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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 23:40

 

 

 

Sarkozy-Kadhafi: des députés réclament une enquête


Soupçons de corruption, diplomatie parallèle, guerre, ventes d’armes, témoins en fuite ou réduits au silence : le dossier est explosif. Un an après la mort de Mouammar Kadhafi, plusieurs députés de la majorité demandent la création d’une commission d’enquête parlementaire sur les relations franco-libyennes, de la « lune de miel » entamée en 2005 avec la dictature, jusqu’à la chute du régime en 2011.

Ils sont socialistes ou écologistes, occupent des postes clés au sein des commissions des affaires étrangères ou de la défense nationale et ont saisi leur président de groupe de l’urgence d’investigations à mener par l’Assemblée nationale sur ce dossier, à l’évidence le plus lourd de l’ancienne présidence.

 

De gauche à droite et de haut en bas : MM. Mamère, Goldberg, De Rugy, Bays, Amirshahi, Lambert, Denaja, Hammadi, Coronado, Leroy 
De gauche à droite et de haut en bas : MM. Mamère, Goldberg, De Rugy, Bays, Amirshahi, Lambert, Denaja, Hammadi, Coronado, Leroy© dr

François de Rugy, président du groupe écologiste et membre de la commission de la défense nationale, a d’ores et déjà fait savoir qu’il approuvait sans réserve la démarche : « Sans que le parlement ait à se substituer à la justice sur ce qui a pu se passer avec la Libye, c’est un sujet politique. Le parlement n’a pas à s’interdire ce type d’enquête que l’on croit être des domaines réservés auxquels on ne touche pas », confie-t-il à Mediapart.

« Sur Kadhafi, il y a eu un retournement complet de la France qui a la particularité d’avoir eu lieu sous la même présidence et sous le même gouvernement. La venue de Kadhafi en France, le tapis rouge qu’on lui a déroulé en décembre 2007, notamment à l’Assemblée nationale, fut une pantalonnade complète. Et quelque temps après, Sarkozy change de pied ? On est en droit de s’interroger sur un tel revirement », poursuit le député de Loire-Atlantique.

Pouria Amirshahi, député des Français de l’étranger (qui a la Libye dans sa circonscription) et secrétaire de la commission des affaires étrangères, est au Parti socialiste le plus ardent défenseur d’une enquête parlementaire sur les dessous des relations franco-libyennes sous Kadhafi : « On est passé du baiser honteux, qui ressemblait à de la prostitution, à la poudre, à la guerre. La question d’une éventuelle corruption est évidemment très présente », dit-il.

© Reuters

Il ajoute : « Mais au-delà de l’argent sale, l’irresponsabilité de Sarkozy pèsera lourd sur la région. On l’a accueilli en grande pompe, on lui a fait la guerre et maintenant on laisse la région dans le chaos. » Bruno Le Roux, le président du groupe PS, qui a été sensibilisé personnellement par le député Amirshahi sur la question franco-libyenne, n’a pas donné suite à nos sollicitations.

Nicolas Bays, député socialiste du Pas-de-Calais et vice-président de la commission de la défense nationale, pense de son côté qu’« il y a aujourd’hui des questions qui se posent et qui engagent l’image de la France. La France a fait plus qu’outrepasser le mandat de l’Onu pendant la guerre », souligne-t-il.

Noël Mamère, député de Gironde et membre de la commission des affaires étrangères, estime pour sa part qu’« une commission d’enquête est non seulement souhaitable mais possible. Je m’engage à y travailler ». « Nous sommes face à un immense dossier qui peut se résumer en trois mots : “corruption”, “complicité” et “culpabilité” », déclare-t-il.  

D’autres députés de la majorité (Razzy Hammadi, Arnaud Leroy, Sébastien Denaja, François-Michel Lambert, Sergio Coronado, Daniel Goldberg…) ont également fait savoir à Mediapart qu’ils étaient favorables à la création d’une commission d’enquête sur les secrets libyens de la présidence Sarkozy, qui sont aujourd’hui autant de bombes qui dorment au cœur de la République.

  • 1

    Diplomatie parallèle et complicité française

  • Tout a commencé en 2005. Un homme est à la manœuvre : l’intermédiaire Ziad Takieddine. Mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux » et « blanchiment aggravé » dans l’affaire des ventes d’armes du gouvernement Balladur (1993-95), Ziad Takieddine a été, à partir de 2003, le missus dominicus de la diplomatie parallèle du cabinet du ministre de l’intérieur de l’époque, Nicolas Sarkozy. En Arabie saoudite d’abord, puis en Libye.

    MM. Hortefeux et Takieddine, en 2005 
  • MM. Hortefeux et Takieddine, en 2005© dr
  • De septembre à décembre 2005, Ziad Takieddine aura été l'organisateur des visites à Tripoli du ministre Sarkozy, de Claude Guéant, son directeur de cabinet, et même de Brice Hortefeux, ministre délégué... aux collectivités territoriales. Officiellement, il s’agit de parler d’immigration et de lutte contre le terrorisme. En coulisses, le cabinet Sarkozy et Ziad Takieddine négocient en secret des contrats commerciaux, plus ou moins avouables.

    Main dans la main avec le cabinet Sarkozy, Ziad Takieddine sera ainsi le principal négociateur pour la société française Amesys de la vente de matériel d’espionnage du net libyen. L’homme d’affaires touchera via des sociétés offshore plus de 4 millions d’euros de commissions occultes sur ce marché conclu en avril 2007 (voir les preuves ici).

    Selon Le Figaro et Le Canard enchaîné, des agents des services secrets français ont été envoyés à Tripoli pour accompagner la mise en place du système d’espionnage conçu par Amesys. Une enquête judiciaire a depuis été ouverte à Paris pour « complicité d’actes de torture » à la suite d’une plainte déposée par la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

    © Reuters

    À peine élu à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy est allé jusqu’à offrir une collaboration quasi inconditionnelle au régime libyen dans les domaines du nucléaire et de l’armement, contrairement à ce qu’il n’a cessé d’affirmer après. C’est ce qui ressort notamment de la retranscription d’un échange téléphonique du 28 mai 2007 entre le tout nouveau chef de l’État français et le colonel Kadhafi.

    Quelques semaines plus tard intervient à Tripoli, dans des conditions qui demeurent toujours mystérieuses, la libération des infirmières bulgares. L’ancienne épouse du président, Cécilia Sarkozy, avait été envoyée en première ligne, sur fond de tractations financières avec le Qatar. « Il fallait piger qui était Kadhafi. Il n’y a qu’une femme qui peut faire cela ! » confiera, énigmatique, quelques semaines plus tard Cécilia Sarkozy à la journaliste Anna Bitton pour son livre Cécilia (Flammarion).

    En décembre 2007, la France offrira finalement au dictateur libyen ce qu’aucune autre démocratie n’avait fait jusqu’ici : un accueil royal. À la clé, une virginité internationale qui était convoitée de longue date par Kadhafi. Dans un câble diplomatique rendu public par Wikileaks, l’ambassadeur des États-Unis à Paris, Craig R. Stapleton, s’étonnait dès le mois de juillet 2007 de la « lune de miel » Sarkozy/Kadhafi, trop chargée d'arrière-pensées financières.


  • Objectif corruption

  • Ziad Takieddine vend la mèche dans une note du 6 septembre 2005. D’après les déclarations qu’il a faites au juge Van Ruymbeke, l’intermédiaire a remis en mains propres le document à Claude Guéant, qui s’apprêtait alors à décoller pour Tripoli afin de préparer la venue en Libye de Nicolas Sarkozy un mois plus tard. « La visite préparatoire est inhabituelle, écrit Takieddine. Elle doit revêtir un caractère secret. Il sera préférable que CG se déplace seul et que le déplacement s’effectue sans fanfare. L’autre avantage : plus à l’aise pour évoquer l’autre sujet important, de la manière la plus directe… »

    En mars puis en avril 2012, Mediapart révélera plusieurs documents et témoignages évoquant un feu vert de Tripoli, donné en décembre 2006, pour le versement de 50 millions d’euros à l’occasion de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy. L’ancien président français, qui n’a pas poursuivi Mediapart en diffamation, a déposé une plainte pour « faux » et « usage de faux » – l’enquête est toujours en cours. D’après plusieurs témoignages recueillis ces dernières semaines, une partie de l’argent noir aurait transité par des banques libanaise et allemande.

    M. BaghdadiM. Baghdadi© Reuters

    Plusieurs officiels du régime Kadhafi ont confirmé la corruption. À commencer par l’ancien premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi. « Oui, en tant que premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli, des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne et n’a cessé de le répéter à certains intermédiaires », avait-il déclaré le 25 octobre 2011, devant la cour d’appel de Tunis, selon plusieurs avocats tunisiens présents.

    Mais trois jours après avoir contacté le juge Van Ruymbeke, par l’intermédiaire de l’un de ses avocats français, Me Marcel Ceccaldi, pour lui faire part de révélations sur « des financements de campagnes électorales et des questions d’enrichissement personnel », l’ancien premier ministre a été extradé, en juin dernier, en pleine nuit, de Tunisie vers la Libye. Une extradition qui a suscité la polémique, celle-ci s’étant déroulée sans l’autorisation obligatoire du président tunisien, Moncef Marzouki.

    Interrogé le 18 juillet lors d’une conférence de presse à l’Élysée, François Hollande a déclaré qu’il « regrettait » cette extradition, ajoutant : « Il y avait sûrement des informations à obtenir qui seraient utiles pour connaître un certain nombre de flux. »

    Depuis la défaite électorale de Nicolas Sarkozy en mai dernier, les langues semblent se délier jusqu’au sommet du nouvel État libyen. En septembre, à la question d’une journaliste du Point sur un éventuel financement de Nicolas Sarkozy par le régime Kadhafi, le président libyen, Mohamed Youssef el-Megarief, a répondu : « Cela ne me paraît pas impossible. »

    La guerre, du jour au lendemain

    La chronologie intrigue. Le 10 mars 2011, en pleine révolution libyenne, Mouammar Kadhafi affirme, menaçant, via l'agence officielle Jana, « qu’un grave secret va entraîner la chute de Sarkozy, voire son jugement en lien avec le financement de sa campagne électorale ». Le 16 mars 2011, Saif al-Islam Kadhafi, son fils, évoque l’existence de documents : « Il faut que Sarkozy rende l'argent qu'il a accepté de la Libye pour financer sa campagne électorale. C'est nous qui avons financé sa campagne, et nous en avons la preuve. »

    Le 17 mars, Nicolas Sarkozy obtient une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU autorisant une intervention militaire en Libye.

  •  

  • Comment est mort le dictateur ?

  • Depuis la chute du régime Kadhafi, deux questions majeures n’ont toujours pas trouvé de réponses précises : 1) La France a-t-elle outrepassé le mandat de l’ONU, qui prévoyait exclusivement une protection des civils ? 2) Comment est mort l’ancien dictateur libyen ? 

    Obeidi, à gaucheObeidi, à gauche© dr

    Un ancien responsable des services secrets extérieurs du Conseil national de transition (CNT) libyen, Rami el-Obeidi, a affirmé au Daily Telegraph et à Mediapart qu'un agent français aurait tué Kadhafi, dans les heures qui ont suivi son lynchage par la foule, le 20 octobre 2011, à Syrte. Une accusation encore difficile à étayer, mais qui interroge. « La menace d'une révélation d'un financement de la campagne de Sarkozy en 2006-2007 a été prise suffisamment au sérieux pour que quiconque à l’Élysée veuille la mort de Kadhafi très rapidement », confiait-il début octobre à Mediapart.

    D’après lui, il faudrait « regarder un peu plus en détail les fréquentes visites de Cécilia Sarkozy en Libye. Selon mes informations, les paiements n’ont pas eu lieu d’un coup, mais de manière partielle, notamment au travers de Nouri Mesmari, l’ancien chef du protocole du régime Kadhafi ».

    De son côté, l’ONG Human Rights Watch (HRW) a publié, le 17 octobre, un rapport détaillé contredisant la version officielle sur la mort de Kadhafi, selon laquelle il serait décédé après des échanges de tirs entre rebelles et le convoi qui le transportait. HRW affirme aujourd’hui avoir recueilli « les preuves, avec certitude, que Kadhafi a bien été capturé vivant par les miliciens de Misrata ». Et qu’il a par conséquent été exécuté après.

    « Qu'il y ait des hommes du renseignement sur le terrain c'est probable, mais des hommes dont la mission était d'exécuter Kadhafi, absolument rien ne le prouve », a nuancé Jean-Marie Fardeau, le directeur français de HRW au site de la chaîne TV5 Monde.

    Kadhafi capturéKadhafi capturé© dr

    Pour Le Monde, qui a enquêté sur les derniers jours de Kadhafi, « toutes les pistes sont envisageables ». Le Canard enchaîné, lui, avait publié quelques jours après la mort du “leader” libyen un article au titre sans équivoque : « Kadhafi condamné à mort par Washington et Paris ». « Obama et Sarko ne voulaient pas qu’il en sorte vivant. De crainte qu’il ne parle trop lors de son procès devant la Cour pénale internationale », écrivait alors Claude Angeli, l’ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire, qui évoquait la présence à Syrte d’une cinquantaine d’agents des forces spéciales françaises.

  •  

  • La fuite de Bachir Saleh, l'homme qui en sait trop

    Tous les témoins de premier plan des relations incestueuses entre Sarkozy et Kadhafi sont aujourd'hui réduits au silence ; morts, en fuite ou emprisonnés. Kadhafi a été exécuté. Son ancien premier ministre Baghdadi al-Mahmoudi est en prison, sans avocat, à Tripoli, après avoir été extradé dans d’étranges conditions.

    L’ancien chef des services secrets intérieurs, Abdallah Senoussi, point de contact entre les sarkozystes et Ziad Takieddine, a lui aussi été récemment extradé de Mauritanie vers la Libye. Citant une source « haut placée dans le renseignement arabe », l’agence Reuters présentait en mars dernier Senoussi comme « le principal témoin de la corruption financière et des accords qui ont impliqué de nombreux dirigeants et pays, dont la France ».

    Saïf al-Islam est toujours détenu par les miliciens de la ville de Zentane, au nord-ouest de la Libye, où son procès a été repoussé sine die. Chokri Ghanem, l’ancien ministre du pétrole et bonne connaissance de Ziad Takieddine, a pour sa part été retrouvé noyé dans le Danube, à Vienne, le 29 avril.

    Capture d'écran de la notice InterpolCapture d'écran de la notice Interpol

    Mais l’un des principaux acteurs de la « lune de miel » franco-libyenne fut le directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, Bachir Saleh, par ailleurs dirigeant du Libya Africa Investment Portfolio (LAP), la boîte noire de l’ancien régime pour la corruption internationale.

    Pourtant visé par une “notice rouge” d’Interpol (qui équivaut à un mandat d’arrêt international), Bachir Saleh a été protégé pendant de longs mois après la chute de Tripoli par le précédent gouvernement français, qui lui a offert en moins de 48 heures un permis de séjour...

    Au lendemain des révélations de Mediapart sur un financement occulte, Bachir Saleh, toujours recherché par Interpol, courait ostensiblement les brasseries parisiennes, où il s’est fait photographier par Paris Match. Mais en pleine polémique, Nicolas Sarkozy a affirmé le 2 mai au micro de RMC que « si (Bachir Saleh) est recherché par Interpol, (il) sera livré à Interpol ».

    Le message fut entendu. Le lendemain, Bachir Saleh était vu, au pied du pilier Est de la tour Eiffel, en présence de l’intermédiaire Alexandre Djouhri et de… l’ancien chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, selon une enquête fouillée des Inrockuptibles. Quelques heures plus tard, Bachir Saleh quittait la France à bord d'un avion privé. Avec tous ses secrets et sans être arrêté.

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http://forumdesdemocrates.over-blog.com/article-sarkozy-kadhafi-des-deputes-reclament-une-enquete-111751243.html

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Piqûre de rappel pour les nostalgiques de Sarkozy - danger majeur !

 

 

 

 

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Le talent d'un jeune-Lecteur rappeur dans une vidéo - Un monde amer..

 

 

 

Yod-Aftel

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:54

 

 

Rassemblement pour dénoncer
les massacres de Bani Walid en Libye 
Et silence Médias !
Nasser
Jeudi 25 Octobre 2012


Rassemblement pour dénoncer les massacres de Bani Walid en Libye
Rassemblement pour dénoncer
les massacres de Bani Walid



Dimanche 28 octobre 2012 à 15 heures

Devant la Fontaine des Innocents

Place des Innocents

PARIS – LES HALLES


Métro/RER : Chatelet / Les Halles ligne 4 RER: A, B et D.

La situation désespérée de la ville libyenne de Bani Walid assiégée depuis plus de deux semaines, sous un silence médiatique complet, nous interpelle.
La situation se dégrade de jour en jour car la ville est bombardée et agressée par des milices. Ses citoyens souffrent d’un terrible manque de produits de première nécessité. Des milices armées pilonnent les zones civiles, tuent des innocents et des familles, détruisant des maisons, des bâtiments publics et les infrastructures sanitaires et sociales. Les victimes sont pour la plupart des enfants, des personnes âgées et des femmes, qui ne demandent qu’à vivre en paix chez eux.

Ceux qui tentent de quitter la ville sont maltraités et abusés par ces milices tribales et des djihadistes qui agissent par vengeance et recherchent les personnes déplacées. Ils refusent de les laisser quitter les lieux en raison de leur titre, de leur appartenance tribale ou de leurs liens supposés avec l’ancien régime
La situation humanitaire dans la ville est extrêmement tragique et désespérée. Les personnes malades et les blessés, les femmes enceintes et les victimes des bombardements n’ont pas accès à l’hôpital et à une assistance médicale en raison d’un manque de carburant pour leurs véhicules. Il y a également une grave pénurie de médicaments, de matériel médical et d’oxygène.

L’hôpital, bondé, est sature de blessés graves et de cas critiques. De nombreuses femmes enceintes ont dû accoucher à leur domicile, ce qui peut entraîner des complications et mettre les mères et les enfants en danger de mort.

Le manque de matériel médical, dont la rareté de l’oxygène nécessaires pour les opérations et les césariennes ont même met en danger la vie de ceux qui ont la chance d’arriver à l’hôpital.

Ajouté à l’absence d’équipements de base, de médicaments, d’une grave pénurie de carburant, essentiel pour générer de l’électricité nécessaire au f fonctionnement des appareils médicaux, l’hôpital de la ville est dans un triste état.
Le spectre de la famine et d’une sévère malnutrition est à l’horizon accompagné de pénuries en denrées alimentaires de base, en particulier les préparations pour les nourrissons.

Des mesures urgentes et concrètes doivent être prises pour faire arrêter le massacre et fournir une aide immédiate à la population de Bani Walid.

Tous ceux qui ont prétendu apporter la démocratie en Libye, en prétextant la défense des droits de l’homme, y compris à coups de missiles, doivent se mobiliser pour faire cesser ce massacre.

Notre gouvernement, qui a voulu cette guerre destructrice, porte une lourde responsabilité envers le peuple libyen, et se doit d’assumer le désastre humanitaire qui s’annonce à Bani Walid

Nous somme là pour l’interpeller et le lui rappeler.



Des citoyens et citoyennes pour la paix et la justice

La Voix de la Libye.com
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  http://www.alterinfo.net/Rassemblement-pour-denoncer-les-massacres-de-Bani-Walid-en-Libye_a82864.html

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:50

blog.breizh.bz

 

Interview exclusive du Breton Vincent Bolloré haut perché dans la Tour Bolloré

 

 

Vincent Bolloré a avoué explicitement qu’il n’investissait dans les médias qu’avec l’intention de contrôler leur ligne éditoriale [5].


Peut-on penser que ce soit différent pour ses semblables : Dassault, Bouygues, Rothschild ou Lagardère-Qatar ?

 

5] «Je ne suis pas un investisseur financier, je suis un investisseur industriel. Je dois donc avoir le contrôle de l’éditorial». Télérama, novembre 2007, http://www.telerama.fr/monde/21352-...

 

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Extrait de

 

L’Humanité-Qatar : une liaison dangereuse

http://french.irib.ir/info/international/item/221305-l%E2%80%99humanit%C3%A9-qatar-une-liaison-dangereuse

 

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:46

 

 

Vendredi 26 octobre 2012

 

LIVRE : "Propaganda" ou Comment manipuler l'opinion en démocratie
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Propaganda

«Le manuel classique de l'industrie des relations publiques », selon Noam Chomsky. Véritable petite guide pratique écrit en 1928 par le neveu américain de Sigmund Freud, ce livre expose cyniquement et sans détour les grands principes de la manipulation mentale de masse ou de ce que Bernays appelait la « fabrique du consentement ».
Comment imposer une nouvelle marque de lessive ? Comment faire élire un président ? Dans la logique des « démocraties de marché », ces questions se confondent.
Bernays assume pleinement ce constat : les choix des masses étant déterminants, ceux qui viendront à les influencer détiendront réellement le pouvoir. La démocratie moderne implique une nouvelle forme de gouvernement, invisible : la propagande. Loin d'en faire la critique, l'auteur se propose d'en perfectionner et d'en systématiser les techniques à partir des acquis de la psychalanyse.
Un document édifiant où l'on apprend que la propagande politique au XXe siècle n'est pas née dans les régimes totalitaires mais au cœur même de la démocratie libérale américaine. Texte présenté par Norman Baillargeon, philosophe, professeur à l'université du Québec à Montréal et auteur d'un Petit cours d'autodéfense intellectuelle, paru chez Lux en 2007.

L'avis de la presse lors de la parution du livre "PROPAGANDA" en 2007

« Ce livre devrait être inscrit au programme de tous les lycéens. Sa valeur civique serait au moins égale à celle de la lettre de Guy Môquet. La lecture et le commentaire à voix haute de l'ouvrage d'Edward Bernays, tranquillement sous-titré Comment manipuler l'opinion en démocratie, serait une oeuvre de salut public. »
L'EXPRESS

« Neveu de Sigmund Freud, diplômé d'agronomie et journaliste occasionnel, Edward Bernays fut un personnage haut en couleurs, qui prodigua ses conseils à de nombreuses entreprises et orchestra maintes campagnes d'opinion, aux Etats Unis comme en Amérique latine. Avec Propaganda, il signa un volume mince et incisif, qu'un regard trop pressé qualifierait de cynique. »
LE MONDE

« ... un passionnant Propaganda, de l'Américain Edward Bernays, énonçant les grands principes de la manipulation mentale de masse. Un document révélant que la propagande politique moderne a bien vu le jour au coeur d'une démocratie libérale. »
REGARDS

« Un bouquin qui donnera envie à ceux qui ne le sont pas encore de devenir des résistants à l'agression publicitaire. »
LA DÉCROISSANCE

« Propaganda est le témoignage des efforts accomplis par une certaine élite pour limiter la conscience sociale du peuple. »
FORCE OUVRIÈRE HEBDOMADAIRE

Brève présentation de l'auteur

edward-bernays.jpgedward bernays

Edward Bernays (1891-1995), neveu de Sigmund Freud émigré aux États-Unis, fut l’un des pères fondateurs des « relations publiques ». Conseiller pour de grandes compagnies américaines, Bernays a mis au point les techniques publicitaires modernes. Au début des années 1950, il orchestra des campagnes de déstabilisation politique en Amérique latine, qui accompagnèrent notamment le renversement du gouvernement du Guatemala, main dans la main avec la CIA.

Lecture du livre en ligne

Les éditions ZONES donnent gratuitement accès au contenu des livres publiés par Zones, en particulier celui-ci.

 

Remarque des éditions ZONES :

Nous espérons que ces lybers vous donneront envie d’acheter nos livres, disponibles dans toutes les bonnes librairies. Car c’est la vente de livres qui permet de rémunérer l’auteur, l’éditeur et le libraire, et… de vous proposer de nouveaux lybers… et de nouveaux livres.

 

Edward Bernays

Propaganda

Comment manipuler l'opinion en démocratie

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Oristelle Bonis

Préface de Normand Baillargeon

Ouvrage initialement paru sous le titre Propaganda aux éditions H. Liveright, New York, en 1928 et réédité chez Ig publishing en 2004. © Edward Bernays, 1928. © Pour la traduction française, Zones / Éditions La Découverte, Paris, 2007.

 

SOMMAIRE :

Préface
1. Organiser le chaos
2. La nouvelle propagande
3. Les nouveaux propagandistes
4. La psychologie des relations publiques
5. L'entreprise et le grand public
6. La propagande et l'autorité publique
7. La propagande et les activités féminines
8. La propagande au service de l'éducation
9. La propagande et les œuvres sociales
10. L'art et la science
11. Les mécanismes de la propagande

 

http://www.islamnord.fr/manipulation/

 

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Lire : La fabrication du consentement, de Noam Chomsky et Edward Herman (un extrait)

le 26 novembre 2008

L’ouvrage de Noam Chomsky et Edward Herman, Manufacturing consent, vient de reparaître dans sa version intégrale sous le titre La fabrication du consentement : une nouvelle édition revue et actualisée, une nouvelle traduction [1] aux Editions Agone.

On lira ci-dessous, précédé d’une rapide présentation du livre, de très larges extraits (reproduits avec l’autorisation de l’éditeur) de l’analyse de l’un des filtres du « modèle de propagande » proposé par les auteurs : le filtre constitué par les sources d’information.

Présentation de l’éditeur

« Dans cet ouvrage, désormais un classique outre-Atlantique (1988, rééd. 2002), les auteurs présentent leur « modèle de propagande », véritable outil d’analyse et de compréhension de la manière dont fonctionnent les médias dominants. Ils font la lumière sur la tendance lourde à ne travailler que dans le cadre de limites définies et à relayer, pour l’essentiel, les informations fournies par les élites économiques et politiques, les amenant ainsi à participer plus ou moins consciemment à la mise en place d’une propagande idéologique destinée à servir les intérêts des mêmes élites.

En disséquant les traitements médiatiques réservés à divers événements ou phénomènes historiques et politiques (communisme et anticommunisme, conflits et révolutions en Amérique Latine, guerres du Vietnam et du Cambodge, entre autres), ils mettent à jour des facteurs structurels qu’ils considèrent comme seuls susceptibles de rendre compte des comportements systématiques des principaux médias et des modes de traitement qu’ils réservent à l’information. Ces facteurs structurels dessinent une grille qui révèle presque à coup sûr comment l’inscription des entreprises médiatiques dans le cadre de l’économie de marché en fait la propriété d’individus ou d’entreprises dont l’intérêt est exclusivement de faire du profit ; et comment elles dépendent, d’un point de vue financier, de leurs clients annonceurs publicitaires et, du point de vue des sources d’information, des administrations publiques et des grands groupes industriels. »

En attendant de proposer ici même une présentation plus détaillée, on se bornera à ajouter que La fabrique du consentement propose une modélisation de la propagande – ce que les auteurs appellent « Le modèle de propagande » - qui repose sur l’identification de cinq filtres : 1. Tailles, actionnariat, orientation lucrative – 2. La régulation par la publicité - 3. Les sources d’information - 4. Contrefeux et autres moyens de pressions 5. L’anticommunisme.


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Extrait (sous-titres d’Acrimed)

Chapitre I. Un modèle de propagande
3. Troisième filtre : Les sources d’information

Les médias sont en symbiose avec de puissantes sources d’information pour des raisons économiques et du fait d’intérêts partagés. Ils ont impérativement besoin d’un flux continu et stable d’information brute. Ils sont confrontés à une demande d’information quotidienne et à une grille horaire qu’ils doivent remplir. Pour autant, ils ne peuvent se payer le luxe de maintenir en permanence reporters et caméras partout où un événement important peut se produire. Les limites de leurs budgets leur imposent donc de concentrer leurs moyens là où les événements significatifs sont les plus fréquents, où abondent fuites et rumeurs, et où se tiennent régulièrement des conférences de presse.

Des sources officielles

La Maison-Blanche, le Pentagone, et le département d’État à Washington sont des épicentres de ce type d’activités. Au niveau local, la mairie et le siège de la police jouent le même rôle. Les grandes entreprises et sociétés commerciales sont également des producteurs réguliers et crédibles d’informations jugées dignes d’être publiées. Ces bureaucraties produisent en masse un matériel idéal pour alimenter la demande d’un flux régulier et planifié d’information, qui est celle des salles de rédaction : selon ce « principe d’affinité bureaucratique, seules d’autres bureaucraties peuvent satisfaire aux besoins d’une bureaucratie de l’information [2] ».

Les sources proches du gouvernement ou des milieux d’affaires ont aussi le grand avantage d’être reconnues et crédibles sur la seule base de leurs statut et prestige – ce qui est très important pour les médias. Mark Fishman observe que « les travailleurs de l’info sont prédisposés à prendre les déclarations des bureaucrates pour argent comptant car ils participent au renforcement d’un ordre normatif accréditant les experts officiels de la société. Les journalistes se comportent comme si les personnes autorisées savaient ce qu’il est de leur responsabilité professionnelle de savoir. […] En particulier, un journaliste tiendra les allégations d’un responsable, non pour de simples allégations, mais pour des faits crédibles et établis. Cela revient à une division morale du travail : les responsables connaissent et communiquent les faits, les journalistes les relaient pour l’essentiel [3]  ».

Autre raison du poids considérable accordé aux sources officielles : les médias prétendent dispenser « objectivement » l’information. Afin de préserver cette image d’objectivité, mais surtout pour se mettre à l’abri de toute accusation de partialité et d’éventuelles poursuites pour diffamation, ils ont besoin de sources qui puissent être données comme a priori au-dessus de tout soupçon [4]. C’est aussi une question de coût : tirer des informations de sources tenues pour crédibles réduit d’autant les frais d’enquêtes ; tandis que les autres informations impliquent de minutieux recoupements et des recherches coûteuses.

La taille des services de communication des bureaucraties gouvernementales comme privées qui sont les sources primaires d’information est immense ; et elle assure un accès privilégié aux médias. Le service de presse du Pentagone, par exemple, emploie plusieurs dizaines de milliers de personnes et dépense annuellement des centaines de millions de dollars. En comparaison, les groupes ou individus dissidents sont des nains – pris individuellement mais également si on additionne les capacités de communication de toutes les organisations de ce type. Pour 1979-1980, au cours d’une très éphémère période d’ouverture (bien révolue), l’US Air Force (USAF) détailla l’ensemble de sa communication, soit :

- 140 journaux, tirant à 690 000 exemplaires par semaine ;
- Airman Magazine, mensuel tirant à 125 000 exemplaires ;
- 34 radios et 17 chaînes de télévision émettant principalement à l’étranger ;
- 45 000 communiqués de QG et d’unités ;
- 615 000 communiqués concernant des personnels [5] ;
- 6 600 interviews avec des médias d’information ;
- 3 200 conférences de presse ;
- 500 vols de repérage pour des journalistes ;
- 50 rencontres avec des rédactions ;
- 11 000 discours [6] .

Mais cela exclut encore de vastes domaines où s’exercent aussi les efforts d’information du public de l’USAF. En 1970, le sénateur J. W. Fulbright écrivait qu’en 1968 les services d’information de l’USAF employaient à plein temps 1 305 personnes, auxquels s’ajoutaient plusieurs milliers d’autres ayant « des fonctions de représentation parallèlement à d’autres responsabilités [7] ». À l’époque, l’USAF proposait aux télévisions une séquence filmée par semaine et enregistrait un programme destiné à être diffusé trois fois par semaine par 1 139 stations de radio. Elle produisit en outre cent quarante-huit films de cinéma, dont vingt-quatre furent distribués pour le grand public [8]. Selon des données plus récentes, l’USAF publiait deux cent soixante-dix-sept journaux en 1987 contre cent quarante en 1979 [9].

Encore ne s’agit-il là que de l’armée de l’air. Les trois autres armes sont dotées de moyens tout aussi énormes, auxquels s’ajoute un programme global d’information tous publics sous la responsabilité d’un secrétaire-adjoint à la Défense pour les relations publiques au Pentagone. En 1971, une enquête de l’Armed Forces Journal révéla que le Pentagone éditait au total trois cent soixante et onze magazines, dont le coût de publication se chiffrait à quelque cinquante-sept millions de dollars, soit un budget représentant seize fois celui du plus grand éditeur américain. Lors d’une remise à jour, en 1982, le même journal des forces armées indiquait que le Pentagone publiait 1 203 périodiques [10].

Pour donner une meilleure idée, comparons avec les moyens de l’American Friends Service Committee (AFSC) et du National Council of the Churches of Christ (NCC), soit deux des plus grandes ONG qui font entendre un point de vue défiant celui du Pentagone. Le secrétariat central des services d’information de l’AFSC disposait pour l’année 1984-1985 d’un budget inférieur à cinq cent mille dollars, pour une équipe de onze personnes. Annuellement, il publiait environ deux cents communiqués de presse, organisait environ trente conférences de presse et produisait un film et deux ou trois montages audiovisuels. Il ne proposait aucune séquence filmée ni programme radio préenregistrés aux médias. Le bureau d’information du NCC dispose, lui, d’un budget de quelque trois cent cinquante mille dollars, produit une centaine de communiqués et quatre conférences de presse par an [11]. Le ratio des communiqués de presse pour les deux ONG par rapport à l’USAF est de un pour cinquante (ou, si l’on compte aussi les communiqués sur les personnels de l’USAF, de un pour deux mille deux cents) ; celui des conférences de presse est de un pour quatre-vingt-quatorze – mais si on pouvait tenir compte de l’ensemble des services de communication du Pentagone, le différentiel se creuserait encore considérablement.

