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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:58

 

Néo-colonialisme au Niger,

par eva R-sistons

 

 

Comme les Lecteurs et les Lectrices de ce blog doivent le savoir, les relations entre la France de Sarkozy et Israël sont si étroites, qu'on peut dire sans exagérer que les 2 Etats ont presque fusionné, en particulier via le CRIF. Au grand dam de l'indépendance nationale, bien sûr ! Or, l'Etat d'Israël, ayant flairé de juteuses occasions en Afrique, comme d'ailleurs la Chine, cherche de plus en plus à s'installer dans le continent. Un continent qui, rappelons-le, possède les plus prometteuses ressources pour les décennies à venir ! La France y a ses intérêts, elle est encore bien implantée, et une entreprise comme Areva la représente sur place, et tant pis pour les autochtones.

 

Bref, que fait Nicolas Sarkozy en Afrique ? Assurément ce que l'alter ego israélien lui demande ! Le Crif, et le Medef, sont les deux mamelles de Sarkozy. Si l'on ajoute que les Américains ne tiennent pas à voir les Chinois en Afrique, et que par contre ils tiennent à s'approprier les ressources du continent africain, eux aussi, on comprend que tous ces gens se retrouvent sur des terres où ils sont mal accueillis, sauf les Chinois, plus avisés et plus portés aux concessions que les Occidentaux qui eux règlent les problèmes en faisant travailler leurs industriels de l'armement. Et d'ailleurs, les Chinois préfèrent offrir des équipements aux autochtones, plutôt que les bombarder. Les Nigériens savent reconnaître leurs amis, et surtout leurs ennemis !

 

Donc, le sieur Sarkozy sent qu'il peut offrir tant à ses amis du MEDEF que d'Israël  de juteuses opportunités, et il s'intéresse de plus en plus au continent africain. Quant à Areva, qui est plus motivée par les profits que par le bien-être des populations locales, c'est le moins que l'on puisse dire - pillage, atteintes à l'environnement, mépris des autochtones... -, sa présence n'enthousiasme guère les populations de la région. Et, parfois, elles le font savoir, à leur manière, celle du pauvre (actes de piratage, attentats...). Celui qui sème le vent, très exactement le néo-colonialisme, peut s'attendre à récolter la tempête, un jour ou l'autre.

 

Les intérêts financiers de la France seront d'autant plus menacés, que la politique de notre pays se fera plus pressante, sous la pression tant du MEDEF que d'Israël. A plus forte raison si notre gouvernement instaure en France une sorte de Mac'carthysme, de chasse aux sorcières, non seulement envers les Roms, mais d'abord et avant tout envers les Musulmans, que les citoyens israéliens ne portent guère dans leur coeur. Lois sur la "burqa", participation aux guerres de l'OTAN en Afghanistan, discriminations envers les citoyens arabes ou Musulmans, tout cela a des conséquences, un jour ou l'autre. Depuis plus d'un an j'attire l'attention de mes Lecteurs sur le risque, avec un énergumène comme Sarkozy, d'attentats sur notre sol. On ne peut pas stigmatiser des individus sans s'attendre, un jour ou l'autre, à les voir réagir. Il est normal que les citoyens musulmans, et à plus forte raison islamistes, soient très remontés contre un pays qui favorise Israël et piétine leurs intérêts, au point, en sous-mains, de préparer une sale croisade contre l'Iran. Car notre "Chef" n'est pas seulement un néoconservateur bon teint, 100 % bushiste, et peut-être encore plus que l'original, mais il est comme ses amis texans, partisan des politiques les plus musclées, brutales, guerrières. Et tant pis pour les Français, opposés à toutes ces folies...

 

Al Quaïda n'existe pas, c'est un phantasme créé pour nous faire peur et pour nous dresser contre les Musulmans, car l'organisation représente tout au plus deux mille activistes répartis un peu partout, selon des sources officielles (ancien chef de la Sécurité intérieure en France, au micro de C dans l'Air). L'armada occidentale n'a rien à craindre de ces quelques fanatiques. Mais elle sait parfaitement les instrumentaliser à des fins machiavéliques, de prédation des Etats riches en ressources, et de soumission des citoyens apeurés.

 

Le fait qu'un agent de la DST soit parmi les otages, au Niger, apporte un éclairage nouveau à l'affaire, éclairage évidemment peu ébruité par la Presse aux ordres. Et cela nous promet des rebondissements variés... justifiant une présence militaire toujours plus importante, et au final, en effet, la région risque de finir comme l'Irak et l'Afghanistan. Le sous-sol du pays est si riche, qu'il suscite les appétits les plus gourmands, et les moins regardants quant à l'éthique.

 

Alors, western à rebondissements ? Sanglant, certainement. La démocratie à la sauce occidentale est décidément beaucoup moins appétissante que celle qui règne au Vénézuela, et que les Médias partisans vont s'acharner à diffamer pendant les élections.


Chavez est un grand bonhomme, aimant son peuple, le dorlotant, et ce genre de dirigeant est suffisamment rare pour qu'on le salue. Alors, n'écoutons surtout pas les sirènes des médias menteurs... et réjouissons-nous de sa future victoire bien méritée.

 

Quant aux Nigériens, avec Areva, le Medef, Sarkozy et ses amis tant israéliens qu'américains, ils peuvent redouter le pire...

 

Les convulsions ne font hélas que commencer ! Lorsque les terres sont très riches, les vautours modernes arrivent... de partout ! Et ce sont les autochtones qui en font les frais... Néo-colonialisme bien vivant !

 

Eva R-sistons

 

TAGS : Niger, Afrique, France, Sarkozy, Israël, Chine, Etats-Unis, Areva, néocolonialisme, MEDEF, Vénézuela, Chavez, démocratie, Musulmans, Arabes, Al Quaïda, terrorisme, burqa, OTAN, Afghanistan, Irak, Iran

 

 

Reçu ce commentaire,

et ma réponse:

 

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept français par AQMI serait une manœuvre de l’armée française

Selon l’Observatoire du nucléaire, l’enlèvement des sept salariés d’Areva et de Vinci au Niger, le 16 septembre dernier, serait une manoeuvre tactique de l’armée française destinée à conserver la mainmise de la France sur les mines d’uranium nigériennes.

C’est une dépêche du Journal du Dimanche, publiée mardi dernier, qui rapporte le communiqué de l’Observatoire du nucléaire. Le document développe l’hypothèse selon laquelle l’Etat-major français aurait volontairement facilité l’enlèvement des employés en abaissant son seuil de vigilance, pour ensuite donner l’impression de sévir, et ainsi conserver le monopole de mines convoitées par la Chine. http://www.lejdd.fr/International/Afrique/Depeches/Niger-L-Observatoire-du-nucleaire-cible-l-armee-221659/

(..) voir commentaire + bas

 

Bien entendu, intérêts (économiques et hégémoniques) à défendre, franco-israéliens,

et contrer les Chinois. En +, via les Médias, le plaisir de taper sur les Islamistes donc les Musulmans. D'une pierre, 3 coups. eva

 
  

 

Confirmation:

 

Lire aussi:

Sous la burqa, le Niger

Alain Gresch (Monde Diplomatique)

http://www.alterinfo.net/Sous-la-burqa-le-Niger_a50198.html 

.
DERNIÈRE RÉVÉLATION SUR LE RAPT DES SEPT ÉTRANGERS AU NIGER : Un agent de la DST parmi les otages



Source :

23 Septembre 2010

Que cache « la réaction rapide et inconditionnelle » de la France dans la zone du Sahel et la mobilisation d’une centaine de militaires ?

 

 

« Les actions que mène la France au Sahel commencent à livrer leur secret et l’enjeu devient plus clair », nous ont confié, hier en exclusivité à L’Expression, des sources très au fait du dossier et de ce qui se prépare dans la région. L’énigme révélée par nos sources s’avère « la présence parmi les sept otages enlevés jeudi dernier au nord du Niger, d’un agent des services de renseignements français appartenant à la DST ».

La présence de l’agent de la DST parmi les otages change totalement la donne et explique, en partie, la réaction à la fois « furieuse et rapide » des autorités françaises quitte à embraser la région. « L’agent en question a été injecté dans la région dans l’objectif d’infiltrer le réseau terroriste agissant au profit de ce qu’on appelle Al Qaîda au Maghreb islamique », précisent nos sources. « La France a sollicité l’aide des Américains de façon officielle », ajoutent encore nos sources, précisant que « derrière cette approche se cache l’autorisation des Américains aux Français d’intervenir en territoire sahélien, qui va permettre par la suite à ces mêmes Américains de mobiliser leurs troupes dans la région et d’en faire un second Irak ou un second Afghanistan ».

 

L’enjeu est donc, toujours selon nos sources, très grave et se traduit par la trahison tout simplement des Accords d’Alger, par la Mauritanie et le Mali. Ces accords ont été convenus dans la capitale algérienne, le mois de mars dernier, et entrent dans le cadre d’une lutte commune contre le terrorisme et le crime organisé regroupant les réseaux qui s’adonnent à tous genres de trafics. Mais il fallait entraîner le Niger dans ce projet qui se concrétise avec cette prise d’otages. C’est dire que les complicités sont d’un très haut niveau, qui vont, non seulement servir les intérêts des réseaux terroristes, des narcotrafiquants et contrebandiers, mais à coup sûr, les intérêts des Occidentaux, les Américains y compris. Sachant parfaitement que la France exploite un gisement d’uranium par le biais de sa compagnie Aréva installée à Arlit au nord du Niger. Le pire que craignent les services de sécurité algériens, consiste en un recrutement « massif de hors-la-loi » au sein des réseaux terroristes, un fait qui intervient systématiquement suite à cette ingérence imposée dans la région. L’Algérie avait anticipé en regroupant les pays du Sahel pour une action commune et concertée dans la lutte contre le terrorisme dans la bande du Sahel et tenter par tous les moyens légaux d’éviter une ingérence étrangère. Mais, a priori, nos voisins ne l’entendent pas de cette oreille. Fascinés certainement par la présence d’une seconde force jumelée France-USA, la Mauritanie et le Mali livrent la région à une occupation étrangère.

L’Algérie est directement concernée par ce qui se passe, puisque les faits se déroulent dans une région limitrophe. Des renseignements collectés, que nos sources prennent avec beaucoup de réserve, font état aussi que l’on cherche à provoquer une réaction de Mokhtar Benmokhtar, qui reste loin de ce qui se passe, même s’il y est mêlé indirectement, afin de légitimer une intervention militaire occidentale. MBM a échappé à plusieurs reprises aux pièges qui lui ont été tendus par les forces américaines, car non seulement il représente une véritable source d’information, mais aussi parce qu’il contrôle un important nombre de tribus touarègues.

Et c’est dans ce contexte que les ravisseurs affiliés à la présumée branche d’Al Qaîda au Maghreb islamique revendiquent l’opération du rapt perpétré le 16 septembre dernier, soulignant dans un message audio lu par un porte-parole répondant au nom de Salah Abou Mohamed, que les auteurs du kidnapping, Abou Zeïd avec l’aide précieuse d’un certain Ag Amnoukal, allaient faire part à Paris de leurs demandes. Ils mettent en garde, dans le même message, le gouvernement français quant à une tentative d’intervention militaire, comme celle menée pour libérer Michel Germaneau.

Aujourd’hui, la France sollicite, selon des responsables américains, l’aide de l’armée US prétextant une volonté de localiser l’endroit où sont séquestrés les otages par l’imagerie satellitaire.

Aucune autre information n’a filtré à ce sujet, sauf qu’on sait que si cette action est entreprise par les Américains, elle n’épargnera pas l’Algérie du fait que les otages sont maintenus dans un endroit non loin des frontières algériennes.

Toute la panique qui s’est emparée de la France cache bien des dessous, même si de nombreux officiels français ne cessent d’alerter que l’Hexagone fait face à un véritable pic de menace terroriste.

Point également évoqué, hier, par le directeur général de la police nationale française, Frédéric Péchenard. Ce dernier, intervenant sur les ondes de la Radio RTL, souligne, se fiant à l’information rapportée par des sources sécuritaires algériennes, l’existence d’un éventuel attentat-suicide.

« Nous avons des indications sérieuses émanant de renseignements fiables, nous disant qu’il y a un risque d’attentat important » et de poursuivre : « Nous avons actuellement un pic de menace qui est incontestable. A l’heure où je vous parle, il y a une menace spécifique contre les intérêts français » a-t-il averti.

Par ailleurs, l’on sait que lors d’une réunion d’un conseil restreint, mardi, présidé par Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur français a reçu pour mission de se déplacer au Mali dans la soirée. La France a été rassurée sur la vie de ses ressortissants, selon les dernières informations parvenues à l’Elysée. Et sans aucun doute, elle fera tout pour libérer les otages, surtout que maintenant on sait qu’une grosse pointure figure parmi les sept victimes.

Ikram GHIOUA

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article862

 

 

La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger

Khadija SHARIFE

 

Le Niger exporte suffisamment d’uranium vers la France pour générer 80% de l’électricité de cette dernière, note Khadija Sharife. Mais le Nigérien ordinaire profite peu de cette mainmise française sur des ressources vitales pour ce pays, avec les trois cinquième de la population vivant en dessous du seuil de pauvreté. Sans compter les rapports faisant état de la contamination radioactive de l’eau, de l’air et du sol par les opérations d’extraction menées par les multinationales. C’est ce pays qui vient de vivre le énième coup d’Etat de son histoire, avec la destitution de Mamadou Tandja.

Le réseau de routes principales reliant des centres urbains miniers tel Arlit, Agadez et Niamey est connu sous le nom de ‘’l’autoroute de l’uranium’’. Développé entre 1970 et 1980, la route reliant le nord au sud du Niger fait office d’artère principale pour faciliter le transport des ressources liquéfiées d’uranium. Le réseau lui-même fait partie de la route transsaharienne, un ancien système utilisé depuis des temps immémoriaux par les habitants de ‘’Tinariwen’’ ou le Désert des Innombrables, selon le terme sous lequel le Sahara était connu par ses fils, y compris les Hausa et les Touaregs.

Malgré les découpages des territoires par les anciens colonialistes qui ont rassemblé des états/nations à leur convenance (pour mieux diviser, conquérir et exploiter), la route transsaharienne a continué à exister en se jouant astucieusement des frontières fermées. Au milieu de cette route se trouve le Niger enclavé, un pont entre le Nord et l’Afrique subsaharienne, un pays qui avoisine sept autres pays.

Le Sahara, qui englobe 11 pays, recouvre 80% des terres du Niger, un pays qui se caractérise par la pauvreté, la famine, les sécheresses et les dictatures. Plus de 60% de sa population vit dans la ceinture de pauvreté, privée de l’accès à la nourriture, à l’eau, aux installations sanitaires, aux infrastructures et à l’instruction. (..)

Le Niger, qui exporte 7,7,% de l’uranium mondial, se situe avec constance parmi les cinq premiers exportateurs avec le Canada, l’Australie, le Kazakhstan et sa production est au même niveau que celle de la Russie. La ville d’Arlit, à elle seule, fournit largement les anciens seigneurs coloniaux, la France, en uranium. Un approvisionnement requis pour le programme nucléaire de l’Hexagone et ses centrales nucléaires estimées au nombre de 59.

L’uranium avait initialement été découvert au Niger en 1957 par le Bureau Minier de la France d’Outre Mer, une année avant la création de la République du Niger. Ceci à la suite d’une étude extensive menée par la Commission à l’Energie Atomique (CEA) de la France, qui a commencé en 1956 et a conduit à plusieurs découvertes à la veille de l’indépendance en 1960. La décolonisation réussie de l’Afrique par la France a été réalisée grâce à des accords militaires secrets et des accords concernant les ressources, ainsi que des zones monétaires spéciales. Ces accords imbriquaient les intérêts de la France avec ceux des gouverneurs autochtones soigneusement choisis comme au Gabon et au Togo - Omar Bongo et Gnassingbé Eyadéma - tous deux dirigeants à vie, de la libération sélective à la mort, et Félix Houphouët-Boigny en Côte d’Ivoire. Ainsi, non seulement la France a eu un accès préférentiel aux ressources stratégiques, la présence de bases militaires françaises dans des anciennes colonies étaient légitimées, servant à la fois à soutenir le règne des dictateurs tout en les gardant sous contrôle. A partir de 1969, 27 accords ont été signés par d’anciennes colonies, y compris le Niger.

 

Les intérêts français ont été servis par le biais de la politique africaine postcoloniale de la France, connue sous le nom de Françafrique, qui a impliqué les échelons politiques et diplomatiques de l’Elysée depuis l’époque du général de Gaulle. Cette politique impliquait les lobby du renseignement et des multinationales intimement connectée avec l’Etat, comme Elf et Areva, des dictateurs de fabrication française et des réseaux de l’ombre désignés sous le nom de personnalité qu’on souhaitait honorer, comme Jacques Foccart, le principal conseiller pour l’Afrique de de Gaulle qui a été rappelé, après avoir pris sa retraite à l’âge de 81 ans, par le président Jacques Chirac, afin qu’il reprenne des activités. Chirac lui-même a déclaré, au début des années 1990, que le continent ‘’ n’était pas prêt pour la démocratie’’. Lorsqu’il lui a été demandé de décrire le rôle de Foccart dans Françafrique, le vice Premier ministre du général de Gaulle, Louis Joxe, a déclaré ‘’ être la nounou des présidents et s’assurer que les fonctionnaires africains seront payés à la fin du mois’’.

Les mines d’uranium découvertes au Congo, au Gabon et au Niger ont permis à la France de contourner les terrains minés menant à l’uranium en Ouzbékistan, au Canada et en Australie, des régions perçues comme ayant des tendances proaméricaines ou étant gérées par les Etats-Unis, rival de la France en Afrique et ailleurs. La Chine, assoiffée de ressources, avec une présence en expansion rapide en Afrique avec plus de 24 milliards de dollars de prêts depuis 2003, principalement garantis par des ressources, est aussi considérée comme une menace aux intérêts français.

Actuellement la France maintient 10 000 soldats spécialisés sur le continent, principalement basés à Libreville au Gabon, aussi connue sous le nom de ‘’Foccartland’’. De 1997 à 2002, la France est intervenue militairement 36 fois. Sur ces incidents, 24 ont eu lieu sans référence aux Nations Unies. La politique de Françafrique se poursuit sous Sarkosy, avec des soldats français intervenant dans des disputes internes.

Depuis le jour de l’indépendance du Niger, Diori Hamani du Niger et son parti politique, le Parti Progressiste nigérien (PPP), indirectement choisi par la France, ont régné sur le pays, aidé dès 1963 ouvertement par diverses interventions ou par des actions clandestines. Grâce à des accords militaires secrets, les soldats français basés à Niamey ont collaboré avec celui-ci afin d’éliminer et d’exiler l’opposition, tel que l’Union Nigérienne Démocratique. Hamani Diori s’est présenté aux élections, sans opposition, en 1965 et en 1970 mais a commis l’erreur fatale de demander le retrait des troupes françaises au début des années 1970. La France l’a fait, puis sans surprise un coup d’Etat militaire a porté au pouvoir le colonel Seyni Kountche au pouvoir. Kountche a été tué en 1987 et le colonel Ali Saibou lui a succédé.

Une avancée rapide de l’autoritarisme électoral du Niger sous la dictature de Tandja Mamadou

Actuellement, les forces armées du Niger, qui comptent 12 000 hommes, sont guidées par 15 conseillers militaires français. Et les Nigériens sont principalement instruits, entraînés et financés par la France. Ils protégent cinq zones cruciales, à savoir les routes géostratégiques et les mines. Les deux plus importantes mines du Niger sont contrôlées par Areva, l’entité dominante en matière de nucléaire, sous l’égide de l’Elysée, au travers de l’actionnaire principal, le CEA, propriété de la France.

Présent dans 43 pays, impliqué dans tous les aspects de la chaîne des matières premières, de l’extraction à l’enrichissement, de la propulsion, au recyclage et au démantèlement, avec un chiffre d’affaire de 16,16 milliards d’euros, la puissante économie mobile d’Areva éclipse celle de nombreux pays en voie de développement. Les mines du Niger, souterraines et à ciel ouvert, sont exploitées par les firmes subsidiaires d’Areva (..)


COMINAK et SOMAIR produisent au jour d’aujourd’hui presque 5000 tonnes par an. ‘’ Le thème de l’uranium et des accords qui y sont liés sont de nature hautement stratégiques et se situent au niveau des Etats’’ déclare Idriss Ali, coordinateur national au Niger de Publish what you pay (Publiez ce que vous payez). ‘’Ces accords reproduisent un cadre néocolonial qui ont conduit à la signature des accords miniers et déterminent le fonctionnement de SOMAIR (1968) et de COMINAK (1975), qui ne sont rien d’autres que des contrats préférentiels qui mettent l’uranium du Niger à la disposition de la France. Dans ces conditions, le choix se porte sur l’acheteur du produit ; fixer le prix sur le marché international est la prérogative de l’ancienne puissance coloniale’’, déclare-t-il.

Depuis 2007, le gouvernement du Niger, dans une effort de diversification de l’industrie de l’uranium, a octroyé 122 licences d’exploitation à des multinationales françaises en plus des compagnies américaines, sud africaines, chinoises, canadiennes et australiennes. La compagnie étatique chinoise pour l’uranium, SINO-U, investira 300 millions de dollars  (..) Mais la France reste la source principale d’investissement et l’élément dominant de contrôle géostratégique et d’exploitation des ressources en uranium du Niger.

 

 (..)Areva reste le principal employeur du pays, suivi par le gouvernement, avec 1850 personnes directement employées et plus de 4000 emplois indirects auprès de sous contractants et des pourvoyeurs de services divers.’’ Nos investissements durables dans l’eau et la santé représentent une contribution de plus de 3 millions de CFA annuellement’’, déclare la compagnie.

Et ce sont précisément les prétentions à un investissement environnemental qui ont mené le pays à s’insurger, en particulier sur la question de l’usage par COMINAK, pour sa mine souterraine, de l’eau provenant de sources non renouvelables, mais aussi pour les fuites de matières radioactives qui ont contaminé l’eau, l’air et le sol, pour la vente de ferraille mortellement radioactives au marché, ainsi que des minerais radioactive utilisés pour construire des routes et des déchets radioactifs (de la roche d’uranium pulvérisée). ‘’Lorsque nous avons visité le Niger, des fonctionnaires nous ont dit’’ ici au Niger vous êtes en France’’ Si il y a un problème au Niger, celui-ci remonte en France, chez Areva’’, disait Bruno Chareyon, un physicien et gérant du laboratoire d’une ONG française, CRIIRAD (Commission de Recherche Indépendante et d’Information sur la Radioactivité) qui a établi un rapport accablant.

Le rapport de la CRIIRAD a documenté plusieurs trouvailles, y compris les 20 millions de tonnes de roche d’uranium pulvérisé, carcinogène et radioactive, stockées en plein air, du matériel radioactif dont la compagnie s’est débarrassé et qu’elle a vendu sur le marché par le biais de ferrailleur, des émissions de gaz toxiques à partir des mines de COMINAK ainsi que l’exploitation d’eau souterraine provenant de sources non renouvelées, sans parler de la contamination des sources d’eau, de la violation des standards internationaux de protection contre les radiations, parmi d’autres. ‘’ (..)


Néanmoins, le gouvernement du Niger semble manifester le même manque de préoccupation que la multinationale. Lors de son inspection, le CRIIAD a jugé indolent le Centre National de Protection contre les Radiations (CNPR), l’institution nationale officielle qui doit surveiller les radiations ionisantes. ‘’ Le CNPR ne peut avoir procédé à des analyses en raison du fait que leur seul spectromètre gamma était cassé. Un fil électrique était délogé depuis le jour où la machine leur a été livrée’’, explique Chareyon.

 

Mais les citoyens du Niger ne sont pas restés les bras croisés. Le Mouvement du Niger pour la Justice, actif depuis 2007 mené par un ancien fonctionnaire des Forces armées du Niger, a demandé une plus grande part des revenus de l’uranium, la protection contre la dégradation de l’environnement et l’accès à des biens comme l’eau, des installations sanitaires, l’instruction et l’électricité qui sont des droits constitutionnels. Le gouvernement a rejeté le mouvement de la société civile comme étant des trafiquant de drogues anti-démocratiques.

Il va sans dire qu’‘au jour d’aujourd’hui, le Niger n’a pas accès au moindre uranium extrait à l’intérieur de ses frontières : les 100% de l’électricité (225 million de kWh) proviennent d’énergie fossile et est largement importé du Nigeria voisin. Toutefois la France a bien conscience de la situation.’’ Jusque à maintenant, il est impossible aux citoyens français et à la société civile d’obtenir le contenu de ‘’ces accords secrets’’ concernant l’accès et le contrôle des ressources. C’est confidentiel’’, déclare Sebastein Alzerreca de l’ONG française Survie. Mais il met en garde : ‘’Si la diplomatie échoue, ils peuvent toujours envoyer l’armée’’ Pas de doute que l’autoroute de l’uranium s’avérera bien utile.

Khadija Sharife

La puissance nucléaire française et l’uranium du Niger

Khadija Sharife est une journaliste indépendante et un écrivain.(..)


http://www.legrandsoir.info/La-puissance-nucleaire-francaise-et-l-uranium-du-Niger.html
.
Sur mon blog R-sistons,
http://r-sistons.over-blog.com/article-que-se-passe-t-il-reellement-au-niger-neocolonialisme-terrorisme-57678742.html
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:51
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Auteur : SNJ-CGT - Source : Acrimed

 

Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT, avant de revenir plus longuement sur cette émission « À vous de juger », diffusée le Jeudi 9 septembre à 20h35 en direct (Acrimed)

« À vous de juger » sur France 2 devait permettre selon la chaîne de faire comprendre la réforme des retraites ! Il est vrai qu’avec Fillon, Thibault et Chérèque cela aurait pu être possible. Mais le « débat » était faussé dès le départ. Aucune confrontation, le Premier Ministre intervenant à 20h30, les deux secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT à 22h20 !


Nous avons assisté à une véritable opération de communication du Gouvernement pendant plus d’une heure avec deux journalistes servant la soupe.


Il est vrai que l’un d’entre eux (pourquoi était-il là ?) s’illustre depuis des années dans les journaux destinées aux entreprises et aux néolibéraux . D’où ces questions « pertinentes » : «  votre métier de Premier Ministre c’est la pénibilité » ; ou encore :« la situation n’est-elle pas plus grave que ce que vous en dites ? », question permettant à François Fillon de répliquer « On est raisonnables ! » N’y-a-t-il pas assez de journalistes à France 2 pour inviter ce type d’intervieweur ?


Etalage de concepts techniques destinée à montrer que le Gouvernement maîtrise une situation que le téléspectateur ne peut comprendre : « COR, Fond de réserve, prélèvement obligatoire, décote, pénalités, prélèvements, effet de seuil, assiette….. »
Autrement dit, notre réforme est inéluctable...

