Journalistes discrédités, persécutés

Mardi 19 mars 2013 2 19 /03 /Mars /2013 02:23

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Alerte ! La liberté d'expression

menacée en France

Par Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)


 

   Alerte, la Police de la Pensée du CRIF veille ! Non contente de seulement laisser la mauvaise parole de la Pensée Unique se répandre, non contente de propulser les animateurs ou les émissions les plus alignées et intolérantes, voici maintenant qu'une cabale sioniste (Cyril Hanouna, Patrick Cohen, Claude Askolovitch, Frédérique Haziza) tente de discréditer l'excellent Frédéric Taddeï qui anime la seule émission de débats vraiment libres, avec aussi des invités ostracisés, interdits ailleurs, comme Soral ou Dieudonné ! C'est ça, la démocratie, la dictature d'un petit groupe de fanatiques intolérants, tribalistes, communautaristes - en France, patrie des Droits de l'Homme ? Les cerveaux réellement malades, ce sont eux, car obsédés par leur idéologie raciste et haineuse, ils refusent l'expression libre, la diversité ! Et en plus, ils osent traiter de dérangés ceux qui sont attachés à la liberté de pensée et d'expression, penseurs ou comiques !
   Tariq Ramadan est invité dans les facs et les médias du monde entier, et voici que pour le discréditer, on le fait passer pour un fou dangereux ! Nous sommes encore en démocratie, quand les libres penseurs sont traités de cinglés ? Alerte ! Notre pays devient totalitaire, Wikipedia censure l'homme politique François Asselineau, on tente d'empêcher, sur nos terres, au comique Dieudonné de se produire, l'analyste Alain Soral est masqué, tout est fait pour interdire aux esprits réellement libres de s'exprimer, et l'on ne voit plus à la télé que des minables racistes, haineux, va-t-en guerres comme le sinistre BHL, ou des opportunistes comme Caroline Fourest !
    Jusqu'à quand allons-nous tolérer qu'un petit groupe de sionistes fanatiques fasse la loi et empêche dans la Patrie des Droits de l'Homme l'expression libre ? Les sionistes talmudistes sont le VRAI cancer de notre pays, pas les Dieudonné ou les Soral !
    Est-il normal que lorsque je ne parlais pas des sionistes ni ne dénonçais le Nouvel Ordre Mondial, je sois invitée partout (un homme comme Philippe Bouvard disait "n'avoir jamais rencontré quelqu'un crevant autant l'écran que moi", Emission Samedi soir), et que soudain, parce que je dénonce la Pensée unique totalitaire, me voici désormais en France interdite d'antenne, censurée, ostracisée, discréditée ?
   Over-blog, sous la pression, se garde bien de mettre mon site sos-crise au TOP comme avant parce qu'il est dans les tous premiers - ce qui risque de le promouvoir -, Wikipedia avec l'atlantiste partisane Euterpia a totalement dénaturé ma pensée et ma fiche (eh oui, je ne défends pas les dictateurs, mais la vérité, la paix et la liberté), Daily Motion ou Facebook falsifient les données (Facebook, par ex, depuis que certains de mes articles sur R-sistons ont totalité près de mille J'aime; quant à Daily Motion, les appréciations sont totalement fantaisistes, elles stagnent ou régressent, des lecteurs ne peuvent voter, etc). Et le reste à l'avenant.
   De qui se moque-t-on ? Jusqu'à quand va-t-on supporter tous les mensonges de la propagande et la désinformation ? Jusqu'à quand va-t-on supporter la censure des grands esprits comme François Asselineau, ou de voir toujours les mêmes minables, pédophiles, va-t-en guerres, ambassadeurs du Nouvel Ordre Mondial atlantico-sioniste (tous les Cohn-Bendit, les Attali ou les BHL)... à la télévision débiter les mêmes discours ?
    Bon sang, la France avec les Cohen, Askolovitch, Haziza...  qui peuplent nos Médias, perd son âme, son originalité et sa liberté !

    Alerte, ces individus tuent la démocratie, la pensée, la France !

    Réagissons ! Non au terrorisme intellectuel ! Il y va de l'identité de notre pays, de sa diversité, de la liberté, du pluralisme, de la démocratie !
    Chantal Dupille (pseudo eva R-sistons)

 

 

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Après Patrick Cohen, Hanouna n’aime pas l’émission "Ce Soir ou Jamais" de Taddeï

 

Après Patrick Cohen, Claude Askolovitch, Frédérique Haziza, c'est au tour de Cyril Hanouna dans son émission TPMP sur D8 de réprouver l'émission Ce soir (ou jamais !) diffusé sur France 2 et présenté par Frédéric Taddeï.

 

 

Voici l’intervention de Cyril Hanouna :

"Je vais vous donner mon avis deux petites secondes, pour moi, dans télévision publique il y a public, le problème c’est que le public ne regarde pas cette émission ! [...] Pour éclairer un peu le téléspectateur, ça n’a jamais marché sur France 3, arrêtez de me dire que ça a marché, ça faisait au mieux 7% de parts de marché, arrêtez c’est une catastrophe, arrêtez ! [...] Sous prétexte que c’est une émission culturelle, on la laisse-là depuis 10 ans,arrêtez, arrêtez [...] Arrêtez avec votre culture s’il vous plait, je peux pas laisser passer ça. [...] Il ne faut pas comparer Yves Calvi qui fait 12 % de parts de marché tous les jours ... Mon problème est que l’on ne doit pas laisser des émissions pendant 7 ans qui ont fait toutes les cases de France Télévision, on laisse trop de place à ces gens là, on donne une tribune toutes les semaines et moi ça m’énerve ..."

 

Mardi dernier, Patrick Cohen s’était attaqué à l’émission de Taddéï :

 

"Vous invitez des gens qu’on n’entend pas ailleurs mais vous invitez aussi des gens que les autres médias n’ont pas forcément envie d’entendre ! En passant sur France 2, est-ce que vous continuerez à inviter Tariq Ramadan, Dieudonné, Alain Soral... Des gens que vous êtes le seul à honorer à la télévision. Et à mon avis, pas seulement pour de bonnes raisons (...) On a une responsabilité, quand on anime une émission de débats publics, de ne pas propager des thèses complotistes ou de ne pas donner la parole à des cerveaux malades. (...) Moi je n’ai pas envie d’inviter Tarik Ramadan !"

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L’accusation d’antisémitisme : Un filon dangereux qui s’épuise

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par UJFP

« Qui sème le racisme récolte la tempête
Qui sème la résistance récolte notre solidarité »

ManipIl y a bien longtemps, le fabuliste La Fontaine, reprenant Esope, nous a narré cette belle histoire de l’enfant qui n’arrête pas de crier au loup. Il finit par être discrédité. Un jour, le loup arrive pour de bon mais plus personne ne le croit.

Les supporters inconditionnels de la politique israélienne n’ont pas lu Esope et leur imaginaire est bien pauvre. Ils s’épuisent à dégainer sur tout ce qui émet le moindre doute sur le rouleau compresseur colonial israélien, hurlent au loup, et traitent immédiatement les impudent-e-s « d’antisémites ».

La liste de ces « antisémites » redoutables n’arrête pas de s’allonger : après Charles Enderlin, Hugo Chavez, Stéphane Hessel, le BDS ou l’Assemblée Générale de l’ONU qui a eu l’outrecuidance d’admettre la Palestine comme Etat non-membre, voici de nouveaux cas « d’antisémitisme » relevés par la « vigilance » de nos inconditionnels spasmodiques.

A Bezons, le maire Dominique Lesparre, est accusé d’antisémitisme. Il a osé, avec tout le conseil municipal de la ville, faire citoyen d’honneur de sa ville le prisonnier palestinien Majdi Ihrima-Al-Rimawi. Ce prisonnier, comme les 4500 palestinien-ne-s emprisonnés aujourd’hui, est un résistant à l’occupation. Et faut-il le rappeler ici en France, la Résistance contre l’Occupation est un droit reconnu et défini par le droit international. Le CRIF accuse le prisonnier d’avoir du sang sur les mains. Il oublie que tou-te-s les résistants ont subi la même accusation. Résistants pour la France libre et terroristes pour celle de Vichy, les résistant-e-s juifs/ves au nazisme, ont eux aussi été traité-e-s de terroristes et exécuté-e-s comme tels [1].

L’UJFP soutient le maire et le conseil municipal de Bezons comme elle a soutenu autrefois le maire de Seclin accusé « d’antisémitisme » pour avoir prôné le BDS dans les cantines des écoles de sa ville. Le soutien aux prisonnier-e-s palestinien-ne-s, victimes permanentes de mauvais traitements et d’isolement en violation de toutes les normes du droit international, est une noble cause portée par tout le mouvement de solidarité français, et il est scandaleux de le lier à un quelconque antisémitisme.

Aux Pays-Bas, les autorités ont (enfin) décidé de demander que certains produits israéliens venant des colonies soient étiquetés [2].Rappelons que le droit international ne reconnaît pas l’annexion et la colonisation de la Cisjordanie et que ces produits devraient tout simplement être interdits. Réaction du ministre de l’intérieur israélien Eli Yishaï : « il s’agit d’une tentative de boycott de nos marchandises de la part d’un pays qui n’a pas versé tous les dédommagements sur les biens juifs confisqués (pendant la deuxième guerre mondiale) ». Vous avez bien lu, le ministre ne parle pas de dédommager les Palestiniens pour leur expulsion et la destruction de leur pays. En fait, dès qu’un Etat tente de mettre sa législation en accord avec les règles du droit international et européen, qui condamnent la colonisation, la réponse automatique est Shoah et antisémitisme. Cette réponse d’un ministre israélien serait risible si elle ne révélait la profonde déliquescence morale et politique du gouvernement qui la porte. Le ridicule ne tue plus, mais pendant ce temps la Palestine continue d’être écrasée.

La CIMADE de la région PACA refuse de côtoyer le CRIF dans une cérémonie commémorant la rafle de Marseille en dénonçant l’instrumentalisation du génocide faite par le CRIF [3]. La CIMADE dont le rôle dans le sauvetage des enfants juifs est bien connu est aussitôt accusée d’antisémitisme. Ce même CRIF ira-t-il jusqu’à proférer la même accusation contre la FNIDRP (Fédération Nationale des Déportés, Internés, résistants et Patriotes) qui s’est insurgée contre les insultes proférées par Richard Prasquier contre Stéphane Hessel [4] ?

La menace, l’intimidation, la confusion des genres, la récupération éhontée du génocide finissent par ne plus prendre. Par contre elles libèrent une parole antisémite possible en favorisant un amalgame dangereux entre la politique israélienne et les Juifs du monde où qu’ils se trouvent. En cela l’instrumentalisation du génocide et de l’antisémitisme est une arme redoutable qui met en danger les Juifs et produit ce qu’elle prétend empêcher. La Palestine, la résistance du peuple palestinien, les droits du peuple palestinien sont une cause juste qui mérite d’être défendue, pour un monde plus juste et plus humain. De plus en plus nombreux sont les citoyens du monde et les Etats qui le savent et veulent agir pour obliger Israël à respecter la loi et arrêter le sociocide qu’il pratique sous nos yeux. Et cela, ce n’est pas de l’antisémitisme c’est du Droit et de l’Humanité. Les condamnations de la politique israélienne continueront de se multiplier. Les sanctions et la fin de l’impunité sont plus que jamais à l’ordre du jour, parce qu’elles sont les seuls moyens pour parvenir à une paix basée sur l’égalité des droits.


Bureau national de l’UJFP le 13-03-2013

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Démocratie politique
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Jeudi 14 février 2013 4 14 /02 /Fév /2013 00:28

 

« Les réseaux de l’extrême » : réaction d’André Bouny

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« Les réseaux de l’extrême » de Caroline Fourest. France 5.
Les obsédés du complot

Apocalypse Viêt NamAuteur de l’ouvrage Agent Orange – Apocalypse Viêt Nam, je suis indigné qu’une animatrice de France Télévisions S.A. (sociétéfinancée par l’argent public), se prétendant « journaliste », se serve de l’image de couverture de mon livre – qui relate de façon exhaustive l’immense souffrance de millions de victimes vietnamiennes malheureusement bien réelles – dans le but d’étayer le commentaire suivant : « … ces livres vous promettent d’étonnantes révélations sur l’Apocalypse (sic !) et le terrorisme… ». Elle vise ainsi à faire croire au téléspectateur que l’éditeur en question publierait des ouvrages suspects, peu crédibles voire parfaitement farfelus, alors qu’il accomplit un travail tout à fait comparable à celui du grand François Maspero à la fin du siècle dernier (lui-même ostracisé à l’époque, voire interdit).

Il est pathétique et affligeant de voir et d’entendre Mme Caroline Fourest prendre appui sur la couverture de mon ouvrage (qui fait autorité sur ce sujet), pour conforter sa pensée binaire, confirmant par la même occasion ses lacunes et son inculture. Car j’imagine qu’elle ne sait absolument rien des drames effroyables qu’a provoqués l’utilisation militaire à grande échelle de l’Agent Orange pour s’être focalisée à ce point sur un mot du titre…


L’ignorance crasse de cette animatrice est par ailleurs démontrée en creux par ses propres confrères du service public qui ont encensé mon ouvrage, salué à la fois par des membres de la communauté scientifique internationale, juridique, et d’autres pointures dans les différentes compétences d’expertises ayant trait au domaine de l’Agent Orange.

