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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:23

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:22

 

OBAMA LE TUEUR DE BÉBÉ ! ! ! T-SHIRT par GOP4LIFE
C'est un T-shirt en lequel expose les vraies vues d'Obama au sujet de la vie.
http://www.zazzle.fr/obama_le_tueur_de_bebe_tshirt-235458996181779678

 

Le président Obama a ordonné un nombre record de frappes de Predator. Voici un entretien exclusif avec un homme qui ratifiait les "opérations létales". > Cet article a été publié sur le site internet de l'hebdomadaire américain le 13 février.

 

C'est une pièce banale dans un immeuble de bureaux de la Virginie du nord. L'endroit est bourré d'écrans d'ordinateurs, de claviers et de cartes. Quelqu'un est assis à son bureau, la main sur une manette. John A. Rizzo, à cette époque directeur juridique de la CIA, se tient non loin, avec d'autres employés de l'agence. Ensemble, ils observent des images sur un écran où l'on voit un homme et sa famille conduisant sur une route à des milliers de kilomètres de là. Le véhicule ralentit, l'homme descend.

Quelques instants plus tard, une explosion remplit l'écran, l'homme est mort. "Les choses étaient menées de façon très professionnelle", raconte Rizzo. Un drone aérien vient d'exécuter l'homme, terroriste de haut rang présumé, après qu'il eut quitté sa voiture. Les membres de sa famille ont été épargnés. "L'agence était très pointilleuse à ce sujet", ajoute Rizzo. "Ils s'efforçaient de minimiser les dommages collatéraux, et notamment sur les femmes et les enfants".

Le public est au courant depuis un certain temps des grandes lignes du programme d'exécution de présumés terroristes par la CIA — y compris de la façon dont les Etats-Unis se servent de drones pour tuer les militants talibans et d'Al-Qaïda au Pakistan. Mais le processus exact par lequel on désigne qui doit être traqué et "réduit en miettes", comme le dit Rizzo, n'avait jamais été rapporté jusqu'ici. Un coup d'œil sur la bureaucratie impliquée dans ces opérations révèle une organisation méthodique, dotée de plusieurs couches, dirigée par un corps de fonctionnaires exécutant leurs taches de façon professionnelle. Et pourtant, le fait que Rizzo fut impliqué dans des "assassinats", comme il le dit parfois, et que ces opérations aient été planifiées à l'avance, de façon formaliste, pose un certain nombre de questions.

Plus d'un an après son départ du gouvernement, Rizzo, homme élégant de 63 ans, portant barbe, boutons de manchettes et une cravate jaune pâle, s'est entretenu avec nous dans un restaurant de Washington de son rôle dans les "opérations létales" de la CIA autour d'un Côtes-du-Rhône et d'un steak. Parfois, Rizzo prend un ton cavalier. "À la base, c'est une liste de types à buter", dit-il. Puis, il pointe un doigt sur mon front et fait semblant de presser la détente. "Le Predator est l'arme de prédilection, mais ça pourrait tout aussi bien être quelqu'un qui vous colle une balle dans la tête".

Le nombre de ces assassinats, principalement exécutés sur le territoire pakistanais par des Predators, a considérablement augmenté sous l'administration Obama, et ces actions secrètes font aujourd'hui partie intégrante de la stratégie antiterroriste des Etats-Unis.

La façon dont les agents de la CIA sélectionnent les cibles de ces opérations létales est un processus relativement simple, et pourtant largement ignoré. Le président n'est pas informé de chacun des noms. Rizzo explique qu'il était lui-même en charge des autorisations. A Washington, on parle d'une "liste de cibles", termes employés par l'ancien sous-secrétaire d'état Richard Armitage pour décrire le processus lors d'une récente réception à Washington. En réalité, cependant, il n'existe probablement pas à la CIA de liste de gens destinés à mourir. "Je n'ai jamais vu de liste" indique un officiel du Département d'État ayant participé à des discussions sur les opérations létales, parlant anonymement en raison du sujet abordé. À la CIA, les responsables choisissent des cibles à "neutraliser", indique-t-il. "Il s'agit d'individus que nous recherchons et dont nous venons à penser qu'ils constituent une menace qu'il vaut mieux à présent neutraliser".

L'armée et la CIA partagent souvent les mêmes cibles — Oussama Ben Laden, par exemple — mais s'occupent de régions du monde distinctes. Parfois, ils font équipe — où même travaillent l'un pour l'autre. Lorsque l'ancien officier de la CIA Henry A. Crumpton était en Afghanistan après le 11 septembre, lui et le Général Stanley McChrystal — ancien chef du Commandement unifié des Opérations Spéciales, une unité militaire secrète — travaillaient en étroite collaboration, ainsi que leurs subordonnés. "Certains des gens que je connaissais, et qui travaillaient pour moi, sont partis travailler pour lui, et vice versa" se souvient Crumpton. D'après des experts de l'anti-terrorisme, le président Obama et ses conseillers sont en faveur d'une approche plus agressive pour des raisons pratiques — les responsables gouvernementaux préfèrent éliminer les terroristes présumés plutôt les capturer. "Depuis qu'en raison de la situation politique et légale des Etats-Unis les techniques d'interrogatoires agressives ont de toute façon été remises en question, il est devenu moins intéressant de capturer plutôt que de tuer", écrit Kenneth Anderson de l'American University dans un essai sur la question que les responsables de la Maison Blanche d'Obama ont abondamment compulsé. "Et si l'on a l'intention de tuer, on le fera de préférence de loin, afin d'éliminer les problèmes de reddition, potentiellement embarrassants".

Pour défendre cette approche brutalement pragmatique, les responsables de l'administration arguent que les frappes aériennes menées au moyen de drones permettent d'éliminer des militants d'Al-Qaïda et réduisent ainsi les probabilités d'une nouvelle attaque terroriste. Ils prennent également garde à rassurer le public sur la question de la légalité de ces assassinats. Lorsque Newsweek s'est adressé au gouvernement en vue d'obtenir un commentaire, un responsable nous a déclaré, sous couvert de l'anonymat du fait de caractère sensible de la question : "Ces opérations anti-terroristes sont menées dans le strict respect de la législation américaine et du cadre juridique fourni par le Département de la Justice".

Comme l'explique Bruce Riedel, ancien cadre de la CIA, "sur ce point, on n'est plus au jardin d'enfant : on le fait depuis 2001, en suivant un protocole aujourd'hui parfaitement établi".

Un article du Los Angeles Times décrit un jour John Rizzo comme le juriste de carrière le plus influent de l'histoire de la CIA", et il est certain qu'il en sait plus que quiconque au gouvernement sur les aspects légaux des assassinats ciblés menés par la CIA. C'est pourtant quasiment par accident qu'il est entré dans le monde de l'espionnage. Diplômé en droit de l'université George Washington, il vit dans la capitale dans les années soixante-dix lorsqu'est publié le rapport de la commission Church sur les tentatives d'assassinat par la CIA de leaders étrangers. Rizzo y voit une opportunité : "Vu l'ambiance, ils vont avoir besoin d'avocats". Il décroche peu après un emploi à la CIA.

Quelques décennies plus tard, alors que s'intensifient à la CIA interrogatoires et opérations létales dans la foulée du 11 septembre, Rizzo se retrouve lui-même au centre de la controverse. Il est, selon ses propres mots, "plongé jusqu'aux yeux" dans le programme du Président Bush d'interrogatoires améliorés menés dans les "black sites", prisons secrètes situées en Afghanistan et d'autres pays. John C. Yoo, juriste du Département de la Justice, rédige en août 2002 le fameux "mémo sur la torture" en réponse à une demande de clarification de Rizzo quant aux techniques pouvant être appliquées aux détenus. Rizzo espérait accéder au poste de directeur juridique de l'agence, une idée devant laquelle les membres de la commission du renseignement du Sénat ont regimbé en raison de son rôle dans l'autorisation des interrogatoires. Rizzo prend sa retraite en 2009.

On peut parfois déceler de la vantardise chez Rizzo. "Combien de professeurs de droits ont déjà signé un ordre d'exécution ?" demande-t-il. Aussi vite, il insiste sur le soin apporté aux travaux préparatoires, et indique avoir senti qu'il était important d'assister à l'exécution de certains de ces terroristes de haut rang présumés par le biais des images en direct diffusées dans les bureaux de la CIA. "Il était important pour moi que ce soit fait le plus proprement possible", explique-t-il.

Proprement, mais néanmoins complexe d'un point de vue éthique. Rizzo s'est parfois trouvé assis à son bureau au septième étage de l'immeuble de la CIA en question, devant un câble évoquant un terroriste présumé, se demandant quel jugement ses parents irlando-italiens porteraient sur les nouvelles tâches qu'on lui avait confiées.

Après que le Président Bush eut donné à la CIA l'autorisation de traquer les combattants d'Al-Qaïda, suite au 11 septembre, "on a toujours eu recours à des juristes. Ils étaient toutefois très bons — très agressifs, très utiles, en fait", raconte Crumpton. "Ils nous aidaient à comprendre le droit international et les problèmes transfrontaliers, et clarifiaient pour nous certains termes de la directive présidentielle".

Aux termes d'un nouveau décret de George W. Bush, signé plusieurs années plus tard, il devint possible de prendre pour cible un certain nombre de gens travaillant dans des camps terroristes, au-delà des terroristes présumés identifiés. Dès lors, le nombre de candidats potentiels examinés par les juristes de la CIA allait considérablement augmenter. En dépit du secret entourant ces ordres, leur objectif apparaît clairement. "Les pouvoirs conférés par ces directives présidentielles sont certainement les plus radicaux, les plus létaux, depuis la création de la CIA" déclarait à une commission de la chambre des représentants William C. Banks, directeur de l'Institut pour la Sécurité Nationale et l'Antiterrorisme de l'Université de Syracuse.


 

Le centre névralgique de ces assassinats ciblés est le Counterterrorist Center de la CIA où des juristes — une dizaine environ, selon Rizzo — rédigent des câbles affirmant que tel ou tel individu constitue une grave menace pour les Etats-Unis. Les câbles de la CIA sont juridiquement formalistes, argumentés avec soin, et peuvent souvent faire jusqu'à cinq pages. Michael Scheuer, qui a été à la tête de l'unité Oussama Ben Laden de la CIA évoque un "dossier" ou "document de deux pages" accompagné d'une annexe apportant les données sous-jacentes, au cas où quelqu'un voudrait les consulter intégralement. "Le dossier", dit-il, "passait par les juristes, qui prenaient la décision. Ils étaient très pointilleux". Parfois, selon Scheuer, la barre était placée trop haut. "Très souvent, il s'en est ensuivi des opportunités manquées. Alors l'idée selon laquelle des gens se sont fait tuer sur la seule base d'un soupçon... J'aurais bien aimé que ce soit vrai. Si ç'avait été le cas, il y aurait moins de méchants encore vivants".

Parfois, se souvient Rizzo, les preuves accumulées contre tel ou tel individu étaient trop minces et au département juridique, les supérieurs déclaraient aux subordonnés : "Votre dossier n'est pas assez solide". "Parfois", explique Rizzo, "la justification était qu'on pensait que l'individu en question avait assisté à une réunion. C'était trop faible". Le mémo était renvoyé à l'étage du dessous.

Les câbles qui étaient "prêts à l'emploi", comme le dit Rizzo, se terminaient par les mots suivants : "En conséquence permission requise pour engager une opération létale contre la cible". Suivait un espace pour la signature du directeur juridique, suivi du mot "accord". Rizzo indique qu'il voyait passer environ un câble par mois, et qu'il se trouvait toujours environ trente personnes ciblées. Nombre d'entre elles ont été tuées, mais pas toutes : "Les numéros 1 et 2 du hit-parade sont toujours en circulation", confirme Rizzo, parlant de "qui-vous-savez et de [Ayman al-] Zawahiri", un des principaux leaders d'Al-Qaïda.

Comme l'ont souligné les critiques de l'administration, les responsables du gouvernement doivent respecter une procédure bien plus stricte pour obtenir la permission de mettre quelqu'un sur écoute dans ce pays que pour faire de quelqu'un la cible d'une opération létale à l'étranger.

Rizzo semble amer devant le fait qu'il ait été critiqué, ainsi que d'autres cadres de la CIA, pour avoir autorisé sous l'administration Bush des interrogatoires brutaux, alors qu'on ne s'émeut que très peu du rythme plus rapide des opérations létales sous Obama (de 2004 à 2008, Bush a autorisé 42 frappes de drone, selon la Fondation New America. Le nombre a plus que quadruplé sous Obama — 180 lors du dernier décompte).

Les détenus, dans l'ensemble, ont survécu, observe Rizzo. Ce qui bien souvent aujourd'hui n'est pas le cas des présumés terroristes de haut rang.

D'autre part, en dépit des contrôles bureaucratiques, la réalité n'est pas toujours aussi précise. En décembre, la population a défilé dans les rues d'Islamabad pour protester contre les frappes et exprimer son soutien à un résident du Waziristan, Karim Khan, dont le fils et le frère avaient été tués en 2009 lors d'une frappe et qui a depuis intenté un procès contre les Etats-Unis, imputant leur mort à un responsable de la CIA.

Les responsables gouvernementaux insistent sur le fait que les assassinats ciblés reposent sur des bases légales solides, ce que contestent nombre d'universitaires. À l'université de Georgetown, Gary Solis, auteur d'un Code du Conflit Armé, affirme que les employés qui à la CIA manoeuvrent des véhicules aériens sans pilote sont des civils directement engagés dans des hostilités, agissements qui font d'eux des "combattants illégaux", pouvant à ce titre éventuellement être poursuivis.

Rizzo travaille actuellement à ses mémoires. Il ne parle pas de la moralité de ce qu'il a fait — ce n'est pas son genre — mais depuis quelque temps, il cherche à affronter les implications du travail meurtrier qui fut le sien, et que d'autres continuent à exécuter dans cet immeuble de bureaux, en Virginie.


par Tara Mckelvey

Traduction de David Korn

> Lire la version américaine de l'article

 

(Nouvelobs.com)

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:17
george_moneybags_soros.jpg
George Soros.
http://www.moonbattery.com/archives/2005/08/america-coming.html

Georges Soros financerait

la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

 

Les traits de la nébuleuse apparaissent…
Crise Ivoirienne le 20.01.11.

Le conflit post-électoral de Côte d’Ivoire dépasse largement le microcosme politique ivoirien. On connaît les amitiés internationales d’Alassane Ouattara dont DSK, Sarkozy et tout le gratin politique français. Il ne faudrait cependant pas oublier un nom très peu évoqué dans le dossier ivoirien : George SOROS.
Selon la lettre du continent du 25 novembre 2010 relatif au financement de la campagne d’ADO:
« ADO », qui se prépare à cette échéance depuis quinze ans, a pu compter sur sa fortune personnelle accumulée depuis plus de deux décennies. En outre, le milliardaire américain George Soros aurait mis à sa disposition un Grumman 4, rebaptisé « RHDP Solutions »
Mais George Soros a donné bien plus qu’un jet privé à Ouattara. Pour savoir quels sont les objectifs de George Soros – multimilliardaire né en Hongrie en 1930, chantre de la globalisation dont la fortune est issue de manœuvres spéculatives – il faut lire cet excellent article de Léandra Bernstein  «La guerre secrète du misanthrope George Soros» dont les premiers paragraphes sont édifiants:
« La démocratie et la société ouverte ne peuvent être imposées que de l’extérieur, parce que le principe de souveraineté fait obstacle à l’ingérence extérieure. (…) Certes, il est difficile de s’ingérer dans les affaires intérieures de pays souverains, mais il est important de reconnaître le problème. »
- George Soros, “The Deficiencies of Global Capitalism”, in On Globalization, 2002
Depuis fort longtemps, l’action et l’argent de George Soros sont devenus des instruments pour démanteler la souveraineté nationale des Etats, en remplissant les caisses d’organisations « philanthropiques » ou« droitdelhommistes ». Nous examinons brièvement ici un des aspects de cette opération.
Au moment de la première enquête au pénal intentée contre lui pour manipulation des cours boursiers en 1979, George Soros lança le Open Society Fund, destiné à « ouvrir des sociétés fermées ».
Aujourd’hui, il est actif dans 29 pays. Affirmant que « les Etats ont des intérêts, mais pas de principes », Soros explique qu’une société ouverte idéale supprimerait les intérêts nationaux spécifiques, tandis qu’une structure politique et financière internationale prendrait la responsabilité de la défense du bien des gens. Ceci explique son admiration sans limites pour les Nations Unies (surtout le Conseil de sécurité), l’OMC et la Banque mondiale, et sa collaboration avec eux.
Dans ce but, Soros dote ses organisations philanthropiques de liquidités financières, qui «achètent» ensuite d’importants secteurs de la population, qui se déchaîne à son tour pour faire tomber tout gouvernement qui essaie de maintenir une « société fermée ».
Si une nation souhaite contrôler ses propres ressources naturelles, c’est une société fermée. Si une nation souhaite développer son économie et sa force de travail à l’aide de tarifs douaniers et de régulations, c’est une société fermée. Toute nation qui rejette la mondialisation (c’est-à-dire l’impérialisme du libre-échange) est condamnée au même titre et fera l’objet d’attaques de la part des organisations de Soros et de son organisation secrète.
Parmi les organisations de renseignement de style britannique sous la supervision de Soros, on trouve l’Open Society Institute (OSI), Human Rights Watch, la Fondation Soros, et l’Initiative relative à la transparence des industries extractives.
En 2002, Soros reconnut avoir déboursé plus de 2,1 milliards de dollars en cinq ans dans ces entreprises philanthropiques. Il écrit à leur propos : « Elles travaillent avec le gouvernement lorsqu’elles le peuvent et indépendamment du gouvernement lorsqu’elles ne le peuvent pas ; parfois elles sont carrément dans l’opposition. Lorsque les fondations peuvent coopérer avec le gouvernement, elles peuvent être plus efficaces ; lorsqu’elles ne le peuvent pas, leur travail est d’autant plus nécessaire et apprécié, car elles offrent une source de financement alternative pour la société civile. En règle générale, pire est le gouvernement, mieux est la fondation car elle jouit de l’engagement et du soutien de la société civile.
George Soros a versé 100 millions de dollar à Human Rights Watch depuis 10 ans pour s’attacher les services de cette ONG, dont les enquêtes  sur la Côte d’Ivoire ont un eu un impact médiatique crucial dans l’œuvre de diabolisation du président Gbagbo, permettant à Ouattara de recruter ses « rebelles » grâce à la propagande des charniers de Human Rights Watch
La dernière manœuvre de George Soros est la sordide attaque contre les producteurs de cacao ivoiriens par le groupe de lobbying Avaaz, intimement lié à George Soros selon le ministre canadien John Baird. George Soros n’a pas jeté son dévolu que sur la Côte d’Ivoire, mais sur de nombreux autres pays africains qu’il déstabilise afin de les laisser aux griffes des spéculateurs anglo-saxons.
ADO n’est pas le seul homme politique redevable à George Soros, qui a aussi financé la campagne de Barack Obama !
Article en rapport : Côte d’Ivoire, une crise pour la création d’un Bloc Continental Africain

Article de crise ivoirienne.livejournal.com.

(http://criseivoirienne.livejournal.com/11771.html?thread=2299)


Samedi 19 Février 2011


http://infoguerilla.fr/ http://infoguerilla.fr/

 

http://www.alterinfo.net/Georges-Soros-finance-la-destabilisation-de-la-Cote-d-Ivoire_a55424.html

 

 

Georges Soros écrirait

la nouvelle constitution égyptienne.


Pour les égyptiens, le cauchemar commence à peine.



