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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 08:28
Blocus de Gaza : un crime contre l’humanité


Posté par Roland. Auteur : Ziad Medoukh - Source :
CAPJPO-EuroPalestine

Blocus de GazaZiad Medoukh, professeur de Français à Gaza tire la sonnette d’alarme. Le manque d’électricité lié au siège israélien, dont se rendent complices nos gouvernement, est en train de faire de nombreuses victimes que personne ne comptabilise !



Auteur : Ziad Medoukh - Source : CAPJPO-EuroPalestine


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10901

"Les coupures permanentes d’électricité pèsent lourdement sur la vie des Gazaouis

La situation actuelle dans la bande de Gaza est dramatique à tous les niveaux :

Blocus, fermeture des frontières, difficultés de déplacement, difficultés économiques et souffrance continue pour plus d’un million et demi de Palestiniens emprisonnés sur leur territoire ; comme si cela n’y suffisait pas, depuis plus d’un mois, et notamment depuis le 1er janvier 2010, nous assistons à une aggravation catastrophique de la pénurie d’électricité dans la bande de Gaza. Dans chaque quartier, les habitants ont le droit à six heures d’électricité par jour et cela depuis plus de quarante jours ; ils subissent donc dix-huit heures de coupures d’électricité quotidiennes, quelques fois le jour, quelques fois le soir et la nuit, avec des conséquences très graves sur la vie des Gazaouis.

L’origine de cette nouvelle épreuve est liée à la politique israélienne de réduction des quantités de fioul autorisées à entrer dans la bande de Gaza via les passages israéliens souvent fermés depuis le début du blocus inhumain, il y a maintenant plus de 4 ans, imposé à la population civile.

Dans la bande de Gaza il n’y a qu’ une seule centrale électrique qui ne fonctionne qu’à 30% de sa capacité. En effet, cette centrale a été bombardée à plusieurs reprises , notamment en 2006, 2007, et bien sûr en 2009, lors de la dernière agression israélienne contre la bande de Gaza . Aux destructions causées aux installations qui provoquent à elles seules de trop nombreuses pannes en l’absence d’équipement de maintenance du fait du blocus israélien, s’ajoute maintenant l’interdiction d’entrée d’une quantité suffisante de fioul par les autorités israéliennes pour faire fonctionner cette centrale ; alors que déjà, il ne faut pas l’oublier, une seule centrale électrique est insuffisante pour fournir de l’électricité à tous les foyers sur une base régulière .

Pour pallier cette situation très difficile, les Palestiniens de Gaza, déjà soumis à de si rudes épreuves, mais entraînés de gré ou de force à la patience et à la nécessité de s’adapter, essaient tant bien que mal, entre bougies et générateurs, de trouver des solutions pour continuer à vivre au quotidien.

Les hôpitaux, les universités, les écoles et les principales institutions dans la bande de Gaza, ont toutes été équipées de générateurs pour faire face à la pénurie, mais ce ne peut être qu’une solution provisoire et qui ne peut pas régler le problème de la vie des familles, lourdement pénalisées par la situation. .

Des générateurs privés qui fonctionnent à l’essence sont utilisés actuellement dans beaucoup de maisons et d’immeubles, pour avoir un peu d’électricité, surtout la nuit . Mais l’essence et les générateurs à bas coûts, qui passent par les tunnels, sont de mauvaises qualité et provoquent des drames... ! Depuis l’aggravation de la pénurie d’électricité, nous avons déjà à déplorer 15 morts dans des explosions de générateurs : les Gazaouis continuent de mourir des conséquences du blocus et des destructions israéliennes !

Devant cette situation de black-out électrique et de drames surajoutés très pénible pour les Gazaouis, la communauté internationale et notamment l’Union européenne ont la responsabilité de faire pression sur les autorités israéliennes afin qu’elles fournissent les quantités suffisantes de fioul pour le fonctionnement de notre unique centrale électrique et que tous les matériaux de maintenance et de réparation pour cette centrale entrent dans la bande de Gaza.

Combien de temps encore ce blocus inhumain continuera-t-il d’étouffer et de tuer les Palestiniens ? La communauté internationale et l’Union européenne ont le devoir moral d’imposer à Israël la levée du blocus de Gaza."

Ziad Medoukh

CAPJPO-EuroPalestine

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Published by Eva R-sistons - dans Censure Médias scandaleuse
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 23:13
Silence Médias, silence gouvernement:
Il ne s'agit pas de la profanation d'un lieu juif,
mais d'un lieu musulman. 2 poids 2 mesures !


publié par roland (webmaster) le 12/02/2010 15H53 


LA FRANCE AUX FRANÇAIS La bourgogne aux escargots Profanation à Saint-Etienne, Silence radio au gouvernement
 
 « Et la Bourgogne aux escargots ». Cette inscription figurait il y a une quinzaine d’années dans les toilettes d’une université française. Un étudiant avait trouvé bon de répliquer à une autre inscription, plus classique, commise par un sympathisant d’extrême-droite : « La France aux Français ». C’est peut-être ce qu’il faudrait écrire sur le mur de la mosquée de Saint-Etienne qui a été profanée dans la nuit du 7 au 8 février.

 
 La grande mosquée de Saint-Etienne a été victime d’un acte islamophobe dans la nuit du 7 au 8 février 2010. Venus vers 6h30 du matin accomplir la première prière de la journée du 8 février, les fidèles de la mosquée étaient horrifiés en découvrant des écritures à caractère racistes et islamophobes sur les murs de la mosquée toujours en construction.  
 
 « La France au français », « pas d’arabes ici », « heil hitler », « sales nègres », ou alors « On vous aura »…. voilà quelques inscriptions injurieuses et beaucoup d’autres que les fidèles pouvaient lire sur les murs de la mosquée.
 
 Source : CRCM-RA



Alter Info l'Information Alternative


Source : Alter Info


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10900&rech=18423#10900
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Published by Eva R-sistons - dans Communautarisme
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 22:43

Pour les médias occidentaux,
la propagande passe avant les faits

La semaine dernière, les médias chinois publiaient l’histoire d’un père qui, à Beijing, enchaînait son garçonnet de deux ans à un arbre pendant qu’il allait travailler. Les médias occidentaux ont sauté sur l’affaire et en ont fait un coup de propagande contre la Chine. Du côté de la chaîne de TV américaine CNN, on a complètement pété les plombs…

Cette affaire débute le mercredi 3 février, à 8 h 59. C’est l’heure où deux journalistes, Zhao Yanrong et Xu Fan, publient sur le site du China Daily un article à propos d’un gosse attaché par une chaîne à Beijing. Le China Daily est le premier journal en anglais de la Chine et il a quotidiennement trois millions de lecteurs en Chine même et à l’étranger. Le titre de l’article chinois est celui-ci : « Un père enchaîne son garçonnet de deux ans après avoir perdu sa fille. »


 



Le sous-titre de l’article dit que le père a refusé l’aide des autorités locales du district de Fashang de la capitale Beijing. Les deux journalistes donnent la parole au père qui explique que sa femme, handicapée mentale, ne peut pas s’occuper de leur petit garçon, qu’il emmène donc celui-ci à son travail, qu’il y a quelques semaines, sa petite fille s’est perdue et qu’il attache désormais son garçonnet à un arbre pour éviter que la même chose ne lui arrive. Les journalistes se rendent au domicile de l’homme. Il s’avère que c’est un migrant (un paysan qui a quitté la campagne pour la ville : les migrants paysans sont 150 millions de Chine), que son minuscule logement est archi-rempli de vêtements et d’affaires, cadeaux des voisins. Le père raconte aux journalistes que plusieurs personnes lui ont offert de l’argent pour adopter son petit garçon mais qu’il a refusé. Il s’avère aussi qu’en 2009, les autorités locales ont discuté à quatre reprises avec le père et lui ont dit que, vu la situation de sa femme, il valait mieux qu’il retournât chez lui. Le père n’a pas été d’accord. Dans l’article, les autorités admettent qu’il y a des problèmes avec les enfants des migrants. Dans la capitale, il existe bien des écoles pour les enfants de migrants, mais pas de crèches.

C’est tout ce que dit l’article du China Daily.


Le jour même, l’agence de presse officielle Xinhua reprend l’article intégralement, sans en modifier une ligne, avec deux photos de garçonnet attaché et elle diffuse l’information dans le monde entier. Et c’est alors que le manège se met à tourner.

« À la chinoise »

Les premiers qui y voient une opportunité de propagande à saisir sont les gens du quotidien britannique, The Daily Mail. D’emblée, le journal sort un gros titre : « Baby-sitting à la chinoise : le rickshaw enchaîne son fils de deux ans quand il se rend au travail ».
L’expression « à la chinoise » est judicieuse : de la sorte, l’auteur insinue que c’est la normalité, en Chine. Seuls de rares lecteurs du Daily Mail sont au courant de la situation des enfants chinois ; il n’est donc pas très malaisé de brosser un tableau déformé et d’ainsi manipuler les lecteurs.


Le mot « rickshaw » (pousse-pousse) n’est pas mal trouvé non plus : le lecteur voit un homme qui court les rues avec, derrière lui, une petite cabine dans laquelle une ou deux personnes ont pris place. Tout de suite, on sent monter en soi toute une compassion pour cet homme. Mais le père n’est pas un « rickshaw » comme on en voit en Inde, il est conducteur de taxi moto. À diverses reprises, j’ai emprunté ce genre de véhicule, en Chine. Le conducteur dispose d’un engin motorisé à l’arrière duquel on a fixé une petite cabine. Cela permet de se faufiler très rapidement dans la circulation.


Le Daily Mail écrit qu’à première vue, on penserait qu’on a affaire au stade final de la cruauté envers les enfants. Toutefois, dit le journal, ce n’est pas le père qui est à blâmer, mais bien les autorités et la situation en Chine qui contraignent l’homme à agir de la sorte. Pour souligner ça, le Daily Mail ajoute une belle photo d’un père sympathique qui porte sur le bras un mioche tout sourire. Comment pourrait-on reprocher quoi que ce soit à un père si aimant ?




L’article a été placé sur le site le jeudi 4 février à 16 heures. Deux jours plus tard, il y avait déjà au moins 200 réactions de lecteurs. Citons-en quelques-unes :
- « Et la Chine se prétend un pays communiste ! Elle n’a même ni crèches ni écoles pour les enfants ! »
- « Incroyable ! Dans ce pays, ils abandonnent tout simplement leurs enfants dans la rue. »
- « Le communisme est mauvais. Les dirigeants disent que le communisme est bon pour le peuple, mais c’est un mensonge. Quelle cruauté ! »
- « Je me sens très triste, maintenant que j’ai lu cela. Mais nous ne pouvons pas en rejeter la faute sur le père. Ne pourrions-nous pas organiser une action d’aide ? »

« 200.000 enfants kidnappés »

Les plombs sautent tout à fait quand la chaîne américaine CNN reprend l’affaire à son compte. Deux jours après le China Daily et un jour après le Daily Mail, la chaîne de TV a concocté un bout de film qui dure 2 minutes et 3 secondes et sur lequel on peut voir comment le journaliste John Ray, de l’Independent Television Network, se rend avec le père, la mère et le garçonnet à leur domicile. Et, là, le père doit montrer comment il a enchaîné son fils à un arbre.



Suit alors le commentaire du journaliste : « Et cela se passe dans un des pays les plus riches du monde » ; « en Chine, chaque année, 200.000 enfants sont kidnappés » ; « cette histoire a plongé les dirigeants communistes dans l’embarras » ; « pour des dizaines de millions de migrants, le miracle économique ne signifie absolument rien »… Et voilà… On ne pouvait pas y échapper…


Un jour plus tard encore, nous sommes donc le vendredi 5 février, le journal belge de qualité De Standaard publie sur son site sa version de l’histoire. L’auteur de l’article est un certain LVN. L’article est aussitôt repris par Het Nieuwsblad. On y voit la photo du garçonnet enchaîné avec, en dessous, ce commentaire, en écriture cursive : « Cette photo d’un bambin enchaîné a choqué les gens du monde entier. L’histoire derrière cette photo est une gifle au visage du gouvernement communiste de la Chine. Elle illustre d’ailleurs l’amère pauvreté qui, comme une couverture étouffante, enveloppe encore l’existence de nombreux Chinois. » (traduction littérale, NdT) 


Un peu plus loin, on nous dit qu’il n’y a pas de crèches pour les enfants de migrants et que le père doit « donc » laisser son enfant derrière lui. En d’autres termes, cette cruauté est imputable aux autorités. De Standaard écrit aussi : « Chaque année, en Chine, des dizaines de milliers d’enfants disparaissent. La plupart sont des enfants de travailleurs migrants pauvres. On les ramasse dans la rue et on les vend ensuite pour une somme qui, convertie, oscille entre 115 et 1.145 euros. »

Quelques questions

Posons-nous quelques questions sur les remarquables aventures présentées dans cette information :

– Comment se fait-il que, dans cette affaire, les médias occidentaux laissent entendre que la situation des enfants chinois et, à coup sûr, celle des enfants migrants, est extraordinairement alarmante, alors que les rapports de l’Unicef, par exemple – le fonds des Nations unies pour les enfants – prouvent, chiffres et faits à l’appui, que, je cite : « Ces dernières années, la Chine a enregistré de remarquables succès dans la réalisation des droits de l’enfant. »
– Comment se fait-il que CNN peut diffuser sans gêne aucune que « des dizaines de millions de migrants ne tirent absolument rien du miracle économique », alors que des rapports de la Banque mondiale, de l’OCDE, du Fonds monétaire international, du PDNU, de l’Unicef, etc., écrivent que le miracle économique a sorti 500 millions de personnes de la pauvreté ?
– Comment se fait-il que les journalistes occidentaux essaient-ils de faire accroire à leurs spectateurs et lecteurs que ce que font une mère handicapée mentale et un père pas trop futé non plus est en Chine la chose la plus naturelle du monde ?
– Comment se fait-il que CNN parle de 200.000 enfants kidnappés par an en Chine et De Standaard de dizaines de milliers ? Ces journalistes et rédacteurs auraient-ils mis leur nombre aux enchères ?
– Comment se fait-il que, dans leur version, les journalistes occidentaux ont oublié l’offre d’aide des autorités et des voisins ?
– Comment se fait-il que les journalistes occidentaux mettent en exergue le manque de droits pour les migrants sans mentionner qu’un gigantesque pays en voie de développement passant d’une économie agricole à une économie industrielle est toujours confronté à une ruée vers les villes ? Que, dans de nombreux pays du tiers monde comme l’Inde et le Brésil, cette ruée a abouti à l’apparition d’immenses bidonvilles misérables et malsains alors qu’en Chine, grâce à la politique des autorités qui préconisent une urbanisation dirigée et contrôlée, il n'y a pas de bidonvilles ?
– Comment se fait-il que les médias occidentaux parlent du manque de droits des migrants chinois alors que de nombreuses villes en sont déjà arrivées aujourd’hui à un tel niveau de développement qu’elles peuvent accorder les mêmes droits sociaux aux paysans migrants sans pour autant faire exploser l’urbanisation ?
– Comment se fait-il qu’un journaliste comme John Ray peut dire sans sourciller ni rougir que la Chine est l’un des pays les plus riches au monde alors qu’il s’agit ici d’un pays dont le revenu par habitant est sept fois inférieur à celui des États-Unis, ce qui fait, évidemment, qu’elle dispose de nettement moins de moyens que les pays riches pour bâtir ce qui est nécessaire à la population ?
– Et, enfin et surtout : pourquoi ces journalistes du Daily Mail, de CNN, d’ITV et du Standaard agissent-ils de la sorte, pourquoi veulent-ils monter notre population contre la Chine ? Et pourquoi les bureaux des rédacteurs en chef de ces médias permettent-ils la publication ou la diffusion de telles informations ? 


Cet article est signé Peter Franssen, rédacteur de
www.infochina.be, le 8 février 2010.



Sources :

La version du China Daily :
http://www.chinadaily.com.cn/metro/2010-02/03/content_9419514.htm

La version du Daily Mail :
http://www.dailymail.co.uk/news/worldnews/article-1248252/Chinese-boy-ch...

La version de CNN :
http://www.cnn.com/video/#/video/world/2010/02/04/itn.china.chained.boy....

La version du quotidien belge De Standaard :
http://www.standaard.be/artikel/detail.aspx?artikelid=DMF20100205_049

Le rapport cité de l’UNICEF :
http://www.unicef.org/about/execboard/files/China_CPD_Rev1.pdf


http://www.infochina.be/fr/node/356


Eva : J'ai vécu aux USA. Les mères sans travail, surtout celles qui sont dans la rue (Prostitution, drogue...), attachent communément leur enfant à un meuble lorsqu'elles s'absentent. Ce n'est pas mieux. Et les médias chinois ne s'emparent pas de ces affaires, eux...

Les Médias occidentaux sont seulement de propagande ! Honteux !

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Published by Eva R-sistons - dans Propagande
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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 07:12
 
 
Propagande, mass médias et « menace iranienne »

 





Ce qui se passe en Iran nourrit l'imaginaire de nos pays Occidentaux. Les gouvernements et les médias nous disent que l'Iran est un pays islamiste, gouverné par un président antisémite qui ne souhaite qu'une chose : la destruction d'Israël pour probablement prendre le leadership de la région et rassembler les pays musulmans autour de lui. Pour détruire Israël, l'Iran avance vers le nucléaire militaire, fournit des armes au Hamas et au Hezbollah ... Voilà donc, en gros, ce que l’on peut tirer de la presse occidentale.

 

La guerre de l’information  a commencé.

 

Depuis plus de trois ans, il y a donc une escalade psychologique entre l'Iran d'une part et le reste du monde d'autre part. Alors que l'Iran est accusé de vouloir acquérir le nucléaire militaire, le gouvernement rétorque que le pays ne veut que le nucléaire civil. Alors qu'une énorme campagne de propagande, orchestrée par Washington et Israël, dénonce le fait que l'Iran souhaite rayer Israël de la carte, l'ONU confirme que la traduction de cette phrase d'Ahmadinejad est erronée[1]. L'amalgame entre population et gouvernement laisse penser que tout Iranien est antisémite alors même que la population de confession juive, présente depuis l'exil de Babylone atteint 20 000 personnes. Le gouvernement israélien a même proposé de rémunérer les juifs iraniens pour qu'ils retournent sur la "terre mère" mais a essuyé de cinglants refus. Alors que le fait de réussir à lancer un satellite apparaît pour les pays occidentaux comme un avancement technologique, si c'est l'Iran qui le fait, cela se transforme en menace imminente.

 

Que faut-il donc penser de l'Iran ? Représente t-il réellement une menace ? Et si oui, pour qui ? Nous ne pouvons répondre à ces questions sans d'abord revenir sur des points historiques de l'Iran.

 

Un peu d’histoire…

 

L'Iran et la population iranienne existent depuis l'Empire Perse, empire rayonnant surtout sous la dynastie Achéménide (648 AV JC). C'est donc un pays solide, un des Etats les plus anciens de la région.


C’est sans doute une des raisons pour laquelle l’URSS et le gouvernement britannique envahissent le pays en 1941 pour l’entraîner dans la guerre contre les puissances de l’Axe[2].

En 1953, le docteur Mossadegh est élu mais le malheureux eût pour projet de nationaliser les compagnies pétrolières. Cela ne plût pas aux anglais, très présents par l'intermédiaire de BP (Brithish Pétroleum), qui se tournèrent alors vers Washington et la puissante CIA. Peu après, Mossadegh fut renversé, jugé et exécuté sous l'égide de la CIA qui mit en place le Shah Phalavi. S'en suivit une dictature de 40 ans, renversée par la révolution islamique de 1979. L'Irak de Saddam va alors profiter de cette période de réorganisation du pays pour envahir l'Iran en 1980. Soutenu par les Etats-Unis, son but est de s'emparer des champs de pétrole du Khuzestan. Cela va durer 8 ans. Curieusement, alors que l'administration Carter avait rompu les relations diplomatiques avec l'Iran depuis l'affaire des otages de l'ambassade en 1980, l'administration Reagan vendra secrètement des armes aussi en Iran (affaire Iran-Contra). L’objectif est clairement de déstabiliser le pays afin qu'il ne se développe pas économiquement. Le pays restera neutre lors de la guerre du Golf de 91.

 

Cela étant dit, il est bon de se rappeler qu’historiquement l'Iran n'est pas une nation qui envahit les autres ou leurs déclare la guerre. Seulement, la République se situe sur une terre riche en gaz et en pétrole. Rappelons aussi que les Iraniens ne sont pas des Arabes (bien qu'il y en ait en Iran) mais des Perses qui parlent, pour la grande majorité farsi. L'Iran a reconnu Israël très vite et n'a pas fait partie du contingent arabe qui se battit contre lui en 48 ou en 67.

 

C'est donc seulement depuis Ahmadinejad (2005) que l'attention se reporte sur Israël. Ce président, avec son discours agressif, prône le droit à l'Iran d'acquérir le nucléaire et se place dans l'axe des anti-impérialistes américains. Cela réduit de facto les aspirations des Iraniens au développement car le discours présidentiel renforce les embargos internationaux. Mais est-ce la seule raison de l’acharnement sur le pays ? Où y a-t-il, comme trop souvent, des intérêts géostratégiques derrière ? Poser la question est y répondre.

 

L’Iran : obstacle à l’hégémonie américaine ?

 

En effet, l’Iran possède 10% des réserves mondiales de pétrole et 15% des réserves de gaz[3]. Il va sans dire qu’en cette époque de raréfaction énergétique, ce fait est loin d’être négligeable. « Le contrôle énergétique est un parfait levier pour la domination mondiale »[4]. Or, comme chacun sait, les Etats-Unis ne s’y sont pas trompés, en atteste leur politique vis-à vis de la région : occupation militaire pour certains pays (Irak, Afghanistan), bases américaines présentes sur d’autres (Arabie Saoudite, Pakistan), soutien aux pétro-monarchies, etc.

 

A y regarder de plus près, l’Iran est le dernier pays obstacle à une mainmise américaine sur la région. De plus, certaines prises de position du président iranien ont le don d’agacer les tenants de l’ordre économique mondial dominant. En atteste son discours[5] à la conférence contre le racisme de Durban II à Genève.

 

Retour sur la polémique de la conférence de Durban II.

 


Ce dernier était pertinent sur plusieurs points[6], en particulier sur la responsabilité de l’Occident dans un grand nombre de méfaits (esclavage, colonialisme, guerres, etc.). Or, la diabolisation du président iranien (à grand coup d’accusations antisémites et négationnistes[7]) a permis d’occulter l’entièreté du discours, excepté sur la critique de l’Etat d’Israël[8]. Cette attitude typiquement ethnocentrique (le discours a été fort apprécié par des délégations du sud) a démontré une fois de plus l’arrogance et le mépris des gouvernements des pays riches à l’égard du reste du monde. Des crimes commis par le passé et dont les conséquences se font toujours sentir sur des milliards de personnes sont encore trop souvent niés ou minimisés. Prétendre à un monde débarrasser du racisme et de la misère devra indéniablement passer par la reconnaissance et par des réparations quant aux désastres des impérialismes américains et européens. Dans le cas contraire, le risque est grand que des leaders populistes canalisent la rancœur des peuples exploités à des fins haineuses. Cela étant dit, que faut-il retenir de la menace iranienne ?

 

Que faut-il donc retenir de la "menace iranienne" ?

 

Que l’Iran n’a jamais envahit un pays voisin. Que les iraniens ont le droit de développer économiquement leur pays. Qu’Ahmadinejad est pour les Iraniens ce que maints dirigeants sont pour leur peuple : un président démagogique, peu apprécié, qui prive son pays des libertés essentielles en donnant au monde une image faussée de sa population. Il serait néanmoins erroné de croire qu’une intervention militaire contre l’Iran rendrait service à la population. La population iranienne est la seule à même de prendre en main son destin. En atteste d’ailleurs les manifestations d’hostilité face au gouvernement toujours plus nombreuses. Si nous voulons vraiment soutenir le peuple iranien dans sa lutte contre la tyrannie, faisons le en exigeant de nos gouvernements la fin de leur politique systématique de 2 poids 2 mesures (arrêt du soutien à l’Arabie Saoudite, pressions sur Israël quant à sa politique guerrière, retraits des troupes en Irak et en Afghanistan, etc.). De plus, les différentes interventions étrangères qu’a connues le pays (invasions soviétiques et britanniques, renversement de Mossadegh, guerre contre Irak, etc.) ont contribué à un important nationalisme de la part de la population. Par conséquent, une nouvelle ingérence peut, à juste titre, être ressentie comme une menace pour le pays et donc contribuer à resserrer la fibre nationaliste.

