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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:07

 

Révélateur. J'ai entendu Haziza, ce pilier des Chaînes Parlementaires, insister, lors d'une Conférence de Presse de Nicolas Sarkozy, sur la guerre contre l'Iran. On sentait qu'il brûlait de voir le pays de son coeur, israël, attaquer l'Iran, et la France, le soutenir ! Ce n'est pas le rôle d'un journaliste d'inciter à la guerre et de soutenir un pays, il doit être NEUTRE (eva)

 

 

 

 


Débat en 2008 sur Radio J entre Frédéric Haziza et un membre de la LDJ.

Extrait plus long de l'émission ici : http://www.dailymotion.com/video/x5z9yg_frederic-haziza-vs-ldj_news
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:00

 

Mali :le bruit des bottes qui commence
Mireille Fanon-Mendes-France

lundi 26 novembre 2012, par Comité Valmy


Qu’y-a-t-il sous le bruit des bottes qui commence à se faire entendre au Mali ?

L’écoute attentive du discours des deux candidats à la présidence des Etats-Unis confirme l’orientation stratégique de déclencher une nouvelle guerre, aux conséquences totalement imprévisibles, contre l’Iran. Dans ce but, l’establishment américain et ses médias n’hésitent pas à instiller l’idée que ce pays est sur le point de finaliser la bombe nucléaire et dès lors serait un danger pour l’ensemble du monde mais particulièrement pour l’Etat d’Israël, dernier rempart moyen-oriental d’un Occident dont l’influence se contracte irrésistiblement et dont le modèle libéral est entré dans une crise terminale.

Les Etats-Unis, qui se posent en gardien de la paix et de la sécurité internationales, ainsi qu’on a pu le voir en Irak où leur intervention a été imposée à la communauté internationale par le mensonge, en Afghanistan où celle-ci a été justifiée au nom de la démocratie et contre la situation faite aux femmes, ont bien l’intention d’attaquer l’Iran dès que leur calendrier sera en cohérence avec celui de l’Etat d’Israël. Mais entretemps Washington ne perd pas de vue son objectif principal : contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète. Et dans ce conflit encore feutré mais qui pourrait se transformer en guerre chaude, l’Afrique est le continent de tous les enjeux. Le rapport « Horizons stratégiques[1] » publié par le Ministère français de la Défense, avril 2012, anticipe cette éventualité et s’inquiète du face-à-face Chine-Etats-Unis « enfin, sans conduire à une logique bipolaire, le format de la relation sino-américaine devient, qu’on le souhaite ou non, l’enjeu de la gouvernance de demain ».

C’est bien sous cet angle que doit être évaluée la situation du Mali et les menaces d’intervention américano-françaises. Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse. Le Mali devient, dans ce jeu géostratégique, otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens de porter partout la guerre sans fin de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation. Les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme en répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient

I/ Les Etats-Unis et Africom

La première étape pour les Etats-Unis qui avaient compris que l’ancienne puissance coloniale de l’Afrique francophone, la France, n’avait plus les moyens de jouer le rôle de soutien et de protecteur effectif des transnationales implantées pour capter les ressources naturelles indispensables à leur domination économique, était d’implanter des bases Africom[2]. Il y a 6 ans, les Etats-Unis, par le biais d’Africom, ont décidé d’un cadre militaire spécifique au continent afin de faciliter sa mise sous tutelle. Les Etats-Unis ont étoffé leur présence militaire, notamment par des bases plus ou moins secrètes sur l’ensemble du continent. C’est ainsi qu’Africom a commencé son installation au Mali par des programmes de formation à l’intention de quelque 6 000 soldats de l’armée malienne, dans l’incapacité de contrôler le territoire parce qu’insuffisamment formés et armés.

Sous couvert d’une opération « Creek Sand », des militaires et des entrepreneurs américains sont arrivés au Mali pour des missions de renseignement. Par ailleurs, dès 2009, le Pentagone avait envisagé l’intégration dans l’armée malienne de commandos américains[3] mais aussi le survol du territoire par des avions de surveillance ressemblant à des avions de transport civil, mais cela a été abandonné. Enfin au moins partiellement[4], puisqu’en avril dernier, six personnes, dont trois soldats américains accompagnés de trois ressortissantes marocaines, ont trouvé la mort à Bamako lorsque leur 4×4 a plongé dans le fleuve Niger. Que faisaient-ils là ? Officiellement, les Etats-Unis avaient annoncé avoir suspendu toutes relations miliaires avec le gouvernement malien, à la suite du coup d’Etat du mois de mars.

Cet accident semble fortement confirmer le contraire : au nord Mali, des unités d’élite, investies secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi, étaient bien présentes et le sont probablement encore.

II/ Une intervention militaire au Mali

La seconde étape consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention au nord Mali au nom de la démocratie et de l’ordre constitutionnel, du patrimoine culturel mondial mis en péril par des terroriste islamistes et de la souffrance des populations, qui, rappelons-le, paient le prix fort de tout conflit interne ou importé par ceux qui veulent imposer leur loi. Ces raisons méritent questionnement.

Sont à la fois mis en avant la situation humanitaire des populations du nord et du sud mais ne peut être omis que de nombreux partenaires, dont l’Union européenne, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, la France[5] et des institutions financières ont décidé, au lendemain du coup d’Etat, de suspendre leurs aides au Mali précipitant l’ensemble de la société malienne dans une pauvreté encore plus grande ; cet « embargo » financier a été renforcé par un « embargo » politique. L’Organisation internationale de la Francophonie[6] a suspendu le Mali dès le 30 mars ; l’Union Africaine[7] dès le 23 mars et la CEDAO dès le 27 mars. Il aura fallu la quasi-certitude d’une intervention militaire pour que certaines instances reviennent sur leur décision de bannir le Mali de leur communauté internationale.

Le Président Hollande, quant à lui, revendique son droit à délivrer les otages –cela semble compter bien peu- mais surtout à protéger les intérêts français. Pour mieux faire accepter une intervention militaire, il cache des intentions néocoloniales partagées derrière le besoin d’une intervention pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde[8] ». Certes, l’Islam radical – désigné globalement et sous nuances par le terme « terrorisme » pour conditionner l’opinion – dispose de bases dans le Sahel, sur les routes du pétrole, du gaz et de l’uranium, mais ne soyons pas naïfs, son émergence et sa consolidation ont bien été favorisées – notamment par les Saoudiens et les Qataris – pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains. Cette consolidation des positions des fondamentalistes correspond au vide institutionnel que l’Etat malien déliquescent a laissé s’installer dans la région. Les Jihadistes font la loi et assurent une sorte de service public (par la distribution d’eau, de vivres et de médicaments) là où des potentats disposaient de manière régalienne du réel pouvoir d’Etat. La lutte contre le terrorisme est l’argument rhétorique pour justifier la mise sous tutelle du Mali et faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde dont les multinationales veulent s’arroger le monopole. On ne peut, bien sûr, ignorer que nombre de citoyennes et de citoyens maliens souhaitent, eux aussi, la fin de l’Islam radical et des exactions qui l’accompagnent sur leur territoire.

Les Maliens, dans leur ensemble, désirent vivre en assumant leur droit à l’autodétermination, leur droit à disposer pleinement de leurs ressources naturelles et leur droit à choisir librement leur représentation politique sans qu’un pays, ancien ou futur colonisateur, vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la « responsabilité de protéger » et/ou de la démocratie mais surtout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Le Président français n’hésite pas, pour se doter d’une « légitimité » moins discutable et pour convaincre les derniers récalcitrants, à affirmer qu’il s’agit de « casser un processus fondé sur le trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région[9] (…) ». Mais qui contrôle et à qui profite exactement le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains ?

Le Mali ne possède pas d’armes de destruction massive mais sur son territoire se retrouvent tous les ingrédients pour que les Occidentaux s’autorisent à intervenir au nom de ce qu’ils considèrent comme leur mission depuis l’époque où ils ont foulé, pour la première fois, d’autres terres que les leurs. Leur mission imprescriptible et immuable est de « sauver leur monde » ; la lutte de la Civilisation (ou de l’Axe du Bien) contre le terrorisme est une des nouvelles dénominations du crédo impérialiste. Et comme le veut l’usage, le moyen d’imposer les lumières et la Civilisation, par essence, est la guerre…

Le rapport « Horizons stratégiques[10] » permet de constater que, d’une part, même si le Président de la France change, les relations coupables de la Françafrique perdurent, le néocolonialisme vit encore de beaux jours. Une fois élu, rien ne change alors que le candidat Hollande avait claironné, durant sa campagne, qu’il allait tout changer. D’autre part, ce rapport pointe un possible affaiblissement de la sphère occidentale ce qui renforcerait encore plus le besoin en sécurité globale « dont les Etats-Unis continueraient d’assurer la maîtrise d’ouvrage (…) » avec « la possible émergence d’un référentiel unique en matière de contrat opérationnel et, surtout, un processus décisionnel maîtrisé de plus en plus étroitement par les États-Unis ». En toute objectivité, les rédacteurs du rapport, envisagent qu’ « indirectement donc, l’autonomie de nos décisions relatives à notre environnement international de sécurité pourrait être régulièrement mise à l’épreuve d’ici 2040 », particulièrement si « un retrait de la présence militaire américaine en Europe » n’était « pas suivi d’une stratégie concertée entre Européens sur les modalités de la sécurité du continent » ce qui « aurait des effets néfastes pour la stabilité de la région ».

III/ Construction d’une alliance militaire

Se pose, à l’heure actuelle, la question des alliances pour mener cette guerre dont les premières victimes seront les Maliens eux-mêmes, mais aussi les Mauritaniens, les Nigériens, les Burkinabais, les Algériens avec des conséquences évidentes pour les Guinéens, les Ivoiriens et les Sénégalais. Autant dire que toute l’Afrique sahélienne et de l’ouest pourrait s’embraser et s’enfoncer dans une guerre sans fin à l’instar de celles menées en Irak et en Afghanistan.

La CEDAO, malgré les orientations bellicistes qui lui sont dictées par ses mentors parisiens, n’a ni les moyens humains ni matériels pour mener une intervention lourde et complexe. Sous forte influence, pour ne pas dire sous la conduite directe, de l’ex-métropole, elle a donc recherché un soutien extérieur, obtenu à l’issue du vote à l’unanimité de la Résolution 2071 adoptée par le Conseil de sécurité, considérant notamment que « la situation au Mali constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales » et qui « se déclare prêt à donner suite à la demande des autorités de transition maliennes qu’une force militaire internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali ». Reste à savoir qui participera à cette force internationale qui à terme devrait, selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, « élaborer une stratégie globale portant sur les problèmes transfrontaliers du Sahel : les armes, les réfugiés et le terrorisme » ?

Afin de délimiter les contours de cette force, le gouvernement transitoire du Mali a, maintenant un peu moins de 45 jours pour définir, en liaison avec ses partenaires de la CEDAO et de l’Union africaine, un « concept d’opération » – conditions concrètes de l’aide extérieure, modalités du déploiement sur le terrain, forces venant de différents pays. Ce n’est qu’à l’issue de ces 45 jours, qu’une autre résolution autorisera le déploiement de la force.

La réunion, tenue dans le cadre du Conseil européen -18 et 19 octobre à Bruxelles-, semble avoir précisé le cadre de cette force qui devrait prendre modèle sur l’Amisom- mission de l’Union africaine en Somalie- qui, soutenue par l’European Union Training Mission Somalia -EUTM Somalia- aurait contribué à arrêter les jihadistes Chebabs en Somalie. Il s’agit là d’une interprétation optimiste, même si les Chebabs somaliens sont en recul, la guerre dure en Somalie et la paix n’est pas à l’ordre du jour, le pays est toujours en état de guerre civile.

Il est, dès lors, pour le moins curieux de se revendiquer d’un modèle qui n’a pas fait ses preuves et dont la fin de la « formation » ne prendra effet qu’en décembre 2012, date à laquelle près de 3 000 soldats somaliens auront été formés par quelque 675 instructeurs européens.

La mission de formation au Mali – Micema – 3 000 hommes environ – devrait contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes et se trouver sous mandat de l’Union africaine et de l’ONU. La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont accepté d’y participer, l’Italie, la Belgique aussi, l’Allemagne vient de se décider ; seuls la Pologne et les pays nordiques font encore attendre leur décision.

Mais il est bien évident que la force de la CEDEAO avec ou sans l’appui logistique de l’OTAN ne suffira pas. Dans l’appel des acteurs, sur ce champ martial un des protagonistes essentiels semble renâcler.

IV/ Une inconnue de taille

Il reste en effet une inconnue de taille et dont dépendent l’entrée et l’issue de cette guerre : l’Algérie va-t-elle accepter de participer à cette force ? Jusqu’à présent, elle a refusé toute intervention militaire hors de ses frontières. De plus les Algériens qui connaissent bien la région et les autres acteurs estiment que 3000 hommes, dans un théâtre d’opérations de plus de 8 000 kilomètres carrés et face à une guérilla déterminée et soutenue par les populations Touaregs, sont loin de constituer une force suffisante. Il est indispensable pour les Algériens d’identifier précisément les groupes de guérilla et d’établir une distinction nette entre subversion jihadiste, incarnée par le Mujao et Aqmi, et le groupe militaro-politiques, Ançar Eddine et Mnla, qui ont un réel ancrage dans les populations locales. Dans une optique de guerre indifférenciée, l’adversaire mènera une guerre d’usure qu’il gagnera à coup sûr contre une formation militaire telle que la pense la CEDEAO, qui ne connaît pas, non plus, le terrain saharien. Les groupes armés s’appuieront sur la population locale, des Touaregs, pour qui une armée africaine équivaut à une force d’occupation étrangère. A l’heure actuelle, l’Algérie, après avoir pondéré son avis, accepterait[11], selon le très influent service de renseignement algériens, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), d’offrir un appui logistique à la future force africaine d’intervention dans le nord du Mali.

L’Etat algérien entretient de bons rapports avec les Etats-Unis mais sait aussi qu’il suscite la convoitise à cause de ses propres ressources et de sa position géographique qui ouvre les portes vers le Sahel avec ses richesses énergétiques et son potentiel souterrain.

L’Algérie se montre hésitante mais il n’échappe à personne que dans la région, c’est le seul Etat, disposant d’une armée puissante et équipée, capable d’envisager une confrontation de longue haleine avec les rebelles, même si elle sait que cela reste risqué. Dès lors, ceux qui s’auto-désignent comme « communauté internationale », essentiellement les Occidentaux du G5 (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne et France), s’impatientent, au premier chef la France et le fait savoir.

V/La fabrication de l’ennemi de l’intérieur

Pour ne pas être exclue des richesses à prendre et qu’elle n’a pas su garder mais aussi pour montrer sa participation active à l’Axe du Bien tel que pensé par George W. Bush, la France, après avoir œuvré en vue du vote de la résolution 2071, mène, sur son propre territoire, une guerre multiforme contre les terroristes, les jihadistes, les islamistes fanatiques…Et qui parfois à la lumière des « unes » de certains hebdomadaires ressemble ni plus ni moins à une guerre contre l’Islam, prolongement et succédané de la guerre perdue d’Algérie. Une guerre policière mais aussi idéologique, psychologique très lourdement médiatique.

Dans ce combat oblique où l’ennemi n’est pas seulement le terroriste armé mais celui qui proclame sa différence, la République n’hésite pas à recourir à l’arsenal des stigmatisations néocoloniales et à la diabolisation de l’étranger inassimilable. La méthode est éprouvée mais la République ne veut pourtant, à aucun titre, en assumer les origines collaborationnistes et coloniales. La France des élites laisse, ou pousse, une partie de son opinion dériver vers une représentation européo-centrée qui désigne l’Autre, l’Etranger en tant que responsable de l’errance politique des représentants politiques – y compris ceux au gouvernement -, du délitement de la pensée intellectuelle et d’une crise sociale, économique et finalement morale et culturelle. Il est aujourd’hui admis et considéré comme absolument normal de réécrire une « histoire » plus politiquement ’correcte’ basée sur une conception raciste ou ethnoculturelle du monde ; ce prisme réducteur et dangereux est de plus en plus présent dans le champ politique. C’est ainsi que l’on entend les intellectuels organiques du libéralisme au pouvoir distiller à longueur de colonnes et sur tous les plateaux de télévision les thématiques de l’arabophobie et de l’islamophobie[12]. Le racisme se fond aujourd’hui dans un ensemble de mécanismes d’exclusion et d’infériorisation qui semblent fonctionner de manière autonome, sans que personne n’ait à s’assumer explicitement raciste mais où tous comprennent le langage le code de l’exclusion. Les superstructures idéologiques d’Etat nourrissent l’exclusion par des stigmatisations essentialistes. De « l’homme noir qui n’est pas entré dans l’histoire » à une laïcité de combat, l’essentialisme est bien l’habit neuf d’un vieux discours. Les hiérarchies ontologiques visent à différencier irrémédiablement pour mieux exploiter.

Dans un climat de xénophobie ascendante et d’émiettement social, le racisme est vécu au quotidien, pèse fortement sur les constructions identitaires des individus et vient de manière, ô combien opportune pour le système, transcender les clivages de la misère et les logiques d’exclusion qui concerne des catégories croissantes de Français. En ce sens la figure sociale de l’Algérien, en France ou en Algérie, pour les Français n’a pas changé depuis la colonisation.

On peut affirmer que la raison de ce racisme tient au fait que ces représentations ont précédé les Français issus de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, au-delà même de la période coloniale. C’est ainsi que la reprise du thème du « racisme anti-blanc » par un parti de droite « républicain » est révélatrice de l’imprégnation d’un discours essentialiste directement hérité de la colonisation et de la guerre d’Algérie. On le sait, le soi-disant racisme anti-blanc[13] est la première ligne de défense du racisme réel, celui des colonisateurs et des exploiteurs.

Comment émerger d’un passé traumatique et visiblement indépassable ? La question est d’autant plus complexe qu’elle renvoie irrésistiblement aux enjeux actuels du débat sur l’immigration et à l’enracinement dans la société de jeunes Français issus de minorités « visibles ». C’est sur ce terreau nauséabond que l’on voit des intellectuels -presque toujours- d’origine algérienne désignés[14] à la vindicte au prétexte qu’ils feraient l’apologie du « racisme anti-blanc ». Apparaît dans l’espace politico-social la désignation de responsables des errances d’une société qui se réveille chaque jour un peu plus raciste, chauffée à blanc par ses médias engagés à des degrés divers dans la défense de l’Etat d’Israël et du mouvement sioniste, reprenant à son compte les délires racistes datant de la lutte de libération nationale de l’Algérie. Cette accusation n’est pas sans lien avec la guerre programmée au Mali et l’éventuelle agression de l’Iran.

Il s’agit pour ceux qui dominent et qui veulent pérenniser cette domination au nom des multinationales et des banques de désigner ceux qui empêcheraient ou leur « paix » et leur « sécurité internationales » ou leur « cohésion sociale ». Leur volonté de porter la guerre au Mali, certes au nom de la libération du nord de forces rétrogrades, ce que désirent de nombreux Maliens, n’est pas sans lien avec ce que le rapport « Horizons stratégiques » cité plus haut dit de la peur que suscitent, chez les Occidentaux, la résurgence puissante du panafricanisme et la volonté de certains Etats africains d’assumer leur souveraineté sans « tuteurs ». De nombreux intellectuels et politiques du continent font entendre leur désir d’être débarrassés de certains des accords bilatéraux qui les maintiennent dans un statut de soumission – militaires, policiers, économiques ou portant sur les migrations. Ces revendications successives sont, pour les anciens colonisateurs, inacceptables. Ce n’est pas pour rien que les vigies occidentales scrutent avec angoisse les révoltes arabes. Les centres néocoloniaux craignent bien trop la prise en main du processus de libération de la dictature par le mouvement social. Outre la fabrication aéroportée d’une révolution assujettie comme en Libye, les Occidentaux, forts de leurs relais saoudiens et qataris, poussent leurs pions et tentent d’influer les luttes internes comme en Tunisie, où certains se délectent de la montée de l’Islam obscurantiste et des faux débats autour de valeurs morales qu’il introduit pour détourner les populations tunisiennes des réalités économiques et politiques de la domination et de l’exploitation.

Le bombardement envisagé sur l’Iran procède de la même logique. Il s’agit de mettre à l’index ceux qui s’opposent à l’ordre du monde impérialiste et de les exclure de la communauté internationale ; tout comme il s’agit d’exclure de la société ceux qui dénoncent la droitisation de la société française. Il s’agit pour les dominants d’utiliser des instruments de répression politico-idéologique et de remise en cause des droits politiques et civils.

Les Etats-Unis et leurs alliés assument pleinement la logique du dit « choc des civilisations », entre Etats mais aussi entre citoyens d’un même pays, en légitimant l’état d’exception international mis en place par les puissants contre les peuples.

VI/ Terrorisme versus paix et sécurité internationales

La plus grande menace à la paix et à la sécurité internationales se trouve dans la violence des pays occidentaux, spécialement des Etats-Unis et de leurs alliés européens qui violent systématiquement le droit international et la Charte des Nations Unies, sous couvert de lutte contre le terrorisme, comme c’est le cas en Irak, en Afghanistan, au Soudan, à Cuba, en Haïti , en Serbie, en Côte d’ivoire et bientôt au Mali.

L’exemple le plus caractéristique est celui de la Palestine qui, depuis plus de soixante ans, est exilée –aussi bien sur son territoire qu’à l’international- par une « communauté internationale » -réduite au G5 occidental- qui maintient l’ensemble des Palestiniens exclus des normes impératives du droit international et du droit humanitaire international mais aussi du droit à leurs droits.

Cette communauté d’alliés qui, en protégeant l’Etat israélien et en le laissant commettre des crimes de guerre, toujours impunis, contribue décisivement à la violation des normes impératives du droit international et, surtout joue le rôle de courroie de transmission d’un projet et d’un modèle politique, idéologique et économique qui vise à l’instauration d’un ordre international fondé sur la guerre sans fin, la discrimination, l’apartheid, la force, la domination des peuples et la violence.

Comme cela a été le cas en Libye où l’intervention de l’OTAN a été possible grâce à l’injonction paradoxale portée par ceux qui ont voté la résolution 1973, ils affirment d’un côté, « leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne » et de l’autre envoient des forces armées pour obtenir plus rapidement l’assassinat en direct de Kadhafi en dehors de toute légalité internationale au regard de la Charte des Nations Unies, laissant le pays dans une situation de grave déstabilisation.

La vraie menace à la paix internationale est la pauvreté généralisée des populations du Sud, le pillage de leurs ressources naturelles par les sociétés transnationales et les guerres qu’elles déclenchent pour pérenniser leur hégémonie ou prévenir l’intrusion du nouveau concurrent chinois. C’est bien dans la réalité de la misère généralisée et organisée par la mondialisation libérale que peuvent être définis les ressorts profonds du terrorisme et des idéologies du désespoir. L’impérialisme et ses relais locaux ont, traditionnellement, utilisé pour leurs propres aventures et toujours à leur avantage les mouvements fanatiques apolitiques et les desperados qu’ils subjuguent. Les médias omettent de le rappeler mais le terrorisme islamiste contemporain est né en Afghanistan pour contrer l’Union Soviétique. Ce terrorisme, financé par les Saoudiens et soutenu à bout de bras par les Américains et leurs alliés, a fini par avoir raison de l’armée rouge et a précipité l’effondrement de l’URSS. On le voit, hier instrument commode et efficace, le terrorisme islamiste est aujourd’hui un épouvantail tout aussi opérant. Le terrorisme, conséquence du désespoir que l’ordre injuste impose aux peuples, est aussi un instrument entre les mains des architectes de la mondialisation libérale.

Au Mali, en France, aux Etats-Unis mais aussi dans de nombreux autres pays, le terrorisme islamiste est un argument fondamental dans la justification des aventures bellicistes de l’impérialisme et des atteintes aux libertés dans les sociétés occidentales elles-mêmes. La guerre globale et éternelle contre l’islamisme alimente un discours raciste qui permet de détourner l’attention des populations des pays industrialisés confrontées à une crise économique majeure. La libération de l’impensé raciste occupe une place centrale dans le discours politique « décomplexé » par temps de chômage généralisé et de creusement sans précédent des inégalités. En Europe comme en Afrique.

