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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 00:43

 

 

   
Article 50 – Sortir de l’UE c’est possible

 

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La construction européenne est une invention française
L’Europe c’est la paix
L’euro nous protège
L’UE fait contrepoids aux Etats-Unis
Sortir de l’UE ce serait s’isoler
Sans l’UE ce serait pire
Une autre Europe est possible
La sortie de l’UE c’est extrémiste
L’union fait la force il faut donc plus d’Europe
Sortie de l’UE est impossible
Airbus, une réussite européenne
L’UE c’est la solidarité
Ceci n’est-pas une démocratie
Seule l’UPR propose vraiment de sortir de l’UE
Changer d’Europe est impossible !
Non au traité transatlantique



Il est urgent de sortir de l’UE

 

 

Page dans son intégralité  :

 

Imprimez nos tracts - Union Populaire Républicaine (UPR)

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 05:13

 

Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonge

Sur INVESTIG'ACTION

 

 

Faux antifascistes et Indymedia Paris soumis au détecteur de mensonge
Observatoire du néoconservatisme

 

4 avril 2014

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Depuis quelques années nous avons vu fleurir de nombreux groupuscules se réclamant de la lutte antifasciste. Ces activistes sont-ils les dignes héritiers de l’antifascisme historique, celui issu de la coalition de partis de gauche à l’origine de la formation du Front populaire qui, sous l’occupation, résista à l’Allemagne nazie et au régime de la collaboration ? Mais s’agit-il de protestations de bonne foi ? Quelles sont leurs sources ? Leur raisonnement tient-il debout ? Qui se cache derrière ces pseudo « antifas » ?

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I - L’alerte antifasciste : décryptage d’une manipulation 

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L’alerte (pseudo)-antifasciste s’apparente à une chasse aux sorcières maccarthyste, déguisée en combat contre le racisme. Elle est menée par quelques publications aux méthodes insidieuses et bien rodées (voir la propagande néoconservatrice déguisée en gauche progressiste). Derrière une façade pétrie d’idéaux et de symbolique d’inspiration libertaire, il s’agit pourtant bien d’outils de propagande néoconservatrice, donc raciste et guerrière.
 
Le procédé utilisé par de faux antifascistes mais vrais néoconservateurs est simple : une campagne médiatique haineuse contre une personne ou un groupe, avec pour seuls arguments l‘amalgame, l’insinuation et le procès. Par le biais d’un tract ou d’un article infamant, ces soi-disant défenseurs des libertés tentent, par exemple de faire annuler une conférence si elle sort de la ligne éditoriale des néoconservateurs.
 
Les personnes décriées, intimidées, diabolisées, ont pour seul point commun la contestation du leadership étatsunien sur le reste du monde, et de la politique d’apartheid et de spoliation du gouvernement israélien contre le peuple palestinien. Nous retrouvons constamment les mêmes cibles : Des gens de gauche, de droite et d’extrême droite, systématiquement assimilés sans distinction. Par ailleurs, l’extrême droite y représente un point d’ancrage argumentaire permanent, signe d’une manipulation évidente également en usage dans les rangs des réseaux néocons comme nous allons le voir.
A- Une source néoconservatrice commune à ces pseudo alertes antifascistes
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A la source des alertes, nous retrouvons généralement le blog administré par Rudy Reichstadt « Conspiracy Watch », le doigt inquisiteur qui sert de grille de lecture à l’ensemble des protagonistes de la galaxie néocons. Pour le contenu de leurs alertes, nos petites frappes rééditent en permanence le même papier et si la démarche n’était pas aussi perverse, nous pourrions parler de « comique de répétition ».

B- Trois marqueurs révélateurs de l’idéologie contenue dans la pseudo alerte antifa
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1- Parmi les dossiers antimusulmans, Rudy Reichstadt cite 22 fois leMEMRI, l’officine de propagande néoconservatrice, considérée par beaucoup de médias de gauche américains comme l’usine à fabriquer du consentement occidental aux guerres pétrolifères, et de l’islamophobie. Rappelons que l’on retrouve au sein du MEMRI des acteurs décisionnels de la gouvernance G.W. Bush (dossier completici). Dans son utilisation du MEMRI, Rudy Reichstadt se paie même le luxe de battre le site d’extrême droite Riposte Laïque, qui pourtant n’est pas avare dans le domaine de la haine antimusulman.
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2- La recherche « Pierre-André Taguieff » sur le moteur de recherche du site Conspiracy Watch donne 69 résultats. Or, Monsieur Taguieff était un théoricien zélé du Cercle de l’Oratoire, groupuscule intellectuel omniprésent dans les médias français pour vous faire avaler la pilule des guerres bushiennes en Afghanistan et en Irak, grâce à l’image d’intellectuel de gauche de certains de leurs membres. Pendant de longues années et jusqu’il y a encore quelques mois, Monsieur Taguieff était administrateur du site d’extrême droite Dreuz.info (dont les auteurs affichent une islamophobie décomplexée), et bien entendu le MEMRI représente aussi une source de premier choix pour Dreuz.
 
3- Palestinian Media Watch, l’autre site de propagande antimusulmane, est géré par Itamar Marcus, un israélien qui vit dans une colonie d’Efrat en Cisjordanie située en territoire palestinien, en violation du droit international. Jusqu’à récemment, Itamar Marcus occupait le poste de vice-président de la Caisse Centrale d’Israël (Central Fund of Israël), une ONG de droite basée à New York, en réalité en charge du financement des groupuscules colons israéliens les plus violents. Ces dernières années, Itamar Marcus est l’auteur de nombreux rapports douteux, censés documenter une agressivité palestinienne à l’égard d’Israël. Ces rapports témoignent d’une diabolisation dans le but d’empêcher la création d’un Etat palestinien.
 
 
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Palestinian Media Watch est présent deux fois sur Conspiracy Watch, et exploité à l’extrême par Dreuz, la continuité idéologique du site de Rudy Reichstadt. Mais la palme revient au site du CRIF qui se réfère abondamment à Palestinian Media Watch. Il n’y a donc rien de très surprenant de voir cette agence être soutenue par le CRIF, qui visiblement n’est pas très regardant sur l’origine de ses sources et détient, selon toute vraisemblance, le record français absolu pour la diffusion des dépêches du MEMRI(22 pages d’articles). Il n’est pas non plus surprenant de retrouver sur le site du CRIFPierre André Taguieff via Dreuz, pris en flagrant délit d’insulte à la mémoire de Stéphane Hessel, sans que ce média ne soit rappelé à l’ordre par les autorités compétentes, ni dénoncé par la moindre alerte antifasciste.
 
Rappelons que Stéphane Hessel avait rejoint les Forces française libres en 1941. Arrêté, puis torturé, il sera déporté à Buchenwald.

II- Deux poids deux mesures, ceux que l’alerte antifasciste épargne

A. L’extrême-droite d’obédience néoconservatrice, systématiquement épargnée
 
Les nervis néocons déguisés en antifas épargnent donc systématiquement tout un pan de l’extrême droite Française, d’où ils tirent pourtant leurs sources théoriques.
Pas la moindre « alerte antifa » contre l’extrême droite néoconservatrice française, comme par exemple les anciens voyous du groupe Occident. Parmi eux, Xavier Raufer qui collaborait à l’Elite européenne, une revue qui faisait la promotion de l’agence portugaise Aginter-Press, contrôlée par la PIDE, la police politique du dictateur António de Oliveira Salazar. Raufer s’est depuis reconverti dans le Business sécuritaire.
 
Pas d’ « alerte antifa » contre Alain Robert qui constitua l’équipe dirigeante du Groupe union défense, puis d’Ordre nouveau l’année suivante. En 2004, il entre au Conseil national de l’UMP. Des cas similaires à MM. Raufer et Robert furent fabriqués et recyclés par dizaines grâce à « la planche à billets » du patronat : L’IUMM, via le duo Georges Albertini/Claude Harmel, les deux anciens du RNP, parti acquis à la collaboration avec l’Allemagne nazie.
 
B. Les théoriciens de l’islamophobie, eux aussi systématiquement épargnés
En effet, pas d’« alerte antifa » non plus pour les adeptes de la théorie Eurabia. Inventé par l’essayiste Bat Ye’or, ce fantasme islamophobe voudrait nous faire croire que les élites européennes chercheraient à soumettre l’Europe au monde arabe afin de former une nouvelle entité appelée Eurabie. Cette thèse délirante fut comparée à la théorie du complot juif des Protocoles des Sages de Sion par le journaliste et écrivain Johann Hari.
 
 
Egalement épargné par les « alertes antifa », le théoricien Pierre-André Taguieff, auteur et administrateur durant plusieurs années de l’officine de propagande de Bat Ye’Or,DREUZ.info. Rappel sans appel : « Deux millions de musulmans en France, ce sont deux millions d’intégristes potentiels. » Pierre-André Taguieff, France Inter, 1997.
Pourquoi les antifas n’alertent-ils pas contre le racisme non voilé de Finkielkraut
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III- Ceux qui sont ciblés par l’alerte antifasciste

A- Pourquoi les militants anti-guerres de gauche en sont arrivés à accepter les bombardements de l’OTAN ?
 
Domenico Losurdo est un philosophe qui enseigne l’histoire de la philosophie à l’université d’Urbino (Italie). Dans une chronique publiée sur son blog, intitulée « du mensonge dans le cadre de la machine de guerre impérialiste », Losurdo décrypte la rhétorique belliqueuse qui a servi à justifier un grand nombre d’interventions de l’Occident ces dernières années :
« L’année 1989 est celle où le passage de la société du spectacle au spectacle comme technique de guerre se manifestait à l’échelle planétaire. Nicolae Ceaucescu est encore au pouvoir en Roumanie. Comment le renverser ? Les médias occidentaux diffusent massivement dans la population roumaine les informations et les images du « génocide » opéré à Timisoara par la police précisément de Ceaucescu. Deux ans après, en 1991, survenait la première guerre du Golfe. La situation n’était pas facile pour le Pentagone (et pour la Maison Blanche). Il s’agissait de convaincre de la nécessité de la guerre une population sur laquelle pesait encore le souvenir du Vietnam. Alors généreusement ou fabuleusement récompensée, une agence publicitaire trouvait remède à tout. Elle dénonçait le fait que les soldats irakiens coupaient les « oreilles » aux Koweitiens qui résistaient. Mais le coup de théâtre de cette campagne était ailleurs : les envahisseurs avaient fait irruption dans un hôpital « en sortant 312 nouveau-nés de leurs couveuses et en les laissant mourir de froid sur le pavement de l’hôpital de Koweït City » (Macarthur 1992, p. 54). Brandie à l’envie par le président Bush junior, réaffirmée au Congrès, avalisée par la presse la plus autorisée et jusque par Amnesty international, cette information si horrible mais si circonstanciée aussi, au point d’indiquer avec une précision absolue le nombre de morts, ne pouvait pas ne pas provoquer une bouleversante vague d’indignation : Saddam Hussein était le nouvel Hitler, la guerre contre lui était non seulement nécessaire mais urgente même et ceux qui s’y opposaient ou étaient récalcitrants devaient être considérés comme des complices, plus ou moins conscients, du nouvel Hitler ! L’information était évidemment une invention savamment produite et diffusée par »

 


B- Les "mauvais régimes" selon les imposteurs maquillés en antifascistes

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Ils ont été soigneusement sélectionnés par les administrations américaines successives, largement inspirées par le texte néoconservateur fondateur du PNAC, un document édifiant que chacun devrait avoir à l’esprit avant de lire une « alerte antifa » ou un article géopolitique. Ces pays sont désormais parqués dans un univers médiatique consensuel qui les désigne depuis 2000 sous le nom d’Axe du Mal, sémantique illustrant une terreur de Satan et donc une guerre religieuse, ce qui a de quoi sidérer quand on se veut une démocratie laïque. Les pays sélectionnés font l’objet de sanctions diverses restreignant leur activité économique et/ou subissent une invasion barbare occidentale mortifère. Pour repérer les discours faussement antifascistes des vrais, il suffit d’observer les pays que ces alertes ciblent … et surtout ceux qu’elles épargnent. En effet, les publications « antifas » tentent toujours de mobiliser les opinions de gauche contre tous les opposants aux guerres d’ingérence (fussent-ils de gauche et d’extrême-gauche, voire anars), et pratiquent « l’indignation humanitaire sélective » ou le grossier mensonge par omission. Sous les paroles d’apparence libertaire et toujours sous un prétexte humanitaire culpabilisant, la police de la pensée néoconservatrice est omniprésente.

C- Syrie : point Godwin pour un massacre
Lorsque « Indymedia Paris » titre sa chronique « Alerte antifasciste Lille conférence de soutien à Bachar-el-Assad », en substance la méthode est habituelle et consiste à faire croire qu’il y a un rapprochement entre le Parti Baas Syrien, la gauche anti-impérialiste pacifiste, et l’extrême droite dont une partie reste antisioniste. Pour ce faire, la novlangue néocons usuelle se fonde sur l’utilisation du point Godwin, lui-même appuyé sur l’idée que le dirigeant désigné à la vindicte planétaire (par des coalitions variables sous contrôle de l’OTAN) est un nouvel Hitler et que celui ou celle qui pense que la paix passe par la diplomatie est un négationniste voire un nazi. Pour ce faire, il convient de placer des mots magiques tels que « Hitler », « Staline », « Rouge-brun » et autres anathèmes dans un minimum d’espace, se dispensant ainsi de tout argument politique puisque l’adversaire est un infâme avec qui il ne convient pas de dialoguer. Ce dessin de Fakir illustre avec humour ces campagnes d’infamie par la méthode de l’amalgame :
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D- Une propagande identique servit de prétexte en Irak
En 2002, les membres du cercle de l’oratoire diffusaient un message digne de la novlangue Orwellienne de "1984". Le but, à cette période, était de faire la promotion de la guerre menée par Bush en Irak avec une constante invariable en toile de fond : le Front National, monstre utile des néocons français, qui leur permet de faire oublier leur propre monstruosité. Pour faire la promotion d’une guerre, il ne faut surtout pas négliger d’assimiler tout pacifiste à l’épouvantail FN. Pascal Bruckner, André Glucksmann et Romain Goupil écrivaient :
 
« Force est de constater que l’antiaméricanisme n’est pas un accident de l’actualité ou la simple réticence face à l’administration de Washington, mais le credo d’une politique qui soude les uns avec les autres, en dépit de leurs divergences, le Front national et les Verts, les socialistes et les conservateurs, les communistes, les souverainistes… A droite comme à gauche, ils sont rares ceux qui n’ont pas cédé à ce "nationalisme des imbéciles" qui est toujours un symptôme de ressentiment et de déclin. »
1. « Saddam Hussein utilise des gaz de combat » (comme en Syrie) :
Le lecteur n’aura pas manqué de remarquer que la méthode développée est adaptable au cas syrien, nous aurions pu prendre pour titre « Assad utilise des gaz de combat sur sa population ».
En réalité, si Saddam Hussein a bien utilisé des gaz à des fins militaires, ce fut dans les années 80, contre les troupes iraniennes. En aout 2013, le magazine Foreign Policy apporte d’ailleurs la preuve que les Etats Unis avaient connaissance de ce crime de guerre dès 1983.
 
Cependant, les Etats-Unis attendront 20 ans avant de s’en offusquer, et à ce moment là,aucune expertise n’a pu confirmer que l’Irak était toujours en possession d’un tel arsenal, et encore moins qu’il ait eu quelque intention guerrière à l’égard d’une autre nation ni à l’égard de son propre peuple.

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Qu’à cela ne tienne, nous sommes priés de ne pas contester le bien-fondé du subterfuge abject mis en œuvre par le gouvernement US pour assaillir l’Irak sans raison morale, dans le discours que le débat public surnommera « l’affaire du flacon d’urine ». La motivation géostratégique à désorganiser un pays pour y gérer les puits de pétrole et la reconstruction est pourtant transparente à tout lecteur de bonne foi.
 
2. « Le régime irakien opprime son peuple »
Si le régime irakien n’était pas un régime souple, les pires crimes infligés à la population irakienne ne sont pas imputables à Saddam Hussein mais à l’alliance atlantique. On estime qu’entre 1991 et 2003, un million d’enfants irakiens sont morts suite à l’embargo imposé par les Etats-Unis. La liste des produits interdits allait de simples denrées alimentaires à la quasi totalité des produits pharmaceutiques. En 1996, ce crime fut assumé par Madeleine Albright, secrétaire d’État de l’administration Clinton. Des informations qui ne posent pas le moindre problème de conscience à nos super résistants « antifas ». 10 ans plus tard, la Libye puis la Syrie ont droit au même traitement de mauvaise foi : l’intervention des intellectuels français.
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IV- Leur but non-avoué : interdire le débat public contre le néocolonialisme

"Les guerres ne commencent pas par des bombes, elles commencent par des médias-mensonges".
Le journaliste Michel Collon lutte contre la désinformation et ces guerres d’ingérences. Il s’en explique dans de nombreux articles sur son site Investig’Action. Pour cette raison, il est souvent en première ligne face aux chantres de l’idéologie néoconservatrice déguisés en antifascistes.
Selon lui, la propagande de guerre repose sur 5 principes :
1.  Occulter l’histoire
2.  Occulter les intérêts économiques
3.  Diaboliser l’adversaire
4.  Présenter notre camp comme n’attaquant pas un peuple, mais seulement un dirigeant
5.  Monopoliser l’information, empêcher le vrai débat
 
Ces principes, on les retrouve dans tous les conflits, affirme Collon. Il illustre ses propos en réexaminant plusieurs cas de propagande en Yougoslavie, en Afrique, ainsi qu’au Proche et au Moyen-Orient.
La leçon à en tirer : toutes les guerres sont économiques. Les raisons humanitaires ne sont faites que pour emporter l’adhésion des populations des pays agresseurs.
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V- L’exemple type : Indymedia Paris soumis à l’épreuve du détecteur de mensonges

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Pour le lecteur inattentif, peu au fait de la géopolitique, ou crédule, ce site semble relayer des informations d’inspiration libertaire, anarchiste, humanitaire et antiraciste. Une source antifa s’il en est, mais a priori seulement. Car ce que nous avons vu plus haut n’est pas une anecdote : nous avons soumis Indymedia Paris à son propre moteur de recherche en guise de détecteur de mensonge par omission :
Comparons les résultats de recherche pour « Hugo Chavez » (une liste entière d’articles qui l’attaquent directement) et pour « Arabie saoudite » (trois articles critiques) ou « Qatar » (une critique directe de ce régime). Nos « antifascistes » sont très bruyants quand il s’agit de désigner les cibles choisies par les néoconservateurs et leurs théoriciens fascisants (Rassemblement solidarité Syrie devant l’Ambassade d’Iran – paris indymedia).

A- Les régimes réellement fascistes épargnés
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En revanche, l’émirat du Qatar qui de facto possède tous les critères d’un régime fasciste, reste lui miraculeusement épargné par la critique alors même que notre régime entretient en notre nom des relations privilégiées avec ses gouvernants. Dans ce régime, la liberté d’expression est soumise à des restrictions strictes, des cas de torture sont régulièrement signalés, les femmes continuent de subir des discriminations et des violences, dans la législation et en pratique, et les travailleurs migrants, qui forment la majorité de la main-d’œuvre, sont exploités et maltraités. Ainsi, le lundi 21 octobre 2013, 15 années de prison furent confirmées pour le poète Mohamed Ibn Al Dheeb, qui a écrit un poème considéré comme critique envers la famille royale.

Autre allié historique des occidentaux généralement épargné par les imposteurs, l’Arabie Saoudite. Liée aux États-Unis par des intérêts financiers depuis la ratification du Pacte de Quincy en février 1945, cette monarchie absolue autoproclamée est l’un des régimes les plus violents que l’Histoire du monde ait connu, comme par exemple sur le dossier accablant des violences faites aux LGBT. Pas de commentaire sur Indymedia Paris, voir les résultats de la recherche. A l’exception de quelques rares notes, les atrocités commises par leRoyaume wahhabite ne semblent pas être prioritaires sur ce site.

Une omission révélatrice quand nous comparons ce traitement avec celui qui fut réservé à l’ancien président socialiste du Venezuela Hugo Chavez. Il est instructif de constater qu’un site puisse dépenser autant d’énergie pour s’acharner sur un chef d’un Etat laïc qui a échappé à un coup d’état organisé par les États-Unis grâce au soutien de son peuple. Et malgré des problèmes récurrents (approvisionnements, corruption, inflation, banditisme, insécurité), le Venezuela a su fait des efforts pour développer une vraie structure sociale et des services jusqu’aux villages les plus reculés.

Ci-dessous l’illustration de notre soutien réel aux monarchies du Golfe :

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B- L’assimilation du défenseur des opprimés à un oppresseur fasciste
S’il est assez aisé de voir que le « néolibéralisme » a remplacé le « capitalisme » dans le vocabulaire des élites gouvernantes contemporaines, les autres euphémismes et exagérations de la novlangue néocon ne sont pas toujours aussi faciles à reconnaître. Cela correspond malheureusement à une technique de déculturation politique des lecteurs par le vol des mots issus des luttes populaires. Maxime Vivas milite contre les guerres impériales et est coadministrateur du site Le Grand Soir. Le journal revenait en 2012, à l’occasion d’un débat sur les médias libres, sur la campagne de diffamation dont il avait été victime : une action menée par plusieurs médias qui se présentent comme appartenant à la « gauche » dont certains pratiquent « l’alerte antifa » : Rue89, Charlie Hebdo, article 11, CQFD et le site lyonnais Rebellyon, qui conclut comme à l’accoutumée : « les fachos hors de nos quartiers, pas de quartier pour les fachos ». On pourrait en rire quand on connaît la plume de Maxime Vivas et la ligne éditoriale du Grand Soir, mais au final cette dérive est extrêmement dangereuse. En effet, des slogans qui parlent « d’écraser les fachos » (alertes antifascistes), ou des encouragements guerriers tels que « pas de quartiers » (rebellyon) sont susceptibles de faciliter le passage à l’acte de castagneurs contre des cibles ainsi désignées et qui, de plus, sont tout sauf fascisantes.
 
A l’occasion de cette rencontre, Maxime Vivas expliquait aussi le rôle de Reporters sans Frontières (RSF) au service d’une cause sans rapport avec les objectifs affichés. Il dévoile les paravents de RSF en dollars, il revient longuement sur la personnalité de Robert Ménard, ancien président de RSF et peut-être futur Maire de Béziers, soutenu aujourd’hui par le Front National.

VI- Extrême droite en Ukraine : sans surprise, pas d’alerte antifa

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Pour comprendre l’intérêt des stratèges pour l’Ukraine, il faut avoir lu "Le grand échiquier", du théoricien Zbigniew Brezinski. Il déclare sans ambage "celui qui gouverne le heartland (l’Europe de l’est et le continent nord asiatique) domine l’île monde (le Nord riche, l’Eurasie et les sources d’énergies) et qui gouverne l’île monde domine le monde [...] Le pivot géopolitique est un Etat dont l’importance tient moins à sa puissance réelle et sa motivation qu’à sa situation géographique sensible et sa vulnérabilité potentielle."

Pour ce géostratège qui a conseillé les présidents Carter, George W. Bush et Obama, l’Ukraine est l’un de ces 5 pivots. Et il a des projets pour elle : "L’indépendance de l’Ukraine modifie la structure de l’Etat russe. De ce seul fait, cette case importante de l’échiquier géopolitique est un pivot : sans l’Ukraine, la Russie n’est plus un empire en Eurasie."

Repassons Indymédia Paris au détecteur de mensonges par omission. Sans plus de surprise nous ne trouvons pas le moindre dossier sur les néo-nazis en Ukraine qui sont pourtant bien présents dans le gouvernement actuel non élu de Kiev. Rebellyon affiche le même vide sidéral face à un nouveau gouvernement composé vice-premier ministre et trois autres ministres membres du parti d’extrème-droite Svoboda… L’antifascisme à décidément des œillères très sélectives.

Rappelons qu’en 1998, lors d’une conférence, Brezinski déclarait : "L’Ukraine constitue l’enjeu essentiel (pour soumettre l’Eurasie) [...]. Si l’occident devait choisir entre une Ukraine démocratique et une Ukraine indépendante, ce sont les intérêts stratégiques et non des considérations démocratiques qui devront déterminer notre position."
 
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Conclusion

Il arrive que l’histoire se répète, les corbeaux sont là pour nous le rappeler : à l’instar des militants del’extrême droite identitaire des années 60 et 70 qui produisaient des brochures anonymes anti-Mitterrand et anti-communistes via la « Société d’Etudes et de Recherches Visuelles d’Impression » financée par l’UIMM (la caisse noire du patronat), les petites frappes de la nébuleuse néocon utilisent la même stratégie d’intimidation. Une seule différence : la couleur des publications, adaptée à notre époque. Elles ont viré aux couleurs libertaires et altermondialistes, dans des publications qui se réclament de l’antifascisme. Pour le reste, très peu de différences : le corbeau de droite d’hier était un jeune cogneur nostalgique ducolonialisme, alors que le néo-corbeau d’aujourd’hui est un défenseur acharné dunéocolonialisme guerrier sur fond de thèses fascistes. Cependant, vous en conviendrez, l’erreur serait impardonnable de confondre quelques barbouzes au service de la pensée néoconservatrice prédatrice et fascisante avec le véritable esprit libertaire, solidaire et pacifiste. Pour cette raison, il nous a semblé utile de rappeler le sens de ces valeurs en laissant la conclusion de ce billet à un illustre anarchiste :
http://blogdejocelyne.canalblog.com/archives/2014/04/06/29607227.html


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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 23:16
Jeudi 4 octobre 2012 

Chavez : 5 médiamensonges du Soir et du Monde
Michel Collon

4 octobre 2012

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Ce dimanche 7 octobre, élection présidentielle au Venezuela. Michel Collon teste l’info qu’on nous donne en France et en Belgique. Début d’une petite série de test – médias sur Le Soir, Le Monde et d’autres…

 
Chavez sera-t-il réélu ou bien sera-t-il remplacé par le candidat d’opposition Henrique Capriles Radonski ? J’ai testé les divers articles consacrés à cette élection par le quotidien bruxellois, que je lis tous les matins après le petit déjeuner. Puis, je suis allé voir aussi du côté du Monde français et d’autres médias. Ce qui frappe : ils disent tous la même chose. Mais quelles sont leurs sources ? Et surtout : qu’est-ce qu’ils ne disent pas ?
 
Mon objectif : montrer comment vous pouvez repérer vous-mêmes les médiamensonges à l’avenir. Et ce que vous pouvez faire vous-même, en tant que citoyen, face à la désinformation…
Des manips, j’en ai relevé sur cinq points : 1. Pourquoi nous cache-t-on le programme de l’opposition ? 2. Capriles est-il vraiment « un jeune nouveau » ? 3. Chavez « antisémite » et dictatorial ? 4. Qui menace d’une « guerre civile » ? 5. Capriles peut-il gagner ?
 
  1. Pourquoi nous cache-t-on le véritable programme de l’opposition ?

Les grands médias européens présentent Capriles comme un grand démocrate progressiste, qui serait en fait un candidat de « centre gauche ». Véronique Kiesel est la chroniqueuse attitrée du Soir sur le Venezuela. Elle a consacré deux articles à la campagne présidentielle. Tous deux vantant le candidat de l’opposition. Ses qualités ? Il est plus jeune que Chavez et « plein d’énergie ». Et à part ça ? « Tout en promettant de poursuivre les programmes sociaux actuels, (…) il a réussi à dépasser la pure opposition idéologique à Chavez ».
 
Qu’entend-elle par ce « dépassement » ? Faudrait-il oublier qu’avant Chavez (sous l’actuelle opposition donc), 80% des Vénézuéliens étaient pauvres, voire très pauvres alors que l’élite se construisait des fortunes colossales avec l’argent du pétrole ? Si les mots ont un sens, Madame Kiesel serait bien aimable d’expliquer par quel miracle on peut dépasser la contradiction entre les très riches et les autres qui en sont victimes ? Qui a intérêt à la prétendre « dépassée », sinon les ultra – riches dont la famille Capriles fait partie d’ailleurs ?
 
Et Kiesel se démène énergiquement pour cacher que le programme de Capriles est néolibéral, radicalement à droite et ramènerait très vite les anciennes injustices. C’est pourtant écrit en toutes lettres dans ce programme de 166 pages : Capriles veut notamment privatiser la compagnie nationale du pétrole en « élargissant son assemblée d’actionnaires » pour en faire « une entreprise à seule finalité commerciale » Or, c’est justement en redistribuant enfin l’argent du pétrole, que Chavez a pu en quelques années financer des soins de santé pour tous, l’éducation pour tous, la fin de l’analphabétisme, une aide aux petites et moyennes entreprises, la croissance économique, la hausse du salaire minimum et des retraites, etc. ! Capriles veut au contraire privatiser les retraites, malgré les catastrophes sociales constatées dans tous les pays où ce néolibéralisme a été appliqué.
 
Capriles veut aussi démanteler l’Etat central, pour l’empêcher de mener ces politiques sociales qui ne sont que gaspillage aux yeux des riches. Il prétend tout régler avec une large autonomie des provinces. Mais comme l’écrit Romain Migus, jeune Français vivant à Caracas : « (Sans intervention de l’Etat central), comment ferait un Etat pauvre et peu peuplé, comme le Delta Amacuro, situé á la frontière avec la Guyana, pour financer son réseau d´hôpitaux, d´écoles, ses routes, ses installations sportives, ses services culturels, ou encore son approvisionnement en eau et en électricité, toutes compétences que lui confère le programme de Henrique Capriles ? En réalité, cette décentralisation est le prélude à la privatisation des services publics régionaux dans les zones où le financement local sera impossible. »
 

2. Capriles est-il vraiment « un jeune nouveau » ?

Kiesel insiste : en contraste avec le « vieux Chavez », Capriles serait un candidat tout frais et tout nouveau, qui prônerait « la réconciliation d’un pays hautement polarisé depuis plus de 10 ans entre chavistes et antichavistes. »
 
« Réconcilier », vraiment ? Qui donc est Capriles ? Il a d’abord été élu en 1998 député du parti démocrate chrétien COPEI. Quand ce parti néolibéral et ultra - corrompu a perdu tout crédit, Capriles a décidé avec d’autres de fonder Primero Justicia, un parti ouvertement de droite. Ce parti aura deux sources de financement : 1. Des fonds détournés illégalement de l'entreprise publique PDVSA. 2. Des fonds versés par la CIA à travers ses habituels paravents : National Endowment for Democracy (NED) et International Republican Institute (IRI).
 
Pire : en 2002, lorsqu’un coup d’Etat militaire tente de renverser Chavez, Capriles, alors maire d’un quartier riche de Caracas, participe à l’attaque très violente contre l’ambassade de Cuba, il fait le mur pour y pénétrer, menace l’ambassadeur, et sa police ferme les yeux quand les putschistes détruisent les autos de l’ambassade, puis coupent son approvisionnement en eau et en électricité.
Lorsqu’il sera élu gouverneur de l’Etat de Miranda, en 2008, quelle sera la première mesure de Capriles ? Supprimer des cliniques et des projets d’enseignement mis en place par Chavez. Seule l’opposition populaire l’en empêchera finalement. « Centre-gauche », tout ça ?
 