 

Au contraire, ne nous laissons pas berner par l’attitude des grands médias internationaux, pour lesquels l’Iran est la nouvelle cible à abattre (après l’URSS, l’Irak, etc.). La propagande qui a lieu n’a d’autre but que de nous rendre l’idée d’une guerre contre le pays comme de plus en plus légitime. L’administration américaine est trop empêtrée en Irak et en Afghanistan pour se lancer dans une nouvelle aventure meurtrière, mais jusqu’à quand ?

 

A retenir : lorsque les Etats-Unis décident qu'un pays est une menace, c’est qu’il porte directement atteinte à l’hégémonie étatsunienne.  

 

 



[1] La traduction exacte : « L'Imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps ».

[2] GRESH Alain, Le régime iranien joue la fibre nationaliste, in L’Atlas du Monde Diplomatique 2010, Paris, Armand Colin, 2010.

[3] http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15742

[4] ACHCAR Gilbert, CHOMSKY Noam, La poudrière du Moyen-Orient, Paris, Fayard, 2006, p.87.

[5] Celui-ci peut être visionné dans son intégralité sur http://www.dailymotion.com/video/x92ro7_ahmadinejad-lintegralite-de-son-dis_news

[6] Nous insistons que nous ne parlons que du discours, en le prenant indépendamment de la personne qui parle.

[7] La question selon laquelle le président iranien est ou n’est pas antisémite est difficile à déterminer et n’est pas le but de ce texte. Il est clair qu’il a commis des actes plus que douteux, notamment l’organisation de la conférence sur l’Holocauste à laquelle les révisionnistes Faurisson et Roger Garaudy ont été conviés. Cela étant dit, ses propos sur Israël dans le cadre de ce discours à Genève discours n’étaient ni antisémite (dans le sens où il fustigeait le gouvernement israélien) ni négationnistes (puisqu’il évoquait les Juifs victimes de l’Holocauste).

[8] Le tollé et la sortie de plusieurs représentants européens de la salle ont été provoqués par la phrase du président selon laquelle la souffrance juive a été un prétexte à la création de l’Etat d’Israël.


Sophie Perchellet est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Sophie Perchellet publiés par Mondialisation.ca

 Articles de Renaud Duterme publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17565


A lire aussi:

http://www.alterinfo.net/Les-mensonges-des-medias-occidentaux-sur-le-nucleaire-iranien_b1882449.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=63444&

Nucléaire Iranien Et Désinformation : Interview De Scott Ritter
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10950



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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 06:49


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!

 

 

Lettre ouverte d'Eva à Ted Anspach,
réalisateur d' Arte



9 février 2010. Sur Arte, triste soirée pour l'info et pour la démocratie ! Tout est inversé. Les journalistes citoyens chercheurs de vérité, indépendants, sont qualifiés d'effroyables imposteurs, dérapant, désinformant. Et les (effroyables) journaleux qui, quotidiennement, déversent leurs mensonges à la radio, à la télévision, dans la presse écrite, sont qualifiés de journalistes, informant - et donc garants de la démocratie !


L'information ? La démocratie ? Les voici :


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-le-journaleux-yves-calvi-krettly-declare-la-guerre-a-l-iran-sur-c-dans-l-air-44960903.html


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-journee-ordinaire-de-desinformation-et-de-propagande-a-la-tv-l-joffrin-44564443.html


Et nous les journalistes citoyens (en l'occurrence moi-même professionnelle du journalisme, ayant eu la carte de presse lorsque j'étais en activité), nous les chercheurs de vérité, nous sommes traités d'imposteurs !


A Ted (qui m'avait pressentie pour son reportage en remarquant ma vitalité, en voyant que mes blogs étaient au TOP d'over-blog et que plein de sites publiaient mes articles, et qui a renoncé après avoir pourtant été conquis par notre entretien de trois heures au téléphone), je voudrais dire deux choses:


Je n'ai aucun parti, aucun clocher, aucun parti-pris, je cherche la vérité, et j'ai la prétention de juste défendre la Justice, la Paix, la Fraternité entre les individus. Je dénonce donc la guerre, les injustices, les mensonges, la désinformation, le libéralisme militaro-financier, les communautarismes racistes, haineux, fanatiques, surtout va-t-en guerre... Les objectis sont clairement affichés.


Au nom des journalistes citoyens, comme moi épris de vérité, de justice et de paix, à l'mage, justement, de ceux du site Alterinfo que vous avez attaqués, je m'élève contre  vos accusations mensongères, perverses.  Elles sont injustes, infâmantes. Au contraire de vous, nous ne nous prosternons pas devant les puissants qui font cyniquement le malheur des peuples pour de sombres buts de prédation, d'enrichissement fou, de pouvoir tyrannique, totalitaire désormais. Nous ne justifions pas les guerres. Nous rejetons le libéralisme militaro-financier qui dévaste la planète...


Vous servez les Maîtres du Monde et leurs laquais dans les Médias ? Je vous plains.... Ma conscience ne me le permettrait pas. Mon éducation non plus, faite de respect, de dignité, soucieuse d'éthique.


Ensuite, Ted, vous êtes un effroyable imposteur. Vous  avez trompé la journaliste-citoyenne que je suis, et tous vos interviewés:  En avançant masqué. En prétendant réaliser un reportage SUR les journalistes citoyens. Cette curiosité vous honorait... Mais...


En réalité, vous prépariez un reportage CONTRE les journalistes citoyens, que vous méprisez. En le dissimulant. Effroyable imposture pour gagner la confiance de vos interviewés ! C'est tout simplement abject...


Je m'abstiendrai d'en rajouter. Je dirai simplement que je suis heureuse d'avoir échappé à ce traquenard, tendant à  diffamer les honnêtes journalistes citoyens, et  à mettre en valeur les journaleux qui sévissent dans les Médias, au service d'une société abominable.  Tout est bon, n'est-ce pas, pour continuer, sous couleur d'information, de liberté, de démocratie, à vanter les mérites de la société ultra-libérale dont nous vivons pourtant quotidiennement les effroyables méfaits, tout est bon pour continuer à gagner la faveur de ceux qui ont droit de vie et surtout de mort sur les citoyens, tout est bon  pour prospérer en distillant chaque jour d'effroyables mensonges afin de nous dresser contre l' Iran, la Russie, la Chine, Cuba, le Vénézuela... et pour nous faire avaler de force les soi-disant bienfaits du capitalisme, ses vaccins-poisons, ses crises salutaires pour les banquiers, son Nouvel Ordre Mondial assassin, ses idéaux ultra-sécuritaires, ses guerres pour la paix..


N'avez-vous pas honte ? Je vous plains.


Et encore une fois, je suis heureuse d'avoir échappé au piège que vous m'avez tendu...


Eva R-sistons à l'intolérable du journalisme au service des psychopathes qui dévastent effroyablement la planète, au service des imposteurs qui ont fait main-basse sur l'info et sur le monde, quel que soit le prix payé par TOUS.
Au service d'authentiques criminels !





Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Lettre ouverte à Ted Anspach, l'effroyable imposteur. Main basse sur l'info !


15-02-2010 Général

Réalisateur: Ted Anspach

La Toile bruisse d'infos pas toujours fiables, parfois reprises dans les médias traditionnels. Décryptage d'une dérive.

Formidable révolution démocratique, l'explosion de l'info sur la Toile, qui permet aujourd'hui aux citoyens iraniens de nous informer de la situation de leur pays, comporte aussi son lot de dérives. Le parti pris du réalisateur Ted Anspach est d'explorer cette face sombre du Net. Aujourd'hui des milliers de sites, engagés dans une incroyable course de vitesse, relayent immédiatement des milliers d'infos plus ou moins vérifiées. Dans cette confusion générale, l'opinion d'un idéologue, d'un extrémiste, finit par avoir la même valeur que celle d'un scientifique reconnu. Ce documentaire, à partir de séquences de propagande étonnantes saisies sur le vif, décortique la mécanique qui permet de tels excès et raconte comment, volontairement ou non, certains médias se rendent complices de ces dérapages et de cette désinformation.

http://www.arte.tv/fr/programmes/242,day=4,week=6,year=2010.html


Main basse sur l'info


Internet a porté un sérieux coup aux médias traditionnels. Enquête sur une révolution de l'info qui pose des questions vitales pour nos démocraties.


Les effroyables imposteurs


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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 01:28

Yves Calvi
http://tele.fluctuat.net/yves-calvi.html


Yves Calvi-Krettly déclare la guerre à l' Iran !
Par Eva r-sistons


Vous connaissez Yves Calvi, de son vrai nom Yves Krettly  ? D'ailleurs, on se demande pourquoi il a changé de nom. Son nom ne lui plaisait pas ? Pourquoi ? Trop communautariste, trop marqué ? Et pourquoi Calvi ? Il préfère les Corses aux Juifs ? Il renie ses origines ? Ou il préfère masquer ses engagements ultra-sionistes (ce qui serait hypocrite !) ? Quand on appartient au peuple élu, on devrait en être fier ! Mais non, lui préfère faire croire qu'il est - comment dirait Frèche, déjà ? Catholique, oui c'est ça. Un bon catholique bien de chez nous, mais qui n'aime pas les Musulmans. Et surtout pas l'Iran ! Au point de lui déclarer la guerre dans un C dans l'Air retentissant de la semaine dernière : "L'Iran est une nation nucléaire ", 12 février 2010. Voici le résumé :


" Pour le 31e anniversaire de la République islamique, le pouvoir iranien défie une nouvelle fois la communauté internationale sur le dossier nucléaire. Une fermeté qui fait également face à l’opposition interne qui se manifeste depuis l’élection présidentielle. 


Jeudi 11 février 2010, la manifestation officielle qui commémorait le 31e anniversaire de l’instauration d’une république islamique en Iran aurait, selon son leader suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, rassemblée des "dizaines de millions" d’Iraniens. En marge de cette célébration, nombre de représentants de l’opposition à l’actuel pouvoir ou leurs proches auraient été empêché, voire agressés, pour ne pas perturber la manifestation.

Mais faute d’une couverture médiatique impartiale, les images émanant de la seule télévision nationale, le sort de ceux qui défient le pouvoir depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad, en juin 2009, et avaient fait part de leur intention d’organiser des contre-manifestations n’a pu être confirmé ni infirmé. D’autant plus que les autorités iraniennes ont intensifié leur contrôle d’Internet et arrêté le service de messagerie Gmail, pour "encourager le développement de technologies" de ce réseau dans le pays, selon elles.

Cette reprise en main de la société iranienne fait suite à l’exécution, le 28 janvier, Mohammadi Reza Ali Zammani et Arash Rahmanpour, deux opposants au régime en place qui aurait "cherché à le renverser", et la condamnation à de lourdes peines d’opposants arrêtés lors des manifestations antigouvernementales qui ont suivies l’élection présidentielles.

Mahmoud Ahmadinejad, en ce jour de commémoration, n’a pas seulement montré sa fermeté contre l’opposition interne et a profité l’occasion pour affirmer auprès de la communauté internationale sa détermination à faire de son pays "une nation nucléaire". Dans cette optique, il a assuré que l’Iran était capable de produire de l’uranium hautement enrichi en isotope 235 à 20 %, soit se rapprocher du cap de 90 % d’enrichissement de l’uranium, nécessaire à la production d’une bombe nucléaire. Un objectif militaire qu’il continue d’écarter, car selon lui, le pays "n’en a pas besoin". Si les discussions perdurent sur le sujet du nucléaire avec l’Iran, l’inquiétude créée par ces révélations "


http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1368 (12.2.2010)


Alors voilà, ne riez pas, Calvi, lui, va nous proposer une couverture médiatique impartiale
. Impartiale ? Vraiment ?

Donc, le sieur Calvi-Krettly nous propose un "l'Iran est une nation nucléaire".  Brrrrr, on en frissonne ! Le titre sert à ça, d'ailleurs. Tremblez, bonnes gens, comme vous avez tremblé quand on vous disait que les communistes français allaient vous prendre votre maison et votre jardin !!! Les méchants, très méchants Iraniens - cela va de soi - ont remplacé les méchants, très méchants communistes comme cibles des médias avant d'être la cible des stratèges du Pentagone à l'affût de terrains d'expérimentation des nouvelles armes de l'industrie militaire de l'Amérique très chrétienne et très charitable... Vous savez, cette Amérique évangélique qui prépare la paix des cimetières, en envoyant des bombes partout !

Morceaux choisis. D'abord, des intervenants, M. Hourcade, M. Khavand Maître de Conférences à Paris-Dauphine... A noter, bien sûr, qu'il n'y a jamais sur le plateau de Calvi-Krettly de partisans des Palestiniens, de Gaza, du Hamas, du Hezbollah, de l'Iran.... mais seulement les porte-parole officiels d'Israël, ou des sionistes, ou du CRIF, très varié comme débats... Vous avez dit débats ??? Passons... D'autant qu'il y a cette fois sur le plateau Pascal Boniface, qui remet les pendules à l'heure. Pascal Boniface, l'auteur de "Vers la IV e guerre mondiale ?" ou de "Est-il permis de critiquer Israël ?". Et surprise... les autres intervenants se montrent modérés... pas des va-t-en guerre, eux !!!! Non, des analystes modérés...

Voici quelques-unes de leurs interventions - on croit rêver ! Calvi-Krettly en est lui-même surpris, destabilisé. Quoi, ses invités ne sont pas venus matraquer l'abominable Iran ? Est-ce possible ?

: "La menace est surévaluée" - "L'armée classique de l'Iran est mal équipée" - "Mahmoud Ahmadinejad ne peut pas grand-chose, donc il utilise seulement la tribune" - "Sa priorité n'est pas d'attaquer, sa priorité c'est son opinion publique" - "Les autres pays ont pu accéder à l'arme nucléaire (sous-entendu: Pourquoi pas eux ?), le monde entier organise des complots contre l' Iran" - "L'Iran a ratifié le Traité de non-prolifération des armes nucléaires, pas le Pakistan. Mao et Staline avaient aussi des armes nucléaires, comme armes de dissuasion, ils ne les ont pas utilisées. L'Iran n'utilisera pas son arme nucléaire. La dissuasion, ça marche. Personne n'utilise l'arme nucléaire. Les manifestations de démonstration de force (des opposants) ? Les images sont totalement truquées" - "La menace est virtuelle" (Hourcade) - "La menace nucléaire de l'Iran n'est pas importante. Ce sont les événements politiques qui sont graves pour eux..." -  Et quand, tenez-vous bien, le très sioniste Calvi-Krettly compare la menace iranienne à la menace nazie qu'on n'a pas prise en compte en Allemagne avant 1939, Pascal Boniface, spécialiste des Relations internationales et intègre, lui, a beau jeu de rétorquer : "La puissance iranienne n'est pas celle de l'Allemagne nazie".

Face à ces invités inattendus, car neutres,
Calvi-Krettly devient enragé ! 
Son vrai visage apparaît: Ultra-sioniste,
fervent supporter de la guerre contre l'Iran
- comme Sarkozy ou Kouchner !


Le masque est tombé. Jamais autant que dans cette émission, Calvi-Krettly n'a montré la vraie nature de "son" journalisme : De propagande pour Israël, pour l'Occident, pour la Guerre, pour l'Empire - et plus généralement, pour le libéralisme militaro-financier. Et il ose se prétendre animateur de débats ? Quelle scandaleuse imposture !

Morceaux choisis (et la colère, la hargne, sont difficilement contenues) : 

"Je vous rappelle qu'il y a 9 condamnés à mort, et 2 exécutions capitales d'opposants politiques. DEUX pendaisons d'opposants au régime  ! Les partisans du Président scandent A mort l'Amérique, A mort Israël !" - "Les manifestants iraniens font état d'actes de violence" -  "Quand on traite Nicolas Sarkozy de fou, on ne va pas en prison" - "Attend-on que ce pays soit redoutablement armé ? Quelle différence avec la Corée ?" - "Qui rêve d'attaquer Israël ?" (NB Ce sont des officiels israéliens qui rêvent, en fait, de rayer l'Iran de la carte, comme un Historien connu ou le Ministre des Affaires étrangères, allant jusqu'à souhaiter que Gaza connaisse le même sort qu'Hiroshima !!! Eva)

Des images montrent un touriste étranger défendant la position de l'Iran, défendant "la République islamique". Calvi est hors de lui ! : "On a trouvé des touristes BLUFFES par la solidarité nationale de l'Iran !" Quoi ? Un touriste anglo-saxon dit que "les gens sont venus nombreux, ils aiment leur pays, on n'a pas vu l'Ouest avec ses opposants". Bluffés, oui, bluffés !!!! Calvi-Krettly écume de rage :  "Les protestataires sont roués de coups ! Les manifestants sont intimidés ! La réponse des Mollahs est de plus en plus sévère ! (Il y a de quoi ! Le Régime démocratiquement élu - avant les élections les sondages donnaient d'ailleurs largement la victoire au Président iranien - est gangrené de l'intérieur par les Occidentaux avides de mettre au pouvoir leurs partisans qui les laisseront libres de piller les ressources de l' Iran à leur guise ! Eva). Il y a des procès de masse !  Une dizaine d'opposants attend dans les couloirs de la mort (On se croirait aux USA ! Eva)  - "La politique de la main tende d'Obama a échoué", ajoute Calvi-Krettly, toujours furieux. "Il n'y a plus que les menaces de guerre !"

Il brûle de passer à l'attaque, ce journaleux ! Ou plus exactement d'envoyer les autres faire la guerre à sa place, que lui couvrira à sa façon, sur C dans l'Air, bien au chaud et bien rétribué...

Et voici l'apothéose: "Avec un fou à la tête du pays, totalement incontrôlable !", "On ne comprend pas pourquoi la Communauté est si faible face à un pays représentant une telle menace !" Et de comparer la menace iranienne à la menace de l'Allemagne nazie....

"Que pensez-vous de la menace nucléaire ? COMMENT Y REPONDRE ?" Lorsque M. Hourcade rétorque, tranquillement : "La menace est virtuelle !" La réponse du journaleux va-t-en guerre est cinglante : "On est bien d'accord, hein, on n'est pas en train de parler d'un gentil régime bousculé par les Occidentaux ?" - "Vous ne faites pas la différence entre un régime démocratique et un régime DICTATORIAL !". Calvi-Krettly devient fou furieux !! "L'Iran risque de créer un précédent pour les autres pays ! Vous êtes favorable à ce Régime ?"  

Insupportable, en effet, pour l'avocat des va-t-en guerre contre l'Iran ! Les Invités, ses invités, relativisent la menace de l'Iran !!!!  Ils sont collabos, ou quoi ? Résignés au pire ? Comme les défaitistes avant la 2e guerre mondiale ?

Pour voir Calvi hors de lui, maîtrisant difficilement sa colère, c'est ici :

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1368

Allez-y ! Vous verrez à quoi ressemblent nos Médias. Une machine de propagande, une machine de guerre. Ils font de la France une vulgaire (et dangereuse) République bananière. Triste, très triste ! La France sarkozienne, ultra-sionisée, perd son âme... son identité !

Eva r-sistons aux médias-poubelles



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Pascal Boniface

Fondateur et directeur de l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS).
BIO COMPLETE
Bernard Hourcade

Directeur de recherche au CNRS et membre de l’unité de recherche Mondes iranien et indien (CNRS/INALCO/EPHE/ Sorbonne nouvelle).
BIO COMPLETE
Fariba Adelkhah

Directrice de recherches au Centre d’Etudes et de Recherches Internationales à Sciences-Po (CERI) et enseignante à l’Inalco.
BIO COMPLETE
Fereydoun Khavand

Economiste.
BIO COMPLETE
 
 "L’Iran est une nation nuclaire !" 


Le quatrième invité est  M. Khavand Me de Conférences à Paris-Dauphine...  


Trouvé ceci :

Yves Calvi poursuivi pour "incitation à la haine raciale" contre les Tsiganes, (émission "Délinquance : la route des Roms")

"C dans l'air" condamnée pour provocation à la haine envers les Roms


Et ceci, à propos de Calvi-Krettly :


Yves Calvi : "surreprésentation des Juifs dans les médias audiovisuels" & Jean-François Amadieu : "Religions surreprésentées chez les journalistes" - EXTRAIT VIDEO

(11.1.2007)


L’émission "C dans l’air" du mercredi 10 janvier 2006 en direct à 17h48 était intitulée "Le tabou ethnique".


A propos du "comptage ethnique", on relevait l’intervention édifiante suivante...


L’invité, Jean-François Amadieu (Observatoire des discriminations et HALDE), déclarait ceci :


Jean-François Amadieu :
"Prenons l’exemple de la profession de journaliste, et imagine t-on que dans cette profession, est-ce qu’il serait raisonnable de tenir une comptabilité précise du nombre de personnes en fonction de leur confession religieuse ?"


Yves Calvi : "Celle liée à certains pays"


Jean-François Amadieu :
"Vous savez comme moi que ça a déjà sucité des polémiques importantes, et ceux qui ont fait remarquer que parmi les journalistes certaines religions étaient surreprésentées par rapport à d’autres, vous savez très bien que ça a suscité l’émotion, et c’était normal".

(mn 32:13 à 32:36 du fichier France 5)


Yves Calvi, le présentateur de l’émission, a alors ajouté ceci :


Yves Calvi :
"Je crois qu’il faut en parler librement et simplement. C’était un moment où on expliquait qu’il y avait une surreprésentation des Juifs dans les, dans les médias audiovisuels, et on sait très bien qui l’a faite, mais est-ce que le plus tabou de tout ça c’est de ne pas pouvoir en parler ?".

(mn 32:47 à 33:00 du fichier France 5)


Cette émission est disponible en vidéo (pour l’instant) sur le site de France 5 :

http://www.france5.fr/cdanslair/


Ci-dessous un extrait élargi des citations ci-dessus :


chier :
http://lesogres.tv/videos/Immigrati...

(Merci à Monostatos)




Cette question ne poserait en effet aucun problème si "Juif" était assimilé simplement à une religion, mais pas également à une minorité ethnique française, et aussi et surtout à un pays étranger dit "juif", Israël, en conflit planétaire extrêmement grave avec d’autres pays, en particulier dits "musulmans".


Que dirait-on, sur ce même plan, d’une surreprésentation des Musulmans chez les journalistes français ?


Ou bien aussi, sur le plan de la visibilité et de l’identification, d’une surreprésentation de Noirs ou d’asiatiques dans les médias ?


Ce n’est pas du tout affaire de "tabou", mais une double question grave :


-  L’indépendance des médias et l’influence du communautarisme sur l’information des français,


-  L’équilibre des représentations et des identifications personnelles de tous les français.


Il est abusif de parler ici simplement de "religion", et Yves Calvi qui est journaliste sait très bien qu’il est en réalité ici question avant tout d’objectivité de l’information.


En particulier "celle liée à certains pays", or la télévision n’étant pas du tout suspectable par quiconque de véhiculer une information "islamiste", il évoque donc forcément Israël et une information "sioniste".).


Une question essentielle de déontologie se pose en effet si Amadieu, approuvé et confirmé par Calvi, ont raison.


Le prochain "dîner" du CRIF, lobby politique petit mais puissant, et qui prétend pourtant représenter les juifs, sera pour la première fois télévisé le 23 janvier à 19h45 sur... la chaine gouvernementale de la France : PUBLIC SENAT.


Les français vont avoir l’occasion de se faire une idée médiatique large et précise sur les implications des dires de Calvi et Amadieu, et de dire (sur internet seulement) ce qu’ils en pensent. (..)



http://lesogres.info/article.php3?id_article=2836

 

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:50


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H1N1 : Témoignage d’arrestation
Garde à vue 
el

dimanche 7 février 2010 par Jsf

Message original
Sujet : Bonjour arrestation (AH1N1)
Date : Sun, 17 Jan 2010 18:48:48 -0500
Destinataire : info at newsoftomorrow dot org


Bonjour,


Je me présente, je m’appelle Brice Lahy, j’ai 23 ans et je suis du lion d’Angers, en France.

Je vous contacte suite à une arrestation que j’ai subi dans la journée du 16/01/2010 (samedi) pendant mon sommeil, par la gendarmerie nationale (une bonne vingtaine de gendarmes), sans compter les voitures qui ont bloqué l’accès aux routes pour éviter que les médias ne viennent (motif qu’ils m’ont donné un peu plus tard vu qu’ils avaient été informé de l’histoire).


Je vous explique l’affaire, j’ai reçu ma convocation vendredi 15 janvier 2010 pour aller me faire vacciner contre le AH1N1 (pseudo pandémie). Je suis totalement contre... J’ai donc décidé que j’allais écrire (au marqueur) ce que je pense de leur vaccin et de leur méthode ! Et ce, sur leur bon de vaccination !

