me suis souvent demandé s’ils sont ridicules intentionnellement, pour discréditer les sceptiques bien informés.

Un autre problème auquel fait face le mouvement pour la vérité du 11/9, c’est que ses alliés naturels, ceux opposés aux guerres des Bush-Obama et les sites Internet soutenus par le mouvement pacifiste, craignent d’être accusés de traîtres et d’anti-étasuniens. Il est assez difficile de s’opposer à une guerre pour ceux que le gouvernement étasunien a réussi à diaboliser. Les sites pacifistes pensent qu’en permettant de remettre en question le 11/9, ils pourraient être étiquetés « sympathisants terroristes » et que cela discréditerait leur opposition à la guerre. Information Clearing House est une exception.

Les sites pacifistes ne réalisent pas que, en acceptant l’explication officielle sur le 11/9, ils ont sapé leur propre mouvement d’opposition à la guerre. Dès que vous admettez que des terroristes musulmans l’ont fait, il est difficile de s’opposer à les punir pour cela. Ces derniers mois, d’importants sites pacifistes, comme antiwar.com, ont eu des difficultés, leurs campagnes de levée de fonds prenant beaucoup plus de temps qu’auparavant. Ils ne comprennent pas qu’en admettant les prémisses du gouvernement pour ses guerres, il est impossible de s’opposer aux guerres.

Autant que je sache, la plupart des gens ont bien plus confiance en leur gouvernement qu’en la vérité. Durant la Grande Dépression, avec leur « New Deal » les libéraux réussirent à inculquer aux Étasuniens la confiance en leur gouvernement comme en un protecteur. Cela marcha avec la gauche et la droite. Les extrémités de l’éventail politique sont elles aussi incapables d’une remise en cause fondamentale du gouvernement. Cela explique la facilité avec laquelle notre gouvernement embobine systématiquement les gens.

La démocratie repose sur l’idée que les gens sont des êtres rationnels, qui examinent les faits et les arguments et ne sont pas faciles à manipuler. Les études ne trouvent pas que ce soit le cas. Dans ma propre expérience universitaire, en politique publique et en journalisme, j’ai appris que tout le monde, depuis le professeur jusqu’à étudiant du secondaire, a des difficultés avec les faits et les analyses qui ne collent pas à ce qu’ils pensaient déjà. L’idée selon laquelle « nous n’avons pas peur de suivre la vérité partout où elle pourrait conduire » est une notion extrêmement romantique et idéaliste. J’ai rarement vu un esprit ouvert, même en dissertation académique ou aux strates les plus hautes du gouvernement. Dans le grand public, la capacité à suivre la vérité partout où elle pourrait mener est quasi inexistante.

La réponse du gouvernement au 11/9, indépendamment de qui en est responsable, a changé notre pays pour toujours. Nos libertés civiques ne seront jamais plus aussi solides qu’elles l’étaient. La capacité financière des États-Unis et leur niveau de vie sont réduits pour toujours. Le prestige de notre pays et son leadership mondial sont à tout jamais compromis. La première décennie du 21ème siècle a été dilapidée en guerres inutiles, et il semble que la deuxième décennie sera aussi perdue dans la même quête inutile et ruineuse.

Le plus inquiétant de tous reste le fait que la responsabilité des événements hostiles du 11/9 n’a fait l’objet d’aucune enquête.

Paul Craig Roberts

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Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts fut ministre adjoint des Finances dans l’administration Reagan. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions. Il peut être contacté à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

SOURCE : http://www.reopen911.info/News/2010/02/09/la-propagande-au-detriment-de-la-realite/

Références ReOpenNews : (*) Vidéos sous-titrées en français avec Richard Cage :
http://video.google.fr/videosearch?...

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 22:43

Pour les médias occidentaux,
la propagande passe avant les faits

La semaine dernière, les médias chinois publiaient l’histoire d’un père qui, à Beijing, enchaînait son garçonnet de deux ans à un arbre pendant qu’il allait travailler. Les médias occidentaux ont sauté sur l’affaire et en ont fait un coup de propagande contre la Chine. Du côté de la chaîne de TV américaine CNN, on a complètement pété les plombs…

Cette affaire débute le mercredi 3 février, à 8 h 59. C’est l’heure où deux journalistes, Zhao Yanrong et Xu Fan, publient sur le site du China Daily un article à propos d’un gosse attaché par une chaîne à Beijing. Le China Daily est le premier journal en anglais de la Chine et il a quotidiennement trois millions de lecteurs en Chine même et à l’étranger. Le titre de l’article chinois est celui-ci : « Un père enchaîne son garçonnet de deux ans après avoir perdu sa fille. »


 



Le sous-titre de l’article dit que le père a refusé l’aide des autorités locales du district de Fashang de la capitale Beijing. Les deux journalistes donnent la parole au père qui explique que sa femme, handicapée mentale, ne peut pas s’occuper de leur petit garçon, qu’il emmène donc celui-ci à son travail, qu’il y a quelques semaines, sa petite fille s’est perdue et qu’il attache désormais son garçonnet à un arbre pour éviter que la même chose ne lui arrive. Les journalistes se rendent au domicile de l’homme. Il s’avère que c’est un migrant (un paysan qui a quitté la campagne pour la ville : les migrants paysans sont 150 millions de Chine), que son minuscule logement est archi-rempli de vêtements et d’affaires, cadeaux des voisins. Le père raconte aux journalistes que plusieurs personnes lui ont offert de l’argent pour adopter son petit garçon mais qu’il a refusé. Il s’avère aussi qu’en 2009, les autorités locales ont discuté à quatre reprises avec le père et lui ont dit que, vu la situation de sa femme, il valait mieux qu’il retournât chez lui. Le père n’a pas été d’accord. Dans l’article, les autorités admettent qu’il y a des problèmes avec les enfants des migrants. Dans la capitale, il existe bien des écoles pour les enfants de migrants, mais pas de crèches.

C’est tout ce que dit l’article du China Daily.


Le jour même, l’agence de presse officielle Xinhua reprend l’article intégralement, sans en modifier une ligne, avec deux photos de garçonnet attaché et elle diffuse l’information dans le monde entier. Et c’est alors que le manège se met à tourner.

« À la chinoise »

Les premiers qui y voient une opportunité de propagande à saisir sont les gens du quotidien britannique, The Daily Mail. D’emblée, le journal sort un gros titre : « Baby-sitting à la chinoise : le rickshaw enchaîne son fils de deux ans quand il se rend au travail ».
L’expression « à la chinoise » est judicieuse : de la sorte, l’auteur insinue que c’est la normalité, en Chine. Seuls de rares lecteurs du Daily Mail sont au courant de la situation des enfants chinois ; il n’est donc pas très malaisé de brosser un tableau déformé et d’ainsi manipuler les lecteurs.