By Tony Cartalucci – Land Destroyer
Les USA et ses alliés feignent toujours la surprise face à l’incendie révolutionnaire qui dévore le Moyen-Orient.
Toutefois, ceux qui sont conscients  des vieux réseaux d’ONG de l’Ouest qui opèrent depuis des décénnies, et de  leur but  de réorganiser le monde pour qu’il s’aligne sur les intérêts impériaux occidentaux, peuvent clairement voir leurs mains emmêlées, impliquées dans les soulèvements actuels qui balayent l’Afrique du nord, l’Arabie, et l’Iran.
Bien que mouvement.org coordonne son armée de jeune chair à canon dans les rues de nations étrangères de Barhein à la Libye, leurs parrainages et leurs partenaires dans le département d’état américain organisent l’acte convaincant de confusion soigneusement peinte dans les médias grand public.
MSNBC a récemment publié un article du New York Times  intitulé « les États-Unis se démènent pour jauger El Baradei » suggérant que d’une façon ou d’une autre,  l’Égypte de ElBaradei peut constituer un obstacle aux intérêts américains et israéliens dans a région.
Le mépris absolu pour l’intelligence de leurs lecteurs est révélé en considérant que ElBaradei est un administrateur d’un éminent groupe de réflexion américain, l’international group crisis (ICG), aux côtés de Georges Soros, Zbignew Brzezinski, Richard Armitage et Kennet Aldelman.
Zbignew Brzezinski est bien-sûr le père de Mika Brzezinski de MSNBC, qui feint quotidiennement l’ignorance sur la vraie nature des protestations et sur l’implication ouverte de son père dans les orchestrations. MSNBC qui est un des sponsor de Mouvement.org.
En outre, il conviendrait de noter que les membres du GIC tels que Richard Armitage et Kennet Adelman sont signataires du projet d’extrême droite « Projet pour un Nouveau Siècle Américain », les architectes littéraires de l’extrêmement fausse « guerre contre le terrorisme », et maintenant certains des alarmistes les plus virulents en ce qui concerne les troubles qu’ils ont, non seulement, eux mêmes planifié en les ayant ainsi financé et organisé via le « National Endowment for Dmocraty » (NED) et « Freedom House ».
Bien que de nombreux experts voient la dissolution du parlement et la suspension de la constitution par l’armée égyptienne comme un recul pour les protestants, c’est exactement les étapes qui ont été votées par les foules d’ElBaradei, selon le projet financé par la NED sur la démocratie du Moyen Orient.
Le fait que Georges Soros, un administrateur du GIC, aux côtés de son collègue leader des manifestants El Baradei, fondent les organisations qui ont soumis les projets pour la nouvelle constitution égyptienne, ajoute l’insulte aux dommages causés par l’éviscération de la souveraineté nationale égyptienne.
Il s’avère que la nouvelle Constitution égyptienne a déjà été rédigée, non pas par le peuple égyptien, mais par les manifestants très pro-américains qui ont apporté un changement de régime en premier lieu. Une dépêche de Reuters a cité un juge de l’opposition, caché au Koweït jusqu’au renversement de Mubarak, comme ayant dit que les groupes de sociétés civiles ont déjà produit plusieurs ébauches et qu’une nouvelle constitution égyptienne pourrait être prête en un mois.
Ces groupes de sociétés civiles comprennent le réseau Arabe pour les droits de l’homme et de information ouvertement financé par l’Open Society Institute de Georges Soros, et les néo-cons alignés sur la NED qui ont financé l’Organisation pour les droits de l’homme égyptienne.
Il semble que bien que le GIC puisse se tourner sur la stratégie, leur administré El Baradei menant les foules dans les rues, c’est la vaste gamme d’adhésions à des ONG, incluant Soros, qui finance ce qui facilite et met en œuvre les détails sur le terrain.
Couplé avec la promesse récente des USA de financer ouvertement les groupes d’opposition égyptiens en avance des élections, il est dur de voir comment au contraire une tyrannie mondialiste résultera de cette transition en cours.
L’audace et l’ampleur des activités mondialistes dans le Moyen Orient, l’Afrique du nord, et maintenant l’Iran, est d’une telle ampleur que cela suggère le début de ce qui peut être le plus important, une tentative préméditée de réorganisation du monde depuis les deux guerres mondiales.


L’incapacité du public à se faire son avis sur la réalité de ce qui est maintenant transpirant en Égypte, ne fera qu’encourager les mondialistes à poursuivre l’étape suivante de leur agenda mondial dominant. Il est essentiel pour les gens de faire les connections et d’exposer cette mascarade pour ce qu’elle est vraiment : le néocolonialisme  a remplacé les armées envahissantes avec une horde de militants pro-américains dupés. Il est également important que les gens reconnaissent que les « néo-cons » et des gens comme Georges Soros travaillent dans un concert habilement synchronisé pour mettre en œuvre le nouvel ordre mondial.

Source : BlackListednews. Land destroyer.
Voir aussi ici et ici quelques agissements où est mêlé Soros. Pour les révolutions colorées voir ici et ici.


Samedi 19 Février 2011


http://infoguerilla.fr/ http://infoguerilla.fr/

 

http://www.alterinfo.net/Georges-Soros-ecrirait-la-nouvelle-constitution-egyptienne_a55423.html

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:14

Le savoir faire français

et BARHEIN et la Libye

 

de : via pilhaouer
samedi 19 février 2011


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Les milices meurtrières du Bahreïn ont été formées par des policiers français !

Les forces antiémeute de Bahreïn, qui ont donné l’assaut dans la nuit de mercredi à jeudi sur un campement d’opposants dans le centre de la capitale, faisant au moins quatre morts, ont été formées par des policiers français issus des compagnies républicaines de sécurité (CRS). Demandé par l’État du Golfe, un accord de coopération en matière de sécurité intérieure a été signé en novembre 2007 à Paris, lorsque Michèle Alliot-Marie, alors ministre de l’Intérieur, avait reçu son homologue le cheikh Rashed Bin Abdallah Al-Khalifa.

Selon les termes de cet accord, cités sur le site du ministère des Affaires étrangères et européennes, « la France contribue notamment à la formation des forces de maintien de l’ordre bahreïniennes chargées d’encadrer les manifestations ». Il est précisé que la formation « inclut une composante droits de l’homme
(citation " Le Point" Franck Renaud )

 

Assassins en action

 

Lien et video ici : http://bellaciao.org/fr/spip.php?article113834

 

http://chiron.over-blog.org/article-le-savoir-faire-fran-ais-et-barhein-et-la-libye-67581679.html

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:11

http://www.comlive.net/Fayrouz-el-academia-marwa,128378.htm

Selon JSSNEWS, Ben Ali serait mort...

Selon les sources de JSSNews, “le Président Ben Ali serait mort à 22h30, dans la nuit de vendredi à samedi. Des négociations seraient en cours avec le gouvernement de Tunis afin qu’il soit autorisé a être enterré en Tunisie.”


Pour l’heure, la mort ne peut être confirmée car ils voudraient que le rite musulman soit officiellement respecté ; c’est à dire, organiser des funérailles le jour même du décès. Il serait donc tout à fait possible, selon les sources de JSSNews, que “l’annonce de la mort soit retardée de 3 ou 4 jours.”


Les diplomates tunisiens qui se sont confiées à JSSNews explique par ailleurs que “Ben Ali serait mort cliniquement depuis 24 heures (ndlr : avant sa mort physique). “

Autre information qui confirmerait ce que nos premières sources nous avaient déjà confiées, sa femme, Leila Trabelsi, aurait, “depuis Tripoli en Lybie, donner le feu vert pour débrancher Ben Ali. Le fait que ce soit la pleine lune aurait pesé sur sa décision.”


Dernière information, mais non des moindres, Zine el-Abidine Ben Ali, “serait mort seul. Pas un seul membre de sa famille n’aurait daigné venir le visiter en Arabie Saoudite alors que tous savaient qu’il vivait ses derniers moments.”

 

Lire la suite en ligne : >>> JSSNEWS

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?breve1838

 


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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:55

 

http://www.lepost.fr/article/2011/02/04/2394928_apres-le-tyran-tunisien-et-le-tyran-egyptien.html

 

 

 

Tunisie, Egypte : quand un vent d'est balaie l'arrogance de l'Occident

 


           

Le   vent d'est l'emporte sur le vent d'ouest. 

 

Jusqu'à quand l'Occident désœuvré et crépusculaire, la "communauté internationale" de ceux qui se   croient encore les maîtres du monde, continueront-ils à donner des leçons de bonne gestion et de bonne conduite à la terre entière ? N'est-il pas risible de voir quelques intellectuels de service, soldats en déroute du capitalo-parlementarisme qui nous tient lieu de paradis mité, faire don de leur personne aux magnifiques peuples tunisiens et égyptiens, afin d'apprendre à ces peuples sauvages le b.a.ba de la "démocratie" ? Quelle affligeante persistance de l'arrogance coloniale !   Dans la situation de misère politique qui est la nôtre depuis trois décennies, n'est-il pas évident que c'est nous qui avons tout à apprendre des soulèvement populaires du moment ? Ne devons-nous pas de toute urgence étudier de très près tout ce qui, là-bas, a rendu possible   le renversement par l'action collective de gouvernements oligarchiques,  corrompus, et en outre – et peut-être surtout – en situation de  vassalité humiliante par rapport aux Etats occcidentaux ?

Oui, nous devons être les écoliers de ces mouvements, et non leurs  stupides professeurs. Car ils rendent vie, dans le génie propre de leurs inventions, à quelques principes de la politique dont on cherche depuis bien longtemps à nous convaincre qu'ils sont désuets. Et tout particulièrement à ce principe que Marat ne cessait de rappeler : quand il s'agit de liberté, d'égalité, d'émancipation, nous devons tout aux émeutes populaires.
On a raison de se révolter. De même qu'à la politique, nos Etats et ceux qui s'en prévalent (partis, syndicats et intellectuels serviles) préfèrent la gestion, de même à la révolte, ils préfèrent la revendication, et à toute rupture la "transition ordonnée". Ce que les peuples égyptiens et tunisiens nous rappellent, c'est que la seule action qui soit à la mesure d'un sentiment partagé d'occupation scandaleuse du pouvoir d'Etat est le levée en masse. Et que dans ce cas,   le seul mot d'ordre qui puisse fédérer les composantes disparates de la  foule est : "toi qui est là, va-t'en." L'importance exceptionnelle de la révolte, dans ce cas, sa puissance critique, est que le mot d'ordre répété par des millions de gens donne la mesure de ce   que sera, indubitable, irreversible, la première victoire : la fuite de  l'homme ainsi désigné. Et quoi qu'il se passe ensuite, ce triomphe, illégal par nature, de l'action populaire, aura été pour toujours victorieux. Or, qu'une révolte contre le pouvoir d'Etat puisse être absolument victorieuse est un enseignement de portée universelle. Cette victoire indique toujours l'horizon sur lequel se détache toute action collective soustraite à l'autorité de la loi, celui que Marx a nommé "le dépérissement de l'Etat".
A savoir qu'un jour, librement associés dans le déploiement de la puissance créatrice qui est la leur, les peuples pourront se passer de la funèbre coercition étatique. C'est bien pour cela, pour cette idée ultime, que dans le monde entier une révolte jetant à bas une autorité installée déclenche un enthousiasme sans bornes.
Une étincelle peut mettre le feu à la plaine. Tout commence par le suicide par le feu d'un homme réduit au chômage, à qui on veut interdire   le misérable commerce qui lui permet de survivre, et qu'une femme-flic   gifle pour lui faire comprendre ce qui dans ce bas monde est réel. Ce geste s'élargit en quelques jours, quelques semaines, jusqu'à des millions de gens qui crient leur joie sur une place lointaine et au départ en catastrophe de puissants potentats. D'où vient cette expansion   fabuleuse ? La propagation d'une épidémie de liberté ? Non. Comme le dit poétiquement Jean-Marie Gleize, "un   mouvement révolutionnaire ne se répand pas par contamination. Mais par   résonance. Quelque chose qui se constitue ici résonne avec l'onde de choc émise par quelque chose qui s'est constitué là-bas". Cette résonance, nommons-là "événement". L'événement est la brusque création, non d'une nouvelle réalité, mais d'une myriade de nouvelles possibilités.
Aucune d'entre elles n'est la répétition de ce qui est déjà connu. C'est pourquoi il est obscurantiste  de dire "ce mouvement réclame la démocratie" (sous-entendu, celle dont nous jouissons en Occident), ou "ce mouvement réclame une amélioration sociale" (sous-entendu, la prospérité moyenne du petit-bourgeois de chez nous). Parti de presque rien, résonant partout, le soulèvement populaire crée pour le monde entier des possibilités inconnues. Le mot "démocratie" n'est pratiquement pas prononcé en Egypte. On y parle de "nouvelle Egypte", de   "vrai peuple égyptien", d'assemblée constituante, de changement absolu   d'existence, de possibilités inouïes et antérieurement inconnues. Il s'agit de la nouvelle plaine qui viendra là où n'est plus celle à laquelle l'étincelle du soulèvement a finalement mis le feu. Elle se tient, cette plaine à venir, entre la déclaration d'un renversement des forces et celle d'une prise en main de tâches neuves. Entre ce qu'a dit   un jeune tunisien : "Nous, fils d'ouvriers et de paysans, sommes plus forts que les criminels" ; et ce qu'a dit un jeune égyptien : "A partir d'aujourd'hui, 25 janvier, je prends en main les affaires de mon pays."
Le peuple, le peuple seul, est le créateur de l'histoire universelle. Il est très étonnant que dans notre Occident, les gouvernements et les média considèrent que les révoltés d'une place du Caire soient "le peuple égyptien". Comment cela ? Le peuple, le seul peuple raisonnable et légal, pour ces gens, n'est-il pas d'ordinaire réduit, soit à la majorité d'un sondage, soit à celle d'une élection ? Comment se fait-il que soudain, des centaines de milliers de révoltés soient représentatifs  d'un peuple de quatre-vingt millions de gens ? C'est une leçon à ne pas  oublier, que nous n'oublierons pas.
Passé un certain seuil de détermination, d'obstination et de courage, le peuple peut en effet concentrer son existence sur une place, une avenue, quelques usines, une université… C'est que le monde entier sera témoin de ce courage, et surtout des stupéfiantes créations qui l'accompagnent. Ces créations vaudront preuve qu'un peuple se tient là. Comme l'a dit fortement un manifestant égyptien : "avant je regardais la télévision, maintenant c'est la télévision qui me regarde."

RÉSOUDRE DES PROBLÈMES SANS L'AIDE DE L'ETAT

Dans la foulée d'un événement, le peuple se compose de ceux qui  savent résoudre les problèmes que l'événement leur pose. Ainsi de  l'occupation d'une place : nourriture, couchage, garde, banderoles,  prières, combats défensifs, de telle sorte que le lieu où tout se passe,  le lieu qui fait symbole, soit gardé à son peuple, à tout prix.  Problèmes qui, à échelle de centaines de milliers de gens venus de  partout, paraissent insolubles, et d'autant plus que, sur cette place,  l'Etat a disparu. Résoudre sans l'aide de l'Etat des problèmes  insolubles, c'est cela, le destin d'un événement. Et c'est ce qui fait  qu'un peuple, soudain, et pour un temps indéterminé, existe, là où il a  décidé de se rassembler.
Sans mouvement communiste, pas de communisme. Le soulèvement  populaire dont nous parlons est manifestement sans parti, sans  organisation hégémonique, sans dirigeant reconnu. Il sera toujours temps  de mesurer si cette caractéristique est une force ou une faiblesse.  C'est en tout cas ce qui fait qu'il a, sous une forme très pure, sans  doute la plus pure depuis la Commune de Paris, tous les traits de ce  qu'il faut appeler un communisme de mouvement. "Communisme" veut dire  ici : création en commun du destin collectif. Ce "commun" a deux traits particuliers. D'abord, il est générique, représentant, en un lieu, de l'humanité toute entière. Dans ce lieu, il y a toutes les sortes de gens   dont un peuple se compose, toute parole est entendue, toute proposition  examinée, toute difficulté traitée pour ce qu'elle est. Ensuite, il  surmonte toutes les grandes contradictions dont l'Etat prétend que lui  seul peut les gérer sans jamais les dépasser : entre intellectuels et  manuels, entre hommes et femmes, entre pauvres et riches, entre  musulmans et coptes, entre gens de la province et gens de la capitale…
Des milliers de possibilités neuves, concernant ces contradictions, surgissent à tout instant, auxquelles l'Etat – tout Etat – est entièrement aveugle. On voit des jeune femmes médecin venues de province   soigner les blessés dormir au milieu d'un cercle de farouches jeunes hommes, et elles sont plus tranquilles qu'elles ne le furent jamais, elles savent que nul ne touchera un bout de leurs cheveux. On voit aussi   bien une organisation d'ingénieurs s'adresser aux jeunes banlieusards pour les supplier de tenir la place, de protéger le mouvement par leur énergie au combat. On voit encore un rang de chrétiens faire le guet, debouts, pour veiller sur les musulmans courbés dans leur prière. On voit les commerçants nourrir les chômeurs et les pauvres. On voit chacun   parler à ses voisins inconnus. On lit mille pancartes où la vie de chacun se mêle sans hiatus à la grande Histoire de tous. L'ensemble de ces situations, de ces inventions, constituent le communisme de mouvement. Voici deux siècles que le problème politique unique est celui-ci : comment établir dans la durée les inventions du communisme de   mouvement ? Et l'unique énoncé réactionnaire demeure : "cela est impossible, voire nuisible. Confions-nous à l'Etat". Gloire aux peuples tunisiens et égyptiens qui nous rappellent au vrai et unique devoir politique : face à l'Etat, la fidélité organisée au communisme de mouvement.
Nous ne voulons pas la guerre, mais nous n'en avons pas peur. On a partout parlé du calme pacifique des manifestations gigantesques, et on a   lié ce calme à l'idéal de démocratie élective qu'on prêtait au mouvement. Constatons cependant qu'il y a eu des morts par centaines, et   qu'il y en a encore chaque jour. Dans bien des cas, ces morts ont été des combattants et des martyrs de l'initiative, puis de la protection du  mouvement lui-même. Les lieux politiques et symboliques du soulèvement  ont dû être gardés au prix de combats féroces contre les miliciens et  les polices des régimes menacés. Et là, qui a payé de sa personne, sinon  les jeunes issus des populations les plus pauvres ? Que les "classes  moyennes", dont notre inespérée Michèle Alliot-Marie   a dit que l'aboutissement démocratique de la séquence en cours dépendait d'elles et d'elles seules, se souviennent qu'au moment crucial, la durée du soulèvement n'a été garantie que par l'engagement sans restriction de détachements populaires. La violence défensive est inévitable. Elle se poursuit du reste, dans des conditions difficiles, en Tunisie, après qu'on ait renvoyé à leur misère les jeunes activistes provinciaux.
Peut-on sérieusement penser que ces innombrables initiatives et ces sacrifices cruels n'ont pour but fondamental que de conduire les gens à "choisir" entre Souleiman et El Baradei, comme chez nous on se résigne piteusement à arbitrer entre MM. Sarkozy et Strauss-Kahn ? Telle serait   l'unique leçon de ce splendide épisode ?
Non, mille fois non ! Les peuples tunisiens et égyptiens nous disent : se soulever, construire le lieu public du communisme de mouvement, le défendre par tous les moyens en y inventant les étapes successives de l'action, tel est le réel de la politique populaire d'émancipation. Il n'y a certes pas que les Etats  des pays arabes qui soient anti-populaires et, sur le fond, élections ou pas,  illégitimes. Quel qu'en soit le devenir, les soulèvements tunisiens et égyptiens ont une signification universelle. Ils prescrivent des possibilités neuves dont la valeur est internationale.