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Je précise donc que je me suis exprimé avec mes mots à moi et que certains sont assez directs (quelques insultes). J’explique très bien que si Madame Bachelot voulait que je me fasse vacciner il faudrait qu’elle me fasse une fellation. Et que même si elle le faisait, je ne suis pas du bétail ou un cobaye de l’État !

(Désolé, mais avec tout ce que je lis sur le web, les magazines (Nexus, etc)... ça ne me donne pas spécialement envie de mâcher mes mots). J’explique aussi que je ne suis pas un mouton, et que leur pseudo pandémie, il peuvent se la mettre dans le cul, leur lobotomie médiatique n’a pas fonctionné sur moi !


J’ai aussi parlé de leur bêtise d’expérimentation sur les animaux, qui en ont tué plus d’un (singes, furet etc...), et j’ai dit que les firmes pharmaceutiques comme Baxter peuvent s’assoir sur ma participation !!


Par la suite avec un esprit assez mal placé, à côté de la signature de Madame Bachelot, fut écrit un petit « salope » ! Et j’ai également indiqué à côté du logo République française, où il est écrit Liberté, égalité, Fraternité ! « MON CUL ! » tout en signant ma bêtise...


Donc, par la suite, (il était assez tard, 3h00 du matin et j’étais un peu alcoolisé), je suis allé l’accrocher sur la porte d’entrée du centre de vaccination du du lion d’Angers (commune où j’habite) et j’ai écris en grand, en scotch marron assez large, sur les vitres énormes de ce centre « AH1N1 MA BITE !! JE NE SUIS PAS DU BÉTAIL »


Et je suis reparti en rigolant de ma bêtise en pensant que ça les aurait embêté, mais sans plus... Donc j’arrive chez moi, je fais un petit dodo de quelques heures et je me réveille à 9h ! un amis qui habite en face du centre de vaccination m’appelle pour me dire que le service scientifique de la gendarmerie est en train prendre les empreinte sur les vitres et que ça a foutu un assez gros bordel ! Que le maire de la ville n’a pas trop aimé...


Je me dis « ah oui quand même » tout en rigolant en me disant qu’au pire, j’aurais une petite convocation à la gendarmerie pour l’expliquer ! Je retourne me coucher, et là, par surprise vers 14h-15h je suis réveillé par 8 gendarmes armés jusqu’aux dents, dans mon lit...


Ils me disent que je suis placé en garde à vue pour dégradation de bien appartenant a l’État, outrage à personne représentant l’autorité publique etc.... Je m’habille, je suis menotté, la perquisition commence (pour les crayons qui m’ont servi à écrire ma lettre et un rouleau de scotch que j’avais fini sur place dans la nuit ! mais aussi la lettre de ma convocation qui était dans la poubelle !)


On descend d’un étage pour rejoindre la porte de sortie, et là je vois encore plus de gendarmes (4 ou 5), dans ma salle de manger avec l’équipe canine pour mon chien (je précise que j’ai un chien de petite taille gentil comme tout). Nous sortons et là re-surprise ! Je vois que ma maison est encerclée de voitures de gendarmes jusqu’à la route à côté de chez moi ! Je leur demande si je suis un terroriste ? S’ils avaient vraiment besoin de bouger avec autant de moyens juste pour ça ? Je ne vous dis pas la tête de mes voisins quand ils m’ont vu sortir menotté, entouré de je ne sais combien de gendarmes !


Nous allons donc jusqu’à la route, rejoindre une de leur voiture, et je vois qu’ils ont bloqué les routes !! Soit disant pour empêcher les médias de venir ! Un gendarme a expliqué à ma mère qu’elle n’aurait surement pas aimé me voir, même sur France 3. Ma mère leur a clairement dit qu’elle aurait préféré, au contraire ! (je lui avais expliqué ce que que j’avais fait le matin même avant d’aller me recoucher)

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Voilà donc pour la petite histoire de l’arrestation... je pense que ça pourrait les embêter de savoir que ça fait du bruit. Je trouve quand même que dans un pays où la liberté, l’égalité et la fraternité sont de rigueur (on peut toujours rêver)... que je sois arrêté comme une personne qui ai tué quelqu’un... Je suis resté chez les gendarmes une bonne dizaine d’heures dont la moitié en cellule, pour le simple fait d’avoir dit ce que je pensais... je me disais que ça aurait plus d’impact que si je laissais un commentaire sur une vidéo sur internet...

Je vous souhaite une bonne journée ! ou soirée !


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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 00:14
Guerre médiatique contre l'Iran:
déformer la réalité au service d'autres projets

Guerre médiatique contre l'Iran: déformer la réalité au service d'autres projets
On ne cesse depuis le début de la "crise" iranienne entre les autorités et des centaines d'opposants de diffuser jour et nuit des images d'affrontements entre ces derniers et les membres de la police, des images qui laissent penser que le régime iranien sera renversé le lendemain!
 
 
A ce jour, le dossier interne iranien occupe la Une des bulletins d'informations des médias occidentaux et arabes, accompagné d'analyses et de prévisions, avec des scénarios parfois légendaires sur les capacités de ces quelques opposants de changer la situation politique dans un pays de 80 millions d'habitants.
 
 
Et parce que les pays occidentaux aspirent depuis 1979, date de la victoire de la Révolution islamique, à changer le régime révolutionnaire en Iran, le mouvement des opposants constitue une opportunité inégalée pour en profiter, même s'ils doivent recourir aux mensonges.   
 
 
C'est dans ce cadre que la chaine télévisée France-2  et le journal français "Le Parisien" ont diffusé le 29 décembre 2009 une image forte qui "devrait illustrer la situation en Iran". Celle-ci a été ensuite diffusée sur divers blogs rapportant les manifestations à Téhéran.
 
En effet, le site d'information et de débat "Rue89" l'a reçue une première fois, sous l'intitulé « La plus belle image du jour » :
« L'image est prise à Téhéran aujourd'hui, les forces de répression sont encerclées par la foule de manifestants. Cette image représente si bien la situation du pouvoir aujourd'hui face à une population qui souhaite s'en débarrasser et acquérir sa liberté. »
 
Quelques heures plus tard, un rectificatif, envoyé par le même expéditeur -un opposant iranien installé en région parisienne :
« N'ayant pas trouvé l'origine de cette photo qui m'a été envoyé, je pense qu'il est plus prudent de ne pas en tenir compte, ça peut ne pas concerner la manifestation d'aujourd'hui. »
 
 
Un avertissement que France 2 n'a sans doute pas reçu puisque l'image, qualifiée de « saisissante » par la chaîne, a été diffusée pour illustrer la situation en Iran pendant les journaux télévisés du 13 heures et du 20 heures.
Mais en réalité, elle a été prise au Honduras, comme l'a révélé Arrêt sur images.
 
La photo, signée Felix Esteban, figure dans un diaporama du Figaro Magazine datant du mois de juillet. Interrogé par ASI, Alban Mikoczy, le rédacteur en chef adjoint du 20 heures, s'est dit surpris :
« Cette image faisait partie d'un lot de photos, labellisées comme ayant été envoyées de Téhéran par l'agence AP, via le flux EVN [Exchange Video News met en commun des images du monde entier, que les rédactions peuvent utiliser librement, ndlr]. »
La rédaction de France 2 a indiqué qu'elle avait saisi le réseau EVN pour « demander la certification de l'origine de cette image ».
 
Contacté par Rue89, le service photo d'AP dit ne pas comprendre une telle erreur :
« Jamais AP n'aurait mis cette photo sur le fil avec une provenance Iran ! L'erreur ne vient pas de nous. Cette photo a été prise le 29 juin 2009 à Tegucigalpa, au Honduras, près du palais présidentiel.
Elle a été remise sur le fil récemment parce qu'elle fait partie des meilleures photos de l'année. Mais je le répète, l'erreur ne vient pas de nous. »
Contacté par Rue89, France 2 confirme l'erreur :
« C'est bien une erreur de chez nous. Nous en parlerons pendant le journal de 20 heures. »
 
Tel fut le récit des suites de la diffusion de l'image selon le site internet "www.mondialisation.ca". Que cette version soit correcte ou pas, que France 2 en ait reparlé dans son journal de 20 heures ou pas, l'effet est le même: le public ayant vu l'image en a cru tout de suite. Diffuser la vérité en second lieu ne fera pas grand-chose.
 
Déformer la réalité pour servir les Etats est l'enjeu des médias progouvernementaux. Les institutions médiatiques se transforment ainsi en marionnettes dans les mains des grandes puissances mondiales.


http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb


http://www.alterinfo.net/Guerre-mediatique-contre-l-Iran-deformer-la-realite-au-service-d-autres-projets_a41316.html

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 08:33
PujadasTV-copie-1.jpg


FR2 : Des infos qui n'en sont pas !
L'essentiel nous est masqué.
Par Eva R-sistons


" Les principales agences de presse, forment une toile médiatique universelle qui a le pouvoir de décider de quelles banalités doit être informée la population de la planète et des faits cruciaux qu’elle doit ignorer.

Les nouvelles que les grands groupes médiatiques des Etats-Unis ont décidé d’escamoter sont aussi dissimulées aux citoyens du monde, ne serait-ce que par l’omission choisie par les grands monopoles de la presse et de la télévision qui exercent le contrôle de l’information à travers le monde. Ce qui n’a pas pu sortir sur CNN ou d’autres grandes chaînes d’information ne sortira pas sur les chaînes des autres pays, y compris celles de notre tiers monde ; c’est pourquoi la censure et la désinformation atteignent, pour des motifs différents, des pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et bien d’autres qui souhaiteraient sans nulle doute accéder à ces informations mais n’ont pas le moyen de les connaître ni de les recevoir tant qu’elles ne sont pas fournies par les systèmes mondiaux d’information "

Voici un extrait de l'article précédent, Le Projet Censuré.

Illustration, FR2, par exemple :

On nous sert les faits divers, les banalités, les inutilités (burqa de quelques femmes, à la marge...), et tout l'essentiel est escamoté.

Par exemple, tout ce qui concerne directement la vie quotidienne des Français, tout ce que décide le Parlement, est passé sous silence. Exit la casse sociale, des services publics, du Droit du Travail, des libertés, de l'indépendance nationale... Sait-on que les salaires seront au mérite ? Sait-on que les fonctionnaires vont disparaître, puis nos départements ? Sait-on que les municipalités ne pourront plus décider de la vie culturelle, qu'elle sera décrétée en haut lieu, au détriment des initiatives locales, et que, d'une façon générale, on travaille actuellement à tout recentraliser, pour que le pouvoir ne soit pas local, mais entre les mains du Gouvernement, décidant en haut lieu selon son bon (mauvais !) plaisir?

Les citoyens ne savent rien de ce tout ce qui se décide réellement ! On les amuse avec des nouvelles futiles, des banalités, on détourne leur attention des décisions cruciales qui vont engager leur avenir ! C'est tout simplement scandaleux !! Et on ne sait pas qu'au Parlement, l'Opposition se bat pour défendre les intérêts des citoyens (surtout les communistes, d'ailleurs, toujours sur la brèche !).

Pujadas, "ce pathétique hidalgo naniforme formé à Nice-Matin (bonjour la référence !) et prématurément vieilli, qui même bien coiffé donne l'impression d'être affublé d'un postiche de mauvaise qualité" (§) "star de l'info", selon ses copains d'Arte, est le type même du journaleux qui s'aplatit devant le pouvoir, déformant, désinformant, masquant, manipulant, conditionnant... à longueur de Journal ! Et ne parlons pas de la Chabot "cette lamentable directrice de la propagande à la froideur de kapo totalitaire" (§ même lien), qui n'a jamais trop de mots pour plaider la cause du Pouvoir qui détruit actuellement l'identité de la France !  Des journalistes, ça ? Des caricatures de journalistes, oui ! Qui salissent le métier... et qui sont complices des politiques criminelles menées contre l'intérêt des peuples ! 

FR2 ? La lie de l'information !

La responsabilité de ces journaleux, de ces laquais du pouvoir, est immense: Le peuple est floué, berné, trompé, à cause d'eux ! Et ils sont grassement payés par le service public (avec nos sous, donc) pour travailler au malheur des Français ! Ce sont les mêmes, bientôt, avec les Marie Drucker et les Duquesne, qui chanteront les louanges de la guerre mondiale en préparation, qui nous inciteront à mourir pour la patrie... des multinationales apatrides ! !

Les Français savent qu'on leur ment.

Chabot, Pujadas, Leymergie, Delahousse, Darmon et tous les autres, des demoiselles d'Envoyé Spécial à Elkabbach, des Val aux Giesbert et aux Calvi, dehors ! Vous êtes la honte de la France ! 

" Ce qu'ils produisent en guise d'info n'est qu'un tissu de gerbe. Et je vous garantis que ces gens-là en sont parfaitement conscients eux aussi, parce qu'ils ne sont pas des imbéciles et qu'ils ont pigé, comme celles et ceux d'entre nous qui gardent les yeux ouverts, que ce pays est au seuil d'un effondrement sans précédent, et qu'ils ne feront pas partie de l'équipe de terrassiers en charge de déblayer les ruines, puisqu'ils seront ensevelis sous les gravats ".  (§, même lien)

La désinformation tue la démocratie. Nos journaleux sont grandement coupables...

Eva R-sistons

§ http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10865, commentaire de Zorbec
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 07:57

Qu’est-ce que le « Projet censuré » ?

Les nouvelles les plus importantes censurées par les multinationales de presse aux Etats-Unis

Le Réseau Voltaire débute la publication en feuilleton d’articles primés aux Etats-Unis par le centre d’études de l’Université Sonora State (Californie), « Projet censuré ». Notre collaborateur Ernesto Carmona, secrétaire exécutif de la Commission d’enquête de la Fédération latino-américaine des journalistes (FELAP) sur les attentats commis contre des journalistes, présente ici le sens et l’importance de cette recherche.



Qu’est-ce que le « Projet censuré » ?




Pour mieux comprendre comment est né et s’est développé le « Projet censuré » aux Etats-Unis, il faut remonter un peu en arrière, plus exactement aux temps du fameux scandale du Watergate, qui a abouti à la démission forcée du président Richard Nixon, en 1974. Cet épisode largement controversé a conduit de nombreux citoyens états-uniens à soupçonner que l’information véridique leur était cachée. Le professeur Carl Jensen, de l’université Sonora State (Californie) fut alors un des champions de l’incrédulité. Il mobilisa ses connaissances de sociologue pour enquêter pour son compte sur les réalités qui avaient donné lieu au scandale du Watergate. Tout indiquait que le gouvernement républicain avait dirigé une opération d’espionnage contre le siège du Parti démocrate, au Centre d’affaire du Watergate, à Washington D.C.

Tout comme le président du Guatemala a découvert tout récemment que sa maison et ses bureaux étaient surveillés à l’aide de micros et de caméras cachés, les démocrates de Washington découvrirent que cinq « plombiers » en apparence innocents étaient des espions au service de Nixon et de la Maison-Blanche. Ils n’avaient posé que des micros parce que les caméras vidéo miniaturisées n’avaient pas encore été inventées.
Le 30 avril 1973, le président Nixon reconnut la responsabilité partielle du gouvernement et destitua les fonctionnaires les plus compromis, mais l’année suivante, le 9 août 1974, il dut abandonner la présidence. Pourtant, malgré l’ampleur du scandale et l’avalanche de best-sellers publiés alors, les grands médias ont continué de jeter un voile pudique sur les nombreuses informations qu’ils détenaient.

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Carl Jensen, professeur émérite de sociologie des médias à l’université Sonora State de Californie, fondateur de « Projet censuré »
Nombreux étaient les Etats-uniens qui soupçonnaient la grande presse commerciale de ne pas dire toute la vérité. A l’époque, le chercheur universitaire Carl Jensen se mit à travailler, avec un petit groupe d’étudiants et de professeurs de la faculté de sociologie de son université sur les nouvelles les plus significatives que la « grande presse » [1] avait cachées aux citoyens de la nation.

C’est ainsi qu’est né le Projet Censuré, dont le premier rapport a été rendu public en 1976. A ce jour, une équipe d’étudiants et de chercheurs continue de s’acquitter de cette tâche titanesque et importante, mue par la conviction que la société civile doit être informée de ce que lui cache la grande presse commerciale, au nom d’intérêts déterminés. Plus récemment, le Projet Censuré a choisi de faire appel à la coopération de citoyens anonymes qui participent, chaque année, à la sélection, parmi plusieurs centaines de « grandes nouvelles censurées », des vingt-cinq articles journalistiques les plus révélateurs. Jensen a pris sa retraite, mais il fait encore partie du jury de sélection. Le projet est aujourd’hui dirigé par le sociologue Peter Phillips.


Le Projet Censuré est lui aussi… censuré

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Peter Phillips, professeur de sociologie des médias à l’université Sonora State de Californie, actuel directeur du « Projet censuré ».
Le Projet Censuré publie tous les ans un livre d’environ 500 pages qui aborde des thèmes de la plus haute importance à l’échelle mondiale, ceux-là même que les pouvoirs impériaux entendent soustraire à l’attention de l’immense public consommateur d’informations. Si une nouvelle ne paraît pas dans les grands médias des Etats-Unis, on ne la trouvera pas non plus dans le système mondial de l’information contrôlé par les transnationales de l’information qui répondent aux intérêts de Washington et de ses alliés. De grands quotidiens comme The New York Times et The Washington Post, des stations de radio comme Clear Channel Communications, et de télévision comme CNN et Fox News, ainsi que les principales agences de presse, forment une toile médiatique universelle qui a le pouvoir de décider de quelles banalités doit être informée la population de la planète et des faits cruciaux qu’elle doit ignorer.

Les nouvelles que les grands groupes médiatiques des Etats-Unis ont décidé d’escamoter sont aussi dissimulées aux citoyens du monde, ne serait-ce que par l’omission choisie par les grands monopoles de la presse et de la télévision qui exercent le contrôle de l’information à travers le monde. Ce qui n’a pas pu sortir sur CNN ou d’autres grandes chaînes d’information ne sortira pas sur les chaînes des autres pays, y compris celles de notre tiers monde ; c’est pourquoi la censure et la désinformation atteignent, pour des motifs différents, des pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et bien d’autres qui souhaiteraient sans nulle doute accéder à ces informations mais n’ont pas le moyen de les connaître ni de les recevoir tant qu’elles ne sont pas fournies par les systèmes mondiaux d’information.

Le sociologue Peter Phillips estime qu’« aux Etats-Unis, la propriété des médias se concentre entre si peu de mains que les nouvelles compromettant les puissants ne sont pas divulguées. L’équipe qui dirige le Projet Censuré rassemble chaque année des centaines de « nouvelles censurées » par les grands médias, mais publiées dans des médias indépendants, de petites publications, des sites Web, des émetteurs de radio, des journaux syndicaux, des publications étrangères, etc.

Le processus de sélection et de vérification s’étend sur une année académique. Plusieurs jurys successifs choisissent les 25 travaux journalistiques qui, une fois préparés pour publication dans le livre-rapport annuel, sont mis à jour par les auteurs. Il s’y ajoute une synthèse des travaux ayant mérité une « mention honorable ».
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Benjamin Frymer, maître de conférence en sociologie des médias à l’université Sonora State de Californie, membre du « Projet censuré »

Toutefois, on trouve de moins en moins d’allusions, dans la presse, à ce travail de recherche. Un journaliste de télévision autrefois célèbre, Walter Cronkite, en arriva à affirmer, en 2003, que « le Projet censuré est une des organisations qu’il nous faut écouter, parce qu’elle veille à ce que nos journaux et nos grands médias pratiquent un journalisme éthique et prudent ». Selon Phillips, le New York Times n’a jamais fait mention du Projet censuré. « Nous avons eu une seule fois l’honneur du Chicago Tribune parce qu’il y a deux ans, avant le décès de la célèbre journaliste Moly Ivins, elle avait commenté notre travail dans sa colonne habituelle. Le journal local de notre région californienne, qui est aussi la propriété du New York Times, a publié récemment, de mauvaise grâce, la liste de nos nouvelles… dans la rubrique nécrologique. Nous avons eu une seule fois les honneurs de la première page dans le journal régional lorsque nous avons publié les réflexions d’un physicien qui démontrait que l’immeuble n° 7 annexe aux tours jumelles ne pouvait pas s’être écroulé pour cause d’incendie lors des attentats du 11 septembre 2001.Naturellement, l’article était foncièrement négatif », ajoute Phillips [
2]

Selon Phillips, « les médias cmmerciaux des Etats-Unis sont de la simple propagande, de la première à la dernière ligne, et se refusent à enquêter sur les pires hypocrisies qui se manifestent dans notre pays, comme les fraudes électorales de 2000 et de 2004, ou les 1,2 million d’Irakiens qui ont été tués depuis l’occupation, ou l’augmentation de 300 % des bénéfices tirés de l’occupation de l’Irak par des entreprises comme Lockheed Martin Corporation, et les profits juteux que des transnationales comme Halliburton (pour n’en citer qu’une) tirent de la guerre.

Censure ou mensonge

Non seulement les grands médias taisent certaines nouvelles, mais ils s’appliquent à déformer les événements jour après jour. Leur but est de tenir l’opinion publique dans l’ignorance ou de lui inculquer des idées fausses à coups de fausses nouvelles. Par exemple, la Géorgie a été transformée de pays agresseur en pays agressé, après l’échec de sa tentative d’annexion par la force de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, le 8 août 2008, avec le soutien secret de l’OTAN et des Etats-Unis, alors que le monde entier avait les yeux rivés sur les Olympiades de Beijing.

Les actes des gouvernements du Venezuela, de Cuba, de Bolivie, d’Equateur et d’autres pays sont déformés systématiquement. Le chercheur états-unien Justin Delacour affirme qu’« après avoir révisé les pages d’opinion des vingt-cinq journaux les plus importants des Etats-Unis sortis pendant les six premiers mois de 2005, on constate qu’environ 95 % des articles portant sur la politique du Venezuela sont clairement hostiles au président démocratiquement élu de ce pays, Hugo Chavez Frias ».
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Ernesto Carmona, secrétaire exécutif de la Commission d’enquête de la Fédération latino-américaine des journalistes (FELAP) sur les attentats commis contre des journalistes, est responsable en Amérique latine de « Projet censuré ».
Il ajoute que « les pages d’opinion citées présentent le président du Venezuela comme un démagogue et un autocrate et défigurent les résultats de la politique intérieure et extérieure de son gouvernement. Ces articles omettent tout bonnement que le gouvernement du Venezuela bénéficie d’un solide soutien populaire, comme le prouve la victoire écrasante de Chavez au référendum présidentiel d’août 2004 et d’autres enquêtes plus récentes. On ne publie pratiquement jamais les commentaires d’analystes qui sympathisent avec les politiques du gouvernement Chavez de massification de l’éducation, de la santé, de subvention des denrées alimentaires, de micro-crédits accordés aux secteurs pauvres du pays. » [3]

La presse états-unienne ignore et déforme l’histoire réelle des cinq Cubains (connus à l’échelle internationale comme « Les Cinq » ou « The Five »), emprisonnés depuis plus de dix ans sous une fausse accusation d’espionnage, sans que les chefs d’accusation aient été prouvés ni qu’un seul élément du dossier démontre qu’ils aient mis en danger la sécurité de l’Empire. Ce sont bel et bien des prisonniers politiques, et ils sont en prison pour avoir infiltré la mafia terroriste du Sud de la Floride, afin de réunir de l’information sur leurs plans d’agression et de sabotages contre Cuba, comme les attentats à la bombe contre des hôtels accueillant les touristes étrangers. Autrement dit, les Cinq sont des combattants antiterroristes sanctionnés dans un pays qui voudrait se faire passer pour le champion du monde de la guerre contre le terrorisme et qui, sous ce prétexte, légitime la torture des prisonniers et envahit l’Afghanistan et l’Irak.
Dans leur ouvrage La fabrication du consentement [
4] Noam Chomsky et Edward S. Herman indiquent que la propriété privée pose une sorte de filtre entre les événements et leur publication dans les médias, ceux-ci cherchant avant tout à augmenter leurs profits, à protéger le marché capitaliste, à éviter toute offense aux puissants et à cultiver l’incrédulité face à toute presse indépendante, rappelle Phillips. « Le panorama actuel a changé par rapport à celui que brossaient ces deux auteurs il y a vingt ans : les vingt grands groupes qui possédaient les médias sont maintenant dix. Les directeurs des médias peuvent se réunir dans un petit salon : il s’agit de 180 personnes, au total, qui influencent toute la gamme des médias nationaux », ajoute le sociologue. [5]

Phillips signale que « les directeurs et les propriétaires des médias partagent leur identité avec les puissants. Leur idée de ce qui fait la nouvelle est déterminée par un arrière-plan culturel, et ils partagent le même point de vue sur ce qui est ou n’est pas une nouvelle. Les journalistes, quant à eux, écrivent pour être publiés, pour sortir à l’antenne ou sur les ondes de la télévision. Si leur point de vue ne coïncide pas avec celui des propriétaires, leurs travaux aboutiront aux oubliettes et les portes des médias, des grands médias des Etats-Unis, leur seront irrémédiablement fermées.


