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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 04:33

 

 

 

http://rense.com/1.imagesH/guidestone_dees.jpg

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Lire aussi  :

Nouvel Ordre Mondial: Fin de partie eugéniste pour l’oligarchie

 

Portrait-robot de l'homme de l'an 3000, selon les prévisions fantaisistes du Sun. DR
Portrait-robot de l'homme de l'an 3000, selon les prévisions fantaisistes du Sun. DR

http://www.lefigaro.fr/sciences/2012/10/12/01008-20121012ARTFIG00487--quoi-ressemblera-l-homme-dans-1000-ans.php

 

 

Du mariage pour tous

au mariage pour personne

et au monde unisexe

 Où on retrouve Jacques Attali

 

Derrière le "mariage pour tous", alerte ! L'ombre du Nouvel Ordre Mondial

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(DR)

 

 

Du mariage pour tous

au Nouvel Ordre Mondial orwellien

Par Chantal Dupille

 

Derrière le "mariage pour tous", alerte ! L'ombre du Nouvel Ordre Mondial

Voir aussi :

Mariage pour tous : François Hollande agent du Nouvel Ordre Mondial

 

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http://www.mecanopolis.org/wp-content/uploads/2009/03/nwo3.jpg

 

 

http://www.mecanopolis.org/

 

 

Vers un monde où la personne n'existe plus,

vers la déshumanisation

et vers la barbarie ?

 

Tout est ici :

 

Derrière le "mariage pour tous", alerte ! L'ombre du Nouvel Ordre Mondial

 

http://storage.canalblog.com/41/26/505176/63111931.jpg

L'amour pour tous ?

Pas pour eux !

L'amour "différent",

par Chantal Dupille

 

Albert et Giselle ou le mariage empêché :
un couple de personnes handicapées

 

 

Samedi 16 juillet 2011

Albert et Giselle, un mariage contrarié : "Affectivité, se

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 03:50

 

 

 

 

L'info non alignée,

le regard de la Russie sur la France,

c'est ici :

 

www.prorussia.tv

Site d'informations sur la Fédération de Russie, la France et l'Europe. Collaboration entre l'Agence2Presse, l'agence Itar-Tass, la radio Voix de la Russie

Au sommaire de cette édition du 28 janvier 2013 :
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  • L'Europe de Bruxelles n'était qu'une étape vers la mondialisation
  • Quand l'or part… les guerres arrivent…
  • La diplomatie selon Sergeï Lavrov : incompréhensible pour un Laurent Fabius
  • Le CRSC de Paris rend hommage à Vladimir Vyssotsky
En bref et en détail :
  • La France et l'Allemagne fêtent les 50 ans du Traité de l'Élysée comme un vieux couple
  • Solidarité Kosovo n'oublie pas les Serbes du Kosovo et de la Métochie
  • Mali : la France paie l'addition libyenne
  • Nigéria : le massacre des chrétiens continue

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Journal hebdomadaire de Voix de la Russie – 28 janvier 2013

 

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Journal TV - PAS L'Info !« PAS L'Info ! » : Le Journal TV du Parti Anti Sioniste sur internet !  Cette émission est destinée à vous éclairer sur l'influence du sionisme dans les différents médias, et son implication dans les domaines politique, économique et culturel, en France et dans le monde. Notre ligne éditoriale est par conséquent essentiellement basée sur l'antisionisme, mais pas seulement… Vous pouvez contacter la rédaction en envoyant un email à l'adresse passezlinfo@gmail.com , ou en utilisant le formulaire de contact du site. N'hésitez pas à nous faire part de vos critiques ou suggestions pour nos prochains numéros !


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Mali : Retour au colonialisme… [Vidéo]
Lundi, 28 Janvier 2013 [Section :  Journal TV]
 
 Vidéo

  

Le président du Parti Anti Sioniste, Yahia Gouasmi est interviewé par le journal « PAS L’Info ! » et nous éclaire sur la situation au Mali.


Que fait la France au Mali ?

La France a des intérêts au Mali. C’est une affaire économique, la France investit en Afrique. Elle a besoin de sponsors, elle s’oriente donc vers le Qatar et l’Allemagne pour collecter des fonds. Les Allemands acceptent de soutenir la France dans cet élan.

La France, de droite comme de gauche, pense être propriétaire de ces anciennes colonies et pense pouvoir y revenir quand elle le voudra. Cependant, la France ne pourra revenir à une position colonialiste que si l’Algérie suit. Comme celle-ci montre quelques réticences, on l’a impliqué en faisant croire qu’elle avait accepté le survol de son territoire et qu’elle était partenaire dans cette guerre au Mali. Il s’est avéré que c’était faux, les bombardiers français ont survolé le Maroc et non l’Algérie. Les déclarations du président et de Fabius qui, a priori, sont des manipulations, ont poussé les Islamistes à se venger, à pénétrer le territoire algérien pour faire ce qu’ils y ont fait.


J’ai l’impression qu’on se sert des Islamistes. […] Beaucoup d’hommes politiques français sont amnésiques et oublient que les Islamistes viennent d’Algérie. Dans le passé, il y a eu des élections et le parti islamique algérien (FIS) a gagné ces élections, démocratiquement. Mais, chose bizarre, on l’a obligé à ne pas réaliser le projet islamique en Algérie. Cela signifie que l’Algérie islamique fait peur… pas la Tunisie islamique, ni l’Egypte islamique, non plus la Libye islamique, ni la Turquie islamique, mais l’Algérie islamique… Alors, on oublie qu’il y a eu ces élections et que la France socialiste a tout fait pour que ces Islamistes n’arrivent pas au pouvoir en Algérie. Ces élections ont été annulées et une partie de ces Algériens ont pris les armes. L’Algérie a su négocier avec ces Islamistes et les réintégrer dans la société afin que cesse le terrorisme : l’Algérie a d’autres ennemis. Cependant, certains d’entre eux ont refusé la négociation et sont allés dans le désert. […] Ce sont ces personnes que la politique américano-sioniste utilise pour reprendre l’Afrique ! […]

 

Ce n’est pourtant pas la première fois que ce schéma se présente et qu’au nom du terrorisme, on envoie nos armées à l’étranger. On a l’impression que le Français est désintéressé.

L’Occidental est formaté. Il est conditionné pour avoir besoin de corn-flakes pour ses enfants, pour se contenter de quelques miettes en fin d’année. […] Mais, où vont les richesses des Français ?

 

Y a-t-il un rapport avec Israël ?

Il y a un rapport avec le sionisme, les clubs et les cercles où les intérêts ne profitent qu’à quelques familles. Nous allons vers une désintégration de la société. Ils (les hommes politiques français) pensent qu’être en Afrique est une solution pour le futur de la France. Ni l’Angleterre, ni l’Allemagne, ni les Etats-Unis ne suivent car ils savent qu’ils ne pourront jamais gagner une guerre contre un peuple. La meilleure solution est de transformer ces foyers de tensions en foyers de coopération. […]

 

Comment freiner le plan diabolique : impérialiste, colonialiste et sioniste ?

L’Afrique appartient aux Africains : A tout problème africain, une solution africaine. Si les Africains ont besoin de développer leurs richesses, ils choisiront un pays ami qui ne leur a jamais fait de mal comme la Russie ou la Chine. Le combat qui est mené actuellement en Afrique est un combat contre la Russie et la Chine, à qui ils (les impérialistes sionistes) veulent couper la main pour imposer un nouveau colonialisme.

 

Quand on observe l’histoire des colonies, les impérialistes n’ont jamais réellement quitté l’Afrique. Ils ont laissé, derrière eux, leurs marionnettes !

Observez les pays qui ont été colonisés, leur taux d’alphabétisation est faible. Dis-moi quel pays tu as colonisé et je te dirai à quel niveau se trouve ce pays. Les colonisateurs mentent aux Français quand ils disent qu’ils leur apportent quelque chose, ils n’apportent rien, au contraire, ils détruisent leur mental. […]

 

Avez-vous autre chose à dire, monsieur Gouasmi ?

Oui, je suis peiné de constater l’ignorance qui fait un ravage auprès des hommes. On présente les Musulmans comme des sauvages, comme des barbares, ce qui est vrai si on regarde l’actualité et ces pseudo-musulmans libyens qui assassinent un vieillard, leur président, aux cris de « Allah Akbar ! ». On dirait des malades mentaux, comment peut-on en arriver là ? Sont-ils vraiment des Islamistes ? Comment peuvent-ils, ces pseudo-Musulmans, faire des victimes innocentes en Algérie ? Quel est cet Islam au nom duquel, en Syrie, on tue sans distinction, femmes, vieillards et enfants ? Il est triste de constater l’ignorance des gens qui pensent que c’est permis alors que l’Islam est clair : le sang des innocents est cher à Dieu ! Quelle que soit la religion d’une personne, il n’est pas permis de commettre un crime contre un homme, contre une nation.


L’Occident et ses dirigeants corrompus corrompent les dirigeants africains. Par cette stratégie diabolique, l’Occident révolte et excite ceux qui, au nom de l’Islam, appelleront à la vengeance et réclameront justice. […] Voilà ce qui m’attriste ! Lorsqu’on manipule les Musulmans qui ensuite, tombent dans le piège et se soulèvent quand il ne le faut pas !

 


URL : www.partiantisioniste.com/journal-tv/pas-l-info-speciale-30-1365.html

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 03:36

 

 

 

 

La Police de la Pensée sioniste veille-t-elle là aussi ?

Pour le malheur de l'information,

de la liberté de l'information,

de la neutralité, de la diversité.

 

Au début, de nombreux blogs souhaitaient rentrer

dans la Communauté Journalistes et clubs presse

que j'ai créée. Puis, black-out sauf rares exceptions

(il faut vraiment insister, pour me trouver !).

Aujourd'hui, je cherche à comprendre pourquoi

pratiquement plus personne ne souhaite adhérer

à cette Communauté.

 

Voici comment on masque,

en démocratie "irréprochable" (dixit Sarkozy),

les Communautés gênantes pour leur contenu.

 

 

Tapez sur les moteurs de recherche,

ou sur over-blog,

journalistes et clubs presse,

le nom de la Communauté est soigneusement ignoré.

On ne le trouve nulle part !

Même pas ici :

La sélection journalistes et clubs presse d'OverBlog

Ni ici, bien sûr :

Communautés à l'honneur

 

Exemple : Vous voulez adhérer à la Communauté

 

Vous cliquez dessus, vous avez aussitôt

 

Rejoindre cette communauté

 

 

 

Vous cliquez dessus, vous avez aussitôt

 

 

Maintenant, si vous voulez adhérer

à la Communauté que j'ai créée,

avoir l'avatar sur votre site,

vous cliquez sur

 

 

et curieusement, vous n'avez pas


Rejoindre cette communauté

 


comme si on voulait vous empêcher

de rejoindre cette Communauté qui appelle

à la libération de l'information,

à la mise en valeur de l'info libre, neutre,

et même non-alignée, dérangeante !

 

Essayez de demander votre adhésion,

 

Si vous n'y arrivez pas,

merci de le signaler à over-blog

(rubrique CONTACT, en bas).

 

Sommes-nous encore en démocratie ?

 

Eva R-sistons

 

 

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 01:54

 

Imprimez cet article. Imprimez cet article.

20 mai 2008 par Laurence Kalafatides | consulté 20249 fois  FMIOMCPrivatisationBilderbergCorruption   5

 

Ceux qui ignorent l’histoire se condamnent à la répéter (Georges Langlois)

 

Bilderberg_dees-300x183.jpg

 

La nouvelle vient juste de tomber. Cette année, le Bilderberg tiendra sa conférence annuelle du 5 au 8 juin, à Chantilly, près de Washington. Cette information, venue des Pays-Bas, a peu de chance d’intéresser les téléspectateurs français car, depuis le 4 mars 2008, ils « savent » que le Bilderberg n’existe pas. En effet,ce soir là, Yves Calvi, consacrait son émission C dans l’air – une de ces cuistreries dont la télévision française est friande – à la question : “ Qui gouverne le monde “.

Yves Calvi, journaliste depuis 1986 (France Info, FRI, Europe 1) recevait quatre éminents spécialistes du sujet : Gérard Chaliand (spécialiste des problèmes géopolitiques et stratégiques), Nicole Bacharan (historienne et politologue franco-américaine), Jean-François Khan (historien, journaliste depuis 1964 – Europe 1, l’Express, le Monde – fondateur de l’Evénement du Jeudi puis de l’hebdomadaire Marianne),et enfin Jacques Rupnik (Directeur de recherches au Centre d’études et de recherches internationales). Comme à l’accoutumée, la fin de l’émission fut dédiée aux questions des téléspectateurs. Yves Calvi se saisit d’un message et posa la question à brûle-pourpoint : [1]

- Y. Calvi : Que savez-vous de l’organisation mondiale Bilder … beurk, je vais y arriver… Bilderberg, moi j’en avais jamais entendu parler, qui réunit chaque année les personnages les plus influents du monde ? vous connaissez ça vous ?
- Réponse unanime des invités : NON
- Y. Calvi : Ben voilà, c’est un bide en direct
- J-F Khan : Je connais la Tricontinentale [2] , je connais Davos, mais je connais pas …
- N. Bacharan : Je ne connais pas du tout cette organisation donc je n’en dirais rien
- Y. Calvi : c’est peut-être une invention d’un téléspectateur qui a de l’humour, qui nous teste ?
- N. Bacharan : peut-être qu’il voulait vérifier…
- G. Chaliand : Je me méfie beaucoup de ces organisations mondiales qui dans l’ombre se réunissent et distribuent en quelque sorte les dividendes et les rôles. C’est une longue histoire.
- Y. Calvi : Vous êtes peut-être en train de répondre très habilement à une fausse question, ce qui est très rare, et ce qui pour le coup est d’une grande intelligence, enfin moi, ça m’arrange !

La suite de l’émission importe peu. Les téléspectateurs auront retenu que le Bilderberg n’existe pas puisque cinq journalistes et spécialistes de géopolitique n’en ont tout simplement jamais entendu parler.

A la décharge de nos brillants “experts” il faut reconnaître que le Groupe de Bilderberg n’existe QUE depuis 54 ans, et que ce club ultra huppé ne reçoit QUE des têtes couronnées, des ministres,des secrétaires généraux de l’OTAN, des PDG, des patrons de presse. On le voit, il n’y a là rien qui puisse éveiller la curiosité des invités d’Yves Calvi. Pourtant…

Le Bilderberg, ce fantasme de gauchiste [3]

Pourtant, la genèse du Groupe de Bilderberg est une histoire fort instructive qui mérite d’être contée, car elle donne à voir une réalité qui se situe à l’exact opposé de la démocratie. Depuis sa création en 1952, le Bilderberg a largement contribué à construire le condominium euro-américain, sous leadership US, que l’on voit à l’oeuvre aujourd’hui. Ce condominium transatlantique peut être considéré comme la clé de voûte du nouvel « ordre mondial » que le président américain Harry Tuman a annoncé en 1947. Plan Marshall, OTAN et son réseau secret Stay-Behind, Union Européenne, CIA , MI6 et Bilderberg font partie des instruments utilisés pour mettre en place cet « ordre mondial » et mener la guerre froide.
Pour autant, façonner ce nouvel ordre mondial, selon l’architecture décidée par Washington, implique la collaboration des pays membres de l’Alliance Atlantique. Le Bilderberg a précisément pour fonction d’assurer cette collaboration. La filiation OTAN/Bilderberg peut se lire au travers des nombreuses sessions consacrées « aux questions sur lesquelles un accord au sein de l’Alliance Atlantique peut s’avérer difficile. » Sous couvert de débats, le Bilderberg exerce une véritable diplomatie parallèle au prétexte que, selon ses propres termes,  » les dimensions et les possibilités des contacts officiels [ des hommes d’Etat et des diplomates ] ont leurs limites et ne couvrent pas tout le champ que les fondateurs de Bilderberg avaient en idée. »

Le Groupe de Bilderberg, dont l’objectif affiché est de construire « l’unité du monde occidental » ne recrute que » des gens importants et respectés et qui peuvent contribuer à la réalisation des objectifs que le Bilderberg s’est assigné. [4] » Au début de chaque conférence, une note distribuée aux participants indique que l’on attend d’eux qu’ils usent de leur « influence afin que l’Alliance Atlantique puisse fonctionner d’une façon plus efficace. » Quant à la diversité des sujets débattus, elle découle, selon un document de 1957, de « l’intérêt commun des membres de l’OTAN [ qui ] s’étend constamment au-delà de la sphère d’application limitée du Traité Atlantique. [5] » Il va sans dire que pour faire entériner cette « politique occidentale qu’il serait peut-être plus exact bien que moins diplomatique d’appeler américaine » [6] la plus grande quiétude est nécessaire. C’est la raison pour laquelle ces conférences annuelles – qui regroupaient environ 50 personnes dans les premières années et qui aujourd’hui en comptent 120 – se tiennent loin des regards, dans des hôtels ultras sécurisés et ne donne lieu à aucune communication externe.

Amitié Transatlantique

Paris, 25 septembre 1952. Ce jour-là, 13 personnes se réunissent pour jeter les bases de ce qui deviendra deux ans plus tard, le Groupe de Bilderberg. En plus du Baron François de Nervo, hôte de la réunion, on note des personnalités venues de toute l’Europe :
- Paul Van Zeeland, ministre belge des affaires étrangères
- Bernhard De Lippe-Biesterfeld, Prince consort des Pays-Bas, époux de la Reine Juliana
- Ole Bjorn Kraft, Ministre danois des affaires étrangères, président du Conseil de l’OTAN
- Dr Rudolf Mueller, avocat d’affaires allemand, ancien président de la German Economic Administration de la zone anglaise.
- Panagiotis Pipinelis, représentant permanent de la Grèce à l’OTAN
- Paul Rykens, président de la firme multinationale Unilever
- Hugh Gaitskell, ancien chancelier de l’Echiquier, trésorier du parti travailliste
- Guy Mollet, président le la SFIO
- Antoine Pinay, Président du Conseil ; ministre des Finances et Affaires économiques

Et enfin les deux chevilles ouvrières du Bilderberg en cours de constitution :
- Sir Colin Gubbins, ancien Général de l’armée britannique, qui durant la guerre fut chargé de la planification des actions subversives et de sabotage au sein du S.O.E. – Special Operation Executive – Démantelé en juin 1946, le SOE fut remplacé, à l’intérieur du service de renseignement MI6, par une nouvelle section secrète  » Special Operations » dont Colin Gubbins prit le commandement. En liaison avec Frank Wisner – directeur du bureau de coordination politique des opérations spéciales de la CIA (OPC ) Gubbins s’activa à créer les armées secrètes de l’OTAN – Stay Behind – dans toute l’Europe [7].

- Joseph Retinger : Cet ami intime de Gubbins fut conseiller diplomatique du Général Sikorski, chef du gouvernement polonais en exil à Londres durant la Deuxième Guerre mondiale [8]. Les services secrets français le considéraient comme un agent du contre-espionnage polonais passé au service de l’Intelligence Service de Grande-Bretagne [9]. Lorsqu’en 1952, Retinger se lance dans la création du groupe de Bilderberg, il occupe le poste de secrétaire général du Mouvement européen.

Sont excusés, Max Brauer, membre du parti socialiste allemand, Maire de Hambourg et Lord Portal de Hungerford, ancien maréchal de la Royal Air Force, contrôleur pour la production de l’énergie atomique au ministère de l’approvisionnement.

Pour Retinger et ses amis, la première tâche consiste à redonner du dynamisme à la campagne antisoviétique en Europe, et à faire battre en retraite les partis communistes jugés trop puissants. Mais pour ce faire, il s’avère nécessaire de pacifier les relations euro-américaines. Il est vrai que de nombreux nuages se sont accumulés sur l’ horizon transatlantique depuis la fin de la guerre. Le comité européen pointe du doigt l’ingérence américaine dans les affaires intérieures des pays européens, à ce point outrancière que les élus peinent à la masquer à l’opinion publique. Problème amplifié par le comportement « vulgaire et arrogant » de nombreux Américains en postes en Europe et qui alimente un certain « anti-américanisme » dans les populations. Cette situation donne, selon les membres du Comité, des arguments aux partis communistes qui dans certains pays engrangent de belles victoires électorales. Le groupe échafaude alors un plan d’action destiné à « attirer l’attention des autorités compétentes sur des mesures qui puissent renforcer l’amitié et la confiance qui doivent régner entre l’Amérique et l’Europe«  et décide, dans la foulée, de créer un Comité analogue aux Etats-Unis.

Peu de temps après, Joseph Retinger et le Prince Bernhard, s’envolent pour les Etats-Unis où ils rencontrent Averell Harriman [10], directeur de la Mutual Security Agency – agence chargée de coopération économique – Walter Bedell Smith [11], directeur de la CIA et C.D. Jackson [12], Président du Comité pour une Europe Libre . Le 1° octobre 1953 une lettre du directeur de la CIA, informe Retinger que le Comité américain est constitué. 18 mois plus tard, le 8 février 1954, Européens et Américains se réunissent, de nouveau chez le Baron François de Nervo, et valident un rapport – N°3 – où se trouve également consignée leur stratégie : « Les membres du Groupe, usant de leurs relations avec leurs autorités respectives, s’assureront que les points de vue développés dans le rapport n°3 seront soumis aux divers gouvernements ». Ils décident d’organiser  » dans un futur proche, une réunion restreinte de personnalités triées sur le volet et d’environ cinquante personnes ; la conférence discutera des problèmes mentionnés dans le document N°3 et si possible conviendra que ses conclusions sont la meilleure voie possible pour réaliser une entente parfaite entre l’Europe et l’Amérique. Les participants seront des personnalités influentes et informées des sujets débattus. »

La conférence dont il est fait mention est prévue pour les 29-30et 31 mai 1954 à Oosterbeek (Pays- Bas ) dans l’hôtel Bilderberg. Les thèmes inscrits à l’ordre du jour sont les suivants :
a) L’attitude générale envers le communisme et l’Union soviétique
b) L’unification de l’Europe
c) La Communauté européenne de Défense et la défense européenne
d) Le problème des colonies
e) Les problèmes économiques

Trouver un consensus qui permettrait d’adopter une position commune « envers le communisme et l’Union Soviétique » n’est pas chose aisée. Les Etats-Unis se montrent inflexibles envers « l’ennemi » et reprochent à l’Europe de s’orienter vers une politique de négociation avec l’URSS, voire même, blasphème, une politique d’apaisement. Pour leur défense, les Européens arguent d’un fort électorat communiste dans certains pays contre lequel la « solution » américaine semble inadéquate. Déterminés à aller de l’avant, les participants concluent que la réconciliation se fera grâce à un front commun contre l’Ennemi, à savoir le communisme.
Au fait, en quoi consiste cette menace communiste contre laquelle on mobilise tant de monde et tant d’argent ?

Le capitalisme en danger

En 1945, le Reich à peine vaincu, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis envisagent sérieusement un revirement d’alliance. Nombre de personnalités des deux nations considèrent que l’ennemi « naturel » n’est pas le nazisme, mais le bolchevisme. Il est, momentanément, question que les armées britanniques et américaine « marchent sur Moscou ». Churchill donne l’ordre – secret – au Maréchal Montgomery de ne pas désarmer les unités allemandes capturées et de les tenir prêtes pour un possible emploi contre l’armée rouge. De son côté, le Général Patton demande à réarmer deux divisions de la Waffen SS afin de les incorporer dans la troisième armée américaine pour les diriger contre les Russes. Dans le même temps, les services de renseignements américains recrutent des espions nazis ainsi que des gradés SS et exfiltrent un nombre considérable de criminels de guerre [13].

Toutefois, les opinions publiques ne sont pas prêtes à un tel revirement de situation et sont loin de considérer l’URSS comme une ennemie. En 1945, l’armée rouge jouit d’un grand prestige parmi les soldats stationnés en Europe, et un sondage indique que 55% des Américains déclarent vouloir conserver l’URSS comme allié après la guerre [14]. Durant l’année 1946, John Strohm, président de l’Association américaine des journalistes agricoles voyage plusieurs mois à travers la Russie, de retour, il racontera dans un livre que partout où il est allé, il a pu constater chez les Russes un profond sentiment d’amitié à l’égard des USA. Le diplomate américain Summer Welles, quant à lui, affirme publiquement que les véritables objectifs de la politique soviétique sont « la sécurité, la reconstruction, l’industrialisation des républiques soviétiques, et le développement des ressources naturelles comme partie essentielle d’un programme visant à élever rapidement le niveau de vie des Russes. » [15]

Ces prises de position s’avèrent extrêmement contrariantes pour ceux qui se sont considérablement enrichis grâce à l’économie de guerre et envisagent d’un mauvais oeil la baisse des carnets de commandes. D’ailleurs, en 1946, des économistes sonnent l’alarme : une crise de surproduction menace et le spectre de la récession n’est pas loin. Pour l’administration américaine, l’ urgence est de trouver des débouchés pour les produits et les capitaux américains, et de remettre en selle la stratégie de la « porte ouverte » [16]. Les regards se tournent vers l’Europe qui manque de tout, vers ses colonies dans lesquelles les Américains veulent pouvoir s’implanter et enfin vers les pays d’Europe sous l’influence de L’URSS .
Mais en Europe de l’Ouest, l’ antifascisme radical se double d’une remise en cause du capitalisme. Dans de nombreux pays, syndicats et partis de gauche acquièrent une influence considérable. En Allemagne les ouvriers mettent en place des « conseils d’entreprises souvent dirigés par des communistes » [17] y compris dans les filiales allemandes des entreprises américaines Ford ou General Motors. Ces conseils d’entreprises « inquiètent tous ceux qui craignent que la Deuxième Guerre mondiale ne débouche sur une révolution sociale, exactement comme la guerre franco-prussienne de 1870 et la Première Guerre mondiale avaient engendré la Commune et la Révolution d’Octobre. » [18] En Grande- Bretagne, le parti travailliste qui remporta les élections contre Winston Churchill en 1945 développe une politique qui répond aux aspirations d’une population extrêmement éprouvée par la guerre. De grandes réformes sociales sont mises en place, telle que la création de la sécurité sociale, ou la nationalisation des industries lourdes et de la Banque d’Angleterre. En Italie, les élections communales de 1946 amènent une large victoire des partis de gauche, tandis qu’en France, le général de Gaulle au pouvoir entreprend des nationalisations, et concède quatre ministères aux communistes. Les élections législatives de novembre 1946, font du PCF le premier parti politique en voix.

Quand Harry Truman était « fatigué de pouponner les soviétiques » [19]

Fort opportunément, en février 1946, un conseiller de l’ambassade américaine en URSS, George Kennan, rédige un long document dans lequel il fait part de ses réflexions sur le défi soviétique auquel est confronté l’Amérique. Bien que convaincu qu’il n’existe pas de risque de conflit entre les deux « grand », il préconise une grande fermeté vis-à-vis du Kremlin ainsi qu’ une politique offensive visant à réduire l’influence soviétique sur les pays satellites. Ce « long télégramme » sera utilisé, peu de temps après, par l’establishment américain pour agiter la menace d’une agression militaire imminente de l’URSS.

Quelques mois plus tard, le sous-secrétaire d’Etat Dean Acheson réunit les principaux dirigeants du Congrès et leur présente la Russie comme une nation « agressive et expansionniste » et conclut qu’un gouffre idéologique infranchissable sépare l’URSS des Etats-Unis [20]. De son côté, la CIA informe le Président américain que « le plus grand danger pour la sécurité des Etats-Unis est la possibilité d’un effondrement économique en Europe occidentale et par conséquent l’accession au pouvoir d’éléments communistes » [21]
Le 6 mars 1947 , le Président Harry Truman attaque lors d’un discours à l’université Baylor le principe de l’économie administrée, visant par là non seulement l’URSS, mais aussi des pays comme la Grande-Bretagne ou la France. Truman décrit ainsi le « chemin pour l’ordre mondial » :  » Partout le futur est incertain. Les politiques économiques sont fluctuantes. Dans cette atmosphère de doute et d’hésitation, le facteur décisif sera le type de conduite que les Etats-Unis donneront au monde… Le peuple [ américain ] est prêt à assumer le rôle de guide qui lui revient … Nous sommes le géant du monde économique… Que nous le voulions ou non, la structure future des relations économiques dépend de nous. Le monde attend et observe pour voir ce que nous ferons. Ce choix est le nôtre. » Ce discours précède d’un mois le lancement du « Plan Marshall ». Entre temps le sénateur Vandenderg, président du Comité des Relations étrangères au Sénat, avait réussi à convaincre le président Truman « d’épouvanter » l’opinion afin de la préparer à la nouvelle politique antisoviétique [22]. Cette épouvante ira crescendo grâce à la « Croisade pour la Liberté » destinée à présenter une image apocalyptique de l’Union soviétique. Le général Eisenhower en personne, accuse Moscou de chercher à « contrôler le monde » et à « détruire la liberté humaine », dans la foulée il annonce que l’Amérique doit se préparer à une bataille aux « conséquences mortelles » qui menacent » l’existence même des Etats-Unis » [23] . En 1952, la « chasse aux sorcières » du sénateur McCarthy ayant accompli son oeuvre, « une véritable crise d’hystérie s’est emparée de l’Amérique et l’opinion croyant la guerre proche s’inquiète de la construction rapide d’abris antiatomiques. » [24]

De retour aux Etats-Unis, George Kennan, est nommé directeur du Policy Planning Staff, division du Département d’Etat chargé d’élaborer la politique étrangère américaine. Dans un mémorandum adressé au secrétaire d’Etat Dean Acheson il expose ce que devrait être la position américaine vis-à-vis du reste du monde « Nous disposons de près de 50% de la richesse mondiale, mais seulement de 6,3% de la population… Notre véritable tache dans la période à venir est de concevoir un modèle de relations qui nous permettront de maintenir cette position de disparité… Notre attention devra partout se concentrer sur nos objectifs nationaux immédiats. Nous devons cesser de parler d’objectifs vagues et irréels tels que les droits de l’homme, l’amélioration du niveau de vie, et la démocratisation. Le jour où nous devrons raisonner en terme de concepts clairs de pouvoirs n’est pas si loin. Moins nous serons entravés par des slogans idéalistes et mieux cela sera » [25]

Mais l’agression militaire soviétique imminente est un bluff. A la fin de la guerre, l’URSS est à genoux. Vingt millions de Soviétiques sont morts au front, l’industrie a été dévastée par les armées d’Hitler et partout dans le pays la nourriture manque. Contrairement aux affirmations péremptoires des propagandistes, les « maîtres du Kremlin » n’ont pas l’intention de lancer une nouvelle guerre. En 1945, le ministre des affaires étrangères britannique, Antony Eden déclare devant le parlement anglais, être absolument convaincu que les mesures prises par les Russes en Europe occidentale sont seulement destinées à empêcher une dangereuse résurrection de la puissance allemande : « nous savons que les dispositions russes ne sont pas dirigées contre nous » [26] . D’ailleurs, en 1957, George Kennan lui-même prendra ses distances avec la position belliciste américaine et fera une mise au point : « Je n’ai jamais cru que le gouvernement soviétique, à aucun moment depuis 1945, ait désiré une guerre générale, ou qu’il aurait été amené, pour quelque raison politique valable, à entamer une telle guerre » [27]

Halloween au Bilderberg

Dans les salons du Baron de Nervo, le Comité de Bilderberg ne semble pas traumatisé par une quelconque attaque bolchevique. En revanche ce qui inquiète l’assemblée réunie ce 8 février 1954, est le manque d’enthousiasme évident des populations européennes pour la croisade américaine contre l’Union Soviétique. Selon le Comité européen, le problème est dû en partie, au McCarthysme qui a créé de « très grands dommages » dans l’opinion publique européenne surtout dans les pays où existe un fort électorat communiste. L’inquiétude monte d’un cran vers la fin de l’année lorsque C.D. Jackson averti le Département d’Etat que « l’Europe occidentale veut la paix, le relâchement des tensions internationales et la dissipation de la guerre froide » [28]. La Conférence de Barbizon, en mars 1955, est l’occasion de relancer l’ardeur au combat. Sur un ton mélodramatique, lors de la session consacrée à « l’infiltration communiste dans les divers pays occidentaux », les conférenciers jouent à se faire peur et relatent le  » péril rouge » qui sévit chez eux :En Grande-Bretagne, ’ »les communistes ont dû agir par voie d’infiltration pour tenter d’atteindre la position dominante qui leur est nécessaire. » En Allemagne, « les activités communistes se sont accrues…Il existe certains courants très sommaires au sein des masses laborieuses qui… peuvent être exploitées par la propagande communiste. » En France explique Guy Mollet « Il existe une tendance profondément enracinée à penser que le progrès est à gauche … Ce que le terme gauche signifie exactement n’est pas très bien saisi. Du fait que le communisme est ainsi baptisé, il n’y a rien là qui soit de nature à alarmer une large fraction de la population ». Quant à l’Italie : « on a pas réussi à isoler le communisme… La gravité de la situation [ économique ] donne aux communistes une sorte de monopole de l’espoir. » Les populations européennes, résume le Prince Bernhard, sont vulnérables du fait que « le communisme a deux attraits : l’égalité sociale ou la possibilité pour chacun de trouver sa place dans le système, et la sécurité économique qu’il offre à la partie non ambitieuse de la population, laquelle constitue la majorité. »

Heureusement, il existe des pays sains. La Suisse par exemple où les communistes sont très peu nombreux et sont « principalement des indigènes, pour la plupart ouvriers » auxquels s’ajoutent « une partie d’étudiants qui traversent ce qu’on peut appeler une crise de croissance. » A la fin de la session, les participants parviennent à se mettre un peu de baume au coeur : « Au Portugal, le communisme se présente sous un aspect largement négatif. Il est bon de savoir qu’il existe au moins un pays du monde où le communisme ne joue pas de rôle. » En effet, le Portugal est une dictature. En 1926, date du coup d’Etat, le parti communiste, interdit, a dû entrer en clandestinité. Après l’accession au pouvoir du dictateur Salazar, en 1933, les communistes furent massivement arrêtés. Ceux qui n’ont pas été sommairement exécutés furent torturés et déportés dans le camp de concentration de Tarafal au Cap-Vert.

La deuxième séance voit l’assemblée s’enflammer sur la question de la « défense de la démocratie » et la manière de s’y prendre pour la sauver. Le problème, résume un intervenant, est que « la guerre froide a quelque chose d’une guerre civile dans la mesure où une partie de la population fait fonction d’agents de l’étranger. ». Des mesures doivent être prises. Certains envisagent de faire appel à l’Eglise afin de contrer la « propagande pseudopacifiste » des communistes. D’autres exhument une « vieille loi néerlandaise de 1855 qui autorise la proscription des partis non démocrates » et qui mérite d’être examinée de près pour éventuellement servir de modèle aux autres. Impossible rétorque Alberto Pirelli – industriel fasciste et ancien ministre de Mussolini [29] – car en Italie les « choses sont devenues extrêmement difficiles depuis l’abrogation des lois fascistes. »
A défaut de pouvoir utiliser des lois fascistes pour sauver la démocratie, les conférenciers décident une « offensive de propagande » pour laquelle il sera nécessaire d’utiliser « plus particulièrement la presse … spécialement en Italie et en France ».

L’Europe, l’Europe, l’Europe

En ce début des années cinquante, la grande affaire transatlantique est incontestablement l’intégration européenne. Celle-ci fit d’ailleurs partie intégrante du Plan Marshall pour le relèvement de l’Europe. Pour l’Administration américaine, l’Europe a reconstruire s’envisageait d’abord comme un gigantesque marché à ouvrir aux produits et aux capitaux américains, permettant ainsi à l’industrie US d’échapper une crise de surproduction. Les conditions posées aux nations européennes pour avoir accès à l’aide Marshall étaient claires : créer une « union douanière » et rendre les monnaies européennes convertibles entre elles et avec le dollar. Afin de verrouiller ce nouveau marché, le Congrès américain vota tout un arsenal juridique, empêchant de facto les pays d’Europe de l’Ouest de commercer avec le « bloc de l’Est » [30]. Mais le Plan Marshall fut aussi un instrument d’ingérence dans les affaires de politique intérieure des pays « aidés ». « Le but de l’ERP [ Plan Marshall ] est fondamentalement politique … Il est nécessaire de coordonner et d’intégrer le mieux possible toutes les phases de l’effort du gouvernement américain, particulièrement la diplomatie, l’ECA [ administration du plan Marshall ], l’aide militaire et les opérations secrètes de guerre politique [ comprendre coups tordus de la CIA]«  [31] Cette ingérence fut telle qu’elle finit par faire grincer des dents y compris dans les rangs américanophiles.

