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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 02:51





Je suis en train de regarder un documentaire 
sur les gangs de rues américains.

Même ce type de reportage tend à disparaître.

Il n'y a plus de documentaires.

Il n'y a plus de vrais débats.

Il n'y a plus de journalisme d'investigation.

Il n'y a plus d'information.

Il n'y a plus de reportages.

Ceux d'Envoyé Spécial n'en sont pas:

Sujets légers, people, insipides, ou de la propagande

contre les pays non alignés, Iran, Russie, Chine...

et jamais rien sur les grandes questions du moment,

encore moins sur ce qui engage l'avenir de l'humanité.

Une exception, remarquée, sur Arte: Les OGM.

Pour une fois, la vérité. La vérité affranchit !

Depuis ce reportage, il y a au moins un an, rien.

Circulez, il n'y a rien à voir !

Le citoyen ne doit pas penser.

Il doit être abruti. Ou distrait. 

Pour rester aveugle,

pour être enchaîné, asservi, soumis,

et ne pas savoir qu'il l'est. 

Le Nouvel Ordre Mondial se prépare.

La télévision sioniste a tué l'information,
la pensée, la réflexion, la création.

Télé morte. Pour individus serviles, abrutis, résignés.

Orwell est d'actualité.

Il n'y a rien d'autre à dire sur la télé française - sioniste

Qui n'est plus française, en définitive. 

Les BHL nous disent comment penser,

ou ne plus penser.




R.A.S. Il n'y a plus rien à la télé.

La télé est morte.

Les sionistes qui l'ont colonisée, 

l'ont tuée. 

C'est tout, il n'y a rien à voir, rien à dire.

La télé est tuée, et la France est en voie de l'être.

Un clan au service de l'Etranger prive nos médias de liberté. 

Michel Drucker est là pour nous amuser,

et Marie Drucker pour nous inciter à mourir
pour la patrie (des multinationales).

Tiens, deux Drucker ? Quel hasard !L

La guerre contre l'Iran se prépare !
Et ensuite contre la Russie, la Chine....
elle doit être permanente.
Israël est une société militaire.

Et ses amis en France en sont le reflet.

Mourir pour la patrie ! Jeunes, voyez votre avenir !
Chair à canons ou l'esclavage.

Ne pensez surtout pas, subissez.
La guerre ou le chômage !

La télé ?

Circulez, il n'y a rien à voir, rien à penser.

C'est la té lévy sion, comme dirait l'autre. 

Le mieux, c'est de ne pas la regarder,

pour ne pas être abruti. 

Il reste le Net ! La liberté ! L'information ! La création ! 

Citoyens ! Vous savez ce qu'il reste à faire.

Fuyez la télé ! Elle est votre ennemie !

Laissez la té lévy sion à ceux qui la défont.

Qu'ils restent entre eux !

Et nous loin de la télé. 

Tout simplement !

Eva R-sistons à l'intolérable d'une télé qui désinforme et abrutit.



   

 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:17

Le premier coup d’État militaire
de l’administration Obama !



Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA
par Thierry Meyssan*


29 juin 2009

Depuis

Beyrouth (Liban)


En remettant en question la présence militaire US à Soto Cano et en adhérant à l’ALBA, le Honduras a suscité la colère de Washington. Des militaires formés à l’École des Amériques et encadrés par des conseillers US ont renversé le président constitutionnel Manuel Zelaya et ont installé à sa place son rival de toujours au sein du parti libéral, Roberto Micheletti. Thierry Meyssan revient sur les enjeux de cette confrontation qui marque la volonté de l’administration Obama de reprendre en main l’Amérique latine.

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Roberto Micheletti, président du Congrès et rival de toujours de Manuel Zelaya au sein du Parti libéral, salue les députés qui viennent de le désigner président du Honduras.


Nul ne pensait que la crise opposant le Honduras aux États-Unis pourrait se conclure par un coup d’État militaire. Washington semblait avoir renoncé à ces méthodes, quoi que l’administration Bush ait encore récemment soudoyé des militaires pour renverser le président constitutionnel du Venezuela (12 avril 2002) [1] et qu’elle ait envoyé les forces spéciales enlever elles-mêmes le président constitutionnel d’Haïti (29 février 2004) [2]. Mais les communicants de la Maison-Blanche avaient suffisamment mis en scène le large sourire du sémillant Barack Obama pour que l’opinion publique internationale ait cru que les États-Unis avaient changé et qu’ils avaient abandonné leur ambition impériale.

Les cinq États de l’ex-République fédérale d’Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) offrent un intérêt stratégique particulier puisqu’ils forment le lieu de passage entre deux continents et deux océans. Cependant, aucun de ces États ne dispose de ressources particulières. Par contre, chacun d’entre eux peut être utilisé pour contrôler la zone. Ainsi durant la révolution sandiniste au Nicaragua, Washington utilisa le Honduras comme base arrière de la contre-révolution. Sous la direction de John Negroponte, l’ambassade des États-Unis à Tegucigalpa était devenue le quartier général des « contras » nicaraguayens et de leurs escadrons de la mort. Dans cette perspective, l’évolution anti-impérialiste du Honduras, après le retour au pouvoir des Sandinistes au Nicaragua, représentant moins un problème en soi qu’un danger de « contamination ».

En quoi donc l’évolution du domino hondurien représentait-il un tel danger que Washington décide de recourir aux vieilles méthodes au risque d’anéantir tous ses efforts de communication ?

La présidence de Maduro et les élections de 2007

Comme toute l’Amérique centrale, le Honduras est en proie aux maras (gangs), dont le plus célèbre est le Mara Salvatrucha. Il s’agit de bandes d’enfants, asservis par la dépendance aux drogues et organisés selon des rites mystico-criminels [3]. Ils commettent toutes sortes de violences, parfois d’une barbarie inouïe, et dans certains cas de vrais massacres.
En 2001, le candidat nationaliste Ricardo Rodolfo Maduro Joest avait été élu pour lutter contre le crime, après que son fils de 25 ans eut été enlevé, torturé et assassiné. Les obsèques du jeune homme s’étaient muées en manifestation nationale. Dès son accession à la présidence, Ricardo Maduro avait ordonné de spectaculaires opérations anti-gangs. Il avait développé l’arsenal des policiers et avait fait sortir les militaires des casernes pour leur prêter main forte. Soutenu par la démocratie chrétienne, il avait fait adopter une loi condamnant à 5 ans de prison minimum la simple appartenance à un mara. Bien que la loi ait été copiée au Guatemala et au Salvador, elle fut ultérieurement invalidée par la Cour constitutionnelle car elle rendait des individus responsables par association de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Ces mesures firent exploser la population carcérale et se soldèrent par des mutineries sanglantes dans les prisons. En définitive, faute de traiter les causes sociales de ce phénomène de masse, ces initiatives n’enrayèrent pas la propagation du crime.
En 2007, le candidat nationaliste à sa succession, « Pepe » Lobo, considèrait que les maras ne peuvaient être éradiqués qu’au travers d’une guerre. Dans une sorte de surenchère, il proposa donc de rétablir la peine de mort par référendum avec possibilité de la prononcer collectivement contre les gangs. Cependant, une étude menée au Salvador voisin avait montré que 51,9 % de ces criminels ont entre 11 et 15 ans. Le Honduras aurait donc du tuer nombre de ses propres enfants. À l’opposé, le candidat libéral, Manuel Zelaya, proposait une approche plus raisonnable, non seulement fondée sur la répression, mais incluant de vrais tentatives d’éducation et d’insertion de ces enfants.

Le bilan du président Ricardo Maduro était également discutable au plan économique.
Ancien gouverneur de la Banque centrale et brillant homme d’affaire (concessionnaire Xerox et directeur du fonds d’investissement La Paz), Maduro a négocié avec le FMI et le Club de Paris la réduction de la dette, mais en contrepartie, il a été obligé d’augmenter les taxes et de réduire le nombre de fonctionnaires ; une politique qui a exclusivement pesé sur les classes moyennes. Il a aussi fait adhérer son pays à l’Accord de libre-échange États-Unis/Amérique centrale, sans rencontrer d’opposition politique prticulière, malgré les conséquences désastreuses pour les petites exploitations agricoles. Les excellentes relations du président Maduro avec son homologue états-unien, George W. Bush, se concrétisèrent avec l’envoi de 370 hommes en Irak, où ils servirent avec les Espagnols dans la zone placée sous administration polonaise. Toutefois, il fut politiquement contraint de retirer ce contingent lorsque l’Espagne de Zapatero se retira. Au demeurant, le mandat de Ricardo Maduro se termina dans une ambiance grotesque avec un divorce à grand spectacle.
Le libéral de gauche José Manuel Zelaya Rosales proposa une alternative séduisante. Pour faire des économies budgétaires, il entendait réduire le train de vie de l’État plutôt que de fermer des services publics. Pour augmenter les recettes de l’État, il proposa de faciliter l’emploi dans les secteurs à forte main d’œuvre. Pour lutter contre la criminalité juvénile, il annonça son intention de doter toutes les écoles d’ordinateurs et de rendre l’instruction publique gratuite pour tous.

En 2007, lors d’un scrutin à un seul tour, les électeurs l’élirent avec 49,9 % des voix, et lui donnèrent 48,4 % des sièges au Congrès (la chambre unique). Son principal concurrent, le nationaliste de droite Porfirio Lobo Sosa, n’obtint que 46,2 % des voix et 42,9 % des sièges au Congrès. Les résultats étaient si serrés qu’ils furent contestés, pour être enfin validés après deux semaines d’incertitudes. Trois petits partis se sont retrouvés en position d’arbitres au Congrès : l’Union démocratique, la Démocratie chrétienne et enfin Innovation et unité.

Élection présidentielle
(27 novembre 2009)
Élections législatives
(27 novembre 2009)
José Manuel Zelaya Rosales
49,90 % des suffrages exprimés
Partido Liberal
62 sièges
Porfirio Lobo Sosa
46,2 % des suffrages exprimés
Partido Nacional
55 sièges
Juan Ángel Almendares Bonilla
1,5 % des suffrages exprimés
Unificación Democrática
5 sièges
Juan Ramón Martínez
1,4 % des suffrages exprimés
Democracia cristiana
4 sièges
Carlos Sosa Coello
1,0 % des suffrages exprimés
Innovación y Unidad)
2 sièges
La présidence de Manuel Zelaya

Rien ne laissait prévoir que le rancher Manuel Zelaya entrerait en conflit ouvert avec Washington, d’autant que la majorité relative dont il disposait n’encourageait pas à une rupture politique.

En premier lieu, Zelaya a poursuivi la décentralisation qu’il avait initié lorsqu’il avait occupé des fonctions ministérielles par le passé. Il s’agissait de rapprocher les centres de décision des citoyens pour renforcer le pouvoir populaire et la transparence. Cette réforme a fait surgir un clivage entre la classe politique corrompue de la capitale et les nouveaux notables locaux. Elle a aussi mis en lumière le contrôle par les militaires d’une partie de l’économie [4]

Surtout, Manuel Zelaya annonça en juin 2006 que la base aérienne de Soto Cano [5], abritant un contingent US, serait affectée au trafic commercial. Devant la réaction du Pentagone, le ministre de la Défense hondurien envisagea de reculer en évoquant un coût d’équipement trop important, mais le président Zelaya maintint sa décision. Officiellement Soto Cano est une petite base avec 190 militaires et 730 personnels civils. Sa piste est la seule d’Amérique centrale capable d’accueillir de gros transporteurs de troupes. Fort Bravo est la seule antenne du SouthCom hors USA [6]. Surtout, Soto Cano est une base d’écoute reliée à deux unités secrètes Cerro La Mole et Swan Island. Ce dispositif est indispensable au renseignement militaire US dans la région. Curieusement, aucun traité n’a jamais été signé entre les deux pays pour préciser le statut de ces installations.

Alors que le président jouissait d’une forte popularité, une soudaine campagne de presse l’accusa de ne pas tenir ses promesses, d’être incapable d’améliorer le niveau de vie et de juguler le crime. De fait, il ne pouvait protéger le pays de la hausse mondiale des prix du pétrole, tandis que quantité de reportages à sensations donnaient l’impression d’une explosion des maras. Manuel Zelaya y répondit en contraignant les médias audiovisuels privés à retransmettre plusieurs heures d’interviews de membres de son gouvernement.

Washington manifesta son irritation en diminuant ses programmes d’aide à la population, mais maintint ses programmes de sécurité. Les États-Unis accordent en effet des moyens importants au Honduras pour qu’il réalise sur son territoire des éléments de ses plans de lutte contre le crime organisé, le trafic des stupéfiants et le terrorisme. Washington finance par exemple l’équipement high tech de Puerto Cortés pour que tous les containers qui y transitent à destination des États-Unis soient scannés.

Au demeurant, Washington dispose de puissants moyens de pression sur Tegucigalpa. Si 7 millions de Honduriens vivent ans leur pays, près d’1 million supplémentaire vit aux États-Unis, notamment depuis les dévastations dûes au cyclone Mitch, en 1998. 78 000 d’entre eux ont un statut temporaire, plusieurs fois renouvelé, et peuvent faire l’objet de reconduite à la frontière sur simple décision administrative.

Le président continua son action contre la corruption, contraignant plusieurs hauts fonctionnaires à la démission. En retour, certains d’entre eux commencèrent à comploter. On découvrit que l’ancien directeur de la compagnie de téléphone publics avait placé le président sur écoutes.

Tandis qu’éclatait aux États-Unis la crise des subprimes et que l’on assistait au renchérissement mondial des aliments de base, le président Zelaya s’est logiquement tourné vers l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA), une organisation inter-gouvernementale initiée par le Venezuela. Celle-ci garantit la sécurité alimentaire et énergétique de ses membres, et coordonne en outre des programmes de Santé publique.
Cette décision rencontrait un fort soutien populaire, mais suscitait l’inquiétude des classes moyennes déjà frappées par la politique économique de Maduro, puis par la crise économique mondiale.
Le 25 août 2008, Manuel Zelaya rendait hommage au « Guérillero héroïque » Ernesto Che Guevara et, devant une foule de 100 000 personnes, signait à Tegucigalpa l’adhésion de son pays s à l’ALBA en présence des présidents bolivien, Evo Morales, nicaraguayen Daniel Ortega, vénézuélien Hugo Chavez, et du vice-président cubain Carlos Laje. Le président dominicain Leonel Fernández s’était fait représenter.

Le Honduras venait de basculer du côté des nations rebelles.

Le coup d’État militaire

Des officiels US ont admis auprès du New York Times être entrés en contact avec les putschistes ces derniers jours, mais —selon eux— en vue de les dissuader de faire un coup [7]. Selon ce témoignage, ces contacts auraient cessé dimanche (c’est-à-dire alors que le coup avait commencé).

Or, la petite armée hondurienne est entièrement équipée, formée et encadrée par les États-Unis. Elle obéit certes à son chef, le président de la République, puis à son chef d’état-major. Mais en pratique, elle est largement contrôlée par le SouthCom depuis Soto Cano et Miami [8].
Précisément, le Pentagone a précipitamment installé le nouveau commandant du SouthCom, le général Douglas M. Fraser, jeudi dernier, pour suivre le coup.

Quoiqu’il en soit, l’opération a été conçue de longue date. Comme l’attaque des bâtiments officiels moldaves, le nettoyage de la vallée de Swat, l’extermination des Tigres tamouls ou la « révolution verte » en Iran, elle a été planifiée par l’administration Bush, puis confirmée et exécutée par l’administration Obama, après avoir été habillée des oripeaux de la légalité.

La tension s’est concentrée lorsque le président Zelaya a convoqué —pour le dimanche 28 juin— un référendum autorisant l’élection d’une assemblée constituante. Immédiatement, une campagne de presse internationale a été initiée pour présenter cette initiative comme exclusivement vouée à autoriser Manuel Zelaya à briguer immédiatement un second mandat. Ce qui est faux, puisque l’élection de l’assemblée constituante aurait eu lieu le jour de la prochaine élection présidentielle et que la constitution n’aurait pu être modifiée que beaucoup plus tard. Le président n’aurait donc pas pu être candidat à sa propre succession. Mais après avoir accusé mensongèrement Hugo Chavez de vouloir être « président à vie », il fallait accuser son allié Manuel Zelaya de marcher sur lui aussi vers la dictature.

Le 23 juin, le Congrès a adopté une loi constitutionnelle interdisant un référendum à moins de 180 jours de l’élection présidentielle. La Cour suprême a déclaré le référendum illégal (mais pas anti-constitutionnel) bien que la loi de modification soit elle-même anticonstitutionnelle.
Toutefois, s’appuyant sur cette décision le chef d’état-major, le général Romeo Vasquez, a bloqué l’organisation du référendum.
Le président s’est alors rendu lui-même sur une base militaire pour « délivrer » le matériel électoral et a révoqué le chef d’état-major pour insubordination.
Comme tous les golpistes latino-américains, le général Romeo Vasquez a été formé par les USA à l’École des Amériques, de sinistre réputation.

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La base de Soto Cano est aujourd’hui commandée par le colonel Richard A. Juergens. Il aurait dirigé l’enlèvement du président haïtien Jean-Bertrand Aristide lorsqu’il était directeur des opérations spéciales du Special Operations Command.

Dimanche 28 juin 2009, vers 5 h 30 du matin (heure locale), l’électricité et les lignes téléphoniques filaires et hertziennes ont été coupées. Des commandos encagoulés [9] ont investi la résidence du président de la République et l’ont contraint à les suivre. Il a été expulsé vers le Costa Rica en pyjama. Au moins huit ministre, dont la ministre des Affaires étrangères, ainsi que diverses personnalités, dont le maire de San Pedro Sula (la seconde ville du pays) ont été arrêtés. Lorsque l’électricité a été rétablie, les médias audio-visuels ont annoncé que le couvre-feu était décrété et le référendum et les offices religieux dominicaux annulés.
Dans l’après-midi, les députés ayant été autorisés à circuler, le Congrès s’est réuni en séance extraordinaire. Le président de la Chambre, Roberto Micheletti, a donné lecture d’une lettre, datée du vendredi 26 juin, du président Manuel Zelaya donnant sa démission. Personne ne s’est étonné de cette missive anti-datée. Constatant la vacance de la présidence, le Congrès a désigné son président comme président de la République. De son côté, la Cour constitutionnelle a précisé dans un communiqué orwellien que l’armée avait défendu la Constitution et empêché le président Zelaya de faire un coup référendaire. La Cour a soutenu que le chef d’état-major avait certainement bloqué le référendum en toute légalité, s’il avait agit sur ordonnance d’un juge.

Afin que nul n’ignore le véritable enjeu de cette opération, les militaires ont placé aux arrêts les ambassadeurs ou chargés d’affaire des États membres de l’ALBA.

La technique utilisée pour le coup n’est pas sans rappeler celle d’Haïti en 2004 contre le président Jean-Bertrand Aristide : enlèvement au petit matin par des soldats encagoulés et apparition d’une lettre de démission.

La manière dont les agences de presse atlantistes ont relaté mensongèrement le contentieux électoral pour donner une apparence de légalité au coup d’État montre la préméditation de l’opération par Washington. Le traitement du coup lui-même, en occultant l’enjeu central de la base de Soto Cano et les liens entre militaires honduriens et états-uniens, manifeste une volonté de dédouaner l’administration Obama.

 Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).


Les articles de cet auteur
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[1] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[2] « La CIA déstabilise Haïti », « Coup d’État en Haïti » et « Paris relâche le président haïtien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 janvier, 1er et 16 mars 2004.

[3] « L’extension de la Mara Salvatrucha », par Gaston Pardo, Réseau Voltaire, 2 mars 2005.

[4] La démocratie a été installée rapidement au Honduras alors que la région était le théâtre de révolutions et contre-révolutions. Les États-Unis ont veillé à ce qu’une partie de l’économie reste indirectement sous leur coupe via des militaires.

[5] Cette base est également connue sous son ancien nom de Palmerola. Elle est située à 747 miles au nord-ouest de Tegucigalpa.

[6] Le SouthCom est le commandement stratégique des États-Unis pour le contrôle de l’Amérique latine.

[7] « Honduran President Is Ousted in Coup », par Elisabeth Malkin, The New York Times, 29 juin 2009.

[8] Le SouthCom est installé à Miami, mais a une antenne à à Soto Cano et des sites avancés à Comalapa (Salvador), Manta (Équateur) et sur les îles d’Aruba et de Curaçao (Antilles néerlandaises).

[9] Pour ce type d’opération, le port de la cagoule est inutile et contre-productif, sauf à masquer les conseillers militaires étrangers.

http://www.voltairenet.org/article160801.html

http://bridge.over-blog.org/article-33301951.html




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APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS
RASSEMBLEMENT JEUDI 2 JUILLET

18h30 à 20h00
Place de la Fontaine St Michel (M° St Michel, ligne 4)



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Lundi 29 juin 2009


Des militaires ont arrêté le dimanche 28 juin à l'aube le président du Honduras, Manuel Zelya, qui était sur le point d'organiser  une consultation populaire pour ouvrir la voie à une révision de la Constitution qui lui permettrait de briguer un deuxième mandat le 29 novembre jugée illégale par la Cour suprême. Au moins huit de ses ministres, dont la ministre des affaires étrangères, ont été arrêtés. La veille, M. Zelaya avait limogé le chef d'état-major général devant le refus des militaires de distribuer le matériel de vote (AFP).

L'Union européenne a condamné dimanche l'arrestation par les forces armées du président du Honduras, Manuel Zelaya, et réclamé sa libération "immédiate", a annoncé la présidence tchèque de l'UE. A Washington, le président Barack Obama s'est déclaré "très préoccupé" et a demandé aux "acteurs politiques et sociaux" de ce pays d'Amérique centrale de respecter la démocratie et l'état de droit.

La modération des termes du président Obama suggère que les Etats-Unis sont directement derrière ce coup d'Etat. Eva Golinger, journaliste basée au Venezuela, note entre autre indices que Martha Diaz, coordinatrice de l'ONG Grupo Paz y Democracia financée par l'agence américaine USAID a qualifié le coup d'Etat de "transition vers la démocratie". Selon le
New-York Times les Etats-Unis étaient au courant du projet de coup d'Etat.

Elu président en janvier 2006, M. Zelaya avait opéré un net virage à gauche et s'était rapproché des dirigeants de gauche antilibéraux de la région. Depuis plusieurs décennies le Honduras était un des piliers de la politique réactionnaire en Amérique centrale. Ceux qui s'attendaient à une évolution positive de la diplomatie étatsunienne sous le mandat du président Obama reçoivent là un bien mauvais signal.

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PS 30 juin : Face à la résistance populaire, l'armée a dû faire marche arrière. Dans les jours qui ont suivile putsch seuls se sont encore risquées à le défendre diverses opinions conservatrices comme celle journal des exilés cubains de Miami le Miami Herald, ou du journaliste
Gérard Thomas qui, dans le journal Libération en France, estimait mardi que le président hondurien était démis "dimanche par les militaires, sur ordre de la justice" et accusait le président Zelaya (en citant le sociologue Gilles Bataillon, collaborateur des revues réactionnaires françaises Communisme - dirigée par S. Courtois - et Commentaire) d'incarner une «classe politique inepte, uniquement préoccupée d’assurer sa réélection».  Le président américain Obama a fini pour sa part par ademttre que ce putsch était illégal. Pour un beau récit du rôle des ambassadeurs de Cuba, du Vénézuela et du Nicaragua dans la défense du ministre des affaires étrangères honduriens, voir le témoignage de F. Castro en français.

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-33233386.html

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:15


baillonner-la-pens-e--.-non-juive.jpg

" Paul-Éric Blanrue
 : Oui, l’objectif est très clair. D’abord je dirais que l’objectif principal du CRIF, aujourd’hui, c’est de jouer sur ce terme « juif », sur l’assimilation entre peuple et religion. Je pense ici en particulier à la campagne qu’ils mènent en ce moment pour faire passer la loi appelée « Loi Martin Luther King ». Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France - je dis fort dans tous les sens du terme. L’UPJF a élu Sarkozy l’« homme politique de l’année » en 2006, un an avant la présidentielle " .

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Colère d'Eva contre l'intolérable !


Bonjour !

A l'instant, alors que je m'apprête à publier le texte d'une femme engagée, courageuse, Silvia Cattori, mon oeil tombe sur ce passage (pas le temps de lire le reste, je ne suis pas encore couchée à cause de l'importance de l'Actualité), et je suis indignée comme jamais je ne l'ai été !

Notre pays devient un Etat totalitaire, si cette loi passe, finis la liberté d'opinion, la démocratie, les Droits de l'Homme ! Et si cette loi scélérate est votée, cela prouvera clairement que l'Etat Français est désormais aux mains des néo-sionistes, et qu'il n'est plus souverain !

Alerte, citoyens, la France est en danger ! Sa liberté ne doit pas être confisquée par une poignée d'individus ! Et bravo à Dieudonné d'avoir eu l'intelligence de comprendre le péril qui menace la France ! Moi-même, avant la publication du livre de P.E. Blanrue (d'ailleurs non édité en France, quel aveu ! Et dont les médias laquais ne rendent pas compte !), je comptais depuis bientôt trois mois publier un "J'accuse" (le CRIF, etc)  d'avoir pris en otage la France (j'en avais même parlé à Michel Collon voici deux mois, mais je n'ai pas trouvé le temps de le rédiger), c'est dire combien la journaliste attachée à l'indépendance de la presse et la citoyenne que je suis, éprise de vérité, de justice et de paix, est sensible à un tel sujet !

J'avais compris la gravité de ce qui se trame, avant que M. Blanrue ne publie son ouvrage ! Au nom d'une certaine éthique, ne pliant pas devant les menaces ou les chantages, et ne me prosternant devant aucun être humain, et surtout pas devant ceux qui s'octroient indûment tous les droits, je savais que je devais traiter le sujet ! Déjà, il y a une vingtaine d'années, alors que je n'étais pas politisée comme aujourd'hui, je m'étonnais, et me scandalisais, devant cet intolérable privilège que constituaient les temps d'antennes impartis aux différentes communautés religieuses le dimanche matin, sur FR2, à l'époque un quart d'heure aux 7 millions de Musulmans en France, et trois quart d'heure aux 700.000 Juifs ! Oui chaque dimanche, la croyante éprise de justice que je suis, était révoltée par ce traitement de faveur inexplicable !

Je suis d'origine juive par ma mère, catholique par mon père, protestante par choix, je vomis l'antisémitisme, le racisme anti-juif comme musulman, ou anti-noir etc, mais je dénonce avec force la politique des néo-sionistes, fanatique, sectaire, militaro-financière, impérialiste, destabilisatrice, raciste, eugéniste, prédatrice, totalitaire (terrorisme intellectuel, médias partisans, communautaristes, aux ordres..), immorale, prédatrice (la directrice d'une agence immobilière à Marseille m'a dit un jour, alors que je lui faisais part de ma confiance envers les Juifs, "ayant des principes, des valeurs" : " Détrompez-vous ! Ce sont les pires voleurs de la terre ! " (Même des soldats de Tsahal dénoncent aujourd'hui cette propension à voler, jusque chez les plus pauvres d'entre les pauvres: Palestiniens !:
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4647)!

Si désormais la dénonciation de l'intolérable (et en particulier du terrorisme intellectuel, psychologique, pratiqué de plus en plus communément),  doit conduire en prison, eh bien j'assume, je suis candidate ! Jamais je ne tairai la vérité, jamais je ne me prosternerai devant l'intolérable, quel qu'il soit, au nom d'une éthique exigeante, jamais je ne cautionnerai l'injustice, le mensonge, le fanatisme, les guerres, l'eugénisme, le racisme, l'intolérance, etc, je préfère aller en prison plutôt que renoncer aux valeurs auxquelles je crois !

Si cette loi scélérate passe, elle signera la mort de la France, de toute son Histoire, de ses traditions, elle fera de notre pays une République bananière, un Etat de non-Droit, une prison pour tous les intellectuels et les individus libres, un pays stalinien sans ses avantages sociaux, un pays totalitaire ! Un Etat nazi !

Si cette loi passe, Sarkozy sera définitivement démasqué : Comme ennemi de la liberté, de la démocratie, de la France et de ses valeurs ! Et comme agent d'un Etat étranger !

Citoyens, mobilisons-nous pour que l'infâme n'ait pas droit de cité !

Et si par malheur pour notre pays, cette loi liberticide de type nazi passait, je veux être la première à aller en prison, la tête haute, forte de mes convictions de citoyenne humaniste, libre !  Jamais je ne me tairai devant l'infâme, et en prison, j'aurai la joie de m'occuper, comme je l'ai souvent fait chez moi à leur sortie, des incarcérés, de me dévouer pour eux !

J'ose le dire : ceux qui devraient aller en prison, sont ceux qui prennent la France en otage, pour en faire un Etat invivable, irrespirable, ceux qui font subir toutes sortes de dommages aux habitants de la planète, et d'abord en organisant la plus machiavélique des Shoah qui ait jamais existée, à l'encontre du peuple Palestinien (condamné à une extermination.. lente, et donc plus dure que toutes ! Et qui ne dit pas son nom, hypocritement, de surcroît !), mais aussi en organisant partout, pour des raisons d'hégémonie et de cupidité, divisions, destabilisations, coups d'état, conflits, guerres, attentats ciblés etc, n'en rajoutez pas, la coupe est pleine !

La France ne renoncera pas à son âme pour les beaux yeux de ceux qui se croient tout permis ! Toute ma vie j'ai combattu les privilèges, et je ne tolèrerai jamais un privilège aussi inique et anti-démocratique ! Je persiste et je signe: Plutôt que d'être complice de l'intolérable, plutôt que de m'agenouiller devant l'infâme, moi la combattante pour la liberté et la justice, j'irai en prison, mais je ne me renierai pas, je ne renierai jamais l'idéal de justice, de paix, de liberté, de vérité, qui m'anime ! Plutôt mourir que vivre l'infâme ! Je le dis haut et fort !

Eva R-sistons à l'ignoble décrété par un Clan totalitaire, s'octroyant tous les droits même celui de tuer la liberté ! La prison, la mort plutôt que l'infâme !

N.B. : J'appelle tous les Républicains, des centaines de milliers de Français attachés à la démocratie, à se porter volontaires comme moi pour la prison si cette loi passe ! Alors, les prisons seront pleines de gens libres, aimant la démocratie, le Droit, la France ! Et nous serons tous un témoignage vivant de l'infâme ! Un boulet pour ceux qui veulent tuer les Droits de l'Homme en France, toute critique, afin de masquer leurs crimes, toujours plus nombreux, aux quatre coins de la planète ! Du style nous violons toutes les lois, nous massacrons selon notre bon plaisir, et nous ne tolérons aucun reproche ! C'est commode, n'est-ce pas ? Impunité pour les pires criminels, pas de tribunal de Nuremberg pour eux !  

Le droit de critique étant garanti par la Constitution et par la Déclaration des Droits de l'Homme, je prétends que c'est non seulement un droit pour tout citoyen de critiquer la politique néo-sioniste, mais un DEVOIR, au nom des valeurs les plus hautes, et pas seulement de l'éthique la plus élémentaire, car l'Etat d'Israël bafoue sans cesse le Droit, viole toutes les résolutions internationales, piétine sans état d'âme les règles humaines de base, c'est d'ailleurs un Etat raciste, fasciste, criminel, ses dirigeants sont d'Etrême-Droite ! Honte à ceux qui, par carriérisme, soutiennent ces individus ! Ce sont eux qui devraient aller en prison, pas ceux qui dénoncent le fascisme militaire, impérialiste, eugéniste ! Le Parlement européen avait en son temps dénoncé le gouvernement autrichien de M. Haider, et aujourd'hui il se couche devant l'intolérable parce qu'il émane de la vache sacrée israélienne !!! De qui se moque-t-on ? Je m'honore, en tant qu'humaniste, de dénoncer ce gouvernement et ses soutiens !  Toutes les valeurs sont aujourd'hui inversées : Au nom de quel privilège infâme ???? Comme c'est suspect !!!! Nous avons perdu tout sens commun, nous sommes devenus fous !

Il y a donc un Etat dans l'Etat ??? Nous devrions nous aplatir devant ce gouvernement de l'ombre, intransigeant, dictatorial, inique, privant  la France de sa souveraineté et de sa démocratie ???? Cela va trop loin ! Il faut arrêter cette bête immonde avant qu'elle ne détruise complètement la France et ses valeurs ! Au secours, Gl de Gaulle, reviens sauver notre pays du nazisme rampant, viens sauver la France !  On l'assassine !

Eva

LISTE-noire-de-juifs-engag-s.jpg Liste noire de Juifs engagés! Chasse aux sorcières ! HONTEUX !


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Entretien avec Paul-Éric Blanrue
Sarkozy ou la souveraineté nationale en péril ?



