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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 17:57
le CRIF: lobby sioniste à la manoeuvre

le CRIF: lobby sioniste à la manoeuvreLe CRIF, Conseil Représentatif des Institutions
Juives de France, organise chaque année son dîner annuel, évenement mondain auquel est convié le gratin de la classe politique française.

Cette sauterie rituelle est surtout l'occasion pour le lobby sioniste de s'assurer de l'allégeance des personnalités politiques françaises aux intérêts israëliens. Le CRIF est l'équivalent français de L'AIPAC, le puissant lobby juif Outre-Atrlantique, certainement le plus puissant lobby américain avec celui des armes, de la NRA que dirige l'acteur Charlton Heston.

Le CRIF représente une réelle menace pour la démocratie et la souverainté de la politique française et à ce titre, doit être combattue sans complaisance.


  • Sarkozy, agent d'Israël ?

Pendant la campagne présidentielle de 2007, un cyber-corbeau avait envoyé un courrier à une centaine de dirigeants de la police pour les prévenir que Nicolas Sarkozy ainsi que Patrick Devedjan, Patrick Balkany et Pierre Lelouche avaient été recrutés par le Mossad, les services secrets israéliens, dans les années 80. L’affaire a été étouffée - mais qui aura le courage d’enquêter sur cette affaire ?-

Si ces révélations étaient exactes, cela ouvrirait la voie à une destitution de Nicolas Sarkozy pour haute trahison et intelligence avec une puissance étrangère
.


suite http://tribune-libre.eklablog.com/


______________________________________________________________________

       
Le CRIF ne fera pas sa loi en France

 

Le C.R.I.F mène en ce moment une intense campagne de lobbying auprès des parlementaires français visant à faire adopter un projet de loi appelé « loi Martin luther King » Cette loi assimilerait l’antisionisme à l’antisémitisme et criminaliserait le fait de critiquer Israël et les sionistes.


L’Objectif du C.R.I.F est de jouer sur ce terme « juif » et sur l’assimilation entre peuple et religion pour réduire au silence toute contestation contre Israël d’après Paul-Eric Blanrue.


Pour se rendre compte de la complicit
é entre l’Etat français et les sionistes, il n’y a qu’à voir comment ils ont réclamé - et obtenu ! - de la Ministre de la Justice, Michèle - Alliot Marie, l’organisation d’un nouveau procès contre les complices de Youssouf Fofana parce qu’ils estimaient qu’ils n’avaient pas été suffisamment condamnés ! Depuis quand est-ce que la justice française doit se laisser dicter sa conduite par des associations juives (ou par n’importe quel autre mouvement de pression d’ailleurs) ???


Si cette loi venait a être adoptée, cela voudrait dire qu’en France, l’antisionisme serait considéré comme un délit et le fait de critiquer Israël pourrait vous mener en prison ! C’est très grave, et nous devons absolument faire échec à cela. Avec les lois liberticides et arbitraires que tente de faire passer en force le Gouvernement, il y a vraiment de quoi s’inquiéter pour la Démocratie et ce qu’il reste de libertés en France. Le Sarkozysme nous fait glisser vers un régime totalitaire !


C’est par l’intermédiaire de L’U.P.J.F (Union des patrons juifs de France) le plus important syndicat patronal sioniste, que ce projet de loi a été transmis aux députés français.


Cette loi serait de toute façon anticonstitutionnelle et en violation flagrante de
l’art.19 de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme qui dit ceci :


« tout individu à droit à la liberté d’opinion et d’expression ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir, et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelques moyens que ce soit »

Il est de notre devoir, en tant que citoyen, de veiller au respect scrupuleux de la Démocratie et de nos institutions Républicaines, et d’empêcher, par tous les moyens, y compris en faisant usage de la force si nécessaire, la mise en place d’un régime totalitaire. Il en va de notre avenir et de celui de nos enfants.


http://tribune-libre.eklablog.com/

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 06:00

USA: 600 camps d’internement opérationnel depuis deux ans

Camp-fema
Plus de 600 camps d’emprisonnement ont été construits aux Etats-Unis par l’administration Bush, tous pleinement opérationnels et prêts à recevoir des prisonniers.

Le personnel de la direction des camps est déjà en place, ainsi que des gardes à plein temps, bien que les camps soient tous vides pour l’instant. Entourés de miradors, ces camps sont destinés à être utilisés par la FEMA (Federal Emergency Management Agency – l’agence fédérale chargée de gérer les situations d’urgence) dans le cadre d’une proclamation de la loi martiale.
Les camps font partie du “Rex 84 Program”, un programme prévu “officiellement” pour le cas d’un franchissement en masse de la frontière mexicaine par des immigrés clandestins, afin qu’ils puissent être rapidement arrêtés et placés en détention par la FEMA. Le programme Rex 84 prévoit aussi la fermeture temporaire de nombreuses bases militaires pour les convertir en prisons.
Les plans “Cable spicer” et “Garden plot” sont deux sous-programmes de “Rex 84″ qui seront déclenchés en même temps. “Garden plot” est un programme destiné à contrôler la population, et “Cable spicer” est le programme pour la prise de contrôle des états et de leurs gouvernements par le gouvernement fédéral. La FEMA sera le bras armé exécutif et dirigera toutes les opérations sous l’autorité du président des Etats-Unis.
Les camps de détention sont tous desservis par voies ferrée aussi bien que par la route. Beaucoup disposent également d’un aéroport à proximité. La majorité des camps ont une capacité de 20.000 prisonniers. Le plus vaste de ces camps est situé en Alaska à coté de Fairbanks. Deux autres sont localisé à Palmdale et à Glendale, dans le sud de la Californie. Bizarrerie ou coïncidence, l’état le plus important, la Californie, risque de voir se dévellopper un climat insurrectionnel après la mise en faillite prochaine. En effet c’est l’état le plus peuplé et la 6e puissance économique mondiale qui compte plus de 35 millions d’individus qui vont être frappés de plein fouet par la crise.

Une question s’impose si ces camps ont été décidés depuis 2004, celà implique que les conséquences finales sont belle et bien connue depuis bien plus.

Source: Égalité & Réconciliation

USA: 600 camps d’internement opérationnel depuis deux ans


http://www.marcfievet.com/article-33945969.html



Autre silence médias:


Sous marinLe fait que deux sous-marins stratégiques russes aient effectué des tirs depuis la région du Pôle Nord a été une surprise totale pour les moyens de pré-alerte des Etats-Unis et de l’OTAN, a annoncé mercredi à l’agence de presse russe RIA Novosti une source haut placée au sein des renseignements russes.

Deux lanceurs d’engins stratégiques de la Flotte du Nord, l’Ekaterinbourg et le Bryansk (Delta IV d’après la classification de l’OTAN) ont réalisé les 13-14 juillet des tirs de missile sur les polygones de Koura (Kamtchatka, Extrême-Orient) et de Tchija (mer Blanche), sur des trajectoires respectivement balistique et courbe.

“A n’en pas douter la défense antimissile américaine a enregistré ces lancements mais la région (Pole Nord) à partir de laquelle ils ont été effectués a été une surprise totale pour elle”, a expliqué l’interlocuteur.

Selon la source, les sous-marins, en remontant à la surface, ont préalablement brisé avec leurs coques les glaces pluriannuelles pour tirer ensuite en plongée.

La région arctique recouverte de glaces où sont arrivés à l’heure désignée les sous-marins stratégiques avait été fermée à la surveillance étrangère par des sous-marins polyvalents de la Flotte du Nord. Résultat, les Américains n’étaient pas informées de la présence de sous-marins dans la région.

“Les moyens de contrôle spatiaux américains, comme élément de la DCA, sont impuissants à contrôler la présence de sous-marins sous les glaces de l’Arctique“, a précisé la source.

D’autre part, la région des glaces permet de réduire notablement le temps de vol des missiles et garantit leur invisibilité pour les systèmes de poursuite.


Tirs de missile russes en Arctique: surprise totale pour l’ABM américain
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:52
La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est publiquement inquiétée de la construction d’une méga-ambassade iranienne au Nicaragua. Sur les plateaux de télévision US, des « experts » ont disserté sur les opérations militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne prépareraient en Amérique latine contre les intérêts états-uniens et israéliens. Mais quelle est la base factuelle de ce tintamarre médiatique 

Le 1er mai 2009, la secrétaire d’État Hillary Clinton dénonce la construction d’une énorme ambassade iranienne à Managua, lors de son intervention au Dean Acheson Auditorium (photo : Michael Gross/State Department).
lors que le complexe militaro-industriel et l’état-major interarmes états-unien on révisé leur approche de l’Iran, notamment depuis le rapport Baker-Hamilton et la « révolte des généraux » [1], les néo-conservateurs (israéliens et anglo-saxons) ont multiplié les campagnes de communication contre l’Iran. 


L’opinion publique occidentale a ainsi été largement intoxiquée et croit aujourd’hui massivement que le président Ahmadinejad ne veut pas en finir avec l’apartheid en Palestine, mais avec les Israéliens [
2] ; ou encore, qu’il cherche à fabriquer une bombe atomique, bien que l’imam Khomeiny ait déclaré cette arme de destruction massive contraire aux valeurs de l’islam. En juin 2009, l’opinion publique occidentale a été convaincue que l’Iran actuel est une dictature cléricale qui a truqué l’élection présidentielle et a réprimé dans le sang des manifestations populaires, alors que l’on a assisté à une épreuve de force au sein de la classe dirigeante où la haute bourgeoisie —dont le haut clergé autour de l’ayatollah Rafsandjani— soutenue par les Anglo-Saxons a tenté de renverser un parti populiste d’anciens combattants de la guerre contre l’Irak, protégé par le Guide suprême [3
Néanmoins, un autre front dans la guerre contre la vérité a été ouvert par les néco-cons : l’« Iranian Connection » en Amérique latine. 


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Les présidents iranien et vénézuélien, Mahmoud Ahmadinedjad et Hugo Chávez.
On sait que le bloc révolutionnaire latino-américain (Cuba, Bolivie, Équateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Domingue, Venezuela ) et le bloc révolutionnaire proche-oriental (Iran, Résistance libanaise, Résistance palestinienne, Syrie) se sont rapprochés à la fois pour contourner les restrictions qui leur sont imposées par les États-Unis et pour créer des institutions internationales alternatives à celles contrôlées par Washington. L’intox consiste à faire accroire que ces États et groupes politiques, qui développent une politique inspirée du mouvement des non-alignés, auraient un plan expansionniste et un agenda militaire cachés. 
Le ballon d’essai de cette campagne est lancé par un article du chroniqueur argentin basé aux États-Unis, Andrés Oppenheimer, dans le Miami Herald [
4]. Selon le journaliste, qui commente la tournée du président Ahmadinejad en Amérique latine, l’Iran ne cherche pas seulement à briser son isolement diplomatique, mais aussi à exporter son idéologie « fasciste » (sic) pour prendre les États-Unis à revers. Au passage, Oppenheimer dénonce la présence grandissante d’obscurs personnels diplomatiques iraniens en Amérique latine, notamment au Nicaragua. 
Le scoop est d’autant plus frappant qu’il provient d’un journaliste ayant construit sa réputation sur la révélation de l’Irangate, lorsque l’administration Reagan soutenait les Contras du Nicaragua à l’insu du Congrès, grâce à un montage israélien complexe ayant assuré la fortune personnelle de l’ayatollah Rafsandjani. 


Ce scoop aurait pu passer inaperçu, s’il n’avait été relayé lors d’une audition au Congrès par Nancy Menges. Cette « experte » avait été invitée par le sénateur Eliot Engel à témoigner le 5 mars 2008 sur l’évolution de Cuba après la maladie de Fidel Castro. Elle fut présentée aux parlementaires comme membre du Center for Security Policy, le think tank des faucons à Washington [
5]. Ceux qui connaissent le microcosme washingtonien savent que, malgré la différence d’âge, elle est la veuve de Constantin Menges. Ce personnage haut en couleur fut le directeur Amérique latine de la CIA et conseiller de Ronald Reagan. Son nom reste surtout attaché au soutien aux Contras nicaraguayens et à l’invasion de la Grenade. Mme Menges entretient la mémoire de son époux et poursuit la publication de son bulletin, l’Americas Report
Mme Menges a assuré à ses auditeurs qu’ils ne devaient pas se réjouir trop vite de la maladie du Commandante Castro, la Cuba socialiste étant remplacée par le Venezuela bolivarien dans les cauchemars du « monde libre ». Pis, Hugo Chávez aurait ouvert la porte du continent aux révolutionnaires islamistes iraniens et aux guérilleros du Hezbollah et du Hamas. Après avoir évoqué toutes sortes de rumeurs effrayantes, y compris la possible livraison d’uranium par le Venezuela et la Bolivie à l’Iran ou l’influence éventuelle du Protocole des sages de Sion sur Hugo Chávez, Nancy Menges déclara : 
« La présence iranienne peut aussi être trouvée au Nicaragua. L’Iran a récemment établi une énorme ambassade à Managua. Des diplomates disposant de l’immunité vont et viennent et le bâtiment est sécurisé de tout espionnage. Il n’y a pas de contrôle des mouvements des diplomates iraniens. A la mi-2007, on a découvert que [le président] Ortega a autorisé 21 Iraniens à entrer dans le pays sans visa. Ceci montre clairement que le régime d’Ortega, comme celui de Chavez, ne surveille pas qui entre dans leurs pays respectfis. Cela peut avoir des conséquences sérieuses sur la sécurité de notre région. » [
6


Au moment où Nancy Menges déposait à la Chambre, son ami Michael Rubin publiait un bref rapport pour l’American Enterprise Institute, intitulé « L’ambition globale de l’Iran » [
7]. Rubin fut conseiller du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour l’Irak et l’Iran. Il participa activement à la fabrication des intoxications qui servirent à justifier l’invasion de l’Irak, puis il rejoignit la direction de l’Autorité provisoire de la Coalition. Il milita pour l’extension de la guerre d’abord contre la Syrie, puis contre l’Iran, et préconisa publiquement l’assassinat de leurs présidents. 
S’adressant à un public ignorant de l’histoire proche-orientale, Michael Rubin a beaucoup contribué à développer le mythe d’un Iran expansionniste. Dans ce petit rapport, il accumule les rumeurs glanées ici et là, pourvu qu’elles servent son objectif de diaboliser l’Iran. Parmi elles, il reprend à sa manière le scoop d’Oppenheimer : « L’ambassade d’Iran à Managua est maintenant la plus importante mission diplomatique de la ville » [
8]. 


Ce qui n’est encore qu’un « scoop » journalistique ou un « renseignement » d’expert, devient une vérité officielle lorsque la secrétaire d’État Hillary Clinton le confirme. Lors de la séance de questions-réponses avec le personnel du département d’État à l’occasion de la Journée des Affaires étrangères, le 1er mai 2009, elle déclare : « Je ne pense pas que dans le monde d’aujourd’hui, qui est multipolaire, où nous rivalisons [en Amérique latine] avec au moins les Russes, les Chinois et les Iraniens, il soit de notre intérêt de tourner le dos aux États de notre région (…) Nous cherchons à comprendre comment traiter avec [le président] Ortega. Les Iraniens construisent une énorme ambassade à Managua, et vous pouvez imaginer pourquoi ». [
9

Bref, il faut trouver une solution avant que la Révolution islamique ne soit installée aux portes des États-Unis. 


JPEG - 15.9 ko
Les présidents iranien et nicaraguayen, Mahmoud Ahmadinejad et Daniel Ortega.
Aussitôt, tous les networks US organisent des talk shows. On y disserte sur les actions militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne ne manqueront pas de fomenter depuis leur imposant QG de Managua. 
Le représentant républicain de Floride, Connie Mack, commente lors d’une télé-conférence organisée par l’Israel Project, le 1er juin 2009 [
10] : « L’influence grandissante de l’Iran en Amérique latine me rappelle la relation entre la Russie (sic) et Cuba lorsque nous avons dû faire face à la crise des missiles » [11]. 
Patatras ! Dans son édition du 13 juillet 2009, leWashington Post révèle que le chantier de la méga-ambassade iranienne n’a jamais existé [
12]. Il ne s’agit pas d’une exagération ou d’une déformation, mais d’une pure invention. 
L’Iran a ouvert au cours dernières années 6 nouvelles ambassades en Amérique latine, s’ajoutant aux 4 déjà existantes. Cela en fait 10 au total pour 33 États latinos. À Managua, l’Iran est représenté par un ambassadeur. Il vit avec son épouse dans un appartement loué. Pas de trace de « diplomates obscurs allant et venant », et encore moins de conseillers militaires. Il y a bien eu un projet de construire une petite villa comme ambassade, mais il a vite été abandonné en l’absence de financement. Les relations politiques entre le Nicaragua et l’Iran sont excellentes, mais les échanges économiques sont inexistants en raison d’une dette nicaraguayenne persistante de 160 millions de dollars. 


Pressé de questions, le porte-parole du département d’État, Ian Kelly, a dû piteusement battre en retraite. Plutôt que de reconnaître une erreur de Mme Clinton, il s’est félicité de la bonne nouvelle que représente l’absence de méga-ambassade iranienne à Managua, bien que les États-Unis n’aient de conseils à donner à personne en matière de taille de ses représentations diplomatiques [
13]. Et lorsque qu’on lui a demandé auprès de qui la secrétaire d’État avait vérifié cette fausse information, M. Kelly s’est efforcé de réaliser une diversion à propos d’un universitaire états-unien détenu en Iran. Après tout, peu importe la véracité de ce qu’on leur reproche, l’essentiel est de réaffirmer que les Iraniens sont dangereux. 


Depuis que George Bush dénonçait un imaginaire pacte militaire anti-américain entre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, « l’Axe du Mal », les dirigeants politiques ont changés à Washington, mais pas les méthodes. 
Documents joints
Documents joints
 

Iran’s Global Ambition, par Michael Rubin (American Enterprise Institute), mars 2008. 

(PDF - 133.7 ko) 
 
Auteurs, traduction, source
 Auteurs Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Thierry Meyssan 
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban) 



Traduction Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Source Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2
________________________________- PS Notes 

[1] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. 
[
2] « Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran », Réseau Voltaire, 14 novembre 2005. 
[
3] « Iran : le bobard de l’"élection volée" », par James Petras ; « La CIA et le laboratoire iranien », « Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ? » et La « "révolution colorée" échoue en Iran », par Thierry Meyssan ; Réseau Voltaire, 17, 19, 21, 24 juin 2009. 
[
4] « Beware Iran in Latin America », par Andrés Oppenheimer, Miami Herald, 30 septembre 2007. 
[
5] « Les marionnettistes de Washington », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 novembre 2002. 
[
6] « Iran’s presence can be felt in Nicaragua as well. Iran recently established a huge embassy in Managua. Diplomats have immunity coming and going and the building is protected from espionage. There is no control over the movements of Iranian diplomats. In mid 2007 it was discovered that Ortega permitted 21 Iranians to enter the country without visas. This clearly shows that the Ortega regime, like Chavez, is not monitoring who is entering their respective countries. This could have serious implications for the security of our region » Texte intégral
[
7] Voir document joint. 
[
8] « Iran’s embassy in Managua is now the largest diplomatic mission in the city. » 
[
9] I don’t think in today’s world, where it’s a multipolar world, where we are competing for attention and relationships with at least the Russians, the Chinese, the Iranians, that it’s in our interest to turn our backs on countries in our own hemisphere (…) We are looking to figure out how to deal with Ortega. The Iranians are building a huge embassy in Managua, and you can only imagine what it’s for. » Texte intégral
[
10] « Venezuela and Iran : The Case for Concern », Enregistrement intégral (format MP3). 
[
11] « The growing influence of Iran in the Western Hemisphere reminds me of the relationship between Russia and Cuba when we dealt with the Cuban missile crisis ». 
[
12] « Iran’s Invisible Nicaragua Embassy. Feared Stronghold Never Materialized », par Anne-Marie O’Connor et Mary Beth Sheridan, Washington Post, 13 juillet 2009. 
[
13Texte intégral du point de presse du département d’État, 13 juillet 2009. 
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:42


 

Les protestations du 5 juillet des travailleurs et des étudiants ouïgours au Xinjiang et la brutale réaction militaire du gouvernement chinois ont révélé qu’à l’approche des célébrations du 60e anniversaire de la révolution de 1949, les fondations même d’une Chine unifiée comptant 1,3 milliard de personnes, 56 nationalités ethniques et de nombreuses différentes langues sont remises en question.

L’agitation au Xinjiang révèle la fragilité
de l’Etat chinois

L’agitation au Xinjiang révèle la fragilité de l’Etat chinois

Les promesses de la révolution chinoise de construire un pays socialiste fondé sur l’égalité de la propriété commune des moyens de production unifiant ainsi les masses de travailleurs et de paysans de tous horizons ethniques se sont depuis longtemps évanouies.

La violence de la police militaire ainsi que la violence communautaire qui ont coûté la semaine dernière des centaines de vies à Urumqi ont souligné les divisions évidentes causées par la distribution inégale de la richesse sociale et qui existent entre les classes, les groupes ethniques et les régions géopolitiques de par la Chine. Dans le même temps, le déploiement à Urumqi et dans d’autres villes du Xinjiang de troupes lourdement armées a une fois de plus montré comment on impose l’exploitation capitaliste.

Aucun dirigeant mondial n’a ouvertement dénoncé la répression militaire commise au Xinjiang par la direction du Parti communiste chinois (CCP), à part le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, qui a déclaré, dans le but d’en appeler au nationalisme pan-turquiste de la scène domestique que c’était « une sorte de génocide » des Ouïgours qui parlent la langue ouïgoure.

En effet, les gouvernements de l’impérialisme mondial ne savent que trop bien que des violents conflits sociaux et ethniques sont inévitables dans un Etat où les travailleurs gagent en moyenne des salaires horaires ne dépassant pas 20 centimes de dollars américains de l’heure alors que dans le même temps, le pays dispose du deuxième groupe de milliardaires (101 en 2008) le plus important du monde après les Etats-Unis.

Dru Gladney, un spécialiste des questions ethniques de Chine, avait mis en garde dans le Wall Street Journal le 12 juillet qu’« Une Chine affaiblie par un conflit interne, par l’inflation, par une croissance économique inégale ou la lutte pour la succession politique pourrait être en proie à davantage de divisions selon des lignes culturelles et linguistiques. Les menaces auxquelles la Chine est confrontée auront probablement pour origine des troubles civils et peut-être d’une agitation ethnique interne venant de la soi-disant majorité Han. Nous devons rappeler que c’était quelqu’un du Sud [Sun Yat-sen], né et éduqué à l’étranger, qui avait dirigé la révolution qui a mis fin à la dernière dynastie chinoise. Quand cet empire est tombé, les seigneurs de guerre rivaux, souvent soutenus par des puissances étrangères, se livrèrent des luttes d’influence. »

La source des conflits avait été l’incapacité de la bourgeoisie chinoise, menée par Sun, de créer un Etat national unifié à cause de ses liens avec les seigneurs de guerre et les puissances impérialistes et sa crainte de mobiliser les masses opprimées. Cette tâche fut laissée à la jeune classe ouvrière chinoise, inspirée par la Révolution russe de 1917. Toutefois, l’étouffement de la révolution chinoise de 1927 en raison de la politique opportuniste de la bureaucratie stalinienne obligeant le CCP à se subordonner au régime bourgeois du Kuomintang (KMT), laissa la Chine vingt ans de plus dans un état de démembrement et le régime KMT à peine en mesure de contrôler les régions lointaines telles le Xinjiang.

La crise politique actuelle au Xinjiang est le résultat de l’évolution historique de l’Etat chinois établi en 1949. La révolution organisée par les maoïstes n’était ni socialiste ni communiste. En 1949, le CCP avait depuis longtemps coupé les liens avec la classe ouvrière urbaine en faveur de la paysannerie. L’unification de la Chine sous Mao, dans les conditions exceptionnellement favorables créées par la Guerre froide et l’effondrement de tous les anciens empires coloniaux, faisait partie de la théorie stalinienne des « deux étapes » : le Parti communiste devant d’abord accomplir les tâches bourgeoises nationales démocratiques avant d’engager la lutte pour le socialisme. Dans les centres urbains de la Chine, la classe ouvrière fut impitoyablement réprimée par l’armée paysanne de Mao.

Xinjiang qui avait été dirigé par des nationalistes ouïgours et des seigneurs de guerre chinois, souvent en tant que vassaux de Staline, dans les années 1930 et 1940, fut incorporé de force et par des manœuvres politiques dans le régime de Mao, et non par l’implication démocratique et consciente des masses opprimées. La politique ethnique maladroite de Beijing d’imposer des restrictions religieuses et son indifférence à l’égard des coutumes régionales était enracinée dans la consolidation par Mao d’un Etat national et d’une industrie nationale non seulement à l’encontre des puissances occidentales mais aussi du régime de Staline en URSS. Du fait de son enclavement, Xinjiang devint l’« arrière-cour » de la Chine, un site pour les essais nucléaires et les installations d’armes nucléaires.

Le tournant opéré par Mao en 1971 vers l’impérialisme américain et qui fut marqué par la visite du président américain Nixon et la politique qui s’ensuivit, ont déchaîné les forces qui à présent une fois de plus menacent de faire éclater la Chine. Dans les années 1980, le soutien apporté par la Chine aux opérations américaines à l’intérieur de l’Afghanistan sous occupation soviétique, notamment la guérilla moudjahidin, a créé la base pour l’islam au Xinjiang même.