Pour le Bilderberg, pas question de laisser les choses s’envenimer. Lors de la réunion du 8 février 1954, la situation est froidement analysée : « la pression exercée par les Américains sur les Européens pour accélérer le processus d’unification indigne l’opinion européenne, y compris les plus ardents amis de l’Amérique. » De plus, les dernières nouvelles indiquent que l’on s’achemine vers un rejet, par le parlement français, de la Communauté européenne de Défense ( CED ), ce qui fera prendre un sérieux retard au réarmement de l’Allemagne décidé par les USA. L’inquiétude des membres du Bilderberg est d’autant plus vive que la plupart d’entre eux sont des figures majeures de la construction européenne.

Le projet d’une Europe fédérée sur les plans politique, économique et culturel fut le fruit de réflexions et de concertations menées à Londres, en 1943, par un petit groupe de personnalités. Edmond Giscard d’Estaing, Paul van Zeeland, Joseph Retinger en furent les principaux acteurs [32]. Trois ans plus tard, Van Zeeland, Retinger et son « vieil ami » Colin Gubbins créèrent la Ligue Indépendante de Coopération Européenne (ILEC). Il s’agissait d’un groupe de pression transnational composé d’hommes d’affaires, de banquiers et de politiques européens dont l’un des objectifs était l’établissement d’un marché commun européen et d’une monnaie unique. L’ambassadeur américain en Grande-Bretagne, Averell Harriman mit sur pied la section américaine de l’ILEC.
Au mois de septembre 1946 Winston Churchill appela solennellement à « ériger quelque chose comme les Etats-Unis d’Europe«  [33]. Cet appel fut relayé par le Congrès américain qui exigea que les Etats bénéficiaires du Plan Marshall s’engagent à participer à ces Etats-Unis d’Europe [34]. Au même moment se créait, autour d’ Alexandre Marc, de Denis de Rougemont et d’Henry Frenay, l’Union Européenne des Fédéralistes (UEF) dont le rôle essentiel était de mobiliser l’opinion publique. De leur côté, les socialistes fondèrent le Mouvement Socialiste pour les Etats-Unis d’Europe, tandis que les chrétiens démocrates s’agrégèrent dans les Nouvelles Equipes Internationales. Afin de coordonner ces mouvements, Duncan Sandys – gendre de Churchill – et Joseph Retinger organisèrent un grand Congrès, financé par des fonds du Plan Marshall, à la Haye en mai 1948. Ce congrès donna naissance au Mouvement Européen dont Retinger devint le Président. Dès le début, mouvements fédéralistes et unionistes furent financés par la CIA. Mais ce nouveau Mouvement Européen, avait besoin de beaucoup d’argent pour fonctionner. A cette fin la CIA créa une organisation spécifique : l’ACUE ( American Committee for United Europe ) à la direction de laquelle on trouvait Walter Bedell-Smith, directeur de la CIA et Allen Dulles directeur des plans de la CIA. D’autres fonds parvinrent via la Fondation Ford dont un des dirigeants, Shepard Stone, lança en 1951 une grande campagne de soutien au Mouvement Européen. En 1952, ce même Shepard Stone finança la création du Groupe de Bilderberg dont il devint un membre du comité directeur.

L’Europe était sur les rails. Tout le monde cependant ne partageait pas ce bel enthousiasme. Le Général de Gaulle fit connaître son opinion par voix de presse : « N’est-ce pas tuer l’Europe que de fabriquer, à grand renfort d’intervention américaine, ce monstre, ce robot, ce Frankenstein, que pour tromper le monde, on appelle la Communauté ? » [35] Et de pointer un doigt accusateur sur cette construction communautaire où l’on voyait  » s’y employer des synarques [36] qui rêvent d’un empire supranational, des politiques qui croient tout perdu si l’on ne cède pas à l’étranger, enfin cette sorte de gens qui sont toujours prêts à s’inscrire pour le voyage de la lune, en souhaitant secrètement que le départ soit différé. Tous voulaient être les prophètes de l’Europe. » [37]

Pas question cependant de laisser le Général de Gaulle jouer les troublions dans cette Alliance Atlantique dont le but était « d’établir un ordre mondial stable » [38]. Mais la France, « pierre angulaire de l’Europe de l’Ouest continentale » [39] était sous bonne surveillance, plusieurs organismes américains étaient installés à Paris. L’ECA (Economic Cooperation Administration tout d’abord, dont le siège était situé dans l’hôtel Talleyrand, était en charge de la coordination, au niveau européen, de l’attribution des aides du plan Marshall. L’ECA était dirigé par Averell Harriman qui, de retour aux USA en 1952, supervisa la mise en place du Comité américain du Bilderberg. Également présent dans la capitale française le Comité France-Amérique administré entre autres par David Rockefeller et C.D. Jackson, tous deux membres du comité directeur du Bilderberg. Quant à Radio Free Europe – officine de la CIA – elle avait ses bureaux sur les Champs Elysées, et était dirigée par C.D. Jackson. Dans ce contexte,il n’est pas surprenant que les réunions constitutives du Bilderberg se soient tenues à Paris.

Le formatage de l’élite transatlantique

Le Bilderberg est un club élitiste, ne sont convié aux conférences que « des personnes influentes dont les relations personnelles avec les hommes placés à la tête des affaires publiques pourraient contribuer … a rechercher une attitude commune sur les terrains politiques, culturels, économiques et social. » Ses fondateurs estiment « beaucoup plus fructueux d’obtenir une compréhension et une bonne volonté mutuelles entre des hommes occupant les positions-clés dans chaque pays que d’essayer d’influencer directement l’homme de la rue par voie de publicité ou de propagande » [40]. La méthode du Bilderberg pour embrigader les élites qui s’emploieront à manipuler l’opinion publique, est identique à celle utilisée par le Congrès pour la Liberté de la Culture [41] : « La CIA faisait circuler les objectifs américains de politique extérieure et en retour, elle écoutait attentivement un groupe dont la connaissance de l’Europe de l’Ouest pouvait faciliter ou même modifier les méthodes et les arguments utilisés pour formuler les mêmes objectifs. » [42] La recette, concoctée par le Conseil de Stratégie Psychologique – PSB – créé en 1951 par le Président Truman, était basée sur le manuel d’instruction des stratèges de la CIA, qui préconisait de « contester la théorie politique égalitaire et de montrer la persistance et le caractère incontournable du pouvoir de l’élite, même en un âge d’égalité. » Le PSB proposait la mise en place d’un « mouvement intellectuel à long terme » afin de « briser les modes de pensées doctrinaires hostiles aux objectifs américains. » Pour cela il suggérait de prendre appui sur une élite définie comme étant « un groupe numériquement limité … Qui forme ou du moins prépare les attitudes et opinions de ceux qui à leur tour dirigent l’opinion publique. » [43] Ce parallélisme entre le Bilderberg et le Congrès pour la Liberté de la Culture n’est pas le fruit du hasard et l’on retrouve les mêmes acteurs dans les deux instances. La doctrine fut élaborée par le PSB à la demande du président du National Committee for Free Europe ( officine de la CIA ), C.D. Jackson, qui, au même moment, constituait le Comité américain du Bilderberg. Nommé, en 1953, conseiller spécial pour la guerre psychologique du président Eisenhower il devient, en 1954, administrateur du comité américain pour la Liberté de la Culture et membre du comité directeur du Bilderberg. Cinq autres personnalités sont liées aux deux instances : Hugh Gaitskell, chancelier de l’échiquier britannique, Denis Healey député travailliste, Stone Shepard directeur de la Fondation Ford et David Rockefeller président de la Chase Manhattan Bank.

Le mode d’emploi

Le fonctionnement du Bilderberg est décrit dans la brochure de présentation du groupe :
Le Prince Bernhard des Pays-Bas est le président et dirige chacune des réunions. Il est assisté par un secrétaire général pour l’Europe – Joseph Retinger jusqu’en 1958 [44] – et un secrétaire général pour les USA – Joseph E. Johnson [45]- Le Prince centralise toutes les activités de Bilderberg, désigne les membres du Comité directeur et après consultation de ces derniers décide des personnes à inviter aux conférences annuelles. Le Comité directeur se réunit au moins deux fois par an. Sa composition est variable à l’exception d’un petit groupe d’hommes qui sont toujours présents. Si, au début des années cinquante, les Conférences de Bilderberg comptent une cinquantaine d’invités, on en dénombre, aujourd’hui environ cent vingt. Considérant que « les dirigeants réels d’un pays ne sont pas seulement les politiciens [et que ] d’autres grands intérêts – religieux, financiers, industriels, syndicaux, intellectuels – jouent également leur rôle en matière de relations entre pays [46]« , la répartition des conférenciers est la suivante : environ 1/3 d’hommes politiques, 1/4 d’hommes d’affaires, le reste étant des intellectuels, des syndicalistes, des diplomates, des fonctionnaires et des représentants de la presse. Les conférences durent trois jours, dans un hôtel entièrement réservé à cet effet et gardé par une escouade de policiers. Ni les conjoints, ni les secrétaires ne sont acceptés. Chaque participant aux conférences devient « membre » de facto du Bilderberg et même s’il n’est plus invité par la suite, il peut sur demande recevoir les comptes rendus des réunions et ainsi continuer à user de son « influence » pour « contribuer à la réalisation des objectifs que Bilderberg s’est assigné ». La relation à la presse est ainsi décrite pas la brochure de présentation : « La presse en tant que telle n’est pas admise aux conférences, cela ne signifie pas pour autant que les journalistes soient exclus des réunions. En fait, d’éminentes personnalités de la presse ont assisté à la plupart des conférences, mais ils ont participé, comme tous les autres en leur qualité personnelle » [47]. Cette belle architecture faillit toutefois s’effondrer en 1976 lorsque le Prince bernhard fut pris dans la tourmente d’un scandale financier. Il fut contraint de reconnaître qu’il avait reçu 1 million de dollars de pots-de-vin de la firme Lockheed afin d’influencer le gouvernement hollandais pour l’achat d’avions de chasse F-16. Le Prince démissionna de la présidence du Bilderberg et il n’y eu pas de conférence cette année-là.

Les socialistes sont nos meilleurs amis

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, aux Etats-Unis, le clivage politique dans le domaine des affaires étrangères ne se fait plus selon une ligne Républicains/Démocrates mais selon une ligne isolationniste/interventionniste. Dès 1941, le courant interventionniste – politique de la porte ouverte – était devenu majoritaire dans les deux camps. En 1952, le président Harry Truman institua une règle visant à assurer la continuité de la politique extérieure quelque soit la majorité au pouvoir [48]. Situation dont se félicite le Comité américain lors de la Conférence de Bilderberg à Barbizon en 1955 : « Le large soutien auquel le Président est maintenant en mesure de faire appel pour sa politique étrangère, et qui couvre sans doute les deux tiers ou les trois quarts du parti républicain et une part considérable du parti démocrate, permet de traiter maintes questions importantes dans un climat de modération et de responsabilité. » L’objectif de Washington est d’exporter ce modèle en Europe afin que la ligne atlantiste soit conservée quelque soit le gouvernement en place, autrement dit s’assurer que si les partis socialistes viennent au pouvoir, ils adoptent une ligne compatible avec les intérêts américains. A la fin de la guerre les Etats-Unis organisèrent la Non Communist Left Policy – NCLP -( politique de gauche non communiste ) qu’Averell Harriman, résuma en ces termes au Congrès : « Les socialistes sont nos meilleurs amis en Europe«  [49]. Sur le terrain, les Américains savaient pouvoir compter sur de nombreux soutiens afin de développer cette politique. En Italie tout d’abord, où dès 1945 les « Etats-Unis érigèrent la Démocratie chrétienne italienne (DCI) – un ramassis de collaborationnistes, de monarchistes et de fascistes – comme rempart au communisme » [50]. Son dirigeant, Alcide De Gasperi, président du Conseil Italien et ministre des Affaires étrangères de 1946 à 1953, qui recevait secrètement de l’argent de la CIA, suggéra à celle-ci de financer aussi le parti socialiste. « Bonne idée » qui fut immédiatement mise en pratique [51]. Sa mort inopinée en 1954 priva le Bilderberg de sa collaboration. [52] En France, autre pays fortement contaminé – selon Washington – par les idéaux communistes, c’est l’ambassadeur américain Jefferson Caffery, qui avait chargé les relations avec les socialistes. En 1946, celui-ci fit savoir à Washington que Guy Mollet, qui s’apprêtait a devenir secrétaire général de la SFIO, « n’avait aucune sympathie pour les communistes et souhaitait par-dessus tout entretenir avec Washington des rapports amicaux [53] » Une note du 21 janvier 1947, des services de renseignement français – SDECE – indiquait par ailleurs que « la NCLP prenait forme et que le soutien économique des partis européens de gauche non communistes a été décidé [54] » Fort de cette relation de proximité, l’ambassadeur Caffery discuta avec les socialistes de l’éviction des ministres communistes du gouvernement Ramadier. Eviction réalisée en mai 1947. Lorsqu’en mars 1949 les élections municipales montrèrent une forte poussée des conservateurs, Caffery, fit savoir au président du Conseil, Henri Queuille, que « pour les Etas-Unis, les socialistes devaient continuer à participer à la coalition gouvernementale » et dans la foulée alla trouver Guy Mollet pour lui demander de soutenir Queuille [55] . Guy Mollet devint en 1952 membre fondateur du Bilderberg. De l’autre côté de la Manche, l’affaire s’annonçait délicate. Il était question de mettre le Labor Parti (Parti travailliste) dans le « droit chemin ». Un organisme crée en 1948 par le premier ministre travailliste Clement Attlee fut utilisé à cet effet. L’IRD – Information Research Department – sorte de ministère secret de la guerre froide rattaché au Foreign Office était étroitement relié à la CIA [56]. Sa mission était de produire et de divulguer des documents de propagande anticommuniste [57]. Pour parvenir à ses fins,l’IRD cherchait à se « concilier les gens et les institutions qui, dans la tradition politique de gauche, étaient généralement perçus comme des opposants aux centres de pouvoir. Le but d’une telle conciliation était de se rapprocher des groupes « progressistes » afin de contrôler leurs activités en les influençant de l’intérieur. » [58] L’aile droite du Labor, en lutte contre le communisme était principalement conduite par Hugh Gaitskell et Denis Healey. C’est par ces proches de l’IRD que « la CIA espérait réussir à mettre la pensée politique britannique au service de ses projets pour l’Europe«  [59]. Hugh Gaitskell fut nommé ministre de l’économie en 1950, puis Chancelier de l’Echiquier. Membre fondateur du Bilderberg, il prendra la tête du parti travailliste en 1955. Denis Healey , quant à lui, dirigeait le Département international du Parti travailliste depuis 1948. Elu député travailliste en février 1952, il rejoignit le Comité directeur du Bilderberg en 1954.

Quand le Bilderberg voulait rééduq
uer le tiers-monde

Au milieu des années cinquante, les Etats-Unis opèrent un virage sur l’aile. Les activités paramilitaires [60] et les opérations de propagande s’avérant contre-productive, ils décident d’adopter une politique moins agressive. La « libération » des pays d’Europe de l’Est prendra un peu de retard d’autant plus que l’occident ne semble pas au mieux de sa forme : sur le plan militaire, « les Russes ont pris de l’avance en matière d’armement » [61] quant à l’économie, « le taux généralement élevé de croissance économique [ de l’URSS ] semble être supérieur aux taux occidentaux. Ceci contraste péniblement avec la récession et le chômage croissant aux Etats-Unis. » [62] En réalité l’urgence du moment se situe du côté des anciennes colonies principalement en Asie et en Afrique.

Sur la scène internationale ont émergé d’importantes personnalités du tiers monde qui ne se laissent guère intimider par la cupide et belliqueuse élite occidentale. Pourtant si les prises de position de leaders politiques tels que Sukarno, Nerhu, Hô Chi Minh, Nasser, irritent Washington elles constituent néanmoins une opportunité à saisir afin de prendre la main dans des pays jusqu’ici dominés par l’Europe. Difficile exercice pour lequel il s’avère nécessaire d’amadouer les alliés occidentaux que l’on s’apprête à dépouiller. La tension entre l’Europe et les Etats-Unis est vive sur la question coloniale, et la réunion de Bilderberg du 8 février 1954 est en partie consacrée à trouver un consensus entre les membres. En première analyse, les Européens relaient le ressentiment des gouvernements à l’encontre de l’attitude américaine en Birmanie, en Indonésie, en Indochine, au Maroc et plus généralement dans les Territoires de l’Union Française [63]. Face à cette mise en cause, le Groupe américain se retranche derrière son opinion publique, laquelle est, dit-on, en proie à une « réaction sentimentale » et « hautement émotionnelle » sur la question du colonialisme et se place résolument du « côté des aspirations nationalistes des peuples des colonies ». Une fois encore le grand Satan communiste permet aux deux rives de l’Atlantique de se rapprocher et d’adopter une position commune ainsi résumée :  » Dans presque tous les cas l’abandon du pouvoir par les Européens a laissé les peuples des colonies dans une compréhension du gouvernement démocratique inadéquate et un manque de maturité pour affronter les tâches auxquelles ils sont confrontés. Dans la confusion économique et politique qui en résulte,les communistes sont en position de prendre le contrôledugouvernement. Nous devons insister sur le fait que c’estprécisément le but recherché par Moscou … Nous devons considérerque les troubles [ fomentés par la Russie ] vont croître et que le problème des pays sous-développés va monter en importance. »

La question du colonialisme est d’autant plus prégnante que trois mois plus tard, en avril 1954, à l’initiative du président indonésien Sukarno, une conférence au sommet réunira à Colombo, capitale de Ceylan, les présidents d’Indonésie, d’Inde, de Ceylan, du Pakistan et de la Birmanie. L’objectif de cette conférence, qui mettra sur les rails le courant des « non-alignés » est de proposer une action commune pour mettre fin à la guerre d’Indochine, où la situation est des plus confuse, et où français et Américains sont engagés dans un véritable bras de fer.

A la fin de la 2°Guerre Mondiale, le Département d’Etat considérait que parmi toutes les administrations coloniales de l’Asie du Sud-Est, l’administration française en Indochine avant la guerre avait été la pire. Il entendait malgré tout obtenir de la France la liberté du commerce en l’Indochine ainsi que la possibilité d’établir des bases américaines. En octobre 1948 les USA se donnèrent pour mission de débarrasser l’Indochine de l’influence communiste d’Hô Chi Minh et d’instaurer un Etat entretenant avec l’Amérique des liens d’amitié, tout en étant formellement associé à la France. Si bien qu’en 1954, la guerre d’Indochine menée par la France était encore financée à plus de 80% par les Etats-Unis [64]. Mais la cuisante défaite de Diên Biên Phu change la donne.

Les accords de Genève de juin 1954, signés pour la France par Pierre Mendès France, prévoient la partition du Vietnam en deux entités, le retrait des troupes occidentales, et des élections générales dans les deux pays, en 1956. A la Maison Blanche, ces accords sont qualifiés de « désastre » et l’on décide, premièrement de les saboter et deuxièmement de prendre la place des Français. Un accord secret conclu entre Paris et Washington en septembre 54 engage la France à soutenir Ngô Dihn Diêm, le candidat des américains – profondément anti-français – pour les futures élections. Un nouvel accord, militaire celui là interviendra quelques semaines plus tard. Tandis que négociateurs européens et Américains mènent leurs discussions, sur le terrain, au Vietnam, services secrets français – défenseurs des puissants intérêts financiers en place – et CIA se livrent une guerre souterraine faite de coups tordus, de sabotages, de manipulations et de tentatives d’assassinats. [65]

Cette guerre souterraine n’empêche pas, toutefois, le ministre français des Affaires étrangères, Antoine Pinay [66], de consacrer trois jours de son précieux temps à la Conférence de Bilderberg qui, en cette année 1955, est hébergée à Barbizon En parallèle du conflit larvé franco-américain, une autre guerre se dessine. Il s’agit, et la conférence de Bilderberg y consacre une session entière, de se mettre en ordre de bataille afin de lutter contre le neutralisme, problème déclaré par le président Eisenhower comme étant encore plus préoccupant que le communisme. La question des « peuples non engagés » ainsi définis :  » nationalistes d’Asie, d’Afrique et du Moyen Orient qui ne sont pas pleinement ralliés aux idéaux et aux idées de l’Occident » est longuement débattue et se voit conférer le statut d’ « urgence politique ». Urgence liée au calendrier, car nous sommes au mois de mars et le 18 avril, 29 pays se réuniront à Bandung [67] pour une Conférence dont le programme est, d’ores et déjà, considéré par le Bilderberg comme un catalogue de « déclarations anti-occidentales fondées sur l’anticolonialisme le plus superficiel et le plus mal digéré. »

A Barbizon, les conférenciers se livrent alors à une séance de psychanalyse d’où il ressort que ces peuples « encore pauvres et inefficaces » n’ont pas opté pour l’Ouest dans sa lutte contre le communisme du fait d’une « psychose » qui prend racine dans le « ressentiment et la jalousie » vis -à – vis de pays occidentaux dépeints comme étant des « boucs émissaires ». L’assemblée décide de trouver des « remèdes à cet état morbide qui peut nous faire perdre militairement et politiquement l’Afrique et l’Asie » et conclu à la nécessité de « persuader ces peuples d’accepter nos idées de société démocratique comme étant la seule solution équitable des problèmes de l’humanité. » Une première piste se dégage qui fait l’unanimité, et la Conférence se prononce pour un programme visant à établir des « relations franches avec les chefs de ces pays » dont la principale tâche doit-être de « rééduquer leurs peuples ».

Pour renforcer les nouveaux liens avec ces peuples « incapables de se rappeler que l’existence humaine est une vallée de larmes » une solution de nature économique, cette fois, est envisagée. Mais il faudra, auparavant, que l’occident se soit « débarrassé de sa complaisance passive pour la bonté et la perfection de son système » et ce, d’autant plus rapidement, que jusqu’à présent il n’a pas « subi d’agression de la part des Russes sur le champ de bataille de l’économie ». A leur grand étonnement, les conférenciers observent que jusqu’à présent, les Russes n’ont fait « aucune tentative pour détraquer l’économie du monde libre par l’usage de leur propre puissance ». Cette situation devra être exploitée au plus vite, car « lorsque les peuples comparent ce qui s’est produit dans un pays qui a été pris en main par le communisme et dans un pays qui est demeuré libre de celui-ci, nous nous trouvons en face d’un immense défi. »

Pourtant, cet allant novateur ne portera pas ses fruits et la conférence du Bilderberg réunit à Fiuggi du 4 au 6 octobre 1957, constatera que la « pénétration de la civilisation, de l’éthique et des idéaux de l’Occident dans les pays non engagés » a échoué et que la classe dirigeante des pays neufs manque toujours « d’admiration pour nos standards techniques » et tarde à adopter « nos standards politiques et moraux. » La crise de Suez n’avait sans doute pas laissé que de bons souvenirs.

Nous sommes tous des américains [68]

Aujourd’hui, la guerre froide est terminée, l’Union Soviétique a disparu ainsi que le Pacte de Varsovie. En revanche, l’OTAN est toujours là, le Bilderberg aussi.
Des protagonistes de la première heure seuls sont toujours vivants, et assidus aux conférences, David Rockefeller (92 ans) et Henry Kissinger (83 ans). La principale fonction des conférences n’a pas changé, à savoir tester et affiner la propagande que les « élites » au service de l’empire américain utiliseront pour manipuler l’opinion publique, notamment lors des guerres de prédation menées au nom de la Liberté.
Depuis sa création, le Bilderberg, présidé depuis l’an 2000 par le Vicomte Etienne Davignon, a monté en prestige et aujourd’hui, l’on se flatte « d’en être ». La reine Béatrix des Pays-Bas, fille du Prince Bernhard, honore de sa présence les conférences depuis de nombreuses années.
En plus des ministres en exercice, des députés, des journalistes, des banquiers et des PDG, sont régulièrement invités, la plupart des commissaires européens ( leur voyage est payé par la Commission européenne ), les présidents du FMI et de la Banque Mondiale, ainsi que le directeur général de l’OMC. Pour assurer la sécurité de ces VIP, le gouvernement du pays hôte déploie une armada policière, armada rétribuée cela va sans dire, par les contribuables. Et l’on nous dit, depuis 54 ans, que tout ceci est de nature strictement privée [69]. Il serait peur-être temps de rappeler à cette pseudo élite la sentence du Président Roosevelt : « La liberté dans une démocratie n’est pas assurée si le peuple tolère que la puissance privée grandisse au point qu’elle devienne plus forte que l’état démocratique lui-même. Ce qui, fondamentalement est le fascisme ».

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 01:06

 

Une chaîne pro-russe en français pour une autre information.
Quand ProRussia TV montre que France 2 est devenue la Pravda!

La guerre médiatique est déclarée entre la France et la Russie surtout depuis que Depardieu, puis Brigitte Bardot, ont dit leur volonté d’émigrer dans ce pays vantant sa culture et son patriotisme. La réaction de l’oligarchie médiatique française ne s’est pas faite attendre mais au prix de quelques manipulations grossières et de mensonges éhontés comme souvent en pareil cas.

Une chaîne pro-russe en français pour une autre information.

Une chaîne pro-russe en français pour une autre information.

Vendredi dernier France 2 a tenté de déclencher un contrefeu à l’affaire Depardieu en Russie qui a fait beaucoup parler et beaucoup jaser. Entendre un grand artiste français internationalement reconnu déclaré sa flamme à la Russie n’est pas une bonne publicité au moment même où l’empire anglo-américain a besoin de toujours plus diaboliser la Russie comme on l’a vu avec la campagne médiatique ahurissante en faveur des Pussy Riots venues saccager la grande cathédrale de Russie au nom du féminisme. Pussy Riots qui sont bien entendues téléguidées et financées par l’inévitable Soros qui roule lui ouvertement pour les intérêts de l’empire contre la Russie comme le montrent ses révolutions colorées et l’affaire d’Oussétie du Sud en Géorgie par exemple.

La pravda française.

 

La pravda française.


Bref France 2, la chaîne à la solde du gouvernement, a décidé de faire le boulot et de s’attaquer donc à l’image « démocratique » de la grande Russie à laquelle adhère Gérard Depardieu. Pour cela la chaîne publique française va énoncer dans deux émissions d’infos que sont « les 4 vérités » et le journal de 13h des contre-vérités grossièrement commentés par les journalistes.

Voici la vidéo de ProRussia TV sur ces manipulations médiatiques:

 

Qu’en retient-on? Que la manipulation et le mensonge sont choses faciles en ce bas monde et surtout par chez nous. Encore plus depuis l’avènement technologique numérique que nous connaissons aujourd’hui et qui permet facilement de truquer une image ou une vidéo pour lui faire dire ce que l’on souhaite.
Il suffit de se remémorer ce film américain de 1998  » Des hommes d’influence » qui explique comment avec des moyens de production cinématographiques et de la corruption bien placée l’on peut falsifier la vérité pour permettre la réélection d’un président en lui inventant une fausse guerre quelque part en Albanie…Je vous offre le film:

 

Ce que dénonce ProRussia TV ce sont d’abord les accusations de corruption en Russie comme si la France pouvait donner des leçons de probité alors que notre pays est au 22ème rang en Europe et que l’affaire Ziad Takieddine disant avoir la preuve du financement occulte de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007 par Khadafi n’en n’est encore qu’à ses balbutiements (Lien).
Ensuite ce que dénonce la journaliste c’est l’appartenance de Laurent Joffrin à la confrérie des Young leaders de la FAF (French American Foundation) qui montre de fait son allégeance partisane et donc son parti pris dans l’information donnée. En quoi Joffrin est-il crédible lorsqu’il déblatère sur la Russie sachant que ce monsieur doit sa carrière médiatique à son appartenance à cette confrérie pro-américaine à laquelle appartienne la quasi-totalité de l’élite française d’aujourd’hui en commençant par notre président Flamby 1er lui-même! (Lien).

Notre président c’est ça!

Il vous fait pas honte à vous?

Il vous fait pas honte à vous?

Enfin la journaliste démonte la manipulation vidéo du journal de 13h faisant passer Poutine pour un agresseur d’animaux à fourrures (donc en contradiction théorique avec les propos de Brigitte Bardot) alors que ces images sont tirées d’un reportage russe montrant au contraire le président œuvrant au sauvetage du tigre de Sibérie! Hallucinante manipulation de la part d’une rédaction d’état devant informer le peuple de France.

Alors certes la Russie n’est pas toute rose et des choses négatives s’y passent mais ni plus ni moins qu’en France. Notre pays n’a donc aucune leçon de démocratie à donner à ce pays. La Pravda a changé de côté depuis la chute du mur elle a pris la nationalité française pour notre plus grand malheur.

 

Retrouvez toutes les infos engagées dans un portail actualisé: ICI


ProRussia TV c’est ICI

Le site de Wladimir Poutine c’est ICI

Pour aller plus loin: Le retour de la grande Russie

 

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http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2013/01/10/quand-prorussia-tv-montre-que-france-2-est-devenue-la-pravda/

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 00:41

Un rapport de l'Union européenne a exhorté régulation de la presse serré et a exigé que les fonctionnaires de Bruxelles ont le contrôle des autorités de contrôle des médias nationaux avec de nouveaux pouvoirs pour imposer des amendes ou le licenciement de journalistes .... Lire la suite ...

Leveson: EU wants power to sack journalists

A European Union report has urged tight press regulation and demanded that Brussels officials are given control of national media supervisors with new powers to enforce fines or the sacking of journalists.

http://www.telegraph.co.uk/news/uknews/leveson-inquiry/9817625/Leveson-EU-wants-power-to-sack-journalists.html

 


Lord Justice Leveson's inquiry did shine a light on some genuine and shocking abuses of press power - Leveson Report: Cameron’s Tory principles are protecting our ancient liberties
The EU report praises Lord Justice Leveson’s proposals Photo: Julian Simmonds

The “high level” recommendations that will be used to draft future EU legislation also attack David Cameron for failing to automatically implement proposals by the Lord Justice Leveson inquiry for a state regulation of British press.

A "high level" EU panel, that includes Latvia’s former president and a former German justice minister, was ordered by Neelie Kroes, European Commission vice-president, last year to report on "media freedom and pluralism". It has concluded that it is time to introduce new rules to rein in the press.

“All EU countries should have independent media councils,” the report concluded.

“Media councils should have real enforcement powers, such as the imposition of fines, orders for printed or broadcast apologies, or removal of journalistic status.”

As well as setting up state regulators with draconian powers, the panel also recommended that the European Commission be placed in overall control in order to ensure that the new watchdogs do not breach EU laws.

“The national media councils should follow a set of European-wide standards and be monitored by the Commission to ensure that they comply with European values,” the report said.

The EU report praises Lord Justice Leveson’s controversial proposals and attacks politicians, including the Prime Minister, that have questioned state regulation of newspapers.

“The gross abuses revealed in the Leveson enquiry have led its author to propose much more stringent institutional supervision, where the media would be much more closely monitored,” the report said.

“That judge Leveson’s recommendations should have been rejected out of hand by some politicians in high office, is not very reassuring.”

Mrs Kroes last night hailed the report’s “concrete ideas for action” as providing “exactly what I was looking for”.

“Ensuring the independence of regulators across the member states and their cooperation will be high on my agenda,” she said.

“The recommendations in this report are an important basis for the tough and principled discussion we urgently need in the EU.”

The report’s recommendations have sparked anger in Britain, a country that is often criticised by European officials for its media coverage of EU issues

A spokesman for the Department for Culture, Media and Sport said: "We have no intention of allowing Europe to regulate the British press. We have been clear that, as set out in the Leveson report, we expect the British press industry to implement tough, independent, self-regulation."

Douglas Carswell, the Conservative MP for Clacton, attacked the report for making an “extraordinary, and deeply disturbing proposal”.

“Having EU officials overseeing our free press - and monitoring newspapers to ensure they comply with "European values" - would be quite simply intolerable,” he said.

“This is the sort of mind-set that I would expect to find in Iran, not the West. This kooky idea tells us little about the future of press regulation. It does suggest that the European project is ultimately incompatible with the notion of a free society.”

Nigel Farage, the leader of Ukip, compared the proposals to “Orwell's 1984”. “This is a flagrant attack on press freedom. To hear that unelected bureaucrats in Brussels want the power to fine and suspend journalists is just outrageous,” he said.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 00:17

 

Communiqué de la Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence

Dénonciation de l’immixtion belliciste de la France en Syrie et affirmation du droit du peuple syrien à disposer de lui-même souverainement

dimanche 27 janvier 2013, par Comité Valmy


Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence

Communiqué du 28 janvier 2013

 

Le 28 janvier 2013, M. Fabius accueille à Paris les représentants de la Coalition pour la Syrie, une structure fantoche créée à la demande des dirigeants états-uniens et qu’il considère depuis deux mois comme les « seuls représentants légitimes du peuple syrien ». Il choisit de les recevoir le jour même où l’opposition syrienne patriotique qui refuse toute ingérence étrangère ainsi que la guerre civile, se réunit à Genève.


Cette rencontre constitue le volet diplomatique d’une ingérence dans les affaires syriennes qui dure maintenant depuis deux ans. Le gouvernement français a déjà largement pris part à l’agression contre la Syrie en recrutant, entraînant et fournissant aux rebelles du matériel divers et prenant la direction des opérations, aux côtés de la CIA et des services de renseignements turcs de la formation des combattants (artillerie et transmission)1) . Cette ingérence est en contradiction avec les principes du droit international et de la charte l’ONU en 1945. « Aucun Etat ne doit entreprendre d’action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers. » Sur le plan diplomatique, le gouvernement français cherche donc à contourner la légalité du droit international pour favoriser la reconnaissance d’une « légitimité » factice par diverses organisations régionales (Union européenne, Ligue arabe, Amis de la Syrie) pour une coalition créée par l’OTAN qui n’a aucune représentativité populaire.


Créée au Qatar, la « Coalition de Doha » est dirigée par M. Mouaz Al Khatib, un imam lié aux Frères musulmans, qui, selon le géographe F. Balanche, en constituent la « colonne vertébrale ». La Coalition reconnaît comme premier allié, Jabhat Al-Nosra, un groupe terroriste qui est une émanation directe d’Al Qaida. Et pour cause, c’est ce groupe qui inflige les plus lourdes pertes au gouvernement syrien 2) et à la population civile. M. Fabius a même fait part de son soutien implicite aux terroristes en affirmant que « sur le terrain, ils [Al Nosra] font du bon boulot ».3)

La diplomatie française cherche à prendre les devants d’une politique états-unienne de remodelage du « Grand Moyen Orient », en éliminant l’« Axe du Mal » (Syrie, Iran) (lire : axe de la Résistance) et en favorisant un axe pro états-unien (Turquie, Etats du Golfe). 4)

C’est donc une politique consciente d’escalade dans la guerre que le gouvernement français cherche à attiser, au moment même où la même France s’attaque au Mali aux groupes qui sont en relation directe avec ceux qu’elle soutient en Syrie. Comprenne qui pourra.

La Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence dénonce fermement cette politique d’immixtion dans les affaires des pays souverains, affirme le droit du peuple syrien de choisir lui même ceux qui le gouvernent, ainsi que le refus de tout armement des « djihadistes » ou de « l’ASL » en soulignant que ce conflit, extrêmement polarisé, pourrait dégénérer en un embrasement généralisé déclenchant une guerre mondiale.

Coordination pour la souveraineté de la Syrie et contre l’ingérence



1) Le Canard enchaîné, 8 août 2012.
2) Le Figaro, 21/12/12
3) Le Monde, 14/12/12
4) Courrier international, n° 1152, « Vers la création d’un axe sunnite proaméricain »

Contact : Chrysanthie - chrysantheme1410@rocketmail.com

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3171


 http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3171


 

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.http://honneur-patrie.com/

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Lire aussi :

 


La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël


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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:53

 

 

 

Vidéo : les entrevues de l’idiot – La soumission des médias à l’idéologie atlantiste
Le 22 octobre 2012 · Catégories : Vidéos, Vidéos de l'idiot
 
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« Sans la collaboration des médias, il ne serait possible à l’Atlantisme d’imposer ses fondamentaux dans l’esprit de l’opinion publique. Les médias font partie intégrante de la machine de guerre atlantiste. [...]


