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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 22:56

esclavage_moderne.jpg

 

En quelques mots, 

ce que devient la France 

aux mains d'une caste de corrompus, 

ce que sont devenus les Français, 

mais aussi 

pourquoi la dette, 

en une phrase la racine du mal français.

 

 

Ne manquez pas ces quelques mn de vidéo, 

une vidéo d'exception,

la sagesse des Chinois

face à la folie de notre pouvoir !

 

Ecoutez - et relayez partout ! 

Il suffit de cliquer sur la vidéo, 

je vous assure que vous ne le regretterez pas. 

Votre eva

 

 

Interview d'un économiste chinois,

La France et le syndrome du larbin expliqués

par le vénérable professeur Mehlang Chang

.


 

 

.
Merci à Caroline de m'avoir signalé cette vidéo.
.
.
Voici, en gros, le contenu.

La patrie des Droits de l'Homme est en déclin.
La France n'est plus que l'ombre d'elle-même.
C'est une nation au bord de l'échec.
.
Le pays est dirigé par une classe politique corrompue
qui PILLE les richesses publiques
pour le bénéfice d'une petite oligarchie financière.
Plus grave encore, ce sabotage est organisé
avec le consentement du peuple français,
car une majorité de Français
vote contre ses propres intérêts,
au profit des rentiers les exploitant sans contrepartie,
c'est absolument incroyable.
.
. riches-porte-copie-1.jpg
.
Une partie des recettes fiscales
est redistribuée aux milliardaires de ce pays.
Malgré une dette record et une pauvreté grandissante,
leur Président c'est Robin des Bois à l'envers.
Le petit personnage
est le VALET des plus fortunés
qui pervertissent et ruinent leur modèle social.
C'est une inversion des valeurs.
.
Leur économie est à l'image
de leurs illusions libérales.
Le marketing, le trading, les Compagnies d'assurances
ne créent globalement aucune richesse.
La propagande de masse et les médias
ont réussi à les culpabiliser sur leurs acquis sociaux
qu'ils ne doivent pourtant qu'à eux-mêmes.
.
Ils se laissent dépouiller,
les travailleurs français n'ont pas conscience
de leur haut niveau de compétitivité
et de leur productivité.
La France est immensément riche,
mais pas pour les Français.

. dette.jpg
.
Dette faramineuse :

Les Français ignorent qu'elle provient
de la confiscation de leur droit régalien
de création monétaire.
.
Mais ils ferment les hôpitaux,
les crèches, les bureaux de poste,
tout ce qui ne profite pas directement
aux portefeuilles d'actions des privilégiés.
C'est de l'AUTODESTRUCTION en puissance.
.
medias-bourgeois.jpg
.
Que font les Médias et les politiques ?
Il n'y a personne pour tirer la sonnette d'alarme ?
Les Français ne se soucient guère
que du foot et de la santé de Johnny Hallyday.
C'est vraiment pathétique.
.

.

La France ne peut plus créer d'argent pour elle-même,
mais seulement pour les banques privées
lesquelles prêtent à leur tour cet argent
avec intérêts à l'Etat français.
Voilà d'où vient la dette de la France.
C'est inquiétant !
.
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.
Les Français auraient-ils un cerveau minuscule ?
Oui, une majorité de Français
seraient atteints par une pathologie nouvelle
qui s'appelle "le syndrôme du larbin".
Un larbin prend systématiquement
la défense des classes les plus favorisées,
au détriment de celles dont il est issu.
En France, il est courant que des individus,
alors qu'ils ne sont pas imposables,
militent pour supprimer l'impôt sur la fortune.
.
Ces fins stratèges qui dirigent ces moutons
refusent toute idée de protectionnisme.
Ils préfèrent importer nos produits bas de gamme
plutôt que de sauvegarder
leurs emplois et leur industrie.
Ils sont dogmatiques.
Voilà pourquoi la France souffre
d'un chômage de masse malgré
une main-d'oeuvre très qualifiée.
.
retraite-80-ans-copie-1.jpg
.
De plus, leur gouvernement est en train
de leur augmenter leur durée de cotisation
pour la retraite,
ainsi en France moins il y a de travail,
plus on doit travailler.
C'est très logique !
.
Revolution-ass.nle-copie-1.jpg
.
Voilà le mal profond qui affecte l'hexagone,
la situation semble désespérée,
mais n'oublions jamais que c'est
de cette petite République du monde,
pendant la nuit du 4 août 1789,
que fut proclamée l'abolition des privilèges.
Mais que reste-t-il de cette flamme ?
.
Revolution-fse-copie-1.jpg

(blog d'eva R-sistons)

 

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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 04:08

 

ECHEC DU COUP D’ETAT EN EQUATEUR - Jean Lévy

vendredi 1er octobre 2010, par Comité Valmy


 

 

L’armée a libéré le président, Rafael Correa, encerclé par des forces de police dans un hôpital, où il s’était réfugié.

 

Un groupe de soldats avait pris momentanément le contrôle du principal aéroport du pays, à Quito, ce qui a provoqué pendant plusieurs heures l’arrêt des vols internationaux

Le chef d’Etat équatorien et apparu triomphant au palais présidentiel à Quito, acclamé par la population. "Quelle loyauté, quel soutien ! Cela servira d’exemple à ceux qui veulent arrêter la révolution, non par les urnes mais par les armes", s’est exclamé Correa en arrivant sur le balcon face à la foule qui l’applaudissait. "Je remercie vivement les héros qui m’ont accompagné tout au long de ces événements difficiles", a-t-il lancé à ses partisans.

"Malgré le danger, bien que nous soyons encerclés, des ministres et des hommes politiques sont accourus, pour mourir s’il le fallait. Avec un courage, une telle loyauté, rien ne peut avoir raison de nous !", a-t-il lancé du balcon de la présidence. Il s’est félicité d’autre part de ne pas avoir cédé face aux manifestants. "Nous n’avons jamais cédé, nous n’avons jamais accepté de négocier quoi que ce soit. Sous la pression, rien !", a-t-il martelé.

Deux policiers ont trouvé la mort dans l’assaut de l’hôpital par l’armée, a rapporté la Croix-Rouge. Au cours de la journée de jeudi, au moins 88 personnes ont été blessées dans les échauffourées entre partisans de Correa et policiers aux abords de l’hôpital. Des troubles ont été signalés également dans d’autres villes.

Les Nations unies ainsi que plusieurs Etats du continent américain ont apporté jeudi leur soutien à Correa. Les dirigeants d’Amérique du Sud, réunis à Buenos Aires pour un sommet de l’Unasur (Union des nations sud-américaines), se sont félicités du retour de Rafael Correa au palais présidentiel et ont annoncé qu’ils allaient dépêcher leurs ministres des Affaires étrangères à Quito pour lui manifester leur soutien.

"Nous pouvons nous féliciter de ce que notre camarade, le président d’Equateur Rafael Correa, ait été délivré et se porte bien(...). La situation en Equateur est maîtrisée", a déclaré la présidente argentine Cristina Fernandez, hôte de ce sommet

Elu en 2006 puis réélu en 2009, le président socialiste, allié de son homologue vénézuélien Hugo Chavez, s’est aliéné les investisseurs internationaux mais jouit d’une bonne popularité auprès de l’opinion équatorienne. Correa prône un renforcement du contrôle étatique sur les ressources naturelles du pays.

Les troubles qui ont éclaté jeudi sont intervenus dans un contexte de tensions politiques entre Correa et une partie de sa majorité parlementaire, à qui le président reproche de freiner ses réformes.

Accusant l’opposition de chercher à favoriser un coup d’Etat, Correa a confirmé son intention de dissoudre le Parlement ainsi que l’autorise la nouvelle Constitution, promulguée il y a deux ans.

Le président pourrait diriger le pays par décret jusqu’à la tenue de nouvelles élections présidentielle et législatives, mais il faudrait pour cela qu’une telle décision reçoive le feu vert de la Cour constitutionnelle.

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article875

 

 

Lire aussi:

 

Atlas alternatif

Frédéric Delorca

 

Le Président Raphaël Correa victime d'un complot

de la Droite et des Etats-Unis ?

.

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-le-president-rafael-correa-victime-d-un-complot-de-la-droite-et-des-etats-unis-58136118.html

 


 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 08:21

En mars 2009 , Mauricio Funés, représentant du parti des ex-guérilleros est élu au Salvador : comme beaucoup de monde, je pense que le Salvador bascule à gauche …

Le 2 septembre 2009, Christian Poveda, photographe et réalisateur français qui s’apprêtait à sortir en France un documentaire exceptionnel sur les gangs du Salvador est assassiné : comme beaucoup de monde, je pense que ce sont les maras qui l’ont tué …

L’amérique centrale a toujours été un point stratégique.En effet par le canal de panama, elle permettait un passage entre les deux grands océans, une circulation à double sens entre l’est et l’ouest. Désormais, cette stratégie maritime est gérée par des accords économiques internationaux relativement "stabilisateurs".

Et pourtant, l’amérique centrale reste toujours un enjeu géopolitique, mais aussi pour l’axe nord-sud. L’impérialisme du nord qui y pauffine et continue sa sournoise stratégie pour maintenir sa main-mise au sud ; la cocaïne, véritable industrie mafieuse, produ ite au sud pour fournir et distraire les narines de la jet set, des golden-boys et de la jeunesse aisée du nord ; les maquiladoras, usines détaxées, délocalisées, aux salaires locaux très bas, mais aux bénéfices étatsuniens très lucratifs ; l’immigration clandestine des pauvres du sud, qui espèrent trouver un eden au nord, ...

Suite à mon dossier sur les Maras, bandes de rues organisées d’amérique centrale, où j’évoquais entre autres l’assassinat de Christian Poveda, alors qu’il venait de terminer un film-documentaire sur eux, j’ai été contacté par Alain, un ami de Christian. Depuis, de discussions en échanges, il m’a beaucoup appris sur le Salvador, m’ouvrant les yeux sur ce gouvernement récemment élu, que je croyais de gauche (lire Le salvador bascule à gauche).

Mauricio Funés, le président récemment élu sous la banière du parti guérillero, est-il réellement ce premier président de gauche ? Ou bien discrètement est-il à la botte des USA, et un sympathisant de l’extrème droite ?

Christian Poveda a t’il été tué pas les gangs des rues, avec qui il vivait depuis presque 3 ans ou par des milices commanditées par l’état et les pouvoirs qu’il dérangeait ?

Les maras sont-elles des facteurs déclenchant de la politique policière, ou des prétextes (et donc stratégiquement cultivées par le gouvernement et les médias) ?

A propos de ces mêmes maras, quelle est la réelle cause de leur extension ? La pauvreté génère de la violence, la violence crée de la répression. La répression est-elle appliquée pour maintenir un ordre social et préserver la sécurité de chacun, ou pour préserver les profits d’un système capitaliste et lui permettre de se finaliser en impérialisme uniquement au service du "sacro-saint "marché planétaire ? Le géniteur réprimerait donc ce qu’il crée ?

Et si la solution était ailleurs ? Et si l’on acceptait l’existence d’une alternative à ce monde centré autour de l’argent et du pouvoir ?

Et si en France on ottait nos oeillères, et on tirait leçon de tout ça pour ne pas continuer à sombrer, de plus en plus vite, désormais, vers un abîme semblable ?

De l’élection d’un représentant de guerilleros de gauche, vers la reconduction d’une politique d’extrème droite ... ; de la prise de risque de Christian Poveda, à l’implication de la police ou de "puissants secteurs" dans son meurtre ... ; de la condamnation des bandes criminelles à l’analyse de leur essor ... ; de l’enjeu géopolitique des Etats-Unis à la préservation de leur main-mise sur les réseaux de cocaïne et les maquiladoras ...

Un dossier réalisé en collaboration avec Alain, un ami de Chistian Poveda ; plus de 50 articles de la presse internationale ...

Accéder au dossier


Auteur : Chien Guevara - Source : Chien Guevara : gardien de la niche des libertés

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=16255

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 07:30

Deuxième volet sur la barbarie du capitalisme.

Après le management inhumain,

voici les guerres "nécessaires".

Article à lire par tous, entièrement.

En fait, il s'agit d'un rapport américain,

quotidiennement appliqué. D'un cynisme monstrueux !

Oui, le diable est américain.

Comment peut-on laisser ce pays imposer sa loi ?

Les vrais terroristes sont ceux qui jugent la guerre "nécessaire",

nécessaire au "bon" fonctionnement de la société.

L'humanité est sacrifiée à la soif de profit, de pouvoir,

de domination, de puissance, de quelques-uns.

En tous cas, cet article montre bien que la guerre

ne procède pas seulement de la crise.

Elle est inhérente au système capitaliste anglo-saxon.

Eva R-sistons

article plus lisible, sur mon blog

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-capitalisme-barbare-2-guerre-inevitable-necessaire-ses-fonctions-57987031.html


 

  droits-ho-porter-armes.jpg
 

 

 

Le « Rapport de la Montagne de fer »
clef de la politique américaine
et de la guerre en Irak


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_________________________________

Conférence donnée par Claude Timmerman le 15 mars 2003 Paris, maison des Salésiens au colloque d’Ile de France du Centre d’Etudes et de Prospective pour la Science
__________________________________________

 

Introduction (*)

 

Le rapport dit « de la Montagne de fer » est paru en 1967 aux Etats Unis chez Dial Press sous le titre original de:


« Report from the Iron Mountain on the possibility and the desirability of peace » (version PDF).

sans nom d’auteur, mais avec une introduction de Leonard C. Lewin qui y explique comment ce document lui est parvenu dans les mains et pourquoi il se devait de le faire connaître en le publiant, même sans autorisation.

Ce document était accompagné d’une préface d’un dénommé Herschel Mac Landress – que personne ne connaissait physiquement, mais dont le nom était connu par des articles économiques paraissant dans la revue « Esquire », certains d’ailleurs cosignés au début des années 60 par un certain John Fitzgerald Kennedy – qui attestait de la véracité et de la réalité des travaux dont ce rapport était à l’origine.

Compte tenu des conclusions de ce rapport, il créa une polémique importante lors de sa parution. Une controverse s’en suivit, étouffée à la demande de la Maison Blanche qui refusa toujours de reconnaître la moindre implication gouvernementale dans cette affaire.

Nous sommes alors en pleine guerre du Vietnam et Lyndon Johnson peut aisément agir sur la presse pour calmer le jeu…


Le rapport de la Montagne de Fer allait sombrer dans les oubliettes de l’Histoire devant les impératifs médiatiques de la guerre froide et du désengagement vietnamien…


Quel est le thème de ce rapport?


Rien moins que l’étude des bouleversements de la civilisation provoqués par l’éventualité d’un régime de paix perpétuelle et des substituts à trouver aux fonctions de la guerre pour maintenir, en régime de paix, la cohésion des sociétés.


A cette poque, aux Etats Unis, plusieurs études de ce genre, d’origines diverses, virent le jour.

Nous ne citerons que le livre de H. Kahn : « Thinking about the unthinkale » ce que nous traduirons par « Penser l’impensable  » destiné à sensibiliser l’opinion américaine sur la nouvelle façon de penser la guerre et la paix à l’ère nuclaire.


Le « Rapport de la Montagne de Fer » comme il fut dénommé se retrouva donc relégué sur les rayons des bibliothèques universitaires comme n’importe quelle étude de sociologie politique.


Il fut pourtant traduit en français par Jean Bloch-Michel et publié en 1968 chez Calmann – Lévy sous le titre:  »La paix indésirable? Rapport sur l’utilité des guerres. »

 

avec une préface du grand économiste américain J.K.Galbraith qui y déclare deux choses:


a) Il reconnaît être Herschel MacLandress, pseudonyme qu’il utilisait couramment dans ses écrits, notamment ceux cosignés par Kennedy qui était alors son élève!

b) Il déclare avoir été convié « par un ami fort connu, astronome, physicien et spécialiste des communications« , (p.xxii) à une réunion à Iron Mountain au cours de l’été 1963, invitation qu’il avait décliné, devant participer à un important séminaire sur la psychométrie en Italie pour lequel il s’était engagé à cette date. Voir cet ami  » fort connu  » en annexe…

Quoiqu’il en soit, Galbraith reconnaît sans aucune équivoque l’existence des réunions d’Iron Mountain et la véracité du rapport qui en découla…

Il tenait visiblement à épauler Léonard C.Lewin devant les dificultés d’édition de ce rapport.

Il conclua sa préface ainsi:

« De même que je prends personnellement la responsabilité de l’authenticité de ce document, je puis témoigner en faveur de la justesse de ses conclusions. Mes réserves ne concernent que l’imprudence avec laquelle il a été mis à la disposition d’un public qui n’était évidemment pas prêt à le comprendre. » (p.xxvii)

Cela se passe de commentaires!

Paru en France au sortir des « évènements » de mai 68 et entouré d’une discrétion médiatique exemplaire, le rapport sombra dans l’oubli bien que l’édition en fut épuisée rapidement.

Il fut réédité en 1984.


I – Historique


Comment Léonard C. Lewin s’est-il trouvé en possession d’un exemplaire de ce rapport?

Il l’explique très clairement dans l’introduction qu’il a rédigée pour l’édition originale.

Il fut contacté l »hiver 1966 / 67 par un dénommé John Doe, c’est du moins le pseudonyme qu’il lui a conservé, « professeur dans une grande université du Middle West. Sa spcialité est une des sciences de l’homme, mais je ne le caractériserai pas avec plus de précision« . (p. 09)

John Doe lui explique qu’il a été contacté téléphoniquement de Washington, l’été 1963, par une certaine Mrs. Potts qui lui indiqua qu’il devrait contacter une tierce personne au Département d’Etat ce qu’il fit.

Cette personne annonça alors à John Doe qu’il avait été choisi pour faire partie d’une commission de la plus haute importance « dont les travaux étaient de déterminer, avec précision et réalisme, la nature des problèmes que devraient affronter les Etats-Unis dans le cas où les conditions nécessaires à l’établissement d’une paix permanente seraient réunies, et d’établir un programme en vue de faire face à cette éventualité« . (p. 10)

A cet effet il devra se rendre à Iron Mountain, localité du nord de l’Etat de New York, où il retrouvera les autres membres de la commission sélectionnés comme lui pour participer à ce « groupe d’étude spéciale ».

Iron Moutain est connu pour l’existence d’un gigantesque abri antiatomique qui sert à stocker des archives des plus importantes sociétés qui y tiennent parfois des réunions très confidentielles, notamment les sociétés pétrolières comme la Shell et la Standart Oil.

John Doe va y retrouver quatorze personnalités du monde universitaire, politique et économique (voir en annexe) avec lesquelles, durant trois ans, il va participer à l’élaboration de ce fameux « rapport du groupe d’étude spéciale ».


Effaré des conclusions de ce rapport, John Doe avait cru nécessaire de le faire connaître au grand public par l’intermédiaire d’un ami sur lequel il savait pouvoir compter, même si la commission interministérielle, qui était à l’origine de ce rapport, avait tenu à le conserver secret: Leonard C. Lewin allait s’en occuper.

La ligne générale du rapport est pour le moins inquiétante. Les questions initiales n’ayant pu trouver de réponses à travers les multiples analyses et synthèses qui avaient été effectuées, les membres du groupe d’étude spéciale étaient parvenus à la conclusion suivante:

 

« La paix durable, bien que n’étant pas théoriquement impossible, est probablement inaccessible; même dans le cas où il serait possible de l’établir, il ne serait certainement pas dans l’intérêt le mieux compris d’une société stable de parvenir à la faire règner. …/…


La guerre remplit certaines fonctions essentielles à la stabilité de notre société; jusqu’au moment où d’autres procédés susceptibles de remplir les mêmes fonctions n’auront pas été découverts, le système qui repose sur la guerre devra être maintenu – et amélioré quant à son efficacité. » (p. 14)


On comprend qu’une telle analyse ait pu poser des problèmes moraux à « notre ami » John Doe et qu’il ait tenu, ayant participé à la rédaction dudit rapport, à soulager sa conscience en donnant les moyens de faire connaître ces travaux au grand public.


En fait l’initiative de ce « groupe d’étude spéciale » remonte à l’hiver 1961et sera mise en place par l’administration Kennedy sous l’égide de MacNamara et des deux conseillers Busk et Rusk.

Le Département d’Etat mettra deux ans à sélectionner les quinze protagonistes de ce groupe. C’est l’époque de la crise des missiles de Cuba..

L’idée primitive était d’étudier les conséquences à long terme de la planification d’une paix perpétuelle. Le choix de ses membres prit plus de deux ans et les convocations furent adressées l’été 1963. Vu les liens qui unissaient Galbraith et Kennedy, on comprend que le premier ait été pressenti pour faire parti de ce groupe!

 

Les membres eurent pour seule instruction de poursuivre leurs travaux selon trois critères:

a) une objectivité de style militaire,
b) le refus de toute idée ou idéologie préconçue,
c) la prise en considration dans tous les domaines, des théories ou des faits en rapport avec le problème. (p. 57)
Les réunions ne se tinrent pas toujours au « bunker » de Iron Hill, mais souvent dans des hôtels un peu partout dans l’état de New York.

Paradoxalement, Kennedy ayant été assassiné le 22 octobre 1963, époque du tout début des travaux du groupe, c’est l’administration Johnson qui suivit ces travaux durant le début de la guerre du Vietnam.


II – Démarche de recherche des «fonctions de la guerre».


Joseph de Maistre dans « Les soirées de Saint Pétersbourg » faisait déjà dire à l’un de ses personnages dans la conversation consacrée à la guerre au chaptre VII :

« La guerre est un mal nécessaire. »

 

Plus proches de nous, divers analystes réfléchissant sur la nature de la violence sociale et son expression opposent:


- La guerre, expression de la violence organisée et maîtrisée par une société stable, et

- Les désordres de rue qualifiés aujourd’hui pudiquement « d’incivilités », fruits de l’expression de la violence individuelle ou de petits groupes d’individus plus ou moins organisés en marge de la société dont ils se trouvent marginalisés.


Ces désordres, s’ils dégénèrent en troubles graves, traduisent l’incapacité de leur société d’origine à contrôler leurs excès et contribuent à son instabilité (insécurité, pillages, émeutes, coups d’état, etc…)

 

Force nous est de constater que dans toutes les civilisations connues à ce jour, l’idée de paix ne se définit jamais autrement que par rapport à la guerre. Les définitions des dictionnaires français eux-mêmes en disent long sur la conception que s’en est faite notre civilisation.

 

On lit classiquement en effet deux définitions de la paix:

 

- Paix : « Intervalle de temps séparant deux guerres »,

- Paix : « Etat de non-belligérence »,

On est pas plus explicite!

On peut aussi se rappeler la maxime de Clémenceau :

- « La paix n’est que la continuation de la guerre par d’autres moyens. »

Nul doute que les membres du « groupe d’étude spéciale » n’aient eu présent à l’esprit ces concepts lorsqu’ils cherchent dans un premier temps à définir et à classer les diverses fonctions de la guerre dans notre civilisation.

 

Leur travail s’axe d’emblée sur deux questions:

« A quoi faut-il s’attendre dans le cas où la paix surviendrait?

A quoi devons-nous nous préparer pour faire face à une telle éventualité? » (p.53)

 

Le groupe part en effet de cette constatation:

Il n’y a certainement aucune exagération à dire qu’un état de paix générale dans le monde conduira à des changements dans les structures sociales de toutes les nations du monde, changements qui seraient d’une ampleur sans équivalent dans l’histoire, et révolutionnaires.

Les conséquences économiques d’un désarmement général, pour ne parler que de la conséquence la plus évidente de la paix, obligeraient à reconsidérer toutes les modalités de la production et de la distribution dans le monde, dans une mesure qui ferait paraître insignifiants les changements survenus au cours des cinquante dernières années.

Des changements gros de conséquences se produiraient également dans les domaines politique, sociologique, culturel et écologique. (p.52)

 

Pour avoir un maximum d’indépendance d’esprit, le groupe a décidé de s’affranchir dans ses recherches de tout jugement de valeur morale ou religieuse, de bannir toute idée de « bien », de « bon » ou de « mal » et de s’attacher aux seuls concepts globaux nominatifs liés à la société.

« Nous avons essayé d’appliquer à notre manière de penser les critères de la physique, dont les caractéristiques ne sont pas, comme on le croit, d’être exclusivement quantitatifs mais comme le dit Whitehead :

« d’ignorer tout jugement de valeur; et, par exemple, tout jugement esthétique ou moral. » …/…
[Le choix que nous avons retenu] Dans le cas qui nous concerne, cela a été simplement la survie de la société humaine en général, et de la société américaine en particulier, et, ceci étant le corollaire de la survie, la stabilité de la société. » (p. 61)


Sur les rapports entre la guerre et la société, le groupe de recherche spéciale affirme:

« L’erreur fondamentale consiste à affirmer de façon inexacte que la guerre, en temps qu’institution est subordonnée au système social qu’elle est censée défendre » (p. 84)

 

Et de conclure son analyse sur la guerre de cette façon:

« La capacité d’une nation de faire la guerre constitue l’exercice de son plus grand pouvoir social; la guerre, faite ou prévue, est une question de vie ou de mort, dans les proportions les plus importantes, pour le contrôle de la société.

Il ne faut donc pas s’étonner si les institutions militaires, dans chaque société, réclament de passer les premières dans tous les domaines. » (p.88)


III – Les fonctions de la guerre


A partir de ces considérations le groupe définit cinq fonctions principales liées à la guerre, en dehors bien entendu d’un quelconque rôle militaire:


a) Une fonction économique

 

A propos de la production et de l’économie de guerre le groupe constate:

« …dans le cas du « gaspillage » militaire, il est évident que l’utilité sociale est manifeste. Cela provient du fait que le « gaspillage » de la production de guerre s’accomplit complètement en dehors des cadres de l’économie de l’offre et de la demande. En tant que tel, ce « gaspillage » constitue le seul secteur important de l’économie globale qui soit sujet à un contrôle complet et discrétionnaire de la part de l’autorité centrale. » (p. 93)

 

Et le groupe d’ajouter que si la guerre est le moyen d’écouler les stocks, ce qui est un raisonnement trop « simpliste » (sic), l’économie de guerre d’une manière générale contribue à la stabilisation des progrès des économies… « …du fait que ce secteur n’est pas sensible aux contractions qui peuvent se produire dans le secteur privé, et qu’il a fourni une sorte de pare-chocs ou de balancier de l’économie ». (p.95)

Et de constater que durant la seconde guerre mondiale le niveau de vie américain avait augmenté!

 

« Le fait que la guerre soit un »gaspillage » est précisément ce qui la rend susceptible de remplir ses propres fonctions. Et plus vite l’économie accomplit des progrès, plus lourd doit être ce volant de secours. » (p.94)

Ce qui avait été souligné, en 1957, par un ancien secrétaire à la Défense, Frank Pace, par cette formule:

« S’il existe, comme je le suppose, une relation directe entre le pouvoir stimulant que comportent de grandes

, cela provient simplement du fait que les dépenses militaires, per se, peuvent être favorisées exclusivement pour des motifs économiques en tant que stimulant du métabolisme national. »

 

b) Une fonction politique

 

La fonction essentielle de la guerre sur le plan politique concerne la stabilité sociale et la reconnaissance d’un état en temps que nation de par la puissance qu’il est susceptible d’imposer aux autres s’il en a les moyens techniques.


« La guerre, en temps que système social, a non seulement constitué un élément essentiel de l’existence des nations en temps qu’entités politiques indépendantes, mais elle a également été indispensable à la stabilité intérieure de leurs structures politiques. Sans elle, aucun gouvernement n’a jamais été capable de faire reconnaître sa « légitimité », ou son droit à diriger la société. La possibilité d’une guerre crée le sentiment de contrainte extérieure sans lequel aucun gouvernement ne peut conserver longtemps le pouvoir ». (p.100)


C’est donc par la menace que l’on maintient la cohésion politique d’une société: tout le travail du « groupe d’étude spéciale » sera, nous allons le voir, de définir et d’exploiter la meilleure menace possible. Pour lui, la guerre est garante de la légitimité politique de l’état!


c) Une fonction sociologique


La fonction essentielle sociologique observée est celle de l’utilisation des éléments asociaux ou de conserver un rôle nécessaire aux éléments antisociaux dans la société.


« Les mouvements sociaux, facteurs de désintégration et d’instabilité, décrits en gros comme « fascistes », ont traditionnellement pris naissance dans des sociétés à qui manquaient des soupapes de sûreté, militaires ou paramilitaires, susceptibles de satisfaire les besoins de ses éléments. » (p.104)

« Les euphémismes courants – « délinquence juvénile » et « aliénation » – ont connu des équivalents à toutes les époques. Autrefois de tels problèmes étaient réglés par les militaires sans complications judiciaires, par le moyen des bandes armées et de l’asservissement pur et simple.

Mais il n’est pas difficile d’imaginer, par exemple , le degré de désintégration sociale jusqu’où auraient pu aller les Etats-Unis au cours des deux dernières décennies, si le problème des rebelles sociaux, nés de la Deuxième Guerre Mondiale, n’avait pas été prévu et réglé de manière efficace. Les plus jeunes de ces rebelles, et les plus dangereux, ont été pris en main par le système de service militaire sélectif (Selective Service System ). » (p.104)


La seconde fonction observée est celle de l’utilisation de personnes inaptes à tout type d’emploi dans l’administration, le commerce, l’industrie ou l’agriculture, ce que l’on a pu appeler autrefois « la chair à canons » et plus récemment de façon moins péjorative « les chiens de guerre », pour lesquelles l’armée et les activités guerrières étaient les seules possibles.


En matière de cohésion sociale, le rapport insiste sur l’analyse des sociétés anciennes pour souligner le rôle des meurtres rituels et des sacrifices humains, par exemple dans les sociétés précolombiennes.

« Dans ces sociétés, le sacrifice humain avait pour but de maintenir le vestige d’un « gage » de l’aptitude que conservait la société à faire la guerre et de sa volonté de la faire – autrement dit de tuer et d’être tué – dans le cas où quelque circonstance mystérieuse – c’est à dire imprévue – rendrait cette éventualité possible. …. / …
C’était avant tout, sinon exclusivement, une façon symbolique de rappeler que la guerre avait été autrefois la force centrale organisatrice de la société, et que les conditions de sa réapparition pouvait revenir. » (p.112)

 

Sans préjuger de la remise en place d’une forme « moins barbare » lors de la transition vers des régimes de paix, le groupe retient que:

« L’existence d’une menace extérieure à laquelle il est ajouté foi est, par conséquent, essentielle à la cohésion sociale aussi bien qu’à l’acceptation d’une autorité politique. » (p.113)


d) Une fonction écologique


La fonction essentielle observée sur le plan écologique est celle de régulation des populations.

Mais le groupe constate que la guerre a un effet sélectif (on pourraît presque dire une pression de sélection au sens darwinien) négatif.

En effet, dans la plupart des sociétés, ce sont les éléments les plus doués et les plus forts qui historiquement embrassaient la carrière militaire et se trouvaient de ce fait les plus exposés.

« Dans les sociétés humaines, ceux qui se battent et qui meurent dans des guerres nécessaires à la survie de l’espèce sont en général les plus forts de ses membres sur le plan biologique. Il s’agit là donc d’une sélection naturelle à l’envers » (p.115)

 

Le rapport évoque les autres moyens classiquement utilisés dans les sociétés anciennes pour réguler les populations:

- l’infanticide (Chine, Amérique précolombienne)
- la vie monastique (Tibet, Europe chrétienne)
- l’émigration forcée
- l’application étendue de la peine de mort (Chine Impériale)

On peut également songer à la pratique de la capture d’esclaves comme en Afrique Noire ou dans les Balkans (Janissaires, femmes circasiennes, etc…)


Le rapport souligne enfin l’intérêt des nouvelles armes de destruction massive qui n’éliminent plus préférentiellement les militaires mais massiverment les populations civiles dans leur globalité.


« Le second facteur, encore actuel, est l’efficacité des méthodes modernes de destruction de masse. Même s’il n’était pas nécessaire de recourir à leur usage pour lutter contre une crise de surpopulation mondiale, elles offrent peut-être paradoxalement, la première possibilité, dans l’histoire de l’humanité, de mettre fin aux effets régressifs de la guerre sur la sélection naturelle. Les armes nucléaires ne choisissent pas. Leur usage mettrait fin à la destruction disproportionnée des membres les plus forts de l’espèce… » (p. 117 / 118)


Enfin le rapport souligne que la régression des maladies, l’accroissement de la longévité et la très forte régression des maladies infantiles autrefois fatales conduisent à laisser se développer des mutations indésirables pour l’espèce.


« Il semble clair qu’une nouvelle fonction quasi-eugénique de la guerre est en train de se développer, dont il faudra tenir compte dans tout plan de transition vers la paix. » (p.119)


e) Une fonction scientifique et culturelle


Le rapport constate que la guere et les activités militaires constituent le moteur essentiel de la recherche scientifique et que celle-ci a largement influencé le développement de l’art surtout en matière de peinture, sculpture, littérature et musique.

« La guerre est la principale force qui soit à l’origine du développement de la science, à tous les niveaux, depuis la conception abstraite jusqu’à l’application technique. La société moderne accorde une grande valeur à la science « pure », mais il est historiquement indiscutable que toutes les découvertes d’importance majeure qui ont été faites dans les sciences naturelles ont été inspirées par les nécessités, réelles ou imaginaires, de leur époque. Les conséquences de ces découvertes se sont étendues beaucoup plus loin, mais la guerre a toujours fourni le stimulant qui a été à leur origine. » (p.122)

On ne peut que songer en lisant ces lignes au nombre colossal de publications sur l’acétylcholinestérase… premier enzyme « travaillé » par la biologie moléculaire des laboratoires militaires, car il intervient dans les mécanismes physiologiques de paralysie respiratoire liés aux gaz de combat, notamment les gaz asphixiants!

 

D’autres fonctions mineures de la guerre sont également évoquées:

- Un « facteur de libération sociale », facteur psychologique de dispersion des tensions

- Un facteur de stabilisation des conflits entre générations, permettant »… aux générations les plus âgées et par conséquent physiquement diminuées, aptes à maintenir leur contrôle sur les générations les plus jeunes, en les détruisant au besoin. » (p. 125)

- Un facteur de contrôle du chômage, en permettant bien évidemment de recréer des emplois par l’économie de guerre et en éliminant certains de ceux qui se seraient engagés, ou plutôt de ceux qui auraient été enrôlés…


IV – Les substituts aux fonctions de la guerre

Le rapport en évalue toute une série se rapportant aux cinq principales fonctions précédemment diagnostiquées.


a) Substituts aux fonctions économiques


Le groupe d’étude spéciale chiffre à 10% du PNB ( p.131) la quantité de richesses à détruire chaque année pour équilibrer la stabilité de l’expansion économique liée au « gaspillage » de la guerre.

Il imagine alors un programme de recherche de bien-être social lié à la réalisation onéreuse de nombreux investissements et aménagements (hôpitaux, cliniques, écoles, bibliothèques, logements, transports en commun, amélioration de l’environnement et dépollution de l’eau, enfin lutte généralisée contre la pauvreté).

Mais force est de constater qu’un tel programme connaîtra un terme au bout duquel seuls seront nécessaires des crédits de fonctionnement, annuels, modestes en comparaison et cela dans le cadre même de l’économie générale. (p.135)

Il envisage ensuite la recherche spatiale qui offre l’avantage d’être indéfinie dans l’espace et dans le temps, d’être infiniment dispendieuse.

Par ailleurs, cette recherche est en soit indissociable de la recherche à des fins militaires:

« A l’exception d’une fraction restreinte, tout le budget de recherches spatiales, si on l’estime en vertu de critères appliqués à des objectifs scientifiques comparables, doit être imputé de facto à l’économie militaire. Les recherches spatiales futures, prévues en temps que substitut à la guerre réduiraient les justifications « scientifiques » de leur budget à un pourcentage absolument minuscule. » (p. 137)

D’où l’intérêt de la recherche spatiale en temps que substitut économique au gaspillage de la guerre!

Dernier point, envisager un programme de désarmement universel qui, même s’il ne représente pas de dépenses considérables, devra être mis en place lors de la phase de transition nécessaire au passage à la paix.


b) Substituts au rôle politique


« Le système fondé sur la guerre rend possible la stabilité des gouvernements. Il y parvient essentiellement en fournissant à la société la nécessité permanente d’accepter une autorité politique. » (p. 140)

 

Pour se faire on peut envisager l’accroissement du poids et des missions des institutions internationales, créer un tribunal mondial, etc…


En l’absence de conflit il faut trouver une menace suffisamment importante pour amener les sociétés à accepter leur sujetion à leur gouvernement.


On peut envisager, mais le groupe d’étude spéciale reste sceptique, de lancer l’idée d’une menace interplanétaire.
« On a affirmé avec chaleur qu’une telle menace donnerait « le dernier et le meilleur espoir de paix »en unissant l’humanité toute entière contre le danger de sa destruction par des « créatures » venues d’autres planètes ou de l’espace. » (p.143) Mais on peut également créer artificiellement des menaces terrestres « naturelles »:

 

« …pour être efficace, un substitut politique à la guerre devrait nécessiter des « ennemis de remplacement » dont certains risqueraient de paraître un tant soit peu « tirés par les cheveux » dans le contexte de l’actuel système fondé sur la guerre. Il pourrait consister en ceci, par exemple, que la pollution totale du milieu pourrait remplacer la possibilité de destruction en masse par des engins nucléaires, en tant que principale menace apparente exercée contre la survie de l’espèce. L’empoisonnement de l’air ainsi que des ressources principales de nourriture et d’eau est déjà en bonne voie et, à première vue, pourrait apparaître comme prometteur, vu sous cet angle; cet empoisonnement constitue une menace contre laquelle on ne peut se défendre qu’en utilisant à fond l’organisation sociale et le pouvoir politique.


Mais selon ce que l’on sait aujourd’hui, il faudra encore attendre la vie d’une génération ou d’une génération et demie avant que la pollution du milieu ambiant, si grave qu’elle soit déjà, devienne suffisamment menaçante, à l’échelle mondiale, pour pouvoir offrir une base possible à une solution de ce genre
. » (p.143)


[Nous rappelons que ce texte a été écrit il y a quarante ans!!!]


D’une façon générale on est contraint, aux yeux des rédacteurs, par la logique de ce système:

« Si invraisemblables que puissent paraître les ennemis de remplacement dont nous venons de parler, il nous faut insister sur le fait qu’il faudra bien en trouver un, d’une ampleur et d’une crédibilité suffisantes, si l’on veut que la transition vers la paix aboutisse un jour sans desintégration sociale. Il est plus que probable, selon nous, qu’une telle menace devra être imaginée plutôt que créée, à partir de situations inconnues. » (p. 145)

 

c) réflexion sociologique


Comme il l’avait été souligné, il importe de pouvoir remédier à la capacité de nuisance sociale des délinquants, révoltés, associaux, récidivistes, etc…(Note d' Eva: Ce sont les couches populaires qui se font tuer, surtout, pendant les guerres, et par ex aux USA, on recrute même parmi les gangs de rues pour se débarrasser des fortes têtes, ou parmi les Noirs ou les Porto-Ricains. Il faut donc noter la connotation raciste, en plus de sociale)

 

Dans cette hypothèse le groupe spécial ne prévoit aucune solution originale autre qu’une certaine « forme d’embrigadement » ce que l’on a pu observer à diverses époques des ateliers nationaux aux chantiers de jeunesse.
Dans la ligne de MacNamara qui venait d’exposer ce problème avant de lancer le groupe d’étude spéciale, nous le rappelons, les rédacteurs du rapport imaginent une extension du Peace Corps, ce « Corps de la Paix » susceptible d’encadrer les éléments les plus durs et les moins fiables de la société vers des activités de type humanitaire « en faveur du progrès« !

 

Par ailleurs, on songe sérieusement à réintroduire l’esclavage sous une forme insidieuse, telle qu’elle a pu être imaginée dans certains romans d’anticipation, dont bien entendu le fameux « meilleur des mondes » d’Aldous Huxley.


« Il est parfaitement possible que la création d’une forme subtile d’esclavage soit une condition préalable absolue à la direction d’une société appartenant à un monde sans guerres. En pratique, la transformation des codes de discipline militaire en une forme d’esclavage, appelée par euphémisme d’un autre nom, ne réclamerait, de façon surprenante, qu’une révision de faible importance… » (p. 150)


Par ailleurs l’ennemi de remplacement doit apparaître suffisamment menaçant pour justifier d’ exiger la nécessité « de payer le prix du sang » dans de très larges domaines des affaires humaines. (p. 151) (Note d'eva: L'ennemi était Russe, maintenant il devient Musulman, Islamiste, terroriste - et tant pis pour les amagalmes ! Et ensuite, il deviendra Chinois. S'il n'y a pas d'ennemis, on les créée, comme pour l'Irak, la Yougoslavie ou l'Iran).


« Les modèles fictifs doivent présenter une force de conviction extraordinaire à laquelle doit s’ajouter une possibilité notable de sacrifices de vies humaines; la construction d’une structure mythologique ou religieuse « à la page » (choc de civilisations ? Note d'eva) , à cette fin, présenterait à notre époque des difficultés, mais mérite d’être prise en considération. » (p. 151)


Enfin dans le but de canaliser les déviances de certains associaux, les rédacteurs n’hésitent pas à envisager la mise à l’honneur de « jeux sanglants » en vue de garder un contrôle effectif sur les pulsions agressives des individus« . (p. 151)


On ne peut oublier de nos jours les multiples scénarii des jeux de rôle, des jeux informatiques, des films qui correspondent à cette idée.


On se rappellera au moins « Les chasses du comte Zarov » qui est aujourd’hui un morceau d’anthologie.

Les auteurs imaginent même faire d’une pierre deux coups:


« …il serait possible de faire des individus asociaux, dont il faut garder en main le contrôle au moyen d’une institution quelconque, « l’ennemi de remplacement » nécessaire à la cohésion de la société. (Et voilà nos cités désignées comme l'ennemi "intérieur" ! Note d'eva). L’impossibilité accrue, inévitable et irréversible pour certains, d’être employés, et l’extension parallèle d’une aliénation généralisée par rapport aux valeurs normalement admises pourrait obliger à envisager de telles mesures, et pourrait faire qu’elles deviennent nécessaires, même en tant que complément au système fondé sur la guerre. » (p.152/ 153)

Le tout est évidemment de savoir ce que l’on appelle les « valeurs normalement admises » dans un monde qui ne prend en compte que des critères de survie des plus forts indépendamment de toute valeur éthique ou morale!


d) rôle écologique des substituts


Il s’agit de lutter d’abord contre l’effet anti-eugénique de la guerre:

« La guerre n’a jamais été un facteur de progrès génétique. Mais en tant que système de contrôle brut de la population, utilisé en vue de préserver l’existence même de l’espèce, rien ne peut lui être reproché…. Il est évident que l’obligation de limiter la procréation aux produits de l’insémination artificielle fournirait un contrôle des niveaux de population parfaitement adapté à son rôle de substitut de la guerre. Un tel système de reproduction aurait, bien entendu, l’avantage supplémentaire de pouvoir être directement l’objet d’une administration eugénique. Ses développements futurs, tels qu’on peut les prévoir - la conception et la croissance embryonnaire se produisant en totalité en laboratoire – permettraient d’étendre le contrôle jusqu’à ses conclusions logiques. La fonction écologique de la guerre ne serait pas seulement, dans de telles conditions, remplacée, mais surpassée dans le domaine de l’efficacité. La première étape – contrôle total de la conception grâce à une variante des « pillules » susceptible d’être répandue partout, par l’eau ou par l’intermédiaire de certains aliments essentiels, compensée par un « antidote » également contrôlé – est en train de se réaliser. Il ne semble pas qu’il soit nécessaire, dans un avenir prévisible, d’en revenir à aucune des pratiques démodées dont il a été question au chapître précédent (telles que l’infanticide, etc…) comme cela aurait été le cas si la possibilité de passer à un état de paix était survenu il y a deux générations. » (p. 154 / 155) Sic!