En matière de relations publiques et de propagande, seul le monde des affaires dispose des moyens de rivaliser avec le Pentagone et les autres services gouvernementaux. Ainsi, à la différence de l’AFSC et du NCC, Mobil Oil peut-il se permettre de dépenser des dizaines de millions de dollars pour acheter de l’espace dans différents médias et imposer ses vues [12].

En 1980, le budget relations publiques de Mobil Oil s’élevait à vingt et un millions de dollars et employait soixante-treize personnes. Entre 1973 et 1981, ce service produisit plus d’une douzaine de documentaires télévisés sur des sujets comme les fluctuations du prix de l’essence, allant jusqu’à payer des journalistes vedettes de la télévision pour interviewer les responsables de Mobil entre autres experts. Fréquemment diffusés à la télévision, ces documentaires l’étaient généralement sans aucune mention de leur financement par Mobil.

Le nombre d’entreprises qui disposent de budgets de communication et de lobbying excédant ceux de l’AFSC et du NCC se chiffre en centaines voire en milliers. Un regroupement d’entreprises comme la Chambre de commerce des États-Unis se prévalait d’un budget de recherche, communication et activités politiques d’environ soixante-cinq millions de dollars [13] . À partir de 1980, la Chambre publia le Nation’s Business, tirant à 1,3 million d’exemplaires, et un hebdomadaire comptant 740 000 abonnés. Elle produisait en outre une émission hebdomadaire dont quatre cents stations de radio assuraient la diffusion et sa propre émission de débats télévisés, retransmise par cent vingt-huit chaînes commerciales [14].

Mis à part ce célèbre organisme, des milliers d’autres chambres de commerce, régionales ou fédérales, et d’associations commerciales se sont engagées dans des activités de promotion et de lobbying. Le réseau qu’elles ont tissé avec les industriels « compte bien plus de 150 000 professionnels [15] » et les moyens qu’il réunit sont proportionnels aux revenus et bénéfices de l’industrie et au retour sur investissement des campagnes promotionnelles et du lobbying. Les profits avant impôt de l’industrie pour 1985 étaient d’environ 295,5 milliards de dollars. Lorsque la situation politique inquiète les milieux d’affaires, comme ce fut le cas dans les années 1970, ils ne manquent assurément pas de moyens de faire face. Les seuls fonds consacrés à la promotion de l’industrie et de ses objectifs sont passés de 305 millions de dollars en 1975 à 650 millions en 1980 [16]. Les campagnes directes par courriers, sous forme de concours et autres prospectus, la distribution de films éducatifs, de brochures, de pamphlets, les dépenses dans le cadre d’initiatives populaires et de référendums et les investissements dans les sondages, le lobbying politique et les think tanks ont suivi la même progression. Additionnés, les investissements promotionnels des entreprises et de leurs associations commerciales dans la publicité politique et visant les citoyens de base étaient déjà estimés à un milliard de dollars par an en 1978, et avaient passé le cap des 1,6 milliard de dollars en 1984 [17].

Des médias subventionnés

Afin de renforcer leur prédominance comme sources d’information, les fabricants gouvernementaux et commerciaux d’information se donnent beaucoup de peine pour faciliter la vie des médias. Ils mettent à leur disposition des locaux, font parvenir à l’avance aux journalistes les textes des discours et des rapports, ajustent les horaires des conférences de presse en fonction des délais de bouclage [18] ; rédigent leurs communiqués dans un langage qui peut être facilement repris ; veillent à la mise en scène de leurs conférences de presse et de leurs séances photo [19]. C’est le travail des chargés de communication que de « répondre aux besoins et à la temporalité journalistique en leur livrant un matériel préparé clés en main par leurs services [20] ».

Dans les faits, les grandes bureaucraties des puissants subventionnent les médias et s’y assurent un accès privilégié en réduisant les coûts des nouvelles brutes et de production de l’information. Elles deviennent ainsi des sources d’information « de routine » et ont libre accès aux médias tandis que les autres sources doivent se battre pour obtenir un accès et peuvent être ignorées pour cause d’arbitraire des gate-keepers [portiers de l’information].

S’agissant des largesses du Pentagone et du bureau de relations publiques du département d’État, ces subventions aux médias sortent de la poche du contribuable de telle sorte qu’en fin de compte ce dernier paye pour être endoctriné dans l’intérêt de puissants groupes d’intérêts comme ceux qui bénéficient de contrats d’armement et autres sponsors du terrorisme d’État.

Du fait des services qu’ils rendent, de contacts quotidiens et de leur dépendance réciproque, les puissants peuvent compter sur des relations personnelles, recourir à la carotte et au bâton pour influencer et contrôler un peu plus les médias. Ceux-ci se sentiront obligés de colporter les nouvelles les plus douteuses et de taire les critiques pour ne pas froisser leurs sources ou ternir des relations aussi privilégiées.

Le 16 janvier 1986, l’American Friends Service Committee publia une dépêche indiquant qu’on avait dénombré, entre 1965 et 1977, trois cent quatre-vingt-un accidents graves et « incidents » liés aux manipulations et fonctionnement d’armes nucléaires, un chiffre nettement supérieur à celui officiellement avancé jusque-là. Ces informations avaient été obtenues grâce à une requête s’appuyant sur le Freedom of Information Act. Les médias couvrirent ce sujet brûlant uniquement à travers la réponse des porte-parole de la marine américaine, qui firent de leur mieux pour minorer la portée significative de cette découverte et occulter ou noyer dans des généralités la majorité des faits mis à jour. Ainsi ce titre – particulièrement significatif – d’un article, « La Marine dresse la liste des dysfonctionnements nucléaires : selon ses services, aucun des six cent trente incidents ne mettait la population en danger » (Washington Post, 16.01.86).

Il est assez difficile, même lorsqu’elles soutiennent des énormités, de contredire les autorités dont on tire les mensonges quotidiens qui alimentent le journal du soir. Et les sources critiques peuvent être écartées non seulement parce qu’elles sont moins accessibles et plus difficilement vérifiables mais aussi parce qu’on pourrait froisser les sources primaires – qui pourraient même se faire menaçantes.

Ces sources puissantes peuvent aussi utiliser leur prestige et leur importance comme un levier pour interdire aux critiques l’accès aux médias. Le département de la Défense, par exemple, refusait de prendre part à des débats radiophoniques à propos de questions militaires si des experts du Center for Defense Information comptaient parmi les invités [21]. Elliott Abrams [22] refusait d’apparaître au programme d’une série de conférences sur les droits humains en Amérique centrale – à la Kennedy School of Government de l’université de Harvard – si l’ancien ambassadeur Robert White n’était pas exclu de la liste des intervenants. Enseignant à Harvard et superviseur l’émission, Harvey Mansfield déclara que, de toutes façons, inviter Robert White avait été une erreur car « c’était un représentant de la gauche ultra » tandis que le forum avait pour objet de lancer un débat « entre libéraux et conservateurs » [23]. La journaliste Claire Sterling refusait de participer à des débats télévisés au sujet de la « filière bulgare » où ses critiques auraient eu un droit de parole [24]. Dans ces deux derniers cas, les autorités et experts officiels parvinrent à monopoliser l’accès à l’espace public par la menace.

Plus essentiellement, ces sources puissantes tirent avantage des routines médiatiques (l’accoutumance et la dépendance à leur égard) pour pousser les médias à suivre un agenda et un angle prédéfini [25]– ainsi que nous pourrons le voir en détail dans les chapitres suivants. Ce mode de management consiste à inonder les médias de nouvelles qui peuvent servir à imposer une ligne particulière ou un angle spécifique (le Nicaragua supposé livrer illégalement des armes aux rebelles salvadoriens) ; ou, dans d’autres cas, pour concurrencer les nouvelles indésirables, voire les occulter purement et simplement (comme la prétendue livraison de Mig au Nicaragua la semaine des élections nicaraguayennes de 1984). On trouve trace de ce type de techniques au moins à partir du Committee on Public Information, chargé de coordonner la propagande durant la Première Guerre Mondiale : celui-ci « découvrit, en 1917-1918, que l’un des meilleurs moyens de contrôler l’information était de saturer les canaux de “faits” ou de tout ce qui pouvait ressembler à des informations officielles [26] ».

Des experts

La relation entre pouvoir et sources d’information dépasse le simple approvisionnement en nouvelles quotidiennes par les autorités et les entreprises incluant la livraison d’« experts ». La prédominance des sources officielles demeure vulnérable face à l’existence de sources non-officielles extrêmement respectables qui délivrent les points de vue dissidents avec une grande autorité. Le problème est contrôlé grâce à « la cooptation des experts [27] » – c’est-à-dire en les rémunérant comme consultants, en finançant leurs recherches, en organisant des think tanks qui les emploieront directement et aideront à diffuser leur message. De la sorte, on peut créer des biais structurels en orientant la mise à disposition d’experts dans la direction souhaitée par les autorités et « le marché » [28]. Comme le soulignait Henry Kissinger, dans cet « âge des experts » la « communauté » des experts est constituée par « ceux qui ont un intérêt particulier dans les opinions communément admises, élaborant et définissant ces consensus à un haut niveau ; c’est ce qui en fait, en dernière analyse, des experts » [29]. Une telle évolution est tout à fait logique pour permettre aux opinions les plus communément admises (à savoir celles qui servent au mieux les intérêts des élites) de continuer à prévaloir.

Cette technique de création d’une communauté d’experts a été mise en œuvre en toute connaissance de cause et à grande échelle. En 1972, le juge Lewis Powell (qui devait plus tard être nommé à la Cour suprême) écrivit un mémo à l’attention de la Chambre de commerce américaine, pressant les milieux d’affaires « d’acheter les universitaires les plus réputés du pays afin de crédibiliser les recherches des entreprises et de leur donner davantage de poids sur les campus universitaires [30] ». On les achète et on s’assure que – selon les propres termes d’Edwin Feulner, de la Heritage Foundation – le domaine des politiques publiques soit « inondé de solides études scientifiques » aux conclusions adéquates. Dressant le parallèle avec Procter & Gamble vendant du dentifrice, Feulner expliquait qu’on peut « le vendre et le revendre jour après jour, en gardant simplement le produit toujours présent à l’esprit du consommateur ». Par un effort commercial, notamment en disséminant les idées appropriées dans « des milliers de journaux différents », on peut limiter le débat « à des limites convenables » [31].

Conformément à cette formule, tout au long des années 1970 et au début des années 1980, on mit en place une série d’institutions, en réactivant de plus anciennes au passage, à seule fin d’imposer la propagande des industriels. Des milliers d’intellectuels furent attachés à ces institutions, qui financèrent leurs recherches et assurèrent la diffusion de leurs analyses dans les médias au travers d’un système de propagande très élaboré. Leur financement par les industriels et l’orientation clairement idéologique de la démarche d’ensemble ne nuisaient pas le moins du monde à la crédibilité de tels « experts » : bien au contraire, leurs soutiens financiers et la mise en exergue de leurs idées les catapultèrent dans les médias [32].

[…]

Enfin, les médias produisent aussi leurs propres « experts », lesquels ne font en général que reprendre à leur compte la version officielle. John Barron [33] et Claire Sterling devinrent des références maison faisant autorité en matière de KGB et de terrorisme dès que le Reader’s Digest eut financé, publié et vendu leurs ouvrages à grand renfort de publicité. De même le transfuge soviétique Arkady Shevchenko fut-il décrété expert en armement et services secrets soviétiques aussitôt que Time, ABC-TV et le New York Times eurent décidé de le tenir pour tel (en dépit d’une crédibilité sévèrement ternie) [34]. En mettant massivement en avant ces prosélytes de la version officielle, les médias consacrent leur statut et les qualifient indiscutablement pour donner leur opinion et leurs analyses [35]

Autre catégorie d’experts dont l’omniprésence tient en grande part à leur servilité au pouvoir : les anciens radicaux pour qui, un beau jour, « tout est devenu clair »… Les raisons qui les ont fait basculer d’une divinité à l’autre, de Staline ou Mao à Reagan et à la « libre entreprise » sont diverses. Mais aux yeux de l’industrie de l’information, la raison de ce changement tient seulement à ce qu’ils ont finalement eu la révélation de leurs erreurs. Dans un pays où les citoyens accordent de la valeur aux notions de révélation et de repentance, ceux qui retournent leur veste y gagnent une auréole de pécheurs pénitents. Il est intéressant d’observer comment ces repentis, dont les engagements antérieurs étaient sans intérêt (sinon l’objet de railleries dans les médias) se trouvent subitement promus au titre d’authentiques experts. On pourra rappeler comment, à l’époque du maccarthysme, transfuges et ex-communistes rivalisaient, entre autres affabulations effrayantes, d’absurdités au sujet de l’imminence d’une invasion soviétique [36] . Ils trouvaient dans les médias un job sur mesure, brodant à la demande sur les mythes du moment. Le flux ininterrompu d’ex-radicaux propulsés de la marginalité aux feux de la rampe médiatique montre que nous sommes témoins d’une méthode durable de production d’experts, prêts à dire tout ce que l’establishment souhaitera.

[…]

Noam Chomsky et Edward Herman

Notes

[1] La première traduction en français (souvent très fautive) sous le titre (inexact et trompeur) de La Fabrique de l’opinion publique. La politique économique des médias américains, était parue en 2003 aux éditions Le Serpent à plumes.

[2] Mark Fishman, Manufacturing the News, University of Texas Press, 1980, p. 143.

[3] Ibid., p. 144-5.

[4] Gaye Tuchman, « Objectivity as Strategic Ritual : An Examination of Newsmen’s Notions of Objectivity », American Journal of Sociology, 1972, 77/2, p. 662-4.

[5] Il s’agit de communiqués destinés à la presse locale concernant l’activité de personnels originaires de la région. [note de l’éditeur].

[6] United States Air Force, « Fact Sheet : The United States Air Force Information Program », mars 1979 ; « News Releases : 600000 in a Year », Air Force Times, 28 avril 1980.

[7] J. W. Fulbright, The Pentagon Propaganda Machine, H. Liveright, 1970, p. 88.

[8] Ibid., p. 90.

[9] « Newspapers Mustered as Air Force Defends BIB », Washington Post, 3 avril 1987.

[10] « DOD Kills 205 Periodicals ; Still Publishes 1,203 Others », Armed Forces Journal International, août 1982, p. 16.

[11] Les neuf bureaux régionaux de l’USAF mènent aussi quelques opérations de communication ; mais à ce niveau, les moyens sont très inférieurs à ceux du secrétariat central. Il en est de même pour les niveaux locaux des ONG, comme ceux du NCC, qui produisent aussi quelques articles, des magazines, des documentaires vidéo ou cinématographiques.

[12] A. Kent MacDougall, Ninety Seconds To Tell It All, Dow Jones-Irwin, 1981, p. 117 20.

[13] John S. Saloma III, Ominous Politics. The New Conservative Labyrinth, Hill & Wang, 1984, p. 79.

[14] A. Kent MacDougall, Ninety Seconds…, op. cit., p. 116-7.

[15] Thomas B. Edsall, The New Politics of Inequality, Norton, 1984, p. 110.

[16] Peggy Dardenne, « Corporate Advertising », Public Relations Journal, novembre 1982, p. 36.

[17] S. Prakash Sethi, Handbook of Advocacy Advertising, Strategies and Applications, Ballinger, 1987, p. 22 ; lire aussi Thomas B. Edsall, New Politics…, « The Politicization of the Business Community », chap. III, op. cit. ; John S. Saloma III, Ominous Politics…, « The Corporations : Making Our Voices Heard », chap. IV, op. cit.

[18] Ainsi le bombardement de la Libye par l’aviation américaine le 14 avril 1986 fut-il la première intervention militaire américaine spécialement programmée pour pouvoir être retransmise en direct au journal du soir.

[19] Sur la manière remarquable dont l’administration Reagan utilisa ces dernières pour manipuler la presse, lire « Standups », The New Yorker, 2 décembre 1985, p. 8 sq.

[20] Mark Fishman, Manufacturing the News, op. cit., p. 153.

[21] Fondé en 1972, le Centre pour l’information sur la défense (division du World Security Institute), est une organisation à but non lucratif composé d’universitaires et d’officiers supérieurs retraités qui produisent des analyses critiques sur les politiques de sécurité et de défense des États-Unis.

[22] Secrétaire aux affaires inter-américaines sous Ronald Reagan, Elliott Abrams était un farouche ennemi de tout plan de paix en Amérique centrale. Convaincu en 1991 d’avoir dissimulé des informations au Congrès dans le cadre de l’Irangate, il occupera toutefois, dans le premier gouvernement de George W. Bush (fils), le poste d’assistant spécial du Président et directeur senior du conseil national de sécurité au Proche Orient et en Afrique du Nord ; sous la seconde présidence, il fut nommé conseiller pour la sécurité nationale sur les stratégies de démocratie globale. [note de l’éditeur].

[23] Harvard Crimson, 14 mai 1986, p. 123-4.

[24] Lire Edward S. Herman et Frank Brodhead, The Rise and Fall of the Bulgarian Connection, op. cit., p. 123-4.

[25] Mark Hertsgaard, « How Reagan Seduced Us : Inside the President’s Propaganda Factory », Village Voice, 18 septembre 1984 ; lire aussi « Standups », art. cit.

[26] Stephen L. Vaughn, Holding Fast the Inner Lines, University of North Carolina Press, 1980, p. 194.

[27] Bruce Owen et Ronald Braeutigam, The Regulation Game : Strategic Use of the Administrative Process, Ballinger, 1978, p. 7

[28] Lire Edward S. Herman, « The Institutionalization of Bias in Economics », Media, Culture and Society, juillet 1982, p. 275-91.

[29] Henry Kissinger, American Foreign Policy, Norton, 1969, p. 28.

[30] Cité in Alex Carey, « Managing Public Opinion : The Corporate Offensive », University of New South Wales (document ronéotypé), 1986, p. 32.

[31] Citations tirées de communications données par Edwin Feulner en 1978 et 1985, ibid., p. 46-7.

[32] Pour une remarquable étude portant sur la plupart de ces organisations et sur leurs objectifs, financements, réseaux et autres programmes prospectifs, lire John S. Saloma III, Ominous Politics…, op. cit., chap. IV, VI et IX.

[33] Fondamentalement anticommuniste, journaliste au Reader’s Digest, John Barron fut notamment l’auteur du succès de librairie KGB : The Secret Work of Soviet Secret Agents, Reader’s Digest Press, 1974.

[34] Au sujet des qualifications d’expert de Claire Sterling, lire Edward S. Herman et Frank Brodhead, The Rise and Fall of the Bulgarian Connection, op. cit., p. 125-46 ; sur Arkady Shevchenko, lire Edward J. Epstein, « The Invention of Arkady Shevchenko, Supermole : The Spy Who Came In to Be Sold », New Republic, 15-22 juillet 1985.

[35] Au début de 2002 était lancé un « Programme des analystes militaires du Pentagone ». L’idée était de recruter des personnes-clés susceptibles d’influencer l’opinion en prévision d’une invasion de l’Irak. Huit mille pages de documents relatifs à ce programme ont été rendus publics à la suite d’une requête d’accès à l’information en mai 2008. Ces documents attestent que les analystes militaires recrutés pour la circonstance étaient considérés comme de potentiels « multiplicateurs » pour diffuser « les thèmes et messages » de l’administration à des millions d’Américains « en les faisant passer pour leur propre opinion ». Plus de soixante-quinze officiers à la retraite furent ainsi embauchés pour délivrer ces messages sur les plateaux de radio et de télévision, ainsi que sous forme de tribunes dans les journaux. Le succès du programme a conduit d’autres branches de l’administration à recourir au programme, notamment pour légitimer les écoutes téléphoniques illégales dans le cadre de la « lutte antiterroriste » ou donner une image positive de Guantanamo. Nombre de ces « experts » étaient aussi consultants pour des firmes sous contrat avec le Pentagone. Source : . [note de l’éditeur].

[36] Certains analystes ont mit l’accent sur le rôle crucial de l’« informateur menteur » ; d’autres sur cette pathologie maccarthyste de l’« hégémonisme soviétique » – leitmotiv maoïste – qui faisait apparaître ex nihilo la stratégie soviétique de conquête du bloc de l’Ouest par l’entremise de Cuba, des sandinistes et de divers mouvements de guérilla en divers endroits du globe. Lire David Caute, The Great Fear : The Anti-Communist Purge under Truman and Eisenhower, Simon & Schuster, 1978, p. 114-38 ; Robert Leiken, Soviet Strategy in Latin America, Praeger, 1982.

 

http://www.acrimed.org/article3010.html

 

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.

 

Conférence inédite de François Asselineau à Marseille : La tromperie comme mode de gouvernement


2 Novembre 2012
 
Brasserie Les Danaïdes

6 Square Stalingrad, Marseille, 13001

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Cette conférence, dont ce sera la « première », vous donnera des éclairages inédits sur plusieurs sujets d’actualité. Nul doute que plusieurs informations non médiatisées passionneront l’auditoire….


Exemples spectaculaires à l’appui,

cette conférence avec support vidéo démontrera pas à pasc omment

la tromperie, le mensonge, la désinformation,

la manipulation et la censure,

sont désormais devenus les principaux

instruments de gouvernement

dans l’ensemble du monde occidental.

 

Et pourquoi il est de la plus grande urgence de réagir.


Elle sera suivie :

- d’un large débat avec la salle
- d’une séance de dédicace par François ASSELINEAU

du « Programme de Libération Nationale »

dans sa version « collector » CNR 2.0 à tirage limité

 

.

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MODALITÉS D’ENTRÉE

À QUI CETTE CONFÉRENCE EST-ELLE OUVERTE ?
A tout public : adhérents ou sympathisants UPR, ou simples curieux.

LIEU
Cette conférence se tiendra dans une grande brasserie de MARSEILLE.

Brasserie Les Danaïdes
6 Square Stalingrad
13001 MARSEILLE


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RESTAURATION
Consommation non alcoolisées gratuites.
Consommation alcoolisées à régler au bar.

HORAIRES
Début de la Conférence à 19h30.
Début du débat public à 21h30.
Après le débat public : séance de dédicace avec François Asselineau pour le « Programme de Libération Nationale »
Fermeture de l’établissement à 23H30

DROITS D’ENTRÉE
Les droits d’entrée sont gratuits pour toutes les personnes qui souscriront aux forfaits autocar proposés, même pour les non-adhérents de l’UPR.

Pour le public qui se rendra sur place par ses propres moyens (habitants d’Aix ou de la région notamment), ces droits d’entrée sont fixés, comme à l’accoutumée, ainsi :

Tarif normal : 5 € / par personne (buffet apéritif inclus)

Tarif réduit : 3 € / par personne (buffet apéritif inclus) : pour les chômeurs, RSA, étudiants et personnes en grandes difficultés financières

Gratuit : 0 € / par personne (buffet apéritif inclus) :

- pour les adhérents de l’UPR (possibilité d’adhésion à l’UPR sur place, ouvrant droit à gratuité d’accès immédiate),

- pour les moins de 18 ans

- pour les personnes qui auront souscrit à notre offre spéciale (cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/france/participez-vous-aussi-aux-conferences-de-la-toussaint-en-provence-avec-lupr)

ATTENTION
Si vous habitez à Paris, en Île-de-France, dans le nord de la France ou en région lyonnaise, nous vous conseillons de prendre connaissance avec attention de notre OFFRE SPÉCIALE pour le transport et l’hébergement :

(cf. http://www.u-p-r.fr/actualite/france/participez-vous-aussi-aux-conferences-de-la-toussaint-en-provence-avec-lupr)

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:43

 

 

Samedi 27 octobre 2012

Député juif:la communauté juive en Iran n’a pas besoin de l’Occident

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=82701&cid=20&fromval=1

 Juifs iraniens dans une synagogue à Téhéran

Média et contre-propagande: Les juifs d’Iran n’ont pas besoin de nos services…

le octobre 25, 2012 par Résistance 71

Et personne n’en parle ; ce qui n’est franchement pas étonnant, donc nous relayons… Mais on va sûrement dire que le type a été forcé sous la torture à faire ces déclarations…

– Résistance 71 –

Député juif: La communauté juive en Iran n’a pas besoin de

l’Occident

Al Manar

Le 24 Octobre 2012

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=82701&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

Un membre au Conseil de la Choura , le député juif iranien, Syamak Morra Sadq, a déclaré que que la communauté juive en Iran n’a pas besoin de la sympathie occidentale et si un problème surgit , il sera résolu à travers le dialogue national et rien d’autre.

Le député , qui participait à une réunion tenue ad hoc entre les députés iraniens pour discuter du prochain rapport d’Ahmed Shahid sur les droits de l’homme, a souligné que » l’Iran est le berceau de la liberté, de la pensée religieuse et de la coexistence pacifique entre les adeptes des différentes religions célestes ».

Il a souligné que « l’Iran s’est caractérisée par la tolérance depuis les anciens temps et surtout après la victoire de la Révolution islamique. Ainsi, il n’y a pas de signes d’hostilité envers la communauté juive ou envers une religion particulière ».

Il a expliqué que « les communautés religieuses en Iran sont libres d’exercer leurs activités et leurs adeptes ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire ou pérsecution en raison de leur appartenance religieuse ».

Concernant le rapport rédigé par Ahmed Shahid, le responsable iranien juif a estimé que ce dernier » travaille pour le compte des Occidentaux et que certainement il rédigera un rapport qui plaira à ses maîtres ».

Il a rappelé » qu’à l’époque médivale , quand l’Occident pérsecutait ses scientifiques et ses savants, les torturant ou les assassinant, l’Iran jouissait de la liberté d’expression et de la liberté de religion ».

Et de préciser: » la communauté juive en Iran ne peut pas être séparée du peuple iranien, elle n’a nullement besoin de la tutelle ou de la compassion de l’étranger, car l’Iran est pour elle plus tendre qu’une mère « .

http://resistance71.wordpress.com/


 

Sur ce site,

 


Résistance à l’ingérence: Mise en sourdine des va t’en guerre français contre l’Iran…

le octobre 25, 2012 par Résistance 71

Les remarques du ministre des affaires étrangères français sur le programme nucléaire iranien sont complètement irresponsables: Mehmanparast

Press TV

Le 24 Octobre 2012

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/10/24/268554/french-fm-remarks-irresponsible-iran/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien Ramin Mehmanparast a qualitfié d’irresponsables les récentes remarques faites par le ministre français des affaires étrangères à propos du programme énergétique nucléaire iranien.

“Nous considérions la France comme étant une avocate du rôle des organisations internationales et de leurs institutions affiliées, mais il semblerait maintenant que le gouvernement français se démarque de sa position traditionnelle sur la scène internationale” a dit Mehmanparast Mercredi.

“Il y a cette question de savoir comment le ministre français des affaires étrangères puisse parler du danger pour l’Iran d’obtenir des armes nucléaires tout en ignorant complètement les inspections effectuées par l’AIEA durant ces dernières années et qui ont rejetées toute diversion par la République Islamique d’Iran de ses buts pacifiques”, a ajouté Mehmanparast.

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a dit le 21 Octobre que l’Iran apparaissait en course pour achever son but de produire l’arme nucléaire vers le milieu de 2013. Fabius a dit que des experts, qu’il n’a pas identifiés, “ont établi de manière indisputable” que l’Iran avait amassé un lot complet de centrifugeuses qui “apparamment permettrait la capacité pour l’Iran d’avancer vers la possession d’armes nucléaires dans la première moitié de l’année prochaine, la fin de la première moitié.”

Mehmanparast a exprimé l’espoir que Fabius ne répétrait pas les erreurs de quelques anciens officiels français qui adoptèrent des positions “radicales et iréalistes” contre l’Iran.

Les Etats-Unis, Israël et quelques-uns de leurs alliés ont accusé l’Iran de poursuivre un programme d’énergie nucléaire à des fins non civiles.

L’Iran rejette ces allégations, argumentant qu’en tant que signataire du traité de non-prolifération nucléaire et en tant que membre de l’AIEA, elle est autorisée à développer et à acquérir une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

http://resistance71.wordpress.com/

 

.


Selon le Council on Foreign Relation, le nucléaire iranien est un gage de stabilité au Proche-Orient

 

 

Ces derniers mois, un débat enflammé s’est déroulé sur la manière dont les Etats-Unis et Israël devraient le mieux réagir aux activités nucléaires de l’Iran. Pendant que la discussion s’est échauffée, les USA ont renforcé leur régime de sanctions déjà sévère contre la République islamique et l’Union européenne a annoncé, en janvier, qu’elle débuterait, le 1er juillet, avec un embargo sur le pétrole iranien. Bien que les Etats-Unis, l’UE et l’Iran soient revenus récemment à la table des négociations, on ressent toujours un sentiment de crise.

Cela ne devrait pas être ainsi. La plupart des commentateurs américains, européens et israéliens et les décideurs ont mis en garde qu’un Iran disposant de l’arme nucléaire serait l’issue la plus grave à cette situation actuellement bloquée. En réalité, cela serait au contraire probablement le meilleur résultat: celui qui permettrait de rétablir au plus tôt la stabilité au Proche-Orient.

Le pouvoir demande un équilibre

La crise autour du programme nucléaire de l’Iran pourrait se terminer de trois façons différentes. D’abord la diplomatie, liée à des sanctions très lourdes pourrait convaincre l’Iran de renoncer à l’acquisition de l’arme atomique. Mais cette issue est improbable: Les expériences historiques montrent qu’on ne peut presque pas dissuader un pays voulant posséder l’arme atomique. La punition d’un Etat au moyen de sanctions économiques n’entrave pas forcément son programme nucléaire. Prenons le cas de la Corée du Nord qui a réussi, malgré les innombrables sanctions et résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, à construire ses armes. Si Téhéran décide que sa sécurité dépend de la possession de l’arme atomique,! les sanctions ne lui feront pas changer d’avis. Le rajout de toujours plus de sanctions pourrait donner le sentiment à l’Iran qu’il est encore plus vulnérable, et lui livrer davantage de raisons d’aspirer à la protection de la dissuasion ultime.

« Le monopole nucléaire régional d’Israël, qui s’est montré remarquablement durable ces quatre dernières décennies, a attisé pendant longtemps l’instabilité au Proche-Orient »

La deuxième issue possible est que l’Iran s’arrête juste avant le test d’une arme atomique, mais qu’il développe le potentiel de réussite, c’est-à-dire la capacité d’en construire et d’en tester une rapidement. L’Iran ne serait pas le premier pays qui parvienne à un programme nucléaire hautement développé, sans construire effectivement une bombe. Le Japon, par exemple, entretient une infrastructure atomique civile énorme. Des spécialistes croient qu’il pourrait construire rapidement une arme atomique.

 

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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:08

 

 

 

Statue de la liberté état policier

 

Si nous sommes placés devant tant de menaces terroristes que la constitution se doit d’être suspendue pour être remplacée par des actions issues de décrets venant d’un exécutif incontrôlable, comment se fait-il alors que toutes les actions terroristes sont des arnaques organisées par le FBI ?

 


Etats-Unis, Etat de plus en plus policier (Décrets, pas de débats..)

 

 

Actualité alternative, sélection :

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 03:30

 

Sur mon blog officiel,

 

 

http://www.fnb.to/FNB/Article/Bastion_80/Ba80.htm

 

Voici un extrait de l'article

L’Atlantisme est un totalitarisme (+ vidéo Soumission des Médias)

qui peut parfaitement s'appliquer

 

à la fausse Presse de Gauche

 

(comme le Nouvelobs, Libération, Marianne etc)

 

Chantal Dupille (eva)

.

 

Dernier numéro Nobs

On veut nous faire accepter la rigueur ?

 

 le nouvel observateur Antisémitisme des banlieues musulmanes

 

 

 

Hollande et Jules Ferry


Ce n’est pas un hasard si François Hollande

a choisi Jules Ferry comme saint-patron laïque

de sa présidence normale.

Jules Ferry représente exactement

l’idéal atlantiste :

l’homme qui est capable d’utiliser la démocratie

pour servir les banques et le colonialisme

 

tout en donnant le change au peuple

 

avec quelques concessions sociétales de gauche.

 

Il ne portera jamais atteinte

aux piliers de la puissance bancaire

et aux capitalistes-colons.

 

Il (..) a une bonne conscience à toute épreuve

malgré les crimes de ses amis partis coloniser

les rivages lointains.

 

 

Guillaume de Rouville



 

Le NouvelObs,

 

ultra-libéral,

atlantiste,

sioniste.

Il commence à nous manipuler

pour nous faire accepter ensuite

l'homme qui achèvera

de tuer ce qui reste de gauche

à gauche.


C Dupille

 

.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 03:22

 

 

L’Atlantisme est un totalitarisme
Par Guillaume de Rouville


 

 

  NatoEagle_WallBlood2-w.