De ce fait, outrage suprême, elle amalgame les millions de victimes de ce poison à la « conspiration », déroulant une logique unilatérale telle une créature née pour avoir raison.

Dans « La Ville des Lumières », Mme Fourest arpente la passerelle du temple de la littérature, la Bibliothèque Nationale de France, puis nous montre un plan de la campagne bretonne : « à quelques pâturages de là, d’immenses conspirations sont mises à jour par cet homme… », préparant ainsi le subconscient du téléspectateur. Naturellement, lorsque mon éditeur apparaît, l’opinion du public est déjà apprêtée par la voix-off de ce journalisme de caniveau.

« Leurs obsessions se nourrissent du malaise ambiant de la société française et entretiennent la confusion », peut-on encore entendre dans le commentaire, phrase absconse visant à créer une ambiance occulte… pour mieux ensuite l’attribuer à sa cible.

Chaque séquence peut être pareillement analysée et déconstruite, mais mon temps n’est pas moins précieux que le sien.

Même si la valeur n’attend pas le nombre des années, notre animatrice aurait pu, grâce au doute, s’éviter la fin comique de la leçon de l’incendiaire au pompier. Visiblement, ses certitudes prennent toute la place.

Son reportage est obscène.

André Bouny

 


Commentaire :

 

Pierre Davoust

Mme Caroline Fourest ne parle pas, n’écoute pas, n’écrit pas, elle barabgouine. Ses propos sont du niveau de ceux proférés par Ornella Guillet. Oubliez-les. Oublions-les et refermons le couvercle de la poubelle.

 

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Voir aussi :

 

 

 

Mes posts :

 

Caroline Fourest sur France 5 : Propagande contre les journalistes d'investigation

Qui sont les VRAIS révisionnistes ? (Chantal Dupille)

Traitement de défaveur de F. Asselineau et de l'UPR sur Wikipédia. Retour sur une saga

Dr Jekyll & Mrs Hyde Boutoleau-Ornella Guyet. Le travail de sape de la vérité

Le vrai révisionnisme est celui de l'Occident. Suicide intellectuel ? - Actualité

A Caroline Fourest: Michel Collon est un conspirationniste, ou un vrai journaliste?

 

 

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Démocratie politique
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Dimanche 10 février 2013 7 10 /02 /Fév /2013 03:41
Vendredi 8 février 2013

 

 

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Pour M. Pflimin directeur de France Télévision, Thierry Meyssan et le Réseau Voltaire ont raison.

 

 

 

 

 

 

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OU

 

Les USA contre la France.

 

 

 

 

C'est ce que l'on peut supposer après avoir vu l'opus de propagande diffusé par France Télévision sur France 5 intitulé: les Réseaux de L'extrême, les Obsédés du Complot.

 

 

M. Rémy Pflimlin a été promu au poste de directeur général de France Télévision par Nicolas Sarkosy, tout un symbole.  Nicolas dit « l'américain » ne pouvait que promouvoir un homme qui était en accord avec ses idées .

En fait d'idées celles de Nicolas étaient fort simples, dépouillées à l'extrême, elles se résumaient ainsi : « le maître est aux USA et j'obéis aux ordres, il m'a dit de faire la guerre, en dépit de mes propres intérêts et de ceux de la France j'ai engagé l'armée française en supplétive de celle des USA ».

 

Blackboulé par les français excédés, François Hollande en digne successeur à la tête du « Parti de l'étranger » comme disait de Gaulle, a conservé M. Pflimlin à ce poste clef pour l'édification des masses aux bienfaits étasuniens. M. Hollande représentant l'aile gauche de ce Parti anti national ne pouvait avoir de divergence avec M. Pflimlin sur l'aspect principal de son action : faire admettre les guerres des USA au bon peuple de France.

 

La guerre étasunienne à la Libye par France interposée a été promue sur les antennes de France Télévision à grand coup de propagande mensongère sur le «dictateur_qui_massacre_son_peuple » alors que les terroristes salafistes maison, drogués et encadrés par des forces spéciales « occidentales » mettaient le pays à feu et à sang en massacrant, égorgeant, pendant, à tout va ceux qui ne se pliaient pas derechef à leur vision particulièrement rétrograde de l'islam.

 

Le nouveau Gauleiter de gauche des USA en France M. Hollande eu moins de chance avec la sous traitance de la guerre des USA à la Syrie, il tomba sur un os. Cet os était l'armée arabe syrienne composée de conscrits, donc du peuple syrien qui se battit ardemment contre les milices islamistes de l'OTAN . Un autre os était le refus de la Chine et de la Russie d'avaliser une manœuvre identique à celle qui fut imposé à la Libye, celle d'outrepasser une résolution de l'ONU comme il a été fait avec la résolution 1973,

Cependant la propagande étasunienne se déversa à grand flot sur nos ondes montrant comme toujours la cible à abattre le «dictateur_qui_massacre_son_peuple» alors que là encore, nous pouvions observer par des médias plus indépendants, hors de la zone OTAN, que les terroristes salafistes venus de tous pays, armés et financés par les USA et ses affidés, mettaient comme en Libye le pays à feu et à sang, massacrant de la manière la plus barbare leurs opposants.

 

Seul le nom du chargé d'affaire des USA en France avait changé mais la politique demeurait la même et pour M. Pflimlin c'était identique.

 

Pourtant, cette lourde propagande journalière de promotion des guerres étasuniennes se trouvait contrée par un certain nombre de sites Internet et d'intellectuels.

Comme une bonne part de la population, notamment jeune se détourne des habituelles lucarnes à pensée conforme, une fraction notable de citoyens, selon les sondages, se mit à ne plus croire les grossières balivernes de France Télévision. Il devenait urgent de réagir pour les sous fifres des maîtres du monde.

 

Un récent sondage: http://www.ojim.fr/les-francais-en-rupture-avec-leurs-medias/ mettait même le feu. Pour le Centre de recherches politiques de Sciences Po. Passcal Perrineau, le « ressentiment » observé depuis une trentaine d’années cède désormais la place à « l’hostilité » franche .

 

Ce sondage montre également ou se situe la fracture entre les élites et la nation.

 

Cette fracture indique très nettement qu'elle se situe dans le rapport des français avec la mondialisation et en conséquence les abandons de souveraineté. En effet, 65% des sondés pensent qu’« il faut renforcer les pouvoirs de décision de notre pays, même si cela doit conduire à limiter ceux de l’Europe ».

Cependant, ces abandons de souveraineté ont été imposés depuis la fin de la guerre par les USA, abandons servant à pouvoir mieux dominer la zone qui leur était dévolue par les accords de Yalta de 1945. Si les français voulaient recouvrer leur indépendance un jour, ce serait bien en confrontation avec les USA.

La fracture une fois débarrassée de ce qui peux la masquer devient visible comme étant bien les rapports des français avec les USA et leur impérialisme guerrier.

 

L'axe de la propagande médiatique est particulièrement juste, en indiquant les craintes elle nous indique également ce qui est important. C'est tout l'intérêt de l'émission de France 5, « Les Réseaux de l'Extrême » produite par Caroline Fourest que de nous montrer ou se situe réellement cette fracture et il se trouve que nous sommes d'accord.

 

On comprend donc bien que la cible désignée par la propagande médiatique est formée par les intellectuels et organisations anti-impérialistes c'est à dire s'opposant à la politique des USA.

Le centre de cette cible est bien formé par ceux qui remettent en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 et le centre absolu est bien Thierry Meyssan avec le Réseau Voltaire qui furent les premiers à porter un doute sur cette version officielle et par la suite dénoncer les guerres impérialistes dont ces attentats étaient la justification.

 

En nous indiquant comme cœur de cible la propagande médiatique montre au peuple français que nos analyses sont justes, nous ne nous sommes pas trompés.

 

La remarquable émission de Caroline Fourest sur France Télévision montre parfaitement la réalité, mais en reflet, elle nous indique quels sont les camps en opposition et qui sont les alliés présents et combattants dans chacun de ces deux camps opposés que l'on peut épurer en camp étasunien d'un côté et camp national de l'autre.


 

Caroline Fourest interviewée par Le Journal de Personne


 

Dans le camp du pouvoir étasunien.

 

1- Il y a d'abord les journalistes pris dans leur ensemble nous dit Mme Fourest, ceci est confirmé par la perception des français dans le récent sondage qui nous précise bien que:  72% des sondés estiment en effet que les journalistes sont « coupés des réalités et ne parlent pas des vrais problèmes des Français », 73% pensent qu’ils ne sont pas indépendants et « ont tendance à céder aux pressions du pouvoir politique ».


2- Les politiciens dans leur ensemble, le sondage nous montre ce qu'en pensent les français : 62% pensent que les hommes et femmes politiques sont « corrompus pour la plupart », 82% qu’ils « agissent principalement pour leurs intérêts personnels » et 87% sont d’avis que l’« on a besoin d’un vrai chef en France pour remettre de l’ordre » ! Aucun politicien en France ne pourrait se désigner en dehors de ce camp.


3- Les pro-impérialistes, c'est à dire pro-USA, se désignant comme tels par leur opposition farouche à tout ce qui est anti-impérialiste donc anti-étasunien et notamment par leur opposition déterminée à ceux qui remettent en cause toutes versions officielles étasuniennes et sont désignés «complotistes» qui devient un nouveau néologisme signifiant ant-impérialiste.


4- Les pro-sionistes soutenant la politique colonialiste et criminelle de l'état d'Israël.


5- Les partisans de la mondialisation, de l'abandon de souveraineté des nations, de l'OTAN, de l'UE et de l'Euro.


Ce camp est particulièrement virulent contre tout ce qui est national, et notamment la vision du drapeau tricolore déclenche chez eux une forte allergie, ceux qui le brandissent sont qualifiés de fascistes.

 

Dans le camp national.

 

1- En premier lieu ceux qui remettent en cause la version officielle des attentats du 11 septembre 2001. Puisque de ces attentats fut justifié une nouvelle politique impérialiste des USA.


2- Les anti-impérialistes qui critiquent les guerres étasuniennes même sous traitées, particulièrement celles misent en œuvre selon le plan dit Bush de remodelage du Grand Moyen-Orient notamment celles d'Afghanistan, d'Irak de Somalie, de Libye et maintenant de Syrie selon le plan exact dévoilé par le Général Westley Clark en 2007.


3- Les indépendantistes qui veulent que la France recouvre son indépendance en sortant de l'OTAN, de l'UE et l'Euro et que la France retrouve ses valeurs républicaines et nationales.


4- Ceux qui veulent en finir avec la financiarisation de l'économie, du pouvoir des banques et de l'imposition de la dette obligatoire, pour le soutient du Dollar par l'Euro.

 

On s'aperçoit que cette fracture ne recoupe en rien la césure actuelle droite gauche, ceux du camp national sont autant qualifiés d'extrême droite que d'extrême gauche, en tous cas extrémistes (Les Réseaux de l'Extrême).

 

Dans cette opposition farouche de ces deux nouveaux camps politiques, dans cette nouvelle césure en dehors de celle traditionnelle de droite et de gauche, le point crucial qui fait adhérer à l'un ou l'autre camp est bien la remise en cause de la version officielle des attentats du 11 septembre 2001 et il faut remercier Caroline Fourest et France télévision de nous l'avoir démontré.

 

Thierry Meyssan (le Picasso du « complotisme ») avec le Réseau Voltaire sont bien à l'avant garde du combat national.

 

Belle publicité! Nous vous en remercions M. Pflimlin.