Mireille Fanon-Mendes-France

5 novembre 2012

Fondation Frantz Fanon

Experte ONU


[1] Horizons stratégiques, 20 avril 2012, http://www.defense.gouv.fr/das/reflexion-strategique/prospective-de-defense/articles-prospective/horizons-strategiques">http://www.defense.gouv.fr/das/reflexion-strategique/prospective-de-defense/articles-prospective/horizons-strategiques

[2] Voir le site AFRICOM, www.africom.mil">www.africom.mil

[3] Cf : les câbles classés secret,
http://wikileaks.org/cable/2010/01/10RABAT5.html

[4] Lire l’article de Craig Whitlock, “Mysterious fatal crash offers rare look at U.S. commando presence in Mali” ;
http://www.washingtonpost.com/world/national-security/mysterious-fatal-crash-provides-rare-glimpse-of-us-commandos-in-mali/2012/07/08/gJQAGO71WW_print.html

[5] site du MAE, « Depuis le coup d’Etat du 22 mars, la France a suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali. Elle maintient son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. »
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/mali/la-france-et-le-mali/

[6] communiqué du 30 mars 2012 dans lequel le Conseil permanent de la Francophonie a décidé “la suspension de ce pays des instances francophones, y compris la suspension de la coopération multilatérale francophone à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au retour à l’ordre constitutionnel et au rétablissement de la démocratie“

[7] Communiqué du 23 mars dernier transmis par Paul Lolo, président du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine, “Le Conseil a décidé que le Mali devrait être suspendu sine die de toute nouvelle participation jusqu’au retour effectif de l’ordre constitutionnel”

[8] Conférence de presse tenue à l’Elysée lors de la venue du Secrétaire général de l’ONU

[9] Nouvel Observateur, 9 octobre 2012

[10] Cf note 1

[11] http://www.algerie1.com/actualite/lalgerie-serait-favorable-a-une-intervention-militaire-au-mali/

[12] A ce sujet, lire Thomas Deltombe, L’Islam imaginaire, Editions La Découverte, octobre 2007 et Sébastien Fontennelle et alii, Les Editocrates, Editions La Découverte, 2009

[13] Lire à ce sujet l’article de Richard Mèmeteau, Le racisme anti-blanc n’existe pas, mais il a gagné, 28 octobre 2012,
http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1392-le-racisme-anti-blanc-n-existe-pas-mais-il-a-gagne.html

[14] Houria Bouteljda, porte-parole du Parti des Indigènes de la République ; www.indigenes-republique.fr/bloghouria et Saïd Bouamama, sociologue, animateur du Forum de l’Immigration et des Quartiers populaires ; dailynord.fr/2012/10/36389/

 

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3022

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 11:13

 

Sur cette vidéo, aussi, euthanasie des vieux incurables en GB. 

A quand en France ? 

 

Source : Parti Anti Sioniste

 

 

<embed type="application/x-shockwave-flash" src="http://www.partiantisioniste.com/videos/embed/mp4/v1/pas_l_info_3_009" width="500" height="300" quality="high" wmode="opaque" bgcolor="#000000" autoplay="false" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"></embed><p><!--NE PAS SUPPRIMER CE LIEN - MERCI--><a target="_blank" href="http://www.partiantisioniste.com/journal-tv/pas-l-info-3-9-1290.html"><strong><i>Source : Parti Anti Sioniste</i></strong></a><br /></p>

 

PAS L'Info ! : Émission N° 9 - Saison 3 [25/11/12]

 

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Sur ce site,

 

 

 

 

 

 

 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 14:37
http://alqods-palestine.blogspot.fr/2010_04_21_archive.html
Soldats de Tsahal protégeant les colons voyous (eva)
Trêve à Gaza
 
Quand les USA ordonnent, Israël obéit !
 
 
(Cliquer sur le lien ci-dessus pour voir la vidéo liée à cet article.
Il s'agit d'un Extrait du soir 3 enregistré le 21 novembre 2012)
 
    Bonjour à toutes et à tous,

L’impérialisme US utilise les Frères musulmans pour faire la guerre en Syrie. Or, le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, est une organisation affiliée aux Frères musulmans. Il est par conséquent impossible aux USA de faire la guerre en Syrie avec l’aide des Frères musulmans, si leur principal allié dans la région, Israël, fait en même temps la guerre au Hamas !

Israël voulait la guerre et avait d’ailleurs mobilisé 70 000 soldats pour une attaque terrestre ; mais, les USA, parce qu'ils utilisent les Frères musulmans pour faire la guerre à la Syrie, ont ordonné à Israël de stopper sa guerre. Israël s’est aussitôt exécuté !

Ceci prouve une fois de plus que ce n’est pas Israël qui commande aux USA, mais bien les USA qui donnent leurs ordres à Israël.

C’est très probablement le Mossad qui a organisé l’attentat contre le bus de Tel Aviv, histoire de tenter de convaincre les USA qu’Israël n’avait pas le choix et devait faire la guerre contre Gaza ; mais, les USA, étant des spécialistes en manipulation du terrorisme, ne sont pas tombés dans le piège.

Par contre, on peut se demander pour quelle raison le Hamas a dit sa joie devant cet acte terroriste.

Quand on veut analyser une organisation comme le Hamas, il faut commencer par regarder ses contradictions internes. La principale étant entre sa base, qui se veut réellement résistante, et sa direction qui, appartenant aux Frères musulmans, est donc manipulée par l’impérialisme américain. En effet, les Frères musulmans sont une carte entre les mains des USA :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2240

Et, à son origine, la direction du Hamas a été financée par la CIA, en se servant du Mossad comme d'une société-écran :

http://mai68.org/ag/543.htm

Ce qui explique que la direction du Hamas ait pu récemment trahir la Syrie pourtant très antisioniste de Bachar el-Assad, auquel l’impérialisme US est en train de faire la guerre :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4530

Tout comme la grande majorité des habitants de Gaza, la plupart des militants de base du Hamas, réellement résistants, auraient préféré une alliance antisioniste avec la Syrie, afin d'avoir une chance de vaincre un jour l'ennemi commun : Israël ; mais, ce n'est pas le choix fait par la direction du Hamas, direction qui est aux ordres de la CIA. Ainsi s'exprime la contradiction principale interne au Hamas, celle entre sa base résistante d'un côté, et sa direction collabo de l'autre.

La réaction du "Palestinien de la rue" face au récent attentat de Tel Aviv s’explique facilement :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4667

Extrait : « Le piège tendu par Israël consiste à faire constater les réactions prévisibles des Palestiniens à cet attentat. Il est en effet évident que, vu ce qu’ils subissent tous les jours en ce moment, sur les nerfs et ne prenant pas le temps de réfléchir, leur réaction première ne pouvait être qu’une réaction de joie, voire de "revendication", que l’on pourra montrer à la télé pour prouver que les Palestiniens sont tous des terroristes qu’il faut éradiquer comme des ratons. »

Pourquoi la direction du Hamas n’a-t-elle pas aussitôt calmé les Palestiniens en leur expliquant que réagir ainsi était contreproductif et ne faisait que justifier la guerre israélienne contre Gaza, et donc augmenter leur martyr ? Très probablement parce que les Américains lui ont donné l’ordre de n’en rien faire, histoire que l’image des Palestiniens soit salie, ce qui est une petite compensation pour Israël qui s'est vue interdire sa guerre contre Gaza par l'impérialisme US, c'est-à-dire par son chef.


    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org/spip


N'oubliez pas que pour visionner la vidéo correspondant à cet article, il vous faut cliquer le lien ci-dessous :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4672

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À QUI PROFITE LE CRIME ?
  

 

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Et si l'attentat de Tel Aviv, ce mercredi 21 novembre 2012, était en fait une provocation organisée par le Mossad pour justifier les habituelles saloperies d'Israël à Gaza ?

Remarquez bien que ça fait des années que les Palestiniens ont arrêté de faire ce genre d'attentats aveugles. Et que, quand ils en faisaient, il y avait de nombreux morts alors que là, il n'y a que des blessés. La charge semble avoir été calculée pour ne pas tuer !

Le piège tendu par Israël consiste à faire constater les réactions prévisibles des Palestiniens à cet attentat. Il est en effet évident que, vu ce qu'ils subissent tous les jours en ce moment, sur les nerfs et ne prenant pas le temps de réfléchir, leur réaction première ne pouvait être qu'une réaction de joie, voire de "revendication", que l'on pourra montrer à la télé pour prouver que les Palestiniens sont tous des terroristes qu'il faut éradiquer comme des ratons.

C'est l'un des buts recherchés par ce qu'on appelle "une provocation" dans le langage des services secrets.

Il faut aussi remarquer que cet attentat survient juste après l'échec d'une manif pro-israélienne qui n'a réuni que quelques centaines de personnes à Paris, hier mardi 20 novembre 2012. Gageons qu'avec de tels attentats terroristes aveugles à Tel Aviv, attribués au palestiniens dans le spectacle, les prochaines manifs pro-israéliennes attireront un peu plus de monde.

Mercredi 21 novembre 2012

Bien à vous,
do
http://mai68.orr/spip

Par ailleurs, il est intéressant de constater que les dirigeants occidentaux, se sont empressés de "condamner" cet attentat en soulignant qu'aucune circonstance ne justifiait qu'on vise des civils ; alors que ça fait environ une semaine que les Israéliens assassinent à Gaza des civils par dixaines, femmes et enfants compris, sans que personne parmi tous ces grands personnages ne se soit levé pour condamner fermement une telle attitude. Au contraire, ils soutiennent Israël en prétendant qu'il ne fait que se défendre et qu'il y a bien droit, le pauvre !


FAIRE CIRCULER RAPIDEMENT !

 

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Traduction : Hussardelamort.

 

Une destruction en bonne et due forme de la propagande israélienne, par la chaîne Russia Today.


Ils y évoquent le blocus sur les produits de premières nécéssités, sur les jouets pour enfants, le chocolat, les chaises roulantes pour les amputés, etc... qui fait office de guerre psychologique et de déshumanisation. Ils y évoquent aussi l’utilisation du phospore blanc sur les écoles encore pleines d’écoliers, les manipulations sur l’envoi de tracts pour avertir les gazaouis. Et pour finir ils parlent des raisons de cette agression à quelques jours d’une demande à l’ONU pour la création d’un état palestinien.

 

 

La France et Israël:
Une relation stratégique

 

 


Alain Gresh, directeur adjoint du Monde diplomatique, spécialiste du Proche-Orient est l'invité aujourd'hui de l'Esprit d'actu. Alain Gresh est l'auteur de plusieurs livres dont De quoi la Palestine est-elle le nom aux éditions Actes Sud.

 

 

 

POURQUOI CETTE AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GAZA ?

  

robertbibeau@hotmail.com

21.11.2011

 

http://les7duquebec.org/7-au-front/pourquoi-cette-agression-israelienne-contre-gaza/

 

À l’évidence, l’armée israélienne sanguinaire n’a pas reçu l’ordre de bombarder l’enclave de Gaza emmurée, surpeuplée (1,6 millions d’habitants) et d’y massacrer femmes et enfants encerclés, à la merci de leurs bombardiers lourdement armés (plus de 100 victimes en 5 jours), afin de stopper une invasion des gazaouis contre les boîtes de nuit de Tel-Aviv !

  

Combien les correspondants des médias planqués à Jérusalem ont-ils dénombré de F-16 et d’hélicoptères de combats palestiniens dans le ciel israélien ? Aucun bien évidemment. L’assassinat par Tsahal, le 14 novembre dernier, d’Ahmad Jaabari chef militaire du Hamas à Gaza, a brisé la trêve et déclenché la riposte palestinienne, voilà la vérité.

  

Les sous-fifres journalistiques colportent toujours les mêmes fumisteries empruntées à l’État-major de Tsahal, à l’effet que ces jeux de massacre seraient une guerre entre deux armées de métier; une partie détenant l’arme thermonucléaire, des  sous-marins nucléaires et des tanks Merkava; l’autre partie, équipée de vieux pétoires et de quelques rockets artisanaux; les deux «armées de métier» combattant à armes égales sur le champ de bataille israélo-palestinien. Malgré leurs prétentions d’objectivité, ces observateurs «engagés» s’agitent, mais n’éclairent nullement l’horizon, car pour ce faire ils devraient dévoiler la mission de leur ami «bibi» Netanyahou, l’adjudant au Levant de l’impérialisme israélien et de ses alliés européens et américains.

  

La question demeure donc: pourquoi cet assaut meurtrier contre Gaza l’enfermée ? Pour résoudre ce mystère il faut retourner un mois en arrière. Le 16 octobre dernier, sans motif apparent, Benjamin Netanyahou, premier-ministre majoritaire à la Knesset de Jérusalem occupée, déclenche des élections anticipées afin de renforcer sa crédibilité face à Barak Obama dont la réélection semblait déjà assurée, n’en déplaise aux sondeurs d’opinion étatsuniens qui ont tenté de maintenir le suspense du scrutin jusqu’à la fin (1).

  

Quelques jours plus tard, «Bibi» annonçait la coalition du Likoud avec le paria Lieberman, un sioniste hystérique Ministre des affaires étrangères, signifiant en cela que sa faction israélienne n’entendait pas céder aux pressions de ses alliés américains et européens une fois conclue l’élection du Président décevant. «Décevant», ont prétendu certains collabos car quelques âmes bien nées avaient laissé penser qu’Obama mettrait Israël au pas, là où ses prédécesseurs avaient échoué…ou fait semblant d’échouer.

  

Quelques mois auparavant, un rapport secret – habilement exfiltré via les services secrets iraniens – avait laissé entendre que l’appareil d’État étatsunien – qui fera bientôt face à la pire crise économique-bancaire-boursière-monétaire de son histoire – se questionnait sur l’avenir d’un Proche-Orient sans soldats «hébreux», sans «État» terroriste-sioniste israélien (2).

  

Pire, le 10 novembre 2012, « quelques jours avant son assassinat, Ahmed al Jabari, l’homme fort du Hamas à Gaza, avait reçu le projet de texte d’une trêve permanente avec Israël qui comportait des mécanismes pour maintenir le cessez-le-feu dans le cas d’éruptions de violence entre Israël et différentes factions de la bande de Gaza. » (Haaretz). (3)

  

La classe capitaliste monopoliste israélienne a horreur de ces soumissions palestiniennes visant à céder à leurs admonestations et réclamations, lesquelles, nonobstant ses atermoiements, forcera un jour l’État «hébreu» à commencer à discutailler afin d’éventuellement signer un traité visant à concéder un bantoustan sur une portion de terre spoliée au peuple palestinien.

  

Deux courants de pensée bouleversent la diaspora sioniste en Israël et dans la «communauté internationale occidentale» : le premier courant espère fortement que si Tsahal rend la vie insoutenable aux millions de Palestiniens accrochés à leurs terres ancestrales, ceux-ci finiront par quitter leurs propriétés non encore occupées-spoliées et alors le Grand Israël des boniments de la Torah pourra émerger comme une mystique « Terre promise ».

  

Le second courant de pensée sioniste, ceux que l’on qualifie de réalistes car moins hystériques, comprend fort bien qu’il est impossible d’exterminer 5 à 8 millions de Palestiniens (selon que l’on comptabilise ou non les ressortissants vivant en apartheid depuis la Nakba au sein de l’État hébreu  de 1948). Ceux-là comprennent que les 5 millions de Palestiniens enfermés à Gaza et en Cisjordanie colonisée n’ont nulle part où aller et qu’il faudra donc, tôt ou tard, leur concéder un bantoustan que les laquais de l’Autorité palestinienne administreront sous le joug israélien. Pour eux, l’État hébreu serait mieux aviser de régler cette infâme négociation au plus pressant, pendant que Mahmoud Abbas est toujours en poste malgré son illégitimité.

  

Nous venons de résumer la cause palestinienne observée du côté impérialiste de la lorgnette. Le dilemme des impérialistes-internationaux se résume à ceci : la conjoncture est-elle favorable pour concéder ce bantoustan aux thuriféraires palestiniens et de le laisser reconnaître par l’ONU ; où vaut-il mieux attendre encore d’avantage dans l’espoir que quelques acres de terres supplémentaires puissent être arrachées à ce peuple prisonnier?

  

L’autre question à résoudre pour les Sionistes et leurs alliés étatsuniens et européens tient à la mainmise que leurs sous-fifres et leurs larbins palestiniens détiennent réellement sur le peuple palestinien.

  

Chaque comploteur sioniste comprend qu’il est inutile de céder quelques arpents de désert à Mahmoud Abbas, plénipotentiaire du Fatah, parangon de l’État croupion palestinien – quel qu’en soit le statut pourvu qu’il soit «reconnu par l’ONU» – si demain le Hamas, le FPLP ou le Jihad Islamique peuvent surgir sur l’avant-scène palestinienne répudier le traité de capitulation signé par la ridicule Autorité et quémander la restitution de plus de terres expropriées et exiger davantage de subsides de la «communauté internationale» complice de ces malversations anti-palestiniennes.

  

Le pire des scénarios pour les sionistes – le plus probable – serait qu’un référendum populaire palestinien – impliquant les réfugiés des camps de la misère dans les pays arabes voisins (Liban, Irak, Jordanie, Syrie, Égypte) – répudie ces ententes licencieuses-frauduleuses. Toute la «négociation-capitulation» serait alors à reprendre dans une position défavorable pour les sionistes spoliateurs de terre et pour leur armée de guerre déglinguée (que le Hezbollah a déjà humiliée).

  

En tant que représentant politique de la diaspora impérialiste sioniste, Benjamin Netanyahou sait déjà tout cela et il intervient aujourd’hui par ces attaques criminelles contre Gaza la résistante afin de défier ses alliés étatsuniens et européens qui jonglent avec ses flagorneries et voudraient bien le voir s’asseoir à la table de négociation pour enfin céder le bantoustan palestinien à une faction palestinienne en mesure d’imposer ces compromissions au Peuple palestinien en prison.

  

En exécutant le chef militaire du Hamas et en détruisant le siège de l’organisation à Gaza, Netanyahou tente d’affaiblir cette faction et de donner une chance aux factions rivales (FPLP et Jihad islamique) de s’emparer du pouvoir à Gaza – pour qu’ensuite ces groupuscules – décrétés «extrémistes» par les analystes à la solde des impérialistes – présentent leurs revendications que «Bibi» déclarera irréalistes, exagérées, folles, délurées, justifiant ainsi son refus de nouvelles négociations… ce qui, ses alliés le savent bien, ne fera que reporter l’échéance obligée de ce conflit vieux de 65 années de plus en plus superfétatoire compte tenu du déplacement du centre de gravité géostratégique mondial vers l’Asie-Pacifique.

  

Le présent épisode des massacres sionistes contre le peuple palestinien martyr n’est que le baroud d’honneur d’une faction impérialiste israélienne déshonorée et désespérée. Le peuple palestinien ne doit rien céder, ne doit rien signer, ne doit rien concéder et il doit persévérer et résister encore et toujours sans désespérer. Le jour viendra où, la conjoncture internationale se détériorant chaque jour davantage pour les impérialistes, y compris pour leur faction israélienne dégénérée, il sera alors approprié pour ce peuple courageux d’imposer ses conditions de règlement pour mettre fin définitivement à cette ignoble occupation qui, nous en convenons, a déjà trop duré.

   

  robertibeau@hotmail.com

    

(1)    http://www.elwatan.com/international/une-agression-sur-fond-de-campagne-electorale-en-israel-17-11-2012-192582_112.php

(2)    http://les7duquebec.org/7-au-front/de-lextinction-de-letat-israelien/

(3)    http://www.michelcollon.info/Israel-attaque-Gaza-Michel-Collon.html

(4)    http://www.assawra.info/spip.php?article1564

(5)    http://www.oulala.info/2012/11/cadavres-exquis-en-palestine-occupee-recit/

 

 

Voir aussi :


http://www.planetenonviolence.org/Entite-Coloniale-Juive-Sioniste-Un-Puits-Sans-Fond-De-Haine-De-L-Autre-L-Arabe-Le-Palestinien_a2851.html

 

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Guerre psychologique et militaire sur Gaza
20 novembre 2012 | .

Un article de Christophe Oberlin
« La France parle avec tout le monde...sauf le Hamas ! »
20 novembre 2012 | « Lors d’une conférence de presse récente, commentant la nouvelle attaque israélienne sur Gaza, François Hollande a eu une formule lapidaire « La France parle avec tout le monde », avant d’ajouter avec un rien d’agacement : « sauf le Hamas ! »

L’accord de Doha sur la constitution d’une "coalition nationale" sert les intérêts d’Israël et du Qatar
20 novembre 2012 | Clauses de l’accord ayant servi de base à l’édification de la "concordance patriotique syrienne des forces révolutionnaires et de l’opposition" élaboré à Doha par le ministre des affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani ; l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie, Robert Ford ; le délégué du Conseil d’Istanbul, Riad Seif ; le ministre des affaires étrangères turc ; le ministre des affaires étrangères des Émirats

Un article de Mazin Qumsiyeh
Gaza, ça recommence !
19 novembre 2012 | Les forces d’Israël ont attaqué Gaza ; elles détruisent les réseaux d’électricité, détruisent l’infrastructure et massacrent les civils. Elles ont amplifié leur attaque brutale quand deux roquettes artisanales ont été lancées sur Tel Aviv. Les hôpitaux à Gaza essayant d’accueillir les victimes alors que depuis des années ils sont en état de siège, sont au point de rupture.

 

 

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Gaza, tous coupables - Yace
Qui porte sa part de responsabilité? La réponse en dessin.

« Plom durci » dans les têtes - Mouâd Salhi, Vanessa Stojilkovic
Les connaissances du conflit testées auprès d'étudiants en communication-journalisme.

 

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Gaza. Sur mon blog sos-crise

 


Face à Israël: Les bons arguments - Prendre parti - Dossier pour agir

 

Leïla Shahid: "notre stratégie non-violente face à Israël est un échec"

 

Gaza martyrisée, encore et toujours (eva R-sistons) - En direct de Gaza

 

Israël veut-il annexer définitivement Gaza ?

 

Gaza : L'horreur (photos) à huis-clos. Chavez dénonce l'agression (vidéo)

 

Gaza, dossier : Les infos,les analyses (+ vidéo) - SOS-GAZA soutien

 

L’agression israélienne se durcit à Gaza - 1er drone israélien abattu (vidéo)

 

L’AFPS dénonce les attaques contre Gaza et l’assassinat de Ahmad Jabari

 


Quelle belle société ils nous préparent ! (+ Le trio BHL, Fabius, Kouchner)

 

 

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Sur les guerres actuelles, voir mon blog No-War
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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:54

 

Mardi 13 novembre 2012

 

Texte intégral de l’interview exclusive accordée par le Président syrien à Russia Today

 

Texte intégral de l’interview exclusive accordée par le Président syrien à Russia Today
Assad : « Je suis Syrien. J’ai été façonné par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie »
Le 9 Novembre 2012, la chaîne Russia Today a diffusé un entretien exclusif entre le Président de la Syrie, le Docteur Bachar al-Assad, et la journaliste Mme Sophie Shevardnadze. L’entretien a eu lieu à Damas. En voici le texte intégral.
11 novembre 2012
Assad : ce n’est pas une guerre civile, le terrorisme est mon ennemi

­ « Notre ennemi est le terrorisme et l’instabilité en Syrie »

Mme Sophie Shevardnadze : Merci Monsieur le Président pour avoir accordé cet entretien à la chaîne "Russia Today".

M. le Président Al-Assad : Bienvenue à vous, à Damas.

Q. Il y a un an, beaucoup étaient convaincus que vous ne tiendriez pas jusqu’ici. Et pourtant, nous nous trouvons aujourd’hui au palais présidentiel rénové et enregistrons cet entretien. Qui sont vos ennemis du moment ?

R. Notre ennemi est le terrorisme et l’instabilité en Syrie. Là est notre ennemi. Ce n’est pas un problème de personne. Tout le problème ne peut se ramener à ce que je parte ou reste. Il s’agit de la sécurité ou de l’insécurité du pays. Tel est l’ennemi que nous combattons en Syrie.

Q. Je suis ici depuis deux jours et j’ai donc eu l’occasion de m’entretenir avec quelques personnes à Damas. Certains disent que, que vous partiez ou que vous restiez n’a désormais plus d’importance. Qu’en pensez-vous ?

R. Je pense que la question de savoir si le président doit rester ou partir revient au peuple, non à l’opinion de quelques uns. La seule chose à faire est de s’en remettre aux urnes électorales. Par conséquent, le problème ne dépend pas de ce que l’on entend dire mais des élections qui diront à n’importe quel candidat s’il doit rester ou s’en aller. Tout simplement.

Q. Je crois que ce qu’ils entendent par là est que vous n’êtes plus la cible. C’est la Syrie qui est ciblée !

R. Je n’ai jamais été la cible. En tous cas, je ne suis pas le problème. L’Occident se crée des ennemis. Dans le passé, l’ennemi était le communisme, c’est devenu l’Islam, puis Saddam Hussein pour une autre raison. Maintenant, les Occidentaux veulent se créer un nouvel ennemi représenté par Bachar… C’est pourquoi ils disent que le problème est le président et que, par conséquent, il devrait s’en aller. C’est pourquoi nous devons nous concentrer sur le vrai problème et ne pas perdre notre temps à écouter ce qu’ils disent.

­ « Nous ne sommes pas dans la bataille du président ; c’est la bataille des Syriens »

Q. Croyez-vous toujours que vous êtes le seul homme capable de garantir l’unité de la Syrie, le seul homme capable de mettre fin à ce que le monde entier qualifie de « guerre civile » ?

R. Nous devons considérer le problème sous deux aspects. Le premier est celui de la Constitution. C’est de la Constitution que je tiens mes prérogatives. Et conformément à la Constitution et à ces prérogatives, je dois être en mesure de résoudre le problème. Mais si avez voulu dire qu’il n’y a pas un autre Syrien qui pourrait devenir président, non, tout Syrien peut devenir président. Nous avons beaucoup de Syriens éligibles pour cette fonction. Vous ne pouvez pas toujours relier tout le pays à une seule personne et de façon permanente.

Q. Mais vous vous battez pour votre pays. Pensez-vous être l’homme qui peut mettre fin à ce conflit et ramener la paix ?

R. Je dois être l’homme qui le peut et c’est ce que j’espère. Ceci dit il ne s’agit pas du pouvoir du président mais de la société dans son ensemble. Nous devons être précis sur ce point. Le président ne peut rien faire sans le concours des institutions et le soutien du peuple. Nous ne sommes pas dans la bataille du président ; c’est la bataille des Syriens. Chaque Syrien est désormais impliqué dans la défense de son pays !