Documents joints Auteurs, traduction, source
 Auteurs Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Ernesto Carmona
Journaliste et écrivain chilien. Administrateur du Conseil des journalistes du Chili. Secrétaire exécutif de la Commission d’enquête sur les attentats contre les journalistes, Fédération latino-américaine des journalistes (CIAP-FELAP).

Traduction Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Source Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2
________________________________- PS
(A suivre : « Plus d’un million d’Irakiens tués sous l’occupation US », une enquête primée par Projet censuré en 2009)
Notes

[1] Nous entendons par « grande presse » les conglomérats de quotidiens, revues, stations de radio et chaînes de télévision qui formaient alors le système d’information des Etats-Unis. La propriété en était moins concentrée qu’aujourd’hui, mais en fin de comptes, les mêmes compagnies qui ont fusionné au fil de ces vingt dernières années pour former les dix méga-conglomérats ont fait de l’information une branche de l’industrie des loisirs, au même titre que les revues sportives, la production de films, la diffusion en salle de cinéma. Les grands quotidiens, les stations de radio et les chaînes de télévision en font partie.
[
2] Colloque avec Peter Phillips, Institut international de journalisme « José Martí », 14 mai 2008, La Havane, Cuba.
[
3] Justin Delacour, « Existe-t-il un lien entre le gouvernement et la presse des Etats-Unis ? » Ministère du Pouvoir populaire pour la communication et l’information, mars 2008, Caracas, Venezuela.
[
4] Manufacturing Consent : The Political Economy of the Mass Media, par Edward S. Herman et Noam Chomsky (Vintage, 1998). Version française : La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie (Agone, 2008).
[
5] Conférence de Peter Phillips, Institut international de journalisme « José Martí », 12 mai 2008, La Havane, Cuba.


http://www.voltairenet.org/article163974.html



http://www.alterinfo.net/Qu-est-ce-que-le-Projet-censure_a42481.html




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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 04:49
Propagande médiatique, politique, idéologique


Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec des médias du Mainstream 


Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec
des médias du Mainstream


Hier, l’émission d’Arte Thema sur la presse alternative en dit long sur l’inquiétude grandissante des autorités concernant ces nouvelles tribunes échappant à leur contrôle. Un sondage montre que 79% de l’information est consulté sur Internet plutôt qu’à travers les médias du Mainstream, ce qui contraint d’autant plus les autorités à prendre les devants.

Nos gouvernements et notre système ne peuvent nous contrôler qu’en maitrisant l’information : Au XXIéme siècle, les médias font et défont les gouvernements, font la pluie et le beau temps, expliquent ce qui est « bien » et ce qui est « mal », désormais, le seul lien qui nous unit avec le monde extérieur sont les médias en tous genres (TV, presse écrite, Radio, Cinéma,…). Voilà pourquoi l’émission d’hier a été particulièrement virulente et agressive. Ce mépris et cette violence envers ces nouvelles formes de médias d’information s’expliquent par plusieurs raisons qui n’ont strictement rien à voir avec le souci de protéger le peuple contre la désinformation.


The Truth
Mercredi 10 Février 2010

Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec des médias du Mainstream

Premièrement, il s’agit pour les journalistes du Mainstream de garder leurs privilèges, sentant que le monopole de l’information leur échappe. Ils tapent autant sur la presse alternative du Web que sur les « gratuits » type « 20minutes » ou « metro », ils mettent dans le même sac 2 médias qui n’ont en commun que de nuire à leurs intérêts. En effet, la presse alternative met au grand jour la partialité et la mauvaise foi de la presse du Mainstream, et dans un tout autre registre les « gratuits » ne sont qu’une caricature grandeur nature, reprenant exactement les mêmes informations que la presse Grand Public mais sans l’enrobage de figures de styles, de rhétorique rhétoricienne et de papiers glacé de leur aînés, ils montrent somme toute le Journalisme du Mainstream sous son visage le plus crû.

Nos « grands » journalistes n’ont donc pas fait cette émission sur Arte Thema pour l’intérêt du peuple, mais bel et bien pour protéger leurs propres intérêts
qu’ils soient pécuniaires ou en termes de reconnaissances.

Cette émission est l’ultime aveu que le Journalisme d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les principes fondateurs de la profession.  
 
 Le journalisme authentique est un travail de recherche et d’analyse qui doit être indépendant de tout pouvoir, impartial, intègre, tolérant, ouvert et non vénal, c'est-à-dire tout le contraire de notre journalisme d’aujourd’hui :  
 
 Les plus grandes tribunes de presse sont possédées par les oligarchies financières qui évidemment ont plus qu’un droit de regard sur les publications des médias qu’ils possèdent.  
 
 Le Journaliste du Mainstream s’est élevé au rang de star à force de côtoyer les élites et de leur servir de « Public Relations », étant devenus des stars eux-mêmes et souvent même des amis proches des personnalités qu’ils interviewent, ils ne peuvent donc pas être impartial en raison de leur proximité avec les « élites ».
 
 Le journaliste du Mainstream ne tolère pas que le public se détourne de leurs versions des faits, ils veulent à tout prix que les gens croient en ce qu’ils disent, … et ceci quoiqu’ils disent. Et qu’en est-il de la liberté de penser et de choisir ?
 
 Le Journaliste du Mainstream ne croit qu’à une seule version, qu’il soit Américain, Indien, Africain, …, Européen, Russe, ils reprennent tous la même information, évidemment arrangé sous la couleur locale du pays. Pour eux, il n’existe pas d’autres versions des faits. Toute personne qu’il soit un scientifique, un intellectuel, un philosophe, un libre penseur, …, qui tenterait par un moyen ou un autre de leur prouver qu’ils peuvent se tromper sur certains points, a forcément tord et est forcément traité d’imposteur, d’ignorant, de fou, …, et de personne dangereuse en ultime recours. Ils ne sont ouverts qu’à la propre illusion qu’ils ont créée parfois en connaissance de cause et parfois parce qu’ils ont fini par s’enfermer dans
leur propre illusion.   
 
 Les journalistes du Mainstream touchent des salaires mirobolants et on ne s’étonne guère que de les voir préférer l’aspect financier à l’intégrité intellectuelle. L’argent et l’intégrité font rarement bon ménage.
 
 On ne reproche pas aux journalistes du Mainstream leur professionnalisme ou la précision de leurs publications. Professionnels, précis,… assurément ils le sont, mais simplement leur métier n’a plus rien à voir avec le journalisme d’antan (celui défini plus haut), ils sont devenus des agents de Relation Publique pour les élites, des agents de propagande du système, leur souci majeur est de faire adhérer le public à la version des faits de leurs élites qui bien souvent n’a rien à voir avec la réalité du terrain. Faire croire un groupe de gens en une réalité illusoire, imposée de toute pièce, cela s’appelle de la propagande ou pour être poli, de la « Com ». Si vraiment les journalistes des médias grand public nous disent la vérité, pourquoi craignent-ils que les gens adhérent « aux mensonges » de la presse alternative ? Les gens ont un cerveau et s’en servent, ils voient de leurs propres yeux la réalité, tout le monde sait que le faux ne fait pas le poids face à la vérité, alors pourquoi vouloir nous imposer un diktat ? Chacun n’est-il pas libre de faire ses propres choix ?
 
 L’émission Arte Thema présente dans la première partie un reportage complètement orienté et partial sur la presse alternative. Première manipulation, ils caricaturent et limitent délibérément la presse alternative aux détracteurs de la version officielle du 9/11, le 9/11 n’est qu’un épisode parmi d’autres de l’entière illusion de mensonges que les élites ont créés grâce aux médias. C’est normal que la presse alternative prenne les reportages et les articles des médias du Mainstream pour les déformer : le Mainstream déforme la réalité et nous, nous déformons leurs déformations pour rétablir la réalité. L’émission cite pèle mêle les théories les plus farfelus circulant sur le Web et les associe à la presse alternative, ils font délibérément l’amalgame entre les illuminés et les geeks du Web avec ceux qui se servent du Web simplement comme un moyen pour informer les gens. Le Web est à la fois une tribune peu chère et touchant beaucoup d’audimat, pourquoi s’en priver ?
 
 Arte Thema a soigneusement choisi de montrer des personnes semblant un peu désaxés ou comme étant des marginaux de la société, qui plus est ne s’exprimant pas forcément bien pour discréditer les gens qui sont derrière les sites alternatifs. 
  
  Alter Info 

  Pour Alter Info, ils ont résumé le site à un site antisémite, haineux, extrémiste et islamiste, alors même que les lecteurs du site appartiennent à toute croyance confondue et sont issus de tous les niveaux de la société. De même les articles offrent une approche multidisciplinaire, qui de loin n’a rien à voir avec la vision étroite et extrémiste à laquelle ils veulent associer Alter Info.
 
 Un de leurs arguments est de monter que les gens derrières ces sites web n’ont rien de crédibles, ils ne sont que des « ignares » (citant un journaliste invité sur l’émission) qui balancent des informations sans même les vérifier. Je tiens à avertir que le travail que nous faisons n’est pas à tout prix de fournir une réalité alternative à la leur. Il s’agit avant tout de démontrer que ce que les médias Mainstrean nous présentent comme étant la réalité n’est pas la réalité. Leurs images sont vraies, leurs interviews sont vraies, leurs informations prises individuellement sont vraies, mais le tout est tourné de telle manière que cela ne reflète pas la réalité. En nous montrant juste une partie de la vérité, une partie judicieusement choisie, cela dénature l’information dans son ensemble, et le tout n’a plus rien à voir avec la réalité. Tout est donc une question de perspective, d’angle de vue qui finit par créer une illusion de vérité.

  La presse alternative a donc pour rôle d’abord de montrer et de dire ce que le MAistream ne dit pas, ce qui change l’histoire du tout au tout et quand cela est possible de proposer une explication alternative, il s’agit avant tout de casser l’illusion de réalité qu’ils ont crée de toute pièce. Evidemment, nous sommes sujets à erreurs, mais nous avons au moins le mérite de reconnaître nos fautes et d’être intègres, alors que le Mainstram ment en faisant croire au peuple qu’ils ne se trompent jamais, ils ont ainsi fabriqué un mythe.
 
 La dernière parti de l’Emission Arte Thema est une sorte d’exutoire pour journalistes au bout du rouleau, on y retrouve alignés en rang « Huit journalistes en colère », Pujadas, Val, Elkhabash … ou Edwy Plenel, pourquoi en colère ?
 
 Si vous avez fait votre travail honnêtement, vous n’avez pas à être en colère, les gens sont libres de croire en ce qu’ils veulent, c’est bien cela qui les met en colère : les gens ne les croient plus et cela les renvoient à ce qu’ils sont : des manipulateurs d’intellect, des agents de propagande, quel plus grande humiliation pour un agent de propagande que d’être démasqué au grand jour ?
 
 Nos 8 Journalistes se lancent alors dans une diatribe verbale à tour de rôle, lisant comme ils ont en l’habitude leurs textes préparés à l’avance avec cette fois ci une note particulière d’insistance dans leurs voix, ce n’est pas en poussant plus sur chaque mot ou en criant plus fort ou en inspirant la peur qu’ils auront l’air plus crédible.
 
 Un dernier point qui montre définitivement que l’émission d’Arte Thema d’hier était à la fois juge et parti et que par conséquent elle est au mieux à prendre comme une tentative désespérée de sauver ce qu’il y encore à sauver de la crédibilité des médias du Mainstream, c’est que c’est une émission produite par le Mainstream pour défendre le Mainstream. La preuve en est que France Inter a participé à la réalisation de l’émission et a eu le droit à son petit clip publicitaire en fin d’émission, et Philipe Val, directeur de France Inter, faisait parti des 8 Journalistes s’adonnant à une jouxte verbale et infondée contre la presse du Web alternative. C’est le serpent qui se mord la queue.
 
 La conclusion est que les journalistes ont eu jadis l’honneur d’avoir l’énorme responsabilité d’informer le peuple, de faire parti avant tout eux-mêmes du peuple et de servir les intérêts du peuples, ils ne sont plus aujourd’hui que des désinformateurs, loin du peuple et vivant aux crochets des élites, servant les intérêts de leurs maitres.
 
 Contrairement aux journalistes d’Arte Thema, je ne vous demande pas d’être d’accord avec cet article, critiquer le si vous en ressentez le besoin autant que vous voulez, ceci est mon point de vue, et c’est au lecteur qu’appartient le choix de croire au discours qu’il veut et de se créer sa propre vision des choses. Nous ne voulons pas d’une société de clones vivant dans un profonde illusion.


http://www.alterinfo.net/Arte-Soiree-Thema-ou-l-aveu-d-echec-des-medias-du-Mainstream_a42480.html


Pour ceux qui ont loupé cette émission, elle peut-être regardée ici :
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Main-basse-sur-l-info/3044576.html



NB d' eva R-sistons :

Caricature de reportage !
Parti-pris de dénigrement des journalistes citoyens,
au lieu d'être neutre et d'informer.
Symbole de ce qu'est devenue l'information !
Un instrument de désinformation, de propagande,
au service des grandes puissances et de leurs intérêts.
Honteux !!!

Arte m'avait pressentie pour intervenir,
mes blogs sont au TOP, j'interviens sur de nombreux sites citoyens.
Trois heures d'entretien au téléphone.
L'équipe allait venir m'interviewer. Puis plus rien.
Trop engagée, trop libre de toute attache, sans doute.
Vous voulez savoir ?

Je suis heureuse d'avoir échappé à ce traquenard,
fait pour déconsidérer les chercheurs de vérité.

Non à la Comedia dell'Arte !


Et ici :

Je veux bien croire à la sincérité de Florence. Mais pas à celle des journaleux courtisans. Les effroyables imposteurs de l'info officielle pullullent. Plus de journalisme d'investigation, mais de connivence. La Comedia dell'Arte de mardi était insuportable: Uniquement destinée à discréditer les chercheurs de vérité, le journalisme citoyen qui attire le public au détriment des médias vendus aux Puissants de l'Occident.

Lisez:

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com

eva r-sistons

Ecrit par : eva r-sistons | 11.02.2010

http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/02/10/moi-florence-aubenas-femme-de-menage-pendant-six-mois-en-cdd.html


Et à la suite de mon commentaire, celui-ci :


J’ai effectivement regardé cette émission sur Arte mardi dernier et autant de mauvaise foi, plutôt de bons sentiments surjoués de journalistes, était difficilement imaginable !

Je me souviens de Pujadas et de l’affaire Juppé il y a quelques années : Pujadas qui annonçait en ouverture du 20h le retrait de la vie politique de Juppé là où l’intéressé disait au même moment radicalement le contraire sur TF1 ! Le « scoop » par tous les moyens au mépris de la vérité. Mazerole a perdu sa place mais Pujadas est toujours sur son piédestal télévisuel (NB Eva: Le Clan est-il intervenu pour défendre son poulain ? Et quand on est membre du Siècle....) . Je me souviens aussi d’un F.O. Giesbert incapable de laisser parler plus de 2 minutes ses invités dans ses émissions TV successives sans leur couper la parole et s’y immiscer avec des propos on ne peut plus imbéciles. Philippe Val ? Je préfère m’abstenir ! Chabot ? La belle affaire que de voir cette dame incapable elle non plus de poser des questions ne serait-ce qu’intelligentes et sans collusion aucune avec ses convictions, se plaindre après cela de l’absence de démocratie des médias !

C’est du n’importe quoi exprimé par des personnes plus que bien payés et qui se donnent une bonne conscience déontologique en exprimant ce qu’ils ne manifestent jamais lorsqu’ils font leur travail. Quelle vélléité !

Cette immersion enfin de Florence Aubenas dans le quotidien d’une personne inscrite au Pôle Emploi – « immersion » de journaliste qui sent vraiment la resucée – et qui voudrait nous faire croire avoir « compris » ce que ces gens endurent au quotidien ! Tu parles ! Lorsque l’on sait d’une part que l’expérience est ponctuelle et que son boulot à Libé l’attendait après cela, que d’autre part vivre le quotidien signifierait également retrouver le soir la promiscuité, un environnement pas nécessairement réjouissant et un salaire au lance-pierre, ce que je doute fort que dans ça aussi Aubenas se soit immergé, non vraiment je ne crois pas que l’on soit bien dans l’empathie que ce genre d’expérience de journaliste voudrait nous faire croire. Cela en devient même déplacé.


Ecrit par : La Trombine | 11.02.2010

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 03:33
publié par roland (webmaster) 
 



Chavez - Twitter







La planète Internet est en émoi. Un article qui circule actuellement(
http:// www.boingboing.net/2010/02/04/venezuela-chavez-equ.html), et dont la teneur est reprise par de nombreux autres sites, donne le frisson : Chavez voudrait filtrer le net ! Comme il voudrait bâillonner les médias privés, c’est-à-dire 80 % des titres de presse et des stations de radio et de télévision qui le vilipendent quotidiennement. Voyons les choses de plus près.


Les groupes de l’opposition vénézuélienne sont actuellement déchaînés contre le président Chavez et réclament sa démission. Comme s’il n’avait pas été élu démocratiquement il y a un peu plus de deux ans, et avec un score supérieur à ceux obtenus par Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Les appels à manifester ont été diffusés en grande partie via Twittter qui est inondé de messages de ces groupes de droite selon lesquels Hugo Chavez aurait dit : “Twitter est un instrument du terrorisme”.


Quiconque procèdera à une enquête minimale constatera que la source primaire de cette « information » est la version en espagnol du site
ReadWriteWeb, propriété d'une entreprise nord-américaine. Dans le texte en question, on ne trouve cependant aucune référence au moment ou au lieu où le président vénézuélien aurait prononcé cette phrase. Personne ne s'est donné la peine d’en vérifier l’authenticité. Au contraire, le faux a rebondi d’un site sur l’autre et alimenté Twitter. Non seulement Chavez n’a rien dit de semblable, et encore moins demandé une loi pour contrôler Twitter, mais, bien au contraire, il a encouragé ses partisans à en faire usage !


Qui a réellement affirmé que
« Twitter est un instrument pour le crime ? » C’est un tribunal de Pennsylvanie dans un procès intenté à un militant, Elliot Madison, accusé d’avoir utilisé son téléphone portable pour informer les manifestants du dispositif policier mis en place autour du Sommet du G-20 à Pittsburgh. Twitter s’est révélé être un bon outil de mobilisation en faveur de la démocratie, au Honduras, mais aussi contre elle, au Venezuela.


Dans ce pays, et depuis plusieurs années, le gouvernement a beaucoup investi dans l'accès des catégories populaires à l’outil Internet, en multipliant les "infos-centres communautaires". Il a imposé l'usage des logiciels libres dans toute l'administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande d’ailleurs que l’on étudie les avancées du Venezuela dans ce domaine :
http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650


La dose quotidienne de faux contre Chavez et la Révolution bolivarienne a augmenté dans des proportions telles qu´il est impossible de les démentir tous. Si tant de sites dits “alternatifs” utilisent comme sources des médias liés à de grands intérêts commerciaux et politiques comme Semana en Colombie, Fox aux Etats-Unis, El Pais en Espagne, TF1 en France, comment le citoyen peut-il encore décemment s´informer ?


Pour éviter que des révolutions démocratiques soient la cible de cette désinformation bien huilée, qui prépare des coups d'État semblables à ceux qui renversèrent Allende ou Zelaya ; pour que les gouvernements progressistes d’Amérique latine ne soient pas en permanence mis au banc des accusés, il est plus que temps que les forces de gauche (notamment en France) inscrivent enfin dans leur programme, et de manière centrale, la démocratisation du système médiatique.


Tout comme Hugo Chavez, la présidente argentine Cristina Fernandez, Rafael Correa et Evo Morales se sont fait traiter récemment de "liberticides" parce qu´ils tentaient de ménager quelques espaces démocratiques dans le monde capitaliste de la communication. Lorsqu´on évoque cette question en Europe, la gauche et la plupart des journalistes font des réponses évasives ou se taisent. Pourtant une démocratie authentique, et la survie d´une gauche et d´un journalisme dignes de ce nom, ne peuvent exister sans un pluralisme médiatique radio-TV-écrit. On pourrait imaginer un équilibre du type 40 % de médias associatifs, 40 % de médias publics participatifs, et 20% de médias commerciaux.


Des mensonges comme ceux concernant Twitter, à propos desquels les autorités vénézuéliennes sont en permanence sommées de s‘« expliquer », sédimentent jour après jour les prétextes que cherche la droite pour renverser des gouvernements progressistes. En Amérique latine, sa base sociale est faible, mais les grands médias nationaux et internationaux la confortent dans ses velléités d'anéantir des expériences qui échappent à l'ordre néolibéral.


La véritable question, en forme de rideau de fumée, n’est pas de savoir si Chavez veut « filtrer le net ». Elle est de savoir quand la gauche aura enfin le courage de s´attaquer à la dictature médiatique.



Auteur : Thierry Deronne - Source : Mémoire des luttes



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10851#10851
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 03:11



                              



Dans un article paru le 28 janvier, sous le titre
« La dette est au cœur des préoccupations des Français », annoncé en « une » de sa version papier et sur son site internet la veille, le Figaro se fonde sur un sondage d’opinion réalisé par l’IFOP pour prouver ce qu’annonce le titre. Sondomanie abusive ? Sans doute. Méthodologie douteuse ? Peut-être. Mais, à consulter sur le site de l’IFOP le détail du sondage, on constate surtout ici l’étonnante capacité du Figaro à tordre, dans le sens et à l’appui de l’action gouvernementale, des résultats qui ne confirment guère la thèse avancée.


Les sondages d’opinion occupent,« on » le sait [
1], une place de choix dans la boîte-à-outils des médias dominants et du journalisme politique. Ainsi, quand le gouvernement lance une campagne agressive pour justifier la baisse des dépenses de l’Etat (ou du moins de certaines d’entre elles…) et les suppressions de poste massives dans la fonction publique, le Figaro opine du chef en annonçant en « une » – comme en écho et par magie – la vérité révélée par un sondage : « 9 Français sur 10 pour la baisse des dépenses publiques ». Comment pourrait-on légitimement s’opposer à 90% de la population ?




Un sondage et son usage


S’il ne nous plaît guère de devoir faire nous-mêmes l’analyse d’un sondage, celle-ci s’impose dans la mesure où le journaliste du Figaro qui a commis cet article ne semble pas avoir pris la peine d’en consulter les résultats détaillés ou, s’il l’a fait, n’a pas le moins du monde été dérangé d’en livrer un commentaire faussé et, pour tout dire, mensonger.


L’IFOP a commencé par interroger « les Français », ou plutôt un échantillon représentatif de 1024 individus, sur « les thèmes prioritaires de 2010 ». Voilà ce qu’on pouvait lire dans le Figaro à ce sujet : « Contrairement à ce qui s’observait il y a quelques années, les Français ne restent plus de marbre devant le sujet de la dette. Bien conscients désormais qu’il s’agit de l’avenir des générations futures , ils placent les questions de finances publiques au cœur de leurs préoccupations, au même titre que le chômage, la santé ou l’avenir des retraites ». A l’appui de cette affirmation, le journal propose ce résumé visuel :


La dette publique « au même titre » que le chômage, la santé et les retraites ? On s’étonnera, si on n’a lu que cet article (et surtout sa « une »), de constater que « la réduction de la dette publique » n’apparaît qu’en 11ème position des thèmes « tout à fait prioritaires », bien loin derrière « la lutte contre le chômage », « la santé », « l’éducation », « l’avenir des retraites », « le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat », « la lutte contre la précarité », etc. Quelle surprise dès lors que le Figaro n’ait pas titré « Le chômage, la santé et l’éducation au cœur des préoccupations des Français », ou encore « Relever les salaires et lutter contre la précarité : une priorité selon les Français » ! D’autant que les écarts ne sont pas minces : 65% et 54% des enquêtés jugent que « la lutte contre le chômage » et « le relèvement des salaires et du pouvoir d’achat » sont « tout à fait prioritaires », contre 36% affirmant de même pour « la réduction de la dette publique ».


La principale information qui ressort de ce sondage, c’est donc bien que la rédaction du quotidien de Dassault, propriétaire du Figaro et sénateur UMP, ne pense guère urgent d’augmenter les revenus de ses salariés et des travailleurs en général, ou de lutter contre le chômage, ce qui n’apparaît pas vraiment comme un scoop.