 

http://www.alain-benajam.com/article-pour-m-remy-pflimlin-president-de-france-television-le-reseau-voltaire-a-raison-115160734.html

 

 

Voir aussi :

 

 

 

Caroline Fourest et l'humour de Personne : Un régal ! (vidéo)

Caroline Fourest ou le discrédit par diffamation au service de la politique des Etats-Unis

Alerte, chiens de garde du Système ! Le 5.2, C. Fourest attaque M. Collon

 

Et mon article, sur ce site,


Caroline Fourest sur France 5 : Propagande contre les journalistes d'investigation

 

En fait, vu la désinformation générale, ce sont les journalistes qui font consciencieusement leur métier, qui sont discrédités, abusivement ravalés au rang de "complotistes" ! Chantal Dupille

 


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Les vrais intellectuels, ceux qui refusent de s'agenouiller devant la Société de l'argent, devant la Pensée Unique atlantiste, occidentale, sont discrédités, calomniés, salis, traînés dans la boue par les laquais du Système. Joli monde ! Et on ose appeler ça la démocratie ? Pauvre humanité ! Chantal Dupille

 

Voir la parution complète ici :

 

 

Mardi 5 février 2013

 

Polony interroge Ockrent sur Bilderberg : "Conspirationniste"

 

 

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Jeudi 7 février 2013

Marché transatlantique :

la « théorie du complot » devient réalité

 

Bruxelles (Belgique)
Le 11 janvier 2013, la France déclenche une intervention militaire au Mali, pays africain où près de la moitié de la population vit avec moins de 1,25 dollars par jour. Les raisons que Paris invoque pour justifier cette opération reprennent en fait la rhétorique de la « guerre au terrorisme », chère à l’administration de Bush Jr. Le 17 janvier, le député indépendant Laurent Louis dénonce devant le Parlement belge les véritables objectifs de l’intervention. Seul député belge à s’opposer au soutien de la Belgique à l’opération française, Laurent Louis rappelle aussi que les pays occidentaux – y compris la France – ont soutenu en Libye et soutiennent toujours, en Syrie, les djihadistes que Paris affirme vouloir combattre aujourd’hui au Mali.
« Sous nos yeux »
Mali : une guerre peut en cacher une autre
par Thierry Meyssan
La torture comme source de renseignement
Abou Zoubeida, la « balance d’Al-Qaida »
par Kevin Ryan

 

http://www.reopen911.info/11-septembre/droit-de-reponse/

 

Caroline Fourest discrédite les journalistes d'investigation,

et les chercheurs sur le 11/9 (Chantal Dupille)

 

 

 

La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13  
02:45

La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13

 

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : journalistes
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Mercredi 9 janvier 2013 3 09 /01 /Jan /2013 05:57

 

Le conspirationnisme n’a pas eu lieu

(Source : AgoravoxGaelR)

 

Plus que jamais les grands médias sont méfiants. Avec l’avènement des réseaux sociaux, tout un chacun peut s’improviser enquêteur, journaliste et commentateur.

N’importe qui, grâce à la toile, s’empare d’un sujet, s’exprime et acquiert potentiellement une large audience.

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« Méfiez-vous, disait Arlette Chabot, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent(…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées . »

Ainsi nous alertait Arlette Chabot dans un documentaire intitulé « Huit journalistes en colère » diffusé surArte en février 2010.

Depuis le 11 septembre 2001 notamment, on nous suggère de nous méfier d’internet, on y trouve tout et n’importe quoi.

Tout est matière à remises en cause, à rumeurs, à fantasmes.


Avec le temps, un nouveau qualificatif est apparu dans le langage courant : « le théoricien du complot », aussi appelé « conspirationniste » ou « complotiste ».


Ces termes souvent utilisés dans les grands médias par les journalistes et les commentateurs désignent semble-t-il celui qui s’imagine que la vérité nous est toujours cachée. Selon lui, des puissances occultes orchestrent les grands événements pour nuire au plus grand nombre. Le conspirationniste souffre d’un délire de persécution et voit des complots partout.

A priori, rien ne semble distinguer le théoricien du complot du paranoïaque.

A l’exception du diagnostique médical, les deux individus souffrent des mêmes symptômes : ils se sentent persécutés et s’imaginent des choses extraordinaires qui se trameraient dans leur dos.


Alors pourquoi est apparue cette expression et que signifie-t-elle ?


Prenons le terme « conspirationniste ».

Il est constitué de la racine « conspiration » et du suffixe « isme »

A-t-on besoin ici de définir ce qu’est une conspiration/ un complot ? Tout un chacun peut se reporter à la définition du dictionnaire et y songer à l’envi. En effet, les termes « complot » ou « conspiration » peuvent désigner un grand nombre de situations, qu’il soit question d’évènements historiques, mythologiques, ou surgis dans le quotidien. L’existence de complots entre les humains jalonnent notre existence. Comme le dit Jacques Alain Miller dans un entretien à l’Express de décembre 2011, « dès qu’on parle, n’est-il pas vrai qu’on complote ? »

La terminologie en « isme » désigne en revanche quelque chose de très précis.

Un isme est un concept. Le suffixe « isme » ajouté à la fin d’un mot permet de désigner une doctrine, un dogme, une idéologie ou une théorie (exemples : catholicismebouddhismecubismesurréalisme,gaullismesocialismedarwinisme… etc).


Ainsi en se référant à la structure du terme on peut s’interroger :

  • Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce une doctrine, un dogme ou une idéologie ?

À l’évidence non.

Présumer une conspiration, c’est une intuition, une opinion.

S’il arrive qu’une opinion -une perception même- soit le fruit d’une idéologie, l’opinion elle, n’est pas une idéologie.

C’est un jugement personnel que l’on porte sur une question (un jugement qui n’est pas obligatoirement juste d’ailleurs).

  • Soupçonner l’existence d’un complot, est-ce un théorie ?

Le fait de mettre en doute les premiers pas de l’Homme sur la lune, la version officielle du 11 septembre ou l’attentat de JFK ne peut se réclamer d’une même théorie. Chaque mise en cause d’un fait historique suggère une théorie particulière.

Si l’on suppose que tous ces événements sont liés par un dessein commun, on ne pourra jamais englober l’ensemble des complots existants dans une même théorie. « La conspiration » dans son acception générale n’est donc pas une théorie.

A l’instar de «  conspirationniste  » ou «  complotiste  », l’expression « théoricien du complot » définit le sujet comme un adepte d’une discipline ou d’une croyance particulière (on parle d’ailleurs « d’adepte de la théorie du complot » comme on parle « d’adepte d’une secte » !). Ce terme, comme ses équivalents, tend à catégoriser sous une même expression toute personne suspectant l’existence d’une manipulation quelle qu’elle soit. C’est absurde !


En réalité les termes « conspirationniste »« complotiste » et « théoricien du complot » sont des formules qui n’ont aucun sens.


Leur structure même le prouve.

Par conséquent ces termes sont des exemples édifiants de ce qu’Orwell appelait le novlangue.

Le novlangue est un langage inventé par Georges Orwell dans son livre 1984.

C’était la langue officielle du gouvernement autoritaire de l’Océania.

Basé sur l’idiome de l’époque, il consistait à créer une langue simplifiée, débarrassée des termes jugés inutiles.

Le postulat était qu’en modifiant le langage, on transformerait l’esprit des gens.

Il était entendu que lorsque le novlangue serait une fois pour toute adopté et que l’ancilangue serait oubliée (la langue d’origine), une idée hérétique -c’est à dire une idée s’écartant des principes de l’angsoc- serait littéralement impensable, du moins dans la mesure où la pensée dépend des mots.

- Georges Orwell 1984

Le novlangue est donc défini par une simplification lexicale et syntaxique de la langue destinée à rendre impossible l’expression des idées subversives et à éviter toute formulation de critique ( et même la seule « idée » de critique) de l’Etat.


Ainsi nous constatons aujourd’hui l’émergence d’expressions installées de manière volontaire ou non, visant à discréditer toute personne qui met en cause la parole du Gouvernement.


En effet, « être conspirationniste » est discréditant à deux égards :


1°) Comme explicité plus haut, l’expression « conspirationniste » (« complotiste » ou « théoricien du complot ») vise à assimiler le sujet non comme une personne qui exprime librement son opinion, mais comme un croyant ou un disciple d’une secte ou d’un dogme particulier. On ne peut pas discuter avec lui d’un sujet rationnel puisque celui-ci obéit au dogme conspirationnisteLe théoricien du complot est un mystique qui ne voit la réalité qu’au travers du prisme complotiste.


2°) L’expression «  conspirationniste  » fonctionne par amalgame.C’est Donald Rumsfeld le premier, qui lors d’une conférence de presse au lendemain du 11 septembre, a attribué un caractère antisémite aux tenants de la thèse du complot. Aussitôt l’ensemble des médias s’est engouffré dans la brèche. On a accusé Thierry Messan de propager des thèses haineuses. David Ray Griffin et les réalisateurs du filmLoose Change avaient prétendument puisé leur sources dans les milieux d’extrême droite. Quelques années plus tard, c’est la chroniqueuse d’une émission grand public qui affubla Mathieu Kassovitz du titre de « Négationniste du 11 septembre ». Manuel Walls lui, dans un entretien avec des internautes, avança que ceux qui croyaient au complot du Bilderberg étaient les mêmes qui mettaient en cause la version officielle du 11 septembre et l’existence de la Shoa.


L’association est clairement établie depuis longtemps :


Conspirationnisme = révisionnisme = antisémitisme


En somme ce qui sous-tend l’accusation «  conspirationniste  » c’est un procès en nazisme !

Les théoriciens du complot sont les hérétiques des temps modernes.

Si jadis on accusait certains de sorcellerie, aujourd’hui on les accuse de complotisme. Si hier ils passaient sur le bûcher, aujourd’hui ils sont voués aux gémonies.

Les théoriciens du complot sont des infréquentables. Ils propagent des rumeurs nauséabondes, manipulent, divulguent de fausses informations. Ils prennent corps dans des cercles extrêmistes et infestent le reste de la société. C’est une espèce qui se répand par contagion. Soyez vigilant, personne n’est immunisé !

Je me souviens de cette scène où un journaliste osait confronter Bernard Henry Lévy sur les doutes concernant l’existence des tirs de l’armée de l’air Lybienne sur sa propre population. Celui-ci répondant à son interlocuteur : « Méfiez-vous, vous n’êtes pas loin de la théorie du complot ! »

Assurément, toute personne qui doute de la version du Gouvernement est un conspirationniste qui s’ignore.

Bernard Henry Lévy comme Arlette Chabot nous alertait :

Méfiez-vous, méfiez-vous des adeptes de la théorie du complot, je vous demande d’être prudent (…) un jour vous vous apercevrez que vous avez été trompés, manipulés. Ayez aussi en tête que le « buzz » qui doit vous faire réagir peut-être organisé aujourd’hui par des sociétés spécialisées.

Arlette Chabot, comme sept autres de ses confrères, s’était retrouvée devant les caméras d’Arte pour la réalisation d’un documentaire destiné à redorer le blason d’une presse en crise. Une ronde de journalistes fameux venaient courber l’échine, confesser leurs fautes, leurs faiblesses, tenter d’exciter la charité du téléspectateur.

Dans son intervention, Arlette Chabot nous donnait un bel exemple de l’imposture de notre classe journalistique : elle nous alertait au sujet des théories du complot en reprenant paradoxalement la thématique des officines secrètes et des puissances occultes, elle usait ainsi de cette ruse orwellienneque je dénonce dans cet article.

En conclusion, les journalistes et les commentateurs refusent de reconnaître leurs contradicteurs, ils refusent de leur donner voix au chapitre et de faire écho à leur thèses. Ils font passer leurs adversaires pour des fous, des croyants, des fanatisés et s’indignent à la seule évocation de leurs thèses. Le terme novlangue décrypté ci-dessus est un outil qui permet de légitimer cette attitude. Les expression «  conspirationniste  », «  complotiste  » et « théoriciens du complot » ne signifient rien et ne visent qu’à empêcher les gens de contester la parole du Gouvernement.


Nous avons ici un exemple typique d’une stratégie sectaire.

Ainsi, nos journalistes et nos commentateurs assurent la pérennité de la pensée unique et du dogme officiel.

 

 http://etat-du-monde-etat-d-etre.net/du-reste/presse-libre/le-conspirationnisme-na-pas-eu-lieu

 

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La suite de l'article ici :

 

 

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Démocratie politique
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Dimanche 24 octobre 2010 7 24 /10 /Oct /2010 05:08

Manifestations - Des journalistes et photographes frappés par des CRS : témoignage

 

 

Par Augustin Scalbert | Rue89 | 22/10/2010

 

 

Rue_89Agression_du_journaliste_T_Vincent

 

 

Malgré les dénégations des autorités, vidéos et témoignages montrent que la police empêche la presse d'informer le public. « Il n'y a évidemment pas de consigne », répond officiellement la police nationale quand on l'interroge sur plusieurs cas de journalistes dont le matériel a été matraqué ou confisqué par des CRS, quand les personnes n'ont pas été elles-mêmes violentées ou interpellées

 

Plusieurs documents et témoignages recueillis par Rue89 montrent pourtant une nervosité assez fréquente pour empêcher ces journalistes de rapporter au public des images des manifestations.

 

Il y a eu ce cas du mardi 12 octobre au soir, près de la Bastille à Paris : un preneur de son de TF1 et un journaliste de Canal + avaient été frappés et molestés par des CRS. Le second n'était pas en service, mais l'IGS, la police des polices, a tout de même été saisie.

 

Sur cette photo inédite qu'a obtenue depuis Rue89, on voit le journaliste de Canal+, à terre, brandissant sa carte de presse. Encore plus parlant est le haut de la scène : un caméraman filme, tout en tenant lui aussi sa carte d'identité professionnelle. Malgré cela, le CRS qui lui fait face l'asperge -ou s'apprête à l'asperger- de gaz lacrymogène

 

« Un CRS m'a mis un coup de poing, direct »

Toujours dans le quartier de la Bastille, encore le même soir, une manifestante est violemment frappée par un CRS. Elle est étudiante en photographie, et ne possède pas encore de carte de presse.

 

Mais comme les photojournalistes professionnels, Capucine Granier-Deferre utilise un appareil photo sophistiqué, le genre de matériel que son prix rend généralement inaccessible aux amateurs. Il est en tout cas volumineux, et donc visible par quiconque, y compris un CRS.