 

 

 

Un devoir d’introspection  

L’Atlantisme est l’idéologie dominante des sociétés européennes actuelles, celle qui aura sans doute le plus d’influence sur le devenir de nos destinées communes et pourtant elle est de ces idéologies presque cachées dont on ne parle ouvertement que dans le cercle restreint du monde alternatif. Sont Atlantistes tous les collaborateurs européens de la vision hégémonique des États-Unis et de son idéologie propre qui répond au doux nom d’impérialisme. Autrement dit, l’Atlantisme est l’idéologie des exécutants serviles de l’idéologie impériale américaine ; elle lui est subordonnée et ne tire de sa soumission que les miettes de l’empire tombées à terre après le festin des empereurs.

C’est une idéologie mineure dans l’idéologie majeure. Elle est à la fois  honteuse et conquérante : honteuse parce qu’elle ne joue jamais que les seconds rôles ; conquérante, parce qu’elle emprunte à son maître d’outre-atlantique ses visions hégémoniques délirantes et toutes ses caractéristiques totalitaires. C’est un totalitarisme dans le totalitarisme, une domination de dominés, un impérialisme de serfs et d’esclaves passés maîtres dans l’art de se soumettre. Parler de l’Atlantisme européen c’est parler du projet impérial américain et réciproquement. La seule chose qui les distingue est leur place dans la hiérarchie totalitaire : le premier n’est que l’émanation du second, ne se définit que par lui, se contente de l’imiter et lui obéit en tout ; il n’est, en revanche, son égal en rien.

Chaque continent a ses collaborateurs au service de l’impérialisme américain, chaque zone d’influence de ce dernier a son atlantisme à lui. Nous aurions pu ainsi nous contenter d’évoquer les caractéristiques totalitaires de l’impérialisme américain pour comprendre l’Atlantisme. Mais, la position de subordination que les Européens ont adopté par rapport à leur modèle nord américain est le résultat d’un choix de nos élites auquel nous devons nous confronter directement, plutôt que de rejeter toute forme de responsabilité sur l’oligarchie américaine. Prenons notre part de responsabilité, voyons-nous tels que nous sommes, accomplissons un travail d’introspection nécessaire avant de relever la tête et de retrouver notre dignité. Car, avant de pouvoir se rebeller contre ses maîtres, il faut se percevoir comme esclave et reconnaître la part de consentement et de lâcheté qu’il y a dans cette situation.

 

 

D’un totalitarisme l’autre

Les caractéristiques de cette idéologie sont nombreuses et ne revêtent pas toutes la même importance, mais elles dessinent très clairement une idéologie totalitaire ayant ses spécificités propres qui ne se retrouvent pas nécessairement telles quelles dans les totalitarisme érigés en momies d’observation comme le stalinisme ou le nazisme. Il ne nous semble pas utile, en effet, de comparer l’Atlantisme à d’autres totalitarismes passés de mode, car on peut être un totalitarisme à part entière sans partager toutes les caractéristiques de ses modèles les plus achevés, modèles qui appartiennent à une autre époque.

Il y a plusieurs degrés dans le totalitarisme atlantiste ; comme il y a plusieurs manières de le subir. Selon que l’on est un peuple d’Afrique ou du Moyen Orient ou un citoyen allemand ou français appartenant à la classe des favorisés, on ne vit pas de la même manière le totalitarisme atlantiste. S’il est globalement meurtrier, il peut être localement bénéfique pour une minorité. Autrement dit, le totalitarisme atlantiste est à géométrie variable (c’est son caractère ambigu) : tantôt impitoyable et brutal avec les uns, il peut être plus tranquille et pourvoyeur de certains bienfaits pour ceux qui le respectent et courbent l’échine devant sa puissance. Il n’en est pas moins présent partout et ne tolère guère la contestation quand cette dernière revêt un caractère menaçant pour son emprise.

Car, si vous pouvez contester ses caractéristiques mineures et jouir, pour ce faire, de la plus totale liberté, vous ne serez pas autorisé à vous attaquer, dans la force des faits [1], à ses fondamentaux : (1) le libéralisme financier et la puissance des banques, (2) la domination du dollar dans les échanges internationaux, (3) les guerres de conquête du complexe militaro-industriel – pour, notamment, l’accaparement des ressources naturelles des pays périphérique à ses valeurs - ; (4) l’hégémonisme total des États-Unis (dans les domaines militaire, économique, culturel) de qui il reçoit ses directives et sa raison d’être ; (5) l’alliance indéfectible avec l’Arabie saoudite (principal État terroriste islamique au monde) ; (6) le soutien sans faille au sionisme.

L’Atlantisme, c’est, en effet, un totalitarisme qui définit une liberté encadrée, bornée aux éléments qui ne la remettent pas en cause ; une liberté sans conséquence ; une liberté sans portée contestataire ; une liberté consumériste et libidinale ; une liberté impuissante. C’est une liberté qui nous adresse ce message : « Esclave, fais ce que tu veux, pour autant que tu me baises les pieds et que tu travailles pour moi ».

Il convient, pour juger du caractère totalitaire ou non de l’Atlantisme, de le prendre en bloc et de voir s’il opprime, s’il tue en masse, à un endroit quelconque de cette planète. Il nous importe peu qu’il puisse être tolérable pour des populations entières (les élites occidentales et leurs protégés), s’il doit se rendre terrible et impitoyable pour le reste de l’humanité, sa mansuétude à l’égard de certains ne le rendant pas meilleur ou moins criminel. Ainsi, son ambiguïté est le résultat de la perception que nous pouvons en avoir lorsque nous nous plaçons dans la peau de l’homme blanc Occidental. Car, si nous essayons un instant de nous mettre à la place des Irakiens, des Libyens, des Syriens (parmi tant d’autres), son essence perd son ambiguïté et se révèle pour ce qu’elle est : une puissance criminelle qui pervertit l’humanité et les valeurs démocratiques.

*

Portrait du totalitarisme par lui-même

Voyons, à présent, à grands traits et pour nous donner quelques repères, les principales caractéristiques qui nous permettent de dire que l’Atlantisme est bel et bien un totalitarisme.


1. L’Atlantisme est un impérialisme 


“What should that role be? Benevolent global hegemony. Having defeated the « evil empire, » the United States enjoys strategic and ideological predominance. The first objective of U.S. foreign policy should be to preserve and enhance that predominance by strengthening America’s security, supporting its friends, advancing its interests, and standing up for its principles around the world”. Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy, de William Kristol et Robert Kagan, Foreign Affairs, juillet/aout 1996.

C’est une idéologie qui sert un État militarisé (les États-Unis [2]) qui a recours (a) à la terreur - guerres préventives, enlèvement, déportations dans des camps de torture, assassinats extrajudiciaires quotidiens, etc.- (b) à la peur – menace terroriste instrumentalisée auprès de ses populations et (c) aux menaces – de rétorsions économiques contre les États récalcitrants, de guerres tous azimuts, de coups d’États – pour imposer sur la surface du globe sa vision ultra-libérale et pour s’accaparer, par la force létale, les ressources naturelles dont elle pense avoir besoin pour sa domination.

C’est une idéologie au service d’une vision hégémonique de la puissance américaine. Cette dernière revendique son caractère hégémonique : (i) dans le domaine militaire, à travers les think tanks néoconservateurs comme le Project for a New American Century (et sa volonté affichée d’empêcher l’émergence d’une puissance capable de rivaliser avec celle des États-Unis) ou l’American Entreprise Institute et, enfin, à travers sa doctrine militaire officielle intitulée Full Spectrum Dominance ; (ii) dans le domaine économique et financier avec, entre autre, l’imposition du dollar comme monnaie d’échange international ; (iii) dans le domaine culturel, par la mise en place d’un programme de corruption des élites occidentales et internationales à travers, notamment, l’opération Mockingbird [3] dans les années 50 et le National Endowment for Democracy aujourd’hui.

L’Atlantisme, adhère, sans piper mot et comme un bon soldat, à cette projection planétaire d’un ego qui n’est pas le sien. Sans l’Atlantisme la vision hégémonique des États-Unis ne pourrait pas avoir le caractère global qu’elle a aujourd’hui. L’Atlantisme participe pleinement à l’ensemble des crimes commis au nom de cet ego démesuré, soit directement, soit en les justifiant ou en les transfigurant en ‘actions humanitaires’ auprès de ses peuples.


2. L’Atlantisme est un terrorisme 


“À la fin de la guerre froide, une série d’enquêtes judiciaires menées sur de mystérieux actes de terrorisme commis en France contraignit le Premier ministre italien Giulio Andreotti à confirmer l’existence d’une armée secrète en France ainsi que dans d’autres pays d’Europe occidentale membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Coordonnée par la section des opérations militaires clandestines de l’OTAN, cette armée secrète avait été mise sur pied par l’Agence centrale de renseignement américaine (CIA) et par les services secrets britanniques (MI6 ou SIS) au lendemain de la seconde guerre mondiale afin de lutter contre le communisme en Europe de l’Ouest.[…] Si l’on en croit les sources secondaires aujourd’hui disponibles, les armées secrètes se sont retrouvées impliquées dans toute une série d’actions terroristes et de violations des droits de l’Homme pour lesquelles elles ont accusé les partis de gauche afin de les discréditer aux yeux des électeurs. Ces opérations, qui visaient à répandre un climat de peur parmi les populations, incluaient des attentats à la bombe dans des trains ou sur des marchés (en France), l’usage systématique de la torture sur les opposants au régime (en Turquie), le soutien aux tentatives de coups d’État de l’extrême droite (en Grèce et en Turquie) et le passage à tabac de groupes d’opposants.” Les Armées secrètes de l’OTAN, Daniele Ganser, Éditions Demi- Lune, page 24.

Des attentats des années de plomb en Italie au conflit en Afghanistan, de la guerre du Kosovo à l’agression contre la Libye et de la déstabilisation de la Syrie à la préparation d’une attaque contre l’Iran[4], le terrorisme est l’un des moyens privilégiés par l’Atlantisme pour l’accomplissement de ses objectifs.

Pour s’imposer à l’Europe de l’après-guerre, l’Atlantisme n’a pas hésité à utiliser la méthode terroriste des attentats sous faux drapeaux : en Italie, par exemple, pour décrédibiliser les forces de gauche les Atlantistes ont posé des bombes, dans les années 60 (attentat de la piazza Fontana à Florence), 70 et 80 (attentat de la gare de Bologne) dans des lieux publics avec l’intention de tuer des innocents. Avec ses relais médiatiques adéquats l’Atlantisme a pu faire passer ces meurtres pour l’œuvre de groupuscules d’extrême gauche et justifier, ainsi, la mise à l’écart de la pensée progressive dans ces pays et assurer le triomphe de leur idéologie.

Aujourd’hui, pour déstabiliser les pays qui contestent l’un de ses six piliers, il instrumentalise à grande échelle, sous l’impulsion des États-Unis, le terrorisme islamique (principalement wahhabito-salafiste) avec l’aide de ses alliés que sont l’Arabie saoudite et le Qatar : en l’a vu à l’œuvre, notamment, en Serbie, en Tchétchénie, en Libye et en Syrie. Il utilise le même levier pour créer des poches de terrorisme qui lui permettent (i) de s’enrichir en vendant des armes et des conseils dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, (ii) d’étendre le nombre de ses interventions et bases militaires (celles de l’Otan ou seulement des États-Unis, selon les situations) là où il y voit un intérêt géostratégique et (iii) de donner de la substance à la théorie du choc des civilisations, ce qui lui permet d’obtenir de ses populations l’approbation de ses politiques conquérantes.

Le terrorisme est, plus généralement, au cœur de la doctrine et des stratégies militaires des démocraties occidentales et tout particulièrement de celles des États-Unis (Shock and Awe doctrine) qui les mettent en œuvre, notamment, par l’entremise de l’OTAN (pour plus de détails sur ce sujet, nous renvoyons à un article précédent : Dommages Collatéraux : la face cachée d’un terrorisme d’État).

On le voit bien ici, l’Atlantisme n’est jamais que l’exécutant docile, mais consentant, de l’impérialisme américain à qui il emprunte tous les concepts (guerre contre le terrorisme, choc des civilisations) et les stratégies (instrumentalisation du terrorisme islamique). Quand il le faut (pour gérer son opinion publique interne), l’impérialisme américain laisse aux Atlantistes européens jouer les premiers rôle, mais en apparence seulement, comme en Libye où Nicolas Sarkozy et David Cameron ont rivalisé d’initiatives pour se mettre en avant, alors même que toutes les opérations militaires étaient dirigées, en réalité, par l’armée américaine.


3. L’Atlantisme est un racisme 


“Cette logique du ‘Musulman coupable par nature’, parce que Musulman, est à la base de l’institutionnalisation de la torture par les États-Unis qui peuvent ainsi soumettre à des traitements inhumains des milliers de personnes à travers le monde (Guantanamo n’étant que l’un de ces camps de torture dirigés par l’administration américaine) sur la base d’un simple soupçon de ‘terrorisme’, soupçon qui ne fait l’objet d’aucun contrôle judiciaire. La culpabilité d’un Musulman n’a pas besoin d’être prouvée, elle se déduit de son être même. Il s’agit là d’une forme d’essentialisme, qui est lui-même une forme radicale de racisme”. L’esprit du temps ou l’islamophobie radicale.


Pour justifier sa guerre contre le terrorisme et le choc des civilisations l’Atlantisme stigmatise l’Islam et essentialise le Musulman sous des traits peu flatteurs : le Musulman serait par nature un ennemi des Occidentaux, voire du genre humain, des valeurs démocratiques et de la paix. Une fois essentialisé, il est plus facile d’aller le tuer ; les populations occidentales ne voyant dans les souffrances des Musulmans que les justes châtiments dus à des peuples racailles.


L’islamophobie, le nationalisme pro-occidental et le sionisme – qui est une forme de racisme et d’ethnicisme – sont au cœur de la matrice idéologique atlantiste. Le plus étonnant, sans doute, et le plus inquiétant, est que ces éléments là sont partagés par les élites (et pour partie par les peuples occidentaux) par-delà les clivages politiques droite-gauche. On peut venir à l’islamophobie radicale par des voix opposées : le défenseur de la laïcité y viendra au nom de sa haine des religions, le social-démocrate bobo au nom du féminisme ou de la défense de l’homosexualité ; le conservateur au nom de la protection de ses racines menacées ; le sioniste au nom du droit d’un peuple élu à son espace vital, même si cela doit passer par le nettoyage ethnique d’un autre peuple, etc.


4. L’Atlantisme est un anti-humanisme 


“Depuis 2001, l’Europe a failli à défendre les droits de l’homme sur son propre sol, et s’est rendue complice de graves violations du Droit international au nom de la « guerre au terrorisme ». Des citoyens européens ou étrangers ont été enlevés par les services secrets américains sur le sol européen en dehors de toute disposition légale – ce sont les « extraordinary renditions » – et ont été emmenés dans des prisons secrètes de la CIA dont certaines sont situées dans un pays européen”. ReOpen911.info

Il s’appuie sur le dogme de l’infaillibilité démocratique qui veut que les Occidentaux ne puissent mal agir ni commettre de crimes de masse puisqu’ils représenteraient des sociétés démocratiques ouvertes. Ils sont donc libres de bombarder civils et cibles économiques, d’assassiner des citoyens à travers le monde, de déstabiliser des régimes qui ne leur plaisent pas et, en se faisant, ils ne feront jamais qu’exercer leur droit du meilleur, autre appellation, plus aristocratique, du droit du plus fort. L’autre n’est pas le semblable ou le frère humain ; l’autre c’est l’adversaire, l’ennemi, un être non civilisé, à peine un être. On peut allègrement nier son humanité et le traiter comme une variable géopolitique.

Vaincre ne lui suffit pas, il lui faut déshumaniser, torturer, humilier, violer, dégrader, détruire. Les Atlantistes ont collaboré militairement, économiquement, diplomatiquement, médiatiquement à tous les projets inhumains des États-Unis :  pour s’en tenir à des exemples récents, on pourra citer le camp de torture de Guantanamo (devenu depuis camp d’entraînement de djihadistes au service de l’empire), Abu Ghraib en Irak et l’humiliation des prisonniers, la mort filmée de Kadhafi, les exécutions sommaires (par drones notamment), les enlèvements réalisés par la CIA sur le sol européen (extraordinary rendition) et les dommages collatéraux en Afghanistan, etc.

Dans un autre ordre d’idée, on peut également dire que l’Atlantisme est une aliénation consumériste : l’homme n’est pas sacré ; on peut le tuer pour accomplir des objectifs économiques ou géostratégiques. Cette désacralisation de l’homme qui se fait au profit de la marchandise (dont les marques sont, elles, intouchables) est par essence mortifère. Le profit est plus puissant que l’humanité : en ce qui concerne la France, on pourra évoquer les exemples du scandale du sang contaminé et du Mediator du groupe Servier.

Hollande et Jules Ferry

Ce n’est pas un hasard si François Hollande a choisi Jules Ferry comme saint-patron laïque de sa présidence normale. Jules Ferry représente exactement l’idéal atlantiste : l’homme qui est capable d’utiliser la démocratie pour servir les banques et le colonialisme tout en donnant le change au peuple avec quelques concessions sociétales de gauche. Il ne portera jamais atteinte aux piliers de la puissance bancaire et aux capitalistes-colons. Il est conquérant pour les puissants, raciste et a une bonne conscience à toute épreuve malgré les crimes de ses amis partis coloniser les rivages lointains.

5. L’Atlantisme est un néo-colonialisme


Si le bras armé de l’Atlantisme est l’Otan, son bras économique est constitué du binome FMI-Banque Mondiale. Ces deux institutions (aux mains des États-Unis et des Européens) ont, pour maintenir les pays en voie de développement dans la dépendance des Occidentaux, utilisé les 3 leviers principaux suivants [5] : (i) l’endettement des États et des peuples [6], (ii) la privatisation de leurs économies et des fonctions régaliennes de l’État au profit des grandes entreprises occidentales (les fameux plans d’ajustement structurels) et (iii) l’ouverture forcée de leurs économies au libre échange et à la concurrence mondiale (alors même qu’ils n’y sont pas préparés et se trouvent vis-à-vis des Occidentaux dans une situation certaine de vulnérabilité).

L’Atlantisme commet des crimes économiques de masse en connaissance de cause pour le profit de quelques élus : en se faisant il démontre son allégeance aux principes de l’ultra-libéralisme prôné par la première puissance mondiale qui subordonne les valeurs humaines au fondamentalisme de marché.

*

Pour parvenir à s’imposer l’Atlantisme a besoin (i) de subvertir les souverainetés des nations européennes et (ii) de maîtriser les opinions publiques de ces nations. Il lui faut contourner, affaiblir ou pervertir toutes les composantes démocratiques des sociétés de notre continent pour pouvoir triompher des insoumissions, des doutes, des contestations auxquels il pourrait faire face. Autrement dit, l’Atlantisme s’attaque directement et en profondeur aux fondements de la démocratie des peuples d’Europe à qui il est demandé de suivre aveuglément une idéologie cachée (parce qu’elle est honteuse), innommée (parce qu’elle est innommable) et qui les dépouille de leur souveraineté et de leur libre arbitre. 

L’Atlantisme subvertit les souverainetés nationales 

Sans parler du nombre incalculable de gouvernements démocratiquement élus renversés par les États-Unis avec l’aide directe ou l’approbation tacite de leurs alliés Atlantistes depuis 1945 à travers le monde, et pour se limiter à l’Europe, on peut signaler les cas de la Grèce et de la construction européenne.

En Grèce, aux lendemains de la seconde guerre mondiale, les Britanniques et les États-Unis appuient des mouvements d’extrême droite et d’anciens collaborateurs des Nazis afin d’empêcher la prise de pouvoir légale par les mouvements démocratiques progressistes. Les puissances occidentales atlantistes incitent à la guerre civile qui se solde par la victoire de leurs protégés et par près de 200 000 morts.  Après une évolution démocratique vers la fin des années 60, les Américains, avec l’aide des puissances européennes et grâce à leurs réseaux atlantistes, installent au pouvoir, en 1967, une junte militaire qui proclame le règne de l’ordre moral [7] et la fin de l’ouverture démocratique.

La construction européenne menée par Jean Monnet est avant tout un projet atlantiste. Il y avait bien d’autres manières de conduire la réalisation d’une Europe plus unie. L’Atlantisme a fait le choix de l’impuissance européenne pour ne pas contrarier les ambitions hégémoniques des États-Unis. L’Atlantisme a réduit la souveraineté européenne et mis au pas tous les mouvements indépendants, gaullistes, souverainistes, communistes, qu’ils fussent de gauche ou de droite. Il a imposé ses dirigeants à tous les niveaux de la bureaucratie européenne et à la tête des principaux États de l’Europe qui ont imposé des traités inégaux mêmes lorsque ceux-ci ont été rejetés par les peuples (comme en 2005 avec le Traité constitutionnel).

L’Atlantisme européen a réduit à néant, par étapes successives, l’ensemble des axes de souveraineté dont disposaient les États-nations d’Europe (et donc l’espace démocratique des peuples européens).

Il s’est ainsi attaqué à la souveraineté (i) électorale – le principal organe de décisions est non élu : la Commission ; les traités rejetés par les peuples sont néanmoins imposés ; par la mise à l’écart systématique de la démocratie directe au profit de la démocratie représentative – (ii) monétaire – une banque centrale indépendante des peuples ou de leurs élus qui ne prête pas directement aux États membres qui doivent se financer à des taux plus élevés sur les marchés financiers-, (iii) budgétaire – par l’imposition de la règle d’or et le contrôle des budgets nationaux par une commission composée de technocrates non élus – et (iv) militaire – intégration de l’ensemble des pays européens dans l’Otan.

Le dernier axe de souveraineté auquel l’Atlantisme se soit attaqué est celui de la souveraineté militaire française, la France ayant résisté plus longtemps que les autres nations européennes au rouleau compresseur de l’Atlantisme (ce fut la parenthèse gaulliste). Aujourd’hui, les Atlantistes proposent la fusion entre le français EADS et l’anglais BAE afin de retirer à la France le contrôle complet de sa chaîne industrielle d’armement (l’échec annoncé de la fusion ne les empêchera pas de revenir à la charge bientôt). Demain, ils mettront à mal la dissuasion nucléaire française en s’aidant du prétexte écologique anti-nucléaire.

En France, la mise au pas des non-atlantistes s’est achevée sous la présidence Sarkozy. La diplomatie (avec à sa tête Bernard Kouchner), l’armée, les médias (grâce aux efforts de Christine Ockrent) ont été presque entièrement débarrassés de leurs composantes non altantistes. Hollande, en bon chien de garde de l’Atlantisme, parachèvera l’entreprise.

La French-American Foundation et les Atlantico-Boys

La French American Foundation est une organisation à but non lucratif qui se consacre depuis 1976 à dénicher en France les hommes et femmes d’influence qui sont susceptibles de porter les couleurs de l’Atlantisme. 

Quelques anciens Young Leaders de la French American Foundation qui nous gouvernent en ce moment : François Hollande (1996), Arnaud Montebourg (2000), Pierre Moscovici (1996). Dans l’opposition, le plus en vue est Jean-Francois Copé.

Une liste non exhaustive des Atlantico-Boys en France (autres que ceux déjà mentionnés) et de leurs relais : Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler, Caroline Fourest, Frédéric Encel, Philippe Val, Francois Heisbourg, Mohamed Sifaoui, Jean-Claude Casanova, Pierre Rosanvallon, Alain Minc, Jean Daniel, Pierre-André Taguieff ; la revue Commentaire, la Fondation Saint Simon (dissoute en 1999), le Cercle de l’Oratoire, l’Institut Turgot, l’Atlantis Institute, les revues Le Meilleur des MondesLa Règle du JeuLe Nouvel ObservateurLe MondeLibération, etc.

L’Atlantisme est un contrôle et une manipulation des foules


“The conscious and intelligent manipulation of the organized habits and opinions of the masses is an important element in democratic society. Those who manipulate this unseen mechanism of society constitute an invisible government which is the true ruling power of our country”. Propaganda, par Edward Bernays, 1928. 

“L’Atlantisme a pris naissance au départ de la guerre froide. Dans les années 50, un vaste programme nommé Opération Mockingbird, aujourd’hui bien documenté, a été mis en place par la CIA pour infiltrer les médias nationaux et étrangers, et influencer leurs contenus afin que ces derniers se montrent favorables aux intérêts américains. La méthodologie consistait à placer des rapports rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA auprès de journalistes conscients ou inconscients de cette manœuvre. Ces informations étaient ensuite relayées par ces journalistes et par les agences de presse.” ; 11-Septembre : de la misère journalistique à la logique de collabos, de Lalo Vespera, ReOpen911.info

Sans la collaboration des médias, il ne serait possible à l’Atlantisme d’imposer ses fondamentaux dans l’esprit de l’opinion publique. Les médias font partie intégrante de la machine de guerre atlantiste. Pour créer le consentement et l’unanimisme dans une société ouverte il convient de maîtriser la production de l’information. Pour cela il est nécessaire de mettre à la tête des principaux médias des serviteurs zélés de l’Atlantisme. En France, dans le secteur privé des médias, seuls quelques grands groupes industriels appartenant à la nébuleuse oligarchique sont aux commandes (des vendeurs d’armes et des industriels qui vivent en partie grâce aux commandes de l’État) : il est naturel chez eux de servir les intérêts du plus fort (la période de la collaboration avec les Nazis est là pour nous le rappeler [8]). Dans le secteur public, le Président de la République ou ses fondés de pouvoirs choisissent leurs courroies de transmission humaines qui insuffleront l’esprit de soumission dans les rouages de la machine à désinformer.

Les pourvoyeurs de l’information commettent des crimes médiatiques lorsqu’ils se font les relais pur et simple de la propagande atlantiste, comme nous l’avons vu lors de la guerre contre la Serbie, de l’invasion de l’Afghanistan et du bombardement de la Libye par l’Otan, de la guerre en Irak, de la déstabilisation de la Syrie (toujours par l’Otan) ou comme nous le constatons à propos du nettoyage ethnique continu dont sont victimes les Palestiniens. Dans chacun de ces cas, les médias cautionnent les explications officielles, leur donnent force et crédibilité, mettent en avant des intentions humanitaires, alors même qu’elles recouvrent des crimes qui devraient soulever notre indignation et aboutir à la mise en cause judiciaire et politique de leurs principaux responsables.

Le tabou créé autour du 11-Septembre est symptomatique de la manière dont s’échafaude l’unanimisme dans une société où la liberté d’expression et la diversité des points de vue sont sensées régner. On démonise les questionneurs, on pourchasse les têtes brûlées, on les rend responsables des pires crimes du siècle dernier, on les ridiculise. On plante dans l’opinion publique des barrières psychologiques infranchissables (à travers, notamment, les accusations d’antisémitisme, de négationnisme et de révisionnisme) pour que la conscience citoyenne n’aille pas voir ce qu’il y a derrière ; on érige des murs dans les esprits pour enfermer leur consentement dans le champ des possibles atlantistes.

Il y a une forme d’intolérance radicale face à la pensée alternative maintenue enfermée dans le Web. Cette intolérance est radicale en ce sens qu’elle stigmatise les déviants et tente d’en faire des parias à mettre au ban de la société et qu’elle parvient à fermer presque totalement l’accès aux grands médias qui comptent à la pensée dissidente lorsqu’il s’agit d’évoquer et de discuter les fondamentaux de l’Atlantisme.

La psyché des Européens au service de l’Atlantisme 


« Les Européens ne se sont toujours pas libérés psychologiquement de l’état de dépendance dans lequel ils se sont laissé prendre au sortir de la seconde guerre mondiale. Sous le prétexte que les États-Unis sont venus libérer les Européens il y a plus de 60 ans, il faudrait aujourd’hui que ces derniers abandonnent toute volonté d’indépendance, toute aspiration à choisir un modèle de développement alternatif. Il n’y a aucune logique dans une telle attitude. Faudrait-il que les États-Unis soient éternellement soumis à la France au prétexte que c’est grâce aux armes, aux finances et, en définitive, à la flotte de Louis XVI [9] que les Américains ont pu obtenir leur indépendance de l’Angleterre ? Que les Européens soient reconnaissants pour l’implication des États-Unis dans les deux Guerres Mondiales, cela est normal et bienheureux. Comme il est normal, également, que les Américains soient reconnaissant à l’égard de la France pour le soutien que ce pays leur a apporté à un moment décisif de leur histoire [10]. Mais la reconnaissance ne doit pas déboucher sur la dépendance et la vassalité. Est-il sain que les élites européennes se laissent maintenir dans cette dépendance ou ne cherchent tout simplement pas à la contrer ? Le simple respect de soi-même devrait suffire pour que chacun refuse de se considérer comme le sujet d’une autre personne. Accepter de se soumettre est une attitude morale et psychologique pernicieuse et humiliante. Il y a, en effet, une certaine humiliation à se laisser ainsi dicter son mode de vie et à aller chercher en permanence ses références culturelles, politiques, économiques outre-atlantique sans véritablement questionner leurs valeurs et leurs bienfaits. », La Démocratie ambiguë.

*

Conclure pour en finir


Il ne s’agit là que d’un florilège de caractéristiques atlantistes fort incomplet, mais dont les principaux traits nous semblent dresser, à eux seuls, le portrait d’un totalitarisme contemporain non moins dangereux et effrayant que ses prédécesseurs. Qu’il s’invente un ennemi réel ou imaginaire, ou un ennemi qui devient réel à force d’être imaginé (et souhaité), on ne peut excuser les crimes de l’Atlantisme sous le prétexte fallacieux que son alter ego dans le mal (l’islamisme radical) en commettrait également ou que son modèle (le totalitarisme impérial de son maître) lui intimerait l’ordre de les perpétrer. L’Atlantisme a besoin du crime de l’autre pour commettre le sien en toute impunité et avec bonne conscience.

Au bout de sa logique, il y a la mort des autres, la guerre généralisée, la misère du plus grand nombre. L’Atlantisme est bel et bien une idéologie génocidaire, au même titre que l’impérialisme américain. Caractérisation exagérée qui décrédibilise celui qui l’utilise diront certains ? Galvaudage d’un crime qu’on ne peut évoquer à la légère diront d’autres ? Posons-nous alors cette simple question : combien de morts et de souffrances à son crédit (comme auteur ou complice) ? La réponse de l’historien est sans détour : des millions de victimes depuis la fin de la seconde guerre mondiale ; des millions depuis la chute du mur de Berlin [11] et un long fleuve d’ombres, de sang et de souffrances qui ne cessent de couler sur tous les continents.

La lutte contre l’Atlantisme est la grande aventure humaine de ce début de siècle pour nous autres Européens. À chacun d’y prendre part selon ses moyens et ses autres croyances. Que l’on croit au ciel ou que l’on n’y croit pas, que l’on soit misérable ou fortuné, d’ici ou d’ailleurs, chacun peut jouer sa partition dans le combat contre la fatalité de l’Atlantisme qui traînera avec elle, si cela est nécessaire à son triomphe, les cadavres de la démocratie et de la paix jusqu’aux charniers du capitalisme. Le combat contre l’Atlantisme est un humanisme.

Guillaume de Rouville, auteur de La Démocratie ambiguë, Éditions Cheap, juillet 2012.


[1] Les paroles des minorités alternatives sont rarement des faits au sens ou ceux-ci pourraient changer le cours des choses.

[2] Les États-Unis ont un budget militaire annuel équivalent à celui des autres pays combinés.

[3] Voir infra.

[4] En septembre 2012, les États-Unis ont retiré de leur liste des entités considérées comme terroristes l’organisation dissidente iranienne Moudjahidin-e Khalk (MEK) qui perpétue régulièrement des attentats sur le sol iranien.

[5] L’Europe tente, notamment, d’imposer cela à travers ces Accords de Partenariat Économique.

[6] Pour les peuples, par le développement incontrôlé de la microfinance.

[7] À ce sujet voir le film de Costa Gavras : Z.

[8]  Voir : “Le Choix de la Défaite”, d’Annie Lacroix-Riz, Éditions Armand Colin, 2010.

[9] C’est grâce à l’appui décisif de la flotte française, dirigée par le Comte de Rochambeau, que les États-Unis remporteront la bataille de Yorktown en 1781, tournant majeur de la Guerre d’Indépendance.

[10] Lors de la Guerre d’Indépendance des États-Unis contre la Grande-Bretagne, entre 1775 et 1783.

[11] À titre d’exemples : le génocide des indigènes au Guatemala après le coup d’État de 1954 ; l’embargo sur l’Irak qui tua des centaines de milliers d’enfants sur une période de 10 ans ; le dépeçage du Congo depuis plus de 15 ans avec l’aide des grands groupes occidentaux qui a, jusqu’à présent, coûté la vie à près de 4 millions de civils.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 03:17

http://fr.rian.ru/russia/20121015/196320522.html

Vladimir Poutine
MOSCOU, 15 octobre - RIA Novosti

 

La victoire de Russie unie aux élections régionales de dimanche dernier prouve que la population accorde crédit à la politique du président Vladimir Poutine, le parti au pouvoir étant toujours associé au chef de l'Etat, ont estimé lundi des politologues interviewés par RIA Novosti.