Mais par quel miracle médiatique le Figaro parvient-il à cette « une » sans ambiguïtés : « 9 Français sur 10 pour la baisse des dépenses publiques » ? Tout simplement parce que l’IFOP, dans ce sondage commandé par la « Fondation pour l’innovation politique » (think-thank créé par l’UMP et dirigé par l’admirable « chercheur en science politique »
Dominique Reynié) a introduit un module sur « l’inquiétude à l’égard du déficit public et de la dette de l’Etat ». On apprend ainsi, grâce à l’IFOP, que 75% des enquêtés, « en pensant au déficit public et à la dette de l’Etat », se disent « inquiets » ; c’est d’ailleurs là moins qu’en octobre 2009, où cette réponse avait été choisie par 83% des enquêtés. Est-ce à dire que « les Français » sont moins inquiets aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a quelques mois, ou n’est-ce là que le produit de l’activité médiatique mettant au premier plan, inégalement selon les périodes, certains sujets ? Nous serions bien en peine de répondre à cette question mais on remarquera qu’une question aussi vague ne peut engendrer que des réponses aux significations extrêmement disparates et difficiles, pour ne pas dire impossibles, à interpréter.


Les impensés d’un sondage


On ne peut toutefois s’en tenir à rétablir les résultats du sondage contre l’usage qu’en fait le Figaro, ce qui laisserait entendre que le journal de Dassault s’est en quelque sorte écarté de la vérité révélée par ce sondage. Au contraire, le discours médiatique vient ici se superposer à un dispositif sondagier dont on va voir qu’il tend à créer la réalité qu’il prétend mesurer.


Il importe en effet de rappeler qu’un sondage, ou quelque enquête que ce soit où l’on interroge des individus en dehors d’un contexte ordinaire, produit une forme d’injonction à produire une opinion. Plutôt que de mesurer des « attentes » ou des « opinions » préexistantes, les sondeurs et les commentateurs contribuent à faire exister la « préoccupation » ou l’ « inquiétude » qu’ils prétendent saisir et quantifier.


De surcroît, la réponse à la question posée dépend de sa formulation et de l’éventail des options possible. Comment s’étonner, dès lors, que 92% des enquêtés, « pour faire face à la situation actuelle (crise économique, déficits publics élevés) », préfèrent « réduire les dépenses de l’Etat et celles des collectivités locales (villes, départements, régions) » quand la seule autre option proposée consiste à « augmenter les prélèvements obligatoires ( impôts locaux, impôt sur le revenu ) » ? Il est vrai qu’on voit mal l’IFOP, répondant à la commande d’une fondation liée à l’UMP, proposer aux enquêtés de répondre à cette question en leurs proposant d’autres choix : par exemple « la suppression des niches fiscales et des exonérations de cotisations sociales dont bénéficient le patronat », ou « le rétablissement de l’impôt sur les successions et la suppression des niches fiscales dont jouissent les foyers aisés ».


On imagine mal également le Figaro, dont il est particulièrement opportun, en l’occurrence, de rappeler qu’il appartient au marchand d’armes Dassault, s’appesantir dans son article sur ce constat : la première réponse choisie par les enquêtés – lorsqu’on leur pose la question du « secteur » dans lequel on devrait baisser les dépenses publiques – n’est autre que « la défense, l’armée », et ce à 45% (contre 25% pour la réponse arrivant en 2ème position). Il serait dommage de laisser entendre que les Français aimeraient, pour une grande partie d’entre eux, que Dassault cesse de faire les poches de l’Etat.


De même, concernant les recettes de l’Etat, quelle tristesse que – dans sa célérité à utiliser les résultats de ce sondage – le Figaro n’ait pas remarqué qu’interrogés sur l’augmentation des prélèvements obligatoires, les enquêtés pensent à 57% et 47% que cela « devrait d’abord passer » par « l’augmentation de l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) » et « l’augmentation de l’impôt sur les bénéfices des sociétés », contre 7% pour l’augmentation de la TVA et 1% pour celle des impôts locaux ! Mais ces « préoccupations des Français » contredisant totalement les préoccupations (et l’action) du gouvernement, le Figaro n’a pas jugé pertinent d’en informer ses lecteurs.


Au vu de ces réponses, on est d’ailleurs en droit de se demander combien d’enquêtés se seraient prononcés pour « augmenter les prélèvements obligatoires » plutôt que « réduire les dépenses de l’Etat » si, dans la parenthèse suivant « prélèvements obligatoires », étaient mentionnés non les impôts locaux et l’impôt sur le revenu, comme c’est le cas dans ce sondage, mais l’ISF et l’impôt sur les bénéfices des sociétés.


On remarquera, mais cela juste pour le plaisir, avec quelle remarquable (et peu coutumière) précision une des réponses proposées pour cette question a été formulée : « la généralisation de l’impôt sur le revenu à tous les foyers sachant qu’actuellement un ménage sur deux n’en paye pas  ». Moralité : lorsqu’il s’agit de faire payer les classes populaires, les sondeurs savent faire preuve d’une étrange précision. Dommage qu’une réponse n’ait pas été formulée de la manière suivante : « supprimer les exonérations de cotisations sociales sur les salaires dont bénéficie le patronat, dans la mesure où elles ont coûté 21,4 milliards d’euros à l’Etat en 2008 ».


L’article et le sondage s’achèvent sur une question qui ne peut apparaître curieuse que si l’on oublie la fonction médiatique et politique des sondages, à savoir : imposer une problématique en laissant entendre qu’existe une « opinion publique » sur une question que seuls les politiciens professionnels et les journalistes politiques se posent. Ainsi l’IFOP a-t-elle demandé aux enquêtés de se prononcer sur la question suivante : « si un référendum était organisé par Nicolas Sarkozy pour savoir s’il faut inscrire dans la Constitution l’interdiction de tout déficit budgétaire en dehors des périodes de crise économique ? ». Mimant le scrutin référendaire, le sondage propose alors aux enquêtés de voter « oui », « non » ou de s’abstenir.


Mais quelle valeur politique (et intellectuelle) peut avoir un sondage qui exige des enquêtés qu’ils votent pour une question, forcément abstraite en dehors de toute campagne référendaire contradictoire, mais dont le contenu s’avère en outre totalement déconnecté de leur vie quotidienne ? Peut-on recueillir autre chose que des réponses imaginaires lorsqu’on pose à 1024 individus une question qui ne peut leur apparaître qu’imaginaire ?

L’article du Figaro ne pose donc pas seulement la question de l’indépendance d’un journal possédé par un milliardaire et sénateur UMP, mais plus largement celle de la fonction d’imposition et de légitimation qu’exercent les sondages d’opinion dans le « nouveau jeu politique » [2]. Qu’un journal de droite formule des opinions de droite sur la dette de l’Etat et les dépenses publiques, il n’y a rien là qui puisse choquer ou étonner. Qu’il ait recours à un sondage d’opinion pour maquiller ces opinions et laisser entendre qu’elles ne font que traduire les « préoccupations des Français », en dissimulant au passage certains des résultats du sondage n’allant pas dans le sens des discours gouvernementaux, c’est là soustraire au débat politique des questions cruciales et contribuer à la fabrique d’un consentement aux idées du patronat et du gouvernement.


Le sondage dont il est ici question – et surtout l’usage qu’en fait le Figaro – apparaissent ainsi symptomatiques de la politique des médias dominants qui se donne comme expertise, de ces jugements de valeur qui voudraient se faire passer pour des jugements de fait, et finalement des volontés gouvernementales, patronales et médiatiques qui aiment à se représenter – grâce aux sondages d’opinion – comme l’expression des « attentes des Français ».


Une vision médiatique unilatérale


On connaît la propension toute libérale des éditocrates [
3], et plus largement des médias dominants, à vitupérer contre la dette de l’Etat, et plus précisément contre les dépenses publiques qui en seraient à l’origine et qu’il faudrait « nécessairement » revoir à la baisse [4].


Il est pourtant plusieurs manières d’expliquer l’origine de la dette publique et son augmentation récente. Un effectif pluralisme devrait au moins les mentionner, sans nécessairement prendre parti pour l’une d’entre elles. On peut imputer son accroissement actuel aux facilités de crédit accordées aux banques, d’ailleurs sans aucune garantie quant à l’utilisation de ces fonds, depuis le début de la crise financière. On peut également en chercher la raison dans les multiples niches fiscales et autres exonérations de cotisations sociales décidées, depuis une vingtaine d’années, au nom de la lutte contre le chômage et du soutien à la croissance [
5]. On pourrait encore invoquer la quasi-suppression de l’impôt sur les successions et de la taxe professionnelle par le gouvernement actuel, ainsi que la création du « bouclier fiscal » dont bénéficient les plus riches contribuables.


Mais, à l’exception de quelques articles comme ceux que nous citons en note, rares sont ceux qui présentent d’autres diagnostics. La plupart des médias et des journalistes dominants – suivant sur ce point, comme sur beaucoup d’autres, le gouvernement et le patronat – préfèrent incriminer les dépenses publiques, auxquelles on aurait « lâché la bride » depuis une vingtaine d’années, aboutissant à une situation « intenable » et constituant un « fardeau pour les générations futures ».


La vision médiatique la plus répandue repose sur l’oubli – volontaire ou pas, peu importe – non seulement de la question de l’évolution des recettes (qui paye quoi et combien ?) mais aussi de la diversité des politiques publiques et donc des dépenses de l’Etat. En effet, cette catégorie de « dépenses publiques », maniée de manière machinale comme désignant une réalité homogène, passe sous silence le fait qu’on agglomère à travers elle des choses bien différentes : dépenses de santé et crédits militaires, financements en matière d’éducation et frais de bouche des ministères ou de l’Elysée [
6], etc.


Ainsi les chefferies éditoriales peuvent-elles substituer – comme sur la question du « trou de la sécu » [
7] – une discussion purement quantitative sur le « niveau des dépenses publiques » au débat politique sur la justice fiscale et les priorités de l’action publique, l’affirmation implacable de « solutions » apparemment évidentes à la confrontation potentiellement conflictuelle de choix de société.

Ugo Palheta

Notes

[1] Voir la rubrique que notre site leur consacre.


[2] Sur ces questions, voir le livre de Patrick Champagne : Faire l’opinion. Le nouveau jeu politique, Paris, Minuit, 1990.


[3] Voir la présentation du Jeudi d’Acrimed que nous leur avons consacrée.


[4] Voir par exemple notre analyse d’une émission que France 5 avait consacré à « la dette ».


[5] Pour une évaluation du montant de ces exonérations, voir, dans Libération, « Quand l’Etat exonère, c’est 140 milliards qu’il perd ».


[6] Voir sur le site Rue89 : http:// www.rue89.com/2009/07/16/deplacements-prives-sondages-garden-party-lelysee-epingle">« Déplacements privés, sondages, garden-party : l’Elysée épinglé ».


[7] Lire ici même un extrait du livre de Julien Duval, Le mythe du « trou de la sécu ».



Auteur : Ugo Palheta - Source : Acrimed
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 02:49

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Comment la Loppsi légalise l'espionnage des ordinateurs


C'est une mesure radicale, perdue dans le fourre-tout de la Loppsi : la loi sur la sécurité autorise la surveillance des ordinateurs. La police pourra s'introduire discrètement chez les suspects pour installer des mouchards. Pour le gouvernement, ce n'est qu'une modernisation des écoutes téléphoniques.


« Mouchards », « logiciels espions » le gouvernement évite prudemment les mots qui font peur. Le texte de la Loppsi évoque pudiquement la « captation des données informatiques » :


« Un dispositif technique ayant pour objet, sans le consentement des intéressés, d'accéder, en tous lieux, à des données informatiques, de les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent sur un écran pour l'utilisateur d'un système de traitement automatisé de données ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractères. »

=Affaires de vol, drogue, proxénétisme ou immigration clandestine


En clair, la police sera autorisée à surveiller tout ce qui se passe sur l'ordinateur des suspects : tout ce qu'ils tapent sur leur clavier, des e-mails aux chats, tous les sites qu'ils consultent, tous les fichiers qu'ils téléchargent.


Voici exactement ce que prévoit l'article 23 de la Loppsi, qui autorise cette « captation des données informatiques » :


* Qui est visé ? Pas seulement les terroristes présumés, mais toutes les personnes suspectées de crimes en « bande organisée », qu'il s'agisse de vols, de trafic de drogue, de proxénétisme ou encore d'aide à l'immigration clandestine.


* Comment ça marchera ? Pour installer les mouchards, la police pourra discrètement s'introduire au domicile du suspect, dans sa voiture ou dans n'importe quel local, et à toute heure (sans les limites imposées aux perquisitions qui ne sont autorisées, hors affaires de
terrorisme, qu'entre 6 heures et 21 heures).La loi ne précise pas les outils informatiques utilisés (« cheval de Troie », surveillance en amont au niveau du fournisseur d'accès).


* Combien de temps ça durera ? La surveillance durera quatre mois au maximum, mais pourra être renouvelée pour la même durée « à titre exceptionnel », si l'enquête l'exige.


* Quelles sont les garanties prévues ? L'opération ne sera menée que par des officiers de police judiciaire, elle devra être autorisée par un juge d'instruction et dument motivée. Si elle est ...


Lire la suite sur Rue89


http://fr.news.yahoo.com/69/20100210/tfr-comment-la-loppsi-lgalise-l-espionna-b8d393e.html





OPPSI : usurpation d'identité numérique,
adresse IP et HADOPI
démultiplication des risques

 

Loppsi

 

Ce soir (ou demain matin) les députés examinent l’article 2 qui incrimine l’usurpation d’identité numérique au sein de la LOPPSI. L ’occasion pour nous de refaire le point sur cet article d’apparence anodine, mais dont les conséquences pourraient être radicales.



jingjing chacha police chinoise



Voilà ce que dit le texte examiné :

«
Le Code pénal est ainsi modifié :

1° Les articles 222-16-1 et 222-16-2 deviennent respectivement les articles 222-16-2 et 222-16-3 ;

2° L’article 222-16-1 est ainsi rétabli :

« Art. 222-16-1. – Le fait de faire usage, de manière réitérée, sur un réseau de communications électroniques, de l’identité d’un tiers ou de données qui lui sont personnelles, en vue de troubler la tranquillité de cette personne ou d’autrui, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

« Est puni de la même peine le fait de faire usage, sur un réseau de communications électroniques, de l’identité d’un tiers ou de données qui lui sont personnelles, en vue de porter atteinte à son honneur ou à sa considération. » »

La partie centrale est le 2° et ses deux alinéas.

Une vieille idée

Cette incrimination a
plusieurs fois été proposée au Parlement. Elle fut envisagée une première fois en 2006 à l’initiative du sénateur du Territoire de Belfort, Michel Dreyfus-Schmidt (depuis décédé) qui regrettait le vide juridique en la matière. Vaines tentatives repoussées par le gouvernement qui expliquait alors que notre droit était assez complet puisque plusieurs infractions étaient applicables, comme le délit d’escroquerie.

D’autres parlementaires firent valoir cependant que le droit pénal actuel n’embrasse pas toutes les situations : outre l’escroquerie, il ne réprime que les cas d’utilisation de fausse identité dans un acte authentique ou un document administratif, le fait d’utiliser un faux nom pour se faire établir un extrait de casier judiciaire, ou dans les cas où on tente de faire passer le volé pour un délinquant voire la diffamation. En clair, seules les conséquences de l'usurpation d'identité étaient sanctionnées non l'usurpation d'identité elle-même comme dans le cadre du phishing par exemple.

Un texte boiteux

Le texte incrusté dans la LOPPSI est cependant boiteux.

L’alinéa 1 qui réprime l’usurpation d’identité d’une personne en vue de troubler sa tranquillité implique un acte réitéré (plus d’une fois, donc).
L'alinéa 2 qui réprime les atteintes à la réputation via l’usurpation d’identité se satisfait d'un seul acte.

1) Comme se le demandaient les acteurs du web réunis au sein de l'ASIC, quel est le degré de rapprochement des actes pour qu'on considère qu'il y a réitération ? Un billet blog publié en 2007 puis un autre en 2009 seront-ils analysés en un acte réitéré ?

Si l’on regarde bien le texte, on voit qu’il ne réprime pas )2)  seulement l’usurpation d’identité mais de manière plus vaste, tout usage de toute donnée personnelle d’autrui d’une manière qui trouble sa tranquillité (al.1). Problème : troubler la tranquilité d’une personne sur internet peut aller très vite.

Comme le notait encore l’ASIC, le texte pourrait s’appliquer au simple fait de « tagger » quelqu’un sur une photo sur un réseau social sans son accord, de critiquer qui que ce soit sur un blog (beaucoup de personnes perdent leur tranquillité dès qu’ils lisent des propos non élogieux), de critiquer un artiste, une personnalité, une personne publique sur un forum, poster la vidéo d’un président au salon de l’agriculture disant « casse-toi pauv’con », ou le fait de poster les coordonnées d’un député sur un site en invitant les citoyens à le contacter pour exprimer leur opposition à un texte de loi (s’il s’en suit un nombre important d’appels pouvant nuire à la tranquillité du député).

L'usurpation de données personnelles, l'IP et HADOPI

Autre chose :  la justice estime que l'adresse IP
est une donnée personnelle. Cet article , disions-nous, vise l'usurpation de données personnelles. Il pourrait du coup avoir des effets chez ceux qui utiliseront de fausses adresses IP par exemple suite au vote d'HADOPI. Ceux-ci pourraient se voir punir de 15 000 euros d'amende et d'un an de prison de ce seul fait, par le jeu de l'incrimination de l'usurpation de données personnelles. Une manière d'incriminer les moindres mouvements des internautes qui seraient incités à quelques bidouillages sur les réseaux...

On pourra suivre
ces débats sur cette page.

http://www.pcinpact.com/actu/news/55363-asic-usurpation-identite-donnees-personnelles.htm




LOPPSI : le blocage des sites
pourrait être décidé sans juge



 Première brèche...

Loppsi

 

La problématique soulevée par la LOPPSI autour du blocage des sites pédopornographiques prend toute sa consistance à quelques encablures de l’examen de l’article 4 du texte. Ce soir, selon des bruits de couloirs à l’Assemblée nationale les parlementaires s’apprêtent à atténuer considérablement le rôle du juge dans le blocage des sites pédophiles. Une première qui risque d’ouvrir une dangereuse brèche, sous couvert cosmétique d’efficacité.

Le blocage des sites pose en effet deux questions : pas seulement comment doit-on bloquer, mais avant tout qui doit décider du blocage. Pour cette deuxième question, une alternative : soit on confie à une autorité indépendante le soin de décider qui sera bloqué, soit on laisse le juge cette compétence .

cadenasCe soir, à l’Assemblée, on expose que l’intervention judiciaire prendrait trop de temps, quand l’urgence commande d’aller vite, très vite. Pour alimenter le trouble, la position de Brice Hortefeux sur le thème a varié du tout au tout : lors des travaux préparatoires du texte, il avait défendu l’amendement de Lionel Tardy visant justement à laisser au juge la décision de blocage, quand finalement, il fait part de réserve sur cette question et laisse à l’Assemblée le soin de décider seule de cette question, sans consigne.

En dernier round,
un amendement déposé par la très discrète députée Brunel laisse imaginer le pire en matière de blocage. Il faut sauter l’intervention de « l ‘autorité judiciaire » qui fut décidée en commission des lois pour laisser libre champ à une autorité administrative le soin de faire la pluie et le beau temps en matière de blocage. Aucune indication sur la façon dont le juge pourrait intervenir dans cette hypothèse. Un juge qui ne viendrait qu’a posteriori, peut être sans contradictoire, bref : une justice de papier. Du coup, Tardy a déposé un sous amendement pour contre-attaquer...

Pourquoi s’émouvoir de cette situation ?

HADOPI : Le Conseil constitutionnel avait exigé l’intervention du juge dès lors qu’une liberté fondamentale (information, communication) est malmenée. Ce principe avait été posé lors d’HADOPI 1 et vaut aujourd’hui. Évidemment, il ne s’agit pas de dire : « transmettre des contenus pédophiles répond à une liberté constitutionnelle », mais plutôt d’encadrer les risques d’atteinte à cette liberté. En matière de blocage, il ne faut en effet pas négliger les hypothèses de faux positifs où un site pourtant « sain » va être qualifié de pédophile pour un contenu mal interprété (l’exemple de Wikipedia en Angleterre est encore dans nos têtes). Seul le juge est qualifié pour encadrer ce secteur, assurer une publicité des débats et un strict respect des droits et libertés fondamentaux des justiciables.

L'égalité des formes : L’intervention du juge est encore commandée par un principe d’égalité des formes, de parallélisme. L’Assemblée nationale avait ainsi justement décidé que seul le juge est apte à décider du blocage d’un site de jeu d’argent en ligne. Décider l’inverse pour les sites pédophiles traduirait une curieuse position française où les jeux d’argent serait mieux protégée, encadré juridiquement que la pédophilie !

Une brèche : comme souvent, la pédophilie jouerait le rôle de cheval de Troie pour bon nombre d’autres secteurs. Plusieurs acteurs de l’industrie culturelle nous avaient expliqué être très attentifs au blocage des sites pédophiles, sous entendu pour réclamer « leur » blocage dans les mêmes formes le moment venu. Toutes les industries, tous les secteurs pourront ainsi réclamer « leur » blocage et transformer le web ouvert en une simple liste blanche.

Urgence ? Enfin, secouer l’exigence d’urgence dans la réponse pénale contre la pédophilie est pour le moins paradoxal avec un texte qui accuse des mois et des mois de retard.

L'article 4 sera discuté ou ce soir, tard, ou demain matin.


http://www.pcinpact.com/actu/news/55362-loppsi-blocage-site-pedophile-juge.htm
http://tech.zicos.com/news.php/n/22867273/LOPPSI-le-blocage-des-sites-pourrait-%EAtre-d%E9cid%E9-sans-juge

Internet-j.jpg


 

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:55

"Soirée Thema" - Daniel Leconte: Quand ARTE fait la leçon de journalisme et s'en prend à Alter Info et à la presse citoyenne
Main basse sur l'info !!




Reçu ce courriel:

Chère eva,
Je ne sais pas si tu as regardé hier soir arte à 20h35
(mardi 9 février 2010) rediff. le 12.02 à 10h30 et le 22.02 à 3h00.
Excellent. Je te lis la présentation sur télé z : superbe
20h35 Main basse sur l'info
Les effroyables imposteurs.
Documentaire français de Ted Anspach
Internet à porté un sérieux coup aux médias traditionnels.
Enquête sur une révolution de l'info
qui pose des questions vitales pour nos démocraties.
21h20 huit journaleux en colère
22h00 main basse sur l'info : débat (entre journaleux bien sur)
le meilleur d'entre eux : Jean Pierre Elkabach 72 ans.


Relis les mots utilisés.
Cela sent la fin de règne, la peur, la panique même.
Le pouvoir sur le peuple français leur échappe.
Je l'ai toujours dit : la nature a horreur du vide.
Depuis 40 ans Monsieur Elkabach et ses amis
ont fait mains basse sur l'info (c'est pas nous).
En faisant taire toute opposition.
L'infiltration des idées dominantes est totale dans tous les médias.
Trop totale. A tel point qu'aujourd'hui la situation se renverse.
Leur acharnement va faire un effet boomerang, logique.
Ils ont peur ? Normal. Ce n'est que le début.
Chut ! Laissons les continuer. ils vont se saborder.
Ils perdent pieds et cela se voit.
Tu vas aimer, eva
Je t'embrasse pour tout ce que tu fais
André



________________________________________________________________________




http://www.alterinfo.net/Soiree-Thema-Daniel-Leconte-Quand-ARTE-fait-la-lecon-de-journalisme-et-s-en-prend-a-Alter-Info-et-a-la-presse-citoyenne_a42335.html

http://www.alterinfo.net/Les-effroyables-imposteurs-sur-Arte,-Hadopi,-Loppsi2-la-revanche-des-anti-Internet_a42409.html


sur l'émission,
avec les vidéos

NB d' eva R-sistons :

Caricature de reportage !
Parti-pris de dénigrement des journalistes citoyens,
au lieu d'être neutre et d'informer.
Symbole de ce qu'est devenue l'information !
Un instrument de désinformation, de propagande,
au service des grandes puissances et de leurs intérêts.
Honteux !!!

Arte m'avait pressentie pour intervenir,
mes blogs sont au TOP, j'interviens sur de nombreux sites citoyens.
Trois heures d'entretien au téléphone.
L'équipe allait venir m'interviewer. Puis plus rien.
Trop engagée, trop libre de toute attache, sans doute.
Vous voulez savoir ?
Je suis heureuse d'avoir échappé à ce traquenard,
fait pour déconsidérer les chercheurs de vérité.