Elle récolte pourtant un coup de poing qui lui vaudra six jours d'interruption temporaire de travail (ITT) et la conduira à déposer plainte à l'IGS : « Avec d'autres photographes, on s'est retrouvés pris dans une souricière dans cette rue. Une ligne de policiers s'est mise devant nous. Un CRS a frappé un manifestant, j'ai mis mon bras pour me protéger, et là il m'a mis un coup de poing direct. » (Voir la vidéo tournée par le journaliste William Amsellem)

« Je dis : “Je suis journaliste, je suis photographe.” »

Cinq jours plus tard, encore à la Bastille, les photoreporters Philip Poupin et Corentin Fohlen font un reportage pour Paris Match. Ils suivent une bande d'une trentaine de jeunes très excités, dont celui qui casse la vitrine d'une banque.

 

Les casseurs pénètrent dans l'opéra Bastille. Les deux journalistes veulent en faire autant, mais des CRS les en empêchent. « Là, on se dit que ce n'est pas la peine d'entrer », relate Philip Poupin. Mais les CRS sont agressifs :

« Je dis : “Je suis journaliste, je suis photographe.” Je mets mes bras en l'air, et je prends un coup de matraque sur le front et un autre sur le coude. »

 

Son médecin lui délivrera quatre jours d'ITT. En attendant, un autre photographe (un free-lance travaillant pour Le Parisien) reçoit un coup de matraque sur son appareil photo. « Tu sais combien ça coûte ce matériel ? », crie-t-il au CRS. Il sera ensuite bousculé et perdra une optique d'une valeur de 200 euros.

 

Les trois photojournalistes se retrouvent bloqués devant l'opéra par un cordon de CRS. Ils protestent, disent que la police n'a pas le droit de les empêcher de travailler. Au bout d'une dizaine de minutes, un gradé intervient et les « libère ».

 

« T'as une carte de presse ? […] Ta gueule ! »

Si ces soirées à la Bastille furent particulièrement riches en attaques de policiers contre des professionnels récoltant des images pour l'information du public, ces cas ne semblent pas exceptionnels.

 

Le 1er octobre, un caméraman travaillant pour le site Actusoins.com, Stéphane Puccini, couvre une manifestation d'infirmiers. Il n'a pas de carte de presse, et l'on entend le policier lui poser la question avant de l'interpeller de manière très musclée.

Deux caméras tournent la même scène selon deux points de vue différents : celle de LCI (à 1'15'') montre l'interpellation particulièrement violente du caméraman. (Voir la vidéo)

 

Et ses images à lui, pour Actusoins, qui enregistrent très bien les propos tenus par les CRS.

— « T'as une carte de presse ? […] »
— « J'travaille pour Actusoins ! Vous avez pas le droit de faire ça ! »
— « Ta gueule ! » (Voir la vidéo, à 0'49)

« On s'en fout de la presse, allez hop ! Taisez-vous ! »

 

La caméra de Stéphane Puccini a été détruite. Il a déposé plainte le 6 octobre. Les policiers parisiens seraient-ils donc particulièrement excités ?

 

Non, c'est le cas en province aussi. Le dimanche 17 octobre, le journaliste David Reid, un citoyen britannique qui travaille comme correspondant free-lance pour la BBC et l'agence de presse Reuters dans la région lyonnaise, veut couvrir un blocus de routiers au péage de Villefranche-sur-Saône.

Cette fois, les propos des policiers sont beaucoup plus clairs, même si les images sont moins spectaculaires. L'un d'eux lui arrache d'emblée sa caméra des mains, avec des mots qu'on entend très nettement puisque le policier ne stoppe pas l'enregistrement :

— « Non, vous filmez pas Monsieur. C'est terminé. Le droit à l'image, non. C'est terminé. Pour l'instant, vous ne filmez pas, sinon c'est : au poste ! »

— « Donnez-moi ma caméra. »

— « Non, ici c'est la police, vous vous taisez. Vous dégagez d'ici, allez hop hop hop ! […] On s'en fout de la presse, allez hop ! Taisez-vous ! […] »

Jusqu'ici, ces images n'avait pas été entièrement diffusées. Les voici. (Voir la vidéo)

 

 

David Reid a été très choqué par le comportement de ces policiers, au point de contacter Reporters sans frontières :

« J'ai travaillé en Amérique centrale, en Afrique, en Inde, jamais un policier ne m'a arraché ma caméra des mains. »

« En manifestation, on peut être filmé de partout »

 

Face au mutisme des autorités, qui ont répondu par le traditionnel renvoi de patate chaude d'un service à l'autre (préfecture de police de Paris, direction générale de la police nationale, cabinet du ministre de l'Intérieur), Rue89 a contacté le commissaire en retraite Jean-François Herdhuin, qui décryptait pour nous cette semaine les techniques de maintien de l'ordre en manifestations.

Il ne s'exprime donc qu'en son nom propre :

« Il est très clair qu'il n'y a pas de consigne pour empêcher la presse de travailler lors des manifestations. Quand on est dans une manifestation, on peut être filmé de partout, y compris par des téléphones portables. Dans ce contexte, je ne vois pas l'intérêt qu'il y aurait aujourd'hui à museler les journalistes.

 

Dans le contexte parfois tendu d'une manifestation, les policiers peuvent avoir des gestes d'énervement, des rebuffades qui sont regrettables, mais ne sont pas délibérées. Pour éviter ce genre de choses, j'avais proposé qu'il y ait de multiples caméras, mais ce n'est pas encore le cas. »

 

Pour lui, la réaction des policiers présents à Villefranche, qui invoquent le « droit à l'image » pour empêcher un journaliste de les filmer, est clairement « une erreur » :

« Dès lors qu'ils sont sur la voie publique, les policiers sont dans l'exercice de leurs fonctions et ne peuvent donc pas invoquer le droit à l'image ou au respect de la vie privée.

 

En revanche, il faut se mettre à la place du policier qui rentre chez lui et qu'on interpelle dans son immeuble car on l'a vu au 20 heures. »

Dans la police, il y aurait des consignes écrites et formelles pour interdire aux policiers d'empêcher les journalistes de faire leur travail d'information du public.

 

Les faits montrent qu'elles ne sont pas respectées.

 

 

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Photo : deux journalistes agressés par des CRS place de la Bastille à Paris, le 12 octobre 2010 (Capucine Granier-Deferre). Illustration : Baudry. 

 

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Rectifié le 22/10/2010 à 22h39 : l'épisode de l'opéra Bastille s'est déroulé le 16 octobre, et non le 12 comme les épisodes précédents dans le même quartier.

 

 

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A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89

Manif pour les retraites : les CRS matraquent des journalistes

Maintien de l'ordre en manif, le décryptage d'un commissaire

Manif des retraites : la violente équipée de casseurs dans Paris

Liberté de la presse : RSF fustige la France de « la honte »

 

 

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Ailleurs sur le Web

Des journalistes matraqués par les CRS, sur TémoignageChrétien.fr

 

Posté par Cozett à 19:30 - Sécurité - Police - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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http://inventerre.canalblog.com/archives/2010/10/23/19411376.html

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : journalistes
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Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /Sep /2010 18:33
PRESSE ET MEDIAS

AFP : « Contre la mise en coupe réglée de la rédaction » (SNJ-CGT)


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Mercredi 29 Septembre 2010


AFP : « Contre la mise en coupe réglée de la rédaction » (SNJ-CGT)
Nous publions ci-dessous un communiqué du SNJ-CGT de l’AFP qui dénonce de façon circonstanciée, et en la menaçant d’une motion de défiance, « l’attitude de la "haute" hiérarchie, qui s’est muée en tour de contrôle politique », et qui « crée de fortes tensions internes, déstabilise les équipes, désorganise la rédaction, nuit gravement à la sérénité et à la qualité du travail, décourage et écœure jusqu’aux plus motivés ».
Contre la mise en coupe réglée de la rédaction, organisons-nous !

Cela fait des mois et des mois que ça dure, et ça ne peut plus durer. La rédaction est confrontée à une entreprise méticuleuse de caporalisation et de mise sous l’éteignoir dirigée par la rédaction en chef France. Cette situation est sans précédent à l’Agence.
Tout est fait pour neutraliser, non pas ceux qui travaillent mal, mais ceux qui « pensent mal » et n’entrent pas dans ses schémas de pensée et ses a priori, à coloration politique ou non. Cette rédaction en chef mène, et de plus belle depuis la rentrée, une politique de harcèlement à l’égard de services et bureaux entiers, en pratiquant un interventionnisme débridé et tatillon.

Elle bloque des dépêches, refuse des idées de papiers qui n’entrent pas dans son prêt-à-penser, ordonne à l’inverse de traiter tel ou tel sujet que le service concerné juge peu intéressant ou parfaitement secondaire (Ah ! Les marottes du « bocal » sur les arrêts maladie des employés de la Sécu...).
Elle met à la poubelle des papiers qui ont demandé des heures et parfois même des semaines de travail et d’enquête, exige réécriture sur réécriture, intime l’ordre de voir le lead d’un papier aussitôt qu’il a été rédigé et bien avant qu’il ne soit envoyé, n’hésite pas à le changer si les producteurs sont récalcitrants. Tous les moyens sont bons et, quand l’ukase ne suffit pas, on emploie la ruse. On agit en sous-main, non pas en envoyant des notes visibles par tous, les mails c’est tellement plus pratique !
Quand la rédaction en chef organise la défiance

Nous sommes aujourd’hui en présence d’une défiance organisée à l’égard d’une grande partie de la rédaction, qui refuse d’obtempérer. La rédaction en chef connaît parfaitement ces griefs, exposés lors de réunions avec les services et les bureaux régionaux en France. Cette défiance, parfois exprimée en termes arrogants, violents ou humiliants, engendre en retour une défiance à l’égard de la rédaction en chef de la part de ceux qui en sont victimes.
L’attitude de la « haute » hiérarchie, qui s’est muée en tour de contrôle politique, crée de fortes tensions internes, déstabilise les équipes, désorganise la rédaction, nuit gravement à la sérénité et à la qualité du travail, décourage et écœure jusqu’aux plus motivés.
Voici quelques exemples récents des pratiques de la rédaction en chef. On pourrait en citer bien d’autres (rappelons tout de même qu’en octobre 2009, le chef des Infos sociales avait mis sa démission dans la balance dans un conflit avec la même rédaction en chef concernant la présentation par l’AFP des chiffres du chômage), mais certains rédacteurs préfèrent ne pas rendre publics leurs démêlés avec le troisième étage.
Cachez ces Roms que je ne saurais voir

Le 31 août au matin, les infos sociales envoient un papier annoncé la veille au soir dans ses prévisions et intitulé : « Les Roms en France pour "se poser et travailler" comme d’autres migrants ». Ce papier était à notre connaissance le premier à parler de cette communauté autrement qu’en termes de sécurité. Il a fallu quatre jours de discussions et d’échanges parfois orageux, de décisions et de contre-décisions, et enfin l’intervention d’un chef de service auprès du directeur de l’Information (!) pour que ce papier passe. Encore a-t-il été édulcoré. La rédaction en chef n’a pas jugé utile de diffuser l’encadré l’accompagnant et qui portait sur la législation française sur l’accès à l’emploi pour les Roms, demandant sa fusion avec le papier d’angle (c’est devenu une pratique courante : dans un passé récent, elle avait refusé deux encadrés sur une enquête fouillée sur le logement réalisée par la Fondation de l’abbé Pierre).
Entre autres, la Redchef reprochait à ce papier de ne pas comporter de chiffres (elle semble ignorer que les statistiques ethniques sont interdites en France) et de ne donner la parole qu’aux associations en contact avec les Roms. Car il faut le savoir, pour elle, les associations c’est comme les syndicats : des sources douteuses et peu crédibles, des propagandistes au service d’une cause.
Sur l’affaire des Roms toujours, le 10 septembre, le bureau de Rennes a envoyé une dépêche, suivie d’un développement, cosignés de la détachée de Nantes et de la directrice régionale, intitulée « Expulsions : les Roms ciblés par une circulaire du ministère de l’Intérieur ». On sait que l’histoire fit grand bruit dans la presse et suscita une vive polémique, en France, en Europe et dans le monde.
Ces envois ont été retenus pendant trois heures et quart. Une dépêche (et une seule !) est finalement tombée sur le fil à une heure tardive (20H05). Voilà comment la rédaction en chef a banalisé une information sensible, sur laquelle nous étions les premiers.
A l’AFP, on fait des alertes pour bien moins que ça, comme par exemple, la mort de... « Super Nanny » qui officia dans une émission de téléréalité de M6.
Non, l’AFP, ce n’est pas ça !
La journée sur les retraites... Ou comment organiser un rideau de fumée

Le rédacteur en chef France a exercé une pression maximale sur le service Infos sociales pour connaître le lead du papier général diffusé en fin de journée, et cela avant même qu’il ait commencé d’être rédigé. Il a modifié l’attaque du papier de sa propre autorité (mais sans mettre ses initiales !), et sans en référer au service concerné. « Je décide, vous exécutez ! »