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15878


      

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:38
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Dans un même ensemble, tous les pays de l’UE reculent l’âge de départ à la retraite. Cela ne signifie évidemment pas qu’ils auraient tous été incompétents, en même temps, au point que tous auraient négligé de s’assurer du financement de leurs systèmes de retraite. Aussi grotesque soit-elle, c’est pourtant la version officielle, le dogme.

La vraie raison de cette précipitation tient simplement à cette courte péremption, à la terrible faiblesse de l’argument massue, répété en boucle : il faudrait travailler plus longtemps parce que l’espérance de vie augmente… Imparable ! Que répondre à cet argument chic et choc ? Rien, il faudrait donc se soumettre à défaire en 2010 ce qui a été mis en place en 1945, parce qu’on ne pourrait plus assurer dignement les vieux jours ni de nos parents, ni de nos grands-parents, alors que la productivité a été multiplié par trois entre 1945 et 2010 ?

L’argument de l’allongement de l’espérance de vie est indispensable pour masquer le scandale de cette incohérence économique. Le hic, c’est que tous les indicateurs sont au rouge pour signaler qu’il est parfaitement mensonger : en réalité, l’espérance de vie a cessé de s’allonger depuis au moins deux ans pour maintenant amorcer un recul qui risque de s’accélérer.

A titre d’illustration, voici trois informations très peu relayées :

En France : La Croix du 23/12/2009 : L’espérance de vie des femmes a légèrement reculé en 2008. L’an dernier, 542 575 décès ont été constatés en France selon l’Insee, un chiffre en hausse de 2,1 % par rapport à 2007.

Aux USA : WASHINGTON POST du 22/04/2008 : Pour la première fois depuis 1918, une proportion significative des femmes américaines voient leur espérance de vie diminuer", rapporte le quotidien. Telle est la conclusion d’une étude menée par l’université de Washington dans mille comtés du pays, représentant 12 % de la population féminine.

En Afrique : "RFI du mardi 24 novembre 2009 : la durée de vie moyenne d’un Africain ne dépasse pas les 53 ans. Et elle n’est plus que de 50 ans en Afrique du Sud où l’espérance de vie a reculé de 12 ans en moins de vingt ans.

L’allongement de l’espérance de vie n’a donc concerné que les quelques générations qui ont bénéficié des progrès de la médecine sans que ce bénéfice ne soit annulé par les conséquences de la malbouffe, de la pollution, des pandémies modernes et juteuses, sans parler des expérimentations pharmaceutiques en vraie grandeur…

C’est fini ! Désormais, la durée moyenne de vie recule. Voilà pourquoi il est indispensable aux financiers, ceux qui contrôlent par la corruption les institutions européennes, d’utiliser l’argument fallacieux de l’allongement de la durée de vie, avant que la vérité n’éclate.

Enfin, le recul de l’âge de départ à la retraite ne signifie pas un allongement de la durée du travail, mais globalement, un transfert de charges du système de retraite vers l’assurance chômage ou la protection sociale. Pour que la réforme produise réellement un allongement du travail, il faudrait… du travail, ce qui impliquerait de relancer l’activité. Quand le FMI, l’UE et imposent un ralentissement de l’activité et une réduction massive du pouvoir d’achat, on ne voit pas comment le travail reviendrait dans ces conditions.

La constitution européenne a été rebaptisée "Traité TUE". Faut-il y voir un clin d’œil ? Un message codé ? Une sinistre blague ?

Ce qui est certain, c’est qu’il est urgent d’en sortir !

 

Source : http://www.comite-valmy.org


Auteur : Jean Yves Crevel - Source : Comité Valmy

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15942

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:26
La bataille Venezuela
Ignacio RAMONET

Dans la dispute pour l’hégémonie idéologique en Amérique latine, deux épreuves décisives se déroulent les prochaines semaines : élections législatives au Venezuela, le 26 septembre, et scrutin présidentiel au Brésil, le 3 octobre. Si la gauche démocratique ne venait pas à l’emporter dans ce pays-géant, le pendule politique s’inclinerait, à l’échelle continentale, vers la droite qui gouverne déjà dans sept pays : Chili, Colombie, Costa Rica, Honduras, Mexique, Panama et Pérou. Mais une telle éventualité semble peu probable ; José Serra, candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), pourra difficilement s’imposer face à Dilma Rousseff, du Parti des travailleurs (PT), candidate soutenue par le très populaire président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, qui, si la Constitution l’avait permis, eût été facilement réélu pour un troisième mandat.

L’affaire étant pour ainsi dire réglée au Brésil, les forces conservatrices internationales concentrent leurs attaques sur l’autre front, le Venezuela, dans l’espoir d’affaiblir le président Hugo Chavez et la Révolution bolivarienne. Ce qui s’y joue, c’est la désignation des 165 députés à l’Assemblée nationale (il n’y a pas de Sénat). Avec une particularité : les élus sortants sont presque tous « chavistes », l’opposition ayant refusé de participer au précédent scrutin de 2005. Cette fois, elle n’a pas commis la même erreur ; un assemblage hétéroclite de partis et d’organisations [1], agrégés par la haine anti-Chavez, se présente sous le sigle commun du MUD (Mesa de la Unidad Democrática, Table de l’unité démocratique) contre le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) [2] du président.

Inévitablement, la majorité bolivarienne verra ses rangs diminuer dans la nouvelle Assemblée. De combien de députés ? Le gouvernement pourra-t-il poursuivre son programme de grandes réformes ? L’opposition aura-t-elle les moyens de freiner la révolution ?

Tels sont les enjeux. En sachant que 60 % des parlementaires (soit 99 sièges) sont élus au scrutin uninominal, et les autres 40 % (soit 66 sièges) à la proportionnelle. La liste qui dépasse les 50 % des suffrages obtient automatiquement 75 % des sièges réservés au scrutin proportionnel. Ceci est fort important, car la Constitution prévoit que les lois organiques [3] doivent être votées par les deux tiers des députés, et que les grandes lois qui habilitent le président à légiférer par décret, doivent l’être par les trois cinquièmes des députés.

Cela signifie que si l’opposition obtenait 56 sièges (sur 165), elle pourrait empêcher l’adoption de toute loi organique ; avec 67 sièges, elle rendrait impossible le vote de lois habilitantes. Or, jusqu’à présent, ce sont précisément les lois habilitantes qui ont permis la réalisation des principales réformes.

Voilà pourquoi la bataille Venezuela mobilise tant d’énergies et de ressources au sein des droites internationales. Cela explique aussi la hargne et l’agressivité des nouvelles campagnes de diffamation lancées, à l’échelle mondiale, contre le président Hugo Chavez. Ces derniers mois, les accusations les plus malveillantes se sont succédées. Les médias de haine ont d’abord fait grand bruit autour des problèmes de restrictions d’eau et de coupures d’électricité (aujourd’hui résolus) dont ils rendaient coupable le gouvernement, sans mentionner la seule et vraie cause : le changement climatique responsable de la sécheresse du siècle qui a frappé l’hiver dernier le pays.

Ils ont ensuite répété à satiété les accusations sans preuve avancées par l’ancien président de Colombie, Alvaro Uribe, à propos d’un supposé "Venezuela, sanctuaire des terroristes". Dénonciations aujourd’hui abandonnées par le nouveau président Juan Manuel Santos après sa rencontre du 10 août avec Hugo Chavez. Celui-ci avait, une fois encore, redit que les guérillas doivent abandonner la lutte armée : "Le monde actuel n’est pas celui des années 1960. Les conditions ne se prêtent plus, en Colombie, à une prise du pouvoir. En revanche, la lutte armée est devenue le prétexte principal de l’Empire pour pénétrer à fond en Colombie et, à partir de là, agresser le Venezuela, l’Equateur, le Nicaragua et Cuba [4]."

Puis il y a eu les affolantes campagnes sur l’insécurité. Comme si le problème - auquel les autorités s’attaquent avec des moyens redoublés [5] - était nouveau. Voici, par exemple, ce qu’on pouvait lire - déjà en juillet 1995 ! - dans un reportage sur la saga de l’insécurité dans capitale vénézuélienne : "Une véritable psychose de peur hante Caracas.(...) La violence a atteint un tel degré de folie que les délinquants ne se contentent plus de voler.(...) On frappe pour le plaisir de frapper, on tue pour le plaisir de tuer. On s’acharne, on se saoule de cruauté. En une semaine, plusieurs personnalités - dont un célèbre joueur de base-ball (Gustavo Polidor), un chirurgien et un avocat - ont été assassinées sous les yeux de leur famille. L’insécurité est partout. Une cinquantaine de chauffeurs d’autobus de la capitale ont été tués depuis le début de l’année... [6]"

Contre toute évidence, les médias de haine répètent également que les libertés politiques seraient amputées et que la censure empêcherait toute liberté d’expression. Ils oublient de signaler que 80 % des stations de radio et des chaînes de télévision appartiennent au secteur privé, alors qu’à peine 9% sont publiques [7]. Ou que, depuis 1999, quinze élections démocratiques se sont tenues, et qui n’ont jamais été contestées par aucun organisme international de supervision. Comme le souligne le journaliste José Vicente Rangel : "Chaque citoyen peut adhérer à n’importe lequel des milliers de partis politiques, syndicats, organisations sociales ou associations, et se déplacer sur l’ensemble du territoire national pour débattre de ses idées et opinions sans limitation d’aucune sorte [8]."

Depuis la première élection d’Hugo Chavez, en 1999, l’investissement social a quintuplé par rapport à la moyenne de celui réalisé entre 1988 et 1998. Cela a permis d’atteindre, avec cinq ans d’avance, presque tous les Objectifs du millénaire fixés par l’ONU pour 2015 [9]. Le taux de pauvreté a chuté de 49,4 % en 1999 à 30,2 % en 2006, et celui de misère de 21,7 % à 7,2% [10].

De résultats aussi prometteurs, méritent-ils vraiment tant de haine ?

Ignacio Ramonet
Mémoire des Luttes


http://www.medelu.org/spip.php?arti...


[1] Acción Democrática (social-démocrate), Alianza Bravo Pueblo (droite), Copei (démocrate-chrétien), Fuerza Liberal (ultralibéral), La Causa R (ex-communistes), MAS (Mouvement au socialisme, gauche conservatrice), Movimiento Republicano (néolibéral), PPT (Patrie pour tous, droite), Podemos (Pour la démocratie sociale, gauche conservatrice), Primero Justicia (ultralibéral) et Un Nuevo Tiempo (social-libéral).

[2] Fondé en 2007, le PSUV réunit presque toutes les forces politiques qui soutiennent la Révolution bolivarienne : Movimiento Quinta República, Movimiento Electoral del Pueblo, Movimiento Independiente Ganamos Todos, Liga Socialista, Unidad Popular Venezolana, etc. Le Parti communiste du Venezuela (PCV) n’a pas intégré le PSUV, mais il soutient la plupart de ses options et a signé avec lui un accord électoral.

[3] Une loi organique complète la Constitution et précise l’organisation des pouvoirs publics. Dans la hiérarchie des lois, elle se situe au-dessous de la Constitution, mais au-dessus des lois ordinaires.

[4] Clarín, Buenos Aires, 25 juillet 2010.

[5] Cf. Maurice Lemoine, "En proie à l’insécurité, Caracas brûle-t-elle ?", Le Monde diplomatique, Paris, août 2010.

[6] Ignacio Ramonet, "Le Venezuela, vers la guerre sociale ?", Le Monde diplomatique, juillet 1995.

[7] Ils "oublient" également de signaler que, au Honduras, par exemple, pendant le premier semestre de cette année, neuf journalistes ont été assassinés...

[8] www.abn.info.ve/node/12781

[9] http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/sp...

[10] www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php ?45387

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http://www.legrandsoir.info/La-bataille-Venezuela.html
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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 04:45
Segolene Royal Arcueil 18 septembre 2010 6.jpg

Wikipedia

 

 

Publié le 15 septembre 2010 par Franz Peultier

Le 12 septembre 2010, Ségolène Royal était l’invitée de l’émission « Dimanche Soir Politique » diffusée sur i-Télé (et visible sur Dailymotion). Une émission animée par Jean-François Achilli, chef du service politique de France Inter et Françoise Fressoz, chef du service politique du Monde, avec Jean-Jérôme Bertolus d’I-télé.

L’entretien sur la réforme des retraites avait commencé depuis une vingtaine de minutes quand Jean-Jérôme Bertolus veut lancer Ségolène Royal sur l’affaire Woerth-Bettencourt, avec cette question cruciale : Eric Woerth est-il toujours le bon interlocuteur pour les retraites ? Mais Ségolène Royal refuse de répondre…

- Ségolène Royal : « Je vais vous montrer quelque chose. Quand on recherche les raisons pour lesquelles la droite agit de cette façon et quand je dis que c’est pour avantager les assurances privées, les fonds de pensions et les banques privées qui attendent, tapies dans l’ombre, de mettre la main sur ce magot des retraites privées : tous les journaux financiers de cette semaine - vous m’entendez : tous les journaux financiers de cette semaine - ont commencé à sortir des publicités et des propagandes autour de l’accès... alors regardez … J’ai enlevé le titre parce que je ne veux pas lui faire de la publicité en plus.  »
- Jean-Jérôme Bertolus (étonné – ou consterné ? – par un tel « culot ») : «  Vous avez découpé le journal là…  »

Puis, de sorte que le téléspectateur soit bien pris à témoin : « On peut le voir à l’antenne ? ». Et l’on voit en effet que Ségolène Royal tient à la main un exemplaire de Challenge(s). Elle montre la couverture, dont elle a découpé le haut pour que le nom du journal ne soit plus visible. Sur la couverture, une photo du patron d’Axa, avec un gros titre : « Retraite ».


- Ségolène Royal : « Regardez, c’est Axa. Axa, grosse compagnie d’assurance privée. Le PDG d’Axa : ‘’Retraite : comment l’améliorer’’. C’est quand même étonnant. Il n’y aurait pas d’argent pour financer la retraite solidaire par répartition des Français, celle qui leur garantit une retraite à long terme ? Sans qu’il y ait des profits intermédiaires ? Et il y aurait de l’argent … »
- Jean-François Achilli tente de l’interrompre : « Mme Royal, on n’est peut-être pas là pour… »
- Ségolène Royal : « Attendez ! Et il y aurait de l’argent pour enrichir les banques, les assurances privées et les fonds de pensions ? ‘’Comment l’améliorer, les meilleurs placements à long terme, l’immobilier’’, d’ailleurs ça n’a pas tardé : on voit la spéculation… »
- Jean-François Achilli : « Madame Royal, je ne sais pas si nous sommes là pour découper… »
- Ségolène Royal : « Ça vous gêne ? »
- Jean-François Achilli : «  Voir un de nos confrères découpé franchement oui , ça me gêne , oui… »
- Ségolène Royal : « Ça vous gêne, ça vous gêne, ça vous gêne parce que c’est la vérité des choses. »
- Jean-François Achilli : « Oui ça me gêne. Pardon de vous dire ça, hein… »

Voici à quoi ressemble une tête gênée :




Quoi que l’on pense des positions et des propositions de Ségolène Royal, elle exerce son droit d’informer (sans publicité…) quand elle met en évidence que la presse financière relance son offensive en faveur des assurances privées. Mais ce n’est pas cette offensive qui est « gênante », et manifestement, « on n’est pas là » pour en parler.

Confirmation. Au moment où s’achève la séquence consacrée à la réforme des retraites, Jean-François Achilli n’est toujours pas remis de son émotion [1].

- Jean-François Achilli : « Nous allons changer si vous le permettez de sujet ; j’espère que vous ne découperez pas nos questions — c’est étonnant hein votre journal découpé, pardonnez-moi. »
- Ségolène Royal : « Mais pas du tout. Pourquoi ? Vous plaisantez ? »
- Jean-François Achilli : « Non je ne plaisante pas. »

On ne rigole pas sur France Inter !

Franz Peultier

Face à l’odieuse censure, rétablissons la vérité

 




http://www.acrimed.org/article3441.html
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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 21:15

liberte-parole.jpg

 

 

Le 13.9.10, Daniel Clairvaux publie sur son blog un article pour que Sakineh soit sauvée.

 

Je publie un commentaire, voici les réactions suscitées:

 

La vérité est en marche...
contre la tyrannie du politiquement correct !

Quelle vérité ? Celle de l'Occident assassin, prédateur, impéraliste, militaro-financier, semant partout misère, larmes, mort, violence, et bien sûr désinformation ? Celle du Nouvelobs qui supprime sans prévenir un blog rétablissant la vérité, celle de l'Empire anglo-saxon (un Empire qui broie la planète et qui prépare le choc de civilisations en diabolisant l'Islam pour mieux voler ses ressources, dominer le monde et masquer les vraies responsabilités - les siennes ?)

Quel politiquement correct ?

Effarant ! eva

Au fait, le cas de Sakineh est monté de toutes pièces par l'Occident, voir Thierry Meyssan sur son blog Voltairenet.org !

Ecrit par : eva R-sistons | 24.09.2010

Tiens, la grande journaliste stalino-islamophile qui vient cracher sa haine de l’Occident ! Comme pour tant d’autres, Meyssan , le copain de Faurisson, représente l’humanisme de la nouvelle société rêvée par cette haineuse !

Ecrit par : momo | 24.09.2010

 

 

 

Réponse d'eva :

 

 

J'aime mon prochain, et la vie, passionnément,

et donc je vomis l'Occident arrogant, militaro-financier, provoquant crises, pandémies, guerres préventives, permanentes, mondiales, bientôt nucléaires ! Et accaparant les Médias pour sa propagande ! Thierry Meyssan dit la vérité, le premier il a dévoilé l'imposture du 11/9, à laquelle la plupart des chefs d'Etat ont aujourd'hui souscrits, et 75% de la population !

Allons, Momo, continuons à défendre la non-lapidation d'une femme icône (tout en conduisant à la mort une handicapée mentale aux USA), et lapidons la terre entière, avec misère, casse sociale, destruction égoïste de la nature, guerres, transfert des moyens des peuples au profit des banquiers, pillage et vol des ressources, etc la liste des crimes est longue. Là je vas bientôt traiter des crimes de la CIA, qui défait les régimes démocratiques souverains et met à la place des tyrans corrompus, des despotes bradant les pays au service des multinationales ! Jolie société ! Ethique !!!! (je préfère la finance islamique, de notoriété publique éthique, elle ! Pour moi le souci de l'éthiqe est premier).

Ce n'est pas ici que je trouverai un écho favorable ! eva

Ecrit par : eva R-sistons | 24.09.2010

 

 

 

Commentaire suivant :

 

Eva,
Je suis un adversaire farouche de la peine de mort où elle se pratique. Je ne cultive pas moi une indignation sélective en raison d’une quelconque idéologie. Je suis un démocrate et tous les totalitarismes je les vomis. Ceux qui s’allient aux islamistes en espérant ainsi venir à bout d’une société ô combien imparfaite mais préférable à toutes les dictatures anticapitalistes sont les dignes héritiers de Staline, Mao ou de Pol Pot .

Ecrit par : momo | 24.09.2010

 

 

 

Ma réponse :

 

 

Momo,

bien faire la différence:

JE NE M'ALLIE PAS (je ne m'allie avec personne, je suis totalement indépendante...  je concilie et réconcilie TOUTES les influences, pas de parti-pris sauf défendre les + faibles, les + attaqués, les + pauvres)

JE CONTREBALANCE la Pensée Unique dominante, totalitaire !

Nuance !

eva

 

Ecrit par : eva R-sistons | 24.09.2010

Intervention de l'Administrateur du blog:

@Eva

Vos commentaires franchissent les limites de l'acceptable, celles d'un débat serein et respectueux.

De plus, vos références à Thierry Meyssan pour l'affaire Sakineh, à ce journaliste scandaleux qui nie la réalité des attentats du 11 septembre, ne peuvent que heurter les consciences.

Par ailleurs, je suis allé sur votre blog, et j'y ai vu un mode de raisonnement outrancier et souvent erroné, notamment sur la charia pratiquée en Iran.

Il n'y a pas que l'Occident qui est censé balayer devant sa porte. Evidemment, les régimes totalitaires ne le font jamais, mais déversent quand même leur haine farouche de la démocratie sur l'Occident haï, ce que vous faites.

En conséquence, vos commentaires ont été bannis, ainsi que votre IP.

Désolé, mais je suis le modérateur de mon blog.

Ecrit par : CLAIRVAUX | 24.09.2010

 

 

Une autre personne intervient, Leperse. Il a droit au même sort que moi. Vive la démocratie, la tolérance, le débat, le pluralisme d'idées !

 

 :

"@Leperse

Je n'oublie pas que vous avez été cause d'une polémique me concernant sur le blog d'Ana où vous êtes intervenu auprès de cette dernière pour me censurer. Ce qui a été fait.

La polémique était née du fait que vous prétendiez avoir remarqué moultes approximations sur mon site : je vous ai demandé de préciser lesquelles : vous ne l'avez jamais fait.

Et vous avez le culot, sans présenter vos excuses, de venir fienter sur mon blog.

Eh bien, vous aussi vous êtes banni, comme eva : décidément, c'est la journée du grand ménage : je n'aime pas l'hypocrisie.

Serviteur, monsieur."

 

 

Voici ma réponse, que je n'arrive pas à envoyer à D. Clairvaux, même pas à l' association de pécheurs de l'Aveyron,

 

Le 1er DECEMBRE 2002 réélections du bureau
VICE PRESIDENT : 
TRESORIER :
TRESORIER ADJOINT :
SECRETAIRE :
SECRETAIRE ADJOINT :
MEMBRES : (..) Daniel CLAIRVAUX

 

 

 

Donc, voici ma réponse, ici, en espérant qu'il en prendra connaissance:

 

 

Le Droit de réponse, vous connaissez ? Vous voulez être hors-la-loi ? Vous portez les pires accusations, alors qu'en tant que chrétienne évangélique j'ai de l'amour pour mon prochain, des accusations infondées, sans justification, et vous ne laissez pas la personne attaquée, insultée, répondre ?

Vous retirez tout, ou vous mettez tout.
Sinon, je me réserve le droit d'aller en justice.

De la haine ? dépasser les limites ?
Voilà mes commentaires:

J'aime mon prochain, et la vie, passionnément (.., voir plus haut)

Ecrit par : eva R-sistons | 24.09.2010

 

 

Momo,
bien faire la différence (..)

 

eva

(Commentaires posés)

Suite réponse à l'Administrateur de ce blog:

Ce qui vous dérange ? = Que je sois le porte-parole de la vérité qui vous dérange, car elle met en cause les machinations de l'Occident pour dominer le monde et ses ressources, quel que soit le prix payé par les peuples, pauvreté, guerres... C'est être humaniste que d'écrire cela ! Et au nom du plus grand mensonge de l'histoire, toutes les guerres prédatrices, impériales, sont justifiées auprès du public ! Votre vérité à vous, celle de la désinformation de l'Occident, est mensonge !

C'est bien la Pensée unique anglo-saxonne, pas de contradiction, pas de pluralisme, pas de démocratie réelle, je ferai d'ici la fin de l'année un article sur cela, j'y mettrai les échanges que nous avons eus, je suis très lue (je vais vers 700.000 visites rien que sur R-sistons à l'intolérable)

Si vous ne supprimez pas les attaques contre moi, OU si vous ne mettez pas ce droit de réponse, non seulement comme dit je me réserve le droit de porter l'affaire en justice, mais dès maintenant, je rends publique cet échange sur différents blogs.

Eva r-sistons à l'intolérance, à la tyrannie de la Pensée Unique totalitaire

NB Votre volonté est de nuire, pas de débattre comme moi. La haine et l'intolérance sont de votre côté ! Un seul point de vue doit prévaloir, pas celui du camp oppos

 

 

 

Comme je n'arrive pas à trouver une adresse où écrire à ce Monsieur, qui se protège, apparemment (Pourquoi ? Peur de quoi ?), j'écris ce post, en espérant que M. Clairvaux aura vent de ma réponse.

 

Eva R-sistons

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 02:27
Contre le délit d'informer

 



Juin 2010


Augustin Scalbert, journaliste
de Rue 89, est mis en examen dans l’affaire de la bande vidéo « off » de Nicolas Sarkozy
sur France 3.



Augustin Scalbert est aussi l’un
des membres du mouvement
Liberté d’Informer.




Il nous semble que le renvoi en justice d’Augustin Scalbert marque un pas supplémentaire vers l’intimidation permanente des journalistes impertinents.

Et on ne peut s’empêcher de faire une comparaison audacieuse (quoi que, pas tant que ça...) avec l’Italie de Berlusconi. Là bas, le Sénat va passer prochainement une loi qui criminaliserait la publication des écoutes judiciaires dans les journaux.

Pourquoi ? Peut être parce qu’il existe une écoute très embarrassante de Berlusconi où il téléphone à un responsable de chaine, menace, et lui demande la tête d’un journaliste qu’il n’aime pas. Ainsi va le pouvoir quand il n’est pas sérieusement équilibré par des dispositifs démocratiques. Et pouvoir sortir des bornes étroites de la « communication » en est un.

Nicolas Sarkozy avait promis d’inscrire le pays dans une plus grande modernité,
une « rupture », la « réforme »... Or, en matière d’information indépendante,
la France est en train de subir recul après recul. Elle s’éloigne de la sphère
des démocraties du Nord qui protègent les contre-pouvoirs citoyens.

Pour nous la mise en examen d’Augustin Scalbert n’est qu’un épisode de plus
dans le feuilleton. Désormais ce ne sont plus seulement des documents qui sont classés secret défense mais des lieux de la république qui deviennent inaccessibles à la justice (et a fortiori aux citoyens).

En matière d’information journalistique, la nomination par la présidence
de la République des patrons de l’audiovisuel public remettent en cause l’indépendance éditoriale d’un service qui devrait être foncièrement au service
du public. Car rappelons le, le seul « actionnaire » réel du service public,
c’est le public qui paye de sa poche pour une information qui ne soit pas suspecte de propagande. Enfin, il faut rappeler la dimension orwellienne de l’histoire.

Car après tout, c’est sous Nicolas Sarkozy que le parlement a voté (à son initiative) une loi sur la protection du secret des sources. Or Augustin a invoqué la protection de ses sources pour ne pas dénoncer qui lui avait transmis le document vidéo. Augustin a du tomber dans les exceptions prévues par une loi soi disant visant à élargir nos libertés, car le voilà mis en examen pour recel, risquant trois ans
de prison et plusieurs centaines de milliers d’euros d’amende.
Tout ça pour une petite coulisse sans gravité.

Rappelons le, Liberté d’Informer milite pour un accès plus libre des citoyens
aux documents administratifs, une déclassification plus large des documents rendus « secret défense » par abus de pouvoir. On l’ignore bien souvent mais aux Etats Unis, par exemple, on peut exiger des documents sensibles à la CIA ou au FBI. Le refus de transmission doit être sérieusement motivé.

L’ONG européenne, « Access Info » a réalisé une étude sur divers pays en ce qui concerne l’accès à l’information. Nous sommes au niveau de la Turquie. En France, le « secret défense » est utilisé pour barrer la route aux juges d’instruction lorsque leurs enquêtes pourraient mettre à jour des histoires financières gênantes pour certains réseaux politiques. C’est ce qui s’est passé dans l’affaire des frégates de Taiwan, d’après le juge Renaud Van Ruymbeke.