« Le livre de Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs (*) s’il arrive à être diffusé, fera date. C’est le premier ouvrage à braquer les projecteurs sur ces groupes de pression, qui évidemment veulent agir dans l’ombre, même si leur influence devient de plus en plus évidente depuis l’élection de Sarkozy », observe le physicien belge Jean Bricmont (**). Car si le livre est distribué dans divers pays, et fait déjà l’objet de quatre traductions, il n’est pas encore diffusé dans le propre pays de l’auteur, la France !

 

Paul-Éric Blanrue, 42 ans, est un personnage franc, attachant. Il fait partie de ces historiens qui contestent la légitimité de lois qui portent atteinte à la liberté d’expression, comme la loi Gayssot et qui se rebellent à juste titre contre l’intoxication et la désinformation médiatique et politique.

Silvia Cattori : Votre livre « Sarkozy, Israël et les juifs » permet de comprendre en quoi les liens tissés entre Nicolas Sarkozy et les différents réseaux sionistes en France, et dans le monde, sont dangereux pour la souveraineté nationale. Liens qui ramènent évidemment à l’Etat juif d’Israël : le cœur du problème. Quel évènement précis vous a-t-il conduit à écrire ce livre en toute hâte ?

Paul-Éric Blanrue : Ce qui m’a fait réagir c’est quand, après le carnage de l’armée israélienne à Gaza, la France de Sarkozy a envoyé la frégate Germinal [1] pour empêcher le transfert d’armes aux Palestiniens assiégés. Cette nouvelle m’a fait bondir parce que c’était un acte politique très clair de la part de la France en faveur d’Israël. C’était un acte d’autant plus grave, à mon sens, que les Etats-Unis n’y avaient pas pris part.

« Sarkozy, Israël et les juifs » a vraiment commencé à exister à partir de ce moment-là, avec ce qui s’est passé à Gaza. J’ai été scandalisé par la façon dont la France a réagi à ce massacre, dont Bernard Kouchner et les proches de Sarkozy en ont parlé, dont Bernard-Henry Lévy (BHL) en a disserté dans « Le Point ».

J’ai alors cherché à montrer les accointances qu’il y avait, malgré une réserve de surface, entre BHL, et un certain nombre de personnages qui se prétendent de gauche. Qu’il y avait une véritable coalition du monde intellectuel parisien, de cette intelligentsia déliquescente, avec la politique pro-israélienne de Sarkozy. Que c’était très grave.

Cela dit, je suis un observateur de la chose politique. J’avais déjà accumulé de nombreuses informations lors de la rédaction, l’an passé, d’un petit livre sur le mariage de Sarkozy [2]. J’avais suivi sa campagne électorale ; j’avais remarqué comment, grâce à Henri Guaino [3], il avait réussi à se faire passer pour un « gaullien ». Il était parfois libéral dans ses discours. Dans d’autres très protectionniste. La question était : qu’est-ce que cela va donner ?

Par la suite j’ai constaté que la stratégie ouvertement pro-israélienne de Sarkozy, n’avait pas été seulement une tactique pour se faire élire, mais qu’il continuait de s’y tenir. Les résultats sont là. On voit aujourd’hui qu’il s’y est accroché et qu’il est aussi voire plus pro-israélien que ne l’était George W. Bush.

Au mois de janvier 2009 qu’est-ce qu’on a vu ? Alain Finkielkraut se faire décorer de la légion d’honneur [4]. Et en avril c’était au tour d’André Glucksmann. Et que tout cela était logique, répondant à une logique incroyable ! Et qui voit-on aujourd’hui défiler, au Trocadéro contre le Président Ahmadinedjad ? On voit les mêmes ! On voit Pascal Bruckner, BHL, Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Jack Lang. Bref tout l’entourage pro-israélien de Sarkozy.

Silvia Cattori : BHL ne faisait-il pas partie de l’entourage de Mme Royal ?

Paul-Éric Blanrue : BHL a fait partie de l’entourage de Ségolène Royal durant la campagne électorale, mais pas très longtemps. Elle ne doit pas être considérée comme suffisamment sioniste par le réseau pro-israélien [5]. C’est une des rares personnalités politiques à avoir émis des réserves sur le dîner du CRIF.

Silvia Cattori : On sent un vent de liberté chez vous, une énergie toute juvénile, une force, une gravité. C’est fascinant. C’est donc cet alignement de la France sur la politique d’un pays qui prêche la guerre contre ses voisins arabes et l’Islam, qui vous a conduit à réagir ? Est-ce à dire que « Sarkozy Israël et les juifs » n’aurait jamais vu le jour sans cette alliance entre la France de Sarkozy et Israël ?

Paul-Éric Blanrue : En effet. C’est l’envoi par Sarkozy de cette frégate destinée à empêcher la résistance palestinienne de recevoir des armes qui m’a conduit à réagir. Cette décision m’a paru grave, car nous n’étions plus ici simplement dans le discours.

La France n’aurait jamais agi de cette façon sous la présidence de Jacques Chirac. Ni sous la présidence de François Mitterrand. Même si, avec ce dernier, les choses étaient plus complexes.

Tant que Sarkozy faisait des déclarations destinées à se mettre les musulmans français dans la poche, ou les catholiques [6], nous pouvions mettre cela sur le compte d’une démagogie purement électoraliste. Mais avec l’envoi d’une frégate dans des eaux contrôlées illégalement par Israël, Sarkozy entrait dans l’action.

En 2006 déjà, lors de l’agression israélienne contre le Liban, Sarkozy, alors ministre, avait déjà montré un net parti pris pro-israélien en demandant à Zeev Boïm, ministre israélien en visite à Paris, de « combien de temps » il avait besoin « pour terminer le travail ». Mais alors il n’y avait pas eu d’action concrète, sinon ce parti pris stupéfiant.

Silvia Cattori : Vous avez réussi à rendre accessible à un large public une réalité terriblement complexe. On comprend que 2007, avec l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, marque un tournant. C’est la fin du régime « gaullien ». La France ne sera plus jamais cette nation unique aux yeux du monde ! Finie la résistance aux pressions des réseaux pro-israéliens. Vous vous attaquez à un tabou. Des personnalités en vue qui, par le passé, ont osé l’enfreindre, l’ont chèrement payé. Je pense à Raymond Barre, à Dieudonné, à Tariq Ramadan, à Guigue [7]. Les temps sont-ils plus propices aujourd’hui ? N’avez-vous pas pensé que vous marchiez sur un champ frappé d’interdits ?

Paul-Éric Blanrue : Je ne me suis pas posé la question de savoir si c’était dangereux ou pas. Si je me posais cette question, je crois que je ne ferais rien ; je resterais chez moi à regarder la télévision en mangeant des chips. Ca n’a jamais été ma façon de penser ni d’agir. Je ne puis pas vivre sans dire ce que je pense. Je crois qu’il y a en moi une forme d’énergie ou de revendication de liberté, comme Fanfan-la-Tulipe ; un côté mousquetaire. Je ne supporte pas l’injustice ; je ne supporte pas, surtout, la contrainte et l’interdiction de s’exprimer. C’est quelque chose d’épouvantable, cet interdit !


Quand on n’a plus le droit de parler, ça devient très grave. Alors, quand on vit dans un pays où le mot « Liberté » est inscrit sur le fronton de tous les monuments, je crois que, quand même, il faut se dresser. Je crois à la vertu de l’exemple de la personne qui part au combat, « sans peur et sans reproche ». Un côté chevalier Bayard. Mais je ne veux pas me comparer à ces personnages-là parce que, tout de même, je ne fais qu’écrire. Je suis un écrivain, je ne pars pas au combat avec un fusil. Mon fusil, c’est mon stylo. Donc, voila, j’essaie d’être efficace dans mon domaine.

Par ailleurs, je ne suis pas du tout partisan de la guerre ; au contraire, ce livre est également un livre pacifiant, je l’espère en tous cas. Il appelle au calme et à la raison ces représentants de la communauté juive, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et que je ne confonds pas avec l’ensemble de la communauté juive. Je leur dis qu’ils n’ont pas intérêt à faire monter la tension.

Du reste, on prête beaucoup trop d’importance à ces réseaux pro-israéliens français. Certes ils ont beaucoup d’influence, surtout aujourd’hui où ils sont arrivés au pouvoir grâce à leur homme-lige, grâce à Sarkozy. Mais je pense qu’ils sont en réalité très faibles et divisés. Il y a des tensions énormes à l’intérieur du CRIF. L’ancien président du CRIF, Théo Klein, s’est fait traiter de terroriste par un de ses successeurs. Il suffit d’ailleurs d’écouter Radio J, ou Radio Shalom, – je l’écoutais tous les soirs quand j’écrivais mon livre – pour comprendre l’ampleur des dissensions internes.

Les pro-israéliens se sentent forts parce que certains d’entre eux occupent des postes hauts placés. Un député sur six appartient au Groupe d’amitié France-Israël. Ils ont réussi à faire accourir chaque année le pouvoir politique au dîner du CRIF. Mais rien n’obligeait le président Sarkozy à y aller. Il suffirait que la classe politique dise au CRIF « Nous ne nous rendrons pas à votre dîner annuel » pour que cette influence tombe. Ils sont arrivés au faîte de leur puissance et ils ne peuvent que retomber.

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Silvia Cattori : Vous montrez tout cela en perspective. En ce sens, vos réflexions ouvrent une brèche. Elles peuvent conduire ceux qui vous lisent à refuser ce climat d’intimidation et de peur créé par le CRIF et consorts. Vous avez dit : « J’aurai fait tout mon possible pour que ce livre puisse être une base de discussion raisonnable entre deux camps que tout oppose. Il faut que la situation se débloque… ». Quelles sont les chances de sortir de ces blocages, et comment voyez-vous ces deux camps ?

Paul-Éric Blanrue : Je crois que « les juifs » de France – je parle ici non pas de leurs représentants mais de tous les juifs en tant qu’appartenant à la religion juive - vont un jour prendre conscience du fait que le CRIF les manipule. Que le CRIF, qui prétend les représenter, ne les représente nullement. Et que cela leur donne une très mauvaise image. A l’intérieur du CRIF il y a des gens, qui ne supportent plus cette situation. J’ai rencontré hier un journaliste d’un quotidien suisse et d’un hebdomadaire français qui m’a dit « Je ne peux pas faire une interview de toi, car ma rédaction ne le permettrait pas, mais je suis tout-à-fait d’accord avec ce que tu dis ; je suis scandalisé par ce qui arrive aux Palestiniens, et je ne suis pas d’accord avec le fait que le CRIF parle en mon nom ».

C’est pour cette raison que je dis « les juifs » ; car je crois qu’ils peuvent en ce moment agir, être une des sources de salut. Comme disait Léon Bloy : « le salut par les juifs » ! Autrement dit, ils ont, dans l’histoire, souvent eu des caractères, des personnages qui sont sortis du lot. Je ne suis pas religieux du tout, mais si vous voyez le christianisme, c’est une branche qui a rompu avec le judaïsme pour faire tout autre chose, une œuvre civilisatrice à visée universaliste. Il y a eu des personnalités éminentes qui ont rompu avec les synagogues, comme Spinoza ; dans un autre domaine, Karl Marx a lui-même brisé avec son milieu. J’espère que des personnalités vont sortir, et contester le pouvoir du CRIF. J’en appelle à eux parce que, justement, les personnes qui ne sont pas de confession juive, si elles s’entêtent à mener des campagnes, par exemple contre l’existence de la loi Gayssot, ou contre les prérogatives du CRIF, ou contre le dîner du CRIF, seront marginalisées, accusées d’antisémitisme. Donc définitivement disqualifiées, aux yeux des médias en tout cas.

Silvia Cattori : Vous dites « les juifs » comme s’il s’agissait d’une ethnie, comme s’il s’agissait d’un peuple, alors qu’il s’agit d’une religion. Alors, pourquoi ne pas dire « les gens de confession juive » ?

Paul-Éric Blanrue : Je suis entièrement d’accord avec vous. « Juif », c’est d’abord et avant tout une religion. Par le fait du sionisme certains, comme Moses Hess ou Theodor Herzl ont commencé à parler de peuple, d’ethnie ou de race juive. Evidemment c’est une aberration totale. Shlomo Sand l’a très bien montré [8] ; il y a eu une fabrication qui est totalement désastreuse parce qu’elle confond deux choses : une religion millénaire et une idéologie politique destinée à la doubler, voire à la remplacer, ce qu’ont fort bien compris certains rabbins qui se sont opposés au sionisme dès l’origine.

Silvia Cattori : Cette confusion ne sert-elle pas un objectif idéologique bien précis ?

Paul-Éric Blanrue : Oui, l’objectif est très clair. D’abord je dirais que l’objectif principal du CRIF, aujourd’hui, c’est de jouer sur ce terme « juif », sur l’assimilation entre peuple et religion. Je pense ici en particulier à la campagne qu’ils mènent en ce moment pour faire passer la loi appelée « Loi Martin Luther King ». Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France - je dis fort dans tous les sens du terme. L’UPJF a élu Sarkozy l’« homme politique de l’année » en 2006, un an avant la présidentielle.

Silvia Cattori : Avant vous, à ma connaissance, en France, voire en Europe, aucun auteur n’avait jamais traité cette question des réseaux pro-israéliens. Vous montrez comment des personnalités politiques haut placées font passer les intérêts d’Israël et des États-Unis avant ceux de leur pays ! On voit comment Sarkozy en vient à renverser les valeurs de la République française. Et en quoi il y a là double allégeance. Toutes choses d’une extrême gravité. Et on se dit avec étonnement : comment se fait-il qu’il ne se soit trouvé personne avant vous, y compris dans l’opposition, pour dénoncer ces dérives ?

Paul-Éric Blanrue : Il n’y a eu personne parce que les gens sont en général terrorisés, moralement, mentalement, professionnellement. Mon éditeur est un Belge, ce n’est pas par hasard ! Lui au moins ne peut pas subir les foudres de Sarkozy. Ces foudres peuvent être multiples ; aller du redressement fiscal, aux convocations à la police, à la garde à vue, et à la perte de son emploi.

Silvia Cattori : Vous ne craignez pas ces foudres ?

Paul-Éric Blanrue : Non, je ne les crains pas. Non, je ne crains rien. J’irais écrire à l’étranger s’il le fallait. S’il faut partir, je partirai. S’il faut s’exiler, je m’exilerai, ce n’est pas grave. Je gagne ma vie en écrivant. Je peux écrire partout, même dans le désert. Il est important que ce livre soit diffusé en France. Il est dans toutes les librairies belges. Il sortira au Canada. Il va être mis en vente au Moyen Orient, en Amérique du sud, dans les pays anglophones. Pourquoi les Français ne l’auraient-ils pas ?

Silvia Cattori : Vous le montrez fort bien. Sarkozy a toujours laissé entendre ce qu’il projetait d’accomplir d’inquiétant. Il n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ; que les cibles désignées par Israël – les forces de résistance anticoloniales du Hamas, du Hezbollah, les opposants Frères musulmans au régime dictatorial de Moubarak, l’Iran - allaient être également ses cibles prioritaires. Cela, curieusement, n’a jamais fait réagir ses opposants socialistes ! Je me souviens que Nicolas Dupont-Aignan, avait eu, lui, l’honnêteté de dire en 2007 : « Nous sommes à la veille d’un changement profond de la politique étrangère de la France si M. Nicolas Sarkozy ou Mme Ségolène Royal devaient être élus ». [9] Êtes-vous d’accord avec cette symétrie entre les deux grands partis ?

Paul-Éric Blanrue : Nicolas Dupont-Aignan avait raison. Élue, Ségolène Royal n’aurait pas été seule à gouverner. Certes, elle n’a pas exactement la même vision des choses que Sarkozy sur le Proche Orient, je la crois beaucoup plus prudente. En revanche, elle aurait été entourée de conseillers, de ministres qui, eux, sont liés au réseau pro-israélien. Est-ce qu’elle aurait eu la force, l’intelligence, la culture, pour résister à leur pression ? Je n’en suis pas certain. Il ne faut pas oublier que Bernard Kouchner était au Parti socialiste. C’est lui que Ségolène Royal aurait probablement nommé comme chef de la diplomatie étrangère.

Vous avez vu le tollé quand Sarkozy avait laissé croire – encore une fois très fin, très malin –qu’il hésitait entre Védrine et Kouchner. Le nom d’Hubert Védrine avait tout de suite soulevé des protestations à Jérusalem. Le Jérusalem Post avait titré « Nous sommes choqués ». Un journaliste français de la télévision BFM, qui était sur place, rapportait à l’époque que M. Kouchner était vu là-bas comme plus « israélo-compatible qu’Hubert Védrine ».

Silvia Cattori : Ce n’est donc pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste ?

Paul-Éric Blanrue : Exactement. Les réseaux pro-israéliens ont misé sur Sarkozy depuis très longtemps mais ils n’ont pas mis tous les œufs dans le même panier. Ils ont leurs poissons pilotes dans tous les partis : Strauss-Kahn et Sarkozy, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. C’est la raison pour laquelle Sarkozy, aujourd’hui « roi des sionistes », arrive à débaucher des socialistes ou des centristes. La grille de lecture du gouvernement, c’est qu’il est sioniste et que la plupart les gens qu’il nomme, y compris dernièrement Frédéric Mitterrand, sont des amis décomplexés d’Israël.

Silvia Cattori : Ils peuvent aussi se montrer pro-israéliens par opportunisme ?

Paul-Éric Blanrue : Alors là, je n’ai pas du tout sondé les cœurs et les reins de Sarkozy et de tout son entourage ! Je pense que Sarkozy agit plus par opportunisme que par tradition familiale. Anecdote amusante, j’ai rencontré dernièrement, sur la place Péreire, près des Champs-Elysées, Patrick Buisson, un homme brillant, un des conseillers de Sarkozy durant la présidentielle. Sarkozy avait le choix entre capter les voix du centre ou capter les voix de l’extrême droite, c’est-à-dire les voix de Le Pen. Et Patrick Buisson qui, lui-même, vient de la « droite nationale » (il avait une fonction importante à l’hebdomadaire Minute) lui a conseillé de pêcher les voix de Le Pen. Seulement, pour prendre les voix de Le Pen, il fallait tenir un peu le discours de Le Pen sur les immigrés, les banlieues ; en parlant de les « nettoyer au karcher », il allait encore plus loin que Le Pen !. Mais comment faire pour ne pas être considéré comme raciste et pour qu’il n’y ait pas une campagne contre lui dans toute la presse française qui l’assimile à Le Pen ? Eh bien, c’est très simple : il se présente comme sioniste. Autrement dit, il a avec lui, par exemple, la LICRA (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme), dont le président est Patrick Gaubert, qui est un de ses meilleurs amis, un sioniste militant lui aussi. Vous voyez ?

J’ai remis mon livre à M. Buisson ; quand il a lu le titre, il m’a dit « Mais, vous savez, Nicolas Sarkozy ne se sent pas spécialement juif, il se sent immigré hongrois ». Je lui ai répondu : « C’est exactement ce que je dis, c’est par opportunisme, c’est par démagogie, ou en tout cas par intérêt politique, qu’il est allé vers le lobby pro-israélien, américain d’abord, pour ensuite faire sa tournée en Israël, et se présenter comme la valeur refuge des sionistes français ». J’ai ajouté qu’évidemment, comme il soutenait Israël, il espérait le soutien d’Israël en retour. Et là M. Buisson m’a dit « Ah, évidemment, c’est vrai qu’il soutient Israël, on ne peut pas dire le contraire ». Il disait ça sur un ton presque désabusé, mi-ironique.


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Enfants de Gaza victimes du sionisme barbare,criminel et hors-la-loi. La réalité de Gaza !


Silvia Cattori : Pas de réactions judiciaires ? Pour bien moins, le simple sketch de l’humoriste Dieudonné en 2003 avait déclenché une avalanche de procès. L’Etat s’en était mêlé, ce qui avait conduit Dieudonné à être poursuivi par une ribambelle de tribunaux. L’antisémitisme trop galvaudé n’est-il plus un argument qui porte ?

Votre avocat, Maître John Bastardi Daumont, a qualifié le refus par le milieu de l’édition française de diffuser votre livre, de « censure par le vide » [10] N’est-ce pas là le signe que les droits fondamentaux sont menacés en France ? Peut-on parler de censure politique pour autant ?

Paul-Éric Blanrue : L’excellent et très courageux John Bastardi Daumont, qui bataille avec ardeur à mes côtés, a trouvé là le mot juste. Mais attention, mon livre n’est pas interdit, au sens légal, je ne peux pas parler de censure politique. Je ne connais pas la raison exacte pour laquelle il n’a pas été diffusé. Cela dit, mon livre est très posé, ce n’est pas du tout un pamphlet, je donne 500 références. Sa non diffusion en France reste donc une chose bizarre. Mais surtout, les journalistes français, eux, auraient dû en parler, auraient dû se dire « Tiens, un livre qui parle de Sarkozy qui n’est pas diffusé en France, c’est très étonnant ! » Or pas un journaliste français n’en a soufflé mot alors que, l’année dernière, quand j’ai publié deux livres - « Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse » et « Jérôme Kerviel seul contre tous »- j’ai eu une très large couverture médiatique.

On a voulu faire le silence total sur mon livre. Ce qu’ils ne savent pas est que mon livre en est déjà à la seconde édition. J’introduis des corrections, mon avocat y ajoutera une préface, où il expliquera dans le détail le concept de censure par le vide. On est en bonne voie pour trouver un diffuseur français. Le livre est traduit en anglais, en espagnol et en arabe.

Quant à l’accusation, fausse, d’antisémitisme, face à des gens qui ne le sont pas, elle ne porte plus du tout, en particulier chez la jeune génération. C’est un argument trop daté, qui a été trop utilisé. Les jeunes, sur internet, ont trouvé un petit gimmick pour se moquer des gens qui utilisent cet argument, ce sont les « points Godwin »… C’est comme un joker ; on dit : « Tu as utilisé l’argument d’Hitler tu as perdu, tu es éliminé automatiquement du débat » !

On l’a vu avec le livre de Pierre Péan sur Kouchner [11]. Cela n’a pas marché. Cet argument ne fonctionne plus. Je suis totalement décomplexé et j’appelle les Français à l’être tout autant.

Silvia Cattori : Vous étiez-vous attendu à ce bannissement humiliant ?

Paul-Éric Blanrue : Ce n’est pas du tout humiliant ! Au contraire c’est honorifique ! Cela montre que j’ai vraiment touché la cible au coeur.

Silvia Cattori : Vous avez dit n’avoir peur de rien. Pourtant, j’ai noté que les gens qui vous lisent et vous apprécient ont peur pour vous. Ils vous qualifient de « courageux ». Ce qui laisse penser qu’il faut du cran pour parler d’Israël et de ceux qui légitiment ses crimes. Vous parlez d’une réalité très inquiétante, faite de manipulations et d’impostures dont l’objectif machiavélique n’est-il pas de préparer la prochaine guerre ? Cela vous honore mais vous expose ?!

Paul-Éric Blanrue : Ce livre est apprécié parce qu’il vient confirmer ce que les gens pressentent, comprennent, mais n’osent expliciter, ou ne le peuvent par manque d’information. En ce qui concerne la prochaine guerre, je crois effectivement qu’Israël se croit obligé, pour survivre, d’entretenir un climat belliqueux permanent. Il y a des divisions en Israël aussi. En fait, ce qui leur permet d’assurer leur cohésion, c’est la désignation d’un ennemi commun, hier Saddam, aujourd’hui Ahmadinedjad.

Silvia Cattori : L’échec de la politique du « Grand Moyen-Orient » de Bush, le discrédit et l’affaiblissement des USA, sont un sujet de préoccupation pour les autorités israéliennes. Sarkozy n’est-il pas arrivé pile, comme un miracle pour Tel Aviv ?

Paul-Éric Blanrue : Miracle préparé tout de même de longue date. Depuis la seconde Intifada, en 2000, ils ont misé sur Sarkozy, sur le bon cheval ; et lui, il a vu tout l’intérêt politique qu’il pouvait en tirer.

C’était donnant donnant. Lui, il s’est dit : je vais être porté au pouvoir grâce aux réseaux ; et les états-majors israéliens se sont dit : une fois que nos amis seront arrivés au pouvoir nous allons avoir un pays de plus dans notre escarcelle pour soutenir l’axe Israël- Etats-Unis.

Ils ont gagné sur toute la ligne, pour le moment. Leur seul problème est que Sarkozy n’avait pas prévu ce que dirait Obama. On pensait qu’Obama allait être un bon pro-israélien, un bon sioniste avec Emanuel Rahm à ses côtés.

Cela dit, attention, il se peut que Sarkozy soit comme le poisson pilote de Washington. Qu’il soit celui qui va plus loin que l’administration Obama pour tâter le terrain.

Silvia Cattori : Nous venons de le vérifier avec l’Iran ! Là où des dirigeants un peu rationnels, comme Obama, sont restés d’abord très prudents, réservés, les pro-israéliens, ce réseau sioniste que vous avez très bien identifié, les ont forcés à crier avec les loups. Sarkozy ne s’est-il pas ridiculisé en convoquant deux diplomates iraniens ? Voulait-il faire oublier ce qui est au cœur du problème : la Palestine ?

Paul-Éric Blanrue : Oui, bien sûr. C’est une opération de diversion par rapport aux excès de l’armée israélienne en Palestine. Les mêmes qui ont justifié Gaza, sont ceux qui vont défiler contre l’Iran. Sarkozy est ridicule mais, pour le moment, les Français ne s’en aperçoivent pas. Pour le moment, je suis l’enfant du conte d’Andersen qui dit « le roi est nu ». C’est un peu mon statut ; tout le monde voit qu’il est obsessionnellement pro-israélien mais personne n’ose le dire.


enfant-et-soldats.jpgTerreur sioniste. Le vrai terrorisme, le voilà ! (Eva)


Silvia Cattori : Les plans de guerre de Sarkozy – Kouchner contre l’Iran sont-ils toujours sur la table ?

Paul-Éric Blanrue : C’est sûr qu’ils vont tout essayer pour déstabiliser ce pays dans les prochaines années. Israël a l’Iran en tête. La France va tout faire pour aider Israël. Mais je crois qu’avec l’Iran, ils sont tombés sur un os. Certains ont essayé de déstabiliser l’Iran de l’intérieur : ils n’y sont pas arrivés. Ils n’y parviendront pas. Il peut y avoir une guerre. Mais les Etats-Unis n’attaqueront pas l’Iran, je crois. Ils ont quantité d’autres possibilités pour déstabiliser l’Iran.

Silvia Cattori : Cette emprise du réseau pro-israélien en France s’est accentuée au moment même où, aux USA, les néoconservateurs avaient perdu de leur allant. Au moment aussi où Bush, l’allié d’Israël, battait de l’aile. Sarkozy ne s’est-il pas démené pour sortir Israël de ce mauvais pas ? Ne se prend-il pas pour le chef du réseau des néoconservateurs pro-israéliens dans le monde ?

Paul-Éric Blanrue : C’est une très bonne définition. Il est devenu le remplaçant de Bush. J’ai l’impression que la stratégie israélienne est une stratégie de fuite en avant désespérée ; je vois que les peuples du monde entier se révoltent. Souvenez-vous de la conférence « Durban II » [12]. Les sionistes s’y sont préparés durant trois ou quatre ans pour la déstabiliser. Ils ont fait un flop.

Le jour où les Etats-Unis comprendront qu’Israël leur est préjudiciable, ce qui lui pend au nez, c’est la fin du soutien financier et militaire. S’ils coupent les fonds, que va devenir Israël ? Ce n’est pas la France qui peut soutenir financièrement l’effort militaire d’Israël !

Silvia Cattori : L’accord militaire signé entre la France et l’Émirat d’Abu Dhabi, lors de l’inauguration par Sarkozy d’une base militaire, n’a-t-il pas placé la France aux avant-postes d’un éventuel conflit avec l’Iran ?

Paul-Éric Blanrue : C’est exactement le sujet de mon livre. Sarkozy met la pression sur l’Iran, parce que c’est un pays qui, sur le plan géostratégique, n’est pas contrôlé par les États-Unis. Jointe à ces raisons il y a la question métaphysico-politique d’Israël qui, lui, a ses propres intérêts. Je crois que Sarkozy est devenu plus pro-israélien que pro-américain. Il veut devenir le nouveau Bush.

Sarkozy nous entraîne dans une course effrénée vers la guerre.

J’aimerais maintenant que les questions graves que je soulève dans « Sarkozy, Israël et les Juifs » soient mises sur la table, que l’on puisse en discuter avec les responsables politiques. Et que l’on nous explique où nous allons maintenant que la France soutient Israël ! Rappelez-vous Kouchner qui avait proclamé en 2007 que l’alternative « c’est la guerre ».

Israël et ses amis sont persuadés que la guerre leur permet d’exister. Ils ne peuvent pas exister sans cela. S’ils ne bougent pas, ils se dégradent, ils se liquéfient. Ils sont obligés d’être toujours à l’attaque. S’ils sont dans la moindre position défensive pour Israël, ils sont perdants. Ils doivent attaquer en permanence. C’est pour cela qu’ils perdront.

Silvia Cattori : Sans Bernard Kouchner, sans sa diplomatie brutale, violente, sans son vernis « socialiste », Sarkozy aurait-il pu réussir à faire avaler aux Français cet asservissement total à Israël et cette formidable animosité à l’égard de tous les États qui représentent un obstacle au projet atlantiste, Tel Aviv – Paris – USA ?

Paul-Éric Blanrue : Les Français se désintéressent de la politique étrangère. Sans Kouchner, il y en aurait eu un autre, et ça se serait passé de la même façon. Sarkozy a été programmé pour accomplir un programme précis : il l’a fait. S’il cessait de donner des signes forts d’adhésion à Israël, il est probable que les réseaux qui l’ont aidé à accéder au pouvoir le laisseraient tomber. Il n’a aucun intérêt à les décevoir. Il va donc continuer, puisqu’il veut manifestement se faire réélire en 2012.

Silvia Cattori : L’appellation « Sarkozy l’Israélien » prend donc tout son sens ?

Paul-Éric Blanrue : Vous savez que ce n’est pas moi qui l’ai le premier appelé « Sarkozy l’Israélien », ce sont certains cercles israéliens.

Silvia Cattori : En conclusion, la politique de Sarkozy peut avoir de graves conséquences sur la politique intérieure, si la « Loi Martin Luther King », devait passer. Et, sur le plan extérieur, alors que l’indépendance de décision de la France a déjà été compromise par son retour dans le commandement intégré de l’OTAN, l’alignement de Sarkozy sur Tel Aviv conduit la France sur un chemin très dangereux : à se faire la complice de ces opérations de déstabilisation criminelles engagées par le Mossad, pour assurer – comme vous l’avez dit – le « climat belliqueux permanent dont Israël a besoin pour survivre ». C’est-à-dire à favoriser le déclenchement de nouvelles guerres. N’est-ce pas cela le plus grave ?

Paul-Éric Blanrue : En France, Sarkozy dirige tout, ou en tout cas, tente de le faire car en réalité ses moyens d’action sont limités par la crise, par l’Europe, etc. Il gesticule beaucoup. On l’entend tous les jours ou presque à la télévision, comme s’il était une speakerine. Mais même si ses moyens d’action ne sont pas aussi importants que certains le redoutent, il a encore la capacité de nous entraîner dans une nouvelle guerre, car il reste le chef des armées ! Sur ce plan, mon livre tire la sonnette d’alarme. Je veux informer les Français des risques encourus par notre pays. Plus la France soutient Israël, plus nous risquons d’entrer un jour en guerre à ses côtés, au Liban, en Iran ou ailleurs. Mais pour m’entendre, encore faudrait-il que mon livre soit diffusé dans mon propre pays ! Il y a des jours où je me demande où est passée la France. Heureusement, je suis optimiste de nature. Et, comme historien, je sais qu’aucun combat n’est jamais perdu d’avance, surtout dans notre pays, parfois long à la détente, mais qui a la tête dure.

Silvia Cattori

(*) Sarkozy, Israël et les juifs, Éditions Marco Pietteur, 2009 (sans diffuseur en librairie en France, vente exclusive par correspondance). http://www.oserdire.com/
http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/

(**) Figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié « Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? », (Éditions Aden, 2005).



[1] « La France participera au Blocus de Gaza », sindibad.fr, 24 janvier 2009.

[2] « Carla et Nicolas : Chronique d’une liaison dangereuse » (avec Chris Laffaille). Scali, 2008.

[3] Et Henri Guaino est, depuis le 16 mai 2007, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et l’auteur de tous ses discours.

[4] Elévé par Sarkozy, le 1er janvier 2009, au grade d’officier de la Légion d’honneur.

[5] Voir : http://www.dailymotion.com/video/x81hoi_lorsque-le-lobby-juif-francais-parl_news

[6] Visite officielle au Pape en décembre 2007.

