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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 00:01

 

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Benoît ou le triomphe du journalisme courtisan

Par eva R-sistons

 


J'ai vraiment découvert Benoît Duquesne en 2005, lors du Référedum français sur le Traité établissant une Constitution pour l'Europe. Il interviewait chaque jour des personnalités des différents Partis Politiques. Tout se passait bien. Jusqu'au jour où l'invité fût... Nicolas Dupont-Aignan, très critique vis-à-vis de ce Traité, très offensif et très convainquant. Patatra ! Le journaliste perdit contenance et se fendit même de quelque chose comme "oh non, vous allez trop loin" ! Son Journal changea alors, et il prit toutes les précautions possibles... pour écarter les invités imprévisibles et pour que les Français soient désinformés, votent "comme il faut" (c'est-à-dire pour l'Europe), en tordant la réalité pour les convaincre.

 

Le temps à passé. En zappant, ici ou là, je suis tombée sur le sieur en question. Pas longtemps, car toutes ses émissions étaient des chefs-d'oeuvre... de désinformation, de propagande la plus énorme pour que les Français ne s'écartent surtout pas de la Pensée Unique mondialiste. Du grand, du très grand journalisme courtisan ! A tel point que dès que la frimousse du journaleux apparaissait, je changeais de chaîne.

 

Hop là ! Par hasard, je suis tombée sur sa dernière émission, concernant le plus triste sire de France, à l'origine des plus grandes tragédies humaines de notre temps : Le sayan BHL, promoteur de guerres iniques, illégitimes, sauvages, détruisant des pays comme la Libye, si prospère (1). Et là, je n'ai jamais eu autant envie de vomir devant mon écran. Tout était fait pour flatter, encenser le misérable bonhomme, celui qui devrait se retrouver depuis longtemps devant la CPI. J'ai d'ailleurs manqué m'étouffer en entendant B.Duquesne évoquer Malraux à son égard ! Là ce n'était plus du journalisme courtisan, mais une abjecte falsification de la réalité (2). Voir transformer un criminel de haut vol au seul service des intérêts de l'entité sioniste voyou Israël, en grande figure de l'Histoire de France comme Malraux, est une des choses les plus insensées, horribles, révoltantes, qui soient. Et cela a scandalisé beaucoup d'honnêtes gens ! Notre Presse est d'ailleurs si servile, elle aussi, qu'elle a relayé l'extrait évoquant Malraux au sujet du personnage le plus immonde de France. Et on s'étonne, après, que la Presse française soit considérée comme la pire d'Europe, "lanterne Rouge" ?

 

Lorsque la mort du journaleux B. Duquesne a été connue, le lendemain de la diffusion de l'horrible reportage de cour sur BHL, cela a été la curée sur les Réseaux Sociaux. J'y suis allée aussi de mon tweet, de la même veine irrévérencieuse : "Le tueur en série a sévi de nouveau. B. Duquesne est sa nouvelle victime...".

 

Ceux qui ont une haute idée de la fonction de journaliste, professionnel scrupuleux, neutre, courageux, n'ont pas versé une larme sur la disparition de M. Duquesne.

 

Eva R-sistons (Chantal Dupille)

 

 (1) Mon article très documenté sur le VRAI Kadhafi :

- Libye : Le vrai Kadhafi, un grand réformateur sauvagement assassiné

 

 

(2) Morceaux choisis :

 

"BHL est l'icône du pouvoir médiatique, Il arrive sans drapeau - il est lui-même le drapeau.  Le philosophe se rend indispensable au Pouvoir.  Il a un grand talent persuasif, son premier coup d'éclat est à Serajevo, c'est un intellectuel de combat comme Hemingway, Malraux.  Son couple fascine il est riche, beau, célèbre. Il aime avoir une influence.  En Libye il est à l'apogée de son savoir-faire.  Nicolas Sarkozy qui voulait peser sur l'Histoire célèbre sa victoire.  Une vie témoignage qui rend vie à des milliers de morts.  Une voix vibrante à Kiev un peu aux accents gaulliens,  il est la conscience des politiques, une grande voix,  il n'y a pas beaucoup d'hommes comme ça.  Ses engagements marqueront l'Histoire pour rejoindre le Panthéon des journalistes engagés... ". Le sommet du mensonge courtisan et communautariste, un sioniste célébrant un sioniste ! Et le criminel N°1 de France, BHL, ajoute : " Je fais BON usage du pouvoir, je ne regrette rien..." !  Comme dit Alain Jules, il est fou ! (§)

 

(§)

FAUT-IL INTERNER BHL ? Vidéo: Voici son numéro de .

 

 

Voir aussi cet article très virulent :

Benoît Duquesne abattu par BHL ?


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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 13:12

 

13/07/2010

Pujadas, homme de mien élyséen

pujadas-david

David Pujadas

Le chef de l’Etat est interviewé durant une heure par David Pujadas pour France  2…

 

 

Dehors les journaleux comme Pujadas !

Par eva R-sistons

 

 

Bonjour


je ne m'étendrai pas sur le sujet, j'ai souvent parlé de Pujadas, et un jour je ferai un article spécial sur tous ses manquements à la déontologie.

 

Il y a d'autres journaleux comme lui, mais il est le pire.

 

Tout, avec lui, n'est que propagande pour l'Europe des banksters, l'ultra-libéralisme sacrifiant les populations avec l'austérité imposée, la réduction du coût du travail, les emplois précaires, l'expatriement des chômeurs etc (Le presstitué Pujadas compare toujours avec les pays du "moins-disant"), le Nouvel Ordre Mondial, les guerres impériales et impérialistes, entre autres. Manichéisme garanti : Vive l'ami américain et ses rêves, jolie couronne d'Angleterre et gentils moines du Thibet...  haro sur les "dictateurs" russe, iranien, syrien, chinois, cubain, vénézuelien etc, et puis souffrances des Juifs, les Palestiniens n'existent pas, les Musulmans sont dangereux, etc, etc.

 

Et cette caricature de journaliste qu'est Pujadas Laisse d'Or du journaliste le PLUS servile (à israël, à l'Occident, aux lobbies, à l'Oligarchie...), va jusqu'à faire une propagande éhontée pour le gaz de schiste !

 

Et il va jusqu'à discréditer les résistants, après la mort de Hessel détesté par les ultra-sionistes !


Comment sur France2 (Pujadas) on déconsidère la Résistance..

 

Alors, je pose solennellement la question : Le Service public peut-il, avec nos sous, financer grassement de faux journalistes vrais propagandistes pour des causes (austérité, guerres, gaz de schiste, etc, etc) contre les peuples ?

 

Et plus généralement, jusqu'à quand tolèrerons-nous que les Médias soient orchestrés par les Sayanim, les agents de Tel-Aviv et de ses politiques anti-populaires, prédatrices, criminelles ?


Il est temps de se poser les VRAIES questions. Comme celle, justement, de cet article : Jusqu'à quand l'impunité ?

Les journalistes, instrument clé dans la guerre - Jusqu'à quand l'impunité ?

 

Et qu'attend-on pour exiger le départ de ces faux journalistes-vrais propagandistes au service des oligarchies criminelles ?

 

Eva R-sistons (Chantal Dupille)

 

 

David Pujadas reçoit sa laisse d’or

jeudi 15 juillet 2010, par Comité Valmy


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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 23:30

 

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Pujadas, sayanim roi des laquais

Par eva R-sistons

 

En écrivant cet article, je regarde la télévision, je zappe. Me voici sur "Place aux idées" de P. Poivre D'Arvor - spécial Europe. Débat ? Idées ? Pas du tout ! A chaque instant, même lorsqu'il s'agit de juguler la crise, ou l'austérité pour les peuples, un seul slogan, avec l'Invité Jean-Claude Trichet : Plus d'Europe, aller plus vite, aller plus loin ! Et on appelle ça de l'information... il s'agit en fait de propagande pour l'horreur européenne § fatale aux peuples ! C'est tout simplement scandaleux, c'est du bourrage de crâne pour que finalement la situation en Grèce (profitable aux banksters) soit celle de tous les pays européens, bref c'est du conditionnement pour nous préparer à accepter la dictature du Nouvel Ordre Mondial !

 

§ :

L'horreur européenne, colère d'eva - R-sistons vidéo 12  
13:30

L'horreur européenne, colère d'eva - R-sistons vidéo 12

 

Le sayanim Pujadas n'est pas un journaliste au sens d'informateur neutre, impartial, honnête, mais un valet des Lobbies (propagande éhontée pour le gaz de schiste, par ex), de l'Oligarchie militaro-financière en faisant l'apologie de la Droite, du moins-disant social, de la flexibilité, de la "nécessaire" austérité, de l'Europe de la "paix", des guerres pour la "démocratie", du "rêve" américain, de la protection des citoyens juifs, ou même des Tibétains pour le compte de la CIA, etc, et en diabolisant l'Islam, Bachar-el-Assad, l'Iran, la Russie de Poutine, la Chine, Cuba, Chavez, et j'en passe. Et surtout, ce pseudo journaliste, clairement très sioniste, est pour moi au service des intérêts israéliens. Il fait donc la promotion des hommes choisis par le CRIF pour diriger la France : En particulier Copé (interviewé en pleine compétition politique contre François Fillon) afin de le mettre en avant, de "booster" sa candidature. A l'inverse, l'ancien Premier Ministre est invité ce mardi soir au Journal du 20 h pour... être ridiculisé, car le travail de Pujadas, sur une Chaîne publique et avec l'argent des contribuables, consiste à promouvoir la Droite contre la Gauche, les guerres impérialistes contre la paix, et dans ce cas, les candidats agréés par le CRIF, c'est-à-dire des Sayanims (comme lui) plutôt que des Français bien de chez nous, comme Royal, Aubry, Duflot ou Fillon !

 

C'est un détournement de la télévision à des fins de pure propagande servant en définitive les intérêts d'israël.

 

Au 20 h de ce mardi, Pujadas a tenté de décrédibiliser Fillon, de le ridiculiser, de le faire passer pour une girouette, ou un indécis ne sachant pas s'il doit se présenter ou pas lors de l'élection du dirigeant de l'UMP. Ce n'est pas du journalisme, c'est de la vomissure sur notre dos, au détriment de la France, et avec l'argent des contribuables ! Cet homme n'a rien à faire sur nos écrans, il est l'ennemi de la Vérité, de l'Information, des intérêts de notre pays et des Français puisqu'il est juste là pour promouvoir les intérêts de l'Oligarchie, de la Droite la plus atlantiste et sioniste, du libéralisme militaro-financier, de l'Europe des banksters, et d'une façon générale, des intérêts de Tel-Aviv (Je le répète, DERNIER exemple, mardi 19.12 en tentant de déstabiliser Fillon - donc au profit du candidat du CRIF, J.F. Copé, qui est au service d'israël comme DSK, Valls, Fabius, Delanoë-Hidalgo, ou même Hollande menant la guerre CONTRE la Syrie avec des Salafistes terroristes pour ensuite "offrir" le pays aux adeptes du Talmud !).

 

Alerte ! Sayanim aux commandes de la désinformation

 

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Et c'est aussi le même Pujadas qui a consacré toute une émission Des Paroles et des Actes à Manuel Valls pour lui permettre de se justifier, de se mettre en valeur, et de préparer l'opinion à l'accepter, lui foncièrement réactionnaire et ultra-autoritaire, à représenter la France de gauche à la prochaine présidentielle et une fois élu, à tuer définitivement au PS tout ce qui reste de gauche, de social, de progressiste.         

 

POLITIQUE – Il est, et de loin, le plus populaire des membres du gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Pour la troisième émission de la saison, le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, était l'invité de "Des paroles et des actes", jeudi 6 décembre sur France 2.

Apprécié aussi bien par les sympathisants de gauche (72% d'opinions positives selon le dernier baromètre Ifop) que par une large majorité des sympathisants de l'UMP (64%), Manuel Valls voit son nom régulièrement cité pour remplacer, en cas de besoin, Jean-Marc Ayrault à la tête du gouvernement.

http://www.francetvinfo.fr/manuel-valls-est-l-invite-de-des-paroles-et-des-actes-sur-france-2_181723.html

 

Regardez comment le sayanim Pujadas présente le sayanim Valls: Comme "le plus populaire et le plus apprécié" (Rappel: Primaires socialistes, c'est lui qui a eu le moins de voix !), avec comme le souligne Ségolène Royal, "des sondages bidons", sur mesure pour conditionner l'opinion à accepter les hommes choisis par le CRIF, et en l'annonçant déjà comme possible "futur remplaçant d'Ayrault" ! Il est vrai que les rusés et habiles agents d'israël se sont arrangés pour rapprocher Valls du premier cercle du pouvoir, via l'épouse de cet Espagnol (opportunément naturalisé Français) devenue l'amie personnelle de la petite copine de Hollande, Valérie Trierweiler.

 

Pujadas reçoit la Laisse d'or du journaliste le plus servile

Lire l'article ici : http://www.comite-valmy.org/spip.php?article754

ou voir plus bas

 

Ce n'est plus du journalisme, c'est de la propagande, c'est de la prostitution, et c'est une insulte à la profession comme une menace pour nos intérêts.

 

Nous ne pouvons pas continuer à laisser des sayanims nous manipuler et nous dire ce que nous devons penser, ou choisir !

 

Eva R-sistons

 


 

La Fabrique de l\'opinion publique. La politique économique des médias américains - Edward-S Herman, Noam Chomsky..

 

Communiqué

David Pujadas reçoit sa laisse d’or

jeudi 15 juillet 2010, par Comité Valmy


 

Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le présentateur du journal télévisé de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France Télévisions, une délégation l’attend sur le trottoir pour lui remettre le trophée le plus convoité du Parti de la presse et de l’argent (PPA) : la Laisse d’or.


L’objet, composé d’un collier en métal robuste et d’une lanière en cuir véritable, avait été acheté le jour même dans une quincaillerie parisienne et enduit d’une fine mais alléchante couche de peinture dorée. Une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté, selon son fabricant, du pouvoir d’« attirer la poussière » complétaient la panoplie.

En décernant ce kit au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [1] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, Huit journalistes en colère (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. »


La cérémonie fut brève mais solennelle. Au moment où le journaliste « en colère »s’apprête à enfourcher son scooter, le comité des fêtes surgit d’un arrêt de bus pour l’acclamer, le couvrir de confettis et lui enrouler sa laisse autour du cou (qu’il a fort bas). Le récipiendaire ne cache pas son émotion, laquelle redouble lorsque ses hôtes entreprennent de dorer intégralement son scooter en le vaporisant de peinture aérosol. « Vive le laquais du Siècle ! Vive le roi des laquais ! », exulte la foule en liesse, cependant que la monture du présentateur se métamorphose en carrosse royal (voir photo).


Sans doute intimidé par cette profusion d’hommages, et soucieux manifestement d’y convier les vigiles, David Pujadas prend alors ses jambes à son cou pour s’engouffrer dans l’immeuble de France Télévisions, où le sas de sécurité le retient une bonne trentaine de secondes, le temps pour l’assistance de se disperser dans la bonne humeur. On le verra ensuite donner l’ordre aux vigiles de recouvrir la selle plaquée or de son carrosse d’une bâche en plastique. Après quoi il grimpera dessus et quittera fièrement les lieux dans une explosion de dorures et de vrombissements.


David Pujadas n’a pas souhaité donner plus de retentissement à son embouffonnage. Mais que le public se rassure : les images de la scène figureront dans le prochain film de Pierre Carles…


LE PLAN B, samedi 3 juillet 2010

Notes

[1] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés » sur le site d’Acrimed, http://www.acrimed.org/article3132.html.

 

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Lundi 17 décembre 2012

Les peuples vaincront les impérialisme et l'oppressionLa dangerosité de l’État d’Israël apparaît comme une évidence. Les exactions commises soit directement par lui, soit par des alliés ou des mercenaires nous le rappellent quotidiennement. La presse du régime, dans une vaste entreprise de diversion, ne cesse de mettre en avant le programme nucléaire iranien, sans dire que Téhéran a toujours manifesté son intention de ne pas détenir l’arme atomique… mais sans dire non plus que l’État sioniste détient, lui, quelque quatre-vingts têtes nucléaires (rapport 2009 du SIPRI) et que sa capacité de production de matières fissiles ne cesse d’être développée.

 

En l’état actuel des connaissances militaires, on estime à 2.000 km la portée des missiles (classiques) que détient la République islamique, alors que celle des missiles d’Israël est estimée à 4.500 km. Toute l’Europe (excepté l’Islande), l’Afrique jusqu’à l’Angola et le Mozambique, et une grande partie de la Russie, de la Chine et des pays de l’Extrême-Orient se trouvent ainsi directement à portée des missiles de Tsahal. Paris, Londres, Rome, Berlin, Moscou, Delhi et même Bangkok pourraient ainsi être potentiellement détruits. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle de nombreux États (et pas forcément ceux dont la presse occidentale fait ses choux gras) entament des recherches sur l’atome. Avoir l’arme atomique ne signifie pas bien évidemment l’utiliser, mais donne par rapport à celui qui en est privé un indéniable instrument de chantage. Pour le moment, seuls le continent américain et l’Australie semblent être hors de portée des missiles atomiques. Mais on peut légitimement se demander jusqu’à quand les États-Unis vont tolérer que leur allié sioniste, connu de surcroît comme étant très capricieux vis-à-vis de Washington, accroisse encore et encore la puissance et le rayon d’action de ses armes nucléaires. Inutile en revanche d’atteindre une quelconque réaction de la part des bourgeoisies européennes : elles sont bien trop lâches pour le faire.

 

Les liens qui unissent les États-Unis à l’État d’Israël sont étroits. Il est vrai que la présence dans le monde bancaire et la finance d’un grand nombre de juifs très puissants assure à Israël de nombreux avantages, bien que la haute finance n’ait traditionnellement pas de patrie.

 

Israël est un pays trop petit pour être économiquement viable. Il doit donc étendre son territoire au détriment des autres, d’où son impérialisme particulièrement virulent. Il a besoin, en outre, d’un continuel apport extérieur. Des problèmes ne tarderaient pas à surgir par exemple si les États-Unis étaient contraints, du fait de la crise, de réduire le montant des aides.