Les pourvoyeurs de l’information commettent des crimes médiatiques lorsqu’ils se font les relais pur et simple de la propagande atlantiste, comme nous l’avons vu lors de la guerre contre la Serbie, de l’invasion de l’Afghanistan et du bombardement de la Libye par l’Otan, de la guerre en Irak, de la déstabilisation de la Syrie (toujours par l’Otan) ou comme nous le constatons à propos du nettoyage ethnique continu dont sont victimes les Palestiniens. Dans chacun de ces cas, les médias cautionnent les explications officielles, leur donnent force et crédibilité, mettent en avant des intentions humanitaires, alors même qu’elles recouvrent des crimes qui devraient soulever notre indignation et aboutir à la mise en cause judiciaire et politique de leurs principaux responsables. »

Extrait de l’article L’Atlantisme est un totalitarisme par Guillaume de Rouville.

 

 


 

 

Guillaume de Rouville, La Démocratie ambiguë, Éditions Cheap.

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:45

 

 

Entretien avec Pierre Hillard à propos de l'intervention française au Mali, suivi du texte  « Un plan sioniste contre le monde arabe ? »

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Mecanopolis : Dans votre texte, « Un plan sioniste contre le monde arabe », que nous publions à la suite de cet entretien, vous indiquez que la « balkanisation des pays arabes » est un plan sioniste. Vous le démontrez d’ailleurs en citant « The zionist plan for the Middle East » - texte que nous plaçons en intégralité en fin d’article. Pensez-vous que l’intervention de la France au Mali participe à l’accélération de ce processus ?


Pierre Hillard : Suite aux événements qui ont secoué les pays arabes depuis 2011, nous assistons à une extension de ces troubles. Malheureusement, la France de François Hollande continue le travail délétère de Nicolas Sarkozy. Rappelons que notre président de la République est « Young Leader » de la Fondation franco-américaine dont une des têtes pensantes et agissantes s’appelle Frank Carlucci, ancien patron du groupe Carlyle très impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001. Ajoutons aussi que Carlucci était, entre autres, l’ancien directeur-adjoint de la CIA. Pour arriver à la tête de la présidence, il faut montrer patte blanche. François Hollande a sûrement apporté des gages de fidélité. Le système a misé sur lui. Ce dernier doit maintenant ren! voyer l’ascenseur. L’intervention française au Mali, en n’oubliant pas l’arrière-fond économique (or, pétrole, uranium…), est la continuation logique du processus de déstabilisation des pays arabes. Il est vrai que des mouvements islamistes fanatiques progressaient vers le Sud du Mali. Mais nous ne devons pas oublier que l’intervention franco-anglaise contre la Libye de Kadhafi a permis d’armer ces rebelles qui, maintenant, se retournent contre nous. Nous avons été pyromane et nous devenons pompier. Cette politique de Gribouille est sans fin. Le risque est grand que ces méthodes désastreuses ne fassent tâche d’huile et déstabilisent l’Algérie et le Maroc. Après tout, pour les tenants du mondialisme, tout le monde doit être à la fête.

 

Lire la suite

 

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VIDÉO. Syrie : Dmitri Medvedev sur CNN, critique Bachar al-Assad, sur un point…

Publié le 27 janvier 2013

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medAlors que les ennemis de la Syrie s’appuient comme toujours sur certaines déclarations russes pour faire le buzz, le roi Abdallah II de Jordanie, cité dimanche par les médias arabes indique que le régime syrien tombera difficilement. Mais, le premier ministre russe Dmitri Medvedev, sur CNN s’est plus ou moins lâché. Il critique Bachar al-Assad sur un point et vlan, les ennemis de la Syrie accourent. Y’a-t-il un saint ici bas ? Pour lui, Assad ne devait pas ignorer ses opposants mais les associer aux réformes politiques. Donc, il y a eu des réformes.  Mais, ce que les médias ne disent pas, il a aussi parlé du terrorisme qui ne restera pas seulement en Syrie. Pourquoi donc mettre l’accent sur Assad ? Question posée aux médias.  

Voici ce que le premier ministre russe a déclaré:

« Le président Assad a commis une erreur lors de l’application des réformes politiques. Il devait tout faire beaucoup plus vite, en attirant à ses côtés une partie de l’opposition modérée, prête à négocier avec lui. C’est son erreur essentielle, et peut-être fatale »

« Il me semble que ses chances de se maintenir au pouvoir s’amenuisent de jour en jour. Mais je répète: c’est au peuple syrien d’en décider, et non à la Russie, ni aux Etats-Unis, ni à n’importe quel autre pays du monde ».

 Le roi Abdallah II de Jordanie a quant à lui déclaré:

« Tous ceux qui affirment qu’il ne reste au régime d’Assad que quelques semaines avant sa chute ne sont pas au courant de la situation (…). Les autorités syriennes ont encore de la force, et elles poursuivront la lutte pour le pouvoir pendant au moins les six premiers mois de l’année 2013″

« Même si le pouvoir à Damas est pris par le meilleur gouvernement du monde, nous serons contraints de renforcer la protection de nos frontières pour une période de deux ou trois ans afin d’endiguer l’infiltration de terroristes depuis le territoire syrien »

En d’autres termes, un ami est celui qui dit la vérité. Mais, dans la configuration syrienne, Medvedev oublie-t-il que le seul et unique préalable des soi disant opposants syriens est le départ de Bachar al-Assad ? Comment peut-on s’associer avec des personnes qui souhaitent votre fin ? Toujours est-il que, dans les méandres de cette guerre contre le terrorisme que mène le régime syrien, il est probable que ses ennemis se rendent à l’évidence. Dans cette interview sur CNN, Medvedev n’a jamais dit qu’il souhaitait le départ d’Assad. Pour les esprits fins, c’est une perche qu’il tend aux ennemis de la Syrie qui tombent toujours dans l’excès. Allons donc à une élection, dit-il en sourdine, on verra…car, seul le peuple syrien est souverain. Et toc !

 

http://allainjules.com/2013/01/27/video-syrie-dmitri-medvedev-sur-cnn-critique-bachar-al-assad-sur-un-point/

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 06:41

 

Propagande médiatique, politique, idéologique
Affaire Cassez : la vérité !

Samedi 26 Janvier 2013
Affaire Cassez : la vérité !

Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, ont choisi de sacrifier la relation entre la France et l’un des pays les plus importants d’Amérique latine, le Mexique, officiellement au nom de « l’innocence d’une Française », en réalité au nom d’une pitoyable stratégie de communication émotionnelle à usage intérieur. En France, au plus haut niveau de l’Etat, l’instrumentalisation du sentiment s’est désormais substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Les gouvernants français ne savent plus que larmoyer devant des micros tout en s’agrippant aux caméras.

En décembre 2005, l’arrestation d’Israel Vallarta et de sa compagne française, Florence Cassez, sonne le glas d’un terrible gang de kidnappeurs, « Los Zodiacos » lequel s’est rendu coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otage (qui se passaient dans le ranch où elle vivait avec son compagnon).

Voici un extrait du témoignage écrit de la dernière victime du clan « Los Zodiacos », paru dans la presse mexicaine et occulté par la presse française :

« Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils Christian qui avait 11 ans (…) Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui a pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à mon fils (…) Maintenant j’apprends que cette Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne ».

 

Les partis dominants, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Alfred Dreyfus.

Seulement, le problème pour les membres de la classe politico-médiatique française, c’est que le Mexique dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant des années dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué ! Pour prétendre que Florence Cassez est innocente ou qu’elle est une victime, il faudrait pouvoir invalider le témoignage de Cristina Rios, celui de son mari et celui de son enfant : une mère violée, un père meurtri et un enfant terrorisé. Invalider aussi celui d’un autre kidnappeur mexicain, David Orozco Hernández, qui soutient que Florence Cassez partageait la direction des “Zodiacos” avec son compagnon Israel Vallarta : « Florence Cassez nous a rejoint en 2004, et son influence pour imposer et isoler le chef, ou plutôt s’isoler avec lui, ont largement contribué à semer la discorde au sein de l’organisation… Ses fonctions dans la bande consistaient à planifier les rapts et à organiser le recouvrement des rançons… Israel et la Francesa tenaient beaucoup à garder le secret, vis-à-vis des autres membres du groupe, sur les cibles potentielles des enlèvements et la réalité des sommes obtenues des familles d’otages… Ils estimaient que ces informations stratégiques n’avaient pas lieu d’être partagées. » (Sources : La Jornada, El Universal, Radio Trece, El Porvenir, 12-13 mai 2008, Mexico). L’Agence France-Presse a aussitôt publié un communiqué qui se garde bien d’entrer dans le détail des révélations de David Orozco Hernández, mais donne très largement la parole aux avocats français et mexicains de Florence Cassez. Tous les médias français ont aussitôt emboité le pas.

Le mensonge par omission, la sélection et l’orientation des faits, tel que le pratiquent chaque jour les médias français, privent les citoyens français des éléments indispensables à l’objectivité et à la liberté de leur jugement. Face au “mythe Cassez” – la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues – les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l’aveu des comparses et l’évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la mésinformation systématique est devenue le pain quotidien des Français !

Au moment où la diplomatie française semble être définie par la famille Cassez, il convient de remarquer que celle-ci n’a pas toujours dit la vérité. Ainsi, les parents de Florence Cassez ont-ils affirmé à la presse française qu’ils ne connaissaient pas le compagnon de Florence, Israel Vallarta. Manque de chance, la presse mexicaine a publié les photos de Bertrand Cassez, le père, en train de trinquer avec Israel Vallarta dans le ranch Las Chinitas, à 30 km de Mexico !

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Les parents de Florence Cassez, accueillis au ranch d’Israël

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Bertrand Cassez, le père de la criminelle Florence Cassez, qui affirme n’avoir « jamais rencontré » Israël Vallarta, trinque ici avec lui.

Cette affaire Cassez fait penser à celle des deux Françaises, Sarah Zaknoun et Cécile Faye, emprisonnées en 2008 en République dominicaine pour trafic de drogue, et graciées en décembre 2009 par le président dominicain à la suite d’une campagne médiatique puis politique, depuis Paris. Heureusement pour les deux gentilles « vacancières », le président dominicain voulait faire plaisir à son homologue français. Mais la justice dominicaine n’avait pourtant pas été prise d’hallucination collective, pas plus que celle du Mexique et des victimes qui ont témoigné !

Il semble donc qu’en France, il y a des théories du complot autorisées et d’autres qui ne le sont pas. Il est par exemple autorisé et même encouragé de penser (reprenez les chroniques de pseudo-experts de la Russie après le récent attentat de l’aéroport de Moscou) que les Russes s’infligent des attentats tout seuls, comme il est manifestement souhaitable de penser qu’une Française puisse être victime d’un gigantesque complot hier dominicain, aujourd’hui mexicain. Décidément, ne sont pas forcément xénophobes ceux que l’on croit.

Il convient aussi de penser à l’affaire Cesare Battisti, ce terroriste italien d’extrême gauche que les médias français s’étaient mis en tête de faire libérer, au mépris de la justice italienne et des relations avec ce pays voisin, ami et allié de la France.

Pensons aussi à la gestion de l’affaire Ingrid Bétancourt qui fut lamentable pour les relations de la France avec la Colombie.

La classe politico-médiatique française a tout faux dans ces affaires ! Les membres de cette classe affichent devant le monde entier un mépris pour la justice et la souveraineté des pays étrangers, comme si d’ailleurs la justice et la démocratie françaises étaient exemplaires !

En définitive, le problème fondamental de la diplomatie française en Amérique latine ne tient-il pas au fait que les gouvernants français n’y aient aucune habitude de vacances ? S’ils avaient des villas en Colombie, ou s’ils se doraient sur les plages du Mexique, plutôt qu’en Tunisie ou en Egypte, peut-être feraient-ils preuve de moins d’arrogance ?

Ces opérations médiatiques à usage intérieur, qui visent ici, notamment pour le ministre des Affaires étrangères, Mme Michèle Alliot-Marie, à se refaire à bon compte une image émotionnelle positive après l’affaire de Tunisie, ne sont pas dignes du gouvernement de la France. Cette politique émotionnelle, « du coup médiatique », qui contamine jusqu’à la politique étrangère française, est devenue absolument insupportable ; elle finira d’ailleurs par se montrer contre-productive pour ceux qui en usent. Car si les Français ont des émotions et peuvent tomber dans ce genre de piège, ils comprennent par ailleurs de plus en plus que le pays est gouverné dans l’instant, sans vision stratégique, et que sa tête se pose de moins en moins la question du bien commun.

 

Comme lien complémentaire, je vous invite à prendre connaissance du communiqué du groupe Marly, publié dans les colonnes du journal Le Monde le 22 février 2011, groupe composé de hauts fonctionnaires, de responsables, de patriotes français écoeurés par, je cite : « l’amateurisme » de la politique étrangère du gouvernement de la République française.

http://sangliergris.unblog.fr/2011/02/24/affaire-cassez-la-verite/

 

http://www.alterinfo.net/Affaire-Cassez-la-verite-_a86117.html

 

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Dessin de Chappatte, Suisse.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/09/dispute-sino-japonaise-l-ecrivain-yan-lianke-appelle-a-la-raison

 

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L' A C T U A L I T E   sur  mes  blogs  :

 

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La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 06:34

 

Mali : les dessous impérialistes
d’une intervention Franco-Américaine

Par Mireille Fanon-Mendes-France


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« Au Mali, les menaces d’intervention américano-françaises [visent] à profiter de la déliquescence [de l'Etat] sous domination continue depuis les indépendances [afin de] réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse»

 

L’écoute attentive du discours des deux candidats à la présidence des Etats-Unis a confirmé l’orientation stratégique de déclencher une nouvelle guerre, aux conséquences totalement imprévisibles, contre l’Iran. Dans ce but, l’establishment américain et ses médias n’hésitent pas à instiller l’idée que ce pays est sur le point de finaliser la bombe nucléaire. Dès lors serait un danger pour l’ensemble du monde mais particulièrement pour l’Etat d’Israël, dernier rempart moyen-oriental d’un Occident dont l’influence se contracte irrésistiblement et dont le modèle libéral est entré dans une crise terminale. 

Les Etats-Unis se posent en gardien de la paix et de la sécurité internationales. Ainsi qu’on a pu le voir en Irak où leur intervention a été imposée à la communauté internationale par le mensonge, en Afghanistan où celle-ci a été justifiée au nom de la démocratie et contre la situation faite aux femmes,  les Etats-Unis ont bien l’intention d’attaquer l’Iran dès que leur calendrier sera en cohérence avec celui de l’Etat d’Israël. Mais, entretemps, Washington ne perd pas de vue son objectif principal: contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète. Et dans ce conflit encore feutré mais qui pourrait se transformer en guerre chaude, l’Afrique est le continent de tous les enjeux.  Le rapport «Horizons stratégiques» publié par le Ministère français de la Défense, avril 2012, anticipe cette éventualité et s’inquiète du face-à-face Chine-Etats-Unis: « enfin, sans conduire à une logique bipolaire, le format de la relation sino-américaine devient, qu’on le souhaite ou non, l’enjeu de la gouvernance de demain ».

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C’est bien sous cet angle que doit être évaluée la situation du Mali et les menaces d’intervention américano-françaises. Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse. Dans ce jeu géostratégique, le Mali devient otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens. Ceux-ci souhaitent porter partout la guerre sans fin, de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation. En répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain, les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis et Africom

La première étape pour les Etats-Unis qui avaient compris que l’ancienne puissance coloniale de l’Afrique francophone, la France, n’avait plus les moyens de jouer le rôle de soutien et de protecteur effectif des transnationales implantées pour capter les ressources naturelles indispensables à leur domination économique, était d’implanter des bases Africom.  Il y a six ans, les Etats-Unis, par le biais d’Africom, ont décidé d’un cadre militaire spécifique au continent afin de faciliter sa mise sous tutelle. Les Etats-Unis ont étoffé leur présence militaire, notamment par des bases plus ou moins secrètes sur l’ensemble du continent. C’est ainsi qu’Africom a commencé son installation au Mali par des programmes de formation à l’intention de quelque 6 000 soldats de l’arméemalienne, dans l’incapacité de contrôler le territoire parce qu’insuffisamment formés et armés.

Sous couvert d’une opération «Creek Sand», des militaires et des entrepreneurs américains sont arrivés au Mali pour des missions de renseignement. Par ailleurs, dès 2009, le Pentagone avait envisagé l’intégration dans l’armée malienne de  commandos américains mais aussi le survol du territoire par des avions de surveillance ressemblant à des avions de transport civil, mais cela a été abandonné. Enfin au moins partiellement[4], puisqu’en avril dernier, six personnes, dont trois soldats américains accompagnés de trois ressortissantes marocaines, ont trouvé la mort à Bamako lorsque leur 4×4 a plongé dans le fleuve Niger. Que faisaient-ils là ? Officiellement, les Etats-Unis avaient annoncé avoir suspendu toutes relations miliaires avec le gouvernement malien, à la suite du coup d’Etat du mois de mars.

Cet accident semble fortement confirmer le contraire: au nord Mali, des unités d’élite, investies secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi, étaient bien présentes et le sont probablement encore.

Une intervention militaire au Mali

La seconde étape consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention au nord Mali au nom de la démocratie et de l’ordre constitutionnel, du patrimoine culturel mondial mis en péril par des terroriste islamistes et de la souffrance des populations, qui, rappelons-le, paient le prix fort de tout conflit interne ou  importé par ceux qui veulent imposer leur loi. Ces raisons méritent questionnement.

Sont à la fois mis en avant la situation humanitaire des populations du nord et du sud mais ne peut être omis que de nombreux partenaires, dont l’Union européenne, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, la France (1) et des institutions financières ont  décidé, au lendemain du coup d’Etat, de suspendre leurs aides au Mali, précipitant l’ensemble de la société malienne dans une pauvreté encore plus grande; cet «embargo» financier a été renforcé par un «embargo» politique. L’Organisation internationale de la Francophonie (2) a suspendu le Mali dès le 30 mars; l’Union Africaine (3)dès le 23 mars et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dès le 27 mars. Il aura fallu la quasi-certitude d’une intervention militaire pour que certaines instances reviennent sur leur décision de bannir le Mali de leur communauté internationale.

Le Président Hollande, quant à lui, revendique son droit à délivrer les otages –cela semble compter bien peu- mais surtout à protéger les intérêts français. Pour mieux faire accepter une intervention militaire, il cache des intentions néocoloniales partagées derrière le besoin d’une intervention pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde». Certes, l’Islam radical –désigné globalement et sous nuances par le terme « terrorisme » pour conditionner l’opinion– dispose de bases dans le Sahel, sur les routes du pétrole, du gaz et de l’uranium, mais ne soyons pas naïfs, son émergence et sa consolidation ont bien été favorisées –notamment par les Saoudiens et les Qataris- pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains. Cette consolidation des positions des fondamentalistes correspond au vide institutionnel que l’Etat malien déliquescent a laissé s’installer dans la région. Les Jihadistes font la loi et assurent une sorte de service public (par la distribution d’eau, de vivres et de médicaments) là où des potentats disposaient de manière régalienne du réel pouvoir d’Etat. La lutte contre le terrorisme est l’argument rhétorique pour justifier la mise sous tutelle du Mali et faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde dont les multinationales veulent s’arroger le monopole. On ne peut, bien sûr, ignorer que nombre de citoyennes et de citoyens maliens souhaitent, eux aussi, la fin de l’Islam radical et des exactions qui l’accompagnent sur leur territoire.

Les Maliens, dans leur ensemble, désirent vivre en assumant leur droit à l’autodétermination, leur droit à disposer pleinement de leurs ressources naturelles et leur droit à choisir librement leur représentation politique sans qu’un pays, ancien ou futur colonisateur, vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la « responsabilité de protéger » et/ou la démocratie mais surtout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Le Président français n’hésite pas, pour se doter d’une « légitimité » moins discutable et pour convaincre les derniers récalcitrants, à affirmer qu’il s’agit de « casser un processus fondé sur le trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région (…) ». Mais qui contrôle et à qui profite exactement le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains?

Le Mali ne possède pas d’armes de destruction massive mais sur son territoire se retrouvent tous les ingrédients pour que les Occidentaux s’autorisent à intervenir au nom de ce qu’ils considèrent comme leur mission depuis l’époque où ils ont foulé, pour la première fois, d’autres terres que les leurs. Leur mission imprescriptible et immuable est de « sauver leur monde »; la lutte de la Civilisation (ou de l’Axe du Bien) contre le terrorisme est une des nouvelles dénominations du crédo impérialiste. Et comme le veut l’usage, le moyen d’imposer les lumières et la Civilisation, par essence, est la guerre…

Le rapport «Horizons stratégiques» permet de constater que, d’une part, même si le Président de la France change, les relations coupables de la Françafrique perdurent, le néocolonialisme vit encore de beaux jours. Une fois élu, rien ne change alors que le candidat Hollande avait claironné, durant sa campagne, qu’il allait tout changer. D’autre part, ce rapport pointe un possible affaiblissement de la sphère occidentale ce qui renforcerait encore plus le besoin en sécurité globale « dont les Etats-Unis continueraient d’assurer la maîtrise d’ouvrage (…) » avec  « la possible émergence d’un référentiel unique en matière de contrat opérationnel et, surtout, un processus décisionnel maîtrisé de plus en plus étroitement par les États-Unis ». En toute objectivité, les rédacteurs du rapport, envisagent qu’« indirectement donc, l’autonomie de nos décisions relatives à notre environnement international de sécurité pourrait être régulièrement mise à l’épreuve d’ici 2040 », particulièrement si « un retrait de la présence militaire américaine en Europe » n’était « pas suivi d’une stratégie concertée entre Européens sur les modalités de la sécurité du continent » ce qui « aurait des effets néfastes pour la stabilité de la région ».

Construction d’une alliance militaire

Se pose, à l’heure actuelle, la question des alliances pour mener cette guerre dont les premières victimes seront les Maliens eux-mêmes, mais aussi les Mauritaniens, les Nigériens, les Burkinabais, les Algériens avec des conséquences évidentes pour les Guinéens, les Ivoiriens et les Sénégalais. Autant dire que toute l’Afrique sahélienne et de l’ouest pourrait s’embraser et s’enfoncer dans une guerre sans fin à l’instar de celles menées en Irak et en Afghanistan.

La CEDAO, malgré les orientations bellicistes qui lui sont dictées par ses mentors parisiens, n’a ni les moyens humains ni matériels pour mener une intervention lourde et complexe. Sous forte influence, pour ne pas dire sous la conduite directe, de l’ex-métropole, elle a donc recherché un soutien extérieur, obtenu à l’issue du vote à l’unanimité de la Résolution 2071 adoptée par le Conseil de sécurité, considérant notamment que « la situation au Mali constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales » et qui « se déclare prêt à donner suite à la demande des autorités de transition maliennes qu’une force militaire internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali ». Reste à savoir qui participera à cette force internationale qui à terme devrait, selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, « élaborer une stratégie globale portant sur les problèmes transfrontaliers du Sahel : les armes, les réfugiés et le terrorisme »?

Afin de délimiter les contours de cette force, le gouvernement transitoire du Mali a, maintenant un peu moins de 45 jours pour définir, en liaison avec ses partenaires de la CEDAO et de l’Union africaine, un « concept d’opération » -conditions concrètes de l’aide extérieure, modalités du déploiement sur le terrain, forces venant de différents pays. Ce n’est qu’à l’issue de ces 45 jours, qu’une autre résolution autorisera le déploiement de la force.

La réunion, tenue dans le cadre du Conseil européen -18 et 19 octobre à Bruxelles-, semble avoir précisé le cadre de cette force qui devrait prendre modèle sur l’Amisom- mission de l’Union africaine en Somalie- qui, soutenue  par l’European Union Training Mission Somalia  -EUTM Somalia- aurait contribué à arrêter les jihadistes Chebabs en Somalie. Il s’agit là d’une interprétation optimiste. Même si les Chebabs somaliens sont en recul, la guerre dure en Somalie et la paix n’est pas à l’ordre du jour, le pays est toujours en état de guerre civile.

Il est, dès lors, pour le moins curieux de se revendiquer d’un modèle qui n’a pas fait ses preuves et dont la fin de la « formation » ne prendra effet qu’en décembre 2012, date à laquelle près de 3 000 soldats somaliens auront été formés par quelque 675 instructeurs européens.

La mission de formation au Mali (Micema) compte 3 000 hommes environ. Elle devrait contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes et se trouver sous mandat de l’Union africaine et de l’ONU. La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont accepté d’y participer,  l’Italie, la Belgique aussi, l’Allemagne vient de se décider; seuls la Pologne et les pays nordiques font encore attendre leur décision.

Mais il est bien évident que la force de la Cedeao avec ou sans l’appui logistique de l’Otan ne suffira pas. Dans l’appel des acteurs, sur ce champ martial un des protagonistes essentiels semble renâcler.

Une inconnue de taille

Il reste en effet une inconnue de taille et dont dépendent l’entrée et l’issue de cette guerre: l’Algérie va-t-elle accepter de participer à cette force? Jusqu’à présent, elle a refusé toute intervention militaire  hors de ses frontières. De plus les Algériens qui connaissent bien la région et les autres acteurs estiment que 3 000 hommes, dans un théâtre d’opérations de plus de 8 000 km2 et face à une guérilla déterminée et soutenue par les populations Touaregs, sont loin de constituer une force suffisante. Il est indispensable pour les Algériens d’identifier précisément les groupes de guérilla et d’établir une distinction nette entre subversion jihadiste, incarnée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Aqmi, et le groupe militaro-politiques, Ançar Eddine et le Mouvement national de libération de l’Azawa (Mnla), qui ont un réel ancrage dans les populations locales. Dans une optique de guerre indifférenciée, l’adversaire mènera une guerre d’usure qu’il gagnera à coup sûr contre une formation militaire telle que la pense la Cedeao, qui ne connaît pas, non plus, le terrain saharien. Les groupes armés s’appuieront sur la population locale, des Touaregs, pour qui une armée africaine équivaut à une force d’occupation étrangère. A l’heure actuelle, l’Algérie, après avoir pondéré son avis, accepterait, selon le très influent service de renseignement algériens, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), d’offrir un appui logistique à la future force africaine d’intervention dans le nord du Mali.

L’Etat algérien entretient de bons rapports avec les Etats-Unis mais sait aussi qu’il suscite la convoitise à cause de ses propres ressources et de sa position géographique qui ouvre les portes vers le Sahel avec ses richesses énergétiques et son potentiel souterrain.

L’Algérie se montre hésitante mais il n’échappe à personne que dans la région, c’est le seul Etat, disposant d’une armée puissante et équipée, capable d’envisager une confrontation de longue haleine avec les rebelles, même si elle sait que cela reste risqué. Dès lors, ceux qui s’auto-désignent comme « communauté internationale », essentiellement les Occidentaux du G5 (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne et France), s’impatientent: au premier chef la France et elle le fait savoir.

La fabrication de l’ennemi de l’intérieur

Pour ne pas être exclue des richesses à prendre et qu’elle n’a pas su garder mais aussi pour montrer sa participation active à l’Axe du Bien tel que pensé par George W. Bush, la France, après avoir œuvré en vue du vote de la résolution 2071, mène, sur son propre territoire, une guerre multiforme contre les terroristes, les jihadistes, les islamistesfanatiques, …, laquelle parfois, à la lumière des « unes » de certains hebdomadaires, ressemble ni plus ni  moins à une guerre contre l’Islam, prolongement et succédané de la guerre perdue d’Algérie. Une guerre policière mais aussi idéologique, psychologique et très lourdement médiatique.

Dans ce combat oblique où l’ennemi n’est pas seulement le terroriste armé mais celui qui proclame sa différence, la République n’hésite pas à recourir à l’arsenal des stigmatisations néocoloniales et à la diabolisation de l’étranger inassimilable. La méthode est éprouvée mais la République ne veut pourtant, à aucun titre, en assumer les origines collaborationnistes et coloniales. La France des élites laisse (ou pousse) une partie de son opinion dériver vers une représentation européo-centrée qui désigne l’Autre, l’Etranger en tant que responsable de l’errance politique des représentants politiques (y compris ceux au gouvernement), du délitement de la pensée intellectuelle et d’une crise sociale, économique et finalement morale et culturelle. Il est aujourd’hui admis et considéré comme absolument normal de réécrire une « histoire » plus « politiquement correcte », basée sur une conception raciste ou ethnoculturelle du monde. Ce prisme réducteur et dangereux est de plus en plus présent dans le champpolitique. C’est ainsi que l’on entend les intellectuels organiques du libéralisme au pouvoir distiller à longueur de colonnes et sur tous les plateaux de télévision les thématiques de l’arabophobie et de l’islamophobie (5). Le racisme se fond aujourd’hui dans un ensemble de mécanismes d’exclusion et d’infériorisation qui semblent fonctionner de manière autonome, sans que personne n’ait à s’assumer explicitement raciste mais où tous comprennent le langage le code de l’exclusion. Les superstructures idéologiques d’Etat nourrissent l’exclusion par des stigmatisations essentialistes. De « l’homme noir qui n’est pas entré dans l’histoire » à une laïcité de combat, l’essentialisme est bien l’habit neuf d’un vieux discours. Les hiérarchies ontologiques visent à différencier irrémédiablement pour mieux exploiter.

Dans un climat de xénophobie ascendante et d’émiettement social, le racisme est vécu au quotidien, pèse fortement sur les constructions identitaires des individus et vient de manière, ô combien opportune pour le système, transcender les clivages de la misère et les logiques d’exclusion qui concerne des catégories croissantes de Français. En ce sens la figure sociale de l’Algérien, en France ou en Algérie, pour les Français n’a pas changé depuis la colonisation.

On peut affirmer que la raison de ce racisme tient au fait que ces représentations ont précédé les Français issus de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, au-delà même de la période coloniale. C’est ainsi que la reprise du thème du « racisme anti-blanc » par un parti de droite « républicain » est révélatrice de l’imprégnation d’un discours essentialiste directement hérité de la colonisation et de la guerre d’Algérie. On le sait, le soi-disant racisme anti-blanc est la première ligne de défense du racisme réel, celui des colonisateurs et des exploiteurs.

Comment émerger d’un passé traumatique et visiblement indépassable? La question est d’autant plus complexe qu’elle renvoie irrésistiblement aux enjeux actuels du débat sur l’immigration et à l’enracinement dans la société de jeunes Français issus de minorités « visibles ». C’est sur ce terreau nauséabond que l’on voit des intellectuels -presque toujours- d’origine algérienne désignés (6) à la vindicte au prétexte qu’ils feraient l’apologie du « racisme anti-blanc ». Apparaît dans l’espace politico-social la désignation de responsables des errances d’une société qui se réveille chaque jour un peu plus raciste, chauffée à blanc par ses médias engagés à des degrés divers dans la défense de l’Etat d’Israël et du mouvement sioniste, reprenant à son compte les délires racistes datant de la lutte de libération nationale de l’Algérie. Cette accusation n’est pas sans lien avec la guerre programmée au Mali et l’éventuelle agression de l’Iran.

Il s’agit pour ceux qui dominent et qui veulent pérenniser cette domination au nom des multinationales et des banques de désigner ceux qui empêcheraient ou leur « paix » et leur « sécurité internationales » ou leur « cohésion sociale ». Leur volonté de porter la guerre au Mali, certes au nom de la libération du nord de forces rétrogrades, ce que désirent de nombreux Maliens, n’est pas sans lien avec ce que le rapport « Horizons stratégiques » cité plus haut dit de la peur que suscitent, chez les Occidentaux, la résurgence puissante du panafricanisme et la volonté de certains Etats africains d’assumer leur souveraineté sans « tuteurs ». De nombreux intellectuels et politiques du continent font entendre leur désir d’être débarrassés de certains des accords bilatéraux qui les maintiennent dans un statut de soumission –militaires, policiers, économiques ou portant sur les migrations. Ces revendications successives sont, pour les anciens colonisateurs, inacceptables. Ce n’est pas pour rien que les vigies occidentales scrutent avec angoisse les révoltes arabes. Les centres néocoloniaux craignent bien trop la prise en main du processus de libération de la dictature par le mouvement social. Outre la fabrication aéroportée d’une révolution assujettie comme en Libye, les Occidentaux, forts de leurs relais saoudiens et qataris, poussent leurs pions et tentent d’influer les luttes internes comme en Tunisie, où certains se délectent de la montée de l’Islam obscurantiste et des faux débats autour de valeurs morales qu’il introduit pour détourner les populations tunisiennes des réalités économiques et politiques de la domination et de l’exploitation.

Le bombardement envisagé sur l’Iran procède de la même logique. Il s’agit de mettre à l’index ceux qui s’opposent à l’ordre du monde impérialiste et de les exclure de la communauté internationale; tout comme il s’agit d’exclure de la société ceux qui dénoncent la droitisation de la société française. Il s’agit pour les dominants d’utiliser des instruments de répression politico-idéologique et de remise en cause des droits politiques et civils.

Les Etats-Unis et leurs alliés assument pleinement la logique du dit « choc des civilisations », entre Etats mais aussi entre citoyens d’un même pays, en légitimant l’état d’exception international mis en place par les puissants contre les peuples.

Terrorisme versus paix et sécurité internationales

La plus grande menace à la paix et à la sécurité internationales se trouve dans la violence des pays occidentaux, spécialement des Etats-Unis et de leurs alliés européens qui violent systématiquement le droit international et la Charte des Nations Unies, sous couvert de lutte contre le terrorisme, comme c’est le cas en Irak, en Afghanistan, au Soudan, à Cuba, en Haïti , en Serbie, en Côte d’ivoire et bientôt au Mali.

L’exemple le plus caractéristique est celui de la Palestine qui, depuis plus de soixante ans, est exilée –aussi bien sur son territoire qu’à l’international -par une « communauté internationale »- réduite au G5 occidental: il maintient l’ensemble des Palestiniens exclus des normes impératives du droit international et du droit humanitaire international mais aussi du droit à leurs droits.

Cette communauté d’alliés qui, en protégeant l’Etat israélien et en le laissant commettre des crimes de guerre, toujours impunis, contribue décisivement à la violation des normes impératives du droit international et, surtout joue le rôle de courroie de transmission d’un projet et d’un modèle politique, idéologique et économique qui vise à l’instauration d’un ordre international fondé sur la guerre sans fin, la discrimination, l’apartheid, la force, la domination des peuples et la violence.

Comme cela a été le cas en Libye où l’intervention de l’Otan a été possible grâce à l’injonction paradoxale portée par ceux qui ont voté la résolution 1973, ils affirment d’un côté, « leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne » et de l’autre envoient des forces armées pour obtenir plus rapidement l’assassinat en direct de Kadhafi en dehors de toute légalité internationale au regard de la Charte des Nations Unies, laissant le pays dans une situation de grave déstabilisation.

La vraie menace à la paix internationale est la pauvreté généralisée des populations du Sud, le pillage de leurs ressources naturelles par les sociétés transnationales et les guerres qu’elles déclenchent pour pérenniser leur hégémonie ou prévenir l’intrusion du nouveau concurrent chinois. C’est bien dans la réalité de la misère généralisée et organisée par la mondialisation libérale que peuvent être définis les ressorts profonds du terrorisme et des idéologies du désespoir. L’impérialisme et ses relais locaux ont, traditionnellement, utilisé pour leurs propres aventures et toujours à leur avantage les mouvements fanatiques apolitiques et les desperados qu’ils subjuguent. Les médias omettent de le rappeler mais le terrorisme islamiste contemporain est né en Afghanistan pour contrer l’Union soviétique. Ce terrorisme, financé par les Saoudiens et soutenu à bout de bras par les Américains et leurs alliés, a fini par avoir raison de l’armée rouge et a précipité l’effondrement de l’URSS. On le voit, hier instrument commode et efficace, le terrorisme islamiste est aujourd’hui un épouvantail tout aussi opérant. Le terrorisme, conséquence du désespoir que l’ordre injuste impose aux peuples, est aussi un instrument entre les mains des architectes de la mondialisation libérale.

Au Mali, en France, aux Etats-Unis mais aussi dans de nombreux autres pays, le terrorisme islamiste est un argument fondamental dans la justification des aventures bellicistes de l’impérialisme et des atteintes aux libertés dans les sociétés occidentales elles-mêmes. La guerre globale et éternelle contre l’islamisme alimente un discours raciste qui permet de détourner l’attention des populations des pays industrialisés confrontées à une crise économique majeure. La libération de l’impensé raciste occupe une place centrale dans le discours politique « décomplexé » par temps de chômage généralisé et de creusement sans précédent des inégalités. En Europe comme en Afrique.