[7] Voir sur :
- Raymond Barre :
« 
Raymond Barre se dit injustement accusé d’antisémitisme », saphirnews.com, 7 mars 2007.
- Tariq Ramadan :
« 
Oui Monsieur Tariq Ramadan est un antisémite », licra.org, 27 octobre 2003.
- Bruno Guigue :
« 
Bruno Guigue l’honnête homme, sanctionné », par Silvia Cattori. silviacattori.net, 26 mars 2008.

[8] Shlomo Sand : « Comment le peuple Juif fut inventé », Ed. Fayard.

[9] Voir : « Nicolas Dupont-Aignan : “Il est temps que la France sorte de l’OTAN” », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 janvier 2007.

[10] Voir : « LA CENSURE PAR LE VIDE - Réaction de Me John Bastardi Daumont, Avocat de Paul Eric Blanrue, auteur de "Sarkozy, Israël, et les Juifs" », 30 mai 2009.

[11] « Le Monde selon K. », de Pierre Péan, Ed. Fayard.

[12] Voir : « Le document final de Genève ne répond pas aux aspirations des peuples », par Silvia Cattori et Sandro Cruz, Réseau Voltaire, 28 avril 2009.


http://www.silviacattori.net/article872.html 

http://bridge.over-blog.org/article-33277073.html


  antis-mitisme-ogre.jpg


publié par
babelouest (crisonnier) Aujourd'hui 15H47


Qu'est-ce que le sionisme ? C'est la volonté de créer et sauvegarder un Etat à base religieuse en Palestine. Le terme lui-même vient du Mont Sion, l'une des collines sur lesquelles est bâtie Jérusalem, ou Yerushalaïm.


Cette volonté, qui s'est concrétisée en 1947-48 par la déclaration d'indépendance d'Israël (14 mai 1948), contrevenait aux dispositions internationales basées sur la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 :


« Cher Lord Rothschild,

J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations sionistes, déclaration s

oumise au cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour »


Balfour était alors le ministre des affaires étrangères britanniques, et il s'était mis d'accord avec Chaim Weizmann, président de la fédération sioniste. Weizmann devint le premier président d'Israël en 1948.


Le sionisme est donc au départ une affaire politique. Mais, en secret, dès 1947 une procédure avait été mise en place par les forces juives, avec l'accord des autorités naturellement. Novembre 1947, elles attaquent les villages palestiniens, souvent complètement désarmés, elles pillent, tuent, chassent hommes, femmes enfants, détruisent leurs maisons, accaparent leurs terres. Les Palestiniens nomment cet épisode terrible la Naqba, la catastrophe. Beaucoup s'enfuient, abandonnant tout. Les juifs alors sur place prennent leur place, et accueillent  tous les autres juifs. En particulier les rescapés de la déportation sont les bienvenus, mais pas qu'eux.


En 1967, l'Etat sioniste attaque les pays alentours, tout en criant à l'agression. Il en profite pour étendre son espace vital. Vers la Jordanie, il pousse jusqà la frotière naturelle du Jourdain. Il arrache un peu du sud-Liban, et le plateau du Golan à la Syrie, pour en faire des zônes-tampon. Quand l'URSS s'écroule, il incite massivement les juifs de ces contrées à immigrer dans un "pays d'origine" qui n'est rien pour eux. De nombreux français, des espagnols souvent originaire d'Afrique du nord font aussi le chemin.


Ces nouveau arrivants, pas du tout intégrés, sont poussés à envahir les endroits où subsistent des Palestiniens. Il s'installent par les armes souvent, avec la neutralité bienveillante des soldats d'Israël qui quadrillent le pays.

Ces colons sont les "sionistes de base" que les politiciens ont tout fait pour qu'ils prennent la place des occupants d'origine.


Autres "sionistes de bas", les soldats manifestement manipulés commettent de plus en plus d'exactions  sur les populations non-juives ( Eva: Le racisme par excellence ! Quelle horreur ! C'est de la barbarie nazie !). Ils humilient ("check-points" nombreux et tatillons, évictions d'habitants pour leurs opérations, attaquent (blessures souvent mortelles infligées), affament grâce au Mur de la Honte qui coupe des villages de leurs points d'eau et de leurs champs.


Mais revenons-y, toute cette stratégie est politique, et a pour but quasi-avoué de n'avoir plus sur le territoire palestinien que des juifs. Paradoxalement des rabbins assez nombreux et très respectés n'acceptent pas ce concept sioniste, et aspirent à une "Jérusalem céleste" et non terrienne.


Et voilà que, en France, toute une propagande se dessine soudain, depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir.

Le Bétar (groupement de jeunes sionistes) et la Ligue de Défense Juive (LDJ) se livrent à des ratonnades impunies. Pour mémoire, la LDJ est interdite en Israël en raison de sa dangerosité.


Là-dessus, un certain nombre de "philosophes" autoproclamés se mettent à défendre l'etat d'Israël, malgré les horreurs qu'il vient de commettre et continue à provoquer par ses attaques et ses blocus de Gaza.declaration_droits_de_l_homme


Enfin, on apprend que des parlementaires veulent soutenir une proposition de loi, dite "loi Martin Luther King". Un tour par le site qui en est à l'initiative, un site de patrons juifs, en dira plus que de longs discours :

http:// www.upjf.org/actualiees-upjf/article-16510-145-7-projet-proposition-loi-intitulee-loi-martin-luther-king.html


Leur prétexte, une phrase que Martin Luther King aurait prononcée en réponse à un étudiant, dans on ne sait pas vraiment quel contexte, et que je cite ici.

« Quand des gens critiquent les sionistes, ils veulent parler des Juifs. Votre propos est de l’antisémitisme. »

 

Il faut bien se dire que la plupart des juifs en France sont absolument contre un tel amalgame entre leur religion, dont la république leur assure le culte sans pressions ni opprobre, et un Etat qui pratique par personnes interposées humiliations, destruction des biens, blessures, meurtres quotidiens. Ceux qui portent un tel projet, ceux qui pourraient voter cette proposition de loi, ceux qui l'appliqueraient se retrouveraient de facto les complices d'un Etat aux méthodes dignes des pires régimes.


En conclusion, les artisans de cette loi, si elle passait, seraient des criminels, et la loi une loi scélérate comme il en eut dans de sombres circonstances. Il n'y a aucune nuance à apporter à un tel jugement. 

Députés, sénateurs, ministres auraient à répondre de leur forfait ; quant au rapporteur de la loi, il aurait la responsabilité la plus lourde. Constitutionnellement le président de la République n'y aurait aucune part. Et pourtant !........



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4688


Les vrais criminels sont ceux qui soutiennent coûte que coûte la politique d'Israël y compris quand Israël commet des crimes contre l'humanité. http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4666  

L'histoire les jugera à leur juste valeur !

 


gaza-ghetto-bigger.jpg

Il est évident que l'idéologie sioniste, raciste, haineuse, eugéniste, militaire, hégémonique... est le clone de l'idéologie nazie. Et à ce titre, elle doit être impérativement combattue ! C'est le devoir de TOUT humaniste.

Pire encore : Le néo-sionisme, celui que je combats de toutes mes forces. Il n'a rien à voir avec les principes judaïques, il est d'ailleurs dénoncé par les Juifs les plus fidèles (ceux-là, je les appelle "les JUSTES"). Et il est laïc, finalement, il se sert abusivement du Judaïsme pour faire passer des messages qui se retournent contre l'intérêt des Juifs eux-mêmes, et bien sûr contre les non-Juifs. Il est militaro-financier : Barbarie guerrière, impérialiste, jointe au culte du Veau d'Or dénoncé par le Dieu de la Bible hébraïque.  Quand je dénonce le sionisme, je veux parler en réalité de cette idéologie néo-sioniste, néo-nazie, eugéniste, nauséabonde, criminelle. Je m'honore de la combattre.

Je propose que l'idéologie sioniste d'aujourd'hui soit déclarée anti-constitutionnelle, anti-républicaine, et qu'elle tombe sous le coup de la Loi. Au lieu de la légaliser et, ce faisant, d'être complice des pires crimes contre l'humanité, et donc passible de poursuites judiciaires, je propose qu'elle soit proscrite dans notre pays, au nom des valeurs de la France, de la démocratie,  de la paix sociale. Et passible de poursuites.

Je n'ai pas le temps de le faire moi-même, mais quelqu'un pourrait-il se charger du lancement d'une pétition contre ce courant de pensée qui nous ramène aux pires temps du nazisme, criminel, terroriste, pour qu'il soit interdit, au nom de la sécurité publique, au nom de l'Histoire de la France et de ses valeurs . Il est hors-la-loi, il faut en tirer les conclusions !

eva, R-sistons à l'intolérable le plus intolérable, au CANCER qui menace de tuer la France et de mettre en prison ses meilleurs citoyens, les plus attachés aux valeurs éternelles et à l'Ethique. 


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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:13

Israel pratique l’apartheid et le colonialisme: Étude sud-africaine


Le Conseil pour la Recherches en Sciences Humaines (HSRC) d’Afrique du Sud a publié un rapport confirmant qu’Israël pratique le colonialisme et l’apartheid dans les territoires palestiniens occupés.

Le HSRC a commandé une étude à une équipe internationale d’universitaires et praticiens de droit international de l’Afrique du Sud, d’Israël, de l’Angleterre et de la Cisjordanie. Le rapport de 300 pages résultant intitulé “Occupation, Colonialisme, Apartheid? : Une réévaluation des pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés sous la loi internationale”, représente un travail de recherche de 15 mois et constitue une revue exhaustive des pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés selon les définitions du colonialisme et d’apartheid tel que défini par la loi internationale.

La directrice du projet, Dr. Virginia Tilley, explique en citant le rapport que les trois piliers de l’apartheid sud-africain sont tous pratiqués par Israël. En Afrique du Sud, le premier pilier était de démarquer la population du pays en différents groupes raciaux et d’accorder des droits supérieurs, privilèges et services au groupe racial blanc. Le second pilier était d’opérer une ségrégation de la population en différents endroits géographiques qui étaient alloués par la loi à différents groupes raciaux et de restreindre le passage de membres de n’importe quel groupe vers d’autres endroits alloués à d’autres groupes. Le troisième pilier est la “matrice de lois et de politiques de “sécurité” draconiennes qui était employée pour réprimer quelconque opposition au régime en place et pour renforcer le système de domination raciale en fournissant des outils de détention administrative, torture, censure, d’interdictions et assassinats.”

Le rapport conclu que les pratiques d’Israël dans les territoires palestiniens occupés démontrent ces trois mêmes “piliers” d’apartheid:

Le premier pilier dérive des lois et politiques israéliennes qui établissent une identité Juive dans le but d’établir légalement un statut juridique préférentiel et matériel aux Juifs plutôt qu’aux non-Juifs.

Le deuxième pilier se reflète dans la grande politique d’Israël de fragmenter les territoires palestiniens occupés pour s’assurer que les Palestiniens soient confinés à des réserves désignées pour eux alors que les Juifs israéliens sont interdits d’y pénétrer, mais pouvant tout de même être libres de mouvement à travers le reste des territoires palestiniens. Cette politique est mise en évidence par les larges appropriations de terres palestiniennes qui continuent de faire diminuer l’espace disponibles pour les Palestiniens; des points de fermetures hermétiques et l’isolation de la bande de Gaza du reste des territoires occupés; de la coupure et détachement délibéré de Jérusalem-Est du reste de la Cisjordanie; et du morcèlement du territoire palestiniens en de petites enclaves assiégées et non-contigües pour les Palestiniens, ressemblant à un archipel d’iles déconnectées.

Le troisième pilier est “l’invocation de prétexte de la sécurité de la part d’Israël pour valider des restrictions sur la liberté d’opinions, d’expression, de réunion et de mouvement des Palestiniens pour masquer l’intention sous-jacente de réprimer la dissidence envers son système de domination et ainsi, maintenir le contrôle sur les Palestiniens comme groupe.”

Et personne ne connait les conditions d’apartheid mieux que l’Afrique du Sud.



Téléchargez le rapport [PDF - 3 MB]

http://les7duquebec.wordpress.com/2009/06/30/israel-pratique-lapartheid-et-le-colonialisme-etude-sud-africaine/

http://bridge.over-blog.org/article-33275676.html 

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:08
  


Vers la société du contrôle total et de la surveillance permanente (partie 1)


Mercredi 30 avril 2008

Le 11 septembre 2001 a marqué les esprits. A partir de cette date, le monde a changé. Pas seulement en raison de la guerre du Golfe qui en a découlé, mais aussi en raison des mesures contre le terrorisme qui ont suivi.


Il est vrai, certes, que certaines technologies et mesures existaient déjà SUR PAPIER avant 2001 (comme par exemple les cartes d'identité électroniques). Mais les « attentats » contre les deux tours en ont accéléré l'adoption.


A partir du 11/09/2001, le monde est entré dans une nouvelle phase sinistre de l'histoire : celle qui mène vers l'état-policier, le contrôle total des populations et la surveillance permanente des individus, bref vers une dictature mondialisée.


Cela vous semble un peu « gros » ou « parano » ? Faisons donc un petit résumé des lois et technologies liberticides qui ont progressé à partir de cette date.


Des lois qui tuent les libertés


Le 11 septembre a tout d'abord mis en place le fameux « Patriot Act » ou « loi patriote », un terme bien ironique pour une mesure « d'exception » qui permet au gouvernement, au nom du combat contre le « terrorisme », de passer au-dessus de la Constitution (qui, rappelons-le, est la base de la démocratie) et de passer outre les droits et libertés des citoyens. Ainsi, il est exact que depuis de l'adoption du Patriot Act, les USA ne sont plus vraiment une démocratie, ce qui constitue un sérieux danger et une dérive potentielle vers la dictature. En outre, depuis lors, la plupart des mesures du Patriot Act ont été prolongées de façon définitive. Cette dangereuse loi, qui était supposée être une loi « d'exception » (donc temporaire), est donc devenue une loi PERMANENTE.


Et dans nos pays ?
Des lois semblables au Patriot Act ont rapidement fait leur apparition dans nos pays et ailleurs également, pour finalement se répandre tout autour du monde. Par exemple, la France a eu la loi Perben ; et la Belgique a eu la loi du 19 décembre 2003 (nouvel article 137 du code pénal inséré par la loi belge du 19 décembre 2003 et paru dans le Moniteur belge du 29 décembre 2003); dernièrement, après les attentats de Londres de juillet 2005, l'Europe a pris de nouvelles mesures « antiterroristes », dont notamment l'augmentation des caméras de surveillance et la rétention et la conservation des données téléphoniques et des e-mails. Ces mesures n'ont pas de limite dans le temps ; elles sont donc devenues, elles aussi, permanentes. Et nous ne vivons donc plus vraiment en démocratie  non plus !


En réalité, au nom de la sacro-sainte « lutte contre le terrorisme », on a fait entrer à peu près n'importe quelle mesure de CONTROLE, de SURVEILLANCE et de REPRESSION, et ce un peu partout sur le globe. On a tellement gonflé l'importance de ces mesures antiterroristes de soi-disant « sécurité » qu'on les a fait passer en réalité avant les libertés et les droits ! Bref, on a fait croire aux gens que la sécurité devait prévaloir sur les libertés et les droits de l'homme ! Nos politiciens ne sont sans doute pas prêts à l'admettre, mais c'est pourtant bien ce qui s'est passé. En bref, nous sommes à présent, à peu près partout dans le monde, sur la voie de la dictature...


Bien plus grave, la plupart des mesures et technologies qui avaient été AU DEPART prévues contre les terroristes ont tendance à être aujourd'hui appliquées à d'autres portions de la population
 : au début, ce fut pour les criminels dangereux et récidivistes, le grand banditisme ; ensuite, on a visé la petite criminalité et la délinquance ; à l'heure actuelle, on est en train de glisser vers tout contrevenant, manifestant, protestataire... bref, potentiellement, vers TOUT CITOYEN !!! On est en train de dire aux gens l'ineptie suivante : « Pour votre sécurité et pour vous protéger des terroristes et des criminels, il va falloir installer toute une série de dispositifs intrusifs, et vous allez devoir abandonner une partie de votre vie privée et de vos libertés ». C'est un mensonge, une pente très dangereuse qui mène tout droit à un régime de surveillance totalitaire.


La dérive est donc très claire, et elle est bien là : nous glissons vers un monde totalitaire dans lequel les libertés, les droits, la vie privée et la dignité sont sacrifiés au nom du mythe et du leurre de la sécurité maximale !


Nous allons à présent passer en revue les différentes technologies liberticides
(= tueuses de libertés) qui ont été introduites ou développées depuis le 11 septembre 2001, et vous allez voir que la situation est plus que préoccupante, voire même gravissime...(...) La

suite : http://bbsky.over-blog.org/article-19169914.html

Vers la société du contrôle total et de la surveillance permanente (partie 2)

Vers la société du contrôle total et de la surveillance permanente (partie 3)

Vers la société du contrôle total et de la surveillance permanente (partie 4)


http://bridge.over-blog.org/article-33300916.html

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 08:23



"la soumission de la presse au monde capitaliste"

Le Plan B n° 19

Bernard Gensane


Tout comme ses prédécesseurs, ce numéro 19 du Plan B montre la soumission de la presse au monde capitaliste.
 

On peut commencer par Éric Revel, « fils du peuple devenu directeur de LCI ». La simple citation d’extraits de son autobiographie est à vomir : « Aujourd’hui, j’ai changé de vie. Les beaux quartiers, les amis célèbres. Les stars des médias, de la politique et du business. Une belle famille, une vie bourgeoise. […] Quelques VIP trouveront toujours notre porte ouverte. La stature d’un Richard Branson, le rôle d’un Jean-Claude Trichet ou les responsabilités d’une Christine Lagarde les dispensent de nous solliciter pour venir sur le plateau quand ils le souhaitent. » À douter, cependant, que Ségolène Royal trouve porte ouverte à LCI : en avril 2009, Revel avait jugé sur son blog le discours prononcé à Dakar par Ségolène Royal « démagogique ». Il avait été menacé de sanctions par la direction de TF1. […] [lorsque j’ai reçu la Légion d’honneur], j’ai été ému, moi le fils et petit-fils d’ouvrier, de recevoir les petits mots, les félicitations du grand patronat français. J’ai été flatté qu’Henri de Castries, le brillant président d’Axa, prenne un peu de son temps pour m’écrire que ” ce ruban rouge venait reconnaître la qualité de mon parcours ”. »


À lire attentivement la double page sur les connivences du Canard Enchaîné avec le pouvoir Sarkozyste via l’ex-mannequin milliardaire. Le Canard qui « se dandine plus qu’il ne canarde. »


Surprise : Jean-Michel Baylet, PDG de La Dépêche du Midi, n’a pas été sollicité pour le gouvernement Fillon IV. Est-ce à cause des nombreux « pépins judiciaires qui pleuvent » sur lui depuis des années, et dont les lecteurs de son quotidien ne savent rien ?


Un article très intéressant sur la « boîte à choix » (ou « choice box ») de Bruxelles (coût : 14 millions d’euros). Comment faire voter les Européens dans le bon sens avec le concours de journalistes amis et de publicitaires, alors que, selon les sondages, 70% de ces mêmes Européens ne « perçoivent pas » l’aspect démocratique des institutions européennes ?
 

Une approche novatrice d’un problème désormais topique : “ Terrorisme et pains au chocolat ” : « Des victimes, un coupable, du suspens : les “ séquestrations ” de patrons ont enchanté les médias. On en recense moins d’une douzaine ? Aucune importance. Leur mise en scène permet de cacher la violence économique ordinaire derrière un faux débat sur la violence ouvrière. »
 

Un bon conseil pour les journalistes en herbe : « vidanger un nième sujet sur “ les bons plans anticrise ”. »


Ono-dit-Bio, du Point, pris en flagrant délit de brossage de chaussures de son patron François Pinault. Il nous parle du musée que le milliardaire français a acquis à Venise avec la sueur de ses employés. Pour lui, cette évocation est orgasmique.

Le Plan B évoque cet épisode méconnu de l’histoire de France quand, après la Première Guerre mondiale, les directeurs des grands journaux parisiens trouvèrent un moyen ingénieux pour mater les imprimeurs en grève : fusionner toutes leurs feuilles de chou en une seule. Cela donna La Presse de Paris, au tirage de 3,5 millions d’exemplaires.


Dans son procès fictif, Le Plan B fait dire à Denis Olivennes qu’il est passé du trotskisme à l’économie de marché « sans perdre ses valeurs, et qu’il a fait tellement de compromis qu’il « ne se serrerait pas la main à lui-même. »

http://www.legrandsoir.info/La-Plan-B-no-19.html

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-33226563.html

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 07:37
Pour confirmer ce que je vous dis depuis des mois (voir par ex
Axe Washington-Paris-Tel-Aviv contre Chine et Russie), voici un article qui aborde un problème particulièrement grave:


Alerte ! Le pentagone prépare
la guerre contre la Russie

 
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« Aujourd’hui la situation est beaucoup plus sérieuse qu’avant août 2008. […] Si la guerre éclate à nouveau, elle ne se limitera pas au Caucase.

 


[…] Le nouveau président des États-Unis n’a pas apporté de changement crucial en ce qui a trait à la Géorgie, mais en raison de son rôle dominant au sein de l’OTAN, il insiste toujours sur l’adhésion rapide de ce pays à l’alliance. Si celle-ci se concrétise, le monde fera face à une menace bien plus grave que les crises de la guerre froide.

 

[…] Dans ce nouveau contexte, la guerre de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud pourrait facilement devenir la guerre de l’OTAN contre la Russie. Il s’agirait d’une troisième guerre mondiale. » (Irina Kadzhaev, politologue sud-ossète, South Ossetia Information Agency, avril 2009)

 

 

Le 12 mai, James Mattis, Commandant suprême allié Transformation (SACT) et commandant du U.S. Joint Forces Command (Commandement de la force interarmées) a prononcé un discours à un symposium de trois jours appelé Joint Warfighting 09 à Norfolk en Virginie, où se trouve la Commandement allié Transformation (ACT) de l’OTAN. « Je viens avec un sentiment d’urgence. L’ennemi aussi tient des réunions dans le même esprit », a-t-il affirmé. [1]

 

Un journal local a résumé son discours :

 

« Le Commandant Mattis a décrit un avenir où les guerres n’auront pas de débuts ni de fins précises. Une grande stratégie et un cadre politique pouvant guider la planification militaire sont nécessaires », a-t-il ajouté. [2]

 

Pour des raisons qui se veulent sans aucun doute diplomatiques, il a omis d’identifier qui est l’« ennemi ». Une suite d’événements récents, ou plutôt l’intensification d’événements en cours, indiquent toutefois de quelle nation il s’agit.

 

Le 7 mai dernier, durant un déjeuner du Defense Writers Group, le chef du US Strategic Command, le général Kevin Chilton, a déclaré aux reporters que « la Maison-Blanche maintient l’option de répondre par la force – peut-être même avec des armes nucléaires – si une entité étrangère dirige une cyberattaque neutralisant les réseaux informatiques étatsuniens […] ».

 

Un compte-rendu de son discours ajoute que « le général a insisté pour que toutes les options de frappe, y compris les frappes nucléaires, demeurent à la disposition du commandant en chef pour défendre la nation des cyberattaques. »

 

M. Chilton «  a dit qu’il ne pouvait pas exclure la possibilité d’une salve militaire contre des pays comme la Chine, même si Pékin possède des armes nucléaires » [3], bien que la première cible probable de présumées représailles à des cyberattaques, elles aussi présumées, serait un autre pays déjà identifié comme tel par des officiels militaires : la Russie.

 

À la fin avril et au début mai 2007, le gouvernement d’Estonie, membre de l’OTAN depuis 2004 et dont le président était et demeure Toomas Hendrik Ilves, né en Suède et élevé aux États-Unis (où il a travaillé pour Radio Free Europe), rapportait des attaques sur des sites web de son pays, pour lesquelles la Russie fût blâmée.

 

Cela fait plus de deux ans et aucune preuve n’a été présentée pour prouver le bien-fondé de l’allégation voulant que des pirates informatiques russes, encore moins le gouvernement russe lui-même, étaient derrière ces attaques. Cette allégation demeure malgré tout un article de foi dans les médias et parmi des officiels étatsuniens et occidentaux.

 

La réponse des autorités étatsuniennes a d’abord été si soudaine et sévère, même avant que des enquêtes ne soient menées, pour fortement donner à penser que si les attaques n’avaient pas été organisées, elles auraient dû être inventées.

 

Tout de suite après, le secrétaire de la force aérienne, Michael W. Wynne, affirmait : « La Russie, notre puissant rival de la guerre froide, semble avoir été la première à s’engager dans la conduite de la guerre informatique. »

 

La source d’information des Forces aériennes des États-Unis d’où est tirée cette citation ajoutait que les événements s’étant produits quelques jours plus tôt en Estonie « avaient lancé une succession de débats au sein de l’OTAN et de l’Union européenne concernant la définition d’une opération militaire autorisée et ce pourrait bien être le premier test de l’application de l’article V de la Charte de l’OTAN concernant la défense collective dans le champ non cinétique. [4]

 

L’article 5 de la Charte de l’OTAN est une clause de défense militaire collective, en fait une clause de guerre, utilisée pour la première et seule fois pour soutenir la guerre prolongée et progressive en Afghanistan. 

 

La référence que l’on y a faite à l’époque n’est pas à prendre à la légère.

 

En visite en Estonie en novembre dernier, le chef du Pentagone Robert Gates a rencontré le premier ministre du pays, Andrus Ansip et a « discuté du comportement russe et de la nouvelle coopération sur la cybersécurité ».

 

On a rapporté que « M. Ansip a affirmé que l’OTAN opérera selon le principe de l’article 5 du traité de l’alliance, lequel stipule qu’une attaque visant un allié constitue une attaque visant tous les membres ». « Nous sommes convaincus que l’Estonie, en tant que membre de l’OTAN, sera très bien défendue » a-t-il ajouté. [5]

 

Il est révélateur que l’on continue à mentionner l’article 5 de l’OTAN à répétition un an et demi après les attaques présumées alors qu’aucune autre n’est survenue entre-temps.

 

Au début de ce mois-ci, le Pentagone a annoncé qu’il lançait ce qu’il appelle la « force guerrière numérique du futur » à Fort Meade au Maryland, sous le contrôle du U.S. Strategic Command, dont le chef cité plus tôt, Kevin Chilton, menace d’utiliser la force, y compris les armes nucléaires.

 

L’initiative a été décrite comme suit dans un reportage :

 

« Le lieutenant-général Keith Alexander, également commandant à la tête de la cyberguerre, a déclaré que les États-Unis sont déterminés à mener l’action mondiale d’utilisation de la technologie informatique afin de dissuader ou de vaincre des ennemis […] » [6]

 

Le Pentagone est une synecdoque pour le département de la Défense et tout ce qui est relié à ses activités est enveloppé dans le même euphémisme, donc lorsqu’ils seront questionnés, les États-Unis maintiendront que leur nouveau projet de guerre numérique ne servira qu’à des fins défensives. Toute nation et toute personne ayant fait les frais des actions du département étatsunien de la Défense est plus avisée. La raison d’être de ce nouveau commandement de cyberguerre étatsunien repose sur une supposée menace russe émanant d’un incident non militaire survenu dans un pays balte il y a plus de deux ans. Ce commandement sera utilisé pour paralyser les systèmes informatiques de toute nation ciblée par un assaut militaire direct, la rendant ainsi sans défense, et sera particulièrement efficace dans le cadre de la planification des premières frappes provenant de l’espace et des guerres spatiales (boucliers antimissile, missiles intercepteurs).

 

Le jour même où est paru le reportage sur le général Alexander, promettant de « vaincre les ennemis », une autre nouvelle mentionnait qu’« un satellite quasi-classifié a été lancé mardi [12 mai]. Il servira d’ingénierie pionnière pour la technologie de poursuite des missiles balistiques. » [7]

 

Il s’agissait d’un satellite de Surveillance System Advanced Technology Risk Reduction (STSS-ATRR) (système spatial de poursuite et de surveillance de technologie avancée et de réduction des risques), faisant partie d’un système spatial pour la Missile Defense Agency.

 

« Les capteurs à bord du satellite STSS-ATRR et au sol communiqueront avec d’autres systèmes pour former une défense contre des missiles balistiques en approche. » [8]

 

Quelques jours plus tôt, dans un reportage intitulé « Ducommun Incorporé annonce la livraison de nanosatellites à l’Army Space and Missile Defense Command », le fabricant Ducommun, situé en Californie, annonçait que « sa filiale Miltec Corporation avait livré des nanosatellites prêts à être utilisés à la U.S. Army pace and Missile Defense Command/Army Forces Strategic Command (USASMDC/ARSTRAT) à Huntsville en Alabama le 28 avril 2009. »

 

La livraison constituait « l’aboutissement du premier programme de développement de satellite de l’armée étatsunienne depuis les satellites de télécommunications Courier 1B dans les années 1960 ». [9]

 

Les satellites militaires utilisés pour neutraliser le potentiel d’une nation rivale, pas vraiment pour lancer une première frappe, mais plutôt pour y répliquer, brouillent la distinction entre les soi-disant projets de bouclier de missiles nés de la Guerre des étoiles et la militarisation complète de l’espace.

 

Récemment, un commentateur russe le voyait exactement de cette façon :

 

« Le retrait du Traité sur les missiles antimissile balistique de 1972 a marqué un virage vers les tests et le déploiement d’un système de défense antimissile, dans le but de supprimer le potentiel dissuasif de la Chine et, partiellement, celui de la Russie.

 

Washington tente toujours d’éliminer les restrictions légales internationales sur la formation d’un système qui pourrait théoriquement le rendre invulnérable face à des représailles, même face à une frappe de riposte en cours d’attaque. » [10]

 

À cela s’ajoute un autre subterfuge « quasi-classifié » lié à la reprise potentielle des pourparlers entre les États-Unis et la Russie sur le Traité de réduction des armes stratégiques (START).

 

L’adjointe au secrétaire d’État étatsunienne Rose Gottemoeller a affirmé cette semaine que « les États-Unis ne sont pas prêts à réduire le nombre d’ogives qui ont été retirées des vecteurs de frappe et sont entreposées ». [11]

 

Donc, en plus des plans visant à déployer des systèmes antimissile au sol, dans les airs et dans l’espace, principalement autour et contre la Russie (en Pologne, en République tchèque, en Norvège, en Grande-Bretagne, au Japon et en Alaska jusqu’à maintenant), le Pentagone gardera des ogives nucléaires en réserve pour l’activation sans fournir de mécanisme de surveillance aux inspecteurs russes et aux négociateurs travaillant à la réduction des armes.

 

Le 6 mai, Euronews a interviewé le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, qui a fait une mise en garde : « La façon dont il [le bouclier antimissile balistique étatsunien] est conçu n’a rien à voir avec le programme nucléaire iranien. Il cible les forces stratégiques russes et est déployé dans la partie européenne de la Fédération de Russie. »

 

La création par les États-Unis du Navy Air and Missile Defense Command (NAMDC) au Naval Support Facility à Dahlgren en Virginie le 30 avril s’ajoute aux inquiétudes de la Russie et d’autres nations.

 

« NAMDC est l’organisme à la tête de la marine, combinée à l’Integrated Air and Missile Defense (IAMD). NAMDC est le seul centre d’excellence pour la guerre à synchroniser et intégrer les efforts de la marine à travers le champ complet de la défense aérienne et antimissile, comprenant les défenses aérienne, antimissile de croisière et antimissile balistique. » [13]

 

Les deux dernières semaines regorgent d’histoires dans la même veine et pour attirer l’attention plus près de la Terre, Strategy Page, un site étatsunien, rapportait que selon une source russe, « les États-Unis ont acheté deux chasseurs à réaction Su-27 de l’Ukraine [qui] serviront à entraîner les pilotes militaires étatsuniens, lesquels pourraient faire face à des ennemis à bord de ces avions. L’armée étatsunienne les utilisera pour tester ses radars et son équipement de guerre électronique. » [14]

 

À ce moment même, le client des États-Unis en Ukraine, le président Viktor Iouchtchenko, dont la cote de popularité est plongée à près de 1 %, a signé une directive pour la préparation à l’adhésion complète à l’OTAN. Quelques jours plus tard, une délégation militaire étatsunienne a visité le pays pour inspecter un réservoir de stockage et planifier « une réforme du système d’entraînement au combat ». [15]

 

En matière d’entraînement à la guerre contre la force aérienne russe, ce qui s‘est passé en Ukraine n’est que la dernière d’un bon nombre d’actions de ce genre.

 

Immédiatement après la pleine adhésion du pays à l’OTAN, le 81e escadron de chasse étatsunien s’est rendu à Constanta en Roumanie (pays où le Pentagone a depuis acquis quatre nouvelles bases) afin de s’entraîner au combat contre les MiG-21 russes.

