J'ai honte.
Depuis des semaines, dans mon pays, en France, votre peuple, votre pays, vos institutions, votre gouvernement, votre Histoire sont traînés dans la
boue, dans une hystérie collective entretenue par nos médias. Médias qui se prétendent "libres"... Les manifestations antichinoises qui ont eu lieu à Paris, lors du passage de la flamme
olympique, sont indignes de mon pays, des valeurs qu'il prétend défendre, et des lois élémentaires de l'hospitalité.
Dans l'arrogance et l'ignorance, l'imbécillité en résumé, des journalistes, présentateurs de radio et de télévision, politiciens, et autres ballots en
quête de publicité gratuite, se disputent l'opportunité de se mettre en valeur, en vous donnant des leçons de morale, de liberté et de "droits de l'homme".
Mais, vous le savez. En Occident, et chez ses vassaux, des manifestations, soigneusement organisées depuis longtemps, ont la volonté de perturber vos
Jeux Olympiques, fanatisant les populations et les opinions publiques contre vous. Nos castes au pouvoir ne supportent pas votre succès. Vous sortez d'une longue histoire, douloureuse,
héroïque, magnifique. Elles ne supportent pas votre indépendance.
Vous parlez d'égal à égal, avec ceux qui se sont comportés en maîtres du monde, pendant des siècles. Aveugles, ils ne se rendent même pas compte,
qu'ils ne le sont plus. Dans votre réussite, ils y voient le basculement prochain du rapport de forces. Ils le redoutent, car cela remet en cause leur règne sans partage dans la domination,
et le sentiment de supériorité, à l'égard du reste de la planète.
Ils ne souhaitent, en conséquence, qu'une chose : entraver votre développement, en vous isolant, vous divisant. Comme ils le font dans d'autres
pays, ou sur d'autres continents. Comme ils l'ont fait dans votre pays. Mais tout cela, vous le savez...
Au nom de beaucoup de français, à qui nos médias soi-disant "libres" ne donnent pas la parole, je voudrais vous présenter nos excuses, et mes excuses
personnelles.
Oui, "Excuses". Mais, auparavant, je voudrais vous demander "Pardon"...
Pardon, au nom du Passé, pour avoir envahi votre pays, nous être
livrés à des atrocités et participé à son pillage, pendant un siècle
Vous, vous n'avez jamais envahi l'Europe. Ni aucun autre continent, d'ailleurs. Votre Grande Muraille est là pour en témoigner. Vous avez toujours
voulu vous défendre des agressions extérieures, et vous concentrer sur votre unité..
Nous, nous avons envahi votre pays. Nous avons contribué à son pillage, pendant un siècle. Il est si grand, que nous nous sommes réunis à plusieurs
pour le faire.
Quand vos autorités ont interdit l'usage et l'importation de l'opium en 1839, nous n'avons pas apprécié. Ce trafic était géré par nos
amis britanniques, à partir de leurs possessions en Inde, de la province du Bengale plus précisément. Faire rentrer la drogue à partir du port de Canton (Guangzhou), était une véritable mine
d'or pour beaucoup en Occident. Civils, militaires, politiciens...
Les promoteurs de ce trafic, à l'origine d'immenses fortunes personnelles, ainsi que de celle des politiciens européens qu'ils soudoyaient, méritaient
d'être pendus. Ils ont été anoblis par la Couronne britannique... Une bonne partie de la Chambre des Lords actuelle est constituée, ainsi, des héritiers de ces trafiquants, de ces
dealers. Nous, dans notre République, il n'y a plus de titres de noblesse, on donne des promotions, des décorations ou, mieux, des rentes de situation.
Les puissances occidentales ont considéré votre refus d'importer la drogue, produite et transportée par les occidentaux, comme une atteinte grave au
"Libéralisme Economique". On n'a pas le droit d'interdire, dans le commerce international. C'est un blasphème. Du moins, quand l'Occident le décide...
Alors, on vous a fait la guerre, sachant que vous n'aviez pas les moyens de la soutenir. On vous savait en difficulté, à l'époque. C'était l'occasion
idéale. Ce fut officiellement la "Première Guerre de l'Opium", de 1839 à 1842. L'essentiel, de l'effort militaire était assuré, initialement, par les britanniques. Etaient
réunis dans cette coalition (l'OTAN n'existait pas encore), la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.
Les britanniques, par le traité de Nankin de 1842, vous ont donc obligé à importer la drogue, vous arrachant Hong-Kong par la même occasion. Tout le
monde s'y est mis. Les Etats-Unis vous ont imposé le traité de Wanghia (ou Wangxia), en 1844. Nous, français, en avons profité pour vous imposer le traité de
Whampoa (ou Huangpu), la même année.
Elle fut complétée par une "Deuxième Guerre de l'Opium", de 1856 à 1860. Pour confirmer la légalisation du commerce de l'opium sur le
territoire chinois, arracher d'autres ports, concessions et sommes d'argent, par des traités spécifiques Tianjin et Aigun (1858) et, surtout, Convention de Pékin,
du 8 octobre 1860. Finalité : déchiqueter votre pays, le rendre exsangue.
Nous vous avons même livré une guerre particulière, dite franco-chinoise, de 1883 à 1885. Pour vous arracher la province de l'Annam et du Tonkin,
et les incorporer à notre colonie de l'Indochine (1). Pour cela, nous sommes allés jusqu'à débarquer à Taiwan ! Nous nous sommes calmés, les autres puissances commençaient à ne pas
apprécier notre expansion. Le "gâteau chinois" devait être partagé en parts égales...
Les japonais ont pris le relais, de 1894 à 1895. Cela n'en finissait plus, vous sortiez d'une guerre pour rentrer dans une autre. D'un traité à
l'autre. De concession en concession. De "réparation" en "réparation". De dédommagement en dédommagement. L'épuisement... Tous ces traités vous dépossédaient de votre commerce extérieur et
intérieur, arrachant des concessions territoriales, dépeçant progressivement votre pays, épuisant votre Trésor Public.