 














Pétition en ligne
déjà plus de 6.000 signataires

 

http://premiereslignes.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/06/28/contre-le-delit-d-informer.html

 

 

 

Les deux journalistes otages en Afghanistan:

 

 

A mon avis, Sarkozy ne s'empresse pas pour les faire libérer.

La presse d'investigation le gêne.

C'est un moyen, pour lui, sans doute, de dissuader les journalistes trop curieux... Opinion personnelle !

Eva R-sistons

 

 

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 02:24
Que le blog de Paul Moreira:
Photo
De l’art du bidonnage en général et de la science de la propagande en particulier (et vice-versa)

Dans ce métier particulier qui s’appelle le journalisme, avancer une information choc sans être capable de la prouver, de la sourcer, de l’étayer par une déclaration, un rapport, un procès-verbal, quelques noms, des évènements, des dates, des lieux… c’est une faute.

Quand cette faute est commise par de jeunes journalistes enflammés, plus pressés de donner leur opinion que d’établir méticuleusement des faits, leur rédacteur en chef leur conseille, d’une voix bienveillante, d’enquêter un peu plus et de ramener une référence, un truc qui rende son affaire crédible. Et, bien sûr, on ne publie pas. Ou on ne diffuse pas.

Quand c’est porté par des vieux renards sur le retour, le cas de figure est différent. Il y a alors deux solutions.

Soit c’est du bidonnage pur et simple : on invente un truc plus ou moins gros pour « sexyfier » son papier (plus répandu qu'on le croit, malheureusement...).

Soit c’est de la propagande. On veut convaincre avec tant de brutalité qu’on imagine des faits, peut-être fondés sur une rumeur ou sur une véritable envie de croire. Peut être des déclarations qu'on a pas eu trop envie de vérifier.

La différence entre le bidonneur et le propagandiste, c’est l’intention politique. Le propagandiste a un agenda idéologique. Le bidonneur veut surtout faire avancer sa carrière.

Mais, voyons les choses en face : entre les deux, la frontière est parfois floue.

 

L’autre soir, dans l’émission de Durand, l’objet du scandale, sur France 2, j’ai vu une superbe œuvre de déconstruction journalistique appliquée par Frédéric Bonnaud au livre d’Eric Zemmour, présent sur le plateau et qui pourrait illustrer notre propos.

Zemmour, la star de la droite extrême "identitaire" a écrit un livre intitulé "Mélancolie Française". Enorme surface médiatique pour un "essai" de plus sur le déclin de la France soumis aux hordes mahometanes. Normalement, ça fait de la mousse idéologique à pas cher, on rompt des lances en étant pour ou contre, sans vraiment s'occuper du réel.

Le talent et la rigueur de Bonnaud : avoir traité le pamphlet de Zemmour en objet journalistique normal. Pouvant donc être soumis à vérification selon les règles de ce métier : une information = une source.

Bonnaud s’est mis à demander à Zemmour ce qui lui permettait d’écrire qu’en Seine Saint Denis, « nombre de familles musulmanes interdisent à leurs enfants de parler le français, la langue du diable » ?

Le dialogue qui suit est un verbatim que vous pouvez aller vérifier ici à la 27 ème minute du débat :

- Bonnaud : D’où vous sortez ça ?

-Zemmour : Mais de rapports, de mes lectures…

-Bonnaud : Mais quels rapports ? D’où vous sortez ça ?

-Zemmour : Mais je sors ça… de choses… intéressantes… de choses… de policiers… de rapports… y’a même des articles de journaux… dans le monde… dont je sors ça, oui monsieur!… de témoins qui racontent ça dans leurs familles… »

 

Au bout de tout ce vasouillage, Eric Zemmour décontenancé finira par sortir l’argument de la Foi à Bonnaud : « Mais vous ne voulez pas voir… »

Zemmour Voit, donc… Au lieu de visions, on aurait préféré une note de bas de page qui renvoie à ces fameux articles du monde. Peut être existent-ils mais alors, pourquoi ne pas les citer ?... C’est ce qui différencie le travail d’historien ou de journaliste du propos de bistrot. Et dans ce cas précis, propos de bistrot avancé d’un électeur rural du Front National qui n'aurait jamais vu un arabe ailleurs qu'à la télé...

Dans les livres des journalistes d’enquête anglo-saxons que j’aime bien lire, chaque info un peu saillante est marquée par un renvoi à une référence, elle ressort dans un index. Il existe un appareil éditorial permettant de crédibiliser le travail du confrère. Des « fact checkers » qui passent vos écrits au crible. Les fact checkers vérifient chaque information que vous avancez. Ils passent des coups de fil et épurent tout ce qui n’est pas prouvable. Ce n’est pas une atteinte à la liberté d’expression. C’est la possibilité de fonder les opinions les plus radicales sur le béton armé des faits.

 

http://premiereslignes.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/03/13/de-l-art-du-bidonnage-en-general-et-de-la-science-de-la-prop.html

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:49
Le scandale Sakineh
Le Times de Londres avait initialement publié une fausse photographie de Sakineh Mohammadi-Ashtiani. Elle y apparaissait tête nue, ce qui est considéré comme indescent dans la culture iranienne. Une seconde photo, authentique cette fois a été ultérieurement diffusée. Elle y apparaît en tchador, un vêtement que les musulmanes portent à la mosquée et qu’environ un tiers des femmes portent dans la rue.
.

L’annonce d’autodafés de Coran par des pasteurs états-uniens à l’occasion du neuvième anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 a secoué le monde musulman. L’événement est ressenti différemment selon les cultures. Pour les Occidentaux, cette provocation doit être relativisée. Certes, il s’agit d’un livre que les musulmans considèrent comme sacré, mais, après tout, on ne fait que brûler du papier. A l’inverse, dans le monde musulman, on pense qu’en brûlant le Coran, on tente de couper les hommes de la parole divine et de leur dénier le salut. Il s’ensuit des réactions émotionnelles incontrôlables que les occidentaux perçoivent comme de l’hystérie religieuse. Jamais une telle chose pourrait survenir en Europe, et encore moins en France, pays formé par un siécle de laicité combattante. Et pourtant …
Mobilisation
Récemment, l’essayiste Bernard-Henri Levy [1] a alerté l’opinion publique sur le cas de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, une jeune femme qui aurait été condamnée en Iran à la lapidation pour adultère. Il a lancé une pétition sur internet pour faire pression sur les autorités iraniennes et leur demander de renoncer à cette barbarie.
En contact téléphonique régulier avec le fils de la victime qui réside à Tabriz (Iran), et avec son avocat, Javid Houstan Kian, qui vient de s’installer en France pour fuir le régime, M. Lévy n’a pas été avare de détails : la lapidation, dont la pratique aurait été interrompue par un moratoire, aurait reprise sous l’impulsion du président Ahmadinejad. Mme Mohammadi-Ashtiani, pourrait être exécutée à la fin du ramadan. Entre temps, le directeur de sa prison, furieux du tapage médiatique, lui aurait fait administrer 99 coups de fouet.
L’essayiste concentre ses attaques sur le mode d’exécution. Il écrit : « Pourquoi la lapidation  ? N’y a-t-il pas, en Iran, d’autres manières de donner la mort  ? Parce que c’est la plus abominable de toutes. Parce que cet attentat contre le visage, ce pilonnage de pierres sur un visage innocent et nu, ce raffinement de cruauté qui va jusqu’à codifier la taille des cailloux pour s’assurer que la victime souffre longtemps, sont un concentré rare d’inhumanité et de barbarie. Et parce qu’il y a, dans cette façon de détruire un visage, de faire exploser sa chair et de la réduire en un magma sanglant, parce qu’il y a dans ce geste de bombarder une face jusqu’à ce que bouillie s’ensuive, quelque chose de plus qu’une mise à mort. La lapidation n’est pas une peine de mort. La lapidation est plus qu’une peine de mort. La lapidation, c’est la liquidation d’une chair à qui l’on fait procès, en quelque sorte rétroactif, d’avoir été cette chair, juste cette chair  : la chair d’une jeune et belle femme, peut-être aimante, peut-être aimée, et ayant peut-être joui de ce bonheur d’être aimée et d’aimer. »
Le président Sarkozy a confirmé les informations de M. Lévy lors de la conférence annuelle des ambassadeurs de France [2]. A l’issue de son discours, il a déclaré que la condamnée était désormais « sous la responsabilité de la France ».
Rapidement, de nombreuses associations et personnalités se sont jointes à ce mouvement et plus de 140 000 signatures ont été réunies. Le Premier ministre François Fillon est venu sur le plateau du principal journal de la télévision publique pour manifester son émotion et sa solidarité avec Sakineh, « notre soeur à tous ». Tandis que l’ex-secrétaire d’Etat aux Droits de l’homme, Rama Yade, affirmait que la France faisait désormais de ce cas une « affaire personnelle ».
Mystification
Bien qu’ils n’en aient pas conscience, l’émotion des Français renvoie à la part religieuse de leur inconscient collectif. Qu’ils soient chrétiens ou non, ils ont été marqués par l’histoire de Jésus et de la femme adultère. Rappelons le mythe : les pharisiens, un groupe de juifs arrogants, essayent de placer Jésus en position difficile. Ils lui amènent une femme qui vient d’être prise en flagrant délit d’adultère. Selon la Loi de Moïse, elle devrait être lapidée, mais cette cruelle prescription est heureusement tombée en désuétude. Ils demandent donc à Jésus ce qu’il convient de faire. S’il préconise de la lapider, il paraîtra comme un fanatique, et s’il refuse de la sanctionner, il sera mis en accusation pour contestation de la Loi. Cependant, Jésus sauve la femme en leur répondant : « Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre ». Il renverse alors le dilemme : si les pharisiens la lapident, c’est qu’ils se prennent pour des purs, s’ils ne le font pas, ce sont eux qui violent la Loi. Et le texte de préciser : « Ils se retirèrent un à un, en commençant par les plus âgés ».
Ce mythe fonde dans la pensée occidentale la séparation entre loi religieuse et civile. La femme adultère a commis un péché vis-à-vis de Dieu et ne doit en rendre compte qu’à lui. Elle n’a pas commis de crime et ne peut être jugé par les hommes.
La lapidation annoncée de Sakineh est ressentie par les Français comme une terrible régression. La République islamique d’Iran doit être un régime religieux appliquant la Loi de Moïse revue par le Coran, la Sharia. Les mollahs doivent être des fanatiques phallocrates qui répriment les amours des femmes hors mariage et les maintiennent dans la soumission aux hommes. Aveuglés par leur propre obscurantisme, ils vont jusqu’à tuer et de la pire des manières.
Il s’agit bien ici d’hystérie religieuse collective car dans une telle affaire, le réflexe normal de tout un chacun aurait dû être de vérifier les imputations. Mais durant des semaines personne n’en a pris la peine.
Interrogations
Ayant à son tour signé cette pétition, le leader du Parti antisionniste, Dieudonné M’bala M’bala, de passage à Téhéran dans le cadre d’un projet cinématographique, a souhaité intercéder pour la condamnée. Il a demandé audience aux autorités compétentes et a été reçu par Ali Zadeh, vice-président du Conseil de la magistrature et porte-parole du ministère de la Justice.
L’entretien aura été un modèle du genre. M. Zadeh se demandant si son interlocuteur, humoriste de profession, ne se moquait pas de lui en lui rapportant ses craintes. Tandis que M. M’bala M’balase faisait répéter plusieurs fois les réponses à ses questions tant il avait du mal à croire avoir été manipulé à ce point.
Succédant à la dictature du Shah Reza Pahlevi, la République islamique s’est avant toute chose préoccupée de mettre fin à l’arbitraire et d’instaurer un état de droit le plus rigoureux possible. Pour ce qui concerne les crimes passibles des assises, le système judiciaire prévoit de longue date une possibilité d’appel. En tout état de cause, la Cour de cassation est automatiquement saisie pour vérifier la légalité de la procédure. Le système judiciaire offre donc des garanties bien supérieures à celles des juridictions françaises, et les erreurs y sont beaucoup moins fréquentes.
Cependant, les condamnations ont conservé une dureté particulière. Le pays applique notamment la peine de mort. Plutôt que de diminuer le quantum des peines, la République islamique a choisi d’en limiter l’application. Le pardon des victimes, ou de leurs familles, suffit à annuler l’exécution des peines. Du fait de cette disposition et de son usage massif, il n’existe pas de grâce présidentielle.
La peine capitale est souvent prononcée, mais très rarement appliquée. Le système judiciaire pose un délai d’environ cinq ans entre le prononcé du jugement et son exécution dans l’espoir que la famille de la victime accordera son pardon et que le condamné sera ainsi gracié et immédiatement libéré. Dans la pratique, les exécution concernent surtout les gros trafiquants de drogue, les terroristes et les assassins d’enfants. L’exécution est effectuée par pendaison en public.
On peut espérer que la Révolution islamique poursuivra son évolution et abolira prochainement la peine de mort.
Quoi qu’il en soit, la constitue iranienne reconnaît la séparation des pouvoirs. Le système judiciaire est indépendant et le président Ahmadinejad n’a rien à voir avec une décision de justice, quelle qu’elle soit.
Manipulations
Dans le cas Sakineh, toutes les informations diffusées par Bernard-Henry Lévy et confirmées par Nicolas Sarkozy sont fausses.
- 1. Cette dame n’a pas été jugée pour adultère, mais pour meurtre. Au demeurant, il n’est pas prononcé en Iran de condamnation pour adultère. Plutôt que d’abroger cette incrimination, la loi a stipulé des conditions d’établissement des faits qui ne peuvent être réunies. Il faut que quatre personnes en aient été témoins au même moment [3]
- 2. La République islamique ne reconnaît pas la Sharia, mais exclusivement la loi civile votée par les représentants du peuple au sein du Parlement.
- 3. Mme Mohammadi-Ashtiani a drogué son mari et l’a fait tuer durant son sommeil par son amant, Issa Tahéri. Elle et son complice ont été jugés en première et seconde instance. Les « amants diaboliques » ont été condamnés à mort en première et seconde instance. La Cour n’a pas établi de discrimination selon le sexe des accusés. Il est à noter que, dans l’acte d’accusation, le relation intime des meurtriers n’est pas évoquée, précisément parce qu’elle n’est pas prouvable en droit iranien, même si elle est rapportée comme certaine par des proches.
- 4. Le peine de mort est susceptible d’être exécutée par pendaison. La lapidation, qui était en vigueur sous le régime du Shah, et encore quelques années après son renversement, a été abolie par la Révolution islamique. Indigné par les assertions de Bernard-Henry Lévy et Nicolas Sarkozy, le vice-président du Conseil iranien de la magistrature a déclaré à Dieudonné M’bala M’bala qu’il mettait au défi ces personnalités sionistes de trouver un texte de loi iranien contemporain qui prévoit la lapidation.
- 5. Le jugement est actuellement examiné par la Cour de cassation qui doit vérifier la régularité de chaque détail de la procédure. Si celle-ci n’a pas été scrupuleusement respectée, le jugement sera annulé. Cette procédure d’examen est suspensive. Le jugement n’étant pas encore définitif, la prévenue bénéficie toujours de la présomption d’innocence et il n’a jamais été question de l’exécuter à la fin du Ramadan.
- 6. Me Javid Houstan Kian, qui est présenté comme l’avocat de Mme Mohammadi-Ashtiani, est un imposteur. Il est lié au fils de la prévenue, mais n’a jamais eu de mandat de cette dame et n’a jamais eu de contact avec elle. Il est membre des Moujahidines du Peuple, une organisation terroriste protégée par Israel et les néconservateurs [4].
- 7. Le fils de la prévenue vit normalement à Tabriz. Il peut s’exprimer sans entraves et téléphone fréquemment à M. Lévy pour maudire son pays, ce qui illustre le caractère libre et démocratique de son gouvernement.
En définitive, rien, absolument rien de la version Lévy-Sarkozy de l’histoire de Mme Sakineh Mohammadi-Ashtiani, n’est vrai. Peut-être Bernard-Henry Lévy a t-il relayé de bonne foi des imputations fausses qui servaient sa croisade anti-iranienne. Le président Nicolas Sarkozy ne peut invoquer quant à lui la négligence. Le service diplomatique français, le plus prestigieux du monde, lui a certainement adressé tous les rapports utiles. C’est donc délibérément qu’il a menti à l’opinion publique française, probablement pour justifier a posteriori les sanctions drastiques prises contre l’Iran au détriment notamment de l’économie française, pourtant déjà gravement blessée par sa politique.


Thierry Meyssan
Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).PS Notes

[1] Voir notre dossier Bernard-Henry Lévy, Réseau Voltaire
2] Discours à la conférence annuelle des ambassadeurs de France, par Nicolas Sarkozy, Réseau Voltaire, 25 août 2010.

[3] Sur le même type de désinformation, on lira Pour diaboliser l’Iran, « Rue 89 » confond crimes pédophiles et homosexualité, Réseau Voltaire, 13 juillet 2007.
[4] Voir notre dossier Les Mujahedin-e Khalq, Réseau Voltaire.


Dimanche 19 Septembre 2010


http://www.voltairenet.org/article166999.html http://www.voltairenet.org/article166999.html

 

http://www.alterinfo.net/Le-scandale-Sakineh_a49931.html

 

 

 

Hani Ramadan à propos de Sakineh et de la lapidation (vidéos)

Le philosophe et islamologue suisse Hani Ramadan était invité à l’émission Infrarouge de la Télévision suisse romande (TSR), mardi dernier, pour débattre au sujet de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, condamnée à mort par la justice iranienne pour complicité du meurtre de son mari. A propos du spectacle organisé autour de cette affaire, M. Ramadan a dénoncé une manipulation parmi d’autres qui ne vise qu’à diaboliser un peu plus l’Iran, de sorte à préparer le terrain, comme en Irak et en Afghanistan il y a quelques années, pour lancer une guerre contre ce pays.


 

Lors de ce débat, Hani Ramadan était principalement opposé à Madame Saïda Keller-Messahli, activiste laïque d’origine tunisienne, qui préside en Suisse le « Forum pour un islam progressiste » , et l’écrivain Marek Halter.


Hani Ramadan aura su, lors d’un vif échange, faire perdre la face à Marek Halter, en lui rappelant son militantisme en faveur de l’occupant sioniste en Palestine : « Marek Halter, vous nous demandez de signer une pétition pour cette affaire, par contre en ce qui concerne la flottille de la liberté, vous et votre camarade Bernard-Henry Lévy-Botul, vous n’avez rien fait. Pas de pétition pour Gaza alors qu’on y tue des enfants avec du phosphore blanc. Où êtes-vous M. Marek Malter pour ceux-là ? » a lancé le directeur du Centre islamique de Genève, avant d’enfoncer le clou : « Vous êtes un sioniste et vous défendez l’État criminel d’Israël et les assassins de Tsahal. Vous et Bernard-Henry Lévy ! »

Mecanopolis

L’émission complète en trois parties 

 

 

 

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http://www.mecanopolis.org/?p=19637&type=1

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:47

Retraites : assez de faux débats sur France télévisions (SNJ-CGT)
Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT, avant de revenir plus longuement sur cette émission « À vous de juger », diffusée le Jeudi 9 septembre à 20h35 en direct (Acrimed)
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« À vous de juger » sur France 2 devait permettre selon la chaîne de faire comprendre la réforme des retraites ! Il est vrai qu’avec Fillon, Thibault et Chérèque cela aurait pu être possible. Mais le « débat » était faussé dès le départ. Aucune confrontation, le Premier Ministre intervenant à 20h30, les deux secrétaires généraux de la CGT et de la CFDT à 22h20 !
Nous avons assisté à une véritable opération de communication du Gouvernement pendant plus d’une heure avec deux journalistes servant la soupe.
Il est vrai que l’un d’entre eux (pourquoi était-il là ?) s’illustre depuis des années dans les journaux destinées aux entreprises et aux néolibéraux . D’où ces questions « pertinentes » : «  votre métier de Premier Ministre c’est la pénibilité » ; ou encore :« la situation n’est-elle pas plus grave que ce que vous en dites ? », question permettant à François Fillon de répliquer « On est raisonnables ! » N’y-a-t-il pas assez de journalistes à France 2 pour inviter ce type d’intervieweur ?

Etalage de concepts techniques destinée à montrer que le Gouvernement maîtrise une situation que le téléspectateur ne peut comprendre : « COR, Fond de réserve, prélèvement obligatoire, décote, pénalités, prélèvements, effet de seuil, assiette….. »
Autrement dit, notre réforme est inéluctable ! La démographie, les Allemands, la crise…

Une flopée de contre-vérités même pas relevées par ses interlocuteurs : « C’est la réforme ou la réduction des pensions ; les prélèvements sont très élevés sur les entreprises ; 4 milliards demandés aux entreprises ; augmentation de la fiscalité sur les français les plus aisés ; le gouvernement est ouvert ; il y a le débat parlementaire ; on va taxer les stock-options ; taxer les riches, encore faut-il qu’il y en ait ; des mesures qui améliorent le sort des femmes ; aucun pays ne s’est autant engagé sur la pénibilité ; on travaille sur le rachat de trimestres ; Woerth n’a rien à se reprocher….. » Et tout cela sans susciter de réaction.

Non, vous ne saurez pas que les salariés vont assumer 85% de l’effort, que les précaires, les femmes, les jeunes vont trinquer ; que d’autres financements sont possibles ; que le problème c’est la perte d’emplois notamment industriels, que les patrons n’investissent plus mais spéculent à la bourse sans être taxés, que l’espérance de vie d’un ouvrier est inférieure de 7 ans à celle des cadres…..
Il est vrai que les journalistes n’ont cessé de s’excuser : « Je ne voudrais pas être désagréable avec vous » ; « Jean vous a demandé de façon un peu brutale » ; « je ne peux pas ne pas vous poser la question »… Une vraie interview mode ORTF !

Et rebelote avec Ségolène Royal pendant 40 minutes.

- La journaliste : « C’est la droite qui a réformé les retraites et pourtant c’était nécessaire » ; Vous ne croyez pas que la réforme va sauver notre régime de retraite » ; « on vit plus longtemps, il faut cotiser plus longtemps » ; « le cancer de la plève ça sera surement reconnu s’il va voir un médecin, le Premier Ministre a assuré que ce sera pris en compte » ; « taxer les riches, c’est le miracle, c’est archaïque » ; « le gouvernement a amélioré la pénibilité » ; « Woerth a eu quelques oublis  » ( !!!).
_ - L’expert en entreprises en rajoute : « Les stock-options c’est pas une masse de français » ; « Fillon intègre la pénibilité dans la réforme » ; « je ne suis pas sûr que 2/3 des plus de 55 ans au chômage aient été licenciés » ; « le ministre a quand même beaucoup reçu les syndicats, non ? » ; « si vous voulez plus de dialogue il ne faut pas toujours soupçonner le Medef de vouloir voler les français ; le Medef fait du travail convenable »….

Insert tableau-économique : on compare les montants des retraites en Europe entre pays dont le coût de la vie n’est pas comparable et les durées de cotisations en se trompant sur les chiffres ( !), et la journaliste ose affirmer : « le niveau des retraites en France est assez élevé : 1600 euros pour les hommes, 900 pour les femmes » ! Merci pour eux !
Il faudra attendre les 25 petites minutes accordées à Thibault et Chérèque pour avoir quelques idées des contre-vérités déballées, après avoir visionné 25 secondes d’images non-signifiantes des 2 millions 500 mille manifestants.
Cerise sur la gâteau en fin d’émission, la journaliste du « Point » se moque de Royal, parle de syndicats « résignés, de mobilisation décroissante, d’une opinion qui a compris, pas de contre-projet, il faut voter mais pas avec ses pieds, d’éventualité d’un mort ( !!!).
Puis 20 minutes de politique fiction sur les scénarii possibles pour les présidentielles et de spéculation sur le futur Premier Ministre et sous-ministres, avec en prime la présentation des unes de L’Express et du Point… qui ne titrent pas sur la mobilisation.

Encore une fois le service public n’aura pas accompli sa mission. Que vont faire le PDG et le Directeur des Rédactions nous affirmant voilà quelques jours que l’information et les magazines devaient-être de qualité, citoyens et aider les téléspectateurs à comprendre les enjeux de société ? Proposer d’autres émissions comme l’a demandé Bernard Thibault ?

Paris le 11 septembre 2010


Vendredi 17 Septembre 2010


http://www.acrimed.org/article3440.html http://www.acrimed.org/article3440.html

 

http://www.alterinfo.net/Retraites-assez-de-faux-debats-sur-France-televisions-SNJ-CGT_a49954.html

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:43

L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran (Ahmadinjead)

L’amour et la pureté, voilà la bombe atomique d’Iran (Ahmadinjead)

« Les Occidentaux sont plus que quiconque conscients que nous ne voulons nullement la bombe atomique et que nous en disposons même pas. Nous n’avons pas besoin de la bombe H, puisque là où elle est véhiculée, notre culture, elle imprègne tout ; la bombe atomique de l’Iran est l’amour et la pureté, auxquels rien ne peut résister. », a affirmé le Président Ahmadinejad, en allusion à la campagne de désinformation des Occidentaux à propos du programme nucléaire civil iranien.

