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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 00:05

 

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Plusieurs grands journaux français réclament que les gouvernements européens augmentent leurs dépenses militaires pour se préparer à des guerre de grande envergure à l'avenir. Ces demandes et les scénarios sinistres que les médias exposent, sont un avertissement sérieux pour la classe ouvrière. Participant des réductions des dépenses, en réponse à la crise de la dette souveraine, les gouvernements de par l'Europe annoncent une réduction temporaire ou un gel des dépenses de défense. La France prévoit d'économiser quelque 5 milliards d'euros sur trois ans, comprenant une réduction de 54 000 emplois dans les forces armées. Le budget 2011 pour la défense s'élèvera à 30,1 milliards d'euros, soit le même qu'en 2010.
Ces sommes sont considérées être totalement inadéquates par la presse bourgeoise de premier plan. Dans son éditorial du 3 juillet intitulé «Aux armes,citoyen européens. » le quotidien français de référence Le Monde écrit, «Dans un monde qui s'arme, l'Europe désarme. Sous le choc de la crise et la nécessité d'assainir leurs finances publiques, les pays européens taillent dans les budgets de la défense - massivement. C'est dangereux. »
Le 24 juin, le quotidien de droite Le Figaro publiait un article intitulé « L'Europe, puissance militaire? » de Thérèse Delpech, chercheur associé au Centre d'études et de recherches internationales (CERI) de Paris. Elle écrit, « L'avenir de la puissance militaire européenne, à un moment de coupes sombres dans les budgets de la défense, n'est pas une raison pour célébrer la paix européenne ou 'la puissance soft'. Au contraire, c'est potentiellement inquiétant. »[retraduit de l'anglais]
De tels commentaires témoignent de la perspective de classe flagrante qui domine dans la presse. Les coupes massives dans les retraites ou le droit du travail sont applaudies, mais toute coupe budgétaire menaçant la capacité de la France à mener la guerre est inacceptable à l'ensemble de l'éventail de la presse bourgeoise.
En fait, la France consacre des ressources gigantesques à l'armée. En 2008, la France a introduit un livre blanc sur la défense, définissant l'orientation stratégique de l'armée française. Ce livre blanc accordait la stabilité du budget de la défense pour 2009-2011, puis une augmentation d'un pour cent pour 2012. Il accordait 377 milliards d'euros de dépenses pour la défense sur six ans. Les économies prévues dans les dépenses de la défense ne toucheraient pas les principaux programmes d'armement de la France: les avions Rafale, la modernisation des sous-marins nucléaires ou l'avion de transport militaire Airbus A400.
Comme le montrent clairement ces projets, l'objectif de la bourgeoisie française est de préparer des interventions impérialistes à l'étranger, soit aux côtés des Etats-Unis, soit pour rivaliser avec eux.
Le Monde écrit, « La défense, pour un continent comme l'Europe, c'est la capacité à justifier ses ambitions stratégiques (en a-t-elle encore ?) ; c'est l'aptitude à projeter sa puissance sur des théâtres éloignés où se joue une partie de son avenir économique ; c'est la possibilité d'intervenir pour s'interposer sur un autre continent… Bref, tenir son rang parmi les puissances de l'époque.. »
Il y a un prix à payer au privilège d'être une puissance impérialiste majeure, poursuit Le Monde. Faisant remarquer que «la majorité des pays européens consacre moins de 1.5 percent de leur produit intérieur brut (PIB) à la défense. » écrit-il, « Les Etats-Unis entendent rester une des grandes puissances militaires de leur temps - avec plus de 4 % de leur PIB consacré à la défense ; les Russes de même, en plein effort avec plus de 5 % ; les Chinois plus encore... »
L'article de Delpech présente des scénarios à faire froid dans le dos, dont celui d'une guerre mondiale conduite par les Etats-Unis et l'Europe contre la Chine, dans laquelle la France interviendrait pour aider à stopper l'approvisionnement en énergie de la Chine au Moyen-Orient.
Elle écrit, «L'Asie est encore largement perçue en Europe comme un partenaire économique, alors même que les Etats-Unis la considèrent à juste titre comme un problème stratégique potentiel. Bien plus près de nous, le Moyen-Orient n'est souvent compris qu'en termes de conflit arabo-israélien, quand même au-delà de l'énigme nucléaire iranienne, il existe bon nombre d'autres questions qui méritent que l'on s'y attarde: la nouvelle politique régionale de la Turquie ou le destin de l'Egypte et de l'Arabie saoudite après que leurs dirigeants actuels ne soient plus. »[retraduit de l'anglais]
Delpech ajoute, « Les conflits potentiels du 21 siècle sont trop évidents pour que l'Europe se contente uniquement d'être un observateur. Même l'Asie n'est pas aussi éloignée que bien des gens voudraient nous le faire croire. La Chine est présente en Asie centrale, au Moyen-Orient, en Afrique et en Amérique latine, ce qui veut dire partout. »[retraduit de l'anglais]
Depech traite la montée de la Chine comme une menace potentielle majeure pour ses intérêts mondiaux. S'il y a un conflit entre la Chine et l'Amérique, écrit-elle, les Européens « devront peut-être intervenir; au Moyen-Orient par exemple, pour aider à bloquer des routes maritimes. L'Europe est-elle prête à envisager ceci, voire même à le faire? » [retraduit de l'anglais]
Les dépenses militaires européennes ne visent pas uniquement des puissances hors de l'Europe, mais visent de plus en plus des relations stratégiques au sein même de l'Europe.
Le déclenchement de la crise de la dette d'Europe méridionale, à commencer par la crise de la dette souveraine de la Grèce a aussi généré des tensions au sein de l'Europe, notamment entre la France et l'Allemagne. En mai dernier, quand l'Allemagne traînait des pieds pour donner son accord au renflouement de l'euro pour rembourser les banques détentrices de la dette grecque, le président français Nicolas Sarkozy aurait menacé de quitter la zone euro. Le directeur de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a dit que la situation internationale était la plus difficile depuis le début de la Deuxième guerre mondiale.
Les mesures d'austérité à mettre en place menacent la classe ouvrière et la base industrielle de toute l'Europe. Dans le système d'Etat-nation, ceci pose inévitablement la question de savoir qui maintiendra une base industrielle suffisamment forte, capable de soutenir une armée importante. En effet, la rivalité économique dans une situation de dépression mondiale prend également le caractère de rivalité militaire.
Ecrivant dans Le Post, Jean-Pierre Chauvin fait remarquer que les pays européens « redoutent un déclassement des forces armées et un décrochage industriel, qui auraient des conséquences à long terme sur l’emploi, l’économie, la souveraineté, la puissance même du pays [la France]. »
Evoquant la défaite militaire de la France en 1940, au début de la Deuxième guerre mondiale, il ajoute, « L’histoire de France, aiment-ils rappeler, et notamment la période qui précède la Seconde Guerre mondiale au cours de laquelle Paris a assisté sans réagir au réarmement allemand, devrait pourtant servir de leçon.  »
Au même moment, la classe dirigeante française approfondit sa relation économique et politique avec la Russie, dont le principal partenaire commercial bilatéral européen est l'Allemagne. En 2009 la France et la Russie ont échangé 14 milliards d'euros de marchandises, alors que le volume d'échange entre l'Allemagne et la Russie était de 44 milliards d'euros.
En juin, le président Sarkozy s'est rendu en Russie pour participer au Forum économique international de Saint Petersbourg. Accompagné de groupes d'affaires, Sarkozy a supervisé la signature de quelque 25 contrats, concernant des accords sur l'alimentaire, l'énergie, les transports et l'aérospatiale entre des entreprises françaises et russes. Ils sont estimés à 5 milliards d'euros. Les compagnies énergétiques françaises GDF-Suez et EDF (Electricité de France) ont acheté respectivement 9 et 10 pour cent de parts dans les pipelines de gaz North Stream et South Stream de Russie.
Ceci est lié à une relation militaire en train de se développer. En mars dernier, la France avait annoncé que des négociations avaient débuté pour la vente à la Russie de quatre navires d'assaut amphibiens classe Mistral.
Dans son discours principal Sarkozy avait dit, «j'ai une conviction, c'est que l'Europe et la Russie, nous devons travailler ensemble de façon stratégique, de façon très proche et dans un rapport de confiance. » Il avait ajouté, « La guerre froide, c'est fini. Le mur, c'est fini. La Russie est une grande puissance, nous sommes des voisins, nous avons vocation à être des amis. Nous devons nous rapprocher. »
Les accords de la France avec la Russie, visant à rivaliser avec l'Allemagne, sont le signe de tensions stratégiques grandissantes au sein de l'Europe. De plus en plus, elles comprennent une rivalité avec des puissances autres que les Etats-Unis et les principales puissances de l'OTAN.
L'élite dirigeante française s'inquiète de la pénétration chinoise croissante dans le marché européen. Depuis l'annonce par la Grèce de la privatisation de sa compagnie publique de chemin de fer OSE, une des mesures clé que la Grèce doit prendre selon l'accord de renflouement de 110 milliards d'euros signé avec l'Union européenne et le Fond monétaire international, l'opérateur des chemins de fer français SNCF s'y intéresse.
Selon divers rapports, les entreprises chinoises cherchent aussi à acheter des parts dans les chemins de fer grecs. En juin, la Chine a signé des accords commerciaux d'une valeur de plusieurs milliards d'euros avec la Grèce, considérés comme le plus important investissement unique de la Chine en Europe. Les entreprises chinoises ont signé 14 accords dans les secteurs de la construction navale, du tourisme, du bâtiment et des télécommunications.
Le 1er juillet, le ministre français des Transports, Dominique Bussereau s'est rendu en Grèce et a signé un «accord de coopération stratégique dans le domaine du transport ferroviaire » avec son homologue grec Dmitris Reppas. Bussereau a ajouté, « Je regarde froidement la réalité : si la France ne se mobilise pas, d'autres et pas seulement des Européens, le feront à sa place. »


Vendredi 23 Juillet 2010


http://www.wsws.org/ http://www.wsws.org/

 

Commentaires :

 

La guerre sera leur roue de secours face à cette crise, une forme de diversion. Enfin c'est ce que l'oligarchie croit car une guerre mondiale aura des conséquences énormes sur la vie quotidienne des occidentaux si bien que l'on risque de voir des troubles sociaux majeurs se produire.
Notamment l'augmentation du prix du pétrole et les risques de pénurie entraînera une réaction en chaîne...avec le carburant à 5 euros le litre le salarié lambda n'ira plus au boulot car son salaire entier passera en frais de transport...le prix du ticket de bus triplera, pareil pour le prix des aliments dont la production et le transport dépendent en bonne partie du pétrole...

 

L'armée des 27 a donc 27 armées...mais ce n'est pas assez....

 

FRANCE : les médias demandent que le Pays se prépare pour une Guerre Mondiale.

C'est la logique inexorable. J'avais entendu la semaine dernière à la Radio qu'
- AIR-FRANCE supprimait 4'100 Emplois dans les trois ans ;
- Que 54 Hôpitaux allaient être fermés dans les trois ans ;
Les Caisses sont vides - chômages - Dette publique France : plus de 1'500 Milliards d'euros
(cinq fois celle de la GRECE laquelle ne s'élevait qu'à 300 Milliards d'euros).
La Guerre et le Nouvel Ordre Mondial sont voulus et imposés par l'Elite qui nous gouverne. Ils veulent une réduction drastique de la population mondiale.

 

suite sur le site :

 

http://www.alterinfo.net/France-les-medias-demandent-que-le-pays-se-prepare-pour-une-guerre-mondiale_a48391.html

 

NB Eva : Les Médias français sont aux mains des industriels de l'Armement.

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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 23:32

 

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/photo/922362-1092506.jpg?v=1279051640
20 mensonges pour 65 minutes d'interview
Ne croyez pas Nicolas Sarkozy quand il explique qu'il va travailler «tout l'été» avec François Fillon et Eric Woerth pour discuter et peaufiner la réforme des retraites. Il part ce soir en vacances. L'an dernier déjà, il s'était accordé 5 semaines de congés.


Lundi soir, la prestation télévisuelle de Nicolas Sarkozy n'a réservé que deux surprises : Eric Woerth va démissionner de ses fonctions de trésorier de l'UMP, une preuve supplémentaire, s'il en est, que la polémique de ces dernières semaines a porté ses fruits. Autre sujet, Sarkozy a promis la création, dès la rentrée prochaine, d'établissements scolaires spécialisés pour «redresser» les collégiens et lycéens les plus dissipés voire violents.
Pour le reste, les propos furent prévisibles. Le chef a «évacué» l'affaire Woerth-Bettencourt-Sarkozy en une quinzaine de minutes. Il fut même surprenant de constater à quel point il n'a rien compris au problème de conflit d'intérêt. Il n'a pu s'empêcher de récupérer à son compte l'initiative d'évènements qui le dépassent, tels le départ de Joyandet de son gouvernement. Sans surprise non plus, il a réitéré que sa réforme des retraites irait à son terme, et qu'importe l'ampleur des manifestations le 7 septembre prochain. Pas un mot sur son revirement au sujet de l'âge de la retraite. Si Sarkozy n'a pas compris l'ampleur de la situation, c'est peut être parce qu'il ne connaît pas bien la réalité. Le nombre d'erreurs et de mensonges, incroyable pour une intervention télévisée soit-disant préparée depuis un mois, est stupéfiant.

Outre les réactions négatives, sauf à l'UMP et dans les colonnes du Figaro, certaines déclarations de Nicolas Sarkozy ont été rapidement démenties. Ainsi, Pierre-Alain Muet, économiste et député socialiste du Rhône, a détecté 10 mensonges, plus ou moins grossiers, dans les propos présidentiels. d'autres démentis sont venus de toutes part.

Voici donc la liste des 20 mensonges de Nicolas Sarkozy.

1. «La France est le pays qui travaille le moins.» C'est faux: les salariés français travaillent plus en moyenne 36,5 heures en 2008 par semaine, contre 34,6 heures en Allemagne, 34,5 heures au Danemark, 35,6 heures en Suède, 33,2 heures en Norvège, et 33,9 heures aux Etats-Unis.

2. «Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail». La réalité est ... inverse : Pierre-Alain Muet rappelle que «les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3 % en mai 2010) ; la Norvège (3,7 %), l'Allemagne (7,5 %), le Danemark (6 %) alors que le taux dechômage harmonisé approche 10 % en France

3. «Les 35 heures on détruit la compétitivité». Faux : elle s'est améliorée de 1997 à 2002. Le solde extérieur de la France est redevenu négatif ... depuis 2002.

4. «La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus». Faux à nouveau. Grâce aux niches fiscales et à la faible taxation des revenus du capital, le taux d'imposition des plus riches reste faible : «Il est de 25 % pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20% pour les 10 plus hauts revenus» note le député Muet. Et le taux d'imposition de Mme Bettencourt est estimé à 20%. Pas plus.

5. «La France est le pays qui taxe le plus les entreprises.» Toujours faux. Le taux d'imposition des bénéfices des grosses PME (>500 salariés) est d'environ 20%, et inférieur à 13 % pour les entreprises de plus de 2 000 salariés.

6. «Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50 % de ce que l'on gagne à l'Etat.» C'est argument a été maintes fois démonté. le bouclier fiscal protège le patrimoine et la rente, pas le travail.

7. «Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d'impôt. C'est-à-dire qu'ils gagnaient 1.000, ils payaient 1.000. » Ce mensonge est l'un des meilleurs, le plus grossier, le plus énorme. Personne, en France, ne paye 100% d'impôt. Lundi soir, David Pujadas n'a même pas relevé. Faut-il rappelé que la tranche la plus élevée de l'impôt sur le revenu est de ... 40% ?

8. «Le collectif Sauvons la recherche ne s'exprime plus, les chercheurs ne font plus grève». Evidemment, la réponse n'a pas tardé. L'arroseur de l'Elysée s'est fait copieusement arrosé. Le collectif Sauvons la recherche s'est fendu d'un communiqué intitulé: «Aujourd’hui en France quand des chercheurs font grève, seul le chef de l’Etat croit qu’ils travaillent ». Et il a rappelé que l'année 2009 écoulée «a été marquée par une grève dans les universités et organismes de recherche comme on n’en avait pas vu depuis 1968.» Depuis 2007, on recense 1600 mouvements de grèves dans la recherche. La dernière manifestation date ... du 1er juin dernier.

9. «En 1997, les socialistes allemands ont supprimé l'impôt sur la fortune en Allemagne». On appelera cela un mensonge par omission : Sarkozy oublie de préciser que les Allemands, socialistes ou pas, n'ont pas supprimé les droits de succession sur l'héritage. Surtout, Sarkozy attribue aux socialistes allemands la décision politique de supprimer leur ISF. Ce n'est pas tout à fait ça : après une décision de leur Cour constitutionnelle du 22 juin 1995, les Allemands ont renoncé à leur ISF. De surcroît, cette décision de la Cour a été invalidée par une autre décision de justice depuis.

10. «Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans». Sarkozy récidive. Il n'y a pas de bouclier fiscal en Allemagne. Le président français, qui paraît-il use de Facebook, pourrait-il prendre la peine de regarder sur le Net à quel point cette récidive mensongère finit par amuser la galerie ?

11. «En 2008, les socialistes espagnols ont supprimé l'impôt sur la fortune en Espagne.» José-Luis Zapatero a rétabli une forte imposition sur le patrimoine depuis mars dernier, crise oblige.

12. «Il n'y a aucune raison que l'Etat s'impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d'augmentation du nombre de fonctionnaires: 34.000 chaque année depuis 10 ans à compétence constante». Ainsi Sarkozy voulait-il dénoncer l'inflation des budgets régionaux. Le socialiste Martin Malvy, porte-parole de l'Association des régions de France (ARF) lui a répondu : l'Etat a transféré 80 000 fonctionnaires aux Régions ces dernières années.

13. Pour le défendre, Nicolas Sarkozy a qualifié le procureur de Nanterre de «juge». C'est faux. Il est procureur. C'est d'ailleurs toute la différence. Un procureur dépend du parquet, c'est-à-dire du ministère de la Justice. Un juge est indépendant.

14. Le taux de chômage en France serait de 9,5%, et non pas de 10%. C'est faux. Il faut être précis, comme l'a rappelé Nicolas Sarkozy à David Pujadas. Le taux de chômage en France (Outre-mer comprise) est de 9,9% selon l'Insee.

15. Au début de son intervention, Sarkozy cite le «rapport extrêmement fouillé de l'inspection des finances» au sujet de l'éventuelle intervention d'Eric Woerth dans l'examen de la situation fiscale de Mme Bettencourt. Le rapport n'est pas de l'IGF mais de la seule responsabilité de son directeur, comme ce dernier le rappelle en préambule. De surcroît, il ne contient que 12 pages, et multiplie les précautions d'usage à cause du faible délai imparti à l'enquête (10 jours).

16. Aucune enquête sur les soupçons de conflit d'intérêt du couple Woerth ni sur le financement politique illégal n'a été conduite à ce jour.

17. A propos de la nomination des patrons de l'audiovisuel public, Sarkozy explique que ces nominations sont soumises à l'approbation des commissions culturelles du Sénat et de l'Assemblée Nationale. C'est faux.

18. «En 35 ans, jamais on ne m'a accusé de quoique que ce soit de sérieux.» Sarkozy oublie simplement le Karachigate, et ces accusations émanant de la police luxembourgeoise. Rien que ça.

19. Selon Nicolas Sarkozy, la prise en compte de la pénibilité dans sa réforme des retraites, serait «un droit nouveau». C'est faux. Le principe même des régimes spéciaux des cheminots, des mineurs, et d'un certain nombre de professions jugées physiquement éprouvantes était cette prise en compte de la pénibilité. Sarkozy, qui se félicite de les avoir abroger (ce qui est également partiellement faux, mais c'est un autre sujet), devrait s'en souvenir...

20. Lundi soir, Sarkozy s'indignait aussi qu'on le soupçonne d'être allé chercher des enveloppes d'espèces chez le couple Bettencourt. Effectivement, certaines enveloppes étaient directement portées au siège de l'UMP, sur instruction du trésorier Eric Woerth. Mais cela, c'est la révélation du jour. Malgré ses efforts, le Sarkogate continue.

Ces deux commissions ont un droit de veto, au 3 cinquièmes. Elles n'approuvent rien. Bien au contraire, un obstacle majeur (3/5èmes de vote) leur est imposé si elles veulent contester la décision du Chef. "Le stade ultime de la corruption"
Mardi, le Nouvel Observateur publiait en effet une nouvelle information relative au financement politique de la campagne Nicolas Sarkozy en 2007 : un mémo de Patrice de Maistre, daté du 29 septembre 2006, via la Fondation Bettencourt-Schueller, à André Bettencourt, qui demandait à son actionnaire de verser, avec son épouse Liliane, 30 000 euros au futur candidat dès septembre 2006. Le tout, en jonglant avec la loi. Cette dernière interdit à une personne physique de verser plus de 7 500 euros à un même parti politique, et plus de 4 500 euros à un candidat. Patrice de Maistre suggère à son patron (1) de profiter que Nicolas Sarkozy n'ait pas été déclaré officiellement candidat, et (2) de verser, avec son épouse, à deux associations politiques pour contourner le plafond de 7 500 euros. Au total, de Maistre demande à Bettencourt de verser 30 000 euros pour la campagne, dans 4 enveloppes séparées. Mieux, dans ce courrier, Patrice de Maistre explique qu'il fait suite à «la réunion avec Monsieur Eric Woerth, trésorier de l'UMP». Maistre précise : «Nous avons convenu avec Monsieur Woerth que vous pourriez faire déposer ces quatre chèques à son attention, à l'UMP, 55 rue de la Boétie, Paris 8ème

On savait, depuis le rapport du directeur de l'IGF publié dimanche, que Patrice de Maistre avait ses entrées auprès d'Eric Woerth, vu le nombre de visites personnelles répertoriées dans le document. On comprend aujourd'hui l'origine de ces faveurs.

L'affaire Woerth-Bettencourt se poursuit donc. Sarkozy avait peine à comprendre qu'on puisse s'inquiéter du conflit d'intérêt potentiel. Le conflit d'intérêt est pourtant «le stade ultime de la corruption» expliquait Séverine Tessier, porte-parole d'antiCor quelques heures avant l'intervention présidentielle. Sarkozy, lundi soir, fut bien en peine pour débattre du sujet. Il s'est abrité derrière de vieilles pratiques, et a annoncé la création d'une commission qui viserait non seulement les ministres mais aussi les parlementaires.

Cette dernière révélation sur 30 000 euros remis, légalement et en quatre enveloppes à l'UMP pour financer la campagne électorale de Sarkozy, n'était pas la seule information du moment.
La veille, pas moins de sept perquisitions concernant l'affaire Bettencourt et les soupçons d'évasion fiscale ont été menées sur ordre de Philippe Courroye. Faudrait-il rappeler, une fois de plus, que ces enquêtes n'existent que grâce aux révélations de ces dernières semaines ?

Autre information, Patrice de Maistre, selon l'Express, a bénéficié d'un don de 5 millions d'euros de Mme Bettencourt.

Et Mediapart, de son côté, revenait sur la fameuse Eva Ameil, banquière à la BNP qui a démenti avoir reçu un appel de Claire T., l'ex-comptable de Bettencourt mentionnant un éventuel financement politique illégal de la campagne de Sarkozy. Eva Ameil est «une super VRP pour le compte de BNP Paribas. Elle utilise son carnet d'adresses pour ramener vers la banque une clientèle sélecte et fortunée, qui préfère généralement des établissements bancaires plus discrets.» Voici donc le témoin à charge avancé contre l'ancienne comptable de Bettencourt. Qu'attend-t-on pour lancer une instruction judiciaire en bonne et due forme ? Philippe Courroye, dans une interview au Monde, jugeait toujours, lundi dernier, qu' «en l'état, il n'y a aucune raison technique, juridique ou procédurale pour ouvrir une information judiciaire.»