Dans les années 1990, l’effondrement de l’URSS et la séparation des républiques soviétiques d’Asie centrale ont offert l’opportunité à l’impérialisme américain de pénétrer dans la région, y compris Xinjiang. Cherchant à contrer cette pression, Beijing, dans le but de consolider son contrôle, décida d’accroître massivement la migration des Han vers le Xinjiang.

Ceci fut suivi par l’ouverture de régions entières de la Chine à la pénétration de capitaux étrangers résultant ainsi dans l’aggravation des tensions sociales et nationales. Depuis la mise en œuvre du programme « Go west » par Beijing en 2000 pour exploiter les vastes ressources minérales de la région, Urumqi a enduré l’arrivée de centres commerciaux, de tours de bureaux, de grands magasins et de banques étrangères. Avec 30 milliards de tonnes de pétrole, Xinjiang détient un tiers des réserves de pétrole de la Chine, 40 pour cent de son charbon et représente une base majeure des récoltes industrielles telles que le coton. De plus, Xinjiang est à présent la nouvelle frontière par où le capital chinois part sillonner l’Asie centrale en quête de pétrole et de gaz, dans une semi-alliance avec la Russie.

Alors qu’une section de l’élite ouïgoure liée au CCP est devenue une partie de la nouvelle élite chinoise riche, la majorité des masses ouïgoures sont les laissés pour compte, faisant l’objet de  discrimination linguistique relative à l’emploi, ayant un niveau d’éducation inférieur mais avant tout faisant partie des nombreux travailleurs pauvres de la Chine. Selon certaines évaluations, Xinjiang figure à présent parmi les provinces économiquement les plus inégales de Chine, quand bien même il dispose du revenu par habitant le plus élevé du pays, hormis les provinces les plus développées du Sud-Ouest.

Une section de l’élite ouïgoure qui veut une part plus grande des profits provenant de l’ouverture de Xinjiang cherche à établir des relations indépendantes avec les principales puissances occidentales. Cette tendance est menée par la dirigeante ouïgoure exilée Rebiya Kadeer qui était l’une des femmes les plus riches de Chine et une personnalité de haut rang de la Chambre de commerce de Xinjiang et de la Conférence consultative politique du peuple chinois (un comité de multimillionnaires censés conseiller le CCP). Tout en manipulant les injustices ressenties par les masses ouïgoures, cette couche de la bourgeoisie partage l’hostilité de classe qu’éprouve Beijing envers la population laborieuse ordinaire.

L’image inversée du séparatisme est la montée du chauvinisme Han après le massacre de la place Tiananmen en 1989 quand le régime stalinien a brutalement écrasé la résistance de la classe ouvrière contre sa politique pro-capitaliste. Avec la diminution de sa base de soutien traditionnelle parmi la paysannerie, le CCP a promu sciemment le nationalisme chinois afin de créer une base parmi les classes moyennes, un processus qui ne peut qu’exacerber la fracture de l’unité nationale.

Alors que le régime du CCP tient à présent le pays en recourant à la répression par la police militaire, il ne peut arrêter les puissantes tendances centrifuges sociales, ethniques et géographiques. A moins que et jusqu’à ce que la classe ouvrière chinoise intervienne avec un programme internationaliste révolutionnaire et socialiste pour unifier la population laborieuse de toutes appartenances ethniques confondues contre toutes les formes de nationalisme et de chauvinisme, l’issue inévitable sera une intensification de la violence communautaire accompagnée d’un danger grandissant de guerre civile.

http://www.alterinfo.net/L-agitation-au-Xinjiang-revele-la-fragilite-de-l-Etat-chinois_a34587.html


Commentaire :


Cela sent comme à l'accoutumée, les méthodes Sorros/Cia/Mossad, la Chine étant le dernier verrou pour l'instauration du G.M. talmudique. Méthode du Salami en cours, via "révolution colorée", false flag and co.

Mais le titre est osé, voir manipulateur. Car enfin, ce serait comme dire : "L'agitation en Corse relève la fragilité de l'Etat français". Ou comme l'agitation en Tchétchénie relève la fragilité des l'Etat Russe, etc...Pourquoi pas !

Les Chinois ont de quoi mater toute rébellion tout comme Sarko-band., museler toute opposition et presse libre, au nom de la république.

Il faut se souvenir que la Chine a récemment mis en garde les USA, sous entendu les sionistes d'israël, qu'il ne fallait pas trop s'aventurer sur la destruction de l'Iran. Des J.O. de Pékin aux actuelles provocations des Han, il s'agit bien de tentatives de déstabilisation des "tigres de papier" contre la souveraineté chinoise. Mais bon, on n'emmanche pas 1,5 milliards de chinois sans conséquence, comme cette poignée de civils de Gaza, brulés et torturés à mort avec le soutien occidental pro-sioniste. Ca va être chaud pour la suite !

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:38


Iran : un changement interne est en cours



La bataille de pouvoir interne en Iran bat son plein, 4 semaines après le scrutin présidentiel qui a donné une victoire contestée à Mahmoud Ahmadinejad. De son côté,
Lyndon LaRouche a appelé les Etats-Unis à se mêler le moins possible des affaires internes de l’Iran : « L’Iran vit une période de changement, laissez-les faire et n’interférez pas dans leurs affaires, contrairement à ce que font et veulent les Britanniques ».

Le 4 juillet, une importante organisation du clergé chiite, l’Association des chercheurs et enseignants de Qom, a publié sur son site une déclaration allant à l’encontre du Conseil des gardiens de la Constitution et du Guide suprême Ali Khamenei, en demandant des enquêtes supplémentaires sur les éventuelles fraudes électorales.
L’opposition entre cette prestigieuse organisation religieuse – créée en 1980 par l’Ayatollah Khomeiny – d’un côté, et le Guide suprême et le Président de l’autre, révèle que la bataille interne fait rage, alors que pour l’instant les manifestations se sont quasiment arrêtées après les vagues d’arrestation et le déploiement massif des forces de sécurité.
D’après le New York Times, le candidat réformateur Mir Hossein Mousavi aurait rencontré l’association chiite 10 jours auparavant. Leur déclaration est également intervenue après que l’un des principaux journaux liés au gouvernement ait accusé Mousavi, l’ancien président Khatami, ainsi que le troisième candidat présidentiel, Mehdi Karoubi, ancien porte-parole du Parlement, d’être « des agents à la solde de l’étranger » et demandé qu’ils soient jugés publiquement.
Le 4 juillet toujours, Mousavi a rendu public un dossier de 24 pages accusant le ministre de l’Intérieur, Sadegh Mahsouli, et le chef du Conseil des gardiens, l’Ayatollah Ahmad Jannati, d’avoir truqué le scrutin. Jannati et cinq autres membres du Conseil des gardiens, chargés de superviser l’élection, avaient publiquement exprimé leur soutien à Ahmadinejad, en violation des lois électorales iraniennes.
D’autre part, l’Ayatollah Rafsandjani, ancien Président et chef de la puissante Assemblée des experts, semble lui aussi s’être mis du côté de l’opposition, puisqu’il vient de rencontrer les familles des dirigeants de l’opposition, emprisonnés suite aux manifestations.

Côté américain, si le vice-président Joe Biden a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à une attaque israélienne contre l’Iran, notons que le Président Obama avait adressé un mois avant les élections une lettre au Guide suprême, anticipant clairement la victoire d’Ahmadinejad et proposant un dialogue entre hauts responsables des deux pays.
Pour Lyndon LaRouche, « les Etats-Unis doivent adopter une politique de coopération avec l’Iran, quoi qu’il advienne de ce changement intérieur ». Il a souligné que depuis l’après-guerre mondiale, l’Iran vivait un processus de changement : d’abord avec le mouvement de Mossadegh dans les années 1950, puis avec la Révolution islamique de la fin des années 1970. « L’Iran est à nouveau dans une phase de changement et il ne faut pas tenter d’interférer dans cette situation intérieure. Depuis les accords de Sykes-Picot, les Britanniques n’ont cessé d’intervenir dans les affaires intérieures de l’Iran et c’est ce qu’il font en ce moment. »

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org

http://www.alterinfo.net/Iran-un-changement-interne-est-en-cours_a34201.html

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:30


DRONE

La coopération militaire d'ampleur entre
les EU et le régime sioniste  17/07/2009

Dans le cadre de leur coopération militaire d'ampleur, les Etats-Unis et le régime sioniste vont organiser bientôt des maneouvres militaires communes sur les rives de l'Océan pacifique et les côtes de la Californie. Ils vont procédé à l'essai de divers missiles offensifs lors de ces manœuvres. " Le système balistique " Arrow" projet conjoint américano-israélien ainsi que plusieurs autres missiles, offerts par les Etats-Unis à Israël seront testés lors de ces manœuvres" c'est ce qu'a déclaré, le Directeur de l'Agence balistique du Pentagone. Ces manœuvres interviennent à un moment où le régime sioniste tente d'acheter aux Etats-Unis des chasseurs furtifs F-35, des avions les plus modernes dans le monde. Le ministre de la guerre du régime sioniste s'est entretenu, le mois dernier, avec le Secrétaire américain à la défense d'un achat d'armements d'un montant de 15 milliards de dollars.

Les Etats-Unis accordent une aide annuelle d'environ de 3 milliards de dollars, principalement militaire, au régime sioniste. De plus, les Etats-Unis allouent, annuellement, plusieurs milliards de dollars d'aides sous la forme de l'octroi de crédits et de facilités financières au régime sioniste. Lors de la guerre de 33 jours contre le Liban en 2006, ainsi qu'au cours de la guerre de 22 jours contre la bande de Gaza, en 2009, les Etats-Unis ont fourni une grande quantité d'armements et d'équipements militaires au régime de Tel-Aviv et ce à un moment où l'opinion publique, en Occident et même à l'intérieur des Etats-Unis appelait à un boycott d'armements du régime criminel sioniste. Le soutien sans faille des autorités américaines au régime de Tel-Aviv intervient alors qu'elles prétendent déployer, en toute impartialité, des efforts en vue de l'établissement de la paix au Moyen-Orient.

En effet, les Etats-Unis et le régime sioniste tentent d'établir un climat de terreur et d'intimidation pour faire avancer leur politique hégémonique et obliger les nations de la région à se soumettre à leurs visées expansionnistes. Mais compte tenu de l'enlisement des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan et vu la défaite humiliante du régime sioniste lors des guerres de 33 jours contre le Liban et de 22 jours contre la Bande de Gaza, les Etats-Unis et le régime sioniste échoueront, sans aucun doute à vaincre la volonté des nations.

 

http://french.irib.ir http://french.irib.ir

http://www.alterinfo.net/notes/La-cooperation-militaire-d-ampleur-entre-les-EU-et-le-regime-sioniste_b1495480.html

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:20

Lire Benoît XVI n’est pas toujours chose facile. L’intellectuel qu’il est sait manier les mots, les concepts qui s’y rattachent et les logiques qui les mettent en interrelation les uns aux autres. Il a l’art de la sémantique et des sous-entendus qui viennent renforcer les objectifs de son discours. Il sait mettre l’accent sur certains points et en diluer d’autres dans un ensemble de considérations qui en relativisent l’importance. Plus que tout, il y a de ces silences sur des réalités qui viendraient normalement illustrer merveilleusement bien son propos sur l’Amour dans la Vérité, mais il s’en garde bien.

 

1.   JEAN XXIII ET PACEM IN TERRIS


Dès l’introduction, le lecteur est frappé par l’absence de références explicites au Pape Jean XXIII et à son encyclique PACEM IN TERRIS. Ses principales références seront prises chez Paul VI  et Jean-Paul II. Un relevé des 159 notes de bas de pages, données en référence,  indique que trois se réfèrent à PACEM IN TERRIS. Dans les trois cas, Benoît XVI,  ne mentionne pas  PACEM IN TERRIS. Il se contente d’un renvoi, indiqué par un chiffre, sans que le lecteur sache qu’il s’agit d’une référence à PACEM IN TERRIS. Dans un seul cas (p.67), il mentionne Jean XXIII, de vénéré mémoire. Ces trois références sont en relation avec la nécessité de réformer les Nations Unies et d’en arriver à la constitution d’une instance internationale avec des responsabilités et des pouvoirs pour assurer le BIEN COMMUN à l’échelle de la planète.

 

Pourquoi ce silence sur une encyclique qui a rejoint tellement de monde et de mouvements sociaux, en dépit du fait que bien des pays et, on pourrait presque dire le Vatican lui-même, l’aient mises sur les tablettes ? Cette encyclique qui parle des droits et des devoirs a su mettre en évidence l’importance des États pour assurer et gérer les exigences du BIEN COMMUN. Dans un langage simple et accessible à la grande majorité, Jean XXIII a su indiquer, entre autres, que les libertés individuelles ne pouvaient pas être absolues et qu’elles devaient se soumettre aux exigences de ce Bien commun. De nombreux passages de cette encyclique gardent toute leur actualité et trouvent dans certaines régions du monde et dans certains pays des mises en application de ses principes et objectifs.

 

2.   LE SOCIALISME DU XXIème siècle


Nous savons tous que l’Amérique latine est une des régions du monde où l’Église catholique compte le plus grand nombre de fidèles. Elle est, comme dit Saint Paul, le Corps du Christ aux multiples dons avec à sa Tête, le Christ. Au N. 21 de son encyclique, Benoît XVI rappelle les grandes attentes de Paul VI dans son encyclique POPULORUM PROGRESSIO et constate qu’elles n’ont pas été réalisées.

 

« Paul VI avait une vision structurée du développement. Par le terme « développement », il voulait désigner avant tout l’objectif de faire sortir les peuples de la faim, de la misère, des maladies endémiques et de l’analphabétisme. Du point de vue économique, cela signifiait leur participation active, dans des conditions de parité, à la vie économique internationale; du point de vue social, leur évolution vers des sociétés instruites et solidaires; du point de vue politique, la consolidation de régimes démocratiques capables d’assurer la paix et la liberté. Après tant d’années, alors que nous observons avec préoccupation le développement des crises qui se succèdent en ces temps, ainsi que leurs conséquences, nous nous demandons dans quelle mesure les attentes de Paul VI ont été satisfaites par le modèle de développement qui a été adopté au cours de ces dernières décennies. »

 

Benoît XVI ne semble s’attarder qu’à un modèle de développement, passant sous silence les autres. L’actualité des divers modèles de développement qui se développent en Amérique latine est complètement mise de coté.  Il y a Cuba qui a atteint des sommets dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la solidarité internationale et de la participation politique de tout un peuple grâce auquel il a su résister à ce jour à un blocus économique et politique criminel de la part de son voisin du nord. Il y a la Bolivie qui a fait des pas de géant pour devenir un pays libre d’analphabétisme et en voie d’assurer de plus en plus d’accessibilité aux soins de santé, à l’éducation et à la participation à la vie politique et économique des autochtones au passé millénaire . Il y a le Venezuela qui a développé le concept du Socialisme du XXIème siècle et qui reprend pratiquement à son compte les grands énoncés de l’encyclique PACEM IN TERRIS de Jean XXIII. Il  y a l’Équateur, le Paraguay, le Nicaragua et le Honduras dont le Président vient d’être mis à la porte « manu militari » par les forces oligarchiques,  qui développent également des modèles s’inspirant du socialisme du XXIème siècle. POURQUOI CE SILENCE? Serait-ce parce que la cupule ecclésiale de ces régions se solidarise avec ces oligarchies, habituées de faire la loi et de s’assurer que les institutions de l’État répondent à leurs attentes et intérêts? Pourtant ce sont des modèles qui se rapprochent des grands principes évangéliques, qui donnent à la démocratie son vrai sens et au Bien commun la place qu’il doit occuper dans les priorités de l’État. Curieusement, la majorité de ces gouvernements sont dirigés par des croyants catholiques qui prennent à cœur la justice sociale, le respect des peuples et la solidarité internationale.

 

3.   LA FORCE DE L’EMPIRE

 

Ce n’est plus un secret pour personne que les puissances économiques et politiques de notre Occident chrétien se mobilisent et n’ont pas l’intention de rendre les armes pour répondre aux impératifs du Bien commun des peuples et du monde. Ils ont intérêt à garder l’entière accessibilité aux richesses naturelles des peuples ainsi qu’à leur exploitation. Ils ne sont pas disposés à perdre leur pouvoir sur les institutions politiques et économiques des divers pays qui leur sont assujettis. Si la démocratie participative met en échec les démocraties traditionnelles, placées entièrement sous leur contrôle, ils n’hésiteront pas à utiliser les armes, la corruption, la cupule  des églises, la désinformation systématique et le terrorisme, pour reprendre le contrôle de la situation et y régner en maître. Ils sont les premiers à vouloir garder leur emprise sur les Nations Unies par l’intermédiaire du Conseil de sécurité qui leur assure un droit de véto sur l’ensemble des 192 membres de l’Assemblée générale. POURQUOI ALORS NE PAS EN PARLER? Des milliers de vie humaine sont en cause. Il suffit de regarder ce qu’ils font actuellement au Honduras et ce qu’ils trament dans les autres pays de la région. Pourtant la grande majorité confesse leur foi en Dieu dont ils ne cessent d’invoquer sa bénédiction.

 

4.   LES MOYENS DE COMMUNICATION

 

Un des thèmes principaux de l’encyclique de Benoît XVI  est la VÉRITÉ. Bien que celle-ci n’ait fait l’objet d’aucune définition formelle, permettant de la reconnaître dans les milieux de vie et dans notre environnement international, elle n’en reste pas moins une référence qui doit nous rattacher à la réalité et à sa compréhension. Nous reconnaissons tous l’importance des moyens de communication et le rôle qu’ils jouent dans la diffusion de cette vérité, indispensable à toute participation politique responsable. Ce n’est qu’à la toute fin de son encyclique (N.73) que Benoît XVI y fait référence.

 

« Pour le bien et pour le mal, ils sont insérés à ce point dans la vie du monde, qu’il semble vraiment absurde, comme certains le font, de prétendre qu’ils seraient neutres, et de revendiquer leur autonomie à l’égard de la morale relative aux personnes. De telles perspectives, qui soulignent à l’excès la nature strictement technique des media, favorisent en réalité leur subordination au calcul économique, dans le but de dominer les marchés et, ce qui n’est pas le moins, au désir d’imposer des paramètres culturels de fonctionnement à des fins idéologiques et politiques. »

 

En raison de l’importance des media et des techniques de communication, ce sujet aurait mérité un développement plus substantiel et une analyse plus circonstancielle de l’usage qui en est fait par ceux qui en ont le contrôle. Ils ont la capacité de transformer en saint un diable et de faire d’un diable un saint. Sous leur emprise, le mal peut devenir bien et le bien devenir mal. Il s’agit donc d’une question fondamentale qui va au-delà des simples intérêts économiques. Il suffit de penser à leur usage dans le secteur politique et social. Nous vivons dans un monde enveloppé de mensonges et nous nous taisons. L’information produite par les empires est complètement différente de celle obtenue sur le terrain. Il y en va de la Vérité au quotidien et aussi de la Vérité dans ce qu’elle a de plus sacrée : la liberté responsable. « La vérité vous rendra libre ». POURQUOI ALORS NE PAS EN AVOIR FAIT UN THÈME ACCOMPAGNANT CONSTAMMENT LE THÈME DE LA VÉRITÉ? Nous avons vu la capacité de créer la nouvelle lors des dernières élections en Iran et maintenant avec ce qui se passe au Honduras et dans les autres parties de l’Amérique latine. POURQUOI ÊTRE DEMEURÉ SI DISCRET SUR CET OUTIL QUI DOIT PORTER LA VÉRITÉ À TOUTE PERSONNE DE BONNE VOLONTÉ?

 

5.   LA VOIX DES PROPHÈTES

 

Benoît XVI comme pasteur universel de l’Église n’est certes pas à lui seul l’Église. Saint Paul dans sa lettre aux Éphésiens parlent des Apôtres et des Prophètes comme étant les fondations de l’Église.

 

«  Vous êtes intégrés dans la construction dont les fondations sont les apôtres et les prophètes, et la pierre d'angle Jésus-Christ lui-même. 21 C'est lui qui assure la solidité de toute la construction et la fait s'élever pour former un temple saint consacré au Seigneur. »

 

Benoît XVI ne sent pas le besoin de faire appel à ces voix chrétiennes qui se font entendre sur l’Église, le monde, la justice, la vérité et surtout sur le bon combat à mener à la suite de Jésus pour que le Royaume et l’homme nouveau deviennent réalité pour tous les hommes dans la plénitude de leur être. Il y a des prophètes qui témoignent comme ce fut le cas de Mgr Romero, de Don Elder Camara, de ces jésuites assassinées en Amérique centrale et de tous les autres, laïcs ou religieux, qui risquent quotidiennement leur vie pour la justice et la vérité. Il eût été intéressant que le Pasteur de l’Église universelle donne la parole à certains de ces prophètes dont la caractéristique principale est de n’avoir les mains liées avec aucun pouvoir. Benoît XVI  a plutôt choisi d’être à la fois apôtre et prophète.

 

En elle (doctrine), s’exprime la mission prophétique des Souverains Pontifes: guider d’une manière apostolique l’Église du Christ et discerner les nouvelles exigences de l’évangélisation. (N. 12)

 

Éduquée par son Seigneur, l’Église scrute les signes des temps et les interprète et elle offre au monde « ce qu’elle possède en propre: une vision globale de l’homme et de l’humanité ». (N.18)

 

Heureusement que le prophète poursuit sa route et témoigne de la Parole de Dieu en discernant également les signes des temps. Il a l’avantage d’avoir l’écoute du peuple qui se reconnaît et reconnaît son sauveur dans ses propos.

 

6.   LETTRE DE L’APÔTRE JACQUES

 

Dans le Nouveau Testament, nous avons le Sermon de Jésus sur la montagne qui nous parle des Béatitudes de justice, de paix, de sincérité, de solidarité, ainsi que la narration du Jugement dernier qui nous donne des indications pertinentes sur le comportement que nous devons avoir les uns envers les autres. Il y a aussi la Lettre de l’apôtre Jacques qui s’est avancé passablement sur la question de la foi et des œuvres. Pour Benoît XVI le développement sans la foi en Dieu ne peut conduire à la fraternité.

 

« La raison, à elle seule, est capable de comprendre l’égalité entre les hommes et d’établir une communauté de vie civique, mais elle ne parvient pas à créer la fraternité. » (N.19)

 

Benoît XVI n’a pas jugé pertinent de mettre en relief cette affirmation en relation avec ce que nous dit l’apôtre Jacques à ce sujet.

 

 « Mes frère, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les œuvres? La foi peut-elle le sauver? Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les œuvres, elle est morte en elle-même, Mais quelqu'un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les œuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres. Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent. Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les œuvres est inutile? » (Jc. 2, 14-20)

 

Oscar Fortin

 

Québec, le 17 juillet 2009

 

http://humanisme.blogspot.com

http://humanisme.over-blog.com



http://humanisme.over-blog.com/article-33946835.html

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:01



La politique des sondages de l'Elysée critiquée par la Cour des comptes


A côté des frais du chef de l'Etat, la Cour des comptes s'est intéressée, dans
son rapport sur la gestion des comptes de l'Elysée, paru jeudi 16 juillet, à la politique de commande des sondages d'opinion. Elle s'interroge notamment sur un contrat signé en juin 2007 avec un cabinet qui a commandé par la suite à l'institut de sondages et d'études OpinionWay plusieurs enquêtes d'opinion, pour 1,5 million d'euros. Des sondages payés par l'Etat et dont les résultats ont pourtant été également publiés par Le Figaro et LCI.


La présidence a ainsi déboursé 392 288 euros en 2008 pour des Politoscope, réalisés toutes les deux semaines, alors que cette enquête était disponible sur les deux médias. « Les comptes-rendus facturés à l'Elysée étaient entièrement disponibles en ligne gratuitement » assure ainsi Yves Rolland, magistrat à la Cour des comptes. Quinze études sur les trente-cinq payées par la présidence ont été également publiées dans la presse, ce qui conduit à « mettre en doute l'intérêt de telles commandes », selon Philippe Séguin, le président de la Cour.


Ces accusations sont contestées par OpinionWay, qui assure sur
son site que les résultats vendus au cabinet contenaient également des questions supplémentaires et « des tris détaillés par catégorie de population des résultats de nos enquêtes publiées, comme le font depuis longtemps la plupart des instituts d'études ». Ce qui justifierait une facturation spécifique : « Cette autre prestation ne correspond donc aucunement aux questions financées par LCI et Le Figaro », assure ainsi le communiqué.


« L'Elysée a peut-être simplement remis le format allégé de nos études au conseiller de la Cour des comptes. Ou bien les CD qui contiennent plus de 60 pages de détail que nous avons remis à Publifact
[le cabinet en contrat avec l'Elysée] ont peut être été perdus » avance Bruno Jeanbart, le directeur des études politiques de l'institut, pour expliquer les constatations de la Cour. Publifact appartient à Philippe Buisson, directeur de la chaîne Histoire (groupe TF1) et conseiller de Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle.


LA SOCIÉTÉ DES RÉDACTEURS
DU « FIGARO » FAIT PART DE SA « CONSTERNATION »


La Cour a remarqué que le contrat avec Publifact avait été passé sans mise en concurrence, pourtant obligatoire, et qu'il avait généré au total cent trente factures en 2008, outre des honoraires mensuels fixes de 10 000 euros pour le cabinet. Le cabinet disposait en effet d'une totale liberté d'appréciation quant aux études et sondages à mener et à facturer, ce qui privait la présidence de tout contrôle. Les services de l'Elysée ont répondu à la Cour des comptes que les relations contractuelles avec ce cabinet avaient été modifiées en mars, avec notamment la règle d'un bon de commande par étude et la limitation du champ d'action à « l'image du président de la République ». « Exclusives et confidentielles (...) ces enquêtes font l'objet de rapport disctinct » assure l'Elysée.