 

Israël n’est pas vraiment le cœur du système capitaliste. C’est un laboratoire où on expérimente des solutions politiques et militaires extrêmes, où on fait le sale travail que les États-Unis et les autres puissances occidentales préfèrent déléguer. L’État hébreu a aussi le « devoir » d’expérimenter de nouvelles armes sur le dos des Palestiniens ou des Libanais, sans que d’ailleurs l’indignation et le discrédit ne s’abattent sur les fabricants de mort. Les États-Unis, mais aussi la France, la Grande-Bretagne et l’Italie ne manquent décidément pas d’air.   

 

Dans le passé, Israël avait pour mission d’empêcher l’unification des pays arabes qui pouvait se réaliser autour de l’Égypte de Nasser et de rendre impossible la consolidation des régimes laïcs et nationalistes, favorisant concomitamment la montée des courants confessionnels et portant à leur paroxysme les conflits religieux. L’État juif remplaça opportunément les puissances colonialistes anglaise et française sur le déclin.

 

Ces « fonctions » sont très importantes pour la bourgeoisie mondialiste,  mais ne suffisent pas à faire d’Israël le cœur du capitalisme. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les plus importantes places financières se trouvent à Wall Street et à la City et pas à Tel-Aviv.

 

L’adversaire numéro un du mouvement ouvrier reste l’impérialisme étasunien, parce qu’il est depuis des décennies en mesure d’intervenir militairement et quasiment n’importe où (mais pour combien de temps encore ?) pour mâter tout mouvement révolutionnaire qui ne courberait pas l’échine devant lui. Cette tâche contre-révolutionnaire par excellence était auparavant accomplie au temps de Marx par la Russie tsariste, au temps de Lénine par l’Angleterre et durant les soixante dernières années par les États-Unis.

 

L’impérialisme est un phénomène commun à tous les pays capitalistes qui ont atteint un certain niveau de « maturité financière », et concerne principalement ceux qui réussissent à maintenir une façade démocratique, en premier lieu les États-Unis. C’est d’ailleurs en vertu des valeurs démocratiques que l’impérialisme, étatsunien ou occidental, justifie ses interventions à travers le monde. Nos efforts doivent converger dans la lutte contre ce monstre ; elle ne pourra être réalisée qu’en mobilisant les masses et en s’appuyant sur elles.

 

Cela ne signifie pas qu’on doive sous-estimer l’impérialisme israélien. Et c’est en mettant d’ailleurs en évidence la nature impérialiste de l’État d’Israël et en mettant à mal ses mythes fondateurs qui consistent à substituer au Dieu d’Israël ce même État qu’on démasquera le sionisme. Quand Moshe Dayan écrit le 10 août 1967 dans le Jerusalem Post : « si l’on possède la Bible, si on se considère comme le peuple de la Bible, on devrait également posséder les terres bibliques, celles des Juges et des Patriarches, de Jérusalem, d’Hébron, de Jéricho et d’autres lieux encore », il estime que son pays n’existe que comme l’accomplissement d’une promesse faite par Dieu Lui-même. Il serait donc logiquement ridicule de demander des comptes à Israël sur sa légitimité. C’est là le cœur de la théorie sioniste.

 

Là où l’impérialisme étasunien met en avant la déesse démocratie pour asservir, opprimer et anéantir les peuples, l’État hébreu brandit le drapeau du Dieu d’Israël pour voler les terres palestiniennes, pratiquer une politique inique de colonisation et assassiner en toute impunité. Différents dans leur essence, l’impérialisme et le sionisme sont pourtant égaux dans l’ignominie.  Les peuples du monde n’ont besoin ni de l’un, ni de l’autre. L’impérialisme et le sionisme n’ont aucune raison d’être.

 

Capitaine Martin

 

 

 

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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 01:18

 

Enfants martyrs non de Syrie, mais de Palestine ou d'Irak etc

que les Médias n'évoquent jamais, tout occupés qu'ils sont

à conditionner les Français, à les pousser à la guerre contre la Syrie

au profit de l'Oligarchie anglo-saxonne, israélienne, européenne. Eva

.

 

enfants.jpg

 

2-enfants-calcin-s.jpg

 

 

   

http://www.algerie-news.net/Photos_palestine/Enf_enterre.jpg

 

 

 

http://i77.servimg.com/u/f77/11/37/41/45/10796510.jpg

 

 

Introduction à cette parution

spécialement destinée aux journaleux

eva R-sistons

 

A mes Lecteurs, à mes Lectrices :


Excusez-moi, je publie 2 fois de suite sur CE blog le MEME texte

mais sous un titre différent, pour les moteurs de recherche,

texte magnifique que je lance avec mépris à la figure

de tous les journaleux de l'Occident,

laquais vils, innommables, collabos des criminels va-t-en guerre

et donc co-responsables des crimes de l'Occident,

car ils propagent partout le mensonge, la désinformation,

au nom de l'Information.

 

Nos Médias sont une abomination !

Occupés, comme la France, par les suppôts communautaristes du CRIF,

au détriment de la neutralité, de la diversité, de l'honnêteté,

de l'Information et donc de la liberté et de la démocratie

- et nous valant, quelle honte, d'être

lanterne rouge de l'information en europe !

 

Ils osent parler en permanence

de massacres, de villes martyrs, d'enfants syriens tués,

en accusant le Régime Syrien,

en se réclamant de la démocratie,

mais c'est abject !

Une imposture, une haute trahison de leur mission d'information !


Ils sont co-responsables des crimes de l'Occident

en les couvrant, en les relayant, en les excusant !

 

Tous parlent comme l'infâme BHL, cette carricature de philosophe,

tous mentent, falsifient, conditionnent, et poussent à la guerre !

 

Je pourrai les nommer TOUS,

car tous distillent le venin de la propagande mensongère,

tous relaient la Pensée Unique criminelle !


Mais je dédie cet article, d'abord, à ceux que j'observe en priorité :

France24, Arte, FR2, Nouvelobs,

ou C dans l'Air, émission de faux débats

entre seulement des partisans des criminels

fauteurs de guerres de l'Occident

à la botte des Anglo-Saxons et des Hébreux !


Je dédie donc cet article criant de vérité, d'émotion,

à la pègre journaleuse au service des Assassins des peuples !

Journaleux qui piétinent la déontologie, leurs lecteurs, leurs auditeurs,

leurs télespectateurs, par goût du pouvoir et de l'argent !

 

Ces journaleux ne méritent qu'une chose : Notre mépris.

Leur place est devant un Tribunal.

Un Tribunal des peuples (abusés)...

 

eva R-sistons

 

 

Eva : Quelle émotion ! J'en tremble...
Un des plus beaux textes que j'ai jamais lus,
A relayer partout !
Voici la vérité, empreinte de dignité,
sur la Syrie et ce qu'elle endure, le martyr, de la part
des Occidentaux menteurs, prédateurs, assassins,
et des corrompus du pétrole, notamment du Qatar.
Le Qatar est une pourriture, un chancre pestilentiel...
comme le néo-sionisme raciste (Talmud), financier et militaire ! (eva)
.
.
Le terrorisme au nom de la "démocratie"
Nadia Khost dénonce le cynisme de l’Occident


29200.jpg

 

L’intellectuelle Nadia Khost, figure très respectée et estimée en Syrie, est l’auteur de ce texte dense, brillant, porté par le souffle de son indignation vis-à-vis de ceux qui s’emploient aujourd’hui à détruire son pays et son indépendance.- Silvia Cattori


Le_terrorisme_au_nom_texte.jpg

 

Se préparant à envahir l’Irak, Bush envoyait au monde ce message menaçant : «  Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ! ». Cette même dictature brutale utilise aujourd’hui ce même langage sous prétexte de promouvoir la « démocratie ».


N’est-ce pas ce que signifie le « dégoût » exprimé par la représentante des États-Unis, au sujet des vétos russe et chinois ? Il n’est même pas permis à de grandes nations comme la Chine et la Russie d’avoir une vision différente de celle des États-Unis ! Quant au président français, Nicolas Sarkozy, il ne reconnaît que la seule décision occidentale légitimant l’ingérence en Syrie !


Conformément à cette vision de la «  démocratie », le projet occidental a déterminé les caractéristiques de l’État Syrien qu’il veut fabriquer :


1) Il n’a pas exigé des élections qui révéleraient l’État que les citoyens Syriens acceptent et celui qu’ils refusent. Cela, malgré le fait que la nouvelle loi sur les élections a garanti le droit des représentants des candidats de surveiller les urnes du début des élections, jusqu’à l’ouverture des urnes.


2) Il ne s’est pas soucié des millions de Syriens qui ont manifesté en Syrie en criant « non à l’ingérence ! ».


Ceux qui ont suivi les manifestations savent que c’est la réponse des Syriens au projet de l’Occident et du Golfe, et aux bandes armées. Ils remarqueront également que les femmes au foyer ont participé avec ardeur à ces manifestations.


Les dirigeants occidentaux ont ignoré les choix et les volontés du peuple syrien ; ils ont fermé les yeux sur les gangs armés, même après que les observateurs de la Ligue arabe aient consigné leurs crimes.


Une première manifestation de « démocratie » donnée par le Conseil de salut national d’Istanbul [1] a consisté à frapper à coups de bâtons la délégation d’artistes et d’intellectuels et la délégation des opposants syriens de l’intérieur, à l’entrée du siège de la Ligue Arabe au Caire, parce que ces deux délégations refusaient l’ingérence extérieure dans les affaires internes de la Syrie.


Et à la suite du débat sur le dossier syrien au Conseil de sécurité de l’ONU, les partisans de ce Conseil d’Istanbul ont attaqué les ambassades syriennes (quels médias en parlent ? note d'eva) au Caire, au Koweït, à Athènes, à Amman, à Berlin, à Londres. Ils ont saccagé ou pillé les locaux ; ils ont frappé le personnel qui s’y trouvait.


Quelle belle expression de «  démocratie » !

D’où viennent ces « démocrates » soudainement apparus ?

 

La rue syrienne n’a pas entendu leur voix avant mars 2011 !


Alors que nous, les Syriens de l’intérieur, nous avions critiqué la politique qui a conduit à l’économie de marché, et les responsables de cette politique. Nous avions souligné la continuité entre la politique et l’économie, et la relation entre la position politique nationale et les droits de l’Homme. Nous avions mis en garde quant aux conséquences dangereuses de la privatisation. Et nous avions affirmé que le salut de la nation passe par la garantie du secteur public.


Nous, les Syriens de l’intérieur, avions également rappelé l’œuvre de Khaled ALAZEM, l’économiste de la bourgeoisie patriotique qui, dans les années 50, avait participé à la mise en place d’un système public puissant, avec l’aide de l’Union Soviétique. Et nous avions dénoncé publiquement la tutelle exercée par certains hauts fonctionnaires, notamment les maires, et combattu l’expropriation des maisons privées.


Et à cette époque, après avoir participé à des congrès, à des réunions, ou après avoir écrit des articles, nous rentrions chez nous en toute sécurité, même après minuit. Nous allions au théâtre, à des conférences culturelles. Nous nous déplacions entre Damas, Alep et Lattakié. Nous allions chercher l’eau pure de la source Boukein, et cueillir les coings et les pommes de Zabadani. [2]


Tandis qu’aujourd’hui, grâce aux méfaits du projet de « démocratie » occidental et Qatari, le citoyen syrien ne peut plus se rendre en voiture à Alep, car les brigands armés les mitraillent et qu’ils risquent de subir le sort des ouvriers du textile dont le car a été soufflé à l’explosif à Idleb. Ou le sort de l’ambulancier tué à Rastan. Ou le sort du médecin kidnappé à Hama. N’importe quel citoyen syrien peut être tué, pendant que ses tueurs « démocrates » le filment et reçoivent, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, le salaire des images atroces qu’ils livrent à Aljazeera ou Al Arabiya [Leurs commentaires disant que ce sont les forces de Bachar el-Assad qui les ont tués. -NdT].


La Syrie n’a jamais connu un tel mépris de l’être humain !

Et l’Occident et ses laquais du Golfe prétendent débarrasser

son peuple d’une dictature ?


Pourquoi donc ne connaissions-nous pas la peur avant mars 2011 ?


Nous nous promenions sans peur. Nous allions de Damas à Lattakié, sur la route de Bloudan [la même route qui conduit à Zabadani – Ndt] embouteillée par les sorties du week-end. Nous allions nous promener à la Ghouta [les vergers autour de Damas – Ndt] durant la floraison des pêchers et subissions parfois les embouteillages sur la route de Lattakié à Damas.


Pourquoi cette « démocratie » est-elle venue semer la peur avec ses tirs, ses explosifs, nous interdisant de voyager, de sortir en excursion en fin de semaine ? Pourquoi répand-t-elle la terreur sur la route aux environs de Talkalakh, en ces lieux où des gangs de tueurs et de trafiquants d’armes peuvent à tout moment attaquer les voyageurs ?


Pourquoi les hôtels de la côte et les routes verdoyantes sont-ils maintenant désertés ? [dans le nord de la Syrie - Ndt] Pourquoi n’avons-nous plus de soirées pour agrémenter nos nuits ? Même dans le quartier paisible de Mezzé, [banlieue résidentielle de Damas – Ntd], une voiture piégée a été déminée hier.


Qui peut oser s’opposer aux bandes armées là où elles déploient leur menaçante influence ? Combien de commerçants dans la banlieue de Damas n’ont-ils pas été tués parce qu’ils ont refusé de fermer leur commerce de manière à simuler une grève générale spontanée contre le régime ?


Nous découvrons, sur les écrans télévisés, qui sont ces opposants qui, en Syrie, mettent à exécution par les armes le projet « démocratique » programmé par les pays du Golfe et l’Occident.


Voici par exemple le cas d’un Libanais qui vivait de la contrebande de marchandises vers la Syrie et qui a perdu son « travail » suite à la crise au Liban. Un autre libanais lui a alors proposé un trafic d’armes et de drogue vers la Syrie. Trois transports lui ont rapporté la somme de 20 000 livres syriennes !


Il y a de quoi méditer sur la situation de détresse, de pauvreté et d’ignorance qui conduit un homme à accepter de devenir une machine à tuer, pleine de haine. Consacrées au financement de projets constructifs, les sommes versées à des bandes armées par les pays du Golfe auraient pu arracher à la misère cette classe sociale déchue.


Aucun doute possible : ces gangs ne sont pas une « armée libre » qui se sacrifie pour sa patrie. Ce sont des criminels ; des mercenaires.

 

A-t-on jamais vu une «  armée libre » se réjouir en démembrant ses frères et sœurs, ou en les jetant dans le fleuve Oronte, têtes coupées sanguinolentes ?


A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine une « armée libre » faire exploser des trains, détruire des gazoducs, des oléoducs, des réseaux d’électricité, brûler les immeubles, les biens publics, piller des camions transportant du sucre, du riz ou du mazout, au détriment de son peuple ?

 

A-t-on jamais vu une « armée libre » assassiner les techniciens, médecins, scientifiques, et professeurs d’Universités ;

 

enlever leurs frères et sœurs pour ensuite demander à leurs pauvres parents une rançon en contrepartie de leur libération ?


A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine, des princes et des tyrans financer une « armée libre » patriotique ?

 

Est-il pensable qu’une armée arabe patriotique puisse être équipée d’armes fabriquées par l’État d’Israël qui occupe le Golan syrien ?

 

Est-il acceptable que des chaînes télévisées étrangères se consacrent à filmer et présenter des criminels d’une prétendue « armée libre » sous un angle élogieux !?


Radwan Zyiadé, membre du Conseil de salut national, a demandé que le dossier Syrien soit étudié sous l’article 7 [de la Charte des Nations Unies –Ndt], qui autorise une intervention militaire étrangère contre la Syrie. Y a-t-il jamais eu des mouvements de libération dans le monde qui ont vu leurs dirigeants réclamer une intervention militaire contre leur propre pays ?

 

Tout au contraire, les mouvements de libération ont été créés pour empêcher l’ingérence !


Donc, le différend entre la Syrie, les dirigeants occidentaux et leurs acolytes syriens, ne porte pas sur la démocratie. Ces États, qui soutiennent les régimes tyranniques du Golfe, qui ont envahi la Lybie, qui ont commis des crimes à Abou Ghraïb, qui ont tué plus d’un million d’Irakiens, et qui garantissent l’impunité des criminels de guerre israéliens, ne défendent pas la démocratie.


Le célèbre journaliste Mohamed Hasanein Haikal nous dit :

«  Ce que vit le monde Arabe actuellement n’est pas un printemps,

c’est un nouveau Sykes Picot pour le diviser

et se partager ses richesses et ses positions stratégiques. »


Je puis en témoigner. Je fais partie des onze membres, d’horizons différents, qui ont rédigé la nouvelle loi sur les médias ; le premier résultat obtenu sur le chemin des réformes. Nous nous sommes inspirés des lois établies en Occident pour garantir le respect de la liberté de l’information qui, découvrons-nous, ne sont pas respectées par les médias occidentaux qui cachent à leurs peuples la vérité sur les événements en Syrie. Nous avons entendu des représentants des Nations Unies, et des médias égyptiens et libanais. Nos réunions étaient très animées, les différents avis s’affrontant. Nous avons su nous mettre d’accord sur la loi qui garantit le droit à l’information, l’interdiction d’emprisonnement. Et qui exige la transparence et la déclaration du financement des médias et l’interdiction d’autorisation à n’importe quel média qui serait fondé sur des bases confessionnelles ou ethniques. Et nous nous sommes mis d’accord pour que la relation avec les chaînes, les journaux et les radios ne dépende plus du Ministère de l’information, mais d’un «  Conseil national de l’information à créer ».


Ce conseil a vu le jour le 20 novembre 2011. Il est composé de personnalités variées ayant une expérience dans les médias, et qui partagent l’objectif de protéger la liberté d’expression sous le toit de la patrie. Ce conseil a organisé des rencontres avec diverses personnalités médiatiques, qui ont fait part de leur expérience et de leur critique pointue de la réalité médiatique et politique, et qui ont exprimé leurs points de vue et leurs propositions. Le Conseil a pris note de tout cela pour en tenir compte dans la rédaction de la politique relative aux médias.


