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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 01:36

Déstabilisation du Proche-Orient : la réalisation d’un plan sioniste conçu dans les années 80

http://www.the-savoisien.com/blog/public/img19/LieSi_225.png

 

LETTRE D’INFORMATIONS ECONOMIQUES STRATEGIQUES INTERNATIONALES
Extrait du numéro 225 du 28 février 2011

 


...
En réalité, deux logiques s’affrontent. D’un côté, il y a les tenants d’un plan conçu par les Etats-Unis et Israël, datant de 1984 et fondé sur le principe « diviser pour régner ». Les tenants de ce plan visent le contrôle de toutes les richesses du Moyen-Orient. De l’autre, le plan d’une Troisième Guerre mondiale, exécuté par le Comité X et qui marquera l’échec cuisant du premier.

Les événements d’Egypte : application d’un plan « rédigé par les sionistes »

En 1982, on pouvait lire ces lignes dans la revue sioniste Kivounim : « En tant que corps centralisé, l’Egypte est déjà un cadavre, surtout si l’on tient compte de l’affrontement de plus en plus dur entre musulmans et chrétiens. Sa division en provinces géographiques distinctes doit être notre objectif politique pour les années 1990, sur le front occidental. Une fois l’Egypte ainsi disloquée et privée de pouvoir central, des pays comme la Libye, le Soudan, et d’autres plus éloignés, connaîtront la même dissolution. L'accord de paix (de Camp David en 1978 NDLR) est pour l'instant un obstacle à la division de l'Etat Egyptien mais celle-ci ne saurait tarder avec la formation d'un Etat copte en Haute-Egypte. En dépit des apparences, le front Ouest présente moins de problèmes que celui de l’Est. La partition du Liban en cinq provinces... préfigure ce qui se passera dans l’ensemble du monde arabe. L’éclatement de la Syrie et de l’Irak en régions déterminées sur la base de critères ethniques ou religieux doit être, à long terme, un but prioritaire pour Israël, la première étape étant la destruction de la puissance militaire de ces Etats. Les structures ethniques de la Syrie l’exposent à un démantèlement qui pourrait aboutir à la création d’un Etat chi’ite le long de la côte, d’un Etat sunnite dans la région d’Alep, d’un autre à Damas, et d’une entité druze qui pourrait souhaiter constituer son propre Etat – peut-être sur notre Golan – en tout cas avec l’Houran et le nord de la Jordanie... Un tel Etat serait à long terme une garantie de paix et de sécurité pour la région. C’est un objectif qui est déjà à notre portée. Riche en pétrole et en proie à des luttes intestines, l’Irak est dans la ligne de mire israélienne. Sa dissolution serait pour nous plus importante que celle de la Syrie, car c’est lui qui représente à court terme la plus sérieuse menace pour Israël ». Cette lecture donne encore plus de crédit aux multiples sources assurant l’implication des réseaux sionistes dans les événements du 11-Septembre, ainsi que la falsification des « documents » ayant servi d’alibi à l’attaque de l’Irak.

Programmation d’une passation de pouvoir à Israël ?

Imran Hosein est un philosophe islamique très connu dans le monde musulman, spécialiste de la politique mondiale. En 2003, lors d’une interview, il parle du futur effondrement de la devise américaine mais il évoque surtout un plan conçu par l’establishment israélien, en 1984, en vue de régler les problèmes du Proche-Orient ! « L’empire américain, qui a hérité du pouvoir de l’Angleterre, va s’écrouler. Un autre pays, Israël, est appelé à remplacer les Etats-Unis et à jouer son rôle de leader. Les attentats du 11-Septembre marquent le début de la déstabilisation des Etats-Unis. Avant qu’Israël domine le monde, deux choses doivent encore être faites. Premièrement, l’économie américaine et le dollar doivent s’écrouler. L’effondrement futur du dollar entraînera avec lui toutes les monnaies papier. Alors, une grande guerre commencera dans laquelle Israël sera impliqué. Suite à cela, l’Etat d’Israël deviendra le leader incontesté et le problème de la Palestine se réglera de lui-même.
Pour obtenir un pouvoir hégémonique, Israël doit être en mesure de contrôler le pétrole. Les rédacteurs de ce plan affirmaient cependant qu’il n’était pas question de toucher au pétrole iranien.
Le jour où Israël exercera ce contrôle sur la majorité du pétrole régional, tout changera. Dans cette projection, Israël ne jouera pas un rôle d’agresseur. Il sera celui qui se défend. Il y aura des provocations jusqu’à ce que de plus en plus d’Arabes commencent une Intifada. La télévision arabe Al-Jazeera a été créée exprès pour diffuser dans tous les pays arabes. Les Arabes pensent encore que l’émetteur est libre. En fait, Al-Jazeera a pour vocation de transmettre des images accentuant la colère contre Israël. Dans ces pays, les gouvernements sont proaméricains. Ils trembleront quand le peuple se mettra en colère. Mais Israël contrôlera bien la colère. Israël a une alliance militaire avec les Etats-Unis. Quand la colère sera suffisammen intense, alors les Etats-Unis auront l’accord d’Israël pour une intervention. Quand les gens iront dans les rues, les régimes pro-américains seront attaqués. Le but recherché sera de faire tomber quelques-uns de ces régimes à l’aide de protestations antiaméricaines et anti-israéliennes.
http://www.the-savoisien.com/blog/public/img19/greater_israel.png
La Jordanie tombera. Un régime islamique sera installé. Les Israéliens attendent patiemment. Les télévisions montreront alors un scénario dans lequel les gouvernements arabes tombent comme des dominos. L’Islam va grandir et menacer Israël. Ce sera le moment le plus dangereux, Israël pouvant être attaqué par des fanatiques. Ce sera du grand cinéma. Quand la détresse d’Israël sera grande, il y aura alors un coup de semonce. L’attaque fera pâlir les Etats-Unis de jalousie. Pour impressionner la planète, une technologie sera utilisée, que les Etats-Unis ne possèdent pas. Le pouvoir passera alors des Etats-Unis à Israël. Les puits de pétrole seront pris, mais ni les Etats-Unis ni l’Angleterre n’enverront de troupes. L’ONU devra stopper tout cela, parce que l’Europe et le Japon sont dépendants du pétrole.
Le moment où Israël contrôlera le pétrole du Moyen-Orient pourrait coïncider avec la chute finale du dollar.
D’aucuns pensent alors que l’islam disparaîtra et qu’une espèce de gouvernement mondial serait instaurée. Après la chute du dollar, le gouvernement mondial aura le pouvoir financier et économique sur les peuples ».

La lecture de ce plan (publié en 2003, soit il y a huit ans), explique l’actuelle déstabilisation de nombreux pays du Proche-Orient, riches en pétrole ou d’autres matières premières, par la coalition Etats-Unis/Israël. Par la guerre et la libération démo(n)cratique des peuples du Soudan et du Niger, de Côte d’Ivoire et du Nigeria, etc., un réseau de mondialistes met la main sur les principales voies de transport du gaz et du pétrole au Moyen-Orient et en Afrique. ( D'où la farouche censure et oppression contre les énergies gratuites )

http://www.the-savoisien.com/blog/index.php?post/2011/03/02/D%C3%A9stabilisation-du-Proche-Orient-%3A-la-r%C3%A9alisation-d%E2%80%99un-plan-sioniste-con%C3%A7u-dans-les-ann%C3%A9es-80

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 16:16

L’Intifada s’étend au-delà de la Palestine  04/03/2011

http://www.devoir-de-philosophie.com/dissertation-intifada-guerre-des-pierres-139809.html
Intifada (

Vous vous souvenez de "l’effet domino" qui selon les néoconservateurs devait suivre le renversement des talibans en Afghanistan et celui de Saddam Hussein en Irak ?

Leur renversement devait entraîner celui d’autres "leaders hostiles d’états voyous" comme ceux d’Iran ou de Syrie qui refusaient de se subordonner aux intérêts israélo-étasuniens au Moyen Orient. L’effet domino n’était pas supposé menacer les régimes "amis" qui régnaient sur l’Egypte, la Tunisie, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, le Yemen, le Barhein et leurs sous-fifres qui étaient fermement alignés sur les USA. Au contraire il avait pour but de remplacer les régimes "réfractaires" du premier type par des "états-clients" du deuxième type qui se plieraient à tous les exigences géopolitiques des USA dans la région.

A peine dix ans plus tard, cependant, le vent politique a tourné dans la direction opposée au Moyen Orient : Ce ne sont pas les états que les USA ont qualifiés "d’états voyous" qui tombent mais "les états modérés amis des USA" qui s’écroulent. Comment expliquer ce renversement historique ?

Parmi les nombreux facteurs importants qui concourent indubitablement aux saisissantes révoltes sociales du monde arabo-musulman il faut mentionner les difficultés économiques, la dictature et la corruption rampante. Tandis que ces facteurs relativement évidents sont souvent cités, d’autres, d’importance comparable mais moins évidents, sont souvent oubliés. Le facteurs qui sont rarement mentionnés sont : l’aspiration à la souveraineté nationale, la frustration due au brutal traitement réservé aux Palestiniens, et l’outrage que représente la malveillante campagne de diffamation des valeurs culturelles et religieuses du monde arabo-musulman.
En d’autres termes, les peuples arabo-musulmans ne sont pas seulement en colère contre la répression gouvernementale, la corruption et les difficultés économiques ; Ils en veulent aussi à leurs leaders à cause de leur inféodation à ou de leur collusion avec l’impérialisme étasunien et le (mini) impérialisme israélien et aussi à cause des attaques insidieuses et offensantes contre leur héritage culturel et religieux.

L’écrasante majorité des populations arabo-musulmanes qui sont se soulevées contre le status quo, se sentent profondément humiliées d’être gouvernées par des tyrans qui se soumettent aux impératifs économiques et géopolitiques de puissances étrangères. Et le cruel traitement infligé aux Palestiniens est tout aussi déshonorant pour eux. La création de l’état israélien qui impose son occupation coloniale par la terreur, le nettoyage ethnique et l’expulsion d’au moins 750 000 Palestiniens de chez eux, et la violence continuelle que ce peuple subit au jour le jour est considérée par les peuples arabo-musulmans comme une violence humiliante exercée contre eux tous.

Les médias corporatistes et les pontifes des médias dominants des USA ont tendance à minimiser ou carrément nier le rôle moteur que l’anti-sionisme/anti-impérialisme joue dans les soulèvements.

Par exemple le journaliste du New York Times, Thomas L. Friedman a récemment écrit (dans un article du 16.02.2011) : "L’Egypte a aujourd’hui été réveillée par sa jeunesse d’une manière unique - pas pour lutter contre Israël ou les USA, mais en quête de pouvoir personnel, de dignité et de liberté." Il est clair que M. Friedman doit avoir une définition très étroite de dignité et liberté - comme si ces valeurs universellement chéries n’avait aucun rapport avec la domination d’un gouvernement ou d’un pays étranger.

Le fait demeure toutefois que les aspirations à la souveraineté nationale et le sentiment anti-impérialiste jouent un rôle important dans le soulèvement. Cela explique pourquoi l’agitation a gagné de larges pans de la société.

Ce ne sont pas seulement les pauvres ou les classes laborieuses qui rejoignent les jeunes dans la rue sous la pression économique, ce sont aussi les classes moyennes relativement aisées. Des couches professionnelles comme les hommes de loi, les docteurs et les enseignants s’y joignent aussi.

De même que l’Intifada palestinienne a pour but de mettre fin à l’occupation sioniste de sa terre, de même l’agitation plus large du monde arabo-musulman peut être considérée comme une grande Intifada qui veut mettre fin à la domination impérialiste de leurs gouvernements. Les banderoles et les slogans de la place de la Libération du Caire dirigés non seulement contre Moubarak mais contre les USA et Israël, reflétaient ce sentiment :

"Nous ne sommes pas avec les USA ni avec aucun autre gouvernement. Nous sommes capables de nous débrouiller tout seuls... Nous ne voulons pas que les USA participent à l’instauration d’un régime démocratique en Egypte. Nous refusons toute ingérence étrangère... Nous sommes des égyptiens et nous sommes capables de décider tout seuls de notre sort..." "Je ne crois pas qu’Israël soit un état. Je n’y crois pas. Israël n’est qu’une occupation. Personnellement en tant qu’Egyptien je ne reconnais pas l’existence d’Israël. Et je ne reconnais pas non plus les gouvernements arabes qui traitent ou travaillent avec Israël".

Un si grand désir de ne pas être soumis à des influences étrangères à conduit Graeme Bannerman, l’ancien analyste du Moyen Orient au département d’état étasunien de planning politique à reconnaître ( à la National Public Radio le 27.01.2011) que "L’opinion publique au Moyen Orient était si anti-américaine que n’importe quel changement populaire au Moyen Orient aurait une orientation anti-américaine et en tous cas serait moins bien disposé envers les USA, ce qui nous poserait un sérieux problème."

Un signe révélateur de l’intensité de la colère que ressentent les arabes de la rue en voyant leurs leaders se soumettre aux intérêts israélo-étasuniens et en voyant le brutal traitement que subissent les Palestiniens se manifeste dans le fait que, selon un grand nombre d’enquêtes d’opinion, ils ont plus de respect pour les leaders iraniens qui ne sont ni arabes ni sunnites, que pour leurs propres leaders arabes -parce que contrairement à la plupart des leaders arabes, les leaders iraniens (depuis la révolution de 1979) se sont fermement opposés aux politiques impérialistes et égocentriques dans la région.

Les régimes égyptiens de Hosni Moubarak et de Anwar Sadat (avant lui) étaient spécialement méprisés pour leur servilité aux USA et à Israël. Depuis sa création en 1948 et jusqu’en 1979 aucun état arabe n’avait reconnu Israël en tant qu’état légitime. Mais en 1979, l’Egypte (sous la présidence de Sadat) a rompu les rangs du monde arabo-musulman en signant "l’accord de paix" avec Israël qui a pris le nom d’accord de camp David.

Bien que l’accord ait été officiellement conclu entre Israël et l’Egypte, les USA étaient un intermédiaire clé et le partenaire principal. les USA acceptèrent de fournir à l’Egypte des aides financières et militaires substantielles, d’un montant d’environ 2 milliards par an, en échange de sa reconnaissance d’Israël et de sa soumission aux impératifs économiques et géopolitiques israélo-étasuniens dans la région. Comme l’a dit récemment Alison Weir, reporter et directeur exécutif de "if Americans knew" (si les Américains savaient), en reconnaissant ainsi Israël et en normalisant sa relation avec lui, "l’Egypte a ouvert à d’autres pays la voie de la "normalisation" de leurs relations avec Israël, malgré la situation anormale de la Palestine."

Depuis l’Egypte a été de facto l’allié d’Israël ainsi que la base des intérêts économiques et géopolitiques des USA au Moyen Orient. Elle a ouvert son espace aérien, ses réserves d’eau et son sol aux forces armées étasuniennes. Elle s’est employée à persuader ou forcer les gouvernements et les forces politiques de la région à servir les intérêts israélo-étasuniens. Et elle a servi de contre pouvoir contre des pays comme l’Iran qui s’opposaient aux visées impérialistes des Etasuniens et des Israéliens sur la région. En tant que "partenaire de la paix" avec Israël, l’Egypte a aussi été complice de la politique coloniale israélienne et de la cruelle oppression du peuple palestinien.

Bien que sous influence israélo-étasunienne, Anwar Sadat a reçu le prix Nobel de la Paix (en même temps que le premier ministre Begin d’Israël) pour la "paix" de camp David ; les partisans de la souveraineté nationale de l’Egypte et les défenseurs des droits du peuple palestinien ont considéré cet accord comme une trahison et une capitulation à l’expansionnisme sioniste et à l’impérialisme étasunien.

L’outrage que la trahison de camp David a représenté pour l’Egypte et pour le monde arabo-musulman au sens large, s’est traduit, pense-t-on, par l’assassinat tragique de Anwar Sadat, qui avait signé les grotesques accords de "paix" avec Israël. Voici un texte qui attribue l’assassinat de Sadat à la signature des accords de "paix" :

"Pendant les mois qui ont précédé son assassinat, il était devenu profondément impopulaire au Moyen Orient pour avoir fait la paix avec Israël, ce qui était considéré comme une "trahison" des Palestiniens. Il y avait beaucoup de critiques et de menaces contre lui et sa famille.

"La plupart des gens n’ont pas été surpris quand il a été assassiné mais les circonstances de sa mort demeurent bizarres. Beaucoup de rapports semblent indiquer que les forces de sécurité égyptiennes savaient à l’avance qu’on allait tenter de tuer Sadat mais elles n’ont pas fait grand chose pour l’empêcher. Certains disent même que les forces de sécurité égyptiennes ont aidé l’assassin présumé. Et certains croient que c’est un scénario plausible parce que l’assassin a réussi à passer à travers plusieurs barrages et inspections de police avant la parade militaire du Caire".

Pendant que le président Reagan se lamentait sur la mort de Sadat en disant : "L’Amérique a perdu un grand ami, le monde a perdu un grand homme d’état et l’humanité a perdu un champion de la paix", Nabil Ramlawi, un officiel palestinien, disait : "Nous nous attendions à ce que le président Sadat finisse ainsi parce que nous sommes sûrs qu’il oeuvrait contre les intérêts de son peuple, des nations arabes et du peuple palestinien."

Mettre fin au calvaire des Palestiniens et leur rendre leurs droits géopolitiques dans les frontières reconnues par la communauté internationale est un but sous-jacent des soulèvements actuels au Moyen Orient et en Afrique du Nord.

D’une manière subtile ou latente, l’injustice atroce dont souffre le peuple palestinien semble être la "mère" des griefs arabo-musulmans. dans cette perspective, le soulèvement du monde arabo-musulman peut être vu comme une Intifada qui s’étend au-delà de la Palestine. Sans une solution juste et équitable au problème palestinien, l’agitation continuera à secouer la région, avec ses conséquences catastrophiques potentielles.

Il y a une lueur d’espoir dans ce triste tableau et ce serait que le peuple juif se rende compte que son projet sioniste radical d’expansionnisme n’est plus tenable, et que, donc, il se rapproche d’autres individus et organisations juifs (comme les Juifs pour la Justice en Palestine) qui s’en sont déjà rendu compte et qu’ils travaillent ensemble à établir une coexistence pacifique avec leurs cousins historiques dans la région.

Le sionisme radical a besoin, pour réaliser son projet, du soutien des puissances impérialistes. Comme l’ont noté les critiques du sionisme, dont beaucoup sont juifs, c’est une attente ou un espoir très dangereux, parce que le soutien des puissances impérialistes, qui en dernière ressort est lié à leur propres intérêts et calculs économiques et géopolitiques, peut s’interrompre ou leur être retiré d’un seul coup si les équations géopolitiques de la région changent. Comme l’a dit récemment le célèbre penseur juif Uri Avnery :

"Notre futur n’est pas avec l’Europe ou les USA. Notre futur est dans cette région... Ce n’est pas seulement notre politique qui doit changer, mais notre façon de voir les choses, notre orientation géographique. Nous devons comprendre que nous ne sommes pas une tête de pont de quelqu’un qui est au loin, mais que nous faisons partie irande la région qui est en ce moment même -enfin !- en train de rejoindre la marche des hommes vers la liberté."

Pour résumer, les griefs longtemps réprimés du monde arabo-musulman n’explosent pas seulement au visage des dictateurs locaux comme Moubarak d’Egypte ou Ben Ali de Tunisie, mais, peut-être plus encore, contre leurs patrons néo-coloniaux et impérialistes de l’étranger.