Cette affaire n'arrange pas OpinionWay, un institut déjà accusé d'être proche de la majorité par François Bayrou et la gauche. « Nous sommes ici au cœur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias », a d'ailleurs critiqué la députée socialiste Delphine Batho, proche de Ségolène Royal, dans un communiqué diffusé jeudi soir. « Nous rappelons qu'OpinionWay compte parmi ses clients des acteurs positionnés aussi bien à droite qu'à gauche », se défend pour sa part l'institut.


Au sein du Figaro, le malaise est également palpable. La société des rédacteurs du journal a demandé à sa direction, vendredi 17 juillet, « de mettre immédiatement un terme à ce type de 'coproduction' qui nuit gravement à la crédibilité des titres du groupe ». Dans un communiqué, elle fait part de sa « consternation » après le rapport, dans lequel « il apparaît que de nombreux sondages OpinionWay publiés, notamment, par Le Figaro, sont commandités par la présidence et que certains sont expurgés avant d'être diffusés au grand public ».


Etienne Mougeotte, le directeur du journal, a démenti ‘formellement’ tout financement des sondages par l'Elysée. ‘Le sondage, chaque semaine, est payé par Le Figaro sur la base d'un contrat annuel’, explique-t-il, assurant ne pas avoir l'intention de remettre en cause la collaboration avec l'institut de sondage. Vendredi soir, un sondage OpinionWay réalisé pour
Publifact sur les vœux 2007 de Nicolas Sarkozy était toujours en ligne sur le site du journal, ainsi que l'article reprenant les résultats, qui assure pourtant que le sondage a été réalisé pour le quotidien.


Source :
Le Monde.fr, avec AFP et Reuters



http://sego-dom.over-blog.com/article-33940075.html




Par Delphine Batho


Les Français doivent désormais savoir que lorsqu'ils entendent dans un médias qu'un sondage a été réalisé par Opinion Way, il a peut être été payé par Nicolas Sarkozy. Ce n'est pas Ségolène Royal qui le dit, mais Philippe Seguin.


La note de la Cour des Comptes sur les dépenses de l'Elysée est en effet une invitation à relire les pages 189 et suivantes du livre de Ségolène Royal « Ma plus belle histoire c'est vous » (Grasset), que le chapitre de la note de la Cour intitulé « le cas particulier des études » confirme en tout point.


Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée viole les règles du code des marchés publics quand il s'agit de choisir un cabinet d'études pour un budget de 1,5 millions d'euros sans aucune mise en concurrence.


Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée ordonne la commande et paie directement des sondages par la suite publiés par certains médias, sans doute par générosité et soucis de la trésorerie des organes de presse !


Ainsi, selon son bon vouloir, l'Elysée a une relation sans doute privilégiée avec un institut qui - hasard qui ne doit strictement rien à l'Elysée - a été choisi par une grande chaine de télévision pour la soirée électorale des élections européennes, sans la moindre procédure concurrentielle...


Nous sommes ici au coeur d'un système d'instrumentalisation de l'opinion et de connivence entre le pouvoir, un institut de sondage et certains médias.


Pour que l'information de tous soit complète, nous demandons à l'Elysée de rendre publique la liste précise des 15 sondages payés par la présidence de la République et qui ont été publiés par certains médias. Cela permettrait à coup sûr de revisiter les conditions de déroulement de certains débats publics où des jeux d'influence pervers s'exercent pour manipuler l'opinion.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 04:56

par Frédéric Tumpich


Le parti socialiste, qui dirige 20 régions sur 22, gagne régulièrement les élections locales. Il compte un grand nombre d’élus respectés et compétents mais connaît depuis plusieurs années un important problème de direction nationale. C’est à l’occasion de la présidentielle de 2007 que le divorce entre l’appareil et la base du parti est devenu un fossé. Après les échecs électoraux récents, le PS, laissé aux  mains de ténors ingérables, court désormais le risque de devenir une coquille vide. Une conception fermée et quasi aristocratique de la vie politique, où les décisions se prennent en cénacle restreint et « entre soi », est à l’origine du divorce entre les gens de gauche et l’appareil du parti.


La présidentielle de 2007 inaugurait un système de primaires ouvertes a priori très prometteur. Pour la première fois, ce n’étaient pas les seuls militants qui étaient appelés à voter mais plus largement les sympathisants de gauche. L’idée sous-jacente revenait à abandonner une conception du parti héritée de l’extrême gauche et de la fin du dix-neuvième siècle : celle d’un parti en avance sur la société, un parti montrant le chemin et dont les militants constituaient une avant-garde. Le PS prenait donc acte de l’élévation générale du niveau d’études mais aussi de la circulation beaucoup plus fluide et variée de l’information qui caractérise notre époque. Les militants cessaient d’être une « élite ». Sans avoir nécessairement collé des affiches, assisté à des réunions ou applaudi des discours, les gens de gauche étaient considérés comme compétents pour choisir.


L’idée est revenue comme un boomerang contre la direction du parti avec le choix, par les votants, d’une candidate atypique. D’abord, Ségolène Royal était portée par les médias qui, jusqu’à présent, n’avaient eu peu ou pas d’influence sur la désignation du candidat. La primaire de 1995 entre M. Emmanuelli et M. Jospin, réalisée à huis-clos, n’avait donné lieu à aucun emballement médiatique. Cette fois, en revanche, les médias intervenaient à plein et le fait que Mme Royal soit une femme constituait pour elle un atout incontestable. Considérant qu’il s’agissait d’une intrusion de la « société du spectacle » dans la cuisine interne du parti socialiste, une partie de l’appareil commençait déjà à se crisper.


Plus grave, c’était le cursus honorum implicite du parti, qui se trouvait mis à mal par le choix des militants. En effet, impossible de contester qu’il existait dans la tête des dirigeants socialistes une règle tacite de succession. Ne pouvait prétendre à la magistrature suprême que des personnalités ayant exercé les plus hautes fonctions, premier ministre, ministre des finances ou ministre d’Etat dans un grand ministère. Bien qu’énarque et choisie par la base, Ségolène Royal n’avait pas de légitimité aux yeux du conseil national. Son image positive dans les médias jusqu’au mois de décembre 2006 était même retenue contre elle.


Aujourd’hui, on entend des leaders socialistes qui ricanent publiquement en rappelant l’épisode des débats participatifs –comme si la prise de parole populaire n'était pas le fondement même de la démocratie. D’autres dont le cheval de bataille est que le président de la République ne soit plus issu du suffrage universel. Comptent-ils sérieusement remporter l’adhésion populaire avec pareils discours ?


Le Congrès de Reims a hélas encore montré le peu de cas que l’appareil faisait du choix des militants. La coalition qui a porté Martine Aubry au poste de Premier secrétaire s’est faite contre la règle logique et jusque-là admise de donner la majorité au premier des courants en voix. Le fait de fonder sa candidature sur le refus d’une alliance nationale avec le MoDem, alors qu’elle a elle-même recours à cette alliance dans sa propre mairie, n'a fait que brouiller les pistes…


L’électeur de gauche a changé. Non seulement il est plus informé et plus diplômé, comme l’ensemble de la société, mais il est aussi moins fidèle. Il ne vote plus systématiquement pour le même bord, pouvant très bien aller voir du côté des Verts ou du MoDem. Son adhésion n’est plus automatique. Il compare les programmes mais aussi les personnalités.


Tout se passe comme si les dirigeants du parti socialiste regrettaient cette mutation de l’électeur. Certes, Voltaire ne voulait pas que son perruquier se mêlât de politique mais même s’il reste une icône universelle digne du plus grand respect, l’hôte de Ferney, vivait plus d’un siècle avant Jules Ferry. Nous, plus d’un siècle après.


Le manque de confiance dans l’intelligence de l’homme de la rue n’est-il pas la marque d’un parti sclérosé qui n’a plus grand-chose de progressiste ?  La confiance en l’électeur et son corollaire, le respect absolu du choix des militants, sont la pierre angulaire de toute refondation crédible.


Source :
Le Monde

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 03:55

Reste du Mur de Berlin, 2004

Wikipedia.org

FR2, des soirées à thèmes très particuliers..

par Eva R-sistons


Il me semble avoir compris que FR2,
toujours à la recherche de bonnes idées
(qui bien entendu valoriseront ses préférés,
Sarkozy, les libéraux, les Américains, les Israéliens..)
programmerait à la rentrée des soirées à thèmes,
avec, tenez-vous bien, comme animateurs,
Marie Drucker la soubrette des marchands d'armes,
Yves Calvi le spécialiste des faux débats,
et Delahousse le maître de la désinformation,

hé, hé, ça nous promet de belles soirées en perspective,
et pour commencer, un joli théma

sur la chute du Mur de Berlin,

charmante occasion, certainement, 
pour taper sur le système communiste
(au cas où, vous l'aurez compris
car vous êtes intellligent, il viendrait à l'esprit
d'un déçu de la mondialisation heureuse
de regarder du côté des expériences soviétiques)
et rassurez-vous, le joyeux trio
trouvera mille prétextes pour discréditer
l'Opposition, les non-alignés, les Systèmes alternatifs,
et bien sûr l' Iran, si différent et.. si riche en pétrole,
faut bien nous préparer, comme dit la Marie (Drucker),
à mourir pour Israël, pardon pour la France...
mais comment peut-on faire des lapsus pareils ?
Non, non, juré, promis, trop peur d'être taxée
d'antisémitisme, pour un oui, pour un non,

allons les veaux, entre deux matches de foot
voici de quoi former vos pensées
dans le sens des désirs de l'Elite
qui programme... la mondialisation si bienheureuse !

Allons z'enfants de la Patrie
nous enrôler pour les belles guerres permanentes,
allons sans murmure travailler en Inde pour 80 euros par mois,
allons le coeur joyeux vers nos destins d'asservis
aux maîtres du monde !

Calvi, Drucker et Delahousse
seront là pour égayer nos soirées,
pour nous apprendre à penser comme il faut,
pour faire de nos de doux moutons bêlants,
allez la vie est belle,
toujours plus belle,
sur FR2 télé de désinformation ultra-sioniste ! 

Eva dont la curiosité est aiguisée par tous ces nouveaux programmes,
qui nous parleront du passé, ou de la Shoah,
ou du joyeux présent (surtout pas des méfaits du capitalisme, chut !
ni des guerres juteuses pour les multinationales),
ou de l'avenir radieux avec le Nouvel Ordre Mondial,
et même des extra-terrestres !

Youpi, elle est pas belle la chaîne FR2 du service 
très privé des sionistes et des marchands d'armes ?




 

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 03:30



Bilderberg 2009


Jamais aucun journaliste n'interviewe les membres de l'Elite, de l'Oligarchie des maîtres du monde, pour savoir ce qu'ils ont dans la tête.

Alors à défaut, puisqu'on ne parle jamais des salopards qui programment le malheur de l'humanité, moi je vais dire deux mots sur eux. Et je bride ma colère ! Bienséance oblige... Eva R-sistons

Ci-joint un petit texte que j'ai écrit à l'instant sur un blog confidentiel que j'ai en Belgique...

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7152043/proces-de-lelite-crapuleuse 


Procès de l'Elite crapuleuse

L'Elite auto-proclamée !

Et parce que ceux qui la composent sont bourrés de fric à ne savoir qu'en faire, ou parce qu'ils sont "bien" nés (rois, reines...), ils se croient tout permis, même d'avoir, sans être élus, le droit de vie et de mort sur chacun de nous ????

Je voudrais juste leur dire ceci:


Vous programmez à volonté crises, faillites, conflits, pandémies, tremblements de terre, guerres, pour ne citer que ces exemples


Vous êtes les maîtres du monde, au point d'exercer une surveillance de tous nos faits et gestes ou de décider qui doit vivre et qui doit mourir,


est-ce qu'il vous est arrivé une fois de vous poser deux questions:


- est-ce que les gens pâtissent de vos politiques monstrueuses ? Et si oui, cela ne vous fait-il aucun effet qu'à cause de vos folies, chimiques, nucléaires, ou délocalisations, casse sociale etc, cela ne vous fait-il aucun effet de savoir qu'à cause de vous, des milliards d'hommes, de femmes, d'enfants et d'animaux souffrent ???? De la pauvreté, de la faim, des guerres, de l'absence de travail, des problèmes climatiques etc etc


- est-ce que le monde créé par vos soins est beau, vivable, agréable ? Et si non, cela ne vous fait-il rien ???


Moi je vois partout pleurs, tragédies, ruines, dislocations, misère... et je vois un mode complètement fou, où certains gagnent en 5 mn autant que d'autres en une journée, et cela s'accentue, je vois des finances folles, des politiques totalement contraires aux intérêts des citoyens, des inégalités qui se creusent, des armées privées qui ne répondent plus de leurs actes, des contrôles généralisés, des dictatures qui s'implantent partout, des médias qui mentent, des animaux enfermés et qui ne peuvent même plus bouger, des conflits créés artificiellement, des états souverains qui disparaissent, des mégapoles infectes se dresser partout, des paysans chassés de leurs terres, des forêts qui brûlent, d'énormes fumées, des aliments qui rendent malade, des produits qui aggravent les problèmes de santé, des OGM qui pervertissent tout, des maladies artificielles ou qui ne peuvent plus être soignées avec des méthodes douces, je vois des guerres préventives, permanentes, avec des armes de destruction massive, je vois des chocs de civilisations, je vois des gros délinquants impunis et des petits délinquants harcelés, je vois des hordes de réfugiés chassés de partout, je vois qu'il y a de moins en moins de travail, et de plus en plus de robots, je vois des cages à lapins, je vois, je vois... je vois partout l'horreur !


Je vais vous faire une confidence: J'ai chez moi un tableau représentant le poulailler de mes parents. Il est plus grand qu'un appartement d'aujourd'hui ! A deux étages ! Et devant, je vois des poules en liberté, heureuses... je me souviens aussi qu'il y avait des gares partout, avant.... Dites, pourquoi ce qui était possible avant, ne l'est plus aujourd'hui ???? Dites, pourquoi ce monde, aujourd'hui, est-il invivable à cause de vos politiques insensées ?


Alors, quand vous vous regardez le matin dans la glace, après avoir programmé tous les malheurs de l'humanité, que vous dites-vous ???

Moi je sais ce que vous voyez dans votre miroir : le visage d'un monstre.


Et je sais qu'il aura l'éternité pour se repentir de tous ses crimes...


Eva R-sistons à l'Elite crapuleuse de Bilderberg et autres cercles de psychopathes


Derniers titres :

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20090614 (l'UE)

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20090525 (Des criminels..)

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20090512  (USA dingue)

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20090219 (colère peuples)




L' Elite... crapuleuse !

Un spécimen...

A quand un Tribunal de Nuremberg ????



http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/post/7152043/proces-de-lelite-crapuleuse
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 03:15



Commentaire reçu.

La presse locale n'a pas parlé de ce "fait divers" là.

Et pourtant, il fait honneur à notre nation républicaine.

Je me substitue donc aux journalistes défaillants.

Eva R-sistons à l'intolérable



Malheureusement cette face de notre fête nationale que les médias montrent le plus et tu as raison, Eva, de nous en donner la cause. Il reste cependant dans le coeur de certains le souvenir que le 14 juillet est une commémoration de la Fête de la Nation, elle-même ayant fêté la prise de la Bastille, symbole de notre Révolution et de la fin de l'Ancien Régime monarchiste de droit divin. C'était le début d'une longue marche, difficile et cahotique vers la République. Pour moi, qui ai éteint toute la journée télévision et radio (sauf radio libertaire..), aujourd'hui c'était la Fête de la République. J'avais vraiment envie qu'elle soit vraiment réussie en tant que telle, après tous les coups reçus ces dernières années
par notre constitution, nos institutions, les symboles
et valeurs fondamentaux républicains. 
C'est alors que se sont amoncelées les annonces d'ouvertures de centres commerciaux et de magasins. Quoi ? Tandis que notre République est bafouée chaque jour par cette dictature "douce" ou "rampante" qui se met en place, on banalise notre fête républicaine ! Je dis mon indignation à quelques personnes plus jeunes et elles me répondent :" Bof, pour moi,
cela n'a pas beaucoup d'importance."
Ma commune, qui a pourtant organisé plusieurs bals et un magnifique feu d'artifice le 13, a annulée la cérémonie officielle autour de l'Arbre de la Liberté. Pourquoi ? De peur que personne n'y vienne... Ah, les temps sont durs.
Alors, la rage m'a prise et, en bonne militante handicapée que je suis, cet après-midi je suis partie toute seule installer un fauteuil pliant devant l'entrée principale du Carrefour de ma ville et j'ai tenu sur mes genoux une affiche "faite maison" avec la phrase "L'ouverture le 14 juillet insulte notre République", décorée de mon badge de la Ligue des Droits de l'Homme et du Citoyen.
Cela a failli mal se passer avec des employés du service d'ordre, qui ne faisaient que leur travail. Ils ont appelé la police. Il y a eu un peu de bousculade contre un citoyen qui me défendait. J'ai eu un peu peur pour lui, mais je suis restée calme, souriante, affichant mon droit fondamental à la liberté d'expression et bien protégée par ma gentille béquille de toute brutalité. Je me suis amusée aussi à faire un peu d'humour avec les responsables qui voulaient absolument m'amener discuter dans un bureau devant une bonne tasse de café. Je n'étais pas venue pour cela, mais pour être efficace au maximum de mes possibilités. J'avais décidé de rester jusqu'à 17heures et, forte de mon bon droit, c'est ce que j'ai fait. Ce fut un après-midi bien rempli et je crois que j'ai rendu hommage et dignité à notre fête nationale républicaine.
R-sistons. Je t'embrasse, Eva.

Commentaire n° 1 posté par Danièle Dugelay


                            http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-33799813-6.html#anchorComment 

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 01:10




Vous avez aimé Sarkozy "A visage découvert sur France V" ???


"Journalisme" à plat ventre sur France V..

interview de Sarkozy

en toute indépendance !!!!

(voir précédent article)

alors, vous n'aimerez pas cette parution.

Car maintenant, voici le vrai Sarkozy,

vu par le talentueux Laplote,

un Sarkozy que la télé aux ordres ne vous montre pas !!!



 



Vous en voulez une autre ?


 

Sarkozy tel qu'en lui-même...

immensément.... petit !

Eva R-sistons au p'tit Président !



http://laplote.over-blog.fr/

Nicolas Sarkozy statuette






A commander à :
http://www.abseditions.com/
ou en librairie. Pour Haute Savoie : VIRGIN Archamps,
librairie PREFACE Bonneville, librairie CEDILLE Cluses,
librairie MAJUSCULE Annemasse Thonon, FNAC Annecy,
librairie JJ ROUSSEAU Chambéry...


Les Zozolympiques


En rayons : FNAC ANNECY



http://laplote.over-blog.fr/



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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 08:39
publié par roland (Dazibaouebmaster) Hier 08H15



avdSarkozy "À visage découvert" sur France 5

Office de radio-télévision sarkozyste

Par Olivier Bonnet (Plume de Presse)

Peut-on tomber plus bas ? On a honte pour sa profession quand on regarde, médusé, l’hallucinant portrait-entretien avec Nicolas Sarkozy réalisé par deux journalistes, Bernard Vaillot (à gauche ci-contre) et Christian Malar, orienté sur la politique étrangère et diffusé le 13 juillet dernier sur France 5 sous le titre d’À visage découvert. Jugez plutôt.

« D’où vous vient cette énergie permanente ? »

« L’homme a des ambitions qu’il cherche à imposer quitte à provoquer la rupture avec les habitudes et les consensus. Ses armes essentielles : la volonté et une force de persuasion peu banale. »

« Convaincre, séduire, argumenter, déjà, il aime ça passionnément. »

« La mairie de Neuilly, personne n’y croyait, même pas sa famille. Et pourtant, il l’emporte. »

« Il est désormais à la tête de l’État et, comme d’habitude, ce n’est pas pour faire de la figuration. Le mot d’ordre est toujours le même : action et obligation de résultats. »

« Pour lui, on ne fait jamais assez. Il est très exigeant à l’égard de lui-même, à l’égard de ses collaborateurs. »

« C’est surtout la présidence européenne qui le révèle. » « Oui, et je dirais même plus, je crois qu’en six mois Nicolas Sarkozy acquiert une véritable dimension internationale. Et, à l’époque, le contexte n’est pas facile. » « Tu vois, comme dit le proverbe, c’est souvent dans la difficulté que les hommes se révèlent. »

« La France artisane de l’Europe ! La France présidente de l’Europe ! À l’échelle européenne comme sur le plan national, Nicolas Sarkozy applique sa technique : faire bouger les lignes et jouer l’ouverture. (...) N’empêche, pour une fois, l’Europe a joué un rôle. La présidence française a bousculé les vieilles habitudes de l’Union, brisé les règles du protocole. Une Europe qui agit : la stratégie est payante et saluée par les Vingt-Sept. »

pravda5« Alors, pour rassurer et convaincre les États-Unis de laisser l’Europe construire sa défense, la France réintègre les structures de commandement de l’Otan et, en gage de bonne volonté, Nicolas Sarkozy envoie 700 militaires supplémentaires en Afghanistan. » « Le général de Gaulle avait claqué la porte en 66, tu sais ? » « Oui mais depuis, la situation était devenue très hypocrite : on participait à tout mais on n’avait pas le droit à la parole. » « OK. Alors aujourd’hui on est complètement à l’intérieur de l’Otan et on a notre mot à dire. »

« Il obtient la libération des infirmières bulgares, il tente de convaincre les Farc de relâcher Ingrid Betancourt. En fait, il essaie de mettre en pratique une de ses ambitions affichées pendant la campagne électorale, à savoir : la défense des Droits de l’Homme. »

« Nicolas Sarkozy est donc un homme aux ambitions multiples et, pour les réaliser, il affiche une volonté tenace et s’inscrit dans une action permanente. »

Non contents de reprendre à leur compte le discours sarkozyste sur tous les sujets abordés, récitant l’évangile l’UMP, Malar et Vaillot donnent la parole à des intervenants tous élogieux vis-à-vis de Sarkozy : Tony Blair, Gordon Brown, Angela Merkel (« Un homme politique très courageux qui va droit au but et qui ne perd pas son temps. »), Henri Guaino, Jacques Barrot et Claude Guéant. Pas un seul opposant au chef de l’État ne s’exprime, tout simplement comme si son action était si incontestable qu’il n’existait aucun interlocuteur susceptible de le critiquer. Ce que le blog Fariboles et calembredaines, à qui nous empruntons l’illustration Pravda 5 ci-dessus, résume ainsi : "Chaîne de la connaissance, France 5 a fait preuve avec ce film d’une louable volonté pédagogique, puisque nos deux journalistes se sont également appliqués à nous expliquer pourquoi le retour dans l’Otan c’est bien, pourquoi la présidence française de l’UE c’est la mieux de toute l’histoire, pourquoi le rapprochement avec les USA c’est bien, pourquoi l’Union pour la Méditerranée c’est bien, bref, pourquoi tout ce que fait notre président, c’est bien. Et même qu’en plus, c’est un gars formidable. La preuve, Tony Blair, Gordon Brown, Angela Merkel, Henri Guaino et Claude Guéant ne cessent de nous le répéter." Quant à Sarkozy lui-même, il profère deux énormités invraisemblables sans que nos deux àplatventristes ne disent mot. « Je ne dis pas que le Proche et le Moyen Orient ont besoin de démocratie mais de diversité », ose-t-il. Ben oui, pensez donc, la démocratie pour les Arabes ? Mais où va-t-on ? « Les États-Unis sont la première puissance démographique du monde.  » A-t-il jamais entendu parler de la Chine ?

logoSamuel Gontier, pour Télérama, se livre à une charge féroce autant que jubilatoire contre le pathétique exercice de ceux qu’il nomme Dupond et Dupont : "ils n’emploient jamais les mots « intelligence », « réflexion », « génie », ni les expressions « fleuve de la pensée », « petit père du peuple », « dieu vivant ». C’est dire la violence de leur pamphlet. (...) Monsieur de Carolis (président de France Télévisions, NdA), je sais que, en vertu des pouvoirs qui vous sont conférés, vous ne dédaignez pas porter plainte contre vos salariés. Aussi, je vous supplie de dénoncer Dupond et Dupont à la police et de remettre la vidéo de leurs méfaits à la justice. Faites vite ! Avant qu’ils demandent l’asile politique à la Corée du Nord pour réaliser le portrait de Kim Jong-il." Reste à vous livrer le verbatim de la conclusion de cet épisode d’À visage découvert, sous la forme d’un ultime dialogue entre les deux "journalistes" : "Finalement, ce qui est frappant avec Nicolas Sarkozy, c’est... il a un peu changé quand même, attaque Vaillot, lui qu’on connaissait plutôt accessible, direct, on a l’impression aujourd’hui qu’il prend un peu plus de distance, un peu plus de hauteur. C’est une manière de se protéger des médias tu crois ?" dupond dupontRéponse de Malar : "Non, je pense qu’il a pris conscience de son rôle, de la fonction qu’il incarne, bref, j’ai quand même le sentiment qu’il s’est présidentialisé". Vaillot rebondit : "En tout cas, ce qui n’a pas changé, ce sont ses ambitions, elles demeurent les mêmes. Maintenant, est-ce que durant les trois années qu’il lui reste, il aura le temps de tout réaliser ?" Le mot de la fin à Malar : "Hé, qui te dit qu’il n’y aura pas un deuxième mandat ? Ça..." (vidéo en ligne ici) On a l’impression que pour lui, ça ne fait guère de doute. France 5 aura en tout cas fait son possible pour aider le président dans cette entreprise. Interrogé par le Journal du dimanche, un "responsable du service public audiovisuel, qui a souhaité conserver l’anonymat", accuse : "Patrick de Carolis veut donner des gages de bonnes conduites de sa maison. Il n’a pas encore renoncé à conserver son poste, donc il fait tout pour redresser la barre et montrer au pouvoir en place qu’il peut être un allié plutôt qu’un ennemi." Et Benoît Hamon, porte-parole du PS, ne décolère pas, dénonçant une "hagiographie digne d’une république bananière" et un "service public audiovisuel qui est purement et simplement mis au service de la communication politique du président". Face à cette ô combien légitime critique, Malvar ne se démonte pas : "A-t-il un regret sur le contenu de documentaire ?", lui demande le JDD. "Oui, l’interview n’a duré que 30 minutes au lieu de 45". Et le pluralisme, la diversité des points de vue qu’un journaliste faisant correctement son métier se doit de présenter ? Le chef du service Étranger de France 3 (et oui !) s’asseoit royalement dessus. Et au final, le service public a osé diffusé un programme si caricaturalement partisan en faveur du Pouvoir qu’on le croirait sorti tout droit de la chaîne de télévision unique d’une quelconque dictature. Affligeant, mais guère surprenant : nous vous annoncions en mai 2008 le retour de la télé d’État.