 

Or conclut le groupe, une telle politique eugéniste ne peut être mise en place tant que le système fondé sur la guerre est encore pratiqué. Car : « Un excès de population, c’est du matériel de guerre. Tant qu’une société quelconque devra tenir compte d’unepossibilité de guerre, si éloignée soit-elle, elle doit maintenir le maximum supportable de population, même si, en agissant ainsi, elle aggrave de façon sérieuse sa situation économique. » (p. 156)

 

e) Culture et sciences


La dynamique créée par la guerre en matière de recherche scientifique et culturelle ira s’amenuisant durant encore deux générations en bénéficiant de l’effet actuel d’entraînement.


Cependant, les recherches nécessaires à la mise en place des programmes d’eugénisme et les technologies à améliorer pour réaliser le programme de bien-être social devraient nécessiter la participation de très nombreux centres de recherche.

Hors de ces branches, aucun substitut aux effets de la guerre sur la recherche scientifique ne semblent avoir été trouvé. « …par définition, nous sommes incapables de concevoir les questions scientifiques qui pourraient se poser une fois que celles que nous sommes capables de comprendre aujourd’hui auront trouvé leur réponse. » (p. 162)

 

V – Conclusions du rapport et implications


Partant du principe que la guerre est « la base même de l’organistion sur laquelle toutes les sociétés modernes sont construites. »   (p.165) les auteurs du rapport concluent à la nécessité d’avoir recours aux substituts précédemment envisagés afin « de se préparer très soigneusement à l’éventualité de la paix, non que nous pensions que la fin des guerres soit nécessairement souhaitable, si même elle est possible, mais parce qu’elle pourrait nous prendre par surprise, sous une forme à laquelle nous pourrions ne pas être préparés. » (p.188)

En particulier, pour les cinq fonctions fondamentales de la guerre, le rapport rcommande une série de mesures dont nous voyons chaque jour un peu plus la réalisation prendre forme depuis quarante ans dans les orientations techniques de la recherche scientifique, l’amélioration des techniques et les transformations de notre vie quotidienne.

 

a) En matière économique


Nécessité de mettre en place un système de consommation de richesses « à des fins totalement non productives » (p.170)

- Programme de bien-être social pour l’amélioration maximale des conditions de vie
Ce sera la mise en place de la société de consommation de biens non plus durables mais jetables et éternellement renouvelables, ainsi que la quête indéfinie des revendications matérialistes dans nos sociétés occidentales « modernes ».

- Programme spatial sans fin « dirigé vers des cibles impossibles à atteindre » (p.172)

C’est bien ce qui a été mis en place par la Nasa.

- Système d’inspection de désarmement « ultra subtil, ritualisé »

Le show médiatique hors du commun auquel nous venons d’assister avec l’affaire d’Iraq en est la parfaite illustration….et se passe de commentaires!


b) En matière politique


- Création d’une force de police internationale omniprésente.

C’est ce qui est réalisé à travers le renforcement des structures des Nations Unies, la création du Tribunal Pénal International", au pouvoir discrétionnaire, puisque les ressortissants israéliens et Américains sont exclus de sa juridiction.(La folie de notre société peut se mesurer avec cette phrase: Les pires criminels bénéficient de l'impunité, se l'octroient eux-mêmes ! Et par ex, on retrouvera devant le TPI Milosevic, et pas Bush ! Note d'Eva)


En matière de surveillance on soulignera la mise en place du réseau « échelon » et l’ensemble des systèmes d’écoutes satellitaires mis en place depuis vingt ans, par les Etats Unis.

Il est symptômatique de constater que deux pays y jouent un rôle déterminant dans la mise en place des structures au sol nécessaires: le Royaume Uni et l’Australie.

Ce seront, comme par hasard, les seuls pays aux côtés des USA lors de l’invasion de l’Iraq.


- Accréditer l’existence d’une menace extra-terrestre

(Et voilà ! Tant de blogueurs, aujourd'hui, plongent avec gourmandise dans cette voie-là. Note d'Eva).

 

Depuis la fin de la guerre toute suggestion d’une vie extra-terrestre a été systématiquement rejetée par les « savants ». L’invention du spectro-photomètre prouvait pourtant, par analyse de la lumière reçue des étoiles, l’universalité de la structure atomique et du tableau périodique des éléments de Mendeleieff.

Ces faits à eux seuls prouvaient que l’existence de la vie sans être certaine était probable (et les gourous de la guerre vont allégrément en user, et en abuser, pour nous faira avaler la nécessité des guerres, de sécurité, de lois liberticides..., note d'Eva), ailleurs, dans l’espace et dans le temps.

 

Depuis une vingtaine d’années, la tendance s’est inversée sur le plan scientifique et surtout sur le plan médiatique. On assiste en effet à un foisonnement d’émissions télévisées sur les OVNI, à une multiplication de séries sur les extra-terrestres, etc…

Nous citerons parmi les plus connues actuellement : « Les envahisseurs », « X-files », « Stargate ».

On peut y remarquer que de plus en plus « les créatures de l’au-delà » apparaissent dangereuses et impitoyables pour l’espèce humaine. Même chose au cinéma 


Tout est fait aujourd’hui pour accréditer dans l’esprit du grand public que l’extraterrestre existe nécessairement et sera forcément destructeur s’il parvenait sur terre.


- Menace sur les sociétés par pollution massive du milieu ambiant

Les exemples sont légion… On citera au hasard:

. Les positions antiécologiques du Président George W. Bush (voir en annexe)
. L’action pour le moins équivoque de grandes associations comme Green Peace dont les liens avec le lobby pétrolier ne sont plus à démontrer et qui oeuvre contre le nucléaire pour le maintien de l’emploi superfaitatoire d’énergies fossiles polluantes. ( effet de serre, pollution aérienne, etc…)
. L’offensive récente antiécologique de la nouvelle doctrine du « développement durable » qui prône qu’il n’y a pas « d’état de nature naturel » puisque la Nature est en perpétuelle évolution et que son état à un moment donné est fonction des activités humaines que la Nature ne saurait entraver.
. La pollution massive du sol et des nappes phréatiques par des pratiques agricoles sciemment orientées vers l’emploi de plus en plus massif de substances dangereuses et pratiquement non biodégradables (engrais, pesticides, herbicides).
. L’emploi de substances à risque dans l’industrie (mercure, amiante, etc…dont les effets cancérigènes sont connus)
. L’existence d’accidents répétés comme la pollution marine par tankers « poubelles » toujours pas interdits
. La mise au point d’un ensemble « d’instruments biologiques destructeurs » dont nous reparlerons au paragraphe suivant.

- La création d’ennemis fictifs « même tirés par les cheveux » (sic)

A l’heure de l’invasion de l’Iraq sans aucun motif autre que d’avoir été désigné comme « l’ennemi des Etats-Unis », et pourquoi pas du genre humain, tout commentaire est superflu!

On pourra aussi, et c’est lié, évoquer la curieuse affaire des tours du 11 septembre et la désignation de « l’islamisme » comme cause de tous les maux…


c) En matière sociologique


- Encadrement de la population et des entreprises

Si le rapport propose « pour faire plaisir » à monsieur McNamara, qui est à l’origine de l’étude, une extension des fonctions du « Peace Corps » – Le Corps de la Paix – force est de constater qu’avec les progrès de l’informatique et la généralisation des connections multimedia, les entreprises comme les individus sont pris dans un faisceau d’éléments de surveillance de plus en plus performants.

 

- Création d’une forme moderne de l’esclavage

Sans parler d’une exploitation non institutionnalisée des immigrés dans certains contextes, on songera aux effets de la délocalisation et aux conditions de travail dans le Tiers Monde.

 

On songera aussi à la paupérisation croissante de ces régions, liées à la volonté des institutions internationales comme la Banque Mondiale ou le F.M.I. (Tiens, revoilà notre "ami" DSK ? Note d'eva) qui obligent par exemple au démantèlement des caisses de stabilisation qui assuraient un revenu décent aux producteurs de produits agricoles de rente comme le café ou le cacao, qui ont pesé de tout leur poids pour la dévaluation de 100% du franc C.F.A., etc…On se rappellera aussi qu’il existe un bureau des délocalisations à Bruxelles pour la C.E.E. (L'UE est vraiment notre "amie", comme DSK ! Note d'eva).

 

- Pollution ambiante intensifiée

Voir au paragraphe « politique », les deux sujets politique et sociologie étant effectivement intimement liés.


- Nouvelles religions et mythologies

On peut songer à l’émergence soudaine et politiquemment favorisée de l’Islam en pays traditionnellement chrétiens.
On peut se rappeler le rôle des Etats-unis dans la guerre du Kosovo, qui ne visait qu’à l’instauration d’une république musulmane stable dans une zone balkanisée à la suite de la chute du mur de Berlin.

On pensera aux nouvelles mythologies nées aux Etats-unis comme le mouvement « New Age ».

Sur le plan purement religieux on évoquera le foisonnement des sectes aux U.S.A. qui prolifèrent sous le regard souvent bienveillant des membres de la Haute Administration…dont certains des acteurs les plus influents sont eux-mêmes liés à certaines sectes!

On peut aussi évoquer les mouvements charismatiques ou oecuménistes.

Nous mentionnerons enfin la multinationale « Universal », nouvelle « église » née au Brésil où elle compte plus de six millions d’adeptes et qui prend pied aujourd’hui en Europe par le Portugal. Sa doctrine fumeuse s’apparente à un synchrétisme chrétien amalgamé avec les mythes de la musique rock.

Des séries télévisées d’origine américaine sont consacrées aux sorciers, à Satan, aux vampires, etc… Les sites web sur les mêmes sujets se multiplient sans soulever la moindre réprobation politique

On peut aussi penser aux mythologies payennes remises à l’honneur depuis quelques années comme le druidisme et les cultes solaires favorisés par certaines sectes comme le Temple Solaire ou certains films comme « le seigneur des anneaux » qui popularisent des mythologies oubliées du grand public.

 

- Jeux « sanglants » d’utilité sociale

Sans que nous en soyons encore à la réalisation pratique de « Roller Ball », nous devons admettre que l’exaltation de la violence est omniprésente dans le monde médiatique.

C’est une banalité que de dire que la violence est partout à la télévision.

Depuis « Orange mécanique » les films sont légion.

Les jeux vidéo sont tous axés sur la destruction d’ennemis.

Des films comme « Les chasses du comte Zarov » mettent en scène des chasses à l’homme.

Des jeux télévisés de plus en plus nombreux sont conçus autour de l’idée d’élimination de concurrents à travers des épreuves physiques.

Le concept de « jeu de rôle » a fait une percée.

Il s’agit de poursuivre la mise en scène de scénarii souvent sanglants entre des partenaires fictifs…

La vulgarisation probable de la technique des hologrammes dans les prochaines années donnera à cette discipline un nouvel essor et un plus grand « réalisme ».

La déification des sportifs atteint son paroxysme et la violence sur les stades de football est courante.

Les mentalités sont donc conduites à admettre une banalisation de la violence et à rechercher des « sensations » de plus en plus « fortes » qui pourraient bien effectivement déboucher sur l’instauration de spectacles effectivement sanglants, auprès desquels certains combats de boxe Taï sembleraient dignes des patronnages.

Certaines enquêtes sérieuses dans le monde pornographique laissent même entendre que des scènes de viols avec meurtres, surtout en Amérique latine, n’ont pas été simulées…

 

d) Ecologie


Les recommendations sont orientées vers deux directions : la limitation de la population et l’eugénisme, d’une part, la pollution du milieu ambiant utilisée comme menace de pression sur la société pour en maintenir la cohésion, de l’autre.

Nous avons déjà évoqué aux paragraphes « sociologie » et « politique » un ensemble d’effets polluants d’origine physico-chimiques.

Nous n’évoquerons donc ici que les éléments d’origine biologique qui viennent en complément des précédents et / ou oeuvrent dans la même voie.

Tout un ensemble de méthodes et de recherches concourent à cet effet.

Ils combinent à la fois des possibilités étendues de limitation de la population et de pollution du milieu biologique.

Nous citerons ici, dans l’état actuel de nos connaissances, les réalisations mises en place à ce jour :

 

- Les campagnes de vaccinatio

Mises en place à l’initiative d’organismes internationnaux comme l’OMS, ces campagnes préconnisées, voire forcées dans certains pays du Tiers Monde par suite d’accords avec la Banque Mondiale ou le FMI, sont faites beaucoup plus dans un but abortif ou contraceptif que dans un but prophyllactique.

Il est d’ailleurs symptômatique de voir que la vaccination contre la variole, maladie nullement éradiquée – (comme si on pouvait éradiquer un virus de la planète!) – a été arrêtée.

Les campagnes de vaccination actuelle visent essentiellement les femmes. Le but à travers le vaccin est l’incorporation de substances abortives, contraceptives ou stérilisantes.

Ces compléments aux toxines vaccinales sont de deux ordres: des substances allogènes contraceptives à forte concentration ou des hormones capables de déclencher des réactions antifoetales par auto-immunité.

Le détail de ces techniques ferait à lui seul l’objet d’une conférence et ne saurait être détaillé ici.

D’autres substances, ainsi injectables, sont susceptibles de favoriser des cancers sous l’influence de facteurs déclenchants, c’est notamment ce que l’on observe avec le cancer du cerveau induit potentiellement par l’abus des téléphones portables.

Ceci n’est pas de la science fiction : l’analyse fine par des laboratoires fiables indépendants à montré l’existence de telles substances de façon indubitable dans les doses distribuées par certains laboratoires dans le Tiers Monde.

 

- L’accès à l’eau potable

L’eau potable, par les traitements qu’elle subit, son universalité et son caractère indispensable, est un vecteur de choix pour véhiculer des produits abortifs et contraceptifs.

Rappelons que la conférence de Durban, où personne ne fut d’accord sur rien, se termina par un document prônant l’accession immédiate à l’eau potable pour un milliard sept cent millions d’hommes. Ce n’est pas un hasard!

Les campagnes des ONG, du Peace Corps, etc…visent toutes à favoriser l’accès à l’eau potable par des puits forés par leurs soins ou par des adductions et des stations d’épuration édifiées à leur initiative.

Dans tous les cas, cet accès

à l’eau est assorti du déversement dans les puits et les conduites de substances dont les effets contribuent de manière non sélective à limiter la population.

 

- L’épidémiologie

Les épidémies sont l’occasion de campagnes de vaccination qui ramènent aux cas précédemment évoqués.Certaines sont naturelles, mais d’autres sont provoquées.

De nombreux travaux actuels montrent que le S.I.D.A., certaines formes de choléra ou de pneumonie ne sont pas d’origine naturelle.

A l’heure où ces lignes sont écrites l’O.M.S. vient de lancer un grand battage médiatique, en plein milieu de l’invasion de l’Iraq à propos d’une forme de pneumopathie particulièrement virulente issue du sud-est asiatique…qui aurait fait quinze morts!

Il est clair que ce battage n’est qu’un prétexte à lancer de nouvelles campagnes de vaccination dont les effets seront de la nature décrite plus haut.

 

- Les épizooties

Nous ne citerons pour mémoire que le scandale de la fièvre aphteuse dont les causes aujourd’hui connues paraissent bien liées au produit de traitement de la parasitose du vairon – ce que curieusement nient les organismes vétérinaires, les organisations professionnelles agricoles et les laboratoires pharmacologiques concernés. Un bon nombre de « maladies » animales sont causées  par des produits de traitement qui sont maintenus à l’utilisation. Ces produits contribuent à entretenir une menace écologique certaine sur le cheptel et par voix de conséquence sur la production alimentaire.

 

- Les O.G.M.

Les organismes génétiquement modifiés, soit disant à des fins thérapeutiques, ont surtout été créés pour assurer la maîtrise des productions au profit des semenciers (grâce aux gênes « Killer » ou « Terminator ») et des industriels de l’agrochimie (fabricants d’engrais et de pesticides)…car contrairement aux dires de certains, ces plantes sont beaucoup plus exigeantes et fragiles que les variétés « classiques ».

Ces O.G.M. qui sont en passe d’envahir le monde entier, sous couvert de l’aide humanitaire, vont conduire le Tiers Monde à se trouver à la merci d’un chantage à la famine de la part des fournisseurs de semences qui se trouvent être toutes des multinationales à capitaux américains.

(Nous soulignons que l’essentiel des travaux brevetés a porté jusqu’ici sur les céréales d’alimentation de fond du Tiers Monde : maïs, sorgho et riz.)

Par ailleurs, rappelons que nous ne disposons d’aucun recul   pour juger durablement des effets sur l’organisme des protéines modifiées ou de leurs effets secondaires sur les organismes tant humains qu’animaux.

Enfin la multiplication des essais de plein champs va conduire à une généralisation de la dissémination de ces organismes par les effets de la pollinisation. Il est clair que la fameuse limitation à 1% de semences contaminées suffira à assurer la conversion totale des espèces concernées d’ici dix ans en espèces artificielles, donc aux mains des multinationales.

 

- « La guerre Climatique »

Nous nous devons, pour être complet, de mentionner ici le projet « Harp » qui permet à partir de modifications du champ électromagnétique par des champs d’antennes, dont les plus importantes sont installées en Alaska, d’induire des modifications spectaculaires et durables du régime pluviométriques à des milliers de kilomètres.

Sans que les alternances de sècheresses et d’inondations soient encore bien ciblées, un certain nombre de perturbations climatiques, comme les spectaculaires inondations allemandes de l’été 2002, ne sont pas d’origine naturelle, ce que le chancelier Schroeder avait alors publiquement souligné.

Pour ne citer que cela!

Au total, il existe aujourd’hui tout un arsenal conduisant à faire peser sur les populations et sur le milieu la menace durable et intense, à la discrétion des Etats-unis, souhaitée par le rapport!

 

e) Sciences et culture


Aucune recommandation n’est faite dans ces domaines, nous l’avons souligné.

Il est cependant clair que l’ensemble des travaux à mener pour parachever ce qui a été évoqué précédemment dans les domaines de la physique, de la chimie, de l’informatique et de la biologie constituent à eux seuls des moteurs puissants pour l’incitation à la recherche!


Conclusion


Loin de la fiction du « Meilleur des Mondes » dont on pourrait croire qu’il a servi de modèle aux membres du groupe d’étude spéciale, nous constatons que le rapport dit de « la Montagne de Fer » a servi de trame à la politique américaine mise en place depuis l’administration Johnson.

La guerre d’invasion de l’Iraq n’en est qu’une manifestation plus spectaculaire que d’autres.

Elle aurait pour effet d’achever la mainmise des Etats Unis sur les réserves énergétiques du monde, face à l’Europe et à la Chine qui en sont cruellement dépourvues pour le plus grand bénéfice de certaines multinationales.


Mais comme le souligne le rapport:

« Il est bien établi que certains groupes privés et certaines classes capitalistes ont intérêt à maintenir le système fondé sur la guerre. » (p. 180 / 181)


De ce point de vue, cette intervention est risquée d’autant que les motivations officielles de cette guerre sont suffisamment légères pour avoir soulevé la réprobation du monde entier.


Pourtant le rapport affirme:

« …toute situation de paix authentique et totale, si perfectionnée soit-elle, sera un facteur de déséquilibre jusqu’à preuve du contraire. » (p. 183)


Mais les auteurs restent conscients des risques qu’une telle politique belliciste pose:

(..)

Claude Timmerman

 


Annexe I 

Liste des membres du « groupe d’étude spéciale »

(..)

 


Annexe II

Premier  » bilan écologique » du président Bush

suite ici :


 

http://infoguerilla.fr/?p=5095

 

                           Lire aussi sur mon blog no-war :

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 23:48

Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.Le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad, et le Secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

 

ONU : une structure inéquitable et obsolète !


Les Nations Unies ont besoin d’un changement structurel. Tel est en résumé le message que le Président de la République islamique d’Iran, Mahmoud Ahmadinejad, a lancé à l’opinion mondiale depuis la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies, ce jeudi 23 septembre 2010.

Constatant, avec juste raison, que désormais « l’ordre capitaliste et l’actuelle direction mondiale sont, après presque cent ans de domination, au bout du rouleau », et qu’ils sont « impuissants à proposer une réponse adéquate aux besoins de la société », il a rappelé que tous les messagers divins avaient invité le monde entier à suivre le chemin de la justice et de la vérité, mais que « les arrogants » s’étaient constamment dressés devant cet appel et l’avaient combattu. En mettant au premier plan le culte du capitalisme et de l’hégémonie, une poignée de chancelleries occidentales est parvenue à mettre une grande partie du monde en coupe réglée. Cela s’appelle l’esclavage, le colonialisme, l’impérialisme, provoquant des souffrances infinies à des millions d’êtres humains par la destruction et le pillage. Aujourd’hui, ces mêmes forces poursuivent les mêmes objectifs sous couvert de nouveaux  slogans.

Pour étayer ses propos,

M. Ahmadinejad s'est appuyé sur trois exemples.

Le premier concerne le 11 septembre 2001 dont les conséquences influent encore aujourd'hui sur le monde. Il passe en revue plusieurs hypothèses, dont la thèse officielle propagée par l’USraël avec les conséquences que l’on sait : une guerre permanente contre les musulmans et tous ceux qui ne se soumettent pas. Il a également évoqué l'hypothèse de la participation directe ou indirecte de certains secteurs de l’administration américaine à cet attentat, afin de créer  un « choc psychologique » dans l’opinion publique, donnant ainsi carte blanche à l’USraël pour ses agressions. C’est à ce moment que les délégations des pays de l’Union européenne et des États-Unis ont quitté la salle. C’est d'ailleurs tout ce que la presse française, aux ordres du lobby sioniste, a retenu du discours du Président iranien, omettant de nous parler des délégations qui sont restées et ont continué à écouter M. Ahmadinejad : les délégations des nations représentant l’immense majorité de la population mondiale (pays arabes, africains, latino-américains, asiatiques). Compte tenu des nombreuses questions que l’enquête officielle a laissées dans l’ombre, et des conséquences internationales de cet attentat, M. Ahmadinejad a proposé que l’ONU mette sur pied une commission d’enquête indépendante afin de faire toute la lumière. On comprend que les délégations des pays soumis au sionisme n’aient pas souhaité entendre de tels propos : les compétences de l’ONU s’arrêtant aux portes de l’USraël, dont l’Union européenne fait partie. Ce rappel du 11 septembre a peut-être un autre but que de placer les Nations Unies devant ses responsabilités : nous suggérer qu’une autre manipulation du même type est possible, voire déjà en route…

Le deuxième exemple pris par le Président iranien concerne la Palestine, avec plus de soixante ans d’occupation sioniste légitimée par l’ONU, la purification ethnique continuelle à l’encontre des Palestiniens, les meurtres de militants palestiniens ou autres commis en toute impunité, l’agression en haute mer d’une flottille humanitaire et le massacre de ses civils, cinq guerres imposées à ses voisins et la menace nucléaire que représente l’entité sioniste. Pour mettre fin à tous ces crimes, le Président Mahmoud Ahmadinejad propose une solution conforme au droit international : le retour des réfugiés palestiniens dans leur pays ancestral, et le vote d’un référendum pour désigner leur gouvernement en toute souveraineté. C’est le principe « un homme, une voix ». Mais a-t-on déjà vu l’ONU désobéir à Israël et à son protecteur – le gouvernement américain – aux mains du lobby sioniste ?

Enfin, toujours pour démontrer la nécessité d'un changement structurel des Nations Unies, le Président iranien a pris comme troisième exemple celui de l’énergie nucléaire, « manne divine » selon lui si elle est gérée à des fins pacifiques, mais qui est pour le moment monopolisée par les membres du Conseil de Sécurité à des fins militaires, mettant sous pression l’AIEA pour l’interdire aux autres nations. Malgré tous leurs  discours sur le désarmement, les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité possèdent et développent leurs arsenaux nucléaires, chimiques et bactériologiques, tout en sanctionnant injustement l’Iran !  Et ils se gardent bien de dénoncer et sanctionner le seul État nucléaire du Proche-Orient : Israël, qui n’a jamais caché sa volonté de se servir du nucléaire militaire pour continuer sa politique de domination.

Pour le Président iranien, l’impuissance des Nations Unies réside ainsi dans sa structure inéquitable. Le Conseil de Sécurité, avec son droit de veto, a marginalisé l’Assemblée générale, concentrant les décisions importantes entre les mains de cinq pays. Pour rendre sa crédibilité à l’ONU, il faut donc abroger ce droit de veto pour redonner tout son pouvoir à l’Assemblée générale, et garantir l'indépendance de son Secrétaire général lui permettant d'exprimer « la vérité, toute la vérité ».

Voila donc les grandes lignes du discours du Président iranien devant l'Assemblée générale des Nations Unies, discours dont les principaux médias français – tous sionisés – ont privé nos compatriotes, ne retenant que la sortie des délégations soumises à Israël. Et l'on comprend aisément pourquoi, dans la mesure où les Français en très grande majorité ne peuvent qu’approuver le constat et les solutions proposées par M. Ahmadinejad, et en tirer les conclusions qui s’imposent. Nous devons débarrasser notre pays du lobby sioniste qui le conduit aux pires catastrophes. Nos médias ont pour mission de cacher la vérité et perpétuer la mainmise de ce lobby. Pour notre part, nous continuerons à expliquer et dénoncer cette situation injuste et inéquitable pendant qu’il est encore temps !


Yahia Gouasmi,
Président du Parti Anti Sioniste.

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/onu-une-structure-inequitable-et-obsolete-0507.html

 

1 Le nucléaire israélien encore et toujours tabou ! Jeudi, 23 Septembre 2010
2 Israël : Les préparatifs de guerre se poursuivent... Jeudi, 23 Septembre 2010
3 Français : On nous prépare à la guerre ! Lundi, 20 Septembre 2010
4 La contagion sioniste dans nos kiosques ! Mercredi, 15 Septembre 2010
5 Peut-on encore sauver la France ? Mardi, 14 Septembre 2010
6 L’influence du lobby pro-israélien aux États-Unis. Et en France... ? Jeudi, 09 Septembre 2010
7 La Paix pour préparer la Guerre ! Mardi, 07 Septembre 2010
8 Journée mondiale de Jérusalem 2010 Lundi, 30 Août 2010
9 Expulsions de Roms : Alain Minc réagit aux propos du pape Benoît XVI Lundi, 30 Août 2010
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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 18:31
Mercredi 29 septembre 2010 3 29 /09 /2010 18:22

d'un journaliste engagé

Jacques Généreux le prouve : la contre-réforme des retraites veut faire trimer le peuple pour payer les cadeaux fiscaux

« Nous n’avons pas d’autre choix que de travailler plus longtemps parce que, sinon, on ne pourra plus financer le système des retraites. » Attribuez cette phrase comme vous voulez à Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand, Jean-François Copé, Eric Woerth, François Fillon ou n’importe lequel de ces perroquets menteurs : partout, inlassablement, ils répandent cette affirmation, censée représenter l’argument ultime. Pourquoi n’entend-on pas plus Jacques Généreux, le Secrétaire national à l’Economie du Parti de gauche* ? Clair, précis, factuel, il démonte dans une vidéo de Libé labo l’imposture en une minute chrono : « Sachez, juste d’un mot pour mesurer l’ampleur des marges : on nous dit qu’on a aujourd’hui à peu près 32 milliards de déficit, là, maintenant. Et on a besoin de 45 à 50 milliards d’ici 2020 et peut-être 100/115 milliards à l’horizon 2050. Imaginez que si on avait simplement maintenu le barème de l’imposition sur le revenu de la fin 1999, c’est-à-dire vous éliminez tous les cadeaux fiscaux qui ont été faits aux plus hauts revenus depuis les années 2000, au cours des dix dernières années, mais ça fait presque 100 milliards de ressources en plus pour l’Etat ! Ça fait en direct 65 à 70 milliards de recettes fiscales supplémentaires et pourquoi je dis 100 miliards ? Ça, c’est le syndicat national des impôts qui l’a calculé : eh bien parce que le fait d’avoir creusé de 65 milliards vos recettes fait que vous êtes obligé d’emprunter, de vous endetter, etc. Donc on aurait aujourd’hui, chaque année, 100 milliards d’euros de disponibilité, de marges de manoeuvre supplémentaires dans les caisses de l’Etat si on n’avait pas touché au barème de l’imposition sur le revenu. » Faisons un effort de mémoire pour se souvenir de la France de 1999 : était-ce la Corée du Nord ? Et aujourd’hui ces voleurs de retraites veulent nous forcer à trimer deux ans de plus, les plus belles années avant d’être en trop mauvaise santé, parce qu’il manquera 100 à 115 milliards en 2050, alors que leur politique de cadeaux aux privilégiés coûte 100 milliards par an ? Cette contre-réforme n’a vraiment aucune légitimité, ni politique, ni sociale, ni morale. Et il faudrait respecter, au nom de la « démocratie apaisée », ses ignobles promoteurs de cette droite ennemie du peuple ? Qu’ils crèvent, oui** !

*Parce que les grands médias ont choisi leur camp, libéral, et que leurs journalistes démissionnent, quand ils ne se font pas carrément les porte-paroles de l’UMP, au lieu de contredire la propagande gouvernementale.

**Politiquement s’entend ;-)

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 05:26

La bataille Venezuela

Ignacio RAMONET

Dans la dispute pour l’hégémonie idéologique en Amérique latine, deux épreuves décisives se déroulent les prochaines semaines : élections législatives au Venezuela, le 26 septembre, et scrutin présidentiel au Brésil, le 3 octobre. Si la gauche démocratique ne venait pas à l’emporter dans ce pays-géant, le pendule politique s’inclinerait, à l’échelle continentale, vers la droite qui gouverne déjà dans sept pays : Chili, Colombie, Costa Rica, Honduras, Mexique, Panama et Pérou. Mais une telle éventualité semble peu probable ; José Serra, candidat du Parti de la social-démocratie brésilienne (PSDB), pourra difficilement s’imposer face à Dilma Rousseff, du Parti des travailleurs (PT), candidate soutenue par le très populaire président sortant Luiz Inacio Lula da Silva, qui, si la Constitution l’avait permis, eût été facilement réélu pour un troisième mandat.

L’affaire étant pour ainsi dire réglée au Brésil, les forces conservatrices internationales concentrent leurs attaques sur l’autre front, le Venezuela, dans l’espoir d’affaiblir le président Hugo Chavez et la Révolution bolivarienne. Ce qui s’y joue, c’est la désignation des 165 députés à l’Assemblée nationale (il n’y a pas de Sénat). Avec une particularité : les élus sortants sont presque tous « chavistes », l’opposition ayant refusé de participer au précédent scrutin de 2005. Cette fois, elle n’a pas commis la même erreur ; un assemblage hétéroclite de partis et d’organisations [1], agrégés par la haine anti-Chavez, se présente sous le sigle commun du MUD (Mesa de la Unidad Democrática, Table de l’unité démocratique) contre le Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) [2] du président.

Inévitablement, la majorité bolivarienne verra ses rangs diminuer dans la nouvelle Assemblée. De combien de députés ? Le gouvernement pourra-t-il poursuivre son programme de grandes réformes ? L’opposition aura-t-elle les moyens de freiner la révolution ?

Tels sont les enjeux. En sachant que 60 % des parlementaires (soit 99 sièges) sont élus au scrutin uninominal, et les autres 40 % (soit 66 sièges) à la proportionnelle. La liste qui dépasse les 50 % des suffrages obtient automatiquement 75 % des sièges réservés au scrutin proportionnel. Ceci est fort important, car la Constitution prévoit que les lois organiques [3] doivent être votées par les deux tiers des députés, et que les grandes lois qui habilitent le président à légiférer par décret, doivent l’être par les trois cinquièmes des députés.

Cela signifie que si l’opposition obtenait 56 sièges (sur 165), elle pourrait empêcher l’adoption de toute loi organique ; avec 67 sièges, elle rendrait impossible le vote de lois habilitantes. Or, jusqu’à présent, ce sont précisément les lois habilitantes qui ont permis la réalisation des principales réformes.

Voilà pourquoi la bataille Venezuela mobilise tant d’énergies et de ressources au sein des droites internationales. Cela explique aussi la hargne et l’agressivité des nouvelles campagnes de diffamation lancées, à l’échelle mondiale, contre le président Hugo Chavez. Ces derniers mois, les accusations les plus malveillantes se sont succédées. Les médias de haine ont d’abord fait grand bruit autour des problèmes de restrictions d’eau et de coupures d’électricité (aujourd’hui résolus) dont ils rendaient coupable le gouvernement, sans mentionner la seule et vraie cause : le changement climatique responsable de la sécheresse du siècle qui a frappé l’hiver dernier le pays.

Ils ont ensuite répété à satiété les accusations sans preuve avancées par l’ancien président de Colombie, Alvaro Uribe, à propos d’un supposé "Venezuela, sanctuaire des terroristes". Dénonciations aujourd’hui abandonnées par le nouveau président Juan Manuel Santos après sa rencontre du 10 août avec Hugo Chavez. Celui-ci avait, une fois encore, redit que les guérillas doivent abandonner la lutte armée : "Le monde actuel n’est pas celui des années 1960. Les conditions ne se prêtent plus, en Colombie, à une prise du pouvoir. En revanche, la lutte armée est devenue le prétexte principal de l’Empire pour pénétrer à fond en Colombie et, à partir de là, agresser le Venezuela, l’Equateur, le Nicaragua et Cuba [4]."

Puis il y a eu les affolantes campagnes sur l’insécurité. Comme si le problème - auquel les autorités s’attaquent avec des moyens redoublés [5] - était nouveau. Voici, par exemple, ce qu’on pouvait lire - déjà en juillet 1995 ! - dans un reportage sur la saga de l’insécurité dans capitale vénézuélienne : "Une véritable psychose de peur hante Caracas.(...) La violence a atteint un tel degré de folie que les délinquants ne se contentent plus de voler.(...) On frappe pour le plaisir de frapper, on tue pour le plaisir de tuer. On s’acharne, on se saoule de cruauté. En une semaine, plusieurs personnalités - dont un célèbre joueur de base-ball (Gustavo Polidor), un chirurgien et un avocat - ont été assassinées sous les yeux de leur famille. L’insécurité est partout. Une cinquantaine de chauffeurs d’autobus de la capitale ont été tués depuis le début de l’année... [6]"

Contre toute évidence, les médias de haine répètent également que les libertés politiques seraient amputées et que la censure empêcherait toute liberté d’expression. Ils oublient de signaler que 80 % des stations de radio et des chaînes de télévision appartiennent au secteur privé, alors qu’à peine 9% sont publiques [7]. Ou que, depuis 1999, quinze élections démocratiques se sont tenues, et qui n’ont jamais été contestées par aucun organisme international de supervision. Comme le souligne le journaliste José Vicente Rangel : "Chaque citoyen peut adhérer à n’importe lequel des milliers de partis politiques, syndicats, organisations sociales ou associations, et se déplacer sur l’ensemble du territoire national pour débattre de ses idées et opinions sans limitation d’aucune sorte [8]."

Depuis la première élection d’Hugo Chavez, en 1999, l’investissement social a quintuplé par rapport à la moyenne de celui réalisé entre 1988 et 1998. Cela a permis d’atteindre, avec cinq ans d’avance, presque tous les Objectifs du millénaire fixés par l’ONU pour 2015 [9]. Le taux de pauvreté a chuté de 49,4 % en 1999 à 30,2 % en 2006, et celui de misère de 21,7 % à 7,2% [10].

De résultats aussi prometteurs, méritent-ils vraiment tant de haine ?

Ignacio Ramonet
Mémoire des Luttes


http://www.medelu.org/spip.php?arti...


[1] Acción Democrática (social-démocrate), Alianza Bravo Pueblo (droite), Copei (démocrate-chrétien), Fuerza Liberal (ultralibéral), La Causa R (ex-communistes), MAS (Mouvement au socialisme, gauche conservatrice), Movimiento Republicano (néolibéral), PPT (Patrie pour tous, droite), Podemos (Pour la démocratie sociale, gauche conservatrice), Primero Justicia (ultralibéral) et Un Nuevo Tiempo (social-libéral).

[2] Fondé en 2007, le PSUV réunit presque toutes les forces politiques qui soutiennent la Révolution bolivarienne : Movimiento Quinta República, Movimiento Electoral del Pueblo, Movimiento Independiente Ganamos Todos, Liga Socialista, Unidad Popular Venezolana, etc. Le Parti communiste du Venezuela (PCV) n’a pas intégré le PSUV, mais il soutient la plupart de ses options et a signé avec lui un accord électoral.

[3] Une loi organique complète la Constitution et précise l’organisation des pouvoirs publics. Dans la hiérarchie des lois, elle se situe au-dessous de la Constitution, mais au-dessus des lois ordinaires.

[4] Clarín, Buenos Aires, 25 juillet 2010.

[5] Cf. Maurice Lemoine, "En proie à l’insécurité, Caracas brûle-t-elle ?", Le Monde diplomatique, Paris, août 2010.

[6] Ignacio Ramonet, "Le Venezuela, vers la guerre sociale ?", Le Monde diplomatique, juillet 1995.

[7] Ils "oublient" également de signaler que, au Honduras, par exemple, pendant le premier semestre de cette année, neuf journalistes ont été assassinés...

[8] www.abn.info.ve/node/12781

[9] http://news.bbc.co.uk/hi/spanish/sp...

[10] www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php ?45387

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 02:41
Tuez-vous, mais ne vous faites pas mal ! (ou l’Irak par les USA libéré).

C’est l’histoire de sauvageons qui débarquent dans votre maison, cassent tout (sauf les objets d’art qu’ils volent pour décorer leur repaire), violent, tuent, circonviennent des membres de votre famille, fabriquent des collabos qu’ils arment pour les remplacer. Puis, les vandales quittent le champ de ruines en avertissant que le commerce des fruits de votre jardin est régi par des contrats qu’ils vous ont fait signer, le couteau sous la gorge, et dont le respect sera assuré par des nervis payés par eux.

Ainsi, après bientôt 8 ans d’occupation, de pillages, de massacres à grande échelle, d’exécutions sommaires, de tortures, l’Irak détruit (où se déchaînent les sanglantes haines religieuses revigorées) est livré à un gouvernement élu sous la botte et dont l’allégeance aux intérêts états-uniens continuera à être contrôlée par 50 000 soldats résiduels US et des cohortes de mercenaires motivés par l’argent et par la garantie de l’impunité pour des exactions qui les conduiraient à la potence ou à la prison à vie dans les pays d’où ils viennent(1).

Paradoxalement, on appellera « Libération de l’Irak » cette ignominieuse épopée tandis que nos médias, entichés de périphrases usées, désigneront continûment les USA qui ont écrabouillé le peuple irakien au prétexte d’un crime attribué au Saoudien Oussama Ben Laden (ancien agent de la CIA caché en Afghanistan) comme « La plus grande démocratie du monde ».

Théophraste R. (legrandsoir.info).



(1) Dans son discours du 31 août 2010 décrétant « terminée l’opération Liberté irakienne », Barack Obama a précisé : « notre engagement pour le futur de l’Irak, lui, ne prend pas fin » et il a ajouté que «  les Etats-Unis seraient toujours présents en tant qu’ami et partenaire ».

Un « ami et partenaire » pareil, c’est celui qui vous pique votre blouson, vos clopes, votre montre, vos pompes et votre portable en échange d’une distribution de gnons et de la promesse d’une accalmie.

 

http://www.legrandsoir.info/+Tuez-vous-mais-ne-vous-faites-pas-mal-ou-l-Irak-par-les-USA-liberee+.html

 


 

Note d'eva R-sistons:

 

J'ai déjà dit plusieurs fois ce que j'en pensais.

Les USA enlèvent une partie de leurs troupes pour.. les transférer en Afghanistan, au Pakistan, bientôt en Iran. Cela ne présage rien de bon ! 

Et ces troupes sont elles-mêmes remplaées par des mercenaires sans foi ni loi, jouissant de l'impunité totale, appâtés par l'argent ! Ignoble !

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 00:55
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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 04:30

 

 

«Les soldats américains sont remplacés par

des mercenaires privés en Irak»

 

Anthony Arnove.

 

INTERVIEW – Anthony Arnove veint d'écrire «Irak, retrait immédiat»...

 

(..) Le contingent va toutefois être réduit d'ici à la fin de l'année...


Oui, mais parallèlement, le nombre de mercenaires privés augmente. Ils sont 180.000 aujourd'hui en Irak. C'est une armée parallèle. Peu de gens le savent aux Etats-Unis, malgré la médiatisation de l'affaire Blackwater (agence privée de sécurité impliquée dans une fusillade en Irak, ndlr). (..)

 

 

http://www.20minutes.fr/article/189910/Monde-Les-soldats-americains-sont-remplaces-par-des-mercenaires-prives-en-Irak.php

 

 

Note d'Eva R-sistons:

 

 

France 24:

 

Déclaration d'un officiel US:

 

"Avec la fin de la guerre d'Irak, nous aurons les forces nécessaires en Afghanistan".

 

Simple transfert, en effet ! Un nouveau pays sera détruit et "annexé" par les USA: l'Afghanistan ! La folie hégémonique continue, meurtrière..

 

Et en Irak, il y aura autant de militaires, mais cette fois des mercenaires hors-la-loi, encore plus brutaux et sûrs de l'impunité ! Honteux !

 

Et H. Clinton s'en prend aux "terroristes" du Hamas qui ont osé tué trois colons qui occupent la Cisjordanie, en dénonçant leur sauvagerie ! Et celle des USA, qui mettent en coupe réglée le monde, bombardent, tuent et mutilent partout, terrrorisent, hypothèquent l'avenir avec leurs armes de destruction massive ?

 

Scandaleux ! Eva R-sistons à l'intolérable

 

 

Lire ici:

Lire aussi:

 

            Un retrait des troupes d'Irak en trompe l'œil: les soldats occupants étasuniens remplacés par des mercenaires - Article d'Avante, hebdomadaire du PC Portugais - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article814

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30 août 2010 1 30 /08 /août /2010 01:04

Dimension1

Sortir de votre endoctrinement 

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D_kokomove.gif1.03 anim_yellowblink.gif Vers quoi allez vous ?

