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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:38

http://www.avaaz.org/fr/climate_summit/

 

Reçu ce mail auquel je souscris totalement

j'ai d'ailleurs publié sur mon blog sos-crise

des articles critiques sur Avaaz

eva R-sistons

 

Bonjour,

 
Surtout ne signez rien de ce que produit AVAAZ, c'est une entité maçonique pilotée par la CIA. AVAAZ est aux ordres de l'oligarchie financière internationale. AVAAZ a pour finalité de ficher le signataire, la liste sera vendue à la CIA et il n'y aura aucun retentissement concernant la pétition sauf la mise en oeuvre du découragement et du détournement des forces "désirant" le changement.

AVAAZ a milité pour l'installation définitive de la base aéronavale angloaméricaine de Diego Garcia qui a bombardé l'Afghanista, la Somalie, l'Irak... L' atoll de Diego Garcia volée à ses habitants les Chagossiens (chassés de leurs îles et rejettés dans la plus grande précarité à l'île Maurice et aux Seychelles) en leur interdisant purement et simplement tout retour possible dans leurs superbes îles, en exigeant que l'ONU (UNESCO) décrète tout l'archipel en tant que réserve naturelle, patrimoine de l'humanité.

Je vous recommande de systématiquement boycotter AVAAZ cette organisation issue de la fondation Rockefeller, maléfique pour l'humanité.

 
Patrick Brousse de Laborde
.
Comme les journaux dits de Gauche (NouvelObs, Libération etc), Avaaz est rouge (progressiste) à l'extérieur, blanc à l'intérieur, tels les radis ! Et en réalité, il nous conduit à souscrire aux engagements impérialistes de l'Empire, comme contre la Libye, la Syrie, la Chine, etc. Alerte, pensée Unique déguisée ! (eva R-sistons)
.
.
Voir ici :

 

Alerte, Avaaz est en fait un instrument de la CIA, au service de l'Empire

.

Alerte AVAAZ: A boycotter. Instrument de la CIA pour ficher les signataires

 

.

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:34

 

 

Non, vous ne rêvez pas, c'est bien une carlingue

de JetLiner transformée pour abriter

des barils de produits toxiques

destinés à l'épandage (voir le post)

 

 

 

 DES AVIONS MILITAIRES CAMOUFLES EN honnêtes AVIONS COMMERCIAUX !!!

 

Un Boeing de l'US Air Force

Un autre Boeing, un 747, de la NASA

Arrière d'un KC-135 ravitailleur en vol modifié pour l'épandage de chemtrails

Appareil de la "North American Weather consultants" sous contrôle de l'armée US

 

Boeing KC-135 utilisé par l'Armée de l'Air française pour le ravitaillement en vol et aussi... pour l'épangage de chemtrails.


Le B-52 ci-contre est un des appareils les plus utilisés pour larguer les traînées de la mort. Son énorme capacité de charge et sa grande autonomie en font une remarquable machine volante à pourrir le ciel.

Voilà donc l'un des moyens techniques utilisés pour répandre le poison gouvernemental sur les petits humains que vous êtes ( ils vous appellent les petits animaux et aussi le peuple d'en bas, pas seulement en France ! )

Le site « Contrail Science » prétend que ces bidons soi-disant remplis d'eau servent à tester le centrage et les variations en vol du centre de gravité des JetLiner avant de les commercialiser... Les auteurs de Contrail Science en savent donc plus que les ingénieurs de Boeing !!

En présentant ces photos, la direction de Boeing, quant à elle, précise seulement - et vaguement - qu'elles sont en rapport avec les essais en vol du 777-200LR. Sans plus...

Certains d'entre nous ont une formation d'ingénieurs en aéronautique et savent très bien que les essais en vol ne se passent jamais de telle façon. L'explication fournie par « Contrail Science », un site de désinformation inféodé à Boeing et au Système, est pour le moins... bidon !

Mais venons-en à la composition de la potion infecte.

 

QUELLE EST DONC CETTE SOUPE POURRIE 

 

 

 


 


QU'ILS VAPORISENT DANS NOTRE ATMOSPHERE ?

*


 

D'après des analyses très sérieuses faites en laboratoires privés - pas ceux du Système ! - On peut relever au moins huit agents chimiques ou biologiques composant les chemtrails gentiment vaporisés au-dessus de nos têtes par une belle bande de salopards autorisés par de tout puissants pourrisseurs :

  • des sels de barium

  • des microparticules d'aluminium

  • du dibrométhane (Ethylene dibromide EDB)

  • des streptomyces

  • des entérobactéries

  • du serratia marcescens

  • du thorium.9 radioactif

  • ainsi que de nombreuses nanoparticules et des fibres coloïdales difficilement identifiables

  • .

Nous conseillons de se reporter au tableau détaillé des dangers et méfaits qu'occasionnent ces substances : Analyse en laboratoire des constituants de certains chemtrails (clic !)

.

Parmi les objectifs inavoués de ces épandages, on relève diverses hypothèses :

  • lutte contre le réchauffement planétaire 

  • modification du climat

  • moyen de communication pour l'armée 

  • empoisonnement des populations 

  • expériences de guerre biologique 

  • intentions occultes

  • Le réchauffement planétaire, c'est ... du réchauffé. On nous en bassine depuis bientôt cinq ans. En fait de réchauffement, parlons plutôt d'un bouleversement climatique à l'échelle de notre terre. En ce moment, (mi-décembre 2008), il pleut en continu sur la Côte d'Azur et sur la Corse, avec un petit 8°C pendant la journée, alors que le soleil resplendit dans le nord de la France où il fait 10°C !!! Foutaise que le réchauffement prétendu par tous ces politicards et savantasses vendus aux "Allumés" - le terme Illuminati est trop bien pour les immenses salopards cavernicoles qui téléguident leurs marionnettes gouvernementales.

  • Nous ne pouvons pas douter que les chemtrails, fréquemment associés à d'intenses champs électromagnétiques - programme HAARP - agissent sur le climat et constituent aussi un moyen de contrôle chimique sur les humains : http://www.dailymotion.com/relevance/search/les%2Barchives%2Boubli%25C3%25A9es%2Bde%2Bhaarp (à voir absolument).

  • Un moyen de communication pour l'armée ? C'est très possible, d'autant que ces panaches pourris contiennent de fortes proportions de micro-particules d'aluminium

  • L'empoisonnement des populations ? D'après le tableau des composants chimiques présenté plus haut, vous avez dû vous faire votre propre opinion sur la question !!!

  • Expériences de guerre biologique ? C'est dépassé. La guerre biologique est secrètement commencée depuis longtemps. On vous empoisonne à travers la nourriture infecte qu'on vous vend, les fruits et les légumes élevés les pieds dans l'eau, hors sol, à travers l'eau contaminée que vous buvez, par l'air pollué que vous respirez, à travers le climat complètement détraqué par les expériences russo-américaines telles que les milliards de kilowatts dont ils farcissent constamment l'ionosphère (HAARP) et... sans oublier, bien sûr, ces beaux dégueulis blanc-sale dans notre ciel.

  • Intentions occultes ?... Eh bien..., laissez libre cours à votre imaginations et vous en découvrirez des kyrielles dont certaines ne seront ni naïves ni invraisemblables.

 

Court extrait d'un dossier à voir :

 

http://www.anti-monde.gerardcambri.com/chemtrails/chemtrails_01.htm

 

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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 05:25

 

Voilà ! Grâce à un Lecteur, cet apm. Merci à lui, eva

 

 

 

 

etranger

 

Alerte, urgent ! Encore quelques heures pour voir le débat...  

 

 

 

Terrorisme : le terreau français

08/10/12
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos/37281
VIDEO
.
Raphaël Draï
Professeur à la faculté de droit et de science politique d'Aix-en-Provence et à l'Ecole doctorale de recherches en psychanalyse de l'université Paris-VII.
Louis Caprioli
Spécialiste de la lutte antiterroriste.
Dounia Bouzar

Anthropologue du fait religieux et chercheur associée au cabinet d'études Cultes et cultures.

Yves Bonnet

Ancien patron de la DST, service de contre-espionnage français.

.

Le vrai visage du terrorisme
avec Yves Bonnet
Par eva R-sistons

 

Enfin un débat digne de ce nom !
Grâce au spécialiste du terrorisme Yves Bonnet,
la vérité, l'indépendance,
nous sont opposées aux discours officiels, aux ordres,
celui d'un Louis Caprioli, par ex.
Dès dimanche 14 octobre 2012 minuit,
vous ne verrez plus les débats,
mais seulement les reportages scandaleusement orientés
de cette émission de faux débats
orchestrés par l'inconditionnel d'Israël, Yves Calvi.

Appel à Lecteur à l'aise avec l'informatique
pour d'urgence enregistrer les interventions
de Monsieur Yves Bonnet dans ce débat.
Et pour publier la vidéo, pour la relayer !
Dès lundi, vous ne verrez plus que
les reportages où l'on incite à la haine raciale,
comme d'habitude.

Parmi ce qui devrait être poursuivi par les Tribunaux,
voici 2 morceaux choisis :
Reportage sur le CRIF
qui souffle dangereusement sur les braises,
en taxant l'Islamisme radical
de "nazisme monstrueux"
pour que nous amalgamions ensuite
Islamisme violent et Islam de paix.

Ensuite Manuel Valls, l'ultra sioniste, qui insinue
perfidement que " le terrorisme n'est 
pas de l'étranger mais des banlieues,
de France, des MUSULMANS.
Il ne s'agit pas de réseau terroristes
venant de l'extérieur mais de réseaux
qui sont dans nos quartiers.
Il ne s'agit pas d'étrangers mais de Français,
de Français convertis,
de Français MUSULMANS ! "

Vous voyez le dangereux amalgame
Islamistes-Musulmans
que propose cet inquiétant Espagnol,
Ministre de l'intérieur
parachuté dans notre pays par
l'Elite mondialiste de Bilderberg
  afin de conquérir un jour la Gauche
et de l'aligner totalement sur la Droite
la plus ultra-libérale, haineuse et brutale,
exactement comme cet autre Sayanim,
Cohn-Bendit, qui a tenté de défigurer
complètement les Verts
pour en faire des ultra-Européistes
fédéralistes et mondialistes !
 
Lundi, il ne restera plus de ce débat
porté très haut grâce à M. Yves Bonnet,
qu'un tissu d'invectives contre
les Musulmans assimilés à des Islamistes
terroristes menaçant notre pays !

  Je ne supporte pas le racisme,
dès 82 j'appelais à rejeter
fascisme et racisme :
Pour moi, il n'y a qu'une seule race, humaine.
A ce titre, je dénonce tous les fanatismes
(évangélique avec les néoconservateurs, bien que je me sois
convertie dans ce milieu,
hébraïque avec son Talmud distinguant les Juifs
des Goys à exterminer comme des animaux
ou à mettre en esclavage
- idéologie absolument monstrueuse,
raciste par excellence,
comme la volonté de mettre en place
un Etat spécifiquement juif -, 
ou islamiste, radical salafiste 
avec ses extrémistes).
Et je dénonce les communautarismes
sectaires, arrogants, excluant les autres.
C'est ainsi que je ne me reconnais plus
évangélique, mais simplement croyante en Dieu
pour ne pas m'enfermer dans le sectarisme,
la certitude d'avoir raison
et l'obsession de convertir à mes idées, à ma foi (vivante).
Je dénonce les politiques
ou les idéologies nauséabondes,
le racisme, le fanatisme,
le sectarisme, le communautarisme.
Et tous les mensonges, aujourd'hui,
pour nous inciter à rejeter
les Musulmans afin de nous faire accepter
bientôt la guerre contre l'Iran,
le choc de civilisations qui tuera nos enfants,
ruinera nos vies,
pour le seul profit des fous au sommet,
messianiques, intolérants, égoïstes, cupides.

Dans ce C dans l'Air,
le courageux et lucide Monsieur Bonnet
rappelle (je cite ses paroles) :

1) que Juifs et Musulmans
vivaient en bonne intelligence
(et j'ajoute comme les Musulmans
et les Chrétiens d'Orient qui d'ailleurs
.
2) Que le terme antisémitisme
ne convient pas du tout,
car les Arabes sont sémites
et 2/3 des Juifs ne sont pas sémites.

3) Il faudrait plutôt parler de xénophobie.

4) Au temps d'Abraham,
Juifs et Musulmans partageaient
les mêmes valeurs, il est faux de parler
de "haine ancestrale".

5) Les populations musulmanes,
globalement, ne posent pas de problèmes.

6) Le nombre de morts par terrorisme
est très faible.

7) C'est une stratégie américaine :
Ils ne veulent pas des régimes arabes laïcs,
on voit les résultats ! Par exemple
avec les Chrétiens qui ont disparu
d'Irak ou maintenant de Syrie.
Et il y a cette stratégie US
contre les Régimes arabes suspectés
d'entretenir des relations avec les Soviétiques.
(Encore et toujours la guerre froide,
note d'eva).

8) Et ce sont les Américains
qui ont financé Al Quaïda,
c'est un fait qui n'est plus contesté
par personne. Comme en Afghanistan
avec les talibans.

9) C'est une stratégie de faire monter
le salafisme et de le répandre partout
(ainsi via les Révolutions arabes,
ou avec le Hamas en Palestine occupée
comme prétexte pour refuser la paix.
C'est monstrueux, machiavélique, note d'eva).

10) Ces stratégies convergent avec
les pays du Golfe devenus nos alliés
(contre-nature, note d'eva).

11) Certains pays s'occupent de nos affaires
alors qu'ils ne sont pas démocratiques (Qatar..).

12) Les groupes djihadistes sont financés
par le Qatar, on est à la limite
du financement indirect !
Ces gens commettent des attentats,
on est dans une position dangereuse.

13) Seulement 100 à 200 personnes
sont susceptibles de verser
dans l'Islamisme radical aujourd'hui.

En clair, ce sont les Médias aux ordres
qui distillent la peur en nous,
qui chaque jour nous dressent contre les Musulmans,
qui incitent constamment à la haine raciale,
en braquant quotidiennement
leurs projecteurs sur un phénomène ultra-marginal.
Ces Médias devraient être poursuivis
pour incitation permanente
au racisme anti-Musulmans,
au choc de civilisations.
Ils préparent insidieusement
les nouvelles Nuits de Cristal !

La vérité, c'est que ce terrorisme
limitrophe devrait être traité comme un simple
FAIT-DIVERS,
et non comme une menace majeure !

Les vraies menaces, ce sont
- le capitalisme assassin,
- la désinformation constante,
- la mort des Nations,
- les lois liberticides,
- la politique du chômage
et des destructions de l'Etat-Providence,
- la pollution volontaire
de notre environnement quotidien,
- la dictature de l'Europe,
- les fanatismes et les communautarismes
évangélique, islamiste, sioniste
- les guerres permanentes
avec des armes toujours plus dangereuses,
- la folie nucéaire,
- la déstabilisation des Etats indépendants,
le racket financier global,
la guerre mondiale en préparation,
la mise en place du Nouvel Ordre Mondial...
Et tout cela est masqué
derrière la peur du Musulman
remplaçant celle, hier,
du communiste ou du Juif,
afin de détourner notre légitime colère
contre les Elus traîtres,
contre les monstres qui nous manipulent,
qui appauvrissent de plus en plus nos vies,
et même pour beaucoup, déjà,
comme avec les OGM, qui font
de notre existence un enfer.

CITOYENS, CITOYENNES !
Ne nous trompons pas d'adversaires !

200 Musulmanes portant le voile intégral
ne nous menacent pas plus que les Juifs
portant la kippa ou les religieuses
chrétiennes fidèles à la tradition.
Cent jeunes qui basculent dans la violence
au nom d'un Islam dévoyé,
sont moins dangereux que les
Barroso, Von Rumpuy, Cameron, Harper,
Sarkozy-Copé-Hollande-Fabius-Valls,
Bush-Obama-Romney,
ou, surtout, Natanyahu brûlant
d'allumer la mèche fatale (en Iran)
qui déclenchera l'holocauste planétaire.
Et pourtant, on nous bassine sans cesse
avec les barbus intransigeants et violents,
et avec les soi-disants victimes juives,
tout en glorifiant l'Europe des banksters
dont les citoyens ne veulent pas !

Ecoutons la voix sage de M. Yves Bonnet,
relayons son message !

En disant courageusement la vérité,
il sème les germes de la Paix,
non seulement de la paix sociale
que l'Europe et ses larbins dans les Médias
tuent chaque jour un peu plus,
mais de la Paix entre les peuples du monde !

Eva R-sistons
.
TAGS :
Terrorisme, M. Bonnet, Manuel Valls, CRIF,
racisme, fanatisme, choc civilisations,
Islam, Evangélique, néoconservateurs,
Musulmans, Juifs, Islamistes, sionistes,
C dans l'Air, Médias, OGM, Qatar...
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http://www.camer.be/UserFiles/Image/Logo_Soli_Universelle291110.jpg

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.

 

Et pendant que nous sommes intoxiqués
par les Médias avec le terrorisme,
voici les dernières nouvelles glanées sur Wikistrike :

 

 

 

IMAGEGLOBE_21430177.jpg
La mort de Fidel Castro annoncée d'ici 72 heures? Selon un journaliste vénézuélien, la mort de Fidel Castro devrait être annoncée d'ici 72 heures, révèle ce samedi Le Soir. Le fils de l'ancien dirigeant cubain a démenti. Ce n'est pas la première fois que la rumeur de la mort de Fidel Castro s'empare la toile, mais cette fois-ci elle semble plus réelle. C'est en effet Nelson Bocaranda, le célèbre journaliste vénézuélien qui avait annoncé qu'Hugo Chavez était atteint d'un cancer, qui a écrit jeudi que la mort de l'ancien […]

 

Si c'est le cas,

je rappelle ce que j'ai déjà plus ou moins dit :


 

Eloge de Fidel

par eva R-sistons

 

 

New-Orleans, le jeune W. Bush survole enfin la ville

détruite par la tempête 8 jours plus tôt 

- alors que l'argent avait été refusé

pour consolider les digues.

 

Une tempête menace Cuba,

la plus grave de son Histoire.

Fidel Castro, 80 ans, est aux commandes.

2 jours et une nuit sans discontinuer.

Il n'y aura pas un mort !

 

Et c'est Cuba la rebelle

qui a nargué la puissante armada américaine

et qui est calomniée par les journaleux prostitués de l'Occident,

qui donne des leçons à la planète entière !

Les meilleurs médecins,

envoyés partout bénévolement pour sauver des vies,

et même pour redonner gratuitement la vue aux aveugles,

et puis l'analphabétisme totalement éradiqué

et aussi un niveau culturel hors du commun,

des écoles et des dispensaires partout,

la créativité encouragée pour pallier les carences

provoquées par le monstrueux blocus inique de l'Occident,

une joie de vivre naturelle qui n'est pas ternie

par la tyrannie de l'argent.

Il y a des prisonniers politiques ?

Evidemment ! Ces agents de l'impérialisme américain

rêvent de déstabiliser le pays et de l'offrir

au monde de la Finance anglo-saxonne !

Ces traîtres n'ont que ce qu'ils méritent !

 

Fidel, comme tu portes bien ton nom :

Tu ne t'es pas laissé corrompre !

Tu ne t'es pas laissé acheter par l'Argent !

Tu es resté fidèle à tes convictions généreuses,

à la soif de Justice !

Fidel, nous t'aimons, comme ton ami Chavez,

et tu resteras pour toujours l'icône de la résistance

et de l'amour de son peuple !

 

Avec reconnaissance,

 

Eva R-sistons

 

.

 

 

Dernières nouvelles sur Wikistrike :

 

 

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La police grecque torture des manifestants anti-fascistes Par Christoph Dreier 13 octobre 2012 Les participants à une manifestation contre le parti fasciste Chrysi Avgi (Aube Dorée) ayant eu lieu le 30 septembre ont été battus et torturés après leur arrestation par la police grecque. Selon les victimes, la police a utilisé des techniques semblables à celles pratiquées dans les prisons comme Abou Ghrib. Les prisonniers furent battus, filmés nus et eurent la peau brûlée. Cela fit l’objet d’un reportage paru le 9 octobre […]

 

 

 

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Les caisses de retraite complémentaire bientôt à sec ? Selon Les Echos, l’Agirc n’aurait plus de quoi payer les cadres retraités d’ici 2017. L’Arrco serait confrontée au même problème pour tous les anciens salariés en 2020. La sonnette d’alarme est tirée. L’Agirc et l’Arrco devraient, avant la fin de la décennie, ne plus être en mesure de verser de pensions aux millions de retraités qui comptent dessus pour maintenir leur pouvoir d’achat. Du moins, si aucune décision n’est prise. Selon le quotidien Les Echos, qui s’est […]

 

 

 

logo_romandie_news.gif
L’Elysée a tenté de faire disparaître les infos sur l’«état de faillite aggravée» de la France Stefan Renninger, patron de Romandie.com, a raconté qu’il avait reçu des coups de fil insistants de l’Elysée, exigeant de supprimer les propos de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait déclaré que la France était dans un « état de faillite aggravée ». Il n’a pas cédé aux pressions.La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a dû se rendre compte un peu tardivement de l’effet […]

 

 

 

150x150.png?%7EaHR0cDovL3d3dy5kYWlseW1vd
Un ambassadeur japonais dénonce les pressions des Etats Unis pour occulter la gravité de Fukushima Le Pr. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse dénonçait en Juillet les pressions du gouvernement Américain pour occulter autant que possible la crise de Fukushima. Donc bien avant la récente intervention de Clinton auprès du gouvernement Japonais début Octobre pour que celui-ci abandonne son projet de sortie du nucléaire. Les centrales de Fukushima ont effectivement été conçues par la firme Américaine. […]

 

 

150x150.png?%7EaHR0cDovL3MyLmxlbWRlLmZyL
ESPAGNE - Jeter des pierres lors d’une manifestation est passible de six ans de prison Voici grosso modo les nouvelles mesures de l’article 557 du code pénal espagnol voté hier, applicable lors des manifestations , les perturbations vont s’accélérer sinon ils ne voteraient pas ce genre de lois. Accrochez vos ceintures pour les jours a venir !!! - Article 557 Alinéa (1) : De 6 mois a 3 ans de prison pour ceux qui véhicule la violence ou menaces d’autres personnes sur la voie publique. - Article 557 Alinéa (2) : De 1 à 6 […]

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:50

 

(Image détournée de mon livre "Moi j'aime pas Giscard", titre et BHL)

 

BHL-Pensee-Unique-4-copie-1.jpg

 

Sommaire : 

Terrorisme ? Stratégie de l'ennemi de l'intérieur

au détriment du combat politique :

- A Propos du Terrorisme, des Salafis Jihadistes et de l'Occident

par Tariq Ramadan

- Terrorismes et terrorisme d'Etat, par eva R-sistons

- Sélection d'articles d'actualité


 

islamophobie-medias.jpg

 

 

A Propos du Terrorisme,

des Salafis Jihadistes et de l'Occident

Tariq Ramadan

 

On a l’impression de ne pas en sortir. Depuis des années, presque mois après mois, on nous annonce aux Etats-Unis, en Europe, au Moyen-Orient ou en Afrique, que des réseaux extrémistes et terroristes ont été identifiés et/ou démantelés. Les medias en font part, les arrestations sont spectaculaires et l’impact symbolique conséquent. Nous ne sommes pas sortis d’affaire, la menace règne, les extrémistes sont actifs et, malgré la mort d’Oussama ben Laden, des cellules sont opérationnelles et prêtes à s’attaquer à des cibles non moins symboliques : des lieux publics, des écoles, des institutions religieuses, parfois spécifiquement juives. Le « terrorisme islamique » habite notre époque, et pour longtemps encore apparemment.


Nous avons souvent dit, ce qu’il faut inlassablement répéter : ces groupuscules ne représentent pas les valeurs de l’islam et leurs actions sont clairement anti-islamiques, et à condamner. Tuer des innocents, s’attaquer à des civils et à des institutions publiques ne peut jamais être justifié. Si la critique de la politique d’Israël est légitime et juste, comme celle de tout Etat, elle ne peut justifier – en aucune façon – l’antisémitisme qui est anti-islamique de la même façon. De fait, le consensus parmi les savants musulmans reconnus (sunnites et chiites) et parmi les fidèles ordinaires (dans leur quasi-totalité) est la condamnation très ferme de la violence des extrémistes et des actions des salafis jihadistes, où qu’ils sévissent. Le monde doit l’entendre, et les musulmans n’avoir de cesse de le répéter. Que les choses soient claires.


Sur le plan international, les salafis jihadistes et les extrémistes ont depuis longtemps des positionnements politiques dangereux dont les premières victimes – après les personnes exécutées elles-mêmes – sont les populations musulmanes dans leur ensemble. L’extrémisme et le terrorisme ne touchent pas seulement l’Occident mais l’Asie, le Moyen-Orient et l’Afrique plus largement. Aujourd’hui des mouvements s’installent – positionnés entre le littéralisme conservateur et le jihadisme – en Egypte, Syrie, Libye et dans le Nord du Mali alors qu’ils sont toujours présents et actifs en Irak ou en Afghanistan. Il est impératif de confronter les vues de ces groupements et surtout de limiter leur capacité de nuisance. Durant les quinze dernières années, mais davantage encore depuis cinq ans, ces mouvements ont montré leur capacité de mobilisation populiste en temps de crise : le phénomène est ponctuel et marginal, mais la conséquence de leurs actions chocs et meurtrières sur les perceptions et les imaginaires du plus grand nombre ne sont pas à négliger.


Il faut également noter que les jeunes qui s’enrôlent dans ces groupes extrémistes ont clairement des lacunes profondes quant au savoir religieux et sont souvent très peu équipés politiquement (quand ils ne règlent pas des problèmes personnels de conscience en voulant se couper d’un passé de vie débridée, ou de la délinquance). Ils peuvent être la proie de n’importe quel discours populiste et radical provenant de milieux jihadistes comme ils peuvent être les instruments de Services de Renseignement étatiques manipulateurs et très mal intentionnés : de nombreuses affaires ont révélé le jeu trouble de Services de Renseignement qui, du Pakistan aux Etats-Unis en passant par l’Irak, la Libye, le Liban, Israël, l’Egypte, la Syrie, l’Angleterre, l’Allemagne et la France avaient infiltré des groupuscules et avaient des agents de liaison, informateurs voire même instigateurs.

 

Derrière la sincérité religieuse et la naïveté politique de ces jeunes radicalisés, se cachent parfois des autorités religieuses et/ou politiques, ou encore des services secrets d’Etat, sans aucune sincérité religieuse et faisant preuve d’un machiavélisme politique avéré et efficace. Cette idéologie extrémiste et les organisations qui la véhiculent sont dangereuses à de multiples égards et leur condamnation doit être ferme, accompagnée en sus d’une analyse rigoureuse des causes, des acteurs et des zones d’ombre. Sans naïveté.


Il faut ajouter à cette analyse, les connexions stratégiques entre la présence de ces groupes en Occident et, en même temps, dans les pays majoritairement musulmans. Faire face au terrorisme et à des cellules qui se créent, de façon presque informelle et déconnectée à travers le monde, est particulièrement difficile. On l’a vu en Allemagne, aux Etats-Unis, en Angleterre comme en France ou ailleurs. Au-delà des actes terroristes qui sont suivis par des réactions politiques ou militaires presque immédiates de la part des pays touchés (comme les Etats-Unis en Afghanistan puis en Irak après le 11 septembre 2001), il reste que les opérations contre ces cellules en Occident, accompagnées d’une couverture médiatique intense, ne soient pas complètement déconnectées des politiques internationales des pays occidentaux. Le terrorisme a ainsi justifié des actions de surveillance renforcée en Occident même et des opérations militaires à l’étranger alors que l’opinion publique était psychologiquement préparée à l’accepter (puisque la menace des jihadistes s’était fait sentir sur le territoire national lui-même). Il n’est pas interdit de penser que la France – qui a annoncé par la voix de son Président et de son Premier Ministre qu’elle combattrait l’extrémisme islamique partout où cela serait nécessaire – justifie bientôt une implication plus importante à l’étranger, notamment au Nord du Mali, puisqu’elle a été touchée par cette menace sur son propre sol (et que des otages français y sont encore détenus). La région est stratégique et les réserves de pétrole qu’on y a découvertes récemment sont aussi importantes – sinon davantage – que celles de la Libye. Il est utile de s’en rappeler pour éviter tout angélisme.


Au-delà de ces considérations, il importe d’être clair sur les responsabilités en refusant de s’apitoyer de façon victimaire. Encore une fois, les musulmans – représentants religieux, leaders ou croyant(e)s ordinaires – doivent effectivement prendre la parole et condamner ce qui est fait en leur nom par les extrémistes. De la même façon, les politiques comme les medias devraient prendre la précaution permanente d’éviter les amalgames. Non pas seulement en affirmant, en temps de crises ou d’attentats, que les jihadistes ou les extrémistes ne représentent pas tous les musulmans… mais justement en parlant des musulmans autrement, et à d’autres moments, que lors des crises ou des attentats.