Le procureur de Nanterre a subi un échec : mardi matin, la cour d'appel de Versailles a rejeté son appel en urgence contre le supplément d'information ordonné le 1er juillet par le tribunal correctionnel dans le procès visant les dons de la milliardaire au photographe François-Marie Banier. Une magistrate indépendante, la juge Isabelle Prévost-Desprez,va ouvrir une seconde enquête, cette fois-ci sur la fortune de l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

Mercredi, le Canard Echaîné et Marianne lançaient un nouveau scud contre l'honnête homme du ministère du Travail. Le maire de Chantilly, ministre du Travail et trésorier de l'UMP aurait bradé une parcelle de la forêt de Compiègne, contre l'avis de son collègue ministre de l'Agriculture Bruno Le Maire.Cette propriété de l'Office National des Forêts, qui comprend également un hippodrome et un golf, a été cédé à la Société des courses de Compiègne. L'heureux acquéreur, Antoine Gilibert, est une proche connaissance d'Eric Woerth, dont la commune et l'hippodrome sont voisins.


Les affaires continuent. Il est temps de partir en vacances. Au Cap Nègre.

http://www.marianne2.fr/sarkofrance/Sarkozy-a-la-television-20-mensonges-4-enveloppes-et-un-parc_a127.html
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23 juillet 2010 5 23 /07 /juillet /2010 23:15
Voix-de-son-maitre.jpg

 

À quelques jours d’intervalle, David Pujadas a reçu la laisse d’or du Plan B destinée à récompenser « le journaliste le plus servile », suscitant l’indignation de la direction de France 2 et de quelques blogueurs, puis il a interviewé, avec une rare complaisance, Nicolas Sarkozy, provoquant l’indignation du SNJ-CGT et de nombreux autres journalistes. Faut-il lui décerner la Légion d’honneur ?

Complaisance

« J’ai trouvé ça plutôt rythmé et tonique, de bonne tenue, pas mal sur le fond et sur la forme. À deux ou trois moments, il y a eu confrontation, il y a eu aussi des explications, un peu de pédagogie. C’était un entretien libre de ton. » [1]. C’est en ces termes que David Pujadas lui-même analyse son interview du président de la République le 12 juillet 2010. Cette auto-célébration est loin d’avoir été partagée, comme le montrent les critiques dont l’animateur du Journal de France 2 a été la cible juste après l’émission avec Nicolas Sarkozy.

Dès le lendemain, en effet, le SNJ-CGT de France Télévisions publie un communiqué dénonçant un David Pujadas « complaisant et incompétent, (…) et laissant Nicolas Sarkozy avancer des contre-vérités ». Cette émission est, selon le syndicat, « une honte pour l’information de service public. » De son côté, le site Marianne2.fr revient en détails (sans pour autant être exhaustif…) sur les manquements de l’intervieweur : « lorsqu’on a la vanité d’accepter ce rôle en solo, on prépare un minimum la confrontation. (…) Il n’est pas admissible de se faire balader sans répliquer lorsque Nicolas Sarkozy réitère des mensonges grossiers sur des questions connues qui ont déjà largement fait polémique et que tout journaliste s’intéressant à la politique, même doté d’une attention flottante, ne peut pas ignorer. »

Des exemples ? Marianne2.fr en donne deux : « "Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d’impôt, c’est-à-dire il gagnait 1000, ils payaient 1000 et ils partaient tous", a affirmé le Président sans être contredit par Pujadas. Pratiquement, personne n’a jamais payé 100% d’impôts et le bouclier fiscal, contrairement à ce que répète le Président, n’a pas pour effet de limiter la taxation des revenus réels à 50 % mais plutôt autour de 20% comme on l’a vu avec Madame Bettencourt. Toute aussi fausse son affirmation selon laquelle "le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans". Il n’y a jamais eu de bouclier fiscal en Allemagne, mais une décision de la Cour constitutionnelle qui ne concernait d’ailleurs que l’impôt sur la fortune et qui a été supprimée depuis, comme nombre de mises au point l’ont rappelé dans la presse ces derniers mois. »

Plus complet, un article publié sur le site de l’Expansion (13 juillet 2010) explique « comment David Pujadas aurait pu argumenter contre Nicolas Sarkozy » et expose dix (grosses) contre-vérités assénées par le président de la République non relevées par le présentateur.

En comparant l’entretien du président avec celui, un mois plus tôt, de Martine Aubry dans son JT, le site de Arrêt sur images revient sur la pugnacité variable de David Pujadas. Face à la première secrétaire du Parti socialiste, l’interview se révèle « tenace, exigeante sur la précision des réponses attendues. » Et face à Nicolas Sarkozy, « Pujadas change radicalement de ton : il se fait plus coulant, bienveillant, et surtout, laisse Sarkozy digresser comme il l’entend. »

Nous ne reviendrons pas sur cet entretien de juillet 2010 qui, comme les précédents, soulève avec insistance la même question : qui invite qui [2] ? David Pujadas invite-t-il Nicolas Sarkozy dans son JT pour lui poser ses propres questions ? Ou Nicolas Sarkozy reçoit-il (comme ce fut le cas se 12 juillet 2010) David Pujadas à l’Elysée pour qu’il serve de porte-micro et de passe-plat ? Poser la question, c’est y répondre…

Récompense

Hasard du calendrier, quelques jours plus tôt (le 30 juin 2010), des proches du défunt journal Le Plan B accompagnés du réalisateur Pierre Carles décidaient de remettre à David Pujadas, sur le trottoir, devant les locaux de France Télévisions, une « laisse d’or », symbole de « la servilité du journaliste ». En guise de consécration et… d’anticipation involontaire du rendez-vous à l’Elysée. Une opération qui tombait à point nommé moins de deux semaines avant celui-ci.
Un communiqué publié sur le site du Plan B apporte quelques explications à cette action :

« En décernant ce kit [une laisse d’or plus une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté] au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [3] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, « Huit journalistes en colère » (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles : « Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. » »

La cérémonie fut brève et non violente. Ses organisateurs ont même repeint le scooter de l’animateur d’une peinture dorée…et délébile. Une action symbolique qui n’a gère attiré l’attention de la presse imprimée et des grands médias audiovisuels, mais que de nombreux blogueurs et sites Internet ont dénoncé comme une « agression ».

Indignation

Pour le site Gala.fr, David Pujadas s’est fait « piéger par un commando », pour voici.fr, le « happening était trop violent pour être drôle. » Selon Europe1.fr, « David Pujadas a été victime d’un guet-apens ». Sur le site d’Arrêt sur images, on parle d’« agression ». Terme qui est utilisé un peu partout, notamment par les sites Internet des quotidiens nationaux. On appréciera enfin le titre de l’article sur le site 7sur7 : « David Pujadas agressé avec une laisse ». De son côté, la direction de l’information de France 2 s’est empressée de juger « méprisable », dans un communiqué publié le 6 juillet 2010, l’opération menée contre David Pujadas qui « porte atteinte au travail de l’ensemble de la rédaction » de la chaîne publique. « De plus, l’action consistant à interpeller David Pujadas à la sortie du siège de France Télévisions dans des conditions contestables ne peut que renforcer notre sentiment d’indignation », a ajouté la direction de la chaîne, prétendant parler au nom de toute la rédaction.

Encore ne s’agit-il, jusqu’ici, que de réactions … nuancées. En revanche, le 7 juillet 2010, Bruno Roger-Petit dénonce sur son blog du Post.fr un « lynchage »  : celui de David Pujadas par une équipe diligentée par Pierre Carles et Le Plan B (« qui est à la critique des médias ce que le site « Françoisdesouche » est aux Droits de l’Homme »). Ne reculant devant aucun poncif, il y compare Le Plan B tour à tour à la Milice, à Je suis partout et aux tortionnaires d’Abou Graïb, n’hésitant pas non plus à le soupçonner d’antisémitisme :

« Tout est insupportable dans cette agression (désolé, il faut bien appeler les choses par leur nom) : l’acte lui-même (quel courage que de tendre un guet-apens à plusieurs !) la narration de l’acte (avec l’allusion à la petite taille de la victime, comme s’il s’agissait d’un sous-homme, donc c’est un être indigne), le choix d’une laisse (cet homme est un chien, donc c’est un être indigne), la fuite du coupable (il se dérobe, donc c’est un être indigne) et enfin le scooter de la victime peint en or (vieille symbolique, pas de pitié pour les juifs adorateurs du veau d’or, ces êtres indignes). Cela pue. Le Plan B fait l’apologie de la Milice médiatique des années 2000. Bravo !

[…] Cela confirme qu’une certaine extrême gauche qui fait de la critique des médias « vendus au grand capital et aux forces de l’argent » son petit fonds de commerce, façon « Je suis Partout », est en train de passer de l’autre côté du miroir. Il est triste de constater que Pierre Carles s’est fait le complice de ce petit lynchage, aussi minable que sinistre, et s’est abaissé à filmer cette mise en scène sordide. En tout cas, voilà un document vidéo-filmé qui aura toute sa place dans la vidéothèque de Lynndie England et sa collec’ de DVD « Abou Graïb inside ». »

 

Qu’une action non-violente (comme David Pujadas en conviendra lui-même) suscite autant de mensonges (un seul exemple : la petite taille de David Pujadas n’a fait l’objet d’aucune allusion) et une telle débauche d’interprétations diffamatoires, laisse pantois ! Surtout lorsque l’on sait que Bruno Roger-Petit n’a pas assisté à la scène [4]. On peut ne pas se réjouir de cette action symbolique sans sombrer dans la caricature…

… Caricature que Jean-Marc Morandini magnifie en consacrant une partie de son émission sur Direct 8 (modestement intitulée « Morandini ! ») à cet épisode. Au terme d’une présentation dramatique (« David Pujadas agressé devant France Télévision, le journaliste a été victime d’une opération commando »), l’animateur donne la parole à celui qui, dit-il, « a révélé cette affaire » : un certain Bruno Roger-Petit. Ce dernier décrit la scène comme s’il l’avait vécue : « ça a commencé à déraper parce que d’abord il y a eu des remarques déplaisantes sur sa taille (…). Moi quand j’ai vu ça [sic], j’étais sidéré (…). On n’est plus dans la critique des médias, on est dans l’agression physique d’une personne. Ça devient quand même grave. C’est écœurant. Franchement, c’est une opération abjecte. C’est un guet-apens, c’est minable, c’est lâche… »

Le lendemain, David Pujadas s’explique sur Europe 1 dans l’émission de Jean-Marc Morandini (encore lui !) et contredit ce qui a été dit dans les médias : « j’ai vu trop de bêtises écrites un peu partout. (…) Il n’y a rien eu de dégradant. (…) J’ai dit stop et ça c’est arrêté là. »
Il est sans doute dans l’intérêt de Pujadas de faire oublier cette affaire puisqu’elle révèle des choses vraies sur le fond. D’ailleurs quand Morandini l’interroge sur ce sujet, il fuit la conversation :

- Morandini : « Quand ils parlent de votre haine des syndicalistes et votre dévouement aux puissants, ça vous touche, ou vous vous dites c’est des allumés… »

- Pujadas : « Non, ça ne me touche pas du tout. Ne vous attendez pas à ce que je réponde sur le fond à ces gens-là puisqu’ils n’ont aucun argument »

Aucun argument ? Ce serait oublier un peu vite tous ceux qui sont réunis sur le site d’Acrimed (voir notre dossier « David Pujadas ») ou dans les archives du Plan B. Ce serait oublier désormais la célèbre interview de Nicolas Sarkozy un certain 12 juillet 2010.

Complaisant, servile ou tout simplement fonctionnel ? En tout cas, un jour viendra – peut-être un 14 juillet… - où David Pujadas recevra la Légion d’honneur, pour services rendus. Mais à qui ?

Mathias Reymond

Notes

[1] Télé2semaines, 13 juillet 2010.

[2] A ce sujet, voir Après l’« interview » de Sarkozy, quelques commentaires autorisés du spectacle.

[3] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés » sur le site d’Acrimed.

[4] La séquence que nous avons visionnée sera visible dans le prochain film de Pierre Carles, « Fin de concession ».

 


Auteur : Mathias Reymond - Source : Acrimed

 

Publié par Roland, webmaster

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14463&rech=24955#24955

 


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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 17:46

 

banquiers-j.jpg

 

 

 

En quelques images, en quelques mots clairs,

toute la vérité, l'atroce réalité !


Origine des conflits,

manipulation des citoyens,

conflits et révolutions depuis la chute du Mur de Berlin,

la dislocation de la Yougoslavie,

Mer Caspienne, Mer Noire, Caucase,

Détroit d' Ormuz,

Soudan, Darfour, Somalie...

Bientôt l'anéantissement de l'Iran

comme avant lui de l'Irak !

Tous les pays doivent être soumis

à l'"Ordre" américain carnivore et assassin !

 

Voici la route... du pétrole !

 

A relayer PARTOUT !

Eva R-sistons à l'intolérable

 


 

TOUTE LE VERITE CACHEE DOIT ETRE DONNEE IMMEDIATEMENT A TOUS LES PEUPLES

http://img146.imageshack.us/img146/1980/axisofwarsuy7.swf

 

 


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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 02:01


 

maitre serviEst-ce par manque de formation politique, par une sorte de paresse intellectuelle que beaucoup vont chercher un leader pour conduire une politique qui leur sied ? Toutefois, on serait  plus enclin à croire que c'est surtout un conditionnement qui amène à considérer que son favori, fabriqué, est l'homme providentiel. On connaît ceux du passé, d'autres apparaissent portés par une médiatisation s'appuyant sur le  principe du consentement pour conditionner des individus à la manière de ceux qui sont atteint de « mélenchonite » aigüe, portant ainsi aux nues un ancien sénateur politicard (il lui donne d'ailleurs des petits noms familiers pour mieux se rapprocher encore plus de leur héraut, « Méluche » par exemple ; on se croirait à l'encan !), alors qu'un porte-parole de la gauche soi-disant radicale ne devrait être que l'humble représentant de la souveraineté populaire. Ce sont donc ces mécanismes amenant à cette situation médiatisant un futur maître que dépeint très bien Patrick Mignard dans son article : « La fabrication des maîtres »…

 

Par Patrick MIGNARD

 

A deux ans (2012) d'une échéance électorale, qui n'a en vérité que peu de sens, (supprimez la fonction de Président de la République, vous verrez qu'il ne se passera... rien !), mais qui est présentée au « bon peuple » comme la quintessence de la démocratie, tout ce que le système dispose de moyens d'information, de faiseurs d'opinions, de piétaille politicienne,... se mobile pour conditionner l'opinion publique.

 

Il faut qu'à l'échéance fatidique les « esprits » soient disponibles pour ingurgiter les discours où on leur promettra — comme d'habitude - des « lendemains qui chantent ».

 

LE MAITRE ET LE NEANT

 

J'appelle -ici - néant, tout ce qui est en dehors de la quotidienneté, c'est-à-dire de ce qui fait l'essentiel de la vie de tout un chacun.

 

Les maîtres, comme la monnaie, se fabriquent ex nihilo, à partir de rien. Ce ne sont que de purs produits bureaucratiques qui n'ont qu'une seule fonction : assurer la pérennité du système.

 

Exemple : depuis des mois, on nous présente l'actuel Président du Fond Monétaire International, comme le « candidat alternatif » au pouvoir actuel en France, quasiment le futur président de la République. Mais qui « on » ?

 

Avez-vous entendu parler de lui dans les bureaux, les ateliers, les champs, les marchés,... ? Bref partout où les gens, comme vous et moi, vivent. Non certainement pas. En fait tout le monde s'en fout. Pourtant c'est cette question -comme beaucoup d'autres mineures, inessentielles et à mille lieux de nos préoccupations- qui défraient les chroniques radiophoniques, les chaînes de télé, les magazines « politico-pipeuls ». Un véritable produit préfabriqué nous est imposé par de multiples canaux, interférents avec des questions, elles essentielles, qui sont passées à la trappe.

 

Cet exemple démontre deux choses :

- cette élection appartient à un cercle restreint qui échappe largement aux citoyens,... elle se conçoit dans des sphères étrangères à la « vraie vie » ;

- le « produit proposé », largement élaboré dans le cadre du système marchand, est totalement étranger aux préoccupations du citoyen Lambda - pur produit de l'alliance politique-finance, il est le vecteur idéal pour le système.

 

L'intérêt d'une telle méthode c'est qu'elle assure que les choses ne changeront pas. Le « produit proposé » appartient au sérail des décideurs, des nantis, des parasites — milieu qui n'hésite pas à se qualifier abusivement d' « élite » ( ?) - milieu dans lequel ils/elles sont tous interchangeables.

 

Tout ce que ce système dégénéré a de parasites, profiteurs, courtisans,... concours à capter notre attention, non pas sur ce qui est essentiel pour notre vie présente et future, mais ce qui est essentiel pour sa propre survie à lui.... Et comme nous sommes, en principe, dans un système dit « démocratique », il faut conditionner celles et ceux qui, croyant exercer un pouvoir, vont légitimer, celle ou celui qui va continuer à les exploiter.... Et ça marche depuis prés de deux siècles.

 

Reste pourtant à « vendre » le produit.

 

L'OPERATION MARKETING

 

Vendre le produit est l'affaire des partis politiques et des médias.

 

Le conditionnement se poursuit depuis des mois,... il n'est pas près de se terminer.

 

Certes, cette nomination ne fait pas l'unanimité dans les milieux politico-financiers,... les loups s'entredévorent — les intérêts des clans, le partage du pouvoir - mais le cadre de leurs affrontements est strictement limité par la survie du système et la mise à l'écart de tout risque d'interférence inopportune. Cette lutte de clans, entre partis gestionnaires, ou au sein d'un même parti, donne l'illusion d'un débat de fond, de lignes de fractures irréductibles, ... présenté au « bon peuple » comme un choix de société. Il n'en est évidemment rien.

 

L'Histoire nous a montré que l'alternance des uns et des autres au pouvoir, sur le moyen terme, ne change rien. Mais cette illusion il faut l'entretenir. C'est là qu'interviennent les médias.

 

Le matraquage, très en amont de l'élection, prépare le terrain. On ne parle que de untel ou untel,... dont on ne sait d'où sort ce choix. L'opinion publique versatile et malléable est manipulée, sondée, orientée, conditionnée, « intéressée », guidée dans son choix limité... Tout est mis en oeuvre pour la séduire : appel aux milieux sportifs, médiatico-pseudo-culturels, journalistiques,... toute une galaxie de courtisans qui gravite autour du pouvoir, s'y alimente et s'y reproduit.

 

Des noms ?

 

Le sommet de la manipulation médiatique est le « débat politique ». Véritable spectacle avec une mise en scène particulièrement soignée, une annonce alléchante massivement répétée,... elle interpelle le quidam entre deux matchs de football. La comparaison sportive est d'ailleurs de rigueur pour donner plus de piquant à l'opération. Les « experts », politologues, faiseurs d'opinions et autres charlatans, qui gravitent dans les sphères des partis, du pouvoir, des médias et des salons parisiens viennent dans de multiples émissions causer, disséquer, analyser, prédire.

 

Les matchs, pardon, les débats sont préparés comme de véritables rencontres sportives. Les champions entraînés par une équipe de spécialistes en communication. Les mots utilisés disséqués, les répliques répétées, les attitudes étudiées, les mots soupesés, les petites phrases finement ciselées, les costumes testés...

 

Le combat, pardon, le débat, est annoncé comme un combat de gladiateurs. Les paris sont ouverts,...

 

Le « bon peuple » baigne littéralement dans une sauce savamment préparée dans laquelle on a ajouté des ingrédients conformes à ses goûts, le suspense est total, l'incertitude savamment maintenue.

On rajouté à cela une dose non négligeable de culpabilisation pour faire sauter les derniers doutes - « Songez à celles et ceux qui sont morts pour la démocratie. Amen ! »... et le tour est joué.

 

AU BOUT, ... LE BIPARTISME

 

Toute cette comédie, cette manipulation grotesque n'a qu'un seul et unique objectif : légitimiter le pouvoir qui garantira la pérennité du système marchand.

Faire entrer la masse des citoyens dans une logique, une mécanique de légitimation du pouvoir qu'il ne maîtrise pas, telle a été l'objectif du processus dit « démocratique »,... et il est en passe d'aboutir.

 

Aujourd'hui un candidat se promeut comme une marchandise. Le marketing politique a remplacé le dialogue et la réflexion. Le produit est prêt-digéré et consommable immédiatement.

 

Le jeu politique est devenu une véritable escroquerie ou le gagnant est toujours le même, le politicien et le perdant toujours le même, le citoyen.

 

Que ce soit A ou B rien ne changera. Seules les apparences changeront.

 

Le lendemain des élections, tout est comme avant.

 

Toute cette manipulation n'a qu'un seul objectif politique : promouvoir le bipartisme qui assure la stabilité du système. Présenté au « bon peuple » comme une stabilité et l'expression même de la sagesse ( ?) il permet de tourner en rond, en donnant l'illusion du changement,... en fait en assurant simplement une alternance au pouvoir en vue de sauvegarder le système marchand. Les « réformes » que font les uns, sont immédiatement assumées par les autres qui leur succèdent.

 

Ainsi, dans une « grande démocratie » se construit le pouvoir. Les apparences sont sauves et celles et ceux qui dénoncent cette escroquerie sont traités d'anti démocrates ( ?). Jouer ce jeu c'est se rendre complice, c'est consciemment accepter d'être trompé et refuser de le reconnaître au nom d'un civisme de courte vue.


http://www.legrandsoir.info/La-fabrication-des-maitres.html

 



Article ajouté le 2010-07-16

sabre au clair


Auteur : Michel Mengneau - Source : Le Ragondin Furieux

 

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14381

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:42
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Depuis quelques années, Acrimed a fait preuve de quelque désinvolture en omettant de rendre hommage aux journalistes et dirigeants de médias décorés de la Légion d’honneur ou de l’Ordre du Mérite, et en négligeant de compléter la rubrique qui leur est consacrée.

Pour rattraper le temps perdu, en ce jour de fête nationale où de grands, honorables et méritants journalistes sont traditionnellement décorés, voici donc un récapitulatif [1] de cinq années de justes récompenses : pour services rendus, mais à qui ?

Mais rappelons pour commencer un remarquable contre-exemple : le geste de Françoise Fressoz (chef du service Politique du Monde) et de Marie-Eve Malouines (même responsabilité à France Info), qui ont toutes deux refusé la fameuse décoration : elles avaient été, semble-t-il, inscrites d’office sur la promotion des nouvelles Légions d’Honneur du Premier de l’an, sans avoir été consultées au préalable, contrairement à l’usage. « Rien, dans mon parcours professionnel, ne justifie pareille distinction. Je pense en outre que, pour exercer librement sa fonction, un journaliste politique doit rester à l’écart des honneurs. Pour ces raisons, je me vois dans l’obligation de refuser cette distinction » a déclaré Madame Fressoz. Marie-Eve Malouines a fait part, elle, de son « grand étonnement », avant de refuser également.

La présence de la plupart des promu(e)s dans la liste ci-dessous n’a guère de quoi susciter notre « grand étonnement ».

I. Légion d’honneur

- Décret du 2 avril 2010 :

Au grade de commandeur

- Phillipe Labro, officier du 8 janvier 2002, écrivain, journaliste

Au grade d’officier

- Anne-Marie Couderc, chevalier du 26 septembre 2000, ex-directrice générale du groupe Hachette Filipacchi, aujourd’hui directrice déléguée de Lagardère Active.

- Jean Amadou, chansonnier, producteur, animateur d’émissions.

- Mireille Dumas, productrice et présentatrice.

- Denise Fabre, ancienne présentatrice d’émissions télévisées.

- Odile Gotlieb, Chevalier du 28 octobre 2001, éditrice, présidente des Éditions Odile Jacob.

Au grade de chevalier

- Dominique Durand, journaliste, rédacteur en chef de revues scientifiques, président de l’Association française Buchenwald-Dora et Kommandos.

- Décret du 31 décembre 2009 :

Au grade de commandeur

- Edmonde Charles-Roux, Officier du 1er avril 2003, écrivaine, présidente de l’Académie Goncourt, ancienne journaliste à Elle, ancienne rédactrice en chef de l’édition française de Vogue.

- Jean-Claude Narcy, Officier du 9 juillet 2002, journaliste, ancien présentateur du journal télévisé.

Au grade d’officier

- Jean-Luc Hees, Chevalier du 29 novembre 2001, président du groupe Radio-France.

Au grade de chevalier

- Axel Duroux, journaliste, ex-président du directoire du groupe RTL entre 2005 et 2009, directeur général de TF1 (2009)

- Régis Faucon, ancien journaliste à FR3, TF1, aujourd’hui journaliste indépendant.

- Alexandra d’Arnoux, journaliste.

- Danièla Lumbroso, productrice de télévision, journaliste et présentatrice.