Tout est centré sur la bataille de chiffres entre syndicats et gouvernement, exit les « manifestations imposantes ».
Voilà comment on instille la confusion dans l’esprit du lecteur, qui ne sait quoi penser (« p’têt’ ben que c’était un succès, p’têt’ ben que non, va savoir, hein ! »).
Il faut se bagarrer pour obtenir que figure au menu un papier donnant la parole aux manifestants (d’autant que la Redchef ne veut plus de reportage sur une grosse manifestation).
Lors d’une journée d’action avant l’été, les notes des bureaux régionaux répondant à une demande de la Redchef sollicitée par le Social sont allées directement au panier, parce que l’officiante du jour dans le bocal ne voyait pas l’intérêt d’un tel papier. Et tout est à l’avenant (un coup de fil par exemple, surtout quand les chiffres sont à la hausse, pour demander qu’on ne parle pas des « inscrits au chômage » mais des « inscrits à Pôle emploi », personne n’emploie jamais l’expression « pointer au chômage », c’est bien connu).
Nous pourrions aussi parler des pressions pour faire écrire sur « le palmarès des universités » de tel ou tel hebdomadaire, en dépit des réserves du ministère de l’Education nationale sur la valeur de cette enquête, de papiers refusés sur les immigrés (« On en a déjà un cette semaine ! »)... sauf s’il porte sur une femme qui prétend aller à la piscine et se baigner en niqab.
L’info en pleine dérive

Sous l’impulsion de la direction de l’information, des choix rédactionnels hautement contestables sont opérés : on développe tout ce qui relève du divertissement, au sens large (1.700 mots consacrés à la sortie de deux livres consacrés à Carla Bruni-Sarkozy, 596 mots sur « l’histoire de la braguette » (144 pages), multiplication de portraits de prétendues stars d’un jour, 4259 mots sur le dernier livre de Houellebecq entre mi-juin et mi-septembre, etc.
Mais l’impasse est faite sur des sujets de fond : toujours pas une ligne sur les fils de l’AFP (et nous savons que ce n’est pas la faute de l’Eco, qui n’en peut mais) concernant le « Manifeste des économistes atterrés » publié pour le 2ème anniversaire de la chute de Lehmann Brothers, rien sur le dernier essai de sociologues et chercheurs reconnus, Monique et Michel Pinçon, Le président des riches.
Dans le bocal, on ne s’étonne plus de l’absence de l’AFP sur telle ou telle info. La base du métier, on s’en fout, le factuel, ça n’intéresse personne ! On préfère, comme cela vient de se produire, demander à cor et à cri un papier pour les dix ans de l’émission Koh-Lanta - même si aucune manifestation ne marque cet anniversaire - ou sur les lapsus sexuels des politiques.
Dans son allure générale, le fil France ressemble de plus en plus à une mutualisation d’infos venues d’autres médias, dont le traitement de l’affaire Woerth-Bettencourt est un parfait exemple. L’AFP a quelques centaines de rédacteurs en France, mais elle en est réduite à citer des médias bien plus petits qu’elle et qui n’existaient pas il y a trois ans. Comme c’est commode ! Et quand certains ramènent des infos après un travail de fourmi, c’est direction poubelle pour ne pas faire de peine à un élu supposé bien en cour à l’Elysée. Nous n’en dirons pas plus, mais la direction sait bien de quoi nous parlons...
Contre cette politique de pressions, de défiance et de mise au pas de la rédaction, organisons la résistance !

Nous invitons tous les rédacteurs soucieux de faire honnêtement leur métier à ne pas céder aux caprices ou injonctions de la Rédaction en chef. Nous les invitons aussi à témoigner auprès de l’organisation syndicale de leur choix. Tout doit être su, porté à la connaissance de tous et dénoncé. C’est le meilleur moyen de mettre en échec ces plans funestes.
Mais aussi, nous demandons solennellement à la direction de prendre les mesures qui s’imposent pour restaurer de toute urgence un fonctionnement rédactionnel normal, conforme aux missions de l’agence et assurant le respect du pluralisme des sources et des points de vue.
Faute de quoi nous proposerons à la rédaction le vote d’une motion de défiance à l’égard de l’ensemble de la hiérarchie rédactionnelle.

SNJ-CGT de l’AFP
PARIS, le 28 septembre 2010


Mercredi 29 Septembre 2010


http://www.acrimed.org/article3450.html http://www.acrimed.org/article3450.html

 

http://www.alterinfo.net/AFP-Contre-la-mise-en-coupe-reglee-de-la-redaction-SNJ-CGT_a50306.html

 

 

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Apprentis journalistes
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 04:59
France Info - Des dessinateurs de presse réfugiés en France dessinent pour la liberté de la presse - (c)RF/Mikaël Roparz

Des dessinateurs de presse réfugiés en France dessinent pour la liberté de la presse
©RF/Mikaël Roparz


 


Des dessins pour défendre la liberté de la presse

Tous les ans, le 3 mai, c’est la journée mondiale de la liberté de la presse.

Depuis le début de l’année dans le monde, 9 journalistes sont morts. 165 sont emprisonnés.  Un anniversaire, qui cette année met notamment en avant les dessinateurs de presse.


A l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse, la Maison des journalistes à Paris a décidé de mettre en avant les dessinateurs de presse.


La semaine dernière sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, trois dessinateurs de presse, 2 Tchadiens et un Algérien, tous des réfugiés politiques ont créé un dessin de 2m x 5m ayant pour thème la liberté de la presse.
Ils seront exposés à partir d’aujourd’hui à la Maison des journalistes à Paris.

 

 

L’exil ou la mort

France Info - Adjim.

Adjim.
©RF/Mikaël Roparz

Adjim est Tchadien.
Il est arrivé en France en 2004.
S’il est parti de son pays, c’est parce qu’il ne pouvait plus exercer son métier de dessinateur de presse.
Il travaillait pour un journal satirique “le Miroir” (l’équivalent du “Canard enchainé”).
Il a été obligé de quitter son pays parce qu’il était menacé. Il a même été agressé.

En savoir plus
 

Aujourd’hui, Adjim est réfugié en France.
Il réalise des dessins sur un blog.
Mais il a été obligé de trouver un autre travail pour gagner sa vie.

C’est la journée mondiale de la liberté de la presse. Adjim est Tchadien. Dessinateur de presse, il a été obligé de fuir son pays parce qu’il était menacé.  (0'32")
 

 

 
France Info - Les dessins des trois journalistes étrangers réfugiés en France

Les dessins des trois journalistes étrangers réfugiés en France
©RF/Mikaël Roparz

 

 

Il fallait sauver sa tête

 

France Info - Ahmed Mesli, dessinateur de presse algérien

Ahmed Mesli, dessinateur de presse algérien
©RF/Mikaël Roparz

En Algérie aussi le travail des journalistes est difficile. Souvent, ils sont poursuivis par la justice parce qu’ils dérangent.
Ahmed Mesli a été obligé de quitter son Algérie natale. Ce dessinateur de presse dessine depuis son enfance. Ces croquis séduisent. Il collabore pour plusieurs journaux algériens. Mais en 2003, le climat d’insécurité qui règne en Algérie le pousse à fuir son pays.“Il fallait sauver sa tête” comme il dit.
Il arrive en France ou il est accueilli à la Maison des journalistes. Mais il a dû laisser de côté son métier de dessinateur de presse. Aujourd’hui, il travaille dans un musée.

C’est la journée mondiale de la liberté de la presse. Le dessinateur de presse Ahmed Mesli a été obligé de quitter l’Algérie en raison des pressions qu’il subissait.  (0'29")
 

En savoir plus
 

 

La liberté de la presse dans le monde

Aujourd’hui dans le monde, trop de journalistes sont persécutés et détenus.
Il est encore très difficile dans certains pays d’enquêter et d’informer.

Depuis 4 mois, deux journalistes de France 3 sont détenus par les talibans. Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier ont été enlevés en Afghanistan le 29 décembre dernier alors qu’il réalisaient un reportage

L’Iran “se rapproche dangereusement du trio infernal pour la liberté de la presse, constitué depuis des années par l’Erythrée, la Corée du Nord et le Turkménistan” explique l’association Reporters sans frontières.
Mais en Europe, longtemps exemplaire en matière de liberté de la presse, dans certains pays comme la Slovaquie, l’Italie, l’Espagne, des journalistes sont aussi menacés physiquement.

L’organisation Reporters sans frontières publie aussi aujourd’hui la liste de quarante hommes politiques, religieux, issus de milices ou d’organisations criminelles, qui “s’attaquent directement aux journalistes, qui font de la presse leur ennemi privilégié, leur bête noire”. Parmi eux , il y bien sur Mahmoud Ahmadinejad.

La Journée mondiale de la liberté de la presse est l’occasion d’en rappeler les principes fondamentaux et de rendre un solennel hommage à tous les journalistes qui ont perdu la vie en accomplissant leur devoir.

Mikaël Roparz

 



Derniers articles Medias

 

http://www.france-info.com/culture-medias-2010-05-03-des-dessins-pour-defendre-la-liberte-de-la-presse-435813-36-41.html

 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/44730/date/2010-05-03/article/des-dessins-pour-la-liberte-de-la-presse/

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Libre parole-Libre Information
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Jeudi 5 août 2010 4 05 /08 /Août /2010 04:29

 

France, Etats-Unis, Italie, Afghanistan... Partout dans le monde, les lois et les pressions politiques entravent la liberté d'informer. Reporter et documentariste, Paul Moreira témoigne.

 

 

Ce qui se joue là ne concerne pas les privilèges d'une caste. Il en va de la liberté d'opinion du public, afin de ne pas remettre aveuglément notre destin entre les mains de ceux qui nous gouvernent. Les pressions s'accumulent, dans une indifférence dangereuse. Contre les journalistes et les citoyens lanceurs d'alerte...

 

Un peu partout dans le monde dit libre, ceux qui ont décidé de parler, de révéler, sont attaqués avec une violence nouvelle.

 

En France, les spin doctors de l'Elysée ont forgé des "éléments de langage" pour décrédibiliser les enquêteurs de Mediapart. Des attaques en rafales contre leurs opinions supposées. Trotskystes... Et personne pour rappeler l'article 19 de la Déclaration des droits de l'homme : "Le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions." Surtout si elles sont de jeunesse et prescrites. Ou alors, il faudrait nommer un par un les anciens néofascistes qui peuplent le camp du gouvernement.

 

Aux Etats-Unis, l'armée vient d'enfermer Bradley E. Manning, un soldat suspecté d'avoir rendu publique une bande vidéo. Il risque soixante-douze années de prison. Que montraient les images ? Un crime de guerre à Bagdad. Un hélicoptère Apache qui abat des civils, des journalistes, des femmes, des enfants. Le film a été diffusé sur le site Wikileaks. Manning croupit maintenant dans une geôle au Koweït pour avoir peut-être révélé ce qui pourrait devenir le My Lay (ce village vietnamien où les civils furent massacrés par l'armée américaine) de la guerre en Irak.

 

Couvrir les conflits militaires de manière indépendante risque d'être de plus en plus dur.

 

En France, encore, une loi votée en juillet menace ceux qui partent dans les zones dangereuses. Ils sont prévenus : s'ils viennent à être pris en otage, le gouvernement leur présentera la note pour leurs frais de libération. Le ministre des Affaires étrangères a rassuré : cette loi ne concerne ni les humanitaires ni les journalistes. Une belle déclaration. Orale. Mais lorsqu'un député socialiste, Hervé Féron, a demandé à spécifier l'exemption dans le texte, il s'est vu opposer un refus.


En mai dernier, je me suis rendu en Somalie. Une de ces fameuses zones dangereuses que nous sommes censés déserter par arrêté préfectoral... Un fonctionnaire européen zélé a eu vent de mon voyage et m'a dénoncé au ministère des Affaires étrangères. Le porteparole m'a envoyé une lettre à en-tête très officielle m'intimant de ne pas partir. Je suis parti. Ma besace pleine de stress.

 

Entre les lignes, j'entendais déjà les admonestations publiques en cas de pépin : "Malgré nos avertissements explicites, il est tout de même parti..." La même ritournelle culpabilisatrice que l'on nous inflige à propos de nos confrères de France 3 coincés par les Talibans en Afghanistan. Au fait, pourquoi partons-nous dans ces trous noirs ? Pour un peu de gloriole com me le suggère avec mépris le discours officiel ? Le frisson du danger ? C'est à cela que l'on voudrait nous réduire.

 

Or, de Somalie, j'ai ramené des images sans fracas et sans héroïsme. Des images que je ne soupçonnais pas. Au milieu des blessés de guerre, j'ai découvert une épidémie invisible de gosses difformes. Le gouvernement somalien désigne les déchets toxiques déversés dans le pays par des Européens peu scrupuleux. Des Italiens, notamment. Il se trouve que des juges italiens ont justement mis sur écoute des réseaux de trafiquants de déchets toxiques. J'ai parlé à ces magistrats, j'ai tenté de récupérer les bandes audio. Mais voilà que dans le courant du mois de juin, c'est en Italie que la liberté d'informer connaissait un recul violent. Berlusconi a fait passer une loi contre la publication des écoutes judiciaires dans la presse. La peine sera sévère. Pour les juges qui les donnent comme pour les journalistes qui les publient. Deux mois de prison et près de 500 000 euros d'amende.