Comme l’a dit récemment le fin analyste Jason Ditz, "le ressentiment dépasse Moubarak et ses sous-fifres, il englobe les USA et Israël." Cela signifie que la révolte représente quelque chose de plus grand que les discours abstraits et creux qui font le buzz sur les libertés individuelles ou les élections bidons jouées d’avance et contrôlées par l’argent - qu’on appelle la démocratie. Elle est le signe de la croissance d’une culture de la résistance contre le néocolonialisme qui a commencée avec la grande révolution d’Iran de 1979.

Ismael Hossein-Zadeh

http://polymedia.skynetblogs.be/ http://www.alterinfo.net/notes/L-Intifada-s-etend-au-dela-de-la-Palestine_b2740202.html

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 14:32
Révolutions en Tunisie et en Égypte, mais guerre américano-sioniste en Libye !

vendredi 4 mars 2011, par anonyme (Date de rédaction antérieure : 4 mars 2011).

À Benghazi flotte à nouveau le drapeau du roi Idriss
qui était soumis à l’impérialisme américano-sioniste.

 

 

Bonjour à toutes et à tous,

Ivan m’ayant demandé :

« Tout cela ne prépare-t-il pas la guerre contre l’Iran ? Ne supprime-t-on pas, un à un, tous les soutiens potentiels à l’Iran ou les hésitants comme Mubarak ?

« Merci de votre réponse. »

Voici ma réponse :

Salut Ivan,

On ne peut pas confondre les révolutions spontanées de Tunisie et d’Égypte avec la guerre menée en Libye par l’impérialisme américano-sioniste par l’intermédiaire d’un clan constitué de libyens nostalgiques du roi Idriss, d’islamistes et de mercenaires stipendiés par la CIA et le Mossad.

Bien sûr, les révolutions en Tunisie et en Égypte sont perçues comme une catastrophe par l’impérialisme américain et par Israël. Car une démocratie, même seulement de type parlementaire, amènera forcément des antisionistes et anti-impérialistes au pouvoir dans ces pays. C’est pourquoi les Américains et les Israéliens ont soutenu Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Égypte de toutes leurs forces pendant des dixaines d’années ; ces deux dictateurs étant aux ordres, pro-américains et pro-israéliens. Et en Égypte, c’est toujours la même junte militaire, financée par les USA, qui est pour le moment encore au pouvoir. Et en Tunisie, la révolution n’en est aussi qu’au début.

Mais, on ne peut pas comparer la Tunisie et l’Égypte avec la Libye. Car Kadhafi est antisioniste alors que Ben Ali et Moubarak étaient pro-israéliens. Et puis, le niveau de vie en Libye est le plus élevé d’Afrique et c’est aussi en Libye que l’on vit le plus longtemps sur ce continent. Alors qu’en Tunisie et surtout en Égypte, la pauvreté est extrême ; surtout depuis que l’on transforme les aliments en "biocarburants", ce qui en a très nettement fait augmenter les prix :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1915


L’impérialisme américano-sioniste a voulu faire bon usage de la catastrophe tunisienne et égyptienne en profitant de ces révolutions pour tenter de virer son vieil ennemi Kadhafi de Libye. "On" essaie de nous faire croire que ce qui se passe en Libye, c’est la même chose qu’en Tunisie et en Égypte afin de supprimer toute tentative de soutien à Kadhafi. On se fout de nous, et c’est assez facile à voir :

En Libye, cela ne s’est pas du tout passé comme en Égypte ou en Tunisie. En Égypte et en Tunisie, les masses révolutionnaires se sont massivement, et dans la durée, emparées de la rue, et plus rien d’autre qu’abdiquer n’était possible pour les plus hauts représentants du régime. Tandis qu’en Libye, ce sont des commandos payés et aux ordres de l’impérialisme américano-sioniste qui ont manipulé quelques opposants royalistes (le drapeau des insurgés est le drapeau du roi Idriss !) et islamistes (la prise de Benghazi a été réalisée grâce à un attentat suicide dans le plus pur style islamiste, et l’on reproche à Kadhafi de danser avec des filles dans les boites de nuit et de boire de l’alcool !) pour attaquer les casernes et les commissariats de police. D’ailleurs, dès le début, des policiers libyens ont été pendus. Choses qui ne s’est pas produite en Tunisie ni en Égypte. Quand on nous parle de manifestants pacifiques en Libye, c’est un mensonge : dès le début, il s’agissait de commandos ultra-violents de rebelles en armes, d’agents très spéciaux de la CIA et du Mossad, et de mercenaires. Tout ce beau monde étant déguisé en manifestation.

À France-Info, dans l’après-midi du 19 février 2011, ils ont dit que Mouamar Kadhafi avait expliqué que ce qui ce passait en Libye, c’était une "attaque israélienne". Maintenant, l’on nous dit que Kadhafi dénonce que ce sont les islamistes qui ont attaqué le régime dans l’Est de la Libye. Contrairement à l’apparence, ce n’est pas du tout contradictoire ; car, à ses débuts, le Hamas a été soutenu et financé par Israël pour contrer l’OLP de Yasser Arafat. Il faut savoir aussi qu’effectivement, il y a en Libye une opposition islamiste à Kadhafi.

Donc, pour enfin répondre à ta question, NON, les actuelles révolutions en pays arabes ne sont pas du tout commanditées par les Américains ou les Israéliens. Sauf en Libye où, malgré le spectacle que nous en donne la télé-propagande du pouvoir, ce n’est en fait pas du tout une révolution mais une intensification de l’éternelle guerre américano-sioniste contre Kadhafi et ses partisans. Par conséquent, ces révolutions ne sont pas destinées à préparer la guerre en Iran. J’irai même jusqu’à dire qu’elles ont plutôt tendance à l’empêcher.

Cette fameuse éventuelle guerre en Iran dont on entend si souvent parler mais qui ne vient jamais, voici ce que j’en pense :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1413

Bien à toi,
do
http://mai68.org

Si, par malheur, vous avez été hypnotisé par la propagande du pouvoir :

Pour tenter de vous ouvrir les yeux, regardez cette carte trouvée sur wikipedia indiquant l’espérance de vie par pays :

http://fr.wikipedia.org

Pour voir cette carte en plus grand, cliquer ci-dessous :

http://mai68.org/spip/IMG/png/esperance-de-vie-par-pays.png


Vous voyez que l’espérance de vie est nettement supérieure en Libye que dans tout le reste de l’Afrique. Et ne me dites pas que c’est seulement à cause du pétrole, parce qu’il y a aussi du pétrole dans d’autres pays africains ; par exemple au Nigéria. Regardez le Nigéria sur la carte !


D’accord pour la répartition des richesses ; mais, qu’en est-il de l’éducation ?

 

Kadhafi a financé partout en Afrique des écoles et des dispensaires. J’ai voulu dire du mal de Kadhafi en Afrique noire. Cela m’a été impossible. Ils ne voulaient pas entendre dire du mal de Kadhafi parce qu’il a financé sans rien demander en retour tout plein d’infrastructures indispensables. Seul Kadhafi a été aussi généreux.


Il faut lire ce texte de l’auteure noire Calixthe Beyala en 2007 :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2351

Extrait :

« Tout au contraire, j’ai été dans des hôpitaux gratuits, ultramodernes, où chaque ci­toyen avait accès aux soins ; j’ai rencontré des hommes heureux de me dire qu’à vingt-cinq ans, chacun d’entre eux avait automatiquement droit à un appartement climatisé avec eau et électricité ; j’ai rencontré des jeunes femmes rieuses, voilées certes, mais souriantes, car, grâce à Kadhafi, elles fréquentent de plus en plus les universités, elles sont avocates, femmes d’affaires, médecins, mal­gré le courroux des chefs religieux, qui voient leur pouvoir s’effriter face à cet homme qui a donné une place importante aux femmes dans un pays musulman ; ce n’est pas moi qui le dis, mais les statis­tiques des Nations unies soulignent qu’au pays du Guide, un fonctionnaire sur cinq est une femme. »


L’islamisme est un produit de l’impérialisme anglo-saxon, de la CIA et du MOSSAD :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1940


Benghazi serait-il tenu par des islamistes, comme le dit Kadhafi ? (vidéos-preuves) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2366


En Libye, les rebelles achètent les journalistes (vidéo-preuve 21’’) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2367

 

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article2376

 

 

 

Sur ce blog,

Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

 

Salut à toutes et à tous,

Cela fait des années que j’entends parler d’une guerre contre l’Iran ; et il est vrai que sur les sites internets tenus par les sionistes, et sur les sites où leurs interventions sont tolérées, il y a en permanence une terrible propagande anti-Iran. J’avais pourtant tendance à répondre :

http://mai68.org/spip/spip.php?article991#forum1297

« Je ne crois pas bien à une véritable guerre américano-sioniste contre l’Iran ; car, en Irak, la stratégie de l’impérialisme américain consiste à tenter de créer de toutes pièces une guerre civile entre sunnites et Chiites. Et les Américains voulaient ensuite prendre le parti des Chiites contre les sunnites. Et gagner ainsi la guerre, les Chiites leur étant dévoués… dans leurs rêves tout au moins.

« Or, l’Iran est Chiite ! donc, si les USA ou Israël font la guerre à l’Iran, toute la stratégie de guerre américaine en Irak s’effondre. »

Mais, aujourd’hui, les conditions semblent avoir changé, et Obama semble vouloir abandonner la guerre américano-sioniste contre l’Irak. C’est pourquoi la question se pose à nouveau :

Une guerre contre l’Iran devient-elle possible ?

Oui, s’il est vrai qu’Obama abandonne les ambitions de l’impérialisme américano-sioniste en Irak. Ce qui sera le cas s’il rapatrie effectivement les soldats américains présents en Irak.

Néanmoins, dans ce cas, si l’impérialisme américano-sioniste fait une vraie guerre contre l’Iran, cela va très mal se passer pour lui. Car l’Irak va se reconstituer par solidarité avec l’Iran afin de lui apporter son soutien militaire, d’une façon directe ou d’une façon cachée. Ou les deux.

C’est pourquoi, je pense qu’il est plus probable de voir une action éclair israélienne comme cela s’était produit contre la centrale nucléaire d’Osirak vendue par la France à l’Irak à l’époque de Saddam Hussein.

Mais, un tel raid semble inefficace dans le cas de l’Iran. Parce que, si en Irak tout était concentré en un seul point, et par conséquent destructible en un seul raid ; je pense qu’il en va autrement en Iran, et qu’Ahmadinedjad ayant tiré la leçon a décentralisé au maximum sa production d’uranium enrichi. Si ce n’était pas le cas ; alors, cela signifierait que, contrairement à Ho Chi Minh (*), Ahmadinedjad est un bien piètre stratège.

Bien à vous,
do
http://mai68.org

Note (*) : Ho Chi Minh avait tout décentralisé en tout plein d’endroits différents et loins les uns des autres. Il avait notamment totalement décentralisé la production des vélos si indispensables pour parcourir la piste Ho Chi Minh afin d’amener toute la logistique de guerre aux vaillants guerriers viet-cong (Tant qu’à faire, sachez aussi que les vélos, ils s’en servaient la plupart du temps à pieds. Ils ne montaient pas souvent dessus comme le fait un cycliste. Ils posaient dans les porte-bagages du vélo les armes, munitions, la bouffe, etc. Et ils poussaient le vélo à la main !). La fameuse piste Ho Chi Minh était elle-même décentralisée. Elle était principalement constituée de multiples souterrains parallèles. Quand un souterrain s’effondrait à cause des bombardements américains, ils faisaient une dérivation vers un autre souterrain en attendant que l’autre soit réparé.

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article1413

 

 

et ailleurs sur ce blog :

 

    Je ne crois pas bien à une véritable guerre américano-sioniste contre l’Iran ; car, en Irak, la stratégie de l’impérialisme américain consiste à tenter de créer de toutes pièces une guerre civile entre sunnites et Chiites. Et les Américains voulaient ensuite prendre le parti des Chiites contre les sunnites (Saddam Hussein était sunnite). Et gagner ainsi la guerre, les Chiites leur étant dévoués… dans leurs rêves tout au moins.

    Or, l’Iran est Chiite ! donc, si les USA ou Israël font la guerre à l’Iran, toute la stratégie de guerre américaine en Irak s’effondre.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 13:45

Ce n’est pas nous qui le disons, mais le général israélien Yaakov Amidror, qui préconise de "loger une balle dans la tête" des soldats israéliens qui refusent d’obtempérer aux ordres de leurs supérieurs !

Les soldats de l’Armée israélienne de défense qui ne veulent pas combattre doivent être abattus », a déclaré ce un candidat au poste de conseille à la Sécurité nationale, rapporte Haaretz.

Le général de division Yaakov Amidror, candidat au poste de Conseiller à la Sécurité nationale, a déclaré publiquement que les soldats doivent tuer quiconque se met sur leur chemin quand ils accomplissent leur mission – et que les soldats israéliens qui refusent d’attaquer doivent également être abattus.

« Un soldat qui ne veut pas attaquer quand on lui dit « en avant » parce qu’il dit que « deux soldats à ma droite et deux soldats à ma gauche ont déjà été tués, alors je ne bougerai pas » eh bien, tout système militaire normal doit lui loger une balle dans la tête, et un système libéral doit le mettre en prison » a déclaré Amidror, qui parlait lors d’une conférence organisée par l’Institut israélien pour la démocratie » sur le thème « Valeurs nationales au cœur des Forces israéliennes de défense ».

(…) D’ailleurs, a-t-il expliqué, « l’armée est « une organisation destinée à tuer. C’est toute une organisation qui dit au peuple vous tuerez et vous serez tués ».

 

http://www.haaretz.com/print-edition/news/idf-soldiers-who-won-t-fight-should-be-shot-says-national-security-adviser-candidate-1.346557

 

CAPJPO-EuroPalestine  -  http://www.europalestine.org/

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:57




Le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, a procédé en janvier à une nouvelle répartition des tâches en matière d’intervention militaire sur le Net.

Désormais, le Strategic Command (qui gère la force de frappe nucléaire) est responsable du hacking et de la cyber-défense. L’état-major interarmes est responsable des opérations d’intoxication. Tandis que le Special Operation Command est responsable de la récupération d’informations utiles aux opérations secrètes.
Cette division des tâches n’empêche pas les commandements régionaux de se doter de leurs propres services d’intervention sur le Net. Ainsi, le Central Command (responsable du Moyen-Orient élargi) vient d’acquérir un logiciel créé pour lui par Ntrepid pour 2,7 millions de dollars. Ce matériel permet aux militaires d’usurper de fausses identités en nombre sur les réseaux sociaux, d’entretenir ces profils de manière cohérente, et de mener toutes sortes d’opération d’infiltration, de renseignement, de manipulation ou d’intoxication sans qu’il soit possible de révéler leur supercherie.

Ntrepid est le fabriquant du célèbre logiciel Anonymiser© dont on peut désormais penser qu’il livre au Pentagone l’identité de les démasquer.

http://www.voltairenet.org http://www.voltairenet.org

 

Le Pentagone investit les réseaux sociaux

 

 

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La LOPPSI 2, un Patriot Act français

La LOPPSI 2, un Patriot Act français


 

par Jean-Claude Paye | Bruxelles (Belgique) | Focus | Le Parlement français vient d’adopter une nouvelle loi fourre-tout qui transcrit en droit français diverses mesures du Patriot Act états-unien. Pour le sociologue Jean-Claude Paye, l’inefficacité du vaste système de surveillance progressivement mis en place atteste que sa finalité réelle est autre que le but annoncé. Les sociétés occidentales évoluent vers un modèle infantilisant où seul le fait de se placer sous le regard enveloppant du pouvoir génère un sentiment de sécurité.

 

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4 mars 2011 5 04 /03 /mars /2011 00:44

Le site internet d’Aljazeera révèle une information très grave pour la république du Tchad. Nous avons traduit de l’arabe une partie de l’article pour vous.Une source israélienne a révélé des informations selon lesquelles une institution de sécurité israéliennes - et avec l'autorisation du gouvernement israélien - est derrière le stationnement et l’envoie des groupes de mercenaires Africains en Libye pour attaquer les révolutionnaires qui contrôlent la plupart des régions du pays il y a deux semaines et qui exigent la fin système du colonel Mouammar Kadhafi...Lire

 

 

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« Israël » met à la disposition de Kadhafi des mercenaires  03/03/2011

Après avoir obtenu le feu vert de Tel-Aviv, la société israélienne de fabrication d'armes, "Global CST", a mis, à la disposition du  dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, des mercenaires africains, pour réprimer les manifestants anti-gouvernementaux.


Citant des sources égyptiennes, l’agence IRIB a rapporté  que la compagnie israélienne a, jusqu'ici, mis 50.000 mercenaires africains à la disposition du régime de Kadhafi.


Le directeur de la "Global CST" a rencontré le chef des services de renseignements israéliens et le ministre de la Guerre, Ehud Barak, et a obtenu l'autorisation de recruter ces mercenaires, selon la même source.


Les représentants de cette société avaient, également, rencontré, au Tchad, Abdullah Sanusi, le chef de la sécurité libyenne, (avant d’être limogé par Kadhafi), pour discuter des détails d'un accord dans ce sens.

http://french.irib.ir http://french.irib.ir

 

Ventes d'armes seulement ? Ou désir de voir l'Occident diviser pour mieux régner ensuite ? (eva R-sistons)


 

Autres brèves :

 

Brèves
03/03/2011

 

 

Israël vole au secours de son allié Khadafi



Le cabinet Netanyahu a demandé à la société israélienne Global CST de secourir le régime ami du colonel Khadafi.


Global CST envisage de recruter et d’acheminer jusqu’à 50 000 mercenaires, ce qui paraît fort ambitieux.


Global CST a encadré les forces géorgiennes durant l’attaque de l’Ossétie du Sud, a organisé la libération d’Ingrid Betancourt prisonnière des FARC, et entraîne les forces spéciales péruviennes contre les guérilleros du Sentier lumineux.


Ex-nassérien, le colonel Khadafi s’est fait une spécialité durant de nombreuses années de jouer un tortueux double jeu, au risque de se mettre à dos les deux camps à la fois. Il tenait un discours ultra-radical contre l’impérialisme états-unien et le sionisme, tout en servant souvent leurs intérêts, notamment en liquidant sur commande certains de leurs principaux opposants (par exemple l’Irano-Libanais Moussa Sadr ou le Soudanais Abdel Khaleq Mahjoub). Il n’a jamais entrepris aucune action contre Israël et s’est officiellement réconcilié avec Washington depuis 2003.


(Dessin de Javad Tarighi Akbarpoor)

 

http://www.voltairenet.org/article168711.html

 

 

Libye - Thierry Meyssan prétend qu’Israël va fournir des mercenaires à Kadhafi

samedi 5 mars 2011, par do


Thierry Meyssan dit n’importe quoi par moment !

 

 

Salut à toutes et à tous,


Thierry Meyssan raconte sur son site internet du réseau Voltaire qu’Israël veut fournir à Kadhafi 50 000 mercenaires. voici la source sur le réseau Voltaire :

http://www.voltairenet.org/article168711.html


Voici le texte :

Le cabinet Netanyahu a demandé à la société israélienne Global CST de secourir le régime ami du colonel Khadafi.

Global CST envisage de recruter et d’acheminer jusqu’à 50 000 mercenaires, ce qui paraît fort ambitieux.

Global CST a encadré les forces géorgiennes durant l’attaque de l’Ossétie du Sud, a organisé la libération d’Ingrid Betancourt prisonnière des FARC, et entraîne les forces spéciales péruviennes contre les guérilleros du Sentier lumineux.

