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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 06:10

                                    Manifestation à Alger le 09 janvier 2009 malgré l'interdiction (Photos El Khabar)

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Témoignage d'un Algérien sur place,
en exclusivité
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(Courriel reçu)
Concernant votre demande au sujet de l'Algerie, il y a l'article ci-dessous qui vient de tomber.
Concernant la manifestation d'aujourd'hui, il n'y avait pas grand monde, j'avais fait vers midi un tour, il y avait plus de policiers que de manifestants.
A part quelques escarmouches, il n'y avait pratiquement rien de méchant. Les dispositions avaient été prises pour contrer cette marche non autorisée.
L'adhésion populaire à cette manif a été des plus tièdes.
Faut dire aussi que les gens ont encore le goût amer de la dernière manif de janvier qui avait fait 06 morts.
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L'article ici : : 

Révolutions arabes: Les leçons - La Syrie - L'Occidentalisation du monde

 

 

 

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13 février 2011 7 13 /02 /février /2011 06:02

 

 

 

http://www.dakar2011.org/spip.php?article46
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Le capitalisme financier criminel
La barbarie de l'Occident
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Les gouvernements : la corruption généralisée, que l’on a longtemps cru être la marque de quelques républiques bananières ou dictatures exotiques (dépenses faramineuses et inutiles, salaires cachés, avantages abusifs, ambition dévorante des politiciens, mépris des besoins élémentaires de la population, pour ne parler que des sociétés les moins pourries), est de plus en plus visible. La population reste pourtant apathique devant cette situation. L’explosion « d’affaires » (en France au début 2010) rend les « puissants » un peu fébriles mais ils savent aussi qu’ils ont les moyens d’enrayer les révélations trop dommageables. Le profit interdit toute avancée concrète et pourtant urgente, en ce début de siècle, face à la pollution atmosphérique et ses conséquences sur l’environnement et le climat. La population est sous contrôle et va se rendormir bientôt.

L’industrie du tabac : 100 millions de mort au XXe siècle, 1 milliard prévu au XXIe, si les choses continuent ainsi. Les entreprises qui prospèrent sur ce crime légal (parfois comparées aux « familles » de la mafia dans leur organisation) ont menti pendant des décennies (en 1964, le ministère de la santé en France déclarait dans un document officiel interne « nous ne pourrons pas cacher plus longtemps les dangers du tabac »), et continuent de le faire, sur les méfaits de la consommation de cigarettes et, plus grave encore, sur le fait qu’ils ciblent les enfants dans le but d’augmenter le nombre de consommateurs. Leur production ne répond pas à une demande, ils l’ont créée. La population reste soumise à ce carnage, sans réaction, voire avec le sentiment que c’est leur « liberté » de continuer à se suicider avec un produit dont ils n’ont aucun besoin mais que l’on a rendu indispensable pour 1 milliard et demi de personnes.

Le commerce de la nourriture : La confiance en ce qui arrive dans nos assiettes diminue de jour en jour. Les poisons que l’on a pu trouver dans les aliments, parfois intentionnellement utilisés (huile de tournesol en provenance d’Ukraine contaminée aux hydrocarbures de façon volontaire en 2008, viande recyclée (poulets à la dioxine, viandes périmées reconditionnées) et fromages avariés (mozzarella contenant des vers et des excréments en provenance d’Italie, sur deux ans)). La maltraitance des animaux (massacre rituels de dauphins au japon, torture de chiens en Chine pour « assaisonner la viande », poulets, porcs en batterie dans des états de santé et de souffrance inimaginables). Aucun de ces scandales n’a rien changé. La population reste une victime consentante. La démonstration des méfaits de la nourriture de type « fast food » a été magistralement faite par le film « Supersize me », mais tout en révélant que les addictions aux produits dangereux sont telles que la réflexion des victimes est rendue impossible. C’est un suicide collectif. Même la nourriture biologique est aujourd’hui suspectée (soja contenant de la mélamine en provenance de Chine, arachides contaminées dans une fausse entreprise bio). Il n’est pas un domaine qui ne soit affecté par la course au profit qui privilégie le gain financier sur la santé (voire la survie) des consommateurs.

Les laboratoires pharmaceutiques : Un des chercheurs américains les plus réputés aux États-Unis a manipulé toutes les données de ses recherches qui ont servies à la diffusion d’un médicament antidouleur, une autre firme connaissait, sans le dire, les effets secondaires tragiques d’un de ses médicaments, d’autres médicaments se sont révélés mortels faute d’avoir suivi les protocoles de vérifications, certains antidépresseurs seraient à l'origine de "folies criminelles", on soupçonne que la diffusion mondiale de l’H.I.V serait due à une campagne sans précautions (quelques scientifiques inconscients) contre la polio dans l’ancien Congo Belge à la fin des années 1950, environ 70% des résultats des tests cliniques des médicaments ne sont jamais publiés, le commerce des vaccins (avec sa cohorte de massacres, tous officiellement relativisés, au XXe siècle : désastre de Lübeck, vaccin contre l’hépatite B, Thiomersal, Gardasil, problèmes d’autisme attribués à l’usage du RRO, sels d’aluminium contenu dans certains vaccins) et en particulier le récent scandale mondial de la vaccination contre la gripette H1N1. L’industrie pharmaceutique est un des commerces les plus corrompus et les plus cyniques que notre société a produit ces dernières décennies. Plus pervers que les « barbares » désignés dans nos livres d’histoire, elle masque son crime derrière l’étiquette de la santé.

L’exploitation continue des pays du Tiers-Monde : D’abord à travers un colonialisme présenté comme légitime sur des bases simplement racistes, puis maintenant de manière moins visible entre les mains des multinationales, les pays du « sud » sont exploités en particulier en rapatriant leurs ressources naturelles vers les pays du « profit ». Un aspect local, loin des yeux du grand public mais parmi les plus douloureux de ce système, est l’exploitation des enfants dans le circuit du travail. Les famines, les massacres ethniques laissent indifférent un monde obnubilé par les fluctuations des « marchés financiers ».

Le commerce de la guerre : La guerre serait un élément incontournable de la nature humaine. Elle est devenue un des commerces les plus profitables. Les dépenses militaires s’élèvent aujourd’hui à 2 trillions de dollars par an dans les périodes « fastes ». Les ventes d'armes des 100 plus importantes compagnies ont augmenté de 15% au début du XXIe siècle. Qu’il y ait des gens qui meurent pour satisfaire ce besoin de profit semble laisser la plupart indifférent, alors que ce seul profit mériterait une révolution à lui seul. Quand nous savons, de plus, que de nombreuses guerres sont provoquées par les profiteurs eux-mêmes pour des raisons inavouées toujours liées à l’exploitation de ressources naturelles, à l’intrusion intéressée d’un pays dans une région du monde où il souhaite s’installer ou au simple besoin de renflouer des caisses en exacerbant des rivalités locales dans des pays souvent inconnus du grand public, il ne reste plus beaucoup de place pour les notions de paix et de compassion ensevelies sous des tonnes de justifications ignobles et aseptisées.

Servitude et cynisme des médias : les grands médias traditionnels sont au service du profit exclusivement. La déontologie journalistique est restée sur le papier. L’information est biaisée, parcellaire, manipulatoire, et les diffamations et calomnies sont quotidiennes, laissant des familles, des individus irrémédiablement salis par un système de désinformation généralisé qui se substitue en permanence à la Justice en désignant des coupables et des victimes sans la moindre enquête, au fil des humeurs et des croyances collectives. Le pouvoir, toujours menacé par une réelle « liberté de la presse », tend à garder ou à chercher un contrôle important des grands réseaux d’information protégeant les profiteurs et stigmatisant les profités.

Répression des alternatives : Pire encore, toutes les alternatives à cette société corrompue sont combattues de telle manière à faire croire à la population (par le biais des médias) que les tentatives de s’extraire de ce marasme catastrophique sont sectaires ou terroristes. Partout où l’on prononce le mot « secte » ou « terrorisme » aujourd’hui, la peur générée est suffisante pour bloquer tout esprit critique des citoyens qui ne sont alors plus des êtres doués de conscience, mais des machines à consommer pour le plus grand profit de quelques-uns. Ceux qui sortent de cet enclos sont suspectés de causer un « trouble à l’ordre public » et sont rapidement muselés.

Il reste peu d’espace dans le monde qui ne soit affecté par cette course criminelle au profit. Même les alternatives, qui n’ont souvent à leur crédit que l’enthousiasme de la jeunesse et la faiblesse de leurs ressources, subissent des dérives parce que les militants qui les animent ont été formatés comme leurs ennemis à céder aux sirènes du profit dès que leur activité commence à produire quelques revenus financiers mais également à réagir avec violence face à la contradiction, perpétuant l’esprit de guerre et de compétition qui préside à la course au profit, dans un cercle vicieux qui n’a encore jamais été brisé.

La corruption de notre civilisation est évidente, entière et profonde. Sans une véritable révolution intérieure, l’humanité sera toujours divisée entre les profiteurs et leurs victimes consentantes, dans un pathétique simulacre de civilisation.

Mais sommes-nous capables d’une révolution intérieure ?
T. Vissac
Marc Lafontan
http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/

Sur Dazibaoueb article 20432

 

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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 19:10

 

 

 

 Révolutions arabes: Les leçons

Non à l'occidentalisation du monde

Par eva R-sistons 

 

  

Les Egyptiens ont gagné - la première manche. Ils peuvent être fiers d'eux, ils se sont comportés en héros. Leur révolution a été exemplaire. Ils sont devenus des modèles. Ils ont changé le monde, eux et les Tunisiens ! 

 

Bashar al-Assad cropped.png

 

 

La Syrie: Hommage à Bachar El Hassad.

 

La fièvre gagne l'ensemble du monde arabe, trop longtemps privé de ses révolutions par l'Occident (comme en Algérie, jamais vraiment libérée), ou par des marionnettes à sa solde, comme Moubarak ou le Roi de Jordanie, tellement occidentalisé.

 

Je place à part le Président syrien, pour lequel j'ai la plus grande estime, et que son peuple doit profondément estimer et aimer (1): C'est un incorruptible. De surcroît, courageusement, il tient tête à l'Occident: Pour garder son indépendance, pour que sa Nation reste souveraine. Ce n'est pas sans raisons que les manifestations organisées en Syrie par les spécialistes américains et israéliens de la destabilisation, n'ont pas marché.  Le peuple est avec son Président, incorruptible, et il a raison. Mieux vaut un pouvoir fort au service des citoyens, qu'une fausse démocratie au service du monde de l'Argent pourri.  


 

Les leçons des premières Révolutions arabes

 

 

Pas de chance pour l'Occident et ses médias aux ordres ! Au moment où plus que jamais, ils remplissent leurs colonnes et leurs télévisions de diatribes ou de reportages contre les Arabes, contre les Musulmans, assimilés à des islamistes radicaux ou à des terroristes, voire complètement diabolisés à travers leurs valets ou leurs soubrettes (tous les Val ou les Fourest de service), voici qu'un immense souffle de liberté parcourt la planète, et il nous vient d'Orient, des Arabes et des Musulmans si honnis et caricaturés pour nous faire accepter le choc de civilisations juteux pour les multinationales.

 

Un rassemblement de pays blancs, wasps et judéo-chrétien.

http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/10/17/loccident-confronte-au-multiculturalisme-voit-monter-le-fascisme/

 

Le Printemps arabe est devenu celui des peuples. Les Arabes tant stigmatisés sont devenus un exemple pour le monde, et une espérance incontournable ! C'est la première leçon. L'Occident se la prend en pleine figure ! Un Occident pitoyable: Après avoir soutenu les dictateurs, ou les avoir lui-même mis en place, il doit reconnaître, eux les champions de la "démocratie", que les dictateurs étaient effectivement.. des dictateurs. Et qu'il fallait les mettre dehors ! Jolie hypocrisie de tous les dirigeants, de l'U.E. aux USA : Nicolas Sarkozy, bien connu pour sa sincérité, salue désormais "la décision courageuse et nécessaire de Moubarak", comme celle de Ben Ali, auprès de qui, soi-dit en passant, il y a quelques jours encore, son Premier Ministre et sa Ministre de la Défense coulaient des jours heureux, tous prêts, au retour, à remercier leurs amis tunisiens ou égyptiens en partageant le "savoir-faire" de la France en matière de répression des peuples lorsqu'ils aspirent à la liberté, à la démocratie, à la libération.

 

En sous-mains, tandis qu'ils rivalisaient de déclarations vertueuses sur les bienfaits de la démocratie, tandis qu'ils saluaient le désir de libération des peuples, en sous-mains, donc, les Occidentaux "irréprochables" soutenaient les fossoyeurs de la démocratie pour que rien ne change, justement - et à ce jeu-là, les "démocrates" israéliens sont passés maîtres, champions en tous genres de la duperie. Et par exemple, ils ne possèdent pas d'armes de destruction massive, eux, et ils ont occupé une terre sans peuple pour un peuple sans terre. La farce est totale ! D'autant que le désir de perpétuer la dictature égyptienne était tel, qu'il a fini par transpirer, et même éclater au grand jour !

 

La deuxième leçon des événements est donc que les Occidentaux sont des faux-jetons, indignes de confiance. Ils font tout pour mettre en place les dictateurs ou pour les conserver au pouvoir, tout en proclamant le contraire. Au point d'être pris à leur propre piège : A force de proclamer les vertus de la démocratie, les Arabes y ont pris goût, et Obama a été obligé de pousser vers la sortie Moubarak, afin de mettre en cohérence le dit et le faire, afin de donner un contenu à ses paroles. Exercice d'équilibriste réussi, Obama n'est pas Bush. C'est d'ailleurs pour cela qu'il a été choisi par l'Oligarchie: Pour que rien ne change, en prétendant le contraire. Que se serait-il passé si la Palin était au pouvoir ? Elle aurait déjà envoyé ses cow-boys mater le désir de démocratie.  Au nom de la démocratie. Faute de moyens financiers et de troupes, il aurait fallu dégarnir le versant afghan: Tout bénéfice pour les Afghans ! Mais pas pour les peuples affamés de libération...

 

La troisième leçon, est que si les citoyens du monde avaient encore quelques illusions envers l'Occident, le masque est tombé.  Le double jeu est flagrant, entre le "vive Moubarak" israélien et le savoir-faire français. Le désir de démocratie réelle fait son chemin, mais celle de l'Occident est un repoussoir.

 

 

  L'occidentalisation du monde

 

L'Occidentalisation de la planète à marche forcée

 

Il y a en gros, deux blocs : L'Occident, en tête les Anglo-Saxons, éternels prédateurs et champions de la duplicité, leurs créatures américaines, chantres de la loi du plus fort et du colt, et le petit dernier, lsraélien, qui a vite dépassé ses maîtres en "savoir-faire". N'oublions pas les derniers venus, européens, de Droite comme de "Gôche", tous au service des sus-nommés. Cela fait une belle ratatouille ! En face, il y a du monde: Les Arabes (en voie de libération de leurs fripouilles au sommet), les Asiatiques, les Latino-Américains, les Slaves (amputés de leurs frères yougoslaves par l'Occident "démocrate"), les Africains, las d'être marginalisés et pillés...

 

Et donc, le deuxième camp n'a jamais mené de guerres préventives, de colonisation, de domination... Mais le premier camp, lui, a compris que les ressources s'épuisaient, et oubliant le long-terme, ses propres enfants et les peuples, a décidé de monopoliser les dernières biens vitaux disponibles à son profit. De deux façons: En imposant ses marionnettes (via la destabilisation des pays convoités) ou en les suscitant, au besoin par des révolutions où les citoyens en voient de toutes les couleurs,  d'autre part en bombardant les récalcitrants. Au nom de la démocratie, du Bien, de Dieu, du progrès, de la modernité, de ce que vous voulez, on trouve toujours des motifs. Aux Médias de convaincre les imbéciles...

 

Et donc, l'Occident, de gré ou de force, procède à ... l'occidentalisation du monde. Tout doit se couler dans le moule anglo-saxon, militaire et ultra-libéral. Et par exemple, pour entrer dans le cercle ouvert de l'U.E., il faut montrer patte blanche :  Les pays candidats sont obligés de se convertir à l'économie de marché. Donc à la loi de la jungle, écrasant les plus faibles. Et le brevet de démocrate sera accordé à celui qui votera comme il faut, vraie droite ou fausse gauche, et gare aux autres ! Les Palestiniens en savent quelque chose. Les Egyptiens le sauront aussi, s'ils s'avisent de donner un rôle important à leurs Frères Musulmans !

 

Pour être un "bon" démocrate, il suffit d'institutionnaliser le pouvoir de l'Argent-Roi. Le reste n'est que broutilles, manipulation, imposture.  Et les valeurs républicaines ? Par cupidité, les démocrates de l'Occident les tuent chaque jour un peu plus.

 

Et pour mieux occidentaliser le monde, outre la soumission des pouvoirs en place, il convient de liquider les Etats-Nations, les souverainetés, les droits des peuples, et même les identités : Souvenons-nous de la destruction systématique, en Irak, de l'héritage archéologique  des grandes cités mésopotaniennes, et pour le compte des collectionneurs   occidentaux, s'il vous plaît. Le calcul est simple: Lorsqu'un peuple perd son identité, il peut s'aligner plus facilement.

 

Avec l'Occident, l'éthique est plus dans les mots que dans les faits... Ainsi, il bombarde son savoir-faire, "sa" démocratie, pour imposer la tyrannie du Grand capital (apatride, d'ailleurs).  Surtout, ne dites pas que leur démocratie est d'essence mafieuse, criminelle (2) !

 

Et de toutes façons, pour nos oligarques libéraux, les citoyens ne sont pas des êtres humains, mais des numéros, des matricules, des marchandises, des consommateurs, des esclaves ou de la chair à canons. Au menu de leurs concepteurs, donc, la dépopulation progressive de la planète, par tous les moyens: Même à travers l'alimentation frelatée, les soins qui rendent malades, les substances chimiques envoyées du ciel (chemtrails etc), les crises ou les pandémies à répétition, ou les guerres permanentes, "humanitaires", préventives etc..

 

L'os, c'est Internet. Les peuples s'éveillent à la vérité, et ils grondent. L'Occident commence à craindre pour l'exportation de son modèle chéri...

 

Lorsqu'on voit comment les dictateurs arabes sont liés à l'Occident, lorsqu'on voit comment celui-ci s'ingère dans les affaires intérieures des Etats, on commence à réfléchir et à rejeter cette institutionnalisation d'un bloc dirigé par les Etats-Unis. Nos frères et soeur arabes, justement, ouvrent très vite les yeux: Oter le dictateur en place ne suffit pas, il faut aussi changer les coulisses du décor, des coulisses orchestrées par l'Occident, justement. Rien ne doit changer pour les beaux yeux d'Israël, le Chef des Armées qui va chercher ses ordres à Washington, Obama qui propose ses plans, tout cela, les peuples arabes n'en veulent plus.

 

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La quatrième leçon, c'est qu'il ne suffit pas de changer les dictateurs. Il faut aussi changer le Régime, et recouvrer sa totale indépendance, ce qui passe par la mise à l'écart de l'Occident.  La rue arabe l'a compris : "On est des adultes. On est enfin réveillés. Nous voulons un changement COMPLET du Système. Le Système est enraciné. C'est un cancer. Ils doivent tous s'en aller. Nous voulons un gouvernement civil" (Un manifestant égyptien, France24 du 12 février 2011). Et les peuples en voie d'émancipation ont compris que derrière leurs dictateurs, il y avait la main de Washington, et d'Israël. Et ils n'en veulent plus, ils veulent être maîtres de leur destin !


 

Démocratie arabe: Les deux mots ne sont pas incompatibles !

 

La cinquième leçon, c'est que les Arabes ne sont pas allergiques à la démocratie, comme les Médias aux ordres de l'Occident se tuent à nous le dire, pour mieux les discréditer. A condition qu'il ne s'agisse pas d'une fausse démocratie : "Nous sommes un mouvement populaire, démocratique, pluriel. Nous sommes mûrs pour la démocratie" (France24, un manifestant égyptien). Et voilà: Avec ces événements, tout a changé... Et notre regard sur les Arabes doit évoluer, aussi ! "Ils sont mûrs pour la démocratie ! C'est nouveau, il faudra en tenir compte" (Présentatrice de France 24 à 14 h, ce samedi 12). Oui, il faudra en tenir compte, les jeunes arabes, la jeune génération Internet, est prête au débat, au pluralisme, à l'ouverture ! Ainsi, rien ne sera comme avant. On ne pourra plus assimiler l'Arabe, ou le Musulman, à un obscurantiste, on ne pourra plus faire croire qu'ils sont des Islamistes ou des terroristes en puissance... Une leçon que l'Occident, là aussi, prend en pleine figure ! 

 

 

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Nos chers médias courtisans se tuent à nous le dire : "Les valeurs arabes ne sont pas compatibles avec la démocratie, ils n'accepteront pas le pluralisme !" Patatra ! Le pluralisme est une réalité, dans la rue, les manifestants ont des origines et des points de vue différents, mais ils sont unis sur l'essentiel : Le pouvoir au peuple ! Il s'agit de révolutions   laïques, soutenues par les Musulmans. Et les jeunes arabes, aujourd'hui, sont trop imprégnés, via Internet, par la "modernité", ils aspirent à une vraie démocratie, une authentique démocratie, qui ne ressemble pas à la fausse que l'Occident véhicule ! Et tous doivent participer au gouvernement: Laïcs comme religieux ! Ainsi, la  prétendue fracture Occident-Orient devient-elle de plus en plus caduque, démentie par les faits ! Les Arabes veulent la démocratie, mais une démocratie authentique !

 

Pire encore pour l'Occident, les Arabes, les Musulmans, si décriés, sont en train  de donner des leçons de détermination, de sagesse, de courage, au monde entier ! Leurs révolutions sont exemplaires ! Ils deviennent des leaders d'opinion, de révolutions intelligentes et constructives !

 

L'Occident a envoyé ses sbires, ses policiers, son savoir-faire, rien n'y a fait, et le chaos ne s'est pas installé. Les Arabes ont organisé eux-mêmes la défense de leurs quartiers, de leurs familles, de leurs magasins. Ils ont  remarquablement planifié, orchestré, leur révolution, en Tunisie comme en Egypte: Une organisation sans faille, intelligente, et décidée !

 

Ils ont fait preuve d'une telle maturité, qu'ils ont donné des leçons au monde entier ! Nous, ou les Italiens, ou les Canadiens, ou tant d'autres, nous avons aussi nos fripouilles, nos dictateurs, nos corrompus ! Et nous déambulons quelques heures dans la rue, un point c'est tout. Les Arabes nous ont montré le chemin : La rue doit être investie, et les Places publiques  aussi, en permanence, avec résolution, sens de l'organisation, courage ! Car pour changer les choses en profondeur, il faut être prêt à aller jusqu'au bout ! Comme nos admirables frères et soeur arabes,  ces  derniers temps ! Au lieu de les discréditer sans cesse, comme le souhaitent nos dirigeants corrompus, suivons-leur exemple, joignons-nous à eux, unissons tous les peuples dans une marche commune vers la destitution des criminels au pouvoir un peu partout (3) !

 

La dernière leçon de ces événements, c'est que les Arabes, loin d'être  résignés, fatalistes, obscurantistes, ont fait preuve d'une créativité, d'une détermination, d'un courage, qui doit être un phare pour notre monde chloroformé, abêti, assoupi, apathique... A notre tour, nous devons bouter dehors nos dictateurs, nos corrompus, et les agents de l'Etranger ! Pour être enfin maîtres à bord, pour décider nous-mêmes de notre avenir ! Un avenir où chacun sera reconnu, où chacun aura un emploi, où chacun pourra vivre dans la dignité.

 

Alors, aujourd'hui, exprimons notre reconnaissance et notre soutien à nos frères et soeurs arabes, et à leur exemple, détruisons les forteresses de nos vies, rompons les jougs qui pèsent sur nous, chassons les corrompus et les tyrans !

 

Eva R-sistons à l'intolérable

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

 

(1) J'ai vu un documentaire sur les Chaînes Parlementaires montrant le Président syrien respecté, aimé, circulant sans escorte, vivant comme son peuple, simplement, et proche de lui. 

 

(2) Viviane Forrestier a sorti un livre intitulé précisément : "Le crime occidental".

 

(3) Me Vergès avait écrit un livre au titre explicite : "La démocratie (occidentale) au visage obscène". Un catéchisme en plusieurs points: "Ton prochain comme un chien traiteras. Un goulag construiras. La mémoire de l'humanité brûleras.  Au peuple mentiras..."     

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 14:34

Jeudi, 10 Février 2011 13:38

Course contre la montre pour empêcher la fuite de la fortune des Moubarak IRIB - L’ancien ambassadeur égyptien, Ibrahim Yousra, a confié au quotidien londonien "Al-Quds Al-Arabi", avoir saisi le Procureur général, afin de geler les avoirs de Moubarak, de sa famille et de certains de ses collaborateurs, et de leur interdire de voyager, afin de les traduire en justice.
75% de Libanais soutiennent le gouvernement de Mikati IRIB - Selon un sondage, nouvellement, réalisé, plus de 74% des Libanais, et 50% des citoyens de confession sunnite soutiennent le nouveau gouvernement de Najib Mikati.
Jeudi, 10 Février 2011 11:48
Ashthon, attendu, en Egypte IRIB - Catherine Ashton, la haute représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère, compte se rendre, en Égypte, prochainement, et ce, malgré les réticences des autorités à recevoir des visiteurs étrangers, a déclaré, mercredi, un responsable de l'Union européenne.
Egypte : Les forces de l’armée, déployées, dans les principales artères du Caire IRIB - Les forces de l’armée égyptiennes sont stationnées dans les principales artères de la capitale.
Le rapport IRIB - Le rapport du juge Goldstone, sur l’offensive de l’armée israélienne contre la bande de Gaza, devra être envoyé au Conseil de sécurité de l’ONU, pour y être examiné, du point de vue juridique.
Farsnews - Réunis, en masse, au Caire, pour protester contre la mort d'un journaliste, les professionnels de la presse égyptienne ont clamé, à travers leurs slogans, "Moubarak, assassin" et ont exigé qu'il soit traduit en justice.
Mercredi, 09 Février 2011 22:08
Egypte: 3 morts et 400 blessés, à el-Kharga IRIB- Ce mercredi, encore, la place Al-Tahrir était noire de monde.
Ban Ki-moon appelle à une transition ordonnée et pacifique, en Egypte PressTV- Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a émis l'espoir qu'un véritable dialogue entre les responsables politiques et le peuple puisse conduire à "une transition ordonnée et pacifique", en Egypte, où les manifestations contre le régime du Président Hosni Moubarak se poursuivent.
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 17:07

Revolution egypte Extreme Shocking 600x457 photo

http://www.976musique.org/photos-choc-de-la-revolution-egyptienne/

 

LA RÉVOLUTION DÉMOCRATIQUE ÉGYPTIENNE :

L’ARMÉE VA TRANCHER

 

Robertbibeau@hotmail.com

 

SAMIDOUN

5.02.2011

 

http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

Pourquoi le feu de la révolte populaire embrase-t-il la rue depuis Alger jusqu’au Caire? Parce que les peuples arabes sont opprimés, exploités, sans emploi et sans pain parfois. Tous ces motifs avérés ont déjà été soulignés, mais il en demeure un autre qui constitue, à notre avis, un vecteur de changement encore plus important. Tous les pays arabes sont passés (progressivement, mais plus lentement que l’Occident) de la société patriarcale artisanale, un monde de petits entrepreneurs régionaux, à une économie marchande de livraison de ressources naturelles et de produits manufacturés à des marchés globalisés.

 

S’appuyant sur le pouvoir, sur les ressources de l’État et sur le pillage de leurs budgets, une couche de milliardaires, de millionnaires, de grands capitalistes, a délogé peu à peu les propriétaires fonciers et les commerçants du souk de l’administration de l’appareil étatique. Les emprunts grotesques qu’ils ont contractés (Maroc, Algérie, Tunisie, Égypte, Jordanie, Yémen, Syrie) ont servi, pour l’essentiel, à abonder trois postes budgétaires :

 

1) Payer l’armée, les policiers et les services de sécurité, toute une engeance répressive pour maintenir la dictature des riches. Bon an mal an, les États-Unis ont accordé 1,3 milliard d’aide au gouvernement Moubarak, essentiellement pour qu’il puisse payer cet appareil régressif. 

 

2) Créer, supporter puis enrichir une classe de grands capitalistes qui ont fait construire des édifices et des infrastructures civiles, développé des services tertiaires, financiers et boursiers, ainsi que des moyens de transports, etc. Ces travaux ont requis le développement d’une classe ouvrière de plus en plus nombreuse et mieux formée. Quand la crise économique occidentale s’est abattue sur les pays arabes, en 2008, des milliers de travailleurs ont été jetés sur le pavé sur les ordres du FMI (1). Or, Il n’y a pas de filet de sécurité, dans ces pays dévastés où la classe des riches accapare tout et ne laisse rien pour la survie. La cellule familiale étendue, en voie de désintégration dans ces contrées en cours d’industrialisation et de tertiarisation, n’a pas permis comme auparavant de compenser les déficiences de ces états qui n’ont rien de « providentiel ».