Q. C’est vrai. Beaucoup de civils meurent aussi dans ces combats. Par conséquent, si vous deviez gagner cette guerre, comment vous réconcilierez-vous avec votre peuple après tout ce qui s’est passé ?

R. Une fois de plus, restons précis. Le problème n’est pas entre moi et le peuple. Je n’ai aucun problème avec le peuple, mais les États-Unis sont contre moi, l’Occident est contre moi, nombre de pays arabes sont contre moi, et la Turquie qui n’est évidemment pas un pays arabe est contre moi. Si le peuple syrien était contre moi, comment serai-je encore là ?!

Bashar al Assad et la journaliste de RT Sophie Shevardnadze

« Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l’étranger pour déstabiliser la Syrie »

Q. Le peuple n’est pas contre vous ?

R. Alors le monde entier, ou disons une grande partie de ce monde y inclus le peuple syrien, est contre moi ? Serais-je Superman ? Je suis un être humain. C’est illogique de dire que le peuple est contre moi. Il ne s’agit pas de me réconcilier avec le peuple, ni que les Syriens se réconcilient entre eux. Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l’étranger pour déstabiliser la Syrie. C’est cela notre guerre.

Q. Vous ne croyez toujours pas qu’il s’agit d’une guerre civile ? Je vous pose cette question parce que je sais que beaucoup pensent qu’en Syrie existent des opérations terroristes indéniables et un conflit sectaire, à la fois. Pour exemple, nous avons tous entendu parler de cette mère dont l’un des fils se bat au côté de l’armée réglementaire tandis que l’autre se bat au côté de l’opposition, comment se pourrait-il qu’il ne s’agisse pas d’une guerre civile ?

R. Il existe des divisions, mais les divisions ne signifient pas guerre civile. C’est totalement différent, les guerres civiles se fondant sur des problèmes d’origine ethnique ou confessionnelle. Des tensions entre ethnies ou communautés peuvent parfois survenir, mais ce ne sont pas des problèmes pour autant. Un désaccord au sein d’une famille, d’une tribu, ou d’une ville ne témoigne pas d’une guerre civile. C’est complément différent et c’est même normal. Nous devons nous y attendre.

Q. Si j’ai parlé de votre réconciliation avec le peuple c’est parce que je vous ai entendu dire à maintes occasions que votre seul souci est ce que le peuple syrien pense de vous, ressent pour vous, et s’il souhaite ou non que vous soyez le président. Ne craignez-vous pas qu’en fin de compte, les Syriens finissent par se désintéresser de la vérité, et qu’ils se contentent de vous blâmer pour le carnage qu’ils ont subi ?

R. C’est là une question hypothétique, parce que ce que le peuple pense est bon. Pour savoir ce qu’il pense, il nous faut donc le consulter. Je ne dispose pas de cette information pour le moment. Je ne crains pas ce que certains pensent. J’ai peur pour mon pays. Nous devons nous concentrer là-dessus.

Q. Depuis des années, nous entendons parler de la super puissance de l’armée syrienne, de la force et de l’importance des services de sécurité syriens. Mais voilà que ces forces n’ont pas pu écraser l’ennemi comme le peuple s’y attendait et que des attentats terroristes ont lieu au centre même de Damas quasi-quotidiennement. Est-ce que tout ce qu’on nous a raconté n’était que de la mythologie ?

R. Normalement, l’armée et les services de sécurité et du renseignement se concentrent sur l’ennemi extérieur même s’il existe un ennemi intérieur tel que le terrorisme, parce que notre société nous aide ne serait-ce qu’en ne couvant pas les terroristes. Or, aujourd’hui nous vivons un nouveau style de guerre, une « proxy war », dans laquelle le terrorisme se pratique aussi bien par l’intermédiaire de Syriens vivant dans le pays, que par l’intermédiaire de combattants venus de l’étranger. C’est un nouveau style de guerre et nous devons nous y adapter, mais cela demande du temps et n’est pas facile. Non, cette situation n’est pas comparable à une guerre conventionnelle ou régulière. Premièrement, ce type de guerre est beaucoup plus difficile qu’une guerre conventionnelle. Deuxièmement, l’appui politique ainsi que le soutien en armes, en argent et en toutes sortes d’autres moyens dont bénéficient ces terroristes sont sans précédent. C’est pourquoi nous devons nous attendre à ce que cette guerre soit longue et difficile. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’un petit pays comme la Syrie puisse vaincre, en quelques jours ou semaines, tous les pays qui le combattent par l’intermédiaire de leurs mercenaires.

Q. Oui. À bien y regarder, vous avez d’un côté une armée disposant d’un commandement qui dirige les opérations dans un sens ou un autre, et de l’autre des groupes terroristes disparates et sans stratégie unifiée pour vous combattre. Alors, comment cela se passe-t-il lors des combats ?

R. Ce n’est pas le problème. Le problème est que les terroristes opèrent de l’intérieur des villes au milieu des civils. Malgré cela, nous devons les combattre parce que nous ne pouvons les laisser tuer et détruire ; ce qui nous impose de veiller à n’occasionner que le minimum de dommages aux civils et aussi, aux infrastructures. Telle est la difficulté de ce type de guerre.

­ « Sans les combattants rebelles étrangers et les armes amenées clandestinement tout serait terminé en quelques semaines »

Q. Vous savez que l’infrastructure du pays et son économie souffrent au point que la Syrie semble au bord de la ruine, et le temps travaille contre vous. À votre avis, combien de temps vous faudra-t-il pour écraser vos ennemis ?

R. Nous ne pouvons pas répondre à cette question et nul ne peut prétendre y répondre tant que nous ne saurons pas à quel moment ils cesseront d’infiltrer des étrangers venus des quatre coins du monde - le monde musulman et le Moyen-Orient en particulier- et à quel moment ils cesseront de leur fournir toutes sortes d’armement. S’ils arrêtaient, je pourrais vous répondre. Je peux vous dire que tout serait terminé en quelques semaines. Ce n’est pas insurmontable. Mais si l’approvisionnement en armes et l’assistance logistique de ces terroristes perdurent, la guerre sera longue.

Q. Et que penser de vos quatre mille kilomètres de frontière difficilement contrôlable, que vos ennemis peuvent traverser pour aller se fournir en armes et accéder aux soins médicaux en Jordanie ou en Turquie, puis revenir vous combattre !?

R. Aucun pays au monde ne peut « sceller » ses frontières. Ils utilisent ce mot parfois, mais il est impropre. Par exemple, même les États-Unis n’arrivent pas à sceller leur frontière avec le Mexique, et il pourrait en être de même pour la Russie qui est un vaste pays. Aucun pays ne le peut. En revanche, on peut arriver à une meilleure situation à ses frontières en établissant de bonnes relations avec ses voisins ; ce qui nous fait défaut en ce moment, du moins avec la Turquie. La Turquie soutient plus que tout autre pays le trafic de terroristes et d’armes vers la Syrie.

­ « L’armée syrienne n’a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc »

Q. Puis-je vous poser une question ? J’ai visité la Turquie récemment et j’ai trouvé que les gens étaient très préoccupés par ce qui pourrait arriver entre la Syrie et la Turquie. Pensez-vous qu’une guerre avec la Turquie soit un scénario réaliste ?

R. Raisonnablement, non je ne le pense pas et pour deux raisons. La guerre nécessite un soutien populaire, et la majorité du peuple turc ne veut pas de cette guerre. Par conséquent, je pense qu’aucun responsable raisonnable ne peut aller à l’encontre de la volonté du peuple, et il en est de même pour la Syrie. Il n’y a pas de conflit ou de différend entre le peuple syrien et le peuple turc. Le problème se situe entre les gouvernements et les responsables officiels, les nôtres et les leurs, à cause de leur politique. Donc, je ne vois pas de guerre entre la Syrie et la Turquie à l’horizon.

Q. À quand remonte la dernière fois où vous avez rencontré M. Erdogan, et comment s’est terminé votre entretien ?

R. En Mai 2011 après sa victoire aux élections.

Q. Donc, vous l’avez juste félicité, et c’était votre dernière rencontre ?

R. Oui, et ce fut la dernière.

Q. Qui bombarde le territoire turc ? Les forces gouvernementales ou les rebelles ?

R. Pour pouvoir répondre, il faudrait un comité mixte des deux armées pour dire qui bombarde qui, parce qu’il y a un grand nombre de terroristes à la frontière et qu’ils sont munis de mortiers, ils sont donc capables de bombarder aussi. Il faudrait mener une enquête sur la nature des projectiles et leur lieu de chute, etc. Ce qui n’a pas été fait. Nous avons proposé au gouvernement turc la formation d’un tel comité, mais il a refusé, nous ne pouvons donc pas répondre à la question. Ceci dit, étant donné le grand nombre de terroristes à la frontière, leur éventuelle implication n’est pas à exclure, parce que l’armée syrienne n’a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc, que nous n’avons aucun intérêt à cela, et qu’il n’y a pas d’inimitié entre nous et le peuple turc. Nous considérons les Turcs comme des frères. À moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, pourquoi agirions-nous de la sorte ? Une enquête est donc nécessaire.

Q. Acceptez-vous l’idée qu’il s’agisse d’une erreur de vos forces gouvernementales ?

R. C’est une possibilité. Dans toutes les guerres des erreurs sont commises. Vous savez qu’en Afghanistan, ils ne cessent de parler de « tirs amis ». Donc, si une armée en arrive à tuer les siens par erreur, cela signifie que la même chose pourrait se produire dans n’importe quelle guerre, mais nous ne pouvons pas dire que c’est arrivé.

­

« Erdogan se voit en Calife »

Q. Pourquoi la Turquie que vous traitiez en nation amie s’est-elle transformée en point d’appui pour l’opposition ?

R. Pas la Turquie, le gouvernement de M. Erdogan, pour rester précis. Le peuple turc a besoin de bonnes relations avec le peuple syrien. C’est M. Erdogan qui croit que si les Frères musulmans s’emparaient du pouvoir dans la région, et particulièrement en Syrie, il pourrait garantir son avenir politique. L’autre raison est qu’il considère être, lui-même, le nouveau sultan ottoman et qu’il pourrait prendre le contrôle de la région comme ce fut le cas sous le règne de l’Empire ottoman, mais sous une nouvelle ombrelle. En son for intérieur, il se voit en Calife. Voilà les deux raisons qui font que sa politique de « zéro problème » s’est transformée en politique de « zéro ami » !

Q. Mais ce n’est pas seulement l’Occident qui est contre vous ; vous avez beaucoup d’ennemis dans le monde arabe. Il ya deux ans, l’évocation de votre nom suscitait un grand respect, et les voilà qui vous trahissent à la première occasion. Pourquoi tant d’ennemis dans le monde arabe ?

R. Ce ne sont pas des ennemis. La plupart des gouvernements arabes soutiennent implicitement la Syrie, mais n’osent pas le déclarer publiquement.

Q. Pourquoi ?

R. Pressions de l’Occident, et parfois pressions des pétrodollars dans le monde arabe.

Q. Qui vous soutient dans le monde arabe ?

R. De nombreux pays soutiennent la Syrie sans oser le déclarer explicitement. Tout d’abord, il y a l’Irak qui joue un rôle efficace en appuyant la Syrie dans cette crise, car c’est un pays voisin et ses dirigeants savent qu’en cas de guerre contre la Syrie, il y aura guerre dans le voisinage, y compris en Irak. D’autres pays témoignent de leurs positions favorables, comme l’Algérie et Oman en particulier. D’autres encore, que je ne citerai pas ici, ont adopté une attitude positive sans l’accompagner d’actions concrètes.

Q. Pourquoi cette insistance de l’Arabie saoudite et du Qatar à réclamer votre départ, et en quoi la déstabilisation du Moyen-Orient pourrait-elle servir leur agenda ?

R. Franchement, je ne peux pas répondre à leur place. C’est à eux de répondre à cette question. Mais ce que je peux dire est que le problème entre la Syrie et de nombreux autres pays du monde arabe ou de la région et de l’Occident, est dû au fait que nous disons « non » quand nous pensons devoir dire « non ». Certains pays pensent pouvoir contrôler la Syrie par les diktats, l’argent ou les pétrodollars. Ce n’est pas possible en Syrie. C’est là le problème. Ils voudraient peut-être y jouer un certain rôle. Nous n’y voyons pas d’inconvénients. Qu’ils le méritent ou non, ils peuvent jouer leur rôle, mais pas au détriment de nos intérêts.

Q. S’agit-il de contrôler la Syrie ou d’y exporter leur vision de l’islam ?

R. Vous ne pouvez pas dire que telle est la politique gouvernementale des pays en question. Parfois ce sont des individus ou, pour certains pays, des institutions qui soutiennent cette approche sans qu’elle soit annoncée comme politique officielle, car ils ne cherchent pas à ce que l’on fasse la promotion de leur attitude extrémiste. Il n’empêche qu’en réalité, c’est bien cette politique qu’ils pratiquent par un soutien indirect des gouvernements, ou par des aides venant de fondations, d’institutions et de particuliers. Cela fait partie du problème. Mais puisque je m’exprime au nom d’un gouvernement, je ne peux parler que de la politique annoncée, laquelle comme toute autre politique dépend des intérêts et des jeux de rôle. Nous ne pouvons donc pas ignorer ce que vous avez évoqué.

Q. L’Iran, qui est un allié très proche, est également soumis à des sanctions économiques et fait aussi face à la menace d’une invasion militaire. Si vous étiez confronté à l’option de restaurer la paix dans votre pays à la condition de rompre vos liens avec l’Iran, le feriez-vous ?

R. Nous n’avons pas d’options contradictoires à ce sujet, parce nous avons de bonnes relations avec l’Iran depuis 1979 jusqu’à aujourd’hui et qu’elles sont en constante amélioration, mais en même temps nous cherchons la paix. Nous avons travaillé au processus de paix, et nous avons travaillé aux négociations de paix. L’Iran n’a pas été un facteur contre la paix. C’est une information inexacte que l’Occident tente de promouvoir en disant que si nous avons besoin de la paix, nous n’avons pas besoin d’avoir de bonnes relations avec l’Iran. Il n’existe aucun rapport entre ces deux sujets, qui sont complètement différents. L’Iran a apporté son soutien à la Syrie. Il a soutenu notre cause ; celle des territoires occupés. Nous devons le soutenir dans sa cause. C’est simple. L’Iran est un pays très important dans la région. Si nous voulons la stabilité, nous devons cultiver nos bonnes relations avec l’Iran. Vous ne pouvez pas parler de stabilité si vous avez de mauvaises relations avec l’Iran, la Turquie et ainsi de suite. C’est clair.

­ « Le but final d’Al-Qaïda est la création d’un émirat islamique en Syrie »

Q. Avez-vous des informations sur le financement, des rebelles combattant en Syrie, par des agences occidentales du renseignement ?

R. Non, ce que nous savons c’est qu’elles offrent leur savoir-faire aux terroristes à partir du territoire turc, et parfois à partir du territoire libanais. Cependant, certaines agences régionales sont encore plus actives que les agences occidentales, tout en restant sous le contrôle des services de renseignement occidentaux.

Q. Quel est le rôle d’Al-Qaïda en Syrie en ce moment ? Contrôlent-t-ils une force de coalition rebelle ?

R. Non, je ne pense pas qu’ils cherchent à contrôler, mais plutôt qu’ils cherchent, selon leurs propres termes, à établir leurs propres royaumes ou émirats, en effrayant ou en intimidant la population par leurs attentats, assassinats, attentats-suicides et toutes sortes d’exaction. Ils espèrent ainsi pousser les gens au désespoir qui les amènerait à les accepter comme fait accompli. Ils avancent donc, étape par étape, leur but final étant la création, disons le ainsi, d’un émirat islamique en Syrie, à partir duquel ils pourraient promouvoir leur idéologie particulière dans le reste du monde.

Q. Parmi ceux qui s’opposent à vous et ceux qui vous combattent, avec qui parleriez-vous ?

R. Avec toute personne qui aurait la réelle volonté d’aider la Syrie, mais nous ne perdons pas notre temps avec celui qui voudrait exploiter la crise pour ses intérêts personnels.

Q. À maintes reprises, les forces gouvernementales, pas vous, ont été accusées de crimes de guerre commis contre les civils syriens. Acceptez-vous de telles accusations ?

R. Nous combattons le terrorisme et appliquons la Constitution pour protéger le peuple syrien. Rappelez-vous ce qui s’est passé en Russie il y a plus d’une décennie. Vous faisiez face au terrorisme en Tchétchénie et ailleurs. Ils attaquaient les théâtres, les écoles et autres lieux publics, et l’armée russe a protégé le peuple. Appelleriez-vous cela des crimes ? Non, vous ne le feriez pas. Premièrement, "Amnesty International" a reconnu, il y a deux jours, les crimes de guerre commis par un groupe armé qui avait capturé et exécuté des soldats syriens quelques jours auparavant ; et "Human Rights Watch" a également reconnu ce fait, tout comme il a reconnu plus d’une fois les crimes de ces groupes terroristes et les a décrit comme des crimes de guerre. Deuxièmement, il est illogique qu’une armée commette des crimes de guerre contre son propre peuple, d’autant plus que l’armée syrienne est issue de ce même peuple. Et, une armée qui commettrait des crimes contre son peuple se diviserait et se désintégrerait. Par conséquent vous ne pouvez pas avoir une armée forte alors que vous tuez votre peuple. Troisièmement, aucune armée ne pourrait tenir vingt mois dans des circonstances aussi difficiles sans le soutien du peuple. Par conséquent, comment pourriez avoir un tel du soutien du peuple alors que l’armée l’assassine ? C’est une contradiction ! C’est ma réponse.

­ « Je dois vivre et mourir en Syrie »

Q. À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes entretenu avec un dirigeant occidental ?

R. C’était avant la crise.

Q. À un moment ou à un autre, vous ont-ils proposé des conditions qui reviendraient à dire que si vous quittiez la présidence, la paix reviendrait en Syrie ?

R. Non, ils ne l’ont pas proposé directement, non, mais qu’ils fassent une telle proposition directement ou indirectement, c’est une question de souveraineté et seul le peuple syrien a le droit d’en parler. Partant de là, ce type de propositions direct ou indirect ou par médias interposés n’a pas de sens, ni de poids en Syrie.

Q. Mais avez-vous encore le choix ? Parce que vu de l’extérieur, vous n’avez nulle part où aller. Où iriez-vous si vous décidiez de partir ?

R. En Syrie. J’irai de la Syrie en Syrie. C’est le seul endroit où nous pouvons vivre. Je ne suis pas une marionnette. L’Occident ne m’a pas fabriqué pour que je me réfugie chez lui ou ailleurs. Je suis Syrien. J’ai été façonné par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie !

­ « Je crois en la diplomatie et dans le dialogue. Mais nous devons rester réalistes »

Q. En ce moment précis, pensez-vous qu’il reste une chance pour la diplomatie ou le dialogue, ou bien seule l’armée peut mettre fin à cette crise ?

R. Je crois toujours en la diplomatie et j’ai toujours cru dans le dialogue même avec ceux qui ne le comprennent pas ou n’y croient pas. Nous devons continuer à essayer. Je pense que nous pourrons en obtenir un succès partiel. Nous devons donc poursuivre nos efforts dans le sens de ce succès partiel avant d’arriver au succès total. Mais nous devons rester réalistes. Il ne faut pas croire qu’à lui seul le dialogue peut nous garantir le succès ; ceux qui commettent ces actes criminels appartenant à plusieurs sortes d’individus. La première correspond à ceux qui ne croient pas au dialogue, en particulier les extrémistes. La seconde est constituée de hors la loi condamnés par la Justice des années avant le début de la crise, leur ennemi naturel étant le gouvernement puisqu’ils reviendront à la case prison si la vie normale reprenait son cours. La troisième englobe les individus soutenus par l’étranger et qui ne sont redevables qu’aux individus ou gouvernements qui les ont payés et leur ont fourni des armes ; ceux-là ne sont pas maîtres de leur décision, et c’est l’une des raisons qui nous invite à rester réalistes. Mais, il existe un tout autre groupe de personnes, combattanst ou hommes politiques, qui acceptent le dialogue. C’est avec eux que nous poursuivons le dialogue depuis des mois, certains combattants ayant déjà déposé les armes et repris le cours normal de leur vie.

­ « Le coût d’une invasion étrangère serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter »

Q. Pensez-vous qu’une invasion étrangère de la Syrie soit imminente ?

R. Je pense que le coût d’une telle invasion, si elle se produisait, serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter, parce que si maintenant les problèmes sont en Syrie - à savoir le dernier bastion de la laïcité, de la stabilité et de la coexistence dans la région - l’effet domino qui en résulterait affectera le monde de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Et vous savez quelles en seraient les implications sur le reste du monde. Je ne pense pas que l’Occident se dirige dans cette direction. Si jamais cela devait arriver, nul ne peut prédire la suite.

Q. Monsieur le Président, vous reprochez-vous quoi que ce soit ?

R. Il est normal de vous attendre à commettre des erreurs à chaque prise de décision, sinon vous n’êtes pas humain.

Q. Quelles seraient vos plus graves erreurs ?

R. Franchement, elles ne me viennent pas à l’esprit en cet instant. Avant même de prendre une décision, je considère toujours qu’une partie de celle-ci pourrait être une erreur. Mais on ne peut juger ses erreurs à chaud. Parfois, et notamment en période de crise, on ne peut distinguer ce qui est juste de ce qui est faux qu’une fois le problème surmonté. C’est pourquoi, je ne serai pas objectif si je parlais de mes erreurs en ce moment, puisque nous sommes en plein milieu de la crise.

Q. Vous n’avez donc pas encore de regrets ?

R. Non, pas actuellement. C’est quand tout devient clair que vous pouvez parler de vos erreurs, certainement qu’il y en a, et c’est normal.

Q. Si nous étions le 15 Mars 2011, lorsque les manifestations ont commencé à se développer et à s’intensifier, quelles sont les choses que vous auriez faites différemment ?

R. J’aurai fait ce que j’ai fait le 15 Mars.

Q. Exactement la même chose ?

R. Tout à fait. J’aurai demandé à toutes les parties de s’engager dans le dialogue et de faire barrage aux terroristes, car c’est ainsi que les choses ont commencé. Les manifestations ont servi de couverture à des combattants qui ont fait feu sur des civils et des militaires à la fois. Peut-être qu’au niveau tactique, il aurait fallu agir autrement, mais en tant que président, vous n’êtes pas tacticien et prenez vos décisions à un niveau stratégique, ce qui est d’un ordre différent.

Q. Monsieur le président Al-Assad, comment vous voyez-vous dans une dizaine d’années ?

R. Je me vois à travers mon pays. Je ne peux pas me voir moi-même. Je peux voir mon pays. Je peux me voir à travers lui.

Q. Vous vous voyez en Syrie ?

R. Absolument. Je ne peux être qu’en Syrie. Je ne parle pas de la fonction. Je ne m’y vois pas en tant que président ou autre. Ce n’est pas mon souci. Je me vois dans ce pays, comme dans un pays sûr, stable et plus prospère.

Mme Sophie Shevardnadze : Merci M. le Président Bachar al-Assad pour cet entretien accordé à Russia-Today.

M. le Président Bachar al-Assad : Merci à vous pour être venue en Syrie.

Russia Today , 9 novembre 2012.

Vidéo transcrite et traduite par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste]
10.11.2012.

Traduit de l’anglais par Mouna Alno-Nakhal (10.11.2012) :
http://www.palestine-solidarite.org/entretien.Bachar_al-Assad.111112.htm

Texte original en anglais (09.11.2012) :
http://rt.com/news/assad-interview-exclusive-syria-265/

 

http://www.silviacattori.net/article3912.html

 

 

 

Sur ce site,

 


Un article de Sami Kleib 


Syrie : Conflit américano-russe et hécatombe d’officiers du renseignement
9 novembre 2012 | Depuis le début du dit « printemps arabe », nombre d’officiers du renseignement de la région ont été écartés ou assassinés. D’où une question lancinante : coup du destin et pure coïncidence, ou bien signes d’une lutte secrète préparant l’élaboration des nouvelles lignes de la politique internationale au Moyen-Orient ?

 

 

 

Syrie: L' Union européenne reconnaît la Coalition syrienne

 

Histoire occultée des faux hébreux : Les Khazars

 

Ce que l'on doit savoir sur le sionisme et le Christianisme (A lire)

 

 

MALI :


France : Des opérations éclair au Mali ne sont pas à exclure

 


Des membres de la nouvelle Coalition nationale syrienne,... (PHOTO MOHAMMED DABBOUS, ARCHIVES REUTERS)


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L’Union des Patriotes Syriens
Défense du droit fondamental d’expression du peuple syrien
20 novembre 2012 | .

Communiqué de l’Union des Patriotes Syriens
Non à l’agression contre La Syrie – Non à l’agression contre Gaza
20 novembre 2012 | Les patriotes syriens qui s’opposent à toute ingérence, et aux manœuvres de la France, sont déterminés à faire triompher la vérité et à préserver la Souveraineté, et l’indépendance de la Syrie et à défendre tous les droits de notre peuple en particulier son droit à décider de ses représentants et qui le dirige.

Une analyse de Ghaleb Kandil
Gaza conforte la dissuasion et confirme la justesse du choix de la Résistance
19 novembre 2012 | La confrontation actuelle dans la bande de Gaza entre la Résistance palestinienne et l’armée d’occupation israélienne a mis en relief une série de données qui pèseront lourd dans le cours de la guerre et dans la redéfinition des équations et des nouveaux rapports de forces dans la région.