- Sylvie Ody, journaliste.

- Thérèse Torre, productrice d’émissions télévisées.

- Jean-Pierre Vignolle, directeur général de l’Agence France-Presse.

- Décret du 14 juillet 2009 :

Au grade de chevalier

- Denise Ammoun, journaliste, écrivaine (Égypte).

- Jean Ayzac, journaliste, ancien vice-président d’un conseil général.

- Geneviève Brisac, éditrice, écrivaine.

- Alain Elkann, journaliste, conseiller spécial du ministre italien de la Culture.

- Charles Enderlin, journaliste, chef du bureau d’une chaîne de télévision à Jérusalem.

- Marie-Claire de La Grandière, journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine et écrivaine.

- Patrick Forestier, journaliste, écrivain

- Ruggero De Pas, journaliste, président du centre d’accueil de la presse étrangère à Paris.

- Didier Pillet, journaliste

Au grade d’officier

- Antoine Sfeir, écrivain, journaliste, directeur des Cahiers de l’Orient.

- Philippe Tesson, journaliste.

- Philippe Vasseur, « ancien ministre, président d’une fédération d’entreprises », dixit le décret. Mais M. Vasseur est un ancien journaliste économique de TF1, des Echos, du Figaro, président de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille depuis septembre 2008.

- Décret du 10 avril 2009 :

Au grade de chevalier

- Emile Picy, journaliste parlementaire.

- Henri Pigeat, président du conseil d’administration du Centre de formation des journalistes.

- Hélène Pironon, journaliste.

- Emmanuel Hoog, ex-président-directeur-général de l’Institut National de l’Audiovisuel, président de l’agence France-Presse.

- Didier Quillot, président de Lagardère Active.

- Décret du 31 décembre 2008 :

Au grade de chevalier

- Marie Holzman, écrivaine, journaliste, présidente de l’association Solidarité Chine.

- Caroline Sinz-Deleau, journaliste, grand reporter au service « Enquêtes et reportages » de France 3.

Au grade d’officier

- Didier François, sous-directeur de l’édition, de la production et de l’information à la Direction des Journaux officiels.

- Marie-Claude Brossollet, Chevalier du 16 novembre 1998, président-directeur général des éditions Belin.

- Décret du 13 juillet 2008 :

Au grade de commandeur

- Joseph Crampes, dit Jacques Chancel, journaliste, écrivain, administrateur du groupe Canal+.

Au grade de chevalier

- Ruth Elkrief, journaliste, présentatrice.

- Michèle Leloup, journaliste spécialisée « Architecture » à L’Express.

- Philippe Reinhard, journaliste (Le Télégramme de Brest, L’Éclair des Pyrénées...), écrivain.

- Héloise Lefevre d’Ormesson, écrivain, éditrice (éditions Héloise d’Ormesson).

- Décret du 21 mars 2008 :

Au grade de commandeur

- Jean-René Fourtou, Officier du 14 avril 1997, président du conseil de surveillance du groupe Vivendi.

- Patrick Le Lay, Officier du 27 février 2003, ancien président du conseil d’administration de TF1.

- Eliane Victor, Officier du 28 mars 1991, écrivaine, ancienne journaliste à Elle, productrice de l’émission « Quotidiennement vôtre » sur TF1.

Au grade d’officier

- Rémy Sautter, Chevalier du 9 mars 1993, président-directeur-général du groupe RTL.

- Hervé Chabalier, Chevalier du 20 juin 1996, animateur, journaliste, producteur.

- Eve Ruggieri, Chevalier du 25 octobre 1990, productrice, présentatrice.

- John Vinocur, éditorialiste de l’International Herald Tribune.

- Robert Menard, journaliste, ex-secrétaire général de Reporters Sans Frontières.

Au grade de chevalier

- Yves Messarovitch, ancien journaliste rédacteur en chef au Figaro, ancien directeur du groupe Expansion, ancien journaliste à L’Express.

- Décret du 30 janvier 2008 :

Au grade de chevalier

- Jean Guillard, journaliste honoraire.

- Carole Bellemare, journaliste, chef de service dans un quotidien (Le figaro économie).

- Chantal Doumic-Nerot, ancienne journaliste

- Marie-Louise Schaeffer, journaliste, grand reporter

Au grade d’officier

- Arlette de Beuverand de la Loyère, directrice de rédaction dans un groupe de presse.

Au grade de chevalier

- Catherine Ceylac, productrice et animatrice de télévision sur France 2.

- Isabelle Dor, journaliste.

- Patricia Martin, journaliste, animatrice d’émissions radiophoniques sur France Inter.

- Décret du 13 juillet 2007 :

Au grade de Commandeur

- Jean Lacouture, journaliste, écrivain. Officier du 8 février 1993.

Au grade de chevalier

- Patrick Buisson, ancien journaliste, directeur général de la chaine Histoire.

- François Gault, journaliste, correspondant permanent de Radio France en Pologne.

- Elise Lucet, journaliste, présentatrice du journal de 13h (France 2).

- Eric Revel, journaliste économique.

- Daniel Rondeau, écrivain, journaliste.

- Décret du 6 avril 2007 :

Au grade de chevalier

- Véronique Saint Olive, née Missoffe, journaliste (France 2). A l’époque, Arrêt sur images était revenu sur sa nomination.

- Henri Tincq, journaliste spécialisé dans les affaires religieuses à La Croix, puis au Monde.

- Patrick Lamm, journaliste économique, rédacteur en chef (Les Echos).

- Christian Brincourt, journaliste, grand reporter à Paris Match.

- Philippe Goulliaud, journaliste politique au Figaro.

- Jean-Paul Pigasse, journaliste [2].

- Décret du 31 décembre 2006 :

Au grade de chevalier

- Isabelle Dath, journaliste à RTL.

- Anita Hausser, écrivaine, journaliste, ancienne chef du service politique de LCI, rédactrice en chef adjointe du service politique du quotidien Le Soir.

- Armelle Héliot, journaliste, grand reporter puis rédactrice en chef du service culture du Figaro.

- Sylvie Pierre-Brossolette, journaliste, rédactrice en chef du service de politique intérieure de l’hebdomadaire Le Point.

- Randa Takieddine, journaliste, chef du bureau de Dar Al Hayat à Paris.

- Gérard Klein, comédien, animateur d’émissions télévisées.

- Elisabeth Kervarrec, journaliste pour « Français du Monde » et secrétaire générale de l’Association Démocratique des Français à l’Etranger.

- François Lubrina, médecin vétérinaire, journaliste (Canada).

Au grade d’officier

- Thierry Desjardins, Chevalier du 19 août 1997, journaliste au Figaro.

- Jean-Pierre Elkabbach, Chevalier du 10 décembre 1998, journaliste à Europe 1.

- Décret du 13 juillet 2006 :

Au grade d’officier

- Alain Duplessis de Pouzilhac, président du directoire de la chaîne d’information France 24, PDG de la Société de l’Audiovisuel Extérieur de la France (SAEF).

- Marianne Berard-Quelin, présidente-directrice-générale de la Société Générale de Presse.

Au grade de chevalier

- Jean-Jacques Bourdin, journaliste-rédacteur en chef de RMC info, animateur.

- Ladislas de Hoyos, ancien journaliste pour TF1 puis France 2 et France Inter.

- Patrick Fauconnier, grand reporter, fondateur du magazine Challenges, journaliste au Nouvel Observateur.

- Henri Lauret, journaliste, chroniqueur et éditorialiste à France Info, directeur général et codirecteur de la rédaction de France Soir.

- Frédéric Ferney, écrivain, journaliste et critique au Point.

- Renaud Le Van Kim, producteur de télévision, patron de KM productions et conseiller à TF1.

- William Leymergie, producteur, présentateur.

- Jacques Louvet, président de la Fédération nationale de la presse spécialisée.

- Pierre Fulla, journaliste sportif.

- Décret du 31 décembre 2005 :

Au grade d’officier

- Jean-Pierre Caillard, Chevalier du 17 septembre 1994, ancien journaliste et directeur de la publication du quotidien La Montagne, président-directeur général de la chaîne de télévision Clermont Première, Président du groupement des grands régionaux.

- Michèle Cotta, Chevalier du 10 juin 1996, journaliste, ancienne présidente de Radio-France, ancienne directrice de l’information à TF1.

- Robert Namias, Chevalier du 19 novembre 1997, journaliste, ancien reporter à RTL, ancien chroniqueur à Europe 1, ancien directeur de la rédaction de TF1, éditorialiste sur la chaîne d’information I-télé.

Au grade de chevalier

- Françoise Laborde, journaliste, ancienne rédactrice en chef adjointe de TF1, ancienne présentatrice des JT du week-end sur France 2, nommée au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel par Nicolas Sarkozy en janvier 2009.

- Victor Malka, animateur sur France Culture.

- Jean-Manuel Bourgois, directeur général d’une maison d’édition.

- Isabelle Gallimard, présidente-directrice générale de la maison d’édition Gallimard.

- Antoine Schwarz, président de la chaîne radiophonique RFI.

- Marc Tessier, ancien président de France Télévision (1999-2005).

- Décret du 14 juillet 2005 :

Au grade de Commandeur

- Pierre Weill, ancien PDG de la Sofres, président de Weill Conseil et du comité stratégique de TNS Sofres.

Au grade d’officier

- Michel Boutinard Rouelle, administrateur d’Havas, ancien président d’Havas Media Communication et ancien PDG d’Avenir Havas Media SA.

- Albert Mallet, ancien président de Radio Shalom [2].

- Jean-François Revel, écrivain, membre de l’Académie française, éditorialiste au Point.

Au grade de chevalier

- Daniel Boudet, président de la mission sur la télévision numérique terrestre.

- Louis-François Caillaud, directeur départemental de La Nouvelle République.

- Bernard Lecomte, directeur de collection aux éditions Jean-Claude Lattès, ancien journaliste (La Croix, L’Express...), écrivain [3].

- Olivier Poivre, dit Poivre d’Arvor, écrivain

- Viviane Rebeschini, rédactrice en chef

- Dominique Warluzel, avocat, concepteur et producteur de magazines télé.

- Henri Madelin, ancien rédacteur en chef de la revue Etudes.

- Daniel Bilalian, journaliste, directeur des sports de France Télévisions.

- Laure Adler, ancienne directrice de France Culture, écrivain.

- Jean-Jacques Gabut, ancien directeur au groupe Le Progrès [4].

- Bertrand Méheut, PDG de Canal Plus.

- Richard Ducousset, vice-président d’Albin Michel, gérant de Canal Plus Editions et des éditions Filipacchi-Albin Michel.

- Nicolas Duhamel, directeur général délégué de La Poste, ancien directeur général adjoint d’Havas, ancien directeur général de l’Office d’annonces (ODA).

- Bertrand Fabre, directeur de la rédaction du Moniteur des travaux publics et du bâtiment, directeur des rédactions du groupe Le Moniteur.

- Fabrice Larue, président de la Financière Fabrice Larue, président de Datem (ex-Presse Informatique), ancien PDG du Groupe Desfossés International SA.

II. Ordre National du Mérite

- Décret du 15 mai 2010 :

Au grade d’officier

- Gabriel Milési, gérant de société, journaliste économique. Chevalier du 10 mars 1988.

- Fabienne Servan-Schreiber (épouse Weber), présidente-directrice générale d’une société de production audiovisuelle. Chevalier du 31 mars 2000.

Au grade de chevalier

- Béatrice Garette (née Dabet), directrice générale de (Sipa-presse).

- Sofia Bengana, directrice générale de presse numérique dans une société (Groupe Le Figaro)

- Henri Néron, journaliste (Guyane).

- Jacques Jublin, rédacteur en chef d’I-télé.

- Frédérick-Louis Boulay, journaliste, directeur des programmes de TV5.

- Charles-Henry Dubail, directeur de publication.

- Pascale Marie (épouse Bounfour), directrice d’un syndicat de presse.

- Catherine Nayl (épouse Perrot), journaliste, directrice de la rédaction de TF1.

- Noël Quidu-Tronscorff, grand reporter, photographe.

- Christine Kelly (née Tigiffon), journaliste, membre du CSA.

- Décret du 13 novembre 2009 :

Au grade de commandeur

- Jacques Ourevitch, Officier du 13 avril 1988, ancien journaliste à Europe 1.

Au grade d’officier

- Patrick Poivre d’Arvor, Chevalier du 17 janvier 2001, écrivain, journaliste, présentateur.

- Robert Werner, journaliste, ancien rédacteur en chef de l’Unité Patrimoine à TF1, ancien chroniqueur sur Radio France.

Au grade de chevalier

- Jean-Pierre Caffin, directeur général du groupe Prisma-Presse.

- Eva Bettan, journaliste.

- Sylvie Blum, productrice audiovisuel et médias, INA.

- Maryse Brugière, directrice de programmes du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

- Alfred Hidalgo, journaliste, éditeur, directeur du « département chanson » chez Fayard.

- Yves Calvi, journaliste, animateur et présentateur.

- Pierre Lepape, journaliste et critique littéraire.

- Décret du 15 mai 2009 :

Au grade de commandeur

- Sophie Andrieu, éditrice. Officier du 30 juin 1995.

- André Tubeuf, producteur d’émissions radiophoniques.

Au grade de chevalier

- Yannick Durand de Prémorel, directeur délégué d’un groupe de presse, auditeur à l’Institut des hautes études de défense nationale.

- Niloufar Soyeux du Castel, directrice d’un groupe de communication.

Au grade d’officier

- Monique Garnier-Lançon, journaliste

- Olivier Pognon, journaliste parlementaire. Chevalier du 19 juin 2001.

- Paul Wermus, journaliste. Chevalier du 21 novembre 1995.

- Françoise Attaix, épouse Vandame, journaliste.

- Caroline Dequet, directrice générale d’une chaîne de télévision.

- Cendrine Dominguez, journaliste.

- Bernard Gick, concepteur-réalisateur d’émissions radiophoniques.

- Olivier de Lagarde, journaliste.

- Marie-Thérèse Litzler, directrice régionale d’une chaîne de télévision.

- Sylvie Maligorne, journaliste.

- Jean Ribet , journaliste.

- Philippe Rousseau, rédacteur en chef de quotidiens.

- Daniel Schick, chroniqueur, producteur et animateur de radio et télévision.

- Décret du 14 novembre 2008 :

A la dignité de Grand Officier

- Claude Lanzmann, journaliste, cinéaste.

Au grade de Commandeur

- Pierre Dumayet , journaliste. Officier du 21 octobre 1993.

Au grade de chevalier

- Andrée Ampigny, comédienne, journaliste, auteur. conseillère municipale du Diamant ( Martinique ).

- Geneviève de Cazaux, journaliste, grand reporter.

- Jean-Michel Danet, administrateur national, directeur d’une revue.

- Edouard Maret, journaliste.

- Jean Claude Pons, journaliste en Polynésie française.

- Béatrice Taupin, journaliste spécialisée en économie.

- Marie-Hélène Loaëc, rédactrice en chef d’un hebdomadaire spécialisé

- Décret du 16 mai 2008 :

Au grade d’officier

- François Biessy, journaliste reporter d’images. Chevalier du 23 avril 1988.

Au grade de chevalier

- Ghislaine Chenu, journaliste et productrice d’Envoyé Spécial sur France 2.

- Valérie Expert, rédactrice en chef d’une chaîne de télévision.

- Phillipe Levrier, président d’un groupement audiovisuel.

- Maryse Burgot, journaliste (France 2).

- Gérard Ernault, directeur de rédaction de France Football.

- Christophe Hondelatte, journaliste (France 2, RTL).

- Hugues Huet, grand reporter.

- Xavier Lambert, directeur de RFO.

- Marie-Christine Meyer, directrice adjointe de France Inter.

- Frédéric Mounier, journaliste (La Croix).

- Dominique Quinio, directrice de La Croix.

- Nathalie de Senneville-Leenhardt, rédactrice en chef de Réforme.

- Cyril Viguier, producteur de télévision.

- Marthe Viallefont (née Portalier), ancienne animatrice, journaliste (L’Auvergnat de Paris).

- Sylvie Le Calvez (née Foucher), journaliste (Ouest-France), présidente d’un collectif de protection de la nature.

- Jean-Paul Chapel, journaliste (France 2).

- Catherine Chatignoux, journaliste (Les Echos).

- Béatrice Hadjaje, journaliste au service « étranger » de RTL.

- Décret du 30 janvier 2008 :

Au grade de commandeur

- Claude Imbert, directeur d’un hebdomadaire.

Au grade de chevalier

- Manuel Burrus, écrivain, journaliste, critique littéraire.

- Constance Poniatowski, journaliste, membre de l’Observatoire de la parité.

- Hoda Barakat, journaliste, écrivaine.

- Michel Camino, secrétaire général d’une société de presse.

- Claude Hemmer, directeur de stations radiophoniques.

- Martine Vaslet, épouse Paris, directrice des ressources humaines de RFI.

- Anne Wicker (née Schmitt), journaliste, directrice de la rédaction d’un magazine.

- Décret du 7 mai 2007 :

Au grade d’Officier

- Jean-Charles Blondel, journaliste, écrivain. Chevalier du 21 décembre 1998.

- Jacques Pessis, journaliste, écrivain, producteur et réalisateur. Chevalier du 8 novembre 1995.

- Raoul Tourrette, ancien journaliste, membre actif d’associations et conférencier.

Au grade de Chevalier

- Matthieu Aron, rédacteur en chef dans une station radiophonique.

- Marie-Pierre Bouligaud, directrice générale et rédactrice en chef d’un hebdomadaire.

- Patrice Costa, journaliste et consultant sur l’environnement.

- Patrick Charles, journaliste.

- Odile Meuvret, ancienne journaliste.

- Pascal Pinning, rédacteur en chef, responsable du service événements d’une chaîne de télévision.

-Frederic Richard, animateur d’émissions télévisées.

- Geneviève Galey, journaliste, rédactrice en chef d’un journal télévisé.

- Décret du 14 novembre 2006 :

Au grade d’Officier

- Claude Dufresne, journaliste, écrivain

- Catherine Nay, journaliste, directrice adjointe de la rédaction d’une chaîne radiophonique

- Alexandre Adler, journaliste, universitaire

Au grade de chevalier

- Françoise Nyssen, éditrice

- François Bachy, journaliste, Directeur adjoint de l’information, en charge du pôle politique sur TF1.

- Guy Delcourt, éditeur.

- Pierre Louty ( Pierre, Léonard ), éditeur, écrivain.

- Mohamed Mebtoul, réalisateur de télévision.

- Frederic Morel, directeur général d’une maison d’édition.

- Didier Pillet, journaliste.

- Christian Vion, directeur général d’une chaîne télévisée.

- Décret du 15 mai 2006 :

Au grade de commandeur

- Philippe Labro, Officier du 18 novembre 1992, journaliste, écrivain.

- André Brincourt, journaliste, écrivain.

Au grade de chevalier

- Thierry d’Athis, ancien journaliste et vice-président d’une association professionnelle de journalistes de l’aéronautique et de l’espace.

- Jacques Esnous, directeur de l’information d’une chaîne radiophonique.

- Jean louis Beaucarnot, journaliste, écrivain.

- Olivier Bétourné, éditeur.

- Patrice Cavelier, secrétaire général à la présidence d’une chaîne radiophonique.

- Dominique Jameux, producteur d’émissions radiophoniques.

- Jean-Luc Mano, journaliste, écrivain.

- Denis Maraval-Hutin, éditeur.

- Muriel Rosé, directrice des unités magazines et documentaires d’une chaîne de télévision.

- Pierre Taillefer, directeur de l’information d’une agence de presse.

- Décret du 14 novembre 2005 :

Au grade de Commandeur

- Jean Narcy, journaliste, présentateur de télévision. Officier du 18 décembre 1997.

Au grade de Chevalier

- Jean-Yves Vif, journaliste

- Pascale Kufus, journaliste ( Allemagne )

- Pierre Combescot, écrivain, journaliste

- Gilles Costaz, journaliste, écrivain, auteur

- Denise Epote, journaliste, responsable d’une chaîne télévisée

- Rémi Le Goff, journaliste, grand reporter en Nouvelle-Calédonie

Notes

[1] Sous réserve d’éventuelles omissions...

[2] Proche de Sassou NGuesso, et que bakchich.info présente ainsi : « "Pipi" a enfin pris son envol dans les années 90. Il a suffi que ses pas croisent ceux d’un homme exceptionnel, le président congolais Denis Sassou Nguesso, pour que son talent s’exprime dans sa plénitude. Dans les colonnes de Géopolitique africaine, ou des Dépêches de Brazzaville, ce virtuose de la plume n’a de cesse de louer le grand homme. Ou à défaut, de le défendre contre les odieux pisse-froids qui accusent son héros de piller son pays, ou manigancer divers massacres dont ceux célèbres du Beach. Une chance Sassou est copain comme cochon avec Chirac. Et le président sait être généreux. Pour son grand oeuvre Pigasse a gagné son ruban… ».

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne



Auteur : Collectif d'Acrimed - Source : Acrimed

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14401&rech=24867#24867

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:35
laver-son-cerveau.jpg

Or de question de parler de l’affaire B……….t, ni de W….h. Non, considérez ces histoires, ces « fables » pour certains, comme tabou. Aussi tabou que les brèves repêchées des entrailles du web, brèves oubliées ou tellement remisées à la dernière ligne, au dernier article de la dernière dépêche, que matériellement vous ne pouviez en avoir connaissance.

 

Continuons dans le tabou alors avec les chiffres des voitures brûlées pendant le 14 juillet… non diffusés! Officiellement, ceci permet d’éviter l’escalade, entre bandes rivales. Dans les années 80 ou 90, l’idée aurait été aussi simple qu’ingénieuse. Du temps d’internet et des téléphones portables, équipés de caméras, le chape de plomb sur ces chiffres apparaît ridicule et pathétique. Comme si les djeuns avaient besoin des médias pour se lancer des défis!
 

 

Mais ne serait-ce pas plutôt pour masquer l’échec de la politique de sécurité du National Sarkozisme? Une politique défaillante malgré un Sarkozy bombant le torse avec son « karcher » et ses « racailles ».
Car en voyant le débordement de violences à Grenoble, rappelant certaines émeutes, une gendarmerie à Saint-Aignan, prise d’assaut par des gens du voyage équipés de haches (digne d’un film d’épouvante), les trafics d’armes et de drogues toujours en recrue d’essence, zéro pointé pour Hortefeux, le 1er flic raciste de France.
A force de baisser le niveau de recrutement et les effectifs, supprimer puis remettre une vraie politique de proximité… on en arrive à des drames humains comme à Paris, récit d’une riveraine:
« Toutes les nuits, nous subissons les rodéos à moto, les cris, sous nos fenêtres, et en période de fêtes, les pétards, les mortiers, les feux d’artifice en pleine rue… La veille du drame, c’était Beyrouth dans le quartier![...] Et le soir de l’incendie, j’ai eu tellement peur que je me suis prostrée dans ma douche, mon bébé de 3 mois dans les bras. Je ne savais que faire… »
Bilan: une femme âgée brulée gravement, entre la vie et la mort et son mari aveugle désemparé.
 

 

Question simple: Que fait la Police? Toujours là quand on n’en veut pas, mais toujours aux abonnés absents quand elle est nécessaire voire vitale pour protéger les biens et les personnes!
Encore un fait divers tragique qui aurait pu être évité.

 

Malgré la crise, vous avez confiance dans les banques et notamment dans la fameuse carte bleue pour faire vos paiements? Il va falloir se faire une raison: les banques françaises seraient en alerte « dans le plus grand secret » car « Le système de protection des cartes bancaires est une vraie passoire ». La puce, inexistante dans d’autres pays étrangers, ne suffit clairement pas.
Et tant qu’on y est, autre souci de taille: Tarifs bancaires : un rapport qui déçoit et pas de projet de loi Histoire d’enfoncer le clou de la collusion Banques et politiques.
Ah ces banques! Heureusement qu’elles n’investissent pas n’importe comment! Oups…Crédit Agricole : coup de propre contre investissements sales

 

Pour se protéger des cancers et autres problèmes liés à la nutrition, on nous bassine avec le slogan « Mangez 5 fruits et légumes par jour ».
Or l’Agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) a détecté durant une étude des résidus de 365 pesticides différents dans les fruits et légumes consommés en Europe.
Et comme d’habitude pour désamorcer l’éventuelle polémique, dixit Futura-Sciences…« La présence de résidus de pesticides et le dépassement de la limite maximale autorisée n’impliquent pas nécessairement un problème de sécurité alimentaire »…sauf si vous respectez exactement la préconisation des 5 fruits et 5 légumes frais par jour?
Que faut-il faire quand les solutions à une bonne hygiène alimentaire présentent des résidus de pesticides? Faut-il en manger autant? N’est-ce pas justement en le faisant qu’on s’empoisonne?
Ou le début d’une alimentation à plusieurs vitesses: une pour les riches, sans ou avec peu de pesticides car BIO et une pour les autres, trop riches, bourrés de pesticides, d’antibiotiques et de conservateurs, comme aux USA ou la Chine!
Notons simplement la même info traitée par le lobby Lagardère sur Doctissimo: La plupart des fruits et légumes ne contiennent pas trop de pesticides Nous voilà rassurer. On attend avec impatience un dossier si rose du nucléaire.

