Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 00:07

A relayer partout !

 

Avant 2003 naissaient à Fallujah, 1050 bébés de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin. En 2005, il n’y a eu la naissance de seulement 350 garçons pour 1000 filles, ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas, révèle le Dr. Chris Busby.


(JPG)

Reportage Sky News : http:// www.liveleak.com/view?i=dda_...

 


Je viens juste de regarder une rediffusion d’une émission d’Al-Jazeera préparée par Ahmad Mansour - une entrevue avec le professeur Chris Busby. Le professeur Chris Bubsy est un scientifique et le directeur de Green Audit, et secrétaire scientifique du comité européen sur les risques liés aux radiations [European Committee on Radiation Risks].

Le professeur Busby a produit beaucoup d’articles sur les radiations, l’uranium et la contamination dans des pays tels que le Liban, le Kosovo, Gaza et naturellement l’Irak.

Je vais me focaliser ici sur ses dernières découvertes qui étaient le sujet du programme diffusé sur Al-Jazeera.

Comme certains d’entre vous le savent, Fallujah est une ville interdite. Elle a été soumise à d’intenses bombardements en 2004, avec des bombes enrichies à l’uranium [DU] et au phosphore blanc, et depuis elle est devenue zone interdite - ce qui signifie que les autorités fantoches irakiennes et les forces d’invasion/d’occupation des États-Unis ne permettent à personne d’entreprendre une véritable étude dans Fallujah. Fondamentalement, Fallujah est sous état de siège.

Il est évident que les Américains et les Irakiens savent quelque chose et le cachent au public. Et c’est là qu’entre en scène le professeur Chris Busby. Il était et est toujours résolu à aller au fond de ce qui s’est passé dans Fallujah en 2004.

Étant un des premiers scientifiques dans son domaine, il s’est lancé dans une étude sur Fallujah dont les résultats préliminaires seront publiés dans 2 semaines - si tout se passe bien.

Le professeur Busby a rencontré beaucoup d’obstacles alors qu’il entreprenait ce projet. Ni lui ni personne de son équipe n’a été autorisé à entrer dans Fallujah pour y conduire des entretiens. Mais, dit-il, quand la porte principale se ferme, il faut trouver d’autres portes à ouvrir. Et c’est ce qu’il a fait. Il est parvenu à réunir une équipe d’Irakiens de Fallujah afin que ceux-ci mènent les enquêtes pour lui.

Le projet de recherche s’appuie sur 721 familles de Fallujah, ce qui représente 4500 participants - vivant aussi bien dans des zones à niveau élevé de rayonnement que dans des zones à bas niveau. Les résultats ont été comparés avec un groupe de contrôle - un échantillon du même nombre de familles vivant dans une zone non radioactive dans d’autres pays arabes. Pour les besoins de l’étude ont été choisis trois autres pays pour la comparaison : le Kowéit, l’Egypte et la Jordanie.

Avant d’aborder les résultats préliminaires, je dois noter ce qui suit :

-  les autorités irakiennes ont menacé tous les participants de cette enquête d’arrestation et de détention si elles coopéraient avec les « terroristes » qui les interviewaient. En d’autres termes, elles ont été menacées d’être sous le coup de la loi anti-terroriste.

-  Les forces des États-Unis ont interdit au Dr. Busby de recueillir n’importe quelle donnée, arguant du fait que Fallujah est une zone insurrectionnelle.

-  Les médecins de Fallujah ont décliné la demande de passer dans le programme télévisé d’Ahmad Mansour parce qu’ils avaient reçu plusieurs menaces de mort et craignaient pour leurs vies.

En d’autres mots, l’étude a été entreprise dans des conditions très difficiles et représentant un danger pour la vie [des participants]. Mais elle a néanmoins été menée à bien.

Comme le programme n’a pas été téléchargé sur Youtube, je ne peux pas donner de transcription mot-à-mot de l’émission. J’ai pris des notes rapides à la main et mémorisé le reste. Mais je ferai de mon mieux pour présenter tous les faits que j’ai appris aujourd’hui. Qu’est-ce donc que les Etats-Unis et leurs marionnettes irakiennes ne veulent pas que le public sache ? Et pourquoi ne permettent-ils aucune mesure des niveaux du radiation dans Fallujah, et pourquoi ont-ils même interdit à l’AIEA [nternational Atomic Energy Agency] d’entrer dans la ville ?

Que s’est-il exactement passé dans Fallujah ? Quels étaient les types de bombes utilisées ? Était-ce uniquement des bombes à l’uranium ou y avait-il encore quelque chose d’autre ?

1) Une chose qui est très impressionnante dans Fallujah est que les taux de cancer ont nettement augmenté dans un très court laps de temps, en fait depuis 2004. Voici des exemples fournis par le Dr. Busby :

-  le taux de leucémie d’enfant est de 40 fois plus élevé, depuis 2004, que pendant les années qui précédent. Et comparé à la Jordanie, par exemple, ce taux est de 38 fois plus élevé
-  le taux de cancer du sein est 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004
-  le taux de cancer du système lymphatique est de 10 fois supérieur à ce qu’il était avant 2004.

2) Une autre particularité à Fallujah est l’élévation dramatique du taux de mortalité infantile. Comparé à 2 autres pays arabes comme le Kowéit et l’Egypte qui ne sont pas affectés par les radiations, voici les chiffres :

-  le taux de mortalité infantile pour Fallujah est 80 enfants en bas âge sur 1000 naissances (80 pour 1000), alors que pour le Kowéit ce taux est de 9 enfants en bas âge sur 1000, et pour l’Egypte de 19 enfants en bas âge sur 1000. (Donc le taux de mortalité infantile en Irak est 4 fois plus élevé qu’en Egypte et 9 fois plus élevé qu’au Kowéit.)

3) La troisième particularité à Fallujah est le nombre de déformations d’origine génétique qui a explosé après 2004. C’est un sujet que j’ai déjà traité dans le passé. Mais ce n’était pas une étude complète, et aujourd’hui j’ai appris autre chose. Les rayonnements produits par un agent qui a été employé par « les forces de libération » causent non seulement de très nombreux défauts d’origine génétique mais provoque également, et c’est très important, des changements structurels au niveau cellulaire.

Quelles en sont les conséquences ?

En raison du code génétique des enfants en bas âge de sexe masculin (manque de chromosome X), ceux-ci risquent plus de mourir à la naissance, et les enfants en bas âge de sexe féminin ont plus de chance de survivre à la naissance avec de fortes déformations. Et ici un autre exemple est fourni par le Dr. Busby : avant 2003 les taux de natalité dans Fallujah étaient comme suit : 1050 enfants de sexe masculin pour 1000 enfants de sexe féminin. En 2005, il y a eu la naissance de seulement 350 enfants de sexe masculin pour 1000 bébés de sexe féminin - ce qui signifie que les bébés de sexe masculin ne survivent pas.

Quant aux bébés de sexe féminin, et c’est là que se trouve le pire de la tragédie... les radiations provoquent des changements au niveau de l’ADN, ce qui signifie que ces même enfants de sexe féminin, s’ils survivent et s’ils se reproduisent plus tard, donneront naissance à des filles génétiquement déformées et à des bébés de sexe masculin morts-nés.


Les résultats mentionnés ci-dessus sont corrélés par d’autres études menées sur les enfants des enfants des survivants d’Hiroshima (en 2007) et qui prouvent que même la troisième génération affiche des malformations génétiques comprenant des maladies chroniques (cancer, coeur, etc...) à un taux 50 fois supérieur à la normale. À Chernobyl, d’autre part, les études sur des animaux de la même zone ont prouvé que les effets des rayonnements ont génétiquement modifié 22 générations. En somme les effets des rayonnements sont transmis de gène en gène et ont un effet cumulatif avec le temps (je n’entrerai ici pas dans le détail sur la façon dont cela se réalise. Vous pourrez lire plus d’explications à ce sujet une fois que le document du Dr. Busby sera édité).

Certaines des déformations infantiles sont si terribles qu’Al-Jazeera et la BBC - qui a produit un documentaire sur le même sujet - ont refusé de diffuser certaines images. Les exemples de malformations dont les photos sont en la possession d’Ahmad Mansour sont :


-  des enfants nés sans yeux
-  des enfants avec deux et trois têtes
-  des enfants nés sans orifices
-  des enfants nés avec des tumeurs malignes au cerveau et à la rétine de l’oeil
-  des enfants nés avec l’absence d’organes vitaux
-  des enfants nés avec des membres manquants ou en trop
-  des enfants nés sans parties génitales
-  des enfants nés avec de graves malformations cardiaques.

Etc ...

Sur ces mêmes aspects, les médecins de Fallujah ont été invités pour les besoins de l’étude à noter les taux de malformations à la naissance en l’espace d’un mois et de comparer les chiffres avec le mois qui a précédé. Voici les résultats : en l’espace d’un seul mois, les seules naissances avec malformations dans le mois courant ont augmenté de 3 par rapport au mois qui précède (le mois courant indiqué pour l’étude était février 2010).


L’uranium est introduit dans le sang par la digestion et la respiration. Les quantités extrêmement élevées d’uranium auxquelles les gens de Fallujah ont été soumis expliquent l’élévation vertigineuse des cancers des ganglions, des poumons, des seins et du système lymphatique chez les adultes.

Il y a 40 autres secteurs fortement irradiés en Irak, mais Fallujah est LE PIRE DE TOUS.

Rien qu’avec ces résultats préliminaires, le Dr. Busby et son équipe en ont conclu que par rapport à Hiroshima et à Nagazaki, Fallujah était pire. Et je cite de Dr. Busby : « La situation dans Fallujah est effrayante et affreuse, c’est encore plus dangereux et pire qu’à Hiroshima... »


J’ai noté que ce sont des résultats préliminaires. Pourquoi ais-je noté cela ?

Parce que le Dr. Busby a été harcelé. Il a vu se réduire ses fonds pour la recherches, et des portes se sont fermées sous sous nez. Il a été menacé (comme l’ont été d’autres scientifiques qui ont conduit des études semblables dans les années 90 en Irak), abandonné par la communauté scientifique, attaqué — en raison de la nature de son travail sur l’Irak. Les implications politiques sont énormes et dangereuses pour les Etats-Unis et leurs seconds couteaux. Cela montre bien que la preuve scientifique que des crimes de guerre ont été commis se trouve vraiment ici à portée de main ...

En conséquence, la vie du Dr. Busby a été rendue très difficile. La publication sur les travaux de recherche pour lesquels il a énormément travaillé, a été envoyée au Lancet afin d’être soumise au comité scientifique de la revue. Le Lancet a retourné le projet d’article, disant ne pas avoir le temps de l’étudier. Des laboratoires ayant coopéré dans le passé pour examiner des échantillons les ont cette fois-ci retournés après avoir découvert que ces échantillons venaient d’Irak. Seuls 2 laboratoires sont disposés à examiner les mêmes échantillons pour trouver l’agent exact utilisé dans Fallujah - mais ils sont prêts à le faire uniquement à un prix tout à fait exorbitant à cause de la nature sensible de l’étude. Mais en raison du manque d’argent, le Dr. Busby attend les fonds nécessaires pour faire analyser une vingtaine d’échantillons provenant de Falluja et qu’il conserve soigneusement .

Questionné par Ahmad Mansour sur ce qui l’incitait à persévérer, quand on considère tous les obstacles formidables qu’il a été obligé de surmonter, sa réponse a été :

« Toute ma vie, j’ai cherché la vérité, je suis un chasseur de la vérité dans une jungle de mensonges. J’ai également des enfants. Les enfants sont non seulement notre futur, ils sont les porteurs des générations futures. Depuis 50 ans nous avons souillé la planète (avec les radiations) et nous faisons supporter cet héritage à nos enfants et petits enfants. Nous avons l’obligation pour les gens de Fallujah de découvrir la vérité »

Interrogé sur la façon dont il peut poursuivre ses travaux sans financement et face à des portes se fermant devant lui, il a répondu :

« Je compte sur la bonne volonté de personnes ici et là qui envoient de petites sommes d’argent, et je suis également un fermement persuadé que si la porte principale se ferme, il faut en ouvrir d’autres. Quand il y a une volonté, il y a toujours un chemin. »

Chapeaux bas devant vous ! Professeur Busby...

J’incite toutes les personnes lisant ce courrier, toutes les personnes de conscience, je pousse tous les Irakiens (réagissez ! pour l’amour de Dieu !) et tous les Arabes pour prendre contact avec le Dr. Busby et faire une donation afin que les échantillons provenant de Fallujah puissent être examinés et que la vérité puisse être découverte. Et je finirai ce courrier avec une dernière citation de ce grand homme dévoué :

« La vérité a des ailes qui ne peuvent être coupées. »

Je dois m’arrêter ici. C’est déjà le matin et je n’ai pas encore dormi. J’ai voulu transmettre tout cela au monde... La question que je vais garder avec moi — si jamais je peux fermer l’oeil — est la même question que celle que j’ai toujours posée depuis 2003 : « Pourquoi ? Qu’est-ce que le peuple irakien, qu’est-ce que les enfants irakiens vous ont fait pour mériter tout cela ? »


PS : Paola Pisi, rédactrice d’Uruknet a trouvé la vidéo de l’émission sur Youtube ; elle vient juste d’y être installée. Je ne sais pas comment elle a procédé car j’avais recherché cette vidéo pendant des heures. Merci Paola. Voici une autre personne dévouée à la Vérité. Si quelqu’un pouvait la traduire entièrement en anglais, j’en serai très heureuse.

Juillet 2010 - ArabWomenBlues - Vous pouvez consulter cet article à :
http:// arabwomanblues.blogspot.com/...

 

Traduction de l’anglais : Claude Zurbach

 



Auteur : Layla Anwar  - Source : Info-Palestine

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14496#14496

 

 

Génocide du peuple irakien (uranium appauvri)

vidéo et textes, à voir


http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=1300#NAVIGATION

 

 

http://no-war.over-blog.com/article-alerte-fallujah-pire-qu-hiroshima-ce-que-l-on-nous-cache-est-terrible-54702688.html

 

 


Partager cet article
Repost0
29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 20:11

J'ai décidé de publier en entier l'article annoncé en lien dans le précédent post: Cette fois pour attirer l'attention sur les magouilles de l'UMP ! Eva

 


Paquet de Gitanes

 

Quand le RPR se faisait élire par les Gitans

Magouilles de l'UMP, témoignage

 

L'UMP n'a pas toujours été aussi stigmatisant envers les gitans. Je vais vous raconter une histoire édifiante à ce sujet, une histoire qui se passe à l'époque où l'UMP s'appelait encore le RPR.

En 1989, à Agde, petite ville côtière du Languedoc, le maire était RPR. Il était à la tête de cette commune depuis 1977, une commune de 20.000 habitants qui comprend le Cap d'Agde dans son territoire, et qui est donc assez riche.

A cette époque sa "secrétaire politique" avait trouvé un système imparable pour gagner les élections. Grâce à une complicité à la préfecture, elle avait les noms de "gens du voyage", certainement grâce au fameux "carnet de voyage" obligatoire pour les "nomades" qui sont répertoriés en préfecture. Elle récupérait ces noms et les inscrivait sur les listes électorales de la commune. Ensuite, grâce à une autre complicité au commissariat de police, elle faisait établir des fausses procurations, qu'elle donnait à des militants RPR, qui votaient à la place de ces électeurs virtuels.

Mais vous allez me dire, pourquoi utiliser des noms de gitans et pas tout simplement des faux noms ?

Ce n'est pas si simple, les inscriptions sur les listes électorales sont vérifiées par l'INSEE, qui s'assure de 2 choses :

  1. Que la personne n'est pas inscrite ailleurs, auquel cas, l'INSEE la fait radier de son ancienne inscription.
  2. Que la personne existe vraiment et n'est pas décédé, l'INSEE vérifie cela sur les registres d'état-civil.

Dans le cas qui nous préoccupe, le complice de la préfecture savait si les gens votaient ou pas, car les "gens du voyage" qui veulent voter doivent demander au préfet de les rattacher à une commune. La préfecture doit garder des traces de cela, et le complice ne donnait les noms que s'ils ne votaient pas. Le système était bien monté et quasiment imparable grâce à la complicité d'un fonctionnaire RPR complaisant. De même un autre fonctionnaire RPR complaisant au commissariat de police établissait des procurations pour ces électeurs malgré eux.

Ca fonctionne toujours comme ça, l'UMP, il y a pleins de gens placés un peu partout qui rendent des petits services. Par exemple, en 1989, le RPR d'Agde pouvait consulter avant tout le monde les listes d'émargement qui étaient à la préfecture entre les 2 tours d'une élection. Il y avait à la préfecture un fonctionnaire RPR complaisant qui laissait faire. Les listes d'émargement, c'est très utile pour aller relancer les abstentionnistes, entre les 2 tours, et donc des militants RPR allaient à la préfecture, en toute illégalité, et relevaient les noms de ceux qui n'avaient pas voté. Ce qui fait que le mardi au plus tard, le RPR avaient la liste des abstentionnistes et pouvait commencer le porte à porte, alors que les autres partis politiques devaient attendre que les listes reviennent en mairie, le jeudi, parfois le vendredi. Ca se passait comme ça au RPR, et il y a fort à parier que ça se passe toujours comme ça, à l'UMP...

Mais revenons à notre histoire...

A Agde, ça faisait un moment que la magouille des vrais faux électeurs fonctionnait, et le RPR était toujours en tête des élections. Mais en 1989, pour les élections municipales, les résultats s'annonçaient très serrés, bien plus que d'habitude. La municipalité allait de scandales immobiliers en scandales en tous genres, à cause de la construction d'un golf et des magouilles immobilières qui allaient avec, à cause aussi d'une fausse concession de plage de complaisance, accordée à un copain, et d'autres menues magouilles. Ces scandales s'étalaient dans les journaux locaux et les gens en avaient un peu marre de ce maire. Les élections promettaient d'être très chaudes. C'est bien beau de magouiller et de se faire du pognon, mais ça finit par se voir et après ça craint pour les élections !

Le RPR serrait donc les fesses. La "secrétaire politique" décida de charger un peu la mule pour assurer le coup, et inscrivit un maximum d'électeurs "virtuels". Elle réussit à inscrire de cette façon un total de 253 faux électeurs.

A cette époque aussi, un jeune informaticien travaillait à la mairie d'Agde. Il s'aperçut de la magouille, parce que la "secrétaire politique" avait commis une petite erreur. Il y avait 253 électeurs inscrits à seulement 3 adresses postales: une villa à 2 pas de la mairie et 2 appartements au Cap d'Agde. Ca faisait beaucoup trop de monde à la même adresse et ça sortait en anomalie sur l'ordinateur !

Mais bien sûr pour que la magouille soit opérationnelle, il fallait que le courrier arrive, que les cartes d'électeurs ne reviennent pas en mairie avec la mention "n'habite pas à l'adresse indiquée", sous peine d'être automatiquement radiés par la commission électorale. D'où l'utilisation de seulement 3 adresses, la villa d'un militant RPR, l'appartement du directeur de cabinet et l'appartement de la "secrétaire politique". Ces 3 personnes se chargeaient de récupérer le courrier. Pour ce genre de choses il ne faut pas que trop de monde soit au courant et la "secrétaire politique" avait donc restreint les adresses et les témoins. Elle pensait avoir été finaude, car ni elle, ni le directeur de cabinet ne votaient sur la commune, et donc, on ne pouvait pas savoir que c'était chez eux en consultant la liste électorale. En 1989, l'informatique c'était encore nouveau et mystérieux pour beaucoup de gens.  Cette brave dame n'avait jamais pensé que ça se verrait grâce à un tri et à un programme de contrôle, elle ne savait même pas qu'il y avait des tris et des programmes de contrôle...

Quand l'informaticien s'aperçut de ça, il fut un peu dégoûté. C'était un type qui avait des convictions de gauche, mais qui ne faisait pas de politique, il travaillait dans cette mairie un peu par hasard et s'en accommodait, il faut bien vivre. Il avait bien vu passer toute sortes de magouilles sur son ordinateur, mais il ne cherchait pas à savoir, se disant que la politique c'était pourri partout. Seulement voir ainsi comment on arrivait à bafouer la démocratie, c'était trop pour lui, ça le mettait dans une rage folle. Il ne pouvait pas rester sans rien faire, c'était un idéaliste, il lui fallait agir.

Il sorti donc une liste de ces faux électeurs et la donna à un leader de la gauche locale, qu'il connaissait. Ca pouvait être très utile au cas où le maire RPR serait réélu, ça pouvait servir à faire casser les élections.

Ce ne fut pas la peine...

Pendant les élections, l'opposition de gauche réussit à faire invalider un grand nombre de ces fausses procurations, en arguant du fait que tous ces gens ne pouvaient matériellement pas tous habiter à la même adresse. 90 personnes dans un 2 pièces au Cap d'Agde, c'était trop gros pour passer, d'autant plus qu'il n'y avait qu'un seul bureau de vote, au Cap d'Agde, à cette époque, un bureau où le RPR faisait généralement 75% des voix, et pour cause ! En invalidant presque toutes les fausses procurations, la liste de gauche (PS - PC) fut élue au second tour, avec 250 voix d'avance. Ca avait été chaud !

Bien sûr vous n'êtes pas obligé de me croire, mais sachez que je suis très très bien renseigné sur cette affaire, j'ai pu moi même voir les listes imprimées par l'informaticien ainsi que les fausses procurations, je le connais très très bien cet informaticien.

La morale de l'histoire ? J'en vois au moins deux.

La première, c'est que l'UMP n'a pas toujours craché sur les gitans, et que certaines grandes gueules de l'UMP feraient mieux aujourd'hui de la fermer, parce que les gitans leurs sont parfois très utiles. Demandez donc aux maires UMP des villes où il y a une forte communauté gitane sédentaire comment ils sont élus. Sans aller jusqu'au système que j'ai décrit plus haut, il n'en reste pas moins que le clientélisme est souvent très utile avec la population gitane. On les fait s'inscrire sur les listes électorales et on les oriente dans leurs choix électoraux, on leur suggère de bien voter, en échange d'un petit boulot ou d'un logement, on leur dit que si on n'est pas réélu, on leur enlèvera leur logement et leur travail... Les gitans sont souvent peu instruits, et  donc un peu crédules, ils votent donc comme on le leur demande.... On s'assure ainsi plusieurs centaines de voix, et ça suffit pour gagner les élections.

La deuxième, c'est que l'UMP n'a aucune leçon à donner à personne, et surtout pas en matière d'honnêteté et de respect des lois. On voit tous les jours comment eux les respectent, les lois. Demandez donc à Pasqua, à Dassault, à Balkany, à Santini... à Karachi (oops!) à Sarkozy ?

En ce qui nous concerne aujourd'hui, je serai curieux de vérifier si cette magouille de faux électeurs gitans n'a pas toujours cours dans certaines villes UMP. C'est assez simple à vérifier, il suffit de croiser les fichiers "gens du voyage" avec les fichiers électoraux. Je sais bien qu'à l'UMP ce sont des gens honnêtes, mais tout de même, une vérification me tranquiliserait sur le bon fonctionnement de notre démocratie, une erreur est si vite arrivée...


Auteur : Roland


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14595&rech=25143#25143

 

 

 

Il faut aussi alerter les Tsiganes et les mettre en garde pour qu'ils ne soient plus abusés !

Journalistes, faites votre travail !

Eva

Partager cet article
Repost0
24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 00:24
France : la liberté d’expression et la publication de livres en danger

 

(traduction imparfaite - note d'eva)

 

En 2009, Paul-Éric Blanrue, l’historien et penseur français, qui a à son actif plusieurs ouvrages, est confronté contrairement à ce qu'il a connu par le passé, avec la publication de son dernier livre « Sarkozy, Israël et les juifs », à un boycott de la part des maisons d’édition et des médias français.
Il avait décidé après une enquête extrêmement fouillée (plus de 700 références) de publier un ouvrage sur les liens extrêmement troubles entre le Président Sarkozy et le régime d’Israël, intitulé : Sarkozy, Israël, et les Juifs.

« Sarkozy, Israël et les juifs » qui dévoile l’influence des sionistes en France et l’ombre de lobbys invisible du sionisme est toujours confronté au processus normal de sa publication dans un pays qui prétend défendre la liberté de pensée et d’expression.

Pourtant son ouvrage est un monument tant la masse d'informations collectées par l'auteur est absolument phénoménale et la thèse de Blanrue est exprimée dès les premières pages : «Israël est devenu hors de portée du débat démocratique».

Le livre que publient les éditions belges «Oser Dire», sous la signature de Paul-Eric Blanrue, Sarkozy, Israël et les Juifs, est intéressant à plus d’un titre. Il pose en effet à la fois le problème de la liberté d’expression, du rôle des communautés ou des lobbies en France, de la politique étrangère de Paris.

Ce livre, sorti en Belgique, n’a pas trouvé d’éditeur en France, et les principaux distributeurs ont refusé de le distribuer.

« Je me suis donc obstiné et ai soumis mon livre à des maisons francophones à défaut d'être françaises. C'est ainsi que l'ouvrage est finalement paru, en Belgique, aux éditions Oser dire » précise Paul-Eric Blanrue.

Paul-Éric Blanrue face au refus de publication de son livre en France en dépit d’un large succès auprès du public à l’étranger a déclaré lors d’un entretien avec l’Irna : « dans ce livre, qui n’a pas pour ambitieux d’alimenter un débat intellectuel évoque par un langage simple la réalité. Ce qui apparait dans ce livre c’est la simple réalité politique rencontrée dans la vie quotidienne. »

Aujourd’hui, en France, parler d’Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer le régime israélien risque d’être qualifié d’antisémite et Paul-Éric Blanrue d’ajouter : « quand nous parlons des sionistes, en réalité, nous parlons de l’esclavagisme de la pensée que subit la société française de la part des sionistes. Ce parler franc c’est ce que les sionistes considèrent comme allant à l’encontre de leurs idéaux et de leurs intérêts ».

Paul-Éric Blanrue, à juste titre, se refuse à utiliser le terme de «lobby juif» et lui préfère celui de «réseaux pro-israéliens», comme il l’explique longuement dans le premier chapitre. L’auteur affirme que le terme de «réseaux pro-israéliens» «lui paraît mieux refléter la réalité dans toute sa complexité, telle qu’il va la décrire».

L’historien français souligne les restrictions et les pressions que les lobbys sionistes ont créé en France à l’encontre des vérités qui les concernent. A tel point que l’on a empêché la publication de l’ouvrage de cet historien français dans les sites de vente de livres en ligne.

Toutes les sociétés assurant la diffusion d’ouvrages en France refusèrent de mettre « Sarkozy, Israël et les juifs » à leur catalogue. Dans le même temps, les grand médias habituellement si prompts à dénoncer toutes les censures et toutes les atteintes à la liberté d'expression sont, significativement, restés muets, se refusant à aborder tant le livre que le scandale de sa proscription.

« En fonction des types de livres, un auteur s’adresse à tel ou tel éditeur, or avant la publication de ce livre, je n’avais jamais rencontré de problèmes pour la publication de mes livres mais pour la publication de « Sarkozy, Israël et les juifs », je me suis adressé à une dizaine d’éditeurs dont certains avaient déjà publié mes livres auparavant mais aucun, malgré ma bonne réputation acquise après plus d’une dizaine d’années à publier et de succès remportés avec mes publications apportant de l’argent à mes éditeurs, tous ont refusé de publier ce dernier ouvrage » a précisé Paul-Éric Blanrue.

Cet historien commentant les causes du refus des éditeurs français de publier son livre a précisé que « les éditeurs ne m’ont jamais officiellement donné leurs raison de leur refus et que si le livre est publié à quel genre de problèmes seront-ils confrontés »

« Ils ont par ailleurs qualifié mon dernier ouvrage de bon ouvrage mais en même temps ils ont avancé certaines raisons comme par exemple que ce livre ne rentre pas dans la ligne éditoriale de notre maison d’édition soulignant qu’ils privilégiaient avant tout des thèmes d’actualité » a déclaré Paul-Éric Blanru .

Il a souligné que certains lui avaient même proposer d’éventuellement publier ce livre en 2012 alors que cela n’entre pas dans les principes des maisons d’édition .

Paul-Éric Blanrue a précisé également que jusqu’à il n’y a pas longtemps encore, il était invité sur les radios et à la télévision ou d’autres manifestations pour débattre après la publication de ses ouvrages notamment le livre « Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse » dont certains critiques au président français et à sa nouvelle épouse. Ce livre a rencontré le succès avec 20 000 exemplaires vendus très rapidement a figure parmi les dix meilleurs ventes d’ouvrages.

Paul-Éric Blanrue a évoqué un autre de ses livres qui traitaient des problèmes d’un des employés de la Société Générale sur qui il avait parlé qu’à cause du manque de contrôle exercé dans cette banque comment un employé a pu par ses actions subir 5 milliards d’euros de perte à cette banque.

A propos de ce livre, Paul-Éric Blanrue évoque qu’il n’a eu aucun problème et on lui a demandé celui qui prédit l’avenir pour évoquer avec autant de précisions des problèmes de cette banque.

En France, ce genre de réactions amicales a continué jusqu’à ce que l’écrivain ne rentre pas dans les débats des critiques des questions en quelques sorte qui concernant les lobbys sionistes, c’est également pour cette raison que sont livre a fait l’objet de boycott et sa présence dans les médias a été censurée.

Aujourd’hui ce livre reste introuvable en France et malgré ses restrictions, son succès et l’accession de ceux qui cherchent les Vérités n’a pu être entravées.

Ce livre publié en Belgique a été réédité trois fois et 10 000 exemplaires ont été vendus.

Ce livre qui est accessible sur internet, a été 100 000 fois téléchargé par les internautes.

Les censures en France ne sont pas des actes isolés ; elles ont touchées non seulement les maisons d’éditions mais également des médias d’information , contrairement à ce que l’on peut penser la liberté d’expression et la liberté d’opinion n’existent dans un climat dominé par la pensée sioniste en France et dire et écrire sur certains sujets des politiciens, professeur d’université, d’artistes ou de citoyens ordinaires est interdit.

Dans d’autres pays, il suffit de voir l’attitude de la presse par rapport à Israël. Un journal suédois se voit traité de tabloïd pour avoir osé parler de trafic d’organes, après notamment qu’il y ait le coup de filet qu’on sait impliquant des rabbins dans le New Jersey et puis silence . Plus rien.

Une association américaine lève des fonds pour judaïser Jerusalem et financer l’acquisition de terre et confie à Ha’aretz qu’elle se déclare à visée éducative pour ne pas payer d’impôts, dans un pays qui finance déjà largement Israël, et la presse l’évoque à peine.

Aujourd'hui, en France, parler d'Israël avec sérénité et franchise est devenu impossible. La question est taboue. Quiconque se permet de critiquer l'État juif risque d'être qualifié d'antisémite.

En 2007, avec l'élection à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy, sur la question d'Israël, il prôna désormais la défense inconditionnelle d'Israël, Sarkozy met aujourd'hui en oeuvre une politique qui est l'image inversée de celle du fondateur de la Ve République, le Général Charles de Gaulle.

L'auteur met ici la lumière sur ce qui n'est ni plus ni moins que la liquidation d'une position française traditionnelle dont la fonction est d'équilibrer les puissances, et qui se voyait si bien incarnée par le Général De Gaulle.

Paul-Éric Blanrue refuse, quant à lui, de verrouiller sa pensée. L'objectif de son livre est de participer à la prise de conscience du danger que représente la nouvelle politique étrangère française. Paul-Éric Blanrue nous ouvre les yeux et dévoile pourquoi le président français s'est engagé dans une voie qui va contre les intérêts de son pays et risque d'entraîner bientôt la France dans des conflits majeurs, au Liban, en Iran ou ailleurs.

Il récuse l'assimilation faite systématiquement entre judaïsme et sionisme et l'auteur avance enfin des propositions qui font revivre la pensée critique française et qui peuvent à nouveau souder les Français dans un projet généreux, pour en finir avec la politique communautarisme imprudemment importée des États-Unis.

Dans une France qui, jusqu'en 2003 au moins avec le non à la guerre en Irak opposé par De Villepin à l'ONU vivait encore sous l'héritage moral ainsi laissé par le général De Gaulle, l'exposition de la profondeur du mal se révèle particulièrement douloureuse : de Neuilly à l'Elysée, les Etats-Unis et Israël sont les étapes clés de la future allégeance qui engage la France.

Paul-Eric Blanrue a écrit un livre salutaire alors que la France décline, la manière par laquelle on a tenté de le réduire au silence est révélateur d'un mal profond qui ronge ce pays : où sont ses dissidents ? Où sont ses grands penseurs ? Que reste-t-il des Lumières ? Plus qu'ailleurs, la liberté d'expression est de plus en plus entravée par une pensée unique toute puissante.

Paul Eric Blanrue, collaborateur à la revue Historia, depuis des années, est un auteur de livres à succès, notamment :
Le Secret du Suaire, autopsie d’une escroquerie, Pygmalion, Paris, 2006.
Les Malveillantes, Enquêtes sur Jonathan Littell, Scali, Paris 2006.
Le Monde contre soi, Editions Blanche, Paris, 2007.
Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse (avec Chriss Laffaille), Scali, Paris, 2007.
Le Joueur, Jérôme Kierviel seul contre tous (avec Chris Laffaille), Scali, Paris, 2008.
Ces ouvrages se sont vendus à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires.


Vendredi 23 Juillet 2010


http://www2.irna.ir/ http://www2.irna.ir/

 

http://www.alterinfo.net/France-la-liberte-d-expression-et-la-publication-de-livres-en-danger_a48417.html

 

 

Censure, à lire aussi :

 

http://www.alterinfo.net/Lula-le-fils-du-Bresil--un-film-qui-derange-aux-Etats-Unis_a48354.html

 

"Lula, le fils du Brésil", un film qui dérange aux Etats Unis


Partager cet article
Repost0
5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:40

Woerth, et ça continue !

 

Maistre avait conseillé à la fortunée dame de ne pas régulariser son île car on risquait de tirer le fil qui déroulerait toute la pelote. Et ce fil est celui antithétique d’Ariane. Il ne permet pas de sortir du labyrinthe mais au contraire d’aller en son cœur retrouver le veau d’or à la place du Minotaure. Ces enregistrements ont ouvert la boîte de Pandore et les effluves qui s’en échappent sont malodorants.


http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L198xH286/CasettaMancelWoerthADO-46ddc.jpg 

 

 C'est comme aux Galeries Lafayette, tous les jours on en apprend une nouvelle,

et chacune enfonce un peu plus l’immaculé Eric dans une fange peu ragoutante.

 

On apprend par exemple que l’immaculé Eric avait déjà eu des soucis avec des comptes (Rue89) :

Par un arrêt du 26 janvier 1990, le Conseil d’Etat annule son élection. En cause, l’incompatibilité avec sa fonction de directeur général de l’ADO. ADO, trois lettres pour « Agence de développement de l’Oise », trois lettres qui auraient pu causer sa perte dès l’entame de sa carrière politique.

