Mercredi 15 octobre 2014 3 15 /10 /Oct /2014 01:14

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Etats-Unis-et-de-Gaulle.jpg

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Voir aussi :

Les Etats-Unis renversent des gouvernements - Que se passe-t-il à Hong-Kong ?
La lutte contre l’EI, un écran de fumée pour masquer la mobilisation US contre la Syrie -

 

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L’ONG « Human Rights Watch » publie un rapport prouvant que le FBI a poussé des américains musulmans à commettre des attentats

 

fbi incite musulmans terrorisme L’ONG Human Rights Watch publie un rapport prouvant que le FBI a poussé des américains musulmans à commettre des attentats

L’ONG Human Rights Watch publie le rapport « ILLUSION OF JUSTICE – Human Rights Abuses in US Terrorism Prosecutions »

 

Human Rights Watch (HRW), une ONG américaine très célèbre et très estimée, vient de publier, ce 21 juillet 2014, un rapport saisissant et très documenté de 214 pages qui démontre que le FBI a « encouragé, poussé et parfois même payé » des musulmans américains pour les inciter à commettre des attentats, au cours d’opérations montées de toutes pièces, après le 11 Septembre.

Selon ce rapport, dans la plupart des plus de 500 affaires de terrorisme examinées par les tribunaux américains depuis le 11 septembre 2001, « le ministère américain de la Justice et le FBI ont ciblé des musulmans américains dans des opérations clandestines de contre-terrorisme abusives, fondées sur l’appartenance religieuse et ethnique ». ( Je rappelle que le FBI (« Federal Bureau of Investigation », qui peut être traduit par « Bureau fédéral d’enquête ») est le principal service fédéral de police judiciaire des États-Unis et aussi l’un des services essentiels de renseignement intérieur).

Pour parvenir à cette conclusion – ô combien scandaleuse pour le pays qui se prétend être le défenseur des droits de l’homme et de la démocratie dans le monde -, l’ONG Human Rights Watch a jugé bon, on s’en doute, d’étayer son rapport par de nombreux exemples.

L’ONG HRW, aidée de l’Institut des droits de l’homme de la Faculté de Droit de l’Université de Columbia, a en particulier étudié 27 affaires, de l’enquête au procès, en passant par l’inculpation et les conditions de détention, et interviewé 215 personnes, qu’il s’agisse des inculpés ou condamnés eux-mêmes ou de leurs proches, d’avocats, juges ou procureurs.

Conclusion ?  

« Dans certains cas, le FBI pourrait avoir créé des terroristes chez des individus respectueux de la loi en leur suggérant l’idée de commettre un acte terroriste », résume un communiqué, estimant que la moitié (!) des condamnations résultent de coups montés ou guet-apens. Dans 30 % des cas (!), l’agent infiltré a joué un rôle actif dans la tentative d’attentat.  

Notons bien que l’on ne parle pas d’un phénomène marginal : les pourcentages de manipulation détectée sont énormes puisqu’ils concernent la moitié des cas !

[ Sources :
- ce rapport ô combien accablant, mais ô combien instructif, vient tout juste d'être mis en ligne sur le site en anglais de Human Rights Watch : http://www.hrw.org/sites/default/files/reports/usterrorism0714_ForUpload_0_0_0.pdf

Il n'est pas encore disponible sur le site en français.

- la présentation du rapport est disponible sur http://www.hrw.org/node/127456 ]

Les forces de l’ordre américaines ont ciblé des Américains musulmans à la personnalité fragile pour leur suggérer l’idée et leur fournir les moyens logistiques des attentats.

Andrea Prasow, l’un des auteurs du rapport, a résumé la situation ainsi : « On a dit aux Américains que leur gouvernement assurait leur sécurité en empêchant et en punissant le terrorisme à l’intérieur des États-Unis. Mais regardez de plus près et vous réaliserez que nombre de ces personnes n’auraient jamais commis de crime si les forces de l’ordre ne les avaient pas encouragées, poussées, et parfois même payées pour commettre des actes terroristes.»

L’étude cite notamment les quatre inculpés de Newburgh, accusés d’avoir planifié des attentats contre des synagogues et une base militaire américaine, alors que le gouvernement avait, selon un juge, « fourni l’idée du crime, les moyens, et dégagé la voie » et transformé en « terroristes » des hommes « dont la bouffonnerie était shakespearienne ».

Selon HRW, le FBI a aussi souvent ciblé des personnes vulnérables, souffrant de troubles mentaux et intellectuels. Le rapport cite également le cas de Rezwan Ferdaus, condamné à 17 ans de prison à l’âge de 27 ans pour avoir voulu attaquer le Pentagone et le Congrès avec des mini-drones bourrés d’explosifs. Un agent du FBI avait dit de Ferdaus qu’il avait « de toute évidence » des problèmes mentaux, mais le plan avait été entièrement conçu avec le policier infiltré.

james crombie fbi L’ONG Human Rights Watch publie un rapport prouvant que le FBI a poussé des américains musulmans à commettre des attentats

L’exemple de la manipulation des « terroristes » du Bronx par le FBI

Cette photo figure en couverture et en dos de couverture du rapport publié par Human Rights Watch le 21 juillet 2014.  

Traduction de la légende figurant en dos de couverture : « Des agents fédéraux et des policiers escortent James Crombie (au centre) à la sortie des bureaux du FBI à New York le 21 mai 2009. En 2011, Comitie et trois autres hommes ont été condamnés à 25 ans de prison pour un complot présumé visant à faire sauter des bombes dans trois synagogues dans le Bronx et à abattre des avions sur la base aérienne de la garde nationale à Newburgh, New York.»

Commentaires : Non, les universitaires et les militants des droits de l’homme américains ne sont pas « conspirationnistes » et ne sont pas « antiaméricains »

Ce rapport, d’une rigueur méthodologique irréfutable, est riche de nombreux enseignements, et en particulier de trois :

1°) Il y a aussi des citoyens admirables aux États-Unis

Il me plaît de souligner que ce document – qui a certainement nécessité des mois et des mois d’enquête – a été conçu et produit par des citoyens américains, des étudiants, des universitaires et des militants des droits de l’homme.

Ils méritent tous nos remerciements et notre admiration pour leur courage et leur abnégation. Ils font partie, comme Edward Snowden, de ces pans entiers du peuple américain qui restent respectueux des valeurs humaines, de la liberté et de la démocratie. Ils me permettent au passage de souligner, une fois encore, à quel point le procès en « anti-américanisme » que certains de nos adversaires font à l’UPR, faute d’autres arguments, est aussi honteux que puéril. Comme nous l’avons fait dès la rédaction de la Charte fondatrice en 2007, l’UPR fait parfaitement la différence entre le peuple américain et ses dirigeants politiques, économiques et financiers qui ont kidnappé sa liberté et sa démocratie.

2°) La dérive fascisante et vicieuse du pouvoir aux États-Unis est une nouvelle fois confirmée

Les révélations de ce rapport de HRW doivent susciter l’indignation absolue chez tout être humain normalement sensible et éduqué.

Les cas analysés sur 214 pages serrées prouvent que le pouvoir aux États-Unis a recours, de façon désormais régulière, à tous les procédés les plus abjects du mensonge et de la manipulation des masses.

C’est un pouvoir fascisant et vicieux, qui multiplie les attaques « sous faux drapeau », et met à profit la faiblesse psychologique de certains individus pour les inciter à commettre des attentats dans le seul but de les démasquer ensuite, afin de nuire à la religion ou à l’ethnie qu’ils sont censés représenter.

Ce constat est d’autant plus alarmant pour la paix du monde que ce sont justement les autorités de ce pays qui développent la théorie du « Choc des Civilisations », notamment dans le but de vassaliser complètement les pays d’Europe à leur empire.

Lorsqu’un pouvoir considère comme normal de fomenter des attaques « sous faux drapeau », ou de piéger des marginaux en les incitant à commettre des attentats, afin de les arrêter ensuite, en stigmatisant leur ethnie ou leurs convictions religieuses devant l’opinion publique, il est à craindre que ce même pouvoir n’utilise les mêmes procédés à une plus grande échelle, pour susciter, dans l’opinion publique états-unienne et dans les opinions publiques européennes, la haine des Autres : haine des Russes, haine des Arabes, haine des musulmans, haine des Jaunes, haine des Noirs, etc.

Comme je l’ai maintes fois analysé, c’est aussi à relayer cette haine des autres civilisations que sert, hélas, la prétendue « construction européenne ».

3°) Une mise en garde pour tous nos compatriotes, et plus spécialement ceux d’origine immigrée ou musulmans

Enfin, la publication de ce rapport doit agir comme une mise en garde salutaire auprès de tous nos compatriotes révoltés par la situation politique, économique et sociale, et plus particulièrement par ceux d’origine immigrée ou musulmans. Cette étude leur révèle l’étendue des pièges qui peuvent leur être tendus. On peut certes encore espérer que la situation du pouvoir en France n’a pas encore atteint le même degré de perversion des valeurs démocratiques et des institutions que celui atteint outre-Atlantique. Il n’en demeure pas moins que des indices convergents donnent à penser qu’en France, aussi, des forces sont à l’action pour pousser à la faute certains de nos compatriotes, les plus fragiles ou les plus facilement manipulables.

L’actualité la plus brûlante est là pour nous rappeler par exemple que des agents provocateurs peuvent infiltrer des manifestations pour les faire tourner à l’émeute et, du coup, retourner l’opinion publique contre les plus nobles causes et les dénoncer à la vindicte publique.

Quelle que soit son origine ethnique ou sociale, quelles que soient ses convictions politiques ou religieuses, chacun doit comprendre qu’il ne pourra y avoir d’issue et de libération que par un engagement politique déterminé et responsable, refusant toute violence, mais fondé sur la Raison et sur le Droit.

CONCLUSION : QUE FAIRE ?

Face à la Révolte des Cipayes, le Raj britannique envoya l’armée et se livra à un massacre qui mit fin à toute velléité d’indépendance du peuple indien pendant 90 ans. Mais face à l’immense force protestataire muette du mouvement non-violent de Gandhi, contre lequel il ne pouvait pas envoyer de soldats, le vice-roi des Indes finit par capituler.

Puisse cet exemple être médité par nos compatriotes révoltés. La colère et la fureur, même lorsqu’elles peuvent se comprendre, ne sont jamais bonnes conseillères et se retournent quasiment toujours contre ceux qui leur cèdent.  

Ainsi, face aux manifestations qui s’achèvent dans la violence, la France européiste envoie les CRS, et parfois crée de toutes pièces des incidents de fin de cortège. Et tout cela ne mène à rien, sinon qu’à rendre plus étouffant encore le climat politique et social.

 

Que faut-il faire alors ?

 

Eh bien il faut faire preuve de maturité, s’armer de patience, et passer à l’action s’engager de façon résolue dans un mouvement politique fiable et honnête pour imposer, par la voie démocratique, le changement tant attendu depuis tant d’années.  

 

Et à quoi reconnait-on ce mouvement ? À la sûreté de ses analyses, à la solidité de sa logique, à la noblesse de son éthique, au désintéressement de ses dirigeants, toutes choses contre lesquelles la tyrannie est impuissante.

 

Face à la précision irréfutable des analyses, à la logique imparable des faits, à la légitimité incontestable du droit et à la rectitude démocratique des comportements, les forces euro-atlantistes ne savent plus quoi faire, sinon qu’à tenter piteusement et provisoirement de faire silence.


Les tyrans ne savent alors plus quoi faire car, comme le souligne un beau proverbe chinois, « point n’est besoin d’élever la voix quand on a raison ». C’est au fond toute la stratégie politique et l’éthique comportementale de l’UPR.

 

http://www.upr.fr/actualite/monde/ong-human-rights-watch-publie-rapport-prouvant-fbi-pousse-des-americains-musulmans-a-commettre-des-attentats#.VD2QxHzk9Rk.twitter


 

 

 

 

 

 


L'AVENIR DE LA FRANCE ====
LA 1ère PARTIE DE MON ENTRETIEN AVEC TÉLÉ-SUD-EST, RÉALISÉ LORS DE L’UNIVERSITÉ DE L'UPR À JONQUIÈRES, EST EN LIGNE.

 

Entretien de François Asselineau avec Télé Sud Est : L’avenir de la France

 

 

Voir dernier post de ce grand Parti qu'est l'UPR :

L'euro est dans la pré : les « bienfaits » de l’Union européenne sur l’agriculture française depuis 30 ans…

 

 

 

autre-europe

Recette pour neutraliser la colère des Français : la promesse de l’Autre Europe depuis un tiers de siècle

Depuis un tiers de siècle au bas mot, les Français sont conviés à prendre leur mal en patience devant les conséquences de plus en plus calamiteuses de la prétendue «… Lire la suite →

 

Le FN ne propose pas réellement de faire sortir la France de l’Union européenne ni même de l’euro

Ce dossier exclusif de l’UPR est destiné à démonter la désinformation constante des médias qui affirment que le FN veut faire sortir la France de l’UE et de l’euro et… Lire la suite →

 

 

 


Presidentielles 2012 Union populaire republicaine

 

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Par Eva R-sistons - Publié dans : La vérité sur la question - Communauté : Apprentis journalistes
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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 15:44

 

 

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La CIA pousse à la guerre mondiale, via les médias qu’elle contrôle
 

Udo Ulfkotte, un ancien rédacteur en chef d’un des plus grands quotidiens allemands de grand tirage, "Frankfurter Allgemeine Zeitung", admet qu’il a travaillé pour la CIA.

“Je suis journalise, depuis, environ, 25 ans, et on m’a appris à mentir, à trahir et à ne pas dire la vérité au public”, a dit Ulfkotte, dans un entretien avec la chaîne Russia Today (RT). “J’ai été soutenu par la CIA, pourquoi ? Parce que je suis pro-américain”

Il a décidé de dire la vérité, au sujet des médias de masse, complètement, contrôlés, par la classe financière, parce qu’il a peur d’une guerre, en Europe.

“Les médias allemands et américains essaient d’amener la guerre aux gens en Europe, d’amener la guerre, en Russie. C’est le point de non-retour et je vais dire ce que j’ai à dire… Ce que j’ai fait, dans le passé, est mal, manipuler les gens, construire une propagande contre la Russie”.

Ulfkotte a dit que la plupart des journalistes de la corporation médiatique aux Etats-Unis et en Europe sont “soi-disant des couvertures non-officielles”, ils travaillent pour une agence de renseignement.

“Je pense que c’est particulièrement le cas pour les journalistes britanniques, parce qu’ils ont une relation bien plus étroite (avec leur service de renseignement). C’est très certainement le cas avec les journalistes israéliens et bien sûr les journalistes français… C’est également le cas avec les journalistes australiens, néo-zélandais, taïwanais, bref, de beaucoup de pays.”

Operation Mockingbird (Opération “oiseau moqueur”)

La subversion par la CIA des médias de masse est très bien documentée. Dès 1948, l’ancien avocat de Wall Street Frank Wisner (NdT: le père du beau-père de Sarkozy…) a établi l’opération Mockingbird quand il était directeur de l’OSP (Office of Special Projects), qui allait devenir par la suite un département de la CIA. Cette opération avait pour but de convertir les médias en outil de propagande pour l’élite financière. Wisner engagea Philip Graham du Washington Post pour diriger l’opération et recruter des journalistes, beaucoup d’entre eux avaient travaillé pour le renseignement militaire durant la seconde guerre mondiale.

“Vers la fin des années 1950, Wisner ‘possédait’ des membres respectés du New York Times, de Newsweek, de CBS et autres véhicules de communication,” écrit Deborah Davis dans son livre “Katharine the Great: Katharine Graham and the Washington Post”.

Dès 1953, l’opération fut dirigée par le directeur de la CIA Allen Dulles et balayait virtuellement toutes les grosses entreprises médiatiques incluant le New York Times (NdT: Nous avons dit sur ce blog depuis très longtemps que le New York Times était “la voix de la CIA”…), les magazines Time et Life, les équipes de journaux télévisés, particulièrement CBS News sous Philip Paley, en plus des journaux et chaînes de télévision d’information, la CIA contrôlait aussi Hollywood et la production des films.

“Les fichiers de la CIA documentent des arrangements de couverture additionnels avec ces organisations de presse entre autres: Le New York Herald Tribune, Saturday Evening Post, Scripps-Howard Newspapers, Hearst Newspapers, Associated Press (AP), United Press International (UPI), the Mutual Broadcasting System (MBS), Reuters, the Miami Herald,” a écrit Carl Bernstein le célèbre journaliste de l’affaire du Watergate dans un article paru dans la revue Rolling Stone en 1977.

Des preuves de l’existence du réseau de la propagande de la CIA, son “puissant Wurlitzer” comme l’appelait Wisner, avaient été révélées dans les années 1970 suite aux révélations du comité d’enquête du sénateur Church (Church Committee). “”La CIA entretient couramment un réseau de plusieurs centaines d’individus étrangers à travers le monde qui fournissent des renseignements à la CIA et parfois essaient d’influencer les opinions publiques au travers de l’utilisation de propagande cachée. Ces individus donnent à la CIA un accès direct à un grand nombre de journaux, magazines et périodiques, un grand nombre d’agences de presse, de stations de radios et de télévisions, d’entreprises de publication de livres, maisons d’édition et autres fonctions médiatiques étrangères,” citait un rapport du comité du Congrès en 1976.

Comme le documente Alex Constantine, l’opération Mockingbird est toujours opérationnelle aujourd’hui sous une grande variété de déguisements. Un de ses plus grands géniteurs, Richard Mellon Scaife, vient juste de décéder.

Vers une guerre catastrophique avec la Russie

Udo Ulfkotte s’est dévoilé parce qu’il a peur d’une guerre entre les Etats-Unis, l’Europe et la Russie.

“Les médias américains et allemands essaient d’amener la guerre en Europe, en Russie. C’est le point de non-retour et je vais dire ce que j’ai à dire… Ce que j’ai fait dans le passé est mal, manipuler les gens, construire une propagande contre la Russie. Ce n’est pas juste ce que mes collègues font également, ce qu’ils ont fait dans le passé, parce qu’ils sont corrompus pour trahir le peuple, pas seulement en Allemagne, mais partout en Europe… J’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas voir une fois de plus cette situation se produire, car une guerre ne vient jamais toute seule, il y a toujours des gens qui poussent à la guerre et ce ne sont pas seulement les politiciens, ce sont les journalistes également… Nous avons trahi notre lectorat, nous avons juste toujours poussé pour la guerre… J’en ai assez, j’en ai ras le bol de toute cette propagande. Nous vivons dans une république bananière et non pas dans un pays démocratique où nous aurions la liberté de la presse.”

Pour l’élite gouvernante, l’oligarchie financière en contrôle des Etats-Unis, la guerre est un outil fait sur mesure pour maintenir et centraliser le pouvoir ainsi qu’établir un ordre monétaire mondial. Aveuglée par son arrogance démesurée, l’élite croit qu’une guerre avec la Russie va mettre en échec les aspirations géopolitiques de cette nation, qu’ils perçoivent comme une menace, comme celles de la Chine. Mettre en échec et défier la Russie est l’objectif de cette guerre en Ukraine, qui s’est mise en sourdine depuis quelques temps.

 

La Russie au courant

La Russie est parfaitement au courant de ce qui se trame et se prépare maintenant pour l’inévitable: une guerre thermonucléaire. Impensable il y a encore 2 ou 3 ans, la Russie est maintenant en train de considérer une refonte à très grande échelle de sa position militaire et de considérer (NdT: comme l’ont déjà fait les Etats-Unis…) la possibilité d’une première frappe nucléaire contre l’OTAN et les Etats-Unis.

“A mon avis, notre ennemi principal sont les Etats-Unis et l’OTAN”, a dit le mois dernier le général Youri Yakoubov, vétéran du ministère de la défense russe.

Yakoubov a dit que la Russie avait fusionné ses forces aériennes et spatiales avec ses forces nucléaires aériennes, terrestres et maritimes.
“De plus, il est nécessaire de finement détailler les conditions sous lesquelles la Russie pourrait mener une frappe préemptive avec ses forces balistiques stratégiques”, a t-il dit.

 

Kurt Nimmo

Info Wars


Traduction : Résistance 71

 

 

http://french.almanar.com.lb/adetails.php?eid=196370&frid=19&seccatid=71&cid=19&fromval=1#.VDfklEc-SRg.twitter

 

 

Propagande de guerre et désinformation une vidéo à voir !

 

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Propagande et désinformation : un lanceur d’alerte allemand révèle que les journalistes manipulent et trahissent le public, et sont majoritairement vendus aux agences de renseignement de l’Ouest

 

Cette vidéo est un montage d'une interview d'un journaliste allemand par la chaîne Russia Today où l'on n'entend pas les questions mais seulement les réponses.

 

Udo Ulfkotte est un journaliste repenti : bien qu'ayant désinformé le public pendant 25 ans, il révèle que la situation des journalistes de l'Ouest est catastrophique : ils mentent, ils désinforment, ils manipulent, ils trahissent le public. Mais pire : ce sont des agents aux ordres des services de renseignements occidentaux.