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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 11:40


                                                   manipulation-masques-j.jpg

Film  " Defamation " :
Une bombe de lumiére dans le shoah business

 

Yoav Chamir, Israélien et juif, nous à fait ici un court métrage pour moi aussi important et détonant qu'un Loose Change.


Il fait apparaitre en pleine lumière la maladie mentale, la paranoïa et l'hystérie dont une certaine élite juive est victime et qui tentent de la propager au reste de leur peuple. Une élite qui impose sa domination plus ou moins larvée sur la planète (sionistes et sympathisants placés dans tout les gouvernements du monde) en terrorisant sans cesse le "goyim" (non juif) avec la shoah et des accusations arbitraires d'antisémitisme distribuées en rafales à qui ose lever le doigt sans autorisation et pré-filtrage de la pensée.

C'est leur méthode numéro 1 de domination qui est totalement ridiculisée ici.


Dans leurs têtes de schizophrènes, ils en seraient presque à vous tendre une photo d'un tas de cadavres de la seconde guerre mondiale pour vous demander votre place assise dans le bus ou pour éviter de faire la queue au supermarché, à vous qui n'étiez même pas né durant cette période d'horreurs.  C'est répugnant; c'est même une profanation.


Pour exemple actuel, l'accusation d'antisémitisme systématique à tout chercheur de vérité sur le 11 septembre (!? c'est à ce point systématique que ca pourrait presque être pris pour un aveu). C'est la consigne courante depuis longtemps dans le petit monde des employés médiatiques ou idiots utiles aux ordres de la grande presse, ça et l'accusation pseudo éliminatoire de conspirationisme (le monde est clair et lumineux, aucune vérité n'est cachée et les dirigeants mondiaux sont nos pères aimants, sincères et intègres).


Pour ces gens là, tout ce qui va à l'encontre du conditionnement qu'ils mettent en place par le marketing des paradigmes artificiels vendu par les merdias et les politichiens, sont des antisémites; l'addition est toujours là même et cela même si vous êtes juif !


Le souci, c'est que cette minorité ultra influente est toujours celle qui est mise en avant, par le biais de leurs puissances médiatiquo-industrielles, écrasant les autres formes de pensées et surtout le bons sens commun.


Dans ce film, Yoav Chamir donne la parole aux autres sur le sujet, et c'est un vrai feu d'artifice intellectuel qui brocarde tout cette "intelligentsia" délirante.

Je pense aux jeunes afro-américains interviewés dans la rue, que l'esprit commun aurait pu prendre pour des racailles ignares et qui s'avèrent êtres de fins esprits. Je pense aux rabbins interviewés aux USA et en Russie, modèles de ce que devrait être l'élite d'Israël si tout n'avait pas dégénéré, ou au professeur Norman Finklenstein.


Yoav Chamir nous montre aussi l'insupportable conditionnement avec lequel ils essaient d'endoctriner leur jeunesse, la surenchère victimaire écœurante, avec leurs "colonies de vacances à Auschwitz", rendant ces jeunes gens totalement paranoïaques, imaginant que des néo nazis ou que des assassins antisémites aux dents pointues infestent de partout la planète tel des essaims de sauterelles qui vont deviner leur judéité par magie, plus de 60 ans après. Ça dépasse l'entendement un tel concentré de bourrage de crane. Ils jettent ces jeunes gens dans une décharge mentale de haine, de rancœur et pourrissent ainsi leur perception des autres et notre avenir commun. Ne sommes nous pas tous frères sur cette terre ?


Et on constatera aussi la pantalonnade qu'est l'association américaine "de surveillance des actes antisémites" (ADL), des gens suréquipés pour lutter contre un mirage et le maintenir dans l'inconscient collectif (voir le provoquer) tel un flingue permanent tendu sur le reste du monde pendant que la partie opérative lui fait les poches. Lorsque la secrétaire énonce les dossiers en cours, il y a de quoi rire devant leurs platitudes, leurs vides... Les millions d'affamés de par le monde  et de SDF américains seront heureux d'apprendre qu'on dépense des sommes énormes pour du vent (la grande spécialité des élites modernes).


http://crodoff.canalblog.com/archives/2010/01/30/16722802.html

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 01:58

Laurent Joffrin - wikipedia


Médias colonisés par nos amis néo-sionistes,
une journée ordinaire de désinformation et de propagande...
Par Eva r-sistons



Scandaleux, encore et toujours ! Tout journaliste digne de ce nom, attaché au pluralisme, à l'équité, à la neutralité, ne peut être qu'indigné. Tout lecteur ou télespectateur sincère, ne peut être que révolté. Trop c'est trop !

18 h, C dans l'Air ce lundi, quatre libéraux bon teint, dont l'indécrottable Christophe Barbier, Directeur du très libéral l'Express, et ai-je découvert récemment en ré-écoutant une ancienne vidéo sur la guerre d'Irak, partisan de la guerre contre ce pays, comme un vulgaire Kouchner, néoconservateur à l'image des Bush ou des Rumsfeld. Avec en prime Gilles-William Goldnadel, avocat très engagé à droite, qui vient d'être élu triomphalement au CRIF s'il vous plaît. Et tout ce beau monde, d'accord sur tout, discutait de l'identité nationale. Y avait-il un invité Musulman pour parler de l'antisémitisme, du racisme, des Musulmans, du choc de civilisations ? Non. Quand on parle des Musulmans, on ne les invite pas à débattre, sauf exceptions notables. Et quand on parle du Proche-Orient, pas de Palestiniens, ils n'existent pas...

Et qu'a fait Goldnadel ? Lui qui dénonce l'antisémitisme (à sens unique, anti-Juif) s'est révélé antisémite. Antisémitisme anti-Arabes musulmans ! Ne sont-ils pas trop nombreux, par exemple ? La diversité, c'est bien. A condition que les "divers" soient minoritaires - comme les Juifs, justement. Pas comme ces affreux Musulmans, qui vraiment deviennent trop nombreux, et qui font du mal aux femmes, et qui portent des burqa.... C dans l'Air est la honte de la télévision française. Une émission de débats entre gens tous du même bord, libéraux, atlantistes, sionistes... Circulez, il n'y a rien à voir et à entendre !

Les informations sur Arte, un déluge de saletés sur le vainqueur des élections en Ukraine, un ancien mauvais garçon, paraît-il... eh oui, son handicap, aux yeux de nos télés de propagande au service de l'Empire qui ne supporte pas ceux qui ne lui sont pas soumis, est d'être le candidat des Russes. Donc des ennemis de l'humanité, puisque l'Occident démocratique l'a décidé.... Ensuite, des informations sur l'Iran: Alerte, danger, ils refusent de se plier aux injonctions des Occidentaux (toujours aussi démocratiques), ils vont menacer le monde avec leur bombe atomique, et ils violent les résolutions internationales, les bandits ! Israël a le droit de les violer toutes, l'Iran n'a pas le droit d'en violer cinq. Ne cherchez pas à comprendre.... Du côté de FR2, la même information fustige les Chinois qui empêchent les Occidentaux d'appliquer leurs sanctions envers l'Iran... C'est la faute aux Russes, c'est la faute aux Chinois, c'est la faute à l'Iran, mais pas à Voltaire ! C'est déjà ça...

Et le soir, c'est reparti, avec Mots Croisés de l'inénarrable Calvi et avec Laurent Joffrin, de Libération, chargé de représenter la Gauche et qui a pris l'habitude de l'attaquer chaque fois qu'il apparaît: Souvenez-vous, la Gauche Caviar et la Gauche Bécassine, c'est lui ! Et là, on lui doit ces perles : "Je ne veux pas défendre Nicolas Sarkozy, MAIS (Clearstream) il y a eu "un complot, une victime,un assassinat juridique et politique (pas moins !), et il est normal que N. Sarkozy en ait conçu une certaine colère...". Même la journaliste du Figaro, Mme Brossolette, est moins indulgente envers le Chef de l'Etat ! Joffrin, invité à parler au nom de la Gauche, n'intervient que pour la discréditer et pour défendre la Droite. Calvi n'hésite pas à enfoncer le clou : "Vous avez toujours expliqué que les socialistes étaient hors du coup". Et le 4e larron, Jérôme Jaffré le sondeur, de renchérir : "Le PS a une mauvaise image... DSK va peut-être descendre de l'OLYMPE" (du FMI, du Zénith aux yeux des Français, pour incarner la Gauche).  DSK, vous savez, l'homme du FMI qui étrangle les peuples, l'homme qui défend plus que quiconque le libéralisme, l'homme qui chaque matin, en se levant, se demande, selon ses propres mots sur Tribune Juive, "comment servir Israël". Bigre ! Le Capitalisme ultra-libéral a trouvé sa roue de secours, son Sarkozy de Gôche (caviar, très caviar). Joffrin va pouvoir saliver CONTRE la Gauche, encore et toujours...

Et pour finir, l'animatrice de "Dans quelle éta-gère" (qui rêve de guerre contre l'Iran), interviewe son pote JC Grumberg, pour parler en tant que fils de déporté.... La boucle est bouclée, on s'endort avec la Shoah (des seuls Juifs) dans la tête, comme d'habitude...

C'était une soirée très ordinaire sur France-Télévision, financée avec les sous des contribuables, une soirée spécialement concoctée par nos amis néo-sionistes qui ont colonisé les médias pour notre grand Bien, pour le Bien du pluralisme et de la démocratie... et maintenant, nos médias sont lanterne rouge en Europe !!! Youpi, on fait encore mieux que dans l'Italie de Berlusconi !  Elle est pas belle, la France, aujourd'hui, dessinée par les néo-sionistes et leurs amis au gouvernement ???

Eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com


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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 10:24

Comment la CIA pénètre nos médias.

Maxime VIVAS


Est-il permis, sans se voir clouer au pilori des « conspirationnistes », de dire que les consommateurs de la « grande » presse française devraient réfléchir à ce qu’ils vont lire ici ?

Que sait-on (de sources sûres) de l’infiltration de nos médias par la CIA ?

Prenons le cas d’une richissime ONG que j’ai étudiée de près depuis quelques années et qui inonde les médias français d’un millier de communiqués par an, informations qui seront reprises, souvent sous forme de coupé-collé. Ainsi va se façonner l’opinion française, rendue méfiante à l’égard des pays dont les choix politico-économiques dérangent l’Oncle Sam.


Mais d’abord, laissons la parole à des témoins peu suspects d’imprégnation marxiste :

« La CIA contrôle tous ceux qui ont une importance dans les principaux médias. »
William Colby, ancien directeur de la CIA.

« On trouvait des journalistes pour moins cher qu’une bonne call-girl, pour deux cents dollars par mois. »
Un agent de la CIA, sur le recours aux journalistes pour propager des articles de la CIA.
« Katherine The Great », de Deborah Davis, Sheridan Square Press, 1991.

« Les Etats-Unis et l´Union européenne contrôlent 90% de l´information de la planète ; sur les 300 principales agences de presse, 144 ont leur siège aux Etats-Unis, 80 en Europe, et 49 au Japon. Les pays pauvres, où vit 75% de l´humanité, possèdent 30% des journaux du monde. »
Ana Delicado (journaliste), « Les médias racontent un seul monde, sans le Sud ». In : Agence internationale d’informations Argos, 28 novembre 2004.


Et enfin un mot du journaliste New Yorkais John Swinton qui, le 25 septembre 1880, refusa de porter un toast à la liberté de la presse et s’en expliqua ainsi :

« Il n’existe pas, à ce jour, en Amérique, de presse libre et indépendante. Vous le savez aussi bien que moi. Pas un seul parmi vous n’ose écrire ses opinions honnêtes et vous savez très bien que si vous le faites, elles ne seront pas publiées. On me paye un salaire pour que je ne publie pas mes opinions et nous savons tous que si nous nous aventurions à le faire, nous nous retrouverions à la rue illico. Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent. Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses. Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect. Tout cela, vous le savez aussi bien que moi ! » (Cité dans : « Labor’s Untold Story », de Richard O. Boyer and Herbert M.Morais, NY, 1955/1979).

L’ONG que j’ai étudiée s’appelle Reporters sans frontières. Peut-on mesurer son indépendance à l’égard des USA et des entreprises états-uniennes chargées d’intoxiquer l’opinion mondiale ? Voici quelques éléments qui conduisent à répondre par l’affirmative.


Au moment où cet article est rédigé (30 août 2009), les comptes de RSF pour l’année 2008 ne sont toujours pas connus, en violation de la loi relative aux organisations reconnues d’utilité publique. Cependant, deux rubriques du site Internet de RSF sont intéressantes. L’une est intitulée « Comptes 2007 » et la seconde « Agir avec nous ».


Dans la première, nous lisons : « Les entreprises qui aident Reporters sans frontières sont principalement Sanofi aventis et la CFAO, tandis que la liste des fondations privées contient la Fondation Soros, le Center for a Free Cuba, la National Endowment for Democracy, le Sigrid Rausing Trust, la Overbrook Foundation et la Fondation de France ».


Dans la seconde, à la sous-rubrique : « Les entreprises partenaires des actions et des campagnes de Reporters sans frontières » et dans le chapitre « Les Fondations », nous trouvons : La Fondation Ford, la National Endowment for Democracy (NED), l’Open Society Institute et enfin Sigrid Rausing Trust sur laquelle on est mal renseignés (appel aux lecteurs futés !) mais dont RSF nous dit qu’elle « soutient les activités de Reporters sans frontières pour défendre la liberté de la presse et faire reculer la censure au Maghreb, au Moyen-Orient et en Iran ». Pas en Colombie, au Mexique ou au Pérou, les potes des USA, donc.


Regardons ensemble ce que sont les sponsors étrangers de RSF :

La fondation Soros,
Le Center for a free Cuba (CFC),
L’Open Society Institute (de Soros, cité plus haut),
L’overbrook Foundation,
La National Endowment for democracy (NED),
La Fondation Ford.


Pour faire court, je renvoie le lecteur au livre « Les Etats-Unis de mal empire » (Danielle Bleitrach, Viktor Dedaj, Maxime Vivas) et à mon livre « La face cachée de reporters sans frontières. De la CIA aux Faucons du Pentagone » (les deux sont publiés par Aden Editions) pour ce qui est de la NED et du CFC. Les liens quasi-directs de la NED avec la CIA y sont irréfutablement démontrés, voire confessés par des responsables de ce sponsor. Le CFC a pour mission de renverser le gouvernement cubain.


Voyons les autres, dont on a peu parlé à ce jour :


Soros et son Open Society Institute.

George Soros est partenaire du célèbre Carlyle Group, nid de Républicains et d’anciens membres de la CIA, dont l’un, Frank Carlucci, en fut le sous-directeur. Soros a sauvé George W. Bush de la faillite quand ce dernier dirigeait une société de prospection pétrolière. On ne compte plus les pays où l’Open Society Institute est intervenue (avec succès), en Amérique latine et en Europe de l’Est, pour favoriser la mise en place des dirigeants pro-états-uniens.


L’overbrook Foundation

Pendant la guerre froide, pour contenir l’influence des Soviétiques, la CIA avait créé Radio Free Europe qui émettait en direction des pays de l’Est.

Parmi les promoteurs de cette radio, on trouvait un certain Frank Altschul.

Parallèlement, afin de préparer son opinion publique à une éventuelle intervention contre le bloc socialiste européen, l’Administration états-unienne avait organisé une opération d’intoxication médiatique sur son propre territoire. Une organisation prétendument formée de citoyens apolitiques (The Committee on the Present Danger) fut créée à cet effet.

Parmi ses principaux animateurs, figuraient Frank Altschul et William J. Donovan.

Qui est William J. Donovan ? Un officier états-unien qui, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, avait fondé l’OSS (Office of Strategic Services) l’ancêtre de la CIA (Central Intelligence Agency). Pendant la guerre, il dirigea les services secrets US.


L’OSS forma les futurs directeurs de la CIA. Parmi eux : William Casey. C’est sur recommandation de ce William Casey que la NED a été fondée par l’Administration Reagan au début des années 1980.

Mais revenons un instant sur ce Frank Altschul qui travailla à Radio Free Europe pour la CIA avec William Donovan, futur chef des services secrets US et fondateur de l’OSS, l’ancêtre de cette CIA dont un directeur fut William Casey, instigateur de la NED, paravent de la CIA. Frank Altschul est aussi le fondateur d’« Overbrook Fondation », ce nouveau sponsor de RSF.

La Fondation Ford.

Le 20, puis le 25 août 2006, j’adressai à Robert Ménard, deux mails dans lesquels je l’invitais à souscrire à ses obligations légales en répondant à un certain nombre de mes questions. Par exemple, je demandais si, outre la NED dont les subventions sont affichées et le CFC (dont les subventions ont été cachées plusieurs années) RSF avait d’autres sponsors US. Ménard me fit répondre par Jean-François Julliard, aujourd’hui patron de RSF : « … nous avons fait une demande auprès de la Fondation Ford qui a été refusée. Par ailleurs, nous avons reçu pour l’année 2006 une dotation de 30 000 dollars de la Fondation Overbrook (première dotation). Et en 2003 de la Fondation Real Networks (26 000 euros, dotation qui n’a pas été renouvelée). C’est tout pour les Etats-Unis ».


On voit aujourd’hui que la demande à la Fondation Ford a été renouvelée avec succès et ce, après la publication de mon livre, lu attentivement à RSF (Robert Ménard le critique à trois reprises dans son livre « Des libertés et autres chinoiseries » (Robert Laffont)). Or, que révélais-je dans mon livre ? Ceci que j’ai cueilli sous la plume d’Alain-Gérard Slama dans le mensuel « Lire » de mai 1995 : «  Raymond Aron raconte, dans ses Mémoires, son embarras lorsqu’il découvrit, à la fin des années 60, que le Congrès pour la liberté de la culture, officiellement financé par la fondation Ford et par quelques crédits européens, et dont il était un des phares, était soutenu, en coulisse, par la CIA. Pour un mouvement international censé réunir, en totale indépendance, la fleur de l’intelligence occidentale contre le stalinisme, et dont les revues Liberté de l’esprit et surtout Preuves, furent, en France, le bras séculier, on se serait passé de la caution. »


Presque cinquante ans plus tard, et alors qu’il n’est plus possible d’être trompé, RSF recherche à deux reprises cette caution et finit par l’obtenir.

Le 6 avril 2006, en réponse à une interview que j’avais donnée la veille au quotidien Métro, RSF nia toutes les subventions états-uniennes (qui étaient pourtant affichées sur son site) et me menaça d’un procès. Pourquoi le fit-elle si ces sponsors étaient avouables ?

Mon lecteur en aurait-il une petite idée ?


Maxime Vivas.


PS. Les informations ci-dessus (dûment vérifiées) sont en partie puisées dans les deux ouvrages cités publiés par Aden Editions.


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Comment-la-CIA-penetre-nos-medias.html


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10751
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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 05:21
Auteur : Korben - Source : korben.info

Comment identifier une personne sur Internet

Par Korben le 2 février 2010 | Nb visites : 3 440

2559830929 6135530b40 o Comment identifier une personne sur Internet



On se croit en sécurité derrière son navigateur mais des chercheurs en sécurité sont en train de travailler sur une technique pour dé-anonymiser les internautes. Il partent du principe que chaque personne possède un navigateur différent, des plugins différents, avec des versions différentes, des polices différentes, un fuseau horaire différent…etc. Et toutes ces petites différences, misent bout à bout, permettent au final de créer une empreinte unique du navigateur (donc de la machine utilisée pour aller sur le net). Ça, c’est ce que l’EFF a appelé Panopticlick et que vous pouvez tester en allant ici.



Mais une nouvelle technique exploite les réseaux sociaux. En effet, en exploitant l’historique de votre navigateur, un attaquant (ou un espion ou une société privée) peut savoir sur quels sites vous avez été. A partir de là, en connaissant vos préférences de navigation, les groupes auxquels vous appartenez sur Facebook ou autre et en utilisant la technique de la EFF sur l’empreinte unique du navigateur, il devient possible de clairement vous identifier en tant que personne lors de votre surf
quotidien et ce même si vous passez par un
VPN



Effrayant non ? Toutes les explications sont disponibles dans ce document PDF et vous pouvez tester la technique si vous faites parti du réseau social Xing en cliquant ici.

[source & photo]




Auteur : Korben - Source : korben.info


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10665
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 03:03

Elkabbach, wikipedia


Jean-Pierre Elkabbach en 1991 Presse
publié par roland (webmaster) Avant-hier 15H14 

Parce qu'un beau jour, il faudra bel et bien en finir avec la vermine à cartes de presse qui infeste les rédactions et régurgite à longueurs de colonnes, de temps d'antenne et de blogs à la con, les même saloperies et mensonges en tout genre déguisées en "informations". Oui, bel et bien en finir avec cette caste de pisse-copies aux ordres dont la seule activité concrète et de se mettre au service des pouvoir avec une servilité et une bassesse qui feraient honte à des gorets, puisque ceux-ci aussi se roulent certes dans la fange mais n'ont pas la prétention de faire semblant d'être objectifs dans leur crasse. Un porc est infiniment plus respectable qu'un journaliste, et en plus on peut le manger ; alors que même si il n y avait plus d'autre nourriture et que comme dans La route on était acculé à la déchirante nécessité de se nourrir de ses semblables, personne ne voudrait goûter de journaliste, de peur d'en mourir d'infection foudroyante.

Et c'est qu'en plus ils ont la dégueulasse prétention de se prétendre majoritairement "de gauche", ces cloportes ! Mais de quoi on parle, là ? "De gauche", les vers de terre qui applaudissent à toutes les "réformes" néolibérales ? "De gauche", en soutenant les traités européens qui avalisent l'étranglement de tous par la dictature de la rentabilité ? "De gauche", ce mépris de classe même pas dissimulé qui s'étale partout ? "De gauche" le soutien indéfectible à la bourgeoisie contre le reste de la population ? La "gauche" en version solférinesque, celle qui trahit et finit par se persuader de ses propres mensonges, la "gauche" qui rampe en quémandant des places et des prébendes, la "gauche" qui ne sait même plus ce que ça signifie d'être vraiment de gauche et se permet de donner des leçons de morale quand elle a mise toutes ses vestes en lambeaux à force de les retourner frénétiquement. La voilà, la "gauche" de la vermine journalistique, une caution morale pour faire oublier sa misérable lâcheté et se faire croire à soi-même qu'on a un rôle "citoyen" alors que la démocratie n'a jamais été autant mise en danger que par l'action corrosive des nuisibles médiatiques.

Quant à cette sous-espèce que constitue cette insulte vivante au genre humain qu'est le journaliste "de droite", il n'existe plus de mots pour qualifier son inqualifiable obscénité. Le vocabulaire s'exténue à chercher en vain des mots assez forts pour tenter de nommer l'abjection qui le constitue, il faudrait inventer des vocables spécifiques, un langage exprès rien que pour lui, ce qui aurait également l'avantage non négligeable d'immédiatement le désigner à la vindicte populaire : "Regardez ! Là ! un ***** !!!", et celui-ci de fuir la tête baissée pour échapper aux briques qu'on lui lancerait au visage. Un journaliste de droite, c'est ce qui justifie sans cesse la domination, c'est ce qui défend l'indéfendable en le faisant avec un enthousiasme jamais démenti, c'est ce qui fait tourner les têtes dans d'autres directions pour faire oublier que le véritable ennemi, c'est précisément celui qui fait le chèque mensuel du journaliste de droite. Le journaliste de droite est un propagandiste décomplexé du pouvoir, il le sait et il aime ça, et il en redemande parce cette place est la plus confortable et rentable qui soit, tout en oubliant jamais de se faire passer pour une victime de la "bien-pensance" en pleurant à chaudes larmes sur les complaisants plateaux-télé qui l'invitent avec délectation ; à ce titre, le journaliste de droite ne peut prétendre au titre d'être humain normal, c'est une chose. Et une particulièrement gluante, qui plus est.

Tous les jours, et : tous. Les. Jours, les journalistes corrompent la réalité, déforment les fait, ne présentent que la version des évènements qui vont correspondre à la volonté des propriétaires des médias. Regarder un journal télévisé en y cherchant des parcelles d'informations à peu près objectives au prix d'une analyse permanente du flot de conneries qui vous déferlent dessus est devenu un effort intellectuel tellement violent qu'on a envie de se rouler en boule dans un coin en suppliant que ça s'arrête. Sauf que ça ne s'arrête jamais. Jamais. Jamais...