Sans armes, sans ressources financières, uniquement entouré de nations hostiles. Pratiquement désarmé, votre pays a résisté. Les révoltes n'ont jamais
cessé. Votre résistance a été courageuse, héroïque. Schéma classique : vos résistants ont été considérés, par les puissances occupantes, comme des terroristes, des sauvages, des
barbares, des fanatiques. Dans la propagande et dans les répressions horribles qui s'ensuivaient. Et, même dans nos livres d'histoire actuels, lorsqu'ils en parlent ...
Une des révoltes les plus connues est celle dite des "Boxers". Caricaturée, par la propagande en Occident. Même soixante ans plus tard, dans
un film sous le titre : "Les 55 jours de Pékin" (2). Elle a duré de novembre 1899 à septembre 1901. Suivie d'une répression par les puissances occidentales, auxquelles s'étaient
ajoutées l'Italie et l'Autriche-Hongrie, dont les atrocités résonnent encore dans vos mémoires : pillages, massacres, tortures, viols, de masse.
Suivie d'un traité aux conditions encore plus dures, le "Boxer Protocol", signé le 7 septembre 1901, avec d'énormes compensations financières
pompant la majorité des droits de douane et des taxes au profit des nations occidentales. Appauvrissant davantage le Trésor du pays. La Chine a dû s'acquitter de ce véritable racket jusqu'en
1939.
En fait, jusqu'à ce que les japonais chassent les européens de Chine, pour prendre leur place. Avant qu'ils ne soient, à leur tour, chassés de votre
pays, en 1945. Mais, les occidentaux n'ont pas lâché prise et ont tout fait pour maintenir la guerre civile sur votre territoire, en créant, finançant le maximum de dissensions. Il a fallu
attendre 1949, pour que vous soyez enfin libérés et réalisiez votre unité. Retrouvant votre identité. Malgré un embargo international, et les menaces permanentes de l'Occident.
Oui. Vous, Chinois, n'êtes jamais venus sur notre continent, dans notre pays, bardés d'armes supérieures au nôtres, pour nous imposer la consommation
d'opium ou d'héroïne. Saisir notre commerce extérieur et intérieur. Prendre nos ports et nos provinces. Infliger des dommages et réparations colossales, à payer sur plusieurs générations.
Semant désolations, pillages, divisions, guerres civiles.
Nous, si. Durant un siècle...
Alors, Pardon, encore.
Mille excuses pour les imbéciles qui prétendent
que le Tibet n'est pas la Chine
Certains prétendent que le Tibet ne fait pas partie intégrante de la Chine. Ne leur en voulez pas. Ils sont ignares. Leurs livres d'histoire sont
vides, et les programmes d'information à la radio ou à la télévision sont composés, majoritairement, de gens payés pour assurer la propagande antichinoise.
Je sais : un ignare qui n'effectue aucun effort pour sortir de son ignorance, et exercer son esprit critique, devient un fanatique. Il faut se
rendre à l'évidence : nous ne sommes plus un Pays des Lumières, mais un pays de fanatiques. Du moins, dans l'oligarchie qui le dirige.
Le Tibet est une des provinces de votre pays depuis des siècles. Officiellement, au moins, depuis le 13° siècle (3). Alors, ils formulent des
arguties : ce serait "trop récent", pas "probant". Oubliant, ou dissimulant, que nous, pays occidentaux, la France en particulier, avons annexé de nouveaux territoires, tout récemment.
Que voulez-vous, imbu de sa force, l'Occident s'estime tout permis...
Je ne vais pas vous parler de nos voisins européens qui prétendent la même chose. Exemples ?... Le Danemark, assure que le Groenland est danois
après avoir tué la culture des peuples eskimos et leur identité. Ou encore, la Grande-Bretagne qui estime que les îles Malouines dans l'Atlantique sud, qui appartiennent en fait à
l'Argentine, sont aussi britanniques que la Tour de Londres. D'autres encore... Les exemples seraient trop nombreux de toutes ces possessions, considérées comme naturellement intégrées dans
une nation occidentale, alors qu'elles ont été envahies militairement. En un mot, volées à leurs peuples véritables.
Que dire, aussi, de ces pays formés aux 19° et 20° siècle, les Etats-Unis d'Amérique, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, à partir de
l'extermination de leurs populations d'origine : Amérindiens ou Peaux Rouges, Aborigènes, Maoris, Polynésiens ?...
Non, je veux vous dire un mot sur mon pays, la France. En donnant quelques exemples récents de notre histoire.
La Corse, qui était un pays indépendant, a été envahie militairement et rattachée à la France en 1769, à la fin du 18° siècle (4). Le
premier geste de la France a été de supprimer l'Université corse, dans la ville de Corte. C'est toujours le premier acte d'un "génocide culturel" : supprimer la langue d'un peuple.
Depuis, la résistance, à ce rattachement, ne semble pas faiblir...
Nous avons acquis d'autres département français, encore plus tard : la Savoie et le Comté de Nice. Annexés à la France par le Traité de Turin, à
la fin du 19° siècle, en 1860 (5). Qui forment actuellement trois départements : Savoie, Haute-Savoie et Alpes Maritimes. Il semble qu'en Savoie, de nos jours,
certains n'apprécient toujours pas cette annexion...
Pourtant, la France ne mettrait jamais en doute la francité de ces départements, liés à ses frontières immédiates. Mais, c'est d'autres territoires
dont je voudrais vous parler, qui sont à des milliers de kilomètres de mon pays. Les plus importants, dans l'hémisphère sud. Et, qu'on prétend français.
Tahiti, capitale de la Polynésie "française", dans l'Océan Pacifique, que nous occupons depuis que nous nous en sommes emparés en 1842, et
officiellement considéré comme une colonie en 1880. C'est dans l'hémisphère sud, à 17.100 km de la France. Douze heures de décalage horaire. Plus d'une centaine d'îles, sur une superficie
comparable à celle de l'Europe : 2.500.000 km2. Cela n'a rien à voir avec la France, ni par son histoire millénaire, ni par sa culture, mais nos milieux coloniaux
prétendent que si. Nous opprimons son peuple qui souhaite vivre libre. Les Polynésiens ont, d'ailleurs, un mouvement qui réclame l'indépendance. Mais nous nous arrangeons pour étouffer cette aspiration et sa formulation
politique.