 
Capriles escalade de le mur de l'ambassade cubaine à Caracas durant le coup d'Etat militaire qu'il a soutenu en 2022.
 

3. Chavez antisémite et dictatorial ?

Pour amener le lecteur européen à se méfier de Chavez, pour lui faire oublier ses extraordinaires réalisations sociales, les médias appliquent le principe permanent de la propagande de guerre : diaboliser. Dans tous ses articles, Kiesel tape systématiquement sur les mêmes clous.
 
Ainsi, le 7 septembre, elle accuse Chavez « d’utiliser les immenses ressources pétrolières pour financer à la fois ses ambitieux programmes sociaux et sa campagne électorale. » Le premier, c’est vrai. Le second est un mensonge sans preuves, très fréquent chez Kiesel.
 
Le 2 octobre, elle invente l’idée que les Vénézuéliens, intimidés, « sont nombreux à ne pas vouloir parler de politique avec des inconnus ». Promenez-vous un peu à Caracas et vous verrez que le problème serait plutôt, quand ils parlent de politique et quel que soit leur bord, de parvenir à les arrêter !
 
Le 6 septembre, le chroniqueur Venezuela du Monde, Paolo Paranagua, accuse carrément Chavez de développer l’antisémitisme (entendez : le racisme anti-juifs). Ça, c’est évidemment un tout grand classique, si pas le plus grand de la propagande de diabolisation ! Et ce n’est pas la première fois que Paranagua, Kiesel et aussi Libération accusent ainsi Chavez : ils avaient notamment lancé une grande campagne sur ce thème en janvier 2006 (tiens, encore une année électorale !). Ils avaient en fait tronqué et déformé grossièrement un discours de Chavez (http://www.michelcollon.info/Comment-peut-on-nous-mentir-si.html). Ballon vite dégonflé.
 
Mais, comptant sur l’amnésie, Paranagua récidive : « Chavez se présente lui-même comme ‘candidat de la patrie’. Il a donc désigné son opposant comme le ‘candidat de l’anti-patrie’. C’est un classique du répertoire nationaliste : ainsi « l’anti-France » désignait pêle-mêle les juifs, les maçons, les communistes. »
Amalgame grossier et interprétation simpliste : s’il est vrai que les fascistes européens des années 30 utilisaient la propagande chauvine pour endoctriner vers la guerre, le patriotisme peut prendre un sens tout différent dans le cas d’un peuple agressé ! Par exemple, les Palestiniens ont tous les droits d’être ‘nationalistes’ face à l’occupation coloniale. Les Africains aussi face au pillage permanent de leur richesse. Et le nationalisme prend une toute autre signification dans cette Amérique latine colonisée et appauvrie pendant des siècles par les colonialistes étrangers. Dans notre livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, nous avons expliqué que la bourgeoisie dirigeante de nombreux pays latino-américains avait effectivement trahi les intérêts du pays en cédant toutes ses richesses aux multinationales étrangères. Donc si Capriles poursuit cette politique néolibérale soumise aux multinationales US, oui, on a le droit de dire qu’il trahit sa patrie.
 
En réalité, ce que Paranagua reproche à Chavez, c’est d’avoir osé critiquer publiquement Israël. Mais comme il sait que cet argument n’aurait pas de poids chez les gens honnêtes, il déforme systématiquement. Attention, suivez bien son « raisonnement », ça commence ainsi : « Le discours de Chavez libère la parole de ses militants » (N.B. Cela revient à dire que Chavez est personnellement responsable de tout excès qui serait commis par un de ses partisans ! On attend que cette nouvelle règle soit appliquée à la politique française, par exemple). Mais Paranagua poursuit : « Le site chaviste Martillo Rojo écrit ainsi le nom de l’opposant Caprile$ Rat-onski. Le changement d’une simple lettre pour écrire Rat-onski se passe d’explications » (Ah bon ?). Et il conclut brillamment : « Le signe du dollar incrusté dans le nom en renforce la connotation antisémite. »
 
Eh voilà comment on fabrique un procès en sorcellerie ! Militants du monde entier qui utilisez souvent le sigle $ pour dénoncer une politique des multinationales, attention, vous faites du racisme anti-juifs sans le savoir ! En fait, Paranagua, comme Le Monde, pratique ici le truc favori du lobby israélien : si vous êtes contre le sionisme, c’est-à-dire contre le colonialisme israélien, alors vous êtes contre les juifs, vous êtes un raciste. Mais non : c’est l’Etat d’Israël qui est raciste, et non ceux qui le critiquent. De nombreux juifs critiquent Israël.
 
De tout cela, nous sommes prêts à débattre publiquement avec Paranagua, mais il semble que son courage n’aille pas au-delà du fait de lancer des critiques gratuites. Il faut dire que Paranagua est un exemplaire parfait du serial médiamenteur. Quelques exemples parmi bien d’autres…
 
Le 29 janvier 2008, il insinue qu’un trafiquant de drogue vénézuélien, Del Nogal, condamné en Italie, serait proche du gouvernement vénézuélien dont il aurait financé les campagnes. Alors qu’en réalité l’enquête sur Del Nogal a démarré au Venezuela où tous ses biens, avoirs et sociétés ont été saisis par la Justice. En fait, Paranagua recopiait ici les accusations gratuites de John Walters, un haut responsable à la Maison-Blanche, qui avait prétendu que Chavez était « en train de devenir un important facilitateur du trafic de cocaïne vers l’Europe. » Pourtant, les services vénézuéliens ont arrêté un très grand nombre de contrebandiers en provenance de Colombie. Un détail, le fait de recopier cette accusation US ? Pas du tout. L’invasion du Panama en 1989 fut justifiée par une accusation semblable. La propagande de Paranagua sert à préparer une agression.
 
Le 28 mai 2007, le même Paranagua écrit : « Les opposants à Chavez ont mobilisé plusieurs milliers de personnes face au Conseil national des télécommunications où des heurts avec la police ont fait une dizaine de blessés. » Qu’est-ce qui cloche ? Un gros mensonge par omission : tous les blessés sont des policiers ! Dont un gravement blessé par balle ! Cela se passerait en France, Le Monde écrirait ainsi ? Et on pourrait multiplier les exemples de cette mauvaise foi à sens unique.
 

4. Capriles peut-il gagner ?

Revenons à Kiesel. Ses deux titres montrent clairement où son cœur balance. 7 septembre : « Et si Hugo Chavez était battu ? ». 2 octobre « Capriles, celui qui pourrait battre Chavez. Tout est possible. » Pourtant, Kiesel est bien obligée de reconnaître que les instituts de sondage donnent Chavez largement gagnant : entre 15 et 20 points d’avance. Cependant, elle a réussi à trouver un institut qui affirme le contraire : « 48,6% pour Capriles contre 44,2% pour Chavez. » OK, c’est normal, les sondages sont un art incertain…
 
Sauf que Kiesel oublie volontairement de signaler que les Etats-Unis… financent des instituts de sondage pour semer la confusion et décourager leurs adversaires. Nous avions exposé ce procédé dans notre préface au livre (épuisé) Code Chavez – CIA contre Venezuela, sur les divers financements secrets de la CIA au Venezuela et ailleurs. Sauf qu’en 2006, Le Soir avait aussi affirmé que Chavez allait perdre, et que ce pronostic s’était fracassé. Sauf que c’est un classique de la propagande US. Et pas du tout une erreur de jugement.
 
En réalité, quand les USA savent que leur protégé va perdre dans tel ou tel pays (ce fut le cas aussi en Iran), ils répandent quand même pendant des mois l’idée qu’il va gagner. Pourquoi ? Pour préparer les esprits à l’idée que si Chavez gagne, c’est qu’il aura triché. Et pour justifier à l’avance les actions violentes préparées par leurs services avec l’opposition, actions qui seront bien entendu présentées comme des « protestations populaires spontanées ». C’est un scénario classique pour préparer un coup d’Etat.
 
Bref, Kiesel se comporte également en serial mediamenteuse, complice de coups d’Etat potentiels. Et ce n’est pas une plaisanterie : la CIA a ainsi tenté de renverser Hugo Chavez, mais aussi Evo Morales en Bolivie et Rafael Correa en Equateur. Et elle a réussi à renverser le président du Honduras et celui du Paraguay.
 

5. Qui menace d’une « guerre civile » ?

 
Pour renforcer cette manipulation du public, Kiesel a aussi prétendu que Chavez menaçait de déclencher une « guerre civile » s’il ne gagnait pas. Tous les grands médias l’ont répété.
Mais j’ai vérifié les faits auprès de mon ami Jean Araud qui vit à Caracas depuis quarante ans. Sa réponse : « Depuis Caracas, je crois rêver en t´écoutant. En réalité Chavez n´a rien dit lui-même de cela. Chavez n´a menacé personne, n´a pas prédit de guerre civile ni de chaos. Il s´est limité à citer des commentaires de membres de l´opposition qui ont clairement exprimé et prévenu l´opinion publique que le programme néo-libéral du candidat présidentiel Capriles en supprimant tous les avantages sociaux acquis sous Chavez pouvait avoir ces effets de chaos et de guerre civile. Ils ont dit n’être pas disposés à accepter des agendas occultes, obsessions néolibérales, ni gueules de bois économistes. Quelques heures à peine après ses déclarations, le député William Ojeda a été expulsé de son parti ce qui est typique d´un secteur de l´opposition qui brandit la bannière de la démocratie. » Bref, encore un médiamensonge. Toujours pour préparer les esprits à des incidents possibles.
Kiesel, Paranagua and Cie diront-ils à leurs lecteurs qu’à la suite de ce scandale, quatre petits partis politiques ont retiré leur soutien à Capriles ? Et que William Ojeda, ce député d'opposition, a carrément appelé à voter Chavez ?
 
Conclusion : nous ne pensons pas qu’il s’agit ici de simples erreurs comme tout journaliste peut en commettre. Il s’agit d’une propagande délibérée, copiée - collée sur Washington et sur l’élite vénézuélienne. Le Soir, Le Monde et autres médias sont en campagne électorale contre Chavez. Aux côtés des Vénézuéliens riches.

Et le fait que ces journaux refusent systématiquement la parole aux contradicteurs et analystes sérieux, le fait qu’ils refusent de débattre sur leurs « erreurs » en public, le fait qu’ils recourent à des calomnies dégueulasses (Le Soir m’a assimilé au chef de la propagande nazie, Joseph Goebbels, et refuse de publier le droit de réponse qui lui a été envoyé), tout cela prouve leur mauvaise foi. Pour garder leur prestige et leurs recettes publicitaires, Le Soir, Le Monde, etc refusent de traiter le public en adulte. Pas le droit de vérifier les infos. Avec Le Soir, face aux médiamensonges, on doit la fermer.
 

Que faire alors ?

Je vois deux manières de nous défendre ensemble contre les médiamensonges.
  1. Notre équipe Investig’Action, trop petite et manquant des moyens nécessaires, va faire appel à vous très bientôt pour renforcer son activité, notamment sur le plan des test - médias. Moi aussi, j’aurais pu me faire avoir, si pas sur le Venezuela, sur d’autres pays que je connais moins bien. Comment j’ai fait pour repérer les tricheries ? Grâce à un réseau d’amis qui vivent au Venezuela et connaissent très bien la situation, particulièrement Jean et Romain que je remercie. Un tel réseau, nous devons le constituer pour d’autres pays.
  2. Mais le rôle fondamental, c’est à vous, lecteurs, de le jouer. Vous pouvez écrire à ces médias, ou à ceux que vous suivez. Vous pouvez demander comment ils expliquent une telle déformation des faits ? Mais surtout, vous pouvez en parler autour de vous. En signalant aux lecteurs de ces journaux qu’il existe d’autres sources d’info. Pour ne pas se faire avoir, tout le monde a intérêt à comparer.
 
POUR SUIVRE :
Test – média : Le Soir, Le Monde à propos du nouveau président François Hollande et des résistances sociales
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Sur ce site,


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24 juillet 2012 2 24 /07 /juillet /2012 06:24

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par Henri Maler, Nicolas Galy, le 18 juillet 2012

 

Franz-Olivier Giesbert est un cumulard omniscient. Cumulard : Le Point, France 2, France 5, La Chaîne parlementaire (LCP), etc. Omniscient : politique politicienne, culture cultureuse et géopolitique planétaire sont ses spécialités. Sur LCP (chaîne d’État s’il en fut), il « anime » une émission mensuelle (seulement…) – « Parlez-moi d’ailleurs » – qui se présente comme « Le rendez-vous géopolitique » et prétend « décrypter » [1]. Le 31 mai 2012, Giesbert « décryptait » « Le phénomène Chavez », en présence de quatre invités. Une confrontation très virulente qui donne l’occasion d’échanger les arguments habituels. Mais il fallait choisir. Et nous avons choisi de ne retenir que les interventions du présentateur, avec juste ce qu’il faut de contexte pour comprendre l’étendue du savoir de l’omniscient en charge d’un interrogatoire à sens unique.

 

Quatre invités donc. Deux d’entre eux sont chargés de représenter les « pro-Chavez » : Farid Fernandez (conseiller à l’ambassade du Venezuela à Paris) et Maurice Lemoine (ancien rédacteur en chef du Monde diplomatique). Les deux autres incarnent les « anti-Chavez » : Renée Fregosi (directrice de recherche à la Sorbonne, plus précisément à l’Institut des hautes études de l’Amérique latine) et François-Xavier Freland (journaliste, correspondant de RFI et TV5 au Venezuela). Le « match » peut commencer et « l’arbitre » déployer son parti-pris et, en guise d’arguments, ressasser quelques slogans.

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Présentation de l’émission… 
- Franz-Olivier Giezbert (FOG) : « […]
 Pour débattre de ce personnage étrange, à la tête d’un pays de vingt-huit millions d’habitants, un pays assis sur des réserves pétrolières qui sont les plus grandes du monde [on n’a pas fini de l’apprendre] : deux cents quatre-vingt-seize, peut-être même deux cent quatre-vingt-dix-sept milliards de barils… plus… plus que l’Arabie saoudite… […] »

… Puis vient l’introduction d’un premier reportage (ou de la première séquence d’un même reportage qui semble avoir été fractionné). 
- FOG : « Alors, avant de commencer le débat, je vous propose de regarder tout de suite d’un peu plus près
 “la bête”  ; oui, on va regarder un petit sujet autour de Chavez. »

Le reportage évoque les conditions d’accès au pouvoir de Chavez - de sa tentative de coup d’État de 1992 à son élection en 1998 -, omet le coup d’État et les grèves fomentées par l’opposition, et donne la parole à des témoins. Les uns expriment leur déception et parlent de marche vers la dictature, quand d’autres disent qu’il s’agit d’un régime démocratique, mais « personnifié », « très incarné ». Suit alors l’évocation des apparitions de Hugo Chavez à la télévision : jusqu’à huit heures, parfois quotidiennement. Témoignages d’opposants à l’appui, le reportage, sur la liberté de la presse, invite à distinguer la liberté d’opinion, qui serait totale, et la liberté d’information, qui serait restreinte. Tout cela est discutable, mais comment ?

Leçon « experte » du premier reportage. 
- FOG : « Alors quand
 “César” Chavez est arrivé au pouvoir, à la fin du siècle dernier, il faut bien dire que la situation était absolument catastrophique. Ça s’est redressé, d’ailleurs. Il y avait à l’époque, je crois, 30 % de Vénézuéliens qui vivaient au-dessous du seuil de pauvreté. Il y a un peu plus de partage aujourd’hui, mais enfin, c’est quand même pas terrible quoi, non ?  »

Le « débat » s’amorce par la confrontation sur les restrictions dont seraient victimes les médias d’opposition. Puis, alors que Fregosi soutient que la situation économique est revenue à l’état catastrophique de l’avant-Chavez, Giesbert l’interrompt pour préciser sa « pensée ». 
- FOG : « En même temps, on a vu l’aspect démocratique :
 Hugo Chavez c’est César, c’est “César” Chavez, enfin il y a un petit côté césarien ridicule, avec ce petit personnage qui est tout le temps à la télé, qui parle tout le temps, qui chante… »

Fregosi l’interrompt et mentionne un collègue historien qui a « évolué parce que c’est un homme intelligent lui aussi » et qu’il a constaté la « dérive autoritaire ». Enchaînement subtil : 
- FOG : « Alors vous, Farid Fernandez, qui êtes un homme intelligent, qui parlez d’ailleurs un français remarquable, est-ce que vous avez évolué sur Hugo “César” Chavez
 [Fernandez tente de parler] le petit César [nouvelle tentative] le petit César du Venezuela. »

Fernandez répond que Chavez a gagné douze élections sur treize, des élections particulièrement fréquentes, et qu’il n’est pas sérieux, à ses yeux, de parler de dictature, ou d’autoritarisme, ou […] d’une marche vers la dictature… ». Mais « l’arbitre » ne s’en laisse pas conter. 
- FOG : « Qui fait quand même
 un petit peu dictature d’opérette  : par exemple les dernières élections législatives ont été perdues par Chavez. [Fernandez le nie] Non parce qu’effectivement il a eu plus de députés mais il avait moins de voix, donc ça existe pas ce système-là. [Fernandez tente à nouveau de le nier] Non, non, il avait moins de voix puisque l’opposition, alors on peut demander à madame Fregosi, elle fait 52 %, elle perd les élections, c’est le seul pays au monde, enfin c’est un des rares pays au monde…  »

Ce décalage entre le nombre de voix et le nombre de députés (qui, même si on peut le déplorer, existe dans d’autres pays, dont la France), s’explique par les divisions de l’opposition et le découpage des circonscriptions (parfois défavorable aux partisans de Chavez). Mais « l’arbitre » n’en a cure. 
- FOG : « Il reste quand même que l’opposition qui a plus de voix que le parti de Chavez a moins de députés : il y a quelque chose qui va pas. »
 
- Fernandez : « Ce n’est pas exactement le cas… »
 
- FOG : « C’est tout à fait le cas. »

Quelques échanges plus loin, alors que Freland évoque le fait que Chavez passe quotidiennement plusieurs heures à la télévision, « l’arbitre » surenchérit. 
- FOG : « Ben
 ça ressemble un peu à la Corée du Nord là ? De ce point de vue ? Ben oui, c’est la Corée du Nord. Ben oui, c’est la Corée du Nord…  »

Ce coup de main, tout en nuances, aux thèses de l’opposition appelait un retour à l’équilibre que « l’arbitre » introduit ainsi : 
- FOG : « Alors, Maurice Lemoine… Maurice Lemoine, qui va donner un petit coup de main à Farid Fernandez…
  »

Lemoine est immédiatement interrompu par Freland, qui se dit catastrophé par le décalage existant à ses yeux entre les articles duMonde diplomatique et la situation « réelle » au Venezuela. 
- Lemoine : « On a affaire à un procureur ? »
 
- FOG (avouant ainsi qu’il s’agit d’une émission à charge contre Chavez) : « Vous plaidez,
 vous êtes l’avocat, et il y a le procureur et… C’est un débat télévisé. »

S’ensuit un vigoureux échange entre les participants, notamment autour des chiffres avancés par Lemoine, en particulier sur la réduction de la pauvreté. Giesbert brandit sa fiche. 
- FOG : « S’il vous plaît, je voudrais donner quelques chiffres et demander à monsieur Fernandez comment il explique, quand même, ce phénomène, parce que…
 C’est un pays très riche , le Venezuela, puisque comme je le disais, il a plus de réserves pétrolières que l’Arabie Saoudite . C’est quelque chose qui est assez méconnu, hein ? Deux cents quatre-vingt-dix-sept milliards de barils de réserves c’est un chiffre absolument hallucinant… Et comment se fait-il que, malgré ça, aujourd’hui, le taux de croissance du Venezuela soit si faible, de l’ordre de 3 % ? Alors c’est vrai qu’il était en baisse auparavant, avant l’arrivée de Chavez… Et comment se fait-il, aussi, qu’il y ait un taux d’inflation aussi considérable : plus de 27 % ? Il ne faut pas oublier que c’est au Venezuela que le taux d’inflation est le plus élevé, aujourd’hui, au monde, et que l’inflation… elle ne bénéficie pas aux classes les plus défavorisées, ça c’est clair, hein ? [Fernandez acquiesce] En général, ce sont les premières à payer l’inflation. »

Fernandez montre les chiffres de l’inflation avant et après l’arrivée de Chavez au pouvoir, selon une source – la Cepal – que Freland et Fregosi contestent. Mais FOG l’interrompt. 
- FOG : « Ah ben non, mais personne ne nous dit que c’était bien avant Chavez, hein, monsieur [2].

Quelques instants plus tard, en guise de transition et de présentation du deuxième reportage (ou de la deuxième séquence du reportage), retour à la Corée du Nord. 
- FOG : « Qu’est-ce que c’est que cette démocratie vénézuélienne ? Je vous propose une petite pause, parce que les esprits sont un peu échauffés, on va essayer de calmer tout ça… Une petite pause avec un reportage pour aller voir sur place :
 qu’est-ce que la démocratie vénézuélienne ? Ben c’est un potage assez bizarre avec un zeste de démocratie participative, et puis avec des images qu’on aurait pu voir effectivement dans des reportages en Corée du Nord, ou autrefois au temps de Staline. On regarde. »

Ce reportage s’efforce d’être ou de paraître équilibré : il donne la parole à des Vénézuéliens qui participent à des conseils communaux et à des opposants qui déplorent d’en être exclus. Selon les premiers, ces conseils permettent à la communauté de définir elle-même ses besoins, pour une meilleure allocation des ressources. Les projets y sont exposés à la communauté et soumis au vote. On voit ceux qui y participent se féliciter du fait que cela donne du pouvoir aux gens directement concernés. Des opposants, quant à eux, reprochent que l’organisation de ces conseils soit interdite à ceux qui ne font pas partie du parti présidentiel, alors qu’un participant à l’un de ces conseils soutient que les opposant sont acceptés quand ils ne cherchent pas à « saboter » le travail des conseils. Le reportage s’achève sur l’évocation des missions bolivariennes (des « programmes sociaux ciblées répondant aux besoins formulés par le peuple lui-même ») ainsi que leurs succès en matière d’alphabétisation et de réduction de la pauvreté. L’expert en démocratie participative, qui a tout compris, conclut. 
- FOG : « Voilà :
 des cartes postales un peu nunuches, qui rappellent les beaux temps du communisme. S’agit-il de démocratie ou d’embrigadement ? Je crois que c’est la question qu’on peut se poser quand on voit ces gens qui répondent un peu avec des phrases stéréotypées, et puis notamment on entend ces mots de “saboteurs”… Il y en a beaucoup, comme chacun sait, en Corée du Nord, ou dans les pays où ça va pas… »

Plus tard, Fernandez reproche aux intervenants de chercher à appliquer des cadres d’analyse « euro-centristes » (jugés « universels » par Fregosi). 
- Fernandez : « Vous avez utilisé les termes, monsieur Giesbert, de communisme, de socialisme… »
 
- FOG : « Ben,
 c’est un peu rigolo, quoi, c’est tout…  » 
- Fernandez : « L’Amérique latine, pendant les années 80, a été le, disons, le terreau d’expérimentation des politiques néolibérales… »
 
- FOG : « Enfin d’extrême droite, il y a eu beaucoup d’extrême droite, bien entendu, parce que c’est… »
 
- Fernandez : « Et il y a eu, disons, le démantèlement des États, la privatisation des services publics… Tout ceci a, disons, frappé de plein fouet différents pays, dont… »
 
- FOG : « 
 Oui, mais il y a eu beaucoup de dictatures d’opérette qui ressemblent à celle que… Avec des personnages qui ressemblent à Chavez. »

C’est ce que l’on appelle avoir de la suite dans les « idées »…

Fernandez continue sur l’histoire récente de l’Amérique latine et du Venezuela. Oui, mais… 
- FOG : « Oui, mais alors, de ce point de vue, il y a une réussite incroyable en Amérique latine ; tout le monde la reconnaît… C’est la réussite de Lula, hein ? Au Brésil… Chavez c’est quand même plus que discutable, alors qu’il profite de… Alors qu’il a des réserves…
 Le pays a des réserves pétrolières incroyables.  »

Fernandez avance que, pendant trois ans, le Venezuela a eu une croissance parmi les plus élevées du monde. Oui, mais… 
- FOG : « Oui, avec,
 je le rappelle, des réserves pétrolièresque beaucoup de pays aimeraient avoir. » 
- Fernandez : « Mais les réserves pétrolières sont là depuis le début du XXe siècle, pourquoi est-ce que le Venezuela n’est pas le pays le plus riche du monde, alors ? »
 
- FOG : « Ben il devrait l’être, oui, bien sûr. »

Le débat se poursuit, quand un nouvel échange éclaire le téléspectateur sur la « pensée » de Giesbert. 
- Lemoine : « J’ai quand même vu tout à l’heure dans ce reportage, vous… J’imagine que c’est pour lancer le débat, vous parlez de la Corée du Nord, vous n’êtes pas sérieux quand même, j’espère, Giesbert ? »
 
- FOG : « Non, mais
 il y a un petit côté “cucul” , vous voyez bien, dans tout ça. [Lemoine tente de parler] Ces gens qui parlent un langage… On a l’impression qu’ils l’ont appris par cœur, vous voyez ce que je veux dire  ? C’est des reportages qu’on a déjà vus dans tous les pays un petit peu totalitaires , vous voyez ce que je veux dire ? C’est un peu de la propagande, quoi. »

Quelque temps plus tard, alors que le « débat » porte déjà sur l’insécurité qui règne au Venezuela, Giesbert introduit un dernier reportage sur la persistance de ladite insécurité, malgré la présidence de Chavez, en raison, notamment, de la faiblesse de l’État. Il s’achève, sur fond d’une musique déchirante, sur le témoignage d’une mère (en l’occurrence, de l’opposition), inquiète quand son fils sort le soir. Mais l’« arbitre » n’a que le pétrole en tête.
- FOG : « Alors, la question qui se pose après ce reportage édifiant, c’est pourquoi un tel fiasco,
 alors que le Venezuela dispose, je le répète, on ne le dira jamais assez, des réserves pétrolières les plus importantes du monde, plus importantes encore que celles de l’Arabie saoudite ? »

Le bilan négatif, en matière d’insécurité, n’est contesté par personne, bien que son ampleur et ses motifs soient discutés sur le plateau. Mais l’interrogatoire à sens unique conduit par Giesbert n’est pas fini. Ainsi, alors que Fregosi parle de l’espoir, à ses yeux déçu, qu’a suscité pour beaucoup l’arrivée de Chavez, « l’arbitre » dégaine l’un de ses arguments préférés. 
- FOG : « Il y avait beaucoup d’espoir sur lui, comme il y avait sur Lula, d’ailleurs. Mais sauf qu’il y en a un qui a réussi, et l’autre pas. »

Et ainsi de suite jusqu’à la fin de l’émission. Retenons encore cette tirade de « l’arbitre ». 
- FOG : « Alors, après tout ce qu’on a dit.
 [Il est interrompu par Fernandez, qui ajoute quelques mots.] Alors après tout ce qu’on a dit, moi, c’est une question que… La question qu’on peut se poser, c’est… Et monsieur Lemoine, on aimerait avoir son avis là-dessus, c’est après, disons, ce côté un peu grotesque et ridicule qu’on a abordé  : les discours de huit heures ; sa fille, Rosa Virginia, qu’elle essaye de pousser (sic) pour prendre sa suite ; son gendre qui est ministre des Sciences et des Technologies… Enfin, etc. Ce côté un peu dictature d’opérette, même s’il y a des élections de temps en temps, qui ne correspondent pas tout à fait, d’ailleurs, aux résultats, à l’arrivée, c’est-à-dire que bon…[Fernandez rappelle qu’il y a eu treize élections en treize ans.] Oui, oui, mais qu’il perd et qu’il gagne de toute façon (sic) … Enfin, bref, on a l’impression, de toute façon… Quels que soient les résultats de toute façon, il les emportera toujours… Et est-ce que… Comment on explique cette fascination par (sic) la gauche de la gauche ? C’est ça qui est incroyable : pourquoi a-t-il réussi à fasciner tellement la gauche de la gauche, alors que son “copain” Lula, finalement, a beaucoup mieux réussi ?

* * *

Le processus en cours au Venezuela suscite espérances et inquiétudes. Qu’on lui soit favorable ou hostile, il appelle à la vigilance. Cette vigilance peut-elle s’exercer sans enquête effective ? La réponse est dans la question. Qu’a-t-on appris sur le Venezuela et sur Chavez grâce à Giesbert ? Rien. Qu’a-t-on appris, en revanche, sur Giesbert ? Finalement, pas grand-chose. La propagande est son métier. Suffisance et arrogance, désinvolture et mépris, prétention et vanité : tout cela fait un grand journaliste d’opérette dans un pays, la France, qui n’est pas la Corée du Nord.

Nicolas Galy et Henri Maler

Notes

[1] Modeste présentation de l’émission : « Le monde change, évolue, se transforme. Alors, comment comprendre ce monde en perpétuelle évolution et mieux connaître ces pays qui nous entourent ou découvrir ces contrées plus lointaines ? Pour décrypter la géopolitique, et ses répercussions d’un pays à l’autre, “Parlez-moi d’ailleurs” aborde chaque mois un dossier international au cœur de l’actualité. Urgence humanitaire… engagement mondial… crise planétaire… À travers plusieurs reportages, Franz-Olivier Giesbert, entouré de députés et d’experts, revient sur les problématiques qui agitent notre planète. »

[2] À ce moment-là, pour reprendre FOG sur sa remarque à propos des réserves de pétrole, Fernandez développe sur ce que l’on appelle la « maladie hollandaise », bien connue, excepté par notre omniscient.

http://www.acrimed.org/article3862.html

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Published by Eva R-sistons - dans Falsifications
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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 07:22

 

 

http://gabonenervant.blogspot.fr/2010/02/la-fermete-le-seul-langage-compris-par.html

 

 

Présidentielles France 2012 : Le choix du peuple ?

 

 

La population française a-t-elle réellement choisi le duo Hollande-Sarkozy pour le second tour des présidentielles? Ont-ils décidé de mettre en avant le candidat socialiste sans réel charisme François Hollande et le candidat UMP qui a ruiné la France Nicolas Sarkozy? Ou bien est-ce avant tout le choix de certains financiers puisque ces deux candidats sont également ceux qui sont le plus enclin à aller dans le sens de ces grands financiers?  La question peut se poser et on peut découvrir en fouillant un peu que d’étranges rumeurs sont apparues au gré du web ces derniers jours. Commençons par un petit retour en Mars 2008 avec un article du site Liesi, certes un peu long mais très instructif:

Les résultats électoraux produits par une société américaine ?

Sources : UPR. AVec AFP, Le Monde. Mars à juillet 2008.

Dimanche dernier, les commentateurs du 1er tour des élections municipales se sont montrés unanimes : alors qu’on attendait un effondrement de la droite, la première surprise de la soirée aurait été la relative et inattendue bonne tenue des listes UMP ; la seconde surprise, c’est que le taux global de participation était en hausse depuis 2001.
La tonalité de la soirée électorale fut ainsi donnée par ces deux « surprises », qui dominèrent également les lignes éditoriales de la presse écrite du lendemain. Pour la majorité des Français, les jeux étaient faits dès le  1er tour : forte participation et maintien surprise de l’UMP.