Un article de Maxime Vivas
Rue89, Article 11, LGS et les autres : conférence sur les médias alternatifs
18 novembre 2012 | Les médias électroniques ne sont pas, de facto, des médias plus honnêtes, plus libres, plus informatifs que les autres. Du 1er au 4 novembre s’est tenu à La Baume-lès-Aix (13), l’Université d’automne du M’PEP (Mouvement Politique d’éducation Populaire). http://www.m-pep.org/ 43 séances, 42 intervenants, 35 organisations, sur le thème « Restaurer la souveraineté nationale pour construire un nouvel internationalisme - Vers un socialisme du XXIe siècle ». Le Grand Soir était une des organisations invitées.

 


 

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:09

 

 

 

 

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Notre ministre de l’intérieur travaillerait pour un pays étranger au nôtre: Israël. Or il me semble qu’Israël et la France n’ont pas obligatoirement vocation à poursuivre partout et tout le temps une même politique. Mais pour l’élite française de droite et de gauche cela semble être une évidence.

Rappelons-nous de ce Propos scandaleux que disait ce parlementaire juif Éric Raoult en pleine crise des retraites en France: Pour moi, Israël est plus important que les retraites ...

 

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Catherine Nay (éditorialiste à Europe 1) :
"Manuel Valls est inquiétant".

Manel Valls est l'homme de Bilderberg,
choisi par les Maîtres du monde
pour dompter la France,
pour dompter la Gauche,
pour l'arrimer définitivement
et complètement à l'Empire,
particulièrement à israël

Eva R-sistons
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 14:40

 

 

http://www.alterinfo.net/Ecole-de-journalisme-et-voyage-en-Israel-finance-par-le-CRIF-lettres-aux-etudiants-et-au-directeur-de-l-ESJ_a83361.html

alterinfo.net

Ecole de journalisme et voyage en Israël financé par le CRIF: lettres aux étudiants et au directeur de l'ESJ
Ecole de journalisme et voyage en Israël financé par le CRIF : lettres aux étudiants et au directeur de l’ESJ

jeudi 8 novembre 2012

 

Ci-dessous le tract qui a été diffusé ce matin aux 60 élèves de l’Ecole de Journalisme de Lille qui partent demain en Israël à l’invitation du CRIF, ainsi que la lettre adressée ce jour par Michel Warschawski au directeur de l’Ecole.

 

Etudiants de l’ESJ, ne vous vendez pas au CRIF avant même d’être journalistes !


Nous, militants de la solidarité avec le peuple palestinien, vous adjurons de ne pas compromettre votre honneur et votre futur métier en participant à une opération flagrante de propagande organisée par le CRIF. C’est par un article du site Rue89 que nous avons pris connaissance du projet de voyage organisé par la direction de l’école en Israël, en collaboration avec le CRIF.

Pour ceux qui l’ignoreraient, le CRIF (« Conseil Représentatif des Institutions Juives de France ») a cessé depuis longtemps de représenter les intérêts de la population juive française, pour devenir une simple courroie de transmission, assumée d’ailleurs, de la politique du gouvernement d’extrême-droite dirigé par Benyamin Netanyahou et Avigdor Lieberman. Ceux qui en douteraient n’ont qu’à consulter le site web de cette agence http://www.crif.org, et deux minutes leur suffiront pour être convaincus sur ce point.

Il n’est pas besoin non plus d’être grand clerc pour observer que si le CRIF finance la plus grosse partie (« billet d’avion + une partie du logement » selon Rue89) du voyage de soixante d’entre vous pendant 9 jours, c’est qu’il y trouve son intérêt : vous emmener là où il veut, rencontrer qui il veut, pour y débiter sa propagande habituelle, loin, le plus loin possible, des millions de Palestiniens enfermés et parqués derrière les murailles de l’occupation.

La direction de votre établissement, qui n’avait pas jugé bon de communiquer sur ce voyage avant la parution de l’article de Rue89, a publié mercredi soir un texte sur le site de l’école. Contrairement à vous qui pouvez poser les bonnes questions à la direction de l’école, nous n’avons pas les moyens d’évaluer les contradictions flagrantes entre le programme tel que conçu par le CRIF et celui affirmé par l’école sur son site, qui prévoit effectivement une série de déplacements dans les territoires palestiniens occupés.

Mais une chose saute aux yeux dans le communiqué de l’ESJ : c’est que le rôle du CRIF dans l’aventure y est carrément zappé. Alors, gêne, incompétence ou ingratitude du rédacteur ?

Nous penchons pour la première hypothèse, car les déclarations du directeur des études Pierre Savary à Rue89 (que l’intéressé n’a pas démenties) sont elles-mêmes empreintes d’un parti-pris n’ayant rien à envier au discours officiel israélien.

Pour Pierre Savary, les colonies juives de Cisjordanie, définies comme telles par l’ONU et les gouvernements du monde entier à l’exception d’Israël, et dont le caractère illégal est tout aussi unanimement établi, ne sont pas nécessairement des colonies. Selon lui, on « doit se poser la question » d’écrire que ce sont des « implantations », autrement dit reprendre à leur égard le terme soft et indolore utilisé par la seule propagande israélienne et ceux qui la servent.

Idem pour ses déclarations sur la ville palestinienne d’Hébron, où quelques centaines de colons fanatiques, protégés par des milliers de soldats israéliens, interdisent toute vie un tant soit peu normale aux 200.000 habitants palestiniens de la cité.

« Où mettre le curseur historique quand on raconte l’histoire d’Hébron. La question doit se poser », écrit Pierre Savary, bien dans la ligne de Netanyahou et consorts, qui répètent matin et soir que même dans le cadre d’un accord avec l’Autorité Palestinienne, Israël conservera son contrôle de la ville. Pour ceux qui l’ignorent, Hébron est au milieu de la déjà toute petite Cisjordanie, et fait partie avec elle des territoires occupés illégalement par Israël depuis 1967.

Etudiants de l’ESJ, nous ne doutons pas qu’un déplacement au Proche-Orient, d’une dizaine de jours qui plus est, soit a priori attrayant. Mais nous pensons qu’en l’effectuant dans de telles conditions, vous prendriez un mauvais chemin professionnel, en plus de cautionner l’occupation criminelle de tout un peuple.

Le groupe de Lille de CAPJPO-EuroPalestine

**************************

Lettre ouverte a Pierre Savary – Ecole Supérieure de Journalisme de Lille

​Cher collègue,

Par des collègues journalistes, nous avons eu connaissance du voyage d’étude en Israel qui s’organise, sous le patronage – et le financement – du CRIF. Sans faire de fausses analogies, un tel projet nous rappelle les invitations de journalistes en Afrique du Sud organisés et payes par le régime de Pretoria, a l’époque de l’apartheid.

Que des étudiants en journalisme se rendent sur le terrain, en particulier dans des régions de conflits, est tout a leur honneur, mais qu’ils acceptent d’être pris en charge par une organisation qui sert d’agence de propagande pour la politique du gouvernement d’extreme droite israélien n’est pas seulement surprenant, mais aussi désolant.

Le fait d’"equilibrer" ce voyage par un détour à Ramallah ou par une rencontre avec nos amis de Breaking the Silence, ne change pas grand-chose au caractère propagandiste de cette initiative. Pour exemple : dans la visite du Golan, y aura-t-il une rencontre avec des représentants de la population syrienne qui y vit sous occupation ? J’en doute.

Le Centre d’Information Alternative dont je suis le co-President organise souvent le programme de journalistes, de délégations et de missions professionnelles en Israel ET dans les territoires palestiniens occupes. Le fait d’être une organisation mixte, palestino-israélienne, nous permet d’avoir un regard précis et une connaissance intime des deux réalites qui caractérisent cette région.

Nous comprenons qu’il n’a plus moyen de faire marche arrière. Du moins, pouvons essayer non pas d’"équilibrer" – il ne saurait y avoir d’équilibre entre occupants et occupés, colonisateurs et colonisés – mais au moins de permettre aux étudiants-journalistes de sortir du cadre propagandiste de cette initiative.

Nous sommes a votre disposition pour une réorganisation du programme, de telle sorte qu’il devienne une rencontre avec la réalite, telle qu’elle est des deux côtés du mur : entre autres un tour de la colonisation et du mur autour de Jérusalem, rencontre avec des femmes et des femmes qui représentent la societé civile palestinienne, ainsi que des militant/es d’organisations anti-colonialistes israéliennes ; rencontre avec des Syriens du Golan occupé.

Cordialement,

Michel Warschawski

President/Centre d’Information Alternative

Jerusalem/Beit-Sahour

CAPJPO-EuroPalestine

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article7783

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 14:39

 

Pauvre France…

Lors des dernières élections présidentielles françaises, on a pu constater une totale absence de débat sur la thématique de la politique étrangère de la France. C’est pourtant un sujet de la plus grande importance dans les temps présents. Pire, le gouvernement socialiste a, dans le prolongement du précédent, continué d’utiliser les militaires français comme hommes de main des multinationales américaines pour réaliser des opérations militaires absolument contraires aux intérêts de la France et des Européens en Syrie.


Après les élections présidentielles françaises, on a vu un gouvernement dit de gauche accepter de suivre la politique de vassalité du précédent dit de droite vis-à-vis de la Haute finance américaine, en paraphant le Pacte budgétaire européen.


Conclusion : les deux partis politiques semblent avoir fait l’objet d’une OPA par ces mêmes forces que l’on retrouve derrière le trop fameux MARCHE.

Retour sur la géopolitique

William Engdahl écrivait récemment que la France surestimait ses propres possibilités en citant par exemple le conflit syrien, quand le gouvernement socialiste s’ingénie à financer les terroristes, égorgeurs de femmes et d’enfants. Comment un gouvernement qui bave sans arrêt sur les droits-de-l’hommiste peut-il pactiser avec des rebelles que William Engdahl décrit comme une « organisation dont le projet à long terme est l’introduction d’un fanatisme islamiques sur le modèle d’Al qaïda ou des Talibans, avec l’instauration de la charia en Syrie et pour en finir avec la tolérance à l’égard des diverses religions qui a été le signe distinctif de la vie en Syrie pendant des décennies sous la famille Assad » ?

 
71 commentaires

Publié par le 9 novembre 2012 dans Non classé

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 14:28

 

Syrie : Tirs d’agression israéliens contre un pays souverain, la Syrie


Publié le 11 novembre 2012

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Plateau du Golan

Plateau du Golan


« Tirs de sommation israéliens contre la Syrie » titre Le Monde.

La suite est hallucinante. 

Pour la première fois depuis 1973, l’armée israélienne a procédé à des tirs de semonce contre la Syrie. Ces sommations répondent à un obus de mortier, tiré lors d’affrontements entre rebelles et armée syrienne, et qui a frappé par accident le plateau du Golan, occupé par Israël.

Comment peut-on écrire qu’Israël tire contre la Syrie sur le Plateau du Golan ? A qui appartient Le Plateau Golan ? Il aurait fallu, dans ce bout de daube, de bien préciser que les Nations Unies ont déjà condamné Israël pour l’occupation illégale de ce plateau, simplement pour voler l’eau syrien. Que faut-il de plus pour condamner ce viol et vol d’un territoire qui ne lui appartient pas ?


Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.


Ce monde est formidable. Ce monde est fou. Et dire qu’israël s’était plaint auprès de l’ONU de « l »intrusion » de chars syriens sur le plateau du Golan. Or, ces chars étaient en territoire…syrien. Un vrai renversement des valeurs, où, la légalité devient illégale et l’illégalité légale. Il s’agit donc d’une agression contre la Syrie.

 

http://allainjules.com/2012/11/11/syrie-tirs-dagression-israeliens-contre-un-pays-souverain-la-syrie/

 

NB:  Et j'ajoute que les tirs sur le Golan doivent être une provocation, pour entraîner israël sur le chemin de la guerre de domination, son "sport" favori ! Si la Syrie n'est pas domptée par les terroristes barbus au service des terroristes anglo-saxons d'Etat, israël interviendra peut-être pour "nettoyer" à son profit la zone et même la Syrie et l'annexer ensuite via ses pions, comme rampe de lancement contre l'Iran non-aligné sur ses diktats. (eva R-sistons)

 


 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 02:23

 

 

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Honteuse manipulation des Médias !

Par eva R-sistons

 

 

Voici un exemple type de désinformation caricaturale,

avec une inversion totale des faits en SYRIE :

 

France 24, le 10.11.2012 :

 

" L'Armée de Bachar-el-Assad bombarde les villes,

et ensuite vient la riposte

avec des attentats ".

 

Voici comment nos médias "démocrates"

justifient la guerre d'agression contre la Syrie,

et pire encore, les attentats terroristes meurtriers,

dont l'Occident est en réalité co-responsable

en armant, en formant et en finançant les Salafistes.

Bachar-el-Assad avait 70 % de la population avec lui,

maintenant il en a + de 80 %,

car les Syriens sentent bien qu'il est le REMPART contre

le chaos, la ruine et la désintégration

via l'occident et ses islamistes fanatiques !

Bachar-el-Assad ordonne le bombardement

des zones infestées de terroristes,

il répond aux attaques, évidemment !

Aucun Etat ne laisserait massacrer sa population

sans réagir !


Et lorsqu'un immeuble ou même un hôpital

est bombardé, c'est parce que les mercenaires

y ont trouvé refuge,

en terrorisant la population,

voilà la vérité !

Bachar ne bombarde pas son peuple,

il le défend comme il peut !

 

Honte à nos merdias au seul service

de l'impérialisme occidental !

C'est une haute trahison qui devrait être poursuivie

devant les Tribunaux !

 

Nos médias sont seulement des relais de l'OTAN,

des instruments au service des sales guerres permanentes

de cette organisation hautement terroriste

sacrifiant les peuples

pour le seul profit des multinationales de mort

(armement, pétrole, nucléaire, chimie, etc)

et de la Haute Finance.

C'est un scandale abominable !

 

eva R-sistons

 

.

 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 02:15

 

 

Mardi 6 novembre 2012

BiélorussieLes Amis d’Edward Gierek communique : « Au nom aussi d’une certaine idée de la période soviétique qui assurait aux peuples le plein-emploi et leur garantissait le droit à la santé et à la culture, notre camarade André Delcourt, maire et conseiller général (PCF), recevait récemment dans sa bonne ville de Calonne-Ricouart (Pas-de-Calais), Aleksandr Pavlovski, l’ambassadeur de Biélorussie en France. Une Biélorussie stigmatisée en Occident pour avoir, de toutes ses anciennes républiques, le mieux préservé l’héritage social de l’Union soviétique. Dans les colonnes de La Tribune de la Région minière, dénonçant les prétentions de l’Occident impérialiste, Aleksandr Pavlovski défend le droit à la différence dans une Europe minée par le libéralisme... »

Ci-après l’article paru dans La Tribune de la Région Minière :

Le dimanche 23 septembre dernier, l’élection législative en Biélorussie a été le prétexte pour l’Occident à une nouvelle campagne de diabolisation contre un pays accusé de bafouer les Droits de l’Homme, mais dont le principal tort semble bien de s’ouvrir insuffisamment à l’économie de marché. De passage à Calonne-Ricouart dans le cadre de la tournée artésienne de la Musique centrale des Forces armées de Bélarus, Aleksandr Pavlovsky, ambassadeur de Biélorussie en France a accepté de répondre à nos questions.

Les États-Unis vous présentent comme la dernière « dictature d’Europe ». Pourquoi votre pays est-il diabolisé en Occident aujourd’hui ?

La Biélorussie est diabolisée parce qu’elle n’exécute pas les orientations des États-Unis. Nous avons notre propre voie. Chez nous, le chômage est le plus bas des anciens pays de la Communauté des États Indépendants (CEI). Nous sommes les seuls de la CEI à être autonomes sur le plan alimentaire. Le niveau de vie y est meilleur que du temps de l’Union soviétique. Une attention particulière est portée au sport et à la culture. Aujourd’hui, on reconstruit une vingtaine de châteaux détruits pendant les deux guerres mondiales du XXème siècle. Qui en parle ? Les religions catholiques et orthodoxes y ont des droits égaux. En Biélorussie, il coexiste des propriétés d’état, privées et coopératives. Mais à la différence de la Russie, nous n’avons pas laissé piller la propriété collective. Les privatisations ont été faites au profit du peuple et pas des intérêts privés. L’Occident veut nous imposer son opinion. Ce n’est pas une attitude très démocratique…

Comment réagissez-vous à cette prétention ?

L’Occident aimerait l’image de notre pays comme copie conforme du sien, mais la Biélorussie a ses nuances. Tout comme en France, la Bourgogne ou le Nord-Pas-de-Calais ont les leurs. Notre organisation étatique est différente de l’organisation étatique française. L’Union européenne dit : « Vous ne nous ressemblez pas donc vous êtes mauvais. » L’attitude vis-à-vis de notre pays n’est pas juste ; ça nous offense. Ce n’est pas correct alors qu’aujourd’hui, l’Europe est en crise et qu’il faudrait, puisque nous appartenons à la même civilisation, plutôt unir nos efforts pour avoir une position forte dans le monde.

De quelles façons ?

Par la communication. Il faut favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle. On ne peut pas régler tous les problèmes pas les moyens de la force. Aujourd’hui, notre musique militaire joue en France. Aussi sommes-nous reconnaissants à nos amis français de nous accueillir dans le cadre de ces échanges culturels ; ce qui nous permet de faire en sorte que les Français du Nord-Pas-de-Calais puissent voir nos ressortissants… et se faire leurs propres opinions sur nous. Votre région et la Biélorussie ont une histoire commune. Nous avons souffert de la guerre. Lorsde la Seconde Guerremondiale, nous avons perdu 30 % de notre population !

Propos recueillis par Jacques Kmieciak

 

L’opinion de Bruno Drweski, universitaire, spécialiste de l’Europe de l’Est

« Je pense que le fait que l’économie soit contrôlée, et les mouvements de capitaux en particulier, et que la Biélorussie soit non alignée et par ailleurs n’ait pas le désir de rompre avec la Russie et la Chine, expliquent l’animosité occidentale. La Biélorussie est en plus située sur une voie stratégique et représente un potentiel militaire important. Sans parler du fait que, menant une politique relativement sociale, cet État est un « mauvais exemple » pour ses voisins. »

L’avis de Bernard Seux, ancien député-maire socialiste de Béthune. L’ambassade de Biélorussie à Paris lui a confié une mission d’observateur lors de cette législative.

« J’y suis allé pour la première fois en 2007 avec des a priori concernant la dimension démocratique du régime. Je voulais voir ce pays ce pays tel qu’il était et pas tel qu’on me l’avait décrit. Je n’ai pas ressenti de sentiments d’oppression dans la population d’une grande gentillesse, ni subi de pression quelconque. »


 

Sur ce site,

 

 

.

 


 


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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 02:08

 

 

Palestine-enfants-1-groupe.jpg

 

Quand entendra-t-on le cri des Palestiniens

qui souffrent encore et toujours, 

interminablement,

dans l'indifférence monstrueuse

de "la Communauté internationale"

- c'est-à-dire des Occidentaux ?

Ou ferons nous nôtre

le NEGATIONNISME intolérable d'ISRAEL :

"Un peuple sans terre pour une terre SANS PEUPLE" ?

Alors, ce serait un crime contre la vérité...

un crime contre l'humanité !


Chantal Dupille (eva R-sistons)

 

Sur mon blog officiel :

Ces syndicats du crime qui se font passer pour des gouvernements


 

Les crimes d'Israël contre l'humanité

Lisa Guliani
Sott.net
dim., 21 oct. 2012 06:34 CDT

 

Traduction : SOTT 

http://fr.sott.net/image/image/s5/118307/medium/world_without_zionism.jpg 

.


Avant de partir travailler ce matin, j'ai publié un article sur ma page Facebook à propos de l'Estelle, un bateau d'aide humanitaire en route pour Gaza qui a été encerclé et arrêté par l'armée israélienne, alors qu'il était si proche de sa destination finale.

Dans l'article, un haut responsable du ministère israélien de la Défense faisait le commentaire suivant :

Il a dénoncé les militants comme étant des « provocateurs motivés par la haine d'Israël » et écarté qu'il y ait une « crise humanitaire à Gaza »...

Nous sommes constamment soumis à un langage similaire de la part des dirigeants politiques israéliens quant à ceux qui « haïssent » Israël. Selon les porte-parole du syndicat du crime « gouvernement » israélien, si nous devions réellement croire ce qu'ils nous disent, alors nous croirions que le monde entier « déteste » Israël. La machine de propagande israélienne a toujours dit exactement la même chose - qu'un tel ou un tel les « hait » - tout au long de ma vie jusqu'à ce jour - et depuis bien plus longtemps que ma naissance.

Ce matin, je pensais à l'Estelle en allant au travail. Je pensais au navire d'aide, le Mavi Marmara, attaqué par les forces israéliennes en 2010, où plusieurs militants furent tués et d'autres blessés. Je pensais à la population de Gaza qui attendait avec espoir l'arrivée de l''Estelle aujourd'hui, juste pour voir cet espoir s'envoler une fois de plus. Je pensais à l'équipage de l'Estelle, capturé en mer et qualifié de « menace envers Israël », et j'imaginais ce qu'il devait ressentir là maintenant.

Je pensais au siège de Gaza et à ce qu'a subi le peuple palestinien ces dernières décennies, et d'autres pensées me sont aussi venues à l'esprit à propos de ce monde dans lequel nous vivons et des habitants de cette planète - et je me suis demandé POURQUOI le monde permet que cela continue. POURQUOI les différents gouvernements du monde permettent-ils que cela perdure ? POURQUOI toutes les forces ne s'unissent-elles pas pour briser ce blocus une bonne fois pour toutes ? QUAND tout cela se terminera-t-il ? Je pensais aussi au gouvernement qui est censé être le mien, le gouvernement américain, et comment il permet au gouvernement israélien de perpétrer des crimes contre l'humanité avec l'argent des contribuables américains - et dans mon cœur, je sais que je ne respecterai jamais ni l'un ni l'autre de ces syndicats du crime qui se font passer pour des gouvernements.

Hier, un autre américain m'a rappelé que je suis censée « respecter le drapeau de mon pays ». Je ne reconnais plus ce drapeau comme légitime ni n'appelle plus ce pays le mien. Je ne reconnais même plus « mon pays ». Cela devient quelque chose de monstrueux, qui me devient étranger, peu à peu, au fil du temps. « Mon gouvernement » commet des massacres en toute impunité et aide le gouvernement israélien à faire de même, et ce sont les travailleurs américains qui paient la note. Si l'Américain moyen qui vote devait aussi nettoyer tout le sang versé par les mains de ces deux « gouvernements », je me demande combien de personnes nous verrions affluer vers les urnes pour voter dans cette caricature d'élection.

Nous entendons le même discours en boucle, encore et encore, ces jérémiades sionistes sur la façon dont le monde « hait » Israël et dont Israël a besoin de se « protéger » lui-même. Nous l'entendons tout le temps et nous l'avons écouté pendant des décennies. Encore et encore et encore. Tout comme la guerre perpétuelle, avec ses tueries aveugles et ses publicités, la propagande aussi semble ne jamais finir.

Je suppose que le gouvernement israélien voudrait que le monde ignore ses crimes contre l'humanité. Il préfère que le monde prétende que des vies humaines ne sont pas éliminées par des frappes aériennes, des chars, des bulldozers, des bottes et des balles. Les dirigeants israéliens préféreraient que nous ne regardions pas les photos d'enfants palestiniens avec des trous de balle dans la poitrine et la tête renversée, ensevelis sous les décombres. Ils aimeraient que l'on fasse abstraction de l'énorme quantité de photos de corps mutilés, de restes brûlés et carbonisés, d'estropiés, d'aveugles, de morts palestiniens. Des personnes âgées. Des enfants. Des nourrissons. Des hommes et des femmes jeunes et vieux, déchiquetés et mis en pièces, gazés aux bombes lacrymogènes, intimidés, battus et pourchassés dans les rues. L'Armée de Défense d'Israël pourchasse les Palestiniens pendant que le monde regarde. C'est la version psychopathe de la télé-réalité.

Le gouvernement israélien (comme le nôtre) voudrait que nous nous blindions et que nous nous endurcissions le cœur lorsque nous regardons des séquences vidéo de maisons démolies, et nous devrions fermer les yeux sur les injures des colons israéliens envers les Palestiniens et sur le vandalisme, les incendies criminels et les violations sur violations des droits à la propriété légitimes des Palestiniens. On attend de nous que nous ne remarquions pas les images de violence gratuite, de passages à tabac et d'humiliations publiques, les photos d'enfants malmenés par des soldats bien armés, la tête claquée sur le sol et les femmes attaquées par des groupes de colons israéliens sous les yeux des soldats israéliens, qui restent là à regarder et ne font rien pour arrêter la violence contre les Palestiniens. Les lamentations des veuves et les milliers d'enfants orphelins laissés derrière qui tentent de grandir dans ce champ de bataille n'étaient pas censés parvenir aux oreilles du monde, mais c'est le cas.

Nous ne sommes pas censés continuer à voir que jeunes et vieux sont des proies faciles dans ces attaques incessantes. Nous ne sommes pas censés nous soucier des Palestiniens ou de ce qui leur arrive. Nous sommes censés nous préoccuper uniquement d'Israël. Parce que, apparemment, nous sommes aussi censés croire qu'Israël est tout ce qui compte, et tant pis pour le reste d'entre nous sur cette fichue planète.