 

« L’ADO exécute ses missions sans titre légal »

 

L’Agence et son directeur général se sont faits vertement épingler le 12 novembre 1992 dans un rapport définitif de la chambre régionale des comptes de Picardie, que Rue89 s’est procuré, comme Mediapart et Le Canard Enchaîné.

 

Dès sa création en juillet 1986, son poids dans le département a immédiatement été important. Par une décision du 13 octobre de la même année, le conseil général de l’Oise confie à l’ADO « l’impulsion, la coordination et la cohérence de toutes les actions concourant au développement départemental », et en même temps l’ensemble des crédits d’interventions économiques de la collectivité locale.

 

Illégal, tonne le tribunal administratif d’Amiens le 1er décembre 1987 : il est interdit de confier de telles attributions à une association régie par la loi de 1901. Attributions alors légèrement modifiées par le conseil général, mais insuffisamment. Ce que la chambre régionale des comptes ne manque pas de souligner :

 

« C’est sans titre légal que, depuis la décision du tribunal administratif d’Amiens, l’ADO exécute les missions qu’elle remplit pour le compte du département et pour lesquelles elle reçoit une subvention du conseil général. »

 

« La gestion de l’ADO a été dispendieuse »

 

Cette subvention « représente plus de 80% des ressources totales » de l’ADO, note encore la chambre. Et elle ne semble pas approuver la façon dont l’Agence dépensait l’argent public :

 

« La chambre a en effet relevé que la gestion de l’ADO au cours de la période examinée avait été dispendieuse, pour des actions dont l’intérêt, dans le cadre de l’action économique du département, était souvent discutable, et dont la mise en œuvre était parfois improvisée. »

[…]« Après deux augmentations de 25,7% et 18,9% intervenues en juillet 1987 et janvier 1989, le salaire brut mensuel de monsieur Eric Woerth a été porté de 23 400 francs en juin 1986, date de son recrutement, à 35 000 francs en janvier 1989. […]

 

A cette rémunération mensuelle, il convient d’ajouter les trois primes de fin d’année de 23 400 francs, 29 418 francs et 29 418 francs, qui lui ont été versées au titre des exercices 1986, 1987 et 1988. Monsieur Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail. » […]« Après l’arrêt du Conseil d’Etat, ci-dessus mentionné, annulant son élection au conseil municipal de Chantilly, monsieur Eric Woerth, craignant à juste titre d’être également déclaré inéligible au conseil régional dont il était aussi membre, informait le président de l’ADO de son intention de résilier son contrat d’engagement et d’abandonner son emploi dès le 8 février 1990.

 

Le président a accepté que monsieur Eric Woerth n’exécute aucun préavis et l’a ainsi libéré sans délai de toute obligation contractuelle. En outre, “eu égard aux excellents résultats de l’ADO sous sa direction”, selon ses propres termes, il a décidé de lui octroyer une prime de fin de contrat d’un montant égal à cinq mois de salaire, soit 175 000 francs. »

 

Médiapart soulève de beaux lièvres comme ceux-ci :

Ce n’est pas tout. « Monsieur Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail, et comme son domicile, situé à Chantilly, est éloigné du siège de l’Agence, les frais d’essence pris en charge par l’ADO ont été coûteux pour les finances de celles-ci. En 1988, par exemple, leur montant a été de 15.060 F. La chambre a également relevé qu’en stricte application de son contrat, Monsieur Eric Woerth aurait dû percevoir au titre de l’exercice 1986, compte tenu de la date de son recrutement, une prime au plus égale à la moitié de celle dont il a bénéficié, qui s’est élevée à 23.400 F. »

A ces observations, reprises dans le rapport définitif de la chambre régionale de Picardie, Jean-François Mancel a répondu en soutenant que le salaire du directeur de l’ADO était « peu différent des salaires des fonctionnaires territoriaux » occupant de tels postes de responsabilité. Mais l’argument n’a pas convaincu les magistrats : « La chambre conteste cette évaluation qui cumule abusivement les régimes indemnitaires de périodes différentes » et maintient que « la rémunération nette dont bénéficiait le directeur de l’ADO en 1990, soit 400.000 F, était très nettement supérieure » à celles des fonctionnaires évoqués.

Autre mélange des genres, avec les frais d’avocat. « La chambre a également relevé que les frais d’avocat de M. Eric Woerth dans l’affaire » devant le Conseil d’Etat (9.000 F) ont été « pris en charge indûment par l’ADO ». Or « cette affaire avait en effet un caractère éminemment personnel puisqu’elle portait sur l’éligibilité de M. Eric Woerth au conseil municipal de Chantilly ».

 

 

N’y avait-il pas là, déjà en 1992, un conflit d’intérêt ? Il faudrait poser la question à l’immaculé Eric. On remarque aussi surtout que l’immaculé Eric est très loin d’être l’ennemi de ses intérêts, intérêts qui coûtent chers à la collectivité.

 

On apprend que les 7 500 € versés par la fortunée dame ont abouti sur le compte d’un microscopique parti (NouvelObs) :

 "Madame Bettencourt a aussi versé 7.500 euros à l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010", reconnaît-on dans l’entourage de Patrice de Maistre. Valérie Pécresse et l’UMP étaient en campagne pour les régionales. Pas l’ex-ministre du budget. Comme révélé par Mediapart, il existe bien en Picardie une "association de soutien à l’action" d’Eric Woerth, (voir la déclaration au Journal Officiel) un parti intégralement dévoué au ministre du budget puis du travail, qui n’a touché aucune cotisation en 2008 (donc sans adhérent apparent à l’époque), d’après les derniers bilans comptables rendus publics sur le site.

et Le Figaro complète : 

Autre information : l’« Association » a également bénéficié au fil du temps de quatre versements de la part de l’UMP. Un point qui pourrait envenimer la situation dans laquelle se trouve actuellement le ministre du Travail. Car ce dernier, également trésorier du parti présidentiel, pourrait être à nouveau accusé de confusion des genres, en étant lui-même à l’origine des subventions de l’UMP vers son parti.

suivi par Le Monde : 

Ce parti aurait bénéficié de quatre versements de la part de l’UMP pour un montant de plus de 60 000 euros. De quoi payer des frais de réceptions qui s’élevaient à plus de 15 000 euros rien qu’en 2008...

 

 

N’y avait-il pas là un conflit d’intérêt ? Il faudrait poser la question à l’immaculé Eric.

 

Vous voyez le truc, un parti sans adhérent, qui reçoit des subventions, y compris de l’UMP, c’est après ma Mythologie, la Bible : charité bien ordonnée commence par soi-même (je ne suis pas sûr que ce soit dans la Bible, mais bon, je suis comme Jeanne d’Arc j’entends des voix). Mais il faut aussi se demander si ce n’est pas un travestissement de la loi que de créer un pari sans adhérent à vocation ultralocale et personnelle afin de toucher « légalement » des subventions.

 

Mais nos surprises ne s’arrêtent pas là. Le Monde, qui a manqué passer dans l’escarcelle des proches de Sarkozy (Olivennes et Richard), révèle que l’immaculé Eric a dîné avec la fortunée dame, lui qui déclarait ne pas la connaître, tout comme il ne connaît Maistre que de vue, bien qu’il chassât le gros gibier avec lui et lui accrochât un ruban à la boutonnière :

 Un simple scellé, dans les centaines de documents judiciaires liés à l’affaire Bettencourt. Il s’agit du journal intime de Martin d’Orgeval, un photographe, très proche de François-Marie Banier, et donc de Liliane Bettencourt. Une date y est consignée : "30-01-08 : Liliane reçoit le ministre du budget à dîner Eric Woerth".

 

"Liliane", c’est donc Mme Bettencourt, première contribuable française, qui doit recevoir, ce 30 janvier 2008, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, Eric Woerth. Sept jours plus tôt, le 23 janvier 2008, celui-ci a remis, à Bercy, les insignes de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt. M. de Maistre n’est autre, à l’époque, que l’employeur de Florence Woerth.

 

Interrogé par Le Monde, le cabinet de M. Woerth a confirmé l’existence de ce dîner.

 

Les coïncidences de dates sont troublantes comme le dîner avec Peugeot juste après son cambriolage. Il aime les dîners l’immaculé Eric, en Suisse (mars 2007) pour récolter des fonds, fonds de ces banques qui aident à la fraude fiscale, au Bristol pour remercier les donateurs de l’UMP en présence de Nicolas Sarkozy, alors Président de la République (mélange absolu des genres) ou encore dans des locaux de son ministère (comment peut-on utiliser des bâtiments publics pour des fins privés ? A-t-il payé le loyer équivalent ?).

 

N’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt ? Il faudra demander à l’immaculé Eric ?

 

Ce n’est pas tout. Médiapart, une sorte de mastif qui ronge l’os jusqu’à la moelle et creuse ce puits sans fond, découvre qu’en 2008 avec une très grande célérité rembourse pour 30 millions d’euros à la fortunée dame et qu’il n’y aurait eu aucun contrôle fiscal depuis 15 ans de la fortunée dame au contraire des affirmations de Baroin déclarant qu’avec cette catégorie de particuliers c’est tous les trois ans que l’on contrôle : 

Liliane Bettencourt a reçu de l’Etat, en mars 2008, une somme de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Un virement effectué avec l’aval du ministre du budget de l’époque, Eric Woerth, dont la femme gérait la fortune de la milliardaire.

D’autre part, Mediapart peut révéler qu’aucune enquête fiscale n’a visé l’héritière de L’Oréal depuis au moins quinze ans.

 

Il est évident que si l’on fait un chèque de 30 millions d’euros on prend la peine de vérifier un peu et alors on découvre les comptes en Suisse et évidemment non seulement on ne donne pas ces 30 millions mais on colle une amende.

 

 

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Nicolas Sarkozy, en pleine crise d’autosatisfaction et de dénigrement tous azimuts (de ses ministres choisis par lui-même, déclarés par lui-même comme les meilleurs), s’est flatté que l’UMP n’avait pas de casserole (oubliant un peu vite son ami Aeschlimann, ses proches Balkani et d’autres) comme le RPR et a pris une vigoureuse défense de l’immaculé Eric. Il a une mémoire très courte. Il a été un membre très influent de ce même RPR, mais surtout qui a eu pour adjointe Louise-Yvonne Casetta, appelée la cassette, aux ordres du RPR et condamnée ? Et qui a été l’adjoint de Louise-Yvonne Casetta au RPR ? Mais avant écoutant cette édifiante déclaration de cette femme qui a tout pris sur elle car on y voit ce que sont ces immaculés hommes politiques (Le Point) : 

« Mme Casetta, qu’attendez-vous de ce procès ? » interroge la juge Catherine Bretagne. La question la cueille par surprise. « Qu’on reconnaisse que j’avais un rôle d’exécutante , lâche-t-elle, qu’il y avait des hommes politiques au-dessus de moi et qu’aujourd’hui ces hommes politiques ne me parlent plus, ne me regardent plus, qu’ils ont la lâcheté de me laisser toute seule. Que j’ai même été interdite d’entrée dans une soirée électorale et que... j’ai été cassée. Voilà » , achève-t-elle, la gorge nouée.

 

Quels hommes politiques ?

 

« Les trésoriers du RPR, les secrétaires généraux, les secrétaires nationaux, tous ceux qui donnaient des ordres » , ajoute-t-elle. Pas un nom n’est cité, mais les oreilles d’Alain Juppé, Robert Galley, Jacques Boyon, Jacques Toubon, Jean-Louis Debré, qui ont occupé ces hautes fonctions à la tête du parti ces années-là, ont dû siffler. Dans la salle, le message passe.

 

Quels étaient les rapport entre l’immaculé Eric et Louise-Yvonne Casetta ? Le Monde, avec d’autres, nous apprend ceci : 

Autre activité méconnue d’Eric Woerth, la direction de l’Agence de développement de l’Oise (ADO). Au début des années 1990, avec deux personnalités importantes du RPR - l’ancien secrétaire général Jean-François Mancel et Louise-Yvonne Casetta, la "banquière" du parti chiraquien -, M. Woerth s’était attaché à mieux faire connaître son département.

 

 Mais lors du procès d’Alain Juppé on apprend aussi ceci (L’Express) : 

Alain Juppé passe des moments fort inconfortables, mais se défend bec et ongles, affirmant, par exemple, avoir ignoré jusqu’en 1993 le système des emplois fictifs. « A cette date, dit-il au tribunal, j’ai recruté un nouveau directeur administratif et financier, Eric Woerth, venu du privé, pour régulariser la situation. » C’est ce dernier, ajoute Alain Juppé, qui a révélé que, « à côté des 155 salariés du RPR, il y avait une quinzaine de personnes dont les salaires étaient pris en charge par des entreprises privées ». Pourtant, après 1993, il n’est pas mis un terme à la pratique des emplois fictifs.

 

L’immaculé Eric va donc nous expliquer qu’aussi au RPR il y avait une compartimentation totale et que la main droite ignorait ce que faisait la main gauche, tout comme il nous explique la très grande compétence de son épouse, ce que ne semble pas confirmer Bakchich : 

Mais revenons aux qualités de Florence, la fidèle épouse de l’ex-comptable de Chirac… Si on peut affirmer qu’elle n’a pas de chance en affaires, c’est en raison de sa carrière manquée à la banque Rothschild. Entrée dans ce précieux temple de l’argent en 1997, au moment où Eric commence à se faire un petit nom en politique, assez vite Florence fait florès à la tête d’une unité qui place du fric dans les nouvelles technologies.

 

Tout marche si bien que de fortes sommes, extraites de la fortune « privée » des Rothschild, sont confiées à la sagacité de Florence. Las, c’est si bien la catastrophe que les patrons de la banque envisagent de se priver des services de Florence. Ce qui serait une erreur politique. La femme de Woerth est donc évacuée vers la com’ du groupe, où ça craint moins pour la prospérité des tas d’euros.

 

L’immaculé Eric semble surtout défendre malicieusement ses intérêts et suivre le vent : Ce préambule pour indiquer que le bon Eric, expert en argent politique, n’est pas exactement l’oie blanche qu’il veut nous montrer. Ce vertueux n’a-t-il pas créé le « Club de la boussole » dont la charte était « la fidélité à Jacques Chirac », pour mieux le trahir.

 

Ce qui ressort de cette histoire c’est qu’il y a toujours et partout de l’argent, que Woerth passe entre les gouttes, que la compétence de sa femme ne semble pas à la hauteur, que les mensonges sont légion, qu’il n’y a pas de réponses aux questions :

- Pourquoi engager Florence Woerth dont la compétence n’est pas avérée et alors qu’il y a un gestionnaire en place depuis 7 ans sans que cela soit utile ?

- Pourquoi la société Clymène a-t-elle fait faire un bond de lus d’un millions d’euros dans la masse totale des rémunérations de 2007 à 2008 ?

- Pourquoi aucun contrôle fiscal n’a-t-il été lancé à la suite de la révélation des comptes du photographe au Lichtenstein ni contre ce même photographe (à propos de ces comptes car il y en a eu à propos de dons) ni contre celle qui lui a donné ces fonds ?

- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de contrôle fiscal lancé contre la fortunée dame en 2009 après les informations fournies par le juge Courroye ?

- Pourquoi tant de personnes ont-elles reçu des légions d’honneur de la part d’Eric l’immaculé ?

- Jean-François Kahn a-t-il raison quand il parle de trafic de décorations ?

- Qui a payé la salle du ministère du budget pour recevoir les plus gros donateurs de l’UMP ?

- Des vérifications ont-elles été faites des sommes récoltées en Suisse par Eric Woerth, notamment en mars 2007, afin de savoir s’il n’y avait pas dedans de l’argent frauduleux ?

- Pourquoi Woerth nous dit-il qu’il connaît à peine Maistre avec qui il chasse et à qui il offre la breloque, ainsi qu’il dit ne pas connaître la fortunée dame chez qui il dîne ?

- Pourquoi Woerth nous dit-il qu’il y a le secret fiscal afin de ne pas révéler si la fortunée dame faisait partie de la liste des 3 000 alors qu’il dévoile le contrôle fiscal du photographe ?

- Pourquoi Woerth dit-il qu’il n’a jamais donné d’ordre pour lancer ou ne pas lancer de contrôle fiscal en affirmant ensuite qu’il a autorisé le contrôle du photographe ?

- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de contrôle de la fortunée dame quand la fortunée dame a demandé un remboursement de 30 millions d’euros et que cette somme a été versée avec célérité ?

- Pourquoi Maistre mentirait-il quand il déclare que c’est Woerth qui lui a demandé d’engager son épouse dans une conversation qu’il ne sait pas enregistrée ?

- Pourquoi dire que l’on a pas une tête à … serait-ce un argument valide ?

- En quoi sa probité absolue est-elle confirmée par son action dans l’Oise et notamment son invalidation électorale, sa mise en cause par la chambre régionale des comptes ?

- Va-t-il nos dire qu’il ne connaissait pas Louise-Yvonne Casetta ?

- Va-t-il nous prouver qu’il ignorait tout des emplois fictifs du TRPR qui ont perduré après 1993 date à laquelle il avait été nommé pour y mettre de l’ordre ?

- Va-t-il nous prouver qu’il ne savait rien de ce que savait Louise-Yvonne Casetta ?

- Va-t-il nous dire qu’il ignorait tout des ennuis judiciaires de Jean-François Mancel et de ce qui les a créé ?

- Va-t-il nous expliquer quelle est la validité de son microparti sans adhérent ?

 

Vignette document public sur lequel apparaissent Woerth, Mancel et Casetta dont deux ont eu affaire de très près à la justice


 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/woerth-et-ca-continue-77855

 

 

 

 

castor.jpgJe me rappelle les propos sidérants de Nicolas Sarkozy qui avait repris un slogan du FN remis au goût du jour par Philippe de Villiers : "La France, tu l’aimes ou tu la quittes".

 

Un slogan destiné essentiellement à ceux qui, tout en résidant en France, étaient accusés de dénigrer la France, de la critiquer.

 

Mais, certainement pas aux français qui partent les uns dans des pays européens, les autres en Amérique. Ceux-là, cherchent de bons jobs là où ils peuvent mais, personne ne se dit qu’ils ont peut-être perdu l’amour de leur pays.

 

Et, certainement pas aux évadés fiscaux qui ne supportant le poids des impôts et taxes en vigueur en France, ont choisi des pays qui les accueillent à compte ouvert.

 

Pourtant, ce sont ces derniers qui ont été l’objet de toutes les sollicitudes des instances dirigeantes de l’UMP.

 

Des exilés fiscaux. Le terme est bien choisi pour ne pas remettre en cause leur amour de la France. Nous les appellerons les mauvais français, histoire de rééquilibrer.

 

Que ce soit en Suisse, en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Etats-Unis, l’UMP a recueilli auprès de ces mauvais français, neuf millions d’Euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Argent caché au fisc français, argent blanchi, on peut se poser la question.

Si on en croit Mediapart et « La Tribune de Genève », Eric Woerth faisait partie des mandataires de l’UMP chargés de récolter des fonds à l’étranger. Etrange tout de même de convaincre des gens de verser leur obole pour aider le futur  président d’un pays qu’ils ont fui.

 

C’est là que toute la question de la contre partie se pose.

 

Que peut-on dire à ces gens pour qu’ils signent des chèques de 7500€ ? Certains en firent même plusieurs en en faisant au nom de leur épouse, de leurs enfants.

 

Que leur promet-on ? Que leur garantit-on ?

 

Un de mes amis, un kiné (50.000€ par an) s’est fait redresser deux fois en 6 ans pour un total de dix-mille Euros.

 

Liliane Bettencourt versait 50.000€ par semaine en liquide à des personnalités, ni vu, ni connu.

 

Liliane Bettencourt (2 milliards d’€) n’a pas eu de contrôle fiscal pendant quinze ans et s’est fait rembourser par le fisc, 30 millions d’Euros au titre du bouclier fiscal tout en dissimulant une île aux Seychelles d’une valeur de 700 millions et 75 millions sur des comptes en Suisse.

 

Eric Woerth a montré à plusieurs reprises, son intérêt pour la fortune de la mamie milliardaire.

Il a dîné avec elle à plusieurs reprises, il a remis la légion d’honneur à son gestionnaire de fortune et sa femme, Florence Woerth, travaillait pour la milliardaire jusqu’à une date récente.

 

Drôle de république !

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13976

Partager cet article
Repost0
30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 00:11

Alors qu’Israël assassine et mutile, la presse s’offusque des propos prétendument « indignes » d’Helen Thomas


Chaque fois qu’Israël commet de nouvelles atrocités, les médias détournent aussitôt l’attention de l’opinion publique de la scène du crime.

La presse fait en ce moment de gros titres sur les propos prétendument « antisémites » de Mme Helen Thomas, la doyenne des correspondants de presse de la Maison-Blanche. Tout au travers des États-Unis, les experts clament leur indignation suite à sa déclaration impromptue de 25 secondes à un homme qui lui a braqué une caméra en pleine figure.

Helen Thomas a présenté des excuses publiques pour ses paroles, mais cela n’a pas suffi à apaiser l’indignation de ses puissants ennemis et elle a dû prendre sa retraite, après une longue et brillante carrière.

Avant d’examiner ses propos et leur éventuelle pertinence, jetons un regard sur d’autres évènements récents concernant Israël.

Le 31 mai, des commandos israéliens ont tué au moins neuf militants humanitaires non armés qui tentaient d’apporter de l’aide à Gaza.

Selon les témoins oculaires et des preuves médico-légales, la plupart de ces militants humanitaires ont été tués à bout portant. Parmi eux un jeune citoyen américain de 19 ans, tué de quatre balles dans la tête et une dans la poitrine, tirées à une distance de 45 centimètres.

Israël a immédiatement emprisonné les témoins directs et les centaines d’autres passagers, leur a confisqué caméras, ordinateurs portables, et autres effets personnels, et les a empêchés de parler à la presse durant plusieurs jours. Parmi les personnes incarcérées, il y avait des vétérans américains décorés, et un ancien ambassadeur de 80 ans qui avait été, sous l’administration Reagan, directeur adjoint de la Task Force pour la Lutte contre le Terrorisme.

Quand finalement ils ont été relâchés et qu’ils ont pu raconter ce qui leur était arrivé, beaucoup ont décrit les scènes d’horreur des commandos israéliens visant de leur tirs les humanitaires en pleine tête, de blessés au ventre, de gens en train de saigner à mort, alors même que les humanitaires agitaient des drapeaux blanc et appelaient à l’aide.

Les passagers - y compris ceux qui se trouvaient à bord des navires où, de l’avis des médias US, il n’y eut « aucune violence » - ont également dit avoir été battus brutalement, à maintes reprises, par les forces israéliennes.

Paul Larudee, un accordeur de pianos de 64 ans originaire de Californie, a décrit comment des centaines de commandos israéliens avaient pris d’assaut son navire. Comme il refusait de coopérer avec eux, les soldats l’ont roué de coups, d’abord sur le navire, puis à terre, après qu’il ait été jeté en prison. Finalement, il a été transporté par ambulance vers un hôpital israélien. Mais il a été laissé sans soin ce qui fait dire à Paul Larudee qu’il y a été transféré uniquement parce qu’Israël ne voulait pas que la presse le voie avec son œil tuméfié, ses articulations déboîtées, ses mâchoires meurtries et son corps couvert d’ecchymoses.

Le vétéran des Marines, Ken O’Keefe [http://www.gilad.co.uk/wri" name="nh1">1], a parlé des mêmes violences pendant sa détention par les Israéliens. Dans son cas, le public a pu voir son visage ensanglanté, meurtri, dans des clips vidéo et sur des photos, mais seulement sur Internet car les grands médias étas-uniens n’ont pas couvert sa conférence de presse et se sont gardés de publier les photos de ses blessures.

D’autres photos tout aussi affreuses, à la disposition du public états-unien montraient Emily Henochowicz, une étudiante américaine de 21 ans dont l’œil venait d’être crevé par les forces israéliennes. On lui a depuis retiré le globe oculaire et posé trois plaques métalliques sur le visage ; sa mâchoire est fermée par un fil.

Henochowicz, n’était pas sur la flottille ; elle participait à une manifestation non violente contre l’assaut israélien quand un soldat israélien lui a lancé une grenade lacrymogène en pleine figure.

Un citoyen suédois, qui était avec Henochowicz, témoigne : « Ils ont bien vu que nous étions des internationaux et ils nous regardaient vraiment comme s’ils cherchaient à nous viser. Ils ont tiré sur nous, à un rythme accéléré, plusieurs grenades lacrymogènes. Deux grenades sont tombés de chaque côté d’Emily, et une troisième l’a frappée en pleine figure ».

Henochowicz n’est pas la première personne à avoir été frappée par de telles grenades lacrymogènes.

Un Palestinien âgé de trente ans, Basem Ibrahim Abu Rahmeh, a été tué par un soldat israélien qui lui a lancé à bout portant une de ces grenades alors qu’il participait à une manifestation contre la confiscation de terres agricoles palestiniennes par les Israéliens. Une vidéo des faits est disponible sur You Tube ; les médias états-uniens ont également fait le choix de ne pas diffuser cette information.

Un Californien, Tristan Anderson, a été touché à la tête par une grenade similaire alors qu’il prenait des photos dans une autre manifestation. Une partie du cerveau d’Anderson a dû lui être enlevée, et il est resté « quasi inconscient » pendant 6 à 7 mois. Il est maintenant dans un fauteuil roulant ; il ne peut presque pas bouger son bras et sa jambe gauche, il est aveugle d’un œil, et ses fonctions mentales sont très altérées. Des photos de l’agression dont il a été victime sont également disponibles sur Internet.

Depuis 2006, les forces israéliennes ont coupé la bande de Gaza du reste du monde, emprisonnant ainsi un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en les privant de denrées alimentaires, de médicaments, de matériaux de construction, comme l’ont indiqué des organisations telles qu’ Amnesty International, Oxfam, et Christian Aid, qui ont déclaré qu’Israël utilise la nourriture et les médicaments comme une arme.

L’une des innombrables victimes de ce siège illégal est Taysir Al Burai, 5 ans. Taysir souffre d’un trouble neurologique aigu et a besoin de soins 24 h sur 24. Selon The Guardian de Londres, il pourrait guérir si Israël lui permettait de sortir de Gaza mais, à ce jour, les demandes répétées de ses parents ont toutes été refusées.

Une autre victime est Mohammad Khader, 7 mois, dont l’œdème au cerveau nécessitait un traitement spécialisé impossible à donner dans les hôpitaux de Gaza démunis par le siège israélien. Les demandes de ses parents, complètement désemparés, pour l’obtention d’une autorisation de se rendre à l’étranger, ont également toutes été refusées. Leur petit enfant est mort, il y a quelques jours.

De tels récits, il y en en a beaucoup d’autres…

La déclaration prétendument « indigne » d’Helen Thomas

Pourtant, la rage qui se déverse dans les médias états-uniens n’est pas dirigée contre ce qui vient d’être dit. On assassine des êtres humains d’une balle dans la tête, on leur massacre les yeux et une partie de leurs fonctions cérébrales, on frappe des personnes âgées, on provoque la souffrance et la mort de petits enfants et de nourrissons, on jette au désespoir leurs parents, mais rien de tout cela ne suscite la moindre colère. En réalité, tout cela est considéré comme trop insignifiant pour mériter d’être signalé.

Par contre, les médias étalent leur indignation au sujet des propos « anti-israéliens » tenus par la vieille dame de 89 ans, Helen Thomas.

Au cours de la vie d’Helen Thomas, Israël a procédé au nettoyage ethnique de plus d’un million de personnes, il les a remplacées par des colons venus du monde entier, il a perpétré des dizaines de massacres, torturé des milliers de personnes, tué et mutilé un nombre incalculable d’enfants, estropié des gens, commis des outrages sur des femmes, des personnes âgées, des déficients et des infirmes.

Il a assassiné des gens dans le monde entier, envahi de nombreux pays, espionné les États-Unis, tué et blessé 200 militaires états-uniens, et emprisonné et torturé des États-Uniens. Tout cela alors qu’il a reçu plus d’argent des États-Unis qu’aucun autre pays dans le monde.

Pendant des années, bien avant de tenir ses propos, Helen Thomas a été la cible de ces haineux partisans états-uniens d’Israël ; la blogosphère sioniste regorge de calomnies nauséabondes à propos de son « look » ; et son ascendance libanaise est régulièrement soulignée par les médias, bien qu’elle soit née et qu’elle ait été élevée dans le Kentucky.

Une des raisons de cette animosité féroce à son égard est le fait qu’Helen Thomas est l’une des rares journalistes de la grande presse à contester les mensonges répandus par les néocons ; mensonges qui ont entraîné les États-Unis dans des guerres, semé massivement la mort, la destruction et la tragédie, et qui continuent à alimenter des politiques de violence et de cruauté.

Alors que ces mêmes groupes et individus qui avaient poussé les États-Unis à attaquer l’Irak ont, ces dernières années, multiplié leurs efforts pour qu’ils détruisent de la même manière les Iraniens au prétexte que l’Iran pourrait développer l’arme nucléaire, les questions qu’Helen Thomas posait à Obama visaient à obtenir qu’il reconnaisse qu’Israël possédait déjà l’arme nucléaire. Alors que le reste de la presse conspirait pour ignorer ce fait, et bien d’autres, Helen Thomas s’attachait à le souligner.

Sans surprise, ce sont les nombreuses personnes complices de ces manipulations, comme l’ancien porte-parole de Bush, Ari Fleisher, qui ont mené la charge contre elle.

Il convient de regarder la vidéo et le contexte dans lequel Thomas a tenu ses propos prétendument « antisémites ».

Un homme, tenant visiblement sa caméra droit sur son visage, lui demande de prononcer quelques mots sur Israël. Elle dit, « Dites-leur [aux juifs israéliens] de foutre le camp de la Palestine. Rappelez-vous, ce peuple est occupé. Et c’est sa terre... ». Ici, il l’interrompt et lui demande où ils devraient aller. Helen Thomas répond : « Qu’ils rentrent chez eux, en Allemagne, en Pologne, en Amérique, et partout ailleurs ».

Bien que Thomas ait présenté depuis ses excuses, et partant de l’idée que beaucoup d’Israéliens ont le droit de vivre là où ils sont, il n’en demeure pas moins que les colons israéliens, viennent effectivement d’ailleurs. En réalité, ils occupent illégalement la terre palestinienne - un fait reconnu même par le département d’État des États-Unis - et le droit international exige qu’ils partent.

Comme si Hitler était toujours au pouvoir et prêt à bondir, de nombreux commentateurs ont exprimé tout particulièrement leur colère parce qu’Helen Thomas a inclus l’Allemagne et la Pologne parmi les endroits où les colons israéliens devraient retourner.

Pourtant, le fait heureux est que la Deuxième Guerre mondiale et l’holocauste nazi ont pris fin il y a plus d’un demi-siècle. Dans la Pologne d’aujourd’hui, il y a un renouveau juif dynamique avec une Menorah haute de dix pieds éclairée dans le centre de Varsovie durant la fête de Hanoukah, et l’Allemagne est devenue, selon le New York Times, « un pays où les juifs veulent vivre ». En réalité, ces dernières années, les juifs ont préféré immigrer en Allemagne plutôt qu’en Israël.

Quant à l’appel d’Helen Thomas à ce que les colons retournent aux États-Unis (cette destination a été omise dans bien des articles), il est loin d’être scandaleux étant donné que de nombreux colons de Cisjordanie viennent effectivement des États-Unis.

Dans l’ensemble, la couverture de l’incident s’est largement écartée de la pratique journalistique normale qui veut que, dans un différend, l’on cite également les deux côtés. En effet, ceux qui soutiennent Helen Thomas sont complètement ignorés, même si la page de You Tube montrant la vidéo infâme contient de nombreux commentaires qui lui apportent un soutien. En revanche, les détracteurs d’Helen Thomas - presque tous des sionistes - sont omniprésents et se gardent en général de révéler les conflits d’intérêts, fréquents chez ceux qui se sont exprimés.

Par exemple, Howard Kurtz du Washington Post, cite Jeffrey Goldberg, sans mentionner que Goldberg est un citoyen israélien qui a servi comme geôlier dans une prison israélienne qui a maintenu en détention, sans inculpation, des centaines de Palestiniens, dont certains ont été tués de sang-froid par le commandant de la prison.

Les grands groupes de presse ne semblent pas non plus avoir enquêté sur les rapports révélant que l’homme qui a pris Helen Thomas en vidéo, le rabbin David Nesenoff, a fait une autre vidéo, très offensante, qui le montre lui en compagnie d’un autre homme personnifiant un prêtre catholique bouffon, avec des immigrants mexicains.

De même, des bulletins d’informations qui nous apprennent qu’un lycée a annulé son invitation à Helen Thomas en qualité de conférencière pour une cérémonie de remise de diplômes, ont omis de dire à leurs lecteurs que de nombreux parents d’élèves de ce lycée, et de nombreux lycéens, avaient exprimé le souhait qu’Helen Thomas vienne donner sa conférence ; alors même que ce groupe passé sous silence représentait une majorité dans l’école. Les gens de ce groupe ont créé une page Facebook, « Helen Thomas aurait dû être notre conférencière » dans laquelle ils notent :

« Le but de notre groupe est de protester, sereinement mais fermement, contre le fait qu’une petite minorité ait eu le pouvoir d’imposer sa volonté à un groupe plus large en se lançant, ou en menaçant de se lancer, dans un discours perturbateur. Notre groupe affirme sa croyance dans un débat raisonnable et son sentiment que, ici, une nette minorité a pu l’emporter sur une grande majorité en dénaturant les questions et le débat. »

Le remplaçant d’Helen Thomas à la prochaine cérémonie de remise de diplômes sera Bob Schiefer, de CBS, qui a des liens familiaux étroits avec George W. Bush, et qui a rarement – voire jamais – contesté les mensonges d’une administration qui a précipité la nation dans la guerre et qui l’y maintient encore.

En ce qui concerne ses articles sur la question israélo-palestinienne, l’observatoire des médias Fairness and Accurate In Reporting (FAIR) a publié une alerte en 2006 contestant "la couverture superficielle et dédaigneuse d’événements complexes et tragiques" fournie par Schiefer.

On ne sait pas qui prendra le siège du premier rang qui était celui d’Helen Thomas lors des briefings de la Maison-Blanche. Vu l’état actuel de la presse, il est probable que les partisans d’Israël poussent en ce moment un ouf de soulagement.

Alison Weir
israel-palestinenews.org
Le 9 juin 2010.


Alison Weir est directrice exécutive de Si les Américains savaient (If Americans Knew). Les photos et vidéos citées dans cet article sont disponibles sur son site.
(http://ifamericansknew.org)

Traduit de l’anglais par JPH (28.06.2010).