La Nouvelle-Calédonie, avec pour capitale Nouméa, dont la France s'est emparée, comme colonie, officiellement en 1853. A 18.000 km de la France. Neuf
heures de décalage horaire, en été. C'est un archipel avec une grande île et d'autres plus petites. Le peuple d'origine est Mélanésien, les Kanaks. Ils appellent leur pays Kanaky, et non pas
Nouvelle-Calédonie. Ils ont toujours résisté, héroïquement. Ils veulent un pays libre, indépendant.
Mais leur pays contient du nickel. Beaucoup de nickel. C'est un des trois premiers producteurs mondiaux. La France ne veut pas entendre parler de
leur indépendance. La colonisation a été très dure : génocide culturel, massacres, humiliations. En 1931, lors de l'exposition coloniale, la France a amené de force des Kanaks pour les
exposer, comme des animaux, dans un enclos avec des cases (au lieu de cages)...
Il y a aussi d'autres îles, avec de forts mouvements d'indépendance. Comme l'île de la Réunion, dans l'océan Indien, à l'est de l'Afrique, à 9.000 km
de la France. Dans la mer des Caraïbes, du côté de Cuba, la Martinique à 6.800 km, la Guadeloupe à 6.700 km. Sur le continent sud-américain, frontalier du Brésil, la Guyane, à 7.000 km.
D'autres encore, Mayotte, à 8.000 km, dans l'archipel des Comores, au nord-ouest de Madagascar. D'autres encore... Je m'arrête...
Les imbéciles qui disent que le Tibet n'est pas la Chine, vous jureront la main sur le coeur que toutes ces lointaines possessions, issues d'autres
civilisations, sur d'autres continents, dans d'autres hémisphères, envahies militairement et arbitrairement annexées : c'est la France !...
Preuve que la bêtise ne connaît ni frontières, ni hémisphères, ni kilométrages. Quant à connaître l'Histoire, ce serait trop lui demander
...
Mille excuses pour les cyniques qui prétendent
vous donner des leçons de "Droits de l'Homme"
Je n'insisterai pas sur ce point. Tellement il est ridicule. Les cyniques ont pour particularité de n'avoir ni valeurs, ni conscience. Comment prendre
au sérieux leurs déclarations de "belles âmes" sur les droits de l'homme, la dignité humaine et tutti quanti ?...
Eux qui ne disent rien pour les détenus dans les prisons françaises. Des hommes que l'ont fait vivre dans des cloaques, dans
des locaux parmi les plus insalubres du monde. Où folie et suicide sont, souvent, les seules portes de sortie...
Eux qui ne disent rien sur l'indignité avec laquelle sont traités les immigrés, qu'on expulse parce qu'ils sont "sans papiers". Immigrés, issus de pays
que nous avons colonisés et pillés pendant des siècles. Nous n'avons même pas la reconnaissance du ventre...
Eux qui ne disent rien quand le gouvernement des USA légalise la torture, dite du waterboarding. Supplice popularisé par l'Inquisition et plus tard par la Gestapo, pendant l'occupation allemande lors de la deuxième guerre mondiale, sous le
nom de "supplice de la baignoire"...
Eux qui ne disent rien sur Abu Ghaïb et Guantanamo, les plus grands centres de tortures du monde. Rien sur les milliers d'Irakiens internés, sans
procès, sans que leurs familles sachent s'ils sont vivants ou morts...
Eux qui ne disent rien devant la destruction de l'Irak, fondée sur des mensonges, avec un million de morts et des souffrances
innommables...
Eux qui ne disent rien contre l'envoi de troupes en Afghanistan, fondé, comme pour l'invasion de l'Irak, sur des mensonges. Avec des morts civils, dont
de nombreux enfants, tous les mois...
Eux qui ne disent rien sur les crimes contre l'humanité commis au quotidien en Palestine, dans la bande de Gaza, avec des massacres de civils et
d'enfants. Rien sur les 11.000 prisonniers Palestiniens, sans procès, dont un tiers sont des enfants et des adolescents...
Eux qui s'étouffent sur notre passé colonial, imbibé d'horreurs sans nom.
Le cynisme de
l'Occident, de ses castes au pouvoir, est permanent. C'est le socle de sa philosophie politique...
Respecter les droits de l'homme ?... Si vous, Chinois, avez des progrès à accomplir, nous, occidentaux et français, en avons tout autant. C'est la
main dans la main, dans l'humilité et l'estime réciproque, que nous devons y travailler.
Et, non pas en vous crachant dessus, pour nous donner bonne conscience. Comme on a craché sur les sportifs tenant la flamme olympique, dans les rues de
Paris...
Mille excuses pour nos médias dont l'arrogance n'a d'égale que la
malhonnêteté
Médias "libres" ?... N'y prêtez pas attention. J'ai vu un présentateur de TV apostropher une de vos compatriotes, travaillant dans une de vos agences
de presse à Paris : "Comprenez-vous la colère des français ?...". Le culot : parler au nom de tous les français !
Nous avons l'habitude de leurs campagnes de dénigrement, de diffamation : quand ce n'est pas contre les Arabes, c'est contre Poutine et les
Russes, quand ce n'est pas contre Chavez et Cuba, c'est contre l'Islam et les Musulmans ... Tout est bon pour exciter la colère et le mépris contre des "boucs émissaires". C'est la seule
politique de développement et de croissance, ici. Entretenir la peur et le mépris, à l'égard de "l'Autre"...
A quelques rares exceptions près, ils ne sont pas "libres". Ils appartiennent à des groupes financiers et industriels, et ne produisent, dès qu'il
s'agit de politique étrangère, que de la propagande. Alors, ces médias ne font que véhiculer, vous l'avez compris, une campagne de propagande antichinoise.
Propagande dictée par des lobbies, en coulisse. Assenée dans l'arrogance. Arrogance, qui n'est que l'insolence du "vendu". Ils n'informent pas, ils
désinforment. C'est tout ce qu'ils savent faire. Nous sommes de nombreux français à le dire, le déplorer. Ici, c'est ce que nous appelons le régime de "la pensée unique"...
S'ils étaient honnêtes, avant n'importe quel débat, tout ce que j'ai cité sur le plan historique, il l'aurait rappelé dans leurs émissions, leurs
"documentaires", ou leurs articles. Ils auraient alors traité le sujet avec sérieux, sachant qu'avant de regarder la paille dans l'œil du voisin, il convient de regarder la poutre dans le
sien.