 

Selon un des pilotes étatsunien présent, « c’était pas mal chouette : on est assis dans un MiG-21 qui décollera dans quelques jours avec un pilote expérimenté aux commandes. C’était un bras de l’Union soviétique et ces pilotes volaient avant qu’elle n’éclate. Ils ont une bonne idée de ce que c’est. » [16]

 

En juillet de l’année suivante, le 492e escadron de chasse étatsunien était déployé à la base aérienne de Graf Ignatievo en Bulgarie voisine afin que « les forces aériennes de divers pays [aient l’opportunité] de connaître les tactiques et les capacités des aéronefs de l’un et de l’autre. » 

 

« Au moment où la première semaine d’entraînement prend fin, les pilotes des F-15E Strike Eagles, des MIG-29 et des MIG-21 partagent leurs connaissances sur les aéronefs et les tactiques. »

 

On cite un colonel des forces aériennes étatsuniennes : « Seulement 2 des 38 membres de l’équipage d’aéronef ont eu la chance de voler aux côtés des MIG. D’ici à ce que l’exercice soit terminé, tout le monde aura eu le temps de voler dans un MIG ou à leurs côtés. [17]

 

Un mois plus tard, le 22e escadron de chasse expéditionnaire des États-Unis est arrivé en Roumanie pour effectuer les exercices Viper Lance, lesquels « marquaient le premier entraînement de pilotes de F-16 étatsuniens en Roumanie [et] la première fois que des pilotes de MIG-21 et de F-16 volaient en formations pour mener des manœuvres de combat élémentaires, un entraînement au combat aérien avec différents types d’aéronefs, ainsi que des missions d’attaques air-sol ». [18]

 

La prochaine citation est d’un pilote de F-16 Fighting Falcon :

 

« Mon vol dans le siège arrière d’un Lancer [MiG-21] constitue une bonne opportunité de voir un aéronef différent et c’est un honneur et un véritable privilège. Je veux voir ce qu’ils voient de leur cockpit et avoir un autre angle de compréhension face à nos adversaires. » [19]

 

Il y a deux semaines un escadron de combat de l’US Air Force s’est rendu à la base aérienne de Bezmer en Bulgarie. « C’est la première fois qu’un escadron de combat de l’USAFE [United States Air Forces in Europe] se déploie à cet endroit […] Ce qu’il y a de plus gratifiant dans cette expérience, est de savoir que j’aide ces pilotes à s’entraîner pour la guerre », a souligné un des militaires de l’USAFE sur les lieux. [20]

 

Dans le but de préparer les États-Unis pour le combat aérien contre toute la gamme d’aéronefs militaires russes, l’Inde était invité aux exercices de combat aérien annuels Red Flag en Alaska en 2007, des jeux de guerres « dont l’objectif est de former les pilotes des États-Unis, de l’OTAN et d’autres pays alliés pour de vraies situations de combat.

 

« Cela comprend l’utilisation d’équipement "ennemi" et de vraies munitions pour des exercices de bombardements. » [21]

 

L’Inde a fourni six chasseur Sukhoi SU-30MKI, « particulièrement pertinents pour cet exercice puisqu’[ils sont] fabriqués en Russie, donc traditionnellement considérés comme "hostiles" ». [22] 

 

Le 1er mai, la patrouille aérienne tchèque de l’OTAN entamait sa rotation de six mois dans le ciel balte, au-dessus de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie – à cinq minutes de la deuxième plus grande ville russe, Saint-Pétersbourg. À cette occasion, un officiel tchèque se vantait : « La zone que nous protégeons est presque trois fois plus grande que la République tchèque. C’est un avant-poste de l’OTAN. »

 

Le commandant de la force aérienne lithuanienne, Arturas Leita, a pour sa part annoncé que « les pays baltes demanderaient probablement la prolongation de la mission des forces aériennes au sein de l’OTAN jusqu’en 2018. » [23]

 

Du 8 au 16 juin, la Suède accueillera une simulation de l’OTAN appelée Loyal Arrow, décrite comme « la plus grande simulation de forces aériennes jamais vue dans la baie de Botnie, située entre la Suède et la Finlande », [24] également à proximité de Saint-Pétersbourg. Un porte-avions britannique et plus de 50 chasseurs y participeront. 

 

Cet exercice débutera exactement une semaine après la fin des jeux de guerre Cooperative Lancer 09 de l’OTAN menés par les États-Unis en Géorgie, sur le flan sud de la Russie.

 

En parlant des dangers s’appliquant uniformément à tout ce qui précède, le site web du ministère de la Presse et des Médias de masse de l’Ossétie du Sud citait récemment la mise en garde de la politologue Irina Kadzhaev

 

« Aujourd’hui la situation est beaucoup plus sérieuse qu’avant août 2008. La menace antérieure ne mettait que l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie en danger, mais comme la Russie a reconnu l’indépendance de ces deux États et a conclu des ententes envisageant la présence de ses forces armées sur leurs territoires, si la guerre éclate à nouveau, elle ne se limitera pas au Caucase.

 

Le nouveau président des États-Unis n’a pas apporté de changement crucial en ce qui a trait à la Géorgie, mais en raison de son rôle dominant au sein de l’OTAN, il insiste toujours sur l’adhésion rapide de ce pays à l’alliance. Si celle-ci se concrétise, le monde fera face à une menace bien plus grave que les crises de la guerre froide.

 

Dans ce nouveau contexte, la guerre de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud pourrait facilement devenir la guerre de l’OTAN contre la Russie. Il s’agirait d’une troisième guerre mondiale. » [25]

 


Notes

 

1) Virginian-Pilot, 13 mai 2009

2) Ibid

3) Global Security, 12 mai 2009

4) Air Force Link, 1er juin 2007

5) U.S. Department of Defense, 12 novembre 2008

6) Associated Press, 5 mai 2009

7) Space Flight Now, 5 mai 2009

8) Pratt & Whitney, 5 mai 2009

9) Ducommun Incorporated, 29 avril 2009

10) Russian Information Agency Novosti, 7 mai 2009

11) Russia Today, 5 mai 2009

12) Euronews, 6 mai 2009

13) Navy News, 30 avril 2009

14) Moscow News, 11 mai 2009

15) National Radio Company of Ukraine, 29 avril 2009

16) Air Force Link, 2 août 2005

17) U.S. Air Forces in Europe, 24 juillet 2006

18) Stars and Stripes 26 août 2006

19) Air Force Link, 17 août 2006

20) Air Force Link, 28 avril 2009

21) Indo-Asian News Service, 26 novembre 2007

22) Avionews (Italy) 28 novembre 2007

23) Czech News Agency, 1er mai 2009

24) Barents Observer, 7 mai 2009

25) Ministry for Press and Mass Media of the Republic of South Ossetia, 27 avril 2009


Article original, Pentagon Preparing For War With The Enemy: Russia, le 14 mai 2009.

Traduction : Julie Lévesque pour
Mondialisation.ca.

Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Rick Rozoff publiés par
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13656
Voir cet article tout récent : L'Otan et la Russie tentent de tourner la page sur la Géorgie à Corfou

http://bridge.over-blog.org/article-33168077.html




L'opinion d'Eva sur la guerre OTAN-Russie :


- L'Occident anglo-saxon, grossi d'Israël et d'une Europe avec des individus comme Berlusconi, Sarkozy, Kouchner, Lellouche (Europe supplétive des troupes de l'OTAN), est l'ennemie des peuples du monde entier, utiles seulement comme consommateurs, travailleurs à exploiter, ou chair à canons.
- La vraie menace vient de l'Occident.
- Avec Sarkozy et Lellouche, la France, loin d'être un facteur de paix, sera le fer de lance des événements. Contre la volonté des Français.
- L'Europe, comme je l'ai toujours dit, sera utilisée par l'OTAN pour faire les guerres par procuration de l'Empire, elle sera le TERRAIN D'ACTION de ces guerres d'ailleurs annoncées par ces fous comme inéluctables, nécessaires, permanentes, totales, nucléaires, et ... sans fin. Les USA se protègeront des guerres qu'ils feront faire par les autres. Les USA, c'est le diable !  Nous serons également exposés aux attentats.
- Ces guerres sont menées pour des questions d'hégémonie, purement égoïstes. C'est une honte de sacrifier les peuples, de les faire souffrir comme en Irak, juste pour alimenter les coffre-forts de l'oligarchie.
- Les médias criminels ont commencé la propagande de guerre; Il faut TOUS les boycotter et informer nous-mêmes !
- Comme en 40, l'Europe sera exsangue, la Russie et la Chine seront peut-être dépecées, pillées, et les profiteurs de guerre se frotteront les mains, prêts à rebâtir.... comme à Gaza, où on détruit pour rebâtir, Gaza qui d'ailleurs expérimente les armes des assassins de l'humanité. Cobayes HUMAINS ! Ma seule satisfaction en tant que croyante, est de savoir que le Juge suprême traitera ces barbares comme ils le méritent: Ils auront l'éternité pour se repentir de leurs crimes contre leurs frères et soeurs en humanité.
- Hitler n'est pas mort. Il est vivant plus que jamais. L'Europe a été contaminée par le nazisme et le perpétue. Un totalitarisme monstrueux s'étend sur la planète. L'Europe et l'Amérique ne font qu'un : Nouvel Ordre Mondial totalitaire, dément !
- J'ose espérer que Russes et Chinois s'uniront pour faire face aux menaces. Et qu'ils ne seront pas menacés l'un après l'autre !
- Si je dirigeais la Résistance à l'intolérable en préparation, j'alerterai les internautes du monde entier, et je ferai organiser des grandes marches de protestation dans le monde entier, quotidiennes, simultanées, j'organiserai la grève générale, je boycotterai les Médias, certains produits (notamment américains, plus un Coca-Cola, plus un Mac Do, par ex !), tout serait paralysé jusqu'à ce que la City, Wall Street, etc reculent et tiennent enfin compte des humains. Chaque élu doit être harcelé, comme les Médias, afin que les uns tiennent compte de leurs électeurs, les autres du désir d'information. Qu'attend-on pour exiger d'être informés sur tout ce qui se prépare ? Il faut harceler les Rédactions, manifester quotidiennement devant les Sièges des TV par ex ! Et si la guerre éclate, je rappelle que les femmes à l'arrière doivent refuser de collaborer, refuser d'être des intstruments de la mort de leurs hommes pour le bénéfice des multinationales-vampires. 
- Il n'y a d'ennemis que ceux que l'on nous désigne artificiellement, russes, arabes, chinois.
- Comment ne pas mieux apprécier des Sages comme Chavez et ses amis latino-américains, qui eux appellent à la coopération entre les individus plutôt qu'à la compétition !

Cordialement à tous, Eva R-sistons, oui résistons c'est un droit et un devoir existentiels.

Lire par ex. 2 de mes textes  :

La Russie n'est pas notre ennemie
L'Europe et la Russie doivent lier leur destin

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 07:30


Karachigate, TF1 censure les réactions des victimes
publié par liliM le 27/06/2009 18H03

Samedi 27 juin 2009

Karachigate, TF1 censure les réactions des victimes


Le Karachigate continue à agiter le Net et commence, timidement , à se frayer un chemin dans les médias traditionnels.

Les déclarations de
Charles Millon ont certainement obligées des rédactions  qui souhaitaient ne pas traiter ce sujet, trop explosif, à l'aborder malgré tout.

Mais, dans le cas du principal média français, la chaîne qui fait l'opinion et déforme les informations et les faits, si l'on est contraint d'en parler, on le fait avec un maximum de précautions, n'hésitant pas, semble - t-il à passer à la trappe des éléments potentiellements gênants pour le grand (!) pote de Martin Bouygues.

Ainsi en témoigne ce commentaire trouvé sur le blog d
'Olivier Bonnet et émanant de la fille d'une des victimes de l'attentat de Karachi

Je suis une fille de victime, j'ai réagi sur tf1..ils ont coupé au montage pretextant que ma réaction n'était pas le fond du problème et qu'ils "avaient une hierarchie"..j'ai renvoyé un mail après le reportage pour leur dire que si ma réaction n'était pas le "fond du problème", l'allocution de Mr Sarkozy ne l'était pas non plus (d'autant qu'ils ont passé le moment le + "soft", celui où l'on ne voit pas ce profond malaise que les internautes ont pu déceler). Les familles ont refait une énième demande d'audience (puisque maintenant que le président s'est exprimé en public il ne peut plus nous opposer la "séparation des pouvoir lui interdisant de s'exprimer sur un dossier en cours d'instruction"...il a même fait la conclusion de l'enquête. Les familles ont également demandé des excuses. De toute façon, après avoir été scandalisés nous nous en sommes un peu amusés...il a fait une boulette de communication énorme et malgré tout je ne serai pas aussi impolie et odieuse que lui, je ne l'appelerai pas "ce truc là", parce que mon père issu d'un milieu ouvrier m'a appris une chose que certains ne connaissent apparemment pas..le respect et la dignité

Dignité, une qualité dont Sarkozy manque singulièrement, de même que TF1 dans son traitement de l'info ; répétez après moi, déontologie.

Signalons au passage le blog
Karachigate, créé par Seb Musset, dans le but de centraliser jour après jour ce qui se publie sur cette affaire d'État.

Les familles des victimes ont elles aussi créées un
blog. ainsi que le signale Nicolas, et réclament la vérité, à relayer donc. Par Rébus

Source : publié sur sarkobasta



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4599

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27 juin 2009 6 27 /06 /juin /2009 14:30


http://www.visualisation-creative.com/images/visualisation_creative_imagination.jpg

Soir après soir, nous sommes assis durant de longues heures face à une lumière scintillante. Les mêmes images pénètrent nos cerveaux, uniformisent nos existences, nos connaissances, nos goûts, nos désirs. Nous passons plus d'heures à regarder des émissions sur la nature qu'à la vivre dans sa réalité ; plus de temps à rire des plaisanteries à la télévision qu'à plaisanter nous-mêmes ; plus de temps à regarder des scènes simulées de sexualité qu'à faire l'amour.


Voici vingt ans, le mouvement écologiste alerta le monde en lui faisant comprendre que notre mode de développement menaçait la nature et par là même notre propre survie. Aujourd'hui, notre environnement intellectuel doit faire face à une forme différente d'agression...


Notre psychique est submergé par les assauts de milliers d'images jouant avec notre sensibilité, notre affect. Des millions de spots publicitaires conditionnent notre inconscient collectif et façonnent l'idéologie dominante de la télévision. Une idéologie où la jouissance immédiate par la consommation prime sur toute volonté de sens. A force de http://sites.google.com/site/melissamayetlalitterature/_/rsrc/1234873731082/Home/Livre.jpgrépétition, notre capacité d'attention se trouve diminuée, notre imagination et notre esprit critique s'épuisent, et nous avons de plus de plus de mal à nous consacrer aux valeurs essentielles.

"Une semaine sans télévision" est une tentative collective pour sauvegarder notre plus précieuse ressource : la lucidité.

 


Je n'ai qu'une vie. Je ne la regarderai pas passer, par procuration, comme un zombie, devant un poste de télévision. Je veux me sentir exister, furieusement. Je veux ressentir le bonheur, la tristesse, intensément. Je veux percevoir le chaud et le froid, les parfums et la sueur, les rires et la fatigue, sans écran. L'assommoir télévisuel, cette camisole à mon énergie, cet étouffoir à sentiments, ne m'anéantira pas. Je veux tout, je n'attends rien, le monde s'offre à moi.

 

La moyenne quotidienne de télévision par français est actuellement est de 3 heures 40. Après une journée de travail et plus de trois heures devant le poste, le temps consacré à la vie sociale, civique, à la création.. ne peut-être que marginal, sinon inexistant. La critique de la télévision ne peut donc se limiter à son contenu et doit le dépasser pour s'interroger sur le média en tant que tel. La télévision constitue un miroir pour notre société. Le briser ou le condamner ne changerait pas le visage de notre civilisation. "Changeons et la télé changera". Eteignons-la et la vie commencera.


http://96.img.v4.skyrock.net/96a/didizpowa/pics/837734243_small.jpgMais vivre, c'est difficile. Il est tentant de chercher à échapper à la condition humaine. Cocaïne, héroïne et haschisch demeurent des moyens prohibés pour atteindre des paradis artificiels. Prozac, alcool et télévision permettent, eux, de fuir la réalité sans enfreindre la loi.


Si nous devions classer comme drogue un produit synthétique inhalé entraînant une dépendance, la télévision ne rentrerait pas dans cette catégorie. Pourtant, sans apparente action chimique, la télévision conduit à des phénomènes d'assujettissement comparable à ceux de drogues dures. Voici plus de dix ans, une équipe de l'hebdomadaire Télérama proposait dans un quartier à des volontaires de rendre leur poste pendant une semaine. Seule une minorité de candidats parvinrent au bout des sept jours sans avoir récupéré leur précieuse boite. Certains ne tinrent pas une journée. D'autres, honteux, louèrent des postes en cachette.


La télévision a ceci de particulier par rapport aux autres média qu'elle laisse son spectateur totalement passif. A aucun autre moment de notre existence nous ne sommes aussi inerte, même dans notre sommeil, car les rêves y sont le produit de notre http://ferzani.files.wordpress.com/2009/03/imagination-tree-300px1.jpgimagination. Contrairement au cinéma, où la lumière est projetée sur une toile, le poste de télévision la projette directement sur le spectateur. Le scintillement de l'image engendre un phénomène hypnotique.


Nous regardons la télévision. Nous l'écoutons peu. L'image y est reine et la forme prime sur tout. Le pouvoir y appartient aux apparences. Ne pas être conscient de cette règle de base peut conduire à desservir son propos pour celui qui est amené à y figurer. A la télévision, on est manipulé ou on manipule.

 



La télévision est un prisme. Elle nous évite de réfléchir, de nous poser des questions existentielles. Elle nous évite de les accepter et de les affronter. A force de fuir dans l'illusion au travers de cette glace, nous devenons incapables d'affronter la réalité se trouvant derrière la fenêtre. C'est au final un véritable refus de la vie.

Une semaine sans télé, c'est un temps pour créer, construire, apprendre, lire, réfléchir, se rencontrer.. et retrouver le goût et le parfum de la VIE.

 

 












Raoul Anvélaut

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 08:07



La propagande vous lave le cerveau,
voilà comment ...

La propagande néo-con des médias

Vidéo :

http://suntzu.vox.com/library/post/la-propagande-vous-lave-le-cerveau-voil%C3%A0-comment.html




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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:42
FR2, Envoyé Spécial: propagande de guerre
à pleines doses ! Par Eva R-sistons

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On savait que les animatrices d'Envoyé Spécial étaient de zélés instruments du Pouvoir, farouchement sarkoziennes. Pour la neutralité, première qualité du journaliste digne de ce nom, avec ces demoiselles, on repassera ! De vrais reportages ? Pas du tout,  seulement des sujets de société pour distraire, jamais pour informer.

Par contre, ce soir on a eu droit à un sujet vraiment d'actualité. Qu'en ont fait ces demoiselles ? Morceaux choisis :

- Il n'y a pas de liberté en Iran
- Charges violentes contre tous ceux de la rue; frappés par les flics
- Chez eux, seul lieu où ils sont en sécurité
- Rock ? Pas possible de jouer en public
- Je voudrais la liberté, marcher libre; Tout est vraiment interdit, même la musique
- On n'a pas de soutien de l'Occident (!!!)
- Vous avez raison d'avoir PEUR ! La peur s'installe partout
- Vous n'avez pas le droit de parler ? Rép.: On parle en faisant silence et avec le désir de justice...
- Regardez le monde qu'il y a à manifester ! (NB Voir Meyssan, les beaux quartiers...) Plus d'un million de personnes ! Et le cortège ne cesse de grossir !
- Son seul crime ? Etre journaliste !
- Soudain, des tirs retentissent...
- On nous dit qu'il y a de nombreux blessés... Ils ont tiré sur la foule...  Ca devient dangereux !
- Les milices du pouvoir attaquent les étudiants dans leurs dortoirs; il y a des morts. Le campus est attaqué ! Ils pénètrent dans les facs, ils saccagent tout en toute impunité ! Il y a des traces de coups ici, et là de sang...
- Ils ont tout cassé ! C'est comme la guerre !  Le feu partout ! (Israël se prépare à attaquer, les Européens auront été au préalable conditionnés. Tout compréhensifs, ou partants comme chair à canons pour délivrer l'Iran de ses bourreaux !) 
- Combien de victimes parmi les étudiants ? Impossible à savoir !
- Tout étudiant parlant à un journaliste occidental est menacé d'arrestation !
- Ils ont peur ! PEUR !
- 5 morts à la fac, 18 en tout avec ceux d'hier !
- Ils vont continuer à tuer des ETUDIANTS ? Oui, tant qu'ils ne se calmeront pas !
- Ce sont des MALADES ! Ils frappent, ils TUENT !

Mesdemoiselles, ce que vous faites est criminel ! Vous incitez à la guerre, par votre propagande contre un Etat souverain, en préparant les esprits à un conflit, à l'aide d'extraits uniquement à charge contre l'Iran ! Dois-je vous apprendre votre métier ? Un journaliste digne de ce nom écoute les deux camps, pas un seul ! Il n'est l'avocat d'aucun parti ! Il informe seulement de la réalité ! Dans votre sale reportage, vous recueillez tout ce qui sert votre démonstration ! FR2 (Service Politique) est aux mains des sionistes, et donc à travers les journalistes c'est Israël, en France, qui fait sa propagande contre l'Iran, pour mieux l'attaquer ensuite, voler ses ressources et dominer la région ! Mesdemoiselles, dans la Bible il est dit que les peuples du monde entier se retourneront contre Israël. Pourquoi ? Parce qu'ils seront horrifiés par vos atrocités ! Et vous serez complices de toutes ces abominations ! Car vous vous servez arbitrairement de votre métier pour faire de la propagande contre un Etat souverain, contre lequel les Services secrets anglais, américains, israéliens, formentent un coup d'Etat ! Vous mentez aux télespectateurs ! Vous trahissez votre fonction ! Vous préparez la guerre ! Honte à vous, vous desservez le métier de journaliste, vous devriez vous retrouver devant un Tribunal !

Je vais vous l'apprendre, mesdemoiselles les soubrettes des marchands d'armes et des sionistes : Tous ces événements, tout  ce chaos, sont produits par l'Occident lui-même, pour installer une "belle" démocratie entachée de sang ! Et je suis sûre que la jeune fille tuée, véritable icône de vos atrocités, a été sacrifiée par l'Occident lui-même pour que son image fasse le tour du monde, pour que les jeunes s'identifient à elle et, révulsés, pour qu'ils prennent les armes contre ces barbares d'Iraniens ! Anne Franck n'est-elle pas devenue un symbole vivant ? (Et puisque nous sommes sans cesse manipulés, en toutes occasions, je me demande si l'Occident machiavélique n'a pas inventé son personnage pour attendrir dans les chaumières et servir la cause du sionisme qui dévaste le monde avec ses alliés anglo-saxons !)

J'accuse Envoyé Spécial d'être une courroie de transmission du pouvoir, un ignoble instrument de propagande pour des causes contraires aux intérêts des peuples !

Je loue l'Iran d'avoir su déjouer le complot de l'Occident, comme le Gl de Gaulle le 18 juin a su lancer un appel à son peuple, pour qu'il se libère de l'envahisseur étranger, du joug le menaçant ! Et j'invite FR2 à faire enfin ce pour quoi les contribuables Français le paient : de l'information. Par exemple, en réalisant des reportages sur les dégénérés qui programment le malheur de l'humanité à Bilderberg, David Rockefeller en tête, ou sur les crises et les pandémies provoquées par l'Oligarchie, ou sur les projets de réduction de la population, ou sur les guerres en gestation ! Les sujets, il y en a, mais vous les masquez tous en détournant l'attention sur des thèmes frivoles, en falsifiant, en mentant, en désinformant, en taisant, en faisant de la propagande pour vos sales guerres impériales !

Mesdemoiselles, vous êtes la lie du journalisme, et j'appelle tous mes lecteurs à boycotter cette émission pourrie ! Ce serait justice. Et bénéfique pour eux!

Eva R-sistons à l'intolérable de médias complètement pourris, vendus !

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La « révolution colorée » échoue en Iran
par Thierry Meyssan*


La « révolution verte » de Téhéran est le dernier avatar des « révolutions colorées » qui ont permis aux États-unis d’imposer des gouvernements à leur solde dans plusieurs pays sans avoir à recourir à la force. Thierry Meyssan, qui a conseillé deux gouvernements face à ces crises, analyse cette méthode et les raisons de son échec en Iran.

24 juin 2009

Depuis
Beyrouth (Liban)


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Les « révolution colorées » sont aux révolutions ce que le Canada Dry est à la bière. Elles y ressemblent, mais n’en ont pas la saveur. Ce sont des changements de régime ayant l’apparence d’une révolution, en ce qu’ils mobilisent de vastes segments du Peuple, mais relevant du coup d’État, en ce qu’il ne visent pas à changer les structures sociales, mais à substituer une élite à une autre pour conduire une politique économique et étrangère pro-US. La « révolution verte » de Téhéran en est le dernier exemple.

Origine du concept

Ce concept est apparu dans les années 90, mais trouve ses origines dans les débats US des années 70-80. Après les révélations en chaîne sur les coups d’État fomentés par la CIA dans le monde, et le grand déballage des commissions parlementaires Church et Rockefeller [1], l’amiral Stansfield Turner fut chargé par le président Carter de nettoyer l’agence et de cesser tout soutien aux « dictatures maison ». Furieux, les sociaux démocrates états-uniens (SD/USA) quittèrent le Parti démocrate et rejoignirent Ronald Reagan. Il s’agissait de brillants intellectuels trotskistes [2], souvent liés à la revue Commentary. Lorsque Reagan fut élu, il leur confia la tâche de poursuivre l’ingérence US, mais par d’autres moyens. C’est ainsi qu’ils créent en 1982 la National Endowment for Democracy (NED) [3] et, en 1984, l’United States Institute for Peace (USIP). Les deux structures sont organiquement liées : des administrateurs de la NED siègent au conseil d’administration de l’USIP et vice-versa.

Juridiquement, la NED est une association à but non lucratif, de droit US, financée par une subvention annuelle votée par le Congrès à l’intérieur du budget du département d’État. Pour mener ses actions, elle les fait co-financer par l’US Agency for International Development (USAID), elle-même rattachée au département d’État.
En pratique, cette structure juridique n’est qu’un paravent utilisé conjointement par la CIA états-unienne, le MI6 britannique et l’ASIS australien (et occasionnellement par les services canadiens et néo-zélandais).
La NED se présente comme un organe de « promotion de la démocratie ». Elle intervient soit directement ; soit par ses quatre tentacules : l’une destinée à corrompre les syndicats, une seconde chargée de corrompre les patronats, une troisième pour les partis de gauche et une quatrième pour ceux de droite ; soit encore par l’intermédiaire de fondations amies, telles que la Westminster Foundation for Democracy (Royaume-Uni), l’International Center for Human Rights and Democratic Development (Canada), la Fondation Jean-Jaurès et la Fondation Robert-Schuman (France), l’International Liberal Center (Suède), l’Alfred Mozer Foundation (Pays-Bas), la Friedrich Ebert Stiftung, la Friedrich Naunmann Stiftung, la Hans Seidal Stiftung et la Heinrich Boell Stiftung (Allemagne). La NED revendique avoir corrompu ainsi plus de 6 000 organisations dans le monde en une trentaine d’années. Tout ça, bien entendu, étant camouflé sous l’apparence de programmes de formation ou d’assistance.

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L’USIP, quant à lui, est une institution nationale états-unienne. Il est subventionné annuellement par le Congrès dans le budget du département de la Défense. À la différence de la NED, qui sert de couverture aux services des trois États alliés, l’USIP est exclusivement états-unien. Sous couvert de recherche en sciences politique, il peut salarier des personnalités politiques étrangères.

Dès qu’il a disposé de ressources, l’USIP a financé une nouvelle et discrète structure, l’Albert Einstein Institution [4]. Cette petite association de promotion de la non-violence était initialement chargée d’imaginer une forme de défense civile pour les populations d’Europe de l’Ouest en cas d’invasion par le Pacte de Varsovie. Elle a rapidement pris son autonomie et modélisé les conditions dans lesquelles un pouvoir étatique, de quelque nature qu’il soit, peut perdre son autorité et s’effondrer.

Premières tentatives

La première tentative de « révolution colorée » a échoué en 1989. Il s’agissait de renverser Deng Xiaoping en s’appuyant sur un de ses proches collaborateurs, le secrétaire général du Parti communiste chinois Zhao Ziyang, de manière à ouvrir le marché chinois aux investisseurs états-uniens et à faire entrer la Chine dans l’orbite US. Les jeunes partisans de Zhao envahirent la place Tienanmen [5]. Ils furent présentés par les médias occidentaux comme des étudiants a-politiques se battant pour la liberté face à l’aile traditionnelle du Parti, alors qu’il s’agissait d’une dissidence à l’intérieur du courant de Deng entre nationalistes et pro-US. Après avoir longtemps résisté aux provocations, Deng décida de conclure par la force. La répression fit entre 300 et 1000 morts selon les sources.
20 ans plus tard, la version occidentale de ce coup d’État raté n’a pas variée. Les médias occidentaux qui ont couvert récemment cet anniversaire en le présentant comme une « révolte populaire » se sont étonnés de ce que les Pékinois n’ont pas gardé souvenir de l’événement. C’est qu’une lutte de pouvoir au sein du Parti n’avait rien de « populaire ». Ils ne se sentaient pas concernés.

La première « révolution colorée » réussit en 1990. Alors que l’Union soviétique était en cours de dissolution, le secrétaire d’État James Baker se rendit en Bulgarie pour participer à la campagne électorale du parti pro-US, abondamment financé par la NED [6]. Cependant, malgré les pressions du Royaume-Uni, les Bulgares, effrayés par les conséquences sociales du passage de l’URSS à l’économie de marché, commirent l’impardonnable faute d’élire au Parlement une majorité de post-communistes. Alors que les observateurs de la Communauté européenne certifièrent la bonne tenue du scrutin, l’opposition pro-US hurla à la fraude électorale et descendit dans la rue. Elle installa un campement au centre de Sofia et plongea le pays dans le chaos six mois durant, jusqu’à ce que le Parlement élise le pro-US Zhelyu Zhelev comme président.

La « démocratie » : vendre son pays à des intérêts étrangers à l’insu de sa population

Depuis lors, Washington n’a cessé d’organiser des changements de régime, un peu partout dans le monde, par l’agitation de rue plutôt que par des juntes militaires. Il importe ici de cerner les enjeux.
Au-delà du discours lénifiant sur la « promotion de la démocratie », l’action de Washington vise à l’imposition de régimes qui lui ouvrent sans conditions les marchés intérieurs et s’alignent sur sa politique étrangère. Or, si ces objectifs sont connus des dirigeants des « révolutions colorées », ils ne sont jamais discutés et acceptés par les manifestants qu’ils mobilisent. Et, dans le cas où ces coup d’État réussissent, les citoyens ne tardent pas à se révolter contre les nouvelles politiques qu’on leur impose, même s’il est trop tard pour revenir en arrière.
Par ailleurs, comment peut-on considérer comme « démocratiques » des oppositions qui, pour prendre le pouvoir, vendent leur pays à des intérêts étrangers à l’insu de leur population ?

En 2005, l’opposition kirghize conteste le résultat des élections législatives et amène à Bichkek des manifestants du Sud du pays. Ils renversent le président Askar Akaïev. C’est la « révolution des tulipes ». L’Assemblée nationale élit comme président le pro-US Kourmanbek Bakiev. Ne parvenant pas à maîtriser ses supporters qui pillent la capitale, ils déclare avoir chassé le dictateur et feint de vouloir créer un gouvernement d’union nationale. Il fait sortir de prison le général Felix Kulov, ancien maire de Bichkek, et le nomme ministre de l’Intérieur, puis Premier ministre. Lorsque la situation est stabilisée, Bakaiev se débarrasse de Kulov et vend, sans appel d’offre et avec des dessous de table conséquents, les quelques ressources du pays à des sociétés US et installe une base militaire US à Manas. Le niveau de vie de la population n’a jamais été aussi bas. Felix Kulov propose de relever le pays en le fédérant, comme par le passé, à la Russie. Il ne tarde pas à retourner en prison.

Un mal pour un bien ?

On objecte parfois, dans le cas d’États soumis à des régimes répressifs, que si ces « révolutions colorées » n’apportent qu’une démocratie de façade, elles procurent néanmoins un mieux-être aux populations. Or, l’expérience montre que rien n’est moins sûr. Les nouveaux régimes peuvent s’avérer plus répressifs que les anciens.