Sur un autre plan, la diabolisation des extrémistes musulmans est telle qu’aujourd’hui tout semble à peu près permis quant au traitement des individus soupçonnés. S’il est normal d’interpeller des suspects, de prévenir des actions terroristes, il ne peut être légitime d’arrêter des individus préventivement sans respecter leurs droits à la défense. Des hommes sont aujourd’hui en prison en Angleterre, en Allemagne, en France, au Canada ou aux Etats-Unis sans savoir ce qu’on leur reproche et sans jugement. Ils sont dans un trou noir juridique où tout est à peu près permis au nom de la « menace terroriste ». Dans les démocraties qui se respectent, on ne doit pas seulement refuser les amalgames entre les jihadistes et les musulmans, on se doit aussi de traiter les premiers selon les règles de l’Etat de droit. Ils ont effectivement droit à un avocat, à un procès et à un jugement équitable. Un droit inaliénable.


Ce que l’on voit aujourd’hui en Occident est dangereux pour l’Occident lui-même qui finit par y perdre son âme : des extraditions extraordinaires et illégales, des détentions sans raisons ni explications, la sous-traitance de la torture, les incarcérations en isolement absolu (comme aux Etats-Unis) ou les traitements dégradants en Europe ne sont pas dignes des valeurs professées par les Etats défendant les droits et la dignité de l’Homme. Ce n’est pas parce que l’on combat des terroristes – ou des individus supposés l’être – que cela justifie de devenir des monstres au cœur d’un système de droit où l’on se donne le droit extraordinaire de ne pas en respecter les règles élémentaires..


L’exemple du traitement carcéral est édifiant et très révélateur. La méfiance vis-à-vis de l’islam est telle que l’on rend impossible la pratique sereine de la religion dans les prisons. Dans beaucoup de prison d’Occident, aux Etats-Unis, au Canada, mais plus souvent en Allemagne, en Angleterre et en France, le traitement des détenus de confession musulmane (qui atteignent des chiffres record : entre 20 et 50% de la population carcérale) est proprement discriminatoire et parfois proprement indigne. La pratique de la prière est empêchée, la nourriture est inappropriée, et l’encadrement spirituel absent et laissé à la gestion informelle, non formée et dangereuse de prédicateurs autoproclamés. Le problème est en amont : on ne peut constater, avec effroi, la radicalisation en aval sans avoir pris au préalable des mesures claires quant à l’accompagnement égalitaire et serein des détenus de différentes confessions. C’est un choix politique et dans les prisons les contradictions des Etats – quant au soi disant traitement égalitaire de leurs citoyens – est amplifiée : on peut bien parler d’égalité de droit et de statut mais dans la vie quotidienne et dans les geôles (comme une loupe grossissante) le mépris, le racisme ordinaire et l’islamophobie sont des réalités tangibles. Si l’on voulait produire de la radicalité, on ne s’y prendrait pas autrement. Des réformes s’imposent que doivent exiger tous les citoyens démocrates et que les Etats doivent appliquer d’urgence : le traitement des prisonniers révèlent beaucoup de l’état réel – derrière les discours de circonstance – des sociétés démocratiques.


Il importe également d’offrir au public une meilleure information sur les affaires qui se suivent et se répètent. Quand la violence rôde et que la menace paraît si présente dans nos sociétés, il est légitime – après des attentats et/ou des actions avortées – d’attendre des pouvoirs des clarifications et des éléments d’explication. Il ne s’agit pas de cautionner une quelconque paranoïa conspirationniste, mais il est des droits que le citoyen ne doit pas compromettre : ceux relevant de son information et de sa protection sont fondamentaux. Comment se fait-il, après des attentats malheureusement réussis, qu’il n’y ait jamais des commissions d’enquête indépendantes publiant les résultats de leur travail ? Comment se fait-il encore que, au nom de la lutte contre le terrorisme, le citoyen soit maintenu dans le flou, avec les contradictions des discours officiels des Etats qui semblent n’avoir de compte à rendre à personne puisque les terroristes sont, justement, tellement « diaboliques » ? Comment se fait-il enfin que les terroristes arrêtés sont presque systématiquement tués ou réduits au silence sans que jamais on puisse entendre leurs versions des faits ? Jamais d’enquêtes terminées, jamais de résultats, jamais d’explications. Une menace qui plane, toujours… et tant de trous noirs.


Il ne s’agit pas d’entretenir l’idée d’une conspiration, mais de revendiquer notre droit à l’information et à la sécurité et ce en sus de la défense des droits des accusés ou des soupçonnés. On s’est tellement trompé. En France, en Allemagne, au Canada, en Italie, en Angleterre comme aux Etats-Unis, des femmes et des hommes ont fait des années de prison avant que l’on découvre que l’on s’était trompé. Certains ont été libérés sans même recevoir d’excuses ou d’indemnisations et à Guantanamo des innocents, que l’ont sait être innocents, croupissent encore comme des criminels : le soupçon de terrorisme fait de l’homme « un terroriste », de fait et sans droit, à traiter comme tel, coupable ou pas. Nos sociétés, face au terrorisme, se transforment, deviennent liberticides et normalisent des traitements indignes. Il ne faudrait pas l’oublier car le terrorisme pourrait finir par renvoyer une sombre image de l’Occident à l’Occident : en refusant de discuter des causes, en s’arrêtant à (justement) condamner les actions et en se donnant le droit de déshumaniser les coupables autant que les individus seulement suspectés, nous sommes en train de normaliser des états d’esprit et des attitudes fondamentalement racistes et méprisants.

 

En aval, toutes les déclarations contre les amalgames n’y changeront rien. A travers les discours généraux souvent négatifs sur l’islam, les condamnations horrifiées des extrémistes et des jihadistes, et le traitement indigne des prisonniers, se dessine une image de la présence musulmane forcément problématique.

 

Si on ajoute à cela, les controverses à répétition (caricatures, vidéos, etc.) qui créent de la tension, on voit se dessiner les contours d’un nouvel ennemi de l’intérieur autant qu’international.

 

Avec les musulmans, l’islam devient le facteur explicatif du tout : la violence urbaine, la marginalisation sociale, le chômage, la frustration des peuples, les dictatures, l’opposition à la politique israélienne, etc. On fait fi des analyses politiques, socio-économiques, géostratégiques. L’ère est à l’islamisation de tous les problèmes et à la dépolitisation des questions de gouvernance et de justice.

 

Quand une religion devient la cause simplificatrice de tout et que l’on cesse de penser la complexité du politique, on verse dans le populisme qui essentialise l’autre et le rend responsable de tous les maux par la cause de son être même : c’est la définition du racisme et des politiques de la peur. Un Occident si riche et pourtant si peureux est un Occident qui peut finir par se perdre. Loin de ses idéaux, si près de ses démons.

 

 


A Propos du Terrorisme, des Salafis Jihadistes et de l'Occident

http://www.tariqramadan.com/spip.php?article12571


 

islamophobie-en-france.jpg

 

 

Terrorismes et terrorisme d'Etat

Par eva R-sistons


 

Un Mal rongerait l'Occident : Le terrorisme.

Le terrorisme, ou l'art de masquer la réalité !

 

On suscite la peur du Musulman, on incite à la haine et au rejet, on amalgame, on détourne l'attention des vrais problèmes, des vrais combats, des vraies cibles. Et par ex, notre attention se polarise sur le terrorisme, la plupart du temps créé de toutes pièces :

- Comme en France, pour susciter la peur de l'ennemi intérieur, à côté de nous, alors qu'il est tout en haut, au sommet de la hierarchie

- Comme sur le plan international, en armant les fanatiques de l'Islam contre les Russes (en Afghanistan, hier), les Libyens ou les Syriens,  tout en brandissant la peur d'Al Quaïda .. imaginé par la CIA pour mettre en place des lois liberticides et afin de justifier les guerres économiques pour les ressources et pour mettre en place des marionnettes dociles.


Je viens de lire que les citoyens Juifs seraient, en France, seulement 350.000 à 500.00. Je pensais qu'ils étaient environ 600.000. Et pourtant, ce sont leurs plus illustres représentants qui modèlent notre pensée et nos choix - via les Médias -  et qui gouvernent notre pays avec des DSK, des Sarkozy, des Copé, des Jacob, des DSK, des Hollande, des Delanoë-Hidalgo, des Huchon, des Harlem Désir, des Valls..... D'où l'islamophobie galopante qui touche tous les Partis sans exception, et parallèlement, la victimisation continue des citoyens juifs : Afin de nous préparer au choc des civilisations mortifère pour nos enfants, et juteux pour les multinationales criminelles.

 

On fustige sans cesse le racisme envers les Juifs, mais on oublie que le vrai antisémitisme, le vrai racisme, aujourd'hui, n'est pas contre les Hébreux, mais contre les Musulmans.  Et l'islamophobie est banalisée : Le Musulman devient la menace suprême, et le Juif la victime par excellence. On oublie que dans l'affaire Merah, par ex, des militaires ont été aussi assassinés... deux militaires musulmans ! Gênant, n'est-ce pas ? Mais sans doute une vie de Musulman est-elle, aujourd'hui, moins précieuse que celle d'un citoyen juif... même si elle est au service de notre pays, en tant que militaire ! 

 

Or, la victime, aujourd'hui, ce n'est plus comme jadis le Juif, mais le Musulman sans cesse discriminé, stigmatisé, rejeté, exclu de l'emploi ou du logement, voire accusé des pires maux alors que la communauté musulmane, en France, vit bien sa foi et qu'elle est opposée aux formes radicales n'ayant rien à voir avec la tradition, avec le Coran. J'admire d'ailleurs sa patience ! Beaucoup pourraient se venger d'une société qui les méprise tant...

 

Et si dans nos banlieues, ou dans les prisons, certains individus plus fragiles ou plus malléables sont tentés par le radicalisme, c'est largement dû au travail souterrain mené par les fanatiques du Qatar dans notre pays (ou ailleurs, ainsi les djihadistes en Libye ont été financés par eux); ils sont tolérés sinon encouragés par les professionnels de la déstabilisation qui prospèrent dans les hautes sphères du pouvoir.

 

En polarisant l'attention sur les Musulmans, en suscitant artificiellement des ennemis intérieurs pour détourner l'attention des vrais ennemis, à l'extérieur (très exactement à Londres, Tel-Aviv, Washington), haut placés, les apprentis-sorciers jouent avec le feu.

 

Et en France, le tandem Valls-Hollande "lié éternellement à Israël" (pour reprendre l'expression de notre Ministre de l'Intérieur espagnol), a décidé de traquer les quelques  djihadistes réels ou supposés pour nourrir nos journaux télévisés et détourner l'attention des probèmes économiques et sociaux surgissant avec force dans notre pays désormais totalement soumis aux diktats de Bruxelles - des gangsters de la banque, très exactement. Mais oh sinistre paradoxe, alors que ce tandem lié à israël traque bruyamment (médiatiquement) tout ce qui de près ou de loin est lié au terrorisme... islamique, il se tait sur tous les autres terrorismes sur notre territoire (indépendantiste, fanatiquement sioniste comme celui de la LDJ, etc) et même il ose soutenir, financer, former, armer, les djihadistes en Afrique (Mali etc), en Libye, et en Syrie ! Cherchez l'erreur... ou l'hypocrisie !

 

Les Médias distillent quotidiennement leur venin sur les grandes chaînes de télévision, en particulier sur Fr2 qui chaque jour ne manque pas une occasion de fustiger les Musulmans tout en nous apitoyant sur les victimes juives d'hier ou d'aujourd'hui. Car ces Médias sont surtout animés, orchestrés, par des Sayanims, des agents d'Israël qui sont juges et parties, utilisant les Chaînes publiques (payées avec nos sous) pour faire insidieusement, quotidiennement, leur propagande de "guerre" contre les Musulmans ou contre les Etats arabes laïcs, nationalistes ou dissidents (comme en Syrie) tout en taisant les crimes de Tel-Aviv aux quatre coins de la planète, contre les chercheurs, les scientifiques, les citoyens indépendants, les peuples non-alignés sur l'idéologie dominante, occidentale.

 

Personnellement, ayant en particulier ciblé FR2 (car on se penche généralement sur le cas de TF1), j'ai constaté, chaque jour, que les Journaux télévisés entretiennent la haine raciale, le rejet, l'islamophobie; ce racisme est intolérable et devrait être poursuivi. Nous sommes en train de préparer les Nuits de Cristal de demain, dans l'indifférence générale... Et ce terrorisme d'Etat est autrement plus dangereux que celui, épisodique, marginal, des Islamistes radicaux d'ailleurs généralement suscités ou encouragés un peu partout (Al Quaïda, Hamas, Salafistes en Syrie, Frères Musulmans extrémistes en Egypte, etc). N'oublions pas non plus que 90 % des attentats en Europe sont le fait non des Islamistes, mais d'autres groupes comme les Indépendantistes (par ex  l'ETA) - Source : Un spécialiste du terrorisme sur C dans l'Air, récemment.

 

Or les vraies menaces, aujourd'hui, viennent moins, selon moi, des Islamistes fanatiques, fondamentalistes (d'ailleurs souvent formés, encouragés, armés par l'Occident machiavélique comme en Afghanistan contre, hier, les Russes, ou aujourd'hui contre les Syriens fidèles à Bachar-El-Assad, ou encore en Palestine avec le Hamas pour justifier la poursuite de l'Occupation, l'impossibilité de faire la paix. Ils sont même introduits en Afrique, au Mali par ex, au détriment du mode de vie des autochtones) que de l'Occident surarmé (et avec, lui, des armes réellement de destruction massive) et aux commandes de la Finance internationale spoliant les peuples (avec par ex une banque comme Goldman Sachs, maître du monde, dit-on). Et cet Occident conçoit les guerres mondiales qui déciment les populations et ruinent les Etats.

 

Et à l'heure où l'on braque tous les projecteurs sur le "terrorisme" de certains individus se réclamant d'Al Quaïda, on oublie les extrémistes d'autres secteurs de la société, comme ceux de la LDJ qui, violemment, s'en prennent même aux citoyens juifs (Jacob Cohen, Stéphane Hessel, etc. S. Hessel est d'ailleurs poursuivi pour antisémitisme par les Hébreux fanatiques et intolérants qui traquent les dissidents. Un comble !).

 

Et le CRIF fustige l'idéologie islamiste (Ainsi, dimanche Richard Prasquier a comparé l'islamisme radical à une "idéologie monstrueuse et au nazisme"), en oubliant celle de nombre de ses fidèles, autrement plus dangereuse puisqu'elle prône, à travers une lecture malsaine du Talmud,  l'élimination des Goys, comme des animaux malfaisants ! Voilà la vraie menace planétaire, la future effroyable Shoah de peut-être 5 milliards d'individus, celle qui risque de sévir lorsque Tel-Aviv aura enfin réalisé son projet monstrueux de bombarder l'Iran qui n'a jamais attaqué aucun pays ! Car cette guerre débouchera probablement sur une guerre mondiale plus funeste que les autres...

 

Alors, il importe de relativiser les infos qui nous sont données dans les Grands Médias aux ordres, car nos peurs, artificiellement créées, sont ensuite instrumentalisées à des fins politiques, électorales ou de guerres (choc de civilisations).

 

Eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com

 

Tags: Islam, islamisme, Al Quaïda, Occident, Qatar, Juifs, Talmud, Crif, LDJ, Prasquier, Médias, FR2, BHL, Stéphane Hessel, CIA, Affaire Mérah, C dans l'Air, choc de civilisations, guerres, Syrie, Bachar-el-Assad, Mali, Afrique, Libye, Goldman Sachs, Jacob Cohen, Shoah, guerre mondiale..

 

 

Notes complémentaires :

 

1) BHL a reconnu s'être engagé en tant que Juif, avec les conséquences que l'on connaît en Libye  : .Le Figaro - Flash Actu : Libye: BHL s'est engagé ''en tant qu

 

2) La mobilisation des policiers devant synagogues ou écoles juives commence à exaspérer nombre de fonctionnaires de la Police. La vie des services est désorganisée  : . Affaire Merah : les policiers toulousains à bout - Le Nouvel ...

 

3) " Ces debats actuels ont pour but d ’attiser les braises de la haine entre le monde Musulman et le monde Occidentale ! En géopolitque ou analyse des civilisations , ceci se nomme « Choc des Civilisations » et cette confrontation est souhaitée en haut lieu afin d’ imposer « un nouveau monde( New World Order) » ! Suite à cette campagne d 'information ,la peur du " Musulman" est entrain de s'installer dans les esprits du grand public , cet état de fait  conduira automatiquement aux sentiments de rejet et de haine , conditionnement  nécessaire pour légitimiser toute intervention militaire ou conflit important. Et pendant ce temps la au Proche-Orient la tension entre Israel et l 'Iran est toujours aussi vive avec la possibilité d'une intervention militaire en Octobre sur les installations nucléaires Iraniennes .Une possible guerre avec ces conséquences en terme de tensions entre les communautés non mesurables à ce jour!. Sly (http://vigiinfos.canalblog.com/archives/2012/10/08/25279802.html)

 

 

 

 

 

4) Articles conseillés :


Après Sarkozy, Hollande nous offre le show du terrorisme pour faire diversion

Mensonges Mali: Guerre contre AQMI, ou contre Touaregs et le MNLA ?

Le Qatar est une société écran qui permet d'investir en France sans payer d'impôt
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 Ingérence de l’empire en Syrie… C’est parce que çà sent le gaz !

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Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot (Oulala.info)

Istanbul : Des milliers de manifestants contre la guerre avec la Syrie

Quoi de nouveau en Palestine occupée ? - La trahison de Khaled Mechaal

Que savons-nous du drone ayant survolé Israël ?

 

 

Bercy en proie au clanisme et aux réseaux d’influence

Article paru sur  MEDIAPART, PRESSE LIBRE ET INDEPENDANTE DES PUISSANCES FINANCIERES... Soutenez la, abonnez vous!!! Cela devient une hygiène élémentaire de l'esprit en ce temps où la presse d'Etat pratique des intox de plus en plus ENORMES!!! clic sur le lien ci dessus.

JoceGaly

 

Les réseaux de DSK sont très claniques ! Et ils sont bien représentés, désormais... (eva)

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Il y a d'autres voix juives, heureusement ! Même en Israël (eva):

 

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(Sept 2011) (..) Il y a aussi l’Union juive française pour la paix (UJFP), dont le communiqué est encore plus fort ! Jugez plutôt : « En 63 ans et plus de catastrophe (Naqba), le peuple palestinien vit dépossession, expulsions, discriminations, épuration ethnique… et a payé de dizaines de milliers de morts sa résistance à l’établissement d’un Etat colonial sur le territoire de la Palestine historique. Bénéficiant d’une totale impunité de la part d’une communauté internationale qui ne fait rien pour obtenir que s’applique-là le droit international et les résolutions des Nations Unies, Israël est engagé dans une annexion totale. Oslo n’a jamais initié un processus de paix, mais le gouvernement israélien découpe la Cisjordanie en plusieurs bantoustans enfermés derrière un mur de la honte, et inflige à la bande de Gaza un blocus meurtrier. Aujourd’hui, l’Autorité palestinienne de Ramallah, forte du soutien de nombreuses organisations de la société civile palestinienne, se propose de déposer à l’Onu par le biais de l’OLP, qui y a un statut d’observateur, une demande d’admission de l’Etat de Palestine comme 194ème Etat membre, dans les frontières de la ligne d’armistice de 1949 («les frontières d’avant 1967») avec Jérusalem Est pour capitale. Cette demande a le soutien de la grande majorité des Etats membres, et les sociétés civiles européennes soutiennent ce droit du peuple palestinien à un Etat. Mais elle doit passer par l’accord préalable du Conseil de sécurité, où le gouvernement américain a annoncé qu’il exercerait son droit de véto, bien que celui-ci soit illégal. Colère et inquiétude du gouvernement Netanyahou, qui craint qu’une telle reconnaissance le gêne un tant soit peu dans la poursuite de ses projets de colonisation. L’Union juive française pour la paix soutient la demande palestinienne, considérant, avec le Collectif national pour une paix juste et durable entre Israéliens et Palestiniens, qu’une telle admission serait un signe important envoyé aux Palestiniens du monde entier sur la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple palestinien, à la société israélienne que ses gouvernements isolent de plus en plus, aux gouvernements européens et états-unien qui continuent de soutenir le régime israélien. (…) L’UJFP appelle tous ses membres et sympathisants à participer aux manifestations des 20 et 21 septembre à Paris et dans un grand nombre de villes de France en soutien au peuple palestinien et à ses droits, en particulier dans le contexte des menaces de la violente répression que Israël, l’armée, les colons organisent contre les manifestations attendues dans les Territoires Occupés Palestiniens. »

 

extrait de
http://www.plumedepresse.net/aux-traitres-hurlent-les-ultrasionistes-ces-juifs-qui-soutiennent-la-reconnaissance-de-la-palestine-par-lonu/


A lire aussi sur le même sujet, Négociations de paix avec Israël : les Palestiniens condamnés aux bantoustans

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06 octobre 2012

copé pain au chocolat ramadan.jpg

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:41

 

 

Néolibéralisme et conséquences
L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
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Dans les dernières années les citoyens de nombreux pays industrialisés, de la Grèce à la Grande-Bretagne en passant par les États-Unis, sont soumis à des mesures d’austérité draconiennes afin, dit-on, de lutter contre la dette étatique. Après avoir ravagé les pays en développement dans les années 1980 lors de la crise de la dette sous la forme d’ajustements structurels, les conséquences du néolibéralisme se font maintenant sentir dans les pays dits « riches ».


Julie Lévesque - Mardi 9 Octobre 2012


L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
Dans les dernières années les citoyens de nombreux pays industrialisés, de la Grèce à la Grande-Bretagne en passant par les États-Unis, sont soumis à des mesures d’austérité draconiennes afin, dit-on, de lutter contre la dette étatique. Après avoir ravagé les pays en développement dans les années 1980 lors de la crise de la dette sous la forme d’ajustements structurels, les conséquences du néolibéralisme se font maintenant sentir dans les pays dits « riches ».

Mais qu’est qu’une dette? Et d’où provient cet endettement qui ravage des économies entières? Quels en sont les mécanismes? Dans quelle dynamique et dans quelle logique s’inscrit-il? Les médias posent rarement ces questions fondamentales qui sont les seules à pouvoir nous sortir de cette spirale infernale de la surconsommation et de la surproduction.

Dans la foulée de la révolte populaire printanière au Québec, menée par le mouvement étudiant opposé à la hausse des droits de scolarité, le Collectif Dissensus a présenté le 21 août dernier, dans le cadre de l’Université populaire de Parc-Extension, Créditeur/Débiteur : La guerre. Et si la dette était la clé pour « tout » comprendre? Dissensus s’oppose à « l’élargissement du recours au marché dans l’organisation de la société et au détournement des richesses collectives au profit d’intérêts privés ».

Cette présentation a exposé une vision globale de ce que signifie cette forme moderne d’endettement, rejeton du capitalisme financiarisé, d’où elle vient et comment elle conduit invariablement à la faillite économique et morale des États et des individus. Mondialisation.ca vous offre un résumé des présentations en trois volets, un pour chacun des conférenciers : Maxime Ouellet, Louis Gaudreau et Éric Martin.


L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
Partie 1 – Maxime Ouellet*

« La dévalorisation du monde humain va de pair avec la mise en valeur du monde matériel. » Karl Marx, Manuscrits de 1844, cité par Maxime Ouellet dans La fabrique du consommateur endetté

Le rapport créancier-débiteur est un rapport de domination présenté comme un rapport d’émancipation : la vente du crédit se fait par une rhétorique de liberté. « La liberté n’a pas d’âge », nous disait une pub de Visa.



Ce rapport est plus violent et plus brutal que celui du capitalisme antérieur, car il nous replonge dans un système féodal, dans une sorte de péonage, c’est-à-dire un droit non écrit attachant le travailleur à la propriété sur laquelle il travaille, en l’obligeant à s’endetter.

Pour comprendre ce rapport, il faut d’abord comprendre ce qu’est une dette. La dette est le fondement du bien social. Dans les sociétés primitives, la dette est une forme de crédit. Avant d’être une dette économique elle est une dette de sens : on doit la vie aux générations antérieures, il s’agit d’une dette symbolique.

Ce rapport a été naturalisé en normalisant l’endettement chez les classes populaires. Au début et vers la moitié du 20e siècle, les grands capitalistes, les « capitaines conscience » ont compris qu’ils devaient intervenir dans la culture afin d’assurer la continuité du capitalisme : ils devaient susciter le désir de la consommation, une idéologie à l’opposé de la vision de Weber, axée sur l’épargne. Cela a donné naissance à de nouvelles disciplines comme le marketing.

Après la Seconde Guerre mondiale le crédit a été généralisé et on a recouru massivement à l’endettement. À l’époque les règles ne permettaient pas de s’endetter facilement et les gens s’endettaient uniquement pour de gros achats, comme celui d’une maison. On n’avait peu ou pas recours à l’endettement privé.

Dans la dynamique actuelle, une crise survient lorsqu’il y a décrochage entre la surproduction et la surconsommation et pour arrimer la surproduction à la surconsommation, on fait appel au crédit. L’endettement des ménages est essentiel à cette logique.

Les banques ont joué un rôle central dans cette dynamique. Dans les années 1980-1990 la principale source de profit des banques est devenue l’endettement des ménages. Le but de cette opération : faire que l’individu soit incapable de payer le solde complet de sa carte de crédit pour que les banques perçoivent des intérêts. C’est pourquoi on a facilité l’accès au crédit. L’intégration des personnes à faible revenu dans ce système a permis aux États-Unis de maintenir la surconsommation de la population.

Par ailleurs, la consommation devient souvent ostentatoire. Il y a un impératif de consommer à la seule fin de montrer que l’on consomme.

Ce rapport créditeur-débiteur s’arrime sur les anciens rapports de domination, dont celui que le salarié entretient avec le travail et son intégration dans la société. L’immobilier est l’État providence de remplacement : le filet social étatique est remplacé par l’augmentation de la valeur de l’actif financier, la maison, et cela transforme le rapport de l’individu à l’habitation.

La transformation est fondamentale : on passe de la relation capital-travail à une relation crédit-débit. Aujourd’hui, le rôle du travail consiste à donner aux ménages la capacité d’obtenir du crédit. On vise un salaire qui nous permettra à son tour d’obtenir la crédibilité financière qui nous donnera accès au crédit. Il s’agit donc d’une forme de féodalisme : on doit à l’avance une rente au capital.

Avec la titrisation, qui consiste à transformer une créance, comme une hypothèque, en titre financier échangeable sur les marchés financiers et sur lesquels on peut spéculer, on transfert le risque social vers les individus. On l’a bien vu lors de la crise des subprimes (prêts hypothécaires à risque) aux États-Unis, où les gens ont perdu leurs maisons, l’individu est devenu ce que l’on a appelé le shock absorber of last resort, l’amortisseur de dernier recours.

L’Homo œconomicus est pris dans un endettement perpétuel, dépossédé de son temps, car endetté à vie. La dette étudiante participe de cette logique : on souhaite déposséder l’étudiant de son avenir en l’intégrant dans ce système avant même qu’il soit sur le marché du travail.


Remettre en question la fraude institutionnalisée

Cela n’est rien d’autre qu’une pyramide de Ponzi : intégrer constamment des individus dans une dynamique financière. Comment s’en sortir?

Il faut remettre en question la légitimité des institutions bancaires, la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Ce que l’on nous propose sont des mesures de sortie de crise apolitiques comme des discours moralisateurs sur l’endettement. Toutefois, si les gens ne sont pas endettés le système s’effondre. Il faut aller au-delà de ça et repolitiser le crédit, penser à le socialiser.

Il faut repenser la création monétaire qui se fait de nos jours par les banques privées et non plus par l’État. Personne ne remet en question le fait qu’une institution publique a donné aux banques privées le droit de créer l’argent à partir de rien et d’en faire du profit. L’argent doit être créé par les banques centrales, comme c’était le cas autrefois. Et c’est d’ailleurs le transfert de ce droit des banques centrales aux banques privées qui est à l’origine de la crise économique et financière actuelle.

* Maxime Ouellet, professeur associé à l’École des médias, chargé de cours en sociologie à l’UQÀM et co-auteur d’Université Inc. Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir, publié chez Lux.

Pour compléter cet exposé, rappelons que les médias parlent peu de la révolution née en Islande après la faillite du pays. Est-ce parce que les Islandais ont repris leur pays en mains et que les mesures employées ne plaisent pas aux grands décideurs mondiaux?

La croyance selon laquelle les citoyens [islandais] devaient payer pour les erreurs d’un monopole financier, qu’une nation entière devait être taxée afin de rembourser les dettes privées, fut brisée. (Deena Stryker, La révolution en cours en Islande, Mondialisation.ca, 30 mars 2012.)

Malgré les menaces de l’élite politique et financière, les Islandais ont refusé de payer une dette ayant explosé en raison de la privatisation des banques :

Cinq ans d’un régime néolibéral ont conduit à une privatisation de toutes les banques en Islande, (320.000 habitants, pas d’armée), afin d’attirer les investisseurs étrangers. Ces banques offraient des services bancaires en ligne dont les coûts minimes leur ont permis de fournir des taux de rendement relativement élevés.

Ces comptes bancaires, appelés Icesave, ont attiré de nombreux petits investisseurs anglais et néerlandais. À mesure que les investissements augmentaient, les dettes étrangères des banques augmentaient aussi. En 2003, la dette de l’Islande équivalait à 200 fois son PNB (produit national brut), et en 2007, elle était de 900 pour cent. (Ibid.)