"Dans la conscience sociale, ce parti est associé à M.Poutine, et sa victoire aux élections est en bonne partie fonction de la campagne présidentielle qui a réussi à estomper les critiques négatives visant ces derniers tempes Russie unie", a indiqué Pavel Daniline.

Et d'ajouter que les démarches entreprises par Vladimir Poutine à son poste de président ont renforcé la confiance en l'avenir et la stabilité, ce qui a amené la Russie unie à la victoire.

Le politologue Nikolaï Mironov est persuadé que la déclaration du parti sur sa confiance envers la politique du président est bien fondée, le parti étant toujours associé dans la conscience des électeurs au nom de Vladimir Poutine.

"Le parti est invariablement associé à M.Poutine. Il va sans dire que son retour au poste de président, ses premières démarches à ce poste et sa cote de popularité, élevée en permanence malgré d'insignifiantes oscillations, se sont incontestablement répercutés sur les résultats de Russie unie", a souligné l'expert.

Selon lui, Russie unie est inséparable du président, et la victoire du parti aux élections de dimanche est la preuve de la crédibilité politique de M.Poutine.

Les candidats de Russie unie ont remporté la majorité des élections régionales à différents niveaux tenues en Russie le 14 octobre. Ainsi, les représentants du parti du pouvoir ont remporté les élections des gouverneurs dans les cinq régions russes où elles étaient organisées pour la première fois après des années de suspension, au cours desquelles les chefs des régions étaient désignés par le président.

Russie unie a également dominé les législatives régionales, devançant ses rivaux les plus populaires, tels que le Parti communiste (KPRF), le Parti libéral-démocrate (LDPR) et Russie Juste (social-démocrate).

 

http://fr.rian.ru/russia/20121015/196320522.html

 

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Sur la Russie :

 

Voir ici : http://fr.rian.ru/russia/20121015/196320522.html

 

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 03:01

 

Attentat De Beyrouth La Signature Du Mossad La Complicité D'Hariri Pour Renverser le Governement Actuel Par "L'Hiver Arabe" Au Pays Des Cèdres
Comme En 2005 avec l'assassinat de Rafic Hariri - dont le fils Saad traitre à sa patrie et à son peuple joue la carte de l'Axe US Israel Arabie Saoudite - ce nouvel attentat tuant cette fois le chef de la sécurité intérieur libanais le brigadier gl Wissam al-Hassan fait partie du plan de destabilisation pré élection parlementaire 2013 du Liban orchestré par cet axe maléfique exécuté par le Mossad et ses complices au sein de la mouvance Mars 14, des traitres Hariri, Geagea, et la girouette Jumblatt. But : renverser le gouvernement en place et réinstaller les collabos Hariri et sa clique. Au pays des Cèdres un "Hiver Arabe" Made in USISRAEL"



Attentat De Beyrouth La Signature Du Mossad La Complicité D'Hariri Pour Renverser le Governement Actuel Par "L'Hiver Arabe" Au Pays Des Cèdres

Le 19 Octobre l'explosion d'une voiture piégée dans un quartier chrétien de Beyrouth Ashrafiya a fait 8 morts dont le chef de la sécurité libanaise Wissam al Hassan un Sunnite proche du président libanais Michel Sulaiman et 78 blessés principalement des Chrétiens libanais.

Hassan avait récemment démantelé un réseau d'espionnage libanais travaillant pour le compte du Mossad. Le problème au Liban n'est pas tant l'ennemi extérieur que l'ennemi de l'intérieur ceux qui collaborent étroitement avec le régime juif sioniste et son Parrain américain regroupé au sein du groupe d'opposition Mars 14 dont le Mouvement du Futur de Saad Hariri et les partis de Gaegea et de Jumblatt.

A l'évidence le régime juif sioniste a renoué avec ses vieilles habitudes d'opérations terroristes clandestines au Liban.

Depuis 1992 jusqu'à aujourd'hui mêmes scénarios et mêmes objectifs: tenter de déstabiliser le Liban, répandre le chaos, et si possible allumer une guerre civile interconfessionnelle sunnite shi'ite. Qui bénéficie d'un tel scénario pouvant rapidement dégénérer comme celui qui se déroule depuis un an et demi en Syrie ?

ISRAÊL.

En Février 2005 un attentat terroriste de même type avait couté la vie à l'ancien premier ministre du Liban, Rafic Hariri. Cet assassinat visait à déstabiliser politiquement le Liban mais surtout avec la complicité du Mouvement du Futur tombé entre les mains du fils, Saad Hariri - milliardaire qui passe une grande partie de son temps entre Paris et l'Arabie Saoudite où vit sa famille - à chasser les Syriens du Liban pour préparer le terrain à une attaque et invasion israélienne.

Le régime juif sioniste a tenté pendant l'été 2006 de parachever ce scénario, sans succés. L'armée israélienne a été battue par la Résistance libanaise du Hezbollah lors de cette guerre de 2006. Un coup dur pour les capacités de dissuasion de cette armée coloniale juive sioniste.

Cet attentat de Beyrouth visant la déstabilisation du Liban constitue l'Acte 1 d'un scénario qui a pour but d'enclencher un "Hiver Arabe" au Liban - comme on l'a vu des aujourd'hui avec des centaines de jeunes libanais désoeuvrés payés grassement par Hariri/Arabie Saoudite se réclamant de son Mouvement du Futur et de la Coalition dite de Mars 14- une phase nécéssaire au retour en politique du collaborateur et traitre à son pays et à son peuple, Saad Hariri, lors des prochaines élections parlementaires de 2013.

Le nouveau représentant de l'ONU pour le Moyen Orient, Jeffrey Feltman - ce choix par Ban Ki Moon lui-même marionnette des USISRAEL n'est pas du au hasard car Feltman ancien ambassadeur US au Liban est depuis toujours acquis à la cause juive sioniste - a récemment anticipé le résultat de ces élections de 2013 au Liban en claironnant que le Hezbollah et ses alliés seraient battus aux prochaines élections de 2013.

Cette "anticipation" en dit long sur le programme de Feltman ce "représentant de l'ONU" et sa complicité dans le regain de violence terroriste au Liban ainsi que celle de Ban Ki Moon - qui a lui aussi "anticipé" (coincidence? ) la nouvelle flambée de violence au Liban en affirmant que ce qui se passe en Syrie risquait de déborder au Liban. Pendant tout le temps qu'il a été en poste à Beyrouth Feltman a continuellement interféré dans les affaires intérieures du Liban inclus lors de la guerre libano israélienne de 2006 au profit d'Israël.

Là encore, comme en Syrie - et auparavant la Libye et l'Irak - l'objectif de ces campagnes terroristes de déstabilisation d'états souverains visent un changement de gouvernement cette fois au Liban. Des méthodes colonialistes s'appuyant sur des attentats terroristes visant principalement les populations civiles dont La France avait établi les "règles de bonne conduite" pendant la guerre d'Algérie et qui depuis ont été reprises en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen Orient.

En 2007, le journaliste d'investigation américain, Seymour Hersh, dans un article publié à l'époque dans the New Yorker intitulé "The Redirection" a fourni des détails de ce plan US, Israël, Arabie Saoudite.

Selon Hersh, Hariri a mis sur pied une armée de miliciens dans le Nord du Liban en zone frontalière avec la Syrie d'où les allées et venues incessantes depuis le début de la guerre contre la Syrie en Mars 2011 notamment vers la ville syrienne d'Homs.Un grand nombre de ces mercenaires ont avoué avoir des liens directs avec Al Qaeda de même qu'avec les US, Israël et l'Arabie Saoudite. Ils ont été entrainés armés et financés par leurs "parrains" d'abord pour déstabiliser la Syrie et maintenant c'est au tour du Liban.

Cette implication dans des actes terroristes en Syrie et maintenant au Liban de ces groupes de mercenaires/Al Qaeda stationnés sur la frontière libano syrienne avait déjà été détaillée par Hersh dans son article de 2007.

"La Redirection" parle des opérations conjointes US Israël Arabie Saoudite visant à créer un front violent d'extrémisme visant le président syrien Bashar Al Assad, le Hezbollah au Liban et bien sûr le gouvernement actuel en Iran.

Ces groupes terroristes pour certains donc affiliés à Al Qaeda ont combattu en Afghanistan en Irak contre les soldats américains mais ont été "retournés" par les services secrets saoudiens.

Selon Hersh :

"En 2005 selon un rapport établi par l'International Crisis Group basé aux US, Saad Hariri le dirigeant de la majorité sunnite au parlement libanais et le fils de l'ancien premier ministre assassiné- Saad a hérité de plus de 4 milliards de dollars après l'assassinat de son père - a versé 48 000 dollars pour la libération de 4 membres du groupe de militants islamiques Dinniyeh. Ces hommes avaient été arrêtés alors qu'ils tentaient d'établi un mini état islamique au Nord du Liban. Le Crisis Group a fait remarquer qu'un grand nombre de ces militants" s'étaient entraînés dans des camps d'al Qaeda en Afghanistan".

"Selon le rapport du Crisis Group Saad Hariri plus tard a utilisé la majorité parlementaire pour obtenir "une amnistie pour 22 Islamistes de Dinniyeh de même que pour 7 militants soupçonnés d'avoir comploter un attentat contre les ambassades italienne et ukrainienne à Beyrouth l'année précédente. Il a aussi arrangé un pardon pour Samir Geagea, un dirigeant d'une milice chrétien maronite qui avait été condamnés pour 4 assassinats politiques dont l'assassinat en 1987 du premier ministre Rashid Karami. Hariri avait qualifié ses actions auprès des reporters comme étant humanitaires.

Dans un interview à Beyrouth un haut responsable du gouvernement Siniora avait reconnu qu'il y avait des djihadistes sunnites opérant à l'intérieur du Liban. "Nous avons une attitude libérale qui permet à des groupes d'Al Qaeda d'être présents ici " a-t-il dit. Il avait lié ceci à l'éventualité que l'Iran et la Syrie pourraient décidé de transformer le Liban en " théâtre de conflit"


"The Redirection " Seymour Hersh Le New Yorker 2007.

Cet article mentionne également l'importance des financements clandestins américains au parti d'Hariri alors dirigé par Fouad Siniora et qui ont permis de développer cette milice de groupuscules terroristes:

"Les Etats Unis ont également fourni un soutien clandestin au gouvernement Siniora selon un ancien haut responsable des renseignements et consultant du gouvernement US. " Nous sommes dans un processus de renforcement de la capacité sunnite à résister à l'influence shi'ite et nous répandons l'argent tout autour le plus largement possible" a dit cet ancien responsable. Le problème c'est que cet argent "va toujours dans plus de poches que vous ne pensez qu'il ira " a-t-il dit. Dans ce cas nous finançons tout un tas de sales types avec des conséquences sérieuses imprévisibles. Nous n'avons aucune garantie ni ne recevons de coupons signés par les gens que nous soutenons afin d'éviter que cet argent n'aille à des gens que nous ne voulons pas soutenir. C'est une aventure à haut risque".

Les responsables américains européens et arabes avec qui je me suis entretenus m'ont dit que le gouvernement Siniora et ses alliés ont permis qu'une partie de l'aide finissent entre les mains de groupes sunnites radicaux émergeants au Liban Nord, dans la vallée de la Bekaa, et dans le Sud autour des camps de réfugiés palestiniens. Ces groupuscules constituent une barrière contre le Hezbollah et en même temps leurs liens idéologiques sont avec Al Qaeda"
"


The Redirection" Seymour Hersh Te New Yorker 2007

A noter que récemment les responsables sécuritaires américains ont eux mêmes avoué qu'une partie des armes et financements en soutien à l'opposition syrienne allait directement à des groupes affiliés à Al Qaeda via la Turquie et le Liban.

Autrement dit les gouvernements US et européens dont la France de Hollande et leurs acolytes des dictatures monarchiques arabes Qatar et Arabie Saoudite arment et financent Al Qaeda en Syrie comme au Liban tout en prétendant "combattre le terrorisme".

A l'évidence ce nouvel attentat terroriste au Liban vise à étendre le chaos de la Syrie jusque chez son voisin libanais tout en accusant le gouvernement d'Al Assad d'en être responsable alors même que ce dernier est confronté à des attentats terroristes comme celui de ce matin à Damas qui a fait 10 morts et de nombreux blessés.

Hariri et sa clique Geagea et la girouette Jumblatt sont prêts à sacrifier des vies libanaises pour servir leurs propres intérêts politico financiers de mêmes que ceux de leurs maîtres américains juifs sionistes et saoudiens.

Il appartient au peuple libanais de resserrer les rangs ne pas tomber dans le piège d'une nouvelle guerre civile sectaire qui fait le jeu de leur ennemi commun : l'entité juive sioniste. Cette dernière désormais incapable militairement de combattre le Hezbollah la Syrie l'Iran a recours au terrorisme pour tenter d'arriver à ses fins : installer des gouvernements fantoches au Liban en Syrie en Iran.

Le peuple Libanais comme le peuple Syrien sauront avec courage relever les défis d'un terrorisme colonialiste juif sioniste barbare et sanglant que soutiennent l'Empire sur le déclin US et ses états vassaux européens la France de Hollande en tête.



Dimanche 21 Octobre 2012
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 01:05

lundi 22 octobre 2012

Parti du Centre, et centre des enjeux
Jean-Louis Borloo vient donc de dévoiler son nouveau parti, l'UDI, auquel Chantal Jouanno vient de se rallier. Il s'agissait de renouveler les positions "au Centre". On peut gloser, cela occupe les "journalistes".
Ce n'est qu'un parti libéral de plus, un caméléon qui a bougé un peu : coincé entre les libéraux de Montretout, ceux de Vaugirard (puisqu'ils ont quitté La Boétie) et ceux de Solférino, il va lui falloir trouver un point d'appui pour ses papattes. Après tout, s'il a envie de renouveler son papier à lettres, pourquoi pas ? Sur le fond, qu'est-ce que cela change ?
Il est bien plus important de compter les forces anti-libérales, de scruter leurs motivations, leurs programmes, leurs divisions, leurs faiblesses. J'ai noté que, sur certains points elles ne se démarquent guère de "l'autre bord", comme en politique extérieure. Ne pas défendre Kadhafi (on sait ce que j'en pense), Gbagbo, et maintenant Assad, tous trois opposés aux diktats de "l'Occident" et résolus à garder un autre cap, est à mon avis une faute grave pour l'avenir de nos luttes elles-mêmes. Je vise là aussi bien le front de gauche que le NPA, qui ont raté la bonne interprétation des évènements il me semble. Peut-être parce que leur interprétation des paroles de Marx n'est-elle pas tout-à-fait la bonne. Défendre le travail, c'est défendre le capitalisme. Défendre "l'Occident" contre des solutions locales et originales, même si de loin elle n'apparaissent pas parfaites, c'est aussi défendre le capitalisme.
C'est pourquoi le remaniement au Centre est le non-évènement qu'adorent les médias :  il cache les dossiers importants, ceux que les patrons des groupes de presse veulent minimiser. De Notre-Dame des Landes à Fleurange, Fralib, ou la centrale de Fessenheim, de Cuba assiégé par des terroristes floridais à l'Afghanistan envahi par les mêmes, de putschs au Honduras ou au Paraguay, à un soit-disant Al Qaida des sables occupant le centre du Sahel, ce sont les mêmes défis que nous, forces de refus du libéralisme-capitalisme, devons appréhender. S'arrêter en chemin est retarder l'avancée de l'Humanité entière malgré ses prédateurs malades. Et surtout qu'on ne s'y trompe pas : malgré son aspect tentaculaire Goldman Sachs n'est pas le seul en cause.

samedi 20 octobre 2012

In memoriam - 20 octobre assassinat de Kadhafi, l'homme contre £€ $¥$T€M
Je ne pars pas sans biscuits. Eva R-sistons avait eu la patience l'an dernier de reprendre ses archives personnelles de journaliste pour démonter, avec des articles aux références prestigieuses, ce que fut vraiment l'œuvre de Mouammar Kadhafi.
Comme d'habitude, "la communauté internationale" a menti. Comme d'habitude elle a trompé, elle a tronqué, elle a sali ceux qui osent lui tenir tête. Les chefs d'États qu'elle a incriminés n'étaient pas ou ne sont pas irréprochables ? Lequel, parmi ces détracteurs, l'est ? Les calomnies d'État, de la part surtout des États-Unis, de la Grande-Bretagne ou de la France, gouvernement comme presse, n'ont pas manqué contre Jean-Bertrand Aristide en Haïti, contre Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire, contre Saddam Hussein en Irak, contre Fidel Castro à Cuba, contre Vladimir Poutine en Russie, contre Hugo Chavéz au Venezuela, contre Salvador Allende au Chili, contre Yasser Arafat en Palestine, au début contre Nelson Mandela en Afrique du Sud, j'en oublie nécessairement beaucoup. A chaque fois qu'un dirigeant osait relever la tête contre l'hydre "occidentale" (ce que j'appelle les Pays du Nord), le ciel (tu parles !) lui est tombé sur la tête de la part de "l'irréprochable démocratie américaine" ou de ses caniches.
Donc, le vingt octobre  deux mille onze, le dirigeant d'une Libye suivant une nouvelle voie, libérée des sangsues nommées Total, Exxon, ENI, et d'autres a été assassiné après avoir été soigneusement démoli dans l'opinion des pays "qui comptent" (leurs sous, surtout), et pendant que son pays était ravagé par ceux qui avaient pour seul mandat par l'ONU de créer une "interdiction aérienne". 
 17/03/2011
Le Conseil de sécurité a décidé, ce soir, d’interdire tous vols dans l’espace aérien de la Jamahiriya arabe libyenne pour protéger la population civile et pour faire cesser les hostilités.

Aux termes de la résolution 1973, adoptée par 10 voix pour et 5 abstentions (Allemagne, Brésil, Chine, Fédération de Russie et Inde), le Conseil a décidé également que cette interdiction ne s’appliquera pas aux vols dont le seul objectif est d’ordre humanitaire ou encore l’évacuation d’étrangers.

La résolution, qui était présentée par la France et le Royaume-Uni, autorise en outre les États Membres à prendre au besoin toutes mesures nécessaires pour faire respecter l’interdiction de vol et de faire en sorte que des aéronefs ne puissent être utilisés pour des attaques aériennes contre la population civile.
La confirmation est quasi certaine maintenant, même si on s'en doutait (du moins ceux qui suivaient cela de près) : c'est un agent français qui l'aurait abattu, camouflé en indigène.
Il faut se souvenir que Mouammar Kadhafi avait pour ambition (il avait commencé à constituer un "trésor de guerre" dans ce but) de fédérer les États d'Afrique, de se constituer une monnaie commune indépendante du dollar, du franc CFA, et d'utiliser le pétrole comme source de développement direct du continent.  Laurent Gbagbo avait déjà eu des contacts avec lui dans ce sens. Autant dire que de tels projets ne risquaient guère de plaire à "nos chers dirigeants". Coûte que coûte, il fallait que "la bête meure", physiquement, mais aussi dans sa réputation. Le plus acharné étant bien entendu un chef d'État dont des présomptions de plus en plus vives soufflent que sa campagne aurait été financée de façon "pas très transparente".
Donc, le 20 octobre le  guide de la Révolution de la Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste (ou guide tout court), comme il voulait qu'on l'appelle, a été assassiné. Et son œuvre avec lui. Tremblez, puissants : un jour ce sera votre tour, des forces populaires et démocratiques réussiront à démontrer aux yeux de tous vos turpitudes sanglantes, causes de millions de morts au cours de cette pseudo-paix où les victimes abondent chaque jour.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 01:01

 

AL Quaida et les « Grandes Compagnies » (Afghanistan, Libye, Syrie )

Si vous voulez connaître l’avenir, étudiez le passé.

1) Krach Systémique de 1345 … 2012

2) les Ecorcheurs de 1345 … 2012

3) Stratégie du Choc

4) Prophéties

1) Le Krach systémique de 1345  / … 2012

A partir de 1320, les Banquiers de Venise commencèrent de grandes manœuvres financières, qui bouleversèrent l’équilibre monétaire en Europe pendant un peu plus d’un siècle. Pour résumer quelques pages de mon livre « Histoire de l’Argent« , les vénitiens achetaient de l’or en Afrique où il était relativement bon marché contre de l’argent des mines de Bohème, puis vendait l’or en Europe où il était surcoté contre de l’argent, et recommençaient. Comme ces banquiers dominaient les échanges internationaux des métaux précieux, ils imposèrent à l’Europe, qui avait depuis toujours un étalon Argent, de passer à l’étalon Or… Evidemment parce que Venise avait beaucoup d’or dans ses coffres.

Puis ayant échangé tout leur or contre de l’argent, et ayant rempli leurs coffres de métal blanc, ils changèrent encore les normes internationales en revenant à l’étalon argent, simplement en changeant brutalement le ratio. Tous les banquiers concurrents en Europe, qui venaient a contre-cœur de passer à l’étalon Or, on été pris à contre-pied par cette contremarche et ce brutal changement de ratio. Il s’en est suivi une perte de confiance interbancaire dans toute l’Europe, un gel des transactions commerciales et un hiver de Kondratief économique d’anthologie.

Ce fut le krach systémique de 1345.

Pour les peuples, cela s’est traduit par : pas de travail, pas d’argent en circulation, une très forte hausse des prix alimentaires amenant une famine et profitant de cette situation catastrophique, une pandémie opportuniste de peste bubonique, qui a tué 30% de la population. Ce fût la peste noire de sinistre mémoire.

Pour la civilisation, cela a amené un recul de près d’un siècle dans la plupart des domaines.

Peu avant ce Krach, en 1337, les Royaumes de France et d’Angleterre étaient en conflit quant à la suzeraineté de la Guyenne; du fait du krach économique, cette guerre va perdurer pour devenir la « Guerre de 100 ans ». Le schéma sera identique pour des raisons futiles dans toute l’Europe, qui sera à feu et à sang durant toute cette période.


 

En cette fin 2012, nous sommes proches d’une rupture systémique. Nous assistons à un conflit monétaire mondial. Les banquiers, qui ont la mainmise sur la monnaie dominante,  aliènent le pouvoir d’achat de cette monnaie. En face, aux limes de l’Empire, les royaumes jusqu’alors vassalisés par cette puissance monétaire déclinante, cherchent à changer la forme même des échanges monétaires. L’or et l’argent sont encore l’enjeu de cette bataille de banquiers. Les masses ignorantes vont, une fois encore, être les victimes de ce combat monétaire.

2) Les Ecorcheurs de 1345 / … 2012

Les Seigneurs en guerre dans  l’Europe médiévale vont recruter et armer des mercenaires, qui formeront des groupes armés, que l’on appellera « Les Grandes Compagnies ».
Ces armées de mercenaires n’étant plus payées lors des trêves, qui pouvaient durer plusieurs années ou une fois un traité de paix signé, devenaient des hordes pillant les villes et les campagnes. Incontrôlables, ils ruinaient l’économie rurale et urbaine et déstabilisaient les finances des différents royaumes européens. Les différentes armées royales ont multiplié souvent en vain les stratagèmes pour essayer de se débarrasser de ces hordes guerrières, dont personne ne voulait plus. Il fallut de nombreuses décennies pour y parvenir.

L’armée de volontaires d’Al Quaida, constituée par la CIA pour lutter contre les soviétiques en Afghanistan, a servi à déstabiliser ultérieurement le Caucase et la Yougoslavie, notamment, pour servir les intérêts de l’Empire. En mars 2011, les forces franco-britanniques vont assurer la maîtrise de l’air dans le ciel de Libye, écraser sous les bombes les unités de l’armée libyenne ouvrant la voie aux hordes hétéroclites d’Al Quaida, rebaptisées « combattants de la Liberté« . Ces nouveaux « ravageurs » vont piller les villes libérées, perpétrer des massacres et des atrocités, avant de s’opposer les uns aux autres, pour dominer un territoire.

L’OTAN, ayant atteint ses objectifs en Libye, a laissé un pays en proie à une guerre civile entre des factions lourdement armées. Cherchant ensuite à déstabiliser la Syrie, l’OTAN a rassemblé quelques milliers de ces « écorcheurs » à la frontière turco-syrienne. L’OTAN a alors confié le commandement de ces mercenaires à Aldelhakim Belhaj, leader historique d’Al Qaida en Libye, avant d’être gouverneur militaire de Tripoli, puis rebaptisé  Chef de l’Armée syrienne libre. (source ). Là encore, des officiers de l’Armée Française vont former et entrainer ces forces en vue d’opérations commando en Syrie, de la guérilla urbaine aux plus explosives opérations terroristes.  Ces mercenaires utilisés par la CIA et le MOSSAD dans un premier temps, puis par l’OTAN et notamment la France dans un deuxième temps, sont financés en partie par le Qatar, qui obtient des contrats pétroliers préférentiels pour ce rôle de trésorier obscur de l’EMPIRE.

L’histoire récente d’Al Quaida montre que ces mercenaires utilisés par intermittence se transforment en « Ecorcheurs »,  dés qu’ils ne sont plus strictement encadrés, comme c’est le cas en Libye. Que se passera t’il lorsque ces hordes barbares ne seront plus payées par leurs commanditaires ?

Marie-Julie Jahenny dés 1880 annonçait une période de tribulations, pendant laquelle, catastrophes économiques, monétaires et sociales se conjugueraient avec des catastrophes naturelles, entrainant guerre civile, famines et pandémies dans notre beau pays et dans toute l’Europe. Elle évoque des hordes barbares qui ravagent le pays, pillant, violant et tuant, sans qu’aucune autorité militaire ne soit là pour les arrêter. Ces « Grandes Compagnies » d’aujourd’hui utilisées par le pouvoir actuel pour semer le désordre en Libye et en Syrie, avec le concours de la France en première ligne, vont elles venir ravager une Europe ruinée par la crise, dans les mois à venir ? Personne ne le souhaite mais avec les hommes de paille du gouvernement, qui jouent les apprentis sorciers sur le baril de poudre du Moyen-Orient et du Maghreb,  une nouvelle répétition de l’histoire est à craindre dans le temps.

3) De la gangrène …

Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, avait  réussi durant la première guerre mondiale à soulever les tribus arabes contre les forces ottomanes. Il avait tenté de créer un nationalisme arabe et de le mettre au service des alliés. On se souviendra de l’indiscipline de ces troupes, qui une fois qu’elles avaient remporté une victoire, s’adonnaient au pillage puis rentraient retrouver leur tribu. Il semblerait que les mercenaires d’Al Quaida ont continué à agir de la sorte. Les médias nous parlent de tel ou tel membre d’AQ, ayant participé quelques mois à la guerre sainte en Afghanistan ou ailleurs avant de reprendre une vie civile dans leur pays d’origine ou dans leur pays d’adoption, que ce soit en Grande Bretagne ou en France. Ces anciens combattants, dans certains milieux islamistes, sont auréolés de la gloire d’avoir participé au djihad, la guerre sainte. Les renseignements généraux les accusent de faire du prosélytisme. En fait, ils se retrouvent comme d’anciens chiens de guerre de toutes les époques, déracinés dans la vie civile, petits caïds sans respect pour l’ordre en temps de paix. On les retrouvera souvent mêlés à des faits de grand banditisme dans nos banlieues, que les autorités et les médias habilleront à leur guise, en fonction des stratégies du moment. C’est ainsi que le démantèlement d’un gang pourra devenir le démantèlement d’un réseau salafiste.

4) … à la fixation de l’abcès

Quoiqu’il en soit, j’ai la joie d’être porteur aujourd’hui d’une bonne nouvelle.

L’OTAN depuis des mois cherche à faire sauter le gouvernement de Bachar Al Assad, dernier bastion laïc résistant à l’imposition par les loges occidentales  des « Frères Musulmans », où je vois plus des « Frères » franc-maçons que des musulmans. Bachar, fils de Hafez al Assad, est la continuation d’une politique inspirée par Lawrence d’Arabie, prônant le nationalisme panarabe. Le Drapeau du parti Baas est d’ailleurs celui de la révolte panarabe. La Syrie est également un ancien partenaire de l’URSS, comme la Libye ou l’Egypte de Nasser. La Syrie est la plaque tournante des oléoducs et gazoducs dans cette région essentielle pour l’approvisionnement énergétique de l’Occident, et ce d’autant plus depuis que des gisements ont été découverts en Méditerranée orientale.

Il semble que l’OTAN ait perdu la partie de bras de fer en Syrie au profit de son équivalent créé en  Russie après la chute de l’URSS: l’OTSC.

L’Organisation du Traité de Sécurité Collective, dont les états signataires fondateurs sont la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan, a pour mission de défendre la sécurité des états membres de la CEI, la communauté économique ayant partiellement remplacée l’URSS.

Un message clair

Le 8 octobre, cette force militaire a commencé des manœuvres au Kazakhstan dont le scénario officiellement révélé est celui du déploiement d’une force de paix dans un pays, où œuvrent des jihadistes internationaux. Le pays n’est pas nommé, mais c’est clairement la Syrie. Dés le premier juin, les Izvestias rapportaient la proposition de Poutine d’envoyer les forces de maintien de la paix de l’OTSC pour rétablir l’ordre en Syrie. L’exercice en cours au Kazhakstan est observé par la Croix Rouge internationale (CICR), les forces de maintien de la paix des Nations Unis et le corps diplomatique. L’accord de Genève, négocié avec Kofi Annan, prévoit le déploiement d’une force de paix si le gouvernement syrien et l’opposition en font l’un et l’autre la demande. L’armée de libération syrienne ayant rejeté cet accord, il suffit de décrocher celui des forces politiques d’opposition réunies depuis à Damas par les diplomates russes et chinois. Les forces de paix de l’OSTC devraient donc pouvoir entrer en jeu en Syrie prochainement.

L’OTAN a pris des mesures drastiques pour se débarrasser à moindres frais de ses « Grandes Compagnies » de mercenaires d’Al Quaida. Alors que ces supplétifs ne peuvent être efficaces que dans des combats de rues et une guérilla de harcèlement, Thierry Meyssan nous apprend que le commandement de l’OTAN a donné l’ordre à ces mercenaires de se rassembler pour une offensive frontale contre l’armée nationale syrienne. Celle-ci n’est pas faite pour les combats de rue, mais elle excelle dans une bataille frontale classique. Les djihadistes rassemblés sur ordre ont donc été écrasés. L’OTAN a récidivé, non pas une fois mais six fois. Il ne s’agit donc pas d’une erreur de tactique d’un déplorable stratège, mais au contraire d’un choix délibéré de l’OTAN de se débarrasser une fois pour toute de ses supplétifs devenus encombrants, pour ne pas faire subir à l’Occident les malheurs qu’il a connu à la fin du Moyen Age du fait des Grandes Compagnies.

Comme les cafards, les djihadistes sont difficiles à éradiquer, les Américains en ont fait l’expérience à Mogadiscio, en Afghanistan et en Irak. Cette désinfection actuelle est néanmoins salutaire. Elle nous montre, en outre, que cette sale guerre est probablement en train de prendre fin.


 

Les turcs pensent ottoman, je veux dire autrement.

Le 3 octobre, le Parlement turc, réuni à huis clos, venait de voter la guerre, sous la forme d’un mandat d’un an au gouvernement pour gérer les opérations militaires transfrontalières. La Turquie a multiplié les provocations, allant jusqu’à arraisonner en vol avec ses F-16 un avion de ligne syrien faisant la navette entre Damas et Moscou.

Les intérêts des Turcs sont ils pétroliers ? Ils disputent déjà aux Grecs la propriété des ressources gazières et pétrolières trouvées en Méditerranée orientales. Chypre en partie occupée par l’armée turque depuis 1974 n’est pas prête d’être libérée. La Turquie rêve peut être d’être la puissance énergétique du XXIeme siècle.

Le placement du jeune rejeton Rothschild dans la compagnie d’hydrocarbures turque, Genel Energy, sera peut être une bonne affaire ? Depuis la décision du Parlement turque, l’action est passée de 750 £ à 846 £. Est-ce du fait de l’espoir de paix ou du vote  pour la guerre ?


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 00:57

 

ATTENTION!  

 

Monsanto

 

possède

 

maintenant

 

 

BLACKWATER 

 

blackwater-monsanto.jpg

 

Un rapport publié par Jeremy Scahill dans The Nation (Black Ops Blackwater, 15/09/2010) a révélé que la plus grande armée de mercenaires dans le monde, Blackwater (désormais appelée Xe Services) services de renseignements a été vendue à la multinationale Monsanto. Blackwater a été rebaptisée en 2009 après être devenu célèbre dans le monde avec de nombreux rapports d’abus en Irak, y compris des massacres de civils. Il reste le plus grand prestataire privé de l’US Department of State « services de sécurité », qui pratique le terrorisme d’Etat en donnant au gouvernement la possibilité de le nier.