Pour reprendre enfin la conclusion de nos deux compères, espéront pour eux qu’ils ont raison et que Sarkozy fera bien un second mandat. Parce que sinon, Vaillot et Malar devront être tondus à la libération !


Source: Plume de Presse

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4953

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 08:22
publié par roland (Dazibaouebmaster) le 14/07/2009 08H17

Par B.MODE (Ruminances

)

Ruminances



Les célébrations du 14 juillet ne sont jamais des moments palpitants. Voir défiler au pas cadencé les forces armées diverses et variées, de la légion étrangère à la deuxième DB, reste un interminable moment d'ennui. Subir les explosions des feux d'artifice et autres pétards n'engendre guère plus d'enthousiasme. Ecouter la traditionnelle allocution présidentielle ne passionne pas plus votre serviteur. Et que dire de la grand messe qu'est le concert géant qui ponctue ces cérémonies ?


Comme l'an dernier, la traditionnelle allocution présidentielle n'aura pas lieu. Sarkozy ne fait rien comme tout le monde. Dans son immense générosité, il a accepté de répondre aux questions “embarrassantes” des journalistes Christian Malar et Bernard Vaillot pour leur émission A visage découvert sur France 5. La dite émission a été diffusée hier. Les deux extraits ci-dessous montrent bien le ton éminemment polémique de cette parodie d'interview. Ce n'est en fait qu'une série de questions complaisantes destinées à valoriser son altesse sérénissime. Le tout ponctué par un dialogue entre les deux prétendus journalistes qui n'ont de cesse de cirer les pompes de qui vous savez. Avec en prime, des louanges tressés par Angela Merkel et par Tony Blair à la gloire de l'omnipotent. Benoît Hamon a protesté contre cette émission, dénonçant “un portrait hagiographique, digne d'une république bananière“.


Ceci augure bien de ce qu'est en train de devenir le service public audiovisuel. Une machine de propagande au service du pouvoir. Et encore de Carolis, le “rebelle” président de France télévision, n'a pas encore été remplacé. On n'ose imaginer ce que sera la future Pravda hexagonale. Dans un autre registre, Sarkozy a imposé Hallyday pour le traditionnel concert gratuit. Le coût de la manifestation est estimé à un million d'euros dont la moitié environ devrait aller dans la poche du chanteur pas si abandonné que cela. Il s'agit évidemment de l'argent du contribuable, c'est à dire le vôtre, le mien. Paradoxal quand on sait que Johnny touche habituellement 200 000 euros par concert et qu'il s'est établi en Suisse pour ne pas payer d'impôts…


En Sarkozie, on récompense les exilés fiscaux ?


Vidéos sur le site

Source:
Ruminances

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4924





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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 08:09
Chine et la violence au Xinjiang
Comment peut-on comprendre la violence au Xinjiang ?
par
Peter Franssen

À Urumqi, capitale de la province du Xinjiang, dans le nord-est de la Chine, il y a eu 156 tués. Cela s’est passé lors d’une émeute qui a duré trois jours et qui a éclaté à l’occasion de la mort de deux travailleurs ouïgours du Xinjiang, qui travaillaient dans une usine de la province méridionale du Guangdong. Ils ont perdu la vie au cours de troubles ayant éclaté suite à une fausse rumeur accusant des Ouïgours d’avoir violé deux femmes. À Urumqi, des jeunes Ouïgours se sont « vengés » en allumant des incendies et en commettant des homicides à travers la ville. La population chinoise est sous le choc de ces événements horribles.

Une femme monte dans un bus avec son bébé sur les bras. Un jeune Ouïgour la maintient immobile et fracasse le crâne du bébé à coups de pierre. Un groupe de quinze à vingt personnes s’en prend à un cycliste et le tabasse à mort à coups de pied. Un autre groupe tente de faire la même chose avec un couple de personnes assez âgées qu’il a sorties d’un taxi. Des passants parviennent à emmener le couple. Un commerçant veut fermer sa boutique quand il voit une dizaine de jeunes armés de couteaux, de bâtons et de pierres envahir sa rue. Il n’a pas le temps de se mettre à l’abri que les jeunes le poussent à l’intérieur et boutent le feu au petit bâtiment. Une autre bande empêche le passage d’un bus. Les passagers doivent s’enfuir pour rester en vie. Deux d’entre eux n’y arriveront pas – ils mourront dans la rue.

Il y a des dizaines d’histoires et de témoignages de ce genre. L’horreur en plein jour. Aux États-Unis, Rebiya Kadeer tente de rejeter la faute sur le gouvernement chinois, « car la police et l’armée sont intervenues de façon particulièrement répressive ». Kadeer dirige le World Uyghur Congress (Congrès international ouïgour - WUC), une coupole d’organisations qui veulent que la province du Xinjiang se détache de la Chine. Mais madame Kadeer est loin de faire l’unanimité. Il y a trop de photos et de films qui montrent comment de jeunes Ouïgours ont sur la conscience ces morts violentes.

B. Raman, un ancien secrétaire du gouvernement de l’Inde, est très bien informé et écrit sur son blog : « Les rapports émanant de la ville montrent comment les troubles ont commencé par une manifestation d’Ouïgours dont on sait qu’ils sympathisent avec le WUC. Peu après le début de la manifestation, celle-ci a été rejointe par des intégristes musulmans loyaux au Mouvement islamiste du Turkestan oriental, une organisation liée à al-Qaïda. Tout de suite après, les violences ont éclaté contre les Chinois han. »

Comment peut-on comprendre une telle débauche de violence ?

La province du Xinjiang et l’Asie centrale

La province du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, couvre un sixième du pays. Elle est deux fois plus vaste que le Pakistan et sa densité de population est très faible : 20 millions de personnes à peine y vivent, dont 8 millions d’Ouïgours. En Chine, il s’agit d’un groupe ethnique minoritaire, apparenté aux Turcs. Le pays compte 55 minorités ethniques. La plupart des Ouïgours sont musulmans.

Le Xinjiang est limitrophe de six pays où l’on trouve une forte majorité musulmane : l’Afghanistan, le Pakistan, le Kazakhstan, la Kirghizie, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan. En compagnie du Turkménistan, ces quatre derniers pays forment le groupe de cinq pays de l’Asie centrale qui, jusqu’en 1991, ont fait partie de l’Union soviétique et constituent un pont entre la Chine et la Russie.

Depuis 1759, la province du Xinjiang a appartenu à la Chine sans interruption, sauf entre 1932 et 1934 et entre 1944 et 1948, quand, en raison de la guerre, le pays avait été frappé par le chaos.

Dans cette province du Xinjiang, les gens d’origine ouïgoure constituent 45 pour cent de la population. Les Chinois han, le plus important groupe de population de la Chine, représentent 40 pour cent. Les 15 pour cent restants sont composés d’autres groupes ethniques minoritaires, comme les Chinois hui.

Xinjiang est sans doute la province la plus vulnérable du pays. Elle a 5.000 kilomètres de frontières communes avec des pays qui sont tout, sauf stables. Depuis trente ans, les États-Unis essaient d’assurer leur contrôle sur cette région. C’est pourquoi, depuis 1979, la guerre y sévit en permanence. Celui qui dominera cette région dominera en même temps le bas-ventre de la Russie et, plus important encore, le chaînon entre l’Europe et l’Asie. L’Afghanistan, le Pakistan, la province du Xinjiang et les cinq républiques de l’Asie centrale sont cruciales pour le contrôle de la région du monde la plus vaste, la plus riche et la plus peuple : l’Eurasie.

En 1997 est sorti aux États-Unis un bouquin qui a fait beaucoup de bruit. Il a été rédigé par Richard Bernstein et Ross Munro et s’intitule « The Coming Conflict with China » (Le conflit à venir avec la Chine). À la page 5, on peut lire ceci : « Depuis un siècle déjà, les États-Unis tentent d’empêcher qu’un seul pays asiatique puisse dominer la région. C’est précisément ce que la Chine est occupée à faire aujourd’hui. Les intérêts américains sont ici en jeu. »

Le vieux stratège américain Henry Kissinger déclarait, deux ans plus tard : « Le domination sur l’une des parties eurasiatiques – l’Europe et l’Asie – par un seul pays constitue un danger stratégique pour les États-Unis. Car, ainsi, ce pays aurait la capacité de dépasser les États-Unis économiquement et militairement. Et, quoi qu’il en soit, nous devons combattre ce danger. »

Un autre vieux briscard dans ce domaine n’est autre que Zbigniew Brzezinski. Il est aujourd’hui conseiller du président Barack Obama. Dans son fameux ouvrage, « Le grand échiquier », il écrit : « Tous les défis politiques et économiques potentiels de l’Amérique sont eurasiatiques. »

Dans une interview accordée à l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur, Brzezinski admettra en 1999 qu’en 1979, lui et le président Jimmy Carter avaient provoqué la guerre de l’Union soviétique en Afghanistan. Brzezinski : « C’était quand même une idée brillante ! Les Russes sont tombés dans le piège afghan et vous voudriez que j’en éprouve du regret ? »

Trente ans et des millions de morts plus tard, on peut regarder en arrière. La guerre contre l’Afghanistan a été le début d’une cascade de conflits : la guerre contre l’Union soviétique, la lutte post-djihadique pour le pouvoir en Afghanistan, la guerre civile au Tadjikistan, l’agitation terroriste en Asie centrale, dont la province chinoise du Xinjiang reçoit également sa part.

Le terrorisme, l’arme des Américains

L’« idée brillante » de Brzezinski consistait dans le soutien militaire et logistique de ceux qui, plus tard, deviendraient les Taliban et qui, aujourd’hui, s’appellent toujours « al-Qaïda ». Le Nouvel Observateur posait à Brzezinski la question que voici : « Mais vous avez soutenu l’intégrisme musulman. Vous avez donné des armes à de futurs terroristes. Vous n’en éprouvez aucun regret ? » Réponse de Brzezinski : « Et pourquoi donc ? Qu’est-ce qui s’avérera comme la chose la plus importante, dans l’histoire : les Taliban ou l’effondrement de l’empire soviétique ? »

La tactique des Américains consistait donc à armer les intégristes musulmans. Non seulement en ne tenant pas que l’Afghanistan à l’œil.
En 1999, l’écrivain et spécialiste de l’islam Dilip Hiro résume la chose dans le journal The Nation : « L’intention est de créer un mouvement qui, avec un mélange de nationalisme et d’extrémisme religieux, doit être en état de gagner toute l’Asie centrale. » À partir du milieu des années 80, pour accélérer ce processus, des unités de moudjahidine quittent l’Afghanistan pour gagner les républiques voisines de l’Ouzbékistan et du Tadjikistan. On peut le lire à la page 170 de l’ouvrage très encensé, « L’ombre des Taliban », d’Ahmed Rashid. Les Américains confient la direction de cette opération à Gulbuddin Hekmatyar, un proche ami d’Osama Bin Laden.

Leur mission : déstabiliser via des attentats terroristes. Dès la fin des années 80, c’est ce qui se produit aussi dans la province chinoise voisine, le Xinjiang.

Un terrorisme n’est pas l’autre

Le revue Terrorism Monitor écrit, le 21 avril 2005 : « Il y a suffisamment de preuves pour affirmer que, dès le début des années 90 jusqu’à nos jours, un puissant cocktail de drogues, d’extrémisme islamiste et d’armes a pénétré au Xinjiang via l’Afghanistan, l’Asie centrale et le Pakistan. » On peut en lire les retombées dans la revue China Brief en avril 2004.
Le spécialiste russe de l’Asie centrale, Igor Rotar, y écrit : « Dès le début des années 90, un puissant mouvement séparatiste clandestin est actif ; il a commis un très grand nombre d’attentats et d’attaques militaires, tels les attentats à la bombe contre des bus à Kachgar, en 1990, et dans la capitale Ouroumtsi, en 1992, un attentat militaire à Barin, en 1990, un soulèvement à Khotan, en 1995. En 1997, à Inin, ont éclaté des combats de plusieurs jours contre la police antiémeute : 55 Chinois et 25 Ouïgours y ont perdu la vie. » Après l’émeute d’Inin, des bombes ont explosé jusque dans la capitale Beijing.

En décembre 2000, l’armée chinoise essaie de neutraliser les cellules terroristes clandestines. À la frontière entre le Pakistan et le Xinjiang, elle arrête 200 militants lourdement armés.

En avril 2001, à Kachgar, des terroristes tranchent la gorge du procureur et de sa femme. Le même mois encore, suit un attentat à la bombe dans une usine. En janvier 2005, 11 personnes perdent la vie dans un attentat à la bombe contre un bus, à Karamay. Au cours des mois précédents les Jeux Olympiques de 2008, divers attentats font 39 morts. Les terroristes font circuler une vidéo dans laquelle ils revendiquent la responsabilité d’un attentat à la bombe contre deux bus à Shanghai, d’un attentat contre un poste de police à Wenzhou, d’un autre encore contre une usine à Guangzhou et de deux autres enfin contre deux bus à Yunnan.

Assez bizarrement, les États-Unis ne sont pas trop chauds dans leur soutien à la lutte des Chinois contre le terrorisme. On pourrait penser, après les attentats contre les tours jumelles du WTC, en 2001, que les Américains vont considérer la lutte contre le terrorisme comme une priorité absolue et qu’ils vont aider la Chine en conseils et en actes, d’autant que les liens sont confirmés entre al-Qaïda, les Taliban et le terrorisme au Xinjiang. Mais ce n’est sans doute pas ainsi que va le monde. Dans un passé récent, les Américains ont engagé des terroristes en tant que pions sur leur échiquier. Les terroristes ont été très utiles en Afghanistan, dans les années 80. Pourquoi ne pourraient-ils plus l’être aujourd’hui en d’autres endroits de la planète ? Le président Ronald Reagan disait des intégristes musulmans qu’ils étaient des combattants de la liberté. Bush les a traités de terroristes. Pour les Américains, ils peuvent très bien redevenir des combattants de la liberté mais, dans ce cas, au Xinjiang.

En décembre 2002, le vice-ministre américain Lorne Craner déclare : « La lutte contre le terrorisme ne doit pas être un alibi pour des violations des droits de l’homme, comme la Chine en commet au Xinjiang. » Voilà ce qui sort de la bouche d’un vice-ministre dont le gouvernement organise des camps de torture et met sur pied des tribunaux militaires ! En fait, Craner voulait mettre les Chinois en garde : « Doucement, avec la lutte contre le terrorisme. » Francis Taylor, le coordinateur du terrorisme au ministère américain des Affaires étrangères, disait même, en décembre 2001 : « Les aspirations économiques et sociales de la population en Chine occidentale ne répondent pas nécessairement à l’appellation de terrorisme et doivent plutôt se résoudre politiquement que par des méthodes contre-terroristes. » Au Xinjiang, entre 1985 et la date de ce discours, les attentats avaient fait 200 morts. Manifestement, aux yeux du gouvernement américain, un terrorisme n’est pas l’autre.

C’est ce qui est apparu une fois encore avec le dossier de 22 Ouïgours arrêtés en Afghanistan. Cela s’est passé en 2002 et 2003, après l’invasion de l’armée américaine en Afghanistan. Après leur arrestation, les 22 hommes ont été transférés à la prison de Guantanamo. Là, il s’est avéré qu’ils avaient été formés militairement dans des camps d’al-Qaïda. Cinq ans plus tard, les 22 hommes ont été libérés. Parce que – dixit le commandement militaire américain – ils ne constituaient aucun danger pour les États-Unis. « Ils n’ont pas été formés pour combattre notre pays », a-t-on dit. Très juste. La Chine a demandé avec insistance et à plusieurs reprises qu’on lui livrât ces 22 hommes. Les Américains ont refusé. Les autorités chinoises ne sauront donc pas qui les a recrutés, ni comment ni où, au Xinjiang, ni quels liens ils ont dans la province, ni ce qu’ils avaient l’intention de faire à l’issue de leur entraînement militaire en Afghanistan…

Notre peuple d’abord

La principale organisation terroriste est l’East Turkestan Islamic Movement (Mouvement islamiste du Turkestan oriental - ETIM). L’ETIM n’est pas seulement intégriste musulman. L’organisation lutte également pour la sécession du Xinjiang, qu’elle désigne du nom de Turquie orientale. L’ETIM s’oppose à la « hanification de la Turquie orientale », visant ainsi la présence des Chinois han. L’idéologie raciste de la sécession, c’est celle de « notre peuple d’abord ». On rencontre la même idéologie chez le dalaï-lama, qui se bat pour un Grand Tibet débarrassé de la présence des Chinois han.

Depuis le développement économique qui, voici trente ans, a connu une accélération plus élevée, la part des Ouïgours dans la province du Xinjiang diminue. Bien d’autres Chinois se rendent dans cette province parce qu’on y trouve d’importantes réserves de pétrole, de gaz et de minéraux. Les Chinois han qui y débarquent sont tenus à la politique d’un seul enfant voulue par la Chine. À l’instar des autres minorités, les Ouïgours, eux, peuvent avoir plusieurs enfants. C’est l’une des formes de discrimination positive dont ils font l’objet. Pourtant, leur proportion dans la population baisse. L’exploitation du pétrole et du gaz dans la province et, depuis peu, la mise en place du secteur de l’énergie verte requièrent un savoir-faire technique que les Ouïgours ne maîtrisent pas. C’est également le cas pour l’énorme infrastructure dont cette économie a besoin. La révolution économique a débuté voici trente ans sur la côte est de la Chine. Aujourd’hui, elle gagne les confins les plus éloignés du pays – Urumqi est à 4.000 kilomètres de Beijing – et ses vecteurs sont la formation et l’expérience qu’on acquiert dans l’est. La revue China Brief écrit par la plume d’Ahmad Lutfi que cette évolution est inévitable à moins qu’on ne veuille paralyser le progrès économique et la hausse du niveau de vie.

Les autorités essaient de protéger la culture des Ouïgours : ils reçoivent un enseignement dans leur propre langue et, à tous les niveaux de pouvoir, ils sont assurés d’avoir des représentants, ils ont leurs propres journaux, leurs chaînes de radio et de télévision dans leur propre langue…

L’estoc de l’épée

Mais, comme partout où des gens coexistent, il y a des contradictions et c’est certainement le cas lorsque ces personnes sont d’« origine étrangère ». L’organisation terroriste ETIM en use ici à mauvais escient. Tout comme le World Uyghur Congress de madame Rebiya Kadeer. Le WUC est un mouvement séparatiste. Il a le soutien des États-Unis et de l’Allemagne. En 2004, le président Bush a confié à son administration la tâche de soutenir financièrement le WUC par l’entremise du National Endowment for Democracy, le NED, qui n’est autre qu’une organisation sœur des services de renseignement américains, la CIA.À la fin des années 70, la CIA a été mise en cause après qu’on eut découvert comment l’organisation engageait des escadrons de la mort au Vietnam et avait fomenté et orchestré le coup d’État contre le président chilien Allende. Dans le tourbillon de ces scandales, il a été décidé de transférer une partie des activités de la CIA dans une nouvelle organisation qui sera dès lors affublée de l’appellation cynique de National Endowment for Democracy, Fondation nationale pour la démocratie. Les activités de la CIA transférées au NED consistent à fonder et financer des partis politiques bien disposés à l’égard des États-Unis, à organiser des mouvements citoyens contre des gouvernements jugés indésirables par Washington, à financer et encadrer des organisations et individus dans les médias, l’enseignement, le secteur culturel… Bref, à créer et encadrer un mouvement de société contre des mouvances politiques ou des gouvernements qui suivent une autre ligne que celle de Washington. On peut aussi qualifier tout simplement la chose d’ingérence brutale dans les affaires de politique intérieure d’autrui.

En 2004, le World Uyghur Congress reçoit 75.000 dollars. Le 9 juillet, le Washington Post a fait savoir qu’en 2008, le WUC et les groupes gravitant autour de la présidente Kadeer ont touché 550.000 dollars. Le prédécesseur de Kadeer à la présidence du WUC était Erkin Alptekin.
Avant de devenir président, en 2004, il avait été vice-directeur durant vingt ans de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL) à Munich. RFE/RL est un émetteur de propagande de la CIA. En 2003, avec l’aide de RFE/RL, notre homme sortait un livre remarquable par son hostilité rabique à l’égard du communisme et de la Chine.Sidik Rouzi, le mari de l’actuelle présidente Kadeer, travaille pour Radio Free Asia, un autre émetteur de la CIA. Cette radio diffuse entre autres des messages de haine en langue ouïgoure.

Le professeur Rohan Gunaratna, du Centre international de recherche sur le terrorisme, écrivait voici quelques jours dans le New York Times : « La propagande de l’East Turkistan Islamic Movement (ETIM) sème la haine parmi la population et incite à la violence. » On peut dire la même chose de la propagande de madame Kadeer et consorts.

En France, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Autriche, ces dernières années, des immigrés et des réfugiés ont été poignardés, leurs maisons ont été incendiées, on les a piétinés, abattus. Pas une seule fois, ce n’a été Jean-Marie Le Pen qui a planté le couteau, Jörg Haider qui a pointé la carabine ou Filip Dewinter qui a lancé la bombe. Mais ne sont-ils pas les premiers responsables ?

Source Tibetdoc

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 07:56
Liban le Mossad et la Tuerie d'Ehden

Le 13 juin 1978 dans les montagnes du Liban Nord se produisit un drame qui allait modifier le paysage du Liban.

Un rappel historique

Depuis minuit, les unités de combat Kataëb, le parti phalangiste de la famille Gémayel,boucle la région d'Ehden, un village de montagne au coeur du fief de la famille Frangié.

4 heures du matin : un coup de canon donne le signal de l'assaut.
Maitre d’oeuvre de « l'opération Cèdre », les services secrets israéliens ont monté une opération secrète dans l'opération : persuader Béchir Gémayel d'en confier le commandement à Samir Geagea pour être sûr d'atteindre les objectifs visés.

Le député Tony Frangié, sa femme Véra et leur fille Jihane, trois ans, sont assassinés. Vingt-huit villageois sont tués.

En éliminant un dirigeant chrétien de premier plan hostile à Israël, le Mossad vient d'inventer le concept « d'assassinat ciblé ». Il offre ainsi le pouvoir chrétien à Béchir Gémayel, portant à la présidence de la République libanaise une famille qui lui est favorable et à travers laquelle Tel-Aviv pourrait signer une paix séparée avec le Liban.

Inaugurant une longue série de guerres interchrétiennes, la tuerie d'Ehden resserre le « noeud maronite » entre les phalangistes alliés à Israël et les Arabes chrétiens qui revendiquent leur pleine et entière appartenance au monde arabe.

Trente ans plus tard, le noeud n'est pas desserré. Le général Michel Aoun et Sleimane Frangié, le fils du député assassiné, incarnent l'avenir des Arabes chrétiens. Leur combat constitue un démenti au prétendu « choc des civilisations » qui voudrait voir s'affronter l'Occident et l'Orient.

Aujourd'hui Sleimane Frangié a rejoint le Bloc de l'opposition qui regroupe le Hezbollah, Amal, Le Parti social national syrien et le courant patriotique libre (CPL) du général Michel Aoun qui entend s’imposer comme le porte-parole des Arabes chrétiens.

Je vous recommande donc la lecture de « La tuerie d'Ehden ou la malédiction des Arabes chrétiens » pour mieux comprendre la situation qui prévaut au Proche et Moyen Orient.


Référence à
Mossad et Liban

De Tony Frangié à Rafik Hariri, le Mossad tue au Liban

Emprisonné pendant onze années à Beyrouth pour ses crimes durant la guerre civile (dont le meurtre du Premier ministre Rachid Karamé en juin 1987) Samir Geagea reçut alors le soutien inconditionnel d’une fraction de la droite nationale française qui, curieusement, voyait en lui un « Gandhi libanais ». Un ouvrage récent de Richard Labévière, La tuerie d’Ehden, ou la malédiction des Arabes chrétiens (Fayard), prouve que notre homme avait encore plus de sang sur les mains qu’on se l’imaginait et que, au lieu d’être le nationaliste libanais dont on nous faisait l’éloge, il n’était qu’un mercenaire agissant sous le contrôle du Mossad israélien pour diviser la communauté libano-chrétienne.