C’était dimanche soir 19 septembre, à New York, que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad l’a déclaré devant les Iraniens résidant aux Etats-Unis. « Presque tout le monde est conscient aujourd’hui que deux courants, deux cultures, deux puissances et deux pays pèsent tout leur poids sur l’échiquier international : l’Iran et les Etats-Unis d’Amérique ; le genre d’interaction de ces deux puissances déterminera le sort du monde. Un de ces pays qu’est l’Amérique a son propre courant idéologique, culturel ainsi que son propre rhétorique politique ; il fait maintenant quelques décennies qu’elle s’impose sur la scène mondiale et qu’elle est sans rivale dans l’univers capitaliste, elle cristallise à elle seule toute la pensée occidentale. Aux antipodes de cette culture, se trouve l’Iran, qui est une culture, une conduite, une histoire et une civilisation, occupant une place élevée dans l’esprit des nations et des penseurs. », a expliqué le président Ahmadinejad.
Dans l’optique du Président, la culture et la pensée américaines sont par essence hégémoniques, voulant coûte que coûte faire main basse sur les capitaux et les ressources des autres. « Vous avez constaté vous-même ce qui s’est passé, au nom de la démocratie et la paix dans ce pays, combien de gens innocents y ont été décimés. Dès qu’ils [les Américains, ndtr] ont débarqué en Afghanistan, ils ont transféré les documents du pays notamment les études que les soviétiques avaient effectué sur les mines afghanes et ils les ont identifiées. », a rappelé le Président Ahmadinejad pour qui le discours de force est profondément ancré dans la culture américaine ; cette vision accorde le droit au plus fort. Il y a trente ans que les Américains font cavalier seul dans l’arène internationale ; et vous pouvez constater le résultat de leur domination ; ce qui se passe en Afghanistan ou en Irak en est un exemple manifeste. Ils ont dit qu’ils voulaient offrir liberté et démocratie au peuple irakien, mais leur bilan à lui seul est bien éloquent : un nombre incommensurable de tués et de blessés, des infrastructures totalement détruits.
« Aux antipodes se trouve la culture, la pensée et la méthode de l’Iran, qui a la compétence de gérer le monde. Nombreux sont maintenant les hommes politiques qui s’interrogent sur l’histoire d’Iran et ses antécédents, qui sont curieux de mieux connaître la culture et la civilisation iraniennes. », a fait remarquer le Président. En référence aux figures de proue de la culture et de la civilisation iraniennes dont Abu Reyhan, Avicenne, Hafez, Saadi, Ferdowsi… le président a souligné : la nation iranienne a depuis les temps immémoriaux, été connue pour sa riche culture. Les Iraniens ont toujours été en quête de la paix, de l’amitié et de l’équité. Ils n’ont voulu que le bien d’autrui et ils n’ont jamais cherché à se poser en les maîtres du monde ou à piller les richesses des autres.
Le programme nucléaire iranien à vocation pacifique cible de la campagne de désinformation des Occidentaux était un autre axe du discours présidentiel. « Ils savent mieux que quiconque que nous ne cherchons pas la bombe atomique et que nous ne disposons pas de telles armes. Nous n’avons pas besoin de la bombe atomique ; notre bombe H, ce sont les Iraniens qui là où ils vont, ils influent au travers leur culture, sur le monde. Pureté et amour, voilà la bombe atomique de l’Iran, qui là où elle se rend, rien ne lui résiste, elle désamorce toute bombe atomique. », a réitéré le Président Ahmadinejad avant d’insister (dixit) « La tâche de la nation iranienne est lourde ».
« Le monde dans son actuelle situation, devra changer. Quant à l’Iran, il joue un rôle de premier plan dans ce changement-clé. », a assuré le président.


Mardi 21 Septembre 2010


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http://www.alterinfo.net/L-amour-et-la-purete-voila-la-bombe-atomique-d-Iran-Ahmadinjead_a50036.html

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:36

Publié le 20 septembre 2010 par Henri Maler, Olivier Poche


On le sait, la tâche des éditorialistes n’est pas, à la différence des journalistes de terrain, de « rendre compte », mais de prendre de la hauteur et, synthétisant les faits et les chiffres, de délivrer une analyse de la situation, ouvrant des perspectives, creusant des pistes, non sans parti pris, bien au contraire. Journalisme d’opinion, par conséquent, dont la diversité, nous dit-on, est un gage de démocratie.

Or qu’en est-il de cette diversité dans la presse quotidienne régionale, quand il n’existe, en général, qu’un seul quotidien par région et que les éditorialistes de la « P.Q.R. » valent bien, comme on pourra le vérifier à la fin de cet article, ceux de la presse parisienne que l’on dit « nationale » ? Pour ceux-ci comme pour ceux-là, rien n’est plus pressé que d’en finir avec le conflit, quitte à entériner la contre-réforme.

C’est ce que montre un passage en revue des éditoriaux de la presse régionale (du 6 au 9 septembre 2010).

Dès avant les manifestations du 7 septembre et, particulièrement la veille, se répandent des bouffées d’inquiétudes, comme celles-ci :
- « Avant d’abattre ses cartes, François Fillon attend de mesurer l’ampleur de la mobilisation dans la rue et les risques de prolongation. Le bulletin d’alerte est encore à l’orange. On verra mardi si le rouge s’impose. » (Hervé Favre, La Voix du Nord, 6 septembre)
- « ... Vraiment tous les ingrédients pour une rentrée brûlante !  » (Michel Lepinay, Paris Normandie, 6 septembre)


Mais avec quel enjeu ?

 

 

I. L’avenir de Nicolas Sarkozy et de son quinquennat

 

Pour la plupart de nos éditorialistes régionaux, le principal enjeu de cette mobilisation est... le sort du quinquennat sarkozien, la trace qu’il laissera dans l’histoire, l’image de Nicolas Sarkozy que conservera la mémoire collective… et, naturellement, ses chances de réélection en 2012 – puisque, comme le dit Philippe Waucampt, dans Le Républicain Lorrain du 6 septembre, la réforme des retraites, « la dernière avant la présidentielle [...] donnera le signal de la campagne  » !

Quelques exemples ?
- «  S’il sort sans dommages de cette journée, Nicolas Sarkozy pourra se targuer d’avoir fait taire tous les clivages dans son camp  » (La Montagne, Daniel Ruiz, 6 septembre).
- « Un coup de tonnerre suffit parfois à dégager le ciel. Pour Nicolas Sarkozy s’ouvre une semaine à hauts risques […]. Si le président passe sans trop d’encombres ce moment clé, il pourra, après avoir remanié le gouvernement, "ne plus faire que de la politique" en vue de 2012.  » (L’Est Républicain, Rémi Godeau, 6 septembre).
- «  Face à cela, Nicolas Sarkozy joue gros lui aussi […]. Il n’est donc pas question d’échouer sur cette réforme devant servir à fixer l’électorat de droite à l’orée de la mère de toutes les élections. D’autant que la crainte grandit dans la majorité d’un 21 avril à l’envers. Autrement dit d’un second tour confrontant le - ou la - candidat(e) socialiste à celui - ou celle - du Front National.  » (Le Républicain Lorrain, Philippe Waucampt, 6 septembre).
- « Nous y sommes. Cette rentrée 2010 est un moment clé du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et cette semaine qui s’ouvre en est la configuration la plus flagrante […] Le président de la République entend imprimer sa marque en mettant en place une réforme sur laquelle tous les gouvernements depuis des années se sont cassé les dents. S’il devait échouer, lui aussi, son électorat, déjà miné par le doute (...) lui en tiendrait fatalement rigueur. » (La Nouvelle République du Centre-Ouest, Hervé Cannet, 6 septembre).
- «  Le dossier des retraites est une superbe opportunité pour Nicolas Sarkozy de se refaire une santé en ressoudant sa majorité autour de sa fermeté. De décrocher le brevet de bravoure dont il rêve pour entamer la prochaine campagne présidentielle.  » (Ouest-France, Paul Burel, 8 septembre).
- «  Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, et s’attaquant ici au plus grand des totems de la gauche, joue ni plus ni moins sa crédibilité pour le reste du quinquennat et, peut-être même, pour un éventuel second mandat.  » (L’Est-Eclair, Patrick Planchenault, 8 septembre).
- « Toutefois, en montant en première ligne plutôt que de laisser François Fillon annoncer les dites mesures, Nicolas Sarkozy prend un risque. Celui de transformer les manifestations des prochaines semaines en référendum contre sa politique et sa personne. Or, l’adoption de cette réforme conditionne les chances de sa réélection. Elle sera en effet décisive car l’image de réformateur du chef de l’État est en jeu ». (Le Télégramme, Hubert Coudurier, 9 septembre).

Diagnostics de la situation ou témoignages de sollicitude ? Il est souvent difficile de trancher. En tout cas, la question de l’avenir de Nicolas Sarkozy se pose et peut être posée.

Mais que la plupart des éditoriaux l’agitent en tous sens comme le problème central du moment montre qu’à force de prendre de la hauteur, on finit par perdre de vue l’essentiel, du moins pour les grévistes et manifestants, et ceux qui les soutiennent : le contenu et les enjeux de la contre-réforme gouvernementale.

 

 

II. Une réforme inéluctable, des manifestations inutiles (bis)


Un sondage n’a-t-il pas « montré » que « les Français » étaient majoritairement opposés à cette réforme des retraites et favorables à la mobilisation, mais qu’ils estimaient que le gouvernement ne reculerait pas ? Les éditorialistes de France et de Navarre traduisent aussitôt qu’ils jugent « la réforme » inéluctable. Ce qu’ils avaient déjà décrété bien avant eux. Sans doute ont-ils fait preuve d’assez de pédagogie... Ainsi, Jacques Camus, dans La République du Centre du 6 septembre, fait ce constat à demi rassurant : « les derniers sondages montrent une adhésion très majoritaire des Français à la mobilisation, même s’ils savent la réforme inéluctable ». Ce que Philippe Waucampt, par exemple, s’empresse de confirmer, au lendemain des manifestations, dans Le Républicain Lorrain : « Et maintenant ? Il serait naïf de croire que le gouvernement va plier sur l’essentiel de sa réforme ».

D’une réforme inéluctable à des manifestations inutiles, il n’y a qu’un pas que nombre de nos commentateurs franchissent donc allègrement.

Dès le 6 septembre, dans L’Est Républicain, Rémi Godeau semblait dubitatif, car « il est bien difficile de savoir si ce 7 septembre tiendra du baroud d’honneur ou du début d’incendie social ». Mais il avait néanmoins quelques certitudes – il connaissait même les certitudes des autres : « le chef de l’État bénéficie d’un atout majeur : ses adversaires savent qu’il ne peut reculer. [...] Que plus de 2 millions de grévistes battent le pavé ne changera donc pas l’essentiel : en 2018, l’âge de départ à la retraite sera de 62 ans  ».

Et dès le lendemain de la manifestation Patrick Planchenault, dans L’Est-Eclair du 8 septembre confirme : « N’en déplaisent aux syndicats [...] - la mobilisation, même record, d’hier n’amènera pas le gouvernement à battre en retraite et ne remettra certainement pas les compteurs à 60 ans. Un. Parce que cette réforme est nécessaire et “inéluctable” comme l’admet, d’ailleurs, une majorité de Français, un brin résignés  » … Comme n’ont cessé de l’affirmer les prescripteurs d’opinion (Lire ici même et comme ils l’affirment encore : pour en avoir confirmation, suivre la note [1].

Et si vus de l’Est, les jeux sont faits, ils le sont aussi vus du Nord : « sur le parcours des manifestations à venir les bornes de 62 ans pour l’âge légal et de 67 ans pour l’accès à la retraite sans décote paraissent déjà scellées !  » (Hervé Favre, La Voix du Nord, 8 septembre). Et à l’Ouest, le rêve est devenu réalité : « Passer le pont de la réforme sous la mitraille syndicale, avec plus de deux millions de manifestants, ce n’est d’ailleurs plus un fantasme, c’est déjà une réalité. » (Paul Burel, Ouest-France, 8 septembre).

Ces prophéties auto-réalisatrices ne sont d’ailleurs pas l’apanage de la presse régionale : elles sont fort goûtées aussi à Paris. Gérard Carreyrou, au matin du 7, a consulté sa boule de cristal et dresse en avant-première, pour les heureux lecteurs de France-Soir, le bilan d’une journée de mobilisation qui n’a pas encore eu lieu : « Il y aura, annoncé bruyamment sur toutes les antennes par MM. Thibaud de la CGT, Chérèque de la CFDT et Mailly de Force ouvrière, non pas deux millions de manifestants, la fourchette basse décrétée unilatéralement par les états-majors syndicaux, mais plus : 2 millions et demi voire 3 millions de manifestants. Ce qui sera bien la preuve que c’est un extraordinaire succès, que la France est dans la rue, que le Président est dans les choux, que les adversaires de la réforme des retraites ont gagné. Gagné quoi ? Rien du tout, puisque la réforme enrichie des concessions annoncées pour le débat parlementaire sera votée dans les prochaines semaines par les deux assemblées et que l’âge de la retraite sera désormais de 62 ans avec retraite pleine à 67 ans . »

Sans doute le gouvernement n’a-t-il pas l’intention de « reculer ». Peut-être même va-t-il ne pas le faire. En le déclarant, il est en tout cas dans son rôle. Mais en le répétant sur tous les tons, nos grands analystes de la « P.Q.R. » endossent celui que leurs confrères de la « P.Q.N. » affectionnent tout autant : l’éditorialiste d’accompagnement.

 

 

III. Avis de recherche des concessions

 

Et si les éditorialistes accompagnent le gouvernement, c’est que le gouvernement mène une réforme dont ils avaient noté depuis longtemps l’urgence et la nécessité. Tous les moyens sont bons pour la défendre, plus ou moins directement. Et si les sondages semblent indiquer qu’elle est apparemment rejetée par une bonne majorité de Français, c’est simplement qu’«  une réforme des retraites est par définition impopulaire, soit qu’on allonge la durée de cotisation, soit qu’on réduise le montant des prestations, en France comme ailleurs », note subtilement l’éditorialiste du Journal de la Haute-Marne qui ne connaît que cette alternative (Patrice Chabanet, 6 septembre). « Un texte forcément douloureux  », répond « forcément » en l’écho l’éditorialiste des Dernières Nouvelles d’Alsace (Olivier Picard, le 6 septembre).

Le soutien au projet de contre-réforme peut s’afficher pratiquement sans fard, en répétant l’argumentaire gouvernemental. Ainsi dans L’Alsace (8 septembre), Patrick Fluckiger écrit : « C’est l’avenir même du système de retraites qui est en cause. Tous les pays qui ont adopté le principe de la répartition sont confrontés au même défi du déséquilibre démographique, et la plupart ont déjà rallongé la durée des carrières. La France ne pourra pas faire bande à part. » La seule originalité, toute relative, consiste ici à menacer les manifestants de « difficultés sociales accrues » dont ils seraient les premiers responsables (pour suivre le raisonnement, suivre la note [2]. Et pour défendre une réforme inéluctable, Nicolas Sarkozy « est condamné à poursuivre le bras de fer ». « Forcément »…

Et puisque les jeux sont faits, restent les « concessions » et la « négociation ».

Avant même que Sarkozy s’exprime, il ne reste rien d’autre à attendre que des concessions – que l’on espère ardemment :
- Comme Patrick Pépin, dans Nord Eclair (8 septembre) : «  Il en aurait fallu plus pour que l’Elysée reconsidère sa position. Cependant, il ne peut être sourd et aveugle face à ces salariés du public et du privé qui acceptent d’amputer leurs revenus d’une journée de travail pour faire grève et manifester. Il lui faut chercher maintenant, et sans tarder, des concessions pour ne pas alimenter le mouvement de contestation.  »
- Comme Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées (8 septembre) : « La marge de manœuvre de Sarkozy est petite. Il lui faut absolument, pour 2012, apparaître comme le vainqueur de cette bataille, il lui faut donner des gages aux agences de notation et maintenant il lui faut faire des concessions aux syndicats. Beaucoup plus qu’il ne l’avait initialement prévu.  »

Des « concessions » que l’on tient même pour acquises et qui, croit-on, devraient ouvrir (enfin ?) la voie à des « négociations » :
- Comme l’affirme Patrice Chabanet, dans Le Journal de la Haute-Marne (8 septembre) : « Dès ce matin, le chef de l’Etat fera une déclaration lors du Conseil des ministres. […] Il confirmera sans doute, comme l’a fait Eric Woerth, que la porte reste ouverte pour des négociations sur la pénibilité et les longues carrières. »
- Ou Jacques Guyon dans La Charente Libre (8 septembre) : « Même si les syndicats ont tenu leur pari et qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot, le gouvernement a réussi hier à passer un cap risqué. Et le voici désormais prêt à faire des concessions. Pas évidemment sur l’essentiel. Mais sur quelques points qui sont loin d’être accessoires comme les carrières longues ou la pénibilité. Depuis hier, on sait de chaque côté, qu’il reste du grain à moudre.  » [3]

Les aménagements mineurs (et prévus de longue date pour faire mine de répondre à la mobilisation) se sont ainsi miraculeusement transformés en « concessions » qui ouvrent la porte à des « négociations ».

 

 

IV. Que la paix sociale soit avec nous !

 

Dès lors retentissent de vibrants appels à l’apaisement et au dialogue.

- Les uns rêvent, comme Patrick Pépin, dans Nord Eclair du 9 septembre : « Un effort mieux réparti, un débat sans arrière-pensées et qui laisserait du temps au temps serait de nature à calmer la confrontation. Ce sera difficile, tant l’affaire est lancée comme une partie de bras de fer. »
- D’autres s’alarment, comme François Martin (Le Midi Libre, 9 septembre) : « Comment arriver à un compromis acceptable pour les deux partis ? Encore une fois, notre bon vieux pays joue avec le feu : l’affrontement en guise de dialogue social. Sacrée habitude qui s’installe à chaque soubresaut. N’empêche ! Exécutif et syndicats sont dans le même bateau. Faire vite. Avant que le malaise social ne se radicalise. Un embrasement reste possible tant la France a peur de son ombre. Et de son avenir. L’apaisement, donc, plutôt que l’affrontement.  »

Et nombre de nos effarouchés s’indignent de cette (mauvaise) « habitude qui s’installe à chaque soubresaut »,
- Comme Rémi Godeau, dans L’Est Républicain : « La justice des mesures sera au cœur du débat. Un sujet explosif dans un pays – exception européenne - allergique au consensus. Même lorsque se règle la survie de notre régime par répartition.  »
- Comme Patrice Guillier, étincelant de mépris, dans Le Courrier de l’Ouest (8 septembre) : « Une dramaturgie très française. Régulièrement ce pays, où les slogans fermentent aussi facilement que les fromages, se convoque lui-même en une sombre liesse protestataire. Hier était bien l’une de ces journées culminantes. Mais un gros coup de tonnerre ne résume pas l’orage à lui seul. Et une cohorte interminable de quelque 2,5 millions de manifestants ne clarifie pas tout une bonne fois. Ce serait trop simple. »
- Comme Patrick Fluckiger dans L’Alsace (9 septembre) : « En fixant la barre à un niveau irréaliste, ils [Les syndicats] prennent le risque de transformer leur succès dans la rue en défaite finale. […] Chacun réclame un dialogue social de qualité, mais tous les prétextes sont bons pour le saboter. Résultat : personne ne sait comment sortir du blocage. Dans d’autres pays aussi, les salariés se mobilisent pour défendre leurs droits.  » Et après l’exemplaire exemple allemand, cette sentence : « En France, on préfère rester dans le conflit. C’est beaucoup plus cher, mais tellement plus romantique.  »

Jacques Camus, dans La République du Centre, se « mobilise », lui aussi, pour appeler à l’apaisement.
- Le 8 septembre, il se pose en arbitre « Reste pour les syndicats à gérer le succès d’hier en poussant leur avantage sans s’abandonner à un “aventurisme” qui rebuterait la base. […] C’est donc à Nicolas Sarkozy de reprendre le main et de dire à quels amendements il consent pour calmer l’ardeur retrouvée des syndicats et combattre ce “mécontentement sociétal” diffus qui a poussé hier beaucoup de manifestants dans les rues. Au-delà du seul problème des retraites.  »
- Et le 9 septembre, les « amendements » de Sarkozy étant officiellement connus, il entreprend de dissuader de pousser trop loin l’expression de ce « mécontentement sociétal » : « La tentation existe […] chez certains, notamment dans les transports, d’une grève reconductible qui plongerait le pays dans de graves difficultés. Pas sûr, malgré les imperfections de la réforme, que l’opinion approuve des mouvements conduits par ceux qui ont été les plus "ménagés" à travers leurs régimes spéciaux.  » « Les imperfections de la réforme » : n’est-ce pas joliment dit pour l’entériner ?

Signalons pour conclure que La Dépêche du Midi est l’un des très rares quotidiens régionaux (le seul de notre échantillon [4]), à épouser le point de vue des manifestants :
- Le 6 décembre, Jean-Claude Souléry, note judicieusement : « Les Français ne veulent pas de cette réforme des retraites. Les Français n’ont plus confiance en Nicolas Sarkozy. […] Dès lors, les cortèges de mardi prendront valeur d’un ’non’ tonitruant à une politique dite de réforme - le mot “réforme” signifiant pour beaucoup une variété ’light’ de la régression sociale. […] Dès juillet, Nicolas Sarkozy admettait que la mobilisation syndicale serait puissante, mais ajoutait néanmoins qu’il ne reculerait pas d’un pouce. Autant dire que nous sommes bel et bien à la veille d’une épreuve de force. »
- Et le 9 septembre le même éditorialiste traduit ainsi, le 9 septembre, l’attitude du gouvernement : « Autrement dit : manifestez, manifestez ! - moi, je trace ma réforme. » Et de poursuivre : « Peu importe que cette réforme des retraites soit rejetée par la grande majorité des Français, peu importe que, mardi, les syndicats aient clairement remporté la bataille de la rue, au final le chef de l’État en personne vient de réaffirmer hier ce qu’il avait déjà martelé à chaque occasion : on corrige la copie à la marge, on gomme une virgule, mais, qu’on se le dise, pas question de reculer sur l’essentiel ! »

***

Comme le note avec justesse l’éditorialiste de l’Est Républicain, au lendemain de la manifestation : « Ainsi la rue a parlé. Mais qu’a-t-elle dit au juste ? Dans une partition très française, les ventriloques de tous bords ont livré leur version du “message” des manifestants. » Savoureux mélange de lucidité et d’aveuglement, car le même poursuit ainsi : « Les Français ont été bien plus nombreux à faire entendre leur opposition à la retraite à 62 ans. La France réclame-t-elle pour autant un retrait pur et simple du projet ? À voir. » Et de fait, les ventriloques de la presse régionale, de quelque « bord » qu’ils soient, ont livré à de rares exceptions et nuances près une « version » singulièrement monocolore du « message » des manifestants, expurgée de l’essentiel de son contenu politique, et globalement favorable, directement ou plus insidieusement, aux principales dispositions de la contre-réforme gouvernementale.


Soit. Mais, heureusement pour le pluralisme, la presse parisienne nationale sait rééquilibrer les choses. La preuve ? Il y a L’Humanité, par exemple, pour porter une autre voix et une autre analyse, comme celle que propose Jean-Emmanuel Ducoin le 7 septembre : « La France des luttes, celle qui ne se résout jamais à la domination de puissants, a rendez-vous avec son destin, cette semaine, et plus particulièrement ce mardi 7 septembre, jour de grandes mobilisations partout dans le pays pour refuser le projet gouvernemental de démantèlement de nos retraites. L’enjeu enjambe de loin le strict cadre d’une nouvelle journée d’action. N’ayons pas peur des mots, notre avenir commun est en cause. Un choix de civilisation. »

...Mais c’est le seul exemple. Qu’ils soutiennent ouvertement la contre-réforme (Le Figaro), qu’ils défendent ses principales dispositions (Le Monde) ou qu’ils les entérinent à mot couvert (La Croix, Libération), les éditorialistes des principaux journaux de la presse nationale nous offrent toutes les nuances d’une même couleur.

- Le Figaro – c’est sans surprise – soutient Nicolas Sarkozy et son électorat dans lequel on peut compter la majeure partie du lectorat du Figaro. Dès le 6 septembre, Paul-Henri du Limbert fixe le cap :

« Si cette semaine est décisive, c’est parce que Nicolas Sarkozy, s’attaquant au plus grand des totems de la gauche, s’attaque aussi au symbole d’une époque révolue où les gouvernements étaient persuadés que l’on pouvait dépenser sans compter. Sur ce dossier comme sur d’autres, c’est comme si le chef de l’État sifflait la fin d’une ’récréation’ qui aura tout de même duré une trentaine d’années. […] Nicolas Sarkozy peut faire de cette bataille le premier chapitre de la reconquête. Ses électeurs de 2007 lui réclament simplement de tenir bon. C’est un exercice qu’il connaît bien. »

- Dans Le Monde, Eric Fottorino, (9 septembre) se penche sur « Les Français et la peur de l’avenir ». C’est le titre. Et c’est ce qu’« on pouvait percevoir […] dans les cris et les protestations du million et demi - au moins - de personnes descendues dans la rue ». Après une brève litanie sur « les inquiétudes très concrètes  » des manifestants, Eric Fottorino, perspicace, en relève quelques autres (« C’est précisément la question de l’emploi qui enlève aux Français toute vision sereine de l’avenir  », « Le passage du témoin de la prospérité d’une génération à l’autre n’est plus assuré  »), avant de prendre nettement position : « Sur le fond, pourtant, repousser l’âge légal du départ à la retraite est une nécessité largement admise. Sauf à entretenir un mensonge général sur la capacité de l’Etat à financer le système, il faut bien regarder les réalités en face. » Regarder la réalité en face, pour Le Monde, c’est entériner la réforme Sarkozy…

- Dans La Croix, le 6 septembre, François Ernenwein prophétise ; « Nicolas Sarkozy voulait mener à bien cette réforme centrale pour son quinquennat et, selon toute vraisemblance, il y parviendra.  » Mais, le 8 septembre, au lendemain de la manifestation, le même « négocie » : « C’est donc dès maintenant que le gouvernement devra faire les ouvertures déjà annoncées. En laissant aux syndicats le plaisir d’annoncer ce qu’ils ont “arraché”. Ce compromis serait une conclusion acceptable pour une réforme que de nombreux manifestants d’hier savaient à la fois nécessaire et inéluctable.  »

- Et dans Libération, Laurent Joffrin affiche paisiblement ses désirs et prend ses désirs pour la réalité. Dès le 8 septembre, il écrit : « Confronté à la protestation, il [le gouvernement] affiche une attitude plus ouverte et parle même de négociation. Il reste à passer de la parole à l’acte. Même dans le cadre très contestable du projet, il existe une place pour les compromis. On peut atténuer l’injustice de la réforme, par exemple, en se penchant plus sérieusement sur le sort de ceux qui entament très tôt leur vie active ou encore en prenant en compte les carrières incomplètes. Mais pour cela, une seule manifestation ne suffira pas ».

Et le 9 septembre, il se réjouit : « Etrange négociation, sans discussions directes ni contacts à ciel ouvert. Mais négociation tout de même. Dès lors, il s’agit d’obtenir des concessions aussi substantielles que possible, mais néanmoins partielles et non le retrait du projet, demandé seulement par une minorité. Par des voies indirectes et bien françaises sous le couvert d’un langage qui reste rude, un syndicalisme de négociation se substitue progressivement au syndicalisme de protestation  ».

... Tandis que le journalisme d’opinion se réduit chaque jour davantage au journalisme d’« opinons »...

Henri Maler et Olivier Poche
- Illustration de Sébastien Marchal

Notes

[1] Tantôt c’est le gouvernement qui parie sur l’usure et la résignation :
- « Tout le pari repose ainsi sur la lecture que chacun fera de cette journée. Le président est convaincu que les Français grognent, mais admettent la nécessité de la réforme. » (Xavier Panon, La Montagne, 8 septembre). _ - « Son pari [celui du président] est qu’une majorité de Français s’est résignée à travailler plus longtemps, à condition d’avoir l’impression que l’effort est justement réparti. Et il veut croire que la répétition des manifestations et des grèves, avec les tracas qu’elles charrient, finira par lasser  » (Le Progrès de lyon, Francis Brochet, 8 septembre).
- «  Ce dernier[le gouvernement] compte sur l’usure de la contestation. Son projet n’est pas populaire, mais dans le même temps les Français plaident pour la réforme du régime des retraites. Un match serré, diraient les sportifs.  » (Patrice Chabanet, Le Journal de la Haute-Marne, 8 septembre).