De nombreux militaires et des anciens officiers de la CIA travaillent pour Blackwater ou des entreprises associées créées pour détourner l’attention de leur mauvaise réputation et faire plus de profit en vendant leurs services-allant néfastes de l’information et de renseignement à l’infiltration, le lobbying politique et la formation paramilitaire – pour les autres gouvernements, les banques et les multinationales sociétés.


http://translate.google.com/translate?sl=auto&tl=fr&u=http%3A%2F%2Fjeenyuscorner.com%2F2012%2F10%2F04%2Fattention-monsanto-now-owns-blackwater-the-jeenyus-corner%2F

 

Source: Com Liesi

 

Il y a la lecture non conspirationniste qui y verrait une simple prise de capital d’une multi nationale dans un secteur en plein essort. Cette lecture n’est pas rassurante quand même dans le sens où elle montrerait que même si il n’y a pas de gros complot hominidéïcide (ndlr : on va accepter ce terme…), le système actuel est vraiment sans aucune éthique, morale etc… (société se présentant comme apportant l’espoir de nourrir la terre entière qui achète des tueurs à gage).

Il y a la lecture conspi qui dit : que gare à nos fesses car si Monsanto se dote d’une armée privée validée par la plus grande puissance du monde, cela risque de chauffer pour nous.

 

By euro com Liesi

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 00:47

 


Je demande à tous les esprits curieux et non formatés

de lire le "Livre vert" de Mouamar Kadhafi.


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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:49
Candidature de F. Asselineau
occultée par les Médias 
dans notre prétendue démocratie (eva)

 

 

Candidature de F. Asselineau

 

 

Tanguy

Quelles que soient les convictions que nous avons, comment ne pas s’indigner de l’omerta qui règne sur la candidature de F. Asselineau ?
Le CSA donne raison à l’UPR : les médias doivent rendre compte en urgence de la candidature de François Asselineau

La candidature de François Asselineau à l’élection présidentielle a été officiellement déclarée le 3 décembre 2011. Elle s’est accompagnée de la présentation d’un programme présidentiel, qui est généralement jugé par tous les esprits impartiaux et de bonne foi qui l’ont visionné, comme le plus cohérent, le plus précis, le plus pédagogique, le plus juridiquement irréfutable, le plus techniquement fiable, et le plus radicalement novateur de tous les autres programmes présentés aux Français.

Pourtant, cette candidature est systématiquement passée sous silence dans tous les grands médias audiovisuels de notre pays.


UN SILENCE TOTAL SUR LA SEULE CANDIDATURE DE FRANÇOIS ASSELINEAU


Selon les relevés chiffrés du CSA, les temps de parole et d’antenne cumulés, consacrés par toutes les télévisions françaises aux candidats déclarés à la présidence de la République entre le 1er et le 27 janvier 2012 ont été les suivants :

3626 minutes pour François Hollande (plus de 60 heures)
3450 minutes pour Nicolas Sarkozy (plus de 57 heures)
913 minutes pour François Bayrou (plus de 15 heures)
722 minutes pour Marine Le Pen (plus de 12 heures)
568 minutes pour Jean-Luc Mélenchon (plus de 9 heures)
484 minutes pour Eva Joly (8 heures)
202 minutes pour Hervé Morin (3 heures 20 minutes), qui n’est plus candidat
186 minutes pour Dominique de Villepin (3 heures)
114 minutes pour Nicolas Dupont-Aignan (2 heures)
108 minutes pour Nathalie Arthaud (1 heure 48)
101 minutes pour Christine Boutin (1 heure 40), qui n’est plus candidate
92 minutes pour Corinne Lepage (1 heure et demi)
36 minutes pour Philippe Poutou
9 minutes pour Frédéric Nihous, qui n’est plus candidat
et 0 minute 0 seconde pour François Asselineau

Ce silence total fait fi des invitations que nous avons lancées à des centaines de journalistes à l’occasion de notre Congrès, de nos sollicitations incessantes avant et après, et des 58 lettres recommandées avec accusé de réception envoyées voici un mois à la rédaction des 58 plus grands médias français.

Ce silence assourdissant, qui est également respecté par la grande presse nationale, viole expressément les exigences d’ « équité » de traitement entre les candidats déclarés, pendant la recherche des parrainages, telles qu’elles ont été édictées par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

En effet, suite à notre saisine expresse, M. Michel Boyon, président du CSA, et Mme Christine Kelly, présidente du groupe de travail « Pluralisme et campagnes électorales » du CSA, ont bien voulu nous confirmer, par écrit (voir la lettre du Président du CSA) et par oral, que la candidature de François Asselineau devait bénéficier de ces dispositions.

Le silence sans faille de tous les grands médias du pays sur la candidature de François Asselineau est d’autant plus intolérable et choquant que ces mêmes médias accordent, en cette période de pré-campagne présidentielle, une couverture nationale à des candidats fantaisistes (Kenza Drider, alias « la candidate en niqab », David Derrien, alias « Dédé l’abeillaud », Isabelle Laeng, alias « Cindy Lee », etc.), ou à des candidats isolés n’ayant ni parti politique ni sympathisants pour les soutenir (Maxime Verner, Clément Wittmann, etc.), ou même à des responsables politiques qui ne sont pas candidats déclarés.


LA RAPIDE ASCENSION DE LA NOTORIÉTÉ DE FRANÇOIS ASSELINEAU ET DES ADHÉRENTS DE L’UPR REND D’AUTANT PLUS ILLÉGITIME ET CHOQUANT LE SILENCE MÉDIATIQUE QUI LES FRAPPE.


L’Union Populaire Républicaine (UPR) rappelle qu’elle compte maintenant plus de 1 200 adhérents (ce chiffre exact peut être vérifié par huissier) et des dizaines de milliers de sympathisants.

Sa notoriété sur Internet ne cesse de croître, que ce soit via son site officiel, sur Facebook ou sur Twitter.

Plus de 250 sympathisants et adhérents recherchent des parrainages depuis plusieurs mois, et les réunions publiques que François Asselineau tient dans toute la France attirent de plus en plus de monde. Son programme présidentiel a déjà été visionné plus de 45 000 fois sur le seul vecteur Dailymotion.

Les deux seuls passages du président de l’UPR sur des télévisions ayant une audience significative ont été réalisés à l’automne dernier. Ils ont obtenu des scores de visionnage et d’approbation qui ont stupéfié les journalistes eux-mêmes.

Ainsi, son débat sur BFM Business à la mi-septembre a obtenu plus de 26 000 visionnages sur Dailymotion depuis lors et celui sur France 24 plus de 15 000 visionnages. Dans les deux cas, ces scores propulsent les vidéos de François Asselineau au tout premier rang des historiques des émissions. Ils laissent très, très loin derrière, les scores obtenus par les autres responsables politiques français invités à ces mêmes émissions.

Pour tout observateur loyal et de bonne foi, tous ces éléments vérifiables rendent nos demandes à l’égard des médias absolument légitimes et fondées.


POURQUOI LES JOURNALISTES POLITIQUES DES GRANDS MÉDIAS DU PAYS REFUSENT-ILS IMPUNÉMENT D’APPLIQUER LES INSTRUCTIONS DU CSA ?


Nous savons du reste, par des indiscrétions, que tous les grands journalistes politiques français ont une excellente connaissance de qui est François Asselineau, de ce que comporte son programme, et de l’envol de sa notoriété sur Internet. Il est d’ailleurs normal qu’ils le sachent puisque la surveillance des évolutions politiques en France constitue le cœur même de leur métier.

La question décisive qui se pose est donc de déterminer pourquoi ils s’obstinent à refuser d’accorder à François Asselineau la couverture médiatique équitable à laquelle le CSA lui-même a dit qu’il avait droit.

Cette absence de couverture médiatique n’est pas seulement un déni de démocratie handicapant en soi pour mener campagne. Elle se transforme en obstacle redoutable dans la recherche des 500 parrainages car les élus hésitent à parrainer un candidat totalement absent des médias d’audience nationale.

Et plus le temps passe, plus cette absence médiatique totale est interprétée par les maires des petits villages comme le fait que François Asselineau n’est pas candidat pour de bon. Et comme les maires sont déjà les cibles de pressions multiples pour qu’ils nous refusent des parrainages, et que ces parrainages sont ensuite rendus publics, il y a désormais un risque réel et sérieux que François Asselineau ne puisse pas obtenir le nombre de parrainages nécessaires pour être candidat.

Nous allons donc finir par croire que c’est justement cette issue que recherchent les grands médias de notre pays, ou en tout cas les forces politiques, économiques et financières qui les dirigent. S’agirait-il d’une nouvelle application des techniques de « prophétie auto-réalisatrice » mises au point par les manipulateurs d’opinion ? Des techniques qui peuvent être appliquées pour imposer un candidat, comme pour en écarter un autre.

Quoi qu’il en soit, en organisant un verrouillage absolu autour de la candidature de François Asselineau, les grands médias l’empêchent de fait d’obtenir les 500 parrainages fatidiques. Il sera alors fort commode de se dédouaner ensuite en se prévalant du fait que François Asselineau ne méritait pas qu’on lui donne la parole puisqu’il n’a pas pu réunir les parrainages nécessaires.


CONCLUSION : L’URGENCE ABSOLUE DE PASSAGES MÉDIAS


La période de recherche des parrainages prend fin dans deux semaines.

La mobilisation de nos adhérents et de nos sympathisants ne faiblit pas, bien au contraire, mais sans couverture médiatique, la tâche est pratiquement insurmontable.

Nous demandons donc une nouvelle et ultime fois aux journalistes des grands médias audiovisuels de rendre compte loyalement de la candidature de François Asselineau, comme le CSA les y a invités formellement. Compte tenu des délais, il y a désormais une urgence absolue.

Si le silence médiatique ne cesse pas dans les tout prochains jours, les milliers de sympathisants de l’UPR, dont le flot grandit quotidiennement, sauront définitivement à quoi s’en tenir sur ce qui reste de la démocratie en France.

Bureau National de l’UPR

Pour obtenir des informations ou solliciter une interview, veuillez écrire à l’adresse suivante :
contact@u-p-r.fr
Nous répondrons dans les minutes qui suivent aux journalistes qui nous auront contactés.

URL de cet article 15988
http://www.legrandsoir.info/candidature-de-f-asselineau.html
Cité par

Candidature de F. Asselineau "LE GRAND SOIR"
.
VOIR :
http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau?sk=wall&filter=2

www.u-p-r.fr/
.
Mes commentaires:

06/03/2012 à 17:32, par eva R-sistons

Bonjour

pour moi c’est le candidat le plus radical, celui qui va le plus loin, sans concession. D’où son exclusion totale des Médias qui ont peur de sa parole libre, beaucoup trop libre... et pertinente, et courageuse ! Sa Lettre aux Maires m’a conquise, je ne savais pas qui soutenir (dernières élections, Mélenchon), maintenant je sais... eva

.

 

 

06/03/2012 à 21:50, par eva R-sistons

Je récidive, ici, car j’ai eu le malheur de soutenir F. Asselineau, et mon commentaire, allez je suis gentille, s’est perdu dans les limbes de la tolérance...

Femme de gauche, sympathisante du Parti communiste (et souverainiste - à défaut de pouvoir être aujourd’hui encore internationaliste - appréciant de Gaulle, esprit de résistance, indépendance nationale, rassembleur, sens de l’Etat, éthique..) et aux dernières élections ayant roulé pour Mélenchon, - j’ai fait voici un an un test sur Internet pour savoir où "ces spécialistes" ma situaient, réponse : Le plus à gauche possible, mais pas extrême-gauche par pragmatisme, pour influencer la Gauche de pouvoir vers le plus à gauche possible, bref Mélenchon. Je me suis dit, bravo ! En effet j’ai été au PS pour le tirer à gauche à l’époque avec le CERES aile gauche, cette fois je choisis F Asselineau car le plus radical, le plus clair : On sort de l’euro, de l’UE, de l’OTAN, des Institutions internationales, indépendance monétaire, on se réfère au programme - élaboré avec les communistes, justement - du CNR... etc.

Engagée d’abord pour la démocratie directe et contre les VRAIS auteurs des politiques, tout au sommet - Nouvel Ordre Mondial donc - j’ai été tentée par Démosophie, mais le style de son fondateur, entre autres, et certaines de ses options, ne me convenaient pas. Qui choisir ? J’ai écouté la vidéo de F Asselineau Appel aux Maires, et là j’ai été conquise par la radicalité. Et donc c’est lui que je défends. D’ailleurs, ses soutiens sont très engagés, très marqués, comme moi - très à gauche ! + Souverainistes, une dimension qui manque à la vraie gauche.

Je récuse l’accusation concernant F Asselineau d’être à Droite, très à Droite ! Si c’était le cas, je fuirai... Non, il est le plus lucide et le plus radical de tous. Lui ne voudra ni de Sarkozy ni de Hollande au 2e tour. Tandis que Melenchon soutiendra Hollande... Oui, j’ose le dire, aujourd’hui F Asselineau est le plus radical... Pour autant, cela doit-il conduire à censurer mon commentaire ? Et le débat, alors ? Dois-je faire un post sur tout ça ?

Merci à mon ami Babel de m’avoir signalé ce post, eva

.

 

 

07/03/2012 à 04:04, par eva R-sistons

Par curiosité, en toute indépendance, comme je l’ai fait (après avoir refusé F Asselineau car venant de la Droite, eh oui je ne voulais pas en entendre parler !) découvrez-le là où je l’écoute en ce moment précis, c’est passionnant !

http://www.u-p-r.fr/videos/emissions-radio/francois-asseline...

Vous apprendrez qu’un candidat (lui) est totalement boycotté, il ne faut même pas prononcer son nom !
qu’il est victime d’un boycott organisé c’est très grave
il explique pourquoi : "Parce que je suis le seul vrai opposant au Système, et parce que je connais mes dossiers.." ayant été dans les Cabinets ministériels, délégué général de l’intelligence économique...
et plein de choses comme "ceux qui sortent de l’euro, seront les seuls qui s’en sortiront !

Comme en Islande, par ex !

Alors, découvre-le au moins pour vous faire une idée, vous parlerez de lui en connaissance de cause ! Il mérite au moins ça - et la "démocratie" aussi ! eva

.

 

 

10/03/2012 à 10:32, par eva R-sistons

Je persiste et je signe : C’est le plus radical de tous, il va plus loin que tous en disant sortons de l’UE, de l’euro, de l’OTAN, des Institutions internationales (tout en se réclamant du CNR, pour faire un "raccourci"), c’est lui qui met le plus en cause ce Système abominable,

la preuve,

c’est qu’il est le SEUL à être ostracisé comme ça,

la preuve,

c’est qu’il est le seul à être boycotté par les grands Médias - qui ont pour consigne de ne pas parler de lui !

Ca commence à changer - juste avant la fin des signatures - mais trop tard, et c’est à la suite des protestations qui se multiplient, par ex comme moi avec :

2012 : Urgente mobilisation de ceux qui veulent que les Français connaissent la vérité (eva)
http://sos-crise.over-blog.com/article-2012-urgente-mobilisa...
Dans ce post, article UE subordonné à l’OTAN
Sur mon blog R-sistons, le titre est encore plus explicite :
Dictature en France : Black-out à la Présidentielle 2012, boycott organisé

C’est tout à l’honneur de LGS d’avoir parlé d’Asselineau, d’avoir brisé le black-out. .

Il est intolérable que Mikael parle d’extrême-droite à l’égard de FA.
F. Asselineau ne cesse, d’ailleurs, d’attaquer le FN, et il démontre qu’il est utilisé par le Système pour faire diversion.

COMPTE TENU de la conjoncture ACTUELLE, et notamment de la perspective de guerre mondiale, F Asselineau est assurément, pour moi, le candidat le plus à soutenir. Il est rare d’entendre autant de vérités, de voir autant de courage et de lucidité.. Les Médias ne s’y sont pas trompés : C’est LUI le plus dangereux adversaire du Système ! eva

 

 

 

 

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 23:01

 

Bouteldja_1_-67a54.jpg

 

 

Eva : Formidable intervention

de Houria Bouteldja

que je découvre

 

Houria Bouteldja, membre des Indigènes de la république,

et son porte-parole,


elle remet les pendules à l'heure !

 

Elle ose parler à l'écran

- du sionisme

- de la LDJ (voir plus bas)

- et elle situe le racisme français à son juste niveau :

 

Le racisme anti-Juifs est intolérable,

mais les racismes les plus répandus,

en France, aujourd'hui,

sont à l'encontre non des citoyens juifs mais

des Musulmans, des Noirs, et des Roms,

voilà la vérité !

Et entre autres, cette belle et courageuse jeune femme

fustige le fait que le racisme anti-Juifs ait un nom particulier

(ce qui est un privilège par rapport aux autres)

au lieu d'une seule dénomination,

pour tous les racismes,

comme avant !

 

Découvrez-là, enfin une parole vraie, forte, à la télévision !

 

eva R-sistons


 

 

A propos de cette video

Il y a sept mois, Mohamed Merah abattait quatre enfants juifs à Toulouse (Notes d'eva : Une témoin a fait une description totalement différente de l'assassin. Et 2 militaires Musulmans au service de la France ont été tués, dont on ne parle pas) . Le 6 octobre dernier un groupe de sept jihadistes présumés est démantelé, ils sont suspectés d’un attentat contre une épicerie casher à Sarcelles, qui n’a fait aucune victime. Enfin sur Twitter le 10 octobre, le hashtag #unbonjuif a entraîné une déferlante de propos antisémites.

Pour le président de l’Union des Étudiants Juifs de France, Jonathan Hayoun, « Twitter n’a pas pris la mesure du racisme et de l’antisémitisme en France alors que la situation n’a jamais été aussi grave ». Finalement l’UEJF a obtenu, vendredi dernier, de Twitter le retrait des tweets antisémites. Cette annonce intervient au lendemain du blocage par Twitter d’un compte néo-nazi en Allemagne.
Face à une recrudescence d’actes antisémites qui inquiètent la communauté juive, le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls a assuré jeudi dernier face aux juifs de Toulouse, « la totale mobilisation des pouvoirs publics pour lutter contre tous ceux qui font de la haine des juifs le ressort ignoble de leurs agissements ». Il a rappelé avoir délivré des instructions renouvelées de vigilance autour des écoles et des synagogues juives.
Ces événements replacent le racisme et l’antisémitisme au cœur des débats en France.

Il y a-t-il une recrudescence de l’antisémitisme en France ? Comment le gouvernement doit-il réagir ? Y a-t-il un lien entre les récentes affaires concernant des islamistes et cette montée de l’antisémitisme ? Arnaud Ardoin en débat avec ses invités (Bravo à M. Ardoin qui organise des débats dignes de ce nom, note d'eva) .


Invités :

Claude Goasguen, député UMP de Paris et président du groupe d’Amitié France-Israël
Houria Bouteldja, membre des Indigènes de la république
Ariel Goldmann, vice-président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF)
Alexis Corbière, secrétaire national du Parti de gauche

Chaque soir, Arnaud Ardoin et ses invités débattent avec vous, dès 18h45, en direct sur www.lcp.fr.

Pour cette cinquième saison, découvrez notre formule entièrement consacrée à l’actualité avec davantage d’interactivité… Commentez en direct votre rendez-vous quotidien sur les réseaux sociaux.
Nous attendons toutes vos réactions sur notre page Facebook et sur Twitter via le hashtag : #CVR, une émission en permanence connectée !
Retrouvez-nous également tous les jours sur le site de notre partenaire Lejdd.fr. Cette année encore, plus que jamais, le débat de Ça vous regarde, c’est d’abord… votre débat !

En présence de députés, d’experts, de personnalités mais aussi de citoyens, ce magazine dédié à la vie parlementaire et politique développe chaque soir un thème fort au cœur de l’actualité. Entre analyses, débats, reportages et témoignages de citoyens en direct, Arnaud Ardoin impose une autre façon de présenter et d’aborder l’actualité grâce à l’interactivité.

De simple téléspectateur, le citoyen devient acteur dans le débat par webcam interposée ou via le forum dédié à l’émission. Information en miroir, Ça vous regarde favorise l’information à double sens en renvoyant les préoccupations, les questionnements des sentinelles citoyennes à celles des parlementaires.

Diffusion : du lundi au jeudi à 20h45 après Ça Vous Regarde : l’Info


En partenariat avec :


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http://www.lcp.fr/emissions/ca-vous-regarde-le-debat/vod/140369-antisemitisme-le-retour-des-vieux-demons/claude-goasguen-houria-bouteldja-arnaud-ardoin-ariel-goldmann-alexis-corbiere

 

 

La Ligue de défense juive (anglais : Jewish Defense League, LDJ, JDL) est un mouvement néosioniste activiste, créé aux États-Unis en 1968 par Meir Kahane, fondateur deux ans plus tard du parti politique israélien Kach. Le mouvement se répandit plus tard dans plusieurs pays du monde.

Se présentant comme un mouvement d'auto-défense anti-raciste2 et opposé au terrorisme3, la LDJ est considérée par le FBI comme un groupe terroriste4,5 et une « organisation juive violente et extrémiste »4 et par le Southern Poverty Law Center comme un « groupe de haine » (« hate group ») anti-arabe6. L'organisation s'est rendue responsable par le passé, à côté d'un militantisme activiste plus classique, de plusieurs attentats et assassinats aux États-Unis7 contre des intérêts arabes et soviétiques et des personnalités considérées comme « ennemies du Peuple juif ». (..)

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ligue_de_d%C3%A9fense_juive

 

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Les deux courriers de Jacob Cohen, écrivain juif antisioniste, à Valls suite à ses agressions par le LDJ


Source : jacobdemeknes.blogspot.fr via Egalité et Réconciliation

 

Paris, le 5 juillet 2012

Lettre ouverte à M. Manuel Valls, ministre de l’Intérieur

 

Monsieur,

Ce qui se passe en ce moment en France vous déshonore. Je vous dénie le titre de Républicain.

Le 12 mars 2012, j’ai été agressé, en tant qu’écrivain juif antisioniste, par la Ligue de défense juive, qui a filmé et posté l’agression. Vos services n’ont pas levé le petit doigt pour les arrêter.

Se sentant dans une totale impunité, et bénéficiant des protections dues aux judéo-sionistes, la LDJ a récidivé aujourd’hui. Plainte a été déposée au commissariat du 4e. Mais je ne me fais aucune illusion sur la suite.

Vous avez de tout temps, comme toutes les autorités de la République, et en premier lieu le Président, affirmé votre soutien indéfectible au CRIF et à son bras armé, la LDJ, aux méthodes fascistes.

Cette soumission aveugle est révoltante. Je vous laisse imaginer si j’avais été un écrivain sioniste membre du CRIF agressé par des islamistes. Le tollé que cela aurait provoqué.

Vous n’avez ni le sens de la justice ni la volonté de mener une politique équilibrée. L’Histoire vous jugera.

 

Jacob Cohen


arton12812-c26f7.jpgM. Valls, je vous ai écrit il y a quelques jours et je n’ai reçu aucune réponse. Il est possible que mon cas suscite peu d’intérêt chez vous. Je ne suis pas le "bon juif" défendu par le CRIF pour lequel la République se mobilise et qui est reçu et réconforté par les plus hautes autorités. Mais vous auriez pu charger un membre de votre cabinet pour me répondre.

Mais je comprends votre embarras. Qu’auriez-vous pu répondre ? Comment justifier l’injustifiable ? Comment reconnaître que vous pratiquez une politique de 2 poids 2 mesures ?

Je ne suis qu’un écrivain juif et antisioniste, un renégat en quelque sorte, agressé à 2 reprises par le bras armé du CRIF, j’ai nommé la Ligue de défense juive. Une organisation que votre ministère connaît très bien et qu’il protège amoureusement. Pourtant les faits sont gravissimes. Les criminels de la LDJ m’ont agressé, filmé l’agression et postée celle-ci sur leur site. La 1ère agression date de plus de 4 mois. Et les criminels sionistes se baladent dans Paris et commettent d’autres agressions. La preuve ? Regardez cette belle vidéo de vos amis de la LDJ :

 

 


 

 

Très républicaine, n’est-ce pas ?

Savez-vous, M. Valls que vous êtes complice et pénalement responsable de ne pas avoir prévenu d’autres crimes de se commettre, et de non-assistance à personne en danger ?

Vous faites le matamore pour la sécurité mais uniquement pour celle des "judéo-sionistes". Cela dit, vous n’avez pas tort. Ayant des ambitions présidentielles, vous savez où réside le vrai pouvoir et vous vous empressez de le servir. Au mépris des règles de la République, et la première c’est l’égalité de tous les citoyens devant la loi.

Je ne vous envoie pas de lettre personnelle cette fois (dommage pour le timbre). J’espère qu’il se trouvera un membre des RG pour vous prévenir.

Manuel Valls, je vous méprise.

 

Jacob Cohen, écrivain franco-marocain, militant anti-impérialiste et antisioniste.

 

http://www.diatala.org/article-par-jacob-cohen-manuel-valls-le-larbin-du-crif-108100669.html

 

 

Jacob Cohen a publié le 5 juillet sur son site une lettre ouverte adressée à Manuel Valls, Ministre français de l’Intérieur !

http://jacobdemeknes.blogspot.fr/

 

 

(..)

 

http://www.youtube.com/watch?v=dvWxoYULWrw

printemps-des-sayanim1.jpg?w=193&h=300Difficile après çà de croire en leur loyauté ! De plus, n’ont-ils pas créé un réseau dans le monde entier, qui collabore avec le Mossad ? Ces juifs de la diaspora, se nomment les « Sayanim » , c’est-à-dire les informateurs en hébreu. D’après Jacob Cohen, ils seraient dans les 3.000 en France et se recruteraient au sein du Bnaï Brit (une franc-maçonnerie juive internationale) et autres organisations juives nationales comme le CRIF. 

 

Un livre est paru sur ce sujet : « Le printemps des Sayanim » aux éditions l’Harmattan.


http://info-palestine.net/article.php3?id_article=9047

http://jacobdemeknes.blogspot.com/ 

http://lecaennaisdechaine.over-blog.com/article-le-printemps-des-sayanim-recit-de-jacob-cohen-50005415.html


C’est ainsi que de nombreux attentats ont pour origine le Mossad, mais exécutés avec l’aide des Sayanim, ils sont bien plus difficiles à détecter. Les attentats de Buenos-Aires par exemple :

http://www.voltairenet.org/article141896.html

Pour plus d’informations sur le sionisme, on se doit d’écouter le discours de Freedman (1890-1984) en 1961, à l’hôtel Willard de Washington DC.

http://www.dailymotion.com/video/xiphun_discours-benjamin-freedman-1961-partie-1_news

http://www.dailymotion.com/video/xipiaa_discours-benjamin-freedman-1961-partie-2_news

http://fr.wikipedia.org/wiki/Benjamin_Harrison_Freedman

 

.

 

Le mois de juillet fut très instructif pour essayer de comprendre par qui la marionnette Hollande est guidée.

la-marionnette-f-hollande-des-guignols.jOn soupçonnait déjà chez lui un manque de caractère :

Mais à ce point, non.   A se demander comment a-t-il pu recueillir  86% des voix des musulmans de France au second tour.

http://www.atlantico.fr/rdvinvite/vote-musulmans-election-presidentielle-nicolas-sarkozy-francois-hollande-islam-ifop-jerome-fourquet-428668.html?page=0,0

Son premier discours, n’a-t-il pas été de mettre en valeur un raciste notoire, Jules Ferry : « Il y a pour les races supérieures un droit parce qu’il y a un devoir pour elles. Elles ont le devoir de civiliser les races inférieures. »

 

Tout début  juillet, l’écrivain juif Jacob Cohen, fait l’objet d’une attaque à Paris dans le quartier Saint-Paul où la Ligue de Défense Juive (LDJ) semble faire  régner la terreur.


jacob-cohen-attaquc3a9-en-juillet-2012-pLa deuxième du genre en fait, puisqu’il avait également été agressé par un groupe de la LDJ, juste avant la présentation d’un de ses livres en mars 2012. Un témoin des faits avait formellement reconnu trois d’entre eux. Mais aucune instruction ne fut pourtant ouverte à ce sujet… Quelques jours avant, le 28 juin, des individus de cette milice fasciste opérant en France, s’en étaient pris à Olivia Zémor, présidente de l’association CAPJPO (Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient). Alors qu’elle était assise à la terrasse d’un café à la Bastille, elle reçut sur la tête et le corps de la peinture à l’huile qui a nécessité un transport aux urgences de l’Hôtel Dieu par les pompiers, étant donné la toxicité du produit. olivia-zemor.jpg?w=640Une plainte fut déposée et une enquête fut ouverte, d’autant plus que la LDJ a revendiqué cet « exploit » en publiant une vidéo sur internet. Réaction de l’Etat sur ces agressions, aucune.

Intimidations, menaces, agressions : Olivia Zemor, une grande dame juive,  dénonce le terrorisme et la barbarie des sionistes au péril de sa vie.

http://www.youtube.com/watch?v=OV0Jl2t8XZ8

 

 

Il est clair que la LDJ bénéficie en France de protections en haut lieu.  

C’est dans un bâtiment officiel, protégé par la police française, que ses membres s’entrainent :

http://www.youtube.com/watch?v=zvWirENfFoo

Ce n’est pas le sémite qui est protégé ici mais le sioniste ! Les rares fois où les individus de ce groupe ont été contraints de payer des dommages et intérêts à des victimes (comme lors du saccage de la librairie Résistances), l’Union des Patrons Juifs de France (UPJF) appelèrent publiquement les auditeurs de « RADIO J » à envoyer de l’argent pour payer leurs dettes !  saccage-de-la-librairie-rc3a9sistance1.jCette association est pourtant classée comme terroriste aux USA. Elle est même interdite en Israël. Il y a quelques semaines, le mouvement du rabbin Meir Kahane, dont se revendique la LDJ, a mis en ligne sur le site massada2000.org, une liste de près de 9000 personnes (des « juifs traîtres ») désignées à la vindicte publique comme étant des juifs ayant la « haine de soi ».  Alors que les militants pour la Palestine sont injustement condamnés pour « incitation à la haine et à la violence«   parce qu’ils appellent au boycott d’lsraël, ces « fachos » peuvent appeler à la haine et la violence tout à fait librement. Les amis français de Bienvenue en Palestine n’eurent-ils pas les CRS sur le dos dans les aéroports, septembre dernier ?

http://www.youtube.com/watch?v=vmVsPb_tcCM&feature=player_embedded#!

Par contre, la LDJ pendant ce temps, pouvait recruter, sans être inquiétée des adeptes, pour aller agresser physiquement les Palestiniens en Cisjordanie.

 

 

 

Extraits de https://effondrements.wordpress.com

 

https://effondrements.wordpress.com/tag/jacob-cohen/
5 juil. 2012 – Posts about Jacob Cohen written by duc. ... groupe de la LDJ, juste avant la présentation d'un de ses livres en mars 2012. ..... http://fr.metapedia.org/wiki/Union_g%C3%A9n%C3%A9rale_des_Isra%C3%A9lites_de_France ...
.
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Voir aussi :

tempsreel.nouvelobs.com › Société

www.egaliteetreconciliation.fr › Revue de presse 2012 mars

mobile.agoravox.fr/.../jacob-cohen-presente-son-dernier-117803
2 juin 2012 – Bien le bonjour de la part de la LDJ à Jacob Cohen smiley .... C'est curieux alors, Wikipedia n'a pas tout à fait le même avis... smiley. Il faudrait ...


  1. Mercredi 27 juin 2007



    Les dernières nominations gouvernementales ont été l’évènement mondain de la politique spectacle de ce mois de juin. Rumeurs d’abord, conjectures et certitudes, ensuite. Chacun y allant de son scoop, dans l’agitation médiatique.


    La nomination que je retiens, est celle de Fadela Amara. Symptomatique du degré de désinformation  et de manipulation qu’atteignent, actuellement, les médias.


    C’était trop ! Dans la flagornerie, la plus obséquieuse, amusant de lire ou d’entendre le concert de louanges sur cette "spécialiste des banlieues et de la défense de la femme". Et, au passage, encenser l’habileté de Sarkozy. La courtisanerie, en pleine effervescence…


    Encore plus rigolo, les commentaires regrettant le ralliement d’une personnalité de "Gauche" à la "Droite" au pouvoir…


    Fadela Amara "de Gauche" ? Il y a longtemps que le terme de "Gauche" ne veut plus rien dire ! "Gauche" ou "Droite", sont les étiquettes des affairistes en politique qui ne représentent, en termes d’idées, que l’ambition au service de leurs intérêts personnels. 

    Depuis, sa création médiatique, j’ai toujours considéré Fadela Amara et son mouvement, Ni Putes Ni Soumises (NPNS), comme étant, ce que j’appelle, de « l’Esbroufe au Carré ». Le culot, puissance dix.  Du vent, du courant d’air, de l’image, du bruit. Du business, aussi.


    La représentation même de la manipulation politique dans la démagogie. Et, dans le cas de NPNS, le symbole de l’aliénation. Au service du racisme et de la haine.


    Car, Fadela Amara et son mouvement NPNS ont été au cœur de toutes les campagnes, anti-arabes et antimusulmanes, qui ont ravagé la France ces dernières années. Elles ont joué un rôle moteur lors de l’hystérie collective qui avait submergé notre pays, avec pour thème central le fameux « foulard ».