 

Ce que raconte Udo Ulfkotte est en tous points semblable aux déclarations du journaliste indépendant Thierry Meyssan lorsqu'il était en Libye dans un hôtel qui hébergeait des occidentaux et des journalistes : ces derniers étaient aussi des espions qui désinformaient leur média, et même parfois aussi ils posaient des balises près de certains bâtiments pour permettre aux avions de la coalition contre la Libye de les prendre pour cible.

 

 Aujourd'hui, un journaliste est 
 soit une prostituée au service d'une agence de renseignement ou d'une entreprise, 
 soit une personne intègre qui est chômeur ou un indépendant au service de médias altératifs. 

 

Une interview de premier ordre qui révèle l'ampleur de la connivence des journalistes avec le pouvoir, et notamment les services et agences de renseignement qui sont devenus des États dans l'État, des repères de malfaisants croyant servir leur pays. Les sales cons ! Ils servent, avec les doigts sur la couture de leurs pantalons, les intérêts des puissants, des banquiers, des multinationales, et luttent contre la démocratie véritable et les peuples qui veulent s'émanciper.

 

Quant aux citoyens qu'ils sont censés informer loyalement conformément à leur charte, les journalistes les trahissent continument. Ahurissant !

Un must.

À voir absolument !

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Sur ce blog, derniers posts :

 

 

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Le journaliste allemand Udo Ulfkotte a donné cette semaine une interview tonitruante sur la chaîne Russia Today, à l’occasion de la sortie de son dernier ouvrage Gekaufte Journalisten (Journalistes achetés).


Dans ce livre, il détaille la manipulation des médias et des journalistes par les agences de renseignement étasuniennes et notamment comment le Frankfurter Allgemeine Zeitung sert «  comme une prostituée les intérêts de Washington en manipulant ses lecteurs au profit des États-Unis » au travers de multiples organisations pilotées depuis Washington, comme l’Atlantic Bridge, la Commission trilatérale, le German Marshall Found, l’American Council on Germany, l’Aspen Institute, etc.

Ces informations ont été depuis confirmées par Willy Wimmer, ex-secrétaire d’État du ministère allemand de la Défense, qui a accusé le département d’État américain d’ingérence dans le travail de la presse allemande.

 

 

Il faut dire qu’Udo Ulfkotte a lui-même été la victime, parfois consentante, des méthodes des agences de renseignement étasuniennes. Né en 1960, l’homme a été journaliste au service politique étrangère du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ, l’équivalent allemand du Monde) pendant prés de dix-sept ans (1986-2003). À ce titre, il a vécu dans de nombreux pays musulmans entre 1986 et 1998, s’étant même, un temps, converti à l’islam. Il a par ailleurs été membre de l’équipe de planification de la Fondation Konrad-Adenauer, un think tank proche du CDU (union chrétienne démocrate d’Allemagne, le parti d’Angela Merkel) et a enseigné entre 1999 et 2007 à la Bundesakademie für Sicherheitspolitik (Institut fédéral des hautes études de sécurité), un organisme du ministère de la Défense qui forme les hauts responsables politiques et économiques allemands.

Il a publié une quinzaine d’ouvrages, dont notamment en 2008 Der Krieg im Dunkeln. Die wahre Macht der Geheimdienst (La Guerre de l’ombre. La vraie puissance des services secrets). Il y détaillait les opérations sous faux drapeau et la guerre psychologique menées par les services secrets israéliens, citant notamment leur influence dans les événements de l’automne 2005 dans les banlieues françaises en vue de l’élection de Nicolas Sarkozy. Dans son interview à Russia Today, il revient sur son parcours et sur les méthodes de manipulation de l’opinion publique par la corruption des journalistes opérée par les agences de renseignement étasuniennes.

 

 

Transcription

Je suis journaliste depuis 25 ans, et on m’a appris à mentir, à trahir et non à dire la vérité au public. Mais en voyant ces derniers mois comment les médias allemands et américains essaient d’amener les gens à la guerre contre la Russie en Europe, c’est pour moi un point de non-retour. Je vais me lever et dire que ce que j’ai fait par le passé n’est pas juste : manipuler les gens en faisant de la propagande contre la Russie. Ce n’est pas bien ce que mes collègues font et ont fait par le passé parce qu’ils sont payés pour trahir, pas seulement les Allemands mais tout les Européens. J’ai écrit ce livre car j’ai très peur d’une nouvelle guerre en Europe et je ne veux pas que l’on ait de nouveau cette situation car la guerre ne vient jamais par elle-même, il y a toujours des gens derrière qui poussent à la guerre et pas seulement des politiciens, aussi les journalistes. J’ai écrit dans mon livre comment, par le passé, nous avons trahi nos lecteurs juste pour pousser à la guerre, parce que je ne veux plus le faire et je n’en peux plus de cette propagande.

Nous vivons dans une république bananière et plus dans un pays démocratique où l’on est sensé avoir la liberté de la presse, les droits de l’homme. Si vous observez les médias allemands qui, jour après jour, écrivent contre la Russie, ils sont dans des organisations transatlantiques et sont supportés par les États-Unis dans leur action. Moi, je suis devenu un citoyen honoraire de l’État de l’Oklahoma juste parce que j’écrivais des articles pro-américains. J’étais soutenu par la CIA parce que je devais être pro-américain. Je n’en peux plus donc je viens d’écrire un livre, non pas pour gagner de l’argent, cela va plutôt me causer beaucoup de problèmes, mais juste pour donner aux Allemands, aux Européens, aux gens dans le monde entier, un aperçu de ce qui ce passe en coulisse.

Il y beaucoup d’exemples qui étayent ce que je dis. Si vous allez dans vos archives, vous verrez qu’en mars 1988, en Irak, les Kurdes ont été gazés avec du gaz chimique. Ce fait est connu dans le monde entier. En juillet 1988, ils m’ont envoyé dans une ville appelée Zoubedat, à la frontière entre l’Irak et l’Iran. C’était alors la guerre entre ces deux pays et on m’a envoyé pour enquêter à propos d’Iraniens qui s’étaient fait gazer par du gaz allemand du LOST, du gaz sarin, du gaz moutarde. J’étais envoyé pour faire des photos de ces gens gazés par du gaz fabriqué en Allemagne. Quand je suis rentré en Allemagne il y a eu juste une photo dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, accompagnée d’un tout petit article qui n’expliquait pas à quel point c’était horrible, brutal et inhumain de gazer, quelques dizaines d’années après la Seconde Guerre mondiale des gens avec du gaz fabriqué en Allemagne. C’était une situation que j’ai trouvé mal traitée, avec juste un petit article. Il aurait fallu crier au monde ce que nous avions fait en coulisses.

Jusqu’à aujourd’hui, il est méconnu du public qu’il y a eu des centaines de milliers de personnes qui se sont fait gazer par du gaz allemand dans la ville de Zoubedat. Maintenant vous me demandez ce que j’ai fait pour les agences de renseignement. La plupart des journalistes que vous voyez dans les pays étrangers se proclament journalistes, et ils peuvent l’être, qu’ils soient européens ou américains, mais beaucoup d’entre eux, comme moi par le passé, servent en faite de non-official cover [couverture non-officielle], comme les appellent les Américains. J’ai été non-official cover. Qu’est-ce que cela signifie ? Vous travaillez pour une agence de renseignement, vous les aidez parce qu’ils le veulent, mais quand vous êtes capturés ou qu’il se révèle que vous êtes un espion et non un simple journaliste, ils ne diront jamais, au grand jamais que vous étiez l’un des leur. Ils ne vous connaîtront plus. Voila ce que signifie non-official cover. Je les ai aidés à de multiples occasions et aujourd’hui j’en ai honte. Tout comme j’ai honte d’avoir travaillé pour des grands journaux recommandables comme le FAZ, parce que j’ai reçu des pots de vins de milliardaires, d’Américains, pour ne pas rapporter l’exacte vérité. Dans ma voiture, en venant à cette interview, j’essayais juste d’imaginer ce qui se serait passé si j’avais écrit un article pro-russe dans le FAZ… Je ne sais pas ce qui se serait passé, mais nous avons tous été éduqués à écrire des articles pro-européens, pro-américains, mais s’il vous plaît, surtout pas pro-russes. Je suis vraiment désolé de tout cela, mais ce n’est pas ce que j’entends par démocratie et liberté de la presse. L’Allemagne est encore en quelque sorte une colonie américaine. Par exemple la majorité des Allemands ne veulent pas avoir d’arme nucléaire sur leur pays, mais il y a des armes nucléaires américaines. Donc nous sommes encore une sorte de colonie américaine et en tant que colonisateur, c’est très facile d’approcher de jeunes journalistes au moyen des grandes organisations transatlantiques, qui sont très importantes en Allemagne.


Tous les journalistes des magazines, journaux, radios et des télévisions grandes et respectables, sont tous membres ou invités des grosses organisations transatlantiques. Dans ces organisations transatlantiques, vous êtes approchés pour être pro-américain. Il n’y a personne qui vient vous dire : « Nous sommes la CIA, voudriez-vous travailler pour nous ? » Non, ce n’est pas comme cela que ça se passe. Ce qu’elles font, ces organisations transatlantiques, elles vous invitent pour visiter les États-Unis, elles payent pour cela toutes les dépenses. Vous êtes corrompu parce qu’ils vous donnent également des bons contacts. Vous ne saurez pas que ces « bons contacts » sont par exemple des non-official covers, ou des gens qui travaillent officiellement pour la CIA ou d’autres agences de renseignement américaines. Vous pensez que se sont des amis et vous coopérez avec eux. Ils vous demandent : « Pourriez-vous me faire telle ou telle faveur ? » et c’est par ce biais-là que vous êtes de plus en plus conditionné mentalement.

Votre question était : est-ce seulement le cas de journalistes allemands ? Non, je pense que c’est particulièrement le cas avec les journalistes britanniques de part leur relation beaucoup plus proche [avec les États-Unis, NDLR]. C’est aussi particulièrement le cas avec les Israéliens et bien sûr avec les journalistes français, mais en partie, pas autant qu’avec les journalistes allemands ou anglais. C’est le cas pour les journalistes australiens, néo-zélandais, taïwanais… Il y a beaucoup de pays, comme certains pays arabes dont la Jordanie, le sultanat d’Oman… Il y a beaucoup de pays où cela arrive et où vous trouvez des gens qui se proclament journalistes respectables. Mais si vous regardez derrière, vous découvrirez que se ne sont que des marionnettes de la CIA.

Je vais vous donner un exemple : parfois, les agence de renseignement viennent dans votre bureau et veulent que vous écriviez un article. Voici un exemple de ma propre expérience. J’ai oublié l’année. Des agents du BND [Bundesnachrichtendienst, les services de renseignement allemands, NDLR], qui n’est qu’une organisation sœur de la CIA et qui d’ailleurs a été fondée par les agences de renseignement américaines, sont un jour venus dans mon bureau au FAZ. Ils voulaient que j’écrive un article sur la Libye et le Colonel Kadhafi. Je n’avais aucune information à propos de Kadhafi et la Libye, mais ils voulaient juste que je signe de mon nom l’article qu’ils avaient préalablement écrit. C’est un article qui a été publié dans le FAZ et qui venait originellement du BND. Pensez-vous vraiment que c’est cela le journalisme, des agence de renseignement qui écrivent des articles ? Je l’ai partiellement mis dans mon livre. C’était un article sur comment le colonel Kadhafi essayait de construire secrètement une usine d’armes chimiques (gaz). C’est une histoire qui a ensuite été reprise dans le monde entier deux jours après. Je n’avais strictement aucune information à ce propos. C’est l’agence de renseignement qui voulait que j’écrive cet article.

Ce n’est pas la manière dont le journalisme devrait fonctionner, ça ne devrait pas être les agences de renseignement qui décident de ce qui est publié et de ce qui ne l’est pas. Si j’avais dis non… Je vais vous donner un très bon exemple de ce qui se passe si vous dites non. Nous avons une unité de sauvetage en Allemagne avec des hélicoptères pour les accidents de la route. Ils s’appellent les « Yellow Angels ». Il y avait un type qui ne voulait pas coopérer, c’était un pilote d’hélicoptère des Yellows Angels, ce type a dit non quand il a été approché par le BND comme non-official cover, tout en continuant à prétendre qu’il faisait partie des Yellow Angels. Eh bien, il a perdu son travail et les juges des tribunaux allemands ont décidé qu’ils avaient eu raison de le virer parce qu’on ne pouvait pas faire confiance à un gars pareil. Il a été viré parce qu’il n’a pas coopéré avec le BND. Donc je savais ce qui me serait arrivé si je ne coopérais pas avec les services de renseignement.

J’ai eu six perquisitions parce que j’ai été accusé par le procureur de la République fédérale, de faire fuiter des secrets d’État. Six perquisitions ! Ils ont espéré que je ne ferais pas ça et que je ne le ferais plus jamais. Et je pense que ça vaut le coup et que la vérité sortira un jour, la vérité ne mourra pas. Je me fiche de ce qui peut m’arriver, j’ai déjà eu trois crises cardiaques, je n’ai pas d’enfant. S’ils veulent m’amener devant les tribunaux ou me mettre en prison, la vérité en vaut la peine !

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Propagande-mediatique-les-revelations-d-Udo-Ulfkotte-ancien-grand-reporter-allemand-repenti-28415.html

 

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Pourquoi les USA veulent une guerre en Europe ? (VF)

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Voir aussi :

 

L'OTAN veut anéantir la Russie (Castro) - La colère de l'armée française

 

 

 

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La réponse russe à une double déclaration de guerre
Le Saker

vendredi 10 octobre 2014, par Comité Valmy


Le contexte : une double déclaration de guerre

En écoutant d’abord Porochenko, il y a quelques jours, puis Obama à l’Assemblée générale des Nations Unies, impossible d’avoir encore le moindre doute sur le fait que l’Empire anglo-sioniste est en guerre avec la Russie. Pourtant, beaucoup de gens croient que la réponse russe à cette réalité est insuffisante. De même, on constate qu’un flux constant d’accusations sont portées contre Poutine au sujet de la politique de la Russie face à la crise en Ukraine. Ce que je me propose de faire ici, c’est d’offrir quelques rappels de base sur Poutine, sur ses obligations et sur les options qui s’offrent à lui.

Entre l’OTAN et l’Ukraine

Tout d’abord, Poutine n’a jamais été élu pour être le gendarme ou le sauveur du monde ; il n’a été élu que pour être président de la Russie. Cela semble évident, et pourtant il est encore bien des gens pour penser que Poutine serait en quelque sorte moralement obligé de faire quelque chose afin de protéger la Syrie, la Novorussie ou toute autre partie de notre monde harcelé. Ce n’est pas le cas. Oui, la Russie est le leader de facto des BRICS et des pays de l’OCS, et la Russie accepte ce fait, mais c’est de ses propres compatriotes que Poutine a l’obligation morale et légale de prendre soin en premier lieu.

Deuxièmement, la Russie est maintenant officiellement dans le collimateur de l’Empire anglo-sioniste, lequel comprend non seulement 3 puissances nucléaires (Etats-Unis, Royaume-Uni et France), mais aussi la plus puissante force militaire (USA + OTAN) et les plus importantes économies du monde (Etats-Unis + Union Européenne). Je pense que nous pouvons tous convenir sans peine que la menace posée par un tel empire n’est pas négligeable, et que la Russie a dès lors tout à fait raison d’user des plus grandes précautions pour traiter la question.

Casser du sucre sur le dos de Poutine, mais manquer la cible

Maintenant, étonnamment, beaucoup de ceux qui accusent Poutine d’être une mauviette, un vendu ou une Pollyanna [1] naïve, affirment également que l’Occident est en train de préparer une guerre nucléaire contre la Russie. Si tel est vraiment le cas, s’il y a bien un risque réel de guerre, que celle-ci soit nucléaire ou non, cela pose la question de savoir si Poutine ne fait pas dans ce cas précisément ce qui convient en s’abstenant d’agir avec rudesse et de se montrer menaçant. Certains diront que l’Occident veut absolument une guerre, peu importe ce que Poutine peut faire. Bon, très bien, mais dans ce cas, gagner autant de temps qu’il est possible avant l’inévitable, n’est-ce pas justement la bonne chose à faire ?!

Troisièmement, sur la question de l’action des Etats-Unis contre l’EIIL, plusieurs commentaires sur ce blog ont accusé Poutine de poignarder Assad dans le dos parce que la Russie a soutenu la résolution des États-Unis au Conseil de sécurité.

Et qu’est-ce que Poutine était censé faire ?! Faire voler la force aérienne russe jusqu’en Syrie pour protéger la frontière syrienne ? Qu’en est-il d’Assad ? A-t-il envoyé sa propre armée de l’air se ruer pour essayer d’arrêter les États-Unis ou a-t-il tranquillement fait une offre : bombardez-les, « eux », pas nous, et je protesterai mais ne ferai rien à ce sujet ? De toute évidence, c’est cette dernière option qu’il a choisie.

En fait, Poutine et Assad ont exactement la même position : protester contre le caractère unilatéral des frappes, exiger une résolution de l’ONU tout en regardant tranquillement comment l’Oncle Sam se retourne contre sa propre progéniture et tente maintenant de la détruire.

Je voudrais ajouter que Lavrov, assez logiquement, a déclaré qu’il n’y a pas de « bons terroristes ». Il sait que l’EIIL n’est rien d’autre que la continuation de l’insurrection syrienne créée de toutes pièces par les États-Unis, elle-même une continuation de la création étatsunienne qu’était al-Qaïda. D’un point de vue russe, le choix est simple : qu’est-ce qui est le mieux, que les États-Unis utilisent leurs forces et leurs hommes pour tuer les wahhabites fous ou qu’ils laissent Assad le faire ? Et si l’EIIL est victorieux en Irak, combien de temps avant qu’il ne revienne s’en prendre à la Tchétchénie ? Ou à la Crimée ? Ou au Tatarstan ? Pourquoi risquer la mort d’un seul soldat russe ou syrien alors que l’US Air Force est prête à faire les choses à leur place ?

Bien qu’il y ait une douce ironie dans le fait que les États-Unis ont maintenant à bombarder leur propre création, laissons-les faire ça. Même Assad a été clairement prévenu, et il en est évidemment très heureux.

En fin de compte, ONU ou pas ONU, les Etats-Unis avaient déjà pris la décision de bombarder l’EIIL. Alors, quel intérêt y aurait-il à bloquer une résolution de l’ONU qui n’a rien que de positif ? Ce serait, pour la Russie, agir à l’encontre de ses propres intérêts. En fait, cette résolution peut même être utilisée par la Russie afin d’empêcher les États-Unis et le Royaume-Uni de servir de base arrière aux extrémistes wahhabites (cette résolution l’interdit, et nous parlons ici d’une résolution obligatoire du Conseil de sécurité des Nations Unies, puisque prise dans le cadre des dispositions du Chapitre VII).

Et pourtant, certains continuent à dire que Poutine a poussé Assad sous l’autobus. A quel point de folie et de stupidité faut-il en arriver pour avoir ce genre de notion de la guerre ou de la politique ? Si Poutine voulait jeter Assad sous le bus, pourquoi ne l’a-t-il pas fait l’année dernière ?

Frustration sincère ou malhonnêteté intellectuelle ?

Il reste que cette sorte de non-sens à propos de la Syrie est complètement éclipsée par le genre de truc vraiment dingue que certaines personnes publient sur la Novorussie. Voici mes préférés. L’auteur commence par me citer : « Cette guerre n’a jamais été à propos de la Novorussie ou à propos de l’Ukraine. »

Puis il poursuit :

« Cette déclaration est trop vide et trop facile, comme une dérobade. Voulez-vous vraiment dire que les milliers de personnes tuées par les bombardements, les milliers de jeunes conscrits ukrainiens jetés dans un hachoir à viande, les milliers de maisons détruites, plus d’1 million de personnes transformées en réfugiés… que RIEN de tout cela n’a rien à voir avec la Novorussie et l’Ukraine ? Qu’il ne s’agit que de la Russie ? Vraiment, on aimerait que vous vous absteniez de faire des déclarations stupides comme celle-là. »

Le seul problème étant, bien sûr, que je n’ai jamais fait la déclaration en question.

Bien entendu, il est assez évident que je voulais dire que POUR L’EMPIRE ANGLO-SIONISTE, l’objectif n’a jamais été ni l’Ukraine ni la Novorussie, mais de mener une guerre à la Russie. Tout ce que la Russie a fait, ce fut de reconnaître cette réalité. Encore une fois, les mots « voulez-vous vraiment dire que » montrent clairement que l’auteur s’apprête à tordre ce que j’ai dit, à fabriquer encore un autre homme de paille, puis à me dénoncer avec indignation comme étant un monstre qui ne se soucie pas de l’Ukraine ou de la Novorussie (le reste du commentaire était dans la même veine : dénonciations indignées de déclarations que je n’ai jamais faites et de conclusions auxquelles je ne suis jamais parvenu).