 

Devinette: Qu’est ce qui est « rigide, préoccupante et onéreuse… »?
La réponse se trouve dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur la campagne de vaccination contre la grippe A.
Comble de la gabegie, « 3,46 millions de doses de vaccins auront été jetées ou mises au rebut »
On nous signale que Madame Roselyne Bachelot occupe toujours son poste de ministre de la Santé, tout comme Didier Houssin, directeur général de la santé. Quant à la probité de l’OMS, clairement suspecté de conflits d’intérêts (encore ce thème!) avec le lobby pharmaceutique, les autorités préfèrent fermer les yeux.
A l’instar de Doctissimo, le Figaro.fr préfère désinformer l’opinion publique en mentionnant un fallacieux « la campagne de vaccination, qui a coûté environ 600 millions d’euros » dans la lignée de ce que rapportait le rapporteur de l’enquête parlementaire, Jean-Pierre Door, député… UMP.
Heureusement le web nous permet d’avoir une vision plus lucide sur les intox gouvernementales: H1N1 : la campagne n’a coûté « que » 600 millions, vraiment ?

 


roselyne bachelot se fout de l'hopital public


Le 14 juillet a été marqué par le défilé militaire de troupes venues des anciennes colonies d’Afrique. Officiellement comme toujours, pour ressouder l’amitié franco-africaine et rendre hommage aux libérateurs tels que les tirailleurs sénégalais. Pourquoi pas? Sauf que, comme toujours, officieusement ce fut plutôt l’occasion de renouer des contacts physiques avec les haut-dignitaires de la Françafrique.
Et le débat légitime de s’instaurer: la France n’aurait-elle pas le droit de défendre ses intérêts, comme toutes les autres nations, comme les USA ou la Chine, dans ce nouvel eldorado africain.
Évidemment, la réponse est Oui la France a le droit. Le problème résidant dans la manière de faire, puisque Nicolas se fait le VRP de ses propres amis financiers à commencer par Bolloré, grand entrepreneur en Afrique. (A lire Voyage au cœur de « l’empire noir » de Bolloré au Cameroun)
Et que dire de ces régimes africains, cautionnés par la France, où les fils de « président » prennent la succession de leur père sans élection ou avec des scrutins fantoches.
Exemple concret des libertés, la Côte d’Ivoire où Un journaliste français et deux ivoiriens, arrêtés mardi pour avoir publié des conclusions d’une enquête judiciaire sur la filière cacao.
Motif invoqué: vol de document (sic!). Pas étonnant que le ministre de la Défense ivoirien ait remplacé le président Laurent Gbagbo, seul refus de l’invitation sarkozienne.
Et que dire du Mali, où la femme du président en place, Mme Touré Lobbo Traoré, peut se permettre de donner à des jeunes mariés des « des bijoux en or et en argent ». Tellement facile d’être généreux avec l’argent des autres., celui de son peuple!

 

Et les « journalistes » de la rédaction de France 2, comme Etienne Leenhardt, d’oser même à l’antenne: « Il n’y a pas de dictature en Afrique francophone » et de reconnaître lui-même « Alors évidemment, il y a ces pays où les fils succèdent à leurs pères. C’est le cas du Togo, du Gabon. »
Une vision encore idyllique, clairement démentie par l’excellent Bakchich.info qui préfère détailler les conséquences de telles manipulations démocratiques avec notamment 500 morts au Togo
Au final, il ne fallait donc pas voir, les criminels de guerre dénoncés par les associations, défiler sur les Champs Elysées, mais plutôt les voir à la table de notre souverain français, corrompu autant qu’un Wade, président d’un Sénégal censuré et verrouillé politiquement:« il n’y a pas d’élections libres et justes au Sénégal dans l’agenda de Wade, pour toutes ces années ».

 

David Pujadas était bien collaboratif et bien revendicatif lors du souper à l’Elysée. Pourquoi?
Parce que David Pujadas et Thierry Thuillier serait bientôt à la tête de l’info de France Télévisions. Alors il faut être gentil avec le super patron.

 

Vous aimez la Justice déjà 2 vitesses? Vous allez adorer la version « les avocats commis d’office payants ».
Car MAM s’ennuie fermement. N’ayant pas assez à s’occuper – l’état des prisons est tellement, comment dire? -MAM préfère modifier ce qui fonctionne trop bien. En attendant évidemment la suppression du juge d’instruction. Preuve en est, avec les scandales en cours, le parquet de Nanterre remplace avantageusement ces juges gauchistes! Et un petit ticket modérateur pour votre avocat, un!

 

Sur vos abribus, vous n’avez pas pu louper ces campagnes de lobbying des cliniques privées:


sauver la sécu
Rue89 se fait une joie de démonter l’esbroufe d’une certaine catégorie de personnels, bafouant le serment Hippocrate et préférant faire du fric sur la santé des autres: « Pas de stratégie de santé publique mais la recherche du profit » Au détriment des finances de l’Etat…et de la bonne répartition des établissements médicaux sur le territoire, comme en Creuse.

 

Roselyne Bachelot justement, encore elle, nous offre une jolie prestation à Vienne pour la conférence contre le SIDA. Ne sachant certainement plus quoi faire pour divertir les médias – et éviter les scandales tabous dans cet article – la plus dilettante des ministres que la France ait connu, Roselyne s’enflamme «Il faut banaliser le dépistage anonyme et gratuit»
Croit-elle sincèrement rattraper son absence aux précédentes conventions de l’ONUSIDA?
A l’échelle mondiale, il manque 25 milliards, soit moins de 25 fois la gabegie de la grippe A. Un petit effort, svp.

 

A l’UMP, on ne recrute que des gens « biens ». Si ! La preuve avec Basile Boli qui va comparaître devant le tribunal pour des malversations présumées.
Solidarité et présomption d’innocence demeurent évidemment les maîtres mots en pareille circonstance.
L’entourage de Xavier Bertrand précisait à propos de la fonction de secrétaire national de l’UMP chargé du co-développement, occupé par Mr Boli: « il n’occupe plus, en tout cas depuis l’arrivée de Xavier Bertrand au secrétariat général [de l'UMP] en janvier 2009″
Visiblement on s’en lave les mains, rue de la Boétie! Deux poids, deux mesures, même entre les hyènes néoconservatrices: tout le monde ne le vaut pas, visiblement!

 

Terminons cette revue de presse, non exhaustive forcément, par le sujet épineux de Gaza et notamment sur la manière dont il est traité dans les médias.
Il y a 2 jours, l’AFP titrait dans une de ses dépêches: « Mme Ashton réclame l’ouverture complète des points de passage ». Pour la même information, l’Express annonçait « Catherine Ashton plaide à Gaza pour un allègement du blocus », et TF1 « Ashton plaide à Gaza pour un allègement du blocus » Une même info, un titre bien différent, suscitant forcément la curiosité: « ouverture complète » pour l’un, simple « allègement » pour les autres.
D’autant que pour le même article, l’AFP a changé depuis, le titre par un autre plus consensuel « Mme Ashton, en visite à Gaza, plaide pour de nouveaux allègements du blocus ».
Dommage que les navigateurs modernes enregistrent dans les favoris, les adresses web complètent avec le titre de la page! Ou que le web n’ait pas de frontières: puisque le journal Métro version canadienne précise bien Catherine Ashton réclame l’ouverture des frontières de Gaza
Une bizarrerie dans la même ligne que l’information donnée par l’Humanité: « Patrick Le Hyaric proteste contre le retrait des droits parlementaires d’Haneen Zoabi, députée à la Knesset »
Oui, vous ne rêvez pas: un état démocratique comme Israël peut retirer les droits de ses propres parlementaires au motif que l’intéressée a soutenu les bateaux humanitaires pour Gaza.
Et l’Humanité – dont l’auteur de l’article n’est pourtant pas fan – a été l’un des rares à en parler.

« On voit le mal partout » n’est-ce pas? Même à Elysée…
A bientôt pour une nouvelle revue de presse.



Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14423&rech=24866#14423

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 22:44

Salah HamouriComme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Au pays de la révolution française qui a mis fin au féodalisme et à la servitude en propageant à travers le monde les mots de « Liberté – Egalité – Fraternité » ; à Paris, capitale d’un pays qui a résisté hautement pour se libérer de la barbarie d’une armée occupante féroce et brutale ; depuis vos bureaux à l’Elysée ou ceux du Quai d’Orsay – j’espère que vous lirez ma lettre.

Dans l’un de ces bureaux, ma mère a été finalement reçue afin de discuter des moyens pour obtenir ma libération.

Nous savons tous que la démocratie fonde le respect de la diversité des êtres humains. Elle définit les bases légales qui accordent à chacun des droits et des devoirs. Elle prône l’égalité des droits humains et refuse absolument d’établir des différences négatives et ségrégatives selon la couleur de la peau, l’origine, la religion, etc.

Comme citoyen franco-palestinien, je pensais que les autorités françaises se devaient de me protéger (comme elles le font pour tous nos compatriotes français injustement en difficulté dans le monde) alors que je vis dans un pays sous occupation militaire décidée par un gouvernement qui refuse obstinément de reconnaître et d’appliquer le droit international.

Il semblerait que ce gouvernement, le gouvernement israélien, vous ait convaincu que le seul moyen pour moi de retrouver la liberté n’était pas que, lui, fasse, ce qu’il devrait faire pour cela mais qu’en plus de l’injustice que je subis que, moi, je fasse un acte d’humiliation supplémentaire : que je présente des « regrets » devant un tribunal militaire d’occupation.

Je voudrais vous poser une seule question : aurait-il été acceptable pour vous que les résistants français, pendant la seconde guerre mondiale, « regrettent » leurs actes devant des tribunaux d’occupation ou de collaboration ?

Si on ne peut comparer terme à terme les deux situations, il n’en reste pas moins que la Palestine vit aussi sous occupation étrangère depuis maintenant 62 ans. Une occupation brutale qui multiplie les meurtres, qui construit des murs, qui assiège et colonise, qui expulse le plus possible de Palestiniens de leur terre ou de leurs maisons, surtout à Jérusalem-Est où je vis avec ma famille.

Devant cette occupation que vit mon peuple, je ne peux rester ni indifférent ni me taire. Je suis né et j’ai grandi dans un pays occupé et, parce que je ne peux pas me taire, je suis depuis plus de 5 ans en prison. Comment pourrais-je accepter cette occupation que vous-même avez condamnée ? C’est mon droit que de la refuser.

Dans ces conditions il n’est pas pensable une seule minute, qu’en plus de tout cela que je subis, j’en vienne à « regretter » ou à « m’excuser » de quoi que ce soit devant un tribunal militaire d’occupation.

Je soutiens la résistance légitime de mon peuple qui bénéficie de la solidarité des gens libres à travers le monde.

Bien à vous,

Salah Hamouri

Prison de Guilboa Section 4 Le 14 juillet 2010


Auteur : Salah Hamouri - Source : AFPS

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=1442

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:13

Wikipedia

 

Les Médias et Cuba,

histoire d'une désinformation honteuse

eva R-sistons

 

 

Honteux ! Les Médias s'acharnent inconsidérément sur Cuba, comme si cette île leur faisait peur, comme si elle menaçait "l'ordre" établi (par les puissants) ! Il est vrai qu'elle constitue un défi pour le capitalisme: Il a tout essayé pour l'aligner, au prix d'un blocus impitoyable, rien n'y a fait, Cuba ne désire pas changer de système !

 

Arte donne le ton, il ne manque jamais une occasion d'attaquer Cuba: Encore il y a deux jours, à l'occasion de la prise de parole publique de Castro (pour dénoncer les préparatifs de guerre mondiale), bien embarrassante pour ceux qui veulent dissimuler aux populations leurs projets malfaisants, Arte infos, au Journal de 19 h, a parlé de prisonniers politiques "et d'autres problèmes", terme vague pour dissimuler l'absence d'arguments. Quels problèmes, au fait ? La pauvreté, entretenue sciemment par le grand capitalisme international pour châtier ceux qui refusent ses mirages ? Les pénuries, orchestrées par l'Oncle Sam et ses vassaux ? De la mise en garde prophétique de Castro sur les menaces pesant sur les peuples, les Médias ne retiendront qu'une chose: Prisonniers politiques !

 

Eh oui, il reste des prisonniers politiques à Cuba. Evidemment ! En coulisses, des agents de la CIA complotent contre le pays, dans l'espoir de tuer sa liberté et de le soumettre à Washington, à sa logique d'argent, de compétition, de privatisations, d'austérité, de disparités, de violence sociale... Le pays est menacé ! Et il laisserait faire ? Pardi, il se protège comme il peut ! Il tente de mettre hors d'état de nuire ceux qui veulent attenter à sa liberté, à ses choix, à ses décisions, par tous les moyens...

 

Que pèsent les "libertés politiques", la "démocratie" a la sauce occidentale, quand on n'a pas de travail, pas les moyens de se loger ou de se soigner ? L'Occident met en avant la liberté d'opinion (toute relative, d'ailleurs !) ou de réunion, et se tait sur les souffrances des peuples en butte à la sauvagerie du capitalisme !

 

 

Rétablir la vérité


 

Castro dénonce la menace américaine, Castro dénonce les méfaits du capitalisme, Castro alerte sur les dangers d'une nouvelle guerre mondiale. De cela, les Médias ne parleront pas. Seule les intéresse l'incarcération de quelques prisonniers politiques. Cuba, est-ce seulement cela ?

 

Les touristes aiment l'île chatoyante. Cuba respire la joie de vivre, une joie de vivre qui ne dépend pas de la course au rendement, à l'argent, au pouvoir, mais d'une liberté par rapport au Système capitaliste matérialiste qui broie l'individu, d'une liberté qui repose sur la solidarité, la convivialité, le sens de la fête ! Cuba gêne. Cuba offre à ses citoyens l'éducation gratuite pour tous, la culture gratuite pour tous, la santé assurée à tous, et un Système de santé de pointe (moins de mortalité infantile qu'aux USA, par exemple !)... Les produits de première nécessité sont plafonnés, subventionnés... voilà des avantages qu'apprécieraient les citoyens de tous les pays ! 

 

Et sait-on que Cuba envoie ses médecins partout pour opérer, par exemple, les mal-voyants ? Des dizaines de milliers d'individus ont retrouvé la vue, et le plaisir de vivre, grâce à l'île tant décriée par nos médias. Je n'hésite pas à le dire: Loin de mériter toutes les critiques généreusement distillées par une Presse aux ordres, Cuba, ou Castro, devrait recevoir le Pri Nobel. Ainsi, contrairement aux Etats-Unis, le pays n'attaque personne, ne bombarde personne, ne tue personne, mais au contraire il fait oeuvre de vie, de guérison, de solidarité.

 

Hier les Médias attaquaient Cuba, aujourd'hui ils célèbrent les vertus de la présence américaine en Afghanistan. Et l'inénarrable C dans l'Air, patiemment, jour après jour, sert de relais au gouvernement: En dressant, aujourd'hui même,  les citoyens contre les habitants des cités... Il faut préparer les Français au choc de civilisations, il faut détourner leur attention des vrais problèmes, il faut faire diversion...

 

Nos Médias occidentaux sont une pourriture au service de criminels en cols blancs.

 

Eva R-sistons à la désinformation

 

 

Wikipedia

 

 

Pour connaître le vrai Cuba,

lire les ouvrages d'un spécialiste: Salim Lamrani

 

  • (dir.), Washington contre Cuba. Un demi-siècle de terrorisme, Pantin, Le Temps des Cerises, 2005 ISBN 2841095878
  • Cuba face à l’Empire, Genève, éditions Timéli, 2006, ISBN 2940342156
  • Fidel Castro, Cuba et les États-Unis, Pantin, Le Temps des Cerises, 2006 (ISBN 284109636X)
  • Double morale. Cuba, l'Union européenne et les droits de l'Homme, Paris, Éditions Estrella, 2008, ISBN 2953128406
  • Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais, Paris, Éditions Estrella, 2009. Prologue de Nelson Mandela. (ISBN 9782953128413)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Salim_Lamrani

 

 

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20.7.10

 

 

Guy Maunoury

SOLAL  Solidarité Amérique Latine *

 

Haïti n'est plus sous les projecteurs, mais bien sur le pays n'est pas sorti des graves conséquences du terrible séisme de janvier.

Les médias nous ont abreuvés sur l'aide occidentale, sur notre générosité supposée. Il n'a évidemment été question ni de l'aide de l'Amérique Latine ni de celle de Cuba. Pour ce dernier ça n'est pas pour nous étonner. Évoquer le rôle positif de Cuba, c'est tout simplement impensable; par contre la malheureuse mort d'un prisonnier n'a pas manqué de faire les titres.

Concernant Haïti pourtant, Cuba et l'Alba ont joué un rôle très important durant le séisme mais aussi bien avant. Comme l'a déclaré le ministre des affaires étrangères de Cuba « quand le tremblement de terre a eu lieu, l'Alba n'eut pas à aller en Haïti, elle y était déjà et elle a subi le tremblement de terre avec ce peuple ». La présence de Cuba date de 1998. Au moment du séisme. Cuba et l'Alba était présente dans 127 communes sur les 137 existantes en Haïti avec 340 médecins  dans les centres de premiers soins, la gynécologie et l'ophtalmologie. Plus de 26000 haïtiens ont ainsi été opérés de la vue. Un grand nombre de visites à domicile et d'accouchements ont sauvé de nombreuses vies humaines. 160000 personnes ont été alphabétisées. 900 jeunes haïtiens ont obtenu leurs diplômes dans un pays de l'Alba, en particulier à l'école de médecine internationale de La Havane, 600 y étudient en ce moment.

Pendant les 11 jours de désastre, Cuba a envoyé 350 médecins de plus, dont 280 jeunes docteurs haïtiens qui venaient de terminer leurs études à Cuba, auxquelles se sont joint une centaine de spécialistes provenant du Venezuela, Chili, Espagne, Mexique, Colombie, Canada et mêmes des médecins étasuniens formés à La Havane. Grâce à ces équipes, 5 hôpitaux de campagne, 5 centres de diagnostic et 33 postes de soins ont été crées avec le soutien financier du Venezuela. 16 équipes chirurgicales n'ont pas cessé d'opérer 24h sur 24. 400000 vaccins contre le tétanos ont été envoyés. Actuellement plus de 1000 spécialistes de l'Alba sont présent.

Comme l'indique René Préval, le premier ministre à qui Bush avait instamment demandé de cesser tout rapprochement avec l'Alba « de 1998 à aujourd'hui, Cuba a apporté plus d'aide à Haïti que n'importe quel pays soit disant ami ». Et concernant la présence des ONG ( autant qu'en Inde ) Jean Lavalasse, un journaliste déclare que « au contraire des autres ONG présents ici, les cubains et les vénézuéliens nous parlent d'égal à égal, et surtout ne se mêlent jamais de nos affaires internes ».

Car cet événement cruel a mis un peu plus en évidence plusieurs problèmes de fond auxquels est confronté Haïti depuis son indépendance en fait.

D'abord le grave problème de la dette indéfinie de ce pays, dette ignoble imposée par la France suite à l'indépendance en 1804 et que le pays a payé pendant des décennies.

La dette odieuse ensuite due à la dictature des Duvalier et d'autres, payée de nombreuses fois pourtant, mais toujours croissante à cause des taux d'intérêts usuriers de la part des pays occidentaux.

La destruction des institutions de l'état sous l'effet des programmes d'ajustement.

La  dépendance alimentaire due à la destruction de l'agriculture vivrière causée par les importations à bas prix ou des dons. Actuellement Haïti importe 80% de sa consommation de riz alors qu'il était auto suffisant il y a 20 ans, les droits de douane étant passé de 50 à 3%.

Enfin lors du séisme les Etats Unis se sont surtout fait remarqué par l'importance des troupes envoyées, en plus de celles déjà présentes depuis le retour d'Aristide en 1994, plus que par l'aide apportée aux sinistrés. Ce qui fait dire que Washington a profité du désastre pour faire d’Haïti une base militaire. Une nouvelle application de la « stratégie du choc » chère à Naomi Klein. Ce qui compléterait ainsi le dispositif mis en place depuis un an avec les 7 bases en Colombie, au moins 2 au Panama, et la réactivation de la 7 ème flotte contrôlant la côte brésilienne.

Un dispositif très inquiétant clairement dirigé contre l'Alba et les pays comme Haïti qui aspirent à y entrer.

Mais comme le dit Fidel « Haïti permettra de vérifier combien de temps durera l'esprit de coopération avant que ne l'emporte l'égoïsme, le chauvinisme, les intérêts mesquins et le mépris des autres nations ». C'est déjà fait!

 

Après le tsunami les requins. 


Profitant de l’état de choc du pays, Monsanto vient d’offrir à 10000 agriculteurs haïtiens 450 tonnes de maïs transgénique ainsi que les engrais et pesticides associés. Ceci dans le cadre du projet Winner de l’agence USAID, chargée de promouvoir « la démocratie », c'est-à-dire  la politique étrangère des USA.

On sait ce que ce genre d’aide veut dire venant de cette agence et de la multinationale Monsanto. Les agriculteurs haïtiens vont devenir totalement dépendants de cette dernière; ils devront obligatoirement acheter les semences Monsanto ( beaucoup plus chères que les traditionnelles ) et les traitements. Ce procédé ils l’ont utilisé au Paraguay, en Argentine et au Brésil qui sont des grands producteurs-exportateurs de soja transgénique. Une autre conséquence grave est la perte de  biodiversité et ceci sans doute de façon irréversible. Alors que l’on ne connait pas les effets à long terme sur la santé humaine des transgéniques, mais que l’on connait déjà les effets destructeurs des pesticides associés ( comme le Round Up ) sur la vie des sols, car il en faut de plus en plus à cause de l’accoutumance des parasites.

Après la destruction due au séisme, voilà Haïti soumis à la folie totalitaire et destructrice des multinationales de l’agronomie. Décidément pour ce pays l’heure de la décolonisation n’est pas arrivée !

 

*Bulletin du Comité Amérique Latine de l'agglomération caennaise    n°75  été 2010

 cal14@nordnet.fr    tél. 02 31 75 28 19   02 31 43 79 75 

 

http://cbparis.over-blog.com/article-cuba-haiti-le-seisme-et-l-usaid-54210520.html

 

 

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Les premiers ex-prisonniers « Dissidents » qui sont arrivés en Espagne ont fait les déclarations publiques qui ont laissé, comme on dit, « sur le cul » Les Espagnols, qui attendaient au moins des mots de reconnaissance au lieu des critiques dont ils ont été l’objet  de la part des nouveaux arrivants. La traduction d’articles sur la conférence de presse que sept d’entre eux ont donnée sitôt arrivés en Espagne explique l’étonnement des Espagnols. Cependant, je pense que cela devrait un peu nous aider à réfléchir sur ces « campagnes »  montées sous couvert de défense des droits de l’homme et sur la manière dont elles imposent à leurs bénéficiaires « une surenchère » permanente pour continuer à demeure acteurs dans ce que l’on peut appeler l’industrie de la désinformation avec subsides de la CIA , mobilisation du système de propagande selon un modèle éprouvé qui semble dirigé en priorité vers la gauche même si les officienes et les « héros » défendus sont souvent d’extrême-droite… Sans l’ensemble du dispositif, y compris la mobilisation du système de propagande on ne comprendrait pas  qu’il y ait a les deux poids et deux mesures: autant sont bruyantes, simultanées sur plusieurs fronts à la fois, les campagnes  en faveur des « héros du monde libre » autant le silence est fait sur les 5 Cubainsou dans le cas du français emprisonné en israëll Salah hammouri.  Nous sommes devant  véritable montage, une désinformation permanente autour des cas qui bénéficient de publicité pour être utilisé contre un pays qui a le tort de revendiquer sa souveraineté, c’est devenu une « industrie » que l’on pourrait qualifier de « culturelle » tant elle semble obéir à des règles de mise en scène, si la culture n’était pas le cadet des soucis de ceux qui sont impliqués dans la réalisation des scénarios.