 

Alain Badiou, Le monde


bahrein_manifestations_2011_01

 

Manifestations à Bahrein

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 21:18

 

 

Les manifestants en Egypte

  Les manifestants en Egypte ont prouvé que les protestations pouvaient être organisées et se poursuivre indépendamment des interruptions sur les réseaux Internet et téléphoniques (Photo : CC - darkroom productions)

ont prouvé que les protestations pouvaient être organisées et se poursuivre indépendamment des interruptions sur les réseaux Internet et téléphoniques (Photo : CC - darkroom productions)

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ÉGYPTE : La Révolution avortée

 

par Robert Bibeau
« Bahreïn : La révolution du monde arabe se propage... »

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/bahrein-la-revolution-du-monde-arabe-se-propage-0618.html

 

 

 

MichelCollon.info

 

REVOLUTIONS ARABES 


Bientôt une révolution algérienne ? Entretien avec Saïd Bouamama - Abdellah Boudami
L'Algérie est différente de l'Egypte et de la Tunisie. Oui, mais...

Egypte : l'unique barbu acceptable serait-il le Père Noël ? - Cédric Rutter
Si seulement les islamistes portaient des cadeaux sous le sapin...

« Nous devons écrire la nouvelle histoire de la Tunisie » - Youssef Girard
Les médias occidentaux agitent constamment l'épouvantail islamiste. Ecoutons ce qu'il a à dire.

Quand l'or blanc du Nil fait envie à Israël aussi - Manlio Dinucci
En coulisse, la course pour l'accès à l'eau

Le Moyen-Orient n'a pas besoin de stabilité - Gidéon Lévy
Discours décodé : que veut-dire « stabilité » en Israël ?

ET LE MAROC ?
Mohammed VI passé au détecteur de dictateurs - Ali Amar
L'Occident est-il trop indulgent avec M6 ?

Demain le tour du Maroc ? - Henri Goldman
"Le pouvoir en place a encore quelques cartes dans sa manche avant de devoir « dégager »"

LE MEXIQUE N'EST PAS ISRAEL
Martine Aubry et le boycott : le Mexique n'est pas Israël - Investig'Action
La première secrétaire du PS face à ses contradictions

Florence Cassez-Salah Hamouri : Deux poids, deux mesures- Roger Meynier
Heureusement pour elle, Florence Cassez n'est pas détenue en Israël

NORD-SUD
Haïti : Pourquoi vos dons n'ont pas fait la différence ? - Rachida Bouganzir
Reconstruire ou asservir, il faut choisir

C'est parfaitement possible pour un pays de refuser de payer sa dette - Eric Toussaint
Les pays africains vont-ils suivre l'exemple de l'Equateur, de l'Argentine ou du Paraguay ?

ECONOMIE
Emeutes de la faim : Gabegie du Sud, climat et spéculation du Nord - Chems Eddine Chitour
144 milliards de dollars de bonus pour les banques US en 2010. La moitié suffirait à éradiquer la faim dans le monde.

L'UE-topie des marchés : Comment la nouvelle « gouvernance économique » menace la démocratie - Corporate Europe Observatory
Vers une version européenne de la « stratégie du choc » ?

 

 

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VIDEO
Comment Wall Street affame le monde - Frederick Kaufman
Bulle alimentaire: les banques ont récolté des milliards sans remplir les assiettes

 

 

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Les Bahreïnis souhaitent le changement du régime monarchique IRIB - Les Bahreïnis furieux participant aux obsèques des victimes de l’attaque de la police contre le camp des protestataires ont scandé, ce vendredi, sur la place Al-Lo’lo’ (la perle), à Manama, des slogans contre le régime au pouvoir et ont demandé le départ du Roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa.
Irak : Deux morts dans les explosions d’aujourd’hui IRIB - Deux soldats irakiens ont été tués dans l’explosion d’une bombe, dans la province de Diyala, au nord-est de la capitale Bagdad.
Farsnews - Des centaines de personnes ont manifesté à Al-Jahra au Koweït.
IRIB - Des accrochages ont opposé vendredi au Yémen les forces de sécurité à des foules de manifestants qui exigeaient dans plusieurs villes le départ du président Ali Abdallah Saleh et la chute de son régime.
Mehrnews - Quelque quatre millions de personnes se sont rassemblées, aujourd’hui, sur la place Tahrir du Caire et dans les rues alentours, manière de fêter la victoire de la révolution et d’insister sur leurs revendications et sur la poursuite de la révolution, jusqu’à l'obtention de la victoire définitive.
IRIB - Les militaires israéliens ont détruit une mosquée et dix maisons palestiniennes, au nord de la Cisjordanie.
Le porte-avions américain «USS Enterprise», à Bahreïn IRIB- Le porte-avions «USS Enterprise» qui a transité par le canal de Suez, où il avait accosté, durant la révolte des Egyptiens, est arrivé dans le golfe Persique, à Bahreïn, ce qui soulève, à nouveau, la question de la présence militaire américaine, dans cette région, indique le site d'informations Mashreq.
Vendredi, 18 Février 2011 11:52
Irak: seize morts, dans des violences IRIB- Au moins, quatorze personnes, ont été tuées, jeudi, dans un attentat à la voiture piégée, à Mouqdadiya, au nord de Bagdad, la capitale de l'Irak, a-t-on appris de sources sécuritaires.
Vendredi, 18 Février 2011 11:50
Bahreïn: six morts et plus de 200 blessés IRIB- Six personnes ont été tuées, et plus de 200, blessées, dans l'assaut donné par les forces de l'ordre, la nuit dernière, contre les milliers de manifestants, qui passaient la nuit, Place de la Perle, à Manama, pour demander des réformes politiques, et pour certains, la chute du régime en…
Egypte: une foule immense se dirige vers la place Tahrir IRIB - Une foule immense est, actuellement, en train de se diriger vers la place Tahrir.
3 morts et 19 blessés, lors des affrontements, au Yémen IRIB - les récents affrontement entre les manifestants et les forces de la police, au Yémen, ont laissé 3 morts et 19 blessés, a déclaré, vendredi, une source médicale, cité par l'AFP.
Vendredi, 18 Février 2011 10:59
Manama justifie la répression des manifestants IRIB - Le ministre des Affaires étrangères de Barhrein, Sheikh Khalid bin Ahmed Khalifa, a justifié la violente répression des manifestants de la place de La Perle.
Vendredi, 18 Février 2011 10:29
Des centaines d'ouvriers, en grève, à Riyad IRIB - Des centaines d'ouvriers ont cessé, pour la deuxième journée consécutive, de travailler, dans la zone commerciale, Abdallah, à Ryiad, la capitale saoudienne.
Michel Sleimane lance une mise en garde au régime sioniste IRIB - "En cas d'une attaque israélienne, le peuple et la résistance libanais y feront face et ce régime en paiera un lourd tribut", a averti le Président libanais, Michel Sleimane.
Egypte: les IRIB - Le secrétaire général des "Frères Musulmans" s'est dit insatisfait du processus des changements, en Egypte, après le renversement de Hosni Moubarak, jeudi, dans un entretien avec la chaîne Al-Alam.

 


 

 

 

 

Tandis que j'écris,

voici BHL sur la LCP :

 

BHL au service de son clocher !

(eva R-sistons)

 

Et pendant ce temps,

en ce moment,

BHL sur LCP sert son clocher (Occident usraélien)

en faisant de la propagade mensongère contre l'Iran

via un documentaire,

comme si Ahmadinejad n'avait pas été élu par son peuple,

en faisant passer des images de manifestants pro-Régime

(si nombreux)

pour des images d'anti-Ahmadinejad

(peu nombreux, dressés par la CIA contre leur pays).

La caméra montre la douleur de la famille

d'un jeune pro-Occident tué en Iran,

BHL ne montre jamais la douleur

des victimes de l'Occident,

(des millions en Irak, en Afghanistan, au Soudan, etc)

ni des victimes des dictateurs vendus à l'Occident

ni des victimes de l'ultra-libéralisme de ses amis.

 

Propagande de guerre,

propagande pour dresser les Français

contre les Musulmans non-alignés

sur l'Occident criminel,

et pour les inciter ensuite à faire la guerre

afin qu'Israël domine le Moyen-Orient

au service des Industriels de mort

et des banksters de l'occident.

 

La télé-BHL est immonde,

un simple instrument au service

de l'Occident,

d'Israël,

du libéralisme,

du choc de civilisations,

des guerres.

 

Et au final faisant le jeu du FN,

mêmes adversaires: Les Musulmans !

Tant pis pour la concorde sociale...

 

Honteuse télévision,

honteux bonhomme.

Qu'il reste dans les bras

de son nouveau "grand amour de sa vie",

et qu'il ne pollue pas nos écrans !

 

Eva R-sistons

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 20:34
Lettre ouverte à Florence Cassez
Les parangons des droits humains
Françoise ESCARPIT

Chère Florence,

Un président dont le gouvernement vient de faire adopter la loi Loppsi deux sur la sécurité (sic) intérieure, qui expulse les étrangers en allant jusqu’à faire arrêter leurs enfants dans les écoles de la République, qui poursuit de sa vindicte les tsiganes, qui fait de toute intervention en matière des droits humains une scène de théâtre, qui… J’en passe, et des pires.

Un président dont le gouvernement réprime violemment le mouvement social, qui se fiche des centaines de femmes disparues, violées, assassinées à Ciudad Juarez et ailleurs, dont la justice et la police ne font pas toujours leur travail dans les règles de déontologie, qui fait aussi voter des lois scélérates sur la sécurité, qui… J’en passe et des pires.

Ces deux présidents, aux politiques similaires, sont séparés par l’océan. L’un cherche la réélection à la présidence l’année prochaine et l’autre, le maintien de son parti à la présidence en 2012 aussi. L’un et l’autre ont décidé, au nom d’un nationalisme étroit pour le Mexique, et de droits humains à géométrie variable pour la France, d’utiliser ton cas pour faire oublier le rejet de leur politique par l’immense majorité de leur peuple.

Ils t’utilisent, l’un comme symbole d’une France impériale et méprisante, envahisseuse du Mexique, l’autre comme symbole de la liberté bafouée par la justice d’un pays corrompue, pour faire briller leur étoile descendante et tenter de faire oublier au peuple leurs politiques néolibérales assassines. L’un et l’autre continuant néanmoins leur coopération en matière de police et d’armement..

Florence, je t’ai rencontrée l’année dernière, à la prison de Tepepan. J’y suis allée sans bien connaitre ton affaire. J’en suis ressortie avec la conviction que tu étais la victime d’une machination qui te dépasse et dont tu n’es devenue que par hasard le centre.

Tu m’as dit alors que tu ne voulais pas de transfert en France mais la reconnaissance de ton innocence. Et, quand je t’ai dit « à cet été, j’espère, en France », tu m’as répondu « je crois qu’avant les élections, il n’y aura rien ! »

Je ne veux pas que cette lettre que j’adresse aux médias français el la lettre ouverte que j’ai adressée à mes amis mexicains par l’intermédiaire de la Jornada (Correo ilustrado du 14/2/11) pèsent négativement sur ton cas mais c’est mon grain de sel, ma petite goutte d’eau dans un océan d’injustices. Injustice aussi le peuple français privé de mieux connaître l’art et la culture du Mexique, et pour les artistes mexicains privés de voyage par la décision d’un président qui ne s’intéresse, pas plus que celui de ce côté de l’océan, à la culture, l’objectif de leurs politiques est, au contraire, d’en limiter l’expression et de la détruire.

 

Hasta pronto Florence.

 

Françoise Escarpit


Ex correspondante de presse au Mexique

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 20:29

Le Traité de paix israélo-égyptien signe l’abandon du peuple palestinien, et l'humiliation du peuple égyptien… (Anouar el-Sadate - Jimmy Carter - Menahem Begin, 26 mars 1979, Washington) *Album photos en fin d'article.

 

Le Traité de paix israélo-égyptien signe l’abandon du peuple palestinien, et l'humiliation du peuple égyptien… (Anouar el-Sadate - Jimmy Carter - Menahem Begin, 26 mars 1979, Washington) *Album photos en fin d'article.


Traité de paix israélo-égyptien : L'humiliation du peuple égyptien !


La démission de Hosni Moubarak ce vendredi 11 février (et non son départ en catastrophe comme ce fut le cas pour Ben Ali), et la prise de pouvoir par l’armée égyptienne dans l'attente d'élections démocratiques, semblent obéir aux mêmes règles fixées par Israël et le sionisme. C'est ainsi que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a informé son gouvernement qu’il avait eu un entretien téléphonique avec le chef du Conseil suprême des forces armées égyptiennes, Mohamed Hussein Tantawi, dès le 12 février…

Au cours de cet entretien, le plus haut responsable de l’armée égyptienne a tenu à rassurer le Premier ministre israélien : le nouveau pouvoir égyptien respectera le traité de « paix » signé entre l’Égypte et Israël en 1979. Ce traité est, en réalité, un abandon du peuple palestinien et une reconnaissance de l’entité sioniste. Il a ainsi ouvert une longue période de collaborations de toutes sortes – militaires, policières, politiques, économiques, etc. – entre le Caire et Tel Aviv. Les deux premières victimes de cette trahison ont été le peuple palestinien dans ses souffrances quotidiennes, et le peuple égyptien dans sa dignité.

On voit immédiatement le rôle attribué par l’USraël (Barack Obama en tête) à l’armée égyptienne : veiller à ce que l’Égypte reste dans le camp sioniste (Israël, USA, UE). Autrement dit, il ne faut surtout rien toucher à la politique extérieure de l’Égypte, et continuer à s’opposer au peuple palestinien et à tous ceux qui combattent le sionisme. Mais une autre fonction a également été donnée à l’armée : canaliser et dévoyer le mouvement populaire, en faisant quelques concessions quitte à faire payer la note à quelques membres du clan Moubarak…

Il existe cependant une inconnue. Le peuple égyptien se laissera-t-il démobiliser, pour au final continuer à subir le même régime que sous Hosni Moubarak, sans Hosni Moubarak ?  La mobilisation massive, le nombre élevé de martyrs, les espérances de toute une nation… Tout cela a été trop important pour que la population se contente de promesses, sans obtenir de gages sérieux du nouveau pouvoir. D’autant plus qu’un vaste mouvement social s’est déjà greffé au mouvement démocratique.

La marge de manœuvre permettant de calmer le jeu, et qui se limite à quelques miettes (hausses modérées de salaire, lois sociales, etc.), semble bien mince. L’économie égyptienne est par ailleurs victime des prédateurs du clan Moubarak (dont les officiers supérieurs égyptiens ont fait partie), le tout dans un contexte de crise économique mondiale. Or, il semble difficile de satisfaire les revendications de la population sans un changement complet des perspectives politiques et économiques. Un tel changement suppose, plus ou moins, une rupture des alliances actuelles de l’Égypte, et une réorientation totale de sa politique, y compris étrangère.

Voilà donc le grand écart qui est demandé à l’armée égyptienne : maintenir l’alliance avec le bloc américano-sioniste, tout en satisfaisant – en partie – les revendications démocratiques et sociales de la population. Cet équilibre, pour le moins instable, va-t-il tenir longtemps ?  Tout dépendra de la pression populaire, et de sa capacité à ne pas se laisser tromper.

 

Cela dépendra aussi d’une question rarement posée : l’armée égyptienne n’est-elle pas, elle aussi, traversée par les mêmes courants qui agitent sa société ?  Si l'armée devait un jour choisir entre le peuple égyptien et l’USraël, que ferait-elle ?  Irait-elle jusqu’au bain de sang ?

L’Égypte ne pourra rester éternellement dans la « transition dans l’ordre » voulue par Barack Obama. L’heure des choix arrive, et la position égyptienne vis-à-vis du sionisme et d’Israël sera de plus en plus décisive. Le fond du problème est en effet là, et Tel Aviv a raison de continuer à s’inquiéter, malgré les garanties du Conseil suprême des forces armées égyptiennes…


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste
 

 

Égypte : Les dernières minutes de la famille Moubarak au pouvoir

 

 

Voir mon post

 

resistance-contre-mondialisation.jpg

 

Révolutions arabes pour les Nuls

(Notamment rôle de l'Armée)

 

 

§§§

 

 

Les enjeux du Conseil suprême

des forces armées égyptiennes


(organe sioniste - 17/02/2011)

 

Jacques Neriah

• Aujourd’hui, l’Egypte est gouvernée par un Conseil suprême des forces armées, sous la direction du maréchal Muhammad Hussein Tantawi. Le pays est  dominé  sous les consignes de la loi militaire, une réalité à laquelle les masses populaires ne s’y attendaient pas et ce qui ne va pas de pair avec les réformes démocratiques.

• Les documents  révélés par Wikileaks décrivent l’armée égyptienne telle  une économie parallèle, une sorte d’entreprises militaires appartenants à l’armée et souvent  gérées par des généraux retraités.  La machine est bien huilée. Tous les éléments économiques et les produits alimentaires sont traités et gérés par des anciens militaires,  l’eau, l’huile d’olive, le lait et le pain, le ciment, la construction (bâtiments, routes et aéroports), l’hôtellerie,  l’industrie pétrolière et les télécommunications.

• L’Egypte est depuis la fin des années 70 un allié politique et stratégique fidèle des Etats-Unis. Le maréchal  Tantawi lui-même et ses troupes ont combattu en 1990 aux côtés des troupes américaines dans l’opération Bouclier du Désert en Irak.

• Tantawi, 76 ans, n’est sans doute pas  un révolutionnaire. La transformation du pouvoir en un régime civil démocratique n’est pas viable pour les intérêts de l’armée, et Tantawi sauvegardera ses atouts militaires et économiques.

• Sur le plan stratégique, il semble que Tantawi demeura un fidèle allié des Américains tout en permettant une révision de la politique de Moubarak à l’égard de l’administration américaine. L’Egypte reçoit une aide de 1,3 milliards de dollars des Etats-Unis. Elle a signé un traité de paix avec Israël après avoir rétabli tout le Sinaï sous souveraineté. L’Egypte  vend du gaz et du pétrole à Israël et a maintenu une « paix froide » avec l’Etat juif. Elle a payé le prix de sa paix séparée en étant constamment sur la défensive et à essayant de contrecarrer les activités subversives et terroristes dans le monde arabe.

Depuis 1954, l’armée égyptienne combat contre les Frères musulmans  mais contrairement à ses prédécesseurs, Moubarak a permis  à la confrèrerie de briquer des sièges au parlement. Tous les présidents qui ont dirigé l’Egypte après le coup d’Etat de 1952 ont gouverné avec un bras de fer. Tous ont ignoré les droits civils, les droits de l’homme, la liberté d’expression, et les manifestations de protestation  pour pouvoir justifier leur politique comme nécessaire pour assurer la sécurité, la loi et l’ordre et tous agi pour la raison d’Etat.

L’age de Tantawi joue à son détriment. Néanmoins, il n’est pas exclu qu’il restera au pouvoir bien après la période de transition des six mois prévus. Un changement possible  viendra en Egypte qu’au sein du Conseil suprême des armées et non de l’extérieur.

 

Tantawi a déjà dissous le parlement, suspendu la constitution, et proclamé la tenue d’un référendum. Les prochaines étapes permettront aux partis politiques, d’établir la primauté du droit dans le pays et Tantawi pourra organiser des nouvelles élections. 

 

         

Voir l’intégralité de l’article et ses références dans le site JCPA-CAPE en anglais.



Source : Le CAPE de Jerusalem

 

http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=378

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 16:45

 

 

Après la Tunisie, l'Egypte ! Sous la pression du peuple, le président Hosni Moubarak, accroché au pouvoir depuis trente ans, a finalement quitté son poste. Quels sont les enjeux de la révolution égyptienne ? Quel impact pour les Etats-Unis et Israël ? La chute du raïs va-t-elle favoriser la montée de l'islamisme comme le craignent la plupart des médias occidentaux ? Mohamed Hassan répond à ces questions.


Entretien avec Mohamed Hassan: Où va l'Egypte? Où va le monde arabe?
Interview réalisée par Michel Collon et Grégoire Lalieu

 

.