Les Islandais ont refusé de payer une dette dont ils n’étaient pas responsables, ont nationalisé les trois principales banques, chassé le gouvernement qui a voulu, sous la pression internationale, imposer des mesures draconiennes et poursuivi en justice les responsables du krach :

Contrairement aux attentes mondiales, la crise a conduit la population à prendre le contrôle de son pays, à travers un processus de démocratie participative directe. Ceci a finalement conduit à une nouvelle constitution, mais seulement après une persévérance féroce [...]

Lors du référendum du mois de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. Le FMI gela immédiatement son prêt. Mais l’Islande n’allait pas se laisser intimider. Comme Grimsson le dit: « On nous a dit que si nous refusions les conditions de la communauté internationale, nous deviendrions le Cuba du nord. Mais si nous les avions acceptées, nous serions devenus l’Haïti du nord » [...]

Les Islandais se mirent également d’accord sur certaines mesures de réduction budgétaire comme le démantèlement de leurs infrastructures militaires – l’Islandic Defense Agency (Agence islandaise de la défense, ou IDA), cessa d’exister en janvier 2011.

Afin de libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel, le peuple islandais décida de rédiger une nouvelle constitution. (Ibid.)

Par ailleurs, aux États-Unis le mouvement en faveur d’un système bancaire public prend de l’ampleur. À ce jour 18 États ont déjà fondé ou sont en voie de créer une banque publique. Pour mieux comprendre l’escroquerie bancaire et la contester, voici une vidéo du Public Banking Institute :

Victoria Grant, canadienne de 12 ans, nous explique l’escroquerie bancaire de l’argent-dette.

http://www.mondialisation.ca/l-endettement-perp-tuel-l-arme-de-choix-de-l-lite-financi-re/


http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere-par-julie-levesque-dans-mondialisati-111025539.html http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere-par-julie-levesque-dans-mondialisati-111025539.html

 

http://www.alterinfo.net/L-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere_a82286.html

 

 

BHL-Pensee-Unique-4-copie-1.jpg

 

Actualité, Sélection :

 

 

Manuel Valls, comme Sarkozy, appelle à un Nouvel Ordre Mondial (vidéos)

Réunion des amis de Jacques Cheminade le 13 octobre à St Ouen (93)

Traité européen voté,tout se décidera à Bruxelles. Chambre et Sénat inutiles?

Pourquoi tant d'hostilité contre les médecines naturelles ? - Bienfaits Vitamine D

Tout savoir sur nos nouveaux impôts. Quels changements ?

VENEZUELA (Présidentielle) : Encore raté, Chavez réélu avec… brio !

TSCG (Traité budgétaire européen): Avertissement solennel aux élus nationaux

La crise va-t-elle s'accélérer ? Graves menaces à l'horizon (vidéo Anonymous)

Réforme de la décentralisation : Les orientations dévoilées par Hollande

Et si nous laissions les banques faire faillite ?

MEDIATOR, OGM : Même combat juridique

 

Pétition-Soutien à Kokopelli (protection biodiversité, semences naturelles)

Il manque 950 signatures pour éviter la condamnation de Kokopelli

 

 

 

 

 

Economie,  Finance : 

 

4.776.800 Chômeurs en France, licenciements, liquide menacé, Presse vendue..


L'or de la Suisse (1300 tonnes) a été vendu sans le consentement des Suisses
et autres infos tues par les Médias


Les USA achètent la France avec du papier (Jovanovic) - UE pour les USA (vidéos Asselineau)

L'Europe a été créée par les Etats-Unis pour servir leurs intérêts - Vidéos à voir absolument ! Et à relayer...

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:36

 

 

Le Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, propriétaire du PSG avec leonardo, le directeur sportif

 

 

C'est quoi ces histoires avec le Qatar qui investit partout en France ?
  
 

 

En fait, le Qatar est désormais une société écran qui permet d'investir en France sans payer d'impôt. Grâce au Qatar, la France devient un parfait paradis fiscal. Il suffit de connaître le truc.


Du coup, quand n'importe qui, notamment des capitalistes français, veulent investir en France sans payer d'impôt, il leur suffit de le faire au travers d'une société écran basée au Qatar. Comme "tout le monde le sait", "tout le monde" en profite. C'est ce qui donne cette impression que le Qatar "envahi" la France. Mais il n'en est rien. C'est juste des riches qui veulent pas payer leurs impôts.

 

    do


Grâce au Qatar, la France est un parfait paradis fiscal. Voici le truc :


http://mai68.org/spip/spip.php?article3576

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:34

 

 

Des touaregs dans le Nord du Mali. REUTERS/Finbarr O'Reilly

 

 

Au Mali, la France fait la guerre aux Touaregs et au MNLA en faisant semblant de la faire contre AQMI. Comme quoi, une guerre peut en cacher une autre !
.
 
    Bonjour à toutes et à tous,

Il y a tout d'abord eu la guerre contre la Libye.

Comme sous Kadhafi les Touaregs ont pu mener en Libye la vie qu'ils désiraient, comme ils étaient libres, ils ont pris les armes pour défendre le "régime" de Kadhafi. Et, du coup, Kadhafi leur a livré autant d'armes qu'ils en ont voulu.

Quand la Libye a perdu la guerre, les Touaregs en armes se sont déplacés au nord du Mali, dans cette région, l'Azawad, qui dès l'origine voulait être indépendante ; mais que le colonialisme avait tout de même rattachée de force au Mali. Un mouvement d'indépendance de l'Azawad s'était par conséquent créé, le MNLA, dont voici le site internet :

http://www.mnlamov.net


Dans le MNLA, il n'y a pas que des Touaregs, loin de là. Mais, profitant des armes des Touaregs et de leur expérience militaire, ils mirent peu de temps à reconquérir leur territoire, l'Azawad, et à proclamer son indépendance :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4028


Cependant, l'impérialisme français n'était pas content, car il perdait ainsi une partie importante du Mali. Il lui fallait trouver une solution pour justifier une guerre contre le MNLA et les Touaregs en arme, afin de reconquérir l'Azawad et le rattacher à nouveau au Mali.

Dans cette région, la France possède une force armée supplétive dont elle nous fait croire qu'elle est son ennemie. Il s'agit d'AQMI, al-Qaïda au Maghreb islamique, qui change assez souvent de nom suivant les circonstances (à une époque, c'était le GIA, puis GSPC, etc.). Voici la preuve qu'AQMI appartient aux services secrets français :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372


Bien sûr, seuls les chefs d'AQMI appartiennent aux services secrets français. Les militants de base l'ignorent totalement et croient sincèrement se battre pour établir un islam "fondamentaliste".


La France a donc armé AQMI mieux que ne l'étaient le MNLA et les Touaregs, et l'a renforcée en mercenaires. Ensuite, elle a ordonné à AQMI de conquérir le nord du Mali où le MNLA et les Touaregs ont par conséquent perdu le pouvoir.

Dans la réalité, AQMI, c'est-à-dire ses chefs, sont aux ordres de l'impérialisme français ; mais, dans le spectacle, AQMI considère la France comme son pire ennemi. Ce spectacle n'était cependant pas encore suffisant pour justifier une guerre française au nord Mali. Il a donc fallu demander à AQMI de faire diverses horreurs contre les populations locales.

Ce qui est le plus frappant, c'est l'imitation par AQMI de la destruction des Bouddhas de bâmiyân par les talibans en Afghanistan. Bien sûr, AQMI n'a pas eu le loisir de détruire des oeuvres bouddhistes, mais des sculptures musulmanes.

Ce sont en fait les USA qui avaient installé les islamistes au pouvoir en Afghanistan, dans le but de virer l'URSS ; par conséquent, les talibans étaient totalement infiltrés par la CIA qui, avec l'aide de l'ISI (service secret pakistanais à peu près aux ordres de la CIA), les avait armés et entraînés. Mais les Talibans, une fois au pouvoir, n'ont pas bien obéi aux USA, qui voulaient installer un pipe-line pour trimballer les hydrocarbures de la mer Caspienne tout en contournant leur ennemi l'Iran. Aussi, l'impérialisme américain se devait d'imposer ce tuyau à pétrole par la force, c'est-à-dire par la guerre.

Pour préparer la guerre contre l'Afghanistan, il fallait commencer par faire mal voir les talibans que l'on avait pourtant placés au pouvoir.

L'on n'osa pas, pile au moment où l'on venait de chasser l'URSS du pays pour le livrer aux islamistes, prétendre qu'il fallait virer les talibans à cause de leur attitude envers les femmes ; parce que, sous le régime "communiste", les femmes avaient justement l'égalité avec les hommes, et le droit à l'avortement libre et gratuit, à la pilule, aux études, à se balader tête nue, et maquillées, et en minijupe si elles le voulaient ! Il fallait par conséquent trouver autre chose, comme propagande.

L'on fit alors, par l'intermédiaire d'agents manipulés par la CIA et infiltrés au sein des talibans, détruire les fameux Bouddhas de bâmiyân en mars 2001, c'est-à-dire avant le 11 septembre 2001, ce qui montre bien que la guerre d'Afghanistan avait de toutes autres raisons que ce fameux 11 septembre, puisque sa préparation avait commencé avant.

Revenons à AQMI. Ses militants ont détruit, sous l'influence évidente des services secrets français, des symboles artistiques musulmans datant de plusieurs siècles. C'est la même tactique,  Il faut bien le remarquer, que celle que nous venons d'étudier et qui avait été employée par la CIA avec les talibans et les Bouddhas de bâmiyân..

Maintenant, avec toutes ces horreurs attribuées à AQMI dans le nord du Mali, la France a de bonnes excuses pour aller rétablir l'ordre dans ce pays. Elle a cependant décidé de le faire en douce, c'est-à-dire par l'intermédiaire de ses armées coloniales supplétives de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Gageons que ces armées recevront de l'aide sous diverses formes. Et, si ça ne suffit pas, Hollande finira bien par faire intervenir officiellement l'armée française.

Voilà comment l'on fait semblant de faire une guerre pour en faire en fait une autre. La vraie guerre de la France au Mali n'est pas contre AQMI ; la vraie guerre, c'est la guerre éternelle des colonialistes sédentaires contre les nomades Touaregs.

   ,
    do
    http://mai68.org/spip

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:32

L’art de la guerre. Syrie : l’Otan vise le gazoduc

Gazoduc Syrie

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver un casus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser. Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » -introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye- qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.


Eloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques Sas et Sbs –rapporte le Daily Star-  opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de terroristes) provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen –rapporte l’envoyé du Guardian à Alep- les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues. Munis de faux passeports (spécialité de la Cia), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la Cia a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps,  sur le Mont Cassius, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik. A Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’état Usa, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires.


La guerre Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’état, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées. Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.


C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».


Pour combien  d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?[1]

 

Edition de mardi 9 octobre 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20121009/manip2pg/14/manip2pz/329867/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 


[1] Même question, évidemment, pour les députés et population français –et britanniques- qui participent par leurs impôts notamment aux opérations clandestines des forces spéciales en Syrie, NdT.

 

Pour aller plus loin (en anglais):

America’s Next War Theater: Syria and Lebanon? Washington’s War against the Resistance Bloc par Mahdi Darius Nazemroaya, publié le 10 juin 2011.

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Articles de : Manlio Dinucci
Sur le même sujet:

 

 

http://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-syrie-lotan-vise-le-gazoduc/

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 00:43

 

Le Nouvel Observateur

 

 

Quelle différence entre la Presse de Droite

et la Presse de Gauche ?

Par eva R-sistons

 

 

 

 

Quelle différence entre la Presse de Droite

et la Presse de Gauche ?

 

Aucune sur le fond !

Et par ex, tous ont d'une même voix

soutenu la guerre impérialiste

menée par la France de BHL-Sarkozy en Libye.

 

Mais ensuite, un journal comme le NouvelObs

va déplorer les atroces conditions de la mise à mort de Kadhafi

(torture, sodomie, etc...).

Il faut bien se différencier un peu,

faire croire par ex qu'on défend, au moins,

les droits humains !

 

Ne soyons pas dupes !

Et informons-nous sur Internet...

 

eva R-sistons

 

NB : Voyez la dernière couverture du Nobs :

 

Ce journal fait la promotion de Manuel Valls

l'homme sélectionné par Bilderberg,

sorti d'Espagne pour représenter un jour la France

sans attaches pour notre pays,

choisi car beau gosse, parlant bien

(il est avocat !),

sans scrupules, très musclé,

servile par rapport aux Maîtrs du Monde,

très à droite, se prétendant de gauche

pour un jour prendre la tête du parti

et lui ôter tout ce qu'il reste de gauche,

par ex il a soutenu la réforme de Sarkozy sur les retraites.

Et ensuite, pour diriger la France

dans le sens souhaité par les Bilderberg,

et compte tenu de ses origines très juives

et de son communautarisme exacerbé,

faire en France, de préférence,

la politique décidée par Israël,

donc va-t-en guerres et ultra libérale.

Et naturellement en nous poussant un jour

à offrir nos enfants pour le choc de civilisations

qui au final permettra la création du Grand Israël

et la main-mise sur toutes les ressources des Musulmans.

 

C'est le même journal qui a promu DSK puis Hollande,

et boycotté Montebourg,

au point de supprimer mon blog à la suite

d'un post ironique sur

"Un si joli PS" (celui de DSK ou de Hollande)

et sur le "Joker Montebourg" (lors de la Primaire du PS).

Car cette fausse Presse de Gauche

en réalité roule pour la gauche la moins à gauche,

et pour toutes les guerres impériales

et impérialistes "usraéliennes",

des Anglo-Saxons et d'Israël.

Voilà la vérité !

(eva)


 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:33

 

 

 

Noter l'adresse de mon futur domaine

qui centralisera toutes les infos

 

 

Dans l'attente de la construction de ce site,

sans doute début janvier 2013,

Infos provisoires, ébauche.


 

 

 





Chantal Dupille,

Son Site

 

 

 

Journaliste, écrivain,

blogueuse d'investigation

sous le pseudo eva R-sistons


 

.eva-avatar.jpg.

 

 

Le courage de la Vérité,

le courage de l'impertinence,

le courage de la dissidence.

 

 

Humaniste, libre penseuse à contre-courant,

non alignée sur la Pensée Unique Officielle mensongère,

femme de paix et de communion, croyante en Dieu,

citoyenne du monde opposée à la mondialisation,

souverainiste de gauche et pour la préservation de la nature.

Une passion : La vie - et les vivants !

 

 

 

Site en construction,

Notez bien son adresse : Chantaldupille.info.


Il regroupera tout, avec les rubriques suivantes :

 

- Ma fiche perso

- Mes blogs

- Mes vidéos

- Mes livres parus et à paraître

- Ma librairie

- Top articles

- Top sites

- Top ' consommation'

- Contact. Newsletters.

.

Sur ce site, je publierai mes analyses de l'actualité. 

 

NOM-Capital-j-copie-2.jpg

 

 

Voici déjà quelques liens :


 

Ma fiche 

ChantalDupille.fr

 

 

 

Mon blog officiel


http://ChantalDupille.over-blog.com

 

 

 

Mes vidéos


Les vidéos de R-sistons sur Dailymotion

 


 

Interviews et critiques :


http://chantaldupille.over-blog.com/article-21537165.html

 

 

 

Mes blogs sous pseudo : 

 

R-sistons à l'intolérable

http://r-sistons.over-blog.com


R-sistons à la crise
http://sos-crise.over-blog.com


R-sistons à la désinformation

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/


R-sistons à l'actualité

http://r-sistons-actu.skynetblogs.be
 

R-sistons aux guerres

http://no-war.over-blog.com/


Eva communion civilisations
http://eva-communion-civilisations.over-blog.com


Coups de coeur d'eva
http://eva-coups-de-coeur.over-blog.com
 
 

Blog pour les Seniors

http://senor-information.over-blog.com/

Blog pour les Jeunes

http://jeunes.actualite.over-blog.com/
 


 

 

 

 

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:08

 

 

Made by USA
Produire des « États ratés »

JPEG - 23.7 ko
Un cadre d’Al-Qaida venu en Syrie avec des officiers occidentaux. On ne change pas des recettes qui marchent.

Washington est passé maître dans l’art d’affaiblir ses cibles en y développant un terrorisme intérieur, puis de les accuser d’être responsables des crimes qu’il a commandités. Cette méthode lui permet à la fois de justifier une intervention militaire et de la conduire sans risque. Le schéma bien rôdé que décrit ici Edward S. Herman est aujourd’hui appliqué à la Syrie. Réseau Voltaire | 17 septembre 2012

 

Pendant la guerre du Vietnam, au-dessus de l’entrée d’une base US on pouvait lire : « Killing Is Our Business, and Business Is Good ». (Tuer c’est notre affaire, et les affaires marchent fort). Et en effet, les affaires marchaient vraiment très fort au Vietnam (de même qu’au Cambodge, au Laos ou en Corée), où on comptait par millions le nombre de civils tués. D’ailleurs elles se sont plutôt bien maintenues aussi après la guerre du Vietnam. Les massacres ont continué sur tous les continents, aussi bien directement que par l’entremise de « proxies » [1], partout où la « sécurité nationale » états-unienne avait besoin de bases, de garnisons, d’assassinats, d’invasions, de campagnes de bombardements, ou de sponsoriser des régimes assassins et d’authentiques réseaux et programmes terroristes trans-nationaux, pour répondre à la « menace terroriste » qui ne cesse de défier le pauvre « géant pitoyable » [2]. Dans son excellent ouvrage sur l’ingérence des États-Unis au Brésil [3], Jan Knippers Black montrait déjà il y a des années, combien l’acception merveilleusement élastique du concept de « sécurité nationale » peut être élargie, en fonction de ce qu’une nation, une classe sociale ou une institution estime qu’elle devrait pouvoir recouvrir. Au point que ce sont précisément « ceux dont la richesse et la puissance devraient en principe garantir la sécurité, qui sont en fait les plus paranoïaques et qui, par leurs efforts effrénés pour assurer leur sécurité, engendrent eux-mêmes leur propre [lot de] destruction » (Son ouvrage traitait du risque d’apparition d’une démocratie sociale au Brésil dans les années 1960, et de son élimination grâce au soutien US à une contre-révolution et à l’établissement d’une dictature militaire). Ajoutez à cela le besoin des entrepreneurs liés au complexe militaro-industriel, de favoriser des missions justifiant l’augmentation des budgets de défense, et la pleine et entière coopération des médias de masse à cette activité, et vous obtenez une terrifiante réalité.

En réalité ledit géant faussement paranoïaque s’est démené comme un beau diable pour produire des semblants de menaces à peu près crédibles, surtout depuis la chute de « l’Empire du Mal » que ce pays avait toujours prétendu « contenir  ». Dieu merci, après quelques tentatives sporadiques de cristalliser l’attention sur le narco-terrorisme, puis sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein, le terrorisme islamique tomba littéralement du ciel pour offrir à cette défunte menace un digne successeur, découlant tout naturellement de l’hostilité du monde arabe aux libertés états-uniennes et de son refus de laisser à Israël la possibilité de négocier la paix et de régler pacifiquement ses désaccords avec les Palestiniens.

En plus d’optimiser les massacres et les ventes d’armes qui en découlent, les États-Unis devenaient aussi de facto le premier producteur d’États ratés, à l’échelle industrielle. Par État raté [4], j’entends un État qui, après avoir été écrasé militairement ou rendu ingérable au moyen d’une déstabilisation économique ou politique et du chaos qui en résulte, a presque définitivement perdu la capacité (ou le droit) de se reconstruire et de répondre aux attentes légitimes de ses citoyens. Bien sûr, cette capacité de production des États-Unis ne date pas d’hier —comme le montre l’histoire d’Haïti, de la République Dominicaine, du Salvador, du Guatemala ou de ces États d’Indochine où les massacres marchaient si bien—. On a d’ailleurs pu constater récemment une prodigieuse résurgence de cette production d’États ratés, occasionnellement sans hécatombes, comme par exemple dans les ex-républiques soviétiques et toute une kyrielle de pays d’Europe de l’Est, où la baisse des revenus et l’accroissement vertigineux du taux de mortalité découlent directement de la «  thérapie de choc » et de la mise à sac généralisée et semi-légale de l’économie et des ressources, par une élite appuyée par l’Occident mais aussi plus ou moins organisée et soutenue localement (privatisation tous azimuts, dans des conditions de corruption optimales).

Une autre cascade d’États ratés découlait par ailleurs des « interventions humanitaires » et changements de régime menés par l’OTAN et les USA, plus agressivement que jamais depuis l’effondrement de l’Union Soviétique (c’est à dire depuis la disparition d’une «  force d’endiguement » extrêmement importante bien que très limitée). Ici, l’intervention humanitaire en Yougoslavie a servi de modèle. La Bosnie, la Serbie et le Kosovo furent changés en États ratés, quelques autres s’en sortirent chancelants, tous assujettis à l’Occident ou à sa merci, avec en prime la création d’une base militaire US monumentale au Kosovo, le tout érigé sur les ruines de ce qui avait jadis été un État social démocrate indépendant. Cette belle démonstration des mérites d’une intervention impériale inaugura la production d’une nouvelle série d’États ratés : Afghanistan, Pakistan, Somalie, Irak, République Démocratique du Congo, Libye —avec un programme similaire déjà bien avancé aujourd’hui en Syrie et un autre visiblement en cours dans la gestion de la dite « menace iranienne », visant à renouer avec l’heureuse époque de la dictature pro-occidentale du Shah—.

Ces échecs programmés ont généralement en commun les stigmates caractéristiques de la politique impériale et d’une projection de puissance de l’Empire. Ainsi par exemple l’émergence ou/et la légitimation (ou la reconnaissance officielle) d’une rébellion ethnique armée qui se pose en victime, mène contre les autorités de son pays des actions terroristes visant parfois ouvertement à provoquer une réaction violente des forces gouvernementales, et qui appelle systématiquement les forces de l’Empire à lui venir en aide. Des mercenaires étrangers sont généralement amenés à pied d’œuvre pour aider les rebelles ; rebelles indigènes et mercenaires étant généralement armés, entraînés et soutenus logistiquement par les puissances impériales. Ces dernières s’empressent bien sûr d’encourager et soutenir les initiatives des rebelles pour autant qu’elles leur paraissent propres à justifier la déstabilisation, le bombardement et finalement le renversement du régime cible.

Le procédé était flagrant durant toute la période du démantèlement de la Yougoslavie et dans la production des États ratés qui en sont issus. Les puissances de l’OTAN ayant alors pour objectif l’éclatement de la Yougoslavie et l’écrasement de sa composante la plus importante et la plus indépendante, à savoir la Serbie, elles encouragèrent à la rébellion les éléments nationalistes des autres républiques de la fédération, pour lesquelles le soutien voire l’engagement militaire de l’OTAN sur le terrain était naturellement acquis. Le conflit n’en fut que plus long et vira au nettoyage ethnique, mais pour ce qui est de la destruction de la Yougoslavie et de la production d’États ratés, ce fut une réussite [5]. Assez curieusement, c’est avec l’aval et la coopération de l’administration Clinton et de l’Iran qu’on importa entre autres mercenaires, des éléments d’Al-Qaïda en Bosnie puis au Kosovo, pour aider à combattre le pays cible : la République Serbe [6] [7]. Mais Al-Qaïda comptait aussi parmi les rangs des « combattants de la liberté » engagés dans la campagne de Libye, et elle est aussi une composante notoire (même le New York Times le reconnaît désormais, fut-ce avec un peu de retard) du changement de régime programmé en Syrie [8]. Bien sûr, Al-Qaïda avait aussi été auparavant une pièce maîtresse du changement de régime [de 1996] [9] en Afghanistan, puis un élément clé du retournement de situation du 11-Septembre (Ben Laden, leader rebelle saoudien de premier rang, d’abord sponsorisé par les États-Unis, puis lâché par ses sponsors, se serait ensuite retourné contre eux avant d’être diabolisé puis éliminé par ces derniers).

Ces programmes impliquent toujours une habile gestion des atrocités commises, qui permet de pouvoir accuser le gouvernement agressé d’avoir commis des actes de violence graves à l’encontre des rebelles et de leurs partisans, et ainsi de le diaboliser efficacement afin de pouvoir justifier une intervention plus massive. Cette méthode a joué un rôle clé pendant les guerres de démantèlement de la Yougoslavie, et probablement bien davantage encore dans la campagne de Libye et dans celle de Syrie. Elle doit d’ailleurs beaucoup à la mobilisation d’organisations internationales, qui prennent activement part à cette diabolisation en dénonçant les atrocités imputables au dirigeant visé, voire en le poursuivant et condamnant d’office au pénal. Dans le cas de la Yougoslavie, le Tribunal Pénal International pour l’ex Yougoslavie (TPIY), mis en place par l’ONU, travailla main dans main avec les puissances de l’OTAN pour s’assurer que la seule mise en accusation des autorités serbes suffirait à justifier toute action que les USA et l’OTAN décideraient d’entreprendre. Magnifique illustration de cette mécanique, la mise en examen de Milosevic par le Procureur du TPIY fut lancée précisément au moment où (en mai 1999) l’OTAN décidait de bombarder délibérément les infrastructures civiles serbes pour accélérer la reddition de la Serbie —alors que ces bombardements mêmes étaient des crimes de guerre caractérisés menés en totale violation de la Charte des Nations Unies—. Or c’est précisément le procès de Milosevic qui permit aux médias de détourner l’attention du public des exactions désobligeantes et illégales de l’OTAN.

De même, à la veille de l’agression de la Libye par l’OTAN, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) s’empressa de lancer des poursuites contre Mouammar el-Kadhafi sans même avoir jamais demandé le lancement d’une investigation indépendante, et alors qu’il était notoire que la CPI n’avait jusqu’ici jamais poursuivi personne d’autre que des chefs d’États africains non alignés sur l’Occident. Ce curieux mode de « gestion de la légalité » est un atout inestimable pour les puissances impériales et s’avère extrêmement utile dans la perspective d’un changement de régime comme dans la production d’États ratés.

Interviennent aussi des organisations humanitaires ou de « promotion de la démocratie », soi disant indépendantes, à l’instar de Human Rights Watch, de l’International Crisis Group ou de l’Open Society Institute, qui régulièrement se joignent au cortège impérial en dressant l’inventaire des seuls crimes possiblement imputables au régime cible et à ses dirigeants, ce qui contribue notablement à radicaliser la polarisation des médias. L’ensemble permet la production d’un environnement moral favorable à une intervention plus agressive au nom de la défense des victimes.

S’ajoute ensuite le fait que, dans les pays occidentaux, les dénonciations ou allégations d’atrocités commises —que viennent renforcer les images de veuves éplorées et de réfugiés démunis, les preuves apparemment patentes d’exactions odieuses et l’émergence d’un consensus sur la « responsabilité de protéger » les populations victimes du conflit— émeuvent profondément une bonne partie des milieux libertaires et de gauche. Nombre d’entre eux en viennent alors à hurler avec les loups et à s’en prendre eux aussi au régime cible, pour exiger une intervention humanitaire. Les autres s’enfoncent généralement dans le mutisme, rendus perplexes, certes, mais craignant surtout de se voir accusés de « soutenir des dictateurs  ». L’argument des interventionnistes est que, au risque de sembler soutenir l’expansion de l’impérialisme, on se doit de faire exception lorsque des choses particulièrement graves ont lieu et que tout le monde chez nous s’indigne et demande qu’on intervienne. Mais on se doit aussi, pour se montrer authentiquement de gauche, de tenter une micro-gestion de l’intervention pour contenir l’attaque impériale —en exigeant par exemple qu’on s’en tienne à une interdiction de survol en Libye— [10].

Mais les États-Unis eux-mêmes ne sont pas l’une des moindres réussites de cette production d’États ratés. À l’évidence, aucune puissance étrangère ne les a jamais écrasés militairement, mais la base même de leur propre population a payé un tribut extrêmement lourd à leur système de guerre permanente. Ici, l’élite militaire, de même que ses alliés du monde de l’industrie, de la politique, de la finance, des médias et de l’intelligentsia, a très largement contribué à l’aggravation de la pauvreté et de la détresse généralisée, à la désintégration des services publics et à l’appauvrissement du pays, en maintenant la classe dirigeante, paralysée et compromise, dans l’incapacité de répondre correctement aux besoins et attentes de ses citoyens ordinaires, malgré l’augmentation constante de la productivité par tête et du PNB. Les excédents y sont intégralement captés par le système de guerre permanente et par la consommation et l’enrichissement d’une petite minorité qui —dans ce que Steven Pinker dans Better Angels of Our Nature appelle une période de « recivilisation »— combat agressivement pour pouvoir mener sa captation bien au-delà de la simple monopolisation des excédents, jusqu’au transfert direct des revenus, biens et droits publics de la vaste majorité de ses concitoyens (qui se démènent). En tant qu’État raté comme dans bien d’autres domaines, les États-Unis sont incontestablement une nation d’exception !