1.031 - Le plan en 12 étapes des " maîtres du Monde ".

Le Nouvel Ordre Mondial.

Le but de l'Ordre des Illuminati et des maîtres du monde.

Qui sont les Illuminati ?

Les 12 étapes de l'instauration du Nouvel Ordre Mondial.

Pourquoi agissent-ils ainsi ?

Réflexion sur ce qui n'est pas une fiction.

Des lectures indispensables pour refuser que l'on vous enfonce les clous de la connerie dans la tête !

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Le Nouvel Ordre Mondial

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Citations:

"Le bureau présidentiel a été utilisé pour mettre sur pied un complot d'anéantissement de la liberté du peuple américain, et avant de quitter ce bureau, je dois informer les citoyens de cet état critique."

John F. Kennedy,

(A l'université de Columbia, 12th Nov. 1963 - 10 jours avant son meurtre le 22 Novembre 1963.)

 

"Voyez-les grimper, ces singes agiles!

Ils grimpent les uns sur les autres et se poussent ainsi dans la boue et dans l'abîme.

Ils veulent tous s'approcher du trône: C'est leur folie,

comme si le bonheur était sur le trône!

Souvent la boue est sur le trône - et souvent aussi le trône est dans la boue"

Frédéric Nietzsche.

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Une information de source probablement sure. 

Introduction:

" Le Nouvel Ordre Mondial est, en termes religieux, le commencement du Royaume de l'Antéchrist, fondé sur l'élimination des éléments spirituels de notre existence. Sur le plan pratique, il s'agit d'une tentative ambitieuse d'asservissement total de l'Homme."

Extrait d'Apocalypse Now par Israël Shamir.

Nota : Israël Shamir est un éminent intellectuel russo-israélien, écrivain, traducteur et journaliste. Il est né à Novossibirsk, en Sibérie. Il est le petit-fils d’un professeur de mathématiques et le descendant d’un rabbin de Tibériade, en Palestine. Après des études à la prestigieuse Ecole de l’Académie des Sciences, il a enseigné les mathématiques et le droit à l’Université de Novossibirsk. En 1969, il s’est établi en Israël. Parachutiste durant son service militaire, il a combattu durant la guerre d’octobre 1973. Après l’armée, il a repris des études de droit à l’Université Hébraïque de Jérusalem, mais il a laissé la carrière juridique pour se consacrer au journalisme et à la littérature.

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 La fiabilité de la ou des source(s) ne peut pas être garantie.

Le But des maîtres du monde.

Selon certaines sources, paraissant fiables, il apparaît de plus en plus clairement que vous êtes menés contre votre gré vers un but précis par vos dirigeants réels qui formeraient une sorte de Gouvernement Mondial occulte composé de tous ceux qui détiennent la puissance économico-financière et techno-scientifique et de très peu d'hommes d'états élus, en fonction ou non. 

D'aucuns prétendent que ce but précis a été défini dans le cadre d'un ou de plusieurs accords secrets entre ces hommes, qui seraient tous membres d'une secte commune ayant de nombreuses ramifications mondiales.

 

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Voici ses symboles pour qui sait les lire.
Aussi surprenant que cela puisse paraître, l'insigne de l'Ordre des Illuminati apparaît au revers du billet d'un dollar américain, et cela depuis 1933, année où il y apparut pour la première fois, sur ordre du Président américain Franklin D. Roosevelt, au tout début du "New Deal"

 

Il y a-t-il conspiration ou non ?

Ce que l'on peut répondre aux gens qui ne croient pas qu'il y ait de conspiration, c'est qu'effectivement il n'y en a pas. Et il n'y en a pas, pour la bonne et simple raison que cela n'est pas nécessaire aux maîtres du monde.

Dans l'esprit des riches et des puissants on conspire contre une autorité qui détient un pouvoir redouté, mais pas contre un (ou des) minable(s) qui n'en a (n'en ont) aucun ou presque.

Éventuellement une fraction des maîtres du monde pourrait conspirer contre une autre en raison d'intérêts divergents, mais ils ne conspirent pas de concert contre les peuples de nos différents pays en ne les informant pas de leurs projets - comme c'est le cas - et ce tout simplement parce qu'ils pensent depuis toujours que CELA NE LES REGARDE PAS et qu'ils ont intérêt à se montrer discret sur certaines choses.

Les gens qui parlent de conspiration s'accordent une importance qu'ils n'ont pas.

Voici une image permettant de mieux comprendre : si des seigneurs d'antan conspiraient longuement entre eux pour tuer leur Roi c'est que l'entreprise était périlleuse pour eux en cas de découverte de leur complot, et ils avaient bien raison d'être prudents. Mais ils ne conspiraient pas sur le fait d'avoir à exécuter un (ou des) paysan(s) qui aurai(en)t gravement désobéi à leurs règles, ils le (ou) faisaient égorger ou pendre selon les coutumes locales, immédiatement , en toute simplicité et quand cela leur semblait bon, sans remords ni justification à donner.

Dans un ordre d'idée similaire il ne serait jamais venu à l'esprit des seigneurs l'idée incongrue d'informer leurs serfs de leurs projets tout simplement parce que cela ne concernait pas ces derniers et ne pouvait présenter pour les maîtres que des inconvénients et aucun avantage.

Nous savons depuis toujours qu'il en est ainsi et que cela n'a jamais cessé d'être. Croire que toutes les informations sont portées à la connaissance du public au travers des médias serait un leurre :

- Les recherches technoscientifiques et leurs applications futures sont protégées par le secret militaire ou industriel.

- Des groupes de réflexion internationaux sur les problèmes mondiaux, constitué de l'élite des personnes importantes dans tous les domaines, - comme le groupe dit des "Bilderbergers" (sans doute le plus puissant) mais aussi la "Commission Trilatérale", le "Word Economic Forum ", ou le "Club de Rome", notamment - se sont toujours réunis dans des conditions de secrets presque parfaites puisque bien souvent rien de ce qui s'y dit n'est filmé, enregistré, ni même consigné par écrit, et encore bien moins communiqué à la Presse quand bien même des propriétaires de médias y participeraient.

- De même, les leaders de l'industrie comme de la politique internationale ont TOUJOURS décidé entre eux à l'abri des oreilles indiscrètes de ce qu'il convenait de faire sur des sujets plus spécialisés.

- De même, que le public n'a pas accès à la bibliothèque secrète du Vatican, ou bien encore aux dossiers gouvernementaux ou militaires classés "top secret", etc ...

Je ne parle là que d'évidences incontestables.

Aujourd'hui ils sont parvenus à une entente sur un projet qui n'a plus rien de secret, hormis sans doute sa vraie finalité : instaurer un Gouvernement Mondial.

Les organes de ce Gouvernement Mondial, c'est à dire l'O.C.D.E, le Fond Monétaire International (F.M.I), la Banque Mondiale, l'Organisation Mondiale du Commerce O.M.C, ou WTO en anglais, et les grandes multinationales (qui ont le champ libre presque partout), se sont mis progressivement en place SOUS NOS YEUX depuis trente ans sans que JAMAIS personne (ou presque) demande, je crois, que ces Organisations et Multinationales soient placées sous un contrôle démocratique quelconque, de ce fait aujourd'hui il n'y en a AUCUN.

Quant à la Commission Européenne ou "Commission de Bruxelles", si elle est , en principe, responsable devant le parlement Européen, le contrôle qu’exerce celui-ci est très loin d’être suffisant et les décisions qu’elle prend finalement sont dictées par la politique néo-libérale qui est celle qui domine le conseil des Ministres ..... comme d'ailleurs le reste du monde.

On ne peut pas dire qu'ils aient conspiré cela, ils l'ont fait, c'est visible par tout le monde, sans jamais consulter directement le peuple TOUT SIMPLEMENT PARCE QUE CE N'ÉTAIT PAS NÉCESSAIRE (ou s'ils l'ont fait cela n'a été que le moins possible, et pour certaines étapes indispensables) et que, à part quelques rares personnes isolées (comme Israël Shamir ou moi, notamment), personne n'a vu venir le danger. Les débats politiques et la pensée officielle ont toujours entretenu les électeurs dans l'illusion de leur pouvoir par des discours auxquels ces derniers ont plus ou moins cru, MAIS les vraies décisions, et surtout les VRAIS BUTS ne leur ont jamais été communiqués, surtout quand ceux-ci sont de nature à choquer ou à déplaire, voire à enfreindre l'ordre moral et/ou certaines lois.

Aujourd'hui se révèle en plein jour les fruits et les applications possibles de ce que les maîtres du monde ont décidés peu à peu depuis plusieurs décennies au moins, cela n'a rien d'étonnant.

Je suis étonné que des gens soient étonnés smiley-goguenard.gif

Enfin dernière remarque: l'existence de la Franc-Maconnerie, des Illuminatis et autres sociétés dites secrètes n'a rien d'un mystère non plus, de plus le plus souvent leurs réunions sont mentionnées dans les petites annonces des quotidiens, et des ouvrages à leur sujet ou émanant d'eux-mêmes sont disponibles aisément.

Qu'ils aient participé à la conception du Nouvel Ordre Mondial ou l'aient inspiré c'est plus que probable, mais il faut comprendre aussi que même si les Illuminatis et toutes les autres branches de la Franc-Maconnerie disparaissaient effectivement, ce n'est pas pour autant que le pouvoir des maîtres du monde disparaîtrait ! Ils n'ont aucun besoin de ces structures (de nature philosophique initialement) pour décider de ce qu'ils vont faire, voir ci-dessus.

Du reste je ne crois pas qu'il s'en servent autrement que pour resserrer les liens d'amitié entre eux, mais aussi sans doute car de tous temps, le sentiment d'appartenir à l'élite "éclairée" d'une société secrète qui dirige les hommes à leur insu pour son profit (et parfois même le leur) flatte l'ego et la volonté de puissance.

N'est-ce pas le bon sens même ?

 

Quoi qu'il en soit, les objectifs communs des mdm paraissent se diriger progressivement, pas à pas - sans plan initial rigide, car ils sont pragmatiques, vers un grand But.

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Ce but n'est pas une hypothèse car l'une des principales organisations qui est réputée, à tort ou à raison, peu importe, être à leur tête, celle des Illuminatis, le définit elle-même d'une façon très claire, ne laissant la place pour aucun doute:

flag_english-mini.gifwOriginal text :

" The age of the enlightened has arrived. The time is now, the time is near, the time has come.

The sacred trust of the security of our civilization rests on the shoulders of The Illuminati Order, to ensure the course of the future and to provide for the growth of an enlightened society.

The objectivist mind has a duty and an obligation to ensure that our future and the future of our children and their children's children will be secure and their environment will be free of tyrants, dictators, instability and irrationality. The mystic along with the lazy is the enemy of all of mankind. The Illuminati Order invites all non-theists to join us in the struggle and fight for freedom, justice, peace and tranquility.

To help us advance the gospel of reason and logic; to help advance the advancement of science and to establish a world equipped to colonize and develop other worlds. We are currently at a point in time when the civilized and the enlightened are at war with the savage and barbaric civilizations of the mystics; from the Islamic cancer to the Christian and Hindu cancer and even the cancer of socialism which plague our planet.

Freedom is the only thing worth living and dying for. "

"Those whom would not fight for freedom have no right to live." John Adams.

flag_french-mini.gif Traduction :

" Le Temps de la Révélation est arrivé. Ce temps est maintenant, ce temps est près, ce temps est venu.

L'espérance sacrée de l'harmonie de notre civilisation repose sur les épaules de l'Ordre des Illuminati, pour assurer la direction du futur et pour développer une société éclairée.

L'esprit objectif a le devoir et l'obligation de faire en sorte que notre futur, et le futur de nos enfants, et des enfants de leurs enfants, devienne assuré et que leur environnement sera exempt de tyrans, de dictateurs, d'instabilité et d'irrationalité. Le mystique est, avec le paresseux, l'ennemi de toute l'humanité. L'Ordre des Illuminati invite tous les athées à nous rejoindre dans la lutte et combat pour la liberté, la justice, la paix et la tranquillité.

Pour nous aider à faire progresser l'évangile de la raison et de la logique; pour aider l'avancement de la science et pour établir un monde doté des moyens de coloniser et développer d'autres mondes. Nous sommes actuellement à un point critique où les hommes civilisés et éclairés sont en guerre avec les civilisations sauvages et barbares des mystiques; depuis le cancer islamique jusqu'aux cancers chrétien et hindou et même avec le cancer du socialisme qui infeste notre planète.

La liberté est la seule chose valable qui mérite de vivre ou de mourir pour elle.

" Ceux qui ne combattraient pas pour la liberté n'ont aucun droit de vivre." John Adams

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Donc:

Cet Ordre abat ces cartes: " The age of the enlightened has arrived ".

Résume son plan: " The mystic along with the lazy is the enemy of all of mankind ".

Nous incite à les rejoindre: " The Illuminati Order invites all non-theists to join us ".

Accompagne sa démarche d'une menace non voilée : " Those whom would not fight for freedom have no right to live. "

Le site qui se présentait comme étant celui des Illuminati http:// www.oneworldorder.org/  flag_english-mini.gif , et d'où sont extraits ces textes, a été découvert par moi en septembre 2002 (le mois de mise en ligne de ce paragraphe de cette page) mais j'ai constaté ensuite sa disparition le 31 décembre de la même année, peut-être en raison du fait que j'avais mis en évidence que sa lecture approfondie, ne laissait aucun doute, sur leurs volontés clairement exprimées.

Le fait que le site ait disparu ne permet pas d'en déduire que ces volontés aient changées.

Elles sont :

anim_yellowblink.gif d'instaurer un Ordre Mondial Unique.

(Simple traduction des mots : One World Order)

anim_yellowblink.gif de prendre, au sein de cet ordre, le pouvoir absolu dans le gouvernement des hommes et du monde.

(Puisqu'il y est dit, en substance, que la responsabilité de la direction du futur repose sur leurs épaules, sans qu'il soit fait mention d'une volonté quelconque de partager cette responsabilité avec quiconque.)

anim_yellowblink.gif de détruire la Chrétienté, l'Islam, l'Hindouisme et le Socialisme.

(Puisqu'il y est dit que les homme éclairés, donc eux: Illuminati signifie éclairés, sont en guerre contre ces "cancers". Ce qui implique des conséquence inquiétantes, qui paraissent de prime abord celles d'imposer - de facto - la prééminence de la religion judaïque, (puisque c'est la seule religion qui n'est pas mentionnée comme devant être éradiquée, c'est donc la seule qui resterait, avec l'autre exception, celle du Bouddhisme, qui n'est pas une religion mais une philosophie et du libéralisme.) Toutefois, la vérité me paraît moins simple et pourrait procéder - tout au contraire - d'une volonté hostile à la religion juive, notamment en raison du point 4° qui suit. Il se peut aussi qu'il s'agisse d'une manipulation encore plus complexe.

anim_yellowblink.gif de détruire à terme, tous les éléments spirituels de notre existence.

(Mais par ailleurs, leur appel à l'athéisme: " invites all non-theists to join us ", tout comme leur dénonciation des mystiques: " The mystic along with the lazy is the enemy of all of mankind " peut plutôt induire à conclure que leur but final serait bien d'éliminer toutes les formes de spiritualité, y compris la juive, comme le pense Israël Shamir.)

Nota : sur le fait que les Illuminati, disent que les religions sont un cancer pour l'humanité, ils ont évidemment raison ! Tout homme de bon sens ne peut qu'acquiescer à cette libre opinion (et du reste, je dénonce moi-même les religions comme telles) à la condition toutefois de distinguer spiritualité et religions.

Enfin, même en admettant que les religions ''organisées '', étaient nécessaires à l'origine d'une humanité barbare, '' désorganisée '' intérieurement ; donc esclave de ses regards extérieurs ; aujourd'hui, elles n'ont plus aucune raison d'être et peuvent '' s'effacer'' tels des parents confiants regardant leurs enfants majeurs quitter leur foyer.

 

Mais où ils deviennent réellement inquiétants n'est pas là ! cela réside dans la manière qui va être analysée ci-après dont la mondialisation est effectivement une application.

 

Le fruit d'une déduction logique.

Étonnamment ces commentaires - d'une simple logique de bon sens inattaquable - sur la déclaration publique des Illuminati, ont été l'objet d'une vive campagne de calomnies pour antisémitisme, issue d'un juif ! Attaque que j'ai d'abord cru stupide, car manifestement sans aucun fondement.

En effet, l'ensemble de sens-de-la-vie.com prône les valeurs de l'Harmonie qui doit s'établir sur les bases du Respect de l'homme dans toute sa diversité.

Extrait des pages ci-dessus: "nous avons à reconquérir notre propre humanité, ce qui implique obligatoirement de RESPECTER tout être et toute chose, et pour cela prendre conscience du Sacré qui est présent en TOUT. Nous devons instaurer une société sans agressivité dans les rapports humains, parce que fondée, sur l'éducation dès le plus jeune âge, au Respect d'autrui, basée sur La Philosophie des rapports de Respect, se substituant à celle que nous connaissons, depuis des siècles, à l'origine de toutes les souffrances: les rapports de force ! Seule cette attitude juste mettra fin à la violence et à la destruction de notre planète. "

A moins d'être fou à lier il est impossible de taxer ces propos de racisme ! Pourtant cela a été fait avec une plainte - qui a échoué - visant à faire fermer mon site. Cela m'a permis de comprendre une chose essentielle à propos de cette attaque: la défense du judaïsme n'est parfois qu'une couverture.

C.Q.F.D!!!

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Qui sont les Illuminati ?

 La fiabilité de la ou des source(s) ne peut pas être garantie.

anim_yellowblink.gif Les voici tels qu'il se définissent eux mêmes:

 http://www.oneworldorder.org/aboutus.html flag_english-mini.gif

anim_yellowblink.gif Les voici selon les dénonciateurs de leur complot:

 http://www.prolognet.qc.ca/clyde/illumina.htm flag_french-mini.gif

Extrait:

" Derrière les Etats-Unis et leur Constitution se trouve un petit groupe d'hommes dont le seul objectif est de réduire à l'esclavage le monde entier et l'humanité, dans leur complot satanique pour un gouvernement mondial. Pour vous donner une bonne idée de ce complot satanique, je vais retourner à son tout début, au milieu du 18e siècle, et nommer les gens qui ont mis ce complot en action.

Ce compot satanique a été fondé en 1776 sous le nom des Illuminati, et fut organisé par un dénommé Adam Weishaupt, qui s'était d'abord converti au catholicisme et était devenu prêtre. Plus tard, à la demande des Financiers, il quitta l'Eglise catholique et organisa les Illuminati, qui étaient financés par les banquiers internationaux.

Toutes les guerres depuis cette époque, y compris la Révolution française, ont été organisées par les Illuminati, qui opéraient sous différents noms et déguisements. Je dis cela parce que, une fois que l'existence des Illuminati fut découverte et leur plan devenu trop connu, Weishaupt et ses comparses commencèrent à fonctionner sous différents noms.

Mais pourquoi ces conspirateurs mondiaux choisirent-ils le mot "Illuminati" pour désigner leur organisation satanique? Weishaupt lui-même dit que ce mot tire son origine de Lucifer, et signifie "porteurs de la lumière ". 

Les guerres mondiales

" La première guerre mondiale devait avoir lieu pour permettre aux Illuminati de détruire le régime des tsars en Russie . Un objectif que les banquiers internationaux s'étaient juré d'atteindre depuis que le tsar avait fait échouer leurs plans au congrès de Vienne - et de transformer la Russie en un château fort du communisme athée. Les différences entretenues par les agents des Illuminati entre les empires allemand et britannique seraient utilisées pour fomenter cette guerre. Une fois la guerre terminée, le communisme serait installé, et utilisé pour détruire d'autres gouvernements, et affaiblir les religions.

La deuxième guerre mondiale, devait être fomentée en utilisant l'opposition entre les fascistes et les sionistes politiques. Durant cette guerre, le communisme international devait s'étendre jusqu'à égaler en force le pouvoir des pays chrétiens, et une fois cette étape atteinte, le communisme international devait être réfréné et tenu en échec jusqu'au jour du cataclysme social final. "

" La troisième guerre mondiale devra être fomentée en utilisant l'opposition entre les sionistes (les partisans de l'Etat d'Israël) et le monde musulman. Cette guerre sera dirigée de sorte que l'Islam et Israël se détruiront mutuellement, tandis que le reste des nations du globe, divisées sur cette question, seront forcées d'embarquer aussi dans cette guerre, jusqu'à l'épuisement physique, mental, spirituel et éconmique complet. Tout sera alors mis en place pour l'établissement d'un gouvernement mondial. "

Le gouvernement mondial

" A l'étape finale de la conspiration, le gouvernement mondial sera composé d'un dictateur (le chef des Nations unies), du Conseil des Relations Etrangères (groupe représentant les Illuminati aux Etats-Unis), de quelques milliardaires, de communistes, et de scientifiques ayant prouvé leur dévouement envers cette conspiration. Tous les autres individus seront réduits à une seule race, esclaves de la conspiration."

Myron Fagan

anim_yellowblink.gif Lire également " L'oligarchie qui mène le monde" de Frank Hatem:

http:// members.aol.com/hatemf/illuminati.htm flag_french-mini.gif

Extrait :

" Si notre civilisation est malade, ce n'est pas le fruit du hasard. C'EST LA VOLONTE DES "ILLUMINATI", car cela doit leur permettre d'instaurer un Gouvernement mondial en 2008. (sinon avant) " 

anim_yellowblink.gif Et un très bon exposé que tout un chacun devrait lire pour comprendre le monde actuel.

http:// france.ovni.free.fr/indexguermarc.htm flag_french-mini.gif

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N.O.M_logo100.gif

Les 12 étapes

de l'instauration du Nouvel Ordre Mondial

Le fruit d'une déduction logique.

La théorie très populaire des Illuminati, n'est, selon moi, que la pointe de l'iceberg, et peut-être même de la simple poudre aux yeux destinée en fait à cacher une autre réalité, car le bon sens veut que :
anim_yellowblink.gif Indépendamment de ce groupe occulte il y en ait beaucoup d'autres, qu'ils ne soient pas forcément unis.

anim_yellowblink.gif Il n'est pas certain, ou en tout cas pas démontrable, qu'une conspiration de ce type existe, même si cela paraît probable.

anim_yellowblink.gif Et si elle existe il n'est pas certain non plus qu'elle ait effectivement les moyens de ses ambitions, quand bien même s'agirait il de ceux des USA.

anim_yellowblink.gif Par contre, les collusions d'intérêts entre les puissants de ce monde de tous pays existent depuis toujours, et n'ont pas besoin de ce folklore, car elles sont consolidées par les liens du sang (ils marient leurs enfants entre eux) depuis maintes générations, et cela fait qu'ensemble ils forment en quelque sorte une caste dirigeante planétaire invisible et fortement hiérarchisée.

anim_yellowblink.gif Il se peut parfaitement que cette théorie de la conspiration ait été lancée par ces puissants eux-mêmes dans le but de créer des peurs dont ils pourraient penser à juste titre qu'elles faciliteraient la réalisation de leurs ambitions, le but étant de désigner à la population un, ou des, bouc(s) émissaire(s) formant un parfait écran de fumée devant des yeux aveugles.

La théorie conspirationniste n'est donc pas indispensable, car quelle que soit la définition écrite du but et de la nature des maîtres du monde, il y a avant tout les faits qui indiquent aisément ce qu'il en est.

Ces faits qui n'émanent pas forcément de la volonté de l'Ordre des Illuminati, ou d'un autre, montrent un faisceau évident de nombreuses volontés convergentes et associées.

Et en quelque sorte c'est pire que s'il s'agissait de la volonté d'un groupe, aussi puissant qu'il puisse être, car nous sommes confrontés à la logique implacable d'un système mondial qui va droit vers une finalité effrayante. Cela saute aux yeux de tout observateur extérieur, un tant soit peu perspicace, comme étant la mise en oeuvre progressive d'un plan planétaire qui se déroulerait de la façon suivante:

 

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Illustration issue de Catclaw world.com

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Point de départ :

Faire des profits colossaux immédiats - à n'importe quel prix écologique - pour développer leur pouvoir d'action sur tout ce qui n'est pas encore de leur domaine, pour agrandir ce domaine, et financer ainsi les moyens à mettre en oeuvre pour atteindre leurs 12 objectifs, qui graduellement ont été ou seront ceci

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Premier stade :

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 Illustration SF de Siudmak

I - Prendre la mainmise indirectement sur les états nationaux
par la signature de conventions internationales leur donnant toujours plus d'emprise sur l'économie des pays, et ce pour amener ensuite la disparition du pouvoir effectif des élus. La méthode, bien connue, étant d'obliger les dirigeants politiques de ces pays à suivre leurs directives compte tenu des endettements du pays, mais aussi des armes secrètes - économiques ou climatiques - contre lui, et de faire des pressions personnelles indicibles sur ses représentants.

 

II - Faire disparaître la classe rurale des paysans ou l'asservir.

Ces hommes, autrefois autarciques, étaient libres et producteurs du premier des biens nécessaires : la nourriture. Les "maîtres de votre monde" ont échoué de peu dans leur tentative d'interdire totalement aux cultivateurs de produire leurs propres semences mais ils ont déjà réussi à contrôler toute leur économie, ce qui en fait des êtres totalement dépendants pour le peu qu'il en reste.  

EX : lisez absolument ce communiqué de " Terre de semences "

sur la confiscation des espèces végétales cultivées par les mdm !

 

III - Prendre le contrôle mondial et le conditionnement des comportements humains par :

a) L'abaissement volontaire du niveau de l'éducation publique du "peuple" ; la télévision et autres médias contrôlés prenant le relais de la culture véritable.

b) Le développement de l'alimentation industrielle, qui affaiblit les défenses immunitaires de l'humain dans tous les sens du terme, et qui est le vecteur potentiel idéal pour la diffusion de n'importe quelle molécule "ad hoc" agissant sur le psychisme le jour où cela en sera décidé ainsi, et ce bien entendu au détriment de l'alimentation traditionnelle, où cela est impossible, et qui est donc condamnée à disparaître.

c) Des lois nouvelles, en préparation, ont pour but de détruire la santé et la vitalité humaine, pour accroître leurs profits, et ce par l'interdiction des compléments alimentaires et des médecines naturelles.

d) L'intoxication volontaire de l'humanité par les poisons répandus par une industrie pharmaco-chimique, qui vend ensuite les "remèdes" aux maladies qu'elle a elle-même provoquées.

EX : lisez absolument l'article "Poisons pour le profit" par Ashley Simmons Hotz.

e) Les armes psychotroniques arche_p2_Yeux.GIF..gifqui existent bel et bien dès à présent: système Haarp et micro-ondes pulsées induisant pensées et émotions.

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f) La discréditation et la pénalisation - donc le contrôle - des comportements "déviants", (tels que ceux des associations "new âge" ou qui prônent le développement personnel et les médecines alternatives) ; la loi About Picard en France sur les sectes n'est vraisemblablement qu'un début.

g) La disparition de la vie privée, la "Big Brotherisation". Nota : Il y a fort à parier qu'Internet n'existera pas éternellement sous la forme actuelle, les premières tentatives de mainmise sont en cours ; etc, etc...

 

 arche_p2_echelon.GIF.gif

 

IV - La prise en otage de la quasi totalité des humains par la possession totale des ressources,

notamment énergétiques et alimentaires, et des moyens de distribution de celles-çi. Les obstacles à la grande production industrielle des capteurs solaires ou des micro-barrages hydrauliques en sont la preuve.

 

V - L'absence de lutte effective contre les épidémies et l'entretien voulu des famines

pour maintenir les peuples du tiers-monde au plus bas niveau démographique possible.

 

VI - Campagne en faveur de la mise en place d'un Gouvernement Mondial

au nom de la paix, de la prospérité et de la lutte contre la délinquance (notamment la pédophilie, et la drogue) ce qui a déjà l'assentiment de presque vous tous.

 

Ceci est déjà entièrement acquis ou presque ; la suite du programme étant

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Second stade :

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 Illustration SF de Siudmak

 

 VII - Création et mise en place progressive de ce Gouvernement Mondial,

avec son corollaire qui sera la disparition progressive des pouvoirs politiques nationaux.

"La meilleure approche étant de créer des problèmes, et ensuite d'offrir des solutions" comme le dit un adage politique.

 

Il se peut qu'ils instaurent ce gouvernement mondial , en créant ou laissant faire s'il le faut un chaos mondial et/ou une guerre mondiale pour le justifier.

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 F15 avion américain, photo Armée de l'air française

 

C'est sans doute le cas depuis le 11 septembre 2001.

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What he said ?

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VIII - Instauration d'une armée et d'une police et d'une justice mondiales

qui - toujours au nom de la paix, de la prospérité et de la lutte contre la délinquance - pourront réprimer n'importe qui, pour n'importe quoi, et n'importe où, avec son corollaire qui sera la dissolution des armées nationales.

Dès lors leur pouvoir sera total car tous les choix individuels de société et de mode de vie auront été abolis, vous n'en êtes pas loin.

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Troisième stade :

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 Illustration SF de Siudmak

 

 IX - Modification génétique progressive des humains

(au nom de la santé et de la longévité) en fonction du rôle que vous aurez à remplir (à leur service) et corollairement l'interdiction - ou l'étroit contrôle - de la reproduction par rapports sexuels car étant aléatoire ; donc contrôle parfait des "humains" et de leur démographie.  

EX : lisez absolument cet article de Louise Vandelac

Professeur titulaire au département de sociologie de l'Université du Québec à Montréal

" Sortir en douce de l'espèce humaine.."

sur la dimension de ce problème ! 

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Quatrième stade:

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 Illustration SF de Siudmak

 

 X - Disparition programmée des humains de souche pure car inutiles et peu nombreux,
vous aurez cessé d'être des facteurs indispensables de productivité, et de surcroît vous serez devenus encombrants, dangereux, et ne voulant pas cesser de vous reproduire naturellement selon vos inclinaisons personnelles.

L'imposture générale continue d'imposer les systèmes d'une société périmée afin que passe inaperçue une nouvelle forme de civilisation qui déjà pointe, où seul un très faible pourcentage de la population terrestre trouvera des fonctions.

Citation:

" L'extinction du travail passe pour une simple éclipse alors que, pour la première fois dans l'Histoire, l'ensemble des êtres humains est de moins en moins nécessaire au petit nombre qui façonne l'économie et détient le pouvoir.

Nous découvrons qu'au-delà de l'exploitation des hommes, il y avait pire, et que, devant le fait de n'être plus même exploitable, la foule des hommes tenus pour superflus peut trembler, et chaque homme dans cette foule.

De l'exploitation à l'exclusion, de l'exclusion à l'élimination ? "

Vivianne Forrester: L'HORREUR ÉCONOMIQUE

Vous serez peut-être remplacés par des clones asexués pour éviter toute dérive,

 

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ou par des hybrides génétiquement modifiés "hommes-singes" ou "super singes" pour accomplir les basses besognes s'il en est encore besoin ; des essais concluants ont déjà été tentés dans ce sens.

 

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XI - Parallèlement création de collaborateurs cyborgs toujours plus performants pour les tâches hautement spécialisées ou dangereuses, et création d'une classe de dirigeants dotée de nouvelles capacités bioniques, car il a été démontré que la connexion microprocesseurs électroniques/neurones fonctionne et sera opérationnelle tôt ou tard.

 

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Dernier stade

pour eux uniquement :

La fiabilité de la ou des source(s) ne peut pas être garantie.

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  Illustration SF de Siudmak

 

XII - Mise au point et application sous astreintes de la " pilule d'immortalité "
(recherches déjà très avancées) à leur seul bénéfice, ou celui d' une infime élite ; source de profits énormes supplémentaires, pour eux.

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La fiabilité de la ou des source(s) ne peut pas être garantie.

Au final, arrivera leur Règne absolu

ou Celui de CEUX qu'ils servent.

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  Illustration SF de Siudmak

Création sous leur règne d'un "monde nouveau" qui sera entièrement fait selon leur bon vouloir, puisque sans opposition, avec son corollaire : la disparition de l'espèce "homo sapiens" en tant que telle, soit petit à petit,

soit qu'elle devienne un garde-manger mis à la disposition de vos adversaires, par vos maîtres ... :o)

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.... soit que, devenue totalement inutile, elle soit purement et simplement éliminée de façon primitive,

ou aux moyens d'implants et d'armes psychotroniques.

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Le fruit d'une déduction logique. 

Pourquoi agissent-ils ainsi ?

Ce que seront leurs ambitions et ce qu'ils décideront alors serait du domaine de la spéculation pure... donc je m'abstiens, mais il est tout de même logique de se dire: " pourquoi agissent-ils ainsi ? "

En effet, les moyens mis en oeuvre pour atteindre cet objectif dépassent largement ce que peut inventer l'ambition personnelle pour des gens qui possèdent, et dirigent, déjà tout sur cette planète.

Alors ?

La Raison d'être de leur projet qui, en premier lieu, est d'instaurer un contrôle total des humains, comme des ressources, sur l'ensemble de la Terre, et ce par tous les moyens possibles, ne peut être qu'extraordinaire !

Petit commentaire :

" Si vous voulez cacher quelque chose aux peuples, inculquez-leur une façon de penser qui soit la plus éloignée possible de ce qui se passe vraiment afin que, si la vérité est révélée au grand jour, elle paraisse bien trop ridicule et fantastique pour que la majorité l'accepte. Et en effet, si vous faites suffisamment bien votre travail, les gens vont tourner la vérité en dérision, dire que c'est de la folie, et ridiculiser quiconque essayera de la promouvoir. "
David Icke

Nota : c'est la raison pour laquelle vous êtes maintenus depuis des millénaires par les religieux - associés au pouvoir temporel et qui ont trahi leur mission - dans une ignorance infantile et niaise, dont le but est de vous dissimuler que: '' vous êtes des dieux ''. ( Jean 10, 34 ) car si vous étiez conscients de votre nature véritable les mdm ne pourraient plus vous asservir.

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Aussi loufoque que cela paraisse, il n'est pas exclu, loin s'en faut ! que la véritable raison de ces agissements bizarres des mdm soit de livrer, en temps voulu, notre planète - aménagée selon certains desiderata inconnus - à une puissance non humaine.

J'ignore forcément puisque je n'en suis pas un moi-même, s'il existe une telle volonté claire de la part des "maîtres de votre monde". Mais une chose est certaine : ils ont la possibilité d'accomplir ce programme, dont ils sont parfaitement conscients et - ne serait-ce que pour cette unique raison - vous ne devez pas accepter qu'ils puissent en disposer, même potentiellement : car quand bien même leur génération actuelle ne l'entreprendrait pas, leur génération suivante le fera forcément puisqu'elle en aura les moyens.

Vous devez refuser ce "plan", et ce pour aucune autre raison que la peur qu'il inspire: c'est que modifier l'homme et le vivant - mais aussi faire disparaître la nature - sur votre planète seraient des actions totalement en opposition avec les complexes lois de l'univers qui nous régissent tous, et qui n'iraient ni dans le sens de votre évolution terrestre, ni dans le sens de votre évolution spirituelle.  

De surcroît ce que vous faites commence à représenter un réel danger pour l'univers tout entier, lequel vous observe.

Vont-ils réussir ?

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Image créée par la smile's band avec les personnages de Franquin.

Nos caméras ont filmé cet entretien secret entre notre webmaster, vieux "Noé" des temps modernes, et un émissaire des mdm, comme vous pouvez le constater l'issue de ce combat titanesque ne fait aucun doute, car le sang-froid l'emporte toujours sur l'ambition aveugle, car trop sûre d'elle.

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Nota : il y a t-il une menace en cours, qui serait lancée par les maîtres du monde au moyen de faux E.T ?

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 Le fruit d'une déduction logique.

RÉFLEXION

sur ce qui n'est pas une fiction.

 

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CE TEXTE VOUS A FAIT PEUR ? sans doute !

 

Prenez vraiment le temps d'y réfléchir, notamment en vérifiant les preuves,

et vous vous apercevrez de plusieurs choses :

1 anim_yellowblink.gifIl ne s'agit pas d'une fiction, il ne s'agit pas non plus d'une vision pessimiste, ni même d'une exagération, ni même d'un point de vue particulier ; vous êtes en face de FAITS en cours ou imminents et tous concrets. Ces faits ne peuvent pas vous conduire à autre chose que ce que je décris, si la tendance de cette logique déjà ancienne n'est pas interrompue immédiatement.

2 anim_yellowblink.gifCes faits sont largement inconnus de votre grand public, car celui-ci est "conditionné" et se refuse donc de toutes les façons à les croire, car ils sont trop effrayants.

3 anim_yellowblink.gifVous êtes manipulés, notamment par des espoirs chimériques, vous faisant espérer de devenir des "transhumains" qui acquerraient grâce aux technosciences, beauté, jeunesse, longévité et pouvoirs en tous genres.

4 anim_yellowblink.gifLa puissance de vos maîtres du monde est sans opposition concrète, c'est pourquoi elle est aussi presque sans limites. C'est la raison sans doute pour laquelle, et par stratégie temporaire, ils tolèrent encore un peu de liberté d'expression.

5 anim_yellowblink.gifCes gens qui détruisent votre planète avec cynisme ne peuvent, évidemment, pas être considérés comme amicaux ! Or, certains d'entre vous deviennent favorables à leurs plans, notamment d'implants électroniques, et m'ont dit : "ce sont nos amis". Comment peut-on être aveugle à ce point !! Les humains sont-ils devenus tous fous ?

6 anim_yellowblink.gifLes dégâts sont sur le point de devenir irréversibles, tant sur votre terre elle-même que sur le vivant:

 

Voyez par exemple l'état de la pollution lumineuse du ciel selon votre NASA :
les zones claires sont celles d'où il est impossible, ou très difficile, de voir les étoiles par temps clair en raison de la diffraction de vos propres lumières notamment sur les impuretés atmosphériques :

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g>  NASA

Cette carte fait parfaitement comprendre l'impact planétaire de l'humanité qui est devenue une force majeure de l'évolution ayant déjà affecté à son usage exclusif la moitié environ de la surface des terres émergées :
11% pour les surfaces agricoles

11% pour les forêts "aménagées"

26% pour les pâturages du bétail

2-3% pour les nos villes, nos industries, nos routes, et divers services.

 

Si vous n'arrêtez pas d'urgence sur cette voie - notamment en stoppant les recherches de votre technoscience sans conscience devenue folle, et en mettant un frein à la course aux profits sans limites de vos industries - viendra l'achèvement total de l'histoire de votre espèce,

 

qui pourrait fort bien survenir comme dans cette 

 

fiction réaliste de la très sérieuse revue "Nature"

Une information de source probablement sure. 

En l'an 2468, l'humanité n'a plus grand-chose d'humain. Deux spécimens, retrouvés par chance, ont réussi à se reproduire " naturellement " dans leur zoo...
" Le 28 mars 2468, temps universel. La Réserve humaine de la zone tempérée de Londres, en Angleterre, estime que l'élevage des deux derniers humains souches est la justification de son difficile travail d'identification, d'isolation et de protection de la race "pure" des êtres humains de l'époque du deuxième millénaire.

"La charnière entre le deuxième et le troisième millénaire est vitale", explique Daybreak Sigridsdottir, conservatrice en chef des humains souches, au cours d'un bref entretien radio télépathique. "C'est à ce moment précis que s'est développée la biotechnologie pratique. L'introduction de matériaux artificiels et étrangers dans la structure génétique humaine a débuté à peine dix ans après le début du deuxième millénaire. Depuis lors, il n'y a plus rien de sûr."

Mme Sigridsdottir est une zoologue de haut niveau. En passant au crible les registres du monde entier, elle a retrouvé des humains qui n'avaient subi aucune modification du fait de la technologie biologique moderne. Elle se souvient parfaitement de ses sentiments contradictoires quand on a découvert que seules deux personnes sur Terre possédaient encore une structure biologique identique à celle des humains d'avant l'an 2000. "Il y a longtemps que nous avons cessé de penser à la manière dont nous vivons. Par exemple, nous inspirons profondément afin d'avoir assez d'oxygène pour voler, mais nous ne nous préoccupons pas de ce que contient cette bouffée d'air. Dans 66 % des cas, 1 m3 d'air au niveau de la mer renferme une particularité génétique, provenant d'un labo ou produite par un organisme vivant et capable de s'adapter au métabolisme de celui qui respire. Et c'est là que nous en sommes."

"L'ADN de la plupart d'entre nous est éloigné d'au moins 0,5 % de celui des êtres humains souches. Avec 1 ou 2 % de différence, vous avez un chimpanzé. D'après ces mêmes critères, beaucoup d'entre nous ne sont plus humains. Nous sommes quelque chose d'entièrement différent."

Nine Nevada Rockets, porte-parole de l'association Transhumaine, exprime un autre point de vue sur ce phénomène depuis son nouveau territoire de l'océan Pacifique. "Cela ne veut rien dire. Je pourrais vous donner mille arguments prouvant la 'non-fiabilité' du génome après 1945, du fait de l'introduction dans l'environnement d'éléments provenant des explosions nucléaires. La structure génétique humaine a changé avec chaque nouvelle immunité acquise et transmise à nos descendants. De quel droit la Réserve humaine se permet-elle de dire qui est humain et qui ne l'est pas ?"

Mme Sigridsdottir, qui souligne en passant que Mme Rockets communique grâce un organe télépathique dérivé de la biologie des baleines et des anguilles, rétorque : "Regardez-nous ! Nous avons acquis des caractéristiques mécaniques provenant des animaux ; nous avons inventé de nouvelles aptitudes et trouvé les nouveaux organes internes qui nous permettent de les faire fonctionner. M. Rockets, par exemple, est constitué de neuf bioformes de néodauphins partageant le même cerveau sur un réseau local géré par des modems organiques situés dans leurs gueules. Nous sommes aussi éloignés de ces deux humains souches qu'ils le sont des chimpanzés sauvages."

Le couple anonyme, qui vit dans une grande réserve protégée et aménagée pour ressembler à l'environnement urbain dans lequel on l'a trouvé, n'a pas eu une captivité de tout repos. Les deux humains souches ont été l'objet d'attentats terroristes visant à modifier leur génome, de tentatives d'assassinats manquées et même d'alertes à la bombe. L'un des auteurs présumés de ces tentatives se nomme Laura Magdelene Manson. Elle est secrétaire de l'assemblée de la Dévotion mystérieuse, organisme non confessionnel et discret de la machinerie nanotechnologique. "Nous avons été créés pour nous adapter et pour changer. C'était notre mission d'adopter les caractéristiques des animaux et de nous approprier les qualités des machines que nous avons conçues. Nous faisons ceci afin de devenir les dignes compagnons du Mystère. Préserver les traits inférieurs de l'être humain est malsain."