Texte original en anglais (09.06.2010) :
http://www.israel-palestinenews.org/2010/06/as-israel-kills-and-maims-outrage-is.html

 


[1] Dans les vidéos (en anglais) présentées sous le lien http://www.gilad.co.uk/writings/kenneth-okeefe-says-it-all-must-see-video.html
on peut voir une présentatrice de la BBC justifier à sa façon la version israélienne officielle de l’opération meurtrière contre la flottille. Elle veut sans aucun doute se faire l’avocat du diable, mais elle n’y parvient pas : réplique après réplique, Ken O’Keefe lui enseigne - et nous enseigne - ce que sont la bonté et l’humanité.


Toutes les versions de cet article :
- As Israel kills and maims, outrage is directed at Helen Thomas


Auteur : Alison Weir - Source : Ecrits Politique - Silvia Cattori

 

 

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13861

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 18:52

couv'Un petit million à peine de manifestants pour défendre nos retraites ? Et la droite de pavoiser : La faible mobilisation ouvre la voie à la réforme, titre Le Figaro, qui conçoit ainsi sa mission d’informer. Libération se met quant à lui à l’heure de Rolland-Garros et croit bon de décerner un Avantage Sarkozy. Tout n’est-il pas déjà écrit d’avance ? Les grands médias ressassent jusqu’à la nausée le faux argument démographique et la propagande qui prétend l’allongement de la durée du travail inéluctable est puissamment auto-réalisatrice, comme disent les économistes des prédictions de "les-marchés". Parce qu’on sait bien qu’ils vont le faire. Comme ils font toujours ce qu’ils veulent, au fond, en méprisant les peuples tout en invoquant hypocritement une démocratie de plus en plus hypothétique.

 

 

une

   

Ils expliquent même la technique à utiliser dans un document officiel : le cahier N° 13 de politique économique du Centre de recherches de l’OCDE. Son titre ? La faisabilité politique de l’ajustement. D’un cynisme écoeurant. Extrait : "Les politiques de stabilisation économique et d’ajustement peuvent provoquer des troubles sociaux, voire mettre en péril la stabilité des pays. Dans ce Cahier de politique écononomique sont analysées les conséquences politiques de tels programmes. Il ressort de cinq études de cas approfondies et de deux échantillons importants de pays, en Amérique latine et en Afrique, que les coûts politiques en termes de grèves, de manifestations ou d’émeutes sont très différents d’une mesure de stabilisation à l’autre. Le calendrier d’application des mesures, le régime constitutionnel, les interventions ciblées des donateurs influent également sur ces coûts. Ces recherches ont ainsi permis de définir et de préciser les caractéristiques d’un programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat économique, minimise les coûts politiques. (...) le programme de stabilisation a un caractère d’urgence et comporte nécessairement beaucoup de mesures impopulaires puisque l’on réduit brutalement les revenus et les consommations des ménages en diminuant les salaires des fonctionnaires, les subventions ou l’emploi dans le bâtiment. En revanche, les mesures d’ajustement structurel peuvent être étalées sur de nombreuses années et chaque mesure fait en même temps des gagnants et des perdants, de telle sorte que le gouvernement peut s’appuyer facilement sur une coalition des bénéficiaires pour défendre sa politique." Ecoeurant, on vous dit. C’est comme ça sur 42 pages. Lisez : l’intégralité du document est consultable ici.

Documents joints

 


Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13127

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 08:35

4-squelettes.jpg

 

Arrêtons la machine infernale lancée par les Américains !

Alerte, nous sommes tous condamnés !

Par eva R-sistons 

 

Mes amis,

 

Notre civilisation est mortifère ! Elle est barbarie monstrueuse, et nos dirigeants sont complices du génocide planétaire en gestation, quand ils ne l'organisent pas eux-mêmes "en connaissance de cause" !

 

Imaginez-vous: Notre sort est entre les mains de fous génocidaires ! Non seulement ils nous empoisonnent chaque jour, comme en Inde, où ils imposent les OGM ou les pesticides, non seulement ils nous bourrent de vaccins aux conséquences plus qu'imprévisibles, non seulement ils hypothèquent notre avenir en programmant des crises financières et donc économiques et donc sociales aux conséquences dramatiques, mais ils empoisonnent notre air, la Terre-Mère, notre sol, notre sous-sol, quotidiennement, durablement, comme au Vietnam qui sans aucune indemnité d'ailleurs, endure aujourd'hui chaque jour et pour longtemps, mille maux !  

 

Effroyable ! Notre avenir, ou plutôt notre mort programmée, est entre les mains des criminels Américains devant lesquels chaque jour un peu plus, nous devons nous incliner servilement, comme avec des dirigeants à l'image de Sarkozy complètement inféodés à ces assassins de l'humanité ! Nous devons prendre conscience de la dangerosité totale de ce pays machiavélique, et exiger que les fous au pouvoir soient traduits pour crimes contre l'humanité, et pas seulement de guerre ! 

 

Ce que vous allez lire est édifiant. Il m'est souvent arrivé, sur ce blog, de fustiger les crimes commis par Israël à Gaza - tout petit territoire surpeuplé, le bombarder avec des armes de destruction massive revient à condamner, à terme, les Gazaouis aux malformations et à la mort, volontairement, c'est un génocide qui ne dit pas son nom -, et d'ailleurs les Israéliens ne seront-ils pas des victimes collatérales ? Le vent franchit les frontières ! J'en sais quelque chose, j'étais journaliste pour une chaîne de télévision française quand le nuage radio-actif de Tchernobyl a traversé la frontière, à Strasbourg, et nous avons scandaleusement dû taire les informations émanant de scientifiques du CNRS ayant mesuré les effets sur place. Oui, vous avez bien lu. Choquant ! La responsabilité des journalistes est totale. J'étais jeune, je confesse MA responsabilité dans le silence imposé - à contre coeur, certes.

 

Mais là, le crime est planétaire. En connaissance de cause, les dirigeants américains programment la mort, nous sommes tous condamnés, humains, sols, plantes, animaux... La vie sur terre ne sera plus possible, littéralement empoisonnée par des effluves mortelles ! Comment ne pas être horrifiés par les crimes de "l'Elite" qui s'est octroyée le pouvoir sur notre dos à tous, mais aussi, il faut le dire sans cesse, par leurs zélés alliés, innombrables, au sein du Pouvoir et au sein des Médias complices par leur silence ? Leur devoir serait d'alerter et d'empêcher, mais non, ils sont aux ordres des assassins de l'humanité !

 

Le premier de nos engagements devrait être d'exiger la vérité, bref que cesse le black-out sur la réalité. Par exemple, pourquoi parle-t-on toujours du terrorisme des deux mille membres d'Al Quaïda, en taisant celui, aux conséquences mortelles et planétaires, du terrorisme d'Etat ? Qu'attend-on pour mettre à jour et fustiger les crimes du grand capitalisme international (guerres, industries de mort chimiques, pétrolières ou alimentaires, crises provoquant chômage, désespoir, misère, suicides...etc) ? Qu'attend-on pour révéler les coulisses de la politique, à Bilderberg par exemple ? Il y va de l'avenir même de la vie sur terre, de l'avenir de nos enfants !!!! Quelle responsabilité !!!!

 

Alors oui, le premier de nos engaments devrait être de manifester en permanence devant les Rédactions jusqu'à ce qu'elles soient acculées à dire la vérité aux citoyens, pour qu'ils puissent, en connaissance de cause eux aussi, arrêter la machine infernale ! Qui organisera cela ? Il faut le faire, ou nos enfants sont condamnés !

 

Cordialement à tous, votre eva qui jusqu'au bout défendra la vie, le Bien commun, le Bien public - et non les intérêts particuliers !

 

 

arme-uranium-appauvri-j.jpg
 
Par LEUREN MORET

 

 

L’usage des armes à l’uranium appauvri par les Etats-Unis, annihilera doucement toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays continue à le faire en pleine connaissance de leur potentiel destructeur.

 

 

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à l’uranium appauvri, (...) (Note : l’OTAN affirme : « L’uranium appauvri n’est pas illégal. C’est une arme de guerre légale. Fin de l’histoire. Nous l’avons utilisée, c’est légal ». De fait, il n’existe à l’heure actuelle aucune convention internationale interdisant de manière expresse l’usage d’uranium appauvri, ni même aucun consensus en ce sens, comme le montre aisément la pratique des Etats.). L’usage continu de ces armes radioactives, qui ont déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de radiation et qui contamineront d’autres parties du monde, est vraiment une affaire mondiale et un sujet international. L’intention plus profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri ­ de l’Egypte, du Moyen Orient, d’Asie Centrale et de la moitié nord est de l’Inde ­ avec les impératifs géostratégiques US décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski en 1997 "Le Grand Echiquier".

 

Région du Sud* :« *Cette vaste région secouée de haines versatiles et entourée de puissants voisins en compétition peut probablement être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre états-nations que plus probablement, pour la prolongation de la violence ethnique et religieuse. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. » Brzezinski.

 

Le fait est que les US et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

 

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. *Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

 

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

 

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse-radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

 

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide. »

 
armes-uranium-j.jpg
 
Le « Manhattan Project 1943 » modèle pour l’uranium appauvri

 

Dans une note déclassée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’ « Usage de Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

 

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite... Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures... cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

 

Comme Contaminant de Terrain :

 

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu sur le sol soit par voie aérienne ou à partir du sol, si en territoire contrôlé par l’ennemi. Afin d’interdire le terrain à l’un ou l’autre côté, excepté aux dépends d’exposer du personnel aux radiations malfaisantes...Des endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue...pour le terrain courant il n’y a pas de méthodes de décontamination connues. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. ...Des réservoirs ou des puits seraient contaminés ou la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée. »

 

Exposition interne :

 

« ...Les particules inférieures à 1 micron se déposeraient plus probablement dans les alvéoles où soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang...pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, ou de la nourriture, ou de l’air. ...pourraient être prélevées des poumons ou du système G-I par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

 

Les deux produits de fission et le déchet uranium appauvri issus du Projet Bombe Atomique devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui le fait commencer à brûler à la très basse température de la friction dans le canon de l’arme, en fit dès lors et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était aussi plus disponible parce que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

 

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonné sur l’Irak bien avant 1991 :

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon...et il répandrait une vive terreur... » (Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

 

SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

 

Les armes à l’uranium appauvri ont été fournies en premier par les US à Israël pour un usage sous supervision US dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent le tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

 

Les militaires US admettent utiliser des projectiles à uranium appauvri dans des tanks et des avions, mais la présence d’ogives dans des missiles et des bombes est classifiée ou désignée comme un « dense » ou « mystérieux métal ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme « uranium appauvri » ou « métal dense », dont la densité ne peut-être que celles de l’uranium appauvri ou du tungstène pour s’adapter aux dimensions de l’ogive.

 

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à l’uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères de bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive d’uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisé depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussière radioactive et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

 

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.

 

A cause de maladies mystérieuses et de naissances défectueuses après la guerre rapportées parmi des Vétérans du Golfe ainsi que des civils dans le sud de l’Irak, et de maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU servant en Yougoslavie, des inquiétudes grandissantes au sujet des effets des radiations et des dommages causés à l’environnement ont soulevé l’outrage international quant à l’utilisation d’armes radioactives par les US après 1991. A la réunion 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir US de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

 

« Il incombe au reste du monde...de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

 

arme-uranim-soldat-j.jpg 
 
ILLEGALES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

 

 

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits Humains :

 

TEST DE LEGALITE DES ARMES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

TEST DE TEMPORALITE Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

TEST ENVIRONNEMENTAL ­ Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

TEST TERRITORIAL Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

TEST D’HUMANITE­ Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

 

L’avocate et humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests des armes légales devant le droit international, et qu’il est aussi illégal sous la définition d’une arme « poison ». (Note : Il n’y a aucun traité spécifique interdisant l’usage de projectiles à uranium appauvri. Des inquiétudes et un débat scientifique se développent actuellement au sujet des conséquences de l’utilisation de tels projectiles et il est possible que, dans le futur, il y ait, dans les cercles juridiques internationaux, un consensus estimant que l’utilisation de tels projectiles est contraire aux principes généraux du droit applicables à l’utilisation des armes dans les conflits armés. Aucun consensus de ce genre n’existe à présent). Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits Humains de l’ONU a déterminé en 1996 que *l’uranium appauvri est une arme de destruction massive *qui ne devrait pas être utilisée :**

 

RESOLUTION 1996/ 16 SUR L’ARRET DE L’UTILISATION DE L’URANIUM APPAUVRI ­ UA

L’utilisation militaire de l’UA viole la législation internationale humanitaire actuelle, incluant le principe qu’il n’y a pas de droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ; l’interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 §le HCIV ; Art. 35 §2 GP1), la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1) aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

 

Le déploiement et l’utilisation de l’UA violent les principes de protection des droits internationaux humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du sous-comité à l’ONU des Droits Humains.

 

QUATRE GUERRES NUCLEAIRES

 

Bien que restreinte aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement de l’histoire du monde. Incendies de puits de pétrole, bombardement de pétroliers et de puits qui répandirent des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. Les effets à long terme et de grande envergure, et la dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, ont eu un effet environnemental mondial. De la fumée des feux de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale répandront rapidement la contamination radioactive autour du monde, et le fil des saisons sur les vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres régions produira de nouvelles sources de contamination radioactive dans les années futures. Sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre aussi une grande augmentation de cancers du sein, de leucémies et de diabète infantile.

 
LE RAYONNEMENT NE RESPECTE AUCUNE FRONTIERE, AUCUNE CLASSE SOCIO-ECONOMIQUE, AUCUNE RELIGION.

 

.../...Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe rentrèrent aux US d’une guerre qui ne dura que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement US sur les bébés nés après la guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% des bébés présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Ils sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des bébés, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent « est-ce qu’il est normal ? »

.../...

Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, participa à un rapport ( http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm ) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant des années à venir. L’OMS lui refusa la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias ( http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm/ ) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, partage l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

« PEUR DE L’URANIUM APPAUVRI. » - clamée par G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche :

 

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas pour sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis de substantiels efforts pour promouvoir la fausse plainte que les tirs à uranium appauvri des forces de la coalition ont causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a distribué d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux ateliers de propagande majeurs. »

« Uranium est un nom qui a d’effrayantes associations dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge relativement facile à vendre ; et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »

 

« Mais des scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale pour la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

 

La guerre US en Afghanistan montra clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été estimées avoir été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

 

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’ai perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que les US nous ont apporté, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »

(Jooma Khan de la province de Lagham, mars 2003)

 

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement de l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait « dans leur estimation, si 50 tonnes de poussière résiduelle d’UA restent « dans la région » il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000]. » Les estimations d’armes à uranium appauvri utilisées en 1991, vont maintenant de 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres corps scientifiques.

 

Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9.000.000, selon la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Dans la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données ­ causant à peu près 22.000.000 de nouveaux cas de cancer. Dans son ensemble, le nombre total de patients atteints de cancer estimé en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990.

 

arme-uran.-tue-j.jpg
 
LES PARALLELES

 

« La guerre ne peut réellement causer aucun boum économique, au moins pas directement, puisque une augmentation de richesse ne peut jamais résulter d’une destruction de biens. »

Ludwig von Mises

 

Les parallèles entre l’Iraq, la Yougoslavie et l’Afghanistan sont étonnamment similaires. Les armes utilisées, les traités injustes offerts par les US, et le bombardement et la destruction de l’environnement et de toutes les infrastructures. Dans chaque ville d’Irak et de Yougoslavie, la télévision et des stations de radios ont été bombardées.

 

Les centres d’éducation étaient visés, et les magasins où était vendu le matériel éducatif étaient détruits presque le même jour. Pendant la durée des sanctions de l’ONU, l’Iraq n’avait même pas droit à des stylos pour les écoliers. Des antiquités culturelles et des trésors historiques ont été visés et détruits dans les trois pays, un genre de nettoyage culturel et historique, un traumatisme psychologique national collectif.

 

La contamination radioactive permanente et la dévastation environnementale de ces trois pays est sans précédent, s’ensuivant une énorme augmentation de cancers et de malformations congénitales suite aux attaques. Celles-ci s’amplifieront au cours du temps d’effets inconnus dus à l’exposition chronique, à l’augmentation du niveau interne de rayonnement de la poussière d’UA et des effets génétiques permanents transmis aux générations futures. En clair, il s’agit d’un plan de génocide depuis le début.

 

C’est aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à l’uranium appauvri, et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne reste que quelques générations épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement ­ nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol

 

Qu’est-il arrivé aux Droits Humains, aux Droits de l’Enfant, à la société civile et à communauté humaine ?

 

C’est aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à l’uranium appauvri, et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne reste que quelques générations épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement ­ nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol. 

 

« Notre patrimoine génétique collectif, évoluant depuis des millions d’années, a été sérieusement endommagé ces cinquante dernières années. Le temps restant pour renverser cette culture de « moutons de Panurge » nous est compté. Dans le futur, que direz-vous à vos petits-enfants de ce que vous avez fait du meilleur de votre vie pour contrer ce processus de mort ? » (Rosalie Bertell, 1982)

 

 LES RAISONS PROFONDES : G*O*D* [Gold, Oil, Drugs] [ Or, Pétrole, Drogues]

 

« Nous devons devenir les propriétaires, ou à tout prix les contrôleurs à la source, d’au moins une proportion du pétrole dont nous avons besoin. »

(Commission Britannique Royale, s’accordant à la politique de Winston Churchill envers l’Irak 1913 ).

 

« Il est clair que notre nation soit dépendante d’une grande quantité de pétrole étranger. De plus en plus de nos importations proviennent d’outre-mer. »

(US Président G.W. Bush, Beaverton, Oregon, 25 septembre 2000).

 

« S’ils branchent les radars nous allons faire exploser leurs maudits SAMs (missiles à décollage vertical). Ils savent que nous possédons leur pays. Nous possédons leur espace aérien... Nous dictons leur manière de vivre et de parler. Et c’est ce qu’il y a de grand dans l’Amérique d’aujourd’hui. C’est une bonne chose, spécialement quand il y a beaucoup de pétrole là-bas dont on a besoin. »

(US General William Looney en 1999, se référant à l’Irak).

Par LEUREN MORET

2 avril 2004

http://www.armees.com/Les-armes-a-l-uranium-appauvri,231

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13142&rech=22886#22886

 

 

 Commentaires :

 

Cette arme est utilisée par les USA en Irak et les Israéliens à Gaza...

 

Tout à fait exact.

Les USA l'ont utilisée en ex-Yougoslavie et pendant la guerre du Golf et l'utilisent encore Irak et Afghanistan.

 

C'est horrible. Merci pour cet excellent article

Cette citation de Rosalie Bertel :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide.

 

C'est horrible. Je n'ai pas encore eu le temps de lire l'article en entier mais suis déjà sensibilisée au sujet.

Il y a un livre qui donne beaucoup d'éléments: "les armes à uranium appauvri: jalons pour une interdiction". C'est un ouvrage collectif publié en 2005 par le GRIP (Belgique). On peut acheter le livre en ligne sur www.grip.org, référence:  253 • LES ARMES A URANIUM APPAUVRI - Jalons pour une interdiction (Ouvrage collectif)

je n'ai pas d'actions dans cette maison d'éditions - Mélanie

 

Pour compléter cet article, une vidéo sur ce sujet :

http:// www.ubest1.com/index.php?option=com_seyret&Itemid=27&task=commentaire&nom_idaka=15036&anarana=video&ecrit=Rikiai&vi=Rikiai_1274364391_video.flv

 

Ceci sur le site de Dazibaoueb,

 

et sur armees.com :

 

Bonjour,
Juste un complément d’information : en plus de la pollution radioactive,que penser de la pollution chimique induite par l’uranium appauvri,qui est un métal lourd , extrêmement toxique indépendamment des radiations,surement plus que le plomb ?

 

Le mien :

 

Il faut aussi comprendre que les Américains, qui n'ont aucune culture en dehors de celle, mortifère, du colt, tuent aussi la culture des peuples, délibérément, comme en Irak, pourtant berceau des civilisations. Ce pays est à mettre à l'index, au lieu de nous servir de modèle à travers les dirigeants corrompus !  Eva R-sistons

 

 

Déniché sur le même site,

un raccourci saisissant de l'Histoire irakienne récente...

 

 

Reçu ce commentaire:

Merci Eva d'avoir repris l'article en entier (ou presque).
Vous êtes journaliste et vous faites très bien votre travail.
Moi, je suis matheuse et scientifique.
Vous avez raison, il faut faire savoir que l'uranium 238 est mortel pour toute l'humanité. Je ne parlerai plus d'uranium appauvri mais d'uranium 238, qui a une durée de vie de 4,5 milliards d'années : le mot "appauvri" étant trompeur.
Bien merci à vous et à votre talent, ainsi qu'à votre immense courage.

Amitié virtuelle mais sincère,
Marie Paule.

 

 

Et reçu ce commentaire sur un autre site:

Depuis de trop nombreuses années, les publicitaires utilisent des arguments faussement écologiques pour vanter les mérites de produits bien loin de pouvoir prétendre défendre l'environnement. Des 4x4 écologiques aux éco-bouteilles en plastique, des pesticides qui protègent l'environnement aux lessives naturelles, écologiques, bonnes pour l'environnement... nombre d'exemples nous prouvent que l'auto-régulation du secteur publicitaire effectuée par et pour les publicitaires est particulièrement laxiste. Pire, l'autorité, composée majoritairement de publicitaires, censée contrôler le contenu de ces publicités "mensongères" est aux abonnés absents, oubliant soigneusement de sanctionner, a priori, les publicités les plus scandaleuses. Grâce à l'absence de l'Etat en matière de règlementation, les publicitaires peuvent donner libre cours à leur "créativité". "Créativité" qui s'exprime en utilisant des arguments induisant délibérément le consommateur en erreur

 

Ecrit par : saltabank | 29.05.2010 (Courrier International, commentaire de CET article)

 

Ainsi que celui-ci:

Nouvelle campagne d'Agir pour l'Environnement - "Nucléaire EPR à Penly : Inutile, dangereux, coûteux !" projections, débats, pétitions dans une ambiance sérieuse et bonne enfant.

CINE-DEBAT (Paris) - Quand la pub lave plus vert que vert ! (Entrée libre et gratuite)

INFO PRATIQUE
Date et heure : Mercredi 02 juin 2010 à 19h30
Lieu du ciné débat : Centre culturel La Clef - 21, Rue de la Clef - 75005 PARIS (Métro Censier ou Monge)
Renseignements : 01 40 31 02 37
Entrée LIBRE et GRATUITE

Projection du documentaire : HOLD-UP SUR L'ECOLOGIE (documentaire de José Bourgarel - 55 min)

N'hesitez pas a venir nous rejoindre Evènement FaceBook : http://www.facebook.com/event.php?eid=123478554343055&ref=mf

Ecrit par : citoyenactif | 29.05.2010

Partager cet article
Repost0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:39

HONDURAS  : l’ONU s’émeut des assassinats
de journalistes, pas RSF

L’association française Reporters sans frontières n’a pas placé le Honduras dans sa liste des Etats prédateurs de la liberté d’expression, publiée le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. L’ONG pro-US estime qu’il n’est pas établi que ces meurtres soient liés au contexte politique et que l’actuel gouvernement est démocratique.

 

Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire, orchestré par les Etats-Unis, a renversé le président élu Manuel Zelaya et placé au pouvoir Roberto Micheletti. Le 29 novembre, la junte a convoqué des élections et déclaré vainqueur Porfirio Lobo Sosa. Le nouveau régime a fait appel à des experts israéliens du maintien de l’ordre. La répression s’est concentrée sur des assassinats ciblés, dont ceux de journalistes.

 

Le 10 mai 2010, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits à la liberté d’expression et d’opinion, Frank La Rue, le Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires, Philip Alston, et la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, ont appelé les autorités honduriennes à faire toute la lumière sur les sept assassinats de journalistes survenus en six semaines dans le pays.

 

http://www.voltairenet.org/article165370.html

Partager cet article
Repost0
27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 02:23
GIEC, OMS, Goldman Sachs : les Menteurs sont dans la place, et les gens regardent ailleurs.

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 09:17

 

Avraham Burg, Wikipedia 

 

  Avraham Burg by David Shankbone.jpg

 

« Lutter contre le sionisme c'est lutter contre l'antisémitisme... »

 

L’antisémitisme : permission de tuer

  

              Le mercredi 31 mars, le corps de Monsieur Saïd Bourarach a été repêché dans le canal de l’Ourcq. L’affaire remonte à la veille, mardi 30 mars. Résumons les faits. Monsieur Saïd Bourarach est vigile dans un magasin de bricolage situé à Bobigny. Juste après la fermeture du magasin (19h), un client, voulant entrer de force malgré la fermeture se heurte au vigile. Altercation, le client revient avec des proches, échanges de coups et le vigile termine dans le canal de l’Ourcq. Cherchant à fuir ses agresseurs, a t’il  été poussé comme le laissent entendre ses proches ?

 

              Il se trouve que les agresseurs sont juifs et que la victime est d’origine marocaine (marié, père de trois enfants et travaillant dans son entreprise depuis bientôt deux ans). L’appartenance communautaire des agresseurs explique immédiatement le peu de retombées médiatiques que cette affaire a provoquées. Imaginons une seconde la situation inverse : un vigile juif est agressé par des Français musulmans et retrouvé mort au fonds du canal ? On entend d’ici, le bruit de toute la machine médiatique, les cris d’indignation concernant « la montée de l’antisémitisme », on imagine facilement, comme cela s’est vu dans le passé, des hommes politiques français, manifester derrière le drapeau israélien. Mieux encore, tout le monde se souvient de la fausse agression antisémite dans le RER, qui, dès le départ, a été condamnée par toute la classe médiatico politique alors qu’il s’agissait d’une affabulation d’une mythomane. Ainsi donc, en France, toute injure, toute altercation avec un juif est obligatoirement un acte antisémite et toute la France, au garde à vous doit culpabiliser avant d’aller manifester derrière le drapeau israélien.

 

              Quand il s’agit d’un Français « d’origine » (expression qui indique que certains sont plus français que d’autres…) maghrébine, africaine ou autres, qui est agressé par des membres de la communauté juive, on nous demande, dès le départ et avec insistance, de n’y voir aucun racisme ! Souvent, il faut que, localement et nationalement, les membres de la famille de la victime et ses amis se battent pour briser le silence des médias et donner à l’affaire le retentissement qu’elle mérite.

 

              Nous avons encore en mémoire l’affaire Fofana et l’instrumentalisation que les sionistes en ont faite. Nous avons aujourd’hui, la mort de Monsieur Saïd Bourarach et il est facile de comparer : « le deux poids, deux mesures » continue, l’agression commise par des membres de la communauté juive contre un non juif est, d’entrée de jeu, occultée, minimisée… Avant même que l’enquête n’ait commencé, on nous demande de ne voir dans l’agression commise par des Juifs, aucune dimension raciste. Le cadre est fixé d’avance. Pire encore, les agresseurs de Monsieur Saïd Bourarach, non seulement nient les faits, mais affirment avoir été « victimes d’insultes antisémites ». Vous avez bien lu « victimes » : le vigile est mort mais déjà les agresseurs présumés se posent en victimes, ressortant « l’antisémitisme ».

 

              A ce propos, la palme de l’ignominie revient à SOS-Racisme. Ces antiracistes « institutionnels » et grassement subventionnés s’empressent d’ajouter (à propos des prétendues insultes antisémites) : « en tout état de cause sur ce dernier point, SOS-Racisme entend rappeler que rien ne saurait justifier un éventuel homicide ». Quelle prudence dans le langage quand les agresseurs sont juifs, quelle façon également de laisser entendre que face à d’éventuelles insultes antisémites, il n’y a pas que l’homicide … En effet, nous connaissons tous, l’arsenal en place, pour réprimer le prétendu antisémitisme de la société française, pour le plus grand profit du lobby sioniste en France.

 

              Si l’on souhaite que cette affaire aille jusqu’au bout, il faut que les intéressés (non seulement les proches de la victime mais tous ceux qui ne supportent plus la domination et l’insolence sionistes en France) fassent preuve de la plus grande vigilance. Il ne faut pas que les responsabilités soient diluées (on commence déjà à parler de bandes rivales…) avant d’être étouffées, sous prétexte d’éviter des conflits intercommunautaires. Il n’y a pas de conflit intercommunautaire. Il y a une réalité toute simple, facile à constater, un lobby, le lobby sioniste a pris le pouvoir en France et fait sa loi.

 

 

              Au nom de tous les adhérents et amis du Parti Anti Sioniste, je présente mes plus sincères condoléances à la famille de Monsieur Saïd Bourarach et les assure que le Parti Anti Sioniste, que j’ai l’honneur de présider, ne relâchera pas sa vigilance pour que toute la lumière soit faite sur ce drame.

 

Yahia Gouasmi

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/l-antisemitisme-permission-de-tuer-0384.html

 

 

 

 

Avraham Burg, ancien président du parlement israélien :

« Nous sommes déjà morts »

"Avoir défini l’Etat d’Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l’ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l’agence juive, Avraham Burg.

M. Burg n’a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu’à qualifier Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu’il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu’après la création d’Israël, le sionisme aurait dû être aboli. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense d’un Etat juif démocratique, il indique : "C’est confortable, c’est sympa, c’est de la guimauve, c’est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude, mais c’est de la nitroglycérine."

Auteur d’un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste "La Paix maintenant "envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l’image d’Hitler" et "je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité".
Ce militant du dialogue avec les Palestiniens qualifie la société israélienne de "paranoïaque", pense que "la clôture de séparation procède de cette paranoïa" et s’insurge contre "la xénophobie". Il constate que "de nombreuses lignes rouges ont été franchies au cours des dernières années". Il y a, selon lui, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus".

M. Burg compare l’état de la société israélienne à l’encontre des Arabes à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d’Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !".

Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie "d’Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation."

 

http://www.partiantisioniste.com/actualites/avraham-burg-ex-president-de-la-knesset-nous-sommes-deja-morts-348.html

Partager cet article
Repost0
19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 23:33
Criminaliser la critique envers Israel (Counterpunch)
Paul CRAIG ROBERTS

photo : Rahm Israel Emanuel, chef de cabinet d’Obama.

Le 16 octobre 2004, le président George W. Bush a signé la loi du lobby israélien, Global Anti-Semitism Review Act. Cette loi confie au Département d’Etat des Etats-Unis (ministère des affaires étrangères – NDT) la surveillance de l’antisémitisme à travers le monde.

Pour surveiller l’antisémitisme, il faut d’abord le définir. Quelle est sa définition ? Selon le lobby israélien et Abe Faxman (directeur de la « Ligue Anti-diffamation » - NDT), cela pourrait se résumer à « toute critique envers Israël ou les juifs ».

Rahm Israel Emanuel (chef de cabinet d’Obama - NDT) n’a pas perdu son temps à la Maison Blanche. Dès qu’il aura fait adopter la loi « Hate Crimes Prevention Act of 2009 » (« loi contre les crimes/délits de haine »), aucun américain ne pourra dire la vérité sur le traitement infligé par Israël aux Palestiniens et le vol de leurs terres sans tomber dans l’illégalité. Il sera interdit aux Chrétiens de faire référence au Nouveau Testament qui dit que les Juifs ont exigé la crucifixion de Jésus.

Il sera interdit de mentionner l’influence extraordinaire du lobby israélien auprès de la Maison Blanche et du Congrès, comme ces résolutions écrites de l’AIPAC qui ont félicité Israël pour ses crimes de guerre contre les Palestiniens de Gaza, et qui ont été approuvées par 100 % du Sénat et 99 % de la Chambre des Représentants tandis que le reste du monde condamnait Israël pour ses actes barbares.

Il sera interdit d’émettre des doutes sur l’Holocauste (une révolution aux Etats-Unis où la liberté d’expression – jusqu’à présent – était « sacrée ». Mais il sera toujours possible d’enseigner que le monde a été crée il y a 5000 ans - NDT).

Il sera interdit de faire remarquer la représentativité disproportionnée des Juifs dans les médias et leur influence sur la politique étrangère (des Etats-Unis).

En d’autres termes, cette loi marque la fin de la liberté d’expression, de la liberté d’enquêter, et du premier amendement de la Constitution. Tout fait ou vérité qui toucherait Israël sera tout simplement interdit.

Etant donné la politique du gouvernement des Etats-Unis, qui tend à faire imposer sa loi au monde entier, qui deviendront la Croix-Rouge Internationale, la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et les différentes organisations de défense des droits de l’homme qui ont demandé une enquête sur l’agression militaire d’Israël contre la population civile de Gaza ? Seront-elles emprisonnées pour critique « excessive » d’Israël ?

La question est sérieuse.

Un rapport récent de l’ONU, qui n’a pas encore été publié dans son intégralité, pointe Israël du doigt pour l’attaque contre un bâtiment des Nations Unies à Gaza. Le gouvernement israélien a riposté en accusant le rapport d’être « ouvertement tendancieux » ce qui classe le rapport de l’ONU dans la catégorie des « critiques excessives et d’expression de sentiments ouvertement anti-Israéliens ».

Israël est en train de réussir à utiliser ouvertement le gouvernement des Etats-Unis pour réduire au silence ses critiques malgré le fait que c’est la presse et les soldats israéliens ont révélé les atrocités israéliennes à Gaza et le meurtre prémédité de femmes et d’enfants encouragés par des rabbins. Il s’agit clairement de crimes de guerre.

C’est la presse israélienne qui a publié les images de T-shirts de soldats israéliens qui démontraient que la volonté délibérée d’assassiner des femmes et des enfants faisait désormais partie de la culture de l’armée israélienne. Les T-shirts étaient l’expression horrifique d’une barbarie. Sur un t-shirt on pouvait voir une palestinienne enceinte avec une cible sur le ventre et le slogan « une balle, deux morts ». Ces T-shirts sont une indication que la politique israélienne envers les Palestiniens est celle d’une extermination.

Depuis des années, les critiques les plus violentes des mauvais traitements infligés aux Palestiniens émanent de la presse israélienne et des mouvements pacifistes israéliens eux-mêmes. Par exemple, le quotidien israélien Haaretz et Jeff Halper de l’ICAHD ont fait preuve d’une conscience morale qui apparemment fait défaut aux démocraties occidentales où les crimes d’Israël sont couverts et même loués.

La loi US sur la haine sera-t-elle appliquée à Haaretz et Jeff Halper ? Les commentateurs US qui ne feront que reprendre les informations de Haaretz et de Jeff Halper seront-ils arrêtes pour « propagation de haine envers Israël et antisémitisime » ?

De nombreux américains ont le cerveau lavé par la propagande selon laquelle les Palestiniens sont des terroristes qui menacent un Israël innocent. Ces Américains considéreront cette censure comme une simple mesure rendue nécessaire par la lutte contre le terrorisme. Ils accepteront la diabolisation de leurs concitoyens qui rapporteront des faits indéniables sur Israël et approuveront que ces derniers soient punis pour avoir aidé des terroristes.