Le mot « rickshaw » (pousse-pousse) n’est pas mal trouvé non plus : le lecteur voit un homme qui court les rues avec, derrière lui, une petite cabine dans laquelle une ou deux personnes ont pris place. Tout de suite, on sent monter en soi toute une compassion pour cet homme. Mais le père n’est pas un « rickshaw » comme on en voit en Inde, il est conducteur de taxi moto. À diverses reprises, j’ai emprunté ce genre de véhicule, en Chine. Le conducteur dispose d’un engin motorisé à l’arrière duquel on a fixé une petite cabine. Cela permet de se faufiler très rapidement dans la circulation.


Le Daily Mail écrit qu’à première vue, on penserait qu’on a affaire au stade final de la cruauté envers les enfants. Toutefois, dit le journal, ce n’est pas le père qui est à blâmer, mais bien les autorités et la situation en Chine qui contraignent l’homme à agir de la sorte. Pour souligner ça, le Daily Mail ajoute une belle photo d’un père sympathique qui porte sur le bras un mioche tout sourire. Comment pourrait-on reprocher quoi que ce soit à un père si aimant ?




L’article a été placé sur le site le jeudi 4 février à 16 heures. Deux jours plus tard, il y avait déjà au moins 200 réactions de lecteurs. Citons-en quelques-unes :
- « Et la Chine se prétend un pays communiste ! Elle n’a même ni crèches ni écoles pour les enfants ! »
- « Incroyable ! Dans ce pays, ils abandonnent tout simplement leurs enfants dans la rue. »
- « Le communisme est mauvais. Les dirigeants disent que le communisme est bon pour le peuple, mais c’est un mensonge. Quelle cruauté ! »
- « Je me sens très triste, maintenant que j’ai lu cela. Mais nous ne pouvons pas en rejeter la faute sur le père. Ne pourrions-nous pas organiser une action d’aide ? »

« 200.000 enfants kidnappés »

Les plombs sautent tout à fait quand la chaîne américaine CNN reprend l’affaire à son compte. Deux jours après le China Daily et un jour après le Daily Mail, la chaîne de TV a concocté un bout de film qui dure 2 minutes et 3 secondes et sur lequel on peut voir comment le journaliste John Ray, de l’Independent Television Network, se rend avec le père, la mère et le garçonnet à leur domicile. Et, là, le père doit montrer comment il a enchaîné son fils à un arbre.



Suit alors le commentaire du journaliste : « Et cela se passe dans un des pays les plus riches du monde » ; « en Chine, chaque année, 200.000 enfants sont kidnappés » ; « cette histoire a plongé les dirigeants communistes dans l’embarras » ; « pour des dizaines de millions de migrants, le miracle économique ne signifie absolument rien »… Et voilà… On ne pouvait pas y échapper…


Un jour plus tard encore, nous sommes donc le vendredi 5 février, le journal belge de qualité De Standaard publie sur son site sa version de l’histoire. L’auteur de l’article est un certain LVN. L’article est aussitôt repris par Het Nieuwsblad. On y voit la photo du garçonnet enchaîné avec, en dessous, ce commentaire, en écriture cursive : « Cette photo d’un bambin enchaîné a choqué les gens du monde entier. L’histoire derrière cette photo est une gifle au visage du gouvernement communiste de la Chine. Elle illustre d’ailleurs l’amère pauvreté qui, comme une couverture étouffante, enveloppe encore l’existence de nombreux Chinois. » (traduction littérale, NdT) 


Un peu plus loin, on nous dit qu’il n’y a pas de crèches pour les enfants de migrants et que le père doit « donc » laisser son enfant derrière lui. En d’autres termes, cette cruauté est imputable aux autorités. De Standaard écrit aussi : « Chaque année, en Chine, des dizaines de milliers d’enfants disparaissent. La plupart sont des enfants de travailleurs migrants pauvres. On les ramasse dans la rue et on les vend ensuite pour une somme qui, convertie, oscille entre 115 et 1.145 euros. »

Quelques questions

Posons-nous quelques questions sur les remarquables aventures présentées dans cette information :

– Comment se fait-il que, dans cette affaire, les médias occidentaux laissent entendre que la situation des enfants chinois et, à coup sûr, celle des enfants migrants, est extraordinairement alarmante, alors que les rapports de l’Unicef, par exemple – le fonds des Nations unies pour les enfants – prouvent, chiffres et faits à l’appui, que, je cite : « Ces dernières années, la Chine a enregistré de remarquables succès dans la réalisation des droits de l’enfant. »
– Comment se fait-il que CNN peut diffuser sans gêne aucune que « des dizaines de millions de migrants ne tirent absolument rien du miracle économique », alors que des rapports de la Banque mondiale, de l’OCDE, du Fonds monétaire international, du PDNU, de l’Unicef, etc., écrivent que le miracle économique a sorti 500 millions de personnes de la pauvreté ?
– Comment se fait-il que les journalistes occidentaux essaient-ils de faire accroire à leurs spectateurs et lecteurs que ce que font une mère handicapée mentale et un père pas trop futé non plus est en Chine la chose la plus naturelle du monde ?
– Comment se fait-il que CNN parle de 200.000 enfants kidnappés par an en Chine et De Standaard de dizaines de milliers ? Ces journalistes et rédacteurs auraient-ils mis leur nombre aux enchères ?
– Comment se fait-il que, dans leur version, les journalistes occidentaux ont oublié l’offre d’aide des autorités et des voisins ?
– Comment se fait-il que les journalistes occidentaux mettent en exergue le manque de droits pour les migrants sans mentionner qu’un gigantesque pays en voie de développement passant d’une économie agricole à une économie industrielle est toujours confronté à une ruée vers les villes ? Que, dans de nombreux pays du tiers monde comme l’Inde et le Brésil, cette ruée a abouti à l’apparition d’immenses bidonvilles misérables et malsains alors qu’en Chine, grâce à la politique des autorités qui préconisent une urbanisation dirigée et contrôlée, il n'y a pas de bidonvilles ?
– Comment se fait-il que les médias occidentaux parlent du manque de droits des migrants chinois alors que de nombreuses villes en sont déjà arrivées aujourd’hui à un tel niveau de développement qu’elles peuvent accorder les mêmes droits sociaux aux paysans migrants sans pour autant faire exploser l’urbanisation ?
– Comment se fait-il qu’un journaliste comme John Ray peut dire sans sourciller ni rougir que la Chine est l’un des pays les plus riches au monde alors qu’il s’agit ici d’un pays dont le revenu par habitant est sept fois inférieur à celui des États-Unis, ce qui fait, évidemment, qu’elle dispose de nettement moins de moyens que les pays riches pour bâtir ce qui est nécessaire à la population ?
– Et, enfin et surtout : pourquoi ces journalistes du Daily Mail, de CNN, d’ITV et du Standaard agissent-ils de la sorte, pourquoi veulent-ils monter notre population contre la Chine ? Et pourquoi les bureaux des rédacteurs en chef de ces médias permettent-ils la publication ou la diffusion de telles informations ? 