Pourtant, dès le mardi, puis tout au long de la semaine, des informations d’une toute autre tonalité ont commencé à se faire jour. Des informations capitales dont ont été privés la grande majorité des Français, qui n’ont porté attention à ces élections que le dimanche soir ou dans la presse écrite du lundi. [Cliquer pour lire la suite]
Ainsi, il a fallu attendre le vendredi, ce qui ne s’était jamais vu depuis la dernière guerre, pour enfin connaître les chiffres officiels de la participation. Surprise : il n’est plus du tout question d’une hausse mais d’un effondrement historique : jamais depuis 1959 la participation n’avait été aussi basse : 66,54% au total et 61,07% dans les communes de plus de 3500 habitants. Dans la capitale, c’est même 43% des électeurs qui ont refusé d’aller voter. 

Les étranges innovations électorales du ministère de l’intérieur

Que s’est-il passé le soir de l’élection pour que l’information et la perception de la situation politique réelle soient ainsi faussées ?

Un début de réponse nous a été donné par un article stupéfiant du journal Le Monde. On y apprend les causes de la ” panne “ :
« Les résultats ont d’abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. ” La synthèse s’est faite tout à fait normalement ” (…) Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n’a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises. »
==> http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&type_item=ART_ARCH_30J&objet_id=1028409&clef=ARC-TRK-D_01

 

En clair, cela signifie :
d’une part que les serveurs du ministère de l’intérieur ne sont pas gérés par les fonctionnaires habilités à cette fin mais par ” une société externe ” ;
d’autre part que le ministère de l’intérieur refuse de communiquer l’identité de la société qui a désormais la haute main sur les élections françaises.


Ce n’est pas tout :
« Le système étant engorgé, les services de l’intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n’a été établi que lundi après-midi. Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise “ce que l’on peut trouver de plus puissant”, assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d’information du ministère. (…) M. Maréchaux confiait, lundi soir, n’avoir toujours pas trouvé “de véritable explication technique”.

Mme Alliot-Marie, rompant avec l’habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s’est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s’est contentée d’un communiqué diffusé à 23 h 13. »


En clair cela signifie :
que le mystérieux prestataire privé a eu également la haute main sur les présidentielles et les législatives, premières élections françaises où étaient utilisées les machines à voter, qui, elles aussi, suscitent de nombreuses et justifiées interrogations.
et que le directeur des systèmes d’information du ministère de l’intérieur avoue n’avoir reçu aucune explication de ce mystérieux prestataire extérieur.

Quelle est la mystérieuse société qui produit désormais les résultats électoraux français officiels ?

Est-il normal et sain pour la démocratie que le ministère de l’intérieur garde le silence sur l’identité de la société prestataire qui gère désormais nos résultats électoraux officiels ?

Pour l’UPR, la réponse est non.

Nous avons donc décidé d’en savoir plus, ce qui n’est pas très difficile puisqu’un simple logiciel gratuit “whosip.exe” permet à tout internaute de découvrir le pot aux roses. (il suffit de télécharger whosip, de le copier dans C : puis, dans Accessoires > Invites de commandes > tapez cd\ > Enter puis : whosip www.interieur.gouv.fr > Enter ) , vous obtiendrez ce résultat autant spectaculaire que révoltant, s’agissant du ministère de l’intérieur de la République Française :

WHOIS Source : ARIN

IP Address : 8.12.199.126
Country : USA – Colorado
Network Name : LVLT-ORG-8-8
Owner Name : Level 3 Communications, Inc.
From IP : 8.0.0.0
To IP : 8.255.255.255
Allocated : Yes
Contact Name : Level 3 Communications, Inc.
Address : 1025 Eldorado Blvd., Broomfield
Email : ipaddressing@level3.com
Abuse Email : abuse@level3.com
Phone : +1-877-453-8353

Sauf erreur, cela signifie, en clair, que “le système intranet” du ministère français de l’intérieur est hébergé par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS, situé à Denver, Colorado, USA.

Résumons :
1. La soirée électorale, donc l’élément décisif de la campagne du second tour, a été complètement faussée par une panne informatique.

2. Contrairement à ce que tous les Français croient, le ministère de l’intérieur ne gère pas lui-même les moyens nécessaires à la production des résultats électoraux officiels, ayant force de loi.

3. Ce travail décisif pour la démocratie française est confié non seulement à une société privée, mais, mieux encore, à une société américaine, LEVEL 3 COMMUNICATIONS

4. Vérifications faites à partir d’informations ouvertes disponibles sur Internet, cette importante société américaine se trouve avoir des liens très étroits avec les deux principaux partis politiques américains, le Parti Républicain et le Parti Démocrate, qu’elle finance l’un et l’autre avant chaque élection présidentielle :
==> http://www.campaignmoney.com/political/committees/level-3-communications-inc-political-action-committee.asp?cycle=04

5. La société en question n’a fourni aucune explication sur la panne. Personne n’est donc en mesure de garantir que cette panne n’a pas été volontairement provoquée, à la demande d’un mystérieux commanditaire, pour aboutir aux résultats faux de dimanche soir. Circulez, il n’y a rien à voir !

6. Mis à part l’article du Monde, aucun média ne s’est interrogé sur ce grave et troublant dysfonctionnement qui entachent le résultat officiel des élections. Personne ne s’interroge non plus sur la fiabilité et les contrôles réels de l’ensemble “machines à voter + serveurs hébergés par la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS” qui a également produit les résultats des présidentielles et des législatives.

7. On nous présente un scénario rocambolesque à base de « serveurs qui s’écroulent » puis « d’adresse de délestage ». Mais ce scénario ne tient pas la route une seconde pour qui connaît un minimum l’informatique : collecter les votes de 25 millions d’inscrits, préalablement centralisés dans une centaine de préfectures, c’est bien le minimum que doit pouvoir faire n’importe quel serveur informatique bon marché.

Du reste, on n’a pas attendu mars 2008 pour gérer ce type de situations et les Français ont connu suffisamment de soirées électorales télévisées depuis 40 ans pour savoir que la collecte des résultats ne posait aucun problème par le passé, avec des ordinateurs pourtant infiniment moins puissants que de nos jours. Comme par ailleurs le ministère précise avoir recours à “ce qu’on peut trouver de plus puissant”, on est en droit de se poser de très graves questions sur la cause réelle de la « panne ».

8. Nous voudrions également comprendre pourquoi un gouvernement qui nous rebat les oreilles avec son soutien à l’économie numérique juge préférable d’avoir recours aux services d’une société étrangère pour résoudre un problème bête comme chou, et parfaitement bien résolu depuis des décennies, qui est la simple collecte des résultats électoraux transmis par la centaine de préfectures françaises.

9. Nous voudrions enfin comprendre pourquoi la France, qui est capable de mettre au point des armes thermonucléaires par des simulations informatiques extraordinairement sophistiquées, qui a été choisi internationalement pour développer le centre de recherche sur la fusion atomique ITER serait incapable de gérer par elle-même l’addition des votes de ses électeurs?

Conclusion

Il n’est pas tolérable qu’une société américaine produise, on ne sait comment, ce que le peuple français est censé devoir accepter comme l’expression suprême de la souveraineté populaire. Cette procédure est d’autant moins admissible qu’elle s’accompagne de la mise en place, en nombre croissant, de “machines à voter” électroniques qui produisent des résultats dont l’opacité suscite la défiance d’une écrasante majorité de nos concitoyens.

Rien ne serait plus grave pour la démocratie et plus périlleux pour la paix civile en France si une suspicion généralisée devait désormais se porter sur la véracité des résultats annoncés à l’issue de toutes nos élections.

Nous exigeons donc de revenir à la situation antérieure, qui donnait toute satisfaction sans soulever les moindres soupçons. Le ministère de l’intérieur doit obtenir et rendre publiques les explications de son prestataire américain, puis rompre immédiatement ce contrat.

L’Union Populaire Républicaine envoie le présent texte à l’ensemble des députés et sénateurs de la République, et leur demande que soit créée une commission d’enquête parlementaire sur cette question d’une exceptionnelle gravité.

Nous leur demandons aussi que soit déposé, le plus rapidement possible, une proposition de loi interdisant toute intervention de sociétés privées dans les opérations électorales, ainsi que tout usage des machines à voter.

* * * * * * *

Le scandale du vote électronique se précise

L’agence France Presse vient de révéler qu’une étude, réalisée par une chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique et portant sur les trois derniers scrutins nationaux, a relevé un nombre ” d’erreurs ” beaucoup plus élevé dans les bureaux utilisant des ordinateurs de vote que dans les bureaux traditionnels.

Cette étude, conduite par Mme Chantal Enguehard en relation avec l’Observatoire du vote, est la première recherche quantitative très sérieuse sur la dématérialisation du vote dans les élections politiques en France. Elle a été menée à partir de données provenant de 20.051 bureaux de vote, dont environ un tiers pratiquant le vote électronique, dans 46 communes de référence, dont 24 utilisant des ordinateurs de vote, lors des dernières élections présidentielles (premier et second tour), législatives (1er tour) et municipales (1er tour). Autant dire que l’énormité de la taille de l’échantillon rend l’étude statistiquement incontestable.

Entre 4 et 8 fois plus “d’erreurs” d’émargement avec le vote électronique

Les résultats obtenus montrent en premier lieu que le nombre de bureaux “en erreur”, c’est-à-dire où le nombre de votes n’est pas égal au nombre d’émargements, est bien plus élevé parmi ceux qui utilisent les machines à voter que dans ceux qui ont recours à l’urne traditionnelle.

Globalement, sur les quatre tours d’élections étudiés, on relève ces erreurs dans près de 30% des bureaux procédant au vote électronique (29,8%) contre 5,3% de ceux utilisant l’urne.

Des “erreurs” en augmentation constante

Lors du premier tour de la présidentielle, on mesure ainsi 3,9 fois plus de bureaux en erreur pour le vote électronique par rapport au vote à l’urne. Ce rapport monte à 7,5 pour les législatives et à 7,8 pour les municipales, selon l’étude. En d’autres termes, il s’aggrave avec le temps !

Des “erreurs” dont l’ampleur est beaucoup plus importante avec le vote électronique

Autre enseignement, l’ampleur des erreurs est beaucoup plus importante pour le vote électronique : par exemple, plus de 7,3% des bureaux électroniques dépassent un taux d’erreur de 3 émargements, contre à peine 0,4% des bureaux traditionnels.

Des ” erreurs ” qui ne diminuent pas avec l’expérience

Selon l’étude, la multiplication des scrutins n’entraîne pas une plus grande fiabilité du vote électronique. Malgré la meilleure expérience qu’en ont les électeurs, les taux d’erreur du vote électronique restent toujours très supérieurs à ceux du vote à l’urne. En outre, le taux d’erreur est plus élevé dans les bureaux qui enregistrent le moins d’émargements à l’heure.

L’étude révèle enfin que la centralisation des résultats en mairie est elle-même source d’erreurs, certaines mairies ne faisant même pas état des écarts entre votes et émargements constatés dans les bureaux, d’autres ” rectifiant ” même les résultats pour les faire disparaître.

CONCLUSION : IL FAUT EN REVENIR AU VOTE AVEC LES URNES

Les résultats statistiques incontestables découverts par Mme Enguehard l’ont conduite à les qualifier elle-même de “choquants “. Cette chercheuse du laboratoire d’informatique de Nantes-Atlantique et l’Observatoire du Vote ont décidé de présenter leur étude au ministère de l’Intérieur et au Conseil constitutionnel.

Décision intéressante, ils ont aussi décidé de la présenter à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). Cette organisation internationale, qui se préoccupe volontiers de la sincérité des élections dans tous les pays du monde, et en particulier dans l’ex-bloc socialiste, devrait assurément porter désormais ses regards sur ce qui se passe au sein des pays de l’Empire euro-atlantiste. Notons au passage que la chercheuse et l’Observatoire du Vote n’ont pas prévu de saisir la Commission européenne de leur étude. Comme si tout le monde avait déjà, inconsciemment, intégré l’idée que les institutions bruxelloises ne sont en aucun cas des remparts contre la dictature qui menace… (voir la position de la Commission en annexe)

Par ailleurs, Mme Enguehard et l’Observatoire du Vote demandent que les travaux réalisés soient complétés par une étude de plus grande envergure. Il serait notamment du plus haut intérêt de voir si les ” erreurs ” relevées sont réparties uniformément ou si elles ont une ” tendance ” à favoriser tel ou tel parti ou groupe de partis. Il serait d’un intérêt non moindre de comparer de façon statistique les résultats obtenus dans les bureaux de vote avec urne et dans les bureaux de vote avec ” machine à voter “.

Il est à cet égard extrêmement préoccupant de constater que la mise en place en France de bureaux de vote avec ordinateurs coïncide avec le recours à une société de service américaine (LEVEL 3 COMMUNICATIONS) chargée… de centraliser les résultats électoraux français dans son centre de Denver au Colorado !

Cette décision stupéfiante, prise par Nicolas Sarkozy lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, a déjà été dénoncée ici même (cf. notre dossier Les résultats électoraux produits par une société américaine ?). Mais comme elle s’accompagne du taux “d’erreurs” absolument scandaleux de 30% dans les bureaux de vote équipés de ” machines à voter “, le doute ne peut désormais que s’instiller dans les esprits : Y aurait-il chez certains la volonté délibérée de truquer les résultats des élections en France ?

Laisser s’installer un tel doute serait redoutable pour notre démocratie et notre paix civile. C’est pourquoi l’Union Populaire Républicaine (UPR) réclame de nouveau la suppression totale et définitive de toute ” machine à voter ” sur le territoire de la République et le rapatriement immédiat de tout le processus électoral français en France, avec notamment la dénonciation des contrats entre le ministère français de l’Intérieur et toute société privée française ou étrangère, notamment la société américaine LEVEL 3 COMMUNICATIONS.

Source (dont documents et annexe) Union Populaire Républicaine : http://u-p-r.org

* * * *

En complément :

11 mars 2008 – Le ministère de l’intérieur a été perturbé par une panne informatique dimanche soir (article cité dans un précédent dossier de l’UPR Les résultats électoraux produits par une société américaine ?, auquel il est fait référence ci-dessus)

Les résultats des élections municipales et cantonales ne sont parvenus aux journaux quotidiens que très tardivement dans la nuit du dimanche 10 mars au lundi 11, de façon incomplète, et avec des erreurs. Les serveurs, hébergés par une société externe, se sont écroulés à plusieurs reprises.

Fait inhabituel, les résultats des élections municipales et cantonales ne sont parvenus aux journaux quotidiens que très tardivement dans la nuit du dimanche 10 mars au lundi 11, de façon incomplète, et avec des erreurs.

” La première ville de plus de 10 000 habitants est arrivée à 1 heure du matin, avec plus de trois heures de retard par rapport à nos prévisions “, explique ainsi José Bolufer, directeur des services informatiques du groupe Le Monde. Le Monde a fourni les résultats de 753 communes de plus de 10 00 habitants, au lieu des 891 prévues.

Le ministère de l’intérieur refuse de parler de “bug”. Mais il a bien été victime d’une panne informatique majeure.

Les résultats ont d’abord parcouru le chemin traditionnel : les mairies les ont envoyés, par téléphone ou par fax, dans les préfectures, qui les ont communiqués via un système Intranet au ministère. ” La synthèse s’est faite tout à fait normalement “, assure-t-on dans l’entourage de la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie. Mais les serveurs, hébergés par une société externe, dont le ministère n’a pas voulu divulguer le nom, se sont écroulés à plusieurs reprises.

DÉLESTAGE

” Dès 22 h 30, nous avons travaillé sur le système de secours, le ministère nous a proposé une adresse de délestage pour accéder aux données “, précise José Bolufer. Le système étant engorgé, les services de l’intérieur ont dû ressaisir les résultats. Le taux de participation définitif n’a été établi que lundi après-midi.

Le prestataire, qui avait traité les élections présidentielle et législatives de 2007, utilise ” ce que l’on peut trouver de plus puissant “, assure Bertrand Maréchaux, directeur des systèmes d’information du ministère. Le fait que ce dernier donnait, pour la première fois, les listes complètes dans les villes de moins de 3 500 habitants, n’est pas de nature à fournir une explication convaincante, d’autant que ” la capacité de traitement avait été doublée “. M. Maréchaux confiait, lundi soir, n’avoir toujours pas trouvé ” de véritable explication technique “.

Mme Alliot-Marie, rompant avec l’habitude de la plupart de ses prédécesseurs, s’est refusée dimanche à toute apparition publique pour donner les résultats et s’est contentée d’un communiqué diffusé à 23 h 13.

Source: Liesi

Il y a également ce problème des « professions de foi », les enveloppes contenant le programme des candidats que chacun doit recevoir dans sa boite aux lettres, professions de foi que personnellement je n’ai pas reçu. Ont-elles été mises en place « au hasard » ou bien le travail a-t-il été correctement effectué? Y’a-t-il eu un souci de ce côté également?

Seine-Maritime : Les professions de foi des candidats mises sous pli presqu’au hasard

Présidentielle. Tous les électeurs de Seine-Maritime ont reçu dans leur boîte aux lettres les professions de foi des dix candidats.

Les professions de foi des dix candidats au 1er tour de la présidentielle 2012

 

ROUEN (Seine-Maritime). J-3 avant le 1er tour de la présidentielle et logiquement tous les électeurs de Seine-Maritime ont déjà reçu dans leur boîte aux lettres les professions de foi des dix candidats : Eva Joly, Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon, Philippe Poutou, Nathalie Arthaud, Jacques Cheminade, François Bayrou, Nicolas Dupont-Aignan et François Hollande (1). Ainsi que les dix bulletins de vote.

Pour la première fois, la préfecture de Seine-Maritime a externalisé en totalité la mise sous pli de ces professions de foi, la distribution étant assurée comme d’habitude par La Poste. Lors du dernier scrutin organisé en Seine-Maritime, la préfecture avait assuré, elle-même avec son personnel, la mise sous plis d’un tiers des programmes des candidats.

« 800 000 plis environ sont expédiés sur les deux tours », indique-t-on à la préfecture de Seine-Maritime qui affirme d’autre part n’avoir donné aucune consigne à l’entreprise privée concernant l’ordre de « pliage » des documents.

Car vous avez dû remarquer, après ouverture de l’enveloppe, la présence de trois paquets distincts : un paquet de cinq professions de foi avec en « couverture » celle de Nicolas Sarkozy, un deuxième paquet des cinq autres professions de foi avec en « couverture » de François Hollande. Le troisième paquet étant constitué par les dix bulletins de vote.

Sur le site Médiapart, un bloggeur, Jean Riboulet, s’étonne de ce « choix » de mettre en avant les deux candidats en tête dans tous les sondages. Un procès d’intention sans fondement selon la préfecture de Seine-Maritime : « Nous n’avons dicté aucun choix. C’est l’entreprise qui a choisi son ordre en prenant en compte la notoriété des deux candidats. »

Cette entreprise qui possède un site de production dans l’agglomération rouennaise a décroché cette année, un tiers du marché de la mise sous pli des professions de foi des candidats à la présidentielle. « Au total, ils ont traité 15 millions de plis au plan national », poursuit-on à la préfecture.

Par conséquent, les électeurs seino-marins n’ont pas été les seuls en France à recevoir sous enveloppes ces trois paquets.  » Le seul problème qui peut survenir c’est que des documents manquent à l’intérieur de chaque enveloppe malgré les outils et méthodes de contrôle. Chaque enveloppe est pourtant vérifiée par rapport à l’épaisseur de chacun des trois paquets qui en bout de chaîne sont mis en commun. Logiquement, la machine qui tournent à 10 000 lots/heure s’arrête lorsque l’un des trois paquets ne contient pas le nombre de documents programmé. »

Des erreurs de ce type ont été signalées sur la commune de Bois-Guillaume.  » Nous avons effectivement été alertés par Madame Françoise Guégot (ndlr : députée UMP de Seine-Maritime) sur des enveloppes dans lesquelles la profession de foi de Nicolas Sarkozy aurait été oubliée. Nous avons recueilli toutes les informations utiles, quartier, rue, afin de vérifier auprès de la société prestatrice. Nous-mêmes à la préfecture, nous effectuons des prélèvements au hasard sur la chaîne de mise sous plis afin de contrôler les enveloppes ».

C’est le numéro de tournée du facteur qui permet au client – la préfecture de Seine-Maritime – de demander à la société de mise sous plis de procéder à la vérification du lot éventuellement défectueux.

De toutes façons, tous les documents seront disponibles le dimanche 22 avril dans les bureaux de vote dont les portes ouvriront à 8 h pour se referemr à 18 heures. On ne votera pas après 18 heures en Seine-Maritime.

(1) Ordre officiel des candidats après tirage au sort

Dans le Sud-Ouest, on s’étonne aussi

Des électeurs et partis politiques du Sud-Ouest se sont étonnés de recevoir les professions de foi des candidats classées en deux paquets distincts, l’un rassemblant à l’intérieur de celle du candidat Hollande les quatre candidats de gauche, le reste des candidats étant rassemblés à l’intérieur de celle du candidat Sarkozy.

« Quand on ouvre l’enveloppe on découvre d’emblée deux candidats, Sarkozy et Hollande, ce qui traduit une volonté de bipolarisation de la vie politique », a indiqué à l’AFP Georges Barberolle, habitant de Bergerac et président de deux associations du patrimoine en Dordogne, qui a relevé ce classement auprès des médias.

Des journalistes de l’AFP à Bordeaux ont effectué un constat similaire en recevant ces documents électoraux.

« D’habitude ce n’est pas classé en deux paquets », a relevé M. Barberolle. Il a jugé « choquant » de sembler ainsi préjuger « de qui va voter pour l’un ou l’autre au second tour ».

Selon lui, Daniel Garrigue, député Modem de la Dordogne et soutien de François Bayrou, entend faire effectuer un constat d’huissier après ces envois.

Le secrétaire départemental du Front national en Gironde, Jacques Colombier, s’est également insurgé auprès de l’AFP, trouvant « scandaleux, anormal et anti-démocratique que l’on présente deux grands candidats et les autres comme des petits candidats ».

Il a indiqué avoir « averti le siège national » et que « le service juridique est en train de voir si des recours sont possibles ».

Un responsable de l’entreprise Koba de Pessac (Gironde), qui met ces documents sous enveloppe pour huit départements de la région, a indiqué que ce classement « ne procédait pas du tout d’un choix » ou « d’une intention », mais que les liasses ont été « composées dans l’ordre d’arrivée des documents ».

La profession de foi de M. Hollande est arrivée la première, immédiatement suivie des quatre autres de gauche, selon lui. Quant à la répartition en deux paquets, « elle est due à des raisons techniques », selon ce responsable.

Source: paris-normandie.fr

Enfin, n’oublions pas le reste, les irrégularités, rumeurs, les problèmes divers soulevés, je vous met tout ceci en liens car beaucoup de monde à tendance à se poser des questions sur le sujet malgré tout.

Des rumeurs sur une éventuelle fraude ont également circulé sur Twitter, donc s’il n’y a pas de problème, il n’y a aucune question à se poser, hors ici, on peut à juste titre se poser certaines questions sans verser tout de suite dans le conspirationnisme…
Tout lien ne pouvant être remit en cause (journal en ligne, émission de télé, liens twitter) étant le bienvenu, j’attends vos commentaires pour pouvoir effectuer des mises à jour à cet article et étoffer le sujet afin de pouvoir affirmer ou infirmer de la réalité des faits.
Mise à jour à 10h00: Le vote électronique:
Le vote électronique n’est pas fiable et pas des plus accessibles au citoyen lambda comme nous l’apprennent ces deux articles: Le vote électronique ne fait pas toujours l’unanimité (leparisien.fr) et Voter sur des machines électroniques, un procédé douteux (le nouvelobs). Déjà c’est mal barré pour ce système utilisé dans 64 villes de France, et une telle machine est piratable comme nous le démontre cette vidéo qui en plus, à été diffusée à la télévision! Vidéo proposée par le site Sott.net

 

 

Présidentielles françaises 2012: le choix du peuple? (MàJ à 10h00)

Présidentielles françaises 2012: le choix du peuple? (MàJ à 10h00)


 

Le résultat du vote a-t-il été truqué ? - De l'Extrême-Droite à la dictature


Aux Electeurs du F.N. - Sarkozy va-t-il exploser la France, à défaut de F.Hollande?

 

 

 

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Certaines villes de l'UMP utilisent le vote électronique - alerte, danger !

 

 

Voir aussi,

 

Présidentielles : Enquête sur l'incroyable opacité du vote électronique

 

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 03:12

 

 

11/9 : L'imposture éclate au grand jour - Tous les arguments

 

11 9-copie-4

 

 

::  Lalo Vespera
21/12/11 :: 3:51
inv
11-Septembre : de la misère journalistique à la logique de collabos
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Le magazine Le Point vient de mettre en ligne* le dossier publié dans son numéro du 1er décembre dernier, consacré aux « obsédés du complot », à l'occasion des récents rebondissements dans la saison 3 de l'affaire DSK. Une nouvelle fois, l'hebdomadaire se lance dans quelques rapprochements hasardeux avec la problématique du 11-Septembre en noyant celle-ci dans un amalgame de comparaisons fumeuses. La ficelle du « conspirationnisme » pour inhiber le débat sur les attentats de 2001 étant aujourd'hui usée, pourquoi Le Point s'embarrasse-t-il de cette manœuvre qui a peu à voir avec le journalisme et davantage avec une activité de propagande pour discréditer tout exercice de la pensée critique sur cet événement fondateur de l'histoire récente ? Et plus généralement, quelle sont les motivations et la logique de ces médias qui, en France, s'obstinent curieusement à défendre bec et ongles la version officielle du 11-Septembre délivrée par le gouvernement des États-Unis, quelque soit la somme gigantesque des aberrations qu'elle comporte ?


Dix années d'observation


L'aspect passionnant que soulève ce dossier du Point, et bien d'autres cas de figure similaires avant celui-ci, se situe dans la compréhension du système qui conduit certains individus au sein des médias à organiser une instrumentalisation de l’information. L'hebdomadaire qui surfe sur l'affaire DSK pour coller du « négationnistes » sur le dos des opposants à la théorie officielle de la conspiration sur le 11-Septembre, et qui nous ressert le même refrain éculé, ne fait certainement pas tout ça en dilettante.


Certes, le contenu qui nous est offert ici affiche une forme de misère journalistique qui est presque devenue coutumière. On est très loin de l'esprit d'Albert Londres dans le traitement du sujet**, et bien proche de celui d’un magazine people comme Closer. Mais en l'occurrence, cette misère n'est pas tant due à l'incompétence de ceux qui rédigent ces articles (ou à la fatuité d'un Taguieff, appelé en renfort, partisan jusqu'à l'extrême et toujours dévoué pour vendre quelques cravates), mais plutôt aux intentions qui sont les moteurs des positions qu'ils défendent. À ce sujet, AgoraVox a récemment publié un article intitulé « Mathieu Kassovitz et la rhétorique de disqualification », à l'occasion du procès que le cinéaste avait intenté à plusieurs journalistes qui l'avaient qualifié de « révisionniste » ou caricaturé en adepte de Goebbels à la suite de sa prise de position critique à l'égard de la version officielle sur le 11-Septembre. Un commentaire posté sur le site ReOpen911 en réaction à cet article, par une internaute nommée Carla, se montre fort pertinent :


« Dénigrement, évitement, intimidation, mensonges par omission, la presse utilise toutes les ficelles pour ne surtout pas aborder l'examen minutieux des FAITS et faire de l'obstruction passive. Par contre, concernant les insultes à Matthieu Kassovitz, on est carrément dans une démarche très active (carrément militante) de prise de position caractérisée, qui outrepasse de très loin les prérogatives que l'on peut attendre d'un organe de presse. Pour moi, Laurent Joffrin*** et consorts ont fait bien plus qu'une simple bévue professionnelle. Ils ont ce jour-là affirmé publiquement leur appartenance à des relais de pensée nauséabonds (qu'il reste à déterminer), non compatibles avec la poursuite pantouflarde d'une activité de presse. »


Après dix années d'observation de cette position aberrante d'une grande majorité des médias dominants, qui soit ignore, soit ridiculise, soit attaque avec une virulence démesurée toute vision alternative à la version officielle sur le 11-Septembre, il est possible aujourd'hui d'affirmer que la position de ces médias ne relève pas d'une vague ignorance du sujet, d'une attitude « pantouflarde » ou passive, ou d'une bévue sans cesse répétée… Ce qu'on observe en l'occurrence est d'une tout autre nature. Comme le précise Carla, il s'agit bien d'une « démarche très active, carrément militante » de la part de ces « organes de presse ». Le lynchage médiatique infligé à Mathieu Kassovitz démontre une volonté de nuire gravement à l'honneur et à la réputation de toute personnalité osant s'affranchir publiquement de la version officielle. Voilà qui est bien loin d'une quelconque aspiration ou éthique journalistique.


Et dernièrement, sur d'autres fronts, les citoyens attentifs auront identifié quelques média-mensonges, ainsi que Michel Collon nomme fort à propos cette nouvelle arme de diversion massive. Qu'il s'agisse du conflit en Libye, où de lourdes contre-vérités concernant les massacres de populations ont été fournies par des sources arrangeantes, et pilonnées sans réserve par les médias occidentaux, avant que ces manœuvres ne se révèlent être que des simulacres d'information servant les intérêts des membres de l'OTAN. Qu'il s'agisse de la Syrie et de l'Iran pour lesquels sont utilisés plus ou moins les mêmes procédés sans qu'aucune leçon ne semble être retenue du fiasco libyen. Ou qu'il s'agisse encore du fait que peu de journalistes s'émeuvent outre mesure de l'anomalie actuelle qui veut que quelques agences de notation - agences privées - implantées aux États-Unis, jouent avec le destin économique des pays européens, comme on parie sur des chevaux… Tout ça termine de démontrer la duplicité d'une partie des médias dominants, et la forfaiture à laquelle ils participent.


Operation Mockingbird


Tous ces médias qui entretiennent plus spécifiquement la dynamique de dénigrement acharné sur toute liberté de parole concernant le 11-Septembre et assurent ainsi la formidable rigidité du tabou sur le sujet le font sous l'influence de responsables qui s'inscrivent dans un courant atlantiste. Et ce courant mérite une attention toute particulière en ce qui concerne la façon dont il a infiltré les médias en France.


L'atlantisme a pris naissance au départ de la guerre froide. Dans les années 50, un vaste programme nommé « Operation Mockingbird », aujourd'hui bien documenté, a été mis en place par la CIA pour infiltrer les médias nationaux et étrangers, et influencer leurs contenus afin que ces derniers se montrent favorables aux intérêts américains. En quelque sorte, un système de propagande secrète qu'il est intéressant de situer en parallèle avec « Les armées secrètes de l'OTAN » mises en lumière par Daniele Ganser.


La méthodologie consistait à placer des rapports rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA auprès de journalistes conscients ou inconscients de cette manœuvre. Ces informations étaient ensuite relayées par ces journalistes et par les agences de presse. À l'étranger, ce système a été très payant dans le cadre de la déstabilisation de pays en vue de coups d'État ou autres délicatesses, comme au Guatemala en 1954. Des auditions menées par le Congrès américain en 1975, dans le cadre de la Commission Church, ont prouvé que plusieurs responsables de presse ainsi que des journalistes avaient été payés par la CIA dans le cadre de l'opération Mockingbird.