Une forte pression est exercée pour criminaliser toute critique envers Israël. Des professeurs d’université américains ont été les victimes d’une manoeuvre bien orchestrée pour éliminer toute critique. Norman Finkelstein s’est vu refuser un poste à l’université Catholique suite aux pressions du lobby israélien. A présent le lobby est en chasse contre le professeur de l’université de Californie (et Santa Barbara) William Robinson. Le crime de Robinson http://fr.mc261.mail.yahoo.com/mc/h... : son cours sur la politique internationale dont certaines lectures des critiques de l’invasion de Gaza par Israël. http://www.counterpunch.org/henwood...

Le lobby israélien a apparemment réussi à convaincre le Département de Justice (sic) d’Obama qu’accuser deux officiels de l’AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, d’espionnage est un acte antisémite. Le lobby israélien a réussi à retarder leur procès pendant quatre ans et à présent le procureur général Eric Holder a abandonné les charges. Pourtant, Larry Franklin, l’officiel du Département de la Défense qui a été accusé de fournir des documents à Rosen Et Weissman, purge actuellement une peine de prison de 12 ans et 7 mois. L’absurdité de la chose est extraordinaire. Deux agents israéliens ne sont pas coupables de recevoir des secrets, mais un officiel américain est coupable de les avoir donnés ! S’il n’y a pas d’espion dans l’histoire, comment Franklin a-t-il pu lui fournir des secrets ?

La criminalisation de toute critique envers Israël met fin à tout espoir de voir les Etats-Unis mener une politique étrangère indépendante au Moyen-Orient et qui serve les intérêts de l’Amérique plutôt que ceux d’Israël. Elle met fin à tout espoir de voir les Américains échapper à leur endoctrinement par la propagande israélienne.

Afin de maintenir leurs esprits emprisonnés, le Lobby oeuvre pour faire interdire, pour antisémitisme, toute vérité ou fait qui serait désagréable pour Israël. Il est permis de critiquer n’importe quel pays dans le monde, mais critiquer Israël relève de l’antisémitisme, et l’antisémitisme deviendra bientôt un délit de haine dans tout l’occident.

La majorité de l’Europe a déjà interdit l’expression de doutes sur l’Holocauste. Il est même interdit de le reconnaître mais de mettre en doute le chiffre de six millions de Juifs assassinés. Pourquoi l’Holocauste est-il intouchable ? Comment un événement aussi indéniable peut-il être mis en danger par quelques cinglés antisémites ? A-t-il réellement besoin d’être protégé par une police de la pensée ?

Emprisonner les gens pour leurs questionnements est l’antithèse de la modernité.

Paul Craig Roberts
Ancien secrétaire adjoint au Trésor de l’administration Reagan.


ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/roberts05072009.html

traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

http://www.legrandsoir.info/Criminaliser-la-critique-envers.html

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 07:12

La complicité des médias dans la promotion de la guerre







Les spécialistes de la communication présentent, aujourd'hui, les guerres comme nécessaires, légales, utiles, morales, propres, chirurgicales... et ils nous y préparent, psychologiquement, à l'avance (1).


Les peuples aspirent à la paix. Mais l'oligarchie qui s'est octroyée le droit de vie et de mort sur les citoyens du monde entier, programme les guerres qui lui permettront de réaliser de juteux profits. De nombreux élus, à tous les niveaux, sont les alliés objectifs de ces politiques relayées par les médias. Ces derniers sont d'ailleurs, en France, aux mains des industriels de l'armement, et ils font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre. (2). La guerre est même présentée comme un moyen de promotion des femmes (3) ! Les guerres, comme celle de l'Afghanistan,
permettraient d'améliorer le sort des femmes.
A l'inverse, inutile de proposer une émission sur la paix : lorsque j'étais journaliste pour une grande chaîne de télévision française, une seule de mes émissions a été censurée, celle où j'avais interviewé la présidente de l'Association internationale des Femmes pour la Paix.


Laura Ingraham, star de la “talk radio” d'ultra-droite.


On ne dira jamais assez à quel point le rôle des médias est déterminant dans la mise en œuvre des politiques élaborées en haut lieu; les journalistes deviennent les complices de la mise à mort programmée de pans entiers de populations ! (4)


Des signaux inquiétants


Le 22-23 mai 2003, le
Congrès américain a en quelque sorte "légalisé" l'emploi de la bombe nucléaire à des fins militaires.Celle-ci serait considérée au même titre que les autres bombes, ni plus ou moins dangereuse (5).


En janvier 2008, cinq anciens généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures, même préventives: « La nouvelle est passée jusque là relativement inaperçue : cinq anciens généraux de l'Otan, et pas des moindres, ont rédigé un manifeste pour une nouvelle organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui prévoit, selon le Guardian, que " l'Occident doit être en mesure de déclencher une attaque préventive pour contrecarrer la menace imminente d'une diffusion d'armes nucléaires ou de destruction massive. » (6) . Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle - une aubaine pour les partisans de la dépopulation, sans doute. Derrière leurs écrans, bien à l'abri (7), des hommes sèment mort et désolation sur la terre; et en coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les barons du pétrole aussi.


Et comme l'horreur est banalisée, on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. En regardant une vidéo de la guerre d'Irak, on peut y apprendre que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué. Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir une partie de la population qui déplaît. Guerre du Bien contre le Mal, bras armé de Dieu pour libérer le monde et amener par la guerre la paix sur terre, on connaît les refrains de Bush (8) ! Ce qu'on commence à découvrir, c'est que le président Obama les a repris à son compte, dans les faits (9), sans le claironner.  Le voici partant à la conquête du monde (10) pour la « glorieuse Amérique », l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan... sans se désintéresser d'Haïti, de l’Honduras, de l'Iran - pour commencer. Il est inquiétant, aussi, de voir trois Prix Nobel de la Paix (Wiesel, Peres, Obama) envisager la guerre contre l'Iran ou réclamer son « désarmement nucléaire ». Une guerre qui risque d'enflammer la planète ! De plus, les États-Unis semblent dorénavant menacer la Chine.(11)


Bientôt la troisième guerre mondiale ?


La troisième guerre mondiale est-elle pour bientôt ? Certains, comme Pascal Boniface, parlent de quatrième guerre mondiale, la troisième ayant été, selon eux, "la guerre froide". Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante...  avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens (12) sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! Vous avez dit la « der des ders » ?


L'atmosphère est propice à une nouvelle guerre mondiale. Les maîtres mots, aujourd'hui, sont "compétition", "guerre économique", "guerre préventive", "colonisation", "mondialisation”... , et puis on fabrique des armes à l'infini, toujours plus sophistiquées et qui sont évidemment appelées à servir (13) , les discours belliqueux se multiplient, précédant souvent les opérations elles-mêmes (14), certains pays comme le Canada opèrent un tournant militariste (15), des navires russes sillonnent les mers des Caraïbes (16), et l'OTAN fait peser de graves menaces sur le monde (17).


Pour compléter ce tableau peu rassurant, on peut se demander si la création de l'Union européenne est un gage de paix, ou de guerres futures, en s'enrôlant sous la bannière de l'OTAN (18).


Aux mains d'irresponsables, le monde est dangereux.. En coulisses, ou ouvertement, ils poussent à la guerre : les néoconservateurs chrétiens extrémistes font clairement l'apologie de l'hégémonie étasunienne hors des frontières, les ultra-sionistes aspirent à la guerre mondiale pour que triomphe enfin le peuple élu, et les Islamistes fanatiques soufflent sur les braises judéo-chrétiennes...


La guerre est inscrite dans la logique du capitalisme


Alors, guerre, ou pas ? Quoiqu'on en dise, elle est plus que probable. Pour prospérer, le capitalisme a besoin d'innombrables victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à "mourir pour la Patrie". Or, quand il est en crise, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux États-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie militaire est la plus florissante. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne "évangélique" !


Certains sont persuadés que les États, en grande difficulté financière, ne sont pas prêts à partir en guerre. Tous les faits nous indiquent le contraire. C'est parce que le capitalisme est en faillite, c'est parce qu'il s'effondre, qu'il a besoin, comme après 1929, d'une conflagration majeure pour redémarrer... Et puis, le désespoir incite à l'irrationnel. La City et Wall Street sont aux abois, et les anglo-Saxons ne veulent pas perdre leur leadership au profit de pays plus dynamiques comme la Chine, surtout si elle est liée à des pays comme la Russie, le Venezuela ou l'Iran, grands producteurs de pétrole. Enfin, les nations de l'Eurasie sont considérées comme des territoires riches en ressources essentielles pour l'avenir.


Tout indique que les cartels internationaux, les banquiers, le Bilderberg... veulent provoquer une troisième guerre mondiale qui sera, n'en doutons point, nucléaire ! 
L'Iran est menacé par les puissances occidentales qui prétendent la dissuader de développer l'énergie nucléaire . Et il  est encerclé par ces puissances hostiles





Vous le savez sans doute, les généraux étasuniens, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush lorsqu'il brûlait d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important. Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont guère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les États-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion. Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie étasunienne, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait.


Reste l'inconnue israélienne: les récentes déclarations de Shimon Peres au Bundestag («L'Iran est un danger pour le monde.») (19) ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque. Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les bushistes ne renieraient pas. La France de Sarkozy, contrairement à celle de Chirac, pousse à la guerre: « La France et les États-Unis veulent "travailler" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à de nouvelles sanctions contre l'Iran sur son programme nucléaire», a déclaré à la presse le ministre français de la Défense, Hervé Morin, au côté de son homologue américain, Robert Gates. «Nous avons évoqué l'Iran (...) Notre convergence de vues est totale», a déclaré le ministre français après des discussions avec le chef du Pentagone. Il n'y a « pas d'autre choix que de travailler à d'autres mesures » au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté Hervé Morin (20).


Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs semblent prépondérants: la crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par des extrémistes. Outre le désir de domination de la région et le besoin de sécurité, le mobile essentiel d'Israël, pas forcément avoué, serait-il  la peur ? 


Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, nous pourrons être surpris. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les puissances sont prêtes à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Et plus on nous parlera d'identité nationale, de choc de civilisations, plus la confrontation sera, sans doute, inévitable !(21)


Quant à nous, nos meilleures armes devraient être la prévoyance, la solidarité et la créativité... et la dénonciation des  mensonges médiatiques !

  

   

 
Notes

 

(1) Le correspondant de Washington du journal «Die Welt» fit acte d’agitation guerrière le 25 janvier: les prises de position actuelles du gouvernement allemand en ce qui concerne l’Afghanistan et l’Iran sont «l’expression d’une préparation psychologique pour un conflit probablement majeur dans le Golfe persique, dont l’Allemagne ne peut pas se tenir à l’écart du fait de son histoire». L’article se répand dans un scénario de guerre et conclut: «Angela Merkel prépare l’Alle­magne à une défense commune avec Israël.»

http://www.alterinfo.net/Agitation-guerriere-et-politique-secrete-Qu-ont-convenu-a-Berlin-les-gouvernements-allemand-et-israelien_a42431.html 


(2)
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25474704.html  - Marie Drucker sur France 3, mercredi 3 décembre 2008, avec son "Prêts à mourir pour la France ?", "retour sur la France des héros" http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://r-sistons.over-blog.com/article-25362305.html 


(3)
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/, http://r-sistons.over-blog.com/article-25426833.html


(4) Les cinq règles de la propagande de guerre,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-33565761.html  - Propagande de guerre, propagande de paix : http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-23413830.html 


(5)
http://sos-crise.over-blog.com/article-etats-unis-sur-le-chemin-de-la-guerre-nucleaire-globale-44793585.html  (Les États-Unis sur le chemin de la guerre nucléaire)


(6) Otan : Cinq généraux veulent des frappes nucléaires préventives.
http://www.rue89.com/2008/01/26/otan-cinq-generaux-veulent-des-frappes-nucleaires-preventives . Le but : empêcher l'usage d'armes de destruction massive. Ce quinquet de « sages » propose donc tout bonnement que les États-Unis, la Grande-Bretagne ou la France ( » l'Occident » nucléaire, donc) puisse atomiser un pays non plus pour répondre à une attaque nucléaire, ni même pour » préempter » une telle attaque qui serait imminente, mais simplement pour empêcher un pays d'utiliser des armes nucléaires, chimiques ou bactériologiques. Avec une telle doctrine, les États-Unis auraient été en droit de rejouer Hiroshima à Bagdad en 2003, où à Pyongyang en 2006 ? Et même, pourquoi pas, à Téhéran en 2007 ? Une doctrine rejetée pendant la guerre froide. Selon nos cinq généraux, relève Le Monde, l' » emploi en premier' » de la bombe est légitime, puisqu'il aurait servi de fondement à la planification nucléaire de l'Otan pendant la guerre froide.


(7)
http://bridge.over-blog.org/article-la-drone-de-guerre--43951158-comments.html#c 


(8) Assurément, le président américain, judéo-chrétien fondamentaliste, qui cherche à remettre chaque peuple à sa place selon l’ordre divin, ne peut trouver meilleure source d’inspiration que la lecture du Livre d’Isaïe ! Sa politique atteint au sublime. Il est le bras armé de Dieu, le messie et le berger qui protège tout à la fois le vieux peuple élu et le nouvel Israël...
http://www.chemins-cathares.eu/020113_georges_bush_messie_dieu.php 


(9) Document d'Arte, les Hommes de la Maison Blanche, 2000. Il montre que la politique, d'un Président à l'autre, varie peu... "C'est un retour à la loi du plus fort de l'Allemagne nazie menant à la guerre préventive, unilatérale, sans menace, un retour aux règles existant avant la 2e guerre mondiale" (Roger Normand)


(10) Pour ceux pour lesquels cela semblait impossible il ya un an, cela se produit : la politique étrangère d’Obama est plus agressive et dangereuse pour l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine qu’elle de George Bush. Mais cette réalité n’a pas encore été devenue évidente à la grande majorité, influencé par la campagne mondiale qui présente le président américain comme un homme politique progressiste et défenseur de la paix.
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-politique-de-l-administration-obama-menace-l-humanite-44499490.html 


(11) La possibilité d’une nouvelle guerre américaine a augmenté la semaine dernière lorsque l’administration Obama a sévèrement critiqué à la fois la Chine et l’Iran. Le premier acte d’agression a été lancé par la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, qui a « averti » la Chine qu’elle devait soutenir des sanctions économiques drastiques contre l’Iran (ce qui constituerait un acte de guerre). 8 février 2010,
http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2541:une-autre-guerre-americaine-obama-menace-la-chine-et-liran&catid=6:articles&Itemid=11 


(12)
http://r-sistons.over-blog.com/article-tandis-que-le-crif-festoie-a-gaza-les-meres-accouchent-d-enfants-malformes-44238621.html 


(13) Les observateurs ont également réitéré que les USA ont été le plus grand exportateur d’armes sur les deux dernières décennies, avec la plupart de ses clients situés dans le Moyen-Orient et dans la région du Golfe Persique. Ils ont ajouté que les États-Unis se sont servis de l'Iran comme d’une sorte d’« épouvantail» pour mettre sur le marché et vendre ses armes dans la région
http://www.alterinfo.net/Petraeus-une-attaque-contre-l-Iran-pourrait-provoquer-l-effet-inverse-escompte_a42259.html 


(14) "Mais ses stratèges militaires (d'Israël) sont plus malins et imprévisibles que jamais. Les récents discours en provenance d’Israël suggèrent qu’une future guerre au Liban ciblera aussi très probablement la Syrie. Bien que cela ne signifie pas nécessairement qu’Israël ait réellement l’intention de prendre pour cible l’un ou l’autre de ces pays dans un avenir proche, il s’agit certainement du type de langage qui souvent précède des opérations militaires israéliennes.".
http://www.alterinfo.net/La-guerre-qui-vient_a42314.html 


(15)
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10666  Les vrais enjeux de l'intervention canadienne en Afghanistan  


(16)
http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=42 


(17)
http://chiron.over-blog.org/article-otan-une-menace-assez-serieuse-pour-la-russie-patrouchev-44607354.html , et
http://fonzibrain.wordpress.com/2010/02/08/doctrine-militaire-moscou-craint-avant-tout-lotan/  : Le président russe Dmitri Medvedev a validé hier une nouvelle doctrine militaire qui place l’OTAN en tête des menaces pesant sur la sécurité de la Russie. Le texte de la doctrine, publié sur le site du Kremlin, place au premier rang des «principaux dangers militaires extérieurs» le fait que l’OTAN cherche à «mondialiser ses fonctions, en violation des normes du droit international». Le document dénonce aussi le rapprochement des frontières russes «de l’infrastructure militaire des pays membres de l’OTAN, notamment par la voie de l’élargissement du bloc».. Et aussi : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-doctrine-imperiale-des-etats-unis-en-europe-44509161.html : Hillary a réitéré vouloir préserver l'efficacité de l'article 5 du traité de l'OTAN : « une attaque contre l'un est une attaque contre tous ». (..) Répondant à un intervenant (le général Perruche), elle a estimé ainsi qu'une « coopération étroite et plus complémentaire entre l'UE et l'OTAN est dans tous nos intérêts pour essayer de forger des politiques communes : le politique, économique, développement et juridique du coté de l'UE, et principalement la sécurité du coté de l'OTAN ».


(18) "...une identité commune ne semble pouvoir se forger que dans le fer, le feu et le sang, que dans l’opposition à l’autre. Bientôt la gentille Union européenne qui nous rend si forts passera des appels d’offre pour chercher le meilleur ennemi commun : le Russe ? Ennuyeux, ils ont des armes atomiques, ça pourrait mal tourner. Le chinois ? Pareil mais en pire, et en plus pour le moment le Chinois tient la tutelle américaine entre ses mains, à travers un gros matelas de t-bonds. L’Arabe et le musulman ? Parfait !
http://www.alterinfo.net/Il-nous-faudrait-une-bonne-guerre-pour-construire-l-Europe-La-lettre-volee_a42306.html 


(19)
http://www.alterinfo.net/Perez-L-Iran-cherche-a-prendre-le-controle-du-Moyen-Orient_a41922.html, http://www.alterinfo.net/Netanyahu-et-Merkel-se-reunissent-pour-discuter-de-l-Iran_a41567.html 


(20)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20100208.OBS6186/liran_cherche_a_gagner_du_temps_estime_kouchner.html  


(21)
http://r-sistons.over-blog.com/article-debat-identite-nationale-choc-de-civilisations-guerre-mondiale-tout-est-lie-44305429.html 

 

 

Partager cet article
Repost0
11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 07:57

Qu’est-ce que le « Projet censuré » ?

Les nouvelles les plus importantes censurées par les multinationales de presse aux Etats-Unis
Le Réseau Voltaire débute la publication en feuilleton d’articles primés aux Etats-Unis par le centre d’études de l’Université Sonora State (Californie), « Projet censuré ». Notre collaborateur Ernesto Carmona, secrétaire exécutif de la Commission d’enquête de la Fédération latino-américaine des journalistes (FELAP) sur les attentats commis contre des journalistes, présente ici le sens et l’importance de cette recherche.



Qu’est-ce que le « Projet censuré » ?




Pour mieux comprendre comment est né et s’est développé le « Projet censuré » aux Etats-Unis, il faut remonter un peu en arrière, plus exactement aux temps du fameux scandale du Watergate, qui a abouti à la démission forcée du président Richard Nixon, en 1974. Cet épisode largement controversé a conduit de nombreux citoyens états-uniens à soupçonner que l’information véridique leur était cachée. Le professeur Carl Jensen, de l’université Sonora State (Californie) fut alors un des champions de l’incrédulité. Il mobilisa ses connaissances de sociologue pour enquêter pour son compte sur les réalités qui avaient donné lieu au scandale du Watergate. Tout indiquait que le gouvernement républicain avait dirigé une opération d’espionnage contre le siège du Parti démocrate, au Centre d’affaire du Watergate, à Washington D.C.

Tout comme le président du Guatemala a découvert tout récemment que sa maison et ses bureaux étaient surveillés à l’aide de micros et de caméras cachés, les démocrates de Washington découvrirent que cinq « plombiers » en apparence innocents étaient des espions au service de Nixon et de la Maison-Blanche. Ils n’avaient posé que des micros parce que les caméras vidéo miniaturisées n’avaient pas encore été inventées.
Le 30 avril 1973, le président Nixon reconnut la responsabilité partielle du gouvernement et destitua les fonctionnaires les plus compromis, mais l’année suivante, le 9 août 1974, il dut abandonner la présidence. Pourtant, malgré l’ampleur du scandale et l’avalanche de best-sellers publiés alors, les grands médias ont continué de jeter un voile pudique sur les nombreuses informations qu’ils détenaient.
JPEG - 16.6 ko
Carl Jensen, professeur émérite de sociologie des médias à l’université Sonora State de Californie, fondateur de « Projet censuré »
Nombreux étaient les Etats-uniens qui soupçonnaient la grande presse commerciale de ne pas dire toute la vérité. A l’époque, le chercheur universitaire Carl Jensen se mit à travailler, avec un petit groupe d’étudiants et de professeurs de la faculté de sociologie de son université sur les nouvelles les plus significatives que la « grande presse » [1] avait cachées aux citoyens de la nation.

C’est ainsi qu’est né le Projet Censuré, dont le premier rapport a été rendu public en 1976. A ce jour, une équipe d’étudiants et de chercheurs continue de s’acquitter de cette tâche titanesque et importante, mue par la conviction que la société civile doit être informée de ce que lui cache la grande presse commerciale, au nom d’intérêts déterminés. Plus récemment, le Projet Censuré a choisi de faire appel à la coopération de citoyens anonymes qui participent, chaque année, à la sélection, parmi plusieurs centaines de « grandes nouvelles censurées », des vingt-cinq articles journalistiques les plus révélateurs. Jensen a pris sa retraite, mais il fait encore partie du jury de sélection. Le projet est aujourd’hui dirigé par le sociologue Peter Phillips.

Le Projet Censuré est lui aussi… censuré
JPEG - 15.2 ko
Peter Phillips, professeur de sociologie des médias à l’université Sonora State de Californie, actuel directeur du « Projet censuré ».
Le Projet Censuré publie tous les ans un livre d’environ 500 pages qui aborde des thèmes de la plus haute importance à l’échelle mondiale, ceux-là même que les pouvoirs impériaux entendent soustraire à l’attention de l’immense public consommateur d’informations. Si une nouvelle ne paraît pas dans les grands médias des Etats-Unis, on ne la trouvera pas non plus dans le système mondial de l’information contrôlé par les transnationales de l’information qui répondent aux intérêts de Washington et de ses alliés. De grands quotidiens comme The New York Times et The Washington Post, des stations de radio comme Clear Channel Communications, et de télévision comme CNN et Fox News, ainsi que les principales agences de presse, forment une toile médiatique universelle qui a le pouvoir de décider de quelles banalités doit être informée la population de la planète et des faits cruciaux qu’elle doit ignorer.

Les nouvelles que les grands groupes médiatiques des Etats-Unis ont décidé d’escamoter sont aussi dissimulées aux citoyens du monde, ne serait-ce que par l’omission choisie par les grands monopoles de la presse et de la télévision qui exercent le contrôle de l’information à travers le monde. Ce qui n’a pas pu sortir sur CNN ou d’autres grandes chaînes d’information ne sortira pas sur les chaînes des autres pays, y compris celles de notre tiers monde ; c’est pourquoi la censure et la désinformation atteignent, pour des motifs différents, des pays comme Cuba, le Venezuela, la Bolivie, l’Equateur et bien d’autres qui souhaiteraient sans nulle doute accéder à ces informations mais n’ont pas le moyen de les connaître ni de les recevoir tant qu’elles ne sont pas fournies par les systèmes mondiaux d’information.

Le sociologue Peter Phillips estime qu’« aux Etats-Unis, la propriété des médias se concentre entre si peu de mains que les nouvelles compromettant les puissants ne sont pas divulguées. L’équipe qui dirige le Projet Censuré rassemble chaque année des centaines de « nouvelles censurées » par les grands médias, mais publiées dans des médias indépendants, de petites publications, des sites Web, des émetteurs de radio, des journaux syndicaux, des publications étrangères, etc.

Le processus de sélection et de vérification s’étend sur une année académique. Plusieurs jurys successifs choisissent les 25 travaux journalistiques qui, une fois préparés pour publication dans le livre-rapport annuel, sont mis à jour par les auteurs. Il s’y ajoute une synthèse des travaux ayant mérité une « mention honorable ».
JPEG - 8.4 ko
Benjamin Frymer, maître de conférence en sociologie des médias à l’université Sonora State de Californie, membre du « Projet censuré »

Toutefois, on trouve de moins en moins d’allusions, dans la presse, à ce travail de recherche. Un journaliste de télévision autrefois célèbre, Walter Cronkite, en arriva à affirmer, en 2003, que « le Projet censuré est une des organisations qu’il nous faut écouter, parce qu’elle veille à ce que nos journaux et nos grands médias pratiquent un journalisme éthique et prudent ». Selon Phillips, le New York Times n’a jamais fait mention du Projet censuré. « Nous avons eu une seule fois l’honneur du Chicago Tribune parce qu’il y a deux ans, avant le décès de la célèbre journaliste Moly Ivins, elle avait commenté notre travail dans sa colonne habituelle. Le journal local de notre région californienne, qui est aussi la propriété du New York Times, a publié récemment, de mauvaise grâce, la liste de nos nouvelles… dans la rubrique nécrologique. Nous avons eu une seule fois les honneurs de la première page dans le journal régional lorsque nous avons publié les réflexions d’un physicien qui démontrait que l’immeuble n° 7 annexe aux tours jumelles ne pouvait pas s’être écroulé pour cause d’incendie lors des attentats du 11 septembre 2001.Naturellement, l’article était foncièrement négatif », ajoute Phillips [
2]

Selon Phillips, « les médias cmmerciaux des Etats-Unis sont de la simple propagande, de la première à la dernière ligne, et se refusent à enquêter sur les pires hypocrisies qui se manifestent dans notre pays, comme les fraudes électorales de 2000 et de 2004, ou les 1,2 million d’Irakiens qui ont été tués depuis l’occupation, ou l’augmentation de 300 % des bénéfices tirés de l’occupation de l’Irak par des entreprises comme Lockheed Martin Corporation, et les profits juteux que des transnationales comme Halliburton (pour n’en citer qu’une) tirent de la guerre.
Censure ou mensonge
Non seulement les grands médias taisent certaines nouvelles, mais ils s’appliquent à déformer les événements jour après jour. Leur but est de tenir l’opinion publique dans l’ignorance ou de lui inculquer des idées fausses à coups de fausses nouvelles. Par exemple, la Géorgie a été transformée de pays agresseur en pays agressé, après l’échec de sa tentative d’annexion par la force de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, le 8 août 2008, avec le soutien secret de l’OTAN et des Etats-Unis, alors que le monde entier avait les yeux rivés sur les Olympiades de Beijing.

Les actes des gouvernements du Venezuela, de Cuba, de Bolivie, d’Equateur et d’autres pays sont déformés systématiquement. Le chercheur états-unien Justin Delacour affirme qu’« après avoir révisé les pages d’opinion des vingt-cinq journaux les plus importants des Etats-Unis sortis pendant les six premiers mois de 2005, on constate qu’environ 95 % des articles portant sur la politique du Venezuela sont clairement hostiles au président démocratiquement élu de ce pays, Hugo Chavez Frias ».
JPEG - 16.8 ko
Ernesto Carmona, secrétaire exécutif de la Commission d’enquête de la Fédération latino-américaine des journalistes (FELAP) sur les attentats commis contre des journalistes, est responsable en Amérique latine de « Projet censuré ».
Il ajoute que « les pages d’opinion citées présentent le président du Venezuela comme un démagogue et un autocrate et défigurent les résultats de la politique intérieure et extérieure de son gouvernement. Ces articles omettent tout bonnement que le gouvernement du Venezuela bénéficie d’un solide soutien populaire, comme le prouve la victoire écrasante de Chavez au référendum présidentiel d’août 2004 et d’autres enquêtes plus récentes. On ne publie pratiquement jamais les commentaires d’analystes qui sympathisent avec les politiques du gouvernement Chavez de massification de l’éducation, de la santé, de subvention des denrées alimentaires, de micro-crédits accordés aux secteurs pauvres du pays. » [3]

La presse états-unienne ignore et déforme l’histoire réelle des cinq Cubains (connus à l’échelle internationale comme « Les Cinq » ou « The Five »), emprisonnés depuis plus de dix ans sous une fausse accusation d’espionnage, sans que les chefs d’accusation aient été prouvés ni qu’un seul élément du dossier démontre qu’ils aient mis en danger la sécurité de l’Empire. Ce sont bel et bien des prisonniers politiques, et ils sont en prison pour avoir infiltré la mafia terroriste du Sud de la Floride, afin de réunir de l’information sur leurs plans d’agression et de sabotages contre Cuba, comme les attentats à la bombe contre des hôtels accueillant les touristes étrangers. Autrement dit, les Cinq sont des combattants antiterroristes sanctionnés dans un pays qui voudrait se faire passer pour le champion du monde de la guerre contre le terrorisme et qui, sous ce prétexte, légitime la torture des prisonniers et envahit l’Afghanistan et l’Irak.
Dans leur ouvrage La fabrication du consentement [
4] Noam Chomsky et Edward S. Herman indiquent que la propriété privée pose une sorte de filtre entre les événements et leur publication dans les médias, ceux-ci cherchant avant tout à augmenter leurs profits, à protéger le marché capitaliste, à éviter toute offense aux puissants et à cultiver l’incrédulité face à toute presse indépendante, rappelle Phillips. « Le panorama actuel a changé par rapport à celui que brossaient ces deux auteurs il y a vingt ans : les vingt grands groupes qui possédaient les médias sont maintenant dix. Les directeurs des médias peuvent se réunir dans un petit salon : il s’agit de 180 personnes, au total, qui influencent toute la gamme des médias nationaux », ajoute le sociologue. [5]

Phillips signale que « les directeurs et les propriétaires des médias partagent leur identité avec les puissants. Leur idée de ce qui fait la nouvelle est déterminée par un arrière-plan culturel, et ils partagent le même point de vue sur ce qui est ou n’est pas une nouvelle. Les journalistes, quant à eux, écrivent pour être publiés, pour sortir à l’antenne ou sur les ondes de la télévision. Si leur point de vue ne coïncide pas avec celui des propriétaires, leurs travaux aboutiront aux oubliettes et les portes des médias, des grands médias des Etats-Unis, leur seront irrémédiablement fermées.


Documents joints Auteurs, traduction, source
 Auteurs Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Ernesto Carmona
Journaliste et écrivain chilien. Administrateur du Conseil des journalistes du Chili. Secrétaire exécutif de la Commission d’enquête sur les attentats contre les journalistes, Fédération latino-américaine des journalistes (CIAP-FELAP).

Traduction Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Source Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2
________________________________- PS
(A suivre : « Plus d’un million d’Irakiens tués sous l’occupation US », une enquête primée par Projet censuré en 2009)
Notes

[1] Nous entendons par « grande presse » les conglomérats de quotidiens, revues, stations de radio et chaînes de télévision qui formaient alors le système d’information des Etats-Unis. La propriété en était moins concentrée qu’aujourd’hui, mais en fin de comptes, les mêmes compagnies qui ont fusionné au fil de ces vingt dernières années pour former les dix méga-conglomérats ont fait de l’information une branche de l’industrie des loisirs, au même titre que les revues sportives, la production de films, la diffusion en salle de cinéma. Les grands quotidiens, les stations de radio et les chaînes de télévision en font partie.
[
2] Colloque avec Peter Phillips, Institut international de journalisme « José Martí », 14 mai 2008, La Havane, Cuba.
[
3] Justin Delacour, « Existe-t-il un lien entre le gouvernement et la presse des Etats-Unis ? » Ministère du Pouvoir populaire pour la communication et l’information, mars 2008, Caracas, Venezuela.
[
4] Manufacturing Consent : The Political Economy of the Mass Media, par Edward S. Herman et Noam Chomsky (Vintage, 1998). Version française : La fabrication du consentement : De la propagande médiatique en démocratie (Agone, 2008).
[
5] Conférence de Peter Phillips, Institut international de journalisme « José Martí », 12 mai 2008, La Havane, Cuba.


http://www.voltairenet.org/article163974.html



http://www.alterinfo.net/Qu-est-ce-que-le-Projet-censure_a42481.html




Partager cet article
Repost0
5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 01:18

Justice, pouvoir et médias :
circulez, y’a rien à voir !

Synthèse du colloque
organisé par le club Démocraties


Olivier Bonnet
Jeudi 4 Février 2010

Justice, pouvoir et médias : circulez, y’a rien à voir !


Nous vous annoncions ici la tenue, le 9 novembre dernier, du colloque intitulé Justice, affaires sensibles et réformes en cours. En voici, avec l’accord de son auteur, la synthèse parue dans La lettre de démocraties de janvier 2010.



"Nous fûmes nombreux au Cercle républicain à participer à cette réunion consacrée au traitement des affaires « sensibles » dans notre pays. « Affaires sensibles » : ainsi sont désignées les affaires que doit traiter la justice alors que l’exécutif se sent obligé de les contrôler au nom de la raison d’Etat.


jmrPar deux fois, Jean-Marie Rouart a été licencié par le Figaro pour avoir écrit des articles traitant d’affaires judiciaires sans respecter le politiquement correct de rigueur. Il est bien difficile, dit-il, pour un journaliste de parler de la justice, sauf s’il est chroniqueur judiciaire, membre de la confrérie délinquants-policiers-magistrats-avocats-politiques, ce qui lui confère l’immunité… Ses premiers ennuis sont venus de l’affaire Gabrielle Russier, jeune professeur qui avait commis le crime d’aimer un élève, les derniers de celle d’Omar Raddad. Sa conclusion ? Nul n’est autorisé en France à parler de la justice s’il ne fait pas partie de la confrérie et la « presse libre », dans un pays « tellement libre », n’est pas adaptée aux grandes affaires. On ne peut évoquer ce qui est sérieux et grave, la presse n’en veut pas. La presse ne veut que des affaires moyennes, qui aient l’air graves mais qui ne le soient pas trop, le « Canada dry » du journalisme !


Quatre personnalités nous ont ensuite résumé autant d’affaires emblématiques : Fabienne Boulin a rappelé les circonstances de la mort de son père en 1979, considérée par la justice comme un suicide malgré l’invraisemblance de cette hypothèse ; Michel Roussel, le directeur d’enquête en charge de l’affaire Alègre, a exposé tous les obstacles qui furent mis à la réalisation de l’enquête dès lors que des magistrats et des hommes politiques pouvaient être mis en cause ; Magali Drouet, porte-parole des familles des victimes de l’attentat de Karachi, estime que la justice a délibérément caché la vérité aux parties civiles pour qu’on ne parle pas des commissions promises pour la vente de sous-marins au Pakistan ; Maurice Buttin, conseil de la famille Ben Barka depuis 1965, a retracé les péripéties d’une enquête jamais conclue depuis quarante-quatre ans, de sorte que ne puisse être révélé le rôle de l’Etat français, ni celui de l’Etat marocain.