 

 
Jusqu’il y a peu en Europe, beaucoup de citoyens pensaient qu’il serait difficile de faire tomber les dictatures arabes. Mais vous ne partagiez pas cet avis. Pourquoi ?
Durant les années 60, j’ai étudié en Egypte. Nous étions à l’époque trente mille étudiants étrangers venus d’Afrique, d’Inde ou même d’Indonésie, à profiter d’un programme d’éducation mis en place par Nasser quelques années auparavant. Je dirigeais le bureau des étudiants somalis et je me souviens que la plupart des Egyptiens moyens avaient beaucoup de sympathie pour nous car notre présence symbolisait la solidarité de l’Egypte avec l’Afrique : ils en étaient fiers !
En 2009, après trente ans d’absence, je décidai de retourner aux pays des pharaons. Dans l’avion, je discutai avec des journalistes égyptiens et leur fis part de mes inquiétudes : on m’avait dit que l’Egypte était devenu un Etat policier et que les arrestations étaient courantes. Mais les journalistes me rassurèrent, aussitôt prétendant que leur pays était une démocratie et qu’il n’y avait pas de craintes à avoir.
Arrivé au Caire, je fus impressionné de voir comment la ville s’était développée. Incroyable ! C’était devenu une ville immense, accueillant chaque jour deux mille nouvelles personnes. Je pris un taxi et me rendis dans les locaux de l’association que j’avais dirigée. J’y retrouvai une vieille connaissance égyptienne, Mohamed, avec qui nous prenions régulièrement le thé à l’époque et dont nous savions qu’il était en contact avec les services de renseignements. Je lui demandai quelle était la situation en Egypte. Il me répondit très en colère que ce pays était dirigé par des gangsters qui pillaient les richesses. Connaissant son passé dans les services secrets, je soupçonnai Mohamed de dire cela pour me tirer des vers du nez. « Tu peux parler, répondit-il. Tout le monde s’en fout ici. Les autorités ne contrôlent rien. Et ce bâtard, ajouta-t-il en désignant une photo de Moubarak accrochée au mur, il ne vit même pas au Caire, mais à Sharm el-Sheik (une station balnéaire très prisée par les touristes). »

Je fus très surpris car je pensais que les gens n’osaient pas critiquer le régime dans cet Etat policier. Aussi, dans les jours qui suivirent, je questionnai les gens dans la rue, dans le bus, sur le marché, etc. Tous tenaient le même genre de propos : « Les dirigeants sont des voleurs, un jour on leur coupera les doigts ! ». J’en arrivai à la conclusion que l’Egypte était prête pour une révolution.

Vous dites que le pays était prêt voilà deux ans. Pourquoi la révolution éclate-t-elle aujourd’hui ?
L’élément déclencheur est le suicide de Mohamed Bouazizi, le jeune vendeur tunisien qui s’est immolé. C’est la goutte qui a fait déborder le vase. Pour les musulmans, le suicide est un péché car Allah vous a donné la vie et vous l’enlevez de vos propres mains. Mais Bouazizi est devenu un martyr car il représente toute la jeunesse du monde arabe qui vit dans des conditions difficiles. Sa mort a donc été un élément déclencheur non seulement pour la Tunisie mais aussi pour l’Egypte et d’autres pays de la région. Car les conditions sont les mêmes partout : une population très jeune mais sans avenir, une répression policière très forte, des élites corrompues…

Les jeunes Arabes ne se retrouvent pas dans ce système où ils ne peuvent même pas entrevoir un futur. A trente ans, beaucoup ne peuvent pas s’acheter de maison et doivent encore vivre avec leurs parents. D’autres essaient d’émigrer : soit ils perdent la vie en traversant la Méditerranée, cet immense cimetière, soit ils réussissent à gagner l’Europe mais sont traités comme des chiens.
Face à cette misère, vous trouvez dans les pays arabes une élite qui se la joue bling-bling, faisant du shopping dans des boutiques luxueuses, roulant dans des 4x4 dernier cri, se pavanant sur des yachts…
Jusqu’à maintenant, les pauvres ont survécu grâce à la solidarité entre eux. Vous ne voyez pas, comme dans mon pays, l’Ethiopie, des tas d’ONG occidentales distribuer du pain ou d’autres biens de première nécessité. Mais les contradictions dans la société étaient telles que le système devait éclater.

Ce n’est pas la première fois que des révoltes populaires éclatent dans le monde arabe. Mais elles ont toujours été réprimées jusqu’ici. Comment expliquer qu’elles débouchent sur des révolutions aujourd’hui ?
Un poète tunisien a dit il y a longtemps : si le peuple veut vivre ne fût-ce qu’un jour, tout peut arriver. Le peuple peut dormir paisiblement pendant des centaines d’années. Mais s’il désire vivre, même une seule minute, rien ne pourra l’arrêter.
C’est ce qui arrive maintenant. Il n’y a pas d’explications scientifiques. Aucun historien ne pourrait dire pourquoi cela se produit précisément aujourd’hui. Si c’était possible, l’ennemi qui ne voulait pas accorder sa liberté au peuple égyptien aurait été en mesure de prévoir ces événements et aurait tout fait pour empêcher cela.

Comme vous le soulignez, des révoltes spontanées ont régulièrement éclaté et elles ont toujours été réprimées. Mais toutes ces révoltes sont des rivières qui, avec le temps, ont fini par former un fleuve de contestation insurmontable.
De plus, il faut voir le contexte particulier du monde. Lénine a dit qu’à la différence des tortues, l’être humain ne vit pas des centaines d’années. Par conséquent, il faut analyser l’histoire de l’humanité par décennies. Et le monde a beaucoup changé ces dix dernières années.

La crise économique est un facteur important ?
Il y a en effet une grave crise capitaliste, le déclin des puissances occidentales et le passage d’un monde unipolaire dominé par Washington à un monde multipolaire avec l’ascension des pays émergents. Cependant, la faiblesse des Etats-Unis n’est pas si nouvelle. Le véritable changement, c’est que l’image des Etats-Unis dans le monde reflète cette faiblesse aujourd’hui. En effet, il n’y a pas que la force économique ou militaire. Il y a aussi l’impact psychologique de l’image que donne une puissance comme les Etats-Unis. Cette domination culturelle et intellectuelle est très importante.
Après l’effondrement de l’Union soviétique, il y a eu une offensive orchestrée par des intellectuels US tels que Francis Fukuyama avec La fin de l’Histoire ou Samuel Huntington avec Le choc des civilisations. Cette offensive a instauré une véritable terreur intellectuelle sur le reste de la planète en prétendant que l’Occident était devenu le maître du monde.


Comment cette image de toute puissance de l’Occident a-t-elle été brisée ?
Tout d’abord, il y a la guerre en Afghanistan. Je me souviens en 2001, en pleine affaire des courriers piégés à l’anthrax : des journalistes de CNN interviewaient un ministre taliban. C’était un vieil homme, assez arriéré, avec un turban, une grosse barbe, etc. Un journaliste survolté lui demanda si son pays était responsable des attaques à l’anthrax. Le vieil homme éclata de rire : il ne comprenait rien et ne savait même pas ce qu’était l’anthrax ! Mais la télévision US était pourtant en train de présenter cet homme modeste comme un dangereux terroriste ! Avec ce genre de scénario ridicule, les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan. Mais cette guerre s’est révélée être un fiasco et l’image de superpuissance de l’Occident en a pris un sacré coup.
L’autre élément très important est la résistance irakienne. Les Etats-Unis ont été incapables de contrôler le pays et leur déroute militaire face aux résistants a fait passer le baril de pétrole de 30 à 75 dollars en peu de temps. Cette hausse soudaine a rapporté beaucoup d’argent dans les caisses des pays producteurs de pétrole. Endettés à cause des programmes de la Banque mondiale et du FMI, ces pays ont pu effacer leur ardoise et retrouver une certaine indépendance.
Les campagnes militaires en Afghanistan et en Irak sont donc des échecs. L’usage brutal de la force a ouvert les yeux des populations arabes : il n’y a que les fous et les peureux qui tuent de cette manière. Cette violence aveugle n’a donc fait que renforcer la résistance à l’impérialisme. De plus, il y avait une théorie disant que l’armée US était capable de mener cinq guerres en même temps : deux conflits majeurs et trois de niveau moyen. Les résistances afghane et irakienne ont montré au reste de la planète que tout cela était faux. Ce n’était que de la terreur intellectuelle.

L’évolution des technologies de l’information a-t-elle également joué un rôle important ?
Tout à fait. Les réseaux sociaux sur Internet ont permis aux manifestants de s’organiser malgré la répression policière. Mais l’élément principal selon moi est l’émergence de médias d’information tels qu’Al Jazeera. La domination médiatique de l’Occident est brisée et le fossé qui séparait autrefois les élites et les peuples occidentaux des populations du Tiers-Monde n’est plus si grand. Aujourd’hui, des jeunes étudiants latinos ou arabes reçoivent une meilleure information que leurs camarades d’Occident. L’accès à la télévision s’est démocratisé et des chaines locales diffusent dans la langue des citoyens du Tiers-Monde. C’est très important car le contrôle de l’information est un élément-clé dans les conflits.
Mussolini est le premier à avoir utilisé un média d’information comme arme de guerre. Dans les années 30, la radio italienne diffusait des programmes en langue arabe à destination des colonies contrôlées par les Alliés. Cette radio invita même le mufti de Jérusalem pour servir la propagande fasciste. Ensuite, les Britanniques réalisèrent l’utilité de ce concept et créèrent la BBC internationale, qui diffusait des programmes dans plusieurs langues. Petit à petit, les médias occidentaux se sont imposés comme les maîtres du marché de l’information et ont pu déverser leur propagande au reste de la planète.
Mais aujourd’hui, les populations du Sud ont leurs propres médias. Ce développement a également permis de démocratiser l’information et la culture uniquement accessibles par les livres autrefois. Cela a donc réduit d’une certaine manière le fossé entre les différentes classes sociales.
Autre conséquence : le niveau de conscience politique des citoyens arabes est devenu très élevé. Les gens n’ont plus peur, ils s’organisent et descendent dans la rue. Normalement, par temps de paix, ça peut prendre des années pour que les consciences s’éveillent. Mais en période de crise, les choses s’accélèrent. Il y a quelques semaines, alors qu’ils réclamaient la démission de Moubarak, les Egyptiens ont organisé la marche du million au Caire. Savez-vous d’où cela vient ? De la marche du million organisée en 1995 par le militant Louis Farrakhan aux Etats-Unis pour attirer l’attention des politiques sur la situation des afro-américains. C’est un clin d’œil, un message envoyé au président Obama pour qu’il comprenne que le niveau de conscience politique des Egyptiens est très élevé.

L’Egypte de Moubarak était un pilier essentiel de la politique US au Moyen-Orient. Ce pilier est peut-être en train de s’effondrer et d’autres pourraient suivre dans la région. Pensez-vous que les Etats-Unis étaient préparés à de tels changements dans le monde arabe ?

L’impérialisme US est déconnecté de la réalité. Il vit dans le monde magique de Disney où tout est beau et tout lui réussit. Il n’avait pas pu prévoir la débâcle afghane et irakienne et pensait pouvoir enchaîner avec l’Iran. Un autre exemple : la Chine planchait depuis un moment pour mettre au point un tout nouveau modèle d’avion de combat très sophistiqué. Selon ses informations, le Pentagone estimait que Pékin maitriserait la technologie nécessaire pour faire aboutir ce projet d’ici une quinzaine d’années. Il y a quelques mois, le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, s’est rendu en voyage officiel à Pékin. Vous savez comment sont les Chinois : très polis ! Aussi, à l’arrivée de leur hôte sur le tarmac de l’aéroport, ils ont préparé un cadeau de bienvenue et fait décoller devant les yeux ébahis du secrétaire le fameux avion de combat !

Pourquoi les chancelleries occidentales semblent avoir été tant surprises par les révolutions arabes ?

Lors de mon voyage en Egypte en 2009, j’ai été très frappé par l’important dispositif de contrôle policier qui entourait les ambassades occidentales. Dans le bar de l’hôtel où je séjournais, j’ai fait la connaissance de diplomates britanniques. Lorsque la glace était rompue, je leur ai demandé que signifiait tout ce dispositif autour des ambassades. Ils ont rigolé et m’ont répondu : « Mr. Mohamed, vous touchez le point sensible. Nous avons l’impression de vivre dans un zoo. On nous a dit que le peuple égyptien était dangereux et on a donc placé nos ambassades dans des cages ! En fait, au nom de la lutte contre le terrorisme, nos mouvements sont très limités. Notre gouvernement et le gouvernement égyptien nous empêchent de rencontrer les gens du peuple. »
Ces diplomates étaient donc incapables de se faire une idée correcte de la société égyptienne et ne recevaient que des informations positives du gouvernement de Moubarak. Ca m’a rappelé le livre La Tragédie et les leçons du Viêt Nam de Robert McNamara. McNamara fut le meilleur statisticien de l’histoire des Etats-Unis. Il a fait de la Ford Motor Company l’une des plus importantes sociétés du monde. Il a ensuite été ministre sous Kennedy puis sous Johnson.
McNamara raconte dans son livre comment, durant la présidence de Johnson, les Etats-Unis disposaient de milliers d’experts au Sud-Viêtnam pour assister le gouvernement. Tous les jours, il recevait des rapports de ces experts disant que tout allait bien. En tant que statisticien, McNamara suspectait que la probabilité de recevoir 100% de rapports positifs sur la situation au Sud-Viêtnam n’était pas réaliste. Il décida donc de réunir à Honolulu ces experts, diplomates, officiers et agents de la CIA qui tous les jours lui envoyaient des rapports. Une semaine plus tard, quand les experts furent retournés, McNamara reçut des rapports fort différents : « Les Viêt-Cong sont en danger, nous avons besoin de plus de renforts et d’assistance dans le Sud ! ». McNamara s’est donc rendu sur place pour tirer tout cela au clair. En fait, les diplomates et les agents US avaient l’habitude d’écrire leurs rapports vers dix heures du matin, après avoir pris un bon petit-déjeuner, fait une partie de tennis et bu un grand verre de whisky. Leurs rapports ne témoignaient pas de la situation objective sur place, mais de leur désir de bien-être personnel et de leur incompétence.
Les diplomates britanniques que j’avais rencontrés étaient un peu dans la même situation. Ils n’avaient aucune idée de la réalité sur place alors que moi-même, en une semaine, j’avais compris que la société égyptienne était sur le point d’exploser.

La chute de Moubarak risque-t-elle de favoriser la montée de l’islamisme en Egypte ?
On parle beaucoup des Frères musulmans en effet. Cependant, non seulement Moubarak n’était pas le rempart qui a permis de contenir la tendance islamiste. Mais la confrérie était aussi une pièce essentielle dans la dictature du raïs.
De 1956 à 1970, Gamal Abdel Nasser a dirigé l’Egypte avec un programme socialiste, faisant de nombreuses réformes. Il a par ailleurs réprimé la confrérie des Frères musulmans et commis des erreurs à leur encontre. A l’époque, l’Egypte était proche de l’Union soviétique. A la mort de Nasser, Anouar el-Sadate prit la tête du pays et se rapprocha progressivement des Etats-Unis. Il adopta une politique économique libérale et se soumit aux intérêts US au Moyen-Orient, enterrant la hache de guerre avec Israël.
Cependant, l’héritage de Nasser était encore très fort en Egypte. C’était un obstacle pour Sadate qui voulait suivre les préceptes de la Banque Mondiale et brader les entreprises publiques au profit de compagnies privées. Le nouveau président égyptien devait donc se débarrasser de ceux qui revendiquaient encore la politique de Nasser. Moubarak à l’époque a eu un rôle bien particulier. Il avait pour mission de former des gangs et de les armer à travers les services secrets pour combattre les nasséristes et les communistes. Mais la répression ne suffisait pas. Il fallait aussi combattre l’héritage de Nasser sur plan idéologique.

Sadate a utilisé la religion pour cela. D’une part, toute une série d’informations ont été révélées sur la répression de Nasser contre les Frères musulmans. Et l’agenda de ces révélations n’était pas un hasard selon moi. D’autre part, Sadate s’est présenté comme un homme de Dieu, un musulman dévoué. Il a introduit de nombreuses mesures pour consolider l’importance de la religion dans la société égyptienne. Par exemple, faire lire des versets du Coran avant le journal télévisé. Sadate a également libéré les Frères musulmans qui étaient emprisonnés.
L’idée que la dictature égyptienne était nécessaire pour contenir la montée de l’islamisme est donc fausse. L’islamisme était en fait une pièce essentielle du système. Il permettait de justifier l’Etat-policier que soutenait l’Occident.

Pourtant on présente souvent les Frères musulmans comme le principal parti d’opposition en Egypte.
C’est faux. Les Frères musulmans étaient en fait le seul parti acceptable pour le régime égyptien. S’ils étaient vraiment dangereux, la dictature de Moubarak ne les aurait pas tolérés. Or, les Frères musulmans ont même été à plusieurs reprises autorisés à siéger au parlement. Dans une dictature, vous n’acceptez pas votre ennemi. Ce n’est pas comme les communistes ou les islamistes qui étaient bannis en Tunisie. Les Frères musulmans représentent l’autre face du système totalitaire soutenu par l’impérialisme. Leur programme socio-économique n’est d’ailleurs pas progressiste. Ils prônent un capitalisme débridé, la libre entreprise, se sont déjà opposés à des mouvements d’ouvriers ou de paysans… Bref, la ligne parfaite pour permettre à l’impérialisme de continuer à exploiter l’Egypte.

N’y a-t-il donc pas de forces d’opposition capables de guider la révolution en Egypte ?
Nous avons vu qu’il y avait beaucoup de similitudes en Tunisie et en Egypte sur les raisons qui ont poussé le peuple à se soulever. Il est intéressant aussi de remarquer les interactions entre ces mouvements. Si la révolution tunisienne n’avait pas eu de répercussions dans le monde arabe, elle aurait pu être isolée et réprimée. Mais la révolution tunisienne a encouragé le peuple égyptien à se soulever et parallèlement, la révolution égyptienne a affaibli les éléments réactionnaires qui voulaient étouffer la révolution en Tunisie.
Il y a cependant une grande différence entre ces deux mouvements. Selon moi, la révolution tunisienne est mieux organisée. Notamment du fait que les partis d’opposition ont beaucoup appris de leur expérience dans la clandestinité. Même en prison, l’opposition s’est organisée et les forces contre-révolutionnaires ne peuvent pas la diviser aujourd’hui.

C’est différent pour l’Egypte. Les nasséristes et les communistes n’ont pas eu autant de patience que leurs homologues tunisiens et représentent seulement un petit segment de la population. Les Frères musulmans n’incarnent pas une véritable opposition et ne représentent pas non plus une grosse partie de la société. Enfin, les médias occidentaux ont beaucoup parlé de Mohamed El Baradei. Mais cet homme a vécu la plupart de son temps entre deux aéroports et n’a aucune base sociale en Egypte. Personne ne le connaît dans le pays, hormis sa femme et ses collègues ! 

Comment pourraient évoluer les choses alors ?
La seule institution organisée est l’armée. Tout dépend d’elle maintenant.

Mais l’armée était proche de Moubarak. Et elle est financée par les Etats-Unis. Peut-on attendre de réels changements de cette institution ?
L’armée n’est pas un corps homogène. Tout comme dans la société égyptienne, vous trouvez dans l’armée différentes tendances. Et le corps de cette institution est composé d’Egyptiens venant du peuple. Ils ne veulent plus de la dictature. De plus, les révolutionnaires qui ont mis fin à la monarchie égyptienne en 1952 étaient des officiers de l’armée, ne l’oublions pas.
Les proches de Moubarak ne représentent qu’une minorité au sein de l’armée. Maintenant que le dictateur est tombé, la Constitution va être modifiée pour autoriser tous les partis politiques qui le souhaitent à participer aux prochaines élections. Nous allons voir quelles forces vont émerger.