Par ailleurs, un des aspects intéressants de toute cette affaire est le fait que l'homme qui a initié et longtemps dirigé cette imposante opération de propagande est Frank Wisner Senior qui est un des fondateurs de la CIA. Mais celui-ci est aussi le père de Frank Wisner Junior qui est encore aujourd'hui un gros poisson de la diplomatie américaine et qui n'est pas sans lien avec les ramifications séditieuses du 11-Septembre. Mais là où le cocktail politique devient pétillant, c'est quand on remarque que Frank Wisner Junior est également le beau-père d'Olivier Sarkozy, le demi-frère du Président français. Cela pourrait à la rigueur n'être qu'anecdotique, mais il faut savoir que c'est ce même Frank Wisner qui, il y a longtemps déjà, a introduit Nicolas Sarkozy dans les réseaux d'influence politique aux États-Unis et lui a permis de tisser des liens précieux dans le cadre de son accession au pouvoir en France.


Réseaux d'influence


Les réseaux d'influence américains en Europe sont très puissants, mais ils ne sont pas les seuls facteurs qui peuvent inciter les médias à confondre information et propagande. Lorsqu'ils sont publics, ces médias sont, depuis la présidence Sarkozy, sous le contrôle accru de l'exécutif. Et lorsqu'ils sont privés, ceux-ci sont en bonne partie financés par les fleurons de l'oligarchie économique mondiale ou par les fabricants d'armes. Cet état de fait ne contribue certainement pas à produire des organes de presse d'une neutralité exemplaire. D'autant plus que la décennie passée nous a démontré que la finance mondialisée et les marchands d'armes étaient parmi les premiers bénéficiaires du 11-Septembre. À partir de ce constat, comment imaginer que la logique de l'argent n'a pas d'influence sur le contenu de l'information qui est produite par ces médias ? C'est particulièrement remarquable pour la presse de gauche (Libération financé par Rothschild), dont on attendrait volontiers qu'elle offre une vision réellement alternative de la marche du monde, ce qui n'est pas le cas. David Ray Griffin a analysé ce phénomène pour les USA, et ce n'est guère différent ici.


Il est également important d'évoquer les réseaux d'influence sionistes dont le fait est qu'ils sont de très fervents soutiens de la version officielle sur le 11-Septembre, et ce, pour une raison qui reste encore à déterminer… Quoi qu'il en soit, l'autorité de ces réseaux est considérable dans les médias occidentaux. Et bien entendu, évoquer ce fait revient à se situer au croisement de deux tabous majeurs de notre époque, sionisme d'un côté, 11-Septembre de l'autre. Autant dire qu'à ce croisement est dressé un bûcher qui attend les esprits libres qui choisiraient de s'y aventurer. Pour prendre quelques repères sur ce sujet, il est intéressant de consulter l'ouvrage de référence de Stephen Walt et John Mearsheimer « Le lobby pro-israélien et la politique étrangère américaine » aux éditions La découverte, ou de visionner le documentaire réalisé sur l'impact de cette publication.


Le livre « Black List » dans lequel Kristina Borjesson réunit les témoignages de quinze grands journalistes américains, nous a appris en 2002 comment le journalisme américain a perdu son titre de quatrième pouvoir et comment le naufrage de l'investigation a permis les dérives que nous avons constaté avec le 11-Septembre et les guerres d'agression en Irak et en Afghanistan. Et comme nous l'avons vu, aujourd'hui nous observons une accentuation de ces dérives avec les mensonges concernant la Libye et la finance mondiale. Ce naufrage vaut aussi pour la France, et les pressions des réseaux atlantistes ne sont pas étrangères à cette évolution que le site La mécanique universelle analyse avec pertinence : « Les symboles sont légions de la collusion entre le milieu journalistique et les puissants du marché, de la politique ou du star-système (livres écrits en commun, amitiés, loisirs, appartenance aux mêmes clubs…) Depuis la prise de contrôle direct ou indirect des médias par le marché, une pensée unique s'est imposée, alignée sur les thèses les plus conservatrices des grands patrons et des grands guerriers, aux commandes du monde. […] La collusion entre journalistes, marchés et politiques, est préjudiciable à l'ensemble humain, y compris bien sûr au marché et au journalisme. […] Cette collusion anéantie également, tous les rêves et les idéaux grâce auxquels les journalistes se sont engagés dans cette vocation. L'humanité future considèrera sans doute les quelques décennies autour de l'an 2000, comme un vaste retour à la propagande… »


L'atlantisme en France : le charme discret de la collusion


Le courant atlantiste qui s'est enraciné en France dans les années 80 avec la Fondation Saint Simon, un think tank à la française qui n'était pas sans lien avec la CIA, comme le décrit l'historique documenté de Denis Boneau, publié en 2004. Un des buts premiers de cette fondation dont la figure médiatique était Alain Minc consistait à infiltrer la gauche française afin de la convertir aux bienfaits du libéralisme économique. Parmi ses membres ont figuré nombre de responsables de presse ou de personnalités qui sont aujourd'hui d'incontournables leaders d'opinion : Laurent Joffrin (actuel directeur du Nouvel Observateur), Franz-Olivier Giesbert (actuel directeur du Point), Serge July (Fondateur de Libération), Jean Daniel, Jean-Pierre Elkabbach, Christine Ockrent, Bernard Kouchner, Michel Cotta, Alain Finkielkraut… On y trouvait aussi de hauts dirigeants de l'économie qui faisaient tout le charme feutré de ce « cercle de la raison » comme le nommait Alain Minc : Antoine Riboud, Christian Blanc ou Jean-Luc Lagardère… Un délicieux cocktail de cadors tout à fait caractéristique ce cette « collusion entre journalistes, marchés et politiques » que décrypte La mécanique universelle. La Fondation Saint Simon dissoute en 1999 a suscité l'émergence d'autres « groupes de réflexion » du même tonneau dont « Le Siècle » est aujourd'hui le spécimen le plus représentatif de son espèce. Et le courant atlantiste n'a fait que prendre toujours plus d'importance ces dix dernières années jusqu'à constituer aujourd'hui l'axe d'une pensée unique, particulièrement sur la question du 11-Septembre, à gauche comme à droite, du Canard Enchaîné jusqu'au Figaro, en passant par la plupart des titres de presse, les radios, les télés publiques ou privées en France.


La pensée atlantiste pose les États-Unis au centre du monde, en modèle de vertu démocratique pour le reste de la planète, alors que les dirigeants de ce pays mènent une politique impérialiste arrogante et insatiable. On est en droit de penser qu'une partie non négligeable des prosélytes atlantistes installés au sein des rédactions sait parfaitement ce qu'il en est du 11-Septembre, et cette partie sait que cet événement lui a permis de forcer le courant en Europe et plus particulièrement en France, mais que le 11-Septembre et la charge des anomalies qui pèsent sur la version officielle, constitue aussi son point faible. Alors les soldats de cette mouvance conquérante attaquent encore et encore… Et ils attaqueront toujours plus durement, car leur position ne leur autorise pas d'autre issue.


Pourtant, quelque chose de vain apparaît dans la répétition incessante de cette manœuvre improbable. Car elle s'effectue dans le cadre d'un profond mépris pour les citoyens français (le sondage effectué cette année par HEC pour ReOpen911 montre que moins d'un tiers des personnes interrogées adhère à la version officielle des attentats du 11-Septembre). Et de ce fait, c'est aussi méprisant pour les lecteurs mêmes du magazine Le Point.


Quelle que soit la propagande que relayent les médias grand public, le 11-Septembre reste un révélateur pour tous ceux qui défendent le droit à la vérité. Et la somme des mensonges soutenus sur le 11-Septembre offre aux citoyens une opportunité de découvrir la logique qui anime ces médias corporatistes, aujourd'hui à la botte du pouvoir de la finance mondiale bouclée à Wall Street et tenue par une oligarchie qui dévore toutes les richesses du monde, le corps de nos démocraties et l'esprit des Lumières. Ainsi, pour servir ce système au bénéfice d'une puissance étrangère et contre l'intérêt des citoyens de notre pays, fonctionne la logique des atlantistes et de ce qu'il est convenu d'appeler une élite intellectuelle au sein des médias français. Une logique de collabos.
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* Les articles parus dans Le Point du 1er décembre 2011 :

Strauss-Kahn a-t-il été piégé ? Les obsédés du complot

La nouvelle vague conspirationniste

11 Septembre, ils sont tombés dans le piège complotiste

Le pire de la Toile

« On flatte les gens dans leurs croyances »

Taguieff décode la théorie du complot

** Pour une critique plus détaillée du contenu même du magazine, je relaie ici l'analyse pertinente de Buzz l'éclair :

« Le Point utilise un titre tapageur pour vendre son torchon : Les Obsédés du complot / Les négationnistes du 11 septembre 2001. Mais ils se dispensent bien de mettre derrière ces mots des arguments qui les justifient, c'est un effet d'accroche. Rien dans leur dossier ne vient expliquer l'emploi de tels mots. Et rien ne s'adresse aux faits, on peut chercher, il n'y a rien, rien, rien. A l'image de l'émission Service Public de France Inter du 2 novembre, tout part du principe qu'une classe particulière de personnes de plus en plus large se met à croire aux complots, sorte de déviance de la société en perte de confiance. La question est donc traitée d'un point de vue social et absolument pas sur l'étude des faits qui valideraient ou invalideraient une thèse ou une autre (thèse officielle incluse).


On remarquera par contre que le discours se fait de plus en plus précis et construit, on ne se contente plus de traiter sèchement le mouvement avec quelques noms invalidants comme conspirationniste ou complotiste, ou bien de suggérer leur antisémitisme et leur anti-américanisme, mais on va chercher à analyser la construction d'une pensée conspirationniste comme un effet de société qui mérite toute l'intention paternaliste de nos journalistes / intellectuels. Les comparaisons entre ce numéro du Point et l'émission de France Inter sont tout à fait saisissantes, et on peut y voir un réel effort de mise en forme quand il suffisait avant de jouer sur la diabolisation […] Mais en dehors de ça, c'est toujours un peu les mêmes ingrédients qu'on affine et qu'on assemble pour engendrer un discrédit total sans jamais parler des faits : comparaison avec la Lune, Lady Di et autres histoires « louches », utilisation des « people », une dose d'antisémitisme par ci un brin d'anti-américanisme par là, faites une allusion aux juifs, Thierry Meyssan, Dylan Avery, et voilà, le tour est joué !



Où sont les faits ? Et bien ça n'intéresse personne apparemment, mais cela mériterait également analyse : le journalisme est devenu un métier de communiquant, voire de propagandiste, où tout se base sur la confiance du discours dans la validation hiérarchique de l'information et non dans la démonstration. »

*** Laurent Joffrin est un des défenseurs les plus zélés de la théorie officielle des attentats du 11-Septembre, délivrée par l'administration Bush.
____________________
*
http://www.wikifilms.net/WikiFilms/WikiFilms_Intro.html
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EFkuuFAuZkFOIMqTuF.shtml
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 08:58

 

Un trou avec quelques os d'animaux se transforme en fosse commune avec plus de 1200 corps (ou peut-être 1700). Le CNT doit finalement admettre que « les os sont trop grands pour être des os humains. C'est sans doute autre chose ». Mais la plupart des médias ne remarquent rien...



Le faux charnier de Timisoara, Roumanie, 1989.



Les fosses communes virtuelles des côtes de Tripoli avaient déjà très bien fonctionné en février dernier : avec une vidéo et quelques photos, le site internet américain One day on Earth avait fait passer comme telles la remise à neuf d’un cimetière en août dernier. Tout le monde y a cru, et même si la tromperie fut dévoilée quelques jours plus tard, qui l’a remarqué ? Persistent encore dans les esprits « les fosses creusées à la hâte par les miliciens de Kadhafi » pour cacher une partie des « dix mille morts et cinquante mille blessés parmi les manifestants  ». Le chiffre est tiré d’un twitter de la chaine saoudienne Al Arabiya du 22 février, dont la source est un soi-disant membre libyen de la Cour Pénale Internationale, laquelle le désavouait le jour suivant. Toujours en vain.


Ainsi que l’a enseigné la propagande nazie, dire d’énormes mensonges et les répéter comme un disque rayé paie ; les démentis ne sont plus entendus.


Aujourd’hui, tous les membres belligérants de l’OTAN ne se sont pas encore entendus sur le renouvellement de l’opération Unified Protector, déjà reconduite par l’OTAN pour les trois derniers mois de cette année. Il était donc sans doute utile de lancer une nouveauté dans la série « diaboliser l’ennemi pour justifier la présence humanitaire internationale et légitimer ultérieurement le nouveau régime libyen ». Et voilà que dimanche 25, Salem Fergani, membre du CNT d’Abdel Jalil (loin d’être auto-désigné en février « unique représentant du peuple libyen », puis progressivement reconnu par différents pays), tire de son chapeau de prestidigitateur (fourni à tous les membres du CNT, il semblerait), une autre horreur : une fosse commune de prisonniers assassinés.


La première à rapporter la nouvelle avec joie est probablement Al Jazeera, qui, sans émettre aucun doute sur ces faits, titre dans sa version anglaise : « Mass grave of Libyan prisoners found  ». L’article sur le site annonce/dénonce : « Découverte d’une fosse commune avec les restes de 1700 prisonniers tués. La nouvelle est tombée dimanche, alors que des centaines de combattants du CNT entraient à Syrte, ville que les avions de l’OTAN avaient bombardé deux fois dans la journée. » Evidemment, Al Jazeera n’a d’inquiétude ni pour la ville assiégée, Syrte, torpillée par des missiles Grad (quand les loyalistes les lancent, l’OTAN les bombarde à plein régime. Ce sont en effet des armes aveugles, et donc « une menace pour les civils »), ni pour les autres villes bombardées, pleines de civils. Et concernant la fosse, on peut lire ceci : « Khalid Sharif, porte-parole du conseil militaire du CNT, nous dit : “ Nous avons trouvé le lieu où tous ces martyres sont enterrés” », ajoutant que c’est “la preuve des actes criminels du régime de Kadhafi."  » Une preuve nécessaire. Et Salim Al Ferjani, membre du comité nommé par le CNT pour l’identification des restes, précise : « Ils se sont acharnés sur les corps avec de l’acide, pour éliminer les traces ». Ce n’est pas plus mal d’évoquer une cruauté supplémentaire.


Puis le CNT a pensé bon d’envoyer les journalistes sur place. Et voilà ce que découvre CNN, certainement pas pro-Kadhafi : non pas les os de milliers de personnes, mais quelques os d’animaux sans aucune trace d’excavation. La première version de l’article de la CNN, visible jusque lundi matin, rapportait la déclaration du CNT, mais ajoutait ensuite : « Il n’est pas clairement établi que le site soit une fosse commune, parce qu’il n’y a aucune présence d’excavation. Ils ont montré des os aux médias, mais des médecins présents sur place avec l’équipe de la CNN ont soutenu qu’ils ne sont pas humains.  » Puis cette phrase (dans l’article suivant), supprime la référence aux médecins mais conserve l’émission des doutes, et devient : « le CNT soupçonne l’existence d’une fosse commune, bien qu’il n’y ait aucune présence d’excavation et qu’on n’ait pas trouvé de restes humains. Une équipe de la CNN a été envoyée sur place, un champ boueux, avec d’autres medias, et a uniquement trouvé des os appartenant apparemment à des animaux ».


Mais ça ne s’arrête pas là : CNN précise que, selon les “révolutionnaires” d’Abdel Jalil, le site a été identifié le 20 août. Dans ce cas, pourquoi la nouvelle fait-elle du bruit maintenant ?


Mais le meilleur est encore à venir. Après quelques heures, CNN ajourne le même lien et on peut lire ceci :« Le CNT a expliqué aux reporters que les quelques os trouvés sont trop grands pour être humains. » Pour le CNT, Jamal Ben Noor admet péniblement que « le site pourrait être autre chose, nous sommes en train d’enquêter ».


Nous attendons le prochain rebondissement.


Et pourtant, quelques heures après ce pénible démenti, le journal italien La Repubblica maintenait toujours sur son site internet ce que disait la veille Al Jazeera, considérée comme source sacrée : « Une fosse commune contenant 1200 cadavres a été trouvée dans les environs de la prison d’Abu Salim. La télévision (définie par le site de “panarabe”) Al Jazeera, confirmant la nouvelle mais sans fournir cependant de détails supplémentaires » (nous soulignons). Puis Repubblica.it ajoute d’elle-même que, parmi les cadavres, il y aurait non seulement les prisonniers de 1996, mais aussi des insurgés d’aujourd’hui.


Le journal papier La Repubblica daté du 26 septembre, consacre toute la page 17, signée Renato Caprile à Tripoli, à la triste découverte : « 1700 cadavres » (comme si chaque corps était là, en évidence sous l’œil du reporter), « une des plus terrifiantes fosses commune jamais découverte ». Le journaliste est envoyé sur place afin de voir par lui-même le « cimetière sans pierre tombale » que les « activistes du CNT » (activistes, une belle définition, pas comme mercenaire ou milicien) ont mis à jour « hier ». « La preuve d’un massacre » : encore une autre allégation nécessaire à cette guerre. Et Caprile écrit : «  des lambeaux de tissus imbibés de sang et décolorés par le temps » (un soldat du CNT a justement trouvé « serré sur la poitrine comme une relique  », le vêtement avec le nom de son vieil ami Abdul Salem. Le nom y est encore, ainsi que le trou du projectile qui l’a tué il y a 15ans ; il l’a trouvé « comme par miracle » : eh oui)) : «  la preuve d’un massacre ». Parmi les « crânes, fémurs, tibias, côtes entassés pêle-mêle ici et là ».


Du reste, il y a quelques semaines, Repubblica.it parlait de la dénonciation des amazones de Kadhafi («  Lui, tous ses fils et ses dirigeants nous violaient  » : un autre classique de la guerre en Libye), sans contrôler la source de leur provenance, une source fortement discréditée par l’ONU elle-même. Et cette psychologue de Benghazi, Sergewa, à partir de laquelle a démarré toute la campagne diffamatoire à l’encontre des « mercenaires de Kadhafi violeurs de masse », campagne qui s’est révélée fausse. La Repubblica ne s’est pas souvenue que la psychologue avait déjà menti à l’envoyé de l’ONU et d’Amnesty. Et cette dernière n’est certainement pas pro-Kadhafi. Par exemple, Amnesty, qui a longtemps dénoncé haut et fort le siège de Misrata par les loyalistes – voir le rapport Misrata Under Siege – se tait depuis des semaines sur le siège des villes loyalistes, que l’OTAN bombarde, et que le CNT attaque ouvertement avec des missiles Grad. Les Grad, ces missiles que l’OTAN a elle-même qualifié d’« armes aveugles ». Menace sur les civils...




Article envoyé par l'auteur.


Traduit de l'italien par Cécile Lienhard pour Investig'Action.


Source : michelcollon.info

 


 

Voir aussi :

 

 

L'imposture de Tripoli reconnue par le Président du CNT (vidéo)

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 15:12
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26 décembre 2010 7 26 /12 /décembre /2010 08:50
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L’alternance du pouvoir en Afrique : l’ingérence continuelle de l’Occident

Chems Eddine CHITOUR
Pourquoi cet acharnent étrange à vouloir la démocratie à tout prix en Côte d’Ivoire et pas en Somalie ou en Egypte ? (..)
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C’est à l’évidence, un pays qui ne s’appartient pas ! On comprend qu’il attise les convoitises (..)
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Voilà donc un pays en coupe réglée qui ne crée pas de la richesse mais qui confie les richesses naturelles du pays aux multinationales occidentales qui, elles, ne transforment pas sur place, d’ailleurs le nombre d’emplois est très faible par rapport aux recettes engrangées (..)

http://www.legrandsoir.info/L-alternance-du-pouvoir-en-Afrique-l-ingerence-continuelle-de-l-Occident.html
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Côte d'Ivoire, la vérité: Françafrique, impérialisme, complot..

http://sos-crise.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-la-verite-fran-afrique-imperialisme-complot-anti-democratie-63367826.html
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Côte d'Ivoire, les pressions de l'occident

http://sos-crise.over-blog.com/article-cote-d-ivoire-pressions-occident-sur-le-president-sortant-atlas-alternatif-63440762.html
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:48

 

http://1.bp.blogspot.com/_-tMQItNSeLM/TMHMctif4cI/AAAAAAAAB3M/39hIcBqS2Ds/s320/nabe-christ-renaudot.JPG

Le Monde (le torchon, pas la planète) s'interroge sur la sélection du dernier roman de Marc-Édouard Nabe, L'Homme qui arrêta d'écrire, roman des années 2000, pour le prix Renaudot. On se souvient qu'en 2002, Alain Zannini, roman des années 1990, était sélectionné pour le Goncourt des Lycéens. Des lycéens qui, à l'époque, n'avaient pas beaucoup manifesté... pour Nabe.

Comme d'habitude dans la presse torche-cul, une allusion est faite au prétendu antisémitisme de l'auteur. C'est le comique récurrent depuis les années 1980, et, bien que cela soit totalement faux, les journalistes ne peuvent s'empêcher d'y faire référence, pour discréditer Nabe, qui est pourtant le premier défenseur de juifs comme Jésus de Nazareth, Henry Bernstein ou Simone Weil. Et bien d'autres. La presse torche-cul est ce qu'elle est...

Reproduction de l'article du Monde qui est très drôle en raison des témoignages de Louis Gardel (accusation d'antisémitisme), de Patrick Besson (défenseur nabien depuis 1988) et de Franz-Olivier Giesbert (qui est, avec Frédéric Taddéi et Thierry Ardisson, le seul animateur TV à inviter Nabe). Nabe au Renaudot : un coup d'épée dans l'eau ? On s'en fout. Le Renaudot a tout à y gagner, Nabe n'a rien à y perdre.

 

Est-ce un pied de nez au monde de l'édition ? Un "coup" médiatique ? Ou, comme le dit Dominique Bona, membre du jury Renaudot, la volonté de rester fidèle à l'esprit d'irrévérence qui a présidé à la naissance du prix ? Toujours est-il que, pour la première fois dans l'histoire des prix littéraires, un livre autoédité entre en compétition. Et pas n'importe quel roman puisqu'il s'agit de L'Homme qui arrêta d'écrire, de Marc-Édouard Nabe. Un choix qui ne manque pas d'ironie. D'une part, le roman de Nabe fustige copieusement les milieux artistico-littéraires en changeant à peine le nom des personnes qu'il attaque - notamment certains membres du jury, comme Patrick Besson ou Franz-Olivier Giesbert. D'autre part, ce livre diffusé sur Internet et dans quelques commerces (boucherie, fleuriste...) se veut l'illustration d'un nouveau concept lancé par l'auteur : "l'anti-édition". Pourtant, ni le boycottage des intermédiaires traditionnels du livre que sont les éditeurs, les diffuseurs et les libraires - des "parasites" selon Nabe - ni le contenu du roman ne semblent avoir vraiment posé de problème au jury, comme l'explique Patrick Besson : "C'est davantage sur le côté scandaleux du personnage qu'il y a eu des oppositions." Louis Gardel, par exemple, est catégorique : "Je n'ai pas ouvert le livre de Nabe car, il y a quelques années, lors d'un dîner, j'ai quitté la table après qu'il a tenu des propos antisémites. Il est hors de question que cela aille plus loin."

Interrogés sur la question de l'autoédition, les membres du jury expriment des points de vue divergents. "D'abord ce n'est qu'une deuxième liste, observe Dominique Bona. Ensuite, il est évident que si Marc-Édouard Nabe est maintenu dans la dernière sélection, il faudra en parler dans la mesure où ce procédé court-circuite une profession qui est aujourd'hui en souffrance. Lui décerner un prix serait un véritable camouflet à l'égard des libraires, auxquels tous les auteurs sont redevables." Un avis que ne partage pas Franz-Olivier Giesbert : "Je ne vois pas où est le problème ? Proust en son temps s'est autoédité." Pour Patrick Besson, "c'est une manière de saluer l'importance d'une œuvre originale qui demeurera une curiosité dans le paysage littéraire de la deuxième moitié du XXe siècle". Et puis, ajoute-t-il, "je suis sensible à l'aspect industriel. C'est de l'autoédition telle que la pratiquaient en leur temps Tolstoï et Dostoïevski." Message reçu par Nabe, qui s'est dit agréablement surpris par cette entrée en lice au Renaudot : "Au moins cela démontre qu'un livre sorti en janvier hors du système traditionnel peut encore avoir une existence en septembre. Il y a quelque chose de très réjouissant à voir l'anti-édition entrer dans une liste de prix prestigieux." Surtout si, comme l'affirment Christian Giudicelli et Louis Gardel, c'est Franz-Olivier Giesbert, patron du Point et figure influente de la vie littéraire, qui a parrainé Nabe, autoproclamé "paria" des lettres... Ce que Giesbert dément.
Le site des lecteurs. A lire : ses tracts qui sont de véritables pépites.

Source : Tombland

publié par prolix

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=17033

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 22:13

sarkozy voyou

http://www.bsavenir.fr/?p=4480

 

La réforme des retraites est votée ?

Un mensonge de plus !

 

Le Sénat a donc voté hier le projet de loi sur la réforme des retraites. Maintenant la propagande mensongère va s'en donner à cœur joie, disant que c'est fini,  que c'est voté, qu'on ne peut pas y revenir et qu'il faut arrêter les grèves. Les mensonges vont succéder aux contre-vérités, suivant la méthode habituelle des voyous qui nous gouvernent.

Tout cela est faux, rien n'est joué, car il faut ajouter quelques petites précisions importantes :

  • La loi n'est pas encore votée, puisqu'elle doit faire l'objet d'un ajustement par la commission mixte Assemblée-Sénat et être soumise au vote de l'assemblée une fois que le texte sera définitif (il y a des différences de texte entre le projet voté à l'Assemblée et celui voté au Sénat).
  • Lors de son passage devant l'Assemblée, la loi peut encore être modifiée, c'est le principe de la navette parlementaire où l'Assemblée a le dernier mot.
  • Une fois votée par l'Assemblée, elle n'est pas encore applicable puisqu'elle doit faire l'objet d'un décret d'application émis par le président de la république.
  • Une fois le décret établie, elle n'est pas encore applicable, puisqu'elle risque de faire l'objet d'un recours devant le Conseil Constitutionnel, ne serait ce que pour non respect du principe d'égalité (ceux qui ont commencé à travailler jeune cotisant plus longtemps que les autres) ou même de vice de procédure notamment à cause de l'interdiction des débats à l'assemblée, quand M. Accoyer avait fait son coup de force.

Donc le feuilleton continue et le vote d'hier au Sénat n'est qu'une étape comme les autres. Quoiqu'en dise la propagande officielle, la loi n'est pas votée.

Raison de plus pour amplifier les grèves et les blocages.


Auteur: Roland

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=17003


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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:12

 

 

La crise du capitalisme et Marx, un "abrégé du Capital de Marx rapporté au vingtième siècle", publié aux Editions Delga

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Tiré de la revue théorique italienne Marxismo Oggi, année 2009, n°1


 

Cette crise n’est pas une crise financière

mais une crise du capitalisme

1 – Surproduction et crise

D’après la majorité des médias, des économistes et des gouvernements, la crise actuelle est une crise financière, qui se serait par la suite étendue à l’économie « réelle ». Avec ce type d’analyse on ne saisit, toutefois, que la forme sous laquelle la crise s’est manifestée. 

Cette analyse ignore le véritable contenu, qui réside dans les mécanismes d’accumulation du capital.

En effet, les crises sont un révélateur qui fait apparaître les contradictions du mode de production actuel. Parmi ces contradictions, la principale est celle entre production et marché. L’objectif des entreprises capitalistes est de produire pour réaliser des profits et, à cette fin, de réduire les coûts de production des marchandises de façon à augmenter les marges, c’est-à-dire la différence entre les coûts de production et les prix. La réduction des coûts de production passe par la réalisation d’économies d’échelle, c’est-à-dire par la production de masse de marchandises toujours plus importantes pour un même temps de travail. C’est en vue de cet objectif que des technologies et des machines toujours plus modernes sont introduites à la place des travailleurs, et que les rythmes et l’intensité de travail sont augmentés. Dans l’absolu, il s’agit de quelque chose de positif, puisque le développement de la productivité met à disposition des travailleurs, une masse de marchandises plus importante dans une période de temps plus réduite. Le problème, c’est que la production capitaliste n’est pas dirigée vers les simples consommateurs mais vers les consommateurs en mesure de payer un prix adéquat en vue d’atteindre le profit espéré. C’est là qu’est tout le problème : la production capitaliste est une production qui s’accroît sans se soucier du marché, c’est-à-dire de la capacité de la population à acheter les marchandises produites. De plus, étant donné que le profit est dû au travail non payé des travailleurs, la réduction relative de ces derniers par rapport au capital global employé provoque une chute du taux de profit, qu’on cherche à compenser à travers l’augmentation de l’exploitation et en produisant ensuite un plus grand nombre de marchandises.

 

Tout cela implique que la production tend toujours à excéder les capacités d’absorption du marché, déterminant un déséquilibre permanent entre les capacités productives et l’étroitesse du marché.

 

Une étroitesse qui est justement accentuée par le mécanisme qui remplace la force de travail par des machines et qui, par la suite, provoque l’expulsion des travailleurs du processus de production. Selon une étude de la Banque des règlements internationaux, des années 1980 à aujourd’hui, dans tous les principaux pays industrialisés, il y a eu un déplacement des salaires vers les profits dans le partage du PIB. En Italie, la part qui va aux profits est passée de 23,1% en 1993 à 31,3% en 2005. Il s’agit de 8% du PIB, équivalente à 120 milliards d’euro, soit 7000 euros que chacun des 17 millions de salariés italiens perd en salaire et que le capital gagne en profit. Mais la chose la plus intéressante dans l’étude de la BRI, c’est que la cause de ce phénomène est attribuée, non à la concurrence des travailleurs des pays « en voie de développement », mais à l’introduction de nouvelles technologies qui, chassant des travailleurs et détruisant l’organisation du travail, réduit les capacités de résistance et de négociation des travailleurs. De cette manière, on en est arrivé à la perte de pouvoir d’achat pour les salariés et les travailleurs se sont trouvés contraints à travailler plus, avec comme effet de réduire encore plus la demande de force de travail et d’aggraver le chômage. Par ailleurs, les nouvelles technologies ayant une forte composante informatique, qui devient obsolète plus rapidement, les restructurations sont devenues plus fréquentes. Donc, tandis que d’une part on multiplie l’offre de marchandises sur le marché, d’autre part on réduit la demande, qui en majeure partie est constituée par les travailleurs salariés, ou, dans le meilleur des cas, on ne permet pas à la demande d’augmenter dans les mêmes proportions que l’offre. Du reste, dans l’anarchie de la concurrence, quoique oligopolistique, qui règne dans le mode de production capitaliste, tout capitaliste individuellement, pour battre ses concurrents, tend à réaliser des économies d’échelles toujours plus grandes et à réduire les salaires de ses travailleurs, en les traitant comme des coûts à réduire plutôt que comme des acheteurs potentiels. Se produit ainsi une tendance à la surproduction de marchandises qui, trouve ses racines dans la surproduction de capital sous la forme des moyens de production. Ce qu’il est important de comprendre, toutefois, c’est que la surcapacité productive est telle dans le mode de production capitaliste, que l’on ne produit que quand on est sûr de réaliser un profit, et que la surproduction de marchandises se comprend dans les limites du marché capitaliste.