Mireille Fanon-Mendes-France

experte à l’ONU et présidente de la Fondation Frantz Fanon.

9 November 2012   

source :  bamada.net


(1) Sur le site du MAE, « Depuis le coup d’Etat du 22 mars, la France a suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali. Elle maintient son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. »http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/mali/la-france-et-le-mali/

(2) Communiqué du 30 mars 2012  dans lequel le Conseil permanent de la Francophoniea décidé « la suspension de ce pays des instances francophones, y compris la suspension de la coopération multilatérale francophone à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au retour à l’ordre constitutionnel et au rétablissement de la démocratie ».

(3) Communiqué du 23 mars dernier transmis par Paul Lolo, président du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine: «Le Conseil a décidé que le Mali devrait être suspendu sine die de toute nouvelle participation jusqu’au retour effectif de l’ordre constitutionnel».

(4) Conférence de presse tenue à l’Elysée lors de la venue du Secrétaire général de l’ONU

(5) A ce sujet, lire Thomas Deltombe, L’Islam imaginaire (Editions  La Découverte), octobre 2007 et Sébastien Fontennelle et alii,  Les Editocrates (Editions La Découverte) 2009

(6) Houria Bouteljda, porte-parole du Parti des Indigènes de la République ;www.indigenes-republique.fr/bloghouria et Saïd Bouamama, sociologue, animateur du Forum de l’Immigration et des Quartiers populaires ; dailynord.fr/2012/10/36389/

 

Mali : les dessous impérialistes d’une intervention Franco-Américaine

 

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Un point de vue africain anti-impérialiste

26 janvier 2013, par Comité Valmy

Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains-Sénégal

« Union libre des peuples libres d’Afrique. Solidarité internationaliste des travailleurs »
Alors qu’officiellement on faisait croire que l’ONU avait été saisie d’une intervention militaire « africaine », voilà que soudain le président Français Hollande lance sa guerre sous le nom de Serval au Mali. Sarkozy avait fait exactement la même chose en Côte d’Ivoire, là aussi pendant qu’officiellement le mandat onusien et de la force (...)
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Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN

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De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ».
Neil Clark


Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN
Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu’à 2500 soldats la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement.

Washington a également annoncé qu’il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu’il était envisagé d’envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français.

Le Canada soutient également l’intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin.

L’Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l’offre de l’Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes.

Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu’il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années – et le Mali n’était pas une exception.

RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu’à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s’engager ?

Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s’est passé ici, c’est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l’année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c’est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l’élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe.

RT : Qu’en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu’est-ce qui pousse Londres à soutenir la France ?

NC : C’est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c’était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d’al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu’est-ce qu’il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c’est que cette menace d’al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l’Afrique du Nord par les forces de l’OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

RT : Pensez-vous que c’est pour cela qu’ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d’Al-Qaïda en Syrie ?

NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l’un des plus grands mythes dans les relations internationales, c’est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n’est pas vrai. Elles utilisent la menace d’al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l’Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l’Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l’Occident pour aider à chasser l’Armée rouge. Et cela fait partie de la politique.

RT : Jusqu’où l’implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller – et quelle réaction pourrait-il y avoir ?

NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu’il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n’avait pas vraiment d’importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali… Donc, j’ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n’ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali.

RT : L’Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ?

NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande – l’économie est en très mauvais état en France – il espère qu’une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l’intérieur. C’est aussi la question de l’uranium et de la façon dont la France a besoin d’uranium. Et le Mali est un grand producteur d’uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France – c’est très clair – a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années.

Si nous regardons en arrière – les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye – tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n’en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l’Occident veut les ressources, l’Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l’OTAN va s’installer en Afrique du Nord. Je pense que c’est clairement de cela dont il est question La menace d’al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l’OTAN, après son départ d’Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.


Russia Today

Article original en anglais :
http://rt.com/news/mali-interventio…

Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

http://www.mondialisation.ca/al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan/5319872?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan http://www.mondialisation.ca/al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan/5319872?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan

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Mali : De la guerre humanitaire au probable pillage économique.

Publié le 26 janvier 2013

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drapeau-maliDerrière les plis de l’actualité, les non-dits, l’escroquerie intellectuelle et médiatique, la ruse et le mensonge, de cet impérialisme meurtrier, accompagné toujours d’un discours humanitaire, qui est entrain de vouloir rééditer ses exploits passés, il faut dire non. Des amis Maliens, sensibles à la propagande, n’ont pas hésité à me traiter de tous les noms d’oiseaux. Mais, derrière cette façade triturée du bien se cache en fait, le bruit et la fureur. Le refus permanent de tendre la main, le diktat, la violence et le perpétuel logos morbide et mortifère. 

Il n’est pas utile de revenir ici sur les exploits des prêcheurs de haine qui s’habillent d’oripeaux élogieux pour semer la misère, la détresse et la mort. Pour ceux qui ont suivi mon débat tout à l’heure sur la radio suisse Kanal K, mon interlocuteur n’a pas hésité à me dire qu’on m’offrira un logis chez les Touareg. Pire, il a nié même le fait qu’un problème touareg existe, en arguant même que l’Azawad était une fabrication. C’est triste. Comment peut-on prôner la paix en cherchant à diviser ? Je m’interroge.

Les différents Gouvernements maliens qui se sont succédés n’ont jamais tenu en compte le cas de cette région où il manque tout. On peut comprendre les alliances avec des islamistes. La France n’a-t-elle pas fait la même chose pour évincer le frère Guide Mouammar Kadhafi en s’alliant avec Aqmi  ? Passons.

Encore heureux d’entendre les autorités françaises annoncer que l’aéroport de Gao est entre leurs mains et l’armée malienne. Personne, ici ou là, ne veut de ces djihadistes qui veulent tout imposer aux autres. La France doit être logique dans sa lutte supposée contre le terrorisme. Comment la France peut-elle, aujourd’hui, parler d’humanitaire avec ses exploits en Libye ? Avec un tel parcours jonché de macchabées, il serait plus intelligent de se taire sur le dossier syrien et rechercher la paix au lieu d’attiser les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

La France mène une guerre sans réel combat. Après des bombardements, les djihadistes quittent les villes et les armées française et malienne s’y installent. Des escarmouches ? Il n’y en a pas vraiment. Comment ne pas attester que ces islamistes sont des alliés de la France ? Ce pays colonialistes, après avoir installé le chaos dans le sahel, justifiera l’installation d’une base militaire pour protéger ledit sahel. On connaît la chanson. Après, les multinationales s’installeront.

Les islamistes ont bien aidé la France à s’installer définitivement au Mali. La re-colonisation est en marche. Chiche…

 

http://allainjules.com/2013/01/26/mali-de-la-guerre-humanitaire-au-probable-pillage-economique/

 

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touareg_kalyle.jpg

Touaregs libyens le 6 avril 2011. Reuters/Zohra Bensemra

http://www.slateafrique.com/84997/en-cours-sahel-mali-algerie-les-frontieres-touaregs-
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La France casse du touareg au Mali – Partie 1

CJ_napoleon-3,5cmPar Menthalo – Ceux qui ont des actions chez AREVA, dans les mines de Cuivre et les mines d’Or AngloGold Ashanti, RandGold ou IAMGold peuvent se réjouir, le chef d’état-major du Président de la République sous Sarkozy, maintenu à son poste par François Hollande, dépense désormais les impôts du contribuable français pour améliorer vos dividendes. Après s’être piteusement planté en Syrie, pour tenter en vain de renverser Bachar al Assad, le chef d’état major de l’Elysée tente de redorer son blason au Mali, oubliant qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Cet ancien directeur du renseignement militaire est pourtant secondé dans sa tâche par tout l’appareil de propagande médiatique de la Ploutocratia Inc et ce depuis des mois. En effet souvenez-vous de ces reportages à la télévision ou dans vos journaux ( l’Express Nouvel Obs Libé  Figaro LeMonde) sur ces terroristes islamistes Al Quaida au Maghreb détruisant les mausolées sacrés de Toubouctou. Cela a un côté « déjà vu » de campagne de propagande américaine en mars 2001, montrant les talibans détruisant les bouddhas géants classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, exactement 6 mois avant l’invasion de l’Afghanistan.  Même schéma,  même mise en scène, mêmes agents provocateurs, même timing, mêmes agents de propagande médiatique. Quel manque d’imagination !

Nous allons voir qu’il y a un lien intime entre la politique militaire néo-coloniale de la France et Gringott’s Bank International Ltd.

carte-mali

Alors que pour faire voler un hélicoptère de l’armée française, il faut en désosser deux pour faire voler le troisième, l’Etat Major envoie plus de moyens au Mali qu’il n’y en a aujourd’hui en Afghanistan. 2500 hommes, dont 1400 sont déjà sur place, 4 rafale, 6 mirages 2000, 5 avions ravitailleurs, 2 mirages F1 de reconnaissance + 6 rafales mobilisables actuellement sur Abu Dhabi, sans même parler de la cavalerie blindée ou des hélicos. Alors que toute l’Europe se serre la ceinture, le chef d’Etat Major dépense allègrement 400.000 € par jour de l’argent des contribuables pour aller chasser le « pas-nous-pas nous » et le touareg  au Mali.

L’Empire du Mali

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Comme on peut le voir sur ces cartes, les frontières du Mali et des pays voisins ont été dessinées par des cartographes occidentaux à la règle, sans tenir compte des peuples (et surtout des ETHNIES), de l’histoire ou de la géographie. La carte de gauche montre l’étendue du Sahara, une zone aride et semi-aride constituée pour partie d’ergs, vastes dunes de sable, de déserts de rocailles (les regs), avec quelques massifs montagneux. Du fait de sa très faible pluviométrie, le Sahara est peuplé historiquement de peuples nomades berbères, appelés numides (nomades) ou maures dans l’antiquité, dont la plus grande partie est aujourd’hui le peuple touareg. A droite, la carte montre que l’hydrographie a joué un rôle déterminant pour l’ensemble des populations sédentaires. Le fleuve Niger, le troisième plus long fleuve d’Afrique après le Nol et le Congo, arrose Guinée, Côte d’Ivoire, Mali,  Niger et Nigéria. Son nom  ne vient pas de niger (noir en latin), mais de son appellation en langue touareg « gher n gheren«  , le fleuve des fleuves, abrégé en « ngher » dans l’usage courant notamment à Toubouctou. Comme partout ailleurs, ses plaines alluviales ont vu se développer une population sédentaire d’agriculteurs. Au cours des siècles, en période de sécheresse prolongée, les touaregs faisaient de rapides incursions guerrières, les razzias,  chez leurs voisins pour piller vivres, richesses et esclaves. Le peuple touareg a été celui qui a le plus longtemps résisté à la colonisation française. Leur soumission ne s’est faite qu’au début du XXieme siècle. Les Français ont cherché à sédentariser les « nobles guerriers du désert » pour mieux les contrôler, mais à intervalles réguliers, ceux-ci reprennent les armes en se moquant des frontières, en Mauritanie, au Maroc, en Algérie, au Tchad… ou au Mali.

Le Niger est, comme toute grande vallée fluviale, un axe routier par lequel se développaient les échanges commerciaux.  En 1230, un chef de tribu va coaliser ses voisins et à la tête de 10.000 cavaliers va conquérir les états voisins, créant l’Empire du Mali. Ses fabuleuses richesses en or, ivoire et poivre notamment, vont permettre des échanges fructueux avec l’Arabie, l’Egypte et l’Occident. Un siècle plus tard, en 1324, l’Empereur du Mali, Kankou Moussa, partant en pèlerinage à la Mecque, avec une suite de 60.000 homme et 12.000 esclaves, va provoquer indirectement le krach monétaire de 1345. En effet,  il emporte avec lui  80 chameaux chargés d’or, soit près de 20 tonnes, qu’il va distribuer très largement sur sa route. Surpayant tous les biens nécessaires à sa suite nombreuse, il va provoquer une très violente inflation sur son passage et dévaloriser l’or. Cet événement historique arrive juste après que les banquiers vénitiens aient amené leurs homologues italiens génois et florentins à passer à l’étalon or. Ce brusque afflux de métal jaune va changer le rapport de rareté et faire basculer le ratio or/argent, provoquant un krach monétaire et l’effondrement économique de 1345. (cf « Histoire de l’Argent » tome I)

Tour à tour, les arabes, les génois, les portugais puis les anglais vont chercher à maîtriser ce commerce de l’or de cette zone de l’ouest africain que les anglais baptiseront la côte de l’or. L’Empire colonial français va se tailler la part du lion dans cette région. Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Burkina Faso, Niger, Algérie, Maroc. La décolonisation des années 60 va amener chacun de ces pays à avoir des parcours néo-coloniaux différents. Le 22 septembre 1960, le Mali accède à l’Indépendance et sous l’impulsion de son président Modibo Keïta se tourne vers le socialisme. Déjà en 63-64, les touaregs veulent faire sécession. Rompant avec la France, le nouveau président crée le Franc Malien, imprimé dans les pays de l’est, ma

is le peuple n’a pas confiance dans cette monnaie et préfère le Franc CFA, monnaie des échanges avec les pays voisins. Lors de sa deuxième dévaluation en 1967 (50%), le mécontentement va provoquer un coup d’état. Le nouveau dictateur, issu de l’armée, a participé comme instructeur à la guérilla maoïste pour l’indépendance du Tanganyka, l’actuelle Tanzanie. Il va faire appel à l’aide financière internationale, dont les fonds seront détournés et simultanément va s’appuyer sur les soviétiques pour développer le pays. En 1984, le Franc malien n’ayant aucune crédibilité, il est obligé de revenir au Franc CFA, se mettant ainsi sous la coupe des banquiers français. La France est le premier bailleur de fonds au Mali et représente plus de la moitié des importations de ce pays en déficit commercial permanent. En 1990, ne voyant pas l’aide internationale s’investir pour développer la région, les touaregs se révoltent à nouveau. L’année suivante, la répression sanglante d’un mouvement pour un retour à la démocratie, amène un coup d’état militaire. Amadou Toumani Touré prend le pouvoir le temps d’une transition démocratique. Il revient à la présidence par les urnes en 2002, après avoir œuvré à l’ONU auprès de Kofi Annan. Il sera destitué par un nouveau coup d’état militaire le 21 mars 2012, pour sa mauvaise gestion de la crise au Nord-Mali en zone touareg.

 

La France casse du touareg au Mali – Partie 2

Par Menthalo -

A qui profite le crime ?

Dans ce rapport de Rockgate Capital Corp,  tout est dit ou presque. Rockgate a obtenu des concessions minières à l’ouest du Mali. Ô Surprise ! Le sous-sol malien est riche en Uranium,  Cuivre, Or et Argent. La demande d’uranium continue d’être forte malgré Fukushima. Depuis « l’accident » nucléaire au Japon, 12 nouveaux réacteurs sont en construction ou en projet. Cameco, le troisième producteur mondial d’uranium prévoit 93 nouveaux réacteurs avant la fin de la décennie.  L’agence nucléaire chinoise parle de multiplier par 8 la production d’énergie nucléaire d’ici 2020, alors que son homologue en Inde envisage de multiplier par 13 sa capacité de production. Les projets russes, sud-coréens, japonais, chinois et indien vont nécessiter 32.000 tonnes d’uranium de plus par an. Pour Rockgate, comme pour toutes les sociétés minières, l’Afrique cela se traduit en chiffres, comme ci-dessous, avec les réserves prouvées et les réserves espérées de différents minerais. Rockgate est une compagnie d’exploration minière. Son job est de quadriller un territoire, faire des études géologiques, trouver des filons, estimer la teneur en minerais par tonnes et les réserves d’une zone donnée, avant de vendre ses droits à des sociétés exploratrices.

Falea-reserves

La Banque Mondiale et l’Or le moins cher d’Afrique

Dans les années 80, le président socialiste Moussa Traoré confie aux soviétiques la recherche d’or sur le sol malien, sans grand succès. Après l’effondrement soviétique, le système anglo-américain va se mettre en place. Revoyez la confession d’un tueur à gage économique et la manière dont on corrompt les élites pour endetter un pays et s’approprier ses richesses.  Le Mali, incapable de rembourser ses dettes, la Banque Mondiale et la finance internationale vont exercer leurs droits sur les garanties des prêts, c’est-à-dire les réserves de minerais. Les Compagnies Minières sud-africaines, AngloGold Ashanti, RandGold et IAMGold, vont exploiter les richesses maliennes à partir de 1990 et ne laisser que des pourboires aux maliens. Or le Mali est aujourd’hui le TROISIÈME PRODUCTEUR D’OR d’Afrique. En dix ans, l’or va devenir le premier poste d’exportation du Mali devant le coton et en 2001, il va représenter 50% du commerce extérieur. Les mines d’or sont à ciel ouvert, quasiment en surface, affichant un coût de production absolument incroyable de 95$ l’once en 2005. Le moins cher d’Afrique. Les marges réalisées sur l’or malien n’ont cessé de croître depuis avec la hausse des cours du métal jaune. Trois mines tiennent la vedette. En 2005, Yatela a produit 98.000 onces d’or1, Sadiola 442.000 onces et Morila 655.000 onces (réserves évaluées à 3 millions d’onces). Ensemble, leurs réserves sont évaluées à environ 350 tonnes d’or. Sans nouvelles découvertes majeures, Sadiola et Morila devaient fermer leurs portes avant en 2010, et Morila fermer en 2013. La hausse du cours de l’or a changé la donne. Avec 19 permis ayant réellement donné lieu à une prospection sur les 165 octroyés, le Mali n’a pas encore révélé la totalité de ses ressources.

Vue_de_la_mine_d_or_de_Morila

Les Compagnies minières vont araser les hectares agricoles où était produit le coton, pour laisser un désert aride. Les mines d’or aussi bien que les mines d’uranium vont polluer les nappes phréatiques, tuant bétail et végétation et provoquant l’exode des populations indigènes. Dans les zones minières, comme à Sanso, le village mitoyen de la mine de Morila à 200 kilomètres au sud de la capitale Bamako, les surfaces cotonnières cultivées ont chuté de 68,4 % en l’espace de cinq ans, de 99 à 2004. La mine occupe les champs et les ouvriers agricoles avec pour conséquence la disparition des trois quarts des exploitations. Le coton nourrissait 3,3 millions de personnes travaillant dans 200.000 exploitations, alors que les mines n’emploient que 12.000 personnes et n’enrichissent que les actionnaires des grosses mines.

Un audit publié en décembre 2003, montre que les mines de Sadiola et Yatela doivent 15 M$ d’impôts sur les bénéfices des deux années précédentes, mais les mines ont refusé de payer jusqu’à ce que, corruption active aidant, le Mali se contente du tiers des sommes dues. Un audit général des mines a été jusqu’à présent toujours repoussé. Les sud-africains dépassant les mandats qui leur ont été accordés, accaparent les zones qui leur ont été confiées, les transformant en camps retranchés entourés de barbelés à l’intérieur desquels ils dirigent selon leurs propres lois. La réalité de l’or extrait n’a rien à voir avec les quantités déclarées, pourtant extraordinaires.


La France casse du touareg au Mali – Partie 3

Par Menthalo -

Quand l’ombre de Sion s’étend dans le désert

La nouvelle révolte touareg doit beaucoup à Nicolas Sarkozy et aux meilleurs alliés des israélo-américains :  l’Arabie Saoudite.

Durant plusieurs décennies, le colonnel Kadhafi entretint et instrumentalisa le mécontentement d’une partie des Touaregs pour appuyer ses entreprises déstabilisatrices en Afrique subsaharienne. Sa chute, au printemps 2011, précipita le retour au Mali de ceux qu’on appela les “revenants“ (les estimations varient de quelques centaines à quelques milliers), ex-rebelles des années 1990 recrutés dans l’armée libyenne,  lourdement équipés grâce au pillage des stocks d’armes libyens. La mort (accidentelle ?) le 26 août 2012 d’Ibrahim Ag Bahanga, figure centrale de la rébellion touarègue au Mali, retarda le lancement d’un soulèvement de grande ampleur. Mais d’autres prirent sa suite car la conjoncture les encourageait à exploiter une “chance historique“ : pour la première fois depuis 1960 le rapport de force défavorisait les troupes loyalistes. Ainsi, en octobre 2012, les intellectuels et militants politiques du Mouvement national de l’Azawad s’unirent aux anciens combattants de l’Alliance Touareg Niger-Mali et aux “revenants“ pour fonder le Mouvement national de libération de l’Azawad-MNLA. Il s’agit donc de l’amalgame d’éléments hétéroclites, ce qui explique en partie les contradictions – dans les déclarations comme dans les actes – relevées par les observateurs (attitude vis-à-vis des salafistes, objectif politique, par exemple). Belal Ag Sharif  en dirige le Bureau politique. Mohammed Ag Najim, son chef militaire, rebelle exilé dans les années 1990, commandait précédemment une unité de l’armée libyenne spécialisée dans la guerre en milieu désertique. Le déclenchement de l’offensive n’eut rien d’une surprise : six mois durant, d’intenses discussions se déroulèrent publiquement au sein de la communauté touarègue quant à l’opportunité et aux modalités d’un nouveau soulèvement. Les partisans comme les adversaires d’une entente avec Bamako y participèrent et le pouvoir malien n’en ignorait rien.

2013-01-16touaregs-maliLe 6 avril 2012, après une campagne éclair lancée le 17 janvier et qui avait vu tomber entre ses mains toute la partie du territoire malien située au nord du fleuve Niger, le MNLA proclama l’indépendance de l’Azawad, terme qui signifie, en langue tamasheq, “terre de transhumance“, “pâturage“. Il s’agit d’une référence explicite au nomadisme pastoral, caractéristique de la société touarègue traditionnelle et base affichée de l’identité touarègue. Ce succès inattendu effaçait l’échec des rébellions de 1960-1964, 1990-1992 et 2006-2009. Les districts de Tombouctou, de Kidal et de Gao, soit 822 000 km2, échappaient au contrôle de Bamako. Le Mali était amputé des deux-tiers de son territoire. Au cœur de ce nouvel ensemble se trouve l’Adrar des Ifoghas, massif granitique et volcanique de 250 000 km2, très découpé par les oueds, censé être le berceau de la civilisation tamasheq. Ce territoire, investi d’une très forte valeur symbolique, pourrait constituer le point d’attraction des groupes touaregs résidant dans les pays voisins (Niger et Algérie, en particulier) et éveiller chez eux des revendications indépendantistes.

Touaregs partisans du salafisme djihadiste qui contrôlent le nord du Mali : le MNLA a perdu la maîtrise de la situation au profit d’une organisation jusqu’alors inconnue : Ansar Eddine. Un ex-rebelle touareg de 2006, artisan de la paix, Iyad Ag Ghali, avait été nommé consul du Mali à Djedda (Arabie Saoudite) en 2008. Ce séjour entraîna, semble-t-il, sa conversion au salafisme. Dès lors, on le retrouva comme intermédiaire entre AQMI et les pays occidentaux dans plusieurs négociations en vue de libérer des otages moyennant rançon. Associé aux tractations qui précédèrent la création du MNLA, il semble qu’il n’obtint pas les responsabilités auxquelles il prétendait. Dans le même temps, il se vit refuser d’être désigné comme successeur de l’amenokal des Ifoghas, dignité suprême dans cette prestigieuse confédération tribale à laquelle il appartient. En cause dans les deux cas : son passé (ralliement au pouvoir malien lors de la rébellion de 2006 assimilé par certains à une trahison) et peut-être surtout son engagement religieux radical, loin de faire l’unanimité dans sa communauté et incompatible avec la laïcité affichée (pour s’assurer du soutien de l’Occident ?) par le MNLA. En réaction, il fonda sa propre organisation : Ansar Eddine (“Combattants de la foi“). Même s’il guerroya aux côtés du MNLA pour chasser les forces fidèles à l’État malien, son objectif n’est pas la sécession, mais l’instauration de la charia sur l’ensemble du territoire malien (ce qu’attestent le franchissement du Niger et la prise de contrôle de la ville de Douentza, le 1er septembre 2012). Probablement financé par AQMI (qui préfèrerait laisser agir des Touaregs en territoire touareg et se consacrer exclusivement à ses activités djihadistes), il renforça ses positions dès le mois de mars 2012, puis se retourna contre ses alliés fin mai et les chassa de tous les centres urbains de l’Azawad. Il semble qu’Ansar Eddine dirige Kidal, tandis que des groupes islamistes étrangers tiennent Gao et Tombouctou. À l’instar des talibans afghans dans les années 1990 ou des Shebab somaliens, Ansar Eddine s’efforce d’apparaître comme une force de stabilisation (r)établissant, à l’aide de la charia, la loi et l’ordre (largement mis à mal par les combattants du MNLA si l’on en croit les rares témoignages à notre disposition). De plus, alors que le MNLA dispose de peu de moyens, Ansar Eddine peut nourrir, équiper et rémunérer ses combattants. Aussi n’éprouve-t-il aucune difficulté à recruter et parvient-il à débaucher (massivement semble-t-il) dans les rangs de son rival.

Une situation complexe

Le Mali au cœur de l’ancien Empire colonial français et toujours sous sa coupe monétaire fait partie de la zone d’influence politique, économique et financière française. Elle défend son accès aux matières premières et les débouchés de sa production industrielle. Les Etats-Unis, quasiment absents entre 1945 et 1989, se sont invités en Afrique après la fin de la Guerre froide et l’effondrement de la Russie. Leur objectif est d’avoir accès à une part du gâteau dans ce continent immense, riches en matières premières.

La Chine, très active depuis plusieurs décennies, offre une alternative aux états africains, pillés par la Banque Mondiale au service des entreprises anglo-américaines. La Chine offre un autoroute, qu’elle va construire elle-même pour éviter la dilapidation des fonds de la corruption contre des droits miniers ou pétroliers. L’invasion chinoise, qui cherche aussi des sources de nourriture pour sa population est assez mal vécue pour les populations. La France, en déployant ses forces, défend la présence française et ses intérêts en Afrique, non seulement au Mali, mais également dans tous les pays de l’ancienne Afrique Occidentale Française. Cette offensive vise t’elle à écraser Ansar Eddine et sa faction radicale de l’AQMI, s’opposant directement aux intérêts, que l’on est en droit de supposer anglo-américano-sionistes ?  On peut se poser la question, mais sans pouvoir apporter de réponse étant donné les apparentes incohérences de la politique étrangère française. Un diplomate français déclarait récemment : « ceux qui ont pris la décision de bombarder Kadhafi n’avaient pas la moindre idée des conséquences que cela pourrait avoir au Sud. »


Il semblerait que les intérêts personnels de Nicolas Sarkozy à faire taire les révélations de Khadafi et sa prise de position en faveur de Washington dans la guerre monétaire aient, par sa guerre en Libye, sabordé les intérêts industriels de la France dans le tiers Monde et dans les pays émergents. La guerre en Syrie détruit également la confiance dans une région longtemps sous influence française. Là aussi, les diplomates français ont tout fait pour s’opposer à la politique militaire de l’Elysée, qui allait à l’encontre de nos intérêts nationaux.


Sarkozy a joué de toute évidence contre la France pour des intérêts étrangers. Pour qui travaille le nouveau président ? nous en saurons plus au fil des mois.

 

Avec Fabius, même politique à venir (eva)


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L'impérialisme prévoit "des décennies de guerre» en Afrique"
L'intervention française au Mali, suivie du siège sanglant en Algérie, représente un tournant dans ce qui se présente comme une nouvelle ruée impérialiste vers l'Afrique. Ces événements, si peu de temps après la guerre des Etats-Unis et de l'OTAN en vue d'un changement de régime en Libye et la guerre civile sectaire en Syrie avec le soutien de Washington, sont le signe que l'humanité assiste à une poussée convulsive des grandes puissances pour la redivision du monde, de ses territoires, ses marchés, ses ressources.

 

Article ici :

 

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« Sous nos yeux »
Mali : une guerre peut en cacher une autre
par Thierry Meyssan
Damas (Syrie)
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Et en Syrie ?

 

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.Entretien avec Anastasia Popova
Syrie, une réalité autre
26 janvier 2013 | Pressenza a récemment posté de nouveau un article écrit par Silvia Cattori qui faisait référence au documentaire d’Anastasia Popova diffusé sur la chaîne Russia 24 . Cette publication a suscité éloges et critiques sur le point de vue émis sur la situation actuelle en Syrie, point de vue différent de celui qui circule dans les médias européens.
 

 

Témoignage
Mgr Philippe Tournyol Clos : Décembre syrien
24 janvier 2013 | À l’heure où je prends la plume, la fausse bataille de Damas touche à sa fin et la route de l’aéroport international est sécurisée. Les rebelles ont vu leur tentative d’investir la capitale – entre autre par les collecteurs d’égout – échouer et ont repris le harcèlement ininterrompu des banlieues, ainsi que du camp palestinien de Yarmouk, au sud de la ville.

 

 

 

afrique-prison.jpg

 

Voir aussi :

 

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger


Mali: L'opposition à cette sale guerre - Commentaires : Best of - Françafrique

Mali: Tous les mensonges. Islamistes pantins. Prise d'otage commanditée ?

La France ? Une ploutocratie dirigée par des mafieux - L'Afrique saignée
Syrie : La leçon à tirer des événements - et à ne pas oublier !

 

Clefs pour comprendre la guerre impérialiste contre le Mali (eva R-sistons)

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 02:53

 

 

Sur mon blog officiel

 

 

retraite-Euthanasie.JPG

 

 

Nos "vieux" vont-ils être

euthanasiés ?

Par Chantal Dupille

 

 

Ceux qui veulent discréditer le bien-fondé de nos positions, ou notre goût pour la vérité, ou encore notre simple clairvoyance, nous taxent de "conspirationnistes". Non seulement nous ne conspirons pas, non seulement nous ne sommes pas des obsédés de conspirations contre les peuples, mais nous nous contentons de mettre en garde contre les plans à venir : Et par exemple, j'ai alerté mes Lecteurs sur les risques de déstabilisation volontaire de toute l'Afrique, et déjà, contre la déstabilisation d'un pays comme l'Algérie que l'Occident rêve de re-coloniser et de piller en toute liberté en mettant à sa tête une marionnette docile (comme ici, article pour non-initiés :  Clefs pour comprendre la guerre impérialiste contre le Mali (eva R-sistons)). Mon tort est généralement d'avoir raison trop tôt, comme lors de l'attaque de la Libye lorsque, la première, j'ai dit en ayant sous les yeux d'anciens articles du Monde, du Diplo, du Courrier international... : Attention, on va détruire un pays de cocagne et tuer un très grand dirigeant ! 

 

Or, sur le sujet de l'"euthanasie" des plus âgés, cela fait plusieurs années que je tire la sonnette d'alarme (en évoquant d'ailleurs le film Soleil Vert), chaque fois en criant dans le désert : "Attention ! demain, on euthanasiera les retraités !" Et pourquoi pensais-je cela ? Seulement parce que j'avais saisi au vol une phrase inquiétante de l'Ambassadeur en France du Nouvel Ordre Mondial, Jacques Attali, d'abord dans un de ses livres, ensuite dans ses "Conversations d'Avenir" (LCP). Il disait quelque chose comme cela : Demain, on peut imaginer que l'on euthanasiera les retraités improductifs, piètres consommateurs, inutiles et surtout coûteux. Bigre ! J'ai sursauté. Je venais d'entendre la semaine précédente que l'Opéra serait à terme condamné parce que trop coûteux lui aussi : Que dites-vous d'un couple de chanteurs (dans le meilleur des cas) et d'un piano ? Déjà, on commence à nous habituer aux opéras modernes, c'est à dire sans costumes d'époque... première étape ! .

 

Lorsque dans les années 70-80 je militais au sein du PS, j'avais choisi de diriger la Commission 3e âge car déjà, je sentais la grande détresse des personnes âgées isolées. Il y a peu, j'ai mis en place un site destiné aux seniors.

 


Les dents du diable - Anthony Quinn Image 3 sur 4

Le couple et la vieille mère

 

 

Très jeune, j'avais vu un film qui m'avait beaucoup impressionnée :  Les Dents du Diable, avec Anthony Quinn. Vie très dure dans l'Arctique canadien. Je n'oublierai jamais une scène : Celle de l'abandon de la vieille mère dans la glace, devenue bouche inutile à nourrir... J'avais pensé : Barbarie !

 

Comment les Amérindiens traitaient-ils leurs anciens ? Avec respect pour leur savoir-faire, leur expérience, leur sagesse, leur patience... Un modèle pour tous ! Et chez nous, il  y a peu encore, les différentes générations cohabitaient, et tout le monde y trouvait son compte.

 

Et voici que se profile l'ombre du Nouvel Ordre Mondial totalitaire et barbare : Va-t-on se débarrasser de nos anciens ? Déjà, on envisage des réformes sociétales - pour pallier l'absence de réformes sociales - sous le Gouvernement Hollande, mettant en cause tous les fondements humains de notre société; et ainsi, pas à pas, nous allons dériver de l'euthanasie pour malades incurables à l'euthanasie pour convenance personnelle... qui préfigureront plus tard l'euthanasie pour tous les retraités improductifs, inutiles, coûteux ! Nous sommes en train d'entrer dans un engrenage que nous ne maîtriserons plus, réforme après réforme. Déjà, on nous familiarise avec l'idée de "délocaliser" les retraités... et quoi encore ? ( Alerte ! On commence à "délocaliser" les retraités trop coûteux ! )

 

Notre société est de plus en plus déshumanisée, virtuelle, technique, robotisée, impitoyable... allons-nous tolérer qu'elle finisse par euthanasier nos parents ?

 

Bon sang, allons-nous ouvrir les yeux sur tout ce qui se prépare, sur la réalité du Nouvel Ordre Mondial cher à nos dirigeants, et en particulier aux Sarkozy-Attali ?

 

Il est temps de dire non à l'intolérable avant qu'il ne soit trop tard. Alerte ! Il y a urgence !

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

TAGS : Vieux, euthanasie, Dents de la Mer, PS, retraités, Nouvel Ordre Mondial, Jacques Attali, Sarkozy, Hollande, réformes sociétales, Amérindiens, barbarie, Afrique, conspiration, opéra, Libye, Conversations d'avenir, Amérindiens, LCP...

 

Mort aux vieux !
Mardi 1 Janvier 2013 Elie Arié - Chroniqueur associé
Elie Arié
Cardiologue, enseignant à la chaire d’Economie et de gestion des Services de santé au... En savoir plus sur cet auteur
 

 

Dans une société basée sur le profit, où l'on considère l'humain comme une unité de production tout juste bonne à être remplacée une fois devenue inutilisable, quelle place gardera-t-on pour les « usagés », source de dépenses sans contrepartie ?

Photo extraite du film "Soleil Vert"
Photo extraite du film "Soleil Vert"
J’ai été frappé par la récente coïncidence de deux événements survenus la semaine dernière, et a priori sans rapport entre eux:

- Le fait que l’article de Laurent Neumann, sur Marianne.net, mettant l’accent sur la situation financière très préoccupante des régimes des retraites, ce qui devrait angoisser tous les Français, a été lu par beaucoup de monde, mais n’a fait l’objet que d’un nombre assez faible de commentaires, ce qui semble témoigner d’un certain fatalisme et d’une sorte de sidération face à une catastrophe annoncée,

- Et la programmation sur Arte, du film « Soleil Vert », racontant comment, dans des villes surpeuplées du futur, les personnes âgées seront encouragées à se faire euthanasier, pour être ensuite transformées en biscuits alimentaires pour les plus jeunes. Ce film de science-fiction de Richard Fleischer, sorti en 1973, est  inspiré d’un roman de Harry Harrison publié en 1966. Or, aujourd’hui, tous deux paraissent  beaucoup moins « fictionnels» qu’il y a près d’un demi-siècle.

Pendant longtemps, dans la plupart des cultures, les vieux étaient à la fois moqués (le « barbon »),  mais aussi respectés, car supposés gagner en sagesse, en savoir et en expérience. Et le système des retraites par répartition a été inventé, créant une solidarité entre générations qui n’est, au fond, sachant que nous serons tous vieux un jour, que de l’égoïsme collectif et intelligent à long terme.

Mais nous sommes en train de changer de société et de culture.

Nous sommes entrés dans le monde du court terme, dans lequel tout objet ne vaut que tant qu’il peut être source de bénéfices, mais qui, dès qu’il se révèlera défectueux, se trouvera totalement dévalorisé et envoyé à la casse. Et, très logiquement, l’homme devient un « objet » et est progressivement traité comme tel.