En 2003, Washington, Londres et Paris [7] organisent la « révolution des roses » en Géorgie [8]. Selon un schéma classique, l’opposition dénonce des fraudes électorales lors des élections législatives et descend dans la rue. Les manifestants contraignent le président Edouard Chevardnadze à fuir et prennent le pouvoir. Son successeur Mikhail Saakachvili ouvre le pays aux intérêts économiques US et rompt avec le voisin russe. L’aide économique promise par Washington pour se substituer à l’aide russe ne vient pas. L’économie, déjà compromise, s’effondre. Pour continuer à satisfaire ses commanditaires, Saakachvili doit imposer une dictature [9]. Il ferme des médias et remplit les prisons, ce qui n’empêche absolument pas la presse occidentale de continuer à le présenter comme « démocrate ». Condamné à la fuite en avant, Saakachvili décide de se refaire une popularité en se lançant dans une aventure militaire. Avec l’aide de l’administration Bush et d’Israël auquel il a loué des bases aériennes, il bombarde la population d’Ossétie du Sud, faisant 1600 morts, dont la plupart ont la double nationalité russe. Moscou riposte. Les conseillers états-uniens et israéliens s’enfuient [10]. La Géorgie est dévastée.

Assez !

Le mécanisme principal des « révolutions colorées » consiste à focaliser le mécontentement populaire sur la cible que l’on veut abattre. Il s’agit d’un phénomène de psychologie des masses qui balaye tout sur son passage et auquel aucun obstacle raisonnable ne peut être opposé. Le bouc-émissaire est accusé de tous les maux qui accablent le pays depuis au moins une génération. Plus il résiste, plus la colère de la foule croît. Lorsqu’il cède ou qu’il esquive, la population retrouve ses esprits, les clivages raisonnables entre ses partisans et ses opposants réapparaissent.

En 2005, dans les heures qui suivent l’assassinat de l’ex-Premier ministre Rafik Hariri, la rumeur se répand au Liban qu’il a été tué par « les Syriens ». L’armée syrienne, qui —en vertu de l’Accord de Taëf— maintient l’ordre depuis la fin de la guerre civile, est conspuée. Le président syrien, Bachar el-Assad, est personnellement mis en cause par les autorités états-uniennes, ce qui tient lieu de preuve pour l’opinion publique. À ceux qui font remarquer que —malgré des moments orageux— Rafik Hariri a toujours été utile à la Syrie et que sa mort prive Damas d’un collaborateur essentiel, on rétorque que le « régime syrien » est si mauvais en soi qu’il ne peut s’empêcher de tuer même ses amis. Les Libanais appellent de leurs vœux un débarquement des GI’s pour chasser les Syriens. Mais, à la surprise générale, Bachar el-Assad, considérant que son armée n’est plus la bienvenue au Liban alors que son déploiement lui coûte cher, retire ses hommes. Des élections législatives sont organisées qui voient le triomphe de la coalition « anti-syrienne ». C’est la « révolution du cèdre ». Lorsque la situation se stabilise, chacun se rend compte et que, si des généraux syriens ont par le passé pillé le pays, le départ de l’armée syrienne ne change rien économiquement. Surtout, le pays est en danger, il n’a plus les moyens de se défendre face à l’expansionnisme du voisin israélien. Le principal leader « anti-syrien », le général Michel Aoun, se ravise et passe dans l’opposition. Furieux, Washington multiplie les projets pour l’assassiner. Michel Aoun s’allie au Hezbollah autour d’une plate-forme patriotique. Il était temps : Israël attaque.

Dans tous les cas, Washington prépare à l’avance le gouvernement « démocratique », ce qui confirme bien qu’il s’agit d’un coup d’État déguisé. La composition de la nouvelle équipe est gardée secrète le plus longtemps possible. C’est pourquoi la désignation du bouc-émissaire se fait sans jamais évoquer d’alternative politique.

En Serbie, les jeunes « révolutionnaires » pro-US ont choisi un logo appartenant à l’imaginaire communiste (le poing levé) pour masquer leur subordination aux États-Unis. Ils ont pris comme slogan « Il est fini ! », fédérant ainsi les mécontents contre la personnalité de Slobodan Milosevic qu’ils ont rendu responsable des bombardements du pays pourtant effectués par l’OTAN. Ce modèle a été dupliqué en nombre, par exemple le groupe Pora ! en Ukraine, ou Zubr en Biélorussie.

Une non-violence de façade

Les communicants du département d’État veillent à l’image non-violente des « révolutions colorées ». Toutes mettent en avant les théories de Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution. Or, la non-violence est une méthode de combat destinée à convaincre le pouvoir de changer de politique. Pour qu’une minorité s’empare du pouvoir et l’exerce, il lui faut toujours, à un moment ou à une autre, utiliser la violence. Et toutes les « révolutions colorées » l’ont fait.

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Srdja Popovic (à gauche), leader serbe du mouvement Otpor, Gene Sharp, fondateur de l’Albert Einstein Institution (au centre) et son adjoint le colonel Robert Helvey, doyen de l’École de formation des attachés militaires d’ambassade.

En 2000, alors que le mandat du président Slobodan Milosevic courait encore pour un an, il convoqua des élections anticipées. Lui-même et son principal opposant, Vojislav Koštunica, se retrouvèrent en ballotage. Sans attendre le second tour de scrutin, l’opposition cria à la fraude et descendit dans la rue. Des milliers de manifestants affluèrent vers la capitale, dont les mineurs de Kolubara. Leurs journées de travail étaient indirectement payées par la NED, sans qu’ils aient conscience d’être rémunérés par les États-Unis. La pression de la manifestation étant insuffisante, les mineurs attaquèrent des bâtiments publics avec des bulldozers qu’ils avaient acheminé avec eux, d’où le nom de « révolution des bulldozers ».

Dans le cas où la tension s’éternise et que des contre-manifestations s’organisent, la seule solution pour Washington est de plonger le pays dans le chaos. Des agents provocateurs sont alors postés dans les deux camps qui tirent sur la foule. Chaque partie peut constater que ceux d’en face ont tiré alors qu’ils s’avançaient pacifiquement. L’affrontement se généralise.

En 2002, la bourgeoisie de Caracas descend dans la rue pour conspuer la politique sociale du président Hugo Chavez [11]. Par d’habiles montages, les télévisions privées donnent l’impression d’une marée humaine. Ils sont 50 000 selon les observateurs, 1 million d’après la presse et le département d’État. Survient alors l’incident du pont Llaguno. Les télévisions montrent clairement des pro-chavistes armes à la main tirant sur la foule. Dans une conférence de presse, le général de la Garde nationale et vice-ministre de la sécurité intérieure confirme que les « milices chavistes » ont tiré sur le peuple faisant 19 morts. Il démissionne et appelle au renversement de la dictature. Le président ne tarde pas à être arrêté par des militaires insurgés. Mais le Peuple par millions descend dans la capitale et rétablit l’ordre constitutionnel.
Une enquête journalistique ultérieure reconstituera en détail la tuerie du pont Llaguno. Elle mettra en évidence un montage fallacieux des images, dont l’ordre chronologique a été falsifié comme l’attestent les cadrans des montres des protagonistes. En réalité, ce sont les chavistes qui étaient agressés et qui, après s’être repliés, tentaient de se dégager en utilisant des armes à feu. Les agents provocateurs étaient des policiers locaux formés par une agence US [12].

En 2006, la NED réorganise l’opposition au président kenyan Mwai Kibaki. Elle finance la création du Parti orange de Raila Odinga. Celui-ci reçoit le soutien du sénateur Barack Obama, accompagné de spécialistes de la déstabilisation (Mark Lippert, actuel chef de cabinet du conseiller de sécurité nationale, et le général Jonathan S. Gration, actuel envoyé spécial du président US pour le Soudan). Participant à un meeting d’Odinga, le sénateur de l’Illinois s’invente un vague lien de parenté avec le candidat pro-US. Cependant Odinga perd les élections législatives de 2007. Soutenu par le sénateur John McCain, en sa qualité de président de l’IRI (le pseudopode républicain de la NED), il conteste la sincérité du scrutin et appelle ses partisans à descendre dans la rue.
C’est alors que des messages SMS anonymes sont diffusés en masse aux électeurs de l’ethnie Luo. « Chers Kenyans, les Kikuyu ont volé l’avenir de nos enfants…nous devons les traiter de la seule manière qu’ils comprennent… la violence ». Le pays, pourtant un des plus stables d’Afrique, s’embrase soudainement. Après des journées d’émeutes, le président Kibaki est contraint d’accepter la médiation de Madeleine Albright, en sa qualité de présidente du NDI (le pseudopode démocrate de la NED). Un poste de Premier ministre est créé qui revient à Odinga. Les SMS de la haine n’ayant pas été envoyés depuis des installations kenyanes, on se demande quelle puissance étrangère a pu les expédier.

La mobilisation de l’opinion publique internationale

Au cours des dernières années, Washington a eu l’occasion de lancer des « révolutions colorées » avec la conviction qu’elles échoueraient à prendre le pouvoir mais qu’elle permettrait de manipuler l’opinion publique et les institutions internationales.

En 2007, de nombreux Birmans s’insurgent contre l’augmentation des prix du fuel domestique. Les manifestations dégénèrent. Les moines bouddhistes prennent la tête de la contestation. C’est la « révolution safran » [13]. En réalité, Washington n’a que faire du régime de Rangoon ; ce qui l’intéresse, c’est d’instrumenter le Peuple birman pour faire pression sur la Chine qui a des intérêts stratégiques en Birmanie (pipelines et base militaire de renseignement électronique). Dès lors, l’important est de mettre en scène la réalité. Des images prises par des téléphones portables apparaissent sur YouTube. Elles sont anonymes, invérifiables et hors contexte. Précisément, leur apparente spontanéité leur donne autorité. La Maison-Blanche peut imposer son interprétation des vidéos.

Plus récemment, en 2008, des manifestations estudiantines paralysent la Grèce à la suite du meurtre d’un jeune homme de 15 ans par un policier. Rapidement des casseurs font leur apparition. Ils ont été recrutés au Kosovo voisin et acheminés par autobus. Les centre-villes sont saccagés. Washington cherche à faire fuir les capitaux vers d’autres cieux et à se réserver le monopole des investissements dans les terminaux gaziers en construction. Une campagne de presse va donc faire passer le poussif gouvernement Karamanlis pour celui des colonels. Facebook et Twittter sont utilisés pour mobiliser la diaspora grecque. Les manifestations s’étendent à Istanbul, Nicosie, Dublin, Londres, Amsterdam, La Haye, Copenhague, Francfort, Paris, Rome, Madrid, Barcelone, etc.

La révolution verte

L’opération conduite en 2009 en Iran s’inscrit dans cette longue liste de pseudos révolutions. En premier lieu, le Congrès vote en 2007 une enveloppe de 400 millions de dollars pour « changer le régime » en Iran. Celle-ci s’ajoute aux budgets ad hoc de la NED, de l’USAID, de la CIA et tutti quanti. On ignore comment cet argent est utilisé, mais trois groupes principaux en sont destinataires : la famille Rafsandjani, la famille Pahlevi, et les Moudjahidines du peuple.

L’administration Bush prend la décision de commanditer une « révolution colorée » en Iran après avoir confirmé la décision de l’état-major de ne pas attaquer militairement ce pays. Ce choix est validé par l’administration Obama. Par défaut, on rouvre donc le dossier de « révolution colorée », préparé en 2002 avec Israël au sein de l’American Enterprise Institute. À l’époque j’avais publié un article sur ce dispositif [14]. Il suffit de s’y reporter pour identifier les protagonistes actuels : il a été peu modifié. Une partie libanaise a été ajoutée prévoyant un soulèvement à Beyrouth en cas de victoire de la coalition patriotique (Hezbollah, Aoun) aux élections législatives, mais elle a été annulée.

Le scénario prévoyait un soutien massif au candidat choisi par l’ayatollah Rafsandjani, la contestation des résultats de l’élection présidentielle, des attentats tous azimuts, le renversement du président Ahmadinejad et du guide suprême l’ayatollah Khamenei, l’installation d’un gouvernement de transition dirigé par Mousavi, puis la restauration de la monarchie et l’installation d’un gouvernement dirigé par Sohrab Shobani.

Comme imaginé en 2002, l’opération a été supervisée par Morris Amitay et Michael Ledeen. Elle a mobilisé en Iran les réseaux de l’Irangate.
Ici un petit rappel historique est nécessaire. L’Irangate est une vente d’armes illicite : la Maison-Blanche souhaitait approvisionner en armes les Contras nicaraguayens (pour lutter contre les sandinistes) d’une part et l’Iran d’autre part (pour faire durer jusqu’à épuisement la guerre Iran-Irak), mais en était interdit par le Congrès. Les Israéliens proposèrent alors de sous-traiter les deux opérations à la fois. Ledeen, qui est double national États-unien/Israélien sert d’agent de liaison à Washington, tandis que Mahmoud Rafsandjani (le frère de l’ayatollah) est son correspondant à Téhéran. Le tout sur fond de corruption généralisée. Lorsque le scandale éclate aux États-Unis, une commission d’enquête indépendante est dirigée par le sénateur Tower et le général Brent Scowcroft (le mentor de Robert Gates).
Michael Ledeen est un vieux briscard des opérations secrètes. On le trouve à Rome lors de l’assassinat d’Aldo Moro, on le retrouve dans l’invention de la piste bulgare lors de l’assassinat de Jean-Paul II, ou plus récemment dans l’invention de l’approvisionnement de Saddam Hussein en uranium nigérian. Il travaille aujourd’hui à l’American Enterprise Institute [15] (aux côtés de Richard Perle et Paul Wolfowitz) et à la Foundation for the Defense of Democracies [16].
Morris Amitay est ancien directeur de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC). Il est aujourd’hui vice-président du Jewish Institute for National Security Affairs (JINSA) et directeur d’un cabinet conseil pour de grandes firmes d’armement.

Le 27 avril dernier, Morris et Ledeen organisaient un séminaire sur l’Iran à l’American Enterprise Institute à propos des élections iraniennes, autour du sénateur Joseph Lieberman. Le 15 mai dernier, nouveau séminaire. La partie publique consistait en une table ronde animée par l’ambassadeur John Bolton à propos du « grand marchandage » : Moscou accepterait-il de laisser tomber Téhéran en échange du renoncement de Washington au bouclier anti-missile en Europe centrale ? L’expert français Bernard Hourcade participait à ces échanges. Simultanément, l’Institut lançait un site internet destiné à la presse dans la crise à venir : IranTracker.org. Le site inclut une rubrique sur les élections libanaises.

En Iran, il appartenait à l’ayatollah Rafsandjani de renverser son vieux rival, l’ayatollah Khamenei. Issu d’une famille d’agriculteurs, Hachemi Rafsandjani a fait fortune dans la spéculation immobilière sous le Chah. Il est devenu le principal grossiste en pistaches du pays et a arrondi sa fortune durant l’Irangate. Ses avoirs sont évalués à plusieurs milliards de dollars. Devenu l’homme le plus riche d’Iran, il a été successivement président du parlement, président de la République et aujourd’hui président du Conseil de discernement (instance d’arbitrage entre le parlement et le Conseil des gardiens de la constitution). Il représente les intérêts du bazar, c’est-à-dire des commerçants de Téhéran.
Durant la campagne électorale, Rafsandjani avait fait promettre à son ex-adversaire devenu son poulain, Mirhossein Mousavi, de privatiser le secteur pétrolier.

Sans connexion aucune avec Rafsandjani, Washington a fait appel aux Moudjahidines du peuple [17]. Cette organisation protégée par le Pentagone est considérée comme terroriste par le département d’État et l’a été par l’Union européenne. Elle a effectivement mené de terribles opérations dans les années 80, dont un méga-attentat qui coûta la vie à l’ayatollah Behechti ainsi qu’à quatre ministre, six ministres adjoints et le quart du groupe parlementaire du Parti de la république islamique. L’organisation est commandée par Massoud Rajavi, qui épouse en première noces la fille du président Bani Sadr, puis la cruelle Myriam en seconde noces. Son siège est installé en région parisienne et ses bases militaires en Irak, d’abord sous la protection de Saddam Husein, puis aujourd’hui sous celle du département de la Défense. Ce sont les Moudjahidines qui ont assuré la logistique des attentats à la bombe durant la campagne électorale [18]. C’est à eux qu’il revenait de provoquer des accrochages entre militants pro et anti-Ahmadinejad, ce qu’ils ont probablement fait.

1-251.jpgDans le cas où le chaos se serait installé, le Guide suprême aurait pu être renversé. Un gouvernement de transition, dirigé par Mirhussein Mousavi aurait privatisé le secteur pétrolier et rétabli la monarchie. Le fils de l’ancien Shah, Reza Cyrus Pahlavi, serait remonté sur le trône et aurait désigné Sohrab Sobhani comme Premier ministre.
Dans cette perspective, Reza Pahlavi a publié en février un livre d’entretiens avec le journaliste français Michel Taubmann. Celui-ci est directeur du bureau d’information parisien d’Arte et préside le Cercle de l’Observatoire, le club des néo-conservateurs français.
On se souvient que Washington avait prévu identiquement le rétablissement de la monarchie en Afghanistan. Mohammed Zaher Shah devait reprendre son trône à Kaboul et Hamid Karzai devait être son Premier ministre. Malheureusement, à 88 ans, le prétendant était devenu sénile. Karzai devint donc président de la République. Comme Karzai, Sobhani est double national états-unien. Comme lui, il travaille dans le secteur pétrolier de la Caspienne.

Côté propagande, le dispositif initial était confié au cabinet Benador Associates. Mais il a évolué sous l’influence de l’assistante du secrétaire d’État pour l’Éducation et la Culture, Goli Ameri. Cette iranienne-états-unienne est une ancienne collaboratrice de John Bolton. Spécialiste des nouveaux médias, elle a mis en place des programmes d’équipement et de formation à l’internet pour les amis de Rafsandjani. Elle a aussi développé des radios et télévisions en langue farsi pour la propagande du département d’État et en coordination avec la BBC britannique.

La déstabilisation de l’Iran a échoué parce que le principal ressort des « révolutions colorées » n’a pas été correctement activé. MirHussein Mousavi n’est pas parvenu à cristalliser les mécontentements sur la personne de Mahmoud Ahmadinejad. Le Peuple iranien ne s’est pas trompé, il n’a pas rendu le président sortant responsables des conséquences des sanctions économiques états-uniennes sur le pays. Dès lors, la contestation s’est limitée à la bourgeoisie des quartiers nord de Téhéran. Le pouvoir s’est abstenu d’opposer des manifestations les unes contre les autres et a laissé les comploteurs se découvrir.
Cependant, il faut admettre que l’intoxication des médias occidentaux a fonctionné. L’opinion publique étrangère a réellement cru que deux millions d’Iraniens étaient descendus dans la rue, lorsque le chiffre réel est au moins dix fois inférieur. Le maintien en résidence des correspondants de presse a facilité ces exagérations en les dispensant de fournir les preuves de leurs imputations.

Ayant renoncé à la guerre et échoué à renverser le régime, quelle carte reste-t-il dans les mains de Barack Obama ?



http://bridge.over-blog.org/article-33083146.html - Voltairenet.org




Commentaire reçu :


Quelle magnifique publication de travaux d'investigation et de synthèse tu nous fais là Eva. En trois textes tout est dit, remis en perspective ! Bravo ! De l'histoire, enfin et plus ces contes à dormir debout que nous servent l'enseignement et les médias officiels.
Existe-t-il quelqu'un qui lirait ces textes  et qui succomberait encore aux mensonges du système ? Avec les humains tout est possible, mais tout de même...

Ceci dit, je pense que le contenu du texte ci-dessus explique pourquoi il est tellement difficile de donner cohérence à la résistance, principalement de deux manières :
La première :
D'une part, les anciens, ceux dont la lutte était sincère, là-bas du côté des années 70, et c'est mon cas, pour beaucoup nous avons compris à un moment que nos combats  étaient complètement manipulés, et qu'ils servaient les intérêts qu'ils prétendaient combattre. D'où comme d'hab. trois types de  réactions.
Le repli, ceux qui dégoûtés ne voudront plus jamais participer à quelques mouvement que ce soi.
La prudente expectative : ceux qui se sont posés en observateurs espérant qu'un jour passera le bon train, naîtra le mouvement auquel ils pourraient se rallier sans risquer de servir les causes ennemies.
Les chercheurs: ceux qui ont essayé, et continuent de le faire de trouver, des formes de luttes, des maniéres d'alliance qui soit à l'abri de ce genre de manipulations, en tirant les leçons de l'histoire. Un gigantesque boulot pour mettre en évidence l'histoire réelle. Et ces trois textes sont la preuve irréfutables que certains ont accompli un travail fabuleux (et sûrement parfois fastidieux) pour nous donner les moyens de comprendre les vérités cachées de l'histoire.
La seconde :
Toute cette belle jeunesse en lutte n'a pas été prévenue du danger de manipulation et ne se méfie pas assez. J'ai évoqué dans un texte l'histoire des Brigades rouges, des p'tits gars qui fabriquaient dans leur garage des coktails Molotov pas toujours bien efficaces et qui voient soudain apparaître dans leur groupe les spécialistes en explosifs qui ont mis au point l'attentat de Bologne dont on sait aujourd'hui sans aucun doute possible qu'ils étaient les agents infiltrés par les services secrets au service des oligarques. Stratégie de la Tension. Une histoire sordide qui passe par Gladio, l'Opus Dei, le Cépic en Belgique, la loge P2 et ses antennes maçonnes et vaticanes, ...
Je suis inquiète aujourd'hui quand je vois les "saboteurs". Je ne suis pas certaine que la forme de lutte qu'ils ont choisie soit la meilleure, c'est un autre débat. Par contre je suis certaine d'une chose : quand je les vois qualifier de terroristes avant la lettre cela pue, cela pue même très fort : chronique d'un terrorisme annoncé par ceux-là même qui le fabrique, toujours les mêmes, ceux évoqués ci-dessus.
Il faut tout faire, absolument tout faire pour les prévenir du danger qui les guettent venant d'un pouvoir qui s'apprête à sacrifier les plus généreux, les plus déterminés d'entre eux à ses sordides intérêts.
D'une pierre deux coups :
On monte de quelques crans dans la stratégie de la tension.
On élimine parmi les jeunes en lutte ceux qui seraient les plus suceptibles de faire obstacle à l'abominable projet du Nouvel Ordre Mondial esclavagiste.
Comment empêcher cela, comment les prévenir ?

Anne


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-33112483-6.html#anchorComment
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:30



Comment le grand-père de Bush a
aidé Hitler à accéder au pouvoir


Pendant des dizaines d'années, des rumeurs liant la première famille américaine
à la machine de guerre nazie ont circulé. Aujourd'hui, le Guardian vous révèle ce que l’actuel président ressent après tout ce qui a suivi l'application du "Trading with the Ennemi Act" [la loi réprimant le commerce avec l'ennemi].

 

 

Le grand-père de George W. Bush, Prescott Bush, a été un sénateur américain. Il a aussi été directeur et actionnaire de plusieurs sociétés qui ont tiré profit de leurs liens avec les bailleurs de fonds de l’Allemagne nazie.

Le Guardian, en fouillant dans les Archives Nationales Américaines, récemment ouvertes, a obtenu confirmation qu’une société dont Prescott Bush était directeur était impliquée avec les architectes financiers du Nazisme. Ces relations d'affaires se sont poursuivies jusqu'à la saisie en 1942 des capitaux de cette société, qui tombait sous le coup de la loi "Trading with the Ennemi Act". Plus de 60 ans plus tard, ces relations d'affaires avec la machine nazie ont conduit deux anciens ouvriers du bâtiment, esclaves à Auschwitz, à intenter une action civile contre la famille Bush. Ces histoires ont été au coeur d'une controverse pré-électorale qui sent mauvais.

Saisi de cette preuve, un ancien procureur américain qui a poursuivi les crimes de guerre nazis a démontré que les actes de l’ancien sénateur, pour avoir aidé et renforcé l’ennemi, auraient dû justifier des poursuites .

Ce débat autour du comportement de Prescott Bush est en effervescence depuis quelque temps déjà. Les ‘chats’ (ces bavardages sur Internet) sont très nombreux au sujet des liens entre Prescott Bush et les Nazis, et beaucoup sont inexacts et injustes. Mais ces nouveaux documents, dont un grand nombre n'a été déclassifié que l'année dernière, montrent que Prescott Bush a travaillé et tiré profit de compagnies qui avaient été impliquées de très près dans le financement de l’accession d’Hitler au pouvoir. Même après l’entrée en guerre de l'Amérique et alors que l'on disposait déjà de renseignements significatifs concernant la politique et les plans des Nazis. Certains sous-entendent même que l'argent que Prescott Bush a gagné grâce à ces relations d'affaires a aidé à établir la fortune de la famille Bush et à mettre le pied à l’étrier à sa dynastie politique.

Aussi étonnant que cela paraisse, peu de ces relations, des Bush avec l'Allemagne, ont fait l’objet d’un examen public rigoureux, en partie à cause du statut de secret conféré à la documentation qui l'impliquait. Mais aujourd’hui, l'action en justice contre la famille Bush, intentée par deux survivants de l'Holocauste et qui réclament plusieurs milliards de dollars de dommages et intérêts, ainsi que la publication imminente de trois livres sur ce sujet, menacent de faire de cette histoire, relative aux affaires de Prescott Bush, une édition inconfortable pour son petit-fils, George W., alors qu’il cherche à se faire réélire.

Bien que rien ne laisse suggérer dans ces documents que Prescott Bush ait eu la moindre sympathie pour la cause nazie, ils révèlent néanmoins que la société pour laquelle il travaillait, Brown Brothers Harriman (BBH), a agi comme base américaine pour l'industriel allemand — Fritz Thyssen — qui a aidé à financer Hitler au cours des années 1930, avant de se quereller avec lui à la fin de la décennie. Le Gardian a pu voir la preuve montrant que Bush était le directeur de l’Union Banking Corporation (UBC), basée à NewYork , qui représentait les intérêts américains de Thyssen, et qu’il avait continué à travailler pour cette banque après l’entrée en guerre de l’Amérique.

L’énigme...

Bush siégeait aussi au conseil d'au moins une des sociétés qui faisaient partie d'un réseau multinational de sociétés de couvertures, et qui permettaient à Thyssen de déplacer ses capitaux autour du monde.

Thyssen possédait la plus grande compagnie d'acier et de charbon d’Allemagne et il a construit sa richesse grâce aux efforts d'Hitler pour réarmer l’Allemagne entre les deux guerres mondiales. Un des piliers de ce réseau corporatif international construit par Thyssen, UBC travaillait exclusivement pour une banque néerlandaise, qui possédait d’ailleurs UBC, et qui était elle-même contrôlée par Thyssen. Plus énigmatiques sont les liens de Bush avec la Consolidated Silesian Steel Company (CSSC), basée en Silésie, sur la frontière germano-polonaise, et riche en minerais. Pendant la guerre, cette société a profité de l’esclavagisme organisé par les Nazis dans les camps de concentration, notamment à Auschwitz. La propriété de la CSSC a changé de mains plusieurs fois au cours des années 30, mais les documents des archives nationales américaines, déclassifiés l'année dernière, relient Bush à la CSSC, bien qu'il ne soit pas très clair si lui et l’UBC étaient toujours impliqués dans cette société lorsque les actifs américains de Thyssen furent saisis en 1942.

Trois séries d’archives expliquent clairement le rôle de Prescott Bush. Elles sont toutes trois facilement disponibles, grâce à l’efficace système d'archives américain et à son personnel précieux et dévoué, tant à la Bibliothèque du Congrès à Washington qu'aux Archives Nationales à l'Université du Maryland.

Le premier ensemble de dossiers, à la Bibliothèque du Congrès, sont des documents administratifs concernant Harriman et montrent que Prescott Bush était directeur et actionnaire d'un certain nombre de compagnies impliquées avec Thyssen.

Le deuxième ensemble de documents, qui se trouve aux Archives Nationales et qui est classé sous le numéro 248, établit l’historique de la saisie des actifs de la compagnie. Ces documents établissent que le 20 octobre 1942 le Séquestre des Propriétés Etrangères [Alien Property Custodian] a saisi les actifs de l'UBC, dont le directeur était Prescott Bush. Après une étude détaillée des livres de la banque, d’autres saisies eurent lieu dans deux filiales, la Holland-American Trading Corporation et la Seamless Steel Equipment Corporation. Dès le mois de novembre, cette année-là, la Silesian-American Company — une autre société de Prescott Bush — avait aussi été saisie.

Le troisième ensemble de documents, provenant aussi des Archives Nationales, se trouve dans les dossiers concernant IG Farben, qui a été poursuivie pour crimes de guerre.

Un rapport remis en 1942 par le Séquestre des Propriétés Étrangères établissait la liste des compagnies : "depuis 1939, ces biens (acier et mines) étaient la possession du gouvernement Allemand, qui les dirigeait, et ont sans aucun doute aidé considérablement l’effort de guerre de ce pays."

Prescott Bush, un charmeur d’un-mètre-quatre-vingt-dix et doté d’une belle voix, fonda la dynastie politique des Bush et il a même été considéré une fois comme candidat présidentiel potentiel. Comme George (son fils) et George W (son petit-fils) il a fait ses études à Yale où il fut, comme le furent ses descendants après lui, membre des Skull & Bones [Crânes & Os], société secrète étudiante très influente. Il était capitaine d'artillerie pendant la première guerre mondiale et il se maria en 1921 à Dorothy Walker, la fille de George Herbert Walker.

En 1924, son beau-père, un célèbre banquier d'investissement de St-Louis, l’a aidé à lui mettre le pied à l’étrier dans les affaires, à New York, avec Averel Harriman, riche fils du magnat du chemin de fer, E. H. Harriman, qui était devenu banquier.

Une des premières missions que Walker confia à Bush fut de diriger l’UBC. Bush était membre-fondateur de cette banque et les documents administratifs qui le listent parmi les sept directeurs montrent qu'il a possédé une part dans UBC d'une valeur de 125 dollars.

La banque fut créée par Harriman et le beau-père de Bush pour fournir une banque américaine aux Thyssen, la famille industrielle la plus puissante d'Allemagne.

Auguste Thyssen, le fondateur de la dynastie avait été un donateur important lors de la première guerre mondiale pour les efforts de guerre allemands, et au cours des années 1920, lui et ses fils Fritz et Heinrich établirent un réseau de banques et de compagnies outre-mer. Ainsi, leurs actifs et leurs capitaux pourraient être transférés ‘off-shore’ s’ils étaient de nouveau menacés.

Au moment où Fritz Thyssen hérita de cet empire d'affaires, en 1926, la reprise économique de l'Allemagne s’affaiblissait. Après avoir entendu Adolf Hitler, Thyssen s’est retrouvé hypnotisé par le jeune semeur de discordes. Il rejoignit le parti Nazi en décembre 1931 et avoua, dans son autobiographie intitulée "J’ai Payé Hitler", avoir financé Hitler alors que les Nationaux-Socialistes n’étaient encore qu’un parti de frange radical. Il intervint plusieurs fois pour tirer d'affaire le parti, alors que ce dernier se débattait : en 1928 Thyssen acheta le Barlow Palace sur Briennerstrasse, à Munich, qu’Hitler avait converti en "Maison Brune" [Brown House], le siège social du parti Nazi. L'argent provenait d'une autre institution off-shore de Thyssen, la Bank voor Handel en Scheepvarrt de Rotterdam.

A la fin des années 1930, Brown Brothers Harriman, qui prétendait être la plus grande banque d'investissement privée du monde, et UBC avaient acheté et expédié en Allemagne des millions de dollars d'or, de carburant, d’acier, de charbon et de bons du Trésor américain, à la fois alimentant et finançant les préparations de guerre d’Hitler.

Entre 1931 et 1933, UBC a acheté pour plus de 8 millions de dollars d’or, dont 3 millions de dollars furent expédiés à l'étranger. Selon les documents dont The Gardian a pris connaissance, après qu'UBC eut été fondée, elle a transféré 2 millions de dollars vers les comptes de BBH, et entre 1924 et 1940 les actifs d'UBC s’élevaient autour de 3 millions de dollars, ne baissant à 1 million qu’en de rares occasions.

En 1941, Thyssen a fui l'Allemagne après s’être querellé avec Hitler, mais il fut capturé et détenu en France jusqu’à la fin de la guerre.

Durant toutes les années 30, il n'y avait rien d'illégal à faire des affaires avec les Thyssen et nombre d’entreprises américaines, parmi les plus connues, avaient lourdement investi dans la reprise économique allemande. Cependant, tout changea après que l'Allemagne eut envahi la Pologne en 1939. Même à cette date, on pourrait soutenir que BBH était dans ses droits en continuant ses relations d'affaires avec les Thyssen, et ce jusqu'à la fin de 1941, puisque les Etats-Unis étaient techniquement toujours neutres, du moins, jusqu'à l'attaque de Pearl Harbor. Le problème est né le 30 juillet 1942 lorsque le Herald Tribune de New York publia un article intitulé "L'ange d'Hitler a 3 millions de dollars dans une banque américaine". Les énormes achats d'or d'UBC avaient fait s’élever des soupçons selon lesquels la banque était en fait une "coquille artificielle et secrète", cachée à New York, pour Thyssen et d'autres huiles Nazies. La Commission sur les Propriétés Étrangères (Alien Property Commission — APC) lança une enquête.