2 – Le cas symptomatique de l’automobile

La crise ne marque pas une cassure dans le cours normal de l’économie, c’est la manière violente par laquelle le capital tente de résoudre ses contradictions. En effet, les crises ne voient pas seulement des milliards de capital fictif partir en fumée dans les krachs boursiers, mais provoquent aussi une destruction de capital réel à travers la perte de valeur des marchandises qui s’accumulent invendues dans les dépôts ou sont vendues à perte (aux États-Unis on en est arrivé à vendre deux voitures pour le prix d’une), et avec les moyens de production qui restent inactifs ou sous-utilisés. Les crises, ensuite, détruisent de la force de travail à travers les licenciements et, en provoquant la mort des entreprises les plus faibles et leur absorption de la part des plus fortes, aboutissent à la concentration de la production entre les mains de capitalistes toujours moins nombreux.

C’est seulement à ce prix que l’on crée les conditions pour que la production soit de nouveau profitable et puisse être relancée, reproduisant toutefois les conditions qui feront que la crise se répétera par la suite et sur une base plus large.

 

Le cas de l’automobile est symptomatique. Il s’agit d’un secteur qui a toutes les caractéristiques typiques de la grande industrie : une grande concentration progressive et une augmentation toujours plus forte de la composante technologique par rapport aux travailleurs employés. Un secteur dans lequel, selon les mots de l’administrateur délégué de Fiat, Marchionne, « la surcapacité productive est un problème général ». Aux États-Unis, en effet, la production de 2009 correspondra seulement à 45% de la production potentielle, soit 5 millions d’auto en moins par rapport à 2007. Selon CSM Worldwide, l’utilisation des usines des douze premières entreprises mondiales, déjà descendue à 72,2% en 2008, baissera en 2009 jusqu’à 64,7%. Les conséquences seront lourdes même pour les entreprises leaders sur le marché, les allemandes et les japonaises. En Allemagne on a licencié les travailleurs précaires (4500 chez Volkswagen), alors que le temps de travail hebdomadaire (et le salaire) a été réduit pour les deux-tiers des travailleurs stables de Volkswagen et en février et mars pour 26000 travailleurs de BMW ; au Japon, de son côté, Nissan a planifié 20000 licenciements. La situation est encore pire pour les entreprises américaines, parmi lesquelles GM et Chrysler qui seraient déjà en faillite sans les 14 milliards de dollars injectés par le gouvernement. GM, en particulier, prévoit la fermeture de quatre des vingt-deux usines étasuniennes et 31000 licenciements. Pourtant tout cela se déroule à la fin d’un processus dans lequel les trois majors de Détroit ont augmenté leur productivité. Selon le rapport Harbour, les majors de Détroit ont réduit l’écart avec les usines japonaises en Amérique en termes de temps nécessaire à la production d’un véhicule en passant de 10,51 heures en 2003 à 3,5 heures en 2007.

 

Du reste, la crise de 1929 a aussi été précédée par une période de forte augmentation de la productivité, tout comme elle a été déclenchée par un krach financier.

En effet, ce fut justement dans les années 20, qu’avec le fordisme, a été introduite la chaîne de montage. A partir des années 80, le fordisme a été adapté, devenant le toyotisme, qui, en flexibilisant le processus de production, a tenté de résoudre la contradiction entre marché et production. Le résultat de tout cela, c’est que les véhicules invendus, seulement dans les usines américaines, ont atteint fin janvier 2009 les trois millions, l’équivalent de 116 jours de vente aux niveaux actuels. Cela prouve que, dans les limites des rapports de production capitalistes, pour résoudre la contradiction entre production et marché, aucune technique managériale n’est suffisante. Que prévoit-on pour répondre au problème de la surproduction ? Le cas étasunien est encore une fois symptomatique. Au-delà des licenciements et de la semaine courte de 4 jours (working sharing), on prévoit un alignement de toutes les entreprises américaines sur les pires conditions salariales et sociales en vigueur dans les usines japonaises aux États-Unis.

 

Ensuite, cette crise aussi, comme les autres et même plus, étant donné sa gravité, dévorera ses victimes et marquera le début d’une série de fusions-acquisitions à l’avenir.

Toujours selon Marchionne, dans le marché mondial de l’automobile il y aurait de la place seulement pour cinq ou six producteurs qui pourraient arriver aux cinq millions de voitures produites (par an), indispensables pour réaliser les économies d’échelle minimales. Et c’est Fiat justement qui se distingue par son activité, s’agitant dans plusieurs directions, des joint ventures avec l’indien Tata, qui est entré aussi dans le capital de Fiat, à l’acquisition possible de Chrysler, en passant par la fusion invoquée avec Peugeot. La crise donnera ensuite un coup de pouce à l’internationalisation de la production, pour réduire les coûts et se rapprocher des nouveaux marchés, porteur de débouchés potentiels. Déjà aujourd’hui, Ford et GM produisent aux États-Unis moins de 32% de leur production globale, tandis que Fiat, Renault, Volkswagen produisent dans leurs pays d’origine respectivement seulement 34,9%, 34,7% et 33,6% de leur production totale. Ceux qui paieront seront, quand même, toujours les travailleurs avec la perte de leur emploi et avec la réduction des salaires.

3 – Le lien entre surproduction et finance

Opposer dans un contexte capitaliste, l’économie « financière » et « réelle » n’a pas de sens et c’est se fourvoyer.

L’énorme développement du crédit et des marchés financiers trouve son origine dans le succès de la grande industrie qui a besoin de capitaux monétaires toujours plus grands à investir. La mondialisation de la concurrence, les fusions et les acquisitions, le gigantisme des entreprises, nécessaires pour réaliser des économies d’échelle toujours plus grandes, aboutit à l’augmentation continue de la demande de crédit et à l’accroissement de la taille des banques. Bien que les crises ne soient pas causées par le crédit et la finance, il existe un lien très étroit entre crise et crédit. Un tel lien se tient dans le fait que le crédit favorise et accélère la tendance à la surproduction de capital et de marchandises. Le crédit, en effet, permet à la production de s’accroître d’une manière qui ne serait autrement pas possible. Dans le même temps, les banques, en concentrant entre quelques mains l’épargne de la société et en la transformant en un investissement, font prendre au capital même une forme « sociale », favorisant la séparation entre la direction et la propriété. Se crée ainsi une production privée sans propriété privée et une nouvelle aristocratie financière et de top-manager, super-payée, indifférente aux limites du marché, et encline aux investissements très risqués, au parasitisme et à la spéculation.

 

De cette manière, se développe la tendance aux monopoles et à la surproduction générale chronique.

L’industrie actuelle se trouve depuis des décennies dans une situation de surproduction, à laquelle on a répondu en favorisant le crédit facile et donc l’endettement, tant du côté de l’offre, c’est-à-dire des entreprises, que du côté de la demande, c’est-à-dire des consommateurs/acheteurs. Pendant des années avec l’approbation des gouvernements américains, la FED a maintenu le coût de l’argent à des niveaux très bas, poussant les banques à prêter même aux agents potentiellement non-solvables. En particulier, on a incité à l’achat de maisons, car la propriété immobilière fournissait une garantie pour l’achat de biens de consommation comme l’automobile. On a accordé des prêts à presque tout le monde, et aussi à ceux qui n’avaient ni travail ni propriété, ce qu’on a appelé les prêts subprimes. La spirale de l’endettement s’est autoalimentée, grâce à la libération des marchés financiers et à la suppression des barrières et des règles introduites après la crise de 1929, et les prêts ont été titrisés c’est-à-dire transformés en titres – les fameux dérivés – vendus aux banques du monde entier. La spéculation s’est étendue à la titrisation des assurances sur les dérivés des prêts, les credit default swaps (CDS), qui ont atteint le chiffre astronomique de 45000 milliards de dollars. De plus, d’autres formes d’incitation à l’endettement ont été introduites comme les cartes de crédit revolving. Au fond, la demande de biens de consommation a été dopée, établissant sur des bases extrêmement fragiles l’expansion économique consécutive à la crise de 2001.

 

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’endettement des familles en 2007 a atteint les 100% du PIB.

Entre-temps, les engagements financiers des banques ont augmenté jusqu’à la démesure : les banques européennes pour chaque euro de capital en caisse ont accordé 40 euros de prêts, les banques américaines encore plus. Tout cela ne pouvait pas durer et en effet cela n’est pas tenable. Quand la bulle immobilière a atteint son pic, en 2007, et qu’elle a éclaté, les habitations ont perdu jusqu’à 40% de leur valeur et leurs propriétaires ne sont plus arrivés à faire face à leurs prêts. Le système financier international s’est rendu compte qu’il avait dans le ventre des milliards de titres qui n’avaient pas plus de valeur qu’un bout de papier, auxquels s’ajoutait la masse des CDS, qui auraient pu l’emmener à son écroulement. De nombreuses banques, forcées d’inscrire les pertes dans leurs comptes, sont tombées en faillite, ont été achetées ou sauvées par l’État, et des centaines de milliards de capitalisation en bourse sont partis en fumée. En outre, l’incertitude sur la solvabilité des banques a mené à la paralysie du marché interbancaire et à la contraction du crédit, avec des conséquences dévastatrices pour les entreprises, déjà lourdement endettées et aux prises avec les nécessités de l’internationalisation, de la réorganisation de la production et du financement du crédit à la consommation.

4 – Faillite du marché et intervention de l’état

La surproduction qui étrangle l’économie est désormais générale. En effet, selon la Banque mondiale, à la réduction du PIB mondial, pour la première fois depuis 1945, il faut ajouter la contraction du commerce mondial la plus importante des 80 derniers années, depuis celle de la grande Dépression des années 30. L’organisation internationale du travail prévoit entre 18 et 30 millions de chômeurs en plus, 50 dans les pires prévisions.

 

La crise a ainsi démontré de manière patente la faillite des capacités régulatrices du marché.

Significative a été la rapidité du coup de barre donné vers l’intervention de l’État, à partir justement des deux pays leader de la « révolution » néolibérale, les États-Unis et la Grande-Bretagne, et l’ampleur de l’intervention, surtout en faveur du crédit. Aux États-Unis, le programme d’aide fédéral, le Tarp, a déjà utilisé 294,9 milliards de dollars, dont 250 milliards pour la recapitalisation des banques, sur une somme totale allouée de 700 milliards, et Obama projette déjà d’allouer une somme supplémentaire de 2000 milliards. En Grande-Bretagne, l’État a acheté la Bearn Stearns, 60% de la Royal Bank of Scotland et 40% de Lloyds-Hbos, tandis que l’Allemagne, qui a déjà donné 90 milliards à Hypo et a acquis 25% de la Commerzbank, a approuvé une loi qui permet l’expropriation par l’État des banques en difficulté. Mais, étant donné que ces mesures ne suffisent pas à remettre en route le marché interbancaire ainsi que les prêts aux entreprises et aux familles, l’État a assumé directement le rôle de bailleurs de fonds, sans véritable espoir de retour sur investissement, des entreprises.

Au Japon, l’État a sorti 13 milliards d’euros, grâce auxquels il entrera éventuellement dans le capital des entreprises. En particulier, on a assisté à une course pour venir à la rescousse des producteurs nationaux d’automobile, des 14 milliards de dollars donnés à GM et Chrysler aux 7 milliards d’euros accordés à Renault et PSA, dont une partie ira aux branches de ces entreprises qui financent les achats à crédit. Des choix qui tous, avec la réduction pratiquement à zéro des taux d’intérêts pratiqués par de nombreuses banques centrales comme la Fed, démontrent qu’on cherche la solution à la crise dans des directions déjà empruntées, et qui ont déjà mené à l’échec, comme l’endettement et le protectionnisme, redevenu tout à coup à la mode avec le « achetez américain ». L’ensemble des ressources mises sur la table par les États-Unis atteint les 8000 milliards de dollars, soit 54% de leur PIB. Si nous pensons que les États-Unis ont dépensé 3600 milliards de dollars dans toute la Seconde guerre mondiale et, qu’en 1944, leurs dépenses militaires atteignaient 36% du PIB, nous avons une idée de la partie qui se déroule. L’augmentation des dépenses étatiques fera exploser le déficit public qui, aux États-Unis, dépassera cette année la barre des 10% et sera compris au Royaume-Uni entre 6 et 8%, tandis que l’Allemagne, la vertueuse, verra son déficit public à son maximum depuis 1945.

 

La croissance gigantesque des dettes publiques, déjà creusées aux États-Unis par des décennies de subventions aux entreprises et de dépenses militaires, conduira à la hausse des impôts, tandis que l’augmentation des émissions de bons du Trésor, unique investissement refuge restant, a déjà conduit à la baisse des revenus pour des millions de petits épargnants.

Dans le même temps, le prix des credit default swaps (CDS) sur les bons publics a augmenté, signe des craintes du marché sur la solvabilité de nombreux états. Tandis que les États-Unis, grâce au dollar, tentent de continuer à décharger le financement de leur énorme dette sur l’étranger, de nombreux pays périphériques, surtout en Europe de l’est, pris dans les difficultés de la récession, risquent une banqueroute qui aurait des contrecoups très lourds sur les banques européennes et sur l’euro.

5 – Conclusion : planification et réduction du temps de travail

Si l’échec du marché est désormais évident pour tous, moins évident est l’échec tout aussi grand de la propriété et de la production privée.

En Italie, par exemple, nous assistons au paradoxe apparent de ceux qui, le patronat en tête, demandent et obtiennent l’intervention de l’État sous forme d’aides et continuent à exiger la poursuite de la politique de privatisation, par exemple des services publics.

En fait, c’est justement dans les moments de difficulté que le capital se réfugie le plus dans les rentes de monopole, en dehors de toute concurrence. Dans tous les pays, le préalable à toutes les aides publiques accordées, c’est que l’État, même dans le cas où celui-ci deviendrait majoritaire dans une banque ou dans une entreprise, reste rigoureusement en dehors de leur gestion, peut-être en achetant des actions sans aucun droit de vote. Déjà l’expansion du crédit avait mis à disposition du privé le capital social (l’épargne de la collectivité), faisant de la production privée une production sans propriété privée. Aujourd’hui que l’État finance les banques privées ou fournit directement aux entreprises le capital employé, la propriété prend encore plus un caractère social. S’accroît donc la contradiction entre le caractère toujours plus social de la production et de la propriété et l’appropriation privée du produit de cette production, qui se concentre entre des mains toujours moins nombreuses.

 

Du reste, avec seulement cinq entreprises automobiles qui se partagent le marché mondial, comme le prévoit Marchionne, peut-on encore parler de propriété privée ? Il s’agit d’une production qui en réalité s’est déjà presque socialisée.

Nous avons plutôt une production privée sans propriété privée, et qui se sert de l’État comme d’un distributeur qui concentre le capital de toute la société. La crise ne se résoudra pas avec toutes ces aides aux entrepreneurs privés ou en injectant des masses d’argent dans le puits sans fond de l’insolvabilité de banques qui continuent à ne pas prêter d’argent. La crise se résoudra seulement si on s’attaque à ses racines, qui ne se trouvent certainement pas dans les revenus des super-managers.

 

En premier lieu, cela n’a pas de sens de maintenir le caractère privé de la production, quand les capitaux sont publics.

L’anarchie irrationnelle de la concurrence et le déséquilibre permanent entre production et circulation des marchandises demeureraient, au détriment des travailleurs/contribuables.

 

De telles contradictions peuvent seulement être résolues par une coordination d’ensemble, la planification de l’économie de la part de la collectivité, selon les priorités de la société et de l’environnement, et en commençant par la renationalisation des banques et des services publics. Ensuite, il faut s’attaquer à la contradiction entre le développement des forces productives et rapports de production. Les découvertes technologiques et l’énorme augmentation de la productivité qui en a découlé dans les dernières décennies, peuvent permettre de réduire le temps de travail plutôt que de mettre des travailleurs au chômage. Mais cela ne peut se faire que si le temps de travail est réduit pour le même salaire, libérant ainsi des besoins et la possibilité de les satisfaire, et élargissant ainsi les limites du marché. S’il est vrai que la crise libère les monstres de la xénophobie et de l’autoritarisme et que la dépression de 1929 a ouvert la voie aux fascismes, cette même crise a aussi entraîné des réactions à gauche. Aux États-Unis en 1932 le sénateur Black, opposé au working sharing, qui redistribuait seulement la pauvreté et non le travail, a proposé une loi pour la réduction du temps de travail à 30 heures, qui fut seulement vaincue par l’opposition commune de Roosevelt et des entrepreneurs. Ce fut au contraire en France qu’en 1936, en pleine crise, fut approuvée une loi pour les 40 heures, qui a porté, pour le même salaire, le temps de travail annuel de 2496 à 2000 heures.

 

La différence entre les États-Unis et la France c’est, qu’à l’époque, en France, était au pouvoir ce grand exemple d’intervention et d’action politique des travailleurs que fut le Front Populaire.

Une expérience politique sur laquelle, mutadis mutandis, il vaudrait la peine de réfléchir.

 

Aujourd’hui, en conclusion, face à une crise exceptionnelle qui met en évidence la faillite de tout un mode de production, le fantôme que l’on a voulu exorciser dans les derniers vingt ans redevient d’actualité, le socialisme.

La possibilité de répondre à la crise économique et à la crise politique de la gauche passe ainsi par la capacité de proposer un projet pour une organisation alternative de la société et de l’économie.

Tiré du site de l’Ernesto : http://www.lernesto.it/

 

Domenico Moro

 

http://socio13.wordpress.com/2010/09/12/cette-crise-n%E2%80%99est-pas-une-crise-financiere-mais-une-crise-du-capitalisme-par-domenico-moro/

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:01

c

 

Mise au point de danielle Bleitrach

 
j'ai lu et relu l'article du journaliste Goldberg et la mise au point de Fidel.
 
Sur la mise au point de Fidel je partage totalement l'ensemble de l'analyse et pour qui a lu mes articles sur ce blog, il comprendra à quel point les alarmes de Fidel sont les miennes, et combien je me réjouis qu'il ait percé le mur de silence, même si la presse bourgeoise s'est employé à déformer et à ignorer y compris le contexte de l'article du journaliste nord-américain. Cet article comme le souligne Fidel n'est pas malhonnête et malveillant, même s'il insiste ou isole ce que dit Fidel, jusqu'à, comme dans le cas du modèle cubain lui faisant dire le contraire de ce qu'il dit.
Mais il me semble que sur deux questions, celle de l'Iran, du danger d'attaque et du fait que ce pays est accusé injustement fidel n'a cessé depuis des mois d'être très clair et ceux qui lui ont fait dire le contraire ou ont feint d'être inquiets étaient de mauvaise foi. Sur le socialisme Fidel a également à de nombreuses reprises dit son opinion et il a précisé à quel point il considérait  le peuple cubain le plus apte à résister y compris en cas d'extension du désastre nucléaire, il a insisté sur le fait que le socialisme était l'avenir.
 
Il était difficile donc de s'alarmer sur ces deux points, le seul qui hélas à réellement posé problème est celui de "la défense des juifs"...
 
il reste en effet un point sur lequel Fidel est en retrait c'est celui duquel je m'étais félicité. Fidel selon le journaliste américain disait au président de l'Iran que l'antisémitisme et la négation de l'holocauste ne menait à rien sinon à agraver la paranoïa non des dirigeants israéliens, ceux-là sont des fascistes et ils savent ce qu'ils font mais du peuple juif que ces dirigeants manipulent c'est mon opinion et il me semble que Fidel se positionnait en ces termes. Il ajoutait des paroles qui personnellement m'avaient émues sur le martyre du peuple juif.
 
Politiquement je suis convaincue effectivement qu'on n'avancera pas par l'antisémitisme ou la négation de l'holocauste et depuis toujours je partage la position du parti communiste israélien qui se bat avec un courage exemplaire pour qu'arabes et juifs ensemble empêchent les implantations, fasse de jérusalem est la capitale de l'Etat palestinien et le droit au retour des palestiniens ainsi que la non discrimination des arabes israéliens.
 
Ce que dit Fidel sur ce point me parait juste mais il est moins offensif sur la question politique, et je le regrette non seulement sentimentalement parce que cela pouvait aider. je ne suis pas d'accord avec la manière dont il a du céder à la pression du "camp anti-impérialiste" sur l'identité entre ce qu'ont subi chrétiens, musulmans et juifs. je ne chercherai pas des poux mais premièrement quand il y a eu massacre des premiers chrétiens sous néron, on ne distinguait pas encore les chrétiens des juifs et c'était en tant que juifs qu'ils étaient massacrés en Egypte.. de même quand jérusalem est pris, le massacre mêle juifs et musulmans.. Et pour le reste il est inexact historiquement de confondre ce que les juifs traqués, non armés ont subi depuis deux mille ans et les combats qui opposaient armées chrétiennes et armées musulmanes... Et de comparer tout ça à la Shoah. Que Fidel ait été contraint à un tel amalgame prouve à quel point il a du lâcher du lest.
 
Je le sais d'autant plus que j'ai subi l'intolérable, non seulement les habituels malades de l'antisémitisme mais j'ai découvert avec stupéfaction où en étaient dans ce domaine des gens avec lesquels j'avais toujours combattu tant pour Cuba et l'Amérique latine que pour d'autres causes... Ils geignaient littéralement: ce n'est pas possible que fidel dise du bien des juifs et rien d'autre ne leur importait.. Le président de l'iran qui peut avoir raison dans cette affaire mais qui réprime les communistes était à leurs yeux une sorte de Che Guevara. j'étais stupéfaite par leur antisémitisme et par le fait qu'ils avaient besoin de sanctifier un individu pour défendre un peuple injustement attaqué. ils allaient jusqu'à émettre l'hypothèse que "le vieux était gâteux", c'était la première fois que je les voyais capables de parler comme ça de fidel. Et c'est pour cela que j'ai publié le texte du journaliste qui lui au moins était respectueux.
 

(..)

 
C'est pour cela que je me réjouissais que la grande voix de fidel Castro ait su dire ce qu'il fallait sans céder un pouce sur le fond.
 
Je dois dire honnêtement que tout cela m'a ébranlé et je me demande jusqu'où je peux aller avec des gens capables de tels errances. la seule chose dont je suis sûre est le double combat auquel nous invite Fidel Castro: combat contre la guerre, combat pour une autre planète, le combat de la vie contre la mort (c'est exactement mon combat, note d'Eva).
Mais n'oubliez jamais que les fascistes, les racistes sont ceux qui portent la mort quelle que soit leur origine...
 

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 07:29

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Terrorisme, Al Quaïda:

Une invention atlantiste

(et une histoire vieille comme le monde)

 

 

On ne cesse de répéter qu'Al Qaïda est une invention atlantiste qui a pour objectif la diabolisation du monde musulman afin d'envoyer quelques centaines de milliers de soldats y mourir et tuer au passage quelques autres centaines de milliers de civils. On le réitère : Al Qaïda, au grand dam des naïfs, romantiques, sentimentaux, haineux, racistes (chacun ses raisons), n'existe pas. On lui attribue des attentats qui sont perpétrés par les services occidentaux ou orientaux (aux ordres des premiers). Comme preuve les dernières révélations sur les attentats de Karachi.

 

L'histoire lointaine ou récente nous donne tellement d'exemples qui, hélas,  ne nous servent jamais de leçon ! Le massacre des trappistes de Tibhirine par exemple ou plus loin dans le passé l'affaire Ali Baba en Irak, l'attaque du golfe du Tonkin, l'opération Gladio en Europe, la bleuite du colonel Amirouche, les armes de destruction massive irakiennes, l'attaque du Lusitania, l'incendie du Reichstag... etc. Que dire aussi, même si on est loin du sujet de cet article, du réchauffement climatique et des précipitations neigeuses dans le sud du pays en plein mois de mai !   

 

http://www.lelibrepenseur.org/ 

 

 

Eva R-sistons:

 

La mauvaise foi des Médias est totale.

 

Les attentats se font sous fausse bannière.

 

Yougoslavie, par exemple. Conflits ethniques prétexte ? Il s'agissait en fait d'une mise en scène pour justifier l'agression impériale de l'Occident ! Il fallait désintégrer une Yougoslavie (slave) trop proche du rival russe ! Simple question d'intérêts géo-politiques... Et au passage, une jolie base de l'OTAN au Kosovo ! Pour encercler la Russie...

 

Karachi, maintenant on le sait... et partout !

 

Par contre le terrorisme d'ETAT est l'apanage de l'Occident ! Et celui-là a une autre dimension... militaro-financière !

 

Combien de terroristes dans le monde ? 2000 (source, un Spécialiste du contre-terrorisme, sur C dans l'Air). Ils font peur aux armées de l'Occident ?  Bonnes gens, ayez peur. Et enrôlez-vous sous la bannière de l'Occident contre l'Iran (pour commencer)...

 

eva R-sistons aux mensonges officiels

 

 

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 04:20

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Réaction des médias à l'influence accrue
du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre
Deuxième partie: Analyse du changement d'attitude


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Résumé

 

L’an dernier, en réaction à l’émergence d’études indépendantes sur les attaques du 11 septembre, neuf médias commerciaux, sept médias publics et deux médias indépendants ont diffusé des émissions analytiques enquêtant sur la version officielle.

 

La question est de plus en plus traitée comme une controverse scientifique méritant un débat, plutôt qu’une « théorie de conspiration » ignorant la science et le bon sens.

 

Cet essai présente ces analyses médiatiques sous la forme de 18 études de cas.

 

Huit pays – la Grande-Bretagne, le Canada le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Russie – ont permis à leur station de radiotélévision publique de diffuser l’ensemble des preuves contestant la vérité de la version officielle du 11 septembre.

 

Cette approche davantage ouverte des  médias internationaux – j’aurais pu également inclure les médias japonais – est peut-être un signe que les organes médiatiques publics et privés dans le monde entier se positionnent et préparent leur public possiblement pour leur révéler la véracité de l’affirmation voulant que des forces au sein du gouvernement étasunien étaient complices de ces attaques, une révélation qui mettrait en doute la justification annoncée publiquement pour les opérations militaires en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

 

Le fait que les preuves sont désormais explorées dans les médias internationaux pourrait ouvrir la voie aux médias étasuniens afin qu’ils jettent un regard approfondi sur les implications de ce qui est maintenant connu sur le 11 septembre et qu’ à la lumière de ces connaissances, ils réexaminent les politiques étrangère et intérieure du pays.

 

I.  Introduction

 

Jusqu’en 2009, les doutes sur la version officielle du 11 septembre étaient brièvement mentionnés dans les médias dominants lors de chaque anniversaire de l’événement, permettant ainsi à la communauté de chercheurs indépendants un fugace moment, une fois l’an, d’exprimer publiquement ses conclusions.

 

Toutefois, après que des preuves scientifiques cruciales aient émergé en avril 2009 pour contester la version officielle de l’effondrement des tours, une série de reportages européens ont suivi. La couverture médiatique de ces preuves semble avoir ouvert la porte à des réflexions plus sérieuses sur tous les aspects de la question du 11 septembre dans les grands médias.

 

Le premier article dans ma série, « The Media Response to 9/11 » (La réaction des médias au 11 septembre) traite de la reconnaissance réticente du Dr David Ray Griffin, le « principal truther » au monde (tel qu’on l’a surnommé), par le New Statesman qui l’a placé au 41e rang parmi « Les 50 personnes importantes aujourd’hui [1] ». Depuis cet aveu en septembre 2009, la question a pris un élan grandissant.

 

Le contenu collectif résultant de cette nouvelle impulsion est présenté ici dans l’espoir qu’il encourage d’autres grands médias à considérer la controverse cruciale concernant le 11 septembre et à poursuivre la vérité, où qu’elle puisse mener.

 

Observations sur l’analyse

 

Alors que j’entreprenais mon analyse, j’ai observé cinq nouveaux aspects dans le traitement médiatique de la question du 11 septembre s’étant développés au cours de 2009. Ils sont répertoriés ici afin que les lecteurs puissent les chercher dans les études de cas qui suivent ci-dessous :

 

1. La question du 11 septembre est de plus en plus formulée non pas comme une opposition entre des théories de conspiration et la science dure, mais comme une controverse légitime reposant sur des questions restées sans réponses et une recherche de la vérité.

 

2. Les reportages et les émissions de télévision examinant ces controverses sont plus longs et plus équilibrés qu’auparavant.

 

3. Les grands médias d’information ont commencé à présenter d’abord les affirmations du mouvement pour la vérité, ensuite les contre-arguments des défenseurs de la version officielle.

 

4. Ces mêmes médias ont commencé à inclure et même à présenter des preuves abondantes pour appuyer les affirmations de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre.

 

5. Le traitement médiatique suggère de plus en plus la possibilité d’une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre 2001.

 

La première partie de cet essai traite des importantes preuves scientifiques qui ont émergé au début de l’année 2009, de la signification de ces preuves relativement à la version officielle du 11 septembre et de la première couverture médiatique qu’elles ont reçue.

 

II. Un article scientifique conclut à la présence de nanothermite dans la poussière des ruines du World Trade Center, 3 avril 2009

 

Un article révisé par des pairs paru dans le Open Chemical Physics Journal le 3 avril 2009 [2] rapportait qu’un explosif de haute technologie peu connu appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des ruines du World Trade Center.

 

Les physiciens et chimistes impliqués dans cette étude ont découvert « une quantité significative de fragments particuliers rouge et gris » [3] dans quatre échantillons de poussière récoltés dans le secteur. La présence d’aluminium et d’oxyde de fer dans le matériau rouge ont fourni un des signes indiquant qu’il pourrait s’agir de nanothermite, un explosif de grande puissance (alors que la thermite ordinaire est incendiaire).

 

Un autre indice a été fourni par la réaction explosive provoquée en plaçant les fragments sous une flamme.

 

Sur la base de ces observations et d’autres encore, l’équipe a conclu que « la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique [4] ».

 

Le premier auteur cité dans l’article, Dr Niels Harrit, professeur de chimie spécialisé en nanochimie à l’Université de Copenhague [5], a expliqué au réseau danois TV2 nouvelles :

 

La thermite date de 1893. Il s’agit d’un mélange d’aluminium et de poudre de rouille qui réagit pour créer une chaleur intense. Chauffée à 2500 degrés Centigrade, la réaction produit du fer. On peut l’utiliser pour faire de la soudure et faire fondre d’autre fer.

 

Donc dans la nanothermite, cette poudre datant de 1893 est réduite à de fines particules parfaitement mélangées. Lorsqu’elles réagissent, la chaleur intense se développe beaucoup plus rapidement. La nanothermite peut être mélangée avec des additifs pour dégager une chaleur intense ou servir d’explosif extrêmement efficace. Elle contient plus d’énergie que la dynamite et peut être utilisée comme propergol.

 

On ne peut pas manipuler ce genre de science. Nous l’avons trouvé : de la thermite non réagie [6].