Et, puis s'ils étaient honnêtes, ils auraient traité votre pays, votre peuple et votre gouvernement avec respect. Mais, savent-ils que le respect de
l'Autre est le fondement du dialogue ?
En fait, "le dialogue" : ils n'en ont rien à faire. Ne sont-ils pas payés, avant tout, pour désinformer et endoctriner ?...
Tous mes vœux de succès pour les jeux Olympiques de
Pékin
Notre Président de la République veut discuter avec vos dirigeants de la "situation" au Tibet, et du "comportement" de votre gouvernement. Ce seront,
probablement, des échanges fructueux.
Il vous parlera, certainement, de la séparation du religieux et du politique en France : la laïcité. La France est un pays rigoureux sur le plan
de la laïcité. Il présentera le modèle français, dont nous sommes fiers. Ce modèle pourrait vous aider, pour ramener à la raison certains membres du clergé bouddhiste.
Nous avons une loi, qui date de 1905, qui nous a permis de signifier à nos clergés et instances religieuses, qu'un religieux n'avait pas à interférer
dans la conduite politique de notre nation, encore moins à dicter de ligne politique. Le clergé féodal bouddhiste devrait signer un accord de ce genre, se consacrant au salut des âmes et aux
prières, au lieu de se préoccuper de son patrimoine et de son rôle politique. Et, agir pour le compte de puissances étrangères...
Cette laïcité a été récemment renforcée par une loi complémentaire sur "l'interdiction des signes religieux à l'école". Si vous vous en inspirez, les
jeunes moines voulant étudier, aussi, dans les écoles publiques du pays, devront abandonner leurs toges et venir en jeans avec un blouson.
Nous sommes, aussi, très stricts quant à la coiffe sur la tête : pas de turban, de kippa ou de voile. Chez vous, le signe ostentatoire religieux
est "le crâne rasé". Pour éviter cela, il conviendra d'exiger le port d'un chapeau ou d'une casquette dans les locaux des écoles, y compris en classe... Mais, notre Président vous en expliquera les détails : il en est un des concepteurs, avec ses partenaires
politiques.
En contrepartie, nous espérons, que votre gouvernement profitera de cet échange de vue pour poser, en priorité, les problèmes de tous ces territoires
qui sont à des milliers de kilomètres de la France et qui souhaitent leur indépendance. Territoires, pays et nations, qui sont, actuellement, d'authentiques colonies, malgré les appellations,
souhaitant le respect de leur culture et de l'identité de leurs peuples authentiques. Maoris, Polynésiens, Mélanésiens, Kanaks, en particulier...
Oui, il conviendrait de mettre un terme au génocide culturel et à l'exploitation économique de ces peuples.
(1) Par le Traité de Hué, du 9 juin 1885.
(2) " 55 Days at Peking ". Film, de Nicolas Ray, sorti en 1963, avec Charlton Heston, Ava Gardner et David Niven, notamment.
(3) Sous la dynastie Yuan, par Khubilai Khan, le petit-fils de Gengis Khan, en 1279.
(4) La Corse a été indépendante en 1755, sous le gouvernement de Pascal Paoli, avec son drapeau, sa monnaie (1762), et son Université à Corte (1765). Son annexion a suivi la défaite de
l'armée corse devant les troupes françaises à Ponte Nuovo, en 1769, et l'exil de Pascal Paoli.
(5) Sous Napoléon III. En fait, cette annexion avait fait l'objet d'un accord secret, le 26 janvier 1859, entre le gouvernement français et les représentants du gouvernement italien.
Ceux-ci souhaitant obtenir le soutien militaire de la France contre l'Empire Austro-Hongrois, qui occupait une partie de l'Italie.
Illustrations :
> Caricature française de 1890, représentant les
grandes puissances de l'époque se partageant le "gâteau chinois". On y reconnaît : la reine Victoria (UK), l'empereur Guillaume II (Allemagne), l'empereur Nicolas II (Russie), le Japon
représenté par un samouraï. La France est pudiquement représentée, sans couteau entre les mains, par Marianne, derrière l'empereur de Russie... Le caricaturiste devait avoir peur de la
censure !... Manque une représentation des USA, qui participaient, eux aussi, à la curée.
> Le splendide stade olympique, en "nid
d'oiseau".
http://stanechy.over-blog.com/article-18658527.html
Tibet : Géopolitique de la Paille et de la Poutre...
Chine : Le Charlatanisme des "Experts" Occidentaux...

http://www.chine-informations.com/guide/chine-la-fete-des-lampes-fete-tibetaine_2046.html
« La Chine change l’ « ordre »
du monde »
par Yves Lacoste
On sait que je me suis longtemps préoccupé de ce que l’on a d’abord appelé, il y a plus de cinquante ans, les « pays
sous-développés [
1] ». C’était d’ailleurs la traduction
de underdeveloped countries, car l’expression venait des États-Unis, plus précisément de la Maison-Blanche. Depuis le lancement, au début de la « guerre froide » (1947), de la
grande campagne américaine pour l’« aide aux pays-sous développés » (en fait, afin d’y freiner l’expansion du communisme), le monde était présenté comme divisé en deux grands
ensembles de pays, différents en termes économiques, sociaux et surtout démographiques : les pays développés et les pays sous-développés. À noter que les théoriciens de cette division
économique de la planète ne firent pendant vingt ans guère allusion à l’autre discours qui pourtant battait son plein : l’antagonisme du « monde libre » et du « bloc
communiste » que la Chine rejoint en 1949.
Elle compte alors 600 millions d’habitants, soit environ le quart de la population mondiale.
La combinaison de ces deux façons de voir le monde se fit avec la diffusion progressive de
l’expression « tiers monde » discrètement apparue à Paris au milieu des années 1950. L’idée de tiers monde ne prit son essor qu’après la conférence Tricontinentale de La Havane qui,
en janvier 1966, rassembla 82 délégations de partis et de mouvements anti-impérialistes. Les 430 délégués, asiatiques, africains et latino-américains, ignoraient pour la plupart que tiers
monde venait d’un jeu de mots (tiers monde, cf. tiers état) qu’en 1952 Alfred Sauvy avait fait dans France-Observateur, l’ancêtre du Nouvel Observateur. Et ils crurent qu’il s’agissait
de l’ensemble formé contre l’impérialisme par les « trois continents », l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine. L’expression connaît
un immense succès dans tous les pays depuis la fin des années 1960 jusqu’au début des années 1980.