Cet article est signé Peter Franssen, rédacteur de
www.infochina.be, le 8 février 2010.



Sources :

La version du China Daily :
http://www.chinadaily.com.cn/metro/2010-02/03/content_9419514.htm

La version du Daily Mail :
http://www.dailymail.co.uk/news/worldnews/article-1248252/Chinese-boy-ch...

La version de CNN :
http://www.cnn.com/video/#/video/world/2010/02/04/itn.china.chained.boy....

La version du quotidien belge De Standaard :
http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20100205_049

Le rapport cité de l’UNICEF :
http://www.unicef.org/about/execboard/files/China_CPD_Rev1.pdf


http://www.infochina.be/fr/node/356


Eva : J'ai vécu aux USA. Les mères sans travail, surtout celles qui sont dans la rue (Prostitution, drogue...), attachent communément leur enfant à un meuble lorsqu'elles s'absentent. Ce n'est pas mieux. Et les médias chinois ne s'emparent pas de ces affaires, eux...

Les Médias occidentaux sont seulement de propagande ! Honteux !

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 04:32




Grippe A (H1N1) : Hortefeux signe une convention de verrouillage de la presse

publié par liliM Hier 11H07

Hortefeux a signé une convention avec les médias hier... dans quelques temps, les médias ne diffuseront que des infos type Tchernobyl 1986.... les gens du ministere et les adoubés seront les seuls à parler.


Je crois que les blog seront coupés... il n'y aura plus que Twitter et les équivalents pour avoir une info de base qui remonte.

Nous devrions penser à cela...

Source : reçu par mail du forel-OGM (YC)

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5972



Commentaires :




Mais c'est grave... Quelque part, on se dit que cela confirme ce que la blogosphère sussure : le A(H1N1) a été inventé pour asseoir une dictature. Mondiale. En pleurs




C'est dommage que je n'ai pas plus d'info là-dessus, mais dès que j'ai du nouveau, infirmant ou confirmant, je transmets.


Il y a une dizaine de jours, alors que les Français étaient encore en train de batifoler en vacances, on a pu voir Hortefeux aux côtés de Roselyne Bachelot. Ils parlaient de la grippe H1N1 et se préoccupaient de l'avenir de la France, nous a-t-on dit dans les media.

Moi, à la vue d'Hortefeux, j'ai alors eu confirmation que nous allions glisser bien vite dans une dictature. On y est déjà, on ne s'en rend pas tout à fait compte... mais là, ce qui est annoncé me paraît gravissime ! De là à ce que la vaccination soit rendue obligatoire pour tout le monde, on n'est pas loin.




Quelqu'un en sait plus à ce sujet ? Toute info est bienvenue.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 07:12




C dans l'Air,
faux débats,
propagande stalinienne !
Par Eva R-sistons




C dans l'Air du 24.8.9
"On prend les mêmes"



Mes amis,

Vous avez compris,
le titre est lui-même une attaque contre le PS,
voici C dans l'Air avec un Calvi de retour
pour mieux nous manipuler,
pour faire sa propagande stalinienne
contre la Gauche et pour la Droite !

Ne soyons pas dupes:
Il n'y a jamais de débats
dans cette émission de débats !
4 invités tous de Droite,
tous libéraux bon teint,
avec même en prime des représentants
des Instituts de sondage
dont on sait qu'ils sont gouvernementaux... 
Barbier, toujours,
le libéral atlantiste qui se fout de Gaza,
et puis Grunberg,
Teinturier et Cayrol.

Je travaille en écoutant,
voici quelques extraits:

Sur le PS:
"On a le sentiment qu'ils sont un peu paumés,
S. Royal n'est pas complètement morte
(on voit qu'ils ne lisent pas ses sites
où sont détaillées toutes ses actions),
au PS il n'y a pas de débats de fond,
les Français ont compris, il faut sauver le PS, 
le parti est incapable de se réformer,
le PS est en état d'apesanteur,
il n'y a pas de leader,
le PS est décomposé,
le PS n'est-il pas dépassé
par les évolutions économiques de la planète ?"....

Et la Droite ?
"On voit que Nicolas Sarkozy a du talent politique,
il prend une partie de la gauche,
il mord sur la gauche,
cette Droite (progressiste) européenne
est surtout incarnée par Nicolas Sarkozy,
NS va plus vite,
il est plus capable de prendre
des idées social-démocrates"...

A Gauche, il y a D. Strauss-Kahn..
Hé hé, malins les Médias sionistes !
Ils préparent l'alternance, le cas échéant,
avec un Libéral bon teint,
ultra-sioniste et atlantiste !!!

En résumé,
les louanges pour Sarkozy,
les critiques pour la Gauche,
on accrédite peu à peu l'idée
qu'il n'y a pas besoin d'alternance,
Sarkozy est à la fois de Droite et de Gauche,
on a tout avec lui,
et cela au moment même où jamais aucun Pouvoir
n'a autant cassé tout le secteur social !

Bref, ces pseudos invités,
toujours les mêmes,
particulièrement les représentants
des Instituts de Sondage
payés par les contribuables
pour servir l'Oligarchie
qui piétine les intérêts du peuple,
ces pseudo-invités font seulement
semblant de débattre !!!

Les pigeons ? Nous !
Calvi et les invités larbins
deshonorent la presse.
Ils ne méritent que notre mépris,
boycottons cette émission de propagande !

Eva R-sistons 






 

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 15:07


A la télé, au menu
la mondialisation bienheureuse,
et surtout pas malheureuse !
Par eva R-sistons


L'horreur économique

Viviane Forestier ("Forrester") avait écrit chez Fayard
un désormais célèbre "l'Horreur économique".
Aujourd'hui, c'est pire:
L'horreur financière !

Je reprends l'article publié récemment
pour illustrer l'idée suivante:
A la télé, dans les Médias,
on ne parle pas des méfaits de la mondialisation,
si vous préférez on parle seulement de la mondialisation heureuse,
et c'est ainsi qu'en période de crise,
on n'entend jamais parler de "crise du capitalisme"
ou de crise du libéralisme,
ou évidemment de... mondialisation malheureuse,
mais seulement de crise,
comme c'est vague !

Or donc, dans l'article ci-joint,
publié récemment,
je vous entretenais
de l'émission de Public Sénat sur l'archipel du Goulag,
pour déconsidérer la Russie
et surtout le communisme,
au cas où certains auraient quelque nostalgie,
à l'heure de la faillite du capitalisme,
du libéralisme financier.