 

Que signifiait la présence de ce matériau sophistiqué?

 

Éléments de preuve que la nanothermite est une substance militaire

 

Dans une entrevue allemande en mai 2009, Dr Harrit a affirmé : « Il n’existe pas d’expert en nanothermite qui n’ait pas de liens avec l’armée […] Ce truc a uniquement été préparé dans le cadre de contrats militaires aux États-Unis et probablement dans de grands pays alliés. Il s’agit de recherche militaire secrète […] Cela n’a pas été préparé dans une caverne en Afghanistan [7]. »

 

Le chimiste Kevin Ryan, un autre co-auteur, avait rapporté dans un article antérieur que la nanothermite, qui peut être peinte sur des surfaces, a été développée par des scientifiques du gouvernement étasunien aux Lawrence Livermore National Laboratories [8].

 

Une publication spéciale du département de la Défense des États-Unis confirme que des travaux sur ces « matériaux énergétiques » sont depuis longtemps « effectués dans des laboratoires au sein de tous les services militaires [9] ».

 

Selon une déclaration de juin 2009 de la prestigieuse Institute of Nanotechnology de Grande-Bretagne [10], l’étude du Dr Harrit « offre des preuves irréfutables qu’un explosif hautement sophistiqué appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des trois édifices qui se sont effondrés le 11 septembre 2001 à New York. [sic] Cet explosif de pointe incorporant des nanotechnologies est seulement disponible pour des laboratoires militaires sophistiqués [11] ».

 

Ainsi, on sait depuis le milieu de l’année 2009 que des explosifs d’origine militaire, probablement fabriqués aux États-Unis, ont contribué à l’effondrement du World Trade Center.

 

Première couverture médiatique de la découverte de nanothermite dans la presse dominante européenne

 

Bien que les nouvelles preuves scientifiques allant à l’encontre de la version officielle du 11 septembre n’aient pas été rapportées dans les médias dominants britanniques ou nord-américains, elles ont retenu l’attention sur le territoire continental européen.

 

Le jour où l’article a été publié, un essai approfondi dans le journal danois Videnskab (Science) a examiné les deux côtés de la controverse concernant la démolition contrôlée [12].

 

Le même numéro de Videnskab comportait également une entrevue avec le professeur Harrit, lequel a répondu à des questions pointues à propos de l’historique de révision de l’article par des pairs et la nature militaire de la nanothermite [13].

 

Le jour suivant, le site Danois politiken.dk mentionnait l’article scientifique sur la nanothermite dans un article intitulé « Nouvelle vie pour les théories de conspiration sur le 11 septembre »

 

Ensuite, le lendemain de son entrevue le 6 avril avec le réseau danois TV2 Nouvelles, le professeur Harrit était à la populaire émission-débat « Go'morgen Danmark » (Bonjour Danemark) où il a déclaré :

 

Le matériau que nous avons découvert est issu d’une recherche militaire de première ligne à la fine pointe de la technologie. Ce n’est pas un mélange de produits chimiques aléatoires. Il s’agit d’une substance perfectionnée sur laquelle il est difficile d’obtenir de l’information. Cependant, certains articles de conférence et des rapports internes ont été publiés […] Cette tentative doit faire l’objet d’une enquête légale normale. Notre recherche constitue un travail judiciaire de haut niveau. Nous avons fourni des preuves techniques pouvant être utilisée lors d’une future enquête [15].

 

Le 13 avril, un journal politique croate en ligne a mis sur son site l’interview télévisée du Dr Harrit à TV2 avec un article intitulé « VIDÉO : le 11 septembre n’est plus un sujet tabou au Danemark » [16].

 

La Russie a également porté attention à cette nouvelle. Le 9 juillet, Laura Emmett, correspondante de RT à Londres a interviewé Dr Niels Harrit pendant plus de 10 minutes (RT, connue autrefois sous le nom de Russia Today, est une chaîne anglophone diffusée mondialement et financée par l’agence de presse étatique RIA Novosti. Elle rejoint mensuellement 1,5 millions de personnes, dont un demi-million d’Étasuniens). M. Harrit, affirmant que « les preuves d’une démolition contrôlée sont accablantes », a souligné que la réaction de la nanothermite avait produit des étendues de fer fondu sous les décombres ainsi que des feux inextinguibles qui ont duré des mois [17].

 

Je me tourne maintenant vers les changements dans la couverture de la presse dominante à propos des arguments allant à l’encontre de la version officielle depuis la publication de l’article sur la nanothermite.

 

III.  Changements du traitement des preuves du 11 septembre dans les médias dominants entre le début de 2009 au début de 2010 : 18 études de cas

 

Deux nouvelles en février 2009 illustrent l’attitude méfiante qui domine en début d’année envers les théoriciens de la conspiration. Un article du New York Times disait à propos de l’acteur Daniel Sunjata :

 

Le second épisode de la cinquième saison de « Rescue Me » débutant en avril pourrait constituer la première présentation fictive des théories de conspiration sur le 11 septembre par une entreprise médiatique dominante […] Le personnage de M. Sunjata livre un monologue de deux minutes […] décrivant  « un effort d’un gouvernement néoconservateur » pour contrôler le pétrole de la planète, augmenter dramatiquement les dépenses militaires et « changer la définition d’attaque préemptive ».

 

Mr. Sunjata a surpris certains des reporters de la télévision lorsqu’il a déclaré qu’il appuit « absolument, à 100 pour cent » les assertions voulant que « le 11 septembre était un coup monté de l’intérieur » [18]

 

À Fox News, on faisait preuve d’un peu moins de retenue :

 

Un prochain épisode de la dramatique « Rescue Me » traite du le 11 septembre comme étant un coup monté de l’intérieur. L’acteur qui vomit les théories à la caméra, Daniel Sunjata, croit lui aussi à cette théorie.

 

Regardez, en réalité, les acteurs qui dégueulent ces conneries le font pour leur propre ego. Ils se sentent ainsi intelligents parce que pour une fois ils débitent quelque chose de provocateur plutôt que puéril. Peu importe qu’il s’agisse d’une insidieuse insulte aux victimes du 11 septembre – comme ça l’est pour nous tous, qui pourrions ou non être coupables, selon la théorie de Sunjata [19].

 

Toutefois, les choses ont commencé à changer après l’apparition de l’article sur la nanothermite le 3 avril, comme on peut le voir dans l’étude de cas suivante portant sur des reportages, chacun étant identifié comme étant la propriété d’un média d’entreprise, d’un média public ou indépendant.

 

L’étude de cas révèle les preuves présentées à la conscience collective l’année dernière. 

 

Étude de cas 1 : Le procès fictif d’Oussama ben Laden à la télévision néerlandaise, 25 avril 2009


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Le 8 avril 2009, une populaire émission télévisuelle appelée « L’avocat du diable » a tenu un procès fictif d’Oussama ben Laden avec des avocats argumentant devant un jury civil politiquement équilibré de cinq personnes.

 

L’argument contre ben Laden était présenté par deux réels opposants : l’ancien correspondant aux États-Unis Charles Groenhuijsen et l’américano-danois Glenn Schoen, qui oeuvre pour une entreprise de sécurité. Avocat dans la vraie vie, Gerald Spong agissait pour sa part à titre d’avocat de la défense de ben Laden [20]. 

 

M. Spong a présenté de nouvelles preuves provenant d’une vidéo du professeur émérite en études islamiques Gernot Rotter, lequel affirmait que les traducteurs étasuniens ayant transcrit les cassettes de la « vidéo de confession » de ben Laden du 9 novembre 2001, ont « clairement ajouté des choses à bien des endroits : des choses qui ne sont pas là, que l’on entend pas même après de multiples écoutes » [21].

 

M. Spong a gagné. Bien que le jury ait jugé que ben Laden était un terroriste, il a affirmé qu’il n’y avait pas de preuve qu’il avait commandé les attaques du 11 septembre.

 

Par cette méthode, cette émission sur AVRO, le radiodiffuseur public danois, a présenté des preuves qui n’avaient pas été vues auparavant dans les médias dominants, allant contre la probabilité que ben Laden ait ordonné les attaques.

 

Le 15 avril, Fox News rapportait les conclusions du jury danois dans un long reportage exceptionnellement équilibré, dans lequel l’ancien maire de New York Rudy Giuliani était cité à six reprises disant que l’exonération de ben Laden envoyait un « message troublant » au monde et nourrissait les théories de conspiration. Giuliani a qualifié ce message de diverse façons, soit de « bizarre », de « dangereux », d’« aberrant », d’« irrationnel » et de « regrettable » [22]. 

 

Cependant, en faisant référence à M. Spong en tant qu’avocat « bien connu quoique controversé », Fox a mentionné l’homme 10 fois et plus substantiellement en soulignant ses preuves que les vidéos de ben Laden paraissaient inauthentiques, ainsi que son argument que le FBI n’a pas accusé ben Laden d’avoir orchestré ces attaques.

 

Conclusion : (AVRO est publique et Fox News commercial.) Aucun de ces deux traitements des doutes sur la version officielle présentés par des médias dominants n’a été diffusé le jour de l’anniversaire annuel et chacun d’eux a rejoint des millions de personnes.

 

Étude de cas 2 : l’architecte Richard Gage dans le Financial Post du Canada, 25 avril 2009

 

L’un des quatre principaux journaux anglophones du Canada, le quotidien conservateur National Post, publie sa section affaires sous le nom de Financial Post.

 

Trois semaines après la sortie de l’histoire de la nanothermite, , Jonathan Kay, chroniqueur et rédacteur en chef détenant des diplômes en ingénierie et en droit, a écrit un article à propos de Richard Gage, le « lucide » architecte de San Francisco à la tête du mouvement fort de 1000 membres « Architects and Engineers for 9/11 Truth » (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) [23].

 

M. Kay, qui lui-même endosse la version officielle du 11 septembre, a décrit M. Gage comme un architecte « d’âge mûr à l’allure respectable, en veston-cravate et au front dégarni ». Il a écrit que l’organisation de M. Gage a réussi à se faire une place à la prochaine conférence de l’American Institute of Architects du 30 avril au 2 mai.

 

Au beau milieu des références aux réactions de la thermite et des explosifs à base d’oxyde de fer, M Kay a écrit ce qui suit à propos des démolitions contrôlées :

 

Aussi radicale qu’elle puisse paraître aux lecteurs, la théorie de M. Gage est étonnamment populaire. Le « Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » […] a des millions de membres à travers le monde. Nombreux sont ceux qui croient que le World Trade Center a été détruit le 11 septembre au moyen d’une démolition contrôlée orchestrée par de propres représentants du gouvernement et de l’armée des États-Unis.

 

La présentation de M. Gage a également été décrite comme étant « efficace » :

 

Dans un segment particulièrement efficace, il présente des clichés des feux localisés qui ont pris naissance sur les étages inférieurs de l’édifice 7 du WTC des heures avant qu’il ne s’écroule. Quelques secondes plus tard, il montre des images de l’hôtel Mandarin Oriental de Beijing, lequel a subit en 2009 une conflagration épique de haut en bas… et est demeuré debout.

 

Conclusion : (commercial). En plus de rapporter les preuves de M. Gage sans tenter de les réfuter, cet auteur de la presse commerciale a noté qu’« aucun grand média n’a dressé de portrait détaillé ni fait d’enquête approfondie du mouvement des truthers ». Il semble ainsi suggérer qu’il est maintenant temps de prendre ce mouvement au sérieux.

 

Étude de cas 3 : Débat publique de la radio d’État norvégienne à propos de la vérité sur le 11 septembre, 21 mai 2009.

 

Le professeur Harrit, qui donnait une conférence en Norvège à la fin mai 2009, a été interviewé pour une émission de radio publique, « Ici et maintenant » [24] sur NKR (radiodiffuseur norvégien).

 

M. Harrit a présenté les conclusions de l’article sur la nanothermite, lesquelles ont été par la suite débattues par trois scientifiques norvégiens qui ne les appuyaient pas.

 

Après l’émission radiophonique, un débat élargi s’est poursuivi par courriel entre Dr Ola Nilsen, enseignant en chimie à l’Université d’Oslo et Dr Steven Jones, co-auteur de l’article en question, qui enseignait auparavant la physique à la Brigham Young University. Ce débat, durant lequel Dr Nilsen a quelque peu modifié son point de vue original, a été mis en ligne sur un blog anglophone norvégien [25].

 

Conclusion : (public). Bien que NKR ait contesté les conclusions de l’article de M. Harrit lors de cette émission d’avril, les choses allaient changer à a fin de l’été, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Étude de cas 4 : L’architecte Richard Gage à Fox News le 28 mai 2009


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Richard Gage
 

Les animateurs de Fox News à KMPH à Fresno en Californie ont débuté leur entrevue de 7 minutes en disant : « Il est un architecte spécialisé dans les structures d’acier. Maintenant, Richard Gage est […] ici pour nous montrer pourquoi il réclame une enquête plus approfondie sur l’effondrement des édifices du WTC [26]. »

 

Ces deux animateurs ont activement encouragé M. Gage à expliquer les 10 caractéristiques clés de la démolition contrôlée. On lui a permis d’expliquer l’accélération en chute libre de l’édifice 7 du WTC (que l’on voit tomber dans ses deux séquences vidéo à la même vitesse qu’un second édifice détruit par démolition contrôlée) et l’« étonnante » défaillance de 40 000 tonnes de colonnes portantes d’acier, conçues pour résister à son effondrement.

 

Bien que l’on ait dit que les effondrements étaient dus aux feux normaux des bureaux, divers pompiers ont signalé de vastes étendues de fer fondu au sol.

 

« Qu’est-ce qui a produit tout ce fer fondu? » a demandé M. Gage.

 

La réponse, a-t-il ajouté, a été trouvée dans les quelques pouces de poussière recouvrant le Bas Manhattan. « Le sous-produit de la thermite est le fer fondu et il est dispersé à travers toute cette poussière […] [I]l y a également des petits fragments de thermite qui ne se sont pas enflammés. Il s’agit de thermite de haute technologie : de la nanothermite. On ne trouve pas ça dans une caverne en Afghanistan. On la produit dans des laboratoires très sophistiqués qui ont des contrats avec la défense […], ses particules sont mille fois plus petites qu’un cheveu humain.

 

Questionné à savoir si ben Laden aurait pu avoir accès aux édifices, M. Gage a répondu que ce n’était pas probable, qu’il serait nécessaire d’enquêter sur quelqu’un d’autre ayant eu accès à la nanothermite, ainsi qu’aux systèmes de sécurité des édifices. Quelqu’un qui a travaillé à la modernisation des ascenseurs, laquelle a eu lieu neuf mois plus tôt et avait lieu « juste à côté des colonnes portantes et des poutres dans l’édifice ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de Fox News a commencé par demander à M. Gage quelles étaient ses qualifications, en disant « nous le demandons pour clarifier car nous voulons qu’au fur et à mesure que nous entrons dans le sujet, les gens s’assure que vous n’êtes pas simplement quelqu’un qui a des idées délirantes […] [V]ous avez un bagage scientifique ». L’émission s’est terminée sur des remerciements sincères à M. Gage pour avoir « ouvert la porte à beaucoup de réflexions » et un avis sur « la grande quantité d’informations » disponible sur le site web de KMPH.com. Bref, M. Gage a été traité avec le respect auquel a droit tout participant sérieux traitant d’une question importante et controversée.

 

Une émission de Russia Today du 9 juillet 2009 a été le prochain événement important survenu dans un média dominant. Comme il a été mentionné précédemment nous allons passer immédiatement à la période anniversaire de septembre 2009, alors que davantage de preuves des conséquences de la découverte de nanothermite ont fait leur apparition.

 

Étude de cas 5 : Le documentaire de National Geographic le 31 août 2009, « 9/11: Science and Conspiracy »

 

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À la fin août 2009, la chaîne National Geographic (NGC) a diffusé un documentaire de deux heures, « 9/11: Science and Conspiracy » (11 septembre : science et conspiration)
, lequel tentait de répondre à plusieurs questions : « Qu’est-ce qui a causé l’effondrement des tours jumelles? Étaient-ce les feux ou des explosifs placés à l’intérieur des édifices et provoquant leur implosion? Est-ce un missile plutôt qu’un avion de ligne qui a frappé le Pentagone [27]? »

 

Cette émission de « NatGeo » prétendait explorer les preuves d’une démolition contrôlée présentées par le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre. Dylan Avery (réalisateur des films « Loose Change »), Richard Gage, David Ray Griffin, et Steven Jones ont été interviewés. Mais en réalité, cette émission était entièrement dédiée à déboulonner leurs affirmations en utilisant des démonstrations pseudo-scientifiques afin de réfuter des déclarations qu’aucun de ces homme n’ont faites.

 

Par exemple, dans le but de réfuter l’affirmation que la nanothermite pourrait avoir causé l’effondrement des édifices, NatGeo a utilisé de la thermite ordinaire (le narrateur expliquant qu’ils n’avaient pas accès à de la nanothermite). De plus, au lieu d’utiliser la thermite pour faire des charges formées, lesquelles peuvent tailler de l’acier, les expérimentateurs de NatGeo ont simplement placé un sac de thermite à côté d’une colonne d’acier et l’ont allumé. Puisque la thermite enflammée (de façon entièrement prévisible) n’a pas fait fondre la colonne, le narrateur a conclu, de manière triomphale, que la science avait prouvé la fausseté de la déclaration des théoriciens de conspiration.

 

Tout en n’exposant pas entièrement l’hypocrisie de l’émission affirmant qu’elle représentait la « science », une critique dans Media Life Magazine a tout de même souligné certains défauts en disant :

 

Toutefois, certaines questions soulevées par les truthers ne sont pas abordées ou le sont dans de brefs apartés. Cela expose ce documentaire à des accusations, soit d’avoir sélectionné quels arguments seraient traités. "9/11: Science and Conspiracy" passe trop de temps à discuter de la psychologie derrière les théories de conspiration, ce qui ne constitue pas vraiment de la science dure [28].

 

Une critique du New York Post a cité Sander Hicks, un journaliste et membre affiché de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre, disant que ses représentants à l’émission « paraissent prudents et professionnels, impassibles, mais compatissants envers la vérité » et que l’émission, en dépit de ses erreurs, démontre « que le sujet est toujours pertinent et que l’affaire n’est pas réglée [29] ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de National Geographic offre un bon rappel de la façon dont la question de la vérité sur le 11 septembre a en général été traitée par les médias contrôlés par des entreprises. Cependant, elle démontre également que la controverse est très vivante dans les grands médias.

 

Étude de cas 6 : Le guide télé hebdomadaire allemand TV Hören und Sehen, 31 août 2009


womanwtcws1.jpg
 

TV Hören und Sehen, avec un tirage de près d’un million de copies, est détenu par Bauer Media Group, lequel publie 308 magazines dans 14 pays. Le magazine télévisuel présente des entrevues et des articles d’éminents auteurs allemands [30].

 

Il est par conséquent significatif que le 31 août 2009, ce magazine ait publié l’article « Die Geheimakten von 9/11 » (Les dossiers secrets du 11 septembre) sur deux pages entières, suivi de photographies sur deux pages subséquentes. L’article débutait en disant : « Le 11 septembre est officiellement la plus importante affaire criminelle de l’histoire, mais des documents confidentiels et des comptes rendus de témoins font surface, lesquels contredisent les versions officielles de la CIA et du Pentagone [31]. »

 
(..)

 


Screen showing the face of Osama Bin Laden 

 

 

 

suite article ici :
Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

 

 

 

Notes sur le site 

Elizabeth Woodworth
 est une libraire retraitée spécialisée en sciences de la santé et pigiste. Elle a écrit deux livres et de nombreux articles sur des questions politiques et de justice sociale.


 Articles de Elizabeth Woodworth publiés par Mondialisation.ca



http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18135
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 03:11



                              



Dans un article paru le 28 janvier, sous le titre
« La dette est au cœur des préoccupations des Français », annoncé en « une » de sa version papier et sur son site internet la veille, le Figaro se fonde sur un sondage d’opinion réalisé par l’IFOP pour prouver ce qu’annonce le titre. Sondomanie abusive ? Sans doute. Méthodologie douteuse ? Peut-être. Mais, à consulter sur le site de l’IFOP le détail du sondage, on constate surtout ici l’étonnante capacité du Figaro à tordre, dans le sens et à l’appui de l’action gouvernementale, des résultats qui ne confirment guère la thèse avancée.


Les sondages d’opinion occupent,« on » le sait [
1], une place de choix dans la boîte-à-outils des médias dominants et du journalisme politique. Ainsi, quand le gouvernement lance une campagne agressive pour justifier la baisse des dépenses de l’Etat (ou du moins de certaines d’entre elles…) et les suppressions de poste massives dans la fonction publique, le Figaro opine du chef en annonçant en « une » – comme en écho et par magie – la vérité révélée par un sondage : « 9 Français sur 10 pour la baisse des dépenses publiques ». Comment pourrait-on légitimement s’opposer à 90% de la population ?




Un sondage et son usage


S’il ne nous plaît guère de devoir faire nous-mêmes l’analyse d’un sondage, celle-ci s’impose dans la mesure où le journaliste du Figaro qui a commis cet article ne semble pas avoir pris la peine d’en consulter les résultats détaillés ou, s’il l’a fait, n’a pas le moins du monde été dérangé d’en livrer un commentaire faussé et, pour tout dire, mensonger.


L’IFOP a commencé par interroger « les Français », ou plutôt un échantillon représentatif de 1024 individus, sur « les thèmes prioritaires de 2010 ». Voilà ce qu’on pouvait lire dans le Figaro à ce sujet : « Contrairement à ce qui s’observait il y a quelques années, les Français ne restent plus de marbre devant le sujet de la dette. Bien conscients désormais qu’il s’agit de l’avenir des générations futures , ils placent les questions de finances publiques au cœur de leurs préoccupations, au même titre que le chômage, la santé ou l’avenir des retraites ». A l’appui de cette affirmation, le journal propose ce résumé visuel :


La dette publique « au même titre » que le chômage, la santé et les retraites ? On s’étonnera, si on n’a lu que cet article (et surtout sa « une »), de constater que « la réduction de la dette publique » n’apparaît qu’en 11ème position des thèmes « tout à fait prioritaires », bien loin derrière « la lutte contre le chômage », « la santé », « l’éducation », « l’avenir des retraites », « le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat », « la lutte contre la précarité », etc. Quelle surprise dès lors que le Figaro n’ait pas titré « Le chômage, la santé et l’éducation au cœur des préoccupations des Français », ou encore « Relever les salaires et lutter contre la précarité : une priorité selon les Français » ! D’autant que les écarts ne sont pas minces : 65% et 54% des enquêtés jugent que « la lutte contre le chômage » et « le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat » sont « tout à fait prioritaires », contre 36% affirmant de même pour « la réduction de la dette publique ».


La principale information qui ressort de ce sondage, c’est donc bien que la rédaction du quotidien de Dassault, propriétaire du Figaro et sénateur UMP, ne pense guère urgent d’augmenter les revenus de ses salariés et des travailleurs en général, ou de lutter contre le chômage, ce qui n’apparaît pas vraiment comme un scoop.


Mais par quel miracle médiatique le Figaro parvient-il à cette « une » sans ambiguïtés : « 9 Français sur 10 pour la baisse des dépenses publiques » ? Tout simplement parce que l’IFOP, dans ce sondage commandé par la « Fondation pour l’innovation politique » (think-thank créé par l’UMP et dirigé par l’admirable « chercheur en science politique »
Dominique Reynié) a introduit un module sur « l’inquiétude à l’égard du déficit public et de la dette de l’Etat ». On apprend ainsi, grâce à l’IFOP, que 75% des enquêtés, « en pensant au déficit public et à la dette de l’Etat », se disent « inquiets » ; c’est d’ailleurs là moins qu’en octobre 2009, où cette réponse avait été choisie par 83% des enquêtés. Est-ce à dire que « les Français » sont moins inquiets aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a quelques mois, ou n’est-ce là que le produit de l’activité médiatique mettant au premier plan, inégalement selon les périodes, certains sujets ? Nous serions bien en peine de répondre à cette question mais on remarquera qu’une question aussi vague ne peut engendrer que des réponses aux significations extrêmement disparates et difficiles, pour ne pas dire impossibles, à interpréter.


Les impensés d’un sondage


On ne peut toutefois s’en tenir à rétablir les résultats du sondage contre l’usage qu’en fait le Figaro, ce qui laisserait entendre que le journal de Dassault s’est en quelque sorte écarté de la vérité révélée par ce sondage. Au contraire, le discours médiatique vient ici se superposer à un dispositif sondagier dont on va voir qu’il tend à créer la réalité qu’il prétend mesurer.


Il importe en effet de rappeler qu’un sondage, ou quelque enquête que ce soit où l’on interroge des individus en dehors d’un contexte ordinaire, produit une forme d’injonction à produire une opinion. Plutôt que de mesurer des « attentes » ou des « opinions » préexistantes, les sondeurs et les commentateurs contribuent à faire exister la « préoccupation » ou l’ « inquiétude » qu’ils prétendent saisir et quantifier.


De surcroît, la réponse à la question posée dépend de sa formulation et de l’éventail des options possible. Comment s’étonner, dès lors, que 92% des enquêtés, « pour faire face à la situation actuelle (crise économique, déficits publics élevés) », préfèrent « réduire les dépenses de l’Etat et celles des collectivités locales (villes, départements, régions) » quand la seule autre option proposée consiste à « augmenter les prélèvements obligatoires ( impôts locaux, impôt sur le revenu ) » ? Il est vrai qu’on voit mal l’IFOP, répondant à la commande d’une fondation liée à l’UMP, proposer aux enquêtés de répondre à cette question en leurs proposant d’autres choix : par exemple « la suppression des niches fiscales et des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient le patronat », ou « le rétablissement de l’impôt sur les successions et la suppression des niches fiscales dont jouissent les foyers aisés ».


On imagine mal également le Figaro, dont il est particulièrement opportun, en l’occurrence, de rappeler qu’il appartient au marchand d’armes Dassault, s’appesantir dans son article sur ce constat : la première réponse choisie par les enquêtés – lorsqu’on leur pose la question du « secteur » dans lequel on devrait baisser les dépenses publiques – n’est autre que « la défense, l’armée », et ce à 45% (contre 25% pour la réponse arrivant en 2ème position). Il serait dommage de laisser entendre que les Français aimeraient, pour une grande partie d’entre eux, que Dassault cesse de faire les poches de l’Etat.


De même, concernant les recettes de l’Etat, quelle tristesse que – dans sa célérité à utiliser les résultats de ce sondage – le Figaro n’ait pas remarqué qu’interrogés sur l’augmentation des prélèvements obligatoires, les enquêtés pensent à 57% et 47% que cela « devrait d’abord passer » par « l’augmentation de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) » et « l’augmentation de l’impôt sur les bénéfices des sociétés », contre 7% pour l’augmentation de la TVA et 1% pour celle des impôts locaux ! Mais ces « préoccupations des Français » contredisant totalement les préoccupations (et l’action) du gouvernement, le Figaro n’a pas jugé pertinent d’en informer ses lecteurs.


Au vu de ces réponses, on est d’ailleurs en droit de se demander combien d’enquêtés se seraient prononcés pour « augmenter les prélèvements obligatoires » plutôt que « réduire les dépenses de l’Etat » si, dans la parenthèse suivant « prélèvements obligatoires », étaient mentionnés non les impôts locaux et l’impôt sur le revenu, comme c’est le cas dans ce sondage, mais l’ISF et l’impôt sur les bénéfices des sociétés.


On remarquera, mais cela juste pour le plaisir, avec quelle remarquable (et peu coutumière) précision une des réponses proposées pour cette question a été formulée : « la généralisation de l’impôt sur le revenu à tous les foyers sachant qu’actuellement un ménage sur deux n’en paye pas  ». Moralité : lorsqu’il s’agit de faire payer les classes populaires, les sondeurs savent faire preuve d’une étrange précision. Dommage qu’une réponse n’ait pas été formulée de la manière suivante : « supprimer les exonérations de cotisations sociales sur les salaires dont bénéficie le patronat, dans la mesure où elles ont coûté 21,4 milliards d’euros à l’Etat en 2008 ».


L’article et le sondage s’achèvent sur une question qui ne peut apparaître curieuse que si l’on oublie la fonction médiatique et politique des sondages, à savoir : imposer une problématique en laissant entendre qu’existe une « opinion publique » sur une question que seuls les politiciens professionnels et les journalistes politiques se posent. Ainsi l’IFOP a-t-elle demandé aux enquêtés de se prononcer sur la question suivante : « si un référendum était organisé par Nicolas Sarkozy pour savoir s’il faut inscrire dans la Constitution l’interdiction de tout déficit budgétaire en dehors des périodes de crise économique ? ». Mimant le scrutin référendaire, le sondage propose alors aux enquêtés de voter « oui », « non » ou de s’abstenir.


Mais quelle valeur politique (et intellectuelle) peut avoir un sondage qui exige des enquêtés qu’ils votent pour une question, forcément abstraite en dehors de toute campagne référendaire contradictoire, mais dont le contenu s’avère en outre totalement déconnecté de leur vie quotidienne ? Peut-on recueillir autre chose que des réponses imaginaires lorsqu’on pose à 1024 individus une question qui ne peut leur apparaître qu’imaginaire ?

L’article du Figaro ne pose donc pas seulement la question de l’indépendance d’un journal possédé par un milliardaire et sénateur UMP, mais plus largement celle de la fonction d’imposition et de légitimation qu’exercent les sondages d’opinion dans le « nouveau jeu politique » [2]. Qu’un journal de droite formule des opinions de droite sur la dette de l’Etat et les dépenses publiques, il n’y a rien là qui puisse choquer ou étonner. Qu’il ait recours à un sondage d’opinion pour maquiller ces opinions et laisser entendre qu’elles ne font que traduire les « préoccupations des Français », en dissimulant au passage certains des résultats du sondage n’allant pas dans le sens des discours gouvernementaux, c’est là soustraire au débat politique des questions cruciales et contribuer à la fabrique d’un consentement aux idées du patronat et du gouvernement.


Le sondage dont il est ici question – et surtout l’usage qu’en fait le Figaro – apparaissent ainsi symptomatiques de la politique des médias dominants qui se donne comme expertise, de ces jugements de valeur qui voudraient se faire passer pour des jugements de fait, et finalement des volontés gouvernementales, patronales et médiatiques qui aiment à se représenter – grâce aux sondages d’opinion – comme l’expression des « attentes des Français ».


Une vision médiatique unilatérale


On connaît la propension toute libérale des éditocrates [
3], et plus largement des médias dominants, à vitupérer contre la dette de l’Etat, et plus précisément contre les dépenses publiques qui en seraient à l’origine et qu’il faudrait « nécessairement » revoir à la baisse [4].


Il est pourtant plusieurs manières d’expliquer l’origine de la dette publique et son augmentation récente. Un effectif pluralisme devrait au moins les mentionner, sans nécessairement prendre parti pour l’une d’entre elles. On peut imputer son accroissement actuel aux facilités de crédit accordées aux banques, d’ailleurs sans aucune garantie quant à l’utilisation de ces fonds, depuis le début de la crise financière. On peut également en chercher la raison dans les multiples niches fiscales et autres exonérations de cotisations sociales décidées, depuis une vingtaine d’années, au nom de la lutte contre le chômage et du soutien à la croissance [
5]. On pourrait encore invoquer la quasi-suppression de l’impôt sur les successions et de la taxe professionnelle par le gouvernement actuel, ainsi que la création du « bouclier fiscal » dont bénéficient les plus riches contribuables.