 

Une conférence de presse étonnante


Mais revenons aux « dissidents cubains », les 7 premiers du lot sont arrivés à Madrid où ils ont tenu une conférence de presse. D’abord disons et la photo en témoigne , que l’apparence des ces gens  n’est pas celle de prisonniers amaigris par des conditions de détention terrible mais ils paraissent jouir d’une forme qui fait honneur à l’excellence bien connue du système de santé cubain. Notons qu’on retrouve la même santé resplendissante chez d’autres martyres de la liberté cubains que sont les épouses, les dames en blanc, qui en général font plaisir à voir tant elles sont grasouillettes. Les prisonniers libérés sont rondelets à souhait, fringants et en « descangayados »(1) non faméliques comme la presse les décrivait avant qu’ils ne soient mis en liberté .

Malgré ce bon état visible, ils ont décrit des prisons cubaines à faire frémir: « Nous avons vécu parmi les rats, les blattes, les scorpions et les excréments », a déclaré Julio Cesar Alvarez, journaliste de radio havanais de 65 ans, qui purgeait, avant sa libération, une peine de 15 ans de prison pour avoir collaboré clandestinement avec des médias américains et avoir diffusé de fausses nouvelles sur l’île soumise à une guerre de fait avec blocus. Le même Julio César Gálvez, à qui un journaliste le coeur battant a demandé « Comment vous sentez-vous à Madrid? » la réponse espérée était sans doute une larme de reconnaissance sur une joue amaigrie et la voix enrouée  d’émotion balbutiant quelques phrases de reconnaissance pour ses « libérateurs »d’une telle abomination, mais non cet homme en pleine forme mais mal embouché à rétorqué : »ici en Espagne je ne suis pas un homme libre parce que MON avenir ne dépend pas de moi mais des fonctionnaires qui m’imposent leurs  décisions« .

Un titre du journal espagnol El Mundo dit aujourd’hui dans sa une : « Les Dissidents cubains dénoncent le fait qu’en Espagne ils ne sont pas libres« .

Un autre  « élargi » Normando Hernández  40 ans a renchérit sur les conditions terribles.Il aurait  vu un prisonnier s’immoler par le feu, d’autres se mettre de l’urine dans les yeux, du pétrole sur le corps pour qu’on s’occupe d’eux, qu’on les soigne ou simplement pour qu’on réponde à leurs demandes.Ces conditions, selon lui, entraînent des maladies chroniques chez les détenus, avec des épidémies de tuberculose et de dengue. Cet homme paraissait pourtant dans d’excellentes conditions et surtout  dans la foulée de cette description, il a dénoncé l’hospitalité espagnole  : « Nous sommes dans un hôtel avec d’autres immigrants. Dans cet hôtel nous n’avons pas de bains privés. Dans ce lieu il n’y a pas d’intimité et ils me disent qu’ils vont nous déplacer vers un village proche de Valence pour vivre dans quelques baraquements où j’aurai à cohabiter avec environ 40 personnes ». Après il  a lancé une revendication lourde d’ingrats ressentiments : « Je Crois que le Gouvernement de Zapatero s’est engagé à nous accueillir, il aura  aussi nous fournir ce que nous nous méritons comme réfugiés, en ajoutant aussitôt que là où il  voulait vivre était Miami.
 
Omar Saludes, un autre des « libérés » s’en est pris au Ministre des Relations Extérieures de l’Espagne, l’un des maître d’oeuvre de leur délivrance : « Il est inacceptable que le Ministre Moratinos demande que l’Europe lève la » position commune contre  Cuba « , a dit Saludes, provocant et malgracieux. Vous noterez que ces gens en général – c’est une constante- libérés après une active propagande et intervention de la gauche n’ont rien de plus pressé que de soutenir la position de l’extrême-droite. Ce sont des gens de droite, des gens proches des idées qui fleurissent à Miami où un terroriste auteur d’assassinats dans toute l’Amérique latine peut être considéré comme un héros national. Qu’espère exactement la gauche en se lançant dans la promtion de tels héros ?

la passion politique se double le plus souvent d’un intérêt personnel manifeste mais les deux sont consubstanciels. Ce qu’il faut bien comprendre c’est que ces gens savent tous qu’un avenir confortable pour eux dépend de la manière dont ils vont vendre leur histoire en continuant à nuire à Cuba, ils sont en quelque sorte condamnés à en rajouter même si la manière dont ils ont remercié les Espagnols ont choqué l’opinion publique, il est clair qu’ils vont tout faire pour obtenir des moyens financiers et une situation confortable qui passe par leur capacité à continuer le combat pour la mafia de Miami, elle-même totalement imbriquée dans la CIA. Mais il faut bien mesurer que l’atmosphère, le microclimat qui se développe autour de cette mafia et de ses stipendiés est totalement irréelle, il se créé un phénomène d’auto-conviction autour des rumeurs les plus folles, ainsi selon eux Fidel castro est soit mort depuis longtemps, soit complètement en état d’incapacité mentale et ses réflexions seraient écrites par quelqu’un d’autres. On hurle de joie à l’annonce de sa mort, le paradoxe étant que ceux qui sont en Europe adoptent la même ligne d’irréalisme et de surenchère. Avoir droit à rejoindre le paradis, avoir tous les droits fait partie de cette vision. Miami, une belle voiture, une villa paradisiaque, une bimbo comme fiancée est l’ultime paradis des plus innocents. On peut dire que 80% des nouvelles qui sont publiés dans notre presse proviennent de sources aussi peu fiables.

Les commentaires des Espagnols devant les propos des « dissidents » ne se sont pas fait attendre. L’un d’eux a écrit une Lettre au journal El Mundo de Madrid en expliquant qu’il parlait au nom des Espagnols indigné par la conduite de ceux qui venaient d’arriver: « Je crois que, les renvoyer dans leur  pays, est le mieux à faire,  là le monsieur avec ses problèmes de bain privé n’aura pas à se plaindre et ils pourront  raconter à leur président tous leurs problèmes et dire leurs plaintes ainsi que toutes leurs idées si merveilleuses de la liberté aux dépens des autres ».

Le commentaire fait par le journal en ligne Mompox dont le correspondant a assisté dans la capitale espagnole à la conférence de presse des Dissidents libérés arrivés depuis la havane à Madrid « Si c’est ça l’échantillon, comment sera le paquet ? »


Le mode de fonctionnement des « campagnes » pour la « liberté »


En lisant ces compte-rendus, on ne peut s’empêcher de penser à quelques cas , d’abord à l’éternelle Zoé Valdes qui bien qu’ayant été une enfant chérie du gouvernement de son pays, et étant venu ici en parfait accord avec le gouvernement, ne cesse d’inventer qu’elle a subi une répression, et depuis des années vend aux médias un martyre qu’elle n’a jamais connu.Elle sait à quel point sa notoriété usurpée sur le plan littéraire et qui relève plus de la littérature de gare que de tout autre chose a besoin de cette fable de sa dissidence. j’ai déjà noté à quel point elle donne dans l’excès, on peut même être assuré que 90% des informations qu’elle donne relèvent de l’affabulation pure et simple, cela ne l’empêche pas d’être invitée sur les plateaux de télévision, d’être considérée comme experte de la chose, y compris et surtout par la gauche. est-ce que quelqu’un vérifie la crédibilité des sources ?
 
On peut également penser au cas de Valladeres le pseudo poète paralytique qui n’était ni poète, ni paralytique et qui a peine descendu de l’avion a abandonné la chaise roulante et depuis s’est révélé un agent zelé de la CIA. Si Zoe valdes écrit de la littérature de gare, lui n’a  jamais écrit la moindre rime, alors que nous avions eu droit à une campagne extraordinaire sur le poète paralysé, et que Mitterrand lui-même par l’entremise de Regis Debray était intervenu pour le faire libérer. Les Cubains avaient prévenu le président socialiste français « vous avez à faire à un espion de la CIA affabulateur. Ce qu’il faut souligner c’est une stratégie, ceux qui sont sollicités en priorité pour prendre la défense de ces pseudos martyrs ce sont des gens de gauche (le maire de Paris est un puits sans fin pour opération de ce type) et si on peut trouver des « repentis » du communisme c’est encore mieux, voir des partis communistes particulièrement décadents comme l’euro-communisme en a produit. Il faut relire ce qu’à l’époque écrivait yves montand en se posant comme « conscience de la gauche »:  Yves Montand, lors d’une interview : « Castro garde son ami intime [valladarès est devenu même intime] Valladarès en prison depuis plus de 20 ans maintenant. On l’a torturé et on lui a brisé les jambes. Valladarès a écrit un livre admirable, tragique, que j’exhorte les jeunes du Québec à lire. Il s’agit de Prisonnier de Castro. Ce livre a été introduit en France grâce à Monsieur Golendorf, un ami du cinéaste Chris Marker et de moi-même. Monsieur Golendorf a été trois ans [18 mois selon d’autres sources] durant dans les prisons castristes. Ce sont des documents authentiques, écrits de la main du prisonnier Valladarès lui-même.Il nous explique comment on torture, et comment on fait de la dissection sur des êtres humains (sic) à Cuba. Il nous dit où cela a lieu précisément. C’est affolant quand même de lire ça. J’ai eu du mal à l’admettre.  » dans Interview de Yves Montand (2).. Non seulement Valladeres était un policier sous Batista mais il avait en 1960 accompli des attentats meurtriers contre la population cubaine, comment la gauche française s’est-elle trouvée embringuée dans la défense de ce « poète paralytique » qui est devenu à sa sortie un fonctionnaire des Etats-Unis ? Mystère, comme il s’avère mystérieux que les meilleurs propagandistes de ce genre de « causes » soient des journaux dits de gauche comme El païs et le Monde.

Ce qu’il y a de commun entre Valladarés et les nouveaux libérés est le fait que la plupart n’étaient pas journalistes, ils avaient simplement été intronisé par reporters sans frontières ou du moins son porte-voix lui-même financé par la CIA, lié étroitement à la mafia de Miami, Robert ménard. Et celui  d’entre eux qui avait un passé de journaliste et les qualités requises était en fait un agent des renseignements cubains qui a établi sur eux le dossier qui a permis de les juger pour accepter de l’argent en temps de guerre de l’ennemi. Il est clair que les pseudo-journalistes  arrivés en Espagne vont devoir gagner leur pitance non par leurs qualités journalistiques mais en pratiquant la surenchère. Ils ont déjà commencé et ont déclaré qu’ils allaient continuer pour e:mpêcher que l’Europe change de « position commune » celle défendue par Aznar.


Le prisonnier glisse au statut d’otage d’une dictature


Le cas Ingrid Betancourt, plus récent avait soulevé les masses. Il ne devrait y avoir rien de commun entre une campagne du type de celle pour la libération d’ingrid bétancourt et celles en faveur des « dissidents cubain », puisque dans ce cas  il s’agissait  d’une otage et pas d’un prisonnier après jugement en fonction de lois.  On ne  peut pas confondre ou on ne devrait pas confondre le cas d’otages ou l’arrestation de gens que l’on maintient en prison sans jugement ce qui est le cas des prionniers nord-américains à Guantanamo et dans d’autres lieux avec celui de gens ayant été jugés. Le cas des prisonniers cubains est celui  d’espions financés par une puissance ennemi et il faut noter que le fond des campagnes de soutien à des « dissidents cubains » est que l’on va dénier ce jugement, en faire des sortes d’otages d’un gouvernement dictatorial, ce qui est totalement invraisemblable mais est destiné à brosser un portrait de l’Etat cubain délinquant et pas un Etat de droit. Alors que l’Etat de droit cubain est en fait victime des Etats-Unis qui lui imposent blocus et terrorisme en violation de toute légalité internationale. C’est pourquoi on peut noter le parallélisme du traitement des pseudo- dissident cubains et des otages à libérer dans les médias.

Ce qui rapproche le cas Ingrid Betancourt de celui des « prionniers » est alors  la manière dont les médias montent une « héroïne » en grand danger, nous font pleurer sur son sort alors que les mêmes médias peuvent n’avoir pas un mot pour dénoncer le sort fait au cinq cubains. Ce déni  peut atteindre des sommets quand lors de la Conférence de presse des septs « dissidents  » libérés, Normando Hernández  particulièrement prolixe sur l’atrocité des prisons cubaines s’est plaint du fait que les prisonniers étaient enfermés loin de leurs lieux d’origine, ce qui rendait difficile la visite de leurs proches, ceux qui ont rapporté de tels propos n’ont pas eu un mot non seulement pour les prisonniers de Guantanamo, mais même sur les 5 Cubains et aux visas d’entrée sur le territoire nord-américain qui est refusé à leurs familles. Aller de la havane à Santiago même si l’on prend deux points extrêmes de l’île  est tout de même moins difficile, mais personne n’a songé à rapprocher les cas. Parce que le fond est que tout repose sur la définition a priori de qui est « démocrate » donc légal et qui ne l’est pas. Les etats-Unis , la Colombie sont des démocraties, Cuba  est délinquant a priori.

 


 


Un élement important de la dramatisation des « prisonniers cubains » est que bien que relevant d’un système légal où il n’y pas de torture ni mise en danger de la vie, il faut en faire des otages sur lequel on laisse planer l’inconnu de leur traitement…

La manipulation ne date pas d’aujourd’hui, on l’a vu pour valladares, mais en ce qui concerne Ingrid bétancourt,  on nous l’annonçait à l’article de la mort, des photos la montrant à l’agonie étaient publiées partout, on avait vu sortir une rondelette personne en pleine forme, et il faut également souligner qu’après une telle publicité, l’intéressée paraît condamnée à en rajouter ne serait-ce que pour bénéficier d’avantages financiers. Ainsi récemment à la stupéfaction de tout le monde elle a exigé des dommages intérêts de l’Etat colombien pour ne pas avoir été protégée alors qu’elle était candidate à la présidence et que pour assurer sa publicité elle s’était rendue dans la zone des FARC, ce qui a été vécu avec quelques indignations quand on se souvient du coût financier et surtout humain de sa libération avec en particulier l’assassinat en territoire équatorien de ceux qui avec le commandant Reyes négociaient sa libération.

parce que le problème est non pas seulement de dénoncer le malheureux sort de l’otage (sic pour les prisonniers cubains) mais à travers son cas brosser l’image d’un Etat voyou méritant sur le fond les traitements les plus iniques qu’on lui réserve. CQFD les véritables criminels sont blanchis et la véritable injustice est acceptée.

Mais le prisonnier politique héroïque que fabriquent les médias est souvent bien décevant, et les nouveaux « prisonniers dissidents » cubains, héros de nos médias visiblement font partie de cette tradition des enquiquineurs ingrats si on en croit la presse espagnole.

Danielle Bleitrach


(1) je suis incapable de traduire ce terme

(2)http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Montand


Auteur : Danielle Bleitrach - Source : Changement de société

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14362

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:04
agriculture.jpg
Une Loi de Modernisation Agricole votée pour une agriculture au service de l’industrie !!

Communiqué de presse - 7 juil 2010

Avant même que la réforme de la Politique Agricole Commune soit engagée, le Parlement français vient de valider le projet de loi que l’Elysée a voulu imposer au milieu agricole. Pourquoi cette précipitation ?

Le gouvernement devait donner des gages au syndicalisme majoritaire qui s’est senti malmené par le bilan de santé de la PAC, qui n’a pas su comprendre la crise laitière et qui n’avait pas admis que l’on impose à l’agriculture des contraintes environnementales supplémentaires.

Il fallait que quelqu’un siffle la fin de la partie, N. Sarkozy l’a fait : fin du Grenelle de l’environnement, bilan de santé revu, et, pour ce qui concerne la LMA, mise en place d’une contractualisation et d’un système assurantiel gérés par des interprofessions aux pouvoirs étendus mais à la composition injustifiable, la moitié des producteurs n’y étant pas représentée.

Pendant ce temps, les paysans crèvent, ils disparaissent. Tous les observateurs le disent : dans moins de deux ans, 30% des agriculteurs auront mis la clef sous la porte. La LMA était-elle capable de remédier à cette disparition massive annoncée ? C’est ce que tentent de nous expliquer, ministre en tête, les responsables politiques qui ont élaboré ou voté cette loi dont le maître mot est la compétitivité. Mais cette quête effrénée de la compétitivité, impossible à atteindre si l’on veut préserver les bénéfices sociaux et environnementaux et la qualité des produits européens, nous mène à la destruction de l’agriculture française.

Le parlement n’aura dans cette histoire pas fait son travail. Sommé par l’Elysée de voter un texte sans y apporter de modification substantielle, il l’a voté comme un seul homme, faisant mine de consulter les organisations représentatives et d’écouter les paysans qui hurlent leur désespoir dans la rue.

La LMA est votée, la France est prête pour que soient démantelés les outils de gestion de la PAC, l’agriculture est prête à passer sous les fourches caudines de l’OMC. Mesdames et messieurs les parlementaires qui avez voté cette loi, vous en porterez la responsabilité.

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Auteur : Philippe Collin - Source : Confédération Paysanne

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14391&rech=24852#24852

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:00
17/07/2010 08:59

 

TEHERAN, 17 juil 2010 (AFP) - L'Iran accuse les pays occidentaux et Israël d'être derrière les attentats

L'Iran a accusé samedi les pays occidentaux et Israël d'être derrière le double attentat suicide qui a fait 27 morts jeudi dans le sud-est du pays, en dépit des fermes condamnations des attaques par l'Union européenne et les Etats-Unis.

"Les responsables de ce crime ont été entraînés et équipés hors des frontières et ils sont ensuite venus en Iran", a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Ali Abdollahi, dans des propos diffusés samedi sur le site internet de la télévision d'Etat.

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Merci de lire la suite de la dépêche sur le site du journaliran ethnies

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L'Iran peut effectivement craindre des attentats commandités par les USA, Israël, ou d'autres. La mosaïque d'ethnies et de langages permet de jouer sur des antagonismes, en plus du prétexte commode de la religion. La guerre est totale de la part de Washington, bien qu'il s'en défende.

BO

sabre au clair


Source : La Croix - AFP

 

 

Commentaire :

 

Il n'y a pas qu'en Iran :

Le régime sioniste et les Etats-Unis sont impliqués dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais, Rafiq Hariri, selon l'un des représentants du parlement libanais. Assem Qanssou, député libanais, a révélé, lors d'une interview avec le quotidien libanais "al-Bana", que la Syrie avait remis des informations suffisantes au Premier ministre, Saad Hariri, sur le rôle et l'implication de Washington et de Tel-Aviv, dans l'assassinat de Rafiq Hariri.

http://www.alterinfo.net/notes/Washington-et-Tel-Aviv-impliques-dans-l-assassinat-de-Rafiq-Hariri_b2227221.html

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14335&rech=24692#24692

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:49
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L’enlisement Afghan Question écrite d’André Gérin

Et de deux après J.J.Candelier,  un autre député communiste André gérin, dans l’inertie générale, interroge le ministre sur la guerre en Afghanistan, ce qui est dit ici est exact mais personnellement j’aurais clairement dénoncé les buts de cette guerre et son caractère d’invasion. En outre mais peut-être ne convient-il pas dans une question écrite de mélanger trop de problèmes, j’aurais posé la question de l’OTAN et du caractère aventurier de ces missions et surtout celle qui se dessine en Iran. Mais c’est déjà un pas important que les élus communistes à défaut de la direction du parti commencent à s’émouvoir de cette guerre. Sur le fond d’ailleurs la question est bien posée pour être comprise des Français. A quand une question sur ce qui se prépare en Iran et notre base d’Ormuz. Je voulais également vous dire en passant qu’à la rentrée je vais peut-être avoir non seulement un nouveau blog dans le cadre de la presse mais une émission de radio que je voudrais centrer sur la double tragédie que décrit Fidel et qui menace l’humanité, si nous sommes toujours en état d’avoir internet et une émission de radio. Ce projet se fera avec marc Harpon mais aussi (‘pour la radio) des jeunes de mon université.

 
 

  Monsieur André Gerin attire l’attention de Monsieur le Ministre de la défense sur l’évolution préoccupante de la guerre conduite en Afghanistan par la coalition internationale à laquelle la France participe.

Au cours de cet été, le seuil de 150 000 soldats étrangers présents sur le sol afghan sera franchi. 3247 militaires français en faisaient partie en 2009 contre 2726 l’année précédente. Notre pays a donc renforcé son engagement et ce dernier mobilise 330 millions d’euros de crédits, soit près de 40 % des fonds consacrés aux opérations extérieures (OPEX), en augmentation de 9 % sur 2008.

Pour quels résultats ?

Durant le seul mois de juin, 102 soldats étrangers sont morts, soit le niveau de pertes mensuelles le plus élevé depuis la chute du régime taliban à la fin de 2001. Pour les six premiers mois de cette année, le nombre de tués de la coalition (322) a déjà dépassé celui de l’ensemble de l’année 2008 (295) et, à ce rythme, devrait excéder le bilan de 2009 (521). La France a, pour sa part, perdu 45 de ses soldats.

La rébellion des talibans semble, dans le même temps, poursuivre sa montée en puissance. S’ils ne sont pas en mesure de rivaliser frontalement avec les forces de la coalition, ils pratiquent une guerre d’insurrection meurtrière. Ainsi, en 2009, 61 % des tués de la coalition ont été victimes de bombes artisanales. De janvier à avril, les attaques suicides se sont succédé au rythme de trois par semaine, tandis que les assassinats de civils liés au régime de Kaboul ont augmenté de 45 % par rapport à la même période. Des opérations de plus en plus audacieuses sont conduites, telles les attaques de type commando contre des aéroports militaires de Bagram, de Kandahar et de Jalabad.

Depuis décembre 2009, le commandement américain a décidé d’ajuster sa stratégie. La précédente avait provoqué la mort d’un grand nombre de civils afghans, victimes en particulier de bombardements aériens. La conséquence en fut la sympathie renforcée de la population à l’égard des talibans et le rejet de ces troupes étrangères vécues comme une armée d’occupation.

La stratégie dite de la « contre-insurrection » chère au général McChrystal récemment limogé par le Président Obama, mais poursuivie par son successeur le général Petraeus, tend à épargner davantage les civils, à gagner leur confiance et à conquérir du terrain sur les talibans.

Ce choix est contesté dans les rangs des militaires désormais plus dangereusement exposés. Il n’apparaît pas comme susceptible d’être plus efficace et la conviction que cette guerre ne peut pas être gagnée grandit.

La question de l’engagement de la France est posée. A l’évidence, il n’existe pas d’issue militaire en Afghanistan. Seule une aide occidentale politique, diplomatique, économique peut permettre à ce pays de construire son avenir par lui-même et de gagner la stabilité dont il a besoin pour se développer.

Le député souhaiterait connaître l’analyse que Monsieur le Ministre fait face aux revers militaires occidentaux, à la perte de nos soldats et comment il envisage que la France reconsidère son engagement actuel pour y substituer une alternative diplomatique et pacifique.

 
Permanence Parlementaire
27 rue Francis de Pressensé
69190 SAINT-FONS
Tél – Fax : 04 78 67 16 99

Assemblée Nationale
126 rue de l’Université
75355 Paris Cedex 07 SP
Tel: 01 40 63 69 70
Fax : 01 40 63 49 40
depute.andregerin@gmail.com

http://www.blogandregerin.fr

 

http://socio13.wordpress.com/2010/07/19/lenlisement-afghan-question-ecrite-dandre-gerin/

 


Lire aussi :

 

Ce qui se passe réellement en Afghanistan quadrillé par l'Empire

 



Et on ne parle jamais de la politique étrangère française, dans les Médias, Sarkozy et son équipe la tuent !

 

 

La France n'a plus de politique étrangère. (Retour dans l'OTAN, de Gaulle...)