En 1973, Mao Zedong déclare solennellement au président du Mali venu le visiter que la
Chine appartient elle aussi au tiers monde, bien qu’elle n’ait pas été officiellement colonisée. Cette affirmation devait être ensuite enregistrée par le Parti communiste chinois comme un des
axes majeurs de la « pensée Mao Zedong ». Tous les pays du tiers monde, grands ou petits, et quel que soit leur régime, sont proclamés solidaires. Le tiers monde qui « souffre,
lutte, exige, combat » est partout célébré comme un gigantesque Prométhée (.)
Mais, en 1979, les troupes vietnamiennes envahissent le Cambodge, les Khmers rouges
n’ayant cessé depuis 1975 de lancer des raids sur la frontière dont ils exigent la modification. Cette guerre pour du territoire (le delta du Mékong) entre « frères » communistes
provoque, dans tous les médias occidentaux, un sentiment d’horreur, à tel point que l’éditorial du Monde en vient, pour stigmatiser un tel coup contre la fraternité tiers-mondiste, à user du
terme de géopolitique, bien que celui-ci fût proscrit depuis quarante ans, soi-disant pour nazisme.
Les colères tiers-mondistes à l’encontre du Vietnam virent à l’inquiétude lorsque la Chine lance, pour le punir, son armée contre
lui (19 février 1979). On craint alors que l’URSS, alliée du Vietnam, intervienne. L’offensive de l’armée chinoise, malgré l’importance des effectifs engagés, tournera court devant la
résolution et les capacités guerrières de l’armée vietnamienne, endurcie dans ses combats contre les Américains dont elle sait utiliser le matériel qu’ils ont laissé. On dira plus tard que
cette défaite chinoise (sur laquelle les Vietnamiens sont restés discrets), qui montrait l’inefficacité de l’Armée populaire de libération, fut pour Deng Xiaoping, revenu au pouvoir en 1978,
un argument décisif qui lui a permis de faire accepter aux dirigeants du Parti les « quatre modernisations », dont celle de l’Armée. On sait que ce sont elles qui marquent les
débuts décisifs du développement de la Chine.
La guerre « fratricide » Vietnam-Cambodge-Chine marque le début de la disparition de l’idéologie tiers-mondiste et du
mythe de la solidarité des pays pauvres. Dès lors, on ne dit plus le tiers monde, mais Sud, que l’on oppose à Nord. Ce sont évidemment des métaphores à connotation climatique et elles ont eu
un grand succès. Certes, jusqu’au début des années 1990, les fameux « critères » du sous-développement pouvaient être constatés dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux.
Mais il y avait déjà l’exception trop souvent négligée de la Chine du Nord. Depuis le formidable développement de la Chine - plus d’un milliard trois cent millions d’hommes -, la
métaphore du Sud ne peut plus être tenue. On ne
peut sérieusement prétendre que si le capitalisme à la chinoise connaît aujourd’hui un tel
essor, c’est parce qu’il serait somme toute passé « au Nord », sous prétexte que Pékin est à la même latitude que New York (le 40e parallèle).
Déjà à l’époque du tiers-mondisme, puis lorsque la métaphore Sud-Nord faisait florès, des marxistes prétendirent prouver la valeur
scientifique de leur argumentation planétaire en la fondant sur un modèle géométrique : centre/périphérie. D’où des discours que l’on peut résumer en substance : Pourquoi le
capitalisme s’était-il développé en Europe occidentale ? Parce qu’elle était le centre. Pourquoi le centre est-il passé aux États-Unis ? Parce que l’Europe est devenue leur
périphérie. Mais pourquoi y a-t-il des pays « sous-développés » ? Parce qu’ils forment la périphérie. Mais comment différencier ces périphéries ? C’est ce que n’explique
pas le modèle. En termes de géo-histoire, il est, en vérité, mis en cause par l’existence même de la Chine.
L’empire chinois, l’« empire du Milieu », fut durant des siècles le centre
du monde ou du moins de l’ancien monde, le centre tant par sa prépondérance démographique que par son avance technique et scientifique. Alors pourquoi la Chine est-elle tombée dans la
périphérie ? L’attaque occidentale, les fameuses « guerres de l’opium », cette politique de la canonnière, aurait, tout aussi bien, pu être repoussée, comme elle le sera
plus tard au Japon. Les forces de celui-ci étaient pourtant bien petites en regard de celles de l’empire chinois.
On peut réfléchir sur les causes qui ont empêché que se constitue, dans cet empire bureaucratique, une vraie bourgeoisie, alors
qu’elle a pu se former, dans les structures féodales du Japon, comme cela avait été le cas en Europe occidentale [2].
Aujourd’hui, ce sont d’autres problèmes qui se posent à nous, pour essayer de comprendre
quelles sont les causes profondes du formidable développement de la Chine, en dépit mais aussi à cause des processus de mondialisation ; développement formidable par sa rapidité et
l’effectif énorme des populations urbaines qu’il mobilise.
La Chine est véritablement en train de changer l’ordre du monde : si elle porte encore beaucoup de séquelles des phénomènes
de sous-développement qu’elle a connus et de l’autarcie maoïste, l’essor de son capitalisme à direction communiste fait éclater le fameux modèle centre/périphérie. À moins que l’on considère que la Chine est en train de devenir un nouveau centre du
monde, ce que les dirigeants de l’URSS n’avaient jamais envisagé en termes économiques, mais seulement au plan de la politique et de l’idéologie.