Le 13 juin 1978 dans les montagnes du Liban Nord, des unités de combat du Kataëb, le parti que dirige la famille Gemayel, sont engagée dans l’« opération Cèdre ». Elles assiègent le village chrétien maronite d’Ehden, fief de la famille Frangié dont le patriarche a été président de la république libanaise de 1970 à 1976. A 4 heures, elles montent à l’assaut, vingt-huit villageois sont tués. Le fils de l’ex-président Tony Frangié, par ailleurs député, sa femme Véra et leur fille Jihane, trois ans, capturés sont immédiatement assassinés de sang froid.

S’agit-il d’une opération militaire qui aurait mal tournée comme on l’a prétendue ? Que nenni ! Tout s’est bien déroulé comme prévu. Alors serait-ce une vendetta entre deux familles féodales libanaise comme on pourrait le penser ? Nullement, c’est tout au contraire un acte très politique qui a été longuement pensé et préparé… à Tel Aviv ! Telle est la conclusion à laquelle arrive Richard Labévière, qui a recoupé des sources israéliennes de haut niveau, qu’il a rencontré en Suisse, et des sources françaises liées aux services secrets extérieurs.

Avec cette opération, le Mossad, qui débutait ainsi sa politique des « assassinats ciblés », éliminait un dirigeant chrétien de premier plan hostile à Israël et portait à la présidence de la République libanaise une famille qui lui était favorable et à travers laquelle Tel-Aviv pourrait signer une paix séparée avec le Liban. De plus, il semait la zizanie dans le camp chrétien afin d’y trouver plus facilement des alliés et il privait de direction politique les chrétiens favorables à une alliance avec la Syrie.

Trente et un ans après l’« opération Cèdre », après une guerre civile et des occupations étrangères qui ont laissé un pays dévasté et faits des milliers de mort, la situation politique libanaise est, volens nolens, géopolitiquement fort semblable malgré les retournements d’alliance. La même ligne de partage sépare, encore et toujours, la communauté chrétienne : face aux partisans de l’Occident et d’Israël, se dressent ceux qui revendiquent un destin arabe pour le Liban. Parmi les premiers, on retrouve Samir Geagea et le parti Kataëb. Dans le camp des seconds, le général Aoun et Sleimane Frangié, le fils du député assassiné, incarnent l’avenir des Arabes chrétiens et leur combat constitue un démenti au prétendu « choc des civilisations » qui voudrait voir s’affronter l’Occident et l’Orient.

Quand aux « assassinats ciblés » et aux « false-flag operations » ils n’ont pas cessés.

Il n’est pas inutile de se souvenir de l’assassinat, le 21 octobre 1990, de Dany Chamoun, fils de l’ex-président Camille Chamoun et personnalité politique en vue de la communauté chrétienne, de sa femme Ingrid et de ses deux enfants de 5 et 7 ans. Très hostile à Israël, Dany Chamoun soutenait le général Aoun dont les troupes affrontaient alors la milice des Forces libanaises que dirigeait Samir Geagea… Il va sans dire que ce quadruple meurtre fut porté au crédit du « Gandhi libanais ».

Mais cela est déjà de l’histoire ancienne et un fait quasiment oublié alors que l’assassinat de Rafik Hariri, le 14 février 2005, fait encore la une des journaux. L’enquête internationale n’a toujours pas aboutie et est l’occasion de manipulations politiques successives : alors qu’il a fallu renoncer à accuser la Syrie, faute de preuves crédibles, les enquêteurs – pour le moins proches des États-Unis et d’Israël – désignent maintenant l’Iran et le Hezbollah libanais…

Mais dans le même temps, le journaliste d’investigation Wayne Madsen a créé l’événement sur la chaîne de télévision Russia Today, en déclarant que l’assassinat de Rafik Hariri avait été commandité par le vice-président des États-Unis de l’époque, Dick Cheney, qui avait activé un escadron de la mort US lié à une structure israélienne équivalente. La nouvelle n’a cependant impressionnée que ceux qui n’ont pas de mémoire, car dès le 12 mars 2005, le même journaliste se basant sur des sources issues des services d’espionnage libanais, avait affirmé que Rafik Hariri avait été assassiné à l’initiative conjointe de l’administration Bush et du gouvernement israélien, alors dirigé par Ariel Sharon, par les mêmes agents qui avaient éliminé le dirigeant chrétien libanais Elie Hobeika, assassiné alors qu’il s’apprêtait à témoigner contre Sharon devant un tribunal de Bruxelles dans un procès portant sur le rôle joué par le Premier ministre israélien dans les massacres perpétrés, en 1982, dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila.

Hariri, nationaliste tant panarabe que libanais, gênait alors les USA et Israël car il s’opposait de manière inébranlable à l’installation d’une importante base aérienne américaine dans le nord du Liban. Un base qui dans les plans du Pentagone aurait du servir de plate-forme logistique et de transit pour les forces américaines en Irak, ainsi que de centre de loisirs pour les soldats américains engagés dans la région, tout en protégeant les pipelines américains dans la région (Bakou-Tbilissi-Ceyhan et Mossoul-Kirkouk-Ceyhan) et en menaçant la Syrie et l’Iran. Wayne Madsen, dès mars 2005, avait précisé que les assassinats de dirigeants étrangers tels Hariri et Hobeika (et on ne peut s’empêcher de penser tels ceux de Frangié, Karamé ou Chamoun) relevaient du feu vert de hauts responsables de la Maison Blanche dont le vice conseiller ès sécurité nationale Elliot Abrams, connu pour être l’agent de liaison clé entre la Maison Blanche et le cabinet de Sharon pour les « coups tordus », allant jusqu’à l’assassinat politique

Source :
Géostratégies.com



À Lire: Ouvrage coproduit par des journalistes israéliens à la gloire des services de renseignement extérieurs d’Israël : le Mossad.
L’évolution de ce service de renseignement talentueux, quoique doté de faibles moyens comparés à ceux de ses adversaires, est décrite à travers les grand succès mais aussi les échecs rencontrés.
La personnalité de ses chefs, les rapports avec les autres directions du renseignement israélien (contre-espionnage, renseignement militaire, police), ses difficultés lors de la guerre du Kippur de 1973 et la crise morale qui s’en est suivie ne font pas seulement de cet ouvrage une mise en valeur du Mossad sans critique.

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 07:49
Les Médias et la couverture des conflits, Honduras, Iran
Voici deux commentaires très instructifs sur la couverture médiatique concernant l'Iran et en parallèle le Honduras.

L’information et l’idéologie
de Serge Charboneau
Extraits

Radio Canada fut, à une époque, un chef de file exemplaire pour la qualité de son information grâce à la qualité professionnelle de ses journalistes et de ses communicateurs hors pair.

Qu’en est-il aujourd'hui?

Radio Canada, comme bien d’autres, semble avoir perdu de sa rigueur. On a l’impression que notre société d’État, jadis exemplaire, transpire maintenant d’idéologie.

Prenons le cas iranien. Quelques minutes seulement après le résultat controversé de l’élection présidentielle, on condamnait sévèrement. Sans même attendre le déroulement des événements sans même prendre le recul pour décrire l’ensemble des éléments, la condamnation « sans appel » et soutenue contre ce résultat « catégoriquement frauduleux » (sic) était mise de l’avant. Le travail journalistique s’est résumé en une sorte de propagande boule de neige anti Ahmadinejad.

Très peu d’Histoire, très peu d’analyses sérieuses (rien d’autre que des démonstrations soutenant « la justesse » (sic) de la condamnation), très peu de visibilité et d’entrevues de partisans du condamné [Ahmadinejad]. On nous a offert la vision d’un seul et unique côté de la médaille. On a même été jusqu’à utiliser l’image-choc de cette femme qui meurt sous la caméra avec son sang lui sortant de la bouche. Les assassins ont été rapidement identifiés (sic) malgré l’absence de preuve et le manque d’information sur les circonstances du drame. De simplement se demander d’où pouvait provenir cette balle mortelle est interdit.
Nos journalistes ne présument pas, ils nous assurent que Neda est une victime du régime répressif. Être au mauvais endroit au mauvais moment peut arriver dans n’importe quelle manifestation où la violence est au rendez-vous et « l’utilisation démagogique » de cette mort en direct a été à la limite de la décence journalistique.

Cette crise iranienne fut « en bonne partie » fabriquée par les médias. Cet acharnement médiatique (d’ailleurs toujours actif) nous a profondément atteints et le cas iranien est devenu NOTRE cas. La lutte de ces Iraniens et de ces Iraniennes est devenue NOTRE lutte comme si nous-mêmes étions devenus iraniens. On nous a exposé la lutte d’une population totalement (sic) homogène, qui nous ressemble complètement ( !) contre ces dirigeants totalement (sic) infâmes qui sont fous (sic).

Pourtant, la population iranienne est bien loin d’être homogène (aucune population n’est homogène. Imaginez qu’on présente au monde le Québec comme étant une population homogène luttant pour obtenir son indépendance). Cette population est sérieusement divisée et ladite fraude si sévèrement condamnée, n’en était peut-être pas une, plusieurs éléments « objectifs » peuvent étayer la validité du résultat. [1]

Pour le Honduras, c’est une tout autre histoire. Ici, l’accent est mis, non pas sur l’homogénéité de la population, mais sur sa division. On présente les manifestants honduriens comme, non pas la majorité de la population, mais comme un groupuscule de fidèles au président dit « déchu ».

Dans le cas hondurien, nous n’avons vu que très peu de manifestations. Les manifestants au Honduras semblent être quelques groupes isolés de paysans frustrés et de pauvres manipulés. Pas de caméra, pas de reporter sur place, le Honduras subi un « black-out » télévisuel et journalistique presque complet. Ici, l’utilisation de Twitter, des cellulaires et d’internet ne semble pas fonctionner. La dictature qui s’est installée a mieux réussi que les ayatollahs pour couper le Honduras du reste du monde. Autant pour l’information qui entre que pour celle qui en sort.

Comment expliquer autrement que par des visées idéologiques, ce gouffre de différences dans le traitement de ces deux événements?

Autant les médias ont soutenu et même favorisé les manifestations iraniennes, autant ils ont « négligé » le Coup d’État hondurien.Il est flagrant que dans les deux cas, la coloration idéologique des événements est éclatante.

Nos médias « officiels », « classiques », « mainstreams ", semblent au service de l’idéologie néolibérale. C’est « normal », ce sont des médias financés et entretenus par les riches corporations néolibérales. Il devient donc « normal » (sic) que ce journalisme fasse preuve d’un manque d’éthique et d’objectivité flagrante. Comme il est « normal » (sic) que notre information « limite » notre compréhension pour conserver la docilité de la masse.

Pourtant, l’événement d’Amérique latine était d’une importance bien équivalente et même sur certains aspects, nettement supérieurs à celui du Moyen-Orient.

Au niveau démocratique, il est incontestable que l’événement du Honduras est une atteinte flagrante au plus élémentaire de la démocratie.Tandis que celui du Moyen-Orient est très discutable.

L’idéologie qui guide nos (sic) médias crève les yeux.

Les faucons du libre-échange qui ont pour mission de mettre les ressources globales au service qu’une riche oligarchie mondiale, luttent à l’aide de leur puissant outil (arme) médiatique, à prendre le contrôle de l’Iran tout comme de reprendre le contrôle de leur (jadis) arrière-cour, l’Amérique latine.

Comment expliquer autrement cette différence de traitement de ces deux événements?

Nos médias ont supporté les manifestations favorables à la prise de contrôle de l’Iran et ont évité de nuire au Coup d’État permettant de mieux contrôler le Honduras même si ce Coup opprime la population hondurienne et bafoue les règles élémentaires de la démocratie.Pour nos médias-moraux, la lutte des opposants iraniens est noble et courageuse, tandis que celle du peuple hondurien est maladive et subjuguée.

Intégrale de l'article
Le Grand Soir.

À LIRE
Pierre Lévy interpelle Gérard Courtois sur le
traitement par Le Monde du dossier iranien.

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 04:47

Guerre d’Espagne : On les appelait
les combattants de la liberté


Ils aspiraient à vivre dans un monde de paix et de justice, l’espoir guidait leurs pas.

dimanche 5 juillet 2009 par luis lera

François était le modèle même du militant qui, politisé et fils de militaire (capitaine qui a fait la grande guerre) a une idée assez précise de ce qui l’attend. D’ailleurs André Marty qui a en charge la direction des Brigades Internationales pour le compte de l’Internationale Communiste ne se trompe pas quand il mise sur ce jeune volontaire de 22 ans qui possède déjà le profil qui révèle les futurs chefs. Il sera nommé commissaire politique après une mémorable bataille où il survécut malgré une blessure grave, grâce à la baraka.

Ils aspiraient à vivre dans un monde de paix et de justice

François était le modèle même du militant qui, politisé et fils de militaire (capitaine qui a fait la grande guerre) a une idée assez précise de ce qui l’attend. D’ailleurs François Marty qui a en charge la direction des Brigades Internationales pour le compte de l’Internationale Communiste ne se trompe pas quand il mise sur ce jeune volontaire de 22 ans qui possède déjà le profil qui révèle les futurs chefs. Il sera nommé commissaire politique après une mémorable bataille où il survécut malgré une blessure grave, grâce à la baraka.

« En me désignant au poste de commandant de la délégation des Brigades Internationales de Figueras, André Marty-chef des Brigades Internationales m’avait affirmé que j’avais des aptitudes pour tenir ce poste proche de la frontière, d’autant plus que » ... « les soleils et vents des batailles t’ont bruni comme un pruneau. Tes blessures sont apparentes et… tu es toujours souriant »
(F. Mazou « Le Béarn à l’heure de la guerre d’Espagne » Mémoire collective en Béarn)

La confiance qu’il lui accordera par la suite est assez exceptionnelle, quand il l’envoit en mission en France pour convoyer l’armement que Pierre Cot, le ministre de l’air, et Jean Moulin livrent sous le manteau à la République Espagnole. « A Toulouse, en septembre 37, je devais organiser l’itinéraire de deux convois spéciaux composés d’une dizaine d’avions J’étais en avance de trois jours. Sans hésitation, avec la bien bourgeoise Matfor, je fonçais sur Oloron. »

« A peine étais-je arrivé que la maison fut envahie par les voisins, les amis et les camarades… Dans l’heure qui suivit, je fus installé sur une tribune, sous la halle, face à des milliers de personnes venues écouter le leader Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT. Dès que je fus devant le micro un impensable vacarme se déchaîna amplifié de vagues de poings levés, de foulards et de bérets agités l’assemblée entonna La Jeune Garde. »

C’est aussi pour vivre des moments de cette teneur que François est militant avec un caractère très affirmé, toujours en mission pour changer le monde , toujours en proposition, jamais en défaut d’idées.

« Vous avez salué - avec enthousiasme- la présence devant vous d’un des nombreux Oloronais qui combattent sur les fronts de la liberté ; accordez-moi l’honneur de représenter, ici, l’Armée Populaire Espagnole luttant pour sa République et pour notre démocratie… pour éviter que la France ne soit à son tour agressée, nous devons vaincre. Pour vaincre, il nous faut vite des avions… des canons !... » …puis la foule, dans la nuit, traversa le centre de la ville pour se rendre à la sous – préfecture en scandant ; « des avions… des canons… pour l’Espagne ! »
(F. Mazou, Arrêt sur Images)

Dans l’atmosphère « Front Populaire », généralisée dans tout l’hexagone, les solides syndicats avaient organisé une suite de grèves débouchant sur des victoires. Avec constance, ils conduisaient une série d’actions en faveur de l’Espagne républicaine. Des pétitions pour la levée de la prétendue « non-intervention », interventions dans chaque réunion et meeting, manifestations pour accentuer la concrète solidarité, des listes de souscription circulaient dans chaque usine.

L’hôtel de Marie Bergeron était devenu le siège permanent des groupes d’activistes. Sa façade était décorée de grandes oriflammes évoquant Madrid, no pasaran, les combattants, peints par Jean de Riquer… (F. Mazou, Mémoire Collective n°10)

Dans la ville d’Oloron s’organisaient une kyrielle infinie de petites idées et de grandes actions, les instituteurs en écrivains publics, les jeunes gens récoltaient les solidarités matérielles…

« Chaque jour, dans les maisons fonctionnaient des « ouvroirs républicains » où des femmes se serraient en tricotant des pulls pour les combattants aragonais… A Sainte-Croix, le quartier espagnol, je bénéficiais d’un flot d’informations concernant les nouvelles des volontaires faisant parti, avec mon frère « Juan », de la glorieuse 43e division commandée par Antonio Beltran. »

« Je situais Figueras et son château fort, siège de la délégation des BI (Brigades Internationales) où un groupe d’officiers de différents pays avait pour mission de recevoir les volontaires »

« J’avais deux obligations morales : visiter la famille de mon camarde d’Oloron, Antoine Sanchez, tombé à mes cotés le 12 février précèdent en défendant Madrid - instant douloureux marqué par la grande dignité de la mère et de la sœur d’Antoine ; aller rue Camou partager le repas du soir de la famille Toulet, heureuse, ravie de m’embrasser pour affirmer à Jannette, ma belle-sœur, que ses enfants Jean-Claude et Monique auraient, dans quelques mois, la joie d’embrasser leur papa, l’Espagne ayant reconquis la liberté… »

Ill est intéressant de souligner pour ceux et celle qui ne connaîtraient pas la ville d’Oloron qu’il était coutume de dire à son sujet :

« Oloron est la dernière ville espagnole quant on va d’Espagne vers la France, et qu’elle est la première ville espagnole alors que l’on vient de France pour aller en Aragon »

L’espoir guidait leurs pas

L’historien Remi Skoutelsky dans son livre L’espoir guidait leurs pas dénombre un total de 32 000 volontaires dont près d’un tiers de français. Les attaques franquistes sur Madrid ne leur laissent pas le temps pour une formation militaire. Leurs inexpériences pour un grand nombre d’entre eux occasionnaient de lourdes pertes dès leur entrée en « scène ». En conséquence, il y a des désertions.

Les armes viennent à manquer

Du courage à revendre pour les soldats d’une armée mal armée pour ne pas dire désarmée. L’embargo total sur les livraisons d’armes prive de fait les seuls Républicains. Cet accord félon profite inexorablement aux agresseurs d’un gouvernement Républicain élu au suffrage universel. Et pour couronner le tout, l’hypocrisie est poussée à son paroxysme quand on pense que la majorité des gouvernements ont signé « la non intervention » et ils l’ont fait en grande partie contre « El frente Popular » Bien entendu, je ne les mets pas tous au même niveau d’intéressement comme l’Italie l’Allemagne et le Portugal qui l’ont signé aussi.

Le trésor s’épuise, les armes pour la victoire s’arrêtent.

« Au début des affrontements armés lorsqu’on sortait en opérations on étaient six, sept, parfois huit pour un seul fusil. Quand celui qui avait le fusil était tué, la première chose à faire c’était de récupérer le fusil parce que nous n’avions aucune espèce d’armement. » (Guillermo Rodriguez brigadiste, l’ami Toulousain de François Mazou - film arte sur l’histoire des brigades)
« Nous avions une tenue impeccable, mais nous n’avions pas d’armes ! »
(F. Mazou - film/ arte)

« … J’eus un accès de découragement quand je vis ce qu’on me donnait : un Mauser allemand qui portait la date de 1896 ! vieux de plus de quarante ans ! Il était rouillé, la culasse mobile fonctionnait mal, la sous garde en bois était fendue, et il suffisait de jeter un seul coup d’œil dans l’âme pour voir qu’elle était irrémédiablement corrodée ».
(George Orwell, Hommage à la Catalogne)

Quand l’URSS se décide, les bateaux arrivent trop tard, c’est la fin, ils font demi tour et ramènent leurs cargaisons en Union Soviétique. Les Républicains ont manqué d’avions, de canons, de fusils, de munitions tout au long de la guerre. Aussi il ne faudrait pas oublier le travail de la Compagnie France Navigation qui a ravitaillé l’Espagne Républicaine clandestinement en armement à l’initiative du Parti Communiste Français avec le syndicat CGT qui en était la cheville ouvrière. Mais malheureusement jamais dans des proportions équivalentes aux forces de l’Axe. Sans négliger le fait qu’il y ait eu, en l’espace d’une année, près d’une trentaine de navires soviétiques envoyés par le fond, par les sous-marins de la flotte de l’Italie fasciste.

L’or de la République a terriblement manqué pour le fonctionnement d’une économie de guerre. L’état avait vidé ses coffres pour garantir la liberté (à fortiori) de l’Europe mais le sort de l’Espagne était réglé d’avance par une certaine inertie du monde « libre ».

Sur le front, les coups de butoir fascistes deviennent de plus en plus éprouvants. Leurs forces se sont considérablement développées avec la participation de plus en plus meurtrière des troupes fascistes iItaliennes sur terre, sur mer, et dans les airs, ainsi que l’aviation allemande et ses légions d’élites nazies. Madrid est bombardée avec une intensité redoublée pour en finir plus vite.

Faute de munitions ou de fusils, il y a même des combats qui sont livrés à mains nues, à la grenade, à l’arme blanche. La guerre ne peut pas développer des comportements de sagesse ni d’équité et il est important alors de puiser dans les motivations et de revenir aux questions des fondamentaux qui eux restent ou évoluent sur des principes d’humanité, indispensables pour préserver la dignité de l’Homme.

Quand à la « non intervention », une dernière tentative des démocraties européennes fut proposée à Franco et à la République le retrait des troupes étrangères de part et d’autre. Seul le gouvernement légal de la République se plia à cette promesse avec le départ de l’essentiel des Brigades Internationales, mais le front fasciste/nazi resta allemand, italien, marocain, et espagnol.

A cela s’ajoute le « comité des cyniques associés » virtuel mais fonctionnel, sur la forme comme sur le fond, depuis que les Britanniques et les Français ont abandonné/trahi la République Espagnole, inaugurant en politique la supercherie la plus invraisemblable : « la non intervention » - ce que le ministre des affaires étrangères allemand, Von Ribbentrop, appelait « le comité d’intervention ».

A quoi pensaient les instigateurs de cette supercherie quand Saint Exupéry dit « ici on fusille comme on déboise… » ou Bernanos qui proclame « la tragédie espagnole est un charnier » et encore cet anglais qui écrit, parlant de Madrid, « tous sont devenus fous… la vie humaine ne compte plus ».

Avec le « Caudillo », l’Espagne devient le « pré carré » des fascistes et des « christs Roi ». L’Autriche, La Pologne, la Tchécoslovaquie, puis la France celui du « Fuhrer ». L’Albanie et l’Ethiopie pour le « Duce », qui a des visées sur l’Afrique et les Balkans. Franco n’est pas en reste, il a aussi ses prétentions ; il propose à l’Allemagne et à l’Italie de rentrer en guerre à leurs cotés, mais en posant ses exigences : « Gibraltar à l’Espagne, expansion en Afrique, le Maroc (tout) et l’Oranie et, en prévision des exigences en armement, du pétrole et du blé. »

A l’autre bout du monde, le fascisme Japonais s’est lancé dans la conquête de territoires et pousse ses armés dans les profondeurs de l’immense Chine. L’empereur Hirohito occupe la majeure partie de l’Asie du sud est et du pacifique. Le monde sombre dans un tourbillon provoqué par un règne de terreur et de servitudes à celle-ci. Nombreux seront ceux qui adoreront, comme des Dieux où tout au moins comme de nouveaux prophètes, ces chefs charismatiques. Et ils sont prêts à les suivre jusqu’à la mort, et tout simplement parce qu’ils savaient comme des gourous s’adresser au peuple. Souvent c’est la peur embusquée dans quelques chambres noires de notre cerveau qui recèle contre son gré des traumatismes inscrits dans ce qui est une sorte de dualité de la raison qui semble alors inversée ; en effet cette peur est l’essence même de cet engouement, pourtant en apparence « librement consenti ».

L’avertissement émanera d’une réflexion de l’auteur de « Si c’est un Homme », Primo Levi :
« Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voies que par la raison. » ... « Lorsqu’ils parlaient en public, Hitler et Mussolini étaient… adorés comme des dieux, c’étaient des chefs charismatiques…les idées qu’ils proclamaient n’était pas toujours les mêmes et étaient généralement aberrantes, stupides et cruelles »

Primo Levi nous met en garde sur la capacité de l’homme à nuire, et c’est avec un regard dépassionné qu’il met en place une réflexion sur les comportements et la raison. Pour lui, le vrai danger vient de la fidélité les exécuteurs zélés d’ordres inhumains et nous amène à réfléchir. « C’étaient des hommes quelconques. Sauf à de rares exceptions ce n’étaient pas des monstres. Les monstres existent mais ils sont peu nombreux pour être vraiment dangereux ». A réfléchir sur la dangerosité. « Des hommes ordinaires, des fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter » (… ) « Comme vingt ans après, les militaires Français qui tuèrent en Algérie, et comme, trente ans après, les militaires américains qui tuèrent au Viêt-Nam »

J’ignore si « anthropologue de la conscience » a un sens mais Primo Levi me fait penser à ça.

« La non intervention » tenait fermement son cap hors de la raison, même si quelques « émois d’humanité » pouvaient la faire déroger quelques secondes de son « droit canon ».

Léon Blum semble persuadé de sa bonne foi. Léon Blum est aussi persuadé du bon sens de sa pensé, quand il dit « je n’assiste personne, ni les uns ni les autres, c’est clair. J’œuvre pour la pacification » ( sic…)

La guerre n’est qu’une histoire de temps mis à profit pour affaiblir son adversaire. La République espagnole a perdu sa légitimité et se trouve privée de toute possibilité de victoire contre le fascisme. Ainsi que le « droit » d’exercer - faute de soutien matériel et logistique - sa propre « légitime défense ». Les forces de l’Axe bénéficient quant à elles des atouts d’une victoire annoncée et pour Franco les moyens de sa contre Révolution.