Tantôt, c’est l’éditorialiste qui l’affirme, sans s’abriter derrière les « paris » du gouvernement :
- « Les Français, s’ils soutiennent majoritairement le mouvement de la rue, semblent s’être résignés à l’idée de la réforme. Sarkozy le sent. Le sait. Aussi, reste-t-il droit dans ses bottes. [...] pas question de toucher au report de l’âge légal, 62 ans désormais. Circulez, y’a rien à voir ! Le chef de l’État tient sa réforme clé. Comme les footeux, leur match de référence. Elle est primordiale dans son aventure présidentielle.  » (Midi Libre, François Martin, 8 septembre).

[2] «  Si Nicolas Sarkozy retirait sa réforme, son quinquennat exploserait en vol. Les dix-huit mois qu’il lui resterait à passer à l’Élysée seraient une longue litanie de sanctions européennes pour déficit excessif, de baisse de la note souveraine de la France par les agences de notation, peut-être de crise majeure de l’euro. Et, forcément, de difficultés sociales accrues…  »

[3] Mais dès le lendemain, le même ironisera à propos des aménagements mineurs proposés par Sarkozy « Autant de concessions arrachées par la rue ? Rideau de fumée ? En tout cas, à force d’exception et de dérogations dans les exceptions, on a le sentiment qu’on est en train de bâtir une véritable usine à gaz en multipliant les régimes spéciaux. Ironie de l’histoire sociale : hier ce sont les syndicats qui ont dit tout le mal qu’ils pensaient de ces régimes spéciaux.  » (La Charente Libre, 9 septembre).

[4] Qui s’appuie, pour l’essentiel, sur la revue de presse du nouvelobs.com.

 

http://www.acrimed.org/article3443.html

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:32
20/09/2010 19:25

PARIS (AFP) - La plainte du Monde sur la violation du secret des sources a été déposée


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Le Monde a déposé plainte pour violation du secret des sources comme il l'avait annoncé il y a une semaine après avoir fait état d'une enquête du contre-espionnage français sur un de ses journalistes travaillant sur l'affaire Woerth/Bettencourt, a indiqué lundi le quotidien.


 

Merci de lire la suite de la dépêche sur le site du journal

 

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=16009

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:30

Christian Poveda, photographe journaliste et réalisateur du documentaire "La Vida Loca", a été assassiné au Salvador en septembre 2009.

Depuis un an, l'interminable enquête de l'instruction ne cherche en fin de compte qu'a dissimuler l'entière vérité.
Qui ou plutôt Pour Qui et Pourquoi a-t-il été assassiné.

De nombreuses sources dont le syndicat des journalistes du Salvador mentionnent que l'on n'a pas recherché les véritables raisons et les responsables de ce meurtre.
Que l'on s'est contenté d'en faire porter l'entière responsabilité aux membres de la maras 18 que Christian avait côtoyés pendant plus d'un an durant le tournage de son documentaire.

Plus de 35 personnes inculpées, seulement sur des présomptions à charge, comme le témoignage d'un prisonnier ex-membre de la mara 18 "repenti" qui de sa prison aurait entendu, sans s'y avoir participé, que l'ordre de l'assassinat aurait été pris et organisé par des chefs de la mara 18 lors de deux réunions qui auraient eu lieu dans la prison.
Parmi les prévenus, il y a aussi un policier de l'unité 911 "anti-pandillas" qui aurait manipulé des membres de la mara 18, en leur faisant croire que Poveda sous couvert de faire un documentaire sur les maras était en fait un indicateur de police.
En résumé le bilan de cette instruction: une rafle des maras de la région du lieu le meurtre, on ajoute d'autres maras déjà en prison et un policier du bas de l'échelle.

Christian Poveda était gênant, car il remettait bruyamment en cause, la police, la justice, et derrière les réels bénéficiaires des profits (drogues, rackets, trafic d'armes, sociétés privés de sécurité) de cette délinquance violente.

Pour la remise en cause de l'enquête judiciaire sur le meurtre de Christain Poveda ( journaliste assassiné au Salvador le 02/09/2009)


Auteur : Chien Guevara - Source : http://forget.e-monsite.com/accueil.html...

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=16011

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 17:21

L'image de notre pays est ternie !

On nourrit le rejet de l'autre et les extrémismes,

on prépare le choc de civilisations et la guerre contre l'Iran,

car on ne cesse de donner une tribune à la propagande contre l'Islam !

Ci-joint une parution sur mon blog R-sistons,

mon post puis celui de Michel  Chossudovsky,

enfin voici ce que Pujadas vient de dire sur FR2 (eva):

 

islamophobie--banderole-j.jpg

 

 

Non à la diabolisation plus ou moins déguisée

de l'Islam, 3e grande religion monothéiste

Par eva R-sistons

 

 

Bonjour

 

J'étais en train de ferrailler sur un site évangélique "apocalyptique"  pour défendre l'Islam subtilement attaqué,  lorsque je reçois cet avis de parution d'un article sur la "sainte" croisade des Etats-Unis contre le monde musulman, à pic  pourrait-on dire, si l'on souhaite alimenter le débat et refuser le conditionnement permanent.

 

Actuellement, les Médias plus ou moins sionisés se sont emparés, avec délices et surtout opportunisme, de l'initiative d'un pasteur américain comme il y en a tant aujourd'hui, aux USA, à la sauce Bush, stupide, haineux, assoiffé de gloriole et surtout bien peu animé de l'amour authentiquement chrétien. Celui-ci veut brûler des Corans, il n'a rien trouvé de mieux pour sortir de l'anonymat. Et les Médias aux ordres des Anglo-Saxons et des Israéliens brûlant d'en découdre avec les Musulmans qui refusent de s'aligner sur leur modèle militaro-financier ultra-libéral et assassin, hégémonique et prédateur, et qui vivent sur des terres bien situées et riches en ressources convoitées, ces Médias, donc, relaient frénétiquement l'odieuse initiative du Pasteur en mal de notoriété pour s'en servir à des fins de diabolisation de l'Islam, encore et toujours, mais cette fois masquée, déguisée.

 

Tout est prétexte à taper sur les Arabes, les Musulmans, pour dresser l'opinion mondiale contre eux, et les préparer au choc de civilisations programmé par la Haute Finance et les Multinationales de mort. Encore aujourd'hui, la très sioniste chaîne FR2 s'est emparée de l'occasion, pour sans en avoir l'air attaquer les Musulmans, perfidement, sous tous les prétextes. Les Médias ne sont pas en reste, comme France24 d'Ockrent, la compagne du néoconservateur Kouchner, qui en soulignant le réveil de l'islamophobie aux Etats-Unis, espère bien réveiller celle des Européens, au passage, au cas où ils n'auraient pas été assez matraqués. Du joli boulot !

 

Quand comprendrons-nous qu'en diabolisant sans cesse les Musulmans, que l'on  assimile de plus en plus aux Islamistes, nous travaillons au choc de civilisations,  à la préparation des guerres futures planétaires, totales et nucléaires dont nous serons, aussi, d'une façon ou d'une autre, victimes ? Déjà, aujourd'hui, j'apprends que le Spécialiste, en France, de la lutte contre le terrorisme, a affirmé que la France était grandement menacée, par sa participation aux guerres de l'OTAN et par sa dénonciation des valeurs islamiques, par ses mesures contre le port de la burka, etc... Ceux qui sèment le vent, en effet, finissent tôt ou tard par récolter la tempête. Avec à la tête de notre pays un pouvoir inféodé aux grands stratèges du choc de civilisations, nous serons aux premières loges des attaques des résistants à l'occidentalisation forcée du monde.

 

Que pouvons-nous faire, à notre niveau ? Au moins refuser d'entrer dans le jeu de la diabolisation machiavélique de ceux qui refusent notre Ordre, ou plutôt nos désordres, informer nos concitoyens des manipulations qui les guettent, et surtout, le moment venu, résister à l'enrôlement pour les guerres au service des multinationales apatrides.

 

Déjouons les pièges de la communication, de la désinformation, de la propagande plus ou moins déguisée !

 

Votre eva R-sistons

 

TAGS: Choc de civilisations, Etats-Unis, ultra-libéralisme, Coran, Islam, musulman, Arabe, Bush, Israël, Anglo-Saxons, guerres, médias, chrétiens, FR2, France24, Ockrent, Kouchner, islamophobie, islamisme, OTAN, Européens, diabolisation, lutte anti-terroriste, France, burka, apatride, nucléaire...

 

Je viens de poster ce commentaire sur un forum:

Mais en posant cette question ("est-ce que l'Islam est une religion de paix"), tu fais le jeu de la Pensée unique occidentale nous préparant au choc de civilisations. La situation est aigüe, nous sommes peut-être au bord de l'attaque de l'Iran par l'Empire.
Ce qu'il faut voir, c'est que quand bien même ce ne serait pas une religion de paix, ils ne sont pas armés comme l'occident, ils n'ont pas ses moyens financiers, et ils ne sont pas dangereux comme lui. Ce ne sont pas les Musulmans qui bombardent partout. Quant à Al Quaïda, ce sont (dixit spécialiste du terrorisme en France) 2000 islamistes dans le monde. Ils effraient l'Occident ? Mieux vaut en rire, c'est un prétexte pour nous faire peur, pour nous faire accepter les guerres juteuses et les lois liberticides.
Cordialement, eva

 

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La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman

Michel Chossudovsky, 11.9.10

 

L’évolution de la doctrine de l’armée étasunienne a amorcé une transition critique. La « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) lancée contre Al-Qaïda dans la foulée du 11-Septembre se transforme en véritable « guerre de religion », en « sainte croisade » contre le monde musulman.

 

Le dogme de l’armée étasunienne et la propagande de guerre durant l’administration Bush ont été fondés sur la lutte contre le fondamentalisme islamique, non pas contre les musulmans. « Il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et l’Islam, mais […] d’une guerre contre le terrorisme. » Il faut distinguer les soi-disant « bons musulmans » des « mauvais musulmans » :

 

Le 11 septembre 2001, la poussière des tours jumelles effondrées à peine retombée, on s’est mis à chercher fébrilement des « musulmans modérés », des gens pouvant nous donner des réponses, qui se distancieraient de cette indignation et condamneraient ces actes violents d’« extrémistes musulmans », de « fondamentalistes islamiques » et d’« islamistes ». Deux catégories distinctes de musulmans ont rapidement émergé : les « bons » et les « mauvais », soit les « modérés », « libéraux » et les « laïques »¸ par opposition aux « fondamentalistes », aux « extrémistes » et aux « islamistes ».(Tariq Ramadan, Good Muslim, bad Muslim, New Statesman, 12 février 2010)

 

Dans la foulée du 11-Septembre, dans la plupart des pays occidentaux, la communauté musulmane était nettement sur la défensive. La division entre les « bons » et les « mauvais » musulmans était largement acceptée. Les attaques du 11 septembre, prétendument perpétrées par des musulmans, était non seulement condamnées, mais les communautés musulmanes appuyaient également l’invasion des États-Unis et de l’OTAN et l’occupation de l’Afghanistan, considérées comme une campagne légitime contre le fondamentalisme islamique.

 

L’objectif de Washington était d’inculquer un sentiment de culpabilité au sein de la communauté musulmane. Cette dernière a rarement admis que les attaques n’ont pas été incitées par des musulmans. La relation continue d’Al-Qaïda avec la CIA, son rôle à titre d’« élément actif du renseignement » depuis la guerre soviéto-afghane ne sont pas mentionnés. (Michel Chossudovsky, America's "War on Terrorism"  Global Research, Montreal, 2005)

 

Depuis le début des années 1980, Washington a clandestinement appuyé les factions les plus conservatrices et les plus fondamentalistes de l’Islam, surtout dans le but d’affaiblir les mouvements laïques, nationalistes et progressifs du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Connues et documentées, les missions fondamentalistes wahhabites et salafistes de l’Arabie Saoudite expédiées non seulement en Afghanistan, mais aussi dans les Balkans et dans les républiques musulmanes de l’ancienne Union Soviétique, ont été clandestinement appuyées par les services de renseignement des États-Unis. (Ibid.) Ce que l’on appelle « islam politique » est en grande partie une création de cet appareil de renseignement étasunien (avec le soutien du MI6 britannique et du Mossad israélien).

 

La mosquée

de Ground Zero

 

Des développements récents suggèrent un point de rupture, une transition de la « guerre au terrorisme » à la diabolisation catégorique des musulmans. Tout en soulignant la liberté de religion, l’administration Obama « appelle » à une guerre élargie contre l’Islam :

 

En tant que citoyen et président, je crois que les musulmans ont le droit de pratiquer leur religion comme n’importe qui dans ce pays […] Nous sommes aux États-Unis et notre engagement envers la liberté de religion doit être incontestable. (Cité dans  Obama Backs Ground Zero Mosque; Iranian Link Questioned, Israel National News, 15 août 2010)

 

Derrière l’écran de fumée politique, la distinction entre les « bons » et les « mauvais musulmans » est abandonnée. La proposition d’une mosquée à Ground Zero est prétendument financée par « l’État iranien, radical et voyou […] au moment où les États-Unis durcissent les sanctions contre le régime en riposte à son soutien au terrorisme et à ce que l’on soupçonne être un programme visant à fabriquer des armes nucléaires » ( Ground Zero mosque developers refuse to outright reject funding from Iranian president Mahmoud Ahmadinejad - NYPOST.com, August 19, 2010)

 



La vague de xénophobie déclenchée par la mosquée et le centre communautaire envisagés à Ground Zero a toute les apparences d’une PSYOP (opération psychologique), contribuant à fomenter la haine envers les musulmans dans le monde occidental.

 

Le but est d’inculquer la peur, de provoquer et d’exploiter le soutien inflexible des citoyens pour la prochaine étape de la « longue guerre » des États-Unis, laquelle consiste à lancer des attaques aériennes « humanitaires » contre la République islamique d’Iran, représentée dans les médias comme un souteneur du terrorisme.

 

Bien que « tous les musulmans ne soient pas des terroristes », les médias rapportent que toutes les attaques terroristes (planifiées ou réalisées) sont perpétrées par des musulmans.


Aux États-Unis, toute la communauté musulmane est ciblée. On décrit l’Islam comme une « religion de guerre ». On claironne que le projet de mosquée et de centre communautaire sont une « violation du caractère sacré de Ground Zero ».

 

[…] construire une mosquée à Ground Zero est offensant et irrespectueux pour la ville et les personnes mortes lors des attaques. Ce projet « crache au visage de tous ceux qui ont été assassinés le 11 septembre. (Plan to build mosque at Ground Zero angers New Yorkers ,National Post, 17 mai 2010)

 

« Terrorisme

d’origine intérieure »

 

Les arrestations de soi-disant « terroristes islamiques d’origine intérieure » fondées sur des accusations inventées, ainsi que leurs procès spectacles, occupent une fonction importante. Dans l’inconscient des Étasuniens, ils entretiennent l’illusion que les « terroristes islamiques » constituent non seulement une menace réelle, mais aussi que la communauté musulmane à laquelle ils appartiennent est largement favorable à leurs actions.

 

[D]e plus en plus, la menace ne provient pas des étrangers parlant un anglais approximatif et détenant des passeports douteux, elle est plus près de la maison. Elle réside dans les maisons en rangée urbaines, dans les sous-sols obscurs, partout où il y a un accès internet. Le terrorisme d’origine intérieure est la plus récente incarnation de la menace d’Al-Qaïda. (How terror came home to roost, Ottawa Citizen, 27 août 2010, article sur une prétendue attaque terroriste au Canada)

 

À l’heure actuelle, un mécanisme généralisé de diabolisation d’un groupe entier de population se déroule par un processus visant de manière sélective les musulmans aux tendances radicales (ou supposément associés à des « organisations terroristes »).


Les musulmans font de plus en plus l’objet de discrimination de routine et de profilage racial. Ils sont considérés comme une menace potentielle à la sécurité nationale. On dit de la menace qu’elle est « bien plus près de la maison », « dans votre voisinage ». Autrement dit, ce qui se déroule est une chasse aux sorcières sans réserve évoquant l’Inquisition espagnole.


Par ailleurs, on décrit Al-Qaïda comme une puissante organisation terroriste multinationale (possédant des armes de destruction massive), avec des filiales (soutenues clandestinement par les services de renseignement des États-Unis et de leurs alliés) dans de nombreux pays musulmans. Al-Qaïda se trouve (avec des acronymes équivalents) dans divers points chauds géopolitiques et dans des théâtres de guerre.


Al-Qaïda en Irak (AQI), Al-Qaïda dans la péninsule arabique (AQPA) (composé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite et du Djihad islamique du Yémen) Al-Qaïda en Asie du Sud-Est (Jamaah Islamiyah), l’organisation Al-Qaïda au Maghreb islamique, Al-Shabbaab en Somalie, le Djihad islamique égyptien, etc.

 

Les atrocités commises à l’endroit de plusieurs millions de musulmans en Irak et en Afghanistan ne sont jamais considérées comme des actes terroristes perpétrés par les forces d’occupation.

 

L’Inquisition

étatsunienne

 

Une « guerre de religion » se déploie dans le but de justifier une croisade militaire mondiale. Dans l’inconscient de bien des Étasuniens, la « sainte croisade » contre les musulmans  est justifiée. Le président a beau maintenir la liberté de religion, l’ordre social inquisitorial des États-Unis a institutionnalisé des tendances discriminatoires, préjudiciables et xénophobes envers les musulmans. Le profilage racial s’applique au voyage, au marché du travail, à l’accès à l’éducation, aux services sociaux et de manière plus générale à la mobilité et au statut sociaux.

 

En tant que concept idéologique, l’Inquisition des États-Unis est semblable à bien des égards à l’ordre social inquisitorial qui régnait en France et en Espagne au Moyen-âge. L’Inquisition, qui a débuté en France au 12e siècle, a servi à justifier des conquêtes et des interventions militaires. (Voir Michel Chossudovsky, Le 11 septembre et l'« Inquisition américaine », Mondialisation.ca, 11 septembre 2008).

 

Les arrestations, les procès et les sentences des prétendus « terroristes d’origine intérieure » (de la communauté musulmane aux États-Unis) suite à des accusations inventées perpétuent la légitimité de l’État de la Sécurité intérieure et de son appareil inquisitorial légal et d’application de la loi.

 

Une doctrine inquisitoriale bouleverse les réalités. Il s’agit d’un ordre social fondé sur des mensonges et des fabrications. Mais puisque ces mensonges émanent de la plus haute autorité politique et font partie d’un « consensus » largement admis, ils demeurent invariablement incontestés. Ceux qui contestent l’ordre inquisitorial ou s’opposent d’une quelconque manière à l’armée des États-Unis ou à leur programme de sécurité nationale sont étiquetés comme étant des « théoriciens de conspiration » ou de purs terroristes (tout est inversé, eva).

 

Outre le processus d’arrestations et de poursuites inquisitoriales qui surpasse l’Inquisition espagnole, un programme d’assassinat extrajudiciaire opportun approuvé par la Maison-Blanche a été mis en branle. Celui-ci permet aux forces spéciales étasuniennes de tuer des citoyens étasuniens et ceux soupçonnés d’être des terroristes d’origine intérieure. (Voir Chuck Norris, Obama's US Assassination Program? "A Shortlist of U.S. Citizens specifically Targeted for Killing"?, Global Research, 26 août 2010)

 

Le but est d’entretenir l’illusion que « les États-Unis sont attaqués » et que les musulmans  partout au pays sont complices et approuvent le « terrorisme islamique ».

 

La diabolisation des musulmans préserve le programme militaire mondial. Sous l’Inquisition des États-Unis, Washington possède un mandat sacré autoproclamé lui permettant d’anéantir l’Islam et de « propager la démocratie » dans le monde.


Nous faisons face à une acceptation totale et aveugle des structures de pouvoir et de l’autorité politique.

 

La sainte croisade des États-Unis contre le monde musulman est un véritable acte criminel à l’endroit de millions de personnes. Il s’agit d’une guerre de conquête économique.

Plus de 60 % des réserves mondiales de pétrole et de gaz naturel se trouve sur des terres musulmanes. « La bataille pour le pétrole » menée par l’alliance militaire des États-Unis, de l’OTAN et d’Israël requiert la diabolisation des habitants de ces pays détenant ces vastes réserves de pétrole et de gaz. (Voir Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Mondialisation.ca, 7 janvier 2007) 

 


Article original en anglais :  America's Holy Crusade against the Muslim World, publié le 30 août 2010.


Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).  

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21001   

 


 

Lire aussi :

 

Extrait : La tolérance Islamique ne se limite pas aux Peuples du Livre, mais s’étend
à tous ceux qui aiment la vérité avec foi, sincérité et droiture. Dieu
affirme dans le Saint Coran : «Ceux qui croient (dans le Coran) et ceux qui
observent (les Ecritures) des Juifs, des Chrétiens et des Sabéens, et ceux qui
croient en Dieu, et au Jour Dernier, et ceux qui agissent avec droiture, ils
recevront leur récompense de leur Seigneur, ils n’auront rien à craindre,
ils ne seront pas affligés.» Sourate 2, (La Vache), Verset 62.

 

 

Introduction de l'article: On constate depuis quelques temps une montée de l'islamophobie en occident. Paroles décomplexées, liberté d'insulte et de calomnie, l'Islam est aujourd'hui l'exutoire idéal sur lequel on peut tout dire et faire passer un racisme souvent peu avouable,et assez mal vu, pour de la liberté d'expression et de critique saine.
Toutefois que l'islamophobie n'est pas juste un sentiment ponctuel et une libre critique d'une religion, mais s'inscrit au contraire dans un processus de propagande bien organisé et bien huilé dont nous verrons les visées politiques.

 

 
Propagande contre l'Islam sur une chaîne publique:

FR2  13 septembre 2010:

 

 

Un fils de dirigeant du Hamas devenu espion pour le compte d'Israël,

Journal de 20 h, de David Pujadas, "Le Prince vert Palestinien",

"Histoire d'un traître ou d'un héros, question de point de vue".

 

Je cite:

 

"Il renie l'Islam à une époque où les attentats-suicides se multiplient, d'une grande violence", 

(NB Islam donc assimilé à attentats-suicides)

"Il pense que l'ISLAM  EST  DANGEREUX  POUR  l'OCCIDENT  ET  POUR  LES  MUSULMANS  EUX-MEMES,

les Musulmans sont en retard à cause... de l' Islam !"

 

Voilà comment on incite à la haine, au rejet, au racisme, au choc de civilisations, et comment on prépare les guerres futures notamment contre l'Iran, si juteuses pour l'Occident prédateur et dominateur, hégémonique.

 

Quand on connaît l'orientation politique de cette chaîne essentiellement aux mains des néo-sionistes,

on ne s'étonne plus de cette partialité absolument scandaleuse.

 

Eva R-sistons à l'intolérable


 


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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:32

 Djamelito   Lundi 13 Septembre 2010
La Vérité sur Hugo CHAVEZ  

 

La Vérité sur Hugo CHAVEZ


Face à la calomnie médiatique :

Les manipulations et l’acharnement contre le Venezuela qu’on voit tous les jours dans la boîte à caca (la télévision) c’est-à-dire par les Médias-Mensonges-Manipulateurs-Collabos tiennent simplement au fait que ce pays dérange les «forces du mal» c'est-à-dire l'empire impérialiste et capitaliste…

 
Si le gouvernement qu’il dirige fait l’objet de tant d’attaques et d’acharnements c’est uniquement à cause de l’expérience remarquable qui s’y déroule, soutenue par une large majorité des vénézuéliens. Cette expérience dérange tous ceux qui veulent perpétuer la spoliation de l’Amérique du Sud. En d’autres termes, c’est l’engagement et la vison du gouvernement du président Hugo Chavez en vers son peuple et ceux du Sud, pour un autre monde possible qui sont ici ciblés. Les faits suivants en témoignent :


- L’éradication de l’analphabétisme (« Mission Robinson »), au bout de deux ans avec la méthode cubaine « Yo, si puédo ».


- Permettre aux adultes de poursuivre gratuitement leurs études : « Mission Ribas », pour le secondaire. « Mission Sucre », pour l’Université.


- Au plan de la santé-médecine, « l’opération Miracle » a permis à des milliers de vénézuéliens démunis de bénéficier gratuitement d’une opération de la cataracte, avec l’assistance de la coopération médicale cubaine.


- L’octroi d’une pension de retraite à toutes les personnes âgées de 60 ans, anciens salariés ou non, grâce aux ressources tirées du pétrole.

 
- (...)

 
S’agissant du Sud, L’Accord Bolivarienne des Amériques, la Banque du Sud (ALBA), Télé Sud, Pétro Caraïbes, le Sommet Afrique/Amérique Latine ainsi que le Festival Culturel avec les Peuples d’Afrique, sont autant de réalisations auxquelles le Venezuela a grandement contribué, dans le cadre de la coopération Sud-Sud. Ce qui constitue une rupture avec cette veille coopération de type néocoloniale, « Nord-Sud ».

Voila les raisons, les motivations profondes qui donnent des sueurs froides aux gourous de la haute finance internationale des places boursières de Wall Street, de la City de Londres, Bonn, Tokyo et autres. Mais il ne fait aucun doute que le peuple et le gouvernement du Venezuela, viendront à bout de tous leurs ennemis et de toutes les forces réactionnaires…
 

C’est notre Devoir de soutenir Hugo Chavez ! Longue Vie à Hugo Chavez !

DJAMELITO

http://djamelitoinfo.blogspot.com


Lundi 13 Septembre 2010

 

 

 

______________________________________________________________________

 

 

 

Auteur : Théophraste R. - Source : Le Grand Soir

Dans le dénigrement systématique, le mensonge, la haine, contre la « révolution bolivarienne » au Venezuela et le président HUGO CHAVEZ, satanisé par Washington.... il est difficile de faire plus que le quotidien socialiste espagnol « El Pais » et notre champion de l’objectivité : « Le Monde » et son inimitable Pablo P.Paranagua.


On vote pour des législatives au Venezuela le 26 septembre. Depuis des mois, le matraquage médiatique annonçait Chavez battu : insécurité, pénuries, violence, trafic de drogue, risque de guerre avec la Colombie, censure... Le peuple en avait marre ! Et voilà que dans un édito du 28 août, « El Pais » devance le camouflet et le déshonneur...


Il écrit, dans un océan de mauvaise foi (risque de fraude, « croissante colonisation des médias pour faire obstacle à la campagne de l’opposition », etc.) que « l’appui populaire à Chavez est très large ».


Tiens, tiens, on le croyait politiquement moribond ! L’édito concède aussi « l’amélioration du niveau de vie de la plus grande partie de la population ». Peut-on en dire autant à propos de la France et de l’Espagne zapatériste ?


Chavez est vraiment un sacré dictateur qui affame son peuple ! Il est grand temps que le peuple vénézuélien, instruit par les médias d’opposition (plus de 80% du spectre) et par la bienpensance occidentale, ouvre les yeux ! Sinon, que restera-t-il à ces médias : changer de peuple ?


Théophraste R. (legrandsoir.info).


PS. Je ne sais pas pourquoi, Hugo Chavez me fait penser à une chanson estudiantine dont le couplet dit « Non, non, non Saint Eloi n’est pas mort… » et dont le refrain me renvoie à « Quand je pense à Fernande » de Georges Brassens.