Dans l’économie mondiale, les effets de la croissance économique de la Chine sont d’ores
et déjà considérables : le triplement des cours de l’acier et des métaux non ferreux, la multiplication des rivalités pour les concessions pétrolières et le tracé des oléoducs, le fait
que ce soient les banques chinoises qui couvrent une grande partie du déficit financier des États-Unis, après avoir acheté des bons du Trésor américain pour 350 milliards de dollars. En
novembre 2006, 48 chefs d’États africains ont été réunis à Pékin par le président chinois qui ne cesse depuis - ou son Premier ministre - de faire la tournée des pays africains. Y arrivent de
plus en plus nombreux, non seulement capitaux et techniciens chinois, mais aussi la main-d’œuvre qui réalise les travaux à moindre coût que les Africains et à un rythme accéléré. Fini la
Françafrique, bonjour la Chinafrique !
Les causes profondes de l’énorme développement de ce capitalisme extra-ordinaire à direction communiste sont encore difficiles à
saisir. Mais on peut d’ores et déjà décrire, avec l’outillage des diverses sciences sociales, les multiples caractéristiques de cette Chine en mutation. C’est l’entreprise qu’a dirigée et
menée à bien, en réunissant 88 spécialistes, un géographe qui est un des meilleurs connaisseurs de la Chine, mon ami Thierry Sanjuan. Il a publié en 2006 le Dictionnaire de la Chine
contemporaine (Armand Colin) et c’est lui qui a réuni la plupart des articles de ce numéro d’Hérodote.
Yves Lacoste
[1] Géographie du sous-développement, PUF
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Extraits d'une parution d' Eva R-sistons :
J.O. Chine : Scandale !
"Propagande chinoise"
dénoncée par nos médias...
ou, en réalité, occidentale
contre la Chine ?
La Chine, future
super-puissance rivale des USA !
Et donc, l'Occident pro-Américain
s'acharne contre la Chine,
grâce aux Médias menteurs !
Tout est bon pour la dénigrer !
On monte en épingle les manifestations
en faveur du Tibet,
en taisant le fait que les gentils moines
sont armés par la CIA
pour destabiliser le géant Chinois, l'affaiblir !
Et par ex, à l'instant, j'entends
sur une chaîne publique :
"La Chine n'est pas prête à
faire son examen de conscience !"
Et l'Occident, lui,
est-il prêt à faire son examen de conscience ?
Il s'est acharné contre la Chine,
et il ose donner des leçons à ce pays ? ( Eva)
A lire :
http://www.aujourdhuilachine.com/actualites-chine-pekin--des-jeux-grand-cru-maitrises-a-l-extreme-8842.asp?1=1
La Chine d'aujourd' hui
http://www.marcfievet.com/article-18688838.html
Le Tibet m'agace
http://www.marcfievet.com/article-18688014.html
Tibet-Kosovo ?
http://www.marcfievet.com/article-18687877.html
Pour contrer les caricatures
occidentales sur la Chine
Dictature
brutale d’un parti monolithique, pays nationaliste voire xénophobe, régime qui surexploite sa main d’oeuvre sous-payée. Toujours les mêmes clichés circulent à propos de la Chine depuis dix
ans.
A l’approche des Jeux-Olympiques toutefois quelques sons de cloches différents se font entendre qui révèlent une réalité plus complexe.
Sur le traitement de la main d’œuvre un chroniqueur déclare « J’ai visité en Chine des usines où les ouvrier(e)s travaillaient pour 90 à 100 € par mois, dans de bonnes conditions de travail.
C’est un bon salaire là-bas. Mais dans une grosse boîte de la sidérurgie, c’était 600 €, ce qui est un très bon salaire. Mais ça reste toujours inférieur aux nôtres, en chiffres absolus.
Certaines catégories sont (ou étaient) certainement sous-payées. Mais les choses changent. De nouvelles lois sur le travail (contrats, salaires, etc.). font que les entreprises peuvent de
moins en moins faire ce qu’elles veulent. La présence de l’ACFTU (syndicat officiel) pèse, malgré toutes les critiques adressées à son égard par les médias occidentaux. » (Marc van
Campen http://romaindecourcelles.spaces.live.com/blog/cns!AF336575BD9B73BE!1269.entry). Le même chroniqueur note qu’une des preuves de la progression des salaires se trouve le fait que le numéro deux mondial des équipements sportifs, l’allemand
Adidas, va transférer une partie de sa production car il juge le niveau des salaires en Chine dorénavant trop élevé. Le revenu par habitant a été multiplié par cinq ! Il était, d’après
la Banque mondiale, de 190 dollars l’an en 1978, il est de 1000 dollars environ en 2004. Cela a permis à 400 millions de Chinois de sortir de l’extrême pauvreté-moins d’un dollar par
jour. Réservés à l’élite pendant un temps, le réfrigérateur, le vélo et le téléphone sont devenus des biens de consommation courante pour des centaines de millions de personnes. En termes de
« parité de pouvoir d’achat », la Banque mondiale estime à 4000 dollars le PIB par habitant, dix fois moins « seulement» que celui des Etats-Unis.» (Erik Izraelewicz Quand la Chine
change le monde, Paris, Grasset, 2005).
Les ouvriers et paysans chinois continuent à défendre des avantages issus du système socialiste face à la logique de la globalisation néo-libérale. Les statistiques des “incidents de masse,
manifestations ou révoltes” sont passées de 10 000 en 1994 à 58 000 en 2003 et 74 000 en 2004 (New York Times, 24.8.2005) ce qui est le signe du dynamisme de la société. Un article de la
Monthly Review de 2006 (http://www.monthlyreview.org/0606weil.htm) expliquait qu’à
la différence de ce qui s’est passé en Europe de l’Est, l’expérience qu’ont beaucoup de travailleurs chinois dans le cadre des anciennes organisations socialistes les aide à résister aux
excès du capitalisme et à s’organiser notamment contre la corruption. Dans des villes berceau de la révolution chinoise comme Zhengzhou, même si le degré de participation des travailleurs
dans la gestion des usines d’Etat restait limité, ceux-ci gardent le sentiment qu’elles leur appartiennent. L’efficacité de l’organisation ouvrière se réflète dans certains conflits comme
celui de l’usine d’équipement de transmission électrique de Zhengzhou en 2001 où la police paya des paysans pour enlever les équipements de l’usine pour faire échouer soulèvement ouvrier
contre la privatisation. Le fait que la police ne puisse elle-même faire le travail était le signe de la mobilisation contre elle. Et, même quand les paysans intervinrent,le 24 juillet 2001,
40 000 ouvriers de toutes les usines alentour se liguèrent contre eux en une bataille rangée, et la privatisation échoua. Les mouvements sont menés pour la conservation des « lois de Mao » et
la statue de Mao est devenue dans cette ville le point de ralliement de manifestations (interdites) des étudiants de gauche. Le renouveau de la gauche, qu’il soit d’inspiration maoïste ou pas
se manifeste dans des pétitions comme celle du Zhengzhou 4 ou la lettre d’anciens membres du PC, militaires et intectuels d’octobre 2004 à Hun Jitao, intitulée « Nos vues et opinions sur le
paysage politique actuel ». Malgré la dissolution des communes populaires 1 % des villages ont gardé des structures collectivistes et un renouveau des coopératives a été constaté. L’héritage
de la révolution culturelle commence à être réévalué dans les milieux intellectuels où l’on parle de plus en plus « d’apprendre des masses », et, le congrès du PC chinois fut l’occasion d’un
débat sans précédent sur le socialisme. Sur le néo-maoïsme en Chine aujourd’hui on peut aussi lire «Renouveau Maoïste et Aspirations Démocratiques » (http://thirdworldforum.net, http://alternatives-international.net/article2346.html)
publié le 31 juillet 2008.