D’un coté « Le droit canon de la non intervention », de l’autre la République sacrifiée.

En attendant el fracaso

Des manifestations ont lieu dans quelques endroits du monde pour soutenir la République Espagnole et demander la fin de l’embargo sur les armes. Beaucoup de Brigadistes resteront jusqu’à la fin des combats. Ils passeront la frontière avec les Républicains espagnols en février 1939.

Je ne pense pas que l’on puisse aimer l’Espagne avec autant de dévotion. L’aimer comme l’ont aimée ces hommes et ces femmes alors que rien ni personne ne les avait obligés à venir partager les heures sombres et cruelles de cette terrible guerre civile. Et tous ceux qui, comme Emil le Roumain, l’ont aimée à en crever. L’Espagne leur a offert la nationalité, promesse faite un 28 octobre 1938 par la Pasionaria, Dolores Ibárruri Gómez. Puisse l’Espagne leur offrir un jour à titre posthume une République comme celle qui les a fait tant rêver.

Alors que le sage pointe du doigt l’Allemagne, pour montrer au monde cet énigmatique personnage qui s’agite pour chasser son apparente banalité, le sage qui subodore déjà l’intrigue la plus tragique et criminelle que ce personnage (pastiché par Charlie Chaplin dans « Le Dictateur ») aurait mis au point en prison : Mein Kampf. Nombreux sont ceux qui regardaient fixement le doigt du sage en haussant les épaules. C’est ce silence, et cet angélisme qui, sans le vouloir, cautionneront le fracas.

En Espagne l’armée républicaine, aidée par les internationaux, est engagée dans une guerre improvisée où l’armement leur fait cruellement défaut (la moitié seulement sont armés). Ils font face à trois armées (le double en effectifs), parfaitement équipées et préparées, qui adoptent une logistique conforme à leurs ambitions ; la terre brûlée en attendant « el fracaso ». Il semble alors qu’il y ait trois Europes ; une « plutôt Hitler que le communisme », une deuxième sur le modèle de la République de Weimar, la tête enfoncée dans le sable, et enfin l’autre, celle pour qui le scénario est clair, le nazisme ne doit pas passer !

Comme introduction au film de Ute Bonnen et Gérard Andres sur l’histoire des brigades internationales, le journaliste Alexandre Adler présente pour ARTE, cette épopée avec une certaine déférence dans son analyse de l’histoire.

« … Les brigades internationales forment l’épisode le plus glorieux, le moins contestable de toute l’histoire du mouvement communiste, pour la première fois au lieu de proclamer la nécessité historique de la dictature, certes du prolétariat, mais il s’agit bien d’une dictature en l’occurrence. Les Partis communistes se lancent à la rescousse d’une république démocratique : l’Espagne assaillie par son armée d’extrême droite et arc- boutées sur l’aide militaire de l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. C’est le contraire de ce qu’avaient fait les communistes allemands sous Weimar lorsque ils avaient abandonné à son sort la démocratie en danger de mort. Pour la première fois aussi les communistes Européens au lieu d’éliminer brutalement les socialistes et les anarchistes qui dominent alors largement la scène politique, espagnole prônent au contraire la coopération de tous les anti-fascistes La jeunesse intellectuelle bascule donc vers ce communisme là, par haine du fascisme. La fine fleur de cette jeunesse se retrouve bientôt dans les Brigades la 11e la Thaelmann et la 14 ème la « Marseillaise » qui forment vite l’élite de l’armée républicaine. Après 1948, Staline fera des anciens d’Espagne dans toute l’Europe de l’est des objets privilégiés de la répression. »

Les aléas de la question

« Des milliers de Brigadistes ont été tués une première fois par les franquistes et leurs alliés mussoliniens hitlériens et fascistes français, une seconde fois par Vichy et Berlin, une troisième par Staline et ses acolytes. Puis on les a marginalisés voire oubliés : par l’indifférence des pouvoirs publics occidentaux leur refusant notamment la qualité d’anciens combattants ; par l’exclusion dont ils firent l’objet car remettant trop de choses en Question . » ( José Fort, l’Humanité, 4 octobre 1995 /dans le l’ouvrage de Remi Skoutelsky , « L’espoir guidait leurs pas. » )

Le 28, octobre 1938 Barcelone fait aux volontaires internationaux des adieux bouleversants.

La despédida

Cristobal Andrades est à Barcelone. Il s’est engagé dans les « guardias dasalto »

« Lorsque Franco s’est soulevé contre la République, mon village (Sétenil en Andalousie) n’a tenu que deux mois sous la protection de la République. Quand la Légion Etrangère avec le tercio l’attaquèrent, insuffisamment armé, il ne put résister bien longtemps. Mon père et mes deux frères partirent alors du village pour continuer la lutte. J’avais 15 ans et je suis resté avec ma mère et mes sœurs de 10 et 5 ans. Puis à mon tour, je dus quitter le village pour apporter mon aide dans la ferme d’un parent que les fascistes avaient arrêté. »

« Vint le jour où ma mère me fit revenir au village pour rejoindre la zone républicaine. Nous sommes partis de nuit sur les routes, à la recherche de mon père et de mes frères. Nous les retrouvons dans un petit village à coté de Ronda. La guerre est présente aux bruits des armes, des combats. Nous sommes donc repartis jusqu’à Malaga sous les bombes. Là on nous a menacé de nous jeter à la mer. Ce fut alors la retirada de Malaga. A Alméria mon père nous attendait à l’entrée de la ville. Nous fumes enfin regroupés. Mon père fut blessé à la tête par un éclat d’obus. Nous partîmes sur les routes de l’exode, en Andalousie, sous le feu et la mitraille des avions qui semaient la terreur. Pour mon père, la guerre en Andalousie était perdue. »

« Plus tard à Barcelone, à l’age de 17 ans, je me suis enrôlé dans l’école de formation de « los guardias de Asalto » ( la garde Républicaine ) je n’avais qu’une envie : servir dans un corps armé de la République. »

« J ‘exerçais dans la capital Catalane quand le 28 octobre 1938 . Les internationaux ont défilés sur les Ramblas (avenue de Barcelone). J’ai toujours eu une grande admiration et du respect pour ces hommes qui avaient, pour plusieurs milliers d’entre eux, perdu la vie en venant à notre secours. J’étais très impressionné de les voir défiler dans un alignement parfait, avancer aux pas. Il y avait chez eux quelque chose de solennel qui les grandissaient à mes yeux. Je revois leurs yeux embués de larmes, ce qui me toucha beaucoup. Il se disait dans la foule, qui était venue pour eux, qu’ils ne voulaient pas partir car ils avaient le sentiment d’abandonner l’Espagne qui avait encore besoin d’eux, ne serait-ce que pour la reconstruction. Puis il y eu le bouleversant discours d’adieu de la Pasionaria : « Hasta pronto, hermanos » qui résonne encore dans ma mémoire. A ce moment précis je voulais leur ressembler, j’ai 18ans. Et cela me suit depuis »
(Mémoires du guerillero, Cristobal Andrades, 2008)

(Aujourd’hui Cristobal vit à Pau. Il est avec Julian Martin de Louvie Juzon l’un des deux derniers guérilleros de la 10e Brigade qui menait des opérations dans une zone qui allait du maquis de Pédehourat au Bager D’Arudy et le maquis du col Marie Blanque . Je n’oublie pas Miguel Martinez qui vit à Pau, guérillero comme Cristobal . J’aurais d’autres occasions pour aborder ce sujet avec plus de détails)

L’Histoire de France fait l’impasse sur les contres champs de son Histoire

« Un roi de France aurait fait la guerre… » « la formule résume bien le drame des attitudes françaises devant la guerre d’Espagne. Le déchaînement des passions politiques, l’intensité des divisions de l’opinion, la force du pacifisme, les réticences de l’allié britannique se combinèrent pour faire prévaloir la non intervention face à une insurrection soutenue par l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie… » (extrait de la Préface d’Antoine Prost « L’espoir guidait leurs pas » de Rémi Skoutelsky)

La France a fait l’impasse sur cette épopée qui réunit des hommes et des femmes qui malgré toutes les difficultés que l’on peut supposer traversant pour les uns les mers, les océans, d’autres les montagnes, réussissant le tour de force de réunir 57 nationalités, issus des 5 continents Asiatiques, Arabes, Africains, Sud/Nord Américains, Européens… une fraternité sans équivalent pour barrer la route à la barbarie fasciste/Nazie.

Un très fort désir d’universalité animait ces volontaires de la liberté combattants dans les Brigades Internationales, dans des Centuries ou autres Colonnes Anarchistes. Jean, le frère de François, partit d’Oloron avec les premiers volontaires, un groupe d’espagnols réfugiés à Oloron. Il resta combattre avec eux dans une unité espagnole qui deviendra ensuite la 43e division.

Cinquante-sept nationalités étaient représentées en Espagne, bien campées sur leurs motivations, unies, pour vaincre le fascisme avant qu’il ne se développe partout en Europe et dans le monde. Bien sûr, ils espéraient aussi conquérir le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et bien d’autres avancées, comme les droits de l’homme sur tous les continents d’où ils avaient fait le voyage. Les évènements qui ont succédé leur ont donné raison. C’était bien la Bête immonde qu’il fallait anéantir en terre espagnole. Cependant, bien d’autres questions resteront sans réponse sur les Brigades Internationales. Pourquoi les livres d’histoire sont ils restés si réservés à leur endroit ?

Vaincre le Fascisme... L’Europe, qui en avait décidé autrement, payera très cher ses volte-faces, imprégnées de lâcheté ou de calculs « savants ». En supposant que la France et l’Angleterre soient partagés sur le choix d’une victoire du fascisme en Espagne ; ils n’ont rien fait pour ne pas que cela se produise. Qui pour l’heure avait donc intérêt à fixer le conflit en Espagne, sinon l’URSS, l’Angleterre, et la France ? Les forces de l’Axe venus au secours de Franco ont trouvé en Espagne une situation de prédilection ; en utilisant cette guerre comme un banc d’essai grandeur nature, un terrain pour manœuvre à tirs réels, avec le matériel le plus moderne de l’industrie de guerre allemande. Qui sera utilisé une fois adopté, sur un champ d’opération éminemment plus vaste, comme celui de la deuxième guerre mondiale qui est alors imminente. L’aviation de combat et les bombardiers furent le véritable « progrès » des hommes en matière de destruction et de traumatisme psychologique des populations.

Staline fait rentrer ses aviateurs en avril 1938 encore chaud des combats pour les garder en réserve, comme les armes attendues qui n’arrivent qu’après la bataille.

L’Espagne devient un enjeu minoré, la crise internationale s’amplifie. A peine Hitler a-t-il absorbé l’Autriche qu’il émet des prétentions territoriales sur des régions Tchèques où vivent des minorités Allemandes.

Il aurait suffit qu’une coalition anti fasciste soit décrétée entre l’URSS, l’Angleterre et la France, sans oublier la République Espagnole, pour réagir contre l’Allemagne pour qu’une guerre offensive vienne changer le cours de l’histoire.

Le traité de Munich

Franco s’empressera de rassurer Londres et Paris sur sa neutralité en cas de guerre. Rassurés, les premiers ministres Anglais, Français, Italien et Allemand se rencontrent à Munich le 28 septembre 1938 et, sans dire un mot à l’Union Soviétique, soldent la Tchécoslovaquie à Hitler - une position stratégique clé avec ses puissantes usines d’armements. Le traité de Munich fit l’effet d’un coup mortel porté aux espoirs diplomatiques de la République Espagnole. Face à leurs responsabilités devant l’Histoire, les démocraties Anglaise et Française ont préféré encore une fois répondre par la fuite et par la couardises dont ils avaient fait preuve depuis le début de l’avènement fasciste en Allemagne.

L’URSS comprit que cette situation pouvait se retourner contre elle et devenir le prochain enjeu d’une future négociation, à ses dépens car bien sûr motivée par l’anticommunisme. Aussi l’axe Fasciste Berlin, Rome, Tokyo, finit par décider Moscou. Et le 23 août 1939 c’est la signature du pacte de non agression germano/soviétique. La motivation était la même que celle de la France et l’Angleterre : retarder la guerre, la préférant à l’EST plutôt qu’à L’OUEST et vice versa, afin de se préparer. L’Espagne Républicaine en a fait les frais. Très vite Hitler envahit la Pologne (le 1er septembre) et c’est l’entrée en guerre de la France et l’Angleterre, avec l’Allemagne, le 3 septembre 1939.

La France n’avait-t-elle pas martelé les oreilles comme les esprits en garantissant l’invincibilité de la ligne Maginot, cette ligne de front pour une guerre de position composée de blockhaus pour y recevoir de l’artillerie lourde et légère ? Un mur piège à « cons », un mégalo décor pour un scénario sur une stratégie de guerre destinée à une superproduction cinématographique à l’américaine, passe encore, mais... Cette barrière de défense fortifiée s’étirait à l’intérieur des terres sur toute la longueur de la frontière française qui faisait face à l’Allemagne. Mais elle laissait la possibilité d’être débordée sur sa gauche côté frontière belge. C’est ce qui fut fait par les panzers nazis qui passèrent sans encombre et sans demander l’autorisation à personne en 1939.

L’issue aujourd’hui nous la connaissons : les tergiversations de la France comme de l’Angleterre vis-à-vis de la République Espagnole ont servi l’Allemagne – la non-intervention - souhaitée par la France, exigée par La Grande Bretagne et relayée par les démocraties européennes drapa l’Espagne du linceul sordide d’une bien étrange trahison. Le goût amer d’un million de morts et un demi million de réfugiés, suivi par quatre décennies d’une dictature fasciste…

C’est en toute tranquillité et grâce à cette mascarade que fut « la non intervention » que l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste purent perpétrer leurs crimes en toute impunité dans l’Espagne qui deviendra le berceau de la terrible guerre qui suivra avec les dizaines de millions de morts et de suppliciés. Que dire des responsabilités « criminelles » engagées par la République Française et le Royaume Uni, pétrifiés à la fois par la peur de l’exemple révolutionnaire en Espagne au point de ne rien faire qui puisse déplaire aux forces de l’Axe.

Quand Carl Einstein (voir : cahier de chroniques N°2 ), l’intellectuel anarcho/marxiste, allemand s’engage dans les Centuries Rouge et Noire aux cotés des antifascistes espagnols. Il a 51 ans. C’est dans les tous premiers affrontements armés sur le front d’Aragon qu’il découvre dans la « fraternité » des combats un peuple qu’il admire par dessus tout pour ses convictions et sa détermination à combattre le fascisme.

Il l’écrit à son ami de toujours Daniel Henry Kahnweiler (été 1938) :
( ...) « peu à peu les gens comprennent l’importance d’une Espagne républicaine ; la peur devant les salauds avait aveuglé trop de monde, j’attends la gaffe allemande et je compte sur cet amour profond des espagnols pour leur indépendance (…) le service que les espagnols rendent au monde est formidable… »

« Comment va votre femme, et Leiris et Sette ? Lyda continue à travailler comme infirmière. Dans cette affaire espagnole, je dois dire que ces messieurs ne sont pas très intelligents, ce sont en vérité les Espagnols qui ont défendu ces grandes démocraties et le droit international. Ne me croyez pas utopiste (…) plus tard on comprendra le mérite énorme du peuple espagnol d’avoir résisté seul, abandonné presque de tout le monde , aux allemands et aux italiens.(…) les espagnols n’étaient ni armés ni préparés à une guerre (…) Franco est perdu, nous gagnerons, ici tout le monde comprend l’importance et la signification de la lutte, je vous prédis que cette guerre terminée on verra la république espagnole jouer un rôle très important… » (Carl Einstein Correspondances Daniel Henry Kahnweiler 1921/1939 André Dimanche Editeur)

Dans une lettre du 6 janvier 1939, Carl Einstein déplore le peu d’engagement des intellectuels dans cette guerre où se joue l’avenir du monde. La fin de la guerre est proche mais Carl ne l’entend pas comme ça :
« c’est la fin de Franco, après ça sera le tour de Benito et Adolphe. Une fois que nous aurons battu Franco ce sera le commencement de la fin pour les fascistes. (…) Quand je rentrerai je ferai des bouquins solides loin de tous les penchants des modernes et des bien pensants de tous les avant gardes, vous comprendrez aujourd’hui pourquoi tous ces sur sous réalistes m’ont fait sourire (…) jamais je n’ai fréquenté les chapelles littéraires (…) d’ailleurs par les temps qui courent le fusil est nécessaire pour compenser la lâcheté du stylo (…) j’ai l’habitude de défendre mes patates moi-même. Jamais je n’ai été le fils de quelqu’un. L’héritier de rentes puritaines et un lâche n’écrira jamais une bonne page de prose : c’est pour cela qu’il y en a si peu. »

Par la « non Intervention », les responsabilités de l’Angleterre et de la République Française sont à mettre sur le compte d’une décision qui participe au scénario le plus sordide de l’histoire du 20e siècle. Cette décision a piègé la raison et offert une légitimité au crime et ouvert un boulevard à la 2e guerre mondiale.

Luis Lera

(*) Cara al sol ! hymne de la phalange


Articles de cet auteur


http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4141

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 04:23


La technique des coups d'Etat pro-impérialistes,
camouflés en «révolutions "
En Iran, une tentative de coup d’Etat pro-impérialiste



Source :
Domenico Losurdo

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Il ne fait aucun doute que nous ayons assisté ces jours-ci à une tentative de coup d’Etat, fomenté et soutenu de l’extérieur. Evidemment, des tentatives de ce genre ne peuvent avoir des chances de succès qu’en présence d’une opposition interne consistante. La substance du problème, pourtant, ne change pas.


La technique des coups d’Etat pro-impérialistes, camouflés en « révolutions colorées », suit désormais un schéma bien consolidé :


1) A la veille des élections, ou tout de suite après leur déroulement, une gigantesque puissance de feu multimédiatique, digitale et même téléphonique, bombarde de façon obsédante la thèse selon laquelle c’est l’opposition qui a gagné, opposition qui est donc poussée à descendre dans la rue pour protester contre les « embrouilles ».


2) La « couleur » et les mots d’ordre des manifestations ont déjà été programmés depuis longtemps ; la « guerre psychologique » a déjà été définie dans tous ses détails pour faire apparaître l’opposition pro-impérialiste comme une expression « pacifique » de la volonté populaire, et pour stigmatiser comme intrinsèquement frauduleuses et violentes les forces qui seraient d’une orientation différente et opposée.


3) La revendication est l’annulation des élections et leur renouvellement. Aucun résultat ne sera retenu comme valide s’il n’est validé par des juges sans appel qui résident à Washington et à Bruxelles. Et, de toutes façons, la répétition de la consultation électorale est déjà en elle-même destinée à produire un renversement du résultat précédent. Le bloc politico-social qui avait porté le vainqueur, considéré comme illégitime à Washington et à Bruxelles, tend à s’effriter : il apparaît désormais insensé de vouloir s’opposer aux maîtres du monde, qui ont déjà montré leur toute puissance avec l’annulation des élections ; il semble désormais donquichottesque de s’opposer au courant « irrésistible » de l’histoire. Donquichottesque et dangereux aussi : comme le montre en particulier le cas de Gaza, où un résultat non apprécié par les maîtres du monde ouvre la voie à l’embargo, aux bombardements terroristes, à la mort par inanition ou sous les bombes au phosphore. Sur le versant opposé, les « démocrates » légitimés et bénis par Washington et Bruxelles, en plus de disposer de la super puissance économique, multimédiatique, digitale et téléphonique de l’Occident, seront pourvus ultérieurement de la sensation d’avancer en consonance avec les aspirations des maîtres du monde, et avec le courant « irrésistible » de l’histoire.


A la lumière de ces considérations, la misère intellectuelle et politique d’une bonne partie de la « gauche » italienne est évidente. Celle-ci ne prête par exemple aucune attention à la prise de position du président Lula : sur la base de quel principe l’Occident peut-il prétendre proclamer sans appel la légitimité des élections au Mexique l’an dernier, et l’illégitimité des élections qui ont eu lieu, il y a deux semaines, en Iran ? Pourtant dans le premier cas aussi, le candidat battu dénonçait des embrouilles et, ce faisant, donnait la parole à un sentiment largement répandu dans la population, qui, de fait, descendait dans la rue en manifestations non moins massives que celles qu’on a vues à Téhéran. Et ajoutons qu’au Mexique la marge de l’avantage du vainqueur était assez risquée, contrairement à ce qu’on a vu en Iran…


Je renvoie à d’autres occasions l’analyse complète de la révolution et de la situation en Iran. Mais, en attendant, une chose est claire. Dans son conformisme, une certaine « gauche » croit défendre la cause de la démocratie : en réalité, elle prend position en faveur d’un ordre international profondément anti-démocratique, au sein duquel les puissances qui sont aujourd’hui économiquement et militairement les plus fortes ont la prétention de décider souverainement de la légitimité des élections dans tous les coins du monde ; non moins que de condamner à l’enfer de l’agression militaire et de l’étranglement économique ces peuples qui expriment des préférences électorales « erronées » : Gaza docet !


Articles de cet auteur

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4136

COMMENTAIRE :

IRAN : PAS D INGERENCE IMPERIALISTE !
12 juillet 2009, par JACQUES RICHAUD



Pour les raisons bien évoquées par l’auteur d’un article cité ici ( http://www.legrandsoir.info/Elections-en-Iran-Et-si-Ahmadinejad-avait-gagne.html )la victoire réelle du président sortant ne semble pas faire de doute. L’hypothèse d’un score cependant majoré par une fraude reste crédible, mais n’autorise pas le reste du monde à donner des leçons au peuple Iranien, seul en charge de son destin.

L’idée même d’une contestation extérieure s’inscrit dans la logique impérialiste qui rend pensable l’ingérence, bien sur ’humanitaire’ pour sauver le peuple contre lui-même, comme on le fit en renversant Sadam Hussein et plongeant le pays entier dans l’effroi, la mort et la destruction de son tissu social de façon hélas durable...

Devant cette situation il était prévisible que les partisans et le leader de l’opposition s’insurgent, par colère autant que par déception d’une défaite que beaucoup doivent connaître, au fond, comme réelle, démontrant que le peuple pourtant opprimé par un régime théocratique n’est pas encore prêt à briser toutes ses chaînes.

Une posture internationaliste ne peut qu’associer deux réponses :

  • Dénoncer une répression violente qui prépare sans doute une période obscurantiste rendant l’opposition politique plus difficile encore. Dénoncer l’illusion des libertés démocratiques, l’oppression de certaines minorités, celle des femmes, celle du peuple privé des plus élémentaires droits sociaux. Le faire n’est pas cautionner par avance le leader battu ; le faire serait ‘ juste’ dans tous les cas de figure lorsque le pouvoir réprime son propre peuple.
  • L’autre réponse est de ne pas tomber dans le piège du refus de solidarité avec le peuple au prétexte que ce mouvement d’opposition aurait la sympathie d’une partie de l’occident et particulièrement des pires ennemis de Mahmoud Ahmadinejad, qu’ils soient à Tel Aviv ou en Occident. Ce n’est pas soutenir l’impérialisme que de réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et se choisir leurs dirigeants, en même temps que de confirmer le droit à la critique de ceux-ci et la défense des opposants, surtout lorsque ceux-ci se présentent sinon comme révolutionnaires au moins désireux de ne pas enflammer ‘le choc des civilisations’ qui possède ses prédicateurs à Téhéran autant qu’a Tel Aviv ou Washington…

Les événements actuels dont nous observerons le débouché montrent la fragilité réelle de la caste politico-religieuse au pouvoir et cela est de nature à conforter la possibilité de l’émergence d’un authentique courant progressiste. Nous souhaiterons qu’il ne soit pas inféodé aux forces de l’Empire et soutiendrons ceux qui pensent d’abord au peuple avant que de penser à leur respectabilité internationale qui signerait sans doute leur allégeance au camp le plus inquiétant pour ce qui est de son projet de refonte du Moyen Orient tout entier.

Cette bataille là s’étend des rives de la Méditerranée aux confins du continent Indien et aux limites du Caucase. Des dizaines de peuples sont pris en otages pour des enjeux géostratégiques sans relation aucune avec le bien être de chacun et les chances d’émancipation véritable des femmes et des hommes qui les composent.

Nous serons toujours si nous sommes lucides et cohérents au côté de ceux-là ; jamais au côté de ceux qui ont déjà organisé les manœuvres pour bombarder la Perse qui, comme la Mésopotamie, représente un haut lieu de nos civilisations partagées et menacées par des barbares qui ne connaissent rien de ce qui peut animer l’esprit de ceux-là et ne peut se résumer à la caricature trop facile des excès de certains. Une révolte en Iran avait été réprimée déjà en 1999 ; gardons nous de cautionner les faux amis du peuple Iranien qui voudraient l’aider à se débarrasser de leur président comme d’autres ont fait croire au peuple Irakien qu’ils allaient leur apporter la ‘démocratie’... La solidarité est nécessaire à l’égard de toux ceux qui manifestent au risque le plus grand leur opposition au régime théocratique en place ; mais nous devrons refuser cautionner les barbares prêts à bombarder demain l’Iran qui se réjouissent déjà de ce prétexte survenu dans les urnes, peut-être au fond sans même une fraude massive, qui n’aurait pas suffit non plus à justifier le pire. Jacques Richaud 16 juin 2009

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 03:49


La doxa occidentale et
la diabolisation de l’Islam

lundi 6 juillet 2009 par Prof. Chems Eddine Chitour



« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. »

André Malraux


On assiste de nos jours en
Europe à des tentatives lancinantes pour stigmatiser toujours et toujours la communauté musulmane, pour attiser les tensions, et semer la méfiance et la haine, tout cela accompagné par un contexte de crise qui ne fait qu’aggraver toutes les peurs. Tout ceci dans un contexte nébuleux de lieux communs concernant les préjugés contre l’Islam visant à ne présenter que le côté « fondamentaliste » propre à toutes les religions révélées. Les médias occidentaux acquis dans leur immense majorité à ce discours tendent graduellement vers une lepénisation des esprits par une doxa incantée comme une certitude.