 

3) Enfin, de façon moins importante, les ressources de l’État ont contribué à développer quelques institutions collectives et sociales comme les écoles, les hôpitaux, les dispensaires, les garderies, les services d’adduction d’eau, les centrales électriques, les logements, les transports publics et les autres services essentiels à la formation et la reproduction de la force de travail.

 

Depuis trente ans, tous ces développements, y compris la constitution d’une caste de grands capitalistes, de marchands monopolistes et de petit-bourgeois du commerce  et des communications ont profondément transformé le paysage social des pays arabes (moins en Arabie Saoudite et aux Émirats Arabes Unis pour cause de rentes pétrolières immenses). Les anciens rapports de production néocoloniaux et quasi-féodaux, que les colonialistes français, britanniques et italiens avaient laissé perdurer, ont été détruits progressivement pour être remplacés par les rapports sociaux caractéristiques de l’impérialisme triomphant.

 

Quand un nouveaux système de production s’installe sur un territoire national, il nécessite impérativement le développement de nouveaux rapports sociaux de production, de nouveaux rapports entre les hommes et les femmes, de nouvelles structures familiales, une nouvelle répartition des responsabilités et une nouvelle distribution des pouvoirs entre les différentes classes sociales en conflit, ainsi que de nouveaux rôles pour l’État et pour ses institutions. Il entraîne l’apparition de nouvelles élites et d’une nouvelle couche de bourgeois laïcisants, phénomène qui débouche sur la remise en cause du statut et du rôle des anciennes élites, religieuses notamment, héritées du monde précédent.

 

Les anciens rapports sociaux néocoloniaux et semi-féodaux ont été mis à mal dans tous les pays arabes, car ils ne pouvaient survivre aux transformations de la cellule familiale et des superstructures idéologiques. Les anciennes couches sociales dégradées ont résisté et se sont accrochées au pouvoir, ce qui a suscité la résurgence de courants religieux islamistes éphémères. La crispation de courants religieux islamistes dans la plupart des pays arabes n’est pas l’indicateur d’un retour en arrière et d’une cristallisation des anciens rapports sociaux ; c’est, au contraire, le baroud d’honneur d’un ancien monde en voie de décrépitude. Dans les grandes villes industrielles arabes, la pratique religieuse recule, comme dans toutes les sociétés industrialisées.

 

Ce qu’Emmanuel Todd, dans un écrit récent, identifie comme étant la cause des modifications profondes de la société arabe est en réalité la résultante de ces transformations en cours, lesquelles se mesurent par des indicateurs démographiques très précis, comme les pratiques endogames, les taux d’alphabétisation et de scolarisation, particulièrement chez les femmes, le nombre d’enfants par ménage, l’âge du mariage, etc.  Tous ces indicateurs attestent de l’évolution économique, industrielle, commerciale, sociale et démographique de la plupart des pays arabes, qui ont pour plusieurs désormais rejoint la « modernité » dans le sens économique du terme (2).

 

Une société capitaliste en expansion requiert que l’État joue son rôle de régulateur de l’économie, de bâtisseur d’infrastructures, de gestionnaire des services de formation et de reproduction de la main-d’œuvre, ainsi que d’arbitre des intérêts conflictuels entre les différentes couches de la bourgeoisie. Le rôle de répression des mouvements populaires et sociaux est censé s’atténuer si l’on sait bien utiliser l’appareil idéologique pour produire du consentement. En effet, un système capitaliste qui fonctionne bien ne tend pas à instaurer une dictature politique ou militaire qui provoque des tensions sociales, de la répression, des conflits incessants, des baisses de productivité et l’émergence d’une économie souterraine incontrôlée.  

 

La « démocratie » parlementaire, caractérisée par l’alternance de partis au pouvoir, comme on en retrouve dans la plupart des sociétés occidentales et dans plusieurs sociétés misérables du tiers-monde, en Afrique et en Amérique du Sud, est préférable. Les libertés de parole, de publication et de manifestation, tant que le pouvoir des riches n’est pas mis en péril, sont plus convenables. Évidemment, encore faut-il que le peuple sache voter. Un jour, les Chiliens n’ont pas su utiliser le privilège « démocratique » qui leur était accordé : Pinochet le leur a retiré. Un jour, en Palestine occupée, les Palestiniens n’ont pas su apprécier le privilège « démocratique » que l’occupant sioniste leur avait concédé, et ils ont élu le Hamas : le colonisateur le leur a retiré. Un jour, en 1992, le peuple algérien pauvre a souhaité se révolter, et il a mal voté : l’armée le lui a retiré son droit de vote. Un jour, les Libanais n’ont pas usé correctement de leur privilège démocratique et ils ont voté pour le Hezbollah… Mais, cette fois-là, le pouvoir n’a pas pu leur retirer le droit de voter, car le peuple libanais était armé. C’est le particularisme du modèle libanais (3). Le Royaume saoudien n’a pas encouragé les bouleversements du gouvernement au Liban ; il les tolère, faute de pouvoir les contrer. Le nouveau Premier ministre Mikati est un milliardaire libano-syrien, et non pas saoudien, et le Hezbollah Chiite n’est pas le choix de la dynastie Wahhabite sunnite de Riyad, qui est aussi l’alliée de Tel-Aviv et qui a financé, selon Thierry Meyssan, l’agression sanguinaire contre Gaza, n’en déplaise à certains analystes tenants de la surdétermination antisioniste (4). L’idéologie sioniste n’est jamais qu’une variante régionale de l’idéologie impérialiste américaine.

 

Le Liban fut le premier pays à se libérer de ses anciens rapports sociaux coloniaux, un modèle pour les peuples arabes selon une enquête de la revue Slate.fr. Le multipartisme y existe depuis des années et une majorité des Arabes ayant répondu à une enquête effectuée dans plusieurs pays rêve de vivre au Liban (51%). Rien d’étonnant, le Liban est la contrée la plus tertiarisée des pays arabisés (5).

 

Force est d’observer que dans la plupart des soulèvements qui ont cours, en Tunisie, en Égypte, en Jordanie, en Algérie ou au Yémen, les islamistes et la hiérarchie religieuse musulmane et copte n’ont pas joué un rôle déterminant. Ce sont les autorités égyptiennes qui ont souhaité le retour d’exil d’un leader islamiste et les « Frères musulmans » ont d’abord été très réticents à soutenir le mouvement. En Tunisie, les islamistes sont à-peu-près absents, tout comme en Algérie. Quand les sionistes prétendent être inquiets du retour de la mouvance islamiste, c’est en fait un appel à ressortir ce vieil épouvantail qui servira de sortie de secours au cas, sait-on jamais, où de véritables révolutionnaires parviendraient à s’emparer de la direction des révoltes démocratiques, ce qui risque peu de se produire.

 

La révolution démocratique bourgeoise qui a éclaté au Maghreb et au Mashrek est bien accueillie par les anciennes puissances coloniales et par les Américains. Les Etats-Unis, cependant, l’ont compris plus rapidement et ils sont favorables à ces changements : en Égypte, ils font la promotion de leur candidat présumé, qu’ils présentent comme un grand leader de l’opposition. Ce leader autoproclamé, qui leur a déjà servi à la tête de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), a présenté son « Plan de transition du pouvoir » non pas au peuple égyptien en révolte et souffrant, mais à l’ambassadrice américaine au Caire, afin de bien signifier à qui il souhaitait plaire (6). Que cet homme soit adoubé par les « Frères musulmans », cela chaud peu aux militaires de Washington dès lors que ce prétendant défend une politique de compromission et de négociation avec Israël et en soutien aux magouilleurs-négociateurs de l’Autorité de Ramallah.

 

Le maintien de dictateurs usés, déconsidérés et détestés n’est pas une option pour le champion du développement des rapports impérialistes de production. Barak Obama sait mieux que personne que la seule voie, pour les pays arabes, c’est l’établissement de gouvernements bourgeois pluralistes assurant l’alternance « démocratique ». De cette façon, les clans capitalistes se surveillent et s’observent, s’entendent et se concurrencent, tout en s’assurant que les crédits gérés par l’État ne servent pas qu’à enrichir les riches sans fournir aucun service aux travailleurs et à la population, que l’on doit obligatoirement nourrir, éduquer, soigner, amuser si l’on souhaite les voir retourner au travail la semaine suivante. La roue industrielle et commerciale doit tourner et c’est à l’Etat qu’il incombe de s’en assurer.

 

Il demeure toutefois une source de préoccupation pour Obama : les peuples arabes sont-ils suffisamment endoctrinés et dressés pour bien user de ces libertés et comprendre que l’alternance du pouvoir parlementaire doit se faire entre un parti bourgeois et un remplaçant équivalent, un peu comme aux États-Unis entre les partis démocrate et républicain ou, en France, entre pseudo-socialistes et UMP ? Ce n’est pas évident.  C’est ce danger de « dérapage démocratique » qu’Hubert Védrine, ancien ministre socialiste français des Affaires Étrangères, tentait de prévenir en indiquant que  « les pays du Sud – entendez du Sud méditerranéen – ne sont pas mûrs pour la démocratie; il a fallu plusieurs siècles pour que, nous, les Occidentaux, nous accédions à la démocratie. En attendant, les puissances européennes doivent traiter avec les États et les élites au pouvoir » (7). Selon Washington et les capitales européennes, les peuples arabes peuvent et doivent voter, mais seulement parmi les interlocuteurs désignés comme acceptables par les Américains et leurs alliés. Des candidats qui ne remettront pas en cause la politique internationale de l’Égypte, vis-à-vis d’Israël, par exemple, et qui n’auront pas de rêves d’indépendance, comme Nasser en avait. Les autres partis pourront se présenter aux élections, mais ils ne devront jamais gagner, sinon ces « libertés » seront retirées par l’armée.

 

C’est à cette tâche que se dévouent présentement les officines des ambassades américaines, les services secrets occidentaux, le Mossad et toute une panoplie d’agitateurs infiltrés dans les mouvements populaires arabes. De cette évolution « démocratique » et du respect des oukases Étatsuniens dépendra l’intervention musclée ou non des armées sorties des casernes et répandues dans les rues.

 

L’armée étant divisée en deux clans, dans « l’Égypte au bord du sang » (8), Moubarak conserve l’espoir de sauver sa dynastie déchue, mais cet espoir du vieux Rais n’aura qu’un temps très bref : sous peu, la majorité de l’État-major de l’armée fera comprendre à ce clan que son règne est terminé. Si le maintien d’une dictature réactionnaire en Égypte était le premier choix de Bush le néocon, ce n’est pas celui de l’Amérique d’Obama, pour les raisons que nous avons déjà évoquées. La démocratie parlementaire bourgeoise avec alternance est le mode de gouvernance préféré en société capitaliste.

 

Comme pour la Tunisie, c’est l’armée (égyptienne) qui jugera de ce que la petite bourgeoisie aura accompli au cours de ces jours de sursis et c’est elle qui décidera si elle doit retourner dans ses casernes ou rester sur les parvis et les marchés pour encadrer, voire sanctionner, au besoin, la « démocratie » accordée ou refusée. Les peuples arabes de Tunisie et d’Égypte auront l’autorisation de voter et ils pourront  recommencer aussi souvent que souhaité, s’ils savent voter pour le candidat qu’on leur aura désigné. La petite bourgeoisie arabe et occidentale, aux anges, calmera le jeu jusqu'à la prochaine révolte populaire pour le pain, le travail, l’équité et la dignité.

 

___________________________________________

 

(1) La Tunisie et les diktats du FMI.  Michel Chossudovsky. 24.01.2011. http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22939
(2)
La Tunisie a rejoint le modèle historique général. Emmanuel Todd. 17.01.2011.  http://www.liberation.fr/monde/01012314065-la-tunisie-a-rejoint-le-modele-historique-general 
(3) « Rififi à Beyrouth » Le Liban au cœur de la tourmente Arabe. Robert Bibeau. 31.01.2011.  http://www.robertbibeau.ca/palestine/edito31.01.2011.html

(4)  L’Égypte au bord du sang. Thierry Meyssan. 31.01.2011.  http://www.voltairenet.org/article168311.html

(5) Quel est donc ce pays si apprécié par l’opinion publique arabe? 27.01.2011.  http://www.slate.fr/story/33311/opinion-arabe-superpuissance

(6)  Crise en Égypte : El Baradei soumet son plan aux Américains. 1.02.2011. http://nouvelles.sympatico.ca/accueil/crise_en_egypte_elbaradei_soumet_son_plan_aux_americains/dcb58645

(7) Tunisie : Ce que les experts civilisés n’ont pas vu venir. Omar Benderra. http://www.michelcollon.info/Tunisie-ce-que-les-experts.html

(8) L’Égypte au bord du sang. Thierry Meyssan. 31.01.2011.  http://www.voltairenet.org/article168311.html

 

http://boycottisraelinternational.com
http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:25



Après plus de trente ans de service honorable pour les États-Unis (durant lesquels il a accumulé une richesse personnelle estimée à plus de 30 milliards de dollars), le moment est venu pour Moubarak de céder le bâton de commandement : c’est ce qu’on a décidé à Washington. Le temps presse. La marée montante du soulèvement populaire risque d’emporter non seulement le dictateur mais l’appareil de pouvoir que les USA ont construit en Égypte. Le président Obama fait donc pression pour une « transition ordonnée et pacifique » qui, sur la base de « réformes constitutionnelles » guère mieux précisées, efface la figure désormais insoutenable du dictateur, mais laisse intacts les piliers de la domination états-unienne sur le pays, d’importance stratégique pour Washington sur l’échiquier moyen-oriental.

Pour Washington, il est fondamental de maintenir le contrôle de la structure portante des forces armées égyptiennes, que les États-Unis ont financées, équipées et entraînées (voir il manifesto du 3 février ). Les instructions sur la sortie de secours ? ont été données par le secrétaire d’État états-unien à la défense, Robert Gates, au chef d’état-major égyptien, général Sami Enan ; celui-ci a été convoqué à la fin du mois de janvier au Pentagone, avec qui il s’est ensuite tenu en contact étroit. Le président Obama a ainsi fait les louanges des forces armées égyptiennes pour « leur professionnalisme et leur patriotisme », en les indiquant comme garants de la « transition pacifique et ordonnée ».

Selon le plan de Washington, cette transition devrait débuter avec un gouvernement « transitoire » soutenu par les forces armées et si possible chapeautée par Omar Souleiman, vice-président tout récemment nommé, à qui la charge a été confiée le 29 janvier. Un homme fort qui jouit de la plus grande estime à Washington : auparavant directeur des services secrets militaires, chef des services secrets égyptiens depuis 1993, il a organisé avec la Cia l’enlèvement d’Abou Omar en 2003 à Milan, et son transport en Égypte. Plusieurs autres personnes « suspectées terroristes » ont été transportés secrètement en Égypte, dans le cadre du programme « Rendition » de la Cia, et y ont été torturées par Souleiman et ses agents. Un des prisonniers, al-Libi, fut contraint sous la torture de « révéler » une connexion (inexistante) entre Saddam Hussein et al Qaeda, argument utilisé par Washington pour justifier l’invasion de l’Irak en 2003. Avec Souleiman comme garant de la transition « démocratique », le « nouveau visage » pour la présidence pourrait être l’actuel secrétaire de la Ligue arabe, Amre Moussa, ex-ministre des affaires étrangères de Moubarak en 1991-2001.

La structure militaire constitue le principal instrument de l’influence états-unienne en Égypte. Mais ce n’est pas le seul. Depuis plusieurs années, tout en continuant à appuyer Moubarak, Washington appuie aussi une partie de ses opposants dans la société civile (cf. Le mouvement de protestation en Égypte : Les « dictateurs » ne dictent pas, ils obéissent aux ordres, par Michel Chossudovsky, 4 février 2011 ). Les principaux instruments de cette opération sont la National Endowment for Democracy (Ned) et la Freedom House, deux organisations « non-gouvernementales » engagées dans l’« expansion de la démocratie et de la liberté dans le monde entier ». Celles-ci sont en réalité des émanations du Département d’État, du Pentagone et de la Cia, qui les financent et en pilotent l’activité dans les zones critiques pour les intérêts états-uniens. La Ned, qui finance chaque année plus de 1.000 projets d’organisations non-gouvernementales dans plus de 90 pays, soutient économiquement en Égypte 33 organisations non-gouvernementales : elle fournit à chacune d’elles chaque année des financements de l’ordre de dizaines ou centaines de milliers de dollars.

Des groupes d’opposants à Moubarak (généralement composés de jeunes intellectuels et professions libérales) ont été invités, par l’intermédiaire de la Freedom House, aux États-Unis où ils ont fréquenté des cours bimestriels de « défense de la démocratie ». Ils ont aussi été reçus officiellement au Département d’État : en mai 2008 par Condoleeza Rice, en mai 2009 par Hillary Clinton. Lors de la rencontre, la secrétaire d’État a déclaré que « c’est l’intérêt de l’Égypte d’aller vers la démocratie et de montrer plus de respect pour le droits humains ». Comme si les États-Unis, qui ont construit et financé l’appareil répressif de Moubarak, n’avaient rien à voir avec la violation des droits humains en Égypte.

Washington est donc en train d’élever une nouvelle classe dirigeante égyptienne, destinée à donner un visage « démocratique » à un pays où le pouvoir continue à prendre appui sur les forces armées et dans lequel, surtout, l’influence états-unienne demeure dominante. Il reste cependant à vaincre la résistance de la vieille classe dirigeante qui s’était formée autour de Moubarak -officiers de l'armée, agents des services secrets, managers de l‘industrie de guerre, entrepreneurs- qui craint de perdre les privilèges qu’elle a acquis ou de devoir les partager. Il y a surtout le soulèvement populaire pas facile à mettre sur les rails, tracés par Obama, de la « transition ordonnée et pacifique ».

 

Il manifesto, 6 février 2011,

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

Manlio Dinucci est géographe.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23140


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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 14:30
Noam CHOMSKY
Dans les 1ère et 2e parties de La Sauvagerie de l’impérialisme états-unien Chomsky parle du rôle global des États-Unis, du Moyen-Orient, particulièrement de l’Iran et de la Palestine. Il finissait en évoquant la possibilité, suite à une pression mondiale, d’un changement de la politique des États-Unis et de leur éventuel ralliement à la solution à deux États, Israël et la Palestine. Voici la transcription de la première partie de son échange avec les étudiants présents au Z Media Institute 2010.

Question : Pouvez-vous parler du rôle de l’Égypte dans le siège de Gaza et du mur d’acier qui est en train d’être construit ?

Noam Chomsky : Vous avez raison de signaler que l’Égypte a été complice d’Israël dans le siège de Gaza. En fait le Hamas fait plus peur à l’Égypte qu’à Israël. L’Égypte est une dictature brutale, fermement soutenue par le président Obama, lequel a déclaré tout à fait clairement qu’il ne le critiquerait pas, parce que l’Égypte nous aide à maintenir la stabilité au Moyen-Orient. C’est pourquoi au Moyen-Orient personne disposant d’un cerveau en état de marche ne prend Obama au sérieux lorsqu’il parle des droits humains.

L’Égypte est très inquiète parce que si jamais il y avait un scrutin un tout petit peu démocratique, il existe une force populaire en Égypte qui pourrait s’avérer être majoritaire – les Frères musulmans. Et les États-Unis soutiennent l’Égypte dans cette attitude. Le Hamas est une extension des Frères musulmans et l’Égypte était horrifiée par leur victoire populaire en Palestine. L’Égypte comprend aussi la politique des États-Unis et d’Israël qui est assez claire. Les États-Unis et Israël veulent que l’Égypte récupère Gaza, région qui a été presque complètement détruite par les Israéliens. Les Israéliens n’en veulent pas, les États-Unis n’en veulent pas. Ils ne peuvent pas tuer tout le monde, comme c’était possible au XIXe siècle, parce que aujourd’hui ils auraient des comptes à rendre. Donc l’idée est de maintenir la population de Gaza en état de survie, d’abandonner toute responsabilité, et de les rejeter vers l’Égypte, laquelle n’en veut pas. C’est pour cette raison, et parce qu’ils sont gouvernés par une branche des Frères musulmans, que l’Égypte à collaboré au siège de Gaza.

Ils construisent aussi un mur – apparemment avec l’aide technique des États-Unis – pour les boucler complètement, pour radicaliser le siège, mais aussi pour dissimuler le fait que les États-Unis veulent refiler Gaza à l’Égypte, laquelle n’en veut pas.

Question : Je me suis intéressé aux motivations israéliennes lors de l’attaque contre Gaza. Norman Finkelstein a dit qu’il s’agissait de restaurer la capacité de réaction israélienne. Je voudrais savoir si vous pensez aussi qu’Israël doit subir une défaite militaire, peut-être face au Hezbollah.

Noam Chomsky : Je pense que Finkelstein dit vrai. Israël a subi une défaite en 2006 et ils ont besoin de maintenir l’idée de leur invincibilité après été avoir si fortement blessés. Ils ont peut-être pensé qu’en frappant Gaza ils pourraient restaurer l’idée de leur invincibilité, mais je ne sais pas exactement qui ils croyaient impressionner. Montrer qu’une armée moderne techniquement avancée peut détruire une population sans défense qui ne dispose même pas d’un pistolet pour répondre ce n’est pas une démonstration très impressionnante de capacité de réaction.

Ils savent qu’ils peuvent arrêter les attaques de roquettes, mais il faudrait accepter un accord avec le Hamas et donc offrir quelque légitimité au gouvernement élu de Palestine. Et ils ne veulent pas offrir la moindre légitimité. Cela est inacceptable. En fait la plupart des membres du gouvernement ont été déjà été emprisonnés par Israël. Ils veulent détruire cette force indépendante.

Une défaite militaire ? J’étais récemment au Liban et j’ai parlé avec certains des correspondants occidentaux les plus importants. Certains y sont depuis plusieurs décennies, ils connaissent donc très bien la région. Parmi eux celui qui connaît le mieux la région pense qu’une guerre viendra. En fait ils pensent qu’aussi bien Israël que le Hezbollah veulent la guerre. Israël veut la guerre pour pouvoir montrer sa capacité à détruire le Liban – sans connaître la défaite comme la fois passée. Et si Israël, avec le soutien des États-Unis, décide d’attaquer l’Iran, comme cela pourrait arriver, ils doivent détruire le Liban avant, parce que au Liban il existe une force de réaction – le Hezbollah.

Ils pourraient donc attaquer, il pourrait y avoir une guerre, et les deux se détruiront mutuellement. Cela pourrait arriver sans tarder. Les États ne se conduisent pas nécessairement de façon rationnelle, et Israël devient très irrationnel, paranoïaque, et ultranationaliste. Prenez le cas de l’attaque contre la flotille. C’est un acte complètement irrationnel. Ils pouvaient neutraliser les bateaux s’ils l’avaient voulu. Attaquer un bateau à pavillon turc et tuer des Turcs c’est à peu près la chose la plus folle qu’ils puissent faire d’un point de vue stratégique. La Turquie est depuis 1958 leur allié de prédilection dans la région. Attaquer votre meilleur allié dans la région sans aucune raison est complètement fou. Et ce n’est pas la première fois. Un peu auparavant Israël avait délibérément humilié l’ambassadeur turc d’une façon qui n’a pas, je crois, de précédent dans l’histoire de la diplomatie. Tout cela est plutôt irrationnel.

Les Israéliens disent que l’Iran menace leur existence. Mais, selon les analyses stratégiques des États-Unis, cette menace c’est le fait que l’Iran n’obéisse pas aux ordres tout en représentant un contrepoids dans la région face à Israël. Mais si les Israéliens se montent la tête tout seuls et pensent que l’Iran menace leur existence tout peut arriver.

Ce n’est pas que l’Iran soit très rationnel. Un conflit est peut-être en préparation dans la région, et cela fait vraiment peur quand on y pense. Comme vous le savez probablement l’Iran a annoncé qu’il tente d’envoyer des bateaux pour briser le siège de Gaza. Si cela se produit, c’est fini, les jeux sont faits, Israël pourrait se mettre en furie. C’est un État très puissant qui dispose de centaines d’armes nucléaires. Ils pourraient décider de détruire la région et de se détruire eux-mêmes par la même occasion, qui sait. C’est effrayant.

En Israël il existe une doctrine qui remonte aux années 1950. Ils l’appellent parfois le complexe de Samson, c’est le nom du plus honoré et du plus respecté des kamikazes du monde. Samson est un fameux héros qui a tué beaucoup de Philistins. On raconte que Dalila lui a coupé les cheveux et il a perdu sa puissance. Les Philistins l’ont capturé et l’ont rendu aveugle. Mais ses cheveux ont repoussé et il a retrouvé sa puissance. Samson était dans le temple assiégé par des milliers de Philistins lorsqu’il a fait tomber les murs du temple ; il s’est suicidé en tuant plus de Philistins au moment de sa mort qu’il n’en avait tués au cours de sa vie. Le complexe de Samson signifie que si le monde pousse Israël trop loin ils deviendront fous et ils feront tomber les murs du temple. Bien entendu ils mourront aussi. Cette vision est un sentiment national qui est en progression actuellement. Et ce n’est pas une blague. Ça pourrait arriver.

Question : Pouvez-vous parler de la volonté de Netanyahou d’éliminer l’opposition de gauche ?

Noam Chomsky : Ce n’est pas seulement Netanyhaou. On accuse Netanyahou, mais c’est un sentiment national ; l’opinion est en train de se déplacer très loin vers la droite ultra-nationaliste. Regardez les sondages. Le sentiment national est paranoïaque. On pense qu’Israël doit combattre toute tentative de remettre en question la légitimité et la magnificence de tout ce qu’ils font. C’est un changement dramatique qui est survenu dans le pays ces dernières années.

Question : Lorsque la communauté internationale demande une enquête indépendante, qui sont les enquêteurs et quelle est leur légitimité ?

Noam Chomsky : La presse ne parle presque pas de tout ce qui se passe. Il y a quelques jours il y a eu une réunion de ce qui est appelé la communauté internationale – ce qui signifie les États-Unis et quiconque est d’accord avec nous. Le monde entier peut bien être en désaccord, mais alors il s’agit de ceux qui sont contre la communauté internationale. Je ne plaisante pas. Prenez l’idée selon laquelle la communauté internationale demande à l’Iran de cesser d’enrichir de l’uranium. Vous lisez ça partout. Qu’est-ce que c’est que cette communauté internationale au juste ? Ce n’est pas les Pays non alignés, qui représentent la majorité du monde. Ils soutiennent complètement le droit de l’Iran à enrichir de l’uranium. Ils ne peuvent donc pas faire partie de la communauté internationale. Il y a quelques années y compris les citoyens états-uniens étaient d’accord sur ce point. Donc de la même façon la majorité des États-uniens n’appartiennent pas à la communauté internationale parce que la communauté internationale c’est Washington et ses comparses.

On a pu avoir une belle illustration de cela ces dernières semaines. La Turquie et le Brésil sont parvenus à un accord avec l’Iran, accord assez semblable à ce que les États-Unis avaient proposé : on s’arrangerait pour que l’uranium soit enrichi à l’extérieur de l’Iran puis il leur serait remis pour être utilisé à des fins médicales. Il se trouve qu’Obama avait écrit une lettre à Lula, alors président du Brésil, qui défendait un accord similaire, probablement parce que Obama pensait que l’Iran ne serait jamais d’accord et qu’il pourrait alors parler de la lettre et dire, « eh bien, nous avons essayé, ils ne veulent pas ». Mais l’Iran a donné son accord. Alors les États-Unis ont immédiatement réagi en faisant passer une résolution au conseil de sécurité de l’ONU, une résolution si modérée que la Russie et la Chine ont instantanément donné leur accord. Si vous lisez les termes de la résolution – laquelle a été reçue positivement ici, on s’en est félicité –, si vous regardez les détails, elle n’a guère de contenu. Son seul résultat c’est que la Chine accédera encore plus facilement aux ressources de l’Iran. La Chine est donc très contente. La Russie aussi est satisfaite parce que la résolution leur permet de vendre toutes les armes qu’ils veulent à l’Iran.

Mais les États-Unis devaient imposer la résolution pour que le monde sache qui est le boss. Ce n’est pas le Brésil, ce n’est pas la Turquie. La Turquie est la principale puissance régionale, avec une grande frontière avec l’Iran. Le rôle de boss ne peut donc pas leur revenir. Le Brésil est le pays le plus important de l’hémisphère sud, le plus respecté, ils ne peuvent donc pas être les boss. En fait, si vous lisez le New York Times, les titres disent qu’il y a eu « une tâche sur le bilan de Lula », parce qu’il s’est dressé devant les États-Unis. Aujourd’hui il existe un rapport citant un officiel qui dit que « nous avons dû faire quelque chose pour que la Turquie reste à sa place ». C’est un peu comme la mafia. Vous devez vous assurer que personne n’interfère votre droit de tout contrôler. C’est pour cela que les États-Unis ont imposé une résolution presque vide de sens, pour neutraliser une initiative de la Turquie et du Brésil qui aurait pu apporter quelques progrès.

La communauté internationale c’est aussi, je crois, la Conférence pour l’interaction et les mesures de confiance en Asie (CICA). Elle comprend presque tous les États d’Asie, la Chine, l’Inde, l’Iran, Israël, etc. Ils ont eu une rencontre sur les questions de sécurité et ils ont soutenu l’idée d’une enquête internationale dans l’affaire de l’attaque israélienne contre la flotille. Les règles de la CICA imposent cependant le consensus. Bien entendu Israël n’était pas d’accord, donc le vote était 22-1, ou quelque chose comme ça. Le groupe a alors émis une autre déclaration demandant une enquête internationale. Obama a alors immédiatement bloqué la résulution du conseil de sécurité qui demandait une enquête indépendante et la CICA a été boycottée dans la médias. Tout cela n’est donc jamais arrivé, mais c’est bien arrivé.