La France ne peut avoir de politique méditerranéenne car alignée sur les intérêts israéliens


Les USA occupent de plus en plus de pays: Quelle signification? (eva R-sistons)

 

 

 

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:46


Pour la première fois, le 19 mars 2000, la secrétaire d’Etat américaine Madeleine Albright reconnaissait l’« implication » des Etat-Unis dans le coup d’Etat qui renversa le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh en 1953. Pourtant, les circonstances de cette intervention restent mal connues. Un rapport de la CIA, divulgué en avril 2000 par le New York Times, révèle le rôle joué par les services secrets de Londres et de Washington dans un événement qui renversa les rapports de forces au Proche-Orient.

iIl y a quelques mois, le New York Timesreçoit le rapport officiel du coup d’Etat mené en 1953 par la CIA contre le premier ministre iranien Mohammad Mossadegh. Le 16 juin 2000, le journal publie ce récit sur son site Internet (1). Les noms de plusieurs personnalités iraniennes impliquées y sont effacés, mais la plupart d’entre elles sont désignées nommément sur un autre site (2). Ce document passionnant contient d’importantes révélations sur la manière dont cette opération fut menée, et toute personne intéressée par la politique intérieure de l’Iran ou la politique étrangère américaine devrait le lire.

 

Le coup d’Etat s’est produit pendant une période de grande effervescence de l’histoire iranienne et au plus fort de la guerre froide. Mohammad Mossadegh est alors chef du Front national, organisation politique fondée en 1949 et militant pour la nationalisation de l’industrie pétrolière, alors sous domination britannique, ainsi que pour la démocratisation du système politique. Ces deux questions passionnent la population, et le Front national devient rapidement le principal acteur de la scène politique iranienne. En 1951, le chah Mohammad Reza Pahlavi est contraint de nationaliser l’industrie pétrolière et de nommer Mossadegh premier ministre, provoquant une confrontation ouverte avec le gouvernement britannique. La Grande-Bretagne réagit en organisant un embargo général sur le pétrole iranien et engage des manœuvres à long terme visant à renverser Mossadegh.

Les Etats-Unis décident tout d’abord de rester neutres et encouragent les Britanniques à accepter la nationalisation tout en essayant de négocier un arrangement à l’amiable, allant jusqu’à persuader Londres, en septembre 1951, de ne pas envahir l’Iran. Cette neutralité continue jusqu’à la fin de l’administration de Harry S.Truman, en janvier 1953, même si de nombreux dirigeants américains estiment déjà que l’obstination de Mossadegh crée une instabilité politique mettant l’Iran « en réel danger de passer derrière le rideau de fer »(page III du rapport). En novembre 1952, peu après l’élection du général Dwight D. Eisenhower à la présidence des Etats-Unis, de hauts responsables britanniques proposent à leurs homologues américains de mener conjointement un coup d’Etat contre Mossadegh. Ceux-ci répondent que l’administration sortante n’entreprendra jamais une telle opération, mais que celle d’Eisenhower, qui va entrer en fonction en janvier, déterminée à intensifier la guerre froide, serait probablement susceptible de le faire.

Le récit de la CIA rend bien compte de la manière dont fut préparée l’opération. Après autorisation du président Eisenhower en mars 1953, des officiers de la CIA étudient la manière dont pourrait être mené le coup d’Etat et se penchent sur le problème du remplacement du premier ministre. Leur choix se porte rapidement sur Fazlollah Zahedi, un général à la retraite qui avait déjà comploté avec les Britanniques. En mai, un agent de la CIA et un spécialiste de l’Iran travaillant pour le Secret Intelligence Service (SIS) britannique passent deux semaines à Nicosie (Chypre), où ils mettent au point une première version du plan. Des responsables de la CIA et du SIS la révisent, et une version définitive est écrite à Londres à la mi-juin.

Ce plan était divisé en six étapes principales. Tout d’abord, l’antenne iranienne de la CIA et le plus important réseau de renseignement britannique en Iran, alors dirigé par les frères Rashidian, devaient déstabiliser le gouvernement Mossadegh par le biais de la propagande et d’autres activités politiques clandestines. Fazlollah Zahedi organiserait ensuite un réseau constitué d’officiers capables de mener le coup d’Etat. Troisième étape, la CIA devait « acheter »la collaboration d’un nombre suffisant de parlementaires iraniens afin de s’assurer que le corps législatif s’opposerait à Mossadegh. Puis des efforts sérieux devaient permettre de persuader le chah de soutenir le coup d’Etat, ainsi que Zahedi, même s’il était établi que l’opération serait menée avec ou sans l’accord du monarque.

La CIA devait ensuite tenter, de manière « quasi légale »(page A3), de renverser Mossadegh en provoquant une crise politique au cours de laquelle le Parlement le destituerait. Cette crise serait provoquée par des manifestations de protestation organisées par des dirigeants religieux, qui persuaderaient le chah de quitter le pays, ou créeraient une situation forçant Mossadegh à démissionner. Enfin, si cette tentative venait à échouer, le réseau militaire monté par Fazlollah Zahedi s’emparerait du pouvoir avec l’aide de la CIA.

« Par n’importe quel moyen »
Les trois premières étapes étaient en fait déjà entamées pendant la mise au point du « plan de Londres ». Le 4 avril, la section de la CIA à Téhéran reçoit 1 million de dollars destiné à « faire tomber Mossade[gh] par n’importe quel moyen »(page 3). En mai, elle déclenche, avec les frères Rashidian, une campagne de propagande contre Mossadegh et, on le suppose, mène d’autres actions clandestines contre ce dernier. Ces efforts redoublent de manière brutale au cours des semaines précédant le coup d’Etat (page 92).

La CIA prend contact avec Fazlollah Zahedi en avril, lui versant 60 000 dollars (et peut-être bien plus) afin qu’il « trouve de nouveaux alliés et influence des personnes-clés »(page B15). Le compte-rendu officiel nie que des officiers iraniens aient été achetés (page E22) ; il est toutefois difficile d’imaginer à quoi d’autre Fazlollah Zahedi aurait dépensé cet argent. La CIA n’en comprend pas moins rapidement que ce dernier « manque de détermination, d’énergie et de stratégie concrète » et qu’il n’est pas capable de monter un réseau militaire apte à mener un coup d’Etat. Cette tâche est donc confiée à un colonel iranien travaillant pour la CIA.

Fin mai 1953, la section de la CIA est autorisée à engager environ 11 000 dollars par semaine pour acheter la coopération de parlementaires, ce qui accentue fortement l’opposition politique à Mossadegh. Ce dernier réagit en appelant les élus qui lui sont fidèles à démissionner pour empêcher la formation du quorum, ce qui entraînerait la dissolution du Parlement. Pour le contrer, la CIA essaie alors de persuader certains élus de renoncer à leur démission. Début août, Mossadegh organise un référendum truqué au cours duquel les Iraniens se prononcent massivement pour la dissolution et la tenue de nouvelles élections. Cela empêche désormais la CIA d’exercer ses activités « quasi légales » même si elle continue à utiliser la propagande pour imputer à Mossadegh la falsification du référendum.

Le 25 juillet, la CIA entame une longue démarche de « pression » et de « manipulation » pour persuader le chah de soutenir le coup d’Etat et d’accepter la nomination de Fazlollah Zahedi au poste de premier ministre. Au cours des trois semaines suivantes, quatre émissaires rencontrent le chah presque chaque jour afin de le convaincre de coopérer. Le 12 ou 13 août, malgré ses réticences, il finit par accepter et signe les décrets royaux (firmans) révoquant Mossadegh et nommant Zahedi à sa place. La reine Soraya l’aurait persuadé d’agir ainsi (page 38).

Le 13 août, la CIA charge le colonel Nematollah Nassiri de remettre les firmans à Zahedi et à Mossadegh. Mais la longueur des négociations avec le chah a fragilisé le secret, et l’un des officiers impliqués révèle l’existence du complot. Mossadegh fait alors arrêter Nassiri, dans la nuit du 15 au 16 août, au moment où celui-ci s’apprête à remettre le premier décret, et plusieurs autres conjurés sont interpellés peu après. Prête à cette éventualité, la CIA avait préparé des unités militaires pro-Zahedi à s’emparer des points névralgiques de Téhéran. Mais les officiers disparaissent lorsque Nassiri est arrêté, faisant échouer cette première tentative.

Zahedi ainsi que d’autres personnes impliquées se réfugient alors dans des cachettes de la CIA. Le chah fuit en exil, d’abord à Bagdad, puis à Rome, et Kermit Roosevelt, directeur de la section locale de la CIA, annonce à Washington que le coup d’Etat a échoué. Peu après, il reçoit l’ordre d’abandonner l’opération et de revenir aux Etats-Unis.

Mais Kermit Roosevelt et son équipe décident d’improviser une autre tentative. Ils commencent par distribuer des copies des décrets du chah aux médias afin de mobiliser l’opinion publique contre Mossadegh. Au cours des jours suivants, leurs deux principaux agents iraniens mènent une série d’opérations « noires »visant le même objectif. Afin de dresser les Iraniens croyants contre Mossadegh, ils profèrent des menaces téléphoniques contre des chefs religieux et « simulent un attentat »contre la maison d’un ecclésiastique (page 37) en se faisant passer pour des membres du puissant parti communiste Toudeh. Le 18, ils organisent également des manifestations dont les participants prétendent appartenir au Toudeh. A l’instigation de ces deux agents, les manifestants saccagent les bureaux d’un parti politique, renversent des statues du chah et de son père, et sèment le chaos dans Téhéran. Réalisant ce qui est en train de se passer, le Toudeh recommande à ses membres de rester chez eux (p. 59, 63 et 64), ce qui l’empêche de s’opposer aux manifestants anti-Mossadegh qui envahissent les rues le lendemain.

Le matin du 19 août, ces derniers commencent à se rassembler à proximité du bazar de Téhéran. Le compte-rendu de la CIA décrit ces manifestations comme « partiellement spontanées », mais ajoute que « les circonstances favorables créées par l’action politique [de la CIA] contribuèrent également à [les] déclencher » (page XII). En effet, la divulgation des décrets du chah, les « fausses » manifestations du Toudeh et les autres opérations « noires » menées au cours des jours précédents poussèrent de nombreux Iraniens à rejoindre ces manifestations.

Plusieurs membres iraniens de l’équipe de la CIA mènent alors les manifestants dans le centre de Téhéran et persuadent des unités de l’armée de les épauler, incitant au passage la foule à attaquer le quartier général du Parti iranien favorable à Mossadegh et à incendier une salle de cinéma et plusieurs rédactions de presse (p. 65, 67 et 70). Des unités militaires anti-Mossadegh commencent dès lors à prendre possession de Téhéran, s’emparant de stations radio et d’autres points sensibles. De vifs combats se déroulent, mais les forces favorables au premier ministre sont finalement vaincues. Mossadegh lui-même se cache, mais se rend le lendemain.

Le compte-rendu de la CIA laisse deux questions essentielles en sus-pens. Tout d’abord, il n’éclaircit pas l’origine de la trahison qui fit échouer la première tentative de coup d’Etat, se contentant d’attribuer celle-ci à « l’indiscrétion d’un des officiers de l’armée iranienne impliqué »(page 39). Ensuite, ce texte n’explique pas comment l’action politique de la CIA favorisa l’organisation des manifestations du 19 août, ni quelle fut l’importance de cette action dans le déclenchement de ces manifestations. D’autres comptes-rendus, établis d’après des entretiens avec des participants de premier plan, suggèrent que l’équipe de la CIA aurait donné de l’argent à des chefs religieux, qui ne connaissaient probablement pas l’origine de ces fonds. Le rapport de la CIA ne confirme pas cette version. La quasi-totalité des personnes impliquées étant aujourd’hui décédées et la CIA affirmant avoir détruit la plupart des archives concernant cette opération, ces questions resteront peut-être sans réponse.

Il est également difficile de savoir qui est à l’origine de la fuite qui a permis la divulgation de ce rapport officiel et quelle est la véritable finalité de cette fuite. Dans l’article publié le 16 avril 2000, le New York Times explique seulement que le document a été fourni par un « ancien officier qui en conservait un exemplaire ». Coïncidence, un mois plus tôt, la secrétaire d’Etat Madeleine Albright, au cours d’un important discours destiné à promouvoir le rapprochement entre les Etats-Unis et l’Iran, avait reconnu pour la première fois que le gouvernement américain était impliqué dans le coup d’Etat et s’en est excusée (3). Beaucoup estiment que la fuite fut délibérément organisée par le gouvernement ou par une personne décidée à soutenir l’initiative de Mme Albright. Si tel est le cas, toutefois, il est difficile de croire que l’intégralité du rapport aurait été révélée, mais on ne peut exclure cette possibilité.

Mark Gasiorowski.Histoire, Services secrets, États-Unis (affaires extérieures), Iran

Mark Gasiorowski
Professeur de sciences politiques à l’université d’Etat de Louisiane, Baton Rouge.

(1) www.nytimes.com/libr ary/ world/mideast/ iran-cia-intro.pdf. Le document est daté de 1954 et signé Donald N. Wilber.

(2) http://cryptome.org/ cia-iran.htm. La technique utilisée par le New York Times était inopérante : il suffisait d’utiliser un ordinateur lent pour lire les noms avant que le cache noir s’affiche.

(3) Le Monde, 20 mars 2000.


Auteur : Mark Gasiorowski - Source : Changement de société

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14339

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:43

Un Montpelliérain en terre de Palestine face à la colonisation en marche

 

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La politique du fait accompli

L'hypocrisie d'Israël

 

Notre camarade Vincent nous envoie depuis la Palestine le témoignage ci-dessous. Il nous écrit :" Tout se passe bien ici, on a manifesté a Sheikh Jarrah cet après midi, un quartier arabe où ils expulsent les familles. On part dimanche dans les camps en Cisjordanie, je pense que l'accès au mail sera plus difficile."

La colonisation en marche

Régulièrement, nous entendons parler de prétendues négociations dans le cadre du processus de paix, qui incluent souvent un "gel de la colonisation". Qu'en est il vraiment?

A Jérusalem, le processus de colonisation est permanent. La vieille ville est pour l'instant relativement épargnée, bien que l'on voit régulièrement apparaître ici et là des drapeaux israéliens en plein quartier musulman, preuve de l'occupation de ces maisons par des familles juives.

En revanche dans les quartiers arabes autour de la vieille ville c'est avec l'aide de l'armée que les familles palestiniennes sont délogées. Les maisons sont détruites a Silwan, alors qu'a Sheikh Jarrah les colons prennent possession des maisons quelques heures ou minutes à peine après l'expulsion des propriétaires palestiniens. Depuis un an, des familles dorment sur le trottoir, en face de leurs maisons, et voient y vivre les colons israéliens qui n'hésitent pas à les narguer et a les insulter... Des manifestations régulières ont lieu pour dénoncer ces expulsions, avec la participation de militants internationaux mais aussi d'israéliens.

A Jérusalem, la bataille est démographique. Pour le gouvernement israélien il faut judaïser la ville, et tout faire pour que la proportion de population arabe reste la plus faible possible. Cette politique passe également par le refus d'accorder des permis de construire ou par la destruction, dans la vieille ville y compris, d'habitations jugées illégales.

En Cisjordanie, la problématique est différente, et les moyens mis en œuvre également. La bataille ici est territoriale. Il faut placer ses pions pour empêcher l'autre de le faire, et ainsi Israël grignote petit à petit le territoire palestinien. Michel Warchawski, militant anticolonialiste israélien, compare cette stratégie à une partie de Go, ce jeu chinois où, en plaçant correctement ses pions, il faut encercler son adversaire et établir un territoire le plus grand possible.

D'abord trois maisons en haut d'une colline, puis trois sur la colline voisine, puis sur celle d'à coté, et ainsi de suite... Petit à petit les colonies fleurissent comme du chiendent autour des villages palestiniens. D'abord uniquement stratégiques, car elles sont au départ inhabitées et purement factices, elles se développent et deviennent des colonies de peuplement. La colonisation est gelée par les négociations? Aucun problème, les colonies sont déjà là, et les accords n'empêchent jamais les constructions pour assurer leur "développement naturel" dû, disent-ils, à l'accroissement démographique.

Par la construction d'un poste à essence, d'une usine, d'une route, le gouvernement israélien empêche les palestiniens de se déplacer, d'agrandir leur village ou d'accéder à leurs champs.

À l'heure actuelle, la construction de nouvelle colonies peut être gelée, leur espace couvre déjà près de 50% du territoire de la Cisjordanie, même si ce n'est pas construit en continu.

La colonisation est parfaitement planifiée par les autorités israéliennes. C'est une politique contrôlée et assumée. Dans certains cas cependant, l'État n'est pas l'initiateur des colonies. Des colons fanatiques, souvent très religieux, prennent sur eux d'aller s'installer en Palestine, de manière totalement illégale. Mais même dans ces cas là, l'État hébreux soutient le processus, en envoyant l'armée pour la protection des colons puis en fournissant les services élémentaires, eau, électricité, soins, éducation. Ces colonies "sauvages" - si tant est que les autres ne le soient pas - finissent dans tous les cas par être reconnues et intégrées au plan de colonisation.

Les villages palestiniens sont condamnés à devenir des enclaves sur leur propre territoire. Les routes pour les Palestiniens doivent passer en dessous de celles réservées aux colons, contourner sans arrêt le mur de séparation, faire des détours gigantesques pour rejoindre deux villes toutes proches. Il faut ainsi 2h30 pour rejoindre Jéricho depuis Jérusalem, villes distantes de seulement 20km !

Le gel de la colonisation est un leurre. Jamais l'État d'Israël n'a eu l'intention de cesser de coloniser, jamais une colonie n'a été démantelée, en dehors de Gaza. Par ces agissements, en rendant impossible une vie normale pour les Palestiniens, Israël compromet jour après jour la possibilité de la création d'un Etat palestinien.

Il est de notre devoir de dénoncer haut et fort cette hypocrisie, de faire tout notre possible ici et dans le monde pour faire cesser la colonisation, pour réclamer le démantèlement des colonies et pour que des sanctions soient imposées à l'État colonial d'Israël !

Vincent

On lira aussi sur le sujet :

Trois maisons palestiniennes démolies à Jérusalem-Est! Dites, Monsieur Frêche, les liens de Montpellier (et de la région) avec la terre d'Israël restent-ils toujours aussi "charnels"?

http:// www.resistons.net/index.php/2010/07/14/743-trois-maisons-palestiniennes-demolies-a-jerusalem-est-dites-monsieur-freche-les-liens-de-montpellier-avec-la-terre-d-israel-restent-ils-toujours-aussi-charnels


Auteur : Vincent - Source : NPA 34

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14341#14341

 

 

 

La tragédie est en marche.


A Gaza, via les bombardements incessants (malformations des nouveaux-nés etc) et la privation de toute vie normale, l'asphyxie est en route, l'extermination qui ne dit pas son nom.


Les Israéliens font aux Palestiniens ce que les Nazis ont fait aux Juifs ! Nous assistons à une tragédie atroce: La "Shoa" des Palestiniens ! En attendant la destruction de l'Iran, de la Syrie, du Liban, etc... Israël est un des grands cancers de l'humanité avec la GB, les Etats-Unis et maintenant la France de Sarkozy ! La planète va exploser sous les coups de butoirs de tous ces fous... eva R-sistons

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:40

Réflexions du compañero Fidel

L’origine des guerres - Fidel Castro

lundi 12 juillet 2010, par Comité Valmy


J’ai affirmé le 4 juillet que les États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010, Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».

C’est « un pays qui aspire à rester le seul État dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »

« Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et longitudes. Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. »

« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »

« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».

« Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes. »

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :

« Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire. »

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque classique globale rapide. »

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution. »

Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé « Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars » :

« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars à des fins de recherche-développement par les services militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois. »

« Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :

« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des milliers de kilomètres.

« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

« Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

« Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre : « La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :

« L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre. »

Le général russe affirme :

« Le concept d’Attaque globale rapide implique une frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler. »

« Le concept d’Attaque globale rapide vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne. »

« Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankee croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie ».

Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à ce niveau ».

« Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable. C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici :

« 36. Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution ;

« 37. Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable ; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737 (2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007), aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du rapport visé au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que celui-ci l’aura confirmé ; c) que, au cas où il ressortirait du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui pourraient être requises pour persuader l’Iran de se conformer à ces résolutions et aux exigences de l’AIEA, et souligne que de nouvelles décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles s’avéraient nécessaires… »

Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues sur ces questions délicates.

À mon avis, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants États dotés d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour continuer de se battre en sa faveur.

Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le fais par esprit de vengeance.

Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.

Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.

J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son groupe.

Fidel Castro Ruz

Le 11 juillet 2010

20 h 14

 

http://no-war.over-blog.com/article-l-horreur-americaine-la-guerre-globale-l-origine-des-guerres-castro-54121145.html

 

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://comite-valmy.org/spip.php?article746

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 14:50
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 04:24
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 03:56
 Édito : la bonne presse traditionnelle et la perfide presse du Net
 Quelle est la différence entre un bon et un mauvais chasseur ?
PC INpact


Depuis quelques semaines, un « vieux » débat a ressurgi. Celui de cette mauvaise presse Internet, en opposition avec cette vieille bonne presse traditionnelle. La source est toujours la même : nos chers dirigeants politiques. Après la fameuse affaire Hortefeux, qui avait déclenché une vague de déclarations anti-Net, voilà que l’affaire Woerth, déclenchée par le site Mediapart, a suscité des réactions quasi similaires.

mediapart
L’histoire se répète et se ressemble. Internet, véritable plaie du monde devant la guerre, la famine, et les choux de Bruxelles mal cuisinés, est pointé du doigt pour avoir rapporté une fois de plus des informations gênantes. Les critiques ne sont évidemment pas énoncées de cette façon. On pointe ainsi du doigt la machine à calomnie que sont les médias sur Internet, et la façon hâtive dont en transforme un prévenu en coupable.

Non seulement, derrière ces critiques envers les médias sur Internet, on critique Internet dans sa globalité, mais de plus, on la compare bêtement avec la « bonne » presse traditionnelle (journaux papiers, télévisuels et radiophoniques).


Preuve d’une grande bêtise, car le contenant (Internet) n’a pas grande importance par rapport au contenu (l’information). Si Internet a pour avantage de pouvoir mêler écrit, audio, et vidéo, et que les contacts entre diverses sources et les journalistes sont probablement facilités, le reste n’a pas grand-chose à voir avec Internet et les « autres ».


 Mediapart a été créé il y a deux ans, et disponible exclusivement sur Internet, et son business-model est basé sur l’abonnement (sans publicité), tout comme Le Canard Enchaîné (qui est en plus vendu à l'unité). Mais si Mediapart est indépendant et n’appartient donc à aucun organe de presse, ses créateurs et contributeurs viennent tous de la presse traditionnelle, notamment de Libération et du Monde. Tout comme Rue89 d’ailleurs, ainsi que Bakchich et Arrêt sur Images. Même PC INpact compte un journaliste de cette presse écrite (Marc Rees a travaillé un temps au Virus Informatique).

La différence peut-être fondamentale avec les autres médias, c’est la
vitesse de propagation. Alors que certaines informations très importantes publiées par exemple dans le Canard enchaîné ou Le Monde restent parfois confidentielles, sur Internet, tout va plus vite. Cette sorte d’emballement médiatique est parfois un défaut (notamment lors de la divulgation de fausses informations), mais c’est aussi une qualité immense. Grâce aux forums, aux réseaux sociaux, aux emails bien sûr et à bien d’autres façons de propager l’information, n’importe quelle information jugée comme importante par les journalistes et/ou les internautes (oui, il y a parfois (souvent ?) des différences) est rapidement relayée. Pour le malheur des personnes incriminées…

Mais revenons à ces fameux vilains médias d’Internet, qui propagent des calomnies et ne vérifient pas leurs informations, contrairement aux bons médias traditionnels. Faisons tout simplement deux petits rappels :

  • La fameuse vidéo de Brice Hortefeux a été publiée sur Internet en premier, mais a pour source la chaîne Public Sénat
  • La toute aussi fameuse vidéo de Nicolas Sarkozy insultant une personne lors du salon de l’agriculture a été publiée sur le site Internet du Parisien (le journal aurait bien eu du mal à la diffuser dans ses pages…)
Or bizarrement, Internet a été pointé du doigt, alors que les médias traditionnels en étaient la source. Le problème n’est donc ici pas une question de véracité ou non de l’information, mais sa propagation. C’est ce qui gêne semble-t-il certains…

On peut aussi faire d’autres rappels :

  • La fausse mort de Pascal Sevran a été divulguée sur Europe 1 (et pas par Wikipédia ou Twitter…)
  • Les fausses images de l’Assemblée Nationale lors d’Hadopi et LOPPSI ont été diffusées par TF1 (et révélées par PCI)
  • La fausse mort d’un enfant disparu (puis finalement retrouvé) a été diffusée par TF1 (et seulement TF1)
Curieusement, si ces trois évènements ont fait couler plus ou moins d’encres et de salives, aucune critique généralisée n’a été faite sur ces médias. Tout au plus, des critiques personnalisées (Jean- Pierre Elkabbach notamment).