J’ai déjà pris l’habitude de ce niveau tout à fait remarquable de malhonnêteté de la part de la foule de ceux qui dénigrent Poutine et, à ce stade, je considère que ce n’est là rien de plus qu’un comportement assez typique. Mais je voulais illustrer la chose une fois encore pour montrer que, au moins dans certains cas, le but n’est pas du tout d’avoir une discussion honnête. Mon intention, toutefois, n’est pas de ramener le tout à quelques individus malhonnêtes et exaltés. Il y a aussi beaucoup de gens qui sont sincèrement déconcertés, frustrés et même déçus par l’apparente passivité de la Russie. Voici un extrait d’un courriel que j’ai reçu ce matin :

« Je suppose que j’espérais vraiment que peut-être la Russie, la Chine, les BRICS, pourraient constituer une contre-force. Ce que je n’arrive pas à comprendre, c’est pourquoi, après toute la diabolisation mise en œuvre par les Etats-Unis et l’Europe, la Russie ne riposte pas. Les sanctions imposées par l’Occident font du mal à la Russie et pourtant les Russes font toujours le commerce du pétrole en euros ou en dollars, et ils se plient en quatre pour s’adapter à Europe. Je ne comprends pas pourquoi ils ne disent pas tout net : vous levez toutes les sanctions, ou bien plus de gaz. La Chine également ne s’exprime que très peu contre les États-Unis, alors que les Chinois comprennent bien que si la Russie est affaiblie, ils seront les prochains sur la liste. C’est comme pour tous les discours à propos de la levée des sanctions contre l’Iran, qui sont grotesques parce que nous savons tous qu’Israël ne permettra jamais qu’elles soient levées. Alors, pourquoi la Chine et la Russie continuent-elles à jouer le jeu de cette vaste mascarade ? Parfois je me demande si nous ne sommes pas tous comme des personnages dont les rôles seraient déjà écrits, et si tout cela n’est pas une simple scène de théâtre, où rien n’a aucune chance de jamais vraiment changer. »

Dans ce cas, l’auteur de ces lignes voit à juste titre que la Russie et la Chine suivent une politique très similaire qui, à n’en pas douter, ressemble à une tentative d’apaiser les États-Unis. Contrairement à la remarque précédente, ici l’auteur est à la fois sincère et vraiment affligé.

En fait, je crois que ce que j’observe, ce sont trois phénomènes très différents qui se manifestent tous en même temps :

1) une campagne organisée de dénigrement anti-Poutine lancée par les services des gouvernements des Etats-Unis et du Royaume-Uni chargés de manipuler les médias sociaux ;
2) une campagne spontanée de dénigrement anti-Poutine conduite par certains cercles nationaux-bolchéviques russes (Limonov, Douguine et compagnie) ;
3) l’expression d’une perplexité sincère, d’une anxiété et d’une frustration de la part de personnes honnêtes et bien intentionnés, pour qui la position russe actuelle n’a vraiment aucun sens du tout.

Le reste de cet article sera entièrement consacré à essayer d’expliquer la position russe à ceux qui appartiennent à ce troisième groupe (tout dialogue avec les gens des deux premiers groupes n’aurait simplement aucun sens).

Essayer de donner un sens à une politique apparemment illogique

Dans mon introduction ci-dessus, j’ai affirmé que ce qui se passe est une guerre contre la Russie, pas (pas encore ?) une guerre chaude, et plus tout à fait non plus une guerre froide à l’ancienne. En substance, ce que les Anglo-Sionistes sont en train de faire est assez clair, et beaucoup de commentateurs russes sont déjà arrivés à cette conclusion : les Etats-Unis sont engagés dans une guerre contre la Russie pour laquelle ils sont prêts à se battre jusqu’au dernier Ukrainien. De sorte que pour l’Empire, le « succès » de cette guerre ne saurait être défini comme un résultat qui pourrait être obtenu en Ukraine, parce que, comme je l’ai dit précédemment, l’Ukraine n’est pas l’objectif de cette guerre. Pour l’Empire, le « succès » sera un résultat spécifique obtenu en Russie : à savoir un changement de régime en Russie. Examinons la façon dont l’Empire prévoit d’atteindre ce résultat.

Le plan originel était simpliste, à la façon typique des néoconservateurs US : renverser Ianoukovitch, faire entrer l’Ukraine dans l’UE et dans l’OTAN, amener l’OTAN à la frontière russe sur le plan politique et la déplacer militairement en Crimée. Ce plan a échoué. La Russie a accepté la Crimée en son sein, et l’Ukraine s’est effondrée dans une guerre civile brutale associée à une crise économique fatale. Alors les néoconservateurs américains se sont rabattus sur le plan B.

Le plan B aussi était simple : amener la Russie à intervenir militairement dans le Donbass, et utiliser cela comme un prétexte pour une guerre froide « version 2 » à grande échelle, qui créerait des tensions du style de celles des années 1950 entre l’Est et l’Ouest, justifierait en Occident des politiques inspirées par la peur, et romprait complètement les liens économiques entre la Russie et l’UE. Sauf que ce plan aussi a échoué : la Russie n’a pas mordu à l’hameçon et au lieu d’intervenir directement dans le Donbass, elle a commencé une opération secrète massive destinée à soutenir les forces antinazies en Novorussie. Le plan russe a marché, et les forces de répression de la junte (FRJ) ont été sévèrement battues par les forces armées novorusses (FAN), alors que celles-ci souffraient pourtant d’un énorme déficit de puissance de feu, de blindés, de spécialistes et d’hommes (progressivement, l’aide secrète russe a renversé la situation).

A ce moment-là, la ploutocratie anglo-sioniste a vraiment flippé en réalisant tout à la fois que son plan était en train de s’effondrer et qu’il n’y avait rien qu’elle pût vraiment faire pour le sauver (une option militaire étant totalement impossible, comme je l’ai déjà expliqué dans le passé). Ils ont essayé les sanctions économiques, mais cela n’a fait qu’aider Poutine à s’engager dans des réformes qui n’étaient depuis longtemps que trop nécessaires. Mais le pire de tout cela, c’est qu’à chaque fois que l’Occident s’est attendu à ce que Poutine fasse une certaine chose, il a fait exactement le contraire :
• personne ne s’attendait à voir Poutine utiliser la force militaire en Crimée pour une prise de contrôle aussi rapide que l’éclair, et qui restera dans l’histoire comme quelque chose d’au moins aussi incroyable que le fut l’opération Storm-333.
• tout le monde (moi y compris) s’attendait à voir Poutine envoyer des forces en Novorussie. Il ne l’a pas fait.
• personne ne s’attendait à des contre-sanctions russes venant frapper le secteur agricole de l’UE.
• tout le monde s’attendait à des représailles de Poutine après la dernière série de sanctions. Il ne l’a pas fait.

Il y a comme un modèle derrière ceci, et c’est une base dans tous les arts martiaux : d’abord, ne jamais signaler vos intentions ; deuxièmement, user de feintes ; et troisièmement, frapper où et quand votre adversaire ne s’y attend pas .

A l’inverse, il y a deux choses qui sont profondément enracinées dans la mentalité politique occidentale et que Poutine ne fait jamais : il ne menace jamais et il ne prend jamais de posture. Par exemple, alors que les États-Unis sont pour l’essentiel en guerre avec la Russie, la Russie se fera un plaisir de soutenir une résolution américaine sur l’EIIL si elle est à son avantage. Et les diplomates russes parleront de « nos partenaires américains » ou de « nos amis américains », tandis que, dans le même temps, ils font davantage à eux seuls que le reste de la planète ensemble pour faire tomber l’Empire anglo-sioniste.

Un rapide regard sur le bilan de Poutine

Comme je l’ai écrit dans le passé, contrairement à d’autres blogueurs et commentateurs, je ne suis ni voyant ni prophète, et je ne peux pas vous dire ce que Poutine pense ou ce qu’il fera demain. Mais ce que je peux vous dire, c’est ce que Poutine a déjà fait dans le passé. Il a (sans ordre particulier) :
• brisé le dos de l’oligarchie soutenue par les anglo-sionistes en Russie ;
• obtenu un succès vraiment miraculeux en Tchétchénie (un succès que personne, prophètes compris, n’avait prévu) ;
• littéralement ressuscité l’économie russe ;
• reconstruit les forces armées, les forces de sécurité et les forces de renseignement russes ;
• gravement perturbé les capacités de subversion des ONG étrangères en Russie ;
• fait plus pour la dé-dollarisation de la planète que quiconque avant lui ;
• fait de la Russie le leader incontesté à la fois des BRICS et de l’OCS ;
• ouvertement contesté le monopole de l’information de la machine de propagande occidentale (avec des projets comme Russia Today) ;
• arrêté une frappe US/OTAN imminente sur la Syrie par l’envoi d’un corps expéditionnaire de la Marine russe (qui a procuré à la Syrie une couverture radar complète de l’ensemble de la région) ;
• permis à Assad de l’emporter dans la guerre civile syrienne ;
• rejeté ouvertement le « modèle de civilisation universelle » de l’Occident et déclaré son soutien à un autre modèle, fondé sur une religion et des traditions ;
• ouvertement rejeté un « nouvel ordre mondial » unipolaire sous la conduite des Anglo-Sionistes, et déclaré son soutien à un ordre mondial multipolaire ;
• soutenu Assange (à travers Russia Today) et protégé Snowden ;
• créé et promu un nouveau modèle d’alliance entre le christianisme et l’islam, sapant ainsi le paradigme du « choc des civilisations » ;
• viré les Anglo-Sionistes de certains endroits clés dans le Caucase (Tchétchénie, Ossétie) ;
• viré les Anglo-Sionistes de certains endroits clés en Asie centrale (base de Manas au Kirghizstan) ;
• donné à la Russie les moyens de défendre ses intérêts dans la région de l’Arctique, y compris les moyens militaires ;
• établi une alliance stratégique à spectre complet avec la Chine, alliance qui est au cœur à la fois de l’OCS et des BRICS ;
• Il est actuellement en train de faire adopter des lois empêchant des intérêts étrangers de contrôler les médias russes ;
• Il a donné l’Iran les moyens de développer un programme nucléaire civil dont ce pays a grand besoin ;
• Il travaille avec la Chine à la création d’un système financier sous forme entièrement séparée de l’actuel système contrôlé par les Anglo-Sionistes (comprenant notamment un commerce en roubles ou en renminbi) ;
• Il a ré-établi un soutien politique et économique de la Russie à Cuba, au Venezuela, à la Bolivie, à l’Équateur, au Brésil, au Nicaragua et à l’Argentine ;
• dégonflé de manière très efficace la révolution colorée pro-américaine en Russie ;
• organisé le « Voentorg » [4] qui a armé les FAN ;
• donné refuge à des centaines de milliers de réfugiés ukrainiens ;
• envoyé une aide humanitaire vitale dont la Novorussie avait absolument besoin ;
• fourni aux FAN un soutien russe direct en matière de puissance de feu et peut-être même une couverture aérienne dans des endroits clés (le « chaudron sud », par exemple).
• enfin, et ce n’est pas là la moindre de ses actions, il a parlé ouvertement de la nécessité pour la Russie de rétablir elle-même sa propre « souveraineté » en l’emportant sur la 5ème colonne pro-américaine.

Et la liste s’allonge encore et encore. Ce que j’illustre ici, c’est qu’il y a une très bonne raison à la haine que les Anglo-Sionistes vouent à Poutine : la longue histoire du combat efficace qu’il mène contre eux. Donc, à moins de supposer que Poutine ait soudainement changé d’idée et d’intention, ou qu’il soit tout simplement venu à manquer d’énergie ou de courage, je soutiens que la notion d’un brusque virage à 180 degrés de sa part n’a pas de sens. Et d’ailleurs, les politiques qu’il mène actuellement sont parfaitement cohérentes, comme je vais maintenant essayer de l’expliquer.

Si vous êtes du genre à penser que « Poutine a trahi la Novorussie », s’il vous plaît mettez cette hypothèse de côté pour un moment, juste pour la commodité du raisonnement, et supposons ensemble que Poutine soit à la fois quelqu’un de raisonné et de logique. Que pouvait-il faire en Ukraine ? Pouvons-nous donner un sens à ce que nous observons ?

Des impératifs que la Russie ne peut ignorer

Tout d’abord, je considère que la séquence suivante n’est pas contestable :

Premièrement, la Russie doit l’emporter dans la guerre que les Anglo-Sionistes mènent actuellement contre elle. Ce que l’Empire veut en Russie, c’est un changement de régime, suivi par une absorption complète du pays dans la sphère d’influence occidentale, avec aussi une dislocation probable de l’intégrité de la Russie. Ce qui est menacé, c’est donc l’existence même de la civilisation russe.

Deuxièmement, la Russie ne sera jamais en sécurité avec un régime russophobe néo-nazi au pouvoir à Kiev. Les monstres nationalistes ukies ont prouvé qu’il est impossible de négocier avec eux (à ce jour, ils ont rompu absolument chacun des accords qu’ils ont signés), que leur haine pour la Russie est totale (comme le montrent leurs constantes références à l’utilisation d’hypothétiques armes nucléaires contre la Russie). Par conséquent,

Troisièmement, un changement de régime à Kiev suivi d’une dénazification complète est la seule voie possible qui permette à la Russie d’atteindre ses objectifs essentiels.

Encore une fois, et au risque que certains viennent à tordre et déformer mes mots, je dois répéter ici que la Novorussie n’est pas ce qui est en jeu ici. Ce n’est même pas l’avenir de l’Ukraine qui est en jeu. Ce qui est en jeu ici, c’est une confrontation planétaire (c’est bien la seule des thèses de Douguine avec laquelle je sois entièrement d’accord). L’avenir de la planète dépend de la capacité des pays des BRICS et de l’OCS à remplacer l’Empire anglo-sioniste par un ordre international multi-polaire qui serait véritablement très différent. La Russie est un élément crucial et indispensable dans cet effort (entrepris sans la Russie, un semblable effort serait voué à l’échec), et ce qu’elle fera en Ukraine décidera de son avenir. Quant à l’avenir de l’Ukraine, il dépend en grande partie de ce qui va arriver en Novorussie, mais pas exclusivement. D’une manière paradoxale, la Novorussie est plus importante pour la Russie qu’elle ne l’est pour l’Ukraine. Voici pourquoi :

Pour le reste de l’Ukraine, la Novorussie est perdue. POUR TOUJOURS. Même un effort conjoint Poutine-Obama ne pourrait empêcher cela. En fait, les Ukies le savent, et c’est pourquoi ils ne font aucun effort pour gagner les cœurs et les esprits de la population locale. Au point que, j’en suis convaincu, la prétendue destruction « aléatoire » et « délibérée » des infrastructures industrielle, économique, scientifique et culturelle de la Novorussie a été un acte intentionnel de vengeance haineuse, similaire à la façon dont les Anglo-Sionistes en viennent à chaque fois à tuer des civils lorsqu’ils ne parviennent pas à vaincre les forces militaires (les exemples de la Yougoslavie et du Liban viennent à l’esprit). Bien sûr, Moscou peut probablement forcer les dirigeants politiques novorusses sur place à signer une sorte de document d’acceptation de la souveraineté de Kiev, mais ce sera une fiction ; il est bien trop tard pour cela. Si ce n’est pas de jure [2], alors en tout cas de facto [3] la Novorussie n’acceptera jamais d’en revenir à la primauté et au gouvernement de Kiev, et tout le monde le sait, à Kiev, en Novorussie et en Russie.

A quoi pourrait ressembler une indépendance de facto mais non de jure ?

Pas de militaires ukrainiens, pas de garde nationale, pas de bataillons des oligarques ou de SBU, une complète indépendance économique, culturelle, religieuse, linguistique et éducative, des dirigeants élus localement et des médias locaux, mais tout cela avec des drapeaux ukies, pas de statut d’indépendance officielle, pas de forces armées novorusses (elles seront dénommées « forces de sécurité régionale » ou quelque chose d’approchant, voire même « forces de police ») et pas de monnaie novorusse (même si le rouble – avec le dollar et l’euro – sera utilisé quotidiennement dans la région). Les hauts fonctionnaires devront être officiellement approuvés par Kiev (ce que Kiev fera, bien entendu, de peur que son impuissance ne devienne visible). Ce sera un arrangement temporaire, transitoire et instable, mais il devrait suffire pour fournir à Kiev un moyen de sauver la face.

Cela posé, je dirais que Kiev et Moscou ont toutes deux intérêt à maintenir la fiction d’une Ukraine unitaire. Pour Kiev, c’est une façon de ne pas apparaître comme complètement vaincue par les maudits Moskals. Qu’en est-il de la Russie ?

Que feriez-vous si vous étiez à la place de Poutine ?

Posez-vous la question suivante : si vous étiez Poutine et que votre objectif était un changement de régime à Kiev, préféreriez-vous que la Novorussie fasse partie de l’Ukraine ou non ? Je dirais qu’avoir une Novorussie intégrée à l’Ukraine est de beaucoup le mieux, pour les raisons suivantes :

1. cela fait d’elle une partie prenante, ne serait-ce qu’à un niveau macro-économique, des processus ukrainiens, tels que les élections nationales ou les médias nationaux ;
2. cela permet de comparer sa situation avec celle du reste de l’Ukraine ;
3. cela rend beaucoup plus facile de peser sur le commerce, les affaires, les transports, etc ;
4. cela crée un centre politique alternatif (exempt de Nazis) à Kiev ;
5. cela facilite la pénétration des intérêts russes (de toutes sortes) en Ukraine ;
6. cela supprime la possibilité de mettre en place un « mur » ou une barrière façon guerre froide le long d’un marqueur géographique précis ;
7. cela fait taire l’accusation selon laquelle la Russie veut la partition de l’Ukraine.

En d’autres termes, maintenir la Novorussie de jure, c’est-à-dire théoriquement, en tant que partie de l’Ukraine est la meilleure façon de se présenter comme se conformant aux exigences anglo-sionistes, tout en fragilisant la junte nazie au pouvoir. Dans un article récent, j’ai décrit ce qu’il me semblait loisible à la Russie de faire sans encourir de conséquences majeures :
1. s’opposer politiquement au régime partout : à l’ONU, dans les médias, vis-à-vis de l’opinion publique, etc ;
2. exprimer son soutient politique à la Novorussie ainsi qu’à toute forme d’opposition ukrainienne ;
3. poursuivre la guerre de l’information (les médias russes font un excellent travail) ;
4. empêcher la Novorussie de tomber (aide militaire secrète) ;
5. maintenir impitoyablement la pression économique sur l’Ukraine ;
6. perturber autant qu’il est possible l’« axe de la bienveillance » des États-Unis et de l’UE ;
7. aider la Crimée et la Novorussie à devenir économiquement et financièrement prospères ;

En d’autres termes : donner l’apparence de rester en dehors tout en profitant de chaque occasion d’intervenir.

Quelle est de toute façon l’alternative ?

J’entends déjà le chœur des « patriotes du hourra » indignés (c’est ainsi qu’on les appelle en Russie) m’accusant de ne voir la Novorussie que comme un outil au service des fins politiques russes et d’ignorer la mort et la souffrance endurées par le peuple de Novorussie. A cela, je vais simplement répondre ce qui suit :

Quelqu’un croit-il sérieusement qu’une Novorussie indépendante puisse vivre en paix et en sécurité, si peu que ce soit, sans un changement de régime à Kiev ? Si la Russie ne peut pas se permettre une junte nazie au pouvoir à Kiev, la Novorussie le peut-elle ?!

En général, les « patriotes du hourra » s’étendent longuement sur ce qu’il faudrait faire aujourd’hui mais restent des plus brefs s’agissant d’une quelconque perspective à moyen ou long terme. Tout comme ceux qui croient que la Syrie peut être sauvée par le simple envoi de la force aérienne russe, les « patriotes du hourra » croient que la crise en Ukraine peut être résolue en y envoyant des tanks. Ils sont un parfait exemple de la mentalité à laquelle H.L. Mencken faisait allusion quand il a écrit : « Pour chaque problème complexe, il existe une réponse claire, simple et erronée ».

La triste réalité, c’est que la mentalité qui s’exprime derrière ces solutions « simples » est toujours la même : ne jamais négocier, jamais de compromis, ne jamais regarder à long terme, mais seulement à l’avenir immédiat, et utiliser la force dans tous les cas.

Mais ici, les faits sont : le bloc US/OTAN est puissant, militairement, économiquement et politiquement, et il a la capacité de faire mal à la Russie, en particulier avec le temps. En outre, si cette dernière est en mesure de vaincre facilement l’armée ukrainienne, ce ne serait pas là une « victoire » très significative. Extérieurement, une telle victoire ne manquerait pas de déclencher une détérioration massive du climat politique international, tandis qu’à l’intérieur, les Russes auraient à éliminer les nationalistes ukrainiens (lesquels ne sont pas tous nazis) par la force. La Russie pourrait-elle faire cela ? Encore une fois, la réponse est oui, mais à quel prix ?

Un de mes bons amis était colonel dans l’unité des forces spéciales du KGB appelé « Kaskad » (qui plus tard fut rebaptisée « Vympel »). Un jour, il m’a raconté comment son père, lui-même opérateur spécial pour le GRU, s’est battu contre les insurgés ukrainiens de la fin de la seconde guerre mondiale, de 1945 jusqu’en 1958 : ce qui fait treize années ! Il a fallu à Staline et à Khrouchtchev 13 ans pour parvenir à écraser les insurgés nationalistes ukrainiens. Est-ce que quelqu’un, s’il a toute sa raison, croit sincèrement que la Russie moderne devrait répéter ce genre de politique et passer à nouveau des années à traquer les insurgés ukrainiens ?