La théorie des relations internationales n’est pas très élaborée. Il y a quelques principes. Le plus important c’est probablement le principe mafieux. Le parrain n’accepte pas la désobéissance. Un petit commerçant qui ne paie pas l’argent de la protection en subira les conséquences. Vous n’avez peut-être même pas besoin de l’argent, mais si un petit commerçant peut échapper au paiement un autre fera la même chose et le système va vite se décomposer. Donc vous n’envoyez pas simplement vos hommes de main pour récupérer l’argent, vous les envoyez pour lui donner une correction, pour que tout le monde comprenne. C’est comme ça que fonctionnent les relations internationales. On l’appelle parfois la théorie du domino. Si vous regardez, cas après cas, ça marche toujours comme ça.

Question : La Turquie appartenant à l’OTAN, comment analyser l’attaque d’un bateau turc par Israël dans les eaux internationales ?

Noam Chomsky : Il y a eu un débat technique quant au pavillon qui était celui du bateau, mais il portait un drapeau turc, comme on l’avait affirmé, ce qui signifie que c’est un territoire turc. Selon les lois maritimes une embarcation dans les eaux fait partie du territoire dont elle porte le drapeau. Il existe un traité de l’OTAN qui requiert des pays membres de l’OTAN d’assister tout autre pays membre qui subirait une attaque. Donc, si les traités signifient quelque chose – ce n’est pas le cas, bien entendu – les pays membres de l’OTAN, dont les États-Unis, auraient dû immédiatement se porter au secours du bateau turc. Si un bateau iranien avait attaqué un navire de l’OTAN, l’Iran aurait probablement été effacé de la surface de la Terre.

Question : Vous parlez de ce boss qui dit ce qui est possible et ce qui ne l’est pas comme mode de fonctionnement des États-nations. Ne devons-nous pas parfois analyser plutôt les classes économiques ? Comment cela fonctionne-t-il ?

Noam Chomsky : C’est une question intéressante. Et l’Iran est un cas très intéressant. Il existe des principes dans les affaires internationales mais ils ne se trouvent dans la théorie des relations internationales. J’ai déjà mentionné le principe mafieux. Il en existe un autre qui remonte à Adam Smith. Nous sommes supposés adorer Adam Smith mais nous ne sommes pas supposés le lire. C’est beaucoup trop dangereux. Il n’a rien à voir avec le capitaliste fou que l’idéologie dominante nous vend. C’est un gars très sensible. Smith, je le cite, soulignait qu’en Angleterre « les principaux décideurs de la politique ce sont les marchands et les manufacturiers », ceux qui possèdent l’économie. Et ils s’assurent que « leurs propres intérêts soient particulièrement bien défendus », quelles que soient les conséquences négatives pour le peuple anglais, pour ne pas parler des autres qui étaient soumis à, ce qu’il appelait, « la sauvage injustice des Européens ».

Parfois ces principes entrent en conflit, et ce sont alors des cas d’école qui permettent d’étudier l’élaboration de la décision politique. L’Iran par exemple. Les plus puissants secteurs économiques seraient assez contents de voir les États-Unis normaliser leurs relations avec l’Iran. Les grandes entreprises états-uniennes du secteur énergétique ne se réjouissent pas de voir la Chine tout emporter. Mais la politique d’État requiert que les ressources de l’Iran soient laissées à la Chine malgré les objections des grandes corporations états-unienne du secteur énergétique, lesquelles ont pourtant généralement un rôle décisif dans les choix politiques.

Voilà le conflit entre deux principes : le principe mafieux et le principe d’Adam Smith. Dans ce dernier cas le principe mafieux l’emporte. C’est très clair, si vous observez les différents cas dans l’histoire vous verrez que les mêmes personnes prennent des décisions différentes selon qu’elles se trouvent à la tête d’une grande entreprise ou à la tête du gouvernement. Les mêmes personnes qui prennent ces décisions concernant l’Iran – donnons les richesses à la Chine – si elles géraient leurs grandes entreprises elles prendraient les décisions opposées. Ces personnes ont maintenant un rôle institutionnel dans l’État, lequel est différent du rôle d’un PDG de grande entreprise. Le rôle des PDG, légalement, c’est de maximiser les profits. C’est une exigence légale, et s’ils ne le font pas ils sont écartés et remplacés par quelqu’un qui le fera. Le rôle du même individu au département d’État, par exemple, ou au Pentagone, est d’évaluer les conséquences à long terme des choix politiques, lesquels peuvent être en contradiction avec les intérêts étroits de certains secteurs économiques. Vous avez donc un conflit et dans le cas de l’Iran le principe mafieux l’emporte.

Les mêmes individus, qui se sont peut-être trouvés à la tête d’entreprises pétrolières, doivent maintenant décider pour l’objectif à long terme qui est de contrôler le Moyen-Orient. C’est nécessaire pour faire des choix qui de fait sont contraires aux intérêts des grandes entreprises du secteur énergétique.

L’Iran n’est pas le seul cas. La politique états-unienne vis-à-vis de Cuba est assez intéressante à étudier pour comprendre les relations internationales. Depuis 50 ans les États-Unis agressent et punissent le peuple de Cuba. Et nous savons très bien pourquoi. Les documents sont disponibles. Vous devez punir le peuple de Cuba – il s’agit de Kennedy, Einsenhower, etc. – parce que Cuba n’obéit pas aux ordres. Ils parviennent – selon l’expression en cours durant les gouvernements Kennedy et Johnson – à « défier avec succès » les plans états-uniens qui remontent à la doctrine Monroe, laquelle selon les États-Unis régit la vie de l’hémisphère.

Or depuis des décennies la grande majorité du peuple états-unien est favorable à la normalisation avec Cuba. Le reste du monde est totalement opposé à la politique états-unienne vis-à-vis de Cuba. Regardez simplement les votes annuels des résolutions à l’Assemblée de l’ONU. C’est le monde contre les États-Unis – accompagnés des Îles Marshall ou d’un pays de ce genre. C’est presque toujours comme ça. Ce qui est frappant dans ce cas c’est que globalement les secteurs d’affaires aux États-Unis sont également contre. Cela comprend les grandes entreprises des secteurs énergétiques, pharmaceutiques et agricoles. Ils veulent tous normaliser avec Cuba. Selon le principe d’Adam Smith, vous vous attendriez à les voir décider de la politique, mais le principe mafieux prend le dessus.

Si vous voulez vraiment étudier les affaires internationales, voilà les cas que vous devriez analyser. De la même façon si vous voulez comprendre la politique états-unienne pendant la guerre froide vous devriez regarder ce qui est arrivé en 1990. Mais ce sont là exactement les thématiques qui ne sont jamais abordées. Vous ne les étudiez pas à l’école, il n’y a pas de textes universitaires à ce propos, on n’en parle pas. C’est simplement trop révélateur.

Il se trouve que pour l’Iran ce n’est pas la première fois. En 1953, quand les États-Unis et la Grande-Bretagne ont renversé le régime parlementaire pour installer le Chah, le gouvernement des États-Unis voulait que les grandes entreprises pétrolières états-uniennes prennent 40% des concessions britanniques. Il s’agissait d’une politique à long terme des États-Unis pour écarter la Grande-Bretagne du Moyen-Orient, pour contrôler la situation et pour transformer la Grande-Bretagne en partenaire de second ordre. Les grandes entreprises pétrolières, alors, s’en tenant à des considérations à court terme, n’étaient pas d’accord. Il se trouve qu’il y avait des excédents de production de pétrole à l’époque, et s’ils prenaient le contrôle des concessions en Iran ils auraient dû baisser leurs opérations d’extraction en Arabie saoudite, lesquelles étaient primordiales à leurs yeux. Mais le gouvernement les a obligés à les prendre, les menaçant même de leur appliquer la loi anti-trust. Ils ont fini par obéir aux ordres. Dans ce cas-là le contrôle du pétrole sur le long terme a pris le dessus sur les intérêts spécifiques de certains secteurs.

Je devrais ajouter que durant la Deuxième Guerre mondiale il y a eu comme une mini-guerre entre les États-Unis et la Grande-Bretagne pour le contrôle du pétrole du Moyen-Orient, principalement celui de l’Arabie saoudite. Dès les années 1930 on savait que c’était le plus important, le joyau de la couronne. La Grande-Bretagne voulait le garder et les États-Unis voulaient le prendre. Il y avait un conflit – les documents sont disponibles – et bien entendu les États-Unis se sont imposés. La Grande-Bretagne était en difficulté à cette époque-là, les États-Unis ont donc pris l’Arabie saoudite.

À la fin de la guerre les Britanniques ont compris que leur statut de puissance mondiale avait pris fin et le Foreign office savait qu’ils allaient devoir devenir ce qu’ils ont appelé un partenaire mineur des États-Unis. Ils n’avaient aucune illusion quant à la volonté des États-Unis. Ils disaient que les États-Unis prenaient le contrôle du monde sous le prétexte de faire le bien, mais ils ne veulent que la puissance, et nous n’avons pas d’autre choix que de devenir un partenaire mineur.

Les États-Unis les ont traités avec arrogance et la Grande-Bretagne l’a accepté. Le cas le plus illustratif c’est en 1962 lors de la crise des missiles à Cuba. Les dirigeants états-uniens – les Kennedy – prenaient des décisions qui pouvaient mener à la destruction de l’Angleterre et de toute l’Europe. Ils poussaient les choses au point qu’il aurait pu y avoir un acte de représaille russe et ils n’en parlaient pas aux Britanniques. En fait Harold MacMillan, le premier ministre, ne savait pas ce qui se passait, il cherchait désespérément des informations. À un moment donné l’un des principaux conseillers de Kennedy – probablement Dean Acheson – a défini ce qu’il a appelé « la relation spéciale » entre les États-Unis et la Grande-Bretagne, qui selon lui signifiait que « la Grande-Bretagne est notre lieutenant – le terme à la mode étant ‘‘partenaire’’ ».

Bien sûr la Grande-Bretagne avait le choix. Ils pouvaient intégrer la zone euro. Mais ils préfèrent être un partenaire mineur et se considérer un acteur indépendant sur la scène mondiale. Bien. L’Europe aussi pouvait faire des choix et c’était sujet d’inquiétude pour les États-Unis à partir de 1950. Les décideurs états-uniens avaient compris que l’Europe allait connaître une récupération industrielle dans l’immédiat après-guerre. Dès qu’ils le font ils deviennent une puissance équivalente aux États-Unis, avec une grande économie, une grande population, formée, avec beaucoup d’avantages. Ils pouvaient devenir une puissance indépendante dans les affaires du monde – on parle de troisième puissance. Tout a été fait pour que cela ne se produise pas. L’OTAN a servi à cela. L’OTAN servait en partie à garantir que l’Europe restât vassale, contrôlée par les États-Unis.

Ce qui est arrivé en 1990 est très éclairant de ce point de vue. Si vous croyez à la propagande de ces 50 dernières années, aussitôt que l’Union soviétique s’est écroulée vous vous attendriez à la dissolution de l’OTAN. La propagande concernant l’OTAN, à l’époque, c’était qu’on l’avait créée pour nous protéger des hordes russes. Bon, il n’y a plus de hordes russes, démantelons l’OTAN. Est-ce ce qui est arrivé ? Non. L’OTAN s’est étendue d’une façon assez intéressante. Gorbatchev a fait une concession incroyable : il a accepté qu’une Allemagne réunifiée rejoigne l’OTAN. Si vous y pensez, c’est stupéfiant. L’Allemagne seule a quasiment détruit la Russie à plusieurs reprises dans le siècle antérieur. Maintenant Gorbatchev acceptait que l’Allemagne se joigne à une alliance militaire hostile. Pourquoi a-t-il fait cela ? Parce qu’il a eu un quiproquo. Il a fait un accord avec le gouvernement de Bush père selon lequel l’OTAN ne s’étendrait pas d’« un pouce vers l’est ». Cela ne comprendrait pas l’Allemagne de l’Est, et bien sûr rien au-delà. Bon, Gorbatchev était naïf. Bush a pris soin de ne jamais mettre l’accord sur papier – nous disposons d’une littérature universitaire détaillée sur tout cela. Gorbatchev a fait la stupide erreur de croire qu’il pouvait encore parler comme entre gentlemen avec les États-Unis. C’est assez stupide. Les États-Unis n’avaient pas la moindre intention de respecter l’accord. Et ils ne l’ont pas respecté. Donc, bien sûr, l’OTAN s’est étendue vers l’est, sous Clinton, jusqu’à la frontière russe, et même au-delà.

Le rôle officiel de l’OTAN est de contrôler le système global de l’énergie, les routes maritimes et les pipelines. Il y a eu une conférence à Washington récemment donnée par l’ex secrétaire d’État Albright, elle a indiqué la mission globale de l’OTAN. L’idée c’est que l’OTAN devienne une force d’intervention globable conduite par les États-Unis. Il existe un conflit sur ce point. Les Européens ne sont pas très contents de payer cependant que les États-Unis les accusent d’être trop non-violents.

Ce qui s’est passé avec l’OTAN est unedramatique illustration du fait que toute la propagande sur le thème de la guerre froide n’était que pur mensonge. L’OTAN ne disparaît pas quand les hordes russes cessent d’exister, elle s’étend pour garantir que l’Europe ne puisse pas faire le choix de devenir une troisième puissance sur la scène mondiale

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Noam Chomsky

Juin 2010

Traduction : Numancia Martínez Poggi


Source : http://www.zcommunications.org/u-s-savage-imperialism-part-3-by-noam-chomsky


Chomsky : la sauvagerie de l’impérialisme états-unien 1ère partie 

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 14:07

 

Mercredi, 09 Février 2011 10:17

Moubarak, en route, pour l'Allemagne: la police allemande met en garde contre d'éventuelles protestations IRINN- La police allemande a mis en garde contre les protestations populaires que provoquerait la venue du dictateur égyptien, pour être hospitalisé en Allemagne.
Le secrétaire général de l’OTAN se rend en Palestine occupée. IRIB- Le secrétaire général de l’OTAN se rendra, aujourd’hui mercredi, en Palestine occupée.
Mercredi, 09 Février 2011 10:07
La vague anti-Moubarak enfle encore IRIB- Malgré les concessions du pouvoir, la place Al-Tahrir du Caire a accueilli un nombre record de manifestants, mardi.
IRIB- Pour dénoncer les ingérences du régime sioniste, dans les affaires intérieures égyptiennes, Le Premier ministre turc a lancé un avertissement à Tel-Aviv.
IRIB- A la suite de la montée de la tension politique, au Koweït, et de l’appel lancé à la participation à la première manifestation de rue, dans un pays riverain du golfe Persique, l’Emir du Koweït a accepté la démission du ministre de l’Intérieur.
IRIB- Une documentation confidentielle, publiée, par le site «WikiLeaks», a révélé qu’Omar Suleyman avait été désigné par le régime sioniste, pour remplacer Hosni Moubarak.
12 revendications des protestataires saoudiens sur «Face book» IRIB- Les protestataires saoudiens, simultanément aux autres pays arabes, ont lancé un appel sur «Face book» et «Twitter», pour faire part de leurs revendications.
Pourquoi les Américains envoient-ils des bâtiments de guerre vers les côtes égyptiennes ? IRIB- A la suite de l’intensification de la révolution du peuple égyptien, les Etats-Unis ont expédié des navires de guerre, des équipements militaires et 800 soldats, en direction de l’Egypte.
Mardi, 08 Février 2011 20:31
Egypte : la rue ne lâche pas la pression IRIB - Des dizaines de milliers de manifestants étaient rassemblés, mardi, place Tahrir, au centre du Caire, pour marquer la troisième semaine du mouvement de contestation, sans précédent, réclamant le départ du Président Hosni Moubarak.
Le Liban, doté d’un nouveau gouvernement, dès la semaine prochaine IRIB - Aux dires du Président du parlement libanais, Nabih Berri, le Liban sera doté, dès la semaine prochaine, d’un nouvel exécutif; mais la tâche s’annonce ardue, dans la mesure où, (dixit), «certaines fractions cherchent des prétextes, pour ne pas y participer».
Le gouvernement égyptien dissimule le nombre exact des morts IRIB - Dans son rapport, l'Organisation des droits de l'Homme, "Human Rights Watch", a fait part de la tentative du régime égyptien de dissimuler le chiffre exact des pertes en vie humaine.
La tentative du régime sioniste d'éliminer l'identité islamique d'al-Qods IRIB - Dans le cadre de sa tentative d'éliminer l'identité islamique à al-Qods, le régime sioniste veut mettre à exécution, dans cette ville, un plan qui vise à réduire la voix de l'appel à la prière, pour satisfaire les habitants de la partie orientale de cette ville.
Des milliers d’Egyptiens rendront, demain, hommage à leurs martyrs, en leur dédiant des poèmes Farsnews - Des centaines de milliers d’Egyptiens, qui ne quittent pas, depuis deux semaines, la place Al-Tahrir, liront, ce mercredi soir, des poèmes, en souvenir des 300 victimes de leur révolte.
Mardi, 08 Février 2011 16:56
Egypte: grande manifestation, à Alexandrie IRIB - Des milliers d'habitants de la ville d'Alexandrie sont descendus dans les rues et entendent, ainsi, organiser une grande manifestation, après la prière du crépuscule, pour réclamer le départ de Hosni Moubarak.
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http://french.irib.ir/info/moyen-orient
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Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi.
Italie
«Rubygate» : le parquet demande le jugement immédiat de Berlusconi

Le parquet de Milan a annoncé ce mercredi 9 février avoir demandé le jugement immédiat de Silvio Berlusconi dans le Rubygate, pour recours à la prostitution de mineure et abus de fonction. Le chef du gouvernement italien a réagi en accusant le parquet de Milan d'agir « uniquement dans un but subversif », affirmant que ces poursuites ne sont qu'« un prétexte » pour le chasser de son poste.

Face aux polémiques, Nicolas Sarkozy impose aux ministres des vacances en France
Le soulèvement anti-Moubarak entre dans sa troisième semaine
Côte d'Ivoire : Abobo la commune frondeuse d'Abidjan
Charles Taylor refuse de comparaître à son procès
Haïti: l'ex-président Aristide obtient son passeport
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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 14:02

Egypte : soutenir la démocratie ou Israel, l’Occident doit choisir

…parce que c’est l’Egypte / Le nouveau gouvernement libanais : transformations et défis / Michel Aoun réclame un assainissement de la politique libanaise et la poursuite des prévaricateurs / Voilà pourquoi Israël est inquiet ! / Abdallah de Jordanie change de Premier ministre / Ali Abdallah Saleh renonce à placer son fils pour lui succéder à la présidence du Yémen.

 

La tendance générale

…parce que c’est l’Egypte

La révolution populaire en Egypte est au cœur de l’actualité au Proche-Orient et focalise l’attention du monde entier. Cet intérêt exceptionnel accordé à un événement découle de la place stratégique qu’occupe l’Egypte dans les équilibres et les équations régionales et internationales depuis des siècles, ce pays étant, historiquement, la principale porte d’accès aux conflits qui secouent l’Orient arabe et l’Afrique du Nord. C’est ainsi que le sort des invasions impérialistes et coloniales s’est de tout temps joué autant en Egypte qu’en Syrie.

L’analyse des événements en Egypte conduit à faire les observations suivantes :

- 1. Le lien entre la révolution populaire en Egypte et les revers essuyés par l’empire américain au Proche-Orient est évident. L’étude de l’histoire et des grandes stratégies montre que le recul de toute influence impériale s’accompagne de grands bouleversements. L’affaiblissement de l’hégémonie impériale favorise l’émergence de nombreux foyers de rébellion et de résistance et les exemples historiques sont innombrables.

- 2. L’empire américain sait pertinemment que le déclenchement de la révolution égyptienne est l’un des résultats de l’échec de ses aventures au Proche-Orient, des défaites israéliennes, et de la disparition de la dissuasion face aux mouvements de résistance, de la Syrie, de l’Iran et de la Turquie. Ainsi, ce qui se passe en Egypte est un souci pour les Etats-Unis, où la Maison-Blanche, le Pentagone et le Département d’Etat, suivent d’heure en heure les développements dans ce pays.

- 3. Le sort des régimes que l’Administration Bush a appelé « modérés » constitue une angoisse stratégique pour l’Occident en général et pour les Etats-Unis en particulier. Les centres de décision occidentaux craignent un effet domino, semblable à celui qui s’est produit en Indochine après la défaite états-unienne au Vietnam. C’est pour cela que tous les efforts sont déployés pour contenir les effets de la révolution égyptienne et empêcher qu’elle ne se radicalise, avec ce que cela pourrait avoir comme conséquences sur Israël et sur la cause palestinienne. Washington et les autres capitales occidentales concernées par les développements dans la région redoublent d’efforts pour étouffer dans l’œuf tout processus de transformation de la révolte égyptienne en révolution qui imposerait des changements sociaux et économiques, comme le souhaite le peuple égyptien. L’objectif est de changer la forme du régime, après le départ de Hosni Moubarak, et non pas le fond.

- 4. Les think tank et autres centres de décisions occidentaux essayent de prévoir avec le plus de précision possible les répercussions de la révolte égyptienne sur Israël, qui ne cache pas son angoisse de ce qui se passe chez son grand voisin. L’Etat hébreu craint l’effondrement du système politico-sécuritaire mis en place avec l’Egypte depuis les accords de camp David. La question du gaz (Israël importe d’Egypte 40 % de ses besoins en gaz au tiers du prix du marché), soulevée par Benyamin Netanyahu, n’est que la partie visible de l’iceberg. Il existe un véritable partenariat entre Israël et l’Egypte de Moubarak dans le blocus contre Gaza, la chasse aux mouvements de résistance palestiniens, et la guerre contre le Hezbollah, la Syrie, l’Iran et la résistance irakienne. Ce partenariat risque de devenir du passé, même si le nouveau pouvoir égyptien annonçait son attachement aux accords de Camp David.

Parce que l’Egypte focalise l’attention du monde, et parce que c’est l’Egypte, après la révolution de juillet 1952, qui a pris la tête du changement social et politique dans le monde arabe dans le sens de la libération de l’influence occidentale, une alliance allant de Washington à Tel-Aviv, en passant par l’Europe et de nombreuses capitales arabes « modérées » , est en train de se dessiner. Son crédo : la chute de la ligne de défense constituée par le régime Moubarak va avoir des conséquences catastrophiques sur les intérêts de l’Occident, les plus graves depuis les années 70 du siècle dernier.

La tendance au Liban

Le nouveau gouvernement libanais : transformations et défis

Les concertations pour la formation d’un nouveau gouvernement se poursuivent au Liban à la lumière d’un nouveau climat politique et de positions arabes et internationales qui ont changé dans un sens positif depuis la désignation de Najib Mikati au poste de Premier ministre. Les négociations autour du nouveau cabinet dépassent le cadre des noms des ministrables et de la répartition des portefeuilles.

- 1. Après la journée de violences du 25 janvier, les forces du 14-Mars ont abandonné l’option de la rue pour saboter le processus politique en cours. Ce recul est dû au refus de leurs partisans des appels à la violence, et aux messages saoudiens, français et états-uniens envoyés au chef de cette coalition, l’ancien Premier ministre Saad Hariri, l’invitant au calme et à la retenue.

- 2. Washington, Riyad et Paris ont adopté une attitude plus ou moins positive à l’égard de Najib Mikati, refusant les demandes de Saad Hariri d’isoler le nouveau Premier ministre. L’entourage de l’ancien chef du gouvernement avait fait état d’un boycott international du gouvernement de Najib Mikati. Mais grâce à sa réputation, à ses relations et, surtout, à la grande marge de manœuvre que lui accorde la nouvelle majorité parlementaire, le Premier ministre a réussi à absorber les campagnes politiques et à désamorcer les mines placées par le 14-Mars pour saboter son travail.

- 3. Les développements internes et externes ont poussé certaines composantes du 14-Mars, notamment le parti des phalanges libanaises, à entrer en négociation avec Najib Mikati pour examiner la possibilité de former un gouvernement de sauvetage national, comme le souhaite la nouvelle majorité (Celle-ci est composée du Courant patriotique libre du général Michel Aoun, du Courant Marada du leader maronite du Liban-Nord Sleiman Frangié, du Hezbollah, du mouvement Amal du président du Parlement Nabih Berry, et du Parti progressiste socialiste de Walid Joumblatt).

Quels que soient les résultats des négociations entre Mikati et le 14-Mars, le Premier ministre n’en ressortira que plus renforcé au niveau de sa crédibilité devant l’opinion publique et de son image d’homme d’ouverture et de dialogue. Les conditions posées par le 14-Mars au sujet du Tribunal Spécial pour le Liban (TSL) manquent de crédibilité lorsque l’on sait qu’à la veille de la chute de son gouvernement, le 12 janvier, Saad Hariri avait accepté d’opérer une déconnection totale entre le Liban et le TSL. Il réclamait en contrepartie les pleins pouvoirs dans les domaines politiques, économiques et financiers.

- 4. Il ne fait pas de doute que les événements qui se déroulent en Egypte se répercutent sur le processus de formation du gouvernement au Liban. La nouvelle majorité estime que le nouvel équilibre régional favorise sa vision aussi bien au niveau de la composition du cabinet que de son programme. Sa position est bien meilleure qu’à la veille de la désignation de Najib Mikati, surtout que les Etats-Unis et Israël sont déstabilisés par la révolte populaire égyptienne et que le pouvoir de Moubarak, qui constituait un des principaux alliés régionaux du 14-Mars, est hors-jeu.

- 5. Une des principales leçons de la révolution égyptienne est que les formules économiques néolibérales, basées sur les privatisations à outrance, destinées à pérenniser l’hégémonie états-unienne, et initiées à l’époque de Ronald Reagan, ont toutes échoué. Elles ont contribué à creuser le fossé entre les riches et les pauvres et réduit considérablement la base sociale des régimes pro-américains. Le « modèle haririen » était l’illustration libanaise de ces formules. La nouvelle majorité au Liban commettrait une grave erreur si elle fait preuve d’indulgence avec les conséquences et les réminiscences du « haririsme ».

Les événements de Tunisie et d’Egypte donnent une grande crédibilité aux thèses réformistes du général Michel Aoun qui souhaite démanteler le système économico-financier « haririen » au profit d’une politique plus sociale.