Cette situation est de nature à favoriser un réancrage à gauche de certains secteurs du PC chinois lequel n'a pas officiellement renoncé à l’objectif socialiste, dans son discours
ni même dans certaines de ses pratiques en témoigne l’article « Li Qiqing: La modernisation du système financier et bancaire en Chine » sur le contrôle des banques dans ce pays
(http://socio13.wordpress.com/2008/08/02/li-qiqing-la-modernisation-du-systeme-financier-et-bancaire-en-chine/).
Pour ce qui est du « nationalisme » chinois, et qui doit plutôt être analysé comme un réflexe anti-impérialiste d’une nation humiliée par le colonialisme occidental pendant plusieurs
générations (et qui l’est encore bien souvent), on peut se reporter à l’article de Jean-Louis Rocca « Des Chinois contre la mondialisation » dans Critiques internationales 2002- 2 (no 15)|
ISSN 1290-7839 | ISSN numérique : en cours | ISBN : 2-7246-2941-8 | page 70 à 74
http://atlasalternatif.over-blog.com/article-21786050.html
Quand l'Occident voit la paille dans l'oeil de la Chine
http://www.marcfievet.com/article-21717895.html
La croissance économique et le progrès social
Depuis trente ans déjà, la Chine connaît sur le plan économique une
progression telle qu’on en a rarement vu dans l’histoire. Mais que signifient les chiffres pour les gens des campagnes et ceux des villes ? La croissance économique se
traduit-elle aussi vraiment par un progrès pour les gens ?
La forte croissance économique assure une manœuvre de rattrapage sur
le plan mondial. Aujourd’hui, la Chine est la quatrième économie mondiale. Seuls les États-Unis, le Japon et l’Allemagne font mieux. Dans le tableau ci-dessous, on peut voir comment
le produit intérieur brut (PIB : marchandises et services produits en un an) de la Chine a évolué par rapport aux PIB des États-Unis, du Japon, de l’Allemagne et de l’économie
mondiale :
Tableau 1 : Importance de l’économie
chinoise
|
|
Allemagne
|
Japon
|
États-Unis
|
Économie mondiale
|
|
Chine 2002
|
72 %
|
37 %
|
14 %
|
4,4 %
|
|
Chine 2007
|
91 %
|
60 %
|
20 %
|
5,9 %
|
Suite ici :
http://www.infochina.be/fr/node/210
A lire aussi
:
- Forte escalade
des tensions commerciales entre la chine et les etats-unis
- Vu de Chine : La vraie cause
de la crise, et le moyen de la résoudre
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l'Asie
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l'Iran
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Chine et la politique de réserves monétaires
Eva: Je suis en train de repasser une cassette d'il y a
quelques années, un documentaire d'Arte très critique sur la politique militaro-industrielle des USA. Aujourd'hui, plus aucune critique: Est-ce parce que la France a réintégré
l'OTAN ???? Soyez attentifs: Plus rien contre les USA ou Israël, et tout contre Iran, Russie, Chine, Vénézuela, etc.. Nos Médias sont une abomination, et la démocratie est une
imposture. Et nous osons donner des leçons au monde entier ????? Un scandale de plus ! "On nous ment à chaque opération militaire", est-il dit, "tout cela pour cause économique. C'est de l'impérialisme économique, et quand
on est dans un pays, on IMPOSE l'économie de marché... l'exploitation !". " On manipule l'opinion, on fabrique des mensonges pour qu'ils puissent avoir leur guerre". "C'est une
version de ce qui existe dans les Etats totalitaires, avec dirigeants charismatiques...", "la plupart des décisions du gouvernement sont dictées par les conglomérats", "on se
bat - en Irak, etc - car trop de gens disent: on refuse de faire ça", dernier mot du reportage. Serait-ce possible d'entendre tout cela aujourd'hui, maintenant que
l'Europe est vassale des USA, son laquais ? (Document Arte-Thema 15.2.5, les Etats-Unis et la guerre, Thema).
octobre 4th, 2009
Le billet de cette semaine débute en forme de devinette.
Voici un pays qui répond aux cinq caractéristiques suivantes :
1 - Le pouvoir est concentré dans les mains du chef de l’État et de ses conseillers. Le Premier ministre - car il y en existe un - exécute fidèlement les
décisions prises au sommet, le Parlement fait de la figuration, l’opposition est inexistante.
2 - La personne du chef de l’État et l’armée sont inviolables : aucune critique n’est tolérée. Dans ce contexte, la presse et, plus largement, les
médias, font l’objet d’une « attention » particulière :
● la presse indépendante pratique l’autocensure pour éviter des condamnations à de
lourdes amendes ou l’interdiction de paraître ;
● un journaliste a été interdit d’exercer pendant dix ans, d’autres ont choisi l’exil,
cependant qu’une presse privée, possédée par de grands groupes industriels, sert de caisse de résonance à la politique du chef de l’État ;
● un jeune homme, sans attache politique connue, qui avait créé sur Facebook le
personnage du frère du chef de l’État, a été enlevé, tabassé, emprisonné… puis gracié par le chef de l’État suite aux protestations internationales en sa
faveur ;
● un livre très critique à l’égard du chef de l’État est interdit et n’est diffusé que
sous le manteau. Toutefois, curieusement, son auteur se déplace encore librement dans son pays.