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15761

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:18

 

Dans le cadre de notre réflexion sur les médias, je m’en voudrais de ne pas vous faire connaître la prestation de Mélenchon à l’école de journalisme, telle que la rapporte rue 89.  je dois dire que cet homme manifeste un certain courage et au point où il en est autant être un homme libre. Ca a été mon choix, et ce que j’ai découvert c’est y compris les mêmes moeurs sur internet, bref se prendre pour un « journaliste », chercher l’audience vous transforme en salaud mégalomane…

Non seulement cette profession est servile, ignare, inculte, mais en plus elle est d’une rare arrogance, eux qui n’ont pour titre que celui de savoir naviguer dans les diktats de leur chef de rédaction, lui-même managé par le proprio- capitaliste de haut vol, se permettent d’insulter des hommes politiques qui eux au moins, quoiqu’on en pense se sont fait élire et ont à ce titre un peu plus de légitimité.

 

Público

paru aujourd’hui 10 avril dans Rebelion, traduit de l’espagnol pour changement de société par danielle Bleitrach

Le président Cubain, Raoul Castro, a répété lundi passé sa position devant la crise causée par la mort en grève de la faim du dissident Orlando Zapata et devant la décision de poursuivre d’un autre gréviste, Guillermo Fariñas.  Si l’on cède autantdisparaître. Céder ? Jamais! Les intellectuels du régime serrent les rangs autour de lui et témoignent d’ une unité sans faille. Enrique Ubieta, écrivain et directeur de la publication La calle del medio, est en Espagne pour contrecarrer ce qu’il considère comme une campagne de discrédit « pour détruire le bastion moral cubain ».

 

Continuer la lecture ‘Entretien avec l’écrivain et journaliste cubain Enrique Ubieta : la grève qui espère détruire le bastion moral qu’est Cuba’

 

 

 

Counterpunch 9 avril 2010 traduit de l’anglais par danielle Bleitrach

En 2005, j’enseignais dans une classe d’histoire à l’Université pour juniors et pour seniors, j’ai mentionné la Guerre du Viêt Nam. J’ai remarqué le regard vitreux  de plusieurs étudiants. J’ai demandé à une jeune femme née environ une décennie après que cette guerre ait fini : « vous savez quand la Guerre du Viêt Nam a eu lieu, n’est ce pas ? »

 

Continuer la lecture ‘Daniel Ellsberg et les dossiers du Pentagone,L’homme le plus dangereux du monde ar SAUL LANDAU’

.

Prensa Latina, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société 
 
 Washington, 9 avril (PL) L’ex president étasunien George W. Bush et certains de ses plus proches collaborateurs ont été informés de l’innocence de la majorité des 742 prisonniers dans la prison de la base navale  de Guantánamo, selon des faits révélés aujourd’hui.

Continuer la lecture ‘L’Ex- président Bush connaissait l’innocence des prisonniers de Guantánamo’

 

 

 

 

 

| Eco89 | 09/04/2010

 

L’inspection du travail relève la détérioration des conditions de travail et souligne la responsabilité du management.Eco89 publie le rapport à l’origine de l’instruction judiciaire ouverte contre France Télécom et ses dirigeants.

Continuer la lecture ‘Suicides à France Télécom : le rapport qui accable la direction par François Krug’

 

 

 

 

L’Empire et ses alliés se sont lancés dans une nouvelle croisade pour tenter de diaboliser Cuba. Leur puissante machinerie politique et médiatique a déclenché une colossale opération de duperie en vue de discréditer la Révolution, de déstabiliser le pays et de créer les conditions propice à la destruction de notre système social.

            Engagés dans cette campagne fébrile, ils recourent sans fard à leurs mercenaires. Pour obtenir de honteux dividendes politiques, ils les envoient à la mort en s’en souciant comme d’une guigne, pas plus d’ailleurs qu’ils ne se sont inquiétés des plus de trois mille Cubains tués par des actions terroristes organisées et financées depuis les États-Unis, ni du sort des plus de deux mille compatriotes mutilés à la suite de ces actions abominables, ni des citoyens qui sont morts après s’être lancés dans de malheureuses équipées à travers le détroit de la Floride, bercés par le chant de sirène que constitue la loi assassine d’Ajustement cubain.

Continuer la lecture ‘NOUS DÉFENDRONS LA VÉRITÉ PAR NOTRE MORALE ET NOS PRINCIPES’

 

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:12

 

 

La crise du capitalisme et Marx, un "abrégé du Capital de Marx rapporté au vingtième siècle", publié aux Editions Delga

Traduction JC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

Tiré de la revue théorique italienne Marxismo Oggi, année 2009, n°1


 

Cette crise n’est pas une crise financière

mais une crise du capitalisme

1 – Surproduction et crise

D’après la majorité des médias, des économistes et des gouvernements, la crise actuelle est une crise financière, qui se serait par la suite étendue à l’économie « réelle ». Avec ce type d’analyse on ne saisit, toutefois, que la forme sous laquelle la crise s’est manifestée. 

Cette analyse ignore le véritable contenu, qui réside dans les mécanismes d’accumulation du capital.

En effet, les crises sont un révélateur qui fait apparaître les contradictions du mode de production actuel. Parmi ces contradictions, la principale est celle entre production et marché. L’objectif des entreprises capitalistes est de produire pour réaliser des profits et, à cette fin, de réduire les coûts de production des marchandises de façon à augmenter les marges, c’est-à-dire la différence entre les coûts de production et les prix. La réduction des coûts de production passe par la réalisation d’économies d’échelle, c’est-à-dire par la production de masse de marchandises toujours plus importantes pour un même temps de travail. C’est en vue de cet objectif que des technologies et des machines toujours plus modernes sont introduites à la place des travailleurs, et que les rythmes et l’intensité de travail sont augmentés. Dans l’absolu, il s’agit de quelque chose de positif, puisque le développement de la productivité met à disposition des travailleurs, une masse de marchandises plus importante dans une période de temps plus réduite. Le problème, c’est que la production capitaliste n’est pas dirigée vers les simples consommateurs mais vers les consommateurs en mesure de payer un prix adéquat en vue d’atteindre le profit espéré. C’est là qu’est tout le problème : la production capitaliste est une production qui s’accroît sans se soucier du marché, c’est-à-dire de la capacité de la population à acheter les marchandises produites. De plus, étant donné que le profit est dû au travail non payé des travailleurs, la réduction relative de ces derniers par rapport au capital global employé provoque une chute du taux de profit, qu’on cherche à compenser à travers l’augmentation de l’exploitation et en produisant ensuite un plus grand nombre de marchandises.

 

Tout cela implique que la production tend toujours à excéder les capacités d’absorption du marché, déterminant un déséquilibre permanent entre les capacités productives et l’étroitesse du marché.

 

Une étroitesse qui est justement accentuée par le mécanisme qui remplace la force de travail par des machines et qui, par la suite, provoque l’expulsion des travailleurs du processus de production. Selon une étude de la Banque des règlements internationaux, des années 1980 à aujourd’hui, dans tous les principaux pays industrialisés, il y a eu un déplacement des salaires vers les profits dans le partage du PIB. En Italie, la part qui va aux profits est passée de 23,1% en 1993 à 31,3% en 2005. Il s’agit de 8% du PIB, équivalente à 120 milliards d’euro, soit 7000 euros que chacun des 17 millions de salariés italiens perd en salaire et que le capital gagne en profit. Mais la chose la plus intéressante dans l’étude de la BRI, c’est que la cause de ce phénomène est attribuée, non à la concurrence des travailleurs des pays « en voie de développement », mais à l’introduction de nouvelles technologies qui, chassant des travailleurs et détruisant l’organisation du travail, réduit les capacités de résistance et de négociation des travailleurs. De cette manière, on en est arrivé à la perte de pouvoir d’achat pour les salariés et les travailleurs se sont trouvés contraints à travailler plus, avec comme effet de réduire encore plus la demande de force de travail et d’aggraver le chômage. Par ailleurs, les nouvelles technologies ayant une forte composante informatique, qui devient obsolète plus rapidement, les restructurations sont devenues plus fréquentes. Donc, tandis que d’une part on multiplie l’offre de marchandises sur le marché, d’autre part on réduit la demande, qui en majeure partie est constituée par les travailleurs salariés, ou, dans le meilleur des cas, on ne permet pas à la demande d’augmenter dans les mêmes proportions que l’offre. Du reste, dans l’anarchie de la concurrence, quoique oligopolistique, qui règne dans le mode de production capitaliste, tout capitaliste individuellement, pour battre ses concurrents, tend à réaliser des économies d’échelles toujours plus grandes et à réduire les salaires de ses travailleurs, en les traitant comme des coûts à réduire plutôt que comme des acheteurs potentiels. Se produit ainsi une tendance à la surproduction de marchandises qui, trouve ses racines dans la surproduction de capital sous la forme des moyens de production. Ce qu’il est important de comprendre, toutefois, c’est que la surcapacité productive est telle dans le mode de production capitaliste, que l’on ne produit que quand on est sûr de réaliser un profit, et que la surproduction de marchandises se comprend dans les limites du marché capitaliste.

2 – Le cas symptomatique de l’automobile

La crise ne marque pas une cassure dans le cours normal de l’économie, c’est la manière violente par laquelle le capital tente de résoudre ses contradictions. En effet, les crises ne voient pas seulement des milliards de capital fictif partir en fumée dans les krachs boursiers, mais provoquent aussi une destruction de capital réel à travers la perte de valeur des marchandises qui s’accumulent invendues dans les dépôts ou sont vendues à perte (aux États-Unis on en est arrivé à vendre deux voitures pour le prix d’une), et avec les moyens de production qui restent inactifs ou sous-utilisés. Les crises, ensuite, détruisent de la force de travail à travers les licenciements et, en provoquant la mort des entreprises les plus faibles et leur absorption de la part des plus fortes, aboutissent à la concentration de la production entre les mains de capitalistes toujours moins nombreux.

C’est seulement à ce prix que l’on crée les conditions pour que la production soit de nouveau profitable et puisse être relancée, reproduisant toutefois les conditions qui feront que la crise se répétera par la suite et sur une base plus large.

 

Le cas de l’automobile est symptomatique. Il s’agit d’un secteur qui a toutes les caractéristiques typiques de la grande industrie : une grande concentration progressive et une augmentation toujours plus forte de la composante technologique par rapport aux travailleurs employés. Un secteur dans lequel, selon les mots de l’administrateur délégué de Fiat, Marchionne, « la surcapacité productive est un problème général ». Aux États-Unis, en effet, la production de 2009 correspondra seulement à 45% de la production potentielle, soit 5 millions d’auto en moins par rapport à 2007. Selon CSM Worldwide, l’utilisation des usines des douze premières entreprises mondiales, déjà descendue à 72,2% en 2008, baissera en 2009 jusqu’à 64,7%. Les conséquences seront lourdes même pour les entreprises leaders sur le marché, les allemandes et les japonaises. En Allemagne on a licencié les travailleurs précaires (4500 chez Volkswagen), alors que le temps de travail hebdomadaire (et le salaire) a été réduit pour les deux-tiers des travailleurs stables de Volkswagen et en février et mars pour 26000 travailleurs de BMW ; au Japon, de son côté, Nissan a planifié 20000 licenciements. La situation est encore pire pour les entreprises américaines, parmi lesquelles GM et Chrysler qui seraient déjà en faillite sans les 14 milliards de dollars injectés par le gouvernement. GM, en particulier, prévoit la fermeture de quatre des vingt-deux usines étasuniennes et 31000 licenciements. Pourtant tout cela se déroule à la fin d’un processus dans lequel les trois majors de Détroit ont augmenté leur productivité. Selon le rapport Harbour, les majors de Détroit ont réduit l’écart avec les usines japonaises en Amérique en termes de temps nécessaire à la production d’un véhicule en passant de 10,51 heures en 2003 à 3,5 heures en 2007.

 

Du reste, la crise de 1929 a aussi été précédée par une période de forte augmentation de la productivité, tout comme elle a été déclenchée par un krach financier.

En effet, ce fut justement dans les années 20, qu’avec le fordisme, a été introduite la chaîne de montage. A partir des années 80, le fordisme a été adapté, devenant le toyotisme, qui, en flexibilisant le processus de production, a tenté de résoudre la contradiction entre marché et production. Le résultat de tout cela, c’est que les véhicules invendus, seulement dans les usines américaines, ont atteint fin janvier 2009 les trois millions, l’équivalent de 116 jours de vente aux niveaux actuels. Cela prouve que, dans les limites des rapports de production capitalistes, pour résoudre la contradiction entre production et marché, aucune technique managériale n’est suffisante. Que prévoit-on pour répondre au problème de la surproduction ? Le cas étasunien est encore une fois symptomatique. Au-delà des licenciements et de la semaine courte de 4 jours (working sharing), on prévoit un alignement de toutes les entreprises américaines sur les pires conditions salariales et sociales en vigueur dans les usines japonaises aux États-Unis.

 

Ensuite, cette crise aussi, comme les autres et même plus, étant donné sa gravité, dévorera ses victimes et marquera le début d’une série de fusions-acquisitions à l’avenir.

Toujours selon Marchionne, dans le marché mondial de l’automobile il y aurait de la place seulement pour cinq ou six producteurs qui pourraient arriver aux cinq millions de voitures produites (par an), indispensables pour réaliser les économies d’échelle minimales. Et c’est Fiat justement qui se distingue par son activité, s’agitant dans plusieurs directions, des joint ventures avec l’indien Tata, qui est entré aussi dans le capital de Fiat, à l’acquisition possible de Chrysler, en passant par la fusion invoquée avec Peugeot. La crise donnera ensuite un coup de pouce à l’internationalisation de la production, pour réduire les coûts et se rapprocher des nouveaux marchés, porteur de débouchés potentiels. Déjà aujourd’hui, Ford et GM produisent aux États-Unis moins de 32% de leur production globale, tandis que Fiat, Renault, Volkswagen produisent dans leurs pays d’origine respectivement seulement 34,9%, 34,7% et 33,6% de leur production totale. Ceux qui paieront seront, quand même, toujours les travailleurs avec la perte de leur emploi et avec la réduction des salaires.

3 – Le lien entre surproduction et finance

Opposer dans un contexte capitaliste, l’économie « financière » et « réelle » n’a pas de sens et c’est se fourvoyer.

L’énorme développement du crédit et des marchés financiers trouve son origine dans le succès de la grande industrie qui a besoin de capitaux monétaires toujours plus grands à investir. La mondialisation de la concurrence, les fusions et les acquisitions, le gigantisme des entreprises, nécessaires pour réaliser des économies d’échelle toujours plus grandes, aboutit à l’augmentation continue de la demande de crédit et à l’accroissement de la taille des banques. Bien que les crises ne soient pas causées par le crédit et la finance, il existe un lien très étroit entre crise et crédit. Un tel lien se tient dans le fait que le crédit favorise et accélère la tendance à la surproduction de capital et de marchandises. Le crédit, en effet, permet à la production de s’accroître d’une manière qui ne serait autrement pas possible. Dans le même temps, les banques, en concentrant entre quelques mains l’épargne de la société et en la transformant en un investissement, font prendre au capital même une forme « sociale », favorisant la séparation entre la direction et la propriété. Se crée ainsi une production privée sans propriété privée et une nouvelle aristocratie financière et de top-manager, super-payée, indifférente aux limites du marché, et encline aux investissements très risqués, au parasitisme et à la spéculation.

 

De cette manière, se développe la tendance aux monopoles et à la surproduction générale chronique.

L’industrie actuelle se trouve depuis des décennies dans une situation de surproduction, à laquelle on a répondu en favorisant le crédit facile et donc l’endettement, tant du côté de l’offre, c’est-à-dire des entreprises, que du côté de la demande, c’est-à-dire des consommateurs/acheteurs. Pendant des années avec l’approbation des gouvernements américains, la FED a maintenu le coût de l’argent à des niveaux très bas, poussant les banques à prêter même aux agents potentiellement non-solvables. En particulier, on a incité à l’achat de maisons, car la propriété immobilière fournissait une garantie pour l’achat de biens de consommation comme l’automobile. On a accordé des prêts à presque tout le monde, et aussi à ceux qui n’avaient ni travail ni propriété, ce qu’on a appelé les prêts subprimes. La spirale de l’endettement s’est autoalimentée, grâce à la libération des marchés financiers et à la suppression des barrières et des règles introduites après la crise de 1929, et les prêts ont été titrisés c’est-à-dire transformés en titres – les fameux dérivés – vendus aux banques du monde entier. La spéculation s’est étendue à la titrisation des assurances sur les dérivés des prêts, les credit default swaps (CDS), qui ont atteint le chiffre astronomique de 45000 milliards de dollars. De plus, d’autres formes d’incitation à l’endettement ont été introduites comme les cartes de crédit revolving. Au fond, la demande de biens de consommation a été dopée, établissant sur des bases extrêmement fragiles l’expansion économique consécutive à la crise de 2001.

 

Aux États-Unis et au Royaume-Uni, l’endettement des familles en 2007 a atteint les 100% du PIB.

Entre-temps, les engagements financiers des banques ont augmenté jusqu’à la démesure : les banques européennes pour chaque euro de capital en caisse ont accordé 40 euros de prêts, les banques américaines encore plus. Tout cela ne pouvait pas durer et en effet cela n’est pas tenable. Quand la bulle immobilière a atteint son pic, en 2007, et qu’elle a éclaté, les habitations ont perdu jusqu’à 40% de leur valeur et leurs propriétaires ne sont plus arrivés à faire face à leurs prêts. Le système financier international s’est rendu compte qu’il avait dans le ventre des milliards de titres qui n’avaient pas plus de valeur qu’un bout de papier, auxquels s’ajoutait la masse des CDS, qui auraient pu l’emmener à son écroulement. De nombreuses banques, forcées d’inscrire les pertes dans leurs comptes, sont tombées en faillite, ont été achetées ou sauvées par l’État, et des centaines de milliards de capitalisation en bourse sont partis en fumée. En outre, l’incertitude sur la solvabilité des banques a mené à la paralysie du marché interbancaire et à la contraction du crédit, avec des conséquences dévastatrices pour les entreprises, déjà lourdement endettées et aux prises avec les nécessités de l’internationalisation, de la réorganisation de la production et du financement du crédit à la consommation.

4 – Faillite du marché et intervention de l’état

La surproduction qui étrangle l’économie est désormais générale. En effet, selon la Banque mondiale, à la réduction du PIB mondial, pour la première fois depuis 1945, il faut ajouter la contraction du commerce mondial la plus importante des 80 derniers années, depuis celle de la grande Dépression des années 30. L’organisation internationale du travail prévoit entre 18 et 30 millions de chômeurs en plus, 50 dans les pires prévisions.

 

La crise a ainsi démontré de manière patente la faillite des capacités régulatrices du marché.

Significative a été la rapidité du coup de barre donné vers l’intervention de l’État, à partir justement des deux pays leader de la « révolution » néolibérale, les États-Unis et la Grande-Bretagne, et l’ampleur de l’intervention, surtout en faveur du crédit. Aux États-Unis, le programme d’aide fédéral, le Tarp, a déjà utilisé 294,9 milliards de dollars, dont 250 milliards pour la recapitalisation des banques, sur une somme totale allouée de 700 milliards, et Obama projette déjà d’allouer une somme supplémentaire de 2000 milliards. En Grande-Bretagne, l’État a acheté la Bearn Stearns, 60% de la Royal Bank of Scotland et 40% de Lloyds-Hbos, tandis que l’Allemagne, qui a déjà donné 90 milliards à Hypo et a acquis 25% de la Commerzbank, a approuvé une loi qui permet l’expropriation par l’État des banques en difficulté. Mais, étant donné que ces mesures ne suffisent pas à remettre en route le marché interbancaire ainsi que les prêts aux entreprises et aux familles, l’État a assumé directement le rôle de bailleurs de fonds, sans véritable espoir de retour sur investissement, des entreprises.

Au Japon, l’État a sorti 13 milliards d’euros, grâce auxquels il entrera éventuellement dans le capital des entreprises. En particulier, on a assisté à une course pour venir à la rescousse des producteurs nationaux d’automobile, des 14 milliards de dollars donnés à GM et Chrysler aux 7 milliards d’euros accordés à Renault et PSA, dont une partie ira aux branches de ces entreprises qui financent les achats à crédit. Des choix qui tous, avec la réduction pratiquement à zéro des taux d’intérêts pratiqués par de nombreuses banques centrales comme la Fed, démontrent qu’on cherche la solution à la crise dans des directions déjà empruntées, et qui ont déjà mené à l’échec, comme l’endettement et le protectionnisme, redevenu tout à coup à la mode avec le « achetez américain ». L’ensemble des ressources mises sur la table par les États-Unis atteint les 8000 milliards de dollars, soit 54% de leur PIB. Si nous pensons que les États-Unis ont dépensé 3600 milliards de dollars dans toute la Seconde guerre mondiale et, qu’en 1944, leurs dépenses militaires atteignaient 36% du PIB, nous avons une idée de la partie qui se déroule. L’augmentation des dépenses étatiques fera exploser le déficit public qui, aux États-Unis, dépassera cette année la barre des 10% et sera compris au Royaume-Uni entre 6 et 8%, tandis que l’Allemagne, la vertueuse, verra son déficit public à son maximum depuis 1945.

 

La croissance gigantesque des dettes publiques, déjà creusées aux États-Unis par des décennies de subventions aux entreprises et de dépenses militaires, conduira à la hausse des impôts, tandis que l’augmentation des émissions de bons du Trésor, unique investissement refuge restant, a déjà conduit à la baisse des revenus pour des millions de petits épargnants.

Dans le même temps, le prix des credit default swaps (CDS) sur les bons publics a augmenté, signe des craintes du marché sur la solvabilité de nombreux états. Tandis que les États-Unis, grâce au dollar, tentent de continuer à décharger le financement de leur énorme dette sur l’étranger, de nombreux pays périphériques, surtout en Europe de l’est, pris dans les difficultés de la récession, risquent une banqueroute qui aurait des contrecoups très lourds sur les banques européennes et sur l’euro.

5 – Conclusion : planification et réduction du temps de travail

Si l’échec du marché est désormais évident pour tous, moins évident est l’échec tout aussi grand de la propriété et de la production privée.

En Italie, par exemple, nous assistons au paradoxe apparent de ceux qui, le patronat en tête, demandent et obtiennent l’intervention de l’État sous forme d’aides et continuent à exiger la poursuite de la politique de privatisation, par exemple des services publics.

En fait, c’est justement dans les moments de difficulté que le capital se réfugie le plus dans les rentes de monopole, en dehors de toute concurrence. Dans tous les pays, le préalable à toutes les aides publiques accordées, c’est que l’État, même dans le cas où celui-ci deviendrait majoritaire dans une banque ou dans une entreprise, reste rigoureusement en dehors de leur gestion, peut-être en achetant des actions sans aucun droit de vote. Déjà l’expansion du crédit avait mis à disposition du privé le capital social (l’épargne de la collectivité), faisant de la production privée une production sans propriété privée. Aujourd’hui que l’État finance les banques privées ou fournit directement aux entreprises le capital employé, la propriété prend encore plus un caractère social. S’accroît donc la contradiction entre le caractère toujours plus social de la production et de la propriété et l’appropriation privée du produit de cette production, qui se concentre entre des mains toujours moins nombreuses.

 

Du reste, avec seulement cinq entreprises automobiles qui se partagent le marché mondial, comme le prévoit Marchionne, peut-on encore parler de propriété privée ? Il s’agit d’une production qui en réalité s’est déjà presque socialisée.

Nous avons plutôt une production privée sans propriété privée, et qui se sert de l’État comme d’un distributeur qui concentre le capital de toute la société. La crise ne se résoudra pas avec toutes ces aides aux entrepreneurs privés ou en injectant des masses d’argent dans le puits sans fond de l’insolvabilité de banques qui continuent à ne pas prêter d’argent. La crise se résoudra seulement si on s’attaque à ses racines, qui ne se trouvent certainement pas dans les revenus des super-managers.

 

En premier lieu, cela n’a pas de sens de maintenir le caractère privé de la production, quand les capitaux sont publics.

L’anarchie irrationnelle de la concurrence et le déséquilibre permanent entre production et circulation des marchandises demeureraient, au détriment des travailleurs/contribuables.

 

De telles contradictions peuvent seulement être résolues par une coordination d’ensemble, la planification de l’économie de la part de la collectivité, selon les priorités de la société et de l’environnement, et en commençant par la renationalisation des banques et des services publics. Ensuite, il faut s’attaquer à la contradiction entre le développement des forces productives et rapports de production. Les découvertes technologiques et l’énorme augmentation de la productivité qui en a découlé dans les dernières décennies, peuvent permettre de réduire le temps de travail plutôt que de mettre des travailleurs au chômage. Mais cela ne peut se faire que si le temps de travail est réduit pour le même salaire, libérant ainsi des besoins et la possibilité de les satisfaire, et élargissant ainsi les limites du marché. S’il est vrai que la crise libère les monstres de la xénophobie et de l’autoritarisme et que la dépression de 1929 a ouvert la voie aux fascismes, cette même crise a aussi entraîné des réactions à gauche. Aux États-Unis en 1932 le sénateur Black, opposé au working sharing, qui redistribuait seulement la pauvreté et non le travail, a proposé une loi pour la réduction du temps de travail à 30 heures, qui fut seulement vaincue par l’opposition commune de Roosevelt et des entrepreneurs. Ce fut au contraire en France qu’en 1936, en pleine crise, fut approuvée une loi pour les 40 heures, qui a porté, pour le même salaire, le temps de travail annuel de 2496 à 2000 heures.

 

La différence entre les États-Unis et la France c’est, qu’à l’époque, en France, était au pouvoir ce grand exemple d’intervention et d’action politique des travailleurs que fut le Front Populaire.

Une expérience politique sur laquelle, mutadis mutandis, il vaudrait la peine de réfléchir.

 

Aujourd’hui, en conclusion, face à une crise exceptionnelle qui met en évidence la faillite de tout un mode de production, le fantôme que l’on a voulu exorciser dans les derniers vingt ans redevient d’actualité, le socialisme.

La possibilité de répondre à la crise économique et à la crise politique de la gauche passe ainsi par la capacité de proposer un projet pour une organisation alternative de la société et de l’économie.

Tiré du site de l’Ernesto : http://www.lernesto.it/

 

Domenico Moro

 

http://socio13.wordpress.com/2010/09/12/cette-crise-n%E2%80%99est-pas-une-crise-financiere-mais-une-crise-du-capitalisme-par-domenico-moro/

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:01

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Mise au point de danielle Bleitrach

 
j'ai lu et relu l'article du journaliste Goldberg et la mise au point de Fidel.
 