Mme Sigridsdottir répond avec dédain : "Tout cela participe de la psychose ambiante. En dépit du fait que nous considérons normales des capacités physiques que l'humain du deuxième millénaire ne pouvait trouver que dans la fiction la plus outrée*, nous nous sentons tout de même menacés par la pensée que quelqu'un puisse être 'plus pur' que nous." [...]

Warren Ellis

http:// www.courrierinternational.com/mag/couv1.htm

 

 

http://www.sens-de-la-vie.com/Archepages/vsv_11_d1_03_mdm.htm#plan

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 02:34

 

Vent


Je me rappelle qu'au lycée, notre professeur d'économie nous avait fait participer à une aventure intéressante : la mise en place d'un sondage. Au début le professeur était très motivé à cette idée, et nous-mêmes étions pleins de bonne volonté…  mais cela ne dura pas longtemps : nous avons appris comment se fabriquaient les sondages.

Les sondages sont des projections chiffrées à grande échelle de l'opinion à partir d'un échantillon représentatif sur un territoire donné, à un moment donné : c'est à dire du vent. De quelque côté qu'on les prenne, les sondages se basent sur des statistiques obtenues par des moyens subjectifs, et interprétées par des analyses tout aussi subjectives, et ne finissent par dire que ce qu'on veut bien leur faire dire.

Regardons un peu les choses de plus près, et réfléchissons.

Tout d'abord, il faut pour faire un sondage avoir une ou plusieurs questions à poser, ce qui signifie déjà avoir une idée des réponses que l'on cherche à obtenir, ainsi qu'une opinion naturelle qu'on ne peut exclure de son esprit.
Cette (ou ces) question (s) doivent être formulées en un langage clair et compréhensible de tous, ce qui implique la capacité de savoir lire, et exclut de fait quelques pourcents d'aveugles ou d'illettrés, ou d'étrangers (même parlant français). Il faut également que les mots employés soient neutres pour ne pas influencer la réponse, ce qui est dans la réalité presque impossible à faire. Je ne me rappelle plus le sujet de notre sondage, mais je me souviens que peu après le commencement les débats étaient déjà houleux, et le programme en retard : la simple formulation des questions étant déjà une prise de position,  il semblait impossible d'en trouver la neutre expression.

Mais ne nous arrêtons pas là, et voyons la suite

Une fois les questions et les réponses déterminées, il faut se décider sur le territoire sur lequel s'applique le sondage (il y a plus de paysans en province que dans la région parisienne par exemple) car la définition de l'échantillon représentatif en dépend. Ainsi que le moment choisi pour le faire : après un fait divers sordide ou dans le calme d'une période festive comme celle de noël, et tout est différent! Notre territoire était donc le lycée, et notre population totale composée de deux à trois cents personnes, si ma mémoire est bonne (ou moins de 1000 en tous cas). Enfin un nombre raisonnable au regard de nos capacités d'analyse, compte tenu de la trentaine d'élèves composant notre “institut”.
Pour finir l'établissement de ce sondage, il faut bien sûr le plus important des ingrédients, c'est à dire la détermination de l'échantillon représentatif, qui doit nécessairement évoluer en fonction de l'évolution de la population, c'est à dire du temps qui passe : en 1900, la proportion de certaines catégories socio-professionnelles n'est pas la même qu'en 1945 ou en 2010. Et c'est durant cette étape de détermination de l'échantillon représentatif que notre professeur a commencé à craquer : face à la difficulté de sélectionner les facteurs selon lesquels seraient établies les distinctions, face à la subjectivité qu'entraînait chaque choix, nous avons du nous rendre à l'évidence, à savoir qu'un sondage ne pouvait absolument pas être objectif.

Car que doit représenter l'échantillon ? En théorie l'ensemble de la population si le sondage est national, et le département s'il est départemental. Ce qui signifie que faire un sondage national est censé représenter ce qu'on a par ailleurs tant de mal à définir : l'identité nationale. On commence à voir les difficultés de cette définition dès le départ, mais ne flanchons pas : sachant qu'en général les sondages sont effectués sur une population d'environ mille personne, cela signifie que cet échantillon (sans autre valeur que le hasard) représente environ 1/65000 de la population totale (en gros), dans lequel il faudra tenter de trouver les personnes correspondant à tous les critères de représentativité. Cette notion n'est évidemment pas neutre, et ne peut l'être. Mais certains l'ont tenté quand même : si les paysans représentent tant de pourcents de la population française, alors il faut tant de paysans interrogés dans les mille personnes. Si ce paysan est plutôt à droite, il faut savoir, sur le nombre de paysans français, la proportion de paysans votant à droite. Si son salaire est supérieur à telle somme ou propriétaire de son exploitation, s'il est marié, pacsé, gay ou bio, cela change tout. Ainsi pour le médecin, le chômeur, la femme de ménage ou le plombier.

L'échantillon représentatif est donc une chimère qui ne peut être atteinte, car elle doit faire rentrer dans des cases de multiples paramètres que même des ordinateurs puissants ne peuvent facilement corréler, même sur mille personnes. Car il y a des marges d'erreurs acceptés dans ces sondages, qui proportionnés à l'échelle de la réalité font peur à voir : il est impossible d'obtenir un échantillon représentatif « représentatif », car nul ne sait ce qu'est la France. Et encore moins lorsqu'il s'agit de la réduire à un millier d'individus.

Mais toutes ces difficultés n'effraient pas nos instituts de sondages, dont le peuple comme le pouvoir sont si friands, comme un symbole de la soumission de tous à la loi du chiffre, celle qui veut absolument faire rentrer l'homme dans des cases, et le transformer en une succession de 1 et de 0.

Alors que notre professeur et nous tous avions déjà abandonné la partie, après plusieurs semaines de travail, de questionnements et d'embrouilles incalculables, les véritables sondeurs “professionnels”, eux, ne s'arrêtent pas là. Car il faut avouer que si notre professeur faisait partie des rares personnes qui ont l'honnêteté de reconnaître l'impossible tâche que constitue la fabrique d'un sondage, cela ne rebute pas les instituts bien connus de le faire, surtout lorsque l'activité est si lucrative…il leur faut donc passer à l'étape suivante, assumer leur orientation et leurs choix de sondeurs, et  poser leurs questions.

Et après avoir posé leurs questions à l'échantillon, les réponses viennent se placer dans de gigantesques tableaux pour se faire analyser, afin de soumettre au commun des mortels une interprétation des chiffres obtenus, incompréhensibles sans la traduction en un langage soi-disant objectif (après toutes ces subjectivités  additionnées). Si, par exemple, 80% des gens pensent que l'on doit mettre les étrangers dans des camps, cela signifie en réalité que 80% des personnes ayant répondu à une question tendancieuse, parmi un groupe de personnes choisies plus ou moins arbitrairement, selon des critères douteux et à un moment inopportun, ont vu leur réponse interprétée de telle manière qu'on puisse croire qu'ils le souhaitent.

Ainsi, l'orientation nécessairement délibérée que l'on trouve dans les sondages répétés par les médias  ne dépend pas de l'opinion réelle d'une population donnée, mais de la volonté initiale des commanditaires de ces derniers. En bons capitalistes qui se respectent, les instituts de sondage font comme les peintres en bâtiment : ils sont toujours d'accord avec la couleur choisie par celui qui les paye. C'est pour cela que les sondages payés par ceux de droite les conforte toujours, et que ceux payés par ceux de gauche s'y opposent… Et comme à droite on a plus de sous, la voix porte plus loin! Le sondage, c'est du vent, et le plus fort souffle sur l'opinion, jusqu'à être capable de l'influencer dans une direction choisie.

 

Caleb Irri

http://calebirri.unblog.fr

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14985

 

 

 

L'intox vient à domicileLe Figaro, du 6 août, a publié, en première page, un sondage Ifop, selon lequel 70% des personnes interrogées se disaient en faveur de la déchéance de nationalité pour les personnes d'origine étrangère, coupables d'atteinte à la vie d'une personne dépositaire de l'autorité publique.

Le Figaro est le Journal officiel, sinon de la République, du moins du régime. Cette annonce, présentée comme une information de première importance, avait pour objet de faire croire, non seulement aux lecteurs mais également aux Français, que cette politique ultra sécuritaire était adoubée par la grande majorité de ceux-ci.

On assistait là, selon le quotidien, à un retournement de situation quant à la popularité de Nicolas Sarkozy, abonné aux basses eaux depuis des mois.

Il s’agissait donc d’un véritable évènement politique.

 

Patatras ! Selon un sondage CSA, publié vendredi 13 août, on y apprend que 51% des Français sont «plutôt défavorables» au retrait de nationalité comme sanction (63% des sympathisants de gauche, 28% des sympathisants de droite).

Et que 69% des sondés jugent cette politique sécuritaire inefficace. (27% pensant le contraire) Même les sympathisants de droite dénoncent son inefficacité, à hauteur de 53% contre 72% pour les sympathisants de gauche.

Dans le détail, les Français dans leur ensemble estiment qu'elle s'est montrée plutôt inefficace pour lutter contre les atteintes aux biens (58%), les atteintes aux personnes (69%), la délinquance financière (72%) et surtout les violences urbaines (78%).

Sur la question de la déchéance de la nationalité, évoquée par le chef de l'Etat pour les Français d'origine étrangère, coupables de certains crimes et délits, les sondés sont partagés.

Ainsi, 46% se déclarent favorables à la mesure "car l'acquisition de la nationalité doit être remise en cause en cas d'acte grave" alors que 51% y sont plutôt défavorables "car tous les Français doivent être égaux devant la loi quelle que soit leur origine".Pour les trois-quarts des personnes interrogées, "les Français d'origine étrangère sont des Français à part entière".

Interrogés sur les causes de l'augmentation de la délinquance, 73% l'attribuent aux inégalités sociales (dont 68% de sympathisants de droite).

Enfin, les deux-tiers des personnes sondées par CSA (66%) estiment que les Français qui s'exilent pour ne pas payer d'impôts en France ne méritent pas la nationalité française.

Ajoutons que le sondage ifop du Figaro, effectué à partir d’internet, a été qualifié de « bidon » par les autres instituts.

Il ne visait qu’à influencer la population, en diffusant l’idée que, grâce à sa politique, ouvertement calquée sur celle du Front national, Nicolas Sarkozy récupérerait, comme en 2007, les électeurs de ce mouvement.

Le sondage de CSA prouve le contraire.

Même Alain Juppé « s'interroge sur la politique sécuritaire du gouvernement », jugeant que «notre pays n’est pas à feu et à sang». ..

Selon lui, «durcir la loi» (…) «est peut être nécessaire», «à condition que la loi nouvelle ne soit pas de pure circonstance ».

 

Frédéric Lefebvre serait-il le dernier à croire Le Figaro ?

Image ajoutée par Dazibaoueb


Auteur : Jean LEVY - Source : canempehepasnicolas

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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 01:58

 

 


 

Salim Lamrani

 

 

La question du nombre de « prisonniers politiques » à Cuba est sujette à polémique. Pour le gouvernement cubain, il n’y a pas de prisonniers politiques à Cuba, mais des personnes condamnées pour des délits inscrits au code pénal, notamment le fait d’être financé par une puissance étrangère. Amnesty International (AI), quant à elle, recense dans son rapport 2010 « 55 prisonniers d’opinion1 », parmi lesquels 20 ont été libérés en juillet 2010 et 6 autres le 15 août 2010, suite à la médiation de l’Eglise catholique et de l’Espagne, et deux autres auparavant2. Donc, selon AI, il reste actuellement 27 « prisonniers politiques » à Cuba. Enfin, l’opposition cubaine et Elizardo Sánchez de la Commission des droits de l’homme et de la réconciliation nationale (CDHRN) en particulier évoquent le nombre de 147 prisonniers politiques, moins les 6 récemment libérés, soit 1413. Les médias occidentaux privilégient cette dernière liste.


Il convient d’abord de faire la lumière sur un aspect de cette question avant d’évoquer le sujet du nombre exact de « prisonniers politiques » dans l’île : l’existence ou non d’un financement de l’opposition cubaine par les Etats-Unis.

Cette politique, clandestine entre 1959 et 1991, est désormais publique et attestée par maintes sources. En effet, Washington reconnaît cette réalité dans plusieurs documents et déclarations officiels. La loi Torricelli de 1992, et plus particulièrement la section 1705, stipule que « les Etats-Unis fourniront une assistance, à des organisations non gouvernementales appropriées, pour soutenir des individus et des organisations qui promeuvent un changement démocratique non violent à Cuba4 ». La loi Helms-Burton de 1996 prévoit, à la section 109, que « le Président [des Etats-Unis] est autorisé à fournir une assistance et offrir tout type de soutien à des individus et des organisations non gouvernementales indépendantes pour soutenir des efforts en vue de construire la démocratie à Cuba5 ». Le premier rapport de la Commission d’assistance à une Cuba libre, adopté le 6 mai 2004, envisage la mise en place d’un « solide programme de soutien favorisant la société civile cubaine ». Parmi les mesures préconisées, un financement à hauteur de 36 millions de dollars est destiné au « soutien de l’opposition démocratique et au renforcement de la société civile émergeante6 ». Le second rapport de la même Commission, rendu public le 10 juillet 2006, prévoit un budget de 31 millions de dollars pour financer l’opposition interne7. Le rapport prévoit également « d’entraîner et d’équiper des journalistes indépendants de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle à Cuba8 ».

 

La représentation diplomatique étasunienne à La Havane, la Section d’intérêts nord-américains (SINA) confirme cela dans un communiqué : « Depuis longtemps, la politique des Etats-Unis consiste à fournir une assistance humanitaire au peuple cubain, particulièrement aux familles des prisonniers politiques. Nous permettons également aux organisations privées de le faire9 ».

 

Laura Pollán, du groupe dissident « les Dames en Blanc », admet avoir reçu de l’argent des Etats-Unis10 : « Nous acceptons l’aide, le soutien, que ce soit de l’extrême droite ou de la gauche, sans conditions11 ». L’opposant Vladimiro Roca confesse que la dissidence cubaine est stipendiée par Washington tout en rétorquant que l’aide financière reçue est « totalement et complètement légale ». Pour le dissident René Gómez, le soutien financier de la part des Etats-Unis n’est « pas une chose qu’il faudrait cacher ou dont il faudrait avoir honte12 ». De la même manière, Elizardo Sánchez confirme l’existence d’un financement de la part des Etats-Unis : « La question n’est pas de savoir qui envoie de l’aide mais ce que l’on en fait13 ».

La presse occidentale admet cette réalité. L’Agence France-Presse informe que « les dissidents ont pour leur part revendiqué et assumé ces aides financières14 ». L’agence espagnole EFE fait allusion aux « opposants payés par les Etats-Unis15 ». L’agence de presse britannique Reuters, « le gouvernement étasunien fournit ouvertement un soutien financier fédéral pour les activités des dissidents, ce que Cuba considère comme un acte illégal16 ». L’agence de presse étasunienne The Associated Press reconnaît que la politique de fabriquer et financer une opposition interne n’était pas nouvelle : « Depuis des années, le gouvernement des Etats-Unis a dépensé des millions de dollars pour soutenir l’opposition cubaine17 ». Elle précise : « Une partie du financement provient directement du gouvernement des Etats-Unis, dont les lois préconisent le renversement du gouvernement cubain. L’agence internationale pour le développement des Etats-Unis (USAID), qui supervise le soutien financier du gouvernement pour une ‘transition démocratique’ à Cuba, a alloué plus de 33 millions de dollars pour la société civile cubaine pour la présente année fiscale18 ».

 
Wayne S. Smith est un ancien diplomate étasunien qui a été chef de la SINA à La Havane de 1979 à 1982. Selon lui, il est « illégal et imprudent d’envoyer de l’argent aux dissidents cubains19 ». Il a ajouté que « personne ne devrait donner de l’argent aux dissidents et encore moins dans le but de renverser le gouvernement cubain » car « lorsque les Etats-Unis déclarent que leur objectif est de renverser le gouvernement cubain, et qu’ensuite ils affirment qu’un des moyens pour y parvenir est de fournir des fonds aux dissidents cubains, ces derniers sont placés de facto dans la position d’agents payés par une puissance étrangère pour renverser leur propre gouvernement20 ».

Evoquons à présent la position d’Amnesty International. L’organisation fait état de 27 prisonniers politiques à Cuba au 15 août 2010. Or, elle reconnaît en même temps que ces personnes ont été condamnées « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba21 ». Ainsi, l’organisation entre en contradiction car le droit international considère comme illégal le financement d’une opposition interne dans une autre nation souveraine. Tous les pays du monde disposent d’un arsenal juridique codifiant comme délits de telles conduites. Ainsi, les législations étasunienne et européennes, entre autres, sanctionnent lourdement le fait d’être stipendié par une puissance étrangère.

La liste élaborée par Elizardo Sánchez est plus longue et inclut tout type d’individus. Parmi les 141 noms, 10 autres avaient déjà été remis en liberté pour des raisons de santé, ce qui fait un total de 131 personnes. Au sujet de ces dix personnes, Sánchez a expliqué qu’il les maintenait dans sa liste car elles pouvaient être de nouveau incarcérées dans le futur. Quatre autres personnes ont accompli leur peine et sont sorties de prison. Il reste donc 127 individus. 27 autres personnes doivent être libérées d’ici le mois d’octobre, selon l’accord passé entre La Havane, l’Espagne et l’Eglise catholique.

Sur les 100 individus restant, près de la moitié ont été condamnés pour des crimes violents. Certains ont réalisé des incursions armées à Cuba et au moins deux d’entre eux, Humberto Eladio Real Suárez et Ernesto Cruz León, sont responsables de la mort de plusieurs civils, respectivement en 1994 et en 199722.

 

Ricardo Alarcón, président du Parlement cubain, n’a pas manqué de souligner ces contradictions : « Curieusement, ceux qui nous critiquent parle d’une liste [et pas de noms]. Pourquoi ne disent-ils pas qu’ils sont en train de demander la liberté de la personne qui a assassiné Fabio di Celmo23 ? ».

 

Associated Press (AP) a également souligné le caractère douteux de la liste de Sánchez et note que « plusieurs d’entre eux ne devraient normalement pas être considérés comme des prisonniers politiques ». « Une étude plus attentive permet de voir la présence de terroristes, de preneurs d’otages et d’agents étrangers ». AP note que parmi les 100 personnes restantes, « près de la moitié ont été condamnées pour terrorisme, prise d’otages et autres crimes violents, et quatre d’entre eux sont d’anciens militaires ou agents des services de renseignement condamnés pour espionnage ou pour avoir révélé des secrets d’Etat24 ».

 
De son côté, Amnesty International affirme qu’elle ne peut pas considérer les membres de la liste de Sánchez comme des « prisonniers de conscience » car elle inclut « des gens jugés pour terrorisme, espionnage ainsi que ceux qui ont tenté et même réussi à faire exploser des hôtels », indique l’organisation. « Nous ne demanderons certainement pas leur libération et ne les décrirons pas comme prisonniers de conscience25 ».

 

Miguel Moratinos, ministre des Affaires étrangères espagnol, qui a joué un rôle clé dans l’accord portant sur la libération de 52 prisonniers, a également mis en doute la liste de Sánchez et souligné son caractère aléatoire. : « Ne dites pas qu’il faut libérer 300 prisonniers car il n’y en a pas 300. La liste de la Commission des droits de l’homme de Cuba disait, une semaine avant mon arrivée, qu’il y en avait 202. A mon arrivée à Cuba, elle a affirmé la veille qu’il y en avait 16726 ».

 

A l’issue de la libération des autres 27 personnes incluses dans l’accord de juin 2010, il ne restera qu’un seul « prisonnier politique » à Cuba, Rolando Jimenez Pozada, selon Amnesty International. Associated Press note pour sa part que ce dernier a en réalité été « emprisonné pour désobéissance et pour avoir révélé des secrets d’Etat27 ».

 

Curieusement, la liste dressée par Sánchez, qui est la moins fiable et qui est dénoncée de toutes parts en raison de l’inclusion d’individus condamnés de graves actes de terrorisme, est privilégiée par la presse occidentale.

 

Le gouvernement cubain a effectué un geste notable en procédant à la libération des prisonniers considérés comme « politiques » par les Etats-Unis et certaines organisations telles qu’Amnesty International. Le principal obstacle à la normalisation des relations entre Washington et La Havane – du point de vue de l’administration Obama – est désormais levé. Il revient donc à la Maison-Blanche d’effectuer un geste de réciprocité et de mettre un terme aux sanctions économiques anachroniques et inefficaces contre le peuple cubain.

 

 

Notes

 

1 Amnesty International, « Rapport 2010. La situation des droits humains dans le monde », mai 2010. http://thereport.amnesty.org/sites/default/files/AIR2010_AZ_FR.pdf  (site consulté le 7 juin 2010), pp. 87-88.

 

2 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010 ; Carlos Batista, « Disidencia deplora ‘destierro’ de ex presos », El Nuevo Herald, 15 août 2010.

 

3 EFE, « Damas piden a España acoger a más presos políticos », 25 juillet 2010

 

4 Cuban Democracy Act, Titre XVII, Section 1705, 1992.

 

5 Helms-Burton Act, Titre I, Section 109, 1996.

 

6 Colin L. Powell, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, mai 2004). www.state.gov/documents/organization/32334.pdf (site consulté le 7 mai 2004), pp. 16, 22.

 

7 Condolezza Rice & Carlos Gutierrez, Commission for Assistance to a Free Cuba, (Washington : United States Department of State, juillet 2006). www.cafc.gov/documents/organization/68166.pdf (site consulté le 12 juillet 2006), p. 20.

 

8 Ibid. p. 22.

 

9 The Associated Press/El Nuevo Herald, « Cuba : EEUU debe tomar ‘medidas’ contra diplomáticos », 19 mai 2008.

 

10 The Associated Press, « Cuban Dissident Confirms She Received Cash From Private US Anti-Castro Group », 20 mai 2008.

 

11 El Nuevo Herald, « Disidente cubana teme que pueda ser encarcelada », 21 mai 2008.

 

12 Patrick Bèle, « Cuba accuse Washington de payer les dissidents », Le Figaro, 21 mai 2008.

 

13 Agence France-Presse, « Prensa estatal cubana hace inusual entrevista callejera a disidentes », 22 mai 2008.

 

14 Agence France-Presse, « Financement de la dissidence : Cuba ‘somme’ Washington de s’expliquer », 22 mai 2008.

 

15 EFE, « Un diputado cubano propone nuevos castigos a opositores pagados por EE UU », 28 mai 2008.

 

16 Jeff Franks, « Top U.S. Diplomat Ferried Cash to Dissident : Cuba », Reuters, 19 mai 2008.

 

17 Ben Feller, « Bush Touts Cuban Life After Castro », Associated Press, 24 octobre 2007

 

18 Will Weissert, « Activistas cubanos dependen del financiamiento extranjero », The Associated Press, 15 août 2008.
 

19 Radio Habana Cuba, « Former Chief of US Interests Section in Havana Wayne Smith Says Sending Money to Mercenaries in Cuba is Illegal », 21 mai 2008.

 

20 Wayne S. Smith, « New Cuba Commission Report : Formula for Continued Failure », Center for International Policy, 10 juillet 2006.

 

21 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-five-years-too-many-new-government-must-release-jailed-dissidents-2 (site consulté le 23 avril 2008).

 

22 Juan O. Tamayo, « ¿Cuántos presos políticos hay en la isla? », El Nuevo Herald, 22 juillet 2010

 

23 José Luis Fraga, « Alarcón : presos liberados pueden quedarse en Cuba y podrían ser más de 52 », Agence France-Presse, 20 juillet 2010.

 

24 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », The Associated Press, 23 juillet 2010.

 

25 Ibid.

 

26 EFE, « España pide a UE renovar relación con Cuba », 27 juillet 2010.

 

27 Paul Haven, « Number of Political Prisoners in Cuba Still Murky », op. cit.

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

Disponible en librairie et sur Amazon :
http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vous-Diront-Jamais/dp/2953128417/ref=pd_rhf_p_t_1

Pour toute commande dédicacée, contacter directement : lamranisalim@yahoo.fr , Salim.Lamrani@univ-mlv.fr


Salim Lamrani est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Salim Lamrani publiés par Mondialisation.ca

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20657


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20 août 2010 5 20 /08 /août /2010 01:42

 

Le Cri, de Munch

Une histoire vraie: Les aventures de Maryse au Pôle Emploi

"C’est ainsi quand on vit sous la dépendance des administrations"

Ce qui suit n’est pas de la fiction. N’hésitez pas à réagir en bas de page…

Maryse ouvrit la boîte à lettres comme chaque jour, avec la peur au ventre. Elle avait l’habitude des mauvaises surprises qui l’attendaient au courrier presque quotidiennement.

Pas de cartes postale de Tahiti, mais ce pouvaient être des factures plus lourdes que prévues, des lettres en recommandé qui n’étaient jamais de bonnes nouvelles, des mises en demeure ou encore des erreurs de la part de la CAF qui lui demandait un trop perçu ou des ASSEDIC qui lui annonçaient la fin de ses allocations de chômage…

C’est ainsi quand on vit sous la dépendance des administrations : il n’y a jamais de repos ni de répit. Jamais de tranquillité d’esprit où l’on peut se reposer et se dire : "Bon, là maintenant je suis en sécurité, j’ai de quoi vivre et nourrir ma famille, j’ai de quoi voir venir et assumer les erreurs administratives et les factures imprévues avec sérénité."

Si déjà elle pouvait se dire : "Bon, j’ai de quoi nourrir la famille jusqu’à la fin de la semaine et payer mes factures", ce serait déjà une forme de paradis. Mais les prélèvements bancaires, les dettes, les étalements de factures à payer tous les mois, la menace d’être fichée à la Banque de France, les huissiers…

Encore faut-il avoir des revenus réguliers ! Ce n’est pas le cas de Maryse. Parfois, elle a un peu de travail, parfois ses enfants sont malades ou bien elle déprime et n’arrive pas à se lever de bonne heure pour se rendre à son stage d’insertion ou à son poste en CAE (contrat aidé).

Car du travail, elle n’en a pas régulièrement et donc, ses revenus sont aléatoires et fluctuants. Parfois, elle perçoit des allocations d’ASSEDIC ou le RMI (maintenant RSA, bien plus compliqué qu’avant). La CAF lui demande de justifier ses revenus tous les mois, le Pôle Emploi la convoque pour lui demander de justifier ses recherches d’emploi… Elle doit se justifier sans arrêt comme si elle était coupable de quelque chose. Coupable de quoi ? D’être pauvre et de santé fragile, d’avoir du mal à s’en sortir ? D’avoir eu un accident de vie dans sa jeunesse ? De s’être retrouvée seule avec ses enfants ???

Elle se sent mal à l’aise devant sa boîte aux lettres comme devant l’employée qui l’a culpabilisée l’autre jour de n’avoir pas assez de pièces justifiant ses recherches d’emploi, de n’avoir pas assez écrit de lettres et de CV - mais à quoi ça sert un CV, s’il en arrive tous les jours des dizaines et que vous n’avez pas de facilités pour la rédaction des lettres ? En plus, on sait bien que ça ne marche plus d’écrire…

Elle fait ce qu’elle peut Maryse, elle se bat pour s’en sortir, mais c’est un parcours du combattant tous les jours et l’on n’a pas le droit de baisser les bras et de dire "Ouf ! Je suis fatiguée !" C’est chaque jour un nouveau combat.

Ca y est, elle le savait ! Encore une lettre du Pôle Emploi qui la menace de radiation. Pourtant, elle est allée hier leur expliquer pourquoi elle n’avait pas pu venir à la réunion. Son petit était malade et elle n’avait personne pour le garder. Ils font quoi les employés du Pôle Emploi, quand leur enfant est malade ? Ils prennent un congé ou se payent une nounou parce qu’ils ont un salaire et des droits… Quand on n’a pas de salaire, ni de travail, on n’a pas de droits ??? On n’a que le droit de se taire et d’obéir. On est en tort de toutes façons ! On peut venir à toutes les réunions, les convocations, parce qu’il paraît qu’on n’a que ça à faire !

Elle sent la colère monter. C’est injuste. Elle va lui dire à la femme du Pôle Emploi !… Mais elle se souvient tout à coup qu’elle ne peut pas téléphoner puisque la ligne vient d’être coupée pour non paiement… Quant au portable, elle n’a pas eu de quoi racheter une carte pour le recharger. Elle va devoir prendre le bus ou le train, car elle n’habite pas à côté !

Ca va lui prendre l’après midi. Il faut se dépêcher, ils ferment à 16h. Elle va devoir faire la queue longtemps (les chômeurs ça ne manque pas), debout devant le guichet où l’employée est assise, elle, et expliquer son cas. On lui donnera l’autorisation d’expliquer "son cas" une deuxième fois en utilisant le téléphone au milieu de la salle, là bas.

- "Non, Madame, un conseiller ne peut pas vous recevoir. Il faut demander un rendez-vous et vous serez "convoquée". On ne peut plus recevoir les gens comme ça", trop de travail…"

"Travail" : un mot à ne pas trop prononcer devant un chômeur, ça risque de le mettre en colère.

Alors, elle prendra le combiné, fera le 3949 et tout le monde entendra sa conversation… Le 39-quelque chose, ces fameux numéros où l’on tombe sur une boîte vocale qui vous demande de faire d’abord le numéro du département de résidence puis de vous munir de votre numéro d’identifiant… Puis vous devrez choisir quelle est la raison de votre appel et faire le 1 ou le 2 ou autre et attendre jusqu’au bout l’énumération des choix. Si vous ne trouvez pas tout de suite la bonne réponse, si vous trompez, vous revenez à la case départ et vous n’avez plus qu’à recommencer ce petit jeu de patience.
C’est un jeu que notre société vient d’inventer pour éviter d’être confrontée au public trop directement.

Il faut beaucoup de contrôle à Maryse pour ne pas s’énerver, pour garder son calme. Elle sait que tout ceci est fait pour décourager les gens et les pousser à renoncer à leur demande. Alors elle pense à ses enfants, s’arme de courage et reste impassible devant la voix qui lui dit : "Il y a une minute d’attente"… "Cette fois, c’est mon jour de chance, ils n’ont pas dit : "Tous nos conseillers sont occupés, rappelez ultérieurement !"", se dit-elle pour se réconforter. Ca, pour patienter, elle patiente, elle n’a pas le choix, sa vie et celle de sa famille en dépendent.
C’est comme ça qu’elle vide son forfait téléphonique à chaque fois !

Hier, il a fallu rappeler EDF pour qu’ils rebranchent l’électricité et France Télécom également. "Eh bien, ma carte de téléphone y est passée", explique-t-elle à sa voisine qui connaît bien les mêmes problèmes.

"C’est du harcèlement", dit-elle, exténuée à l’idée de tout ce qu’elle devra faire cet après-midi pour simplement qu’ils ne lui coupent pas ses allocations de chômage, car ce serait la fin ! Plus de chômage, plus de revenus et c’est à nouveau le cercle infernal. Il faudra encore courir voir l’assistante sociale, lui expliquer "son cas" et "quémander" un secours quelconque. Elle se sent envahie d’émotions, de peur, de colère, de tristesse…

Et comment faire autrement ? Elle en assez de demander de l’aide, elle aimerait bien que tout redevienne comme avant et pouvoir retrouver son équilibre et son indépendance. Ils ne roulaient pas sur l’or, mais avec deux salaires même ridiculement bas, ils s’en sortaient tout juste sans rien demander à personne.

"Mais on ne choisit pas, c’est comme ça", dit-elle à sa voisine en rentrant chez elle avec son courrier brûlant dans les mains… Elle pense tout à coup qu’elle va devoir demander à quelqu’un de prendre les enfants à l’école, elle ne sera pas à temps pour la sortie. Sinon, on va encore lui faire des remarques, parce qu’on aura dû les mettre à la garderie, elle n’était pas là à l’heure… Et ses enfants auront honte que l’on réprimande leur mère devant les copains… Encore et toujours se justifier !

Maryse se sent seule. Pourtant, elle ne l’est pas. Il y a des milliers de personnes qui souffrent de la même déshumanisation des services administratifs et de notre société en général. De leur côté, les employés ne sont pas tous inconscients et agressifs. Beaucoup font souvent ce qu’ils peuvent et disent qu’ils manquent de temps et de personnel. Si l’on rencontre directement les responsables de votre dossier, ils vous répondent souvent aimablement et vont tenter de trouver une solution. Rien ne vaut le face à face.

A condition d’avoir pu passer les barrières de la plate forme téléphonique, des employés d’accueil qui renvoient votre problème à plus tard ou vous demandent d’écrire (un courrier qui souvent n’est pas lu ou pas enregistré à temps, alors que les courriers automatiques de radiations sont déjà partis, par exemple). Mais on tombe parfois sur les revêches, les coincés et ceux qui pensent que vous profitez de la situation.

Les administrations seraient-elles devenues de grosses machines incontrôlables où plus personne n’est responsable de ce qui se passe et où l’on laisse sous entendre de façon pernicieuse que vous êtes forcément un profiteur, un paresseux, voire un escroc !?…

Les médiateurs de la République, ces personnes que l’on trouvent dans les mairies ou les préfectures sont chargées de régler les rapports bloqués et les conflits qui ne manquent pas de se produire entre le public et les administrations françaises.
Le médiateur principal a produit un dossier accablant sur les rapports déshumanisés, sur ces fameuses plates-formes téléphoniques où le public n’est jamais écouté ni les demandes prises en considération. Elles ne servent qu’à canaliser les rares individus agressifs dont les employés de la Sécu ou de Pôle emploi ont si peur.

Mais la plupart des personnes en difficulté gardent leur calme, même si elles se sentent mal considérées, mal accueillies : tant de maltraitance et de mépris vis-à-vis de ceux que l’on pourrait nommer les plus "fragiles" mais qu’il faut plutôt appeler les plus "forts" parce qu’il faut beaucoup de force, de courage et de résistance pour se faire entendre et pour survivre dans de telles conditions !!!

Françoise Daudeville, 25 juillet 2010


Auteur : Françoise Daudeville - Source : ATD Quart Monde

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15072

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 01:31

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Cette société dont nous ne voulons pas

 

1984, c’était hier. Aujourd’hui, nous avons Sarkozy. Et c’est encore pire.

Par delà les clivages partisans et les options politiques des uns et des autres, nous sommes en voie de prendre conscience qu’une page de l’histoire de notre pays est en train de se tourner, et qu’un drame est en train de se jouer, sous la forme d’un profond changement sociétal.

 Pour la plupart, nous avons pu bénéficier d’une société qui, malgré ses travers, bénéficiait d’un gouvernement qui avait le souci de l’intérêt public, de la paix sociale, et de la prise en compte de l’équilibre collectif.

 Aujourd’hui, nous sommes nombreux à assister, impuissants, au saccage de nos droits les plus élémentaires, de notre liberté d’aller et venir sans être constamment contrôlés par des dispositifs policiers ou des caméras de surveillance à tous les coins de rue, comme c’est le cas dans ma propre ville, pourtant (étrangement…) si faible en ressources. Et quand bien même il est prouvé que l’efficacité de ce genre d’équipements est dérisoire. Mais le marketing de la surveillance fait des émules à droite comme à gauche, tout comme le développement des technologies numériques à des fins de contrôle de tout un chacun par le biais d’innombrables fichiers mal contrôlés et dangereux, et cela au plus grand mépris de nos libertés fondamentales, pourtant inscrites dans notre constitution.

 Notre liberté d’expression est régulièrement mise en cause, que ce soit dans nos propos, sur les blogs ou dans la presse, pour laquelle nos politiciens n’ont pas de mots assez durs alors qu’elle est constitutive de notre démocratie, là où eux-mêmes se permettent les plus grands écarts de langage, dont des propos racistes et xénophobes de plus en plus ouvertement exposés, au plus grand mépris de la démocratie . Notre liberté d’expression est en danger non seulement en France, mais dans toute l’Europe, comme chez notre cousine sévèrement bottée, ou des blogueurs manifestent en ce moment pour la défendre. Parce que la justice (la vraie) le vaut bien… et l’exige.

 On nous impose le déroulement tragi-comique d’un feuilleton de l’été à rebondissements qui en dit long sur les pratiques politico-médiatico-financières de nos élites dirigeantes,  lesquelles nous démontrent assez tristement  que la seule valeur qui anime ce petit monde là est  la cupidité, dont tout le monde a pu constater les effets, mais face à laquelle rien n’a été fait. Tout peut donc recommencer, en toute impunité,  comme avant….

 Et voila que certains faits divers montés opportunément  en épingle par une propagande gouvernementale de plus en plus évidente¹ viennent faire oublier au commun des mortels que se met méthodiquement en place une société qui veut tout contrôler jusque dans notre intimité, au point d’en devenir plus répressive et inquisitrice que le monde d’Orwell, 26 ans après. On riait encore de cette référence il y a peu. Aujourd’hui, si l’on rit, c’est plutôt jaune…

 Car après les blogueurs, les utilisateurs d’Internet, les journalistes, les fonctionnaires, les syndicalistes, les immigrés, les étrangers et/ou les musulmans,  les grévistes, les enseignants et les chercheurs,  les gens du voyage…  et après ? A qui le tour ?

 MAM a beau nier une « justice aux ordres« , nous sommes nombreux à ne plus y croire…

 (Comme le dit Maître Eolas, profitons de notre liberté avant qu’elle n’expire…).

 C’est pourquoi, Monsieur Sarkozy, qui êtes à Grenoble aujourd’hui, priez pour nous, pauvres pêcheurs : nous sommes profondément athées et ne croyons donc pas que le débat soit uniquement sécuritaire. Ainsi,  nous ne pensons pas que la déchéance de la nationalité française ou la généralisation des peines planchers que vous avez annoncés aujourd’hui en totale contradiction avec notre tradition républicaine soient  un gage de protection pour nos concitoyens, mais au contraire un véritable danger pour le ciment social de notre pays. Car le roi est nu, et nous sommes de plus nombreux à voir combien cette politique que vous menez est douce envers les riches, et dure envers les pauvres.

 … Comme nous ne pensons pas davantage que la régression sociale soit inéluctable, n’en déplaise à vos riches amis dont vous n’avez pas encore su vous départir, malgré le caractère d’équilibre qu’aurait dû comporter votre fonction qui, comme nous l’explique si judicieusement Mazarine, ici, n’est surtout pas un métier, destiné à s’empiffrer…. Mais une fonction qui, avant vous, était plus noble.

 C’est pourquoi nous pensons envers et contre vous et cette garde rapprochée qui soutient vos pires agissements  qu’ une autre politique est possible.

 


 

.. 

¹ … Ainsi sur le sujet des retraites, déjà bouclé en haut lieu au plus grand mépris de pourtant bien nécessaires négociations.


Auteur : Gauchedecombat - Source : Humeurs de Gauche

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14623#14623

 

_________________________________________________________________________________________

 

 

 

 

La xénophobie de Sarkozy menace la démocratie

 

Communiqué LDH


Le président de la République a pris la lourde responsabilité de faire des étrangers et des personnes d'origine étrangère ceux et celles qui seraient responsables de l'insécurité.


Parce qu'il a échoué dans sa politique sécuritaire, parce qu'il enregistre des échecs électoraux, parce qu'il entend interdire toute enquête impartiale sur des faits mettant en cause le financement de sa campagne électorale, et parce qu'il aggrave l'insécurité sociale et économique de millions de Français tout en favorisant jusqu'à la caricature les plus nantis, le président de la République et son gouvernement ont manifestement décidé d'agiter les vieux refrains des années 1930 destinés à attiser la haine contre les étrangers.

En se livrant, à quelques jours d'intervalle, à un discours discriminatoire contre les Gens du voyage et les citoyens européens que sont les Roms, puis en recherchant chez les étrangers et les personnes d'origine étrangère les causes de l'insécurité, Nicolas Sarkozy est en train de menacer les fondements mêmes de la République.

Ce ne sont pas les délinquants que Nicolas Sarkozy poursuit, ce sont les Français d'origine étrangère et les étrangers, qu'il désigne comme les boucs émissaires de tous nos maux.

Ce qui est ici en cause, ce n'est plus le débat légitime en démocratie sur la manière d'assurer la sûreté républicaine, c'est l'expression d'une xénophobie avérée. Quelle que soit la légitimité que confère l'élection, aucun responsable politique ne détient le mandat de fouler aux pieds les principes les plus élémentaires de la République, et de désigner à la vindicte des millions de personnes.

Le président de la République et son gouvernement mettent ainsi en œuvre une stratégie de la tension, espérant sans doute retrouver un électorat perdu, au risque de mettre en péril la paix civile.

La LDH, parce qu'elle porte de manière intangible les mêmes principes depuis plus de cent dix ans quels que soient les gouvernements, appelle tous ceux et toutes celles qui sont attaché(e)s à la démocratie et aux libertés à rejeter ces manifestations de xénophobie.

Paris, le 30 juillet 2010.


Auteur : LDH - Source : Ligue des droits de l'homme

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14624

 

 

 

Commentaires :

 

 

Voici mon texte d'avant les élections présidentielles de 2007:

Le Sarkonazi est encore plus dangereux que Le Pen !

http://mai68.org/spip/spip.php?article1395

 

 

 

Communiqué du MRAP :

Nicolas Sarkozy : des annonces démagogiques, contraires aux droits de l'homme, et inefficaces

 

Le Chef de l'Etat a demandé que la nationalité française puisse « être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte » à la vie d'un policier, d'un gendarme, ou de tout autre « dépositaire de l'autorité publique ». Dans le même esprit il veut que l'acquisition de la nationalité à l'âge de 18 ans pour un mineur délinquant né en France de deux parents étrangers ne soit plus un droit, ce qui passe nécessairement par la modification des articles pertinents du code civil sur la nationalité, ce qui serait une nouvelle forme de "double peine". Ce faisant, Nicolas Sarkozy vient de mettre un peu plus à mal le principe fondamental d'égalité entre les citoyens.

En voulant créer cette nouvelle forme de bannissement, une fois de plus Nicolas Sarkozy s'aligne sur les thèses du Front national au risque de les légitimer. Cette attaque sans précédent est un affront grave à une tradition française et met la France en dehors du droit international. Elle complète un arsenal qui, par touches successives, compose un tableau qui participe à créer un climat xénophobe des plus inquiétants.

Ces annonces sont pour le MRAP non seulement démagogiques et contraires aux droits de l'homme, mais inefficaces, car ce n'est pas ainsi que l'on apporte les réponses appropriées aux maux et aux souffrances des populations des quartiers populaires.

Paris, le 30 juillet 2010.

 

 

 

Réaction de Jean-Luc Mélenchon (sur son blog) :


Attention danger! Pas touche à la nationalité, monsieur Sarkozy! Vous allez casser la France ! La nationalité acquise ne doit pas être remise en cause pour des raisons de droit commun sauf à créer une catégorie nouvelle de sous-français conditionnels dont personne ne pourra plus empêcher qu’elle s’accroisse au hasard des gouvernement et des effets d’émotion du moment. Première, deuxième, troisième génération ? Quand cessera-t-on d’être un semi-Français dans la France de Sarkozy ?