Que peut faire Washington pour défendre ses intérêts en Egypte maintenant ? Financer les groupes politiques favorables aux intérêts US dans un système démocratique ? La National Endowment for Democracy, une officine de la CIA, a pratiqué cela en Yougoslavie et en Amérique latine. Et cette organisation finançait des groupes d’opposition en Egypte déjà sous Moubarak.
Le Moyen-Orient est tellement important d’un point de vue stratégique que la politique des Etats-Unis dans la région est la répression. Et le principal allié pour servir cette politique est l’Etat-policier. Washington n’a donc pas besoin de groupes d’opposition politique. Il lui faut une dictature absolue.
Cependant, ce système de domination est en banqueroute à cause du niveau de conscience des citoyens arabes. L’Occident a prétendu apporter la démocratie mais il a porté au pouvoir des voleurs corrompus, des fascistes qui ont opprimé le peuple. Cette démocratie n’a aucun sens car elle repose sur un mensonge.
C’est pourtant un outil essentiel de la politique US. Après la Deuxième Guerre mondiale, quand les Etats-Unis sont devenus la première puissance, le diplomate George F. Kennan a écrit un article qui allait avoir un impact énorme sur la politique étrangère de son pays. Kennan expliquait que les Etats-Unis représentaient 6% de la population mondiale mais consommaient 50% des richesses de la planète. L’objectif était de creuser d’avantage ce fossé ! Selon Kennan, les droits de l’homme et la démocratie n’étaient pas une préoccupation première pour les Etats-Unis. Mais si un gouvernement révolutionnaire émergeait quelque part et menaçait les intérêts US, Washington devait intervenir en utilisant les droits de l’homme et la démocratie comme prétexte. 
C’est la politique étrangère des Etats-Unis. S’ils se souciaient vraiment de la démocratie, ils interviendraient immédiatement en Arabie Saoudite. Mais ce n’est qu’un prétexte et les populations arabes ne sont pas dupes. Les Etats-Unis n’ont que deux options au Moyen-Orient : imposer des dictatures ou partir.

Moubarak était aussi un allié important d’Israël. Quel pourrait être l’impact de sa chute pour ce pays ?
L’Egypte a d’importantes réserves de gaz. Et Israël est le pays qui profite le plus de ces richesses, payant le gaz moins cher que le prix du marché. Il a développé un réseau très important qui dépend de l’approvisionnement égyptien. Israël a procédé à des simulations ces derniers jours pour pallier à une coupure éventuelle de cet approvisionnement. Mais sur le long terme, si un nouveau gouvernement égyptien revoyait cet accord, ce serait très difficile pour l’Etat hébreux.
De plus, l’enjeu palestinien n’est pas résolu. Les dirigeants égyptiens, depuis Sadate, ont conclu une alliance avec Israël. Mais le peuple égyptien, lui, est contre l’occupation et solidaire des Palestiniens. N’importe quel gouvernement démocratique qui représenterait un tant soi peu les aspirations du peuple égyptien ne maintiendrait pas cette relation avec Israël.

Cela aurait aussi un impact sur la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient ?
Tout à fait. En 1973, la guerre de Kippour opposa l’Egypte et la Syrie à Israël et se solda par la défaite des troupes arabes. A la suite du conflit, un accord de paix fut signé entre l’Egypte et Israël et cet accord constitua l’un des principaux piliers de la politique US au Moyen-Orient. C’était une stratégie d’Henry Kissinger : la paix entre l’Egypte et Israël a permis de liquider la question palestinienne et de briser l’unité des pays arabes. Selon moi, cet accord est fini. Les Etats-Unis ont perdu l’Egypte avec la chute de Moubarak et les rapports de force vont changer dans la région.

 
 
Que peut-il arriver dans le monde arabe maintenant ? Les révolutions vont-elles se limiter à l’Egypte et la Tunisie ?
Non. Des révoltes ont éclaté au Yémen où la chute d’Ali Abdullah Saleh, un autre dictateur pro-US, est inévitable. C’est un enjeu de taille pour l’Arabie Saoudite : si une révolution populaire éclate au Yémen, cela va porter le danger aux portes du royaume saoudien, le pire ennemi de la démocratie dans le monde arabe. L’Arabie Saoudite est un pays arriéré et le principal allié des Etats-Unis dans la région. La monarchie féodale craint les mouvements populaires. D’ailleurs, elle ne voulait pas que les Etats-Unis lâchent Moubarak. Lorsque l’administration Obama a annoncé sous la pression populaire qu’elle arrêterait de financer le régime de Moubarak, l’Arabie Saoudite a aussitôt répliqué qu’elle prendrait en charge ce financement. Elle voulait maintenir le dictateur à tout prix pour prouver que les révoltes ne mènent à rien.
Si les révolutions arabes devaient avoir un impact considérable en Arabie saoudite, les conséquences seraient énormes. En effet, le principal outil de domination de l’impérialisme US est le dollar. C’est très important car le pétrole est vendu en dollar. Mais un gouvernement démocratique et indépendant en Arabie Saoudite pourrait refuser d’utiliser cette monnaie. L’Iran a réalisé d’importants bénéfices en vendant son pétrole dans d’autres devises. Le dollar ne serait plus alors la monnaie de référence dans le monde, ce qui signerait la mort de l’impérialisme US.
Les Etats-Unis sont donc dans une mauvaise posture. Au Liban aussi, leur stratégie s’est effondrée. Il y avait une alliance avec les réactionnaires du pays, principalement des sunnites financés par l’Arabie Saoudite, pour contenir le mouvement de résistance du Hezbollah. Mais cette alliance a volé en éclats avec le scandale de l’enquête sur l’assassinat de l’ancien chef de gouvernement, Rafiq Hariri. Un tribunal devait remettre ses conclusions dans lesquelles il incriminait des hauts-membres du Hezbollah. Mais il s’est avéré que l’enquête était faussée par des objectifs politiques visant à affaiblir le mouvement chiite. Finalement, l’Arabie Saoudite, qui avait tenté une médiation pour calmer les choses, a jeté l’éponge. Le gouvernement libanais a été dissout et le Hezbollah est sorti renforcé, avec un de ses membres nommé premier ministre. C’est un échec pour Washington. Tous ses pions dans la région sont en crise.

Finalement, que nous apprennent ces révolutions ?
Les puissances néocoloniales ne comprennent pas que le monde a changé. On le voit en Côte d’Ivoire par exemple. Les Etats-Unis et la France veulent imposer Alassane Ouattara, une marionnette venue du FMI. Mais il n’a pas gagné les élections et la situation est bloquée. Les pays d’Afrique de l’Ouest devaient intervenir militairement pour le compte des puissances impérialistes mais les soldats africains ne veulent pas provoquer un nouveau bain de sang pour défendre les intérêts occidentaux. C’est la grande leçon : le niveau de conscience politique dans les pays arabes, en Afrique et dans tout le Tiers-Monde est beaucoup plus élevé maintenant. On ne peut plus tromper ces gens comme avant.
Je pense que dorénavant, la contradiction va se poser entre les puissances impérialistes et les pays du Sud. Autrefois, les puissances coloniales se déchiraient entre elles pour s’accaparer le gâteau du Tiers-Monde. Aujourd’hui, elles vont devoir négocier avec ces pays. L’hégémonie politique et économique de l’Occident touche à sa fin. Les Etats-Unis disposent de beaucoup de ressources dans leur propre pays et resteront une puissance régionale importante. L’Europe devra choisir : se soumettre encore plus à la puissance US ou devenir réellement indépendante. L’hégémonie idéologique de l’Occident aussi est révolue. Vous n’avez plus de grands philosophes comme Rousseau, Sartre, Camus, etc.

Il y a Bernard-Henri Lévy…
Voilà, vous avez mesuré toute l’ampleur du problème !
 
 
 
 
 
 
INTERVIEW : Grégoire Lalieu & Michel Collon
 
Voir également :


Les causes de la révolution tunisienne dépassent largement Ben Ali et son parti

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 16:29

http://krachinfo.blogspot.com/2011/01/offre-demploi.html

.

Etats-Unis

à la conquête de l'Est:

Révolutions de couleurs

fomentées par la CIA

 

 

Documentaire très intéressant de Manon Loizeau tourné en 2005, intitulé "États-Unis : à la conquête de l'est" qui explique comment la CIA fomente les révolutions afin de servir ses propres intérêts.

Les coups pourris du CFR (Council On Foreign Relations) et du Groupe Bilderberg par l'intermédiaire de la CIA...

George Soros n'a rien à faire de la démocratie. Son but est de renverser des états pour s'approprier des ressources naturelles (gaz, pétrole etc...)

"Dans ce documentaire tourné en 2005 Manon Loizeau dévoile ceux qui financent et fomentent les révolutions dans les pays de l’est traditionnellement favorable à la Russie. Très utile afin de comprendre la situation iranienne et les promoteurs du mouvement…"

 

 

Partie 1sur6

La suite ici :
http://www.dailymotion.com/user/jackyshow38/video/xaqa90_comment-la-cia-prepare-les-revoluti_news

Lire également l'article "La technique du coup d’État coloré " de John Laughland.
http://www.voltairenet.org/article163449.html

 

Comment la CIA prépare les révolutions colorées

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:53

https://mecanoblog.wordpress.com/tag/guerres-imperialistes/

 

 

 

Révolutions spontanées des peuples,

ou révolutions artificielles

de l'Occident militaro-financier.

par Eva R-sistons

 

 

Alerte ! Une campagne médiatique de l'Occident

contre l'Iran démarre maintenant.

 

Les révolutions arabes, inattendues, ont été spontanées,

fruits de la colère des peuples

contre les Dictateurs,

conte la tyrannie,

contre la misère,

pour une démocratie véritable,

pour la réduction des inégalités.

Elles ont vite été récupérées

par l'Occident, à son profit,

via l'Armée aux ordres.

 

Et parallèlement, d'autres révolutions se préparent,

dans la foulée,

elles totalement artificielles,

fruits non de la colère des peuples contre l'intolérable,

mais de la volonté du NWO

de changer tous les régimes à son profit,

au profit de ses multinationales et de ses financiers.

Donc contre l'intérêt des peuples !

 

Pour l'instant, l'Occident exsangue n'a pas les moyens

d'attaquer l'Iran non-aligné sur sa tyrannie

et empli de ressources convoitées, à piller, à voler.

Donc, de l'intérieur, la CIA, avec ses agents

et des étudiants manipulés, à qui l'on fait miroiter

les bienfaits de la société de consommation

et d'une société soi-disant démocratique,

commencent à comploter, dans la foulée

des révolutions arabes des peuples.

 

Non aux Révolutions des peuples récupérées par l'Occident,

pour s'emparer des ressources vitales de la planète

et pour asseoir son modèle anglo-saxon,

son type de société financier et militaire,

ses valeurs matérialistes et égoïstes,

bref son emprise, sa domination,

partout, totalement et définitivement.

 

On est loin de l'élan de tout un peuple,

prenant racine sur une situation intolérable,

dictature, inégalités sociales,

absence de travail et misère.

 

Il est normal que l'Iran réprime

cette fausse révolution, programmée par l'Occident

pour servir ses intérêts et non ceux des peuples,

pour priver les Etats de leur souveraineté,

de leurs choix, de leur modèle.

Jolie démocratie... liberticide, d'essence totalitaire !

Nazisme pas mort, bien vivant même !

L'Iran ne peut tolérer cette destabilisation,

ce complot contre ses intérêts et contre sa souveraineté,

c'est une question de survie pour lui.

La "démocratie" imposée par l'Occident,

c'est-à-dire en fait un pouvoir géré par lui,

serait un cancer pour l'Iran,

une emprise mortelle

sur sa civilisation, sur sa nation.

 

Alerte, citoyens, alerte, peuples !

Non aux fausses révolutions imposées de l'intérieur,

non aux révolutions récupérées par l'Occident

- à l'instant, France24 qui ne donne la parole

qu'aux Occidentaux, aux Arabes "occidentalisés", à Israël,

jamais aux Iraniens partisans du Régime en place,

jamais au Hamas, jamais au Hezbollah, jamais aux voix dissonantes,

France24 donc, consacre son débat à l'Iran d'après,

et là, surprise, une perle, une vérité :

"Les Etats-Unis ont permis le départ de Moubarak,

mais le pouvoir, en fait, est conforté, avec l'Armée".

Mieux: Une intervenante confirme !

"Le Régime n'est pas renversé !". Quel aveu !

Et celui-ci : "Les Frères Musulmans,

c'est un islamisme à la turque...

Les Frères Musulmans, c'est d'abord une force sociale,

avant d'être politique !".

 

Il est intolérable de voir les Révolutions populaires

confisquées,

récupérées,

ou détournées

par l'Occident qui s'ingère partout.

 

L'Iran ne doit pas être destabilisé

par l'Occident, il doit défendre son intégrité, son modèle.

L'Egypte, la Tunisie, ne doivent pas voir leur révolution confisquée.

 

L'Occident est l'ennemi des libertés, l'ennemi de l'humanité,

il fait de l'existence des peuples un enfer,

uniquement pour gonfler des coffre-forts outrageusement pleins.

 

Citoyens, la vérité doit éclater !

Eva R-sistons


Bahreïn, révolution contre les monarchies corrompues,

Yemen qui bouge,

Algérie qui étouffe sans espoir,

Soudan scindé au profit de l'Occident,

le monde change, soyons vigilants !

 

 

 Alerte, génocide planétaire en cours, sournois. Alerte, société mortifère !

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:51
Informations et opinions alternatives :
Des milliers de personnes accompagnent le cortège du manifestant tué, Fadel al-Matrouk, Manama 16 février 2011.
Bahreïn/Manifestations
A Bahreïn l'opposition réclame une monarchie constitutionnelle

A Bahreïn, des milliers de manifestants ont accompagné le cortège des obsèques d'un manifestant tué le 15 février par les forces de sécurité. Dans ce pays dominé par une dynastie sunnite, les revendications sont sociales et politiques. L'’opposition chiite vient de franchir un pas en demandant une monarchie constitutionnelle avec un Premier ministre « élu par le peuple ».

 

 

 

 

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IRIB- Selon Farsnews, les jeunes révolutionnaires égyptiens observeront, vendredi prochain, une grève, pour obtenir la concrétisation de leurs revendications.
Mercredi, 16 Février 2011 16:41
Irak : Nouri al-Maliki se rend au Koweït IRIB- Selon Farsnews, le Premier ministre irakien se rend au Koweït, pour s’entretenir avec les autorités koweitiennes, de manière à résoudre les problèmes non résolues des deux pays.
Le dictateur égyptien s’est enfui vers les territoires occupés israéliens Jahannews - A bord d’un hélicoptère, Hosni Moubarak a été transféré, mardi, dans un hôtel à Eilat, dans les territoires occupés israéliens, rapporte la chaîne Al-Alam, citant un site d’information arabophone.
La secousse tellurique des révolutions continue de traverser les pays dictatoriaux arabes Farsnews - "Les contestations de rue, à Bahreïn, sont la prolongation de la révolution, en Egypte et en Tunisie, une vague qui se propage comme une secousse tellurique, d’un pays arabe à l’autre", a affirmé le secrétaire général du Mouvement Haq, pour la liberté et la démocratie.
Egypte : des centaines de personnes sont portées disparues Press TV - Des centaines de personnes ont été portées disparues, en Egypte, a annoncé un groupe de défense des droits de l’Homme.
Mercredi, 16 Février 2011 08:45
Bahreïn: les Chiites ont quitté le parlement IRIB - En guise de protestation contre la répression, manu militari, des manifestations anti-gouvernementales, les Chiites opposés au gouvernement bahreïni ont quitté le parlement.
Mercredi, 16 Février 2011 08:40
Egypte: les IRIB - Les "Frères musulmans", principal parti de l'opposition à l'ex-gouvernement égyptien, annoncent leur intention de former un parti politique, en cas de la levée des restrictions légales actuelles.
L’ONU demande aux autorités bahreïnies de renoncer à l'usage de la force contre les manifestants IRIB - Suite à la répression des manifestations populaires, à Bahreïn, qui a abouti à la mort de deux protestataires, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a exhorté, mardi, les autorités bahreïnies à renoncer à l'usage de la force contre les manifestants.
Un mort et plusieurs blessés, à Bahreïn, protestations contre Saleh, au Yémen IRIB - Les forces bahreïnies, en tirant sur les protestataires, ont tué l'un d'entre eux et en ont blessé plusieurs autres.
Egypte : les IRIB - Le chef adjoint des "Frères musulmans" a appelé le Conseil suprême militaire à ne pas considérer, comme un délit, les manifestations pacifiques et à libérer les détenus.
Mardi, 15 Février 2011 20:03
Mort de 4 civils, en Irak IRIB - 4 civils, dont une femme, ont été tués, dans l'explosion de deux bombes, sur un marché, au sud de Bagdad.
L'Arabie saoudite participe à la répression des opposants bahreïnis IRIB - Le Président de l'Institut des affaires du golfe Persique, à Washington, a déclaré, mardi, que l'Arabie saoudite avait envoyé des forces militaires, à Manama, pour aider le roi de Bahreïn, Hamad Ben Issa Ale- Khalifa, à mater les manifestations populaires de grand ampleur.
Mesures draconiennes de sécurité, dans les ambassades israéliennes IRIB - Le régime sioniste a renforcé les mesures de sécurité, dans ses ambassades, partout, dans le monde, au seuil de l'anniversaire de l'assassinat du martyr Emad Moughniyeh, l'un des commandants du Hezbollah, et par crainte d'opérations de représailles.
La participation des forces saoudiennes à la répression des manifestants bahreïnis IRINN- Alors que les rapports font part de la mort de 3 manifestants, tombés sous les balles des éléments de la sécurité bahreïnie, les forces militaires saoudiennes sont entrées en jeu, hier, lundi, le «jour de la colère», à Bahreïn, pour donner un coup de main au gouvernement et l’aider…

La démission du Premier ministre, nommé, par l’Autorité autonome palestinienne IRIB- A la suite du scandale qui a éclaboussé l’équipe de Mahmoud Abbas, à propos de l’annexion des territoires palestiniens et des droits au retour des réfugiés, dans les négociations de compromis avec les Sionistes, le Premier ministre nommé par l’Autorité autonome palestinienne a démissionné

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:45

 

geab

Crise systémique globale / Dislocation géopolitique mondiale - Fin 2011 : Chute du 'Mur des pétro-dollars' et choc monétaro-pétrolier majeur pour les Etats-Unis

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Avec ce numéro 52 du GEAB, notre équipe célèbre deux anniversaires importants en terme d'anticipation. C'est en effet en Février 2006, il y a donc cinq ans exactement, que le GEAB N°2 a rencontré brusquement un succès mondial en annonçant le prochain « Déclenchement d’une crise mondiale majeure » caractérisée notamment par « La fin de l’Occident tel qu’on le connaît depuis 1945 ». Et c'est il y a deux ans exactement, en Février 2009, qu'avec le GEAB N°32, LEAP/E2020 anticipait le début de la phase de dislocation géopolitique mondiale pour la fin de cette même année. Dans les deux cas, il est important de noter que l'intérêt indéniable suscité par ces anticipations au niveau international, mesurable notamment aux millions de lecteurs des communiqués publics concernés, n'a eu d'équivalent que le silence des principaux médias sur ces mêmes analyses et l'opposition farouche (sur Internet) de la très grande majorité des experts et spécialistes économiques, financiers ou géopolitiques.


Pourtant, en ce début 2011, plus grand monde ne doute que nous sommes bien engagés dans un processus d'ampleur historique qui voit le monde d'après 1945 s'effondrer sous nos yeux, Etats-Unis en tête, tandis que la communauté internationale se disloque chaque jour un peu plus, tout comme le tissu social et économique de la plupart des pays de la planète (1). Mais cette évidence actuelle n'a bien entendu pas empêché « décideurs et experts » (2), en 2006, d'être certains qu'il n'y avait aucun risque de crise importante à l'horizon ; et, en 2009, qu'il était absurde d'imaginer le moindre risque de dislocation de l'ordre mondial en place et encore moins de l'ordre social. Hélas, aujourd'hui, la capacité intellectuelle de ces élites à faire face aux changements en cours ne semble pas s'être améliorée puisque les mêmes « décideurs et experts » n'imaginaient pas possible il y a seulement deux mois que la Tunisie, puis l'Egypte puissent voir leurs régimes être renversés prochainement.