Sur la mise au point de Fidel je partage totalement l'ensemble de l'analyse et pour qui a lu mes articles sur ce blog, il comprendra à quel point les alarmes de Fidel sont les miennes, et combien je me réjouis qu'il ait percé le mur de silence, même si la presse bourgeoise s'est employé à déformer et à ignorer y compris le contexte de l'article du journaliste nord-américain. Cet article comme le souligne Fidel n'est pas malhonnête et malveillant, même s'il insiste ou isole ce que dit Fidel, jusqu'à, comme dans le cas du modèle cubain lui faisant dire le contraire de ce qu'il dit.
Mais il me semble que sur deux questions, celle de l'Iran, du danger d'attaque et du fait que ce pays est accusé injustement fidel n'a cessé depuis des mois d'être très clair et ceux qui lui ont fait dire le contraire ou ont feint d'être inquiets étaient de mauvaise foi. Sur le socialisme Fidel a également à de nombreuses reprises dit son opinion et il a précisé à quel point il considérait  le peuple cubain le plus apte à résister y compris en cas d'extension du désastre nucléaire, il a insisté sur le fait que le socialisme était l'avenir.
 
Il était difficile donc de s'alarmer sur ces deux points, le seul qui hélas à réellement posé problème est celui de "la défense des juifs"...
 
il reste en effet un point sur lequel Fidel est en retrait c'est celui duquel je m'étais félicité. Fidel selon le journaliste américain disait au président de l'Iran que l'antisémitisme et la négation de l'holocauste ne menait à rien sinon à agraver la paranoïa non des dirigeants israéliens, ceux-là sont des fascistes et ils savent ce qu'ils font mais du peuple juif que ces dirigeants manipulent c'est mon opinion et il me semble que Fidel se positionnait en ces termes. Il ajoutait des paroles qui personnellement m'avaient émues sur le martyre du peuple juif.
 
Politiquement je suis convaincue effectivement qu'on n'avancera pas par l'antisémitisme ou la négation de l'holocauste et depuis toujours je partage la position du parti communiste israélien qui se bat avec un courage exemplaire pour qu'arabes et juifs ensemble empêchent les implantations, fasse de jérusalem est la capitale de l'Etat palestinien et le droit au retour des palestiniens ainsi que la non discrimination des arabes israéliens.
 
Ce que dit Fidel sur ce point me parait juste mais il est moins offensif sur la question politique, et je le regrette non seulement sentimentalement parce que cela pouvait aider. je ne suis pas d'accord avec la manière dont il a du céder à la pression du "camp anti-impérialiste" sur l'identité entre ce qu'ont subi chrétiens, musulmans et juifs. je ne chercherai pas des poux mais premièrement quand il y a eu massacre des premiers chrétiens sous néron, on ne distinguait pas encore les chrétiens des juifs et c'était en tant que juifs qu'ils étaient massacrés en Egypte.. de même quand jérusalem est pris, le massacre mêle juifs et musulmans.. Et pour le reste il est inexact historiquement de confondre ce que les juifs traqués, non armés ont subi depuis deux mille ans et les combats qui opposaient armées chrétiennes et armées musulmanes... Et de comparer tout ça à la Shoah. Que Fidel ait été contraint à un tel amalgame prouve à quel point il a du lâcher du lest.
 
Je le sais d'autant plus que j'ai subi l'intolérable, non seulement les habituels malades de l'antisémitisme mais j'ai découvert avec stupéfaction où en étaient dans ce domaine des gens avec lesquels j'avais toujours combattu tant pour Cuba et l'Amérique latine que pour d'autres causes... Ils geignaient littéralement: ce n'est pas possible que fidel dise du bien des juifs et rien d'autre ne leur importait.. Le président de l'iran qui peut avoir raison dans cette affaire mais qui réprime les communistes était à leurs yeux une sorte de Che Guevara. j'étais stupéfaite par leur antisémitisme et par le fait qu'ils avaient besoin de sanctifier un individu pour défendre un peuple injustement attaqué. ils allaient jusqu'à émettre l'hypothèse que "le vieux était gâteux", c'était la première fois que je les voyais capables de parler comme ça de fidel. Et c'est pour cela que j'ai publié le texte du journaliste qui lui au moins était respectueux.
 

(..)

 
C'est pour cela que je me réjouissais que la grande voix de fidel Castro ait su dire ce qu'il fallait sans céder un pouce sur le fond.
 
Je dois dire honnêtement que tout cela m'a ébranlé et je me demande jusqu'où je peux aller avec des gens capables de tels errances. la seule chose dont je suis sûre est le double combat auquel nous invite Fidel Castro: combat contre la guerre, combat pour une autre planète, le combat de la vie contre la mort (c'est exactement mon combat, note d'Eva).
Mais n'oubliez jamais que les fascistes, les racistes sont ceux qui portent la mort quelle que soit leur origine...
 

Danielle Bleitrach
http://socio13.wordpress.com/

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 04:34

 

 

Journalistes et clubs presse

 

 

La bombe de Damoclès

On y va tout droit. Il suffit de refeuilleter la presse depuis deux ans, pour comprendre que la guerre contre l’Iran est déjà dans les tuyaux. Les journaux ne se trompent jamais quand il s’agit de sentir la merde. Depuis l’élection du président iranien Ahmadinejad en 2005, les médias, tous supports confondus, poussent à lui foutre une bonne branlée «démocratique »… C’était pareil pour l’Irak : du 11 septembre 2001 au 20 mars 2003, la tension médiatisée était montée jusqu’à ce que Bush appuie sur son petit bouton.

Dans le cas de l’Iran, où les enjeux sont si différents, le processus est le même. C’est un réflexe obligé des démocraties et de leurs médias englués dans leurs échecs flagrants : aller dérouiller celui qui remplit à merveille, à un moment donné, le rôle imposé du grand méchant loup. Les journalistes et responsables politiques jouent les hypocrites en jurant qu’ils sont en train de tout faire pour éviter cette guerre, mais chacune de leurs mises en garde est un appel déguisé à la mobilisation générale.

Ça s’est bien vu dans la gaffe de Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui a spontanément déclaré qu’il fallait se préparer au pire, « c’est-à-dire à la guerre, monsieur ! » Faux tollé général ! Sarkozy rectifie le tir, mais pour la forme car lorsqu’un président a été capable de proposer l’alternative catastrophique suivante : «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran», on peut faire son paquetage… Kouchner n’a fait qu’exprimer le souhait de millions d’occidentalistes crispés. Si c’était un lapsus, il était révélateur pour tout le monde, pas seulement pour lui. Et sa reculade de principe n’a été qu’une façon de mieux monter au créneau d’un futur «je vous l’avais bien dit».

On oublie un peu vite que le Docteur Kouchner, sans remonter à son Kosovo chéri, était l’un des plus acharnés à aller ratonner Saddam Hussein. « Facile d’être contre la guerre ! » clamait-il quelques semaines avant l’offensive, aux côtés de ses potes pousse-au-crime, les Goupil, Glucksmann et Bruckner. Faut-il ressortir, tout jaunis (ou plutôt tout rougis du sang des 650 000 Irakiens morts depuis), les ignobles articles de cette bande de névrosés irresponsables toujours prompts à envoyer le plus possible de monde au casse-pipe chez Mahomet ? Le climat est au bellicisme le plus injustifié et les Français ne trouvent rien d’autre à faire que la grève pour des histoires de justice sociale!… Sarko prépare tous les jours l’opinion à lutter contre la barbarie et pour la résistance à tous les totalitarismes.

En quoi la lecture obligatoire de la lettre d’un jeune homme, fusillé en 1941, peut servir d’exemple à la conduite de ceux d’aujourd’hui ? Mais c’est tout simple : il fautles habituer à mourir pour un grand idéal. En l’occurrence, celui d’empêcher demain Téhéran d’avoir la bombe atomique. Guy Môquet est le premier mort de la prochaine guerre. Sarkozy oublie juste de rappeler que la Droite (son camp), avait tout fait jadis pour que le pays tant détesté aujourd’hui ait la force nucléaire. Tricastin, Eurodif, ça ne dit apparemment plus rien à personne…

Que d’enrichissements dans tous les sens !… Incohérente France ! Et qui continue de l’être, car pour libérer des infirmières bulgares prisonnières en Lybie, Sarkozy n’a pas hésité à promettre à Kadhafi de quoi fabriquer une bombe.
En coulisse, des sales cons préparent les fusils Lebel et les bandes molletières pour les pioupious anti-perses. Il est temps d’aller stopper l’Iranien à l’uranium ! Les réticents seront accusés d’être des Munichois, le ton va monter, des inspecteurs d’armes de destruction massive vont proposer leurs services (déjà ce nul de Mohamed el Baradeï repointe son museau morveux), d’énormes manifs mondiales de pacifistes ne vont servir à rien, des ultimatums vont succéder aux résolutions, l’ONU va refaire caca dans son vieux slibard, l’Europe va finalement se coller aux États-Unis, et boum ! Tout pareil, je vous dis ! Petite différence : cette fois, pour attaquer l’Iran, le mobile est nettement avoué : il s’agit de protéger Israël. « Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. » a décidé Sarkozy pour toute la France qui l’a élu et qui commence à comprendre qu’il n’est pas seulement un mec de droite décomplexé. Il est aussi un défenseur acharné (et très bien entouré) de ce pays dont il a dit qu’il ne pouvait « qu’admirer le fonctionnement démocratique et les performances économiques ». N’en jetez plus !

Au moins, les néo-va-t-en guerre ne cachent plus leur motivation sous des prétextes plus ou moins « moraux » de démocratisation d’un pays arabe ou de déboulonnage d’un dictateur musulman. Ils abattent leurs cartes, ou plutôt leur carte, car il s’agit bien d’un problème de carte… L’escroquerie intellectuelle consiste à dire que d’un côté Ahmadinejad veut la bombe et que de l’autre il veut rayer Israël de la carte, et d’en conclure donc : il veut rayer Israël de la carte avec la bombe ! Ce raccourci est bien pratique et rassembleur.

Puisque apparemment personne ne s’y colle, je réponds à ce sophisme cousu de fil blanc par des malhonnêtes professionnels et sur mesure pour les paranos et les naïfs. Premièrement, Ahmadinejad n’a jamais dit qu’il voulait rayer Israël de la carte. C’est pourtant ce qui se répète partout, de journalistes-perroquets désinformés en spécialistes-autruches catastrophés. La phrase « scandaleuse » a été extraite d’une conférence prononcée à Téhéran le 26 octobre 2005 et intitulée Le Monde sans Sionisme. En anglais : «The World without Zionism »… On voyait Ahmadinejad devant une affiche allégorique représentant le globe terrestre sous la forme d’un sablier géant qui s’est déjà délesté de l’Amérique, c’est-à-dire d’un œuf cassé au fond du sablier, et dont un autre oeuf, orné de l’étoile de David, est en train de chuter lui aussi, et bientôt se cassera.

Les scandalisés se sont bien gardés de dire que le « nazi » Ahmadinejad (pour qualifier un iranien, « aryen » aurait suffi ) exposait là une utopie, pour l’instant irréalisable : celle d’un monde sans sionisme, c’est-à-dire sans cette politique internationale de colonisation de Palestiniens, et de culpabilisation du reste de la planète. Un monde soulagé soudain de cette chape de responsabilité collective qui l’étouffe depuis soixante ans pour préserver la mémoire d’une Shoah qui ne concerne pas un quart de la population mondiale, et qui prétend continuer d’empoisonner la conscience des nouvelles générations. Pour Ahmadinejad, il y en a marre de vivre avec cette « faute» imposée par des maîtres-chanteurs et sur laquelle prospère un État criminel. La seule faute que les peuples devraient ressentir, c’est de laisser Israël détruire la Palestine tous les jours un peu plus, sans jamais réagir par peur d’être accusés d’antisémitisme. Ahmadinejad n’a pas peur car il ne cesse de le répéter (et on ne veut pas l’entendre): il n’est pas contre les Juifs, il est contre les sionistes, et ses questions sont légitimes : « Pourquoi la Palestine devrait payer pour un holocauste d’Européens ? », « Si on trouve légitime qu’Israël occupe la Palestine, pourquoi ne trouve-t-on pas légitime que Hitler ait occupé la France ? » «Pourquoi l’ONU n’enquête-t-il pas sur la façon dont Israël s’est doté de la bombe atomique ? »

Déjà, l’année dernière, à la « Journée mondiale de Jérusalem» (créée par l’ayatollah Khomeyni), Ahamadinejad avait prononcé un discours important en demandant à l’Europe « d’abandonner Israël ». Le jour où les Européens, puis les Américains (ça viendra) stopperont leur soutien inconditionnel aux criminels de Tel Aviv, le monde ira mieux, et dans tous les domaines. Cette évidence, Ahamadinejad est le énième esprit lucide à l’énoncer. Rien d’étonnant à ce que les ennemis de la libération du monde tronquent ses phrases.

Après avoir expliqué que l’État sioniste était « la tumeur du Moyen-Orient », le président iranien a cité l’ayatollah Khomeyni, mais les désinformateurs ont supprimé son « comme disait l’Imam» pour ne laisser dans sa seule bouche que le «projet » de rayer Israël de la carte. Le problème, c’est que ni le mot carte, ni le mot rayé, ni même celui d’Israël n’ont été prononcés par Ahmadinejad. D’abord, parce que l’État hébreu est « rayé » d’office des cartes de géographie de tous les pays musulmans dignes de ce nom (Regardez une carte du Liban, vous avez un grand vide au sud ); ensuite parce qu’Ahmadinejad n’a fait allusion ni au pays, ni au territoire, mais à ce qu’il appelle précisément « le régime usurpateur de Qods ».

Si vous voulez jouer au plus fin, on va se farcir la citation en persan : Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shaved. Traduite au mot à mot, la phrase exacte est donc : « L’imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. », ce qui est beaucoup plus poétique, mais la poésie, surtout quand elle est politique, n’est pas la tasse de thé glacé des ordures qui dirigent l’opinion mondiale. La falsification spectaculaire des citations est l’arme des minables qui grugent régulièrement les ignorants bernés.

C’est comme sa phrase sur les pédés à l’université Columbia. Ahmadinejad n’a pas seulement dit «Nous n’avons pas d’homosexuels en Iran… », mais il a ajouté : « … du genre de ceux que vous avez chez vous. » Ce qui change tout, car soudain ça ne signifie plus que l’islamiste ultraconservateur est assez stupide pour nier l’existence des homos en soi, mais qu’en Iran il n’y a pas d’homosexuels comme en Amérique et en Occident, c’est-à-dire revendiqués en réseaux, associations, manifs, Gay Pride, etc.

Deuxièmement, Ahmadinejad ne veut pas la bombe ! Ça aussi, il ne cesse de le clamer partout et on n’en tient pas compte. « Le temps de la bombe est dépassé.» Pour lui, c’est ringard et inefficace. «Si ça avait été utile, les Russes s’en seraient servi ! » Chirac (encore lui ?) avait dit, lui aussi, qu’une bombe iranienne ne serait pas « tellement dangereuse » puisque inutilisable. Irangaffe avait titré Libé. Après Chirak, Chiran ? Chiraz plutôt ! La «bombe atomique» est un fantasme de vieux traumatisés par la Seconde Guerre mondiale. On parle de « menace iranienne », mais je vois plutôt une menace permanente des autres pays sur l’Iran, comme si la fameuse bombe était déjà suspendue au dessus de la tête d’Ahmadinejad! Malgré la foirade en Irak, vous allez voir que des avions américano-franco-israéliens vont bombarder les sites nucléaires d’Arak, Natanz ou Ispahan ( la cité turquoise ! ), comme les bombardiers de Tsahal avaient détruit Osirak en 81. Un raid sur «Osiran» est-il imminent ? Bien sûr! C’est le dernier cadeau que Bush veut laisser sur la scène internationale avant de tirer sa disgracieuse révérence. L’Iran n’a aucune intention de balancer sa bombe sur Israël, mais si les pro-sionistes d’Amérique ou d’ailleurs y tiennent vraiment, Ahmadinejad pourrait céder au fantasme collectif.

Ce à quoi il ne veut pas céder pour l’instant, c’est aux pressions qui lui feraient renoncer à son programme nucléaire civil alors que l’Inde, le Pakistan et Israël ont la bombe atomique sans avoir jugé bon de signer le T.N.P. (traité de non-prolifération nucléaire). «L’énergie nucléaire est notre droit inaliénable. » dit l’Oriental, enrichisseur soupçonné d’uranium en douce. «Attention, sanctions! » répondent les gendarmes de l’Occident. On se croirait à Guignol. Ça va être quoi, les sanctions? Un coup de bâton sur le crâne d’Ahmadinejad ? Des fessées sur son culcul de Chiite ?

Tous les mauvais prétextes sont bons pour le punir. Lors de son élection, les Américains avaient essayé de faire croire qu’il faisait partie des preneurs d’otages de l’ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. Ce n’était pas Ahmadinejad ! Pour eux, tous les métèques se ressemblent : un barbu en vaut un autre… Foutez-lui la paix et non la guerre ! Comment supporter que des peuples sans histoire comme les Américains ou bien sans géographie comme les Israéliens se permettent d’infantiliser un pays tel que l’Iran ? Ah! Voir le tombeau de Cyrrus à Passargade! Celui de Darius à Persépolis ! Ô Iran éternel, profond et mystique ! Immense planète qui a fait rêver plus que la Lune des cerveaux aussi pointus qu’Henry Corbin, Louis Massignon ou Michel Foucault pour ne rester qu’en France ( le pays, ne l’oublions pas, qui, en l’hébergeant, a permis à l’ayatollah Khomeyni de renverser l’immonde shah) !…
En octobre 1978, Foucault, tout Foucault qu’il était, a été obligé d’écrire ses articles pro-iraniens dans les journaux italiens tellement les français n’en voulaient pas. Il voyait dans la révolution de Khomeyni « cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du christianisme : une spiritualité politique. J’entends déjà des Français qui rient mais je sais qu’ils ont tort.» Oui ! Et trente ans après, ils rient encore… Aux dépends d’un président qu’ils diabolisent comme un monstre sérieux, alors que c’est un véritable provocateur de la génération de Hara-Kiri. Regardez-le avec son allure de barbu maigrelet en costard gris tergal : il ressemble au dessinateur Buzzelli ! Mahmoud a même un petit côté Prince Muychkine, candide et souriant, concentré sur ses illuminations. Peut-être le seul « Idiot » de notre temps…Voilà pourquoi les vrais débiles des médias se moquent de lui. Un Ariel Wizman, salarié d’une entreprise de dérision généralisée, se permet de le trouver « ridicule » ! Il faut dire que le dandy donneur de leçons avait déjà traité la semaine précédente Che Guevara de « salaud ». Un peu court peut-être, non ? Ce n’est jamais assez court pour les anciens libertaires reconvertis à la vigilance droitière.

Aujourd’hui, ce sont les « rigolos » les plus sinistres qui jugent risible ce qui est drôle. Car Ahmadinejad est un déconneur. Quand il propose à Bush un référendum mondial genre Star Ac’ pour déterminer qui d’eux deux doit être éliminé de la scène internationale, il a plus d’humour que tous les « Beurs » et « Blacks » des stand-up potacheux. Au lendemain de la victoire divine du Hezbollah sur Israël, lors de la guerre au Liban en août 2006, le président a lancé un concours mondial de caricatures sur l’Holocauste pour répondre aux Occidentaux hypocrites qui jouaient aux outrés lorsque des musulmans se sont dit choqués par les caricatures du Prophète faites au Danemark ! Coincer la liberté d’expression occidentale à son propre piège devrait être considéré comme le top de l’humour. Que Charlie Hebdo, ce torchon antiarabe, en prenne de la graine de couscous ! « Les dessins qui partent du principe que l’Holocauste a existé sont acceptés. » disait le fascicule d’inscription. Des milliers de dessins plus révisionnistes les uns que les autres ont afflué du monde entier et Ahmadinejad s’est fait un plaisir d’en organiser l’exposition : Holocust.

Enfin un vernissage marrant ! Une dessinatrice française a même décroché le troisième prix ! Encore plus drôle : en avril 2007, le « scorpion d’Aradan » fait kidnapper 15 gentils marins anglais parce qu’ils ont pénétré les eaux territoriales iraniennes à l’embouchure du fleuve Chatt-al-Arab. Après avoir exhibé les captifs en pénitents, en les obligeant à s’excuser publiquement, le président les libère… Magnanime Ahmadinejad ! Il décore les soldats qui les ont fait prisonniers, puis il joue à la poupée avec ses otages, rhabillant les hommes de costards neufs et voilant la seule femme d’un keffieh palestinien… Ahmadinejad les relâche, les bras chargés de babioles folkloriques en souvenir, dit que c’est un « cadeau » qu’il fait à l’Angleterre de gracier de tels hors-la-loi, et demande à Blair de ne pas les punir à leur retour ! Mais son plus grand gag, c’est à NewYork qu’il l’a accompli. Ahmadinejad y a été reçu comme un voyou. Accueilli dans les rues de Manhattan par des pancartes le traitant de « Hitler iranien » et ornées du dessin de Hachfeld le transformant en croix gammée, le pacifiste de Téhéran s’est vu successivement interdit de visite à Ground Zero et présenté à l’université Columbia comme « un dictateur cruel et mesquin ». Toujours poli, il a répondu aux questions grotesques des étudiants ignares. C’est seulement à la tribune de l’ONU qu’il a pu prononcer un magnifique discours spiritualiste beaucoup plus applaudi qu’on ne l’a dit malgré les grincements de dents dans la salle. Heureusement, certains New-Yorkais ne l’ont pas du tout rejeté (au contraire! ), ce sont les rabbins antisionistes…

Les «Neturei Karta » en chapeaux et papillotes sont encore plus radicaux que l’Iranien indésirable : pour eux, le judaïsme ne doit pas être dévoyé en sionisme et, en tant que Juifs religieux et opposés à l’État d’Israël, ils ont remis à Ahmadinejad, pour sa « douceur envers l’humanité et en particulier envers les Juifs », une coupe digne de celle de Roland Garros ! Ils se sont ensuite embrassés les uns les autres dans des accolades interminables qui ont renvoyé toute image surréaliste au rayon des farces et attrapes. Les barbes des rabbins dégoulinaient de reconnaissance et Ahmadinejad pleurait d’émotion d’être si bien compris, ce qui, après tout, est la seule raison valable de pleurer aujourd’hui.

Tract de Marc-Édouard Nabe, écrivain français. Le 31 octobre 2007.

Source

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-comme-pour-l-irak-de-la-desinformation-pour-vendre-la-prochaine-guerre-contre-l-iran-56304748.html