Ex-nassérien, le colonel Khadafi s’est fait une spécialité durant de nombreuses années de jouer un tortueux double jeu, au risque de se mettre à dos les deux camps à la fois. Il tenait un discours ultra-radical contre l’impérialisme états-unien et le sionisme, tout en servant souvent leurs intérêts, notamment en liquidant sur commande certains de leurs principaux opposants (par exemple l’Irano-Libanais Moussa Sadr ou le Soudanais Abdel Khaleq Mahjoub). Il n’a jamais entrepris aucune action contre Israël et s’est officiellement réconcilié avec Washington depuis 2003.

Thierry Meyssan dit n’importe quoi par moment. Si c’était vrai qu’Israël fournit des mercenaires à Kadhafi, cela voudrait dire qu’Israël fait la guerre aux USA en Libye. Croyez-vous que les bateaux de guerre américains se sont déployés vers la Libye pour aider Kadhafi ? ou bien plutôt pour le combattre ou à tout le moins menacer de le combattre ?

Rappelons que les USA sont le meilleur allié d’Israël, et que sans le financement américain, et sans son perpétuel soutien à l’ONU, cela fait bien longtemps qu’Israël aurait disparu !

Thierry Meyssan prétend que Kadhafi n’a jamais rien fait contre Israël. C’est faux : il a énormément financé la résistance palestinienne !

Thierry Meyssan prétend que Kadhafi "s’est officiellement réconcilié avec Washington depuis 2003". En réalité, c’est seulement que Kadhafi a fait semblant pour faire lever l’embargo contre la Libye. Mais, ce doit être trop évident pour que Thierry Meyssan puisse le comprendre.

En fait, originellement, cette "info" retransmise par Thierry Meyssan sans citer aucune source provient du Yediot Aharonot et fut retransmise par al-Jazeera :

source : alhifrig.com/TopsDetail.asp ?item_id=2526&

Je mets le texte complet en post-scriptum. En voici un Extrait :

Le site internet d’Aljazeera révèle une information très grave…

Une source israélienne a révélé des informations selon lesquelles une institution de sécurité israéliennes - et avec l’autorisation du gouvernement israélien - est derrière le stationnement et l’envoie des groupes de mercenaires Africains en Libye…

La source (un journaliste de Yediot Aharonot) qui a demandé l’anonymat…

C’est de source israélienne, ce truc. Ils sont pas fous, les Israéliens, ils savent bien que ce sont les antisionistes qui vont être, à l’étranger, les plus fervents soutiens de Kadhafi. Alors, ils font courir des rumeurs mensongères. Pourquoi voudriez-vous qu’Israël soutienne Kadhafi, l’un de ses pires ennemis ?

C’est dans le but de détruire cette intox que j’ai dénoncé hier qu’« Al-Jazeera n’est pas une voix indépendante de l’Amérique » :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2378

Extrait :

La célèbre chaîne de télévision arabe al-Jazeera fut créée le 1er novembre 1996 par le cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, émir du Qatar. Al-Jazeera est basée à Doha, la capitale du Qatar. C’est également le Qatar qui a hébergé le CentCom, le commandement opérationnel américain, qui a supervisé l’invasion de l’Irak en mars 2003. Sachez aussi qu’il existe un bureau commercial israélien à Doha.

Thierry Meyssan n’a pas deux doigts de cervelle !

Bien à vous,
do

Post-scriptum :

1°) Quand Thierry Meyssan raconte des conneries :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1003

2°) Voici maintenant le texte complet qui prouve que l’"info" de Thierry Meyssan est en fait une intox, une rumeur propagée anonyment par Israël :

1 mars 11/ Mercenariat pour la Libye : tout se prépare dans une base militaire à N’Djamena

alhifrig.com/TopsDetail.asp ?item_id=2526&

Le site internet d’Aljazeera révèle une information très grave pour la république du Tchad. Nous avons traduit de l’arabe une partie de l’article pour vous.

Une source israélienne a révélé des informations selon lesquelles une institution de sécurité israéliennes - et avec l’autorisation du gouvernement israélien - est derrière le stationnement et l’envoie des groupes de mercenaires Africains en Libye pour attaquer les révolutionnaires qui contrôlent la plupart des régions du pays il y a deux semaines et qui exigent la fin système du colonel Mouammar Kadhafi.

La source (un journaliste de Yediot Aharonot) qui a demandé l’anonymat – dit que les fuites de services de sécurité d’Israël confirment que les israéliens observent la révolte des libyens par le prisme de la « sécurité stratégique », et considère que la chute du régime de Kadhafi ouvrirait la porte à un « régime islamique" en Libye.

La source a indiqué que le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, le ministre de la Défense Ehud Barak et le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman ont pris la résolution lors d’une réunion tripartite le 18 Février, de recruter des mercenaires africains pour combattre aux côtés d’Al-Kadhafi.

Les fuites confirment que les participants à la réunion ont approuvé une demande du général Yisrael Ziv - le directeur du conseil de sécurité "Global T CSI" qui est active dans de nombreux pays africains – de mettre à la disposition de l’officier du renseignement libyen Abdullah Sanusi, des mercenaires paramilitaires de la Guinée, du Nigeria, du Tchad, de la République centrafricaine, du Mali, du Sénégal et les éléments des mouvements rebelles du Darfour, ainsi que ceux du Sud-Soudan.

La même source a confirmé que le chef du renseignement militaire, le général Aviv Kokhvi, lors de la réunion à laquelle a également assisté le président de la Division Afrique du Nord aux affaires étrangères, Cohen Shalom - Le suivi pointu montre que la révolution de la Libye est dominée par le « caractère religieux fondamentaliste", et que les Frères musulmans dominent, en particulier dans l’est de la Libye, et plus particulièrement la ville de Benghazi.

Kokhvi dit que si le régime tombe, le système alternatif à celui de Kadhafi serait un « système islamique", qui sera une base stratégique des Frères musulmans en Egypte, la Jordanie et le Soudan.

Les fuites révèlent aussi que Zeif et le général Yossi Koprsawr, l’ancien ministre des Affaires étrangères Shlomo Ben-Ami et l’ancien ambassadeur d’Israël à Paris, Nassim Zueli, qui se trouve au Sénégal, se sont réunis avec des dirigeants pro-Kadhafi et M Sanusi ( homme de renseignement de Gaddafi ndlr) dans une base militaire dans la capitale tchadienne N’Djamena.

ndlr Nous nous excusons pour la traduction qui est fidele mais pas trop arrangée. A la demande, nous pourrions traduire le plus gros de l’article qui comporte des éléments d’informations que nous jugeons très graves.

Voir le lien http://aljazeera.net/NR/exeres/C36A…


Remarque de do : À propos de la prétendue peur d’Israël au sujet des islamistes, sachez que le Hamas, à ses débuts, était financé, soutenu et manipulé par Israël :

http://mai68.org/ag/543.htm


L’islamisme est un produit de l’impérialisme anglo-saxon, de la CIA et du MOSSAD :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1940

 

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 21:29
Le Pentagone « repositionne » les forces navales et terrestres

par Manlio Dinucci

Mondialisation.ca, Le 2 mars 2011




« Les Etats-Unis sont en train de repositionner leurs forces navales et aériennes dans la région » pour préparer « leur gamme complète d’options » à l’égard de la Libye : c’est ce qu’annonce hier (mardi 1er mars) le porte-parole du Pentagone, colonel de marines Dave Lapan. Il a ainsi dit que « c’est le président Obama qui a demandé aux militaires de préparer ces options », car la situation en Libye empire. Les militaires ont donc commencé « la phase de planification et préparation » pour une intervention en Libye. Les stratèges du Pentagone travaillent à plusieurs plans spécifiques, en fonction desquels a commencé le « repositionnement des forces » de façon à avoir la plus grande flexibilité  pour mettre en acte n’importe quelle option.

 


Le colonel de marines états-uniennes Dave Lapan

Dans ce cadre, le porte-avions nucléaire USS Enterprise, envoyé dans le Golfe d‘Aden officiellement pour des opérations anti-piraterie, a commencé à remonter la Mer Rouge pour traverser le Canal de Suez et se placer devant les côtes libyennes. Même déploiement pour le navire amphibie de débarquement USS Kearsarge, avec à son bord une escadrille d’hélicoptères d’attaque et 2 mille marines. Une première option pourrait être l’imposition d’une « no-fly zone » sur la Libye : les chasseurs étasuniens et d’autres pays de l’OTAN empêcheraient tout avion de décoller pour survoler le territoire libyen, en l’abattant s’il le faisait. Cette mesure, dont la motivation officielle serait d’empêcher les chasseurs de Kadhafi de frapper les rebelles, isolerait, en pratique, la capitale. Une autre mesure, qui pourrait être mise en œuvre en même temps, serait d’interrompre toutes les télécommunications entre la capitale et le reste du pays. On prépare simultanément une troisième option : le débarquement de forces en Libye, officiellement pour ouvrir « des couloirs humanitaires ».

 

Les opérations aéronavales sont dirigées par le Commandement des forces navales USA en Europe, à Naples, où se trouvent aussi le quartier général des forces navales du Commandement Africa et celui de la Force conjointe alliée. Les trois commandements sont dans les mains du même amiral étasunien Sam J. Locklear III.  Un rôle important revient aussi à la base aéronavale de Sigonella (en Sicile), d’où opère depuis longtemps une force spéciale étasunienne pour des missions secrètes en Afrique. Mais c’est tout le réseau des bases USA/OTAN en Italie, Sixième flotte comprise,  qui est en état d’alerte pour « la gamme complète des options ». C’est ce qu’a confirmé le secrétaire étasunien « à la défense » (guillemets de la traductrice) Robert Gates, dans une interview au Wall Street Journal et au Weekly Standard : à propos de l’imposition d’une no-fly zone sur la Libye, il a déclaré que « la France et l’Italie ont les structures qui permettraient de mettre en acte l’opération plus rapidement ».

  

Ce que serait la couverture politique de l’opération, c’est la secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui l’a anticipé. Dans une intervention depuis la base aérienne d’Andrews, elle a annoncé que les Etats-Unis sont en train de prendre « des contacts avec de nombreux Libyens qui s’organisent dans la partie orientale du pays, tandis que la révolution avance vers l’ouest ». Ceci confirme indirectement les informations, provenant de diverses sources, que « des conseillers » étasuniens et OTAN sont déjà au travail chez les rebelles. Le feu vert à l’imposition d’une « no-fly zone » et au débarquement de forces USA/OTAN en Libye serait donné à la demande des rebelles eux-mêmes ou d’un « gouvernement provisoire », dirigé par quelque notable qui ait quitté en temps utile la barque du raïs pour passer sur celle des rebelles.

 

Ce qui apparaît ressemble à un plan de « balkanisation » de la Libye, qui exploite le mécontentement et la haine évidente pour le chef et son clan accumulés chez une partie de la population et, donc, la lutte de ceux (surtout des jeunes) qui se battent sincèrement pour la démocratie et la justice sociale. Un plan, conçu à Washington, qui ne prévoit pas d’éteindre les flammes de la guerre civile, mais de les alimenter pour affaiblir ultérieurement la Libye. La mise est claire : le contrôle des précieuses réserves énergétiques libyennes. Le mot « révolution » dans la bouche de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton devrait résonner comme un signal d’alarme quant au type d’ « assistance » qu’elle offre « à quiconque désire la recevoir des Etats-Unis ».

 

Edition de mercredi 2 mars 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/il-manifesto/in-edicola/numero/20110302/pagina/05/pezzo/298325/  

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 
Manlio Dinucci est géographe et collaborateur au quotidien italien il manifesto

 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=2345

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 21:18
Pourquoi les peuples se révoltent
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3 mars 2011 (Nouvelle Solidarité) – Pas besoin d’avoir fait science-pô pour répondre à la question :

 

1- Ce matin, la FAO a publié son indice mensuel des prix alimentaires :

 

« Les prix alimentaires mondiaux ont augmenté pour le huitième mois consécutif en février 2011, les cours de tous les groupes de produits alimentaires, à l’exception du sucre, ayant enregistré de nouvelles hausses », écrit la FAO dans un communiqué. Son indice des prix « a atteint en moyenne 236 points en février 2011, soit 2,2 pour cent de plus que le mois précédent. Il s’agit là d’une augmentation record en termes réel et nominal jamais enregistrée depuis que la FAO a lancé son monitorage des prix en 1990. »

En image :

 

 

2- Le Financial Times a révélé mardi les gains semestriels des principaux hedge funds sur la même période :

« Les 10 premiers hedge funds mondiaux ont gagné 28 milliards de dollars pour leurs clients lors du second semestre 2010, soit 2 milliards de plus que la somme des bénéfices nets réalisés par Goldman Sachs, JPMorgan, Citigroup, Morgan Stanley, Barclays et HSBC. »


http://www.solidariteetprogres.org/article7491.html

 

Et ce n’est pas non plus à Science-Pô ou dans les couloirs des institutions que vous trouverez le remède :

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:59

Nouvel Ordre Mondial: Les « révolutions » en Tunisie, Egypte et Moyen-Orient manoeuvres de restructuration géopolitique de la région par l’Empire

 

Un intéressant article du site Résistance 71 qui permet de mieux comprendre ce qui se cache derrière ces « révolutions » et rejoint nôtre propre analyse du reste, même si nous nions bien évidemment pas le ras-le-bol des peuples et l’authenticité des protestations.
Révolutions ou pétards mouillés ? La restructuration géopolitique du Moyen-Orient

Par Résistance 71 — le 23 Février 2011 –
Il est indéniable que nous assistons depuis plus d’un mois a des évenements sans précédent tant au Maghreb qu’au Moyen-Orient en général. De la chute de Ben Ali en Tunisie a celle de Moubarak en Egypte par des mouvements populaires (ne les appelons pas encore “révolutions” il est bien trop tôt pour le dire, nous y reviendrons ultérieurement); d’autres mouvements populaires en action en Algérie, Lybie, Yémen, Bahrain… Le Moyen-Orient est en émoi ou l’on parle déja de “printemps” des peuples et de “révolution jasmin”. Sale temps pour les dictateurs de nos jours, ou est-ce vraiment le cas ?
Nous allons essayer dans cet essai de prendre du recul vis a vis de la situation émotionelle que cela implique et tenter d’analyser les choses le plus objectivement possible. Notre propos ici n’est ni de défendre les régimes dictatoriaux déchus (mais l’ont-ils vraiment été?) et leurs dictateurs tous plus sanguinaires et autocrates les uns que les autres; ni non plus de sombrer dans la béatitude induite par les médias propagandistes de croire que ces évenements constituent une grande victoire des peuples par le biais de “révoltes spontanées” amenant la démocratie. Qu’on ne nous méprenne pas: nous supportons les mouvements populaires qui vont au-dela de la peur des régimes dictatoriaux et oeuvrent pour reprendre en main leur destinée. C’est par respect et amour pour le courage de ces peuples que nous les exhortons a s’ériger encore plus avant contre les manipulations et ingérences ourdies a l’égard de leur souveraineté depuis derriere le rideau de la scene du grand cirque de la géopolitique internationale. Il est de plus en plus évident au fil des jours que rien, une fois de plus, ne semble être ce qu’il paraît être.