Et les médias mentent.
Ils mentaient avant.
Ils mentent toujours.
Et vont mentir de plus en plus.
Puisque non seulement il n y a aucune raison qu'ils s'arrêtent mais que tout les encourage à continuer de plus belle.
Pendant 24 heures, Chavèz a été accusé d'avoir prétendu que c'était les États-Unis qui étaient responsables du tremblement de terre en Haïti. Ce n'est qu'après qu'elle ait fait le tour de la planète en ayant été reprise sans aucune vérification, de personne et nulle part, qu'on s'est enfin avisé que cette "information" était fausse de bout en bout. Mais qu'importe : le mal était fait et restera dans les consciences que si Hugo Chavèz ne l'a en effet pas dit, il aurait très bien pu le dire...
Manière de préparer les consciences à la "libération" du Vénézuéla par des militaires "démocrates" à peine soutenus par la CIA, un beau jour ? De toutes façons, énième tentative de discrédit de tout ce qui ose se dresser contre ce néolibéralisme qu'aucun journaliste "responsable" n'aurait l'impolitesse de vraiment remettre en question.

Pour d'autre exemples, voir le billet de
Rue-affre (via Agnès) qui résume tout le bien qu'on peut penser de nos journaputes.

Les journalistes sont payés. Payés par les gens qui possèdent la cuvette où ils vomissent, que celle-ci soit en papier ou en pixels. Les gens qui ont acheté la cuvette sont très riches, vraiment très très riches, et ils ont très envie que ça continue. Ils n'ont donc, et mettons nous à leur place, aucun, aucun intérêt à ce que leurs employés émettent des opinions en direction des populations qui pourraient aller dans le sens contraire à cette visée d'enrichissement exponentiel. Ils ont même franchement envie de convaincre le plus grand nombre qu'il est utile et urgent et bien et bon qu'ils s'enrichissent, et de leur point de vue quoi de plus normal ? C'est eux qui paient, après tout.

Et le journaliste sait qu'il ne recevra son chèque que si il obéit à ce que son employeur lui demande. Ce qu'il ne voit même pas comme de la prostitution, d'ailleurs, puisque son parcours cadet de la bourgeoisie/Science-Po/école de journalisme l'a depuis lurette converti aux charmes austères de l'économie de marché ; pourquoi diable remettraient-il en question ce qu'on lui a toujours explicité comme naturel et normal ? Hein ? Franchement ? Donc, le journaliste dit, en le pensant très sincèrement par ailleurs, que le Marché : c'est bien. Que la gauche : doit s'adapter à ces réalités. Que prétendre le contraire : c'est du totalitarisme. Que les "réformes" : sont dures mais nécessaires. Que le racisme : c'est mal. Mais que l'immigration : pose des questions.
24 heures sur 24/7 jours sur 7/365 etc...

Le journaliste est un complice ses saloperies faites par ses employeurs. Il est complice du marchand d'armes et du bétonneur et du financier. Il a une responsabilité directe dans l'acceptation d'un monde où les armes sont le meilleur produit d'exportation de la France, où des ouvriers meurent sur des chantiers de BTP parce que les mesures de sécurité coûtent trop cher, où des parasitent spéculent jusqu'à la démence pour ruiner des économies nationales. Il est complice et coupable parce qu'il offre de la respectabilité à des bouchers et construit une réalité qui n'a plus q'un rapport très lointain avec ce monde dans lequel nous vivons. Il fabrique du mensonge et il est payé pour ça : il est complice et coupable, qu'on ne l'oublie jamais.

Il ne suffira pas de renationaliser TF1 ou de virer Joffrin à coup de pompes dans train : il faudra en finir avec les "journalistes", prendre des mesures de salubrité publique pour briser définitivement cette caste réactionnaire qui se dresse contre la population et lui explique à quel point elle doit aimer son asservissement aux puissances d'argent.

Et il serait bel et bon en vérité que le NPA commence à montrer l'exemple en arrêtant d'inviter systématiquement à nos boums des gens qui n'y viennent qu'avec le seule intention de nous nuire, n'est-ce pas Sylvia Zappi ?. Ce début est très en deçà de ce qu'il sera nécessaire d'accomplir ? Sans aucun doute.
Mais il faut bien commencer quelque part.


Auteur : C.S.P - Source : C.S.P

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10653
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 03:00
blié par roland (webmaster) Avant-hier 16H33 


Le 29 décembre dernier, César Silva, journaliste engagé dans la lutte du peuple hondurien contre le coup d’Etat, a été victime d’un enlèvement et sauvagement torturé par des inconnus qui, selon lui, étaient des militaires ou des policiers en civil. Selon plusieurs organisations des droits de l’Homme présentes au Honduras, ce fait relève d’une stratégie répressive mise en place par le gouvernement de facto en connivence avec les forces répressives du pays, pour semer la terreur parmi la population et les media qui ne se sont pas soumis aux forces responsables du coup d’Etat.



César Silva et Edwin Renán Fajardo, le jeune homme de 22 ans assassiné le 22 décembre dernier, sont les auteurs d’un grand nombre de documents audiovisuels qui on été indispensables pour raconter au monde la tragédie que vit le peuple hondurien depuis le 28 juin, et pour organiser des activités de formation et de prise de conscience pour la résistance dans différents quartiers et bidonvilles de la capitale et dans le reste du pays.


Au cours de son enlèvement, il a été emmené dans la banlieue de Tegucigalpa, la tête recouverte d’un sac, et a subi un interrogatoire pendant toute une journée pour qu’il livre des informations sur de supposés dépôts d’armes de la Résistance dans le pays. Il a été sauvagement roué de coups, torturé, dévêtu, et presque asphyxié. Mais il a finalement été libéré, ce qui n’a pas été le cas de Walter Tróchez, le défenseur des droits de l’Homme assassiné quelques jours après sa séquestration.


Sirel a pu rencontrer César Silva quelque part en Amérique Centrale, dans un lieu dont nous ne mentionnerons pas le nom, à la demande de l’interviewé, pour des raisons de sécurité. Tout de suite après son enlèvement et sa libération, celui-ci a décidé de suivre les conseils des ses amis et d’abandonner le pays pour préserver sa vie.


Comment s’est déroulé l’enlèvement ?


Je revenais du sud du pays où nous avions distribué du matériel audiovisuel à des réseaux de paysans. En arrivant à la capitale, j’ai arrêté un taxi pour rentrer chez moi. Je ne m’imaginais pas que mon téléphone portable avait été mis sur écoute et que toutes mes conversations étaient enregistrées, de sorte que l’on pouvait connaître tous mes déplacements.


Alors que l’on arrivait au périphérique, une camionnette s’est approchée du taxi et les personnes qui s’y trouvaient ont sorti des pistolets et nous ont arrêtés. Pensant qu’il s’agissait d’un braquage, je leur ai dit d’emporter mon équipement, mais ils ont répondu sans détours : « ces merdes ne nous intéressent pas, connard, c’est toi qu’on est venus chercher. »


Ils m’ont fait monter dans la camionnette, ont menacé le taxi en lui disant d’oublier ce qu’il venait de voir, et ils ont démarré. D’abord ils m’ont obligé à me baisser et à garder ma tête entre mes genoux, et quand je ne pouvais plus supporter la position, ils m’ont frappé au visage et l’ont recouvert d’un sac. Une heure plus tard nous nous sommes arrêtés à la campagne et on m’a enfermé dans une pièce plongée dans une obscurité totale. C’est alors que l’interrogatoire a commencé.


Que s’est-il ensuite passé ?


Ceux qui m’interrogeaient étaient de plus en plus agressifs à mesure que le temps passait, même si l’un d’entre eux tentait d’être plus aimable avec moi. Je savais qu’il s’agissait bien évidemment d’une stratégie. Ils m’ont demandé où étaient les armes, par où on faisait entrer les troupes dans le pays, combien de cellules étaient à ma charge et quels étaient mes contacts internationaux.


Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient et je leur répétais que j’étais journaliste et que je ne savais rien aux sujets de ces armes. Ensuite ils ont commencé à s’énerver et à me frapper violemment au visage, dans le ventre, dans le dos et dans les testicules. Ils m’ont enlevé mes habits et m’ont jeté à terre, m’ont mis de l’eau dans le nez et ont appuyé une chaise sur ma trachée pour me faire suffoquer.


Ils savaient parfaitement qui j’étais, et qu’à un moment donné je me mettrais à parler du matériel audiovisuel que je produisais avec Renán Fajardo. Ils en ont même fait mention explicite. Au petit matin, ils ont à nouveau essayé de me faire peur et se sont mis à planifier mon assassinat à voix haute. Mais ils ont finalement décidé de me libérer. Ils m’ont fait monter dans un véhicule et quand ils se sont arrêtés la personne qui étaient à côté de moi m’a donné un coup de pied dans le dos et m’a jeté dans la rue.


Je me suis relevé et j’ai décidé de dénoncer ce qui venait de se passer au COFADEH (Comité des familles des Détenus Disparus au Honduras) pour que l’on conserve une trace écrite de ce qui est en train de se passer dans le pays.


T’es-tu demandé quelles étaient les raisons pour lesquelles tu as été séquestré ?


Quand la répression n’a plus lieu au quotidien à l’occasion des mobilisations, ce sont les enlèvements sélectifs qui commencent à se mettre en place. En ce qui me concerne, je crois que le travail que j’ai accompli avec Renán pendant la fermeture de Radio Globo y Cholusat Sur-Canal 36 a été assez néfaste aux responsables du coup d’Etat. C’est un travail qui était diffusé partout et qui d’une certaine manière permettait de briser l’isolement et la désinformation, objectifs du gouvernement de fait.


Le matériel audiovisuel que nous produisions se penchait sur tout ce qui se passait dans le pays. Il racontait la répression, les assassinats, la violence, et nous le distribuions pour qu’il soit utilisé par la Résistance, afin d’informer les gens qui ne pouvaient avoir accès aux informations dans les milieux fermés.


Nous avons finalement décidé d’arrêter ce travail quand ont commencé les violations de domicile et la répression au cours des activités organisées dans les quartiers et les bidonvilles par les chefs de la résistance. Plusieurs assassinats ont eu lieu parmi ceux-ci.


D’après toi, pourquoi a-t-on décidé de ne pas t’assassiner ?


Je crois qu’ils n’avaient jamais reçu l’ordre de le faire, et surtout parce qu’ils voulaient utiliser mon cas pour semer la terreur parmi mes collègues nationaux dont le travail est véritablement préjudiciable aux responsables du coup d’Etat. Le message se dirige aux autres : s’ils ont pu faire cela avec moi, ils peuvent le faire à n’importe quel moment et avec n’importe quel autre journaliste. Ce qu’ils veulent, c’est que nous nous taisions.


Par contre, ce qui me préoccupe vraiment, c’est qu’il y a déjà un grand nombre de collègues qui se sont pliés aux ordres du pouvoir de facto, qui se sont vendus pour quelques billets et qui vendent le sang du peuple pour un boulot.


Pourquoi as-tu décidé de quitter le pays ?


Après mon enlèvement je savais qu’ils pouvaient débarquer chez moi à tout moment pour m’assassiner. De plus, les organisations de droits de l’Homme et plusieurs amis m’ont dit qu’ils ne voulaient plus voir de nouvelles photos de victimes et m’ont conseillé de quitter le pays. J’espère que ce ne sera que temporaire, car mon désir est de revenir et de pouvoir continuer à faire mon travail.


Je n’ai pas peur, mais je dois être plus prudent pour ne pas livrer ainsi ma vie aussi facilement. Ils n’ont qu’à lutter un peu plus s’ils veulent me tuer.

 

Source: La Revolución Vive


Auteur : Giorgio Trucchi - Source : Investg'action


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10649
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 01:18

Justice, pouvoir et médias :
circulez, y’a rien à voir !

Synthèse du colloque
organisé par le club Démocraties



Olivier Bonnet
Jeudi 4 Février 2010

Justice, pouvoir et médias : circulez, y’a rien à voir !


Nous vous annoncions ici la tenue, le 9 novembre dernier, du colloque intitulé Justice, affaires sensibles et réformes en cours. En voici, avec l’accord de son auteur, la synthèse parue dans La lettre de démocraties de janvier 2010.



"Nous fûmes nombreux au Cercle républicain à participer à cette réunion consacrée au traitement des affaires « sensibles » dans notre pays. « Affaires sensibles » : ainsi sont désignées les affaires que doit traiter la justice alors que l’exécutif se sent obligé de les contrôler au nom de la raison d’Etat.


jmrPar deux fois, Jean-Marie Rouart a été licencié par le Figaro pour avoir écrit des articles traitant d’affaires judiciaires sans respecter le politiquement correct de rigueur. Il est bien difficile, dit-il, pour un journaliste de parler de la justice, sauf s’il est chroniqueur judiciaire, membre de la confrérie délinquants-policiers-magistrats-avocats-politiques, ce qui lui confère l’immunité… Ses premiers ennuis sont venus de l’affaire Gabrielle Russier, jeune professeur qui avait commis le crime d’aimer un élève, les derniers de celle d’Omar Raddad. Sa conclusion ? Nul n’est autorisé en France à parler de la justice s’il ne fait pas partie de la confrérie et la « presse libre », dans un pays « tellement libre », n’est pas adaptée aux grandes affaires. On ne peut évoquer ce qui est sérieux et grave, la presse n’en veut pas. La presse ne veut que des affaires moyennes, qui aient l’air graves mais qui ne le soient pas trop, le « Canada dry » du journalisme !


Quatre personnalités nous ont ensuite résumé autant d’affaires emblématiques : Fabienne Boulin a rappelé les circonstances de la mort de son père en 1979, considérée par la justice comme un suicide malgré l’invraisemblance de cette hypothèse ; Michel Roussel, le directeur d’enquête en charge de l’affaire Alègre, a exposé tous les obstacles qui furent mis à la réalisation de l’enquête dès lors que des magistrats et des hommes politiques pouvaient être mis en cause ; Magali Drouet, porte-parole des familles des victimes de l’attentat de Karachi, estime que la justice a délibérément caché la vérité aux parties civiles pour qu’on ne parle pas des commissions promises pour la vente de sous-marins au Pakistan ; Maurice Buttin, conseil de la famille Ben Barka depuis 1965, a retracé les péripéties d’une enquête jamais conclue depuis quarante-quatre ans, de sorte que ne puisse être révélé le rôle de l’Etat français, ni celui de l’Etat marocain.


Pour Philippe Motta, journaliste (Sud Ouest) et écrivain, une affaire est sensible dès lors qu’elle peut provoquer une perte de confiance des citoyens dans l’idée que se font de l’ordre établi ceux-là mêmes qui en sont les garants : un député ne peut pas violer un texte qu’il a voté, ni une actrice célèbre être kleptomane, ni un artiste, du cinéma ou de la chanson, être un violeur… En province, en particulier, journalistes et hommes de pouvoir sont proches et tombent souvent d’accord pour bc« protéger » l’opinion de la connaissance d’un événement susceptible de nuire à une « icône ». Benoît Collombat (France Inter) raconte le fonctionnement des « arrières cuisines » dans lesquelles un sachant, magistrat instructeur, commissaire de police, membre éminent des Renseignements généraux, voire son Directeur, tissent des liens privilégiés avec des journalistes auxquels ils réservent l’exclusivité de certains scoops. Ils les mettent en quelque sorte sous « perfusion », ce qui leur permet de faire passer les informations, voire les désinformations, qu’ils veulent voir publiées. Il cite un certain nombre d’affaires, mort de Robert Boulin, mort de Pierre Bérégovoy, mort du juge Borrel à Djibouti, assassinat de Yann Piat, et analyse le traitement que leur a réservé la presse en général et le Canard Enchainé en particulier. Daniel Stilinovic (magistrat retraité et écrivain) estime que la société continue à utiliser des boucs émissaires que l’on sacrifie pour apaiser la colère des dieux et permettre l’oubli d’affaires épineuses. Les dieux ? L’opinion publique ! Dans l’affaire des disparus de l’Yonne, il a joué douloureusement ce rôle et se bat pour être totalement réhabilité. Olivier Morice, avocat, cite ce que lui a rapporté Abdou Diouf d’une conversation avec Léopold Sédar Senghor : « Méfiez vous Diouf, chaque fois qu’on avance la raison d’Etat ou que l’on parle d’affaires d’Etat, c’est pour, la plupart du temps, masquer la recherche de la vérité ». C’est pourquoi la suppression des juges d’instruction ferait disparaître l’indépendance de la justice. Le général Henri Paris* rappelle que la manipulation de l’information ne date pas d’aujourd’hui : après la désastreuse offensive Nivelle en 1917, la presse n’a parlé que des mutins fusillés, pas des 300 000 morts de la bataille…
 

ybLe colloque fut suivi d’un diner-débat autour d’Yves Boisset. Le cinéaste estime que le cinéma et la télévision devraient traiter des grandes affaires politiques, criminelles et sociales. Or, en France, cela ne se fait pas contrairement à ce que l’on voit dans d’autres pays comme les Etats-Unis où ont été tournés quelques 850 films sur la guerre du Vietnam alors que, chez nous, il n’y a guère qu’une trentaine de films sur la guerre d’Algérie. Pourquoi ? Comment ? Le pouvoir a mis en place un système imparable : si vous voulez faire un film qui le dérange, vous ne trouverez jamais l’argent nécessaire ! Cette méthode n’est pas l’exclusivité de la droite, le système a même été créé par un ministre du Budget qui était socialiste ! Un intéressant débat s’instaure, animé par Edwige Avice, Jean-Pierre Carrel, Jacques Delput, Jean-Claude Chardon et bien d’autres… De nombreux auditeurs sont venus voir les organisateurs et ont déclaré : « Tout ce que nous avons entendu est désespérant… ». Peut-être mais, en tant que citoyens, réfléchissons à la conclusion de Benoît Collombat : « Les espaces pour un travail de longue haleine digne de ce nom sont de plus en plus réduits. La volonté des rédactions de plus en plus déficiente. A cet égard, Internet, comme outil supplémentaire d’enquête, constitue à mes yeux un réel atout. J’y prolonge bien souvent mon travail. Le débat sur Internet vu exclusivement comme un « tout-à-l’égout journalistique » est pour moi un faux débat. L’important, c’est le contenu, pas le contenant. Je terminerai en disant qu’il est de la responsabilité de chaque citoyen, par rapport aux médias, de ne pas rester passif devant le travail des journalistes. De ne pas devenir « les perfusés des perfusés », en quelque sorte. Et que si nous avons les hommes politiques qu’on mérite, on a, peut-être aussi, les journalistes qu’on mérite… »


A l’heure où les « Editocrates », ces quelques dizaines de stars de l’éditorial, qui disent leur « vérité » sur tout et en tout lieu et qui, depuis 20 à 30 ans, « font » l’opinion publique, fulminent, et avec quelle violence, contre Internet qui les prive de leur emprise sur le cerveau des Français et refusent tout contre-pouvoir démocratique, en particulier quand il met enfin le doigt sur leurs connivences et leur révérence, il appartient au citoyen de dire haut et fort quel type d’information il veut."

Les minutes de ce colloque sont en vente chez Démocraties pour la modique somme de huit euros pour les adhérents et de trente pour les autres (contact : democraties@wanadoo.fr).


* docteur en histoire et diplômé de l’Institut de sciences politiques de Paris, enseignant en géopolitique à l’Ecole des Hautes Etudes Internationales, ancien membre de plusieurs cabinets ministériels et président du cercle de réflexion politique Démocraties.



http://www.plumedepresse.net

http://www.alterinfo.net/Justice,-pouvoir-et-medias-circulez,-y-a-rien-a-voir-!_a42254.html


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A Lire, mon article :


Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... M. Elkabbach, de qui vous moquez-vous ? (cliquer sur le papillon)


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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 00:50
publié par roland (webmaster) Hier 08H07 
Les tartuffes de l’info

 
Auteur : TGB - Source : Rue Affre

arton3293.gifEpluchez bien vos quotidiens préférés, vos journaux de révérence, vos sites d’infos estampillés  « de gauche ». Scrutez le Monde, Libération,  Rue89, vous n’y trouverez rien, pas une ligne, pas un mot, sur les fosses communes de Colombie, sur les 25 à 50 000 cadavres d’Uribe et de ses copains para militaires, sur les syndicalistes, leaders d’opinion et autres paysans enterrés à la va vite dans les tombes macabres de l’ami Américain.

On vous parlera des Farc, sanglantes forcément, de ces dangereux terroristes narco trafiquants à la solde évidemment du "populiste" Chavez. On vous brodera jusqu’à la nausée de la Sainte Ingrid Betancourt en voie de canonisation pipole, on ne vous dira rien, ni des milices privées ni des massacres clandestins des autorités colombiennes.


Que Chavez ose demander par référendum un changement de constitution pour se présenter à un troisième mandat et toute la presse occidentale  doigt sur le pli du pantalon hurlera, au coup de sifflet du chef de gare, à la dictature Bolivarienne. Qu’Uribe modifie sa constitution dans le même but, et vous ne trouverez pas un entrefilet dans votre presse libre, indépendante et autrement plus sérieuse que les
blogs orduriers, pour s’en étonner.


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Que le président d’un Venezuela dont 99% des médias appartiennent à des groupes privés et en guerre permanente contre le pouvoir ne renouvelle pas la fréquence d’une chaîne de télévision appelant ouvertement au coup d’état et toutes nos grandes plumes outragées de dénoncer l’atteinte intolérable à la liberté d’expression.

Qu’Evo Morales, réélu avec plus de 60 % des voix, ne dispose d’aucun média en Bolivie, que toute la presse en opposition appelle à la sécession et à l’émeute, que le premier journal du pays titre à son propos et à l’occasion d’un de ses voyages à Santa Cruz : "Le singe est en visite", pas un journaliste ici, ne vous l’évoquera, en revanche on vous abreuvera d’un Morales anti-démocrate, porte flingue du "sinistre" Hugo.


Oui, vous trouverez dans le Monde vespéral,
les délires d’une certaine Audrey Fournier dénonçant des propos de Chavez affirmant que les États-Unis auraient provoqué le séisme en Haïti, sans en apporter ni la preuve, ni la source. Oui vous lirez régulièrement la propagande compulsive de Paulo A. Paranagua, qui tel un métronome revient servir sa soupe anti-Chavez, que déguste avec de grands slurps, le boulimique atlantiste  Adler qui sait si bien faire le tri entre le gentil Lula et le méchant Hugo.

Qu’un Chicago Boy, plus grosse fortune du pays, enrichi de façon trouble sous Pinochet, possédant banque, club de foot, télévision, gagne les élections et vous aurez un obscur Michel Faure sur Rue89 pour s’extasier de la maturité démocratique de la société chilienne, mais qu’au Honduras on assassine tous les jours des opposants politiques, ne risquera pas de lui arracher le moindre sang d’encre.


Qu’Israël monte un plan de comm compassionnel en Haïti avec ses blocs opératoires pour se refaire la cerise médiatique rapport aux crimes de guerre à Gaza, et aussitôt mille reportages de fleurir, admiratifs et compatissants. En revanche que 344 médecins cubains soignent la population haïtienne au quotidien depuis des années et vous ne trouverez pas un articulet pour l’évoquer.


Ce qui est pourtant admirable, c’est qu’aucun journaliste, aucun média n’ait jamais été poursuivis, ni au Venezuela, ni en Bolivie. Ce qui est vraiment gerbant, c’est de constater ici, que des médias inféodés au pouvoir, se permettent de déontologiser en rond tout en se faisant complice d’intox et de manipulation.


Et je vous le dis comme je le pense, si par quelque miracle, je me retrouvais à la tête de ce foutu pays, une chaîne qui considère ses téléspectateurs comme du temps de cerveau disponible, serait immédiatement interdite et sans autre forme de procès.


Abrutir l’autre pour lui  extorquer de l’argent, l’infantiliser, le désinformer, est au mieux, une escroquerie, au pire une forme avancée de totalitarisme. La lobotomisation est un crime contre l’humanité.


Je n’aurai ni la grandeur d’âme, ni la patience indulgente de Chavez ou Morales.

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En attendant on tue au Honduras et en Colombie dans l’impunité générale et le silence radio. Qu’importe 
l’ordure, du moment que c’est la nôtre.

Les journalistes qui dénoncent le canif de Chavez en fermant les yeux sur les mitrailleuses d’Uribe sont des salauds. 


tgb


Auteur : TGB - Source : Rue Affre

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10627




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A lire aussi :


Égypte : Le blogueur Wael Abbas condamné, un autre blogueur toujours en prison
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10630


Note de Dazibaoueb :

Comme ce blogueur n'est pas chinois, notre presse bien pensante n'en dit pas un mot.