Qu’est au juste la
doxa ? Pour l’encyclopédie Wikipédia, la doxa est l’ensemble - plus ou moins homogène - d’opinions (confuses ou non), de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement admises et évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication, sauf par principe, celles qui tentent précisément de s’en éloigner telles que les communications scientifiques et tout particulièrement le langage mathématique. La doxa (du grec äüîá, doxa, « opinion »), est, dans la philosophie de Parménide, l’opinion confuse que l’on se fait sur quelqu’un ou sur un aspect de la réalité, par opposition au vrai chemin d’accès à la vérité.

L’Express a publié une enquête début 2006 sur la montée de l’Islam en Europe. L’un des points d’appui de cette enquête tourne autour de la position de Malraux vis-à-vis de l’Islam. Malraux lors de la campagne présidentielle en 1974 écrivait : « Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’Islam. » Cette position sans nuance a été affirmée bien avant l’idélogie des néoconservateurs aux Etats-Unis qui ont tout fait pour créer le clash que l’on sait et qui a duré huit ans sous l’ère de G.W. Bush. Déjà en 1956 au plus fort de la guerre d’Algérie, Malraux en visionnaire traçait à sa façon le chemin à des idéologues comme Huntington et surtout Bernard Lewis. Que disait-il ? : « La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. » « C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’Islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’Islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis "musulmane", je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les "misérables" ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préfèreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préfèreront l’avenir de leur race. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. » (1)

« Pendant des décennies, écrivent Eric Conan et Christian Makarian, la plupart des pays ont compté sur leur force d’attraction et d’intégration pour que ces nouveaux fidèles se fondent dans leurs modèles. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que certaines revendications remettent en question leurs propres valeurs. En France et chez ses voisins.(...) l’actualité européenne de ces derniers mois donne en effet l’impression que dans la plupart des pays membres, l’Islam est devenu sinon un ennemi, du moins un problème commun. Partout semble décrétée « la fin de la dictature de l’euphémisme », selon la formule du ministre français de l’Intérieur annonçant que nous sommes "en guerre" contre le "djihadisme global". En 1989, l’Europe avait cru sortir des tensions de l’Histoire avec l’effondrement de l’hydre soviétique. (...) Comme si, dans l’histoire longue du continent, la parenthèse refermée de la courte confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau la place au face-à-face entre Islam et Occident balisé par quelques dates immémoriales dans l’histoire de l’Europe et du monde musulman : 732, la victoire de Poitiers ; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique ; 1571, la bataille de Lépante ; 1683, le siège de Vienne, et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Une histoire qui a laissé des traces profondes dans la vie quotidienne des Européens, dont beaucoup trempent tous les jours un "croissant" dans leur café sans savoir que ce rite date de la défaite de la "Horde" (l’armée turque) devant les remparts de Vienne »(2)

« Aujourd’hui, la plupart des pays européens révisent cette vision optimiste en reconnaissant, de manière simultanée, avoir négligé deux phénomènes plus puissants que prévu. D’une part, l’intensité de la crise du monde musulman face à la modernité : les violents conflits internes que connaît cette religion, au bénéfice croissant des islamistes - dont des milliers de musulmans dans le monde sont les premières victimes - se propagent sur le sol européen. D’autre part, la redécouverte de la prégnance religieuse dans une Europe qui s’en était affranchie au point de ne même pas vouloir en garder trace dans le préambule de sa Constitution. L’Européen moyen qui feuillette vaguement un quotidien gratuit dans le métro, s’étonne de voir son voisin psalmodier sur le Coran avec une ferveur oubliée, y compris en Espagne ou en Italie. » (2)

« Gilles Kepel, qui l’étudie depuis vingt ans, explique que cet islam de l’Ouest, divisé, n’a pas encore choisi entre deux destins : soit un aggiornamento à valeur exemplaire pour le reste du monde, soit devenir la tête de pont d’un prosélytisme qui, à en croire les plus exaltés, assurerait la troisième - et victorieuse - expansion islamique sur le sol européen » (...)Cet abandon par l’Europe de ses propres valeurs a ainsi livré des millions d’individus à la propagande très organisée du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, créé en 1997 pour fédérer 27 organisations islamiques sur le continent. (...) Si la vieille Europe est malade, c’est surtout d’oublier le prix des valeurs que son histoire a forgées. Elle semble en être lasse ou honteuse au point de ne pas entendre ceux qui, au sein de cet islam en convulsion, lui rappellent combien ce trésor doit être protégé et préservé des extrémistes qui veulent le détruire. (...) Publiée l’été dernier, la fiction Mosquée Notre Dame de Paris, d’Elena Chudinova, fait un tabac dans les librairies de Russie. L’auteur imagine la France en 2040, sous l’emprise de l’Islam, devenu majoritaire et proclamé religion d’Etat, avec application de la charia. Un groupe de chrétiens se lance dans la résistance armée.(2)

On remarque que l’Islam est chaque fois associé à la violence en faisant l’impasse sur les textes sur la violence occidentalo-judéo-chrétienne qui est apocalyptique. Entre immigration et conversions, la religion musulmane fait de plus en plus d’adeptes sur le Vieux Continent. Voilà trempé dans le vitriol l’état d’esprit des biens-pensants européens qui dénient à l’Islam tout apport civilisationnel, le contenant dans un catalogue de règles antidémocratiques et surtout qui asservissent la femme ; cheval de bataille de l’Europe qui veut libérer la musulmane pour en faire un objet, certes libre mais esclave d’une vision matérialiste et consumériste qui lui fait perdre son rôle de matrice de la cohésion familiale et partant responsable de l’effritement des valeurs de la société occidentale. Pourtant, à toutes les époques il s’est trouvé des penseurs, des poètes, des intellectuels, en un mot, occidentaux qui ont loyalement décrit l’Islam.

Alphonse de Lamartine (1865) a écrit : « Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mohammed ! A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? » Georges Bernard Shaw, protestant, dramaturge, prix Nobel de littérature en 1925, disait du Prophète Mohammed, dans l’Islam authentique,1935 : « J’ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence, pouvoir qui peut la rendre si alléchante à toute période. J’ai étudié cet homme merveilleux, et, à mon avis, loin d’être un antéchrist, il doit être appelé le Sauveur de l’humanité. »

A défaut de citer tous les spécialistes de l’Islam conquérant, citons un deuxième intellectuel qui a idéologisé la croisade contre l’Islam, Bernard Lewis, dont la plus grande majorité de sa carrière l’avait fait connaître à l’époque comme un spécialiste de la Turquie qui, au passage, ne reconnaissait pas en tant qu’historien la doxa occidentale là aussi, qui veut que les Arméniens aient subi un génocide de la part des Turcs. Depuis, il a enfourché, le dada de la croisade contre l’Islam.

Ce brusque revirement sur le tard de Bernard Lewis qui se mit à attaquer lui permit de servir de référence à l’adminsiration américaine sous Goerges Bush. Examinons l’analyse d’Alain Gresh du Monde Diplomatique à ce propos : « M. Bolkestein a déclaré incompatibles au début des années 1990 les valeurs des immigrés musulmans et celles de son pays. Évoquant récemment le projet d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et la « pression migratoire », il mettait en garde : « Si cela devait arriver, la libération de Vienne, en 1683, n’aurait servi à rien. » Nous « les » avions arrêtés à Poitiers...Nous « les » avions arrêtés devant Vienne...Nous « les » arrêterons encore...Pour renforcer sa démonstration, il citait l’historien Bernard Lewis : « L’Europe sera musulmane d’ici à la fin du siècle. » (3)

« (...) Depuis l’accession de M.George W.Bush à la présidence des Etats-Unis, Bernard Lewis est devenu un conseiller écouté, proche des néoconservateurs, notamment de M.Paul Wolfovitz. (..) Pourtant, sans réduire ses recherches à ses engagements, les uns comme les autres sont traversés par un fil rouge : le monde musulman est pétrifié dans une opposition fondamentale à l’Occident. Dès 1957, il "découvre" le choc des civilisations : Les ressentiments actuels des peuples du Moyen-Orient se comprennent mieux lorsqu’on s’aperçoit qu’ils résultent, non pas d’un conflit entre des Etats ou des nations, mais du choc entre deux civilisations. Commencé avec le déferlement des Arabes musulmans vers l’Ouest et leur conquête de la Syrie, de l’Afrique du Nord et de l’Espagne chrétiennes, le "grand débat", comme l’appelait Gibbon, entre l’Islam et la chrétienté s’est poursuivi avec la contre-offensive chrétienne des Croisades et son échec, puis avec la poussée des Turcs en Europe, leur farouche combat pour y rester et leur repli. Depuis un siècle et demi, le Moyen-Orient musulman subit la domination de l’Occident - domination politique, économique et culturelle, même dans les pays qui n’ont pas connu un régime colonial (...). Je me suis efforcé de hisser les conflits du Moyen-Orient, souvent tenus pour des querelles entre Etats, au niveau d’un choc des civilisations. » (...) « Le coeur de l’idéologie de Bernard Lewis à propos de l’Islam est que celui-ci ne changera jamais, souligne Edward Saïd, (...) que toute approche politique, historique ou universitaire des musulmans doit commencer et se terminer par le fait que les musulmans sont des musulmans. » Et sans doute quelque scientifique américain découvrira bientôt un gène de l’Islam, gène qui expliquera ce qui « les » différencie du reste de l’humanité civilisée.(3)

Alors comment les différents Etats européens doivent réagir vis-à-vis de ce phénomène ? Et surtout quelle est la position de cette coalition impérialiste et sioniste qui domine, tire les ficelles et tente d’orienter nos sociétés. Devant cette veillée d’armes entretenue entre un Islam piètrement défendu en se focalisant sur l’accessoire et en oubliant l’essentiel, comment aller vers l’autre avec une parole désarmée et se mobiliser et à mettre les moyens pour ouvrir les canaux de dialogue et de communication entre l’ensemble des citoyens, pour mieux se connaître, se comprendre, dissiper les peurs, les préjugés et les malentendus et œuvrer ensemble à construire la nouvelle communauté internationale.

Les musulmans ont besoin de retrouver l’essence du message originel. Ils ont besoin d’un nouveau souffle capable de faire en sorte que la Foi ne se refroidisse pas en rites pervertis par les hommes. Ils ont besoin de nouveaux Djamel Eddine Al Afghani qui seront de leur temps des penseurs qui pensent non pas en fonction de la doxa occidentale, mais en fonction d l’apport réel à la communauté humaine . Nous devons tourner le dos aux exégèses auto-proclamés ces intellectuels européens d’origine arabe qui s’autorisent au nom de leur racine et de leur « Islam dit des Lumières », et qui , en voulant plaire voire se faire une « place au soleil en Occident » font assaut d’allégeance pour présenter, en fait, un Islam soft discrédité, sans aspérité un Islam édulcoré où la foi s’est refroidie en rites et en folkhlore. une grande partie

Pour être crédibles, il nous faut l’être d’abord chez nous en militant pour l’avenir de sociétés endogènes fascinées par l’avenir. Malek Bennabi disait que les sciences morales, sociales et psychologiques sont aujourd’hui plus nécessaires que les sciences de la matière qui constituent plutôt un danger dans une société où les hommes restent ignorants d’eux-mêmes. Mais il est infiniment plus difficile de connaître et de faire de l’homme une civilisation que de fabriquer un moteur ou d’habituer un singe à porter une cravate....(4) Nous sommes d’accord.

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique Alger

1.André Malraux, le 3 juin 1956 Valeurs Actuelles n° 3395 paru le 21 Décembre 2001-

2.Eric Conan, Christian Makarian, Enquête : montée de l’islam en Europe. L’Express 26/01/2006

3.Alain Gresh : Bernard Lewis et le gène de l’Islam. Le Monde Diplomatique

4.Malek Bennabi : Vocation de l’Islam. p. 32. Rééditions Anep 2006.


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 21:46



Bravo Marie et Michel Drucker,

bravo les médias,

bravo pour cette journée à la gloire des guerres,

pour ce 14 juillet au service du capitalisme militaro-financier, 

plutôt qu'à la mémoire des luttes de libération !!!


 
  

Le 14 juillet des médias,

c'est celui de l'asservissement.

Travail un jour férié,

infos sur l'Armée, les guerres,

et rien sur la prise de la Bastille,

sur l'événement fondateur de ce jour
!!!!

 

Citoyens-veaux, chair à canons,

avec mise en valeur de la diversité,

un Noir donnant sa vie pour les multinationales de l'Armement

est un bon noir, vas-y mon pote,

sous-terre tu te sentiras utile,

tu auras la reconnaissance de la Nation,

au moins dans la mort,

ça te fera de beaux os, à défaut de vieux os,

Y'a bon la diversité,

Y'a bon la mort pour les multinationales de l'armement,

Y'a bon l'esclavage !




Y'a bon la soumission au Nouvel Ordre Mondial,

oublie la Révolution française,
oublie le 14 juillet de 1789,
vive le 14 juillet des Drucker,
vive le 14 juillet des défilés militaires
et de la mort pour la patrie

des multinationales de l'Empire,
de la mort pour la patrie des banquiers apatrides,

allons les veaux,
devant la télévision,
gobez leurs sornettes,
chantez la Marseillaise
avant de vous engager pour leurs guerres,
pour leurs portefeuilles,

oublions les idéaux de Liberté,
de Justice, d'Egalité, de Fraternité,
d'émancipation des peuples,

la télé du 14 juillet glorifie les guerres,
et tait le sens de la commération de ce jour !





Allons, travaillons les jours fériés,
et puis engageons-nous pour les aventures militaires,
offons notre chair aux canons des Dassault !

Citoyens, acceptons leur Ordre,
ne murmurons pas,
faisons confiance aux Drucker et aux Lagardère,
derrière leurs lambris dorés
ils veulent notre bonheur !!!





La révolution de 1789 ?
Mais c'est pour les livres d'Histoire, voyons !

Et quels livres ? Ecrits par qui ?
Pour bourrer le crâne de nos chères têtes blondes,
pour leur dire qu'elles doivent rêver de modernité,
pas de révolution, pas de prise de la Bastille,
 pas de luttes de libération,
pas d'émancipation des peuples,
pas d'idéaux de Justice,
pas d'idéaux de solidarité,
pas de communisme !!!

Allons z'enfants de la Patrie,
élevons des statues à Dassault et aux Drucker,
offrons-leur nos vies !!
La vie est belle, puisque Leymergie le dit sur FR2
dans chaque Télématin ! 





Pour les guerres, il ne doit pas y avoir de crises
de vocation !!! Applaudissons à la future guerre

contre l'Iran ou contre la Russie,
un champ de ruines, c'est bon pour la Reconstruction,
c'est bon pour la limitation de la population,
c'est bon pour le Nouvel Ordre Mondial,
c'est bon pour la City et pour Tel-Aviv !

Troquons la prise de la Bastille contre un bon match de foot,
la vie est belle, la vie avec les Drucker naturellement !

Vivre pour mourir,
mourir pour la France et pour Israël,
pardon mourir pour Israël et pour la France,
vive nos médias désintéressés !

Adieu la Révolution, bonjour la modernité !

Eva R-sistons aux mensonges des médias criminels,
au service des mulltinationales de mort et d'Israël.






Commentaire reçu, de Danièle Dugelay la militante
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-33741006-6.html#anchorComment


Bonjour. Je voudrais dire que depuis 3 jours j'ai pu constater, effarée, que de nombreux centres commerciaux, magasins importants, seraient ouverts pour la première fois le 14 juillet. J'ai lu dans la presse que les employés des Galeries Lafayette ont manifesté contre cette décision, ce qui m'a fait supposer que les Grands Magasins parisiens seront également ouverts. Pour moi, c'est une insulte à la Nation et à la République. Je sais combien Sarkozy sent son poil se hérisser lorsqu'on évoque devant lui le souvenir des Lumières et de la Révolution.
L'idée de Nation doit s'effacer dans nos têtes, comme celle de "citoyenneté".
J'ai donc décidé, si j'en ai la force, d'aller m'asseoir sur un fauteuil de camping devant l'entrée principale du grand Carrefour de ma ville, avec des pancartes, pour montrer qu'il existe une résistance. Amicalement.
Commentaire n° 1 posté par Danièle Dugelay avant-hier à 23h35





Un autre texte de Danièle la militante,
publié sur mon blog R-sistons à l'intolérable,
à lire par tous !
Attention, chef-d'oeuvre !


Bonjour la famille, bonjour les ami(e)s,

Si vous êtes pressés, sautez ce message car il n'est pas très important. J'ai simplement passé un bon moment mardi et j'ai envie de le partager avec vous.

Mardi, il y avait la grande manifestation à Paris et mon état de santé et l'âge m'empêchait d'y aller. Alors, comme je l'avais fait pour le CPE à Vélizy, j'ai décidé de faire ma manif individuelle aux Ulis 2. Cette fois, cela a été un peu plus difficile et j'adore ça. J'ai donc collé 6 ou 7 affichettes que j'avais imprilmées sur ma veste et en route, avec ma béquille et mon allure "tortue"...

Je suis entrée dans la galerie marchande, c'était le calme plat. Sur l'une des affichettes, j'invitais les gens à venir me parler si ils le souhaitaient. Seule une dame est venue me voir pour me faire part de sa sympathie. Espérant trouver plus de gens, je suis entrée dans Carrefour. Il n'y avait pas beaucoup de clients : ils étaient tous en train de manger. Je suis donc montée à la cafétéria et j'ai fait toutes les allées entre les tables. Là, c'était plus intéressant et plus chaleureux. Puis, marche par marche, je suis descendue. En bas, un employé de la sécurité m'attendait :
- Madame, suivez-moi s'il vous plaït.
- Pourquoi, Monsieur ?
- Parce que nous avons eu des plaintes de clients qui mangeaient et que votre passage a indisposés.
- Alors là, vous ne pouviez pas me faire plus plaisir qu'en me disant cela !
- Suivez-moi.
- Où m'emmenez-vous ?
- Vous sortez du magasin, c'est un lieu privé.
- Rien à faire, Monsieur. En France, la loi garantit la liberté d'expression et vous n'avez pas à décider de la tenue vestimentaire de vos clients.
  Et je veux acheter du jus d'orange.
- Alors vous sortez et vous rentrez, mais pas avec votre veste telle qu'elle est.
- Vous n'allez tout de même pas me demander de retourner ma veste ; ce n'est pas mon style.
- Vous sortez et vous enlevez les papiers accrochés sur vous.
- Non, je connais mes droits et vous ne pouvez pas me refuser la vente de mon jus d'orange.
Après un coup de fil à la hiérarchie :
- D'accord, mais je vais vous conduire au rayon et ensuite vous partirez.
- C'est entendu.

Bien sûr, le rayon des jus de fruits était à l'autre extrêmité du magasin, et me voici partie, clopin-clopant, le plus lentement possible, avec l'employé de la sécurité en costume noir strict à quelques mètres devant moi et qui s'arrêtait pour m'attendre. Cela me rendait encore plus visible et j'ai donc continué tranquillement ma petite manif personnelle en traversant Carrefour. Un monsieur intéressé, est venu me parler et il m'a accompagnée un bon bout de chemin. Il pensait que les réformes étaient inéluctables, indispensables et bénéfiques pour l'avenir. Nous avons discuté, je crois que j'ai bien ébranlé ses certitudes et personne n'a osé nous interrompre. Arrivée aux jus d'orange, j'ai pris mon pack et j'ai demandé à l'employé de la sécurité d'aller à la caisse la plus proche car j'étais fatiguée. Il m'a fait passer devant les autres clients qui, du coup, se sont intéressés à mes écritures et ont gentiment discuté avec moi, en me remerciant même de mon action. La caissière m'a dit : "Ne passez pas trop vite. Je veux lire." Puis, j'ai rejoint ma voiture car j'étais vraiment très, très fatiguée. Mais, une fois sur la route, je riais toute seule de la cocasserie de mon "équipée". J'étais contente d'avoir quand même pu participer à cette journée d'action sociale. Je crois que j'ai été quand même un tout petit peu utile et , en plus, je me suis vraiment bien amusée. C'est pour cela que j'avais envie de vous le raconter, à vous ma famille, à vous mes amis. 
 
Danièle (Dugelay). 
http://r-sistons.over-blog.com/article-13987441.html







- Israël perd son âme, et la mère juive sa fonction naturelle (très beau texte de résistance d'une mère juive)

- Lettre ouverte d'une laïque à Sarkozy (lettre de Danièle)

- Lettre d'un conducteur SNCF, Danièle la militante, Anna (texte de Danièle, extraordinaire)

 

 << Ne doutez jamais qu’un petit groupe d’individus
conscients et engagés puisse changer le monde.
C’est même la seule chose qui se soit jamais
produite. >>
Margaret Mead

"Car il est anormal, injuste et inhumain que le
pouvoir économique et politique qui gère la vie
entière des travailleurs n'appartienne pas aux
travailleurs eux-mêmes, mais à d'autres, à des
parasites dont la seule fonction, la seule
ambition et le seul intérêt est d'accumuler des
profits sans limites, à même le travail, l'énergie,
la sueur, la vie de la majorité des citoyens."
"Notre combat s'inscrit dans le cadre d'un
combat plus vaste, celui de tous les individus
lucides, responsables et fraternels, de par le
monde, qui luttent pour la libération de
l'homme..." Pierre Vallières Québec

Article 35 de la Déclaration des Droits de
l’Homme et du Citoyen de 1793
: « Quand le
gouvernement viole les droits du peuple,
l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque
portion du peuple, le plus sacré des droits et
le plus indispensable des devoirs. »

"L’Occident qui était perçu essentiellement
comme le Chevalier de la Démocratie est
désormais appréhendé comme le vecteur
d’une politique (..) égoïste, voire cynique.
La défense des droits individuels a pris de
telles proportions que la société en tant que
telle est désormais sans défense contre les
initiatives de quelques-uns. Il est temps, à
l’Ouest, de défendre non pas tant les droits
de l’homme que ses devoirs. L’Occident a
défendu avec succès, et même
surabondamment, les droits de l’homme,
mais l’homme a vu complètement s’étioler
la conscience de sa responsabilité devant
Dieu et la société". Alexandre Soljenitsyne
 







Résister au désordre planétaire de la domination
d'une caste militaro-financière, non élue, sur les
peuples, pour les asservir ou en faire de la chair
à canon au bénéfice des multinationales





LES ARTICLES RESISTER SUR R-SISTONS:

Sarkozy:Texte pour tracts,éventuellement
CNR, Résistance
Tous journalistes !
Tous journalistes (suite)
S'engager contre la guerre
Combattre la guerre (propositions, suite) 
Mouvement global de résistance non-violente
1er mai, nouvelles résistances
http://www.comite-valmy.org/

http://www.etatsgeneraux2009.fr/

http://nuitdesresistances.wordpress.com

http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/   

Appel à résister 
Résistons au G20 et à l'OTAN, société malade - Par Eva 

Résister (1), tous les liens. Armes de persuasion
Résister (2) Grève générale, Grève de la consommation 

Résister,(3) convergence des mouvements sociaux

Liste de mes blogs, et smileys

Résister (4) jour sans achat, liens, sites, messages
Avertissement donné aux Banques
Résister comme en Grèce, tous unis partis et syndicats
(voir aussi article précédent: le capitalisme, notre ennemi)
Textes et citations 
Mon message à moi, Eva
La chaussure, arme du futur
Grèves de solidarité
Résister au NOM, va, Anne, Syti.net
Résister contre la désinformation, notamment
Le devoir de résister à Bilderberg








 



 

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:28



Par Eva R-sistons


Extraordinaire !

Unique !

Pour une fois, FR2 télé désinformation

aborde au Journal de 20 heures

la question de la colonisation israélienne.

Avec l'excellent Charles Enderlin,

un grand journaliste, un vrai journaliste,

Enderlin qui avant la main-mise des sionistes

sur la Chaîne prétendûment au service des Français,

intervenait régulièrement, en toute impartialité,

pour nous entretenir de la réalité de l'occupation.


Alors, pourquoi brusquement de l'information, enfin,

sur cette chaîne par excellence de désinformation ???

FR2 esquisserait-il un début de changement

de politique  éditoriale ?

Pas du tout. Nous n'avons rien à attendre

de cette chaîne prétendûment publique.

Les sionistes, dans les Médias, sont au service d'Israël.

Alors ?



Eh bien, le Boss est pour l'arrêt de la colonisation.

Et puis, dans la perspective de la guerre contre l'Iran,

il faut éviter de multiplier les fronts.

Donc, le langage doit changer.

Et l' oligarchie est prête à un compromis au Proche-Orient,

la paix contre des miettes aux Palestiniens.

Alors, FR2 télé aux ordres prépare les esprits

à quelques concessions en échange de la paix.