Que voulait dissimuler Berlusconi ? D'après des copains journalistes italiens, il est très ennuyé par une écoute qui circule dans les salles de rédactions. On l'y entend hurler sur le patron de la rédaction du TG1, le journal de 20 heures de la RAI, et exiger de lui qu'il n'évoque pas les ennuis judiciaires de son avocat. Et aussi qu'on ne parle pas au JT d'un repenti mafieux qui le met en cause. Et les journalistes italiens de s'exécuter.

 

Car il faut le dire et le répéter : les pressions et les intimidations finissent par payer. Même si, au début, ça ne se voit pas trop.

 

Suite, liens conseillés, ici :

 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/48775/date/2010-08-02/article/journalistes-de-tous-les-pays-taisez-vous/

 

 

 

"Plusieurs projets du gouvernement menacent clairement l'indépendance et le pluralisme de l'information.
 
Depuis vingt-cinq ans, quelles que soient les majorités politiques, les réformes concernant les médias, malgré leurs imperfections, ont toutes contribué à renforcer la démocratie et l'Etat de Droit. Et pourtant, notre pays est encore loin d'être exemplaire, comme en témoignent les condamnations dont il fait l'objet devant la Cour Européenne des Droits de l'Homme pour violation de la liberté d'expression.
 
Or, non seulement le pouvoir actuel ne poursuit pas ce nécessaire mouvement démocratique, mais il impose à dessein un recul inacceptable de la liberté d'information.
 
C'est évidemment le cas quand il abolit l'indépendance de l'audiovisuel public en accordant au Président de la République le pouvoir d'en nommer et révoquer les PDG. C'est aussi le cas lorsqu'il se mêle directement de l'avenir de la presse écrite en organisant et contrôlant ses Etats Généraux. C'est enfin le cas quand il envisage d'assouplir les dispositifs anti-concentration dans les médias.
 
Il faut d'urgence stopper ces projets et, au contraire, promouvoir le respect du droit moral des journalistes, refuser le mélange des intérêts industriels et médiatiques, préserver l'intégrité du service public de l'audiovisuel, permettre l'accès à toutes les sources documentaires, protéger les sources des journalistes, limiter les concentrations et défendre le pluralisme.
 
Chacun de notre côté, nous nous sommes efforcés de mobiliser nos lecteurs pour faire obstacle à ces projets. La cause nous paraît tellement importante et urgente que nous avons décidé de joindre nos efforts par cet appel commun." (extraits, 17.12.8)
http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/lappel-pour-une-presse-libre-1/

Paul Moreira évoque les Etats généraux de la pr

 

 

Six mois que Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière sont otages en Afghanistan. Le 29 décembre, les deux journalistes de France 3 ont été enlevés par un groupe taliban avec leurs trois accompagnateurs afghans. Ils effectuaient un reportage sur la guerre en Afghanistan pour Pièces à conviction. Leur temps de captivité est supérieur à ceux de Florence Aubenas (5 mois en 2005) et Christian Chesnot et Georges Malbrunot (124 jours en 2004).


La mobilisation populaire prend de l'ampleur. Leurs visages s'affichent depuis mi-juillet quotidiennement sur France Télévisions sur demande du comité de soutien (liberezles.net).


Dans un premier temps, le Quai d'Orsay et le ministère de l'Intérieur avaient demandé aux familles et aux confrères de garder le silence sur leur identité, officiellement afin de ne pas faire monter les enchères. Mais parallèlement, les deux journalistes étaient la cible de critiques.


Nicolas Sarkozy et Claude Guéant dénonçaient en début d'année leur "imprudence coupable" et leur "irresponsabilité". Le chef d'état-major des armées Jean-Louis Georgelin avait signifié le coût exorbitant de leur libération. Ces déclarations ont choqué les proches et la profession.


Elles marquent une évolution de la doctrine française qui, jusqu'à présent, soutenait publiquement ses otages, contrairement aux Etats-Unis et à la Grande- Bretagne. Fanny Rousseau, du comité de soutien et cousine de Taponier, ne doute pas que, "en Afghanistan, les forces françaises font ce qu'elles peuvent pour les libérer". Au niveau national, le message est plus ambigu.


Le 13 juillet, lors de son intervention en direct sur France 2, Nicolas Sarkozy a déclaré : "Nous ferons tout pour (les) sortir de la situation où ils se sont mis." Cette tournure de phrase blesse les familles : "Ça faisait froid dans le dos, on avait l'impression d'un retour en arrière", témoigne Fanny Rousseau.

 

Le peu de zèle de Sarkozy à soutenir les journalistes tranche avec son soutien indéfectible et médiatisé à Ingrid Betancourt, Florence Cassez ou encore à l'équipe de l'Arche de Zoé. Un sentiment de malaise encore accentué depuis que le gouvernement veut faire payer aux otages les frais de leur libération. (Et en étant prêt, par contre, à dédommager Ingrid !!!, note d'eva)


Devant le tollé, Bernard Kouchner a précisé que les journalistes ou les employés humanitaires ne seraient pas concernés. Une précision qui ne rassure pas les journalistes. (Précision non écrite, note d'eva) 

 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/t/48792/date/2010-08-01/article/otages-en-afghanistan-le-jeu-ambigu-de-letat-francais/

 

 

Les faits sont laissés de côté : les services d’investigation des journaux majeurs ont aujourd’hui été réduits à peau de chagrin.

 

http://www.lesinrocks.com/actualite/actu-article/article/paul-moreira-evoque-les-etats-generaux-de-la-presse/

 

 

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Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Les blogueurs influents
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Mercredi 7 juillet 2010 3 07 /07 /Juil /2010 05:06
Noam Chomsky en 2004
Chomsky, Wikipedia
Auteur : Laurent Dauré - Source : Acrimed

Publié le 28 juin 2010 par Laurent Dauré

 

Ils l’ont montré à maintes reprises : la poignée de journalistes et d’intellectuels parisiens qui se servent à l’envi des médias dominants comme caisse de résonance n’apprécient guère Noam Chomsky [1]. Lorsqu’il n’est pas simplement ignoré – ce qui reste la règle –, Chomsky subit de véritables salves de dénigrement. Sa venue à Paris le mois dernier n’a pas changé la donne. Au contraire, les apprentis tireurs d’élite [2] des médias installés ont même ajouté une nouvelle arme à leur arsenal : renvoyer, sans rien dire de ses arguments, l’intellectuel radical – et parfois même le linguiste – à sa vacuité. Un chef-d’œuvre de journalisme culturel…

Trois décennies ont passé depuis la dernière visite de Chomsky en France. Serge Halimi, le directeur du Monde diplomatique, a fourni une explication à cette longue absence : Noam Chomsky «  n’apprécie pas trop la scène intellectuelle française, son moralisme hypocrite, la place qu’elle consacre à des penseurs de petit calibre, presque toujours situés dans un même spectre idéologique très étroit  » [3].

Les carpes médiatiques

Pour le retour de Chomsky, le comité d’accueil médiatique est – sans surprise – clairsemé. La plupart des médias n’ont ni annoncé ni relaté le passage de Chomsky à Paris alors que durant son séjour il a donné entre le 29 et le 31 mai quatre conférences (deux au Collège de France, une au CNRS et une à la Mutualité) et a participé à deux discussions (avec des lycéens à Clichy et avec des syndicalistes à la Maison des Métallos) [4].

Si l’on n’était pas un lecteur du Monde diplomatique ou un auditeur de l’émission de Daniel Mermet sur France Inter (« Là-bas, si j’y suis »), il fallait être très attentif pour savoir que Noam Chomsky était en France [5].

Noam Chomsky étant l’un des intellectuels les plus lus au monde, les médias, habituellement friands d’ « évènements exceptionnels », auraient pu se prévaloir de cette audience pour rendre compte de son passage à Paris, mais ils ont fait preuve d’une retenue dont on ne les croyait pas capables.

Lorsqu’il s’agit du énième opus très hexagonal – que l’on oubliera le mois suivant – de Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali, Michel Onfray ou Max Gallo, la France entière, toutes affaires cessantes et avec tambours et trompettes, est informée de « l’évènement ». Seulement, Chomsky, lui, critique les médias dominants et les médiacrates qui en contrôlent l’accès ne semblent pas apprécier cet affront.

Le moins que l’on puisse attendre des responsables des rédactions, et en particulier des tenanciers des pages, des rubriques et des émissions culturelles, ce n’est évidemment pas qu’ils fassent l’éloge de la pensée de Chomsky ou qu’ils témoignent d’un enthousiasme particulier à l’occasion de sa venue en France, mais qu’ils rendent compte, de façon honnête et substantielle des conférences qu’il a données et des idées qu’il y a avancées, ne serait-ce que parce que le public y est venu en nombre.

À part Le Parisien (le 31 mai), qui a consacré un article – certes un peu anecdotique – à la rencontre de Chomsky avec les lycéens de Clichy, et La Croix (le 3 juin), aucun grand média n’a fait de compte rendu des différentes interventions du linguiste à Paris. Et seul Frédéric Taddéï a reçu Chomsky à la télévision (« Ce soir (ou jamais !) », France 3, le 31 mai) dans une émission au titre un peu tapageur mais nullement inexact : « Chomsky : le penseur le plus célèbre du monde face à l’actualité ».

Mais, voyez-vous, si Le Monde n’a pas donné la parole à Noam Chomsky, c’est parce que celui-ci aurait refusé de la prendre… dans les colonnes du Monde, une institution que la petite coterie intellectuelle parisienne doit trouver beaucoup plus respectable que le Collège de France. C’est du moins ce que l’on apprend dans le supplément Le Monde des livres du 4 juin : «  Hélas, il a refusé d’intégrer à ce programme [de conférences] un entretien avec Le Monde  » Crime suprême. Or, en l’occurrence, Chomsky n’a rien refusé au Monde [6]. Simplement, le journaliste du quotidien, Jean Birnbaum, a contacté Chomsky trop tardivement, le planning de ce dernier était déjà rempli. D’ailleurs pourquoi aurait-il refusé un entretien au Monde alors qu’il en a accordé un au Point [7] ?

Le savant et le politique

Tous les médias pourtant ne furent pas silencieux. À défaut de rendre compte des propos de Noam Chomsky à Paris, Mediapart et Le Monde se sont employés à évoquer le linguiste, parfois avec emphase, mais pour mieux taire ou disqualifier les prises de position politiques du militant anarchiste.

Le site Mediapart dirigé par Edwy Plenel illustre bien cette approche bicéphale. Deux entretiens conduits par Sylvain Bourmeau sont consacrés à l’apport de Noam Chomsky à la linguistique et aux sciences cognitives [8]. Si ces entretiens sont autrement plus consistants que ce que l’on a pu lire ailleurs, ils s’achèvent tous les deux sur des questions consacrées aux rapports entre le savant et le politique qui jettent le doute sur la pertinence des positions de ce dernier, sans rien en dire.

Pour évoquer celles-ci, Mediapart s’efface derrière la prose du blogueur Philippe Corcuff qui bénéficie d’un appel en « Une » du site, juste à côté de l’annonce du premier entretien conduit par Sylvain Bourmeau. La venue de Chomsky a ainsi fourni à Corcuff une nouvelle occasion de recycler ses articles antérieurs et de se citer abondamment [9]. On y apprend que Chomsky « a (...) contribué à orienter la critique politique contemporaine sur des chemins simplistes » et que la « critique des médias comme [celle] des relations internationales proposée par Chomsky, avec ses tonalités conspirationnistes [où ça ?], apparaît très en deçà des savoirs [lesquels ?] produits par les sciences sociales critiques aujourd’hui sur ces terrains  ». En d’autres termes, circulez, il n’y a rien à entendre et à comprendre. Et Mediapart, en mettant en avant ce pot-pourri, s’est défaussé de tout compte rendu de la pensée politique de Noam Chomsky.

Mais Le Monde a fait beaucoup mieux.

Les sommets du Monde

La réception médiatique du séjour de Chomsky a commencé par un tour de force. Le 29 mai à 16h, Chomsky intervient dans un colloque au Collège de France intitulé « Rationalité, vérité et démocratie : Bertrand Russell, George Orwell, Noam Chomsky ». Le reporter du Monde, Jean Birnbaum, assiste aux interventions de la matinée mais quitte l’enceinte de l’établissement lors de la pause de midi. Un des organisateurs du colloque avait pourtant répété plusieurs fois que les personnes qui quitteraient le Collège de France à l’heure du déjeuner (un repas était offert gracieusement à tous à l’intérieur) n’étaient pas assurées de retrouver une place à leur retour. Ce fut le cas du malheureux journaliste du Monde ; bloqué derrière les grilles, il ne put assister à la conférence de Chomsky. Parce qu’il n’aimait pas les sandwiches, comme l’expliquait Jean-Jacques Rosat dans la tribune que nous avons publiée ici-même, le reporter du Monde en appela en guise de compte rendu à une réforme des mesures de sécurité du Collège de France (« Pour Noam Chomsky, on se bouscule derrière les grilles », Le Monde, le 30 mai).