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 01:31

Les fidélités de Nicolas Demorand
Nicolas Boderault, Yves Rebours
Quelles sont, étroitement liées aux qualités professionnelles, les qualités sociales qui sont requises pour devenir un animateur connu et reconnu de la radio et de la télévision ? Le « cas » de Nicolas Demorand n’est ici rapidement examiné que dans la mesure où il est exemplaire…
Le 7 juillet 2010, suite à l’annonce du départ de Nicolas Demorand de France Inter (radio du service public) pour Europe 1 (radio privée), la Société des journalistes de Radio France publie un communiqué intitulé « Trahison et naïveté » dans lequel on peut lire qu’elle considère que Nicolas Demorand « trahit le camp qui l’a fait roi sans sommation et sans en avoir informé ceux qui lui faisaient aveuglément confiance » [1]
En réalité, en arrivant sur Europe 1 Nicolas Demorand est loin de se comporter en traître et en naïf car il fait d’emblée preuve d’une grande fidélité à ses ambitions, aux gens et réseaux qui lui ont été et lui sont utiles dans son plan de carrière. Le tout avec une grande maîtrise des techniques d’auto-promotion.
Fidélités (1)
« Je crois très, très fortement aux valeurs du service public dans les médias », disait-il. Et il ajoutait : « On a des médias qui sont aujourd’hui sous différentes influences, qu’elles soient économiques, politiques, financières. On s’aperçoit que ça complique le travail des journalistes. Les antennes de service public radio sont extrêmement importantes dans le paysage. C’est un autre rapport au contenu, au temps de parole, à l’agenda médiatique. C’est un espace de liberté. » C’était en 2006. Et Nicolas Demorand s’exprimait ainsi, à l’occasion de son passage de France Culture à France Inter, lors d’un entretien accordé au site Ozap.
Le lundi 23 août 2010 au matin Nicolas Demorand est interviewé sur Europe 1 par Marc-Olivier Fogiel [2]. Au cours de ce spot de publicité made in Europe 1 de huit minutes, Marc-Olivier Fogiel essaye « confraternellement » de mettre Nicolas Demorand en porte à faux avec d’anciennes déclarations.
Il lui demande ainsi : « Qu’est-ce qui vous fait passer de France Inter à Europe 1, vous qui aviez dit, par exemple, “ j’ai toujours refusé les propositions des radios et des télés privées, je me lève tous les jours à 3 heures du matin depuis 7 ans parce que c’est ce qui me plaît, et je crois aux valeurs du service public” » ? Vous savez ici c’est privé, ça s’appelle le groupe Lagardère, même si on a une grande liberté. […] Moi je disais pas comme vous Nicolas que, le service public je trouvais ça très intéressant, mais je ne disais pas comme vous que c’était juste le seul endroit où je voulais travailler. […] ».
Pirouette ! Pour ne pas à avoir à s’expliquer sur son absence de cohérence Nicolas Demorand répond : «  Je considère que c’est un bizutage . » [3]
Souvenir cuisant de potache des classes préparatoires ? Quand Nicolas Demorand est mis en difficulté par une question, il l’assimile à une tentative de bizutage, comme il le fit pour couper la parole et le micro à un auditeur sardonique dès son deuxième jour d’antenne sur France Inter (le 5 septembre 2006). Un grand moment de radio que les amateurs retrouveront en note [4].
Après ce « bizutage » et sans avoir répondu, Nicolas Demorand pourra défendre sur Europe 1, les valeurs de Marc-Olivier Fogiel !
… Mais pas celles de Didier Porte, dont il s’était vigoureusement démarqué sur Canal Plus, contribuant ainsi modestement, mais sans doute involontairement, au licenciement de l’humoriste (Lire ici même : « Le bal des faux-culs sur France Inter »).
En revanche, Nicolas Demorand cultive, mais discrètement, de bonnes relations avec Stéphane Guillon. Le 3 juillet 2010, soit quatre jours avant l’annonce de son départ sur Europe 1, Nicolas Demorand était le chroniqueur de la rubrique « Le regard de ... » dans le Journal du Dimanche, une publication du groupe Lagardère [5]. On pouvait y lire, sous-titré « Mon ami Guillon », un éloge appuyé de cet ami et une vibrante défense de la liberté d’expression. Quant au licenciement, la protestation est véhémente : « Pourquoi les humoristes de France Inter ont-ils autant fait parler alors que leurs prestations sont souvent à l’eau de rose, comparé à celles de leurs confrères des autres radios ? Eléments de réponse en vrac : leur talent, évidemment. La particularité de l’exercice. La liberté absolue, souveraine qui leur fut garantie dans la matinale et qui est unique dans le paysage. La fin traumatisante, bien sûr, de cette histoire.  » C’est tout ? C’est tout.
Fidélités (2)
De l’art de rentabiliser ses relations mondaines et médiatiques…
Notre transfuge amène dans ses bagages Olivier Duhamel qui était déjà chroniqueur des « Matins de France Culture » quand ils étaient animés par… Nicolas Demorand.
Le monde est petit : Olivier Duhamel co-dirige avec Nicolas Demorand la collection Médiathèque au Seuil : une collection dans laquelle sont notamment parus un livre co-écrit par Olivier Duhamel et Michel Field (un animateur d’Europe 1) et un livre co-écrit par le frère de Nicolas Demorand, Sébastien Demorand (qui a travaillé sur Europe 1) [6].
Codirecteur de collection ? Un portrait tracé dans Libération le 22 avril 2008 (sous le titre « Voie expresse ») nous explique la raisons de ce choix : « La radio lui a passé l’envie d’écrire, mais ses lectures et sa pratique quotidienne à Culture puis Inter l’ont amené à réfléchir sur le journalisme : avec Olivier Duhamel et Géraldine Muhlmann, il vient de créer au Seuil la collection Médiathèque, qui fédérera des textes courts sur le thème “Presse et démocratie”. »
Coïncidence ? Voici une courte liste des auteurs de la collection Médiathèque qui ont été invités dans « J’ai mes sources », une émission de France Inter qui faisait partie du 6.30/10 de France Inter (et qui a été supprimée le 28 août 2009) : Géraldine Muhlmann (les 25 janvier, 15 avril et le 19 septembre 2008), Laurent Joffrin les 1er février 2008 et 29 juillet 2008, puis les 23 janvier et 30 juin 2009), Edwy Plenel (les 15 avril, 30 juillet 2008 et 18 septembre 2008), Pierre Haski (le 26 mai 2008 et le 1er avril 2009) Benédict Beaugé (2 mars 2009), Adrien Gombeaud (19 mai 2009), Nicolas Vanbremeersch le 04 mai 2009. Peu d’auteurs et de collections de sciences sociales et a fortiori d’analyses des médias ont joui d’une tel privilège.
Et le portrait publié dans Libération de poursuivre : « […] Muhlmann et Demorand n’entendent pas remettre en cause le système, seulement exploiter les marges de manœuvre existantes pour l’améliorer. Cette ambition circonscrite est dénoncée par la critique bourdieusienne des médias, d’Acrimed à PLPL, d’Henri Maler à Pierre Carles, lesquels n’y voient - en substance - qu’un nouveau conformisme de jeunes gens bien élevés aux convictions floues, gens de petits réseaux aux grandes ambitions personnelles. Ces attaques exaspèrent Demorand : “Moi, j’ai les mains dans le cambouis tous les jours, j’analyse les pratiques de l’intérieur. Eux font de l’idéologie. Où sont leurs grandes enquêtes, qui nous laisseraient scotchés ?”  »
L’idéologie – air connu – c’est ce que disent et pensent les autres. Nicolas Demorand, lui, est « scotché » au réel. Pourtant nous n’avons pas souvenir d’avoir lu ces formidables analyses des pratiques menées de l’intérieur, ni entendu les grandes enquêtes du journaliste Demorand dont les mains sont tachées de cambouis. En revanche, nous avons salué comme il se doit la grande enquête de Laurent Joffrin, Média-paranoïa, publiée dans la collection honorée par France Inter (Lire ici même « Laurent Joffrin, polémiste et psychiatre »).
Mais poursuivons, « en substance », sur le « nouveau conformisme de jeunes gens bien élevés aux convictions floues ».
Fidélités (3)
Dès son deuxième jour d’antenne sur Europe 1 (le 24 août 2010), Nicolas Demorand invite Bruno Tertrais, un auteur de la collection « La République des idées » [7]. Une invitation suggestive…
En effet, Nicolas Demorand a animé « le 6.30/10 » (qui pendant un temps a été « le 7/9 » puis « le 7/10 ») de France Inter du 4 septembre 2006 au 2 juillet 2010, soit pendant une durée de 46 mois. Dès le deuxième jour de sa présence sur l’antenne de France Inter (le 5 septembre 2006) Nicolas Demorand invitait dans la séquence « Inter activ’ » Daniel Cohen, un économiste (ayant des activités de senior adviser à la banque Lazard) qui venait de publier un livre dans la collection La République des idées. Et pendant les 46 mois durant lesquels Nicolas Demorand a été l’animateur principal d’Inter activ’ les auteurs de la collection La République des idées ont été invités à 51 reprises [8]
« La République des idées » est une association de loi 1901 dont le Président est Pierre Rosanvallon, journaliste au Collège de France et professeur dans les médias. Quelle autre association de loi 1901 ou quelle autre collection a bénéficié d’un traitement aussi favorable dans Inter activ’ ? Combien d’invitations ont-elles été adressées à Attac, la Fondation Copernic, Raison d’agir, Savoir/Agir ou à des auteurs publiés par des éditeurs comme Agone, La Fabrique ou Syllepse ?
Et, pour une bonne cause il est vrai (l’appel en faveur de Sakineh, l’Iranienne condamnée à la lapidation pour adultère et complicité de meurtre), toujours au deuxième jour de sa présence au micro d’Europe 1, Nicolas Demorand invite Bernard-Henri Lévy (dit BHL) qui est chez lui sur Europe 1 [9], comme il l’est un peu partout.
Une invitation qui pourrait devenir une habitude : comme nous l’avions déjà relevé, BHL avait été invité par Nicolas Demorand sur France Inter à 7 reprises en moins de deux ans et demi [10].
Lagardère, me voilà !
Quand Nicolas Demorand arrive sur Europe 1, il est déjà plus ou moins employé par son nouveau patron. En effet, l’émission « C politique » qu’il anime sur France 5 (une chaîne de télévision du service public) depuis septembre 2009 est coproduite par Maximal productions, une société de Lagardère entertainment. Quant à l’autre société coproductrice de « C politique » - Albertine productions - elle est dirigée par Matthieu Tarot que le site des Inrockuptibles présentait, en mai 2010, comme étant l’« ami et manager d’Arielle Dombasle », l’épouse de Bernard-Henri Lévy (invité de « C politique » le 21 février 2010). Petit monde…
Comme on l’a vu plus haut, le 3 juillet 2010, soit quatre jours avant l’annonce de son départ sur Europe 1, Nicolas Demorand est chroniqueur de la rubrique « Le regard de ... ». Et c’est dans le même JDD que le 25 mai 2008 Nicolas Demorand avait fait l’objet d’un fort laudateur portrait - « Demorand : à la télé comme à la radio » - signé Jonathan Bouchet-Petersen : « […] Virevoltant d’une idée à une autre, développée chaque fois avec l’aisance d’un normalien agrégé de lettres, Nicolas Demorand a la jubilation intellectuelle communicative. […] un journaliste brillant se définissant comme "rond mais carré". Un bosseur qui n’en oublie pas d’être sympathique ...] Un CV qui lui donne effectivement une légitimité certaine pour animer un magazine culturel sur le service public […] "Il faut aller droit au but, il n’y a pas de temps à perdre", confie le journaliste [...] » Comment ne pas voir un lien entre cet article de Jonathan Bouchet-Petersen et la présence dans l’équipe des attachés de production du 6.30/10 de France Inter présenté par Nicolas Demorand jusqu’au 2 juillet 2010 d’un certain… Jonathan Bouchet-Petersen ? Comme on peut le vérifier, par exemple, à la fin de cette page du site de France Inter. Petit monde…
Après s’être laissé inviter par le JDD, la nouvelle recrue d’Europe 1 accorde à Paris Match le 19 août 2010 un entretien d’une rare complaisance titré « Nicolas Demorand change de poste ». Mais c’était avant d’être « bizuté » par Marc-Olivier Fogiel !
Evidemment, si les entreprises du groupe Lagardère – le JDD, Paris Match et Europe 1 - accueillent si bien Nicolas Demorand, il s’agit pour l’essentiel de simples effets de microcosme, mais avec promotion et auto-promotion garanties.
***

Qui a déclaré dans le n° 11 de décembre 2006 de la revue Médias « Je n’ai pas de réseau, je ne suis pas un journaliste politique [...] » [11] ?
Nicolas Demorand, bien sûr. Lui comme tant d’autres…
Nicolas Boderault et Yves Rebours
Notes
[1] Source : Le blog de la société des journalistes de Radio France.
[2] Voir la vidéo proposée par Rue 89.
[3] C’est évidemment une image. L’article 14 de la loi du 17 juin 1998 définit ainsi le bizutage : « Le fait pour une personne, d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations, ou de réunions liées aux milieux scolaires et socio-éducatif.  » Des actes punis par la loi de six mois de prison et 7 500 euros d’amende.
[4] Voici :
- Nicolas Demorand : « Rémy nous appelle de Paris, bonjour Rémy, c’est à vous »
- Rémy : « Oui, bonjour. Bravo Nicolas Demorand pour la magnifique laisse d’or que vous a décernée le journal Le Plan B pour votre campagne frénétique en faveur du oui à la Constitution européenne »
- Nicolas Demorand [interrompant Rémy] : « Voilà ! Ca c’est mon bizutage au lendemain de la rentrée des classes . Rémy est-ce que vous avez une question à poser à Daniel Cohen ? Ou est-ce que vous voulez continuer à éditorialiser comme ça parce qu’il faut s’avancer démasqué quand on est dans une démocratie »
- Rémy : « Bien écoutez, justement on est dans une démocratie et donc »
- Nicolas Demorand [interrompant Rémy] : « Et donc ? Vous trompez, vous trompez les médiateurs de cette démocratie, les gens du standard de de France Inter. Bon voilà, moi je considère en tout cas que c’est un bizutage .
[5] Source : « Le regard de Nicolas Demorand ».
[6] Source : le site des presses de Sciences-po.
[7] Source : Le site de La République des idées. Cette collection est publiée par les éditions du Seuil où, comme on l’a vu, Nicolas Demorand co-dirige une collection.
[8] Recensement effectué grâce au site de « La République des idées ». Précisons que Nicolas Demorand n’a pas toujours été l’hôte des républicains des idées : il a légitimement bénéficié de jours de congés payés, d’arrêts maladie et de congés paternité pendant lesquels il n’était pas à l’antenne.
[9] Il dirige une collection chez Grasset qui appartient au groupe Lagardère.
[10] Comme nous le rappelions ici-même : « L’amour, ça se fait à deux », par Nicolas Demorand et Bernard-Henri Lévy.
[11] Source : « Le « pongiste » des matins de France Inter ».





Mercredi 1 Septembre 2010


http://www.acrimed.org/article3433.html http://www.acrimed.org/article3433.html

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 01:28

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Sur mes blogs, par exemple senior informations,

voici quelques titres que vous ne trouverez pas dans les Médias :

 

 

Sur mon blog R-sistons à l'intolérable,

 

 

Ca commence à pas mal sortir sur le sujet...

Les réseaux de l'horreur...

 



La fin du SiLence


.
http://crodoff.canalblog.com/archives/2010/08/31/18940160.html
.
Nourriture empoisonnée à grande échelle:

http://crodoff.canalblog.com/archives/2010/08/04/18743151.html

.

 

La marée noire dans le golfe du Mexique, est comme pour le 11 septembre, un complot élitiste, une action délibérée.


 

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Et comme les preuves du complot 11 septembre sont là par centaines (voir les multiples vidéos dans la barre à gauche de ce blog, pour les candides de passage) mais non mises à jour à Monsieur tout le monde qui n'en a souvent d'ailleurs rien à faire, ou perpétuellement étouffées ou raillées par le pare-feu médiatique, on n'est pas sorti de ce nouveau carnage qui vomi sa mort dans l'océan.

Plus de 10 ans qu'on surfe sur le mythe Al Quaida sans que les médias aient " le feu vert " (qui serait d'ailleurs si possible calculé pour passer à autre chose d'aussi plus ou moins calculé) afin de faire éclater une vérité pourtant évidente dés que l'on se déconditionne de sa vision fleur bleu du système de la "démocratie moderne capitaliste" et que l'on enquête un minimum sur le net (tant qu'on le peut encore). Rien que de savoir que c'est la société au nom équivoque "Controlled Demolition" qui était chargée de déblayer vitesse grand V les décombres du World Trade Center remplis de traces d'explosifs; c'est d'une ironie effrontée et macabre et tellement accablant.

Les cartes sont tirées du jeu de société " Illuminati "de Steve Jackson, sorti vers...1990


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Comme pour le 11 septembre, le filtre de l'arme médiatique niera tout, évitera toujours de relier les points dans la bonne direction (l'info actuelle se résumant à la lecture globalisée d'une même dépêche par des Ken et Barbie) édulcorera ça au maximum et la jouera blablablas les yeux au ciel à propos " du complot " par des pseudos "des experts" ou philosophes de service jouant le rôle (souvent depuis des années) de syndicalistes pour la cause d'Élites diverses et souvent en étroite collusion. On préfèrera faire des feux de diversion avec des polémiques inoffensives sur des sujets insignifiants, alors que les preuves sont là, froides et répugnantes pendant que la vie s'éteint lentement et que les mois et les années passent.

" Ordo Ab Chaos ", toujours les deux même jambes du monstre qui avancent dans la même direction, les délits d'initiés et les contrats juteux pour les uns et pour les autres (pour qui l'argent n'est plus un problème) les avancées de pions sur l'échiquier du Nouvel Ordre Mondial.

La grippe Arnaque n'ayant pas prise, voila que l'on abat la carte marée noir pour tenter d'engager le mode totalitaire, du moins pour l'heure aux USA. La crise financière, qui n'a rien d'hasardeuse, étant là pour favoriser et tirer vers le bas l'ensemble de la situation sur le long terme... - A suivre -

Bien, revenons à la marée noire : s'ensuive les faits de cela dans la première vidéo par Alex Jones et le témoignage d'une citoyenne américaine sur ce qui se passe dans ce Golfe du Mexique.

 

 



Alex Jones : Marée Noire De BP False Flag [3x3 VOSTFR]


Témoignage Citoyen Marée Noire BP (19 Juin 2010)

                                                  http://crodoff.canalblog.com/archives/2010/06/30/18462725.html

 

 

Tsahal en Roumanie:

http://www.voltairenet.org/article166476.html

 

 

Les Américains au Kosovo

 

"Il est impossible de faire quoi que ce soit au Kosovo contre l’avis des Américains”, m’a confié un international en mission à Pristina. Je savais que les Kosovars aiment les Américains, depuis que ces derniers les ont “libérés” des Serbes.


 

Mais je ne savais pas à quel point les Américains tiennent la plupart des manettes de l’État.

Un autre international m’a dit : “Le Kosovo ne sera jamais un Etat. Sans l’OTAN et les Américains, il ne tient pas debout. Les Etats-Unis ne partiront jamais d’ici”. Et je crois bien qu’il a raison.

Pour les États-Unis, le Kosovo est un pays stratégique : il est musulman modéré, à proximité de la Russie et dans un couloir énergétique. C’est le seul pays musulman à avoir soutenu l’invasion américaine en Irak au printemps 2003. La future autoroute Pristina-Durrës (sur la côte albanaise) représente un enjeu militaire pour les Américains : le camp militaire Bondsteel (la plus grande base des États-Unis en Europe), situé au sud de Pristina, bénéficiera ainsi d’un accès direct à la mer Adriatique, où les Albanais ont donné l’autorisation aux Américains d’utiliser librement les ports. “Les Etats-Unis ont vision régionale du Kosovo, c’est leur pied dans l’Europe”, confie un international. 

Au Kosovo, et dans une moindre mesure en Albanie, la présence anglo-saxonne, se traduit au quotidien, du boulevard Clinton aux drapeaux, en passant par les grosses cylindrées d’expatriés. Il y a un mois, Tony Blair était en visite à Pristina. Il y a trois ans, j’avais croisé George W. Bush en visite à Tirana. Il n’est pas rare de rencontrer des enfants albanais prénommés Toni ou Bill. 

En février dernier, lors de l’inauguration de la statue de Bill Clinton, 10 000 personnes avaient fait le déplacement. Il y a deux jours, une nouvelle cérémonie a eu lieu pour inaugurer l’aménagement réalisé autour de la statue. Bill Clinton est maintenant entouré de jolis pavés et d’un bassin d’eau.

Au-dessus de lui trône son image, entre une publicité pour du café et des antennes satellite. Seul hic, l’inscription sur le mur derrière la statue. Il est écrit : “Non aux négociations. Autodétermination”, du nom d’un parti politique qui prône l’exclusion de tous les internationaux qui encadrent le pays et le droit du Kosovo à se gouverner seul. 

C’est aussi ce que revendique l’ONG “Cohu!” : “Laissez nous échouer!”, dit son président Avni Zogiani. “L’ambassade américaine fait pression sur tout le secteur économique via des conseillers en stratégie.

Ce sont eux les vrais ministres de l’Economie. Même la mission de l’Union européenne EULEX se voit parfois limitée dans son action par l’influence américaine. Chaque semaine, EULEX dit qu’elle va arrêter Fatmir Limaj (ministre des Transports). Or il est toujours libre, parce que les Américains exercent des pressions

 

”.

http://albanie-kosovo.blog.lemonde.fr/2010/08/21/les-americains-au-kosovo-un-grand-frere-indispensable/

 

(Journal des guerres de l'OTAN - http://journaldeguerre.blogs.dhnet.be/)

 

 

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-appel-d-une-lectrice-pouvoir-communiquer-si-nous-n-avons-plus-le-net-56438934.html

 

 

autriche

L'Autriche va-t-elle sortir de l'UE ?
.
En réponse à l’imposition brutale du Traité de Lisbonne, une plate-forme de citoyens a lancé une initiative nationale pour obtenir le retrait de l’Autriche de l’Union européenne. Il s’agit en premier lieu de garantir la liberté politique du peuple et le sauvetage des bases existentielles de l’Autriche : du (re-)développement d’un marché intérieur à l’abri des crises et d’un Etat social, ce qui n’est possible qu’à l’intérieur d’Etats indépendants, de remettre la neutralité au centre de la politique extérieure, de la liberté d’accepter ou refuser les OGM, de la réintroduction d’une monnaie nationale et de l’introduction d’une démocratie directe selon le modèle helvétique

suite ici :
http://www.mecanopolis.org/?p=1939
 


http://r-sistons.over-blog.com/article-l-uranium-la-plus-grande-menace-sur-la-planete-non-violence-survie-56415962.html 

 

 

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 01:25

Alors que Rémy Pflimlin annonce dans le Figaro sa volonté de donner la priorité au numérique, plusieurs modèles de télévision du futur semblent s’affronter aujourd’hui.

Rémy Pflimlin:

Nous devons entrer dans l’univers des réseaux sociaux, mais aussi être capables d’assumer en direct sur la Toile de grands événements à l’exemple de ce qui a été fait cette année sur les grands événements sportifs. Enfin, nous sommes en avance sur le développement des télévisions connectées tant pour définir la norme que pour proposer une offre de contenus interactifs accessibles à tous.

Ce n’est qu’un point de départ, dans un voyage qui, on le comprend à la lecture de l’interview, se déchire déjà en plusieurs chemins. Se déchire ou s’assemble.

Quel sera le vrai visage de la télévision dans quelques années ? Et quelles conséquences en terme de distribution et d’organisation ?

Quelques pistes

1) La télévision connectée
À lire également dans le Figaro daté du 30 août 2010 (édition papier seulement) l’union sacrée des chaînes de télé françaises (TF1, M6) et allemandes (ZDF, RTL…) autour de la télévision connectée et de la nouvelle norme HbbTV (Hybrid Broadcast Broadband TV). Ce standard permet de connecter sa télévision sur Internet et d’éviter aux téléspectateurs de jongler entre leur ordinateur et leur télé pour avoir accès aux bonus ou à l’interactivité. Ils pourront voir, revoir, payer pour les contenus, voter, jouer… Bref, la fusion de l’écran familial et du Net.

2) De l’autre côté, la fragmentation
Une génération digitale et mobile qui regarde toujours les programmes de télévision mais de moins en moins devant son téléviseur. De plus en plus sur l’écran d’ordinateur, en consommant plusieurs médias en même temps.

3) TV connectée ou multi-écrans, la télé de demain, c’est la télé partout, et Internet dans tous les écrans
Une télévision partout, à tout moment, qui n’est plus forcément un flux, sauf pour le direct. “Vous n’aurez pas 50 chaînes, 500 chaînes, mais des millions de chaînes”, prévoit le patron de Business Insider, Henry Blodget, qui envisage une révolution aussi violente que celle qui a bouleversé l’écosystème de la presse écrite :

Vous serez capable de voir tout ce que vous voulez, en direct ou enregistré, où vous voudrez: TV, ordinateur, écran mobile, vous aurez juste à brancher un tuyau (Internet) sur une boîte (écran), et regarder.

Sur tous ces terrains, les télévisions ne sont plus seules, même si elles essaient de maîtriser la fragmentation (surtout les droits d’auteur et le paiement…) avec des systèmes comme “TV Everywhere“.

Google, Apple, Microsoft ou Hulu en nouveaux maîtres

Google est déjà prêt pour la TV connectée. Installé sur votre téléviseur, Google TV vous permettra de rechercher vos programmes favoris, de programmer un enregistrement, ou de trouver une rediffusion, de mettre un show dans vos favoris…

De son côté, Apple aurait dans les cartons une nouvelle version de son Apple TV (qui était un échec). “iTV” s’appuierait sur l’OS de l’iPhone et de l’iPad. Même sans cela Apple est déjà présent sur le marché de la “cacth-up tv” via iTunes, où il est possible de voir et revoir quelques shows tv.

Microsoft apporte déjà la TV connectée avec sa XBox. Sur le XBox live on peut regarder des shows TV mais aussi jouer à des jeux tv virtuels en direct.

Demain, c’est l’écran qui s’adaptera au programme, pas l’inverse. Et le programme sera complètement fragmenté, avec des millions de télé-diffuseurs potentiels, pro ou amateurs.

Un flux multiformes et permanent

La TV de demain, c’est la connexion du meilleur de deux technologies:

- des écrans HD de plus en plus grands ou, au contraire, des écrans de plus en plus mobiles et de qualité comme l’iPad.
- l’Internet ! (et pas le “web”)

La télévision, demain, s’appellera “Digivision”, car il ne s’agira plus de diffuser un flux pour un téléviseur. Il s’agira de produire et de faire vivre des programmes vidéos stockés ou des flux live pour l’Internet. Et ce sera le rôle des moteurs de recherche et des réseaux sociaux de vous aider à les retrouver et les partager sur tous vos écrans, sans rupture (je commence sur mon plasma, je finis sur mon mobile).

Demain, il n’y aura plus que des écrans, il n’y aura plus d’interface, vous serez l’interface, la télécommande de vos multiples écrans. Peut-être n’y aura-t-il plus d’écran, ou que, en tout cas, toute surface pourra servir d’écran.

Peu importe.

L’important, et donc le cœur du business, c’est que tout sera digitalisé sur le réseau, c’est à dire sur Internet. Et que ces flux et ces données vidéos vivront partout où vous serez. En concurrence avec des millions d’autres programmes.

Ce qui signifie, pour les journalistes TV, que le digispectateur ne sera plus captif, qu’il passera d’un sujet à un autre instantanément. Et que nous aurons besoin de filtres, de prescripteurs, autant que de producteurs. Oui, comme pour la presse écrite.

Êtes vous prêts ?

Crédits photo cc FlickR brandon king, x-ray delta one.

Article initialement publié sur La Social Newsroom.

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15517


Auteur : Benoit Raphaël - Source : owni.fr

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 01:20

 

 

Daniel Vanhove

La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie. Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.

Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !? Entre les menaces – supposées –  d’un Iran nucléaire et celles – réelles – d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ; le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays en ruines ; le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat… comment s’y retrouver ?

Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène – car, c’est bien de cela dont il s’agit – visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.

Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion publique face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ? Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire – eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins – nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste – et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ? Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !? Nous sauverait-il notre restant d’âme !? La belle affaire ! Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies… au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations… Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas… pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli » !? Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !

L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs. Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !? Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine – en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner. Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance – traitées, cela va sans dire, de « terroristes » – et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles… s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !

Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?

- Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils – nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables… sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;

- Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils – nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones… nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;

- Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur – qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004… mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;

- Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes… inappliquées ;

- Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;

- Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation… sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;

- Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister – ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas… transformés ainsi en collabos actifs.

 

Entre-temps, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf sioniste dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre Netanyahu me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira JAMAIS sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.



Daniel Vanhove –Observateur civil, Auteur de La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20884


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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 02:41
Tuez-vous, mais ne vous faites pas mal ! (ou l’Irak par les USA libéré).

C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison, cassent tout (sauf les objets d’art qu’ils volent pour décorer leur repaire), violent, tuent, circonviennent des membres de votre famille, fabriquent des collabos qu’ils arment pour les remplacer. Puis, les vandales quittent le champ de ruines en avertissant que le commerce des fruits de votre jardin est régi par des contrats qu’ils vous ont fait signer, le couteau sous la gorge, et dont le respect sera assuré par des nervis payés par eux.

Ainsi, après bientôt 8 ans d’occupation, de pillages, de massacres à grande échelle, d’exécutions sommaires, de tortures, l’Irak détruit (où se déchaînent les sanglantes haines religieuses revigorées) est livré à un gouvernement élu sous la botte et dont l’allégeance aux intérêts états-uniens continuera à être contrôlée par 50 000 soldats résiduels US et des cohortes de mercenaires motivés par l’argent et par la garantie de l’impunité pour des exactions qui les conduiraient à la potence ou à la prison à vie dans les pays d’où ils viennent(1).

Paradoxalement, on appellera « Libération de l’Irak » cette ignominieuse épopée tandis que nos médias, entichés de périphrases usées, désigneront continûment les USA qui ont écrabouillé le peuple irakien au prétexte d’un crime attribué au Saoudien Oussama Ben Laden (ancien agent de la CIA caché en Afghanistan) comme « La plus grande démocratie du monde ».

Théophraste R. (legrandsoir.info).



(1) Dans son discours du 31 août 2010 décrétant « terminée l’opération Liberté irakienne », Barack Obama a précisé : « notre engagement pour le futur de l’Irak, lui, ne prend pas fin » et il a ajouté que «  les Etats-Unis seraient toujours présents en tant qu’ami et partenaire ».

Un « ami et partenaire » pareil, c’est celui qui vous pique votre blouson, vos clopes, votre montre, vos pompes et votre portable en échange d’une distribution de gnons et de la promesse d’une accalmie.

 

http://www.legrandsoir.info/+Tuez-vous-mais-ne-vous-faites-pas-mal-ou-l-Irak-par-les-USA-liberee+.html

 


 

Note d'eva R-sistons:

 

J'ai déjà dit plusieurs fois ce que j'en pensais.

Les USA enlèvent une partie de leurs troupes pour.. les transférer en Afghanistan, au Pakistan, bientôt en Iran. Cela ne présage rien de bon ! 

Et ces troupes sont elles-mêmes remplaées par des mercenaires sans foi ni loi, jouissant de l'impunité totale, appâtés par l'argent ! Ignoble !

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  • : R-sistons à la désinformation
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  • Eva R-sistons
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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