A ce sujet, d’ailleurs, si les nationalistes ukrainiens ont pu combattre le régime soviétique sous Staline et Khrouchtchev pendant pas moins de 13 années après la fin de la guerre, comment se fait-il qu’il n’y ait pas de résistance anti-nazie visible dans les provinces de Zaporijia, Dnepropetrovsk ou Kharkov ? Oui, Lugansk et Donetsk se sont soulevées et ont pris les armes, avec beaucoup de succès ; mais le reste de l’Ukraine ? Si vous étiez Poutine, auriez-vous cette confiance qu’en libérant les villes en question, les forces russes y recevraient le même accueil qu’elles ont connu en Crimée ?

Et pourtant, les « patriotes du hourra » continuent à pousser pour davantage d’intervention de la Russie et en faveur d’une avancée des opérations militaires novorusses contre les forces ukies. N’est-il pas temps pour nous de commencer à nous demander qui seraient les bénéficiaires de telles politiques ?

C’est un vieux truc de la CIA américaine que de se servir des médias sociaux et de la blogosphère pour pousser à l’extrémisme nationaliste en Russie. Un patriote et journaliste russe bien connu et respecté, Maksim Shevchenko, avait un petit groupe de personnes organisées pour traquer les adresses IP de certains des contributeurs nationalistes radicaux les plus influents l’internet russe, qu’ils s’agisse d’organisations, de sites Web, de blogs ou même de pages personnelles. Il s’avère que la plupart étaient basés aux États-Unis, au Canada et en Israël. Surprise, surprise. Ou peut-être pas de surprise du tout ?

Pour les Anglo-Sionistes, soutenir les extrémistes et nationalistes enragés en Russie paraît parfaitement sensé. Soit qu’ils parviennent à influencer l’opinion publique, soit à tout le moins qu’on puisse se servir d’eux pour dénigrer le régime au pouvoir. Personnellement, je ne vois pas de différence entre un Oudaltsov ou un Navalnyi d’un côté, et un Limonov ou un Douguine de l’autre. Ils ont pour seul effet les uns comme les autres de rendre les gens furieux contre le Kremlin. Quel que soit le prétexte utilisé pour cela, cela n’a guère d’importance : pour Navalnyi, ce sont des « élections volées » ; pour Douguine, la « Novorussie poignardée dans le dos ». Et cela n’a pas non plus d’importance de savoir lesquels d’entre eux sont des agents effectivement payés par l’Occident et lesquels ne sont que des « idiots utiles ». Dieu soit leur juge. Mais ce qui importe, c’est que les solutions qu’ils préconisent ne sont pas des solutions du tout, seulement de purs prétextes pour dénigrer le régime au pouvoir.

Dans l’intervalle, non seulement Poutine n’a en rien vendu, poignardé, troqué ou autrement abandonné la Novorussie, mais on voit au contraire que Porochenko parvient à peine à se maintenir au pouvoir et que le Banderastan est en train de disparaître. Il y a aussi, heureusement, beaucoup de gens qui voient clair à travers ce galimatias pessimiste et dépourvu de sens, que ce soit en Russie ( Yuri Baranchik) et à l’étranger ( M.K. Bhadrakumar).

Mais quid des oligarques ?

J’ai déjà abordé cette question dans un article récent, mais je pense qu’il est important ici de revenir sur ce sujet ; et la première chose qu’il me semble crucial de comprendre dans le contexte russe comme dans le contexte ukrainien, c’est que les oligarques sont une réalité de la vie. Cela ne veut pas dire que leur présence soit une bonne chose, seulement que Poutine et Porochenko, ainsi d’ailleurs que n’importe qui, bref : que quiconque essaierait de faire ou d’obtenir quoi que ce soit là-bas doit tenir compte des oligarques. La grande différence, c’est que, alors qu’à Kiev un régime contrôlé par les oligarques a été remplacé par un régime d’oligarques, en Russie l’oligarchie n’est capable que d’influencer le Kremlin, pas de le contrôler. Les exemples de Khodorkovski ou Evtushenkov montrent que le Kremlin peut encore mettre à bas un oligarque en cas de besoin, et le fait parfois.

Il reste que c’est une chose de s’en prendre à un ou deux oligarques, et que c’en est une autre de les retirer de l’équation ukrainienne : cette dernière éventualité ne se concrétisera tout simplement pas. Dès lors, pour Poutine, toute stratégie ukrainienne doit tenir compte de la présence et, pour parler franchement, du pouvoir des oligarques ukrainiens et de leurs homologues russes.

Poutine sait que les oligarques n’ont de vraie loyauté qu’à l’égard d’eux-mêmes, et que leur seul « pays » est le lieu où se trouvent leurs actifs. Poutine étant un ancien officier du renseignement étranger du KGB, c’est pour lui un atout évident, parce que cet état d’esprit lui offre la possibilité de les manipuler. Tout agent de renseignement sait que les gens peuvent être manipulés par un nombre seulement limité d’approches : l’idéologie, l’ego, le ressentiment, le sexe, un squelette dans le placard et, bien sûr, l’argent. Du point de vue de Poutine,Rinat Akhmetov, par exemple, est un gars qui avait l’habitude d’employer quelque chose comme 200.000 personnes au Donbass, quelqu’un qui peut évidemment faire avancer les choses, et dont la loyauté officielle envers Kiev et l’Ukraine n’est qu’un camouflage : sa réelle fidélité va à son argent. Ainsi, Poutine n’a nul besoin d’aimer ou de respecter Akhmetov – et de fait la plupart des officiers de renseignement n’ont qu’un mépris souverain pour ce genre de personne – mais cela signifie aussi que pour Poutine, Akhmetov est une personne à qui il est absolument crucial de parler, avec qui il faut explorer les options, et une personne qu’éventuellement on utilisera pour atteindre un objectif stratégique national russe dans le Donbass.

Je l’ai déjà écrit à de nombreuses reprises sur ce site : les Russes parlent à leurs ennemis. Avec un sourire amical. Cela est encore plus vrai pour un ancien officier de renseignement, formé à toujours communiquer, à sourire, à se montrer engageant et compréhensif. Pour Poutine, Akhmetov n’est pas un ami ni un allié, mais il est un personnage puissant qui peut être manipulé à l’avantage de la Russie. Ce que j’essaie d’expliquer ici, c’est ceci :

Il circule de nombreuses rumeurs au sujet de négociations secrètes entre Rinat Akhmetov et divers responsables russes. Certains disent que Khodakovski est impliqué. D’autres mentionnent Sourkov. Il ne fait aucun doute dans mon esprit que de telles négociations secrètes sont en cours. En fait, je suis sûr que chacune des parties concernées parle à chacune des autres parties concernées. Même avec une créature répugnante, malfaisante et vile comme Kolomoiski. En fait, le signal le plus sûr de ce que quelqu’un aurait finalement décidé de le sortir du jeu serait que personne ne parlât plus avec lui. Cela arrivera probablement, avec le temps, mais certainement pas avant que la base de son pouvoir ait été suffisamment érodée.

Je connais un blogueur russe qui estime qu’Akhmetov a déjà été « convaincu » (lire : acheté) par Poutine et qu’il est prêt à jouer selon les nouvelles règles, celles qui prévoient désormais que « Poutine est le patron ». Peut-être. Peut-être que pas encore, mais bientôt. Peut-être que jamais. Tout ce que je dis, c’est que des négociations entre le Kremlin et les oligarques locaux ukies sont aussi logiques et inévitables que le furent les contacts des américains avec la mafia italienne avant que les forces armées des États-Unis ne viennent à entrer en Italie.

Mais y a-t-il une 5ème colonne en Russie ?

Oui, absolument. Tout d’abord, et c’est le plus important, on la trouve à l’intérieur du gouvernement Medvedev lui-même et à l’intérieur même de l’administration présidentielle. Rappelez-vous toujours que Poutine a été amené au pouvoir par deux forces opposées : les services secrets et le grand capital. Et oui, même s’il est vrai que Poutine a considérablement affaibli la composante « grand capital » (ce que j’appelle les « intégrationnistes atlantistes »), ils sont toujours là et bien là, mais ils se montrent plus modérés, plus prudents et moins arrogants que durant le temps où Medvedev était officiellement en fonction. Le grand changement intervenu au cours de ces dernières années, c’est que la lutte entre les patriotes (les « souverainistes » eurasiens) et la 5ème colonne se fait maintenant à l’air libre ; pour autant, elle est loin d’être terminée. Et nous ne devons jamais sous-estimer ces gens : ils ont beaucoup de pouvoir, beaucoup d’argent, et une capacité fantastique à corrompre, à menacer, à discréditer, à saboter, à camoufler, à diffamer, etc. Ils sont aussi très intelligents, ils peuvent engager les meilleurs professionnels dans n’importe quel domaine, et ils sont très, très bons pour monter d’affreuses campagnes politiques. Ainsi par exemple, ceux de la 5e colonne s’efforcent de donner une voix à l’opposition nationale-bolchevique (aussi bien Limonov que Douguine obtiennent régulièrement du temps d’antenne à la télévision russe) et la rumeur veut qu’ils financent une grande partie des médias nationaux-bolcheviques (tout comme les frères Koch ont payé pour le Tea Party aux Etats-Unis).

Un autre problème est que, bien que ces gars-là accomplissent objectivement les besognes de la CIA américaine, il n’existe aucune preuve de cela. Comme me l’a dit à plusieurs reprises un ami avisé : la plupart des conspirations sont en fait des collusions, et ces dernières sont très difficiles à prouver. Pour autant, la communauté d’intérêts entre la CIA des Etats-Unis et les oligarchies russe et ukrainienne est tellement évidente qu’elle en est indéniable.

Le vrai danger pour la Russie

Nous avons donc maintenant une image complète. Encore une fois, Poutine doit faire face simultanément à
1) une campagne de manipulation psychologique (ce qu’on appelle une campagne PsyOp) stratégique dirigée par les États-Unis, le Royaume-Uni et autres, combinant diabolisation de Poutine par les grandes entreprises de médias et campagne dans les médias sociaux tendant à le discréditer pour sa passivité et son manque de réponse appropriée face à l’Occident ;
2) un groupe, petit mais qui donne fort de la voix, de (pour l’essentiel) nationaux-bolchéviques (Limonov, Douguine et compagnie) qui ont trouvé dans la cause novorusse une occasion parfaite pour dénigrer Poutine en lui reprochant de ne pas partager leur idéologie et leurs « solutions » à la fois « claires, simples et erronées » ;
3) un réseau de puissants oligarques qui entendent profiter de l’occasion offerte par les actions des deux premiers groupes pour promouvoir leurs propres intérêts ;
4) une 5ème colonne pour laquelle tout ce qui précède constitue une opportunité fantastique d’affaiblir les souverainistes eurasiens ;
5) un sentiment de déception chez beaucoup de gens sincères, qui estiment que la Russie se comporte comme un punching-ball purement passif ;
6) une majorité écrasante de personnes en Novorussie qui veulent une complète indépendance (de facto et de jure) vis-à-vis de Kiev et sont sincèrement convaincues que des négociations avec Kiev sont en fait un prélude à une trahison des intérêts novorusses par la Russie ;
7) la réalité objective qu’intérêts russes et novorusses ne sont pas identiques ;
8) la réalité objective que l’Empire anglo-sioniste est encore très puissant et même potentiellement dangereux.

Il est très, très difficile pour Poutine d’essayer d’équilibrer ces forces de telle manière que le vecteur résultant soit en coïncidence avec l’intérêt stratégique de la Russie. Je dirais qu’il n’y a tout simplement pas d’autre solution à cette énigme que de séparer la politique officielle (le déclaratif) de la Russie et ses véritables actions. L’aide secrète à la Novorussie – le Voentorg – en est un exemple, mais seulement un exemple limité parce que ce la Russie doit faire à présent va au-delà des seules actions secrètes : elle doit apparaître comme faisant une chose tout en faisant exactement le contraire. Il est dans l’intérêt stratégique de la Russie, à ce stade, de paraître :

1) soutenir une solution négociée en vue de ce qui ressemblerait à une Ukraine unitaire non-alignée, avec des droits régionaux étendus reconnus à toutes les régions, mais, dans le même temps, de s’opposer politiquement au régime partout où il est possible : à l’ONU, dans les médias, devant l’opinion publique, etc., cela en soutenant à la fois la Novorussie et toute forme d’opposition ukrainienne ;
2) donner aux oligarques russes et ukrainiens une raison pour, sinon soutenir, du moins ne pas s’opposer à une telle solution (par exemple : en ne nationalisant pas les actifs d’Akhmetov dans le Donbass), mais, dans le même temps, de faire en sorte de continuer à disposer de suffisamment de « puissance de feu » (littéralement) pour garder l’oligarque en question sous contrôle ;
3) négocier avec l’UE sur la mise en œuvre effective de l’accord d’association de l’Ukraine avec l’UE, mais, dans le même temps, d’aider l’Ukraine à commettre un suicide économique en s’assurant qu’elle subisse exactement ce qu’il faut d’étranglement économique pour empêcher le régime de rebondir ;
4) négocier avec l’UE et la junte de Kiev sur la livraison de gaz, mais, dans le même temps, de faire en sorte que le régime paie suffisamment pour s’en retrouvé « cassé » ;
5) se montrer, de façon générale, non conflictuelle et non belliqueuse à l’endroit des Etats-Unis, mais, dans le même temps, de faire tout son possible pour créer des tensions entre les Etats-Unis et l’Union européenne ;
6) paraître généralement disponible et disposée à faire des affaires avec l’Empire anglo-sioniste, mais, dans le même temps, d’édifier un système international qui ne soit centré ni sur les Etats-Unis ni sur le dollar.

Comme vous le voyez, cela va bien au-delà d’un programme d’action secrète régulière. Ce à quoi nous avons affaire, c’est à un programme très complexe, multi-couches, en vue d’atteindre en Ukraine l’objectif le plus important de la Russie (un changement de régime et une dénazification) tout en inhibant autant que possible les tentatives anglo-sionistes de recréer une crise Est-Ouest grave et durable dans laquelle, pour l’essentiel, l’UE fusionnerait avec les USA.

(..)  SUITE ici :
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article5130

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Manipulation, conditionnement - Communauté : journalistes
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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 02:12

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Le Système ne tolèrera jamais l'indépendance !

C'est juste mon opinion...  (eva)

 

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Proposition de loi au Sénat: l'indépendance des rédactions... enfin?

http://www.huffingtonpost.fr/philippe-guiheneuf/loi-independance-presse_b_5952660.html?utm_hp_ref=france&ir=France


Publication: 09/10/2014 15h03 CEST Mis à jour: il y a 2 heures

 

L'indépendance des rédactions... enfin ?

Conférence de presse sur la proposition de loi de Mme la Sénatrice Nathalie Goulet sur le statut juridique des rédactions donnée le 7 octobre 2014 au Sénat - contribution des Indignés du PAF

 


A la suite des Etats Généraux de la Presse en 2009, les Assises du journalisme, regroupant des professionnels et des citoyens, ont dressé la liste de 14 points prioritaires pour une amélioration de la Qualité de l'information : le 1er d'entre eux, réclamé unanimement, était la reconnaissance du statut juridique des rédactions. Le SNJ faisait cette demande depuis 2006 voire avant. Un projet de loi a été présenté en 2010 par le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, il a été rejeté. Le Président François Hollande en a pris l'engagement dans une lettre aux syndicats de la profession lors de sa campagne de 2012, sans mettre en œuvre la mesure pour l'instant. Un appel solennel réunissant les organisations syndicales de la profession était lancé en juillet 2014 à l'occasion du 100ème anniversaire de l'assassinat de Jean Jaurès et relançait le Président sur ce thème.


Nous sommes en octobre 2014 : les médias sont face à une crise de confiance sans précédent liée à un fort sentiment de connivence entre leurs patrons, les industriels et les politiques. Cette défiance est en passe de générer une profonde crise de société et enfonce les médias dans la crise économique, à quelques exceptions près et rien n'est fait pour restaurer la confiance. Il est absolument urgent d'agir et de mettre en œuvre une réforme qui tienne compte des préconisations de 2009, des demandes récurrentes des principales organisations syndicales et des attentes des citoyens. Les 3 points principaux, socle de l'édifice, sont les suivants :

  • l'indépendance des rédactions via la reconnaissance de leur statut juridique,
  • la reconnaissance d'une charte de déontologie unique annexée à la convention collective,
  • la création d'une instance de déontologie et de dialogue réunissant les acteurs du secteur et le public.

Les Indignés du PAF (et des médias) s'inscrivent dans la logique légitime d'aller au bout de ces proposition pour améliorer les qualités de production de l'information (indépendance, conditions de travail) et de sa consommation (qualité, diversité). Nous avons un slogan : la déontologie et le dialogue au service de la qualité de l'information... Il était donc tout naturel pour nous de nous réunir de manière transversale avec Mme la Sénatrice Nathalie Goulet et le SNJ. Nous comptons bien, ensemble, rassembler toutes les bonnes volontés autour de ces principes.

La proposition de Loi déposée sous le numéro 813 est consultable en suivant ce lien:
Proposition de Loi relative à la reconnaissance juridique du Conseil de rédaction.


Afin d'amplifier la mobilisation citoyenne sur la question, une pétition a été mise en ligne sur le site de Change.org : « Mesdames et messieurs les Sénateurs, garantissez l'indépendance des rédactions ! ». Elle est consultable sur ce lien : www.change.org/independanceredactions.

Vive l'info!

 


 

Les Indignés du PAF/ Les amoureux de l'Info
Notre contact: lesindignesdupaf@gmail.com
Sur FaceBook et Mediapart: "Les Indignés du PAF"
Sur Twitter @IndignEsDuPAF
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Par Eva R-sistons - Publié dans : Médias - Communauté : Démocratie politique
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Vendredi 10 octobre 2014 5 10 /10 /Oct /2014 01:36

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7 mythes sur l’Ukraine
Vicenç Navarro

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9 octobre 2014

L'un des sujets de tension les plus alarmants aujourd'hui en Europe est la guerre civile en Ukraine qui pourrait conduire à un conflit armé international. Ce serait la conséquence du conflit politique et économique qui s'est développé entre les Etats-Unis et l'Union européenne, d'une part, et la Russie, d’autre part, conflit qui aurait d'énormes implications, toutes négatives, pour l'Europe.


 

En fait, le conflit est déjà considérablement préjudiciable à l’économie européenne et, particulièrement à l’Espagne. Plus troublant encore, la lecture des grands médias espagnols ne permet pas d’apercevoir le risque énorme que la nouvelle guerre « froide » puisse devenir « chaude ». Comme dans tout conflit, les causes sont nombreuses et tous les acteurs ont leur part de responsabilité. Mais certains sont plus responsables que d’autres.

Dans cet article, je voudrais résumer les mythes que les institutions de Washington et de Bruxelles font circuler sur les causes de la crise. Je voudrais également apporter les arguments qui les mettent en doute en me référant à l’article du professeur Cohen qui démonte ce qu’il appelle « les mythes MacCarthyste de la deuxième guerre froide ». (1)

 

Mythe n ° 1 :

"Le problème ukrainien est causé par les ambitions impérialistes du gouvernement Poutine."


Il existe de nombreuses preuves que les secteurs les plus bellicistes du complexe militaire et industriel de la droite américaine voulaient depuis longtemps se développer vers l’Est, y compris vers l’Ukraine via l’OTAN. Comme l’a dit Carl Gershman, président de l’institution National Endowment for Democracy (relique de la guerre froide I), « L’Ukraine est un des derniers bijoux que nous devons obtenir" (déclaration faite en 2013). Et le Washington Post, l’un des plus influents journaux de la capitale, a écrit que « l’Occident veut finir le travail qu’il a commencé avec la chute du mur de Berlin et prévoit de s’étendre à l’Est ... le grand objectif est l’Ukraine" (écrit en 2014).

 

Mythe n ° 2

Les citoyens de l’Ukraine et de la Russie veulent être libres d’adhérer à l’UE.


L’Ukraine est un pays qui est loin d’être uniforme. Il existe de grandes différences entre l’Ouest et l’Est. Différences qui sont religieuses, linguistiques, ethniques, culturelles, économiques et politiques. L’Ukraine est un Etat qui présente une énorme diversité, ce qui a donné lieu à de nombreuses tensions en fonction du groupe politique qui gouverne le pays. L’Est et le Sud, tels que définis par les médias occidentaux comme étant pro-russes, sont très proches de la Russie car ils ont fait partie de ce pays pendant une longue période de son histoire. Par conséquent, ils sont très proches de la Russie, non seulement par leur langue, mais aussi du fait de leur culture, de l’origine ethnique de leurs habitants, de leur religion et de leurs coutumes.

 

Mythe n ° 3

La crise ukrainienne a commencé en novembre 2013, quand Bruxelles et Washington ont offert au gouvernement de Kiev de s’intégrer à l’Union européenne. C’est ce qui a provoqué une réponse hostile et même belliciste de la Russie.