Traduction
Dominique Arias

[1] Proxies, groupes paramilitaires ou mercenaires formés, armés, financés et soutenus ou dirigés par une ou plusieurs grandes puissances pour déstabiliser un pays cible. Les conflits dits « de basse intensité » ou « dissymétriques » menés ainsi indirectement sont appelés « proxy wars ». bien que souvent présentée comme telle, une proxy war est tout sauf une guerre civile (NdT.).

[2] Dans les médias et le cinéma américain, les États-Unis sont fréquemment représentés comme un pauvre « géant pitoyable », malhabile et balourd. Cette représentation permet de minorer les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis délibérément et sciemment par ce pays, en les faisant passer pour autant de bourdes et de maladresses parfaitement involontaires. Le terme « casualties » (négligences) désigne par exemple les victimes civiles d’exactions militaires, lorsque celles-ci sont commises par les USA ou leurs alliés (NdT.).

[3] United States Penetration of Brazil, par Jan Knippers Black, Pennsylvania University Press, 1977, 313 pp.

[4] États ratés (failed states), terme de diplomatie internationale qui désigne les États incapables de maintenir ou développer une économie saine, fait écho à « rogue states » (États voyous) et à « smart states » (États malins : en l’occurrence ceux qui, à l’instar des États-Unis, évitent de déclencher et de mener officiellement eux-mêmes les guerres qui leur profitent (NdT.).

[5] Cf. “The Dismantling of Yugoslavia” (Le démantèlement de la Yougoslavie), par Edward S. Herman et David Peterson, Monthly Review, octobre 2007.

[6] Cf. : “Unholy Terror” [terreur impie ou invraisemblable ou contre nature, l’acception de Unholy étant très large], de John Schindler, article particulièrement démonstratif sur ce sujet et qui, de fait, n’apparaît plus nulle part, sauf sur Z-Magazine ! Voir ici mon “Safari Journalism : Schindler’s Unholy Terror versus the Sarajevo Safari’s Mythical Multi-Ethnic Project”, Z Magazine, avril 2008

[7] Sur le même sujet, voir aussi Comment le Djihad est arrivé en Europe, par Jürgen Elsässer, Xenia éd.

[8] “Al Qaeda Taking Deadly New Role in Syria Conflict”, par Rod Nordland, New York Times, 24 juillet 2012.

[9] Afghanistan :
Renversement de la monarchie 1978
Invasion soviétique en soutien au nouveau régime : 1979-1989
Guerre civile pro/anti-islamistes :1990-1996
Coup d’État et prise de pouvoir des Talibans : 1996
Début de l’intervention de Ben Laden dans le conflit : 1984
Création d’Al-Qaïda : 1987.

[10] Cf. Gilbert Achcar, “A legitimate and necessary debate from an anti-imperialist perspective,” [Un débat légitime et nécessaire à partir d’une perspective anti-impérialiste] ZNet, 25 mars 2011 ; et ma réponse dans “Gilbert Achcar’s Defense of Humanitarian Intervention,” [Gilbert Achar prenant la défense d’une intervention humanitaire] MRZine, 8 avril 2011, concernant « les finasseries de la gauche impérialiste »

 

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Edward S. Herman

Edward S. Herman Professeur Emérite de Finance à la Wharton School, Université de Pennsylvanie. Economiste et analyste des médias de renommée internationale, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont : Corporate Control, Corporate Power (1981), Demonstration Elections (1984, avec Frank Brodhead), The Real Terror Network (1982), Triumph of the Market (1995), The Global Media (1997, avec Robert McChesney), The Myth of The Liberal Media : an Edward Herman Reader (1999) et Degraded Capability : The Media and the Kosovo Crisis (2000). Son ouvrage le plus connu, Manufacturing Consent (avec Noam Chomsky), paru en 1988, a été réédité 2002.

 

http://www.voltairenet.org/Produire-des-Etats-rates

 

Guerres de basse intensité

 

L
L’opposition syrienne prend ses quartiers d’été à Miami
Une nouvelle Internationale du terrorisme
 
Le général Mood et la situation sécuritaire actuelle en Syrie

Le général Mood et la situation sécuritaire actuelle en Syrie

 
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:59

 

Oulala.info de retour, enfin !

Interview de René Balme, maire de Grigny, par... par ReOpen911

 

 

 

 

Publié par Venezuela info. Le blog de Thierry Deronne

Qu’est-ce qui est le plus intéressant, les conférences ou les questions qu’on vous pose ensuite ? Je mentionne quelques unes de celles qu’on m’a faites durant un récent voyage à travers l’Europe, avec leurs réponses.

Partout on m’interroge :
- Et la santé du président ?
- Je le vois en plein possession de ses facultés physiques et mentales.

Quand on me questionne sur le système électoral vénézuélien, je lis la déclaration de l’ex-président Carter qui affirme que c’est un des plus parfaits du monde alors que celui des États-Unis est un des moins parfaits de la planète.

A Francfort, capitale financière de l’Europe, je parcours des rues où se succèdent des commerces en faillite. Dans la Maison Syndicale DGB Haus un syndicaliste interroge :

- Le Venezuela a-t-il fait quelque chose pour briser sa dépendance des hydrocarbures ?

- Il a achevé une campagne pour substituer les ampoules photovoltaïques par des fluorescentes. Nous avons deux barrages hydro-électriques gigantesques, ceux du Guri et de Caroachi, et depuis 2002 nous construisons le Manuel Piar, qui nous permettra d’économiser quelques 25 millions de barils de pétrole par an. Comme dans le reste du monde nous entamons à peine la conversion aux énergies renouvelables, mais nous avons bien commencé.

A l’aéroport de Stockholm un portrait mural glorifie Ingmar Bergman, que les autorités suédoises ont poursuivi, humilié publiquement, raillé pour une insignifiante dette fiscale. Lors du IIème Séminaire Nordique sur « Les Médias et l’Amérique Latine » à l’ABF-Huset, on me questionne sur les mesures pour freiner l’agression des monopoles médiatiques contre les démocraties.

- Législation pour obliger à informer de manière véridique, impartiale et opportune, limiter la transmission de publicité, éviter l’incitation au racisme et établir la responsabilité des communicateurs. Médias alternatifs, de service public ou communautaires, pour équilibrer l’écrasante domination numérique des médias privés. Éducation du public pour enseigner à déchiffrer les codes médiatiques et à détecter ses mensonges.

Au Centrum fur Marxistica Samballstudien un provocateur à l’accent antillais me demande si je suis d’accord avec l’implantation d’un modèle de type cubain à Stockholm.

- Je suis d’accord avec l’existence d’un système de type cubain à Cuba.

Á Belgrade je parcours des avenues oú des édifices publics restent encore à l’état d’amas calcinés de ferrailles et de gravats, jusqu’à l’Académie Megatrends, où un étudiant se plaint :

- On nous fait payer des taux d’inscription très élevés.

- Au Venezuela bien plus que les 80% des étudiants suivent les cours dans des instituts publics gratuits à tous les niveaux, sauf pour quelques masters. Nous consacrons beaucoup plus que les 6% du Produit Interne Brut à l’Éducation; entre 2009 et 2011 l’investissement éducatif a augmenté jusqu’à 1800 %. Dans la dernière décennie le gouvernement a créé 20 centres d’éducation universitaire, quatre instituts universitaires de technologie, 6 universités polytechniques et 10 nouvelles universités; le taux d’inscription en éducation supérieure a été doublé : de 894.418 étudiants en 2000 à 2.109.331 en 2009. Aujourd’hui 9.329.703 personnes étudient: soit un vénézuélien sur trois.

A Belgrade on m’interroge  :

- Certains mouvements de droite qui ont opéré en Serbie exportent-ils leurs tactiques au Venezuela ?

- Notre droite importe autant son idéologie que ses symboles. Certains étudiants riches ont utilisé des déguisements de mains blanches, porté des tee-shirts où est imprimé le poing d’OTPOR, baissé leur pantalon pour montrer le postérieur. Mais l’habit ne fait pas le gouvernant.

Lors du Forum organisé par notre Mission à La Haye, un diplomate interroge :

- L’opposition reçoit-elle des financements externes ?

- La chercheuse Eva Golinger a démontré que des fonds de l’USAID, du National Endowment for Democracy (NED) et d’ONGs étrangères alimentent l’opposition. Wikileaks a publié l’information de réunions d’opposants qui ont demandé de l’argent à l’ambassade des États-Unis, et comme on ne leur a pas répondu immédiatement, ont refait la demande en anglais.

Quelqu’un se dit préoccupé par le retrait du Venezuela de la Commission et de la Cour Inter-Américaine des Droits de l’Homme de l’Organisation des États Américains.

- L’OEA a légitimé toutes les interventions armées des États-Unis contre l’Amérique Latine et les Caraïbes; sa Commission des Droits de l’Homme a reconnu de facto la dictature surgie du coup d’État de 2002 au Venezuela et n’a pris aucune mesure en faveur du président légitime qu’on venait d’enlever. Ni les États-Unis ni le Canada ne se sont jamais soumis à ces organismes. Nous n’avons pas à nous soumettre non plus, surtout lorsqu’ils tentent de supplanter nos tribunaux et de dicter des sentences dans des affaires qui touchent à l’ordre constitutionnel interne.

Je passe un long moment à convaincre une journaliste que non, le Conseil d’État ne décidera pas de la succession présidentielle, l’ordre de succession est prévu dans la Constitution Bolivarienne, qui a été approuvée par une écrasante majorité de la population.

À Hambourg, qui fut durant un siècle la destination de nos exportations de café et de  cacao, je passe des heures enivrantes dans le Musée Naval à photographier des modèles de caravelles, de navires de ligne, de cuirassés : toutes les flottes avec lesquelles l’Europe s’est lancée à l’assaut du monde. Au Spanisches Kulturinstitut Cervantes une dame s’inquiète pour l’insécurité.

- Jusqu’en 2008 l’Institut National de Statistiques enregistrait mille homicides par an. L’année antérieure l’INE a réalisé une enquête sur la perception citoyenne de l’insécurité auprès de 5000 personnes. Celles-ci considèrent qu’au Venezuela il y a environ 19.000 homicides annuels. Mais une opinion n’est pas un homicide. Au contraire, le total des délits est passé de 155.080 en 2009, à 143.774 en 2010 et à 129.210 en 2012. Tous les délinquants actuels se sont formés quand l’opposition gouvernait. A cette époque on pouvait envoyer un citoyen aux travaux forcés pendant des années sur la base d’un simple mémorandum l’accusant de n’avoir pas de métier ou de profession connue. De même on arrêtait illégalement des quartiers complets pour ne les libérer que par caprice. Les taux les plus élevés de délinquance s’observent dans des états où gouverne l’opposition : Zulia, Táchira, Carabobo, Miranda. Le processus bolivarien a créé une Police Nationale, une Université Expérimentale de la Sécurité et un Ministère des Affaires Pénitenciaires.

Un ouvrier évoque le chômage généralisé, le manque de logements et le non-respect des droits du travailleur en Europe, qui se manifeste notamment par la sous-traitance du travail.

- Au Venezuela est en marche un plan ambitieux de construction de deux millions de logements pour les travailleurs. En 2011 les pluies ont laissé cent mille compatriotes sans foyer : on les a logés dans des ministères, dans des édifices publics, et même dans des hôtels de luxe pendant qu’on leur trouvait un toit. Au milieu des années quatre-vingt-dix, un accord entre le patronat, les dirigeants syndicaux et le gouvernement a privé les travailleurs de leurs droits sociaux, que la nouvelle Loi du Travail leur a rendus. Cette norme interdit aussi catégoriquement la sous-traitance, c’est-a-dire l’embauche de travailleurs via des entités fictives pour mieux leur refuser le paiement de leurs droits. Le taux de chômage au Venezuela est de 6%, par contraste avec le taux de 25% en Espagne.

A l’Université Friedrich Schiller de Iéna un étudiant me pose la question :

- Les latino-américains sentent-ils vraiment le besoin de s’unir ?

- L’Allemagne fut jusqu’au XIXème siècle une diversité de principats antagoniques. Les allemands ont-ils senti le besoin de s’unir en une seule nation ? L’Allemagne fut jusqu’à la fin du XXème siècle deux Allemagne. Serait-ce que les allemands ont senti la nécessité de s’unifier ? Pourquoi pas les latino-américains?

Combien d’autres choses ne m’a-t-on demandées partout ? A propos des répercussions de la décision électorale au Venezuela sur le processus d’intégration latino-américaine, qui seraient significatives. Sur le socialisme du XXIème siècle. Sur l’achat d’armements, explicable alors que les États-Unis a augmenté à 47 le nombre de ses bases dans la région et qu’un pays voisin possède un demi-million d’hommes dans son budget militaire. Et sur un supposé massacre d’indigènes par des mineurs illégaux, qui parcourt les médias du monde entier bien qu’aucune preuve ne soit avancée nulle part de ce qu’il se soit produit, ni que soit apporté le moindre démenti à la suite du manque de preuves. Ou sur les ressemblances et les différences entre les mouvements sociaux du Venezuela et d’Amérique Latine et ceux d’Europe. Nous aussi les latino-américains avons posé beaucoup de questions avant de comprendre que nous seuls pouvions donner nos propres réponses.

Un saut jusqu’à Weimar, oú j’évite la maison du courtisan Goethe et j’entreprends une longue marche jusqu’aux archives de Nietzsche le récalcitrant. Son masque mortuaire de marbre me demande si le Règne de la Liberté ne serait pas l’étape nécessaire à la transmutation de toutes les valeurs.

Dans le crépuscule glacé de Francfort, parmi les édifices qui ressemblent à des flacons de parfum, les grues achèvent le gratte-ciel de la Banque Européenne tandis que l’Euro s’effondre. Une dame me demande s’il est vrai que les bolivariens préparent une loi pour interdire la minijupe.

- oui, mais seulement pour les dames assez naïves pour le croire.

Luis Britto García  (Caracas, 9 octobre 1940) est un écrivain vénézuélien. Professeur universitaire, essayiste, dramaturge, scénariste, dessinateur et explorateur sous-marin. Parmi une soixantaine de titres, on lui doit  “Rajatabla” (Prix « Casa de las Américas » 1970) et “Abrapalabra” (Prix « Casa de las Américas » 1969).

Source : http://www.cubadebate.cu/especiales/2012/10/04/todo-lo-que-queria-saber-sobre-venezuela/

Traduction de l’espagnol : Thierry Deronne

URL de cet article : http://venezuelainfos.wordpress.com/2012/10/05/tout-ce-que-vous-vouliez-savoir-sur-le-venezuela-par-luis-britto-garcia/

 

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Voir aussi :

 

 

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6 octobre 2012 at 14 h 52 min

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Sur ce site d'infos libres que l'on retrouve avec plaisir,

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:57

 

Malaise journalistique autour du 11-septembre

Un entretien avec Olivier Taymans

http://www.mondialisation.ca

 

911

 

Invité, puis déprogrammé de l’unique émission de radio de la RTBF sur les médias (la bien nommée : “L’envers des médias”), Olivier Taymans sort d’une projection-débat consacrée à son film par le cinéma bruxellois Nova. Entretien avec l’auteur du premier documentaire francophone sur le malaise journalistique autour des attentats du 11 septembre.

Comment vous est venue l’idée de questionner et de mettre en critique la couverture médiatique francophone des attentats du 11 septembre ?Olivier Taymans : C’est venu en plusieurs temps. Lorsque Thierry Meyssan a sorti son livre (« L’effroyable imposture »), je l’ai interviewé dans une émission de radio que j’animais à l’époque (Radio Campus, ULB). Puis, j’ai cherché des contre-points aux thèses de Meyssan et j’ai trouvé plusieurs personnes qui critiquaient son travail avec sérieux. Je les ai aussi interviewées. Sans vraiment pouvoir trancher, il y a avait déjà matière à s’interroger sur le rôle des médias dans leur couverture du 11 septembre. Très vite, le traitement médiatique envers Thierry Meyssan n’a plus été ni honnête ni équilibré. Mais en tant que critique de médias, ce phénomène habituel ne m’a pas paru surprenant. Bref, je suis passé à autre chose. Jusqu’en 2004, où j’apprends qu’un troisième gratte-ciel new-yorkais, le bâtiment n°7, s’était effondré le 11 septembre 2001 (sans avoir été percuté par un avion, ndlr). A nouveau intrigué, ce qui va définitivement me lancer sur cette enquête, c’est une séquence diffusée en 2006 au JT de la RTBF. Il s’agit de ces fameuses images de l’attentat sur le Pentagone, prises d’une caméra de surveillance. Si l’on voit effectivement une explosion, on ne voit pas du tout ce qui percute la façade du bâtiment. De mémoire, ces images étaient accompagnées du commentaire journalistique suivant : « On voit brièvement et clairement un Boeing rentré dans le Pentagone et donc les théories du complot sont nulles et non avenues » … Là, je me suis dit : « on est arrivé à un point où le gars peut dire le contraire de ce qu’il montre lui-même ! ». Il y avait une schizophrénie totale. Du coup, l’aspect psychologique de journalistes capables de faire cela m’a intéressé énormément.

Avec cette séquence de 2006 et d’autres, la plupart des journalistes ont-ils cessé de faire leur métier et, pour certains, sombré dans une propagande pro-américaine ?

O.T. : On peut le voir comme ça. En même temps, je refuse de tomber dans le piège, style : « regardez ces journalistes qui manipulent ! ». Ce qui m’intéresse, c’est la psychologie de ces journalistes qui ne constituent pas, à mes yeux, les dernières petites mains d’un « grand complot  ». Toute l’idée de mon film réside là : examiner pourquoi un gars, qui n’a aucun intérêt apparent, dit le contraire de ce qu’il voit ? On voit pourtant tous la même chose que lui et ça nous amène à conclure qu’il n’y a rien sur ces images ! Sur le coup, les médias officiels sont tombés dans l’écueil qui consiste à mettre au service de leur thèse des images qui ne disent absolument rien et ne démontrent rien. Si ce journaliste ne trempe pas dans un quelconque « complot  », alors, pourquoi agit-il de la sorte ? C’est ce qui m’a intrigué.

Dans votre film, chez chaque interlocuteur francophone, on sent une dose de malaise plus ou moins grande. C’est un documentaire sur dix ans de malaise journalistique ?

O.T : Oui, mais le premier malaise, c’est celui qu’on ne voit pas : celui du journaliste responsable de l’incroyable séquence qui m’a lancé sur cette enquête. J’ai tout essayé auprès de la RTBF pour obtenir cette archive que je n’avais pas enregistré. D’une part, celle-ci illustrait parfaitement mon sujet et, d’autre part, c’est celle qui m’avait fait bouger. Puisque l’exploitation secondaire de ces images n’était pas autorisée, j’ai demandé au journaliste concerné sa permission pour disposer de son commentaire. Sur la base des mêmes images d’attentat circulant sur le net, j’aurais réalisé un montage avec sa voix off afin de redonner fidèlement ce que j’avais vu en 2006 au JT de la RTBF. Très sèchement, le journaliste m’a refusé cette archive sonore ! Abandonnant toute exploitation, j’ai demandé à pouvoir simplement visionner cette fameuse séquence. Refusé, également. Ensuite, je suis parvenu à ce qu’une parlementaire interpelle la ministre de la Culture et de l’Audiovisuel en Communauté française. Sur base de l’Article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, qui assure au citoyen un accès à l’information, la députée Florence Reuters (MR) a demandé au ministre Fadila Laanan (PS) : « Comment se fait-il qu’un réalisateur de documentaire n’ait pas le droit de visionner une séquence produite par le service public de la Communauté française ? ». La ministre a répondu à côté en tartinant sur les droits d’exploitation secondaire dont ne dispose pas la RTBF. Autrement dit, elle a répondu à l’impossibilité d’insérer ces images dans mon film mais pas sur l’interdiction qui m’était faite de les visionner. Florence Reuters ne s’y est pas trompée en répliquant : « Ce n’est pas la question, Madame la ministre ! La question est : pourquoi n’a-t-il pas le droit de visionner ces images ? » … L’incident était clos : je n’ai jamais pu voir cette séquence ; ne fût-ce que pour vérifier que je ne m’étais pas trompé, que je n’avais pas rêvé son commentaire journalistique. C’était le premier malaise de mon enquête ; tellement fort, qu’il a échappé à la caméra ! Il y a en d’autres, mais laissons aux spectateurs le soin de les découvrir.

A deux exceptions, il n’y a aucun journaliste belge francophone qui s’exprime dans le film. Ils ont tous refusé vos demandes d’interview ?

O.T : Exact. J’ai interpellé une série de journalistes qui, systématiquement, soit me fuyaient et me renvoyaient vers quelqu’un d’autre soit s’énervaient et m’insultaient. Si on leur dit que ce sujet « 11 septembre et médias » les terrorisent, ils vont le nier. Pourtant, force est de constater qu’il y a un malaise. Je me souviens aussi de ce journaliste d’un grand quotidien belge, auteur d’un article posant la question : « Peut-on enquêter sur le 11 septembre ? ». Rendez-vous fût pris. Il semblait enthousiaste, disait que mon projet était « très intéressant  » mais qu’il avait besoin de prétextes – c’est-à-dire d’un sujet d’actualité lié au contenu de mon film – pour rédiger un article. Le soir de notre entretien, je lui ai envoyé plusieurs prétextes d’actualité tels que, par exemple, la venue prochaine de David Ray Griffin en Belgique. Jusqu’à ce jour, je n’ai plus eu aucune nouvelle de ce gars …

En tant que critique des médias, qu’est-ce qui vous a le plus surpris dans les réponses que vous avez pu obtenir ?

O.T : Ce qui m’a le plus surpris ? (bref silence) … C’est de me faire insulter par Bruno Clément, (éditeur et présentateur de l’émission d’investigations Question à la Une (RTBF). Cet épisode est dans le film car il s’agit de la plus forte illustration du malaise journalistique concernant le traitement médiatique du 11 septembre. Néanmoins, je ne m’attendais pas du tout à une telle réaction de sa part. Chacun est libre de refuser une interview, mais en arriver, comme Clément, à perdre les pédales pour s’enfermer dans une attitude ordurière de rejet, je ne l’ai pas compris et ne le comprends toujours pas.

Vous ne pouviez ignorer que le seul fait de questionner le travail des médias et leur relais inconditionnel de la version officielle du 11 septembre allait vous exposer à des réactions de haine voire développer une diabolisation à votre endroit …

O.T : Oui, bien sûr. Si ce n’est que je n’ai pas le sentiment d’avoir eu la même démarche que, par exemple, Thierry Meyssan. Je ne pense pas avoir d’autre thèse que celle-ci : certaines choses signifiantes concernant le 11 septembre ne sont pas relayées par les grands médias. Ce qui me paraît absolument démontrable. Prenons le fait qu’il existe une série d’associations de professionnels (soit des personnes compétentes dans les domaines qui touchent au 11 septembre ; ex-agents de la CIA, ingénieurs, architectes, pompiers, etc.), respectés par leurs pairs et non identifiés comme des agitateurs politiques ou des cinglés, qui déclarent que tel, tel et tel point posent des problèmes factuels et scientifiques. Des problèmes qui contredisent sur le fond les conclusions de la Commission d’enquête sur les attentats du 11 septembre ! Eh bien, ce fait, hautement signifiant, n’est pas relayé par les médias ou alors de manière extrêmement superficielle. Pendant la réalisation du film, on m’a effectivement souvent renvoyé que j’avais une « thèse » et que je tentais de l’illustrer en images. Ce n’est pas le cas : qu’il s’agisse de Jean-Pierre Jacqmin (Directeur de l’information à la RTBF, ndlr), d’Yves Thiran (ex-Directeur de l’éthique, puis Chef de rédaction des nouveaux médias à la RTBF, ndlr) ou de Bruno Clément, j’ai approché ces personnes sans thèse sur le fond des évènements. Ce n’est même pas le sujet du film ! Mon sujet porte sur la couverture médiatique de la contestation raisonnée et non-conspirationniste de la version officielle des attentats du 11 septembre.

Pour quels motifs cette contestation raisonnée est-elle interdite de parole dans les médias traditionnels ?

O.T : Très bonne question ! Et dès qu’on cherche à y répondre, on devient un épouvantail prêtant aux amalgames et aux invectives. Si vous posez cette question, c’est que vous avez une « thèse  ». Si vous avez une thèse, vous êtes forcément « conspirationniste », puisque vous soupçonnez l’existence d’un « grand complot » – il est toujours « grand », le complot ! – qui implique une bonne partie de l’élite américaine. En conséquence : vous êtes « anti-américains » et, sans doute, « antisémite » parce que « négationniste », puisque vous « niez » les attentats du 11 septembre. Je n’ai jamais compris d’où venait cette locution absurde. De la remise en questions d’un évènement historique, on passe à la « négation » du 11 septembre lui-même. Amalgame complètement absurde, mais qui revient tellement souvent … La rumeur selon laquelle les employés juifs du World Trade Center avaient été prévenus de ne pas venir travailler le 11 septembre 2001 a dû avoir sa néfaste influence. Pourtant, cette assertion est fausse et personne ne la relaye ; excepté quelques extrémistes qu’il est malhonnête d’amalgamer avec tous les gens qui osent remettre tel ou tel aspect en question.

Dix ans plus tard, vous êtes le premier journaliste francophone à réaliser un documentaire sous l’angle de la critique du fonctionnement médiatique. Vos confrères des médias traditionnels subissent-ils une totale absence de liberté ou sont-ils terrorisés par l’idée de faire leur métier … jusqu’à risquer de le perdre ?

O.T : Sur ce type de sujet, je pense que la liberté se confond avec la curiosité. En travaillant pour les médias traditionnels, si vous cherchez vraiment à enquêter jusqu’au bout, vous vous confronterez à un manque de liberté.

Bien sûr, on ne vit pas dans un État totalitaire avec le bâillon sur la bouche ; par contre, on fera tout pour que vous n’ayez pas les moyens d’enquêter ni de diffuser au plus grand nombre ce que vous avez à dire. Dans le cadre hiérarchique d’une entreprise, l’employeur ne vous donnera ni les moyens ni la liberté d’enquêter. En indépendant, il faut chercher des soutiens financiers, très difficiles à trouver pour ce type de documentaire. Avant de tourner, je suis allé voir un producteur belge de petite taille, ouvert et soutenant des projets alternatifs. Son refus n’a pas seulement été motivé par les aspects « sensibles » du projet mais aussi par mon manque d’expérience en documentaires. Je suis journaliste depuis quinze ans mais c’était mon premier film. Ce fait incontestable combiné au côté épineux du sujet ne l’a pas encouragé à me trouver des financements. Néanmoins, j’ai obtenu un petit soutien financier de la SCAM (Société Civile des Auteurs Multimédias) que je tiens à remercier ici. Ceci étant dit, si je suis le premier sur un tel film, c’est aussi parce que d’autres documentaristes, plus expérimentés, ne cherchent pas à traiter le sujet. Peut-être parce qu’ils savent qu’ils n’obtiendront aucun financement ? Je n’en sais rien.

Ou peut-être craignent-ils des sanctions professionnelles capables de nuire définitivement à leurs carrières ?

O.T : Certainement. C’est ce qui explique aussi la timidité – c’est un euphémisme ! – d’une partie de la gauche de la gauche que beaucoup attendaient sur cette controverse. Or, des intellectuels comme Noam Chomsky, les journalistes du Monde diplomatique ou les politiques classés à la gauche de la gauche sont parmi les plus virulents à se démarquer de ce sujet. A l’instar des journalistes qui font les autruches, ces gens-là craignent énormément de perdre leur crédibilité. Il y a eu tellement d’amalgames autour des remises en question de la version officielle des attentats du 11 septembre que nombreuses sont les personnalités qui ne s’associeront pas à de telles interrogations ; de peur que toutes leurs autres activités, journalistiques ou militantes, soient frappés de ce sceau d’infamie. C’est la loi du « Quant dira-t-on ? ». La peur qu’on dise : « Monsieur X ? Oui, mais vous savez qu’il fricote avec les conspirationnistes ! ». C’est une sorte de contagion de la décrédibilisation qui est encore à l’œuvre. En cela, une partie des Français présents dans le film, qui n’ont cessé de crier à l’antisémitisme et au négationnisme, ont engrangé un certain succès. Ils sont parvenus à ce que des interrogations légitimes constituent désormais un « sujet sale », qu’on ne peut toucher que si l’on n’a plus rien à perdre …

Unanimement respecté dans le milieu du journalisme belge, Jean-Jacques Jespers qualifie votre sujet d’enquête de « tabou  » journalistique mais semble, lui aussi, marcher sur des œufs …

O.T : Jean-Jacques Jespers est dans une position intermédiaire. Après trente ans de journalisme à la RTBF, il est désormais Professeur de journalisme à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et n’est plus loin de l’âge de la retraite. A ces différents titres, il bénéficie de plus de liberté d’expression que d’autres. Sa position intermédiaire se reflète aussi sur le fond du dossier. Jespers estime qu’il y a beaucoup d’éléments troublants mais en reste, grosso modo, à la position suivante : « Les autorités américaines ont sans doute eu une attitude d’ignorance coupable. Ils étaient sans doute au courant des projets d’attentats et les ont laissé se dérouler parce que cela les arrangeait bien ». C’est déjà un grand pas pour quelqu’un qui a une crédibilité à défendre.

Le cap de la commémoration des dix ans va-t-il favoriser un vrai débat contradictoire sur cette couverture médiatique bancale comme sur le fond du dossier ?