Pour Philippe Motta, journaliste (Sud Ouest) et écrivain, une affaire est sensible dès lors qu’elle peut provoquer une perte de confiance des citoyens dans l’idée que se font de l’ordre établi ceux-là mêmes qui en sont les garants : un député ne peut pas violer un texte qu’il a voté, ni une actrice célèbre être kleptomane, ni un artiste, du cinéma ou de la chanson, être un violeur… En province, en particulier, journalistes et hommes de pouvoir sont proches et tombent souvent d’accord pour bc« protéger » l’opinion de la connaissance d’un événement susceptible de nuire à une « icône ». Benoît Collombat (France Inter) raconte le fonctionnement des « arrières cuisines » dans lesquelles un sachant, magistrat instructeur, commissaire de police, membre éminent des Renseignements généraux, voire son Directeur, tissent des liens privilégiés avec des journalistes auxquels ils réservent l’exclusivité de certains scoops. Ils les mettent en quelque sorte sous « perfusion », ce qui leur permet de faire passer les informations, voire les désinformations, qu’ils veulent voir publiées. Il cite un certain nombre d’affaires, mort de Robert Boulin, mort de Pierre Bérégovoy, mort du juge Borrel à Djibouti, assassinat de Yann Piat, et analyse le traitement que leur a réservé la presse en général et le Canard Enchainé en particulier. Daniel Stilinovic (magistrat retraité et écrivain) estime que la société continue à utiliser des boucs émissaires que l’on sacrifie pour apaiser la colère des dieux et permettre l’oubli d’affaires épineuses. Les dieux ? L’opinion publique ! Dans l’affaire des disparus de l’Yonne, il a joué douloureusement ce rôle et se bat pour être totalement réhabilité. Olivier Morice, avocat, cite ce que lui a rapporté Abdou Diouf d’une conversation avec Léopold Sédar Senghor : « Méfiez vous Diouf, chaque fois qu’on avance la raison d’Etat ou que l’on parle d’affaires d’Etat, c’est pour, la plupart du temps, masquer la recherche de la vérité ». C’est pourquoi la suppression des juges d’instruction ferait disparaître l’indépendance de la justice. Le général Henri Paris* rappelle que la manipulation de l’information ne date pas d’aujourd’hui : après la désastreuse offensive Nivelle en 1917, la presse n’a parlé que des mutins fusillés, pas des 300 000 morts de la bataille…
 

ybLe colloque fut suivi d’un diner-débat autour d’Yves Boisset. Le cinéaste estime que le cinéma et la télévision devraient traiter des grandes affaires politiques, criminelles et sociales. Or, en France, cela ne se fait pas contrairement à ce que l’on voit dans d’autres pays comme les Etats-Unis où ont été tournés quelques 850 films sur la guerre du Vietnam alors que, chez nous, il n’y a guère qu’une trentaine de films sur la guerre d’Algérie. Pourquoi ? Comment ? Le pouvoir a mis en place un système imparable : si vous voulez faire un film qui le dérange, vous ne trouverez jamais l’argent nécessaire ! Cette méthode n’est pas l’exclusivité de la droite, le système a même été créé par un ministre du Budget qui était socialiste ! Un intéressant débat s’instaure, animé par Edwige Avice, Jean-Pierre Carrel, Jacques Delput, Jean-Claude Chardon et bien d’autres… De nombreux auditeurs sont venus voir les organisateurs et ont déclaré : « Tout ce que nous avons entendu est désespérant… ». Peut-être mais, en tant que citoyens, réfléchissons à la conclusion de Benoît Collombat : « Les espaces pour un travail de longue haleine digne de ce nom sont de plus en plus réduits. La volonté des rédactions de plus en plus déficiente. A cet égard, Internet, comme outil supplémentaire d’enquête, constitue à mes yeux un réel atout. J’y prolonge bien souvent mon travail. Le débat sur Internet vu exclusivement comme un « tout-à-l’égout journalistique » est pour moi un faux débat. L’important, c’est le contenu, pas le contenant. Je terminerai en disant qu’il est de la responsabilité de chaque citoyen, par rapport aux médias, de ne pas rester passif devant le travail des journalistes. De ne pas devenir « les perfusés des perfusés », en quelque sorte. Et que si nous avons les hommes politiques qu’on mérite, on a, peut-être aussi, les journalistes qu’on mérite… »


A l’heure où les « Editocrates », ces quelques dizaines de stars de l’éditorial, qui disent leur « vérité » sur tout et en tout lieu et qui, depuis 20 à 30 ans, « font » l’opinion publique, fulminent, et avec quelle violence, contre Internet qui les prive de leur emprise sur le cerveau des Français et refusent tout contre-pouvoir démocratique, en particulier quand il met enfin le doigt sur leurs connivences et leur révérence, il appartient au citoyen de dire haut et fort quel type d’information il veut."

Les minutes de ce colloque sont en vente chez Démocraties pour la modique somme de huit euros pour les adhérents et de trente pour les autres (contact : democraties@wanadoo.fr).


* docteur en histoire et diplômé de l’Institut de sciences politiques de Paris, enseignant en géopolitique à l’Ecole des Hautes Etudes Internationales, ancien membre de plusieurs cabinets ministériels et président du cercle de réflexion politique Démocraties.



http://www.plumedepresse.net

http://www.alterinfo.net/Justice,-pouvoir-et-medias-circulez,-y-a-rien-a-voir-!_a42254.html


_________________________________________________________________________________________________



A Lire, mon article :


Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... M. Elkabbach, de qui vous moquez-vous ? (cliquer sur le papillon)


Partager cet article
Repost0
22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 00:10

Haïti: expulsion de journalistes étrangers
par les GI's (médias)


Jeudi 21 Janvier 2010

Haïti: expulsion de journalistes étrangers par les GI's (médias)
Les militaires américains ont exigé, sans fournir d'explications, que tous les journalistes étrangers couvrant les événements en Haïti quittent jeudi l'aéroport de Port-au-Prince avant 8h00 heure locale (13 h00 GMT), rapportent les médias européens.

L'aéroport de la capitale haïtienne, complètement détruite par un séisme dévastateur, abrite un groupe international de journalistes et de militants d'organisations humanitaires.

L'aéroport, dont une seule piste d'envol et d'atterrissage est actuellement en service, est entièrement contrôlé par les forces aériennes des Etats-Unis.

Le quotidien britannique Telegraph a annoncé mercredi que les militaires américains ne laissaient pas passer l'aide humanitaire envoyée par les pays étrangers aux sinistrés haïtiens.

L'ONG internationale "Les médecins sans frontières" a pour sa part déclaré que les Américains avaient empêché l'atterrissage d'un avion transportant un hôpital mobile. Les pilotes ont été obligés de se poser en République dominicaine, ce qui a retardé de près de 24 heures l'arrivée de la cargaison sur place.

Après que les militaires américains eurent interdit l'atterrissage d'un avion français avec une cargaison humanitaire à bord, le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a émis des critiques au sujet du comportement des Etats-Unis en Haïti. Evoquant le rôle de Washington dans ce pays meurtri, le secrétaire d'Etat français à la coopération Alain Joyandet a martelé: "Il s'agit d'aider Haïti, pas d'occuper Haïti".

Près de 12.000 militaires américains ont été déployés sur l'île depuis le séisme. Selon les médias, d'ici la fin de la semaine, leur nombre sera porté à 16.000 personnes. Le Pentagone explique cette décision par la situation en Haïti.

L'augmentation de la présence américaine dans la région ne manque pas d'inquiéter les Etats d'Amérique latine qui considèrent cette tendance comme une menace à leur sécurité nationale.

Le président bolivien Evo Morales a déclaré mercredi que son gouvernement exigerait la convocation d'une réunion extraordinaire du Conseil de sécurité de l'ONU afin de dénoncer "l'occupation militaire d'Haïti par les Etats-Unis".

"La situation est très dangereuse: on trouve des bases militaires des Etats-Unis en Colombie, on constate leur présence militaire au Pérou et désormais en Haïti où ils augmentent leur contingent, sans aider les victimes ni sauver les malades et les blessés", a fait remarquer le vice-président bolivien Alvaro Garcia Linera, cité par l'agence espagnole EFE.

Les gouvernements brésilien, vénézuélien, nicaraguayen et uruguayen ont également exprimé leur inquiétude au sujet des démarches de Washington.



http://fr.rian.ru/

http://www.alterinfo.net/Haiti-expulsion-de-journalistes-etrangers-par-les-GI-s-medias_a41698.html




Reçu ce courriel :


Bonjour Eva,

 

Je reviens vers toi suite à ton article : Haïti: Honneur aux Haïtiens, honte à l'Occident prédateur et menteur !

 

As-tu regardé le JT de 13 h hier sur TF1. Si non voici le lien : http://videos.tf1.fr/jt-13h/le-13-heures-du-18-janvier-2010-5644051.html

 

Les reporters sur place ne font que des éloges sur l’armée américaine, à un tel point que c’est à vomir ! Par contre on ne parle pas de l’armée française ! Il faudrait leur rappeler que la meilleure armée du monde, c’est la Légion Etrangère , celle-là même qui entraînait les GI américains en Guyane.  G. Bush père avait même déclaré, qu’il cessait toute collaboration avec la Légion Etrangère , parce que l’entraînement était trop dur pour ces GI !!! A part leurs gros sabots et leurs Mc Do, ils sont bon à rien !

 

Pour en revenir à cette vidéo, lorsque l’on voit les moyens techniques, matériels et financiers mis en œuvre, il est sur que cela n’est pas innocent ! C’est très en harmonie avec ce que tu dis sur ton article !

 

Voilà, petite parenthèse dans ce monde de dingues !

 

Cordialement,

 

Michel



haarp_dees.jpg
Technique Haarp: Provoquer le tremblement de terre à des fins impériales ?

Scandaleuse couverture d'Haïti
par les Médias !


Lisez la presse alternative,

les liens ici :

http://r-sistons.over-blog.com,
http://alterinfo.net ,
http://panier-de-crabes.over-blog.com/articles-blog.html

Haïti: Un des pays les plus pauvres de la planète,
et pourtant un des plus riches sur le plan des ressources minières, pétrolières,
qui ne profiteront pas à son peuple,
mais à l'homme blanc américain voleur, menteur, hypocrite, assassin, criminel,
et c'est pour cela que les USA occupent le pays, à nouveau, après l'avoir pillé, meurtri, appauvri....

Les gouvernements latino-américains dénoncent aussi la menace états-unienne à leurs portes.

Les USA sont le cancer de l'humanité

eva r-sistons à l'intolérable

NB: Avez-vous vu Envoyé Spécial FR2 Haïti ? On y parle de la catastrophe sans jamais analyser les causes, les conséquences, sans dire la vérité de l'occupation... Partout, on braque les projecteurs sur les "sauveurs" américains, voire israéliens, toute la réalité est cachée ou falsifiée... Pure propagande en faveur de "l'ami" américain,  justifier son installation, un scandale !

Voici ce que je mets sur mon blog r-sistons à l'intolérable
(
http://r-sistons.over-blog.com/article-haiti-honneur-aux-haitiens-honte-a-l-occident-predateur-et-menteur--43212776.html):


Médias complices des plans machiavéliques

Non contents de préparer des opérations néo-coloniales mystificatrices, les Occidentaux ont mis en marche l'importante armada des Médias serviles, et la propagande bat son plein ! Morceaux choisis, sur FR2 la télé occupée par les champions de cette société militaro-financière, néo-sionistes :

" L'impressionnante machine américaine s'est mise en route, cela ressemble à la guerre, mais ils sont là pour une mission de paix, pour sécuriser le ravitaillement; ils sont perçus comme des dieux, accueillis à bras ouverts; un sauveteur bolivien, admiratif, déclare qu'ils sont "les meilleurs" pour ce genre de missions. On entend dire que le tremblement de terre aurait été provoqué par les Etats-Unis pour reprendre le contrôle de l'île, mais c'est pur phantasme, pures rumeurs, les sauveteurs américains sont accueillis à bras ouverts par la population". 

Quand une équipe parvient à sauver une personne des décombres, son origine n'est pas mentionnée, sauf s'il s'agit d'Américains, et....

Bravo Israël !!!

Même plus besoin de messages subliminaux ! La technique de persuasion mentale est si efficace, qu'elle suffit à elle seule. Et voici la perle, toujours sur FR2, la Chaîne occupée par les plus ardents soutiens d'Israël, au prix même de l'éjection de l'excellent Charles Enderdin et sans doute aussi de Thierry Thuilet, pour ne citer que ces noms. Cette perle, on l'a entendue dimanche 17 janvier dernier, au Journal de 20 heures. Regardez bien, on atteint un sommet de propagande néo-sioniste au service des intérêts de l'Etat criminel Israël :  La caméra est braquée sur une équipe de secouristes israéliens, dont on acclame l'origine; en effet, les Haïtiens applaudissent en scandant...." BON BOULOT, ISRAEL, BON BOULOT, ISRAEL ! " Deux fois, au cas où nous n'aurions pas entendu ! On voudrait faire la propagande d'Israël en France, qu'on ne s'y prendrait pas mieux !!! Bienfaisant Israël, tant de peuples de la planète ont l'occasion d'applaudire les actions de ce pays, en effet ! Qu'en pensent les innombrables victimes des attentats ciblés, des opérations de destabilisation, de divisions, de guerres ? Reconnaissants pour les membres amputés, les chairs meurtries, les amis ensevelis, les proches disparus ? 

Et ça s'appelle du journalisme !!! Les veaux seront-ils longtemps dupes des conditionnements des uns, des machinations des autres ?

Et moi Eva, je dis: Bon boulot, les Haïtiens ! Bravo, et vite, débarrassez-vous de toute cette vermine crapuleuse ! Reprenez le contrôle de vos terres, boutez dehors les occupants, renouez avec vos traditions révolutionnaires, ne vous laissez pas abuser par les sirènes trompeuses des menteurs et des assassins, en avant, amis noirs, ne retombez pas dans l'esclavage !

Eva r-sistons à l'intolérable 


esclavage ogres

Tremblement de terre à Haïti :
Un laboratoire et une " formidable opportunité "
pour un Kossovo des Caraïbes .


dimanche 17 janvier 2010, par
Comité Valmy


Face aux drames humains les plus affreux , et alors que les mediats appellent à notre " coeur " , il faut savoir garder un regard froid et je l’avoue cynique sur l’actualité .

Cela a été toujours ma démarche . Cette actualité met en avant le déploiement d’une force de près de 10 000 militaires Etasuniens pour faire face au chaos provoqué par le tremblement de terre qui a frappé Haïti et surtout sa capitale Port-au-Prince .

Haïti va donc devenir un laboratoire , à grande échelle cette fois ci , celui de la militarisation des activités civiles et para-militaires de l’assistance aux personnes et des secours d’urgence . Une " formidable opportunité " pour reprendre les propos de Miss Condoleza Rice lors du Tsunami de 2004 pour l’OTAN et les forces armées Américaines qui ne cessent , dans l’arctique par exemple , d’invoquer les questions de secours aux personnes et aux biens pour s’imiscer dans les dossiers et les régions les plus diverses .[ 1 ]

Il y est même question de " nation (re-)building " , c’est à dire la mise sous-tutelle de Haïti sous prétexte d’y récréer un état .Une vieille antienne des Globalistes et des Mondialistes .

C’est , volens nolens , l’aveu de l’échec de la présence de la " communauté internationale " ces dernières années dans cette île et son incapacité à y bâtir un état suffisament résilient à ce genre de catastrophes .

On peut , à l’image ce cet éditorial de Louis Prefontaine [ 2 ] , - Haïti : la « malédiction » n’existe pas - se poser la question du caractère délibéré d’une politique depuis plus d’un siècle de la part de certaines nations à maintenir le statu-quo et l’ingouvernabilté de l’île .Bref à y créer ces fameuses " zones grises " qui deviennent pretexte aux interventions les plus variées .

Un contre-exemple est celui de la France et de la Russie . La France possède la Sécurité Civile et la Russie le Ministère des Situations d’Urgences .

En France comme en Russie ces structures qui ne dépendent pas d’un commandement militaire mais d’un commandement civil possédent les spécialistes les plus qualifiés au monde pour faire face à ce genre de catastrophes et plus particulièrement des équipes cynophiles spécialisées dans la recherche des personnes ensevelies sous les décombres et des équipes de psychologues chargés de gérer le stress post-traumatique constaté après ces grandes catastrophes . La France et la Russie ont su " démilitariser " ces activités même si ces structures font appel à des moyens techniques généralement employé par des militaires y compris en Russie des transports de troupe chenillés .

La France a choisi aussi d’envoyer des Gendarmes pour assurer la sécurité dans la capitale Haïtienne , un personnel géré desormais par le Ministère de l’Intérieur .

Sur le plan de la géopolitique locale, cette intervention militaire va permettre de " redorer le blason " , ou du moins essayer de le faire , d’une administration qui malgrés son discours d’ouverture a apporté son soutien tacite au coup d’état au Guatemala .

Cette intervention va aussi à coup sûr essayer de justifier le déploiement orchestré contre le Venezuela de la Quatrième Flotte . Aprés le " terrorisme " et les " activités illégales " , voilà une " excellente opportunité " pour justifier l’existence de ce corps expéditionnaire [ 3 ] , celui du " secours apporté aux biens et aux personnes " . Tout un symbole , le Porte-Avions deployé aux larges des côtes Haïtiennes , l’ " Uss Carl Vinson " , a été baptisé du nom du représentant Démocrate qui des le début des années 20 a relancé la course aux armements navals dans le monde , attribuée aux " militaristes Japonais " et aux Nazis , avec le programme " Big Navy " de 1931 ! Espérons seulement pour les Haïtiens que la prise de contrôle de l’aéroport de Port-au-Prince par l’Armée Américaine ne vas pas amener des situations ou celle ci va " filtrer " l’aide internationale à l’aune de la politique extérieure Etasunienne comme cela fut observé lors du Tsunami de 2005 avec l’aide Iranienne à l’Indonésie .

L’Iran a expédié 30 tonnes de denrées et de médicaments à destination des sinistrés Haïtiens , c’est ce qu’a annoncé, le président de l’Organisation des secours du Croissant rouge de la République Islamique d’Iran, Ahmad Esfandiari. Selon une depêche de l’AP , Le secrétaire d’Etat français chargé de la Coopération Alain Joyandet s’est plaint à la suite du refus d’autoriser deux avions français à se poser sur l’aéroport [ controlé par l’Armée Américaine - NDLR ] . Il a déclaré à l’AP que l’un d’eux transportait un hôpital de campagne et que l’autre avait été envoyé pour évacuer des ressortissants Français.

S’exprimant de manière toute diplomatique , il émploie les termes " d’arbitrages " et de " discernement " :

"Je crois qu’il faut remercier nos amis américains d’avoir pris en charge cet équipement, sans quoi il n’était plus possible d’atterrir du tout". "Ceci étant dit, comme il y a une arrivée qui s’intensifie, il faut qu’avec eux, on puisse déterminer quelles sont les priorités. Peut-être qu’il y a un manque d’arbitrage ou de discernement, mais en tout cas, il n’est pas normal qu’un avion qui contienne un hôpital de campagne ne puisse pas atterrir", a-t-il ajouté.

Le Brésil lui aussi est un des pays visés par la présence militaire Etasunienne à Haïti que l’on peut désormais envisager à long terme . En y déployant un fort contignent de Casques-Bleus , le Brésil comptait ainsi valider sa politique du " Caraîbisation " , c’est à dire d’amplifier sa prèsence dans les Caraïbes et y créer un débouché pour ses régions du Nord via le Venezuela en direction de l’Europe .

Or , depuis que le Brésil mène une politique extérieure de plus en plus autonome vis à vis des Etats-Unis tant sur le plan des contrats energetiques avec la Chine que sur la question du nucléaire Iranien , cette projection de puissance militaire Brésilienne [ Les forces Bresiliennes ne faisaient pas de la " figuration " ] à Haïti était de plus en plus mal perçue par la diplomatie Etasunienne qui avait pourtant favorisé sa présence , .........sous Clinton ( Bill ) ! [ 7 ]

Les mediats internationaux ont aussi mis en avant la présence rapide sur place d’unités de l’Armée Israélienne .[ 4 ]

Une fois de plus , il faut analyser cette présence à l’aune de la situation géopolitique locale : Les milieux Israéliens , des oligarques juifs , ont été très compromis dans le coup d’état au Guatemala . Israél mène une politique active contre le gouvernement d’Hugo Chavez au Venezuela en raison de ses liens avec le gouvernement Iranien .[ 5 ] Aprés la Colombie et la présence de conseillers militaires , le Guatemala et des oligarques complices , Haïti risque fort de devenir un centre d’activités subversives Israéliennes contre le Venezuela et un nouveau " pied à terre " de la présence militaire Israélienne dans les Caraïbes .

Il ne s’agit pas de la première fois que la diplomatie Israélienne utilise le prétexte de l’aide humanitaire pour faire avancer ses pions , ce fut le cas par exemple de la participation d’unités de Tsahal aux secours lors des tremblements de terre en Turquie . Cette participation a marqué le début du réchauffement des relations Israélo-Turques aux début des années 90 , aujourd’hui dans une phase de regel .

Sur le plan de la politique intérieure Etasunienne la présence de militaires Americains sert aussi à empêcher l’arrivée d’une nouvelle vague de réfugiés qui deferle sur le territoire Americain aprés chaque catastrophe qui frappe l’île .

" Obama le métis " ne pouvait faire moins pour " Haïti la Noire " . Un discours qui contraste notons le avec celui du Canada , dont la gouverneure générale Michaelle Jean est d’ascendance Haïtienne , qui prône une ouverture accrue à l’immigration en provenance de Haïti aprés cette catastrophe .

Mais là aussi la démarche des autorités Canadiennes n’est pas purement philantropique . Il s’agit de favoriser une immigration Francophone mais Anglophile au Québec afin d’y diminuer la part de la population " de souche " favorable à l’autonomie ou à l’indépendance de la Belle Province . [ 6 ]

Le drame Haïtien devient pour les chefs politiques Canadiens une " excellente opportunité " d’amplifier un basculement de populations déja en cours .

Un peu de cynisme , celui dont font preuve les chefs politiques et militaires Etasuniens et Canadiens , ne nuit pas pour éclairer certains aspects des drames humains les plus terribles . Prions pour Haïti et et les Haïtiens auxquels j’exprime ma plus profonde compassion .

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article486

Partager cet article
Repost0
1 septembre 2009 2 01 /09 /septembre /2009 14:32
Yves Calvi

Assassiner le PS, l'Opposition,
par Eva R-sistons



Yves Calvi, de son vrai nom Yves Krettly (on se demande pourquoi il a changé son nom - trop communautariste ? Ou parce qu'il affectionne particulièrement la ville de Calvi ??), anime C dans l'Air, émission soi-disant de débats, et en réalité la meilleure émission de DESINFORMATION de la télévision.

Il y a 2-3 jours, le C dans l'Air était consacré à "la Maison de Martine Aubry".

Calvi-Krettly a parlé de la gauche, du PS. A moment donné, sa question portait sur les "petites phrases assassines" du PS...

Vous voulez que je vous dise ? Vraiment ?

Eh bien, toutes les émissions de C dans l'Air consacrées au PS, à la Gauche, à l'Opposition, ne comportent que des phrases assassines, faites pour assassiner la Gauche, pour l'empêcher de revenir au pouvoir, pour permettre à Sarkozy l'homme d'Israël et des Etats-Unis, de garder le pouvoir, de le perpétuer (voir comment, déjà, on parle de sa dynastie. On prépare la relève!). C'est très démocratique ! 

Nous serons privés d'alternance démocratique !

Et tout ce qui est consacré à la Droite, à "Sarko" (pour nous le rendre plus familier, proche)  le "volontariste", Super-Sarko, n'est que flagorneries !

Protestons en masse ! C'est une honte, phrases assassines contre l'Opposition, éloges, justifications, flagorneries pour la Droite ! C'est indigne de la France, c'est un scandale !

Calvi-Khettly, dehors ! Rends ta carte de presse, journaleux ! Tu ne fais que desservir l'image du journaliste ! Honte à toi, vulgaire propagandiste !

Eva R-sistons à la désinformation malhonnête




Partager cet article
Repost0
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 04:29




Et si le pays le plus éthique
était en réalité le plus immoral ?
Par eva R-sistons


Typiquement israélien:
Comportement criminel,
et bonne conscience,
refus d'assumer clairement ses crimes,
comme ses mensonges
(le plus énorme: Pas d'armes nucléaires) !

Et si le pays, et l'Armée, auto-proclamés
les plus éthiques de la terre,
étaient en réalité les plus
scandaleusement immoraux ?
Ceux qui ont un comportement éthique,
n'ont pas besoin de le proclamer à tous vents.

Avec Israël, Le culte du Veau d'Or atteint des sommets !

Le Dieu de la Bible doit être fier
de son peuple qui partout
salit son nom !
Les prophètes d'aujourd'hui, comme Stéphane Hessel,
ne sont pas écoutés. Et Israël suscite le dégoût
sinon des Elus vendus, du moins des peuples.
Sa seule réponse aux critiques: Antisémitisme !

Israël ne pourra plus longtemps donner le change,
même au travers des médias qu'il colonise honteusement. 

Les peuples ont identifié la vraie barbarie,
qui vaut largement en cynisme celle de la Shoah.
Et le bourrage de crâne concernant la Shoah
ne sert-il pas en réalité à donner le change,
et à autoriser tous les crimes ultérieurs ?

eva R-sistons aux mensonges d'Israël
pour MASQUER ses innombrables crimes,
de vols, de mensonges, d'orgueil, de meurtres, etc...

 


Criminel de guerre jusque dans les tripes ? Israël accusé de trafic d’organes

Ils assassinent de jeunes Palestiniens pour extraire leurs organes et les revendre au marché noir. Telle est l’accusation portée à l’encontre des soldats israéliens par le plus grand quotidien suédois. Un réquisitoire accablant qui a déclenché l’ire du régime de Tel Aviv et relancé le débat sur la liberté d’expression et les conséquences politiques de l’investigation journalistique.



 

Lundi 17 août, le journal populaire Aftonbladet, proche du parti social-démocrate, publia un article retentissant du photojournaliste Donald Boström. Intitulé « Nos enfants sont pillés de leurs organes », le papier relate les témoignages de familles palestiniennes affirmant avoir récupéré, auprès de l’armée israélienne, les corps de leurs défunts, la poitrine recousue. Abattus par Tsahal, certains d’entre eux avaient été auparavant kidnappés par des militaires. Les proches des victimes se disent prêts à faire exhumer les dépouilles afin de confirmer leurs accusations. Une photo jointe à l’article montre un jeune homme dont le torse est effectivement recousu sur toute la longueur. Un cas particulier est abordé dans le reportage : celui d’un résident de Cisjordanie, Bilal Ahmed Ghanem, tué en 1992 à l’âge de 19 ans et rendu à sa famille, cinq jours plus tard, avec des traces de couture sur le corps. Israël rejette ces accusations, confirmant tout au plus effectuer, comme le voudrait la procédure militaire, des « autopsies de routine » sur le corps de Palestiniens retournés à leurs proches. Dimanche 23 août, le journal suédois enfonce le clou dans un nouveau reportage, détaillant le cas de Bilal

 Face au scandale provoqué par ces révélations, les autorités israéliennes ont exprimé avec véhémence leur indignation : Danny Ayalon, vice-ministre des Affaires étrangères, crie à l’antisémitisme et en appelle, via le réseau Internet Twitter, au gouvernement suédois pour condamner le journal et son article, « digne des pays arabes » selon la délicate formule de l’ambassadeur israélien en Suède, Benny Dagan. Ce fin connaisseur déclaré de la culture arabe a connu, en février dernier, une gloire internationale, mais fugace, puisqu’il devint le troisième homme politique, après George Bush et le Premier ministre chinois Wen Jiabao, à servir de cible aux chaussures-projectiles, sous les cris d’une étudiante suédoise scandant alors les mots « Assassins ! » et « Intifada ! ».

  Antisémitisme, version hardcore

Parmi les nombreuses réactions, remarquables par leur tempo crescendo, figure celle du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ygal Palmor, qui surenchérit, évoquant « une hystérie raciste » typique du « Moyen-Âge »,  susceptible d’encourager des « crimes antisémites ». Un autre porte-parole, Yossi Lévy, déplore ce qu’il estime également être un libelle antisémite injurieux, assimilé grossièrement, sous l’emprise d’un cliché culturel, à de la « pornographie suédoise de la haine ». Le ministre de tutelle, Avigdor Liebermann, confirme, quant à lui, sa légendaire finesse en comparant la démarche journalistique du quotidien suédois à celle de la presse nazie et en exigeant la publication, par le gouvernement de Stockholm, d‘un document officiel condamnant l‘article, qualifié d‘ « appel au meurtre visant des juifs ». L’ancien portier de discothèque, originaire de Moldavie, cultive là un savant paradoxe en matière de liberté d’expression puisqu’il a fait savoir que toute accréditation serait dorénavant refusée aux correspondants éventuels du quotidien suédois incriminé. Par ailleurs, il a eu la charmante attention envers son homologue suédois de lui indiquer que l’attitude discrète de Stockholm lui rappelait la seconde guerre mondiale, « quand la Suède refusait dintervenir contre le génocide nazi. ». Dimanche, l’éditorialiste du quotidien Haaretz, Tom Segev, a dénoncé, dans sa tribune, ce langage calomnieux, à la fois inefficace sur un plan diplomatique et réducteur pour qui connaît l’histoire complexe des rapports entre la Suède, les Juifs d’Europe et l’Allemagne nazie. Quant au ministre de la défense, Ehud Barak, il envisage purement et simplement d’intenter une action judiciaire à l’encontre du journaliste Donald Boström, accusé de colporter des ragots infâmes sur Tsahal , « larmée la plus éthique qui soit » selon lui. Se disant consterné, il demande également au gouvernement suédois de « se dissocier publiquement » d’une « écoeurante calomnie ».

L’ambassadrice de Suède dans le pays, Elisabet Borsiin Bonnier, avait pourtant fait profil bas au lendemain de la parution de l‘article, indiquant « partager le malaise dIsraël » et condamner fermement le journal de ses compatriotes à l’origine du scandale. Une posture pénitente mais isolée : le ministère suédois des Affaires étrangères a fait savoir mercredi sa désapprobation quant à la réaction de son ambassadrice, jugée influencée par « lopinion locale en Israël », tout en rappelant le principe de la liberté de la presse. Propos réaffirmés jeudi soir par le ministre lui-même, Carl Bildt, sur son blog,où il compare malicieusement la nécessité de laisser s’exprimer toutes les opinions au sujet d’Israël avec la tolérance accordée, par le Danemark en 2006, à la publication des caricatures du prophète Mohammed. Il y témoigne sa compréhension à l’égard des réactions vives en Israël sur un sujet susceptible, concède-t-il, de « donner à lantisémitisme l’opportunité de se développer » mais rejette fermement la requête de son homologue israélien quant à toute condamnation du journal. « Notre pays ne marche pas ainsi », précise le ministre suédois des Affaires étrangères. « Israël attend une déclaration gouvernementale claire et non pas une opinion publiée sur un blog », rétorqua l’ambassadeur israélien Danny Began. Samedi, le Premier ministre suédois fredrik Reinfeld s’est impliqué sur la question, estimant que « personne ne pouvait exiger du gouvernement suédois quil viole sa propre Constitution ».Ce à quoi Benyamin Netanyahu a rétorqué  : « Nous ne demandons pas des excuses du gouvernement suédois, nous voulons une condamnation (de l’article) »

 Le rappel à l’ordre exprimé par le ministre Bildt a eu une conséquence immédiate : le retrait du communiqué paru sur le site de l’ambassade, dans lequel l’ambassadrice fustigeait, de par sa propre initiative, le journal suédois. A l’instar de l’opposition politique, comme l’illustre le conseil sarcastique du porte-parole des Verts, Per Garhton, qui recommande à la diplomate de revenir au pays « apprendre les fondamentaux de la liberté dexpression à la suédoise », nombre de journalistes ont vivement protesté contre son comportement, suggérant qu’elle s’était « pliée à la pression du gouvernement israélien » au point de piétiner un principe cher à la démocratie scandinave.

Deux quotidiens, Sydvenska et Stockholm News, se démarqueront pourtant, en jetant l‘anathème, comme certains intellectuels proches d‘Israël, sur leurs confrères, les accusant explicitement de raviver « honteusement et malhonnêtement » l’antisémitisme, comme le démontreraient les accointances jugées « gauchistes » d’Âsa Lindenborg, responsable, dans le journal Aftonbladet, de la rubrique « culture » dans laquelle est paru l’article. L’intéressée n‘exprime aucun regret, rappelant que le sujet du trafic d’organes a déjà été débattu au sein même de la Knesset et estimant « indigne » qu’Israël puisse porter un jugement sur le travail de journalistes étrangers. Lindenborg persiste et signe dans une nouvelle tribune, publiée vendredi et intitulée « Examiner Israël ! », dans laquelle elle juge indispensable de procéder à une nouvelle enquête sur le terrain.

Cette affaire intervient dans un contexte de regain de tension entre les deux pays. Depuis plusieurs mois, les incidents diplomatiques se succèdent. Israël ne manquant pas une occasion pour critiquer le parti pris palestinien supposé de la Suède, au travers, par exemple, de son financement d’ ONG jugées « coupables dêtre trop critiques » envers la politique de colonisation pratiquée par Tel Aviv, tandis que Stockholm dénonce régulièrement les violations des droits de l‘homme imputées à Israël dans les territoires occupés. En outre, la Suède, qui préside l’Union européenne depuis le 1er juillet, s’est vue sollicitée par la Ligue arabe pour exiger la transparence des autorités israéliennes sur son arsenal nucléaire, ce qui ne manquera pas d’accentuer les ressentiments de part et d’autre si cette requête devait être suivie de recommandations officielles. Chaque jour qui passe rend désormais plus sérieuse la menace-sanction, évoquée par Liebermann, de faire annuler la visite, prévue le 10 septembre, de son homologue suédois en Israël.

 La polémique qui cache le scandale

A l’origine du scandale, le photojournaliste indépendant Donald Boström rejette à son tour les accusations proférées à son endroit, niant l’antisémitisme ou la croyance en un quelconque « complot juif » que certains voudraient lui faire endosser. L’homme connaît bien la Palestine pour s’y être rendu en reportage à maintes reprises. Il est notamment l’auteur d’un ouvrage paru en 2001 et intitulé « Inshallah ». Celui que ses détracteurs, comme Barry Rubin, qualifient « dactiviste anti-israélien travaillant pour un tabloïd radical » déplore qu’on s’attache à dénigrer sa personne plutôt que d’étudier la validité des témoignages rapportés, précisant qu’il n’accuse pas lui-même l’armée israélienne de telles exactions mais qu’il se contente de tirer des conclusions à partir d’une vingtaine de témoignages récoltés et recoupés. Surtout, il en appelle à la Cour internationale de Justice pour qu’elle puisse mener une investigation exhaustive sur la réalité de ces actes, constitutifs de « crimes de guerre » s’ils étaient pleinement avérés. Interrogé samedi par la télévision suédoise, Donald Boström maintient ses propos, encourageant le gouvernement de son pays à tenir bon durant ce « test de démocratie » que passerait à cette occasion Israël. Depuis la parution de l’article et son écho international, le reporter indique avoir reçu des menaces de mort, au point d’en être sérieusement inquiété. Donald Boström a déposé plainte auprès de la police.