Je ne vais pas tarder à clore cet article,

dans l'émission de Michel Drucker à la gloire des Armées,

des futures guerres impériales, sauvages, de prédation,

 Gérard Darmon est sur l'écran, avec les troupes en Afghanistan,

"j'avais envie d'y être".

Cet artiste décrépi

s'offre à bon compte

un coup de pub !

Comme dit l'écrivain blogueur et ami M. Morsli,

en commentaire, sur ce blog,

c'est sûr qu'à défaut de talent, on a besoin

de soutiens. L'Afghanistan est un passage obligé !

Putain de Médias...




 

Au fait, à la garden-party vous avez remarqué la Marie Drucker ?

 

Tout près du Président. La demoiselle voit loin.

Sûr qu'elle se voit déjà future Ministre de la Culture

(chut ! Au service de ses amis israéliens),

Sûr qu'elle est dévorée d'ambition

et qu'elle place ses pions serviles

en vue d'un joli poste politique.

Voilà les "journalistes" que nous avons.

Comment dire ? Des "lèche-culs" ?

 

Et comme DSK se demandant certainement,

 
chaque matin, comment servir au mieux Israël

 
(et sa carrière !) !

 
Du beau monde, aujourd'hui, pour informer.

Même un ancien collègue de la Télé publique,

autrefois "gauchiste", sert aujourd'hui fidèlement

la Pensée Unique.  On n'a plus le choix, aujourd'hui:

Se soumettre, ou se démettre.

Triste époque !!!




Eva R-sistons à l'intolérable d'une info

aux ordres du Gouvernement, et d' Israël

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:21

Le coup d'État au Honduras. Les raisons d'un échec.


Un excellent article publié par 
SERGE ADAM
Sur son blog vous trouverez de nombreux articles qui exposent des points de vue originaux sur des problèmes d'actualité et qui prennent le contrepied des modes médiatiques, forçant à nuancer les points de vues dualistes qui sont un travers répandu dans notre culture.
Eva: Je confirme, excellent blog à visiter absolument !


mardi 14 juillet 2009

Honduras : Les raisons d'un échec.
Le coup d'État au Honduras. Les raisons d'un échec.
par Claude Morin

Premier coup d'État en Amérique latine depuis la fin de la Guerre froide », a-t-on tôt fait de proclamer.A-t-on oublié le coup d'État du 11 avril 2002 au Venezuela même s'il dura moins de 48 heures? Le rapprochement avec la Guerre froide rappelle cependant que plusieurs coups d'État servirent à renverser des gouvernements réformistes ou à contrer les mouvements de revendication. L'Amérique centrale aura offert au XXe siècle un terreau fertile pour des dictatures militaires ou personnalistes (comme celles d'Ubico, de Carías, de Martínez Hernández sur l'horizon 1930-1945 et surtout celle des Somoza jusqu'en 1979). L'URSS après 1947, puis Cuba à partir de 1959 devinrent l'épouvantail. Les oligarchies et les militaires invoquaient la menace subversive pour s'opposer aux demandes et mouvements réformistes. La lutte contre le communisme servait de prétexte à la répression, à des élections sur mesure. Les États-Unis cautionnaient ou encourageaient la réponse autoritaire. N'avaient-ils mis fin à l'expérience réformiste au Guatemala en 1954 avant d'utiliser ce pays comme laboratoire pour tester des méthodes de lutte anti-insurrectionnelle appliquées bientôt en Asie du sud-est? Effet de la proximité des États-Unis, les dictatures centre-américaines pouvaient faire bon ménage avec des élections périodiques, des débats parlementaires, la division des pouvoirs. Mais ce vernis ne doit pas faire allusion : l'État de droit n'existait pas.

Dans l'Amérique centrale des dictatures, le Honduras s'est distingué depuis les années 50 comme la « République du Pentagone ».
C'est au Honduras que la CIA a organisé une attaque contre le Guatemala dans le cadre d'une guerre psychologique qui devait mener au renversement du gouvernement Arbenz en 1954. C'est du Honduras qu'elle orchestra l'invasion de Cuba en avril 1961. Les militaires honduriens furent entraînés et armés par les États-Unis. Dès 1957, ils deviennent un acteur politique prépondérant, n'hésitant pas à mettre sur la touche les gouvernements civils. Dans les années 80, Washington fit du Honduras une plate-forme pour sa stratégie d'agression contre le Nicaragua sandiniste et de soutien logistique à l'armée salvadorienne contre le FMLN. Le Honduras ressemblait à un porte-avions. Washington obligea alors les militaires à remettre le gouvernement aux civils afin de doter le pays d'une façade « démocratique ». La constitution de 1982 est un produit de ce ravalement. Cette façade servait à dissimuler une militarisation de la société. Les militaires profitèrent de largesses.
Le général Alvárez eut un temps carte blanche pour frapper tout élément jugé « subversif ». Les assassinats et les disparitions frappèrent les organisations populaires. Des manoeuvres se déroulaient annuellement en territoire hondurien. La prostitution, les drogues et les maladies vénériennes accompagnèrent les exercices. Avec la fin de la guerre civile au Nicaragua et au Salvador vers 1991, l'assistance US (1,3 milliard $ entre 1981 et 1987) fondit et le budget national en fut affecté. La démilitarisation se heurta à une résistance chez ceux qui avaient profité politiquement et économiquement du conflit. La criminalité connut une escalade ici comme au Salvador. Quantité de soldats se recyclèrent dans le trafic des narcotiques et les sales besognes.

Les élites honduriennes ont fait preuve de myopie et n'ont pas assumé leurs responsabilités sociales.
Le Honduras a incarné jusqu'à la caricature la « République bananière » ouverte à toutes les ingérences et à la corruption. Une longue tradition de servilité et de vassalité forme le tissu de son histoire. Que de fois les élites honduriennes ont pensé assurer leur prospérité en s'associant à des intérêts étrangers qui ne voyaient dans ce pays qu'un peuple indolent et des richesses à exploiter. Après avoir pensé offrir un territoire pour construire un canal interocéanique, les élites virent dans la banane le produit qui allait faire la richesse du pays. Les sociétés étrangères se disputaient des concessions et appuyaient des partis politiques rivaux ou des dictateurs pour obtenir des faveurs. L'assistance est devenue par la suite la nouvelle vache à lait, favorisant des enrichissements plus ou moins licites, voire la corruption la plus éhontée. Si cette source rapporte désormais moins, elle n'a pas disparu. Parallèlement le Honduras a multiplié les concessions pour attirer des usines de sous-traitance, des sociétés minières (y compris du Canada) et des sociétés forestières. Les possédants ont démontré une attitude défensive face aux demandes sociales. Plus de la moitié de la population vit en-deçà du seuil de pauvreté. Le pays occupe le 114e rang mondial pour l'indice de développement humain.

Le président Manuel Zelaya est issu de l'élite. Son épouse est la fille d'un général qui occupa la présidence. Sa famille a même été mêlée à l'assassinat de deux prêtres et de 15 militants paysans dont les cadavres furent trouvés en 1975 sur la propriété familiale Los Horcones. Industriel forestier et éleveur, il accéda à la direction d'associations patronales. Élu député en 1984, il a occupé plusieurs postes dans des gouvernements libéraux. Il appartenait à la faction progressiste du parti libéral et fut chargé de la direction de programmes sociaux. Élu de justesse en novembre 2005 sous la bannière libérale, il avait fait campagne pour une approche sociale de la criminalité face à un adversaire qui prônait la répression la plus dure, y compris la restauration de la peine de mort (abolie en 1937). On peut donc lui attribuer une sensibilité progressiste qui le démarquait au sein de sa classe et des partis politiques. Sa gestion présidentielle confirmera bientôt cette tendance. Il augmente de 60 % le salaire minimum, il crée un fonds pour la protection des forêts, il abaisse le prix du carburant. Mais surtout il Il développe des relations avec le président Chávez. Un accord avec Petrocaribe permet au Honduras de différer de 25 ans les paiements sur la moitié du pétrole qu'il achète et d'utiliser les fonds ainsi économisés pour financer des programmes sociaux. Et il adhère en 2008 à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques.
Il devint clair pour les Honduriens que Manuel Zelaya glisse à gauche, d'autant plus qu'il se rend à Cuba et y rencontre Fidel Castro en mars dernier. En même temps que les élites dénoncent ce virage, les mouvements sociaux connaissent une nouvelle vigueur et font entendre leurs revendications. Des regroupements voient le jour (COPINH, Bloque popular, Unificación democrática, etc.). Cela ne fait pas de Manuel Zelaya un « socialiste ». Il ressemble tout au plus à Jacobo Arbenz. Il cherche à libérer son pays de la tutelle états-unienne, mais sans envisager une rupture. Il ancre le Honduras dans des alliances régionales et latino-américaines. S'adaptant aux vents nouveaux, rompant avec plusieurs politiques néolibérales des gouvernements antérieurs, il inscrit son action dans une volonté de rendre effective la participation citoyenne, d'approfondir la démocratie.

Dans un pays aussi conservateur, avec ce passé de servilité et d'oppression, Manuel Zelaya dérange tous les puissants. Les élites ne se reconnaissent plus dans l'homme. Dans la consultation annoncée pour le 28 juin - sur l'opportunité d'ajouter une quatrième urne lors des élections générales du 29 novembre prochain - elles ont vu une manoeuvre destinée à leur opposer l'opinion publique et à conférer une légitimité à la campagne en faveur de la convocation d'une assemblée constituante. Tous les pouvoirs se sont alors ligués contre Zelaya : le Congrès (y compris son parti), la Cour suprême, l'Église, les médias, les forces armées. Même si la consultation n'était pas contraignante et ne pouvait être assimilée à un referendum, ils n'ont pas voulu courir le risque d'être mis en minorité par le « peuple ». Ils ont prétendu que Zelaya cherchait par ce moyen à arracher un second mandat, ce qu'interdit la constitution de 1982. Le véritable enjeu était l'élaboration d'une nouvelle constitution pour fonder un Honduras réellement démocratique. À court terme, une constituante peut fournir l'occasion à des débats qui font avancer la participation citoyenne. La procédure peut se transformer en une école. Le projet pouvait permettre aux organisations populaires et indigènes de faire entendre leurs voix. Voilà pourquoi elles appuyaient massivement la démarche qui était déjà endossée par 500 000 signatures. Plusieurs regroupements s'étaient formés pour soutenir l'initiative qui avait porté ses fruits au Venezuela, en Bolivie et en Équateur. La société civile n'avait eu aucun rôle dans la rédaction de la constitution de 1982 ni dans son approbation. La constitution ne prévoyait aucune consultation populaire. Ses rédacteurs appartenaient aux deux partis qui se sont partagé le pouvoir depuis plus d'un siècle, des partis régulièrement fragmentés par des ambitions personnelles, des instruments de clientélisme, des partis qui n'ont toujours pas vocation démocratique.

Je ne suis pas juriste, mais je crois que la Cour suprême a fait une lecture limitative et éminemment politique de la constitution afin de proclamer le caractère illégal de la consultation. Tous les autres corps se sont servis de cette décision pour justifier leur action contre le président Zelaya.
Tous ont travaillé de concert. Les militaires ont utilisé la force pour arrêter le président et l'exiler au Costa Rica. Ils ont prétendu agir au nom des instances juridiques. Le Congrès s'est ensuite réuni. Il a prétendu disposer d'une lettre datée du 25 juin par laquelle Zelaya avait signifié sa démission invoquant la polarisation du pays et des raisons de santé. À l'évidence il s'agissait d'un faux fabriqué. Puis il a désigné son président comme successeur.
En l'absence du vice-président qui avait renoncé à ses fonctions pour briguer les suffrages aux élections de novembre, le président du Congrès, Roberto Micheletti, était le prétendant désigné. Les apparences étaient sauvegardées : le Congrès destituait le président, nommait un successeur et les militaires laissaient le pouvoir aux civils. L'alliance civilo-militaire avait bien fonctionné. Les médias ont également joué leur rôle. Après avoir chauffé l'atmosphère dans une campagne anti-Zelaya, ils s'imposaient un blackout complet sur le coup avant de se faire les porte-parole du nouveau régime. Les médias favorables à Zelaya ont été sortis des ondes. Niant la réalité du coup d'État, tous les pouvoirs ont voulu faire croire à une « succession constitutionnelle ».

Ce scénario s'inspire du coup d'État du 11 avril 2002 au Venezuela : la capture du président par les militaires, la fausse démission, le blackout médiatique. Chávez et le Venezuela servaient d'épouvantail pour discréditer Zelaya et son projet. La parenté dépasse la simple imitation. L'opposition vénézuélienne a été très active au Honduras récemment. L'oligarchie vénézuélienne, à défaut de faire tomber Hugo Chávez au Venezuela, voulait le vaincre à l'étranger. En identifiant Zelaya à Chávez, elle a pensé prendre sa revanche. Ses partis et ses médias n'ont donc pas dénoncé le coup, bien au contraire. On peut comprendre dans ce contexte que le président Chávez se soit engagé avec une grande vigueur verbale à défendre Zelaya et à vilipender les putschistes. Cette collaboration entre les deux oligarchies pourrait expliquer que les élites honduriennes se soient complètement illusionnées quant à la viabilité de la solution retenue.

L'importance du facteur externe explique que les putschistes aient visé également Patricia Rodas, la ministre des Relations extérieures, rudoyée et expulsée au Mexique et qu'ils aient menacé les ambassadeurs du Venezuela et de Cuba. La droite aux États-Unis (au Congrès, dans les médias) et la droite en Amérique latine soutiennent les putschistes. Elles ne voient en Zelaya qu'un allié de Chávez qu'elles diabolisent. Cette solidarité de classe n'est pas étrangère non plus à la position ambiguë, du bout des lèvres en somme, qu'adoptera le gouvernement canadien.

Mais à la différence de ce qui s'est passé au Venezuela ce n'est pas d'abord la rue qui peut remettre Manuel Zelaya au pouvoir. Les organisations populaires n'ont pu se mobiliser comme elles le firent au Venezuela. Des ordres de capture ont été émis contre les dirigeants (plus de quatorze) ainsi que les ministres du gouvernement Zelaya. Beaucoup se sont réfugiés dans des ambassades, ont fui le pays ou se sont mis à l'abri. Le couvre-feu a été proclamé. Les partisans de Zelaya peuvent bien défier les putschistes en tenant des manifestations. Les forces de sécurité ont occupé tout le terrain et la répression brutale s'abat avec des morts, des blessés, des arrestations. Zelaya n'a pu disposer, à la différence de Chávez, de la loyauté de militaires. Ce qui aura fait la différence dans le cas du Honduras aura été la réprobation unanime et immédiate du coup d'État par tous les gouvernements d'Amérique latine et par diverses instances régionales (ALBA, Groupe de Rio, UNASUR, etc.). L'Organisation des États américains n'aura pas hésité cette fois à condamner le coup d'État et aura déployé beaucoup d'énergie à rétablir l'ordre constitutionnel.

La nouveauté réside également dans l'attitude des États-Unis. L'administration Obama n'a jamais reconnu les putschistes. Le Département d'État a vite dénoncé le caractère illégal de la destitution. Le président Obama, après s'être limité à exprimer sa « vive préoccupation », a réclamé la restauration de Manuel Zelaya dans ses fonctions. Il a de la sorte envoyé un message clair.
Cela ne veut pas dire que certaines agences états-uniennes n'aient pas contribué à la crise. On voit mal l'état-major et les officiers formés dans les écoles militaires du Pentagone s'aventurer dans cette opération sans en discuter au préalable avec les représentants du Pentagone sur place (la base de Soto Cano abrite 500 militaires états-uniens). USAID financent plusieurs programmes au Honduras.Certaines agences ont servi ailleurs de bras civil à des opérations de propagande, de formation et de subversion. Ainsi dans une entrevue à CNN, dimanche matin, la directrice locale de l'organisme Paix et Démocratie défendait le caractère légal de l'opération en cours. La rumeur d'un coup d'État a couru dès le 24 juin. Qu'a fait l'ambassadeur pour dissuader les putschistes de recourir à cette solution? Des précédents nous rappellent que les instances états-uniennes, surtout dans une situation de tensions ou de crise, ne fonctionnent pas à l'unisson. Les États-Unis gardent plusieurs fers au feu et leurs représentants agissent suivant plusieurs scénarios.

Le coup d'État est condamné à l'échec. La communauté internationale a démontré un soutien unanime au président Zelaya, isolant ainsi les putschistes. L'esprit des résolutions était que son retour se fasse sans conditions préalables. Le régime illégal tient tête à la communauté internationale et aux manifestations internes d'appui au président déchu. Comment ramener les putschistes à la raison? Par des promesses d'immunité, par l'exil des principaux chefs, par des pressions multiples et combinées? Le Venezuela a coupé ses livraisons de pétrole, plusieurs pays ont rappelé leurs ambassadeurs. Les États-Unis ont suspendu certaines formes d'assistance, mais disposent de plusieurs leviers décisifs: les mettre en action démontrerait la solidité de leur engagement en faveur d'un retour à l'ordre constitutionnel. On voit mal comment le régime pourrait se maintenir longtemps au pouvoir.

Il faut donc croire que Manuel Zelaya sera restauré dans ses fonctions. Il a déclaré en conférence de presse à New York qu'il n'accepterait pas un second mandat. C'était un argument massue de la désinformation entourant l'opposition à la consultation. Le président Zelaya reviendra auréolé, avec un prestige accru. Sa base sociale sortira élargie de cette épreuve, mais le pays se retrouvera encore plus polarisé. Face à tous les pouvoirs qui l'ont rejeté, quel sera son pouvoir effectif d'ici janvier 2010? Jusqu'où voudra-t-il et pourra-t-il aller dans l'exercice des prérogatives présidentielles qui sont fort grandes en vertu même de la constitution et des pratiques latino-américaines? Un candidat à la succession pourra-t-il poursuivre l'oeuvre entreprise? Ou le Honduras oligarchique aura-t-il stoppé pour un temps cette marche vers un Honduras moins inégalitaire, plus démocratique?


Claude Morin, Professeur retraité. Département d'histoire. Université de Montréal.

Source
Mondialisation.ca


http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-33816854.html


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 12:54

                      


Les journalistes qui ne sont pas à la solde du système ont été écartés, les escadrons de la mort de l’armée hondurienne s’apprêtent à faire leur sale boulot. Les mêmes qui ont déjà eu une expérience similaire dans le passé, de persécution, d’assassinat, d’enlèvements, de torture, qui ont fait vivre le peuple du Honduras dans la terreur quotidienne pendant plus de 10 ans. Ce qui ce passe au Honduras est un coup d’état militaire pour installer une dictature.


Samedi a été assassiné le leader du Bloc Populaire et Front National de la Résistance contre le Coup d’Etat, Roger Ivan Bados. Un autre dirigeant de la gauche Ramon Garcia a été retrouvé mort après un enlèvement…et ce sont des nouvelles que je trouve au goutte à goutte en parcourant de nombreux articles…Combien d’autres ont été enlevé ou sont mort dont ici nous ne savons rien ?  D’autres dirigeants sociaux sont emprisonnés où recherchés, de nombreux mandats d’arrêts sont lancés. La répression s’abat sur le peuple du Honduras, la terreur s’installe.  Et il ne fait  aucun doute que si l’Occident ne bouge pas pour rétablir le président légitime dans ses fonctions, le prix de sang et de larmes va être très lourd. Plus de 1200 résistants sont détenus. Les membres du gouvernement fidèle à Zelaya ou qui défendent les droits humains reçoivent des menaces de mort.

 


« Nous vivons à nouveau ces jours terribles des années 80, ils nous menacent et nous sous sentons complètement sans défense, parce que à présent avec l’état de siège, nous n’avons aucune garantie et ils peuvent faire de nous ce qu’ils veulent, y compris nous faire disparaître », nous dit un dirigeant de la gauche passé dans la clandestinité. Les dictateurs politiques et les chefs militaires qui se sont emparé du pouvoir par la violence le 28 juin au Honduras sont ceux qui ont fait régner la terreur pendant les années 80, ce sont les mêmes.

 


Et cette ordure de Micheletti se dédouane en accusant Chavez d’être responsable de tout, du sang versé et de celui qui va l’être. « Cobarde », même pas les couilles d’assumer.  Je vais vous traduire un article édifiant sur le passé de cette ordure, de ce lâche, de ce traître, allié des oligarque et des bourreaux du peuples depuis toujours qui il faut le savoir a voulu faire changer le constitution du Honduras en 1985, mais pour consolider le pouvoir de l’oligarchie pas pour donner des droit au peuple dans une démocratie participative.
 

 


Comme je voudrais arriver à faire passer le message : il faut que Zelaya rentre dans ses fonctions, même par la force des armes car ce qui ce passe est une déclaration de guerre à tous les peuples qui cherchent à s’émanciper, à tous ceux qui veulent un peu plus de justice dans le partage des richesse, a tous les résistants aux dictateurs oligarques absolutiste qui ont lancé le signal du grand massacre planétaire.


A moi, à vous peut-être. Chavez ne veut pas la guerre, Mais l’ignoble Obama et sa clique ne lui laisse pas le choix.  Oui, ignoble, car peu lui importe à lui le sang et les larmes des peuples, tant qu’il peut parader comme un acteur de charme dans une parodie de changement. Le seul changement : cela va de pire en pire de plus en plus vite.

 


La honte, la honte de l’Occident. . La participation des Etats-Unis à la genèse de ce coup d’état est clairement établie. Ici jamais n’est évoquée la tentative d’assassinat manquée contre Zelaya début juin. Jamais n’avait été aussi transparent le double discours des dirigeants de l’Occident que dans sa double attitude envers le coup d’état au Honduras. Tout est là, sous nos yeux. 192 pays ont condamné ce coup d’état, tous les pays du monde. Or que voyons nous ?


Les soi-disant mesures de sanctions prises contre les putschistes vont affecter le peuple, en  plongeant le pays dans une grave crise économique, mais aucune mesure n’est prise contre les intérêts des dictateurs qui se sont illégitimement installés aux commandes de ce pays. Il serait possible aux Etats-Unis de prendre des mesures concrètes, en gelant les comptes en banques US des putschistes, en leur ôtant leurs visas, en confisquant leurs avoirs su le territoire étasunien.


La seule promesse électorale que tiendra Obama, c’est ce sang et ses larmes qu’il annonçait pour faire un monde nouveau à la gloire de l’Amérique (Etats-Unis). Le sang et les larmes de tous les résistants aux oligarques mondiaux vont couler. Le sang et les larmes de tous les pauvres de la planète sacrifiés aux intérêts des oligarques vont couler. Ils coulaient déjà en rivière un peu partout sur la planète, mais c’est un fleuve, un océan de sang et de larme qui nous est promis à présent, ne les voyez-vous pas couler ces rivières de sang, ses rivières de larmes qui peu à peu forme un fleuve ? Moi si.

 


Sortez du double discours, tous les éléments sont là pour le faire dans ce dossier que je consacre au Honduras, pas juste comme cela par caprice, pas pour le plaisir de pratiquer l’espagnol, mais parce qu’au Honduras l’Empire déclare la guerre aux peuples démocratiques du Sud et restaure par un coup d’état militaire l’ère des dictatures.

 


Prenez la leçon pour notre avenir : cela leur fait mal aux oligarques de sortir deux centimes si c’est pour les donner au peuple a dit Zelaya. C’est cela la question que vous devez vous poser à présent : Trouvez vous cela normal que quelques uns possèdent la majorité des richesses de la planète plongeant les peuples dans la guerre, la terreur, la maladie, la misère pour réaliser leur projet d’absolue concentration de la richesse ou du pouvoir ? 

 


Si vous répondez oui à cette question, vous êtes dans le camp des oligarques et comme valets peut-être recevrez-vous quelques miettes de leur richesse et la camisole chimique qui vous permettra de supporter la torture de vos sensibilités qu’ils vous imposeront.

 


Si vous répondez non : tirez les conséquences des leçons de l’histoire. Faites preuve d’intelligence, cherchez, informez vous, apprenez à décrypter les signes qui se multiplient à la surface du monde, étudiez ce qui se passe au Honduras pour comprendre le double jeu de l’oligarchie internationale, vous aurez une idée de ce qui nous attend. Cette guerre de tous contre tous qui se répand comme l’étincelle suit les traînées de poudre vers les explosifs.

 


Alors il reste à savoir, qui sera lâche et ira se planquer, qui aura le courage de la résistance, comme ces femmes qui frappaient à mains nues les soldats en armes le jour du coup d’état au Honduras, comme tous les peuples du Sud en lutte contre des armées sans pitié.

 


Voilà aussi pourquoi je fais ce que je peux pour soutenir le peuple du Honduras, voilà pourquoi je suis les luttes du Sud : parce que personne ne peut présumer de son attitude face à la répression, parce qu’ils me donnent une magnifique leçon de courage pour me préparer à ce qui nous attend.

 
Anne

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-33802379.html



                       

                 Zelaya : proposition pour un retour



Pourquoi pas une grande marche pacifique du retour pour Zelaya, qu'il rentre à pied dans son pays.


On tourne en rond là, cela permettrait de sortir du cercle vicieux, le peuple hondurien va se faire massacrer.


Pourquoi tous les notables de l'Occident, politiciens, artistes, intellectuels de renom, qui le soutiennent, qui se prétendent en lutte contre la dictature qui vient, ne se rejoignent pas, par exemple au Nicaragua pour accompagner Zelaya dans son retour ? Pour lui faire un rempart de leur corps ? Une belle occasion de montrer leur courage.


Ce serait une belle manière de régler le problème, non ?


Les putchistes pourraient-ils se permettre d'assassiner, d'arrêter les notables de l'Occident, venu soutenir le légitime président ?


http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-33804627.html





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