Nous analyserons dans un premier temps le pourquoi il est prématuré pour le moins de parler de “révolutions” concernant les évenements de révoltes populaires de ces dernieres semaines, puis de comprendre et d’exposer les rouages géopolitiques qui ont menés a cette situation, ainsi que ce qu’il risque de se passer dans un futur pas si lointain. Notre vision des choses est certainement en porte a faux avec la plupart des analyses que l’on peut lire ou entendre dans les médias propagandistes, mais il nous apparaît clair que plus rien en ce monde n’arrive pas hasard. Pas plus les crises économiques globales, que les “révolutions” qui fleurissent de concert dans une région (hier l’ancien bloc de l’Est, aujourd’hui le moyen-orient).
Dans un premier temps analysons le mot “révolution”. Beaucoup de définitions proposées, mais certainement une des toutes meilleures est celle identifiant la révolution comme un changement radical et progressiste de société. Radical, c’est a dire qui en change la teneur même, sa racine. Progressiste: tendant a l’universalité émancipatrice.
Toute révolution, tout changement radical de société n’est pas forcément violent. Prenons exemples sur les révolutions industrielles. Ont-elles changé la société ? Bien sûr, radicalement ? Très certainement. Ont-elles été violentes ? Non, pas directement en tous cas.
Pour que nous ayons une révolution sociale (politique), il faut que la société change de maniere très importante, qu’elle soit bouleversée dans ses racines profondes. Peut-on dire que les révolutions de 1776, 1789, 1848, 1871, 1905, 1917, 1936, 1968, 1978 ayant eu cours dans différents pays ont changé la société ? Oui, sûrement, radicalement ? Pour certaines oui pour d’autres moins, de manière progressiste ? Non pour la très vaste majorité. Elles n’ont été en fait qu’un changement de gérance et souvent même un changement cosmétique de structure pour de fait, continuer a maintenir le statu quo oligarchique qui prévaut depuis l’avènement des Etats nations au début du XVIeme siècle. Passer des monarchies absolues aux démocraties parlementaires n’a fait que donner le pouvoir à ceux qui payaient pour les figures royales auparavant: les banquiers, qui se sont alliés ensuite aux gros industriels dans la mesure ou leurs intérêts de classe convergent.
Il en va de même pour les “révolutions” actuelles au Moyen-Orient. Si ces révoltes populaires actuelles survivent ce sera sûrement pour simplement être forcées de changer de gérance dans une structure quasi-identique. A qui cela profitera t’il ?
Voyons le cas de la Tunisie. Si la révolte populaire de la rue fut réelle et organique pour chasser l’autocrate Ben Ali du pouvoir, qu’avons nous depuis ? Un consortium de politiques, tous issus de l’ancien régime qui pour l’heure promeut le statu quo et joue la montre afin de calmer les ardeurs et forcer les compromis.
Pour l’Egypte, ce fut un peu plus compliqué, mais penser que le peuple a regagné son autonomie et qu’un changement radical progressiste est ou sera en Egypte est, a notre sens, se leurrer en tous points. Analysons la situation égyptienne sous un angle différent de celui des médias de masse, qui nous assènent en boucle le refrain du « peuple qui a mis a bas le tyran et regagne sa souveraineté ». Il y a bien plus à dire que l’oeil ne perçoit.
En premier lieu, resituons Moubarak dans son contexte: il prend le pouvoir après l’assassinat de Sadate en 1981, il vient de l’armée (de l’air) égyptienne, tout comme Sadate et Nasser avant lui venaient également de l’armée. Bref, l’armée est en contrôle en Egypte depuis la chute du roi Farouk, même si la période Nasser fut, et de loin, la plus progressiste pour le peuple égyptien. Moubarak a été l’homme de Washington et de Tel Aviv toutes ces années, jusqu’à un certain point. Il fut un dictateur, réprimant cruellement son opposition, donnant son accord pour le programme de “kidnaping et de rendition” de la CIA, hébergeant et torturant les suspects livrés par les américains dans le cadre de la “guerre contre le terrorisme” et dont le patron n’était autre que Souleiman, vice-président de Moubarak sur le tard et maintenant en charge de la junte militaire au pouvoir, soutenue par les Etats-Unis.
D’après le journaliste d’enquête, historien et économiste Webster Tarpley dans un article du 18 Février 2011, la raison essentielle pour laquelle Moubarak devait quitter le pouvoir n’a en fait pas grand chose a voir avec un quelconque “mécontentement populaire” (même si celui-ci est réel et est monté en puissance au fil des trente années de régime dictatorial), mais a comme nous allons le voir, bien plus à voir avec le refus de Moubarak depuis quelques années de renforcer la “coalition sunnite” contre l’Iran.
Les sanctions économiques contre l’Iran ont échoué, la révolution “verte” de l’été 2009 dite “révolution twitter” a échoué, pour contrôler l’Iran et ses ressources pétrolieres et gazières; l’option militaire est donc la dernière solution, en d’autres termes: la guerre !
Les insurrections dans les pays arabes ont été déclenchées afin de changer les régimes dictatoriaux qui étaient réticents à prendre une position plus radicale envers l’Iran (et ses de facto alliés la Russie, la Chine et la Syrie). L’empire anglo-américain a besoin de sang neuf au pouvoir au Moyen-Orient pour les suivre sans rechigner sur le sentier de la guerre.
Certains évènements n’ont pas été rapportés par la presse occidentale ou alors de manière marginale, enfouis (a dessein) sous des dizaines de dépêches: pour bon nombre d’observateurs et d’analystes, Moubarak était déja une marionnette des Etats-Unis, cela n’a donc aucun sens de croire que les USA déboulonneraient leur propre homme fort a la tête du régime égyptien. Qu’en est-il de cette hypothèse ?
Moubarak, tout dictateur qu’il était s’était fermement opposé à plusieurs choses qui allaient à l’encontre des intérêts des états-unis dans la région:
-Il était fermement opposé à ce que le Hezbollah se retrouve piégé dans la trappe du tribunal international bâtie à cet effet suite après l’assassinat de Rafic Hariri au Liban. Moubarak voyait cela comme étant la source d’une nouvelle guerre civile au Liban et la déstabilisation de toute la région.
-Moubarak percevait l’Iran comme partie de la solution des problèmes au Moyen-Orient. Moubarak déclara en Octobre 2010 que “Téhéran peut devenir partie des solutions aux crises du Moyen-Orient au lieu d’être vue comme partie des problèmes.” Déclarer l’Iran comme partie des solutions au Moyen-Orient alors que le “consensus” américain et israélien vise à l’isoler, était une direction totalement opposée à celle de l’administration Obama et au credo martelé par Hillary Clinton durant toute l’année 2010 aux quatre coins de la planète. Ceci était inacceptable pour l’Empire.
-Moubarak a rejeté “le parapluie nucléaire américain” ainsi qu’une alliance des pays arabes sunnites avec Israël contre un front chi’ite iranien et ses alliés. En effet, accepter la protection militaire américaine présuppose que les américains aient des bases militaires en Egypte, ce qu’ils n’ont toujours pas (mis à part les quelques centaines de militaires basés dans le Sinaï et partie d’une coalition multinationale d’observateurs suite au traité de Camp David sous Carter). Moubarak y a toujours été opposé, même si l’armée égyptienne perçoit 1,3 milliards de dollars par an d’aide militaire des Etats-Unis, faisant de l’Egypte le second seulement d’Israel en ce secteur au monde. Accepter le « parapluie nucléaire » américain signifie aussi recevoir sur le sol égyptien des avions américains ET israéliens a cet effet. Ce qui est inacceptable pour un nationaliste pour qui la normalisation avec Israel a des limites établies.
-En dernier lieu et non des moindres évènements, Moubarak avait commencé un certain rapprochement de l’Egypte avec l’Iran. En 2010, les Etats-Unis ont poussé a l’ONU pour plus de sanctions contre l’Iran et également pour que les pays passent plus de sanctions par eux-mêmes en dehors du cadre de l’ONU. Moubarak choisit ce moment critique pour rétablir un pont aérien entre Le Caire et Téhéran, qui n’avait plus existé depuis plus de 30 ans. Ceci fut interprété par Steven Cook, analyste au CFR en Octobre 2010 comme une indication potentielle que le gouvernement égyptien est en train de se distancer de l’approche jusque la adoptée par les Etats-Unis et l’Egypte. Dans le sillage de Moubarak, l’Arabie Saoudite et la Jordanie devinrent prêtes a coopérer plus avec l’Iran. La politique d’isolation de « l’ennemi mortel » de l’Oncle Sam commençait a sérieusement s’effriter. La décision fut vraisemblablement prise que c’était game over pour Moubarak. La manipulation de la jeunesse égyptienne par les réseaux sociaux commença des lors a s’intensifier.
-Apres la guerre infructueuse d’Israel au Liban en 2006, Moubarak se pose en médiateur entre les israeliens d’un côté et les les Libanais et Syriens de l’autre. Ceci allait a l’encontre de la volonté de la clique Bush-Cheney qui voulaient plus de guerre et envenimer la situation plus avant. Dans le London Daily Mail du 5 Janvier 2007 on peut lire: « Le président égyptien Hosni Moubarak a accusé les Etats-Unis de faire obstacle a la paix entre Israel et la Syrie. »
-Moubarak condamna l’exécution de Saddam Hussein exigé par les américains comme étant « illégale, révoltante et barbare ». Il condamna l’attaque US contre l’Irak en 2003 et refusa de donner des troupes a la coalition.
K R Bolton dans une interview nous éclaire sur l’implication d’entités telles la National Endowment for Democracy (NED), vitrine renommée de la CIA dans le monde et d’autres ONG financées par des fonds privés telle la fondation Soros, dans la manipulation des peuples en Egypte, Tunisie et autres pays en révolte.
K R Bolton– Les révoltes populaires en Tunisie et en Egypte et celles qui font boule-de-neige au Moyen-Orient actuellement, présentent tous les stigmates des « révolutions colorées » fomentées par la NED et Georges Soros dans les anciens pays du bloc de l’Est, le Myanmar (Birmanie) et ailleurs. Elles suivent toutes la même planification, des années de planification, d’entrainement et de financement sont investis dans ce qui est ridiculement appelé les « révoltes spontanées ».
Les organisations qui ont passées des années et depensées beaucoup d’argent a créer des organisations révolutionnaires en Tunisie, Egypte et ailleurs, incluent la NED, l’USAID, l’Institut International Républicain, Freedom House, l’Open Society Institute and toute une pléïade de vitrines a cet effet comme le National Democratic Institute for International Affairs, le Centre for International Private Enterprise et the American Center for Internatiomal Labor Solidarity.
Ces organisations ont épaulé les « activistes » égyptiens depuis des années. Freedom House par exemple a entrainé 16 jeunes Egyptiens en 2009 a l’aide d’une bourse d’étude. Il y a quelques jours, le New York Times a rapporté la relation entre le mouvement de la jeunesse du 6 Avril égyptien et Optor, le mouvement de la jeunesse serbe qui fut instrumental a renverser Milosevic pour les bénéfices du globalisme et du libre échange.
Maintenant, le mouvement du 6 Avril communique avec la jeunesse de Lybie, d’Iran, du Maroc et de l’Algérie.
(« A Tunisian-Egyptian Link that Shook Arab History, » New York Times)
De plus, le mouvement Kefaya (« Assez » en arabe), tres impliqué dans le mouvement de contestation, est très proche des freres musulmans, eux-mêmes une création des services de renseignement britanniques il y a plus de 60 ans. La NED et autres ONG américaines qui ont supportées financierement et logistiquement les mouvements “de révolte spontanée” un peu partout et notemment en Géorgie en 2003, avait financé le mouvement “Kmara” qui veut dire… « Assez » en géorgien ! Jusqu’au logo du poing fermé du mouvement Optor serbe a celui du mouvement du 6 Avril Eegyptien. Décidément beaucoup de coïncidences a ce niveau n’est-il pas ?
Comme le dit William Engdahl, journaliste d’enquête dans un de ses derniers articles:
« La NED est l’agence de coordination de Washington pour déstabiliser les régimes politiques et induire un changement forcé. Elle est active du Tibet a l’Ukraine en passant par le Vénézuéla, la Tunisie, le Koweit, Le Maroc, afin de restructurer le monde apres l’effondrement de l’URSS en ce qu’a appelé George H. W. Bush en 1991 dans un discours au congres américain, proclamant l’aube d’un Nouvel Ordre Mondial. L’architecte et premier directeur de la NED Allen Weinstein a déclaré au Washington Post en 1991 que “beaucoup de ce que faisait la CIA en secret il y a 25 ans, nous le faisons au grand jour aujourd’hui. »
Il est de plus en plus clair au fur et a mesure que le temps passe, que les “révolutions” en cours au Moyen-Orient, ne sont en fait qu’une restructuration coordonnée et planifiée du paysage politique de la région avec pour but ultime de former une coalition de jeunes gouvernements sunnites a la botte de l’empire anglo-américain afin d’établir la base du support de la guerre contre l’Iran. Guerre qui est revenue de maniere décisive sur la table de la géopolitique. Les enjeux géopolitiques sont clairs et Washington, comme toutes les capitales occidentales n’ont cure des peuples et de leur devenir. Elles les exploitent a des fins bien particulieres et pour le profit de la même clique oligarchique du haut du panier de crabes. Qu’avons-nous aujourd’hui en Tunisie ? Un gouvernement par intérim constitué des proches et de la clique du dictateur déchu. Qu’avons-nous en Egypte ? Une junte militaire a la botte des américains, qui a suspendu la constitution et qui est dirigée par un tortionnaire tres proche, trop proche des Etats-Unis et d’Israel et dont on peut se demander s’il aura autant de scrupules que le dictateur qu’il remplace a avancer son pays et son peuple plus avant sur le chemin de la guerre contre l’Iran ?
Comment sortir de cette spirale infernale ? En faisant en sorte que les peuples concernés ne soient plus manipulés et qu’ils décident de gérer leur destinée eux-mêmes, sans délégation de pouvoir aux nouveau managers locaux de l’Empire. Nous vivons des temps a la fois dangereux et excitants. Si l’oligarchie transnationale impose ses desideratas au Moyen-Orient. La guerre sera inévitable dans la région, puis vraisemblablement mondialement.
Rien n’est inéluctable, il suffit de dire NON a l’oligarchie là-bas… et ici (nous nous permettons d’exprimer nôtre scepticisme à ce sujet).

Références ayant servi a la rédaction de cet article:

http://tarpley.net/2011/02/18/mubarak-toppled-by-cia-because-he-opposed-us-plans-for-war-with-iran/
http://www.globalresearch.ca/index.php?context=viewArticle&code=BOL20110219&articleId=23282
http://www.infowars.com/middle-east-uprisings-order-out-of-chaos/print/
http://www.engdahl.oilgeopolitics.net/print/Creative%20Destruction%20Washington%20Style.pdf
http://resistance71.wordpress.com/2011/02/20/egypte-ingerence-georges-soros-et-la-constitution-egyptienne-made-in-wall-street/
http://resistance71.wordpress.com/2011/02/17/resistance-politique-reflexion-sur-lavenir-du-monde-arabe/
http://resistance71.wordpress.com/2011/02/16/revolution-egyptienne-puisse-le-peuple-egyptien-briser-lingerence/
http://www.voltairenet.org/article12196.html
Source: resistance71


Mercredi 2 Mars 2011


http://infoguerilla.fr/?p=8225#more-8225 http://infoguerilla.fr/?p=8225#more-8225

 

http://www.alterinfo.net/Nouvel-Ordre-Mondial-Les-revolutions-en-Tunisie-Egypte-et-Moyen-Orient-manoeuvres-de-restructuration-geopolitique-de-la_a55831.html

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 07:53
Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 05:35

 

Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 17:52

Quand la révolte fait trembler le monde capitaliste

(excellent article à lire par tous - note d'eva)

Capt

FAOUZI ELMIR


Ce serait une grave erreur d’appréciation d’attribuer la révolte tunisienne et la fuite précipitée de Zine Albdine Ben Ali à la nature et aux caractéristiques d’un régime politique, celui de la Tunisie. En réalité, ce sont la propagande politique capitaliste et ses relais dans le monde arabo-musulman qui cherchent à focaliser l’attention, pour divertir et maquiller la réalité des choses, sur le côté politique, répressif et anti-démocratique du régime de Ben Ali dans le but de gommer les raisons profondes qui sont à l’origine de la révolte de la jeunesse tunisienne. Il faut rappeler à cet égard que le système politique de Ben Ali n’est ni plus ni moins démocratique que celui des démocraties capitalistes occidentales puisque le président est élu pour cinq ans au suffrage universel et il existe en Tunisie des institutions représentatives semblables en Europe et aux États unis. Dans la Tunisie de Ben Ali, il existe des forces d’opposition politiques, sociales et syndicales comme dans les démocraties capitalistes occidentales. Malgré la convergence des critères politiques et institutionnels, pourquoi le régime politique de Ben Ali serait-il plus ou moins démocratique que ceux qui sont en France, en Allemagne ou aux Etats-Unis ?

 

La question qui se pose est de savoir si la révolte de la jeunesse tunisienne est politique ou sociale. Ceux qui cherchent à noyer le poisson en donnant une coloration politique à la révolte tunisienne se trompent, car celle-ci est avant tout une crise sociale.

 

Mais dire que la révolte tunisienne est une crise sociale, cela ne reflète que partiellement la réalité, car pour être dans le vrai, il faudra aussitôt ajouter qu’elle est aussi et avant tout le symptôme pathologique d’une crise globale bien plus profonde dépassant largement les frontières d’un pays, LA crise d’un système planétaire en phase terminale qui est en train de rendre son âme, le système capitaliste dont la Tunisie n’est qu’un simple maillon. Autrement dit, pour être plus clair et plus précis, Mohamed Bouaziz, le jeune qui s’est immolé par le feu et qui a été à l’origine de la révolte n’est pas seulement victime de l’injustice sociale de son pays, la Tunisie et du régime de Ben Ali mais il est aussi victime d’un système planétaire générateur de misère et d’injustice, le capitalisme.


L’hypothèse que la révolte tunisienne dépasse largement les frontières de la Tunisie et elle n’est pas seulement une affaire purement domestique peut être corroborée par deux éléments :

(1) la complicité des « patries des droits de l’Homme », l’Europe et des Etats-Unis avec le régime de Ben Ali et leur silence radio depuis le début de la crise sur la violence policière et sur le nombre des victimes de la répression;

(2) Les « recettes » et les conseils apportés au régime de Ben Ali par l’Europe et les Etats-Unis pour manipuler psychologiquement et mentalement les émeutiers et les tunisiens en général, pour circonscrire les foyers de révolte et pour étouffer et venir à bout des contestations sociales qui secouent le pays.


Mais, face à la détermination des émeutiers et leur emploi des nouvelles technologies de communication, les « recettes » des pays capitalistes européens et des Etats-Unis se sont révélées inefficaces dans la mesure où elles n’ont pas pu empêcher ni la propagation de la révolte à l’ensemble du pays ni la chute du régime du président Ben Ali et la fuite précipitée de ce dernier en Arabie Saoudite.


Sur la fuite précipitée de Ben Ali, les commentaires vont bon train. Certains évoquent l’hypothèse d’un effet de domino sur les autres pays arabes et nord-africains à l’instar des régimes communistes qui sont tombés les uns après les autres après la chute du mur de Berlin en novembre 1989. Cette hypothèse semble improbable pour une raison très simple : la Tunisie est un maillon dans la chaîne impérialiste et une zone franche pour le capital transnational et il en est ainsi de tous les pays arabes et musulmans du Moyen Orient.. Si l’effet de domino a joué dans le cas du bloc communiste, c’est parce que les Etats-Unis et l’Europe avaient déjà préparé le terrain politique en suscitant et en favorisant l’émergence au sein des régimes communistes, de forces sociales et politiques réactionnaires appelées à prendre la relève après le départ des communistes et dont la plupart était d’anciens membres de la nomenklatura formés depuis de longue date aux techniques des révolutions de velours. L’effet de domino ne saurait jouer dans le cas des pays du Moyen Orient qui, rappelons-le, sont tous des satellites des Etats-Unis et de l’Europe capitaliste.


En tout cas, si risque il y a d’un effet de domino, ce n’est pas du côté du Moyen Orient qu’il faut regarder mais du côté de l’Europe capitaliste. Car, malgré les apparences trompeuses, les émeutes tunisiennes inquiètent plus les pays capitalistes d’Europe et les Etats-Unis que ceux du Moyen-Orient. D’abord, contrairement aux pays du Moyen-Orient, les pas capitalistes du centre, l’Europe et les Etats-Unis possèdent une longue histoire sociale et ils savent pertinemment qu’à cause de la crise qui les frappe actuellement, tout peut arriver et qu’une situation explosive peut à tout moment dégénérer en émeutes semblables à celles de Tunisie. Ensuite, il y a en Europe et à moindre mesure aux Etats-Unis des forces sociales et politiques existant à l’état latent mais qui peuvent rapidement devenir le fer de lance des mouvements de contestation et de révolte. Enfin, la révolte tunisienne et l’échec des « recettes » fournies par l’Europe et les Etats-Unis au régime de Ben pour étouffer ou du moins pour limiter la contagion à d’autres villes de la Tunisie ont de quoi inquiéter les pays capitalistes en Europe et aux Etats unis dont les classes dominantes et les responsables politiques ne manqueront pas d’analyser à la loupe ce qui s’est passé dans ce pays du pourtour méditerranéen pour en tirer certaines leçons pour l’avenir. Le premier élément à relever est l’inertie et la logique intrinsèque des mobilisations multisectorielles dépassant les stratégies initiales des acteurs de la révolte et des contestations et qu’une simple crise sociale peut facilement dégénérer en émeutes, en révolte et même en révolution que plus personne ne semble arrêter.


Le deuxième élément à relever, l’obsolescence des techniques habituelles de manipulation psychologique et mentale des masses utilisées dans les pays capitalistes, en Europe et aux Etats-Unis, pour étouffer toute velléité de révolte et pour empêcher la contagion et le désenclavement des différents secteurs qui composent le corps social. À cet égard, l’exemple tunisien est éloquent car il montre comment les émeutiers ont su habilement déjouer les techniques de manipulation et de confinement du pouvoir en recourant aux nouvelles technologies de communication dont se sont dotés les émeutiers, blogs, internet, téléphone portable, facebook, twittter, etc. qui transmettaient non seulement aux habitants d’autres régions de la Tunisie mais au monde entier des images de morts sans leurs boîtes crâniennes et de blessés défigurés et torturées par la police et la forces de répression du régime.


http://urgencetaysir.over-blog.com/article-quand-la-revolte-fait-trembler-le-monde-capitaliste-65538643.html

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 05:54

Kadhafi.jpgDe toutes les luttes qui se déroulent actuellement en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, la plus malaisée à décortiquer est celle qui se passe en Libye.

Quel est le caractère de l’opposition au régime de Kadhafi et qui, rapporte-t-on, contrôle actuellement la ville de Benghazi, dans l’est du pays ?

Est-ce précisément une coïncidence si la rébellion a démarré à Benghazi, située au nord des champs pétroliers les plus riches de la Libye et proche en même temps de ses oléoducs, gazoducs, raffineries et port GNL ? Existe-t-il un plan de partition du pays ?

Quel est le risque d’intervention militaire impérialiste, ce qui pose un très grave danger pour la population de toute la région ?

La Libye n’est pas comparable à l’Égypte. Son dirigeant, Mouammar Kadhafi, n’a pas été une marionnette de l’impérialisme comme Hosni Moubarak. Durant de nombreuses années, Kadhafi a été l’allié de pays et de mouvements combattant l’impérialisme. En prenant le pouvoir en 1969, à la faveur d’un coup d’État militaire, il a nationalisé le pétrole libyen et a utilisé une grosse partie de cet argent pour développer l’économie libyenne. Les conditions de vie se sont considérablement améliorées, pour le peuple.