C’est déjà, depuis longtemps, le cas des salariés-kleenex, mis à la poubelle non seulement lorsque leur savoir-faire ne répond plus à aucune demande du marché, mais lorsque leur âge les rend nécessairement moins performants : « dégraissages » et quasi-impossibilité de retrouver un autre emploi dès la cinquantaine.

Mais il n’y a aucune raison pour que cette logique économique s’arrête là. Comme le faisait remarquer dès 2002 le psychanalyste Charles Melman (1), « cette économie libidinale (...) est aujourd’hui au principe des relations sociales, à travers la façon de se servir du partenaire comme un objet que l’on jette dès qu’on l’estime insuffisant » : c’est vrai pour les mariages, comme ce sera bientôt vrai pour les vieux.

Et de poursuivre sa démonstration : « Le problème de la prolongation de l’existence, par exemple, va poser des questions qu’il faudra résoudre. La masse des vieux coûtera cher à toute une génération. Et celle-ci devra trouver le moyen, avec des apparences honnêtes, de régler ce problème, c’est-à-dire de jeter ce qui, après avoir servi, est devenu usagé, source de dépenses sans contrepartie. (...)  Je vois très bien se profiler cette perspective : les compagnies d’assurances versant des primes aux personnes âgées qui auront souscrit des polices afin qu’elles servent à assurer un héritage à leur descendance, moyennant euthanasie pour raccourcir un parcours socialement onéreux. Le dire comme cela paraît abominable et monstrueux. Mais on voit régulièrement des choses semblables se passer. Alors pourquoi pas celle-là ? On développera toutes les argumentations et les théories nécessaires pour justifier l’affaire. Il y aura même des volontaires, il y en a d’ailleurs déjà. Alors on commencera par accepter, légaliser  l’euthanasie, et puis à partir de là... »

Complétons le raisonnement : de l’euthanasie pour mettre fin à des souffrances sans espoir de rémission et que la médecine est incapable de soulager, on glissera progressivement vers l’euthanasie pour convenance personnelle sans justification médicale (« ma vie ne m’intéresse plus ») , puis à la pression sociale culpabilisatrice envers ceux  qui, refusant l’euthanasie, s’obstinent à constituer une charge improductive pour la société, alors qu’ils pourraient, en anticipant le moment de l'héritage, contribuer à la prospérité des jeunes générations encore actives : processus dont les biscuits alimentaires de « Soleil Vert » ne constituaient que le symbole prémonitoire...

On vit une époque formidable : bonne année à tous !

1- Dans son livre  « L’homme sans gravité », Folio Essais, Denoël, 2002
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Vers l’obsolescence programmée de l’humain :
Vieux indésirables ?...
Un débat pour le siècle qui vient.
Jacques RICHAUD
URL de cet article 19037
http://www.legrandsoir.info/vieux-indesirables-un-debat-pour-le-siecle-qui-vient.html
Voir aussi :
Parlons (Inter) Net
Cahuzac : haro sur les vieux, ces pelés, ces galeux dont nous vient tout le mal

Le MEDEF a proposé le 15 janvier, que la hausse des pensions de retraite soit inférieure à l’inflation jusqu’en 2017. Les syndicats sont contre. La CFDT pourrait l’accepter.

Nicolas Sarkozy avait toujours refusé une telle mesure.

Dans une interview aux Echos (15 janvier), le ministre du budget, Jérôme Cahuzac, a estimé que cette désindexation serait un « élément d’appréciation très important » pour le gouvernement (du président adversaire de la Finance. N. de Th.).

A ce jour, on ignore toujours si des riches capilliculteurs ont eu un compte en Suisse. Quant aux anciens leaders de la CFDT, aujourd’hui retraités, quelqu’un sait-il ce qu’ils deviennent avec leurs maigres pensions de militants ?

Théophraste R. (Responsable au GS de l’évaluation des aides des seniors à leur descendance chômeuse, et donc à l’économie).

PS. VERNISSSEZ VOS CANNES, REPASSEZ VOS ECHARPES ET VOS CASQUETTES A CARREAUX, CIREZ VOS BOTTES FOUREES, GRAISSEZ VOS DEAMBULATEURS CAMARADES !
IL VA FALLOIR SORTIR DANS LA RUE (oui, je crie, parce qu’à cet âge-là…)

 

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L'actualité vu de Russie, infos du 21.1.2013, un régal ! Cela change de la désinformation de nos Médias

SORTIE DVD

 

Conditionnement des citoyens

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 02:35

 

 

 

 

 

L'intervenion d'un député belge indépendant
à voir absolument .
Laurent LOUIS...
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Toutes les infos sur les guerres en cours ou à venir (Mali, Syrie, Iran, Congo..)

 

en particulier

La France ? Une ploutocratie dirigée par des mafieux - L'Afrique saignée

 

  Sur cette parution,

le témoignage d'un Malien

 

à  voir  aussi  :

Tout sur l'opposition à la guerre du Mali + Choix de commentaires

 

afrique-guerre.jpg

 

 

 

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Le commentaire d’un citoyen syrien de Damas
Ce n’est pas Bachar el-Assad qui martyrise la Syrie...

 
.20 janvier 2013 | Nous avons publié depuis plus d’une année de nombreux témoignages de Syriens pacifiques, totalement effrayés par la gravité des exactions commises contre leur pays par les bandes armées, disant leur révolte face à la collusion médiatique et politique occidentale avec ce qu’ils qualifient de « bandes terroristes ». Entendre nos médias parler de la « barbarie de Bachar el-Assad » et lui attribuer systématiquement les massacres contre des civils alors qu’à leurs yeux ils incarnent la résistance patriotique face à la barbarie des bandes armées, leur est insupportable. Par cette courte mise au point Iyad, un citoyen syrien, montre comment les bandes armées après avoir commis les attentats s’emploient ensuite à les attribuer à l’armée syrienne pour condamner Damas. (SC)

 

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Alerte, Arctique zone stratégique, "chaude", disputée - Guerres du pétrole

 

Quand les médias s’abreuvent aux sources de l’agence de presse « Le Grand Soir »
legrandsoir

On avait déjà eu Le Figaro donnant un lien pour que ses lecteurs lisent un article traduit et publié par LGS .

On avait eu Le Monde Diplomatique qui nous cite comme média crédible.

On avait eu Charlie Hebdo qui nous aime tellement qu’il veut nous protéger sur notre droite (hum !).

Voici que la chaîne Franco-Allemande Arte nous affiche sur son écran à une heure de grande écoute.

Jeudi 17 janvier 2013, Arte offrait à ses téléspectateurs (hauts de gamme, n’est-ce pas ?) un débat sur Cuba. Encore un ! On se demande pourquoi cette petite île perdue là-bas, si loin, passionne à ce point nos médias (re-hum !).

Bref, s’affrontaient vers 20H30 dans l’émission « 28 mn » sur le plateau d’Arte, des gens qui haïssent Cuba (et qui mentent sans vergogne) des gens qui n’aiment pas trop Cuba et des gens qui l’aiment un tout petit peu (un bisou, mais pas sur la bouche).

Les amis de Cuba, les Cubains de l’ambassade, les intellectuels cubains exerçant à Cuba n’étaient pas là, par manque de chaises (Arte, faible audimat, faible budget).

Or, voici que nous tombe une surprise à la fin de l’émission. Un journaliste de la chaîne donne une information puisée dans Le Grand Soir avec affichage de l’article à deux reprises, le titre Le Grand Soir apparaissant bien, sous deux formes différentes.

 

 

JPEG - 54 ko
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C’est ici à 34 minutes ! http://videos.arte.tv/fr/videos/28-minutes--7250178.html

L’information concernait des prisonniers cubains qui ont été libérés et accueillis par l’Espagne. Et qui ont déchanté méchamment. LGS a raconté qu’ils se sont retrouvés SDF, grévistes de la faim, qu’ils se sont fait tabasser (« On nous a traînés au sol, on nous a frappés au visage, sur les bras et l’un de nous a le nez cassé ».) et qu’ils veulent partir aux USA, voire à Cuba, mais loin de l’Eldorado ibérique.

www.legrandsoir.info/la-nouvelle-vie-des-opposants-cubains-e...

Arte, tant décrié ces temps-ci dans nos colonnes pour avoir diffusé des horreurs partisanes sur Cuba, a fait hier de la pub (cause, effet ?) pour un grand site français qui s’attache à faire connaître Cuba dans sa complexité et dans un contexte qui la façonne peu ou prou.

Merci donc, Arte, mais pas « félicitations ! » pour votre réactivité. L’article qui vous a inspirés est paru sur LGS, il y a déjà... 7 mois.

C’est tous les jours qu’il faut lire LGS si vous voulez griller les chaînes concurrentes qui piochent dans les archives bidonnées des médias de Miami, haut lieu d’une mafia qui regrette le temps où Cuba était libre.

LGS

URL de cet article 19011
http://www.legrandsoir.info/quand-les-medias-s-abreuvent-aux-sources-de-l-agence-de-presse-le-grand-soir.html

 


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MANIFEST OF DR. AISHA MUAMMAR ABU MENYAR GADDAFI
MANIFEST OF DR. AISHA MUAMMAR ABU MENYAR GADDAFI
http://www.alterinfo.net/MANIFEST-OF-DR-AISHA-MUAMMAR-ABU-MENYAR-GADDAFI_a85858.html

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Appeal of Aïcha GADDAFI to Zintan tribe
on the trial of Saif al-Islam Gaddafi by a kangaroo “court”.
ELAC & ALAC COMMITTEES avec PCN-SPO / 2013 01 18 /

In the name of God the Merciful
Greetings to you, sons of Libya struggling
 
What, that we saw yesterday [In Zintan] was aimed at pleasing of occupants.
That did not comply with tribal traditions and yield to pressure of oppressive tyrant external forces.
 
[To Zintan tribe]
Do not make from Yourselves like Ethiopians Fascists who were mercenaries for Italy.
Who are serve Italy then was executed the hero Khalifa Bin Askar in 1922.
History does not have mercy and may Allah not consent Paris and Washington and that the road to heaven is not through the gate of Paris and Washington. Here is Libya for nearly two years after the Atlantic invasion turned into another Somalia. There, for their comfort, smelt death, misery, despair, hunger, ignorance and disease. Killings and tortures in secret prisons, rapes, demolition of scientific lighthouses, kidnapping and the list goes on.

We call the Zintan tribe not to be new Ethiopians and not to be dragged behind the foreign agendas. Seek to preserve what remains of Libya wounded. In addition, we do not recognize the existence of a justice not impartially, under the guardianship of Foreign powers, as the Vichy regime in France.

The Mujahid hero Saif al-Islam Muammar Gaddafi is tomorrow and hope and his charitable work, evidenced by the whole world is rich from the definition. Either position in defending the territory of Libya is a legitimate duty, patriotic and moral. He is the grandson of Mujahid Abdul Salam Abu Menyar [father of Muammar Gaddafi]. Have to keep the last thing stay to You and don’t listen to the horns demons around You...

In the name of God the Merciful
Glory to the people
 
Aisha Muammar Abu Menyar Gaddafi

http://www.facebook.com/notes/elac-committees/-manifest-of-dr-aisha-muammar-abu-menyar-gaddafi/254635801333016

 

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Syrie : Mort d’un "imposteur",
le journaliste français Yves Debay

 

Yves Debay

Yves Debay

ALEP (brève) – Yves Debay, 58 ans, mort hier à Alep n’était pas loin d’être un barbouze, défenseur de la race blanche (Il avait servi dans des unités d’élite de l’ex-armée rhodésienne, les services de sécurité du régime blanc au pouvoir jusqu’en 1980 dans ce qui est devenu le Zimbabwe). Il a été tué jeudi près de la prison centrale, à la lisière nord de la métropole économique syrienne. Mythomane, fort en gueule et soûlard, ce belge d’origine, né en RDC (République démocratique du Congo), soutenait les terroristes syriens.

 

Bref, on ne peut se réjouir de la mort d’un homme mais, Yves Debay, paye au prix fort, le soutien des Occidentaux aux terroristes de l’ASL qui sévissent en Syrie. Qui l’a tué ? La question ne mérite même pas d’être posée. Il était au front et par conséquent, il a accepté les risques…

 

http://allainjules.com/2013/01/18/syrie-mort-dun-imposteur-le-journaliste-francais-yves-debay/

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:57

presse-poison MEDIAS MENSONGES

http://sanscensure2.canalblog.com/archives/2012/08/04/24836557.html

 

Voir aussi mes derniers posts :

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

 

 

 

Clefs pour comprendre la guerre au Mali

Par eva R-sistons

 

 

Scandaleusement, le Gouvernement PS continue la politique militaire de l'UMP.

 

Alors qu'à l'unisson, tous les Médias aux ordres se sont lancés dans la propagande de guerre pour justifier l'intervention de la France, des journalistes d'investigation, des dirigeants politiques importants (1) et des blogueurs bien informés tentent comme ils peuvent de rétablir la vérité. 

 

Voici quelques jours,  j'ai écrit un article dont l'analyse a été très appréciée  (2), preuve de son sérieux. Mais il est destiné à ceux qui sont déjà très informés sur la réalité des politiques, loin des mensonges des médias au service des intérêts des Puissances de l'argent, des multinationales notamment de l'armement (en France, de grands organes de Presse appartiennent à des marchands d'armes).

 

Dans cet article, je vais livrer quelques clefs pour comprendre ce que l'on cache aux Français.

 

Les vrais buts de cette très sale guerre

 

1) La France est actuellement gouvernée par des agents, des représentants des Anglo-Saxons (USA et GB) et surtout d'Israël, depuis le refus de Jacques Chirac de lancer notre pays dans la guerre illégitime et illégale contre l'Irak (sous un faux prétexte, d'ailleurs, comme toujours ,  là les "Armes de destruction massive" n'existant pas) : Sarkozy-Kouchner (avec les conseils de B-H Lévy), et maintenant Hollande-Fabius (conseiller BHL, encore, mais plus discrètement, Hollande le rencontre en dehors des caméras). Et donc la Droite comme la Gauche françaises se lancent dans des guerres pour le compte de Tel-Aviv, Londres et Washington. D'ailleurs, les nouveaux dirigeants de notre pays (pour lesquels nous avons voté car les Médias nous ont conditionné pour cela) ont été choisis pour leur soumission aux vrais Décideurs, au sommet, et ils exécutent fidèlement les ordres donnés. Dominique de Villepin, le dauphin de Jacques Chirac, a été discrédité et écarté parce qu'il était indépendant comme son mentor. 

 

2) La GB et la France, depuis Sarkozy, ont scellé leur Défense, de quoi faire retourner dans sa tombe le Gl de Gaulle attaché à la souveraineté de la France et très méfiant vs-à-vis des Anglais. Quant aux Etats-Unis, ils n'ont plus les moyens de leurs guerres; Ils les sous-traitent aujourd'hui aux Français (coût pour nous, en pleine période d' "austérité" imposée : Ex, 40.000 euros l'heure de vol de nos militaires !). Et ils s'intéressent aux ressources de l'Afrique (sous-sol riche en matières premières, gaz, minerais, uranium etc). Enfin,  en toute discrétion Tel-Aviv tente de coloniser l'Afrique, très exactement de supplanter sur place les Chinois qui investissement massivement sur le continent. Mais au lieu de bombarder les pays convoités, comme l'Occident, pour leur richesse, la Chine finance (en échange des droits concédés) routes, écoles et dispensaires de santé.  L'enjeu est donc important pour les uns et pour les autres.

 

3) Même si cette guerre est d'abord faite par la France au service de ses donneurs d'ordre étrangers (alors qu'avant notre pays colonisait un pays pour en tirer profit lui-même), elle est aussi entreprise pour le compte du MEDEF et des grandes sociétés comme TOTAL, AREVA (extraction de l'uranium comme au Niger, au détriment des populations locales consommant de l'eau désormais malsaine, ne pouvant plus pêcher, etc), et bien sûr des industriels de l'Armement (donc de mort) si prospères chez nous. Il s'agit donc d'une guerre coloniale classique, impérialiste, masquée par de faux prétextes comme le soutien au dirigeant (intérimaire !) du Mali, la lutte pour la démocratie et contre le terrorisme. Démocratie ? Non, la France a entrepris de s'ingérer de façon illégale, injuste, dans les affaires intérieures d'Etats comme la Libye, la Syrie, le Mali, etc (ainsi la Somalie, l'Afghanistan..); C'est une atteinte à la souveraineté des Nations. Contre le terrorisme ? Pas du tout, notre pays le soutient, et même l'utilise, l'arme, le forme, le finance contre la Syrie, la Libye, la Tchétchénie...

 

 

Photo : Sans Commentaire ...

 

 

 

4) Accessoirement, les guerres se font pour des raisons politiques : Lorsqu'un despote souhaite se maintenir au pouvoir, par ex, via l'"Union sacrée" du peuple autour de cette cause ; ou comme dans le cas de François Hollande, afin de détourner l'attention des grandes mesures entreprises par le PS (contre le contrat de travail à durée indéterminée, contre le Droit du Travail, contre la famille traditionnelle, etc), pour remonter dans les sondages, pour créer l'Union sacrée autour de sa personne discréditée....

 

5) Les Touaregs ont été très proches du Régime Kadhafi (laïc, luttant contre les extrémistes qui l'ont d'ailleurs ensuite assassiné - et même, avant, sodomisé, torturé ... - pour le compte de la France attachée à éliminer celui qui pouvait prouver qu'il avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy). Et des partisans de Kadhafi se sont réfugié parmi les Touaregs pour échapper aux tortures et aux massacres perpétrés par le nouveau pouvoir radical, terroriste, mis en place par la France et par la GB à la place du dirigeant libyen rêvant de débarrasser ce continent des puissances impérialistes pillant les ressources des Africains. 

 

Une guerre qui ne fait que commencer

 

Cette guerre est uniquement coloniale, au profit de l'Etranger et des multinationales, elle est illégitime, illégale, et elle va contribuer à déstabiliser tout le continent.  Les Médias ne sont pas autorisés à couvrir ce conflit, celui-ci se déroulera donc à huis-clos, et toute la région sera bombardée, ravagée, meurtrie (civils bombardés, morts innombrables, hordes de réfugiés...).

 

Loin de combattre le terrorisme, d'éviter qu'il ne soit exporté chez nous, le Gouvernement PS risque au contraire de provoquer son expansion sur notre territoire. Ce n'est pas sans raison que le Pan Vigipirate a été remis en place : La politique de la France d'aujourd'hui suscite partout dégoût, rancoeurs, frustrations... et notre pays risque de payer tôt ou tard le prix de nos guerres meurtrières, permanentes, illégales, illégitimes... scandaleusement abominables ! Puisqu'en Syrie, par ex, nous finançons ceux qui commettent des attentats, qui torturent, qui égorgent, ou qui méprisent les droits humains.

 

Et nous accréditons maintenant l'idée que Bachar-el-Assad utilise des armes chimiques contre le peuple qu'il défend, au mépris de la vérité (ce sont les terroristes de l'ASL qui les utilisent pour le compte de l'Occident afin de justifier son entrée en guerre pour éliminer le dirigeant non-aligné, Bachar-el-Assad, dirigeant maintenant l'unité du pays alors que Tel-Aviv, Londres, Washington et Paris rêvent de morceler la Syrie pour l'affaiblir comme l'Irak et la Libye détruites, ruinées, avec des Communautés dressées les unes contre les autres. Et demain ?

 

Une remarque d'un journaliste ("Les terroristes descendent plus au sud") me laisse penser que cette guerre abominable va durer, s'étendre, avec un prétexte tout trouvé : Pour soi-disant traquer "les terroristes qui se déplaceraient vers le Sud". Autrement dit, pour s'implanter partout en Afrique : Avec un allié de poids, Alexandre Ouattara, mis en place par la France en Côte d'Ivoire à la place (eh oui !) de M. Gbagbo réellement élu - Ouattara l'ami personnel de Nicolas Sarkozy (qui l'a marié à Neuilly), l'homme du FMI, et désormais l'agent des intérêts financiers et industriels de notre pays en Afrique.

 

En clair, l'Afrique, les Africains, seront sacrifiés aux intérêts des colons français, israéliens, américains, anglais, et cela de plus en plus et de plus en plus longtemps.

 

L'Algérie, elle aussi, est désormais visée, car son dirigeant est indépendant. La France a-t-elle commandité la prise d'otages pour déstabiliser le pays et le "recoloniser" (cette fois, juste en plaçant à sa tête "une marionnette" docile) ? Le doute est permis (3). D'autant que l'événement permet d'"internationaliser" le conflit (car les otages étaient de différentes nationalités).  Et pour sa part, la France s'appuie sur ces circonstances afin de demander à ne plus se battre seule, mais avec la participation de nombreux autres pays.


Et le continent africain, pour son malheur, devient la nouvelle cible de l'Occident prédateur et criminel. Alors que sous l'égide de Kadhafi, il aurait du s'autonomiser, se libérer de l'impérialisme ! Le colonel libyen a payé de sa vie son idéal d'émancipation...


La politique est sale, très sale, lorsqu'elle est conduite par des dirigeants cupides et sans scrupules comme les Bush-Obama, Blair-Cameron, Sarkozy-Hollande-Fabius... 

 

Eva R-sistons

 

TAGS : Afrique, Mali, impérialisme, colonialisme, Sarkozy, Hollande, Fabius, BHL, Ouattara, FMI, Gbagbo, Bachar-el-Assad, Kadhafi, Syrie, Libye, Irak, guerre, Médias, Occident, PS, Touaregs, FMI, MEDEF, Total, Areva, Gl de Gaulle, Chirac, UMP, USA, GB, France, Israël, Kouchner, Niger, Plan Vigipirate, Côte d'Ivoire, Bush, Obama, Cameron, Algérie, otages, Libye... 

 

 

(1) Comme D. de Villepin, Giscard d'Estaing, Melenchon, Pierre Laurent, Mamère Al-Qaïda au Maghreb appartient aux Services Secrets français - Islamistes et USA

 

(2) :  Notamment sur mes blogs, officiel, ou sous pseudo (sos-crise) :

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

 

(3)  Mali: Tous les mensonges. Islamistes pantins. Prise d'otage commanditée ?

 

 

afrique-prison.jpg

 

 

VOIR AUSSI, entre autres :

 

 

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:07

 

15 janvier 2013

Investig'Action - Michel Collon : comment libérer l'info « La faute aux journalistes ? » « Comment fonctionne le système des médias ? » « Est-il quand même possible pour les citoyens de s’informer correctement ? » Dans cette interview audio, réalisée par le Cercle des Volontaires, Michel Collon répond aux questions les plus fréquentes sur les médias. Suivent deux exemples concrets : 1. Comment nous informe-t-on sur Israël ? 2. Que nous cache-t-on sur l’Afghanistan, la Chine et la bataille pour le contrôle de (...)

 

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15 janvier 2013

Investig'Action - Guerres, révolutions, médias... Pourquoi et comment lutter Michel Collon animait une conférence à Saint-Nazaire après la projection du film « Place Tahrir ». L’occasion de soulever quelques questions qui méritent réflexion. Jusqu’où ira la révolution égyptienne ? Quels intérêts motivent les interventions militaires dans le monde arabe et en Afrique ? Que vaut notre info sur ces événements ? Que pouvons-nous faire ? Extrait (...)

 

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14 janvier 2013

Investig'Action - A Paris et Ankara, terrorisme et antiterrorisme ne font qu'un Mercredi dernier, trois militantes kurdes ont été exécutées de plusieurs balles dans la tête dans les locaux du centre d’information du Kurdistan situé en plein cœur de Paris. Parmi les victimes se trouve Sakine Cansiz, 55 ans, l’une des fondatrices du PKK, rescapée du camp de torture de Diyarbakir durant la dictature du général Evren. Les deux autres militantes d’une vingtaine d’années plus jeunes ont grandi en Europe. L’assassinat odieux de ces trois (...)

 

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10 janvier 2013

Investig'Action - “Même si la vie te semble être un conte aujourd'hui, raconte-la” Le 18 octobre à Oslo, ont été inaugurées les négociations entre le gouvernement colombien et la guérilla des FARC. Quelques heures auparavant, l’organisation révolutionnaire avait rendue publique une vidéo musicale. Celle-ci débutait avec les paroles de son commandant en chef, Timoleon Jimenez, plus connu sous le nom de Timochenko : “Nous venons à la table des négociations sans rancœur ni arrogance.” Puis on a vu plusieurs jeunes sans armes ni tenue de (...)

 

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25 décembre 2012

Investig'Action - Appel de Michel Collon : Rejoignez les Amis d'Investig'Action ! Aujourd’hui, nous avons besoin de vous. Votre soutien est indispensable pour que continue à exister le site michelcollon.info. Avec l’ensemble de nos activités : newsletter, articles, livres, films, reportages, test-médias, conférences, formations… C’est pourquoi nous créons aujourd’hui Les Amis d’Investig’Action, et je vous appelle à les rejoindre.

 

 

19 janvier 2013

Investig'Action - La France au Mali : repérer les médiamensonges En guerre contre le terrorisme, vraiment ? Pourquoi les médias ne parlent-ils pas des ressources naturelles convoitées, des multinationales françaises qui se construisent des fortunes dans cette région, de la misère dont elles sont responsables ? Pourquoi nous cache-t-on les véritables cibles : Mali, Niger, Algérie et l’Afrique en général ? Et le Qatar, allié de Paris, qui arme les islamistes maliens, qu’est-ce que cela cache ? Ou bien part-on en (...)





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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 03:40

 

presse-poison MEDIAS MENSONGES

http://sanscensure2.canalblog.com/archives/2012/08/04/24836557.html

 

 

Introduction d'eva R-sistons :

 

Au moment où je me demandais si la prise d'otages en Algérie était l'oeuvre des Services Secrets français pour déstabiliser l'Algérie, l'impliquer dans la guerre du Mali contre son gré (en vue de la recolonisation cette fois au service des intérêts usraéliens - j'apprends à l'instant, d'ailleurs, qu'un drone américain  survole désormais la zone... donc l'Algérie, joli prétexte ! ) et pour que d'autres Etats interviennent aux côtés de notre pays, pour forcer la main des Européens en particulier, je prends connaissance de ce qui suit !

 

A l'instant, sur Public Sénat Journal de 19 h. "Des pays européens pourraient fournir des soldats" (et plus seulement aider l'armée malienne à se former). Voilà, c'est semble-t-il fait, eva R-sistons - NB : J'ajoute qu'on prépare aussi une Europe de la Défense pour qu'un Etat ne soit plus isolé dans ses guerres coloniales de domination et économiques - comme ici la France pour Total, Areva, et... surtout pour son Maître de Tel-Aviv, via le CRIF,  qui veut supplanter l'influence de la Chine en Afrique. Ainsi, la responsabilité, la culpabilité seront partagées, noyées, dissoutes.  Par ailleurs, pendant qu'on occupe les Français avec la politique extérieure de notre pays, on masque les mesures sur le plan intérieur concernant la réforme du Droit de Travail, "la plus importante depuis longtemps" ("Ca vous regarde", LCP, à l'instant), avec en ligne de mire la fin du CDI, la flexibilité (empêchant les travailleurs de faire des projets, d'emprunter, et séparant les familles),  ou encore la réduction des délais de licenciement, les possibilités de recours... C'est le début de la fin du Droit du Travail, voulue par Sarkozy et réalisée par la "gauche" de Hollande qui avait promis le changement !

 

Jeudi 23 h. J'ajoute qu'il y aurait un "djihadiste" français. Tiens donc ! Pour que les sayanims Hollande-Fabius puissent  justifier leur guerre coloniale au Mali ? Une idée de Valls, aussi, pour accentuer la surveillance, la répression (comme Bush) et faire peur aux Français tout en "boostant" son image de Ministre de la Sécurité en vue de la prochaine présidentielle ? D'une pierre deux coups, donc !

 

Au fait, si cela permettait d'impliquer les Américains (pour ensuite partager les butins de ressources maliennes puis algériennes), avec de bonnes raisons pour intervenir alors que la population est réticente ?

 

Et cette prise d'otages de tous les pays permettra aux Français d'être moins seuls dans leur guerre coloniale, car d'autres pays se joindront à elle. De surcroît, c'est une bonne occasion de faire avancer le Nouvel Ordre Mondial totalitaire en Europe, en scellant l'Europe de la Défense en plus de la monétaire, de la Sécurité, etc . On est loin de l'Europe des peuples, du social, de la culture ! 


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LE SPECTACLE CONTINUE
 
  
La prise d'otage en Algérie est-elle commanditée par la France ?

La manipulation du terrorisme par l'État :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1053


AQMI - Al-Qaïda au Maghreb appartient aux services secrets français (vidéos) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372

(Dans l'article ci-dessus, j'ai remplacé les anciens liens de l'ANP qui étaient devenus inactifs par les nouveaux liens ; car ce site a été restructuré)


AQMI appartenant aux Services Secrets français ; il est très probable que ce Mokhtar Belmokhtar ait reçu l'ordre de la France de faire cette prise d'otage afin de faire accepter au peuple algérien que son gouvernement participe activement à la guerre du Mali. Guerre soit-disant "contre les islamistes". Ces mêmes islamistes que la France a utilisés hier comme mercenaires pour faire la guerre à la Libye de Kadhafi, et qu'elle utilise aujourd'hui pour faire la guerre contre la Syrie ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4646

 

ON SE FOUT DE NOUS


http://mai68.org/spip/spip.php?article4834


Mali : François Hollande est un menteur. Les islamistes sont les pantins du Qatar, membre de la Franceàfric-Francophonie

Sur MEDIAPART

Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes
ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever
trois défis. Le premier étant de construire une mobilisation
 populaire efficace.Le deuxième de pousser l'armée malienne
 à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas à Konna.
Et le troisième allait être de commencer la construction
d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de
la Franceàfric militaire.Et rien d'autre !
(conclusion de cet article)


"Cette résolution autorise le déploiement d’une
force africaine au Mali pour permettre au pays de recouvrer
 son intégrité territoriale par la reconquête du Nord,
tombé aux mains des narco-terroristes et en proie à
des fondamentalistes.  (...) L’opération sera conduite avec
des troupes combattantes exclusivement africaines et
 une forte mobilisation de l’Union européenne
sur les plans financier et logistique".
Mali - Adoption de la résolution 2085
par le Conseil de sécurité (21 décembre 2012)

 

 LIRE AUSSI : Agression impérialiste contre le Mali : 14 faits occultés par les médias aux ordres (un article du 28/9/2012 sur B#Revactu)


Toute la Franceàfric politique,

au garde-à-vous soutient l'invasion militaire du Mali.


Sous couvert d'une résolution proposée par une dictature - le Togo - dont le peuple est dans les rues depuis 3 jours, à manifester pour le 50° anniversaire du "crime fondateur", il s'agit bel et bien d'une invasion d'un pays souverain.
Les pantins islamofascistes ont été financés par l'agence de mercenaire Franceàfric Qatar - dont le Canard Enchaîné vient de nous révéler qu'elle a été intégré à vitesse supersonique au sein de la "Francophonie".
Au moment où la COPAM, le MP22 et toute la gauche malienne ont fait pression sur leur armée pour lancer la contre-offensive, les pantins islamofascistes ont mené, eux, une contre-contre offensive sur la ville de Konna.
Pourquoi ?
Mais tout simplement pour fournir le prétexte nécessaire aux forces spéciales fascistes françaises pour envahir la ville de Sévaré !
Il ne fallait surtout pas que l'armée malienne puisse apparaitre comme capable de résister seule à l'offensive fasciste.
Un nouveau mensonge de plus !
Mais, depuis le début de cette opération d'invasion du pays, tout est faux, tout est truqué.
Il s'agit d'un complot gigantesque.
Un complot, dont le financement des quartiers pauvres de France par la Qatar, montrera un jour qu'il s'agit d'une maneuvre mondiale, un coup d'état fasciste de la bancocratie avec l'aide de ses mercenaires islamofascistes.
En voici les récentes étapes


JANVIER 2012 LE QATAR ATTAQUE LE MALI


Sarkozy a demandé à l'émir du Qatar de fabriquer Ançar Eddine pour attaquer le Nord-Mali.
Dans quel but ?
Economique ?
Evidemment, toujours ! Mais c'est toujours aussi secondaire. Les mobiles politiques sont toujours les premiers : il s'agissait de FABRIQUER un PRETEXTE pour ENVAHIR BAMAKO.


Quatre mensonges principaux


1° mensonge


Ançar Eddine a attaqué en janvier 2012. A Aguel Hoc.
Une attaque coordonnée au téléphone satellitaire Turaya par le président du Mali - lui-même - Amadou Toumani Touré dit ATT.
La première attaque a été repoussée par le leader du syndicat des étudiants maliens Sékou Traoré. Ce militant de la gauche progressiste malienne était devenu militaire et capitaine dans l'armée malienne.
C'est en recevant un appel du président de la république - il appelait ses complices Ançar Eddine - MNLA sur le téléphone satellitaire Thuraya - que le capitaine Traoré a découvert ce complot.
Le résultat a été simple : les comploteurs ont organisé des embuscades contre les troupes maliennes arrivant en renfort à Aguel Hoc (ce n'était pas compliqué : ATT pouvait informer ses complices directement).

La ville d’Aguelhok est contrôlée par le groupe armé islamiste Ansar DineL’ami d’un capitaine se souvient. Il y a beaucoup de non-dits dans le massacre d’Aguel-Hoc qui a vu l’assassinat froid de 118 soldats de l’armée malienne sur place par les éléments du MNLA, en a fait partie le commandant de l’unité méhariste de la localité, le capitaine Sékou Traoré dit Bad, ancien leader estudiantin.

Lui avait vu la mort venir, mais a préféré la défense de la patrie. Ce snipper hors pair victime d’un complot d’Etat de la part d’ATT, a confié ceci à son ami  avant de mourir : « ce pays va fonctionner comme ça, mais si nous voulons, c’est à nous de changer l’ordre des choses. Restez ici,  je viendrai vous chercher » et fait référence avec sa conversation avec le général ATT sur le téléphone satellitaire des rebelles. 

Neuf mois après le massacre d’Aguel-Hoc, un enseignant rescapé,  Adama Sissoko, ami inséparable et confident du capitaine Sékou Traoré dit Bad, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc, parle et revient sur les dernières heures du capitaine Traoré qui a défendu sa patrie au prix de son sang. Lisez plutôt le récit de ce rescapé.

Sur cette histoire très récente, les gens laissent circuler beaucoup de rumeurs. Il ya eu deux attaques à Aguel-Hoc, celle du 18 janvier et celle du 24 janvier 2012. Ces attaques ont été commanditées par les éléments déserteurs de l’armée avec le soutien des éléments d’Aqmi avec d’autres complicités non identifiées qui donnaient la position de l’armée aux bandits armés. La preuve, un élément de la garde nationale promotion 2007, avait tenté de saboter en mettant des bâtons dans  les obus du 12-7 qui se trouvait au portail du camp, le jour même de l’attaque du 18 janvier 2012.

Ce mercredi la ville a été attaquée très tôt le matin, les tirs sporadiques retentissaient, c’était à 10 heures que les choses ont pris une tournure inquiétante ; les éléments du capitaine ont mis en déroute les assaillants. Dans la nuit du 18 au 19 janvier, moi-même, j’ai personnellement dénombré plus de sept cent corps, je le dit officiellement. Ce que les gens ne savent pas et que le capitaine m’a confié est que ce jour là, vers 22 heures, la position des deux principaux cerveaux de l’attaque, à savoir un certain Abdallah Gamal et Assadeg Ag, un ancien élu à l’assemblée régionale de Kidal,  a été donnée au commandant du camp Sékou Traoré  par un agent de renseignements basé à Sévaré qui était un intime à Sekou.  Leur véhiculé fut pourchassé par un hélicoptère  de l’armée malienne avec à son bord le capitaine lui-même, les deux fugitifs seront appréhendés vers Taoudenni et ramenés au camp d’Aguel-Hoc. Après leurs  auditions et les informations extorquées, ils ont été ramenés derrière le camp et les éléments sont retournés bredouille. En terme clair ils ont été exécutés.

Coup de fil de ATT

Leur téléphone satellitaire communément appelé Thuraya  est resté dans le bureau du capitaine. C’est dans la journée du 20 janvier au matin que le téléphone satellitaire extorqué  aux chefs rebelles a sonné, au bout du fil c’était  le Président ATT qui appelait, mais tombe sur le capitaine Traoré. C’est ce coup de fil gênant qui est à la base du massacre d’Aguel-Hoc du 24 janvier.