Quand un débile modifie une page de Wikipédia (de façon malintentionnée ou non), ce dernier est vivement critiqué pour son fonctionnement, mais c’est Internet dans sa globalité qui est décrit comme une poubelle de l’information. Quand une rumeur (fausse ou non) se propage sur Twitter, ce sont les vilains internautes et le concept même de la liberté sur Internet qui est critiqué. Et quand un journaliste « pure player » du Web balance une information finalement erronée, c’est évidemment la faute… d’Internet. Pourquoi une telle différence de traitement entre les différents médias ? L’un serait-il plus gênant que l’autre ?


Quoi qu’il en soit, les médias sur Internet sont de plus en plus nombreux et prennent un poids plus important chaque jour, même si tout ceci reste fragile financièrement parlant.


Malgré les critiques parfois insultantes envers Mediapart, ce dernier a néanmoins pleinement profité de cette affaire, en enregistrant en à peine quelques semaines plusieurs milliers d’abonnés supplémentaires. En voulant décrédibiliser Mediapart et Internet en général, c’est peut-être finalement le résultat inverse qui arrive… Cela nous arrange.


La mission de la semaine.


 Votre mission sera de trouver un équivalent humoristique (et si possible geek, mais ce n’est pas obligatoire) aux fameux « tape CON, C.O.N. au 8614 sur ton téléphone portable, et tu sauras si t’es un gros con ou non ». À vos claviers. Comme d’habitude, il n’y a rien à gagner, hormis de s’amuser et s’occuper en ce beau ( ?) week-end. 

Rédigée par Nil Sanyas le samedi 17 juillet 2010 à 08h00 (21716 lectures)

http://www.pcinpact.com/actu/news/58325-edito-presse-traditionnelle-internet-poubell.htm
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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 03:54


On a compris, on a compris, tu peux arrêter ton cinoche et couper le ventilo. C’est pas la peine de gesticuler plus longtemps pour faire croire que tu donnes de la peine. Ton manège fait juste du vent et de toutes façons, on est vacciné contre le rhume d’été grâce à ta copine pharmacienne. Laisse tomber, on est pas italien, c’est pas la peine de nous détourner le regard par ton moulin manuel, et on reconnaît tes balbutiements infantiles qui nous rappelle la maternelle. Arrête de ramer, t’attaque la falaise comme on dit en pays de Caux. On est renseigné sur ta faculté de dresseur de serpents, mais avec nous ça marche pas, on est français et souviens t’en, avant qu’on te le rappelle brutalement.

On s’en tape de tes salades, ta vinaigrette elle a tourné et apparemment y a plus d’huile, on est pas des limaces en manque de chlorophylle. Allez reprends tes billes et pars à Hollywood, ils adorent ça ton cinéma, espèce de Bobin Wood. On est pas mécano mais ça se voit que ta courroye est détendue, qu’elle rame comme une affaire de trop à relayer, qu’elle s’effiloche et va lâcher. Et pour la remplacer, les collants de mademoiselle n’y suffiront même pas, d’autant qu’on a tous vu qu’elle n’en porte pas. Il faut te séparer d’un organe et t’alléger, ça te soulagera d’un poids et tout le pays avec. T’as trop de casseroles à ton pare choc et ta guimbarde elle est en toc. Regarde bien à ton poignet si y a pas écrit Solex, voire même Silex pendant qu’on y est. On t’aurait refilé une copie, tu t’es fait emboiter, et ce genre de connerie, c’est pas à nous de les payer.

T’as pas à t’en prendre à nous tous, on a pas fait de belles promesses. Bien sûr que t’es passé au feu vert, mais maintenant c’est plutôt stop. T’as calé, c’est raté, ton coach a dérapé, t’as plus de corde à ton arc, ni de flèche à tirer. On peut te pousser pour redémarrer, vu que t’es justement en descente. T’as plus qu’à mettre la seconde, attendre et embrayer, au bout de la jetée tu lèves le pieds et dès que ça tourne, tu prends à droite jusqu’à la première frontière. Là bas, tu demandes Bakchich, tu verras c’est un bon laisser passer mais après, ne te retourne pas, et t’inquiète pas, bien vite on t’oubliera.

On comprend, on comprend, t’aurais voulu être dentiste, orfèvre ou bien horloger, alors qu’en fait, t’es qu’un plombier nettoyeur à haute pression, un dégommeur, un fanfaron. Ta place est au cirque, derrière les comiques. Ton numéro de baltringue fait sensation chez les patrons, les m’as tu vu et les doux dingues, mais plus recette dans les maisons. T’as juste fourché de la languette, « je vous ai compris » a dit le grand Charles. T’as confondu avec un autre, un moustachu mauvais apôtre, qui a jeté l’humanité dans l’anti fraternité. Si t’as mal vécu ton enfance, on n’y est pour rien, on sait ce que c’est. On est tous né dans la paille, la nuit d’un soir de ripaille, on descend tous de paysans, courageux honnêtes et vaillants.

Bon, on va être condescendant, oui, comme toi, mais en un mot. Arrête de nous mener en bateau. Prend ta Joconde et ton radeau, ton appel et ton sceau, et si tu trouves une crique, on t’offre une manivelle, en cadeau. Allez remballe ton scénario, t’es pas Bebel, t’es pas Mondo, tu sera jamais l’homme de Rio, tu sera jamais qu’un rigolo, un Pinocchio, un Fantasio. En tous cas t’as mauvais tableau, pour te dire, je crois que t’as zéro, t’as tout faux.

Je t’attaque pas sur la personne parce que je crois que t’es personne, on voit les ficelles dans ton dos, on sait pour qui tu fais ce boulot. Tu vois j’ai pas un mot vulgaire, pas un juron, rien de vexant. Juste un très sérieux sentiment que tu nous hais, que tu nous ment. Si t’avais pas autour de toi, tout un cordon de partisans, sept mille soldats et hommes du rang, tu ferais même pas cinquante pas.

Maintenant si tu veux être un héros, n’hésite pas à nous tourner le dos pour t’adresser à ceux d’en haut. Fais leur montrer tes biscotos, fais leur cafouiller leur complot, à tous ces frustes de collabos, ces maitres du monde hors troupeau, et sinon, rembobine, hé ! Rambo.

par Lisa SION 2 samedi 17 juillet 2010

sabre au clair


Auteur : Lisa Sion 2 - Source : Agoravox

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14353

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 03:20

 

David Pujadas au Salon du Livre de Paris le 14 mars 2009
wikipedia


Introduction à la vidéo par Eva R-sistons

 

 

David Pujadas est connu pour être le plus servile des journalistes, aux ordres de Sarkozy, du gouvernement, du libéralisme, de l'Empire, d'Israël, etc, il a d'ailleurs reçu la "Laisse d'or" du journaliste le plus servile, une "récompense" amplement méritée !


J'ai déjà sur ce blog cité son scandaleux éloge de la présence américaine en Irak. Ardent sioniste, si si c'est gros comme une maison, il défend les intérêts d'Israël, et d'une façon générale de l'impérialisme anglo-saxon, en particulier en Irak.


Le sieur Pujadas fait tout pour dissimuler aux Français les informations politiques qui les concernent, toute la casse sociale, et plus généralement tout ce qui est gênant dans les projets gouvernementaux. Et pas un mot si la majorité elle-même se rebiffe ! Silence scandaleux... En avant les faits divers, les ragots, les émeutes, la propagande gouvernementale, la défense d'Israël ou des "zamis" américains, et bien sûr la désinformation tous azimuts. Passons....


Cette fois, je trouve une vidéo dans laquelle Pujadas, fervent soutien de ses amis du CRIF ou d'Israël, fait indirectement l'apologie des conversions de Musulmans au christianisme, via les missionnaires évangéliques. Cher(e) Lecteur ou Lectrice, vous êtes prié(e) de me signaler si un jour vous l'entendez parler des (bien plus nombreuses) conversions des chrétiens à l'Islam ! Pour Pujadas le client du club "le Siècle" où se côtoient tous les ambitieux, la télévision est une arme au service d'une idéologie, ultra-libérale, militaro-financière. Ce journaleux dresse subtilement, indirectement, jour après jour, les citoyens contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à l'Islam, aux Arabes, aux Palestiniens, aux Iraniens, aux adversaires de l'empire usraélien, aux Russes, aux Chinois, etc. et il se garde de présenter sous un jour favorable l'Opposition. Les meilleurs extraits, les plus significatifs, sont réservés au Gouvernement ! La Gauche n'a droit qu'aux miettes...


Et concernant l'affaire Woerth-Bettancourt, pas un mot sur les mensonges de Sarkozy, du gouvernement, sur le conflit d'intérêt de plus en plus avéré (même le faux organe de gauche le Nouvel Obs commence à reconnaître les faits, http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/politique/20100717.OBS7256/le-couple-woerth-est-dans-la-ligne-de-mire-des-enqueteurs.htm, 18 juillet 2010). L'objectif est de faire croire aux Français que Woerth est blanchi, et que "tout se concentre désormais sur l'île des Seychelles" (18.7.10). Une manière de noyer le possion, sur FR2 !


Voici la vidéo sur les conversions de Musulmans au christanisme. Un bon Musulman est un Musulman converti, sans doute !!!!

 

Eva R-sistons à la désinformation, à la télé de connivence, à la propagande

 

 

http://www.dailymotion.com/video/x4yyf_ex-musulmans-oui-c-est-possible_news#from=embed
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Manipulations pour nous dresser contre les Musulmans:

Sarkozy, un risque d’opération false flag dans

les banlieues pour garder la main ?

juillet 18, 2010 

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Notre petit président qui ne sait pas parler français est dans une posture difficile, la presse étrangère parle de sarkogate, expliquant la vacuité de l’homme et la corruption de son système, et elle a bien raison…


L’affaire Bettencourt cache LA véritable affaire, Karachi, certains disent que la suppression du juge d’instruction est uniquement voulue pour protéger son second mandat des retombés potentiellement catastrophiques, puisque c’est la prison ferme qui l’attend. Les sommes sont considérables, il y a des morts, outre les ingénieurs de la DCN, le fils d’un agent secret est mort ainsi qu’une autre personne mais c’est surtout une faille énorme dans la théorie d’Al Quaida responsable des attentats dans le monde, puisque Ben Laden a revendiqué l’attentat de Karachi.


J’ai appris quelque chose qui me pousse à m’interroger sur les deux années qui viennent, le co fonfateur de Ni pute ni soumise, http://www.republique-des-lettres.fr/10172-mohammed-abdi.php, est un membre du Cercle de l\'oratoire et collabore à la rédaction de leur revue, intitulée tenez vous bien,  » le meilleur des mondes « .


Ces gens sont des néo conservateurs sionistes extrémistes, leur Islamophobie est le penchant de l’antisémitisme primaire des années 40. Notons que Philipe Val est membre de ce club, son poste est capital à Radio France pour distiller les informations qu’il faudra le moment venu.


Ces traitres de "ni pute ni soumise" instrumentalisent des faits divers horribles pour ensuite discréditer l’Islam et les musulmans dans leur ensemble, le rève de ces gens est de transformer tous les musulmans en laics dégénérés occidentaux et de façonner une image mentale extrèmement négative des musulmans chez les non musulmans.


Maintenant, demandons nous pourquoi une telle entreprise de diabolisation est à l’oeuvre contre les citoyens msulmans et l’Islam, dans quelle optique l’esprit des français est travaillé quotdiennement afin que les musulmans ne soient pas considérés comme des êtres humains  » normaux « .


Ayons en tête le système action-réaction-solution, Sarkozy pourrait très bien créer des émeutes et faire assassiner plusieurs policiers (tués par Blackwater et consort) pour ensuite déclarer l’état d’urgence, envoyer l’armée et se targuer d’avoir réglé le problème. Des milliers de Français nés en France se verraient perdre la nationalité et expulser hors d’Europe, avec la passive acceptation d’une grande majorité de la population, un peu comme du temps des bannissements….

 

Le risque est réel, les hommes et les femmes sont aux postes clés pour relayer la propagande, n’oublions jamais que Sarkozy est un agent de l’étranger, son agenda est mondialiste, il n’est pas français.


Cela sera d’autant plus simple pour lui de créer des tensions pour se maintenir au pouvoir et accélerer la dissolution de la France dans ce nouvel ordre mondial fascisant. Il est également possible que ce soient les malsains en chef anglo-juifs qui se chargent du travail de déstabilisation, une sorte de nouvelles tueries du Brabant en Belgique mais mis sur le dos d’Islamistes.


Soyons vigilants, notre pays est sous la coupe de l’anti France, comme en 40, les élites veulent livrer la France à l’ennemi.

(..) 10% de la population est d’origine maghrebo-africo-musulmane, nier les droits de ces gens est un non sens, on ne peut s’attendre et on ne peut demander à des arabes musulmans de se comporter exactement comme des blancs chrétiens, c’est illogique et vain. D’un point de vue marxiste, ces populations sont le nouveau lumpen prolétariat, sans eux, aucune évolution sociale ne sera possible et enfin, la raison fondamentale, les juifs extrémistes VEULENT plus que tout que Occidentaux et Musulmans s’entretuent, comme cela ils récupereront la mise.


Reagardez cette vidéo, c’est une sorte de rabin completement allumé, il dit,  » blanc, défendez vous « , un site sympa avait titré  » blancs, defendez nous  » !!! (..) Ils ont détruit l’homogénéité de la nation et voila qu’ils continuent de nous manipuler pour nous pousser à la confrontation avec les musulamans.


S’aliener les musulmans servirait uniquement les extrémistes juifs, ils n’attendent que ça, ne devenez pas leurs esclaves, ne vous battez pour eux. Bien s’entendre avec les musulmans ruinerait leur espoir de domination, ne nous laissons pas diviser.


http://fonzibrain.wordpress.com/2010/07/18/sarkozy-un-risque-doperation-false-flag-dans-les-banlieues-pour-garder-la-main/

 


  "Les élites veulent livrer la France à l’ennemi."

 

 

____________________________________________________________________________

 

 

19.7.10 :


Voyez comment FR2 essaie toujours de prendre la défense du gouvernement ! Ce matin, titre FR2 newsletter :

 

 

- Le couple Woerth en mars 2010 arrivant à l'Elysée pour un dîner officiel. - AFP - Eric Ferferberg -

AFFAIRE BETTENCOURT

Woerth se défend d'avoir favorisé sa femme

Eric Woerth a affirmé n'avoir "jamais favorisé" l'embauche de son épouse pour gérer la fortune de Liliane Bettencourt



La réalité et les allégations du Ministre, ça fait deux ! eva


 

pinocchio-NS-menteur.jpg

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 02:00

 " Aucun chiffre de voitures brûlées ne sera communiqué pour la nuit du 13 au 14 juillet afin de mettre fin à cette tradition malsaine consistant à valoriser, chaque année à la même époque, des actes criminels. Des consignes ont été données aux préfectures afin qu'elles ne communiquent pas non plus sur le nombre de voitures brûlées dans leur département. "

 


Voici ce qu’on peut lire sur le site du Ministère de l’Intérieur.


La muselière d’Etat : Cachez ces chiffres que nous ne saurions voir.

 

 

Mais en même temps, on montre, on exhibe dans la débauche du grand spectacle. : celui du départ du Président de son palais pour se rendre à la French Pride des Champs Elysées.


Grand moment d’une télévision officielle à la botte du Président, marchant à son pas de l'oie blanche quand il faut faire parler la Première Dame, quand on interview Woertz et Bachelot, quand l’écran se divise en de multiples inserts montrant le Président quand il est présentable et le déroulement d'un carnaval d’une grandeur révolue entre temps des colonies et no future. (Et FR2 enfonce le clou: "Sarkozy et Bruni main dans la main", eva)


Propagande qui, comme tout spectacle totalitaire, dans son arrangement, sa perfection, se désigne malgré tout comme artifice.


Car il y manquait juste ce qu’est le 14 juillet : Le Peuple et la République.


Le maître mot de ce carnaval totalitaire fut :" émotion".
Pleurons. Petit père des Peuples. Trémolos. Combattants blessés. Enfants meurtris. Emotion. Ce fut le seul mot "politique" du jour!
Mais de la République et de ses valeurs, il n’y eut rien.

 

Pour la première fois nous assistions à ce spectacle tragique d’un peuple absent. Relégué si loin qu’il en était invisible, remplacé par l’écran hypnotique, tel un nouveau mur de la honte, de ce pouvoir sans politique avec ses représentants n’existant qu’en qualité de courtisans agrippés à leurs titres…

 

Quelque chose de pathétique ressortait du décorum, quelque chose de funèbre dans ces images du Président dans son cocon d’invités et constamment entouré par les regards inquiets d’une armée costarisée et sombre de gardes du corps aux aguets…

Comme si le maître mot de ce pouvoir là, c’était désormais la peur.

La paranoïa est le symptôme d'un pouvoir totalitaire.


Comme si de l’autre côté de ce Mur de la honte et de l’argent, il y avait le Peuple qu’il fallait évacuer… ce jour même où il devait être mis à l’honneur.

Ce peuple invisible était la terreur de Sarkozy.

Le Mur allait-il tenir longtemps?

 


Auteur : Nouvel Hermes - Source : Nouvel Hermes

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14280&rech=24680#14280

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 01:33
L’effarante machine à mentir

Festival de contre-vérités proférées par le chef de l’Etat devant un Pujadas amorphe

Annoncée dans notre billet consacré au volet bettencourtgate de l’intervention de Nicolas Sarkozy sur France 2 le 12 juillet, cette seconde partie propose un tour d’horizon du reste des sujets abordés, en forme de florilège de mensonges de la part du chef de l’Etat.

"Nicolas Sarkozy prétendait se livrer à un exercice de vérité ; nous dressons la liste de ses mensonges. Ils portent sur l’essentiel, le bilan de sa politique, la justice économique et sociale, l’avenir des pensions... Il ne se contente pas d’omissions, il travestit les réalités", synthétise ce matin L’Humanité. Durant l’émission, Sarkozy a laissé passer un lapsus terrible : "J’essaie de dire la vérité, en tout cas la mienne". Une distinction comme un aveu : la vérité de l’UMPiste en chef n’est pas la vérité tout court. Un constat somme toute flagrant à établir tant l’hôte de l’Elysée, qui aime à répéter : "on peut me reprocher beaucoup de choses, mais pas de mentir", est au contraire multirécidiviste du fait. 

Nomination dans l’audiovisuel public : le déni constant

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Le journaliste Médias du Point, Emmanuel Berretta, commente ainsi l’affirmation de Sarkozy que la majorité seule ne peut pas obtenir la nomination des présidents de l’audiovisuel public, donc qu’elle a besoin d’un consensus avec l’opposition, ce qui est totalement faux : "Chose incroyable : Nicolas Sarkozy a commis pour la troisième fois une erreur dans la compréhension de sa propre loi audiovisuelle du 5 mars 2009. Le Président confond droit de veto aux 3/5es des commissions compétentes des deux assemblées - ce qui est le dispositif en vigueur - et approbation aux 3/5es. Évidemment, ça change tout ! Dans le dispositif actuel, l’opposition parlementaire ne peut révoquer le choix du Président que si une partie de la majorité présidentielle se rallie à elle. Hypothèse par définition improbable, mais ce n’est pas ce que dit Nicolas Sarkozy... Et ce n’est pas la première fois qu’il se trompe. Dès la réception du rapport Copé, à l’Élysée, le 25 juin 2008, le chef de l’État prend tout le monde par surprise en annonçant qu’il nommera lui-même les PDG de l’audiovisuel. Dans son discours, il ajoute aussitôt deux contrepoids : l’avis conforme du CSA et l’approbation des commissions compétentes des deux assemblées aux 3/5es. Les journalistes découvrent dans la version écrite du discours qu’il s’agit, en fait, d’un droit de veto aux 3/5es. L’Élysée indique que c’est la version écrite qui fait foi. Une erreur dans un discours lu, ça arrive à tout le monde. Passe encore. Mais quelques semaines plus tard, interrogé par Laurence Ferrari et David Pujadas, il commet la même erreur. Incompréhensible. Et rebelote lundi soir. Si bien que toutes les fois où il a publiquement expliqué le dispositif de la loi audiovisuelle, le Président s’est trompé. Peut-on encore parler de lapsus ? Interrogé par Le Point.fr, Franck Louvrier botte en touche : "Je ne sais pas, je n’ai jamais eu cette conversation avec lui. Je lui poserai la question." On est impatient de connaître la réponse." Il s’est trompé ? Il se moque du monde, oui ! Les nominations dans l’audiovisuel public sont entièrement le fait du prince, les commissions de l’Assemblée nationale, aux mains sarkozystes, n’étant que des chambres d’enregistrement de son choix. Et quand on le lui objecte, à chaque fois comme le souligne Berretta, il ment ! Nous ne l’avions noté que mentalement en visionnant l’émission, mais @rrêt sur images a relevé le dialogue suivant, très exactement retranscrit : "Il faut trois-cinquièmes de majorité sur un veto !", remarque justement David Pujadas. Réponse de Sarkozy : "Et alors, la majorité toute seule ne peut pas l’avoir ! Et ça oblige le président à trouver une personne de qualité." Bien sûr que si, la majorité seule peut l’avoir, il suffit que 40% des membres des Commissions approuvent ! Pujadas, amorphe, ne relèvera pas.

Impôts : le grand n’importe quoi

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"La France est le pays qui taxe le plus les hauts revenus", prétend Sarkozy. "Faux !, lui rétorque SarkofranceGrâce aux niches fiscales et à la faible taxation des revenus du capital, le taux d’imposition des plus riches reste faible : « Il est de 25% pour les 1 000 plus hauts revenus et tombe à moins de 20% pour les 10 plus hauts revenus » note le député Muet" (Pierre-Alain Muet, économiste et député socialiste du Rhône). L’excellent Jean-François Couvrat dément lui aussi l’affirmation sur son blog Déchiffrages : "le seul autre pays européen disposant encore d’un bouclier fiscal, le Danemark, met la barre plus haut qu’en France : la somme des impôts sur le revenu et des taxes locales peut y atteindre 59% du revenu." Troisième réfutation, celle de NetPME, le site des "ressources pour créateurs et chefs d’entreprises", filiale de Manche Atlantique Presse, dont l’article La fiscalité des entreprises : la France est-elle compétitive ? publie un tableau des critères d’attractivité de dix pays européens et fait figurer la rubrique "Fiscalité des personnes : taux d’imposition des hauts revenus (cas d’un célibataire sans enfant)" : la France s’y classe quatrième !

"Il existait avant mon élection des contribuables qui payaient 100% d’impôt. C’est-à-dire qu’ils gagnaient 1 000, ils payaient 1 000", affabule le chef de l’Etat. "Ce mensonge est l’un des meilleurs, le plus grossier, le plus énorme, commenteSarkofrancePersonne, en France, ne paye 100% d’impôt. Lundi soir, David Pujadas n’a même pas relevé. Faut-il rappelé que la tranche la plus élevée de l’impôt sur le revenu est de ... 40% ?

Cadeaux aux riches Français : le cas Bettencourt

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Lorsque David Pujadas, soudainement atteint d’une fulgurance, ose une question sur les 30 millions d’euros remboursés à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal, Sarkozy s’indigne : "Elle paye plusieurs millions d’euros d’impôts par mois" ! La pauvresse... "Un impôt de quelque 40 millions d’euros par an, certes, c’est une somme, convient Déchiffrages. Voyons donc à quoi elle se rapporte. La fortune de la dame est estimée par le magazine Challenge à 14 milliards d’euros – au diable les décimales. Et faisons l’hypothèse que ce patrimoine, intelligemment placé, rapporte 5% l’an. C’est une hypothèse très prudente, car le rendement du capital, sur le long terme, est plutôt de 7% à 8%. Bref, voilà une fortune qui assure à Mme Bettencourt un revenu annuel de 700 millions d’euros. Pour ceux que l’accumulation de zéros déconcerte, disons que cela correspond à plus de deux lotos gagnants par semaine. Ce qui étonne, ce n’est donc pas que la dame paie des impôts, c’est qu’elle en paie aussi peu. 40 millions, rapportés à revenu de 700 millions, cela fait un taux d’imposition de 5,7%."