O.T. : Cela me paraît assez mal parti. En période de commémorations, on revient principalement sur l’émotionnel, les victimes, les témoignages. Ces aspects ont indéniablement leur place en journalisme. Mais ce ressort est aussi utilisé par certains pour affirmer que remettre en question « la vérité » demeure scandaleux vis-à-vis des victimes qui ont souffert. Pour ma part, je pense exactement le contraire. D’ailleurs, un grand nombre de familles des victimes du 11 septembre sont parmi les gens qui remettent les choses en question. Pour la sphère médiatique, à quelques exceptions près, il existe une antinomie entre cette émotion qu’ils véhiculent et les idées critiques de remise en question. Maintenant, à la décharge des journalistes, leur position est très inconfortable. J’ai eu des échos de certains journalistes qui ont tenté d’aborder le sujet dans leurs rédactions respectives. Avec prudence, ils ont développé l’une ou l’autre incohérence de la version officielle. Ils ont tous essuyé une réaction épidermique de rejet, qui vous fait vite comprendre que si vous voulez garder votre job, il ne faut plus insister !

« Position très inconfortable » dans l’espace francophone. Car votre documentaire montre qu’il en va tout autrement pour les journalistes norvégiens qui, eux, ne risquent pas de perdre leur travail en faisant leur travail …

O.T. : Oui, en Norvège, il y a au moins eu une véritable controverse. Tous les journaux n’ont pas rivalisé d’enquêtes ou de dossiers spéciaux sur le sujet, mais le vrai débat est possible. Jusqu’à l’intérieur d’un même journal où un rédacteur en chef n’a pas voulu en parler tandis que le responsable du même quotidien en ligne a décidé d’en faire sa « Une ». Tout cela se décide sans heurts et ne mène pas à une cascade d’anathèmes invraisemblables. Sur la controverse autour du 11 septembre, la particularité française de recours systématique à l’antisémitisme et au négationnisme a fort surpris les journalistes norvégiens. Ils ne comprenaient pas comment on pouvait relier les deux domaines. Le négationnisme et la remise en questions de la version officielle du 11 septembre n’ont en effet rien avoir entre eux. Si cette dérive est peu présente en Belgique, elle est fort développée en France et ne se limite pas qu’au 11 septembre ! L’antisémitisme et le négationnisme sont devenus des épouvantails, brandis devant toute dissonance idéologique ou dès qu’est défendue une analyse qui déplaît aux « intellectuels médiatiques » régnant sur le débat en France.

Si les médias francophones recouvrent de silence votre film, pensez-vous que leur objectif est d’éviter d’éclabousser une partie des journalistes ? Que ceux-ci n’aient pas à reconnaître qu’au minimum ils ont menti par omissions au sujet du 11 septembre ?

O.T : Non. Et je ne pense pas qu’ils pourraient le reconnaître parce que cela ramène à des processus relevant davantage de l’inconscient que de l’intention. Si l’omission d’informations est réelle, elle peut aussi être inconsciente. Ce qui me semble être le cas. Une partie du métier de journaliste consiste à hiérarchiser et sélectionner en permanence. Ils doivent, en âme et conscience, juger de l’importance ou de l’insignifiance de tel ou tel élément d’information. Dans ces processus, nombre de journalistes sont victimes de la fenêtre personnelle qu’ils ont sur la réalité. Autrement dit, ils fonctionnent d’après un certain conditionnement. Interrogés là-dessus, ils ne verront pas cela comme un mensonge par omission mais comme une saine hiérarchisation et sélection de l’information. Rares sont ceux à qui je serais tenté d’imputer une intention de falsification pour des raisons idéologiques. Je pense que l’idéologie à suivre est largement inconsciente : on baigne dedans sans s’en rendre compte.

« Rares », mais souvent titulaires d’émissions d’informations télévisuelles. A l’instar de Daniel Leconte (Arte) dont l’intégrisme pro-américain est implacablement disséqué dans votre film. Concernant son « travail », peut-on parler « d’inconscience » ou même de journalisme ? 

O.T : Non, effectivement. Lorsqu’on voit les sujets produits par Docs en stock, la société de production de Daniel Leconte, c’est très orienté et univoque jusqu’au choix des invités pour de pseudo-débats. Avec Leconte, on se trouve dans des choix conscients qu’on peut assimiler à de la mauvaise foi. Un « débat » où aucun invité n’a une opinion contraire à celle du présentateur (Daniel Leconte, ndlr), où tout le monde s’entre-congratule en répétant : « C’est fou ce que vous avez raison ! », ce n’est plus ce que j’appelle un débat. Et lorsqu’on constate qu’une majorité des intervenants – au pseudo-débat et dans les documentaires diffusés – font partie d’un même cercle idéologique néoconservateur, identifié et tout à fait identifiable, j’estime qu’on n’est plus dans le journalisme mais dans la propagande.

Votre film est désormais visible sur le net, vous attendez-vous à être diabolisé ?

O.T : Je n’en ai aucune idée. L’avenir nous le dira. Si certains médias traditionnels décident de parler du film, il ne serait pas étonnant que je sois rangé dans un camp. Or, je ne me sens appartenir à aucun camp. Si j’ai des relations avec des personnes considérées comme des « conspirationnistes », cela ne fait pas de moi un militant de leur cause. Je me sens davantage militant du journalisme que d’une position tranchée au sein de cette controverse. Ce que je défends, c’est une pratique du journalisme telle que je la conçois et non telle que je l’ai vu pratiquée pendant dix ans sur le 11 septembre. Il est assez malheureux d’être forcé d’aller jusqu’en Norvège pour trouver des personnes qui tiennent un discours sur le métier qui devrait être celui de n’importe quel journaliste ! Tout journaliste devrait avoir pour instinct naturel de se poser des questions, de ne fuir aucun sujet et de manier le doute en toutes circonstances. Cela devrait tomber sous le sens, mais, visiblement, il faut faire des milliers de kilomètres pour entendre ces évidences ! Et surtout, les voir pratiquées au quotidien par les Norvégiens sans qu’ils trouvent cela extraordinaire. Normal : c’est la base du métier ! Dans l’espace francophone, les professionnels que j’ai interrogés ont complètement perdus de vue ces balises. Celles-ci sont encore enseignées dans les écoles de journalisme mais comme une sorte de truc théorique obligatoire. Un peu comme la prière du soir chez les cathos qui ne pratiquent plus vraiment …

Propos recueillis par Olivier Mukuna

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La une
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:52

 

ALERTE INFO (Syrie): Succession d’attentats à la bombe à Damas

Publié le7 octobre 2012

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Ils n’en peuvent plus. Entre des tirs d’obus vers la Turquie, pour essayer de faire décapiter l’armée syrienne les bras croisés, les amis de François Hollande commettent des attentats. Bien sûr, l’Occident ne condamnera pas. Après un dimanche qui a tenu toutes ses promesses, la saignée des terroristes se poursuivant inlassablement, les faibles ne peuvent que faire des attentats, l’arme des lâches. 

Damas: Deux bombes ont explosé dans la ville, l’une, dans le secteur de la place de al-Abbasiee, et l’autre, dans le quartier de Ruken al-Din. Pas de dommages constatés.
 
7 octobre 2012 20:54
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Damas: L’explosion résulte d’une voiture piégée, qui a soufflé à l’intérieur du bâtiment du commandement de la police locale.
 
7 octobre 2012 20:05
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Damas: L’explosion s’est produite près du bâtiment du commandement de la police à al-Itfaieh, ce qui a fait 4 blessés.
 
7 octobre 2012 19:46
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Damas: Une explosion a été entendue dans la zone de al-Fahhameh,
 
7 octobre 2012 19:29
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Les véhicules municipaux continuent leur circulation à Kudsaia, après que les terroristes aient tenté de les braquer.
 
7 octobre 2012 18:58

 

ALERTE INFO (Syrie): Succession d’attentats à la bombe à Damas

 

 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:11

 

Dimanche 7 octobre 2012
Abou Hamza al-Masri : Extradé aux Etats-Unis, ce que les médias ne disent pas sur lui.

Publié le7 octobre 2012

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Abou Hamza al-Masri

Abou Hamza al-Masri

 

NEW YORK - « Al-Qaïda », « islamistes », « prêcheurs de haine », « terroristes », « anti-Occident », « djihadistes » et tutti quanti, ils n’ont que ça à la bouche pour désigner leurs nouveaux « ennemis » et surtout ex amis qui ont un peu voulu prendre leur autonomie. Mais, ceux qui se disent journalistes refusent de se poser la question de savoir d’où vient Al-Qaïda, qui l’a créé, pourquoi le terrorisme est-il devenu une arme pour les faibles-disons-le-, et surtout les opprimés ? C’est en répondant à cette question que beaucoup comprendront le poker menteur occidental car, c’est lui qui a créé le terrorisme au Proche et Moyen-Orient. Il refuse de l’admettre. Or, c’est vrai. Le cas de l’iman Egyptien de la mosquée de Finsbury Park à Londres, considéré comme radical Abou Hamza al-Masri, l’homme qui s’était réjoui publiquement des attentats du 11/9, le prouve. 

Comme nous l’avons toujours dit ici, malgré le soutien que nous apportons à ceux qui sont aujourd’hui opprimés par les dirigeants occidentaux et les mainstream, il ne faut jamais dîner avec le diable. Mais, de même que le Qatar a compris que le Dieu de l’Occident c’est l’argent, les Occidentaux, eux, n’ont visiblement pas compris certains arabes, surtout les salafistes ou les takfaristes.

En croyant que l’arabe est essentiellement avide de pouvoir, l’Europe s’aliène souvent  les dirigeants qui l’ont servi et par conséquent, dans ce poker menteur, l’Occident gagne souvent, et peu importe la manière. Or, à regarder de plus près, ces extrémistes dont s’est toujours allié l’Occident, ne veut que semer l’islam, pas le bon islam qui est celui de la paix mais, le mauvais, celui de la haine, de la conquête et de l’éradication des autres religions. ce qui s’est passé en Afghanistan et actuellement en Syrie en sont l’illustration.

En Afghanistan, environ 35.000 musulmans radicaux venus de 43 pays islamiques au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et de l’Est, en Asie centrale et dans l’Extrême-Orient, était venus donner main forte à l’Amérique, pour faire partir les Russes du pays du pavot. Abou Hamza al-Masri en faisait partie. Il est vachement bien remercié.

Abou Hamza al-Masri devra répondre de 11 actes d’accusation, selon le réquisitoire du procureur général de New-York, John Ashcroft. Ces derniers se composent d’une prise d’otages, d’une conspiration dans le cadre d’une attaque au Yémen en 1998 sur 16 touristes, dont deux Américains. Dans cette attaque, quatre otages, dont trois Britanniques et un Australien avaient été tués, et plusieurs autres blessés lorsque l’armée yéménite tenta de les sauver. 

Il est donc hors de question de pleurer ou de s’apitoyer sur le sort de ce vendu, ancien agent de la CIA. Il paye au prix fort, sa lâcheté. Ces clowns qui veulent faire tomber Bachar Al-Assad, auront le même sort, si jamais ils accèdent au pouvoir…Ils ne retiennent jamais les leçons du passé…

 

 

Abou Hamza al-Masri : Extradé aux Etats-Unis, ce que les médias ne disent pas sur lui.

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 21:03
Jeudi 4 octobre 2012

 

 

Provocation De La Turquie D’Erdogan Pour Justifier Une Intervention Militaire En Syrie

 

Une provocation destinée à justifier
une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie?
  

 

 

Il est classique qu'un pays envahisseur justifie une guerre contre un autre pays en prétendant avoir été attaqué par lui alors qu'il n'en est rien. Rappelez-vous des "Incidents du golfe du Tonkin" qui ont servi à justifier la guerre américaine contre le Vietnam. Et aussi, Hergé, aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, explique très bien comment l'impérialisme Japonais avait justifié l'invasion de la Chine :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1740

(Si le lien ne marche pas (censure ?), essayer de rajouter www. devant mai68, ou de remplacer .org par .tv, ou les deux.)

Ce que raconte Hergé dans ces quelques pages n'est que l'exacte vérité !

Il se pourrait très bien que les incidents frontaliers récents entre la Syrie et la Turquie ne soient qu'un artifice monté de toute pièce par l'impérialisme américano-sioniste pour justifier une guerre ouverte de la Turquie, dont les actuels dirigeants sont à sa botte (*), contre la Syrie.

D'ailleurs, la Turquie a poursuivi jeudi 4 octobre 2012 ses bombardements sur la Syrie en "riposte" aux prétendus "tirs syriens meurtriers" sur le village frontalier d'Akçakale et a sollicité le feu vert de son Parlement pour les poursuivre, commençant ainsi une guerre contre la Syrie qui continuera si rien n'est fait pour y mettre bon ordre.

Conclusion : l'Occident a besoin d'une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie.

Cet événement prouve à lui seul l'échec des mercenaires islamistes, recrutés par l'impérialisme occidental un peu partout sur cette malheureuse planète, à venir à bout de la glorieuse résistance syrienne à l'impérialisme américano-sioniste.

Note (*) : Les dirigeants turcs, seulement, sont à la botte de l'impérialisme ; PAS la population ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4510

(Mêmes recommendations que ci-dessus si le lien ne fonctionne pas)

 

    do
   
http://mai68.org/spip



Faire circuler rapidement et à grande échelle
afin d'essayer éviter une guerre
qui pourrait tourner à la troisième guerre mondiale

 

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Le parlement de Turquie autorise une opération militaire en Syrie
4 octobre 2012 | .

Un article de Konstantin Garibov et Khaldyz Olga
La Syrie et la Turquie au bord de la guerre
4 octobre 2012 | L’ONU et l’OTAN ont condamné l’incident avec le tir de mortier à la frontière entre la Syrie et la Turquie mercredi. Le Secrétaire général de l’ONU a appelé la Turquie à ne pas rompre les contacts avec la Syrie. L’OTAN a soutenu la Turquie, mais une réponse militaire collective à l’attaque de la Syrie n’a pas encore été décidée.

Syrie/attentats : Moscou condamne le silence occidental
4 octobre 2012 | La Russie est préoccupée par l’absence de réaction en Occident, et notamment au Conseil de sécurité de l’Onu, face aux attentats qui secouent de plus en plus souvent la Syrie, a déclaré jeudi le porte-parole de la diplomatie russe Alexandre Loukachevitch.

Pétition pour une enquête parlementaire sur les investissements qataris en France
3 octobre 2012 | .

Syrie : L’arnaque Martine Laroche Joubert et Christophe Kenck
3 octobre 2012 | Vidéo, publiée le 2 octobre 2012 par Karbalaqsa, disséquant le pseudo reportage de Martine Laroche Joubert et Christophe Kenck.

 

§§§§§

 

Déjà en avril 2012 !

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La Turquie d’Erdogan/OTAN cherche à provoquer un incident frontalier avec la Syrie pour déclencher une intervention militaro humanitaire en Syrie en s’appuyant sur les Accords d’Adana de 1998. Le plan B (celui d'Annan) est décrit en détails dans un récent mémo du Brookings Institute : "Saving Syria:Assessing Options for Regime Change" Sauver la Syrie Evaluations des Options pour un Changement de Régime. Le titre parle de lui-même.

 

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Les médias occidentaux propagandistes font été de tirs sur la frontière Syro turque visant selon eux des réfugiés accusant le gouvernement syrien de Bashar al Assad de sciemment viser des civils syriens fuyant les zones de combats à proximité de la frontière turque. Le NYT a cependant précisé que l'origine de ces tirs n'étaient pas assurés. En clair on ne sait pas qui a tiré et ceux qui ont rapporté ces tirs sont bien évidemment les opposants au régime syrien d' Assad soutenus par le régime turc d'Erdogan.

Non contente d’avoir autorisé l’utilisation de son territoire aux mercenaires de l’ALS soutenus et entrainé par des forces spéciales françaises britanniques israéliennes et autres pour lancer des opérations militaires en Syrie contre les forces syriennes et massacrer des civils syriens, la Turquie joue pour la Syrie le rôle joué par la France et la Grande Bretagne en Libye avec les conséquences désastreuses que l’on connaît.

L’objectif est le même à terme : provoquer un afflux de civils syriens fuyant les zones de combat pour déclencher une opération R2P. Koffi Annan alors secrétaire général de l’ONU avait entériné ce type d’intervention en violation flagrante du respect de la souveraineté des états membres inscrite dans la Chartes de l’ONU.

Koffi Annan doit d’ailleurs se rendre en début de semaine à la frontière syro turque pour évaluer les besoins en aide humanitaires des réfugiés syriens puis ensuite s’envoler pour Téhéran pour discuter de la situation en Syrie et essayer de convaincre le gouvernement iranien principal allié du gouvernement de Bashar al Assad dans la région pour que ce dernier accepte l’ouverture de couloirs humanitaires avec bien entendu son escorte de militaires. Le 14 doit se tenir à Istanbul une réunion P5+1 et l’Iran sur le programme nucléaire iranien sur fond de pressions et menaces.

On peut se demander si Annan n’est pas entrain de négocier en coulisse pour le P5+1 : « corridors humanitaires » en Syrie contre moins de pression sur le programme nucléaire iranien ?

La Turquie justifie déjà une intervention militaire avec création de « corridors humanitaires » -ce que réclame le gouvernement Sarkozy depuis que le putsch militaire pour renverser Assad organisé par les forces spéciales françaises britanniques et autres avec la coopération de « journalistes » a échoué plusieurs de ces mercenaires français ayant été capturés - et ou zone protégée en territoire syrien à cause de cet afflux de réfugiés mais qui servirait en fait de base arrière pour des opérations de sabotage et assassinats contre le régime syrien d’Assad la Turquie « libérant son territoire ».

Quand les US ses supplétifs européens et autres ont attaqué l’Irak de Saddam Hussein des milliers d’Irakiens se sont réfugiés en Syrie la majorité s’y trouvant d’ailleurs toujours. Le gouvernement syrien de Bashar al Assad n’a pas demandé la création d’un « corridor humanitaire » en territoire irakien pour venir en aide à ces réfugiés fuyant les bombardements américains.

Les intentions de la Turquie sont belliqueuses et c’est une guerre de faible intensité qu’elle cherche à provoquer contre le régime de Bahsar al Assad pour le renverser faisant le jeu américano sioniste. La Turquie est membre de l’OTAN donc tout conflit Turquie Syrie engagerait les autres membres de l’OTAN inclus la France.

Les médias turcs dont le site todayszaman.com - qui reflète les positions gouvernementales turques- affirment que le gouvernement Erdogan est prêt à utiliser les Accords d’Adana signés entre la Syrie et la Turquie en 1998 pour éviter à l’époque une guerre entre les deux pays pour justifier une intervention militaire turque en Syrie.

En 1998 une guerre entre la Turquie et la Syrie était sur le point d’éclater principalement sur la base d’un contentieux portant sur le soutien du gouvernement syrien au dirigeant du PKK, Ocalan, qui s’était réfugié à Damas d’où il dirigeait les opérations de la branche armée du PKK - Parti des Travailleurs du Kurdistan revendiquant la création d’un état kurde englobant une partie de la Turquie, de la Syrie et de l’Iran - contre l’armée turque. Autre sujets de tension entre Ankara et Damas les revendications de la Syrie sur la région d’Hatay (où se trouvent actuellement les réfugiés syriens) et des disputes concernant l’approvisionnement en eau lié au Projet Sud Anatolie (GAP).

Les Accords d’Adana ont été conclus à l’initiative du ministre des affaires étrangères iranien de l’époque, Kemal Harrazi, et son homologue égyptien, Amr Moussa - le même qui a la tête de la Ligue Arabe a lancé l’offensive contre le gouvernement de Bashar al Assad et continue de prôner le renversement d’Assad - représentant chacun respectivement leurs présidents (Moubarak à l’époque pour l’Egypte). Les délégations turques et syriennes se sont rencontrées le 19 et 20 Octobre 1998 à Adana pour signer un accord de coopération contre le terrorisme (les actions du PKK dénoncées par la Turquie comme tel).

Selon les médias turcs la Turquie pourrait se prévaloir de ces Accords d’Adana pour qualifier les combats menés par le gouvernement syrien contre les opposants et mercenaires armés de l’ALS, et l’afflux de réfugiés qu’ils provoquent comme une menace à la « sécurité et à la stabilité de la Turquie ». Depuis le déclenchement il y a plus d’un an des opérations des mercenaires soutenus par les puissances occidentales et Israël pour renverser Assad l’annonce d’afflux de réfugiés est systématiquement utilisée par le régime d’Erdogan pour menacer d’une invasion militaire en Syrie.

L’Article 1 des Accords d’Adana stipule que :

« la Syrie sur la base du principe de réciprocité n’autorisera pas d’activité provenant de son territoire visant à mettre en péril la sécurité et la stabilité de la Turquie . »

Les médias turcs considérant que les combats entre les forces gouvernementales syriennes et l’opposition armée qui durent depuis plus d’un an ont provoqué un afflux de réfugiés syriens qui autorise la Turquie à prendre les mesures nécessaires pour assurer sa propre sécurité et sa stabilité.

Ce qu’omettent de mentionner ces médias turcs c’est que cet Article 1 des Accords d’Adana stipule « sur la base de la réciprocité ».

Autrement dit la Syrie de Bashar al Assad serait en droit de dénoncer ces Accords cet Article 1 publiquement violés par la Turquie et qui menace sa sécurité et sa stabilité depuis plusieurs mois à cause de :

- l’aide publique de la Turquie à l’opposition politique en exil syrienne le CNS sous la forme de réunions de celle-ci hébergées sur son territoire au cours desquelles il a été ouvertement fait mention du renversement du régime de Bashar al Assad

- l’aide militaire accordée par la Turquie à l’ASL - qui obéit à Erdogan et aux Frères Musulmans dont ce dernier est très proche - et aux mercenaires islamistes payés par la Qatar et l’Arabie Saoudite et entraînés par les forces spéciales françaises britanniques israéliennes et autres sous forme d’une base mise à disposition sous protection militaire turque et à partir de laquelle ces groupes armés lancent leurs opérations en territoire syrien inclus les massacres de civils syriens, nettoyage ethnique et autres crimes de guerre.

Par conséquent la Turquie d’Erdogan complice de tous ces crimes de guerre commis contre la population syrienne a elle-même violé ces Accords d’Adana les rendant au mieux caduques au pire justifiant des actes militaires de défense de la part de la Syrie inclus des tirs de missiles contre toute tentative d’intervention militaire turque en territoire syrien.

C’est clair qu’en aucun cas la Turquie ne peut se prévaloir de ces Accords d’Adana pour attaquer la Syrie y compris dans le cadre de la R2P pour laquelle d’ailleurs la Turquie aurait besoin d’une décision du CSONU ce qui reste peu probable la Russie et la Chine y restant totalement opposées.

Complément d'information

Le plan B ( celui de Koffi Annan) pour renverser le régime d'Assad après la défaite des mercenaires et forces spéciales étrangères à Homs est résumé dans un mémo, “Assessing Options for Regime Change” publié par le Brookings Institut, un think tank US trés influent en matière de politique étrangère américaine régulièrement fréquenté par Alain Juppé l'actuel ministre des affaires étrangères de Sarkozy.

Dans ce document ( voir PJ pdf anglais en haut de l'article sous la photo) page 4, "Saving Syria:Assessing Options for Regime Change", Brookings Institution on peut lire :

“An alternative is for diplomatic efforts to focus first on how to end the violence and how to gain humanitarian access, as is being done under Annan’s leadership. This may lead to the creation of safe-havens and humanitarian corridors, which would have to be backed by limited military power. This would, of course, fall short of U.S. goals for Syria and could preserve Asad in power.From that starting point, however, it is possible that a broad coalition with the appropriate international mandate could add further coercive action to its efforts.”

"Une alternative consiste à ce que les efforts diplomatiques se concentrent d'abord sur la fin des violences pour obtenir un accès humanitaire comme cela est fait sous la direction d'Annan. Cela peut conduire à la création de zones protégées et de corridors humanitaires qui devraient bénéficier d'une protection militaire limitée. Ceci bien sûr est loin des objectifs US pour la Syrie et pourrait maintenir le régime d' Assad au pouvoir. A partir de là, cependant, c'est possible qu'une large coalition avec un mandat international approprié puisse ajouter des actions coercitives à ses efforts"


Autrement dit le plan B d'Annan vise à introduire des forces armées en Syrie avec à terme comme objectif ce que les puissances occidentales ont toujours demandé : un changement de régime, le départ d'Assad.

La Russie et la Chine qui jusqu'à présent ont résisté par leur veto au CSONU à toute intervention militaire étrangère en Syrie feraient bien de lire ce mémo avant d'exiger d'Assad qu'ils fassent rentrer ses troupes dans leurs casernes sauf d'être encore une fois les dindons de la farce du complot occidental pour renverser l'un des seuls régimes alliés de la région. Ces deux pays doivent cesser leurs tergiversations et assumer leurs alliances sauf d'être considérés comme des alliés de circonstance par les petits pays visés par un changement de régime au profit de l'impérialisme américain et son satellite juif sioniste au Moyen Orient.


Lundi 9 Avril 2012
Mireille Delamarre
http://www.planetenonviolence.org/Provocation-De-La-Turquie-D-Erdogan-Pour-Justifier-Une-Intervention-Militaire-En-Syrie_a2606.html
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 20:58
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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 20:40

Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot (Oulala.info)

 

gayssot-non-liberte-oui-images.jpg

 

Sortie web du nouveau documentaire Clap36


Alors que nous pataugeons dans un faux débat sur la liberté d’expression à propos d’un film antimusulman qui n’est pas un film mais un guet-apens politique, Clap36 a jugé important de revenir sur la mère de toutes les censures actuelles -la loi Gayssot- véritable instrument de régulation du droit d’expression et de la liberté de penser.
C’est pourquoi nous vous proposons en libre visionnage « Main basse sur la mémoire, les pièges de la loi Gayssot » de Béatrice Pignède.

Synopsis
Vingt ans après l’adoption de la loi Gayssot, de nombreux historiens, philosophes, hommes politiques de tous bords, dénoncent les dérives qu’elle a engendrées. La « mère de toutes les lois mémorielles », votée en 1990, pénalise la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis par le Tribunal de Nuremberg. Présentée à l’époque comme un rempart contre l’antisémitisme, son bilan est pourtant aujourd’hui désastreux : atteintes aux libertés, concurrence génocidaire, surenchère victimaire, renouveaux identitaires et racistes, gigantesques détournements financiers. Au plan international, le verrou idéologique institutionnalisé par la loi Gayssot participe également à justifier les guerres coloniales de ces dernières années et à couvrir la politique d’Israël d’une caution inoxydable.

Sous titrage anglais disponible (cliquer sur « CC » dans la vidéo).

Regarder le film sur clap36.net

 

http://www.oulala.info/2012/10/main-basse-sur-la-memoire-les-pieges-de-la-loi-gayssot/

 

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Samedi 7 août 2010
12 ans après Roger Garaudy, Vincent Reynouard baillonné...et emprisonné, du fait de la loi Gayssot

 


 Né en 1969, marié et père de 8 enfants, le Français Vincent Reynouard est ingénieur chimiste de formation, issu de l'ISMRA (Institut des sciences de la matière et du rayonnement atomique) de Caen. Il se présente volontiers comme catholique traditionaliste et ne cache pas ses opinions politiques ultra-conservatrices. Mais, surtout, il conteste publiquement, sous la forme de DVD et d’écrits, la version classique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. ll fait partie de ces chercheurs se proclamant « révisionnistes » et qualifiés de « négationnistes » car ils ne croient pas à l’existence des chambres à gaz homicides dans les camps de concentration allemands.

En 2005, Reynouard écrit et envoie à des syndicats d'initiative, des musées et des mairies un fascicule de 16 pages intitulé « Holocauste? Ce que l'on vous cache », dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire académique. La justice française s’abat aussitôt sur lui.

En première instance, il est condamné, en 2007, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) à 1 an de prison ferme, 10.000 euros d'amende et 3.000 euros de dommages et intérêts pour la LICRA. En appel, en juin 2008, la Cour de Colmar confirme la peine de prison et le condamne à un total de 60.000 euros (20.000 euros d'amende + publications forcées et frais divers). Du jamais vu.

Comme Reynouard réside en Belgique, la France lance contre lui un mandat d'arrêt européen pour l'obliger à purger la peine de 1 an de prison ordonnée par la Cour d'appel de Colmar. Le 9 juillet dernier, il est emprisonné par la police belge, en attendant son extradition en France. Ce qui fait dire à l’intéressé : « Quand on ne songe qu’à la mise en prison pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments. »

Conclusion : un homme de 41 ans, père de 8 enfants, est actuellement emprisonné pour ses recherches historiques, en raison de la loi Gayssot. 

Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé à l’accord de Londres du 8 août 1945. »

Dans mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009), j’ai rappelé que cette loi liberticide a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélène Carrère d'Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean Daniel, Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques Vergès et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ; l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontières Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. À l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de plusieurs siècles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad ont, quant à eux, condamné sévèrement cette répression.