3 - Le chef de l’État et ses proches sont les premiers entrepreneurs, les premiers banquiers, les premiers employeurs du pays.
4 - Les manifestations d’opposants sont réprimées et donnent lieu à des arrestations arbitraires.
5 - Les attentats, peu nombreux au demeurant, ou les tentatives d’attentats, sont largement médiatisés, façon sans le dire explicitement de
justifier les contrôles de la population, des journaux, des radios.
À la lecture de ces lignes, on ne peut que ressentir un certain malaise S’agit-il de la
Birmanie ? De la Côte d’Ivoire ? De la Chine ? Non, cette description s’applique au Maroc et à son roi Mohammed VI. Mais le malaise a une
autre origine, car on ne peut s’empêcher de penser également à la France et au chemin pris depuis deux ans, un chemin qui mène tout droit à un régime autoritaire comme celui
du Maroc !
Nous avions déjà évoqué cette dérive du régime dans de précédents billets (voir
notamment Un faisceau d’indices inquiétants), dérive que de récents événements ou déclarations ne font qu’accentuer. La déclaration de Sarkozy
évoquant les « coupables » de l’affaire Clearstream ajoute une pierre à l’édifice, ne fait que renforcer le malaise.
Plus inquiétant, le phénomène ne touche pas seulement la France. En
Italie, l’attitude ahurissante d’un Berlusconi qui n’hésite pas à porter plainte contre les médias qui critiquent son attitude et ses frasques sexuelles, a entraîné une
réaction de la rue, une manifestation de ras-le-bol contre ces outrances et cette restriction des libertés publiques.
Car c’est bien de cela qu’il s’agit : peu à peu, insensiblement, par
touches successives, la concentration des pouvoirs s’accroît dans un nombre toujours plus grand de régimes, restreignant d’autant la liberté des citoyens et
amoindrissant chaque jour le « rôle tampon » des corps intermédiaires (assemblées locales, syndicats…). Certes, la France n’est pas le Maroc mais on a chaque jour
un peu plus l’impression d’une similitude malsaine entre les deux régimes, d’un rapprochement des attitudes et des comportements.
Et le phénomène ne touche pas que ces deux pays : dans le monde entier, la
médiatisation croissante, le simplisme généré par le flash d’infos de 30 secondes, la recherche de l’image ou de la déclaration-choc, sont autant d’éléments de communication
qui renforcent, justifient et font passer pour « naturelle » une concentration toujours plus grande du pouvoir.
Qui en est le principal bénéficiaire ? Les lobbies bien sûr, qui ont parfaitement
compris qu’il est plus facile, et surtout moins coûteux, de n’avoir à contrôler que la tête pour que le reste suive…
Discours gauchiste ? C’est pourtant celui que tient Jérôme Monod (ancien directeur
du cabinet de Chirac à Matignon, ex-secrétaire général du RPR) lorqu’il déclare aux Échos : « aujourd’hui, le pouvoir a rendu les armes. Il n’a plus la compétence, ou le courage nécessaire…
Il est sous la pression des lobbies, des intérêts particuliers, d’entreprises menées par l’appât du gain. Les événements redonnent du sens à un vocable qui
était autrefois l’apanage du Parti communiste : la financiarisation des entreprises. L’attention portée à la qualité des métiers, au bien commun des clients disparaît
au détriment de quelques ratios financiers. L’économie n’intègre plus d’autres valeurs que la spéculation, le gain, l’accaparement. C’est la porte ouverte à la
violence, la corruption, la mafia. »
Monod, Marx, même combat ? Pour en arriver là, il faut réellement, comme l’écrivait
Shakespeare, qu’il y ait « quelque chose de pourri au royaume du Danemark ».
La Lettre du Lundi 2009
http://lalettredulundi.fr/2009/10/04/au-royaume-du-danemark/
Collaboration nazisme-sionisme
:
http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-36958161.html
La fin de l'Etat de Droit. La lutte antiterroriste, de l'état d'exception à la dictature.
Sur mon blog r-sistons à l'intolérable
http://r-sistons.over-blog.com/article-36956937.html
http://r-sistons.over-blog.com/article-36956937.html
technique de désinformation
Technique n°1 : Evitement
Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.
Technique n°2 : Superficialité
N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.
Technique n°3 : Indignation
Rejeter le sujet de façon indignée (”jamais une chose pareille ne serait possible”). Jouer sur le sentiment d’incrédulité (”il y aurait eu des fuites”, “ça se saurait”, …)
Technique n°4 : Rumeur
Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présentés.
Technique n°5 : Homme de paille
Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.
Technique n°6 : Messager
Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que “excentrique”, “extrême-droite”, “gauchiste”, “terroriste”, “conspirationniste”, “radical”, “fanatique”, ou même “blonde” etc…
T
echnique n°7 : Biais
Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.
Technique n°8 : Confusion
Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.
Technique n°9 : Autorité
S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.
Technique n°10 : Innocence
Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.
Technique n°11 : Amalgame
Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées.
Technique n°12 : Diviser
Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela
procure.
Technique n°13 : Pseudo-débat
Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.
Technique n°14 : Confession
Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.
Technique n°15 : Edulcorer
Utiliser des termes techniques sans contenu émotif pour décrire le problème.
Technique n°16 : Enigme
Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…
Technique n°17 : Solution complète
Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.
Technique n° 18 : Omission
Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.
Technique n°19 : Sang froid
Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.
Technique n°20 : Expertise
“You don’t bite de hand that feeds you”, disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.
Technique n°21 : Preuve impossible
Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement.
Technique n° 22 : Déni
Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des “sources non valides” ou “des éléments sortis de leur contexte”.
Technique n°23 : Fausse preuve
Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.
Technique n°24 : Grand Jury
Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.
Technique n°25 : Diversion et distraction
Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.
techniques utilisées largement par nos minables merdias/journaleux de masse
Et merci à Taddeï de ne pas faire partie de cette race de journaleux
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-36240361.html