Solidaire, le rédacteur en chef du journal, Jan Helin, défend son collaborateur, critiquant au passage l’attitude des officiels israéliens comme celle de l’ambassadrice de Suède, consistant à intenter à son équipe un procès en sorcellerie, en exploitant des « clichés antisémites du Moyen Age » et ce, afin « de balayer dun revers de la main un sujet important posé sur la table ».

La communauté juive de Suède, quant à elle, a adopté une position courageuse en critiquant la réaction des officiels israéliens. Leur représentante, Lena Posner-Korosi, juge en effet que toute cette affaire a pris des proportions démesurées à cause de l’attitude outrée de Tel Aviv.

Cela n’a pas empêché la polémique de prendre une nouvelle ampleur ce week-end, avec la découverte du correspondant israélien en Suède de Maariv selon qui la recherche pour le livre de Boström a bénéficié en 2001 d’une subvention du ministère suédois des Affaires étrangères, ce qui, de facto, permet de créer un lien entre le journaliste et le gouvernement suédois.

La question du trafic d’organes en Israël est effectivement un sujet sensible. Une résistance culturelle à la pratique dans le pays se traduit par un nombre insuffisant de donneurs potentiels. Israël est comparé, au niveau mondial, à la plaque tournante d’un tel trafic, au point d’être considéré par les institutions médicales comme un « paria » , selon le terme employé par l’anthropologue Nancy Scheper-Hugues, experte reconnue sur la question. Des cas de collecte illégale d’organes via Israël ont été relatés dans le passé, notamment à travers la Turquie, la Chine, la Moldavie et l’Afrique du sud.

Mais l’hypothèse d’extraction d’organes vitaux sur le corps de Palestiniens décédés et/ou non consentants remonte publiquement à 1990, à l’initiative de la journaliste américaine Mary Barret. D’autres experts d’un tel trafic corroborent ces allégations, tel Norm Barber dans son ouvrage de référence, réédité en 2007 et comportant divers exemples détaillés. En 2002, une article du Tehran Times avait également évoqué le problème mais l’information ne fut pas prise au sérieux par les confrères occidentaux car elle émanait d’une agence de presse iranienne, l’Irna, jugée biaisée en raison de son antisionisme affiché.

Suite à la parution de l’article suédois, le Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) a réclamé, auprès des organisations internationales des droits de l’homme, une enquête sur ces allégations, rappelant au passage que des histoires similaires circulaient déjà parmi leurs militants durant les années 80 dans la bande de Gaza. Nouveau rebondissement : Imec, une agence de presse regroupant des journalistes palestiniens et étrangers, a rapporté samedi le témoignage du chercheur Abdul-Nasser Farwana, ancien détenu dans les geôles israéliennes, qui confirme le récit de Donald Boström, évoquant même l’existence de « centaines de cas », accumulés au cours des années, de corps rendus auxquels il manquait des organes vitaux ; selon lui, cette sordide réalité s’accompagnerait de l’existence de « centres secrets de détention » et de « cimetières clandestins ». Propos rapportés également par Ma’an, une autre agence internationale, basée à Béthléem et financée par le Danemark et les Pays-Bas.

Trafic d’influences

La suspicion, longtemps tenace, envers la validité de l’hypothèse d’un trafic israélien d’organes extraits de corps palestiniens, est comparable au doute officiellement émis en 2004 par le département d’Etat des Etats-Unis, qui rejetait alors la « rumeur » d’un trafic américain d’organes via Israël et New York. Les officiels américains évoquaient une simple « légende urbaine ». Mauvaise appréciation ou désinformation ? Ironie du sort, la prétendue rumeur devint réalité cinq ans plus tard quand, cet été, un vaste cartel a été démantelé dans le New Jersey. Une quarantaine d’individus, parmi lesquels des élus et des religieux liés au parti israélien Shas, ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir participé à un blanchiment d’argent lié à une revente de reins en provenance d‘Israël. Le réseau était dirigé par un rabbin orthodoxe de Brooklyn, Lévy Izhak Rosenbaum. Pendant des années, Nancy Scheper-Hugues avait alerté les autorités sur l’existence d’un tel trafic opérant à travers Etats-Unis, Israël et la Moldavie, entre autres lieux de passage et de transaction. Visiblement, le gouvernement israélien ferme les yeux sur de telles pratiques, si l’on en juge par la déposition, effectuée en 2004 devant une juridiction brésilienne par Geldaya Tauber Gady, ex-officier de Tsahal impliqué alors dans un tel réseau international. Un témoignage accablant qui fut rapporté dans une dépêche, passée alors inaperçue, de l’Agence France-Presse.

A ce jour, Israël et la Suède campent sur leurs positions, a priori irréconciliables. Le premier se dit « déçu et surpris » par le refus suédois de condamner vigoureusement l’article tandis que les autorités de Stockholm se contentent d’invoquer le principe de la liberté d’expression. Au-delà de la crise diplomatique latente, la question du trafic d’organes en Israël demeure, et tout particulièrement celle de son ampleur exacte. A charge désormais à l’ONU, à travers la Cour internationale de justice, ainsi qu’aux journalistes d’investigation, israéliens, palestiniens et étrangers, de vérifier, en toute liberté, les terribles accusations portées contre Tsahal. Le déni catégorique des autorités ne fera que renforcer la suspicion, jetant définitivement l’opprobre sur Israël et sa prétendue « éthique », largement écornée, l’hiver dernier, par l’agression de la population civile de Gaza.

Toute impunité n’a qu’un temps. Au lieu d’ouvrir immédiatement une enquête interne auprès des responsables politiques, militaires et médicaux pour vérifier ces plaintes, ne serait-ce que pour faire taire les rumeurs, les autorités israéliennes adoptent l’attitude psycho-rigide consistant à pousser des cris d’orfraie, à rejeter en bloc la moindre éventualité d’une quelconque extraction d’organes effectuée par une poignée de soudards hors-la-loi et, en prime, à prodiguer des leçons de déontologie journalistique à la Suède. Deux polémiques pour le prix d’une : l’indulgence soupçonnée envers un trafic illégal d’organes et la volonté tacite de mettre au pas une presse étrangère. Cette stratégie radicale comporte un risque pour Tel Aviv : celui d’être accusé, à son tour, non pas de diffamer mais de camoufler la vérité. 

 La fin d’un tabou ?

Seul progrès notable dans la genèse du scandale : désormais, les médias de référence ne semblent plus craindre d’évoquer l’hypothèse, autrefois taxée automatiquement d’antisémite et reléguée aux sites extrémistes prétendument financés par Téhéran, d’un trafic israélien d’organes extraits de corps palestiniens. Dès la publication du papier sulfureux dans le quotidien suédois, le journal israélien Haaretz, réputé pour sa crédibilité et son indépendance, fut le premier à reprendre l‘information avant d’être imité par CNN et Le Monde. Nul n’a jamais songé à traiter de « sinophobe » quiconque dénonçait le trafic d’organes, réalisé en Chine, sur la dépouille des condamnés à mort. Dorénavant, la sempiternelle accusation d’antisémitisme, invoquée régulièrement, et spécialement dans le débat géopolitique en France, semble, doucement mais sûrement , perdre de sa capacité d’intimidation. Sans doute faut-il y voir le contre-effet, perceptible désormais dans la sphère médiatique internationale, de la coloration du gouvernement israélien actuel, le plus à droite de toute son histoire.

En 2006, la plupart des médias occidentaux invoquaient le principe de la liberté de la presse pour publier les caricatures du prophète Mohammed, malgré les émois suscités dans la communauté musulmane, inquiète d’y voir une forme déguisée d’islamophobie. Bien que le sujet abordé par l’article suédois soit autrement plus grave que des dessins anti-religieux, un parallèle en matière de liberté de la presse est envisageable. Dans les prochains jours, la controverse sera-t-elle sérieusement traitée par les journalistes occidentaux avec la même « envergure », malgré les accusations, par certains, de sensationnalisme crypto-antisémite ? Ou bien, démontrant la loi récurrente, ici ou là, du « deux poids deux mesures », le scandale sera-t-il progressivement confiné aux médias alternatifs et étouffé, dès lors, dans le débat public ? L’avenir proche le dira. Libérer -enfin- la parole sur la nature et l’ampleur des exactions commises par Israël : tel est le sursaut salutaire que toute cette affaire aura eu, d’ores et déjà, le mérite d‘initier. *H*H*



http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/criminel-de-guerre-jusque-dans-les-60583



Par goc (xxx.xxx.xxx.206) 24 août 11:35 (commentaire)


Décidément, une fois de plus, il s’avère que le plus grand ennemi d’israel c’est bien son idéologie sionniste menée par ses hommes politiques, arrogants et ouvertement racistes, ne connaissant qu’une seule réponse a toute critique : antisemitisme.





_______________________________________________________________________________________




Juifs justes:

Des Juifs plus suédois que les Suédois !

24 Août 2009 - Israel Actualités
Phénomène des plus récurrents dans la longue histoire de l'antisémitisme, les dirigeants de la communauté juive suédoise, plutôt que d'élever une vive protestation après l'infâmant article paru dans le journal « Aftonbladet », et de se ranger aux côtés d'Israël, ont préféré condamner'la réaction israélienne ! Après la réunion des instances faîtières des communautés israélites [...]

http://www.juif.org/go-news-105667.php
Partager cet article
Repost0
12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 06:15
publié par roland (Dazibaouebmaster) le 09/08/2009 14H48

PinocchioPar Maxime VIVAS (Le Grand Soir)



« La patrie de Bolívar, dont on sait le rôle historique qu’elle a joué dans les guerres d’indépendance des peuples américains, est aujourd’hui le pays qui inquiète le plus l’Empire ». Fidel Castro, 5 août 2009.

Tel qui inquiète l’Empire excite RSF. Laquelle parie sur notre amnésie. Démonstration rapide par la comparaison de trois communiqués :

1- RSF, le 31 mai 2007 : « Après la fermeture de RCTV, Hugo Chávez s’attaque à Globovisión, seule chaîne privée d’opposition… »

2- RSF, le 5 juin 2007 : « Fermeture de Radio Caracas Televisión : la consolidation d’une hégémonie médiatique. Le 27 mai 2007 à minuit, Radio Caracas Televisión (RCTV), la chaîne la plus regardée du Venezuela, a cessé d’émettre après cinquante-trois ans d’existence ».

3- RSF, le 21 juillet 2009 : « Si la concession venait à lui être retirée, Globovisión pourrait néanmoins poursuivre sa programmation sur le câble, tout comme Radio Caracas Televisión (RCTV) dont la fréquence hertzienne n’a pas été renouvelée en mai 2007. »

RSF avoue ainsi en 2009 ce que nous disions en 2007 : RCTV n´a jamais été fermée par les autorités, elle a pu continuer à transmettre sa programmation habituelle.

Alors, pourquoi Robert Ménard essaya-t-il de faire voter une motion anti-Chavez par le Parlement européen en mai 2007 ? Pourquoi dénonça-t-il la « Fermeture de la chaîne » ? Pourquoi coordonna-t-il une tournée européenne des dirigeants de RCTV ? Pourquoi donna-t-il depuis l’hôtel Hilton de Caracas, le 28 mai 2007, une conférence de presse où il dénonça « l’atteinte à la liberté d´expression de la part du gouvernement Chávez » ? Pourquoi Jean-François Julliard, nouveau patron de RSF, ne pratique-t-il aucun « droit d’inventaire » sur un proche passé épicé de mensonges ? Pourquoi son organisation s’acharne-t-elle plus sur le Venezuela que sur les pays voisins (Colombie…) où les journalistes sont assassinées ? Combien d’années faudra-t-il à RSF avant de démentir son affirmation d’aujourd’hui : « Globovisión, seule chaîne privée d’opposition … » ?

En cette période estivale, une réponse peut être suggéré dans le ton ludique de l’émission « Questions pour un champion » : « Je suis un rectangle de papier de couleur verte utilisé pour les transactions internationales, je parviens en France dans les caisses d’une épicerie compassionnelle déguisée en ONG, via des organisations dont l’une, nommée National Endowment for Democracy (NED) est un paravent de la CIA, je suis, je suis… OUIIII : le dollar ! (qui rime avec Ménard) ».

Autre question amusante : « Je suis un petit pays gorgé de pétrole et de gaz, immensément riche, où se pratiquent la polygamie, la misogynie, la torture, la peine de mort, où les travailleurs étrangers sont traités comme des esclaves, où les médias n’ont pas le droit de critiquer l’émir, ses épouses, son clan, sa politique. Le Chevalier Blanc de la liberté de la presse, le metteur en scène des spectacles médiatiques, l’alpiniste de Notre-Dame de Paris, a prétendu créer là-bas un centre pour la liberté de la presse arabe. Couvert d’honneurs et d’argent, il entendait gérer seul le centre et son budget. Un proche parent de l’émir, président d’Al Jazeera et membre du Conseil d’Administration du centre s’y est opposé. Robert Ménard s’est alors soudainement aperçu que ce pays n’était pas une démocratie et il est parti. Quelques médias ont salué cette sortie sans avoir regretté son entrée. Je suis, je suis, OUIII : le Qatar ! (qui rime avec dollar) ».

Une dernière pour la route (des vacances) ? « Je suis une succession de chiffres dont la loi oblige la publication. Pour l’exercice 2007 j’ai été rendue publique en juin 2008. Pour l’exercice 2008, je continue à rester secrète à la date du 7 août 2009. Je suis connue pour ne pas avoir été sincère dans le passé. Je suis, je suis, OUIII : la comptabilité de Reporters sans frontières (qui rime avec bannière*) ».

Maxime Vivas

(*) Etoilée, of course.


Source: Le Grand Soir


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5380

Partager cet article
Repost0
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 13:28




Nos médias sont criminels !
Totalitaires !
Par Eva R-sistons

Nos médias, les médias français, sont criminels. Au lieu d'informer les citoyens, de les aider à réfléchir, de les aider à se préparer au pire qui va bientôt arriver, ils nous abreuvent de plages, de vies de châteaux, de voyages dans l'espace, de shoahs passées, de faits divers, de confidences de stars, de matches de foot,
de courses cyclistes, de beaux paysages à préserver,
de dirigeants d'opérettes, de sauveurs américains....

Oui, les médias sont criminels. Pas un mot sur les méfaits du capitalisme financier,  sur les guerres, sur les projets monstrueux de la caste de Bilderberg... Tout va très bien Mme la Marquise ! 
Elle est pas belle la vie ? 

Oui, les Médias sont criminels, et nous devons les boycotter et protester auprès des Rédactions : Par écrit, par téléphone, en organisant des manifestations permanentes devant le siège des assassins
de l'information, de la démocratie et de la France.

Quand la guerre éclatera,
ils en seront complices.
Pleinement !

Oui, nos médias sont criminels.
CRIMINELS !

Eva R-sistons à l'intolérable de la désinformation permanente.





Partager cet article
Repost0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:10
Voici mon dernier article.
Merci de diffuser.
Salim.
 


 

Reporters sans frontières
contre la démocratie vénézuélienne

 



Salim Lamrani

 

            Reporters sans frontières (RSF) persiste et signe. Le 23 juin 2009, moins d’un mois après avoir rendu public son soutien à la chaîne de télévision putschiste Globovisión en répandant de nombreuses contrevérités sur la réalité vénézuélienne, l’association française tente de nouveau de tromper l’opinion publique à ce sujet1.

 

            RSF « redoute à brève échéance l’annulation de la fréquence hertzienne de Globovisión », en référence à la procédure engagée contre la chaîne le 16 juin 2009 et entérinée par le Tribunal suprême de Justice le 18 juin. L’organisation affirme que « le président Hugo Chávez a récemment averti que Globovisión quitterait les ondes faute de modifier sa ligne éditoriale […]. L’annulation de sa fréquence hertzienne marquerait le point d’orgue d’un véritable harcèlement procédurier, juridiquement contestable, contre la chaîne en raison de son contenu2 ».

 

            Puis RSF conclut : « Que la chaîne ne soit pas exempte de reproches n’enlève rien à la gravité du procédé. Il n’est pas digne d’une démocratie comme le Venezuela que le bon plaisir du chef de l’État décide seul de l’avenir d’un média. Débarrassé de Globovisión, Hugo Chávez disposera d’un espace télévisuel hertzien qui lui sera entièrement dévoué mais se prive d’un filtre médiatique, ce qui pourrait conduire à une radicalisation de l’opposition. Cette configuration est un revers pour le pluralisme et le débat3 »

 

            Tout d’abord, RSF essaye de faire croire que seule la « ligne éditoriale » extrêmement critique à l’égard du gouvernement démocratique d’Hugo Chávez serait la cause « d’un véritable harcèlement procédurier, juridiquement contestable, contre la chaîne ». Ensuite, elle affirme que la procédure engagée contre la chaîne est du fait du président Chávez4.

 

            Le mensonge est une nouvelle fois double. En effet, au Venezuela, seules la Commission nationale des télécommunications (Conatel) et la Justice ont le pouvoir de révoquer la fréquence hertzienne de Globovisión, uniquement en cas de violation grave de la Loi organique des télécommunications de 2000. Ce n’est en aucun cas une prérogative du pouvoir exécutif, contrairement à ce qu’affirme RSF5.

 

            Que s’est-il passé pour que la Conatel invoque l’article 171 de la loi organique des télécommunications, qui stipule que « quiconque aura utilisé les services de télécommunications, pour lesquels il a reçu une habilitation, dans le but de commettre des délits » sera sanctionné d’une révocation de la concession hertzienne, à l’encontre de Globovisión ? S’agit-il simplement du fait de « sa ligne éditoriale » comme l’affirme RSF6 ?

 

            La réalité est autre. Le 13 octobre 2008, le journaliste Rafael Poleo, directeur du quotidien El Nuevo País et de la revue Zeta, a lancé un appel à l’assassinat d’Hugo Chávez en direct sur Globovisión durant l’émission « Aló Ciudadano », en affirmant que ce dernier « finira comme Mussolini ». Voici la transcription exacte de son intervention :

 

Rafael Poleo : « ... L’histoire se répète. Si l’on regarde la trajectoire de Benito Mussolini et celle de Chávez, ce sont les mêmes. C’est pour ça que je vous dis, avec inquiétude, qu’Hugo va finir comme Mussolini, pendu la tête en bas.

Leopoldo Castillo : Vous ne pouvez pas dire cela, Poleo, ça pourrait être considéré comme une apologie du délit, ça peut être interprété, ça pourrait être une incitation.

Rafael Poleo : …Moi, je le dis de manière préventive, fais attention Hugo, ne finis pas comme ton homologue Benito Mussolini, pendu la tête en bas, parce que toi tu ressembles à Mussolini et à Mussolini lors de l’étape initial du fascisme. Chávez c’est ça, parce que c’est une insulte au socialisme et au communisme de dire que Chávez est socialiste ou communiste, ce qu’il y a c’est que c’est plus simple et les gens ont déjà oublié au cours de l’Histoire ce qu’est le fascisme… Mais Chávez c’est un fasciste vieillot, Chávez c’est un fasciste7. »

 

            « Reporters sans frontières désapprouve sur le fond les déclarations de Rafael Poleo, mais estime qu’ils relèvent de la responsabilité de celui-ci et non de Globovisión ». L’organisation parisienne, loin de condamner de telles déclarations, se contente donc de les « désapprouver », illustrant ainsi clairement son caractère partisan en tentant de dédouaner la chaîne de sa responsabilité. Contrairement à ce qu’affirme RSF, la chaîne est responsable du contenu de ses programmes8.

 

            Dans quel pays du monde une telle instigation au crime serait-elle acceptée ? Que se passerait-il en France si la chaîne TF1 diffusait un message semblable à l’encontre du président Nicolas Sarkozy ? La justice interviendrait-elle ? RSF défendrait-elle de tels agissements ?

 

            Globovisión n’en est pas à sa première tentative de déstabilisation. Depuis 1998 et l’élection d’Hugo Chávez, elle a fait du dénigrement de la politique gouvernementale sa principale activité. Pis encore, en avril 2002, la chaîne avait activement participé au coup d’Etat contre Hugo Chávez en soutenant le putschiste Pedro Carmona Estanga. En décembre 2002, elle avait soutenu également le sabotage pétrolier orchestré par l’opposition qui avait coûté la bagatelle de 10 milliards de dollars à l’économie vénézuélienne. En mai 2007, Globovisión s’était déjà rendue coupable d’incitation à l’assassinat du président Chávez. En avril 2009, la chaîne a lancé un appel aux contribuables afin de ne pas s’acquitter de leurs impôts9.

 

Les exemples pourraient se multiplier. Voici quelques messages transmis par Globovisión incitant les téléspectateurs à l’insurrection : « Nous devons sortir pour défendre notre pays, notre démocratie et notre liberté. C’est seulement ainsi que nous pourrons arrêter le régime dans son désir de nous réduire en esclavage », « Je veux lancer un appel ici à la classe ouvrière : ouvrez les yeux, je sais que vous êtes en train de les ouvrir, parce qu’il y a des protestations partout, mais ouvrez les yeux pour que cette protestation soit plus forte », « Ouvrez les yeux, ce gouvernement n’est pas démocratique », « Si on nous dit que ce gouvernement est autoritaire, est dictatorial, ou qu’il nous mène à l’échec, ce que l’on suggère aux gens c’est : on va renverser ce gouvernement ». « Nous sommes les adultes et nous devons virer ce dictateur pour nous enfants et nos petits-enfants10 ».

 

Ensuite, Globovisión a multiplié les campagnes de dénigrement et les insultes en tout genre à l’encontre du gouvernement. Le 28 février 2004, la chaîne a diffusé une vidéo d’un discours d’Hugo Chávez mais a coupé le son pour le remplacer par des cris de singe et d’autres d’animaux sauvages, dans une claire référence raciste à la couleur de peau du président. Voici un autre florilège de déclarations typiques de la chaîne : « Les maires chavistes n’ont besoin que d’une pomme pour être des cochons », « N’importe quel âne bâté en sait plus sur le pétrole que Chávez », « Tu as ruiné le pays », « Les imbéciles ont voté pour Chávez », « Les chavistes ne pensent pas, ils braient », « PDVSA [l’entreprise pétrolière] est en faillite, les entreprises de base sont ruinées et le pays est militarisé. Que faire ? Se battre et plus encore », “Qu’attend-t-on pour agir ? Ca suffit », “La souveraineté agroalimentaire du pays est atteinte, parce que la production interne a diminué, il n’y pas de sécurité juridique ». Quel pays au monde accepterait de tels propos11 ?

 

RSF a clairement fait un choix contre la démocratie vénézuélienne en prenant position en faveur d’une chaîne de télévision putschiste et en manipulant la réalité dans le but d’induire l’opinion publique en erreur. Mais cela n’est guère surprenant de la part d’une entité qui avait soutenu le coup d’Etat contre Chávez en avril 2002 et qui est financée par le National Endowment for Democracy, une officine écran de la CIA12.

 

Notes

 

1 Salim Lamrani, « Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela », Voltaire, 19 juin 2009. http://www.voltairenet.org/article160688.html (site consulté le 27 juin 2009).

 

2 Reporters sans frontières, « L’existence hertzienne de Globovisión est comptée : ‘Un remède pire que le mal’ », 23 juin 2009. http://www.rsf.org/L-existence-hertzienne-de.html (site consulté le 24 juin 2009).

 

3 Ibid.

 

4 Ibid.

 

5 Ibid.

 

6 Ley Orgánica de Telecomunicaciones, 4 juin 2001. http://www.analitica.com/BITBLIO/congreso_venezuela/ley_telecomunicaciones.asp (site consulté le 28 juin 2009).

 

7 Youtube, « Chávez y Mussolini », 13 octobre 2008. http://www.youtube.com/watch?v=Sgkeo0Dl3lk&feature=related (site consulté le 28 juin 2009).

 

8 Reporters sans frontières, « L’existence hertzienne de Globovisión est comptée : ‘Un remède pire que le mal’ », op. cit.

 

9 Salim Lamrani, « Les mensonges de Reporters sans frontières sur le Venezuela », op. cit. ; Youtube, « Empleada de Globovisión hizo llamados implícitos a no pagar impuestos », 3 avril 2009. http://www.youtube.com/watch?v=CjN2sQ3QKK4&feature=related (site consulté le 27 juin 2009).

 

10 Agencia Bolivariana de Noticias, « Aló Ciudadano y el lenguaje xenófobo, intolerante e instigador », 19 juin 2009.

 

11 Ibid.

 

12 Salim Lamrani, Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Descartes et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Il a publié, entre autres, Double Morale. Cuba, l’Union européenne et les droits de l’homme (Paris : Editions Estrella, 2008). Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009) et comporte un prologue de Nelson Mandela.



Contact :
lamranisalim@yahoo.fr ; salim.lamrani@parisdescartes.fr

Partager cet article
Repost0
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 05:25

"même le fascisme n’était pas allé aussi loin"

Lundi 13 Juillet 2009
"même le fascisme n’était pas allé aussi loin"

A l’opinion publique européenne et aux journalistes qui en sont l’expression


Ce qui se produit en Italie a toujours eu, bon gré mal gré, une influence extraordinaire sur la société européenne toute entière, depuis la Renaissance jusqu’au fascisme.

Mais ces évènements n’ont pas toujours été connus à temps.

On trouve en ce moment, dans les quotidiens européens, une grande attention concernant divers aspects de la crise qui touche notre pays. Nous considérons, cependant, qu’il est du devoir de ceux qui vivent en Italie de rappeler à l’attention de l’opinion publique européenne d’autres aspects restés dans l’ombre. Il s’agit de certains aspects de la législation italienne qui, si rien ne vient les empêcher, risquent de défigurer le visage de l’Europe et de faire reculer la cause des droits humains dans le monde entier.


Le gouvernement Berlusconi, sous prétexte de sécurité, a imposé au Parlement, qu’il garde sous contrôle, l’adoption de normes discriminatoires envers les immigrés, jamais vues en Europe depuis l’époque des lois raciales.


Le sujet passif de la discrimination a été remplacé. Il ne s’agit plus des juifs mais de la population des immigrés irréguliers, qui compte des centaines de milliers de personnes. Mais les dispositifs prévus par les lois raciales, comme l’interdiction des mariages mixtes, n’ont pas (été) changé(s).


Par cette interdiction, on empêche, en raison de leur nationalité, l’exercice d’un droit fondamental tel que celui de se marier, sans distinction d’ethnie ou de religion. Droit fondamental qui n’est pas supprimé seulement aux étrangers mais également aux italiens eux-mêmes.


Par une norme qui viole encore davantage la dignité humaine on a, en outre, introduit l’interdiction pour des femmes étrangères en situation d’irrégularité administrative, de reconnaître les enfants qu’elles ont elle mêmes mis aux monde
.

Ainsi par la force d’une telle décision politique d’une majorité passagère, les enfants mis au monde par des femmes étrangères irrégulières deviendront pour toute leur vie les enfants de personne. Ils seront (soustraits) enlevés à leurs mères et placés dans les mains de l’Etat. Même le fascisme n’était pas allé aussi loin. En effet les lois raciales introduites par ce régime en 1938 ne privaient pas les mères juives de leurs enfants, ni ne les obligeaient à avorter pour éviter la confiscation de leurs enfants par l’Etat. Nous ne nous adresserions pas à l’opinion publique européenne si la gravité de ces mesures n’était telle qu’elle dépasse toute frontière nationale et ne demandait une réaction responsable de toutes les personnes qui croient en une commune humanité.


L’Europe ne peut admettre qu’un de ses pays fondateurs ne rétrograde (redresse) à des niveaux primitifs de cohabitation, en contradiction avec les lois internationales, les principes de garantie et de civilisation juridique sur lesquels se fonde la construction politique européenne elle-même.

Il est de l’intérêt et de l’honneur de nous tous européens que cela ne se produise pas.


L’opinion publique européenne doit prendre conscience de la pathologie qui vient de l’Italie et se mobiliser pour empêcher qu’elle se propage en Europe.

A chacun de choisir les formes opportunes pour manifester et faire valoir son opposition

Premiers signataires :

Andrea Camilleri, Antonio Tabucchi, Dacia Maraini, Dario Fo, Franca Rame, Moni Ovadia, Maurizio Scaparro, Gianni Amelio


Pour signer :
http://temi.repubblica.it/micromega-online/camilleri-tabucchi-maraini-fo-rame-ovadia-scaparro-amelio-appello-contro-il-ritorno-delle-leggi-razziali-in-europa/ cliquez sur "FIRMA"

 
Partager cet article
Repost0
10 juillet 2009 5 10 /07 /juillet /2009 07:27
publié par babelouest (crisonnier) Avant-hier 13H12

Par Jean-Claude Lefort | Député honoraire | 


Clotilde Reiss
, âgée de 23 ans, a été arrêtée en Iran le 1er juillet au motif d'espionnage. De toute évidence, il s'agit d'une grossière manœuvre et d'une provocation des autorités de ce pays dont il est peu de dire qu'elles ne sont guère crédibles en matière de droits de l'homme.

Aussitôt, et à juste titre, le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, puis le Président Nicolas Sarkozy, sont montés au créneau et ont exigé sa libération immédiate.

Quelques jours avant, le 26 juin exactement, à l'occasion du troisième « anniversaire » de la détention du caporal Gilad Shalit, prisonnier de guerre, le même Bernard Kouchner publiait une déclaration officielle toute aussi nette :

« Nous ne cesserons de le répéter : la libération immédiate et inconditionnelle de Gilad est une priorité pour la France. »

Libérations immédiates et sans conditions de Clothilde Reiss et de Gilad Shalit, telles sont les exigences de la France.

S'il est en prison, c'est qu'il devait et doit l'être

Et pendant ce temps-là, un jeune franco-palestinien, qui ne portait pas l'uniforme d'une armée d'occupation, est, tout comme Clothilde Reiss, l'objet d'un emprisonnement totalement illégal. Il s'agit de Salah Hamouri, qui a été jugé par un tribunal militaire israélien d'occupation installé en Cisjordanie, un tribunal illégitime en son principe, sur la base d'un dossier vide bien que préparé par les services spéciaux israéliens.


Salah Hamouri, lui, est laissé dans l'ombre. Pour lui, ainsi que le demande son
Comité national de soutien, pas la moindre exigence de libération formulée par les autorités françaises. Pour lui : silence ! Pour lui : sentence ! Pour lui : prison ! Pour lui : rien !


Et pourquoi ? Tout « simplement » parce que l'Elysée, tout comme le Quai d'Orsay, estiment qu'Israël est un Etat de droit et donc que, s'il est en prison, c'est qu'il devait et doit l'être.


Circulez, il n'y a rien à voir ! On doit fermer les yeux sur l'attitude de cet Etat quand il occupe, et il occupe et colonise, des territoires qui ne lui appartiennent pas. On n'est pas dans le territoire israélien, là. On est dans une partie de la Palestine historique occupée depuis des années et des années par l'Etat d'Israël qui, de ce fait, est condamné régulièrement par les instances internationales.

Uen audience pour sa libération le 28 juillet

Salah Hamouri n'a pas tué quelqu'un ni dans ces Territoires ni à Tel-Aviv, par exemple, pas plus qu'à Jérusalem-Est occupée. Il n'a rien volé. Rien fait d'autre que de passer, de nuit en voiture, devant le domicile d'un rabbin extrémiste notoire. C'est tout. Et pour cela il a écopé de sept ans de prison par un tribunal militaire d'occupation. Il a aujourd'hui 24 ans.

Cela fait quatre ans qu'il est en prison. Quatre ans sans que la France ne lève le petit doigt pour lui. Il est né du mauvais côté du mur - c'est le cas de le dire - et il présente un défaut majeur : il est français mais aussi palestinien. Et tout Palestinien, s'il n'est pas terroriste, est considéré comme potentiellement terroriste. De même ne dit-on pas que si tous les Arabes ne sont pas des terroristes, tous les terroristes sont des Arabes ?

C'est ainsi que le fait d'être passé devant le domicile dudit rabbin a conduit les militaires à considérer qu'il avait l'intention de le tuer. Il ne l'a pas fait -ce rabbin est bien en vie et son parti Shas participe au gouvernement d'extrême droite de Netanyahu- mais il aurait pu le faire. C'est gros, non ? Eh bien la France ne demande pourtant pas sa libération.

J'ai accompagné sa mère, Denise Hamouri, à l'Elysée, où un conseiller du Président - pas le Président qui était occupé - l'a reçue. Même son de cloche.

Mais un véritable « os » se présente devant eux : outre la mobilisation qui entraîne des milliers de citoyens et d'élus, il se trouve que la loi, israélienne cette fois, stipule qu'aux deux tiers de sa peine exécutée, tout prisonnier politique palestinien peut « bénéficier » d'une remise de peine (une libération anticipée).

Peu en bénéficient en vérité car « terroriste tu es, terroriste tu resteras ».

Pour Salah Hamouri l'audience est fixée le 28 juillet. Il peut recouvrer la liberté au terme de la loi israélienne cette fois. Pour cela, il faut bien sûr une forte exigence de la France.

La France va-t-elle continuer à dire : « Libération pour Clothilde ! », « Libération pour Gilad ! » Et dire aussi dans le même temps :

« Salah Hamouri doit rester en prison car même s'il n'a rien fait, il aurait pu le faire et de toute façon il est Palestinien ! »

Le « deux poids, deux mesures » n'est pas la justice. C'est la haine érigée en loi. C'est la loi du Talion qui est le contraire du droit.


Et puis, au-delà de Salah, c'est aussi la cohésion nationale qu'on met à mal. Car c'est toujours du même côté que ça tombe. Tandis qu'« il pleut toujours où c'est mouillé ! ».

Lu sur Rue89 :

http://www.rue89.com/2009/07/08/clotilde-reiss-salah-hamouri-deux-poids-deux-mesures



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4830



 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 21:40

Lettre ouverte à P. de Carolis

(SNRT-CGT/SNJ-CGT)

publié par
roland (Dazibaouebmaster) Hier 09H55

Logo France TélévisionsSource: Acrimed

Nous publions ci-dessous une lettre ouverte adressée au Président de France télévisions par le SNRT-CGT et le SNJ-CGT, concernant une « gestion délinquante » de l’entreprise, maintenant et accentuant la précarité. Les syndicats, se disant « informés de l’existence d’une liste noire » des intermittents qui saisiraient les prud’hommes, dénoncent l’« entrave aux prérogatives syndicales », et mettent en demeure la direction de « faire cesser le trouble illicite constaté » au sein de l’entreprise. (Acrimed)

Monsieur le Président,


Nous portons à votre attention la situation de plusieurs milliers de salariés de l’entreprise employés illégalement par succession de contrats précaires.