La une des journaux libanais (4 février 2011)

As Safir (Quotidien proche de la nouvelle majorité)
Mikati et Aoun : approche différente vis-à-vis de la représentation chrétienne

Al Moustaqbal (Quotidien appartenant à la famille Hariri)
Aoun compose le gouvernement avec Mikati

An Nahar (Quotidien proche du 14-Mars)
Les concertations de Mikati sur le point de définir « l’identité » du gouvernement

Ad Diyar (Quotidien proche de la nouvelle majorité)
Tiraillements Aoun-Berry à propos du ministère de l’Energie

Al Liwaa (Quotidien proche de Hariri)
Les revendications impossibles d’Aoun et Frangié

Al Hayat (Quotidien saoudien)
Mikati cherche à faire baisser les revendications d’Aoun. Présence importante pour Joumblatt au sein du prochain gouvernement

Déclarations et prises de positions

Bachar al-Assad, président de la République arabe syrienne
Extraits d’une interview accordée au Wall Street Journal
« Nous sommes rassuré par le cours des choses au Liban, au niveau politique. Nous sommes satisfaits de la transition fluide entre deux gouvernements. Nous espérons qu’un gouvernement d’union nationale sera formé. La situation au Liban va pour le mieux. Le conseiller du roi d’Arabie saoudite, son fils le prince Abdel Aziz Ben Abdallah, est attendu bientôt à Damas, et il nous dira ce qui s’est passé, surtout que nous étions très proches d’un accord final sur le Liban avec le roi Abdallah. »

Michel Aoun, principal chef chrétien de la nouvelle majorité
« Il ne faudrait pas que les factions qui veulent paralyser la vie politique entrent au gouvernement. Pourquoi leur donner le tiers de blocage ? Pour revenir à la paralysie ? Nous avons pu empêcher certaines choses dans l’intérêt du pays, mais avons-nous réalisé quelque chose ? Nous avons devant nous l’affaire des faux témoins, mais aussi des dossiers financiers qui toucheront un certain nombre de personnes. Nous avons l’intention de transmettre à la justice les dossiers que nous avons et nous n’accorderons d’immunité à personne. Le nouveau pouvoir est clair et il y a une stratégie pour sortir de la crise économique. Je crois que les choses sont devenues lourdes pour eux, alors qu’ils nous fichent la paix (…) Finissons-en de ce tribunal. Nous l’avions d’abord accepté et joué son jeu, et nous disions seulement qu’il y avait l’affaire des faux témoins. Mais le tribunal s’est dit incompétent en la matière. Par conséquent, pour que l’État puisse gouverner, il faut que des décisions soient prises. Le cas du tribunal sera réglé conformément aux lois libanaises et internationales. Mais le TSL constitue une agression contre nous. Il suffit de voir comment il a été formé et comment l’enquête a été menée. »

Nabih Berry, président du Parlement
« Il faut mettre au plus vite sur pied l’équipe gouvernementale, sans pour autant se hâter. Je salue les efforts que déploie le Premier ministre désigné pour former un gouvernement de salut national. La nouvelle majorité ne pose pas de condition au Premier ministre mais coopère entièrement avec lui. Je prône, comme le fait Nagib Mikati, la participation de tous à l’équipe à venir, sans calculs ni partage, loin de l’idée du tiers de blocage. »

Samir Geagea, chef chrétien, allié de Saad Hariri
« Le président Berry a toujours été un homme adroit. Je souhaite qu’il ait le mot de la fin dans l’autre camp. Mais je pense que celui qui possède le mot de passe au sein du 8-Mars (La nouvelle majorité, Ndlr) est le député Michel Aoun. Il était clair concernant le fait que toute participation d’une partie au cabinet doit se faire en échange de son adoption des principes et des convictions du 8-Mars. C’est sur ce point précis que se déroule notre conflit avec lui. Ce que le président Berry a indiqué concernant son désir de voir un cabinet de participation nationale n’est pas conforme avec la réalité et les aspirations du général Aoun. Ce qui est demandé, à en croire ce que dit Aoun clairement, c’est un gouvernement monochrome plaidant son allégeance à la Syrie d’une part et au Hezbollah de l’autre, ainsi qu’à l’ensemble de principes, de conceptions et de politiques du 8-Mars. Il est demandé aujourd’hui aux Libanais de croire en ce que croient les partisans du 8-Mars et de suivre la même ligne. Sinon, ils resteront dehors. Aujourd’hui, c’est hors du cabinet, puis demain hors du Parlement, et, peut-être même in fine hors du Liban tout entier. Ce qui prouve que nous avions raison : l’autre camp œuvre pour ramener la situation à ce qu’elle était entre 1990 et 2005. La position du 14-Mars quant à la participation au cabinet est la suivante : participer tous ensemble au cabinet ou refuser cette participation tous ensemble, sur base de certaines constantes, dont, notamment, l’attachement au tribunal international et le rejet des armes illégales. »

Walid Joumblatt, leader druze membre de la nouvelle majorité
« J’ai prévenu à plusieurs reprises et essayé jusqu’au bout de faire en sorte que les initiatives syro-saoudienne puis turco-qatarie réussissent, mais les Etats-uniens ont tout fait capoter. Je ne souhaite pas polémiquer avec Saad Hariri parce que cela n’est pas de bon aloi, il aurait pu mener à bien cette sortie de crise, mais sans doute n’a-t-il pas été aidé par les circonstances. Qu’il (Saad Hariri, Ndlr) me pardonne, mais personne ne reste éternellement au même poste. Il est aujourd’hui out et sans doute demain sera-t-il in, cela n’est pas la fin du monde, mais le plus important est d’apprendre les leçons de la géopolitique. Il s’agit de relations privilégiées avec la Syrie sur la base de Taëf. Il ne sert à rien d’être reçu par Obama ou d’être encouragé par tel ou tel pays occidental ou arabe ; seule la géopolitique compte. C’est une folie politique que de dire que Najib Mikati est le candidat du wilayet el-faqih. Le président Mikati a sa base sunnite et il est connu pour sa modération, il a ses alliés en Occident et dans le monde arabe. Saad Hariri, qui est un symbole de modération, n’avait pas besoin de recourir à une journée de colère dans les rues. J’espère que nos divergences politiques ne vont pas torpiller notre amitié personnelle. Concernant le TSL, nous ne pouvons pas le supprimer, mais nous pouvons en atténuer l’impact au Liban pour éviter des affrontements entre sunnites et chiites. J’ai compris sur le tard que le TSL pouvait être utilisé pour saper l’unité nationale et la paix civile au Liban. »

Presse

Al Akhbar (Quotidien libanais proche de la nouvelle majorité, 04 février 2011)
Ghassan Séoud
Derrière son entêtement, sa nervosité et ses choix exceptionnels, Michel Aoun a apporté la preuve d’une véritable perspicacité qui fera de lui un pharaon au sein du prochain gouvernement. L’esprit aouniste a du mal à comprendre les raisons pour lesquelles Nagib Mikati cherche à inclure des membres du parti Kataëb dans son équipe ministérielle. Les aounistes ne voient aucune valeur ajoutée dans la présence de ce parti dans la future équipe gouvernementale. L’opposition à la participation des Kataëb au gouvernement est le premier point évoqué dans les discussions entre Michel Aoun et le président Mikati. Une deuxième question est celle de la part du Bloc du Changement et de la Réforme au sein du Cabinet. Tout indique que cette part passera de cinq au sein du gouvernement actuel (dont un ministre pour les Marada et un autre pour le Tachnag) à dix dans le prochain gouvernement (dont deux pour le Tachnag, deux pour les Marada et un indépendant).

Al Akhbar (03 février 2011)
Paris, Bassam Tayyara
La diplomatie française ne sait pas sur quel pied danser. Elle a d’abord échoué à prendre la bonne position au sujet de la révolution tunisienne. Et la voilà aujourd’hui qui gravite autour des Etats-Unis pour déterminer sa position vis-à-vis de la révolution égyptienne, et qui répète ce que dit la Maison-Blanche, tout en se réservant une marge de manœuvre liée au facteur temps, mais qui ne couvre pas ses ratés pour autant. Avant même que les observateurs ne sortent de l’état de choc dû au « changement de discours de la France », l’étincelle de la révolution était jetée au pays du Nil. Mais malgré cela, Paris gardait ses distances, certains parlant même d’attentisme, et tout le monde s’accordant à dire que la position de la France était toujours réglée à l’heure américaine : les communiqués de l’Elysée avaient tout l’air de s’inspirer des déclarations de Barack Obama. Pour certains, « l’expérience tunisienne amère » n’est pas étrangère au fait que la diplomatie française ait de nouveau échoué à prendre la juste mesure du séisme égyptien, bien qu’il n’y ait pas lieu dans ce cas de parler de poids de l’histoire, mais plutôt d’étroites relations personnelles, allant jusqu’à se féliciter de la « sagesse » de Moubarak. Bien sûr, Sarkozy a ligoté les ressources de la diplomatie française, dont l’Ambassadeur Jean Félix-Paganon, connu pour sa profonde connaissance du monde arabe, et ce en présentant à l’Egypte la coprésidence de l’UPM sur un plateau d’argent. Les observateurs n’ont pas manqué de relever que seul l’accord de paix avec Israël était derrière la décision d’imposer une « demi-présidence » permanente pour l’Egypte. A vrai dire, l’Egypte n’est pas plus qu’une simple destination touristique pour l’économie française. Car les grandes entreprises présentes sur place sont une quinzaine, alors que les contrats militaires sont quasi-inexistants. Mais il n’échappe pas aux Français que l’Egypte est un protagoniste-clé dans le dossier palestinien.

Al Akhbar (02 février 2011)
Nicolas Nassif
Le député Walid Joumblatt affirme avoir rejoint les choix politiques du 8-Mars et non pas les rangs de cette coalition. La position actuelle du leader druze est caractérisée par les facteurs suivants :
• Rupture totale de la relation avec Saad Hariri. Aucun médiateur ne joue les bons offices. Pour Joumblatt, il ne s’agit pas d’un divorce politique. Cet état des choses serait dû à un différend avec Hariri qui n’a pas tenu des engagements qu’il avait pourtant directement communiqués à Joumblatt avant la visite de ce dernier à Damas le 15 janvier, à propos du compromis saoudo-syrien. Joumblatt avait fait le pari du respect par Hariri de ses engagements, mais il n’en fut rien. C’est alors qu’il a pris la décision de se ranger ouvertement aux côtés de la Syrie et de la Résistance.
•Pour Joumblatt, Hariri a créé un problème inter-sunnite lorsqu’il a reçu le président Najib Mikati « en lui décochant un regard noir comme s’il y avait une vengeance personnelle entre eux deux ». Pourquoi n’accepte-t-il pas l’alternance au pouvoir ? Un jour, c’est son tour, et le lendemain, le tour d’un autre.
• Joumblatt soutient pleinement le Premier ministre désigné, puis son gouvernement. Il ne peut rien lui imposer, ni même le compromis saoudo-syrien, mais ce compromis peut servir de point de départ. En tout cas, la bataille ne sera pas facile. Il affirme ne pas connaître le sens de l’ouverture inopinée d’Amine Gemayel et de Samir Geagea envers Najib Mikati. Est-ce une preuve de bonne volonté ou une tentative de jouer la montre ? « Le président Mikati veut donner aux forces du 14-Mars une chance pour participer au gouvernement, mais je crois qu’il existe un ordre de mission extérieur qui va dans le sens contraire », a indiqué M. Joumblatt.
• Le gouvernement Mikati n’envisage pas d’abolir le TSL parce que personne d’autre que le Conseil de sécurité ne peut le faire. Toutefois, il faut œuvrer à éviter les retombées négatives de l’acte d’accusation sur le plan intérieur.

An Nahar (Quotidien libanais proche du 14-Mars)
Abdel Karim abou Nasr (04 février 2011)
L’ambassadeur d’une grande puissance européenne à Beyrouth a envoyé à son gouvernement un rapport portant sur le Premier ministre désigné Najib Mikati.
Il y considère que trois raisons portent à croire, jusqu’à présent, que le gouvernement Mikati pourrait être « le gouvernement du Hezbollah » ou celui des alliés de Damas : Mikati a accepté de former le gouvernement tout en sachant que la chute du gouvernement d’union nationale a fait suite à une décision prise par le régime du président syrien et ses alliés ; avant d’accepter cette mission, il ne s’est pas concerté avec Saad Hariri, qui était pourtant son principal allié pendant les dernières législatives ; par cette décision, il a pris parti pour la solution appuyée par la Syrie : essayer de faire obstruction au travail du TSL et d’affaiblir Hariri et son camp.
Le diplomate dresse les points forts et les points faibles de Mikati. Son point fort est que les alliés de Damas ont besoin de lui et ont donc tout intérêt à ce qu’il réussisse dans ses nouvelles fonctions. Ses points faibles : Malgré le respect qu’il inspire, Mikati n’est pas un leader politique disposant d’une grande assise populaire et d’un vaste appui politique à l’échelle du pays comme Saad Hariri. Il est donc obligé de compter sur les alliés de Damas. Il n’a pas accédé au pouvoir comme candidat consensuel mais en tant que candidat des forces qui veulent infliger une défaite politique à Hariri. Les revendications que les alliés de Damas souhaitent obtenir grâce à Mikati sont en contradiction avec les souhaits de la majorité écrasante des sunnites, voire des Libanais. Mikati est confronté à une vaste contestation politique et populaire au sein de la communauté à laquelle il appartient.

An Nahar (04 février 2011)
Rosanna Bou Mounsef
L’accalmie soudaine pour laquelle ont opté le Hezbollah et ses alliés dans le dossier du TSL après la chute du gouvernement Hariri, est surprenante : Saad Hariri a été écarté du pouvoir sous prétexte qu’il n’est pas allé jusqu’au bout dans l’abolition du tribunal. Egalement étonnant est le peu d’empressement du Hezbollah et de ses alliés à former le gouvernement afin que ce dernier puisse prendre les décisions réclamées à cor et à cri par ce camp (suspension du financement du TSL, retrait des juges libanais et abrogation du protocole signé par le Liban et l’Onu). En même temps, Najib Mikati cherchait à rassurer les chefs des missions diplomatiques accréditées à Beyrouth au sujet du maintien par le Liban de ses engagements internationaux, le TSL compris.
Des sources qui suivent ce dossier affirment qu’il n’y a pas eu d’arrangement portant sur le TSL parallèlement au coup d’Etat contre Saad Hariri. Selon elles, l’accalmie en question peut donner lieu à deux interprétations : la conviction selon laquelle le Liban, quoi qu’il fasse, ne pourra pas obtenir l’abolition du TSL ; le peu d’empressement du Hezbollah dans ce dossier est dû à la volonté de laisser à Mikati la chance de former son gouvernement.

L’Orient-Le Jour (Quotidien francophone libanais proche du 14-Mars, 04 février 2011)
L’armée israélienne a renforcé ses positions au niveau de la partie libanaise du village de Ghajar. Des équipes de génie munies de pelleteuses et de grues ont posé des grillages au nord de la localité à proximité de la ligne bleue. Des poteaux électriques et des réverbères ont été posés dans un quartier résidentiel à la frontière avec le Liban. Des blocs de béton armé ont été déposés à proximité du Wazzani. L’armée israélienne a aussi intensifié ses patrouilles dans les parties libanaise et syrienne de Ghajar et ont installé de nouvelles caméras d’observation aux entrées du village. De leur côté, l’Armée libanaise et la Finul ont intensifié leurs patrouilles.

Al Hayat (Quotidien saoudien, 02 février 2011)
Des sources qui suivent les concertations en vue de former le nouveau gouvernement font état d’obstacles que le Premier ministre désigné Najib Mikati aura à aplanir :
• Le député Michel Aoun insiste à monopoliser la représentation chrétienne, et veut avoir son mot à dire à propos de l’octroi d’un siège ministériel à n’importe quelle personnalité chrétienne. Il ne veut pas non plus qu’une part revienne au président de la République.
• En plus de sa propre part chiite, le Hezbollah propose la représentation au sein du gouvernement de certains de ses alliés et alliés sunnites de Damas. Mikati cherche à l’éviter et préfère faire appel à des personnalités qui ne provoquent pas le public sunnite de l’ancien chef du gouvernement Saad Hariri.
• Des sources proches du président Mikati parlent d’une ruée sur les portefeuilles régaliens, de la part notamment du député Aoun et du président de la Chambre des députés Nabih Berry, qui insistent sur l’idée d’une modification de la répartition de ces portefeuilles entre les différentes communautés.
• Les forces du 14-Mars réclament le tiers de blocage, mais Mikati y est catégoriquement opposé.

As Safir (Quotidien libanais proche de la nouvelle majorité, 04 février 2011)
Imad Marmal
L’axe de la « modération arabe » a subi des coups douloureux, et les régimes appuyés par Washington ne sont que des régimes en carton. Le mouvement de contestation populaire dans les pays arabes revêt certes une dimension socio-économique, qui n’annule pas pour autant la dimension politique, plus importante que la précédente. Elle a trait au souhait de retrouver sa dignité et son amour-propre face au projet américano-israélien. La plus grande leçon que l’on puisse en tirer est la suivante : les Etats-Unis ont prouvé, pour la énième fois, qu’ils n’hésitent pas à sacrifier leurs agents agréés dès qu’ils ont l’impression qu’ils sont devenus un fardeau.
Où se situe le Liban dans tout ce qui se passe ? Tout porte à croire que le Liban a reculé de plusieurs places sur l’échelle des priorités états-uniennes, au profit des autres scènes arabes en ébullition à l’heure actuelle. C’est l’occasion pour le 14-Mars de procéder à une relecture de son expérience avec les Etats-Unis, car c’est une grave erreur que de mettre tous ses œufs dans le panier états-unien. Il serait utile que certains membres du 14-Mars mettent un frein à leurs déplacements à l’étranger. Et suivent ainsi le conseil d’un homme politique, connu pour son sens de l’humour : « Heureusement pour lui, le président français Nicolas Sarkozy s’est rattrapé de justesse et n’a pas reçu Amine Gemayel et Samir Geagea. S’il l’avait fait, il aurait été logé à la même enseigne que Hosni Moubarak, qui les a rencontrés dernièrement, mais à peine les adieux faits, le compte à rebours de la chute de son régime a commencé ! »

As Safir (03 février 2011)
Nabil Haitham
Dans l’entourage de Saad Hariri, certains refusent d’accepter l’idée selon laquelle le tribunal pourrait être affecté par les bouleversements dont la région est le théâtre. Bien au contraire, ils s’attendent à des démarches rapides de la part du tribunal, notamment la publication de l’acte d’accusation, et ils sont prêts à parier que son contenu provoquera un vrai bouleversement au Liban et peut-être au-delà. En revanche, un expert juridique considère que si le TSL suivait un parcours judiciaire et pénal basé sur le droit international et sur les normes de justice internationale les plus élevées, il aurait poursuivi son travail sans être affecté par ce qui se passe à côté, que ce soit au Liban ou dans la région. Mais l’expérience de la politisation du tribunal, dès le premier jour, porte à croire qu’il ne sera pas à l’abri du vent du changement. D’autant que pour la référence politique internationale du TSL, le Liban n’est plus une priorité, la priorité s’étant reportée sur d’autres dossiers. L’avis de cet expert se recoupe avec des observations faites par un haut responsable politique, allant dans le sens d’une régression du TSL, compte tenu de ce qui se passe au Liban et dans la région. En effet, la chute du gouvernement Hariri signifie que le Liban est passé d’une position politique à une autre : il est sorti de l’orbite états-unienne, et le gouvernement de Najib Mikati se mettra en place loin des Etats-uniens et de leurs injonctions. Par ailleurs, les Etats-uniens ont commencé à s’adapter à la nouvelle donne et à recadrer leurs intérêts en tenant compte des changements intervenus. Nombreux sont les indices allant dans cette direction, et certains sont même parvenus au Premier ministre désigné, directement ou à travers les diplomaties française et britannique. De plus, la partie libanaise qui appuie le TSL a été fragilisée sur le plan politique. Les Etats-uniens ont donc perdu tout instrument libanais efficace pour accompagner les démarches pouvant être entreprises par ce tribunal, en tête desquelles l’acte d’accusation. Une chose est sûre : le Liban tournera le dos à ces démarches et prendra des mesures gouvernementales pour arracher ses griffes au tribunal. Enfin, la position du parrain saoudien vis-à-vis du TSL a connu une évolution radicale. Dans compromis syro-saoudien, il était clairement question de l’abrogation du protocole du tribunal, du retrait des juges libanais et de la suspension du financement. De même que le roi Abdallah a donné sa bénédiction à la nomination de Mikati pour former le nouveau gouvernement sur les décombres de celui de Hariri.

As Safir (03 février 2011)
Paris, Mohammad Ballout
Accompagner les prises de position états-uniennes au sujet des événements en Egypte, et bien calculer chacun des pas à entreprendre vis-à-vis de cette révolution. D’un communiqué à l’autre, l’Elysée n’annonce rien de plus qu’une traduction française de la stratégie états-unienne. Une conviction règne à Paris : c’est Washington qui conduit le changement au Caire, à travers son réseau de relations et son influence sur l’armée égyptienne.
Paris, et l’Europe, partagent de grandes craintes israéliennes qui redoutent que les événements en Egypte n’aient pour conséquence de revenir à la situation qui prévalait avant la signature de l’accord de Camp David. Des messages israéliens, reçus par Paris, mettent la pression pour que les capitales européennes ne tombent pas dans le piège de l’appui à l’ancien directeur de l’AIEA, Mohammed al-Baradéi

La tendance dans le monde arabe

Voilà pourquoi Israël est inquiet !

L’inquiétude d’Israël face à la révolution populaire en Egypte découle d’une crainte historique sur le sort de l’Etat hébreu dans la période à venir. Les changements que connaît le pays des Pharaons n’en sont qu’à leur début et ont provoqué une grande confusion au sein de l’establishment israélien, surtout que chercheurs, experts et analystes n’avaient pas prévu une révolte de cette ampleur. Cette impuissance s’ajoute à la liste des échecs qui ont commencé à apparaître avec les défaites d’Israël au Liban en 2000 et 2006 et à Gaza en 2008-2009.

La dimension existentielle dans les calculs israéliens vient du fait que l’Etat hébreu a bâti ses stratégies, ces dernières années, sur son alliance indéfectible avec l’Egypte.

Après l’occupation de la Palestine et sa création, en 1948, Israël a construit son influence régionale sur deux piliers : l’Iran du Chah et la Turquie membre de l’Otan. L’Etat hébreu a bâti des relations et des partenariats économiques, sécuritaires et militaires avec ces deux grands pays jouissant d’un poids stratégique considérable. Les régimes arabes de l’époque, évoluant dans le sillage de l’Occident, étaient incapables de s’opposer au projet israélien, jusqu’à la révolution égyptienne de juillet 1952 et les changements introduits par le nassérisme dans le paysage arabe.

Israël s’est appuyé sur l’Iran et la Turquie dans les années 60 et 70 du siècle dernier, à l’époque où les pays arabes étaient en ébullition, une ère couronnée par la guerre d’usure menée par Gamal Abdel Nasser et la guerre d’octobre 1973.

Les accords de Camp David ont constitué un précieux gain stratégique pour la consolidation du système régional israélo-américain. Seule la Syrie a continué à résister lorsque son président, Hafez al-Assad, a refusé de marcher sur les traces d’Anouar el-Sadate, supportant à lui seul d’énormes pressions, des menaces et des guerres menées par l’axe israélo-américain et ses outils régionaux.

Israël a essuyé un premier grand revers avec la victoire de la révolution iranienne, qui a coïncidé avec la signature des accords de Camp David. Saisissant l’importance du moment historique, Hafez al-Assad a établi une alliance stratégique avec l’Iran, estimant que l’entrée de l’Iran dans l’axe de la résistance à l’hégémonie israélo-américaine pouvait compenser la sortie de l’Egypte.

Aujourd’hui, Israël subit de graves revers stratégiques avec la transformation de la Turquie, les victoires des résistances au Liban et en Palestine, et le nouvel ordre régional initié par le président syrien Bachar al-Assad ces dix dernières années. Avec une Egypte vacillante, c’est le dernier allié de poids d’Israël dans la région qui est menacé de paralysie totale. Quels que soient les résultats de la révolte du peuple égyptien, il ne fait aucun doute que le nouveau pouvoir sera contraint d’adopter une attitude différente dans le dossier de la relation avec Israël et de la cause palestinienne.

Les appels qui partent d’Israël pour un retrait du Golan, une reprise des négociations sur le volet israélo-palestinien et un repli sur le projet de l’Etat juif de Benyamin Netanyahu, sont les premiers signaux de la grande inquiétude sur son avenir qui taraude Israël après le séisme égyptien. L’Etat hébreu est particulièrement inquiet sur les plans politiques et sécuritaires du sort de l’Autorité palestinienne, menacée d’effondrement. Autant de facteurs dont personne ne peut prédire l’évolution qui sera, dans n’importe quel cas de figure, défavorable à Israël.

Evénement

Egypte

La place Tahrir au Caire était toujours occupée, dimanche, par les opposants au président Hosni Moubarak. Pendant ce temps, les discussions entre pouvoir et opposition ont commencé. Des représentants de l’opposition et des personnalités indépendantes sont convenues avec le vice-président égyptien Omar Sleiman de créer un comité pour préparer des amendements à la Constitution d’ici la première semaine de mars. Ces discussions réunissent des représentants des Frères musulmans, du parti Wafd (libéral) et du Tagammou (gauche), des membres d’un comité choisi par les groupes pro-démocratie ayant lancé la contestation qui réclame depuis le 25 janvier le départ du président Moubarak, ainsi que des figures politiques indépendantes et des hommes d’affaires.

Recep Tayyep Erdogan, le Premier ministre turc, a appelé à une « transition démocratique le plus tôt possible ». « Mais le terrain doit être préparé pour cela. Un gouvernement bénéficiant de la confiance favorise une telle occasion de préparer le terrain, et cela pourrait être un gouvernement intérimaire », a-t-il ajouté à la télévision turque.

Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat US, a exprimé son soutien au dialogue engagé par le pouvoir égyptien avec les Frères musulmans, attendant de juger sur pièces le résultat.

Gaza

Un chef militaire du Hamas est revenu samedi 5 février dans la bande de Gaza après s’être évadé de prison en marge des manifestations en Egypte. Ayman Naufal avait été arrêté début 2008 au Sinaï égyptien. Cinq autres activistes palestiniens qui étaient incarcérés à la prison d’Abou Zaabal, au Caire, ont regagné Gaza cette semaine en empruntant des tunnels de contrebande pour échapper aux contrôles frontaliers égyptiens. La prison d’Abou Zaabal a été attaquée par des manifestants antigouvernementaux. Selon le Hamas, Naufal a commandé des unités armées du mouvement dans le centre de Gaza.

Jordanie

Le roi Abdallah a voulu lâcher du lest en nommant au poste de Premier ministre Maarouf Bakhit, son ancien conseiller militaire, en remplacement de Samir Rifaï, dont des manifestants réclamaient ces derniers jours la démission. Il espère que la nomination de Bakhit, ancien Premier ministre de 2005 à 2007, calmera la rue en Jordanie, où il jouit d’une grande popularité. Mais le choix du roi Abdallah a été immédiatement critiqué par les islamistes. Le Front de l’Action Islamique (FAI), principal parti d’opposition en Jordanie estime que « Maarouf Bakhit n’est pas un réformateur ». « Il n’est pas l’homme pour diriger la période transitoire et pour sortir la Jordanie de la crise », selon un membre du comité exécutif du FAI, qui promet la poursuite des manifestations à travers le royaume.

Yémen

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis près de 32 ans, a annoncé qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat et ne céderait pas non plus le pouvoir à son fils, une apparente réponse aux protestations dans le pays, inspirées par la Tunisie et l’Egypte. Le chef de l’Etat s’est exprimé devant les parlementaires des deux chambres du Parlement à la veille de manifestations de l’opposition jeudi qui a rassemblé des centaines de milliers de personnes dans toutes les provinces yéménites. « Je ne chercherait pas à prolonger ma présidence pour un autre mandat ou à en faire hériter mon fils », a assuré le président yéménite. Ali Abdallah Saleh, un allié de Washington, avait auparavant cherché à désarmorcer les tensions dans le pays en relevant la solde des militaires et en démentant vouloir installer son fils pour lui succéder comme l’affirme l’opposition. Mais cela n’a pas empêché les détracteurs du régime de descendre dans les rues de Sanaa. En janvier, des dizaines de milliers de personnes s’étaient rassemblées pendant plusieurs jours pour appeler à la démission du président, une ligne rouge que peu d’opposants avaient osé franchir jusque-là. Le mandat du président expire en 2013 mais des projets d’amendements à la Constitution pourraient lui permettre de rester au pouvoir pour deux mandats supplémentaires de dix ans.

 

http://www.voltairenet.org/article168402.html

 

 

 

 

Egypte : une armée formée et équipée par le Pentagone

 

L’Egypte au bord du sang

 

A Washington on voudrait décider qui gouvernera au Caire

 

Égypte : Un face-à-face dramatique

 

Egypte : soutenir la démocratie ou Israel, l’Occident doit choisir

 

Les Peuples du Proche-Orient relèvent la tête

 

Solidarité de militants africains (Tchad) avec les manifestants égyptiens

 

Mahmoud Hussein : «L'Egypte ne peut pas devenir un nouvel Iran»

 

Le Printemps du monde arabe

 

Egypte, pays arabes, 8.2.2011 : Ce que les Médias occidentaux taisent

 

Révolutions arabes 7 février 2011 : Ce que les Médias ne diront pas

 

La vérité ? Le CRIF ne veut pas de démocraties non contrôlées par Israël

 

Israël livre des armes à Moubarak pour mater la révolution contre la dictature





"Très bon article, personne ne dit jamais que les partis ultra-orthodoxes (qui sont encore plus stricts que les "fondamentalistes" musulmans) et l'extrême droite sont au pouvoir dans l'entité sioniste! Ah le deux poids deux mesures.... Comme si les frères musulmans allaient détruire l'Europe et venir égorger les petits occidentaux... Seuls les sionistes ont a craindre d'un réveil musulman (pas forcément pour leurs vies mais pour la survie de leur projet criminel). Avoir face à soi des vrais hommes intransigeants sur leurs droits plutôt que des marionnettes qui prennent en otage l'opinion de leur population c'est autre chose."

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 15:04

 

Quelle sera l'issue du Printemps du peuple égyptien?Quelle sera l'issue du Printemps du peuple égyptien?

Le Printemps du monde arabe…


Le mardi 1er février a marqué un tournant important dans le processus engagé en Égypte. La « Journée du million » (destinée à faire manifester au moins 1 million d’Égyptiens) a largement démontré que les Égyptiens ne veulent plus de Hosni Moubarak et de son système. La veille de cette journée, l’armée a fait savoir qu’elle ne tirerait pas sur les manifestants, et que les revendications de ces derniers étaient légitimes.

La position de l’armée est positive, mais ne doit pas faire oublier trois points. Tout d'abord, l’armée est le pivot du régime depuis 1952 (date du coup d’État des « Officiers Libres »), et elle profite d’énormes privilèges, en particulier dans le secteur économique où elle intervient directement : agriculture, tourisme, commissions sur les achats d’armements... Ensuite, les officiers de cette armée ont toujours soutenu Moubarak. Ce ne sont pas eux qui pleurent environ 300 morts, mais bien le peuple égyptien. Enfin, cette armée est essentiellement formée et équipée par les États-Unis. De même, tout l’appareil policier et de renseignement égyptien est sous le contrôle de la CIA et du Mossad.