Et j'ai juste envie d'attirer l'attention sur ceci,
plus clairement.

Soljenitsyne
intéresse la télévision
quand il discrédite le communisme.

Il n'intéresse plus la télévision
quand, à la fin de sa vie,
il prend ses distances avec le capitalisme
comme avec le communisme.

La télévision va désormais,
j'en suis sûre,
ressortir tous les poncifs contre le communisme,
contre le socialisme
(avec des amalgames à la clef),
ceci pour sauver le Système qui s'effondre
et dont elle doit faire quotidiennement
la propagande.


Alerte !
Au lieu d'organiser un débat,
par exemple sur l'actualité de Marx,
sur les Systèmes alternatifs,
vous n'entendrez que des critiques
sur tout ce qui n'est pas le libéralisme,
et vous continuerez à entendre
la défense du système actuel
qui broie la vie de tant de peuples.

 

Désertons la télévision

lavage de cerveau !!!

Eva R-sistons à la mondialisation malheureuse,
au libéralisme financier,
et exigeons le débat sur les alternatives !


__________________________________


Viviane Forrester



Mondialisation de l’économie ou schizophrénie planétaire


Le tsunami financier qui déroule sous nos yeux médusés et passifs, ses miasmes qui gangrènent un corps déjà malade d’un système, me fait rappeler une rencontre, celle d’une femme, Viviane Forestier, auteure d’un livre L’horreur économique. Ce livre, publié il y a plus de dix ans, posait de manière claire et sans ambiguïté, le problème de la crise de schizophrénie aiguë dont souffre notre planète.

 

Viviane Forestier écrit : « Nous vivons au sein d’un leurre magistral, d’un monde disparu que des politiques artificielles prétendent perpétuer. Nos concepts du travail et par-là du chômage, autour desquels la politique se joue (ou prétend se jouer), n’ont plus de substance. Des millions de vie sont ravagées, des destins sont anéantis par cet anachronisme. » L’imposture générale continue d’imposer les systèmes d’une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions. L’extinction du travail passe pour une simple éclipse, alors que pour la première fois dans l’histoire, I’ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l’économie et détient le pouvoir ! Nous découvrons qu’au-delà de l’exploitation des hommes, il y avait pire et que devant le fait de n’être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule. De l’exploitation à l’exclusion, de l’exclusion à l’élimination... ?

Mondialisation, compétitivité, globalisation, concurrence internationale, flexibilité, délocalisation et autres « shareholders value », « concepts nouveaux » qui se traduisent dans la réalité par de « nouvelles » formes d’organisation et de gestion des entreprises, ne parviennent pas à travestir une seule réalité : les résultats obtenus à court terme sont, pour les managers, plus importants qu’une réflexion stratégique à long terme sur la pérennité de leur entreprise et sur leurs responsabilités face aux finalités humaines et sociales des organisations qu’ils dirigent. Tout est défini en termes d’opposition, de dichotomie, voire d’antinomie. Pour trop de gens, les finalités humaine et sociale d’une organisation ne peuvent-être et ne doivent être qu’une conséquence, une résultante, de préférence heureuse, des finalités et objectifs économiques ! Le dirigeant d’une des plus grandes entreprises multinationales suisses déclarait récemment que « notre responsabilité sociale, c’est de maximiser nos profits. C’est le seul moyen de créer des emplois et de demeurer compétitifs. Il vaut mieux couper immédiatement que dans dix ans des emplois insuffisamment productifs. C’est mieux pour les employés qui peuvent se recaser avant qu’ils ne soient trop vieux, c’est mieux aussi pour la santé de l’entreprise ». La responsabilité sociale d’un chef d’entreprise « managé » et contrôlé par un conseil d’administration, n’est-elle pas au contraire de comprendre et de faire en sorte que les trois finalités essentielles de son organisation, économique, humaine et sociale soient en permanence interdépendantes et que la satisfaction de l’une dépend obligatoirement de la satisfaction de l’autre ?

Il est évidemment difficile, pour un manager confronté à la permanence de son poste et au maintien de son niveau de vie, de « s’investir » sur autre chose que les résultats financiers à court terme. Une seule exigence subsiste : que cessent les « discours » sur le capital humain, actif le plus précieux, très souvent lus en première page de la plupart des rapports annuels et sentencieusement évoqués lors des repas de fin d’année. Le bilan social d’une entreprise est l’avorton du bilan économique des actionnaires. Il s’agit tout simplement d’un problème de cohérence entre le discours et les actes et du respect que l’on doit à soi-même et aux autres. Il est vrai que bon nombre de « gourous » de renommée mondiale, experts en organisation et restructuration d’entreprise sont là pour rassurer et déculpabiliser les décideurs, le montant de leurs honoraires étant souvent proportionnels aux « économies » qu’ils promettent de faire faire à leurs clients, quel qu’en soit le coût humain et social pour la communauté. On compte environ 200 millions de chômeurs actuellement dont la grande majorité dans les pays en développement, la dette américaine est actuellement à plus de 10 000 milliards de dollars. Le maître du Casino royal, Alan Greenspan, patron de la Fed jusqu’en 2006, a joué et surjoué avec les taux, les abaissant même à 1% pendant un an contre toute logique économique mais au profit des financiers de Wall Street qui ont engrangé plus de 90 milliards de dollars ces dix dernières années en revenus, tandis que la dette hypothécaire des ménages américains (les fameux subprimes) passait en l’espace de 5 ans de 5530 à 11 000 milliards de dollars en 2007. Ces chiffres froids, et loin d’être exhaustifs représentent la véritable « performance » réalisée par les champions de la pensée unique en économie. L’économie, cette discipline pseudo-scientifique qui prétend régir les rapports entre les hommes, alors que la pérennité de l’humanité ne se fera que sur la base d’une approche radicalement différente qui suggère que l’homme reste au centre des préoccupations. D’aucuns diront que cette crise va nécessairement remettre en cause « le veau d’or », que ce n’est plus l’argent qui mène le monde, que les libéraux adeptes du laisser-faire et de la dérégulation et du tout profit vont revisiter leur copie. Il m’est souvenir que John Keynes (l’inspirateur de la mise en place de la régulation de la politique monétaire, les accords de Bretton Woods en1944) avait déjà alerté, en 1919, les chantres du libéralisme sur les dérives et dangers du marché, il n’avait pas été écouté. La montée du nazisme commença en 1920, sur les braises de la crise économique. Puissent aujourd’hui, les « grands » de ce monde entendre raison, enfin, grands ! que parce que nous sommes à genoux.


Par Djamel Khelifi

http://www.elwatan.com/Mondialisation-de-l-economie-ou
 

Viviane Forrester est une écrivaine, essayiste, romancière et critique littéraire, née le 29 septembre 1925 à Paris.