 

Le président devrait prendre garde que sa condition de fils d’immigré ne permette pas demain de le déchoir de sa nationalité s’il venait à être poursuivi ou condamné, à tort ou à raison, du fait des conséquences de ses accointances avec les milieux d’affaires.

 

Le sentiment puéril de toute puissance du président de la république et sa grossière obsession de diversions sécuritaires le conduisent, une fois de plus, à envisager des mesures totalement étrangères à l’identité républicaine de la France. Il est essentiel de se souvenir que seul le régime du maréchal Pétain a eu recours à la remise en cause de la nationalité comme politique d’ensemble.

 

La déchéance de la nationalité française est une mesure inefficace, stupide et anti républicaine. Inefficace : aucune peine n’est dissuasive. La fonction de la peine est de sanctionner et de réparer. Stupide : elle soulève d’innombrables imbroglios injustes et cruels pour la famille des condamnés. Anti républicaine : le peuple est comme la communauté légale qu’il fonde : un et indivisible. Il ne peut y avoir deux catégories de français relevant de droits et de peines différents. Un délinquant doit être puni au nom de la loi. Et c’est assez comme ça dans tous les pays démocratiques.

 

 

 

 

Ça devient n'importe quoi, autant déchoir tous les français de leur nationalité pendant qu'on y est puisqu'on est issus à la fois des gallos-romains, des peuples dits barbares, des sarazins, puis pour les plus récents, des italiens, espagnols, polonais, russes, yougoslaves, roumains, marocains, algériens, tunisiens, libanais, maliens, sénégalais, malgaches, égyptiens, indiens, chinois, cambodgiens, vietnamiens... etc, etc. J'avais oublié nos premiers ancêtres sont africains. smiley-smile Il y a toujours eu des brassages de population.

 

 

 

Oui mais on est raciste ou on ne l'est pas...

Le sarkozysme n'est qu'un avatar du fascisme: même idéologie, mêmes méthodes, mêmes rapports avec l'argent, mêmes soutiens.

 

 

 

Exact. C'est exactement ça. Mais les aboyeurs ont peut-être aboyé trop tôt et trop fort.
Du coup, apparaît le germe d'une résistance qui n'était pas prévue sous cette forme.
Je crois, et j'espère, que ce mouvement va s'accentuer : le fascisme ne profite réellement qu'à peu de monde, pour les autres, c'est la peste brune. Tout le monde ne méconnaît pas l'Histoire au point d'accepter sans broncher cet histrion comme petit führer franSSais de pacotille, d'ailleurs fort peu crédible du point de vue borné de ses maîtres.
Il se pourrait qu'il soit subitement devenu nuisible aux intérêts qu'il devait servir, ayant confondu zèle et intelligence, hyper-activité avec efficacité.

 

 

.

 


Nadine Morano ou la droite décomplexée
envoyé par locapass - Emplacement de la vidéo

 

 

Le «Collectif droite populaire» UMP : Chaînon manquant entre toutes les droites ?

 

 

        

 

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14583

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:13

Quelques images du pays que l'Empire s'apprête à détruire comme l'Irak, avec sa culture. eva R-sistons à l'intolérable

http://www.ameinfo.com/static/images/countryguides/gallery/iran-1.jpg

www.ameinfo.com/iran/

 

http://www.resimlerden.com/iran/iran.jpg

www.must-web.com/Photos-Images/iran-resimleri...

 

http://www.3jokes.com/images/2008/Data50/IRAN/3Jokes_Iran%20(15).jpg

 

www.3jokes.com/images/2008/07/iran_photos_1.htm

 

"L'autre" Iran, les vraies déclarations d'Ahmadinejad, ses discours à l'ONU

 

 

L'Iran est sans cesse discrédité par les Médias sionisés et aux mains des dirigeants de multinationales de l'Armement, pour nous conduire à accepter l'intolérable: Une guerre contre l'Iran voulue en particulier par le Georges Bush français, Sarkozy. Parce que ce pays veut rester indépendant, ne pas se soumettre aux diktats de l'Occident, parce qu'il ne veut pas de ses marionnettes pour organiser le pillage de ses ressources et le désintégrer comme l'Irak ! eva R-sistons

 

 

N. Sarkozy a l'onu discour complet

N. Sarkozy : Soumission de l'Iran ou atomisation de l'Iran


Flash02/2010:Iran:Arrestation de 7 journalistes dont des agents de la CIA

Le ministère du Renseignement iranien a annoncé l'arrestation lundi de sept personnes accusées d'avoir planifié le rassemblement de l'opposition prévu le 11 Février 2010 prochain.  Certains d'entre eux ont été enrôlés par l'agence américaine de renseignements, la CIA.

Selon le communiqué du ministère, les sept personnes en question travaillent dans des chaînes satellitaires en langue farsi, qualifiées de "contre-révolutionnaires et sionistes".
Elles sont également liées à une radio américaine et ont été soumis à une formation à Dubaï et Istanbul. «Certains d'entre elles ont été recrutées par l'agence d'espionnage de la CIA des États-Unis» signale le communiqué.

Ils sont accusés d'avoir joué un rôle clé dans la collecte et l'envoi d'informations à l'étranger et pour avoir incité à l'émeute, en particulier le jour d'Achoura, le 27 Décembre dernier.
 « Ils voulaient faire de même pour le 11 Février puis quitter le pays pour rejoindre les Américains », ajoute le communiqué ministériel.

Pour sa part, le journal de l'opposition, a parlé de neuf journalistes iraniens travaillant pour divers médias, dont un photographe, qui ont été arrêtés au cours des deux derniers jours. Sans évoquer les raisons de cette mesure.

En parallèle, le journal L'Iran a révélé que 150 députés iraniens (sur 290) ont déposé une plainte contre le candidat malheureux aux présidentielles de Juin dernier, Mir Hussein Moussawi, exigeant qu'il soit jugé pour son rôle dans les manifestations qui ont suivi les élections. 

 
Wikipedia
Non, le Président Iranien n'a jammais dit qu'il voulait "rayer Israel de la carte"

On met des Mots dans la Bouche d'Ahmadinejad


Virginia Tilley
Counterpunch
28/08/2006

Dans ce désordre effrayant dans le Moyen-Orient, mettons une chose au point. L'Iran ne menace pas Israël de destruction. Le président de l'Iran n'a pas menacé d'une quelconque action contre Israël. À plusieurs reprises, nous entendons dire que l'Iran est clairement "engagé à la suppression d' Israël" parce que le Président Ahmadinejad "fou" ou "irresponsable" ou "dur " a menacé à plusieurs reprises de détruire Israël, mais chaque citation supposée, chaque cas supposé de faire ainsi, est faux.

La citation la plus infâme, "Israël doit être rayé de la carte", est fausse de la manière la plus évidente. Dans son discours d'octobre 2005, M. Ahmadinejad n'a jamais utilisé le mot "carte" ni le terme "rayé". Selon des experts de langage Farsi comme Juan Cole et même des services de droite comme MEMRI, ce qu'il a dit en réalité était "ce régime qui occupe Jérusalem doit disparaître de la page du temps."

Qu'a-t-il voulu dire ? Dans ce discours à une conférence anti-sioniste annuelle, M. Ahmadinejad était prophétique, pas menaçant. Il citait l'Imam Khomeini, qui a dit cette phrase dans les années 1980 (une période où Israël vendait réellement des armes à l'Iran, de manière si apparente que ça n'a pas été considéré si horrible à l'époque). M. Ahmadinejad venait de rappeler à son auditoire que le régime du Shah, l'Union soviétique et Saddam Hussein avaient tous semblé énormément puissants et immuables, cependant les deux premiers ont disparu presque au-delà du souvenir et le troisième languit maintenant en prison. Donc, également, le "régime d'occupation" à Jérusalem serait parti un jour. Son message était, en essence, "Cela passera aussi."

Mais en ce qui concerne ses autres "menaces" contre Israël ? La sphère des bêtises a fait grand foin de son commentaire ultérieur dans le même discours, "Il n'y a aucun doute : la nouvelle vague d'attaques en Palestine effacera le stigmate dans la contenance du monde Islamique." "Le Stigmate" a été interprété comme "Israël" et "la vague d'attaques" était menaçante. Mais ce qu'il a en réalité dit était, "Je n'ai aucun doute que le nouveau mouvement ayant lieu en notre chère Palestine est une onde de moralité qui enjambe tout le monde Islamique et qui supprimera bientôt cette tache de déshonneur du monde Islamique." "vague de moralité" n'est pas "vague d'attaques." La phrase précédente avait fait comprendre que "la tache de déshonneur" était l'échec du monde musulman d'éliminer le "régime d'occupation".

Pendant des mois, des érudits comme Cole et des journalistes comme Jonathan Steele du London Guardian ont fait remarquer ces erreurs de traduction tandis qu'il en apparaissait de plus en plus : par exemple, les commentaires de M. Ahmadinejad à l'Organisation des Pays Islamiques se réunissant le 3 août 2006. Radio Free Europe a annoncé qu'il a dit "que ' le remède principal ' pour la crise du Moyen-Orient est l'élimination d'Israël." "L'Élimination d'Israël" implique la destruction physique : bombes, mitraillage, terreur, largage de Juifs dans la mer. Tony Blair a dénoncé la déclaration traduite comme "tout à fait choquante". Mais M. Ahmadinejad ne l'a jamais dit. Selon Al-Jazeera, ce qu'il a en réalité dit était " le remède réel pour le conflit est l'élimination du régime sioniste, mais il devrait d'abord y avoir un cessez-le-feu immédiat. "

Des ordres du jour abominables sont évidents en traduisant invariablement "l'élimination du régime d'occupation" comme "la destruction d'Israël". "Le régime" se réfère à la direction, pas les populations ou les villes. "Le régime sioniste" est le gouvernement d'Israël et son système de lois, qui ont annexé les terres palestiniennes et tiennent des millions de Palestiniens sous occupation militaire. Beaucoup d'activistes des droits de l'homme dans la ligne du courant dominant croient que le régime d'Israël "doit en effet être transformé, bien qu'ils ne soient pas d'accord sur la manière. Certains espèrent que Israël pourra être racheté par un changement de philosophie et de (régime de) gouvernement qui permettrait une solution à deux états. D'autres croient que la structure de l'Etat juif lui-même est en soi injuste, comme il intègre des principes racistes dans la direction de l'état et appelle pour sa transformation dans une démocratie laïque (changement de régime). Aucune de ces idées du changement de régime ne signifie l'expulsion des Juifs dans la mer ou la dévastation de leurs villes et villes. Toutes signifient un changement politique profond, nécessaire pour la création d'une juste paix.

M. Ahmadinejad a fait d'autres déclarations à l'Organisation des Pays Islamiques qui ont clairement indiqué sa compréhension qu'Israël doit être traité dans la structure de la loi internationale. Par exemple, il a reconnu la réalité des frontières présentes quand il a dit que "n'importe quel agresseur devrait retourner à la frontière internationale libanaise". Il a reconnu l'autorité d'Israël et le rôle de la diplomatie en observant, "les circonstances devraient être préparées pour le retour des réfugiés et des personnes déplacées et les prisonniers devraient être échangés." Il a aussi appelé à un boycott : "Nous proposons aussi que les nations islamiques coupent immédiatement toutes leurs relations politiques et économiques manifestes et secrètes avec le régime sioniste." Un double boisseau de groupes de paix juifs principaux, de groupes d'église américains et de hordes d'organisations des droits de l'homme ont dit les mêmes choses.

Un mot final est mérité à propos du "démenti de l'Holocauste" de M. Ahmadinejad. Le démenti de l'holocauste est une question très sensible à l'Ouest, où il sert notoirement l'antisémitisme. Ailleurs dans le monde, cependant, la nébulosité de l'Holocauste révèle plus un pur manque d'information. On pourrait penser qu'il y a abondance d'information sur l'Holocauste dans le monde entier, mais c'est une erreur. (De peur que nous ne soyons arrogants, les Américains montrent la même insularité ahurissante de la connaissance générale quand, par exemple, ils vivent à l'âge adulte ne saisissant toujours pas que les forces américaines ont tué au moins deux millions de Vietnamiens et croyant que quelqu'un qui dit ainsi est anti-américain. La plupart des Français n'ont pas encore accepté que leur armée ait massacré un million d'Arabes en Algérie.)

Le scepticisme du récit de l'Holocauste a commencé à prendre dans le Moyen-Orient pas parce que les gens détestent les Juifs, mais parce que ce récit est mis en oeuvre pour soutenir qu'Israël a un droit "de se défendre" en attaquant chaque pays dans son voisinage. Le public du Moyen-Orient est si habitué aux bobards occidentaux légitimant des prises de contrôle coloniales ou impériales que certains se demandent si l'argument de six millions de morts est juste un autre mythe ou un conte exagéré. Il est lamentable que M. Ahmadinejad semble appartenir à ce secteur.

Cependant, M. Ahmadinejad n'a pas dit ce que le sous-comité américain sur la politique du renseignement a annoncé qu'il a dit : "Ils ont inventé un mythe que les Juifs ont été massacrés et placent cela au-dessus de Dieu, des religions et des prophètes." Il a en réalité dit, "Au nom de l'Holocauste ils ont créé un mythe et le considèrent être plus digne que Dieu, la religion et les prophètes." Ce langage vise le mythe de l'Holocauste, pas l'Holocauste lui-même - c'est-à-dire, "le mythe" comme "la mystique" ou ce qui a été fait avec l'Holocauste. D'autres auteurs, y compris des théologiens juifs importants, ont critiqué le "culte" ou le "fantôme" de l'Holocauste sans nier que ce soit arrivé. En tout cas, le message principal de M. Ahmadinejad a été que, si l'Holocauste est arrivé comme l'Europe dit que c'est arrivé, alors l'Europe et pas le monde Musulman, est responsable.

Pourquoi M. Ahmadinejad est-il si systématiquement cité inexactement et diabolisé ? Avons-nous besoin de demander ? Si le monde croit que l'Iran se prépare à attaquer Israël, alors les Etats-Unis ou Israël peuvent revendiquer la justification en attaquant d'abord l'Iran. À cet ordre du jour, la campagne de désinformation des déclarations de M. Ahmadinejad a été collée à un deuxième ensemble de mensonges : promotion du programme d'arme nucléaire (inexistant) de l'Iran.

L'agitation actuelle du programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran est jouée si identiquement aux bobards américains des ADMs de l'Irak que nous devons nous demander pourquoi elle ne rencontre pas seulement une dérision internationale hurlante. Avec des ordres du jour multiples quant à l'Iran – pétrole, hégémonie américaine, Israël, les fantasmes des néoconservateurs d'un "nouveau Moyen-Orient" - l'administration de Bush a déclenché une grande panique internationale à propos du programme d'enrichissement nucléaire de l'Iran. (Voir Ray Close, Pourquoi Bush Choisira la Guerre Contre l'Iran.) Mais, en avançant avec difficulté à travers les équipements de l'Iran et des rapports, les inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique n'ont trouvé aucune preuve d'un programme d'armement. La communauté du renseignement des Etats-Unis n'a rien trouvé non plus.

Tous les experts sont d'accord que, même si l'Iran a un tel programme, c'est cinq à dix ans avant d'avoir l'uranium enrichi nécessaire pour une arme réelle, donc l'action militaire préemptive est maintenant à peine nécessaire. Même le rapport récent par le Sous-comité Dominé par les Républicains de la Politique d'Intelligence, qui a fait remarquer que le gouvernement des Etats-Unis manque de renseignements sur le programme des armes de l'Iran nécessaire à le contrecarrer, confirme efficacement que le "renseignement" supposé est inégal et inadéquat.

La négligence occasionnelle de l'administration Bush du programme nucléaire de la Corée du Nord indique que des armes nucléaires ne sont pas, en fait, la question ici. Les néoconservateurs sont absorbés par le changement du régime en Iran et ont donc déployé leurs propagandistes pour promouvoir la peur des " armes nucléaires" juste comme ils ont promu la peur des ADMs irakiennes. La rhétorique républicaine et les commentateurs de nouvelles de droite se sont alignés, répétant avec obéissance des affirmations sans fondement que l'Iran a "un programme d'armes nucléaires," menace le monde et particulièrement Israël avec son "programme d'armes nucléaires," et on ne doit pas lui permettre d'achever son "programme d'armes nucléaires." Ceux qui font remarquer nerveusement qu'une preuve solide manque réellement à propos de n'importe quel "programme d'armes nucléaires" iranien sont raillés comme des gogos naïfs et veules.

Pire, l'administration de Bush a apporté ce baratin à l'ONU, se battant avec le Conseil de sécurité dans le passage d'une résolution (SC 1696) exigeant que l'Iran cesse l'enrichissement nucléaire avant le 31 août et l'avertissement de sanctions s'il ne le fait pas. Combiné avec sa performance extrême quant à l'assaut d'Israël sur le Liban, le Conseil de sécurité s'est effondré en incompétence humiliante obséquieuse sur ce point.

Comme tous les fantasmes, l'accusation d'armes nucléaires est dure à vaincre parce qu'elle ne peut pas être entièrement réfutée. Peut-être quelques scientifiques iraniens, dans une certaine installation souterraine distante, travaillent sur la technologie des armes nucléaires. Peut-être que les antennes en Corée du Nord ont exploré les possibilités d'obtenir des composants supplémentaires. Peut-être qu'un vaisseau spatial E.T. s'est crashé une fois dans le désert du Nevada. Normalement, juste parce que quelque chose ne peut pas être réfuté, ça ne le rend pas vrai. Mais dans le monde des néoconservateurs, les possibilités sont des faits et une presse lâche est là pour claquer les talons et trompetter des titres d'alerte. Il n'en faut pas beaucoup, par la répétition infinie du terme "programme possible d'armes nucléaires," pour que le mot "possible" s'efface tranquillement.

La preuve est, en tout cas, un simple détail pour l'administration de Bush, pour qui le désir d'armes nucléaires est la cause suffisante pour une attaque préemptive. Dans des débats américains avant d'envahir l'Irak, les gens insistaient parfois qu'une preuve réelle des ADMs manquait gravement. La Maison Blanche insistait alors pour que, parce que Saddam Hussein "voulait" de telles armes, il allait probablement les avoir un jour ou l'autre dans l'avenir. De là des crimes de pensée, des crimes de pensée même imaginaires, sont maintenant punissables par l'invasion militaire.

Les Etats-Unis attaqueront-ils vraiment l'Iran ? Des généraux américains sont correctement alarmés que le bombardement des équipements nucléaires de l'Iran lâcherait des attaques sans précédent sur les forces d'occupation américaines en Irak, ainsi que les bases américaines dans le Golfe. L'Iran pourrait même bloquer le Détroit d'Ormuz, qui porte 40 pour cent du pétrole du monde. La bellicosité terroriste résultante monterait en flèche. Les dégâts potentiels à la sécurité internationale et l'économie du monde seraient incompréhensiblement dangereux. Les Neocons de l'administration de Bush semblent capables de n'importe quelle folie, donc rien de cela ne peut leur importer. Mais même les néoconservateurs doivent faire une pause puisque Israël a échoué à assommer le Hezbollah en utilisant la même attaque aérienne projetée pour l'Iran.

Mais Israël peut attaquer l'Iran et ce peut être le plan. En s'associant, les deux pays pourraient indemniser les limitations stratégiques de chacun. Les Etats-Unis ont contribué à son coup de superpuissance dans le Conseil de sécurité, installant la scène pour des sanctions, sachant que l'Iran ne cédera pas sur son programme d'enrichissement. Ayant cultivé une croyance internationale (erronée) que l'Iran menace d'une attaque directe sur Israël, le gouvernement israélien pourrait alors revendiquer le droit d'autodéfense dans la prise de l'action préemptive unilatérale pour détruire la capacité nucléaire d'un état déclaré dans l'infraction des directives de l'ONU. La vengeance directe par l'Iran contre Israël est impossible parce qu'Israël est une puissance nucléaire (et l'Iran ne l'est pas) et parce que le parapluie de sécurité des Etats-Unis protégerait Israël. La réaction régionale contre des cibles américaines pourrait être réduite par la confusion (limitée) de la complicité américaine indirecte.

Dans ce cas, ce que nous voyons maintenant sont les Etats-Unis créant le contexte de sécurité international pour le coup unilatéral d'Israël et se préparant à couvrir les arrières d'Israël dans les conséquences.

Est-ce vraiment le plan ? Une certaine évidence suggère qu'il soit sur la table. Ces dernières années, Israël a acheté de nouveaux missiles "anti-bunker", une flotte d'avions à réaction F-16 et trois sous-marins Dauphin de la dernière technologie allemande (et en a commandé encore deux) - c'est-à-dire des armes appropriées pour frapper les installations nucléaires de l'Iran. En mars 2005, le London Times a annoncé qu'Israël avait construit une maquette de l'installation Natanz de l'Iran dans le désert et menait des exercices de bombardement. Ces derniers mois, les fonctionnaires israéliens ont ouvertement déclaré que si l'ONU échoue à prendre des mesures, Israël bombardera l'Iran.

Mais le Hezbollah, l'allié de l'Iran, menace toujours le flanc d'Israël. De là l'attaque du Hezbollah était plus qu'"une démonstration" pour attaquer l'Iran, comme Seymour Hersh a annoncé; c'était nécessaire pour l'attaque de l'Iran. Israël a échoué à écraser le Hezbollah, mais le résultat peut être meilleur pour Israël maintenant que la Résolution du Conseil de sécurité 1701 a rendu toute la communauté internationale responsable pour désarmer le Hezbollah. Si l'effort 1701 patronné par les Etats-Unis réussit, l'attaque sur l'Iran a le feu vert.

Comme Israël et les Etats-Unis essayent de faire fonctionner ce plan profondément défectueux, nous continuerons sans aucun doute à lire dans chaque forum que le président de l'Iran - un islamo-fasciste hostile, irrationnel, détestant les Juifs, niant l'holocauste, qui a menacé "de rayer Israël de la carte" - est évidemment assez irrationnel pour commettre un suicide national en lançant une arme nucléaire contre l'arsenal nucléaire puissant d'Israël. Le message est martelé à la maison : contre ce mythe créé par les médias, Israël doit vraiment "se défendre."

source : http://www.counterpunch.com/tilley08282006.html


source : http://www.counterpunch.com/tilley08282006.html

Wikipedia
discours entier du Président Iranien a l'O.N.U. en français:
Discours complètement occulté par notre grande démocratie et nos médias si libres et professionnels !!!
discours 1/2
 


Discours du Président Iranien a L'O.N.U. 2-2

 

 

http://nouvelordremondial.over-blog.org/article-7140244.html

 

 

 

iran-paysage-mgne.jpg

 

 

 

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10   

28 juillet 2010

 

L'Iran se prépare à des exercices militaires majeurs en vue d'une guerre imminente.

 

La Force aérienne iranienne a prévu un long exercice d'une durée d'une semaine dans la partie occidentale du pays, près de l'Irak et du Golfe.

 

Les officiels ont déclaré que l'exercice viserait à améliorer la coordination des opérations ainsi que les missions de nuit.   "Les manoeuvres comprendront également le ravitaillement en vol des aéronefs", a dit a dit le chef-adjoint de la Force aérienne,  le général Mohammed Alavi.

 

Le 26 Juillet, Alavi a déclaré que l'exercice commencerait le 31 juillet dans la province de Hamadan.  Il a dit que 43 avions y participeront dont celui d'origine américaine F-4 et F-5, d'origine Chinois F-6 et F-7 et d'origine Russe Su-24.

 

Cet exercice a été préparé depuis que l'Iran a signifié qu'une frappe majeure de l'armée américaine était en cours au Moyen-Orient.  Le 27 juillet, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré que Washington attaquerait au moins deux pays du Moyen-Orient d'ici novembre 2010:  "Ils ont décidé d'attaquer au moins deux pays de la région au cours des trois prochains mois", a déclaré Ahmadinejab à la télévision iranienne sans préciser de quels pays il s'agissait.

 

Pour sa part, Alavi a déclaré que la Force aérienne déploiera ses véhicules aériens sans pilote au cours de l'exercice, ce qui impliquerait au moins neuf bases.  Il a dit que des missions d'attaque seraient menées dans la nuit, la première fois que le F-7 et le Su-24 participeront à ces opérations.

 

L'exercice intitulé: "Devotees to the Sanctity of Religious Leadership",[Les adeptes de la sainteté du leadership religieux] comprendrait également le lancement de munitions air-sol toujours selon les autorités.  Elles ont dit que le F-4 et le Su-24 se pratiqueraient au ravitaillement en vol pour se préparer à des missions de longue distance.

 

L'iran a intensifié ses exercices navals et aériens au milieu de son accélération du programme nucléaire de la nation.  Teheran a répété maintes fois ses mises en garde contre tout raid israélien ou américain.

 

Source:

http:// www.worldtribune.com/worldtribune/WTARC/2010/me_iran0715_07_28.asp

 

http:// consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=949618

 


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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 15:28
tsiganes roumains n° 9
Mercredi 21 juillet 2010 3 21 /07 /2010 16:03

 

 

La patrie des Droits de l'Homme est en train de les piétiner tous les uns après les autres.

J'ai publié récemment sur mon blog sos-crise un témoignage poignant: Du Sénégal à Calais, voici le lien :

 

(Cliquer sur le lien) :  Voyage au bout de l'horreur qui peut nous arriver à tous !

Et voici l'horreur pour les gens du voyage. En France, dans notre pays ! Intolérable..


 

http://columbusphotos.free.fr/galerie/tsiganes/tsigan04.htm

tsiganes roumains n° 4

 

La grande persécution des Tsiganes

Introduction d'eva

 

 

Les Tsiganes font partie de ma vie (j'ai appris à danser le flamenco avec eux, par exemple), les Gitans sont mes potes, je défends leurs causes, notamment celle de la reconnaissance du génocide nazi en 1940, qui a tué dans leurs rangs plus de citoyens que les Juifs, proportionnellement parlant - une extermination que personne ne commémore, ce qui constitue une injustice historique qu'il faut impérativement réparer, et pour ma part je m'y emploie. De même que malgré les efforts de Christiane Taubira, on passe presque sous silence le souvenir de la mémoire coloniale, de l'esclavage § (comme promis, je traiterai ce sujet dans une publication future), on ignore le tribut payé par les Tsiganes à travers l'Histoire, notamment au moment de la Shoah. Est-ce parce que les historiens officiels font tous, ou presque, partie du même Clan qui s'est érigé le droit de définir ce qui doit être retenu, et ce que l'on doit penser des événements, pour nous amener à la Pensée unique occidentale mondialiste, marchande, ultra-libérale, impériale, bientôt aux couleurs du Nouvel Ordre Mondial judéo-chrétien (protestant anglo-saxon) ?

 


Alerte ! Tous les clignotants de notre société sont au rouge. Une société se définit d'abord par la manière dont elle traite les plus faibles, réfugiés économiques, gens du voyage tentant de préserver leur mode de vie, ou même animaux, aujourd'hui enfermés dans des camps de concentration inhumains - pour ne citer que ces exemples. 

 

http://www.kommunisten-online.de/historie/ausder2.gif

 

Auzias Claire, Samudaripen : le génocide des tsiganes. Un petit livre court et nécessaire sur l’extermination des tsiganes en Europe sous le nazisme.
Samudaripen : Le Génocide des tsiganesir?t=solidaouvrie-21&l=as2&o=8&a=2844051

communisme.wordpress.com/.../

 

 

La question tsigane est particulièrement préoccupante. Seront-ils les boucs-émissaires, parmi d'autres, d'une France aux abois, dure aux pauvres, indulgente aux riches ? Trop de populations, aujourd'hui, sont stigmatisées: Noire, arabe, tsigane, ou chômeurs, assistés, réfugiés, habitants des cités... On nous dresse les uns contre les autres. On nous inocule, à dose infime mais régulière, les poisons du racisme, du rejet, de la haine. Bref, le choc de civilisations plutôt que la remise en cause du Pouvoir assassin, le rejet du basané plutôt que du Blanc arrogant et prédateur, la stigmatisation de celles qui portent la burqa plutôt que des Maîtres cupides et impitoyables.... Tout est fait pour détourner l'attention des vrais responsables de nos malheurs. Allons-nous ouvrir les yeux pour ne pas nous tromper de cible ?

 

Plus que jamais, nous devons être en alerte. Et clairvoyants !

 

Eva R-sistons aux manipulations.

 

§ Oeuvres de christiane TAUBIRA (Wikipedia)

  • L'esclavage raconté à ma fille, 2001
  • Codes noirs de l'esclavage aux abolitions, 2006
  • Rendez-vous avec la République, 2007
  • Egalité pour les exclus : le politique face à l'histoire et à la mémoire coloniales, 2009 (Temps Présent Editions) 

 

Christiane Taubira - Royal & Zapatero's meeting in Toulouse for the 2007 French presidential election 0529 2007-04-19.jpgwikipedia, Christiane Taubira

 

 

Histoire: La France contre ses Tsiganes

 

Comme chaque année, les pouvoirs publics attendent la fin de l’année scolaire pour expulser les tsiganes. Emmanuel Filhol montre comment cette politique de discrimination, qui contredit les principes de la République, s’est lentement mise en place, avant de se durcir au XXème siècle.

 


Par Emmanuel Filhol

 

Le traitement stigmatisant adopté envers les Tsiganes français s’inscrit dans la longue durée et ne peut être appréhendé qu’à la lumière de tout un ensemble de dispositifs législatifs et de politiques discriminatoires qui l’ont précédé. L’enracinement tsigane en France est un phénomène ancien puisqu’il remonte au Moyen Âge. Du début du XVème siècle, période de leur arrivée en France, à la première moitié du XVIIème siècle, les Tsiganes ont connu un âge d’or. [1] Mais, par la suite, une série de facteurs entraînent un renversement d’attitude de la part des pouvoirs.

 

 

http://www.jerusalem-pedibus.net/images/perso/phru08.jpg

filsduvent.kazeo.com/Histoire/Tsiganes-dans-l...

 

De l’accueil au rejet

  À partir des années 1600, et surtout de la deuxième moitié du XVIIème siècle, le destin de la diffuse « nation bohémienne » bascule. On assiste à une montée de l’intolérance et, avec elle, à l’établissement rigoureux et constant de sanctions effectives. La sévérité des textes est exemplaire dans sa cohérence ; elle est générale, et pas seulement française. Privés de l’accueil des châteaux, où les Égyptiennes et leurs spectacles de danse suscitaient un véritable engouement, exclus des compagnies de gens d’armes, chassés des villes, la situation des Tsiganes se dégrade rapidement ; ils sont confondus avec les « errants et vagabonds » et pourchassés à ce titre dans toute l’Europe. Les interdictions de contacts et l’impossibilité d’exercer une activité itinérante mais légale condamnent le peuple bohême au bannissement collectif. La déclaration du 11 juillet 1682, voulue par Colbert et signée de Louis XIV, « contre les Bohèmes et ceux qui leur donnent retraite », demande aux baillis, sénéchaux et leurs lieutenants d’arrêter et de faire arrêter les hommes afin qu’on les conduise aux galères, à perpétuité, en dehors de tout délit constaté, tandis que les femmes, séparées des premiers, seront tondues et passibles d’être fustigées et bannies au cas où elles continueraient à « mener la vie de bohémiennes ». [2]

Au XVIIIème siècle, l’opinion administrative englobe la catégorie des « Bohémiens » dans celle des vagabonds, mendiants et gens sans aveu. Les innombrables textes consacrés à la condamnation du vagabondage et la réprobation de la mendicité soumettent les compagnies tsiganes aux exigences de domiciliation et au contrôle. Sous le Consulat, en décembre 1802, le général de Castellane, préfet des Basses-Pyrénées, procède, avec l’aide de l’armée espagnole, pour que le coup de filet soit efficace, à l’arrestation des « Bohémiens » du Pays basque (environ 500 personnes). [3] La mobilité tsigane fait l’objet d’une surveillance de plus en plus étroite, dont témoigne au cours du XXème siècle l’application de mesures humiliantes et persécutives.


 

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www.esmeraldjazz.com/influencesfr.html

 

L’identification d’un groupe à part

En 1895, un dénombrement général de tous les « nomades, bohémiens, vagabonds » est prescrit par le gouvernement. Le recensement rencontra dans la presse populaire un écho tout à fait favorable. Pour assurer un contrôle des « nomades », l’administration française adopta des procédés nouveaux. Du 18 mars 1908 au 31 juillet 1909, 7 790 « nomades » sont photographiés par les Brigades mobiles de police, créées par Clemenceau, et inscrits dans un fichier. Cette pratique devait trouver son prolongement naturel dans la loi du 16 juillet 1912, qui instituait le carnet anthropométrique des « nomades » [4], basé sur « la méthode Bertillon » (ce chef de service de l’identité judiciaire met au point dans les années 1880 un système de signalement pour retrouver les criminels récidivistes). La loi sur l’exercice des professions ambulantes et la réglementation de la circulation des « nomades » oblige tout « nomade », quelle que soit sa nationalité, à faire viser son carnet individuel, établi dès l’âge de 13 ans révolus, à l’arrivée et au départ de chaque commune, comme elle le contraint à se soumettre aux différentes mensurations et identifications photographiques consignées sur ce carnet. Le carnet du « nomade » comporte de plus une partie réservée aux mesures sanitaires et prophylactiques auxquelles les « nomades » sont assujettis.

Dans sa volonté de contrôle, la législation ne se limite pas seulement à l’imposition du carnet anthropométrique d’identité. Les « nomades » voyageant en « bandes », c’est-à-dire en groupe ou en famille, doivent aussi se munir d’un carnet collectif. L’article 4 de la loi renforce quant à lui la visibilité des mesures de surveillance administrative et policière, dans le sens où un signe ostentatoire est imposé aux « nomades », dont les véhicules de toute nature seront munis à l’arrière d’une plaque de contrôle spéciale. Le travail de repérage des forces de l’ordre en est facilité. La description des « voitures employées » révèle une attention toute particulière au sein du carnet collectif, comme sur le carnet anthropométrique, qui l’inclut sous la rubrique « nomades voyageant en voiture isolément ». Le recours à différents moyens d’identification permet de comprendre la logique de fichage déployée par la République envers les « nomades ». [5] Une logique qui, par le procédé d’« encartement » anthropométrique, vise à assimiler des individus itinérants à une population perçue et construite comme dangereuse, criminelle, qu’il s’agit donc d’identifier et de contrôler.

L’internement des Tsiganes pendant les deux guerres mondiales Deux ans après l’établissement du système disciplinaire engendré par la loi de 1912, la guerre éclatait entre la France et l’Allemagne. Les Tsiganes arrêtés à l’intérieur ou autour des territoires reconquis d’Alsace et de Lorraine sont aussitôt évacués, voire incarcérés, et dirigés vers les centres de triage, puis internés dans des camps. D’autres Tsiganes les rejoignent, y compris ceux qui, pourtant munis de certificats d’option, avaient choisi de quitter l’Alsace-Lorraine en 1871 ou 1872 et étaient venus vivre en France. Pour les « Romanichels alsaciens-lorrains », l’internement devait durer jusqu’à la fin de la guerre, et au-delà. [6]

Durant la Seconde Guerre mondiale, le même scénario est cette fois appliqué à tous les Tsiganes circulant en France. Sans compter que certains d’entre eux, un petit nombre, furent déportés de Poitiers en 1943 vers les camps de concentration de Sachsenhausen et de Buchenwald, tandis que d’autres Tsiganes, raflés dans la région de Lille, aboutirent à Auschwitz, par le convoi Z parti de Malines le 15 janvier 1944. Le 6 avril 1940, un décret interdit aux « nomades » de circuler sur l’ensemble du territoire métropolitain. Ils sont astreints à résidence sous la surveillance de la police. Après la défaite, les Allemands ordonnent début octobre 1940 que les « nomades » de la zone occupée soient internés dans les camps. Ce sont les autorités françaises qui administrent les trente camps où séjournèrent un peu plus de six mille Tsiganes, internés par familles entières. [7] Le constat est partout identique. La vie quotidienne dans les camps révèle des conditions de logement et d’hygiène déplorables. Les Tsiganes ne souffrent pas seulement de la faim et du froid, ils meurent dans les camps. L’internement apparaît d’autant plus pénible aux « nomades » (à 90 % de nationalité française) qu’ils ne reçoivent aucune aide extérieure.

L’indifférence persista après l’installation du gouvernement provisoire de la République. On pouvait escompter que la libération du territoire national aurait signifié pour tous les Tsiganes internés la sortie des camps. Il n’en a rien été. Les derniers « nomades » seront libérés le 1er juin 1946. Les familles qu’on libère manquent de tout, vêtements, nourriture, argent, et personne ne s’en préoccupe. Malgré tant de privations et de souffrances endurées, les Tsiganes qui rentrent chez eux sont aussitôt assignés à résidence (jusqu’à la loi du 10 mai 1946 portant fixation de la date légale de cessation des hostilités), avec interdiction de quitter la commune où ils doivent demeurer. Cette obligation touche tous ceux qui ont été internés en France mais aussi les survivants revenus des camps de concentration. [8]

 

http://www.westimpact.com/Clebert-Tsiganes-6.JPG

 

www.westimpact.com/book_clebert.htm


L’anti-tsiganisme aujourd’hui

La paix retrouvée, le droit de pouvoir circuler sans contrainte sur le territoire français ne fut pas pour autant accordé aux Tsiganes puisque la loi de 1912 continua de s’exercer à leur encontre jusqu’en 1969, le « livret ou carnet de circulation », toujours en vigueur, visés chaque mois, puis tous les trois mois par un commissaire de police ou un commandant de gendarmerie, se substituant alors au carnet anthropométrique. Si le caractère vexatoire de ce dernier disparaît, l’obligation, au nom d’une idéologie sécuritaire, de détenir un « carnet de circulation » n’en constitue pas moins une entrave au droit commun, contraire au protocole n° 4 de la Convention européenne des Droits de l’Homme (daté du 16 décembre 1963) relatif au droit de circuler et de choisir sa résidence librement.

Considérés encore comme des marginaux, les Tsiganes pâtissent de nos jours des discriminations qui limitent l’exercice réel de leurs droits de citoyens. [9] Plus de quinze ans après la loi Besson qui impose aux communes de plus de 5 000 habitants la réalisation d’une aire d’accueil, seulement 20 % des 38 000 places à créer ont été réalisées. Se pose également la question de la non-reconnaissance juridique de la caravane comme un logement (reconnue uniquement comme un domicile). Cette absence de reconnaissance ayant une incidence directe sur le non-accès aux aides au logement, de même qu’elle empêche de recourir à des prêts bancaires préférentiels lors d’achat de caravanes. Selon une recommandation émise par la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité, la loi de 1969 devrait par ailleurs être révisée et il serait souhaitable de faire passer les « gens du voyage » sous le régime normal en ce qui concerne la loi électorale. [10] Ceux-ci pourraient ainsi s’inscrire sur les listes électorales de leur commune de rattachement au bout de six mois au lieu de trois ans imposés. Soulignons en outre que, dans le domaine de l’éducation, les difficultés liées à la scolarisation des enfants tsiganes sont souvent à mettre en relation avec les situations de rejet auxquelles ils se trouvent confrontés. [11] Enfin, l’histoire et la culture pluriséculaire des Tsiganes de France restent largement ignorées, faute de les faire connaître dans les manuels scolaires et de les enseigner à l’université, ce qui ne contribue guère à modifier les attitudes et les discours négatifs à leur égard.

Il suffit, pour s’en convaincre, de mentionner les propos tenus par des élus : ceux-ci en disent long sur les stéréotypes racistes et les préjugés que cherchent à légitimer ces représentants de l’anti-tsiganisme français. À gauche comme à droite, la stigmatisation des gens du voyage, qualifiés de groupe « asocial », est de fait largement répandue. En juillet 2002, le sénateur de l’UMP Dominique Leclerc les traitait de

« gens asociaux, aprivatifs [sic], qui n’ont aucune référence et pour lesquels les mots que nous employons n’ont aucune signification […]. Nous voyons toutes les nuits trois, quatre ou cinq camionnettes de gens du voyage qui viennent sauter – je n’ai pas d’autre mot – des gamines de douze ou treize ans jusque devant chez leurs parents. » [12]

S’adressant à ses administrés, le maire socialiste de Berre (Bouches-du-Rhône) invoquait en mars 2004 les principes républicains pour justifier sa politique répressive vis-à-vis des gens du voyage :

« Le stationnement des gens du voyage : une honte et un scandale pour la République ! […]. Ce mardi 20 janvier, la gendarmerie, à ma grande satisfaction, a procédé aux expulsions. Je tiens à la remercier vivement […]. Je poursuivrai cette action avec ténacité pour assurer la tranquillité de vous toutes et de vous tous. » [13]

Dans un même état d’esprit, son collègue UMP de Venelles (proche d’Aix-en-Provence), encourageant des pratiques de délation dignes d’une autre époque, déclarait à ses électeurs :

« Madame, Monsieur, vous avez pu observer et, pour certains d’entre vous, subir la présence de gens du voyage installés sur un terrain privé proche de la résidence des Vergers de Venelles […]. J’ai été immédiatement informé et j’ai demandé à la Police municipale d’engager, dans le dialogue, des mesures fermes pour leur départ dans les meilleurs délais […]. Il est anormal que dans une démocratie, des minorités imposent leur style de vie à la majorité pacifique qui peuple notre Pays […]. Je vous prie de bien vouloir noter le numéro de téléphone portable de la Police municipale de Venelles qui intervient 24 h sur 24… »

En janvier 2006, le maire de la commune d’Ensisheim, par ailleurs vice-président du Conseil général du Haut-Rhin, prenait l’initiative de faire incendier 14 caravanes de Roms croates et roumains, sous prétexte de l’illégalité de leur installation sur le territoire communal. Selon le procureur en charge de l’affaire, « le maire aurait participé directement à l’opération en mettant le feu à une épave avec un chiffon enflammé et aurait donné des instructions pour que les autres caravanes soient transportées sur le brasier, après en avoir fait retirer les objets pouvant exploser ». Un tract (les fautes d’accord et d’orthographe sont dans l’original) du Front de libération de la Provence (FLP), diffusé au printemps 2004 dans la région PACA, appelait ni plus ni moins à l’action punitive meurtrière, contre l’attentisme politique :

« Ras le bol des gitans qui volent nos voitures qui cambrioles nos maisons qui pourrissent notre environnement. Et nos hommes politiques que font-ils ? Ils se moquent bien de tout cela se qui les intéressent, c’est d’être à la tête de la région pour les prochaines élections. Alors réglons le problème nous même puisqu’ils ne sont pas capable. Prenons les armes et exterminons cette vermine jusqu’au dernier pas de pitié, hommes, femmes enfants et nourrissons ».