Voilà donc quelques données qu’il est bon de garder à l’esprit en ces moments d’euphorie. L’armée est, en réalité, l’ultime carte dont dispose l’USraël pour préserver ce qui est le plus important aux yeux de Washington et Tel Aviv : maintenir l’Égypte dans leur camp. Cette carte peut être utilisée de deux façons : pour faire un bain de sang, ou, plus subtilement, pour encadrer et canaliser le mouvement populaire. Les deux solutions sont envisagées simultanément, l’une n’excluant pas l’autre. C’est pourquoi, l’armée se présente comme un arbitre de la situation, la seule force pouvant assurer une « transition » tout en préservant l’ordre. Il lui faut donc faire oublier qu’elle est au pouvoir depuis 1952, et que Hosni Moubarak sort de ses rangs…

Dès le lendemain, mercredi 2 février, Moubarak a lâché contre les manifestants ses milices : policiers en civil, agents de renseignement, et la pègre cairote. Ces bandes ont attaqué les manifestants qui occupent la place Tahrir, devenue le symbole de la contestation démocratique et patriotique contre le régime. L’armée n’a pas – ou que mollement – réprimé ces hommes de main de Moubarak, se contentant de séparer les forces en présence. L’armée reste, pour l’instant, la seule force organisée dans le pays.

Deux questions se posent.

La première concerne le départ de Moubarak. Après le lâchage du dictateur tunisien Ben Ali par la Maison Blanche, le même lâchage du dictateur égyptien réduirait à presque zéro la crédibilité des États-Unis auprès des autres régimes arabes à leur solde, notamment dans le Golfe. Israël et l’Arabie Saoudite veulent le maintien de Hosni Moubarak, pas tellement par sympathie personnelle, mais pour forcer Barack Obama à répondre à cette interrogation : les dirigeants arabes alliés de Washington et de Tel Aviv seront-ils défendus jusqu’au bout, ou alors lâchés après quelques dizaines ou centaines de morts parmi les manifestants ?  Selon la réponse apportée par l’administration américaine, c’est tout l’équilibre régional – dont Israël demeure la clé de voûte aux yeux des États-Unis – qui est en jeu. Et la partie est serrée pour Obama, car s’il ne veut pas opter pour le bain de sang, il devra trouver une formule de rechange qui satisfasse tout le monde, alors que l’opposition égyptienne exige le départ préalable de Hosni Moubarak. Seule l’armée, se présentant comme un arbitre sympathisant avec le peuple, permet à Barack Obama de gagner le temps nécessaire pour démobiliser la rue, et sortir de la manche une solution politicienne acceptable.

Et là se pose la deuxième question : est-il encore possible de trouver une solution politique qui éviterait un bain de sang ?  Le peuple égyptien, après le succès de la journée de mardi, ne veut pas se démobiliser et organise déjà une nouvelle manifestation monstre pour ce vendredi, jour de la prière collective chez les Musulmans. Que fera l’armée dans les heures et les jours qui suivront ?

Sauf démission anticipée d'Hosni Moubarak, ou provocation sanglante du pouvoir agissant sur conseil du Mossad, c’est donc cette journée de vendredi qui sera décisive. L’armée – et Obama – ne pourront pas tergiverser très longtemps, car l’heure du choix est arrivée. Soit Moubarak quitte le pouvoir, et la preuve aura été faite que les États-Unis ne sont plus une garantie. Auquel cas c’est toute la corporation des « dictateurs Kleenex » qui se sentirait en péril, entraînant immédiatement une phase d’instabilité qui, tôt ou tard, conduirait à une intervention israélienne. Soit Moubarak est maintenu au pouvoir par l’armée jusqu’en septembre (seule elle en a les moyens), et alors la colère des Égyptiens sera d’autant plus forte et violente qu’ils auront l’impression d’avoir été trahis.

Israël est conscient du danger en cours. Le quotidien israélien Maariv parle déjà de « la balle dans le dos de l’Oncle Sam » au sujet des hésitations de Barack Obama. La récente déclaration du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, disant craindre une « évolution à l’iranienne » en Égypte, est un avertissement et un chantage adressés à Obama. Autrement dit : « faites le nécessaire, sinon nous le ferons, et notre lobby aux États-Unis vous obligera à suivre…». A moins qu’il n’y ait un partage des rôles entre les deux administrations, américaine et israélienne, comme cela s’est souvent vu jusqu’à maintenant. Dans les deux cas, l’embrasement de la région, laquelle est vitale pour l’économie mondiale, est à craindre. L’intervention – chaque jour plus directe et plus insolente – de l’administration Obama dans les affaires intérieures de l’Égypte, et les menaces d’Israël montrent bien aux Égyptiens qui sont leurs véritables ennemis : l’USraël.
 
Les jours à venir vont être déterminants. Mais, d’ores et déjà, la situation est complètement changée : l’initiative historique est passée du côté des peuples arabes. C’est le sionisme et ses caniches locaux, mais également ceux des États-Unis et de France, qui sont aux abois !  Dans le monde arabe, le Printemps des peuples arrive avant mars !


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/le-printemps-du-monde-arabe-0605.html

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 14:51

 

 

 

IRIB - Le Secrétaire général du centre des droits de l'Homme de l'Europe, à Berlin, a déclaré qu'Hosni Moubarak serait jugé, s'il venait en Allemagne.
IRIB - "Des milliers d'Egyptiens furieux ont encerclé le bâtiment du parlement et le ministère de l'Intérieur, au centre du Caire", a rapporté, il y a quelques minutes, la chaîne Al-Jazira.
Egypte: Omar Suleyman refuse de se soumettre aux exigences de l'opposition IRIB - Le vice-Président égyptien, Omar Suleyman a fait état de l'existence d'un plan pour une transition pacifique du pouvoir, tout en déclarant que le gouvernement refusait d'accepter les exigences de l'opposition, pour le départ de Hosni Moubarak.
IRIB - "Nous vivons la Révolution du peuple égyptien, la véridique, où sont présentes toutes les strates sociales.", a souligné le Secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, lors d'un meeting, organisé, le 7 février, sur le thème de l'appui et de la solidarité avec le peuple égyptien, par différents…
IRIB - La seconde flottille d'aides humanitaires, "Flottille de la liberté bis", pour briser le blocus imposé par le régime sioniste contre Gaza, mettra, en mai, le cap vers cette région.
Egypte: implication  du ministre de l'Intérieur, dans l'explosion de l'Eglise d'Alexandrie IRINN - Le dossier du ministre de l'Intérieur sortant, Habib el-Adly, pour son implication, dans l'explosion de l'Eglise d'Alexandrie, le 1er janvier 2011, a été remis  au tribunal de la sécurité nationale de ce pays.
Seyyed Hassan Nasrallah affiche son appui au peuple égyptien IRNA - "Nous nous sommes réunis, aujourd’hui, autour d’un objectif clair : afficher notre appui et notre solidarité avec les Egyptiens, et, surtout, la jeunesse égyptienne, comme nous avons, déjà, exprimé notre soutien au peuple tunisien", a affirmé le Secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, dans un discours, ce…
Le nouveau Premier ministre jordanien opte pour les réformes Farsnews - Le nouveau Premier ministre jordanien a insisté sur les réformes politico-économiques dans le pays.
Alexandrie: les habitants expriment leur colère contre le meurtre d'un jeune égyptien IRIB - Des jeunes sont descendus dans la rue et se sont réunis sur les places principales d'Alexandrie, deuxième grande ville du pays, pour exprimer leur colère, suite à la mort d'un jeune, tué, par la police, et réclamer le départ de Hosni Moubarak.
Egypte: 14ème jour des protestations contre le régime en place IRIB - La contestation se poursuit, en Egypte.
IRINN - L’influence des Etats-Unis, au Moyen-Orient, a diminué, a écrit le "Washington Post".
Nouvelle agression israélienne contre le territoire libanais IRIB - Dans une nouvelle agression contre le Liban, les militaires israéliens ont recouru à la collecte d’informations, dans les territoires libérés libanais.
Hassan Nasrallah doit prononcer, aujourd’hui, un discours sur les évolutions de l’Egypte Farsnews - Le secrétaire général du Hezbollah libanais doit prononcer, aujourd’hui, un discours, sur les évolutions de l’Egypte.
Egypte : IRIB - La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, a déclaré, dimanche, qu’un départ précipité du Président égyptien, Hosni Moubarak, n’est pas dans l’intérêt du peuple égyptien.
Le grand Mufti d'Arabie saoudite condamne les révoltes dans les pays arabes IRIB - Des militants politiques et des droits de l'Homme saoudiens ont appelé à manifester, samedi, contre le pouvoir, en Arabie saoudite, et pour des réformes politiques, économiques et sociales, selon le site internet du journal «al-Akhbar».

 

Egypte : les IRIB - Le mouvement d'opposition des "Frères musulmans" a engagé, hier, un dialogue inédit avec les autorités, tout en jugeant insuffisantes les réformes proposées par le régime.
Westerwelle botte en touche, concernant les informations sur un asile de Moubarak, en Allemagne IRIB - Le ministre des Affaires Etrangères allemand, M.Guido Westerwelle, a refusé de commenter un rapport, selon lequel, le Président égyptien, Hosni Moubarak, pourrait se rendre, en Allemagne, pour y effectuer un bilan de santé.
Egypte : le pouvoir prétend avoir une entente avec l’opposition IRIB - A l'issue de ses consultations avec l’opposition, le vice-Président Omar Suleyman a prétendu qu’il y avait une entente entre les opposants et le régime du Président Hosni Moubarak, a rapporté l’IRNA.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient
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Le président égyptien Hosni Moubarak.
08/02/2011 - Egypte/Analyse
07/02/2011 - Egypte / Diaporama
http://www.rfi.fr/
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L’émergence d’un Nouvel Ordre Mondial (Al Jazeera)
Mark LEVINE
Femmes en armes devant une des places principales de Téhéran au début de la révolution iranienne (Getty)
Si les révolutions de 2011 réussissent, elles créeront un système régional et mondial totalement différents.

Je me souviens bien de ces images, même si j’étais trop jeune pour en comprendre le sens politique. Elles étaient poignantes, ces photos du New York Times à Téhéran en pleine ferveur révolutionnaire à la fin de 1978 et début 1979. Il y avait plus que de l’exubérance dans ces pages, il y avait aussi la colère ; une colère alimentée par une ferveur religieuse qui semblait surgir d’une autre planète aux yeux de ce préadolescent américain « normal » à qui son père montrait le journal.

De nombreux commentateurs ont comparé l’Egypte à l’Iran d’il y a 32 ans, généralement pour nous mettre en garde contre une sorte de dictature islamiste qui foulerait aux pieds le traité de paix avec Israël, qui suivrait une politique antiaméricaine et qui priverait les femmes et les minorités de leurs droits (comme s’ils en avaient beaucoup sous la dictature de Moubarak).

Ces lignes ont été rédigées le 2 février, précisément la date anniversaire du retour d’exil de Khomeini à Téhéran. Il est clair que si la religion est un des fondements de l’identité égyptienne et que la brutalité et la corruption sous le régime du Chah font pâle figure en comparaison de Moubarak, les situations sont toutefois radicalement différentes sur le terrain.

 

 

Une révolte moderne et insensée

 

Ce qui suit résume plutôt bien les défis auxquels l’Egypte est confrontrée aujourd’hui :

« Ce n’est pas une révolution, pas dans le sens littéral du terme, où un soulèvement se produit pour redresser les torts. C’est une insurrection d’hommes aux mains nues qui veulent soulever un effroyable poids, le poids de tout un ordre mondial qui pèse sur chacun d’entre nous – mais plus précisément sur eux, ces... ouvriers et paysans aux frontières des empires. Il s’agit peut-être de la première grande insurrection contre les systèmes globaux, la forme de révolte la plus moderne et la plus insensée.

On peut comprendre les difficultés auxquelles sont confrontées les politiciens. Ils esquissent des solutions, qui sont plus faciles à trouver que ce que les gens disent... Toutes sont basées sur l’élimination du [président]. Que veulent les gens ? Ne veulent-ils vraiment rien de plus ? Tout le monde est bien conscient qu’ils veulent quelque chose de totalement différent. Et c’est pour cela que les politiciens hésitent à la leur offrir, d’où l’impasse actuelle. En effet, quelle place peut-on accorder, dans le cadre des calculs politiciens, à un tel mouvement, un mouvement traversé par le souffle d’une religion qui parle moins de l’au-delà que de transformation ici-bas ? » [traduction de la version anglaise - les puristes pardonneront au traducteur de n’avoir pas cherché la version originale]

Ceci n’a pas été écrit par un commentaire éclairé du présent, mais par le célèbre philosophe français Michel Foucault, à son retour d’Iran où il a pu constater de visu l’intensité de la révolution qui, à la fin de 1978, et avant le retour de Khomeini, semblait réellement annoncer l’avènement d’une nouvelle ère.

Après le détournement de la révolution par Khomeini, Foucault a essuyé de nombreuses critiques pour n’avoir pas prévu la suite des événements. Mais la réalité est que dans un moment de confusion où les chaînes des opprimés sont littéralement brisées, rien n’est prévisible. Foucault avait compris qu’il fallait précisément une certaine forme de « folie » pour oser tout risquer pour la liberté, non seulement contre le gouvernement mais contre le système global qui l’avait materné tout ce temps.

Il était clair par contre que les pouvoirs qui avaient le plus fermement soutenu le Chah, y compris les Etats-Unis, ont traîné les pieds pour soutenir les masses qui étaient en train de le renverser. Bien que cela ne soit pas la raison principale du détournement de la révolution réalisé par Khomeini, cela a certainement joué un rôle important dans la montée d’une force sociale militante et anti-américaine, aux conséquences désastreuses.

La rhétorique d’Obama a certes évolué plus rapidement en faveur du peuple égyptien que celle du président Carter envers les Iraniens il y a trente ans, mais son refus de demander la démission immédiate de Moubarak laisserait supposer que les Etats-Unis seraient satisfaits si Moubarak survivait aux protestations et mettait en oeuvre une transition « démocratique » qui laisserait intacts les intérêts américains.

 

 

Le souffle d’une religion

 

Foucault avait raison aussi lorsqu’il a attribué un rôle aussi important à la religion dans l’éclosion de la révolution – et il a lui-même vécu ce qu’il a appelé une « spiritualité politique ». Évidemment, le religion peut être définie de différentes manières. Le théologien protestant Paul Tillich l’a merveilleusement décrite comme ce qui englobe « la préoccupation ultime » d’une personne ou d’un peuple. De ce point de vue, il est clair que tous les Égyptiens sont aujourd’hui religieux.

Beaucoup de gens, y compris les dirigeants égyptiens, ont brandi la menace d’une mainmise des Frères Musulmans pour justifier la dictature en citant l’Iran comme un exemple historique. Mais la comparaison souffre à cause de nombreuses différences historiques. Les Frères Musulmans n’ont pas de dirigeant ayant la stature de Khomeini et ça fait des dizaines d’années qu’ils ont renié la violence. Il n’y a pas non plus un culte du martyr prêt à surgir de hordes de jeunes, comme ce fut le cas au cours de la Révolution Islamique. Plutôt que de tenter de prendre le contrôle du mouvement, qui à l’évidence ne l’aurait pas accepté, et même si les dirigeants voulaient profiter du moment, les Frères Musulmans sont probablement plus préoccupés à suivre le mouvement et à tenter d’y jouer un rôle que d’en prendre la direction.

Mais il est clair aussi que la religion constitue une part importante de la dynamique qui se développe. En fait, la photo la plus représentative de la révolution est peut-être celle des gens sur la place de la Libération en train de prier, encerclant littéralement un groupe de tanks qui avaient été envoyés sur place pour asseoir l’autorité du gouvernement.

Il s’agit là d’une image de l’Islam radicalement différente de celle que la plupart des gens ont l’habitude de voir, aussi bien dans le monde musulman que dans le monde occidental : un Islam qui s’oppose pacifiquement à la violence d’état ; une djihad pacifique (bien que ce soit déjà arrivé à d’innombrables reprises à travers le monde musulman, mais à une moindre envergure et sans la présence des médias internationaux pour en parler).

Une telle image, et sa signification, est une extension naturelle du symbolisme contenu dans l’auto-immolation de Mohamed Bouazizi, un acte de djihad qui a profondément remis en cause la violence extravertie des djihadistes et militants qui depuis des décennies, surtout depuis le 11/9, ont imposé une perception publique de l’Islam comme une forme de spiritualité politique.

Il est inutile de dire que des images plus récentes – celles d’une guerre civile au beau milieu de la place de la Libération – se substitueront aux précédentes. De plus, si la violence se poursuit et que certains manifestants égyptiens perdent leur discipline et se lancent dans une violence préméditée contre le régime et ses nombreux services, il ne faut pas de doute qu’ils offriront ainsi la « preuve » que les manifestants sont à la fois violents et organisés par les Frères Musulmans et autres « islamistes ».

 

 

Un menace plus grande que celle d’Al Qaeda

 

Tandis que le mouvement de protestation pacifique contre des régimes sur la défensive se développe, il faut souligner que jusqu’à présent Oussama Ben Laden et son adjoint, Ayman Al-Zawahiri, n’ont pas eu grand chose à voir dans cette affaire. Ce que ces derniers n’ont pas réussi à déclencher avec leur idéologie d’un retour aux sources, pur et mythique – et avec des kamikazes, des engins explosifs, et des avions transformés en missiles – un groupe de jeunes militants, disciplinés, réfléchis mais aux contours indéfinis, et avec des camarades plus expérimentés, « laïcs » et « religieux » ensemble (dans le mesure où ces termes ont encore un sens), a réussi avec un discours universel sur la liberté, la démocratie et les valeurs humaines – et une stratégie de dosage du chaos visant à renverser un des plus anciens dictateurs au monde.

Comme l’a résumé un chant en Égypte, sur l’air de « L’Islam est la solution » des islamistes, scandé par les manifestants, « la Tunisie est la solution ».

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi le Président Obama et ses alliés européens ont eu tant de mal à se ranger aux côtés des forces de la démocratie, la raison est que la coalition des forces politiques et sociales derrière les révolutions en Tunisie et en Égypte – et peut-être ailleurs demain – constitue une menace bien plus grande au « système global », qu’Al Qaeda a juré de détruire, que tous les djihadistes d’Afghanistan, du Pakistan ou du Yémen.

 

 

Fous de rage

 

Tout gouvernement « du peuple », islamique ou laïc, se détournera des politiques néolibérales qui ont enrichi les élites régionales tout en enfonçant la moitié ou plus de la population sous le seuil de pauvreté de 2 dollars par jour. Ils refuseront de suivre les Etats-Unis ou l’Europe dans la guerre contre le terrorisme si cela signifie la présence massive de troupes étrangères sur leur sol. Ils ne seront plus passifs devant, ni ne soutiendront, l’occupation et le siège imposé par Israël dans le territoires palestiniennes occupées. Ils réduiront probablement les énormes sommes investies dans leurs armements qui servent avant tout à enrichir les fabricants d’armes occidentaux et à générer des gouvernements autoritaires, plutôt que d’apporter la stabilité et la paix dans leurs pays – et la région dans son ensemble.

Il chercheront, comme la Chine, l’Inde et d’autres puissances émergentes, à déplacer le centre de gravité de l’économie globale vers leur région, où la main d’oeuvre bon marché et éduquée concurrencera la main d’oeuvre plus chère et aussi plus réglementée de l’Europe et des Etats-Unis.

En bref, si les révolutions de 2011 réussissent, elles créeront un système régional et global totalement différent de celui qui a dominé la politique économique globale depuis des décennies, particulièrement depuis la chute du communisme.

Ce système pourrait apporter la paix et une relative égalité qui a globalement fait défaut jusqu’à présent – mais il ne le fera de manière significative qu’en érodant un peu plus la position des Etats-Unis et d’autres économies plus « développées » ou plus « avancées ». Si Obama, Sarkozy, Merkel et leurs collègues n’arrivent pas à se faire à l’idée d’un tel scénario, en soutenant les droits humains et politiques des peuples du Moyen orient et de l’Afrique du nord, ils finiront par se retrouver face à un adversaire bien plus rusé et redoutable qu’Al Qaeda : 300 millions d’Arabes en mouvement, fous de rage et qui disent « ça suffit ».

Mark LeVine

Mark LeVine is a professor of history at UC Irvine and senior visiting researcher at the Centre for Middle Eastern Studies at Lund University in Sweden. His most recent books are Heavy Metal Islam (Random House) and Impossible Peace : Israel/Palestine Since 1989 (Zed Books).

http://english.aljazeera.net/indept...

 

traduction VD pour la Grand Soir avec probablement les erreurs et coquilles habituelles

URL de cet article 12716 - Legrandsoir.info
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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 14:31
http://www.genethique.org/revues/dessin_mois/mai2001_g.jpg
http://www.genethique.org/doss_theme/dossiers/lois_bioethique/acc_loi_bioethique.htm

par Tugdual Derville

lundi 7 février 2011

Le projet de loi bioéthique est arrivé à l’Assemblée nationale le 8 février. Il dissimule plusieurs glissements éthiques, dont il faut espérer que les parlementaires sauront les refuser.

Résultat du travail de la commission spéciale, le texte remanié du projet de loi comporte quatre dérapages à démasquer.

 

Premier dérapage

à propos de la recherche sur les embryons dits surnuméraires (ceux qui ont été congelés vivants dans le cadre de la fécondation en laboratoire). Le texte prévoit que cette recherche reste interdite. Mais les exceptions à cet interdit seraient élargies. Pour cela, le projet utilise un artifice de langage  : comme motif permettant de passer outre l’interdiction, l’expression «  progrès thérapeutique  » est remplacée par celle de «  progrès médical  ».

L’air de rien, et alors que la recherche sur l’embryon n’a strictement rien donné, c’est une façon d’élargir sans limite le champ d’expérimentation… L’embryon humain serait plus que jamais livré aux chercheurs comme un simple matériau de laboratoire. Hyper-médiatisés, deux scientifiques, les professeurs Peschanski et Menasché sont entrés dans une surenchère de récrimination à l’approche des débats. Les autres chercheurs, ceux qui respectent l’éthique du respect de la vie… et qui trouvent, restent discrets ou ne sont pas écoutés.

 

Second dérapage

à pro­pos de nouvelles techniques artificielles de procréation. Une transgression majeure est là aussi cachée  : la création d’embryons uniquement pour la recherche. Cette création est théoriquement interdite mais le texte la permettrait pour améliorer la performance de la procréation artificielle… On fabriquerait en toute légalité des embryons humains à l’essai, destinés à être détruits. Une forme d’hypocrisie sous-tend cette évolution car les médecins qui la ré­clament ont expliqué que cela permettrait d’économiser les embryons. Mais les mêmes refusent que la France limite la conception des em­bryons in vitro et interdise leur congélation, à l’image de l’Italie.

 

Troisième dérapage,

à propos des couples ayant accès aux techniques artificielles de procréation  : en supprimant l’exigence de deux ans de vie commune pour les couples non mariés, on glisse vers un «  droit à l’enfant  » sans se préoccuper des droits de l’enfant. Encore une fois sans le dire… On s’apprête donc à inciter au recours à la procréation artificielle dans un cadre parental instable, contraire à l’intérêt de l’enfant.

 

Enfin quatrième dérapage,

à propos de la sur­veillance des grossesses. La loi obligerait les médecins à proposer le dépistage prénatal «  à toute femme enceinte  ». C’est l’avortement encore plus systématique du fœtus porteur de handicap qui se profile insidieusement. En effet, derrière le joli mot de «  proposer  », c’est bien une injonction légale qui menace les soignants, faisant basculer la France vers un eugénisme organisé par l’État. Pourtant la loi prétendra que l’organisation de l’eugénisme reste interdite.

Il faut ajouter à ces dérapages l’abandon de l’intention défendue par Roselyne Bachelot de lever partiellement l’anonymat du don de gamètes, ce qui remplit de colère les membres de l’association Procréation Médicalement Anonyme. Se sentant floués, ils comptent bien faire entendre leur voix. Leur porte-parole, Arthur Kermalvezen a alerté les médias en entamant une grève de la faim. Il menace de transférer le débat dans les prétoires. Outre le préjudice psychologique enduré par l’ignorance de l’identité de leur «  géniteur  », les personnes nées de donneurs anonymes subissent, selon lui, une discrimination sanitaire  : pour détecter à temps certaines maladies, la référence aux antécédents constatés dans l’hérédité est de plus en plus utile, voire nécessaire. Un scandale sanitaire est à prévoir dont on fera porter la responsabilité sur ceux qui maintiennent au secret les origines biologiques d’autrui.

Les appels et pétitions se sont multipliés à l’approche du débat législatif tant attendu. Contre la recherche sur l’embryon, Stanislas de Larminat a fait valoir plus de 11 000 signatures le 7 février. De son côté, la pamphlétaire Frigide Barjot a rendu public le même jour un appel de personnalités opposées à l’extension des dérogations à l’interdit de chercher sur l’embryon, signé notamment par Claude Bébéar, Charles Beigbeder, Alain Privat et Gérard Leclerc…

Quant à la pétition lancée par l’Alliance pour les Droits de la Vie, sur son site Internet, elle avait recueilli plus de 21 000 signataires en cinq jours. Elle demande aux parlementaires de rectifier quatre points de la loi bioéthique pour garantir les droits des plus vulnérables.

http://www.france-catholique.fr/Loi-de-bioethique-4-derapages.html

A propos du projet de loi relatif à la bioéthique :
Edito du Cardinal Ricard


ROME, Vendredi 4 février 2011 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous l'édito que le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, a consacré au prochain débat au Parlement, en février 2011, sur le projet de loi relatif à la bioéthique. Dans l'Aquitaine, le journal du diocèse de Bordeaux, le cardinal évoque longuement le thème de la recherche sur les embryons humains.

* * *

Des questions largement débattues


L'élaboration de ce projet a été précédée par une large consultation à travers toute la France. Beaucoup se sont exprimés à ce sujet. Le Conseil d'Etat a rédigé une Etude. A été également publié un Rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques. Les évêques de France, sous la conduite de Mgr d'Ornellas, archevêque de Rennes, ont apporté leur contribution à ce débat (1). Ils ont rédigé une « Note sur un projet de loi relatif à la bioéthique » (2 décembre 2010).

Ce projet veut prendre en compte l'intérêt de l'enfant à naître. Il faut le souligner. C'est ce qui lui fait interdire :

- le dépistage de la trisomie 21 lors d'un diagnostic préimplantatoire

- la gestation pour autrui

- le transfert d'embryons et l'insémination post mortem

- le recours à l'Aide médicale à la procréation pour les célibataires et les couples de femmes

Trois dispositions de la loi sont heureuses :

- l'information concernant les anomalies génétiques graves

- le don croisé d'organes

- la prise en compte des cellules de sang du cordon ombilical

Par contre, les dispositions sur quatre sujets sont problématiques et méritent un vrai débat. Elles concernent :

- l'information donnée à une femme enceinte sur les examens de diagnostic prénatal

- la levée de l'anonymat pour l'aide médicale à la procréation avec tiers donneur

- l'aide médicale à la procréation et la « conservation des embryons »

- la recherche sur les embryons humains

Je n'aborderai dans cet éditorial que ce dernier point qui est traité dans les articles 23 et 24 du projet de loi (2).

Respect ou instrumentalisation de l'embryon : une contradiction interne


Ce projet de loi est traversé ici par une contradiction interne. D'un côté, il maintient l'interdiction de la recherche sur l'embryon humain et sur les cellules souches embryonnaires humaines. Cette disposition redit l'importance du respect de l'embryon humain. Elle est en cohérence avec l'ensemble de notre corpus juridique sur la protection de la vie de l'être humain, et notamment avec la règle fondamentale posée à l'article 16 du Code civil qui énonce le respect de tout être humain « dès le commencement de sa vie ». La loi a toujours vocation à protéger le plus vulnérable et qu'y a-t-il de plus vulnérable que l'enfant à naître ? (3) .   Pour le législateur, l'embryon ne saurait être considéré comme un « amas de cellules » pouvant servir de simple matériau de laboratoire. La loi interdit d'ailleurs d'en créer pour la seule recherche scientifique. Dans son Etude le Conseil d'Etat affirmait : « La recherche sur l'embryon humain soulève des oppositions éthiques car elle porte atteinte non à une chose mais...à une personne humaine potentielle, qui ne saurait donner lieu à instrumentalisation. » (p. 20).

Mais, en même temps qu'il affirme le principe du respect de l'embryon, le projet de loi établit une dérogation en faveur de la recherche scientifique. Dans certaines conditions, les embryons surnuméraires pourront être utilisés pour la recherche et pourront être ainsi détruits. La loi de 2004 avait établi une dérogation pour une durée de cinq années, en espérant qu'elle ne serait bientôt plus nécessaire. Le projet de loi actuel rend permanente cette dérogation. Mais on ne voit pas pourquoi ici l'éthique devrait s'effacer devant les progrès supputés de la recherche scientifique. Celle-ci n'autorise pas tout. Elle n'autorise pas par exemple la commercialisation du corps humain. Et cette interdiction n'admet pas de dérogation. Le projet de loi met comme condition à l'utilisation de l'embryon pour la recherche s' « il est impossible, en l'état actuel des connaissances scientifiques, de mener une recherche similaire sans recourir à des cellules souches embryonnaires ou à des embryons ». Mais les découvertes scientifiques sur les cellules souches adultes n'ouvrent-elles pas une voie à une méthode alternative ?