On ne conteste pas que le gouvernement américain ait saisi, en automne 1942, un ensemble d’actifs contrôlés par BBH – y compris UBC et la SAC – en vertu du "Trading with Ennemi Act". La controverse est de savoir si Harriman, Walker et Bush ont vraiment possédé, sur le papier, plus que ces sociétés.

Erwin May, attaché au Trésor et officier au département d'enquête de l'APC, examina les affaires d'UBC. La première chose qui apparut fut que Roland Harriman, Prescott Bush et les autres directeurs ne détenaient pas réellement leurs propres parts dans UBC, mais les détenaient simplement pour le compte de la Banque voor Handel. D'une façon étrange, personne, y compris le président de l'UBC, ne semblait savoir qui possédait la banque basée à Rotterdam.

May écrivit dans son rapport, daté du 16 août 1941 : "l’Union Banking Corporation, immatriculée le 4 août 1924, est entièrement possédée par la Banque voor Handel en Scheepvaart N.V de Rotterdam, Pays-Bas. Mon enquête n'a produit aucune preuve quant à la propriété de la banque néerlandaise. M. Cornelis [sic] Lievense, le président d'UBC, dit qu’il ne sait rien sur les propriétaires de la Banque voor Handel, mais croit qu’il est possible que le Baron Heinrich Thyssen, le frère de Fritz Thyssen, puisse en posséder une part substantielle."

May disculpa la banque de l’accusation selon laquelle elle aurait constitué une base arrière dorée pour les chefs Nazis, mais il décrivit un réseau de compagnies s'étendant d'UBC à travers l'Europe, l'Amérique et le Canada et expliqua comment l'argent de voor Handel voyageait de ces compagnies vers UBC.

En septembre, May localisa les origines des membres non-américains du conseil d'administration et constata que le Néerlandais HJ Kouwenhoven – qui avait rencontré Harriman en 1924 pour monter UBC –avait plusieurs autres emplois : non seulement il était le directeur général de voor Handel, il était aussi le directeur de la banque d'Auguste Thyssen, à Berlin, et directeur de l’Union Steel Works de Fritz Thyssen, la holding qui contrôlait l’empire Thyssen, constitué de l’Acier et des mines de l’Allemagne.

En quelques semaines, Homer Jones, le chef de la division de recherche et d'enquête de l’APC envoya un mémorandum au conseil de direction de l'APC recommandant que le gouvernement américain place UBC ainsi que ses actifs sous séquestre. Jones citait dans ce mémorandum les directeurs de la banque, en y incluant le nom de Prescott Bush et écrivait : "Les dites actions sont détenues par les individus susmentionnés, qui n’étaient toutefois que des candidats agréés de la Banque voor Handel de Rotterdam, Pays-Bas, et qui sont possédées en réalité par un ou plusieurs membres de la famille Thyssen et des ressortissants allemands et hongrois. Les 4.000 parts ci-avant établies sont donc favorablement possédées et aident aux intérêts de ressortissants ennemis et sont séquestrables par l'APC," selon le mémorandum des Archives nationales dont le Gardian a pris connaissance.

La main dans le sac …

Jones recommanda que les actifs soient liquidés au profit du gouvernement, mais à la place, UBC fut maintenue intacte et finît par retourner, après la guerre, aux actionnaires américains. Certains prétendent que Bush aurait vendu ses part d’UBC après la guerre pour un montant de 1,5 millions de dollars – une somme colossale à l’époque – mais il n’y a pas de preuve documentée pour étayer cette thèse. Aucune poursuite supplémentaire n’a jamais été engagée, et l’enquête n’est pas allée plus loin, malgré le fait qu UBC ait été prise la main dans le sac à diriger une société écran américaine pour le compte de la famille Thyssen, huit mois après l’entrée en guerre de l’Amérique et qu’il s’agissait de la banque qui avait financé en partie l’ascension d’Hitler vers le pouvoir.

La partie la plus énigmatique de cette histoire reste entourée de mystère : c’est le lien, si il y en a un, entre Prescott Bush, Thyssen, Consolidated Silesian Steel Company (CSSC) et Auschwitz.

L’associé de Thyssen dans United Steel Works, et qui possédait dans cette région des mines de charbon et des fonderies d’acier, était Friedrich Flick, un autre magnat de l’acier qui détenait aussi des actions de IG Farben, la puissante entreprise de l’industrie chimique allemande.

Les usines de Flick en Pologne utilisaient à plein régime le travail d’esclaves provenant des camps de concentration en Pologne. Selon un article du New York Times publié le 18 mars 1934, Flick possédait les deux tiers de CSSC, tandis que des "Intérêts américains" détenaient le reste.

Les documents provenant des Archives Nationales Américaines montrent que l’implication de BBH dans CSSC ne se limitait pas, au milieu des années trente, à sieulement détenir ces actions. L’ami et frère “bonesman” de Bush, Knight Woolley, un autre associé dans BBH, écrivit à Averill Harriman en janvier 1933, mettant en garde sur les problèmes que rencontrait la CSSC après que les polonais eurent commencé leur nationalisation de ces usines. "La situation de la Consolidated Silesian Steel Company est devenue de plus en plus critique, et, en conséquence, j’ai fait venir Sullivan et Cromwell pour m’assurer que nos intérêts sont protégés," écrivit Knight. "Après avoir étudié la situation, Foster Dulles insiste pour que leur homme en poste à Berlin soit mis au courant et qu’il dispose de l’information dont les directeurs, là-bas, devraient disposer. Vous n’avez pas oublié que Foster est directeur et qu’il est particulièrement attaché à s’assurer qu’aucune responsabilité ne puisse être attribuée aux directeurs américains."

Mais la propriété de la CSSC, entre 1939, lorsque les Allemands ont envahi la Pologne, et 1942, lorsque le gouvernement américain a enquêté sur UBC et le SAC, n’est pas bien déterminée.

"La SAC possédait des mines de charbon et c’est elle qui possédait effectivement la CSSC entre 1934 et 1935, mais lorsque la SAC fut contrôlée, il n’y avait pas de trace de la CSSC. Toute preuve concrète de propriété disparaît après 1935 et il ne reste que quelques traces en 1938 et 1939," rapporte Eva Schweitzer, journaliste et auteur du livre ,"Ameica and The Holocaust", qui sortira le mois prochain.

La Silésie a rapidement été intégrée au Reich allemand après son invasion, mais tandis que les usines polonaises furent saisies par les Nazis, celles qui appartenaient aux Américains, toujours neutres, ainsi qu’à d’autres nationalités, furent traitées avec plus de précaution puisque Hitler espérait encore persuader les Etats-Unis de rester au moins en dehors de la guerre en tant que pays neutre. Schweitzer dit que les intérêts américains étaient considérés au cas par cas. Les Nazis ont racheté certaines usines, pas les autres.

Les deux survivants de l’Holocauste, qui poursuivent le gouvernement américain ainsi que la famille Bush en justice, réclament des dommages et intérêts pour un montant de 40 milliards de dollars en compensation des bénéfices que les deux parties ont tiré avec l’esclavagisme qui eut lieu à Auschwitz pendant la deuxième guerre mondiale.

Kurt Julius Goldstein, 87 ans, et Peter Gingold, 85 ans, ont engagé une action collective en Amérique en 2001, mais le procès à été rejeté par la Juge Rosemary Collier sur la base que le gouvernement ne peut être tenu responsable selon le principe de "la souveraineté de l’état".

Jan Lissmann, l’un des avocats de ces survivants, a déclaré: "Le Président Bush a retiré la signature du Président Bill Clinton au traité [qui établissait cette cour], non seulement pour protéger les Américains, mais aussi pour se protéger lui-même ainsi que sa famille."

Lissmann défend l’idée selon laquelle les procès relatifs aux génocides relèvent de la loi internationale, ce qui oblige les gouvernements à rendre des comptes sur leurs actions. Il réclame que les attendus soient invalidés puisqu’il n’y pas eu d’audience.

Dans leurs demandes, M. Goldstein et M. Gingold, président honoraire de la Ligue des Antifascistes, suggèrent que les Américains étaient conscients de ce qui se passait à Auschwitz et auraient dû bombarder ce camp.

Les avocats qui ont aussi présenté une motion à La Haye, demandant une opinion pour savoir si la souveraineté de l’état est une raison valable de refuser d’entendre leur cas. Un verdict est attendu d’ici un mois.

La pétition envoyée à La Haye établit: "A partir d’avril 1944, L’American Air Force aurait pu détruire, à l’aide de raids aériens, le camp, ainsi que les ponts de chemin de fer et les voies ferrées entre la Hongrie et Auschwitz. Le meurtre d’environ 400.000 victimes hongroises de l’Holocauste aurait pu être évité."

Le procès s’articule autour d’un décret présidentiel, passé le 22 janvier 1944 et signé par le Président Franklin Roosevelt, qui demandait au gouvernement de prendre toutes les mesures pour sauver les Juifs européens. Les avocats prétendent que cet ordre a été ignoré à cause de la pression exercée par un groupe de grosses sociétés américaines, dont BBH, dans laquelle Prescott Bush était directeur.

Lissmann déclare : "Si la cour rend un avis positif cela causera au [Président] Bush d’énormes problèmes et le rendra personnellement responsable du paiement des dommages et intérêts."

Le gouvernement américain et la famille Bush rejettent toutes les demandes qui ont été faites contre eux.

En plus du livre d’Eva Schweitzer, deux autres ouvrages sont sur le point d’être publiés et ils soulèvent le sujet de l’histoire des affaires de Prescott Bush. L’auteur du second ouvrage, qui doit être publié l’année prochaine, John Loftus, est un ancien procureur américain qui a poursuivi des criminels de guerre Nazis dans les années 70. Il vit maintenant à St-Petersburg, en Floride, et gagne sa vie en tant que commentateur sur la sécurité pour Fox News et la radio ABC. Loftus travaille sur un roman qui utilise une partie du matériel qu’il a réuni à propos de Bush. Loftus a insisté pour dire que ce dans quoi Prescott Bush a été impliqué n’a été rien d’autre que ce que de nombreux autres hommes d’affaires américains et britanniques faisaient à ce moment-là.

"Vous ne pouvez pas plus blâmer Bush pour ce que son grand-père a fait que vous ne pouvez blâmer Jack Kennedy pour ce que son père à fait – acheter des actions nazies – mais ce qui est important c’est la couverture, comment cela a -t-il pu marcher aussi bien pendant un demi siècle, et y a-t-il pour nous des conséquences à en tirer aujourd’hui ?" a-t-il dit.

"Il s’agit du mécanisme qui permit de financer Hitler pour qu’il retourne au pouvoir ; Il s’agit du mécanisme qui permit le réarmement de l’industrie du Troisième Reich ; il s’agit du mécanisme qui permit de rapatrier les profits engendrés par les Nazis vers des propriétaires américains ; il s’agit du mécanisme qui permit de calmer les enquêtes sur le blanchiment financier du Troisième Reich," dit Loftus, qui est aussi vice-président du musée de l’Holocauste à St-Petersburg.

"L’Union Banking Corporation était une société holding pour les Nazis, pour Fritz Thyssen," dit Loftus. "A différents moments, la famille Bush a essayé de le nier, disant qu’ils étaient détenus par une banque hollandaise et que ce n’est que lorsque les Nazis annexèrent les Pays-Bas qu’ils réalisèrent alors que les Nazis contrôlaient apparemment cette société et que c’est la raison pour laquelle les supporters de Bush prétendent que lorsque la guerre fut finie ils récupérèrent leur argent. Les enquêtes engagées par le Trésor américain et les enquêtes des services de renseignements en Europe ont toutes deux établi que c’est du pipi de chat. Ils ont toujours su qui étaient les ultimes bénéficiaires."

"Il n’y a plus personne d’encore vivant qui pourrait être poursuivi mais cela ne les a pas empêchés d’y échapper," dit Loftus. "En tant qu’ancien procureur, je ferais le procès de Prescott Bush, de son beau-père (George Walker) et d’ Averill Harriman, pour avoir apporté de l’aide et renforcé l’ennemi. Ils sont restés au conseil d’administration de ces sociétés alors qu’ils savaient qu’elles contribuaient aux bénéfices financiers de la nation Allemande."

Loftus a dit que Prescott Bush avait dû être conscient de se qui se passait en Allemagne à ce moment-là. "Je parie qu’il n’était pas un gendre très brillant et qu’il faisait ce que Herbert Walker lui disait de faire. Walker et Harriman étaient les mauvais génies, ils n’avaient que faire des Nazis pas plus que de leurs investissements avec les Bolcheviques."

Ce qui est aussi en question est combien d’argent Bush a gagné, grâce à cette implication. Ses supporters suggèrent qu’il ne détenait qu’un jeton de présence. Loftus le conteste, et il cite des sources "du milieu de la banque et des renseignements" et suggère que la famille Bush, par l’intermédiaire de George Herbert Walker et de Prescott, a reçu la somme de 1,5 millions de dollars lors de cette implication. Toutefois, il n’y a pas de trace écrite de cette somme.

La troisième personne qui va publier sur ce sujet est John Buchanan, 54 ans, journaliste dans un magazine basé à Miami, qui a commencé à examiner ces documents alors qu’il travaillait sur un scénario. L’année dernière, Buchanan a publié ses découvertes dans la vénérable – et de circulation réduite – New Hampshire Gazette, sous le titre "Des Documents dans les Archives Nationales Prouvent que le Grand-père de George Bush a Fait du Commerce Avec les Nazis – Même Après Pearl Harbor". Il s’étend sur ce sujet dans son livre qui sera publié le mois prochain – "Fixing America: Breaking the Stranglehold of Corporate Rule, Big Media and the Religious Right” [Réparer l’Amérique : En finir avec l’étranglement causé par les règles des Corporations, les grands médias et la droite religieuse.]

Dans cet article, Buchanan, qui a surtout travaillé dans le commerce et dans la presse musicale avec un détour en tant que reporter à Miami, prétendait que "les faits essentiel sont apparus sur Internet et dans des ouvrages relativement obscurs mais ont été niés par les médias et la famille Bush comme étant des diatribes sans fondement. »

Buchanan souffre d’hypermanie, une forme de maniaco-dépression, et lorsqu’il s’est retrouvé débouté de son effort initial pour intéresser les média, il a répondu par une série de menaces contre les journalistes et les maisons de presse qui l’avaient éconduit. Ces menaces, contenues dans des méls, suggéraient qu’il exposerait les journalistes comme étant des "traîtres à la vérité."

Sans surprise, il a rapidement rencontré des difficultés à voir ses appels retournés. Le plus sérieusement du monde, il dut faire face à des accusations aggravées comme homme de paille à Miami, en relation avec un homme avec lequel il s’était brouillé à propos du meilleur moyen de publier ses découvertes. L’accusation a été abandonnée le mois dernier.

Une biographie flatteuse …

Buchanan a dit qu’il regrettait que son comportement ait mis à mal sa crédibilité mais que son but principal avait été de contenir la publicité qui était faite sur cette histoire. Loftus et Schweitzer disent tous deux que Buchanan est arrivé avec une documentation qui n’avait encore jamais été rendue publique.

La famille Bush a largement réagi en ne faisant pas de commentaires sur toute référence à Prescott Bush. Brown Brothers Harriman s’est aussi refusée à tout commentaire.

La famille Bush a approuvé récemment une biographie flatteuse sur Prescott Bush et qui s’appelle "Duty, Honour, Country" [Devoir, Honeur, Patrie] écrite par Mickey Herskowitz. Les éditeurs, Rutledge Hill Press, ont promis que le livre "parlerait honnêtement des accusations de relations d’affaires de Prescott Bush avec des industriels nazis ainsi que d’autres accusations."

En fait, les accusations tiennent sur moins de deux pages. Le livre se réfère à l’histoire parue dans le "Herald-Tribune” en disant : « Une personne dont le niveau d’éthique aurait été moins bien établi aurait paniqué … Bush et ses associés chez "Brown Brothers Harriman" informèrent les organismes de contrôle du gouvernement que le compte de ce client, ouvert à la fin des années 30, représentait en fait ‘la compensation d’une faveur pour un client’ … Prescott Bush a agit rapidement et au grand jour au nom de la société, qui était bien desservie grâce à une bonne réputation qui n’avait jamais été compromise. Il a ouvert tous ses livres et rendu tous ses documents publics. Pour ce est considéré aujourd’hui, six décennies plus tard, comme relevant des scandales d’entreprises et des carrières ruinées, il a reçu alors ce que l’on peut considérer comme le certificat suprême de bonne conduite."

L’histoire de Prescott Bush a été jugée tant par les conservateurs que par certains libéraux [démocrates] comme n’ayant rien à voir avec l’actuel président. Il a aussi été suggéré que Prescott Bush était peu en relation avec Averill Harriman et que les deux hommes s’opposaient politiquement.

Pourtant, des documents faisant partie du dossier Harriman comprennent un profil flatteur en temps de guerre paru dans le "New York Journal American" et juste à côté, dans le dossier, il y a une lettre écrite par Prescott Bush au le rédacteur financier de ce journal, remerciant le journal d’avoir publié ce profil. Il ajoutait que "la performance d’Harriman et toute son attitude avait été une source d’inspiration et de fierté pour ses associés et ses amis."

The Anti-Defamation League [la ligue américaine contre la diffamation] soutient Prescott Bush et la famille Bush. Dans une déclaration qu’ils ont faite l’année dernière, ils prétendent que "les rumeurs sur d‘éventuels ‘liens’ nazis avec feu Prescott Bush … ont circulé en long et en large sur Internet, ces dernières années. Ces accusations ne tiennent pas debout et ont des motivations politiques … Prescott Bush n’était ni un Nazi, ni un sympathisant nazi."

Cependant, l’une des plus anciennes publications juives du pays, “the Jewish Advocate”, a répandu la controverse avec force de détails.

Plus de soixante ans après que Prescott Bush eut été brièvement mis en examen, à l’époque d’une guerre ancienne, son petit-fils fait face à une autre sorte d’examen, mais un de cette sorte qui conforte
votre perception selon laquelle, pour certaines personnes, la guerre peut être un business profitable
.

Le Guardian avait consacré en 2004 un article (traduit en français) à ce pan oublié de l’histoire des Bush

Les propos de Jacques Pauwels peuvent être complétés avec cette autre vidéo (très courte), extraite du documentaire Le monde selon Bush
, où l’on nous rappelle les liens entre Prescott Bush, le grand-père du président actuel des États-Unis, et les nazis.

http://suntzu.vox.com/library/post/le-nazisme-et-les-usa-usa-et-al-qaida.html


Le nazisme et les USA = USA et Al Qaida ...

 

La plupart d’entre nous avons appris que les Américains étaient rentrés dans la Seconde Guerre mondiale dans un but philanthropique, pour sauver les Alliés du fascisme. On considère souvent l’irruption des États-Unis dans ce conflit comme une croisade contre la barbarie nazie, pour la défense de la liberté et de la démocratie. La lutte du Bien contre le Mal en somme. Les vainqueurs écrivant l’histoire, c’est cette version qui est enseignée depuis 1945 des deux côtés de l’Atlantique.

 

L’historien Jacques Pauwels propose une contre-histoire de la Deuxième Guerre mondiale dans son livre Le Mythe de la bonne guerre, paru en 2005 aux éditions Aden. Une contre-histoire qui modifie radicalement notre vision du XXe siècle et offre un nouveau regard sur l’époque actuelle.

 

Jacques Pauwels (né à Gand, Belgique, en 1946) vit depuis 35 ans au Canada. Docteur en sciences politiques et en histoire, il a enseigné ces matières à l’Université de Toronto.

Pauwels rappelle que les grands industriels américains, comme Henry Ford, ont durant toute la guerre continué leurs affaires avec le régime nazi, n’hésitant pas à profiter de l’esclavage pratiqué dans les camps de concentration.

Les fascistes en Europe avaient plutôt les faveurs de l’élite américaine, dans la mesure où ils avaient réussi à résoudre les deux problèmes majeurs qui les souciaient alors : contenir la menace "rouge", communiste, inspirée par l’Union soviétique, et vaincre la crise économique par une politique de guerre.

Pour en savoir plus, la vidéo de Jacques Pauwels (ci-dessus) constitue une bonne introduction (50 minutes très instructives), qu’on pourra compléter par cette présentation du livre (et évidemment par sa lecture, si on a plus de temps).

Illustration : Pour le soutien qu’il lui a apporté, Hitler décore Henry Ford d’une très haute distinction, remise en 1938 par le consul d’Allemagne à Detroit.


A noter que ce n'est pas 300 000 Américains qui à eux seuls nous ont "sauvé" du nazisme, 21 millions de Russes aux portes de Berlin bien avant les alliés c'est plus probable ...

Aucun devoir de mémoire à l'attention des Russes dans nos commémorations nationales, soyez certains que les Russes sauront se souvenir de la partialité des corrompus de l'occident .

1939-1945 et l'Afghanistan même combat : Avant 1945 les USA et l'Europe ont

participé activement à la montée du nazisme en Allemagne, en Afghanistan les USA ont armé les Talibans pour mettre en péril les Russes  .

Tout comme en 1939 avec les nazi, les USA ont fait de leurs amis Talibans d'hier leur ennemi d'aujourd'hui.
Une fois de plus, les corrompus qui gouverne l'Europe sont largement impliqués .
Comme je vous l'ai démontré dans les trois articles précédents, les gouvernements sionistes Européens sont antisémites comme leurs amis Américains .
Car tout sioniste est antisémite :

Un Sémite est une personne appartenant à un des peuples originaires d’Asie occidentale (ancienne Mésopotamie et du Moyen-Orient), que la tradition fait descendre de Sem, fils de Noé, et qui ont parlé ou parlent les langues dites sémitiques (l'hébreu, l'arabe, l'araméen, le babylonien, l'assyrien, et l'amharique). Le terme "sémite" désigne plus particulièrement les peuples et les tribus bibliques ainsi que leurs descendants actuels, incluant aussi bien les Hébreux que les Arabes. Il n’est donc pas synonyme de "juif". Ce mot est tombé en désuétude.


http://suntzu.vox.com/library/post/le-nazisme-et-les-usa-usa-et-al-qaida.html
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:27


Je reçois ce texte en commentaire, je l'estime essentiel pour la compréhension des événements, le pourquoi des choses. Qui évidemment ne sont pas comme on nous les présente !!! Décapant... Eva - P.S.: Merci Annie, formidable lectrice !


L'Europe telle que les livres d'Histoire ou
la presse ne vous la montrent jamais !
OTAN et UE deux faces d'une même réalité !




A propos de la conférence de François Asselineau,
du 18/05/2009, que je trouve IMPECCABLE (pas de langue de bois), et qui a de bonnes qualités d’orateur, source TOUTES ses affirmations, et rapporte des FAITS (pas de suppositions ou de rumeurs, il est impossible de l’attaquer sur le réflexe facile de la “théorie du complot”). Il émaille son excellente conférence de proverbes, d’esprit, parfois d’humour, et utilise des diapos très claires. J’insiste auprès de tous ceux qui passent sur ce blog, il faut visionner cette conférence.

Effectivement, je me documente beaucoup sur la trilatérale ou Beilderberg, mais je pense qu’un Asselineau a plus de chance de faire mouche auprès du citoyen français moyen que de parler de think tank américains comme Bilderberg.

François Asselineau commence par citer le Daily Telegraph du 19/09/2000 et des documents déclassés par l’administration de Bill Clinton , montrant que Robert Schuman et Paul-Henri Spaak (pères fondateurs de l’UE) étaient des employés rémunérés par la CIA. Une note de 1965 des services secrets américains lançait déjà l’idée de la monnaie unique européenne, et demandait d’empêcher tout débat, jusqu’à ce que ce soit virtuellement inévitable.

Jean Monet et Robert Schuman étaient bien agents américains : Schuman membre du 1er gouvernement de… Pétain sous le régime de Vichy, Monet ayant vécu pendant la WWII aux USA et qualifié par Charles de Gaulle de «  malade avant tout soucieux de servir les américains ». Ces notes déclassées prouvent que le Mouvement Européen était financé par la CIA. C’est Eisenhower qui a parlé le 1er d’une… Constitution Européenne en 1951.

Le fait que JAMAIS nos médias ne rapportent les révélations des documents déclassés par les services secrets américains est sidérant !


Il commence en développant le tabou du rôle des USA dans la construction européenne, et comment la France a été normalisée et est devenu un pays satellite des USA. La Construction européenne est la mise en œuvre d’un stratagème classique inventé par les chinois : “la stratégie des chaînes”, permettant aux USA de contrôler l’Europe en lui imposant un système absurde autobloquant. Il démolit les slogans de “l’Autre Europe” tant vantée par nos politicards, démontre qu’il n’a pas de “peuple européen”, que le tronc commun que veut lui imposer les USA c’est une fusion-pâle copie des USA mêmes, en affaiblissant les états-nations (j’apprécie l’expression qu’il utilise à propos des « apprentis physiciens de la fusion européenne ») amenant immanquablement à la désintégration des pays, une Europe des régions ethniques et affaiblies (sa façon de parler de « nation » qui est médiatiquement très risqué -car assimilé aux discours type F-HAINE- est pourtant exempte de tout nationalisme nauséabond : il est fondamentalement républicain). Il rappelle l’incohérence entre l’Europe et les solidarités intercontinentales qui existent déjà et la multipolarité du monde, ainsi que la perpétuation des intérêts géopolitiques antagonistes de chaque pays (ex Commonwealth VS Francophonie, ou l‘absurdité de l‘Internationale Socialiste).

Il argumente également sur l’interdiction de toute protection avec l’UE (au contraire des… USA qui ne se gènent pas pour fouler toutes les règles de l‘OMC quand ça ne les arrange pas). Il éclaire sur l’élargissement de l’EU à l’Est après l’entrée de ces nouveaux pays dans l’OTAN et sa démonstration selon laquelle l’OTAN et l‘UE sont les 2 faces de la même pièce depuis le début (OTAN dont les frontières sont rigoureusement celles du… « Choc des Civilisations » de Tonton Samuel H.).

Il aborde aussi le coût de l’EU et sa courbe exponentielle (1,2 % du PIB de l’EU), son absurdité budgétaire, l’euro qui pénalise l’industrie française (se priver nationalement de l’art de la dévaluation aboutit à la flexibilité), explique la différence d’élasticité (euro fort ne favorise que les produits de luxe ou les marques car c’est un achat d’un statut social),.

Bien évidemment, il nous explique comment la gouvernance moderne consiste au contournement de la Démocratie, et conclut en parlant de Fascisme bleu européen. A la fin, on ne peut que se rendre compte qu’effectivement, le fascisme bleu est bien la marque de l’Europe actuelle.


Ni Napoléon, ni Charles Quint ni Hitler n’ont pas réussi à fusionner les peuples nations européens par la force militaire (et les USA n‘y parviendront pas non plus), et François Asselineau termine par une note d’espoir en pariant que l’UE se cassera la figure et se désintègrera bientôt. L’uniformisation voulue par l’UE est contraire à l’histoire qui a montré que la division de l’Europe était sa grandeur (c’était quand l’Europe abritait des états nations stables et en compétition, qu’elle était forte ; par contre quand une nation de l’Europe a voulu construire un empire, ça a toujours tourné en désastre). Ainsi, François Asselineau montre qu’il est un homme d’esprit, en relevant ce paradoxe suprême : le dogme de la concurrence tant voulue par les européistes économiques béni oui-oui n’est pas appliqué dans le processus de la construction européenne (téléguidée par les USA), alors que c’est une concurrence des grands pays européens qui a fait historiquement la force du continent. L’auteur l’exprime mieux que moi, mais il arrive à une conclusion très paradoxale en sortant des clivage gauche-droite.


Après avoir visionné cette conférence, on se sent comme si on était dans le livre du « Maître du Haut Château » de P. K. Dick : vous savez cette fameuse uchronie de l’auteur de Blade Runner raconte que les nazis et le Japon ont gagné la WWII , mais un oracle affirme que non, qu’il y a une autre réalité. Et bien là, avec ce développement de l’idée de Fashisme Bleu, je me sens dans une uchronie inversée de celle de Dick : les faschos n’ont jamais perdu la 2ème guerre au contraire de ce qu’on m’a martelé dpuis l’enfance, ils ont mué sous un masque respectable, et leur masque se fissure de + en + avec la crise et les innombrables guerres de prédation économique dans le sud, et guerres coloniales au Proche-Orient avec l’Otan, ou les provocations contre les russes et les chinois.

http://www.youtube.com/watch?v=43KTqo06bsg

L'Europe: Où allons-nous ? Fascisme bleu, atlantisme... A écouter absolument !
http://www.youtube.com/watch?v=43KTqo06bsg

webmaster@consciencedupeuple.com

http://r-sistons.over-blog.com/article-33045071-6.html#anchorComment

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:25





LE GOUVERNEMENT PREPARE LES ECOLES
A DEVENIR DES CLINIQUES DE VACCINATION DE  MASSE


Isabelle, webmaster@consciencedupeuple.com:
J'ai organisé une conférence, l'an passé, dans une école
secondaire où je travaillais. Moins de 2 semaines avant la tenue de la
conférence, la commission scolaire a annulé l'évènement parce qu'il devait y
avoir une "PRATIQUE GÉNÉRALE DE VACCINATION DE MASSE"
en cas de pandémie.
J'ai été forçée de trouver un autre lieu pour ma conférence.

LE GOUVERNEMENT PREPARE LES ECOLES A DEVENIR DES CLINIQUES
DE VACCINATION DE MASSE

DES PROGRAMMES DE VACCINATION A L'ECHELLE NATIONALE
DEVRAIENT ETRE INSTAURES A L'AUTOMNE
suivant la déclaration de l'OMS concernant le statut de la pandémie
de grippe porcine

Paul Joseph Watson
Prison Planet.com
Mercredi 17 juin 2009

LE GOUVERNEMENT EST EN TRAIN DE DIRE AUX ECOLES
DANS TOUT LE PAYS DE SE PREPARER A ETRE UTILISEES
COMME DES CLINIQUES POUR LES PROGRAMMES DE
VACCINATION DE MASSE QUI SONT PRETS A ETRE
MIS EN PLACE A LA FIN DE CETTE ANNEE,
selon un article de l'Associated Press.

LES ECOLIERS SONT CIBLES COMME ETANT LES PREMIERS BENEFICIAIRES
D'UN VACCIN CONTRE LA GRIPPE PORCINE
QUI EST EN TRAIN D’ETRE MIS AU POINT,
malgré le fait que la grippe porcine s'est avérée bien moins meurtrière
que ce que l’on craignait initialement,
tuant seulement 160 personnes dans le monde,
un chiffre dérisoire si l’on considère
le nombre de personnes qui meurent chaque année
du virus ordinaire de la grippe.

La semaine dernière, l'Organisation mondiale de la Santé a augmenté l'hystérie
entourant la grippe porcine, relevant le statut de l’alerte jusqu’au niveau 6,
et indiquant qu’une pandémie mondiale était en cours.

"LES ELEVES POURRAIENT ETRE LES PREMIERS POUR UN VACCIN
CONTRE LA GRIPPE PORCINE CET AUTOMNE -
ET LES ECOLES SONT EN TRAIN D’ETRE PREVENUES
QU'ELLES POURRAIENT MEME SE TRANSFORMER
EN CLINIQUES DE VACCINATION", affirme cet article
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5hbs-FO8lE3ZraaOV7CtTQuSuaVigD98S0U402

"LA MINISTRE DE LA SANTE ET DES SERVICES HUMAINS,
KATHLEEN SEBELIUS, A DECLARE MARDI QU'ELLE APPELLE
LES DIRECTEURS D’ECOLE DANS TOUT LE PAYS
A PASSER L'ETE A SE PREPARER A CETTE POSSIBILITE,
SI LE GOUVERNEMENT VA DE L'AVANT AVEC LES VACCINATIONS DE MASSE".

Le dernier de ces programmes de vaccination de masse pour lutter contre la
grippe porcine remonte à 1976

http://www.prisonplanet.com/previous-swine-flu-outbreak-came-from-fort-dix.html,
ont eu pour résultat des dizaines de morts et des centaines de blessés, 
après que l'administration Ford ait tenté d’utiliser l'infection des soldats de
Fort Dix comme prétexte pour une vaccination de masse de l'ensemble du pays.

Les Américains ont été psychologiquement conditionnés par les mass médias afin
d’accepter le caractère inéluctable des campagnes forcées de
vaccination de massedepuis des années.
Le dernier exemple de ce type a été publié dans Time Magazine,
il y a six semaines
http://www.prisonplanet.com/time-magazine-preps-americans-for-mandatory-vaccinations.html,

où il fut évoqué que LES RESPONSABLES SERAIENT FORCES
DE « PRENDRE DES MESURES DRACONIENNES POUR LUTTER
CONTRE LA MALADIE », MESURES QUI COMPRENDRAIENT
DES PROGRAMMES DE VACCINATION OBLIGATOIRE DE MASSE.