En 1943, elle a dû s’exiler en Espagne pour échapper aux rafles antijuives.

Elle est critique littéraire au quotidien Le Monde. Elle collabore également à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur et à La Quinzaine littéraire. Après un grand succès en tant que romancière, lauréate du prix Femina Vacaresco en 1983, pour son livre Van Gogh ou l'Enterrement dans les blés, elle devient elle-même membre du jury de ce prix. Elle est considérée comme une spécialiste de Virginia Woolf et de Vincent Van Gogh.

Elle a été connue au plan international par ses livres politiques. Dans L'Horreur économique (prix Médicis1996) et Une étrange dictature elle critique la mondialisation de la société. Elle fait partie des membres fondateurs d’Attac. Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Viviane_Forrester


                                                           

                                                                      Soljenitsyne prenant le train à Vladivostok.
                                                                                         Photo de
Mikhail Evstafiev.




Par Eva R-sistons



La chaîne parlementaire:

Au menu, l'Archipel du Goulag,

"ce réquisitoire implacable du communisme".

Un bon prétexte pour taper sur les Russes,

un bon prétexte pour déconsidérer le communisme,

au cas où certains esprits chagrins,

mécontents de la mondialisation "heureuse", 

s'aviseraient de regarder ailleurs,

et en l'occurrence, du côté du socialisme,

ou même du communisme.

Le capitalisme montre ses limites,

et même se casse la gueule,

ce n'est pas une raison pour qu'on

ait envie de changer de système.

On ne change pas un Système

qui rapporte tant à l' "Elite" !  

 Et donc, en avant l'Archipel du Goulag,

la Russie, le communisme,

les jolis amalgames,

en avant la désinformation,

la propagande !



Au fait,

à la fin de sa vie,

Alexandre Soljenitsyne, paraît-il,

était très critique vis-à-vis de la mondialisation "heureuse".

Mais ça, ça n'intéresse pas nos médias courtisans...

Eva R-sistons

à nos médias partisans et de propagande

Préservons notre liberté
,




Suite au commentaire reçu d'Anne :


Juste pour signaler l'autre livre clé de V Forrester : "Le crime occidental" qui montre la complicité des pays occidentaux alliés dans l'holocauste et dans la genése du conflit entre juifs et palestinniens, une autre clé pour comprendre l'histoire contemporaine.
Anne W.




CRIME OCCIDENTAL
de VIVIANE FORRESTER

mercredi 25 mars 2009 par la rédaction de Montray Kreyol

Et si les Israéliens et les Palestiniens n’étaient pas victimes les uns des autres, mais tous deux ensemble de l’histoire européenne, de ses crimes antisémites ?


L’auteur, documents à l’appui, démontre comment les puissances occidentales (Europe et Etats-Unis) refusèrent d’accueillir sur leur sol des juifs tentant de fuir la folie hitlérienne, et comment, au sortir de la guerre, plutôt que de « se repentir » auprès d’un peuple sciemment martyrisé, elles préférèrent se débarrasser des survivants en facilitant leur regroupement sur une terre extérieure, alors occupée par des autochtones arabes considérés comme quantité négligeable, voire inexistants.


Ce malentendu originel empêcherait toute résolution définitive des antagonismes. Les puissances occidentales continuent de proposer leurs bons offices en tant qu’arbitres alors qu’elles sont directement responsables de la tragédie proche-orientale.

source : Benjamin Joyeux. LE MONDE DIPLOMATIQUE | décembre 2004| Page 34

Le Crime occidental.

de VIVIANE FORRESTER

Aux Editions Fayard,

Paris, 2004, 244 pages, 17 euros.

 .

 








http://www.montraykreyol.org/spip.php?article2239





Le crime occidental

Viviane Forrester, Editions Fayard, 2004

vendredi 25 février 2005, par Alice Granger


Le style de Viviane Forrester est très accusatoire. Documents à l’appui, il est évident qu’il y a eu, de la part des démocraties occidentales, une fraternité sourde avec les oppresseurs, une façon de laisser carte blanche aux nazis pour les Juifs encombrants. Aucune puissance occidentale, lorsque les Juifs commençaient à être persécutés par le régime nazi, des années avant le déclenchement de la guerre, n’accepta de revoir à la hausse ses quotas d’immigration si bas. Pas même les Etats-Unis ! En 1938, le ministre des Affaires Etrangères dit à son homologue allemand que les Français ne désiraient plus accueillir des Juifs venant d’Allemagne, alors l’Allemagne pourrait-elle prendre des mesures quelconques pour les empêcher de venir en France…

Des Juifs indésirables partout ! Instinct antisémite à fleur de peau !

Tandis que, à la même époque, il y avait encore aux Etats-Unis la Ségrégation des Noirs, et en Europe le colonialisme avait encore de beaux jours ! Le dogme du mépris à l’égard d’une sous-humanité dominait encore ! L’antisémitisme se mêlait à ce mépris à l’égard de ceux qui étaient vus comme une sous-humanité !

A la fin de la guerre, les frontières ne s’ouvrirent pas plus ! Pourtant, puisqu’ils étaient si nombreux à être morts, le monde n’était plus aussi…saturé de Juifs ! Mais les survivants ne purent pas, la plupart du temps, retrouver la place qui leur revenait de droit dans le pays qui était le leur, là où ils s’étaient intégrés depuis des siècles !

En puissance, ils restaient indésirables, par-delà les atrocités ! Le projet de création d’un territoire juif, Etat souverain, était donc très logique, pour accueillir ceux dont aucun pays ne voulait, surtout les pauvres.

L’antisémitisme en puissance dans les démocraties occidentales ne fut pas contredit par l’ouverture massive des frontières par ces démocraties, qui ont maintenu leurs quotas très bas.

Viviane Forrester insiste sur le fait que Palestiniens et Israéliens sont étrangers à leur Histoire actuelle, victimes ensembles d’une Histoire soi-disant révolue, restée en suspens, une Histoire européenne dont ils ne furent ni les uns ni les autres les bourreaux ni les coupables. Des puissances occidentales, encore ancrées dans le colonialisme, prirent en 1948 à des Arabes, considérés par ce colonialisme comme une sous-humanité, des terres pour les donner à cette autre sous-humanité, ces Juifs indésirables, pauvres rescapés des camps nazis et des persécutions, population issue de l’Occident dominateur. En Occident, on pourrait alors repousser le sentiment de culpabilité naissant de toujours trouver indésirables ces pauvres Juifs par-delà leur terrible malheur, culpabilité non seulement de n’avoir rien fait mais aussi de ne toujours rien faire, on pourrait refouler encore plus loin l’antisémitisme, ne jamais analyser son pourquoi intime ! On les aurait, ces indésirables, mis à l’abri sur des terres pris à d’autres, mais quelle importance, ces autres étaient vus par le colonialisme comme des inférieurs, de toute manière déjà sous tutelle, d’abord l’empire ottoman puis le mandat britannique ! Et ces Britanniques ont d’autant mieux été d’accord pour donner la Palestine aux Juifs que, la même année, ils avaient renoncé à l’Empire des Indes et la Palestine n’avait donc plus de rôle stratégique sur cette route vers les Indes.