Des distinctions non-pertinentes


Pour échapper à ce dilemme, certains se risquent à des distinctions. Faut-il distinguer entre deux stades de développement, celui du « préembryon » et celui de « l'embryon humain » ? Mais à quel moment faire passer la frontière entre ce qui ne serait pas humain et ce qui le deviendrait ? Nous sommes devant un développement continu de ce qui deviendra un enfant si on lui permet d'aller à son terme : « Le corps d'un être humain, dès les premiers stades de son existence, n'est jamais réductible à l'ensemble de ses cellules. Ce corps embryonnaire se développe progressivement selon un « programme » bien défini et avec une finalité propre qui se manifeste à la naissance de chaque enfant. » (Instruction Dignitatis humanae de la Congrégation pour la doctrine de la foi du 8 décembre 2008) (4).

Le projet de loi fait une distinction entre les embryons congelés qui font l'objet d'un projet parental et ceux qui n'en feraient plus l'objet. Ceux-ci, après autorisation expresse des « parents », pourraient être affectés à la recherche. Certes, l'environnement parental, et donc un projet parental, est important pour l'enfant à naître et pour l'enfant qui est né mais pas au point d'être le critère de l'humanité de l'embryon. Celui-ci est déjà pleinement humain en lui-même (5). Ce n'est pas parce que les parents l'estiment désormais inutile qu'il l'est.

 

Tenir ensemble : recherche scientifique et questionnement éthique


Il faut espérer que les débats que l'étude de ce projet de loi va susciter ne vont pas s'égarer dans une fausse problématique : une opposition frontale entre la science et l'éthique. C'est justement la grandeur de l'homme d'articuler la nécessité de la recherche scientifique avec l'importance vitale du questionnement éthique. Nous savons bien aujourd'hui dans le domaine de l'écologie, par exemple, que tout ce qui est possible de faire n'est pas forcément souhaitable. Pourquoi en serait-il autrement pour l'écologie humaine ?

Le Rapport des Etats Généraux autour de la bioéthique affirme : « Les citoyens attendent de l'Etat qu'il soit en mesure de protéger chacun, en particulier les plus vulnérables, contre les dérives mercantiles, les expérimentations et les pratiques qui bafouent le principe d'intégrité du corps humain » (p. 20). En protégeant de façon inconditionnelle l'être vulnérable par excellence, l'embryon humain, la loi civile ne répondrait-elle pas ainsi pleinement à cette attente ? C'est ce que l'on peut souhaiter et demander.

† Jean-Pierre cardinal RICARD

Archevêque de Bordeaux

Evêque de Bazas

 

http://www.zenit.org/article-26872?l=french

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:35
Lundi 7 février 2011 1 07 /02 /Fév /2011 14:42

Lundi, 07 Février 2011 11:37

L’arrestation d'agents du Renseignement allemands, en Egypte IRNA - Selon la chaîne de télévision allemande ARD, sept agents des services secrets allemands ("BDN") ont été arrêtés, au Caire.
Egypte: les IRNA - Les "Frères musulmans" d’Egypte ont rendu hommage, dimanche, au Guide suprême de la Révolution islamique, l'honorable Ayatollah Khamenei, tout en espérant voir un jour, à la tête de l’exécutif égyptien, un président "aussi courageux" qu’Ahmadinejad.
Lundi, 07 Février 2011 09:42
El-Baradeï critique Washington IRNA - Le dissident égyptien, El-Baradeï, est en colère.
Egypte: les documents des services de renseignements égyptiens, transférés à l'ambassade des Etats-Unis IRNA - Des sources bien informées ont rapporté, dimanche, que, par un ordre direct d'Omar Suleyman, le vice-Président égyptien, des documents confidentiels et des renseignements égyptiens seront transférés à l'ambassade américaine, au Caire.
Lundi, 07 Février 2011 09:40
Liban: le cabinet, dans un proche avenir IRNA - Les sources proches de Najib Mikati, le Premier ministre libanais, ont annoncé que les 8 et 14 mars ont été contactés et que les acquis en seront annoncés, d'ici 48 heures.
Dimanche, 06 Février 2011 21:33
Négociations Suleyman/ IRIB- Les "Frères musulmans" se sont entretenus avec Omar Suleyman.
Dimanche, 06 Février 2011 21:28
Comité d'amendement constitutionnel, en Egypte IRIB- Les participants au dialogue entre le régime égyptien et l'opposition ont convenu, ce dimanche 6 février, de créer un comité, pour préparer des amendements à la Constitution, d'ici la première semaine de mars, selon le Porte-parole du gouvernement, Magdi Radi.
Cisjordanie : manifestation, en soutien à l’Intifada égyptienne IRIB- Des milliers de Palestiniens ont manifesté, dans les villes de Ramallah et de Nasserah, en Cisjordanie, pour apporter leur soutien à l’insurrection du peuple égyptien, qui réclame le départ de Hosni Moubarak, a rapporté Farsnews, citant la chaîne Al-Jazira.  
Egypte: IRIB- L'Europe, un des premiers financeurs du monde arabe, doit "dire clairement" ce qu'elle veut, pour l'avenir de l'Egypte, a déclaré, dimanche, le ministre français des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, en regrettant que l'Union européenne "ne sache pas communiquer".
Dimanche, 06 Février 2011 21:15
La visite du Premier ministre turc, en Syrie IRIB- Les Premiers ministres, syrien et turc, ont posé, dimanche, la première pierre du "Barrage de l'amitié", qui sera construit sur l'Oronte, à la frontière entre les deux pays, a indiqué l'Agence officielle syrienne Sana.
Israël : Shimon Peres et Shaul Mofaz redoutent l’impact des soulèvements, tunisien et égyptien IRIB- Le régime sioniste a déclaré que le changement du gouvernement égyptien et la chute d’Hosni Moubarak constituent de sérieuses menaces pour Israël.
IRIB- Des députés de l’opposition koweitienne ont demandé un rassemblement protestataire, pour mardi.
Dimanche, 06 Février 2011 15:40
Egypte: l'opposition entame un dialogue IRIB - Des représentants de l'opposition et des personnalités indépendantes ont convenu, dimanche, avec le vice-Président égyptien, Omar Suleyman, de créer un comité, pour préparer des amendements à la Constitution, d'ici la première semaine de mars.
Egypte: Musulmans et Chrétiens, ensemble, contre Moubarak IRIB - Musulmans et Chrétiens ont participé, ensemble, à la manifestation contre le régime de Hosni Moubarak, sur la place AL-Tahrir.
Le pays des Pharaons se voit supprimer des programmes des sociétés touristiques françaises IRNA - Les sociétés touristiques françaises suppriment le pays des Pharaons de leurs programmes hivernaux et proposent d’autres destinations à leurs clients.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient
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Et aussi :
http://www.rfi.fr/
Un moment de calme sur la place Tahrir, le 7 février.

Le nouveau gouvernement égyptien mis en place par Hosni Moubarak a entamé le 6 février 2011 des négociations avec l'opposition, dont les Frères musulmans. Selon le pouvoir, les participants à ce «dialogue national» se sont mis d'accord sur «une transition pacifique du pouvoir basée sur la Constitution». Mais les Frères musulmans ont aussitôt dénoncé l'insuffisance des réformes proposées.

ur aller plus loin

 

 

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 15:32

Richard Prasquier, président du CRIF : « les Frères Musulmans constituent un danger pour la civilisation » …Richard Prasquier, président du CRIF : « les Frères Musulmans constituent un danger pour la civilisation » …

 

 

Proche-Orient : Le CRIF ne veut pas de démocraties non contrôlées par Israël… !


Dans une déclaration faite sur Europe 1 ce vendredi 28 janvier, Richard Prasquier, président du CRIF (Conseil Représentatif d’Israël en France), a déclaré : « je n’aimerais pas que l’Égypte tombe entre les mains des Frères Musulmans ». La suite de la déclaration mérite elle aussi d’être citée : « les structures de la démocratie peuvent être utilisées et dévoyées par des organisations qui vont imposer leurs codes politiques et moraux ». Après quoi Richard Prasquier mentionne l’exemple du Hamas, qui est parvenu au pouvoir à Gaza par… les élections !

On sait ce qui est arrivé aux habitants de Gaza suite aux élections législatives de 2006 : ils ont été agressés, et Gaza a été transformée en une prison à ciel ouvert, avec la complicité ouverte de l’Égypte de Hosni Moubarak.

 

Est-ce le sort que promet Richard Prasquier aux Égyptiens, s’ils se débarrassent de la dictature de Moubarak ?  L’avertissement est clair : l’entité sioniste se donnera un droit d’ingérence, comme à Gaza, au cas où les Arabes et les Musulmans venaient à élire un gouvernement qui n’est pas à la botte de Tel Aviv.

 

Autrement dit, la « démocratie », pour laquelle on sacrifie des Français en Afghanistan, n’est un produit d’exportation que s’il est conforme au sionisme et à Israël !  Selon Richard Prasquier, les Musulmans doivent donc comprendre que, dans leur cas, la « démocratie » doit préalablement être agréée par Tel Aviv et le CRIF à Paris.

Mais est-ce seulement en Égypte que M. Prasquier veut contrôler la démocratie ?  Les récentes interdictions de colloques et de réunions d’intellectuels en France, les poursuites judiciaires de toutes sortes depuis des années… ne sont peut-être que le prélude à une offensive législative française destinée à criminaliser l’antisionisme. Jusque-là le pouvoir, pourtant bien soumis au lobby sioniste et à M. Prasquier, a différé ce type de mesure. Par crainte sûrement de rencontrer une opposition parmi l’opinion publique, mais également pour ne pas gêner les organisations faussement antisionistes, telles que celles liées au PCF et à l’extrême gauche qui versent des larmes sur la Palestine, tout en s’interdisant de dénoncer l’existence d’un lobby sioniste en France. Bien mieux, ces organisations de diversion sont alliées au PS, le principal parti sioniste en France après l’UMP, et remplissent ainsi leur rôle : ne jamais dénoncer le sionisme comme étant par essence une idéologie raciste et de domination.

 

La pénalisation de l’antisionisme obligerait ces officines à prendre position, les contraignant alors à se démasquer un peu plus.

Mais la situation évolue à l'heure actuelle à une telle vitesse que les dirigeants sionistes, à Tel Aviv comme à Paris, en sont arrivés à admettre l'incompatibilité de la démocratie avec Israël !  Selon eux, la « démocratie » n'est acceptable que si elle est bien domestiquée, soumise aux ordres des lobbies sionistes. Et cela est aussi valable en France, où l'on assistera inévitablement, ces prochains mois, à des tours de vis du lobby et des partis politiques qui lui ont fait allégeance. C’est d’ailleurs dans la logique des choses. Quand la lutte atteint un certain degré, les masques tombent, et la « démocratie » – ou ce qu’il en reste – est remisée au magasin des accessoires…

Merci pour votre aveu, M. Prasquier. Même les plus naïfs savent à présent que la « démocratie » au Proche-Orient doit être contrôlée par Israël et le CRIF à Paris. Le Parti Anti Sioniste le savait déjà, mais si c’est vous qui le dites, alors cela devient en quelque sorte plus clair, plus limpide !


Parti Anti Sioniste

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/proche-orient-le-crif-ne-veut-pas-de-democraties-non-controlees-par-israel-0604.html

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7 février 2011 1 07 /02 /février /2011 04:21
fév 052011

Et pan sur les becs d’Edwy Plenel et Elisabeth Lévy !

« Je donnerai des nouvelles plus détaillées plus tard mais la Cour de cassation a rendu ses trois arrêts définitifs aujourd’hui. Dix ans de bataille pour une victoire. Clearstream battu à plate couture. Mon enquête est jugée sérieuse, utile et dans l’intérêt général. Mes condamnations sont annulées et ils doivent m’indemniser. Je suis content.«  Il peut, Denis Robert ! Sa réaction, postée il y a une quinzaine d’heures sur sa page Facebook, vient saluer l’épilogue judiciaire d’un long combat.  Comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien. Un détour par nos archives nous renvoie au dernier billet consacré à cette affaire, en juin 2008, particulièrement pessimiste comme l’indiquait son titre : À la mémoire de la liberté d’informer, les regrets éternels de Denis Robert. « Je jette l’éponge. C’est une victoire de Clearstream, de ses avocats, de ses juristes, de ses dirigeants, des banquiers de son conseil d’administration. Une victoire de la censure« , écrivait-il alors. Presque trois ans plus tard, revirement radical : « L’ancien journaliste de Libération avait été condamné en appel à payer un total de 4 500 euros de dommages et intérêts ainsi que plusieurs milliers d’euros de frais de justice, résume Europe 1. Clearstream avait par la suite proposé un arrangement à Denis Robert, que celui-ci avait refusé. Il avait alors formé un pourvoi en cassation. Dans un arrêt rendu jeudi, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation a cassé la décision de la cour d’appel de Paris, en relevant « l’intérêt général du sujet traité et le sérieux constaté de l’enquête ». Tiens donc ! Nouvelle recherche dans nos archives, Phrase du jour du 22 juin 2006 : « Il y a peut-être eu des choses répréhensibles dans l’histoire de cette chambre de compensation, mais ce peut-être suffit à dire que nous ne pouvons en faire une information«  : Edwy Plenel, ancien directeur de la rédaction du Monde et partie civile dans le procès sur la manip des fichiers de Clearstream, auxquels son nom a été ajouté, reste prudent. Il y a « peut-être«  eu des choses répréhensibles. Notre moustachu n’est pas bien sûr. Il est même quasiment certain du contraire : « Depuis 2001, j’ai toujours dit, mais sans doute n’ai-je pas été assez entendu, qu’il n’y avait pas d’affaire Clearstream. Ce que nous ne pouvons ni prouver ni recouper ni sourcer de façon honnête, loyale et transparente, n’existe pas dans notre métier.«  Circulez, y’a rien à voir. Comment vous dites, Clearstream  ? Non, rien. De qui Plenel se moque-t-il ? De la justice : ces surprenantes déclarations sont extraites de la transcription par l’Obs.com de la déposition de Plenel chez les juges d’Huy et Pons. » Pas d’affaire Clearstream ? La Cour de cassation vient de proclamer l’inverse. Plenel va-t-il présenter ses excuses à Denis Robert ?

Une autre qui devrait le faire, c’est Elisabeth Lévy, auteure en septembre 2009 d’un papier particulièrement dégueulasse, moquant Denis Robert, traité de « second couteau » et d’ « idiot utile« . « Il fallait avoir admis comme vérité révélée les «révélations» de Denis Robert« , écrivait-elle avec ces odieux guillemets, parlant d’ « un récit dont rien, jusqu’à aujourd’hui, n’a prouvé qu’il était vrai. En 2001, donc, Denis Robert publie Révélations, co-écrit avec un ancien employé de la chambre de compensations. Décidé à tout sacrifier, y compris sa carrière (qui connaissait des hauts et des bas, mais qui n’en a pas ?), le fin limier est tombé sur le centre mondial du blanchiment. La preuve : il existe des comptes non publiés (comme dans n’importe quelle banque, y compris celle de vous et moi) qui, par glissements sémantiques, deviennent des comptes dissimulés puis occultes. Une fois qu’on a collé sur le livre le sticker «investigation», c’est indiscutable. Peu importe que Clearstream gagne la plupart de ses procès en diffamation.«  La Cour de cassation vient, par les conclusions de son arrêt, d’éclairer la nature des propos de la vipère de Causeur : d’indignes sarcasmes médisants proférés à l’encontre d’un confrère pourtant à l’époque en butte à un scandaleux harcèlement judiciaire, qui a bien failli provoquer sa ruine ! La plus haute juridiction française remet la Lévy à sa place : Robert avait raison. Et s’il incarne l’honneur du journalisme, comment qualifier celle qui lui plantait un couteau dans le dos alors qu’il était à terre ?

 

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http://www.plumedepresse.net/denis-robert-contre-clearstream-la-justice-triomphe-enfin/#more-3984

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 16:56

Les manifestants en Egypte ont prouvé que les protestations pouvaient être organisées et se poursuivre indépendamment des interruptions sur les réseaux Internet et téléphoniques (Photo : CC - darkroom productions)

 

 

Actualité, mensonges des Médias :

Je vous renvoie à mon blog sos-crise

où je viens de traiter tout cela :

 

 

La vérité ? Obama soutient un bain de sang en Egypte. Tout est truqué

 

Tunisie: Washington tente de canaliser la révolution à SON avantage (vidéo)

 

La fortune de Moubarak payé par l'Occident: environ 70 milliards de dollars

 

Ces "dictatures amies" (Ignacio Ramonet) - La leçon donnée par les Arabes

 

Nouvel Ordre Mondial : Raisons occultes de la révolution tunisienne

 

Qui veut saboter la transition politique en Egypte ?

 

L’arrestation d'un espion Israélien en Egypte prouve l'importance des enjeux

 

Le "savoir-faire" policier de la France est aussi passé par l'Egypte

 

Leçon de courage et d'intelligence: Les Egyptiens préparent l'après-Moubarak

 

 

 

Lire aussi :

 

Hillard : "La Tour de Babel s'écroulera car elle est d'essence INFERNALE"

 

Ce n’est pas l’Islam radical qui préoccupe les Etats-Unis, mais l’indépendance

 

L' EPOUVANTAIL islamiste (pour continuer à dominer et à piller les pays)

 

Noam Chomsky : "Le déclin de l’influence occidentale"

 

Le contenu réel du "processus de paix" israélo-palestinien (Réseau Voltaire)

 

L’aide des Etats-Unis à l’Egypte est destinée à bloquer Gaza

 

11/9 : L'imposture éclate au grand jour - Tous les arguments

 

A quand une révolution populaire en "Israël" ?

 

1967 : Quand De Gaulle avait percé les intentions d’Israël...

 

Les dirigeants à genoux devant Israël: La vérité en 4 mn sur une vidéo

 

La barbarie mondiale ne fait que commencer - via des rescapés de l'odieux !

 

Le rêve américain en vidéo-dessin animé: Superbe ! Sauve qui peut..

 

 

NOMmasque.jpg

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 17:18
 

Les+3+cons.PNG

En coulisses, et désormais sans témoins,
reprise en mains des révolutions populaires
par l'Elite, la mafia au sommet !

par eva R-sistons

 

 

Reprise en mains des événements,

téléguidage de l'Etranger !

Massacres en vue ?

Tortures, liquidation des opposants

selon les directives des "démocrates" occidentaux ?

Les Médias ont changé de stratégie, sur ordre :

L'Egype passe sinon au dernier rang,

du moins ne fait-elle plus la Une,

une manière de nier la révolution, de l'étrangler,

et d'aller vers une nouvelle étape :

Faire oublier ce conflit

pour mieux l'étouffer dans le sang sans témoins.

Significatif : On informe sur le Niger,

le Soudan, le Tchad, la Côte d'Ivoire etc,

l'ordre vient d'en haut !

 

L'Occident est prêt à provoquer une "Shoah" planétaire

pour défendre le mode de vie de ses privilégiés,

pour monopoliser, contrôler, dominer

pays, peuples, ressources à son seul profit !

Les contorsions des diplomaties européennes

ou américaines, sont grotesques !

 

La Hillary Clinton parle de transition

dirigée par ... le Vice Président, Suleiman,

l'homme fort au service de l'Occident,

elle parle de "transparence" alors que tout est opaque

et se décide en coulisses,

elle parle d'élections en septembre

"cela prend du temps",

en effet, pour mieux désamorcer la colère du peuple

et reprendre la situation en mains !

 

Un Chercheur de l'Iris, sur France24, analyse :

"Suleiman incarne la continuité

(ce dont, justement, ne veulent pas les résistants égyptiens,

- note d'eva),

il rassure les puissances occidentales

car il MAINTIENDRA les positions géo-stratégiques

alignées sur les Etats-Unis"

(chut, et sur Israël !, note d'eva)

  

Tout est noyauté par l'Occupant de la Palestine

qui orchestre la politique mondiale

contre les peuples,

à travers les marionnettes dans le monde,

entre autres américaines, anglaises ou françaises !

 

Une campagne commence dans les Médias contre la Chine,

avec un BHL par exemple,

on évoque la Place Tian'anmen

- pour détourner l'attention

des massacres de l'Occident dans les pays arabes,

- pour inciter les Chinois à s'en prendre à leur Régime,

travaillés de l'intérieur

(l'Occident n'a plus les moyens de bombarder partout),

- et finalement pour préparer l'Opinion

à l'attaque future de la Chine !

 

Et par exemple, voici la Une d'un magazine :

"Comment la Chine envahit l'Europe",

la Chine présentée comme adversaire, prédatrice,

alors qu'elle profite d'un vide,

celui de l'échec du capitalisme anglo-saxon !

Et que le vrai prédateur planétaire est occidental !

 

La transition ? Une imposture !

Les réformes démocratiques ?

Un os jeté aux peuples pour qu'ils le rongent,

des miettes pour perpétuer l'essentiel :

La confiscation des ressources de la planète !

 

"Moubarak espère s'assurer une sortie honorable

avec l'aide de .. l'Armée",

autant dire dans le sang.

Dictateur jusqu'au bout !

 

Les marionnettes au service des USA et de l'Occident

vont continuer à sévir, à priver les peuples de leur liberté,

à torturer, à blesser, à asservir, à liquider !

 

L'Occident a déclaré la guerre aux peuples

pour sauver ses privilèges

et perpétuer son hégémonie mortelle !

 

Les choses sont claires :

Face à face les assassins des peuples,

et les peuples luttant pour leur libération !

 

Alerte, citoyens ! Le massacre des résistants arabes

va se faire dans le silence,

sans témoins, l'Occident est la plaie de l'humanité !

 

Votre eva R-sistons à l'intolérable

http://r-sistons.over-blog.com

 

21398.jpg

L’ordre occidental impérial : Stratégie d’attribution des prix Nobel

Chems Eddine Chitour - http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=21398


Le gouvernement égyptien prépare-t-il un massacre ?

 

Depuis plusieurs jours, les forces de l’ordre égyptiennes s’en prennent
systématiquement aux observateurs étrangers, aux journalistes, aux chercheurs
universitaires, au personnel diplomatique, à tous les Occidentaux…

Dans la caserne centrale de la police, plusieurs dizaines d’étrangers,
majoritairement des Européens, sont incarcérés, les yeux bandés, conduits en
files par les officiers du régime.

Officiellement, le gouvernement d’Hosni Moubarak dénonce l’ingérence de
puissances étrangères qui viseraient à déstabiliser l’Egypte. Le nouveau
vice-président, Omar Souleiman, a ainsi accusé à demi-mots Israël, les
Etats-Unis et l’Union européenne de vouloir provoquer la chute du président
Moubarak.

Propos absurdes, alors que, malgré les déclarations de pure forme (et dès
lors des plus timides) de la Maison blanche et de la Commission européenne,
l’Egypte de Moubarak demeure la carte maîtresse de l’Occident au sein du
monde arabo-musulman. Tandis qu’Israël ne cache même pas son inquiétude et
soutient ouvertement Hosni Moubarak, qui lui assure la sécurité sur sa
frontière occidentale.

Et l’Iran, seule, appelle, sans ambiguïté, au départ du président
égyptien…

Cela étant, la ligne officielle du gouvernement égyptien repose sur
l’affirmation que les événements actuels ne sont en aucun cas le fait de la
volonté populaire, mais le résultat de manœuvres étrangères.

En conséquence, tous les étrangers sont pris à partie et pourchassés.
Certains parlent de véritables rafles.

Que la propagande officielle, à l’intention des masses populaires, use de
cette parade, c’est de bonne guerre. Par contre, que la police procède avec
zèle aux arrestations des étrangers et leur inflige coups, humiliations et
blessures, cela pose question.

Pourquoi cet acharnement des pro-Moubarak à l’encontre des journalistes en
particulier, mais aussi de tous les non-Egyptiens, alors que les gouvernements
états-unien, européens et israélien soutiennent le régime actuel ?

Ne serait-ce pas que le gouvernement tenterait de se débarrasser de la presse
et de faire déguerpir tous les observateurs ?  

Et ce, tandis que l’armée soutient de plus en plus ouvertement les
pro-Moubarak, en leur ouvrant la voie pour s’attaquer aux manifestants, en
confisquant les médicaments destinés aux blessés de la Place de la
libération, en appelant les gens à rentrer chez eux…

Le gouvernement Moubarak, qui, jusqu’à présent, pratique la politique du
pourrissement et mise sur l’essoufflement de la mobilisation populaire, est-il
en train, à tout le moins, « d'envisager » une autre option, celle d'une
répression totale? Un massacre? Avec l'intervention des chars de l'armée?
Sur le modèle chinois? Avec la bénédiction des Etats-Unis et d’Israël.

D'où la nécessité, une fois internet et la téléphonie cellulaire
coupés, de faire partir les médias étrangers, de se débarrasser des
témoins... Pas de caméra, pas d'image, pas de sujet à la télévision.

En Tunisie, ils ont choisi de leur faire croire que tout allait changer; en
Egypte, vont-ils les tuer ?


Pierre PICININ
Professeur d’histoire te de sciences politiques

Lien :
http://pierre.piccinin-publications.over-blog.com/pages/Le_gouvernement_egyptien_preparetil_un_massacre_-4555457.html
http://www.alterinfo.net/Le-gouvernement-egyptien-prepare-t-il-un-massacre_a54828.html


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Samedi 5 Février 2011

Un article de Robert Fisk - 5 février 2011 - Site de Sylvia Cattori

 

Epuisés et craignant pour leur vie,
les manifestants préparent
la succession du régime Moubarak
En un jour de drame et de confusion au Caire,
les opposants au régime de Moubarak
proposent un nouveau type de politique

 

 

Exhausted_texte.jpg

 

Les manifestants en Egypte ont prouvé que les protestations pouvaient être organisées et se poursuivre indépendamment des interruptions sur les réseaux Internet et téléphoniques (Photo : CC - darkroom productions)


Enfermés hier à l’intérieur d’un cordon de troupes de l’armée et de bobines de fil de fer barbelé - une protection demandée par Washington autour des manifestants de la place Tahrir - des dizaines de milliers de jeunes Egyptiens qui exigent le renversement d’Hosni Moubarak ont pris leur première initiative concrète en termes de mesures politiques pour créer la nouvelle nation qui va remplacer le gouvernement corrompu qui les a dominés pendant 30 ans.

Assis sur les trottoirs jonchés de débris, au milieu des déchets et des pierres brisées d’une semaine de combats de rue, ils ont dressé une liste de 25 personnalités politiques devant négocier pour mettre en place une nouvelle direction politique et une nouvelle constitution afin de remplacer le régime de Moubarak en pleine décrépitude.

Cette liste comprend Amr Moussa, le secrétaire général de la Ligue arabe - qui a la confiance des Egyptiens - le prix Nobel Ahmed Zuwail, un Egyptien-américain qui a conseillé le président Barack Obama, Mohamed Selim Al-Awa, un professeur et auteur d’études islamiques qui est proche des Frères musulmans, et le président du parti Wafd, Saïd al-Badawi.

Les autres nommés pour le comité, lequel devrait rencontrer le vice-président égyptien Omar Suleiman dans les 24 heures, sont Nagib Suez, un important homme d’affaires du Caire (impliqué dans les systèmes de téléphonie mobile verrouillés par Moubarak la semaine dernière), al Nabil-Arabi, un délégué égyptien de l’ONU, et même le chirurgien cardiaque Magdi Yacoub qui vit maintenant au Caire.

La sélection - et l’organisation de fortune par les manifestants de la place Tahrir d’un collège d’« électeurs » sous Facebook et Twitter - n’a pas été confirmée, mais elle marque la première tentative sérieuse pour transformer les massives manifestations de rue des sept derniers jours en un projet politique qui voit l’avenir au-delà du renversement du président unanimement détesté.

Les premières tâches du comité seront d’élaborer une nouvelle constitution égyptienne et un système électoral qui empêcheraient l’escroquerie d’un président à vie à travers des élections frauduleuses comme l’a fait Moubarak. Pour éviter cela, les présidents égyptiens serait limités à deux mandats consécutifs, et le mandat présidentiel serait réduit de six à quatre ans.

Mais tous ceux qui participent à cette initiative n’ont aucun doute sur l’avenir sombre qui les attend si leur courageuse incursion dans la politique échoue. Il y avait plus de snippers autour de la place Tahrir au cours de la nuit - un ingénieur, un avocat et un autre jeune homme ont été assassinés - et des policiers en civil ont à nouveau été démasqués sur la place. Il y a eu encore quelques batailles avec jet de pierres au cours de la journée, malgré une présence militaire considérablement accrue, et la plupart des manifestants craignent que si les troupes quittent la place, ils soient immédiatement arrêtés, ainsi que leurs familles, par le cruel appareil de la sécurité d’Etat de Moubarak.

Il y a déjà d’inquiétantes informations à propos de manifestants qui ont osé retourner chez eux et qui ont disparu. L’écrivain égyptien Mohamed Fadel Fahmy, qui est impliqué dans les discussions du comité, a peur pour lui-même. « Nous sommes en sécurité tant que nous sommes sur la place, » m’a-t-il m’a dit, en me poussant à publier son nom comme un symbole de la liberté qu’il réclame. « Si nous perdons la place, M. Moubarak arrêtera tous les groupes d’opposition - et il y aura le règne de la police comme jamais auparavant. En fait nous nous battons pour nos vies... »

La police dispose maintenant de longues listes de noms de manifestants qui ont donné des interviews aux télévisions ou ont été cités dans les journaux, dans les messages Twitter et les pages Facebook.