Gouvernements et institutions internationales aveugles (3), experts et médias dépassés (4), … les élites occidentales, et leurs clones des différentes régions du monde, continuent à s'enfoncer sur les « holzweg » de l'Histoire, ces chemins forestiers qui ne mènent nulle part, ou plus exactement comme le soulignait Heidegger, qui ne mènent quelque part que si on a l'humilité d'être constamment à l'écoute de la forêt et de ses signaux (5).

Néanmoins, alors que les signaux deviennent de vraies sirènes d'alerte, nos élites semblent décider à tout faire pour les ignorer. Prenons un exemple très récent : la comparaison des évènements affectant le monde arabe avec la Chute du Mur de Berlin. Notre équipe a été très intéressée de constater que cette image que nous utilisons depuis 2006 pour aider à comprendre le processus en cours de désintégration de la puissance des Etats-Unis, est désormais reprise allègrement par des dirigeants politiques (Angela Merkel en-tête (6)) et des experts en tout genre. Pourtant, à ce jour, ceux-là même qui font cette comparaison semblent s'interdire de poursuivre leur cheminement intellectuel jusqu'au bout, jusqu'au moment où il débouche sur une compréhension de la dynamique des évènements. Ils se contentent de décrire, sans analyser.

Or ce « mur » qui s'effondre a bien été construit par quelqu'un, ou quelque chose, et dans un but précis. Le « Mur de Berlin » avait été construit par le régime est-allemand, dans le contexte plus général du « Rideau de Fer », voulu par l'URSS, pour séparer le plus hermétiquement possible le bloc communiste de l'Occident. Et cela visait essentiellement à éviter toute remise en cause du pouvoir détenu par le parti unique dans chaque pays communiste afin de perpétuer le contrôle par Moscou des pays européens de l'Est ; en échange, Moscou assurait soutien sans faille et prébendes en tout genre aux dirigeants des pays d'Europe de l'Est. L'effondrement du « Mur de Berlin », remettant en cause ces monopoles de pouvoir et donc les objectifs qu'ils servaient, a ainsi provoqué en quelques mois la chute successive de tous les régimes communistes d'Europe de l'Est pour se terminer deux ans plus tard par la dissolution de l'URSS et la fin de soixante-dix ans de pouvoir absolu du parti communiste russe.

Alors, si c'est aussi un « mur » qui est en train de tomber sous nos yeux dans le monde arabe, pour pouvoir espérer anticiper la suite des évènements, il est essentiel de pouvoir répondre à ces questions : qui l'a construit ? Dans quel but ? Et les réponses ne sont pas si difficiles à trouver pour qui ceux qui ne regardent pas l'actualité avec des œillères idéologiques :

. ce « mur » a été construit par chacun des dictateurs (ou régimes) arabes de la région afin de s'assurer du maintien de leur monopole sur le pouvoir et les richesses du pays, en évitant tout risque de remise en cause de leur parti unique ou de leur légitimité dynastique (pour les royaumes). En ce sens, il y a très peu de différence entre les cliques au pouvoir dans les pays arabes et celles qui dirigeaient les pays communistes.

. ce « mur » s'intégrait dans le dispositif plus général mis en place par Washington pour préserver son accès préférentiel (et en Dollars US) aux ressources pétrolières de la région et préserver les intérêts d'Israël. L'intégration poussée de l'appareil militaire et sécuritaire de ces pays (sauf la Syrie et la Lybie) avec le dispositif de défense des Etats-Unis assur(ait) un soutien américain sans faille et permet(tait) aux dirigeants arabes concernés de bénéficier de prébendes en tout genre sans risque de remise en cause par des forces intérieures ou extérieures.

Ainsi, en réfléchissant un peu plus à sa comparaison avec la Chute du Mur de Berlin lors de la Conférence sur la Sécurité de Munich, la chancelière allemande aurait pu se tourner vers sa voisine de débat, la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, et lui demander : « Ne pensez-vous pas que les évènements actuels en Tunisie et en Egypte sont les premiers signes de la chute de tous les régimes qui dépendent de Washington pour leur survie ? Et qu'ils peuvent en particulier conduire à un effondrement rapide du système d'approvisionnement en pétrole des Etats-Unis tel qu'il a été mis en place il y a des décennies ? Et donc du système global de facturation du pétrole et du rôle central du Dollar en la matière ? (7) ». Pendant que l'audience de la Conférence sur la Sécurité de Munich se serait soudain rendu compte qu'ils débattaient enfin de quelque chose de sérieux (8), Angela Merkel aurait pu ajouter : « Et concernant Israël, ne pensez-vous pas que cette chute de « mur » va impliquer très vite la nécessité de reconsidérer toute la politique américano-israélienne dans la région ? (9) ». Et là miracle, la Conférence sur la Sécurité de Munich aurait repris pied dans le XXI° siècle et le débat euro-américain pouvait se ressourcer dans le monde réel au lieu de divaguer dans la virtualité transatlantique et la lutte contre le terrorisme.

Hélas, comme nous le savons tous, cet échange n'a pas eu lieu. Et les divagations de nos dirigeants risquent donc de continuer avec comme conséquence d'accentuer les chocs de l'année 2011 et de son caractère impitoyable comme anticipé dans le GEAB N°51.
Pourtant, LEAP/E2020 est convaincu que les évènements actuels dans le monde arabe, dont nous avions correctement anticipé les mécanismes, sont avant tout la traduction régionale des tendances de fond de la crise systémique globale, et en particulier de la dislocation géopolitique mondiale (10). A ce titre, ils sont les prémisses de chocs majeurs dans les trimestres à venir. Nous estimons en particulier que la fin 2011 sera marquée par ce que notre équipe appelle la « Chute du Mur des pétro-dollars » (11) qui génèrera immédiatement un choc monétaro-pétrolier majeur pour les Etats-Unis. C'est d'ailleurs l'un des sujets principaux de ce GEAB N°52 avec l'anticipation plus générale de l'évolution du monde arabe (y compris un indicateur précis du risque-pays dans la région). D'autre part notre équipe analyse l'accélération en cours du processus d'émergence de l'Euroland et ses conséquences pour l'Euro et la situation en Europe. Enfin, nous présentons nos recommandations concernant tous ces évènements.
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Notes:
(1) Même le FMI, à l'imagination pourtant peu développée, évoque désormais le spectre de guerres civiles à travers toute la planète comme le rapporte le Telegraph du 01/02/2011 ; tandis que The Onion du 24/01/2011 s'exerce avec succès à l'humour noir dans un article étonnant, mais révélateur de l'ambiance actuelle, qui évoque la désignation par la Fondation du Patrimoine Mondial, sponsorisée par Goldman Sachs, du « Fossé entre riches et pauvres de la planète » comme étant la 8° Merveille du Monde du fait de son ampleur désormais sans équivalent.

(2) Nous mettons des guillemets car à notre avis un décideur qui ne prévoit rien et un expert qui ne sait rien sont en fait des imposteurs.

(3) La CIA et le gouvernement français fournissent deux illustrations exemplaires de cette tendance générale : ils n'ont rien vu venir en Tunisie et en Egypte, alors même que les uns dépensent des dizaines de milliards de Dollars par an pour espionner le monde arabe et que les autres se promenaient au plus haut niveau (Premier Ministre et Ministre des Affaires étrangères) au cœur des pays concernés. La simple lecture de nos anticipations de 2008 (GEAB N°26 sur le sujet aurait pourtant pu les mettre sur la piste puisque ce sont exactement les tendances décrites alors qui ont abouti aux évènements tunisiens et égyptiens de ces dernières semaines. Comme le résume brutalement le Spiegel du 03/02/2011, « La révolution, ça n'est pas bon pour les affaires » … surtout quand on a rien vu venir pourrait-on ajouter.

(4) En la matière, les investisseurs et les acteurs économiques qui se sont contentés de ces analyses se retrouvent aujourd'hui dans des difficultés sérieuses puisque les « El Dorado » promus à coup de reportages et de commentaires « éclairés » se sont transformées brutalement en piège à capitaux, en zones instables, en prévisions incertaines. Les « fantastiques avantages compétitifs » sont quant à eux devenus en une nuit ou presque des « risques pays insupportables ». Délocalisation, sous-traitance, tourisme, construction d'infrastructures, … pour l'ensemble de ces activités, c'est en effet tout le contexte social, légal, économique, monétaire et financier des pays concernés qui est projeté dans l'inconnu.

(5) Petite remarque philosophique et méthodologique : sans aucune préméditation, notre équipe s'inscrit ici à nouveau dans une approche très franco-allemande puisque notre travail d'anticipation s'appuie non seulement sur cette notion d' « écoute » et de dévoilement de réalité chère à Heidegger, mais également sur l'approche défendue par Descartes, à savoir, la définition d'une méthode rationnelle. Voilà d'ailleurs une synthèse qui devrait inspirer ceux qui actuellement travaillent à définir les futures caractéristiques de la gouvernance de l'Euroland. Pour en savoir plus sur cette question du « chemin » chez Heidegger et Descartes, on peut lire utilement cette page du site Digressions. Et pour mieux comprendre la méthode utilisée par LEAP/E2020 et tenter de l'appliquer vous-même directement, nous vous recommandons le Manuel d'Anticipation Politique publié aux éditions Anticipolis.

(6) Source : Bundeskanzlerin, 10/02/2011

(7) On assiste déjà à des mouvements d'ampleur autour du pétrole puisque les Etats-Unis s'apprêtent à abandonner leur propre indice WTI du cours du pétrole pour se rallier à l'indice européen Brent étrole) auquel l'Arabie saoudite s'est déjà convertie en 2009 en abandonnant le WTI. La divergence des cours entre les deux indices a culminé avec la crise égyptienne. Nous revenons sur la question pétrolière dans un autre chapitre de ce numéro du GEAB. Source : Bloomberg 10/02/2011

(8) Cette conférence, à l'instar du Forum de Davos, a un air délicieusement rétro. Les organisateurs et les participants semblent ne pas avoir réalisé que le monde auquel ils appartiennent a disparu, que leurs débats n'intéressent en fait plus personne dans le monde « réel » et que les nombreuses heures d'émissions qui leurs sont consacrées sur les chaines de télévision internationales sont la mesure inverse du très petit nombre de spectateurs qui les regardent. Avec plus de 1.500 participants américains et britanniques contre 58 latino-américains et moins de 500 asiatiques, Davos incarne indéniablement le forum typique du « monde d'avant la crise », confirmé par sa signature linguistique, le monolinguisme anglophone (même sur son site web). Monolinguisme ou multilinguisme constitue d'ailleurs selon LEAP/E2020 un premier critère très simple d'évaluation pour savoir si un projet ou une organisation à vocation internationale appartient plutôt au monde d'avant la crise ou au contraire est déjà en partie adaptée au monde d'après.

(9) A ce sujet, il faut lire le remarquable éditorial de Larry Derfner dans le Jerusalem Post du 09/02/2011.

(10) Washington a ainsi fait preuve d'une impréparation absolue, puis d'une indécision évidente, confirmant non seulement la fin de tout leadership américain au niveau international mais l'accélération d'un processus de paralysie du pouvoir central américain. Pour comprendre l'importance du phénomène, il faut garder en mémoire que l'Egypte est l'un des pays au monde qui est le plus directement financé et encadré par les Etats-Unis depuis la fin des années 1970. D'ailleurs, le New York Times du 12/02/2011 résume très bien la situation, tout en essayant de la présenter comme une stratégie alors qu'elle n'est qu'une absence de stratégie, en décrivant la gestion de la crise par Barack Obama comme étant du « straddle », une technique boursière consistant à essayer de se couvrir des deux côtés quand on sent qu'un événement important va arriver mais qu'on a aucune idée du sens qu'il va prendre. Au passage, l'article illustre le clivage entre « anciens » et « modernes » que cette crise a fait émerger au cœur du pouvoir US. Mais, nous revenons plus en détail sur tous ces aspects et leurs conséquences dans une autre partie de ce GEAB.

(11) Qui est un segment stratégiquement essentiel du « Mur Dollar », comme le « Mur de Berlin » l'était pour l'ensemble du « Rideau de Fer ».


Mardi 15 Février 2011
http://www.leap2020.eu/Crise-systemique-globale-Dislocation-geopolitique-mondiale-Fin-2011-Chute-du-Mur-des-petro-dollars-et-choc-monetaro_a5924.html

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:34

Ca c’est ce que vous verrez dans les medias officiels qui profitent d’un autre événement celui des commémoration des 30ans de la révolution… Suite à 3ligne à l’AFP
http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/monde/20110214.OBS8011/iran-les-opposants-au-regime-se-font-a-nouveau-entendre.html

en réalité ils profitent des images d’une manifestation pour fêter les 30 ans de la révolution iranienne comme vous pourrez le voir dans la vidéo de Thierry Meyssan ci-dessous.
http://www.dailymotion.com/video/xh1akd_manifestation-populaire-en-iran_news#from=embed&start=0

 

 

Manifestation populaire en Iran (vidéo)

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Des millions de personnes étaient rassemblées vendredi dernier au centre de Téhéran dans le cadre des grandes manifestations officielles organisées partout en Iran pour le 32ème anniversaire de la révolution islamique. Nous vous proposons ci-après le commentaire de notre camarade et ami Thierry Meyssan.

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Ahmadinejad annonce un Proche-Orient débarrassé de l’influence d’Israël et des Etats-Unis

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Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé vendredi dernier, lors de la commémoration du 32ème anniversaire de la révolution islamique, un « Proche-Orient débarrassé de l’influence des Etats-Unis et d’Israël. »


« On verra bientôt un nouveau Proche-Orient sans les Américains et sans le régime sioniste, et dans lequel les oppresseurs n’auront aucune place », a affirmé M. Ahmadinejad, commentant les révoltes populaires en Egypte et en Tunisie.


« Si vous voulez que les peuples vous fassent confiance, cessez d’intervenir dans leurs affaires, en particulier en Egypte et en Tunisie. Ensuite débarrassez la région du régime sioniste » responsables de « tous les crimes dans la région », a-t-il lancé aux Occidentaux


« Le mouvement final a commencé », a-t-il affirmé. « Nous sommes au milieu d’une révolution mondiale », dans une allusion à l’Imam Mahdi (ou « imam caché »), 12eme et dernier imam de l’Islam chiite. (1)

Peu avant son discours, M-Ahmadinejadl avait réaffirmé à la télévision que les révoltes en Tunisie et en Egypte étaient la conséquence de la révolution iranienne de 1979, une thèse abondamment développée par tous les dirigeants iraniens au cours des dernières semaines.


« Le message de la révolution islamique a été transmis durant les 32 dernières années au monde et les esprits et les coeurs sont réveillés maintenant », a-t-il estimé.


M. Ahmadinejad a prononcé son discours devant une foule immense rassemblée sur la grande place Azadi (Liberté) au centre de Téhéran, qui scandait des slogans de soutien aux révoltes en Egypte et Tunisie.

Spencer Delane, pour Mecanopolis

 

http://www.mecanopolis.org/?p=21970

 

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Sur ce site, article sur la Police de la Pensée :

 

Pas de trêve des confiseurs pour la police de la pensée !

 

Dieu m’est témoin que pour commencer la nouvelle année j’avais décidé de parler d’autre chose. D’un truc un peu léger et gai : “Gonzo”, cet excellent documentaire racontant la vie tourmentée d’Hunter S. Thompson, sorte de professeur Choron américain, inventeur du “nouveau journalisme” et incarnation de la liberté, de la gaieté, de la fraîcheur et du talent des années 60, dont on peut légitimement avoir la nostalgie quand on les compare à notre époque de merde ! Mais voilà, ce n’est pas moi qui décide… Comme du temps de la défunte Allemagne de l’Est en vert et beige, notre Stasi française veille, même en période de fête, promettant dorénavant la prison et la ruine à celui qui ose encore le moindre signe d’insoumission.

Inquisiteurs jusqu’à l’hystérie


Suite à une interview vidéo accordée au sympathique site catholique Ripoublik.com, (http://www.egaliteetreconciliation.fr/Ripoublik-com-entretien-avec-Alain-Soral-4988.html) et qui portait sur les dangers pour la France d’un retour aux guerres de religion, ainsi que sur cet étrange consensus anti-islamiste actuel qui va de la gauche maçonnique à l’extrême droite racialiste, un site insignifiant, pour ne pas dire nul : Street-press (pour presse de caniveau ?) titrait pour tout commentaire : “Alain Soral sur la sainte chambre à gaz, le fond de commerce des juifs et le projet talmudique”. (http://www.streetpress.com/sujet/1483-alain-soral-sur-la-sainte-chambre-a-gaz-le-fond-de-commerce-des-juifs-et-le-projet-talmudique)

Une lecture hystériquement judéocentrée, tenant plus du travail d’indicateur de police de la pensée que du journalisme, où un pisse-copies amateur qui se présente déjà de dos sur la photo de ce qui lui sert de carte de presse (conscient sans doute qu’après l’Occupation, viendra fatalement la Libération puis l’Épuration) se réjouit pour toute critique, lui, l’inculte de 25 ans, que ce long entretien puisse me valoir, selon ses désirs inquisiteurs et les dires de maître Michaël Ghnassia, “spécialisé en droit de la presse et avocat de SOS-Racisme” sollicité par ses soins – un an de prison ferme et 45 000 euros d’amende : soit la ruine d’un écrivain et la destruction de sa petite famille. Effectivement de quoi se réjouir quand on fait profession d’humanisme et qu’on se prétend soi-même homme de lettres !

 

Traque en meute, harcèlement et diffamation

Promesse de réjouissances qui va aussitôt donner lieu, selon le principe de la traque communautaire et de la chasse en meute, à l’annonce également pleine d’espoir d’un dépôt de plainte pour – tenez vous bien ! : “Homophobie, incitation à la haine raciale, diffamation raciale et contestation de crime contre l’Humanité”. Rien de moins. L’UEJF – puisque c’est d’elle qu’il s’agit – réservant sans doute l’accusation de trafic d’organes aux rabbins new-yorkais (une spécialité) et la pédophilie à Monsieur Maurice Gutman, membre éminent du Consistoire israélite, récemment condamné à deux mois de prison avec sursis pour avoir proposé à une fillette de douze ans de “lui apprendre à faire l’amour sans lui faire de mal” (dixit le rapport de police !) selon la fameuse méthode déposée Polanski.

 

Connaître le judaïsme

Passé ma stupeur devant un tel tombereau de hargne, de stupidité et de mauvaise foi, je suis surtout étonné que tant de Juifs – souvent ceux qui aboient le plus fort à l’antisémitisme (pour des raisons de trésorerie il est vrai) – connaissent si mal leur religion.

Cette religion du fameux Peuple du Livre fondée sur deux textes :

D’abord la Torah, appelée Bible chez les chrétiens – Pentateuque chez les Grecs –, suivie du Talmud.

La Torah exprimant les valeurs du judaïsme de l’ère préchrétienne.

Le Talmud celui de l’ère chrétienne et contemporaine. Un judaïsme post-chrétien donc, et farouchement antichrétien, aspirant à la chute de Rome, à la fin du règne de la chrétienté sur le monde occidental ; soit la destruction de ce que les talmudistes appellent le IVe Empire.

 

Vous avez dit homophobie ?

Mais pour démarrer par du léger, commençons par l’accusation d’homophobie. Outre le fait que les étudiants juifs de France ne sont ni mandatés ni habilités à défendre les homosexuels qui ne leur ont rien demandé (et avec qui j’entretiens, depuis l’époque du Palace, d’excellents rapports !), je rappelle à ces Juifs ignares que le judaïsme est une religion parfaitement homophobe, comme nous le rappelle l’épisode biblique de Sodome et Gomorrhe et, plus proche de nous, les déclarations télévisuelles du grand rabbin Sitruk.

 

Des goys racistes envers le Peuple élu, ou l’inverse ?