Pour cette raison, les impérialistes étaient bel et bien décidés à écraser la Libye. En fait, en 1986, les États-Unis ont lancé des frappes aériennes sur Tripoli et Benghazi, lesquelles avaient tué 60 personnes, dont la petite fille de Kadhafi – chose que l’on mentionne rarement dans les médias traditionnels. Des sanctions dévastatrices ont été imposées à la fois par les États-Unis et par les Nations unies, afin de couler l’économie libyenne.

Après l’invasion de l’Irak par les Américains, en 2003, et la destruction d’une grande partie de Bagdad via une campagne de bombardement orgueilleusement baptisée « shock & awe » (choc et terreur) par le Pentagone, Kadhafi a tenté d’écarter d’autres menaces d’agression contre la Libye en faisant d’importantes concessions politiques et économiques aux impérialistes. Il a ouvert l’économie aux banques et sociétés étrangères, il a abondé dans le sens des demandes d’« ajustements structurels » émanant du FMI, privatisant ainsi de nombreuses entreprises de l’État et réduisant fortement les subsides de l’État à l’alimentation et au carburant.

Le peuple libyen souffre de ces mêmes prix élevés et du chômage à la base des rébellions qui éclatent ailleurs et qui découlent de la crise économique capitaliste mondiale.

Il ne fait pas de doute que la lutte pour la liberté politique et la justice économique qui balaie actuellement le monde arabe a également trouvé son écho en Libye. On, ne peut douter que le mécontentement suscité par le régime de Kadhafi motive une section signification de la population.

Toutefois, il est important que les progressistes sachent qu’un grand nombre des personnages dont l’Occident fait la promotion en tant que dirigeants de l’opposition sont à long terme des agents de l’impérialisme. Le 22 février, la BBC a montré des séquences où l’on voit à Benghazi des foules qui arrachent le drapeau vert de la république pour le remplacer par celui du monarque renversé (en 1969, NdT), le roi Idris – qui avait été une marionnette de l’impérialisme américain et britannique.

Les médias occidentaux appuient une bonne partie de leurs reportages sur des faits supposés, fournis par le groupe d’exilés du Front national pour la sauvegarde de la Libye, formé et financé par la CIA américaine. Cherchez sur Google en introduisant le nom du front plus CIA et vous découvrirez des centaines de références.

Dans un éditorial du 23 février, « The Wall Street Journal » écrivait ceci : « Les États-Unis et l’Europe devraient aider les Libyens à renverser le régime de Kadhafi. » On n’y dit mot des chambres de commission ou des corridors de Washington sur une intervention destinée à aider le peuple du Koweït, de l’Arabie saoudite ou du Bahreïn à renverser leurs dirigeants dictatoriaux. Même avec tout le semblant d’intérêt accordé aux luttes de masse secouant la région actuellement, la chose serait impensable. Quant à l’Égypte et à la Tunisie, les impérialistes tirent sur toutes les ficelles possibles pour retirer les masses des rues.

Il n’a pas été question d’intervention américaine pour aider le peuple palestinien de Gaza quand des milliers de personnes ont perdu la vie suite au blocus, aux bombardements et à l’invasion par Israël. Ce fut exactement le contraire : les États-Unis sont intervenus afin d’empêcher la condamnation de l’État sioniste occupant.

Il n’est pas difficile de voir où résident les intérêts de l’impérialisme, en Libye. Le 22 février, Bloomberg.com disait, à ce propos, que, tout en étant le troisième pays producteur de pétrole de l’Afrique, la Libye est en même temps le pays qui possède les plus importantes réserves – prouvées – du continent, avec 44,3 milliards de barils. C’est un pays à la population relativement peu nombreuse mais qui doté d’un important potentiel de production de bénéfices pour les compagnies pétrolières géantes. Voilà comment les grosses fortunes voient la Libye et c’est ce qui sous-tend les préoccupations qu’elles expriment quant aux droits démocratiques du peuple libyen.

Obtenir des concessions de Kadhafi ne suffit pas, pour les barons impérialistes du pétrole. Ils veulent un gouvernement dont ils peuvent disposer directement, le cadenasser, le tenir en dépôt et le mettre en fût. Ils n’ont jamais pardonné à Kadhafi d’avoir renversé la monarchie et nationalisé le pétrole. Dans sa rubrique « Réflexions », Fidel Castro, de Cuba, met en exergue la soif de pétrole de l’impérialisme et met en garde contre le fait que les États-Unis posent actuellement les bases d’une intervention militaire en Libye.

Aux États-Unis, certaines forces tentent de lancer au niveau de la rue une campagne de promotion en faveur d’une telle intervention américaine. Nous devrions nous y opposer carrément et rappeler à toutes les personnes bien intentionnées les millions de morts et de personnes déplacées provoquées par l’intervention américaine en Irak et en Afghanistan.

Les progressistes éprouvent de la sympathie pour ce qu’ils considèrent comme un mouvement populaire en Libye. Nous pouvons aider un tel mouvement en soutenant ses revendications légitimes tout en rejetant toute intervention impérialiste, quelle que soit la forme qu’elle puisse revêtir. C’est au peuple libyen qu’il revient de décider de son avenir.


Sara Flounders
24 février 2011
Traduit de l'anglais par Jean-Marie Flémal pour "Investig'Action"

 

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 04:55

   Sur plus d'une centaine de documents sur les OGM répartis sur plusieurs rubriques du site (OGM, alimentation, santé, Tiers-Monde et Nouvel Ordre Mondial, et documentaires), une sélection d'articles et de vidéos.


http://www.foodrenegade.com/pics/cornpharma.JPG

 



 

 

 

 

 

 


 

http://www.ouest-france.fr/of-photos/2010/03/03/SIGE_DESSIN_apx_470__w_ouestfrance_.jpg


  The Monsanto Story (from Agent Orange to GMO's) Documentary, 22'

http://idata.over-blog.com/1/07/22/91/Nouvelles-photos/monsanto2-1.gif


Agent Orange: A Monsanto Gift to the Vietnameese


 

http://emergent-culture.com/wp-content/uploads/2009/03/the-future-of-food-deborah-koons-garcia.jpg

  Genetically modified Animal Cloning (Animal Farm) Documentar

http://vegetarianorganicblog.com/pix/baby_cow.jpg

http://www.foodrenegade.com/pics/cornpharma.JPG


 

 
http://web.mac.com/chardard.ph/iWeb/Site/declaration%20de%20Chartres_files/Image%201.png

 

OGM et montée des réactions allergiques : les preuves

Dangereuse la nourriture génétiquement modifiée ? Preuves reliant les aliments du génie génétique à la montée des réactions allergiques


GMO Crops and the Decline of Bee Colonies

   Gmo crops and the decline of bee colonies



http://www.cafepedagogique.net/lemensuel/lenseignant/enseignementtechno/agricole/PublishingImages/VACHE.JPG


http://www.organicworks.com.au/thegenconspiracy.jpg


Photos d'animaux transgéniques et de xénogreffes


The Long Term Effects of Genetically Modified Food on Humans

 

 

 

 

 

 



Journée Internationale des semences 2010/International Seed Day (ISD) April 26 (video + dossier)

http://www.publicdomainpictures.net/pictures/1000/nahled/seeds.jpg


 

 

 

 



Le maïs OGM fabrique une toxine qui pollue les cours d’eau

  



Soya in Argentina: A disaster for people and the environment


Monsanto's Bt Cotton Kills the Soil as Well as Farmers


GMO : Seeds of Destruction by F.William Engdahl

 

 

 


Graines de destruction: le projet secret des manipulations génétiques

 

 

 

 

 

 

 

 


Qui parle de breveter le vivant ? (documentaire sur les OGM, 35' 16)


1213732579-cereales_ble


Le soja GM détruit l’Amérique du Sud et cherche à encaisser des "Crédits Carbone" !


GM Crop Trials Start Again in Britain in 'Secret': Report

[Photo illustration of potatoes. Genetically modified crops are being grown in Britain for the first time in 12 months after controversial trials were resumed without alerting the public, a newspaper reported Monday. (AFP/File/Omar Torres)] 


Cargill: A Corporate Threat to Food and Farming

 

 

 

 

 

 

 


Monsanto à Babylone, Par Joëlle Pénochet

 


The Long Term Effects of Genetically Modified Food on Humans


Jeffrey SMITH: The Effects of Genetically Modified Foods (8')


GMO Trilogy - Hidden Dangers in Kids’ Meals: Genetically Engineered Foods(Documentary, 60')



« Plantes-médicaments » ? Par Christian Vélot

 
 



Nouveau dispositif du Codex Alimentarius: Danger pour notre santé!


La croissance des surfaces cultivées en OGM ne ralentit pas


Maïs OGM: Kit de détection (vidéo)

 

http://www.rfi.fr/sciencefr/images/097/Par1427430ogm_mon810_432.jpg


Biotechnologies: Les Monstrueux Animaux De La Génétique (52')


Genetically modified Animal Cloning (MONSANTO Pigs) Documentary 30'


Your Milk on Drugs - Just Say No (vidéo)


Surviving GM Cultures/Damage to the Earth's Eco-Systems?


Roundup et glyphosate : Multiple toxicité mortelle Par Dr Mae-Wan Ho


Genetic Engineering: Dream or Nightmare? By Dr Mae-Wan Ho


Contamination de produits alimentaires par du lin OGM illégal


Our Food is Contaminated by Genetically Modified Organisms( video, 6' 50)


GMO Trilogy - Unnatural Selection (documentary)


Is the Death of Organic Upon Us? (video, 5')


GM Foods Link to Allergic Responses Mounts


OGM, Pesticides: L'insoutenable dette des paysans indiens (vidéo)


GMO - Monsanto Soy Herbicide Could Pose Health Risks


Seeding Deep Democracy - Vandana Shiva (video, 6')


Vanishing of the Bees (Documentary Film) Trailer


I want my Father back (video on GMO in India)

 


La boîte de Pandore de la biologie synthétique par Hervé Le Crosnier

 


'Frankenfoods' Monsanto Plays Bully Over Consumer Labeling


The Health Dangers of Genetically Modified Foods (videos)

 





NATO’s Doomsday Seed Vault in the Arctic by F. W. Engdahl




Agribusiness Giants seeks Control over our Food Supply

gmo01.jpg

Année de la Biodiversité: dossier sur la disparition des abeilles (documentaires et articles)

  

http://www.summilux.net/r_system/FONDS/abeille_1280.jpg


Glyphosate Tolerant Crops Bring Diseases and Death By Dr. Mae-Wan HO and Brett Cherry



Kenya: Government Wants to Impose GMOs 'By Force'[Genetically-modified corn in this Greenpeace file photo.]


Sowing the Seeds of Famine in Ethiopia by M.Chossudovsky

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Why food prices will go through the roof in coming months


Plan secret pour développer les cultures OGM en Europe


 



 

 

 

http://www.internationalnews.fr/article-dossier-ogm-the-gmo-files-54622924.html

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 04:46

Centrale nucléaire israélienne de Dimona, jamais inspectée (Israël refuse de signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires).Centrale nucléaire israélienne de Dimona, jamais inspectée (Israël refuse de signer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires).

Israël, qui refuse toute inspection de son arsenal nucléaire, exige des inspections en Syrie !


L’entité sioniste installée en Palestine sait fort bien que la révolte qui parcourt actuellement le monde arabo-musulman signifie forcément des changements dans la région. Malgré des manœuvres et des provocations qui ont déjà commencé, la situation ne sera jamais comme avant. Les musulmans n’acceptent plus leurs régimes corrompus au service d’Israël. Cette nouvelle donne est mortelle pour l’entité sioniste, et ses dirigeants savent très bien que le compte à rebours – commencé bien avant – est en train de s’accélérer. Cela explique sans doute la récente « découverte » d'un prétendu site nucléaire syrien à usage militaire…

Le 24 février dernier en effet, Ehud Barak, le ministre israélien de l’Agression (dit de la « Défense »), a saisi l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) afin de demander des inspections en Syrie. Le même jour, le journal allemand Süddeutsche Zeitung affirmait – sans preuve aucune – que la Syrie construisait un réacteur nucléaire. Et pour mieux impressionner l’opinion publique, il a été précisé que cette construction se faisait « avec l’aide de la Corée du Nord », cette dernière jouant le rôle d’épouvantail. Tout le monde sait que ladite Corée du Nord se situe à des milliers de kilomètres de la Syrie, et que le moindre mouvement aérien ou maritime de ce pays est surveillé de très près par les États-Unis !

On remarquera la concordance entre le journal allemand Süddeutsche Zeitung et la diplomatie israélienne. Encore une preuve de la collaboration entre les deux pays, comme on a pu le constater au Liban.  Le chef de la Commission d'enquête sur l’assassinat de l'ex-Premier ministre libanais, l'Allemand Detlev Mehlis, avait en effet écarté toutes les pistes menant à Israël, et ce afin de mieux accuser le Hezbollah (lire à ce sujet notre article du 07/02/11 : Cour Pénale Internationale et Tribunal Spécial pour le Liban au service du sionisme mondial !).

Il est par ailleurs surprenant qu’Israël exige des inspections, alors qu'il est la seule puissance nucléaire de la région en dehors de toute légalité internationale, et qu’il est interdit de l'inspecter !  Rappelons en effet qu'Israël a toujours refusé de signer le Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), mais ne se gêne jamais pour invoquer ce Traité dans ses accusations… Après l’Iran, que l’on tente d’asphyxier par des sanctions frappant sa population civile, Tel Aviv veut étendre son offensive contre la Syrie, par AIEA interposée. Les lobbies sionistes se doivent de préserver le deux poids, deux mesures, toujours appliqué au bénéfice d’Israël.

L'accusation sioniste contre la Syrie ne se produit pas par hasard. Alors qu'une magnifique révolution ébranle tous les régimes pro-sionistes de la région, le vent de révolte n'a pas atteint la Syrie, en dépit des opérations de déstabilisation menées par l’USraël depuis plus de trente ans. Cette accusation a donc pour objectif de cibler l'un des maillons les plus importants du Front de la Résistance, d’entraîner éventuellement l’Europe dans une nouvelle croisade contre Damas, et enfin de maintenir un climat de guerre permanent avec les voisins d'Israël. Ce dernier point caractérise d'ailleurs le sionisme depuis son origine…

L’isolement d’Israël et l’incertitude qui plane sur la nouvelle donne régionale vont inciter Tel Aviv à provoquer une nouvelle guerre. Or il y a des coïncidences au sujet desquelles les Français devraient réfléchir. La première guerre mondiale aura permis la sinistre Déclaration Balfour (1917), légalisant la colonisation sioniste en Palestine. La deuxième guerre mondiale sera rapidement suivie de la transformation de cette colonisation sioniste en la création d'un « État » (1947). Les guerres semblent ainsi profitables au sionisme, surtout lorsqu'elles sont faites par d’autres…

Le sionisme a besoin de la guerre pour tenter de se survivre. Le sionisme, l’entité occupant la Palestine, et son réseau mondial de lobbies sont donc en guerre permanente contre des nations voulant rester libres. La Syrie le sait très bien. Ses dirigeants, contrairement aux Ben Ali ou Moubarak (la liste n’est pas limitative), ont toujours préféré la dignité et le combat à la soumission honteuse. Et cette fois-ci encore, ils sauront faire face aux menaces qui s’annoncent. Comme de plus en plus de Français aujourd'hui, le Parti Anti Sioniste est à leurs côtés !


Parti Anti Sioniste

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/israel-qui-refuse-toute-inspection-de-son-arsenal-nucleaire-exige-des-inspections-en-syrie-0632.html

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1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 01:26

                                                                                                      http://www.impots-utiles.com/la-fortune-de-kadhafi.php

 


kadhafi fortune libye

 

 

Mouammar Kadhafi


© RIA Novosti 15:51 28/02/2011

Par Grigori Melamedov, pour RIA Novosti

Les diplomates russes et le Département d’Etat américain font parfois des déclarations simplement parce qu’une grande puissance se doit de dire quelque chose lorsque des événements importants ont lieu quelque part dans le monde.

Mais la déclaration du ministère russe des Affaires étrangères concernant l’inadmissibilité de "l’influence extérieure" sur les événements dans les pays arabes n'est pas un ensemble de propos banals et revêt un sens profond. Le fait est que l’Occident ne peut pas attendre le renversement de Kadhafi aussi longtemps que la démission de Moubarak. Les Etats-Unis et particulièrement les pays européens sont contraints de prendre des décisions "à chaud" concernant la Libye. Pour cette raison, la probabilité d’erreurs pour lesquelles il faudra payer cher par la suite est très grande.

 

Kadhafi a donné l’ordre

de détruire les sites de raffinage.

 

Cette précipitation a été provoquée par Kadhafi, le loup cruel, sans principes, sage et blessé, en donnant l’ordre de détruire les sites de raffinage. C’est un acte intelligent et dangereux de sa part.


Pas tellement parce que des tribus seront privées de leur part des recettes pétrolières. Les tribus peuvent attendre une semaine ou deux le renversement du dictateur. Mais l’Europe habituée au confort ne pourra pas attendre longtemps dans le contexte de l’augmentation brusque des prix de pétrole. Les importations du pétrole libyen couvrent 51% des besoins de l’Italie, 13% de l’Allemagne et 5% de la France.

De plus, le mot clé "Al-Qaïda" a été prononcé qui fait réagir l’Occident. Selon l’Agence France Presse, citant le vice-ministre libyen des Affaires étrangères Khaled Kaïm, Al-Qaïda a proclamé un émirat islamique dans la ville de Derna dans l’Est de la Libye. On cite plusieurs autres villes où règne l’anarchie, qui pourrait profiter à Al-Qaïda. On aurait pu dire que c’est un canard journalistique s’il n’y avait un "mais": le président iranien Ahmadinejad a soudainement exhorté Kadhafi à "écouter la voix du peuple." Qu'est-ce qui pouvait amener l’Iran à s’alarmer ainsi? Il semble que Téhéran croie réellement que ses éternels rivaux d’Al-Qaïda pourraient prendre le contrôle d’une partie de la Libye.

Les Etats-Unis pourront surmonter plus facilement le manque de pétrole libyen que l’Europe de l’Ouest, et ils ne sont pas menacés par un afflux d’immigrants, mais ils ne toléreront pas la prise de contrôle de provinces entières par Al-Qaïda. Car il s’avérerait qu’en cas de renversement de Kadhafi, ils devront traiter avec les terroristes les plus odieux, pratiquement avec Ben Laden en personne.

Ajouté à cela le problème des réfugiés libyens en Europe. On ne peut pas les refouler, alors que le monde entier compatit au sort du peuple libyen. Mais accepter des centaines de milliers de personnes est également impossible.

Dans l’ensemble, l’Occident pourrait manquer de patience en attendant que le peuple renverse Kadhafi, car une guerre civile pourrait durer longtemps.

Quelles sont les autres options?

Premièrement, les sanctions économiques sévères sans précédent, l’embargo total de la Libye. Mais cela pourrait ne pas donner un résultat rapide.

Deuxièmement, l’intervention militaire directe. Mais pour cela, il est au moins nécessaire de réunir le sommet de l’OTAN où l’Italie, la France et l’Allemagne pourraient se prononcer contre, et la concertation prendrait beaucoup de temps.