Les manifestants ont assisté à des divisions croissantes entre l’armée égyptienne et les voyous du ministère de l’Intérieur, dont les sbires ont échangé des tirs avec des soldats il y a trois jours, tandis qu’ils continuent d’occuper le bâtiment dans le sous-sol duquel des chambres de torture restent intactes. Ce sont les mêmes salles remplies d’horreur où les prisonniers « restitués » par l’Amérique ont été envoyés pour un traitement « spécial » aux mains des tortionnaires sadiques de Moubarak - une autre faveur qui liait le régime égyptien aux États-Unis comme allié de « confiance ».

Un autre jeune homme impliqué dans le comité de sélection a admis qu’il n’avait pas confiance en Omar Suleiman, l’ex-patron du renseignement et négociateur avec Israël et avec les Palestiniens, que Moubarak a nommé cette semaine. Suleiman qui, soit dit en passant, a pris la responsabilité de vouloir faire retomber toute la crise sur la presse étrangère - une façon vicieuse autant que malhonnête d’exercer ses premiers jours de pouvoir. Pourtant, il a habilement manipulé les manifestants de la place Tahrir en leur assurant une protection armée.

En effet, hier matin, nous avons eu le choc, nous tous qui étions debout sur le côté ouest de la place, de voir un convoi de 4x4 aux vitres noircies soudainement émerger depuis les jardins voisins du Musée égyptien, s’arrêtant en face de nous et immédiatement entouré d’une garde prétorienne de soldats aux bérets rouges et d’une débauche d’agents de sécurité tenant des fusils à lunette. Puis, émergeant du véhicule situé au milieu de tout cela, est apparu le feld-maréchal Mohamed Tantawi Hussein, le chef de l’armée égyptienne et un ami de tous temps de Moubarak, portant un képi vert et les insignes de général sur ses épaules.

Il y avait là un visiteur à vous couper le souffle, agitant brièvement les manifestants qui s’étaient massés près du cordon militaire pour assister à cette arrivée extraordinaire. La foule rugit. « L’armée égyptienne est notre armée », criaient-ils à l’unisson. « Mais Moubarak n’est pas à nous. » C’était un message pour Tantawi pour qu’il le communique à son ami Moubarak, mais sa visite a été en elle-même un puissant symbole politique. Bien que Moubarak puisse éructer à propos « des mains étrangères » derrière les exigences pour son renversement, et malgré tous les mensonges que Suleiman peut proférer face à des journalistes étrangers à ce sujet, Tantawi montrait que l’armée avait pris sa mission de protéger les manifestants au sérieux. La récente déclaration militaire qu’il ne serait jamais fait usage des armes contre ceux qui veulent détrôner Moubarak - puisque leurs griefs étaient « légitimes » - a été publiée avec l’aval de Tantawi. C’est pourquoi les manifestants croient - mais naïvement et dangereusement - dans l’intégrité de l’armée.

Sont remarquablement absents de la liste des personnalités proposées pour le comité, Mohamed ElBaradei, l’ancien responsable des inspecteurs de l’ONU et lauréat du prix Nobel, et des membres des Frères musulmans, les spectres « islamistes » que Moubarak et les Israéliens ont toujours agités sous le nez des Américains pour les convaincre de conserver le vieux Moubarak au pouvoir.

L’insistance de la Confrérie [des Frères Musulmans] de ne pas se joindre à des pourparlers avant le départ du président Moubarak, et leur soutien à ElBaradei dont les propres ambitions présidentielles sont faibles (de nature « transitoire ») et ne se s’imposent pas aux manifestants - l’excluent de fait. Suleiman a malicieusement invité les Frères à le rencontrer, en sachant qu’ils ne le feront pas jusqu’à ce que Moubarak ait disparu.

Mais la proposition que al-Awa soit présent sur la liste du comité - ainsi que l’intellectuel islamiste Ahmed Kamel Abu Magd - veillera à ce que leurs points de vue soient inclus dans les discussions avec Suleiman. Ces discussions traiteraient également des droits civils et constitutionnels et d’une clause spéciale pour permettre que Suleiman gouverne temporairement l’Egypte parce que « le Président est empêché d’exercer ses fonctions ».

Moubarak serait autorisé à demeurer en Egypte à condition qu’il ne joue aucun rôle - publiquement ou secrètement - dans la vie politique du pays. Il est considéré comme un adversaire encore féroce qui n’hésitera pas à décapiter l’opposition s’il reste en mesure de le faire.

« Il est de la vieille école, comme Saddam Hussein et Arafat, et ces deux derniers jours il a montré son vrai visage », a déclaré un autre partisan du comité hier. « Il est l’homme derrière les attaques contre nous et les assassinats par balles. »

Mohamed Fahmy sait ce que cela signifie. Son propre père a été en exil hors d’Egypte pendant sept ans - après avoir voulu organiser des manifestations identiques à celles à laquelle nous avons assisté aujourd’hui - pour se débarrasser de l’empire Moubarak.

 

Robert Fisk
The Independent
5 février 2011.

 

Traduit de l’anglais par Abd al-Rahim :
http://www.info-palestine.net/article.php3 ?id_article=10114

Texte original en anglais :
http://www.independent.co.uk/opinion/commentators/fisk/robert-fisk-exhausted-scared-and-trapped-protesters-put-forward-plan-for-future-2205079.html

 

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§§§§§

 

( 12 ème journées ) Suite des évènements sur 20minutes.fr

” En cas de départ de Moubarak et de la formation d’un gouvernement de transition, les “Frères musulmans” réclameront l’annulation de l’Accord de paix avec Israël”, c’est ce qu’a affirmé l’un des hauts responsables de ce mouvement, Reshad Al-Bayoumi, dans une interview avec la télévision japonaise. “Après avoir contraint Moubarak à quitter le pouvoir, les “Frères Musulmans” participeront avec d’autres groupes au gouvernement de transition”, a-t-il ajouté, avant d’indiquer que son mouvement était opposé à l’Accord de paix signé entre l’Egypte et Israël. “En cas de la formation d’un gouvernement de transition, cet accord doit être annulé”, a-t-il souligné. http://french.irib.ir

13h29: Les trois journalistes et le chercheur français disparus ont été retrouvés
Faisant part de son «grand soulagement», Michèle Alliot-Marie a annoncé ce samedi que le chercheur et les journalistes français avaient pu être retrouvés sains et saufs en Egypte. Dans un communiqué, elle indique avoir joint par téléphone vendredi le ministre des Affaires étrangères égyptien Ahmed Aboul Gheit. Michèle Alliot-Marie «lui avait demandé que tout soit mis en œuvre pour que nos ressortissants soient localisés et remis immédiatement en liberté». La ministre «lui avait également fait part de sa grande émotion après le récit de certains journalistes français qui ont subi des pressions et des violences tout à fait inacceptables».

La vie quotidienne commence à se roder sur la place Tahrir au Caire. Le ravitaillement s’organise, et la présence de l’armée assure aux manifestants anti-Moubarak une protection contre les partisans du dictateur egyptien.

 

 

 

 

13h25: Des subventions débloquées pour financer l’achat de blé
L’Egypte a débloqué 1,5 milliard de livres égyptiennes (189 millions d’euros) pour financer des achats de blé, a annoncé ce samedi le ministre des Finances Samir Radouane à l’agence de presse offiielle Mena. Cette décision porte à 2,8 milliards de livres (352 millions d’euros) les sommes débloquées depuis deux jours pour de tels achats. La forte hausse des prix alimentaires est revenue sur le devant de la scène avec le renversement du président Zine ben Ali en Tunisie le mois dernier, dont elle a été un des éléments déclencheurs. L’inflation des prix alimentaires est aussi une des causes des manifestations en Egypte et en Jordanie.

12h52: La Bourse du Caire reste fermée
La Bourse du Caire ne rouvrira pas lundi, contrairement à ce qui avait été annoncé il y a quelques jours, a indiqué ce samedi une source autorisée dans la capitale égyptienne. La reprise des opérations sera annoncée quarante-huit heures avant la date fixée, a ajouté la même source. La Bourse du Caire est fermée depuis le 27 janvier en raison des manifestations organisées par l’opposition pour obtenir le départ du président Hosni Moubarak.

12h48: Le vice-président égyptien n’a pas été victime d’une tentative d’assassinat
Omar Souleimane n’a nullement été visé par une tentative d’assassinat, contrairement à ce qu’a affirmé la chaîne de télévision américaine Fox News, a assuré ce samedi une source proche des services de sécurité égyptiens. Fox News avait rapporté peu auparavant qu’une tentative d’assassinat contre le vice-président avait échoué mais que deux de ses gardes du corps avaient été tués.

12h17: Hillary Clinton évoque une «véritable tempête»
Le Proche-Orient fait face à une «véritable tempête» et les pouvoirs en place doivent mettre rapidement en oeuvre des réformes démocratiques, a déclaré ce samedi la secrétaire d’Etat américaine. «Le statu quo n’est pas tenable», a-t-elle dit lors de la conférence sur la sécurité de Munich, évoquant le «puissant mouvement qui a poussé les manifestants dans les rues de Tunis, du Caire et d’autres villes de la région».

12h15: Un haut dignitaire saoudien dénonce les manifestations en Egypte
Le plus haut dignitaire sunnite d’Arabie saoudite, le cheikh Abdoul-Aziz al Cheikh, considéré comme proche des autorités du royaume, a dénoncé les manifestations antigouvernementales en Egypte, en Tunisie et dans d’autres pays arabes. Pour le grand mufti saoudien, ces mouvements sont les conséquences d’un complot des ennemis de l’islam afin de semer le désordre dans les pays musulmans, rapporte ce samedi la presse saoudienne.

11h36: David Cameron souhaite une transition rapide
Le Premier ministre britannique a plaidé samedi pour une transition rapide en Egypte car retarder le processus démocratique ne ferait selon lui qu’aggraver les désordres et aboutir à une situation déplaisante pour l’Occident. «Il n’y a pas de stabilité en Egypte. Pour l’avoir, il faut le changement, la réforme et la transition», a-t-il dit lors de la conférence sur la sécurité organisée à Munich, en Bavière. «Plus on attend, plus il est probable qu’on risque d’avoir un jour affaire à une Egypte qui ne nous plaira pas», a-t-il poursuivi.

11h26: Angela Merkel ne veut pas d’élections trop rapides
La chancelière allemande ne pense pas qu’il faille organiser trop rapidement des élections en Egypte, où des manifestations pour réclamer le départ du président Hosni Moubarak se poursuivent depuis douze jours. «Des élections anticipées au début du processus de démocratisation, ce serait probablement une mauvaise approche», a-t-elle dit ce samedi lors de la conférence sur la sécurité organisée à Munich, en Bavière.

 

http://www.islamenfrance.fr/2011/02/05/suivre-en-direct-les-derniers-evenements-en-egypte-%E2%80%A6-9-eme-jour/

 

 

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http://www.legrandsoir.info/Vive-la-glorieuse-Revolution-arabe-de-liberation-nationale.html 

Vive la glorieuse Révolution arabe de libération nationale !

 

   

Lire aussi :

 

Alerte !

  Al-ManarTV :: Actualités  n'est plus atteignable !!!! Censure  des "démocraties" occidentales pour masquer la vérité ?

 

 

Et lire aussi  :

.


image0021.jpg?w=500&h=336

http://tunisitri.wordpress.com/

.

 

INVESTIG'ACTION - michelcollon.info

MOUBARAK DEGAGE !
Les dictateurs ne dictent pas, ils obéissent aux ordres- Michel Chossudovsky
"Il ne suffit pas d'abattre la marionnette, le problème, c'est le marionnettiste"

Egypte : une armée formée et armée par le Pentagone - Manlio Dinucci
Tout est prévu pour affronter la « menace extrémiste intérieure »

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"Un bouleversement des rapports de force pourrait disqualifier USA et Europe, et isoler Israël davantage "

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Une guerre du Moyen-Orient, mais aussi africaine et pétrolière

REVOLTE DES PEUPLES ARABES

De la Tunisie à l'Egypte, un air de liberté- Alain Gresh
L'air fera-t-il la chanson ?

« La société civile algérienne est en colère mais épuisée. Ses élites ont été décapitées. » - Valérie Péan, Omar Benssaoud
Particularités du domino algérien. Tombera-t-il ?

Ces « dictatures amies » - Ignacio Ramonet
Leçon aux Européens : les sociétés arabes ne sont pas faites que de masses dociles ou d'hystériques religieux

CRISE AU LIBAN
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USA et Israël n'arrivent pas à contrôler le Liban. Vont-ils chercher à le détruire ?

« Rififi à Beyrouth » Le Liban au coeur de la tourmente arabe- Robert Bibeau
Les forces populaires ont pris l'offensive. Mais rien n'est joué

PAPIERS PALESTINIENS
Le peuple palestinien trahi- Saree Makdisi
Les fuites d'Al Jazeera démontrent ce que beaucoup savaient déjà

Echec consommé des « pourparlers directs » - Papiro
Retour sur des négociations destinées à terminer en « queue de requin »

TUNISIE : LA REVOLUTION CONTINUE
Chronique de la révolution tunisienne- Alma Allende
Le formidable récit de la révolution tunisienne vécue de l'intérieur, au jour le jour

Afrique, Tunisie : La Nouvelle Donne - Tariq Ramadan
Dans les coulisses, les rivalités entre USA, France et Cie

Pourquoi le gouvernement de Mohammad Ghannouchi doit-il tomber ?- Fathi Chamkhi
Le passé antisocial du "premier ministre de transition"

L'AUTRE HISTOIRE
70.000 fellahs égyptiens morts pour construire le canal de Suez- Intal
Le peuple égyptien a toujours souffert et s'est toujours battu...

Prochainement :
Où va l'Egypte, où va le monde arabe ? - Mohamed Hassan - Entretien avec Michel Collon et Grégoire Lalieu

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Moubarak II, le retour ???
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http://laplote.blogs.courrierinternational.com/index-1.html
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:43

Vendredi, 04 Février 2011 21:51

"Un départ immédiat n'est pas à l'ordre du jour de Moubarak" (Omar Suleyman)

IRNA - Le vice-président égyptien affirme qu'un départ immédiat du pouvoir n'est pas à l'ordre du jour de Hosni Moubarak. Omar Suleyman a annoncé à l'antenne d'ABC que Moubarak ne se présentera pas à la présidentielle et que l'Egypte réformera sa constitution, jusqu'à l'élection présidentielle de 2011.
Au sujet de son contact téléphonique avec la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, Suleyman a dit avoir discuté avec cette dernière des questions concernant l'Egypte. "Elle n'a pas demandé un départ immédiat du Président Moubarak", a précisé Suleyman, ajoutant: "J'ai dit à Hillary Clinton qu'il s'agit d'un processus, à la fin duquel, Hosni Moubarak se retirera du pouvoir".
Le vice-président égyptien a, aussi, précisé que l'Egypte a signé avec Israël un accord et qu'elle ne transgressera pas ses engagements avec les violences en cours.
L'ancien directeur général de l'AIEA a rappelé, aujourd'hui, qu'avec le départ de Hosni Moubarak, un consensus national se créera vis-à-vis de beaucoup d'affaires et qu'on pourra régler tous les problèmes.
.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/108627-un-depart-immediat-nest-pas-a-lordre-du-jour-de-moubarak-omar-suleyman
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Sur Alterindo :

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Sur Oulala.net

L’Egypte d’Albert Cossery

Les peuples arbabes s’émancipent : La chute du mur de la peur

 

.

L'information sur le site Valmy :

 

Appel de l’A.R.P. au peuple de France :Entrons en Résistance!
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1137

        L’euro peut-il encore être sauvé ? Par Jacques Sapir
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1138

        Moyen-Orient, le grand embarras - Par Hélène Nouaille
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1122

        Manœuvres américaines contre la révolution égyptienne Par Mohamed Tahar Bensaada
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1135

        Italie  « 1921-2001 : pour la reconstruction du Parti communiste » Chronique d’une rencontre
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1136

        Une étincelle. Par Michel Naudy  -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1134

        Lettre ouverte à Mme Alliot-Marie,  par une Gaullienne indignée - par eva R-sistons
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1132

        Le « grand jeu » africain  Par Comaguer  -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1133

        Un référendum contre la réforme territoriale ? Pour un détournement civique de nos prochaines élections                     cantonales  -  par François Bunner  -   http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1123

        1967 : Quand De Gaulle avait percé les intentions d'Israël ... Par Milton Dassier
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1129

        La fin du "Siècle Américain" La disparition des États-Unis en tant que superpuissance mondiale
        Par Alfred W. McCoy  -   http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1131

        Les communistes, la nation et l’internationalisme -  Par Jean Lévy
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1128

        CIA : Frank G. Wisner est arrivé au Caire -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1130

        La retraite à 67 ans, grâce à l’Union européenne, c’est possible ! La lettre volée
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1126

        Le peuple d’Égypte se réveille - Mohamed Belaali  -   http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1125

        L’Egypte au bord du sang - par Thierry Meyssan  -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1124

        Les opinions publiques arabes comme enjeu des relations internationales - par Mohammed El Oifi
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1127

        L’insurrection en Égypte et ses implications pour la Palestine Par Ali Abunimah
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1121

        Violences policières à Anduze -  http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve511

 


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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:40

Vendredi, 04 Février 2011 21:52

Rassemblement massif des Egyptiens, au 11ème jour du soulèvement

Rassemblement massif des Egyptiens, au 11ème jour du soulèvement
IRINN - Ce vendredi, au 11ème jour des manifestations anti-gouvernementales, les Egyptiens sont descendus dans les rues de différentes villes du pays, pour réitérer leur demande qui est le départ d’Hosni Moubarak. En cette 11ème journée de mobilisation générale, en Egypte, nommée le «vendredi du départ», les protestataires se sont acquittés de la prière du vendredi et ont insisté sur la solidarité entre les groupes politiques et les différentes couches de la société. Les manifestants égyptiens ont, également, insisté sur la résistance et la poursuite des manifestations, jusqu’à la chute du gouvernement Moubarak.
Le Chef de l’Union mondiale des oulémas musulmans, le Cheikh Gharzawi,  avait considéré comme une «obligation religieuse», le fait de participer aux manifestations générales d’aujourd’hui, en Egypte. Ce vendredi, les sbires de Moubarak lançaient des pierres en direction des gens, dans les rues, depuis les toits des bâtiments situés dans les rues conduisant à la place Al-Tahrir, dans le centre du Caire. Dans la ville de Siyout, aussi, des éléments stipendiés au gouvernement se sont affrontés aux protestataires dans les rues.
Toujours, au Caire, le Secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a rejoint les rangs des opposants au gouvernement Moubarak, qui s’étaient rassemblés sur la place Al-Tahrir (Libération). Dans les rangs des manifestants, Amr Moussa a affirmé être au service de son pays et suivre, aux côtés d’eux et avec minutie, les évolutions politiques de l’Egypte.
http://french.irib.ir/info/moyen-orient/item/108629-rassemblement-massif-des-egyptiens-au-11eme-jour-du-soulevement
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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:23

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1) Domination par le crime organisé international:

 

Depuis des décennies, nos dirigeants successifs ont accepté de privilégier les intérêts obscurs et financiers de criminels internationaux, au mépris de la sauvegarde de nos intérêts vitaux et élémentaires, de nos Droits Elémentaires, et de la préservation de notre environnement.

 

Ces criminels internationaux forment depuis plus de deux siècles, un gouvernement mondial secret, constitué des banquiers internationaux et de leurs cliques de lobbies, regroupés au sein de cercles d’«élite» et de sociétés secrètes.

 

Depuis des décennies, nos dirigeants corrompus respectifs ont permis, successivement, que nous soyons maintenus sous la domination de ces criminels, après avoir participé sciemment à leur prise de pouvoir sur nous.

 

Cette domination s’exerce donc sournoisement par l’intermédiaire de nos Etats respectifs, lesquels sont sous le contrôle manifeste du crime organisé international précité.

 

Principalement, nos institutions politiques et judiciaires jouent le rôle d’interface entre ce crime organisé international et nous, les Peuples Souverains, au point qu’elles constituent un rouage essentiel dudit crime organisé.

 

Ces institutions corrompues par leur hiérarchie, elle-même corrompue en amont, ont pour réelle fonction de protéger les intérêts du crime organisé international, en organisant le mensonge et la supercherie – avec la complicité active des médias.

 

L’imposture est organisée aujourd’hui au niveau européen, sur le même schéma que celui que nous connaissons sensiblement dans chaque pays d’Europe Unie, ainsi que dans les pays anglophones, entre autres.

 

 

2) Système monétaire imposé à notre civilisation; fléau pour l’Humanité et pour la Vie sur Terre:

 

Parmi la longue liste des dépendances qui nous sont imposées par nos dirigeants corrompus – énergie, alimentation, éducation, pensé, santé, information etc…- il en est une qui constitue la source de tous nos maux:

 

La trahison principale de la part de nos dirigeants consiste à maintenir nos nations sous la dépendance monétaire de ces banquiers criminels internationaux.

 

(En effet, la France par exemple, ne fabrique qu’à peine 5 % de sa monnaie, étant de ce fait obligée d’emprunter les 95 % manquant, aux banquiers internationaux.)

 

Malgré ce que prescrivent nos lois, ces criminels fabriquent la monnaie à la place des Nations, dont c’est pourtant la prérogative exclusive et élémentaire.

 

Ce ne sont que des faux-monnayeurs internationaux, crédités par nos dirigeants corrompus.

 

Les Peuples Souverains sont victimes d’un racket organisé mondialement, afin de rembourser avec des intérêts, une dette internationale qui ne devrait pas exister.

 

(En France, nous sommes soumis à cette dette inique depuis 1973, date à laquelle le président VGE nous a délibérément placé sous la dépendance des faux-monnayeurs internationaux.)

 

Cette dette représente en moyenne un tiers de manque à gagner sur le niveau de vie de chacun d’entre nous.

 

Tous les peuples des pays d’Europe Unie sont aujourd’hui sous cette même dépendance vis à vis des faux-monnayeurs internationaux, depuis le 7 février 1992; date à laquelle ils ont été trahis par leurs dirigeants, lesquels ont sacrifié le pouvoir régalien de création de monnaie de leurs nations.

 

Cette dépendance s’est accrue à travers un texte inique rédigé, là encore, par l’IlluminatI VGE; le «traité de Maastricht» (transposé en France dans la loi du 4 août 1993) incriminé précisément ici par son article 104.

 

Le système monétaire qui fait loi dans le monde, imposé par ces criminels internationaux, est aussi inique qu’incohérent, et est pourtant admis dans notre inconscient collectif comme étant «normal».

 

La raison en est que notre inconscient collectif est la cible principale d’un formatage profond et indicible, organisé par les criminels internationaux, à l’aide des moyens médias et de communication qu’ils contrôlent pour nous désinformer, neutraliser notre libre arbitre, notre liberté de penser, à l’échelle internationale.

 

Car, il n’est pas normal que des entité privées puissent battre monnaie à la place des Nations.

 

Il n’est pas normal que les Etats, ne fabriquant pas leur monnaie, doivent prélever de l’argent aux Peuples Souverains, alors qu’ils devraient leur en donner, et pourraient le faire si ils fabriquaient leur monnaie;

 

Il n’est pas normal que la monnaie puisse se démultiplier, se reproduire toute seule, enrichissant de façon exponentielle ceux qui en ont le plus, appauvrissant de façon toute aussi exponentielle ceux qui en ont le moins;

 

Il n’est pas normal que nous soyons ainsi prisonniers d’une logique de «pouvoir d’achat», de «croissance», de propriété et d’accumulation de richesses, au détriment de nos valeurs essentielles;

 

Il n’est pas normal que les banquiers internationaux puissent créer la monnaie ex nihilo, sur simple base de nos emprunts, sans plus aucune valeur réelle de référence;

 

Il n’est pas normal que les banques aient le pouvoir, en pratique, d’allouer autant de crédits que ce qui leur est demandé, pour créer sur ces seules demandes d’emprunts, la monnaie sur laquelle elles se font payer des intérêts iniques.

 

 

3) Société de consommation, ou…

 

système de racket organisé des peuples, déchéance planifiée de l’espèce humaine et mise à mort de la Nature:

 

Ce système monétaire constitue la cause majeure de la destruction organisée de notre planète, car tout ce qui génère de la croissance et surtout des dépenses – industrialisation, surconsommation - cause en fait l’endettement des individus et des nations, et permet donc la création de monnaie, sur la base de leurs emprunts vis à vis des banquiers criminels qui s’enrichissent ainsi, en vue de s’acheter le pouvoir par la corruption.

 

Sous couvert de ces frais insensés, nos politiciens prétendent agir pour notre intérêt collectif, participant en fait à la stratégie mondiale criminelle ici dénoncée:

 

Leur mission consiste d’une part à pousser les nations et leurs citoyens à générer le plus possible de dépenses et donc d’emprunts, à travers une course hystérique à la consommation et à la croissance, et d’autre part à les rendre dépendants des lobbies de l’industrie.

 

A titre d’exemple pour la France, citons les dépenses faramineuses de la secte Sécurité Sociale, avec, à titre anecdotique, l’inquisition des campagnes de vaccination, qui permet:

  • L’enrichissement des lobbies pharmaceutiques

  • L’enrichissement en amont, des banquiers internationaux

  • L’empoisonnement et la dégénérescence de l’Humanité, ciblée à travers ses enfants

  • La suite du plan d’enrichissement des lobbies et des banquiers internationaux, avec la poursuite de la stratégie d’affaiblissement de l’espèce humaine, via des traitements nocifs imposés pour combattre soit-disant les décès et maladies causés par les vaccins, imputés du coup à d’opportunes «maladies de civilisation».

 

L’exemple cité rejoint toutes les problématiques causées par des technologies ou modes de vie imposés à notre espèce, au sein de son système sociétal, telles que:

 

  • Les amalgames dentaires

  • L’amiante

  • Les ondes de téléphonie mobile et autre wii-fi et micro-ondes

  • Les OGM

  • Les pesticides et engrais chimiques

  • Les aditifs alimentaires neurotoxiques, OGM, et autres (aspartam, glutamate, lécithine de soja transgénique…)

  • Les véhicules à moteur à énergie polluante

  • Les énergies polluantes, dangereuses et destructrices (nucléaire, carburants, bio-éthanol…)

  • Divers habitudes alimentaires dites traditionnelles, et provoquant des listes interminables de désordre sur notre santé (la baguette, les sucres, sels et farines raffinés, le café, les sucres omniprésents, les produits laitiers, les excès de produits d’origine animale …)

Etc…

 

Toute indépendance ou forme d’autarcie de l’humain, qu’elle soit sur le plan de l’énergie, de l’alimentation, de l’éducation, de la santé ou autre, est combattue par une inquisition généralisée, conduite par notre Etat aux ordres du crime organisé international.

 

 

4) Notre système sociétal; chef d’œuvre du crime organisé international:

 

Nous admettons tout ce qui est inadmissible, pour la grande majorité d’entre nous, dans l’ignorance totale générée par des campagnes générales et massives de désinformation et de propagandes - principalement les publicités - qui constituent la stratégie de manipulation des masses de notre système sociétal; du moins, du système sociétal qui nous est imposé.

 

Car si le système monétaire mondial constitue l’œuvre des criminels internationaux, il en est de même, à la base, en ce qui concerne notre schéma sociétal, de façon que leurs règles iniques y soient admises de façon irrévocable et indiscutable, sous couvert d’une imposture de démocratie, et par le biais d’une manipulation de notre inconscient collectif et de l’information.

 

Le système sociétal criminel qui nous est imposé est, à la base, axé sur la surconsommation et la croissance, à travers une forme de technologie volontairement destructrice et empoisonneuse, aux multiples déclinaisons et industries ; ce, au détriment de notre qualité de vie, de nos besoins vitaux élémentaires, de nos valeurs élémentaires et de notre environnement, pour ne faire le jeu, au bout du compte, que du crime organisé

international.

 

Le système sociétal crée toujours plus de besoins, et nous conditionne pour la quête de plus de «pouvoir d’achat» pour satisfaire les dits besoins, au mépris de nos valeurs humaines et morales élémentaires.

 

Nous acceptons d’abandonner notre qualité d’Humains pour n’être plus que des «consommateurs», générant – outre le saccage de notre planète - des dépenses et des dettes, et donc des bénéfices pour les banquiers internationaux, qui peuvent ainsi corrompre qui ils désirent.

 

La corruption et le crime organisé ne constituent pas un phénomène marginal qui viendrait infiltrer une société saine, mais constitue ses fondations élémentaires, ce depuis sa création.

 

La lutte contre la corruption et le crime organisé, prétendument menée par nos institutions politiques et judiciaires, n’est que mensonges éhontés, que vaste escroquerie, que trahison fondamentale.

 

Nos institutions couvrent en fait les exactions du crime organisé dans notre société, sous ses formes les plus variées et les plus odieuses:

 

La raison principale en est que nos dirigeants et autres notables n’ont accès au pouvoir qu’à travers leur cooptation dans diverses sociétés secrètes qui organisent leur compromission, et leur corruption.

 

C’est ainsi que la traite et l’exploitation des êtres humains les plus vulnérables par les plus puissants, constitue, sous nos yeux, un phénomène de société aussi répandu que puissamment protégé et passé sous silence, par les criminels mêmes qui jouissent de statuts leur offrant impunité totale, directement, ou indirectement.