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4 février 2010 4 04 /02 /février /2010 00:06
 





Médias, la pensée unique
aux mains des multinationales


vendredi 18 décembre 2009 , proposé par pelemail





Les médias dominants «  ne sont plus seulement des relais idéologiques de la mondialisation capitaliste, (mais) en sont eux-mêmes des acteurs de premier plan  » (Serge Halimi)


La concentration capitaliste dans les médias s’accroît au niveau mondial. Aux Etats-Unis, les règles de concentration dans l’audiovisuel ont été abolies en février 2002 ; AOL a racheté Netscape, Time, Warner Bros, CNN ; General Electric (1ère entreprise mondiale) a acheté le réseau NBC ; Microsoft domine le marché des logiciels et de la photo de presse par son agence Corbis ; News Corporation (Robert Murdoch) contrôle les principaux journaux américains et anglais The Times, The Sun, The New York post, possède un réseau de télévisions par satellite (BskyB), une chaîne américaine (Fox) et une des principales sociétés de production (20 Century Fox). On connaît la situation de monopole en Italie dans les chaînes de télévision (Berlusconi possède les trois principales chaînes privées et contrôle la télévision publique. En Espagne, Prisa contrôle El Païs, le réseau SER de radios, une chaîne cryptée et plusieurs maisons d’édition.


Dans notre beau pays (voir tableau en annexe), cinq groupes principaux (Lagardère, Dassault et Bouygues qui prospèrent notamment grâce à des commandes publiques dans l’armement et le BTP..., plus Vivendi et Bertelsmann) se partagent l’essentiel des médias, qu’il s’agisse des télévisions, des radios, de la presse écrite, des livres, des musiques et des films.


A ces cinq groupes il convient d’ajouter le groupe de distribution P.P.R (Pinault-Printemps-Redoute) qui contrôle la F.N.A.C et le fonds d’investissement Wendel-Investissement de notre baron Seillières, ci-devant président de l’UNICE (union des patrons européens) après avoir laissé la présidence du MEDEF, qui a raflé la deuxième place de l’édition de livres en France (après Lagardère) en mettant notamment la main sur une partie de l’édition scolaire ! (Nathan, Retz, Bordas, Le Robert..). D’une façon plus générale, la part des fonds d’investissement grandit dans le secteur des médias comme dans le reste de l’économie : ils contrôlent T.D.F (Télédiffusion De France), Eutelsat et la diffusion par câble, ils possèdent 22% de Bouygues, 25% de TF1, 37% de Lagardère et 45% de Vivendi...


Pour être complets sur l’état de la concentration, il faut ajouter les innombrables liaisons entre les principaux groupes, tant au niveau des filiales communes et des participations croisées que des hommes. Ainsi Lagardère (34%) et Vivendi (66%) se partagent le réseau CanalSat (3,2 millions d’abonnés en juin 2005), Bertelsmann (34%) et Bouygues (66%) se partagent le réseau TPS (1,7 millions d’abonnés en juin 2005). Ainsi Lagardère vend à TF1 (Bouygues) des émissions de télévision et distribue dans ses magasins Virgin et Relay les livres, Cd et DVD du groupe TF1, à qui il vend également de la publicité pour le lancement de ses livres et magazines. Un autre exemple, au « Le Grand Jury » on rencontre les journalistes du Figaro (Dassault), de LCI (Bouygues) et de RTL (Bertelsmann) pour animer cette émission qui passe sur RTL et LCI et dont l’essentiel est publié le lendemain dans le Figaro. Il est pas beau notre monde...Quelques précisions :



LA TELEVISION


C’est sans doute le média le plus efficace pour le décervelage et la soumission : les français y passent en moyenne 3h24mn par jour (en 2004) et trois sur quatre regardent journellement TF1.


Au début, il y avait une seule chaîne et une télévision d’Etat, la censure s’exerçait directement, mais il n’y avait pas de publicité et on pouvait y voir des créations de qualité, produites notamment par la SFP (société française de production (elle a été récemment bradée au groupe Bolloré).


En 1968, s’en souvient-on, la publicité fut autorisée à la télévision pour 2 minutes par jour... En 1974, Giscard d’Estaing mettait fin au monopole de l’O.R.T.F et la publicité fut plafonnée à 25% du financement, plafond supprimé par...le PS en 1982. Les mêmes donnèrent en 1983 une « concession de service public » à une chaîne payante (Canal Plus), puis la 5 à Berlusconi en 1985 et TV6 (ancêtre de M6) à Publicis. La droite de retour vendit la première chaîne TF1 à un bétonneur (Bouygues) au nom du mieux-disant culturel ! Quant à la télévision publique, elle n’a de cesse de s’aligner sur les chaînes privées tant elle est sommée de fonctionner comme elle aux recettes publicitaires (la redevance en France est de 116 euros contre 184 en moyenne au niveau européen, 175 en Angleterre et 205 en Allemagne). Et, dans ce secteur comme dans tous les services publics, la frontière entre le public et le privé s’estompe, par exemple par la création de filiales communes, la privatisation des programmes (selon l’INA, les producteurs privés assurent 89,1% de la production audiovisuelle contre 39% en Allemagne et 32,7% en Angleterre) et le recours massif à l’intermittence.


La multiplication des chaînes payantes (les « bouquets » par satellite !) n’a accru ni la qualité ni le pluralisme : CanalSat et TPS cumulent des centaines de chaînes et sont même en train de fusionner notamment pour faire face à la « concurrence » de l’internet haut débit (sur 9 millions d’abonnés, 500000 y regardent la télévision par l’ADSL). Et l’attribution de chaînes TNT (télévision numérique terrestre) n’a rien changé, plus des deux tiers ayant été attribuées aux groupes dominants Vivendi-CanalPlus (CanalPlus, itélé, CanalPlusCinéma, CanalPlusSport, Planète), Bouygues-TF1 (TF1, LCI, TMC, Eurosport, TPS Star, TF6), Bertelsmann-M6 (M6, W6, Paris Première, TPS Star, TF6) et Lagardère (Europe2télé, CanalJ, Gulliver) et le principal nouveau groupe entrant AB - « fast food de la télévision »- (NT1, AB1, TMC) est lié à TF1 par TMC et à Lagardère qui en assure la régie publicitaire.


Les télévisions locales sont inexistantes ou contrôlées par les politiques locaux et les grands groupes qui s’y intéressent notamment depuis la loi de janvier 2004 qui y autorise la publicité pour la grande distribution et favorise la concentration. Ainsi TV Breizh (septembre 2000) est un poisson pilote des grands groupes (ici TF1) pour leur main mise sur le local. Le groupe France-Antilles (reste de l’empire Hersant qui fait dans la presse gratuite) s’est adjugé Télé Grenoble. Quant à Télé Toulouse et Télé Lyon Métropole, elles ont été crées après la loi du 13 décembre 1985 qui autorisait les télévisions locales commerciales grâce aux régies publicitaires de la Lyonnaise et de la Générale des eaux
.



LA PRESSE ECRITE


Les quatre premiers groupes de presse écrite en France sont, dans l’ordre Dassault-Socpresse (CA 2004 : 1,45 milliards d’euros), Lagardère-Hachette ( CA mondial 2004 : 2,1 milliards dont 1 milliard en France), Ouest-France, groupe régional (CA 2004 : 953 millions d’euros) et Le Monde (CA 2004 : 639 millions, avec le Monde, Le Monde diplomatique, Le Monde des religions, Le Monde de l’éducation, Courrier International, Les cahiers du cinéma, Télérama, Midi Libre...) 1/ La 1)

1) presse quotidienne régionale


La France est passée du 1er rang des lecteurs de quotidiens en 1914 au 26ème rang. Le nombre de quotidiens est passé de 242 en 1914 à 153 en 1945 et à 55 en 2005 (dont 33 quotidiens régionaux et 22 départementaux). Seuls ont échappé aux grands groupes le Républicain lorrain (Metz), le télégramme de Brest (Morlaix), l’Alsace (Mulhouse), La Marseillaise (Marseille et Montpellier) et l’Echo de Centre (Limoges). Le groupe France-Antilles a 12 quotidiens, Dassault-Socpresse 9 (en cours de vente), le groupe Sud-Ouest 5, le groupe Lagardère 4, de même que les groupes Est-Républicain et Centre-France, le groupe Dépêche du Midi et le groupe Le Monde 3 (dont Midi Libre et l’Indépendant).



2/ La presse nationale


De la Libération reste encore le système de diffusion par des coopératives d’éditeurs qui permet l’accès aux services de l’une des messageries (NMPP, SAEMTP, MLP), mais sinon la situation est pire qu’en 1939. Ce sont les marchands d’armes Lagardère et Dassault qui tiennent l’essentiel de la presse d’information et de la presse magazine et le caractère nominatif des actions des sociétés de presse (article 4 de la loi du 1/8/86 reprenant les ordonnances de 1944) n’est plus assuré.


Dassault contrôle Le Figaro et l’Express, Lagardère détient des parts significatives du Parisien-Aujourdhui et de l’Equipe (25%), du Monde (16%), de l’Humanité (9%) et du Nouvel Observateur. France-Soir a été repris par le fonds de placement Financière Hoche, Paris turf et Week-End par le fonds Montagu Private Equity, Le Point est contrôlé par le groupe P.P.R et Libération par Le groupe de Rothschild (37%).


Un mot sur les journaux qui sont plus ou moins classés « à gauche » :


• Le Monde : contrôlé à 100% par les associés fondateurs de 1944 à 1951, puis de façon partagée entre associés-fondateurs et société des personnels (et également société des lecteurs depuis 1985), le Monde a laissé entrer les « investisseurs » en 1986, leur part est passé de 8% alors à 37% en 1998. Il semble aussi que le dernier accord donne à Lagardère le contrôle de la régie de publicité du Monde.


• L’Humanité : ce journal reste lié au parti communiste même s’il n’en est plus l’organe central et sa lecture, pendant le referendum sur la « constitution » européenne et depuis, est la seule dissonante parmi les journaux nationaux. Néanmoins, l’introduction de plusieurs groupes (Lagardère et TF1 notamment) pour 20% depuis mai 2001 ne peut rester longtemps sans conséquence pour un journal qui reste en grande difficulté financière. Saluons au passage le cynisme de Lagardère qui, pour étouffer le pluralisme (et sans doute aussi pour anticiper un éventuel retour du PC au gouvernement), utilise pour sa participation de 9% dans l’Humanité une société dénommée « Société Humanité Investissement Pluralisme 
»...



3/ Les gratuits


Comme chez les anglo-saxons, les journaux « gratuits », entièrement financés par la publicité, se multiplient. Après les journaux d’annonces (réseau ParuVendu de France-Antilles qui a repris la Comareg - 220 éditions-, réseau du groupe Ouest-France -175 éditions-, réseau Villeplus de Lagardère et Dassault réunis), arrivent les affligeants premiers journaux d’ « information » censés parler aussi de l’actualité : Métro (34% Bouygues) et 20 Minutes.



L’EDITION DE LIVRES


Le choix se résume pour l’essentiel entre :


• Lagardère-Hachette (1er éditeur de livres en France, 5ème au niveau mondial) avec Hachette, Larousse, Fayard, Mille et une nuits, Grasset, Calman-Lévy, Hatier, Hazan, Lattès, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de poche, Armand Colin, Sedes, Dalloz, Dunod... • Et Seillères-De Wendel Investissement (2ème éditeur en France) avec Plon, Perrin, Orban, La Découverte, Robert-Laffont, Presses de la renaissance, Nathan, Le Robert, Retz, Bordas, Fleuve noir, 10-18, Pocket, Presses de la Cité, Belfond, Solar...


D’autres multinationales interviennent (Bertelsmann, Atlas, Rizzoli, Reed-Elsevier, Média participations, Wolters-Kluwer) et il faut, ici comme ailleurs noter les participations croisées qui accroissent la concentration réelle du pouvoir. Ainsi J’ai Lu-Librio est détenu à 35 % par Lagardère, à 65% par Flammarion (lui-même détenu par Rizzoli) ; Flammarion détient 18% des P.U.F et 23% d’Actes Sud.



LA DISTRIBUTION (livres, musique, films)


-  Pour les livres, il faut également signaler que pour le groupe Lagardère, sa domination dans l’édition est renforcée par sa présence considérable dans la distribution et la commercialisation : librairies Virgin et Relay (deuxième libraire de France), presse magazine, presse régionale, radios, télévision...


-   Pour la musique et le cinéma, le marché est partagé entre :

. Bouygues-TF1 (filiales TF1 Vidéo et TF1 Films Production, participation de 49% dans Téléma et 50% dans Film par Film partagé avec Disney)

. Vivendi-CanalPlus (Universal Music distribue ¼ des albums vendus dans le monde, production et distribution de films, Canal plus possède le troisième catalogue mondial de films)

. Bertelsmann pour la musique (1/5 des disques vendus dans le monde par sa filiale commune avec Sony, BMG-Sony).


Source : Sur la concentration dans les médias, Observatoire Français des Médias, édition Liris 2005



http://lesogres.info/article.php3?id_article=4548



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Rue89


Pourquoi Xavier Bertrand
écrabouille-t-il ce journaliste ? (mis à jour)



La hargne de Bertrand contre un journaliste du Courrier Picard illustre les rapports complexes entre médias locaux et politiques.
Lire la suite l'article


Une descente en flammes, et en direct. Le 19 janvier, les télespectateurs de Public Sénat ont pu voir le secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand croquer tout cru Nicolas Totet, journaliste au Courrier Picard. La violence de l'élu s'explique par un agacement certain vis-à-vis de ce journal, l'un des deux diffusés dans sa ville, Saint-Quentin (Aisne).


Responsable de l'édition locale du Courrier Picard, Nicolas Totet n'est pas un habitué des plateaux télé, qu'il visite pour la deuxième fois. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il est mal à l'aise quand il commence à interroger Xavier Bertrand, adjoint au maire de Saint-Quentin.


Sa première question porte sur une récente annonce du maire, Pierre André : il va « prendre du recul » pour raisons de santé. Totet veut savoir si Bertrand compte le remplacer. Le patron de l'UMP, un roué des interviews télévisées, répond avec une hargne inouïe. La crucifixion dure moins de 3'30 et se termine par un large sourire de l'élu. (Voir la vidéo)

VIDEO sur le site 

(NB Eva: J'ai vu la séquence. Bertrand est ignoble...)

Clash Xavier Bertrand

envoyé par Dailygratuit. - L'info internationale vidéo.

Nicolas Totet n'était pas joignable mercredi. Son patron, Didier Louis, dit qu'il est resté « très marqué » par cette interview :


« Sa question était très maladroite, mais elle devait être posée, en y mettant mieux les formes. Il a été cloué au pilori. Ce sont les rapports d'un journal régional avec les politiques locaux. Ce genre d'incidents arrive avec des politiques de droite ou de gauche. »

Le rédacteur en chef du Courrier Picard, qui constate que Xavier Bertrand « ne s'est jamais plaint de quoi que ce soit » auprès de lui, s'est fendu d'un éditorial, le 23 janvier, pour corriger quelques mensonges de l'élu et lui rappeler que Pierre André lui-même avait salué le traitement de ses ennuis de santé par le journal.


=L'autre journal local est dirigé par un ami de Bertrand


A Saint-Quentin, l'actualité du grand homme qu'est Xavier Bertrand est couverte par deux journaux : le Courrier Picard, un quotidien qui fut jusqu'en 2009 une coopérative ouvrière, et l'Aisne Nouvelle, quatre parutions par semaine, filiale du groupe Hersant Médias.


Depuis début 2009, le rédacteur en chef adjoint de l'Aisne Nouvelle est Erick Leskiw, qui me confiait au moment de sa nomination être un « ami de 20 ans » de Xavier Bertrand, à  qui il rendait de menus services. En racontant la fronde que cette nomination avait provoquée dans la rédaction de l'Aisne Nouvelle, Le Courrier Picard avait titré
« L'ombre de Xavier Bertrand plane sur l'Aisne Nouvelle ».


« Depuis, il avait envie de se payer le Courrier Picard », croit savoir un journaliste de la rédaction. Le journal a été « blacklisté » par la mairie pendant un an, jusqu'à l'annonce des ennuis de santé du maire.

Ce genre de mésaventure n'arrivera pas à l'Aisne Nouvelle. Dans la vidéo de Public Sénat, la dernière -malheureuse- question de Nicolas Totet porte sur le livre-enquête « Xavier Bertrand, les coulisses d'une ambition », qui vient de sortir. Le journaliste suisse Ian Hamel rapporte cette déclaration d'Erick Leskiw, de l'Aisne Nouvelle :

« Xavier Bertrand n'a pas changé, il est toujours aussi disponible. Je ne vois pas ce qu'on peut lui reprocher. »

Au Courrier Picard, Didier Louis note poliment que son journal a « un traitement moins institutionnel que l'Aisne Nouvelle ». Quant à l'épisode de Public Sénat, « désormais clos », le rédacteur en chef considère qu'il est en train de « se retourner contre Bertrand » :

« Nous recevons beaucoup d'e-mails à ce propos. Et à part quelques supporters de l'UMP, la plupart des gens considèrent qu'il a dépassé les bornes. »

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

http://www.rue89.com/2010/02/03/pourquoi-xavier-bertrand-ecrabouille-t-il-ce-journaliste-136737

Lire la suite sur Rue89 

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Published by Eva R-sistons - dans Médias
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 23:40


 



Commentaire sur le site C4N, www.come4news.com  :

Je reprends une de vos phrases:
Il reste encore de nombreux citoyens qui se contentent et se gavent d'informations épurées.

Le mot se gaver n'est pas tout à fait exact. J'aurai plutôt dit se font gaver.
Vous allez jouer à un jeu. celui d'un observateur.

Que fait l'observateur? il commence par prendre du recul ou de la hauteur puis zoom ensuite sur les parties qui lui semblent avoir un intérêt.

Alors mettez-vous devant votre écran TV puis faites de même devant un journal télévisé.
Qu'observez-vous?

Vous comprenez alors que tous les téléspectateurs sont effectivement gavés de "nouvelles" ayant très peu d'intérêt car elles ont pour unique raison de détourner les français des véritables informations.

A la lumière des commentaires, vous pouvez maintenant constater les raisons mêmes de cette désinformatisation et cette manipulation des gens qui consistent à les occuper avec des sujets d'apparence intéressantes pour eux, ou des magazines à la Pernaut, pour avoir les coudées franches pour leur petit commerce mondiale dont le gâteau est trop gros pour être partagé.

Le gaullisme fait peur à ces gens, Villepin y adhère.







De Ludo






" Ceux qui voudraient la tête de Taddeï ",

Taddeï, l'honneur des Médias français, celui qui
incarne encore le droit à une information libre,
à des débats indépendants.
Soutien total à ce grand journaliste,
qui se bat pour que les Médias
remplissent toujours leur rôle !
Eva, en hommage à Dominique Taddei   
 

par Maldoror lundi 1er février 2010


En septembre 2009, Mathieu Kassovitz, invité dans l’émission de Frédéric Taddéï « Ce soir ou jamais » émettais de sérieux doutes sur la version officielle des attentats du 11 septembre. Cette position du réalisateur français a été l’occasion d’une polémique au sein du monde médiatique ; en particulier, il a été reproché au présentateur de ne pas être intervenu pour défendre la version officielle des attentats.


Aujourd’hui encore, Taddéï, invité de la chaine Paris Première doit s’expliquer sur son attitude ce soir là, les critiques des chroniqueurs n’ayant en rien perdu de leur véhémence.



Derrière cette chasse à l’homme lancée par quelques-uns se cache l’état d’esprit d’un monde médiatique en déclin. En refusant la pensée médiatique dominante, Frédéric Taddéï, un des derniers détenteurs d’espace de liberté au sein du paysage audiovisuel français, entre en confrontation directe avec la caste des petits chroniqueurs-censeurs du système.
Ces « nouveaux chiens de garde » auxquels Serge Halimi a consacré un livre sont aux abois, laissant apparaitre toute leur haine à l’idée qu’on puisse se passer d’eux pour laisser court à une contradiction libre et non faussée. Partout où l’Empire se voit contesté le processus de domination se fait plus violent, la dérive mafieuse des chroniqueurs-censeurs n’en est qu’une des multiples déclinaisons.
Petit décryptage de ce qui préoccupe tant les fonctionnaires de la bien-pensance :




La guerre des mondes : un empire médiatique
assiégé par la liberté directe d’expression


Confronté à l’outil infiniment plus démocratique qu’est internet, l’existence même d’une caste de chroniqueurs et autres éditorialistes est de plus en plus contestée. En créant les conditions d’un espace où la contradiction pourrait émerger, au sein même des médias, Frédéric Taddéï s’expose à la haine d’une profession en péril.



Chroniqueur-censeur,
une profession en péril


1)  Les haineux en question


Qui sont-ils ? Les fonctionnaires de la bien-pensance sont peu nombreux, certains disposent d’un nom, on les appelle alors éditorialistes, leur fonction est de donner un avis sur tout type de sujet et dans tout type de médias, journaux, télévision, radio. Les autres, moins connus, élèvent cependant tout autant la voix pour qu’on les écoutent.
Toujours sûr d’eux même, affiliés à quelques organismes de presse autorisés ils se font un plaisir de sermonner les invités qui ne parlent pas juste, et tous les jours de la semaine ils se relaient pour donner leur avis, toujours le même sur celui qui a mal parlé. Fidèles serviteurs du pouvoir, l’idée qu’on puisse se passer d’eux, qu’ils ne puissent plus nous dicter comment « penser juste », et nous manipuler leur est insupportable.



2)  Des conditions de travail qui se dégradent


Car les conditions de travail sont de plus en plus dures pour le censeur-fonctionnaire, non seulement l’internaute les ignore quand il s’agit de s’informer mais l’impunité de leur parole se voit en outre dénoncée quotidiennement. Le terrorisme intellectuel va-t-il devoir s’autocensurer ?



Une concurrence déloyale
qui persiste


1)  « Ce soir ou jamais », l’émission dissidente


Une émission dissidente résiste encore – pour combien de temps ? – et met à mal de l’intérieur même du média, cette caste des chroniqueurs.

Ce soir ou jamais est une des rares émission où se cache encore un peu de contradiction libre et non faussée. Même si cela ne se vérifie pas toujours, c’est bien assez pour être condamnable pour les chroniqueurs en place : l’absence totale d’encadrement, le choix des intervenants (incluant quelques fois des dissidents notables du genre Alain Soral, Jean Bricmont, Michel Collon, Shlomo Sand, Slobodan Despot, Rony Brauman, Houria Bouteldja, Dieudonné, Marc-Edouard Nabe, Tarik Ramadan, Eric Laurent (vous l’avez beaucoup vu invité dans les médias pour son enquête fondamentale sur la face cachée des banques ? Héhé, inutile de vous demander pourquoi on préfère donner la priorité à la burqa au 20 heure…) le temps laissé pour aborder des sujets variés, parfois brûlants… Les conditions sont favorables à la naissance d’une discussion où des personnes risquent de ne pas être d’accord, certains avis risquant de différer de ce qu’on nous rabâche continuellement. Le danger est évident
.



2)  La réaction du système : créer l’illusion du débat

En réaction, le système essaye de produire sa propre contradiction, mais de par ses impératifs celle-ci ne peut être qu’illusoire. C’est alors de la fausse contradiction du type « L’objet du scandale » de Guillaume Durand, où l’on fait place aux éventuels dissidents pour mieux leur lancer une embuscade, le passage de Jean Marie Bigard et de Mathieu Kassovitz étant emblématique.



La répression des excès
de la liberté d’expression :




Lorsque la loi (dont l’unique article s’énonce ainsi : « la liberté d’expression dans les limites de la pensée unique »), n’a pas été respectée, le délinquant mérite une sanction, le groupe adopte alors une attitude mafieuse, à base d’harcèlement, et d’aboiements bien nourris.
On fait bien comprendre à Frédéric Taddéï qu’il a dépassé la limite, celui-ci a beau essayer d’expliquer rationnellement sa position : que la liberté d’expression est une chose qui peut se défendre, que l’on peut émettre des doutes sur la version officielle de l’assassinat de Kennedy…c’est mal comprendre ce qu’on lui reproche, de mettre en péril un empire en déclin.

Au final cette persécution de Taddéï, comme de certains intellectuels dissidents précités (Dieudonné réduit à se produire dans un bus, Soral ratonné etc.) est vouée à l’échec, et c’est bien pour cela que l’Empire se braque. Tout comme le livre de Paul-Eric Blanrue « Sarkozy Israël et les juifs » a surmonté la censure par le vide dans laquelle on voulait le réduire, la caste des chroniqueurs va devoir se réformer ou disparaitre. Et soyez-en sûr, la culture ne s’en portera pas plus mal.


Agoravox

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-ceux-qui-voudraient-la-tete-de-taddei-44088836.html 



Vidéo à voir:

http://www.alterinfo.net/Taddei-seul-contre-tous_a42233.html
Extrait de l'émission "Pif Paf" présentée par Philippe Vandel sur Paris Première (23 janvier 2010)




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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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