Et enfin, la troisième option: trouver un accord avec l’Egypte pour faire intervenir l’armée égyptienne. Dans d’autres circonstances, Le Caire refuserait, mais actuellement il a besoin d’argent de toute urgence en raison des pertes économiques subies. A première vue, une telle option paraît peu probable, mais elle est sans doute étudiée en secret.

Par ailleurs, il existe une quatrième option: ouvrir les négociations secrètes avec Kadhafi et l’aider à rester au pouvoir en échange de quelques concessions de sa part en faveur de l’opposition.

 

Le reste est une affaire de technique. Les médias pourront exagérer l’importance des concessions obtenues en déclarant que sous la pression de la communauté mondiale le chef de l’Etat libyen a écouté son peuple. Ce n’est pas à nous d’apprendre aux leaders politiques mondiaux comment accomplir ce genre de démarches.

Très probablement, à l’heure actuelle l’Union européenne se divisera, et divers groupes de pays se prononceront en faveur de telle ou telle option parmi celles énoncées ci-dessus. Mais étant donné qu’il reste peu de temps, il faudra soit convaincre l’Egypte d’intervenir, soit engager des négociations avec Kadhafi.

C’est probablement la raison pour laquelle le ministère russe des Affaires étrangères est contraint de formuler clairement sa position à l’avance, avant que les partenaires occidentaux paniqués ne commettent des erreurs irréparables.

Ce texte n’engage pas la responsabilité de RIA Novosti

 

 

http://fr.rian.ru/discussion/20110228/188735117.html

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28 février 2011 1 28 /02 /février /2011 20:56
Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011  

 

Le 25  février l'OTAN s'est réuni pour préparer une zone d'exclusion aérienne au dessus du territoire libyen semblable à celle qui fut imposée à l'Irak dans les années 1990 (une suggestion de la France et de la Grande Bretagne). Cette option a été ensuite soumise au conseil de sécurité de l'ONU. Le même jour Ian Birrel dans le journal de gauche britannique le Guardian recommandait une invasion militaire directe. Aux Etats-Unis les anciens partisans de l'invasion de l'Irak John McCain et le Joe Lieberman ont plaidé pour la reconnaissance d'un gouvernement libyen d'opposition et son armement lourd par Washington. Une autre option est de faire intervenir militairement la Tunisie ou l'Egypte, mais les exactions provoquées par l'intervention de l'Ethiopie en Somalie pour le compte des Etats-Unis et le risque de remobilisation patriotique derrière Kadhafi contre l'ingérence extérieur font hésiter les analystes. L'intervention militaire directe ou indirecte reste cependant sur la table, et Washington a pris des contacts dans ce sens avec ses alliés. Londres envisage quant à elle d'envoyer des forces spéciales, officiellement pour venir en aide à ses ressortissants mais les autres pays comme la Chine évacuent leurs ressortissants sans présence militaire.

 

Les velléités interventionnistes occidentales ont été accélérées au cours des derniers jours par la décision du colonel Kadhafi révélée dans Time par un ancien agent de la CIA (mais l'information est-elle fiable ?) le 23 février de saboter les puits de pétrole de Libye. Les importations du pétrole libyen couvrent 51% des besoins de l’Italie, 13% de l’Allemagne et 5% de la France. Le risque de perdre le pétrole libyen a fait flamber les cours aux alentours de cent dollars le baril sur les places boursières internationales.

 

Par ailleurs selon l'analyste russe Grigori Melamedov, la crainte d'un exode massif de réfugiés libyens et l'annonce par le vice-ministre libyen des Affaires étrangères Khaled Kaïm de la proclamation par Al-Qaïda d'un émirat islamique dans la ville de Derna dans l’Est de la Libye aurait aussi précipité l'ardeur des Occidentaux (et rallié aussi l'Iran au souhait de voir Kadhafi renversé, Téhéran étant inquiet du risque de la montée d'Al Qaida en Afrique du Nord).

 

Le représentant de la Russie dans le cadre d'une réunion du Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU à Genève a clairement refusé toute ingérence étrangère en Libye, de même que le gouvernement vénézuélien et les gouvernements cubain et nicaraguayen.

 

F. Delorca

 

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-le-risque-de-perdre-le-petrole-libyen-ravive-l-interventionnisme-des-occidentaux-68276873.html

 

 

Liste complète

Lundi 28 février 2011 1 28 /02 /Fév /2011 20:05

.

 

A Moscou, Thierry Meyssan analyse les insurrections arabes


 

Invité principal de trois grandes émissions politiques de la télévision russe, Thierry Meyssan a développé son analyse des insurrections arabes.


Pour le président du Réseau Voltaire, il est erroné de comparer ces mouvements aux « révolutions colorées ». D’une part parce qu’elles ne vise pas à remplacer des dirigeants anti-US par des pro-US, et d’autre part parce qu’elles ne sont pas focalisées contre des leaders politiques en particulier. Les peuples d’Afrique du Nord et du Proche-Orient se soulèvent contre la domination des Etats-Unis et d’Israël incarnée par des dirigeants fantoches. Ils ne renversent pas simplement des gouvernements, mais aspirent à une transformation sociale. A la différence des « révolutions colorées » qui ne duraient que quelques jours ou semaines, ces insurrections populaires marquent le début d’un processus révolutionnaire régional de plusieurs années qui aboutira à l’éclosion de régimes variés et souverains.


A Moscou, Thierry Meyssan a insisté sur l’intervention états-unienne pour détourner ces mouvements de leur objectif central, donnant de nombreux exemples concrets d’actions entreprises ces dernières semaines par les agents de l’Albert Einstein Institute et du Canvas. Pourtant, a-t-il poursuivi, ces manipulations ne fonctionnent pas sur le terrain. Les manifestants ne lâchent pas leurs revendications. Au contraire, on voit surgir un sentiment pan-arabe face à l’impérialisme et au sionisme. Tout au plus, les USA arrivent-ils à manipuler les médias occidentaux pour masquer au monde le soudain déclin de leur influence.


Dans de longs entretiens à la presse écrite, le président du Réseau Voltaire a souligné que jadis les révolutionnaires étaient des militants qui allaient se former en URSS, aujourd’hui ils ont été se former en Iran. Cette révolution a débuté par la voie constitutionnelle au Liban et s’est poursuivie dans la rue en Tunisie, en Egypte, en Libye, au Yémen et à Bahrein, compte tenu de la nature autoritaire de ces régimes, a t-il affirmé.


Enfin, il a prédit que ce mouvement ne se cantonnerait pas aux peuples arabes, mais déborderait en Afrique noire.


SOURCE : http://www.voltairenet.org/article168638.html

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 21:45
Voilà ce que j'avais écrit en tête de
ma Lettre aux Officiers et aux Soldats de l'Armée française,

Bio-express de Gérard Longuet
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/bio-express-de-gerard-longuet_854501.html

 

NB 27.2.11, 16 h : Si, comme le bruit court, Brice Hortefeux devait devenir Ministre de la Défense, cela signifierait clairement que l'Armée française changerait de fonction. Au service de la Nation, elle devrait se retourner contre ses citoyens (considérés comme des ennemis de l'intérieur, potentiellement) quand, légitimement, ils diront NON à la société qui sacrifiera les individus (et par exemple l'emploi, les services publics, les protections sociales, le Droit du Travail) aux intérêts financiers spéculatifs, qui instaurera une dictature et un contrôle total (notamment par l'implant RFID),  qui participera activement au programme de dépopulation (en obligeant par exemple à subir des vaccins toxiques)... Ce qui serait un détournement de la finalité même de l'Armée, qui dot être au service de la Nation et non destinée à se retourner contre elle. L'Armée ne peut accepter d'être mise au pas et détournée de sa finalité... (eva R-sistons)

 

20 h. C'est donc Gérard Longuet qui a eu le Ministère de la Défense,

un très grand bourgeois coupé du peuple, né à Neuilly.

C'est un ancien d'Occident et du F.N., d'extrême-droite,

incarcéré pour complicité de violences avec armes,

inquiété pour le financement occulte du Parti Républicain

et pour la construction de sa villa,

il est mis en examen,

à son palmarès également, il est renvoyé

devant le Tribunal Correctionnel

pour "recel d'abus de crédit", etc, bref un joli C.V..

C'est aussi un grand administrateur de sociétés.

Enfin, il a fait partie du catastrophique

Comité pour la réforme des Collectivités locales.

Surtout, c'est un homme d'une grande arrogance, méprisant le peuple.

Pauvres Français aux mains de tels hommes !

Avec lui, on peut être sûr qu'il... "défendra" l'Oligarchie

qui écrase les peuples !

Neuilly au pouvoir, on est loin du terroir

et de la France profonde (eva R-sistons)

  

 

Honneur et Patrie

http://militaire90200.skyrock.com/6.html

 

 

Lettre ouverte aux Officiers

 

et aux Soldats de l'Armée française,

 

par eva R-sistons 

 

 

 Lettre solennelle aux Officiers et aux Soldats de l'Armée française (eva R-sistons)


 

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26 février 2011 6 26 /02 /février /2011 23:04

 

 

Les dictateurs changent,

 

les coulisses sont identiques.

 

Tout est orchestré par Washington.

 

Et les peuples sont toujours floués !

 

 

 

Révolutions arabes :

 

C'est Washington qui tire les ficelles, en réalité.

 

Comme du temps de Suharto, en Indonésie.

 

Pourquoi ?

 

Pour le contrôle des populations et des ressources.

 

Pour tuer dans l'oeuf toute velléité de nationalisme,

 

d'indépendance, comme du temps de Nasser.

 

Les ressources des pays

 

ne doivent pas être nationalisées,

 

au service des populations

 

(comme au Vénézuela aujourd'hui),

 

mais pillées par les Compagnies étrangères.

 

Néo-colonialisme pas mort !

 


 

Les dictateurs placés par Washington

 

sont "éjectables" au gré de ses intérêts.

 

Les populations sont toujours flouées,

 

et privées de leurs "révolutions".

 

Celles-ci, dans l'ombre,

 

sont préparées par Washington,

 

puis récupérées au profit du Grand Capital.

 

Ainsi, tout est imposture.

 

En Indonésie hier,

 

comme aujourd'hui en Egypte,

 

bientôt en Libye,  convoité pour son pétrole.

 

 

En Egypte, les hommes de Washington

 

(Souleimane, Vice-Président,

 

ou le Général Tantawi)

 

gèrent une fausse démocratie,

 

et en coulisses, torturent les opposants.

 

On a changé de dictateur,

 

mais au final, rien n'a changé.

 

Washington, la G.B. et Israël

 

continuent de tout orchestrer,

 

et une fois de plus, les peuples sont bernés.

 

Quand se réveilleront-ils ?

 

eva R-sistons


 

 

Lire l'article ici :

 

Michel Chossudovsky, Bandung, Indonésie, 15 février 2011

 

De Suharto à Moubarak: L’histoire se répète ? Dictateurs "éjectables"

 

 

Lire aussi :

 

Obama déclare l'état d'urgence sur la Libye: Invasion du pays qui mettra le feu aux poudres?

 

 

OTPOR : Quel rôle dans les Révolutions ? Les interrogations d'un Lecteur

 

 http://www.partiantisioniste.com/communications/le-canal-de-suez-appartient-il-a-israel-0625.html

 

 

http://www.la-bible-sur-le-net.org/images/Symbole/fin-du-monde.jpg

 

 

La fin du monde ? En tous cas il se délite lentement sous nos yeux..

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 20:32

 

 

 

 

 

Article primé par Project Censored

Réseau Voltaire 16 février 2011


Moins souvent évoquées par la presse des pays du Nord que les mésaventures des otages, les conditions de vie des « pirates » somaliens et de leurs concitoyens rèvèlent qu’ils sont avant tout des pêcheurs en lutte contre le pillage occidental de la pêche et la décharge de déchets toxiques. Dans cet article retenu par le Projet Censuré 2010, la réalité des conséquences du chaos politique persistant en Somalie n’apparaît pas seulement sous l’aspect de la piraterie : en effet même l’ONU y fait depuis longtemps preuve de négligence quant aux traités en vigueur sur les déchets toxiques. 

La communauté internationale a condamné avec force les pirates-pêcheurs somaliens et leur a déclaré la guerre, tout en dissimulant derrière un voile de discrétion les opérations des flottes qui se consacrent à la pêche illégale non déclarée et non réglementée.

Ces flottes en provenance du monde entier pratiquent la pêche furtive et déchargent des déchets toxiques dans les eaux somaliennes depuis la chute du gouvernement de ce pays, il y a dix-huit ans.

Lorsque le gouvernement somalien s’effondra, en 1991, les intérêts étrangers saisirent l’occasion pour entreprendre le pillage des richesses alimentaires marines de la nation et faire de ses eaux échappant à toute surveillance la décharge des déchets nucléaires et toxiques.

Selon le Groupe de travail en haute mer (HSTF, sigle en anglais), en 2005, plus de huit cent bateaux de pêche [IUU] opéraient dans les eaux somaliennes, tirant profit de l’incapacité dans laquelle se trouvait le pays de surveiller ses eaux et ses zones de pêche.

Les bateaux IUU puisent chaque année dans les eaux somaliennes des fruits de mer et des poissons pour une valeur globale de 450 millions de dollars : ils privent ainsi la population somalienne, l’une des plus pauvres du monde, d’une source inestimable de protéines et ruinent les pêcheurs, privés de leur gagne-pain.

Dès le début des années 90, on enregistrait des réclamations concernant le largage de déchets toxiques et la pêche illégale, mais il a fallu que le tsunami dévaste le pays, en 2004, pour qu’apparaissent les pièces à conviction [1]. Le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) a signalé que le tsunami a poussé des conteneurs oxydés, pleins de déchets toxiques, jusqu’aux terres du Puntland, dans le nord de la Somalie.

Nick Nuttall, porte-parole du PNUE, a déclaré à la chaîne arabe Al Jazeera que lorsque les conteneurs furent éventrés par la force des vagues, on a pu découvrir que des inconnus se livraient à une « activité terrifiante » depuis plus de dix ans.

« La Somalie sert de décharge pour les substances dangereuses depuis le début des années 90 et cela s’est prolongé pendant toute la durée de la guerre civile », ajoute-t-il. « Les déchets sont de natures diverses : on y trouve des résidus radioactifs d’uranium, pour l’essentiel, mais aussi du plomb, des métaux lourds comme le cadmium et le mercure, ainsi que des déchets industriels, hospitaliers et chimiques : de tout ! »

Nuttall précise que depuis que les conteneurs ont échoué sur des plages, des centaines d’habitants de la côte sont tombés malades, souffrant d’hémorragies abdominales et buccales et d’infections de la peau, entre autres maladies. « Ce qu’il y a de plus alarmant, ce sont les déchets nucléaires.

Les résidus radioactifs d’uranium menacent les Somaliens de mort et détruisent totalement l’océan », précise-t-il.

Ahmedou Ould-Abdallah, envoyé de l’ONU pour la Somalie, assure que dans les faits, le pétrole a contribué à la guerre civile qui dure depuis dix-huit ans dans ce pays, car pour décharger leurs déchets, les compagnies paient les ministres du gouvernement et/ou les leaders des milices. « Il n’y a pas de contrôle gouvernemental… et peu de gens respectueux de l’éthique… ils payent des gens haut placés, mais c’est à cause de la fragilité du «gouvernement fédéral transitoire», sans compter que quelques-unes des corporations ne consultent même pas les autorités : elles déchargent leurs déchets et s’en vont. »

En 1992, les pays membres de l’Union européenne et 168 autres nations ont signé la Convention de Bâle, sur le contrôle des mouvements transfrontaliers des déchets dangereux et leur stockage.

L’accord interdit le commerce de résidus entre les pays signataires de même qu’aux pays qui n’ont pas signé le document, à moins d’un accord bilatéral négocié. Il interdit de même l’envoi de résidus dangereux dans les zones de guerre.

L’ONU a trahi ses propres principes et fait la sourde oreille aux demandes somaliennes et internationales pour mettre un terme à la dévastation ininterrompue des ressources marines somaliennes et à la décharge de déchets toxiques. Ces violations ont également été ignorées par les autorités maritimes de la région.

Documentaire vidéo sur les déchets nucléaires (uranium) et autres des pays industrialisés jetés en Somalie. 

 

 

el est le contexte dans lequel ont surgi ceux qu’on a appelés les « pirates »

On s’accorde à dire que dans un premier temps, ce sont de simples pêcheurs somaliens qui ont pris leur canot à moteur pour tenter de dissuader les incursions de bateaux qui déchargeaient leurs déchets et pêchaient à la traîne, ou au moins leur faire payer un « impôt ». Ils s’étaient eux-mêmes donnés le titre de « Gardes-côtes volontaires de Somalie »

Un des leaders des pirates, Sugule Ali, a expliqué pour sa part qu’il se proposait de «mettre fin à la pêche illégale et au largage de déchets dans nos eaux…

Nous ne nous considérons pas comme des bandits de la mer. Nous considérons que les bandits, ce sont eux, ceux qui pêchent, déversent des déchets illégalement et portent des armes dans nos eaux nationales

Le journaliste britannique Johann Hari a fait remarquer, dans le Huffington Post, que malgré le fait que rien ne justifie la prise d’otages, les pirates bénéficient du soutien écrasant de la population locale, et cela pour une raison.

Le site web indépendant somalien Wardher News [2], a mené la meilleure enquête dont nous disposons sur ce que pense le citoyen somalien lambda. 70 % des personnes sondées par ce site « soutiennent énergiquement la piraterie, parce que c’est une manière d’assurer la défense des eaux territoriales du pays ». [3]

Au lieu de prendre des mesures pour protéger la population et les eaux somaliennes contre les infractions internationales, la réponse de l’ONU a été d’approuver des résolutions agressives qui donnent droit aux transgresseurs de faire la guerre aux pirates somaliens, quand elles ne les y encouragent pas.

Les voix des pays exigeant en chœur le durcissement de l’action internationale ont obtenu que des forces navales multinationales et unilatérales se hâtent d’envahir les eaux somaliennes et prennent le contrôle.

Le Conseil de sécurité de l’ONU (certains de ses membres pourraient fort bien avoir des motifs cachés pour protéger indirectement leurs flottes de pêches illégales en eaux somaliennes) a approuvé les résolutions 1816, en juin 2008, et 1868, en octobre 2008, qui « invitent les Etats favorables à la sécurité des activités maritimes à participer activement à la lutte contre la piraterie en haute mer, au large de la Somalie, notamment en déployant leurs bateaux de guerre et leur aviation militaire… »

L’OTAN et l’Union européenne ont également donné des ordres en ce sens. La Russie, le Japon, l’Inde, la Malaisie, Égypte et le Yémen se sont joints à la bataille, aux côtés d’un nombre croissant de pays.

Pendant des années, il était demeuré impossible de faire passer des résolutions de l’ONU pour contrôler la piraterie dans les mers du monde, en grande partie parce que les nations membres subodoraient qu’il y allait de leur souveraineté et de leur sécurité.

Les pays renâclent à l’idée de céder la surveillance et le contrôle de leurs eaux territoriales. Les résolutions 1816 et 1838 de l’ONU, auxquelles s’opposèrent plusieurs nations d’Afrique occidentale, des Caraïbes et d’Amérique du Sud, ont donc été taillées exclusivement à la mesure de la Somalie, un pays qui n’a pas de représentation assez solide aux Nations unies pour exiger des amendements destinés à protéger sa souveraineté.

De la même manière furent ignorées les objections de la société civile somalienne au projet de résolution, qui ne faisait même pas mention de la pêche illégale ni du déversement de déchets.