Intéressant. Cette explication admet que ce n’était pas Poutine qui, pour satisfaire un désir impérialiste, a tenté d’incorporer l’Ukraine ou une partie de l’Ukraine à la République de Russie. Poutine n’a donc fait que réagir à la proposition de Bruxelles et ce n’est pas le gouvernement russe qui a initié les tensions.

Mais le plus important est le fait (ignoré dans les médias) que l’offre de Bruxelles (par ailleurs très désavantageuse pour l’Ukraine parce qu’elle exigeait une série de mesures d’austérité que l’Espagne et l’Europe du Sud connaissent bien) incluait un nombre de mesures qui soulignaient la nécessité d’une intégration du système de sécurité, y compris militaire, de l’Ouest, ce qui impliquait (comme le fait remarquer le professeur Cohen) de s’intégrer dans l’OTAN (qui a des bases militaires tout autour de la Russie).

 

Mythe # 4 :

Le gouvernement en place à Kiev a été déposé par une mobilisation populaire de la majorité de la population ukrainienne, qui exigeait l’intégration dans l’UE.


Le gouvernement a été dirigé par un oligarque qui avait été élu démocratiquement.

Par contre, ces supposées manifestations populaires étaient en réalité dirigées par des membres du parti nazi, celui qui avait combattu l’Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela explique mieux le fait que le nouveau gouvernement ait décidé d’annuler la langue russe comme langue officielle de l’Etat. Ce qui déclencha une agression envers la population pro russe, majoritaire dans l’Est du pays. 

Des bâtiments syndicaux ont été incendiés et des dirigeants de mouvements pro russes ont été brûlés vifs. Supposer que la Russie tolérerait de tels actes est en soi une provocation. Il était inévitable que la Russie réagirait comme elle l’a fait. 

 

Mythe # 5 :

Poutine représente un risque énorme pour tous, il a de grandes envies impérialistes.


Poutine n’est pas un saint, comme le professeur Cohen (et moi-même) l’avons souligné. C’est un oligarque qui manque de sensibilité démocratique. Il dirige une élite du vieil appareil communiste soviétique transformé en une sorte de mafia qui contrôle l’économie russe. Mais sa réponse est logique et raisonnable, comme le fait remarquer le professeur Cohen. L’ayant acculé, l’Occident ne lui laisse pas d’autres possibilités. Désarçonné mais restant sur la défensive, il essaie de résoudre l’énorme problème que l’Occident a créé à ses portes.

Et dire que certains, comme Mr Henry Kissinger, personnage important de la première guerre froide, ex secrétaire d’Etat aux Etats-Unis, peu soupçonnable de sympathies pro russes, critiquent la « diabolisation » de Poutine ! Ils la considèrent comme profondément dramatique, comportant de gros risques pour l’Occident et ne laissant aucune alternative au gouvernement russe que celle de collaborer avec le gouvernement chinois.

 

Mythe n ° 6 :

Les sanctions économiques forceront Poutine à se rendre à la raison.


Cette stratégie ne tient pas compte du fait que ces sanctions mobilisent la population russe pour le soutien au gouvernement Poutine. En adoptant cette stratégie, on oublie l’énorme sacrifice que la Russie (l’Union soviétique) a consenti pour vaincre l’Allemagne nazie. En fait, la liberté dont jouit aujourd’hui l’Europe est due aux 22 millions de citoyens soviétiques qui sont morts pour vaincre Hitler. L’argument des sanctions économiques ne tient pas compte de l’énorme capacité de sacrifice dont les Russes font preuve lors qu’ils sont injustement attaqués, comme ce fut le cas à l’époque et comme c’est encore le cas maintenant.

 

Mythe # 7 :

La solution est d’accepter ce que l’Ouest propose à Poutine.


La solution est que l’Ukraine devienne une fédération ou un État décentralisé qui reconnaisse la diversité du pays, ce que les rebelles pro russes sont prêts à accepter sous la pression de Poutine.

Ces données ont été cachées dans la lutte idéologique menée par les médias en Espagne.

Notes :

1. Le professeur Cohen, dont j’ai parlé dans mes articles précédents, est aux Etats-Unis l’un des meilleurs historiens et analystes de l’Union Soviétique d’hier et de la Russie d’aujourd’hui. Il a été pendant de nombreuses années conseiller dans les questions soviétiques et a joué le rôle d’« épine dorsale » de la chaîne de télévision américaine, CBS. Il a récemment mis à mal les mythes dont « l’establishment » américain a fait la promotion et a répondu à chacun d’entre eux dans son excellent article « Patriotic Heresy vs The new Cold War » publié dans The Nation (15/09/14), l’un des magazines les plus influents dans le monde intellectuel des Etats-Unis.

Source : http://www.vnavarro.org/?p=11320

Traduction : Investig’Action

 

http://michelcollon.info/7-mythes-sur-l-Ukraine.html?lang=fr

 

 

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Mardi 30 septembre 2014 2 30 /09 /Sep /2014 00:54

 

 

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L’État islamique: un groupe terroriste « pro-démocratie » appuyé par les États-Unis et formé pour décapiter

Mondialisation.ca, 27 septembre 2014

 

Ce texte a été écrit avant la présumée décapitation de l’otage français Hervé Pierre Gourdel.

Les récentes décapitations de trois Occidentaux, James Foley, Steven Sotloff et David Haines, aux mains de l’État islamique (EI) ont suscité une vague d’indignation et la ferme condamnation des chefs d’État occidentaux.

Pour toute personne au courant de ce qui se passe vraiment en Syrie depuis le début de la guerre en mars 2011, il y a quelque chose de bizarre dans ces déclarations fortes, qui servent maintenant de prétexte à des « bombardements humanitaires » en vertu d’un mandat de contreterrorisme visant l’État islamique.


N’oublions pas que dès le début de la guerre en Syrie en mars 2011, les États-Unis et leurs alliés ont appuyé les soi-disant « combattants de la liberté » dont la majorité étaient des brigades du Front Al-Nosra et de l’EI. Formés en Arabie saoudite et au Qatar, ces terroristes pro-démocratie ont été régulièrement impliqués dans des atrocités, y compris des décapitations de civils syriens.

Deux poids, deux mesures ? Au cours des trois dernières années, aucun dirigeant occidental n’a fait de déclaration concernant ces atrocités commises par les « extrémistes musulmans ». Elles sont passées pratiquement inaperçues. La communauté internationale n’a pas exprimé de préoccupations à cet égard. À quelques exceptions près, ces décapitations ont à peine fait l’objet d’une couverture médiatique.

Est-ce parce que les « combattants de la liberté » intégrés par lEI et les forces dAl-Nosra ont décapité des civils syriens plutôt que des Occidentaux ? Est-ce parce que les victimes de ces atrocités se sont opposées à la sanglante « révolution démocratique », appuyée par les États-Unis et lOTAN, contre le gouvernement de Bachar Al-Assad ?

Pourquoi les dirigeants occidentaux sont-ils consternés maintenant et ne l’étaient pas avant? Est-ce parce que maintenant ce sont des Occidentaux et non plus des Syriens qui se font décapiter ?

Ces récentes décapitations de ressortissants étasuniens et britannique, qu’elles soient authentiques ou non, sont évidemment exploitées pour ouvrir la voie à une intervention militaire en Syrie. Il s’agit d’une technique élémentaire de propagande utilisée à maintes reprises par le passé afin d’obtenir l’appui du public en faveur de la guerre et les médias dominants sont là pour transmettre cette propagande.

Le rôle des médias de masse n’est pas d’informer les gens, mais de faire appel à leurs émotions et de les manipuler afin qu’ils approuvent ce qu’ils auraient autrement refusé.

Les Occidentaux ne veulent pas retourner en guerre au Moyen-Orient? Montrez-leur un de leurs compatriotes se faire couper la tête par un « musulman » et ils changeront d’avis. Et vous n’avez même pas besoin de montrer quoi que ce soit. Vous n’avez qu’à dire que des gens haut placés ont vu cet acte horrible et à le faire répéter par leurs porte-paroles des médias. Cela fonctionne à tous les coups.

On peut considérer cette tactique comme un appel à la peur et/ou un appel aux émotions:

L’appel à la peur (en latin argumentum ad metum ou argumentum in terrorem) consiste à utiliser un sophisme, comme la tromperie et la propagande, dans le but d’obtenir un appui en faveur d’une idée et de susciter la peur et les préjugés envers un concurrent. L’appel à la peur est courant en marketing et en politique . (Wikipedia en anglais)

L’appel à l’émotion (argumentum ad passiones) est un sophisme employant la  manipulation des émotions du destinataire plutôt qu’un argument logique pour gagner un débat. (Wikipedia)

Si cette technique est employée au lieu d’arguments valables, c’est en partie parce que cela fonctionne toujours comme un charme et que les médias mainstream sont faits pour cela, mais aussi parce que les « arguments valables » qui pourraient être utilisés pour intervenir militairement ne pourraient être que des mensonges facilement réfutables, comme nous tenterons de le démontrer dans cet article.

Plusieurs médias indépendants ont mis en doute l’authenticité des vidéos de décapitation et certains experts les ont clairement qualifiées de « fausses » , du moins dans les cas des journalistes Foley et Sotloff. Leur véritable identité a également été remise en question, en particulier celle de Sotloff, dont les liens avec les services secrets israéliens (Mossad) sont connus et qui aurait été photographié derrière une mitrailleuse appartenant aux rebelles syriens.

Comme l’a démontré l’opération « Mocking Bird », le journalisme est la meilleure couverture pour un agent de renseignement. Plusieurs anciens officiers de la CIA ont confirmé qu’il est utilisé pour infiltrer des fausses nouvelles, reprises ensuite comme des faits par des agences de presse alors qu’il s’agit en réalité de propagande. (voir CIA Manipulation: The Painful Truths Told by Phil Agee et John Stockwell à propos de faux reportages produits par la CIA). Le « producteur » des vidéos terroristes, SITE, situé à Washington DC et entretenant des liens étroits avec le Pentagone et le FBI, est également suspect et semble indiquer un coup de propagande majeur provenant des États-Unis.

Aux fins de cet article, nous allons cependant examiner la situation et la réaction des dirigeants occidentaux du point de vue voulant que ces décapitations aient effectivement eu lieu et que les vidéos sont authentiques.


Décapitations commises par des rebelles soutenus par l’Occident: rien de nouveau


Les atrocités commises en Syrie ont été signalées depuis le début des troubles en 2011 par des médias indépendants. Il a fallu un certain temps avant que les médias traditionnels mentionnent ces atrocités, mais depuis 2012, de nombreux reportages ont été publiés par les médias de masse, en dépit desquels le discours dominant sur la Syrie est demeuré essentiellement le même : le « régime tyrannique d’Assad » réprime brutalement une « révolte pro-démocratie » et l’Occident continuait à exprimer son soutien indéfectible aux « combattants démocrates ».

À un certain point les autorités étasuniennes ont cependant dû admettre la présence de groupes terroristes parmi les « rebelles modérés », même si ces rebelles dits modérés n’ont jamais été clairement identifiés. Même l’ancien agent de la CIA Bob Baer a déclaré en entrevue à CNN après la prétendue décapitation de Sotloff qu ‘« il n’y a pas de rebelles modérés en Syrie ».

Voici quelques extraits de divers articles et vidéos de médias traditionnels et indépendants publiés en 2012 et 2013 faisant mention de décapitations par les rebelles en Syrie, y compris des rapports de l’ONU et de Human Rights Watch, lesquels sont généralement utilisés pour soutenir des « interventions humanitaires » à l’étranger.

La vidéo que vous pouvez trouver ici a été publiée le 3 juillet 2013 et montre un prêtre chrétien ainsi quun autre chrétien se faisant décapiter.  On peut lire :

AVERTISSEMENT – CONTENU CHOQUANT: Devant une foule en délire, des insurgés syriens ont décapité un prêtre et un autre chrétien en affirmant qu’ils avaient aidé et encouragé l’ennemi, soit l’armée du président Bachar Al-Assad, selon des médias étrangers. Une vidéo non datée ayant fait le tour de l’Internet mercredi montre deux hommes inconnus avec les mains liées et entourés par une foule enthousiaste de plusieurs dizaines dhommes, quelques instants avant que leur tête ne soit coupée à laide dun petit couteau, affirme Syria Report. Les assaillants montrent ensuite une tête à la foule avant de la placer sur le corps. Le reportage indique que l’incident a eu lieu dans la zone rurale d’Idlib. ( RAW: Syrian Rebels Behead Christians, Military.com, 3 juillet 2013)

Cette article du Daily Mail de décembre 2012 décrit comment un autre chrétien a été décapité et son corps consommé par des chiens dans une ville près de la frontière turque, là où la plupart des combattants rebelles transiteraient en territoire syrien :

Christian Andrei Arbashe, 38 ans, a été enlevé et décapité par les combattants rebelles dans une ville du nord de Ras Al-Ayn, à la frontière turque.

La nouvelle est sortie au moment où les forces pro-gouvernementales célébraient leur victoire contre les rebelles près de l’aéroport d’Alep.

Les rebelles syriens ont décapité un chrétien et jeté son corps aux chiens, selon une religieuse qui affirme que l’Occident ignore les atrocités commises par des extrémistes islamistes.

La religieuse affirme que le chauffeur de taxi Andrei Arbashe, agé de 38 ans, a été enlevé après que l’on ait entendu son frère se plaindre que ceux qui combattent le régime en place se comportent comme des bandits.

Elle ajoute que son corps décapité a été retrouvé sur le bord de la route, entouré de chiens affamés. Il s’était récemment marié et allait bientôt être père [...]

Soeur Agnès-Mariam de la Croix dit: « Son seul crime a été la critique de son frère envers les rebelles, qu’il a accusé d’agir comme des bandits, et c’est ce qu’ils sont. »

On rapporte de plus en plus d’histoires d’atrocités commises par des éléments incontrôlés de l’Armée syrienne libre (ASL), laquelle s’oppose au dictateur Bachar al-Assad et que la Grande-Bretagne et l’Occident reconnaissent comme dirigeant légitime du pays.

« Le monde libre et démocratique soutient des extrémistes, a déclaré soeur Agnès-Miriam de son sanctuaire au Liban. « Ils veulent imposer la charia et créer un État islamique en Syrie. (Nick Fagge, Syria rebels beheaded a Christian and fed him to the dogs as fears grow over Islamist atrocities, Daily Mail, 31 décembre 2012)

Le terme « éléments incontrôlés » est utilisé pour distancier et excuser l’ASL, mais la fréquence des décapitations et autres atrocités commises par les combattants rebelles prouve qu’au contraire, l’ASL est impliquée.

Le magazine allemand Der Spiegel a publié en mars 2012, une histoire impliquant un « bourreau » membre d’une « brigade d’enterrement », une sorte d’escadron de la mort « responsable de lexécution arbitraire de 350 à 400 personnes » ayant exprimé « leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre » :

Selon le témoignage du bourreau, cette « brigade d’enterrement », était à elle seule responsable de l’ exécution arbitraire de 350 à 400 personnes , incluant des « prisonniers » et de « traîtres ». Les « traîtres » sont des civils sunnites des zones urbaines et rurales occupées qui expriment leur opposition au règne de la terreur de l’Armée syrienne libre (ASL ):

Depuis l’été dernier, nous avons exécuté un peu moins de 150 hommes, ce qui représente environ 20 pour cent de nos prisonniers », affirme Abou Rami [...] Mais les bourreaux de Homs ont été plus occupés par les traîtres au sein de leurs propres rangs que par les prisonniers de guerre. « Si nous surprenons un sunnite en train d’espionner ou si un citoyen trahit la révolution, on se dépêche », explique le combattant. Selon Abu Rami, la brigade d’enterrement de Hussein a mis a mort entre 200 et 250 traîtres depuis le début de l’insurrection. (Ulrike Putz, , Syria: Atrocities Committed by US-NATO Sponsored Opposition. Executioner for Syrias Rebels Tells His Story , Der Spiegel Online, 30 mars 2012)

Dans ce reportage indépendant de Human rights investigations , on montre un enfant coupant la tête d’un homme à l’aide d’une machette et l’on mentionne la participation de l’Armée syrienne libre (si vous souhaitez voir la vidéo, cliquez sur le lien vers l’article original):

Les longues et horribles séquences d’un incident au cours duquel un enfant participe à l’exécution de deux hommes par décapitation proviennent maintenant de deux sources différentes.

Des images mises sur YouTube par Zaid Benjamin, présentateur et journaliste de Voice of America en arabe (Radio Sawa), montrent un enfant coupant le cou d’un prisonnier avec une machette.

[...]

Sama TV (chaîne syrienne) avait en fait déjà montré des images différentes du même incident le 26 novembre dans le cadre d’un segment montrant la différence entre la réalité et la propagande turque sur le conflit syrien.

Les scènes présentées par Sama ont été modifiées pour supprimer le contenu le plus choquant, mais on y montre davantage le contexte de l’incident. La brigade de l’Armée syrienne libre (ASL) impliquée dans l’incident serait Khalid ibn al-Walid. (Syrian rebels use a child to behead a prisoner, Human rights investigations, 10 décembre 2012)

Un rapport des Nations Unies de juin 2013 décrit ce qui semble être la même scène:

Des forces de l’opposition syrienne ont recruté comme combattant un jeune garçon de 14 ans originaire de Homs et l’ont fait participer la décapitation de deux soldats du gouvernement , selon un Nations Unies rapport [...]

Le rapport attire l’attention sur des séquences vidéo présentées par la mission russe auprès de l’ONU à Genève et montrant deux soldats du régime se faisant décapiter, l’un d’eux par un enfant. « À la suite de notre enquête, nous estimons que la vidéo est authentique, que les hommes étaient des soldats, et qu’ils on été tués comme le montrent les images », a déclaré le panel de l’ONU. (Flavia Krause-Jackson et Sangwon Yoon,  Beheadings by Syrian Rebels Add to Atrocities, UN Says, Bloomberg, le 4 juin, 2013)

Même le magazine très conservateur The Economist a rapporté en octobre 2013 une « agression des rebelles, menée par les filiales d’Al-Qaïda » contre les alaouites, que les djihadistes considèrent comme des « hérétiques ».

C’était le premier jour d’un assaut des rebelles mené par les filiales d’Al-Qaïda dans la région côtière du nord-ouest de la Syrie. Des combattants de l’opposition ont envahi un poste de contrôle du gouvernement tôt le matin et ont pénétré dans une zone de dix villages en commettant des meurtres que le groupe de pression Human Rights Watch,  situé à New York, a qualifiés de possibles crimes contre l’humanité. Des résidents locaux ont rapporté des tirs et des meurtres systématiques.

Dans cette région accueillant des Syriens de toutes les croyances se trouve une forte concentration d’alaouites, la branche chiite ésotérique à laquelle appartient la famille Assad au pouvoir, et dont les fidèles sont considérés comme des hérétiques par les djihadistes. Selon Human Rights Watch, les combattants ont tué 190 civils au cours de l’opération. Les résidents et le personnel de l’hôpital de Lattaquié, la ville la plus proche, ont parlé de corps brûlés, de cadavres décapités et de tombes creusées dans des cours arrières. Deux cents personnes de la région sont toujours retenues en otage. (S.B., The war in Syria Rebel atrocities, The Economist, 13 octobre 2013)

La BBC a également commenté sur le même rapport de Human Rights Watch (HRW):

Le rapport nomme 190 civils tués par les rebelles, dont au moins 57 femmes, 18 enfants et 14 hommes âgés. Le nombre total de morts est probablement plus élevé, car de nombreux habitants sont toujours portés disparus et les corps ont été enterrés dans des fosses communes, indique le rapport [...]

Un médecin dans un hôpital de Lattaquié affirme que plusieurs corps avaient de multiples blessures par balle, de coups de couteau ou avaient été décapités. Certains étaient brûlés ou avaient les pieds liés, a-t-il ajouté [...]

HRW affirme que les groupes rebelles islamistes, qui comprennent des combattants étrangers, sont financées par des individus du Koweït et du Golfe. L’organisation appelle l’ONU à imposer un embargo sur les armes à tous les groupes faisant l’objet d’accusations crédibles de crimes de guerre. (Syria rebels executed civilians, says Human Rights Watch, BBC, 11 octobre 2013)

Comme tous les grands médias occidentaux, la BBC a été biaisée depuis le début sur la question syrienne et a défendu l’Armée syrienne libre, soutenue par l’Occident. Face à cette preuve d’atrocités commises par ceux qu’ils promouvaient comme étant des combattants de la liberté et de la démocratie, le radiodiffuseur public a tenté de blanchir l’Armée syrienne libre avec une déclaration absurde et contradictoire :

Selon HRW, environ 20 groupes d’opposition ont pris part à l’offensive et cinq d’entre eux ont été impliqués dans les attaques contre les civils : le Front al-Nosra, l’ État islamique en Irak et au Levant (EI), Jaysh al-Muhajirin wa al-Ansar, Ahrar al-Sham et Suqour al-Izz.

Aucun de ces groupes n’est affilié au Conseil militaire suprême de l’ Armée syrienne libre, soutenu par l’Occident, bien que le chef du CMS, le général Salim Idris ait dit à l’époque que des combattants sous son commandement ont participé à l’assaut [...] (Ibid.)