Les démocraties occidentales n’auraient plus besoin de culpabiliser, oui elles n’avaient pas voulu ouvrir leurs frontières à ces malheureux, oui, elles avaient continué à les trouver indésirables sur leur sol, mais, n’est-ce pas, elles avaient fait mieux, elles leur avaient trouvé une terre, un abri, un Etat, et la population arabe éjectée, quelle importance ? Une population palestinienne mise dehors par une décision occidentale, pas par la population israélienne, pas par un acte de conquête.

Herzl, Juif viennois fondateur officiel du sionisme, souhaitait une émigration qui aurait pour effet d’apporter une bouffée d’air aux classes moyennes des pays antisémites, qu’il acceptait de considérer comme asphyxiées par la présence de leurs compatriotes juifs…Il voulait sauver la masse, mais ne voulait pas pour lui l’exil, il se sentait être un leader en phase avec les grands de ce monde, allant pour cette raison au-devant des désirs antisémites…Les Sionistes déjà installés en Palestine avaient eux-mêmes du mépris pour ces pauvres rescapés des camps arrivant en Palestine.

Antisémitisme occidental jamais analysé ! En quelque sorte, la création du nouvel Etat, en Palestine, était symptomatique de cette non analyse occidentale de son antisémitisme ! Presque un geste antisémite totalement dénié, mettre à l’abri sur une autre terre ceux que nous ne voulons pas chez nous, comme cela plus jamais n’apparaîtra que nous ne les voulons pas chez nous, ceci sera refoulé, de même que chez nous alors la moindre parole antisémite sera censurée tout de suite car, n’est-ce pas, antisémites nous ne le sommes pas ! Refoulement total de notre antisémitisme d’Occidentaux, nous ne l’avons jamais été ! Nous avons totalement oublié que, face à ces autres que nous voyions comme différents, nous avons pu être aussi intolérants et haineux ! Ceux qui, encore, se manifesteraient antisémites, ne seraient qu’un accident vite censuré ! Refoulement total ! Bonne conscience !

Viviane Forrester elle-même, au style si accusatoire, et qui étudie si rigoureusement les documents, l’analyse-t-elle, essaie-t-elle elle-même de comprendre ce qui se passe dans le fait de trouver ces…autres indésirables sur notre sol ? Essaie-t-elle d’entendre de quoi il s’agit quand quelqu’un croit que c’est son sol, son pays, et que ce n’est pas celui de cet autre, même s’il est là depuis des siècles, même si la Révolution Française le reconnaît comme citoyen à part entière ? Qu’est-ce qui, chez ces autres, était vécu comme si différent, et si dangereux ? Ceci, Viviane Forrester non plus ne l’analyse pas ! Nous aurions aimé que sous sa plume le refoulé fasse retour !

Elle se contente de dire qu’il existait un peu partout en Europe, mais ne le montre jamais en acte ! Ce que disaient les antisémites, ce qu’ils disaient de ces autres spéciaux, ne s’entend pas, comme si le fait de son refoulement était acquis ! Elle parle des démocraties occidentales, des puissances occidentales, de l’Occident, elle ne parle pas des Occidentaux en particuliers, de tel et tel Occidental qui s’est senti "asphyxié", et pourquoi donc ?, par la présence juive. On aurait aimé qu’elle aborde aussi ce genre de documents, dans lequel par exemple un écrivain antisémite dit des choses…Juste pour essayer d’entendre le pourquoi ? Mais Viviane Forrester reste à un niveau général. L’Occident, le crime de l’Occident. Refoulement de l’acte et de la parole antisémite ! Et, désormais, continuer à le censurer dès qu’il se pointe ! Alors que l’antisémite, lui, il sent vraiment la présence autre, il sent vraiment à quel point cet autre est là, avec ses qualités à lui, de sa manière horrible et haineuse il reconnaît pourtant cet autre, même à vouloir aussitôt sa disparition ! L’antisémite dit quelque chose, dit peut-être une autre présence au monde qu’auraient les Juifs du fait de leur déracinement, cela l’inquiète, il voudrait tuer cet autre qui, peut-être, lui semble plus batailleur, plus pragmatique, plus débrouillard, il voudrait aussi accentuer ses faiblesses pour se persuader qu’il n’est pas plus fort que lui. Paradoxalement, et sous une forme haineuse, l’antisémite reconnaîtrait peut-être mieux que tout le monde la spécificité juive, et voudrait l’anéantir comme par jalousie intense. Quelque chose se passe, en tout cas, dans le fait antisémite. Il y a un relief incroyable de l’autre radical, l’autre dit juif, que ressent l’antisémite, qui veut aussitôt détruire ce relief qui risque de lui en enlever à lui.

Alors, refouler radicalement la parole antisémite, ou bien aller dans son sillage, mais sans chercher à occulter par la haine radicale ce que cette parole reconnaît de qualités à cet autre, accepter d’analyser son propre dérangement, et peut-être, prendre de la graine, accepter de se déraciner soi-même, de se remettre en question, au contraire de se replier ? Peut-être en arriver soi-même à se déraciner et rejoindre ainsi la spécificité juive, se mettre soi-même en exil du cocon douillet, du repli, s’en trouver la capacité, admettre d’être radicalement mis en question par l’autre ?

Céline s’était lui-même mis dans une situation de risque extrême en mettant en écriture son antisémitisme ! Lui, cet autre radical, il l’a senti d’une manière exacerbée, et la haine s’est déchaînée ! Mais il y a dans le texte de Céline, au sein même de son antisémitisme atroce, presque un début de reconnaissance de l’autre radical, même d’une manière négative. Céline avoue presque son sentiment d’infériorité à lui…Le danger extrême qu’il sent, lui, dans son abri, danger d’être mis nez à nez avec sa propre infériorité face à des déracinés, des gens depuis deux millénaires en route donc ayant développé par cette expérience d’autres qualités que des gens ayant la sensation de n’avoir jamais quitté leur abri, il le crie ! Il crie son antisémitisme ! Il se sent en danger d’être tiré de son abri non pas par ces autres radicaux, ces déracinés sachant souvent pour cette raison bien s’intégrer par-delà les persécutions, mais tiré de son abri parce que, à cause d’eux, il ne peut plus ignorer son infériorité. L’autre le vise au visage ! Le dérange dans son cocon. L’interpelle du point de vue de l’hospitalité ! Et de sa curiosité à l’égard de l’autre.