Dans le bâtiment où nous nous rencontrions, se réunissait aussi la commission chargée de la rédaction de la nouvelle Constitution, composée de personnalités venues de la société civile, des partis politiques ainsi que de techniciens et de spécialistes. Des articles que l’ont croyait intouchables ont été complètement modifiés. Le texte de la nouvelle Constitution sera publié et soumis à référendum.


Pendant ces mois orageux, a été rendue publique la Loi sur les partis qui interdit qu’ils soient créés sur des bases religieuses, confessionnelles ou ethniques, et qui exige la transparence de leur financement. Quatre nouveaux partis ont été constitués. La loi sur les élections a déjà été publiée. Ces lois sont les bases d’une nouvelle vie politique. Pouvons-nous l’ignorer ?


Nous ne pouvons pas ignorer non plus un événement d’une grande importance : la rencontre consultative qui a réuni 200 personnalités syriennes, représentant les divers courants politiques et idéologiques, présidée par le vice-président de la République. J’y ai participé en tant qu’écrivain indépendant. Nous avons entendu des interventions que, je pense, aucune institution politique arabe dirigeante ne supporterait. Certaines ne réclamaient pas seulement la suppression de la constitution du paragraphe relatif à la gouvernance du pays par le parti Baath, mais demandaient la suppression du parti lui-même, en feignant d’ignorer ce que ce parti a apporté en matière de santé publique, d’éducation nationale et d’aide économique dont jouit le peuple syrien, sans oublier sa politique étrangère d’indépendance nationale et patriotique… en feignant aussi d’ignorer les bandes armées qui sévissent actuellement sur notre territoire !


N’importe quel politicien objectif ne peut ignorer que le parti Baath est la colonne vertébrale de la vie politique syrienne aujourd’hui, et que sa suppression ou sa dissolution entraînerait un chaos semblable à celui qu’a connu l’Union soviétique après sa chute. Ceci ne nie pas la nécessité nationale de l’épurer des opportunistes et des corrompus. Et ceci s’applique aussi aux autres partis.


Et c’est ainsi que se sont déroulées, durant les derniers mois, des réunions pour étudier les événements en Syrie, dont une réunion rassemblant environ 400 anciens diplômés de Russie et des États de l’ex-Union soviétique, dont beaucoup se sont exprimés avec extrémisme et dureté. J’ai parlé du libéralisme économique qui a créé une couche sociale pauvre que l’ingérence étrangère a instrumentalisée. J’ai critiqué les partis politiques qui se sont éloignés du peuple, le laissant aux mains des imams des mosquées. J’ai demandé la mise en jugement du ministère du tourisme, de l’ancien gouverneur de Homs, et la mise à l’écart du président de l’Union des écrivains. Malgré tout cela, nous sommes rentrés chez nous en toute sécurité.

 


J’ajoute que je suis intervenue dans les congrès des écrivains, critiquant la manière de diriger le pays, les membres de cette direction, et la corruption. Nous étions de nombreux écrivains à aller dans le même sens lors du dernier Congrès des écrivains, avant les événements. Dix sept écrivains ont critiqué sans réserve les institutions politiques.


En outre, nous avons combattu l’expropriation de la rue du Roi Fayçal par la municipalité qui voulait tout démolir. Nous avons arrêté le projet. Nous avons arrêté la destruction d’un ancien quartier arabe que les Français connaissent et étudient, au cœur de la ville moderne de Damas.


Nous combattons les promoteurs, la corruption des mairies, et l’infiltration sioniste par des prix attribués à l’élite culturelle de Damas.


La lutte apparaît ainsi complexe, pas seulement reliée aux divers courants politiques, mais également aux intérêts de divers groupes, ou aux visées de certains. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de faire prévaloir la compétence et la loyauté à la patrie, et non pas la loyauté au parti. Les autres partis aussi – et pas seulement le parti Baath – mettent en avant la loyauté au parti.


Nous répétons le dicton : le droit ne meurt pas tant qu’on le revendique. Je crois que la démocratie se construit pierre par pierre, et ne s’importe pas.


Qu’amène aujourd’hui le projet « démocratique » de l’Occident et des pays du Golfe ? Il ne fait que rajouter à nos soucis ses bandes armées et sa guerre médiatique ! Il n’écoute pas les millions de Syriens qui crient : « non à l’ingérence ». Sa démocratie commence là : « avec nous ou contre nous. »


Parce que nous refusons cette ingérence et que nous croyons que tous les courants doivent participer à la vie publique pour la corriger, et améliorer la vie en Syrie.


L’opposition extérieure, exactement comme les bandes armées, accuse ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, d’être à la solde du régime. Quoi que pensent ces prétendus «  démocrates » des Syriens qui refusent l’ingérence étrangère et arabe, nous disons en toute franchise que les Conseils qui sont créés dans le giron de l’occupant occidental, avec l’argent qatari, sont coupés du peuple syrien.


Je n’arrive presque pas à croire qu’un intellectuel comme le chef du Conseil national d’Istanbul, ne sache pas que « couloir humanitaire » signifie intervention militaire !

 

Qu’il ne sache pas que le Conseil de Sécurité a décrété l’embargo contre l’Irak, mais n’a pas libéré le Liban, et n’a pas utilisé l’article 7 pour empêcher l’État d’Israël de massacrer le peuple palestinien ! Qu’il ne sache pas que les «  négociations » n’ont pas amené les Palestiniens à libérer un pouce de leurs terres, et n’aboutiront jamais à la libération du Golan !


Que ces prétendus «  démocrates » nous permettent de refuser un tel comportement.


Nous répétons, avec le peuple syrien : ce qui ce passe en Syrie n’est pas une révolution mais crimes, chaos, et destruction d’un pays qui connaissait la sécurité.

 

Le changement en Syrie est refusé s’il est imposé par une ingérence extérieure, et accepté s’il est obtenu par la voix des urnes.


L’attaque contre les ambassades syriennes n’est pas une action politique ; c’est l’œuvre de voyous et de malfrats.


Je répète ce que j’ai dit dans un débat télévisé : les constitutions sont modifiées pour correspondre aux évolutions des peuples, mais doivent l’être avec respect car elles font partie de la mémoire des peuples. Le changement en Syrie ne se fondera pas sur le mépris du passé et les courbettes aux dirigeants politiques extérieurs.


En tous cas, ce n’est pas l’amour de la démocratie qui fait se précipiter les princes du pétrole et les dirigeants occidentaux de l’occupation pour organiser les bandes armées, encenser la façade syrienne émigrée, et acheter les décisions de la Ligue arabe.


Cette démocratie n’est qu’un papier d’emballage trompeur, enveloppant un projet de réorganisation de la carte de la région par la force ; et qui vise à arracher la pierre syrienne du mur de la résistance arabe. Ces propositions sanglantes cachent la stratégie occidentale sioniste et protègent les crimes des bandes armées.


La séance du Conseil de sécurité sur le dossier syrien nous a montré les représentants de la trahison suprême, face à la dignité syrienne en la personne de Bachar Al Jaafari, de sa culture, son honnêteté et sa douleur.


La vraie discorde porte sur notre droit de souveraineté nationale, et notre refus de l’occupation israélienne. Un droit lié à nos traditions nationales et à notre Histoire syrienne ; que nous avons hérité de Choukri Al Asali, député de Damas au parlement turc en 1911, qui a démasqué l’infiltration sioniste en Palestine. Ceci fut l’une des raisons pour lesquelles il a été exécuté ainsi qu’une élite d’intellectuels et d’hommes politiques de la bourgeoisie syrienne.


La Palestine est dans le cœur des Syriens


Depuis le Congrès Syrien de 1920 qui a déclaré l’indépendance de la Syrie et le refus du pays sioniste - en passant par la révolution syrienne qui a donné à la Palestine Al Kassam, qui y a organisé la résistance, et fut tué en 1935, et l’insurrection simultanée syrienne et palestinienne contre l’occupation en 1936 - des Syriens se sont dévoués pour protéger la Palestine, dont Said El AAS, le penseur révolutionnaire, qui y est tombé en martyr.


La Palestine est dans le cœur des Syriens ; il n’y a pas de Syriens de la génération de l’Indépendance qui n’aient pas participé à la défense de la Palestine et il est difficile de compter les martyrs syriens en Palestine.


M. DEBJEN qui était à l’orphelinat islamique de Homs, que mon beau père a fondé, m’a raconté qu’avec deux de ses amis, il s’est engagé pour lutter contre l’occupant sioniste en 1948 ; ils étaient très jeunes, le troisième n’est pas revenu.


En 1949, le dictateur Hosni al Zaïm a déclaré qu’il nouerait des contacts avec l’État d’Israël ; le prince Adel Arslan, ministre des affaires étrangères, lui a aussitôt répondu : je ne reconnaîtrai pas cet Etat et je ne rencontrerai pas son ministre des affaires étrangères et je ne permettrai à aucun fonctionnaire de mon ministère de le rencontrer. Ce sont les contacts d’Hosni al Zaïm avec Israël qui ont conduit à son assassinat.


La mémoire de chaque Syrien est pleine de noms et d’images inoubliables de la lutte arabo-israélienne. En raison de ce passé sanglant, les Syriens sont convaincus qu’Israël, en plus d’être un État raciste, est une base militaire d’occupation qui protège le projet de domination occidental dans la région, comme l’ont prouvé ses attaques agressives et expansionnistes. En tant que Syriens notre résistance à l’expansionnisme est dans notre âme ; et notre vie même est tressée autour de cette lutte. C’est ainsi que notre destin personnel est lié au destin de la Syrie, qu’on veut arracher à la résistance arabe.


Dans son discours du 4 février, l’ambassadeur de Syrie à l’ONU, M Bachar JAAFARI, a cité deux vers du poète Nizar KABBANI rappelant des certitudes profondément ancrées dans l’âme syrienne. Car Nizar KABBANI, n’est pas seulement l’enfant adulé de la bourgeoisie damascène, connu pour ses poèmes d’amour ; il a porté comme chaque Syrien, les valeurs du panarabisme ; il a écrit : «  la poésie est lâche si elle n’est pas portée par la colère ». Sa colère s’adressait à ceux qui se sont précipités pour signer des accords avec Israël et aux hommes corrompus du pétrole. C’est pourquoi ses funérailles ont donné lieu à un grand hommage populaire. Un avion privé syrien envoyé par le président avait transporté sa dépouille de Londres à Damas. Les Syriens se sont emparés du cercueil et l’ont porté sur leurs épaules dans un cortège populaire que Damas n’avait plus vu depuis les funérailles de Fakhri Al Baroudi, l’homme de l’indépendance, le compositeur des hymnes que les peuples arabes se sont transmis.


Les gens l’ont porté jusqu’à la mosquée des Omeyyades, le plus important monument construit par les Omeyyades à Damas ; ils ont prié et l’ont porté à nouveau sur leurs épaules jusqu’au cimetière, traversant Damas du nord au sud, à pieds, car KABBANI a mêlé sa loyauté à sa ville, à la loyauté au panarabisme. Il a incarné l’âme syrienne par sa douleur pour la Palestine, par son refus du sionisme, par son mépris des dirigeants pétroliers et par sa fierté de la civilisation syrienne.


Bachar JAAFARI a exprimé cette essence profonde lorsqu’il a cité ces deux vers du poème de Nizar : «  ô Damas, trésor de mes rêves et de mes escapades, me plaindrai-je à toi de l’arabisme ou des arabes ? » Si les représentants du Qatar et de la ligue Arabe étaient cultivés, ils auraient su que la suite du poème leur rappelle qu’en trahissant la Syrie ils trahissent aussi la Palestine.


KABBANI dit dans ce poème : « Ils ont abreuvé la Palestine de rêves colorés, ils l’ont nourrie de paroles vaines et de discours, ils ont vécu en marge des événements et n’ont pas bougé pour la terre volée et l’honneur violé. Ils ont laissé Jérusalem nue à même la boue, livrant ses seins à tout venant ».


Qui sont-ils ceux là qui gaspillent l’argent et ne secourent pas la Palestine ? KABBANI les a énumérés : Ceux qui se sont baignés dans des mers de pétrole, ceux qui ont bu le sang des hommes libres ! Et leurs représentants au Conseil de sécurité siégeaient en face de JAAFARI : le Qatari et sa suite, le président de la Ligue arabe dont le fils travaille au Qatar !


Il est donc impossible d’imaginer un État syrien coupé de son Histoire et de sa mémoire ! Impossible car le peuple porte sa mémoire dans son âme ; ce ne sont pas des pages de livres d’histoire. Il y a là un fossé entre des millions de Syriens fiers de leur Histoire, et une poignée d’intellectuels inconnus avant que les médias occidentaux ne leur battent les tambours, et ne les poussent en avant comme des « représentants légaux » de la Syrie, le Qatar ayant financé leurs réunions, leurs hôtels et leurs déplacements.


L’utilisation de l’ancien drapeau dans leur réunions, imitant les Libyens à qui le Qatar a apporté des milliers de drapeaux royaux, n’est pas passé inaperçu aux yeux des Syriens.


Par contre, ceux qui l’ont brandi n’ont pas remarqué que c’est le drapeau de la résistance contre l’occupation française ; le drapeau de la souveraineté nationale ; le drapeau des Syriens qui ont combattu le sionisme et Israël ; notre drapeau que le président Chukri Al Kouatli a mis de côté en cédant son siège à NASSER, au nom de l’Unité Arabe.


La rencontre et le dialogue sont-ils possibles entre ces deux camps ? La condition du dialogue est la position envers l’Etat d’Israël et le sionisme, et vis-à-vis de l’ingérence extérieure. En Syrie, il y a des opposants honnêtes, non corrompus par l’argent du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, n’ayant touché aucun pot de vin occidental, n’ayant pas bradé la souveraineté nationale, et ayant une position claire vis-à-vis d’Israël et du sionisme.


Ceux-là affichent leur rejet de la corruption politique et financière. Ils exigent une transparence qui, peut être, ne peut exister. Ils peuvent avoir des points de vue irréalistes, mais ils se distinguent par leur maturité politique et leur courage. Le Dr Faez FAWWAZ et Salim KHEIRBEK ont passé plus de dix ans en prison. Malgré cela, ils ne sont pas tombés dans la haine qui pousse à la vengeance, jusqu’à la destruction du pays.


De pareils opposants sont les garants de la démocratie et de la droiture ; de la souveraineté et de la protection de la société contre le fléau de la corruption. Pour ne pas répéter des erreurs comme celles qui ont conduit à ce qu’un homme corrompu, comme l’ex- gouverneur de Homs, puisse trahir son pays et fermer les yeux sur la construction d’un réseau de communication souterrain, participant ainsi à la préparation de la rébellion.


La position envers Israël, le sionisme, et l’ingérence extérieure, est pour les Syriens la condition pour le dialogue national ; c’est pourquoi le politicien Qadri JAMIL [figure de l’opposition de l’intérieur - Ndt] a annoncé : « Nous ne participerons pas à un dialogue où le Conseil d’Istanbul serait présent ». C’est ainsi que les Syriens rejettent ceux qui rencontrent la télévision israélienne, ceux qui font appel au sioniste Bernard-Henri Lévy, pour qu’il fasse en Syrie ce qu’il a commis en Lybie ; ceux qui se sentent honorés de rencontrer (Hilary, note d'eva) Clinton, Sarkozy et Juppé.


Ceci n’est pas qu’une question politique, c’est une question de conscience et de morale, et les Syriens en sont fiers.


Enfin, c’est le droit des Syriens, après avoir regardé la séance du Conseil de sécurité sur le dossier syrien, de se sentir fiers d’être plus humains, et plus cultivés, et plus démocrates que ces menteurs représentant les forces d’occupation occidentales qui ont versé le sang des Libyens, des Irakiens, des Libanais. Il est de leur droit de mépriser ces politiciens menteurs qui, hier, affirmaient que l’Irak possédait des armes de destruction massive, et qui affirment aujourd’hui que l’armée syrienne tue les civils alors que des dizaines de soldats syriens sont tués chaque jour.


Lorsque l’on compare Bachar al-ASSAD aux chefs d’États occidentaux qui, par le mensonge, dissimulent les buts de leur guerre contre les peuples, la différence est énorme. Ces derniers se moquent de la «  démocratie occidentale » : SARKOZY n’a pas supporté la révolte des jeunes des banlieues et les a pourchassé, et la « démocratie » d’OBAMA n’a pas toléré les Indignés pacifiques contre la voracité capitaliste. Ce sont ces « démocrates » qui demandent aux Syriens de supporter les crimes de bandes armées !


En suivant la séance du Conseil de Sécurité, les Syriens ont vu des hommes de grande stature face à des nains. Ils ont vu des personnalités occidentales -qui n’ont probablement pas lu le « Faust » de GOETHE cité par Bachar JAAFARI- qui mentaient, sans honte aucune, devant lui.

 

Et les représentants russe et chinois qui eux ont appuyé la Syrie par leur veto, signifiant à l’Occident colonialiste qu’il n’avait plus les mains libres pour imposer sa démocratie sanglante.


Dr Nadia KHOST


6 février 2012.

Traduit de l’arabe par Rim (le 9 février 2012) pour le site silviacattori.net.

[1] Le Conseil de salut national a été élu par l’opposition syrienne le samedi 16 juillet 2011 à Istanbul

[2] Boukein et Zabadani sont des lieux de villégiature proches de Damas, dans les montagnes sur la route du Liban ; la vallée de Zabadani est réputée pour ses vergers.



Nadia_Khost_logo_2.jpg Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas.

 

 

 

  Martyrs de l'Occident en Palestine ou en Irak

 

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Published by Eva R-sistons - dans Presse courtisane
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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 13:42

Boycottons  les  Médias  menteurs,

appuis  des  dissidents  aux  Etats  souverains,

fauteurs  de  troubles  et  de  guerres !