Les gouvernements israélien et américain et la machine à manipuler médiatique sioniste veulent que le monde ne pense pas, et ne ressente rien de tout ce qui précède hormis l'acceptation. Peu importe ce que font Israël et le gouvernement américain, le monde est juste censé fermer les yeux, se boucher les oreilles, garder le silence et... se détourner du bruit.

Circulez, il n'y a rien à voir.

Pour ceux d'entre nous qui prêtons attention, nous sommes censés « comprendre » que toutes ces arrestations, ces emprisonnements, ces tortures, cette intimidation, cette restriction de mouvements, ce déni des besoins fondamentaux de l'homme et des droits de l'homme à l'encontre des palestiniens sont « raisonnables » ; nous devons gober la foutaise que ceux qui ont été blessés et marqués à vie le méritaient, et que le nombre grandissant de cadavres palestiniens est « nécessaire, justifié et sans conséquence » - parce que voyez- vous, ce ne sont que des dommages collatéraux - et Israël doit se protéger par n'importe quel moyen qui convient - des « terroristes ». Même si le terroriste présumé a deux ans et ne peut même pas prononcer le mot « terroriste ». Même si le « terroriste » n'est pas un terroriste du tout. Nous sommes tous censés le croire, parce que « les gouvernements », à la fois américain et israélien, veulent et ont besoin que l'on y croit. Les psychopathes ont besoin que nous croyions ce qu'ils disent sans émettre aucun doute et sans poser de question. C'est ce qui leur donne le pouvoir et la force : notre croyance collective aveugle et inconditionnelle.

Les personnes qui naviguent à bord de l'Estelle ne sont pas des terroristes - ce sont des êtres humains normaux qui font tout leur possible pour essayer d'aider un autre groupe de personnes qui sont grandement dans le besoin, pour survivre. Pourquoi ont-ils tenté de briser le blocus ? Parce qu'ils compatissent. Parce que les gouvernements du monde n'ont pas intensifié leurs efforts ni agi pour arrêter le siège d'Israël à Gaza. Parce que les gens ordinaires se sentent obligés de combler ce vide, d'assumer ce rôle, parce que nos gouvernements peuvent agir comme des « Grands Frères » mais il est clair qu'ils nous ont prouvé qu'ils n'étaient pas nos héros.

Les Palestiniens manquent cruellement de cette aide, que le monde remarque et reconnaisse ce qui leur arrive, de leur droit à la liberté, à l'existence, que le monde reconnaisse que c'est notre lutte collective, ils meurent réellement de faim - et ils en témoignent, par la résistance, leurs larmes et leurs sourires, leurs chants et leurs danses, avec des grèves de la faim et des manifestations, déterminés à se faire entendre et à survivre, à survivre malgré ceux qui sont sacrément déterminés à les éradiquer de la planète. Le monde voit cette détermination, cette volonté et cet indéfinissable courage dans les yeux de chaque homme, femme et enfant palestiniens, et nous le voyons dans les mains sales et serrées des petits garçons qui jettent des pierres sur les féroces chars d'assaut de l'armée israélienne.

Malgré toute la propagande d'inspiration sioniste et les incessantes manipulation et omission de faits objectifs (la vérité) de la part des médias grand public, la machine sioniste a (an majeure partie) échoué à convaincre l'être humain moyen qu'il existe dans ce monde un quelconque « droit » à commettre génocide et nettoyage ethnique. Ils peuvent appeler cela comme ils veulent, ils peuvent agir comme s'ils ne se souciaient pas de ce que nous voyons, pensons ou savons, ils peuvent continuer à prétendre que le monde ne voit pas ce que le monde voit : une campagne continuelle de violence, d'agression et d'expansionnisme afin de déshumaniser et de nier le peuple palestinien, de la part de l'occupant militaire de la Palestine, qui s'appelle « Israël » et son allié stratégique, le gouvernement des États-Unis - qui sont tous deux des syndicats du crime.

Est-ce cela que le monde est censé aimer ? Cette capacité à marquer de sang-froid la population au fer rouge, à tracer une ligne de démarcation entre les peuples par la ségrégation et l'apartheid, la déshumanisation, l'exercice implacable de la destruction ? Sommes-nous censés aimer que soient infligés d'énormes traumatismes psychologiques et émotionnels et d'impitoyables dommages physiques à l'encontre de personnes innocentes, et que des cicatrices profondes et permanentes soient gravées chez vos victimes ? Le monde est-il censé « aimer » ce « talent » psychopathique pour perpétrer des massacres que les États-Unis et les forces israéliennes exposent pour que le monde les voit ?

Alors que je marchais pour me rendre au travail, une question surgit dans ma tête - une question pour le gouvernement israélien, pour les forces de défense israéliennes, et pour les maîtres es manipulation sionistes.

Que faites-vous exactement dans ce monde, pour ce monde, que le monde peut aimer?

Je veux savoir.

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Lisa Guliani


Lisa Guliani, ancienne animatrice de talk-shows politiques sur Internet, écrivain politique, chercheuse, activiste, objectrice de conscience, « manifestante connue », se décrit elle-même comme une provocatrice de pensées. Quand elle ne s'adonne pas à quelque étrange combinaison de ce qui précède, elle distribue des sourires aux personnes âgées, et aime aussi la lecture, la musique, les blagues, et sortir avec son pote à quatre pattes, Goose, qui doit encore réaliser qu'il est un chien. Ses rubriques favorites de SOTT? Ce sont trois ex-æquo : Histoire secrète, Maîtres du Monde et Enfants de la Société.

http://fr.sott.net/article/11045-Les-crimes-d-Israel-contre-l-humanite

 

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Quand entendra-t-on le cri des Palestiniens


qui souffrent encore et toujours, 


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un crime contre l'humanité !


Chantal Dupille

 

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 05:06

 

 

Parmi les vidéos sur le site (à voir), celle de François Asselineau qui s'en prend aux Médias :

 

 

 

 

ÉVÈNEMENT POLITIQUE À AIX-EN-PROVENCE

 

Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).

 

Le grand amphithéâtre du Centre de ressources, d’expertise et de performance sportives (CREPS) d’Aix-en-Provence (13) était bondé ce samedi 3 novembre, comme au temps glorieux de la bataille pour le non au TCE… La foule venue de toutes parts se massait, curieuse, attentive, attirée par une espérance nouvelle. Parmi elle, enthousiaste et émue, beaucoup de jeunes notamment des universités de la ville, laissaient éclater leurs applaudissements aux discours des orateurs.

 

Beaucoup de militants du M’PEP étaient présents puisqu’il s’agissait d’un meeting organisé pour la clôture de l’université d’automne du Mouvement. Il y avait aussi des militants des organisations invitées par le M’PEP à prendre la parole (Union populaire républicaine, Clubs Penser la France, Pôle de renaissance communiste en France, Front syndical de classe). De nombreux militants syndicaux étaient là, de la CGT, de Solidaires, de la FSU, de FO ; des militants communistes dont le secrétaire de la section PCF du Pays d’Aix, des militants du PG, du MRC, du POI, d'Attac, de la FASE, de DLR et d’autres gaullistes…

 

Tous avaient le sentiment d’être les témoins d’un évènement politique qui pouvait être fondateur, autour du thème « Un nouveau Conseil national de la Résistance est-il possible et nécessaire ? ». Les échanges entre les orateurs et la salle ont confirmé la nécessité d'un rassemblement large sur des bases claires pour lutter contre l'Union européenne et l’euro et retrouver l’indépendance nationale en France et dans les autres pays d'Europe afin de vaincre la crise et d'établir des relations de coopération entre les États et les peuples.

 

Pour accéder aux vidéos de ce meeting (moins de 10’ chacune), cliquez sur les liens suivants :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

***********************************************************************

 

 

***********************************************************************

 

 

 

 

 

 

 

.http://www.m-pep.org/spip.php?article3118#outil_sommaire_5

 

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 05:05

 

Argentine : Alerte, l'Empire s'en prend maintenant à Cristina Kirchner

 

 

Cristina-Kirchner
http://www.bresilalille.com/amerique-latine/actualites-de-l-amerique-du-sud/argentine-cristina-kirchner-prete-serment-pour-un-second-mandat.html

.

Argentine :

L'Empire s'en prend à Cristina Kirchner. 

 

 

Affaire à suivre ! Cristina, la grande Cristina, a osé !

L'Argentine, avec courage, rompt l'isolement diplomatique de l'Iran

Et donc l'Empire usraélien veut le lui faire payer

(d'autant que c'est une femme vraiment de gauche

et que les époux Kirchner ont défié les banksters !) :

En déstabilisant le pays,

en utilisant les réseaux sociaux pour pousser

les Argentins à manifester contre elle.

Et ensuite imposer un pion de Washington et de Tel-Aviv !

 

NB : C'est la méthode "Obama" qui prévaut !

Romney, lui, aurait utilisé la manière forte

envers les pays non-alignés;

Obama-Brzezinski choisit la manière "douce", subtile :

Par la déstabilisation du pays, de l'intérieur

(genre Révolution de couleurs)

 

Chantal Dupille (eva R-sistons)

 

La propagande commence :

NB : Les Argentins oublient le rôle des Kirchner dans la résurrection du pays miné, ruiné par les exigences du BM et du FMI. Les banksters veulent reprendre la main ! (Chantal)

 


Bashar al-Assad et sa femme Asma

Bashar al-Assad et sa femme Asma

 

Et pour venir à bout de la Syrie,

tous les moyens sont bons :


Le dernier en date,

après avoir tenté de pousser Mme Assad

à quitter son mari et à se réfugier... à Londres :

L'Appel aux femmes contre les dirigeants non-alignés.

"Le temps est venu pour les dames de défiler" !

Notons au passage le courage de Bachar-el-Assad

à qui Cameron propose l'exil à son tour :

"Je suis né dans mon pays, j'y mourrai aussi" !

Vous voyez nos larbins servir leur pays jusqu'à la mort ?

Et lorsque l'Occident impose le départ à Bachar,

il répond aujourd'hui avec courage :

"Seules les urnes peuvent

décider de l'avenir du Président".

 

Evidemment ! Belle leçon d'un "dictateur"

en matière de démocratie !

 

Et les Médias participent de la désinformation

institutionnalisée

contre les pseudo "dictateurs corrompus"

Cristina Kirchner et Bachar-el-Assad,

d'une même voix mensongère !

 

.

 

Chantal

 

__________________________________________

 

.

 

Rappel : Contre l'Europe de l'austérité imposée,

 

 

 

 

  Silence Médias !

 

Gréve Générale ...

 

 

 

Grève générale 1411

 

.
.
..
En espérant que ce mouvement populaire sera le déclencheur
d'un changement radical indispensable...
.
Lire ausssi mon post :
.

.

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 04:27

 

 

Samedi 10 novembre 2012

 

« It’s the economy, stupid ! » (C’est l’économie qui importe, idiot !). Cette phrase permit à Bill Clinton de gagner la présidentielle en 92 contre Bush dont le bilan emploi était désastreux. Sous Clinton, le chômage ne cessa de grimper, et l’inégalité aussi. Et aujourd’hui ? Est-ce le président qui décide ? Ou l’économie ? C’est-à-dire d’autres gens - non élus - au-dessus du président. Voici, présentés en textes et dessins, les 10 chiffres clés qui résument la situation économique et sociale des USA. Pour comprendre l’essentiel. Quel que soit le président.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponse :

Qu’allons-nous faire ? Une question d’autant plus grave que l’Union Européenne veut coûte que coûte nous imposer un copié – collé de cette politique antisociale des USA !


Le problème n’est pas « Quel président ? » On se dit souvent qu’avec le « moins mauvais », on échappera au pire. Non, car le « moins mauvais » est en fait le plus intelligent pour emballer et vendre la même marchandise.


Le problème est plutôt : « Comment résister à la politique impériale des USA ? » Et pour ça il nous faut : analyser l’économie pour comprendre le lien entre la politique antisociale et le militarisme, décoder les mécanismes de pillage des ressources et de contrôle de la planète, repérer les procédés de la guerre globale dans ses formes diverses. Et les procédés de désinformation qui nous cachent tous ces enjeux. Ainsi, on pourra unir et renforcer les résistances diverses qui se développent dans le monde. La colère monte partout, il nous faut présenter une vraie alternative…

 


Source : Investig'Action

Dessins : Yace


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http://www.michelcollon.info/USA-10-chiffres-qui-disent-tout.html

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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 04:24

 

Pourquoi un Réseau Voltaire France ?
 

L’association française Réseau Voltaire a été créée par Thierry Meyssan en 1994. Je m’y suis rapidement joint et suis considéré comme un de ses membres fondateurs. J’en suis devenu par la suite administrateur. Le Réseau Voltaire à l’origine avait pour but d’œuvrer en faveur de la liberté d’expression  et s’élevait contre tout ordre moral et contre toutes censures. Il cherchait à publier des informations introuvables dans les médias dominants. Ces informations paraissaient dans un feuillet photocopié qui était adressé par courrier à des abonnés. 


Le Réseau Voltaire faisait partie à ses débuts de la gauche républicaine. Thierry Meyssan était secrétaire national du Parti Radical de Gauche dont je suis brièvement devenu membre par la suite.

Des membres du parti des Verts ont également adhéré au début de l’existence de cette association, puis, une fois qu’il eut été admis que des partis pouvaient adhérer au Réseau Voltaire, trois partis politiques figurèrent à son conseil d’administration: le PRG, le Parti Communiste Français et Les Verts. La ligne éditoriale du Réseau Voltaire  fustigeait alors  l’extrême droite et le cléricalisme. Thierry Meyssan était également secrétaire de l’Observatoire National contre l’Extrême Droite; de nombreux procès l’ont opposé à cette époque au Front National.

Cette association était financée en grande partie par Michel Sitbon qui avait fait fortune avec son père, il faut le dire, dans l’édition  pornographique, Marianne et Le Nouvel Observateur ont été par ailleurs financés par les mêmes personnes avec le même type de fonds.

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 Le Réseau Voltaire une association en évolution constante.

Dans son activité principale de critique de l’information dominante, nous avons fait un premier travail conséquent durant la guerre du Kosovo en 1999 en comparant l’information diffusée par les médias des pays membres de l’OTAN et celle diffusée dans des pays hors OTAN. Nous nous sommes aperçus alors d’une forte discordance. Non seulement l’histoire qui était racontée était très différente, mais en zone OTAN l’identité de vue des grands médias était totale, alors qu’hors OTAN l’approche des journalistes était variée et nuancée.

Puis nous avons travaillé sur les réseaux secrets de l’OTAN en Europe appelés « stay behind » (voir sur ce sujet le livre de l’historien suisse Daniel Gänser) ; nous apparûmes alors comme une association très critique à l’égard  de l’OTAN et ses visées impérialistes. A titre personnel j’ai fortement appuyé cette nouvelle ligne éditoriale. En effet, membre et cadre du PCF pendant près de trente ans j’ai, dans ce parti, participé à maintes luttes contre l’impérialisme étasunien et ses diverses marionnettes, par exemple contre la guerre US du Vietnam, ou pour la fin de l’apartheid en Afrique du Sud et la libération de Nelson Mandela.

Les attentats du 11 septembre 2001 nous firent passer dans une autre dimension.

Dès le premier jour, à l’instar de nombreux agents des services de renseignement français, nous avons constaté des incohérences dans le déroulement des événements et leur interprétation par les grands médias. Rapidement nous avons publié le « jeu des sept erreurs » sur notre site, qui montrait de façon intuitive et incontestable l’absurdité complète de la version officielle du crash du vol AA77 sur le pentagone. Thierry Meyssan publia ensuite, en mars 2002, le premier livre remettant en cause la version officielle du 11/09:  » l’Effroyable Imposture ». Quelques jours avant sa parution, curieusement, le Pentagone décidait de publier la preuve par image de l’impact du boeing 757, à savoir les fameuses et fumeuses cinq images d’une des 89 caméras de vidéosurveillance du pentagone, images qui ne montraient aucun avion.

Dans un premier temps le livre de Thierry reçut un accueil médiatique classique. Il fut notamment invité à l’émission C dans l’air sur France 5  le 21 mars 2002, émission au cours de laquelle un des débatteurs invités,  Eric Denece, directeur du Centre Français de Recherche sur le Renseignement, affirma notamment qu’il appréciait beaucoup la manière dont Thierry Meyssan s’efforçait de faire la synthèse des éléments disponibles sur le crash du vol AA77 sur le Pentagone.

5 jours plus tôt, avait eu lieu l’émission de Thierry Ardisson qui faillit coûter sa place au présentateur. Thierry Meyssan en cette occasion avait pu, de façon très convaincante, longuement développer ses vues en toute liberté. Devant le succès de l’émission, le CSA, quelques jours plus tard, via sa directive 151, sommait France télévisions « de prendre des mesures pour que la vérité soit rétablie et que de tels dérapages ne se renouvellent pas »

Cette sommation marqua le coup d’envoi d’une vaste campagne de diabolisation du Réseau Voltaire en général, et de Thierry Meyssan en particulier.

Des centaines d’articles de presse, des dizaines d’ouvrages, des dizaines d’émissions de télévision, furent consacrées à la diabolisation systématique du Réseau Voltaire.

Des spécialistes de la diffamation comme Fiammetta Vener ou Caroline Fourest allèrent fouiller dans la vie privée de Thierry Meyssan pour en sortir des éléments qui, accommodés de mensonges éhontés, permettaient de dépeindre l’homme comme l’incarnation du mal.

Une rhétorique particulière, commença à être utilisée de façon systématique: remettre en cause la version la version officielle des attentats du 11 septembre 2001, cela revenait, sans la moindre nuance, à remettre en cause l’existance du génocide des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, position interdite par la loi mémorielle Fabius-Gayssot de 1990.

C’est ainsi que de militants de la gauche libertaire bien reçus dans les médias, nous passâmes rapidement à l’état de suppôts du nazisme et interdits de parole dans ces mêmes médias.

Le Cercle de l’Oratoire, cercle de réflexion français proche des néoconservateurs états-uniens joua un rôle majeur dans cette campagne de diabolisation.

Cette façon de placer sous l’éteignoir toute opposition, qui consiste à insinuer ou affirmer que tout dissident est un nazi diabolique voulant de nouveau massacrer des juifs, a été appliquée ensuite à bien d’autres puis généralisé à tous ceux s’opposant aux visées hégémoniques des USA. Ce « passe-partout » est à présent utilisé sans scrupules, sans recul critique, et sur tous les sujets qui dérangent par les journalistes et les politiques dès qu’ils se trouvent hors d’état de pouvoir répondre par des faits et des arguments.

Un climat de terreur médiatique s’installa en France et dans tous les pays sous l’influence de l’OTAN.

Michel Sitbon, dont le père était un proche de l’état d’Israël, décida de nous couper tout financement. Nous eûmes brièvement par la suite quelques relais de généreux donateurs qui nous permirent, entre autres, d’organiser la conférence Axis for Peace à Bruxelles , en 2005, mais finalement nous nous trouvâmes hors d’état d’entretenir notre siège et l’équipe de 5 permanents que comptait l’association.

En 2007, avec l’avènement de Nicolas Sarkozy et la multiplication des menaces à l’encontre de Thierry Meyssan, des sabotages sur nos serveurs et des dissensions consécutives à notre évolution anti impérialiste, nous décidâmes de dissoudre l’association en France.

Le bureau du Réseau Voltaire s’installa à Damas, puis à Beyrouth, puis de nouveau à Damas et nous dispersâmes les serveurs de par le monde. Le Réseau Voltaire devint Voltairenet.org, un réseau de presse international avec échange d’articles.

Aujourd’hui le Réseau Voltaire est connu dans le monde entier et Thierry Meyssan est invité dans de nombreux pays; il rencontre de nombreux chefs d’état et est devenu hors de la zone OTAN une personnalité française importante et reconnue.

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Thierry Meyssan en entretien avec Ahmadinedjad.

En France bien sûr, le flot d’injures et de calomnies de toutes sortes ne tarit pas et continue d’entretenir la légende noire,

Mais ces procédés malhonnêtes et malveillants sont de moins en moins efficaces. Pour un nombre croissant de citoyens, surtout parmi les jeunes générations, qui ont tôt appris à se méfier des médias de masse grâce à l’internet, ce traitement diffamatoire n’a pour effet que d’accroître la méfiance envers les pratiques de certains journalistes, et à renforcer la réputation du Réseau Voltaire en général, et de Thierry Meyssan en particulier.

Nous avons donc été amenés à penser qu’il était nécessaire de fonder un nouveau Réseau Voltaire en France.

Fondation de Réseau Voltaire France.

Certains dans mon entourage politique ont voulu me convaincre qu’en France le Réseau Voltaire était grillé, définitivement mort, qu’il fallait en oublier jusqu’au nom et hasarder autre chose sous une autre bannière.

Mais si nous cédions à consentir une aussi triste fin, cela signifierait une forme de capitulation de notre part, et une victoire pour le pouvoir impérialiste et ses dociles relais médiatiques, qui se sentiraient ainsi encouragés à poursuivre leur stratégie de diabolisation visant à rejeter toute opposition sérieuse dans le camp de l’extrême droite néo nazie. Il n’y aurait plus pour eux qu’à passer au suivant, puis au suivant, et ainsi de suite, en se servant pour chaque serrure du même inusable et répugnant passe-partout.

Allions nous céder devant ce terrorisme médiatique et nous saborder? Non, évidemment!

Il est dans l’intérêt de tous et dans l’intérêt de la France de mettre en échec ce travail de destruction programmée d’une idée et d’une organisation politique qui dénonce depuis plus de dix ans les visées impérialistes d’une entité dont le dessein est de s’assurer la place de seul maître du monde au XXIème siècle.

Nous avons décidé de résister!

Réseau Voltaire France est une organisation qui possède sa place dans l’éventail dispersé des organisations de médias, associations et partis politiques de tous ordres contestant à des degrés divers le système. D’abord  le Réseau Voltaire dont elle est l’héritière fut la première organisation dissidente du système et elle a acquis de ce fait une solide expérience.

Le Réseau Voltaire a acquis également une réputation mondiale, même en France, où depuis 10 ans il est régulièrement diffamé et diabolisé par la plupart des journalistes.

- Réseau Voltaire France possède une spécificité inscrite dans ses statuts et rappelée dans sa « Déclaration » issue de son assemblée constitutive.

- Réseau Voltaire France milite pour que la Nation française recouvre son indépendance totale suivant en cela la déclaration des Droits de l’homme et du Citoyen de 1789, préambule à notre constitution et dont l’article 3 précise que « le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation ».

- Réseau Voltaire France est un mouvement de libération nationale réclamant que notre république sorte de l’OTAN, de L’UE et de l’Euro.

- Réseau Voltaire France milite également avec le Réseau Voltaire International pour imposer le respect du droit international défini par la Charte de l’ONU  en 1945, garantissant l’indépendance des nations et réaffirmé par lors de la conférence de Bandoeng de 1955.

- Réseau Voltaire France continuera à dénoncer la frauduleuse version officielle des attentats du 11 septembre 2001 et exiger que toute la lumière soit faite sur ces événements graves qui ont été érigés en casus belli par les USA pour relancer une politique impérialiste extrêmement meurtrière et attentatoire aux libertés individuelles.

- Réseau Voltaire France fustige et dénonce les agressions et menaces des USA et de ses marionnettes contre des pays souverains comme la Libye, la Syrie, la République Démocratique du Congo, la Côte d’Ivoire, l’Iran, le Venezuela, et bien d’autres.

- Réseau Voltaire France milite pour la libération de la Palestine occupée et pour la création sur ce territoire d’un seul et unique état laïc dans lequel Juifs, Chrétiens, Musulmans et Athées pourraient vivre en paix.

- Réseau Voltaire France milite pour la liberté d’expression et contre le totalitarisme de la presse dominante dont le rôle se réduit de plus en plus à la préparation et à la justification des guerres de l’impérialisme.

- Réseau Voltaire France, n’est ni de droite ni de gauche, distinctions obsolètes qui ne veulent plus rien dire: il est national et républicain.

- Réseau Voltaire France enfin rejette toutes discriminations raciales et religieuses, et se refuse à désigner des boucs émissaires qu’ils soient traditionnels (juifs, francs-maçons, immigrés) ou nouvellement mis en avant par les médias comme les musulmans, Réseau Voltaire France combat résolument l’islamophobie nouvel antisémitisme.

- Réseau Voltaire France est fondé de manière à pouvoir légalement s’associer avec d’autres partis ou organisations partageant même partiellement ses objectifs dont les plus essentiels sont la sortie de l’OTAN, de l’Union Européenne et de l’Euro.

- Réseau Voltaire France milite pour la création d’un vaste Front Patriotique rassemblant tous les français sans exclusives : partis politiques, associations et individus désirant seulement que la France recouvre la totalité de son indépendance.

Réseau Voltaire France va s’ouvrir à l’adhésion en pouvant accueillir tous membres d’autres partis et organisations, dans le respect de ses principes et statuts.

Alain Benajam, président de Réseau Voltaire France

Télécharger le Bulletin d’adhésion au Réseau Voltaire France

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 01:13

 
 

creer-c-est-resisterchocoladdict.fr

 

 

Pourquoi je prends position

pour l'UPR, l'Union Populaire Républicaine.