Ce coup de fil dont mon ami, le capitaine, m’a fait écouter dans la cour PC ou toutes communications sont enregistrées sur une unité centrale. Dans cette conversation on entendait le président ATT se présenter et dire : « Allô !  Il ya quoi chez-vous ? Il ya quoi chez-vous ?». Subitement le capitaine, pris de  panique ou habité par la colère ou l’effet de surprise, se présente en ces termes : «vous vous trompez mon général. C’est le capitaine Sekou Traoré, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc ». Bien entendu ATT a racroché brusquement et brutalement. C’est cette connivence du chef suprême des armées avec l’ennemi que le capitaine n’a pas du tout compris.

Ce témoignage provenant de ce site malien a été repris dans l'article d'hommage mardi 18 décembre 2012 Un premier hommage au capitaine Sékou Traoré. Il sera au panthéon des héros de la libération de l'Afrique. Victime et résistant contre l'attaque Sarkozy-Hollande-Qatar-Ancar Eddine contre le Mali, contre l'Afrique

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Bad et ses hommes ont préférés la mort plutôt qu’à l’abandon d’une partie du territoire national.

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Vous êtes de vrais héros, vous êtes morts pour une cause noble.

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2° mensonge


Ce que les médias ne vous disent pas non plus, c'est que le coup d'Etat qui s'est produit deux mois plus tard avait pour fonction principale de mettre hors d'état de nuire ce comploteur Franceàfric ATT.
Le capitaine Sanogo ne fut que celui que les militaires patriotes poussèrent sous les projecteurs.
Mais celui-ci avait raison en se comparant au général de Gaulle : ATT et toute la clique de présidents et de 1° ministre qui s'ensuivirent sous la pression de la CEDEAO n'étaient que des Pétain et de Laval que la France et les USA imposèrent à ce malheureux pays.
Même le Wikipédia est pudiquement silencieux sur cet aspect des choses : le fait que le comploteur numéro était le président lui-même
L'armée malienne est engagée depuis le 17 janvier 2012 dans une guerre dans le Nord du pays contre les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad et contre les djihadistes de l'Ançar Dine. L'armée subit plusieurs revers, elle souffre d'un manque de moyens par rapport aux Touaregs qui bénéficient d'un important matériel et d'armes lourdes récupérées suite à la chute de Kadhafi en 20113. Le moral des troupes est au plus bas, les officiers supérieurs sont soupçonnés de népotisme, de favoritisme et de corruption, de détourner l'argent destiné à l'équipement militaire4 alors que le salaire d'un soldat de base est de 40 000 francs CFA (60 euros) par mois5. Fin janvier et début février, des manifestations de femmes de militaires réclament des « munitions pour leurs hommes »6,7. À un mois d'échéance des élections présidentielles, l'autorité du président de la république Amadou Toumani Touré qui a annoncé qu'il ne se représenterait pas est remise en cause8.(Coup d'État militaire de 2012 au Mali)

Voilà comment les événements commencèrent :

Les sources s'accordent à dire que le coup d'État n'a pas été préparé à l'avance mais est le fruit d'une escalade d'évènements5. Le 21 mars, Sadio Gassama, ministre de la Défense et des anciens combattants, et le général Gabriel Poudiougou, chef d'état-major général des armées, se rendent au camp militaire Soundiata Keïta à Kati pour évoquer l’évolution de la situation au Nord-Mali. Ils sont pris à parti par des militaires mécontents, essuient des jets de pierre, leurs gardes du corps tirent en l'air pour pouvoir s'enfuir9.

Les militaires en colère se dirigent alors vers l'armurerie et font mains basses sur armes et munitions. Ils s'emparent des quatre automitrailleuses BRDM-2 et des deux transports de troupe BTR-60 stationnés à Kati puis partent vers la capitale. À 15h30, ils attaquent la présidence : les bérets rouges, parachutistes qui forment la garde d'Amadou Toumani Touré résistent jusque vers 21h où l'enceinte du palais est forcée : les mutins ne peuvent mettre la main sur le président qui a été exfiltré vers 18h, les bâtiments sont alors pillés et partiellement incendiés5,10,6. En fin d’après-midi, une centaine d'hommes investissent le bâtiment de l’Office de la radio-télévision malienne (ORTM) au centre de Bamako. La radio nationale suspend ses programmes11.

En soirée, une mutinerie éclate également à Gao, siège du commandement des opérations militaires contre les rebelles du Nord, des officiers loyalistes sont emprisonnés9,12. Les soldats envoyés au Nord se plaignent des « évacuations préventives » des camps militaires présentées par le gouvernement comme « une stratégie de protection » de la population civile.

.... Et, à cette époque, la totalité des activités criminelles en faveur de Ançar Eddine commises par ATT n'était pas encore connues.

3° mensonge


Ce que les médias cachent aussi soigneusement, c'est la façon dont les islamofascistes eurent tout le temps nécessaire pour s'organiser sans que l'armée puisse riposter.
La mesure la plus simple, ce fut le blocage (principalement dans le port de Conakry) des armes que l'armée malienne avait commandées pour mener sa contre-offensive.
Qui bloquait ces armes ?
Mais toute la Franceàfric !!!
CEDEAO, Ouattara, Yayi Boni, Compaoré.... TOUS REFUSAIENT que l'armée malienne puisse avoir de quoi RIPOSTER aux fascistes.
Le 7 septembre, RFI se faisait l'écho de cette attitude
Les armes destinées au Mali toujours bloquées en Guinée par la Cédéao Conakry, Guinée.Par RFI

Les militaires maliens sont en colère contre la Cédéao. L'organisation régionale bloque depuis des semaines une livraison d'armes lourdes achetées par l'Etat malien sous Amadou Toumani Touré ou depuis le coup d'Etat. Ainsi, des blindés, des munitions, sont bloqués dans plusieurs ports de la sous-région, notamment Conakry. Depuis une semaine, quatre émissaires de l'armée malienne et une délégation de la Cédéao sont à Conakry pour tenter de déméler cette affaire.

Cette commande d’armement lourd par les autorités maliennes d’alors, qui date de l’année dernière, est arrivée le 27 juillet dernier à Conakry, à bord d’un bateau battant pavillon turc, en provenance de la Bulgarie.

Mais, parce qu’entre temps le pouvoir avait changé de main à Bamako, les autorités guinéennes, très prudentes en la matière, se sont référées à la Cédéao, l’Organisation économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à laquelle les deux pays appartiennent. C’était surtout pour prendre les instructions de ce qu’il fallait faire de ce colis, dont le vrai contenu n’était pas encore connu.

Le ministre guinéen de la Défense, Maître Abdoul Kabèlè Camara : « Ce sont plusieurs containers qui se trouvent dans ce navire, contenant des armes, commandées depuis l’ancien président ATT. Donc, dans l’intérêt de la République du Mali et de tous les pays membres de la Cédéao – et une délégation de la Cédéao, d’ailleurs, vient d’arriver – nous allons procéder à l’inventaire de ces containers ».

Le départ forcé de l’ancien général président malien Toumani Touré et la prise du pouvoir par une junte dirigée par le capitaine Amadou Sanogo, et surtout l’annexion du nord du Mali par les islamistes, étaient-ils suffisamment inquiétants pour Conakry, qui a jugé utile de retenir ces containers au port de Conakry ? « Non !... Aucune inquiétude ! Mais imaginez si on avait laissé ces containers… Ils seraient tombés entre les mains de qui ? Nous nous sommes conformés aux directives de la Cédéao », explique Maître Abdoul Kabèlè Camara.

On remarquera que une partie de la commande..... a disparu des écrans radar de RFI. Le journal Waat, cité par Maliactu parlait aussi d'hélicoptères.
Ce n’est pas tout. Il semble que la livraison des deux hélicos serait également compromise. Ces appareils avaient été achetés en Ukraine. Mais le coup d’Etat a interrompu le processus de livraison.(Maliactu.net)

Quand on est le haut-parleur des troupes d'invasion, on ne peut pas laisser supposer que des Africains pourraient piloter des hélicoptères !!
Et combattre eux mêmes les fascistes !!!


4° mensonge
On vous présente en vrac "les islamistes"....
Mais les médias oublient de vous signaler que la première attaque fut menée conjointement par le MNLA et Ançar Eddine sans qu'il soit même possible de distinguer qui était qui.
Mais les médias oublient de vous signaler que le MNLA était reçu en grandes pompes il y a quelques jours par le Nigéria (dont les troupes envahissent maintenant le Mali)
Mais les médias oublient de vous signaler que ce groupe avait été protégé et hébergé par l'assassin Compaoré, au Burkina Faso.
Et que , ce même MNLA venait de signer un accord avec le groupe Ançar Eddine.
Alger (sous les ordres du général de l'AFRICOM des USA) venait d'organiser cette alliance entre les gentils coupeurs de mains (Ançar Eddine et MNLA) contre les méchants coupeurs de mains (MUJAO - AQMI)
Par quel mystère, les gentils coupeurs de mains sont-ils devenus - à nouveau - de "méchants coupeurs de mains"..... les médias ne vous l'expliqueront pas !!!
Le 1° octobre dernier, le journal algérien, El Watan rapportait les propos du général commandant l'AFRICOM.

Carter Ham n’a pas voulu trancher la question, laissant entendre que le mouvement islamiste Ançar Eddine, qui a érigé un émirat au Nord, pourrait tout à fait être un partenaire des tractations.

Le commandant de l’Africom Carter Ham«La solution au Mali ne peut être que politique et diplomatique»

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le 01/10/2012 | 10:00

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Les Etats-Unis privilégient pour l’instant la solution politique qui passe par «un gouvernement légitime à Bamako» et un «dialogue avec les groupes du Nord» qui n’ont pas versé dans le terrorisme, sans pour autant fermer totalement la porte à une action armée.

Entre les Etats-Unis et l’Algérie, c’est l’union parfaite ou presque, s’agissant de la crise malienne. Le commandant en chef de l’Africom (commandement des forces armées américaines en Afrique) le général Carter F. Ham, ne s’est en tout cas pas encombré de formules sibyllines pour suggérer la bonne appréciation américaine de l’approche algérienne de règlement de la grave crise au Mali. «Je ne suis pas ici pour discuter de notre présence militaire au Mali, mais pour encourager le dialogue à l’intérieur de ce pays et avec les pays voisins pour le rétablissement de la stabilité à Bamako», glisse, d’entrée, Carter Ham dans la conférence de presse qu’il a animée hier au siège de la chancellerie américaine. Mais auparavant, le général s’est fendu d’une petite déclaration d’amour en soulignant que c’est «avec plaisir que je retrouve l’Algérie, un beau pays et un peuple hospitalier».

Il a aussi pris le soin de «remercier l’Algérie d’avoir renforcé la sécurité autour de notre ambassade ici à Alger après ce qui s’est passé en Libye».  Le «décor» est donc planté pour une plaidoirie, certes d’un militaire, qui épouse globalement l’approche algérienne du règlement de la crise malienne. A travers ses réponses, le commandant de l’Africom a clairement laissé entendre que l’option militaire tant souhaitée par la France est écartée du moins à l’état actuel des choses. Les Etats-Unis sont, a-t-il dit, en train de «s’informer auprès des pays voisins du Mali» pour essayer de comprendre et saisir les enjeux. «Je suis ici pour comprendre et distinguer entre un groupe terroriste et un autre qui ne l’est pas (…). On essaye de comprendre quel est le rôle du Mujao, du MNLA et d’Ançar Eddine», affirme le général.
Solution militaire ? Pas chaud le général
La situation est-elle à ce point confuse ? «Oui, la situation est très compliquée au Mali (…) C’est pourquoi nous pensons que la solution ne peut être que politique et diplomatique.» Voilà qui met l’Algérie et les Etats-Unis sur la même longueur d’onde.
Quid de la position que prendrait son pays si jamais la France, à la demande de la Cédéao, proposait une résolution en faveur d’une intervention armée ? «C’est une question politique à laquelle un général ne pourra pas répondre», lance Carter Ham. Il a cependant concédé vaguement qu’«on ne sait pas encore, il n’y a pas de détails concrets concernant cette question, par ce que comme vous le savez, les Etats-Unis et l’Algérie ne sont pas membres de la Cédéao».  Pour autant, «s’il y a une demande d’intervention militaire, les Etats-Unis   étudieraient la question au Conseil de sécurité». Le général de l’Africom est en revanche formel : «Il n’y aura pas de soldats américains sur le sol malien.»
Une situation compliquée
Comprendre que les Etats-Unis privilégient pour l’instant la solution politique qui passe par «un gouvernement légitime à Bamako» et un «dialogue avec les groupes du Nord» qui n’ont pas versé dans le terrorisme, sans pour autant fermer totalement la porte à une action armée. «Il y a un aspect militaire qui fera partie d’un plan global dans la résolution de ce conflit», a expliqué Carter Ham. Plus explicite, le général a estimé qu’en raison de la présence de groupes terroristes dans la région «une aide militaire peut être requise». Mais il va falloir d’abord séparer le groupe terrorisme de celui qui ne l’est pas. Et les Etats-Unis ne savent pas trop – ou font-ils semblant ? – qui faudrait-il combattre du Mujao, du MNLA et du Ançar Eddine. «L’un des aspects-clés dans la résolution de la crise malienne, c’est de faire la distinction entre les groupes armés dans cette région et définir ceux qui sont terroristes et ceux qui ne le sont pas.» 

Carter Ham n’a pas voulu trancher la question, laissant entendre que le mouvement islamiste Ançar Eddine, qui a érigé un émirat au Nord, pourrait tout à fait être un partenaire des tractations. Ceci, bien qu’il ait pris le soin de préciser qu’il n’est pas question de dialoguer avec les terroristes. Un point sur lequel les courbes algériennes et américaines pourraient se croiser puisque des émissaires de ce mouvement ont pu dialoguer récemment avec les autres groupes du Mali à Alger d’après des sources concordantes. C’est dire que les Américains tablent prioritairement sur la solution politique qui passe d’abord par le rétablissement d’un gouvernement légitime à Bamako, la prise en charge des besoins des populations du Nord, l’aide humanitaire et enfin la lutte contre les terroristes. Des travaux d’Hercule qui ont fait dire au général Carter Ham que la situation au Mali «est compliquée». La solution aussi.

Hassan Moali

TOUT CELA N'AVAIT QU'UN SEUL BUT : PERMETTRE L'OCCUPATION MILITAIRE DE BAMAKO.


Pendant trois mois, en effet, le Conseil de Sécurité était occupé à une seule et unique chose : justifier le fait que les troupes d'invasion allaient occuper la capitale et non pas la ligne de front.
C'est d'ailleurs l'exact contenu de la résolution 2085 du conseil de sécurité ONU : occuper la capitale et ORGANISER des ELECTIONS TRUQUEES....
L'observateur honnête aura aussi remarqué que cette proposition fut faite par le tyran du Togo Faure Gnassingbé !
Quoi de plus normal que de proposer une invasion impérialiste du Mali quand on matraque son propre peuple dans les rues de Lomé.
Mais, cette info, les médias oublient de vous la donner !

Les 104 lecteurs de Médiapart qui avaient recommandé cet article, eux, savaient
ONU-MISMA VS peuple malien : Après Abidjan, c'est Bamako. La 4° guerre contre l'Afrique est commencée 21 décembre 2012 Par Yanick Toutain


Comme étaient aussi informés les 44 personnes qui avaient recommandé

Mali : une autre vérité : La Franceàfric coordonnait les deux attaques. Ançar Eddine contre le nord et CEDEAO contre Bamako 20 décembre 2012 Par Yanick Toutain

EN CONCLUSION : on voyait hier, au Malin, les forces pro-Franceàfric avouer ouvertement quels étaient leurs mobiles : ils sont plus occupés - à Bamako - lutter contre la gauche du pays qu'à résister aux saboteurs pro-islamistes.

Alors que la coalition jihadiste composée d’AQMI, d’Ansar Eddine, du MUJAO et de Boko Haram multiplie les provocations  et menace de marcher sur des villes du sud du pays une coalition hétéroclite de partis politiques et de groupes extrémistes a choisi d’organiser des manifestations violentes à Bamako et Kati  dans le dessein de déstabiliser la transition et le pays, et de créer les conditions d’un second coup d’Etat militaire « .

C’est par ces mots que le Front du refus du coup d’Etat du 22 mars a, dans un communiqué rendu public le mercredi soir, haussé le ton contre les remous qui ont perturbé ces derniers jours, les villes de Bamako et Kati. Des manifestations de protestation émanant des organisations pro-putsch et exigeant la démission du président intérimaire, Pr Dioncounda Traoré et la tenue immédiate des concertations nationales.

Pour le vice-président Iba N’Diaye et ses amis du front anti-putsch, alors que la situation au Nord exige davantage de cohésion nationale et l’union sacrée de tous autour des forces de défense et de sécurité, la coalition du 8 janvier- coalition formée par des organisations pro-putsch comme la COPAM, Yèrèwoloton, MP 22, ADR- tire au flanc du pays en exigeant la tenue immédiate d’une concertation nationale souveraine dont l’objectif clairement affiché est de renverser la Constitution et les institutions républicaines.

 » En ces heures graves où l’existence même de la nation est menacée, il est clair que l’objectif des tenants des  concertations n’est pas la tenue d’assises inclusives, mais plutôt l’instauration d’un régime d’exception qui plongera le Mali dans le chaos et l’anarchie », fustigent les frontistes. Ils « condamnent énergiquement les manifestations violentes » qui ont eu lieu à Bamako et Kati le  9 janvier 2013. Des manifestations qui se sont, selon certaines sources, poursuivies hier jeudi 10 janvier dans la capitale malienne.

Le FDR dénonce ce qu’il qualifie d’instrumentalisation des scolaires. Ce qui a poussé le Gouvernement à décréter la fermeture de tous les établissements scolaires à Bamako et à Kati. Une école malienne qui, il faut le dire, est depuis plusieurs années dans l’abîme le plus sombre dans la mesure où les zones occupées, mais aussi Mopti et certaines contrées voisines n’ont quasiment plus ouvert les classes depuis déjà un bon moment. Toute chose qui pousse certains observateurs à plaider pour une fermeture totale de toutes les écoles sur toute l’étendue du territoire national.

C'est CELA la clé de la situation ! Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever trois défis.
Le premier étant de construire une mobilisation populaire efficace. Le deuxième de pousser l'armée malienne à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas. Et le troisième allait être de commencer la construction d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de la Franceàfric militaire. Et rien d'autre !

 

lire aussi

Agression impérialiste contre le Mali : 14 faits occultés par les médias aux ordres

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Posted on 28 septembre 2012 

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Photo : Sans Commentaire ...

     

ISLAMISTES?

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Sur le Mali

et les guerres de la région, lire aussi :

 

Mali: L'opposition à cette sale guerre - Commentaires : Best of - Françafrique

 

 

 

 

Une journaliste ukrainienne otage du conflit syrien

 

 

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 05:07

 

 

Article que j'ai écrit sur mon blog officiel (eva)

 

 

afrique-prison.jpg

 

 

Mali : La nouvelle sale guerre française

Par Chantal Dupille

 

Une nouvelle sale guerre - Quels sont les vrais motifs ? - La Chine et Israël - Propagande de guerre - L'intervention française


 

La France de Hollande en guerre. Comme celle de Sarkozy. Où est le changement ? Dans la forme, certes. Mais sur le fond, c'est exactement la même politique. Que veut la France ? Voici la réponse des autorités.   "Le chef d'Etat est chef des Armées, explique Fabius. Il a répondu positivement à la demande du gouvernement malien et de la communauté internationale (sic), et sa décision s'inscrit dans un cadre légaliste international. Il faut casser la percée des  terroristes". Et Ayrault n'est pas en reste : "Il faut stopper le terrorisme menaçant le Mali, l'Afrique, la France, l'Europe". On croirait entendre Bush ! La France a pris la relève de la lutte contre le terrorisme chère aux néoconservateurs. Est-ce sa vocation ? Et comment tous les Elus de Droite comme de Gauche peuvent-ils se prêter à cette mascarade, alors même que notre pays soutient activement les terroristes attaquant un état souverain, la Syrie ?

 

Propagande de guerre

 


Et là, nos médias perroquets jurent que le Président Hollande veut seulement aider le Mali (quel altruisme, soudain ! Et Gaza ? Et le Bahrein ? Etc etc) et lutter contre le terrorisme. Terrorisme ? Celui des "Salafistes" que l'on arme contre Bachar-el-Assad ? Celui des "lapideurs" ? Dans une émission (soi-disant citoyenne en réalité de propagande) comme les Observateurs sur France24, on nous montre à l'instant même des séquences "barbares" complaisamment mises en scène (par qui ?) sur des Islamistes amputant la main d'un voleur, propagande de guerre oblige, sous-entendu : Voyez, "bons" Français, à quoi vous échappez ? A la "barbarie" des islamistes, avec à la clef, sous-jacent, un amalgame avec les Musulmans pourtant bien intégrés et citoyens respectables. A signaler aussi que sur Fr2, la diabolisation de l'Islam bat son plein, comme d'habitude : Pour les Islamistes, statuettes considérées comme des idoles, interdiction de l'alcool, pas de relations hors mariage ni de superstitions (sur tout cela, les chrétiens évangéliques pensent la même chose. Qui en parle ?), amputation de la main des voleurs... Et chez nous, en Occident, les gros voleurs des peuples ont tous les droits, tous les honneurs, tous les tapis rouges devant eux !  Bref, choc de civilisations, la civilisation judéo-chrétienne par rapport à la "barbarie" des Islamistes - donc des Musulmans.  On est en pleine propagande de guerre et de préparation des esprits aux futures Nuits de Cristal et ensuite, au choc de civilisations qui sera juteux pour les multinationales.

   

Gauthier Rybinski, le spécialiste de la politique internationale sur France24, le plus sioniste (avec Arte, FR2, 1TELE) des médias, explique ce que nous devons savoir sur le terrorisme islamiste, mais à sa façon, et en donnant l'éclairage de l'Occident sur les événements, partisan, de propagande. Et revoilà l'épouvantail Al Quaïda, créature de la CIA pour servir les intérêts américains et israéliens, fort de peut-être 2000 vrais militants disséminés un peu partout (cellules dormantes...) et désormais grossis d'éléments fanatiques et fanatisés depuis par l'Occident pour servir ses intérêts. Rappelons qu'à Gaza, Tel-Aviv a favorisé les opposants radicaux - le Hamas - pour diaboliser les Palestiniens, pour justifier l'impossibilité de signer la paix, et pendant ce temps coloniser toutes les terres de façon à ce qu'aucune paix ne soit possible  C'est le Grand Israël qui se met en place sans que personne n'élève sa voix pour protester ! En tous cas, comme Ben Laden est enfin définitivement mort, nous a-t-on dit, il faut absolument continuer d'une façon ou d'une autre à terroriser la population. Alors, une séquence sur la lapidation, comme aux "Observateurs", fera l'affaire. On utilise ce que l'on a sous la main. 

 

Ecouter les Médias est jouissif quand on s'amuse de la désinformation. Et en temps de guerre, eh bien on a de la propagande de guerre en plus de la propagande habituelle. Et ce sont de grands amis de la paix qui défilent pour commenter, ainsi sur BFMTV, Kouchner (le mari de la directrice de France24, le monde est parfois tout petit) le faux humanitaire et le vrai spécialiste de l'ingérence soi-disant humanitaire, en réalité pour le compte de l'"état" de son coeur, israël. Et que dit-il, le bon Dr Kouchner and Mr Hyde ? "C'est une opération parfaite ! Pas une ombre, on a rempli notre rôle de Patrie des Droits de l'Homme" !ll Bigre ! Et ailleurs, voici sur 1TELE notre ancien Ministre de la Défense issu des rangs de la Droite la plus extrême, le sieur Gérard Longuet qui se pâme à l'idée de voir à nouveau la France entrer en guerre, etc ; et je suis sûre que l'on va faire appel au plus zélé des supporters des guerres impériales, l'affreux philosophe BHL. Quel que soit le plateau télé, les journalistes sont tous de fervents sionistes, donc JUGES ET PARTIES. Vous avez dit neutralité ? Ou plutôt conflits d'intérêts ? En semaine on a Pujadas, et ailleurs, aujourd'hui, Mikael Darmon, sur 1Télé, ou sur France24, les commentateurs et les reporters estampillés comme il faut. Et sur place, les correspondants savent ce qu'ils ont à dire : Tout, sauf la vérité. Morceaux choisis :

 

" La France ne pouvait pas laisser faire". "La décision s'inscrit dans le cade de la légalité internationale". "La communauté internationale approuve : La GB, l'Allemagne, les Etats-Unis" (c'est ça, la communauté internationale ?). "Il faut casser la percée des terroristes qui menacent l'Afrique toute entière, et sinon, l'Europe sera menacée" ! (Ah, nous n'avons plus les meilleurs Services de Renseignement du monde ?). "Ils veulent descendre dans le Sud pour continuer leur sinistre besogne"."Nous sommes engagés dans une guerre contre le terrorisme islamique, contre la barbarie islamique, pour la civilisation". "Sur le plan du Droit international, tout s'est bien passé". "Hollande a convaincu tous ses partenaires" (Ah, il y en a ? Lesquels ? Ou songe-t-on déjà à l'Europe ?). "Le terrorisme peut frapper en France, et pas seulement les intérêts français en Afrique". "Dans le cadre de l'ONU, la France intervient face à l'action des terroristes qui menacent TOUTE l'Afrique de l'Ouest". Et notre Ministre de la Défense (sur FR2 habituée à inviter les Ministres de Sarkozy pour justifier l'injustifiable, pas ceux de Hollande sauf pour expliquer la guerre), celui-là même qui, en coulisses, intervient contre le chef d'Etat de la Syrie, déclare sans rire que le Mali doit retrouver sa souveraineté territoriale, que l'objectif de la France est de l'aider. De qui se moque-t-on ? Quelle cohérence ? Soutenir la souveraineté du Mali, empêcher celle de la Syrie ? Et les gogos doivent croire tout ça ?

   

Et tenez-vous bien, le Directeur de "Afrique Magazine", celui-là même qu'on interviewe toujours au sujet de ce continent, est Ziyad Limam... pourquoi, à votre avis ? Parce qu'il a lui aussi été placé là pour servir les intérêts de Tel-Aviv, encore et toujours ! Et comme la re-colonisation de l'Algérie se profile à l'horizon, il vient de publier dans son journal un article tendancieux sur ce pays qui pour défendre sa souveraineté, a du interdire le numéro sur son territoire ; Et ce numéro est là pour semer la zizanie dans l'armée algérienne : Quelle ingérence abominable ! Après la Libye, le Mali, et ensuite l'Algérie... si riche en ressources que les multinationales rêvent de piller ! Lorsque la Presse est détournée de sa mission d'information pour servir des intérêts étrangers, c'est une bombe ! Et les peuples sont toujours les premières victimes.

 

Donc, tout est fait, dit, montré, pour que les crédules impénitents acceptent cette nouvelle sale guerre. Mais est-ce vraiment pour défendre la souveraineté du Mali, et pour lutter contre le terrorisme, que les Français envoient leurs troupes se battre ? En tous cas, on polarise notre attention sur les Islamistes en vue du Choc de civilisations programmé à terme par les puissants sionistes talmudistes (ils tiennent le monde à travers la Haute Finance, les  grandes banques comme Goldman Sachs, les Médias, les marionnettes au pouvoir, etc), leurs alliés anglo-saxons et les toutous européens. 

 

Les vrais enjeux et buts ne sont pas ceux annoncés par la France.

 

L'armée française, moderne, face à quelques milliers (tout au plus) de combattants, voilà une victoire facile pour Hollande qui redorera un blason bien terni, et qui le fera peut-être remonter dans les sondages. D'ailleurs, notre cher Président est présenté par les Médias désormais au travail 24 h sur 24. Allez, cocorico, on sera bientôt fiers d'être Gaulois ! Au fait, le bonhomme cherche-t-il à dissuader de venir manifester contre le mariage pour tous ? : "Vous voyez, je sers la civilisation chrétienne contre la barbarie islamiste" (comprenez "musulmane", car c'est ce que nous DEVONS comprendre pour les gens comme Hollande, amalgamant tout).


Et Hollande, en lançant notre pays dans la guerre, cherche-t-il à détourner l'attention des échecs de sa politique intérieure (soumise aux diktats de Bruxelles elle-même aux ordres de la Haute finance des Goldmans Sachs et Co et de l'OTAN pour la participation aux guerres impériales), et de sa grande trahison des Electeurs ? A l'instant, sur BFMTV, le commentateur salue la décision de l'Elysée : "Et là, nous avons besoin de la solidarité internationale, de l'Union de tous les Français", l'union sacrée en somme... la veille de la grande manifestation de la moitié des Français contre les décisions du Gouvernement Hollande ! Pas vraiment fortuit, non ? Et ne s'agit-il pas aussi de détourner l'attention des Français de la capitulation des Syndicats devant les exigences du Grand Patronat souhaitant faire toujours plus de profit sur le dos de ceux qui ont toujours moins - nous tous ?


D'ailleurs, les guerres se déclarent souvent juste pour cimenter l'union nationale autour d'un dirigeant discrédité, ou pour qu'un dictateur se maintienne au pouvoir coûte que coûte.

 

S'agit-il de servir les intérêts de Tel-Aviv ? Par ailleurs, le Conseil de Défense se tient entre le Pt Hollande (sayanim), Fabius (archi sayanim), Valls ("lié éternellement à Israël", selon ses propos le gênant désormais), et le Ministre de la Défense très lié aux Etats-Unis. Est-il difficile de prévoir la suite ? Elle porte le sceau que nous ne connaissons que trop, celui de Tel-Aviv qui dicte ses décisions à ses représentants en France, tous au sommet des centres... de décision. Comme je l'explique depuis 4 ans (analyse saluée aussi bien par des journalistes comme Michel Collon que par le grand essayiste belge Jean Bricmont ou par le GEAB, organe international d'analyse géopolitique), notre pays n'est plus libre, mais occupé depuis que les Médias nous ont conditionné pour accepter Sarkozy contre notre gré (car il incarnait le libéralisme dont nous ne voulions pas, celui de Madelin crédité de 5% d'approbation) : Il ne fallait plus que le successeur de Chirac - ou celui qui devait être son dauphin, D. de Villepin, discrédité pour ne pas remplir ce rôle - gêne les plans du Nouvel Ordre Mondial (comme en Irak).

 

Les Français sont volontiers frondeurs - et très attachés à leur souveraineté, peu enclins à se voir dicter leur conduite. On (Le gouvernement de Tel-Aviv et donc aussi ses allés anglo-saxons) leur a donc envoyé Cohn-Bendit en mai 68 pour tuer politiquement le Gl de Gaulle, puis "européiser" les Verts devenus sous son emprise "Europe Ecologie". Ensuite, Sarkozy, pour "nettoyer" le Quai d'Orsay de ses éléments souverainistes ou gaulliens, pour verrouiller tous les Médias, pour imposer l'Europe dont les Européens ne voulaient pas, et pour poursuivre la politique de Bush si décriée... en Europe, et d'abord en France. Et donc, tous nos dirigeants suivent désormais les directives de Tel-Aviv, proches de celles des néoconservateurs américains. Et l'agenda mondialiste doit aller vite, toujours plus vite, car les peuples s'éveillent à grande vitesse notamment via le Net (et par ex, sur Arte il est dit que les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Europe qu'on leur impose. Les peuples sont de plus en plus méfiants..). A noter d'ailleurs que sur cet agenda figurent plusieurs pays comme l'Irak, l'Afghanistan, la Libye (et donc le Mali proche où se sont réfugiés les touaregs fidèles à Kadhafi), la Syrie, l'Iran, le Liban, le Soudan - où l'otage français a été tué ce jour. Et puis, il y a l'Algérie, aussi, proche du Mali, si proche... et qu'il faudra "recoloniser" pour remplacer un dirigeant non-aligné par une marionnette favorable au Nouvel Ordre Mondial. 

 

Cet agenda impose l'ingérence à la mode Kouchner, à visée soi-disant humanitaire et en réalité à but de colonisation des Etats insoumis comme la Syrie. Cette notion d'ingérence est chère à Bush (Irak..), mais avec Hollande, elle est accommodée non à la sauce divine (pour Dieu, pour le Bien), mais à la sauce "démocratique". Par ailleurs, il ne faut pas oublier que François Hollande rencontre très discrètement le triste sire BHL, apôtre de toutes les guerres pour le compte des Usraéliens (et rêvant de devenir un jour Président du pays de son coeur et pour lequel il travaille - en liaison, pour le coup, avec les islamistes les plus fanatiques servant ses plans !), et qu'il a placé à ses côtés deux grands amis d'Israël : le spécialiste du sang contaminé, Fabius, et l'homme du club des mondialistes de Bilderberg, Manuel Valls. Ainsi, le rondouillard Hollande se transforme en redoutable chef de guerres pour le compte des Usraéliens, des USA et d'Israël. Car si les Américains ne sont pas entrés en guerre (ils font désormais faire leurs guerres par procuration, ils les sous-traitent auprès des Français colonisés et désormais aux ordres), en coulisses ils agissent notamment en fournissant les drones-tueurs. A suivre ! 

 

En tous cas, la France de Sarkozy puis de Hollande (le changement, ce n'est pas maintenant, nous avons été floués) poursuivent le rêve des néoconservateurs bushistes, d'autant plus que le Mali, en l'occurrence, a dans son sous-sol d'immenses richesses, dont l'uranium intéressant Areva comme au Niger. Car ainsi que je l'ai dit plus haut, notre pays n'est plus indépendant, libre, mais aux ordres. Et Sarkozy comme Hollande remplacent le sinistre Bush dans son rôle de gendarme au moins en Afrique, bien que notre très doucereux et surtout très hypocrite Président ait promis un nouveau type de relations dans l'ancien pré-carré français, plus transparent et plus respectueux. Souriez, nous sommes roulés ! Et les Africains, surtout.

 

A ce propos, j'aimerais signaler dans cet article les bribes d'entretien que j'ai saisies le 9.1.13 sur France24, la télé de l'épouse de l'humanitaire va-t-en guerres Kouchner. Je dis bribes, car j'ai écouté d'une oreille pendant l'écriture d'un article, et je n'ai pas eu l'occasion d'écouter à nouveau cet entretien avec Christine Lagarde. La Française au service de la mondialisation usraéluenne parlait, justement, de l'Afrique, des plans pour l'Afrique, comme si ce continent avait besoin d'ingérence extérieure ! Le socialiste Kadhafi, combattant pour la libération des peuples, est mort en tentant de libérer l'Afrique du joug des impérialistes, de l'esclavage moderne, du pillage des ressources, de l'endettement du continent au bénéfice de la Haute Finance, etc. Rappelons en effet que la Libye possédait d'énormes réserves d'or, et qu'aujourd'hui, aux mains des marionnettes islamistes de l'Occident (trahissant les préceptes du Coran contre l'usure), elle va à son tour connaître l'endettement broyeuse de vies humaines.

 

Donc, il faut savoir que le Mali était justement l'Etat qui soutenait le plus Kadhafi, et que de nombreux partisans du Colonel et de son Etat souverain se sont réfugiés dans ce pays pour échapper aux tortionnaires de l'Occident qui sévissent aujourd'hui en Libye, égorgeant tous les amis de Kadhafi et les immigrés noirs l'ayant soutenu (la moitié de la main-d'oeuvre était africaine) après les avoir traqués, torturés. Pendant ce temps, l'Occident pille les réserves d'or et de pétrole de l'Etat libyen ruiné et dépecé. 

 

Bref, il fallait mater cet Etat allié et refuge, pouvant permettre aux rescapés du Régime libyen de continuer le combat et de tenter de reprendre un jour le pouvoir à l'Occident et à ses marionnettes fanatiques. En tous cas, nous assistons depuis un certain temps à l'émergence de nouvelles formes d'action : Des interventions dans les affaires des Etats indépendants au nom de l'"humanitaire" !