Hari s’interroge : « Nous attendons-nous à ce que les Somaliens affamés s’installent passivement sur leurs plages ou rament au milieu de nos déchets nucléaires tout en regardant comment nous leur volons leurs poissons pour les déguster dans des restaurants de Londres, de Paris et de Rome ?

Nous n’avons strictement rien fait contre ces délits. Mais quand des pêcheurs rétorquent en interrompant le trafic du couloir maritime par lequel passe 20 % du pétrole du monde, nous poussons des hauts cris contre ce « coup bas ». Si nous entendons réellement combattre la piraterie, commençons par en extirper la racine, c’est-à-dire par poursuivre nos propres délinquants, avant d’envoyer nos canonnières nettoyer le couloir de tout criminel somalien. »

Mise à jour de Mohamed Abshir Waldo (de WardheerNews)

Les crises de piraterie multiple n’ont pas reculé en Somalie depuis mon dernier article « Les deux pirateries en Somalie : pour l’une ignore-t-elle l’autre ? », publié en décembre 2008. [4] La piraterie de la pêche illégale, du dépôt de déchets et du trafic maritime non contrôlé se poursuit de plus belle. Les pêcheurs somaliens réagissent à la pêche furtive étrangère, en provenance de bateaux armés, par une guerre intensifiée contre tout bâtiment empruntant le golfe d’Aden et l’océan Indien

Les gouvernements étrangers, les organisations internationales et les grands médias se sont unis pour diaboliser la Somalie et faire passer ses pêcheurs pour de dangereux assassins qui attaquent par surprise et terrorisent les marins (même si, jusqu’à présent, aucun n’a été blessé). Cette version est de toute évidence manipulée. Les grands médias se montrent infiniment plus discrets quant aux autres formes de piraterie, celles de la pêche illégale, et du largage de déchets.

Les marines de guerre du monde —plus de 40 navires de guerre dont dix asiatiques, arabes et africains, et les autres de nations de l’OTAN et de l’Union européenne— livrent une véritable chasse aux pêcheurs-pirates somaliens et ne se soucient guère de savoir si leurs cibles repérées en eaux somaliennes pratiquent la pêche, tout simplement, ou la piraterie. Les diverses réunions du Groupe international de contact pour la Somalie (ICGS, sigle en anglais) sont continuellement l’occasion de stigmatiser les pêcheurs somaliens et d’inviter ses membres à lancer des expéditions punitives, sans qu’il y soit jamais question des violations commises par leurs propres flottes.

Lors de la réunion anti-piraterie de l’ICGS du Caire, qui s’est tenue le 30 mai 2009, Égypte et l’Italie sont les pays qui ont le plus insisté pour exiger des châtiments sévères contre les pirates-pêcheurs somaliens.

Tandis que ces pays se réunissaient à nouveau à Rome, le 10 juin 2009, la communauté de la ville côtière somalienne de Las Khorey a retenu une barge italienne et deux bateaux égyptiens pleins à craquer de poisson capturé illégalement en eaux somaliennes. La barge acheminait deux énormes réservoirs dont on soupçonne qu’ils contenaient des déchets toxiques ou nucléaires. La communauté de Las Khorey a invité les experts internationaux à venir enquêter sur place, mais n’ont toujours pas reçu de réponse.

Il reste à signaler que la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (IUU) ainsi que le déversement de déchets se produisent aussi au large d’autres pays africains, et en particulier la Côte d’Ivoire, autre grande victime du réseau de déchetterie toxique international.

Certains affirment que les actes de piraterie obéissent à la logique du désespoir, et, dans le cas de Somalie, les pirates des uns ne seraient-ils pas les gardes-côtes des autres ?

 

Documentaire en anglais sur les déchets toxiques jetés en Somalie par le compagnies maritimes italiennes. Deux journalistes de la péninsule enquêtant sur ces trafics dans ce pays africain furent assassinés à Mogadiscio.

 

[1Al Jazeera English, 11 octobre 2008, “Toxic waste behind Somali piracy”, par Najad Abdullahi.

[2] Voir : http://wardheernews.com/Editorial/e...

[3Huffington Post, 4 janvier 2009, “You are being lied to about pirates”, par Johann Hari.

[4WardheerNews, 8 janvier 2009, “The Two Piracies in Somalia : Why the World Ignores the other”, par Mohamed Abshir Waldo

Jeffrey St. Clair, pour le Réseau Voltaire

Les emphases sont d'IN

Url de cet article:

http://www.internationalnews.fr/article-somalie-pirates-ou-pecheurs-en-lutte-par-jeffrey-st-clair-67765197.html

 

 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 16:09

 

La Libye dans le grand jeu du nouveau partage de l’Afrique

 

par Manlio Dinucci

 

 

Ceux qui fuient la Libye ne sont pas seulement des familles qui ont peur pour leur vie et de pauvres immigrés d’autres pays nord-africains. Il y a des dizaines de milliers d’autres « réfugiés » qui sont rapatriés par leurs gouvernements  par bateaux et avions : ce sont surtout des techniciens et opérateurs des grandes compagnies pétrolières. Pas seulement l’Eni (Ente nazionali idrocarburi, société nationale des hydrocarbures, NdT), qui réalise en Libye environ 15% de son chiffre d’affaires, mais aussi d’autres multinationales surtout européennes : BP, Royal Dutch Shell, Total, Basf, Statoil, Rapsol. Sont obligés aussi de quitter la Libye des centaines de Russes de Gazprom et plus de 30 mille Chinois de compagnies pétrolières et du bâtiment. Image emblématique de la façon dont l’économie libyenne est interconnectée à l’économie globalisée, dominée par les multinationales.

 

Grâce aux réserves de pétrole et de gaz naturel, la Libye a une balance commerciale en actif de 27 milliards de dollars annuels et un revenu moyen-haut par habitant de 12 mille dollars, six fois plus élevé que l’égyptien. Malgré les fortes disparités, le niveau de vie moyen de la population libyenne (à peine 6,5 millions d’habitants par rapport aux 85 millions en Egypte) est ainsi plus haut que celui de l’Egypte et des autres pays nord-africains.  En témoigne le fait que travaillent en Libye environ un million et demi d’immigrés en majorité nord-africains. 85% des exportations énergétiques libyennes sont destinés à l’Europe : en premier lieu à l’Italie qui en absorbe 37%, suivie par l’Allemagne, la France et la Chine. L’Italie est au premier rang aussi des importations libyennes, suivie par la Chine, la Turquie et l’Allemagne.

Ce cadre saute à présent sous l’effet de ce qui se caractérise non pas comme une révolte de masses appauvries, comme celles en Egypte et Tunisie, mais comme une vraie guerre civile, due à une fracture dans le groupe dirigeant. Ceux qui ont fait le premier pas ont exploité le mécontentement contre le clan Kadhafi, mécontentement répandu surtout dans les populations de la Cyrénaïque et les jeunes des villes, à un moment où toute l’Afrique du Nord est parcourue de mouvements de rébellion. A la différence de l’Egypte et de la Tunisie, cependant,  l’insurrection libyenne apparaît pré-commandée et organisée.

 

Emblématiques aussi les réactions dans le champ international. Pékin s’est dit extrêmement préoccupé par les développements en Libye et a « souhaité un rapide retour à la stabilité et à la normalité ». La raison en est claire : le commerce cino-libyen est en forte croissance (d’environ 30% rien qu’en 2010), mais à présent la Chine voit mise en jeu toute l’assise de ses rapports économiques avec la Libye, de qui elle importe des quantités croissantes de pétrole. Position analogue à Moscou. Et de signe diamétralement opposé, par contre, celle de Washington : le président Obama, qui face à la crise égyptienne avait minimisé la répression déchaînée par Moubarak et fait pression pour une « transition ordonnée et pacifique », condamne sans moyens termes le gouvernement libyen et annonce avoir à sa disposition « la gamme complète d’options que nous avons pour répondre à cette crise », y compris « les actions que nous pouvons entreprendre et celles que nous coordonnerons avec nos alliés à travers des institutions multilatérales ». Le message est clair : la possibilité existe d’une intervention militaire Usa/OTAN en Libye, formellement pour arrêter le bain de sang.  Tout aussi claires les raisons réelles : Kadhafi renversé, les Etats-Unis pourraient  renverser tout le cadre des rapports économiques de la Libye, en ouvrant la voie à leurs multinationales, jusqu’ici exclues de l’exploitation des réserves énergétiques libyennes. Les Etats-Unis pourraient ainsi contrôler le robinet énergétique, dont dépend une grande partie de l’Europe et où s’approvisionne aussi la Chine.

 

Ceci advient dans le grand jeu de la répartition des ressources africaines, qui voit s’amplifier le bras de fer surtout entre Chine et Etats-Unis. La puissance militaire asiatique, en ascension - présente avec environ 5 millions d’entrepreneurs, techniciens et ouvriers en Afrique- construit  des industries et des infrastructures, en échange de pétrole et autres matières premières. Les Etats-Unis, qui ne sont pas compétitifs sur ce plan, s’appuient sur les forces armées des principaux pays africains, qu’ils entraînent à travers le Commandement Africa (AfriCom), leur principal instrument de pénétration dans le continent. Maintenant, entre en jeu aussi l’OTAN qui est sur le point de conclure un traité de partenariat militaire avec l’Union africaine, dont sont membres 53 pays. Le quartier général du partenariat OTAN-Union africaine est déjà en construction à Addis Abéba : une structure très moderne, financée avec 27 millions d’euros par l’Allemagne, et baptisée « Edifice de la paix et de la sécurité ».

 


Edition de vendredi 25 février de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/25-Febbraio-2011/art21.php3 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=23372

 

 

 

Castro doit avoir raison

 

Rasmussen (Secrétaire Général OTAN)

 

vient de dire (Source France24) :

 

Toutes les options (de l'OTAN) sont sur la table.

 

On ne peut entrer dans les détails.

 

On ne peut laisser une crise à nos frontières.

 

L'huanitaire d'abord ! "

 

Humanitaire à la sauce haïtienne, occupation du pays.

 

La Libye ne doit pas être laissée aux Russes et aux Chinois !

 

Eva R-sistons

 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 22:06
http://lunettesrouges.blog.lemonde.fr/2009/11/17/un-complot-contre-lart/ vous-avez-dit-complot-copie11.1258422363.jpg

 

Libye: Un réseau étranger impliqué dans un complot de déstabilisation

 

Manifestation en Libye - La télévision libyenne avait diffusé samedi soir des images d'éléments d'un réseau composé de dizaines de personnes de nationalités tunisienne, égyptienne, soudanaise, turque, palestinienne et syrienne, qui ont été arrêtés dans plusieurs villes libyennes pour leur implication dans un vaste complot visant à déstabiliser le pays et la sécurité de ses citoyens ainsi que la dislocation de son unité nationale.
.
De son côté, l'Agence de presse libyenne (JANA) a indiqué, citant une source proche des services de sécurité, que ces éléments étrangers sont entraînés à provoquer des chocs avec les forces de sécurité et créer le vide et le chaos ainsi que le désordre.

La JANA a signalé que certaines villes libyennes ont fait l'objet, depuis mardi dernier, d'actes de sabotage, d'incendie d'hôpitaux, de banques, de tribunaux, de prisons, de postes de sûreté publique et de police militaire, des bien publics et privés.

La même source a indiqué que ces attaques sont organisées dans le but de piller les banques, mettre le feu aux dossiers judiciaires relatifs à des crimes pendant devant les tribunaux et concernant les fauteurs de troubles ou leurs proches, tout comme elles sont destinées à s'emparer des armes afin d'en faire usage.

Par ailleurs, la sources sécuritaire n'a pas écarté que ce réseau soit liée au plan qui a été annoncé par le général Amos Yadlin, ex-chef des renseignements militaires israéliens (Aman) relatif à l'implantation de réseaux et cellules d'espionnage en Libye, en Tunisie et au Maroc ainsi qu'au Soudan, en Egypte, au Liban et en Iran.

Le général israélien a, rappelle-t-on, déclaré, lors de la cérémonie de passation de service à son successeur Afif Kukhfi, en octobre dernier, en présence de plusieurs correspondants militaires israéliens, que ses services ont déployé de nombreux réseaux et des cellules d'espionnage dans différents pays arabes dont la Libye.

Le général israélien aurait indiqué à ce propos, selon ces correspondants 'nous avons réussi au cours des quatre dernières années à aller de l'avant dans le déploiement de réseaux d'espionnage en Libye, en Tunisie et au Maroc. Les activités de ces réseaux sont concentrées sur les composantes et potentialités de ces pays'.

Le général Amos avait ajouté que 'ces réseaux sont capables d'exécuter tout ce que nous voulons et sont capables d'influer négativement sur la situation en Libye, en Tunisie et au Maroc, signalant que 'cela constitue une grande réalisation après celles en Irak, au Yémen, au Soudan, en plus des réalisations escomptées prochainement au Liban'.

Pana 21/02/2011


Mercredi 23 Février 2011


http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-un-reseau-etranger-implique-dans-un-complot-de-destabilisation-201102212372.html http://www.afriquejet.com/afrique-du-nord/libye/libye:-un-reseau-etranger-implique-dans-un-complot-de-destabilisation-201102212372.html

 

http://www.alterinfo.net/Libye-Un-reseau-etranger-implique-dans-un-complot-de-destabilisation_a55589.html

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 17:18

http://www.kbinirsnb.be/cb/antelopes/Cartography/page%20carte%20Lybie.htm

 

 

Y-a-t-il une ingérence occidentale

derrière la Révolution en Lybie ?

(Atlas Alternatif, Frédéric Delorca)

 

 

 

Dans un billet daté d'hier très diffusé dans la gauche latino-américaine l'ex-dirigeant Fidel Castro accusait l'OTAN de préparer une invasion de la Libye.

 

De même le ministre des affaires étrangères vénézuélien Nicolás Maduro a formulé des voeux pour que le peuple libyen parvienne à surmonter la crise actuelle pacifiquement "sans l'ingérence de l'impérialisme dont les intérêts dans la région se sont trouvés affectés ces derniers temps". Il a par ailleurs condamné l'irresponsabilité du ministre des affaires étrangères britannique William Hague qui a fait courir le bruit que le colonel Kadhafi s'était réfugié au Vénézuela.

  kadhafi.jpg

La Libye est un allié du Venezuela (Hugo Chavez a remis à Mouamar Kadhafi récemment l'épe du Libérateur Bolivar) mais entretient aussi de bonnes relations avec l'Italie et la France (elle s'était même rapprochée ostensiblement des Etats-Unis après l'invasion de l'Irak en renonçant à son programme de production d'armes de destruction massive, avant de se déclarer déçue du fait que ce rapprochement n'ait pas permis une complète normalisation des rapports entre les deux pays).

 

A l'heure où la répression contre l'insurrection a fait plus de 250 morts, faut-il penser que la révolution libyenne est un mouvement spontané dès son origine comme en Tunisie et en Egypte (les Etats-Unis n'ayant soutenu la chute des dictateurs que lorsque l'insurrection avait déjà pris une certaine ampleur) ou s'agit-il d'une action très soutenue par les Occidentaux et destinée à "compenser" leur possible perte de contrôle sur l'Egypte - au cas où le pouvoir militaire qui a renversé Moubarak devait céder ?


 

Certains éléments d'ingérence occidentale

sont visibles en ce qui concerne la Libye

qui ne se sont pas trouvés en Egypte.


 

Ainsi, le fait que le 21 février le secrétaire général de l'OTAN Anders Fogh Rasmussen ait lui-même pris l'initiative de condamner la violence de la répression alors que sur l'Egypte et la Tunisie l'OTAN était restée muette.

 

C'est cette déclaration qui fait redouter à Fidel Castro l'existence d'un plan d'occupation militaire du pays.

 

De même le fait que le conseil de sécurité des Nations Unies qui ne s'était pas réuni à propos de l'Egypte, soit saisi, selon Al Jazeera à la demande du représentant libyen à l'ONU lui-même, Ibrahim Dabbashi, qui s'est rallié aux manifestants.

 

Le moins que l'on puisse dire est que Washington, qui s'était montré hésitant pendant plusieurs semaines à l'égard de Moubarak avant de donner un coup de pouce au coup d'Etat militaire contre lui, a les coudées plus franches sur le dossier libyen.

 

Les ingérences proviennent aussi de divers pays musulmans.

 

Le premier ministre du Qatar (pays qui héberge Al Jazeera) a saisi la Ligue arabe. La Turquie et l'Iran ont appelé le gouvernement libyen à mettre fin à la répression. En Egypte, le prédicateur membre des frères musulmans cheikh Yousouf al-Qaradawi n'a pas hésité, toujours sur Al Jazeera (en pointe dans le combat anti-Kadhafi), à lancer une fatwa appelant tout militaire libyen à tuer Mouammar Kadhafi.

 

Un des fils de Mouammar Kadhafi, Seif Al-Islam Kadhafi, que la presse occidentale présente comme un "réformiste", conscient du degré de corruption du régime, quoiqu'attaché aux idéaux socialistes du "Livre vert" de son père, a affirmé le 21 février que les partisans du colonel Kadhafi étaient confrontés à un plan de destabilisation provoqué par des éléments libyens et étrangers visant à détruire l'unité du pays et instaurer une république islamiste. Il a souligné que son père n'était pas un dictateur prêt à quitter le pays avec le butin de l'argent volé au peuple comme les présidents tunisien et libyen, mais qu'il resterait jusqu'au bout et que l'affrontement déboucherait sur une guerre civile meurtrière "comme en 1936".

 

D'importants diplomates libyens qui ont lâché le régime de Kadhafi ont accusé celui-ci d'employer des mercenaires pour réprimer les manifestants (ce que le sous-secrétaire au ministre des affaires étrangères Khaled Al Gaeem a démenti avec véhémence), et la chaîne de télévision Al Jazeera a fait état du bombardement par l'armée des populations de Tripoli et Bengazi (d'où sont partis les troubles le 15 février), alors que le gouvernement a évoqué le bombardement de dépôts d'armes.

 

Après l'incendie de nombreux batiments publics, la police se serait retirée de nombreuses villes.

 

Mais les informations sont difficilement vérifiables, les journalistes n'étant pas autorisés à se rendre dans le pays.

 

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-y-a-t-il-une-ingerence-occidentale-derriere-la-revolution-en-libye-67817151.html

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 08:55
Le président islandais Olafur Ragnar Grimsson
STR New / Reuters
http://www.lexpansion.com/economie/l-islande-peut-elle-refuser-de-payer-sa-dette_224023.html
Le Président islandais en appelle au peuple

 

   

 

22 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – Pour la deuxième fois en un an, le président de l’Islande, Olafur R. Grimsson, a refusé de signer un accord adopté par le parlement, destiné à compenser les pertes britanniques et hollandaises découlant de la faillite de Landsbanki Islands hf, en octobre 2008. A la place, il compte tenir un référendum sur la question.

 

C’est en décembre que cet accord avait été conclu, prévoyant de rembourser les 5 milliards de dollars de pertes enregistrées par des déposants anglais et néerlandais, accord approuvé le 16 février par 44 des 63 législateurs islandais. Les citoyens s’étaient cependant mobilisés, plus de 42 000 des 318 000 habitants de l’île (soit plus de 13 % de la population) signant une pétition demandant au Président de bloquer l’accord. Après réception des signatures, Grimsson a décidé de soumettre le projet à un plébiscite. La législation précédente sur le même accord avait été rejetée par 93 % des électeurs en mars 2010.

 

Grimsson a souligné la volonté populaire de « voir le peuple, aux côtés du parlement, agir en législateur dans cette affaire ».