 

Encore ce soir, Arte ose dire contre toute vérité, que Bachar-el-Assad ne pense qu'à "massacrer les civils" ! Ceux qui "égorgent", ce ne sont pas les Syriens fidèles au Pouvoir, mais les Syriens vendus à l'Etranger (Américain, Anglais, Israélien, Français...) et les Libyens du CNT - plus que jamais, et pour autant les Médias pourris comme Arte et France24 font silence sur leurs exactions quotidiennes, comme d'ailleurs en Côte d'Ivoire avec les tenants de l'usurpateur Ouattara, l'homme du FMI installé à la tête du pays via la France de Sarkozy !

Quelle mauvaise foi ! Un ramassis de menteurs ! Ces chaînes sont seulement là pour appuyer les dissidents des Etats souverains, afin qu'ils tombent dans l'escarcelle des multinationales ! Et là, maintenant, elles commencent à évoquer les dissidents russes et cubains, pour contribuer à déstabiliser ces Etats, et pour nous conditionner ! C'est une haute trahison, c'est criminel ! Les journalistes n'informent plus, ils deviennent de vulgaires agents de déstabilisation ! Eva R-sistons, après les Infos d'Arte du 29 janvier 2012 ! 

 

http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/screen-investiture-ouattara-france24_0.jpg

 

http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/screen-investiture-ouattara-france24_0.jpg

 

 

Arte et France24 sont des instruments de l'Empire,

de simples relais  de l'Oligarchie militaire et financière,

à la solde des intérêts anglo-saxons et israéliens.

ils sont donc les ennemis de nos intérêts

par eva R-sistons

 

 

Il suffit que l'on regarde attentivement les informations de ces Médias pour comprendre qu'ils roulent pour l'Empire. Tout est fait pour discrediter les Etats souverains, indépendants, non-alignés sur les diktats de l'Occident, qu'il s'agisse du Vénézuela ou de Cuba ou encore de la Russie, de la Chine, de l'Iran, de la Syrie, du Liban, de la Biéolorussie, du Zimbawe etc, comme avant eux, l'Irak, la Côte d'Ivoire,  la Libye déstabilisés, bombardés, ruinés, dépecés... 

 

Les Américains sont représentés comme des défenseurs de la démocratie, alors que leur pays plonge peu à peu dans la dictature (interdiction des potagers, citoyens arrêtés et torturés sans procès etc) et qu'ils attaquent des pays souverains en les déstabilisant, en les bombardant, en les ruinant, en les pillant; la Couronne d'Angleterre est dépeinte sous les traits les plus favorables, alors qu'elle orchestre les politiques les plus criminelles dans le monde, comme son homologue américain; Sarkozy est représenté comme super-Sarko ou comme sauveur de la Libye, alors qu'il en est le fossoyeur; l'Etat voyou israélien est présenté comme menacé, alors qu'il met en péril non seulement les Etats alentour mais l'ensemble de l'humanité par ses projets mortifères risquant d'entraîner une conflagration nucléaire; l'Europe n'est jamais  montrée sous son vrai visage, instrument de soumission et de dépossession de ses citoyens au profit des prédateurs du Cartel bancaire;  jamais un débat de fond sur les vrais problèmes n'est organisé, et surtout pas avec des partisans de l'Iran, du Hamas, du Hezbollah, de la Syrie souveraine, de Poutine, etc... Donc tout est truqué.

 

Arte et France24 sont des Chaînes dirigées par de fervents sionistes soutiens d'Israël et plus généralement, par des ultra-libéraux, des mondialistes partisans de la domination des Anglo-Saxons sur le monde, avec tout ce que cela implique : Mort des Etats-Nations, destruction des libertés, privatisation des services publics, dislocations des protections sociales, appauvrissement de tous les peuples, saccage de la nature par le grand Capital, nucléarisation de la planète, guerres impériales monstrueuses ruinant les pays non alignés au Club de Bilderberg, etc etc. Les Russes - menés par Poutine, un authentique patriote aimant son pays - ou les Chinois sont sans cesse discrédités, comme l'Iran millénaire, les résistants palestiniens, le démocrate socialiste Chavez, etc...

 

Pour tout dire, dirigés par des sionistes notoires comme la femme de Kouchner, ces Médias aux ordres nous inondent d'interviews partiaux (comme celui d'Ouattara, l'homme du FMI qui grâce à la France, a supplanté par la force le dirigeant élu Gbagbo, pour offrir le pays à l'Occident, appauvrir les populations, les diviser, et piller les ressources), de fausses informations, de mensonges de propagande, etc. C'est très grave ! Car c'est un détournement de l'information, une confiscation des chaînes publiques au service d'intérêts qui sont opposés à ceux des peuples;  Dit autrement, Arte et France24 sont nos ennemis.

 

Exemple de conditionnement : France 24 va insister sur la mort d'un enfant en Syrie (en réalité tué par des snippers aux ordres des déstabilisateurs de l'Occident), mais jamais sur les innombrables gamins assassinés par l'OTAN en Irak ou en Libye, ou sur les petits Palestiniens qui osent braver les chars à mains nues;  Il va braquer la caméra, comme son compère Arte, sur un Observateur de la Ligue arabe en Syrie critique envers la Mission, et scandaleusement (comme Arte et les autres chaînes de désinformation), il va censurer les résultats du Rapport de ces Observateurs :

 

La présidence de la Ligue Arabe cherche à étouffer le rapport de ses experts

 

Orchestrés par des néo-sionistes au service des intérêts d'Israël (passant par les anglo-saxons), ils poussent à la guerre (c'est criminel), ils poussent au choc de civilisations, ils incitent à la haine raciale - contre les Arabes et contre les Musulmans -, et afin d'arriver à leurs fins (la domination de la coalition des Anglais, des Israéliens et des Européens - vassaux - sur le monde), ils mentent en permanence, ils falsifient l'information comme pour la Syrie, où seuls les anti-Bachar-el-Assad, très peu nombreux et manipulés de l'extérieur, ont droit à la parole, et les séquences sont elles-mêmes sujettes à caution : Comme pour celle, symbolique, de la guerre en Irak, où l'on voyait des habitants déboulonner la statue de Sadam Hussein, en réalité il s'agissait de figurants payés par l'Armée américaine. Et c'est ainsi que des plans sont tournés, aujourd'hui encore, avec des figurants, et même dans les studios du Qatar, pays arabe qui trahit les intérêts de son peuple pour servir ceux des américains ! Et la réalité est complètement falsifiée : Les morts sont en effet plus des soldats fidèles au régime syrien ou des civils (notamment des enfants) tués par des snippers payés par les Services de Renseigements américains ou israéliens, que des civils par l'Armée régulière défendant la Syrie (dégâts collatéraux), ou des "volontaires" de la prétendue Armée libre (armée en réalité financée par l'Occident pour déstabiliser la Syrie, donc au service des projets israéliens de "Grand Israël" concoctés avec les Américains soucieux de piller les ressources des pays qui en ont, et qui refusent de se soumettre, c'est-à-dire de brader leurs richesses au profit des multinationales prédatrices et mortifères comme celles du nucléaire, par exemple, ou de la Chimie, du Pétrole...) !

 

Ainsi, tout est imposture, pas seulement désinformation volontaire, mais mensonges, et pire encore, propagande contre les intérêts des peuples, notamment en poussant constamment à la guerre et aux Révolutions de couleurs privant les Etats de leur souveraineté et les peuples de leurs ressources, puisque celles-ci sont confisquées par les multinationales étrangères !

 

http://plumedebarbare.files.wordpress.com/2011/05/islamophobie-en-france-pourquoi-elle-est-notre-ennemie.jpg

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En servant des intérêts criminels, le Veau d'or, les guerres de dépopulation ruinant les Etats, en faisant circuler de fausses informations, en falsifiant la vérité, en conditionnant les électeurs comme les citoyens, ils contribuent à faire de nos médias les pires d'Europe, et ce qui est encore plus grave, en diabolisant une catégorie d'individus, en l'occurrence les Arabes ou les Musulmans, ils incitent à la haine raciale et au choc de civilisations !

 

Les Observateurs, sur France24, prétendent laisser la parole aux citoyens, mais en réalité ils se servent de l'émission pour promouvoir les Révolutions orange provoquées par la CIA et les autres Services Secrets.

 

Arte et France24, en manipulant constamment l'information, en conditionnant sans cesse les citoyens, en incitant à accepter les guerres criminelles et même à les soutenir, constituent un vrai danger pour la France et ses habitants. Leurs dirigeants devraient non seulement ne pas détenir la carte de presse, pour des raisons déontologiques, mais ils devraient être traduits devant un Tribunal pour haute trahison et pour incitation au choc de civilisations et aux guerres qui finiront par conduire à l'embrasement planétaire final, nucléaire.

 

Quant à nous, nous avons l'impératif devoir de cesser de regarder ces chaînes infâmes au service des pires prédateurs et criminels de la planète, et nous devons mettre en garde nos concitoyens. Avant qu'il ne soit trop tard !  Si ces Chaînes, comme leurs homologues France2, TF1 etc, continuent à sévir, à prostituer l'information, nous devons être prêts à faire le siège de leurs Rédactions pour imposer, enfin, une information digne de ce nom : Neutre, impartiale, honnête, plurielle. Evidemment !

 

Eva R-sistons, journaliste non alignée sur l'Information officielle, mensongère et même criminelle

 

Ouattara est en France, pour "booster" l'homme qui l'a marié à Neuilly au moment où il ne décolle pas dans les sondages. Les événements de Côte d'Ivoire sont une honteuse tache pour la France. Et pourtant, les médias collabos des Pouvoirs en place, surtout va-t-en guerres, s'évertuent à faire passer les  crimes de notre pays pour des faits d'armes. Et à présenter l'homme du FMI qui par la force, a supplanté l'Elu Gbagbo, comme un dirigeant au service de son pays, alors qu'il est juste là pour offrir les richesses ivoiriennes au Cartel bancaire et aux multinationales. A vomir !

 

 

Désinformpation sur FR2, même style qu'Arte ou France24 !

Comment une télé sioniste manipule l'opinion...

 

n

 

arte

 

http://laregledujeu.org/2010/10/07/3020/arte-cest-leurope/

 

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 00:24

 

La faillite des banques précédera-telle de peu celle des Etats ?

12 sept

Hier soir, la chaîne M6 diffusait un reportage (Capital) sur la situation des banques, mettant tout particulièrement en évidence les investissements très risqués réalisés ces dernières années avec une partie conséquente de l’argent déposé par leurs clients. Le plus étonnant est le « message » véhiculé par les créateurs de ce reportage. Nous avons interrogé plusieurs personnes de différents âges et qui ne se doutent absolument pas de ce que traite LIESI et ce blog. Toutes ont dit la même chose : on a compris qu’il faut retirer ses économies de la banque et les placer dans un investissement plus sécurisé comme l’or. Ces gens vont-ils maintenant passer à l’acte ? C’est une autre affaire. Cela dit, ce que font les journalistes de grands médias est intéressant. Car n’oublions pas la déclaration que fit John Swinton (rédacteur en chef du New York Times), lors d’un banquet donné en son honneur à New York à l’occasion de sa retraite :


« Quelle folie que de porter un toast à la presse indépendante! Chacun, ici présent ce soir, sait que la presse indépendante n’existe pas. Vous le savez et je le sais. Il n’y en pas un parmi vous qui oserait publier ses vraies opinions, et s’il le faisait, vous savez d’avance qu’elles ne seraient jamais imprimées. Je suis payé pour garder mes vraies opinions en dehors du journal pour lequel je travaille. D’autres parmi vous, sont payés le même montant pour un travail similaire. La fonction d’un journaliste est de travestir la vérité, de mentir radicalement, de pervertir, d’avilir, de ramper aux pieds de Mammon, et de se vendre soi-même, de vendre son pays et sa race pour son pain quotidien. Vous savez cela et je le sais ; quelle folie donc que de porter un toast à la presse indépendante. Nous sommes des outils et les vassaux d’hommes riches qui commandent derrière la scène. Nous sommes les marionnettes, ils tirent sur les ficelles et nous dansons. Nos talents, nos possibilités et nos vies sont la propriété de ces hommes. Nous sommes des prostitués intellectuels ». (Vers le Nouvel Ordre du Monde, de D. Manifold, Téqui, 1995, pp. 15 et 16.)


Une citation que nous rapprochons de ce que déclarait D. Rockfeller, lors de la réunion du Bilderberg Group à Baden-Baden, en juin 1991 :

« Nous remercions le Washington Post, le New York Times, Times Magazine et les autres grandes publications dont les directeurs ont assisté à nos réunions et respecté leurs promesses de discrétion pendant au moins 40 ans… Il aurait été impossible pour nous de développer notre place mondiale s’il avait été l’objet d’une publicité quelconque pendant ces années-là. Mais le monde est vraiment plus sophistiqué et préparé à marcher vers un Gouvernement Mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est certainement préférable aux décisions nationales qui se pratiquent depuis des siècles ».


Le meilleur moyen de clore le chapitre de ces décisions NATIONALES n’est-il pas de ruiner les Etats, via leurs banques ? Cela ressemble étrangement à ce que l’on voit…

Pourtant, le fait que les grands médias disent maintenant que les banques sont à fuir, est un message confirmant les analyses de Trader Noé, dont le cursus explique l’extrême qualité des analyses. Il est tout à fait normal que l’accélération de la bonne crise majeure appelée par David Rockefeller en 1994 se réalise dans un contexte d’impuissance de dirigeants, finalement très satisfaits des étapes (sociales) imposées pour intégrer ce fameux Nouvel Ordre Mondial, si cher au président français.

Il n’y a plus de MUNITIONS pour empêcher l’attaque des pièces d’artillerie du cartel bancaire

Dans ce contexte d’accélération, le commentaire de Denis Kessler, PDG du réassureur Scor, arrive comme un cheveu sur la soupe… Denis Kessler estime qu’une explosion de la zone euro ne peut désormais être exclue et que les dirigeants mondiaux ont perdu un temps précieux pour lutter contre la crise, qui peut encore s’aggraver (elle va bien sûr s’aggraver), alors qu’ils sont démunis pour la combattre. « Au rythme actuel, les opinions publiques des pays les plus forts de la zone euro vont devenir hostiles à la monnaie unique« , craint-il. « En France, le sauvetage de la Grèce représente 40 milliards d’engagements supplémentaires pour notre pays », relève-t-il. « Résultat: alors que la crise pourrait à nouveau s’aggraver, nous n’avons plus de munitions et avons perdu un temps précieux ». Ces propos sont très lourds de signification. Depuis des années, ces politiciens dont la reptation ventrale devant Mammon est le sport préféré, n’ont cessé de faire comme si. Si tel n’est pas le cas, alors leur incompétence leur interdit de faire le métier qu’ils font.

Attendons que le cartel bancaire, c’est-à-dire les créanciers des Etats, impose ses volontés… Une source du Groupe Bilderberg nous confiait, il y a quelques mois, qu’il y avait une volonté d’harmonisation sociale entre le salaire de l’occidental et celui du Chinois. Relevons qu’en Chine, on conseille au peuple d’acheter de l’or et de l’argent métal, tandis qu’en France, on passe en boucle des messages : « Vendez votre or, nous le rachetons et on vous donnera du beau papier monnaie ». Cela n’interpelle pas les « responsables »… qui annoncent une bonne nouvelle : grâce aux contrôles routiers, il y a moins d’accidents… et plus d’argent qui rentre…

 

 

 

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 03:35

Les politiques, nouveaux critiques des médias ?

Marie Benilde, 22 octobre10


David Pujadas (FR2), 'star' de la désinformation et de la propagande
Laplote

Les attaques récentes d’Arnaud Montebourg et de Jean-Luc Mélenchon contre TF1 ou le présentateur vedette de France 2, David Pujadas, dans un film de Pierre Carles, semblent témoigner d’une critique des médias de plus en plus en vogue chez les responsables politiques. Pourtant, les mises en cause frontales de médias dominants restent l’exception dans la classe politique. Les liens entre certains propriétaires d’empires médiatiques et Nicolas Sarkozy sont régulièrement pointés, notamment en période électorale. Mais rares sont ceux qui osent s’en prendre à certaines postures journalistiques qui servent des intérêts politiques...

 

Le député PS de Saône et Loire Arnaud Montebourg fustigeant en TF1 une « chaîne à tradition délinquante », son collègue du Parti de gauche Jean-Luc Mélenchon s’en prenant au présentateur de France 2 David Pujadas qualifié de « salaud » ou de « larbin », l’ancien ministre mitterrandien Bernard Tapie déclarant sur France Inter que les journalistes « ne pensent qu’au fric »... Après l’appel à la démission d’Arlette Chabot, la directrice de l’information de France Télévisions, lancé en début d’année par l’eurodéputé socialiste Vincent Peillon, et quatre ans après la campagne du président du Modem, François Bayrou, dénonçant la « bipolarisation » du débat politique organisée par de puissants groupes industriels vivant de la commande publique, le système d’information français est de plus en plus ouvertement mis en cause par des responsables politiques. Même Ségolène Royal, la candidate du Parti socialiste à l’élection présidentielle, s’était glissée dans ce registre en déclarant au micro de RTL en mai 2007 : « Je ne suis liée à aucune puissance financière, à aucun système médiatique qui aujourd’hui fonctionne comme de véritables tracts. » Plus loin dans le temps, le député PS Julien Dray avait qualifié la première chaîne française de « TF-haine » pour son rôle joué — au même titre que France 2 — dans l’exacerbation du sentiment d’insécurité qui avait conduit Jean-Marie Le Pen au second tour du scrutin présidentiel de 2002.