 

A ce titre, les réseaux de criminels pédophiles et de traite d’êtres humains se développent impunément, dans une parfaite omerta institutionnelle organisée par nos notables, essentiellement du monde politique et judiciaire, principale cible commerciale de ces trafics:

 

Il en est de même concernant la spoliation organisée de nos aînés, par les institutions tutélaires, judiciaires, psychiatriques avec la participation massive et formelle des juges, experts psychiatres, avocats, notaires, assureurs et brocanteurs divers, entre autres.

 

Dans notre société: De «consommateur», l’être humain est appelé à devenir produit de consommation, comme les autres espèces qu’il est conditionné à massacrer sans état d’âme.

 

Notre système sociétal est, après examen, profondément criminel; ceux voulant échapper à la compromission et dénoncer ces faits, devenant victimes à leur tour de terrorisme d’Etat.

 

Nous pensons trop souvent, à l’énoncé de ces monstrueuses réalités, qu’elles ne sont pas «possibles», parce que nous ne voyons pas de logique dans le fait que nos dirigeants puissent délibérément œuvrer pour notre perte, se conduire en prédateurs vis à vis des plus vulnérables d’entre nous, entre corruption, compromission, débauche innommable et assouvissement d’un pouvoir malsain:

 

Beaucoup d’entre nous, n’ayant pas la vision globale apportée ici, pensent que ce qui est dénoncé ne peut être vrai, convaincus que notre société ne le permettrait pas, qui de plus est, dans de telles proportions;

 

Beaucoup d’entre nous se rassurent en répétant ce qu’argumentent les criminels imposteurs, à savoir qu'«il ne faut pas généraliser»; or, le crime et l’imposture sont bien une généralité de notre société, dont la perception est possible dès que l’on accepte de prendre une vue globale de notre système sociétal.

 

Ce système sociétal tend par son essence même, à tromper, à corrompre et à compromettre les individus insidieusement formatés et affaiblis, qui en son sein, massivement, suivent sa logique criminelle, prenant exemple sur la prétendue élite.

 

Dans cette matrice maléfique qu’est notre société, nous sommes toutes et tous plus ou moins corrompus et compromis, qu’on le veuille ou non.

 

Ce système sociétal pervers constitue le moyen utilisé par les banquiers internationaux et leurs cliques criminelles, pour nous maintenir sous leurs multiples dépendances, nous pousser individuellement et collectivement à l’endettement pour leur enrichissement, nous compromettre et nous pervertir à travers la quête d’une place avantageuse et confortable dans la société, nous maintenir dans un état de peur indicible censé nous interdire tout « écart ».

 

Ce système sociétal constitue également un moyen de provoquer dès notre plus jeune âge, notre déchéance en profondeur sur les plans physique, intellectuel, spirituel et moral; de provoquer la dégénérescence de notre espèce; de créer nos divers conflits et divisions, et de s’assurer de notre manœuvrabilité, et de notre parfait contrôle.

 

Pour cette raison, nous devons inscrire notre exigence de licencier nos dirigeants corrompus dans une démarche fondamentale, en vue de changer notre système politique et notre système sociétal, afin de recouvrer notre indépendance, notre liberté et de construire un monde meilleur sur des bases radicalement neuves.

 

 

5) La Crise et le Nouvel Ordre Mondial:

 

(Vue sur la France: Chapitre à adapter pour chaque pays concerné)

 

Aujourd’hui, nous sommes confrontés à une crise annoncée comme «sans précédent» par nos propres dirigeants, qui prétendent exploiter l’événement tragique pour se faire mousser un peu plus, et nous manipuler un peu plus.

 

A l’occasion de cette crise, …NS de NB… participe sciemment, tout comme ses homologues européens, à l’asphyxie de notre Nation, en prétendant renflouer les banques nationales:

 

Or, l’argent qu’il dilapide au nom du Peuple Souverain est - puisque l’Etat ne le fabrique pas – emprunté aux banquiers internationaux pour lesquels la crise est un événement réjouissant, prévu de longue date ; l’aboutissement de leurs plans criminels!

 

… NS de NB, sa clique et leurs donneurs d’ordres, organisent sciemment la faillite de notre Nation, en ce moment même.

 

Cette crise n’est donc pas une surprise pour nos dirigeants; elle constitue, outre l’ouverture des vannes pour leurs donneurs d’ordres, l’occasion tant attendue de nous plonger dans plus de misère, plus de violence, plus de dépendance, au point que nous implorions nos dirigeants pour que ceux-ci daignent trouver une solution.

 

Cette solution est déjà prévue, puisque la stratégie des criminels internationaux consiste depuis toujours à créer les malheurs qui font leurs fortunes et notre perte, pour apporter les solutions qui font également leurs fortunes et notre perte.

 

Cette solution est d’ailleurs plébiscitée par  NS de NB et ses homologues européens: il s’agit de l’avènement du Nouvel Ordre Mondial, avec une monnaie unique, un gouvernement mondial unique.

 

http://vivredebout.over-blog.com/

 

 

 

Le 2 e article sur ce post,


Interdiction de cultiver son jardin et de récolter ses propres graines  :

 

Les dirigeants veulent-ils tous nous tuer ? (1) Crime organisé planétaire

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 00:21

La Révolution islamique, la dignité humaine et la sauvegarde des droits des femmes

La Révolution islamique, la dignité humaine et la sauvegarde des droits des femmes

IRIB - On est au seuil du 32ème anniversaire de la Révolution islamique de l'Iran, une révolution qui a abouti à la victoire, sous le leadership de l'Imam Khomeyni, (Que sa demeure soit au paradis), et qui fut porteuse d’acquis qui la distinguent des autres révolutions.

Un grand acquis de la Révolution islamique a été la revalorisation de la dignité des êtres humains, qu'ils soient du sexe masculin ou féminin. L'Imam Khomeyni a appelé les gens à faire confiance à leurs talents et capacités et à obéir et demander uniquement l'aide de Dieu. L'Islam reconnaît une grande dignité à l'homme. Dans la doctrine islamique, l'Homme est le meilleur des innovateurs et réunit en lui les capacités et le talent de faire de son existence l'incarnation même de son Créateur. La sauvegarde de la dignité de l'homme exige, bien évidemment, que sa personnalité et ses droits fondamentaux soient respectés, et il s'agit de droits dont personne ne devrait se permettre d'en priver l'humanité. Le respect de la dignité humaine a une place toute particulière dans la ligne de conduite du fondateur de la Révolution islamique, autant que dans la Constitution de l'Ordre de la République islamique.


Selon l'article 20 de la Constitution iranienne, tous les membres de la grande communauté iranienne, qu'ils soient hommes ou femmes, bénéficient de droits légaux humains, politiques, économiques, sociaux et culturels. L'article 21 de la Constitution charge le gouvernement d'assurer les droits des femmes, dans tous les domaines, et de préparer les conditions, pour le développement de leur personnalité et une réhabilitation de tous leurs droits matériaux et spirituels. Le document établissant le programme vicennal de la République islamique porte, aussi, un regard particulier sur l'amélioration de la place des femmes dans la société.

L'avènement de la Révolution islamique a fait naître une énorme évolution dans la nature du regard porté sur les femmes. La dignité humaine des femmes a été privilégiée, dans tous les domaines, individuels et sociaux, liés aux femmes. L'Imam Khomeyni reconnaissait même aux femmes un rôle plus important que celui des hommes. L'Imam croyait en cette réalité que la véritable dignité des femmes consiste à élever les futures générations. Dans cette optique, la femme est la source de toutes les bonnes ou mauvaises choses. Le bonheur et le malheur de la société dépendent des femmes. A la lumière du leadership de l’Imam Khomeyni, la place de la femme iranienne a été promue, en conformité avec les valeurs islamiques. Dans son testament politique et religieux, l’Imam Khomeyni a honoré la place des femmes, en affirmant qu’elles font honneur à l’Ordre de la République islamique.


Dans toutes les sociétés, les femmes se voient réserver leurs propres droits. Il existe, ainsi, dans toutes les sociétés, des lois exclusivement rédigées en rapport avec les femmes et qui s’inspirent de la culture et des convictions de la société. L’Iran offre un exemple parfait de pays qui a réussi à améliorer la place sociale des femmes, en privilégiant les enseignements de la religion musulmane. « Avec l’avènement de la Révolution islamique et grâce aux recommandations de l’Imam Khomeyni, un nouveau chapitre s’est ouvert pour les femmes iraniennes ; nous sommes, ainsi, témoin, de vastes efforts, en matière des droits des femmes et en faveur de leur progrès et élévation sociale », dit Mme Maryam Mojtahed-zadeh, la Présidente du Centre des affaires féminine et familiales, au sein du bureau présidentiel de la RII. Il va de soi que la femme iranienne possède des droits légaux, comme les hommes, mais de façon à ce que leurs caractéristiques physiques et psychiques y soient prises en considération. Comme les hommes, les femmes ont droit à l’éducation, au travail, à la propriété du vote et d’avoir accès à d’autres domaines où le législateur a prévu des droits pour les hommes.


L’autre acquis de la Révolution islamique concerne l’évolution spirituelle et mentale des femmes. Avant la Révolution islamique, les femmes étaient vues comme de simples objets par l’Ordre pro-occidental au pouvoir, tandis que leur mentalité était prisonnière des concepts matérialistes propagés par l’Occident. Or, après la victoire de la Révolution islamique, les femmes iraniennes ont, toujours, fait preuve d’une présence active, dans divers domaines, dont la résistance, pendant les 8 années de la défense sacrée, les activités liées à la reconstruction et en matière de progrès scientifiques. L’écrivain et traducteur américain Paul, qui a traduit le «Dâ», un livre célèbre sur les souvenirs d’une femme iranienne des années de guerre, a affirmé que son premier souci était de faire découvrir au public américain une image claire et authentique de la femme iranienne. « J’ai constaté les vastes activités des femmes iraniennes dans les voyages que j’ai faits en Iran ; j’ai la conviction que les femmes iraniennes sont plus puissantes que les hommes ; je souhaite, donc, donner une image claire et juste des femmes iraniennes aux autres nations du monde, à travers la traduction du Livre ‘‘Dâ’’ », ajoute l’écrivain et traducteur américain.


La femme iranienne joue, de nos jours, un rôle saillant, dans différents domaines scientifiques. Avant la Révolution islamique, peu de filles et de femmes iraniennes trouvaient l’occasion de recevoir une éducation, et le taux de l’analphabétisme féminin était assez élevé, en Iran. Mais, aujourd’hui, la société iranienne offre un climat propice à l’éducation des femmes. Les filles iraniennes se font remarquer, de nos jours, dans diverses compétitions scientifiques internationales. Plus de 60% des étudiants des universités iraniennes sont des filles. Grâce aux recommandations du Guide suprême de la Révolution islamique et à son insistance sur la production scientifique, on est témoin de la présence remarquable de jeunes filles talentueuses et innovatrices iraniennes aux Olympiades scientifiques du monde.


Pour le Dr Nasrin Soltankhah, Conseillère du président iranien et patronne de la fondation de l’élite, cette réussite, on la doit, largement, à la confiance en soi que le défunt Imam Khomeyni et le leadership de la Révolution ont insufflé à notre peuple, notamment, aux femmes iraniennes. La jeune scientifique iranienne, Elaheh Sadat-Naqib, médaille d’or mondiale en astrophysique, rappelle sa responsabilité et celle de tous les autres Iraniens et Iraniennes de son âge, «de faire preuve de persévérance et de mettre à contribution leurs talents, pour conquérir, grâce à Dieu, les sommets de la réussite».


La santé et l’hygiène constituent un domaine, dans lequel, les femmes iraniennes se montrent très actives. La ministre iranienne de la Santé, le Dr Marziyeh Dastjerdi, évoque le nombre élevé des femmes médecins. « 49% des médecins généralistes, 40% des médecins spécialistes et 30% des professeurs en médecine, en Iran, sont des femmes », précise la ministre. Elle évoque, également, l’amélioration des indices établissant les progrès des femmes, la prévention des maladies des femmes et la réhabilitation de leurs droits matériels et spirituels, dont leurs droits spécifiques, pendant la grossesse et l’allaitement. Toujours, à propos du décuplement des activités des femmes, dans le domaine de la médecine, le Dr Fatemeh Firouzi, médecin spécialiste en déficiences spinales, nous raconte ses souvenirs des années de guerre. « Notre travail était concentré sur le traitement des mutilés de guerre qui souffraient de déficiences spinales. Les voir se déplacer, dans leurs fauteuils roulants, m’attristait profondément. La motivation a donc, surgi, chez mes collègues et moi-même, de mener des recherches, pour traiter ces patients. Nous avons effectué une première greffe sur un mutilé de guerre qui était en fauteuil roulant depuis 18 ans. Et cette réussite nous a rendus plus sérieux dans nos recherches », ajoute le Dr Firouzi.

 

L’Islam reconnaît à la femme le droit de choisir un métier licite et de mener une vie saine. Après la Révolution, les conditions ont été réunies, pour accueillir les femmes, sur la scène sociale, et aux postes administratifs, juridiques et judiciaires. En outre, la Constitution iranienne a chargé le gouvernement de soutenir le travail des femmes. De nos jours, les femmes assument le métier de conseillère, dans les tribunaux concernant les femmes et les enfants. La présence de femmes, dans ce domaine, donne un sentiment de sécurité aux clients de sexe féminin et encourage le climat de dialogue, au sein des tribunaux. On remarque, aussi, cette présence féminine, dans les administrations des forces de l’ordre, au sein de l’appareil judiciaire, dans le centre de contrôle d’identités de la police et les centres de recherches judiciaires, de même que dans les centres de consultations et d’aides sociales.


En Iran d’aujourd’hui, les femmes occupent, également, des postes clé de la gestion politico-économique. Grâce aux femmes députées, le parlement iranien a adopté, jusqu’à aujourd’hui, des lois, en faveur de l’amélioration du statut social, civique, juridique, et lié à l’emploi, des femmes iraniennes. Nombre d’assistants et de conseillers du Président et d’autres hauts responsables iraniens sont, aussi, des femmes.


La Révolution islamique a offert un modèle innovant de la femme conforme aux enseignements islamiques, un modèle qui privilégie, surtout, et contrairement aux modèles occidentaux, la dignité humaine et la pureté féminine. Ce modèle met la femme à l’abri de toute vision qui cherche à l’exploiter, illégitimement, et lui assure la possibilité d’assumer des rôles multiples, sur la scène sociale, et au sein du foyer familial.

 

http://french.irib.ir/analyses/articles/item/108401-la-r%C3%A9volution-islamique-la-dignit%C3%A9-humaine-et-la-sauvegarde-des-droits-des-femmes

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 20:28

Iran/Téhéran: réunion anti-sionisme ayant pour thème "Hollywoodisme et le cinéma", à la tour Milad

Iran/Téhéran: réunion anti-sionisme ayant pour thème

Farsnews - La première Conférence ayant pour thème "Hollywoodisme et le cinéma", avec l'objectif de passer en revue la derrière scène du cinéma hollywoodien, se déroule, du 5 au 15 février, à la tour Milad de Téhéran, avec la participation de cinéastes, de critiques et de penseurs indépendants anti-sionistes.

 

D'après le quartier général d'informations du 29ème Festival international de film de Fajr, des cinéastes, des critiques et des penseurs indépendants anti-sionistes de divers pays du monde, entre autres, les Etats-Unis, l'Europe et d'autres pays, participent à cette conférence, qui doit s'articuler autour de quatre axes d'expertise.

 

Des experts et des cinéastes exprimeront leurs visions, sur ces quatre axes, à savoir "Hollywoodisme, terrorisme, Pentagone et CIA", "Hollywoodisme, iranophobie et islamophobie", "Hollywoodisme et le mode de vie à l'américaine" et "Hollyoodisme et Sionisme".

 

http://french.irib.ir/info/culture/item/108610-iranteheran-reunion-antisionisme-ayant-pour-theme-qhollywoodisme-et-le-cinemaq-a-la-tour-milad

 

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 20:23

04/02/2011  
 
Vodafone affirme que les autorités du Caire l’ont contraint à envoyer à ses abonnés égyptiens des messages en faveur du président, Hosni Moubarak. Dans un communiqué, le géant de la téléphonie mobile affirme que ses réseaux ont été réquisitionnés en vertu du Telecoms Act.
 Cette loi oblige les opérateurs à communiquer à leurs clients des annonces gouvernementales sous la forme de SMS. Selon Vodafone, les réseaux d’Etisalat et de Mobinil, deux de ses concurrents, se seraient vu adresser la même demande.
 
 « Ces messages ne sont pas rédigés par les opérateurs de téléphonie mobile, et nous ne disposons d’aucun droit de regard face aux autorités concernant leur contenu », insiste le groupe, qui affirme avoir protesté auprès du gouvernement. « Nous avons fait savoir que tous les messages devaient être transparents et que leur expéditeur devait être clairement identifiable. »
 

En effet, rien ne précisait que les autorités égyptiennes étaient à l’origine des SMS envoyés. Selon l’agence  Reuters, l’un d’eux communiquait le lieu et l’heure d’une manifestation favorable à Hosni Moubarak.

 

 

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=172172&language=fr

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 20:18
Sayed Khamenei sur la Tunisie et l’Égypte: un évènement-miracle...un séisme
Nombre de lecteurs : 552

04/02/2011  
 
   Le guide suprême de la République islamique en Iran l’Ayatollah Ali Khamenei a qualifié ce qui se passe dans la région " d’évènement-miracle qui a commencé en Tunisie et se poursuit en Égypte", prévoyant que ces soulèvements   restituent sa dignité à la nation musulmane .
 
«  Le soulèvement en Tunisie et en Égypte est un mouvement de libération. En mon nom et au nom du peuple iranien et son gouvernement révolutionnaire,  je salue les peuples égyptien et tunisien », a-t-il clamé dans la partie arabe de son discours-prêche prononcé durant la prière de vendredi, à l’Université de Téhéran, à l’occasion de la décade Fajr qui commémore la victoire de la révolution islamique en Iran.
 
Concernant le cas égyptien, il l’a qualifié « d’éclatement de la colère sacrée dans les cœurs des hommes libres face au régime traitre, qui a trahi l’Islam ».
 
«  LES SIONISTES SONT INQUIETS CAR ILS SONT CONSCIENTS DU SEISME »
Le numéro un iranien a entre autre relevé l’inquiétude pressentie par l’ennemie sioniste face aux mouvements révolutionnaires en Tunisie et en Égypte.
« Les sionistes sont aujourd’hui plus inquiets que le président en fuite Ben Ali et son homologue égyptien, ce non-béni (Moubarak signifie en arabe béni, ndlr) » a-t-il ajouté.
La raison en est selon lui que « les sionistes sont parfaitement conscients du séisme que va provoquer le changement du pouvoir en Égypte, lequel va ramener l’Égypte à son véritable rang ».
 
 
«  LES PRESIDENTS TUNISIEN ET EGYPTIEN SONT BANNIS CAR ILS ETAIENT DEPENDANTS DES AMERICAINS»
Il a de plus soupçonné les analyses occidentales de vouloir travestir les véritables raisons de ce soulèvement, leur reprochant de « se contenter d’évoquer des motifs économiques, et d’omettre les véritables raisons, en l’occurrence celles que ces régimes égyptien et tunisien ont humilié leurs peuples ».
 
 «  Cet homme de (non) Moubarak en Égypte a humilié le peuple égyptien, le président tunisien en fuite était dépendant de l’administration américaine ; certains rapports signalent qu’il était même un agent de la CIA », a-t-il précisé.
 
Le guide suprême a tenu à rappeler que l’Égypte qui avait été le pays qui a mené le plus de guerres contre l’ennemi sioniste, est devenu sous Moubarak celui qui impose un blocus contre la Bande de Gaza.
« Si ce n’est la dépendance de Moubarak aux sionistes, l’entité sioniste n’aurait jamais pu mener à bien ce blocus », a-t-il déploré.
 
A son avis, dès que le président égyptien prendra la fuite, la première porte qui se fermera en face de lui sera la porte américaine, à l’instar du Shah.
«  L’Égypte est un exemple singulier : c’est le premier pays qui a obtenu son indépendance après la seconde guerre mondiale, il a de plus nationalisé le canal de Suez ; l’Égypte a été le seul pays à soutenir le peuple palestinien et a occupé un rang avant-gardiste dans le monde arabe », a-t-il soutenu.
 
«  (…) ce pays a été  criblé par les trahisons qui ont entaché sa dignité. Ce qui se passe aujourd’hui est la riposte convenable du peuple égyptien à ce crime commis par ce dictateur. Si cet étendard, que Dieu ne le veuille en arrive à tomber, c’est une ère sombre et obscure qui va s’instaurer », a mis en garde le guide suprême de la république islamique.
 
« N’AYEZ PAS CONFIANCE EN LES AMERICAINS ET LES OCCIDENTAUX »
 
S’adressant aux manifestants égyptiens, sayed Khamenei les a avertis contre le rôle actuel que les Américains et les Occidentaux sont en train de jouer, leur rappelant qu’ils ont toujours soutenu le régime égyptien.
«  N’ayez pas confiance en les Américains et les Occidentaux, parce qu’ils sont prêts à substituer un agent par un autre » a-t-il également mis en garde.
Et d’ajouter : «  les Américains qui ont soutenu leur agent depuis 30 ans n’ont pas le droit de s’ingérer dans les questions égyptiennes. Si le peuple égyptien peut mener à terme son soulèvement, les politiques américaines essuieront une défaite sans précédent dans la région ».
 
« PAS MOINS D’UN REGIME POPULAIRE FONDE SUR LA RELIGION »  
"N’acceptez pas moins d’un régime entièrement populaire fondé sur la religion", a-t-il suggéré au peuple égyptien.
 
Sayed Khamenei s’est également adressé au clergé d’AlAzhar, l’appelant  à prendre une position distincte en faveur du peuple.
 
Et pour terminer, Sayed Khamenei s’est attendu à ce que « les médias mondiaux répandent des informations mensongères, sur une soi-disant ingérence iranienne, l’exportation de la Wilayat-el-Faqih et sur un soi-disant prosélytisme du chiisme en Égypte ». «   Nous sommes habitués à ce discours mensonger qui est relayé par les vendus. Son but n’est autre que de semer les divisions entre les peuples » a-t-il conclu, après avoir assuré aux égyptiens qu’il s’adresse à eux, en tant que frère, et par responsabilité de son engagement religieux.  

 

http://www.almanar.com.lb/newssite/NewsDetails.aspx?id=172180&language=fr

 

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 20:02

 

 

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paperpk.com

N.B :

  • Le secrétaire américain à la Défense Robert Gates s’est à nouveau entretenu mercredi par téléphone avec le ministre de la Défense égyptien, Mohamed Hussein Tantaoui, de la situation en Egypte, a annoncé son porte-parole, Geoff Morrell.”Il s’agissait de sa troisième conversation avec le ministre égyptien depuis ce week-end”, a ajouté M. Morrell dans un communiqué, sans toutefois préciser la teneur de l’entretien.
  • LeFigaro : Le Pentagone a assuré aujourd’hui qu’il ne comptait pas cesser ses livraisons d’armes à l’Egypte dans les prochains mois, malgré les troubles qui secouent le pays depuis plus d’une semaine.
  • Le renseignement américain ( CIA ) a alerté l’administration Obama des troubles en Égypte depuis fin 2010. “Nous avons tiré le signal d’alarme à propos de l’instabilité (…) à la fin de l’année dernière” …romandie.com

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Cela fait plusieurs jours que je tente d’analyser les évènements qui se produisent en Afrique, sans qu’il me soit vraiment possible de me réjouir de la situation. Alors même que les médias se gargarisent d’images “choc”, que les politiques rivalisent d’ingéniosité pour faire avaler leurs commentaires scabreux, que les analystes évoquent la “contagion” libertaire qui menace le monde Arabe, il y a tout de même quelque chose qui cloche dans tout cela.


Comment peut-on croire que des gouvernements (et en premier lieu la France) possédant une armée de diplomates, des capacités de renseignement à la pointe, ainsi que des relations commerciales poussées puissent ne pas avoir vu que des présidents élus depuis 20 et 30 ans sont des dictateurs, ou que la corruption (à laquelle ils participent généreusement depuis toujours) était telle qu’elle allait bien finir par pousser les ventres creux à la révolte ?

 

Non, on ne peut pas le croire. C’est aller trop loin dans la double-pensée. On peut sans doute imaginer que les évènements se sont précipités, mais certainement pas affirmer qu’ils étaient imprévisibles. La seule chose que l’on puisse vraiment se demander, c’est pourquoi nos gouvernants ont si vite retourné leur veste, qui d’ailleurs craque un peu aux entournures… Après avoir avant-hier proposé l’aide sécuritaire à la Tunisie, le président Français appelait hier à repecter la voix de la rue (lui qui la méprise en France), pour aujourd’hui appeler à la modération face aux évènements, sans affirmer clairement son soutien au peuple égyptien.

En réalité, c’est comme si un évènement imprévu s’était produit lors de la révolution tunisienne, et que les pays européens s’étaient trouvés dans l’incapacité de savoir réagir au bon moment. Cet imprévu, on commence à en parler, serait d’origine américaine, et nous revoilà… en plein complot ! Mais que viennent donc faire les Etats-Unis dans tout cela ? rien de bien nouveau en définitive, car cela s’est déjà produit maintes et maintes fois au cours des temps : aujourd’hui il y a la crise, et puis il y a la Chine…auxquels est venu s’ajouter un troisième facteur, le danger islamiste.


La crise économique, qui a fragilisé les Etats riches comme l’Europe et les Etats-Unis, a laissé la Chine en position victorieuse, et sans doute son intérêt pour l’Afrique (et ses ressources formidables comme au Congo) n’y est pas étranger. C’est qu’en à peine quelques années, les financements Chinois ont peu à peu remplacé ceux des anciens colons, jusqu’à mettre la domination européenne en difficulté. Les capacités de corruption chinoises lui ont permis, en plus des précédentes donc, de faire main basse sur des ressources qui deviendront dans les prochaines années vitales pour le monde entier. En enrichissant les dictateurs alentour, en remettant en route une nouvelle sorte d’esclavagisme moderne, le capitalisme a favorisé la baisse des droits sociaux et des salaires de ceux qui ont, de tout temps, payé un lourd tribut à ce système injuste. Les futurs drames sanitaires concernant l’uranium et d’autres ressources pillées sont les seuls faits expliquant la “croissance économique” de ces pays, riches de ressources mais restés pauvres du fait de la corruption. Cette pression exercée sur les salaires pèse sur les peuples exploités, mais également sur l’ensemble des droits sociaux à travers le monde, ce qui entraîne chez les plus pauvres la colère du désespoir, capable d’exploser à la moindre étincelle.


Ceux qui veulent voir un lien entre Davos et les évènements en Afrique ne doivent pas s’y tromper : la hausse du prix des matières premières et la dérégulation des marchés sont également responsables des rébellions dans ces pays (il n’y a qu’à regarder les cours de bourse, ou la notation des agences au sujet de l’Egypte). Pour les Etats-unis, ils constituent l’occasion rêvée de reprendre en main la partie, car leur “soutien” peut leur permettre de remettre le pied en Afrique, et de placer leurs pions (comme monsieur El Baradei ?) sous prétexte sécuritaire… rien de bien nouveau, comme je le disais. Ensuite, on peut faire le lien entre les évènements qui se produisent en Egypte et la situation israélo-arabe. Hier on apprenait qu’Israël recommandait aux Etats-Unis et à l’Europe de soutenir le “président” Egyptien, et renforçait la sécurité sur les frontières communes. Le danger islamiste, épouvantail bien connu maintenant, revient par la petite porte quand certains évoquent la prise du pouvoir par les Musulmans, renforçant au passage l’amalgame entre Islam et islamisme, et niant les véritables exigences populaires des principaux concernés. Sous cette apparente contradiction (Les Etats-Unis soutiennent la révolution et Israël soutiennent le pouvoir égyptien) peut en réalité se cacher le point d’orgue d’un complot qui viserait d’une part à s’emparer des ressources africaines en y installant leurs propres marionnettes, et d’une autre à provoquer avec l’Iran les tensions nécéssaires pour, qui sait, le pousser à la faute.


Après cela, on peut du même coup expliquer la crise comme un coup des Etats-Unis qui voudraient reprendre le jeu en main, avec l’europe sous leur coupe, pour pouvoir jouer la partie du dollar contre le yen, ou le bancor. La Chine résiste, et Nicolas Sarkozy, en tant que président au G20, s’est prononcé en faveur du dollar. Chacun se positionnant selon ses intérêts, il semble que la géopolitique mondiale se prépare à redistribuer les cartes, avec les Etats-Unis comme croupier . Car en se retirant du terrain monétaire, ils peuvent jouer leur « va-tout » sur l’Afrique en utilisant la peur de l’islamisme, l’iran pas loin, et les ressources africaines reprises en main… contre la puissance Chinoise bien sûr, mais avant tout contre l’Afrique elle-même.


Validant ainsi le grand principe énoncé par George Orwell : « on n’établit pas une dictature pour sauver une révolution, on fait une révolution pour établir une dictature »

 

Par Abderrahim

 

Caleb Irri
http://calebirri.unblog.fr

 

http://www.islamenfrance.fr/2011/02/04/tunisie-egypte-afrique-quand-les-etats-unis-reprennent-la-main-par-caleb-irri/

 

 

 

 

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