 

Or donc, Christine Lagarde (la femme du FMI qui sous couleur d'aider les peuples, les asservit, les appauvrit) annonce que désormais, en Afrique, de profondes réformes structurelles vont être entreprises (comprenez : imposées aux peuples), avec notamment l'aide d'Alexandre Ouattara... l'homme du FMI imposé aux habitants de Côte d'Ivoire à la place de M. Gbagbo réellement élu, et l'ami personnel, à Neuilly, de Sarkozy. Ainsi, tout se tient : Le sayanim Sarkozy impose son ami Ouattara du FMI qui asservit les peuples, et les résistants à la (re) colonisation de l'Afrique comme Kadhafi sont liquidés. La route est dégagée ! Place nette à la politique du FMI, donc des multinationales : Les ressources d'un continent si riche seront pillées, les peuples seront condamnés au non-développement, et les Chinois seront privés de leurs nouveaux débouchés. Le Nouvel Ordre Mondial doit être usraélien, et pas multipolaire !

 

Choc de civilisations, guerre économique contre la Chine, c'est le Nouvel Ordre Mondial, la domination du monde ; et les non-alignés, qu'ils soient chinois, musulmans, russes, latino-américains.. sont priés de dégager ou de se soumettre. 

 

La 3e guerre mondiale a commencé en Yougoslavie (en privant la Russie de son allié serbe et de ses débouchés maritimes), elle se poursuit en Afrique, sournoisement, afin d'empêcher les Chinois en quête de ressources vitales (leurs terres sont moins riches qu'en Russie) de coloniser le continent. Car il faut savoir que les Chinois ont remarqué, bien avant les Occidentaux, le potentiel de cette partie du monde, et depuis des années ils ont pris pied en Afrique où Israël commençait, justement, à s'implanter, très discrètement comme toujours : Mais eux sans bombarder les nations comme les Occidentaux, au contraire en construisant routes, écoles et dispensaires. De quoi irriter Tel-Aviv, ses amis américains, et les laquais européens. Voici une des raisons de cette nouvelle guerre, dont nos médias prostitués ne parleront jamais. Et de surcroît, le Mali héberge les amis touaregs de Kadhafi !

 

Et pour nous préparer aux interventions de l'Occident contre les Etats africains insoumis, les Médias nous annoncent déjà que la guerre sera longue, car les "terroristes" se déplacent du Nord du continent au Sud. Le journaleux de France24 dit clairement : "Est-ce une erreur stratégique ? Non, car les terroristes progressent dans le Sud !". Et ailleurs, on nous dit que les frontières héritées de la colonisation sont artificielles... Conclusion, on n'en a pas fini avec les guerres Sarkozy-Hollande ! Ils n'ont pourtant pas été élus pour les entreprendre... Et on ose encore parler de démocratie ? Nous n'en voulons pas, de ces guerres ! Et si les sondeurs prétendent le contraire, c'est que les questions auront été biaisées, ou incorrectes, ou que les citoyens aurot été manipulés au préalable - car un mensonge répété cent fois par les médias collabos, finit par devenir une vérité ! En tous cas, la France admirée du temps des Chirac-de Villepin, est aujourd'hui discréditée dans une grande partie du monde. Et tôt ou tard, elle subira le contre-coup de ses folles décisions. On pourra remercier les inspirateurs de ces politiques diaboliques ! 

 

Et les otages français ? Notre gouvernement s'en moque ! Car les intérêts humains sont désormais gommés au profit des intérêts géopolitiques et financiers. Dans le Talmud (voir ici :  Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme), il est d'ailleurs dit partout que la vie humaine n'a aucune importance (sauf celle des "Elus"), alors ce mépris colore désormais nos politiques. Les ressortissants Français à l'étranger doivent le savoir : Leur vie ne sera plus protégée; ils n'ont rien à attendre de leur gouvernement ! Et l'intervention au Mali signera sans doute l'arrêt de mort de nos otages...

 

L'intervention française

 

Voici ce qui sert les intérêts des Israéliens souhaitant se substituer aux Chinois pour coloniser l'Afrique : La France des Sarkozy-Kouchner-Hollande-Fabius est bien implantée en Afrique, elle connaît par coeur tous les despotes locaux et sait comment les amadouer, elle a des bases militaires permanentes comme à Djibouti ou au Gabon, elle a des soldats un peu partout comme au Tchad, et elle est docile, désormais, et très zélée. Elle va donc être utilisée pour servir... les intérêts usraéliens, puisque la souveraineté française, la défense de ses intérêts, sont du passé. Et comme le néoconservateur Bush, le néoconservateur Hollande va brandir la menace terroriste pour effrayer le bon peuple français, même dans notre pays. Et Vigipirate sera porté au crédit de Manuel Valls en vue de sa candidature à la Présidentielle.

 

Mais si nous sommes menacés, aujourd'hui, c'est en réalité à cause de nos croisades belliqueuses, meurtrières, sauvages, un peu partout, et parce que les peuples ne sont pas dupes : La France, admirée et respectée, du NON à l'Irak, dit aujourd'hui OUI partout aux guerres impériales et impérialistes, et elle va même plus loin, en prenant la tête de ces nouvelles croisades, quand elle ne les provoque pas elle-même, comme avec Sarkozy, pour liquider l'homme qui en savait trop sur l'argent de sa campagne électorale : Kadhafi ! Oui, nous sommes en danger, par la faute des sayanims, des valets du désordre établi ! 

 

Et désormais, voici une nouvelle formule d'ingérence : Après l'intervention à deux en Libye (France-GB, qui ont scellé leur Défense. Le Gl de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !), la France part seule au combat, pour dessiner le monde à sa guise ! Ou plutôt, selon les ordres d'Israël, une entité hors-la-loi. Et on envoie nos conseillers, nos militaires, nos marchands d'armes, au Mali, sans vote à l'ONU, sans accord préalable des députés, et sans avoir dit que depuis un moment, les forces spéciales françaises sont déjà sur place ! De qui se moque-t-on ? De la démocratie, ou de ce qu'il en reste, pour commencer ! Et tout cela est signé : Comme ses mentors, Hollande n'annonce jamais la couleur. Il promet le mariage pour tous (sauf pour lui, sic !), et ce sont finalement les fondements millénaires de la société française qui seront tous peu à peu pervertis (genre humain indifférencié, naissance, mariage, mort). Il promet de changer la politique françafricaine dans le sens du non-interventionnisme dans les affaires du continent, il promet qu'il n'y aura pas d'intervention au sol au Mali, et il déclenche la guerre en la proposant ensuite aux Européens - contact pris avec Barroso - comme pour la Syrie, avec en arrière-plan (cela, je l'ai entendu à la télévision) le souhait de prendre la tête de l'Europe, à terme ! Et Fabius n'est pas en reste : Il annonce à qui veut l'entendre, que "la France intervient car la Communaté internationale le demande". Si on entend par Communauté internationale, TOUTE la Communauté, il ment. Et s'il ne ment pas, c'est que la Communauté internationale se réduit comme désormais à l'axe Tel-Aviv-Washington-Londres, et que notre pays exécute les ordres donnés. Pourquoi ? Pour qui ? Et quelle place pour la souveraineté ?   !              .


Et puis, il fallait agir vite. Avant que le Parlement français ne soit réuni et ne discute de la décision des sayanims Hollande-Fabius. Et si Hollande déclare situer sa guerre dans le cadre de l'ONU, en réalité elle ne l'a pas votée ; on se passe désormais de l'avis de l'ONU, pour ne pas refaire le coup de la Syrie, où Russie et Chine bloquent cette guerre illégitime. Donc, il s'est contenté de la Résolution 2085 adoptée le 20 décembre 2012 "autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali", la MISMA. Démocratie, toujours ? Elle n'est plus que dans les mots !

 

Voilà, en quelques mots, ce que l'on ne vous dira pas sur cette nouvelle très sale guerre. Elle sera suivie de bien d'autres, aussi illégitimes, illégales et impunies. L'Occident, et particulièrement la nouvelle France, gangrènent le monde ...

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com


 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:04

medias-manipulent.JPG

 

 

Médiamensonges français,

ça suffit !

Voici de l'info à contre-courant

et décapante ! A déguster !


 

Hollande à côté de la plaque,

Glucksmann faux philosophe et vrai militant, 

Laurent Joffrin (NouvelObs)

proche des Services Secrets US.

Qui veut la peau de Chavez ?

Les assassins des journalistes russes...

sont des terroristes du Cacase, etc, etc !

 

 

 

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et suivez l'info sur http://www.prorussia.tv/
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Durée : 31min 38sec |
Postée : Il y a 2 jours
| Chaîne : Voix de la Russie


Bienvenue pour cette nouvelle édition
du journal télévisé de La Voix de la Russie.
Ce rendez-vous hebdomadaire en français vous présente
les actualités russes, françaises et internationales
sous l’angle de la réinformation.
Contrairement à une vision tronquée et manichéenne de l’information
délivrée par le mainstream médiatique français,
nous nous efforcerons de vous faire percevoir que la vérité
n’est jamais toute entière du même côté…

Au sommaire de cette édition du 7 janvier 2013 :

  • Les voeux 2013 : face à la lucidité de l'Allemagne et de la Russie,
  • les voeux utopiques de François Hollande
  • Russie : nouvelle terre d'accueil
  • pour les monstres sacrés de la France
  • Le départ de Depardieu : quand les médias français
  • font étalage de leur mauvaise foi,  
  • France 2 s'illustre par sa haine anti-poutine et anti-russe.
  • Rodin et Massenet : honorés par les artistes russes
En bref et en détail :
 
  • Vénézuéla : mais qui veut la peau d'Hugo Chavez ?
  • Jour de l'an en France : 1500 voitures brûlées,
  • les socialistes veulent interdire les pétards
  • G20 : la Russie persiste dans sa volonté de perfectionnement
  • de l'architecture financière mondiale
  • 100e anniversaire du tour du monde en Vélo.
  • Deux Russes récidivent !

MEDIAS FRANCAIS MENTEURS !

Manip1232
http://mutien.com/site_officiel/?p=1642
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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 06:01

 

 

http://jssnews.com/2011/01/02/le-talmud-bientot-aussi-populaire-pour-les-choinois-que-sun-tzu/

 

 

Post né à la suite d'un échange de commentaires avec une Lectrice, ce jour, voir mon article sur http://r-sistons.over-blog.com/article-commemoration-de-toulouse-industrie-de-la-victimisation-et-instrumentalisation-de-l-holocauste-112049914-comments.html#comment107295481 

 

suivi de liens de vidéos sur le Talmud.


Et par exemple,

 

"dans cet ouvrage doctrinal (le Talmud) exposant les connnaissances et les enseignements INDISPENSABLES au peuple juif",

on trouve ces perles (où l'on verra que la Police de la Pensée sioniste est mal placée pour traquer les soi-disant antisémites - les "racistes" anti-Juifs seulement -,  et pour faire la morale) NB en italique, mes commentaires =


- Les Goyims, les Non-Juifs, sont "des animaux, le bétail des Juifs, des porcs, des singes, des bêtes, des impurs, des chiens, des vaches, des ânes, même les meilleurs d'entre eux doivent être abattus, ils ne doivent pas être soignés, il est permis de les décapiter, de les voler, de les tuer, les Goyims deviendront les serviteurs des Juifs, ou bien ils peuvent être massacrés par eux, les Goys sont promis à l'enfer, le Nouveau Testament doit être détruit, les Goys sont les fils du serpent de la Genèse, et ils ne sont pas les prochains des Juifs, ils doivent être exterminés car ce sont des idolâtres (et cette extermination est "agréable à Dieu"), le taux de naissance des goys doit être diminué matériellement (d'où la loi Veil sur l'avortement, l'encouragement aux unions entre même sexe contre la procréation, les campagnes de vaccination-stérilisation de Bill Gates etc, et qui sont les meilleurs biologistes-eugénistes ?), les Goyims souillent le monde, pas de pitié envers eux, il est même interdit de leur enseigner un métier..."

 

- Quant aux Juifs, ce sont des "êtres supérieurs, toujours considérés comme bons même s'ils commettent des péchés, on ne peut les poursuivre devant un Tribunal (de Goyims), ils possèdent la dignité dont même les anges ne disposent pas, ils ne sont pas obligés de payer un salaire à un Goy (esclavage donc), ils doivent en permanence tenter de tomper les Goys (ainsi le sieur Fabius se présentant à la Primaire socialiste comme le plus à gauche, croyant trouver le filon pour être choisi, alors qu'il est ultra-libéral et seulement au servce des intérêts d'israël - ou Valls se faisant passer pour un homme de Gauche alors qu'Espagnol, il est proche des... Franquistes de sinistre mémoire, ou les journaleux nous mentant en permanence, etc etc), toutes les marchandises des Goys devraient être livrées aux Juifs (c'est ce qui se passe en Europe où tout, services publics, secteurs sociaux, patrimoine des Nations... est peu à peu transféré dans les coffres-forts des banksters - gare aux pays refusant la domination, ils sont attaqués comme actuellement la Syrie), voler les Goys comme avec les prêts d'argent (les dettes, donc) est une pratique... religieuse, le soleil brille SEULEMENT pour les Juifs, les Goys deviendront les serviteurs des Juifs, les Juifs peuvent mentir, se parjurer, tromper, être usuriers, et verser le sang des Goys est une offrande à Dieu, les Juifs ont droit d'être appelés hommes, pas les Goyims, (bref) les Juifs sont des humains et les Goyim sont des animaux... "

 

 

Voir les vidéos plus bas


 

 

ITalmud : Le Talmud au complet sur Iphone

http://www.berrebi.org/2009/05/13/italmud-le-talmud-au-complet-sur-iphone/

 

 


Illustration :

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Les versets sataniques du Talmud
Ceci n'est pas la thora [ livre de Dieu ],  ceci est la mauvaise compréhention de la Thora par des rabbins qui ont suivi leurs passions et non leur raison.  Du temps de Babylone a nos jours, ces nombreux ouvrages ont remplacé la Thora dans le coeur de beaucoup de soi-disant juifs !

et d'autres comme :
Et là, ce bon BHL, ce philosophe auto-proclamé, nous dit que le Talmud est " une machine anti-fanatisme ! "

Talmud; haine et Racisme. Voilà ce que les antisionistes propagent pour dénoncer les juifs

 

Israël Shahak est un des nombreux «rescapés de l’Holocauste». Né à Varsovie en 1933, il passe son enfance au camp de Bergen-Belsen. En 1945, il émigre en Israël et sert dans l’armée juive Tsahal. Militant des droits de l’homme, il collabore au journal Haaretz et s’attaque à l’obscurantisme religieux juif et à son influence dans la vie politique de l’Etat colonial d’Israël.
Il a dénoncé l’intégrisme juif .
Quand on applique un livre saint à la lettre, voilà donc ce qui se produit.
Son intérêt pour la religion juive a commencé en 1965-1966 lorsqu’il fut témoin d’un incident qui le marquera à vie. Dans un quartier de Jérusalem un juif ultra-religieux a refusé qu’on utilise son téléphone, un jour de sabbat, pour appeler une ambulance au secours d’un voisin non juif. Le tribunal rabbinique a confirmé à Israël Shahak que le comportement de ce religieux ultra-orthodoxe est correct et pieux ; en effet, un juif ne doit pas violer son sabbat pour sauver la vie d’un « gentil » d’ailleurs il n’a pas le droit de sauver la vie d’un gentil même en semaine ; par contre la violation du Sabbat est permise pour sauver un juif. Dérouté et scandalisé par cette discrimination raciste, Shahak se met à étudier les lois talmudiques.
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Talmud, Ereget Rashi Erod.22 30 Un Non-juif est comme un chien.
Les écritures nous apprennent qu’un chien mérite plus de respect qu’un non-juif.Talmud, Iebhammoth 61a : Les juifs ont droit à être appelés « hommes », pas les Non-juifs.Talmud, Iore Dea 377, 1 : Il faut remplacer les serviteurs Non-juif morts, comme les vaches, ou les ânes perdus et il ne faut pas montrer de sympathie pour le juif qui les emploie.

Talmud, Jalkut Rubeni Gadol 12b: Les âmes des non-juifs proviennent d’esprits impurs que l’on nomme porcs.

Talmud, Kerithuth 6b p. 78 : Les juifs sont des humains, non les Non-juifs, ce sont des animaux.

Talmud, Kethuboth 110b : Pour l’interprétation d’un psaume un rabbin dit : « le psalmiste compare les Non-juifs à des bêtes impures ».

Talmud, Orach Chaiim 225, 10 : Les Non-juifs et les animaux sont utilisés de manière équivalente dans une comparaison.

Talmud, Schene Luchoth Haberith p. 250b : Même qu’un non-juif à la même apparence qu’un juif, ils se comportent envers les juifs de la même manière qu’un singe envers un homme.

Talmud, Tosaphot, Jebamoth 94b: Lorsque vous mangez en présence d’un non-juif c’est comme ci vous mangiez avec un chien.

Talmud, Yebamoth 98a. Tous les enfants des goyims sont des animaux

Talmud, Zohar II 64b : Les non-juifs sont idolâtres, ils sont comparés aux vaches et aux ânes.

Talmud, Orach Chaiim 57, 6a : Il ne faut pas avoir plus de compassion pour les non-juifs que pour les cochons, quand ils sont malades des intestins.

 

Les juifs peuvent voler les non-juifs:


Talmud, Babha Bathra 54b : La propriété d’un Non-juif appartient au premier juif qui la réclame.

Talmud, Babha Kama 113a : Les juifs peuvent mentir et se parjurer, si c’est pour tromper ou faire condamner un Non-juif.

Talmud, Babha Kama 113b: Le nom de dieu n’est pas profané quand le mensonge a été fait à un Non-juif.

Talmud, Baba Mezia 24a: si un juif trouve un objet appartenant à un goyim, il n’est pas tenu de le lui rendre

Talmud, Choschen Ham 183, 7: Des juifs qui trompent un Non-juif, doivent se partager le bénéfice équitablement.

Talmud, Abhodah Zarah 54a: L’usure peut être pratiquée sur les Non-juifs, ou sur les apostats.

Talmud, Choschen Ham 226, 1: Les juifs peuvent garder sans s’en inquiéter les affaires perdues par un Non-juif.

Talmud, Iore Dea 157, 2 hagah: si un juif a la possibilité de tromper un non-juif, il peut le faire.

Talmud – Babha Kama 113a: les incroyants ne bénéficient pas de la loi et dieu à mis leur argent à la disposition d’Israël.

Talmud, Schabbouth Hag. 6d: Les juifs peuvent jurer faussement en utilisant des phrases à double sens, ou tout autre subterfuge.

 

Les juifs peuvent tuer les non-juifs:


Talmud, Abhodah Zarah 4b: vous pouvez tuer un incroyant avec vos propres mains.

Talmud, Abhodah Zarah 26b T. : Même le meilleur des Goïm devrait être abattu.

Talmud, Choschen Ham 425, 5 : Il est permis de tuer indirectement un Non-juif, par exemple, si quelqu’un qui ne croit pas en la Torah tombe dans un puits dans lequel se trouve une échelle, il faut vite retirer l’échelle.

Talmud, Bammidber Raba c 21 & Jalkut 772: tout juif qui verse le sang d’incroyants (non-juifs) revient à la même chose qu’une offrande à dieu.

Talmud, Hilkkoth X, 1 : il ne faut pas sauver les Non-juifs en danger de mort.

Talmud, Hilkhoth X, 2 : Les juifs baptisés doivent être mis à mort.

Talmud, Ialkut Simoni 245c : Répandre le sang des impies est un sacrifice agréable à dieu.

Talmud, Iore Dea 158, 1 : En ce qui concerne les Non-juifs qui ne sont pas des ennemis, un juif ne doit néanmoins pas intervenir pour les prévenir d’une menace mortelle.
« Un Akum qui n’est pas notre ennemi ne doit pas être tué directement, toutefois, il ne doit pas être protégé d’un danger de mort. Par exemple, si tu en vois un tomber dans la mer, ne le tire pas de l’eau, à moins qu’il ne te promette de te donner de l’argent ».

Talmud, Makkoth 7b : On est innocent du meurtre involontaire d’un Israélite, si l’intention était de tuer un koutim (non-juif) ; tout comme on est innocent du meurtre accidentel d’un homme, quand l’intention était d’abattre un animal.

Talmud, Peaschim 25a : Il faut éviter l’aide médical des idolâtres sous entendu des Non-juifs.

Talmud, Pesachim 49b : Il est permit de décapiter les Goïm (non-juifs) le jour de l’expiation des péchés, même si cela tombe également un jour de sabbat.
Rabbin Eliezer :  » Il est permis de trancher la tête d’un idiot, un membre du peuple de la Terre (Pranaitis), c’est-à-dire un animal charnel, un Chrétien, le jour de l’expiation des péchés et même si ce jour tombe un jour de sabbat « . Ses disciples répondirent :  » Rabbi ! Vous devriez plutôt dire ‘de sacrifier’
un Goï.  » Mais il répliqua :  » En aucune façon ! Car lors d’un sacrifice, il est nécessaire de faire une prière pour demander à dieu de l’agréer, alors qu’il n’il n’est pas nécessaire de prier quand tu décapites quelqu’un.  »

Talmud, Sanhedrin 57a: si un juif tue un non-juif, il ne sera pas condamné à mort. Ce qu’un juif vole d’un non-juif, il peut le garder.

Talmud, Sanhedrin 58b : Si un goyim (non-juif) frappe un juif, il faut le tuer, car c’est comme frapper dieu.

Talmud, Sanhedrin 59a : Les Goïm qui chercheraient à découvrir les secrets de la Loi d’Israël, commettent un crime qui réclame la peine de mort.

Talmud, Sepher Ou Israël 177b : Si un juif tue un Non-juif, ce n’est pas un
péché.

Talmud, Zohar I, 25a : Les Non-juifs doivent être exterminés car ce sont des idolâtres.

Talmud, Zohar I, 28b, 39a : Les meilleures places dans les Cieux sont pour ceux qui tuent les idolâtres.

Talmud, Zohar II, 64b : Le taux de naissance des Non-juifs doit être diminué matériellement.

Talmud, Sepher Ikkarim III c25: Il est permis de prendre le corps et la vie d’un non-juif.

Talmud, Zohar II, 43a : L’extermination des Non-juifs est un sacrifice agréable à dieu.

 

Les non-juifs sont impurs:


Talmud, Abhodah Zarah 22b : Les Non-juifs sont impurs parce qu’ils n’étaient pas là au Mont Sinaï.

Talmud, Abhodah Zarah 35b : toutes les filles des incroyants sont niddah(sales, impures) depuis leur naissance.

Talmud – Iore Dea 198, 48 : Les femmes Juives sont contaminées par la simple rencontre de Non-juifs.

Talmud, Schabbath 145b : Les Non-juifs sont impurs parce qu’ils mangent de la nourriture impure.

Talmud, Zohar I, 46b, 47a : L’âme des goyims est d’une origine théologique impure.

Talmud, Zohar I, 131a : Les idolâtres (non-juifs) souillent le monde. Le juif est un être supérieur

Talmud, Hilkhoth Non-juif X, 1 : Ne passez aucun accord avec un Non-juif, et ne jamais manifester de pitié envers un Non-juif.
Il ne faut pas avoir pitié des non-juifs car il est dit: « tu ne jetteras pas
sur eux un regard de pitié »

Deutéronome 7:16 Tu dévoreras tous les peuples que l’Éternel, ton dieu, va te livrer, tu ne jetteras pas sur eux un regard de pitié.

Talmud, Chagigah 15b : Un juif est toujours considéré comme bon, en dépit des péchés qu’il peut commettre. C’est toujours sa coquille qui se salit, jamais son fond propre.

Talmud, Choschen Ham 26, 1: Un juif ne doit pas être poursuivi devant un tribunal Non-juif, par un juge Non-juif, ou par des lois non-juives.

Talmud, Chullin 91b: Les juifs possèdent la dignité dont même un ange ne dispose pas.

Talmud, Kallah 1b, 18: Le juif peut se parjurer la conscience claire.

Talmud, Sanhédrin 52b: L’adultère n’est pas défendu. avec la femme d’un Goyim (non-juif), parce que Moïse n’a interdit que l’adultère avec « la femme de ton prochain », et les goyims (non-juifs) ne sont pas des prochains.

Talmud, Choschen Ham 34, 19: Les Non-juifs et les serviteurs ne peuvent pas témoigner lors d’un procès.

Talmud, Abhodah Zarah 20a: Ne jamais faire la louange d’un Non-juif, de peur qu’il ne la croit.

Talmud, Abhodah Zarah 22a: Ne pas fréquenter les goyims, ils versent le sang.

Talmud, Abhodah Zarah 25b: Se méfier des Non-juifs quand on voyage avec eux à l’étranger.

Talmud, Abhodah Zarah 26a: Ne pas recourir à une sage femme non-juive, qui une fois seule pourrait tuer le bébé, ou même si elle était surveillée, elle pourrait lui écraser la tête sans que personne ne puisse le voir.

Talmud, Abhodah Zorah 26b: Ceux qui voudraient changer de religion doivent être jetés au fond d’un puits, et oubliés.

Talmud, Abhodah Zarah 35b: Ne pas boire du lait tiré par un Non-juif.

Talmud, Choschen Ham 156, 5: Les clients non-juifs possédés par un juifs, ne doivent pas être démarchés par un autre juif.

Talmud, Choschen Ham 386, 10: Celui qui voudrait avouer les secrets d’Israël aux Non-juifs, doit être tué avant même qu’il ne leur dise quoi que ce soit.

Talmud, Choschen Ham 388, 15: Il faut tuer ceux qui donneraient l’argent des Israélites à des Non-juifs.

Talmud, Eben Haezar 44, 8: Sont nuls, les mariages entre les Non-juifs et les juifs.

Talmud, Emek Haschanach 17a: L’âme des non-juifs vient de la mort et de l’ombre de la mort.

Talmud, Hilkhoth Maakhaloth: Les Non-juifs sont des idolâtres, il ne faut pas les fréquenter.

Talmud, Hilkhoth X, 6: On peut aider les Non-juifs dans le besoin, si cela nous évite des ennuis par la suite.

Talmud, Hilkhoth X, 7: Où les juifs sont fortement installés, il ne faut plus tolérer la présence des idolâtres.

Talmud, Iore Dea 81, 7 Ha: Un enfant ne doit pas être allaité par une nourrice non-juive, car son lait lui donnera une nature maléfique.

Talmud, Iore Dea 120, 1: La vaisselle acheté à des Non-juifs doit être jetée.

Talmud, Iore Dea 146, 15: « Leurs idoles [c'est à dire les objets du culte] doivent être détruites, ou appelées par des noms méprisants.»

Talmud, Iore Dea 147, 5: Il faut railler les objets du culte non-juif, il est interdit de souhaiter du bien à un Non-juif.

Talmud, Iore Dea 148, 12 H: On peut prétendre se réjouir avec les Non-juifs pendant leurs fêtes, si cela permet de cacher notre haine.

Talmud, Iore Dea 151, 14: Il est interdit de concourir à la gloire d’un Non-juif.

Talmud, Iore Dea 151, 11: Il est interdit de faire un présent à un Non-juif, cela encourage l’amitié.

Talmud, Iore Dea 153, 1: Les nourrices non-juives conduisent les enfants à l’hérésie.

Talmud, Iore Dea 154, 2: Il est interdit d’enseigner un métier à un Non-juif.

Talmud, Iore Dea 159, 1: Suivant la Torah, il est autorisé de prêter de l’argent à un Non-juif avec intérêt. Toutefois, certains des anciens n’ont pas reconnu ce droit dans des cas de vie ou de mort. Aujourd’hui, ce droit est accordé dans n’importe quelle circonstance.

Talmud, Moed Kattan 17a: si un juif est tenté par le mal, il doit se rendre dans une ville ou on ne le connaît pas et la il peut s’adonner au mal.

Talmud, Orach Chaiim 20, 2 : Les Non-juifs se déguisent pour tuer les juifs.

Talmud, Rosch Haschanach 17a : L’âme des non-juifs descend en enfer pour toutes les générations.

Talmud, Sanhedrin 57a: un juif n’est pas obligé de payer le salaire redevable à un non-juif.

Talmud, Sanhedrin 90a: ceux qui lisent le nouveau testament (chrétiens) n’auront pas de place dans le monde à venir

Talmud, Shabbath 116a (p. 569): Les juifs doivent détruire les livres des non-juifs (nouveau testament)

Talmud, Zohar I, 25b: Ceux qui font du bien à un Non-juif, ne se relèveront pas des morts.

Talmud, Zohar I, 28b: Les Non-juifs sont les enfants du serpent de la Genèse.

Talmud, Zohar I, 160a: Les juifs doivent en permanence tenter de tromper les Non-juifs.

Talmud, Zohar I, 219b: Les princes Non-juifs sont des idolâtres, ils doivent mourir.
Talmud, Zohar II, 19a: La captivité des juifs prendra fin lorsque les princes Non-juifs seront morts

juifs et non juifs-goyims

http://vs666.unblog.fr/tag/talmud/

 

talhate.jpg

http://vs666.unblog.fr/tag/talmud/

 

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Et sur Alterinfo.net, cette vidéo d'un Rabbin fidèle à la Parole :

 

 

 


 

 

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Quand sortira-t-on de toute cette haine ? Il faut crever l'abcès !

Comme il est écrit dans le Nouveau Testament,

"la Vérité affranchit" !

(Conclusion d'eva)

 

Article complet ici :

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-voici-le-vrai-breviaire-du-racisme-et-de-la-haine-videos-et-citations-114099510.html

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 05:57

 

Le conspirationnisme n’a pas eu lieu

(Source : AgoravoxGaelR)

 

Plus que jamais les grands médias sont méfiants. Avec l’avènement des réseaux sociaux, tout un chacun peut s’improviser enquêteur, journaliste et commentateur.

N’importe qui, grâce à la toile, s’empare d’un sujet, s’exprime et acquiert potentiellement une large audience.

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« Méfiez-vous, disait Arlette Chabot, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent(…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »

Ainsi nous alertait Arlette Chabot dans un documentaire intitulé « Huit journalistes en colère » diffusé surArte en février 2010.

Depuis le 11 septembre 2001 notamment, on nous suggère de nous méfier d’internet, on y trouve tout et n’importe quoi.

Tout est matière à remises en cause, à rumeurs, à fantasmes.


Avec le temps, un nouveau qualificatif est apparu dans le langage courant : « le théoricien du complot », aussi appelé « conspirationniste » ou « complotiste ».


Ces termes souvent utilisés dans les grands médias par les journalistes et les commentateurs désignent semble-t-il celui qui s’imagine que la vérité nous est toujours cachée. Selon lui, des puissances occultes orchestrent les grands événements pour nuire au plus grand nombre. Le conspirationniste souffre d’un délire de persécution et voit des complots partout.

A priori, rien ne semble distinguer le théoricien du complot du paranoïaque.

A l’exception du diagnostique médical, les deux individus souffrent des mêmes symptômes : ils se sentent persécutés et s’imaginent des choses extraordinaires qui se trameraient dans leur dos.


Alors pourquoi est apparue cette expression et que signifie-t-elle ?


Prenons le terme « conspirationniste ».

Il est constitué de la racine « conspiration » et du suffixe « isme »

A-t-on besoin ici de définir ce qu’est une conspiration/ un complot ? Tout un chacun peut se reporter à la définition du dictionnaire et y songer à l’envi. En effet, les termes « complot » ou « conspiration » peuvent désigner un grand nombre de situations, qu’il soit question d’évènements historiques, mythologiques, ou surgis dans le quotidien. L’existence de complots entre les humains jalonnent notre existence. Comme le dit Jacques Alain Miller dans un entretien à l’Express de décembre 2011, « dès qu’on parle, n’est-il pas vrai qu’on complote ? »

La terminologie en « isme » désigne en revanche quelque chose de très précis.

Un isme est un concept. Le suffixe « isme » ajouté à la fin d’un mot permet de désigner une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie (exemples : catholicismebouddhismecubismesurréalisme,gaullismesocialismedarwinisme… etc).


Ainsi en se référant à la structure du terme on peut s’interroger :

  • Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce une doctrine, un dogme ou une idéologie ?

À l’évidence non.

Présumer une conspiration, c’est une intuition, une opinion.

S’il arrive qu’une opinion -une perception même- soit le fruit d’une idéologie, l’opinion elle, n’est pas une idéologie.

C’est un jugement personnel que l’on porte sur une question (un jugement qui n’est pas obligatoirement juste d’ailleurs).

  • Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce un théorie ?

Le fait de mettre en doute les premiers pas de l’Homme sur la lune, la version officielle du 11 septembre ou l’attentat de JFK ne peut se réclamer d’une même théorie. Chaque mise en cause d’un fait historique suggère une théorie particulière.

Si l’on suppose que tous ces événements sont liés par un dessein commun, on ne pourra jamais englober l’ensemble des complots existants dans une même théorie. « La conspiration » dans son acception générale n’est donc pas une théorie.

A l’instar de «  conspirationniste  » ou «  complotiste  », l’expression « théoricien du complot » définit le sujet comme un adepte d’une discipline ou d’une croyance particulière (on parle d’ailleurs « d’adepte de la théorie du complot » comme on parle « d’adepte d’une secte » !). Ce terme, comme ses équivalents, tend à catégoriser sous une même expression toute personne suspectant l’existence d’une manipulation quelle qu’elle soit. C’est absurde !


En réalité les termes « conspirationniste »« complotiste » et « théoricien du complot » sont des formules qui n’ont aucun sens.


Leur structure même le prouve.

Par conséquent ces termes sont des exemples édifiants de ce qu’Orwell appelait le novlangue.

Le novlangue est un langage inventé par Georges Orwell dans son livre 1984.

C’était la langue officielle du gouvernement autoritaire de l’Océania.

Basé sur l’idiome de l’époque, il consistait à créer une langue simplifiée, débarrassée des termes jugés inutiles.

Le postulat était qu’en modifiant le langage, on transformerait l’esprit des gens.

Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toute adopté et que l’ancilangue serait oubliée (la langue d’origine), une idée hérétique -c’est à dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc- serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots.

- Georges Orwell 1984

Le novlangue est donc défini par une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique ( et même la seule « idée » de critique) de l’Etat.


Ainsi nous constatons aujourd’hui l’émergence d’expressions installées de manière volontaire ou non, visant à discréditer toute personne qui met en cause la parole du Gouvernement.


En effet, « être conspirationniste » est discréditant à deux égards :


1°) Comme explicité plus haut, l’expression « conspirationniste » (« complotiste » ou « théoricien du complot ») vise à assimiler le sujet non comme une personne qui exprime librement son opinion, mais comme un croyant ou un disciple d’une secte ou d’un dogme particulier. On ne peut pas discuter avec lui d’un sujet rationnel puisque celui-ci obéit au dogme conspirationnisteLe théoricien du complot est un mystique qui ne voit la réalité qu’au travers du prisme complotiste.


2°) L’expression «  conspirationniste  » fonctionne par amalgame.C’est Donald Rumsfeld le premier, qui lors d’une conférence de presse au lendemain du 11 septembre, a attribué un caractère antisémite aux tenants de la thèse du complot. Aussitôt l’ensemble des médias s’est engouffré dans la brèche. On a accusé Thierry Messan de propager des thèses haineuses. David Ray Griffin et les réalisateurs du filmLoose Change avaient prétendument puisé leur sources dans les milieux d’extrême droite. Quelques années plus tard, c’est la chroniqueuse d’une émission grand public qui affubla Mathieu Kassovitz du titre de « Négationniste du 11 septembre ». Manuel Walls lui, dans un entretien avec des internautes, avança que ceux qui croyaient au complot du Bilderberg étaient les mêmes qui mettaient en cause la version officielle du 11 septembre et l’existence de la Shoa.


L’association est clairement établie depuis longtemps :


Conspirationnisme = révisionnisme = antisémitisme


En somme ce qui sous-tend l’accusation «  conspirationniste  » c’est un procès en nazisme !

Les théoriciens du complot sont les hérétiques des temps modernes.

Si jadis on accusait certains de sorcellerie, aujourd’hui on les accuse de complotisme. Si hier ils passaient sur le bûcher, aujourd’hui ils sont voués aux gémonies.

Les théoriciens du complot sont des infréquentables. Ils propagent des rumeurs nauséabondes, manipulent, divulguent de fausses informations. Ils prennent corps dans des cercles extrêmistes et infestent le reste de la société. C’est une espèce qui se répand par contagion. Soyez vigilant, personne n’est immunisé !

Je me souviens de cette scène où un journaliste osait confronter Bernard Henry Lévy sur les doutes concernant l’existence des tirs de l’armée de l’air Lybienne sur sa propre population. Celui-ci répondant à son interlocuteur : « Méfiez-vous, vous n’êtes pas loin de la théorie du complot ! »

Assurément, toute personne qui doute de la version du Gouvernement est un conspirationniste qui s’ignore.