Il nous incombe désormais de défendre la libre expression dans les faits et non plus seulement en théorie. Pourquoi n’entend-on personne dénoncer publiquement le sort réservé à Vincent Reynouard ? Que font Reporters sans frontières, Amnesty International et Human Rights Watch ? Aucun média, ni français ni étranger, n’a informé l’opinion de cette affaire. Un tel silence est anormal.

Personnellement, j’ai décidé de réagir en tant qu’historien et citoyen, et de faire savoir, par ce communiqué, combien je suis révolté par le fait que, chez nous, on jette en prison un homme pour ses opinions, aussi insolites, stupéfiantes et controversées soient-elles. Un tel traitement est indigne de la France et de sa tradition intellectuelle. La loi n’a pas à intervenir dans la définition de la vérité historique : dans un État libre, cette fonction est celle des historiens. La loi Gayssot, qui restreint la liberté du chercheur, est contradictoire avec la notion d'État démocratique ; c’est une loi scélérate. Je demande en conséquence son abrogation immédiate.

J’espère être bientôt rejoint par des dizaines, des centaines, des milliers d’autres personnes ne pouvant rester indifférentes face à ce scandale qui nuit gravement à l’image de la France et bafoue l’esprit de la République.

Celles et ceux qui veulent cosigner avec moi ce communiqué peuvent m’envoyer leur nom et leurs coordonnées à cette adresse : eugenie.blanrue@laposte.net. Il ne s’agit pas de soutenir les idées religieuses, politiques ou historiques de Vincent Reynouard, mais de défendre son droit à les exprimer. Pour les contester, il suffit d’un débat démocratique, ouvert, franc et loyal.

Nous ferons le point sur ces signatures à la fin du mois de septembre prochain. En attendant, merci de diffuser ce texte au maximum.

 

 

Paul-Éric Blanrue,

Historien,

Fondateur du Cercle zététique,

Auteur de Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009).

 

 

[Le titre est de Alaindépendant, qui n'approuve en rien les thèses néo-nazies défendues par Reynouard, par exemple celles sur le massacre d'Oradour-sur-Glane, mais qui pense que les opinions doivent être combattues s'il le faut par l'intelligence et l'argumentation et non par l'autorité de la loi]

 

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/08/07/18760774.html

 

 

 

Eva : Cette loi liberticide est une honte ! On doit pouvoir effectuer les recherches historiques de SON CHOIX ! Quelles qu'elles soient ! Et le deux poids deux mesures (Juifs, Musulmans) est intolérable et lourd de frustrations pouvant alimenter l'antisémitisme abominable !

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 23:16
Jeudi 4 octobre 2012 

4 octobre 2012

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

Ce dimanche 7 octobre, élection présidentielle au Venezuela. Michel Collon teste l’info qu’on nous donne en France et en Belgique. Début d’une petite série de test – médias sur Le Soir, Le Monde et d’autres…

 
Chavez sera-t-il réélu ou bien sera-t-il remplacé par le candidat d’opposition Henrique Capriles Radonski ? J’ai testé les divers articles consacrés à cette élection par le quotidien bruxellois, que je lis tous les matins après le petit déjeuner. Puis, je suis allé voir aussi du côté du Monde français et d’autres médias. Ce qui frappe : ils disent tous la même chose. Mais quelles sont leurs sources ? Et surtout : qu’est-ce qu’ils ne disent pas ?
 
Mon objectif : montrer comment vous pouvez repérer vous-mêmes les médiamensonges à l’avenir. Et ce que vous pouvez faire vous-même, en tant que citoyen, face à la désinformation…
Des manips, j’en ai relevé sur cinq points : 1. Pourquoi nous cache-t-on le programme de l’opposition ? 2. Capriles est-il vraiment « un jeune nouveau » ? 3. Chavez « antisémite » et dictatorial ? 4. Qui menace d’une « guerre civile » ? 5. Capriles peut-il gagner ?
 
  1. Pourquoi nous cache-t-on le véritable programme de l’opposition ?

Les grands médias européens présentent Capriles comme un grand démocrate progressiste, qui serait en fait un candidat de « centre gauche ». Véronique Kiesel est la chroniqueuse attitrée du Soir sur le Venezuela. Elle a consacré deux articles à la campagne présidentielle. Tous deux vantant le candidat de l’opposition. Ses qualités ? Il est plus jeune que Chavez et « plein d’énergie ». Et à part ça ? « Tout en promettant de poursuivre les programmes sociaux actuels, (…) il a réussi à dépasser la pure opposition idéologique à Chavez ».
 
Qu’entend-elle par ce « dépassement » ? Faudrait-il oublier qu’avant Chavez (sous l’actuelle opposition donc), 80% des Vénézuéliens étaient pauvres, voire très pauvres alors que l’élite se construisait des fortunes colossales avec l’argent du pétrole ? Si les mots ont un sens, Madame Kiesel serait bien aimable d’expliquer par quel miracle on peut dépasser la contradiction entre les très riches et les autres qui en sont victimes ? Qui a intérêt à la prétendre « dépassée », sinon les ultra – riches dont la famille Capriles fait partie d’ailleurs ?
 
Et Kiesel se démène énergiquement pour cacher que le programme de Capriles est néolibéral, radicalement à droite et ramènerait très vite les anciennes injustices. C’est pourtant écrit en toutes lettres dans ce programme de 166 pages : Capriles veut notamment privatiser la compagnie nationale du pétrole en « élargissant son assemblée d’actionnaires » pour en faire « une entreprise à seule finalité commerciale » Or, c’est justement en redistribuant enfin l’argent du pétrole, que Chavez a pu en quelques années financer des soins de santé pour tous, l’éducation pour tous, la fin de l’analphabétisme, une aide aux petites et moyennes entreprises, la croissance économique, la hausse du salaire minimum et des retraites, etc. ! Capriles veut au contraire privatiser les retraites, malgré les catastrophes sociales constatées dans tous les pays où ce néolibéralisme a été appliqué.
 
Capriles veut aussi démanteler l’Etat central, pour l’empêcher de mener ces politiques sociales qui ne sont que gaspillage aux yeux des riches. Il prétend tout régler avec une large autonomie des provinces. Mais comme l’écrit Romain Migus, jeune Français vivant à Caracas : « (Sans intervention de l’Etat central), comment ferait un Etat pauvre et peu peuplé, comme le Delta Amacuro, situé á la frontière avec la Guyana, pour financer son réseau d´hôpitaux, d´écoles, ses routes, ses installations sportives, ses services culturels, ou encore son approvisionnement en eau et en électricité, toutes compétences que lui confère le programme de Henrique Capriles ? En réalité, cette décentralisation est le prélude à la privatisation des services publics régionaux dans les zones où le financement local sera impossible. »
 

2. Capriles est-il vraiment « un jeune nouveau » ?

Kiesel insiste : en contraste avec le « vieux Chavez », Capriles serait un candidat tout frais et tout nouveau, qui prônerait « la réconciliation d’un pays hautement polarisé depuis plus de 10 ans entre chavistes et antichavistes. »
 
« Réconcilier », vraiment ? Qui donc est Capriles ? Il a d’abord été élu en 1998 député du parti démocrate chrétien COPEI. Quand ce parti néolibéral et ultra - corrompu a perdu tout crédit, Capriles a décidé avec d’autres de fonder Primero Justicia, un parti ouvertement de droite. Ce parti aura deux sources de financement : 1. Des fonds détournés illégalement de l'entreprise publique PDVSA. 2. Des fonds versés par la CIA à travers ses habituels paravents : National Endowment for Democracy (NED) et International Republican Institute (IRI).
 
Pire : en 2002, lorsqu’un coup d’Etat militaire tente de renverser Chavez, Capriles, alors maire d’un quartier riche de Caracas, participe à l’attaque très violente contre l’ambassade de Cuba, il fait le mur pour y pénétrer, menace l’ambassadeur, et sa police ferme les yeux quand les putschistes détruisent les autos de l’ambassade, puis coupent son approvisionnement en eau et en électricité.
Lorsqu’il sera élu gouverneur de l’Etat de Miranda, en 2008, quelle sera la première mesure de Capriles ? Supprimer des cliniques et des projets d’enseignement mis en place par Chavez. Seule l’opposition populaire l’en empêchera finalement. « Centre-gauche », tout ça ?
 
 
Capriles escalade de le mur de l'ambassade cubaine à Caracas durant le coup d'Etat militaire qu'il a soutenu en 2022.
 

3. Chavez antisémite et dictatorial ?

Pour amener le lecteur européen à se méfier de Chavez, pour lui faire oublier ses extraordinaires réalisations sociales, les médias appliquent le principe permanent de la propagande de guerre : diaboliser. Dans tous ses articles, Kiesel tape systématiquement sur les mêmes clous.
 
Ainsi, le 7 septembre, elle accuse Chavez « d’utiliser les immenses ressources pétrolières pour financer à la fois ses ambitieux programmes sociaux et sa campagne électorale. » Le premier, c’est vrai. Le second est un mensonge sans preuves, très fréquent chez Kiesel.
 
Le 2 octobre, elle invente l’idée que les Vénézuéliens, intimidés, « sont nombreux à ne pas vouloir parler de politique avec des inconnus ». Promenez-vous un peu à Caracas et vous verrez que le problème serait plutôt, quand ils parlent de politique et quel que soit leur bord, de parvenir à les arrêter !
 
Le 6 septembre, le chroniqueur Venezuela du Monde, Paolo Paranagua, accuse carrément Chavez de développer l’antisémitisme (entendez : le racisme anti-juifs). Ça, c’est évidemment un tout grand classique, si pas le plus grand de la propagande de diabolisation ! Et ce n’est pas la première fois que Paranagua, Kiesel et aussi Libération accusent ainsi Chavez : ils avaient notamment lancé une grande campagne sur ce thème en janvier 2006 (tiens, encore une année électorale !). Ils avaient en fait tronqué et déformé grossièrement un discours de Chavez (http://www.michelcollon.info/Comment-peut-on-nous-mentir-si.html). Ballon vite dégonflé.
 
Mais, comptant sur l’amnésie, Paranagua récidive : « Chavez se présente lui-même comme ‘candidat de la patrie’. Il a donc désigné son opposant comme le ‘candidat de l’anti-patrie’. C’est un classique du répertoire nationaliste : ainsi « l’anti-France » désignait pêle-mêle les juifs, les maçons, les communistes. »
Amalgame grossier et interprétation simpliste : s’il est vrai que les fascistes européens des années 30 utilisaient la propagande chauvine pour endoctriner vers la guerre, le patriotisme peut prendre un sens tout différent dans le cas d’un peuple agressé ! Par exemple, les Palestiniens ont tous les droits d’être ‘nationalistes’ face à l’occupation coloniale. Les Africains aussi face au pillage permanent de leur richesse. Et le nationalisme prend une toute autre signification dans cette Amérique latine colonisée et appauvrie pendant des siècles par les colonialistes étrangers. Dans notre livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, nous avons expliqué que la bourgeoisie dirigeante de nombreux pays latino-américains avait effectivement trahi les intérêts du pays en cédant toutes ses richesses aux multinationales étrangères. Donc si Capriles poursuit cette politique néolibérale soumise aux multinationales US, oui, on a le droit de dire qu’il trahit sa patrie.
 
En réalité, ce que Paranagua reproche à Chavez, c’est d’avoir osé critiquer publiquement Israël. Mais comme il sait que cet argument n’aurait pas de poids chez les gens honnêtes, il déforme systématiquement. Attention, suivez bien son « raisonnement », ça commence ainsi : « Le discours de Chavez libère la parole de ses militants » (N.B. Cela revient à dire que Chavez est personnellement responsable de tout excès qui serait commis par un de ses partisans ! On attend que cette nouvelle règle soit appliquée à la politique française, par exemple). Mais Paranagua poursuit : « Le site chaviste Martillo Rojo écrit ainsi le nom de l’opposant Caprile$ Rat-onski. Le changement d’une simple lettre pour écrire Rat-onski se passe d’explications » (Ah bon ?). Et il conclut brillamment : « Le signe du dollar incrusté dans le nom en renforce la connotation antisémite. »
 
Eh voilà comment on fabrique un procès en sorcellerie ! Militants du monde entier qui utilisez souvent le sigle $ pour dénoncer une politique des multinationales, attention, vous faites du racisme anti-juifs sans le savoir ! En fait, Paranagua, comme Le Monde, pratique ici le truc favori du lobby israélien : si vous êtes contre le sionisme, c’est-à-dire contre le colonialisme israélien, alors vous êtes contre les juifs, vous êtes un raciste. Mais non : c’est l’Etat d’Israël qui est raciste, et non ceux qui le critiquent. De nombreux juifs critiquent Israël.
 
De tout cela, nous sommes prêts à débattre publiquement avec Paranagua, mais il semble que son courage n’aille pas au-delà du fait de lancer des critiques gratuites. Il faut dire que Paranagua est un exemplaire parfait du serial médiamenteur. Quelques exemples parmi bien d’autres…
 
Le 29 janvier 2008, il insinue qu’un trafiquant de drogue vénézuélien, Del Nogal, condamné en Italie, serait proche du gouvernement vénézuélien dont il aurait financé les campagnes. Alors qu’en réalité l’enquête sur Del Nogal a démarré au Venezuela où tous ses biens, avoirs et sociétés ont été saisis par la Justice. En fait, Paranagua recopiait ici les accusations gratuites de John Walters, un haut responsable à la Maison-Blanche, qui avait prétendu que Chavez était « en train de devenir un important facilitateur du trafic de cocaïne vers l’Europe. » Pourtant, les services vénézuéliens ont arrêté un très grand nombre de contrebandiers en provenance de Colombie. Un détail, le fait de recopier cette accusation US ? Pas du tout. L’invasion du Panama en 1989 fut justifiée par une accusation semblable. La propagande de Paranagua sert à préparer une agression.
 
Le 28 mai 2007, le même Paranagua écrit : « Les opposants à Chavez ont mobilisé plusieurs milliers de personnes face au Conseil national des télécommunications où des heurts avec la police ont fait une dizaine de blessés. » Qu’est-ce qui cloche ? Un gros mensonge par omission : tous les blessés sont des policiers ! Dont un gravement blessé par balle ! Cela se passerait en France, Le Monde écrirait ainsi ? Et on pourrait multiplier les exemples de cette mauvaise foi à sens unique.
 

4. Capriles peut-il gagner ?

Revenons à Kiesel. Ses deux titres montrent clairement où son cœur balance. 7 septembre : « Et si Hugo Chavez était battu ? ». 2 octobre « Capriles, celui qui pourrait battre Chavez. Tout est possible. » Pourtant, Kiesel est bien obligée de reconnaître que les instituts de sondage donnent Chavez largement gagnant : entre 15 et 20 points d’avance. Cependant, elle a réussi à trouver un institut qui affirme le contraire : « 48,6% pour Capriles contre 44,2% pour Chavez. » OK, c’est normal, les sondages sont un art incertain…
 
Sauf que Kiesel oublie volontairement de signaler que les Etats-Unis… financent des instituts de sondage pour semer la confusion et décourager leurs adversaires. Nous avions exposé ce procédé dans notre préface au livre (épuisé) Code Chavez – CIA contre Venezuela, sur les divers financements secrets de la CIA au Venezuela et ailleurs. Sauf qu’en 2006, Le Soir avait aussi affirmé que Chavez allait perdre, et que ce pronostic s’était fracassé. Sauf que c’est un classique de la propagande US. Et pas du tout une erreur de jugement.
 
En réalité, quand les USA savent que leur protégé va perdre dans tel ou tel pays (ce fut le cas aussi en Iran), ils répandent quand même pendant des mois l’idée qu’il va gagner. Pourquoi ? Pour préparer les esprits à l’idée que si Chavez gagne, c’est qu’il aura triché. Et pour justifier à l’avance les actions violentes préparées par leurs services avec l’opposition, actions qui seront bien entendu présentées comme des « protestations populaires spontanées ». C’est un scénario classique pour préparer un coup d’Etat.
 
Bref, Kiesel se comporte également en serial mediamenteuse, complice de coups d’Etat potentiels. Et ce n’est pas une plaisanterie : la CIA a ainsi tenté de renverser Hugo Chavez, mais aussi Evo Morales en Bolivie et Rafael Correa en Equateur. Et elle a réussi à renverser le président du Honduras et celui du Paraguay.
 

5. Qui menace d’une « guerre civile » ?

 
Pour renforcer cette manipulation du public, Kiesel a aussi prétendu que Chavez menaçait de déclencher une « guerre civile » s’il ne gagnait pas. Tous les grands médias l’ont répété.
Mais j’ai vérifié les faits auprès de mon ami Jean Araud qui vit à Caracas depuis quarante ans. Sa réponse : « Depuis Caracas, je crois rêver en t´écoutant. En réalité Chavez n´a rien dit lui-même de cela. Chavez n´a menacé personne, n´a pas prédit de guerre civile ni de chaos. Il s´est limité à citer des commentaires de membres de l´opposition qui ont clairement exprimé et prévenu l´opinion publique que le programme néo-libéral du candidat présidentiel Capriles en supprimant tous les avantages sociaux acquis sous Chavez pouvait avoir ces effets de chaos et de guerre civile. Ils ont dit n’être pas disposés à accepter des agendas occultes, obsessions néolibérales, ni gueules de bois économistes. Quelques heures à peine après ses déclarations, le député William Ojeda a été expulsé de son parti ce qui est typique d´un secteur de l´opposition qui brandit la bannière de la démocratie. » Bref, encore un médiamensonge. Toujours pour préparer les esprits à des incidents possibles.
Kiesel, Paranagua and Cie diront-ils à leurs lecteurs qu’à la suite de ce scandale, quatre petits partis politiques ont retiré leur soutien à Capriles ? Et que William Ojeda, ce député d'opposition, a carrément appelé à voter Chavez ?
 
Conclusion : nous ne pensons pas qu’il s’agit ici de simples erreurs comme tout journaliste peut en commettre. Il s’agit d’une propagande délibérée, copiée - collée sur Washington et sur l’élite vénézuélienne. Le Soir, Le Monde et autres médias sont en campagne électorale contre Chavez. Aux côtés des Vénézuéliens riches.

Et le fait que ces journaux refusent systématiquement la parole aux contradicteurs et analystes sérieux, le fait qu’ils refusent de débattre sur leurs « erreurs » en public, le fait qu’ils recourent à des calomnies dégueulasses (Le Soir m’a assimilé au chef de la propagande nazie, Joseph Goebbels, et refuse de publier le droit de réponse qui lui a été envoyé), tout cela prouve leur mauvaise foi. Pour garder leur prestige et leurs recettes publicitaires, Le Soir, Le Monde, etc refusent de traiter le public en adulte. Pas le droit de vérifier les infos. Avec Le Soir, face aux médiamensonges, on doit la fermer.
 

Que faire alors ?

Je vois deux manières de nous défendre ensemble contre les médiamensonges.
  1. Notre équipe Investig’Action, trop petite et manquant des moyens nécessaires, va faire appel à vous très bientôt pour renforcer son activité, notamment sur le plan des test - médias. Moi aussi, j’aurais pu me faire avoir, si pas sur le Venezuela, sur d’autres pays que je connais moins bien. Comment j’ai fait pour repérer les tricheries ? Grâce à un réseau d’amis qui vivent au Venezuela et connaissent très bien la situation, particulièrement Jean et Romain que je remercie. Un tel réseau, nous devons le constituer pour d’autres pays.
  2. Mais le rôle fondamental, c’est à vous, lecteurs, de le jouer. Vous pouvez écrire à ces médias, ou à ceux que vous suivez. Vous pouvez demander comment ils expliquent une telle déformation des faits ? Mais surtout, vous pouvez en parler autour de vous. En signalant aux lecteurs de ces journaux qu’il existe d’autres sources d’info. Pour ne pas se faire avoir, tout le monde a intérêt à comparer.
 
POUR SUIVRE :
Test – média : Le Soir, Le Monde à propos du nouveau président François Hollande et des résistances sociales
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Sur ce site,


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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 22:03

 

2 octobre 2012

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Il y a des crimes contre l'humanité que tout citoyen aborde avec appréhension, ce sont ceux commis par ses propres dirigeants. C'est ce qui est arrivé aux citoyens allemands qui, aujourd'hui encore, affrontent difficilement le récit des crimes des dirigeants nazis. C'est sans doute la même « gêne » qu'éprouvent de nombreux Espagnols quand ils sont confrontés aux exactions franquistes. Même malaise pour les Hutus et le génocide rwandais, les Belges et les crimes commis au Congo, les Français pour ceux perpétrés en Algérie, etc. Il est donc probable que les citoyens israéliens et les sionistes de bonne foi affronteront douloureusement les informations sur ce crime contre l'humanité qu'a été le sinistre « Plan Daleth ». Ce texte est seulement le résultat des recherches d'un citoyen lambda qui veut « comprendre ». Sauf oubli, on pourra trouver les références de chaque citation et information. Ainsi le lecteur pourra en vérifier la provenance et compléter ses connaissances. Mais qu'on ne s'y trompe pas, il ne s'agit en rien de stigmatiser une population ! Seuls ceux qui ont fomenté ce plan et commis ces crimes doivent être dénoncés. En espérant que ce texte permettra à certains de faire face à une réalité douloureuse qu'on veut leur cacher... ou qu'ils se refusent de voir.

Nettoyage ethnique ? Plan Daleth [1] ? Vous délirez !

Comme pour tout crime, les commanditaires, les exécuteurs de ce plan "D" et les propagandistes de service ont d'abord tenté de nier son existence.
Mais depuis que certaines archives ont été rendues publiques et que les preuves se sont accumulées, ils cherchent à minimiser son importance en affirmant que ce n'était qu'un simple plan d'opérations militaires dans le contexte de la guerre ou à essayer de décrédibiliser ceux et celles qui ont découvert et révélé les faits.
C'est ainsi que l'historiographie officielle israélienne et ses officines de propagande cherchent à faire accroire que la destruction, il y a 65 ans, de quelques 530 villages, la fuite de près de 800.000 habitants et les milliers de morts palestiniens étaient simplement les conséquences malheureuses de la guerre... Et que la très grande majorité des "réfugiés" était partie de son plein gré !
Affirmer cela est mensonger ert injurieux pour la vérité historique et pour les innombrables témoignages recueillis par d'éminents historiens comme Avi Shlaïm,[2]Walid Khalidi, [3]Ilan Pappe [4] Elias Sanbar [5]ou Nur Masalha.[6]
L'analyse des archives israéliennes disponibles a permis à ces historiens de vérifier la triste réalité : un nettoyage ethnique a bien débuté durant ces années-là.

Même Benny Morris, [7]l'historien sioniste (!) qui fut le premier à parler de l'existence de ce plan D reconnaissait qu'il y avait bien eu "nettoyage ethnique", tout en amenuisant son importance et le justifiant : "Il y a des circonstances dans l’histoire qui justifient le nettoyage ethnique. Je sais que ce terme est complètement négatif dans le discours du 21ème siècle, mais quand le choix est entre le nettoyage ethnique et le génocide - l’annihilation de votre population - je préfère le nettoyage ethnique (...)Un Etat juif n’aurait pas pu être créé sans déraciner 700.000 Palestiniens. Par conséquent il était nécessaire de les déraciner. Il n’y avait pas d’autre choix que d’expulser cette population. "[8]
Yoav Gelber [9], historien sioniste d'extrême-droite et partisan de l'expulsion totale des Palestiniens, affirme de son côté que ce n'est qu'un plan élaboré pour répondre aux attaques de l'ALA (Armée de libération arabe qui n'a jamais compté plus de 5.000 volontaires, majoritairement non-palestiniens !) et de la "Légion Arabe", 6.000 soldats dirigés par des officiers britanniques pour le compte de Abdallah, roi de Transjordanie, opposé à la création d'un Etat palestinien.

L'affirmation de Benny Morris à propos du danger de génocide est assez absurde car, comme on le verra plus loin, ce nettoyage ethnique a débuté en 1947, bien avant la décision de partage de l'ONU et l'entrée en guerre des pays limitrophes. Il visait essentiellement des civils palestiniens.
Où était le risque de génocide pour les colons sionistes à ce moment ?
Pour les Palestiniens il en était autrement.
S'il est vrai que l'armée israélienne ne comptait "que" 40.000 hommes en mai 48, au moment de la déclaration d'indépendance, elle sera rapidement de plus de 100.000 hommes (plus importante en nombre que l’ensemble des forces de tous les pays environnants... et aussi bien mieux équipée (tanks, bombardiers...)
De leur côté, les Palestiniens étaient dispersés, inorganisés et peu armés et avaient parfaitement conscience que le rapport de forces était trop inégal.
Ben Gourion le déclara d'ailleurs lui-même : "Je pense que, majoritairement, les masses palestiniennes acceptent la partition comme un fait accompli et ne croient pas possible de l'empêcher ou de la rejeter (...) La grande majorité ne veut pas se battre contre nous." [10]

Mais, rien n'y fait !
La propagande israélienne a toujours présenté cette guerre comme la lutte d'un petit David juif affrontant un Goliath arabe alors que la réalité du terrain, révélée par les historiens modernes, montre qu'Israël n'a jamais été confronté à un véritable risque de défaite.
... Mais il est fondamental de maintenir le mythe fondateur du "petit peuple obligé de se défendre contre les barbares qui veulent l'exterminer." afin d'éviter ainsi toute accusation de crime contre l'humanité !

Le crime est pourtant incontestable.
Quand on met côte à côte les éléments recueillis par la Haganah[11] pour chaque village palestinien (plan, noms et adresses des habitants de sexe masculin, etc), contenus dans les annexes du plan D, et qu'on les compare avec le rapport des événements et les témoignages des habitants de ces même villages, force est de constater que l'adéquation est, majoritairement, parfaite !
On voit bien qu'il s'agit de l'application stricte et méthodique d'un plan de nettoyage ethnique.[12]

On peut toujours nier les faits, nier l'Histoire, nier les crimes... Cela porte un nom : négationnisme.

De A à C, ou comment peaufiner un plan

Quand Ben Gourion et les chefs de la Haganah finalisèrent le "Plan D" le 10 mars 1948, il y avait déjà de nombreux mois qu'il avait été "testé".
En effet, les archives israéliennes révèlent qu'on n'avait pas attendu la décision de partage de l'ONU (29/11/1947), ni la fin du Mandat britannique (14/5/1948) pour passer à l'attaque.
Quand le 14 mai 1948, Ben Gourion proclame l'indépendance d'Israël, les forces sionistes avaient déjà expulsé par la violence près de 250.000 Palestiniens et 200 villages avaient déjà été détruits.[13]
... Près de six mois avant le début du conflit avec les pays arabes limitrophes !

Il y avait déjà eu, bien entendu, les plans A, B et C.
Le plan A datait de 1937 et exposait les lignes directrices de la conquête de la Palestine en cas de retrait des troupes britanniques.
Les deux suivants affinèrent le projet.
Le plan C énumérait notamment, avec précision, les actions punitives à exécuter contre la population : "Tuer les dirigeants politiques, agitateurs et soutiens financiers, s'en prendre aux transports et moyens de subsistance (puits, moulins, etc)." [14]

Le "Plan D" complétait et finalisait les trois premiers.
Il détaillait notamment les moyens d'action pour l'expulsion totale et systématique de la population palestinienne de l'ensemble du territoire.
L'opération bénéficiait aussi de tous les renseignements accumulés par les "collecteurs" du FNJ (Fonds national juif) depuis les années 30 : plans des villages, photos, composition sociologique, nombre d'habitants de sexe masculin (de 16 à 50 ans), noms des notables, etc.
Pour chaque village, une liste des Palestiniens qui s'étaient opposés aux Britanniques et avaient combattu le mouvement sioniste avait été établie.
Ces éléments ont été le moteur des pires atrocités commises contre les civils.
On y retrouve des ordres précis aux "brigades opérationnelles", tels que :
"Destruction de villages (y bouter le feu, les faire exploser et planter des mines dans les débris), en particulier les centres de population dont le contrôle continu est difficile. (...) Réaliser des opérations de recherche et de contrôle en fonction des lignes de conduite suivantes : encerclements des villages et fouille de ceux-ci. En cas de résistance, les forces armées doivent être détruites et la population expulsée en dehors des frontières de l'État hébreu". [15]
Yaël Yadin, un des chefs militaires du "Plan D" a déclaré fin 1948 que c'est cette reconnaissance minutieuse et détaillée de ce qui se passait dans chaque village palestinien qui a permis au commandement militaire sioniste d'affirmer : "Sans la présence britannique nous aurions écrasé la révolte arabe en un mois !... car les Arabes palestiniens n'avaient personne pour les organiser correctement." [16]

La volonté de destruction de la Palestine rurale et l'expulsion des habitants pour la création d'un Etat "ethniquement pur" est patente. Le mot "nettoyage" figure d'ailleurs en toutes lettres sur les ordres donnés par le "Haut Commandement" aux unités sur le terrain.
Ben Gourion n'hésitera d'ailleurs pas à affirmer "Nos ennemis sont les paysans arabes !" [17]
Pas les opposants politiques, pas les propriétaires... Non ! Les cultivateurs pacifiques, ceux qui gênent le plan D par leur refus de se battre contre les sionistes, comme on peut le lire à plusieurs reprises dans les rapports des réunions de Ben Gourion et ses associés. 