La phrase est très insidieuse car elle porte le lecteur à croire que si les groupes qui ont commis l’agression ne sont pas liées à l’ASL, soutenu par l’Occident, celle-ci n’a pas participé à l’assaut. Mais l’ASL a bien participé à l’assaut puisque « des combattants sous le commandement [du général de l'ASL] ont participé à l’agression ».

Les États-Unis soutenait l’EI par le biais de l’Armée syrienne libre

Salim Idriss, qui a été remplacé en février 2014 par le colonel Abd al-Ilah al-Bashir, a même déclaré en novembre 2013, un mois après la publication du rapport de HRW, que sa relation avec l’EIIL (EI) était « bonne »:

«Ma relation avec les frères de l’EIIL est bonne [...] je communique presque chaque jour avec les frères de l’EIIL pour régler ces problèmes et ces disputes. Ces problèmes sont exagérés par les médias. » (FSA General Declares Support for ISIS & Al-Nusra)

Il a par ailleurs déclaré dans une entrevue précédente, en janvier 2013, que le groupe terroriste Jabhat Al-Nosra constituait « environ 10% de l’ASL », une déclaration qui contredit également l’analyse de la BBC. Il a dit qu’il ne savait pas pourquoi ce groupe est considéré comme une organisation terroriste parce que tout ce qu’il voyait chez ses membres était « de bonnes moeurs et une lutte courageuse et héroïque contre le régime » en ajoutant : «Ils n’ont pas de comportement anormal, différent de celui de l’ASL. » (Ibid).

Doit-on conclure que pour l’ASL et l’EI, soutenus par l’Occident, décapiter des gens constitue « un comportement normal »?

Le rapport de Human Rights Watch d’octobre 2013 stipule explicitement que les meurtres commis lors de l’ « Opération de sauvetage de la côte » dans la région syrienne de Lattaquié ont été commis par 20 groupes, dont l’EI, Jabhat al-Nusra ET l’ASL. Il indique par ailleurs clairement que des individus en provenance de l’Arabie saoudite et du Qatar, des alliés notoires de l’Occident, ont financé et planifié l’« Opération de sauvetage de la Côte », et que les combattants étrangers qui entraient à Lattaquié à l’époque sont presque tous passés par la Turquie, un État membre de l’OTAN.


Un « diplomate occidental a soulevé le problème à Human Rights Watch en déclarant qu’en général, les ressortissants de pays européens allant se battre en Syrie étaient “plus nombreux que ceux qui étaient allés se battre en Afghanistan ou en Irak“ ».

Le témoignage d’un médecin travaillant à l’hôpital national de Lattaquié dit « qu’ils avaient reçu 205 cadavres de civils tués au cours de l’opération du 4 au 18 août » et que « la plupart des corps étaient décapités ».

Donc, si l’on résume, plus de 200 civils ont été tués au cours de cette seule opération et la plupart d’entre eux ont été décapités, probablement par des combattants étrangers soutenus par l’Occident transitant par un État membre de l’OTAN.

Où était le dégoût, l’horreur et l’indignation des dirigeants occidentaux à l’époque?

Il est bien évident que les décapitations de centaines de civils syriens par les forces soutenues par l’Occident détruirait complètement la propagande et prouverait qu’Assad disait la vérité lorsqu’il disait combattre une invasion terroriste étrangère. C’est pour cette raison que ce rapport n’a pas fait beaucoup de bruit et que le discours est demeuré le même dans les médias occidentaux.

Toutefois, comme toutes les autres tentatives ultérieures visant à justifier une invasion militaire en Syrie ont échoué, nous sommes maintenant confrontés à un scénario des plus absurdes : l’Occident prétend devoir intervenir contre sa propre création meurtrière: l’État islamique.

Les dernières décapitations de l’EI ne sont qu’un prétexte pour intervenir militairement en Syrie. Les centaines de décapitations de ressortissants syriens commises par les soldats occidentaux par procuration durant des années prouvent qu’il s’agit d’une autre opération psychologique visant à galvaniser l’appui populaire en faveur d’une autre guerre au Moyen-Orient.

Julie Lévesque

 

Article publié initialement en anglais : The History of EI Beheadings: Part of the Training Manual of US Sponsored Syria Pro-Democracy Terrorists

Vous trouverez de longs extraits du rapport de Human Rights Watch mentionné ci-dessus (en anglais).


 

ANNEXE 

You Can Still See Their Blood Executions, Unlawful Killings, and Hostage Taking by Opposition Forces in Latakia Countryside Human Rights Watch, October 2013

Fourteen residents and first responders told Human Rights Watch that they witnessed executions or saw bodies that bore signs of execution... including in some cases corpses that were bound, and bodies that had been decapitated. A doctor working in the National Hospital in Latakia who was receiving the dead and wounded from Latakia countryside told Human Rights Watch that they had received 205 corpses of civilians killed during the August 4-August 18 operation. The doctor showed Human Rights Watch a medical report the hospital prepared on August 26 stating that the, [c ]ause of death in several of them [the bodies] was multiple gunshot wounds all over the bodies, in addition to stab wounds made with a sharp instrument, given the decapitation observed in most bodies...

IV. Opposition Groups Involved in August 4 Attacks

The operation launched by opposition fighters in Latakia countryside on August 4, termed the Campaign of the Descendants of Aisha the Mother of Believers,[138] the Barouda Offensive,[139] and the Operation to Liberate the Coast, or the Operation to Save the Coast (herein after Operation to Liberate the Coast) was acoordinated preplanned assault by armed opposition groups on Syrian military positions and unguarded Alawite villages that lasted from August 4-August 18. On the first day of the operation, opposition fighters killed civilians on numerous occasions. In many cases evidence gathered by Human Rights Watch suggests they killed them knowing them to be civilian and that they were playing no part in combat...

Of the 20 or more groups that were involved in the Operation to Liberate the Coast ... five groups were among the principle planners, fundraisers, and executors of the offensive... These groups are:

-Ahrar al-Sham

-Islamic State of Iraq and Sham

-Jabhat al-Nusra

-Jaish al-Muhajireen wal-Ansar

-Suquor al-Izz

....

The Islamic State of Iraq and Sham

In 2006, the name of al-Qaeda in Iraq was changed to the Islamic State of Iraq.[156] This group is now operating in Syria under the name the Islamic State of Iraq and Sham (ISIS).[157] Abu Bakr al-Baghdadi is the groups leader and he has sworn loyalty to the al-Qaeda leader, Ayman al-Zawahiri.[158] According to the opposition activist who spoke to Human Rights Watch, Abu Ayman commanded the group during the August Latakia offensive.[159]Abu Jaafar from ISIS has also been identified as the first deputy commander of the operation.[160]

Multiple opposition sources identify ISIS as one of the leading groups involved in the Operation to Liberate the Coast.[161]Videos posted by opposition groups on YouTube also show ISISs involvement in the offensive on August 4.[162]On August 6 the opposition activist that spoke to Human Rights Watch also said that the ISIS played a key role in abducting and holding civilian hostages from the villages.[163] According to an opposition military leader from Latakia working on the hostage exchange, as of early September ISIS was holding 110 to 120 hostages.[164]

V. Other Groups Involved in the Operation to Liberate the Coast

...

Free Syrian Army under Salim Idrisss Command

Notably, several statements from Salim Idriss, the Chief of Staff of the Supreme Military Council of the Free Syrian Army, reflect that fighters under his command participated in the operation. In a video posted on August 11 and apparently filmed in Latakia countryside, Idriss states:

I am here [in Latakia countryside] today to get a picture on the true achievements and the big successes that our fellow revolutionaries have achieved in the coastal campaign and to respond to the charges that claim incorrectly that we will end our operations here on the coastal frontlines. We are here today to assure everyone that our chief of staff is cooperating fully with the coastal military front command regarding their military activities. We are not going to withdraw as was falsely claimed but on the contrary, we are cooperating to a great extent in this operation.[211]

... [T]he participation of Idriss and fighters under his command in the Operation to Liberate the Coast appears clear ...

VI. Financial Support to Operation

Largely based on information posted by individuals in the groups who participated in the Operation to Liberate the Coast and their supporters on social media sites, Human Rights Watch has identified several individuals, principally from Gulf countries, who actively fundraised for the operation and for support to the groups involved. There is no evidence that the fundraisers and financiers knew at the time that they gave their support about the abuses that would or were taking place in Latakia countryside. However future support to the five groups principally involved in planning, fundraising, and executing the attack on the villages may make these individuals complicit in war crimes or crimes against humanity if these groups continue to commit abuses. ...

On August 3 al-Suwan tweeted that he supports the Islamic brigades in Latakia countryside. [291] On August 5 and 7, al-Suwan tweeted a thank you to donors from Kuwait, Saudi Arabia, United Arab Emirates and Qatar ...

VII. Access of Foreign Fighters to Syria

According to Syrian security officials, media reports, western diplomats, and direct observations by journalists and humanitarian workers who visited the area in the past, many foreign fighters operating in northern Syria gain access to Syria via Turkey, from which they also smuggle their weapons, obtain money and other supplies, and sometimes retreat to for medical treatment. [314]

According to a humanitarian worker in Turkey, based on his observations, foreign fighters entering Latakia governorate do so almost entirely from Turkey, even flying into Hatay airport where they are picked up by other foreign fighters and facilitators.[315]

A western diplomat told Human Rights Watch that diplomats from several EU member state missions in Ankara are very concerned about the transiting of nationals from European and other countries through Turkey to Syria.[316]Another Western diplomat raised the concern to Human Rights Watch that in general the number of nationals from European countries going into Syria to fight was greater than the number of those who went from Europe to fight in Afghanistan or Iraq. (emphasis added)

 

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Comment peut on les croire,

 

 

La série de décapitations spectaculaires attribuées à des éléments du groupe radical takfiris DAESH relance la polémique sur la crédibilité des médias qui nous affirment très bruyamment des faits particulièrement contestables. Les réseaux sociaux se couvrent d'articles mettant à jour nombre d'éléments et arguments permettant de douter fortement des affirmations médiatiques. Je ne vais pas exposer toutes les curiosités qui abondent dans ces affaires mais seulement éclairer le fait qu'elles ont affecté opportunément des ressortissants des USA maîtres de l'impérialisme dans le monde et de ses deux principales marionnettes de France et du Royaume Uni, très récemment encore utilisateurs de ce groupe terroriste. Ces affaires semblent tomber à point nommer quand chacune de ces nations, dont les dirigeants sont contestés par leurs peuples cherchent à promouvoir une nouvelle guerre.

 

Comme il en est habituel depuis la guerre de Yougoslavie, la cible présentée doit posséder les caractères les plus diaboliques et impressionner les bas peuples par sa sauvagerie justifiant ainsi la mort qu'il est légitime de lui infliger.

 

Jusqu'à présent c'était le dirigeant du pays cible qui se trouvait au cœur de la vindicte médiatique toujours réduit à un nouvel Hitler massacrant son propre peuple tel était le « story telling as usual » made in USA devant être repris en cœur par des médias toujours aux ordres.

 

Aujourd'hui, il y a une innovation avançant d'un pas supplémentaire dans l'hypocrisie, un pas un peu plus masqué celui-ci, la méthode précédente semblant par trop usée. La cible proposée est composée de groupes terroristes, réellement terroristes et la dessus le doute ne peut exister mais opérant dans des pays ciblés depuis longtemps par l'impérialisme; la Syrie d'une part et l'Algérie d'autre part.

Il se trouve que ces groupes ont été fabriqués par les pays impérialistes depuis des années et opèrent, armés et financés par eux dans des pays dont ils veulent changer le régime politique pour y placer en lieu et place des marionnettes dociles préparées à l'avance.

 

Comment peut on prendre au sérieux que l'on veuille maintenant se débarrasser de groupes militaires que l'on a organisé à grands frais et surtout bien armés en matériel moderne. Comment ne pas y voir une manœuvre quand toutes les autres options ont échoué et que l'objectif affiché reste le renversement du régime politique honni car peu coopératif pour offrir son pays à l'impérialisme.

Les USA entraînant ses marionnettes habituelles, ont peut être perdu la raison ou admettent ils qu'ils ont commis une lourde et impardonnable erreur ?

Erreur particulièrement dramatique par les massacres et exactions les plus horribles commises depuis plusieurs années par ces groupes que le gouvernement syrien appelle depuis toujours terroristes quand les médias aux ordres les appelaient « révolutionnaires».

Les USA et leurs marionnettes ne devraient ils pas être maintenant tenus pour responsables de leurs crimes passés puisque maintenant il est admis par tous, que ceux qu'ils ont employé depuis toujours sont des criminels ?

 

Il est difficile de croire que les USA aient perdu la raison et encore moins que ces groupes armés qu'ils ont financé se retourneraient maintenant contre leur maître, (on se demande bien pourquoi?) bien que cette raison soit bruyamment évoquée par les médias habituellement aux ordres.

 

On est alors en droit de penser qu'il s'agit là d'une nouvelle manœuvre permettant de justifier une intervention armée d'une nature nouvelle contre la cible principale attaquée depuis plusieurs années.
On arrive un peu à percevoir la manœuvre quand les USA proclament vouloir fortement armer les groupes qu'ils appellent « modérés ». Pourtant sur le terrain de tels groupes n'ont jamais été vus, ils ne détiennent aucune ville aucun espace, aucun groupe armé de ces soit-disant modérés n'a jamais été filmé par un quelconque journaliste, alors que les groupes takfiris sont visibles partout diffusent un nombre élevé de vidéos y compris de leurs exactions. Ces groupes « modérés » fantômes ne seraient ils pas plutôt une bonne partie de ces terroristes que l'on baptiserait maintenant « modérés » car jamais personne n'a vu de différence entre les uns et les autres et  qui changent aisément de casquette, ainsi ce Al Bagdadi vu conversant amicalement avec McCain au moment ou il était qualifié de modéré et maintenant il se retrouverait terroriste.

 

Alors quel crédit accorder à ces décapitations grand-guignolesques et fort mal conçues qui cherchent à accréditer l'idée que des gens qui étaient des alliés baptisés résistants, soient soudainement devenus des ennemis maintenant baptisés terroristes pour des raisons parfaitement inconnues. Quel crédit accorder à ces vidéos d'origines obscures que plusieurs experts ont qualifié de faux. Tout ceci peu paraître à première vu totalement incohérent à moins que …

 

Concernant l'Algérie et Gourdel les faits sont encore plus troublants déjà par leur parfaite synchronisation avec les précédentes « décapitations » puis par le lieu choisi, l'Algérie ou DAESH loin de ses bases syriennes opérerait maintenant alors que l'armée algérienne est particulièrement vigilante pour que ne renaisse pas chez elles des groupes terroristes venant pour déstabiliser le pays . Ce qui est montré dans ces deux vidéos dont on ne connaît toujours pas l'origine contient un nombre incalculable de bizarreries soulignées dans nombre d'articles ayant paru sur les réseaux sociaux.

 

 

  Quelques articles intéressants sur le sujet

 

http://www.atlasinfo.fr/Louisa-Hanoune-accuse-la-France-d-etre-derriere-l-enlevement-d-Herve-Gourdel_a55693.html

 

 http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/herve-gourdel-decapitation-montee-157277

 

Ici c'est la France qui est visée depuis l'Algérie ce serait plutôt l'Algérie qui serait visée depuis la France. L'hystérique BHL poisson pilote de l'impérialisme ne nous donnerait-il pas le sens de cette affaire en ayant depuis longtemps appelé au renversement du régime algérien ? Ce régime serait maintenant incapable de lutter contre le « terrorisme » qui s'en prendrait à la France. Ce régime est bien entendu corrompu mais pour le remplacer par quoi ? Si on observe les résultats de ses interventions précédentes notamment en Libye il y a de quoi s'inquiéter sur ce que voudrait faire l'impérialisme de l'Algérie dont l'action de déstabilisation et de destruction semble vouloir être sous traitée à la marionnette française.

 

Et puis les médias qui font énormément de bruits avec cette affaire Gourdel sont ils crédibles ?  Alors qu'ils ne disaient mots sur les exactions de ces même terroristes baptisés il y a peu résistants, qui n'ont jamais cessée en Libye puis en Syrie de couper des têtes d'éventrer des corps de femmes et d'enfants et de torturer le plus sauvagement possible. Non seulement les images foisonnent mais également les témoignages sont forts nombreux. Ces médias qui montent ces affaires en épingle sont totalement discrédités et ce depuis très longtemps nous ayant habitué à tous les mensonges pour diaboliser tel ou tel et à nombre de justifications de crime pour angéliser des criminels.

 

Casques de la Garde Nationale ukrainienne les nazis sont des bons pour les médias

Brulures infligées aux prisonniers de Novorossia par les nazis ukrainiens

Il reste les crimes épouvantables commis par les nervis de la junte néo nazie de Kiev mise au pouvoir par un coup d'état sanglant baptisé « révolution » comme d'habitude. Ces crimes particulièrement odieux sont actuellement découverts dans les lieux tenus précédemment par les nazis qui ne cachent même plus leur idéologie. Nombre de charniers sont mis à jour avec des corps sans têtes présentant d'épouvantables tortures comme des doigts arrachés, des femmes violées et battues à mort, tous ces corps présentent des membres attachés montrant qu'il ne s'agit nullement de décès au combat. Les hystéro-médias sont totalement silencieux sur ces actes qui eux ne peuvent être mis en doute, les corps sont bien là, mis à jour en présence d'observateurs de l'OSCE.

 

Observateurs de l'OSCE prenant des photos de charniers sur d'anciennes positions nazies

 

Corps de prisonniers et de civils enterrés à la hate par les nazis ukrainiens

 

Alors encore une fois les médias bruyants sur des affaires troubles et incroyables ne peuvent être que discrédités et leurs affirmations opportunes ont toutes les chances d'être mensongères.

Cependant certains en France et ailleurs dans le monde soumis au USA trouvent que l'occasion est trop belle pour satisfaire leur islamophobie et leur volonté de diviser les français tout en déstabilisant gravement notre pays. Ce n'est pas la première fois que les gouvernants font bouillir la marmite communautariste pour diviser le peuple.

Alors d'une pierre deux coups c'est pas mal non ?

http://www.alain-benajam.com/article-comment-peut-on-les-croire-124675332.html

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Comment peut on les croire

Comment peut on les croire, La série de décapitations spectaculaires attribuées à des éléments du groupe radical takfiris DAESH relance la polémique sur la crédibilité des médias qui nous affirment…

Pour lire la suite cliquez ici

 

 

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Le terrorisme, ce n'est pas juste EIIL, mais aussi les nazis de Kiev: Barbares !

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Evo Morales : Obama est un criminel de guerre

et doit être jugé par la cour pénale internationale"

 

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Vos meRdias :

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Asselineau-anc-photo-copie-1.jpg

Débunkage François Asselineau (UPR)

sur "On est pas couchés"


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Mon dernier article :
Par Eva R-sistons - Publié dans : Désinformation - Communauté : Apprentis journalistes
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Mercredi 24 septembre 2014 3 24 /09 /Sep /2014 03:41

 

 

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« À la poursuite de l’État islamique »:

Devinez qui est derrière le projet califat?


Michel Chossudovsky, 23 septembre 2014

On dépeint l’État islamique (EI) comme un ennemi des États-Unis et du monde occidental.

Avec le soutien de la Grande-Bretagne, l’indéfectible allié des États-Unis, le président Barack Obama a ordonné une série de bombardements étasuniens sur l’Irak visant apparemment à vaincre l’armée rebelle de l’EI.

« Nous ne renoncerons pas à notre volonté de faire face à l’État islamique [...] Si les terroristes pensent que nous allons faiblir face à leurs menaces, ils ne peuvent pas être davantage dans l’erreur. » (Barack Obama et David Cameron, Strengthening the NATO alliance, lettre d’opinion publiée dans le Times de Londres, 4 septembre 2014, c’est l’auteur qui souligne.)


Mais qui est derrière le projet de l’État islamique?

Par une cruelle ironie du sort, les rebelles de l’État islamique, anciennement connu sous le nom « État islamique en Irak et au Levant » (EIIL) étaient jusqu’à tout récemment présentés comme « des combattants de la liberté de l’opposition » en Syrie, dévoués au « rétablissement de la démocratie » et au renversement du gouvernement laïc de Bachar al-Assad.


Et qui était derrière l’insurrection djihadiste en Syrie?

Ceux qui ont ordonné les bombardements sont ceux qui sont derrière le projet de califat.

Les milices de l’EI, qui sont actuellement la cible présumée d’une campagne de bombardements des États-Unis et de l’OTAN en vertu d’un mandat de « lutte au terrorisme », ont été et sont toujours soutenues clandestinement par les États-Unis et leurs alliés.

Autrement dit, l’État islamique a été créé par le renseignement étasunien , avec le soutien du MI6 britannique, du Mossad israélien, de l’Inter-Services Intelligence (ISI) pakistanais et l’Al Mukhabarat Al A’amah de l’Arabie saoudite (رئاسة الاستخبارات العامة ou General Intelligence Presidency (GIP) en anglais). Par ailleurs, selon des sources du renseignement israélien (Debka), l’OTAN, en liaison avec le haut commandement turc, était impliqué dans le recrutement de mercenaires djihadistes dès le début de la crise syrienne en mars 2011.