Après le grand reportage, le fabuleux dossier. Privé d’entretien avec Chomsky, c’est en comptant sur ses seules forces que le 4 juin le quotidien vespéral a consacré «  trois pages du Monde des livres pour convaincre ses lecteurs qu’ils doivent oublier Noam Chomsky  », ainsi que le relève Thierry Discepolo [10]. Il s’agit pour Le Monde de «  nous convaincre qu’en politique, comme en linguistique, Chomsky est dépassé.  »

La recette est simple. Elle consiste tout d’abord à sous-traiter à de grands témoins la critique que l’on souhaite entendre. Premier de ces témoins, Jean-Claude Milner, linguiste – qui s’est illustré en expliquant que l’œuvre de Pierre Bourdieu était antisémite [11] – se voit ainsi interrogé : «  Comment expliquez-vous que Chomsky soit moins influent en France qu’ailleurs en Europe ?  » (ce qui est déjà une affirmation discutable) ; Milner répond : «  Politiquement, c’est très simple : la gauche française n’a pas besoin de Chomsky. S’il s’agit de critiquer violemment les États-Unis, elle a suffisamment de ressources autochtones. Et s’il s’agit de conclure que la France est vouée au néant intellectuel, les progressistes soutiennent le contraire. Politiquement, Chomsky ne sert à rien.  » Et de conclure : «  Le secret de Chomsky réside dans son provincialisme. Ce qu’il appelle international, c’est l’ensemble des effets, généralement mauvais, d’une Cause première qui se situe à Washington. Le monde n’existe que pour alerter l’honnête citoyen américain des fautes de son propre gouvernement. Le moindre gauchiste européen des années 1970 a une expérience politique plus ample et une réflexion plus sérieuse.  » Il fallait oser. Un autre témoin, Patrice Maniglier, philosophe, profite de l’occasion qui lui est donnée pour prendre à partie de façon méprisante et très faiblement argumentée Jacques Bouveresse.


En somme : «  Chomsky ne sert à rien. » Point final ? Non. Jean Birnbaum n’a pas fini sa démonstration et doit solliciter d’autres témoignages qui confirment sa propre vision. C’est donc lui qui produit la pièce maîtresse du dossier à charge contre Chomsky. Dans cet article intitulé « Chomsky à Paris : chronique d’un malentendu », on peut par exemple lire ceci : «  la France résiste à Chomsky [La France ? Quelle France ?]. Le pays de Descartes ignore largement ce rationaliste, la patrie des Lumières se dérobe à ce militant de l’émancipation. Il le sait, et c’est pourquoi il n’y avait pas mis les pieds depuis un quart de siècle [C’était donc parce que « la France » se dérobait que Chomsky (lâchement ?) n’était pas venu.]. Mais, pour tenter d’éclairer cette exception, il ne suffit pas d’invoquer une prétendue omerta. [Si elle ne suffit pas, c’est donc que l’omerta existe ; si elle n’existe pas, pourquoi dire qu’il ne suffit pas de l’invoquer ?]. Il convient de comprendre pourquoi le discours politique de Chomsky est beaucoup moins influent à Paris qu’à Rome ou à Berlin, sans parler de Porto Alegre  ».

Jean Birnbaum concentre son explication non sur « la France », mais sur la réception de Noam Chomsky dans la gauche contestataire dont il prétend ainsi exprimer le point de vue : « À l’entendre évoquer le soutien des États-Unis aux dictatures sud-américaines ou aux talibans, à l’écouter dénoncer la guerre en Irak et l’embargo sur Cuba, émergeait un sentiment de déjà-entendu. Pour les femmes et les hommes de gauche qui ont été nourris à Pierre Bourdieu et à Daniel Bensaïd, pour ceux qui aiment aujourd’hui Alain Badiou, Slavoj Zizek, Antonio Negri ou Jacques Rancière, pour tous ceux qui lisent Le Monde diplomatique, surtout, le discours de Chomsky n’apporte pas grand-chose.  » Pour valider cette thèse, Le Monde donne la parole à l’un des porte-voix (médiatique) de la gauche altermondialiste : «  En France, il y a une longue tradition d’intervention des intellectuels dans le débat public, précise Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d’Attac. Nous n’avons pas besoin d’une icône comme Chomsky, on en a déjà pas mal à la maison.  » Plutôt que de se presser de répondre à n’importe quelle question, peut-être vaudrait-il mieux se presser de ne rien dire…

Il y a donc une nouveauté dans le traitement médiatique de Chomsky : en parler non plus seulement pour tenter de le discréditer en l’accusant à demi-mot de négationnisme ou de complaisance à l’égard du régime des Khmers rouges, mais en renvoyant au néant, sans même l’exposer, sa critique des médias et de la politique étrangère des États-Unis, sous prétexte que des intellectuels bien de chez nous feraient aussi bien, voire mieux.

Nicolas Weill, le petit soldat du journalisme culturel

Comment parler de Noam Chomsky sans avoir à en parler ? L’exercice, on le voit, était difficile. Mais il l’était d’autant plus qu’un éminent journaliste du Monde des livres avait décrété qu’il ne fallait surtout pas lui en parler.

C’est ce que nous apprend cet échange de courriels [12] entre la directrice des Cahiers de L’Herne (qui, selon nos informations, lui avait proposé un entretien avec Noam Chomsky dès le mois de février) et Nicolas Weill.

Cher Nicolas Weill,

Je suis heureuse d’apprendre que l’édition du Monde des livres datée du 4 juin reviendra sur la tournée de Noam Chomsky en France.

À cet égard, je tiens à vous rappeler que nous avons déjà fait parvenir des exemplaires en service de presse de nos publications à Nicolas Truong et Robert Solé. Vous trouverez en pièce jointe un argumentaire récapitulatif pour ces titres.

(…)

Cordialement,

Laurence Tacou

Réponse de Nicolas Weill :

Madame, Permettez-moi de saisir l’occasion de vous dire que le personnage auquel vous avez consacré une publication ne m’intéresse nullement. Je vois sa popularité comme un signe de déclin intellectuel absolu. Inutile donc d’encombrer de message le concernant ma boite mail. Bien à vous,

Nicolas Weill

Nicolas Weill qui, il faut le rappeler, soupçonna ouvertement d’antisémitisme Pierre Bourdieu, Jacques Bouveresse et Serge Halimi [13], devait pourtant s’intéresser à ce « personnage » qui ne l’intéresse pas, mais une semaine après le dossier à charge publié dans Le Monde des livres.

Dans Le Monde du 11 juin, il profite de la recension d’un livre du linguiste et anthropologue Daniel Everett pour écrire, dès la première phrase de son texte : «  Avec la tonitruante visite à Paris du linguiste Noam Chomsky, cet essai en forme de récit qui vient d’être traduit en français arrive à point nommé. Le linguiste et anthropologue américain Daniel Everett combine en effet la description de son "terrain" d’exploration avec une contestation des théories chomskyennes.  » « Tonitruante » ? Cet adjectif ici dépréciatif laisse entendre que la visite de Chomsky aurait été largement médiatisée. On l’a compris : si le livre de Daniel Everett «  arrive à point nommé  », c’est pour permettre à Nicolas Weill de contester les «  célèbres thèses de Chomsky sur la "grammaire universelle"  ».

Rien n’était plus urgent que d’évoquer de « célèbres thèses » qui ne le sont pas, en attribuant à leur auteur l’idée selon laquelle, dit-il, « le langage [serait] autonome par rapport aux contextes culturels dans lequel il évolue.  » Or Chomsky affirme que la capacité langagière est innée mais seulement dans sa structure profonde. Le « câblage » du cerveau permet le développement spontané de la grammaire universelle chez l’enfant mais ce sont les stimuli apportés par le contexte culturel (et donc linguistique) qui paramètrent cette capacité et donnent accès à la compréhension et à la pratique d’une langue particulière. Nicolas Weill devrait lire les livres qu’il refuse de recevoir !


* **

Faut-il conclure ? Nous pourrions laisser la parole à Pierre Encrevé. Celui-ci répond à Sylvain Bourmeau qui revient avec insistance sur le prétendu « simplisme » de Chomsky :

«  Les intellectuels français le trouvent simpliste ; il leur faut des intellectuels critiques philosophes, fussent-ils des philosophes médiatiques... mais un linguiste anarchiste ! Pourtant si on lit sa critique des médias, elle n’est pas très différente de celle de Bourdieu. Simplement elle n’est pas écrite à la française, et d’ailleurs il se flatte de ne pas écrire pour les intellectuels mais pour tout le monde. Ça se comprend d’autant mieux que, quand il écrit vraiment pour ses pairs, il écrit pour les linguistes dans une langue totalement illisible pour tous les autres. Quand il fait de la politique en revanche, il dit des choses très simples – qui font quand même souvent plaisir à entendre.  »

Les intellectuels français et, parmi eux, les journalistes cultivés défendent leur pré-carré. Ils justifient leur indigence et leur hostilité en prétendant constater les dégâts provoqués par les « affaires »… qu’ils ne cessent eux même de ressasser et d’alimenter, comme « l’affaire Faurisson » (voir « Annexe »). À l’instar de Libération (le 31 mai), ils se plaisent à présenter Chomsky comme un «  intellectuel controversé  », «  célèbre pour ses prises de positions radicales  » et objet de «  polémiques  » dont ils sont eux-mêmes les auteurs.

Ce faisant, ils invitent à prêter attention à ce que leur cercle dit de Chomsky plutôt qu’à ce qu’il dit lui-même. Pis : ils se présentent comme « la France » et prétendent restituer un sentiment général alors qu’ils ne parlent qu’en leur nom propre. Plutôt que de débattre des positions de Chomsky, préférer le silence ou allumer des contre-feux. Le franc rationalisme de Chomsky agace les zélateurs de Bernard-Henri Lévy et des autres stars de la pensée. Leur nonchalance intellectuelle n’y trouve pas son compte. Le radicalisme de Chomsky horripile les admirateurs de l’empire américain. Pour eux, les choses sont toujours plus « complexes ». En guise de journalisme, l’accueil réservé à Noam Chomsky nous a offert, dans les médias dominants, un exemple exemplaire de ce que Nicolas Weill appelle, mais pour parler de la popularité du linguiste, « un signe de déclin intellectuel absolu ».

Laurent Dauré (avec Mathias Reymond)


 

Annexe : Vous reprendrez bien un peu d’affaire Faurisson ?

Parmi les médias qui ont condescendu à parler de Chomsky, la plupart ont rappelé (avec plus ou moins d’insistance) « la sordide "affaire Faurisson"  » (Le Monde des livres, le 4 juin). Rien ne vaut un rappel plein de sous-entendus de cette « affaire » pour justifier, l’air de rien, le mépris dans lequel on tient des positions politiques de fond que l’on se garde de mentionner [14]. Auparavant, la règle était de ne pas être trop précis quant aux détails de « l’affaire » et surtout de négliger voire de déformer les propos de Chomsky. Et aujourd’hui, rien n’a changé.

Sur Mediapart (le 28 mai), par exemple, Sylvain Bourmeau ne peut s’empêcher d’écrire : «  S’il n’est pas venu en France depuis si longtemps, et s’il est boudé par certains en France, ce n’est pas seulement du fait de ce qui est perçu comme du simplisme en politique mais aussi à cause de l’affaire Faurisson...  » Lorsque Libération interroge Pierre Encrevé, un ancien traducteur de Chomsky, un commentaire (hors sujet) brûle les lèvres du journaliste : «  En France, on se souvient surtout de sa préface au livre du négationniste Robert Faurisson, au tout début des années 80.  » « Boudé par certains » ? De qui parle-t-on si ce n’est d’abord des gardiens médiatiques du débat public ? « Ce qui est perçu comme du simplisme » ? Par qui, si ce n’est par ceux qui « boudent » Chomsky ? « On se souvient surtout », qui est ce « on » si ce n’est l’élite médiatique et ses intellectuels satellites ?