Bernard Henry Lévy comme Arlette Chabot nous alertait :

Méfiez-vous, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent (…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées.

Arlette Chabot, comme sept autres de ses confrères, s’était retrouvée devant les caméras d’Arte pour la réalisation d’un documentaire destiné à redorer le blason d’une presse en crise. Une ronde de journalistes fameux venaient courber l’échine, confesser leurs fautes, leurs faiblesses, tenter d’exciter la charité du téléspectateur.

Dans son intervention, Arlette Chabot nous donnait un bel exemple de l’imposture de notre classe journalistique : elle nous alertait au sujet des théories du complot en reprenant paradoxalement la thématique des officines secrètes et des puissances occultes, elle usait ainsi de cette ruse orwellienneque je dénonce dans cet article.

En conclusion, les journalistes et les commentateurs refusent de reconnaître leurs contradicteurs, ils refusent de leur donner voix au chapitre et de faire écho à leur thèses. Ils font passer leurs adversaires pour des fous, des croyants, des fanatisés et s’indignent à la seule évocation de leurs thèses. Le terme novlangue décrypté ci-dessus est un outil qui permet de légitimer cette attitude. Les expression «  conspirationniste  », «  complotiste  » et « théoriciens du complot » ne signifient rien et ne visent qu’à empêcher les gens de contester la parole du Gouvernement.


Nous avons ici un exemple typique d’une stratégie sectaire.

Ainsi, nos journalistes et nos commentateurs assurent la pérennité de la pensée unique et du dogme officiel.

 

 http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/presse-libre/le-conspirationnisme-na-pas-eu-lieu

 

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La suite de l'article ici :

 

 

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 04:49

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Mercenaires et drones prédator


«La guerre, c’est la guerre des hommes; la paix, c’est la guerre des idées.»
Victor Hugo

 

DroneUn article du journal Le Monde a attiré mon attention, il raconte un cas de conscience d’un militaire américain qui, du fin fond d’une salle climatisée de l’Amérique profonde a décidé de voler la vie d’un enfant à 10.000 km de là en le ciblant «grâce» à un drone prédateur. Naturellement, il n’y eut pas de réaction ou si peu des médias d’habitude si prompts à diaboliser quand il s’agit de jeter l’anathème sur les damnés de la Terre, surtout s’ils sont musulmans. Comme rapporte Théophraste R. dans un billet du site alternatif «Le Grandsoir» :  Quelqu’un disait (…): «Les médias ne vous disent pas seulement ce que vous devez penser, mais SUR QUOI vous devez penser. Pensez chaque jour aux petites victimes du tueur fou de Newtown et pas à celles de l’aviateur normal qui bombarde par erreur un village afghan. Jean-Paul Sartre a écrit dans «Qu’est-ce que la littérature?»: «Le silence est un moment du langage; se taire ce n’est pas être muet, c’est refuser de parler, donc parler encore. Si donc un écrivain a choisi de se taire sur un aspect quelconque du monde, ou, selon une locution qui dit bien ce qu’elle veut dire de le passer sous silence, on est en droit de lui poser une [...] question: pourquoi as-tu parlé de ceci plutôt que de cela et – puisque tu parles pour changer – pourquoi veux-tu changer ceci plutôt que cela?».(1)

J’ai donc voulu savoir comment faisait-on la guerre actuellement par esprit de déconstruction en décortiquant l’information, et en regardant derrière les plis pour voir la «vraie vérité» comme le dit si bien Jacques Prévert. La façon de faire la guerre a changé totalement depuis que les puissances occidentales ne se font plus la guerre entre elles. La doctrine est celle de «zéro mort» chez le puissant et le maximum de morts chez l’adversaire. Pour cela pratiquement un quart de siècle, après la chute de l’empire soviétique, l’hyper-puissance américaine n’ayant plus «l’empire du mal» comme adversaire s’est trouvé un nouveau Satan de rechange, l’Islam. Cela s’est fait concomitamment, avec le tarissement des puits de pétrole et les avancées technologiques. Il y avait donc un triple gain, démolir l’Islam, en démolissant le pays musulman, s’emparer des puits de pétrole et expérimenter au réel les nouvelles armes létales pour voir «leur performance».


Donner la mort par procuration


Dans cet ordre d’idée , Georges Stanechy écrit: «Il était une fois…un pays, qui avait à sa tête un dictateur: l’Irak. Ni pire ni meilleur que les pires autocrates féodaux et corrompus des pétromonarchies du coin, reçus en permanence avec tapis rouge et accolades dans nos «vertueuses démocraties». Mais, il avait eu le tort d’entrer en conflit avec ses protecteurs qui l’avaient installé au pouvoir. Alors, comme dans les films de gangsters, ils ont décidé de le remplacer par des marionnettes interchangeables et plus dociles. Pétrole oblige… «Apporter la Liberté et la Démocratie», affirmaient-ils, la main sur le coeur. Ils avaient une obsession, toutefois: «Renvoyer le pays à l’âge de pierre», disaient-ils. On ne comprenait pas bien: pourquoi chasser un dictateur imposait-il de réduire l’Irak en cendres?… Ils ont tout rasé. Méthodiquement. Tout ce qui est interdit par les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels, ces «Traités internationaux qui contiennent les règles essentielles fixant des limites à la barbarie de la guerre.» Tout: centrales électriques, stations d’épuration d’eau, ponts, ports et aéroports civils, hôpitaux, universités, écoles, usines d’automobiles ou de tracteurs, ateliers mécaniques ou conditionnements de lait et yaourt, fermes d’élevage. Tous les ministères, sauf celui du Pétrole ! «Retour à l’âge de pierre»: mission accomplie. Jusqu’aux musées et sites archéologiques, pillés à l’exemple du sac du palais d’été des empereurs en Chine, en 1860, par les troupes françaises et les britanniques… Détruire, massacrer, piller… Le plus curieux: ils se sont acharnés sur les femmes et les enfants (…) ».(2)


Les sociétés militaires privées


Autres innovations que nous avons déjà rapportées : les sociétés militaires privées. Le vrai mercenariat est du côté de la coalition qui fait la guerre aux peuples irakien et afghan en faisant appel à des mercenaires. Il est né dans le sillage de la «guerre de l’information» et de la doctrine du «zéro mort» suite aux guerres perdues du Vietnam et du Cambodge, expérimenté notamment au Kosovo. Les Etats-Unis sont aujourd’hui déployés dans plus de 50 pays. Les raisons du recours à des sociétés militaires privées sont multiples: politiques: contourner le Parlement américain et éviter la critique populaire. Contourner le contrôle administratif : ne pas irriter l’opinion publique (doctrine de zéro mort). Les morts BW ne sont pas décomptés comme des soldats. A partir des années 2000, parallèlement à la disparition progressive du mercenariat traditionnel, se sont développées les Sociétés militaires privées (SMP) anglo-saxonnes, parfois en renfort d’une milice. Afghanistan et surtout en Irak (Military Professionnal Ressources Inc, Blackwater, Erinys, Aegis) depuis 2003 (…) Blackwater est une multinationale rentable.. ». (3)

« 1 milliard de dollars de contrats avec l’État américain. En 2006, le nombre de soldats de Blackwater déployés dans le monde était estimé à 23.000. Le chiffre d’affaires de Blackwater a augmenté de 80,000% entre 2001 et 2006. Entre 2005 et octobre 2007 on a dénombré plus de 195 incidents impliquant Blackwater. Les guerres que mène l’Occident ne sont pas justes et partant, pas morales. Cette guerre dissymétrique de 1 pour 1000 est encore plus amorale quand on utilise les satellites, les drones et les robots. On tue son adversaire sans le connaître à des milliers de kilomètres, à partir d’une salle climatisée du fin fond des États-Unis…(3)


Les guerres du futur


Les médias ne tarissent pas d’éloges en décrivant, par le menu, les prouesses des nouvelles armes qui donnent la mort. Cela se fait d’ailleurs dans des kermesses telles que le salon du Bourget, où les marchands de mort viennent fourguer à des roitelets arabes ventripotents les dernières armes toujours en décalage avec l’état de l’art. Il n’est pas question de donner ce qu’il y a de récent. Souvenons-nous du contrat saoudien de plusieurs dizaines de milliards de dollars avec les États-Unis. Que va faire l’Arabie Saoudite avec ses armes si ce n’est les retourner contre son peuple ou contre les Bahreinis?

Avec un rare cynisme les médias occidentaux faisant la promotion des armes écrivent:
«Pour protéger sa vie, le matériel coûteux et éviter l’enlisement, notamment lors de combats en milieu urbain, le fantassin du futur sera bardé d’électronique et relié en réseau avec l’ensemble des blindés et aéronefs. Il ne s’agit plus de science-fiction, mais d’une réalité. Des fantassins en débarquent à couvert. Ils sont équipés d’un gilet bourré d’accessoires électroniques. Grâce à cet équipement, ils sont tous connectés à un réseau informatisé. Chaque combattant dispose d’un écran lui permettant de connaître sa position et celle de ses camarades via GPS. Ils peuvent s’organiser et communiquer entre eux avec un ostéophone, un système qui capte la voix via la résonance des os (…). C’est la poignée avant du fusil mitrailleur (Famas) qui permet de commander la radio. Ainsi, pas besoin d’arrêter un tir pour actionner un interrupteur. Ces mêmes commandes permettent de régler un tir sans se mettre à découvert (…) Ce même dispositif est doté d’options infrarouges, ou de vision de nuit. Le futur, c’est maintenant. Le combattant porte un équipement électronique qui le connecte en réseau avec la troupe, les aéronefs et les véhicules blindés.(…) Le LOCC, Logiciel opérationnel de conduite du combat, est l’outil de suivi des opérations du chef. C’est une sorte de gros iPad façon militaire, qui peut afficher en temps réel l’intégralité des combattants, véhicules et unités sur le terrain. Les positions des ennemis y sont affichées ainsi que les champs de vision et les directions de déplacement des uns et des autres. Dans un blindé, il est présenté sous la forme d’un double écran tactile. Sur le terrain, les chefs de sections sont, quant à eux, équipés d’une tablette tactique de plus petite taille (..)(4)

On le voit ce qui est important, c’est qu’il y ait zéro mort du côté de l’attaquant, que le matériel soit protégé, au besoin en tuant et aussi que le conflit ne s’enlise pas, car c’est de l’argent perdu…


La mort en joystick


Une autre technologique infernale concernant la mort est le drone avec des noms qui font froid dans le dos: drone predator, drones furtifs, drones reapers (faucheuses). Outils favoris des militaires depuis les années 1990, les drones sont de plus en plus utilisés. Ils sont expérimentés sur les faibles qui pensent échapper en vain à l’attaque sans pitié. Nous l’avons vu avec les éliminations des dirigeants palestiniens. Les drones ont, d’ores et déjà, changé la nature de la guerre.

Dans cet ordre, l’histoire que nous allons rapporter est celle d’une bavure parmi des dizaines : «Brandon Bryant était pilote de drone au sein d’une unité spéciale de l’armée de l’air américaine. Depuis l’Etat du Nouveau-Mexique, il a tué des dizaines de personnes. Jusqu’au jour où il a déclaré forfait. Pendant plus de cinq ans, Brandon Bryant a travaillé dans un container allongé de la taille d’une caravane, sans fenêtres, à température constante de 17 °C, et dont la porte était condamnée par mesure de sécurité. Devant les yeux de Brandon et de ses collègues scintillaient quatorze écrans. Sous leurs doigts, quatre claviers. Il suffisait que Brandon presse un bouton au Nouveau-Mexique pour qu’un homme meure à l’autre bout de la planète. A l’intérieur du container, des ordinateurs ronronnent. C’est le cerveau d’un drone. Dans l’US Air Force, on appelle cette pièce un «cockpit». A cette différence près que les pilotes du container ne volent pas – ils se contentent de piloter. Brandon était l’un d’entre eux. Il se souvient très précisément des huit que décrivait le Predator dans le ciel afghan, à plus de 10.000 kilomètres de l’endroit où il se trouvait. Dans le réticule du drone, une maison aplatie en terre, avec une étable pour les chèvres, se rappelle-t-il. Lorsque l’ordre de faire feu tombe, Brandon presse un bouton de la main gauche, «marque» le toit au laser, et le pilote assis à côté de lui déclenche le tir à l’aide d’un joystick. Le drone lance un missile de type Hellfire. Il reste alors seize secondes avant l’impact. «Les secondes s’écoulent au ralenti», se souvient Brandon aujourd’hui. Enregistrées au moyen d’une caméra infrarouge orientée vers le sol, les images sont transmises par satellite et apparaissent sur son moniteur avec un décalage de deux à cinq secondes».(5)

«Plus que sept secondes, pas l’ombre d’un humain. A cet instant, Brandon aurait encore pu détourner le missile roquette. Trois secondes. Brandon scrute le moindre pixel sur l’écran. Soudain, un enfant qui court à l’angle de la maison. Au moment de l’impact, le monde virtuel de Brandon et le monde réel d’un village situé entre Baghlan et Mazar-e Charif se télescopent. Brandon voit une lueur sur l’écran- l’explosion. Des pans du bâtiment s’écroulent. L’enfant a disparu. Brandon a l’estomac noué. «On vient de tuer le gamin?» demande-t-il à son collègue assis à côté. «Je crois que c’était un gamin», lui répond le pilote. «C’était un gamin?» continuent-ils de s’interroger dans la fenêtre de messagerie instantanée qui s’affiche sur leur écran. C’est alors que quelqu’un qu’ils ne connaissent pas intervient, quelqu’un qui se trouve quelque part dans un poste de commandement de l’armée et qui a suivi leur attaque: «Non, c’était un chien.» (…) Brandon se souvient de son premier tir de missile: deux hommes meurent sur le coup et il assiste à l’agonie du troisième. L’homme a perdu une jambe, il se tient le moignon, son sang chaud ruisselle sur l’asphalte. La scène dure deux minutes. Un beau jour, Brandon Bryant n’a plus eu qu’une seule envie, partir, faire autre chose. L’espoir d’une guerre confortable, sans séquelles psychologiques, a fait long feu».(5)


La nouvelle guerre par les «ponctuelles»


La guerre moderne est devenue en théorie d’après les stratèges vendeurs de mort, un tel raffinement que les médias main stream qui nous font la promotion de ces nouvelles formes de suppression de vie, utilisent un langage neutre souvenons nous des « ponctuelles » terminologie utilisée par les commandos deltas qui éliminaient pour le compte de l’OAS, tout ce qui dérangeaient aussi bien les bougnoules, que les pieds noirs « tièdes ». En vendant ces informations ces médias se pâment devant les frappes dites chirurgicales tout en sachant que la chirurgie contrairement à son sens morbide dans ces guerres du XXie siècle, est en principe utilisée pour sauver les vies humaines.

Dans cet ordre, Joe Becker du New York Times démonte la mécanique de mise à mort par les drones. « Au fil de son premier mandat écrit-il c’est devenu la spécialité du président américain: Sélectionner les terroristes à abattre et donner son aval à chaque frappe de drones à l’étranger. Une méthode expéditive qui suscite la polémique. (…) En août 2009, le patron de la CIA, Leon Panetta, a fait savoir à John Brennan que l’agence avait Mehsud dans sa ligne de mire. Toutefois, a prévenu Leon Panetta, la liquidation du chef des taliban au Pakistan ne satisfaisait pas aux exigences d’Obama, pour lequel il faut avoir la «quasi-certitude» qu’aucun innocent ne sera tué. De fait, il était certain qu’une opération causerait la mort d’innocents, puisque Mehsud se trouvait en compagnie de son épouse chez sa belle-famille. (…) Mais pas cette fois. Obama a donné son feu vert à la CIA et Mehsud a été tué ainsi que son épouse et, selon certaines informations, d’autres membres de sa famille. (…) Ce n’était pas vraiment le type de frappe chirurgicale que souhaitait Barack Obama. (…) A juste titre ou non, les drones sont devenus le symbole provocateur de la puissance américaine, foulant aux pieds les souverainetés nationales et causant la mort d’innocents. (…) Le bilan d’Obama a fait reculer l’idée selon laquelle les démocrates sont peu performants en matière de sécurité nationale. Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, Obama s’est révélé plus prompt à dégainer que Bush. Au Pakistan, depuis 2009, Il y eut 261 attaques avec 1819 taliban morts et 87 civils morts pour Obama contre 38 attaques avec 481 morts dont 94 civils avec Bush. Au Yémen, il y eut 48 attaques par les drones contre deux avec Bush (6)


Conclusion : Qu’est ce qu’une guerre juste ?


Dans une contribution précédente j’avais décortiqué le vocable de guerre juste selon l’Eglise et la charité chrétienne dont se prévalent les semeurs de mort. J’écrivais : « Si l’on croit la théologie catholique « une guerre juste » doit obéir à trois conditions, (…) La première des trois conditions énoncées par saint Thomas est que la guerre ne peut être légitimement décidée que par l’autorité politique souveraine qui a pour fin principale de connaître et de promouvoir le bien commun de la cité ou société politique parfaite. (…) La deuxième condition de la guerre juste est que la guerre soit entreprise pour une cause juste (..°) La troisième condition de la guerre juste est ainsi la rectitude de l’intention de celui qui fait la guerre. L’autorité politique suprême peut entreprendre une guerre pour une cause juste mais en étant mue principalement par une intention mauvaise. (…) On pourrait ajouter une condition que saint Thomas n’affirme pas explicitement : il faut que le belligérant use de moyens militaires légitimes. Il n’est donc pas permis d’user de n’importe quel moyen militaire pour vaincre son ennemi. Il y a des actes qui sont toujours mauvais en eux-mêmes et il n’est jamais permis de les poser. L’intervention des armées américaines et anglaises en Irak, décidée sans l’assentiment du Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies » (3) (7)

Pour Louis Delmas, la guerre n’est plus un affrontement de combattants, même éloignés les uns des autres par l’artillerie ou l’aviation, qui se battent en risquant leurs vies, mais un jeu informatique mortel où des opérateurs confortablement installés à des milliers de kilomètres, assassinent des adversaires en manipulant un clavier. Sous prétexte d’abattre un terroriste, les drones télécommandés envoient à un écran lointain les images de la vie d’une famille qu’ils observent pendant des jours avant de recevoir l’ordre de l’éliminer. Des militaires au chaud dans leur bureau, qui ne connaissent rien d’un champ de bataille, regardent des enfants jouer dans la cour, des femmes faire leur lessive, des vieux jouir du soleil. Jour après jour, la routine d’une existence ordinaire. Puis d’un coup, l’exécution est décidée. L’ordre arrive. Ils appuient sur un bouton. Si la cible est bien ajustée, le terroriste est tué. L’explosion fait le vide. Mission accomplie. Les enfants, femmes, vieillards qu’ils reconnaissaient chaque matin ne sont plus que des cadavres. Difficile à supporter. (…) Qu’est-ce qu’une guerre à zéro mort? Le robot (…) celui qui tue votre ennemi sans que vous couriez le moindre risque change la face de la guerre. Zéro mort chez l’agresseur, c’est devenu le slogan des nouveaux traîneurs de sabres. Ils disposent désormais d’un moyen de réaliser leur rêve. C’est un encouragement à déclencher des combats qui font impunément des masses de victimes.(8)

Les guerres que mène l’Occident ne sont pas justes et partant pas morales. Quand Bush avait envahi l’Afghanistan, c’était pour délivrer les Afghanes, maintenant c’est pour combattre le terrorisme. Et demain ? Cette guerre dissymétrique de 1 pour 1000 est encore plus amorale quand on utilise les satellites, les drones et les robots. On tue son adversaire sans le connaître à des milliers de kilomètres, à partir d’une salle climatisée du fin fond des Etats-Unis… On rentre chez soi avec la satisfaction du devoir bien fait ,d’avoir été un bon patriote, pendant qu’à des milliers de kms de là , c’est la terreur, le sang, les larmes la désolation, des vies volées et une haine des survivants qui sédimente inexorablement. Que veut dire alors «une guerre juste»? La question reste posée.

1. http://www.legrandsoir.info/+jean-paul-sartre-explique-une-astuce-de-propagande+.html
2. George Stanechy http://stanechy.over-blog.com/article-noel-les-enfants-de-fa…
3. http://www.legrandsoir.info/Les-societes-militaires-privees-La-mort-par-procuration.html
4. http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/high-tech-4/d/reportage-les-cyberguerriers-de-larmee-francaise_43699/
5. Nicola Abé: Drones:Un ancien pilote américain raconte Der Spiegel 3 janvier 2013
6. Jo Becker The New York Times 7 juin 2012 Jo Becker Comment Obama a appris à tuer avec ses drones The New York Times 7 juin 2012
7.Qu’est-ce qu’une guerre juste ? http://www.etudesfda.com/SPIP/spip.php?article48
8. http://www.mondialisation.ca/la-dangereuse-ere-de-la-telecommande/5314471

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique enp-edu.dz

 

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Sur ce site,

 

1936-2013 : en remontant le temps des cerises…

1936-2013 : en remontant le temps des cerises…

8 janvier 2013 at 9 h 02 min

France 1936. Le Front Populaire gagne les élections. Le gouvernement dirigé par Léon Blum impose des lois sociales comme la France n’en avait jamais connues : augmentations...

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Infos qu'on tente de vous cacher : France corrompue, bananière. Etc...

 

 

 

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 16:02

 

Bachar al-Assad s'adresse à la nation

Sujet: Troubles en Syrie (1203 articles )

 
6.01.2013, 16:58, heure de Moscou
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Bachar al-Assad s'adresse à la nation

© AFP

Le président syrien Bachar al-Assad s'est adressé aux Syriens à la télévision. Il s'agit de sa première apparition publique depuis juin dernier.


Assad a déclaré qu'un conflit meurtrier entre le peuple et ses assassins, entre la partie et ses ennemis a lieu en Syrie.


« Ces ennemis déclarent qu'ils se battent pour la révolution, mais leurs actions n'ont rien à voir avec la révolution » a-t-il noté.


Assad a appelé à un dialogue national et d'adopter un certain nombre de propositions pour une solution politique à la crise. Cependant, il a refusé de négocier avec les « marionnettes de l'opposition » de l'Occident.


« Le gouvernement est intéressé à une solution politique à la crise, mais nous n'avons pas trouvé de partenaire pour le moment » a indiqué Assad.

 

http://french.ruvr.ru/2013_01_06/Bachar-al-Assad-sadresse-a-la-nation/

 

Bachar-el-Assad prend la tête de la résistance au Nouvel Ordre Mondial atlantico-israélien. Saluons sa courageuse détermination, note d'eva

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Voir mon article ici :

La Syrie est le grain de sable à la mise en place du Nouvel Ordre Mondial

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 15:54

 

Alain Frachon nommé directeur par intérim du Monde

Alain Frachon, le 29 août 2011, au journal Le Monde à Paris

afp.com/Miguel Medina - http://www.lexpress.fr/actualites/1/economie/alain-frachon-nomme-directeur-par-interim-du-monde_1193572.html

 

Le conflit Israël-Palestine a disparu

LE MONDE | 04.10.2012 à 14h20 • Mis à jour le 04.10.2012 à 14h20 Par Alain Frachon

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/10/04/le-conflit-israel-palestine-a-disparu_1770210_3232.html

 

Le conflit israélo-palestinien n'existe plus. Il est sorti de l'actualité internationale, chassé des "unes" de la presse, ignoré du journal télévisé. Il a disparu, relégué au rang d'affaire secondaire, subalterne, pour ne pas dire réglée. Ce n'est pas bon signe. Chaque fois qu'il en a été ainsi, l'affrontement entre Israéliens et Palestiniens s'est rappelé au bon souvenir de tout le monde – en général de façon violente.


L'Assemblée générale de l'ONU, l'un des forums où ce conflit était le plus débattu, où il suscitait passions, clivages et batailles rhétoriques, va clore sa session d'automne. On y a à peine évoqué la recherche de la paix entre Israéliens et Palestiniens. En 2011, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a tenté de revenir au premier plan du calendrier diplomatique. Il a annoncé son intention de faire reconnaître par les Nations unies l'esquisse d'un Etat palestinien. Les "Grands" se sont employés à discrètement torpiller cette initiative : pour une raison ou une autre, elle empoisonnait trop de monde. Au moins avait-elle attiré un moment l'attention sur le conflit.

Cette année, rien ou presque. M. Abbas est bien revenu à la tribune de l'Assemblée. Il a parlé, sensiblement dans les mêmes termes qu'en 2011. La poursuite des implantations israéliennes en Cisjordanie et dans la partie orientale de Jérusalem affaiblit chaque jour un peu plus la solution préconisée par l'ONU, les Etats-Unis, la Russie, la Chine, l'Europe, etc. – la solution dite "des deux Etats", qui verrait un Etat de Palestine cœxister pacifiquement au côté d'Israël. Cette politique, a-t-il ajouté, mine également l'Autorité palestinienne, ébauche de ce futur Etat. Mahmoud Abbas a été poliment écouté.

Benyamin Nétanyahou est intervenu un peu plus tard. Le premier ministre israélien a consacré moins de neuf lignes de son discours à la question de la paix avec les Palestiniens. Croquis à l'appui, il a centré son intervention sur le danger qui, selon lui, menace le plus Israël : d'ici à l'été, l'Iran sera capable d'assembler une arme nucléaire, a dit "Bibi" Nétanyahou.

Le président Barack Obama et l'orateur russe, le ministre des affaires étrangères Sergueï Lavrov, ont mentionné l'affaire israélo-palestinienne en passant, de façon quasi rituelle : une formule de courtoisie en un lieu, l'Assemblée générale, intimement lié à l'histoire du conflit.

Les "Grands" se retirent du jeu. Des années de conversations directes entre les deux protagonistes n'ont pourtant pas fait avancer la paix. A l'horizon, pas la moindre perspective d'une négociation sérieuse ; en arabe comme en hébreu, ça s'appelle une impasse.

Il y a quelques années encore, on parlait de la "centralité" du conflit israélo-palestinien. Celui-ci était censé être au cœur de la tourmente proche-orientale, la cause de toutes les pathologies régionales. Il faut croire que la "centralité" s'est déplacée. Au lendemain des "printemps arabes", la grande ligne de fracture qui fait trembler le Proche-Orient et couler beaucoup de sang est ailleurs. C'est l'opposition entre la branche majoritaire de l'islam, le sunnisme, et sa branche minoritaire, le chiisme. Elle explique la guerre civile irakienne provoquée par l'invasion américaine de ce pays : plusieurs dizaines de milliers de morts de 2003 à 2011, et les affrontements reprennent.

Cette guerre de religion au cœur de l'islam structure les camps dans la tragédie syrienne. Celle-ci n'oppose pas seulement un des régimes les plus cruels de la région à une insurrection bientôt vieille de deux ans. La Syrie est le champ clos – pour le moment – d'une bataille plus large.

Au côté de la rébellion, dominée par les sunnites, ceux qui se veulent les porte-drapeaux de l'islam majoritaire : l'Arabie saoudite, le Qatar, la vaste famille des Frères musulmans qui s'installe au pouvoir en Egypte et ailleurs dans le monde arabe ; le Hamas palestinien, qui a rompu avec Damas ; quelques djihadistes ; enfin, hors du monde arabe, la Turquie, ambitieuse puissance réémergente.

De l'autre côté, en soutien à un régime de Damas dominé par la minorité alaouite, l'Iran de la République islamique, l'Irak du premier ministre Nouri Al-Maliki et le Hezbollah libanais, en somme la coalition chiite proche-orientale.

Le partenariat qu'il a depuis vingt ans noué avec la Syrie des Assad est la principale porte d'entrée de l'Iran dans le monde arabe. C'est l'instrument d'une influence régionale que la République islamique veut prépondérante et que faciliterait plus encore la maîtrise du nucléaire militaire.

Dans ce choc-là, majeur, l'abcès israélo-palestinien fait figure de mal bénin. Erreur. S'il n'est pas "stratégique", il reste "central" à sa manière – même s'il s'agit aujourd'hui d'un conflit dit de "basse intensité". Il concentre une partie de la rancœur des Arabes à l'endroit des Occidentaux.

Il fixe un sentiment d'humiliation, fondé ou non, qui entretient au Proche-Orient un antiaméricanisme latent, toujours prêt à exploser en bouffées de violence éruptive, comme on vient de le voir en Egypte et en Libye. Enfin, il nourrit une partie du discours djihadiste. Ce n'est pas marginal.

Le négliger est d'autant plus désinvolte si l'on juge, comme les Etats-Unis, Israël et l'Europe, que la menace régionale la plus lourde est celle d'un Iran en possession de l'arme nucléaire.

Affaire de physique élémentaire : plus la question palestinienne va vers un dénouement heureux, plus le monde arabe adhérera à une politique de pressions accrues sur l'Iran. Même si les régimes arabes, notamment ceux du Golfe, veulent la destruction du programme nucléaire de Téhéran, leurs opinions réagiront mal à une opération militaire israélienne ou israélo-américaine. Elles y verront une nouvelle agression occidentale contre le monde musulman. Mais elles accepteront d'autant plus facilement une stratégie d'endiguement de la République islamique si celle-ci est accompagnée d'un règlement du conflit israélo-palestinien.

Le républicain Mitt Romney a déjà dit qu'il n'en ferait rien ; ce devrait être le programme de Barack Obama II.

 

frachon@lemonde.fr

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 03:04
Claude Sérillon, « conseiller en communication, « spin doctor »... donc menteur ?


Bernard GENSANE
Président US : "Courrez ! Votre vie en dépend !" - Conseiller : "Ce qu’il veut dire par là, c’est que le jogging est bon pour votre santé".

Claude Sérillon, ainsi que sa compagne Catherine Ceylac, sont deux grands professionnels, sympathiques, sans esbroufe. Le problème est que le bon Claude vient de franchir un certain pas en devenant « conseiller en communication » du président de la République.

Il n’est pas éloigné le temps où le comparse de Drucker dénonçait ses collègues journalistes devenus de simples chargés de communication. Il va désormais leur fournir de la matière première.

À l’annonce de la nomination de Sérillon, des dépêches – plus ou moins bien intentionnées – l’ont qualifié de « spin doctor » de François Hollande, un rôle qu’il semble avoir joué depuis quelque temps déjà de manière officieuse. Malheureusement, le diable se cache toujours dans les mots.

Le concept de « spin doctor » nous vient des États-Unis. Donc, prudence. Il est apparu dans les années trente, et a été popularisé dans les années quatre-vingt lors de l’affrontement entre Ronald Reagan et Walter Mondale. Un « spin doctor » est donc un conseiller en communication ET « marketing », chargé de « vendre » une personnalité politique. Une des techniques favorites du « spin » est de raconter des histoires, le désormais célèbre « storytelling ». En illustration de ce que sont devenus les bobards officiels, on peut se remémorer le mensonge de Sarkozy, en 2008, concernant l’amputation des mains d’Afghanes s’étant vernis les ongles, pour justifier l’intervention occidentale dans ce pays : « Il est impossible de dialoguer avec des gens qui ont amputé d’une main une femme parce qu’elle avait mis du vernis à ongles ». Ce mensonge (qui ne dédouanait en rien le fanatisme des talibans) circulait sur la toile depuis des années. Tantôt sous la version d’une femme adulte à qui l’on avait coupé la main, tantôt sous la version plus “ douce ” d’une gamine de dix ans à qui l’on avait arraché les ongles. Un colonel de l’armée étatsunienne expliqua que l’histoire des ongles arrachés avait été scénarisée par le « spin » du Premier ministre Tony Blair, Alastair Campbell. Dès novembre 2001, Laura, la femme de George Bush, avait fait courir ce bobard, sous forme d’hypothèse : « Seuls les terroristes et les talibans menacent d’arracher les doigts qui ont les ongles vernis ». Conjecture reprise, encore plus prudemment, par Cherie, la femme de Tony Blair : « En Afghanistan, si vous avez du vernis à ongles, vous pouvez avoir les ongles arrachés ». Le kleiner Mann ne s’embarrassa pas de ces précautions rhétoriques. Pourtant, en septembre 2007, le mensonge avait été éventé par Jim Wilkinson, conseiller en communication à la Maison blanche : « la meilleure chose que nous ayons faite pour obtenir le soutien de pays où la coalition antiterroriste se heurtait un grand scepticisme ».

En anglais, le verbe « to spin » a deux sens : faire tourner (a spinning top = une toupie), avec la connotation, qui nous intéresse ici, de l’effet que l’on donne à une balle de tennis. Un effet qui tord les faits pour les présenter de manière favorable. Ce verbe signifie également « filer » (ou tisser), avec une connotation qui devient rapidement péjorative : « he spun me a yarn » = il m’a débité une longue histoire, « to spin a web of lies » = inventer un tissu (une toile) de mensonges, par exemple en forgeant des slogans, des éléments de langage, comme on dit désormais, en faisant de la « pédagogie » pour orienter la compréhension des faits dans le sens voulu par les émetteurs du message. Lorsque l’on est dans le spinning, on ne sait plus très bien où l’on en est : « my head is spinning round = j’ai la tête qui tourne ». Le conseiller en relations publiques est donc un façonneur d’images, et il peut devenir une éminence grise, voire un gourou. En tout état de cause, nous sommes loin de la démocratie, loin d’un rapport de vérité au peuple.

Les deux plus célèbres « spin doctors » de ces vingt dernières années furent Karl Rove (qui fréquenta six universités sans décrocher le moindre diplôme), le mauvais génie de George Bush, capable d’inventer et de faire passer un mensonge à l’heure, et Alastair Campbell qui, avant d’avoir mené en bateau les opinions publiques au sujet de la guerre en Irak, avait vendu la doctrine blairiste du New Labour aux militants du parti pendant que le futur Premier ministre négociait avec le milliardaire de la presse Rupert Murdoch.

Sérillon n’en est pas là. Pour l’instant.

 

Bernard Gensane

 

http://bernard-gensane.over-blog.com/

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http://www.legrandsoir.info/claude-serillon-conseiller-en-communication-spin-doctor-menteur.html
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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 02:57

 

J'essairerai modestement de m'y tenir également...2012 nous aura au moins apporté de belles anaphores...

Les audacieuses promesses du Grand Soir pour 2013.

Le Grand Soir

-  Moi, journal alternatif je promets de poursuivre ma mission d’information atypique et éthique,
-  Moi, journal alternatif, je promets de publier des articles qui ne reflètent pas nécessairement les idées des administrateurs,
-  Moi, journal alternatif, je promets de ne pas entrer dans les pugilats internes à la gauche, en France et à l’étranger,
-  Moi, journal alternatif, je promets de modérer modérément, mais assez pour que les forums enrichissent les articles,
-  Moi, journal alternatif, je promets de continuer à pencher du côté des petits, des obscurs, des sans grades (1) ,
-  Moi, journal alternatif, je promets de permettre à mes administrateurs de publier leur prose, mais pas trop souvent,
-  Moi, journal alternatif, je promets de combattre à la fois la violence des armées (dont Tsahal) et tous les racismes (oui, c’est possible !),
-  Moi, journal alternatif, je promets de ne pas trembler devant les milices anonymes qui font la police des écrits en remplacement de feu Herr Otto Abetz (2),
-  Moi, journal alternatif, je promets d’aller chercher la vérité partout dans le monde et de respecter le serment des témoins : « Je jure de parler sans haine et sans crainte, de dire toute la vérité, rien que la vérité. »,
-  Moi, journal alternatif, je fais miens ces mots du serment d’Hippocrate : « Que les hommes m’accordent leur estime si je suis fidèle à mes promesses. Que je sois couvert d’opprobre et méprisé de mes confrères si j’y manque. »

Et merci à nos talentueux lecteurs et contributeurs (3) et à tous ceux (sites Internet, journaux, journalistes, écrivains, associations, responsables politiques) qui savent ce qu’est LGS et qui ont toujours su le dire.

Le Grand Soir.


Notes :

(1) « Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grades,
Nous qui marchions fourbus, blessés, crottés, malades,
Sans espoir de duchés ni de dotations… »
(Edmond Rostand. L’Aiglon).

(2) Ambassadeur de l’Allemagne nazie à Paris, Otto Abetz, avait dressé la liste d’ouvrages interdits. La première « liste Otto » comportait 1 060 titres. Plus de 700 000 livres seront saisis et détruits.

(3) A ce jour, LGS a publié 14 661 articles de 1 187 auteurs et 39 974 commentaires.  

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