Mais, à l’exception de quelques articles comme ceux que nous citons en note, rares sont ceux qui présentent d’autres diagnostics. La plupart des médias et des journalistes dominants – suivant sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, le gouvernement et le patronat – préfèrent incriminer les dépenses publiques, auxquelles on aurait « lâché la bride » depuis une vingtaine d’années, aboutissant à une situation « intenable » et constituant un « fardeau pour les générations futures ».


La vision médiatique la plus répandue repose sur l’oubli – volontaire ou pas, peu importe – non seulement de la question de l’évolution des recettes (qui paye quoi et combien ?) mais aussi de la diversité des politiques publiques et donc des dépenses de l’Etat. En effet, cette catégorie de « dépenses publiques », maniée de manière machinale comme désignant une réalité homogène, passe sous silence le fait qu’on agglomère à travers elle des choses bien différentes : dépenses de santé et crédits militaires, financements en matière d’éducation et frais de bouche des ministères ou de l’Elysée [
6], etc.


Ainsi les chefferies éditoriales peuvent-elles substituer – comme sur la question du « trou de la sécu » [
7] – une discussion purement quantitative sur le « niveau des dépenses publiques » au débat politique sur la justice fiscale et les priorités de l’action publique, l’affirmation implacable de « solutions » apparemment évidentes à la confrontation potentiellement conflictuelle de choix de société.

Ugo Palheta

Notes

[1] Voir la rubrique que notre site leur consacre.


[2] Sur ces questions, voir le livre de Patrick Champagne : Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique, Paris, Minuit, 1990.


[3] Voir la présentation du Jeudi d’Acrimed que nous leur avons consacrée.


[4] Voir par exemple notre analyse d’une émission que France 5 avait consacré à « la dette ».


[5] Pour une évaluation du montant de ces exonérations, voir, dans Libération, « Quand l’Etat exonère, c’est 140 milliards qu’il perd ».


[6] Voir sur le site Rue89 : http:// www.rue89.com/2009/07/16/deplacements-prives-sondages-garden-party-lelysee-epingle">« Déplacements privés, sondages, garden-party : l’Elysée épinglé ».


[7] Lire ici même un extrait du livre de Julien Duval, Le mythe du « trou de la sécu ».



Auteur : Ugo Palheta - Source : Acrimed
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 06:16

publié par roland (Dazibaouebmaster) Hier 19H08


KhameneiPublié sur Voltairenet.


Les dirigeants iraniens ont multiplié les interventions publiques à l’occasion de la Journée de Jérusalem, qui permet aux musulmans de manifester leur soutien à la cause palestinienne.

Cette année les déclarations avaient à l’évidence été coordonnées pour faire passer un message précis et prévenir sa déformation par les médias occidentaux.
 
Pourtant, force est de constater qu’une fois de plus, un gouffre sépare ces déclarations de leur traitement par les agences de presse occidentales.


Résumons le propos des dirigeants iraniens à l’attention de ceux qui souhaitent s’informer de leur point de vue :

- 1. La République islamique ne reconnaîtra jamais l’État d’Israël en tant qu’État sioniste. Elle ne souhaite aucunement l’expulsion ou la mort des colons juifs, mais préconise un État unique dans lequel tous les Israéliens et Palestiniens choisiront par référendum leur régime politique.

- 2. Téhéran considère que les Européens sont des gens civilisés et qu’ils ne recommenceront jamais à massacrer les juifs comme ils le firent durant la Seconde Guerre mondiale. C’est pourquoi, la République islamique ne comprends pas en quoi il est nécessaire de mettre les juifs européens à l’abri, en Palestine ou ailleurs. Le massacre des juifs d’Europe est instrumenté comme un mythe pour expliquer un état de fait, il n’y a pourtant pas de lien logique entre cet événement historique européen et la situation actuelle en Palestine.

- 3. Suivant l’enseignement de l’imam Khomeiny, Téhéran considère l’usage de la bombe atomique et la prolifération nucléaire comme contraires à l’islam. La République islamique s’interdit ce type d’activité et préconise la dénucléarisation militaire globale.

- 4. En prétendant mensongèrement que l’Iran viole ses principes islamiques et se dote de l’arme nucléaire, les sionistes cherchent à susciter la haine contre l’Iran, non seulement dans le monde, mais à l’intérieur de la communauté musulmane qu’ils rongent comme un cancer.

L’authenticité de ces déclarations peut être vérifiée par tout un chacun en consultant les émissions de radio et de télévision iraniennes en français, anglais et espagnol : Irib, Sahar et Press TV.


Si l’on se place dans une perspective constructive, ce sont ces déclarations —et non les interprétations des agences occidentales— qui doivent être analysées et critiquées.


Source: Voltairenet


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6499

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 03:31

En ces jours de sortie du film "L'armée du crime" qui montre le rôle des communistes contre le nazisme, ripostons massivement et résolument à l'anticommunisme et à toutes ses expressions.
Nous, cadres, membres, amis et sympathisants des Partis communistes et ouvriers, élus aux parlements, au niveau local, à la direction des syndicats et des organisations de masse, dénonçons la tentative d'assimiler le communisme avec le nazisme au travers des efforts visant à proclamer le 23 août de « jour de la mémoire de leurs victimes ».
Cet effort de falsifier l'histoire a le soutien de forces politiques au service du capital s'est manifesté de diverses façons au cours des dernières années, notamment par des résolutions de divers organes inter-étatiques et d'institutions parlementaires, mais aussi plus récemment par des articles de presse falsificateurs dont celui du journal « Libération » en date du 17 Septembre 2009.
Ayant d'abord rebaptisé le 9 mai, jour de la victoire des peuples (1945) en “journée de l'Europe” dans le but d'effacer la photo du drapeau rouge flottant sur le Reichstag, ils poursuivent aujourd'hui leur plan d'identifier la victime avec le bourreau en se référant à la journée (23 août 1939) où le pacte Molotov-Ribbentrop de non-agression a été signé.
Ces forces visent à dissimuler le caractère de classe impérialiste du nazisme-fascisme.

Elles veulent cacher le fait que la victoire des peuples porte le sceau indélébile de l'Union soviétique, de l'Armée rouge et des mouvements de partisans, dans lesquels les communistes ont été à l'avant-garde dans le monde entier.
Ces forces veulent blanchir l'impérialisme, qui a engendré le fascisme. Aujourd'hui, 20 ans après la contre-révolution, elles veulent blanchir les massacres impunis que ce même impérialisme perpètre le monde.
De cette façon, elles aspirent à atteindre politiquement et idéologiquement tous ceux qui continuent à lutter contre l'exploitation et l'injustice de classe, qui résistent à l'attaque barbare contre tout droit social, syndical et démocratique du peuple projeté dans les conditions de crise économique mondiale du capitalisme .
Travailleurs, paysans, femmes, jeunes, retraités, anciens combattants et combattants de la lutte antifasciste,
-Mobilisez-vous vigoureusement contre la ré-écriture et la falsification de l'histoire
-Donnez une réponse résolue afin d'annuler toute tentative d'organiser des manifestations anti-communistes, le 23 août.
-Faites connaître la vérité historique
-Défendez la lutte intransigeante contre l'impérialisme, pour une autre société, sans guerre, sans chômage, sans pauvreté et exploitation , pour le socialisme.



Signer la pétition ici

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 06:27





Colère, colère, colère....
Par Eva R-sistons


Aux infos de FR2, le 16.9.9.,
je rappelle que le sieur Mickaël Darmon,
grand sioniste devant l'Eternel, est chef du Service Politique,

au Journal de France 2,

le rapport de l'ONU est expédié en quelques mots,

"pour une fois Israël et le Hamas
sont d'accord pour rejeter le rapport,
qui les épingle tous les deux" !

Vlan ! Toute une population bombardée, affamée,
privée de travail, de médicaments, d'équipements, de dignité,
recevant des armes de destruction massive prohibées,
enfermée à vie, humiliée etc etc

on met tout cela sur le même niveau que des bombinettes artisanales,
qui n'atteignent personne mais sont amplement montrées dans les médias,
et ces bombinettes, d'ailleurs, sont  de l'auto-défense,
une résistance, légitime,  d'un peuple en voie d'extermination !

7 morts d'un côté, plus de 1300 de l'autre,
sans compter les infirmes à vie,
c'est à mettre sur le même plan ?

Vraiment, quand on regarde FR2, on a envie de vomir.

La désinformation, le mensonge, la manipulation..
atteignent des sommets sur cette chaîne... publique,
colonisée par la fine fleur sioniste des journaleux !

Et en ce moment, j'écoute sur C dans l'Air, sur la V,
l'émission de faux débats: "Les dames avancent leurs pions"
(Ségolène et Martine, le PS en prend pour son grade)

Non, c'est la télé qui avance les pions de Sarkozy pour 2012 !
Titre apparaissant sur l'écran:
Que pense Sarkozy (le magnifique !) de toute cette MASCARADE ?

Au menu, critiques, critiques, critiques du PS !!!!

Une question résume tout :
"Pourquoi n'y a-t-il pas le même traitement dans les Médias,
Aubry-Royal à Gauche, et... Sarkozy-de Villepin, à Droite ?"

Oui, pourquoi ?

Darmon et Calvi, ou Leymergie et Pujadas,
ça suffit, rendez-nous nos informations,
rendez-nous notre démocratie que vous avez confisquée !
Rendez-nous notre télé publique ! On vous a assez vus !
Les laquais, à Versailles !!

Eva R-sistons

Le "toutou" de Sarkozy, M. Darmon
(il suit  le Président dans tous ses déplacements), 
interviewe à l'instant l'adjointe de Bayrou,
Mme de Sarnez,
et hop ! Interrompue quand elle dit:
"Ils ont une responsabilité, les pouvoirs publics..."
La question est déviée... sur l'Europe !
(pour diluer les responsabilités)
"Ce n'est pas plutôt la faute de l'Europe que vous défendez tellement?"
Mme de Sarnez est une fine mouche, elle répond :
"Je ne suis pas pour l'Europe qui défend les plus riches !"

Et encore, pour une fois Darmon,
aux Quatre Vérités, Télé Matin, FR2, 
reçoit une personne qui n'est pas du gouvernement ! 
Faut tout de même pas trop en demander !  





____________________________________________________________________________






M. Darmon, voici quelques infos
pour vous mettre au parfum :




Parrainez un enfant palestinien. AFPS
Vous aidez une famille palestinienne dans le besoin
Vous exprimez votre soutien à tout un peuple
Cet enfant dont vous aurez le dossier, vit dans une famille choisie par nos partenaires sur place.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article7334.html




Dan sur le point d’acheter la participation de 5% de Veolia dans le tramway de Jérusalem. Avi Bar-Eli
La société de bus Dan se prépare à acheter, pour une somme totale de 15 millions de dollars, la participation de 5% de Veolia dans le Consortium Citypass ainsi que les droits de la société française à exploiter le tramway local de Jérusalem. La transaction est en attente de l’accord de l’état.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12598.html

Selon l’ONU, Israël a commis des "crimes de guerre" à Gaza. Le Monde avec AFP, Reuters

L’ONU a dévoilé, mardi 15 septembre, un rapport accusant Israël d’avoir fait un usage disproportionné de la force et violé le droit humanitaire international lors de son offensive dans la bande de Gaza l’hiver dernier. L’Etat hébreu a aussitôt rejeté ce rapport, le jugeant "partial".
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12605.html

Le prix d’une guerre. Gilles Paris
Alors que l’organisation non gouvernementale israélienne B’tselem vient de publier son bilan des pertes humaines de la guerre de Gaza , la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) rend public un rapport sur son assistance aux territoires palestiniens et sur l’état de l’économie .
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12585.html

Offensive contre Human Rights Watch. Gilles Paris

C’est un fait constaté quotidiennement dans les commentaires de ce blog, le conflit israélo-palestinien duplique pratiquement à l’infini sa cassure originelle.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12587.html

« Les conditions de vie à Gaza sont totalement inacceptables ». Entretien avec Karen Konning Abuzayd, commissaire générale de l’UNWRA
Karen Konning Abuzayd, commissaire générale de l’Office de secours et de travaux des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens, fait le bilan de l’action de cette agence et évoque les obstacles dressés par l’occupation israélienne à son action dans les territoires palestiniens.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12576.html

"Plomb durci" : plus de la moitié des victimes étaient civiles. Nouvelobs avec AP
Plus de la moitié des 1.387 Palestiniens qui ont perdu la vie lors de l’offensive israélienne en décembre 2008 et janvier 2009 seraient des civils. Des chiffres qui pourraient provoquer une enquête côté israélien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12555.html


 

« Ce sera une véritable catastrophe si l’UNRWA arrête ses activités ». Entretien avec Khalil Abou-Chamala
Le directeur de l’organisation La Conscience pour les droits de l’homme dans la bande de Gaza, Khalil Abou-Chamala, critique la campagne menée par le Hamas contre l’Unrwa. Entretien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12577.html

"Plomb durci" : plus de la moitié des victimes étaient civiles. Nouvelobs avec AP
Plus de la moitié des 1.387 Palestiniens qui ont perdu la vie lors de l’offensive israélienne en décembre 2008 et janvier 2009 seraient des civils. Des chiffres qui pourraient provoquer une enquête côté israélien.

Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12555.html

Peut-on comparer Gilad Shalit et Salah Hamouri ? Entretien avec JC Lefort (vidéo)

Comment analyser la différence de traitement médiatique ? Entretien avec l’IRIS
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12588.html

Les Barcelonais boycottent la chanteuse Noa. vidéo (en espagnol)

Action de boycott en Catalogne contre la chanteuse israélienne "qui se dit pacifiste" mais qui a pris des positions bellicistes pendant la guerre qu’Israël a menée contre la population de Gaza l’hiver dernier.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12592.html

Que reste-t-il de Jérusalem ? Ahmad Y. Al-Qarei
Opinion : "la ville sainte est maintenant exposée plus que jamais à une attaque féroce visant à l’isoler totalement de son entourage arabe."
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12602.html


Basse besogne égyptienne. Reda Bekkat
Depuis le début de l’année, les Egyptiens ont tué 8 migrants qui tentaient d’entrer clandestinement en... Israël.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12580.html

Colonisation : Israël enfonce le clou. l’Orient le Jour
Les autorités israéliennes ont approuvé des contrats pour la construction de 486 appartements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est, 48 heures après l’annonce de projets pour bâtir 455 logements en Cisjordanie, a-t-on appris hier de source officielle.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12578.html

Netanyahou exclut tout gel total de la colonisation. NouvelObs
"Les Palestiniens s’attendaient à un gel complet de la construction (en Cisjordanie), et il est à présent clair que cela ne se produira pas", a déclaré le Premier ministre israélien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12604.html

Valse diplomatique pour ressusciter le processus de paix au Proche-Orient. l’Orient le Jour
Au Caire, Moubarak presse Netanyahu de stopper la colonisation.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12590.html

A la gloire de la capitale occupée ! Amr Zoheiri
La conférence annuelle de l’Union des écrivains égyptiens était l’occasion de décerner les prix aux grandes figures de la culture arabe et de tenir un colloque sur « Jérusalem et la culture de la résistance ».
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12603.html

A Jérusalem-Est, des Palestiniens désespérés. Karim Lebhour

L’expulsion de deux familles palestiniennes de leur maison, cet été, a ravivé les craintes des Palestiniens de voir les colonies israéliennes cerner petit à petit la partie arabe de Jérusalem
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12591.html

Al Quds – Jerusalem ; Nettoyage ethnique et négation de l’identité palestinienne. Vidéo de Mireille Court et Chris Den Hond

Al Quds, Jérusalem est la cible principale du nettoyage ethnique : familles palestiniennes expulsées, démolition de maisons, encerclement des quartiers arabes par les colonies juives, construction du tramway de l’Apartheid, excavations sous la mosquée Al Aqsa...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12589.html

La Maison Blanche en difficulté sur la question israélo-palestinienne. Sylvain Cypel

Selon les spécialistes américains du Proche-Orient, les manœuvres du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, pour repousser l’exigence du président américain, Barack Obama, d’un "gel total" de la colonisation dans les territoires palestiniens occupés ne font que rendre plus décisive la définition des grandes lignes d’un plan de paix que M. Obama est supposé délivrer fin septembre.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12581.html

"La vision d’Obama d’une paix globale au Proche-Orient s’effrite". Entretien avec Rashid Khalidi
Rashid Khalidi est historien, titulaire de la chaire Edward-Said à l’université Columbia et directeur du centre d’études sur le Moyen-Orient. Cet universitaire américain d’origine palestinienne estime que la nouvelle administration a fait une erreur stratégique en se focalisant sur la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12599.html

La renaissance fragile de l’économie palestinienne en Cisjordanie. Laurent Zecchini
A première vue, le rapport du Fonds monétaire international (FMI) rendu public dimanche 13 septembre brosse un tableau prometteur de la situation économique en Cisjordanie, avec un état des lieux nettement plus préoccupant à Gaza. Une croissance économique qui pourrait atteindre 7 % en 2009, un chômage en baisse, une reprise de l’investissement et du tourisme, une gestion financière et fiscale prudente de l’Autorité palestinienne, qui conduit des réformes institutionnelles courageuses...
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12596.html

Polémique autour du voyage mystère de Benyamin Netanyahu. Catherine Monnet

Benyamin Netanyahu a effectué un voyage en Russie lundi 7 septembre pour discuter d’un projet de vente d’armes à l’Iran. Cette information, révélée par le quotidien israélien Yedioth Ahronoth, et relayée par d’autres journaux, a été démentie par le bureau du Premier ministre, qui fait ce jeudi marche arrière. Il reconnait avoir donné des informations inexactes pour couvrir un voyage classé secret défense, engendrant ainsi la colère de la presse israélienne.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12584.html

Netanyahu disparaît comme par magie en Russie. Sreeram Chaulia
La disparition pendant toute une journée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, le 7 septembre, a fait saliver tous les colporteurs de ragots de son pays. Beaucoup d’entre eux ont élaboré des théories spéculatives sur la raison exacte pour laquelle il a disparu soudainement de l’œil des médias et des dossiers officiels. Après tout, la disparition étrange d’un chef de gouvernement n’est pas une mince affaire.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12594.html

Israël à la conquête de l’Afrique. M’hammedi Bouzina Med
Israël déploie tout son charme aux Africains pour acquérir leur soutien diplomatique au sein des instances internationales. Son ministre des Affaires étrangères, Advigor Lieberman, vient de clôturer une visite en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Niger et en Ouganda pour bien des objectifs stratégiques.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12586.html

Iran, Israël (1/3) | Les enjeux sous jacents de la confrontation. René Naba
Non prolifération ou autonomie technologique des pays émergents ?
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12583.html

Iran/Israël | Les enjeux sous jacents de la confrontation (part.2/3). René Naba
Barack Obama, otage du lobby juif ? Conseiller spécial du président pour la « Région Centrale » (Afghanistan Palestine), Dennis Ross, l’un des dirigeants du Washington Institute for Near East Policy (WINEP), un think tank satellite de l’AIPAC [1], passe pour être un ultra faucon proche du néo conservateur Paul Wolfowitz, l’un des artisans de l’invasion de l’Irak sous l’administration de George Bush.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12597.html

Tsahal fourbit ses armes contre l’Iran. Amos Harel 
Devant l’absence de progrès dans le dossier du nucléaire iranien, les autorités israéliennes ne voient plus qu’une seule option : une frappe aérienne susceptible de ramener les Iraniens à leur point de départ. Mais cette solution n’est pas sans risques.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12595.html





Palestine Connection. Renaud de Rochebrune
Trois films à l’affiche décrivent avec humour et dérision le quotidien des territoires occupés. Et attestent de la vitalité du cinéma palestinien.
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12500.html

Rachel. Un film de Simone Bitton
La vie et la mort de Rachel Corrie, une jeune pacifiste américaine écrasée par un bulldozer israélien dans la bande de Gaza en 2003, alors qu’elle tentait d’empêcher la destruction d’une maison palestinienne…
Lire la suite : http://www.france-palestine.org/article12516.html




Et ça, Darmon, tu peux en parler aux Infos
 

 


A la Une



Le Collectif National pour une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens soutient l’appel à des sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il applique le droit international et les principes universels des droits de l’Homme. Collectif national pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens s’est attaché depuis sa fondation à organiser les mobilisations unitaires pour le respect du droit international et en solidarité avec le peuple palestinien, relayant en France les voix des acteurs engagés pour la paix et la justice.
Lire la suite :
http://www.france-palestine.org/article12601.html




Lettre d'info n° 221de l'AFPS du 14 au 20 septembre 2009





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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 03:26
Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin, pendant la campagne présidentielle de 2007.
MAXPPP http://www.lepost.fr/article/2009/09/03/1680122_sarkozy-a-flers-150-personnes-dans-la-rue-avant-son-arrivee.html
Nicolas Sarkozy à Saint-Quentin, pendant la campagne présidentielle de 2007.  


Elu par 53% de français. Vu à la TV belge

Sarkozy bidonne sa visite d'usine à l'aide de figurants
"Ca fait de belles images, mais pas sûr que les Français soient dupes"

VIDEO, ici :

http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-35729609.html

http://www.youtube.com/watch?v=YL1Sku-Wq-s&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Eles%2Dattentats%2Ddu%2D11%2Dseptembre%2Dvus%2Dpar%2Dune%2Dconspirationniste%2Ecom%2Farticle%2D35729609%2Ehtml&feature=player_embedded#t=129



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publié par Observeur Avant-hier 19H54

Comment Nicolas Sarkozy bidonne sa visite d'usine
à l'aide de figurants

Après Luc Chatel, Brice Hortefeux et Fadela Amara,
c'est au tour de
Nicolas Sarkozy de bidonner ses visites sur le terrain.
C'est ce que révèle ce samedi le JT de la télévision belge, la RTBF.

En effet, jeudi, c'était le premier déplacement de Nicolas Sarkozy
depuis son malaise de fin Juillet. Une visite d'usine dans l'Orne,
à Caligny, celle de l'Equipementier Faurecia.

Seulement, comme le démontre le reportage de la RTBF,
rien n'est laissé au hasard. Mieux, la mise en scène est très tellement
 soignée que l'on a désormais affaire à du
bidonnage, devenu la marque
de fabrique de l'
UMP en déplacement dans la France.

Des salariés figurants venant d'autres usines (mais volontaires),
choisis sur un critère de taille, pour qu'aucune tête ne dépasse.
Tous les accès de l'usine bouclés pour éviter les manifestants et le peuple.

Admirez le Président de la République chewing-gum à la bouche,
expliquer sur un ton martial à la foule des figurants :
« Je suis payé pour agir, il faut se battre! ».

Drôle de manière de rester en contact avec la France!
Le journaliste de la RTBF a raison de conclure ainsi
son reportage :
« Le Président ne veut voir qu'une seule tête, cela fait de belles
images mais pas sûr que les Français soient dupes
».

En 2007, la
RTBF avait déjà fait un beau travail en diffusant la
vidéo d'un Nicolas Sarkozy visiblement éméché en conférence de
presse au G8.

Merci la Belgique !

Vidéo sur le lien :

http:// www.lepost.fr/article/2009/09/05/1683356_sarkozy-bidonne-sa-visite-d-usine-a-l-aide-figurants.html

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6014

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1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 15:09
« Ils osent tout ! C’est même à ça qu’on les reconnaît ! » disait Fernand Naudin, incarné par Lino Ventura dans « Les Tontons flingueurs ». Seulement, ici, il s’agit des médias. Ils ne ratent pas une occasion, en effet, de diffuser leur « théorie promotionnelle de l’information », chaque fois qu’ils le peuvent. Car ils savent que la masse des citoyens à laquelle ils s’adressent, est bien trop démunie pour en percevoir les erreurs.


 


Cette fois, c’est tout Paris qui en profite. La Maison de Radio France est en travaux jusqu’en 2013. Un sarcophage d’échafaudage recouvre sa tour centrale, et comme c’est devenu l’usage, des tentures le dissimulent. Tantôt elles reproduisent en photo l’immeuble caché, tantôt elles accueillent de gigantesques publicités. Radio France a choisi de faire sa propre publicité. C’est son droit. Mais de quelle manière ? On peut lire à la ronde en énormes caractères ce slogan ahurissant : « C’est bien la première fois que nous avons quelque chose à vous cacher ».

Sans doute doit-on percevoir de l’humour dans l’image incongrue qui associe par surprise la nécessaire dissimulation des bâtiments pour cause de travaux de rénovation et la franchise coutumière dont Radio France prétend s’être fait une règle. Mais cette assimilation abusive est un pur amalgame qui ne parvient pas à atténuer l’énormité proférée. 


Se trouve diffusée, en effet, avec l’argent du contribuable, une des grandes illusions de l’univers médiatique : l’illusion de l’exhaustivité de l’information. Elle repose sur deux croyances. L’une dérive des performances prodigieuses des médias électroniques qui se jouent du temps et de l’espace. Au moment même où un événement se produit, l’information peut être aujourd’hui diffusée de n’importe quel bout du monde à toute la planète. La puissance technologique des médias est telle qu’on en viendrait à croire à « la maison de verre transparente planétaire » où aucune information n’échapperait désormais à personne.

C’est être le jouet d’une seconde croyance, selon laquelle tout émetteur livrerait l’information dont il dispose dans son intégralité. La réalité est tout autre. « La relation d’information » obéit à un principe fondamental intangible que les prodigieuses performances médiatiques ne pourront jamais modifier : nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire. Chacun en fait l’expérience chaque jour. Il n’est pas question de donner à son adversaire des verges pour se faire battre. Il en résulte que le secret, cette information stratégique dissimulée qui garantit les défenses de chacun, voire sa survie, est jalousement gardé. On peut même parler de « l’illusion de l’iceberg » qui dissimule lui aussi plus qu’il ne montre.

La contrainte de l’exiguïté du temps de diffusion disponible

Ainsi, que Radio France ose dire que « c’est bien la première fois qu’(elle a) quelque chose à cacher (à ses auditeurs) », est d’abord une erreur parce qu’il lui est impossible de prétendre à l’exhaustivité de l’information. Mais l’erreur devient un leurre dès lors qu’il s’agit de l’inculquer pour gagner en crédit. Comme tout le monde, Radio France est obligée chaque jour de dissimuler plus qu’elle ne peut révéler. Quand bien même elle n’obéirait pas au principe fondamental de « la relation d’information » - ce qui est déjà impossible - , la contrainte de l’exiguïté du temps et de l’espace de diffusion disponible la forcerait à faire un tri draconien parmi les dizaines de milliers d’informations qui circulent chaque jour, et donc à cacher plus qu’à révéler.

Pour ne prendre qu’un exemple récent : est-ce qu’une quelconque station de Radio France ou de France Télévision a appris à ses auditeurs que le Président de la République avait décerné la Légion d’honneur, en mai dernier, au héros de « l’affaire des Irlandais de Vincennes », qui a été aussi une des victimes des « écoutes téléphoniques de l’Élysée », le Lieutenant-Colonel Jean-Michel Beau ? Est-ce que cet événement rarissime ne méritait pas d’être porté à la connaissance des citoyens pour qu’ils apprennent – une fois n’est pas coutume – qu’une conscience avait osé s’élever contre les turpitudes du pouvoir présidentiel depuis 1982, avait souffert pendant 26 ans de ses calomnies, mais avait fini par gagner en justice dans « l’ affaire des écoutes téléphoniques de l’Élysée » en septembre 2008, et que la République, en la personne de son Président, avait tenu à saluer son héroïsme pour l’offrir en modèle à ses concitoyens par la remise de la Légion d’honneur ?

On voudrait être démenti. Mais sauf erreur, ni Radio France ni France Télévision n’en ont parlé. Sans doute ont-ils jugé que ça n’en valait pas la peine, qu’elles avaient d’autres informations plus importantes à diffuser. Elles ont donc fait un choix obéissant au principe fondamental de l’information. Mais, ce faisant, les informations qu’elles ont élues, ont impliqué en retour que d’autres soient exclues et donc cachées, compte tenu de la contrainte de l’exiguïté du temps disponible de diffusion. Le slogan de Radio France est donc bien un leurre dont même l’usage avec humour n’atténue pas la perversité. Paul Villach


http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ce-leurre-pernicieux-que-de-son-60890
 
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 16:54


toutsaufsarkozy.


Mensonge élyséen !
Ce n'est pas l'Iran qui veut rayer Israël de la carte,
mais l'inverse,
et sans doute Israël le fera pour dominer le Moyen Orient
et voler ses ressources.


Par eva R-sistons aux mensonges élyséens
et à la propagande des Médias

_____________________________



Allocution de Sarkozy à l'Elysée

à l'occasion de la conférence des Ambassadeurs

le 26.8.9

 

 


Sarkozy montre son parti-pris contre l'Iran,

il ment au monde en reprenant l'accusation tronquée d'Israël,
comme quoi l'Iran VEUT rayer Israël de la carte,

" L'Europe n'a pas été construite pour qu'on entende dire
qu'Israël doit être rayé de la carte", déclare Sarkozy
au risque d'entretenir la confusion dans les esprits,
de dresser l'humanité contre l'Iran,
et de conduire à la guerre nucléaire contre
ce pays qui n'a jamais attaqué personne.




L'extermination Nucléaire rendue respectable par le NEW-YORK TIMES.

 

par James PETRAS.

Mondialisation.ca, Le 5 Août 2008.

Le 18 Juillet 2008, le New-York Times a publié un article de l'historien Juif Israélien, le Professeur Benny MORRIS, recommandant une attaque Israélienne Nucléaire génocidaire contre l'IRAN avec la possibilité de tuer 70 Millions d'Iraniens – 12 fois le Nombre de victimes Juives de l'Holocauste Nazi


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-34940220.html


Comme je l'ai démontré dans plusieurs articles,
les propos du Président iranien ont été déformés,

Par contre, de nombreux dirigeants, comme Liberman,
ou des personnalités d'Israël, appellent, eux, ouvertement,
à rayer l'Iran de la carte.

Les médias sont coupables de relayer cet énorme mensonge,
et de travestir la réalité.
Ne soyons pas dupes !

De tels propos conduisent directement au choc de civilisations
juteux pour la pègre bancaire,
et dont les peuples ne veulent pas !

Honte à ce Président qui n'hésite pas à mentir
devant les Ambassadeurs de la France,
pour servir ses desseins va-t-en guerre pro-israéliens !

Eva R-sistons aux mensonges présidentiels
et aux manipulations des Médias corrompus
au service du Nouvel Ordre Mondial criminel

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 18:25
Obama dans les médias menteurs !

Crise systémique : USA, game over

par Gilles Bonafi
Le 18 aout 2009
Mondialisation.ca

Dans mon dernier article Crise systémique : le trou noir j’avais expliqué que les produits dérivés (des métastases selon Paul Jorion) par effet domino, détruiraient l’économie mondiale. Je vais ici m’attarder sur un malade en phase terminale, les USA.