Le journaliste « intuitu personae » 

Pourtant, derrière cette apparente banalisation du discours critique vis-à-vis des médias, la contestation de l’ordre médiatique dominant reste l’exception chez les hommes et les femmes politiques. S’il est aujourd’hui admis que certains médias servent des intérêts politiques en raison de la proximité de leurs propriétaires avec le parti présidentiel de Nicolas Sarkozy (Bouygues et TF1, Dassault et Le Figaro, Lagardère et Europe 1...), il est en revanche plus rare de voir des personnalités politiques mettre directement en cause des journalistes « intuitu personae », pour leur façon de pratiquer leur métier, et non pour leur appartenance à tel ou tel média. Arnaud Montebourg, qui s’en est pris à la « télé de la droite », du « fric » ou des « idées qui détruisent la France », dans le film de Pierre Carles Fin de concession, vise clairement « les rapports de proximité politique entre les orientations éditoriales de TF1 et le pouvoir actuel ». Néanmoins, pas question pour lui de fustiger la collectivité journalistique qui sert cette ligne éditoriale, ni même un responsable en particulier. Seul le PDG de TF1, Nonce Paolini, est jugé coupable « ès qualités ». Dans sa lettre adressée à ce patron le 30 septembre, Arnaud Montebourg croit même bon de préciser que « les journalistes de TF1, dont le professionnalisme est connu et louable, n’ont pas la responsabilité qui est la vôtre dans cet état de fait mémorable ».

Quant à Vincent Peillon, qui a cherché à créer la surprise en janvier 2010 en boycottant une invitation d’Arlette Chabot à l’émission A vous de juger, sur France 2, il s’agissait surtout de se positionner dans le débat sur l’identité nationale. De se distinguer en refusant de servir de « caution » à un face-à-face opposant en première partie de soirée Eric Besson, ministre de l’immigration, et Marine Le Pen, figure montante du Front national. Si la démission d’Arlette Chabot fut alors demandée à la télévision, dans une lettre lue en direct par l’intéressée, c’était moins une pratique du journalisme qui était visée qu’une façon de coller l’agenda médiatique à l’ordre du jour du gouvernement.

David Pujadas, confesseur, idéologue et policier 

On comprend mieux, dès lors, ce qui fait la singularité de la saillie de Jean-Luc Mélenchon, réagissant en téléspectateur bouillant à un certain type d’interview convenu de David Pujadas, dont la violence des propos s’efface parfois derrière le ronronnement du présentateur.

Si l’on reprend les trois questions posées par ce journaliste au délégué CGT de l’usine Continental de Clairoix, Xavier Mathieu (après les dégâts matériels commis à la sous-préfecture de Compiègne à la suite de la confirmation de la fermeture de leur usine par le Tribunal de Sarreguemines), on mesure aisément tout l’arrière plan idéologique de David Pujadas. Trois interventions qui sont aussi de vieilles rengaines des cléricatures régnantes :


1. - La culpabilisation par le remords
« On comprend bien sûr votre désarroi, mais est-ce que ça ne va pas trop loin ? Est-ce que vous regrettez ces violences ? »

2. - L’exhumation de la dictature du prolétariat
« Pour vous, la fin justifie les moyens. »

3. - Le rappel à l’ordre policier
« On entend votre colère, mais est-ce que vous lancez un appel au calme ce soir ? »


Tour à tour confesseur, commissaire politique et défenseur de l’ordre public, le présentateur signe par ces trois questions davantage encore qu’un habitus : une posture de proximité avec le pouvoir qui avait conduit quelques lecteurs du Plan B à lui remettre une « laisse d’or » non-officielle pour « son dévouement envers les puissants », comme le relève un article d’Acrimed du 22 juillet 2010. Dans un documentaire de Denis Jeambar, « Huit journalistes en colère » (Arte, 9 février 2010), il donnait la pleine mesure de sa perméabilité à la logique du dominant : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’Etat, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. » Jean-Luc Mélenchon est-il alors infondé à rappeler que Voltaire fustigeait déjà « le laquais qui singe son maître » en croyant ainsi s’accaparer une part de sa puissance ? La dénonciation de cette servilité a été accueillie par la direction du service politique de France 2 comme la mise en cause de « toute la rédaction ». Rappelons que c’est pourtant le « buzz » fait autour de l’extrait du film de Pierre Carles qui a transformé une réaction de bon sens en insultante philippique. Jean-Luc Mélenchon avait d’ailleurs été cloué au pilori de la même manière quand il avait osé s’en prendre à un journaliste étudiant qui, par réflexe corporatiste (déjà), ne voyait pas ce qu’il pouvait y avoir de gênant à faire la « Une » du Parisien sur le fantasme des maisons closes alors que le pays s’enfonçait dans la crise sociale. Finalement, Mélenchon est le catalyseur du dysfonctionnement médiatique, l’empêcheur de tourner en rond qui déclenche aussitôt la « circulation circulaire » des soutiens confraternels.

Le problème, c’est que cette clémence absolue, cette absolution systématique du professionnel, fût-il le plus en vue, par la profession, vire parfois à la complaisance envers le monde des puissants. Le comportement de David Pujadas lors d’une interview de Nicolas Sarkozy, le 12 juillet 2010, dans les jardins de l’Elysée, en dit long aussi sur son degré de soumission au pouvoir qui vient de nommer son patron Rémy Pflimlin à la tête de France Télévisions. Le journaliste laisse alors passer de criantes contre-vérités, comme l’affirmation selon laquelle il y aurait un bouclier fiscal en Allemagne ou que certains contribuables payaient avant son élection 100 % d’impôts [1]. Surtout, son manque de pugnacité et sa propension à se contenter sans ciller de toutes les réponses du super-communicant de l’Elysée laissent sans voix quant on se souvient de son entretien avec Martine Aubry, le 19 mai. Un entretien qu’Arrêt sur images a qualifié « d’interview tenace, exigeante sur la précision des réponses attendues ». En comparaison, le Syndicat national des journalistes-CGT de France Télévisions a jugé que l’interview présidentielle de David Pujadas était « une honte pour l’information de service public ». Et de justifier en soulignant que le téléspectateur a pu assister à « une heure de communication sans opposition avec un journaliste KO debout face au Président, un journaliste complaisant, incompétent sur les dossiers traités, notamment sur les retraites, et laissant Nicolas Sarkozy avancer des contre-vérités ».

Martine Aubry s’en prend à Pujadas... en privé 

La CGT ne fut pourtant pas la seule à s’offusquer de cette passivité de passeur de plats du présentateur de France 2. Cela ne s’est pas su, mais la première secrétaire du PS elle-même s’est émue auprès de la direction de la chaîne de cette atonie bienveillante. En visite au Festival d’Avignon avec les députés de son parti Claude Bartelone et Marylise Lebranchu, à la mi-juillet, Martine Aubry a en effet raconté en privé qu’elle avait téléphoné à France 2 pour demander « la même interview, la même » que celle dont avait bénéficié le président de la République en ses jardins. Son intervention est arrivée aux oreilles du journaliste, puisqu’il a lui-même décidé de lui téléphoner pour protester de sa déontologie.

A la différence de Jean-Luc Mélenchon, Martine Aubry n’a pourtant pas assumé publiquement son différend avec la façon dont David Pujadas mène ses interviews. Probablement craint-elle d’avoir plus à perdre qu’à gagner en mettant en cause l’intervieweur numéro 1 de la première chaîne publique. Faut-il préciser aussi que la maire de Lille n’a pas, comme le leader du Parti de gauche, une propension à vilipender médias et journalistes dominants ? Sans doute sait-elle qu’un parti qui aspire à l’alternance gouvernementale ne peut se permettre de se mettre à dos un système régi — et verrouillé — par la confraternité corporatiste. Contrairement à Jean-Luc Mélenchon, Martine Aubry ne demande pas la transformation des journaux en coopératives et l’élection du président de France Télévisions par les citoyens. Sans doute ne mesure-t-elle pas non plus la colère qu’engendre toute pratique d’un journalisme en surplomb. « Les médias officiels sont encore plus haïs que les politiques », estime Jean-Luc Mélenchon [2].

Notes

[1] Lire à ce sujet « Comment David Pujadas aurait pu argumenter contre Sarkozy », L’Expansion, 13 juillet 2010.

[2] Le Nouvel Observateur, 14 octobre 2010.

 

Source :http://blog.mondediplo.net/2010-10-...

 

http://www.alterinfo.net/David-Pujadas-FR2--star-de-la-desinformation-et-de-la-propagande_a43695.html

 

 

 

 

 

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 23:50

Une information parmi d'autres, on ne vous dit pas tout, à la télé ! Sur FR2, par exemple, on insiste sur le fait que Woerth est "blanchi" par le rapport de l'Inspection générale des Finances. Mais l'IGF... est juge et partie ! eva R-sistons

Jean Bassères (AFP) Jean Bassères (AFP)

 

En demandant au patron de l'IGF de rédiger un rapport sur l'affaire Woerth/Bettencourt, François Baroin assurait que l'institution était complètement indépendante du pouvoir politique. Et pourtant...

Cela a été dit à plusieurs reprises. Le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF) sur l'affaire Bettencourt/Woerth peut être considéré comme sujet à caution sur plusieurs points. Pour le gouvernement et la majorité, l'enquête réalisée par l'IGF a blanchi Eric Woerth. L'opposition, au contraire, a souligné que l'IGF, et donc son patron, était directement placée sous la tutelle de Bercy qui lui a d'ailleurs commandé ce rapport. Une proximité qui entacherait son indépendance. De fait, Eric Woerth et son cabinet entretiennent en effet une relation particulière avec l'IGF.

Le successeur d'Eric Woerth au Budget, François Baroin, a chargé Jean Bassères, patron de l'IGF, de mener à bien ce rapport. Or, ce qui n'a pas été relevé jusqu'alors, c'est que ce dernier a été nommé à ce poste par Eric Woerth lui-même. Le décret de nomination du 24 janvier 2008 annonçant le nouveau chef de service est bel et bien contresigné par Eric Woerth, alors ministre du Budget.

 

Par ailleurs, comme le soulignait un ancien chef de l'IGF interrogé par le Monde le 9 juillet dernier, le rapport n'a pas été commandé à l'IGF en tant qu'institution comme cela se pratique d'habitude, mais à son chef, Jean Bassères. "L'IGF n'a pas travaillé selon ses méthodes habituelles, collectives, contradictoires et inquisitoriales. Ce ne sera pas un rapport de l'IGF mais de son patron", expliquait-il.

 

Bassères a donc dû enquêter sur l'homme qui l'a conduit à occuper ce poste prestigieux. Sur le ministre mais aussi sur son cabinet, dont le directeur, Sébastien Proto, a commencé sa carrière… à l'IGF. Ajoutons que le prédécesseur de Sébastien Proto, Jean-Luc Tavernier, lorsqu'il a quitté le cabinet d'Eric Woerth a rejoint… l'IGF.

Enfin, la méthodologie utilisée pour rédiger ledit rapport est claire : "La mission a procédé à des

 

investigations sur place et sur pièces et s'est attachée à corroborer les informations qui lui ont été communiquées". Selon un bon connaisseur des procédures, les personnes ont été libres de témoigner ou pas et de livrer les pièces qu'ils voulaient bien fournir. Toutefois, le rapport stipule dès la première page que la mission "n'a pas rencontré d'obstacles dans le cadre du déroulement de ses investigations et a eu accès à des documents couverts par le secret fiscal".

 

(François Sionneau - Nouvelobs.com)

 

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100730.OBS7868/info-obs-affaire-woerth-basseres-igf-avait-ete-nomme-par-woerth.html

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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 02:01

Il y a belle lurette qu'on sait que le Monde, organe d'information prestigieux, a viré de bord et perdu beaucoup de ses lecteurs (et pour cause !) : Afin d'être un média de plus au service de la Mondialisation ultra-libérale militaro-financière - eva R-sistons

 


Logo

 

 

 

 

 

Amis d'Internet, j'ai beaucoup ri !

Hier, le Monde.fr titrait glorieusement :

"Eric Woerth n'a pas bradé de terrain dans la forêt de Compiègne"

Émoustillé par ce titre annonçant une probable révélation qui me laisserait pantelant, je commençais à lire cet article qui nous promettait enfin des preuves tangibles propres à mettre à mal les allégations du Canard enchaîné du 14 juillet concernant l'affaire de la vente douteuse de l'hippodrome de Compiègne par le ministre du budget de l'époque !

Après tout, pourquoi pas ?

En réalité, cet "articulet", pour rester poli, si on peut appeler ainsi le catalogue débité en boucle sur tous les médias par  la communication de Monsieur Woerth pour se défendre, rédigé par ce qu'on appelle de nos jours, un "journaliste" m'a laissé littéralement pantois, j'allais dire "sur le cul" !

 

Je croyais découvrir une enquête fouillée, du vrai journalisme d'investigation qui prouverait le bien-fondé de ce titre ronflant, accrocheur dont les conclusions ne souffriraient d'aucun doute ? En réalité, je suis tombé sur un argumentaire UMP soutenant la défense désespérée de son Ministre agrémenté de 2 témoignages ridicules, non sourcés, vagues ou partisans ! Je m'en vais reprendre argument par argument, les termes de la défense de Monsieur Woerth par ce journaliste du Monde.fr qui file un bien mauvais coton.

 

1er élément.

L'employé aux écritures du Mondel écrit, je cite : Ce domaine de 57 hectares n'a été vendu qu'à 2,5 millions d'euros, soit 44 000 euros l'hectare. Le prix a été fixé par les Domaines, un service du ministère des finances qui n'est pourtant pas réputé pour sa générosité.

 

Or, "aucune forêt ne se vend à ce prix-là", témoigne un expert forestier de la région, contacté par Le Monde.fr. Selon lui, "le prix de vente dans la zone du Compiégnois est plutôt situé entre 6 000 et 10 000 euros". Chez Forêt privée française, on tempère : "Cela dépend du type de forêt et de la valeur des infrastructures". De fait, le terrain comporte un hippodrome et un golf, ce qui explique le prix supérieur à celui pratiqué habituellement. Un agent immobilier de Compiègne juge pour sa part que le prix payé par la Société des courses de Compiègne n'est "pas du tout incohérent", le terrain étant déjà loué par son acquéreur, et en grande partie inconstructible.

Hey les potes ? Qui est cet expert forestier contacté par le Monde.fr ? Quant à "Forêt française", elle est très vague ! Moi qui connait la forêt de Compiègne comme ma poche, je vous en trouverai 30 qui déclareront le contraire ! Des vraies sources bordel ! Pas du vent !

Déjà on sent que le "journaliste" joue la décharge du suspect, ce qui est son droit le plus strict mais jusqu'ici aucune preuve .. Continuons la démonstration.

Après cet argument qui ne tient la route, ni par ses sources, ni par sa pertinence, vient un long paragraphe de la défense, énoncé par Éric Woerth déclarant que rien n'est illégal. "Le processus de vente est contesté mais légal" et patati et patata. Passons, l'avocat journaliste  continue joyeusement sa plaidoirie...

 

2ème élément.

"Une transaction étonnamment rapide. Le 16 mars, un arrêté du ministère imposait à l'Office national des forêts la vente du terrain. Celle-ci aurait été effective dès le lendemain, assure Le Canard."

Auquel notre merveilleux enquêteur, sort pour contrer le Canard, l'argument massue suivant ; surtout ne riez pas  :

Un argument battu en brèche par Philippe Marini, pour qui la vente "a en réalité été étudiée pendant 5 ans par les services de l'Etat." "C'est vrai que c'est un processus très rapide, tout ça a été très vite", s'étonne Pascal Leclerq, de la CGT-Forêt. La vente, conclue six jours avant le départ d'Éric Woerth du ministère, n'est certainement pas due au hasard. Elle a visiblement été accélérée par le ministre, picard et passionné de hippisme. Ce qui, pour autant, n'entache pas d'irrégularité le processus.

Comme on sait que Philippe Marini sénateur maire UMP de l'Oise est copain comme cochon avec son pote équestre,  Éric Woerth, Ministre et maire de Chantilly, vu qu'ils combattent  dans le même camp, dans des circonsciptions sur mesure, les roses socialistes, je ne vous dis pas la crédibilité des déclarations de Marini ! Quant au représentant de la CGT, que voulez vous qu'il dise ? Pris qu'il est entre le marteau et l'enclume ?

Autant demander à la grand-mère d'Éric Woerth son opinion sur le sens moral de son petit fils !

 

Le dernier paragraphe arguant enfin que le maire de Chantilly ne connaissait nullement Antoine Gilibert, l'heureux bénéficiaire de cette vente à prix discount et pourtant ami de Philippe Marini...

Au final, lectrices et lecteurs, avez vous entr'aperçu l'ombre d'une ombre d'une preuve qui puisse justifier le titre de l'article ?

NON, NON et NON !

 

Voilà les amis, comment "le Monde.fr" magouille son info. D'un article qu'on imagine d'investigation et qui n'est en fait qu'une reprise des arguments du Ministre du travail à laquelle on ajoute pour justifier ses émoluments, 2 ou 3 coups de fils à des agences immobilières, les rédacteurs, tels des prestidigitateurs débutants, vous sortent triomphalement un titre racoleur qui disculpe ouvertement Monsieur Woerth !

Comme chacun sait, en parcourant rapidement les infos d'un site ou d'un quotidien, les titres sont rapidement digérés puis retenus, vous comprenez alors le but de la manœuvre destiné à sauver le sergent Woerth.

Manipulation mesquine et pitoyable qui me fait penser que le quotidien "le Monde" est devenu sous la houlette maléfique de certains , un de ces chiffons conformistes au service du pouvoir. J'espère simplement que cette mentalité et ces pratiques  disparaîtront avec l'arrivée des nouveaux propriétaires.

Au Village des NRV, on manque gravement de comiques et autres fantaisistes scribouillards dans mon style, je profite de ce billet pour appeler la plupart des journalistes du Monde à nous rejoindre : ils se révèlent indubitablement plus doués que nous !

Dans des temps pas si anciens que les jeunes peuvent ne pas connaître, le "groupe téléphone" chantait : "je rêvais d'un autre Monde..."

Moi aussi.

 

 

À après !


Auteur : nef - Source : Le Village des NRV

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14433

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 23:15
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À quelques jours d’intervalle, David Pujadas a reçu la laisse d’or du Plan B destinée à récompenser « le journaliste le plus servile », suscitant l’indignation de la direction de France 2 et de quelques blogueurs, puis il a interviewé, avec une rare complaisance, Nicolas Sarkozy, provoquant l’indignation du SNJ-CGT et de nombreux autres journalistes. Faut-il lui décerner la Légion d’honneur ?