    Je me souviens, les archives télévisuelles sont là pour en témoigner, de la méchanceté hallucinée de Fadela Amara, sur les plateaux de télévision, à l’encontre des adolescentes portant le "foulard". Souhaitant qu’on les « brise ». Soutenant leur exclusion du système d’enseignement…

    Je la vois, encore, postillonnant son inculture… Elle ne connaît ni l’Islam, ni le monde arabe, ni la civilisation, l’histoire, la philosophie et la spiritualité musulmanes. Rien. Le vide. Seuls les clichés, souhaités par ses sponsors, sont débités en rafales. Oui, les "néocons" franchouillards, tous partis confondus.


    Tant de haine… Je comprends la discussion, la contestation, la polémique. Mais, la haine ? Cette explosion ne pouvait avoir pour ressort qu’un profond mépris de soi, face au courage des convictions de ces jeunes filles inoffensives.


    Je me souviens encore, les archives sonores sont là, d’une autre des dirigeantes de NPNS, soutenir dans une station de radio, à un auditeur, qu’il ne fallait surtout pas se mêler de ce qui se passait en Palestine ou en Irak. Autrement dit : taisez-vous, ne vous montrez pas et ne vous posez pas de question sur ce qui peut se passer ailleurs… La propagande à l’état brut. 

    Je me souviens…

     

    Je m’arrête là. Je voulais écrire une série de posts, sur ce qui restera dans notre histoire comme une des manipulations, une des impostures majeures, générées par notre « habitus » colonial. Probablement, un des derniers soubresauts.

     
    Mais, tout a été dit et bien dit, sur ces propagandes et désinformations. J’ai rencontré des textes excellents : rien à enlever, ou à rajouter. Pas une virgule. Je vous les recommande et je les laisse parler. Faites-les circuler et lire autour de vous. Je me limiterai à deux textes :
     
    ð       Ni Putes Ni Soumises : un appareil idéologique d’Etat, par Stéphanie Marteau et Pascale Tournier

    ð       Ni Putes Ni Soumises ou la logique du bouc émissaire - aux sources du Fadela-Sarkozysme, par Pierre Tevanian

    Je sais. On ne peut qu’avoir la nausée devant ce grouillement d’arrivisme (1), prêt à toutes les manipulations, compromissions et reniements.

    Alors, positivons et goûtons l’antidote. J’en propose deux, il y a en d’autres. C’est vrai. Deux femmes. Si je les ai choisies, c’est qu’elles sont représentatives de ces femmes citoyennes, qui sont un exemple de discernement et de volonté refusant la manipulation du mouvement NPNS, malgré la pression médiatique.

    Premier antidote, je vous propose Diam’s. Oui, la chanteuse de rap. J’aime sa fraîcheur, son courage. Tout en étant discrète, car elle  se sent avant tout artiste, elle appelle un chat, un chat. Elle a été sollicitée par NPNS, mais a toujours refusé (2). Leur "combat" n’est pas le sien. La diabolisation des banlieues, des garçons ou des hommes, ce n’est pas son style. Et, pourtant, elle a connu les coups. Mais, elle refuse l’amalgame et, encore plus, de véhiculer un discours d’exclusion, de diabolisation, de racisme.


    Diam-s3.jpg
     
     
    Le deuxième, une militante à qui je tiens à rendre hommage : Houria Bouteldja. Une Grande Dame. Qui anime le Mouvement des Indigènes de la République. Elle a été une des premières à dénoncer l’arnaque politique de NPNS. Elle me réconcilie avec l’action politique par sa dignité, sa combativité et sa force de conviction. Au service des valeurs humaines.


    Houria-Bouteldja.jpg
     
     
    Rien à voir avec ce que la caste au pouvoir veut imposer, via son monopole des médias, à notre imaginaire et notre crédulité…
     
    Ce sont ces femmes qui sont le sel de la terre.
     
    Pas les autres…









    (1)  NPNS est une émanation du clan, ou lobby, du militantisme sioniste du PS, représenté par Julien Dray, fondateur de SOS Racisme. Comprendre les racines de NPNS, demande de connaître le montage de SOS Racisme et les différentes manipulations de ce mouvement. Lire à ce propos, l’excellent article de Leila Salem : Histoire Secrète de SOS Racisme.
    (2)  Diam’s : « Au début, elles m’ont plu. Et puis j’ai vu leur discours changer, et je me suis rendu compte qu’elles faisaient mal aux quartiers. Quand j’ai vu qu’elles posaient aux côtés de Raffarin et du PS, je me suis dit : “C’est foutu" ». Cité dans : Ni Putes Ni Soumises : un appareil idéologique d’Etat (Op.Cit.).

    ► 7:31► 7:31
    www.youtube.com/watch?v=OV0Jl2t8XZ825 janv. 2009 - 8 min - Ajouté par mdi2008paca
    intimidation menace agressions : olivia zemor qui est juive dénonce le terrorisme et la barbarie des sionistes ...

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    Mercredi 27 juin 2007



    Les dernières nominations gouvernementales ont été l’évènement mondain de la politique spectacle de ce mois de juin. Rumeurs d’abord, conjectures et certitudes, ensuite. Chacun y allant de son scoop, dans l’agitation médiatique.


    La nomination que je retiens, est celle de Fadela Amara. Symptomatique du degré de désinformation  et de manipulation qu’atteignent, actuellement, les médias.


    C’était trop ! Dans la flagornerie, la plus obséquieuse, amusant de lire ou d’entendre le concert de louanges sur cette "spécialiste des banlieues et de la défense de la femme". Et, au passage, encenser l’habileté de Sarkozy. La courtisanerie, en pleine effervescence…


    Encore plus rigolo, les commentaires regrettant le ralliement d’une personnalité de "Gauche" à la "Droite" au pouvoir…


    Fadela Amara "de Gauche" ? Il y a longtemps que le terme de "Gauche" ne veut plus rien dire ! "Gauche" ou "Droite", sont les étiquettes des affairistes en politique qui ne représentent, en termes d’idées, que l’ambition au service de leurs intérêts personnels. 

    Depuis, sa création médiatique, j’ai toujours considéré Fadela Amara et son mouvement, Ni Putes Ni Soumises (NPNS), comme étant, ce que j’appelle, de « l’Esbroufe au Carré ». Le culot, puissance dix.  Du vent, du courant d’air, de l’image, du bruit. Du business, aussi.


    La représentation même de la manipulation politique dans la démagogie. Et, dans le cas de NPNS, le symbole de l’aliénation. Au service du racisme et de la haine.


    Car, Fadela Amara et son mouvement NPNS ont été au cœur de toutes les campagnes, anti-arabes et antimusulmanes, qui ont ravagé la France ces dernières années. Elles ont joué un rôle moteur lors de l’hystérie collective qui avait submergé notre pays, avec pour thème central le fameux « foulard ».


    Je me souviens, les archives télévisuelles sont là pour en témoigner, de la méchanceté hallucinée de Fadela Amara, sur les plateaux de télévision, à l’encontre des adolescentes portant le "foulard". Souhaitant qu’on les « brise ». Soutenant leur exclusion du système d’enseignement…

    Je la vois, encore, postillonnant son inculture… Elle ne connaît ni l’Islam, ni le monde arabe, ni la civilisation, l’histoire, la philosophie et la spiritualité musulmanes. Rien. Le vide. Seuls les clichés, souhaités par ses sponsors, sont débités en rafales. Oui, les "néocons" franchouillards, tous partis confondus.


    Tant de haine… Je comprends la discussion, la contestation, la polémique. Mais, la haine ? Cette explosion ne pouvait avoir pour ressort qu’un profond mépris de soi, face au courage des convictions de ces jeunes filles inoffensives.


    Je me souviens encore, les archives sonores sont là, d’une autre des dirigeantes de NPNS, soutenir dans une station de radio, à un auditeur, qu’il ne fallait surtout pas se mêler de ce qui se passait en Palestine ou en Irak. Autrement dit : taisez-vous, ne vous montrez pas et ne vous posez pas de question sur ce qui peut se passer ailleurs… La propagande à l’état brut. 

    Je me souviens…

     

    Je m’arrête là. Je voulais écrire une série de posts, sur ce qui restera dans notre histoire comme une des manipulations, une des impostures majeures, générées par notre « habitus » colonial. Probablement, un des derniers soubresauts.

     
    Mais, tout a été dit et bien dit, sur ces propagandes et désinformations. J’ai rencontré des textes excellents : rien à enlever, ou à rajouter. Pas une virgule. Je vous les recommande et je les laisse parler. Faites-les circuler et lire autour de vous. Je me limiterai à deux textes :
     
    ð       Ni Putes Ni Soumises : un appareil idéologique d’Etat, par Stéphanie Marteau et Pascale Tournier

    ð       Ni Putes Ni Soumises ou la logique du bouc émissaire - aux sources du Fadela-Sarkozysme, par Pierre Tevanian

    Je sais. On ne peut qu’avoir la nausée devant ce grouillement d’arrivisme (1), prêt à toutes les manipulations, compromissions et reniements.

    Alors, positivons et goûtons l’antidote. J’en propose deux, il y a en d’autres. C’est vrai. Deux femmes. Si je les ai choisies, c’est qu’elles sont représentatives de ces femmes citoyennes, qui sont un exemple de discernement et de volonté refusant la manipulation du mouvement NPNS, malgré la pression médiatique.

    Premier antidote, je vous propose Diam’s. Oui, la chanteuse de rap. J’aime sa fraîcheur, son courage. Tout en étant discrète, car elle  se sent avant tout artiste, elle appelle un chat, un chat. Elle a été sollicitée par NPNS, mais a toujours refusé (2). Leur "combat" n’est pas le sien. La diabolisation des banlieues, des garçons ou des hommes, ce n’est pas son style. Et, pourtant, elle a connu les coups. Mais, elle refuse l’amalgame et, encore plus, de véhiculer un discours d’exclusion, de diabolisation, de racisme.


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    Le deuxième, une militante à qui je tiens à rendre hommage : Houria Bouteldja. Une Grande Dame. Qui anime le Mouvement des Indigènes de la République. Elle a été une des premières à dénoncer l’arnaque politique de NPNS. Elle me réconcilie avec l’action politique par sa dignité, sa combativité et sa force de conviction. Au service des valeurs humaines.


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    Rien à voir avec ce que la caste au pouvoir veut imposer, via son monopole des médias, à notre imaginaire et notre crédulité…
     
    Ce sont ces femmes qui sont le sel de la terre.
     
    Pas les autres…

    (1)  NPNS est une émanation du clan, ou lobby, du militantisme sioniste du PS, représenté par Julien Dray, fondateur de SOS Racisme. Comprendre les racines de NPNS, demande de connaître le montage de SOS Racisme et les différentes manipulations de ce mouvement. Lire à ce propos, l’excellent article de Leila Salem : Histoire Secrète de SOS Racisme.
    (2)  Diam’s : « Au début, elles m’ont plu. Et puis j’ai vu leur discours changer, et je me suis rendu compte qu’elles faisaient mal aux quartiers. Quand j’ai vu qu’elles posaient aux côtés de Raffarin et du PS, je me suis dit : “C’est foutu" ». Cité dans : Ni Putes Ni Soumises : un appareil idéologique d’Etat (Op.Cit.).

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    Un Sayanim célèbre, DSK :


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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:35

 

oct 12

Signature du dessinateur Deligne

Le prix Nobel de la paix est décerné à l’Union européenne

Le prix Nobel de la paix est décerné à l'Union européenne

 

Un article de Kourosh Ziabari

Les lauréats du prix Nobel pour la Paix
tournent en ridicule la liberté d’expression

À peine trois jours après avoir obtenu le Prix Nobel pour la Paix, pour son supposé rôle en faveur de la paix et de la réconciliation à travers le continent européen, l’Union Européenne (UE) a commis un acte des plus antidémocratiques. Sa décision de ne plus faire diffuser par la société à capitaux français Eutelsat [exploitant le satellite du même nom] 19 chaînes de télévision iraniennes, dont Press TV de langue anglaise et qui diffuse 24 heures sur 24, revient à refuser à des millions de personnes à travers le monde la possibilité d’accéder à un point de vue alternatif et critique venant d’un groupe de médias qui tentent depuis longtemps de contrebalancer l’influence incontestée des grands médias occidentaux sur l’opinion mondiale.
21 octobre 2012

Cette initiative peut être à juste titre considérée comme la dernière tentative en date pour faire pression et isoler l’Iran, s’attaquer à son indépendance politique et à sa ferme résistance contre les politiques bellicistes et guerrières de l’Occident. Il s’agit là d’une violation flagrante des principes de la liberté d’expression. Cette décision a été prise alors que les Européens et les Américains se sont toujours vantés depuis la Deuxième guerre mondiale, d’être les commandants en chef et les pionniers de la liberté d’expression et de la démocratie. Leurs affirmations se justifient... mais seulement dans les cas où cette liberté d’expression sert de prétexte à dénoncer et interférer dans les affaires intérieures « d’autres » pays mal considérés, comme l’Iran, Cuba, le Venezuela et la Syrie, dont les pouvoirs occidentaux aiment beaucoup faire usage dans le rôle des méchants que l’on peut à loisir frapper et agresser.

Il a été dit que cette décision controversée est en conformité avec les sanctions unilatérales appliquées à l’Iran par l’Union Européenne. Mais la question qui peut être soulevée est la suivante : de quel droit les États belligérants de l’UE censurent-ils les stations de télévision d’un pays souverain, qui ont toujours respecté les contraintes techniques et les règlements des fournisseurs de satellites ? Ces fournisseurs sont-ils légalement autorisés à investiguer le contenu des programmes des chaînes de télévision qu’ils diffusent ?

Mike Harris, directeur général de AMT Capital Partners basé en Arizona, une firme bancaire privée d’investissement équitable, est persuadé que c’est Israël, l’entité inquiète et contrariée au Moyen-Orient, qui a voulu et encouragé l’interdiction des chaînes de télévision iraniennes.

« Regardons un moment de quoi est fait Eutelsat... le président de la société est un citoyen franco-israélien, de double nationalité. Si vous jetez un coup d’œil sur le comité de direction, ce sont tous des franco-israéliens, » a déclaré Harris dans une entrevue avec Press TV.

Naturellement Israël sera le grand gagnant de ce retrait des stations de télévision iraniennes des fréquences d’Hot Bird [constellation de 3 satellites exploités par Eutelsat]. Press TV, Al-Alam et d’autres canaux iraniens sur la liste noire d’Eutelsat offraient une couverture robuste, spécialisée et régulière, sur les atrocités commises par les États-Unis, le Royaume-Uni et leur relais israélien au Moyen-Orient, et cela était apparemment devenu intolérable. Aucun autre moyen de communication important dans le monde n’a maintenu une telle attitude anti-impérialiste et anti-sioniste avec l’influence, la dextérité et la compétence de Press TV, et ceci ne pouvait être toléré plus longtemps, particulièrement dans le contexte de crise et de profonde dépression socio-économique que le monde occidental connaît aujourd’hui.

« Eutelsat fait dans la surveillance et l’espionnage, de même que la plupart des sociétés de communication, des fournisseurs de téléphone portables et les infâmes choke points [goulots d’étranglement] qui garantissent que toutes nos communications, toute notre intimité se plient à ce qui est toléré. La plupart de ces choke points - des sociétés comme Google - appartiennent à des Israéliens. Appelez cela une coïncidence, » écrit Gordon Duff dans un récent article.

Depuis son lancement en juillet 2007, Press TV était sous une énorme pression des États occidentaux, particulièrement le gouvernement britannique qui a finalement réalisé son rêve de faire taire Press TV en l’expulsant de la plate-forme Sky [British Sky Broadcasting] en janvier 2012, et en imposant une amende de 100 000 livres à la chaîne pour ce qu’il a qualifié de violation de ses règlements de radiodiffusion.

« On dit qu’Ofcom [autorité britannique de régulation pour les industries de la communication] a des liens étroits avec la famille royale de la Grande-Bretagne. Et les messages diffusés au grand jour par le site internet de dénonciation WikiLeaks, montrent que les programmes de Press TV sur le mariage royal - que beaucoup dans le pays même avaient décrit comme exagéré - avaient irrité la famille royale, » rapporta Press TV, le 20 janvier 2012.

Aujourd’hui, en intensifiant son hostilité anti-iranienne en frappant et censurant une chaîne de télévision dont le seul péché est d’avoir une orientation politique différente de celle des médias corporatifs sous domination sioniste, l’UE prouve encore plus qu’elle n’a en rien mérité une récompense aussi élevée et prestigieuse que le Prix Nobel pour la Paix, et que la décision prise par le Comité Nobel suédois était totalement politique, destinée à ravaler la façade d’une Europe frappée par une crise dans laquelle elle se noie. Si l’UE a contribué à la paix et à la fraternité dans le monde, pourquoi ne peut-elle pas tolérer la diffusion libre et sans restriction d’un média progressiste et indépendant ?

La décision de la commission de l’Union Européenne d’exclure Press TV et 18 autres stations de télévision iraniennes de la diffusion, est une violation totale de la liberté d’expression, mais soyons francs : qui demandera des comptes aux responsables de cette action criminelle ? Peut-être qu’aucun des chefs d’États européens ne réagira à cette décision hostile et injustifiable, car ils ont tous été les premiers a encourager « l’emprisonnement » des médias iraniens, véritable épine dans leur flanc. Il est temps pour les organisations internationales et les militants pour la paix, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes autour du monde, de protester contre cette agression flagrante et éhontée contre la liberté d’expression, et de mettre un terme à cette duplicité et cette éternelle hypocrisie occidentales.

Kourosh Ziabari, 17 octobre 2012.


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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:26

Serge Charbonneau dénonce la propagande des médias occidentaux sur la Syrie

Lettre ouverte à Mme Michèle Ouimet et ses semblables
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20 octobre 2012

À Mme Michèle Ouimet et ses semblables.


Bonjour,

D’après vous, cette réalité montrée ici, est-elle vraie ?

Avant nous avions des journalistes qui faisaient du journalisme. Avec des images soutenant la description de la réalité, sans jugement, mais « MONTRANT » des faits.

Aujourd’hui pour obtenir de tels documents, nous devons faire appel au journalisme russe. Les Ouimet, Gruda, et tous ces journalistes de bureaux de Radio-Canada ne font plus de journalisme. Ils nous font de l’émotion propagandiste avec aucune image autre que celle de "bons" combattants. Ces gens qui hurlent « allah o akbar » en tuant, en décapitant même comme ici.

Les brillants professeurs d’université comme Sami Aoun donnent leur appui à ces malades :

Tentez de voir ici l’entrevue de Sami Aoun qui déclare que ces fous sont financés par des « philanthropes » (À 4 minutes 20 secondes du début) Écoutez ici :
http://www.radio-canada.ca/emissions/24_heures_en_60_minutes/2011-2012/Entrevue.asp ?idDoc=233642&autoPlay

C’était le 18 juillet 2012. Pourquoi nous offre-t-on une telle qualité de visionnement à la SRC ? Dites-moi, pourquoi ce document est comme vous pouvez le constater ?

Y a-t-il encore des journalistes honnêtes parmi vous ? C’est M. Aoun qui a demandé à la SRC d’offrir cette qualité de visionnement ? [1]

Par « philanthropie » ?

Oui, des brillants professeurs d’université comme Sami Aoun donne leur appui à ces malades du « allah o akbar » , tout comme vous les Ouimet, Gruda et Cie. Comment est-ce possible que vous soyez devenus si inhumains ?

Où donc est passé votre sens des valeurs ?

Pourquoi fermez-vous les yeux sur la Libye qui nous offre un enseignement terrible ?

Je suis disponible pour que vous me fassiez comprendre en me regardant dans les yeux pourquoi vous NIEZ la réalité ? Est-ce par idéologie ? Qu’est-ce qui vous rend si inhumain ?

Comment faites-vous pour fermer les yeux sur ces malades qui vocifèrent contre Assad en tenant dans leurs mains une tête fraîchement décapitée ?

Hein ? Mme Ouimet ? Pourquoi « allah o akbar » sonne-t-il si gentil et si civilisé pour vous ?

Honte à vous tous, journalistes et spécialistes, concernant la propagande que vous véhiculez et surtout surtout cette réalité que vous ne dénoncez pas, toutes ces atrocités et ce terrorisme qui se vit en Syrie depuis bientôt deux ans et qui s’est vécu en Libye (et continue de se vivre).

Honte à vous de nous cacher Bani Walid, Tawarga, Syrte et toute cette Libye saccagée par 10 000 bombes dites "humanitaires". Où donc est votre « humanité » ? Où donc est votre professionnalisme ?

Où donc sont simplement vos valeurs « humaines » ?

Serge Charbonneau, Québec
Vigile.net, 20 octobre 2012.



[1] Lors de l’écriture de ce courriel, l’entrevue de Sami Aoun par Sébastien Bovet était non-disponible. On obtenait le message suivant : « Oups ! Une erreur est survenue nous empêchant d’afficher le contenu demandé »
Le message clignote ! L’erreur est-elle devenue "chronique" ? « allah ô akbar »

 

 

http://www.silviacattori.net/article3840.html

 

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Acrimed a besoin de sous

Faites vos vœux toute l’année :
les cartes postales d’Acrimed

le 22 février 2008

Pour les vœux que vous prodiguez chaque année,
voire toute l’année, à vos amis, et donc à Acrimed,
nous vous offrons, contre quelques euros,
les cartes postales sarcastiques réalisées par

http://www.acrimed.org/article2546.html

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:21
Un article d’Ashley Smith
Amnesty en faveur de l’Occupation ?

La plupart des gens associent Amnesty International à la lutte contre la torture, la contestation de la peine de mort et les campagnes pour la libération de prisonniers politiques. En plus de ces importantes campagnes, Amnesty s’est opposée ces dix dernières années à la guerre en Irak et a milité pour la fermeture du camp de concentration US à Guantánamo Bay, Cuba.
18 octobre 2012

L’affichage pro-occupation
d’Amnesty International sur
un abribus de Chicago

(Amnesty International)


Les militants contre la guerre se sont indignés lors du sommet de l’OTAN en mai dernier à Chicago quand ils se sont rendu compte qu’Amnesty International USA avait couvert les abribus de la ville d’affiches sur lesquelles était écrit : " Droits humains pour les femmes et les jeunes filles en Afghanistan : OTAN, continuez les progrès !".

Pire encore, Amnesty USA avait organisé son propre "sommet parallèle" au cours des réunions de l’Otan avec, comme intervenante, Madeleine Albright, la secrétaire d’État tristement célèbre de Bill Clinton, dont on n’oubliera jamais la réponse terrifiante qu’elle avait faite à une question sur 60 Minutes concernant les sanctions infligées à l’Irak dans les années 1990.

Le journaliste Lesley Stahl lui avait dit : "nous avons appris qu’un demi-million d’enfants sont morts. C’est-à dire plus qu’à Hiroshima. Pensez-vous que cela en vaille le prix ? " Albright avait répondu : "je pense que c’est un choix très difficile, mais nous pensons que c’est le prix à payer".

Avec, parmi ses intervenants-vedettes une véritable criminelle de guerre, le sommet parallèle d’Amnesty USA lançait une campagne qui, en tout état de cause, appelait l’OTAN à poursuivre le "bon travail" réalisé en Afghanistan. Les intervenants et la documentation promotionnelle recyclaient la justification “féministe” de George Bush de l’invasion et l’occupation - à savoir que l’OTAN libérerait les femmes de la domination des Taliban.

Amnesty USA affirmait, dans une "lettre ouverte aux présidents Obama et Karzai" :
"aujourd’hui, trois millions de filles vont à l’école, par rapport à pratiquement aucune quand les Taliban étaient au pouvoir. Les femmes constituent 20 % des diplômées de l’Université. La mortalité maternelle et enfantine a baissé. 10% des juges et des procureurs sont des femmes, alors qu’il n’y en avait aucune du temps des Taliban. C’est cela que nous voulons dire quand nous parlons de progrès : ces avancées pour lesquelles les femmes ont lutté ces dix dernières années".

Comparez cela à la propre propagande de l’OTAN :
"au cours des dix dernières années de notre partenariat, les vies des hommes, des femmes et des enfants en Afghanistan se sont sensiblement améliorées en matière de sécurité, d’éducation, de soins de santé, de débouchés économiques et de défense de leurs droits et libertés. Il y a encore à faire, mais nous sommes déterminés à collaborer afin de conserver les importantes avancées que nous avons réalisées au cours de ces dix dernières années".

Il n’y a pratiquement aucune différence.

La vérité sur les femmes sous occupation de l’OTAN

Ces affirmations sont pathétiques. L’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN s’est traduit par le règne de la terreur pour toute la population du pays, la répression, le bombardement de noces et le soutien au président fantoche Hamid Karzai et à son régime de seigneurs de la guerre corrompus.

Même le New York Times reconnait qu’il n’y a pratiquement pas eu de progrès du tout. Un éditorial du Times raconte : "Selon la Banque mondiale, on estime que 97% du PIB en Afghanistan, qui s’élève à environ 15.7 milliards de dollars, proviennent de l’aide militaire internationale et de l’aide au développement et des achats dans le pays par les armées étrangères."

Toute revendication de la part des hauts responsables USAméricains ou de l’OTAN sur les améliorations des conditions pour les Afghans doivent être prises avec des pincettes. Dans les dernières révélations sur leurs mensonges concernant les progrès, on apprend, à l’issue d’une enquête menée par le congrès US, qu’à l’hôpital Dawood, qui a été financé par les US, les patients se retrouvent dans des "conditions dignes d’Auschwitz". Comme le rapporte Democracy Now ! :

"Les lanceurs d’alerte de l’armée ont publié des photos prises en 2010 qui montrent des patients privés de nourriture et laissés à l’abandon à l’Hôpital Dawood, considéré comme le joyau du système de soins afghan, où le personnel militaire du pays est soigné. Les photos montrent des patients terriblement émaciés, certains atteints de gangrène et avec des plaies rongées par les vers".

Femmes afghanes
Avant l’intervention humanitaire de l’OTAN ...

...Et après l’Occupation (ou l’inverse)

Les conditions que connaissent les femmes en Afghanistan ne font pas exception à ce schéma général. Ni l’Otan, ni le régime de Karzai n’ont fait progresser les droits des femmes - Karzai a signé une loi qui donne le pouvoir aux maris de forcer leurs femmes à avoir des rapports sexuels et de les priver de nourriture. Comme l’ont écrit Sonali Kolhatkar, fondatrice de la "Mission des Femmes Afghanes", et Mariam Rawi, membre de l’"Association Révolutionnaire des Femmes d’Afghanistan" :

"Sous le régime taliban, les femmes étaient confinées chez elles. Elles n’avaient pas le droit de travailler ou d’aller à l’école. Elles étaient pauvres et n’avaient aucun droit. Elles n’avaient pas accès à l’eau potable ni aux soins médicaux et elles étaient forcées de se marier, souvent alors qu’elles n’étaient encore que des enfants. Aujourd’hui, les femmes dans l’immense majorité de l’Afghanistan vivent exactement dans les mêmes conditions, avec une différence notable : elles sont cernées par la guerre".

Après plus d’une dizaine d’années d’occupation militaire, l’espérance de vie moyenne des femmes afghanes est de 51 ans. Le pays arrive à la dernière place à la fois en matière de mortalité maternelle et de mortalité infantile. L’UNICEF rapporte que 68 % des enfants en dessous de 5 ans souffrent de malnutrition.

Depuis le renforcement des troupes décidé par Barack Obama, les conditions des femmes sont devenues bien pires, pas meilleures. "Le conflit qui a lieu sur le pas de leur porte", écrivent Kolhatkar et Rawi, "met leurs vies et celles de leur familles en danger. Cette situation leur procure aucun droit que ce soit dans le cadre familial ou en public, et elle les confine encore plus dans la prison de leur maison".

C’est la raison pour laquelle Malalai Joya, ancienne députée au parlement afghan, affirme que la seule chose sensée que l’OTAN et les US peuvent faire, c’est de quitter son pays. Lors d’une manifestation contre le sommet de l’OTAN, elle a déclaré :

"Nous avons de nombreux problèmes en Afghanistan– le fondamentalisme, les seigneurs de la guerre, les Taliban. Mais nous aurons plus de chances de les résoudre si on nous laisse nous autodéterminer, qu’on nous donne notre liberté, notre indépendance. Les bombes de l’OTAN n’apporteront jamais la démocratie et la justice à l’Afghanistan, ni à tout autre pays".

Contrôle des dégâts

A la suite du tollé qu’ont soulevé l’affiche d’Amnesty USA et le sommet parallèle, l’organisation publiait sur son site web un communiqué explicatif intitulé : "on comprend le message". L’association admettait que son affiche était déroutante, surtout au moment où des milliers de manifestants s’apprêtaient à protester contre l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN.

Mais, qu’Amnesty USA ait compris le message, ce n’est pas si évident que cela.

L’organisation affirme : "Nous n’appelons pas l’OTAN à rester dans le pays", mais dans sa rétractation présumée, elle reprend tous les mythes sur les progrès qu’ont fait les femmes sous l’occupation de l’OTAN, et elle demande que l’OTAN mette en œuvre un processus de paix et un accord d’après guerre dans le but de faire progresser l’égalité des femmes. S’attendre à ce que l’OTAN s’affiche pro-féministe lors d’accords de paix c’est comme espérer d’un pyromane qu’il se transforme soudain en pompier.

La déclaration d’Amnesty USA n’était qu’une opération de relations publiques pour détourner l’attention sur ce que son affiche révélait dans un lapsus politique - à savoir qu’Amnesty soutient l’occupation de l’Otan dans l’espoir que l’alliance militaire des pays les plus puissants au monde jouera un rôle progressiste en Afghanistan.

La vérité, c’est que, alors qu’Amnesty USA a poursuivi son travail progressiste dans certains domaines – comme publier un rapport important critiquant la guerre de l’OTAN en Libye et les violations des droits humains qui ont suivi – elle semble adapter ses campagnes internationales sur les droits humains de façon à ce qu’elles collent avec le programme de politique étrangère de l’administration Obama.

Pour ne citer qu’un exemple, Amnesty USA, fut un temps, ne cessait de critiquer le camp de prisonniers de Guantánamo, où sont détenus des prisonniers ciblés de la "guerre contre le terrorisme". L’ancienne secrétaire générale d’Amnesty, Irene Khan, l’avait nommé "le goulag de notre époque" et avait décrit les États-Unis comme étant une "superpuissance politique militaire et économique sans égal" qui "fait des pieds de nez aux lois internationales et aux droits humains".

Mais lors du sommet parallèle d’Amnesty à Chicago, la co-fondatrice de Code-Pink, Jodie Evans, dénonçait ce qu’elle estimait être un recul par rapport aux tentatives qui avaient été faites pour fermer Guantánamo. Soutenue par une délégation de militants anti-guerre, Evans avait déclaré : "cela fait dix ans maintenant que je milite aux côtés d’Amnesty pour exiger la fin de la torture et la fermeture de Guantánamo, et j’apprends que vous avez laissé partir le personnel qui travaillait sur ce dossier, c’est lamentable".

Lors de son assemblée générale au mois de mars à Denver, Amnesty USA avait invité l’ambassadeur US en Syrie, Robert Ford. Ford a travaillé sous les ordres de l’ancien ambassadeur en Iraq, John Negroponte, pendant la période la plus violente de l’occupation de l’Irak par les États-Unis.

Negroponte s’était fait connaître au cours des sales guerres en Amérique Centrale dans les années 1980, soutenant la montée d’escadrons de la mort d’extrême droite dans la région contre les forces de gauche. En Irak, les services de Negroponte et de Ford ont servi la même cause, mettant en place la prétendue "Option el Salvador" qui consistait à soutenir des paramilitaires sectaires pour réprimer la résistance irakienne. Leur travail a contribué à déclencher la guerre civile en Irak.

Quiconque est attaché à la justice soutient la lutte parfaitement légitime contre Bashir al-Assad et son régime cruel. Mais Ford, lors de son court passage en tant qu’ambassadeur avant d’être rappelé, avait été accusé d’avoir cherché à créer des forces de collaboration qui serviraient de marionnettes des Etats-Unis dans une Syrie post-Assad – quelque chose qui semble dans la ligne de ce qu’il avait fait en Irak et des objectifs du gouvernement US en Syrie. Néanmoins, Amnesty a permis à ce porte-parole de la politique impériale de Washington de bénéficier d’une tribune importante à son rassemblement.

La campagne d’Amnesty USA pour un traité sur le commerce des armes visant à restreindre la vente des armes légères soulève les mêmes questions. Comme l’écrit Brendan O’Neill, rédacteur en chef du site "the Spiked" :

"La demande d’un traité qui empêcherait les pays occidentaux de vendre leurs armes à des pays tarés peut paraître radicale. En réalité, ce que veut Amnesty, c’est que l’armement soit concentré entre les mains des grandes puissances, censées être des pays dignes de confiance, et également que ces pays jouent le rôle de gouverneurs mondiaux de la guerre et de la paix en acceptant la circulation des armes dans certains pays et pas dans d’autres. Il n’y a rien de particulièrement radical à supplier Washington et ses potes occidentaux de décider qui a le droit ou pas de faire la guerre."