Judaïsme homophobe donc, mais aussi Talmud proférant des valeurs explicitement anti-universelles et antichrétiennes. Le Christ notre Sauveur y étant décrit comme un rabbi apostat, fils d’une putain et d’un soldat romain, dont la destinée éternelle, paraît-il, est de bouillir jusqu’à la fin des temps dans une vasque d’excréments !

Un Christ méprisé et haï dont le Sanhedrin – sorte de CRIF de l’époque romaine – complota et obtint la mort en s’efforçant d’en faire porter la responsabilité, devant l’Histoire, au préfet Ponce Pilate qui s’en lava les mains. Une vieille habitude de la manipulation triangulaire qui pousse aujourd’hui cette même élite communautaire à faire endosser la montée de l’islamophobie par l’extrême droite, quand cette islamophobie est dictée par les intérêts d’Israël, où cette extrême droite prend désormais ses ordres.

Comme nous le rappelle l’Évangile selon saint Matthieu, le Christ fut donc persécuté par le Sanhedrin – élites politiques juives de l’époque – parce qu’il était porteur de la Nouvelle alliance, de ce judaïsme élevé à l’amour universel annoncé par le prophète Jérémie, mais rejeté par le judaïsme talmudique au profit de ce monothéisme primitif et vengeur réservé au seul Peuple élu. Ce judaïsme de la domination et de l’exclusion (d’où la récurrence du mur) exprimé dans le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome et la bouche du prophète Ézéchiel, mais obligé désormais d’avancer masqué dans un monde dominé par les valeurs chrétiennes et humanistes. Soit ce même monothéisme raciste, sanguinaire et dissimulateur qui s’accomplit aujourd’hui pleinement en Israël contre les Palestiniens.

 

Talmud, Coran et mépris du chrétien

Un mépris rabique envers tout ce qui n’est pas juif – le goy étant considéré comme un être sans âme – qu’on vérifie aussi aujourd’hui par la façon dont sont traités les chrétiens d’Orient en terre sainte, quand les musulmans, eux, au moins sur le plan théologique, sanctifient le Christ, considéré comme le plus grand des prophètes, et honorent la Vierge Marie… Bref cette petite leçon de religions assénée à mes diffamateurs incultes pour rappeler à l’union communautaire et sioniste des étudiants juifs de France, qu’elle n’a aucune légitimité pour me donner des leçons d’antiracisme, pas plus que de républicanisme.

 

Qui en France fait monter l’antisémitisme ?

Quant à l’antisémitisme, je dirais enfin à cette association qui ne représente qu’elle même et très peu d’étudiants juifs – les cinq sixièmes des juifs de France vivant heureux “comme Dieu en France” en dehors de tout contrôle communautaire, et donc sans se soucier des lubies dominatrices et méprisantes des sionistes du CRIF ou des rabbins du Consistoire –, que ce sont toutes ces associations communautaires, et faussement antiracistes, qui par leurs incessantes manipulations sont, avec quelques autres salopards qui s’acharnent ces derniers temps à monter les chrétiens contre les musulmans, comme ils s’ingéniaient hier à monter les immigrés contre les Français de souche, les pires fourriers et les responsables d’un antisémitisme qui, sans eux, aurait disparu depuis soixante ans.

Sur ce, paix aux hommes de bonne volonté, merde aux cons et bonne année à tous !

Alain Soral, pour Flash

 

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  • Pourquoi l’Occident a-t-il peur de la Révolution islamique d’Iran ? (vidéos)février 15, 2011
    En Occident, quand on nous parle de la Révolution islamique d’Iran, ce n’est que pour nous en présenter une version caricaturale. En gros, on nous explique que l’Imam Khomeiny était une sorte de vieillard clérical obscurantiste qui a chassé le shah d’Iran que les occidentaux aimaient tant, et qu’ensuite l’Iran s’est isolé du monde. Or, [...] […]
  • Dieudoné : « Hollywood est le bras armé de l’axe américano-sioniste » (vidéo)février 15, 2011
    Intervention de Dieudoné, le 9 février dernier, lors du 29ème Fajr Film Festival de Téhéran. Sur le même sujet, voir également Mecanopolis au Fajr Festival de Téhéran, et Thierry Meyssan lauréat du prix des Droits de l’homme du Festival du film de Téhéran
  • George W. Bush n’est pas le bienvenu en Suissefévrier 15, 2011
    Pas de dîner de gala pour George W. Bush à Genève. L’ex-président américain, qui devait assister samedi soir dernier à un gala de collecte de fonds d’une organisation caritative juive destinés à des « projets sociaux en Israël », a finalement préféré annuler. Motif ? Des organisations de défense des droits de l’homme (comme l’Organisation mondiale contre la […]
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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:31

 

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 05:01

 

 

« Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des puissants... Car les puissants ne travaillent qu’à marcher sur nos vies. » William Shakespeare Ce samedi une marche de protestation, une de plus, pour faire entendre (...)  image 1

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Le texte qui suit est un article écrit en 2009, à la veille des élections présidentielles en Algérie. Le contenu est d’une brûlante actualité. C’est pourquoi nous le proposons aux lecteurs et aux lectrices de Oulala. Les (...)

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Sources : Alger Républicain Les forces de l’ultra libéralisme multiplient ces dernières semaines leurs appels à un changement de régime, « à la liberté, à la démocratie et à la dignité ». Elles rejettent toute tentative (...)

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L’émission « Mots croisés » présentée par Yves Calvi, diffusée sur France 2 ce lundi 07 février et ayant pour thème « Les révolutions arabes et nous » nous a permis d’assister à un éloquent débat… Tout téléspectateur (...)  image 1

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Lundi, 14 Février 2011 20:53

Les Egyptiens seront dans les rues, vendredi prochain Mehrnews - Le "Conseil révolutionnaire égyptien" compte organiser, vendredi prochain, la fête de la révolution.
Mehrnews - Pour le sous-secrétaire général du Hezbollah libanais, le processus de la formation du gouvernement est tout à fait normal et bien éloigné de la crise.
Le Hamas dénonce le comportement ambivalent du Fatah IRIB - "Les responsables du Fatah, qui prétendent accepter les conditions élaborées par le Hamas, mettent des entraves, en Cisjordanie", a annoncé le mouvement Hamas.
Nouvelle manifestation contre le Président yéménite, Ali Abdallah Saleh IRNA - Quelque 3.000 étudiants et avocats ont manifesté, ce lundi, à Sanaa, réclamant la démission du Président yéménite, Ali Abdallah Saleh.
Egypte : El-Baradeï demande à l'armée d'ouvrir la transition aux civils IRIB - Mohammed el-Baradeï a exhorté l'armée égyptienne à intégrer les civils, en grand nombre, dans le processus de transition politique.
Egypte: des millions de personnes vivent dans les cimetières au Caire Press TV - Des millions de personnes vivent dans les cimetières au Caire.
Lundi, 14 Février 2011 15:56
Bahreïn: manifestations anti-gouvernementales IRIB - Des manifestations ont eu lieu, ce lundi, dans deux villages de Bahreïn, au moment où les forces de sécurité se sont déployées, un peu partout, dans Manama.
Egypte : réunion extraordinaire de la Ligue arabe IRIB - Le Sommet annuel des chefs d'Etat de la Ligue arabe aura lieu, le 29 mars, à Bagdad, a déclaré, lundi, à la presse, l'ambassadeur irakien, auprès de l'institution panarabe, qui siège, au Caire, a rapporté l’AFP.
Egypte: les manifestants quittent la place Tahrir IRIB - Après le départ de Hosni Moubarak et sous les injonctions de l'armée, les manifestants quittent la place Tahrir, symbole du soulèvement égyptien, depuis une vingtaine de jours, selon une dépêche de l’AFP.
Les évolutions de la région sont au détriment des Sionistes (Ligue arabe) IRIB - La Ligue arabe a estimé que les évolutions de la région étaient au détriment des Sionistes.
Le président yéménite reporte sa visite aux Etats-Unis IRIB - Le bureau de la présidence yéménite vient de l’annoncer: Ali Abdallah Saleh reporte une visite qui aurait dû le conduire, fin février 2011, à Washington.
Egypte: les salariés poursuivent les protestations IRIB - Les fonctionnaires égyptiens sont descendus, dans les rues de différentes villes, manière de demander d'améliorer la situation financière et la fin de la corruption, dans les organes gouvernementaux.
Egypte: la junte militaire compte se maintenir au pouvoir IRIB - Dans son communiqué numéro 5, émis, dimanche, le Conseil suprême de l’armée égyptienne affirme vouloir rester au pouvoir, pour une période transitoire de six mois, qui précèdera la tenue des élections parlementaires et présidentielles.
Iran
En Iran, l'opposition prend exemple sur les révolutions de Tunisie et d’Egypte
Les employés du secteur des transports manifestent dans les rues du Caire pour des meilleures conditions de travail, le 14 février 2011.
Egypte
En Egypte, l'armée appelle à l'arrêt des mouvements de grève
Le Conseil suprême des forces armées a confirmé ce lundi 14 février 2011 son intention de satisfaire rapidement des revendications clés des manifestants de la place Tahrir. Parallèlement, les militaires ont fait évacuer cette grande place du Caire qui a été durant 18 jours le coeur de la « Révolution du Nil »

Luis Martinez :  » En cas de révolte populaire, l’armée poussera Bouteflika vers la sortie »

Luis Martinez :  » En cas de révolte populaire, l’armée poussera Bouteflika vers la sortie »
El watan le 13.02.11 | 14h40 Pour Luis Martinez, chercheur au Centre… « En Algérie, le contexte est explosif », a estimé Luis Martinez, chercheur au Centre d’études et de recherches internationales de Sciences Po. Dans un entretien accordé samedi à leMonde.fr, cet éminent expert a relevé que « le mouvement de protestation pourrait durer plus... 
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La peur de l'Islam distillée quotidiennement dans les Médias occidentaux :

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 04:27

Reagan Mitterand 1984 (cropped).jpg

François Mitterrand, en 1984. - Wikipedia

 

 

Après 14 années passées à l'Elysée, et quelques semaines avant de mourir, François Mitterrand livra son testament politique aux Français :

 

"La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l'Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort...apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde... C'est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une guerre à mort !"

 

http://krachinfo.blogspot.com/2011/01/offre-demploi.html

(un blog à visiter)

 

Une phrase historique, à rappeler ! Eva

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 04:17

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http://krachinfo.blogspot.com/2011/01/offre-demploi.html

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Etats-Unis

à la conquête de l'Est:

Révolutions de couleurs

fomentées par la CIA

 

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Documentaire très intéressant de Manon Loizeau tourné en 2005, intitulé "États-Unis : à la conquête de l'est" qui explique comment la CIA fomente les révolutions afin de servir ses propres intérêts.

Les coups pourris du CFR (Council On Foreign Relations) et du Groupe Bilderberg par l'intermédiaire de la CIA...

George Soros n'a rien à faire de la démocratie. Son but est de renverser des états pour s'approprier des ressources naturelles (gaz, pétrole etc...)

"Dans ce documentaire tourné en 2005 Manon Loizeau dévoile ceux qui financent et fomentent les révolutions dans les pays de l’est traditionnellement favorable à la Russie. Très utile afin de comprendre la situation iranienne et les promoteurs du mouvement…"

 

 

Partie 1sur6

La suite ici :
http://www.dailymotion.com/user/jackyshow38/video/xaqa90_comment-la-cia-prepare-les-revoluti_news

Lire également l'article "La technique du coup d’État coloré " de John Laughland.
http://www.voltairenet.org/article163449.html

 

Comment la CIA prépare les révolutions colorées

 

 

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Sur ce site,

 

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 04:27
Le golpe blanc du Pentagone

par Manlio Dinucci - 13 février 2011 - Il manifesto

 

Egyptian President Hosni Mubarak, right, meets with CIA Director Leon Panetta, at the Presidential palace in Cairo, Egypt, Thursday, Jan. 28, 2010. AP Photo logo AP Photo 

Le directeur de la Cia, Leon Panetta, avec l'ex-président égyptien, Hosni, Moubarack au Palais présidentiel le 28 janvier 2008.
Source :
Daylife.


 

 

Le fait que ce soit le directeur de la Cia, Leon Panetta, qui ait annoncé jeudi (10 février 2011) « la forte probabilité que Moubarak puisse s’en aller dès ce soir » indique que la décision a été prise à Washington avant le Caire.


Et la déclaration de ce même directeur de la Cia d’ « espérer en une transition ordonnée en Egypte » confirme que le feu vert a été donné pour le plan annoncé par le président Obama : la « transition ordonnée et pacifique » qui, mettant de côté le désormais insoutenable Moubarak emporté par la rébellion populaire, laisse intacts les piliers de la domination états-unienne sur le pays : et avant tout la structure portante des forces armées égyptiennes que les Etats-Unis ont financées, équipées et entraînées.

C’est donc le général Sami Anan, chef d’Etat-major, qui a annoncé place Tahir que ce seront les forces armées qui « sauvegarderont les requêtes du peuple et sa sécurité ». Celui-là même que le secrétaire de la défense, Robert Gates, avait convoqué au Pentagone au début de la crise et à qui il avait donné des instructions au jour le jour sur les mouvements que l’armée égyptienne devait accomplir. Cette armée que le président Obama avait félicitée pour son « patriotisme et professionnalisme », en la désignant comme garante de la « transition pacifique et ordonnée ». Cette armée qui, par l’intermédiaire du général Hassan al-Rouini, commandant de la place du Caire, a annoncé aux manifestants de place Tahir : « Toutes vos requêtes seront exaucées aujourd’hui ».

Le pouvoir passe au Conseil militaire suprême qui, réuni  sans le « commandant en chef » Moubarak, annonce « des mesures pour sauvegarder les conquêtes et les ambitions de notre grand peuple ».

En réalité, ce sont d’autres conquêtes et ambitions que l’armée égyptienne est appelée à sauvegarder : celles des Etats-Unis qui ont fourni à l’Egypte des aides militaires d’un montant de 60 milliards de dollars environ, selon des chiffres officiels, auxquels s’ajoutent d’autres financements, secrets ; qui ont fourni aux forces armées égyptiennes les armements les plus modernes, comme les chasseurs bombardiers F-16 et les chars M1A1 Abrams fabriqués en Egypte sur la base d’un accord de co-production, plus d’énormes quantités d’armes que le Pentagone a en excédent ou qui sont remplacées par d’autres de nouvelle génération ; qui ont entraîné des officiers et des soldats égyptiens, surtout dans les forces spéciales, en organisant l’opération « Bright Star », cette grande manœuvre biennale qui se déroule en Egypte avec la participation de 25mille militaires états-uniens.

On se souviendra aussi que, dans les commandements établis par le Pentagone à l’échelle mondiale, l’Egypte n’entre pas dans le Commandement Africa mais a été détachée du continent pour être annexée au Commandement Central (CentCom), dont la zone de responsabilité comprend le Moyen-Orient. L’Egypte, explique le CentCom, « joue un rôle clé dans l’exercice d’une influence stabilisante au Moyen-Orient », en particulier pour « affronter l’instabilité croissante à Gaza ». Le CentCom continue ainsi à opérer en contact étroit avec les forces égyptiennes pour « bloquer les envois illicites d’armes aux extrémistes de Gaza et pour empêcher que l’instabilité de Gaza ne se répande en Egypte et au-delà ».

Le gouvernement égyptien, en fait, « doit faire face à une menace extrémiste intérieure ». L’aide extérieure états-unienne, surtout militaire, est donc, « fondamentale pour renforcer le gouvernement égyptien ».

C’est cette armée, qui durant le régime Moubarak a été le vrai détenteur du pouvoir, qui l’exerce à présent ouvertement. Washington, qui pendant ces dernières années à élevé une nouvelle classe dirigeante égyptienne - en finançant des dizaines d’organisations non-gouvernementales formées de jeunes intellectuels et de professions libérales - entend en tous cas donner un visage « démocratique » à un pays où le pouvoir puisse continuer à prendre appui sur les forces armées et où, surtout, l’influence états-unienne puisse rester dominante.

 

Il manifesto, 11 février 2011
http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20110211/pagina/03/pezzo/296993/  

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

Manlio Dinucci est géographe.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23197

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 23:00
Département du Renseignement et de la Sécurité
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Algeria emb (1976).svg

Le Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS) est le service de renseignements algérien. Son existence remonte à la lutte pour l'indépendance, sous l'impulsion de Abdelhafid Boussouf, son rôle était de gérer les réseaux aussi bien nationaux qu'internationaux du FLN, après l'indépendance du pays en 1962 et l'accession de Houari Boumédiène à la tête du pays en 1965, les services de renseignements algériens connurent une grande mutation au niveau de leur organisation interne, s'inspirant grandement du schéma de fonctionnement des services du bloc de l'Est, c'est ainsi qu'il leur a été attribué le nom de Sécurité militaire (« SM ») avec comme missions principales :

  • La lutte contre toute forme d'espionnage
  • La préservation de la sécurité intérieure du pays
  • La défense des intérêts vitaux de l'Algérie à l'étranger.
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Le DRS veut sacrifier Bouteflika.

 

 

Posté par Rédaction LQA le fév 6th, 2011 // 132 Commentaires

Radjef Saïd

 

Alors que la colère s’intensifie aux quatre coins du pays, le DRS tente d’entamer des négociations avec les milieux de l’opposition pour sauver sa peau.


La situation n’a jamais été autant favorable à l’opposition algérienne. Le peuple tunisien a réussi à briser le mur de la terreur et de la peur. Ce qui a donné des ailes au peuple algérien. Ce dernier a compris que lui aussi peut faire tomber le régime totalitaire qui l’opprime depuis  plus d’un demi siècle. Cette « conviction » prend autrement plus de relief lorsque l’on sait la distance prise par l’administration US vis-à-vis de Moubarek considéré jusqu’ici  comme l’un des pions les plus importants dans l’échiquier géostratégique de l’Occident au Proche Orient et au Moyen Orient. De même l’attitude de la France de Benali auquel elle a refusé l’asile, est interprétée comme un encouragement par l’opposition algérienne pour investir massivement la rue. Par ailleurs d’importants dirigeants militaires américains (les « faucons » de l’administration américaine), n’ont pas caché qu’ils souhaitaient vivement la chute des dictatures arabes.


Ajuste titre, le régime d’Alger, en l’occurrence le DRS, s’est senti plus que ciblé par la nouvelle et non moins surprenante attitude de ses « tuteurs » à la Maison Blanche et à Paris. Qui plus est, la perspective plus que probable de voir l’opposition passer à l’action pour faire vibrer la rue sous l’étendard d’un seul et même mot d’ordre, a savoir le départ du DRS, la constituante, le démantèlement du système et l’instauration de la deuxième république, a tout pour inquiéter et faire trembler ceux qui exercent la réalité du pouvoir à Alger.


Pour la première fois depuis 1957, date à laquelle il est venu au monde, la survie du DRS est directement en jeu, menacée d’extinction.