 

En effet, le 30 juin 2008 , l’OCC (Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des banques) déclarait le 30 juin 2008 que les USA possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés (Barack Obama, dernier président des USA) soit un tiers de ces « armes de destruction financière massive » comme dirait Warren Buffet.

 

Ces produits financiers, tel le chat de Schrödinger, sont à la fois vivants et morts, c’est à dire qu’ils ont une valeur lorsque tout va bien, valeur réduite à zéro lors d’une crise majeure comme aujourd’hui. La nation américaine ne s’en relèvera pas. D’ailleurs, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».

 

Nous en sommes donc à la 77 ème faillite bancaire depuis le début de l’année et donc, la FDIC (Le Federal Deposit Insurance Corporation) une agence indépendante du gouvernement fédéral américain qui assure les dépôts des particuliers dans les banques est ruinée.

 

Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS ose dire : « on va voir débouler, sous peu, toute une série de « paquets » de dettes avariées, dont les défauts n'ont pas encore explosé, mais c'est pour bientôt ».

 

Simone Wapler Rédactrice en chef, MoneyWeek, déclarait le 13 août 2009, « La crise financière, loin d'être résorbée, va s'aggraver » (Trois arguments pour une hausse de l'or). Ce « cancer » financier est ainsi en train de détruire l’économie US.

 

Au mois d'octobre 2008, Abderrahmane Mebtoul, un des plus grands économiste algérien me demandait de lui faire une analyse précise concernant les bons du trésor US car, visionnaire, il s'interrogeait alors sur le devenir des USA et donc des placements de l'Algérie. Nous étions arrivés à l'époque à la conclusion que l'amérique était en train de sombrer. Il avait d’ailleurs écrit plus tard « La fin de la primauté du dollar » (EDITORIAL).

 

Ainsi, la Fed ayant déjà racheté 1700 milliards de bons du trésor (elle monétise sa dette, ubuesque !) sera obligée de recommencer cette opération avant la fin de l’année. Krugman chiffrait les besoins des USA à 2100 milliards de dollars pour 2009 dans le New York Times du 9 janvier 2009. Il était donc loin de la réalité et j’avais encore une fois de plus raison car j’avais annoncé le chiffre de 3500 milliards à l’époque : Destruction du dollarExplications 2010 sera pire. La fin du dollar est proche, très proche.

 

Selon le cabinet spécialisé Realty Trac, nous avons eu aux USA un nouveau record des saisies immobilières en juillet et nous sommes passés, là-bas, de 11 000 saisies par jour à 11 600. USA: nouveau record (+7,0%) des saisies immobilières en juillet ...

C’est vrai, la crise est terminée.

 

Plus inquiétant encore, personne ne se pose la question de ce que deviennent la plupart de ces maisons qui ne se retrouvent pas sur le marché de peur qu’il s’effondre. Seul le quotidien San Francisco Gate a osé donner un chiffre qu’il évaluait à 600 000 au mois d’avril. Banks aren't reselling many foreclosed homes.

 

Or, les saisies immobilières battent tous les records depuis, avec une moyenne de 300 000 par mois. Nous avons donc largement dépassé le million de maisons qui ne sont pas mises en vente. Acculés à la faillite, les organismes financiers américains devront se débarrasser de ces biens encombrants, et, à ce moment là, nous assisterons à l’effondrement du marché immobilier US, un cataclysme économique gigantesque !

 

De plus, 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d'avril à juin aux USA : Hausse spectaculaire du nombre de faillites aux Etats-Unis.

Sur le front de l’emploi donc, contrairement à ce que l’on vous dit, les choses ne vont pas mieux. Selon l’AFP, le nombre de nouveaux chômeurs inscrits aux Etats-Unis a progressé lors de la semaine achevée le 8 août » : USA - Hausse des inscriptions au chômage à 558.000.

 

En août il est prévu 600 000 chômeurs arrivant en fin de droits aux USA (26 semaines). Et cela sera valable tous les mois.  Ainsi, le chômage semblera se stabiliser car ils disparaîtront des statistiques.

 

Seize états (bientôt le double) , ruinés, payent maintenant les allocations avec de l'argent emprunté.

"Le système d'assurance chômage avant la récession était aussi vulnérable que la Nouvelle Orléans était avant Katrina," a dit le Représentant Jim McDermott, le Démocrate de Washington. Source : The New York Times 

 

Il faut tout de même le rappeler, 1,5 millions d'enfants étaient SDF aux USA au mois de mars. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970. J’ai d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet que vous pouvez lire sur mon blog (Crise systémique : le chaos).


Que vont devenir tous ces être humains? La rue sera sûrement le chemin tout tracé. Les USA vont donc devenir le pays le plus instable du monde avec une situation sociale totalement explosive.

 

Depuis 2007, le maire de New York a trouvé une solution « miraculeuse » : il paie aux sans-abri des billets d'avion, sans retour, vers la destination de leur choix. «Le maire de New York exporte la pauvreté». Un nouveau concept est né, la délocalisation des pauvres.


Dans les rues on rejoue « Orange Mécanique » et, tous les quinze jours, un SDF décède, agressé par certains pour lutter contre « l'ennui », par « amusement », voire pour « le frisson » : USA/rapport: violence vis-à-vis des SDF : Collectif SDF Alsace. Tel est le bilan publié lundi 10 août par la National Coalition for the Homeless (NCH).

 

Quant au système de retraite, il va totalement s’effondrer car c’est un système basé sur la capitalisation et l’on devra travailler jusqu’à sa mort pour se nourrir (si l’on trouve du travail !) : rapport GAO du 17 janvier 2008

 

Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l'automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. Crise systémique – Les solutions n°4 : régions et monnaies...

 

Le chaos social s’installe donc car, ne l’oublions pas, une crise majeure suit irrémédiablement la même chronologie : Etape 1 : crise financière, Etape 2 : l’économie réelle est sinistrée, Etape 3 : crise sociale. L’exemple le plus connu étant celui de l’Allemagne et de la république de Weimar, nous savons comment cela s’est terminé.

 

Pour l’étape 4, je vous laisse le choix, mais plusieurs options semblent se dégager : une guerre civile avec la mise en place d’une dictature, voire un troisième conflit mondial, au pire les deux (c’est mon avis). Barack Obama sera donc le dernier président des USA tels que nous les avons connus.

 

Ne l’oublions pas cependant, face à la destruction de la nation américaine, il existe une solution politique et monétaire de rechange : la North American Union (lire : Crise systémique : les solutions (n°3 : un nouveau dollar) ...) et surtout la création du grand marché transatlantique (Crise systémique : le chaos, qui ne résoudra pas le problème économique et social.

 

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi tous nos billets en euros possèdent un pont traversant l’Atlantique, vous avez maintenant la réponse.

 

En conclusion, « très peu d'hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et enfin ce qu'ils ont entendu aux informations du soir, et ils finissent par se convaincre qu'il s'agit là de leur opinion personnelle, au point de la défendre ardemment face à d'éventuels contradicteurs. Il suffirait pourtant qu'ils tentent d'observer par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et ils découvriraient le monde tel qu'il est et non pas comme on les conditionne à le voir. »

Nous, les dieux, Bernard Werber, éd. Le Livre de Poche, 2006, chap. 103, p. 429.




http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14822
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 23:01
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 18H08


Le président ZelayaPar Claude Morin - 17 Juillet 2009

« Premier coup d’État en Amérique latine depuis la fin de la Guerre froide », a-t-on tôt fait de proclamer. A-t-on oublié le coup d’État du 11 avril 2002 au Venezuela même s’il dura moins de 48 heures ? Le rapprochement avec la Guerre froide rappelle cependant que plusieurs coups d’État servirent à renverser des gouvernements réformistes ou à contrer les mouvements de revendication.

L’Amérique centrale aura offert au XXe siècle un terreau fertile pour des dictatures militaires ou personnalistes (comme celles d’Ubico, de Carías, de Martínez Hernández sur l’horizon 1930-1945 et surtout celle des Somoza jusqu’en 1979).

L’URSS après 1947, puis Cuba à partir de 1959 servirent d’épouvantails. Les oligarchies et les militaires invoquaient la menace subversive pour s’opposer aux demandes et mouvements réformistes. La lutte contre le communisme servait de prétexte à la répression, à des élections sur mesure. Les États-Unis cautionnaient ou encourageaient la réponse autoritaire.

N’avaient-ils pas mis fin à l’expérience réformiste au Guatemala en 1954 avant d’utiliser ce pays comme laboratoire pour tester des méthodes de lutte anti-insurrectionnelle appliquées bientôt en Asie du sud-est ? Effet de la proximité des États-Unis, les dictatures centre-américaines pouvaient faire bon ménage avec des élections périodiques, des débats parlementaires, la division des pouvoirs. Mais ce vernis ne doit pas faire allusion : l’État de droit n’existait pas.

La République du Pentagone

Dans l’Amérique centrale des dictatures, le Honduras s’est distingué depuis les années 50 comme la « République du Pentagone ». C’est au Honduras que la CIA a organisé une attaque contre le Guatemala dans le cadre d’une guerre psychologique qui devait mener au renversement du gouvernement Arbenz en 1954. C’est du Honduras qu’elle orchestra l’invasion de Cuba en avril 1961.

Les militaires honduriens furent entraînés et armés par les États-Unis. Dès 1957, ils deviennent un acteur politique prépondérant, n’hésitant pas à mettre sur la touche les gouvernements civils. Dans les années 80, Washington fit du Honduras une plate-forme pour sa stratégie d’agression contre le Nicaragua sandiniste et de soutien logistique à l’armée salvadorienne contre le FMLN. Le Honduras ressemblait à un porte-avions.

Washington obligea alors les militaires à remettre le gouvernement aux civils afin de doter le pays d’une façade « démocratique ». La constitution de 1982 est un produit de ce ravalement. Cette façade servait à dissimuler une militarisation de la société. Les militaires profitèrent des largesses qu’apportait leur collaboration aux guerres de l’empire.

Le général Álvarez eut un temps carte blanche pour frapper tout élément jugé « subversif ». Les assassinats et les disparitions s’abattirent sur les organisations populaires. Des manœuvres se déroulaient annuellement en territoire hondurien. La prostitution, les drogues et les maladies vénériennes accompagnaient ces exercices.

Avec la fin de la guerre civile au Nicaragua et au Salvador vers 1991, l’assistance US (1,3 milliard $ entre 1981 et 1987) fondit et le budget national en fut affecté. La démilitarisation se heurta à une résistance chez ceux qui avaient profité politiquement et économiquement du conflit. La criminalité connut une escalade ici comme au Salvador. Quantité de soldats se recyclèrent dans le trafic des narcotiques et les sales besognes.

Les élites honduriennes ont fait preuve de myopie et n’ont pas assumé leurs responsabilités sociales. Le Honduras a incarné jusqu’à la caricature la « République bananière » ouverte à toutes les ingérences et à la corruption. Une longue tradition de servilité et de vassalité forme le tissu de son histoire.

Que de fois les élites honduriennes ont pensé assurer leur prospérité en s’associant à des intérêts étrangers qui ne voyaient dans ce pays qu’un peuple indolent et des richesses à exploiter. Après avoir pensé offrir un territoire pour construire un canal interocéanique, les élites virent dans la banane le produit qui allait faire la richesse du pays. Les sociétés étrangères se disputaient des concessions et appuyaient des partis politiques rivaux ou des dictateurs pour obtenir des faveurs.

L’assistance est devenue par la suite la nouvelle vache à lait, favorisant des enrichissements plus ou moins licites, voire la corruption la plus éhontée. Si cette source rapporte désormais moins, elle n’a pas disparu.

Parallèlement, le Honduras a multiplié les concessions pour attirer des usines de sous-traitance, des sociétés minières (y compris du Canada) et des sociétés forestières. Les possédants ont démontré une attitude défensive face aux demandes sociales. Plus de la moitié de la population vit en-deçà du seuil de pauvreté. Le pays occupe le 114e rang mondial pour l’indice de développement humain.

Le parcours de Zelaya

Le président Manuel Zelaya est issu de l’élite. Son épouse est la fille d’un général qui occupa la présidence. Son père a même été mêlé à l’assassinat de deux prêtres et de 15 militants paysans dont les cadavres furent trouvés en 1975 sur la propriété familiale Los Horcones.

Industriel forestier et éleveur, il accéda à la direction d’associations patronales. Élu député en 1984, il a occupé plusieurs postes dans des gouvernements libéraux. Il appartenait à la faction progressiste du parti libéral et fut chargé de la direction de programmes sociaux.

Candidat à la présidence en 2005, il avait fait campagne en promettant de s’attaquer sérieusement à la pauvreté par divers programmes. Son concept clé était le « Pouvoir citoyen » : il entendait encourager la participation. Sa victoire, très serrée, fut acquise après un long imbroglio sur les résultats et malgré un taux de participation de 46 %.

Si l’on pouvait lui attribuer une certaine sensibilité progressiste qui le démarquait au sein de sa classe et des partis politiques, c’est dans l’exercice du pouvoir qu’il allait se révéler. Ce faisant, il répondait à une mobilisation croissante de la société civile.

Il adopte une série de mesures sociales favorables à l’éducation et aux travailleurs, dont une hausse de 60 % du salaire minimum, à l’alimentation populaire et aux transports publics. Certaines de ces mesures indisposent le patronat.

Le président se rend accessible aux petites gens. Mais surtout il développe des relations avec le président Chávez. Un accord avec Petrocaribe permet au Honduras de différer de 25 ans les paiements sur la moitié du pétrole qu’il achète et d’utiliser les fonds ainsi économisés pour financer des programmes sociaux. Et il adhère en août 2008 à l’Alternative bolivarienne pour les Amériques.

Cette décision, pourtant bientôt sanctionnée par un vote du Congrès, divise l’opinion. Il devint clair pour les Honduriens que Manuel Zelaya glisse à gauche, d’autant plus qu’il se rend à Cuba et y rencontre Fidel Castro en mars dernier.

En même temps que les élites dénoncent ce virage, les mouvements sociaux connaissent une nouvelle vigueur et font entendre leurs revendications. Des regroupements voient le jour (COPINH, Bloque popular, Unificación democrática, etc.). Cela ne fait pas de Manuel Zelaya un « socialiste ». Tout au plus ressemble-t-il à Jacobo Arbenz.

Il cherche à libérer son pays de la tutelle états-unienne, mais sans envisager une rupture. Il ancre le Honduras dans des alliances régionales et latino-américaines. Ses discours se chargent de propos critiques à l’endroit de l’impérialisme et du capitalisme. S’adaptant aux vents nouveaux, rompant avec plusieurs politiques néolibérales des gouvernements antérieurs, il inscrit son action dans une volonté de rendre effective la participation citoyenne, d’approfondir la démocratie.

Dans un pays aussi conservateur, avec ce passé de servilité et d’oppression, Manuel Zelaya a fini par déranger tous les puissants. Les élites ne se reconnaissent plus dans l’homme. Les attaques fusent, les médias se déchaînent, les positions se durcissent.

Dans la consultation annoncée pour le 28 juin – sur l’opportunité d’ajouter une quatrième urne lors des élections générales du 29 novembre prochain – elles ont vu une manœuvre destinée à leur opposer l’opinion publique et à conférer une légitimité à la campagne en faveur de la convocation d’une assemblée constituante.

Tous les pouvoirs se sont alors ligués contre Zelaya : le Congrès (y compris son parti), la Cour suprême, l’Église, les médias, les forces armées. Même si la consultation n’était pas contraignante et ne pouvait être assimilée à un referendum, ils n’ont pas voulu courir le risque d’être mis en minorité par le « peuple ». Ils ont prétendu que Zelaya cherchait par ce moyen à arracher un second mandat, ce qu’interdit la constitution de 1982.

Le véritable enjeu était l’élaboration d’une nouvelle constitution pour fonder un Honduras réellement démocratique. À court terme, une constituante peut fournir l’occasion à des débats qui font avancer la participation citoyenne. La procédure peut se transformer en une école. Le projet pouvait permettre aux organisations populaires et indigènes de faire entendre leurs voix.

Voilà pourquoi elles appuyaient massivement la démarche qui était déjà endossée par 500 000 signatures. Plusieurs regroupements s’étaient formés pour soutenir l’initiative qui avait porté ses fruits au Venezuela, en Bolivie et en Équateur.

La société civile n’avait eu aucun rôle dans la rédaction de la constitution de 1982 ni dans son approbation. Cette constitution ne prévoyait aucune consultation populaire. Ses rédacteurs appartenaient aux deux partis qui se sont partagé le pouvoir depuis plus d’un siècle, des partis régulièrement fragmentés par des ambitions personnelles, des instruments de clientélisme, des partis qui n’ont toujours pas vocation démocratique.

Je ne suis pas juriste, mais je crois que la Cour suprême a fait une lecture limitative et éminemment politique de la constitution afin de proclamer le caractère illégal de la consultation. Tous les autres corps se sont servis de cette décision pour justifier leur action contre le président Zelaya. Tous ont travaillé de concert.

Les militaires ont utilisé la force pour arrêter le président et l’exiler au Costa Rica. Ils ont prétendu agir au nom des instances juridiques. Le Congrès s’est ensuite réuni. Il a rendu publique une lettre datée du 25 juin par laquelle Zelaya avait signifié sa démission invoquant la polarisation du pays et des raisons de santé. À l’évidence il s’agissait d’un faux fabriqué. Puis il a désigné son président, Roberto Micheletti, comme successeur, celui-là même qui avaient vu ses ambitions présidentielles frustrées par son propre parti.

Les apparences étaient sauvegardées : la Cour suprême statuait sur l’illégalité de l’action présidentielle, le Congrès destituait le président, élisait un successeur et les militaires laissaient le pouvoir aux civils. L’alliance civilo-militaire avait bien fonctionné.

Les médias ont également joué leur rôle. Après avoir chauffé l’atmosphère dans une campagne anti-Zelaya, ils s’imposaient un blackout complet sur le coup avant de se faire les porte-parole du nouveau régime. Les médias favorables à Zelaya ont été exclus des ondes. Niant la réalité du coup d’État, brandissant la sanction juridique, tous les pouvoirs ont voulu faire croire à une « succession constitutionnelle ».

L’inspiration vénézuélienne

L’innovation se trouve du côté de la Cour suprême et du Congrès. Pour le reste, le scénario hondurien s’inspire du coup d’État du 11 avril 2002 au Venezuela : la capture du président par les militaires, la fausse démission, le blackout médiatique. Chávez et le Venezuela servaient d’épouvantail pour discréditer Zelaya et son projet.

La parenté dépasse la simple imitation. L’oligarchie vénézuélienne a fait cause commune avec son homologue au Honduras. À défaut de faire tomber Hugo Chávez au Venezuela, elle voulait le vaincre à l’étranger. En identifiant Zelaya à Chávez, elle a cru prendre sa revanche. Ses partis et ses médias n’ont donc pas dénoncé le coup, bien au contraire. On peut comprendre dans ce contexte que le président Chávez se soit engagé avec une grande vigueur verbale à défendre Zelaya et à vilipender les putschistes.

Cette collaboration entre les deux oligarchies pourrait expliquer que les élites honduriennes se soient complètement illusionnées quant à la viabilité de la solution retenue. Leur haine envers Chávez a été attisée par les invectives de ce dernier à l’endroit de ceux qui s’opposaient à l’accord avec Petrocaribe et qui ont dénoncé l’adhésion du Honduras à l’ALBA.

L’importance du facteur externe explique que les putschistes aient visé également Patricia Rodas, la ministre des Relations extérieures, rudoyée et expulsée au Mexique et qu’ils aient menacé les ambassadeurs du Venezuela et de Cuba.

La droite aux États-Unis (au Congrès, dans les médias) et la droite en Amérique latine soutiennent les putschistes. Elles ne voient en Zelaya qu’un allié de Chávez qu’elles diabolisent. Cette solidarité de classe n’est pas étrangère non plus à la position ambiguë, du bout des lèvres en somme, qu’a adoptée le gouvernement canadien à l’endroit de Zelaya. Rappelons que plusieurs sociétés minières canadiennes sont présentes au Honduras.

Mais à la différence de ce qui s’est passé au Venezuela ce n’est pas d’abord la rue qui peut remettre Manuel Zelaya au pouvoir. Les organisations populaires n’ont pu se mobiliser comme elles le firent au Venezuela. Des ordres de capture ont été émis contre les dirigeants (plus de quatorze) ainsi que les ministres du gouvernement Zelaya. Beaucoup se sont réfugiés dans des ambassades, ont fui le pays ou se sont mis à l’abri. Le couvre-feu a été proclamé.

Les partisans de Zelaya défient avec un grand courage les putschistes en tenant des manifestations. Les forces de sécurité ont occupé les lieux de pouvoir et la répression s’abat avec des arrestations, des blessés, des morts. Zelaya n’a pu disposer, à la différence de Chávez, de la loyauté de militaires. La division n’est pas (encore) apparue au sein des forces armées.

Ce qui aura fait la différence dans le cas du Honduras aura été la réprobation unanime et immédiate du coup d’État par tous les gouvernements d’Amérique latine et par diverses instances régionales (ALBA, Groupe de Rio, UNASUR, etc.). L’Organisation des États américains n’aura pas hésité cette fois à condamner le coup d’État et aura déployé des efforts pour rétablir l’ordre constitutionnel.

La nouveauté réside également dans l’attitude des États-Unis. L’administration Obama n’a jamais reconnu les putschistes. Le Département d’État a vite dénoncé le caractère illégal de la destitution. Le président Obama, après s’être limité à exprimer sa « vive préoccupation », a reconnu que Manuel Zelaya était le seul président légal. Puis les États-Unis se sont associés à la résolution de l’ONU réclamant la restauration de Zelaya dans ses fonctions.

Cela ne veut pas dire que certaines instances états-uniennes n’aient pas contribué à la crise. On voit mal l’état-major et les officiers formés dans les écoles militaires du Pentagone s’aventurer dans cette opération sans en discuter au préalable avec les représentants du Pentagone sur place (la base de Soto Cano abrite 500 militaires états-uniens).

USAID financent plusieurs programmes au Honduras. Certaines agences ont servi ailleurs de bras civil à des opérations de propagande, de formation et de subversion. Ainsi dans une entrevue à CNN, dimanche matin, la directrice locale du groupe « Paix et Démocratie » défendait le caractère légal de l’opération en cours.

La rumeur d’un coup d’État a couru dès le 24 juin. Qu’a fait l’ambassadeur pour dissuader les putschistes de recourir à cette solution ? Des précédents nous rappellent que les instances états-uniennes, surtout dans une situation de tensions ou de crise, ne fonctionnent pas à l’unisson. Les États-Unis gardent plusieurs fers au feu et leurs représentants agissent suivant plusieurs scénarios.

Une crise à résoudre

Le coup d’État est condamné à l’échec. La communauté internationale a démontré un soutien unanime au président Zelaya, isolant ainsi les putschistes. L’esprit des résolutions était que son retour se fasse sans conditions préalables. Or le régime illégal tient tête à la communauté internationale et aux manifestations internes d’appui au président déchu. Pour combien de temps ? Comment ramener les putschistes à la raison ?

Les pressions multiples et combinées devraient servir à ramollir leur folle détermination. Ainsi le Venezuela a coupé ses livraisons de pétrole, les pays voisins ont fermé leurs frontières, plusieurs pays ont rappelé leurs ambassadeurs. Les États-Unis ont suspendu certaines formes d’assistance, mais disposent de plusieurs leviers décisifs : les mettre en action démontrerait la solidité de leur engagement en faveur d’un retour à l’ordre constitutionnel.

On voit mal dans les circonstances comment le régime pourrait se maintenir longtemps au pouvoir. Les patrons ne cachent plus que le boycottage fait mal. Les putschistes, faute de reconnaissance, ne peuvent débloquer la situation à leur avantage. Les firmes de relations publiques ne pourront leur conférer une légitimité.

Zelaya peut-il, pour sa part, tenter d’entrer au pays sans s’exposer, lui et ses partisans, à la brutalité et à d’autres pertes de vie ? Un accord préalable est indispensable. Il pourrait prendre la forme d’une amnistie réciproque. Le président du Costa Rica, Óscar Arias, a offert ses bons offices. Les parties ont accepté d’engager le dialogue en présence du médiateur, mais ont refusé jusqu’à ce jour de négocier. Chaque partie campe sur ses positions et prétend agir dans le cadre de la constitution.

Il faut donc croire que Manuel Zelaya sera restauré dans ses fonctions. Il a déclaré en conférence de presse à New York qu’il n’accepterait pas un second mandat. C’était un argument massue de la désinformation entourant l’opposition à la consultation. Les médias ont colporté ce mensonge.

Le président Zelaya reviendra dans un pays encore plus polarisé. Le coup d’État aura mobilisé une partie de la société contre l’autre, aura radicalisé le mouvement social. Face à tous les pouvoirs qui l’ont rejeté, quel pouvoir effectif détiendra-t-il d’ici janvier 2010 ? Jusqu’où voudra-t-il et pourra-t-il aller dans l’exercice des prérogatives présidentielles qui sont fort grandes en vertu même de la constitution et des pratiques latino-américaines ? Un candidat à la succession pourra-t-il poursuivre l’œuvre entreprise ? Ou le Honduras oligarchique aura-t-il stoppé pour un temps cette marche vers un Honduras moins inégalitaire, plus démocratique ?

L’enjeu dépasse le Honduras. La consolidation du régime issu du coup d’État enhardirait tous ceux qui à droite rêvent en Amérique latine et aux États-Unis de renverser les gouvernements de gauche. La droite fanatique, oligarchique ne peut tolérer que les mouvements populaires utilisent les urnes pour s’inscrire dans une dynamique du pouvoir. Puis restent mobilisés pour défendre et élargir les conquêtes qu’ils ont réalisées. La cause des Honduriens devient la cause de tous.

Références :

Il y a plus de trente ans que je m’intéresse à l’histoire de l’Amérique centrale et que je suis, avec une intensité certes variable, l’évolution de la situation dans la région ainsi que dans chacun des pays. J’ai consacré à la région une vingtaine d’articles de diverses natures, des chapitres dans des ouvrages collectifs, une douzaine de comptes rendus. J’en ai fait l’objet de plusieurs conférences et causeries.

Pour qui voudrait lire sur cette région et sur le Honduras, je recommande deux livres. James Dunkerley, Power in the Isthmus : A Political History of Modern Central America (London, Verso, 1988) offre une analyse régionale des processus qui se sont déroulés dans les cinq pays depuis le XIXe siècle. Alison Acker, Honduras : The Making of a Banana Republic (Toronto : Between the Lines, 1988).

Je fonde mon analyse de l’actualité pour des dépêches et des articles de la presse internationale et hondurienne (AFP, Agencia Bolivariana de Noticias, Prensa Latina, IPS, Reuters, La Prensa, New York Times, etc.). On trouvera un exposé assez détaillé (et critique) de la carrière de Manuel Zelaya sur le site d’une fondation catalane consacrée aux relations internationales : http:// www.cidob.org/es/documentacion/biografias_lideres_politicos/america_central_y_caribe/honduras/manuel_zelaya_rosales (consulté le 6 juillet 2009). http:// lautjournal.info/default.aspx ?page=3&NewsId=1684


Source: Comité Valmy

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5294

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 19:56

Nous voici encore à l'heure de l'apéro du GIEC, cette instance internationale faite d'experts en tout, en tout sauf en climatologie, visiblement.

Au menu, l'éternel Rocard avec glace et gros mensonges médiatiques basés sur des projections informatiques ( les projections informatiques sont comme un shaker, le résultat obtenu dépend exclusivement de ce que vous y mettez au départ ).

Mettons nous tous à table, une bonne rigolade nous attend...

Visiblement, Michel Rocard (ex-premier Ministre, Ambassadeur des Pôles et Président de la CCE ) s'exprime à la fin de ce doux moment poétique, hier, à 8h41, sur France Inter :

"
Le principe c'est que... la terre est protégée de radiations excessives du soleil par l'effet de serre, c'est à dire une espèce de protection nuageuse, (euh)... enfin protection .....gazeuse, qui, dans l'atmosphère, est relativement opaque aux rayons du soleil et quand nous émettons du gaz carbonique ou du méthane ou du protoxyde d'azote -un truc qu'il y a dans les engrais agricoles-, on attaque ces gaz. On diminue la protection de l'effet de serre et la planète se transforme lentement en poêle à frire. Le résultat serait que les arrières petits enfants de nos arrières petits enfants ne pourront plus vivre. La vie s'éteindra à 7-8 générations, ce qui est complètement terrifiant.
Alors pour faire ça, il faut diminuer ce qu'on émet comme oxyde de carbone (sic !) et on a commencé à attaquer les grandes ....sources qui sont la production d'électricité et les productions comme les ciments etc..."

Merde, le Rocard était trop dosé, il a confondu l'effet de serre avec la couche d'ozone... Il a juste 20 ans de retard. Mais bon, ne soyons pas trop sévère, c'est souvent que l'heure de l'apéro est sujet à une douce mélancolie où les bons souvenirs sont édulcorés par les vapeurs hilares et pétillantes.

N'empêche que, Michel, tout de même, en Ambassadeur des Pôles, tu aurais dû mettre un peu plus de glace. Je ne sais pas qui sont tes conseillers, je ne sais pas si sucer la glace, c'est pomper, mais lorsqu'on rentre dans le jeu de la propagande médiatique, il faut que ce soit gros, certes, plus c'est gros, plus ça passe. Mais là, c'est gigantesque...

Ca passe aussi?... Visiblement, les arguments à côté de la plaque, oui, les taxes qui vont avec, un peu moins.

Faut dire, Michel, que c'est pas difficile. Tu regardes les
mesures de CO2 ( ce que nous rejetons en respirant, entre autre, et non CO, très toxique) :


Ensuite, tu regardes les
températures globales terrestres :


Tu nettoies bien tes lunettes, Michel et tu me dis si tu vois une quelconque corrélation entre ces deux tableaux. Tu me dis si tu vois une quelconque montée progressive de la température comme promise par le GIEC, à l'instar de la montée progressive du CO2.

Puisque je t'aime bien, Michel, puisque tu nous as tous invités à l'apéro et fait franchement rigoler avec ta taxe carbone ( c'est un rire jaune, normal ), je vais te montrer deux petits graphiques pour éclairer ta lanterne. Le premier, c'est la corrélation entre l'effet d'El Nino ( en foncé ) et les température de la basse troposphère ( en clair ).


Source

Là, Michou, on peut parler d'une certaine corrélation, si ce n'est une corrélation certaine. Puis, je vais te montrer la corrélation entre température de l'hémisphère Nord et activité solaire :



Source

Voilà, Michel, l'apéro est bientôt fini, tu retournes au boulot, tu vires tes conseillers et tu en prends des sérieux, des compétents, ça t'évitera de dire de telles conneries à la radio. Et ta taxe carbone, celle qui sera intégralement compensée ( on va créer de nouvelles taxes pour en baisser d'autres, Mouarf, c'est la meilleure celle là ), tu sais ce que tu en fais de ta taxe carbone, hein?

Dans ton C..

Fais pas la gueule, Michel, c'est pour rire.

Allez, à la tienne!




Un article beaucoup plus sérieux sur le même sujet,
ICI. Sur ce même site, trouvez toutes les données scientifiques ( elles ), sur le climat.


http://changementclimatique.over-blog.com/article-34345630.html

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