Du fait de votre parcours professionnel, vous ne pouvez ignorer la gestion arbitraire subie par ceux de vos confrères précarisés qui collaborent pendant toute leur carrière à notre activité, dans les mêmes conditions que les journalistes permanents. Le problème est le même pour les personnels de production, employés en tant qu’intermittents du spectacle, et qualifiés en interne de « permittents » parce qu’ils travaillent sur les mêmes plannings et aux mêmes postes que leurs collègues sous contrat à durée indéterminée.


Cette précarité injustifiée constitue un délit passible de sanction correctionnelle, car elle prive la victime de la quasi-totalité des droits garantis par le Code du travail. Un membre de votre direction a d’ailleurs été condamné de ce chef par le Tribunal correctionnel.


Au cours des dernières années, plusieurs dizaines de décisions civiles ont sanctionné nos chaînes sur recours individuel des victimes. Dans une entreprise publique comme la nôtre, que la direction ne corrige pas sa gestion malgré les multiples interventions de la justice défie l’entendement.


Aujourd’hui cette gestion délinquante se perpétue sur le compte des deniers publics. A titre d’exemple, le 7 avril 2009, la Cour d’Appel de Paris vous a condamné à verser à l’un de vos cadres précarisés un montant d’indemnités supérieur aux salaires qu’il aurait perçu s’il avait pu continué à travailler jusqu’à son départ en retraite ; ce qui donne la mesure du gâchis humain, professionnel et financier dont votre équipe est entièrement responsable.


Votre équipe ne saurait ignorer la loi sociale au seul motif qu’elle aurait un privilège d’impunité parce que l’actionnaire de l’entreprise est l’Etat. A cet égard, nous regrettons que dans les discussions en cours sur la réorganisation de l’entreprise à la suite de la fusion décidée par la Loi du 5 mars 2009, la régularisation de ce personnel ne soit jamais évoquée.


Malheureusement, notre constat ne se limite pas à cette perpétuation de la précarité. Depuis 18 mois, vous avez entrepris de réduire les effectifs. Les premiers postes supprimés ont visé plusieurs centaines de collègues précarisés, exclus sans tentative de reclassement, sans procédure ni indemnité, et sans même qu’on les informe de leur licenciement. Là encore, la télévision publique se distingue.


Récemment votre direction des ressources humaines a encore dégradé les conditions d’emploi. Par une note du 23 mars 2009, il a été enjoint au management intermédiaire de réduire le volume de travail du personnel précarisé sans aucune procédure légale autre que cette simple instruction. Concrètement, des dizaines de collaborateurs sont depuis 3 mois en chômage partiel, pour une durée indéfinie. Ils restent 365 jours par an à la disposition de nos chaînes alors que leur revenu est diminué au point de ne plus pouvoir assurer leur budget familial.


Nous sommes informés de l’existence d’une « liste noire » où se retrouvent les intermittents qui ont outrecuidance de saisir les prud’hommes pour faire valoir leurs droits. Faute de pouvoir employer des intermittents, nous avons aussi été informés de l’incitation faite aux unités de production de passer par la prestation de service (ce qui est assimilé à un délit de marchandage).


Le 24 avril 2009, sur la protestation de notre syndicat, votre direction des ressources humaines a confirmé et justifié cette décision. Force est de constater qu’il s’agit d’une décision volontaire et délibérée nuisant intentionnellement au droit des victimes. Nous déplorons qu’en ne contredisant pas ces instructions, vous avalisiez les délits ainsi commis par vos proches collaborateurs.


Enfin nous vous alertons sur l’entrave aux prérogatives syndicales dont vos services des ressources humaines se rendent coupables depuis plusieurs semaines.


Nous avons reçu plusieurs témoignages concordants de collègues pour lesquels le syndicat avait soumis le dossier de requalification à la justice prud’homale. Selon ces dépositions, les salariés dont nous demandons la requalification des contrats sont exclus des plannings, c’est-à-dire licenciés brutalement avant que la justice n’arbitre, privant cet arbitrage de tout effet.


Le 7 mai 2009, sur notre demande d’explication, vos services des ressources humaines ont confirmé la réalité de ces instructions, qui viseraient désormais tout salarié « en contentieux » avec l’entreprise, mais aussi tout salarié au sujet duquel le syndicat solliciterait l’arbitrage judiciaire. De sorte qu’aujourd’hui, dans l’entreprise que vous dirigez, vos collaborateurs assument une gestion conduisant directement à priver un justiciable de son droit à un procès équitable ; de même, ils entravent volontairement le droit syndical de recourir à l’arbitrage judiciaire.


Nous vous demandons d’intervenir sans délai pour corriger les agissements de vos services des ressources humaines, nous vous demandons également de prendre les mesures nécessaires pour régulariser la situation du personnel précarisé.


Nous insistons sur le fait que notre démarche vise simplement à faire cesser le trouble illicite constaté dans votre entreprise.


Pour cette raison vous pouvez considérer la présente comme une mise en demeure à laquelle, si vous manquiez d’y déférer, le caractère intentionnel de l’infraction à la législation sur les CDD commise par le chef d’entreprise serait établi, avec les suites légales qui pourront y être données.


Soyez assuré, monsieur le Président, tant de notre dévouement à la télévision publique que notre détermination à ce que la loi y soit respectée.


Paris, le 18 juin 2009

 


Source: Acrimed


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4720

Partager cet article
Repost0
1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:15


baillonner-la-pens-e--.-non-juive.jpg

" Paul-Éric Blanrue
 : Oui, l’objectif est très clair. D’abord je dirais que l’objectif principal du CRIF, aujourd’hui, c’est de jouer sur ce terme « juif », sur l’assimilation entre peuple et religion. Je pense ici en particulier à la campagne qu’ils mènent en ce moment pour faire passer la loi appelée « Loi Martin Luther King ». Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France - je dis fort dans tous les sens du terme. L’UPJF a élu Sarkozy l’« homme politique de l’année » en 2006, un an avant la présidentielle " .

pebsj.png

Colère d'Eva contre l'intolérable !


Bonjour !

A l'instant, alors que je m'apprête à publier le texte d'une femme engagée, courageuse, Silvia Cattori, mon oeil tombe sur ce passage (pas le temps de lire le reste, je ne suis pas encore couchée à cause de l'importance de l'Actualité), et je suis indignée comme jamais je ne l'ai été !

Notre pays devient un Etat totalitaire, si cette loi passe, finis la liberté d'opinion, la démocratie, les Droits de l'Homme ! Et si cette loi scélérate est votée, cela prouvera clairement que l'Etat Français est désormais aux mains des néo-sionistes, et qu'il n'est plus souverain !

Alerte, citoyens, la France est en danger ! Sa liberté ne doit pas être confisquée par une poignée d'individus ! Et bravo à Dieudonné d'avoir eu l'intelligence de comprendre le péril qui menace la France ! Moi-même, avant la publication du livre de P.E. Blanrue (d'ailleurs non édité en France, quel aveu ! Et dont les médias laquais ne rendent pas compte !), je comptais depuis bientôt trois mois publier un "J'accuse" (le CRIF, etc)  d'avoir pris en otage la France (j'en avais même parlé à Michel Collon voici deux mois, mais je n'ai pas trouvé le temps de le rédiger), c'est dire combien la journaliste attachée à l'indépendance de la presse et la citoyenne que je suis, éprise de vérité, de justice et de paix, est sensible à un tel sujet !

J'avais compris la gravité de ce qui se trame, avant que M. Blanrue ne publie son ouvrage ! Au nom d'une certaine éthique, ne pliant pas devant les menaces ou les chantages, et ne me prosternant devant aucun être humain, et surtout pas devant ceux qui s'octroient indûment tous les droits, je savais que je devais traiter le sujet ! Déjà, il y a une vingtaine d'années, alors que je n'étais pas politisée comme aujourd'hui, je m'étonnais, et me scandalisais, devant cet intolérable privilège que constituaient les temps d'antennes impartis aux différentes communautés religieuses le dimanche matin, sur FR2, à l'époque un quart d'heure aux 7 millions de Musulmans en France, et trois quart d'heure aux 700.000 Juifs ! Oui chaque dimanche, la croyante éprise de justice que je suis, était révoltée par ce traitement de faveur inexplicable !

Je suis d'origine juive par ma mère, catholique par mon père, protestante par choix, je vomis l'antisémitisme, le racisme anti-juif comme musulman, ou anti-noir etc, mais je dénonce avec force la politique des néo-sionistes, fanatique, sectaire, militaro-financière, impérialiste, destabilisatrice, raciste, eugéniste, prédatrice, totalitaire (terrorisme intellectuel, médias partisans, communautaristes, aux ordres..), immorale, prédatrice (la directrice d'une agence immobilière à Marseille m'a dit un jour, alors que je lui faisais part de ma confiance envers les Juifs, "ayant des principes, des valeurs" : " Détrompez-vous ! Ce sont les pires voleurs de la terre ! " (Même des soldats de Tsahal dénoncent aujourd'hui cette propension à voler, jusque chez les plus pauvres d'entre les pauvres: Palestiniens !:
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4647)!

Si désormais la dénonciation de l'intolérable (et en particulier du terrorisme intellectuel, psychologique, pratiqué de plus en plus communément),  doit conduire en prison, eh bien j'assume, je suis candidate ! Jamais je ne tairai la vérité, jamais je ne me prosternerai devant l'intolérable, quel qu'il soit, au nom d'une éthique exigeante, jamais je ne cautionnerai l'injustice, le mensonge, le fanatisme, les guerres, l'eugénisme, le racisme, l'intolérance, etc, je préfère aller en prison plutôt que renoncer aux valeurs auxquelles je crois !

Si cette loi scélérate passe, elle signera la mort de la France, de toute son Histoire, de ses traditions, elle fera de notre pays une République bananière, un Etat de non-Droit, une prison pour tous les intellectuels et les individus libres, un pays stalinien sans ses avantages sociaux, un pays totalitaire ! Un Etat nazi !

Si cette loi passe, Sarkozy sera définitivement démasqué : Comme ennemi de la liberté, de la démocratie, de la France et de ses valeurs ! Et comme agent d'un Etat étranger !

Citoyens, mobilisons-nous pour que l'infâme n'ait pas droit de cité !

Et si par malheur pour notre pays, cette loi liberticide de type nazi passait, je veux être la première à aller en prison, la tête haute, forte de mes convictions de citoyenne humaniste, libre !  Jamais je ne me tairai devant l'infâme, et en prison, j'aurai la joie de m'occuper, comme je l'ai souvent fait chez moi à leur sortie, des incarcérés, de me dévouer pour eux !

J'ose le dire : ceux qui devraient aller en prison, sont ceux qui prennent la France en otage, pour en faire un Etat invivable, irrespirable, ceux qui font subir toutes sortes de dommages aux habitants de la planète, et d'abord en organisant la plus machiavélique des Shoah qui ait jamais existée, à l'encontre du peuple Palestinien (condamné à une extermination.. lente, et donc plus dure que toutes ! Et qui ne dit pas son nom, hypocritement, de surcroît !), mais aussi en organisant partout, pour des raisons d'hégémonie et de cupidité, divisions, destabilisations, coups d'état, conflits, guerres, attentats ciblés etc, n'en rajoutez pas, la coupe est pleine !

La France ne renoncera pas à son âme pour les beaux yeux de ceux qui se croient tout permis ! Toute ma vie j'ai combattu les privilèges, et je ne tolèrerai jamais un privilège aussi inique et anti-démocratique ! Je persiste et je signe: Plutôt que d'être complice de l'intolérable, plutôt que de m'agenouiller devant l'infâme, moi la combattante pour la liberté et la justice, j'irai en prison, mais je ne me renierai pas, je ne renierai jamais l'idéal de justice, de paix, de liberté, de vérité, qui m'anime ! Plutôt mourir que vivre l'infâme ! Je le dis haut et fort !

Eva R-sistons à l'ignoble décrété par un Clan totalitaire, s'octroyant tous les droits même celui de tuer la liberté ! La prison, la mort plutôt que l'infâme !

N.B. : J'appelle tous les Républicains, des centaines de milliers de Français attachés à la démocratie, à se porter volontaires comme moi pour la prison si cette loi passe ! Alors, les prisons seront pleines de gens libres, aimant la démocratie, le Droit, la France ! Et nous serons tous un témoignage vivant de l'infâme ! Un boulet pour ceux qui veulent tuer les Droits de l'Homme en France, toute critique, afin de masquer leurs crimes, toujours plus nombreux, aux quatre coins de la planète ! Du style nous violons toutes les lois, nous massacrons selon notre bon plaisir, et nous ne tolérons aucun reproche ! C'est commode, n'est-ce pas ? Impunité pour les pires criminels, pas de tribunal de Nuremberg pour eux !  

Le droit de critique étant garanti par la Constitution et par la Déclaration des Droits de l'Homme, je prétends que c'est non seulement un droit pour tout citoyen de critiquer la politique néo-sioniste, mais un DEVOIR, au nom des valeurs les plus hautes, et pas seulement de l'éthique la plus élémentaire, car l'Etat d'Israël bafoue sans cesse le Droit, viole toutes les résolutions internationales, piétine sans état d'âme les règles humaines de base, c'est d'ailleurs un Etat raciste, fasciste, criminel, ses dirigeants sont d'Etrême-Droite ! Honte à ceux qui, par carriérisme, soutiennent ces individus ! Ce sont eux qui devraient aller en prison, pas ceux qui dénoncent le fascisme militaire, impérialiste, eugéniste ! Le Parlement européen avait en son temps dénoncé le gouvernement autrichien de M. Haider, et aujourd'hui il se couche devant l'intolérable parce qu'il émane de la vache sacrée israélienne !!! De qui se moque-t-on ? Je m'honore, en tant qu'humaniste, de dénoncer ce gouvernement et ses soutiens !  Toutes les valeurs sont aujourd'hui inversées : Au nom de quel privilège infâme ???? Comme c'est suspect !!!! Nous avons perdu tout sens commun, nous sommes devenus fous !

Il y a donc un Etat dans l'Etat ??? Nous devrions nous aplatir devant ce gouvernement de l'ombre, intransigeant, dictatorial, inique, privant  la France de sa souveraineté et de sa démocratie ???? Cela va trop loin ! Il faut arrêter cette bête immonde avant qu'elle ne détruise complètement la France et ses valeurs ! Au secours, Gl de Gaulle, reviens sauver notre pays du nazisme rampant, viens sauver la France !  On l'assassine !

Eva

LISTE-noire-de-juifs-engag-s.jpg Liste noire de Juifs engagés! Chasse aux sorcières ! HONTEUX !


________________________________________________________________________________


Entretien avec Paul-Éric Blanrue
Sarkozy ou la souveraineté nationale en péril ?



« Le livre de Paul-Éric Blanrue, Sarkozy, Israël et les juifs (*) s’il arrive à être diffusé, fera date. C’est le premier ouvrage à braquer les projecteurs sur ces groupes de pression, qui évidemment veulent agir dans l’ombre, même si leur influence devient de plus en plus évidente depuis l’élection de Sarkozy », observe le physicien belge Jean Bricmont (**). Car si le livre est distribué dans divers pays, et fait déjà l’objet de quatre traductions, il n’est pas encore diffusé dans le propre pays de l’auteur, la France !

 

Paul-Éric Blanrue, 42 ans, est un personnage franc, attachant. Il fait partie de ces historiens qui contestent la légitimité de lois qui portent atteinte à la liberté d’expression, comme la loi Gayssot et qui se rebellent à juste titre contre l’intoxication et la désinformation médiatique et politique.

Silvia Cattori : Votre livre « Sarkozy, Israël et les juifs » permet de comprendre en quoi les liens tissés entre Nicolas Sarkozy et les différents réseaux sionistes en France, et dans le monde, sont dangereux pour la souveraineté nationale. Liens qui ramènent évidemment à l’Etat juif d’Israël : le cœur du problème. Quel évènement précis vous a-t-il conduit à écrire ce livre en toute hâte ?

Paul-Éric Blanrue : Ce qui m’a fait réagir c’est quand, après le carnage de l’armée israélienne à Gaza, la France de Sarkozy a envoyé la frégate Germinal [1] pour empêcher le transfert d’armes aux Palestiniens assiégés. Cette nouvelle m’a fait bondir parce que c’était un acte politique très clair de la part de la France en faveur d’Israël. C’était un acte d’autant plus grave, à mon sens, que les Etats-Unis n’y avaient pas pris part.

« Sarkozy, Israël et les juifs » a vraiment commencé à exister à partir de ce moment-là, avec ce qui s’est passé à Gaza. J’ai été scandalisé par la façon dont la France a réagi à ce massacre, dont Bernard Kouchner et les proches de Sarkozy en ont parlé, dont Bernard-Henry Lévy (BHL) en a disserté dans « Le Point ».

J’ai alors cherché à montrer les accointances qu’il y avait, malgré une réserve de surface, entre BHL, et un certain nombre de personnages qui se prétendent de gauche. Qu’il y avait une véritable coalition du monde intellectuel parisien, de cette intelligentsia déliquescente, avec la politique pro-israélienne de Sarkozy. Que c’était très grave.

Cela dit, je suis un observateur de la chose politique. J’avais déjà accumulé de nombreuses informations lors de la rédaction, l’an passé, d’un petit livre sur le mariage de Sarkozy [2]. J’avais suivi sa campagne électorale ; j’avais remarqué comment, grâce à Henri Guaino [3], il avait réussi à se faire passer pour un « gaullien ». Il était parfois libéral dans ses discours. Dans d’autres très protectionniste. La question était : qu’est-ce que cela va donner ?

Par la suite j’ai constaté que la stratégie ouvertement pro-israélienne de Sarkozy, n’avait pas été seulement une tactique pour se faire élire, mais qu’il continuait de s’y tenir. Les résultats sont là. On voit aujourd’hui qu’il s’y est accroché et qu’il est aussi voire plus pro-israélien que ne l’était George W. Bush.

Au mois de janvier 2009 qu’est-ce qu’on a vu ? Alain Finkielkraut se faire décorer de la légion d’honneur [4]. Et en avril c’était au tour d’André Glucksmann. Et que tout cela était logique, répondant à une logique incroyable ! Et qui voit-on aujourd’hui défiler, au Trocadéro contre le Président Ahmadinedjad ? On voit les mêmes ! On voit Pascal Bruckner, BHL, Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Jack Lang. Bref tout l’entourage pro-israélien de Sarkozy.

Silvia Cattori : BHL ne faisait-il pas partie de l’entourage de Mme Royal ?

Paul-Éric Blanrue : BHL a fait partie de l’entourage de Ségolène Royal durant la campagne électorale, mais pas très longtemps. Elle ne doit pas être considérée comme suffisamment sioniste par le réseau pro-israélien [5]. C’est une des rares personnalités politiques à avoir émis des réserves sur le dîner du CRIF.

Silvia Cattori : On sent un vent de liberté chez vous, une énergie toute juvénile, une force, une gravité. C’est fascinant. C’est donc cet alignement de la France sur la politique d’un pays qui prêche la guerre contre ses voisins arabes et l’Islam, qui vous a conduit à réagir ? Est-ce à dire que « Sarkozy Israël et les juifs » n’aurait jamais vu le jour sans cette alliance entre la France de Sarkozy et Israël ?

Paul-Éric Blanrue : En effet. C’est l’envoi par Sarkozy de cette frégate destinée à empêcher la résistance palestinienne de recevoir des armes qui m’a conduit à réagir. Cette décision m’a paru grave, car nous n’étions plus ici simplement dans le discours.

La France n’aurait jamais agi de cette façon sous la présidence de Jacques Chirac. Ni sous la présidence de François Mitterrand. Même si, avec ce dernier, les choses étaient plus complexes.

Tant que Sarkozy faisait des déclarations destinées à se mettre les musulmans français dans la poche, ou les catholiques [6], nous pouvions mettre cela sur le compte d’une démagogie purement électoraliste. Mais avec l’envoi d’une frégate dans des eaux contrôlées illégalement par Israël, Sarkozy entrait dans l’action.

En 2006 déjà, lors de l’agression israélienne contre le Liban, Sarkozy, alors ministre, avait déjà montré un net parti pris pro-israélien en demandant à Zeev Boïm, ministre israélien en visite à Paris, de « combien de temps » il avait besoin « pour terminer le travail ». Mais alors il n’y avait pas eu d’action concrète, sinon ce parti pris stupéfiant.

Silvia Cattori : Vous avez réussi à rendre accessible à un large public une réalité terriblement complexe. On comprend que 2007, avec l’arrivée de Sarkozy à l’Elysée, marque un tournant. C’est la fin du régime « gaullien ». La France ne sera plus jamais cette nation unique aux yeux du monde ! Finie la résistance aux pressions des réseaux pro-israéliens. Vous vous attaquez à un tabou. Des personnalités en vue qui, par le passé, ont osé l’enfreindre, l’ont chèrement payé. Je pense à Raymond Barre, à Dieudonné, à Tariq Ramadan, à Guigue [7]. Les temps sont-ils plus propices aujourd’hui ? N’avez-vous pas pensé que vous marchiez sur un champ frappé d’interdits ?

Paul-Éric Blanrue : Je ne me suis pas posé la question de savoir si c’était dangereux ou pas. Si je me posais cette question, je crois que je ne ferais rien ; je resterais chez moi à regarder la télévision en mangeant des chips. Ca n’a jamais été ma façon de penser ni d’agir. Je ne puis pas vivre sans dire ce que je pense. Je crois qu’il y a en moi une forme d’énergie ou de revendication de liberté, comme Fanfan-la-Tulipe ; un côté mousquetaire. Je ne supporte pas l’injustice ; je ne supporte pas, surtout, la contrainte et l’interdiction de s’exprimer. C’est quelque chose d’épouvantable, cet interdit !


Quand on n’a plus le droit de parler, ça devient très grave. Alors, quand on vit dans un pays où le mot « Liberté » est inscrit sur le fronton de tous les monuments, je crois que, quand même, il faut se dresser. Je crois à la vertu de l’exemple de la personne qui part au combat, « sans peur et sans reproche ». Un côté chevalier Bayard. Mais je ne veux pas me comparer à ces personnages-là parce que, tout de même, je ne fais qu’écrire. Je suis un écrivain, je ne pars pas au combat avec un fusil. Mon fusil, c’est mon stylo. Donc, voila, j’essaie d’être efficace dans mon domaine.

Par ailleurs, je ne suis pas du tout partisan de la guerre ; au contraire, ce livre est également un livre pacifiant, je l’espère en tous cas. Il appelle au calme et à la raison ces représentants de la communauté juive, comme le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), et que je ne confonds pas avec l’ensemble de la communauté juive. Je leur dis qu’ils n’ont pas intérêt à faire monter la tension.

Du reste, on prête beaucoup trop d’importance à ces réseaux pro-israéliens français. Certes ils ont beaucoup d’influence, surtout aujourd’hui où ils sont arrivés au pouvoir grâce à leur homme-lige, grâce à Sarkozy. Mais je pense qu’ils sont en réalité très faibles et divisés. Il y a des tensions énormes à l’intérieur du CRIF. L’ancien président du CRIF, Théo Klein, s’est fait traiter de terroriste par un de ses successeurs. Il suffit d’ailleurs d’écouter Radio J, ou Radio Shalom, – je l’écoutais tous les soirs quand j’écrivais mon livre – pour comprendre l’ampleur des dissensions internes.

Les pro-israéliens se sentent forts parce que certains d’entre eux occupent des postes hauts placés. Un député sur six appartient au Groupe d’amitié France-Israël. Ils ont réussi à faire accourir chaque année le pouvoir politique au dîner du CRIF. Mais rien n’obligeait le président Sarkozy à y aller. Il suffirait que la classe politique dise au CRIF « Nous ne nous rendrons pas à votre dîner annuel » pour que cette influence tombe. Ils sont arrivés au faîte de leur puissance et ils ne peuvent que retomber.

antis-mitisme-accusation-car-d-fend-paix


Silvia Cattori : Vous montrez tout cela en perspective. En ce sens, vos réflexions ouvrent une brèche. Elles peuvent conduire ceux qui vous lisent à refuser ce climat d’intimidation et de peur créé par le CRIF et consorts. Vous avez dit : « J’aurai fait tout mon possible pour que ce livre puisse être une base de discussion raisonnable entre deux camps que tout oppose. Il faut que la situation se débloque… ». Quelles sont les chances de sortir de ces blocages, et comment voyez-vous ces deux camps ?

Paul-Éric Blanrue : Je crois que « les juifs » de France – je parle ici non pas de leurs représentants mais de tous les juifs en tant qu’appartenant à la religion juive - vont un jour prendre conscience du fait que le CRIF les manipule. Que le CRIF, qui prétend les représenter, ne les représente nullement. Et que cela leur donne une très mauvaise image. A l’intérieur du CRIF il y a des gens, qui ne supportent plus cette situation. J’ai rencontré hier un journaliste d’un quotidien suisse et d’un hebdomadaire français qui m’a dit « Je ne peux pas faire une interview de toi, car ma rédaction ne le permettrait pas, mais je suis tout-à-fait d’accord avec ce que tu dis ; je suis scandalisé par ce qui arrive aux Palestiniens, et je ne suis pas d’accord avec le fait que le CRIF parle en mon nom ».

C’est pour cette raison que je dis « les juifs » ; car je crois qu’ils peuvent en ce moment agir, être une des sources de salut. Comme disait Léon Bloy : « le salut par les juifs » ! Autrement dit, ils ont, dans l’histoire, souvent eu des caractères, des personnages qui sont sortis du lot. Je ne suis pas religieux du tout, mais si vous voyez le christianisme, c’est une branche qui a rompu avec le judaïsme pour faire tout autre chose, une œuvre civilisatrice à visée universaliste. Il y a eu des personnalités éminentes qui ont rompu avec les synagogues, comme Spinoza ; dans un autre domaine, Karl Marx a lui-même brisé avec son milieu. J’espère que des personnalités vont sortir, et contester le pouvoir du CRIF. J’en appelle à eux parce que, justement, les personnes qui ne sont pas de confession juive, si elles s’entêtent à mener des campagnes, par exemple contre l’existence de la loi Gayssot, ou contre les prérogatives du CRIF, ou contre le dîner du CRIF, seront marginalisées, accusées d’antisémitisme. Donc définitivement disqualifiées, aux yeux des médias en tout cas.

Silvia Cattori : Vous dites « les juifs » comme s’il s’agissait d’une ethnie, comme s’il s’agissait d’un peuple, alors qu’il s’agit d’une religion. Alors, pourquoi ne pas dire « les gens de confession juive » ?

Paul-Éric Blanrue : Je suis entièrement d’accord avec vous. « Juif », c’est d’abord et avant tout une religion. Par le fait du sionisme certains, comme Moses Hess ou Theodor Herzl ont commencé à parler de peuple, d’ethnie ou de race juive. Evidemment c’est une aberration totale. Shlomo Sand l’a très bien montré [8] ; il y a eu une fabrication qui est totalement désastreuse parce qu’elle confond deux choses : une religion millénaire et une idéologie politique destinée à la doubler, voire à la remplacer, ce qu’ont fort bien compris certains rabbins qui se sont opposés au sionisme dès l’origine.

Silvia Cattori : Cette confusion ne sert-elle pas un objectif idéologique bien précis ?

Paul-Éric Blanrue : Oui, l’objectif est très clair. D’abord je dirais que l’objectif principal du CRIF, aujourd’hui, c’est de jouer sur ce terme « juif », sur l’assimilation entre peuple et religion. Je pense ici en particulier à la campagne qu’ils mènent en ce moment pour faire passer la loi appelée « Loi Martin Luther King ». Cette loi, qui est en gestation, vise à assimiler légalement l’antisionisme à l’antisémitisme. Si cette loi passe, cela veut dire qu’en France, l’antisionisme sera considéré comme un délit. Critiquer Israël pourra vous conduire en prison. C’est très grave. C’est l’Union des patrons juifs de France (UPJF), qui soutient ce projet de loi transmis à tous les députés français. C’est le plus fort syndicat sioniste de France - je dis fort dans tous les sens du terme. L’UPJF a élu Sarkozy l’« homme politique de l’année » en 2006, un an avant la présidentielle.

Silvia Cattori : Avant vous, à ma connaissance, en France, voire en Europe, aucun auteur n’avait jamais traité cette question des réseaux pro-israéliens. Vous montrez comment des personnalités politiques haut placées font passer les intérêts d’Israël et des États-Unis avant ceux de leur pays ! On voit comment Sarkozy en vient à renverser les valeurs de la République française. Et en quoi il y a là double allégeance. Toutes choses d’une extrême gravité. Et on se dit avec étonnement : comment se fait-il qu’il ne se soit trouvé personne avant vous, y compris dans l’opposition, pour dénoncer ces dérives ?

Paul-Éric Blanrue : Il n’y a eu personne parce que les gens sont en général terrorisés, moralement, mentalement, professionnellement. Mon éditeur est un Belge, ce n’est pas par hasard ! Lui au moins ne peut pas subir les foudres de Sarkozy. Ces foudres peuvent être multiples ; aller du redressement fiscal, aux convocations à la police, à la garde à vue, et à la perte de son emploi.

Silvia Cattori : Vous ne craignez pas ces foudres ?

Paul-Éric Blanrue : Non, je ne les crains pas. Non, je ne crains rien. J’irais écrire à l’étranger s’il le fallait. S’il faut partir, je partirai. S’il faut s’exiler, je m’exilerai, ce n’est pas grave. Je gagne ma vie en écrivant. Je peux écrire partout, même dans le désert. Il est important que ce livre soit diffusé en France. Il est dans toutes les librairies belges. Il sortira au Canada. Il va être mis en vente au Moyen Orient, en Amérique du sud, dans les pays anglophones. Pourquoi les Français ne l’auraient-ils pas ?

Silvia Cattori : Vous le montrez fort bien. Sarkozy a toujours laissé entendre ce qu’il projetait d’accomplir d’inquiétant. Il n’a jamais caché qu’il allait mettre Israël au centre de tout ; et la France au service du projet unipolaire des Etats-Unis. Il a laissé entrevoir, bien avant d’être candidat, qu’il se consacrait au lobbying en faveur d’Israël ; que les cibles désignées par Israël – les forces de résistance anticoloniales du Hamas, du Hezbollah, les opposants Frères musulmans au régime dictatorial de Moubarak, l’Iran - allaient être également ses cibles prioritaires. Cela, curieusement, n’a jamais fait réagir ses opposants socialistes ! Je me souviens que Nicolas Dupont-Aignan, avait eu, lui, l’honnêteté de dire en 2007 : « Nous sommes à la veille d’un changement profond de la politique étrangère de la France si M. Nicolas Sarkozy ou Mme Ségolène Royal devaient être élus ». [9] Êtes-vous d’accord avec cette symétrie entre les deux grands partis ?

Paul-Éric Blanrue : Nicolas Dupont-Aignan avait raison. Élue, Ségolène Royal n’aurait pas été seule à gouverner. Certes, elle n’a pas exactement la même vision des choses que Sarkozy sur le Proche Orient, je la crois beaucoup plus prudente. En revanche, elle aurait été entourée de conseillers, de ministres qui, eux, sont liés au réseau pro-israélien. Est-ce qu’elle aurait eu la force, l’intelligence, la culture, pour résister à leur pression ? Je n’en suis pas certain. Il ne faut pas oublier que Bernard Kouchner était au Parti socialiste. C’est lui que Ségolène Royal aurait probablement nommé comme chef de la diplomatie étrangère.

Vous avez vu le tollé quand Sarkozy avait laissé croire – encore une fois très fin, très malin –qu’il hésitait entre Védrine et Kouchner. Le nom d’Hubert Védrine avait tout de suite soulevé des protestations à Jérusalem. Le Jérusalem Post avait titré « Nous sommes choqués ». Un journaliste français de la télévision BFM, qui était sur place, rapportait à l’époque que M. Kouchner était vu là-bas comme plus « israélo-compatible qu’Hubert Védrine ».

Silvia Cattori : Ce n’est donc pas la tendance gauche ou droite qui prime, mais le fait que tel politicien est clairement identifié comme sioniste ?

Paul-Éric Blanrue : Exactement. Les réseaux pro-israéliens ont misé sur Sarkozy depuis très longtemps mais ils n’ont pas mis tous les œufs dans le même panier. Ils ont leurs poissons pilotes dans tous les partis : Strauss-Kahn et Sarkozy, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. C’est la raison pour laquelle Sarkozy, aujourd’hui « roi des sionistes », arrive à débaucher des socialistes ou des centristes. La grille de lecture du gouvernement, c’est qu’il est sioniste et que la plupart les gens qu’il nomme, y compris dernièrement Frédéric Mitterrand, sont des amis décomplexés d’Israël.

Silvia Cattori : Ils peuvent aussi se montrer pro-israéliens par opportunisme ?

Paul-Éric Blanrue : Alors là, je n’ai pas du tout sondé les cœurs et les reins de Sarkozy et de tout son entourage ! Je pense que Sarkozy agit plus par opportunisme que par tradition familiale. Anecdote amusante, j’ai rencontré dernièrement, sur la place Péreire, près des Champs-Elysées, Patrick Buisson, un homme brillant, un des conseillers de Sarkozy durant la présidentielle. Sarkozy avait le choix entre capter les voix du centre ou capter les voix de l’extrême droite, c’est-à-dire les voix de Le Pen. Et Patrick Buisson qui, lui-même, vient de la « droite nationale » (il avait une fonction importante à l’hebdomadaire Minute) lui a conseillé de pêcher les voix de Le Pen. Seulement, pour prendre les voix de Le Pen, il fallait tenir un peu le discours de Le Pen sur les immigrés, les banlieues ; en parlant de les « nettoyer au karcher », il allait encore plus loin que Le Pen !. Mais comment faire pour ne pas être considéré comme raciste et pour qu’il n’y ait pas une campagne contre lui dans toute la presse française qui l’assimile à Le Pen ? Eh bien, c’est très simple : il se présente comme sioniste. Autrement dit, il a avec lui, par exemple, la LICRA (Ligue contre le racisme et l’antisémitisme), dont le président est Patrick Gaubert, qui est un de ses meilleurs amis, un sioniste militant lui aussi. Vous voyez ?

J’ai remis mon livre à M. Buisson ; quand il a lu le titre, il m’a dit « Mais, vous savez, Nicolas Sarkozy ne se sent pas spécialement juif, il se sent immigré hongrois ». Je lui ai répondu : « C’est exactement ce que je dis, c’est par opportunisme, c’est par démagogie, ou en tout cas par intérêt politique, qu’il est allé vers le lobby pro-israélien, américain d’abord, pour ensuite faire sa tournée en Israël, et se présenter comme la valeur refuge des sionistes français ». J’ai ajouté qu’évidemment, comme il soutenait Israël, il espérait le soutien d’Israël en retour. Et là M. Buisson m’a dit « Ah, évidemment, c’est vrai qu’il soutient Israël, on ne peut pas dire le contraire ». Il disait ça sur un ton presque désabusé, mi-ironique.