C’est donc très curieux, ce texte de Viviane Forrester ! C’est un travail impeccable, elle a du souffle, pour défendre deux peuples en conflit prenant son origine dans la décision de création d’un Etat neuf qu’ils n’ont pas prise eux-mêmes. Elle est extraordinaire pour démontrer que, certes, le peuple juif est sur des terres autrefois aux Palestiniens, certes les Palestiniens ont été chassés de ces terres et c’est logique qu’ils luttent pour avoir eux aussi à nouveau des terres, mais ce crime-là, chasser des hommes de la terre qu’ils habitaient depuis quinze siècles, a été commis par les démocraties occidentales, et même le sionisme, à ses début, peinait à trouver des candidats au retour sur des terres bibliques en Palestine. Et ce crime-là, chasser les Palestiniens de leurs terres pour y mettre les Juifs dont on ne voulait nulle part ailleurs, venait donc dans le sillage d’un autre crime, occidental, un crime antisémite, disons-le. Le crime de déclarer sur le sol des démocraties occidentales des Juifs, la plupart du temps pauvres, non désirables ! Vous, nous n’en voulons pas ! Par conséquent, nous n’avons pas regardé de trop près ce que faisait de vous le régime nazi. Et ensuite, le régime nazi vaincu, nous n’avons toujours pas voulu de vous, mais, quand même, nous vous avons offert un abri par des terres certes pas à nous, mais quelle importance, elles étaient à des Arabes, c’étaient des terres comme celles que nous avions déjà l’habitude de coloniser…Viviane Forrester, d’une seule traite, dans ce texte qui est un seul chapitre, comme écrit d’un souffle, souffle puissant et accusatoire, dénonce le crime, le double crime, le crime occidental antisémite, et le crime, disons, colonial ayant fait chassé des Arabes de leurs terres, mais en même temps, elle ne nous présente jamais l’autre radical, on pourrait dire l’autre s’étant attiré sur lui ce crime.

Comme ministère public, elle prend la parole, c’est un très efficace réquisitoire, mais on n’entend, dans cette sorte de procès, qu’elle, et elle, et encore elle. Bien sûr, son but est de démontrer que l’Occident est un virtuose de la délégation, de la résorption de sa responsabilité, responsabilité notamment politique.

Elle a raison, la situation si conflictuelle au Proche-Orient a sa cause dans la responsabilité occidentale.

Et il faut espérer que Palestiniens et Israéliens puissent un jour se parler sans avoir besoin des grandes puissances occidentales !

Cependant, l’antisémitisme, sera-t-il un jour analysé ? Ou bien la perspective de la résolution du conflit du Proche-Orient rendra-t-il inutile d’avoir à le faire ?

Alice Granger Guitard

http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?page=imprim&id_article=72&var_mode=calcul

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 14:54




La propagande néo-con des Médias.

Comment on vous lave le cerveau,

la propagande qui lave le cerveau.

Vidéos ici :



http://suntzu.vox.com/library/post/la-propagande-vous-lave-le-cerveau-voil%C3%A0-comment.html

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 17:31
Premiers pas sur la Lune de Buzz Aldrin le 20 juillet 1969 lors de la mission Apollo 11 avec sa combinaison spatiale A7L.  Wikipedia.org



VIDEO à écouter sur le site http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34140188.html :

Propagande_Adler_Operation_Lune
envoyé par psartekonish. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

c'est pas beau ça !? la terre est toujours plate monsieur Adler. Parle t-il des faits ?non toujours pas donc monsieur est hors sujet zéro pointé comme le montre notre décripteur.
_______________

Analyse de la propagande du néo-conservateur français Alexandre Adler, très présent dans les médias français.
Ou comment relier le canular d'Apollo aux soi-disants islamistes extrémistes d'Al-Qaïda, qui sont d'après lui à l'origine des attentats du 11 septembre.

"Opération Lune" de William Karel :
http://www.dailymotion.com/video/x2rywc_nasa-operation-lune-13_politics

"Que s'est-il passé sur la Lune ?" de David Percy :
http://video.google.com/videoplay?docid=5638049439673634422
http://video.google.com/videoplay?docid=-6656868093442072246


la vidéo en AVI et bonne qualité ici :
http://www.filefactory.com/file/aff29h0/n/Propagande_Adler_Operation_Lune_avi


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-34140188.html



Apollo sur Wikipedia :

Le programme Apollo est le programme spatial de la NASA mené durant la période 19611975 qui a permis aux États-Unis d'envoyer pour la première fois des hommes sur la Lune. Il est lancé par John F. Kennedy le 25 mai 1961, essentiellement pour reconquérir le prestige américain mis à mal par les succès de l'astronautique soviétique, à une époque où la guerre froide entre les deux superpuissances battait son plein.

Le programme avait pour objectif de poser un homme sur la Lune avant la fin de la décennie : le 21 juillet 1969, cet objectif était atteint par deux des trois membres d'équipage de la mission Apollo 11, Neil Armstrong et Buzz Aldrin. Cinq autres missions se sont posées par la suite sur d'autres sites lunaires et y ont séjourné jusqu'à 3 jours. Ces expéditions ont permis de rapporter 382 kilogrammes de roche lunaire et de mettre en place plusieurs batteries d'instruments scientifiques. Les astronautes ont effectué des observations in situ au cours d'excursions sur le sol lunaire d'une durée pouvant atteindre 8 heures, assistés à partir d'Apollo 15 par un véhicule tous-terrains, le rover lunaire.


suite ici :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Apollo



Guerre froide:



Durant les années 1950 la guerre froide bat son plein entre les États-Unis et l'Union Soviétique, les deux superpuissances de l'époque. Celle-ci se traduit par des affrontements militaires indirects (Guerre de Corée), et une course aux armements qui porte notamment sur le développement de missiles intercontinentaux porteurs de têtes militaires nucléaires capables d'atteindre le territoire national de l'adversaire. Les deux pays développent ces fusées en s'appuyant largement sur les travaux et l'expertise de savants et techniciens allemands qui ont mis au point le premier engin de ce type lors de la Seconde Guerre mondiale, la fusée V2. L'Union Soviétique prend une certaine avance en réussissant en 1956 le premier tir d'un missile intercontinental, la R-7 Semiorka, ancêtre direct de la fusée Soyouz. Cette fusée de 280 tonnes est particulièrement puissante car elle doit emporter une bombe A pesant 5 tonnes alors que les missiles américains doivent lancer des bombes H beaucoup plus légères.


Course à l'espace:

suite sur Wikipedia

Le vol de Youri Gagarine le 12 avril 1961 a été le déclencheur du programme Apollo



http://www.filefactory.com/file/aff29h0/n/Propagande_Adler_Operation_Lune_avi

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 06:23


publié par babelouest (crisonnier) Avant-hier 06H44

lundi 29 juin 2009, par Hermès

Le mateur de TF1 et l'enseignant : on se croirait en 1942

Mort aux profs!