Rien d’étonnant alors si les lois qui ont suivi le statut administratif des nomades fixé par la législation du 3 janvier 1969, comme le texte du 5 juillet 2000 relatif à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage, ou encore les articles concernant les gens du voyage dans la loi du 18 mars 2003 pour la sécurité intérieure et la loi du 5 mars 2007 sur la prévention de la délinquance, poursuivent toutes elles aussi le même objectif : rendre le voyage et le stationnement temporaire suffisamment contraignant pour obliger les nomades à se sédentariser. Les débats au sein du Parlement en attestent clairement :

« Pire : loin de régler la question du nomadisme, vous allez l’encourager, et vous avez même commencé à le faire. Vous donnez une raison d’être, une sorte de fondement à ce mode de vie, dont il faut bien reconnaître qu’il n’est pas compatible avec la société qui est la nôtre […] Il faut changer de politique à l’égard du nomadisme et abandonner l’idée rétrograde, coupée des réalités, qui sous-tend votre projet. […] Cessons de dire des sottises ! La véritable politique à l’égard du nomadisme réside dans l’encouragement à la sédentarisation, qui a été la ligne de conduite de la République pendant des lustres et qui a réussi. » [14]

Cette politique mènera toujours à une impasse parce qu’elle ne prend pas en compte la spécificité anthropologico-culturelle des identités et modes de vie inhérents aux minorités tsiganes. Les Tsiganes ont une culture qui leur est propre et repose sur des principes différents de celle des sédentaires

 

http://www.villemagne.net/images/perso/campement-de-tsiganes-dans-la-plaine-meridionale-pres-du-village-de-videle-roumanie-ru50.jpg

 

villemagne.net

 

On le voit, les politiques adoptées par les pouvoirs publics en France vis-à-vis des Tsiganes présentent historiquement depuis le XVIIème siècle une continuité répressive, moins sévère il est vrai au cours du XIXème siècle jusqu’au Second Empire. Ses formes ont varié, en fonction des contextes et des changements opérés dans la société, et avec elle de l’idée que les législateurs se font de la déviance et de la marginalité. Le traitement administratif des « bohémiens, nomades, gens du voyage » peut se résumer, comme l’écrit Jean-Pierre Liégeois, à une logique dont les étapes vont de l’exclusion à la réclusion, puis à l’inclusion par l’assimilation. Pour chaque période de rejet, le législateur s’appuie sur la relation directe et falsificatrice entre l’image négative du Tsigane et la loi. Ainsi, « le texte de loi s’alimente à l’image. L’image sert à le rationaliser. Et l’image s’y alimente à son tour. […]. Des individus sont Bohémiens et sont bannis. Une fois bannis ils demeurent à bannir et le bannissement s’attache à la définition du Bohémien. Des Tsiganes culturellement différents sont perçus et désignés comme des « personnes d’origine nomade » à réadapter pour être incluses dans le reste de la société. Une fois objets de réadaptations, ils sont perçus et désignés comme inadaptés et leur inadaptation s’attache à l’image que l’on se fait d’eux. Le condamnable est imaginé comme tel et condamné. Et comme le condamné est forcément condamnable, il le demeure. Le discours est clos, mais non le questionnement à son égard. » [15]

Emmanuel Filhol


(Illustration : © Vincent Van GOGH, Les roulottes, campement de bohémiens aux environs d’Arles, en 1888 [Museum d’Orsay, 2009])

laviedesidees.fr

 

tsiganes roumains n° 1

 

http://columbusphotos.free.fr/galerie/tsiganes/tsigan01.htm

 

[1] Henriette Asséo, Les Tsiganes. Une destinée européenne, Paris, Découvertes Gallimard, 1994. Un âge d’or entrecoupé certes d’expulsion ou de peines infamantes

[2] Voir François de Vaux de Foletier, Les Tsiganes dans l’ancienne France, Paris, Connaissance du Monde, Société d’Édition Géographique et Touristique, 1961, p. 152-160 ; Henriette Asséo, « Le traitement administratif des Bohémiens », in Problèmes socio-culturels en France au XVIIème siècle, Paris, Klincksieck, 1974, pp.9-87

[3] François de Vaux de Foletier, « La Grande Rafle des Bohémiens du Pays basque sous le Consulat », Études Tsiganes, mars 1968, pp.13-22

[4] François de Vaux de Foletier, Les Bohémiens en France au XIXème siècle, Paris, Éditions Jean-Claude Lattès, 1981, pp.182-189 ; Emmanuel Filhol, « Les Brigades mobiles et le contrôle des « nomades » (Tsiganes) en France (1907-1914) », Le Banquet, 19 p. dact., à paraître dans le numéro 27 ; et « La loi de 1912 sur la circulation des « nomades » (Tsiganes) en France », Revue Européenne des Migrations Internationales, 2007, 23 (2), pp.135-156

[5] Henriette Asséo, « La gendarmerie et l’identification des « nomades » (1870-1914) », in Jean-Noël Luc (dir.), Gendarmerie, État et Société au XIXème siècle, Paris, Publications de la Sorbonne, 2002, p. 301-330 ; et « La République des Nomades », in Dictionnaire critique de la République, sous la direction de Vincent Duclert et Christophe Prochasson, Paris, Flammarion, 2002, p. 400-405

[6] Emmanuel Filhol, Un camp de concentration français. Les Tsiganes alsaciens-lorrains à Crest 1915-1919, Grenoble, Presses Universitaires de Grenoble, 2004

[7] Jacques Sigot, Ces barbelés oubliés par l’Histoire. Un camp pour les Tsiganes… et les autres. Montreuil-Bellay 1940-1945, Châteauneuf les Martigues, Éditions Wallâda, 1994 ; Denis Peschanski, avec la collaboration de Marie-Christine Hubert et Emmanuel Philippon, Les Tsiganes en France 1939-1946, Paris, CNRS Éditions, 1994 ; Mathieu Pernot, textes de Henriette Asséo et de Marie-Christine Hubert, Un camp pour les Bohémiens. Mémoire du camp d’internement pour Nomades de Saliers, Arles, Actes Sud, 2001 ; Emmanuel Filhol, La mémoire et l’oubli. L’internement des Tsiganes en France, 1940-1946, Paris, L’Harmattan, 2004 ; Emmanuel Filhol, Marie-Chrstine Hubert, Les Tsiganes en France : un sort à part (1939-1946), Paris, Perrin, 2009

[8] Emmanuel Filhol, « L’internement et la déportation de Tsiganes français sous l’Occupation : Mérignac-Poitiers-Sachsenhausen , 1940-1945 », Revue d’histoire de la Shoah, n° 170, Septembre-Décembre 2000, p. 136-182

[9] Sur la question de ces droits, Jean-Pierre Liégeois (dir.), L’accès aux droits sociaux des populations tsiganes en France, Rennes, École Nationale Supérieure de la Santé Publique, 2007 ; Territoires et minorités : la situation des gens du voyage, sous la direction de Bernard Drobenko, Les Cahiers du CRIDEAU, n° 12, Limoges, Presses Universitaires de Limoges, 2005

[10] Voir à ce sujet la Délibération n° 2007-372 du 17 décembre 2007 (article 38) de la HALDE (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l’Égalité)

[11] Cf. Les jeunes tsiganes : le droit au savoir, Coordonné par Marie-Pascale Baronnet, Éditions Licorne, Paris, L’Harmattan, 2007

[12] Sénat, séance du 31 juillet 2002

[13] Andréoni Serge, maire PS de Berre, déclaration après l’expulsion d’un camp de gens du voyage, 20 janvier 2004, cité par Vincent Geisser, « Un « anti-tsiganisme » venu d’en haut : le rôle central des élites politiques dans la fabrication du préjugé. Note de synthèse », Migrations Société, Vol. 19, n° 109, janvier-février 2007, p. 111-112. Les citations suivantes sont tirées de cette étude

[14] Assemblée Nationale, 2ème séance du 2 juin 1999, cité par Christophe Robert, « Le discours sur les « gens du voyage » dans les enceintes parlementaires », Recherche sociale, n° 155, juillet-septembre 2000, p. 20

[15] Jean-Pierre Liégeois, « Le discours de l’ordre. Pouvoirs publics et minorités culturelles », Esprit, Mai 1980, p. 43 (p. 17-44)

 

http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article14156

 

Paris : le plus vieux camp de roms évacué
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Tous les camps Roms de Seine-Saint-Denis vont disparaître,
celui du Hanul comme les autres. Les évacuations se feront au rythme de quatre par semaine», avait récemment annoncé le sous-préfet du département, Olivier Dubaut. Ce matin, soixante-dix CRS ont procédé à l’évacuation du plus vieux camp d’Ile de France, situé sous l’autoroute A86, le long du boulevard Anatole France. Malgré les barricades érigées par les résidents et les militants associatifs, les forces de l’ordre ont pu pénétrer l’enceinte et les bulldozers ont commencé à détruire les habitations de fortune en tôle et en bois. A 7h00, le bidonville était déserté.
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Paris-le-plus-vieux-camp-de-roms-evacue-198003/
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http://columbusphotos.free.fr/galerie/tsiganes/tsigan07.htm

tsiganes roumains n° 7

 

 

Sarkozy scandalise les associations

avec sa réunion sur les Roms

 

"C'est sidérant : on est dans la désignation de boucs émissaires après des faits divers", dénonce la LDH après l'annonce de la tenue d'une réunion à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms".

L'annonce de la tenue d'une réunion le 28 juillet à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms" suscite mercredi 21 juillet l'indignation de plusieurs associations.

 

Le président Nicolas Sarkozy "stigmatise" les Roms et les gens de voyage et en fait des "boucs émissaires", dénonce la Ligue des Droits de l'Homme (LDH).

"C'est sidérant : on est dans la désignation de boucs émissaires après des faits divers", a estimé Malik Salemkour, chargée de la question au sein de la LDH, dans une déclaration à l'AFP.

Le chef de l'Etat a annoncé une réunion à l'Elysée sur les "problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms", après les violences survenues à Saint-Aignan (Loir-et-Cher). "Cette réunion fera le point de la situation de tous les départements et décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière", a-t-il dit.

 

"L'impression que tous les Roms sont des criminels"

Il a fait cette annonce après les événements de Saint-Aignan (Loir-et-Cher), où la gendarmerie a été attaquée et des voitures brûlées, après la mort d'un jeune de la communauté du voyage, tué dans la nuit de vendredi à samedi par un gendarme après avoir forcé un contrôle.

"Il ne faut pas faire une réunion pour stigmatiser une ethnie" car "ça donne l'impression que tous les gens du voyage et tous les Roms sont des criminels et des délinquants", a souligné Malik Salemkour, tout en jugeant "inacceptables" les violences de Saint-Aignan.

Pour lui, la "réponse sécuritaire" proposée par Nicolas Sarkozy est "inadaptée" car "en réalité, la France ne veut pas des Roms".

Malik Salemkour en veut pour preuve les mesures transitoires "qui leur ferment l'accès au marché du travail alors que ce sont des ressortissants européens".

"Plutôt que de stigmatiser une population, il serait bien que les lois de la République s'appliquent à tous", a-t-il recommandé, pointant du doigt les maires qui n'ont pas aménagé les places adaptées à ces populations contrairement à ce que prévoit la loi.

 

Hortefeux toujours au gouvernement

D'autres associations emboîtent le pas à la LDH. Nicolas Sarkozy "cherche à détourner l'opinion vers des cibles faciles", les Roms, estime ainsi l'association La Voix des Roms.

"La France va mal, votre président va mal. Il cherche à détourner l'opinion publique vers des cibles faciles", a déclaré Saimir Mile, porte-parole de la Voix des Roms.

"Nous nous préparons à en prendre plein la gueule comme ça a toujours été le cas pendant les crises politiques mais cette fois-ci, encore un peu plus", a-t-il ajouté.

"La situation est très grave", a poursuivi Saimir Mile. "Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été condamné pour injures raciales et il est toujours au gouvernement", a-t-il déploré.

Pour Coralie Guillot, de l'association Parada France, qui travaille avec les Roms de Seine-Saint-Denis, "ce n'est pas la peine qu'ils se réunissent car c'est déjà décidé: on n'a jamais vu autant d'évacuations en Ile-de-France que depuis deux ou trois mois".

"Après ces expulsions, ils vont en Roumanie quelques semaines puis reviennent en France ou bien ils s'installent ailleurs", dit-elle. "Cela ne fait que créer plus de précarité", assure Coralie Guillot.

Pour Olivier Peyroux de l'association Hors la rue qui s'occupe des jeunes en situation d'errance, Nicolas Sarkozy "fait encore une fois l'amalgame entre les Roms, les gens du voyage et la délinquance".

"C'est une réponse sécuritaire qui va renforcer les clichés alors qu'on n'a pas besoin en temps de crise d'exacerber les fantasmes des uns et des autres", a-t-il dit.

 

Un contre-feu ?

De son côté, le porte-parole du gouvernement Luc Chatel a assuré lors du compte-rendu du Conseil de ministres que Nicolas Sarkozy ne voulait pas "stigmatiser une communauté" en consacrant la semaine prochaine une réunion aux "comportements" des gens du voyage et des Roms.

"Il ne cherche pas à stigmatiser une communauté mais il cherche à répondre à une problématique. On a beau être Rom, gens du voyage, parfois même Français au sein de cette communauté, et bien on doit respecter les lois de la République", a déclaré Luc Chatel.

"Cette réunion fera le point de la situation de tous les départements et décidera les expulsions de tous les campements en situation irrégulière", a ajouté Nicolas Sarkozy.

Interrogé sur ce regain d'intérêt du chef de l'Etat pour le dossier de la sécurité en pleine affaire Bettencourt/Woerth, Luc Chatel a réfuté l'idée qu'il puisse s'agir d'un contre-feu de l'exécutif.

"Je n'ai pas eu le sentiment que depuis 8 années maintenant, Nicolas Sarkozy, comme ministre de l'Intérieur d'abord, comme président de la République ensuite, se désintéresse des questions de sécurité", a-t-il dit.

"Sur une longue période, les crimes et délits dans notre pays ont baissé, de 17% en huit années. Le taux d'élucidation a augmenté de 50%, c'est tout à fait considérable", a-t-il détaillé.

"Simplement la violence est mouvante, elle évolue et le rôle du gouvernement c'est de s'adapter en permanence et de riposter à chaque fois qu'il y a des exactions et des actes majeurs en matière d'insécurité qui sont commis", a encore dit le porte-parole.

 

(Nouvelobs.com)

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Roms persécutés : Fanny Ardant dit "Assez !"
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Fanny Ardant, marraine d’une campagne de soutien en faveur des Roms, a plaidé mardi au Conseil de l’Europe devant les parlementaires réunis à Strasbourg. Objectif : une meilleure intégration de cette minorité.
 Fanny Ardant en a «assez» des préjugés. Marraine de la campagne «Dosta !» («Assez !», en romani) lancée le 7 juin dernier en Italie, l’actrice et réalisatrice s’est exprimée au Conseil de l’Europe pour demander moins de préjuges à l’égard des Roms. Elle a plaidé la cause de cette minorité «rejetée en toute illégalité». «Ils n’évoluent pas dans nos codes serrés, mais ils ont droit aussi à un logement, une école ou un médecin», a-t-elle martelé
suite ici :
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Monde/Actu/Roms-persecutes-Fanny-Ardant-dit-Assez-!-195128/.
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tsiganes roumains n° 9
http://columbusphotos.free.fr/galerie/tsiganes/tsigan09.htm
Droits de l'Homme en France :

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http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14276

 

 

 

 

Lire aussi:

 

 

Tsiganes boucs-émissaires, racisme, France au ban de l' UE ?

 


 

 

 

Paquet de Gitanes


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14595

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Les chiens de l’UMP aboient, la caravane passe…

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14601

 


 la-caravane-passe1.jpg?w=300&h=225

 

 

 

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 00:51

Lire aussi, d'eva R-sistons:

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par Thierry Meyssan §

 

Happée par le conflit qui fait rage entre son président et son Premier ministre, la Russie est en train de laisser passer une chance historique de se déployer au Proche-Orient. Les élites russes n’ont pas su élaborer de stratégie dans cette région lorsqu’elles en avaient la possibilité et ne sont plus en mesure de la définir aujourd’hui. Pour Thierry Meyssan, Moscou est paralysé : il ne parvient pas à tirer pleinement parti de l’échec du « remodelage » états-unien, ni à répondre aux attentes que Vladimir Poutine a suscitées.

 


 

 

 

Quelle place pour la Russie au Proche-Orient ?

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Le président Medvedev et le Premier ministre Poutine. La complicité entre les « amis de trente ans » s’est soudain muée en guerre ouverte. Dans ces conditions, comment Moscou pourrait-il assumer une grande ambition au Proche-Orient ?

L’échec israélien face à la Résistance libanaise, à l’été 2006, a marqué la fin de l’hégémonie états-unienne au Proche-Orient. En quatre ans, la donne militaire, économique et diplomatique de la région a été entièrement renouvelée. Dans la période actuelle, le triangle Turquie-Syrie-Iran s’affirme comme leader, tandis que la Chine et la Russie étendent leur influence au fur et à mesure du retrait US. Cependant Moscou hésite à saisir toutes les opportunités qui s’offrent à lui d’abord parce que le Proche-Orient n’est pas sa priorité, ensuite parce qu’il n’y a pas de projet consensuel des élites russes pour cette région, et enfin parce que les conflits du Proche-Orient renvoient la Russie à des problèmes internes non résolus. Etat des lieux :

2001-2006 et le mythe du remodelage du « Proche-Orient élargi »

L’administration Bush avait su rassembler autour d’un projet grandiose le lobby pétrolier, le complexe militaro-industriel et le mouvement sioniste : dominer les champs pétroliers de la mer Caspienne à la Corne de l’Afrique en redessinant la carte politique sur la base de petits ethno-Etats. Délimitée non en fonction de sa population mais des richesses de son sous-sol, la zone a d’abord été nommée « Croissant de crise » par l’universitaire Bernard Lewis, puis a été désignée comme « Proche-Orient élargi » (Greater Middle East) par George W. Bush.

Washington n’a pas lésiné sur les moyens pour la « remodeler ». Des sommes gigantesques ont été englouties pour corrompre les élites locales afin qu’elles renoncent à leurs intérêts nationaux au profit d’intérêts personnels dans une économie globalisée. Surtout, une armada titanesque a été transportée en Afghanistan et en Irak pour prendre en tenaille l’Iran, principal acteur de la région à tenir tête à l’Empire. Déjà les projets cartographiés de l’état-major états-unien circulaient. On y voyait tous les Etats de la région, y compris les alliés de Washington, dépecés en multiples émirats, incapables de se défendre. Tandis que la Maison-Blanche imposait à l’Irak vaincu une partition en trois Etats fédérés (un kurde, un sunnite et un chiite).

Alors que rien ne semblait pouvoir arrêter ce processus de domination, le Pentagone confia à Israël le soin de détruire les fronts secondaires avant l’attaque de l’Iran. Il s’agissait d’éradiquer le Hezbollah libanais et de renverser le gouvernement syrien. Las ! Après avoir écrasé un tiers du Liban sous un tapis de bombes sans équivalent depuis la guerre du Vietnam, Israël était contraint de se retirer sans avoir atteint un seul de ses objectifs. Cette défaite a marqué le renversement du rapport de force.

Dans les mois qui suivirent, les généraux états-uniens se révoltèrent contre la Maison-Blanche. Ils ne maitrisaient toujours pas la situation en Irak et anticipaient avec effroi les difficultés d’une guerre contre un Etat bien armé et organisé, l’Iran, sur fond d’embrasement régional. Unis autour de l’amiral William Fallon et du vieux général Brent Scowcroft, ils firent alliance avec des politiciens réalistes qui s’opposaient à ce dangereux sur-déploiement militaire. Tous utilisèrent la Commission Baker-Hamilton pour influencer l’électorat états-unien jusqu’à renverser le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld et à imposer un des leurs pour lui succéder : Robert Gates. Par la suite, les mêmes personnalités hissèrent Barack Obama à la Maison-Blanche, pourvu qu’il conserve Robert Gates au Pentagone.

En réalité, l’état-major US n’a pas de stratégie de rechange après l’échec du « remodelage ». Il se préoccupe exclusivement de stabiliser ses positions. Les GI’s se sont retirés des grandes villes irakiennes et se sont repliés dans leurs bases. Ils ont laissé la gestion du pays aux Israéliens dans la partie kurde, aux Iraniens dans les parties arabes. Le département d’Etat a cessé ses cadeaux somptueux aux dirigeants de la région et semble de plus en plus avare en ces temps de crise économique. Les obligés d’hier se cherchent de nouveaux maîtres qui les nourrissent.

Seul Tel-Aviv pense que le repli états-unien n’est qu’une éclipse, et que le « remodelage » reprendra une fois la crise économique terminée.

La formation du triangle Turquie-Syrie-Iran

Washington avait imaginé que le démantèlement de l’Irak serait contagieux. La guerre civile entre chiites et sunnites (la Fitna, selon l’expression arabe) aurait dû projeter l’Iran contre l’Arabie saoudite et diviser tout le monde arabo-musulman. La quasi-indépendance du Kurdistan irakien aurait dû sonner l’heure de la sécession kurde en Turquie, en Syrie et en Iran.

A contrario, la diminution de la pression états-unienne en Irak a scellé l’alliance des frères ennemis turcs, syriens et iraniens. Tous ont réalisé qu’ils devaient s’unir pour survivre et qu’unis, ils pouvaient exercer le leadership régional. En effet, à eux trois, ces Etats couvrent l’essentiel du champ politique régional. La Turquie, héritière de l’Empire ottoman, incarne le sunnisme politique. La Syrie, seul Etat baasiste depuis la destruction de l’Irak, incarne la laïcité. Enfin, l’Iran, depuis la révolution de Khomeini, incarne le chiisme politique.

En quelques mois, Ankara, Damas et Téhéran ont ouvert leurs frontières communes, diminué leurs droits de douane, et jeté les bases d’un marché commun. Cette ouverture a créé un appel d’air et une soudaine croissance économique. Du coup, elle rencontre un vrai soutien populaire, malgré le souvenir des querelles précédentes.

Cependant, chacun de ces Etats a son talon d’Achille par lequel non seulement les Etats-Unis et Israël, mais aussi certains de leurs voisins arabes, espèrent les blesser.

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Tout autant que Mahmoud Ahmadinejad, Vladimir Poutine est devenu pour Washington « l’homme à abattre ».
© Mehdi Ghasemi, Agence ISNA

Le programme nucléaire iranien

Depuis plusieurs années, Tel-Aviv et Washington accusent l’Iran de violer ses obligations de signataire du Traité de non-prolifération et de poursuivre un programme nucléaire militaire secret. Du temps du Shah Reza Pahlevi, les mêmes capitales —plus Paris— avaient organisé un vaste programme pour doter l’Iran de la bombe atomique. Personne ne pensait à ce moment-là qu’un Iran nucléaire représenterait une menace stratégique, dans la mesure où ce pays n’a pas eu de comportement expansionniste au cours des derniers siècles. Une campagne de communication, fondée sur des informations volontairement falsifiées, a alors objecté que les actuels dirigeants iraniens seraient des fanatiques qui pourraient utiliser la bombe, s’ils en avaient une, de manière irrationnelle, donc dangereuse pour la paix mondiale.

Pourtant, les dirigeants iraniens affirment s’interdire de fabriquer, de stocker ou d’utiliser la bombe atomique, précisément pour des raisons idéologiques. Et ils sont crédibles sur ce point. Souvenons-nous de la guerre déclarée par l’Irak de Saddam Hussein contre l’Iran de Rouhollah Khomeini. Lorsque Bagdad lança des missiles sur les villes iraniennes, Téhéran lui répondit à l’identique. Les missiles en question étaient des projectiles non guidés, que l’on tirait dans une direction et à une certaine puissance, et qui tombaient à l’aveuglette. L’imam Khomeini intervint alors pour dénoncer l’usage de ces armes par son état-major. Selon lui, de bons musulmans ne pouvaient prendre le risque moral de tuer massivement des civils en ciblant des militaires. Il avait alors prohibé le tir de missiles sur des villes, ce qui déséquilibra les forces en présence, allongea la guerre, et ajouta des souffrances à son peuple. Aujourd’hui son successeur, le Guide suprême de la Révolution, Ali Khanenei, défend la même éthique à propos des armes nucléaires, et l’on ne voit pas très bien quelle faction de l’Etat pourrait passer outre son autorité et fabriquer secrètement une bombe atomique.

En réalité, l’Iran, depuis la fin de la guerre que lui livra l’Irak, a anticipé l’épuisement de ses réserves d’hydrocarbures. Il a voulu se doter d’une industrie nucléaire civile pour assurer son développement sur le long terme, et celui des autres Etats du tiers-monde. Pour ce faire, les Gardiens de la Révolution ont constitué un corps spécial de fonctionnaires dédié à la recherche scientifique et technique, organisé selon le modèle soviétique au sein de villes secrètes. Ces chercheurs travaillent également à d’autres programmes, notamment ceux d’armement conventionnel. L’Iran a ouvert toutes ses installations de production nucléaire aux inspecteurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), mais refuse de leur ouvrir les centres de recherche d’armement conventionnel. On se retrouve donc dans une situation déjà vue : les inspecteurs de l’AIEA confirment qu’aucun indice ne permet d’accuser l’Iran, tandis que la CIA et le Mossad affirment sans apporter d’indice que l’Iran cache des activités illicites au sein de son vaste secteur de recherche scientifique. Cela ressemble à s’y méprendre à la campagne d’intoxication de l’administration Bush qui accusait les inspecteurs de l’ONU de ne pas faire correctement leur travail et d’ignorer les programmes d’armes de destruction massive de Saddam Hussein.

Aucun pays au monde n’ayant fait l’objet d’autant d’inspection de l’AIEA, il n’est pas sérieux de continuer à accuser l’Iran, mais cela n’érode pas la mauvaise foi de Washington et de Tel-Aviv. L’invention de cette prétendue menace est indispensable au complexe militaro industriel qui met en œuvre depuis des années le programme israélien de « bouclier anti-missile » avec les fonds des contribuables états-uniens. Sans menace iranienne, plus de budget !

Téhéran a mené deux opérations pour s’extraire du piège qu’on lui a tendu. Il a d’abord organisé une conférence internationale pour un monde dénucléarisé, au cours de laquelle il a —enfin !— expliqué sa position à ses principaux partenaires (17 avril). De plus, il a accepté la médiation du Brésil, dont le président Lula da Silva ambitionne de devenir secrétaire général de l’ONU. M. Lula a demandé à son homologue états-unien quelle mesure serait susceptible de rétablir la confiance. Par écrit, Barack Obama lui a répondu que le compromis conclu en novembre 2009 et jamais ratifié ferait l’affaire. Le président Lula est venu à Moscou s’assurer que son homologue russe était sur la même ligne. Le président Dmitry Medvedev lui a confirmé publiquement que de son point de vue aussi, le compromis de novembre suffirait à résoudre la crise. Le lendemain, 18 mai, M. Lula a signé avec son homologue iranien, Mahmoud Ahmadinejad, un document correspondant en tous points aux exigences états-uniennes et russe. Mais la Maison-Blanche et le Kremlin ont soudain fait volte face et, revenant sur leur position, ont dénoncé des garanties insuffisantes.
Il n’y a pourtant aucune différence significative entre le texte ratifié en mai 2010 et celui négocié en novembre 2009.

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Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdoğan (à gauche) s’efforce de restaurer l’indépendance de son pays par rapport à la tutelle états-unienne. En ouvrant son pays au commerce russe, il entend rééquilibrer les relations internationales. Son ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoğlu (à droite), tente de régler un à un les conflits hérités du passé qui entravent la marge de manœuvre d’Ankara.
© Service de presse du Kremlin

Le passif de la Turquie

La Turquie a hérité d’un grand nombre de problèmes avec ses minorités et ses voisins qui ont été entretenus par les Etats-Unis pour la maintenir durant des décennies dans une situation de dépendance et de vassalité. Le professeur Ahmet Davutoğlu, théoricien du néo-ottomanisme et nouveau ministre des Affaires étrangères, a élaboré une politique extérieure qui vise d’abord à dégager la Turquie des interminables conflits où elle s’est embourbée, puis à multiplier ses alliances au travers de quantité d’institutions inter-gouvernementales.

Le différent avec la Syrie a été le premier réglé. Damas a cessé de jouer avec les Kurdes et a renoncé à ses prétentions irrédentistes sur la province du Hatay. En échange, Ankara a cédé sur la question du partage des eaux fluviales, l’a aidé à sortir de l’isolement diplomatique et a même organisé des négociations indirectes avec Tel-Aviv qui occupe le Golan syrien. En définitive, le président Bachar el-Assad a été reçu en Turquie (2004) et le président Abdullah Gül en Syrie (2009). Un Conseil de coopération stratégique a été mis en place entre les deux pays.
Concernant l’Irak, Ankara s’est opposé à l’invasion du pays par les Anglo-Saxons (2003). Il a fait interdiction aux Etats-Unis d’utiliser les bases de l’OTAN situées sur son territoire pour attaquer Bagdad, provoquant la colère de Washington et retardant la guerre. Lorsque les Anglo-Saxons passèrent formellement le pouvoir à des autochtones, Ankara favorisa le processus électoral et encouragea la minorité turkmène à y participer. Puis, la Turquie allégea le contrôle à la frontière et facilita le commerce bilatéral. Seule ombre persistante au tableau : si les relations avec le gouvernement national de Bagdad sont excellentes, celles avec le gouvernement régional kurde d’Erbil sont chaotiques. L’armée turque s’est même octroyée le droit de poursuite des séparatistes du PKK en territoire irakien —certes, avec l’aval et sous le contrôle du Pentagone—. Quoi qu’il en soit, un accord a été signé pour garantir l’exportation du pétrole irakien par le port turc de Ceyhan.
Ankara a pris une série d’initiatives pour mettre fin au conflit séculaire avec les Arméniens. Utilisant la « diplomatie du football », il a admis le massacre de 1915 (mais pas sa qualification de « génocide »), est parvenu à établir des relations diplomatiques avec Ierevan, et cherche une solution au conflit du Haut-Karabagh. Cependant, l’Arménie a suspendu la ratification de l’accord bipartite de Zurich.
Le passif est également très lourd avec la Grèce et Chypre. Le partage de la mer Egée n’est toujours pas clair et l’armée turque occupe le Nord de la République de Chypre. Là encore, Ankara a proposé diverses mesures pour rétablir la confiance, notamment la réouverture mutuelle des ports et aéroports. Néanmoins, les relations sont encore loin de la normalisation et, pour le moment, Ankara ne semble pas vouloir lâcher l’auto-proclamée République turque de Chypre du Nord.

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Le président Mevedev est venu négocier en Syrie la rénovation et l’agrandissement des facilités offertes à la flotte russe. D’ici trois ans, le port de Tartous pourrait ainsi recevoir des destroyers et des sous-marins. Pour servir quelle stratégie ?
© Service de presse du Kremlin

L’isolement diplomatique de la Syrie

Washington reproche à la Syrie de poursuivre la guerre contre Israël par intermédiaires interposés : les services iraniens, le Hezbollah libanais et le Hamas palestinien. Les Etats-Unis ont donc feint de considérer le président Bachar el-Assad comme commanditaire de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri, et ont mis en place un Tribunal pénal spécial en vu de le juger.
Avec une habileté surprenante, M. Assad, que l’on présentait comme un « fils-à-papa » incompétent, a su se tirer d’affaire sans rien lâcher, ni tirer un coup de feu. Les témoignages de ses accusateurs se sont dégonflés et Saad Hariri, le fils du défunt, a cessé de réclamer qu’on l’enchaîne pour venir lui rendre d’amicales visites à Damas. Plus personne ne veut financer le Tribunal spécial et il est possible que l’ONU le démantèle avant qu’il ait eu à siéger, à moins qu’il ne soit utilisé pour charger le Hezbollah.
Enfin, à Hillary Clinton qui lui enjoignait de rompre avec l’Iran et le Hezbollah, Bachard el-Assad a répondu en organisant un sommet impromptu avec Mahmoud Ahmadinejad et Hassan Nasrallah.

Et la Russie ?

L’affirmation du triangle Turquie-Syrie-Iran correspond au déclin de la puissance militaire d’Israël et des Etats-Unis. La nature ayant horreur du vide, l’espace vacant s’ouvre à d’autres puissances.

La Chine est devenue le principal partenaire commercial de l’Iran et s’appuie sur l’expertise des Gardiens de la Révolution pour écarter les embuches de la CIA en Afrique. En outre, elle apporte un soutien militaire aussi discret qu’efficace au Hezbollah (auquel elle a probablement livré des missiles sol-mer et des système de guidage résistant aux brouillages) et au Hamas (qui a ouvert une représentation à Pékin). Toutefois, elle se hasarde prudemment et lentement sur la scène proche-orientale et n’entend pas y jouer de rôle décisif.

Toutes les attentes se tournent donc vers Moscou, absent depuis la dislocation de l’Union soviétique. La Russie ambitionne de redevenir une puissance mondiale, mais hésite à s’engager avant d’avoir réglé ses problèmes dans l’ancien espace du Pacte de Varsovie. Surtout, les élites russes n’ont aucune politique à substituer au projet US de « remodelage » et bloquent sur le même problème que les Etats-Unis : le rapport de force régional ayant changé, il n’est plus possible de mener une politique d’équilibre entre Israéliens et arabes. Tout investissement dans la région implique, à plus ou moins long terme, une rupture avec le régime sioniste.

L’horloge moscovite s’est arrêtée en 1991, lors de la conférence de Madrid. Elle n’a pas assimilé que les accords d’Oslo (1993) et de Wadi Araba (1994) ont échoué à mettre en place la « solution à deux Etats ». Celle-ci est désormais irréalisable. La seule option pacifique possible est celle qui a été mise en œuvre en Afrique du Sud : abandon de l’apartheid et reconnaissance de la nationalité unique des juifs et des autochtones, instauration d’une vraie démocratie sur la base « un homme, une voix ». C’est déjà la position officielle de la Syrie et de l’Iran, ce sera à n’en pas douter bientôt celle de la Turquie.

La grande conférence diplomatique sur le Proche-Orient que le Kremlin souhaitait recevoir à Moscou en 2009, annoncée lors du sommet d’Annapolis et confirmée par des résolutions de l’ONU, n’a jamais eu lieu. Dans ce jeu, la Russie a passé son tour.

Les élites russes, qui continuent à jouir d’un grand prestige au Proche-Orient, ne fréquentent plus cette région et la rêvent plus qu’elles ne la comprennent. Dans les années 90, elles s’enthousiasmaient pour les théories romantiques de l’anthropologue Lev Goumilev et se trouvaient en phase avec la Turquie, seule autre nation à la fois européenne et asiatique. Puis, elles succombèrent au charisme du géopoliticien Alexandre Dugin, qui abhorrait le matérialisme occidental, pensait la Turquie contaminée par l’atlantisme, et s’extasiait devant l’ascétisme de la Révolution iranienne.

Cependant ces élans se sont brisés en Tchétchénie avant même de trouver un début de concrétisation. La Russie a affronté brutalement une forme d’extrémisme religieux, soutenue en sous-main par les Etats-Unis et alimenté par les services secrets turcs et saoudiens. Du coup, toute alliance avec un Etat musulman semblait compromise et périlleuse. Et lorsque la paix est revenue à Grozny, la Russie n’a pas su, ou n’a pas voulu, assumer son héritage colonial. Comme l’a analysé Geïdar Dzhemal, le président du Comité islamique de Russie, elle ne pouvait prétendre être une nation eurasiatique en feignant que rien ne se soit passé et en se considérant toujours comme un Etat orthodoxe protégeant de turbulents petits frères musulmans. Elle devait —elle doit toujours— se redéfinir en pensant à égalité orthodoxes et musulmans.

Plutôt que de repousser à demain la solution du problème des minorités, et à après-demain l’engagement au Proche-Orient, la Russie pourrait au contraire s’appuyer sur des partenaires extérieurs musulmans, en qualité de tiers de confiance, pour nouer le dialogue intérieur. Ainsi, la Syrie de Bachar el-Assad présente un modèle d’Etat post-socialiste en voie de démocratisation, qui a su préserver ses institutions laïques et laissé s’épanouir les grandes religions, et les différents courants de ces religions, y compris l’islam wahhabite le plus intransigeant, en préservant la paix sociale.

L’attrait économique

Pour le moment, les élites russes ignorent les mises en garde de leur ancien chef d’état-major, le général Leonid Ivahov, sur la nécessité d’alliances asiatiques et proche-orientales face à l’impérialisme états-unien. Elles préfèrent penser avec le politologue Gleb Pavlovski que les antagonismes géopolitiques se dissoudront dans la globalisation économique. Aussi abordent-elles le Proche-Orient d’abord comme un marché.

Le président Dmitry Medvedev vient d’entreprendre une tournée qui l’a conduit à Damas et à Ankara. Il a levé des obligations de visa, et ouvert le marché commun en constitution (Turquie, Syrie, Iran, + Liban) aux entreprises russes. Il a favorisé la vente d’un impressionnant arsenal aux uns et aux autres. Surtout, il a négocié des chantiers décennaux de construction de centrales électriques nucléaires. Enfin, il a exploité l’évolution stratégique de la Turquie pour qu’elle prenne en considération les besoins russes de transit d’hydrocarbures. Un pipe-line russe terrestre permettra de relier la Mer noire à la Méditerranée. Et Ankara pourrait se laisser tenter par le projet de gazoduc South Stream.

Les limites de l’engagement russe

Hors du champ économique, Moscou peine à s’affirmer. Les bases navales soviétiques en Syrie ont été remises en état et ouvertes à la flotte russe de Méditerranée, qui n’en fait qu’un usage limité, d’autant que la marine en mer Noire va être réduite. Tout se passe comme si Moscou gagnait du temps et repoussait à plus tard le problème israélien.

C’est que toute condamnation du colonialisme juif pourrait raviver des problèmes intérieurs. D’abord parce que d’une manière caricaturale et peu flatteuse, l’apartheid israélien renvoie au traitement des Tchétchènes. Ensuite parce que la Russie agit sous le poids d’un complexe historique, celui de l’antisémitisme. Vladimir Poutine a plusieurs fois tenté de tourner la page avec des gestes symboliques comme la nomination d’un rabbin aux armées, mais la Russie n’est toujours pas à l’aise avec ce sujet.

Pourtant l’attentisme n’est plus de mise : les dès sont déjà jetés. Il faut en tirer les conséquences. Israël a joué un rôle déterminant dans l’armement et la formation des troupes géorgiennes qui ont attaqué et tué des ressortissants russes en Ossétie du Sud. En échange, le ministre géorgien de la Défense Davit Kezerashvili, double national israélo-géorgien, avait loué deux bases militaires aériennes à Tsahal. De la sorte, les bombardiers israéliens se serait approchés de l’Iran et aurait pu le frapper. Moscou a stoïquement encaissé le coup, sans prendre de mesures de rétorsion à l’égard de Tel-Aviv.

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Le président de la Fédération de Russie, Dmitry Medvedev, discute du possible accueil de réfugiés israéliens ex-soviétiques avec le gouverneur de l’oblast autonome juif du Birodijan, Alexander Vinnikov (2 juillet 2010).
© Service de presse du Kremlin

Cette absence de réaction étonne au Proche-Orient. Certes, Tel-Aviv dispose de nombreux relais dans les élites russes et n’a pas hésité à s’y créer des réseaux en offrant à des gens influents des facilités matérielles en Israël. Mais Moscou dispose de bien plus de relais en Israël avec un million d’ex-Soviétiques émigrés. Il pourrait mettre en lice une personnalité capable de jouer en Palestine occupée le rôle de Frederik de Klerk en Afrique du Sud : liquider l’apartheid et instaurer la démocratie au sein d’un Etat unique. Dans cette perspective, Dmitry Medevedev anticipe un exode d’Israéliens qui n’accepteraient pas la nouvelle donne. Il a donc bloqué la fusion annoncée du kraï de Khabarovsk et de l’oblast autonome juif du Birobidjan. Le président, issu d’une famille juive convertie à l’orthodoxie, envisage de réactiver cette unité administrative fondée par Staline en 1934 comme alternative à la création de l’Etat d’Israël. Ce qui fut, au sein de l’Union soviétique, une république juive pourrait accueillir des réfugiés. Ils seraient d’autant plus les bienvenus que la démographie russe est en chute libre.

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Marchand sur les pas de ses ancêtres, le président Medvedev s’est rendu au Birobidjan pour réactiver les traditions de l’oblast autonome juif.
© Service de presse du Kremlin

En définitive, ce sont les atermoiements à propos du nucléaire iranien qui surprennent le plus. Il est vrai que les marchands iraniens n’ont cessé de contester les factures de la construction de la centrale de Busher. Il est également vrai que les Persans sont devenus susceptibles à force de subir les ingérences anglo-saxonnes dans leurs vies. Mais le Kremlin n’a cessé de souffler le chaud et le froid. Dmitry Medvedev discute avec les Occidentaux et les assure du soutien russe pour voter des sanctions au Conseil de sécurité. Tandis que Vladimir Poutine assure aux Iraniens que la Russie ne les laissera pas sans défense s’ils jouent le jeu de la transparence. Sur place, les responsables se demandent si les deux dirigeants se sont répartis les rôles selon les interlocuteurs et font ainsi monter les enchères. Ou si la Russie est paralysée par un conflit au sommet. C’est en réalité, semble t-il, ce qui se passe : le tandem Medvedev-Poutine s’est lentement dégradé et la relation entre les deux hommes a tourné brutalement à la guerre fratricide.

La diplomatie russe a laissé entendre aux Etats non alignés qu’une quatrième résolution du Conseil de sécurité condamnant l’Iran serait préférable à des sanctions unilatérales des Etats-Unis et de l’Union européenne. C’est faux : Washington et Bruxelles ne manqueront pas de s’appuyer sur la résolution de l’ONU pour justifier des sanctions unilatérales supplémentaires.

Le président Medvedev a déclaré, lors de sa conférence de presse conjointe avec son homologue brésilien le 14 mai, qu’il avait arrêté une position commune par téléphone avec le président Obama : dans le cas où l’Iran accepterait la proposition qui lui a été faite [en novembre 2009] d’enrichissement de son uranium à l’étranger, il n’y aurait plus de raison d’envisager des sanctions au Conseil de sécurité. Or, lorsque —contre toute attente— l’Iran a signé le Protocole de Téhéran avec le Brésil et la Turquie, Washington a fait volte face et Moscou lui a emboité le pas au mépris de la parole donnée.