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Thomas Piketty, économiste enseignant à l’École d’économie de Paris et directeur d’études à l’EHESS, développe dans Libération : "Liliane a annoncé fièrement qu’elle avait payé au total «  397 millions d’euros  » d’impôts sur ses revenus et sa fortune en 10 ans. Sans s’en rendre compte, elle nous révèle que son taux d’imposition est bien inférieur à celui des salariés de L’Oréal, et de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre. D’après les magazines, sa fortune est estimée à 15 milliards d’euros. En 10 ans, elle a donc payé l’équivalent de 2.5% de son patrimoine en impôts, soit 0.25% par an(...) Comment cela est-il possible, et comment se fait-il dans ces conditions que Liliane Bettencourt ait bénéficié du bouclier fiscal ? Tout simplement parce que le concept de revenu fiscal utilisé par le bouclier n’a rien à voir avec le revenu économique réel. Par idéologie, et sans doute aussi par incompétence, le bouclier fiscal institué par le pouvoir en place fonctionne de facto comme une machine à subventionner les rentiers. Supposons que Liliane déclare 15 milliards d’euros au titre de l’impôt sur la fortune. En principe, elle devrait payer chaque année près de 1.8% de sa fortune au titre de l’ISF, soit 270 millions d’euros d’impôt. Avec un rendement de 4%, sa fortune devrait lui rapporter un revenu économique réel de 600 millions d’euros par an. Mais Liliane n’a pas besoin de tant d’argent. Pour payer son majordome, sa bonne, etc., il lui suffit sans doute de se verser 10 millions d’euros de dividendes annuels sur les bénéfices de la société Clymène qui gère sa fortune (le reste s’accumulant tranquillement dans ladite société). Dans ce cas, le fisc considère que son revenu fiscal est de 10 millions (et non de 600). Avec un impôt sur le revenu de 40%, soit 4 millions, Liliane paie donc au total 274 millions d’impôt, soit nettement plus que la moitié de son de revenu fiscal de 10 millions. C’est inique, nous expliquent en chœur les ténors de l’UMP : Liliane travaille plus de 6 mois par an pour le fisc ! C’est vrai, elle travaille dur, Liliane. Elle aura donc droit au bouclier fiscal, c’est-à-dire à un chèque de 269 millions, qui en gros lui rembourse son ISF.C’est ainsi qu’en tout légalité les Liliane de ce monde peuvent se retrouver à payer 5 millions d’impôt pour 600 millions de revenus, soit un taux d’imposition inférieur à 1%. Par construction, plus le rentier est gros, moins il a besoin de se servir un revenu fiscal important, et plus la ristourne est élevée… Une belle invention, en vérité. En l’occurrence, Mme Bettencourt a reçu un chèque de seulement 30 millions au titre du bouclier fiscal, sans doute parce que son patrimoine imposable déclaré à l’ISF ne dépasse pas un ou deux milliards – le reste de sa fortune bénéficiant de la niche fiscale pour biens « professionnels » ou étant déclaré par sa fille (elle-même sans doute grosse récipiendaire du bouclier fiscal). Dormez tranquille, tout est prévu."

Mais comprenez, "Je souhaite (que Mme Bettencourt) reste propriétaire de L’Oréal et que L’Oréal ne parte pas dans un autre pays", essaie benoîtement de justifier Sarkozy, avec le faux air du bon sens. Enfumage, là-aussi, éventé par Jean-François Couvrat pour Déchiffrages : "Ce qui est probable, quoi qu’il en soit, c’est que Liliane Bettencourt acquitte un impôt de solidarité sur la fortune (ISF) sans rapport avec sa fortune estimée. La esquasi-totalité de celle-ci est investie en actions de L’Oréal, la firme que son père, Eugène Schueller, créa en 1909. Et comme la riche héritière est membre du conseil d’administration de L’Oréal, ce placement est assimilé à un outil de travail et, à ce titre, exonéré d’ISF. Le commun des mortels peine en tous cas à admettre que c’est à cette femme, troisième fortune française, que le Trésor public a remis l’an dernier un chèque de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Nicolas Sarkozy, lui, sait pourquoi : «  Je souhaite (que Mme Bettencourt) reste propriétaire de L’Oréal et que L’Oréal ne parte pas dans un autre pays  ». Etrange justification du bouclier fiscal. S’il n’existait pas, Mme Bettencourt serait très vivement incitée à conserver ses actions de L’Oréal , car en les cédant, elle perdrait le bénéfice de l’exonération d’ISF sur l’outil de travail. Avec le bouclier fiscal, au contraire, l’impôt de Mme Bettencourt est le même – 50% de ses revenus – que sa fortune soit placée dans l’Oréal ou dans n’importe quoi d’autre." 

Bouclier fiscal : le mensonge des mensonges

cartoon

La mesure est socialement ainsi qu’économiquement injustifiable : voilà pourquoi le président ne peut faire autrement que d’accumuler les contre-vérités sur le sujet du bouclier fiscal. "Les interventions télévisées du Chef de l’Etat se suivent et, décidément, se ressemblent, analyse encore Couvrat.Lundi soir sur France 2, Nicolas Sarkozy s’est une fois de plus félicité qu’en France, «  personne ne paie plus de 50% de ce qu’il a gagné » (en impôts). Et une fois de plus, il a désigné son modèle : «  Le bouclier fiscal existe en Allemagne depuis plus de vingt ans  »… Il a répété cela avec un aplomb déconcertant. Ignorerait-il encore, tant le sujet lui tient à cœur, que cette disposition fiscale a disparu outre-Rhin depuis 2006, en même temps que l’impôt sur la fortune, auquel elle s’appliquait exclusivement ?" Nous l’écrivions en avril 2009 déjà, puisque ce n’est pas la première fois que Sarkozy ment sur ce soi-disant bouclier fiscal allemand : "Ce que dit le chef de l’État est fauxrétablit MediapartLe bouclier fiscal n’existe pas en Allemagne. La Loi fondamentale allemande, l’équivalent de notre Constitution, ne « fixe aucune limite maximale à l’impôt  », confirme le ministère allemand des finances". Jean-Louis Bianco cite même la jurisprudence : "En 2006 la cour constitutionnelle fédérale a rappelé au contraire que, « ni du dispositif, ni des attendus de l’arrêt du 22 juin 1995 ne se dégage un quelconque principe de partage par moitié comme limite maximale d’imposition ayant valeur constitutionnelle." Le député socialiste proteste : "Le bouclier fiscal évite de verser plus de 50% de ce que l’on gagne à l’État » : Faux. Ce n’est pas le revenu réel qui est pris en compte dans le bouclier, mais le revenu fiscal minoré des niches. Des contribuables possédant des revenus et des patrimoines élevés et déclarant un revenu fiscal très faible grâce aux niches arrivent à se faire rembourser presque tous leurs impôts". Et de renvoyer à l’exemple Bettencourt, CQFD.

Comparaisons internationales bidon 

"La France est le pays qui taxe le plus les entreprises", tente encore Sarkozy devant le muet Pujadas, en bon président du Medef. "Toujours faux, relève Sarkofrance. Le taux d’imposition des bénéfices des grosses PME (> 500 salariés) est d’environ 20%, jlbet inférieur à 13% pour les entreprises de plus de 2 000 salariés." Le député socialiste Jean-Louis Bianco rectifie lui aussi sur son blog en complétant : "Faux. Là encore, en raison des niches fiscales (comme la niche « Copé » qui a couté 20,5 milliards d’euros à l’État en 2008-2009), le taux d’imposition réel des sociétés est très éloigné du taux théorique de 33,3%. S’il est proche de 30% pour les PME de moins de 10 salariés que le gouvernement n’aide pas, il tombe à moins de 20% pour les entreprises de plus de 500 salariés et est inférieur à 13% pour les entreprises de plus de 2 000 salariés. Les entreprises du CAC 40 ne paient pas plus de 8% d’impôt, soit bien moins que dans la majorité des pays, y compris les anglo-saxons.NetPME confirme de façon éloquente, avec cette passionnante Annexe 3 à l’article précité, ci-dessous.

graphique

Belgique, Danemark, Royaume-Uni, Irlande, Italie et Pays-Bas, excusez du peu, taxent davantage leurs entreprises, en taux effectif, que la France ! Sarkozy ment comme un arracheur de dents pour faire passer l’habituel refrain patronal : "nous sommes écrasés de charges". Mensonge propagandiste. 

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"La France est, avec la Suède, le pays d’Europe où les impôts sont les plus élevés" : mensonge attesté par le graphique produit par Déchiffrages ci-dessus, qui nous classe quatrième, derrière le Danemark, la Suède et la Belgique. @rrêt sur images ajoute un pays et une couche : "Le Président avait déjà commis une telle méprise le 25 janvier, sur TF1. Libération n’avait pas tardé à corriger : "En 2007, le taux de prélèvements obligatoires français, c’est-à-dire la part des recettes fiscales (impôts, cotisations) dans le PIB, était effectivement supérieur à la moyenne des pays de l’OCDE (43,3% contre 36,8%), mais il était inférieur à celui de la Suède, du Danemark de la Belgique et de la Norvège."

Retraites : la ritournelle du "on ne peut faire autrement" 

sarkojeune

"Il y a eu deux erreurs majeures commises durant les dernières années : quand nous avons passé l’âge de la retraite à 60 ans (...) la seconde, c’est quand le pays est passé aux 35 h. Ces choix ont été deux catastrophes économiques", affirme le président libéral décomplexé. Il oublie, comme le montre la vidéo en lien, qu’il déclarait en 1993 : "Moi, j’ai voté pour le RMI, j’ai voté pour la retraite à 60 ans, les choses sont claires". Il oublie aussi (lire Judas à l’Elysée) qu’il promettait dans son programme présidentielle, en 2007, le "droit à la retraite à 60 ans". Et sur les 35 h, lisons ce que dit Jean-Louis Bianco : « Les 35 heures ont détruit la compétitivité » : Faux. Elle s’est améliorée de 1997 à 2002 (gouvernement de la gauche plurielle). Pendant toutes ces années la France avait un excédent extérieur compris entre 20 et 30 milliards d’euros. Depuis 2003 le solde extérieur n’a cessé de fondre, pour se transformer en un déficit croissant à partir de 2005, atteignant plus de 40 milliards en 2009." 

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"La France est le pays qui travaille le moins", ressasse Sarkozy, suivant l’éternel mythe de droite que nous dénoncions en mai 2008 dans Durée du travail en France : un mensonge d’Etat. Guillaume Duval, rédacteur en chef adjoint d’Alternatives économiques, remettait les choses en place dans Libération dès mai 2007 : "Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau des statistiques du travail (BLS), un Français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen, mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un Anglais, les 59 100 d’un Allemand ou les 56 300 dollars d’un Japonais... Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprise, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex-Union à quinze pays. Les Français travaillent presque aussi longtemps que les Anglais (36,5 heures) et significativement plus que les Danois (34,6 heures) dont le modèle social est si envié, ou que les Allemands (34,5 heures) champions du monde de l’exportation. Sans parler des Néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex-Europe à quinze, c’est en Grèce (39,9 heures) et au Portugal (39,2 heures) qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?Sarkofrance ajoute l’exemple américain : "les salariés français travaillent en moyenne 36,5 heures en 2008 par semaine, contre (...) 33,9 heures aux Etats-Unis".  

"Les pays qui ont le plus réduit le chômage sont ceux qui ont augmenté le temps de travail", invente Sarkozy. Sarkofrance rectifie : "La réalité est ... inverse : Pierre-Alain Muet rappelle que « les pays qui ont le plus réduit leur temps de travail sont ceux qui ont le taux de chômage le plus faible. Les Pays-Bas (4,3% en mai 2010) ; la Norvège (3,7%), l’Allemagne (7,5%), le Danemark (6%) alors que le taux de chômage harmonisé approche 10% en France." 

"L’Allemagne est passée à 67 ans, l’Espagne va aller au-delà de 65 ans, l’Italie à 65…", explique le président. "Il oublie que la réforme conjugue durée d’activité record en Europe ET recul de l’âge de retraite, objecte justement Sarkofrance dans cet autre article. Sarkozy ne revient pas sur les 44 ans de cotisations nécessaires pour les carrières longues" (imaginez 44 ans !). Et quand un éclair frappe Pujadas, qui fait remarquer à Sarkozy que "les entreprises et hauts revenus ne contribuent que pour 4 milliards d’euros", le président botte en touche. On devra se contenter de son "On ne peut pas faire autrement".

Mensonges sur les fonctionnaires territoriaux

mm"Il n’y a aucune raison que l’Etat s’impose une gestion rigoureuse et que les collectivités territoriales, notamment les régions, continuent une politique d’augmentation du nombre de fonctionnaires : 34 000 chaque année depuis 10 ans à compétence constante", prétend Sarkozy. Le socialiste Martin Malvy, porte-parole de l’Association des régions de France (ARF) lui a répondu dans un communiqué cinglant : "Tous les rapports y compris ceux de la Cour des Comptes ont démontré que si les effectifs des personnels des régions ont augmenté c’est parce que l’Etat leur a transféré plus de 80 000 agents au cours de ces dernières années. La mise en cause du président de la République est d’autant plus inadmissible que le gouvernement ne cesse de les solliciter pour faire ses propres fins de mois."
 
Une stupéfiante sortie sur les chercheurs !
 
logo"Le collectif Sauvons la recherche ne s’exprime plus, les chercheurs ne font plus grève" : comment a-t-il pu proférer pareille bêtise ? Commentaire de Sarkofrance : "Evidemment, la réponse n’a pas tardé. L’arroseur de l’Elysée s’est fait copieusement arroser. Le collectif Sauvons la recherche s’est fendu d’un communiqué intitulé : Aujourd’hui en France quand des chercheurs font grève, seul le chef de l’Etat croit qu’ils travaillent. Et il a rappelé que l’année 2009 écoulée « a été marquée par une grève dans les universités et organismes de recherche comme on n’en avait pas vu depuis 1968. » Depuis 2007, on recense 1600 mouvements de grèves dans la recherche. La dernière manifestation date ... du 1er juin dernier."

 

Jeu de massacre en live Twit

twitterVivre le sarkoshow en live Twit (en suivant et ajoutant ses commentaires sur Twitter en direct, capture d’écran ci-contre) fut un intense moment de défouloir collectif. Le socialiste Gérard Filoche tempête : "insupportable de mensonge, de suffisance, chaque chiffre est faux, chaque projet du pipo, vive les 35 h, les 60 ans le partage du travail". "8 ans que Sarkozy nous parle d’insécurité et Pujadas ne moufte pas", note le blogueur Luc Mandret. "Résultats spectaculaires sur la sécurité" mouarf foutage de gueule complet", observons-nous pour notre part. Même Christophe Barbier, directeur de la rédaction de L’Express, s’y met : "J’aurai des résultats". Ce discours en place depuis 2002 peut-il encore marcher ?" Le collaborateur parlementaire socialiste Jean-Renaud Roy tique : "En 35 ans, jamais on ne m’a accusé de quelques choses de sérieux..." Heu...". Les fantômes de l’île de la Jatte et du karachigate passent. La journaliste pigiste Rachel Bauduin remarque finement : "j’essaie de dire la vérité" : "en tous cas la mienne" Ah bah voilà la première vérité de la soirée". "Quelqu’un sait où est parti Pujadas ?", s’enquiert perfidement le (la) camarade du VillageNRV. Lorsque Sarkozy affirme : "vous ne pouvez pas avoir la demie part d’un enfant qui vit au domicile et l’aide au logement", une étudiante à Sciences Po, Margaux Bergey, explose : "mais merde, quand tu es étudiant et que tu vis chez tes parents, tu n’as pas les aides au logement ducon !!!" Le mot de la fin, du député souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, s’adresse à Pujadas : "Au moins, en URSS, le journaliste était en uniforme. Les soviétiques avaient le mérite de l’honnêteté !"

 

 

Le dessin représentant Sarkozy assis sur le bouclier fiscal provient de Slovar les nouvelles.

 

http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-effarante-machine-a-mentir-78557

 

 

 

Lire aussi:


Sarkozy à la télévision: 20 mensonges, 4 enveloppes, et un parc

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14286


 

 

Les décorés du régime :

 http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14294

 

 

Sarkozy se fait-il offrir une campagne de pub perso de 120 millions d'euros aux frais de l'Etat ? 




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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 14:46

 

L'armée auto-proclamée la "plus morale" du monde a une nouvelle "corde" à son arc ! On n'arrête pas le progrès quand il s'agit de tuer... (eva)

 

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Israël inaugure l’assassinat télécommandé
 

vendredi 16 juillet 2010 (10h40)

Israël inaugure l’assassinat télécommandé

Par Jonathan Cook

Il s’appelle Repère et Tire. (‘Spot and Shoot’). Des opérateurs sont assis devant un écran de télévision à partir duquel ils peuvent contrôler l’action avec une manette de style PlayStation.

Le but : tuer.

Manié par : des jeunes israéliennes qui font leur service militaire.

Repère et tire, comme l’appelle l’armée israélienne, peut ressembler à un jeu vidéo, mais les silhouettes sur l’écran sont de vraies personnes - les Palestiniens de Gaza - qui peuvent être tués par la pression d’un bouton sur la manette.

Des femmes soldats, situées loin de là dans une salle d’opération, ont la responsabilité de cibler et d’actionner les tirs des mitrailleuses télécommandées installées sur des tours de guet tous les quelques mètres le long de la grille électronique qui encercle Gaza.

Le système est l’un des derniers dispositifs d’ « assassinat à distance » développé par la Compagnie israélienne d’armement Rafael, l’ancienne division de la recherche en armement de l’armée israélienne, et maintenant firme gouvernementale distincte.

Selon Giora Katz, vice-président de Rafael, le contrôle à distance du matériel militaire comme ‘Spot and Shoot’ est le visage de l’avenir. Il espère que d’ici une décennie, au moins un tiers des machines utilisées par l’armée israélienne pour le contrôle terrestre, aérien et maritime seront télécommandées.

La demande pour de tels dispositifs, admet l’armée israélienne, a été en partie alimentée par une combinaison de niveaux de recrutement en déclin et d’une population de moins prête à risquer la mort au combat.

Oren Berebbi, directeur du secteur Technologie, a récemment déclaré à un journal américain : « Nous essayons d’avoir des véhicules sans pilote partout sur le champ de bataille... Nous pouvons faire de plus en plus de missions sans qu’un soldat prenne des risques. »

Les progrès rapides de la technologie ont sonné l’alarme à l’ONU. Philip Alston, le Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, a mis en garde le mois dernier contre les dangers qui pourraient rapidement surgir d’une « mentalité meurtrière du style PlayStation ».

Selon les analystes, cependant, il est peu probable qu’Israël tourne le dos à un matériel dont il est à la pointe du développement – en se servant des territoires palestiniens occupés, et en particulier Gaza, comme laboratoires d’essai.

Les systèmes d’armes télécommandées sont en forte demande par des régimes répressifs et des industries de sécurité intérieure en plein essor dans le monde entier.

« Ces systèmes en sont encore aux premiers stades du développement, mais il existe un marché important et croissant pour eux », a déclaré Shlomo Brom, un général à la retraite et analyste de la défense à l’Institut d’études de sécurité nationale à l’Université de Tel Aviv.

Le système ‘Spot and Shoot’ - officiellement connu sous le nom Sentry Tech - a surtout attiré l’attention parce qu’il est exploité par des femmes soldats de 19-20 ans, ce qui en fait le seul système d’armement de l’armée israélienne opéré exclusivement par des femmes.

Les femmes soldats ont été choisies pour actionner les dispositifs de meurtre à distance à cause d’une pénurie de recrues masculines dans les unités de combat d’Israël. Les jeunes femmes peuvent effectuer des missions sans briser le tabou social du risque vital, a déclaré M. Brom.

Les femmes doivent identifier les personnes suspectes qui approchent de la clôture qui encercle la bande de Gaza et, si elles y sont autorisées par un agent, les exécuter en utilisant leurs manettes.

L’armée israélienne, qui prévoit d’introduire la technologie le long d’autres lignes israéliennes de confrontation, refuse de dire combien de Palestiniens ont été tués par les mitrailleuses télécommandées dans la bande de Gaza. Selon les médias israéliens, toutefois, on pense qu’il y a en plusieurs dizaines.

Le système a été progressivement mis en place il y a deux ans pour la surveillance, mais ce n’est que récemment que les opérateurs peuvent ouvrir le feu. L’armée a reconnu s’être servi de Sentry Tech en Décembre pour tuer au moins deux Palestiniens à plusieurs centaines de mètres à l’intérieur de la clôture.

Le journal Haaretz, qui a eu un des rares accès à une salle de contrôle Sentry Tech, a cité un soldat, Bar Keren, 20 ans, la semaine dernière : « C’est très séduisant d’être le seul à faire ça. Mais tout le monde ne veut pas ce poste. Ce n’est pas simple de prendre une manette comme celle d’une PlayStation Sony et de tuer, mais finalement c’est pour la défense. »

Grâce à des capteurs audio fixés sur les tours, les femmes entendent le coup lorsqu’il tue la cible. Aucune femme, rapporte Haaretz, n’a manqué à sa tâche de tirer sur ce que l’armée appelle un Palestinien « incriminé ».

L’armée israélienne, qui impose à l’intérieur de la clôture une zone interdite qui va jusqu’à 300 mètres dans la minuscule enclave (1), a été fortement critiquée pour avoir ouvert le feu sur des civils entrés dans la zone fermée.

Il semble que Rafael soit en train d’élaborer une version de Sentry Tech qui tirera des missiles guidés à longue portée.

Une autre matériel récemment mis au point pour l’armée israélienne est la Guardium, une voiture-robot blindée qui peut patrouiller un territoire allant jusqu’à 80km par heure, naviguer à travers les villes, se mettre en « ambuscade » et tirer sur des cibles. Il patrouille actuellement le long des frontières israéliennes avec Gaza et le Liban.

Ses promoteurs israéliens, G-nius, l’ont appelé le premier « robot-soldat ». (2)

Mais Israël est plus connu pour son rôle dans le développement de « avions sans pilote » - ou drones, le nom sous lequel ils sont connus. Originalement destinés à l’espionnage, et d’abord utilisés par Israël au sud du Liban dans les années 1980, ils sont aujourd’hui de plus en plus utilisés pour les exécutions extrajudiciaires, à des centaines de mètres depuis l’espace aérien.

(1) et à beaucoup plus que 300 mètres, cf. les articles d’Eva Bartlett, ISM-Gaza. (ndt)

(2) après le « robot-serpent ». (ndt)

Source :

The National

http:// www.thenational.ae/apps/pbcs.dll/article?AID=/20100713/FOREIGN/707129834/1002    Traduction : MR pour ISM

http:// www.ism-france.org/news/article.php?id=14117&type=analyse&lesujet=Armement%20isra%E9lien

 


De : Jonathan Cook
vendredi 16 juillet 2010

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article104711

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 02:31

undi 12 juillet 2010

La Palestine au Mondial de foot

La Palestine occupée n'a pas participé au Mondial 2010.

Cependant, les drapeaux palestiniens et les maquillages aux couleurs de la Palestine ont été fort présents pendant plusieurs matchs, notamment celui de l'Algérie.


La Palestine était au rendez-vous avec cette fête sur cette terre libérée de l'Apartheid.

Les medias ont évité de les montrer ; censure,

désinformations et complicité obligent !!!







l



 

 

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/07/12/18560345.html


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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 02:28

lundi 12 juillet 2010

La Palestine au Mondial de foot

La Palestine occupée n'a pas participé au Mondial 2010.

Cependant, les drapeaux palestiniens et les maquillages aux couleurs de la Palestine ont été fort présents pendant plusieurs matchs, notamment celui de l'Algérie.

La Palestine était au rendez-vous avec cette fête sur cette terre libérée de l'Apartheid.

Les medias ont évité de les montrer ; censure, désinformations et complicité obligent !!!






 

 

 



 

 

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