 

http://www.solidariteetprogres.org/article7454.html


 

 

 

A lire :

 

 

 

Irlande : il est encore temps de griller les créanciers internationaux !
 

22 février 2011 (Nouvelle Solidarité) – A trois jours d’une élection générale décisive pour l’avenir de l’Irlande et de l’Europe, le chef du parti corrompu Fianna Fail n’a pas peur du ridicule et tente tout ce qu’il peut pour récupérer des voix ; il accuse le Sinn Fein de mentir au peuple lorsqu’il affirme que l’Irlande peut rejeter unilatéralement le plan de renflouement UE/FMI.


Le Président du Sinn Fein, Gerry Adams, a répondu que cela ne fait que confirmer la « folie » qui gouverne le parti au pouvoir. « Ce n’est pas le Sinn Fein qui est responsable de la crise économique ; ce n’est pas le Sinn Fein qui a abandonné ce qui restait de notre souveraineté ; ce n’est pas le Sinn Fein qui a fait passer l’intérêt des gros banquiers et des plus fortunés avant l’intérêt des citoyens irlandais. Le Sinn Fein affirme que les contribuables ne peuvent pas assumer le plan de renflouement UE-FMI. Et notre conception est partagée par de nombreux économistes reconnus. »
Le parti de Gerry Adams a d’ailleurs annoncé qu’il organisera un referendum pour que le peuple décide d’abandonner ou non le plan.

La ligne de fracture de ce referendum a d’ailleurs été tracée par l’économiste irlandais David McWilliams dans un article intitulé « Il est encore temps d’économiser plusieurs milliards ». McWilliams est le créateur du site web thepeopleseconomy.com ayant pour but de répondre aux questions des citoyens sur le renflouement et d’organiser des cours pour les candidats qui veulent des solutions. Dans son article, il propose la tenue d’un referendum sous l’égide de l’article 27 de la Constitution – « les enjeux d’importance nationale » – pour restructurer la dette des banques irlandaises et la séparer de la dette souveraine. « Cela donnerait au gouvernement le mandat pour dire à la BCE que l’on a pas d’autre choix que de rendre les dettes à qui elles appartiennent » !

http://www.solidariteetprogres.org/article7455.html


A lire :

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 09:22

capturepleincran20062010163730bmp.jpg

http://pensetouseul.unblog.fr/2010/06/20/maree-noire-bp-ce-quon-vous-cache

 

 

Note aux lecteurs/trices: Depuis 3 ans j'ai reçu des milliers de mails "où acheter dans un endroit sûr?". Je ne peux hélas pas répondre à tous les mails. Donc, comme promis (et désolé pour le retard), voici tous les conseils et adresses pour sauver vos meubles dans la mega inflation qui arrive, cliquez ici avec les spécialistes que j'interroge régulièrement pour ce blog.
Attention: octobre 2011 risque d'être chaud pour Wall Street. "La monnaie est par nature l'or et l'argent" Karl Marx.

 

Ce blog est maintenant censuré par les banques, et pas que la BNP. Les conseillers clientèle ne doivent pas lire les informations ci-dessous !!! C'est d'ailleurs le seul blog censuré par les banques... Merci à elles.

ANNIVERSAIRE: 777 SE DEROULE DEVANT VOS YEUX
du 21 au 24 février 2011 :
La semaine du 14 février a vu des révoltes au Yémen, à Djibouti, à Alger, au Bahrein, à Oman, au Maroc, en Serbie, en Arabie Saoudite, chez l'autre fou de Kadhafi en Lybie, et même en Chine! Il semble que la fièvre révolutionnaire et la volonté de se débarasser de dictateurs trentenaires ait saisi le peuple, en particulier musulman, pourtant habitué à avaler toutes sortes de couleuvres. Mais avec les prix des élements de première nécéssité en hausse, la faim a fait sortir des millions de loups des bois (ou du désert). Le résultat est qu'il n'y a pas un gouvernement qui se sente tranquille aujourd'hui. Au Bahrein, le New York Times rapporte que la police utilisait un hélicoptère pour tirer sur les gens qui assistaient à un enterrement. Vous me direz, c'est pratique, ils sont tous déjà au cimetière: "Government forces opened fire on hundreds of mourners marching toward Pearl Square Friday, sending people running away in panic amid the boom of concussion grenades". Lire le NYT. Imaginez que même les gendarmes suisses se sont mis en grève (ils refusent pour le moment de se raser et de mettre des pv), lire ici 20 minutes merci à Emilie Laundry. L'armée lybienne a tué 200 manifestants, les policiers du Bahrein ont tiré dans la foule et sur les ambulanciers...

 

Les "élites" dirigeantes jouent leur dernier acte. Mais pendant ce temps, la télévision, l'AFP et Mme Lagarde vous disent que la hausse des produits agricoles est due à la météo. Faux, archi faux: ELLE EST DUE AUX BANQUIERS VOLEURS AMERICAINS, avec la complicité des banques européennes, suisses et asiatiques, qui ont déclenché la crise mondiale, à Ben Bernanke qui lance planche à billets sur planche à billets et à, entre autres, Blythe Masters qui achète le sucre, la farine, etc., pour gagner des milliards.

Blythe Masters et ses amis jouent sur les matières premières et c'est le peuple qui en paiera le prix, ensuite les gouvernements. Plus tôt que je ne l'avais pensé en mettant le point final au livre. Elle est bien la nouvelle Marie-Antoinette finalement. Par ses actions, elle dit à tous ces gens "Mangez de la brioche". Il y a deux ans, j'ai dit à la radio que les têtes des banquiers finiront sur des piques. Pour aller plus loin, j'ai enquêté pendant presque deux ans sur la JP Morgan et je montre dans le livre comment les banques, et elle (Blythe) en particulier, prennent le contrôle des terres, comme les aristocrates d'autrefois!


Maintenant, nous sommes dans une situation pré-révolutionnaire à cause des hausses sur la farine, le sucre, le riz, etc.


Malheur aux gens qui arrivent tout juste à finir le mois, à ceux avec RSA, RMI, aux retraités, etc. car ils seront les premiers à se prendre ces hausses en pleine figure. Ils sont plus de 20 millions de Français qui vont être affamés par la cupidité des banques et la stupidité de Ben Bernanke, voyez les déclarations de Trichet. Seuls les huissiers vont se frotter les mains.


Mais cette fois cela ne se passera pas aisément. Ma vision, mon intuition, ce que vous voulez, me disent que la France ne sera pas épargnée, loin de là, épuisée et écoeurée par les scandales à coups de millions de l'affaire Bettencourt, puis maintenant de Michèle Alliot-Marie qui ment comme un clown. Ces scandales ont attisé la colère des Français. Il reste au mieux 24 mois de paix avant que les hausses ne déciment tous les pouvoirs d'achat, y compris de ceux qui s'en sortent bien aujourd'hui. Après, les Français metteront le feu à toutes les agences bancaires. En Lybie, ils n'ont pas autant de banques, mais ils ont beaucoup de policiers, et les Lybiens en ont déjà pendu deux!
 
LE PORTUGAL EST MOURU, MAIS SHHHUT, C'EST POUR AVRIL
du 21 au 24 février 2011 :
Encore un pays qui va tomber sous le feu des traders. Mr Arfeuille, notre surveillant des taux nous dit que le taux des obligations portugaises sur 10 ans est de 7,497% et que sur 5 ans c'est à peu près la même chose. Attendez-vous à des manifestations aussi au Portugal. Pour en savoir plus, lire ce grand papier de la Tribune: "Le Portugal est en train de couler. Il ne tiendra pas le coup jusqu'à fin mars... Baroso a compris que dans le cas contraire ce serait un suicide que d'aller sur les marchés avec de tels taux d'intérêt".

 
REVOLTE AU PARLEMENT DU WISCONSIN
du 21 au 24 février 2011 :
Ca chauffe dans le Winsconsin où le gouverneur est un facho de première. Il voulait faire voter une loi qui supprime tous les avantages des fonctionnaires, dont les syndicats, mais ceux-ci ont pris le parlement local d'assault. Les démocrates ont dit qu'ils ne voteraient pas la loi, et ils ont quitté la salle. Problème, car pour que la loi puisse être votée, il faut la présence d'au moins un démocrate. Fou de rage, le gouverneur républicain a donc ordonné à la police de les ramener de force. Encore plus dingue, les élus démocrates ont fui, et ont quitté le Wisconsin pour échapper à la police. Des élus américains obligés de fuir, imaginez où en est! Lire ici l'affaire vue par le LA Times et aussi par Zero Hedge.

 
RUEE SUR LA BANQUE EN COREE DU SUD
du 21 au 24 février 2011 :
Ouups, Le journal coréen Jongang cité par ZH et BI nous apprend que la population de Busan a paniqué et qu'elle s'est précipitée sur la Busan Savings et la Daejeon Bank pour retirer son argent en raison de magouilles et de sous-capitalisation. Dingue...

 
RUEE SUR LES BANQUES EN COTE D'IVOIRE
du 21 au 24 février 2011 :
Le président gabonais a saisi les filiales de la BNP, Société Générale et Citibank alors que la population s'est ruée sur les banques pour retirer son argent, lire ici Abidjan.net. Toutes les autres banques ont suspendu leurs opérations dans le pays. Vous comprenez pourquoi un dictateur a besoin des banques? Vous comprenez aussi pourquoi le cacao attise autant les convoitises? J'ai vu passer des rumeurs comme quoi Blythe Masters a été vue en Côte d'Ivoire pour négocier les ventes de cacao... A Abidjan, plus aucun distributeur ne fonctionne. Et bien sûr, cela ajoute à la destabilisation de la région... "Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a décidé de «prendre le contrôle» de banques qui ont fermé cette semaine dans le pays, notamment les filiales des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, la SGBCI et de la Bicici". On devrait prendre le contrôle de toutes les banques et pas qu'en Côte d'Ivoire.

 
ENCORE UNE PANIQUE A LA BCE
du 21 au 24 février 2011 :
Pendant que Trichet nous dit que le G20 est une réussite, dans son bureau c'est la panique totale. Imaginez "qu'en deux jours, la BCE a débloqué 31 milliards d'euros de prêts d’urgence. Suite à cela, un nouveau vent de panique agite le secteur bancaire européen. De quoi alimenter les spéculations sur d’éventuels nouveaux problèmes de financement pour certains établissements financiers de la zone euro. La BCE a ainsi consenti vendredi plus de 16 milliards d’euros de prêts d’urgence, un record depuis juin 2009. Jeudi, l’institut d’émission avait déjà alloué plus de 15 milliards d’euros de tels prêts". Ces prêts d'urgence touchent en fait l'Irlande dont le système financier menace de s'écrouler chaque jour. Lire l'Echo belge, merci aux lecteurs.

 
PENURIE ALIMENTAIRE EN ALGERIE
du 21 au 24 février 2011 :
Notre lecteur Abdel Salam nous signale que la situation empire en Algérie avec une situation très difficile à Oran. Le Temps: "Certains grossistes sont en rupture de stock. Les ménagères se sont ruées sur le sucre, le café, la semoule et la farine comme si elles constituaient des stocks de guerre, c'est du jamais-vu», dira un grossiste installé aux Castors. Un autre commerçant, détaillant en produits d'alimentation générale, ne manquera pas lui de signaler que certains distributeurs ont annoncé de probables ruptures des approvisionnements". Qe les ménagères mangent de la brioche!

 
L'AMERIQUE FICHE TOUS LES ACHETEURS D'OR !
du 21 au 24 février 2011 :
Ca y est, si vous achetez pour plus de 100 dollars d'or dans l'Etat de Washington, vous devrez présenter votre carte d'identité, et votre adresse sera notée selon une nouvelle proposition de loi. "A bill proposed in the State of Washington (House Bill 1716), by representatives Asay, Hurst, Klippert, Pearson, and Miloscia, whose alleged purpose is to regulate secondhand gold dealers, seeks to capture "the name, date of birth, sex, height, weight, race, and address and telephone number of the person with whom the transaction is made". Furthermore, if passed, Bill 1716 will record "a complete description of the property pledged, bought, or consigned, including the brand name, serial number, model number or name, any initials or engraving, size, pattern, and color or stone or stones" and of course price. If a transaction is mode for an amount over $100, which means one tenth of an ounce of golds, also required will be a "signature, photo, and fingerprint of the person with whom the transaction is made". En clair, tout ceci est destiné à empêcher les Américains d'acheter de l'or, ou au mieux à les saisir si le besoin s'en faisait sentir. CA SENT TRES MAUVAIS parce que cette loi est télécommandée par Washington. Lire ici Zero Hedge qui se demande qui les a payés pour écrire cette loi...

 
http://www.jovanovic.com/blog.htm

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:29

 

Dimanche 20 février 2011 7 20 /02 /Fév /2011 16:10

 

Illust : image bio, 17.6 ko, 280x283

 

http://www.pointsdactu.org/article.php3?id_article=1268

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Extrait de

Tarte aux cerises: Mieux vaut l'avoir en pleine poire que dans l'assiette !


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Ce texte, "La tarte aux cerises de supermarché", a été rédigé par Claude Bourguignon, ingénieur agronome qui travailla à l'INRA, avant de quitter l'honorable maison pour cause de désaccord. Spécialiste de la microbiologie des sols,

 

c'est lui qui démontra, pour la première fois, que les sols cultivés à grand renfort d'engrais chimiques et de pesticides, étaient biologiquement... morts.

 

Tout ce qui fait la vie, et donc la qualité des terres, à savoir les populations microbiennes et fongiques, est détruit par les produits chimiques, conduisant à une perte des nutriments et à l'érosion des sols. Membre de la Société américaine de microbiologie - plus aucune chaire de microbiologie des sols en France, y compris à l'INRA ! - Claude Bourguignon a créé avec sa femme le Laboratoire d'analyse microbiologique des sols, qui intervient dans de nombreux pays, pour aider les agriculteurs à retrouver la fertilité de leurs sols.

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Tarte aux cerises: Mieux vaut l'avoir en pleine poire que dans l'assiette !

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 09:26

Les pauvres, ils sont vraiment bien courageux. Le nombre de morts est en réalité beaucoup plus élevé. Et là, on n'entend pas Sarkozy ou Obama s'immiscer comme ils l'ont fait pour l'Egypte. Motus et bouche cousue.

 

 

 

 

« En Libye se déroule un massacre à huis clos »

 

 

Par Sid Ahmed Hammouche et Thierry Jacolet

 

 

 

Malika (prénom d'emprunt) risque gros, très gros, en répondant à ces questions par téléphone depuis Tripoli. « En vous parlant, je regarde à travers la fenêtre et je demande si quelqu'un ne va pas venir frapper à ma porte », confie cette jeune commerçante. Elle a malgré tout accepté de témoigner de la situation en Libye, où la colère de la rue enfle toujours plus depuis le milieu de la semaine.

 

 

« Les médias n'en parlent pas, mais il faut dire que les mouvements de protestation existent. Il faut raconter notre calvaire. Parce qu'en Libye se déroule un massacre à huis clos », insiste-t-elle.

 

La Liberté : Que se passe-t-il à Tripoli ?

 

Malika : Tout est bouclé. L'armée et les forces de sécurité sont partout. On n'arrive pas à sortir dans la rue et les moindres faits et gestes sont contrôlés. Les gens doivent montrer leur carte d'identité et expliquer chaque déplacement. Green Square, la plus grande place de la ville, est interdite à la circulation. Elle est entourée par les forces de l'ordre.

 

Ce qui n'empêche pas la population de manifester…

 

On ne sait pas combien il y a de manifestants mais ils sont bien là. Dans les quartiers et les banlieues de Tripoli, il y a des mouvements de jeunes qui réclament la chute du pouvoir et le départ de Kadhafi.

 

Y a-t-il des affrontements ?

 

Oui, en ce moment, en plein cœur de Tripoli, il y a des heurts entre de très jeunes gens et les forces des Comités populaires [les piliers du régime, ndlr]. Mais je n'ai pas encore entendu de tir.

 

On a vu jeudi des hélicoptères qui ne cessaient de tournoyer dans le ciel en produisant un bourdonnement harassant. Il y a aussi beaucoup de petits bandits qui attaquent les jeunes. Mais les gens sortent dehors et risquent leur vie malgré l'interdiction de manifester.

 

J'ai vu les Comités populaires qui approchaient les jeunes pour leur dire qu'ils leur donneraient de l'argent s'ils rentraient chez eux. Ces jeunes ont répondu qu'on ne pourrait pas leur acheter leur liberté et leur révolte.

 

Le régime paie aussi des gens pour contrer les manifestants.

 

Il a ramené des Touareg du Sud qui parlent français. Ils sont armés de bâtons et de machettes et attaquent les manifestants pour les disperser. Je suis rentrée de la ville de Zantan, où la localité est aux mains de la population. Il y a beaucoup de morts, plus de 60 victimes.

 

Benghazi enregistre plus de 100 morts. Des Libyens tués par balles.

 

A Tripoli, le régime a raflé plus de 20 000 personnes. En même temps, la télévision libyenne montre la propagande du défilé du colonel et sa garde rapprochée.

 

Les Libyens semblent déterminés à en finir avec Kadhafi.

 

Vraiment, il faut nous comprendre : il nous prive de l'enseignement, de nos libertés, de la santé. Un exemple : si on tombe malade, il n'y a pas de soins. Pour se faire soigner, il faut aller en Tunisie, en Jordanie ou ailleurs.

 

J'ai un commerce et même cette activité est difficile. Tous les gens des Comités populaires nous rackettent. Le régime a créé un système mafieux qui permet de nous reprendre ce que l'on gagne en quelques semaines ou en quelques mois.

 

On en a marre de Kadhafi. Il faut son départ. On veut respirer car on étouffe dans ce pays. Aujourd'hui, on se bat avec des moyens dérisoires, juste avec notre corps, notre cœur, pour sortir dans la rue et avoir le courage de dire : « On veut la liberté, on ne veut plus de ce régime. »

 

Mais vous utilisez aussi Facebook ou YouTube pour crier votre colère…

 

Internet est notre unique arme, mais ce n'est pas suffisant. On veut que les médias viennent pour montrer ce qui se passe. Car il n'y a personne ici. Où est la presse internationale ? Pourquoi ne venez-vous pas dans ce pays pour témoigner ?

 

Où est l'Europe, l'Amérique ? Pourquoi vous n'essayez pas de rentrer pour casser cet embargo sur l'information ? Où sont les agences de presse ? Où sont les ONG ?

 

On est sorti pacifiquement pour demander notre liberté et les forces de l'ordre nous chargent, tirent à balles réelles sur nous. Ils nous terrorisent.

 

Le monde s'est solidarisé avec les Egyptiens et les Tunisiens. Et pourquoi pas pour les Libyens ? On veut que l'Amérique dise qu'il ne faut pas toucher à ce peuple qui demande la liberté. On est peut-être le peuple au monde qui en a le plus besoin.

 

Le peuple égyptien a pu s'appuyer sur l'armée en Egypte. Les Libyens peuvent-ils espérer qu'une partie de l'armée se retourne et soutienne la population ?

 

Le point faible du régime de Kadhafi, c'est qu'entre les forces spéciales de Kadhafi et les unités de l'armée qui sont issues du peuple, il y a de grandes failles. On espère que les militaires, qui sont les enfants du pays, vont écouter l'appel à l'aide du peuple. On va réussir. Je l'espère.

 

Photo : un manifestant tient une pancarte anti-Kadhafi devant l'ambassade libyenne à Londres, le 17 février (Stefan Wermuth/Reuters).

 

Sources Rue 89

 

Posté par Adriana Evangelizt

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