Complaisance

« J’ai trouvé ça plutôt rythmé et tonique, de bonne tenue, pas mal sur le fond et sur la forme. À deux ou trois moments, il y a eu confrontation, il y a eu aussi des explications, un peu de pédagogie. C’était un entretien libre de ton. » [1]. C’est en ces termes que David Pujadas lui-même analyse son interview du président de la République le 12 juillet 2010. Cette auto-célébration est loin d’avoir été partagée, comme le montrent les critiques dont l’animateur du Journal de France 2 a été la cible juste après l’émission avec Nicolas Sarkozy.

Dès le lendemain, en effet, le SNJ-CGT de France Télévisions publie un communiqué dénonçant un David Pujadas « complaisant et incompétent, (…) et laissant Nicolas Sarkozy avancer des contre-vérités ». Cette émission est, selon le syndicat, « une honte pour l’information de service public. » De son côté, le site Marianne2.fr revient en détails (sans pour autant être exhaustif…) sur les manquements de l’intervieweur : « lorsqu’on a la vanité d’accepter ce rôle en solo, on prépare un minimum la confrontation. (…) Il n’est pas admissible de se faire balader sans répliquer lorsque Nicolas Sarkozy réitère des mensonges grossiers sur des questions connues qui ont déjà largement fait polémique et que tout journaliste s’intéressant à la politique, même doté d’une attention flottante, ne peut pas ignorer. »

Des exemples ? Marianne2.fr en donne deux : « "Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d’impôt, c’est-à-dire il gagnait 1000, ils payaient 1000 et ils partaient tous", a affirmé le Président sans être contredit par Pujadas. Pratiquement, personne n’a jamais payé 100% d’impôts et le bouclier fiscal, contrairement à ce que répète le Président, n’a pas pour effet de limiter la taxation des revenus réels à 50 % mais plutôt autour de 20% comme on l’a vu avec Madame Bettencourt. Toute aussi fausse son affirmation selon laquelle "le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans". Il n’y a jamais eu de bouclier fiscal en Allemagne, mais une décision de la Cour constitutionnelle qui ne concernait d’ailleurs que l’impôt sur la fortune et qui a été supprimée depuis, comme nombre de mises au point l’ont rappelé dans la presse ces derniers mois. »

Plus complet, un article publié sur le site de l’Expansion (13 juillet 2010) explique « comment David Pujadas aurait pu argumenter contre Nicolas Sarkozy » et expose dix (grosses) contre-vérités assénées par le président de la République non relevées par le présentateur.

En comparant l’entretien du président avec celui, un mois plus tôt, de Martine Aubry dans son JT, le site de Arrêt sur images revient sur la pugnacité variable de David Pujadas. Face à la première secrétaire du Parti socialiste, l’interview se révèle « tenace, exigeante sur la précision des réponses attendues. » Et face à Nicolas Sarkozy, « Pujadas change radicalement de ton : il se fait plus coulant, bienveillant, et surtout, laisse Sarkozy digresser comme il l’entend. »

Nous ne reviendrons pas sur cet entretien de juillet 2010 qui, comme les précédents, soulève avec insistance la même question : qui invite qui [2] ? David Pujadas invite-t-il Nicolas Sarkozy dans son JT pour lui poser ses propres questions ? Ou Nicolas Sarkozy reçoit-il (comme ce fut le cas se 12 juillet 2010) David Pujadas à l’Elysée pour qu’il serve de porte-micro et de passe-plat ? Poser la question, c’est y répondre…

Récompense

Hasard du calendrier, quelques jours plus tôt (le 30 juin 2010), des proches du défunt journal Le Plan B accompagnés du réalisateur Pierre Carles décidaient de remettre à David Pujadas, sur le trottoir, devant les locaux de France Télévisions, une « laisse d’or », symbole de « la servilité du journaliste ». En guise de consécration et… d’anticipation involontaire du rendez-vous à l’Elysée. Une opération qui tombait à point nommé moins de deux semaines avant celui-ci.
Un communiqué publié sur le site du Plan B apporte quelques explications à cette action :

« En décernant ce kit [une laisse d’or plus une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté] au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [3] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, « Huit journalistes en colère » (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. » »

La cérémonie fut brève et non violente. Ses organisateurs ont même repeint le scooter de l’animateur d’une peinture dorée…et délébile. Une action symbolique qui n’a gère attiré l’attention de la presse imprimée et des grands médias audiovisuels, mais que de nombreux blogueurs et sites Internet ont dénoncé comme une « agression ».

Indignation

Pour le site Gala.fr, David Pujadas s’est fait « piéger par un commando », pour voici.fr, le « happening était trop violent pour être drôle. » Selon Europe1.fr, « David Pujadas a été victime d’un guet-apens ». Sur le site d’Arrêt sur images, on parle d’« agression ». Terme qui est utilisé un peu partout, notamment par les sites Internet des quotidiens nationaux. On appréciera enfin le titre de l’article sur le site 7sur7 : « David Pujadas agressé avec une laisse ». De son côté, la direction de l’information de France 2 s’est empressée de juger « méprisable », dans un communiqué publié le 6 juillet 2010, l’opération menée contre David Pujadas qui « porte atteinte au travail de l’ensemble de la rédaction » de la chaîne publique. « De plus, l’action consistant à interpeller David Pujadas à la sortie du siège de France Télévisions dans des conditions contestables ne peut que renforcer notre sentiment d’indignation », a ajouté la direction de la chaîne, prétendant parler au nom de toute la rédaction.

Encore ne s’agit-il, jusqu’ici, que de réactions … nuancées. En revanche, le 7 juillet 2010, Bruno Roger-Petit dénonce sur son blog du Post.fr un « lynchage »  : celui de David Pujadas par une équipe diligentée par Pierre Carles et Le Plan B (« qui est à la critique des médias ce que le site « Françoisdesouche » est aux Droits de l’Homme »). Ne reculant devant aucun poncif, il y compare Le Plan B tour à tour à la Milice, à Je suis partout et aux tortionnaires d’Abou Graïb, n’hésitant pas non plus à le soupçonner d’antisémitisme :

« Tout est insupportable dans cette agression (désolé, il faut bien appeler les choses par leur nom) : l’acte lui-même (quel courage que de tendre un guet-apens à plusieurs !) la narration de l’acte (avec l’allusion à la petite taille de la victime, comme s’il s’agissait d’un sous-homme, donc c’est un être indigne), le choix d’une laisse (cet homme est un chien, donc c’est un être indigne), la fuite du coupable (il se dérobe, donc c’est un être indigne) et enfin le scooter de la victime peint en or (vieille symbolique, pas de pitié pour les juifs adorateurs du veau d’or, ces êtres indignes). Cela pue. Le Plan B fait l’apologie de la Milice médiatique des années 2000. Bravo !

[…] Cela confirme qu’une certaine extrême gauche qui fait de la critique des médias « vendus au grand capital et aux forces de l’argent » son petit fonds de commerce, façon « Je suis Partout », est en train de passer de l’autre côté du miroir. Il est triste de constater que Pierre Carles s’est fait le complice de ce petit lynchage, aussi minable que sinistre, et s’est abaissé à filmer cette mise en scène sordide. En tout cas, voilà un document vidéo-filmé qui aura toute sa place dans la vidéothèque de Lynndie England et sa collec’ de DVD « Abou Graïb inside ». »

 

Qu’une action non-violente (comme David Pujadas en conviendra lui-même) suscite autant de mensonges (un seul exemple : la petite taille de David Pujadas n’a fait l’objet d’aucune allusion) et une telle débauche d’interprétations diffamatoires, laisse pantois ! Surtout lorsque l’on sait que Bruno Roger-Petit n’a pas assisté à la scène [4]. On peut ne pas se réjouir de cette action symbolique sans sombrer dans la caricature…

… Caricature que Jean-Marc Morandini magnifie en consacrant une partie de son émission sur Direct 8 (modestement intitulée « Morandini ! ») à cet épisode. Au terme d’une présentation dramatique (« David Pujadas agressé devant France Télévision, le journaliste a été victime d’une opération commando »), l’animateur donne la parole à celui qui, dit-il, « a révélé cette affaire » : un certain Bruno Roger-Petit. Ce dernier décrit la scène comme s’il l’avait vécue : « ça a commencé à déraper parce que d’abord il y a eu des remarques déplaisantes sur sa taille (…). Moi quand j’ai vu ça [sic], j’étais sidéré (…). On n’est plus dans la critique des médias, on est dans l’agression physique d’une personne. Ça devient quand même grave. C’est écœurant. Franchement, c’est une opération abjecte. C’est un guet-apens, c’est minable, c’est lâche… »

Le lendemain, David Pujadas s’explique sur Europe 1 dans l’émission de Jean-Marc Morandini (encore lui !) et contredit ce qui a été dit dans les médias : « j’ai vu trop de bêtises écrites un peu partout. (…) Il n’y a rien eu de dégradant. (…) J’ai dit stop et ça c’est arrêté là. »
Il est sans doute dans l’intérêt de Pujadas de faire oublier cette affaire puisqu’elle révèle des choses vraies sur le fond. D’ailleurs quand Morandini l’interroge sur ce sujet, il fuit la conversation :

- Morandini : « Quand ils parlent de votre haine des syndicalistes et votre dévouement aux puissants, ça vous touche, ou vous vous dites c’est des allumés… »

- Pujadas : « Non, ça ne me touche pas du tout. Ne vous attendez pas à ce que je réponde sur le fond à ces gens-là puisqu’ils n’ont aucun argument »

Aucun argument ? Ce serait oublier un peu vite tous ceux qui sont réunis sur le site d’Acrimed (voir notre dossier « David Pujadas ») ou dans les archives du Plan B. Ce serait oublier désormais la célèbre interview de Nicolas Sarkozy un certain 12 juillet 2010.

Complaisant, servile ou tout simplement fonctionnel ? En tout cas, un jour viendra – peut-être un 14 juillet… - où David Pujadas recevra la Légion d’honneur, pour services rendus. Mais à qui ?

Mathias Reymond

Notes

[1] Télé2semaines, 13 juillet 2010.

[2] A ce sujet, voir Après l’« interview » de Sarkozy, quelques commentaires autorisés du spectacle.

[3] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés » sur le site d’Acrimed.

[4] La séquence que nous avons visionnée sera visible dans le prochain film de Pierre Carles, « Fin de concession ».

 


Auteur : Mathias Reymond - Source : Acrimed

 

Publié par Roland, webmaster

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14463&rech=24955#24955

 


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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:42
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Depuis quelques années, Acrimed a fait preuve de quelque désinvolture en omettant de rendre hommage aux journalistes et dirigeants de médias décorés de la Légion d’honneur ou de l’Ordre du Mérite, et en négligeant de compléter la rubrique qui leur est consacrée.

Pour rattraper le temps perdu, en ce jour de fête nationale où de grands, honorables et méritants journalistes sont traditionnellement décorés, voici donc un récapitulatif [1] de cinq années de justes récompenses : pour services rendus, mais à qui ?

Mais rappelons pour commencer un remarquable contre-exemple : le geste de Françoise Fressoz (chef du service Politique du Monde) et de Marie-Eve Malouines (même responsabilité à France Info), qui ont toutes deux refusé la fameuse décoration : elles avaient été, semble-t-il, inscrites d’office sur la promotion des nouvelles Légions d’Honneur du Premier de l’an, sans avoir été consultées au préalable, contrairement à l’usage. « Rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction » a déclaré Madame Fressoz. Marie-Eve Malouines a fait part, elle, de son « grand étonnement », avant de refuser également.

La présence de la plupart des promu(e)s dans la liste ci-dessous n’a guère de quoi susciter notre « grand étonnement ».

I. Légion d’honneur

- Décret du 2 avril 2010 :

Au grade de commandeur

- Phillipe Labro, officier du 8 janvier 2002, écrivain, journaliste

Au grade d’officier

- Anne-Marie Couderc, chevalier du 26 septembre 2000, ex-directrice générale du groupe Hachette Filipacchi, aujourd’hui directrice déléguée de Lagardère Active.

- Jean Amadou, chansonnier, producteur, animateur d’émissions.

- Mireille Dumas, productrice et présentatrice.

- Denise Fabre, ancienne présentatrice d’émissions télévisées.

- Odile Gotlieb, Chevalier du 28 octobre 2001, éditrice, présidente des Éditions Odile Jacob.

Au grade de chevalier

- Dominique Durand, journaliste, rédacteur en chef de revues scientifiques, président de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos.

- Décret du 31 décembre 2009 :

Au grade de commandeur

- Edmonde Charles-Roux, Officier du 1er avril 2003, écrivaine, présidente de l’Académie Goncourt, ancienne journaliste à Elle, ancienne rédactrice en chef de l’édition française de Vogue.

- Jean-Claude Narcy, Officier du 9 juillet 2002, journaliste, ancien présentateur du journal télévisé.

Au grade d’officier

- Jean-Luc Hees, Chevalier du 29 novembre 2001, président du groupe Radio-France.

Au grade de chevalier

- Axel Duroux, journaliste, ex-président du directoire du groupe RTL entre 2005 et 2009, directeur général de TF1 (2009)

- Régis Faucon, ancien journaliste à FR3, TF1, aujourd’hui journaliste indépendant.

- Alexandra d’Arnoux, journaliste.

- Danièla Lumbroso, productrice de télévision, journaliste et présentatrice.

- Sylvie Ody, journaliste.

- Thérèse Torre, productrice d’émissions télévisées.

- Jean-Pierre Vignolle, directeur général de l’Agence France-Presse.

- Décret du 14 juillet 2009 :

Au grade de chevalier

- Denise Ammoun, journaliste, écrivaine (Égypte).

- Jean Ayzac, journaliste, ancien vice-président d’un conseil général.

- Geneviève Brisac, éditrice, écrivaine.

- Alain Elkann, journaliste, conseiller spécial du ministre italien de la Culture.

- Charles Enderlin, journaliste, chef du bureau d’une chaîne de télévision à Jérusalem.

- Marie-Claire de La Grandière, journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine et écrivaine.

- Patrick Forestier, journaliste, écrivain

- Ruggero De Pas, journaliste, président du centre d’accueil de la presse étrangère à Paris.

- Didier Pillet, journaliste

Au grade d’officier

- Antoine Sfeir, écrivain, journaliste, directeur des Cahiers de l’Orient.

- Philippe Tesson, journaliste.

- Philippe Vasseur, « ancien ministre, président d’une fédération d’entreprises », dixit le décret. Mais M. Vasseur est un ancien journaliste économique de TF1, des Echos, du Figaro, président de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille depuis septembre 2008.

- Décret du 10 avril 2009 :

Au grade de chevalier

- Emile Picy, journaliste parlementaire.

- Henri Pigeat, président du conseil d’administration du Centre de formation des journalistes.

- Hélène Pironon, journaliste.

- Emmanuel Hoog, ex-président-directeur-général de l’Institut National de l’Audiovisuel, président de l’agence France-Presse.

- Didier Quillot, président de Lagardère Active.

- Décret du 31 décembre 2008 :

Au grade de chevalier

- Marie Holzman, écrivaine, journaliste, présidente de l’association Solidarité Chine.

- Caroline Sinz-Deleau, journaliste, grand reporter au service « Enquêtes et reportages » de France 3.

Au grade d’officier

- Didier François, sous-directeur de l’édition, de la production et de l’information à la Direction des Journaux officiels.

- Marie-Claude Brossollet, Chevalier du 16 novembre 1998, président-directeur général des éditions Belin.

- Décret du 13 juillet 2008 :

Au grade de commandeur

- Joseph Crampes, dit Jacques Chancel, journaliste, écrivain, administrateur du groupe Canal+.

Au grade de chevalier

- Ruth Elkrief, journaliste, présentatrice.

- Michèle Leloup, journaliste spécialisée « Architecture » à L’Express.

- Philippe Reinhard, journaliste (Le Télégramme de Brest, L’Éclair des Pyrénées...), écrivain.

- Héloise Lefevre d’Ormesson, écrivain, éditrice (éditions Héloise d’Ormesson).

- Décret du 21 mars 2008 :

Au grade de commandeur

- Jean-René Fourtou, Officier du 14 avril 1997, président du conseil de surveillance du groupe Vivendi.

- Patrick Le Lay, Officier du 27 février 2003, ancien président du conseil d’administration de TF1.

- Eliane Victor, Officier du 28 mars 1991, écrivaine, ancienne journaliste à Elle, productrice de l’émission « Quotidiennement vôtre » sur TF1.

Au grade d’officier

- Rémy Sautter, Chevalier du 9 mars 1993, président-directeur-général du groupe RTL.

- Hervé Chabalier, Chevalier du 20 juin 1996, animateur, journaliste, producteur.

- Eve Ruggieri, Chevalier du 25 octobre 1990, productrice, présentatrice.

- John Vinocur, éditorialiste de l’International Herald Tribune.

- Robert Menard, journaliste, ex-secrétaire général de Reporters Sans Frontières.

Au grade de chevalier

- Yves Messarovitch, ancien journaliste rédacteur en chef au Figaro, ancien directeur du groupe Expansion, ancien journaliste à L’Express.

- Décret du 30 janvier 2008 :

Au grade de chevalier

- Jean Guillard, journaliste honoraire.

- Carole Bellemare, journaliste, chef de service dans un quotidien (Le figaro économie).

- Chantal Doumic-Nerot, ancienne journaliste

- Marie-Louise Schaeffer, journaliste, grand reporter

Au grade d’officier

- Arlette de Beuverand de la Loyère, directrice de rédaction dans un groupe de presse.

Au grade de chevalier

- Catherine Ceylac, productrice et animatrice de télévision sur France 2.

- Isabelle Dor, journaliste.

- Patricia Martin, journaliste, animatrice d’émissions radiophoniques sur France Inter.

- Décret du 13 juillet 2007 :

Au grade de Commandeur

- Jean Lacouture, journaliste, écrivain. Officier du 8 février 1993.

Au grade de chevalier

- Patrick Buisson, ancien journaliste, directeur général de la chaine Histoire.

- François Gault, journaliste, correspondant permanent de Radio France en Pologne.

- Elise Lucet, journaliste, présentatrice du journal de 13h (France 2).

- Eric Revel, journaliste économique.

- Daniel Rondeau, écrivain, journaliste.