Selon des sources généralement bien informées, le DRS qui aurait souhaité négocié avec le chef charismatique de l’opposition algérienne, aurait toutefois pris langue avec Mouloud Hamrouche avec la perspective de nouer des contacts avec le mouvement Rachad de Mourad Dhina, pour faire d’autres concessions et procéder à un changement de façade. Des concessions qui vont jusqu’à offrir sur un plateau la tête de Bouteflika à la rue ou à l’opposition. Apres plus d’un demi siècle de dictature impitoyable qui a coûté la vie et la liberté à des centaines de milliers d’algériennes et d’algériens et provoqué un véritable génocide intellectuel et culturel, le DRS ne se fait aucune illusion sur le sort qui l’attend. Désormais, comme l’indiquent ses difficultés à trouver un interlocuteur au sein de l’opposition pour négocier une issue honorable, il sait que ses jours sont comptés. « Comme il l’avait fait par le passé avec Nahnah, Rabah Kebir, le RCD, le MDS  et l’UGTA , le DRS veut changer la vitrine du régime, mais pas le magasin et le propriétaire », explique un opposant algérien. Et d’ajouter : « Le DRS est sur le point de sacrifier Bouteflika et Ouyahia et de faire de certains dignitaires du régime de véritables Mobutu, Baby Doc ou Idi Amin Dada rien que pour se maintenir et gagner du temps. Mais ne tombons pas dans le piège des fausses concessions qui ont pour objectif d’absorber la colère de la rue. Nous devons agir rapidement et ensemble. Le soulèvement du peuple doit déboucher sur l’extirpation du mal profond qui ronge l’Algérie depuis 1957, c’est-à-dire depuis que le MALG a pris les reines du pouvoir »



132 Réponses sur " Le DRS veut sacrifier Bouteflika. "

 

http://www.lequotidienalgerie.org/author/sidhoum/

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:37

 

 

 

Gravement malade, Moubarak est hopitalisé en Allemagne  13/02/2011


L’état de santé du président déchu Moubarak se serait fortement dégradé ces derniers jours. Selon le journal Al-Wasat, basé au Bahreïn, qui cite des sources proches du l’ex-raïs, Hosni Moubrak serait tombé dans le coma juste au moment de son départ forcé du Caire le 11 février pour se rendre à Charm El Cheikh, en mer rouge. Le quotidien égyptien Al-Masry Al-Youm a annoncé aujourd’hui que Moubarak se trouve actuellement à Baden, en Allemagne pour un traitement médical d’urgence.

Selon d’autres sources, Moubarak souffrirait d’un cancer de l’œsophage depuis des années.

RAF

http://www.algerie-focus.com/2011/02/13/gravement-malade-moubarak-est-hopitalise-en-allemagne/ http://www.algerie-focus.com/2011/02/13/gravement-malade-moubarak-est-hopitalise-en-allemagne/

 

 

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Dimanche, 13 Février 2011 21:16

Les Egyptiens ne quitteraient pas la rue IRIB- «Le peuple révolutionnaire d’Egypte ne compte pas quitter la place Al-Tahrir, tant que ses revendications ne seront pas prises en compte», a annoncé l’un des dirigeants des «Frères musulmans» d’Egypte, Mohammad Al-Seyyed Habib.
Irak: huit ministres de Maliki obtiennent la confiance du parlement IRIB- Selon une source parlementaire, l’Assemblée nationale irakienne a approuvé, dimanche, la nomination de huit nouveaux ministres et secrétaires d'Etat, mais il reste encore à pourvoir les trois portefeuilles en charge de la sécurité nationale et celui du Plan.
Dimanche, 13 Février 2011 20:20
Egypte : le parlement est dissous IRIB- L'armée égyptienne a, officiellement, lancé l'ère post-Moubarak, en Egypte, le dimanche 13 février, en annonçant la suspension de la Constitution et la dissolution du parlement, dominé par les membres du Parti national démocrate (PND).
Dimanche, 13 Février 2011 19:59
Benny Gantz, à la tête de l’armée sioniste IRIB- Le Général Benny Gantz, 53 ans, a été désigné, dimanche, comme le nouveau Chef d'état-major de l'armée israélienne, par le gouvernement de Benyamin Netanyahou, après une longue période de controverses et d'incertitude.
Dimanche, 13 Février 2011 19:54
Navi Pillay fustige Israël IRIB- Au terme de sa visite de six jours, au Proche Orient, la Haut commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme, Navi Pillay, a déploré la violation massive des droits de l’Homme, dans les territoires occupés de la Palestine.
Israël : l’ère de Moubarak, un âge d’or pour Tel-Aviv IRIB- La télévision du régime sioniste a qualifié le règne du dictateur égyptien, Moubarak, d’âge d’or pour Tel-Aviv.
Les Egyptiens vont fêter Farsnews - Selon un activiste égyptien de la Coalition nationale pour le Changement, le peuple va se mobiliser, vendredi prochain, partout, dans le pays, pour célébrer le vendredi de la victoire.
Egypte : des manifestants exigent de nouvelles garanties de l'armée, sur la place Tahrir IRIB - Des milliers de personnes sont revenues, dimanche, sur la place Tahrir, au Caire, épicentre de la révolte contre Hosni Moubarak, pour exiger de l'armée qu'elle tienne ses promesses.
Le président du parlement yéménite remet en cause la révolution du peuple égyptien IRIB - Le président du parlement yéménite a, au travers de propos insultants, remis en cause la révolution du peuple égyptien.
Dimanche, 13 Février 2011 13:40
Moubarak se trouve aux Emirats arabes unis IRIB - Selon la chaîne de télévision satellitaire, Al-Horat, Hosni Moubarak aurait quitté l’Egypte, à destination des Emirats arabes unis.
Egypte: les protestataires forment un Conseil de défense de la révolution IRIB- Les organisateurs des protestations populaires qui ont entraîné la chute du régime de Hosni Moubarak, ont annoncé, samedi, leur intention de former un Conseil de défense de la révolution.
Protestations contre le communiqué de l'armée égyptienne IRIB- Les juristes et les «Frère musulmans» ont protesté contre le communiqué numéro 4 de l'armée.
IRIB- Le Premier ministre jordanien s'est entretenu avec le sous-secrétaire d’Etat américain, William Burns, du processus de paix du Moyen-Orient et des développements de la région.
Egypte: les autorités, interdites de quitter le pays IRIB - "Les autorités actuelles ne sont pas autorisées à quitter le pays, sans l’autorisation du parquet ou de l’armée", ont indiqué les responsables de la poli

 

 

 

 

http://french.irib.ir/info/moyen-orient

 

 

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Le ministre des Affaires étrangères tunisien Ahmed Ouanïes.
Tunisie
Sous pression, le ministre des Affaires étrangères tunisien démissionne

Le chef de la diplomatie tunisienne a présenté dimanche 13 février 2011 sa démission à la veille de l'arrivée en Tunisie de Catherine Ashton, le patronne de la diplomatie européenne. Depuis une visite en France, le 4 février dernier, il était décrié notamment pour avoir fait l'éloge de Michèle Alliot-Marie, ce que les Tunisiens lui reprochaient vertement.

 

http://www.rfi.fr/

 

 

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 : Ben Ali a été poussé à l’exil par l’armée mais aussi par sa femme

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Le dictateur tunisien a été poussé à l’exil par l’armée mais aussi par sa femme, la machiavélique Leïla. Grâce à des témoignages inédits, Sara Daniel [...]

Posté par Abderrahim Commentaires Ajouter

N.B : Nous relayons ici un article de Manuel de Dieguez  oû il fait reference à maintes reprises au Prohète Muhammad ( Sws ) sans [...]

Posté par Abderrahim Commentaires Ajouter

Patrick Sébastien, animateur et producteur. Auteur de « Dehors il fait beau…hélas » (Oh Editions). Tariq Ramadan, philosophe et théologien. Auteur de « Mon intime [...]

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«Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des puissants… Car les puissants ne travaillent qu’à marcher sur nos vies.»  (William Shakespeare) Ce [...]

 

http://www.islamenfrance.fr/category/international/

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:27

Une brève analyse parue sur mon blog seniors informations,

pour ceux qui veulent comprendre sans se casser la tête (eva)

 

 

 

 

 

 

Révolution !

 

Des peuples se libèrent de l'oppression.

 

Ils chassent les dictateurs !

 

Des dictateurs qui ont fait fortune sur le dos des citoyens,

ainsi Moubarak possède entre 40 et 60 milliards,

à titre indicatif, Bill Gates est moins riche,

et la fortune des Bettencourt s'élèverait à 15 milliards.

 

Moubarak !

Engraissé par les Américains

pour être un simple exécutant de leur politique.

Les Palestiniens en savent quelque chose !

Enfermés vivants à Gaza grâce aux Egyptiens,

encore il y a quelques jours,

leur fabricant de médicaments a été bombardé par Israël.

Moubarak était complice de cette politique-là !

Il était vendu aux Américains

pour satisfaire Israël.

Nos Médias aux ordres parlent de "stabilité de la région".

C'est faux ! Il s'agit de stabiliser le désir d'hégémonie d'Israël

et de stabiliser les intérêts des multinationales américaines.

 

Les peuples subissaient le chômage, la pauvreté,

l'absence de perspectives.

Ils subissaient les dictateurs

qui s'enrichissaient sur leur dos.

 

La Tunisie a chassé son tyran milliardaire,

l'Egypte a chassé son tyran milliardaire.

D'autres peuples veulent faire la même chose.

Effet domino !

Vive le printemps arabe,

vive le printemps des peuples !

 

Mais attention ! En Tunisie comme en Egypte,

pour l'instant il s'agit d'un

changement DANS le Régime,

pas d'un changement DE régime.

Simple Révolution de palais ?

 

C'est pour cela que les Tunisiens

comme les Egyptiens

sont toujours en alerte.

Ils ne veulent pas être privés de leur libération !

Ils ne veulent pas que les USA et Israël

continuent à diriger leur pays

à travers le dirigeant de leur choix,

comme avec Suleiman le favori d'Israel.

Ils ne veulent plus d'ingérence de l'Etranger !

 

L'Armée, en Egypte, en liaison avec les Etats-Unis

(une ingérence étrangère scandaleuse),

a pris le pouvoir, elle va diriger le pays,

pour dit-elle assurer la transition,

mais qui agit en coulisses ?

Et quelle armée ?

La hiérarchie penche du côté occidental,

la base est proche du peuple.

 

Quant aux Frères Musulmans,

diabolisés par l'Occident,

ils ne sont pas fanatiques,

mais comme en Turquie, pragmatiques.

 

 

La police repousse les manifestants lors d'affrontements dans le centre du Caire.

Photo: La Presse Canadienne /AP/Ben Curtis

http://soutien-palestine.blogspot.com/2011/01/egypte-le-gouvernement-interdit-les.html

 

 

  Les Egyptiens veulent un changement véritable,

transparent, durable.

Ils ne veulent pas être floués.

Ils continuent la lutte.

Au péril de leur vie !

Torturés, emprisonnés, ou disparus.

Voilà la réalité.

 

Ils veulent une vraie démocratie.

Nos Médias, au service des intérêts militaro-financiers,

ont toujours dit que la démocratie

était incompatible avec les Arabes.

Raté !

Les Arabes aspirent au changement,

tous les jeunes formés à Internet.

Et par leur détermination,

par leur sens de l'organisation,

par leur courage,

ils sont en train de donner une leçon au monde,

ils sont en train de devenir des modèles

pour tous ceux qui souffrent de la pauvreté,

du chômage, de l'absence de perspectives,

pour tous ceux qui sont victimes

des politiques d'aujourd'hui, ultra-libérales.

 

Au lieu d'écouter les médias menteurs

qui nous dressent contre les Arabes,

l'Islam, les Musulmans,

en les assimilant à des Islamistes radicaux

ou à des terroristes

(Il y a 2000 membres d'Al Quaïda sur la planète !)

- pour nous détourner des vrais auteurs de nos malheurs,

tout en haut, l'Oligarchie de l'Argent,

- pour nous inciter à accepter

les futurs chocs de civilisation meurtriers

qui tueront nos enfants pour le profit des multinationales,

 

au lieu, donc, d'écouter les médias menteurs

qui font des Arabes nos boucs-émissaires,

suivons leur exemple pour libérer notre pays

lui aussi sous l'emprise d'un tyran

-- dictant sa politique

(une politique au service de ses amis milliardaires,

par exemple il a favorisé les casinos, les jeux en ligne

ruinant bien des familles),

-- qui s'enrichit sur notre dos

et mène une vie de pacha à nos frais

(sans payer d'impôts),

-- et qui de surcroît est, c'est la réalité,

au service de l'Etranger,

en effet sa politique est dictée par Israël

(il défend son clocher en France)

et elle doit conduire la France à adopter

le modèle américain, sauvage, brutal, inégalitaire.

 

Loin d'être des agitateurs,

les Arabes en voie de libération de leurs tyrans

ont fait preuve d'une grande maturité,

et au lieu de les stigmatiser,

suivons leur exemple

pour que la France redevienne celle de toujours,

celle que nous aimons,

avec ses valeurs propres, ses traditions,

une France souveraine, libre, républicaine,

sociale, respectée dans le monde.

 

Votre eva

 

 

 

 

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:20

La France ! Réputée pour son bon goût...

aujourd'hui, sous Sarkozy 1er,

pour son "savoir-faire".

L'excellence, toujours !

Eva R-sistons

 

 

 

Sécurité : Le savoir faire français…

 

Le 11 janvier, devant l’assemblée nationale, Michèle Alliot-Marie a proposé une coopération française à la Tunisie en matière de maintien de l’ordre et de gestion des manifestations.

 

Michèle Alliot-Marie ministre des affaires étrangères propose d’aider Ben ALi ….

 

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Un savoir faire dans les pas de la CIA, entre concurrence et aides mutuelles

Klaus Barbie et le savoir faire de la CIA…via la BOLIVIE

 

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Le savoir faire de l’OAS et de la 5éme « république » française…
au Chili, en Argentine 

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Un autre savoir faire de la sécurité... contrôler les médias.
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21 octobre 2010 “Place Bellecour à Lyon”

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http://onvaulxmieuxqueca.ouvaton.org/spip.php?article1239

 

 

 

Et encore récemment, toujours ce "savoir-faire" cher à MAM :

 


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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 22:13

http://www.cgt-ch-larochelle.fr/Archives/Annee_2010/Cgt_une4.html

 

 

 

Emouvant appel au secours. J'ai d'autres témoignages oraux d'infirmières qui confirment.

 

Ca se passe comme ça dans les CHU au 21ème siécle !!!!

 

'Je  suis assez catastrophée en ce moment, car dans aucun média,  aucune presse, même dans les discours de nos chers  politiques, personne ne parle de ce qui se passe du côté de  l'hôpital public... Et pourtant, moi qui le vis de  l'intérieur, je vous garantis qu'il y a de quoi sauter au  plafond (peut-être autant que les fautes d'orthographe dans  ce mail, je m'en  excuse...!).

 

Tout  ce qui va suivre est un peu compliqué, peut-être, mais  nécessaire pour vous expliquer ce qui se passe sur le  terrain.
 

 Je  suis infirmière dans un service de Médecine adulte (Médecine  interne et thérapeutique, pavillon 5, hôpital Bellevue à  St-Etienne) avec une capacité d'accueil de 21 patients, dont  95% est muté directement des urgences. Autrement dit, la  plupart ne sont pas encore très stabilisés sur le plan  médical et ont donc besoin d'une surveillance étroite et  efficace de la part des infirmiers et aide-soignants. Les  femmes de ménage (ASH) ont elles aussi un rôle important,  car au détour d'un couloir ou pendant qu'elles nettoient une  chambre, elles peuvent être les premiers signaux d'alarme  d'un patient en détresse. Sans parler de leur travail  primordial pour assurer l'hygiène des services, rôle majeur  dans la lutte des infections  nosocomiales.
 

Nos  équipes s'organisent ainsi : (les équipes de jour et de nuit  sont indépendantes, je ne travaille que le jour  matin-soir)


> > > > > > > > 2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  matin
> > > > > > > > 2  infirmières + 2 aide-soignantes + 1 ASH le  soir
> > > > > > > > 1  infirmière + 1 aide-soignante la  nuit
 

Ceci  est ce qu'on appelle le service minimum, autrement dit,  c'est le minimum réglementaire pour assurer la sécurité des  patients. Or il faut savoir que nous n'avons jamais de  personnel en plus et que la tendance actuelle est de nous  faire tourner en sous-effectif de manière presque  systématique les soirs et les week-end, soit un seul  infirmier pour 21 patients.

 

Depuis  2 mois, une de mes collègues infirmières a démissionné et  n'est pas remplacée, une autre est en arrêt de travail qui  risque d'être prolongé et n'est pas non plus  remplacée. Nous ne sommes donc plus que 6 infirmiers au lieu  de 8 à assurer un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Alors nous effectuons 1  puis 2 puis 3 week-end supplémentaires (nous en travaillons  déjà 2 sur 4 habituellement) et ainsi de suite pour que le  service tourne, avec des jours de repos qui sautent et des  alternances de rythme incessantes. Si bien qu' il devient  impossible de prévoir quoi que ce soit en dehors de la vie  au CHU, sous peine de devoir annuler au dernier moment pour  cause : boulot!
 

Samedi  dernier, une autre collègue s'est arrêtée  et, étant la seule infirmière du soir, il n'y avait donc  personne pour prendre la relève du matin... C'est un  infirmier des urgences qui a été détaché de son service pour  venir dans le nôtre, qui a assuré les soins de nos 21  patients, alors qu'il ne les connaissait pas, et qui a dû  faire face en plus à une situation d'urgence vitale de l'un d'eux...

 

Une  des ASH est arrêtée depuis 1 an en étant remplacée de  manière très ponctuelle, obligeant les 3 ASH restantes du  service à se partager un roulement sur 4 semaines, jours de  semaine, week-end et fériés compris. Leur tâche est de  nettoyer à elles seules, tous les jours, la totalité des 16  chambres du service de fond en comble (vitres, mobilier,  murs, WC), les bureaux médicaux, les pièces de vie (office,  douche, WC, couloirs), la salle de  soins...

 

Il  faut savoir que le CHU de St-Etienne est en pleine  réorganisation, puisqu'un gros complexe est en fin de  construction à l'hôpital Nord, promettant parait-il des  technologies de pointe, des locaux modernes et surtout des  soins efficaces et de  qualité...

 

Alors  expliquez-moi comment être à la hauteur de ces exigences  quand le personnel est déjà largement en sous-effectif?  L'hôpital refuse d'embaucher, car déficit budgétaire, mais  préfère faire appel à l'intérim, qui coûte plus cher que des  contractuels...

 

Hier,  j'étais normalement en 'repos' et j'ai passé une bonne  partie de ma journée à démarcher la Médecine du Travail, les  syndicats et à parler avec notre chef de service, pour  essayer de trouver des solutions pour que notre direction  nous entende...

 

Nous  sommes par chance soutenus par notre chef de service, qui  connaît la valeur de notre travail et sait que nous ne  protestons pas pour rien. Il nous connaît suffisamment pour  lui même remuer ciel et terre pour qu'on s'occupe du sort  des soignants à l'hôpital. Il nous soutient par ce que lui-même est très inquiet de la situation et voit notre  gouvernement asphyxier le service public hospitalier, or lui  a choisi de travailler au CHU par foi en ce service public  et dans le respect du serment d'  Hippocrate.

 

Je  dors très mal et pour être honnête je pense au boulot  constamment. J'ai peur que le stress me fasse oublier un  soin, que la pression m' empêche de prendre le temps avec un  patient déprimé, que la fatigue me fasse faire un mauvais  calcul de dose, administrer un produit au mauvais patient...  J'ai peur que ce métier que j'aime me transforme en  assassin, involontaireme nt, par ce qu'on aura laissé la  situation se dégrader. Parce que nous sommes tous  responsables : je suis l'infirmière d'aujourd'hui mais nous  sommes tous les patients de demain. VOUS pouvez être au bout  de ma seringue, ou votre mari, votre enfant, votre Je  vis l'insécurité dans mon travail, alors que je le maîtrise  pourtant. Mais je suis humaine avant  tout.

 

Vous  serez ceux qui pâtirez du manque de soignants dans les  services : je n'aurai pas pu prendre le temps de vous donner  des nouvelles du patient que vous aimez, je n'aurais pas pu  gérer 2 situations d'urgence à la fois... Faut-il attendre  qu'il y ait des morts pour réagir et prendre conscience de  ce qui se passe dans les  hôpitaux???

 

Aujourd'hui,  j'ai besoin de vous. Merci de bien vouloir transférer ce  mail de manière la plus large possible, pour informer le  plus de monde possible. Si vous connaissez des personnes du  monde hospitalier, journalistique, politique ou autre,  n'hésitez pas à les solliciter. 

 

Il  faut se mobiliser en masse pour être plus efficace, moi  toute seule, je n'intéresse personne.'

 

 

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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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