En ce qui concerne l’insurrection syrienne, les combattants de l’État islamique ainsi que le Front Al-Nosra, des forces djihadistes affiliées à d’Al-Qaïda, sont les fantassins de l’alliance militaire occidentale. Ils sont secrètement soutenus par les États-Unis, l’OTAN et Israël. Leur mandat consiste à mener une insurrection terroriste contre le gouvernement de Bachar al-Assad. Les atrocités commises par les combattants de l’État islamique en Irak sont similaires à celles commises en Syrie.

En raison de la désinformation médiatique, l’opinion publique occidentale n’est pas au courant que dès le tout début, les terroristes de l’EI ont été soutenus par les États-Unis et leurs alliés.

Les meurtres de civils innocents par les terroristes de l’État islamique en Irak sont utilisés afin de créer un prétexte et une justification en faveur d’une intervention militaire étasunienne pour des raisons humanitaires. Les bombardements ordonnés par Obama, cependant, ne sont pas destinés à éliminer l’État islamique, qui constitue un « atout du renseignement » étasunien. Bien au contraire, les États-Unis visent la population civile ainsi que le mouvement de résistance irakien.


 

Le rôle de l’Arabie saoudite et du Qatar

Fait amplement documenté, le soutien des États-Unis et de l’OTAN à l’État islamique est acheminé clandestinement par les plus fidèles alliés des États-Unis, à savoir le Qatar et l’Arabie saoudite. Les médias occidentaux ont reconnu que Riyad et Doha, agissant en liaison avec Washington et en son nom, ont joué (et jouent toujours) un rôle central dans le financement de l’État islamique, ainsi que dans le recrutement, la formation et l’endoctrinement religieux des forces mercenaires terroristes déployées en Syrie.

Selon le Daily Express de Londres : « Ils [les terroristes de l'EI] avaient de l’argent et des armes fournies par le Qatar et l’Arabie saoudite. »


« La plus importante source de financement de l’EI à ce jour provient des pays du Golfe, principalement de l’Arabie saoudite mais aussi du Qatar, du Koweït et des Émirats arabes unis », (Selon le Dr Günter Meyer, directeur du Centre de recherche sur le Monde arabe à l’Université de Mayence, en Allemagne, Deutsche Welle )

Ces fonds ont été acheminés aux terroristes de l’EI qui se battent contre les forces gouvernementales en Syrie:

Grâce à des alliés comme l’Arabie saoudite et le Qatar, l’Occident [a] soutenu des groupes rebelles militants qui ont depuis mutés en EI et autres milices liées à al-Qaïda. (Daily Telegraph, 12 juin 2014)

Selon Robert Fisk, le projet de califat « a été financé par l’Arabie saoudite » :

[V]oici la plus récente contribution monstrueuse de l’Arabie saoudite à l’histoire mondiale : le Califat islamiste sunnite en Irak et au Levant, conquérant de Mossoul et Tikrit et de Racca en Syrie – et peut-être de Bagdad, « humiliateurs » ultimes de Bush et d’Obama.

D’Alep, dans le nord de la Syrie, jusqu’aux environs la frontière irako-iranienne, les djihadistes de l’EIIL et autres groupuscules divers payés par les wahhabites saoudiens, et des oligarques koweïtiens, règnent maintenant sur des milliers de miles carrés. (Robert Fisk, The Independent, 12 juin 2014)

 

 

En 2013, dans le cadre de son recrutement de terroristes, l’Arabie saoudite a pris l’initiative de libérer des condamnés à mort incarcérés dans les prisons saoudiennes.

Une note confidentielle a révélé que les prisonniers étaient « recrutés” » pour rejoindre les milices djihadistes (y compris Al-Nosra et l’EIIL) afin de lutter contre les forces gouvernementales en Syrie.

Prison saoudienne

On aurait offert une entente aux prisonniers – rester et être exécuté ou lutter contre Assad en Syrie. Dans le cadre de l’entente, on offrait aux prisonniers un « pardon et une allocation mensuelle pour leurs familles, autorisées à demeurer dans le royaume sunnite ».

Les responsables saoudiens leur auraient donné le choix : décapitation ou djihad? En tout, des détenus du Yémen, de la Palestine, de l’Arabie saoudite, du Soudan, de la Syrie, de la Jordanie, de la Somalie, de l’Afghanistan, de l’Égypte, du Pakistan, de l’Irak et du Koweït ont choisi d’aller combattre en Syrie. (Voir Global Research, 11 septembre 2013)

Volte-face

Le 11 septembre 2014, coïncidant avec la commémoration du 11-Septembre, le roi d’Arabie saoudite ainsi que les monarques des pays du Golfe ont annoncé leur soutien indéfectible à la guerre sainte d’Obama contre l’État islamique, laquelle a été et est toujours financée par des fonds du Qatar et de l’Arabie saoudite dans le cadre d’une opération de renseignement soigneusement conçue.

Le secrétaire d’État John F. Kerry, à gauche, parle avec Joseph W. Westphal, l’ambassadeur étasunien en Arabie saoudite, et le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saoud Al-Fayçal à son arrivée à l’aéroport international du roi Abdulaziz de Djeddah, en Arabie saoudite le 11 septembre 2014 (Photo : Brendan Smialowski, Associated Press)

Alors qu’ils ont activement contribué au financement de l’État islamique, sans compter qu’ils ont recruté et formé des terroristes au nom de Washington, l’Arabie saoudite et les États du Golfe ont promis d’appuyer fermement la campagne militaire d’Obama, « d’avilir et finalement détruire » l’État islamique.

La déclaration d’appui contenue dans le communiqué, engage les « principaux pays arabes à travailler avec les États-Unis afin de couper le flux de combattants et les fonds étrangers de l’État islamique ». Elle confirme également que les membres ont discuté d’une « stratégie pour détruire l’EIIL où qu’il soit, y compris en Irak et en Syrie ».

L’Arabie saoudite a fini par comprendre que le groupe État islamique constitue aussi une menace sérieuse pour leur pays, et qu’il ne s’agit pas d’un mouvement sunnite traditionnel. L’un des éléments du plan d’Obama contre l’EI vise à saper les liens idéologiques et religieux avec l’islam invoqués par les militants de l’État islamique.

L’administration espère que Riyad usera de son influence parmi les chefs religieux islamiques. (Voice of America, 11 septembre 2014)

Recrutement de « terroristes modérés »

Dans le cadre de cet accord, la famiile Al-Saoud sera « l’hôte d’un centre de formation pour des milliers de combattants rebelles syriens qui luttent à la fois contre l’État islamique et le régime du président Bachar al-Assad ». Cette proposition est fausse et absurde. Jusqu’au 9 septembre, l’Arabie saoudite a « officiellement » soutenu l’État islamique contre le gouvernement de Bachar Al-Assad, et on lui a maintenant confié le recrutement de djihadistes pour combattre l’État islamique. Les médias n’ont toutefois pas réussi à relier les points et à découvrir le grand mensonge.

Il s’agit d’un projet diabolique : les artisans de l’État islamique ont informé le monde qu’ils « se lancent à la poursuite » de leurs propres terroristes dans le cadre d’une opération de contreterrorisme.


Bien que ces actions soient menées sous la bannière de la « guerre mondiale au terrorisme », les États-Unis n’ont pas l’intention de cibler leurs propres brigades terroristes de l’EI, intégrées par des forces spéciales et les services de renseignement occidentaux. En réalité, la seule campagne crédible et efficace contre les terroristes islamiques de l’EI est menée par les forces gouvernementales syriennes.


Inutile de dire que le financement et l’appui des États-Unis, de l’OTAN, de l’Arabie saoudite et du Qatar continueront. L’objectif n’est pas de détruire l’État islamique, tel que l’a promis Obama. Il s’agit plutôt d’un processus de déstabilisation et de destruction de l’Irak et de la Syrie, mené par les États-Unis. La campagne contre l’État islamique est utilisée pour justifier le bombardement des deux pays en ciblant principalement les civils.

Le but ultime est de déstabiliser l’État-nation que constitue l’Irak et de déclencher sa partition en trois entités distinctes.

L’objectif stratégique général des États-Unis et de l’OTAN consiste à déstabiliser toute la région du Moyen-Orient, de l’Afrique du Nord, de l’Asie centrale et du Sud, incluant l’Iran, le Pakistan et l’Inde.

 

 

Michel Chossudovsky

 

 

Article original : Going After the Islamic State. Guess Who is Behind the Caliphate Project?, publié le 12 septembre 2014.

Traduction: Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

Copyright © 2014 Mondialisation.cah

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L'ambassadrice US à l'Onu a annoncé que le but des frappes en Syrie consiste à provoquer la chute du régime Assad
Actualité
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Le Nouvel Ordre Mondial Sexuel

Pardonnez-moi, je finalise un troisième ouvrage,
à paraître bientôt, il sortira en même temps
que les deux précédents achevés voici peu.
Donc j'alerte sur le Nouvel Ordre Mondial sexuel ICI
(eva)
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Le livre caché aux parents par l’« Education nationale » : un contenu horrible

Nous évoquions il y a quelques jours le livre « que font les petits garçons ? », dont il était recommandé sur le site de l’Education nationale en 2006, qu’il soit tenu loin du regard des parents mais soumis en classe aux enfants de 8 ans.

Un internaute a pris en photo certaines illustrations de cet ouvrage, et il n’est pas exagéré d’y voir une inspiration proprement satanique.

Ce livre est paru en 2000. Il promeut notamment la « théorie du genre », et cela s’est fait il y a dix ans sous un gouvernement « de droite ». A part ça, il paraît que les parents qui redoutent qu’on bourre le crâne de leurs enfants de théories contre-nature sont paranoïaques… 

« L’intégralité du livre se présente de la même manière : à gauche le nom d’un garçon qui est systématiquement
représenté par « un clone du petit garçon version fille ». A droite, le même garçon cette fois habillé en garçon qui fait des activités complètement loufoques. Dès la première page, cela sent déjà très fort la théorie du genre. En voici quelques exemples. »

 

Voici donc Joseph en plein rêve. Bien sûr, représenter Joseph le sexe à l’air est probablement totalement indispensable de la part de l’éducation nationale.
L’enfant « fait des découvertes » :
Ci-dessous, l’enfant « est un collectionneur ».
A-t’on déjà vu image plus glauque dans un livre pour enfant?
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http://www.contre-info.com/le-livre-cache-aux-parents-par-l-education-nationale-un-contenu-horrible
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Actualité France :

Fusion des régions et des départements : le Parlement veut supprimer l’obligation de référendum
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Actualité internationale :
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La vérité sur la guerre en Ukraine :
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La présidente du PS ukrainien dénonce le putsch néo-nazi provoqué par l'OTAN = 
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Le directeur du Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R), Eric DENECE parle vrai /
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Ukraine : une invasion OGM déjà préparée dans le grenier à grains de l'Europe !

Les israéliens testent l'efficacité de leurs médicaments sur les prisonniers politiques palestiniens
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Par Eva R-sistons - Publié dans : La vérité sur la question - Communauté : Apprentis journalistes
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Lundi 15 septembre 2014 1 15 /09 /Sep /2014 02:45

 

Russie-guerre-best.jpg 

Frappe stratégique anti-cités CHIMIQUE imminente

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L'attaque de l'OTAN contre la Russie se précise.
On a ressuscité les symboles nazis contre lesquels sont morts vingt millions de Russes (mais aussi d'autres Européens). On a multiplié les provocations, sans arriver à faire intervenir l'armée russe en ex-Ukraine. On l'a accusée d'y être déjà et donc de n'avoir rien à perdre, cela ne l'a pas faite venir. On a lancé une campagne d'épuration ethnique contre les Russes d'ex-Ukraine, la Russie est restée passive. On a mis en oeuvre le plus gros siège (en nombre d'assiégés, pas d'assiégeants) depuis Leningrad. On a provoqué le plus exode en Europe depuis la 2° guerre mondiale. L'Union Européenne, l'OTAN et leurs pays membres ont accepté l'utilisation intensive de lance-roquettes multiples ("orgues de Staline") contre les villes de Novorussie. On a passé sous silence l'utilisation d'armes interdites, en particulier de bombes au phosphore blanc. On a toléré l'utilisation, plusieurs fois répétée, de missiles balistiques, et le bombardement à dessein d'usines chimiques. Mais tout ce qu'a fait la Russie c'est envoyer un convoi humanitaire et prêcher un cessez-le-feu.
On va lancer très prochainement une attaque chimique encore jamais vue en Europe.
 
Il ne s'agira pas d'utiliser des gaz de combat comme dans les tranchées de Verdun, mais de frapper directement une ville peuplée de près de deux millions d'habitants (réfugiés compris). Hier l'armée dite ukrainienne a livré à son unité chimique stationnée à Slaviansk, sous haute protection, deux camions (au moins) de trente tonnes de produits chimiques. On ne les a certainement pas déstockés plus au nord pour venir les enterrer là. Pour mémoire, l'armée ex-ukrainienne est un reliquat de l'armée soviétique, dont la doctrine du rouleau compresseur mécanisé précédé du nuage neurotoxique impliquait que pratiquement tous les vecteurs d'artillerie, du mortier au missile balistique en passant par les obusiers automoteurs et les lance-roquettes multiples, puissent tirer des projectiles chimiques, en général des neurotoxiques binaires (issus du mélange, à l'impact, de deux produits précurseurs inertes). Et cette armée du régime issu du coup d'état du 22 février est aussi composée aujourd'hui pour 10% de militaires états-uniens (essentiellement dans des fonctions de conception et conduite des opérations), dont la doctrine consiste à massacrer la population civile de l'ennemi en évitant le combat avec ses forces armées.
 
La préparation de cette frappe chimique de grande ampleur (pas un petit kilo d'ypérite préparée dans un laboratoire clandestin islamiste pour blâmer le gouvernement syrien) est certainement aussi connue des gouvernements ouest-européens que du gouvernement russe. Il n'y a que deux possibilités : on laisse faire ça ou on l'empêche. On interdit au régime nord-ukrainien de procéder à cette monstruosité ou s'en fait complice. S'il ne veut pas croire qu'on a cessé de le soutenir, on lance une opération aéroportée pour prendre ces camions avant que les munitions soient distribuées aux unités d'artillerie ; trois heures d'avion, ce n'est pas l'Afrique.
Et si vraiment on laisse faire, c'est qu'on veut absolument que la Russie intervienne. Sauf que la monstruosité aura certainement déjà été commise.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour

Quelle est la source de cette info ?

Stratediplo a dit…

C'est la synthèse d'indices (publiés) remontés de trois sources terrain distinctes et évalués selon les canons du renseignement quant à la plausibilité du contenu et la fiabilité de la source, qu'il serait criminel de compromettre. Si le projet est avorté chacun sera libre de s'en réjouir ou d'en blâmer les éventeurs.

 


 

La Barbarie, le nouveau visage de la "Pax Ukraina"
par Karine Bechet-Golovko

mercredi 10 septembre 2014, par Comité Valmy


 

 

Voici ce que les mères de combattants de Donetsk viennent de recevoir. Pour l’instant, les autorités de la République de Donetsk ne savent pas, en tout, combien de boîtes en bois contenant la tête coupée de leur fils ont été envoyées par les autorités ukrainiennes.


La seule certitude est que toutes ces têtes identifiées correspondent à des combattants s’étant battus dans les alentours de Donetsk. Selon les sources, ils auraient été fait prisonniers par Secteur Droit ou simplement tombés entre les mains des militaires ukrainiens. Et rendus ainsi.


A l’heure où l’on s’acharne à parler de paix, où les échanges de prisonniers traînent en raison du pouvoir ukranien, ces images font froid dans le dos. Est-ce la manière dont Kiev interprète "l’échange" de prisonniers ?


C’est de la barbarie, à l’état pur. Mais il faut regarder cette image, car elle correspond à une réalité aux portes de l’Europe. Voulons-nous en faire le nouveau visage de l’Europe ? C’est ce qui se passera si le traitement politique de la question ukrainienne ne change pas.

 

Karine Bechet-Golovko
mercredi 10 septembre 2014

 

Russie politics

1 Message

  • Horrible, oui, absolument horrible. Ces Barbares que l’on présente chez nous, ici, en France et par extension, en Occident, comme des démocrates car pro-européens, sont les cousins "germains" avec et sans jeu de mots si l’on songe à leur allégeance à Bandéra, sont cousins germains, donc, de lointains barbares qui sévissent au Proche-Orient et dont cet Occident et singulièrement, cette France, patrie des Lumières et des Droits de L’homme, feint de découvrir, le véritable visage, celui de la Barbarie à visage inhumain. Là-bas aussi, il y a des têtes coupées, des corps mutilés du vivant de leur propriétaire.
  •  
  • Il s’agit donc bien des mêmes intérêts en jeu, du même agenda mis en place par les mêmes, en costumes cravattes ceux-là, afin de faire plier les peuples désireux de conserver ou sauvegarder leur indépendance dans tous les domaines.

  • L’ennemi est bien le même. Qu’il soit instrumentalisé en Ukraine ou en Syrie ou en Irak. Le marionnettiste lui fréquente les salons aux lambris dorés. H Sadki.

 

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Le Département d’État a reconnu que l’équipage du destroyer USS Donald Cook est gravement démoralisé depuis qu’il a été survolé en Mer Noire par un chasseur-bombardier russe Sukhoï-24 (Su-24) qui ne portait ni bombes ni missiles mais uniquement un dispositif de guerre électronique.

Sur cette vidéo, le destroyer USS Donald Cook arrive en Mer Noire pour prendre position à proximité des eaux territoriales de la Russie

 

 

Le 10 avril 2014, le destroyer USS Donald Cook arrivait en Mer Noire et le 12 avril un chasseur-bombardier russe Su-24 survolait ce vaisseau au cours de l’incident qui, d’après plusieurs medias, aurait totalement démoralisé l’équipage du navire US, à tel point que le Pentagone a émis une protestation [1].

L’USS Donald Cook (DDG-75) est un destroyer lanceur de missiles de quatrième génération dont l’arme fondamentale sont les missiles de croisière Tomahawk, ayant une portée maximale de 2 500 kilomètres et étant capables de porter des ogives nucléaires. Dans le cadre d’une mission de routine, l’USS Donald Cook est porteur de 56 Tomahawk mais en configuration d’attaque il est muni de 96 de ces missiles de croisière.

Ce destroyer US est équipé du système de combat de dernière génération Aegis. Il s’agit d’un système intégré capable de relier entre eux les moyens de défense antimissile de tous les navires où il est embarqué créant ainsi un grand réseau qui garantirait la détection, la poursuite et la destruction de centaines de cibles en même temps. L’USS Donald Cook est muni aussi de 4 énormes radars, dont la puissance est comparable à celle de plusieurs stations. Pour assurer sa protection, il est porteur en plus d’une cinquantaine de missiles antiaériens de divers types.

Or, le Su-24 russe qui survola l’USS Donald Cook ne portait ni bombes ni missiles mais uniquement un nacelle, installée sous son fuselage, qui, selon la publication russe Rossíyskaya Gazeta [2], contenait un dispositif russe de guerre électronique dénommé Jibiny.

Quand l’avion russe a entamé la phase d’approche, ce dispositif de guerre électronique aurait inutilisé tous les radars, circuits de contrôle, systèmes de transmission d’information, etc. embarqués à bord du destroyer US. Autrement dit, le tout-puissant système Aegis, aujourd’hui incorporé – ou en phase d’installation – aux systèmes embarqués de défense des navires les plus modernes de la OTAN, a été tout simplement déconnecté comme un poste de télé qu’on éteint avec une télécommande.

Le Su-24 russe a ensuite simulé une attaque au missile contre l’USS Donald Cook, déjà rendu littéralement sourd et aveugle. Comme s’il réalisait un exercice d’entraînement, l’appareil russe – non armé – a répété la même manœuvre d’attaque au missile à 12 reprises avant de s’éloigner du destroyer US de quatrième génération.

Après cela, l’USS Donald Cook a tout de suite mis le cap sur un port en Roumanie.

Depuis cet incident, qui reste soigneusement occulté par la presse atlantiste malgré le foisonnement de commentaires parmi les spécialistes du secteur de la défense, le navire US n’a plus approché les eaux territoriales russes.

Selon quelques media spécialisés, 27 marins de l’USS Donald Cook auraient demandé à être relevés du service actif.

Le directeur du centre de recherches sur la guerre électronique et d’évaluation des moyens dits de « réduction de la visibilité » de l’Académie de l’aviation militaire russe, Vladimir Balybine, a émis le commentaire suivant :

« Plus un système radio-électronique est complexe, plus simple il devient d’interrompre son fonctionnement par l’utilisation de moyens de guerre électronique. »

Vidéo de présentation du système états-unien Aegis. Actuellement embarqué sur les navires de guerre les plus sophistiqués de l’US Navy et en cours d’incorporation à la panoplie des forces navales de l’OTAN, ce système de défense antimissile aurait été totalement neutralisé en Mer Noire par un système russe de guerre électronique.

[1] Pentagon Protests Russian Jet Buzzing Antimissile Ship in Black Sea, Global Security Newswire, 15 avril 2014.

[2] Rossíyskaya Gazeta, édition du 30 avril 2014.