Un peu de haine c'est toujours bon: ça fédère les aigris, ça coagule les rancoeurs, ça alimente le moteur sarkoziste dont le pot d'échappement excelle en vapeurs fétides...
Alors, aujourd'hui, plein feu sur les profs...via l'absentéisme! A partir d'une "information": 45% des professeurs ont pris un congé maladie dans l'année. Information relayée en boucle dans les sites TFI, le Point, le Figaro, le Nouvel Obs et j'en passe!Et la lecture de ces forums nous replonge dans une période que je n'ai pas connue mais dont je perçois les odeurs lointaines - odeurs de gaz.
Ah les profs... feignants, sales, ignares, laxistes, malhonnêtes, souvent arabes, juifs, pédés... Non, je ne plaisante pas car , si bien sûr ça ne se dit pas ainsi dans la presse "bien pensante" (!), on le pense si fort que le forum devient le déversoir complaisant de toute cette haine accumulée, de cette France ennemie d'elle-même, où l'on stigmatise le fonctionnaire, le chômeur, le pauvre, le malade, le retraité, le "profiteur"! L'autre.
Car pour cette France là, le profit n'est pas chez les banquiers... mais partout ailleurs!Le prof, l'ennemi symbolique, car vestige de "l'intellectuel" dont le nom désormais doit s'incarner dans la Sainte Trinité de BHL, de Finkielkraut et de Carla Bruni. La vraie gauche.
Le prof traîné dans la boue comme jamais on aura osé depuis Vichy: vomir sa haine sur une catégorie de la population. On ne peut plus s'amuser avec des injures raciales ou sexuelles? Alors on se lâche où on peut! Merci la Presse.
Et personne ne se révolte.Mais vous avez tort; aujourd'hui le prof, demain ce sera vous: vous avez certainement des gènes de "profiteur"... N'oubliez pas que vous êtes "l'Autre".

En attendant, relisez donc "Matin brun". Mais mettez un peu le nez dans nos poubelles:
Forum du blog TF1.
le 29/06/2009 à 14h20
Soit dit en passant mes enfants sont dans une école privée et vous savez quoi aucune absence pour maladie !!! cherchez l'erreurMax, Pari

le 29/06/2009 à 14h19
Ces pauvres profs si fatigués , nos enfts sont si pénibles !!!! LAMENTABLE .. changez de métier mais va falloir bosser 8 h par jour là dans le privé et si vous etes trop souvent en arret : Viré !!!Cmoi, Laon

le 29/06/2009 à 14h11
SARKO il faut vite degraisser le mammouth comme disait un socialiste intelligent les enseignants ont si peu de conge ..... hop un peu de conge maladie pas belle la vie ...et on paie tout ca .Debain, Lyon

le 29/06/2009 à 14h03
Que l'on fasse plus de contrôles car certains profs sont souvent absents avant les vacances scolaires ou week-end !!!! et bien sûr payés !!!! je reconnais que les parents ne sont pas tous conscients de ce qui se passe et que leurs "chers petits" sont des anges....mais si les instituteurs, professeurs, et directeurs d'école étaient un peu moins laxistes se serait bien pour tout le monde et il y aurait peut-être moins de problèmes dans les cours d'école....car il faut plus de surveillance et de réprimande et non pas laisser faire sous prétexte que "ça ira mieux demain" !!!!!!!!!!! je n'ai plus d'enfants à l'école mais des petits-enfants et je suis un peu en colère après l'éducation nationale qui reste fermer sur elle-même !!!!!!!!!!!!!!!!!!!Marie23, Valence

Bjr ha parce qu'ils travaillent faut qu'ils rusent pour trouver une semaine d'arret maladie sur les 120 jours de travail annuel !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!Leguaufiot, Drancy

blog Le Figaro
Jean Rene B
Milieu à risque
29/06/2009 à 15:14
Il paraît que les enseignants sont souvent malades parce qu'ils sont contaminés par leurs élèves. Ce serait un milieu à risque. C'est faux, il n'y a pas plus de risque qu'être parent. J'ai élevé 5 enfants qui allaient à l'école et ramenaient des cochonneries. Je les calinais et ils me calinaient. J'ai rarement eu plus d'un jour de congé maladie dans l'année malgré les énormes risques. Et je connais nombre de mères de familles qui ne sont JAMAIS malades.Par ailleurs les enseignants sont parmi ceux qui ont la plus longue vie en retraite. Tiens ? Pourquoi ?

La chianli
29/06/2009 à 15:13
Ho mon Dieu quelle horreur ! : on stigmatise une frange entière de la population ! Quelle ignominie injuste à l?encontre de ces gens amoureux de leur métier qui se donnent tant de mal pour nos chères petite têtes blondes (enfin blondes, elles le sont de moins en moins les petites têtes?) ! Sans doute une enquête diligentée par des malveillants. Bouuuuuu que c?est pas gentil ! Va vite falloir songer à faire grève pour protester énergiquement !On parie que tous les guignols du PS vont très vite monter au créneau pour dénoncer cette manipulation éhontée, en montrant du doigt un affreux Sarko qui dresse les gens les uns contre les autres ?!45%? Mais est-ce vraiment une surprise pour les parents d?élèves confrontés régulièrement à ces manquements graves ? Non. Mais peuvent-ils le dénoncer ? Non plus. Alors la chianli continue.

Combien de femmes chez les instits ??
29/06/2009 à 15:12
80 %, je crois.Je vois autour de moi que les femmes ont 1 énorme absentéisme ( Y a t il des études sur ça ?? .....).Si on crie ' égalité ' , alors l'égalité doit s'appliquer partout. Problème des arrêts : anormal que ce soit fait par son médecin perso ..... au bout d'1 certain nbre de jours dans 1 intervalle de temps , 1 médecin indépendant doit intervenir.

Difficile à digérer !
29/06/2009 à 15:12
Mais c'est comme ça!et pourtant ils bénéficient ces fonctionnaires ... d'un tas de congés !Il me semble, qu'un partage pourrait être fait pour les grandes vacances : les utiliser pour des travaux d'intérêts communs !

vapona
29/06/2009 à 15:07
allons, ne tirez pas sur nos chers fonctionnaires, on leurs donne systematiquement du travail pour 4, mais heureusement comme disait un regreté humoriste ,ils sont 8 pour le faire

LAMENTABLE
29/06/2009 à 15:01
pour des gens qui travaillent en gros trois mois sur douze .... il faut trouver une astuce : par exemple ne pas les payer en cas d'arrêt maladie, vous verrez, ils bosseront ...

 

http://www.nouvelhermes.blogspot.com/

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4645

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