Putsch à Amnesty USA

Et donc, que s’est-il passé à Amnesty USA ?

L’organisation avait essuyé un feu nourri de critiques de la part de la classe politique US, en particulier, à cause de ses attaques virulentes contre le camp de prisonniers de Guantánamo. Le Wall Street Journal avait traité les rapports d’Amnesty sur Guantánamo de "propagande pro-Al-Qaeda".
Comme s’était insurgé le Washington Post dans un éditorial, disant que : "transformer un rapport sur la détention de prisonniers en une nouvelle excuse pour casser du Bush ou de l’Amérique décrédibilise les critiques légitimes d’Amnesty contre la politique US et affaiblit la force de ses enquêtes sur les sociétés fermées".

Mais Amnesty et ses dirigeants ont également été courtisés par l’administration Obama, qui a entrepris d’afficher un vernis de défenseur des droits humains pour masquer le programme de politique étrangère du gouvernement.

Ce mélange de pression et de séduction a eu des répercussions à Amnesty USA directement. En janvier 2012, le conseil d’administration de l’association nommait Suzanne Nossel – qui venait à peine de quitter ses fonctions au Département d’État dirigé par Hillary Clinton – nouvelle directrice de l’organisation.

C’est Nossel qui a accéléré le changement déjà amorcé à Amnesty avant sa nomination. Elle a utilisé l’excuse d’une crise budgétaire pour mettre en place un nouvelle stratégie qui a réorienté l’association pour être plus en phase avec l’empire US, a fermé de nombreux bureaux et licencié certains de ses employés parmi les meilleurs et les plus critiques.

Nossel est un pur produit des milieux de la finance et de la politique. Elle est diplômée de la Faculté de Droit d’Harvard, où elle était rédactrice en chef du "Harvard Human Rights Journal". Sitôt après avoir obtenu son diplôme, elle a travaillé dans des entreprises privées, au département d’État et au siège d’organismes de défense des droits humains.

Dans le monde de l’entreprise, Nossel était cadre chez Bertelsmann, le grand groupe de médias, chez McKinsey & Company, la société de consultants et célèbre usine à fabriquer des PDG, et rien moins que le Wall Street Journal, l’ennemi juré des campagnes d’Amnesty contre Guantanamo.

Dans les services administratifs de Washington, Nossel a travaillé au département d’Hilary Clinton en tant qu’assistante de l’ambassadeur de l’ONU Richard Holbrooke, qui avait manipulé les inquiétudes de la population à propos des droits humains pour justifier la guerre U.S. au Kosovo en 1999. Loin d’être menée pour défendre les droits humains, cette guerre a conduit à la plus grande vague d’épuration ethnique de l’histoire de ce conflit.

Quand les démocrates ont perdu la Maison Blanche en 2000, Nossel a travaillé dans les groupes de réflexion de l’impérialisme libéral, notamment, au "Council on Foreign Relations".
Dans leur histoire du Council, intitulée "Imperial Brain Trust" ("état-major impérial"), Laurence Shoup et William Minter disent que l’organisation joue "un rôle essentiel pour façonner la politique étrangère. Au "Council", les secteurs-clés des grands milieux d’affaires se réunissent avec les experts universitaires du monde de l’entreprise pour élaborer un cadre général pour la politique étrangère".

Nossel a également travaillé dans les milieux des ONG en tant que directrice générale à Human Rights Watch (HRW), ce qui a permis aux autres ONG humanitaires de devenir, à leur tour, les avocats de l’impérialisme. Par exemple, HRW avait légitimé le coup d’état orchestré par les États-Unis en 2004 contre le président démocratiquement élu d’Haïti, Jean-Bertrand Aristide. Peter Hallward décrit, dans son livre "Damming the Flood", comment HRW avait grossi le rapport sur les violations des droits humains sous Aristide à un point inimaginable. Ainsi, dit-il, l’association avait donné "sa caution morale pour un changement de régime imminent".

Nossel soutient éhontément l’hégémonie US dans le monde, l’économie néolibérale et le sionisme, tous drapés dans le manteau des droits humains. Dans un article de 2004 de Foreign Affairs, elle avait inventé l’expression : "Smart Power", le pouvoir de l’intelligence, qui a été reprise par Hillary Clinton pour être le maître-mot de la politique étrangère de l’administration Obama.

Nossel avait proposé le "Smart Power" comme alternative aux faucons néocons de Bush, qui isolaient les U.S. de ses alliés historiques. Nossel expliquait que les États-Unis, au lieu de miser sur un déploiement de l’armée unilatéral, devaient utiliser tout leur éventail d’armes à disposition, depuis la diplomatie, les pressions commerciales et jusqu’à la machine de guerre, ce qui serait la "meilleure garantie à long terme de la sécurité des États-Unis contre le terrorisme et d’autres dangers".

Naturellement, elle exultait de savoir que la nouvelle Secrétaire d’État d’Obama, Hillary Clinton, avait adopté la formule “Smart Power”. Nossel lançait avec enthousiasme que Clinton ; "est fondamentalement optimiste. Elle dit qu’en utilisant tous les outils du pouvoir de concert, la trajectoire du déclin américain peut être inversée. Elle va faire du "Smart Power" quelque chose de super". Obama a nommé Nossel à un poste du Département d’État où elle a retrouvé a clique des "interventionnistes humanitaires", parmi lesquelles Samantha Power, Susan Rice et Hillary Clinton elle-même.

Alors, cela ne surprendra personne que Nossel considère les droits humains non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen d’asseoir l’hégémonie des États-Unis. Dans un article publié en 2008 dans "Dissent", elle expliquait :

"Plus les États-Unis rejoindront et mobiliseront les autres pour envoyer des messages similaires, prendre des positions communes et exercer des pressions coordonnées, plus Washington aura de l’influence".

Nulle part la subordination des droits humains aux intérêts impériaux n’a été plus évidente que dans son travail aux Nations Unies – où elle s’est fait un devoir d’écarter toute critique d’Israël et de la dépossession et l’oppression qu’il inflige actuellement aux Palestiniens. Dans "Testimony to Congress" (Témoignage au Congrès) en 2011, par exemple, Nossel affirmait que :

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU "est encore loin d’être l’institution qu’elle doit être, en particulier, en ce qui concerne le traitement partial dont Israël fait l’objet. En rejoignant le Conseil et en devenant sa voix la plus importante, la plus assurée, nous commençons à influencer l’orientation et la conduite de cette institution. Les Palestiniens et les autres cherchent à se servir des forums de l’ONU pour exercer une pression sur Israël et l’isoler. C’est simplement inacceptable et l’Administration a été claire sur ce point. Partout, nous avons rejeté les tentatives de mettre Israël à l’index et nous avons pris des mesures pour renforcer sa position à Genève".

Nossel a même exprimé son soutien aux menaces d’Israël de lancer une frappe militaire préventive contre les prétendues installations nucléaires iraniennes. Dans un article de 2006, elle avait déclaré : "la communauté internationale veut tester la diplomatie et d’autres formes de réponses pacifiques aux menaces de l’Iran. Si ces tentatives échouent, Israël devra peut-être remettre sur le tapis la question d’une guerre préventive".

Les ONG, le financement par les entreprises et l’impérialisme

Si Nossel a joué un rôle décisif dans la dégradation d’Amnesty USA, les racines de sa collusion avec l’impérialisme s’inscrivent dans un cadre plus général au sein des organisations humanitaires traditionnelles. Beaucoup d’entre elles, parmi les plus importantes, ont établi des liens plus étroits avec les pouvoirs alors qu’elles sont perçues comme étant contestataires.

Dans son livre, "The Thin Blue Line", Conor Foley explique comment les ONG comme Médecins Sans Frontières ont abandonné leur position traditionnelle de neutralité dans les conflits et ont même appelé à des interventions de l’empire pour "sauver des vies". Ainsi, dit-il, les organisations dont la vocation était de "soulager les souffrances humaines pouvaient, à l’occasion, se voir confier la tâche de fabriquer un casus belli".

Il y a deux raisons importantes à cette transformation. D’abord, les ONG dépendent de dons pour fonctionner, et une grande partie d’entre eux provient d’institutions liées aux entreprises, telles que la Fondation Ford ou les Fondations pour des Sociétés Ouvertes de George Soros. Les ONG sont ainsi pied et poings liés avec des menottes en or au système et à ses priorités.

En conséquence, les organisations humanitaires sont de plus en plus intégrées dans l’establishment libéral. Au mieux, elles parlent des abus et des difficultés, non pas pour donner le pouvoir aux exploités et aux opprimés de transformer le système, mais pour tenter d’inciter moralement la classe dirigeante et son gouvernement à adopter de meilleures politiques.

Et c’est ainsi que les ONG dominantes se sont retrouvées étroitement liées aux dirigeants de l’empire et à leurs états. La manifestation la plus évidente de cette relation tranquille, c’est le jeu de chaises musicales qui a lieu entre les administrations des groupes privés, l’état et les dirigeants des ONG. La transformation de Nossel qui est passée de cadre d’entreprise à bureaucrate du Département d’État, puis directrice d’une ONG humanitaire est de plus en plus la norme, pas l’exception.

Cette évolution coïncide avec l’utilisation de l’"humanitarisme" pour justifier la projection de la force militaire US dans le monde d’après la guerre froide. Aucun autre que l’ancien directeur du Comité des chefs d’États-majors interarmées, le général Colin Powell lui-même, n’a mieux exposé la relation incestueuse entre les ONG dominantes et le militarisme US quand il a déclaré que les ONG étaient "un multiplicateur de forces pour nous, une importante partie de notre équipe de combat".

C’est pour cette raison que le récent passage d’Amnesty USA à une politique partisane en faveur de l’empire américain n’est pas venu de nulle part.

Francis Boyle, qui a été membre du Conseil d’administration d’Amnesty USA dans les années 1980 et au début des années 1990 a déclaré à Covert Action Quarterly que l’association est depuis longtemps plus zélée quand il s’agit de dénoncer les violations des droits humains dans les pays qui sont dans le collimateur de l’impérialisme US.
Si, d’autre part, il s’agit de : "parler des violations des droits humains des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, d’Israël, alors, c’est la croix et la bannière pour arriver à les obliger à faire véritablement quelque chose sur la situation. Ce n’est pas impossible, mais c’est fait vraiment à contrecœur et à la suite d’un maximum de luttes internes et de pressions, etc. Mais, vous savez, ce n’est pas comme la liste des ennemis officiels."

Boyle affirme également qu’Amnesty USA a joué un rôle en poussant Amnesty International, qui reçoit environ 20 % de ses fonds de sa section US, à prendre le parti de l’empire. Le pire exemple en est la collusion d’Amnesty avec les US pour justifier la première guerre du Golfe en 1991.

Amnesty a joué un rôle-clé en se faisant l’écho de l’histoire qui disait que les soldats irakiens enlevaient les bébés koweitiens, les laissaient mourir et renvoyaient les machines à Bagdad. L’administration Bush Sr. avait claironné cela comme prétexte à une guerre qui était, de toute évidence, destinée à protéger la domination US sur le Moyen-Orient et ses réserves de pétrole stratégiques.

Mais l’affaire des couveuses était un canular – rien de cela ne s’était produit. Et quand la vérité a éclaté, Amnesty avait refusé de se rétracter.

"Il n’y a absolument rien eu", dit Boyle, "il n’y a jamais eu d’enquête, il y a eu un blackout total de la part du siège de Londres. Ils ont toujours refusé d’admettre qu’ils s’étaient mal comportés. Il n’y a jamais eu d’explication, jamais eu d’excuses."

Une Campagne pour des réformes à Amnesty

Reconnaissant l’importance du mal à Amnesty USA, plus d’une centaine de bénévoles qui travaillent de longue date pour l’organisation mènent campagne pour empêcher Nossel de laminer davantage encore la mission du groupe. Dans une pétition adressée à la directrice exécutive, ils exigent "un moratoire immédiat … sur la mise en œuvre de la Nouvelle Stratégie et les changements de personnels annoncés dernièrement".

Sur une page Facebook créée pour pousser Nossel à écouter les membres d’Amnesty, de plus en plus en colère, Marcia Lieberman, dirigeante d’Amnesty- Providence, Rhode Island, écrit :

"Nous vous avons demandé respectueusement de nous écouter, mais vous vous êtes bouché les oreilles. Nous vous avons demandé poliment qu’il y ait une courte pause pour permettre aux membres de s’engager vraiment, mais vous avez foncé pour imposer l’adoption de votre projet. Vous n’auriez pas pu faire de meilleur choix si vous aviez décidé d’éliminer les membres du personnel les plus avisés, les plus expérimentés et les plus précieux. Vous avez détruit la mémoire institutionnelle de cette organisation en vous en emparant si résolument".

Après le fiasco du sommet parallèle de Chicago et dans le mécontentement croissant des membres du personnel d’Amnesty USA, Code Pink a lancé une campagne de pétitions dont les premiers signataires sont, entre autres, la colonel Ann Wright et Medea Benjamin. Elles encouragent les membres du CA d’Amnesty USA "à demander la démission de Suzanne Nossel, son allégeance aux acteurs gouvernementaux puissants ne pouvant qu’être un obstacle à la véritable activité et à la mission d’Amnesty".

Ceux qui s’opposent à la guerre et aux injustices doivent soutenir cette démarche. Mais en même temps, la gauche doit constater la compromission du modèle d’organisation des ONG. Il arrive que les ONG participent à diverses actions, comme l’a fait Amnesty USA. Mais à cause de leur intégration à l’establishment libéral, elles ne peuvent pas contester le système et ses priorités.

Le soutien désastreux d’Amnesty à l’occupation de l’Afghanistan est la meilleure preuve que la nouvelle gauche qu’il nous faut construire doit rompre avec le modèle des ONG et créer des organisations démocratiques de simples citoyens capables de mener une lutte contre le système.

Ashley Smith
8 août 2012.


Ashley Smith, écrivain et militant, vit à Burlington, Vermont. Il écrit fréquemment pour "Socialist Worker" et "the International Socialist Review".


Ajout de la traductrice

Déclaration d’Hillary Clinton lors de son audition devant la commission sénatoriale :

"Nous devons utiliser ce qu’on a appelé "le smart power ", à savoir, l’ensemble des outils à notre disposition : diplomatiques, économiques, militaires, politiques, légaux, et culturels. Il faut choisir le bon outil, ou la combinaison d’outils la mieux adaptée à chaque situation".

NB : Le terme "smart power", n’a pas été choisi par hasard (smart veut dire intelligent, mais aussi : astucieux, futé).
Le smart power veut marquer la rupture avec l’unilatéralisme agressif de l’Administration Bush.
Ce nouvel outil est censé être la synthèse de la contrainte (hard power) et l’incitation par l’exemple (soft power).

Encore un outil de propagande et de novlangue, si on me demande.
Evidemment.
Ca se saurait, si Clinton et Obama faisaient dans la subtilité et la diplomatie.

Lecture complémentaire :

« Amnesty International et Human Rights Watch : les mercenaires de l’Empire »

et, sur blog.emceebeulogue.fr (entre autres) :

« Les défenseurs des droits humains, guerriers de l’Empire »

« Les ONG internationales, et l’industrie de la catastrophe : l’exemple haïtien »

Traduit de l’anglais par emcee, ©des bassines et du zèle (13.08.2012) :
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2012/08/13/Amnesty-en-faveur-de-l-Occupation

Texte original en anglais (08.08.2012) :
http://socialistworker.org/2012/08/08/amnesty-for-occupation

 

http://www.silviacattori.net/article3836.html

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 23:42

 

Dimanche 21 octobre 2012

 

19.10-Beyrouth-attentat-Liban-930620_scalewidth_630

 

 

Le 19 octobre, un attentat à Beyrouth a fait huit morts et 86 blessés selon Le Nouvel Observateur. La cible serait le général Wissam al-Hassan, chef du renseignement libanais, qu’on dit proche de Saad Hariri. Celui-ci a immédiatement accusé la Syrie d’être l’auteure de l’attentat. « C'est probable », estime doctement Laurent Fabius, qui n’a pas besoin de preuve pour être convaincu. Walid Joumblatt non plus, qui hurle sa haine de Bachar El Assad.

Est-il possible d’avoir un doute ? Oui, et au moins pour deux raisons. La première est que ce même Saad Hariri (et ses amis : États-Unis, Israël et Arabie Saoudite) avait déjà accusé la Syrie lors de l’attentat qui avait coûté la vie à son père, Rafic Hariri, début 2005. Un tribunal international avait même été spécialement mis sur pied pour arrêter et juger des responsables syriens. Huit « coupables » avaient été arrêtés. Malheur, il fallut les libérer… mais deux ans plus tard, parce que le « tribunal » avaient utilisé de faux témoins ! Ensuite, l’Iran avait été, sans succès. Puis le Hezbollah !

On voit bien la logique de ces accusations. Finalement, il est apparu que Rafic Hariri avait été tué, non par une voiture piégée, mais par un missile sophistiqué de fabrication allemande lancé par un drone. À l’époque, les drones qui survolaient le Liban étaient essentiellement israéliens !

Donc, un menteur reste un menteur ! D’autant plus que les raisons du mensonge sont très politiques ! Rappelons-nous : Rafic Hariri est assassiné en février 2005. Le 14 mars, une manifestation d’un million de personnes est organisée à Beyrouth par Saad et ses amis. D’où le nom de « mouvement du 14 mars », rebaptisé « courant du futur » aux élections qui suivent que la coalition pro-israélienne remporte haut la main, battant le Hezbollah et ses amis. Qu’est-ce que quelques morts face à un tel succès ? De surcroît, l’armée syrienne, qui était présente au Liban depuis la fin de la guerre civile, est contrainte de se retirer. Israël attaquera l’année suivante. Surprise : l’armée syrienne n’est plus là, mais le Hezbollah fait face et l’emporte sur l’armée israélienne !

Si on ne se pose pas la question « à qui profite le crime ? », on navigue dans une exaltation romantique propice à toutes les manipulations.

Le récent attentat de Beyrouth procède du même principe. À peine commis, le clan du 14 mars accuse la Syrie, et demande la démission du gouvernement en termes délicats : « nous appelons ce gouvernement à partir et son chef à démissionner immédiatement, car le maintien de ce gouvernement offre la plus grande protection et couverture aux criminels pour ce complot criminel ».

Mêmes méthodes, même objectif !

 


D.R.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 23:36
Lundi 15 octobre 2012

OTAN - UE - USAL’Union européenne telle que nous la voyons aujourd’hui n'est rien moins qu'une colonie de la bannière étoilée. La voici désormais récompensée pour ses décennies de soumission à Washington. C’est la conclusion qui s’impose après que le prix Nobel de la paix a été décerné cette année à l'Union européenne.

 

Comme il était prévu, les déclarations satisfaites émanant des salons bruxellois n’ont pas manqué, parmi lesquelles celle du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso : « l'Union européenne est quelque chose de très précieux pour le bien de l'Europe et du monde ». Et l'eurocrate de rappeler que l'Union européenne a été en mesure d'unifier et de reconstruire les pays dévastés par la guerre, et enfin d’unifier ceux qui ont été libérés par la fin de la guerre froide. « C'est un grand honneur pour l'ensemble de l'Union européenne, pour les 500 millions de citoyens qui la composent de recevoir le Nobel de la paix », a déclaré M. Barroso.

 

Le Comité norvégien tente de justifier cette distinction pour le moins surprenante en précisant que la décision a été « unanime », et que l'Union européenne a été récompensée du prix Nobel en 2012 pour « avoir contribué depuis plus de soixante ans à la promotion de la paix, de la réconciliation, de la démocratie et des droits de l'homme ».

 

Une argumentation qui prête pour le moins à sourire. L'Union européenne a été durant toutes ces années un outil des intérêts étatsuniens, une plate-forme à partir de laquelle l’Empire a lancé et continue de lancer ses guerres contre ceux qui ne se plient pas à sa volonté et à ses « valeurs » (les droits de l'homme… mais seulement pour ses citoyens et les laquais ; la démocratie… pour ceux qui se plient à leur diktat ; la domination du dollar ; la présence de militaires étasuniens sous le contrôle direct de Washington…).

 

C’est la pax americana ! Et notre Europe, pour se plier à cette dernière, a vu pendant plus de 60 ans ses technocrates se rallier à toute une série d'interventions militaires sous couvert de l'OTAN et des États-Unis, afin soi-disant d’apporter au Proche et au Moyen-Orient la « paix » et la « démocratie ». Combien de destructions et de victimes innocentes imputables aux bombardiers partis de Londres, de Paris, d’Italie ou d’Allemagne sur les peuples sans défense de Libye, d’Afghanistan et d’Irak ? Combien de gouvernements légitimes renversés pour avoir commis une irrémissible faute : refuser le diktat euro-atlantiste visant à contrôler leurs ressources énergétiques ? La pax americana, c’est en réalité guerroyer sous n'importe quel prétexte pour installer dans les pays nouvellement « libérés » une classe politique soumise à l’Empire. L’Union européenne a apporté sa contribution à ces sinistres desseins et c’est la raison pour laquelle elle a indignement reçu le prix Nobel de la paix.

 

Mais l’avenir est sombre : les États-Unis et l'OTAN sont à court d'argent, et avec un déficit de 1.000 milliards de dollars, l’Oncle Sam n’est plus disposé à ouvrir son porte-monnaie. Il préfère donc voir l'Europe se débrouiller militairement toute seule. Il en découle ainsi une mutualisation des moyens au sein des pays de l’Union européenne. Et nonobstant la crise économique qui secoue la zone euro, l'Union européenne ne renoncera pas à trouver l'argent nécessaire pour mettre en place une armée autonome, une armée capable de répondre adéquatement aux défis de taille du XXIè siècle : répondre aux « menaces » des pays émergents, contrôler les ressources énergétiques, etc. Des défis coûteux pour une classe politique européenne au service des technocrates et des banquiers dont la raison d’être n’est autre que la satisfaction des intérêts des multinationales. La pax americana

 

Capitaine Martin

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 00:20

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http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2_h26eW1pp4#!

....
..
http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau?sk=wall&filter=2
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 23:57

 

PRESSE ET MEDIAS
Al Jazeera, la fin d’une légende


René Naba
Samedi 20 Octobre 2012


Al Jazeera, la fin d’une légende
Média-Golfe: Al Jazeera, la fin d’une légende

Paris – Omniprésent sur terre et sur air, l’Emir de Qatar aura été incontestablement l’homme de l’année 2011, plus fort que Mohamad Bouazizi, dont l’immolation a déclenché le soulèvement salvateur du printemps arabe, réussissant le tour de force de retourner en sa faveur le cours de la révolution arabe.

Mais le nouvel Air and Field Marshall du Monde arabe, dans un mouvement de balancier, aura dans le même temps, sinistré l’une des principales réalisations de son régime, la chaîne transfrontière Al Jazira, passant du rôle envié de prescripteur de l’opinion arabe, à celui moins glorieux de lanceur d‘alerte des menées anti arabes de l’Otan, faisant voler en éclat, en six mois, une crédibilité patiemment construite en quinze ans.
«On the air» d’Al Jazira, l’autocrate intronisera l’égyptien Youssef Al Qaradawi en prédicateur électronique de la mouvance islamiste panarabe et maintiendra en couveuse, en réserve de la République, le tunisien Rached Ghannouchi, les deux flotteurs des Frères musulmans en exil, qu’il fera réhabiliter par les chancelleries occidentales, en les plaçant en orbite dans la foulée du renversement du président Hosni Moubarak (Egypte) et de Zine El Abidine Ben Ali (Tunisie).

A coups de pétrodollars et d’esbroufe, amplifiée par la force cathodique d’Al Jazira, à l’époque à l’apogée de sa crédibilité, il cautionnera une intervention occidentale en Libye, réintroduisant le loup dans la bergerie, en la personne d’Abdel Hakim Belhadj, l’ancien chef des brigades islamiques de Libye et nouveau gouverneur militaire de Tripoli.

En tandem avec le roman-enquêteur français Bernard Henri Lévy, qui lui dispute la palme pour 2011, les duettistes se vivront alternativement, successivement et cumulativement comme le nouveau Rommel du désert de la Cyrénaïque et le Von Paulus de la Tripolitaine, vivant quotidiennement les épopées conjuguées de la première armée d’Afrique et de l’Afrika Korps.

Depuis la mise à mort publique du Colonel Kadhafi, en octobre 2011, l’Emir du Qatar dont l’armée compte cinq mille soldats et autant de mercenaires, commande une coalition de treize pays comprenant trois puissances atomiques alignant plusieurs centaines d’ogives nucléaires, nouveau tour de force qui le propulse au titre très envié de commandant en chef d’une mythique Africa Korps nucléaire atlantiste. Avec les encouragements et les acclamations d’une cohorte de commentateurs politiques, dont le plus en vue n’est autre que l’universitaire franco-tunisien, l’Islamologue toulousain Mathieu Guidère, nouveau venu sur la scène médiatique, de son vrai nom Moaz Goueider, par ailleurs, précepteur du propre fils du souverain à l’Ecole Saint Cyr, l’académie française chargée de former les officiers de commandement.

En 1990, le Monde arabe avait offert au Monde un Field Marshall en la personne de Khaled Ben Sultan, l’interface saoudien du général Arnold Schwarzkopf, le maitre d’œuvre de la tempête du désert contre l’Irak. Bel exploit d’un pays qui bat tous les records en matière de dépenses d’armement sans jamais livrer de guerre directe. Le propre fils du ministre saoudien se distinguera, non sur le champ de bataille, mais sur le terrain de l’intendance, prélevant une respectable commission de l’ordre de trois milliards de dollars sur les transactions visant le ravitaillement des 500.000 soldats du corps expéditionnaire occidental venus protéger le pétrole saoudien des convoitises irakiennes. .

Bel exploit d’une principauté, le Qatar, dont le quart du territoire abrite la plus importante base américaine hors Otan, celle du commandement central, le maillon intermédiaire qui assure la jonction entre l’Otan (Atlantique Nord) et l’OTASE (Asie du Sud Ouest).

Parricide, le Field Marshall pétro monarchique s’emparera du pouvoir à Doha, à la faveur d’un coup de force des paras commandos jordaniens, en 1995, accourus au Qatar pour restaurer les intérêts pétroliers lésés des compagnies britanniques. Brutus n’est pas le monopole de Rome, il en pousse à l’ombre des derricks. Prédateur à l’instar de son prédécesseur, sa réconciliation avec le principal opposant à la dynastie, Nasser al Misnad, exilé au Koweït depuis 1950, sera scellée, périnéalement, par les épousailles de l’Emir avec la propre fille de son ancien ennemi, Mozza, la ci-devant Banana princess.
Rébus de luxe pour recyclage haut de gamme, béquille financière de la France, caution arabe du plus pro israélien des dirigeants français, son plus bel exploit demeure toutefois d’avoir retourné en sa faveur le slogan révolutionnaire lancé à l’aube du printemps arabe dont la pleine saveur se retrouve dans sa formulation en arabe par inversion du mot Kadar (Destin) par Qatar:
Si le peuple veut la vie, Il importe au destin (Kadar) d’y faire droit
Si le peuple veut la vie, Il importe au Qatar d’y faire droit

Le plus zélé disciple des Etats-Unis dans la mise à l’index des Républiques arabes, la Libye puis la Syrie, se tient bien car bien tenu. Prescripteur de l’information pendant deux décennies sur le plan arabe, Al Jazira, l’alibi stratégique suprême du Qatar face à sa sujétion à l’ordre occidental, parait devoir vivre la fin de son monopole médiatique en raison des dérives dont la chaîne qatariote s’est rendu coupable, lors de la couverture des révoltes arabes de l’an 2011, particulièrement en Libye et en Syrie.
Al-Jazira, dont le nom a été forgé par référence à «Al-Jazira Al-Arabia» la verdoyante péninsule arabique, l’espace géographique regroupant les principautés pétrolières du Golfe, l’Arabie saoudite et le Yémen, l’ancienne «Arabia Felix» (l’Arabie Heureuse) des premiers temps de l’Islam, est bel et bien en effet une excroissance rebelle de l’ordre médiatique saoudien, tout comme d’ailleurs sur le plan politique Oussama Ben Laden, une excroissance rebelle de l’hégémonie saoudienne sur l’ordre domestique arabe.

La mise en place d’Al Jazira a constitué un bel exemple d’équilibrisme diplomatique du petit émirat du Qatar, face aux ambitions des protagonistes du jeu régional et la tentative de domestication de la chaîne transfrontière arabe constitue à cet égard un cas d’école.
Son lancement en 1996, l’année qui a suivi la crise d’hémiplégie qui a frappé le Roi Fahd, le grand frère saoudien dont l’Emir parricide du Qatar en prenait ombrage, répondait à trois objectifs:
-Dédouaner aux yeux de l’opinion arabe l’Emir de Qatar de la lourde tutelle occidentale qui a parrainé son parricide politique.

-Doter la principauté d’une force de frappe médiatique dissuasive en vue de marquer son territoire sur le plan énergétique au sein de la constellation des pétromonarchies du Golfe
-battre en brèche l’hégémonie saoudienne sur la sphère arabe, en prenant partiellement appui sur une équipe journalistique formée hors orbite de la censure arabe, -le service arabe de la BBC (British Broadcasting Corporation)-, victime de l’arbitraire saoudien (1).

En moins d’une décennie, Al-Jazira a rempli ses objectifs, brisant le monopole du récit médiatique détenu par les médias occidentaux depuis l’avènement de l’information de masses, il y a un demi siècle, se propulsant au rang de grand rival des grands vecteurs occidentaux, le prescripteur de l’opinion publique arabe, l’artisan du débat pluraliste au sein du monde arabe. Une promotion qui a conduit les Américains à entreprendre méthodiquement sa domestication, particulièrement depuis la guerre d’Afghanistan.
Alors que les Etats-Unis mobilisaient l’opinion internationale pour l’invasion de l’Irak et cherchaient une base de repli à leur QG saoudien, un média saoudien laisse opportunément filtrer ce jour là, sur son site Internet «Arabic news.com», une information apparemment puisée aux meilleurs sources américaines et saoudiennes annonçant «une tentative de coup d’état» contre l’Emir de Qatar Cheikh Hamad Ben Issa al-Khalifa «déjouée par les Etats-Unis». L’information laconique ne mentionnait ni les auteurs de la tentative, ni la date à laquelle elle a été déjouée. Fomentée par qui? Déjouée comment? Tentative fomentée et simultanément déjouée par le même opérateur? Coup d’état par simulation virtuelle?

Quiconque connaît le fonctionnement de la presse saoudienne, particulièrement la censure en temps de guerre, pareille information bienvenue pour la diplomatie américaine et saoudienne n’aurait jamais pu filtrer sans l’assentiment des autorités de tutelle tant saoudiennes qu’américaines. Le message sera entendu par le Qatar qui dans un geste de bonne volonté signera le lendemain un accord de coopération avec le Paraguay, une prestation de service qui serait en fait une opération de couverture pour les services américains en Amérique latine.

La pression est de nouveau mise lors de la phase finale de l’offensive américaine en Irak: le 8 avril 2003, jour de la chute de Bagdad, l’hebdomadaire américain «Newsweek» annonce à grands renforts de publicité une information sans véritable lien avec la conduite de la guerre: le lancement d’une enquête pour corruption contre le ministre des Affaires étrangères du Qatar, Hamad Ben Jassem Ben Jaber Al Thani (alias HBJ), qui aurait été impliqué dans le courtage d’une affaire d’assurances et le blanchissement subséquent de cent cinquante millions de dollars sur un compte dans les Iles Jersey (Royaume Uni). Le choix de la cible n’est pas le fruit du hasard.

Un des vieux routiers de la vie politique du Golfe, Jassem est l’inamovible ministre des Affaires étrangères du Qatar depuis 1992, c’est-à-dire lorsque l’accusation est portée, depuis 11 ans, soit un homme qui a servi les deux derniers gouverneurs, le père et le fils. Fils aîné de Cheikh Jaber Ben Hamad, ancien Emir de Qatar, Jassem a d’ailleurs joué un rôle important dans le coup d’état pro anglo saxon qui a porté au pouvoir le nouvel Emir et passe pour être un homme sensible aux intérêts des firmes pétrolières anglaises et américaines.
A la tête d’une immense fortune, qui lui vaut le titre de l’homme le plus riche du richissime Qatar, situé à un niveau très élevé du hit parade des fortunes du Golfe, Cheikh Jassem est actionnaire de la compagnie aérienne qatariote «Qatar Airways» et du fond d’investissement «Qatari Diar», dont le fils du souverain le prince Tammim, en est le président.

Membre reconnu de l’Establishment américain, Cheikh Jassem est membre associé de la prestigieuse «Brooking Institution», spécialisée dans les études géostratégiques sur le Moyen orient, à ce titre un interlocuteur régulier des dirigeants israéliens, notamment de Mme Tzipi Livni, ancien agent du Mossad et ancien ministre israélien de affaires étrangères, et à ce titre futur coordonnateur des guerres destructrices israéliennes contre le Liban (2006) et contre l’enclave palestinienne de Gaza (2008).