Le Monde des livres du 4 juin – sous la plume toujours de Jean Birnbaum – s’est également plu à ressortir ce vieux dossier : «  À l’origine du grand malentendu entre Chomsky et la France, pourtant, il y a aussi quelques faits. À commencer par la sordide "affaire Faurisson", qui n’en finit plus de peser sur la réception de Chomsky en France.  » La réception par qui, si ce n’est par ceux qui ressassent cette « affaire » en la qualifiant de sordide ? Et Birnbaum de poursuivre : «  En 1980, en effet, un texte signé de lui fut publié sous forme de préface à un livre du négationniste Robert Faurisson. L’intellectuel américain commença par protester du fait que son texte ne visait qu’à défendre la liberté d’expression. Mais il alla ensuite plus loin, et la polémique qui s’ensuivit fut d’autant plus dévastatrice qu’elle l’opposa à l’une des grandes consciences de la gauche française, l’historien et militant anticolonialiste Pierre Vidal-Naquet.  » Chomsky serait donc allé « plus loin ». Qu’est-ce qui est ainsi sous-entendu ? Jean Birnbaum ne le précise en rien. Quant à l’évocation de la polémique avec Pierre Vidal-Naquet, pourquoi ne pas en rappeler la teneur ? Et ne pas remarquer que nos chers protecteurs des bienséances se sont empressés d’oublier la polémique qui opposa « l’historien et militant anticolonialiste » à Bernard-Henri Lévy ? Mais quand il s’agit de Noam Chomsky…

Dernier exemple. Alors qu’il reçoit ce jour-là Susan George, la présidente d’honneur d’Attac, voici comment Marc Voinchet présente le linguiste dans les « Matins » de France Culture : «  une personnalité dont on sait que quand elle vient en France [une fois tous les trente ans !] elle suscite de nombreux [sic] polémiques, de nombreux débats, de nombreux même combats : Noam Chomsky  » (le 27 mai). Susan George, qui connaît et apprécie Chomsky, commence à parler de lui en termes élogieux mais Marc Voinchet ne tarde pas à l’interrompre : «  Alors cependant, cependant, vous connaissez la polémique, chaque fois qu’il vient en France [une fois tous les trente ans ! (bis)] on l’accueille, enfin on l’accueille ou on ne l’accueille pas, il a même été interdit de séjour en Israël puisqu’il faisait un tour au Moyen-Orient et on dit de lui, ça c’est le réflexe pavlovien, voilà, "c’est un négationniste", il a un jour laissé publier une préface à un livre de Faurisson.  » Un réflexe pavlovien, en effet. Mais que de contorsions ou de sous-entendus pour le constater et réduire à une anecdote – à charge ? – l’interdiction de séjour en Israël (dont on ne saura rien de plus).

Marc Kravetz, chroniqueur dans l’émission, ajoute : «  Je crois que ce débat est rigoureusement insoluble, on ne comprendra jamais, vu de France, ce que veut dire le premier amendement américain  ». On ne comprendra jamais ou on ne fera jamais l’effort de comprendre ? Alain-Gérard Slama, également chroniqueur des « Matins », se porte alors volontaire pour illustrer les propos de son collègue : « en tant qu’intellectuel, [Chomsky] se devait de combattre Faurisson ». Marc Voinchet reprend la parole pour conclure l’émission : « je vous renvoie au Cahier de L’Herne qui lui est consacré et qui est très intéressant puisqu’il est fait mention dedans des textes très intéressants et assez formidables d’opposition à Chomsky qui avaient été signés Pierre Vidal-Naquet et qui rejoignent, Alain-Gérard Slama, ce que vous venez, vous, de dire ». Le Cahier de L’Herne consacré à Chomsky est donc « très intéressant » avant tout parce qu’on peut y lire « des textes très intéressants et assez formidables d’opposition à Chomsky  ». Et ce sera le mot de la fin.

Notes

[1] Sur les précédents épisodes, voir notre article récapitulatif : « Noam Chomsky et les médias français ».

[2] En effet, cette fois-ci ce sont des seconds couteaux qui se sont chargés des basses œuvres, Philippe Val, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et les autres calomniateurs de Chomsky avaient semble-t-il mieux à faire. Ceci dit, l’exégète de Botul avait récidivé il y a quelques mois sur France Info en affirmant que Noam Chomsky, Pierre Bourdieu et Serge Halimi étaient « des chiens de garde (…) des plus grands pétroliers du monde, du vrai pouvoir pétrolier, qui sont l’Iran, le Venezuela de Chávez, la Russie de Poutine  » (« Parlons Net », émission présentée par David Abiker, le 25 septembre 2009).

[3] Nous avons publié sous forme de tribune l’intégralité de ce texte de présentation de Chomsky lu à l’occasion de la conférence à la Maison de la Mutualité (le 29 mai) ici-même.

[4] « Chut ! Chomsky est à Paris », résumait le titre d’un article sur le site « Arrêt sur images », qui relevait notamment que même l’AFP n’avait pas jugé bon de consacrer une dépêche à la présence de Noam Chomsky.

[5] Cela ne l’a toutefois pas empêché de faire salle comble à chacune de ses interventions. Comme le rappelle Thierry Discepolo, le directeur des éditions Agone, « en quatre jours et cinq réunions publiques à Paris, près de quatre mille personnes auront accueilli le linguiste et activiste anarchiste américain, qui n’était pas venu en France depuis trente ans  ». Voir l’article sur le site Article XI.

[6] Il convient de préciser ici que Chomsky n’est pas avare de son temps et qu’il a l’habitude de répondre favorablement aux sollicitations.

[7] « La France est devenue une île », propos recueillis par Élisabeth Lévy, Le Point, le 24 juin 2010. Un entretien portant sur la linguistique est également paru dans le numéro de juillet-août 2010 du magazine La Recherche.

[8] Avec pour surtitre commun « Professeur Noam et Citizen Chomsky », alors qu’il n’est pratiquement pas question du second : « Le paradoxe de Chomsky » (le 28 mai) entretien avec Pierre Encrevé, socio-linguiste, Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ; « Chomsky et la révolution cognitive » (le 29 mai), entretien avec Pierre Jacob, philosophe, directeur de recherches au CNRS.

[9] Voir son article « Chomsky à contre-courant » publié le 29 mai sur son blog ; Philippe Corcuff y réussit l’exploit de citer trois fois le même article (de lui, bien sûr) dans la même phrase : «  Je renvoie à un article précédemment mis en ligne sur Mediapart (…), paru initialement dans la revue Contretemps, (…), repris sur Mediapart, 12 juin 2009.  » Ou encore : «  Cet exemple je l’ai déjà développé dans un texte de Rue 89 : (…).  » Le lecteur a ainsi la chance d’avoir accès dans un seul article aux œuvres complètes de Corcuff sur Chomsky.

[10] Voir l’article déjà cité. Voir également l’article de Jean-Matthias Fleury, philosophe rattaché à la chaire de Jacques Bouveresse au Collège de France, dans lequel il est revenu sur le traitement médiatique du séjour de Chomsky en France, sur le blog de la revue Agone. Pierre Pica, l’un des organisateurs de la « tournée » de Chomsky à Paris, a même parlé à propos du dossier du Monde des livres de « manipulation médiatique  » (sur le plateau) et de « nombreuses absurdités  » (sur le forum) d’ « Arrêt sur images » (le 4 et le 5 juin) ; sur ce sujet, voir le site Antennerelais.

[11] Voir : « Nouvelle insanité contre Bourdieu : Finkielkraut propose d’en débattre sur France Culture » et « Droits de répondre et droit de répandre : Jean-Claude Milner, Alain Finkielkraut et compagnie ».

[12] Dont nous avions été avisé et qui a été rendu public dans l’un des commentaires à l’article déjà cité de Thierry Discepolo.

[13] Voir l’article que nous avions consacré à cette vilenie : « Le Monde contre "les critiques antimédias", antidémocrates et antisémites ».

[14] Pour une réfutation de la validité des attaques sur ce point, voir la dernière partie de notre article déjà mentionné : « Noam Chomsky et les médias français » et aussi « Philippe Val sur France Inter : un récital de mensonges et de calomnies contre Chomsky ». Lire également l’article de Jean Bricmont, « La mauvaise réputation de Noam Chomsky », sur le site du Monde diplomatique.

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13849

 

Par Eva R-sistons - Publié dans : Journalistes discrédités, persécutés - Communauté : Démocratie politique
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Jeudi 24 juin 2010 4 24 /06 /Juin /2010 02:31

Guillon et Porte virés de France Inter, mais largement soutenus 

Didier Porte et Stéphane Guillon (photomontage).

Didier Porte et Stéphane Guillon (photomontage). (AFP)

 

 

Trente mois et puis s'en va. Le patron de Radio France a annoncé ce mercredi matin, dans une interview au Monde.fr, le départ de l'humoriste Stéphane Guillon de la matinale de France Inter. D'après Jean-Luc Hees, «l'humour ne doit pas être confisqué par de petits tyrans».

«Je trouve que ce n'est pas très décent d'insulter la direction d'une entreprise comme Radio France, elle ne le mérite pas, c'est une maison de liberté et tous les gens qui y travaillent peuvent en témoigner», a ajouté Jean-Luc Hees dans le journal de la mi-journée de France Inter.

Dans la foulée, peu avant midi, un autre humoriste de la station publique, Didier Porte, a annoncé qu'il était «licencié» de France Inter. Il en a également fait mention dans sa chronique diffusée dans l'émission du Fou du roi.

 

 

«J'ai eu de nombreuses discussions avec Stéphane Guillon à propos de ses chroniques, déclare Jean-Luc Hees. Si l'humour se résume à l'insulte, je ne peux le tolérer pour les autres mais également pour moi.» Et le PDG de Radio France d'ajouter avoir «un certain sens de l'honneur» et ne pouvoir accepter qu'on lui «crache dessus en direct».

Didier Porte, autre chroniqueur qui partageait la tranche matinale avec Stéphane Guillon et François Morel, avait  indiqué qu'il ne se battrait pas pour conserver sa chronique.

Il avait annoncé qu'il retrouverait sa place à la rentrée dans Le Fou du roi, l'émission de Stéphane Bern diffusée en fin de matinée et qui vient de fêter ses 10 ans sur France Inter.

Ce ne sera donc pas le cas.

Réactions de soutien

 

Dans un communiqué, Martine Aubry, première secrétaire du PS, a exprimé la solidarité de son parti à Stéphane Guillon et Didier Porte, «renvoyés brutalement de France Inter». L'année dernière, elle avait été elle-même la cible d'une chronique de Stéphane Guillon qui l'avait comparée «à un pot à tabac».

«Si certains (de leurs) propos ont pu choquer, écrit aujourd'hui la Première secrétaire du PS, c'est la force et l'honneur d'une démocratie de laisser libre la parole des humoristes et leur droit à la moquerie et même à l'outrance.»

De son côté, Stéphane Bern, qui anime l'émission Le fou du roi sur France Inter, a confié qu'il se sentait «désavoué» par cette décision. «Je vous soutiens, a déclaré Stéphane Bern à Didier Porte. Nous vivons des moments pénibles. Je le vis comme un désaveu personnel. Didier Porte n'a pas démérité dans Le Fou du roi. Je croyais avoir obtenu de la direction de France Inter qu'il serait reconduit à la rentrée. Or j'ai appris (le licenciement de Didier Porte) pendant mon émission, c'est très violent. Ca me met dans une situation embarrassante. Quelles conclusions je dois en tirer?», s'interroge le présentateur.

«Je ne cautionne pas ce que Didier Porte a pu dire dans la matinale mais ma logique est de soutenir les humoristes de mon équipe, et j'ai toujours en tête cette phrase de Voltaire: "même si je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, je me battrai pour que vous puissiez le dire". Didier Porte a du talent. Qui n'a jamais fauté, qui n'a jamais dérapé à l'antenne?», s'est interrogé Stéphane Bern.

Les humoristes Guy Bedos et Guy Carlier, confient, eux, ne plus reconnaître le patron de Radio France, Jean-Luc Hees, qui «a changé» selon eux depuis sa nomination par Nicolas Sarkozy.

«Je suis très peiné car j'aime bien Jean-Luc et j'ai de très bons souvenirs de liberté avec lui, mais il a changé, a déclaré Guy Bedos. C'est un procès fait à l'humour politique. Ils (Jean-Luc Hees et Philippe Val, directeur de France Inter, ndlr) perdent la tête», a commenté l'humoriste, qui se considère comme le «parrain» de Stéphane Guillon.

De son côté, Guy Carlier, qui a travaillé il y a quelques années à France Inter, s'est dit «très surpris». «Ca ne correspond pas au souvenir que j'ai de Jean-Luc» quand il était patron de France Inter à la fin des années 90. «Lorsque les hommes politiques téléphonaient - à l'époque Jean-Marie Cavada était le patron de Radio France - Jean-Luc venait me voir et me disait de continuer», se souvient Guy Carlier, qui officie actuellement sur Europe 1.

 

 

Dans son courrier, Philippe Val explique qu'il souhaite «renouveler et faire évoluer» l'antenne, a expliqué Didier Porte. «La conception d'une nouvelle grille contraint nécessairement la direction à renoncer à certaines émissions ou chroniques», poursuit la lettre, selon l'humoriste, dont le contrat s'arrête vendredi.

«J'ai un contrat de grille qui dure jusqu'à fin juin. Comme ça fait dix ans que je suis dans la maison, c'est comme si j'avais un CDI, donc c'est bien un licenciement qui n'est pas justifié puisque je n'ai eu qu'un seul avertissement», a-t-il ajouté.

 

 

Didier Porte avait reçu début juin un avertissement de sa direction à la suite d'une chronique dans laquelle il mettait en scène l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin insultant le chef de l'Etat.

«Ce petit dérapage sur Villepin et Sarkozy reste un prétexte, ça fait dix ans que je fais des chroniques engagées», a réagi le chroniqueur.

Stéphane Guillon a lui-même fait part de son éviction en direct et en deux temps: hier matin et ce matin lors de ce qui fut donc sa dernière chronique:

 

 

http://www.liberation.fr/medias/0101643026-stephane-guillon-vire-de-la-matinale-de-france-inter

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