- Décret du 6 avril 2007 :

Au grade de chevalier

- Véronique Saint Olive, née Missoffe, journaliste (France 2). A l’époque, Arrêt sur images était revenu sur sa nomination.

- Henri Tincq, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses à La Croix, puis au Monde.

- Patrick Lamm, journaliste économique, rédacteur en chef (Les Echos).

- Christian Brincourt, journaliste, grand reporter à Paris Match.

- Philippe Goulliaud, journaliste politique au Figaro.

- Jean-Paul Pigasse, journaliste [2].

- Décret du 31 décembre 2006 :

Au grade de chevalier

- Isabelle Dath, journaliste à RTL.

- Anita Hausser, écrivaine, journaliste, ancienne chef du service politique de LCI, rédactrice en chef adjointe du service politique du quotidien Le Soir.

- Armelle Héliot, journaliste, grand reporter puis rédactrice en chef du service culture du Figaro.

- Sylvie Pierre-Brossolette, journaliste, rédactrice en chef du service de politique intérieure de l’hebdomadaire Le Point.

- Randa Takieddine, journaliste, chef du bureau de Dar Al Hayat à Paris.

- Gérard Klein, comédien, animateur d’émissions télévisées.

- Elisabeth Kervarrec, journaliste pour « Français du Monde » et secrétaire générale de l’Association Démocratique des Français à l’Etranger.

- François Lubrina, médecin vétérinaire, journaliste (Canada).

Au grade d’officier

- Thierry Desjardins, Chevalier du 19 août 1997, journaliste au Figaro.

- Jean-Pierre Elkabbach, Chevalier du 10 décembre 1998, journaliste à Europe 1.

- Décret du 13 juillet 2006 :

Au grade d’officier

- Alain Duplessis de Pouzilhac, président du directoire de la chaîne d’information France 24, PDG de la Société de l’Audiovisuel Extérieur de la France (SAEF).

- Marianne Berard-Quelin, présidente-directrice-générale de la Société Générale de Presse.

Au grade de chevalier

- Jean-Jacques Bourdin, journaliste-rédacteur en chef de RMC info, animateur.

- Ladislas de Hoyos, ancien journaliste pour TF1 puis France 2 et France Inter.

- Patrick Fauconnier, grand reporter, fondateur du magazine Challenges, journaliste au Nouvel Observateur.

- Henri Lauret, journaliste, chroniqueur et éditorialiste à France Info, directeur général et codirecteur de la rédaction de France Soir.

- Frédéric Ferney, écrivain, journaliste et critique au Point.

- Renaud Le Van Kim, producteur de télévision, patron de KM productions et conseiller à TF1.

- William Leymergie, producteur, présentateur.

- Jacques Louvet, président de la Fédération nationale de la presse spécialisée.

- Pierre Fulla, journaliste sportif.

- Décret du 31 décembre 2005 :

Au grade d’officier

- Jean-Pierre Caillard, Chevalier du 17 septembre 1994, ancien journaliste et directeur de la publication du quotidien La Montagne, président-directeur général de la chaîne de télévision Clermont Première, Président du groupement des grands régionaux.

- Michèle Cotta, Chevalier du 10 juin 1996, journaliste, ancienne présidente de Radio-France, ancienne directrice de l’information à TF1.

- Robert Namias, Chevalier du 19 novembre 1997, journaliste, ancien reporter à RTL, ancien chroniqueur à Europe 1, ancien directeur de la rédaction de TF1, éditorialiste sur la chaîne d’information I-télé.

Au grade de chevalier

- Françoise Laborde, journaliste, ancienne rédactrice en chef adjointe de TF1, ancienne présentatrice des JT du week-end sur France 2, nommée au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel par Nicolas Sarkozy en janvier 2009.

- Victor Malka, animateur sur France Culture.

- Jean-Manuel Bourgois, directeur général d’une maison d’édition.

- Isabelle Gallimard, présidente-directrice générale de la maison d’édition Gallimard.

- Antoine Schwarz, président de la chaîne radiophonique RFI.

- Marc Tessier, ancien président de France Télévision (1999-2005).

- Décret du 14 juillet 2005 :

Au grade de Commandeur

- Pierre Weill, ancien PDG de la Sofres, président de Weill Conseil et du comité stratégique de TNS Sofres.

Au grade d’officier

- Michel Boutinard Rouelle, administrateur d’Havas, ancien président d’Havas Media Communication et ancien PDG d’Avenir Havas Media SA.

- Albert Mallet, ancien président de Radio Shalom [2].

- Jean-François Revel, écrivain, membre de l’Académie française, éditorialiste au Point.

Au grade de chevalier

- Daniel Boudet, président de la mission sur la télévision numérique terrestre.

- Louis-François Caillaud, directeur départemental de La Nouvelle République.

- Bernard Lecomte, directeur de collection aux éditions Jean-Claude Lattès, ancien journaliste (La Croix, L’Express...), écrivain [3].

- Olivier Poivre, dit Poivre d’Arvor, écrivain

- Viviane Rebeschini, rédactrice en chef

- Dominique Warluzel, avocat, concepteur et producteur de magazines télé.

- Henri Madelin, ancien rédacteur en chef de la revue Etudes.

- Daniel Bilalian, journaliste, directeur des sports de France Télévisions.

- Laure Adler, ancienne directrice de France Culture, écrivain.

- Jean-Jacques Gabut, ancien directeur au groupe Le Progrès [4].

- Bertrand Méheut, PDG de Canal Plus.

- Richard Ducousset, vice-président d’Albin Michel, gérant de Canal Plus Editions et des éditions Filipacchi-Albin Michel.

- Nicolas Duhamel, directeur général délégué de La Poste, ancien directeur général adjoint d’Havas, ancien directeur général de l’Office d’annonces (ODA).

- Bertrand Fabre, directeur de la rédaction du Moniteur des travaux publics et du bâtiment, directeur des rédactions du groupe Le Moniteur.

- Fabrice Larue, président de la Financière Fabrice Larue, président de Datem (ex-Presse Informatique), ancien PDG du Groupe Desfossés International SA.

II. Ordre National du Mérite

- Décret du 15 mai 2010 :

Au grade d’officier

- Gabriel Milési, gérant de société, journaliste économique. Chevalier du 10 mars 1988.

- Fabienne Servan-Schreiber (épouse Weber), présidente-directrice générale d’une société de production audiovisuelle. Chevalier du 31 mars 2000.

Au grade de chevalier

- Béatrice Garette (née Dabet), directrice générale de (Sipa-presse).

- Sofia Bengana, directrice générale de presse numérique dans une société (Groupe Le Figaro)

- Henri Néron, journaliste (Guyane).

- Jacques Jublin, rédacteur en chef d’I-télé.

- Frédérick-Louis Boulay, journaliste, directeur des programmes de TV5.

- Charles-Henry Dubail, directeur de publication.

- Pascale Marie (épouse Bounfour), directrice d’un syndicat de presse.

- Catherine Nayl (épouse Perrot), journaliste, directrice de la rédaction de TF1.

- Noël Quidu-Tronscorff, grand reporter, photographe.

- Christine Kelly (née Tigiffon), journaliste, membre du CSA.

- Décret du 13 novembre 2009 :

Au grade de commandeur

- Jacques Ourevitch, Officier du 13 avril 1988, ancien journaliste à Europe 1.

Au grade d’officier

- Patrick Poivre d’Arvor, Chevalier du 17 janvier 2001, écrivain, journaliste, présentateur.

- Robert Werner, journaliste, ancien rédacteur en chef de l’Unité Patrimoine à TF1, ancien chroniqueur sur Radio France.

Au grade de chevalier

- Jean-Pierre Caffin, directeur général du groupe Prisma-Presse.

- Eva Bettan, journaliste.

- Sylvie Blum, productrice audiovisuel et médias, INA.

- Maryse Brugière, directrice de programmes du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

- Alfred Hidalgo, journaliste, éditeur, directeur du « département chanson » chez Fayard.

- Yves Calvi, journaliste, animateur et présentateur.

- Pierre Lepape, journaliste et critique littéraire.

- Décret du 15 mai 2009 :

Au grade de commandeur

- Sophie Andrieu, éditrice. Officier du 30 juin 1995.

- André Tubeuf, producteur d’émissions radiophoniques.

Au grade de chevalier

- Yannick Durand de Prémorel, directeur délégué d’un groupe de presse, auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale.

- Niloufar Soyeux du Castel, directrice d’un groupe de communication.

Au grade d’officier

- Monique Garnier-Lançon, journaliste

- Olivier Pognon, journaliste parlementaire. Chevalier du 19 juin 2001.

- Paul Wermus, journaliste. Chevalier du 21 novembre 1995.

- Françoise Attaix, épouse Vandame, journaliste.

- Caroline Dequet, directrice générale d’une chaîne de télévision.

- Cendrine Dominguez, journaliste.

- Bernard Gick, concepteur-réalisateur d’émissions radiophoniques.

- Olivier de Lagarde, journaliste.

- Marie-Thérèse Litzler, directrice régionale d’une chaîne de télévision.

- Sylvie Maligorne, journaliste.

- Jean Ribet , journaliste.

- Philippe Rousseau, rédacteur en chef de quotidiens.

- Daniel Schick, chroniqueur, producteur et animateur de radio et télévision.

- Décret du 14 novembre 2008 :

A la dignité de Grand Officier

- Claude Lanzmann, journaliste, cinéaste.

Au grade de Commandeur

- Pierre Dumayet , journaliste. Officier du 21 octobre 1993.

Au grade de chevalier

- Andrée Ampigny, comédienne, journaliste, auteur. conseillère municipale du Diamant ( Martinique ).

- Geneviève de Cazaux, journaliste, grand reporter.

- Jean-Michel Danet, administrateur national, directeur d’une revue.

- Edouard Maret, journaliste.

- Jean Claude Pons, journaliste en Polynésie française.

- Béatrice Taupin, journaliste spécialisée en économie.

- Marie-Hélène Loaëc, rédactrice en chef d’un hebdomadaire spécialisé

- Décret du 16 mai 2008 :

Au grade d’officier

- François Biessy, journaliste reporter d’images. Chevalier du 23 avril 1988.

Au grade de chevalier

- Ghislaine Chenu, journaliste et productrice d’Envoyé Spécial sur France 2.

- Valérie Expert, rédactrice en chef d’une chaîne de télévision.

- Phillipe Levrier, président d’un groupement audiovisuel.

- Maryse Burgot, journaliste (France 2).

- Gérard Ernault, directeur de rédaction de France Football.

- Christophe Hondelatte, journaliste (France 2, RTL).

- Hugues Huet, grand reporter.

- Xavier Lambert, directeur de RFO.

- Marie-Christine Meyer, directrice adjointe de France Inter.

- Frédéric Mounier, journaliste (La Croix).

- Dominique Quinio, directrice de La Croix.

- Nathalie de Senneville-Leenhardt, rédactrice en chef de Réforme.

- Cyril Viguier, producteur de télévision.

- Marthe Viallefont (née Portalier), ancienne animatrice, journaliste (L’Auvergnat de Paris).

- Sylvie Le Calvez (née Foucher), journaliste (Ouest-France), présidente d’un collectif de protection de la nature.

- Jean-Paul Chapel, journaliste (France 2).

- Catherine Chatignoux, journaliste (Les Echos).

- Béatrice Hadjaje, journaliste au service « étranger » de RTL.

- Décret du 30 janvier 2008 :

Au grade de commandeur

- Claude Imbert, directeur d’un hebdomadaire.

Au grade de chevalier

- Manuel Burrus, écrivain, journaliste, critique littéraire.

- Constance Poniatowski, journaliste, membre de l’Observatoire de la parité.

- Hoda Barakat, journaliste, écrivaine.

- Michel Camino, secrétaire général d’une société de presse.

- Claude Hemmer, directeur de stations radiophoniques.

- Martine Vaslet, épouse Paris, directrice des ressources humaines de RFI.

- Anne Wicker (née Schmitt), journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine.

- Décret du 7 mai 2007 :

Au grade d’Officier

- Jean-Charles Blondel, journaliste, écrivain. Chevalier du 21 décembre 1998.

- Jacques Pessis, journaliste, écrivain, producteur et réalisateur. Chevalier du 8 novembre 1995.

- Raoul Tourrette, ancien journaliste, membre actif d’associations et conférencier.

Au grade de Chevalier

- Matthieu Aron, rédacteur en chef dans une station radiophonique.

- Marie-Pierre Bouligaud, directrice générale et rédactrice en chef d’un hebdomadaire.

- Patrice Costa, journaliste et consultant sur l’environnement.

- Patrick Charles, journaliste.

- Odile Meuvret, ancienne journaliste.

- Pascal Pinning, rédacteur en chef, responsable du service événements d’une chaîne de télévision.

-Frederic Richard, animateur d’émissions télévisées.

- Geneviève Galey, journaliste, rédactrice en chef d’un journal télévisé.

- Décret du 14 novembre 2006 :

Au grade d’Officier

- Claude Dufresne, journaliste, écrivain

- Catherine Nay, journaliste, directrice adjointe de la rédaction d’une chaîne radiophonique

- Alexandre Adler, journaliste, universitaire

Au grade de chevalier

- Françoise Nyssen, éditrice

- François Bachy, journaliste, Directeur adjoint de l’information, en charge du pôle politique sur TF1.

- Guy Delcourt, éditeur.

- Pierre Louty ( Pierre, Léonard ), éditeur, écrivain.

- Mohamed Mebtoul, réalisateur de télévision.

- Frederic Morel, directeur général d’une maison d’édition.

- Didier Pillet, journaliste.

- Christian Vion, directeur général d’une chaîne télévisée.

- Décret du 15 mai 2006 :

Au grade de commandeur

- Philippe Labro, Officier du 18 novembre 1992, journaliste, écrivain.

- André Brincourt, journaliste, écrivain.

Au grade de chevalier

- Thierry d’Athis, ancien journaliste et vice-président d’une association professionnelle de journalistes de l’aéronautique et de l’espace.

- Jacques Esnous, directeur de l’information d’une chaîne radiophonique.

- Jean louis Beaucarnot, journaliste, écrivain.

- Olivier Bétourné, éditeur.

- Patrice Cavelier, secrétaire général à la présidence d’une chaîne radiophonique.

- Dominique Jameux, producteur d’émissions radiophoniques.

- Jean-Luc Mano, journaliste, écrivain.

- Denis Maraval-Hutin, éditeur.

- Muriel Rosé, directrice des unités magazines et documentaires d’une chaîne de télévision.

- Pierre Taillefer, directeur de l’information d’une agence de presse.

- Décret du 14 novembre 2005 :

Au grade de Commandeur

- Jean Narcy, journaliste, présentateur de télévision. Officier du 18 décembre 1997.

Au grade de Chevalier

- Jean-Yves Vif, journaliste

- Pascale Kufus, journaliste ( Allemagne )

- Pierre Combescot, écrivain, journaliste

- Gilles Costaz, journaliste, écrivain, auteur

- Denise Epote, journaliste, responsable d’une chaîne télévisée

- Rémi Le Goff, journaliste, grand reporter en Nouvelle-Calédonie

Notes

[1] Sous réserve d’éventuelles omissions...

[2] Proche de Sassou NGuesso, et que bakchich.info présente ainsi : « "Pipi" a enfin pris son envol dans les années 90. Il a suffi que ses pas croisent ceux d’un homme exceptionnel, le président congolais Denis Sassou Nguesso, pour que son talent s’exprime dans sa plénitude. Dans les colonnes de Géopolitique africaine, ou des Dépêches de Brazzaville, ce virtuose de la plume n’a de cesse de louer le grand homme. Ou à défaut, de le défendre contre les odieux pisse-froids qui accusent son héros de piller son pays, ou manigancer divers massacres dont ceux célèbres du Beach. Une chance Sassou est copain comme cochon avec Chirac. Et le président sait être généreux. Pour son grand oeuvre Pigasse a gagné son ruban… ».

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne



Auteur : Collectif d'Acrimed - Source : Acrimed

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14401&rech=24867#24867

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:18
Eva : Encore entendu parler sur C dans l'Air, hier (même en titre), de "Sarko". Entre copains ! Mais des coquins, on n'entend parler que du bout des lèvres, et pour tenter de les justifier !
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Auteur : Mohamed Belaali

Les scandales financiers et les affaires de corruption qui mettent en cause la plupart des membres du gouvernement contrastent tristement avec la politique de rigueur et d'austérité sans précédent que ce même gouvernement impose aux classes populaires. Au moment où l’on exige de la population des sacrifices de plus en plus lourds, au moment où les chômeurs et les précaires se comptent par millions, les représentants de la bourgeoisie, eux, se permettent de se servir abondamment dans les caisses de l’État et jouissent d'innombrables privilèges . La liste des ministres impliqués dans des affaires est longue :des 9 500 euros mensuels de Christine Boutin pour une obscure mission sur la mondialisation, aux 12 000 euros des cigares de Christian Blanc en passant par les hôtels particuliers du ministre de l'industrie Christian Estrosi ou les 116 500 euros d'Alain Joyandet pour un aller/retour à la Martinique sans parler de son permis illégal pour agrandir sa maison près de Saint-Tropez. Et on va taire par pudeur l'affaire Karachi qui a coûté la vie à 14 personnes. Il ne s'agit là bien évidemment que de quelques exemples qui ne doivent pas cacher le caractère récurrent et structurel de la corruption de la classe dirigeante. Car les scandales financiers, corruption, privilèges et autres affaires, comme celle d'Eric Worth, sont intimement liés au fonctionnement même du système capitaliste qui les produit et reproduit de manière permanente.

 

« Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière» (1). L'État n'est donc pas au service de tous, mais sert seulement les intérêts privés de quelques uns. La police, la justice, les préfets, les députés, les ministres etc. ne sont pas les représentants de toute la société. Le président de la République n'est pas le président de tous les français. Le président gère l'Etat contre l'intérêt général au profit de l'intérêt particulier, celui de la classe dominante. Et plus il sert les intérêts de la bourgeoisie, plus il s'éloigne de ceux des classes populaires.