Par Chantal Dupille,

journaliste-écrivain,

(pseudo eva R-sistons)

 

 

J'ai décidé d'adhérer à l'UPR, l'Union Populaire Républicaine, en janvier 2013, dès que je serai un peu plus disponible. A l'heure de tous les dangers, alors que nous nous dirigeons vers une Europe dictatoriale (vrai tremplin du Nouvel Ordre Mondial) où nous devrons subir à la fois une austérité croissante et les guerres de l'OTAN, au moment où l'Empire tente par tous les moyens de contrôler populations et ressources, nous ne pouvons pas rester les bras croisés. Ce serait du suicide. Et avec François Asselineau, seulement soucieux de servir la France et les intérêts des Français, nous pouvons garder nos convictions (les miennes sont résolument de gauche, bien à gauche sur le plan économique et social) et nos engagements, tout en nous battant pour le triomphe de ses idées qui sont les plus claires, les plus précises, les plus solides, les plus engagées contre la tutelle étrangère, les plus nécessaires aujourd'hui.

 

François Asselineau, expert en Economie et en Finance, se situe au-dessus des différents Partis - qui, eux, acceptent tous plus ou moins la situation actuelle, avec seulement des variantes -, et lui seul propose une authentique politique de rupture avec le Système qui broie de plus en plus nos vies. Faisons-lui confiance : Il est réellement compétent, désintéressé, courageux, il connaît parfaitement la France et l'aime vraiment, et ses analyses sont justes, fouillées et incontournables. Et reconnaissons-lui le droit d'avoir évolué avec les événements.

 

En tant que journaliste, et journaliste attachée par-dessus tout à la Vérité, à la neutralité de l'information, à l'honnêteté intellectuelle la plus rigoureuse, je souhaite que l'acte que je pose aujourd'hui interpelle mes confrères et mes consoeurs sincèrement soucieux du bien public. 

 

Forte d'une carrière reconnue et de plus de 4.000.000 de visiteurs uniques sur mes différents blogs engagés pour la Vérité, la Justice, la Paix, et donc contre les guerres impériales, les chocs de civilisations, les fanatismes racistes et haineux, la mondialisation ultra-libérale, la désinformation, le Nouvel Ordre Mondial, etc etc, je sais que ce choix va interpeller. Je l'assume, je le souhaite. Puissent seulement mes innombrables Lecteurs et Lectrices écouter, au moins, les vidéos et les conférences décisives de l'expert François Asselineau. La suite leur appartiendra. L'engagement aux côtés de cet homme hors du commun et qui honore la France par sa lucidité et par son courage, je le répète, est compatible avec son engagement politique ou personnel.

 

Ce que l'UPR veut, d'abord, c'est nous ouvrir les yeux sur la réalité des événements. Ensuite, nous conduire à refuser l'intolérable : L'euro, cette Europe-là, l'OTAN et ses guerres permanentes avec des armes de destruction massive, et la main-mise des Institutions internationales comme la BM ou le FMI sur nos vies.

 


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Nous allons tous droit dans le mur. En prendre conscience, c'est déjà régler le début du problème. Et il y a urgence ! Demain, il sera peut-être trop tard. Nous ne pouvons plus nous contenter des demi-mesures des uns ou des autres. Pas après pas, lentement mais sûrement, les politiques imposées ou tolérées restreignent nos libertés, notre souveraineté, nos emplois, nos droits notamment sociaux ou du Travail, etc. Il est temps de refuser l'intolérable et de prendre position - comme nous sommes, avec notre personnalité, nos capacités, nos moyens limités ou importants.

 

Pour ma part, j'ai choisi. Par solidarité envers mes concitoyen(ne)s, par attachement aux spécificités de la France républicaine (indépendance nationale, modèle social, laïcité, etc, etc), et surtout par devoir envers les générations futures. Tout simplement.

 

Chantal Dupille

http://chantaldupille.over-blog.com


 

 

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Dominique Frut : François Asselineau met à jour les raisons réelles et cachées par lesquelles "nos élites" ont délibérément provoqué, par plus de 40 ans de duperies en tous genres, la mise en faillite de la France et bientôt sa ruine, à l’image même de la Grèce aujourd’hui, mais aussi de l’Espagne, du Portugal et de l‘Italie demain." (..)  Découvrez ce parti pas comme les autres, il est actuellement celui qui recrute le plus, grâce à Internet et au bouche-à-oreilles, puisque les Médias aux ordres le boycottent scandaleusement ! Soutenez l'UPR fondée par un expert en économie et en finance.  Ses grandes lignes: Sortie de l'euro et de l'UE qui tuent emplois et pouvoir d'achat au profit des Grandes Banques, sortie de l'OTAN pour préserver la paix, souveraineté monétaire, préservation du modèle social français. Pourquoi l'UPR, l'Union Populaire Républicaine, est-elle ostracisée ? Car pour elle les blocages de la situation française découlent de l'inavouable - et inavouée - mise sous tutelle étrangère du peuple français. 

Originalité de l'UPR : Vous pouvez garder vos convictions et vos engagements
et le rejoindre juste pour, ensemble, permettre à la France d'être délivrée de ses carcans (UE, euro, OTAN...), de retrouver sa nécessaire indépendance, sa souveraineté ! Il faut que le courageux et pertinent François Asselineau puisse s'adresser aux Français, il faut qu'il puisse leur dire la vérité ! Pour cela, il a besoin de votre soutien.   

 

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Quelques conférences

de François Asselineau


Une histoire incroyable : l’Histoire de France !

Résumé : À quoi sert l’Histoire ? À prédire l’avenir ! En rappelant de nombreux événements méconnus ou surprenants, en proposant des clés de compréhension inédites, et en replaçant 2.000 ans de notre histoire nationale dans une mise en perspective inhabituelle mais lumineuse, cette conférence stupéfiante explique pourquoi, contrairement à ce que tout le monde ressasse, la construction européenne N’EST PAS l’avenir de la France. Et pourquoi il ne faut jamais désespérer des capacités extraordinaires du peuple français à se ressaisir pour libérer la France.

Commentaire : Cette conférence est la plus historique et peut-être la plus émouvante de toutes. Elle n’a pas trait à l’actualité la plus brûlante mais elle peut constituer une très bonne introduction aux conférences ultérieures. Elle peut donc être retenue pour une première approche, et cela d’autant plus que son sujet est assez apte à surmonter les réticences des municipalités dans l’octroi d’une salle.

Qui gouverne la France ?

Résumé : Cette conférence explique pourquoi les Français ne décident pratiquement plus de rien de décisif. Elle présente qui sont les pouvoirs qui s’exercent désormais sur eux : Commissaires européens, lobbies industriels, « think tanks » atlantistes installés à Bruxelles, etc.

Commentaire : Cette conférence est celle qui a le plus souvent été réalisée et qui a fait connaître François Asselineau. Elle remporte toujours un très grand succès et fait partie des conférences les plus mémorables et les plus dérangeantes.

La France est-elle vraiment en faillite ?

Résumé : Le discours sur « la France en faillite », qui se focalise sur la seule dette publique française sans procéder à des comparaisons ni à une remise en perspective, est un discours savamment trompeur. Il sert à culpabiliser les Français et à les inciter à se dépouiller collectivement de leur patrimoine national…. lequel est souvent racheté par des fonds de pension venant d’un pays, les États-Unis d’Amérique, bien plus endetté que la France !

Commentaire : Cette conférence est la plus économique et financière, mais elle est conçue pour que les problèmes techniques qu’elle aborde (ceux du système financier international par exemple) soient exposés de la façon la plus compréhensible possible par tous. Elle a déjà été présentée plusieurs fois, notamment devant des publics de responsables de PME réunis dans des associations professionnelles ou des Chambres de Commerce. À chaque fois, elle a stupéfié les auditoires, habitués à entendre toujours les mêmes refrains, qui découvrent soudain une autre réalité et comprennent le dessous des cartes de la crise apparue en 2008.

Les 12 impasses de la construction européenne

Résumé : Cela fait des décennies que l’on nous explique que la construction européenne est l’avenir de la France, et que cet avenir est à la fois très souhaitable et absolument inéluctable. Pourtant, plus l’Europe se construit et moins les promesses dont on l’avait assortie se vérifient : les pays d’Europe ne cessent de dégringoler dans la hiérarchie des puissances et les États-Unis règnent désormais en maîtres sur le continent et une large partie de la planète. Mais, comme toujours, l’Histoire est pleine de ruses : si vous voulez comprendre pourquoi cet édifice politique, lancé il y a 60 ans, est désormais vermoulu et pourquoi 12 problèmes majeurs le condamnent à la dislocation, alors cette conférence est faite pour vous. Adorateurs de la Pensée Unique s’abstenir…

Commentaire : Cette conférence constitue un judicieux complément à la conférence n°1 sur l’Histoire de France. La conférence sur l’Histoire procède à un raisonnement analogique, fondé sur les enseignements de notre histoire, pour expliquer pourquoi l’Union européenne est une impasse. Cette conférence n°4 sur les 12 impasses procède quant à elle à un raisonnement analytique, en décortiquant douze problèmes majeurs systématiquement passés sous silence dans les médias et les cercles de réflexion, et qui ne peuvent en effet conduire qu’à l’explosion finale.

Qui gouverne la France et l’Europe ?

Résumé : Qui a inventé la construction européenne ? En quoi consiste le stratagème avec lequel on a volé aux Français leur liberté ? Pourquoi l’Europe est-elle nécessairement de plus en plus inefficace et dictatoriale ? Pourquoi l’Europe ne peut-elle pas être faite autrement ? De Gaulle était-il vraiment pour l’Europe ? Le moteur franco-allemand existe-t-il ? Qui sont les lobbys qui affirment parler au nom du peuple européen ? Qui sont ces commissaires européens plus puissants que nos ministres ? Pourquoi les programmes de tous les partis politiques sont-ils devenus des attrape-nigauds presque entièrement inapplicables ? Pourquoi votre bulletin de vote ne sert-il plus à rien ? Cette conférence démonte pas à pas la stratégie américaine vis-à-vis de l’Europe depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et expose ainsi, avec une clarté rarement égalée, les questions les plus essentielles qui se posent aujourd’hui à la France .

Commentaire : Cette conférence, qui reprend et complète la conférence n°2 « Qui gouverne la France ? » est aussi sensiblement plus longue. Elle aborde la construction européenne du point de vue géopolitique et conduit l’auditoire à comprendre, selon un exposé chronologique implacable, pourquoi la France en est arrivée là où elle est. Cette conférence qui explique notamment ce qu’était la vraie pensée de Charles de Gaulle sur la construction européenne, pourquoi le concept de « couple franco-allemand » est fallacieux et pourquoi il ne peut pas y avoir « d’autre Europe ». Ainsi peut-être est-ce la conférence la plus indispensable…

Savoir nommer la crise pour pouvoir la résoudre

Résumé : Tzeu Lou dit : « Si le prince de Wei vous attendait pour régler avec vous les affaires publiques, à quoi donneriez-vous votre premier soin ? » -« À rendre à chaque chose son vrai nom » répondit le Maître. C’est en ces termes que Confucius, il y a 2500 ans, enseigna que l’art de gouverner commence par rendre à chaque chose son vrai nom. Et c’est à ce conseil que s’attache cette conférence. Le public découvre ainsi, pas à pas, quels sont les vrais noms qu’il faut rendre à la « construction européenne », au « choc des civilisations », à la « mondialisation inévitable », à « l’Europe », aux « valeurs européennes », à la « Constitution européenne », à « l’euro », à la « démocratie européenne », au « respect de l’histoire, de la culture et de la dignité humaine » par l’Union européenne, et enfin aux projets « d’autre Europe ».

Commentaire : Cette conférence très originale, qui fournit des éléments d’information inédits, permet au public de réaliser à quel point les concepts qu’il utilise au quotidien sont trompeurs. Et donc à quel point il a été formaté par un demi-siècle de lavage de cerveau, sous l’effet d’une propagande omniprésente. Il n’est pas besoin d’être un adepte de Confucius pour le comprendre puisque, voici trois siècles, Nicolas Boileau l’enseignait aussi dans son Art Poétique : « Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement / Et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cette conférence clarifie donc les choses en les énonçant clairement.

Sortie de l’euro : mode d’emploi

Résumé : Quelles monnaies supranationales ont existé avant l’euro ? Que leur est-il arrivé ? Quelle est la principale caractéristique d’une monnaie, selon la Bible écrite il y a plus de 2000 ans ? Pourquoi les Prix Nobel d’Économie arrivent-ils aux mêmes conclusions ? Quelles sont les 2 causes essentielles qui feront exploser l’euro tôt ou tard ? Comment sortir juridiquement de l’euro ? Comment en sortir techniquement ? Quelles propositions concrètes ?

Commentaire : Cette conférence est la seule en France à expliquer très précisément aux Français que l’euro, loin d’être une création originale, appartient au registre bien connu des très nombreuses monnaies supranationales, et qu’il lui arrivera le même sort qu’à toutes ces monnaies. En outre, cette conférence prouve à ses auditeurs que l’UPR est le seul mouvement politique à avoir réfléchi de façon approfondie à l’indispensable retour au franc, à proposer des solutions concrètes et immédiatement opérationnelles, qui séduisent le public.

 

Sortie de l'euro, sortie de l'Union européenne et de l'OTAN - résorption de la dette publique - élections européennes 2014


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L’UPR et François Asselineau sont barrés des grands médias ? C’est à nous tous de les faire connaître autour de nous!

.

Il se confirme jour après jour que des instructions venues de très haut ont été données aux grands médias pour étouffer la voix de l’UPR.

Pourquoi François Asselineau et l’UPR sont-ils barrés des grands médias de masse ?


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à expliquer aux Français, toutes preuves à l’appui, ce qu’est la construction européenne : une gigantesque opération de domination du continent européen et de destruction de ses nations, pour satisfaire la volonté hégémonique des États-Unis d’Amérique et d’une oligarchie financière euro-atlantiste ;


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à expliquer aux Français que la construction européenne est un piège machiavélique, inspiré du “Stratagème des chaînes” des 36 stratagèmes chinois classiques de l’art de la guerre, qui engendre fatalement un système auto-bloquant pour le seul bénéfice des USA ;


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à expliquer que tous les projets “d’Autre Europe” sont des leurres dont le seul objet est de détourner les Français de la seule bataille libératrice qui vaille : SORTIR de ce piège.


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à expliquer les conséquences inéluctables qui vont découler de ce piège pour nous et pour nos descendants si nous n’en sortons pas au plus vite :

- le pillage de notre patrimoine public et privé,

- l’alignement systématique sur les menées impérialistes et meurtrières de l’OTAN,

- l’établissement d’une dictature atroce, fondée sur la surveillance omniprésente, l’abrutissement général, le lavage de cerveau et le mensonge permanent,

- la disparition accélérée de l’influence et de la langue française dans le monde,

- la destruction de notre agriculture et de notre industrie,

- la liquidation de nos acquis sociaux,

- et l’appauvrissement général.


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à démasquer les leurres entretenus par le Système, à l’extrême gauche et à l’extrême droite, afin de diviser les Français selon un clivage qui n’a plus de sens tant que les politiques stratégiques sont décidées à Washington, Bruxelles et Francfort.


==> Parce que l’UPR est en particulier le seul mouvement politique à démasquer le rôle réel du FN, “médiabolisé” et choyé par les forces euro-atlantistes depuis 29 ans pour neutraliser 15% de nos compatriotes dans une impasse et entretenir les 85 autres pour-cents dans le dégoût de la France. L’UPR est le seul mouvement à appeler un chat un chat en expliquant que la famille Le Pen vit luxueusement depuis plus de 27 ans des subsides généreux du Parlement européen, pour salir délibérément toute idée de souveraineté nationale par des “dérapages” semestriels calculés au millimètre.


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à proposer aux Français un programme de changement radical, précis, opérationnel et sans ambiguïté, qui passe :

==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à prendre les Français pour des adultes, en leur expliquant patiemment la teneur précise des contraintes juridiques des traités européens. L’UPR est le seul mouvement à démontrer précisément par quels subterfuges les autres responsables politiques se moquent des électeurs puisqu’ils leur proposent des mesures illégales dans le cadre des traités qu’ils refusent par ailleurs de dénoncer.


==> Parce que l’UPR est le seul mouvement politique à rassembler effectivement des Français de tous les âges, toutes les convictions politiques et religieuses, tous les milieux sociaux.


==> Et parce que l’UPR est le premier mouvement politique d’envergure à être né librement, sur et grâce à Internet et sans devoir notre notoriété aux grands médias de masse. Nous avons réussi un tour de force jugé impossible par tous les experts, puisque nous n’avons jamais eu droit à un seul passage sur une grande télévision, une grande radio ou un grand journal national.

 

CONCLUSION


Le Système a très peur de l’UPR. C’est pour cela qu’il nous interdit d’antenne.

C’est pour cela que des pressions sont exercées sur les maires pour qu’ils nous refusent leur parrainages.

Cette censure systématique des analyses et des propositions de François Asselineau et de l’UPR est en train de se retourner, lentement mais sûrement, contre ses commanditaires. Car elle constitue la meilleure preuve de notre honnêteté intellectuelle et morale, de notre loyauté et de notre sincérité, de notre compétence technique, de notre rectitude et de notre désintéressement.

Ce qui nous distingue, c’est que nous, nous ne recherchons pas des places ou des postes ministériels. Nous, nous voulons — vraiment — le retour à la démocratie, la liberté de la France et le bonheur de tous les Français, la paix dans le monde et l’ouverture sur toutes les civilisations. C’est pour cela, et pour cela seulement, que nous nous battons.

Notre avenir est dans la main de chacun de nos adhérents et sympathisants.


Chacun doit donc se fixer pour objectif, non pas seulement de venir se renseigner sur cette page ou sur notre site, non pas seulement d’approuver ou de poster un message, mais surtout de faire connaître l’UPR chaque jour un peu plus.

Comment ?

Il faut que tous nous investissions le plus grand nombre de forums en ligne, de pages facebook et de “chats”, pour faire connaître, posément et sans agressivité, nos analyses et nos propositions.

 

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Le monde que nous devons refuser :

Une poignée d'individus a le droit de vie

et de mort sur nous tous. 

 

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Le samedi 3 décembre 2011, François Asselineau dévoilait son programme présidentiel pour l'élection de 2012. Celui-ci reste pertinent même si l'UPR n'est pas parvenue à réunir les 500 parrainages. Il s'agit du programme le plus puissant depuis 1958, le vrai programme présidentiel que les Français attendent. L’UPR est un mouvement digne et loyal qui veut rendre à la France son indépendance et sa démocratie. Le programme comporte les éléments phares de la stratégie de l’UPR pour la France – notamment la sortie de l'UE, la sortie de l'euro et de l'OTAN –, s’inscrivant en rupture avec l’ensemble de la classe politique française.

Elle a été adoptée en congrès le 25 mars 2007 par des Français de tout âge et de toute condition qui ont décidé de se rassembler pour rétablir la démocratie en France et rendre au peuple français sa souveraineté et son indépendance. Elle précise la spécificité des analyses, des propositions et du positionnement de l’UPR. La charte explique pourquoi il faut sortir de l'UE, sortir de l'euro et de l'OTAN.

 
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www.dailymotion.com/video/xb84qw_francois-asselin...21 nov. 2009 - 20 min
Conférence de François Asselineau sur l'histoire de France, le 31 octobre ... u-p-r .org/http://www ...
► 9:54► 9:54
www.dailymotion.com/video/xdk9uv_francois-asselin...5 juin 2010 - 10 min
Conférence très intéressante de Mr François Asselineau, président de l'Union Populaire Républicaine (http://www ...
► 13:20► 13:20
www.dailymotion.com/video/xi9abg_f-asselineau-upr-...16 avr. 2011 - 13 min
Clair, net et précis… du Asselineau en somme ! François Asselineau, Président de l'UPR, Union Populaire ...
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Le site de l'Union Populaire Républicaine
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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 01:11

 

L’ouragan Sandy a-t-il dévasté France 2 ?

par Henri Maler, le 5 novembre 2012


Rarement les médias (ou du moins certains d’entre eux) ont été, de tous côtés, aussi contestés que pour leur traitement de l’ouragan Sandy et de ses effets dévastateurs : pour la disproportion outrancière (et proprement scandaleuse) entre les informations fournies sur les États-Unis et celles dont ont chichement bénéficié les autre pays. Trop, c’est trop quand c’est à ce point flagrant.

Ce fut en particulier le cas dans les médias audiovisuels qui bénéficient de la plus large audience. En choisissant ici de conforter les impressions par des observations précises des JT de France 2, nous n’entendons pas exonérer tous les autres médias (et certainement pas TF1). Sur France 2, donc…

- Vendredi 26 octobre. Premier titre annoncé : « L’arrivée brutale de l’hiver dans le Var ».

Et 32’30 environ plus tard, après deux sujets sur les USA (« Pourquoi Barak Obama vote avant le jour des élections », « Se soigner au supermarché : un moyen de payer moins cher »), on apprend, images à l’appui, que l’ouragan est « en route vers les États-Unis » et que des mesures préventives ont été prises. Et en une phrase, mais sans images : « l’Ouragan Sandy a déjà fait 28 morts sur son passage, notamment en Haïti ». C’est tout ? C’est tout.

-  Samedi 27 octobre. Aucun titre n’annonce des informations sur l’ouragan. Les sujets se succèdent : intempéries dans le Var, météo, fait divers, congrès du PS, jusqu’au moment où, après « un mot sur la grève à Air France » et quelques images sur la « Grogne sociale en Italie » (les grognons grognent encore…), intervient, 14’40 après le début du journal, cette transition : « À l’étranger toujours ». À l’étranger, quoi donc ? « Aux États-Unis, la côte est en état d’alerte » face à « l’énorme ouragan ». Fugitivement, le présentateur précise : « Dans les Caraïbes, il a déjà fait 24 morts ». Le « sujet » lui-même porte sur les mesures préventives prises aux USA et sur la trajectoire de l’ouragan.

Pourtant, au cœur de ce « sujet » d’1 mn 15, quelques phrases, prononcées à grande vitesse (20 secondes), informent, images à l’appui : « Juste en face, dans l’Atlantique, dans l’archipel des Bahamas, Sandy est déjà passé. Voici les résultats : ravages des vents et montée de l’océan. Mais rien de dramatique, comme ici à Cuba. C’est à Santiago que les destructions ont été les plus impressionnantes. Bilan : 11 morts. Pire encore : en Haïti un pont a même été emporté. La subite montée des eaux a causé la mort de 26 personnes, dont des enfants. » C’est tout ? C’est tout. Il est temps en effet de passer au sujet suivant : l’impact possible de l’ouragan sur le scrutin présidentiel, en direct avec Maryse Burgot, depuis les USA ? Un direct suivi d’un « sujet » sur le « microciblage électoral » ; durée ? 2 mn 55.

- Dimanche 28 octobre. Parmi les titres du JT : « New-York en alerte Ouragan ». 18’45 après de début du journal, 3 mn (un « sujet » et un « direct) sont consacrées aux précautions prises face à l’imminence de l’arrivée de l’ouragan. Rien sur les dévastations dans les autres pays.

- Lundi 29 octobre. Première annonce : « L’Amérique en alerte ouragan |…] La tempête devrait frapper dans les heures qui viennent », avec ce titre à l’image :

1 mn 05 d’annonce des titres et « Direction d’abord les États-Unis » ; pour 7 mn d’informations et de reportages : « Les dernières images », « Les dernières informations : l’ouragan Sandy s’approche de New-York », « Arrivée imminente de l’ouragan Sandy dans le New-Jersey », « New-York et Washington retiennent leur souffle » ». Puis, plateau : « Ouragan Sandy : pourquoi fait-il si peur ? ». Rien sur les conséquences de l’ouragan dans les autres pays.

- Mardi 30 octobre. Premier titre annoncé : « La côte est-américaine dévastée ». Plus de 10 mn 30 seront consacrées aux conséquences du passage de l’ouragan.

Et rien sur les conséquences de l’ouragan dans les autres pays.

- Mercredi 31 octobre. Premier titre annoncé : « L’affaire Zyed et Bouna rebondit ». Or « l’affaire », ce n’est pas eux, mais le rôle de la police. On se demande dès lors s’il n’aurait été plus décent de dire : « Les suites judiciaires de la mort de Zyed Benna et Bouna Traoré », au lieu de les désigner familièrement (et affectueusement) par leurs prénoms… Deuxième titre annoncé : « Quel bilan aux États-Unis ? » 7mn 08 après le début du journal, il est temps de l’apprendre : en deux reportages et un « direct » d’une durée totale de 7 mn. Premier reportage (2 mn 40 environ) : « L’ampleur des dégâts », suivi de l’image pittoresque d’un journaliste surpris par les flots, mais heureusement indemne. Et il est temps de passer au second reportage : « Le calme des New-yorkais ». Et sur les autres pays ? Rien.

- Jeudi 1er novembre. Le JT n’est pas disponible sur le site de France 2

- Vendredi 2 novembre. Le toujours souriant Laurent Delahousse annonce les titres du journal et introduit, 8’50 après le début du journal et avant de revenir sur la campagne électorale aux États-Unis, un reportage centré sur la pénurie d’essence, la vente de matériel de camping et tous les désagréments de la vie à Manhattan (1 mn20 environ). Et sur les autres pays ? Toujours rien.

Bilan

Du samedi 27 octobre au vendredi 2 novembre (sans compter le jeudi 1er novembre et les annonces des titres des JT) environ (comptage approximatif) 30 mn ont été consacrés à l’arrivée puis aux effets de l’ouragan aux États-Unis. Et 20 secondes environ à ses effets dans les autres pays.