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Le 14 mai 2010, le président Medvedev apporte publiquement son soutien à l’initiative de son homologue brésilien, Lula da Silva, pour résoudre la crise iranienne. Quelques jours plus tard, il se ralliera aux Etats-Unis et donnera instruction à son ambassadeur aux Nations Unies de voter la résolution 1929 au mépris de la parole donnée.
© Service de presse du Kremlin

Certes le représentant permanent de la Russie au Conseil de sécurité, Vitaly Churkin, a largement vidé de sa substance la résolution 1929 en écartant un embargo énergétique total, mais il l’a votée. A défaut d’être efficace, celle-ci est infamante, à la fois pour l’Iran, le Brésil, la Turquie et pour tous les Etats non-alignés qui soutiennent la démarche de Téhéran. Cette résolution a été d’autant plus mal perçue qu’elle contrevient aux termes du Traité de non-prolifération. Celui-ci garantit à chaque signataire le droit d’enrichir de l’uranium, tandis que la résolution onusienne l’interdit à l’Iran. Jusqu’à présent, la Russie apparaissait comme le gardien du droit international, ce n’est pas ici le cas. A tort ou à raison, les non-alignés en général et l’Iran en particulier ont interprété le vote russe comme la volonté d’une grande puissance d’empêcher les puissances émergentes d’atteindre l’indépendance énergétique nécessaire à leur développement économique. Il sera difficile de faire oublier ce faux pas.

 

http://www.voltairenet.org/article165795.html

 

 

§

 

Thierry Meyssan :

Analyste politique français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie chaque semaine des chroniques de politique étrangère dans la presse arabe et russe. Dernier ouvrage publié : L’Effroyable imposture 2, éd. JP Bertand (2007).

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 05:24

Des talibans armés d'un Stinger, le 30 décembre 1999, près de Kandahar (Muzammil Pasha/Reuters).

Afghanistan : ce que disent les documents de WikiLeaks

Bavures, double jeu du Pakistan, incidents français… Live blogging sur le décorticage de 90 000 rapports confidentiels de guerre.

Le site WikiLeaks vient de rendre publics quelque 92 000 documents confidentiels de l'armée américaine sur les opérations de l'Otan en Afghanistan, de 2004 à fin 2009. Ces notes et rapports soulignent le double jeu qu'a pu jouer le Pakistan, témoignent des efforts pour dissimuler le nombre de victimes civiles, et mentionnent des incidents mettant en cause des soldats français.

Ce lundi matin, trois journaux étrangers publient en même temps leur analyse des 92 201 rapports d'opération de l'armée américaine que leur a fournis WikiLeaks : le New York Times, le Guardian et Der Spiegel (aussi en anglais).

Ces rapports sont riches d'enseignements sur les opérations militaires, mais aussi sur le rôle du Pakistan, principal allié américain dans la région, les relations des troupes de l'Otan avec les différentes composantes de la société afghanes, et l'action de l'armée française sur place.

Pour Gérard Chaliand, géopolitologue expert en guérillas, ces rapports confirment

« les analyses des gens sérieux qui, jusqu'à maintenant, étaient classés comme pessimistes. C'est un énoncé des faits, reconnaissant la situation telle qu'elle se présente : complexe, sans perspective de victoire ».

L'historien Justin Vaïsse se dit « impressionné » par « l'ampleur des documents » : même s'ils ne recellent aucune grosse suprise sur le fond, ils viennent confirmer quelques « secrets de Polichinelle » connus des spécialistes de ce conflit.

Les serveurs de WikiLeaks pris d'assaut

Les serveurs de WikiLeaks.org étant pris d'assaut ce lundi, le site Owni.fr publie la base de données complète. Le Guardian propose une carte de 300 incidents clés recensés dans ces rapports. (Cliquez pour agrandir)

Capture d'écran du Guardian.

Bavures en nombre, « état de choc »

Parmi les révélations des rapports se trouvent un certain nombre de bavures, mais aussi de tirs entre alliés.

L'un des rapports présente le bombardement de Kunduz (nord), le 3 septembre 2009. A la recherche de camions d'essence volés par des talibans, les forces de l'Isaf (la force multinationale en Afghanistan) les repèrent la nuit même, sur le bord d'une rivière, bloqués dans la boue.

Le rapport assure que les camions sont « entourés par 70 insurgés », qu'il n'y a « aucun civil » et « qu'une attaque aérienne est autorisée ». Le lendemain matin, le rapport cite la presse locale, qui dénombre 60 civils tués, ils venaient se servir en essence, dans les camions abandonnés par les talibans. L'après-midi, l'armée en compte 56, aucun d'eux n'est un « insurgé ».

Les documents regorgent de bavures comme l'histoire de cet Afghan sourd et muet, blessé à la cheville par un tir, parce qu'il ne pouvait entendre les sommations.

Le Guardian révèle aussi les maladresses internes aux forces alliées. Le rapport recenserait 20 cas de tirs « bleu sur bleu ». Les confusions sont aussi importantes envers l'armée et la police afghanes. En mai 2006, un rapport décrit une attaque britannique blessant douze soldats de l'armée nationale afghane et tuant l'un d'entre eux.

La « Task Force 373 » : captures, assassinats, bavures

Autre élément gênant, l'obscure unité opérationnelle 373. Commando des forces spéciales américaines Delta Force, l'équipe aurait pour mission de capturer ou d'assassiner les chefs talibans regroupés sur la liste JPEL, aussi appelée « Tuer ou capturer ».

Gérard Chaliand nous explique l'utilité pour l'Otan d'une telle unité :

« La chose la plus difficile à remplacer dans un mouvement révolutionnaire, ce sont les cadres. Si vous les liquidez, vous gagnez du temps.

Ils reconnaissent aussi des échecs, avec des victimes civiles. Cela ne vous rend pas populaire, tout comme les bombardements de civils considérés comme des “dommages collatéraux”. »

C'est bien le problème : l'unité a manqué sa cible à plusieurs reprises, provoquant la colère des Afghans.

Le 11 juin 2006, l'unité 373 organise une opération de nuit visant à capturer ou assassiner un commandant taliban. Alors que le commando s'approche, une torche est pointée vers eux, ce qui provoque un échange de tirs. L'ennemi est touché et la mission avortée. Le rapport final montre ensuite que les ennemis nocturnes n'étaient autres que des policiers afghans. Sept d'entre eux sont tués et quatre sont blessés.

Six jours plus tard, une nouvelle opération est montée à l'encontre d'un autre chef d'Al Qaeda. Cinq roquettes sont tirées sur un bâtiment censé contenir l'homme à abattre. A l'intérieur, le commando trouve finalement huit enfants. Un seul a survécu mais il est sérieusement blessé. Dans le rapport, l'armée affirme qu'un « état de choc » a parcouru la région, forçant le gouverneur à rencontrer les villageois pour leur expliquer les raisons de l'attaque.

Selon Chaliand, les forces spéciales françaises ne participent pas au programme « Kill and Capture » :

« Les Américains préfèrent travailler en circuit fermé. »

Expert des questions de renseignement, le journaliste et écrivain Roger Faligot nous signale que les rapports mentionnent aussi la TF 500, une unité équivalente des forces spéciales britanniques, dans le sud du pays.

« Ils ont une pratique différente des Américains : leur objectif est en général d'abattre des éléments décisionnels, les plus ultras dans un groupe, pour conforter ceux qui sont prêts à négocier.

Contrairement aux Américains (ou aux Espagnols dans leur lutte contre l'ETA) qui abattent les plus modérés, les Britanniques font l'inverse pour faire émerger un pôle de négociation, pour “faire monter en structure” une fraction prête à négocier…

Je crois que c'est l'enjeu à comprendre sur le conflit afghan, qu'il faudrait vérifier bien sûr. »

Précisons que l'armée britannique, comme les autres, a commis son lot de bavures.

Les pertes civiles sont-elles minimisées ?

La publication de ces documents devrait aussi confirmer les alertes lancées par des organismes de veille ou de défense des droits de l'homme.

Ainsi, la sous-estimation du nombre de victimes civiles en Afghanistan pourrait être confirmée dans ces documents. Rachel Reid, qui enquête pour Human Rights Watch sur le sujet, en fait part au Guardian :

« Ces documents mettent en lumière une tendance lourde des Etats-Unis et de l'Otan : la dissimulation des pertes civiles. Malgré de nombreuses directives tactiques ordonnant la transparence des enquêtes lors de la mort de civils, certains incidents sur lesquels j'ai enquêté ces derniers mois montrent que ça n'est toujours pas le cas.

La responsabilité n'est pas à endosser seulement lorsqu'on se fait pincer. Elle devrait faire partie de la manière dont les Etats-Unis et l'Otan se comportent en Afghanistan quand ils tuent ou blessent des civils. »

Pour l'historien Justin Vaïsse, « il serait étonnant que des bavures dont on n'a pas eu connaissance ne ressortent pas » après la publication des rapports par WikiLeaks.

La France pointée du doigt

Dans le Guardian, on apprend que plusieurs documents mettent en cause l'armée française. Des militaires ont par exemple, lors d'un accident de la circulation, percuté un aveugle, décédé ensuite de ses blessures.

Regardons ce qui s'est passé le 2 octobre 2008 : « Des véhicules français ont ouvert le feu sur un bus qui s'approchait trop de leur convoi. » Bilan : huit enfants blessés.

Rapport sur des enfants blessés par l'armée française

Joint par Rue89, l'état-major des armées nous a envoyé sa version de cet incident. Elle est différente de celle qu'on lit dans le rapport de WikiLeaks, puisque l'armée française ne comptabilise que quatre blessés, dont un seul enfant :

« Deux minibus afghans avaient tenté de s'insérer dans un convoi de véhicules militaires français en route pour le district de Surobi. Les militaires français […] ont effectué d'abord des gestes d'avertissement, ensuite deux tirs de sommation en l'air, et enfin deux tirs de sommation au sol devant le minibus de tête.

Les deux véhicules afghans se sont alors arrêtés sans manifester de difficulté particulière, le convoi a donc poursuivi sa route.

Peu de temps après, quatre civils afghans se sont présentés au camp de Warehouse pour être pris en charge médicalement, suite à des blessures légères occasionnées par les conséquences de ces tirs.

Un des civils afghans a quitté le centre médical français le jour même, deux le lendemain. Le quatrième blessé était un enfant. Il a d'abord été soigné par les équipes médicales françaises et gardé en observation et a pu recevoir la visite de sa mère. Il a été accompagné le surlendemain à l'hôpital Mère-Enfant de Kaboul pour des examens complémentaire en vue d'une éventuelle prise en charge ORL.

Il avait alors été demandé à la police afghane de rechercher d'éventuels autres blessés. Les investigations n'ont rien donné. »

Les ratés de la guerre technologique

L'Afghanistan a été présenté comme une guerre high-tech. Les drones, ces avions sans pilote, patrouilleraient le long de la frontière en assaillant des paysans armés d'AK-47, de leurs frappes chirurgicales imparables. Deux assertions contredites par des rapports sortis par Wikileaks, qui révèlent que les technologies ne sont pas si efficaces et les talibans pas si archaïques.

Le 13 septembre, 2009, un drone de type Reaper -un appareil armé, de 20 m d'envergure- patrouille dans le sud de l'Afghanistan. Soudain, il ne répond plus aux injonctions de la base, qui le télécommandait depuis les Etats-Unis. Alors qu'il se dirige vers la frontière tadjik, l'armée décide de le torpiller : les forces aériennes sur place envoient un avion F15 pour le descendre au-dessus d'une zone désertique.

Au même moment, la base américaine reprend le contrôle du drone. Trop tard, son moteur est touché et l'appareil à 13 millions de dollars s'écrase.

Il n'est pas rare que les drones américains tombent au sol. Le Los Angeles Times révélait ce mois-ci que 47 Predator et Reaper s'étaient crashés en Afghanistan et en Irak dont 9 pendant les entraînements sur le sol américain. L'armement des talibans a aussi surpris les forces de l'ISAF. Outre les bombes artisanales (IED), véritable fléau pour les forces de la coalition, les rebelles afghans seraient également armés de technologies avancées.

Pour finir, le Guardian révèle que l'Otan a émis des doutes sur la sécurité des appels passés au siège de l'organisation à Kaboul. Selon un rapport de 2007, les talibans pourraient intercepter les conversations téléphoniques. Un coup de plus dans le mythe du combat entre un Goliath high-tech et un David moyen-âgeux.

Des talibans armés de missiles américains

Des talibans armés d'un Stinger, le 30 décembre 1999, près de Kandahar (Muzammil Pasha/Reuters).

Les Américains sont combattus avec leurs propres armes… Entre 1979 et 1989, alors qu'ils aidaient les moudjahidine afghans à combattre l'envahisseur soviétique, les Etats-Unis leur ont distribué deux mille missiles sol-air Stinger.

Les experts militaires américains considèrent que ces missiles sont aujourd'hui hors service. Néanmoins, vingt ans après, des rapports de WikiLeaks font état d'attaques au missile Stinger. L'un d'eux met en lumière un évènement passé sous silence en 2007 : sept soldats et un reporter sont mort dans l'attaque au missile Stinger d'un hélicoptère Chinook dans le Helmand.

Selon un rapport datant de 2005, un agent des services de sécurité afghans aurait été autorisé à payer 5 000 dollars pour de vieux missiles SA-7 et 15 000 pour un Stinger. La Direction nationale de la sécurité afghane a en effet ordonné le rachat de ces armes inutilisées, afin qu'elles ne tombent pas entre les mains des rebelles.

Le double jeu du Pakistan

Le New York Times l'affirme : les documents montrent clairement que le Pakistan, officiellement allié des Etats-Unis qui lui versent plus d'un milliard de dollars par an, collabore avec les rebelles talibans :

« Ces documents […] laissent penser que le Pakistan, allié ostensible des Etats-Unis, autorise des représentants de ses services secrets à rencontrer en personne des talibans lors de réunions stratégiques secrètes destinées à organiser les réseaux rebelles en lutte contre les soldats américains en Afghanistan et même à fomenter des complots visant à assassiner des dirigeants afghans. »

Pour le géopolitologue Gérard Chaliand, ce double jeu du Pakistan « est une des clés majeures du conflit »

« Tant que vous avez une logistique et un sanctuaire garantis, avec des réserves inépuisables sur le plan démographique, vous pouvez tenir des années. Le temps travaille pour vous.

Le Pakistan n'a jamais cessé de jouer un double jeu, dans la mesure où ses intérêts et ceux des Etats-Unis sont divergents. L'Afghanistan est son arrière-cour stratégique. »

Une autre guerre : contre la drogue

Les forces de l'Otan tombent fréquemment sur des trafiquants de drogue, hacshich ou opium et ses dérivés (morphine ou héroïne). Pour les « seigneurs de la guerre » afghans comme pour les talibans, le trafic de drogue est une source de financement. Les Etats-Unis ont donc dépêché sur place des agents de la Drug Enforcement Administration (DEA).

Sur WikiLeaks, la catégorie « Drug Operations » raconte plusieurs épisodes qui montrent l'importance de la drogue dans le conflit afghan, et la manière dont l'Otan et les forces locales se partagent le travail.

En février 2007, environ 200 fermiers se rebellent dans l'est du pays contre la brigade antinarcotique des forces de police afghanes. Des coups de feu sont tirés et trois agents sont blessés.

Curieux épisode en mars 2007 : la police afghane surprend des trafiquants en possession de deux containers des forces de coalition, dont il n'est pas précisé s'ils ont été volés ou perdus par ces dernières. La précision serait utile, car l'un d'entre eux est ouvert et contient l'équivalent de cinq millions de dollars en drogues ! Notamment en hacshich et en alcool. Le second ne sera pas ouvert, mais restitué aux forces de la coalition.

Un matin d'avril 2009, à 8h30, la DEA découvre lors d'une opération trois tonnes de morphine pouvant servir à produire 1 500 kilos d'héroïne. Alors qu'ils cherchent à la détruire depuis plus d'une heure avec des grenades thermite, ils réclament des renforts car un groupe de civils les encercle et menace de les prendre en embuscade. Un hélicoptère Apache intervient et la destruction se termine.

En septembre 2009, la brigade générale a confisqué, 20 puis 25 autres kilos d'opium chez un individu. Il a affirmé que c'était pour son usage personnel et il a été relâché après que ses données biométriques ont été récupérées.

Les stups américains en renfort en Afghanistan

Les Etats-Unis désarmés face à l'opium afghan

Les réactions des puissances concernées

Les Etats-Unis

Dans un communiqué envoyé par mail aux journalistes américains, le conseiller de la Maison Blanche à la sécurité nationale, Jim Jones, a fustigé les fuites de WikiLeaks :

« Ces fuites irresponsables n'auront aucun effet sur notre engagement actuel à approfondir nos partenariats en Afghanistan et au Pakistan. »

Il rappelle que « la période couverte par les document (janvier 2004-décembre 2009) s'arrête avant que le président n'annonce sa nouvelle stratégie ». Et d'ajouter :

« Il est évident que WikiLeaks n'est pas un organe de presse objectif mais une organisation opposée à la politique américaine en Afghanistan. »

Mais l'un des plus importants alliés de Barack Obama, John Kerry, le président du Comité des affaires étrangères au Sénat, a paru saluer la publication des documents :

« [Ils soulèvent] d'importantes questions sur le réalisme de la politique américaine envers le Pakistan et l'Afghanistan. […]

Ces politiques traversent une phase critique, et ces documents pourraient bien souligner les enjeux et rendre plus urgents les ajustements nécessaires à leur mise en adéquation. »

Le Pakistan

L'ambassadeur pakistanais aux Etats-Unis, Husain Haqqani, a qualifié cette publication d'irresponsable, avant de minimiser la fiabilité des documents révélés :

« Ces documents ne représentent rien d'autre que des commentaires individuels et des rumeurs, qui sont monnaie courante des deux côtés de la frontière pakistano-afghane et sont souvent démentis. [Ces documents] ne reflètent pas la réalité du terrain. »

Le Royaume-Uni

William Hague, secrétaire aux affaires étrangères, a minimisé les révélations, qu'il a qualifiées d'« insignifiantes » malgré le fait que l'armée britannique soit impliquée dans 21 incidents ayant causé la mort de civils :

« [Ces révélations] sont insignifiantes pour les troupes britanniques. Nous travaillons à améliorer la sécurité au sol en augmentant les pouvoirs du gouvernement afghan, nous ne comptons pas commenter ces “fuites”. »

La France

Contacté par Rue89, le ministère de la Défense a répondu sur la bavure commise par l'armée française qui, en tirant sur un bus, aurait blessé huit enfants selon les rapports (lire ci-dessus). Pour le reste, le gouvernement n'a pas réagi à la publication orchestrée par WikiLeaks.

Photo : des talibans armés d'un Stinger, le 30 décembre 1999, près de Kandahar (Muzammil Pasha/Reuters).

Clément Boileau, Emmanuelle Bonneau, Antoine Bouthier, Corentin Chrétien, Lucie Hennequin, Augustin Scalbert et David Servenay

Ailleurs sur le Web

 

http://www.rue89.com/2010/07/26/afghanistan-que-revelent-les-documents-de-wikileaks-159943

 

 

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lundi 26 juillet 2010

mis à jour le 27 juillet 2010

Les révélations du site Wikileaks

Rapports explosifs sur la guerre en Afghanistan

 

Une masse considérable de fichiers confidentiels de l’armée américaine vient d’être dévoilée, lundi 26 juillet, par le site Internet Wikileaks.org. Ces documents relatent, événement après événement, le quotidien d’une guerre entamée en octobre 2001 et d’une occupation qui n’en finit pas.

Fouiller l’ensemble des quelque 92 000 rapports d’incident divulgués constitue une tâche herculéenne. C’est pourquoi Le Monde diplomatique s’est associé à l’initiative d’Owni.fr visant à mettre à la disposition de tous un outil de consultation de ces rapports. Accessible directement en ligne, ce dispositif nommé « War Logs » permet au lecteur d’appréhender le jargon militaire dans lequel les événements sont décrits, d’effectuer des recherches dans l’ensemble des documents dévoilés, et d’ajouter des annotations. La base de données comprend déjà 75 000 documents et sera enrichie rapidement.

Les lecteurs qui le souhaitent peuvent exploiter cet outil pour, d’une part, se familiariser avec ces documents exceptionnels, et, d’autre part, participer — avec les dizaines de personnes qui se sont déjà plongées dans ces fichiers — à la mise à nu de la guerre d’Afghanistan. Le Monde diplomatique reviendra sur ces révélations.

Avant d’ouvrir ces données à tout le monde, Wikileaks s’est associé à trois journaux, leur offrant une période d’exclusivité qui leur a permis de travailler sur ces informations : The Guardian, The New York Times et Der Spiegel. Ces derniers proposent, chacun sur leur site, un premier aperçu de ces 200 000 pages de « journaux de bord de guerre » (d’où le titre, War Logs), qui donnent de la guerre en Afghanistan une image dévastatrice aussi bien pour les talibans que pour les occupants occidentaux, Etats-Unis en tête.

Parmi les 300 rapports sélectionnés dans cette masse par The Guardian, trois concernent les troupes françaises. Notamment ceci, qui n’avait jamais été rendu public : le 2 octobre 2008, à Tangi Kalai, à proximité de Kaboul, elles ont fait feu sur un bus s’approchant trop près d’un convoi militaire, blessant huit enfants.

Sur la carte dessinée par les « data journalists » (journalistes de données) du Guardian à partir de ces rapports, on peine à distinguer une « ligne de front » ou de grands mouvements stratégiques (voir la carte des incidents). Ce sont, un peu partout dans le pays, des engins explosifs improvisés (IED) qui tuent des civils, des troupes de la coalition ou des militaires afghans (voir la carte des IED).

Si, pour le président afghan Hamid Karzai, cette fuite ne nous apprend « rien qui ne soit déjà connu », Julian Assange, porte-parole de Wikileaks, est plus convaincant quand il affirme qu’une foule d’informations se nichent dans les données qu’il a collectées : « Regardez par exemple le ratio du nombre de tués par rapport aux blessés et aux prisonniers : cette guerre est extrêmement létale. »

Wikileaks pense ainsi pouvoir déjà mettre en évidence plusieurs éléments :
— sur l’implication du Pakistan dans les attaques contre les forces de la coalition ;
— sur le rôle qu’on prête encore, au sein de l’armée, à Oussama Ben Laden ;
— sur une présence clandestine des Iraniens ;
— sur les combats entre soldats afghans ;
— sur l’unité américaine TF-373, spécialisée dans la capture et l’assassinat de chefs talibans, et qui disposerait d’une liste de 2 000 noms ;
— sur le fait que les Etats-Unis ont caché au public l’usage de missiles sol-air par les talibans contre un hélicoptère Chinook ;
le tout avec force détails, d’incident en incident et de mission en mission.

Quant au tableau des pertes humaines directes recensées par ces fichiers, qui couvrent six années de guerre (2004-2009), il est éloquent :

Nombre de morts
Ennemis 15 506
Civils 4 232
Armée afgh. 3 819
OTAN 1 138

 

http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2010-07-26-Rapports-explosifs-sur-la-guerre

 

Cliquez ici !

 

 

Lire aussi :

Afghanistan : au boulot les journalistes après la somme de documents révélés par WikiLeaks !

 

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-rapports-explosifs-afghanistan-ce-que-disent-les-documents-de-wikileaks-54563083.html

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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28 juillet 2010 3 28 /07 /juillet /2010 04:26

 

 Dette publique : Mort des nations contre richesse des nations
Commentaire paru sur l'article publié plus bas:

Cette dette ils l'ont créé, cette dette c'est leur enfant.

Ainsi depuis 1973 (l'article 25 de la loi du 3 janvier présenté par le tandem Pompidou Giscard, précise que "Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l'escompte de la Banque de France". Ce qui signifie que notre pays s'est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c'est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc.).

Ce sont les banques privées qui prêtent à l'État l'argent qu'elles n'ont pas, tout droit sorti de leur réserve fractionnaire par un simple jeu d'écriture .
N'oublions pas que les banques créaient la monnaie, Elles prêtent l'argent qu'elles n'ont pas en caisse ! Elles sont autorisées par les pouvoirs publics ,à prêter 30 à 40 fois plus d'argent qu'elles ont en caisse !
"Nous avons payé, en 2008, près de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce qu'on appelle "la charge de la dette" des Administrations publiques. Pour vous donner une idée, c'est l'équivalent de 1000 airbus A320 (soit un cadeau de presque 2 Airbus A320 par jour aux « non-résidents »), ou de 3 portes-avions, ou de 55 000 belles villas sur la Côte d'Azur, ou de l'isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 5 500 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) pour plus de 3 000 000 personnes ... mais vous pouvez trouver d'autres exemples, il n'en manque pas!
C'est transférer de notre travail et notre production 150 millions d'euros par jour - oui, par jour: 1 milliard par semaine! - à ceux qui sont déjà les plus riches (qui d'ailleurs peuvent ainsi nous reprêter cet argent à nouveau contre intérêts). Mais cette monnaie qu'ils nous prêtent, est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées, monnaie évidemment payante bien que créée à partir d'une simple ligne d'écriture lors de "monétisation" de créances (voir le site http://monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l'émission de monnaie par les banques de second rang)."
extrait de : L’arnaque de la dette publique
http://wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2

voir aussi Maurice Allais prix Nobel d'économie " Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
" Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”
Ces dispositions reprises par l’art. 123 du traité de Lisbonne sont un véritable coup d'état de la finance réalisé avec l'aimable complicité des ordures politiques , de gauche comme de droites qui se sont succédé depuis 1973 ,qui ont autorisé et légalisé ces pratiques totalement anticonstitutionnelles .
Pourquoi la dette est anticonstitutionnelle:
-elle est faite contre la constitution et son Titre « de la souveraineté »,car elle attribut la compétence, a titre exclusif monétaire à une entité tiers.
-elle est fait contre la liberté contractuelle, car elle oblige a emprunter; or cette liberté suppose qu’on puisse emprunter ou ne PAS emprunter.
-elle faite contre le referendum de 2005, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
Quoi que d’après la définition qu’en donne un spécialiste en la matière :
« Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
Bien évidemment il n'est pas nécessaire d'être grand clerc pour comprendre que toutes nos difficultés matérielles actuelles découlent de ces dispositions et qu'un "programme de régression" du niveau de vie pour satisfaire au paiement d'une dette " créée de toutes pièces" est une inadmissible aberration.
Grâce à leur forfaiture nous payons en intérêts de cette dette anticonstitutionnelle illégale la totalité de l'impôt sur le revenu.
La principale activité du gouvernement français et européen est de percevoir l'impôt afin de pouvoir payer les colossaux intérêts de la dette qu'ils s'obligent , eux-même , à verser comme rente aux banquiers en acceptation de l'article 123 du traité de Lisbonne. (Dispositions reprises des lois scélérates du 25 janvier 1973 du tandem Pompidou Giscard etc. etc. )
La seconde activité est de renflouer les banques qui prêtent 29 fois plus d'argent qu'elles ont en caisse ( Fonds propre ) ,
de leur accepter tous les passe-droits comptables et autres joyeusetés du hors bilan qui mènerait immédiatement à la faillite, à la saisie et à l'incarcération le vulgaire quidam .
Le pacte social est pulvérisé, c'est la haute trahison et la prévarication généralisée érigée en système au plus haut niveau des états.
Il conviennent désormais d'ériger les échafauds d'y dresser les guillotines et de passer tous ces traîtres politiques et leurs complices de la finance au raccourcissement.
Et pas de pitié même pour ceux qui sont déjà tous petits , mal-formés et à moitié étrangers par leur déclaration d'allégeance et de soutien inconditionnel à Israël .
Il faut dorénavant que la peur change de camp , il faut que ces crapules sachent qu'elles n'auront pas de sanctuaire où se réfugier et que nous serons sans pitié.
Notre nombre à le clamer les fera vite changer de teint.
Personnellement, je verrais bien un procès pour haute trahison de tous les responsables et le rétablissement de la peine de mort pour les crimes économiques contre le peuple.
Ne l'oublions pas ! Ces saligauds veulent nous ruiner, nous affamer , nous vacciner avec des produits dangereux quand c'est pas nécessaire, réduire nos retraites et nous foutre tous au chômage parce qu'ils ont délocalisé toutes les usines hors de France.
Diffusons tout cela, bientôt la masse critique de la population qui en la connaissance sera atteinte et tous les subterfuges des hommes du pouvoir seront visibles.

"Pour mettre en place un gouvernement mondial, il est nécessaire de retirer des esprits leur individualisme, leur loyauté aux traditions familiales, leur patriotisme national, et leurs dogmes religieux."
George Brock Chisholm (1896-1971), ex-directeur de l'Organisation Mondiale de la Santé
"Nous travaillons présentement discrètement de toutes nos forces, pour retirer du fonctionnement des états nations du monde cette mystérieuse force appelée souveraineté."
Arnold Toynbee (1889-1975), historien et philosophe anglais, lors d'un discours à Copenhague, en 1931

Addenda sur la véritable nature de la BCE qui participe au triumvirat de la gestion de l'Europe avec la commission présidée par Barosso et Van Rompuy:
La Banque Centrale Européenne est une banque privée, comme la FED aux états-Unis
..."Les banques centrales des principaux pays de la planète sont indépendantes par la loi du gouvernement de leur État (par exemple la Réserve fédérale des États-Unis, la Banque du Japon ou la Banque d'Angleterre)[réf. nécessaire]. En particulier, pour prendre en compte la particularité des unions monétaires[réf. nécessaire], la BCE a été conçue dès son origine pour être totalement indépendante des gouvernements des États membres. Son conseil et son président sont nommés par les gouvernements des pays de la zone Euro, et elle doit régulièrement présenter ses actions devant le Parlement européen. Les institutions européennes (autres que la BCE) et les gouvernements des États membres s'interdisent le droit d'influer sur les décisions de la BCE."
« Dans l’exercice des pouvoirs et dans l’accomplissement des missions et des devoirs qui leur ont été conférés par le présent traité et les statuts du SEBC, ni la BCE, ni une banque centrale nationale, ni un membre quelconque de leurs organes de décision ne peuvent solliciter ni accepter des instructions des institutions ou organes communautaires, des gouvernements des États membres ou de tout autre organisme. Les institutions et organes communautaires ainsi que les gouvernements des États membres s’engagent à respecter ce principe et à ne pas chercher à influencer les membres d’organes de décision de la BCE ou des banques centrales nationales dans l’accomplissement de leurs missions. »
— Article 108 du traité de Rome sur l'indépendance de la BCE
Extrait Wikipédia http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_centrale_europ%C3%A9enne

La BCE est une organisation indépendante du SEBC (les Banques Centrales de chaque pays de l'Eurozone )
dans son Chapitre3 Article 7, notamment les dispositions relatives à l'indépendance prévues à l'article 108 du traité et à l'article 7 des statuts. ...
www.ecb.int
www.ecb.int/ecb/legal/pdf/FR_CON_2002_18_f_sign.pdf
Le pdf. en référence est un pavé indigeste de plusieurs centaines de pages ... Je pense que c'est certainement volontairement (pour limiter l'accès aux recherches ) qu'il n'y a pas un accès direct
Il ne faut pas se laisser abuser par le terme "indépendance",choisi à dessein de brouiller les esprits, parce que naturellement nous attachons de l'importance à ce mot mais il recouvre aussi une autre réalité:
Par définition la sphère publique est sous la responsabilité des hommes politiques élus, donc du peuple et donc n'est pas "indépendant", le reste qui est donc "indépendant" , fait alors partie de la sphère privée...C.Q.F.D.

Nous sommes désormais gouvernés par une banque privée !
Nous nous acheminons clairement vers une dictature en Europe.

 

 

http://www.alterinfo.net/Dette-publique-Mort-des-nations-contre-richesse-des-nations_a48474.html

Dette publique : Mort des nations contre richesse des nations

 

Council on Renewal, dvrabel, 7 juillet 2010

 

      L'écart n'a jamais été aussi grand entre la vérité et la désinformation qui en tient lieu dans les médias. Mais vivre dans le mensonge est très destructeur. Il est donc important de franchir cet obstacle. Je voudrais dissiper aujourd'hui l’un des plus gros mensonges appuyés par les médias, l'idée que nous avons des pays souverains.

 

      La plupart d'entre vous ont sans doute entendu parler de la crise de dette souveraine affrontée par tant de pays. Nous entendons en parler d’intarissables économistes, journalistes, et prédateurs milliardaires des fonds spéculatifs. Mais l'expression qu’ils utilisent est fictive. C’est une invention de l'Ivy League, de Wall Street et des périodiques savants comme le Financial Times de Londres. Une dette souveraine est une impossibilité. Ça ne peut pas exister.

 

      Ça paraît ridicule de le souligner, mais dette souveraine sous-entend souveraineté. D’accord ? Eh bien, si les pays sont souverains, comment ont-ils pu avoir le besoin de s’endetter auprès d’établissements bancaires privés ? [1] Comment ont-ils pu être attaqués aussi facilement par des gens comme George Soros, JP Morgan Chase et Goldman Sachs ? Pourquoi seraient-ils soumis aux caprices des ventes aux enchères et aux spéculateurs ?

 

      La vrai souverain n’a de dette envers personne et n'est pas négociable sur les marchés publics. Par exemple, comment George Soros pourrait-il attaquer, disons, la famille royale britannique ? C’est impossible. Elle est souveraine. Ses actions ne sont pas échangées à la Bourse de New York. Il ne peut pas orchestrer une stratégie de vente à découvert non dissimulée pour détruire son crédit et la forcer à restructurer ses actifs. Mais il peut le faire contre que la plupart des 6,7 milliards d’autres habitants du monde en concevant des stratégies d’attaques contre des entreprises qui travaillent pour les gouvernements dont elles dépendent.

 

      Le fait est que la plupart des pays ne sont pas souverains (les rares pays qui le sont, sont attaqués par la CIA, le MI6, le Mossad ou l'armée [zunienne]). Ce sont plutôt des circonscriptions administratives ou des clients de l’établissement banquier mondial, dont le pouvoir n'a cessé de croître au fil du temps sur la base des mathématiques du marché obligataire, dominé à l'heure actuelle par le dollar zunien et la nature expansionniste du prêt fractionnaire. Leur culte envers des économistes venant d’endroits comme Harvard, Chicago, et la London School, a constamment érodé la souveraineté nationale en forçant à l’endettement les pays aux monnaies flottantes. Commençons donc par être honnêtes et arrêtons de qualifier de souverains leurs instruments de dette.

 

      Il y a longtemps que nous avons abandonné le marché libre envisagé par Adam Smith dans « La Richesse des nations. » Un tel monde exigerait des monnaies souveraines, c’est-à-dire, des monnaies bien régulées plutôt que flottantes, et qui sont un atout plutôt qu’une dette rapportant des intérêts [2]. Alors seulement il pourrait y avoir une « richesse des nations. » Mais à présent nous n'avons rien que la « dette des nations. » Les mathématiques exponentielles de la dette signifient par définition que les pays ne font que perdre leur richesse au fil du temps et deviennent de plus en plus endettés auprès du réseau bancaire mondial.

 

      Ainsi, grâce au système basé sur l’endettement et aux monnaies flottantes, la « richesse des nations » est passée « dette des nations, » qui est à présent en train de se transformer en « mort des nations. » Le nouvel ordre économique, avec une monnaie unique, un système bancaire, un gouvernement, et un empire lié au monde des affaires, pointe son nez à l'horizon. Peut-être que c'est une bonne chose, mais si ça l’était, pourquoi l’establishment concocte des oxymorons du style « dette souveraine, » au lieu de dire la vérité ? [3] C'est mon seul but ici. Je pense pour ma part que l’on peut confier la vérité aux gens. Les mensonges nuisent non seulement à la population qui l’écoute, mais aussi aux puissants qui les racontent.

 

      Ces puissants ont les meilleurs vendeurs du monde, alors pourquoi ne font-ils pas simplement passer la vérité dans la population ? Apparemment, ils ne pensent pas que vous l’apprécierez. Eh bien maintenant vous l'avez. Et le nouvel ordre s’approche, à moins que les pays ne suivent l'exemple de l'Islande et recouvrent leur souveraineté. Ce choix est nôtre.



Original : csper.wordpress.com/2010/07/07/sovereign-debt-the-death-of-nations-vs-the-wealth-of-nations/
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



Notes du traducteur

 

[1] Dans le cas de la France, c’est très simple. C’est à l’époque de Giscard, me semble-t-il, que le gouvernement a commencé à émettre des emprunts d’État pour équilibrer son budget. Il s’agissait d’une escroquerie grossière des dirigeants corrompus et de leurs riches copains pour, au lieu de redistribuer par l’impôt la masse d’argent qu’ils avaient amassé grâce à leurs affaires en France, prêter cet argent, qui leur était bien évidemment inutile, à l’État et bénéficier ainsi de revenus supplémentaires grâce aux intérêts.

      En principe, Les dirigeants normaux agissent dans l’intérêt public. Ils s’arrangent pour que l’argent soit réparti équitablement afin que leur pays tourne rond. Ils ne permettent pas à leurs copains de monopoliser le fric pour ensuite pouvoir le prêter parce qu’il manque.

      L’argent ne devrait pas pouvoir devenir un moyen servant à attirer l’argent. Il devrait servir uniquement à compenser le travail. Et c’est à la loi d’imposer cette règle de bon sens.

      Bref, les Français qui votaient encore auraient dû mieux voter. Je dis auraient parce que maintenant nous ne sommes plus maître de l’argent que nous utilisons. La France ne peut plus l’imprimer ni le dévaluer comme avant l’euro. Nous sommes condamnés à devoir toujours plus payer puisque l’argent est devenu un service payant.

 

[2] Comme tout le monde le sait, l’argent sort du néant à chaque emprunt contracté auprès d’un organisme financier.

 

[3] Et surtout quand on voit les moyens mis en œuvre pour imposer le nouvel ordre économique : incitations à la révolte des minorités dans les pays non-alignés (en particulier, mais pas seulement, au Soudan, puisque ça fait l’actualité, pour pourvoir ensuite, grâce aux débordements que cela provoque, pouvoir traduire le président devant un tribunal à la seule solde l’establishment occidental qui se propose de mettre un dictateur à sa solde à la tête du Soudan), révolutions de couleur, guerres, génocides, attentats... commis par la puissance dominante et sa mouche du coche, Israël. À vrai dire, il serait sage de se cramponner par tous les moyens au bordel mondial actuel. Là au moins sont esclaves seulement ceux qui le veulent bien.


25.7.10

 

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 02:44

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Interventions Américaines dans le monde depuis 1846 (non-exhaustif)

Selon le rapport du département américains présenté en 1962 par le secrétaire d’état Dean Rusk devant le comité sénatorial et repris sous le titre « Quelques usages de la force armée américaine à l’étranger 1798-1945 » présentant quelques-unes des 103 « opérations extérieures » américaines avant l’intervention américaine à Cuba. Liste "enrichie" par l'actualité.

 

1846- Mexique. A l’issue d’une guerre qu’ils avaient programmées et provoquée, les USA s’emparent de la moitié du territoire mexicain. Ce territoire conquis s’appelle aujourd’hui : la Californie, le Nevada, l’Utah, l’Arizona, le Nouveau-Mexique, le Colorado (en partie).

1852-1853- Argentine. Les « marines » débarquent et s’installent à Buenos-Aires pour protéger les « intérêts » américains face à une révolution.*

1853- Nicaragua. « protection » des citoyens et intérêts américains pendant des troubles politiques.

1853-1854- Japon. Plan « d’ouverture du Japon » et expédition Perry qui conduit, avec les navires de guerre américains, à forcer le Japon à ouvrir ses ports aux États-Unis.*

1853-1854- Ryukyu et Iles Bonin. Attendant une réponse du Japon l’autorisant à se rendre dans ce pays, le contre-amiral américain Perry, opère une démonstration navale de force et débarque par deux fois. Il obtient des autorités de Naha, sur l’île d’Okinawa, la gestion d’une concession minière. Il opère la même démonstration de force dans les îles de Bonin afin d’obtenir des facilités commerciales.*

1854- Nicaragua. Pour « venger » une offense faite au ministre-résident américain en poste au Nicaragua : destruction de la vile de Greytown (San Juan del Norte)*

1855- Uruguay. Les marines américaines et européennes débarquent pour « protéger » les intérêts américains au cours d’une tentative de révolution à Montevideo.

1859- Chine. Intervention américaine destinée à protéger les intérêts américains à Shanghai.

1860- Angola. Intervention en Afrique occidentale portugaise pour assurer la sécurité des citoyens et des biens américains pendant une révolte indigène à Kissembo.

1893- Hawaii. Sous couvert officiel de protéger les vies et les biens des américains, cette intervention visa à mettre en place un gouvernement provisoire sous l’autorité de Sanford D. Dole.

1894- Nicaragua. Intervention pour protéger les intérêts américains à Bluefields à la suite d’une révolution.

1898- Cuba. Sous prétexte de libérer l’île de la tutelle espagnole, les USA s’installent et imposent une base militaire, la possibilités d’investissements financiers américains et un droit d’intervention dans les affaires intérieures du pays.

1898- Porto-Rico, Hawaii, Wake, Guam. Sous prétexte de défaire la tutelle espagnole, les USA s’installent et imposent une base militaire, la possibilités d’investissements financiers américains et un droit d’intervention dans les affaires intérieures du pays.

1898- Philippines. L’archipel est vendu aux USA par l’Espagne (décembre 1898), les philippins se soulèvent contre les États-Unis (février 1899), les USA envoie 70 000 militaires qui mettront trois ans pour mater le soulèvement (des milliers de pertes).

1903- Colombie. Les États-Unis fomentent une « révolution » à l’issue de laquelle ils créent de toute pièce la république de Panama qui lui assure le contrôle du célèbre canal et des bénéfices énormes qu’il génère.

1915- Haïti. Nouvelle intervention et occupation des troupes américaines pour… 19 ans.

1916- République Dominicaine. Quatrième intervention et maintien des troupes américaines pour… 8 ans.

1926- Nicaragua. Nouvelle intervention et expédition de 5000 militaires pour contrer une révolution.

1945-46- Chine. Les USA bombardent la Chine.
1946- Philippines. Colonie américaine jusqu’à l’occupation japonaise, les Philippines accèdent à leur indépendance en 1946 en concédant aux USA un droit illimité d’exploitation des ressources naturelles du pays au titre des dommages de guerre. Jusqu’en 1992 les USA conservent 23 bases militaires et participent à la répression des opposants communistes ou musulmans.
1947- Grèce. Les américains volent au secours de la dictature de droite mise en place par les britanniques et menacée par la guérilla de gauche. Les USA livrent 74 000 tonnes de matériels militaires et d’armements et envoient 250 « conseillers » militaires sur le terrain, assurant ainsi la victoire des force de droite en 1949.

1950- Porto Rico. Les troupes américaines qui stationnent en permanence écrasent un mouvement d’indépendance. 2 ans plus tard Porto Rico se voit accorder le délicieux statut « d‘État libre associé aux États-Unis »

1950- Corée. Les armées de la Corée du Nord franchissent le 38ème parallèle et pénètrent en Corée du Sud. A la « demande » des Nations-Unies qu’ils dominent très largement, les USA « acceptent » d’aider à repousser l’agression armée. 2 millions de coréens trouvent la mort au cours de cette guerre.
1950-53- Chine. Les USA bombardent la Chine.