La corruption, elle aussi, remplace l'intérêt public par l'intérêt privé. Elle efface les frontières entre les deniers publics et les revenus privés. Les hommes et les femmes politiques sans scrupules peuvent ainsi se servir, avec un sentiment total d'impunité, dans les caisses de l'État comme s'il s'agissait de leur propre patrimoine! La corruption nie et méprise le principe de transparence et permet à une seule et même classe sociale, par le biais de l'État, d'accéder d'une manière occulte et illégale aux ressources publiques.

Le scandale Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France, illustre d'une manière éloquente cette proximité et cette confusion des intérêts de la grande bourgeoisie et du gouvernement. Celui-ci doit être au service de celle là. L'ex- ministre du budget, Eric Woerth, est soupçonné, via sa femme qui gère les dividendes de la milliardaire, de conflit d'intérêt. Mme Bettencourt avoue de son côté posséder des comptes à l'étranger et toute une île aux Seychelles non déclarés au fisc. Elle a promis, toutefois, de régulariser cette situation. L'épouse d'Eric Worth a été obligée de quitter son poste, mais le ministre aujourd'hui du travail, lui, n'a pas démissionné. Seuls Alain Joyandet et Christian Blanc ont été obligés de quitter leurs postes.

Eric Worth est soupçonné également d'entretenir les mêmes relations avec Robert Peugeot, l'héritier de la grande famille bourgeoise du même nom. Les deux hommes se connaissent et s'apprécient mutuellement. Eric Worth a même décoré Robert Peugeot de la Légion d'honneur comme il a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre le gestionnaire de la fortune de Bettencourt ! Qu'elle est jolie la république bourgeoise !

Sarkozy voyant que les affaires prennent de l'ampleur, annonce d'une manière solennelle qu'il allait réduire le train de vie de ses ministres (mais pas ses propres privilèges), reconnaissant implicitement par là l'existence de ces affaires !

Plusieurs personnalités du monde politique et économique très proches du pouvoir comme Valérie Pécresse, François Pérol l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée et intime des grands patrons français, le multimillionnaire Stéphane Richard ami de Sarkozy ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde et Directeur Général de France Télécom seraient, à un titre ou à un autre, impliqués dans des affaires. Précisons que Stéphane Richard qui a subi un redressement fiscal en 2007 est décoré lui aussi de la Légion d'honneur.

La collusion des intérêts du capital et ceux de l'État trouve ici son expression la plus éclatante : Le pouvoir politique met l'État et notamment son appareil judiciaire à la disposition du pouvoir économique qui, en échange, finance entre autres ses campagnes électorales. Eric Worth est le trésorier de l'UMP et le financier du système Sarkozy. C'est lui qui est chargé de récolter les fonds auprès des grosses fortunes au profit du président de la République. On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi Sarkozy tient absolument à soutenir «totalement et complétement» son ministre du travail et pourquoi il désire que Liliane Bettencourt reste en France :«Je ne veux pas qu'elle foute le camp en Suisse» disait-il.

Rappelons tout de même que c'est ce même ministre qui mène, au nom du gouvernement et donc de la bourgeoisie, la bataille de la destruction du système de retraite par répartition. Lui, le bourgeois, qui vit dans l'opulence, exige des salariés de travailler toujours plus pour une pension de misère!

Et c'est ce même gouvernement qui tolère que des milliers de familles bourgeoises «très patriotes», dont il possède la liste, planquent scandaleusement leur magot à l'étranger pour échapper au fisc.

Les intérêts de l'État,donc d'une infime minorité, sont incompatibles avec ceux de l'immense majorité de la population.

Tous les gouvernements bourgeois, avec des différences de degré et non d'essence, sont corrompus. Mais sous le régime de Sarkozy, les affaires fleurissent et se banalisent plus facilement. C'est que Sarkozy aime l’argent, le luxe, l'apparat, le cérémonial et n'hésite pas à étaler ostensiblement, dans une république affaiblie, les fastes d’un pouvoir quasi monarchique. Sa fascination pour les riches n'a d'égale que son mépris pour les pauvres.

En avril 2007, Nicolas Sarkozy avait promis une «République irréprochable», une «démocratie moderne qui sera exemplaire au regard du monde». Aujourd'hui, sa république est corrompue, sa démocratie est totalement livrée au capital, aux parasites spéculateurs en tout genre qui la violent chaque jour. Et on va taire la réputation de la France sous le régime de Sarkozy dans le monde. Triste fin de règne !

 

On peut adopter les lois que l'on veut contre la corruption, les affaires et les privilèges, mener toutes les enquêtes possibles, on peut même diminuer et limiter leur importance, mais on ne peut pas les éliminer. Car leur existence et celle du capitalisme sont tellement imbriquées l'une dans l'autre que l'on ne peut supprimer l'une sans éliminer l'autre. Les lois et les mesures prises pour lutter contre la corruption ne sont que des paravents derrière lesquels la bourgeoisie dissimule ses forfaits. Le problème n'est donc pas l'existence de la corruption, des scandales financiers, des affaires et autres privilèges, mais celle du capitalisme qui les engendre. Il y a eu dans le passé des scandales, il y a aujourd'hui des scandales et il y aura dans l’avenir d’autres scandales tant que ce système existe.

In fine, le véritable scandale, c'est le capitalisme lui-même.

 

Mohamed Belaali

http:// belaali.over-blog.com/

--------------------------------------

(1) K. Marx et F. Engels «Manifeste du parti communiste». Éditions en langues étrangères. Pekin, page 35.



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14045



Commentaire:



Excellent article qui résume bien la situation. number-one-45

C'ets la république des copains et des coquins.

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 19:15


pinnoc'Eric Besson n’existe pas, c’est un mythe

Nous sommes décidément dirigés par une clique de menteurs
, comme l’illustrent simplement quelques billets récents de 
Plume de presse : il y a évidemment le menteur en chef, Nicolas Sarkozy himself, tel qu’en lui-même sur les contrats jeunes, le sport à l’école ou l’accueil des personnes handicapées dans l’Education nationale, mais aussi Christine Lagarde par exemple sur La poste(sur le même sujet, voir aussi Christian Estrosi, pointé par Jean Quatremer), Luc Chatel à propos de la visite présidentielle à l’hôpital de Villejuif, Roselyne Bachelot et François Fillon sur la grippe A, sans compter l’emblématique Brice Hortefeux et ses propos racistes - un cas d’école ! Songez qu’en ne remontant qu’à la rentrée de septembre, nous venons de citer, pris en flagrant délit de mensonge, le président, le Premier ministre et les ministres de l’Economie, de l’Industrie, de l’Education nationale, de la Santé et de l’Intérieur ! Et puis il y a l’inénarrable Eric Besson. 

Le ministre de la Persécution des étrangers a ainsi écrit le 12 août dernier : "L’intérêt supérieur de l’enfant est donc bien, d’abord et avant tout, de ne pas être séparé de ses parents : le maintien de l’unité familiale constitue dès lors la priorité des pouvoirs publics" (lire Chama, 5 ans, privé de père). Voilà sûrement pourquoi Nesredine Gamrih a été expulsé vers l’Algérie (en juin 2008), laissant en France sa femme et ses cinq enfants, dont l’intérêt est "bien, d’abord et avant tout, de ne pas être séparés de (leurs) parents". Notre confrère de La dépêche du Midi, Jean-Louis Dubois-Chabert, n’a pas mâché ses mots dans un article consacré à cette affaire en janvier dernier : "la politique dite d’immigration « choisie » mise en place par Nicolas Sarkozy et son ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale, Brice Hortefeux, est passée par là. Brutale. Aveugle au sort périlleux des étrangers qu’elle renvoie chez eux. Décrétant interdite ou presque l’immigration familiale au profit d’une immigration économique. Quitte à briser des familles." Utile précision : "Fadela, son épouse (de Nesredine) est pourtant Française : née en 1954 à Paris." Inutile de dire sarahque rien n’a changé avec le successeur de celui qui trouve que, quand il y a beaucoup d’Arabes, il y a des problèmes. En témoigne la suite de l’histoire : parmi les cinq enfants de Nesredine, il y a Sarah : "En Algérie, Sarah nourrissait deux rêves : devenir avocate ou comédienne. A Toulouse, elle ne les a pas perdus de vue. Mais l’adversité et ce « trop de colère contre la préfecture » qui sublime ses peurs l’ont convertie au pragmatisme. Un BEP de secrétariat comptable, d’abord. Avocate, peut-être, plus tard. Ou comédienne, sait-on jamais… C’est d’ailleurs sans hésiter que la jeune fille a voulu témoigner du sort qu’on réserve aux étrangers privés de papiers dans un documentaire pour le cinéma que José Chidlovsky et Rabeha El Bouhati tournent actuellement à Toulouse. Actrice de sa vie. Malgré tout. Malgré ce paradoxal sentiment qui la hante à l’approche de son dix-huitième anniversaire : « Le 5 avril, j’aurai 18 ans. ça me tarde… Mais en même temps je sais que dès le jour de mes 18 ans je serai en danger ». Majeure. Donc expulsable." Et puisqu’il faut, coûte que coûte, faire du chiffre,lorsque la jeune fille dépose sa demande de papiers, c’est la sinistre OQTF qui tombe : Obligation de quitter le territoire français. Raffinement extrême de l’histoire, pourquoi Sarah dut-elle faire une demande de titre de séjour ? Parce qu’elle était "Privée de papiers après que sa mère s’est vu retirer sa pièce d’identité",explique Télérama, confirmé par Le Monde qui écrit au mot près la même chose. Qu’on nous explique au nom de quoi on retire sa carte d’identité à une citoyenne française. Peut-être Maître Eolas connaît-il la réponse ? 

jcLa citation de l’article de La dépêche ci-dessus mentionnait le documentaire auquel Sarah a participé. Intitulé Journal de sans-papiers, il est donc réalisé par José Chidlovsky et Rabeha El Bouhati. Lorsque Sarah se présente à la préfecture pour demander son titre de séjour, elle donne comme adresse le domicile du premier, qui a accepté de l’héberger, après l’avoir empêchée de justesse de mettre fin à ses jours. Et voilà comment "Convoqué lundi matin par la PAF de Toulouse, José Chidlovsky, qui fait précisément l’objet d’une procédure judiciaire « en qualité d’"aidant", risque d’être inculpé et mis en garde à vue. Il encourt cinq ans de prison et 30 000 euros d’amende », s’inquiètent ses producteurs". Ca alors ! Eric Besson n’avait-il pourtant pas prétendu que seules risqueraient d’être poursuivies les "personnes participant activement aux filières d’immigration clandestine" ? Des propos qu’il confirmait au micro de France Inter le matin même du jour de la manifestation contre le délit de solidarité, le 8 avril dernier : "Le délit de solidarité n’existe pas, c’est un mythe". Et dans une lettre publique diffusée la veille, il avait précisé : "Toute personne, particulier, bénévole, association, qui s’est limitée à accueillir, accompagner, héberger des clandestins en situation de détresse, n’est donc pas concernée par ce délit" (lire Encore raté, Eric Besson). Donc, à en croire la parole ministérielle, l’article L622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, qui stipule : "Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 Euros", ne concernerait que les passeurs ? José Chidlovsky doit donc faire partie de ces malfaiteurs et il est urgent de mettre fin à sa filière et son odieux trafic d’être humains ! Pour redevenir sérieux, une vouvelle preuve flagrante est apportée que le ministre de la Honte ment comme un arracheur de dents, avec tellement d’hypocrisie et de cynisme que ça en devient improbable. D’où la seule conclusion possible : Eric Besson n’existe pas, c’est un mythe.

http://plumedepresse.info  

 

Eric Besson n’existe pas, c’est un mythe


http://www.marcfievet.com/article-37034350.html
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 03:32

"Politique d'abord", c'est le moteur de l'action du président (ici chez Alstom) 
Patrick Buisson: "Sarkozy, dernier rempart"

Par Eric Mandonnet, publié le 02/09/2009 16:54 - mis à jour le 03/09/2009 15:52

Le problème, c'est qu'il y a une totale confusion dans les chiffres, si bien qu'on ne sait jamais lequel se rapporte à quoi. Mon cabinet a commandé et réglé, non pas "près de 130", mais 134 études ou enquêtes auprès des instituts. Le coût total de cette prestation pour la présidence aura été, pour 2008, de 1 082 400 euros. Soit un prix moyen de 8000 euros par enquête. Ce qui correspond au prix du marché: 1200 pour la question par téléphone, 800 pour la question dans une enquête réalisée par Internet.

A titre de comparaison, le budget annuel que le Service d'information du gouvernement (SIG) consacre aux enquêtes d'opinion s'élève à 4,5 millions d'euros. Un budget "études" quatre fois moins élevé pour une "hyperprésidence" dans une première année de mandat n'est peut-être pas une dépense extravagante.

"Sur les 35 études diverses facturées en 2008, au moins 15 avaient également fait l'objet de publications dans la presse", note le rapport. De là vient l'accusation de manipulation de l'opinion : pourquoi l'Elysée d'un côté, Le Figaro et LCI de l'autre (qui diffusent le "Politoscope"), payaient-ils les mêmes sondages ?

La méconnaissance des modes de réalisation des études d'opinion excite, depuis toujours, l'imaginaire prolifique de ceux qui, faute de les comprendre, sont enclins à y voir les ressorts cachés d'un "grand complot". De ce point de vue, l'enquête dite "omnibus", qui, pour des raisons de coût, regroupe, dans un même questionnaire, les questions posées par différents clients, est une machine à alimenter tous les fantasmes.

La cohabitation de plusieurs commanditaires entretient les soupçons de connivence, voire de collusion, surtout quand on ne prend pas la peine de savoir qui achète quoi et à quel prix. Ma société, qui a pour objet l'analyse de l'opinion, se voit chaque semaine sollicitée pour participer à ces enquêtes omnibus.

Lorsqu'elle décide de le faire, c'est soit pour ajouter des questions spécifiques à l'enquête, soit pour acheter les "tris" des questions déjà vendues par ailleurs - généralement à des médias - parce que ces données présentent un intérêt pour sa mission en termes d'analyse stratégique. Car les résultats d'un sondage ne s'éclairent qu'à la lumière de ces "tris croisés", c'est-à-dire des classements par âge, sexe, catégorie professionnelle, proximité partisane, niveau de diplôme et de revenus, etc.

Plus ces tris sont sophistiqués, plus ils ont de valeur interprétative. C'est le cas du "Politoscope" d'OpinionWay, qui n'est pas, comme l'écrit la Cour, une enquête à un "rythme bimensuel", mais un omnibus hebdomadaire. J'ajoute que l'achat des tris est un usage ancien et courant chez les acteurs institutionnels.

Enfin, un outil comme le "Politoscope", ce n'est pas simplement les résultats publiés dans les journaux, c'est, pour la seule année 2008, 6 000 pages de tris stockées sur disques.

Le PS souhaite la création d'une commission d'enquête parlementaire. Etes-vous prêt, le cas échéant, à répondre à une convocation des députés ?

Nous sommes face à une campagne politique. Ce type d'agitation est surtout révélateur de l'état de déréliction absolue qui est celui des socialistes. Car, enfin, la théorie du complot, de la manipulation, c'est vraiment le niveau zéro de l'analyse.

Si j'en crois le mémoire d'OpinionWay, les résultats de ses questions publiées en 2008 sont loin d'être les plus favorables à l'exécutif, notamment la cote de popularité de Nicolas Sarkozy, pour laquelle il se classe au cinquième rang sur les sept sondeurs qui la mesurent.

Qui ne voit qu'en ce domaine la concurrence entre instituts est le meilleur des garde-fous et, du même coup, une assurance quant à la fiabilité des résultats? Le PS souffre d'une étrange pathologie: il préfère penser que les sondages sont faux, pour mieux oublier que les élections sont vraies, sauf peut-être celles qu'il organise en interne.

La crise financière redonne-t-elle une chance à la social-démocratie?

Au contraire, elle l'enfonce. D'abord parce que la crise et l'endettement des Etats affectent les politiques de redistribution, qui constituaient la rente électorale des partis sociaux-démocrates. Ensuite, parce que les socialistes ne veulent pas comprendre que la demande d'Etat a sensiblement changé de contenu. Elle ne porte plus seulement sur un rôle de régulation dans le secteur de l'économie, mais sur le renforcement des fonctions protectrices de l'Etat dans la société.

Un exemple ? Face aux désordres engendrés par la mondialisation en matière de flux migratoires, le PS est partisan du "moins d'Etat" et toute une partie de la gauche ne veut pas d'Etat du tout: ni frontières, ni contrôle, ni principe de précaution.

Tant qu'ils n'auront pas accompli cette révolution culturelle, les socialistes français resteront coupés du peuple. Les quadras du PS sont, comme leurs aînés, tributaires du même biotope: think tanks, médias et agences de communication, dont la principale caractéristique est d'ignorer ou de mépriser les attentes des catégories populaires.

Autant dire que je ne vois pas un candidat transgressif sortir de ce languissant psychodrame. Les sempiternels débats sur les questions de procédure et les configurations d'alliance montrent qu'ils posent toujours leurs problèmes en termes d'arithmétique et non de dynamique électorale.

REUTERS/Philippe Wojazer

"Politique d'abord", c'est le moteur de l'action du président (ici chez Alstom)


En quoi la crise modifie-t-elle le lien entre Nicolas Sarkozy et les Français?


La supériorité de Nicolas Sarkozy tient dans sa capacité à incarner l'autorité de l'Etat et à assumer pleinement les fonctions régaliennes qui lui sont liées. En période ordinaire, c'est un atout majeur. En période de crise, c'est un capital inestimable qui le fait apparaître comme le seul référent politique stable dans un environnement chaotique, le dernier rempart contre les désordres nés de la crise.

Le scrutin de 2007 a concrétisé ce que l'on sentait confusément: à savoir le retour au modèle du leadership qui, dans l'histoire, supplée toujours à un vide de la culture, à l'épuisement des idéologies et des expertises. A première vue, l'élection américaine de 2008 s'inscrit dans un schéma identique.


http://www.lexpress.fr/actualite/politique/patrick-buisson-sarkozy-dernier-rempart_783952.html?p=2


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5998

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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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