CERTAINES ECOLES SONT DEJA EN TRAIN DE TRAVAILLER
AVEC LE GOUVERNEMENT AFIND’EFFECTUER
DES EXERCICES DE VACCINATION DE MASSE.

Onze écoles de l'Alaska ont récemment participé à un exercice axé sur la
distribution de masse de vaccins en cas d'apparition d'un foyer (cf.
http://www.prisonplanet.com/school-mass-vaccination-drill-in-alaska.html ).

 

     webmaster@consciencedupeuple.com


Voici un reportage que vous devez impérativement faire circuler à
TOUS VOS PROCHES (famille, compagnons de travail, amis, etc.).
Il s'agit d'un reportage de la populaire émission "60 minutes"
qui fait état de la pandémie de grippe porcine
qui a sévi aux USA en 1976. Le documentaire vous montre la
machine de propagande qui a été utilisée pour inciter, ou forcer, les
citoyens à se faire vacciner. Ensuite et surtout, vous serez témoins des
méfaits et effets secondaires désastreux suite à cette vaccination de masse.


Ils nous reviennent avec le même scénario bidon, mais ce dernier a le
potentiel de contenir une micro-puce: "VACCINATION: THE RETURN"!
Je n'ai pas de preuves, mais si la seringue est insérée à 45 degrés
et si une forte pression est appliquée sur le bras,
c'est une indication qu'une puce pourrait
se trouver dans votre bras!

http://www.dailymotion.com/video/x9my3m_grippe-porcine-de-1976_news
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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 07:21
Jeudi 25 juin 2009
Bilderberg-Round-Table-copie-1.jpg
Le plan Bilderberg 2009 :
réformer l’économie politique mondiale


Le 24 juin 2009

Du 14 au 17 mai l’élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l’attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l’an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n’est pas surprenant, si l’on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».

 

 

L’objectif : la restructuration de l’économie politique mondiale 

 

Avant le début de la rencontre, le journaliste d’enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l’ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l’interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d’une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d’aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté […] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l’ordre du jour figuraient d’autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d’épargnants et d’investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d’éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre [1] », ce qui donnerait à l’Union européenne d’énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d’elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.

 

Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l’interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d’un département mondial de la santé, d’une trésorerie mondiale et d’une courte dépression plutôt qu’un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, «  a fait un discours encourageant la transformation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans […] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu’ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l’argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n’achèterait leurs gadgets. […] Le penchant est pour une courte récession [2]. »  

 

Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l’une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d’implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu’elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l’élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète [3] ». 

 

Le 21 mai, la Macedionian International News Agency affirmait qu’« un nouveau rapport du Kremlin sur l’obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l’élite financière, politique et corporative de l’Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l’entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s’ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d’une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l’élite avaient convenu de conspirer l’effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n’a pas été reconnu par d’autres sources médiatiques, doit être vérifié.

 


La réunion secrète des milliardaires 
 

 

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting]. 

 

 david_rockefeller.jpg

Membre fondateur de Bilderberg David Rockefeller, président honoraire du Council on Foreign Relations,

président honoraire et fondateur de la Commission Trilatérale ,

président du Council of the Americas et de la Americas Society ,

ancien président et PDG de Chase Manhattan.

 

À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. »  

 

Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. » 

 

 

Un rapport a fuité

  

Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d’autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l’un d’eux, mais on ignore pour l’instant si sont point de vue est en fait celui d’Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.

 

M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d’« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l’effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s’entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu’un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu’au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s’attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d’une dette excessive d’environ 20 billions de dollars. L’idée d’un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu’à ce que cette dette soit éliminée [9] ».  

 

Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d’un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d’une trésorerie et d’un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l’Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu’une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n’arrive qu’une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l’expansion de l’ALENA à travers l’hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l’UE comme « modèle d’intégration ».  

 

Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu’il n’ait eu aucune assurance qu’il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu’« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l’Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale [10] ».  

 

 

Le plan Bilderberg en marche? 

 

Réformer la Réserve fédérale  
 

 

À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne [11] ».

  

Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents [12]. »


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Le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner, ancien président de la Federal Reserve Bank of New York

 

          

Un article de Bloomberg révélait ceci : « L’administration Obama pourrait demander qu’on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d’une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l’ébauche, donnera possiblement davantage d’autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC , les autres pourraient être assumées par d’autres agences. » Fait intéressant, « l’agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC , a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s’est dite frustrée qu’on ne l’ait pas consultée ».

 

Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l’ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l’ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l’Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d’un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars [13] ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C’est confier au renard la garde du poulailler. Il s’agit littéralement d’octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.  

 

Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, «  la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d’une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l’administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu’« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu’entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n’ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l’embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d’apparence de conflits d’intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs [14] ».

 

          
Le FMI comme trésorerie mondiale  

      

L’objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.

       

Après la réunion du G20 au début d’avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l’humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l’économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n’est contrôlée par aucune entité souveraine [15] ». [Voir annexe 2: Creating a Central Bank of the World]

          

À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d’autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d’un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d’un trésor mondial fournissant de l’aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d’emprunter jusqu’à 100 milliards de dollars des États-Unis et d’augmenter sa contribution fiscale à l’organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en œuvre l’initiative d’aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d’emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d’accord avec lui [16] ».

 

En ce qui a trait à la décision du G20 d’accroître l’usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l’Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d’aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d’un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l’équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».

 

Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l’émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l’effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l’étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l’euro. Toutefois, même si le rôle international de l’euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d’envisager qu’il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu’il est improbable que l’hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d’un accord international ». C’est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d’[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d’allouer aux membres du FMI d’énormes sommes de DTS [18] ». Fait intéressant, c’est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.

 

L’ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d’améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n’arrivent pas à s’entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg [19]. 

 

 


The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg
 

 

Le journal britannique Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l’événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d’opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j’ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l’hôtel [21].  

 

Il a mentionné plus tard qu’il n’était pas certain de ce dont ils discutaient à l’intérieur de l’hôtel, mais qu’il « sentait qu’il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu’« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu’il] se sentait mal à l’aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c’est une question de contrôle. Tout tourne autour de "qu’est ce que nous devrions faire ensuite?" Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L’efficacité c’est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s’il n’y avait qu’une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n’aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s’il n’y avait qu’une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si... Non, je blague ».

 

Puis, il fait une remarque avisé, contrant l’argument fréquent voulant que Bilderberg n’est qu’un forum où les gens peuvent s’exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l’ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m’emmerde au plus haut point. Ça m’est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d’en boire le jus, mais je ne crois pas que c’est la façon de faire de la politique. » L’auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S’ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c’est une question de positions de contrôle. Je m’en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m’enregistre, me met en détention et encore en détention. C’est le "pouvoir" sur la route qui m’a mis dans cette situation [22] ».

 

Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu’il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! [23] » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu’ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n’est vouée qu’à discuter d’idées librement?  

 

Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n’y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l’hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu’à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d’un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d’American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d’une marina à proximité afin d’essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l’a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l’absence de couverture médiatique grand public approfondie [24]. »

 

L’article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu’où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l’écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l’État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d’escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?

 

Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu’est Bilderberg. Je suggère donc que l’on se pointe l’an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »  

 

Étonnamment, Skelton juge que ce qu’il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, -- pour empêcher le projet des pièces d’identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l’obligation de les montrer, d’avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. […] J’ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j'ai cognés, que j’ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j’ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d’un avenir probable et différentes versions d’un passé terrifiant. J’ai eu droit à un très petit aperçu d’un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j’en suis resté ébranlé. J’en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d’identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect [25]. »

 

 

Qui était présent? 

 

La royauté 

 

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La reine Beatrix des Pays-Bas, la plus importante actionnaire de Royal Dutch Shell

 

Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l’actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d’un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l’Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l’expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu’en Technologie de l’information, parmi bien d’autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d’Espagne.

 

 

Les banquiers  

 

Comme d’habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu’à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu’il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d’une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe. 

 

Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d’ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l’Institut de finances internationales — la seule association mondiale d’institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial [27]. 

 

Roger Altman, spécialiste des services de banques d’affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D’autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d’Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale , banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l’Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d’administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics  [Pour en savoir plus sur le Peterson Institute, voir Annexe 1]

 

Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l’Institut C.D. Howe – un important laboratoire d’idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia , une des plus grandes banques du pays.

 

 

Dirigeants des banques centrales 

 

Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d’Italie, le président de la Banque européenne d’investissement, l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) [28] et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne [29]. Rien n’indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l’on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J’ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s’il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l’institution y était allé à sa place. J’attends toujours une réponse.

 

          

 

Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg


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Le conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones

 

Les membres de l’administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l’agence d’espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité ; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie , membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d’État et conseiller national pour la Sécurité ; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l’Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d’État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche , ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l’Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale [30] et le secrétaire d’État adjoint James Steinberg [31].   

 

 

Autres noms notoires  

 

Parmi bien d’autres personnalités présentes à cette rencontre se trouvaient le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg; Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal; Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe; Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède ; Kenneth Clarke  obscur secrétaire administratif au Royaume Uni; Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company; Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN; John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell; Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale; Richard Perle de l’American Enterprise Institute; Romano Prodi, ancien premier ministre italien; J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l’Université de Toronto; Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg; Peter Thiel, membre du conseil d’administration de Facebook; Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell; Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations [32]. Certains reportages faisaient état de la présence d’Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot [33], tous deux présents à la rencontre de l’an dernier [34].

 

 

Conclusion 

 

 

Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d’exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s’était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d’un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d’être incorporés au FMI. 

 

 Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes. Étant donné la vaste représentation de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à cette réunion, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu plus d’informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

 

Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d’opérations spéciales secrètes de l’armée en Irak [35] ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l’armée, y compris la Delta Force , « et que Seymour Hersh, journaliste d’investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l’aile administrative d’assassins“ du vice-président Cheney [36].

 

Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu’il y ait eu des discussions concernant l’escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n’est pas surprenant que le principal point à l’ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l’élite espère certainement en faire une année productive.

Article original en anglais,
Notes


[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece, May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009:
http://canadafreepress.com/index.php/article/10854

 

[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009:
 http://www.infowars.com/bilderberg-wants-global-department-of-health-global-treasury/

 

[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009:
 http://www.prisonplanet.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world.html

 

[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009:
 http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/ 

 

[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires' private confab. The Seattle Times: May 20, 2009:
 http://seattletimes.nwsource.com/html/thebusinessofgiving/2009244202_what_really_happened_at_the_bi.html

 

[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009:
http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/05/20/the-rich-get-together-shhh-it-was-a-secret/

 

[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009:
http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2009/05/22/2009052200772.html

 

[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009:
 http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece

 

[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009:
http://www.prweb.com/releases/Bilderberg_Group_Meeting/Daniel_Estulin/prweb2453144.htm

 

[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009:
http://www.americanfreepress.net/html/bilderberg_2009_179.html

 

lang="en-us">[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009:
 http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance
/5359527/Tim-Geithner-to-reform-US-financial-regulation.html

 

[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009:
 http://www.examiner.com/x-8184-Boston-Investing-Examiner~y2009m
5d20-U-S-Secretary-of-the-Treasury-Timothy-F-Geithner-speech-before-the-Senate-Banking-Committee

 

[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a18ctNv3FDcw

 

[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009:
 http://www.marketwatch.com/story/fed-could-be-completely-retooled-geithner-says

 

[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5096524/The-G20-moves-the-world-a-step-closer-to-a-global-currency.html

 

[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009:
http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=48329

 

[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009:
 http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLP336909

 

[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009:
 http://www.ibtimes.com/articles/20090518/dollar-rsquolast-days.htm

 

[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009:
 http://www.nytimes.com/2009/05/23/business/global/23spot.html?ref=global

 

[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world's most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/13/in-search-of-bilderberg

 

[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They're watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

 

[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I'm ready to lose control, but they're not. The Guardian: May 15, 2009:
 http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch1

 

[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: 'You are not allowed to take pictures of policemen!' The Guardian: May 17, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/17/charlie-skelton-bilderberg

 

[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/18/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

 

[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let's salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009:
http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/may/19/bilderberg-skelton-greece

 

[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn:
 http://www.koninklijkhuis.nl/english/content.jsp?objectid=18215

 

[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company:
 http://www.db.com/en/content/company/management_board.htm

 

[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

 

[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009:
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jep_nbEq1srzJHFQ8fRGNQO3P38QD987H3200

 

[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

 

[31] MRT, Top US official arrives in Greece. Macedonian Radio and Television: May 15, 2009:
 http://www.mrt.com.mk/en/index.php?option=com_content&task=view&id=6112&Itemid=28

 

[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
 http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

 

[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009:
http://worldnetdaily.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=98469

 

[34] Adam Abrams, Are the people who 'really run the world' meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009:
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html

 

[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009:
http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html

 

[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan. Time Magazine: May 12, 2009:
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1897542,00.html

 

 


Appendices (voir la version anglaise).

Notes pour les appendices.

[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics:

 

 

[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52

 

[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998:
http://www.nytimes.com/1998/09/23/opinion/needed-a-fed-for-the-world.html

 

[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008:
http://www.ft.com/cms/s/7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c,Authorised=false.html?_i_
location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F7caf543e-8b13-11dd-b634-000077
9fd18c.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fwilliamnotes.wordpress.com%2F2008%2F09%2F30%2Fgarten-on-a-global-monetary-authority%2F

 

[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek: October 25, 2009: http://www.newsweek.com/id/165772

 

[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to "print money" as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans
_pritchard/3269669/IMF-may-need-to-print-money-as-crisis-spreads.html

http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm
The Bilderberg Plan for 2009: Remaking the Global Political Economy, publié le 26 mai 2009.

Traduction : Julie Levesque, Mondialisation.ca.


 http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14079
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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 10:03



M.Amr Moussa

LE CAIRE, 23 juin - RIA Novosti. Les pays Arabes soutiennent entièrement la proposition de la Russie de tenir à Moscou une conférence internationale sur le règlement au Proche-Orient, a déclaré amrdi au Caire Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue-Arabe.

"Nous soutenons la tenue d'une conférence internationale sur le règlement au Proche-Orient dans les délais qui seront concertés par les parties intérressés", a indiqué M.Moussa lors d'une réunion du Conseil de la Ligue arabe en présence du président russe Dimitri Medvedev.

Le secrétaire général de la Ligue arabe a remercié la Russie de sa juste position sur le problème palestinien au Conseil de sécurité de l'ONU et au sein du Quartette de médiateurs internationaux (Russie, USA, UE, et ONU) sur le règlement au Proche-Orient, ainsi que pour son soutien à l'initiative arabe sur le règlement de paix avec Israël.


LIre ici:

http://fr.rian.ru/world/20090623/122087665.html

http://chiron.over-blog.org/article-33027108.html



liste complète

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:48
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 17H36



bobCongrès de Versailles :
Badinter éreinte Sarkozy : jubilatoire !

Par Olivier Bonnet (Plume de presse)


Regardez la vidéo de l’interview sur France Inter d’hier matin, un pur moment de bonheur. Bob "Battling" Badinter, bon pied bon œil à 81 ans, a étendu pour le compte ce freluquet de président poids plume, à propos du Congrès de Versailles qui s’est tenu hier où, pour la première fois, le vaniteux a convoqué les parlementaires pour leur livrer sa royale parole, sans permettre de contradiction aucune, ainsi que la Constitution, modifiée par ses soins, l’y autorise désormais. Extraits.

"Le vrai rite, c’est la conférence de presse présidentielle. Vous remarquerez qu’il quitte immédiatement le Congrès dès qu’il a parlé, donc personne ne va lui porter la contradiction. C’est beaucoup plus difficile de répondre à des journalistes informés sur des questions pointues, devant l’ensemble de la presse, que de venir en Majesté, escorté par quelques ministres pleins du bonheur de suivre sa Majesté dans la salle du Congrès, et puis roulements de tambour, grand cérémonial, je délivre mon adresse et je m’en vais. Non ! Il n’y a aucune raison que ceci se passe. Ça a été voté... Ceci dit de façon, je dirais comme à l’habitude, complaisante par la majorité présidentielle."


congrèsPersonne ne va lui porter la contradiction ? Mais il s’en charge bien tout seul ! Son discours même n’est en effet qu’une énorme contradiction : il déplore la dette qui s’alourdit, proteste qu’on la lègue aux générations futures, tout en annonçant un emprunt d’Etat ; il annonce vouloir combattre les niches sociales mais refuse de remettre en cause le bouclier fiscal, qui accorde pourtant "une réduction de CSG, une réduction de CRDS pour les plus hauts revenus", comme le pointe le syndicaliste François Chérèque, qui le qualifie à raison de "pire des niches sociales" (dans
L’Obs aussi). Il appelle aussi de ses vœux la baisse des dépenses publiques alors même que le budget de l’Elysée est encore en augmentation : +18,5% en un an, à 113,182 millions d’euros, une progression galopante, "sept fois supérieure à l’évolution du budget de l’Etat", note le député apparenté socialiste René Dosière dans Libération. Et encore : "En fortes expansion, les frais de déplacement (16,3 millions d’euros) - +26% par rapport à 2007 - sont laissés à la charge des ministères des Affaires étrangères et de l’intérieur. "Et aucune indication n’apparaît concernant le futur avion présidentiel A 330-200 dont l’achat et le réaménagement sont évalués à 180 millions d’euros. Pourtant dès lors qu’il est réservé à son usage personnel, il serait cohérent que son coût figure dans le budget de l’Elysée", ajoute-t-il dans Le NouvelObs.com. Il évoque-là le nouveau joujou du sale gosse, son Air Force One rien qu’à lui... Sarkozy et les économies budgétaires ? Fais ce que je dis, pas ce que je fais ! Rien que ce Congrès est une autre illustration de cette attitude : il en coûte à l’Etat (au contribuable donc) entre 400 000 et 500 000 euros simplement pour procurer le plaisir à Sarkozy de parler sous les ors de Versailles, pour y délivrer de surcroît un discours parfaitement creux ! Reste la question institutionnelle qui rend le principe même de cette prise de parole (sa confiscation, plutôt !) aberrant : tout simplement à cause de l’équilibre des institutions, duquel n’a que faire le roitelet.

roi

Robert Badinter l’explique clairement : "C’est au Premier ministre d’exposer le programme du gouvernement, pas au président de la République. Pourquoi ? Le président, il peut nous dissoudre. Je rappelle que, à l’inverse, nous ne pouvons pas, nous, déposer de motion de censure contre lui. Alors il nous parle de haut en bas et puis ensuite il s’en va et il nous laisse débattre, sans vote, à la fin, avec qui ? Avec je dirais son représentant, son avocat, son directeur général, comme vous voudrez, l’estimable Premier ministre. Ce déséquilibre institutionnel, qui n’est que l’expression d’un narcissisme inouï, la mise en scène de ce Congrès, toute la représentation nationale, et je fais tomber de haut en bas la parole présidentielle..." Le Premier ministre est responsable devant le Parlement, qui peut le renverser par une motion de censure. Mais l’Assemblée ne peut rien contre le président qui, lui, a le pouvoir de la dissoudre : voilà pourquoi il n’a pas à y discourir, qui plus est sans laisser à quiconque la possibilité de lui répondre directement. Pourquoi Sarkozy a-t-il voulu cette réforme constitutionnelle ? Parce qu’il ne supporte pas qu’on lui interdise quoi que ce soit. La Constitution ne l’autorisait pas à parler à l’Assemblée ? Changeons la Constitution ! Que la volonté de Sarkozy soit faite, prient les dévôts godillots de la majorité. Ainsi, il aura un cadre, un décorum à la mesure de sa mégalomanie délirante. Avec la reine Carla, accompagnée de sa mère, présente dans la loge pour assister au triomphe de sa baudruche. Au XXIe siècle !


Reste le fin du fin : nous sommes resté éberlués en lisant
la dépêche de l’agence Reuters suivante : "Les députés et sénateurs socialistes ont contesté en vain lundi la modification du règlement du Congrès et le principe de l’intervention du chef de l’Etat devant les parlementaires à Versailles. (...) Le nouveau règlement, qui n’a pas été soutenu par l’opposition, a été adopté à main levée et envoyé au Conseil constitutionnel, qui devra le valider à l’heure du déjeuner afin que Nicolas Sarkozy puisse s’exprimer à partir de 15h00." Imaginez un peu : voilà le Congrès qui se réunit et doit voter le matin puis faire valider dans la foulée par le Conseil constitutionnel, pour que Sarkozy parle l’après-midi même. Bonjour la précipitation et l’amateurisme. A tel point que le vote s’est fait à main levée. Au passage, nous apprenons que les eurodéputés nouvellement élus ont été conviés au Congrès par le président de l’Assemblée, Bernard Accoyer. Avec un vote à main levée, les voilà qui peuvent joindre leur voix à celle des députés et sénateurs alors même qu’ils n’ont absolument pas le droit de voter dans ce cadre. Mais nous sommes décidément gouvernés par des baltringues ! Avec, à leur tête, l’homme qui se prenait pour le roi, mais qui n’est que celui du vide, de l’hypocrisie, des apparences et des faux-semblants.



PS
 : L’illustration représentant Sarkozy en Louis XIV est empruntée à
Beyourmedia.

 


Source: Plume de presse



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4513 

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 09:41
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 11H32



Etienne MougeotteLa palme du léchage de cul est attribué à

Etienne Mougeotte pour son éditorial

d'aujourd'hui dans le Figaro.


Voir l'objet du délit ici


C'est à mourir de rire ! L'article s'intitule "de l'audace !". Quelle audace ? Annoncer un emprunt d'état c'est de l'audace ça ? Surtout quand il s'agit de financer la dette de la France. Car enfin Sarkozy lance un emprunt d'état sans aucun projet en face si ce n'est continuer à creuser les déficits avec les dents. Supprimer les "
niches sociales", c'est de l'audace aussi ? Il s'agit s'implement d'enlever des avantages aux salariés, c'est une habitude chez ce président.

Ah non vraiment, il a fait fort le Mougeotte ! A force de lécher des culs il va attraper des aphtes !


Roland

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4508




_______________________________________________________________________________________

 

 

 


Crédits photo : AFP

L'éditorial d'Étienne Mougeotte.


Rien ne sera plus comme avant.


En une seule phrase, le président de la République a pris date à Versailles.

Il a dessiné avec une indéniable hauteur de vue le monde nouveau qui sortira d'un tsunami économique, écologique et social aussi barbare qu'inédit.

La vision sarkozyste de ce nouveau monde repose sur un pari audacieux : l'investissement ; et une méthode nouvelle pour le chef de l'État : le rassemblement.

En incitant les Français à épouser l'avenir pour le construire ensemble, Nicolas Sarkozy englobe un siècle d'histoire, de Jules Ferry, le père de l'école républicaine, au Conseil national de la Résistance, initiateur du pacte social qui inspire encore le modèle français. Car c'est en s'appuyant sur ce socle de valeurs communes que le président proclame son «Ayons le courage de changer».

Priorité à l'éducation, maîtrise des dépenses de santé, révision des retraites, taxe carbone, partage des profits, réindustrialisation, refonte des collectivités locales… l'immense catalogue des réformes à mener tambour battant débouche sur une initiative hardie. Définir rapidement les priorités nationales pour les financer par un grand emprunt.

La fermeté avec laquelle le président a condamné le port de la burqa n'avait pas seulement le mérite de la clarté. C'était l'occasion de rappeler que, sous couvert de signes pseudo-religieux, on ne peut tolérer la servitude imposée à des femmes confrontées à des pressions insupportables.

En résonance avec les exhortations kennedystes sur la nouvelle frontière et le plaidoyer de Chaban-Delmas pour la «nouvelle société», le discours de Versailles avait incontestablement du souffle.

On pourra toujours réfuter tel ou tel point de la démonstration, mais on aurade la peine à contester au chef de l'Étatune audace visionnaire et mobilisatrice.

http://www.lefigaro.fr/debats/2009/06/23/01005-20090623ARTFIG00368-de-l-audace-.php

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 08:27

Notre consœur Florence Hartmann, journaliste et ancienne porte-parole du procureur du Tribunal Pénal pour l'ex-Yougoslavie, va être jugée du 15 au 17 juin prochains par ce même tribunal pour « outrage à la cour ».

Elle encourt une peine de 7 ans de prison ou 100000 euros d'amende.

Le tribunal lui reproche trois pages d'un  livre, Paix et Châtiment paru en septembre 2007, dans lesquelles elle rapporte les circonstances dans lesquelles le tribunal  a délibérément effacé les passages impliquant le plus clairement l'Etat serbe dans  les massacres de civils en Bosnie-Herzégovine durant dans les années 92-95. L'enjeu? Ces preuves auraient probablement permis de faire condamner l'Etat serbe pour génocide et ainsi permis aux  dizaines de milliers de victimes ou à leurs familles de réclamer à la Serbie des réparations. 

 

L'association des journalistes européens a déjà marqué son soutien à Florence (voir notre article). Aujourd'hui, pour marquer notre solidarité, nous publions  les pages mises en cause dans ce procès, extraites du livre "Paix et Châtiment" (Flammarion, pages 120 à 122).


Comment les archives éclairant le rôle de la Serbie de Milosevic dans le génocide en Bosnie-Herzégovine ont été soustraites à la connaissance du public

(...)Les juges du TPIY ont soustrait à la connaissance du public des documents cruciaux dans le seul but d'empêcher une éventuelle condamnation de la Serbie devant une autre cour de justice des Nations unies, la Cour internationale de Justice (CIJ).

Plusieurs décisions des juges du TPIY montrent clairement que l'ordre de non-divulgation a été concédé pour ne pas porter préjudice à la Serbie dans le litige l'opposant à la Bosnie-Herzégovine devant la CIJ. Les juges du TPIY y admettent que la divulgation des passages les plus compromettants des archives du CSD pouvait avoir « un impact négatif » sur l'issue de la procédure engagée devant la CIJ. Ils reconnaissent vouloir par leur décision éviter à la Serbie d'être condamnée pour génocide et contrainte de payer des réparations aux victimes. Belgrade a obtenu gain de cause en arguant de « l'intérêt vital national » de l'État serbe.

Les juges en charge de l'affaire Milosevic, le britannique Richard May, le jamaïcain Patrick Robinson et le sud-coréen O-Gon Kwon, ont préféré à l'intérêt de la justice et de la vérité la stabilité supposée d'un pays. Ils se sont ainsi faits complices d'un mensonge. Ils vont cependant faire marche arrière en 2005.

Mi 2005, ils refusent d'accorder à la Serbie une nouvelle demande de non-divulgation qui concernait cette-fois des dossiers personnels militaires. Ces documents montraient explicitement que Ratko Mladic ainsi que d'autres généraux de l'armée serbe de Bosnie (VRS) étaient membres de l'armée de Serbie (VJ) et relevaient de l'autorité suprême de Belgrade. Opposée à ce que ces documents deviennent publics, la Serbie avait fait appel de la décision.

La chambre d'appel considéra en septembre 2005 que tous les décisions relatives à la confidentialité des documents du CSD, rendues jusqu'ici par les juges en charge de l'affaire Milosevic, au motif que leur divulgation pouvait nuire à « l'intérêt vital national » de la Serbie relevait d' « une erreur de droit » puisqu'il ne s'agissait pas strictement de raisons de « sécurité nationale ». Mais, plutôt que de corriger l'erreur qu'elle venait de constater et de lever le secret sur tous ces documents, la chambre d'appel jugea que les décisions rendues jusqu'à présent avaient crée "une attente légitime" de la Serbie de voir toutes ses requêtes similaires ultérieures satisfaites sur la même base. Les juges d'appel considéraient par conséquent « injuste » de refuser à la Serbie les mesures de confidentialité réclamées pour les dossiers militaires.

Choqués par cette décision, Carla Del Ponte et son équipe du parquet conviennent de saisir les juges dans l'affaire Milosevic et de faire valoir l'invalidation de l'« intérêt vital national » pour demander immédiatement la levée des mesures de confidentialité sur les archives du CSD. Le 6 décembre 2005, les juges Iain Bonomy, le remplaçant de Richard May, et Robinson acceptent, malgré l'opposition du juge Kwon, d'annuler les mesures de protection en vigueur depuis 2003, comprenant que Belgrade ne cherche pas à protéger sa sécurité nationale mais bien à entraver la justice dans sa recherche de la vérité. Belgrade fait aussitôt appel et obtient une suspension provisoire de la décision, empêchant ainsi la Bosnie de soumettre les archives du CSD à la CIJ, avant l'ouverture des audiences consacrées à sa plainte fin février 2006. Le 6 avril 2006, après avoir examiné les arguments du parquet, les cinq juges de la Chambre d'appel, toujours présidée par l'Italien Fausto Pocar, décident de casser la décision du 6 décembre 2005. Les informations impliquant directement l'État serbe dans la guerre en Bosnie et dans les massacres de Srebrenica restent ainsi inaccessibles à la CIJ et au public. Le parquet n'est pas en mesure de dénoncer le scandale publiquement, les juges ayant rendu chacune de leurs décisions avec la mention « confidentielle ».





Communiqué du comité de soutien à Florence Hartmann

POURQUOI FLORENCE HARTMANN?

Elle est inculpée en août 2008 pour avoir « révélé » dans son livre publié en  septembre 2007 l'existence de cet accord datant de 2003  entre le TPIY et  l'Etat serbe.  Elle est la seule personne  inculpée pour avoir dénoncé cet accord. Or, elle n'est ni la seule, ni la première à l'avoir fait. Depuis 3 ans, cet accord  relevait du domaine public. Il  avait été évoqué  dès 2005 par  l'Institute of War and Peace Reporting, puis  commenté dans  le New York Times en 2006 par des journalistes et des spécialistes du droit international.  Et en février 2007, lorsque, faute de ces fameuses preuves la Cour Internationale de Justice (qui juge les  Etats alors que le Tribunal pénal juge les individus) disculpe l'Etat serbe de toute responsabilité dans les crimes et massacres en Bosnie, cette décision suscite une véritable controverse publique. C'est seulement en septembre 2007 que sort le livre de Florence Hartmann. Alors?

Le TPIY accuse la journaliste d'avoir eu accès à ces informations pendant ses fonctions de porte-parole du procureur du tribunal (d'octobre 2000 à fin mars 2006). Si cela avait été le cas, pourquoi ne pas l'inculper pour   « violation du droit de réserve » et s'en prendre à l'ensemble de son livre pour le moins dérangeant sur les relations entre la politique et la justice internationale? Pourquoi se focaliser sur 3 pages ?  Pour une raison à la fois simple et grave : ces 3 pages (dont les sources se situent hors tribunal) révèlent que cet accord n'avait pas de  fondement juridique et  aurait dû être annulé.

UNE INSTRUCTION ENTACHEE D'IRREGULARITE

Depuis l'inculpation  de Florence Hartmann, en août 2008, la défense a démonté une bonne partie du dossier d'accusation. En particulier, elle  a prouvé  le manque d'impartialité des juges chargés de la juger et obtenu leur limogeage en mars 2009. Le procureur a renoncé à la plupart de ses témoins et ne dispose plus de témoin à charge. Seuls deux témoins experts et indirects seront, semble-t-il, présentés. Parallèlement une mobilisation s'est mise en place, avec des groupes de soutien, des éditoriaux de personnalités du monde juridique, des anciens ministres, des journalistes dont plusieurs sections nationales de l'Association des Journalistes Européens,  une pétition internationale regroupant des signataires de plus de 30 pays.




SI FLORENCE HARTMANN EST  CONDAMNEE?

Ce sera une grave défaite pour :

  • L'information : A partir de la condamnation, toute allusion publique aux trois pages du livre de Florence Hartmann sera un délit pénal.


Le droit
. Ce procès est de bout en bout une aberration juridique dénoncée de façon quas
i unanime par les spécialistes du droit international. De plus, comment s'expliquer un tel acharnement sur cette journaliste entièrement dévouée à la cause humanitaire alors qu'il y a des urgences autrement cruciales : le TPI ferme ses portes dans deux ans alors qu'il n'a jugé ni Radovan Karadzic, ni Ratko Mladic, ni Jovica Stanisic, principaux responsables des crimes commis en Bosnie-Herzégovine , et que Slobodan Milosevic est mort en prison avant d'avoir été condamné. Interrogé sur France Culture en janvier 2009, voici de ce que disait Robert Badinter sur cette affaire: «Je rappelle encore une fois la mission du TPI: elle n'est pas de veiller à ce que des informations obtenues dans le cadre des fonctions de X ou Y ne soient pas révélées, elle est la poursuite des criminels contre l'humanité. C'est déjà une assez haute mission pour qu'il ne s'en détourne pas».