Effet du hasard ? Cheikh Jassem assumera un rôle de pointe dans la mise à l’index de la Syrie, à l’automne 2011, dans une opération de déroutement de la révolution arabe des rives du golfe pétro monarchique vers la frange méditerranéenne du Monde arabe.

Le choix de la cible n’était nullement anodin. Il paraissait destiné à démonter la détermination des Etats-Unis à «caraméliser» quiconque se dresserait contre leur projet, jusques y compris leurs meilleurs amis, visant à faire taire toute critique à l’égard de l’invasion de l’Irak.

La neutralisation d’Al Jazira, dont ils caressaient le projet de bombarder son siège central, figurait alors comme leur cible prioritaire. Curieuse information qui apparaît rétrospectivement comme un contre feux alors que le bureau d’Al-Jazira dans la capitale irakienne était de nouveau la cible de dommages collatéraux de la part de l’artillerie américaine et que des informations persistantes faisaient état de l’implication de la firme Halliburton dont Dick Cheney en était le patron avant sa nomination au poste de vice président américain, tant dans des versements de pots de vin au Nigeria et que dans la surfacturation de prestations pétrolières en Irak.

L’affaire tournera court mais le message sera entendu. Le ministre qatariote des Affaires étrangères sera blanchi, promu même premier ministre, et, dans la foulée, l’Emir de Qatar annoncera l’éviction pour des liens présumés avec le régime de Saddam Hussein du Directeur Général d’Al-Jazira, celui là même qui avait été félicité par l’ambassadrice américaine lors du repas du Ramadan. Simultanément, le correspondant d’Al Jazira à Kaboul et Bagdad, Tayssir Allouni, était traduit en justice en Espagne pour ses présumés liens avec «Al-Qaîda et un des photographes de la chaîne, Sami al Hajj, était incarcéré pendant huit ans à Guantanamo, avant de se voir confier la direction d’un centre pour la défense de la liberté de la presse.

Du travail d’orfèvrerie: Le Qatar est dédouané au regard de l’opinion arabe, Al-Jazira confortée dans sa crédibilité alors que les américains obtenaient la mise sur place d’un PC opérationnel à Doha, au grand mécontentement de l’Arabie saoudite, courroucée de l’irruption soudaine de cette petite principauté dans la «Cour des grands». Un privilège obtenu aux prix d’une lourde servitude à l’égard de son grand tuteur américain, dont l’installation sur le sol de la principauté du siège du CENT COM, le commandement opérationnel des guerres américaines en terre d’Islam (Afghanistan, Irak, Yémen, Afrique orientale), porte garantie de la pérennité du régime, de la survie de la dynastie et du maintien sous souveraineté qatariote du gigantesque gisement gazier of shore North Dome, contigu de l’Iran.

Libye, Syrie: Un coup fatal à la crédibilité d’Al Jazira et du Qatar

Dans sa stratégie d’influence, ce micro-état a jeté son dévolu sur la France, se payant biens et personnes, un lot de son personnel politique. L’amitié avec Nicolas Sarkozy a d’ailleurs permis au président français d’éradiquer toute sensibilité pro arabe au sein de l’administration préfectorale et du dispositif audiovisuel français et la promotion concomitante de personnalités notoirement pro israéliennes. Il en est de même sur le plan international.

La révolte libyenne donnera l’occasion aux deux partenaires de se livrer à un duo diplomatique à projection militaire, qui permettra à Nicolas Sarkozy de se refaire une virginité politique après le calamiteux printemps arabe, et à l’Emir de Qatar de se donner l‘illusion de jouer dans la cour des grands.

La participation conjointe de la France et du Qatar à l’instauration d’une zone d’exclusion aérienne au dessus de la Libye, le 19 mars, 2011, a permis au plus pro israélien des dirigeants français de se dédouaner aux yeux de l’opinion arabe de son soutien aux anciens dictateurs déchus, l’Egyptien Hosni Moubarak et le Tunisien Zine el Abidine Ben Ali.

Le Qatar, lui, a payé le prix fort sa participation au châtiment de la Libye. En cautionnant le dirigeant français de la Vème République le plus honni du monde arabe, son crédit en a été affecté. Son association à ces manœuvres était en fait destinée à lui donner satisfaction, en lui offrant l’occasion de venger le directeur du service photo de la chaine transfrontière Al Jazira tué lors d’une embuscade tendue par le clan Kadhafi à Benghazi.

Tout au long de cette séquence, Al-Jazira a observé une retenue à l’égard du pays hôte, qu’elle n’a jamais interrogé ni sur les implications diplomatiques et mercantiles du duo aérien franco qatariote au dessus de la Libye, quand bien même le Qatar a confirmé ainsi sa vocation de base régionale de l’armée américaine et de banque de réserve occidentale, quand bien même il a apporté sa caution à une opération occidentale, soutenant partiellement son effort de guerre en s’engageant indirectement à trouver des ressources financières à l’effort de guerre inter libyen.

Saluée comme un levier de la révolution arabe, Al Jazira a suscité la suspicion dans sa couverture de la suite des événements, focalisant quasi exclusivement sur les régimes séculiers, les Républiques arabes, particulièrement la Syrie, occultant le Bahreïn.

Le syndrome Ahmad Chalabi

Réédition d’un scénario éculé, le dispositif en vigueur à l’encontre de la Syrie a été identique à celui mis en place à propos de l’Irak, justifiant une fois de plus le constat de Pierre Bourdieu sur «la circulation circulaire de l’information», tant au Qatar, à travers Al Jazira, qu’en France, via le quotidien Libération.

Ainsi Ahmad Ibrahim Hilal, responsable de l’information sur la chaîne transfrontière qatariote, a agi depuis les combats de Syrie, il y a un an, en couple et en boucle avec son propre frère Anas Al Abda, proche du courant islamiste syrien et membre du CNT, au diapason du tandem parisien formé par Basma Kodmani, porte-parole du CNT et sa sœur Hala Kodmani, animatrice du cellule oppositionnelle syrienne à Paris et chargée de la chronique Syrie au quotidien français Libération dans une fâcheuse confusion des genres.

Ce dispositif, amplifié en France au niveau arabophone par Radio Orient, la radio du chef de l’opposition libanaise, Saad Hariri, qui plus est partie prenante du conflit de Syrie – du jamais vu dans les annales de la communication internationale- a frappé de caducité le discours médiatique occidental au même titre que le discours officiel syrien, en ce qu’il est obéré par «le syndrome Ahmad Chalabi» du nom de ce transfuge irakien qui avait alimenté la presse américaine des informations fallacieuses sur l’arsenal irakien, via sa nièce journaliste en poste dans l’une des principautés du golfe, implosant la crédibilité de l’employeur de la journaliste vedette du New York Times, Judith Miller, passée à la postérité comme étant «l’arme de destruction massive de la crédibilité du New York Times dans la guerre d’Irak».

Sous l’apparence de l’indépendance et du professionnalisme, Al Jazira a épousé les oscillations de la diplomatie qatariote, d’abord enthousiaste à l’égard de l’élan populaire arabe, plus réservée lorsque les flammes de la contestation ont atteint les rivages pétro monarchiques.

Al Jazira s’est ainsi révélée fidèle à la discrétion qu’elle avait observée auparavant à propos de la présence sur son sol de la mission commerciale israélienne. Pis, elle occultera complètement le fait significatif de la duplicité du Qatar, le manège diplomatique de Nicolas Sarkozy, le 5 Mai 2011, d’une rencontre secrète à l’Elysée entre le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et son homologue du Qatar, dans la foulée d’un entretien direct de Nicolas Sarkozy avec son ami israélien. L’honneur est sauf, pensait-elle, au prix de quelques aménagements avec la liberté d’expression.

A l’intention de la direction d’Al Jazira sur la visite secrète de l’Emir du Qatar en Israël pour un complément d‘information de ses téléspectateurs : http://www.youtube.com/watch?v=nleBzEyzoV8

Signe d’un désaveu, sa couverture parcellaire du soulèvement arabe provoquera une cascade de démission au sein de sa chaîne, du jamais vu dans les annales de la communication internationale, dont certaines des figures emblématiques d’ Al Jazira, notamment Ghassane Ben Jeddo, le populaire directeur du bureau de Beyrouth, la syrienne Lona Al Chebl, le libanais Sami Kleib, auparavant, quatre présentatrices vedettes de la station dont Joummana Nammour, et dernier et non le moindre, la présentatrice vedette de la chaîne, Imane Ayyad, qui claquera la porte dénonçant le rôle trouble de sa chaine «fauteur de troubles et de désordre» dans le Monde arabe (2).

En service commandé, le directeur de l’Information, Waddah Khanfar, un islamiste gendre par alliance de l’ancien premier ministre jordanien Wasfi Tall, le bourreau des Palestiniens lors du septembre noir d’Amman en 1970, sera remercié, fusible d’un «sale» boulot (3). Et le prédicateur Youssef Qaradawi, la caution jurisprudentielle des équipées atlantistes en terre arabe, interdit de séjour en France, dommage collatéral de l’affaire Mohamad Merah, le tueur fou de Toulouse et de Montauban, en mars 2012, en pleine campagne présidentielle française.

Dans la brèche ouverte de sa crédibilité se sont engouffrés trois nouveaux vecteurs aux ambitions redoutables: «Sky Arabia», dont le lancement est prévue, en mars 2012 , à Abou Dhabi, avec la collaboration de la chaine britannique Sky GB du magnat australien Ruppert Murdoch, «Al Arab» du prince Walid Ben Talal, depuis Manama en collaboration avec la firme Bloomberg, ainsi que la chaîne «Al Mayadine» de Ghassane Ben Jeddo, l’ancien d’Al Jazira.

Au vu de ce déferlement, le golfe pétrolier paraît devrait être le théâtre tant d’une guerre médiatique que psychologique. Mais, si dans les pays occidentaux, les grands groupes de communication sont adossés à des conglomérats dépendant, dans une large mesure des commandes de l’Etat, les vecteurs transnationaux arabes sont, eux, carrément adossés à des bases militaires occidentales.

A l’exception d’ «Al Mayadine», la chaîne du dissident d’Al Jazira, Ghassane Ben Jeddo, qui «se refuse à être le porte voix de sinistres dirigeants corrompus, partisans d’intervention étrangère contre leur propre pays, ni le soufflet de l’incitation à la haine confessionnelle», toutes les chaînes transfrontières du Golfe sont, en effet, adossées à des bases occidentales: Al Jazira du Qatar au Centcom, le commandement central américain, Sky Arabyia d’Abou Dhabi, à la base aéronavale française, «Al Arab» du prince saoudien Walid à la base navale de Manama, quartier général de la V me flotte américaine de l’Océan indien…….. une singularité des pétromonarchies… sans doute la marque de leur indépendance.

«Islam des lumières versus Islam des ténèbres» dans ses diverses variantes est la ritournelle favorite du Qatar pour masquer son engagement. «La culture de la vie versus la culture de la mort», «l’axe de la modération contre l’axe de l’intolérance», dans la même veine, se révéleront, en fin de compte, comme autant de déclinaisons d’une même face, celle qui exalte la logique de la vassalité à l’ordre israélo américain, face à la contestation de la logique de la soumission.

Un enfumage conceptuel en ce que «l’Islam des lumières» cautionnait le vicieux protocole de validation d’un islam domestiqué à l’ordre israélo américain.
Arbre qui cache la forêt de la sujétion à l’ordre occidental, Al-Jazira apparaît quinze ans ans après son lancement comme l’alibi stratégique suprême de la dynastie Al Thani face à la mainmise américaine sur la souveraineté du Qatar et sur les sources de ses revenus, deux éléments qui hypothèquent lourdement et durablement l’Indépendance d’un pays faussement présenté comme non-conformiste, mais qui remplit toutefois pleinement sa mission de soupape de sûreté au bellicisme américain à l’encontre du monde arabe et musulman.
Promu désormais à la fonction de «lanceur d’alerte» de la stratégie anti arabe des pays occidentaux, Al Jazira a ainsi sinistré, en l’espace d’un semestre, sa propre réputation patiemment bâtie pendant quinze ans, et, sabordé, du même coup, son monopole des ondes panarabes. Par «le fait du prince» et le fait de son maître.

Références

1-Le noyau originel de l’équipe d’Al-Jazira a été constitué par des vétérans du service arabe de la BBC TV réduit au chômage du fait d’une rupture de contrat saoudien avec la chaîne saoudienne orbit partenaire de la chaîne arabophone anglaise. Faisant une sérieuse entorse à sa politique générale d’information, BBC a cédé à une cour assidue de M. Khaled Ben Mohamad Ben Abdel Rahman, patron du Holding al-Mawarid. Elle s’est associée avec ce proche parent du Roi Fahd pour lancer la première chaîne de télévision d’information continue en langue arabe avec le label de la chaîne britannique et les moyens de diffusion de la firme saoudienne «Orbit». L’idylle, de courte durée, 18 mois, se brisera sur le fracas des récriminations réciproques entre deux conceptions monarchiques apparemment inconciliables.

Les Saoudiens ont d’abord imposé un prix prohibitif du décodeur de l’ordre du dix mille dollars, instaurant une sorte de censure par l’argent, puis prenant ombrage de l’hospitalité accordée par BBC TV à l’opposant saoudien en exil à Londres, Mohamad al-Massari, un physicien très populaire dans sa région d’origine, la région pétrolière de Dammam, ont abrogé le contrat, mettant sur le tapis près de deux cents employés arabophones.
En guise d’épilogue à ce psychodrame d’une alliance contre nature, l’opposant saoudien sera finalement exilé vers les Bahamas, le Royaume Uni perdra dans la foulée un contrat militaire de plusieurs milliards de livres sterling et la firme Orbit conduite à payer une pénalité de l’ordre de cent millions de dollars pour rupture abusive du contrat.

2- Pour le lecteur arabophone, ci-joint le lien sur les manipulations d’Al Jazira à propos de la couverture des évènements de Syrie. http://www.al-akhbar.com/node/44875
Ainsi que la protestation du correspondant de la chaîne au Japon, le syrien Fadi Salameh, déplorant le recours quasi systématique aux correspondances de l’opposition syrienne dans la couverture des événements dont les approximations et les intoxications ont entrainé de graves erreurs d’appréciation et surtout l’assassinat de plusieurs membres de de son village http://www.al-akhbar.com/node/61099

3- Waddah Khanfar, Natif de Djénine a épouse la nièce de Wasfi Tall, l’ancien premier ministre jordanien surnommé le «boucher d’Amman» pour sa répression des Palestiniens lors du septembre noir jordanien (1970).

Deux reproches ont pesé sur gestion de huit ans à la tête d’Al Jazira (2003-2011): sa volonté d’imposer un code vestimentaire ultra strict aux présentatrices de la chaine, en conformité avec l’orthodoxie musulmane la plus rigoureuse (ce qui a entrainé la démission de quatre journalistes femmes), ainsi que sa publication des documents confidentiels sur les pourparlers israélo palestiniens «The Palestine Paper», discréditant les négociateurs palestiniens ; ce qui a conduit le chef des négociateurs palestiniens, Saeb Oureikate, à réclamer sa démission ; de même que l’Arabie saoudite effrayée par la crainte que la large couverture des soulèvements arabes par la chaîne du Qatar n’ait des répercussions sur la stabilité des petro monarchies.

Ancien journaliste de la chaine gouvernementale américaine «Voice of America» a été propulsé à la direction de la chaîne Al Jazira par son ami libyen, Mohammad Jibril, qui appartenait au même courant islamiste que le palestinien. Propriétaire de JTrack, entreprise de média training chargée de former les dirigeants du Monde arabe et d’Asie du sud à la maitrise du langage médiatique, Mohamad Jibril a exercé des responsabilités gouvernementales au sein du Conseil National de transition libyen, lors de l’intervention atlantiste ayant entrainé la chute de Kadhafi.

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http://www.alterinfo.net/Al-Jazeera-la-fin-d-une-legende_a82689.html

 

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 23:27

 

Sur ce post,  les meilleurs liens d'actualité

 

Mali - A voir :

Que se passe-t-il réellement au Mali ?

 

 

L'attentat a frappé le quartier chrétien d'Ashrafieh et a fait au moins huit morts et 86 blessés.
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20121019-liban-attentat-frappe-beyrouth-plein-coeur?

 

Liban. Introduction d'eva R-sistons

 

Dès que j'ai appris l'événement,

 

- dès que j'ai entendu les médias accuser les Syriens (comme pour l'attentat de Hariri, avant d'accuser le Hezbollah, alors qu'il s'agissait d'un attentat americano-sioniste pour éjecter les Syriens du Liban),

 

- dès que j'ai entendu dire que l'Opposition appelle à la démission du Gouvernement (pro-Bachar) sans jamais donner les versions de la Syrie accusée (c'est un peu gros !)

 

- dès que j'ai entendu dire une ânerie comme celle de laisser croire que Bachar VEUT étendre le conflit,

 

- dès que j'ai entendu dire que les victimes étaient des chrétiens (qu'on cherche à dresser contre Bachar en transformant le conflit en choc de civilisations)

 

j'ai compris qu'il s'agissait d'une nouvel attentat perpétré par les Americano-Sionistes. Comme presque toujours, d'ailleurs ! Ils sont sans scrupules et ces 2 là (avec la GB) veulent imposer leur domination sur le monde et accaparer les ressources des peuples. Ce sont des voleurs, des menteurs et des criminels.


Eva R-sistons

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L'attentat de Beyrouth est une manipulation
américano-sioniste contre la Syrie
  
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L'attentat de Beyrouth est une manipulation des Américano-sionistes destinée à justifier une intervention en Syrie et au Liban. Cela rappelle l'affaire Rafic Hariri, montée de toutes pièces elle-aussi contre la Syrie.

 

L'exploitation spectaculaire de cet attentat par les médias, et le fait que pour tuer une seule personne l'on ait utilisée une bombe qui en a tué neuf et qui a fait des dégats eux aussi spectaculaires, ne laissent aucun doute à ce sujet.


Liban - août 2010 - Hassan Nasrallah du Hezbollah accuse Israël d'avoir assassiné Rafic Hariri :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1406


SYRIE - RAFIC HARIRI La commission Mehlis discréditée :

http://mai68.org/ag/892.htm


Mensonges américains (démonstration indispensable !) :

http://mai68.org/journal/N93/6mars2005.htm


LIBAN - Affaire Hariri - Nouvelle donne au pays du Cèdre :

http://mai68.org/spip/spip.php?article173


Le massacre d'al-Houla est l'œuvre des services secrets occidentaux (Parti communiste Russe) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4237


Une provocation destinée à justifier une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4524


 

Comment déclencher une guerre en passant pour les gentils (Hergé)


Voici, expliqué par Hergé aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, comment l'impérialisme Japonais a justifié l'invasion de la Chine. Vous verrez que cela ressemble étrangement au déclenchement des guerres modernes. Pas grand chose n'a changé :


http://mai68.org/spip/spip.php?article1740

 

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Comment déclencher une guerre en passant pour les gentils (Hergé)

vendredi 18 mars 2011 , 

Voici, expliqué par Hergé aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, comment l’impérialisme Japonais a justifié l’invasion de la Chine. Vous verrez que cela ressemble étrangement au déclenchement des guerres modernes. Pas grand chose n’a changé.

Pour bien comprendre, quand on n’a pas lu ou quand on a oublié les premières pages de cette BD de Hergé, il faut savoir que Mitsuhirato est un agent de l’impérialisme japonais et qu’il va commanditer un attentat en Chine et faire croire que ce sont des "Bandits Chinois" les coupables.

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Page 20. 

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Page 21.

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Page 22.

Vous constaterez que pas grand chose n’a changé depuis cette époque.

Les discours justifiant la guerre est du même genre : « …et, une fois de plus, le Japon a rempli sa mission de gardien de l’Ordre et de la Civilisation en Extrême-Orient !… Si nous avons dû, à notre grand regret, envoyer des troupes en Chine, c’est pour défendre la Chine elle-même !… »

http://mai68.org/spip/spip.php?article1740


  

La guerre contre l'état souverain syrien bat son plein. Les tentatives d'intervention directes n'ont pas pu être engagées. Les hordes barbares de salafistes payées et armées par l'occident sont moins opérationnelles. Il reste les attentats pour gagner la guerre médiatique auprès des opinions publiques. Les grands média publics ou privés se chargent chaque jour de déverser la logorrhée atlantiste. Il faut pour agréger les citoyens à cette guerre humanitaire, franchir un cap supplémentaire. Peut-être que l'attentat de Beyrouth s'inscrit dans cette stratégie militaire. Les références ci-dessous concernant cette question sont issues du site "mai68". Je vous recommande particulièrement les références empruntées au dessinateur Hergé où Tintin met en lumière cette manipulation des masses de façon extrêmement claire.. Lucien PONS

 

 

L’Iran condamne l’attentat au Liban et accuse Israël

L’Iran a condamné samedi l’explosion qui a tué le chef des renseignements de la police libanaise à Beyrouth. Il a accusé Israël d’être derrière cet attentat.


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« L’Iran condamne l’explosion terroriste perpétrée par ceux qui ont cherchent à créer des divisions entre les différents groupes libanais, au détriment de l’intérêt du Liban », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast sur le site internet du ministère.

« Sans aucun doute, l’ennemi principal du peuple libanais est le régime sioniste, à qui profite le plus l’instabilité et l’absence de sécurité dans la région », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a accusé « les ennemis de la région », soit l’entité sioniste et ses complices occidentaux, de « chercher à accroître l’insécurité pour réaliser leurs objectifs malveillants », lors d’un entretien téléphonique vendredi soir avec son homologue libanais Adnan Mansour, selon le site du ministère.

Huit personnes, dont le chef des renseignements de la police libanaise, ont été tuées et 86 autres blessées vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, selon un bilan de la défense civile. L’attaque a été unanimement condamnée, y compris par la Syrie.

L’attentat a visé le chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) du Liban, le général Wissam al-Hassan.

Mecanopolis

Avec ATS (Agence télégraphique suisse)

 

L’Iran condamne l’attentat au Liban et accuse Israël.

 

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ACTUALITE

sélection non-alignée

 

. L'horreur européenne,

vidéo eva R-sistons

 

 

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L'Europe du Nobel, de la paix, de la démocratie...
ou des banksters, de la guerre, de la dictature ?
Quelques vérités assénées par eva R-sistons
(après avoir expliqué sa colère
contre les mensonges et les injustices).
.
A noter que cette Europe a été construite
dans le cadre de la guerre froide,
avec l'intégration des Etats de l'Est dans l'OTAN :
Pour éviter un monde bi-polaire ou multipolaire
qui lui, serait moins hégémonique, plus démocratique !
Et cette Europe créée par les Etats-Unis
pour servir leurs intérêts,
doit être ruinée (crise provoquée)
afin de rehausser la puissance américaine,
comme après la 2e guerre mondiale !
La politique est machiavélique ! (eva)

Enregistré le 16.10.2012 

 

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Sur mon blog officiel,

L'horreur européenne, ma dernière vidéo

 

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Voir aussi :

 

L'Europe, "complot" contre les peuples ? Le lapsus de F. Hollande (vidéo)

 

 

 

Bataille pour la Syrie: Enfin un reportage (russe, vidéo) sur l'armée syrienne

 

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Comment agissent en Syrie les amis des Hollande-Fabius (tête coupée, vidéo)

 

La faillite des révolutions colorées (Alexandre Latsa)

 

Elections américaines 2012 : Les vrais enjeux

 

PEINE DE MORT : RÉTABLIE PAR L'UNION EUROPÉENNE

 

Le dogme de l’infaillibilité démocratique

 

 

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Libyan rebels secure a checkpoint near the entrance of Bani Walid
Image 1 of 2
Libyan rebels secure a checkpoint near the entrance of Bani Walid Photo: EPA/MOHAMED MESSARA
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/8761667/Libya-Bani-Walid-residents-given-two-days-to-leave-before-onslaught.html#

 

Libye - 20 octobre 2012 - Kadhafi tient encore et toujours Bani Walid (vidéo)

samedi 20 octobre 2012, par Visiteur



Articles et vidéo témoignant de la résistance verte en Libye des kadhafistes de la jamahiriya arabe libyenne et socialiste.

Libye – le premier anniversaire de la mort du martyre guide Mouammar Kadhafi (20 octobre 2012)

http://www.algeria-isp.com/actualit…


Publié le 20/10/2012 à 09:56

Source : ALGERIA ISP


LGERIA ISP/ Selon Akhbar Elmokawama Libya, le premier anniversaire de la mort du martyre le guide Mouammar Kadhafi « je suis dans le cœur de millions ».


Les combattants de la résistance (les kadhafistes) de Warchfana ont attaqué un convoi des milices de Zawiya qui se dirigeait vers la ville de Bani walid.


La résistance a saisi 3 véhicules équipés de mitrailleuses et des armes légères et moyennes. La fuite des autres rebelles.


Libye – une vidéo de Bani walid (20 octobre 2012)

http://www.algeria-isp.com/actualit…


Publié le 20/10/2012 à 10:01 - 381 visites

Source : ALGERIA ISP


ALGERIA ISP/ Selon Akhbar Elmokawama Libya, hier, les habitants de Bani Walid ont défilé dans les rues pour célébrer la victoire contre les milices de Misrata.

 

et vidéo :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4585

 

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SOS BANI WALID (Libye) : Mais ils sont où les défenseurs des droits de l’Homme ?

Publié le 13 octobre 2012

42

 

Bani Walid

Bani Walid

 

Les images sont insoutenables. Les autorités libyennes, qui n’ont d’autorité que le nom, sont dans une logique de vengeance et non dans celle de la justice. Après avoir fabriqué de fausses preuves quant à Seif al-Islam avec la complicité de la soi-disant communauté internationale, qui leur a donné un blanc-seing sous forme de permis de tuer. Ceci, via la CPI qui se cache derrière  ce qu’on nomme le « principe de complémentarité » institué dans le Statut de Rome. Ce dernier indique que la CPI n’est compétente que lorsqu’un Etat ne veut pas ou n’est pas en mesure d’enquêter et de poursuivre. Bref, du foutage de gueule… 

Ce qui est donc sûr, le fils du frère Guide Mouammar Kadhafi sera probablement condamné à la mort par pendaison. Une bonne entrée en démocratie. Fichtre. Quel courage !Et puis, sans vergogne, ces gens nous disent qu’ils défendent les êtres humains, qu’ils sont pour la paix mondiale et tutti quanti. Qui peut encore croire à cette fable des guerres humanitaires ? Qui peut encore se laisser entuber par leurs discours mensongers et mortifères ? Soit, ces gens ont perdu le nord, soit, il se moque copieusement de nous…

Le sud de la capitale libyenne est à feu et à sang. La ville de Bani Walid est meurtrie. Il ne se passe pas un jour sans exactions des milices de Misrata et des militaires gouvernementaux. Les heurts entre cette ville mythique, qui a le « tort » de soutenir encore le frère Guide Mouammar Kadhafi ont débuté deux semaines après le décès du galopin qui prétendait avoir tué le président libyen. Ils (heurts) se sont concentrés dans la vallée de Mardoum, à 10 kilomètres à l’est de Bani Walid.

Les Nations Unies ont exprimé vendredi dernier leur préoccupation à la suite de récentes flambées de violence dans la ville de Bani Walid, et leur représentant adjoint dans le pays, Georg Charpentier, a rappelé à toutes les parties leur obligation de protéger les populations civiles. Là, un silence assourdissant des chancelleries occidentales à l’origine du chaos libyen.

Selon des informations concordantes sur place, plusieurs personnes ont été tuées ou blessées ces derniers jours dans cette ville située à environ 170 kilomètres au sud de la capitale, Tripoli, dans des violences liées à la mort de et au soutien éternel des Warfalas, à Mouammar al-Kadhafi. Malheureusement, j’ai tenté de joindre plusieurs fois la Libye, sans succès. Mais, ce n’est que partie remise, nous essayerons à nouveau d’ici demain de joindre certaines personnes sur place.

 

Merci à Guerrier D. pour les photos !





http://allainjules.com/2012/10/13/sos-bani-walid-libye-mais-ils-sont-ou-les-defenseurs-des-droits-de-lhomme/


 

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ship.jpg

http://www.humanite.fr/palestine/la-goelette-finlandaise-estelle-en-route-pour-gaza-attaquee-par-la-marine-israelienne-5067

 

Israël viole (encore) le droit international en toute impunité


Des soldats israéliens ont empêché samedi une nouvelle tentative de briser le blocus maritime illégal et illégitime de la bande de Gaza. Ils ont arraisonné et pris le contrôle d'un navire finlandais du nom de Estelle, transportant des militants pro-palestiniens, dont cinq députés européens.

Lire la suite

 

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175cafb496a0211a7ad5f4e8e2ab3c30?s=50&d=

VIDEO (Syrie) : Les dernières dépêches et la Syrie qui piège ses détracteurs

by Allain Jules


Damas piège ses détracteurs en transmettant (enfin) à l'Organisation des Nations Unies  (ONU), une liste des 108 terroristes étrangers actuellement détenus en Syrie, sans compter les noms de tous ceux qui ont été tués et qui sont encore plus nombreux...Les pays qui laissent ainsi leur ressortissant allé faire le jihad doivent être logiquement sanctionné, sans oublier le [...]

Lire la suite

 

revolution-greve-generale-rc3a9volution.jpg
http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/10/19/peuples-deurope-re-vo-lu-tion/

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:45

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Dernière mn : http://www.lepouvoirmondial.com/archive/2012/11/01/stan-maillaud-a-ete-retrouve-vivant-et-libre.html

 


Disparition de Stan Millaud

 

Disparition de Stan Millaud (suite) - RV le samedi 20 - Alerter les Médias

 

Actualité :

 

Dernières infos non-alignées

 

 

  

Le Portugal s’est enflammé hier soir contre le plan d’austérité de 2013

 

 

A lire sur mon blog sos-crise, actualité:

 

 

 

Plusieurs régions du monde revendiquent leur indépendance.

Plusieurs régions du monde revendiquent leur indépendance. Crédit Reuters

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Vive l'Europe et la crise ! Voici la balkanisation, le séparatisme !

 

UE: En 2014, l'union politique après la budgétaire, la bancaire, la "sociale"

 

Quand les Iraniens lancent à leur tour des cybers attaques dévastatrices

 

L'armée Suisse prépare ses frontières au chaos social européen !

 

La guerre secrète des États-Unis en Afrique

 

UE, le masque du PS tombe. E Guigou fait l' "Apologie" de la dictature

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Démocratie en Europe ?

 

Please join this campaign: http://www.change.org/petitions/press-tv-viewers-save-press-tv-in-europe?share_id=ofUWHYSOSd&utm_campaign=mailto_link&utm_medium=email&utm_source=share_petition 

 

Nous vous invitons à signer cette pétition ; il s’agit de s’opposer à l’interdiction   de Press TV Europe, une télévision iranienne qui participe de la diversité des sources. Un média qui peut nous apporter un point de vue original sur ce qui se passe réellement au Moyen Orient et qui généralement contraste avec la version donnée par nos médias et autres ONG humanitaires aux ordres.

 

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La France de Hollande comme celle de Sarkozy: Une courroie de transmission de l'impérialisme US.


Bilan d'Aymeric Chauprade sur la stratégie du chaos de l'Otan en Lybie

 

L'atlantisme est un totalitarisme

 

De hauts responsables évoquent une guerre si l’euro sombrait

 

Pourquoi Vladimir Poutine ? (Alexandre Latsa)

 

L'horreur en marche: Le FMI réinvente la déportation, actes de justice plus signifiés..

 

Chavez dénonce le terrorisme occidental (+ vidéo)

 

Prix Nobel de la paix… Europe : Mythe et réalités (vidéo)

 

Le mortier, tiré de Syrie sur le territoire turc, proviendrait de l’OTAN

 

La Russie d'Eltsine, de Poutine, de Ioukos, de Rothschild.. Coulisses

 

L'Europe, Prix Nobel pour le chômage, la mort des Nations, les crises..

 

Alerte aluminium : Un poison dans notre maison

 

Guérir des blessures avec.. du miel. Simplement, et efficacement !  

 

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(..) Ils veulent faire de la BCE

une super-banque qui supervisera toutes les banques de la zone euro depuis Bruxelles pour garantir les avoirs toxiques et mettre toutes les dettes pourries dans une nouvelle Banque Centrale Européenne pour imposer plus d’austérité et soutirer plus d’argent aux citoyens. Ce qu’ils veulent faire est absolument catastrophique. Christine Lagarde, je suis sûr qu’elle aura le prix Nobel l’année prochaine pour avoir causé l’appauvrissement de 100 millions de personnes supplémentaires et le suicide de centaines d’autres. Allez, donnez-le à Christine Lagarde, c’est une folle génocidaire et assoiffée de sang, donnez-lui le Prix Nobel de la Paix ! […] (Source Le Grand Soir et RT.com)

Pourquoi le Comité Nobel a-t-il décerné son prix à l’UE ?

..

 

Sur mon blog ofrficiel,

sous mon vrai nom,

 

L'Europe, "complot" contre les peuples ? Le lapsus de F. Hollande (vidéo)

 

L'horreur européenne, ma dernière vidéo

 

 

 

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