1953- Iran. Un coup d’État orchestré par la CIA est mené par l’armée et les grands propriétaires fonciers après que les britanniques aient organisés le boycott des compagnies pétrolières iraniennes suite à leur nationalisation en 1951. Les USA vont alors soutenir pendant les 25 ans qui suivent l’homme fort du pays, le Chah d’Iran. Celui-ci devra s’enfuir en 1978 devant le raz-de-marée de la révolution islamique. (2 ans plus tard, en 1980, la guerre entre l’Iran et l’Irak sera une aubaine pour les industries d’armements, notamment américaines).

1954- Guatemala. Des mercenaires entraînés par la CIA au Honduras et au Nicaragua renversent, avec l’aide de l’aviation américaine, le gouvernement le plus démocratique que le Guatemala ait jamais connu.

1958- Liban. Des milliers de « marines » sont envoyés au Liban pour empêcher le renversement du gouvernement pro-américain et protéger les intérêts américains dans cette région riche en ressources pétrolières.

1958- Indonésie. Les USA bombardent l'Indonésie.
1960- Guatemala. Les USA bombardent le Guatemala.

1961- Cuba. Armés et entraînés par la CIA, plus de 1000 exilés cubains débarquent dans la baie des cochons avec l’espoir de provoquer une rébellion contre le gouvernement castriste en place très populaire. Le soulèvement n’a pas lieu, les mercenaires sont rejetés à la mer, les USA frappe d’embargo Cuba. En 2002 l’embargo américain dure encore.

1961-1972- Vietnam. Pendant 11 ans les USA, prenant le relais de l’armée française, utilisent tout leur arsenal militaire y compris chimique pour venir à bout d’un mouvement révolutionnaire nationaliste d’indépendance. La guerre la plus longue dans laquelle se sont embarqués les USA fera des millions de morts vietnamiens et américains sans succès pour le plus puissant des pays de la planète.

1961-1972- Laos Cambodge- Bien qu’officiellement pas en guerre avec ces deux pays, les USA y effectuèrent d’incessantes attaques aériennes et d’innombrables massacres de populations.

1964- Panama.   Les « marines » qui protègent les intérêts des administrations américaines du canal de Panama écrasent une révolte visant à nationaliser ce secteur stratégique. Après avoir protéger et utiliser le dictateur panaméen Noriega pour leurs attaques contre le Nicaragua sandiniste, les USA s’en débarrassent. 26 000 soldats américains envahissent le pays sous couvert de le faire comparaître devant les tribunaux américains pour trafic de drogue. Des centaines de civils périssent sous les bombardements.

1964- Congo. Les USA bombardent le Congo.

1965- Indonésie. Prétextant une tentative de coup d’état des communistes pourtant proches du pouvoir de Sukarno, une opération militaire sanglante dont les dirigeants sont téléguidés par la CIA est menée. Des centaines de milliers d’indonésiens sont victimes d’une chasse à l’opposant, la longue et meurtrière carrière de l’homme de paille américain Suharto commence pour culminer au Timor-oriental.

1965- République Dominicaine. Sous le couvert de l’ « Organisation des États Américains », les USA interviennent militairement pour contrer une prétendue menace communiste. La bataille de Saint-Domingue fait quelque 10 000 victimes.

1965- Pérou. Les USA bombardent le Pérou.
1967-69- Guatemala. Les USA bombardent le Guatemala.

1970- Oman. Épaulées par les « conseillers » américains, les troupes iraniennes tentent d’envahir le sultanat.

1970- Proche Orient. Implication militaire des USA auprès d’Israël dans les guerres qui ont lieu dans cette région du globe.

1973- Chili. Suite à la réforme agraire et aux nationalisations, les États-Unis, par l’intermédiaire de la CIA et de la firme ITT, fomentent un coup d’état militaire qui conduit à l’extermination du Président élu de gauche Salvador Allende. Des milliers de morts, de femmes et d’enfants torturés, de disparus et l’installation de la dictature d’extrême-droite du général Pinochet, conseillé par la CIA.

1975-1999- Timor Oriental. Les USA soutiennent sans faillir l’invasion et l’annexion conduite par l’Indonésie de Suharto. Un tiers de la population est décimée en près de 25 années. Alors qu’en 1999 lors d’un référendum, 80% de la population du Timor-oriental choisit l’indépendance, les USA soutiennent les exactions et la terreur de milices téléguidées par l’armée indonésienne qui s’opposent à l’indépendance. Les États-Unis finissent par accepter, sous la pression internationale, l’idée d’une force de maintien de la Paix de l’ONU.

1980-1990- Salvador. Les USA s’engagent militairement aux côté des forces gouvernementales, de l’oligarchie au pouvoir et des « escadrons de la mort » pour contrer la guérilla de gauche. En 1980, l’archevêque Romero, très populaire chez les pauvres, est assassiné par des hommes proches de la CIA. En dix ans, la guerre civile fait 100 000 morts.

1981-1988- Nicaragua. Les USA n’acceptent pas la série de réformes que les Sandinistes arrivés au pouvoir en 1979 engagent. Les États-Unis apportent leur soutien aux « contras » basé au Honduras. En 1986, le scandale de l’Irangate révèle que le produit financier des ventes d’armes américaines à l’Iran a servi a financer les groupes terroristes de la « contra ».

1982-1984- Liban. Les troupes phalangistes du Liban soutenu par Israël et les USA expulsent et massacres les palestiniens.

1983- Grenade. Embourbés au Liban, les États-Unis font une démonstration de force en envahissant la minuscule île de la Grenade prétextant de la sécurité de quelques citoyens américains. Huit ans plus tard, le « Wall Street Journal » qualifie cette démonstration « d’invasion des banques », l’île était en fait devenue un paradis pour la fraude financière et l’évasion fiscale.

1986- Libye. L’aviation américaine bombarde des villes libyennes, faisant des centaines de victimes parmi les civils et les officiels.

1986- Les USA sont condamnés pour "usage illégal de la force" contre le Nicaragua par la Cour internationale de justice de La Haye .

1989- Philippines. L’aviation américaine prête main-forte aux forces gouvernementales pour contrecarrer un des nombreux coup d’État contre la présidente Corazon Aquino, farouche opposante aux communistes et aux indépendantistes musulmans.

1989- Panama. Les USA bombardent le Panama.

1991- Irak. Allié précieux des États-Unis dans la région durant de longues années, Saddam Hussein envahit le Koweït sans en référer à la superpuissance. Les USA, n’acceptant pas de perdre le contrôle sur une partie des ressources pétrolières du Golfe, déclarent la guerre à l’Irak en janvier 1991 et mettent en place une coalition militaire internationale qui, avec le soutien de l’ONU, libère le Koweït. L’Irak est placé sous embargo.

1994- Haïti. Ayant occupé Haïti de 1915 à 1934 puis soutenu les deux effroyables dictatures de François et Jean-Claude Duvalier de 1957 à 1986, les USA se montrent favorables au renversement par coup d’état en 1991 du premier président élu du pays le père Aristide. Parmi les militaires impliqués dans le coup d’état, le colonel François formé, comme les dictateurs latino-américains Noriega et d’Aubuisson, dans la même académie militaire américaine. Trois ans plus tard les États-Unis interviennent militairement pour remettre en scelle le Président déchu.

1998- Irak. Les USA et l’Angleterre reprennent leurs bombardements sur l’Irak et se fixent comme objectif l’élimination physique de Saddam Hussein et la mise en place d’un gouvernement de remplacement.

1998- Soudan. L’armée américaine détruit par missiles des usines pharmaceutiques supposées servir de lieux de production d’armement chimique à des fins terroristes.

1999- Yougoslavie. Au mois de mars, sous l’impulsion des États-Unis, l’OTAN bombarde le Kosovo et la Serbie ou s’opposent l’Armée de Libération du Kosovo qui depuis 1998 mène des opérations de guérilla et les forces de polices serbes qui, de leur côté, prennent en otage les populations civiles. Des centaines de bombes à uranium appauvris sont testées par les USA.

2001- Afghanistan. Suite aux attentats meurtriers commis le 11 septembre aux États-Unis et attribués à l’organisation Al-Qaida dirigée par Oussama Ben Laden (ancien agent de la CIA soutenu pendant de longues années par les USA dans la guerre contre les communistes, milliardaire et actionnaire de sociétés pétrolières) les États-Unis forment une coalition, implantent des bases au Pakistan et bombardent massivement le pays. Les talibans islamistes sont renversés, les USA ne parviennent pas à imposer leur « protégé » (l’ancien roi), un gouvernement de transition est mis en place, les prisonniers de guerre se voient déniés par les USA les droits internationaux reconnus par les conventions internationales,   certains prisonniers sont déportés sur la base militaire américaine de Guantanamo et subissent un régime d’exception contraire aux principes internationaux et à la législation américaine elle-même. Derrière ces événements les USA légitiment leur allié dictateur du Pakistan, assurent peu à peu leur mainmise sur le transit des ressources naturelles régionales.

2002- Corée. Les États-Unis placent ce pays au nombre des composantes de "l’Axe du Mal", nouvelle doctrine militaro-mystique de mise en place de "guerres préventives"  contre tous ceux qui ne s'alignent pas sur les USA

2002- Irak. Les États-Unis font pression sur la communauté internationale pour lancer un corps expéditionnaire en Irak visant au renversement de Saddam Hussein, à l’instauration d’un gouvernement favorable à leurs intérêts, à l’obtention des principales parts de marchés de la reconstruction du pays après bombardements, à l’octroi de concessions sur les immenses ressources pétrolières du pays. Fin 2002, les USA et leurs alliés anglais ont massés des dizaines de milliers de soldats sur-équipés sur place, prêts à une offensive.

2003- Irak. Les États-Unis se placent hors la Loi internationale et les décisions de l'ONU et envahissent dans la nuit du 19 au 20 Mars, avec le soutien de l'Angleterre, l'Irak. Un déluge de feu s'abat sur le pays et la population dont déjà près de 500 000 personnes sont mortes en 10 ans du fait du blocus économique (800 missiles Tomahawk, 23 000 bombes à uranium, à fragmentation, mini-nucléaire). Un mouvement mondial d'opposition à la guerre et à l'agression militaire des États-Unis se développe en faveur de la Paix et pour le respect du droit international. La majorité des pays de la planète condamnent l'agression américaine contre un pays souverain. Par cet acte les USA ouvre la voix dangereuse et criminelle à la doctrine de la guerre préventive permettant d'attaquer tout pays ne se soumettant pas à la conception impérialiste américaine.

http://usgohome.free.fr/interventions.htm

 

 

Autre liste :

La première, publiée ici. La seconde, voir mon blog NO-WAR

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 01:29

 

L’homme sur la lune? Une nouvelle imposture américaine.

 

Une bien belle photo pour la gloire de l'empire.

 

Une de plus me direz-vous tant cet empire construit par des sociétés secrètes maçonniques ne repose que sur le mensonge, l’exaction , la manipulation des masses, le génocide, l’esclavagisme et autre encore. Comment un empire construit sur de telles bases peut-il se revendiquer comme étant l’étendard de l’axe du bien et de la démocratie? Et bien par la démonstration de sa toute puissance militaire et économique. Etant le leader incontestable du monde personne ne veut s’opposer à son autorité et il en arrive à un point où il peut tout se permettre et finit par se croire au-dessus des lois.


Pour émerveiller le monde, et surtout pour assurer son leadership spatial, les USA ont inventé l’histoire Apollo des cosmonautes ayant marché sur la lune. Jusqu’à ce jour ce sont les seuls à y avoir été… paraît-il. Personne n’envisage d’y retourner pour le moment. Pourquoi? parce qu’au-dessus de la Terre plane la ceinture de radiations de Van Halen et qu’aucune vie ne peut la franchir sans dommages sauf la mission Apollo bien sûr.


Pour plus de renseignements et d’infos, visionnez ce reportage vidéo très bien fait et qui interviewe des chercheurs, des physiciens et même des participants au projet Apollo pour confronter les arguments. Ensuite faites-vous même votre raison en vous posant une question essentielle: Est-ce que les USA sont capables d’avoir inventé tout ça? Personnellement, voyant l’histoire de ce pays, je n’ai aucun doute que son oligarchie est prête à toutes les turpitudes pour parvenir à ses fins. Et surtout les pires.

 


 

 


.
http://lesouffledivin.wordpress.com/2010/07/23/lhomme-sur-la-lune-une-nouvelle-imposture-americaine/

 

 

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:51


Assassinat d’Hariri : La patte d’Israël
Rannie Amiri

Global Research, Rannie Amiri, 23 juillet 2010

 

      Au Moyen-Orient, les corrélations entre machination politique, espionnage et assassinat sont soit limpides comme de l’eau de roche, soit une bouteille à l’encre.

 

      Quant à l’affaire toujours en suspend de l’assassinat en février 2005 du premier ministre libanais Rafic Hariri, les fondements de cette opération secrète, incluant le rôle d'Israël, ont à présent fait surface.

 

      Les mesures énergiques prises contre les réseaux d'espionnage israéliens opérant au Liban ont abouti à plus de 70 arrestations dans les 18 derniers mois. Il y avait parmi elles quatre officiers de haut rang de l'armée libanaise et de la Sécurité générale. L'un d’eux espionnait pour le compte du Mossad depuis 1984.

 

      Une percée importante survenue fin juin dans le cours de l'enquête a mené à l'arrestation de Charbel Qazzi, chef de transmission et de diffusion chez Alpha, l'un des deux fournisseurs de services de téléphonie mobile appartenant à l'État du Liban.

 

      Selon le quotidien libanais As-Safir, Qazzi a avoué avoir installé des programmes informatiques et implanté des chips électroniques dans les émetteurs d’Alfa. Ceux-ci pouvaient être utilisés par les services secrets israéliens pour surveiller les communications, localiser et cibler les individus à assassiner, et déployer potentiellement des virus capables d'effacer les informations enregistrées lors des communications. La collaboration de Qazzi avec Israël daterait de 14 ans.

 

      Le 12 juillet, une seconde arrestation a été opérée chez Alfa. Tarek al-Raba'a, un partenaire ingénieur de Qazzi, a été arrêté sur charges d'espionnage pour Israël et de préjudice à la sécurité nationale. Quelques jours plus tard, un troisième employé d’Alfa était arrêté de la même façon.

 

      Les Israéliens ont refusé de commenter ces arrestations. Néanmoins, leur capacité évidente à pénétrer les domaines militaire et des télécommunications du Liban a secoué le pays et soulevé de toute urgence des inquiétudes pour la sécurité.

 

      Qu'est-ce que tout cela a à voir avec l'assassinat de Rafic Hariri ?

 

      En dehors des ramifications délétères évidentes du travail d’officiers de hauts rangs de l'armée libanaise pour Israël, la légitimité même du Tribunal spécial pour le Liban (STL) est désormais en question. Le STL est un machin ratifié par l'ONU, chargé de poursuivre les auteurs de l'assassinat de l'ancien premier ministre. Le 14 février 2005, une tonne d'explosif a éclaté près du convoi de M. Hariri qui passait, le tuant ainsi que 21 autres personnes.

 

      On pense que le STL formulera son acte d'accusation sur l’affaire dès septembre, en s'appuyant lourdement pour le faire sur des enregistrements téléphoniques et des transmissions de téléphonie mobile.

 

      Selon l'AFP, « Un rapport préliminaire de l'équipe d’enquêteurs des Nations unies a déclaré avoir recueilli comme preuve des données d’appels de téléphonie mobile effectués le jour de l'assassinat d’Hariri. »

 

      The National a aussi signalé, « L'enquête internationale, qui pourrait présenter les actes d'accusation ou les conclusions dès septembre, d’après des articles non-vérifiés de médias, s’est servie d’enregistrements téléphoniques pour tirer ses conclusions sur le complot du meurtre d’Hariri, qui a été largement imputé à la Syrie et ses alliés libanais... »

 

      Le 16 juillet, lors d’un discours télévisé, le secrétaire général du Hezbollah, Sayyid Hassan Nasrallah, a spéculé que le STL utilisait des informations glanées dans des communications falsifiées par les Israéliens pour impliquer faussement le groupe dans l’assassinat du premier ministre :

      « Dans leur analyse, quelques-uns comptent sur les témoignages de l'acte d'accusation (du STL), dont certains se sont avérés être des faux, et sur les réseaux de télécommunications qui ont été infiltrés par des espions capables de changer et manipuler les données.


      Avant la guerre (de 2006), des espions ont donné des informations importantes à l'ennemi israélien, et sur la base de ces données, Israël a bombardé certains immeubles, maisons, usines et institutions. Beaucoup de martyrs sont morts et de nombreux autres ont été blessés. Ces espions sont complices des massacres, des crimes, des menaces et du déplacement [de l’exode sur les routes des gens mitraillés par les chasseurs israéliens, ndt]. »

      Nasrallah a qualifié la manipulation du STL de « projet israélien » destiné à « créer une vague de protestations (uproar) au Liban. »

 

      À vrai dire, le Liban a connu un avant-goût de cela en mai 2008. À l’apogée d'une impasse de 18 mois lors de la formation du gouvernement d'unité nationale du premier ministre Fouad Siniora, la décision de son cabinet de déclarer unilatéralement illégal le système de téléphonie fixe du Hezbollah a poussé le pays au bord de la guerre civile.

 

      Reconnaissant l’importance de sécuriser leurs lignes de communication dans la lutte contre l’invasion israélienne de juillet 2006, et soupçonnant que les télécommunications publiques étaient peut-être perverties, le Hezbollah a résisté au projet de Siniora de démanteler son réseau. Dans un mouvement rapide et uni, ses hommes ont avancé à l'ouest de Beyrouth et mis rapidement un terme au plan du gouvernement. Deux ans plus tard, leurs soupçons se montrent justifiés.

 

      Michel Aoun, député de l'opposition et patron du Mouvement patriotique libre, avait déjà informé Nasrallah que le STL inculperait probablement les membres « incontrôlés » du Hezbollah pour avoir exploité « ...la tension libano-libanaise et libano-palestinienne, et la guerre israélienne contre le Liban. »

 

      Donnant du crédit à Nasrallah et aux assertions d’Aoun, le commandant en chef des Forces de défense israéliennes Gabi Ashkenazi, a prédit « avec beaucoup d’espoirs, » que la situation se détériorerait au Liban en septembre, après que le STL inculpe le Hezbollah pour l'assassinat d’Hariri.

 

      La joyeuse déposition prémonitoire d’Ashkenazi devant la commission des Affaires étrangères de la Knesset, trahit ce qu’Israël espère des retombées des conclusions du STL, qui seront : fomentation de guerre civile et de discorde au sein des groupes sectaires du Liban, divisés en général en factions pro et anti-syriennes. Ashkenazi anticipe cela car il connaît bien sûr l’accès libre d'Israël aux enregistrements téléphoniques critiques, qui permettra de monter un coup contre le Hezbollah pour le faire accuser du crime.

 

      Les argousins et les agents secrets d'Israël au Liban et leur infiltration du réseau de télécommunication ont été éventés. Le STL devrait tout au moins reconnaître que la preuve de la présumée implication du Hezbollah dans la mort d’Hariri (un groupe qui jouissait historiquement de bonnes relations avec le premier ministre défunt) est entièrement polluée et vraisemblablement falsifiée.

 

      L'arrestation de Qazzi et al-Raba'a lors du démantèlement du réseaux d'espionnage israélien, devraient inciter le STL à porter son attention vers le seul acteur régional qui a bénéficié de l'assassinat de Rafic Hariri ; celui qui continuera tant que son dessein de compromettre le Hezbollah ne sera pas réalisé.

 

      Il est temps de regarder vers Tel-Aviv.



Original : www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=20233
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/Assassinat-d-Hariri-La-patte-d-Israel_a48428.html

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 14:05

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Il est temps de soulever la burqa qui isole ce pays et de rembobiner tout le fatras de la bancale communication impériale pour se pencher à nouveau sur ce pays fantomatique où il se passe décidément de bien curieuses choses passées sous silence. Dans un premier volet de notre série en cours, nous nous sommes contentés de dézinguer la communication impériale qui masque difficilement la déroute de la coalition et l’échec patent de la grande offensive qui devait définitivement balayer ces Talibans qui occupent peu ou prou près de 70% du territoire afghan. Nous allons nous attarder à présent sur un bien étrange personnage qui s’est avéré beaucoup plus retors que prévu par les marionnettistes, Hamid Karzaï, le président d’un état délabré qui se recouvre inexorablement d’immenses champs de pavot et de plants de cannabis pour le plus grand bonheur de tous les protagonistes en présence. A la tête d’un véritable narco-état, ce président si brillamment réélu nous servira de fil conducteur pour évoquer une situation locale qui ressemble finalement à un chaos savamment orchestré afin que le business mafieux de la drogue tourne à plein régime faute de mieux. De quoi faire patienter un peu les consortiums et autres lobbys tapis dans l’ombre du 11 septembre 2001 et camouflés dans l’épais brouillard de la fumisterie de la « lutte contre le terrorisme » qui attendent de rafler la mise.

 

 

Vertigineux. C’est sans doute le premier mot qui nous vient à l’esprit lorsque l’on entreprend de s’attaquer à nouveau au dossier afghan, à cette guerre quasiment devenue invisible dans les pages noircies de nos médias édulcorés qui ont sans doute mieux à faire en ce moment. Il est vrai que les mêmes scribouillards qui encensaient si joyeusement les imposteurs costumés qui nous gouvernent, tirent désormais à boulets rouges sur les pillards de la République une fois le forfait accompli. Quel courage et quelle promptitude ! Pourtant, il y a de quoi faire et de quoi dire sur cette guerre oubliée et occultée d’autant que l’Afghanistan envoie en ce moment une multitude de signaux clairs et précis qui disent à peu près tous la même chose : l’heure est grave et la cause désespérée et ce, en dépit de l’incessant brouillage de la communication impériale...  Une propagande magnifiée par la novlang que nous n’avons de cesse d’étriller, celle-là même qui annonçait il y a peu et sans sourciller, des batailles épiques à la pelle et des combats homériques à destination...des journaux télévisés US (lire le premier article de cette série_  clik Omegalpha). Par petites touches, nous nous proposons de dresser un tableau qui s’avèrera au final bien sombre et si peu reluisant. A tout seigneur tout honneur, commençons donc par le président triomphalement et démocratiquement réélu il y a quelques mois au terme d’une élection ubuesque saluée par toutes capitales occidentales comme une notable avancée du processus démocratique (sic)...

 

Le pion à pakol est en train de devenir fou... Bien avant l’épisode de la « reconquête finale » et celui de l’envoi de troupes supplémentaires pour mater l’irascible enturbanné local, il convient de rappeler que celui qui préside encore aujourd’hui ce chaos indescriptible doit son trône vacillant à l’une des plus rocambolesques « élections » présidentielles parrainées par les habituels laudateurs de cette « démocratie » qui sert si souvent de cache-nez à une entreprise de colonisation et de pillage en règle (voir article consacré à  cet ubuesque épisode électoral _ click Omegalpha). Nous avons nommé bien évidemment l’ineffable Karzaï, un complexe personnage assez bien dépeint dans une série que lui consacre le site Agoravox (voir liens partie Karzaï, le maillon faible). Magnifiquement « réélu » donc, ce président fantôme qui ne dirige plus que son palais hautement sécurisé à Kaboul, joue depuis quelques mois une bien énigmatique partition avec un seul mot d’ordre en tête, durer coûte que coûte et surtout survivre à la fièvre locale qui fait bien des dégâts dans les cœurs et surtout les esprits pour parodier méchamment le leitmotiv de cette force d’occupation qui prétend gagner le cœur et les esprits (lien De Defensa) en conduisant le peuple afghan au bord du gouffre. Marionnette docile des pétroliers US proches du clan Bush, cet ancien d’Unocal a été installé à la tête du pays  pour veiller à la bonne mise en place du vrai projet qui se cache derrière l’invasion de l’Afghanistan. En fait, l’installation de bases opérationnelles  à une encablure de l’Iran et surtout, le démarrage du « Trans-Afghanistan Pipeline » (TAP) en attente depuis des années.

 

 

 

 

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La production de drogue a atteint des niveaux hallucinants

 

 

Une gigantesque entreprise qui vise à acheminer les réserves naturelles de gaz du Turkmenistan (mer Caspienne, champ gazier de Dauletabad) via l’Afghanistan et le Pakistan pour aboutir enfin à Fazilka (Inde). Il est question ici d’un véritable corridor énergétique et stratégique puisque pas moins de 33 milliards de mètres cubes de gaz naturel devraient être acheminés le long des 1 680 kilomètres du pipeline chaque année, la facture s’élevant au minimum à 7,6 milliards de dollars en termes d’investissements immédiats (dernière estimation faite en 2002). C’est très exactement pour mettre en route cette manne gazeuse que les services secrets pakistanais (ISI) et la CIA lancèrent dans le grand jeu les fameux Talibans chargés de ramener un semblant d’ordre dans une Afghanistan livrée aux chefs de guerre et au chaos consécutif à une guerre civile interminable. Des Talibans épaulés par Ben Laden et ses sbires qui s’étaient chargés au préalable de précipiter la débâcle des troupes d’occupation russes pour faire place nette. Des miliciens religieux également cornaqués par les services pakistanais qui tirent profit sur place du juteux trafic d’opium, un pactole non négligeable et une rente annuelle appréciable (2 milliards de dollars en 1999 – source Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues – click Wikipedia) d’autant que la production a atteint des niveaux hallucinants depuis...l’invasion de la coalition occidentale (lien Le Monde). Des Talibans qui se sont émancipés un peu trop vite au goût des ordonnateurs de la manœuvre en devenant de plus en plus gourmands et de plus en plus autonomes dans leur processus décisionnel à l’image de cette interdiction absolue de cultiver le pavot sur le territoire afghan sous peine de mort. Un décret religieux qui allait priver de facto l’ISI d’une source de revenus confortable et la CIA d’un « black budget » très fonctionnel. La drogue, comme le pétrole et le gaz, peut parfaitement devenir un motif de conflit pour reprendre les termes du site De Defensa. Les mafias militaires fonctionnent comme les mafias plus traditionnelles, l’appât du gain reste le moteur principal de ces officines scabreuses.

 

Une ultime réunion au mois d’août 2001 en Allemagne et une menace précise proférée à l’encontre des récalcitrants barbus (celle d’une invasion massive de l’Afghanistan) ne changeront pas le cours tumultueux de l’histoire puisque le mois suivant, des avions s’écrasaient sur les tours jumelles du WTC puis,  dans un bel élan collectif et émotionnel, la Coalition décidait...d’envahir l’Afghanistan pour traquer ce Bel Laden forcément coupable, un « terroriste » qu’ils avaient également installé sur place comme une bombe à retardement prête à servir de levier et de tête de gondole à une future campagne d’intoxication massive de l’opinion publique occidentale.  Un Ben Laden bien encombrant pour les Talibans qui avaient proposés à de multiples reprises de livrer à la CIA cet hôte devenu indésirable et dangereux. En vain. Refus catégorique des services US... On comprend aisément cette étonnante rebuffade au vu du déroulement de la fumisterie de la lutte contre Al Quaida et des manœuvres liberticides (Patriot Actn Lois Sarkozy, etc) enclenchées dan la foulée de la divine surprise de septembre qu’il convient de ne surtout pas décrypter sous peine d’infamie et de diabolisation outrancière (voir liens Rue 89 – Planète non-violence – Figaro - Bellaciao). Le règne de l’imposture doit perdurer à tout prix pour masquer les turpitudes des imprécateurs. Voilà un bref rappel historique pour bien saisir le contexte et les enjeux afin de mieux appréhender la fonction dévolue au pion Karzaï dans le plan initial. Hélas, rien ne s’est déroulé comme prévu pour ceux qui tirent les ficelles puisque l’ami Hamid s’est avéré à la longue aussi gourmand que ses supposés ennemis Talibans. Il faut ajouter aussi tout de go que son propre frère (Wali de son prénom) est entre temps, devenu un des plus puissants parrains du très lucratif trafic de drogue sous la supervision de la CIA apparemment (liens Figaro – blog Libération), un réseau disparate aux ramifications très surprenantes... (lien Libertés internet – partie Le poisson pourrit par la tête).

 

 

 

 

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Le business est une affaire de famille... 

 

 

« Le New York Times a révélé à la fin octobre que le frère de Karzai – Ahmed Wali Karzai, qui est connu pour avoir largement profité du commerce et de la distribution d’opium qu’il dirigeait d’une main de fer dans une vaste région au sud de l’Afghanistan, autour de Kandahar – avait été à la solde de la CIA une bonne partie de ces huit dernières années. Non seulement il fournit des renseignements aux Etats-Unis, mais il aide également la CIA à diriger la Kandahar Strike Force, un groupe paramilitaire. Il est également propriétaire d’un grand local dans les environs de Kandahar ­ l’ancienne maison du mollah Mohammed Omar, le fondateur des Talibans – qu’il loue aux forces spéciales états-uniennes. (Lien LCR Belgique). Et comme le business est une affaire de famille : « Ahmed Wali Karzaï n’est pas le seul de la famille à faire parler de lui. Mahmoud, un autre de ses frères, est aussi au cœur du système. Jusqu’en 2001, il possédait une chaîne de petits restaurants et de petits hôtels aux Etats-Unis. Approché et financé par le département d’Etat américain fin 2001, il est rentré dans son pays. Devenu vice-président de la chambre de commerce, il règne aujourd’hui sur le ciment, le cuivre et le charbon afghans. » nous apprend le JDD. En sus de l’avide fratrie, l’intrigant Karzaï a dû composer avec des chefs de guerre sanguinaires et corrompus jusqu’à la moelle pour asseoir un semblant de légitimité mais à quel prix... « "Hamid Karzaï n’a pas eu le choix en prenant les rênes de l’Etat. Il n’avait aucun appui dans le pays. Il a donc dû s’entourer de seigneurs de guerre, pour la plupart des criminels. Des seigneurs à qui il a bien fallu donner des gages", confiait en 2006 Jean Mazurelle, alors patron de la Banque mondiale en Afghanistan » assure le même article (lien JDD « Les dérives du clan Karzaï »). Vous conviendrez qu’il devient difficile de ne pas s’esclaffer lorsque l’on tombe sur un article du Figaro (la pravda impériale d’ici) qui admet un peu benoitement que les promesses faites par Hamid Karzaï aux contributeurs du budget de la reconstruction du pays, à savoir la fin de la corruption et de la production massive de pavot, se sont avérées...des mirages qui se sont bien vendus (lien) et une rafale d’illusions. Et pour cause ! Le marché de la dope nourrit les charognards à l’œuvre sous ces latitudes lointaines, sans témoins ou presque puisque nos médias ignorent le conflit à la demande des plus hautes autorités. Tout le monde a sa part : Talibans, clan Karzaï, seigneurs de guerre, services pakistanais, officines paramilitaires (OTAN y compris - lien Libertés internet déjà cité), CIA sans oublier que ce trafic bien organisé fournit du travail rémunéré à une partie non négligeable de la population locale. Prière également de ne pas pouffer de rire lorsque l’on tombe sur d’impayables articles publiés par Rue 89 qui titrent : « Les Etats-Unis désarmés face à l'opium afghan » ou mieux encore, « Les stups américains en renfort en Afghanistan » (Liens). Quelle mascarade ! Vive la communication à destination des gogos !

 

En fait, le pion mis en place par les chancelleries occidentales se montre de plus en plus rétif pour ne pas dire indocile parce que le commerce de produits stupéfiants lui fournit une marge de manœuvre inespérée tout en contentant largement ses acolytes et ses ennemis Talibans qui œuvrent également dans la même branche pour ainsi dire. Un secteur d’activité florissant et plein de perspectives d’avenir puisque le pays du lapis-lazuli est devenu en quelques années d’occupation, un narco-état compétitif puisqu’il peut s’enorgueillir d’être le premier producteur d’opium, d’héroïne et de haschich au monde (lien Voltaire – Figaro – Nouvel Obs). Jamais repus semble-t-il, Karzaï et son clan organisent en sus de gigantesques détournements de l’aide internationale avec l’active complicité des agences présentes sur place (sans doute un système de rétro-commissions ou de partage comme en Irak) puisque des palettes entières de dollars détournés sont réexpédiées par avion depuis l’aéroport de Kaboul hautement sécurisé par les troupes d’élite de l’US Army, les sociétés de sécurité privées (Blackwater and co) et les unités spécialisées de l’OTAN (liens Les Echos - Mondialisation, lire aussi la série sur Karzaï d’Agoravox). Un pillage en règle qui s’accomplit à l‘heure où le tiers de la population afghane est menacé de famine. La destination des avions bourrés jusqu’à la gueule de grisbi vert ? Les paradis fiscaux assurément ! Ainsi, cet argent pris dans la poche des contribuables français, anglais ou américains est directement réinjecté dans l’économie mondiale via les hedge funds et autres sociétés off shore de lessivage d’argent sale tout en engraissant au passage tous les intermédiaires véreux. Et dire que nos soldats payent le prix fort pour faire perdurer ce cirque sanglant et ce hold-up permanent que les deux journalistes français enlevés depuis plus de deux cent jours ont sans doute eu le tort d’apercevoir ou de filmer. Il y a de lourds et crasseux rideaux qu’il ne faut pas soulever...

 

 

 

 

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Le pays regorge de pétrole et de ressources minières

 

 

Et la population afghane dans tout cela, celle que l’on prétend sortir des griffes non vernies des affreux Talibans à coup d’élections truquées, de bavures, de torture et de détournement massif de l’aide à la reconstruction ? Du baratin et de la communication comme d’habitude, le plus cynique de tout ceci est sans doute le fait que les rares miettes qui tombent des serres de ces rapaces impitoyables sont aussitôt englouties par des ONG généralement proches de telle ou telle chancellerie ou du Pentagone. Vive le charity-business et ses promesses mirobolantes ! « À la chute du régime tâleb, l’Afghanistan a reçu d’importantes promesses de dons. Cette manne financière accordée à la reconstruction de l’Afghanistan a attiré un nombre record d’ONG. Actuellement, environ 2 300 organisations humanitaires nationales travaillent en Afghanistan, et 337 organisations internationales y sont implantées. » (Lien HNS). Entre les 4x4 flambants neufs, la location des luxueux et sécurisés hôtels et la logistique pour faire vivre ces touristes un peu particuliers, près de 70% des sommes allouées parfois à ces petites entreprises amies sert...au fonctionnement des dites structures. La boucle est ainsi bouclée sur une population afghane efflanquée et meurtrie. Dans cette atmosphère de prévarication, de corruption et de gabegie généralisées (lien Figaro), Karzaï et la mafia militaro-industrielle (agences de renseignements, mercenaires, spécialistes et autres stratèges d’opérette) se sentent comme des poissons dans l’eau, dans une eau saumâtre certes mais où il fait bon patauger d’autant que les nouvelles s’annoncent bonnes pour tous ces affairistes notoires. De récentes études géologiques viennent de mettre en évidence le fait que le pays regorge de pétrole et de ressources minières insoupçonnées jusque là. A moins que l’information ne sorte qu’aujourd’hui ajoutant encore à la complexité du grand jeu, allez savoir (liens Europe 1 – Figaro). Voilà qui ne va certainement pas calmer tous ces aigrefins à l’œuvre et en premier lieu, le pion Karzaï qui n’en fait désormais plus qu’à sa tête ou ce qu’il en reste puisqu’il est désormais ouvertement accusé par les médias de l’Empire d’être corrompu, fou et toxicomane, ce qui fait quand même beaucoup et qui ressemble à une belle campagne de dénigrement organisé (liens Figaro – Slate – JDD, les relais de l'empire). Pourquoi une telle volée de bois vert de la part de ses alliés ? Le pantin devenu fou (lien Hebdo Nouvel Obs) a sans doute ompris depuis un bon moment que cette guerre menée par la coalition était une gigantesque et tragique farce qui finirait par mal tourner et il prépare déjà l’avenir en négociant de plus en plus ouvertement avec les Talibans, ces insurgés, afghans comme lui, qui arriveront au pouvoir in fine. Voilà un homme prévoyant et plus lucide qu’il n’y parait parce que du côté du théâtre d’opérations, rien ne va plus même si nos médias se gardent bien de vendre la mèche qui crépite déjà.

 

La situation semble même plutôt désespérée pour la coalition (des imbéciles ?) qui cède à la panique devant  l’ombre grandissante et effrayante de la débâcle à venir. « Nous sombrons de plus en plus profondément dans le fétide bourbier afghan, et ni le président, ni Petraeus, ni personne d’autre n’a la moindre idée de la manière d’en sortir. Les fanatiques de la contre-insurrection réclament des renforts et ils veulent que le président oublie son calendrier, déjà peu plausible, fixant à juillet 2011 le début du retrait des troupes. Nous sommes comme le joueur invétéré qui accumule les dettes pour miser dans un jeu où les dés sont pipés. Il n’y a pas de victoire possible en Afghanistan, seulement des souffrances. » se lamentait il y a peu, Bob Herbert du New York Times, un brin fataliste dans un article sobrement intitulé « L’enlisement avant la défaite » (Lien Courrier international). Constat pessimiste ? Que nenni, l’heure n’est même plus à l’enlisement mais bien à la gestion pragmatique de la défaite qui pointe son nez chaque jour un peu plus comme nous le verrons prochainement. A suivre donc...

 

 

 

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Karzaï, le maillon faible : 

 

Karzaï, le Parrain de l'Afghanistan (12) : l'argent évaporé à l ... (Agoravox)

Karzaï, le Parrain de l’Afghanistan (10) : la province (...) (Agoravox)

Karzaï, le Parrain de l’Afghanistan (9) : s’en prendre aux (...)(Agoravox)

…Et là-bas, on est en train de perdre “les cœurs et les esprits” des G.I. (De Defensa)

L'Afghanistan, premier producteur mondial de haschich et d'opium ...  (Le Monde, abonnement)

Le vrai et tous les faux complots du 11 Septembre (Rue 89)

Des soupçons de délit d'initiés jamais vraiment levés (Rue 89)

 50 Questions Sur Le 11 Septembre Pepe Escobar  (Planète nonviolence)

Le Pen rejoint les conspirationnistes du 11 Septembre (Rue 89)

Attaqué pour ses propos sur le 11-Septembre, Mathieu Kassovitz poursuit en diffamation (Libération)

Comparé à Faurisson et Goebbels, Kassovitz porte plainte (Rue 89)

Attaques Du 11/09 Aux US:20 Questions de Plus – Pepe Escobar  (Planète nonviolence)

Comment Ben Laden échappe à la CIA (Figaro)
Aucune donnée solide sur ben Laden depuis des années, dit la CIA  (L'Express)

Ben Laden menace à nouveau les Américains (Figaro)
Ben Laden demande le retrait des troupes européennes d'Afghanistan (Libération)

12h45 Une vidéo d'al-Qaïda menace l'Allemagne (Figaro)

11 septembre  : Paul Amar a voulu se payer Jean Marie Bigard    : Perdu    !!! (Bellaciao)

 

 

 

Le poisson pourrit par la tête :

 

 Le frère de Karzai agent de la CIA ? (Figaro) 

Recrutement familial à la CIA - Great America (Blog Libération)

KOUCHNER, KARZAÏ, THACI, LA CIA, LA DROGUE ET NICOLAS SARKOZY (Libertés internet)

     Afghanistan: Le président des seigneurs de guerre (LCR la Gauche be)

Afghanistan: Les dérives du clan Karzaï (JDD)

Le Figaro - International : L'échec de Karzaï dans la lutte antidrogue (Figaro)

Les stups américains en renfort en Afghanistan  (Rue89)

Les Etats-Unis désarmés face à l'opium afghan (Rue89)

Afghanistan : plus de 4 milliards de dollars d'aide détournés (Les Échos)

Afghanistan : quand les dollars prennent l'avion (Mondialisation)

Afghanistan - Plus grand exportateur d'opiacés au monde (France Soir)

Afghanistan 2004 : un narco-État protégé par l'OTAN [Voltaire] 

14h19 8% des Afghans accros à la drogue (Figaro)

10h35 Afghanistan: 1er producteur de haschich (Figaro)

La consommation d'opiacés en Afghanistan a doublé en cinq ans ... (Nouvelobs.com)

L’afghanistan : un eldorado pour les consultants et experts de tous poils (HNS info)

La corruption a doublé en Afghanistan (Figaro)Afghanistan: 3.000 mds de dollars de minerais (Europe1 )

Pétrole: l'Afghanistan a des gisements (Le Figaro )

Hamid Karzaï est-il devenu fou? (Slate) 

Les EU s'inquiètent des propos de Karzaï  (JDD.fr)

19h00 Hamid Karzaï serait toxicomane (Figaro)

Afghanistan le roi pavot - « L'argent a rendu tout le monde fou ... (Hebdo Nouvel Obs)

L’enlisement avant la défaite (New York Times – Courrier international) 

 

 

 

See U 

 

DJ CC Jung

 

http://omegalpha.over-blog.com/article-la-drole-de-guerre-de-l-empire-en-afghanistan-2-54111532.htm

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:00
17/07/2010 08:59

 

TEHERAN, 17 juil 2010 (AFP) - L'Iran accuse les pays occidentaux et Israël d'être derrière les attentats

L'Iran a accusé samedi les pays occidentaux et Israël d'être derrière le double attentat suicide qui a fait 27 morts jeudi dans le sud-est du pays, en dépit des fermes condamnations des attaques par l'Union européenne et les Etats-Unis.

"Les responsables de ce crime ont été entraînés et équipés hors des frontières et ils sont ensuite venus en Iran", a déclaré le vice-ministre de l'Intérieur Ali Abdollahi, dans des propos diffusés samedi sur le site internet de la télévision d'Etat.

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Merci de lire la suite de la dépêche sur le site du journaliran ethnies

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L'Iran peut effectivement craindre des attentats commandités par les USA, Israël, ou d'autres. La mosaïque d'ethnies et de langages permet de jouer sur des antagonismes, en plus du prétexte commode de la religion. La guerre est totale de la part de Washington, bien qu'il s'en défende.

BO

sabre au clair


Source : La Croix - AFP

 

 

Commentaire :

 

Il n'y a pas qu'en Iran :

Le régime sioniste et les Etats-Unis sont impliqués dans l'assassinat de l'ex-Premier ministre libanais, Rafiq Hariri, selon l'un des représentants du parlement libanais. Assem Qanssou, député libanais, a révélé, lors d'une interview avec le quotidien libanais "al-Bana", que la Syrie avait remis des informations suffisantes au Premier ministre, Saad Hariri, sur le rôle et l'implication de Washington et de Tel-Aviv, dans l'assassinat de Rafiq Hariri.

http://www.alterinfo.net/notes/Washington-et-Tel-Aviv-impliques-dans-l-assassinat-de-Rafiq-Hariri_b2227221.html

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14335&rech=24692#24692

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