Soixante ans plus tard, Lieberman ne fera que confirmer cet objectif de "nettoyage" en proclamant : "Nous allons faire d’Israël un Etat ethniquement homogène !" [18]

Partition décidée par l'ONU
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C'est ainsi que le 31 décembre 1947, on "testa" le plan "D" dans plusieurs endroits, notamment à Balad al-Cheikh, un village à quelques kilomètres de Haïfa, et, le même jour, sur un des quartiers arabes de la ville.
Pour Balad al-Cheikh, l'ordre était de "encercler le village, tuer le plus d'hommes possible, saccager les biens, mais s'abstenir de s'en prendre aux femmes et aux enfants" [19]
L'assaut dura trois heures et fit plus de soixante morts... pas tous des hommes !

Les Britanniques ont laissé faire ces atrocités... Ils ont même parfois apporté leur aide comme après la tuerie de Sa'sa (village près de Safed, à la frontière libanaise) en février 1948.
Un commando israélien pénétra de nuit dans le village et installa des explosifs contre des maisons cibles. On dénombra de nombreux morts dans les maisons démolies.
Les Britanniques transportèrent à l'hôpital deux israéliens, blessés par des débris.
A partir de mars 1948, les opérations de "nettoyage" s'accélérèrent.
Chaque commandant des douze brigades de la Haganah avait reçu une liste de villages ou quartiers de villes à détruire, les informations sur les Palestiniens à tuer ou à expulser... et la date d'exécution de l'opération ![20]

Il est à noter que chaque carnage de villageois sera toujours présenté comme le résultat involontaire d'une âpre bataille, en riposte à une attaque, les maisons devenant des fortins bourrés d'armes et les paysans transformés en combattants féroces.
Décidément, plus de soixante ans après, le discours n'a pas changé ! [21]

Début de la grande lessive
 
Le massacre de Deir Yassin [22], petit village de pasteurs et de paysans, n'est pas celui qui a fait le plus de victimes ("moins" de 200 civils, dont de nombreux enfants) mais il est resté dans les mémoires comme un modèle du caractère systématique de l'application du "Plan D".
Le colonel israélien Païl décrit l'horreur : "Faisant feu de toutes leurs armes, ils balançaient également des explosifs dans les maisons. Ils abattirent ainsi toutes les personnes qu’ils y trouvèrent, y compris les femmes et les enfants. Par ailleurs, près de 25 hommes qui avaient été sortis de chez eux furent chargés dans un camion et exposés, à la romaine, à travers les quartiers de Mahahneh Yehuda et Zakron Josef. Après quoi ils furent emmenés dans une carrière de pierre et abattus de sang-froid" [23]


 Deir Yassin
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Menahem Begin (commandant de l'Irgoun qui, avec le "groupe Stern" mena l'opération), nia tout massacre, parlant d'une "propagande mensongère".
Mais devant l'indignation de la communauté internationale, Ben Gourion et ses associés finirent par condamner l'action. Les historiens proches du régime estimèrent ensuite que le massacre avait été "un concours de circonstances, presqu'inévitable", sans connexion avec le "Plan D".
Evidemment !

Mais Deir Yassin n'était que le début de la "Grande Lessive".
Haïfa fut "désarabisée" en une journée de ses milliers d'habitants palestiniens par la sinistre brigade Carmeli.
On pilonna d'abord la ville au mortier depuis les collines, repoussant la population affolée vers la mer.
Ensuite les milices envahirent la place.
Les ordres de Mordehaï Maklef, officier des opérations, étaient clairs et simples : "Tuez tous les Arabes que vous rencontrez, incendiez tout ce qui est inflammable et ouvrez les portes à l'explosif." [24]
Ce fut fait !

Ben Gourion visita les quartiers arabes après le nettoyage et nota dans son journal : "Un spectacle épouvantable et fantastique. Une ville morte, une ville carcasse ... sans âme qui vive, à part les chats errants." [25]

Ce qui est arrivé à Acre – le plan de partage de l'ONU attribuait la ville à l'État arabe projeté – est exemplatif de la méthode d'exécution du "Plan D".
La ville était assiégée mais résistait aux bombardements.
Début mai 1948, la Croix-Rouge constata l'empoisonnement de l'eau des aqueducs qui approvisionnaient la ville. L'origine ?... Injection des germes de la typhoïde. [26]
Affaiblis par l'épidémie et le pilonnage intensif, les habitants se rendirent... et partirent, laissant les israéliens piller leurs maisons.

Le cas de Jaffa est également exemplaire.
C'est la dernière ville conquise avant la fin du mandat britannique par 5.000 "soldats" de la Haganah et de l'Irgoun.
Après trois semaines de siège, les 50.000 habitants ont été expulsés sous la "protection" des Britanniques.


 Ruines de Jaffa
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A cette date, il n'y avait plus de Palestiniens dans les grands centres urbains et 200 villages avaient été détruits, leurs habitants tués ou expulsés.
Tout cela s'est passé avant la proclamation d'indépendance, dans l'indifférence ou avec la complicité des troupes britanniques.
Comme l'écrit Ilan Pappe :"C'est un fait, à dire et à répéter, car il anéantit le mythe israélien selon lequel les "Arabes" se seraient enfuis quand "l'invasion arabe" a commencé (...) C'est une pure fabrication de prétendre qu'il y a eu des tentatives juives pour persuader les Palestiniens de rester, comme l'affirment encore aujourd'hui les manuels scolaires israéliens" [27]
Avant "l'entrée en guerre" des pays voisins, près de la moitié des villages palestiniens du territoire que l'ONU leur avait attribué avaient déjà été attaqués et conquis par les sionistes.
De nombreux autres seront rayés de la carte dans les mois qui suivirent la déclaration de l'Etat d'Israël.

... Et nettoyage final ?

Après le 14 mai 1948, le "nettoyage ethnique" s'accentua encore.
L'arrivée, en juin, de nouveaux avions, entre autres armes "lourdes", renforça notablement les moyens de la conquête.
Yigaël Yadin, chef d'état-major adjoint de la Haganah, lança à ses troupes : "Aujourd'hui, nous avons toutes les armes dont nous avons besoin (...) Les Britanniques s'en vont (...) Toute la situation sur les fronts va changer"
Et il avait plus que raison de se réjouir.

Ben Gourion avait ordonné à la Haganah : "Le nettoyage de la Palestine demeure l'objectif premier du plan Daleth !" [28]
Des 64 villages entre Tel-Aviv et Haïfa, seuls deux furent épargnés... Sur la demande des colons qui avaient besoin des villageois pour le travail [29]
Parmi les villages rasés se trouvait celui de Al-Tantoura qui comptait 1500 habitants.
Après avoir maté la résistance, la soldatesque de la brigade Alexandroni rassembla les hommes (adolescents compris) et déclencha une orgie d'exécutions de sang-froid sur la plage, la mosquée ou le cimetière.
Plus de 200 Palestiniens furent ainsi assassinés.

Malgré les témoignages des survivants et les aveux de certains membres de la brigade, Israël a toujours nié les faits et diffamé ceux qui les révélaient.
Encore aujourd'hui ceux qui critiquent Israël sur ce massacre sont considérés comme traîtres ou menteurs.
Mais comme l'écrit Benny Morris, historien sioniste, il suffirait d'ouvrir les archives pour connaître les détails de ce que lui-même considère comme un crime de guerre. [30]
Mais c'est apparemment encore un sujet trop sensible pour le régime... plus de 60 ans après !

Jusqu'à l'automne 48, les diverses brigades de la nouvelle armée israélienne continuèrent leur lugubre besogne : expulsions, destructions d'un maximum de villages palestiniens et exécutions de ceux qui résistent. Comme à Al-Bassa, gros village de 3.000 habitants, où de nombreux hommes et adolescents furent alignés devant l'église et assassinés, tandis que le reste de la population était expulsée vers le Liban. [31]

A certains moments, le médiateur de l'ONU, Folke Bernadotte [32] parvint à ralentir les exactions et à obtenir de courtes trêves, pas toujours respectées.
Mais dès la fin de la trêve, le "rouleau compresseur" se remettait à écraser, impitoyable.
C'est ainsi que 50 à 70.000 personnes furent expulsées des villes "palestiniennes" de Lydda (Lod aujourd'hui) et Ramla. La brigade, commandée par Yigal Allon et Yithzak Rabin, [33] y assassina plus de 250 habitants. [34]

 Exode de Lydda

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Benny Morris rapporte que durant cette "opération Hiram", dirigée par le général Carmel, [35]les forces israéliennes perpètrent au moins neuf massacres de civils palestiniens et de prisonniers de guerre.
Des tonnes de bombes furent déversées par les "B-17" sur 7 villages de Galilée, provoquant la mort de près de cent civils.
L'armée israélienne fit également des incursions dans des villages du Sud-Liban, proche de la frontière. Fin octobre 48, elle massacra 80 personnes à Hula et 94 à Saliha.
L'officier Shmuel Lahis qui tua de sa main 35 habitants de Hula sera condamné à 7 ans de prison, avant d'être amnistié... et nommé directeur de l'Agence Juive. [36]
Israël sait honorer ses héros !

Morris estime que la moitié des massacres commis durant la "guerre" se produisirent durant cette l'opération.[37]
Nazareth qui comptait une population de religion chrétienne importante connut un sort moins dramatique.
Ben Gourion ordonna d'arrêter les expulsions car "Ici, le monde nous regarde." [38]
Même les 90.000 Bédouins du Néguev furent "nettoyés" ou cantonnés dans des "réserves".

Al-Dawaimeh, village martyr !
 
Ce village près de Hébron a été le théâtre d'une des pires atrocités commises par l'armée israélienne durant les opérations de nettoyage ethnique.
Ce fut aussi la dernière grande tuerie... avant celle de Kfar Kassem en 1956.
A Al-Dawaimeh, plus de 200 civils palestiniens ont perdu la vie le 28 octobre 1948 quand le général Yitzak Sadeh [39], commandant de la "Brigade Huit", sous les ordres du général Yigal Allon [40], lança ses tueurs dans le village.
Les récits des témoins, soldats israéliens inclus, et le rapport de l'ONU décrivent un massacre impitoyable, jusque dans la mosquée.[41]
Devant les risques de scandale, les lieux de la tuerie furent rapidement nettoyés le 1er novembre [42], ce qui permit, dans un premier temps, de nier l'ampleur du massacre et de s'opposer aux témoignages.
Ce n'est que des mois plus tard (juin 1949) qu'un rapport des Nations Unies mentionna : "La raison pour laquelle on connaît si peu au sujet de ce massacre qui, à bien des égards, a été plus brutal que celui de Deir Yassin, est dû au fait que la Légion arabe (la force jordano-britannique qui contrôlait la région) a craint que, si la nouvelle se répandait, elle exercerait le même effet sur le moral de la paysannerie que Deir Yassin : un nouvel afflux de réfugiés arabes." [43]
C'est ce qu'on nomme le cynisme ordinaire ?

De rares responsables israéliens eurent le courage de dénoncer l'horreur, tel Aharon Tzizling, Ministre de l'agriculture, qui déclara au conseil des ministres, le 17 novembre 1948 : "Je n’ai pu dormir de la nuit. Ce qui est en cours blesse mon âme, celle de ma famille et celle de nous tous (...) Maintenant, les juifs aussi se conduisent comme des nazis, et mon être entier en est ébranlé" [44]

En dépit des preuves accablantes, aucun des israéliens auteurs ou commanditaires des massacres et des destructions durant ces années de nettoyage ethnique n'a été inculpé pour crime de guerre !

Et... En route vers de nouvelles aventures ?

La passivité de l'ONU devant le non-respect de sa décision de partage du territoire est impressionnante.
A aucun moment, Israël n'a dû rendre de comptes sur ses "débordements" d'avant la création de l'Etat et toutes ses conquêtes n'ont pas provoqué la moindre réaction au moment de sa reconnaissance comme membre de l'ONU en mai 1949.
Seule une attaque contre le plateau du Golan (Syrien !) a pu être empêchée par l'ONU... pour quelques années.

Mais Ben Gourion n'avait pas l'intention de s'arrêter là !
Il prévoyait, dans un premier temps d'étendre le territoire israélien en Cisjordanie et au Sud-Liban, mais les ordres d'attaque furent reportés par crainte des accords d'alliance militaire de la Jordanie avec la Grande-Bretagne.
Il révèle sa soif de puissance et ses prochains objectifs dans un texte daté du 24/5/1948 : "Nous allons créer un Etat chrétien au Liban, dont la frontière sera le Litani. Nous allons briser la Transjordanie, bombarder Amman et détruire son armée, et alors la Syrie tombera, après quoi, si l'Egypte veut continuer à se battre, nous bombarderons Port-Saïd, Alexandrie et Le Caire.
Ce sera notre vengeance pour ce qu'ils ont fait à nos aïeux à l'époque biblique."[45]

Nouvel Alexandre le grand ? Nouveau Napoléon ? Nouvel Attila ?... Ou nouveau Dr Folamour ?

Revenir ? Où voulez-vous revenir ?

Fin 1948, ce nettoyage ethnique était terminé, mais les épreuves des Palestiniens n'étaient pas près de prendre fin.
Pour une bonne partie d'entre eux, le régime israélien activa un second plan, celui de "l'anti-rapatriement".
Pour empêcher toute possibilité de retour des expulsés, on accéléra la destruction des villages et la création d'implantations juives, de manière à éviter toute pression internationale et toute revendication basée sur la résolution 194 de l'ONU du 11/12/1948, proclamant le droit au retour des réfugiés palestiniens.
On créa une unité spéciale chargée d'empêcher les villageois et citadins de revenir dans leurs maisons.
Elle n'hésitait pas à les exécuter sans sommation, comme en témoignent les archives des FDI (Forces de Défense d'Israël) [46]

Et demain ?

Il serait illusoire de croire que ce sinistre "Plan D" n'est plus en activité !
Toute la politique du régime actuel tend à poursuivre le plan Daleth, à conquérir de nouveaux territoires et à assujettir les habitants qui n'ont pas été expulsés.

Avant le plan Daleth... et après le plan Daleth
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S'il n'est plus possible d'agir comme il y a 65 ans et qu'il n'est plus envisageable de museler l'information, il est visible que les pratiques actuelles du régime israélien sont dans le droit fil de ce plan.
Ses objectifs ont simplement pris d'autres formes : que ce soit dans la partie arabe de Jérusalem où les expulsions sont journalières, que ce soit en Cisjordanie où l'armée chasse les habitants de la zone C, où les colons fanatiques sèment la terreur, brûlent les récoltes et volent les terres, que ce soit dans le Néguev où les Bédouins sont pourchassés, que ce soit à Gaza où les commandos marins assaillent les pêcheurs à quelques centaines de mètres du rivage... Tout est conforme au "Plan D"
On est bien loin, à l'opposé même, du "Petit peuple qui a dû se défendre contre les armées arabes qui n'acceptaient pas son existence !" et de "Deux peuples qui ne parviennent pas à s'entendre".
Ces leitmotivs sont d'ignobles tartufferies !

Il y a certes encore de nombreuses zones d'ombre à éclaircir – ce ne sera possible qu'en rendant publiques toutes les archives de cette époque – et il existe de nombreux faits et comportements qui restent à élucider.
Mais il est indéniable, pour tout honnête homme, qu'il y a bien eu là-bas un effroyable nettoyage ethnique !
Indéniable aussi que ce "Plan D" a été mis en œuvre bien avant la décision de l'ONU de partager la terre et que l'explication "ils sont partis de leur plein gré" est un mensonge éhonté.
Il est aussi troublant de constater que l'objectif du régime israélien est toujours, visiblement, de nettoyer ce territoire de la présence palestinienne par des mesures de plus en plus oppressantes : mesures d'apartheid, humiliations, blocus, expulsions, créations de colonies, occupations militaires, destructions de maisons... etc.
Tout en continuant de discourir sur une solution à deux Etats... Mirage pour les naïfs, Hochet pour les discoureurs !

Ce plan"D" est bien un crime de guerre et un crime contre l'Humanité.
Il faut être d'une totale mauvaise foi pour le contester !
... Mais les tribunaux qui jugent ce type de crime étant presque toujours les tribunaux des vainqueurs, il est malheureusement plus que probable que les criminels qui ont élaboré, planifié et perpétré cet odieux programme ne se retrouveront jamais dans le box des accusés.
L'Histoire les jugera.
 
 
 
 
 
On peut être antisioniste sans être antisémite... Et on peut être sioniste et antisémite !
Les Palestiniens étant des Sémites, les traiter comme des sous-hommes est de l'antisémitisme !


[1]4ème lettre de l'alphabet hébreu
[2]"Le mur de fer. Israël et le monde arabe" (Buchet Chastel, 2008) et "Israël face à son passé" (Editions Arkhê, 2010)
[3]Il a enseigné à Oxford et Harvard et est membre de l'American Academy of Arts and Sciences.
[4]Historien israélien, professeur d'histoire à l'Université d'Exeter en Grande-Bretagne
[5] "Palestine 1948, l’expulsion" (Revue d’études palestiniennes, 1984)
[6]Historien britannique né en Palestine, rédacteur en chef de la revue Holy Land Studies (Edinburgh University Press)
[7] Il est professeur à l'Université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva et a également enseigné aux USA.
[8]"Haaretz" le 15/1/2004
[9] Officier dans l'armée durant 13 ans, professeur à l'Université de Haïfa
[10]Cité par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage ethnique de la Palestine (Fayard, 2006)
[11] Principale milice clandestine sioniste créée en 1920
[12]Walid Khalidi "Plan Daleth : Master Plan for the conquest of Palestine" (Middle East Forum, novembre 1961) 
[13]Benny Morris " The Birth of the Palestinian Refugee Problem 1947-1949" (Cambridge University Press, 1989)
[14]Yehuda Sluzki "Le Livre de la Haganah"
[15] "Archives de la Haganah", cité dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" de Ilan Pappe (Fayard, 2006)
[16]"Israel : The Establishment of a State" de Harry Sacher (British Book Centre. 1952, Hyperion. 1976)
[17]Discours au comité exécutif du Mapai le 6/4/1948
[18]"Le Monde" du 19/9/2010
[19] Uri Milstein : " History of Israel's War of Independence"(University press of America) cité dans "Le Nettoyage Ethnique de
  la Palestine" de Ilan Pappe (Fayard, 2006)
[20]Archives des FDI (Forces de Défense d'Israël), 1950/2315, dosier 47, 11/5/1948
[21]Doctrine de l'historien sioniste Nathan Weinstock dans "Terre Promise, Trop Promise" (Odile Jacob, 2012)
[22]Deir Yassin était situé dans la zone attribuée par l'ONU à la partie arabe. Partage soit-disant accepté par Ben Gourion.
[23]Colonel Meir Païl dans "100 clés du Proche-Orient" de Alain Gresh et Dominique Vidal (Huchette Pluriel, 2003)
[24]Archives de la Haganah 69/72 du 22/4/1948. Maklef devint, plus tard, chef d'état-major de l'armée israélienne.
[25] Voir dans www.haifa-israel.info/Haifahistoire.html et "Le Port dans la Tempête" de Shay Fogelman (Haaretz du 3/6/2011)
[26]Archives de la Croix-Rouge (Genève, dossier G59/1GC, G3/82)
[27]"Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" (Fayard, 2006, p145 et 177)
[28]Journal de Ben Gourion, repris par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine, P.174)
[29]Archives FDI (Forces de Défense d'Israël) 15/957, dossier24
[30] "The Tantura "Massacre" Affair" dans "The Jerusalem Report" du 4/2/2004
[31]On peut trouver la liste chronologique des méfaits sur "www.palestineremembered.com&quo...;;
[32]Il sera assassiné en septembre 48 par le groupe d'Yitshak Shamir pour avoir, notamment, tenté de sauver les
 Palestiniens (droit au retour)… comme il avait tenté, en tant que président de la Croix-Rouge suédoise, de sauver ses
  concitoyens juifs quelques années auparavant.
[33] Tous deux deviendront Ministres
[34] Salim Tamari "Journal of Palestine Studies" (Vol.27 n° 4, 7/1998)
[35]Originaire de Bielorussie, émigré en 1924 en Israël, devint ensuite ministre des transports
[36] Dominique Vidal "Comment Israël expulsa les Palestiniens (1947-1949)" (Editions de l'Atelier
[37] Benny Morris"Victimes. Histoire revisitée du conflit arabo-sioniste" (Editions complexe, 2003)
[38]Journal de Ben Gourion du 18/7/1948 (cité par Ilan Pappe)
[39]D'origine polonaise (émigré en 1920), il est le fondateur de "Palmah" (unité de choc paramilitaire)
[40]Futur Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères
[41]Benny Morris "The Birth of the Palestinian Refugee Problem"(Cambridge University Press, 1989)
[42]Wikipedia : "A-Dawayima massacre"
[43]Cité par Ilan Pappe dans "Le Nettoyage Ethnique de la Palestine" (Fayard, 2006)
[44]"Magazine Tel-Aviv" (23/4/2004) cité par Dominique Vidal dans "Dix ans de recherches sur la guerre de 1947-1949" (Le
 Monde Diplomatique de décembre 1997)
[45] "Journal de Ben Gourion" du 25/5/1948 (cité par Ilan Pappe)
[46]Archives FDI 51/957, dossier 1683
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:07

 

Stan Maillaud

              Stan Maillaud

Christian MAILLAUD, allias Stan
né à PARIS le 7 janvier 1968

Qui est Stan Maillaud ?


- Ancien sous officier de
gendarmerie, rentré par idéal, sorti par dégoût, car ayant notamment été témoin d’exactions graves commises par mes collègues sur la population de Kourou, en Guyane française, et entre autres sur un « clandestin » de quinze ans.

 

 

Réseaux pédophiles et sataniques

SOS – Stan Maillaud, mon compagnon, disparu après un probleme avec les gendarmes

.

Les faits


Samedi, 22.09.2012 :

Pendant que Stan, moi et notre équipe faisait une enquête sur les réseaux pédophiles et sataniques dans la région de Besançon, le fourgon de son équipier dans lequel Stan se trouvait se faisait suivre par deux voitures de gendarmes vers 15 heures. J’ai vue les feux bleus et j’ai entendu leur sirène.

 Ce que j’ai appris plus tard, c’est que Stan a pu s’échapper, comment, je ne le sais pas exactement.  Son équipier était bloqué avec les gendarmes jusqu’à 20 heures.

Il a vue que des équipes avec chien étaient envoyées derrière Stan. Un hélicoptère était commandé, puis annulé à cause du brouillard.

Notre équipe a essayé de retrouver les deux, puisque tout contact était interrompu. Vers 19 heures on a retrouvé le fourgon de son équipier à la gendarmerie d’Amancey. (Environ 20 km au sud de Besançon).

Vers 20h20 l’équipier nous appelle pour dire qu’il est sorti. Il nous demande si nous avons des nouvelles. Nous sommes surpris, c’était à lui de nous en donner. Jusqu’à la on était persuader qu’il était pris par les gendarmes tous les deux.

Vers 20h30, le même jour, sur la route pour rejoindre notre équipier, je suis relativement sur d’avoir vue Stan dans une voiture de gendarmes. J’étais à un stop, il faisait nuit, une voiture de gendarmes passait devant mes phares et je pense que c’était Stan à l’arrière de la voiture.

Dans le doute, si ce n’était pas lui avec les gendarmes ou qu’il arrive à s’échapper ou d’être libérer, quelqu’un l’attendait dans la région à un endroit précis pendant 3 jours. Moi je ne pouvais pas rester parce que je suis relativement sur que mon véhicule et moi était remarqué.

Depuis on a perdu toute trace de lui.

J’ai appris que Stan n’a pas pu s’enfuir avec son téléphone et que c’est les gendarmes qu’ils l’ont pris. Je sais aussi qu’il n’avait pas d’argent sur lui.

Il n’a pas de moyen de se déplacer, de me contacter ou quelqu’un d’autre, puisque j’ai son carnet d’adresse.

Je n’ai pas de doute qu’il est arrêté.

J’ai appris également que les gendarmes ont appelé le dimanche matin l’équipier de Stan, qui était rentré chez lui. Les gendarmes ont demandé des choses incroyable par exemple, si Stan ne l’a pas contacté, s’il n’a pas prévue de lui rendre ses affaires etc…

Je pense que s’il n’avait pas attrapé Stan ils surveilleraient son équipier tout simplement. Pourquoi cet appel ? Ca ressemble que Stan aurait pu s’échapper au début, qu’ensuite il aurait été attrapé. Ca me semble logique, avec tous ces moyens. On est quand même pas dans un film de fiction! Mais qu’ils veulent nous faire croire que non. Ca, c’est très inquiétant, parce que là, ils peuvent même le tuer sans l’amener à la gendarmerie, puisque on sait qu’il y a aussi les gendarmes qui protègent les réseaux et qui en font partie.

Ils ont mis en œuvre des moyens pour l’attraper, comme pour quelqu’un de « dangereux », mais pas un mot dans la presse.

Qu’est-ce qu’ils essayent de cacher ?

Je suis morte d’inquiétude.

 

Je fais un appel, un appel ici à tout le monde de s’activer, se mobiliser pour retrouver Stan. A tous les journalistes de faire une enquête, à tous les gendarmes qui ne sont pas pourris, à tout les activistes de diffuser l’information et d’aller voir en bloc qu’est-ce qu’il se passe à la gendarmerie d’Amancey, faire des manifestations là-bas pour les obliger de dire la vérité !!! A toutes les mères que Stan a déjà aidé et tous les gens qui ne supportent pas que les enfants soient violés, torturés et sacrifiés.

Je vous prie de faire vite et en bloc !!!

 

http://smrrr.wordpress.com/2012/10/04/sos-stan-maillaud-mon-compagnon-disparu-apres-un-probleme-avec-les-gendarmes/

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 21:48

 

 

Voici la vidéo (eva)

 

 

 

 

Frédéric Taddeï présente depuis 5 ans Ce soir (ou jamais!)
Frédéric Taddeï présente depuis 5 ans Ce soir (ou jamais!) SIPA
http://www.francesoir.fr/people-tv/television-media/frederic-taddei-ce-soir-ou%E2%80%A6-jeudi-134062.html

 

Ce soir Asselineau invité de Taddeï (FR3), enfin une parole forte, différente !

.

François Asselineau
invité de Frédéric Taddeï
dans son émission Ce soir ou jamais 


François Asselineau invité de Frédéric Taddeï
dans son émission Ce soir ou jamais

François Asselineau invité de Frédéric Taddeï dans son émission Ce soir ou jamais le mardi 2 octobre 2012

Dans sa revue de presse, Frédéric Taddeï et ses invités discuteront des questions suivantes :

- « Un effort historique, pour un chômage historique ? 3 millions de chômeurs, budget 2013, effort historique. Florange, Sanofi, Montebourg, la grogne… : Sauver les entreprises, l’Etat peut-il tout ?
- « Traité européen : une austérité annoncée ? Grosse « manifestation nationale contre l’austérité » de Jean-Luc Mélenchon, dimanche 30 septembre : 90 mouvements et associations. Traité européen, pacte de stabilité, règle d’or… ;

- « La question du chef en démocratie(avec Jean-Claude Monod). Question du leader charismatique : Hollande, UMP (Copé, Fillon)…


 

 

Les invités seront :
- Nicolas Baverez (à la place d’Alain Minc)
- Daniel Cohen
- Sophie Wahnich
- Paul Jorion
- Ridan
- Rona Hartner, actrice et compositrice franco-roumaine d’origine allemande
- Jean-Claude Monod
- Aurélien Bellanger
- et François Asselineau.

L’émission sera diffusée sur France 3 mardi 2 octobre 2012 à partir de 22h40

Le débat proprement dit se déroulera en définitive en deux temps :
- 1ère partie : 3 millions de chômeurs : pourquoi ???? La situation de la France et l’austérité (durée 40 minutes)

- 2ème partie : Le traité TSCG (durée 35 minutes).

Et aussi, sous réserves : Coline Serreau, Bernie Bonvoisin et Delfeil de Ton.

Précisions : http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/


à lire également

 

Saluons Frédéric Taddei,

un vrai journaliste comme on les aime, indépendant !

Et un VRAI débat, enfin !

Si vous le ratez, regardez la vidéo ensuite

sur le site de FR3 !

(eva)

 

.

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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:50
Dimanche 30 septembre 2012

Gérer le grand cirque en attendant l’union bancaire ?

Après l’Espagne vient le tour de la Grèce. Les mesures d’austérité n’ont servi à rien et les plus grosses fortunes ont eu le temps de quitter le pays. Un phénomène identique se constate au Luxembourg, où l’on signale de multiples passages de Français qui ouvrent des comptes pour se protéger d’un gouvernement socialiste d’incapables et, comme l’UMP, inféodé aux marxistes bruxellois. Ce ne sont pas des grosses fortunes, mais une partie de la classe moyenne qui dégage ainsi de la Ripoublique UMP/PS.

 

Retour en Grèce où les manifestations, soutenues par le Syriza de la gauche radicale, contestent les nouvelles mesures d’économies de plus de 11,5 milliards d’euros que le gouvernement finalise actuellement avec l’UE et le FMI. “Malgré toutes les mesures prises, depuis maintenant des trimestres, l’économie du pays continue de s’enfoncer dans la récession, en dépit des milliards d’euros reçus dans le cadre de deux plans de sauvetage financier, dont le premier a été lancé en mai 2010. La nécessité d’une troisième intervention de soutien paraît gagner du terrain parmi partenaires et prêteurs du pays, qui se repassent le problème grec comme une patate chaude depuis des semaines”.