Publié par : http://www.voltairenet.org

 

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Strelkov derrière Poutine

et contre la 5ème colonne Russe

 

https://vimeo.com/105937871

 

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5000 militaires US sur le terrain en Irak et en Syrie d’ici la fin de l’année

Publié par Gilles Munier sur 14 Septembre 2014, 16:31pm

Catégories : #Irak

5000 militaires US sur le terrain en Irak et en Syrie d’ici la fin de l’année

Par Gilles Munier/

 

Sur Fox News, le 14 septembre, Michael Hayden, directeur de la CIA sous George W. Bush et directeur de la NSA sous Bill Clinton, a prédit que 5 000 militaires US seront sur le terrain pour combattre l’Etat Islamique d’ici la fin de l’année. Il s’agira d’éléments spécialisés dans le renseignement, la reconnaissance, la logistique, mais aussi de forces d’intervention chargées d’ « opérations spéciales».


Selon lui, la campagne contre l’EIIL, pourrait durer entre 3 et 5 ans… si tout se passe bien; le plus difficile étant de former l’Armée Syrienne Libre et des groupes d’opposition modérés vraiment efficaces.


En juillet dernier, le général Hayden estimait que l’Irak se dirigeait « tout droit vers une partition en trois nations distinctes, une sunnite, une chiite et une kurde », et qu’il faudrait «peut-être encore un peu de temps avant qu’elle ne soit validée au sens juridique ».

 

Photo : Michael Hayden

 

http://www.france-irak-actualite.com/2014/09/5000-militaires-us-sur-le-terrain-en-irak-et-en-syrie-d-ici-la-fin-de-l-annee.html

 

 

Poutine, Strelkov et la sixième colonne
Par Alexandre Douguine

14 septembre 2014, par Comité Valmy
Poutine, Strelkov et la sixième colonne
Par Alexandre Douguine
mardi 9 septembre 2014
Igor Strelkov est vivant et en bonne santé. Il a été forcé de quitter la République Populaire de Donetsk et les charges qu’il y occupait. En tant qu’homme fidèle au seul Monde Russe, il ne pouvait accepter de jouer selon les règles dictées par le parti qui veut liquider la Novorossia et qui a commencé à reprendre l’initiative à Moscou à la mi-mai. Strelkov était devenu un danger mortel pour la « sixième colonne ». (...)

La guerre froide de retour : L’Armée rouge en Syrie ?
par le quotidien libanais Al-Akhbar,

14 septembre 2014, par Comité Valmy
navire militaire russe dans le port syrien de Tartous
La guerre froide de retour : L’Armée rouge en Syrie ?
La Russie envisage des changements fondamentaux dans sa doctrine militaire ; elle considèrera les Etats-Unis et l’Otan comme première éventuelle menace. Ce serait la règle générale ; cette dernière nécessite l’arrêt de la coopération en matière d’armement et de coordination militaire et sécuritaire avec les pays occidentaux. Les forces russes seront en mesure de combattre hors du territoire (...)

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Par Eva R-sistons - Publié dans : La vérité sur la question - Communauté : Apprentis journalistes
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Vendredi 12 septembre 2014 5 12 /09 /Sep /2014 14:52

 

L’affaire Abdallah est un double scandale, une vilaine moisissure sur les pages de l’histoire de France

Publié par Gilles Munier sur 12 Septembre 2014, 06:40am

Catégories : #Sionisme

L’affaire Abdallah est un double scandale, une vilaine moisissure sur les pages de l’histoire de France

Par Jacques-Marie Bourget (revue de presse : Afrique Asie – 11/9/14)*


Le 24 octobre prochain, Georges Ibrahim Abdallah, citoyen et militant révolutionnaire internationaliste et libanais, va compter trente années de prison passées dans les geôles françaises. Dans un pays vraiment démocratique, qui aurait donc un souci sincère de la liberté et du droit, cet homme - selon la loi, libérable depuis 1999 - serait dans l’heure rendu aux siens.


Mais nous sommes en France, État gouverné par un président qui fait la fête avec Netanyahou ; et par Valls qui, chaque matin en se rasant, cherche la bonne idée du jour qui puisse faire plaisir à Israël. Manque de chance : Abdallah a été condamné pour l’assassinat, en 1982 en France, de deux diplomates, un Américain et un Israélien. Des représentants de pays qui ne comptent que des amis à l’intérieur de l’état PS. Voilà pourquoi Abdallah à la demande de Washington et Tel-Aviv, même sa peine purgée, doit mourir dans sa centrale de Lannemezan. Le 23 septembre son avocat va, à nouveau, déposer une demande de mise en liberté : elle risque d’être une illusion de plus.


L’affaire Abdallah est un double scandale, une vilaine moisissure sur les pages de l’histoire de France. Tout d’abord, le révolutionnaire libanais a été mal jugé, mal condamné. Mais, pour ceux qui ne veulent pas tenir compte de la réalité de ce massacre judiciaire, il existe une ignominie dans l’ignominie : le maintien en prison d’un homme qui a accompli « son » temps derrière les murs. Difficile après cela de dénoncer ces dictatures où les portes des prisons ne s’ouvrent que dans un sens. En sémantique, on peut dire qu’aujourd’hui Abdallah est un otage du gouvernement français.


Dans les premiers mois de son emprisonnement, le révolutionnaire, marxiste et compagnon de route des Palestiniens et des nationalistes arabes, a été soumis à un traitement digne du Moyen Âge et de la Question. Un exemple. Un week-end, une petite équipe de la DST débarque (illégalement) à la Santé et s’installe près de la cellule d’Abdallah. Cette bande barbouzarde, conduite par un policier aujourd’hui en retraite et qui ne cesse d’encombrer les plateaux de télévision, soumet le prisonnier à la torture avec un revolver sur la tempe, et le menace d’être jeté mort dans la Seine… Pour ces flics hors la loi, en 1986, il s’agit de faire avouer au détenu libanais les secrets d’attentats commis ou programmés à Paris. Ces hommes obtus, cow-boys incompétents, ignorent que leur malheureuse cible n’a rien à leur avouer. Ces attentats, dont celui de la rue de Rennes, liés aux dossiers Eurodif et Gordji, sont commis à la demande de l’Iran… alors que lui, Abdallah est un militant de la Fraction armée libanaise (FARL) qui n’a rien de commun avec les desseins de Khomeiny… Peu importe, Pasqua entend « terroriser les terroristes » donc, on torture. Mais ce n’est pas seulement cela. Pour la gestion d’une justice à sa main, le SDECE, les services spéciaux français (ex-DGSE), parvient à faire nommer un de ses agents comme avocat du révolutionnaire. Dans tout État, simplement normal, les responsables de ces forfaitures auraient été eux-mêmes conduits devant un juge…


Arrive le temps du procès. À partir de quelle preuve Abdallah est-il condamné ? À partir du contenu d’une valise retrouvée dans une planque du guérillero anticolonialiste. Elle contient l’arme utilisée pour assassiner les diplomates et une bouteille de « Corrector » portant les empreintes d’Abdallah. La cause est entendue : voilà le coupable. Hélas, l’agent qui a chargé cette valise y a oublié son journal… Un quotidien qui date d’après l’arrestation de Georges Ibrahim Abdallah. C’est la preuve que les indices accusateurs ont été manipulés, et qu’on ne peut condamner un homme sur l’édifice d’une « vérité » scellée avec du vent. Peu importe, le Libanais est condamné à perpétuité.


Nous avons reçu le témoignage anonyme d’un membre du cabinet de Taubira, ministre de la Justice : « Pour nous, sans aucun doute, il faut libérer ce prisonnier. Mais, après le blocage imposé par Sarkozy, le relais du « niet » a été pris par Valls dès qu’il a été nommé à l’Intérieur. A cette différence que, dans le passé, ce sont les ambassadeurs des États-Unis et d’Israël qui se rendaient place Beauvau pour y faire part de leur opposition à la libération du perpétuel prisonnier. Alors que, dès sa nomination, c’est Valls qui se rendait lui-même dans les deux chancelleries pour y recevoir les ordres. »

 

Source : Afrique Asie


http://www.afrique-asie.fr/component/content/article/75-a-la-une/8228-l-affaire-abdallah-est-un-double-scandale-une-vilaine-moisissure-sur-les-pages-de-l-histoire-de-france.html

 

 


 

La barbarie nazie de Kiev !

 

 

Actualité :

 

 

 

 

Roland DUMAS: "La France, chien d’avant-garde de l'OTAN"

Roland Dumas : "La France, chien d'avant-garde de l'OTAN

 

 

 

 

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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 03:32

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Attentat du 14 juillet à Paris: Le Maxi-bidonnage de Libé

675636-une8sept.jpgComme vous, je me suis senti rescapé de l’enfer, et lisant la une de Libé de ce 8 septembre : un page imprimée en noir, et ce titre : 14 juillet 2014 : « l’attentat auquel Paris a échappé ». Nous sommes tous des rescapés, car c’est bien Paris qui était visé. Des révélations palpitantes de Patricia Tourancheau, qui sous-titre ainsi : Mehdi Nemmouche : «Je vais faire cinq fois Merah au 14 Juillet ».


Pour nous faire peur avec ce massacre avorté, l’excellent Libé doit avoir de sacrées infos. Je lis : « Dépêché par l’Etat islamique en Irak et au Levant pour frapper l’Europe ou auto-investi d’une mission, Mehdi Nemmouche prévoyait «au moins un attentat en France, au cœur de Paris». C’est ce qui ressort des procès-verbaux d’auditions des plaintes contre X des quatre ex-otages français libérés le 20 avril, entendus par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) durant la garde à vue de Nemmouche, entre le 30 mai et le 2 juin, pour les quatre assassinats au Musée juif de Bruxelles ».


Donc d’emblée, on voit que Patricia est perdue  dans la semoule. Regardez bien le début : « Dépêché par l’Etat islamique en Irak et au Levant pour frapper l’Europe ou auto-investi d’une mission… ». De la bouillie pour les chats… Elle invente, et dit n’importe quoi. Investi par qui, comment de quoi ? Le mec avait des contacts avec l’EIIL ? Les quels ? Et finalement, Patricia adopte la sécurité. Mehdi Nemmouche s’est « auto-investi »d’une mission… Pauvre Libé…


La suite est du même tonneau, à savoir qu’il n’y pas le début d’un indice d’info sur cet attentat. D’après Libé, des ex-otages, affirmant reconnaitre Mehdi Nemmouche – qu’ils n’ont jamais vu ni rencontré depuis son arrestation – expliquent que le mec se vantait devant eux de faire un attentat à Paris, lors du 14 juillet. C’est plus que faiblard, mais même ça c’est bidon.

Aucun indice factuel, mais mieux, aucun contact direct avec le dossier d’enquête. On lit : « Versés à l’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris pour «enlèvements et séquestration en relation avec une entreprise terroriste», ces PV de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, qui ont alors reconnu en Nemmouche un de leurs geôliers, révèlent en effet, selon plusieurs sources, «un projet d’action terroriste d’envergure» : «L’objectif de Nemmouche était de commettre un attentat à Paris pendant le défilé du 14 Juillet». Donc on croit comprendre que Patricia a lu les PV, mais même pas : elle a simplement causé avec ceux qui ont peut être lu les PV !

Résultat des courses : un communiqué immédiat du Parquet de Paris pour démentir : «Au stade actuel des investigations, aucun procès-verbal d’audition recueilli dans un cadre judiciaire ni aucun autre acte d’enquête réalisé à la suite de l’enlèvement et de la séquestration de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres, ne fait état d’un projet d’attentat sur le territoire national, en particulier le jour du 14 juillet à Paris».


Une bonne raclée pour Patricia et Libé, le journal qui invente l’info, et qui fait son bénef en gonflant les affaires de terrorisme.

 

Pour tenter de sauver la face, Patricia a pondu un justificatif hilarant où elle dit maintenir ses informations sur « les affirmations ou vantardises » de Mehdi Nemmouche. Ah bon, il ne reste que des vantardises ? Oki, Patricia. Mais alors il fallait que Libé titre : « Toutes nos informations non vérifiées sur les vantardises de Mehdi Nemmouche sur un hypothétique attentat dont on ne sait rien ». Bon, je suis d’accord, c’est moins vendeur…

 

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/

 

3022-bidon-lait_2.jpg

 

Par Eva R-sistons - Publié dans : Manipulation, conditionnement - Communauté : journalistes
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Mercredi 10 septembre 2014 3 10 /09 /Sep /2014 01:11

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Dimanche 7 septembre 2014

Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir…Le système capitaliste repose sur des médias de plus en plus omniprésents car parfaitement adaptés aux évolutions technologiques du XXIème siècle. Journaux et chaînes télévisées représentent aujourd’hui une arme redoutable pour ceux qui tirent les manettes de l’économie globale. Et ne parlons pas de liberté de la presse ! Tout récemment, les mésaventures de Libération, affrontant une des plus graves crises de son histoire, ont nécessité d’avoir recours à des hommes d’affaires fortunés prêts à renflouer les caisses, moyennant forcément une emprise plus ou moins directe sur l’entreprise et partant, la ligne éditoriale. On ne mord pas la main qui vous nourrit…

 

Malgré ceci, de nombreuses voix se font entendre pour critiquer ce système qui nous pousse inexorablement vers une crise, économique et morale, de grande ampleur. Certains, tel l’éditorialiste du New York Times Roger Cohen, estiment même que les tensions qui agitent l’Ukraine, la guerre syrienne et les conflits territoriaux en mer de Chine sont autant d’éléments qui pourraient déclencher un nouveau conflit mondial. 

 

Plus que jamais l’Occident, qui continue à être à la traîne de ce système en n’acceptant pas de céder le témoin aux BRICS, met le feu aux poudres en alimentant les guerres et autres entreprises de déstabilisation. Et là encore, l’appareil médiatique n’a jamais autant joué son rôle de propagandiste que depuis la chute du Mur. Le principe du « deux poids et deux mesures » est à ce petit jeu-là un véritable atout dans la manche des États-Unis et de leurs alliés, une arme dévastatrice utilisée au fil des ans pour hypnotiser et tromper une opinion publique de plus en plus privée de sens critique et de profondeur culturelle. Les États-Unis ont même rendu systématique ce « deux poids et deux mesures » en trouvant le terrain d’entraînement idéal avec la Guerre froide qu’elle a menée contre l’Union soviétique au cours du XXème siècle.

 

Mais comment diable s’y sont-ils pris ? C’est très simple : en accusant le pays des soviets de ne pas respecter les droits humains et d’arrêter injustement les dissidents politiques. Dans le même temps, le maccarthysme battait pourtant son plein au pays des soi-disant libertés, et des milliers d’Américains suspectés d’avoir de simples sympathies pour le socialisme ont connu les foudres de la « chasse aux sorcières ». Certains, à l’image des époux Rosenberg, ont même connu la chaise électrique. Et lorsque les chancelleries dites démocratiques mettaient en cause le bloc socialiste pour son intervention en Hongrie et en Tchécoslovaquie, les États-Unis et leurs alliés écrasaient les revendications populaires en Corée, au Vietnam, en Angola, au Congo ou en Amérique du sud sans que personne n’osât alors remettre en doute la supériorité morale de l’Empire. Et peu importe si, à la même période, les États-Unis étaient en train de dépasser l’URSS en termes de taille relative de sa population carcérale… Les médias avaient déjà fait le tri.

 

On ne parlera même pas de la politique intérieure des États-Unis, marquée durant les années cinquante et soixante par un racisme quasi institutionnel à l’encontre des Noirs et des Hispaniques. Un racisme impensable pour un pays se faisant le chantre de la liberté. Rappelons que l’ancien président sud-africain Nelson Mandela figurait sur la liste des terroristes établis par l’Empire, et ce depuis la présidence de Ronald Reagan jusqu’en 2008. Son parti, l’ANC (Congrès national africain), était alors considéré par les autorités américaines comme une organisation terroriste en raison de son engagement contre l’apartheid. Ces éléments n’ont pourtant jamais entamé la confiance aveugle des pays d’Europe de l’ouest vis-à-vis de son allié d’Outre-Atlantique. Cela pouvait encore se comprendre tant que l’URSS était debout ; il s’agissait alors d’une guerre idéologique entre l’Ouest et l’Est, et l’Occident se retrouvait, bon gré mal gré, sous le parapluie de l’OTAN.

 

Avec la chute de son ennemi soviétique, les États-Unis ont perdu toute excuse. N’ayant plus d’Empire du mal à défier, la « reine des démocraties » aurait dû tenir ses promesses et délivrer au monde entier la prospérité que la présence du monstre soviétique empêchait jusque-là d’offrir. Force est de constater que la chute de l’URSS n’a pas conduit à une amélioration des conditions sociales. Pis, les droits des travailleurs ont commencé à être malmenés et le bien-être ne s’est pas propagé si ce n’est par le développement de nouveaux biens technologiques, mais au prix d’un processus de fragmentation de la richesse aboutissant à la capitalisation par quelques-uns de sommes considérables d’argent au détriment du plus grand nombre.

 

Quant aux guerres, elles sont loin d’avoir disparu. L’Iraq, la Yougoslavie, le 11 Septembre, l’Afghanistan, les Printemps arabes et l’Ukraine nous rappellent que le monde entier verse chaque jour un peu plus dans le chaos. Le « deux poids et deux mesures » figure toujours en pointe de la propagande de guerre que les médias ont mise en place pour apporter un soutien diplomatique et moral aux interventions militaires de l’Occident. De la Libye de Kadhafi à la Syrie d’Assad, les médias ont orchestré sans discontinuer un gigantesque martèlement visant à identifier l’ennemi de la liberté et de la démocratie, le méchant pourrait-on dire, pour le jeter en pâture à l’opinion publique et justifier du même coup leurs prétentions impérialistes.

 

Ces manipulations, grossières au demeurant, sont d’autant plus possibles que les masses sont littéralement gavées par la propagande d’État. Il est facile dans ces conditions pour les dirigeants occidentaux de ne présenter qu’une analyse sommaire et manichéenne des faits,  une analyse n’appelant aucune réflexion. Pourtant, les militants djihadistes qui combattent Assad après avoir combattu contre Kadhafi sont présentés par les médias comme des combattants de la liberté, alors que les moudjahiddines qui luttent contre les États-Unis en Afghanistan deviennent subitement des terroristes. Plus près de nous, Hollande affirme que le président Assad n’est pas un partenaire fiable contre le terrorisme, alors que ces mêmes terroristes étaient les interlocuteurs de l’Élysée dans ses velléités de destitution des dirigeants syrien et libyen.

 

En Ukraine, le mouvement de contestation, baptisé « Euromaïdan », montre comment un coup d’État contre un gouvernement démocratiquement élu peut être fomenté avec succès avec un appui étranger et sans intervention militaire. Il dévoile, une fois de plus, la partialité des médias occidentaux qui, avec une argumentation fallacieuse, appuient aveuglément l’interventionnisme occidental et, avec une vision dichotomique, qualifient là aussi les uns de bons et les autres de méchants. Parmi ceux-ci, les séparatistes de la République populaire du Donetsk… comme si cette appellation suffisait à faire d’eux des terroristes.

 

L’Occident n’a eu de cesse de rendre ces ennemis inaudibles, pratiquant la désinformation par une perte de repères due à la surinformation en vue de créer non des illettrés ou des incultes, mais des êtres en phase de « désorientation », psychologiquement conditionnés et réorientés dans le sens souhaité. Pour enchaîner les peuples, on commence par les endormir…

 

 

 

 

 


 

Capitaine Martin

Par Eva R-sistons - Communauté : Apprentis journalistes
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Divorcée, 3 enfants.
Française née à la limite de la Normandie et de la Picardie, origine bordelaise par son père, Russe Ukrainienne et Mongol par sa mère.
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En résumé, humaniste libre penseuse engagée, journaliste d'investigation non-alignée, milite pour la Vérité, la Paix, la Justice, l'Information digne de ce nom, la communion des civilisations.. Réhabilite l'impertinence, le journalisme irrévérencieux.


Croyante en Dieu sans Eglise, protestante par choix - pour la simplicité biblique, pas de dogmes, pas d'Eglise -, sympathie pour la foi Bahia's ("la terre n'est qu'un seul pays, nous en sommes tous les citoyens"), citoyenne du monde, ouverte, universaliste (influences diverses, sang catho, orthodoxe et juif, amie préférée musulmane), engagée pour la Paix, la non-violence active, la Justice sociale, la liberté d'information, le pluralisme, le dialogue des civilisations. Pour la communion entre les peuples ! Souhaite être un pont entre les individus, les religions. Combat le libéralisme financier, la guerre, l'impérialisme prédateur, la désinformation, les totalitarismes, les communautarismes, les intégrismes surtout protestants néoconservateurs et néo-sionistes (parce que détenant le Pouvoir politique, militaire, financier, médiatique, au bénéfice seulement d'une minorité qui accapare les richesses et asservit les peuples du monde entier). Et combat le Nouvel Ordre Mondial totalitaire, eugéniste, esclavagiste !

 

 

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  Cette pétition est lancée à l'initiative d'un collectif d'économistes européens. Elle est relayée par : des journaux comme  Le Monde Diplomatique, Politis..

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