Quand soudain…

- Samedi 3 novembre. Le toujours souriant Laurent Delahousse annonce  : « Voici le titre du journal de ce samedi » (en 1mn 30). Et, subitement :

« Avant de revenir sur ces titres, un cri d’alarme ce soir, le cri des oubliés de l’ouragan Sandy. Quelques heures avant de toucher les côtes américaines, la tempête a fait des ravages sur l’île d’Haïti. Mais la situation n’a pas fait l’objet de la même couverture médiatique. Pourtant un drame de plus est en train de se jouer pour cette population déjà meurtrie. Elle est désormais menacée par le manque de nourriture »

Cette présentation très indirectement et très allusivement autocritique valut aux téléspectateurs de bénéficier d’un reportage correctement informé (malgré sa brièveté : 1 mn 30 environ) sur « Les victimes oubliées de Sandy » : les 50 morts recensés, les maisons, les routes, les hôpitaux détruits, le million d’habitants menacés par le manque de nourriture, l’agriculture sinistrée, le développement du choléra, etc.

Mais les questions demeurent.

Les « victimes oubliées », mais par qui ? Pourquoi se borner à déplorer vaguement la couverture médiatique sans dire un mot de la couverture effectuée par France 2 ? Par timidité ?

Les « victimes oubliées », mais pourquoi ? À cela plusieurs explications possibles qui peuvent se combiner. D’abord puisque depuis le 11 septembre 2001, selon leurs dires, « Nous sommes tous américains », ou plus exactement états-uniens, rien de ce qui arrive dans ce pays ne doit nous rester étranger. Quant aux autres pays, c’est selon… Ensuite, et par conséquent, la couverture de l’élection présidentielle aux États-Unis focalise l’attention des responsables des rédactions et justifie à leurs yeux la multiplication des envoyés spéciaux : de quoi faciliter la couverture de l’ouragan dévastateur. Enfin, tout dépend de l’abondance des images, de préférence spectaculaires. Et pour ça les États-Unis sont mieux lotis que Cuba ou Haïti. « Dis-moi ce que l’on trouve dans les banques d’images et où sont les caméras, je te dirai ce qui mérite qu’on en parle. »

Que peuvent contre tout cela, qui produit machinalement de redoutables effets, des bilans critiques qui, quand ils existent, sont aussi maigres que celui de France 2 ?  

 

Henri Maler

 

 

http://www.acrimed.org/article3929.html

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 00:12

 

 

Comment séduire les gogos

par eva R-sistons

 

 

Comment nous séduire pour ensuite mieux nous conditionner ? Il y a plusieurs méthodes. En voici trois, parmi d'autres. Je me contenterai de l'exemple de France2, la chaîne la moins nationale et la plus communautariste.

 


laurent delahousse-copie-1

http://www.paperblog.fr/3454954/flash-sur-laurent-delahousse/


 

Pour attirer les dames et si possible les retenir, voici Laurent Delahousse, beau gosse, certes mièvre et douceureux, mais beau gosse. Elles mordent à l'hameçon ? En tous cas, le bonhomme est docilement aux ordres des Maîtres de la désinformation.

 


http://farm4.static.flickr.com/3189/2799953581_6749ce29d1.jpg

 

Avec Pujadas (Laisse d'Or du journaliste le plus servile), comme il est moche et ridicule avec sa grosse tignasse qui ressemble à une perruque masquant sans doute une calvitie précoce, autre registre. Là, on joue la carte de la pédagogie, du didactique. Avec moult cartes et schémas très orientés (suivez mon regard, à côté on fait mieux que chez nous avec le moins disant... il s'agit de conduire le public à accepter la réduction des coûts du travail donc des revenus, entre autres), le pseudo maître d'école nous explique tout. Il faut donner l'impression d'être sérieux, neutre, alors que le Journal est un vulgaire instrument de propagande au service des intérêts des plus nantis, de la Finance, des Anglo-Saxons, du peuple "Elu", etc

 

 

 

 

Et le matin, réveil en fanfare dans le rire, dans la bonne humeur, la joie, la détente forcées avec le vieux Leymergie (dument lifté) et son Journal à l'américaine, un véritable show, un ballet rose-bonbon. Souriez, bonnes gens, vous êtes roulés !

 

Vous voulez mon conseil ? Décrochez !

 

eva R-sistons

 

TV-jaune-decrochons.jpg

 

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 00:03
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http://oumma.com/14660/mairie-damiens-se-rebiffe-contre-giesbert-laffreux-gen?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=b6ee95bf1c-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email
 

 

Les Médias sont islamophobes. Quelle responsabilité !

 

Les Musulmans, désormais, sont sans cesse assimilés à des Islamistes, à des terroristes, à des racistes haineux, etc.

 

Enquête sur les vrais bréviaires de la haine et du racisme à l'intention des journalistes islamophobes, ici (cliquer sur le lien ci-dessous) :

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 23:33

 

 

 

La France en panne de politique étrangère

 

En France, en matière de politique étrangère, le changement n’est ni pour maintenant, ni pour les cinq ans à venir. Le président François Hollande s’inscrit dans la continuité de son prédécesseur, Nicolas Sarkozy : alignement complet sur les États-Unis. En récompense de son obéissance, Paris a été autorisé à faire prochainement la guerre au Mali, sans que l’annonce de cette nouvelle expédition coloniale suscite la moindre protestation au parlement.

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Le nouveau président français, François Hollande, a exposé sa vision des relations internationales et de la politique extérieure de son pays à l’occasion de la XXe conférence des ambassadeurs de France. Son discours était très attendu car il ne s’était jamais exprimé sur ces questions, son expérience se limitant à la direction du Parti socialiste et aux affaires intérieures.

De manière inattendue, il a présenté une synthèse entre deux courants de son parti. D’un côté, les opportunistes pro-US autour de l’ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine. De l’autre, les idéologues complètement atlantistes et totalement sionistes autour de l’actuel ministre des Finances, Pierre Moscovici.

Les deux groupes ne partageant pas les mêmes analyses, la synthèse est réduite à quelques points de consensus : la logique des blocs a disparue avec l’URSS ; le monde est devenu instable et a besoin d’être régulé par les institutions internationales ; les printemps arabes (au pluriel) confirment que le sens de l’Histoire est orienté vers la propagation du modèle politique occidental. Par conséquent, l’influence française peut se développer de deux manières. D’abord en jouant en toute circonstance le rôle de médiateur, Paris peut utiliser sa marge de manœuvre pour animer les institutions internationales malgré le refus des Russes et des Chinois de jouer le jeu selon les règles fixées par les Etats-Unis ; ensuite, Paris peut compter sur la langue française pour bénéficier d’une zone d’influence naturelle.

La politique extérieure de François Hollande est déjà obsolète alors que son mandat ne fait que commencer. Elle n’intègre pas le déclin des États-Unis, la montée en puissance de la Russie et de la Chine, la réorganisation des relations internationales ; elle n’envisage que des ajustements avec la Chine, le Japon et la Turquie. Elle imagine que les institutions internationales, fruits du rapport de force de la fin de la Seconde Guerre mondiale, survivront et s’adapteront spontanément à la nouvelle donne. Enfin, la France espère exercer une influence en s’appuyant sur la francophonie sans avoir à se doter d’une force militaire significative et pense, par souci d’économie, partager le budget de sa Défense avec le Royaume-Uni.

Dans la même logique, le président a réorganisé les ambassades de sorte que des objectifs économiques leur soient assignés. De cette manière, il a partagé les responsabilités extérieures entre les deux courants du Parti socialiste, respectivement installés au ministère des Affaires étrangères et à celui de l’Économie. Ce n’est pas un gage de cohérence.

Lors de son intronisation, François Hollande a placé son quinquennat sous les auspices de Jules Ferry (1832-1893), une figure historique du socialisme français. L’œuvre de Ferry ne peut se comprendre que comme une tentative de la bourgeoisie de fuir ses responsabilités historiques (la libération de l’Alsace-Moselle occupée et annexée par les Allemands) en se lançant dans une expansion coloniale parée de bons sentiments. Sans surprise, le président Hollande se conforme à son modèle. Après avoir justifié qu’il ne ferait rien pour affranchir son pays de la tutelle états-unienne, il a dévoilé ses ambitions pour le Mali et la Syrie.

Tout en précisant que les temps anciens de l’impérialisme français en Afrique sont révolus, il a annoncé que Paris avait sollicité un mandat de la CEDEAO pour intervenir militairement au Mali. Cette couverture juridique ne peut convaincre : l’organisation est présidée par Alassane Ouattara que l’armée française a installé au pouvoir en Côte d’Ivoire, l’an dernier. Toutefois, il ne semble pas que cette expédition ait été préparée sérieusement, ni qu’il ait évalué son impact intérieur sachant que 80 000 Maliens vivent en France.

Pressé par son opposition de prendre une initiative à propos de la Syrie, François Hollande a annoncé que Paris reconnaîtra un gouvernement provisoire dès qu’il sera formé ; qu’il œuvre à traduire Bachar el-Assad devant la Cour pénale internationale ; et que la France prépare la reconstruction du pays. L’option militaire a été définitivement écartée, la Syrie ayant deux fois plus d’avions de combat que la France, et ses pilotes étant mieux formés, comme l’a fait observer l’ancien chef d’état-major de l’armée de l’air, le général Jean Fleury.

L’initiative de François Hollande n’avait pas été coordonnée avec son suzerain. Le jour même, la porte-parole du secrétariat d’État, Victoria Nuland, balayait d’un revers de main ces propositions. Les États-Unis n’entendent pas laisser Paris concocter lui-même un gouvernement provisoire en piochant dans le Conseil national syrien (marionnette de la France et du Qatar). Ils ont donc exigé la participation du Conseil national de coordination (indépendant), du Conseil pour la Révolution syrienne (créée par l’Arabie saoudite), et de l’Armée syrienne libre (organisée par la Turquie pour le compte de l’OTAN).

Quand à l’administration de la Syrie « le jour d’après Bachar », Washington ne veut pas non plus la confier aux Français. D’autant que François Hollande a évoqué « les » territoires syriens en référence aux trois États confessionnels (alaouite, druze et chrétien) que la France avait jadis créés à l’intérieur de la Syrie. Ils étaient représentés par trois étoiles sur le drapeau du mandat français… devenu récemment celui de la « révolution ». Or, le projet de l’état-major US prévoit un découpage différent du pays, dans le cadre du « remodelage du Moyen-Orient élargi ».

En définitive, comme en Libye, les rêves français ne pèseront pas lourd devant les projets préparés de longue date par les stratèges US. La France, qui n’a plus de stratégie diplomatique depuis cinq ans, ne devrait pas en avoir non plus dans les cinq années à venir.

 

Thierry Meyssan

 

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Professeur de Relations internationales au Centre d’études stratégiques de Damas. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

 

http://www.voltairenet.org/article175720.html

 

 

 

William Engdahl : « La France joue le rôle de nervi des États-Unis en Syrie »

 

Le président François Hollande (au centre) et le ministre français des Affaires Etrangères Laurent Fabius (deuxième à droite) posent avec des opposants syriens à l’occasion de la 3ème rencontre des « Amis de la Syrie », tenue à Paris le 6 juillet 2012. Photo : Reuters


« La France s’occupe de fournir aux rebelles syriens de l’argent et de l’artillerie pour le compte des Etats-Unis, qui ne veulent pas se salir les mains avant les élections présidentielles de novembre », a déclaré le professeur états-unien William Engdahl à la chaîne de télévision Russia Today (RT).

D’après une source diplomatique citée par l’agence britannique Reuters, cette aide serait en train de parvenir, depuis vendredi dernier, à cinq autorités locales de soi-disant « zones libérées » dans les provinces syriennes de Deïr al-Zor, d’Alep et d’Idlib.

Dans l’entretien qu’il a accordé à Russia Today, William Engdahl, auteur d’importantes analyses et recherches en matière de géopolitique, souligne que ce type d’actions ne peut qu’aggraver encore l’effusion de sang en Syrie.


RT : Pourquoi la France est-elle en train de s’impliquer à ce point-là Syrie ? Qu’est que Paris cherche à obtenir par son soutien aux rebelles ?


William Engdahl : Je pense que la France est un « marchand de paix » très malhonnête dans tout ce processus. Je pense qu’elle agit, si l’on peut dire, en agent du Département d’Etat US jusqu’à la fin des élections aux Etats-Unis. Obama n’a pas envie de s’embarquer dans ce qui serait un conflit direct très complexe en Syrie tant que les électeurs états-uniens ne se seront pas prononcés. Je pense que la France est en train de jouer le rôle de nervi et que l’idée de fournir de l’artillerie lourde à ces prétendues « zones-tampons » est une des choses les plus cyniques que l’on puisse imaginer. Cela va se traduire en guerre civile, en effusion de sang, cela va entraîner de tout sauf la paix. C’est donc une des décisions les plus dangereuses de tout l’engament de l’OTAN en Syrie en ces derniers 18 mois.


RT : L’aide française directe peut-elle suffire à faire pencher la balance dans le conflit syrien ?


William Engdahl : Bon, je pense que si l’on analyse toute l’information sur l’action des Frères musulmans depuis qu’ils sont arrivés à la présidence en Egypte, on voit bien que l’opposition syrienne est sous le contrôle des Frères musulmans, c’est la même organisation et son projet à long terme c’est l’introduction d’un fanatisme islamique sur le modèle d’Al-Qaeda ou du Taliban, avec l’instauration de la sharia en Syrie et pour en finir avec la tolérance à l’égard des diverses religions qui a été le signe distinctif de la vie en Syrie pendant des décennies, sous la famille al-Assad.

Des journalistes qui se trouvent en Syrie rapportent depuis plusieurs mois que ce qu’on appelle « l’opposition » est souvent composé [de membres] d’Al-Qaeda ou de moudjahidines armés qu’on fait venir d’Arabie saoudite et d’autres endroits, qui décapitent des civils et attribuent ces atrocités au gouvernement. Pour avoir une idée de ce que signifierait le fait de reconnaître un gouvernement en exil ou de le fabriquer, il faudrait imaginer la Russie reconnaissant le Ku Klux Klan comme gouvernement des Etats-Unis en exil et lui fournissant de l’artillerie lourde pour qu’il puisse faire face à Washington ou quelque chose de ce genre. C’est simplement absurde.


RT : Que gagne la France à prendre la tête, à vouloir être en tête en Syrie ?


William Engdahl : C’est une bonne question. Historiquement, les élites françaises, depuis l’époque de Napoléon, si l’on peut dire, ont toujours eu tendance, sur le plan géopolitique, à assumer des positions qui sont au-dessus de leurs possibilités. Et je pense que depuis Sarkozy et à partir du soutien militaire français à Sarkozy pour le retour à l’OTAN, [l’élite française] a toujours eu tendance, face à chaque décision majeure sur le plan international, à surestimer ses propres possibilités, avec des conséquences catastrophiques pour la France. L’aventure syrienne dans laquelle le gouvernement Hollande-Fabius s’est embarqué risque de lui exploser en pleine figure… à la France, et même au monde, si ça devient une Troisième Guerre Mondiale à cause d’une erreur d’appréciation. C’est le plus dangereux que j’aie jamais vu en 37 ans comme analyste politique.

Source
Russia Today (Russie)


http://www.voltairenet.org/article175785.html

 

 

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Voir aussi :

 


La France selon François Hollande

 

Déclaration de François Hollande à la 67e Assemblée générale de l’ONU

 

François Hollande à l’ONU : l’explication de texte

 

 

 

 

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Autres infos :

Etats-Unis: On a frôlé un nouveau Fukushima - Soutien à un lanceur d'alerte

Nouvel Ordre Mondial: La "super-entité" du cartel banquier supranational expliquée

La Machine de guerre américaine (et sélection infos Oulala.net)

 

Council on Foreign Relation: Le nucléaire iranien est un gage de stabilité au Proche-Orient


Les observateurs russes surveilleront l’élection présidentielle aux États-Unis

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 23:21

 

Depuis le 15/10, 19 chaines iraniennes dont [i]al-Alam[/i] et [i]Press TV[/i] sont interdites en Europe.

 

Les chaines al-Alam et Press TV interdites en Europe : La liberté d’expression sélective !

Lundi 15 octobre, un nouveau train de sanctions a été voté par l’Union Européenne contre l’Iran sous prétexte d’amener l’Iran à renoncer au développement de son programme nucléaire. Ces nouvelles sanctions s'attaquent aux transactions financières, aux secteurs de l'énergie et des télécommunications.

C’est dans ce cadre qu’Eutelsat, société européenne de satellites, a décidé d’interdire à partir du 15 octobre, la transmission sur le satellite Hotbird des 19 chaines iraniennes dont les chaines al-Alam et Press TV.

La liberté d’expression revendiquée comme une liberté fondamentale par les pays européens est bafouée par ces mêmes pays dès l’instant où elle concerne l’Iran ou tout autre pays appartenant à l’axe de la Résistance. Que craignent les pays occidentaux en interdisant la diffusion en Europe des chaines iraniennes ? Il s’agit de faire taire toute voix qui ne se soumet pas au lobby sioniste. Ce lobby, –ne nous en cachons pas- a une mainmise sur les médias occidentaux, il oriente l’information en fonction des intérêts de l’USraël.

Les sanctions votées par l’Europe sont « illégales, irrationnelles et inhumaines » comme le dit le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. Elles consistent, en effet, en un alignement de la politique européenne sur celle de l’USraël et visent à paralyser l’Iran en s’attaquant à son économie et donc à sa population civile !

Le Guide suprême de la république islamique d’Iran, Seyyed Ali Khamenei a déclaré aux Occidentaux qu’ils étaient « trop faibles pour être capables de contraindre le peuple iranien à se mettre à genoux » devant eux.

Nous savons que la nation iranienne et ses dirigeants ne cèderont pas aux pressions du bloc sioniste, l’Iran fait partie de l’axe de la Résistance, il ne sera jamais une colonie de l’Occident.


Parti Anti Sioniste

URL : www.partiantisioniste.com/articles/1235
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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 23:11

 

 

27 octobre 2012

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D'abord, nos médias ont fait mine d'ignorer son existence. C'est qu'il faisait un peu tache d'huile sur leur joli tableau printanier. Une fois que sa barbichette teinte au henné a inondé les écrans télé des pays du Golfe et les rues syriennes acquises à la rébellion, ces mêmes médias ont eu le culot de traiter ses détracteurs de propagandistes du régime de Damas. Le quidam dont on parle ? Adnane Arour, la Bête de l'apocalypse syrienne.

Manifestation de l’opposition syrienne organisée à Tripoli dans le Nord du Liban au printemps dernier. On y voit les portraits d’Arour et de Ben Laden, deux figures emblématiques du takfirisme. Sous leur portrait est indiqué : « Nous sommes tous le cheikh Adnane Arour », « Nous sommes tous le cheikh Ben Laden »
 
Originaire de Hama, Adnane Arour est un ancien soldat de l’armée syrienne. Il a été limogé, dit-on, pour une sombre histoire de viol.

Il s’engage ensuite dans l’insurrection anti-baathiste. Mais la répression le contraint à fuir le pays.

Durant son exil saoudien, il se recycle dans le takfirisme, un courant sunnite radical qui prône l'Inquisition contre tous les courants religieux non sunnites à commencer par les chiites et les alaouites considérés comme « pires que les Juifs ».

A partir de 2006, il anime une émission sur Wissal TV où il exhorte les jeunes sunnites à aller égorger les hérétiques chiites et alaouites et à « s'occuper de leurs filles entre 14 et 16 ans ».

C'est à croire que sa pieuse retraite en « terre sainte » n'a eu aucun effet sur ses pulsions perverses.

En Occident, certains s'étonnent aujourd'hui que la rébellion syrienne puisse faire preuve de tant de cruauté à l'encontre des forces loyalistes ou de simples citoyens qui ont le malheur d'appartenir à la mauvaise confession.

Depuis son célèbre appel à « hacher les alaouites » et à « donner leur chair aux chiens » en cas d’insoumission au califat qu’il prône, son nom décore les poubelles de nombreuses villes.

Mais sur les pentes du Djebel Zawiya, le « Peshawar » syrien, une zone montagneuse de la province d'Idlib réputée puritaine et réfractaire aux idées progressistes du panarabisme laïc, Arour fait des émules.

Officiellement, les commandants de l'ASL ne voulaient pas de cet énergumène.

Mais il y a quelques jours, Arour a été accueilli en véritable Pierre L'Ermite de cette armée prétendument libératrice.
 
Arour avec les commandants de l’insurrection à Idlib, octobre 2012


Arour prononça même le discours inaugural du « Commandement central des conseils révolutionnaires syriens » fraîchement créé dans le Nord de la Syrie en présence de son fils Mohammed Arour lui aussi combattant de la rébellion unifiée.
 
Avec la verve qu’on lui connaît, Arour s'attaque aux opposants prêts à un cessez-le-feu avec l'armée syrienne, reprochant à ces mêmes militants d’être « plus dangereux que le régime ».

A la veille de l’Aïd El Adha, il paraît donc difficile d'envisager le moindre apaisement avec un tel provocateur dans les rangs de la rébellion.
 
Etaient présents à cette grand-messe démocratique copieusement arrosée d’« Allah ou Akbar » le major de l'ALS Maher Al-Naimi et le lieutenant-colonel Amar Abdullah Al Wawi du Mouvement des officiers libres. Récemment blessé dans une attaque de la base aérienne d'Abou Al Duhur et soigné à Antakya, certaines sources avaient donné Al Wawi pour mort.
 
A noter aussi que dans son discours, Adnane Arour n'a pas manqué de remercier les Etats turc et jordanien avec une mention spéciale pour la dictature saoudienne : « Moi je sais tous les sacrifices consentis par l'Arabie saoudite » a-t-il confié.
 
Et de conclure par un vibrant remerciement adressé aux « hommes d'honneur du Qatar et du Liban ».
 
En janvier de cette année, Arour s'était rendu en Libye. En direct de Tripoli, il avait félicité l’aviation de l’OTAN pour son travail de précision dans ses bombardements contre les villes et les quartiers fidèles à Mouammar Kadhafi.
 
Arour demande la même chose pour son pays. Message très vite reçu par le safari club de BHL qui rempile sur le front syrien aux côtés de ses frères d’armes Kouchner, Glucksmann, Bérès et Bettati (cf. Le Monde, Assez de dérobades, il faut intervenir en Syrie, 22 octobre 2012)
 
Le Grand Soir tant espéré par les démocrates syriens sincères mais naïfs aura été de courte durée.
 
Avec le retour d’Arour en Syrie, bonjour l’Apocalypse.
 
Bahar Kimyongur est auteur de Syriana, la conquête continue, Ed. Couleur Livres & Investig’action, 2011 et porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie (CIS)
http://www.michelcollon.info/Alerte-Arour-le-boucher-est-en.html
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Voir aussi :

L’« armée syrienne libre » massacre ses captifs
2 novembre 2012 | Cette vidéo montre des exactions commises par les combattants d’une brigade de l’« armée syrienne libre » (ASL) contre des Syriens fidèles au gouvernement Assad, le 1er novembre 2012, à l’entrée de la ville de Saraqueb.

 

Un article d’Alexandre Latsa
Une déclaration de guerre contre la Russie ?
2 novembre 2012 | Récemment un théologien sunnite réputé, le cheikh Youssef Qardaoui, a tenu des propos assez surprenants et plutôt inattendus, en affirmant tout simplement que « Moscou (la Russie) était devenu récemment un ennemi de l’islam et des musulmans, un ennemi numéro un (…) et que la Russie est responsable de la mort des civils en Syrie ».

Un article d’Alexandre Latsa
Syrie : Réponse aux intellectuels français du café de Flore
2 novembre 2012 | Dans une tribune publiée le lundi 22 octobre dans le journal Le Monde, des politiques et intellectuels français ont appelé ouvertement à une intervention militaire occidentale en Syrie, pour abattre le régime de Bashar-El-Assad. Le texte, signé par Jacques Bérès, Mario Bettati, André Glucksmann, Bernard Kouchner et Bernard-Henri Lévy est l’aboutissement d’une pensée politique occidentale, américano-centrée, qui associe les notions de « droit d’ingérence » et « d’Occident gendarme de la planète ».

 

 

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William Engdahl : « La France joue le rôle de nervi des États-Unis en Syrie »
William Engdahl : « La France joue le rôle de nervi des États-Unis en Syrie »
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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 23:10

 

"Le Printemps des Sayanim", interview de l'auteur

Par Jacob Cohen

> yacobous@yahoo.fr

Le livre est paru aux Editions L'Harmattan. Jacob Cohen est adhèrent à l'UJFP.


Pourquoi ce titre ?
J’ai voulu que le terme « sayanim » apparaisse d’emblée et interpelle le lecteur. On se pose la question, et la définition se trouve juste dans les premières lignes de la 4e. La problématique est installée, sans faux-fuyants, et sans réserve. Idéalement, j’aimerais que ce terme entre dans le vocabulaire courant, dans les analyses, et dans les commentaires.
Voulez-vous nous la rappeler ?
Les sayanim – informateurs en hébreu – sont des juifs de la diaspora qui, par « patriotisme », acceptent de collaborer ponctuellement avec le Mossad, ou autres institutions sionistes, leur apportant l’aide nécessaire dans le domaine de leur compétence.


'Le Printemps des Sayanim', interview de l'auteur

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Comment avez-vous eu l’idée d’écrire sur les sayanim ?

C’est la conjugaison de plusieurs éléments. La lecture de tout livre sérieux sur le Mossad montre l’importance essentielle de ces citoyens juifs qui décident de travailler pour les services secrets israéliens. Imaginez des dizaines de milliers d’agents, occupant des fonctions dans toutes les couches sociales, et qui obéissent au doigt et à l’œil au Mossad. Il est à noter que les auteurs anglo-saxons sont beaucoup plus prolifiques sur ce sujet.