La BCE comme l’Allemagne, première contributrice au sein de la zone euro aux deux plans de soutien à la Grèce, ne veulent plus entendre parler de financement supplémentaire. Mais Bruxelles affirme que cela est nécessaire. Alors, parlons d’un deuxième programme réajusté.

Le dialogue est nourri entre la chancelière allemande, Angela Merkel, C. Lagarde et l’homme de Goldman Sachs, le président de la BCE, Mario Draghi.

 

 

“La gouvernance internationale a tendance à être effective seulement quand elle est anti-démocratique”

Le titre Facebook a plongé de près de 10% en 48 heures suite à un article publié par le magazine d’informations financières Barron’s. On fait valoir que les titres évalués sur du vent pourraient voir leur cours plomber car le temps vient d’examiner les fondamentaux des entreprises.

Les modes changent comme l’humeur des hommes. Hier, on parlait du “phénomène Facebook” et l’on tablait sur des cours stratosphériques la veille de l’introduction de la société en bourse. Morgan Stanley s’est goinfré de papiers et l’on aimerait bien savoir si la firme financière est toujours impliquée très fortement dans le dossier… L’analyse de Trader Noé ce matin donne des points à suivre. Nous verrons ce que feront les gros poissons sur le titre, car leurs traders sont à l’œuvre.

En tout cas, cet épisode fait un heureux : Google ! qui jouit d’une aura qui pousse les cours vers des sommets.

Des réseaux sociaux à l’Espagne

Les printemps arabes, c’est médiatiquement très bien, mais pas question de voir un phénomène identique se réaliser en Europe de l’Ouest. Chez nous, ce n’est pas démocratique…  Confirmation si besoin était que ces révolutions arabes n’ont absolument rien de “spontané”.

En Espagne, des affrontements sérieux ont eu lieu hier soir tard dans la nuit. “Le mot d’ordre avait été lancé via les réseaux sociaux, relais très actif de la colère des Espagnols face à la crise qui laisse un quart de la population active au chômage, et aux mesures de rigueur draconiennes imposées par le gouvernement de droite”. Des milliers de personnes ont cherché à encercler le Congrès des députés, aux cris de “démission”, “dehors”. Il est agréable de voir enfin des personnes se rendre compte que les politiques dominants ne sont que les salariés de la Haute banque. Ils n’ont plus du tout le sens commun de l’intérêt général mais bien au contraire le culte de l’intérêt particulier. Comment, dans cette situation, espérer humainement un changement concret ? La révolution (comme solution) diront les analystes à courte vue. Mais la Haute finance a déjà ses Lénine, Trotsky et Cie, à portée de main. Il suffit de voir la couleur de leur cravate… c’est celle du sang.

La France annonce officiellement que le chiffre de trois millions de chômeurs est officiellement franchi, et le gouvernement suit la voie de son confrère espagnol. On parle de “démocratie “séquestrée”, assujettie “aux marchés financiers”. En France, la résignation domine tandis que les Espagnols sont plus sanguins. Et pourtant, le destin de ces nations est commun dans une Europe totalitaire où le mensonge domine. Car il n’existe pas de courants politiques dominants pour reprendre le gouvernail et l’orienter vers la bonne direction. Combien d’hommes politiques sont passés à travers le filet des sociétés secrètes pour s’imposer et prendre des mesures en faveur de l’intérêt commun ? Ils sont très rares et ont quasiment tous connu une fin identique : l’assassinat.

“Je viens manifester contre une classe politique qui ne laisse aucune chance au peuple de donner son opinion”, lançait Romulo Banares, un artiste de 40 ans. Il porte le panneau immobilier “Se Vende Espana”, et des lunettes de soleil avec le signe du dollar et de l’euro sur chacun des verres. Comme pour Facebook, il est urgent que les peuples comprennent le monde réel des fondamentaux. Les pays sont sous l’emprise des sociétés secrètes et Mammon en est l’un des leaders. Voilà pourquoi il ne faut pas s’étonner du fait que les banques espagnoles pourront recevoir jusqu’à 100 milliards d’euros, concédée par la zone euro en juin… et les citoyens sont appelés à se serrer encore et toujours la ceinture.

 

VIDEO

 

“La gouvernance internationale a tendance à être effective seulement quand elle est anti-démocratique”, écrivait le journaliste du Financial Times Gideon Rachman avant de participer à la conférence 2012 du Bilderberg.

 

L’Alliance au bord du divorce ?

Par Menthalo – BP englué dans le Golfe du Mexique est-il le prochain cygne noir sur le marché des produits dérivés ?

Au cœur de la géopolitique britannique, le géant est actuellement sur la sellette pour avoir trahi l’Alliance. (..)

 

BCE et FED : des transformations systémiques ?

Plusieurs analystes affirment que cet été, en s’arrogeant des prérogatives en termes d’achat de titres, la BCE s’est enfin transformée en une véritable banque centrale. Il est vrai que dans le monde de la financiarisation à outrance dans lequel on vit, cet instrument d’intervention de la BCE est déjà largement pratiqué par d’autres banques centrales comme la Federal Reserve, la Banque d’Angleterre ou la Banque centrale japonaise.

Doit-on conclure que les grands manitous de la finance ne veulent pas, pour le moment, d’un éclatement de la zone euro ?(..)

 

Sombre avenir pour les commissaires de l’UERS

(vidéo..)

 

Présidence Obama : qu’en pensez-vous ?

Barack Obama et ses porte-parole à la Convention démocrate ont beau répéter que “les perspectives sont bonnes mais que nous avons besoin d’un peu plus de temps”, leur optimisme a été brutalement démenti par de nouvelles statistiques mon­trant qu’il n’y avait eu aucune création nette d’emplois au cours des neuf derniers mois, tandis que les Américains sont plus nombreux que jamais (46 millions) à dépendre de l’aide publi­que pour acheter de la nourriture. Selon la dernière étude du département de l’Agriculture, un Américain sur six ne mangeait pas à sa faim en 2011 et neuf millions d’enfants vivaient dans l’”insécurité alimentaire”.

 

Par conséquent, le seul argument économique que la campa­gne d’Obama puisse invoquer en faveur d’un nouveau mandat de quatre ans, serait de dire que la politique de Romney serait encore pire. Bien que Romney n’ait rien proposé jusqu’à présent pour arrêter la désintégration de l’économie et du système finan­cier, entre 55 et 65% des électeurs, suivant le sondage, disent qu’ils ne font pas confiance à Obama sur le plan économique.

Il n’est donc pas surprenant que l’équipe du Président ait choisi de tabler sur l’image d’”Obama le tueur en chef”, mar­telant en particulier “qu’il a eu la peau d’Oussama ben Laden”. Selon un commentateur, le nom de Ben Laden a été prononcé si souvent à la Convention qu’on aurait pu croire qu’il s’agissait du colistier d’Obama ! (Source: EIR)

 

JAPON : HARAKIRI du Ministre des Finances

Tadahiro Matsushita, 73 ans, a été retrouvé pendu dans sa maison de Tokyo lundi. (..)

 

Évidemment, cette histoire est du pur habillage de circonstances.

Primo, faire tomber un politicien pour une affaire de mœurs, même très gentillette, est une méthode typique des services de renseignement, qu’ils soient russes, américains, anglais ou chinois.

Secundo, Il ne faut pas chercher très loin pour voir que le Shukan Shincho est un tabloïd, qui révèle les dessous d’histoires de blanchiment d’argent et de corruption. Or corruption rime avec Japon, neo-cons,  Trésor de Yamashita et Golden Lily… et ce depuis la guerre…

Tertio, en apprenant la mort (Fulford parle d’assassinat) du Ministre des Finances du Japon, ma première réaction a été : “ENCORE ?” … et oui le 7 octobre 2009, j’ai écrit un article sur la mort d’un précédent ministre des Finances japonais, sous le titre “suicidés de père en fils“, que je vous mets en partie ci-dessous. (..)

Une guerre sournoise est-elle déclarée contre le genre humain ?

Voici un document fort intéressant.

Chemtrail et Morgellons : La maladie qui vient du ciel

 

Fitch et Banco Popular

 

Les serviteurs du NOM ne veulent plus d’une France souveraine

Mi-septembre, dans une interview aux Echos, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, a défendu la position du groupe de banquiers pensant pouvoir gérer l’austérité grâce à une dette des Etats, essentiellement produite par les sommes astronomiques d’intérêts que fabriquent les manipulateurs du Libor ou Euribor. Il y a quelques décennies on appelait ces groupes d’agents : la Finance anonyme et vagabonde.

 

Le gouverneur de la Banque de France suit la même logique que ce blog en estimant très important de favoriser le redressement des finances publiques de la France sur le fondement d’un taux d’épargne des ménages “parmi les plus élevés en Europe qui devrait jouer un rôle d’amortisseur pour la consommation.”  On l’a bien compris et il n’est pas inutile de le rappeler : les gouvernements qui roulent pour les programmes mafieux des synarchistes n’ont que faire de la souveraineté nationale (ne sont-ils pas quasiment tous membres de loges diverses ou clubs mondialistes ?).

Ils veulent l’argent des Français et liquider la classe moyenne pour réaliser une  PERESTROIKA de l’Ouest.

C’est bien dans cette perspective que le Ministre de l’Economie Pierre Moscovici annonce le relèvement du plafond du livret A et le doublement de celui du livret de développement durable à partir du 1er octobre. Le plafond du livret sera ainsi relevé de 25% à 19 125 euros et celui du livret de développement durable passera à 12 000 euros.

Source : - Pierre Moscovici - Ministre de l’Economie : Issu d’une famille juive. Soutien historique de Dominique Strauss-Kahn. Lors du vote pour la réforme constitutionnelle de 2008, pour la ratification du Traité de Lisbonne, il s’abstient. Directeur de campagne de François Hollande durant la campagne de 2012, il est Vice-Président du Cercle de l’Industrie (Lobby patronal européen, en lien avec le MEDEF), dont Strauss-Kahn fut également Vice-Président et initiateur avec Raymond H.Lévy (PDG de Renault), et Maurice Lévy (président du directoire de Publicis, participant aux réunions du Groupe Bilderberg). Les principales entreprises représentées au sein de ce lobby sont celles du CAC40 (PDF). Participe à la rencontre entre Manuel Valls, François Hollande et Richard Prasquier, président du CRIF, lors d’une entrevue où Hollande s’engagea à « combattre fermement l’antisémitisme et l’antisionisme ».

Voir ce lien que l’on nous communique et qui mérite d’être commenté…

 

Obama l’imprévisible ?

Peter Foster, du Telegraph, a signé un article intitulé  L’égo de Barack Obama met-il des vies en danger ? Après avoir passé en revue les fuites de renseignements classés secrets, Foster conclut : « Ceci est destiné à présenter Obama sous un jour ad­mirable – tout comme les documentaires sur sa décision solitaire d’attaquer Oussama ben Laden – mais il sonne et paraît de plus en plus comme un égocentrique total ».

Le rédacteur américain du Telegraph note que de hauts officiers « sont furieux du fait qu’à chaque fois que M. Obama éprouve la nécessité d’enterrer de mauvaises nouvelles en politique intérieure, il sort un nouveau écran de fumée lié à la sécurité nationale ».

 

RBS et Commerzbank attaquent Dubaï pour impayés

 

Italie : Mario Monti s’affiche toujours comme un bon serviteur de Big Brother

ROME (NOVOpress) — Après l’interdiction de retirer à la banque plus de 1.000 euros en liquide, l’Italie s’apprêterait à franchir une nouvelle étape sur le chemin du contrôle absolu des transactions effectuées par les individus.

En effet, une loi a été déposée devant le parlement visant à interdire toute transaction en liquide d’un montant de plus de 50 euros. Au-delà, seul l’usage de la carte bancaire électronique serait accepté. Le gouvernement a annoncé qu’il souhaiterait que cette mesure soit appliquée dès 2013.

Prévue au prétexte de la lutte contre le blanchiment d’argent, le travail au noir et l’économie parallèle, cette nouvelle mesure coercitive représenterait également un moyen supplémentaire de contrôle de la population, désormais encore plus étroitement « traçable » dans toutes ses activités quotidiennes. Pour certains observateurs, elle représente également une étape vers la suppression pure et simple de l’argent liquide au profit des transactions uniquement électroniques.

Alors que l’oligarchie financière jongle avec les milliards dans la plus parfaite opacité et la plus totale impunité, le « vulgum pecus » voit ainsi Big Brother resserrer son emprise et les banques, qui ont pourtant démontré depuis le début de la crise leur irresponsabilité voire leur malhonnêteté, obtenir encore un peu plus de pouvoir. (Source)

 

Vers une opération nettoyage en Egypte ?

Les choses changent lentement mais sûrement en Egypte. Des procureurs ont récemment ordonné l’arrestation et l’extradition de l’ex-Premier ministre et vice-président Ahmed Shafik, avec d’autres responsables de l’ère Moubarak. L’enquête est centrée sur la corruption de l’ancien régime. Des fils de l’ex président Hosni Moubarak sont également impliqués dans ces procédures, surtout des transactions immobilières portant sur la vente illégale de biens de l’État.

Ahmed Shafik, qui a perdu contre l’homme fort des fréristes, Mohammed Morsy, a préféré quitter le pays pour se réfugier rapidement aux Emirats arabes unis. Le nouveau pouvoir entend récupérer un certain nombre de biens publics grâce à ces procédures judiciaires.

 

Pour sauver leur peau, les banques d’affaires pousseront-elles leurs réseaux à la guerre généralisée ?

En 2011, la puissante banque d’affaires JP Moragn était épinglée par les régulateurs américains pour avoir violé la loi contre les sanctions économiques imposées à l’Iran et à Cuba. Cette foi, le scandale retrouve de nouveau JP Morgan, en compagnie d’autres banques comme Bank of America, impliquées dans un scandale de blanchiment d’argent.

Ce n’est pas la première fois que l’on soulève ce genre de pratique. Mais les juges américains parleraient aujourd’hui d’”actions anti-blanchiment les plus poussées” depuis des dizaines d’années aux Etats-Unis. Ce n’est pas un scoop pour chacun d’entre nous.

Que deviendront ces actions judiciaires engagées contre des mastodontes de Wall Street ? Nous avons déjà vu l’équipe Obama à l’œuvre depuis quatre longues années… et pratiquer la politique de la carpette devant les banquiers.

Les choses pourraient ne pas changer SAUF si le cartel bancaire décidait de passer à ce que nous avons évoqué depuis plusieurs numéros dans LIESI. Le scénario que nous évoquions explique les actuels mouvements dans le Moyen-Orient, qui n’arrivent bien évidemment pas inopinément. A voir…  La confrontation entre certaines factions du cartel bancaire alliées aux sionistes les plus virulents  est la clé des événements de demain.

PS. Le numéro du 15 septembre 2012 de LIESI sera envoyé ce matin.

 

15 septembre 2012 – Publication du NUMERO 262 DE LIESI

Imprimeur pour la Fed : on embauche jour et nuit…

Petite histoire des agences de notation

« En 1868, aux Etats-Unis, Henry Poor, profitant du développement des chemins de fer, lance une publication annuelle de statistiques qui fait vite référence. Il sera suivi, vers 1900, par John Moody qui publiera ses propres manuels de notations financières, les “ratings”, c’est-à-dire, en français “évaluations” : c’est l’innovation majeure. A la suite de la crise financière de 1907, il était apparu qu’il devenait nécessaire de classer le plus clairement possible les différentes dettes. Moody sera suivi par Poor en 1916 puis par deux autres agences : Standard statistics en 1922 et Fitch (fondée par John Knowles Fitch, en 1913 à New York) en 1924. Poor et Standard fusionneront en 1941. Depuis les années 1940, le “métier” de notation est resté entre les mains de l’oligopole des trois agences Moody’s (Moody’s Investors Service), Standard and Poor’s (S&P), Fitch. En dépit de diverses tentatives, aucune autre agence n’est parvenue à s’imposer, dans la mesure où elles ont été rachetées, dès leurs premiers succès, par le trio précité : en 2008, ces trois agences représentaient 94 % du chiffre d’affaires mondial de l’activité de notation. Quant aux 6 % restants, il s’agit de petites agences spécialisées dans des secteurs bien particuliers ou d’agences étrangères, comme Danong en Chine, mais avec lesquelles les trois grandes agences ont multiplié les accords de partenariat. A l’exception de Fitch (propriété de la holding française Fimalac, présidée par Marc Ladreit de Lacharrière), S&P et Moody’s sont des sociétés états-uniennes » (Source: Rivarol).

 

Mario Monti et François Hollande introduisent un nouveau modèle d’analyse économique pour le XXIème siècle

Le premier ministre Italien, très habitués aux rencontres feutrées et discrètes avec les propagateurs du mondialisme sans frontières, de ces sociétés secrètes qui échafaudent la disparition de l’Etat souverain depuis les années 70, annonce que l’Italie va renouer avec la croissance en 2013 ! Voir son interview avec la chaîne CNBC. “Monti estime que le salut viendra de la baisse des taux d’intérêt et exclut de demander une aide financière à ses partenaires européens”. “L’Italie sera l’un des premiers pays à atteindre l’équilibre budgétaire”, a affirmé M. Monti.

Le même optimisme que F. Hollande… On va nous massacrer fiscalement pour payer les intérêts des dettes aux amis banquiers, mais ne vous inquiétez pas : si on ampute votre pouvoir d’achat la croissance arrive. Vous allez pouvoir consommer plus puisqu’il vous en reste de moins en moins !

Nous n’avons probablement pas fait d’études assez poussées pour parvenir à cette science économique aux raisonnements plutôt complexes… Mais nous nous rassurons quand nous entendons certains économistes comme le fabien de Saint Etienne ou J. Sapir annoncer 300 à 500 000 chômeurs de plus en France d’ici juin 2013. Bref une situation espérée par le marxiste Mélenchon qui rêve de couper les têtes.

Qui vivra verra… mais comme nous le verrons dans le prochain numéro de LIESI (262), les dirigeants russes tablent sur un scénario diamétralement différent de celui évoqué par M. Monti et F. Hollande. Eux ont pris des mesures très singulières…

Le cynisme des révolutionnaires bourgeois

Etonnante déclaration du patron du quotidien L’Agefi : « Tout a été fait pour ne pas paniquer le citoyen européen de base, quitte à oublier de l’informer purement et simplement ». (Numéro 329, juin 2012) Un an avant, en mai 2011, Jean-Claude Juncker, présidant l’Eurogroupe, confiait : « Quand ça devient grave, vous devez mentir ». Difficile de faire mieux en matière de cynisme !

Où est le rêve américain ?

Le pourcentage des Américains qui disent être descendu d’un cran de la classe moyenne pour la “classe inférieure” a augmenté de 25% au cours des quatre dernières années (sondage du Pew Research Center). Cette classe sociale dite inférieure voit son profil démographique changer. On compte de plus en plus de gens âgés de moins de 30 ans. (..)

 

Etats-Unis et la perte de sa classe moyenne

Joseph Stiglitz souligne qu’une personne sur six est en situation de sous-emploi, et que huit millions de familles ont perdu leur maison. Il note qu’en 2007, les 0,1% des ménages qui gagnaient le plus gagnaient 220 fois plus que les 90% du bas, qu’1% des ménages détenaient un tiers de la richesse du pays et que de 2002 à 2007, 65% des gains totaux de revenus du pays sont allés à ce même 1% (93% en 2010 !). (..)

 

Consigne appliquée par la présidence de la BCE : donner du temps au temps…

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Voir aussi :

 

Dimanche 30 septembre 2012
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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 17:45

 

Dimanche 30 septembre 2012

Connaissez-vous le Forum démocratique ? Réunion le 8 octobre. NON au TSCG !

(on pourrait ajouter JP Chevènement, note d'eva) 

 

Conférence du FORUM démocratique
le 8 octobre
avec Nicolas Dupont Aignan (DLR)
Jacques Myard (UMP)
Marie-Françoise Bechtel (MRC)
Patrick le Hyaric (Front de Gauche)
Jacques Nikonnof (MPEP)
27 septembre 2012
By
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Nombre de places limitées        

inscription: envoyer un email à forum.democratique@yahoo.fr

Entrée 7 euros (pour payer la salle)

http://forumdemocratique.fr/2012/09/27/conference-du-forum-democratique-le-8-octobre-avec-nicolas-dupont-aignan-dlr-jacques-myard-ump-marie-francoise-bechtel-mrc-patrick-le-hyaric-front-de-gauche-jacques-nikonnof-mpep/

 

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Dimanche 30 septembre 2012

 

humanite-TSCG-images.jpg

 

 

 

 

A l'unanimité des présents (28 membres sur 70),

 

le BN du PS vote la ratification du TSCG.

 

Quelle question ?


 

§§§§§

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28 présents seulement pour une question

si importante ? Honteux !

 

Et quel changement maintenant ? (eva)

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Pétition référendum traité TSCG ..
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http://pcfrivesdedordogne.pcf.fr/28044
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Un tiers du chômage français imputable à l’Euro selon Jacques Sapir.

Europe, Bilderberg, Trilatérale : la nouvelle aristocratie dans Circus Politicus

Quand la politique n’est plus qu’un cirque

D’après le figaro, Les Français de plus en plus persuadés que l’UE les fait souffrir

Pourquoi la zone euro ne sortira pas de la récession?

Selon l’espoir économique, Une « gauche » soumise et perdue

Conférence de presse de De Gaulle

Quand la politique n’est plus qu’un cirque

 

§§§


 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 23:13

 

Aïe ! Calvi, chantre du libéralisme, avait invité Jacques Généreux, l’économiste du Front de gauche.
Chaos dans la nuit de Madrid.
Ariane WALTER

Une soixantaine de blessés dont un grave. Faudra-t-il des morts pour que les gouvernements Européens comprennent qu’ils sont game over dans l’histoire du monde et des peuples ? Que leur vieille caste a vécu ?

Que leur domination n’est qu’une question de mois ? Que cela va arriver. Que la pression qu’ils exercent sur des hommes et des femmes de chair, de sang et d’Histoire au nom de jeux virtuels malsains qui entretiennent leur trésor de guerre est connue pour ce qu’elle est : un hold-up. Une escroquerie. Une pyramide de Ponzi à l’échelle des Etats. Organisée par les Etats.

Hier soir, dans la nuit de Madrid, au cœur d’une ville encore une fois débordante de peuple et de cris, la police chargeait sans ménagement. En direct, sur des sites que se communiquaient les facebookiens, on voyait ce qui n’est certes pas une découverte, les stupides et inutiles violences de baraques policières face à un peuple encore désarmé. Encore. Violence qui entraînera d’autres violences. On tremble en attendant le coup fatal . Et tous, sur internet, de se transmettre ces photos de foules immenses qu’on ne verra nulle part, de visages ensanglantés, d’hommes âgés traînés à terre, de femmes étouffées qui vont conduire on ne sait où.


Facebook est au coeur de ces luttes. Ceux qui sur Agoravox ou ailleurs critiquent le facebook d’il y a trente ans sont complètement à côté de la plaque. Ils ont raté un train. L’histoire roule sans eux. De nombreux articles critiques, le bug imaginaire d’hier, les mauvais résultats en bourse de facebook montent bien l’inquiétude des maîtres. Ils ont créé un instrument de collégiens mais les collégiens deviennent des révoltés. Des passionnés d’histoire contemporaine. La décision de faire le siège de l’assemblée Nationale à Madrid et d’exiger la démission du gouvernement, d’obtenir une nouvelle constitution, d’échapper à la tyrannie des banques a été à l’origine une page Facebook. Un rendez-vous facebook. Facebook est le quartier général de la révolte. L’estafette des peuples. La fronde de David tourne sur ses pages.

On parle d’une grève à l’échelle Européenne. Ce mercredi, la Grèce décrète une grève générale. Il est évident que Lisbonne et Madrid ont donné le ton. Que l’on sent une exaspération qui ne va pas rentrer à la niche. Un désespoir qui porte sans cesse cette question : « Va-t-il falloir se battre pour que vous entendiez raison , pourritures de libéraux ? « Pourriture, le mot n’est pas insultant. Il ne fait que constater l’évolution d’un capitalisme et d’un libéralisme qui ont longtemps porté des promesses de richesses et qui, comme le communisme, lui aussi porteur d’espoir, glissent actuellement vers un monde de goulags. On a eu beau jeu, autrefois, de critiquer les intellectuels qui n’avaient pas vu la déviance du communisme. Actuellement l’histoire recommence et la déviance morbide du libéralisme stalinien, ses tenants aveugles refusent de la reconnaître car c’est leur monde qui va s’effondrer.

Aujourd’hui encore des rendez-vous sont pris à Madrid.
Dimanche ce sera au tour de la France.

Cette France de droite, complètement assommée par des années de consommation, de tours, le dimanche, dans des centres commerciaux, explosée à des kilomètres et des kilomètres de son boulot, ayant fait des études qui lui ont donné le dégoût de l’étude. Aveugle. Plus bétail que berger.

La France, c’est la belle au bois dormant qui vit dans un monde qui n’existe plus. A peine réveillée de petits cauchemars : « La vie est chère ». Le dos tourné à la politique si ce n’est pour rêver d’une France aux Français qui est, depuis longtemps, une France aux Américains .

Hier Hollande a joué les caniches Atlantistes à l’ONU. Il reconnaît le gouvernement provisoire Syrien qui n’existe pas. Il est très fort. Il serre les dents et les fesses pour faire passer son traité. Le parti ex-socialiste tout entier s’est déshonoré hier en votant pour le soutien mordicus de ce traité Merkel-Sarkozy. Combien ont raison ceux qui font remarquer que ce sont les socialistes qui devraient quitter le gouvernement et non EELV car seuls les socialistes, si l’on s’en tient à leurs promesses, se déjugent dans cette affaire.

Mais quelle époque essentielle nous vivons !
Sous le vent d’une immense guerre.

Sans doute la seule réponse de l’Amérique défunte à un monde qu’elle a saigné à blanc et qui ne supporte plus ses vols de vampires.

Hier l’ambassadeur Israélien posait un ultimatum à Obama. Ne nous gênons pas. Obama, on le sait, est trop mou pour eux. Ils veulent la guerre. Se donnant les meilleures raisons du monde. Des millions d’hommes, peut-être sont à la veille de mourir à cause de ces fous d’Israéliens qui mettent la survie de leur pays au-dessus de la survie de la planète. Eux ou le chaos. Ils ne connaissent que ça. Des hommes de religion. Chapeau ! Et permettez de douter des armes de destruction massive des Iraniens quand on a vu celles des Irakiens !

Hier soir un autre évènement était consacré au TSCG.
Il y a eu l’explosion d’une bombe à « C’est dans l’air » chez Calvi.

Calvi, ce chantre du libéralisme, qui invite soit des porno-libéralistes opposés à des croyants libéralistes eux-mêmes discutant avec des libéralistes mormons avait invité Jacques Généreux, l’économiste du Front de gauche. Comment une telle hérésie a-t-elle été possible ? Si maintenant les gens de gauche peuvent donner leur avis à « C’est dans l’air », où va-t-on ! Je n’imagine qu’une raison. Le producteur de l’émission a couché avec la femme d’un des pontes de la chaîne qui, apprenant ce fait, a décidé de se venger en envoyant à Calvi un faux texto « Invite Généreux ». Ca ne peut être qu’une histoire dans ce style.

Certes M. Généreux est quelqu’un de très calme. A sa place on aurait fait voler les cendriers plus tôt. Mais bon. Il a résisté aux bavardages des uns et des autres et il quand même réussi à faire exploser une bombe quand il a dit que c’étaient les retraités, les ouvriers et la classe moyenne qui paieraient la facture du fameux TSCG. Les trois experts libéraux dont le nom ne m’intéresse pas, appelons- les Sachs 1, 2 et 3 faisaient une tête qui réjouissait les cœurs, un des grands moments comiques ayant été l’arrivée du SAMU, juste après la question étranglée de Calvi : « Mais il y a tout de même des dettes à payer ????? »

Et Généreux : « Hé non, gros rigolo ! La dette est une illusion qu’agitent tes maîtres, les David Copperfield de la finance. C’est un leurre. On veut un audit. On veut que cette dette soit déclarée odieuse. »

Enfin, pas tout à fait mais presque. Il a dit : « Il suffit d’emprunter à 1% à la banque européenne au lieu que celle-ci prête à 1% aux banques qui prêtent ensuite à 7% aux peuples, pour régler ce problème. »

Pour « C dans l’air » c’était comme si Chateaubriand s’était masturbé en public devant Madame de Staël ! Un truc énorme et very shocking.

Décernons les oscars de la journée :
Oscar du courage à Madrid.
Oscar de la surprise à Généreux .
Oscar de la folie aux Israéliens.
Et oscar des préparatifs pour la manif de dimanche aux Français.

Français, vous êtes les enfants de la Révolution et de Robespierre ! Vous avez un sang noble dans les veines ! Vous n’êtes pas des moutons de Conforama et de Mac Do ! Debout ! Pour vous ! Pour vos enfants ! Pour l’Histoire !

Ariane Walter


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