Les victimes. L'interdiction d'utiliser les 3 pages du livre de Florence Hartmann ferme tout recours des victimes (les familles des 150 000 morts, les femmes violées, les hommes détenus dans des camps, etc.) pour contester l'accord litigieux entre la Serbie et le TPI et rouvrir le dossier de la responsabilité de l'Etat serbe. C'est une double peine, celle de la souffrance doublée du sentiment d'injustice qui frappe des dizaines de milliers de familles bosniaques. Leur demande d'être entendues au procès de notre consœur a été rejetée en mai dernier par les juges du TPIY. Leurs représentants viendront néanmoins à La Haye et s'assiéront avec le public. D'autres manifesteront à Sarajevo lundi 15 juin dans la matinée devant le bâtiment des Nations unies.


VOUS POUVEZ FAIRE QUELQUE CHOSE... DE SIMPLE


Si vous êtes un titre de presse écrite, un site internet, publiez les trois pages du livre incriminé avant  le 17 juin,  avant la possible condamnation qui  ferait d'une telle publication un délit.

Si vous êtes nombreux à publier ce texte, il tombera lui aussi en quelque sorte dans le domaine public...

Si vous êtes une radio, lisez ce texte, ou demander à Florence Hartmann de venir le lire.

Pour en savoir plus, vous trouverez ci-joints:

- Les coordonnées de l'avocat francophone de Florence Hartmann : +31617641785 ou gmettraux@gmail.com

- Des informations complémentaires sur www.place-publique.fr  ou sur un site très complet géré depuis l'ex-Yougoslavie : www.caseflorencehartmann.org

- Vous pouvez rejoindre le groupe Facebook « en soutien à la journaliste Florence Hartmann » animé par Béatrice Toulon pour vous tenir au courant de l'évolution du dossier et dialoguer avec les autres soutiens.

- La pétition qui circule sur le web : www.preserverlajusticeinternationale.org

htt

p://www.facebook.com/ext/share.php?sid=95252180727&h=uu7jH&u=DWn2k&ref=mf

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 08:21


Les cobayes du Dr Folamour
  lemonde.fr | 22.06.09 |


Le 1er mars 1954, l'armée américaine fait exploser la bombe H la plus puissante jamais testée. Les habitants de Rongelap, une des îles Marshall, ne sont évacués qu'au bout de 51 heures et renvoyés chez eux trois ans plus tard. La journaliste et documentariste Fabienne Lips-Dumas est allée à leur rencontre. Ces Marshallais ont servi de "matériel" et craignent que l'expérience ne continue... Voici de larges extraits de son enquête, publiée intégralement dans le n° 7 de la revue "XXI".


 

 

AFP/OFFL'explosion de la première bombe H américaine dans les îles Marshall, le 31 octobre 1952.


"J'ai un corps irradié. Pourquoi ne pas l'enterrer sur mon île irradiée ?" Lijon Eknilang éclate de rire. L'étoffe blanche de sa robe saisit l'éclat du soleil, un bandeau de fleurs en fibres de noix de coco retient ses cheveux grisonnants. Exilée de son île natale de Rongelap, Lijon s'est donné une mission : conduire le visiteur jusqu'au fond du malheur de son peuple.

Invisible sur les mappemondes sans une loupe, il y avait au nord des îles Marshall un paradis sur terre appelé Rongelap. Lijon y est née. Le 1er mars 1954, le jour de son huitième anniversaire, les Américains réveillent en sursaut l'enfant qui dort sous un toit de palmes. Un soleil brutal se lève à l'ouest de l'horizon. La Terre fait demi-tour. Entre le ciel et l'Océan, une "étoile" explose. Elle s'appelle Castle Bravo, c'est une bombe thermonucléaire : la puissance de mille Hiroshima, mille fois quinze kilotonnes de TNT, mille fois une bombe qui a fait plus de 140 000 morts.

Ce 1er mars 1954, Lijon émerge brutalement du sommeil : "J'ai écarquillé les yeux. Il y avait une lumière aveuglante. Dehors, j'entendais les cris de ma grand-mère. Elle accusait ma cousine d'avoir mis le feu à la maison. Je suis sortie en courant et je pleurais : j'avais peur du feu. Dehors, la lumière était toujours aussi forte. Les femmes n'arrêtaient pas d'entrer et de sortir de la maison. Et là, j'ai vu la chose tomber du ciel. Elle était grosse, ronde comme un soleil, couleur du soleil. Et il y a eu l'explosion... Enorme. Le sol bougeait, tremblait. Le vent nous a jetés par terre. Nous avions peur, tellement peur. Le vent s'est arrêté. Il n'y a plus eu un bruit, juste le silence. Les yeux nous piquaient comme s'ils étaient pleins de sable. Pourtant il n'y avait pas de vent. Les gens disaient qu'on était attaqués, qu'on allait être tués. Nous nous sommes cachés dans les buissons. J'avais soif. Plus tard, nous avons eu faim. Nous avons mangé. La nourriture était couverte d'une chose blanche, elle n'était pas pourrie mais salie. Avec nos mains, nous avons essuyé la poudre blanche et mangé. La poudre n'avait pas de goût. C'était bon comme d'habitude. Dans l'après-midi, tout le monde est tombé malade. Comme si on était restés au soleil toute la journée, comme s'il y avait eu une insolation générale."

Le ventre tordu par la diarrhée, les habitants de l'îlot courent derrière les buissons pour vomir. Trop malades, les parents ne peuvent aider leurs enfants. Nerja, la soeur de Lijon, a 7 ans : "Je croyais que c'était de la poudre de savon blanc. Ça n'avait pas d'odeur. J'en ai pris et je me suis frotté la tête comme pour un shampooing." Son débarbouillage radioactif provoquera la chute de ses cheveux et de nombreuses brûlures. Son profil de petite fille chauve illustre, depuis, les chapitres des livres japonais consacrés à Castle Bravo.

En milieu radioactif, chaque minute compte. Cinquante et une heures plus tard, toujours hagards, les habitants de l'atoll voient arriver un navire de l'armée américaine. Les militaires évacuent la population. "Ils nous ont dit de monter dans le bateau et de ne rien prendre avec nous. Ils nous ont arrêtés sur la passerelle et ont lancé des morceaux de savon. Ils criaient qu'il fallait qu'on se déshabille, qu'on jette nos vêtements à la mer, qu'ils allaient nous laver au jet d'eau. Ils nous ont donné des serviettes, trop petites. Face à face, tout nus, les gens essayaient de se couvrir."

Encore habitée par le spectacle de ses parents honteux et humiliés par la nudité, Lijon frémit : "Nous sommes arrivés au matin à Kwaj." Kwaj est le diminutif de Kwajalein. C'est sur cette île qu'est installée la base militaire américaine. "Ils nous ont examinés. Ils s'approchaient de nous avec leurs boîtes, on pouvait entendre le bruit, beaucoup de bruit..." Les corps des irradiés font crépiter les compteurs Geiger, utilisés pour relever le niveau de radioactivité.

Nul n'avait voulu tenir compte du vent qui tournait et des poussières radioactives qui risquaient de contaminer la population. Les Américains concèdent la bavure, expliquent qu'il s'agit d'un "accident". "Tout le monde fait des erreurs", disent-ils. Lijon s'étrangle : "Quand tout est planifié, vous n'appelez pas ça une erreur. Peut-être qu'ils pensent que les gens des îles Marshall ne sont pas des êtres humains comme eux. Ils ont bien vu que le vent avait tourné, mais l'opération devait avoir lieu ce jour-là. Compte à rebours, c'était leur plan."

Les scientifiques américains, emmenés par Edward Teller, le docteur Folamour du laboratoire Lawrence Livermore National, creuset de la recherche nucléaire, brûlaient de connaître la force de leur bombe H. Elle leur fera peur. Castle Bravo reste la bombe la plus puissante qu'ils aient jamais osé tester.

Attaché au Département américain de l'énergie (DOE), Neal Palafox est aujourd'hui chargé de la santé des populations irradiées. Jeune docteur, Hawaïen et père de famille affable, Neal porte un héritage écrasant : "Je ne pense pas que c'était de la malveillance, mais c'était cavalier. Ils savaient que le vent avait tourné. C'est un fait. Mais ils ont déclenché le tir. La question de la confiance se pose : pourquoi faire ça ?" Le docteur Palafox suit la santé de Lijon. Elle le considère presque comme un ennemi personnel. Le médecin l'admet : "Je peux lire sur le visage de Lijon et des autres..." "L'accident" ne constitue qu'un épisode des mystifications, exploitations et négligences criminelles qui, dès le début, ont tissé les relations entre les militaires, les scientifiques, les autorités américaines et un peuple du Pacifique sacrifié pour le "bien de l'humanité".


http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/06/22/les-cobayes-du-dr-folamour_1209927_3244.html#ens_id=1209961


http://bridge.over-blog.org/article-33043139.html

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 08:18


Bilderberg: Quelques vérités bonnes à savoir
sur “nos maitres qui nous gouvernent”
 


Par Karl Maddow, contributeur du site SpreadTheTruth.fr

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Tous droits réservés SpreadTheTruth.fr


À l’appui de la thèse qui prétend que le monde est gouverné par une poignée d’individus influents, on peut citer Walther Rathenau (1867-1922) qui écrivait dans le journal autrichien Wiener Freie Presse du 24 décembre 1912 : « Trois cents hommes, dont chacun connaît tous les autres, gouvernent les destinées du continent européen et choisissent leurs successeurs dans leur entourage ». Et Disraëli (1804-1881), de renchérir dans « Coningsby » : « Le monde est gouverné par de tout autres personnages que ne se l’imaginent ceux dont l’oeil ne plonge

pas dans les coulisses ».

 

Depuis, les choses n’ont pas changé. Trois groupes, dont l’existence est connue, sauf bien sûr du grand public, mais dont les buts réels et les stratégies sont soigneusement tenus secrets en dépit de quelques fuites, sont les maîtres d’oeuvre d’une transformation radicale de la géopolitique mondiale : Le groupe Bilderberg créé en 1954 qui compte 120 participants environ, la commission Trilatérale, qui oeuvre depuis 1972 et qui en compte 300, et le CFR (Council on Foreign Relations) composé de 2700 américains, qui a été créé le premier en 1927. Un personnage central tient un rôle prépondérant dans ces trois organisations. Il s’agit du banquier David Rockefeller, sans conteste l’homme le plus puissant et le plus influent de la planète. Mais gaffeur à l’occasion. Il a laissé échapper quelques phrases qui dévoilent le but réel de ces organisations : l’établissement d’un gouvernement mondial totalitaire. Citons-le à deux occasions :

« Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire ». (David Rockefeller dans Newsweek International du 1er février 1999.)

 

« Nous sommes reconnaissants envers le Washington Post, le New York Times, Time Magazine et d’autres grands journaux, leurs directeurs ayant participé à nos rencontres et ayant respecté la promesse de discrétion pendant près de 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre Plan pour le Monde toutes ces années durant si les projecteurs avaient été braqués sur nos activités.

 

Le Monde est maintenant plus sophistiqué et plus préparé à accepter un Gouvernement Mondial. La Souveraineté Supra-Nationale d’une Elite intellectuelle et de banquiers est sûrement préférable au principe d’Autodétermination Nationale des peuples, pratiquée tout au long de ces derniers siècles ». David Rockefeller (Discours à la Commission Trilatérale en 1991).

 

Le groupe Bilderberg constitue, comme l’OTAN, et depuis sa création, l’influence la plus forte des Etats-Unis sur l’Europe. Un comité directeur composé d’Henry Kissinger, de David Rockefeller et d’un représentant choisi parmi les nations les plus puissantes, décide de l’ordre du jour pour chaque conférence et choisit les invités. Certains invités sont quasi permanents, les autres changent au fil des ans. Quatre-vingt pour cent environ des participants sont européens, les autres sont américains. Bien qu’il n’y ait aucun membre officiellement, les participants américains au groupe Bilderberg sont en général des membres du CFR, exclusivement américain, ou de la Trilatérale, qui regroupe les élites de l’Europe, des Etats-Unis et du Japon.

 

Les conférences de ce groupe ont commencé en 1954 à l’hôtel Bilderberg qui lui a légué son nom, à l’initiative du Prince Bernhard des Pays-Bas, actionnaire principal de la très riche et très puissante Société Générale de Banque de Belgique, et ex-SS nazi, qui dût démissionner en 1975 à la suite du scandale provoqué par l’affaire Lockheed. Sa fille, la Reine Béatrix, la femme la plus riche au monde, prend part à presque toutes les réunions. La Société Générale de Belgique, bien qu’elle ne soit pas la seule banque à faire partie du Bilderberg, est très bien représentée par la Reine Béatrix et Étienne Davignon, qui siège à la direction de cette banque, en plus d’occuper des postes prestigieux dans d’autres grandes sociétés et d’avoir été, un temps, Vice-Président de la Communauté Européenne.

 

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Bien qu’Henry Kissinger, George Robertson, Conrad Black, la Reine Beatrix des Pays-Bas, James Wolfenson et David Rockefeller soient présents aux conférences, le groupe Bilderberg prend grand soin de n’avoir aucune couverture médiatique. Les rencontres du Bilderberg, qui regroupent chaque année pendant trois jours les élites du monde entier, se font sous couvert de prétextes futiles. En 2000, elle était présentée comme un tournoi international de criquet ! Les hôtels qui abritent le Bilderberg sont gardés par les services secrets, MI6 et CIA en tête. Les plus grands organes de la presse mondiale participent aux réunions, sans en faire écho dans leurs journaux. Aucun rapport n’est écrit, toutes les communications se font oralement. Tous ceux, peu nombreux, qui ont laissé transpirer même l’information la plus anodine sur les travaux du groupe Bilderberg, ont été évincés.

http://bridge.over-blog.org/article-33043139.html

liste complète




La réunion secrète des milliardaires  

 

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting]. 


À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. » 
 

 

Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. » 

 
Pour lire tout l'article

http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14079
http://www.marcfievet.com/article-33067540.htmlhtt


Sur ce site :

Bilderberg 2009

Le TPIY, Florence Hartmann et le génocide en Bosnie-Herzégovine

Analyse du discours de Nicolas Sarkozy par Arnaud Montebourg

L'Occident,à bout de ressources,mobilise les internautes contre l'Iran!

Versailles, de Louis XIV à Sarkozy 1er - Par Eva R-sistons

Vers un «empêchement» du chef de l'Etat ?

Iran: La bataille pour la République islamique

La Sarkozie s'attaque aussi aux animaux

RSA : 1,6 million de personnes ne sont plus couvertes par la Sécu

Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela liste complète



_______________________________________________________________


Merci a MD pour cette info ! Le scénario est d' une limpidité déconcertante! Serez vous ce mouton qu'ils souhaitent piquer? Sly

Dans son précédent numéro, LIESI évoquait la rencontre du Groupe Bilderberg à Athènes et s’interrogeait sur les intentions du cartel bancaire à propos de « la grippe porcine ». Finalement, des éléments de réponse furent donnés par le journaliste d’investigation Jim Tucker. Selon ses sources, le comité exécutif du Groupe Bilderberg a annoncé aux « invités » que le monde devait s’attendre à la création d’un « ministère mondial de la santé » et d’un « ministère mondial des finances ».

C’est Carl Bildt, ancien Premier ministre suédois et membre régulier du Groupe Bilderberg qui « a prononcé un discours prônant la transformation de l’Organisation Mondiale de la Santé en un ministère mondial de la santé, et la conversion du Fonds Monétaire International en un ministère mondial des finances, les deux ministères seront placés sous les auspices des Nations Unies ». Voilà donc les deux premiers ministères émergents du Gouvernement Mondial embryonnaire, annoncé par le président Sarkozy… pour 2009.


Dans le même temps, en Russie, la rédaction de Gazeta.ru écrit : « La grippe qualifiée de "porcine" pour le grand public n’est pas plus dangereuse pour la santé de l’homme que les autres types de ce virus. La panique causée par cette maladie constitue au contraire un habile moyen de distraire les gens de la crise, une bonne source de profit pour les compagnies pharmaceutiques et les services vétérinaires, ainsi qu’un excellent prétexte pour permettre aux autorités d’introduire des mesures protectionnistes. […] Dans un monde globalisé, la panique est depuis longtemps devenue un puissant levier politique et financier. […] Les Etats et les médias exploitent à la perfection un trait de la psychologie humaine qui consiste à refouler les problèmes locaux au profit de problèmes globaux » .


Au moment où, selon les médias, le Japon devient la nouvelle inquiétude de l’Organisation Mondiale de la Santé, la directrice générale de cette dernière, la Chinoise Margaret Chan, réunissait à Genève une trentaine de fabricants de vaccins, dont Novartis , Sanofi, Solvay et GSK. Objectif assigné à ces entités contrôlées par les familles du cartel bancaire : produire 4,9 milliards de doses de vaccin contre la grippe A en un an, soit 94,3 millions de doses par semaine.

Or, dans l’interview qu’il accorda avant de décéder, Aaron Russo rappelait cette confidence que lui fit N. Rockefeller : « – Le journaliste : On l’a bien compris, ils ont cherché à vous recruter en vous donnant quelques détails sur leur plan. Pour eux, la guerre contre le terrorisme est le moyen d’imposer tacitement une dictature. Après, ils passeront à l’étape suivante : le marquage de l’humanité au moyen d’une « puce ».

A ce sujet, vous dites qu’ils vous ont fait cette proposition : si l’on vous recrute, la puce que l’on vous imposera vous identifiera comme l’un des nôtres, ce qui vous évitera bien des tracasseries. Vous seriez intouchable. Est-ce cela ? –

Oui, c’est effectivement arrivé. Vous avez parfaitement compris le message qu’ils m’ont fait passer si j’acceptais d’être recruté. […] » Il est aujourd’hui incontestable que nous sommes passé à l’« étape suivante » : le projet de marquage de l’humanité au moyen d’une puce et réalisé dans les conditions d’une crise économique, financière, sociale et sanitaire .

Comment ?

Par l’injection, selon un PROTOCOLE spécial , d’un vaccin contenant la fameuse « puce ». Injection pouvant être organisée mondialement par le « MINISTERE mondial de la santé » du Gouvernement Mondial embryonnaire, sous contrôle du cartel bancaire... Il est bien normal que les personnes souhaitant réaliser des projets aussi macabres ne soient pas désireuses de faire la une des grands journaux ! La préparation de cette seconde étape – lire l’effondrement du secteur bancaire mondial – par le cartel bancaire, est actuellement masquée par la remontée des indices boursiers, destinée à générer un sentiment d’euphorie.

Selon la source bancaire qui nous a annoncé la « reprise printanière » – ce qui s’est produit avec une exactitude déconcertante –, le cercle d’initiés chapeautant l’exécutif du Groupe Bilderberg a besoin de cette euphorie pour préparer le prochain effondrement, lequel sera « très brutal ».

Sur le blog de Sly  

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 20:26



Honteux ! Le cancer de la colonisation, cette plaie inhumaine, est traitée d'une manière scandaleuse sur les chaînes de France-Télévisions !

France 2 au Journal de 20 h (Pujadas) montre un Sarkozy radieux en recevant le Premier ministre israélien, faucon, extrémiste, fanatique,  mais pas une seule image sur l'un des pires drames de notre temps ! Lorsque France 2 n'était pas... colonisée, c'est le cas de le dire, par les néo-sionistes qui pullulent aujourd'hui, le grand Charles Enderlin, ce journaliste probe, honnête, impartial, envoyait régulièrement des reportages sur la situation dans la région, et nous pouvions entrevoir la souffrance des Palestiniens. Aujourd'hui, black-out complet ! Lorsqu'on montre la souffrance, c'est celle des Israéliens, quand enfin il leur arrive de recevoir un engin artisanal sur leur sol, et les caméras sont braquées sur les visages apeurés des citoyens juifs. En revanche, quand l'Actualité met en avant la tragédie palestinienne, et que FR2 ne peut plus faire autrement, il montre des sihouettes, ou des bâtiments, mais jamais de visage, jamais d'émotions ! Il suffit de voir le traitement ignoble de la question palestinienne sur cette chaîne, avec un Darmon comme directeur du Service politique, pour comprendre que les accusations de communautarisme sont totalement fondées sur ce média de désinformation et de propagande. La France est avilie avec des chaînes comme celles-là. Et c'est ainsi que nos médias sont lanterne rouge en Europe !



Quant à FR3, que se passe-t-il ? Cette chaîne faisait encore il y a peu preuve d'une relative liberté, or voici qu'au Journal du Soir, nous avons eu droit à un reportage abject sur la colonisation, montrée sous son jour le plus souriant, reportage justifiant, finalement, cette infâmie ! Je n'ai même pas pu prendre des notes, j'étais tellement abasourdie, sonnée, par les images, que je suis restée pétrifiée ! Aucun mot sur l'injustice, l'illégalité, la violence de la colonisation ! Et par exemple, les oliveraies - source de revenus des Palestiniens - sont arrachées, ou transplantées, les gamins sont tabassés et torturés, la vie des Palestiniens  est invivable !  Même l'eau est détournée, confisquée, ou polluée pour empoisonner les malheureux habitants !





Avec ce reportage, FR3 a atteint un sommet dans l'ignominie. Signe d'un renouvellement du personnel ? Tout autour de moi, la désaffection à l'égard des médias se propage rapidement. La publicité émigre sur Internet, et un jour, à force de désinformation, la presse, comme la télévision, seront privées de leurs recettes. Je ne voudrais pas être à leur place : Un avenir très sombre leur est promis. Tant pis pour eux. Tant mieux pour nous ! On sera débarrassés de l'infâmie...

Eva R-sistons à l'intolérable

TAGS : Palestiniens, Israël, FR3, FR2, France-Télévision, colonisation, publicité, médias, Pujadas, Darmon, Charles Enderlin, communautrisme...



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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 20:07



Nommé il y a peu par le nouveau président de Radio France Jean-Luc Hees, Philippe Val n'est visiblement pas le bienvenu à France Inter : tout du moins chez les syndicats.
 
Dans un communiqué, le SNJ (syndicat le plus puissant de la station) se dit en effet "inquiet" de sa nomination, et estime que "l'image" de la station pourrait "pâtir" de l'arrivée de Val.
 
Notamment car son image d'éditorialiste n'est, toujours selon le syndicat, pas forcément compatible avec sa fonction administrative. Le SNJ, qui avoue ne pas connaître exactement le projet rédactionnel de Phillipe Val, ajoute qu'il est préoccupé par les "premiers bruits" concernant les nouvelles grilles entendus dans les couloirs de la station.
 
De son côté, SNJ-FO affirme que les journalistes doivent pouvoir faire valoir leur "clause de conscience", clause qui autorise les journalistes à quitter leur entreprise contres des indemnités de licenciement s'ils estiment que la ligne éditoriale à changé.
 
"Certains journalistes ne partagent pas les doctrines ou les opinions que Philippe Val a véhiculées dans son passé professionnel. La ligne éditoriale de France Inter ne peut que s'en trouver radicalement modifiée», a déclaré SNJ-FO. SNJ-FO a également fait savoir qu'il travaillait avec ses avocats "sur cette notion entièrement nouvelle pour les journalistes du service public".
 
 Et tout comme le SNJ, SNJ-FO note le fait que Philippe Val aurait en coulisse "déjà pris des décisions, avant même sa nomination officielle, pour modifier des rendez-vous d'antenne".




http://ici-berlin.over-blog.com/article-32849226.html

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:42


Daniel Mermet

Mermet critique, toujours dans l'humour, la façon dont Val est arrivé à la tête de France-Inter

France Inter: Val mal accueilli


La bataille commence. Daniel Mermet, présentateur du monument Là-bas si j'y suis sur France Inter, s'en prend, dans une lettre ouverte publiée sur le site Bakchich, au nouveau directeur de la station, Philippe Val. Avec ironie, il souhaite la bienvenue à son chef et se moque de la nomination d'un homme qui "tutoie nos plus brillantes personnalités, de BHL à Carla Bruni".

Philippe Val prend la présidence de France Inter ce jeudi, et déjà des mots doux de ses nouveaux employés viennent l'accueillir. Sans surprise, c'est Daniel Mermet, présentateur de l'émission d'opinion
Là-bas si j'y suis
, qui s'y colle. Le journaliste, détenteur de son programme, qu'il juge lui-même "modeste et génial", depuis 1989, s'oppose depuis longtemps à l'ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo. Il avait notamment pris fait et cause pour Siné dans l'affaire qui l'opposa à Philippe Val, et a toujours contesté ses opinions: sur le référendum sur le traité européen (Mermet était une des voix du non, Val a consacré une longue série d'éditos pour le oui), sur le conflit palestinien, sur Bernard-Henri Levy, sur Nicolas Sarkozy, etc.

Dans une lettre de bienvenue pleine d'ironie, publiée jeudi 18 juin sur le site Backchich, Daniel Mermet dit tout le bien qu'il pense de Val, un "penseur reconnu de l'élite médiatique", qui "tutoie nos plus brillantes personnalités, de BHL à Carla Bruni", "une conscience, un visionnaire, et un penseur engagé face aux grands défis de notre temps", un homme "que l'historien Alexandre Adler compare à Emile Zola. Et pourquoi pas à Voltaire, Spinoza, Albert Londres ou Albert Einstein?". On l'a compris Mermet se moque. Notamment parce que l'ancien rédacteur en chef de Charlie honnit ce que le journaliste de France Inter appelle en rigolant un "gauchisme moisi, souvent entaché d'antisémitisme et d'islamo fascisme".

L'émission déprogrammée?

Mermet critique, toujours dans l'humour, la façon dont Val est arrivé à la tête de France Inter. L'homme, qui "a pleinement réussi à évoluer avec pragmatisme du côté du manche", explique l'homme de radio, a été imposé par Jean-Luc Hees, dont l'arrivée a été fortement souhaitée par Nicolas Sarkozy. Or, Philippe Val ne cache pas son amitié avec Carla Bruni-Sarkozy. "Humides de reconnaissance, les collaborateurs de France Inter n'ont pas encore trouvé les mots pour remercier le Président Sarkozy pour leur avoir choisi un tel chef, et c'est plein d'entrain et de confiance qu'ils s'apprêtent à lui faire la fête. Tout comme l'équipe de 'Là-bas si j'y suis' qui, un petit bouquet de fleurs à la main, trépigne d'impatience", écrit le présentateur de l'émission.

Pourquoi tant de haine? Parce que les deux hommes se sont souvent amusés à se critiquer et à se répondre l'un dans ses émissions, l'autre dans des chroniques qu'il tenait dans la matinale d'Inter. Mais aussi parce que Daniel Mermet est depuis longtemps sur la sellette. En 2006, le programme culte a été forcé de changer de plage horaire. Alors diffusé chaque jour de la semaine de 17h00 à 18h00, l'émission prend la tranche 15h00-17h00, ce qui lui aurait fait perdre 200 000 fidèles, affirme Mermet, qui dénonce la volonté de lui nuire affichée par la direction de la station. Et depuis cet épisode, l'animateur, comme ses "auditeurs modestes et géniaux" (AMG dans le langage de l'émission), sont persuadés que l'émission va être déprogrammée tôt ou tard. Vendredi, Là-bas si j'y suis passera pour la dernière fois de l'année à l'antenne, sans être assurée d'être programmée à nouveau à la rentrée. Et Mermet est certain que Val n'hésitera pas à lui donner le coup fatal. Avec ce texte, le journaliste mobilise déjà ses auditeurs.

Source LeJdd.fr

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:22
L’ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes


Le 23 juin 2009




Les États-Unis n'ont pas de leçons à donner à personne sur cette planète. Ils ont causé des torts irréparables à l'ensemble de l'humanité et continuent de dicter les règles de conduite de la gouvernance mondiale en fonction de leurs intérêts. Ils livrent une guerre permanente contre ceux qui s'opposent à ces règles et c'est ce qu'ils font en regard de l'Iran. Les réactions vives de la part des Occidentaux face aux résultats des élections présidentielles iraniennes et les déclarations répétées de fraude et d'injustice ont pour objectifs de déstabiliser le pays et créer les conditions pouvant permettre de justifier une intervention armée. 
 

Dans le contexte géopolitique actuel du Moyen-Orient, une telle opération semble de plus en plus probable, car le contrôle de la république islamique a été inscrit dans l'agenda des interventions militaires des États-Unis depuis plusieurs années. Il ne faut pas oublier que des plans de guerre contre l'Iran ont été préparés et, comme nous l'avons déjà mentionné (http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533 ), il suffit de créer le momentum favorable au déclenchement des hostilités et une guerre de propagande contre le régime iranien est certes le moyen d'y arriver assez facilement. La présence fictive des armements de destruction massive en Irak a, en effet, facilité grandement la préparation de cette guerre d'occupation enclenchée en 2003.  

Si la réélection du président de l'Iran est effectivement le résultat d'une fraude, il revient aux Iraniens d'identifier les moyens pour faire valoir leurs droits les plus fondamentaux en cette matière et ce n'est certes pas l'affaire des pays occidentaux dont les démocraties ont été plutôt chancelantes depuis quelques années de suggérer les actions à poser.

 

Le Moyen-Orient. Une véritable poudrière 

Il est certain que l'on souhaite la paix pour l'Iran comme pour tout l'ensemble du Moyen-Orient. Malheureusement, la situation générale semble de plus en plus apparentée à une poudrière. En 1991, lors de la guerre du Golfe, les pays du Moyen-Orient étaient grandement militarisés avec la présence de près de quatre millions d'effectifs en armes, 23 355 chars d'assault et plus de 3 400 avions de combat. Aujourd'hui, les effectifs sont à peu près les mêmes, mais les équipements seraient beaucoup plus importants sur le terrain avec 45 000 véhicules de combat et 4 130 avions bombardiers (14,7% du total mondial) (http://www.strategypage.com/fyeo/howtomakewar/databases/armies/m.asp).

 Tous ces éléments ont été interprétés comme étant nécessaires afin de maintenir un équilibre stratégique dans la région tout en s'assurant de la suprématie militaire d'israel. Une grande partie de ces dispositifs ont été utilisés au cours des guerres qui ont sévi dans la région au cours des vingt dernières années en causant des dommages considérables dans les sociétés affectées : «
Douze mille milliards de dollars, c’est la somme exorbitante perdue suite aux guerres qui ensanglantent l’ensemble du Moyen-Orient depuis 1991. Ce constat chiffré fait partie d’une étude inédite qui a été présentée vendredi 23 janvier dernier au Palais des Nations par le Centre de politique de sécurité de Genève» (
http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054).
 

Au cours des dernières années, l'Iran a augmenté considérablement ses forces militaires à l'instar des autres puissances de cette région comme la Turquie et l'Égypte. L'Iran disposerait maintenant de 350 avions de combat dont certains peuvent parcourir jusqu'à 3 000 kilomètres sans avoir besoin de ravitaillement et les Israéliens considèrent que la république islamique constitue une menace grandissante à leur sécurité, puisque Israel se situe à 1 000 kilomètres de l'Iran (http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-667205-liran-dit-posseder-des-avions-de-combat-capables-de-voler-3000-km.php ).

Cette crainte devient une phobie quand on leur fait croire que ce pays dispose déjà d'armements nucléaires.
 
 

Le surarmement de cette région, des tensions interétatiques qui s'accroissent et une campagne de déstabilisation de l'Iran peuvent être des éléments déclencheurs d'opérations militaires pouvant embraser toute la région. Il importe de se rappeler que les deux tiers des réserves mondiales de pétrole se trouvent dans cette région et que cette denrée est encore essentielle pour le fonctionnement des complexes militaro-industriels de la planète. Des intérêts cruciaux sont en jeu et il est facile de comprendre que rien n’est négligé pour les sauvegarder. 

 

Références 

AFP. 2008. L'Iran dit posséder des avions de combat capables de voler 3000 km. Cyberpresse. Le 17 août 2008. En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-667205-liran-dit-posseder-des-avions-de-combat-capables-de-voler-3000-km.php 

BLUM, William. 2009. La grande, internationale, démoniaque et vraiment effrayante menace iranienne. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 9 juin 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13909 

DUFOUR, Jules. 2007. Le réseau mondial des bases militaires américaines. Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d'un filet qui emprisonne l’humanité. Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 avril 2007.

En ligne: 
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DUF20070409&articleId=5314 
 

DUFOUR, Jules. 2009. Une guerre mondiale au secours de l'Empire américain. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 3 mars 2009.

En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533  

DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 mai 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13162  

PETRAS, James 2009. Iran : le bobard de l’ « élection volée »

La réalité de classe et la propagande impériale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 juin 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14037 

Strategy Page. Armed forces of the World Database. Middle East Nations.
Strategy Page :
http://www.strategypage.com/fyeo/howtomakewar/databases/armies/m.asp 

VANN, Carole. 2009. Le prix des guerres au Moyen-Orient. Tribune des droits humains
En ligne :
http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054 
 


 

 
Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14059

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  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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