Je suis d’assez près l’actualité proche-orientale, et je consulte les médias des 2 bords. Et je suis sidéré, presque fasciné, par la puissance médiatique du lobby pro-israélien. Et comment il arrive à faire rentrer dans les esprits, jusqu’à devenir des banalités admises, des concepts comme « la seule démocratie de la région », ou tellement aberrants, comme « assurer la sécurité d’Israël ».

Le fait de savoir que des sayanim sont en grande partie le moteur de cette propagande permet une lecture plus lucide et plus pertinente de l’actualité.

Est-ce une réalité ?

Je comprends le sens de la question. Je cite Gordon Thomas au début du livre. C’est un spécialiste reconnu des services secrets, en particulier du Mossad. Tellement reconnu qu’il a interviewé tous les chefs du Mossad depuis les années 60, et tous ont admis, en s’en glorifiant, l’apport crucial des sayanim à travers le monde.

Je cite également Victor Ostrovsky, l’un des rares agents du Mossad à avoir publié, après son départ de l’institution, un témoignage unique et inédit sur le service secret, ses méthodes, ses objectifs, ses ressources.

Quel est leur nombre ?

En France ils seraient près de 3000. Ostrovski, ex-agent du Mossad, estime leur nombre à 3000 rien qu’à Londres. On peut imaginer leur importance aux Etats-Unis. Mais le « réservoir » est infini. Si on associe le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale), la WIZO (organisation internationale des femmes sionistes), les organisations judéo-sionistes nationales, comme l’UPJF, l’UEJF, le CRIF… en France, et dans les autres pays, ainsi que les sympathisants, on arrive facilement au chiffre de un million de juifs prêts à travailler pour le Mossad. Evidemment ils ne sont pas tous recrutés à cette tâche. Car il faudrait des centaines d’agents pour les traiter. Le Mossad se contente d’en avoir dans tous les secteurs d’activité, avec un accent particulier sur les plus sensibles : les médias, les grands hôtels et les agences de voyage (pour surveiller les allées et venues des Arabes en général, des agents de renseignement, des hommes d’affaire, enfin de toute personne susceptible d’atteindre les intérêts israéliens.

Un cas concret pour en comprendre le mécanisme ?

Pour revenir à Victor Ostrovsky. Lorsque la France a construit une centrale nucléaire en Irak dans les années 70, des scientifiques irakiens étaient venus à Saclay pour se perfectionner. Le Mossad était bien sûr intéressé à les connaître pour pouvoir agir sur eux. N’importe quel autre service secret aurait eu besoin de moyens en hommes, de filature, d’argent pour corrompre, peut-être de tentatives d’effraction, et de temps, pour y arriver éventuellement.
Le Mossad, et c’est sa supériorité, s’est tout simplement adressé à un informateur juif (sayan) qui travaillait à Saclay. Et a demandé que lui fussent fournis les dossiers complets originaux. Car il se méfiait des photocopies. La majorité des renseignements étant en arabe, c’est lui-même qui s’est acquitté de cette tâche. Quel autre service de renseignements peut bénéficier de telles complicités ? Après, ce fut un jeu d’enfant pour piéger l’un de ces scientifiques, remonter jusqu’à leur responsable, et l’assassiner lors de sa visite à Paris.

Ces agents juifs n’interviennent-ils que dans des cas d’espionnage ?

Pas du tout. Les sayanim interviennent aussi et surtout dans les manipulations médiatiques. D’ailleurs le Mossad possède un département important, appelé le LAP, pour « guerre de propagande ». Il me revient un exemple historique. Rappelez-vous le film EXODUS. Il a réécrit l’histoire de 1948 et imposé la vision sioniste pour au moins une génération. En 1961, c’est le premier ministre israélien en personne qui a accueilli l’équipe du film à l’aéroport. C’est dire l’importance qu’on lui accordait.

Rappelons l’importance du Bnai Brit. 500 000 membres dans le monde, probablement 400 000 aux Etats-Unis, dont 6 000 dans le secteur du cinéma. Comment imaginer qu’un film ou qu’une série défavorable à Israël puisse voir le jour ?

Et plus récemment ?

Le cas le plus flagrant est celui du soldat israélien enlevé par le Hamas. Le réseau des sayanim à travers le monde a fait en sorte que son nom soit tellement matraqué que personne ou presque n’ignore son nom. Par ailleurs, son père a été reçu à plusieurs reprises par tous les dirigeants occidentaux, par Sarkozy, Merkel, Blair, Berluscuni, Zapatero, Barroso, par le secrétaire général de l’ONU, par le parlement européen, par l’assemblée de l’UNESCO, enfin le gratin mondial. Comment est-ce possible sans l’intervention de sayanim bien placés dans les instances gouvernementales, économiques, culturelles, médiatiques ? Je rappelle qu’il s’agit d’un caporal d’une armée d’occupation. Quel autre prisonnier peut bénéficier d’une telle sollicitude internationale ? Et avoir son portrait géant sur l’édifice de la Mairie du 16e arrondissement ? Des hommes politiques français, dont Sarkozy et Kouchner, ont exigé sa libération pour raisons humanitaires. Sans dire un mot des milliers de prisonniers palestiniens.

Dans quel but ?

Il s’agit de faire pénétrer dans l’opinion internationale qu’Israël a un « otage » (un seul !) aux mains du Hamas. Cela fait oublier les 11 000 prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes. L’écrasante majorité d’entre eux sont des prisonniers politiques, c’est-à-dire condamnés pour leur lutte pacifique pour l’indépendance. Rappelons qu’Israël est le seul pays « démocratique » au monde qui applique la détention administrative : pouvoir emprisonner n’importe quel citoyen sans avocat, sans jugement, sans motif, sans limitation dans le temps.

Et c’est sur cette base que les forces d’occupation ont kidnappé, juste après l’enlèvement du soldat, 45 personnalités politiques du Hamas, en majorité des élus du peuple. Sans qu’elles aient rien à leur reprocher. Cela s’appelle des « représailles collectives » condamnées par le droit international, et rappelle le comportement de l’occupant nazi en France.

Ainsi, pendant que les médias nous matraquent avec le soldat « otage », on oublie le plus important, et le plus horrible.

Une expérience personnelle : Le 26 juin, le journal du matin de TV5 avait encore fait un reportage sur le drame de ce soldat « otage ». J’ai écrit en rappelant que l’honnêteté journalistique aurait exigé de mentionner les prisonniers soumis à la détention administrative et le kidnapping des 45 élus du Hamas. Aucune réponse, aucun correctif.

Comment se fait-il qu’on ne parle pas beaucoup des sayanim ?

Cela reste un mystère. Comment des journalistes aguerris ont pu disserter sur Israël sans mettre sur le doigt sur cet aspect capital ! Je mets cela sur la puissance des sayanim qui ont réussi l’exploit de ne pas faire parler d’eux. Il ne faut pas oublier que la chape qui écrasait les médias pour diffuser la pensée unique favorable à Israël n’a commencé à se fissurer que depuis quelques années.

Pourquoi des citoyens juifs français par exemple deviennent des sayanim ?

Vous savez, l’idéologie sioniste, jusqu’en 1948, était loin d’être majoritaire dans les communautés juives. Je me souviens qu’au Maroc, dans les années 50, les rabbins vilipendaient les sionistes. Et puis la création d’Israël, la propagande, la hantise d’un nouveau génocide, ont fait en sorte que les institutions juives ont basculé dans un appui inconditionnel à l’Etat juif. Aujourd’hui en France il n’est pas admissible d’exprimer la moindre réserve dans le cadre des institutions juives. La propagande est telle que les citoyens juifs qui vivent dans le cadre de ces institutions développent un second patriotisme et un nationalisme hors du commun. Au besoin, comme illustré dans le roman (l’épisode du cardiologue), le Mossad fera appel au chantage patriotique.

Vous donnez une grande importance à la franc-maçonnerie dans votre livre. Pourquoi ?

La franc-maçonnerie me paraît une illustration parfaite du travail d’infiltration et de propagande mené par les sayanim. D’abord pour montrer qu’aucun domaine ne leur échappe. Il n’y a pas de petits profits. Là où on peut pousser à la défense d’Israël, on le fait sans états d’âme. Par ailleurs, cela montre que les juifs sionistes ne reculent devant rien. Car peu de gens ignorent – même si on n’est pas familier avec la franc-maçonnerie – que celle-ci est d’abord laïque, ouverte à tous sans distinction de race, de religion, ou d’orientation politique. Et voilà que des franc-maçons juifs et sionistes créent en 2002 une loge spécifiquement juive, et sioniste pour défendre Israël. Je l’ai vécu personnellement, car j’ai été franc-maçon pendant près de 17 ans. Cela s’est passé en 2002, au plus fort de la seconde intifada. Cela n’était pas dit expressément, car c’est contraire à l’éthique maçonnique, mais dans les faits cela revenait au même. Ne devinant pas de quel bord j’étais, ces frères m’ont mis au parfum sans ambages. Et à mon avis c’était couvert par les instances supérieures. Tout ce qui se disait dans la loge était favorable à Israël (voir le 1er chapitre et la conférence tendant à faire un parallèle entre les réfugiés palestiniens et les juifs partis des pays arabes, souvent à l’instigation du Mossad). Et chaque année, la loge organise un « voyage d’information » en Israël, encadré par des fonctionnaires du ministère israélien des Affaires étrangères.

Un de mes personnages principaux, Youssef El Kouhen, va subir les foudres des sayanim franc-maçons. Fils d’immigrés maghrébins, il pense faire un pas décisif dans son intégration républicaine en étant admis au sein du Grand Orient. Mais ayant découvert l’existence de cette loge « judéo-sioniste », il va tenter, avec d’autres frères arabes de contrer leur propagande en créant une loge pro-palestinienne. Mais là il va se heurter à la puissance du lobby sioniste implanté au Grand Orient de France et subira une défaite cinglante. Ce lobby va agir au mépris de toutes les lois de l’Obédience.

En parcourant le livre, on s’aperçoit que certains personnages ressemblent étrangement à des personnes connues, surtout pour leurs sympathies sionistes.

Parmi les 3 000 sayanim français, certains sont connus. Pas en tant que sayanim. Par définition, ce sont des agents secret. Mais étant donné leur soutien constant à Israël et leur participation active à des campagnes savamment orchestrées, il est probable qu’ils agissent dans ce cadre. J’ai voulu les montrer en action, par exemple pour recruter pour monter en épingle une rencontre sportive israélo-palestinienne à Paris, sans autre finalité que de donner l’illusion d’un processus de paix.

Et plus explicitement ?

Il y a plusieurs années, un match de football a eu lieu au Parc des Princes entre des jeunes israéliens et palestiniens. Ce qui avait donné lieu à un battage publicitaire démesuré. J’ai repris cet événement en tentant d’imaginer les coulisses, les pressions, les manipulations, les interventions. Pour obtenir gratuitement le stade, pour le remplir avec des jeunes de banlieue en faisant intervenir le rectorat, en sollicitant des subventions de l’Union européenne et de la Mairie de Paris, en faisant pression sur les dirigeants musulmans « modérés » pour qu’ils apportent leur caution. Une opération de propagande rondement menée grâce aux sayanim, et leurs alliés, dont les plus indéfectibles : SOS Racisme et la Mairie de Paris.

On retrouve souvent SOS Racisme. Pourquoi ?

Pour moi, cette organisation sert de courroie de transmission aux idéologies sionistes. Sa proximité incestueuse avec l’UEJF, un des piliers du soutien à Israël, en est une illustration. Jamais SOS Racisme n’a lancé par exemple une campagne contre l’occupation israélienne, alors qu’elle se démène contre le Soudan. En occupant le terrain, grâce à des subventions généreuses, SOS Racisme empêche l’émergence d’autres organisations anti-racistes plus proches des exigences de la majorité de ses membres. On entend d’ailleurs plusieurs voix, dont celle de Joey Star, réclamer une autre organisation anti-raciste, issue des quartiers, et les représentant légitimement.

Dans le roman, je développe un point de vue qui ne doit pas être loin de la réalité. En fait, c’est l’UEJF et ses alliés sionistes qui cherchent un candidat pour remplacer l’actuel président. D’ailleurs, quand un président de l’UEJF quitte son poste, il devient vice-président de SOS Racisme. Après un noir, les sionistes cherchent un beur présentable qui appliquera les consignes. Tout prétendant à ce poste connaît les enjeux.

Tout un chapitre est consacré à la Mairie du 16e arrondissement. Pour quelle raison ?

Cette Mairie est un des châteaux forts des sionistes. Le Bnai Brit (franc-maçonnerie juive internationale) s’y réunit régulièrement et y organise son salon du livre. Son maire est un ardent défenseur d’Israël. Un portrait géant du soldat israélien enlevé par le Hamas orne la façade de la Mairie.

Il y a ce personnage, MST, qui traverse tout le roman, et qui ressemble furieusement à BHL…

Je vous laisse la responsabilité de ce constat. Il est vrai qu’il y quelques ressemblances, mais en principe ce n’est pas lui. Ceci dit, il ne me déplait pas que certains fassent ce rapprochement. Michel-Samuel Taïeb est effectivement un personnage central, correspondant à son rôle flamboyant, à ses nombreux réseaux, à son implication sans réserve en faveur d’Israël, à l’acharnement avec lequel il recrute d’autres sayanim. C’est lui qui va recruter le cardiologue, qui va intervenir à l’Elysée pour donner l’ordre aux rectorats de remplir le stade de jeunes beurs, qui va appeler un responsable d’émission à Canal Plus pour humilier en direct des militantes de SOS Palestine, qui va faire pression sur le recteur de la Mosquée de Paris pour soutenir ce prétendu « match pour la paix », etc.

On a l’impression que vous vous êtes pas mal amusé avec les noms des sayanim.

Je n’ai pas pu m’en empêcher. Le fait de trouver ces noms, que d’aucuns pourraient rapprocher de personnages réels, me remplissait de joie à chaque fois. Il est vrai que mes sympathies vont là où vous savez. Je n’avais aucune raison de les épargner.

Est-ce à dire que c’est un roman politique ?

Si on entend par là qu’il prend position de façon claire et nette, tout en dénonçant les pratiques de chantages et de manipulations au profit d’une politique impérialiste, alors oui, c’est un roman politique. D’ailleurs il est dédié « à tous ceux qui se battent pour la justice en Palestine ». La forme romanesque n’est qu’un méthode pour y arriver. Bien qu’une grande partie du livre se base sur des faits réels, ou exprime une réalité telle qu’elle pourrait se dérouler. Lorsque MST appelle Canal Plus, je n’étais pas à l’écoute, mais la façon dont la plupart des grands médias lui déroulent le tapis rouge me fait penser que c’est sa manière d’agir. Et d’être obéi.

Est-ce qu’on vous mettra des bâtons des les roues ?

Certainement. Les sayanim et leurs complices, et ils sont nombreux et occupent des postes stratégiques, feront tout pour élever un mur de silence. Ou bien ce sera le déni. Ou enfin le recours à ces vieilles méthodes de l’amalgame. Une critique d’Israël équivaut à de l’antisémitisme. Parler des sayanim, c’est revenir à cette accusation de complot que certains antisémites au tournant du 20e siècle lançaient aux juifs pour les discréditer. Le discours du déni, et d’un certain terrorisme intellectuel, est bien rodé.

Que peut-on vous souhaiter ?

J’espère d’abord que ce livre ouvrira les yeux sur cette force puissante et insidieuse mise au service d’une idéologie de domination. Qu’il permette ensuite un décryptage plus pointu des événements. Et enfin qu’il favorise l’émergence de contre-pouvoirs.

 

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http://www.ism-france.org/analyses/-Le-Printemps-des-Sayanim-interview-de-l-auteur-article-14082

 

 

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'Le Printemps des Sayanim', interview de l'auteur

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Lettre ouverte N°2 de Jacob Cohen au Président de la République : La France, une République bananière !

Monsieur le président de la République,

J'ai attiré votre attention il y a quelque temps sur les dysfonctionnements graves -car ils concernent des actes criminels accompagnés de menaces et d'insultes antisémites- de votre Police et de votre Justice.

Je suis cet écrivain juif antisioniste agressé à 2 reprises par la Ligue de défense juive à Paris : agressions filmées, postées et revendiquées sur le site de la LDJ. Et ces criminels n'ont jamais été inquiétés.

Les ministres concernés n'ont jamais voulu répondre à mes demandes. Pour leur silence et leur inaction complices, et pour non-assistance à personne en danger, ils mériteraient d'être jugés devant la Cour de Justice de la République.

Doit-on conclure qu'au sommet de la République:

1 - La priorité des priorités est de sauver le soldat Israël et de le protéger contre toute critique et contre toute sanction, malgré ses crimes qui durent depuis 60 ans?

2 - Qu'il en découle de donner une place à part -dérogatoire au droit général- au lobby sioniste en France incarné par le CRIF?

3 - Et qu'on fasse tout pour couvrir les criminels de la LDJ, bras armé du CRIF, parce qu'ils sont juifs et sionistes?

Ce sont des accusations graves mais les Autorités ne font rien pour les démentir. Vous pouvez ignorer par le mépris mes lettres, mais celles-ci resteront comme une tâche sur la manière dont vous vous acquittez de vos fonctions suprêmes de gardien des Institutions.

Veuillez agréer mes sincères salutations.

Paris, le 25 septembre 2012.


jacobdemeknes.blogspot.fr

URL : www.partiantisioniste.com/articles/1227
 
Voir aussi :
Houria Bouteldja, une parole vraie à la TV - Sayanims, Jacob Cohen, LDJ
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Voir aussi :

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 22:27

                    L'industrie de l'Holocauste : réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs

 

Sur le sujet,

mon article

(et d'autres) :

Commémoration de Toulouse:Industrie de la victimisation et instrumentalisation de l'holocauste

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Le CRIF, enhardi par l'accueil de Hollande,

veut censurer une chanson sur Gaza

(vidéo très belle sur Gaza)

sur mon blog officiel,

avec un article du Diplo :

Non à la victimisation,à l'oppression et à la censure. Oui à la liberté (+ vidéo Gaza)

 

 

colombe.gif

 

 

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A lire aussi :

Lettre à Monsieur le Président de la République Française
par Rudolf Bkouche, membre de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de IJAN (International Jewish AntiZionist Nerwork) http://www.assawra.info/spip.php?article1372 

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Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
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Formidable article à lire absolument :

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Voir ma vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xlk4sq_r-sistons-video-5-un-genocide-ou-des-genocides-introduction-a-la-question_news

 

 

 

 

Affaire Merah : tapis rouge pour Netanyahu, défilé de la LDJ et lapsus pour Hollande

Affaire Merah : tapis rouge pour Netanyahu, défilé de la LDJ et lapsus pour Hollande

Bibi et Flamby, ensemble pour Halloween. La « visite de travail » du Premier ministre israélien en France a révélé plusieurs détails édifiants sur l’état de l’amitié franco-israélienne. Morceaux choisis.

 

Il y aurait quantité d’analyses à produire sur le chaleureux accueil réservé, mercredi et jeudi, par les autorités françaises à Benyamin Netanyahu. Diabolisation commune de l’Iran, stigmatisation conjointe des « causes-prétextes » derrières lesquelles se cacherait de « l’antisémitisme », silence sur la poursuite de la colonisation israélienne en terre palestinienne ou sur les déclarations officielles relatives à « Jérusalem, capitale unifiée et éternelle d’Israël », traitement de faveur accordé aux victimes juives du tueur de Toulouse-Montauban, transformation outrancière d’un hommage aux morts en meeting pro-Likoud, anesthésie de l’esprit critique chez la plupart des commentateurs audiovisuels, etc, etc : les angles d’approche ne manqueraient pas.

Oumma a préféré vous faire revivre ces deux journées historiques pour la relation franco-israélienne en vous dévoilant plutôt trois séquences-clés en images.


*** La parade de Netanyahu : le leader ultra-nationaliste est salué dès son arrivée par Gilles-William Goldnadel, l’homme censé avoir été visé par la cellule terroriste de Cannes, avant de retrouver François Hollande, un grand ami d’Israël descendu spécialement des marches du perron de l’Elysée. Ensuite, ce seront au tour de Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault de le recevoir, sourire aux lèvres.

 

*** La Ligue de Défense Juive sans gêne : mercredi soir, au moment où se déroulent des rassemblements anti-Netanyahu à Paris et Toulouse, la LDJ se réunit en toute impunité sur les Champs-Elysées pour témoigner de son soutien au dirigeant israélien.

Le meneur de ce groupe -responsable de plusieurs agressions- entonna d’ailleurs le même slogan religieux que celui déclamé par leur héros, le lendemain, devant François Hollande : « Am Israël Haï ! »  (« le peuple d’Israël vivra »).

 

*** Le lapsus embarrassant de François Hollande : prenant la parole pour rendre hommage aux victimes de Toulouse et Montauban, le chef de l’Etat évoqua un « moment exceptionnel » pour commémorer une « stragédie  exceptionnelle ».

La confusion entre les termes « tragédie » et « stratégie » n’est pas insignifiante : la polémique sur les agissements de la DCRI prend actuellement de l’ampleur en raison de la récente découverte, rapportée par Libération, de l’étrange attentisme de la direction centrale du Renseignement pour gérer localement le cas singulier de Mohamed Merah. François Hollande a-t-il eu connaissance, depuis son accession au pouvoir, d’informations contredisant la thèse en vogue, promue par Manuel Valls et Claude Guéant, des « défaillances » policières? Curieusement, son lapsus rappelle celui formulé en mars par François Molins, procureur de Paris, à propos des déclarations de Mohamed Merah qui devaient faire l’objet de « révocations », affirma-t-il dans un premier temps, avant de rectifier aussitôt en précisant qu’il s’agissait en réalité de « vérifications ».

Les bienfaits de la terreur

Une « stratégie » laisse entendre l’existence d’un choix politique et délibéré. Qu’il s’agisse d’un lapsus révélateur ou d’une innocente confusion sémantique, les zones d’ombre de l’affaire Merah persistent. N’en déplaise à Netanyahu, qui n’a eu de cesse, dès l’assaut du RAID, d’exploiter cet évènement dans le cadre de son concept-phare : la « guerre  mondiale contre le terrorisme ».

Curieux, cependant, de constater qu’aucun éditorialiste ou élu français n’ait eu la délicatesse de rappeler aux citoyens un élément accablant pour l’image du propagandiste va-t-en-guerre : l’homme accueilli par la France pour déplorer les méfaits terroristes imputés à Merah est le même individu qui avait, à deux reprises, jugé « bénéfiques pour Israël » les attentats du 11 septembre 2001.

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VIDEOS sur le site :

http://oumma.com/14646/affaire-merah-tapis-rouge-netanyahu-defile-de-ldj-laps?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=8edc515637-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

 

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Hollande déroule le tapis rouge à Netanyahou…

http://www.france-palestine.org/Hollande-deroule-le-tapis-rouge-a

Dans sa confé­rence de presse du 31 octobre, où il affiche sa proximité avec B. Neta­nyahou, F. Hol­lande s’aligne sans com­plexe ni état d’âme sur les posi­tions israéliennes.

Sur l’Iran, s’il ne reprend pas la notion de ligne rouge brandie par Neta­nyahou, il fait sienne l’analyse israé­lienne du danger nucléaire sans jamais mettre en cause le nucléaire israélien et appeler à une dénu­cléa­ri­sation de la région.

Sur le « pro­cessus de paix », il s’aligne sur la position de Neta­nyahou en appelant à une négo­ciation sans condi­tions ni préa­lables et en écartant « la ten­tation de l’Autorité pales­ti­nienne d’aller chercher à l’AG des Nations unies ce qu’elle n’obtient pas par la négociation ».

C’est refuser l’idée même d’une quel­conque pression sur celui qui jour après jour viole le droit. C’est choisir de laisser l’occupant user de sa force pour faire plier l’occupé et le contraindre à l’inacceptable. Tout cela en contra­diction com­plète avec les enga­ge­ments du can­didat, de son premier ministre et les posi­tions du parti socialiste.

Dans ces condi­tions l’annonce de la visite commune des deux hommes à Tou­louse a quelque chose de pro­fon­dément malsain mettant en scène une pré­tendue « soli­darité contre le ter­ro­risme » entre la France et un acteur majeur du ter­ro­risme d’état.

Au len­demain de la publi­cation, par 22 ONG inter­na­tio­nales, d’un rapport acca­blant sur la colo­ni­sation et ses consé­quences sur les Pales­ti­niens, dans lequel elles pré­co­nisent des mesures concrètes pour sau­ve­garder la pos­si­bilité d’un état pales­tinien confor­mément au droit inter­na­tional, le Pré­sident de la Répu­blique a oublié son 59ème enga­gement en faveur de la « recon­nais­sance inter­na­tionale de l’état palestinien ».

Nous ne le tenons pas pour quitte, non plus que sa majorité, et ne ces­serons de le lui rappeler.

Le Bureau National AFPS

!DSPAM:50938dbd318811738519133!

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Négationnisme, Loi Gayssot , voir ici :

et d'autres posts comme :

Israël a déjà franchi la « ligne rouge » ! Ici :

Commémoration de Toulouse:Industrie de la victimisation et instrumentalisation de l'holocauste


Appel du 12 décembre 2005 de “Liberté pour l’histoire” :


Image : http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/01/caricature-de-la-shoah-ce-que-le.html


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  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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