2-enfants-calcin-s.jpgenfant-d-chiquet--dos.jpg
Enfants de Gaza victimes du sionisme barbare,criminel et hors-la-loi. La réalité de Gaza !


Silvia Cattori : Pas de réactions judiciaires ? Pour bien moins, le simple sketch de l’humoriste Dieudonné en 2003 avait déclenché une avalanche de procès. L’Etat s’en était mêlé, ce qui avait conduit Dieudonné à être poursuivi par une ribambelle de tribunaux. L’antisémitisme trop galvaudé n’est-il plus un argument qui porte ?

Votre avocat, Maître John Bastardi Daumont, a qualifié le refus par le milieu de l’édition française de diffuser votre livre, de « censure par le vide » [10] N’est-ce pas là le signe que les droits fondamentaux sont menacés en France ? Peut-on parler de censure politique pour autant ?

Paul-Éric Blanrue : L’excellent et très courageux John Bastardi Daumont, qui bataille avec ardeur à mes côtés, a trouvé là le mot juste. Mais attention, mon livre n’est pas interdit, au sens légal, je ne peux pas parler de censure politique. Je ne connais pas la raison exacte pour laquelle il n’a pas été diffusé. Cela dit, mon livre est très posé, ce n’est pas du tout un pamphlet, je donne 500 références. Sa non diffusion en France reste donc une chose bizarre. Mais surtout, les journalistes français, eux, auraient dû en parler, auraient dû se dire « Tiens, un livre qui parle de Sarkozy qui n’est pas diffusé en France, c’est très étonnant ! » Or pas un journaliste français n’en a soufflé mot alors que, l’année dernière, quand j’ai publié deux livres - « Carla et Nicolas, Chronique d’une liaison dangereuse » et « Jérôme Kerviel seul contre tous »- j’ai eu une très large couverture médiatique.

On a voulu faire le silence total sur mon livre. Ce qu’ils ne savent pas est que mon livre en est déjà à la seconde édition. J’introduis des corrections, mon avocat y ajoutera une préface, où il expliquera dans le détail le concept de censure par le vide. On est en bonne voie pour trouver un diffuseur français. Le livre est traduit en anglais, en espagnol et en arabe.

Quant à l’accusation, fausse, d’antisémitisme, face à des gens qui ne le sont pas, elle ne porte plus du tout, en particulier chez la jeune génération. C’est un argument trop daté, qui a été trop utilisé. Les jeunes, sur internet, ont trouvé un petit gimmick pour se moquer des gens qui utilisent cet argument, ce sont les « points Godwin »… C’est comme un joker ; on dit : « Tu as utilisé l’argument d’Hitler tu as perdu, tu es éliminé automatiquement du débat » !

On l’a vu avec le livre de Pierre Péan sur Kouchner [11]. Cela n’a pas marché. Cet argument ne fonctionne plus. Je suis totalement décomplexé et j’appelle les Français à l’être tout autant.

Silvia Cattori : Vous étiez-vous attendu à ce bannissement humiliant ?

Paul-Éric Blanrue : Ce n’est pas du tout humiliant ! Au contraire c’est honorifique ! Cela montre que j’ai vraiment touché la cible au coeur.

Silvia Cattori : Vous avez dit n’avoir peur de rien. Pourtant, j’ai noté que les gens qui vous lisent et vous apprécient ont peur pour vous. Ils vous qualifient de « courageux ». Ce qui laisse penser qu’il faut du cran pour parler d’Israël et de ceux qui légitiment ses crimes. Vous parlez d’une réalité très inquiétante, faite de manipulations et d’impostures dont l’objectif machiavélique n’est-il pas de préparer la prochaine guerre ? Cela vous honore mais vous expose ?!

Paul-Éric Blanrue : Ce livre est apprécié parce qu’il vient confirmer ce que les gens pressentent, comprennent, mais n’osent expliciter, ou ne le peuvent par manque d’information. En ce qui concerne la prochaine guerre, je crois effectivement qu’Israël se croit obligé, pour survivre, d’entretenir un climat belliqueux permanent. Il y a des divisions en Israël aussi. En fait, ce qui leur permet d’assurer leur cohésion, c’est la désignation d’un ennemi commun, hier Saddam, aujourd’hui Ahmadinedjad.

Silvia Cattori : L’échec de la politique du « Grand Moyen-Orient » de Bush, le discrédit et l’affaiblissement des USA, sont un sujet de préoccupation pour les autorités israéliennes. Sarkozy n’est-il pas arrivé pile, comme un miracle pour Tel Aviv ?

Paul-Éric Blanrue : Miracle préparé tout de même de longue date. Depuis la seconde Intifada, en 2000, ils ont misé sur Sarkozy, sur le bon cheval ; et lui, il a vu tout l’intérêt politique qu’il pouvait en tirer.

C’était donnant donnant. Lui, il s’est dit : je vais être porté au pouvoir grâce aux réseaux ; et les états-majors israéliens se sont dit : une fois que nos amis seront arrivés au pouvoir nous allons avoir un pays de plus dans notre escarcelle pour soutenir l’axe Israël- Etats-Unis.

Ils ont gagné sur toute la ligne, pour le moment. Leur seul problème est que Sarkozy n’avait pas prévu ce que dirait Obama. On pensait qu’Obama allait être un bon pro-israélien, un bon sioniste avec Emanuel Rahm à ses côtés.

Cela dit, attention, il se peut que Sarkozy soit comme le poisson pilote de Washington. Qu’il soit celui qui va plus loin que l’administration Obama pour tâter le terrain.

Silvia Cattori : Nous venons de le vérifier avec l’Iran ! Là où des dirigeants un peu rationnels, comme Obama, sont restés d’abord très prudents, réservés, les pro-israéliens, ce réseau sioniste que vous avez très bien identifié, les ont forcés à crier avec les loups. Sarkozy ne s’est-il pas ridiculisé en convoquant deux diplomates iraniens ? Voulait-il faire oublier ce qui est au cœur du problème : la Palestine ?

Paul-Éric Blanrue : Oui, bien sûr. C’est une opération de diversion par rapport aux excès de l’armée israélienne en Palestine. Les mêmes qui ont justifié Gaza, sont ceux qui vont défiler contre l’Iran. Sarkozy est ridicule mais, pour le moment, les Français ne s’en aperçoivent pas. Pour le moment, je suis l’enfant du conte d’Andersen qui dit « le roi est nu ». C’est un peu mon statut ; tout le monde voit qu’il est obsessionnellement pro-israélien mais personne n’ose le dire.


enfant-et-soldats.jpgTerreur sioniste. Le vrai terrorisme, le voilà ! (Eva)


Silvia Cattori : Les plans de guerre de Sarkozy – Kouchner contre l’Iran sont-ils toujours sur la table ?

Paul-Éric Blanrue : C’est sûr qu’ils vont tout essayer pour déstabiliser ce pays dans les prochaines années. Israël a l’Iran en tête. La France va tout faire pour aider Israël. Mais je crois qu’avec l’Iran, ils sont tombés sur un os. Certains ont essayé de déstabiliser l’Iran de l’intérieur : ils n’y sont pas arrivés. Ils n’y parviendront pas. Il peut y avoir une guerre. Mais les Etats-Unis n’attaqueront pas l’Iran, je crois. Ils ont quantité d’autres possibilités pour déstabiliser l’Iran.

Silvia Cattori : Cette emprise du réseau pro-israélien en France s’est accentuée au moment même où, aux USA, les néoconservateurs avaient perdu de leur allant. Au moment aussi où Bush, l’allié d’Israël, battait de l’aile. Sarkozy ne s’est-il pas démené pour sortir Israël de ce mauvais pas ? Ne se prend-il pas pour le chef du réseau des néoconservateurs pro-israéliens dans le monde ?

Paul-Éric Blanrue : C’est une très bonne définition. Il est devenu le remplaçant de Bush. J’ai l’impression que la stratégie israélienne est une stratégie de fuite en avant désespérée ; je vois que les peuples du monde entier se révoltent. Souvenez-vous de la conférence « Durban II » [12]. Les sionistes s’y sont préparés durant trois ou quatre ans pour la déstabiliser. Ils ont fait un flop.

Le jour où les Etats-Unis comprendront qu’Israël leur est préjudiciable, ce qui lui pend au nez, c’est la fin du soutien financier et militaire. S’ils coupent les fonds, que va devenir Israël ? Ce n’est pas la France qui peut soutenir financièrement l’effort militaire d’Israël !

Silvia Cattori : L’accord militaire signé entre la France et l’Émirat d’Abu Dhabi, lors de l’inauguration par Sarkozy d’une base militaire, n’a-t-il pas placé la France aux avant-postes d’un éventuel conflit avec l’Iran ?

Paul-Éric Blanrue : C’est exactement le sujet de mon livre. Sarkozy met la pression sur l’Iran, parce que c’est un pays qui, sur le plan géostratégique, n’est pas contrôlé par les États-Unis. Jointe à ces raisons il y a la question métaphysico-politique d’Israël qui, lui, a ses propres intérêts. Je crois que Sarkozy est devenu plus pro-israélien que pro-américain. Il veut devenir le nouveau Bush.

Sarkozy nous entraîne dans une course effrénée vers la guerre.

J’aimerais maintenant que les questions graves que je soulève dans « Sarkozy, Israël et les Juifs » soient mises sur la table, que l’on puisse en discuter avec les responsables politiques. Et que l’on nous explique où nous allons maintenant que la France soutient Israël ! Rappelez-vous Kouchner qui avait proclamé en 2007 que l’alternative « c’est la guerre ».

Israël et ses amis sont persuadés que la guerre leur permet d’exister. Ils ne peuvent pas exister sans cela. S’ils ne bougent pas, ils se dégradent, ils se liquéfient. Ils sont obligés d’être toujours à l’attaque. S’ils sont dans la moindre position défensive pour Israël, ils sont perdants. Ils doivent attaquer en permanence. C’est pour cela qu’ils perdront.

Silvia Cattori : Sans Bernard Kouchner, sans sa diplomatie brutale, violente, sans son vernis « socialiste », Sarkozy aurait-il pu réussir à faire avaler aux Français cet asservissement total à Israël et cette formidable animosité à l’égard de tous les États qui représentent un obstacle au projet atlantiste, Tel Aviv – Paris – USA ?

Paul-Éric Blanrue : Les Français se désintéressent de la politique étrangère. Sans Kouchner, il y en aurait eu un autre, et ça se serait passé de la même façon. Sarkozy a été programmé pour accomplir un programme précis : il l’a fait. S’il cessait de donner des signes forts d’adhésion à Israël, il est probable que les réseaux qui l’ont aidé à accéder au pouvoir le laisseraient tomber. Il n’a aucun intérêt à les décevoir. Il va donc continuer, puisqu’il veut manifestement se faire réélire en 2012.

Silvia Cattori : L’appellation « Sarkozy l’Israélien » prend donc tout son sens ?

Paul-Éric Blanrue : Vous savez que ce n’est pas moi qui l’ai le premier appelé « Sarkozy l’Israélien », ce sont certains cercles israéliens.

Silvia Cattori : En conclusion, la politique de Sarkozy peut avoir de graves conséquences sur la politique intérieure, si la « Loi Martin Luther King », devait passer. Et, sur le plan extérieur, alors que l’indépendance de décision de la France a déjà été compromise par son retour dans le commandement intégré de l’OTAN, l’alignement de Sarkozy sur Tel Aviv conduit la France sur un chemin très dangereux : à se faire la complice de ces opérations de déstabilisation criminelles engagées par le Mossad, pour assurer – comme vous l’avez dit – le « climat belliqueux permanent dont Israël a besoin pour survivre ». C’est-à-dire à favoriser le déclenchement de nouvelles guerres. N’est-ce pas cela le plus grave ?

Paul-Éric Blanrue : En France, Sarkozy dirige tout, ou en tout cas, tente de le faire car en réalité ses moyens d’action sont limités par la crise, par l’Europe, etc. Il gesticule beaucoup. On l’entend tous les jours ou presque à la télévision, comme s’il était une speakerine. Mais même si ses moyens d’action ne sont pas aussi importants que certains le redoutent, il a encore la capacité de nous entraîner dans une nouvelle guerre, car il reste le chef des armées ! Sur ce plan, mon livre tire la sonnette d’alarme. Je veux informer les Français des risques encourus par notre pays. Plus la France soutient Israël, plus nous risquons d’entrer un jour en guerre à ses côtés, au Liban, en Iran ou ailleurs. Mais pour m’entendre, encore faudrait-il que mon livre soit diffusé dans mon propre pays ! Il y a des jours où je me demande où est passée la France. Heureusement, je suis optimiste de nature. Et, comme historien, je sais qu’aucun combat n’est jamais perdu d’avance, surtout dans notre pays, parfois long à la détente, mais qui a la tête dure.

Silvia Cattori

(*) Sarkozy, Israël et les juifs, Éditions Marco Pietteur, 2009 (sans diffuseur en librairie en France, vente exclusive par correspondance). http://www.oserdire.com/
http://sarkozyisraeletlesjuifs.blogspot.com/

(**) Figure du mouvement anti-impérialiste, Jean Bricmont est professeur de physique théorique à l’Université de Louvain (Belgique). Il a notamment publié « Impérialisme humanitaire. Droits de l’homme, droit d’ingérence, droit du plus fort ? », (Éditions Aden, 2005).



[1] « La France participera au Blocus de Gaza », sindibad.fr, 24 janvier 2009.

[2] « Carla et Nicolas : Chronique d’une liaison dangereuse » (avec Chris Laffaille). Scali, 2008.

[3] Et Henri Guaino est, depuis le 16 mai 2007, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy et l’auteur de tous ses discours.

[4] Elévé par Sarkozy, le 1er janvier 2009, au grade d’officier de la Légion d’honneur.

[5] Voir : http://www.dailymotion.com/video/x81hoi_lorsque-le-lobby-juif-francais-parl_news

[6] Visite officielle au Pape en décembre 2007.

[7] Voir sur :
- Raymond Barre :
« 
Raymond Barre se dit injustement accusé d’antisémitisme », saphirnews.com, 7 mars 2007.
- Tariq Ramadan :
« 
Oui Monsieur Tariq Ramadan est un antisémite », licra.org, 27 octobre 2003.
- Bruno Guigue :
« 
Bruno Guigue l’honnête homme, sanctionné », par Silvia Cattori. silviacattori.net, 26 mars 2008.

[8] Shlomo Sand : « Comment le peuple Juif fut inventé », Ed. Fayard.

[9] Voir : « Nicolas Dupont-Aignan : “Il est temps que la France sorte de l’OTAN” », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 janvier 2007.

[10] Voir : « LA CENSURE PAR LE VIDE - Réaction de Me John Bastardi Daumont, Avocat de Paul Eric Blanrue, auteur de "Sarkozy, Israël, et les Juifs" », 30 mai 2009.

[11] « Le Monde selon K. », de Pierre Péan, Ed. Fayard.

[12] Voir : « Le document final de Genève ne répond pas aux aspirations des peuples », par Silvia Cattori et Sandro Cruz, Réseau Voltaire, 28 avril 2009.


http://www.silviacattori.net/article872.html 

http://bridge.over-blog.org/article-33277073.html


  antis-mitisme-ogre.jpg


publié par
babelouest (crisonnier) Aujourd'hui 15H47


Qu'est-ce que le sionisme ? C'est la volonté de créer et sauvegarder un Etat à base religieuse en Palestine. Le terme lui-même vient du Mont Sion, l'une des collines sur lesquelles est bâtie Jérusalem, ou Yerushalaïm.


Cette volonté, qui s'est concrétisée en 1947-48 par la déclaration d'indépendance d'Israël (14 mai 1948), contrevenait aux dispositions internationales basées sur la Déclaration Balfour du 2 novembre 1917 :


« Cher Lord Rothschild,

J'ai le plaisir de vous adresser, au nom du gouvernement de Sa Majesté, la déclaration ci-dessous de sympathie à l'adresse des aspirations sionistes, déclaration s

oumise au cabinet et approuvée par lui. Le gouvernement de Sa Majesté envisage favorablement l'établissement en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif, et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif, étant clairement entendu que rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les Juifs jouissent dans tout autre pays.
Je vous serais reconnaissant de bien vouloir porter cette déclaration à la connaissance de la Fédération sioniste.

Arthur James Balfour »


Balfour était alors le ministre des affaires étrangères britanniques, et il s'était mis d'accord avec Chaim Weizmann, président de la fédération sioniste. Weizmann devint le premier président d'Israël en 1948.


Le sionisme est donc au départ une affaire politique. Mais, en secret, dès 1947 une procédure avait été mise en place par les forces juives, avec l'accord des autorités naturellement. Novembre 1947, elles attaquent les villages palestiniens, souvent complètement désarmés, elles pillent, tuent, chassent hommes, femmes enfants, détruisent leurs maisons, accaparent leurs terres. Les Palestiniens nomment cet épisode terrible la Naqba, la catastrophe. Beaucoup s'enfuient, abandonnant tout. Les juifs alors sur place prennent leur place, et accueillent  tous les autres juifs. En particulier les rescapés de la déportation sont les bienvenus, mais pas qu'eux.


En 1967, l'Etat sioniste attaque les pays alentours, tout en criant à l'agression. Il en profite pour étendre son espace vital. Vers la Jordanie, il pousse jusqà la frotière naturelle du Jourdain. Il arrache un peu du sud-Liban, et le plateau du Golan à la Syrie, pour en faire des zônes-tampon. Quand l'URSS s'écroule, il incite massivement les juifs de ces contrées à immigrer dans un "pays d'origine" qui n'est rien pour eux. De nombreux français, des espagnols souvent originaire d'Afrique du nord font aussi le chemin.


Ces nouveau arrivants, pas du tout intégrés, sont poussés à envahir les endroits où subsistent des Palestiniens. Il s'installent par les armes souvent, avec la neutralité bienveillante des soldats d'Israël qui quadrillent le pays.

Ces colons sont les "sionistes de base" que les politiciens ont tout fait pour qu'ils prennent la place des occupants d'origine.


Autres "sionistes de bas", les soldats manifestement manipulés commettent de plus en plus d'exactions  sur les populations non-juives ( Eva: Le racisme par excellence ! Quelle horreur ! C'est de la barbarie nazie !). Ils humilient ("check-points" nombreux et tatillons, évictions d'habitants pour leurs opérations, attaquent (blessures souvent mortelles infligées), affament grâce au Mur de la Honte qui coupe des villages de leurs points d'eau et de leurs champs.


Mais revenons-y, toute cette stratégie est politique, et a pour but quasi-avoué de n'avoir plus sur le territoire palestinien que des juifs. Paradoxalement des rabbins assez nombreux et très respectés n'acceptent pas ce concept sioniste, et aspirent à une "Jérusalem céleste" et non terrienne.


Et voilà que, en France, toute une propagande se dessine soudain, depuis que Nicolas Sarkozy est au pouvoir.

Le Bétar (groupement de jeunes sionistes) et la Ligue de Défense Juive (LDJ) se livrent à des ratonnades impunies. Pour mémoire, la LDJ est interdite en Israël en raison de sa dangerosité.


Là-dessus, un certain nombre de "philosophes" autoproclamés se mettent à défendre l'etat d'Israël, malgré les horreurs qu'il vient de commettre et continue à provoquer par ses attaques et ses blocus de Gaza.declaration_droits_de_l_homme


Enfin, on apprend que des parlementaires veulent soutenir une proposition de loi, dite "loi Martin Luther King". Un tour par le site qui en est à l'initiative, un site de patrons juifs, en dira plus que de longs discours :

http:// www.upjf.org/actualiees-upjf/article-16510-145-7-projet-proposition-loi-intitulee-loi-martin-luther-king.html


Leur prétexte, une phrase que Martin Luther King aurait prononcée en réponse à un étudiant, dans on ne sait pas vraiment quel contexte, et que je cite ici.

« Quand des gens critiquent les sionistes, ils veulent parler des Juifs. Votre propos est de l’antisémitisme. »

 

Il faut bien se dire que la plupart des juifs en France sont absolument contre un tel amalgame entre leur religion, dont la république leur assure le culte sans pressions ni opprobre, et un Etat qui pratique par personnes interposées humiliations, destruction des biens, blessures, meurtres quotidiens. Ceux qui portent un tel projet, ceux qui pourraient voter cette proposition de loi, ceux qui l'appliqueraient se retrouveraient de facto les complices d'un Etat aux méthodes dignes des pires régimes.


En conclusion, les artisans de cette loi, si elle passait, seraient des criminels, et la loi une loi scélérate comme il en eut dans de sombres circonstances. Il n'y a aucune nuance à apporter à un tel jugement. 

Députés, sénateurs, ministres auraient à répondre de leur forfait ; quant au rapporteur de la loi, il aurait la responsabilité la plus lourde. Constitutionnellement le président de la République n'y aurait aucune part. Et pourtant !........



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4688


Les vrais criminels sont ceux qui soutiennent coûte que coûte la politique d'Israël y compris quand Israël commet des crimes contre l'humanité. http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4666  

L'histoire les jugera à leur juste valeur !

 


gaza-ghetto-bigger.jpg

Il est évident que l'idéologie sioniste, raciste, haineuse, eugéniste, militaire, hégémonique... est le clone de l'idéologie nazie. Et à ce titre, elle doit être impérativement combattue ! C'est le devoir de TOUT humaniste.

Pire encore : Le néo-sionisme, celui que je combats de toutes mes forces. Il n'a rien à voir avec les principes judaïques, il est d'ailleurs dénoncé par les Juifs les plus fidèles (ceux-là, je les appelle "les JUSTES"). Et il est laïc, finalement, il se sert abusivement du Judaïsme pour faire passer des messages qui se retournent contre l'intérêt des Juifs eux-mêmes, et bien sûr contre les non-Juifs. Il est militaro-financier : Barbarie guerrière, impérialiste, jointe au culte du Veau d'Or dénoncé par le Dieu de la Bible hébraïque.  Quand je dénonce le sionisme, je veux parler en réalité de cette idéologie néo-sioniste, néo-nazie, eugéniste, nauséabonde, criminelle. Je m'honore de la combattre.

Je propose que l'idéologie sioniste d'aujourd'hui soit déclarée anti-constitutionnelle, anti-républicaine, et qu'elle tombe sous le coup de la Loi. Au lieu de la légaliser et, ce faisant, d'être complice des pires crimes contre l'humanité, et donc passible de poursuites judiciaires, je propose qu'elle soit proscrite dans notre pays, au nom des valeurs de la France, de la démocratie,  de la paix sociale. Et passible de poursuites.

Je n'ai pas le temps de le faire moi-même, mais quelqu'un pourrait-il se charger du lancement d'une pétition contre ce courant de pensée qui nous ramène aux pires temps du nazisme, criminel, terroriste, pour qu'il soit interdit, au nom de la sécurité publique, au nom de l'Histoire de la France et de ses valeurs . Il est hors-la-loi, il faut en tirer les conclusions !

eva, R-sistons à l'intolérable le plus intolérable, au CANCER qui menace de tuer la France et de mettre en prison ses meilleurs citoyens, les plus attachés aux valeurs éternelles et à l'Ethique. 


I-no-critique-allowed.jpg

Partager cet article
Repost0
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 01:32



Sur le blog d'Anne Wolff  http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-32822604.html


jeudi 6 décembre 2007

Et non, ce n'est pas de l'actualité, rien que cette éternelle répétition du même qui semble si difficile à comprendre que chaque fois, elle fait sensation et provoque l'étonnement. Comment la  CIA manipule les situations politiques de nations souveraines. Comment il y a des casseurs infiltrés dans les manifestations. Et c'est le Canard Enchaîné qui en fait un scoop ! Hombre! Que faut-il donc pour vous ouvrir les yeux. Voici la fin du commentaire posté par Citoyen sur un autre article de Laurence Kadafides le trente juillet 2008. Allez le lire dans sa totalité, ce sont exactement les mêmes commentaires qui se font échos aujourd'hui. Rien n'a changé. Si que cela change et vite : la dictature, elle s'installe à grand pas et se dote des moyens de réprimer les insoumis. et le processus s'accélère sans cesse. Il faut sa réveiller ! Balayer les doubles discours, les mensonges, les dernières nouvelles de l'agonie du système en 10 versions. Là, c'est l'actualité, vomme une grande fuite en avant qui est en train de tuer l'information !!!!



L’histoire du Bilderberg racontée à Y.Calvi et J.F.Khan - Le blog de Anne Wolff

La question se pose seulement, combien d’entre nous sont vraiment prêts à ouvrir les yeux et voir le dessin dans sa totalité, car inévitablement cela implique une remise en question de nous-mêmes, de nos certitudes et de notre conception du monde tout court qui aura pour risque de s’écrouler.

Dominer sa peur, croire assez en soi pour sortir du système, reprendre son pouvoir personnel, assumer ses responsabilités et agir en conséquence n’est certainement pas une chose aisée, mais je pense que le jeu en vaut la chandelle.





 Laurence Kalafatides

 





L’instrumentalisation des médias dans les coups tordus de la CIA est une habitude qui remonte à la création de l’Agence elle même. Sans surprise, l’opération de déstabilisation du gouvernement du Venezuela à l’occasion du référendum sur la constitution utilise cette vieille méthode. Il n’y aurait donc, rien de neuf à l’ombre de la barbouzerie ? Si, une chose, tout de même. Pour la première fois nous avons assisté à une opération de manipulation de l’opinion publique, dûment munis du mode d’emploi délivré par ...la CIA.

 


Le 26 novembre, le gouvernement vénézuélien rendit public un document que ses services de renseignement s’étaient procuré. Il s’agissait d’un mémorandum expédié le 20 Novembre par un membre de l’Ambassade des Etats-Unis à Caracas au Directeur de la CIA à Washington. Dans ce rapport, l’agent, Michael Middleton Steere, faisait le point sur l’OPERATION TENAZA (tenaille), opération clandestine ayant pour objectif de faire échouer le référendum constitutionnel du 2 Décembre et de favoriser un coup d’Etat.

Dès le 28 novembre, l’information tournait en boucle sur internet en espagnol, en anglais et en français. Toute personne un tant soit peu intéressée par l’actualité du Venezuela ne pouvait passer à côté de la nouvelle. Pour la presse “mainstream”, ce document n’exista tout simplement pas. Et pour cause, dans son analyse du mémorandum, la juriste américano-vénézuélienne Eva Golinger, révélait : “ la CIA a suscité une campagne publicitaire pour le NON, avec un budget de plus de 8 millions de $ pour les opérations psychologiques, le paiement des enquêteurs engagés par la CIA et la collaboration des agences et médias internationaux...”.

 


Cette mise à l’index aurait dû conduire la presse à revenir à des propos un peu plus mesurés, ne serait-ce que pour sauver la face et conserver le peu de crédibilité qui lui reste encore. Il n’en fut rien. Au contraire, la campagne de désinformation ne fit que s’amplifier.

Selon le mémo de la CIA, “Les meilleurs succès [ de l’opération tenaille] ont été obtenus dans le secteur de la propagande et des opérations psychologiques. Les apports des réseaux privés nationaux, de la Société interaméricaine de presse ( SIP) et des agences internationales ont été déterminants.”

 


La lecture de la presse française des derniers jours permet de mesurer à quel point cela est vrai. On n’étudiera pas ici les mensonges concernant la constitution soumise à référendum. Ils ont été fort bien analysés par ailleurs. On ne s’étendra pas non plus sur la roublardise de reporters sans frontières là encore fort bien décryptée.

L’étude porte sur l’analyse d’un échantillon de 60 dépêches et articles de journaux publiés entre le 2 novembre et le 3 décembre . Les dépêches proviennent des principales agences de presse : Reuters, Associated Press ( AP ) Agence France Presse ( AFP ) et Euronews. Les articles sont principalement tirés des quotidiens suivants : Le Monde, le Figaro, Libération, plus quelques uns piochés au hasard.

 


De l’indépendance des instituts de sondage et des médias

Dans son mémorandum du 20 novembre, Michael Middleton Steere faisait le point :“ les tendances des intentions de vote se maintiennent. Selon les diverses évaluations réalisées, y compris les nôtres le OUI a un avantage de 10 à 13 points (soit 57% pour le OUI et 44 % pour le NON) A cette date, la CIA estime que cette situation est irréversible... Il est important d’enraciner dans l’opinion l’idée de la victoire du NON et nous continuons à travailler dans ce sens avec les sondeurs que nous avons recruté.”

 


Les “sondeurs recrutés” firent bien leur travail. La presse aussi. Sur 35 articles étudiés les 30/11- et 1 et 2/12, certains donnèrent un "très léger avantage au non" ( 5 mentions ) d’autres prédirent que " le oui et le non sont à égalité" ( 3 mentions ) les autres pronostiquèrent un "résultat très serré" ( 15 mentions ). Malgré l’évaluation de la CIA, la victoire du oui ne fut jamais évoquée, en revanche dans 16 articles on put lire que "pour la première fois Hugo Chavez est face à la menace d’un revers électoral". De ce scrutin très serré découlait, toujours selon la presse, la "crainte d’un risque de violence" ( 9 mentions ), de même que la "crainte d’une fraude électorale" (5 fois).

Les manifestations des étudiants d’opposition étaient listées comme faisant partie des "actions programmées”. Comme prévu, la presse se fit le porte voix de la contestation. Dès le lancement de la campagne officielle pour le référendum, début novembre, les journaux lancèrent l’alerte : "Venezuela :la tension monte avant le référendum". Pas moins de 21 articles entre le 2 et le 30 novembre firent état de "manifestations d’étudiants opposés au régime, qui incarnent le mouvement de protestation". Une de ces manifestation ayant dégénéré en affrontement l’on dénombra entre 2, 4 ou 8 blessés selon l’auteur de l’article. En plus des étudiants, “ces manifestations regroupaient des opposants tels que : Action Démocratique, Commando National de la Résistance, Drapeau Rouge, Justice d’abord”. Faut-il s’en étonner ? Ces quatre associations étaient répertoriées dans le mémo de Michael Middleton Steere comme faisant partie du dispositif de la CIA pour conduire les opérations de déstabilisation.

De la même manière, la CIA prévoyait : “ d’augmenter la pression dans la rue dans les jours précédant le 2 Décembre”. Cela fut fait et la presse ne ménagea pas sa peine pour nous en informer. Les 30 novembre et le 1° décembre, 10 articles affirmaient qu’Hugo Chavez faisait face à un "mouvement de contestation sans précédent", au point "qu’une mer de partisans du NON a submergé une place du centre de la capitale". A partir du 1 décembre, la tension monta encore d’un cran et l’opposition estudiantine se vit renforcée par "les couches populaires, bastion du Chavisme ( 5 mentions les 1 et 2 /12 ).

Les USA pauvres victimes

 


Le 3 septembre 2006, un article du Guardian révélait qu’entre 2002 et 2006, les USA ont versé par l’intermédiaire de l’Agence US pour le Développement International ( USAID ) plus de 26 millions de $ à des organisations diverses présentes au Venezuela. Cet argent à servi entre autre à financer des programmes comme : “ campagne pour un leadership démocratique” ou “ analyse de la nouvelle constitution”... Mais aussi des “programmes éducatifs” et des “spots publicitaires sur les chaînes privées”... . En janvier 2007, Le Monde, déjà engagé dans la campagne anti-Chavez, bavardait sur les états d’âmes US : “ Le secrétaire d’Etat adjoint, John Negroponte [1] a dénoncé “le danger que représente Hugo Chavez pour les démocraties latino-américaines”.” Dans la foulée, le quotidien relevait qu’en “novembre 2006, Negroponte qui travaillait encore à la CIA, avait créé une cellule spéciale pour surveiller Cuba et le Venezuela”.

Sauf a avoir le cerveau esquinté par TF1, il est difficile de ne pas faire le lien entre les 26 millions de $ de l’USAID, la cellule de Negroponte et le plan tenailles. Mais la dénonciation par le président Chavez de l’opération Tenaza reçu un traitement médiatique particulièrement pervers.

 


Très en colère - on le serait à moins - le président du Venezuela affirma son intention de cesser d’approvisionner en pétrole les USA, ci ceux-ci poursuivaient leur opération de déstabilisation. Sur 13 dépêches et articles publiés le 1 décembre, 8 titrèrent “Chavez menace les Etats-Unis”. De plus, lorsque l’opération Tenaza fut mentionnée ( 6 fois ) ce fut pour mieux traiter Hugo Chavez de paranoïaque par le biais de formules aussi subtiles que : “ Hugo Chavez, tente de convaincre ses concitoyens que le pays est menacé” ou “ Le dirigeant vénézuélien accuse fréquemment les Etats-Unis d’être derrière des conspirations visant à le renverser, ce que Washington dément.”

Tout au long de la campagne, le leitmotiv de l’opération d’intoxication fut la phrase “ réforme constitutionnelle qui permet au chef de l’Etat de se présenter indéfiniment à la présidentielle”. Censée prouver qu’Hugo Chavez est un dictateur en puissance, cette formule à l’emporte pièce fut inscrite, parfois deux fois, dans chacun des 60 articles.

Propaganda awards

Incontestablement le premier prix du concours de propagande revient au correspondant de l’AFP : Philippe Zygel

Sur les 13 dépêches publiées en 4 jours ( 30/11 - 3/12 ) il qualifia par 12 fois Hugo Chavez d’“ancien officier putschiste”, puis mentionna 9 fois son “amitié avec Fidel Castro” et 4 fois son “ amitié avec le président iranien Ahmadinejad

La phrase : “ peine à convaincre même dans les quartiers pauvres, bastions du régime” fut répétée 5 fois. La “crainte de risque de violence” revint 6 fois et le “risque de fraude” 2 fois.

Quant à la phrase “ constitution qui lui permet de se présenter indéfiniment à la présidentielle et de censurer la presse encas de crise, tout en érigeant le socialisme en modèle économique ( ou : économie collectiviste ) il ne résista pas au plaisir de l’écrire dans chacune des 13 dépêches

Dans son mémo , Michael Middleton Steere notifiait : “nous travaillons à la critique de la Commission Electorale Nationale et à ses relations avec une série de tricheries de manière à créer dans l’opinion le sentiment de fraude, entre autre au moyen d’encre spéciale


La dépêche du 2 décembre (15h08) de Philippe Zygel dû faire rougir de plaisir la CIA. En effet, celle-ci fut entièrement consacrée à la “polémique sur l’encre utilisée lors du référendum”, polémique qui aurait “ alimenté la crainte de fraude”. Cependant, il se fit plus modéré dans la dépêche de 23h 29 : “ une polémique avait toutefois été lancé dans certains bureaux de vote où l’indélébilité de l’encre apposée sur le doigt des électeurs [...] a été mise en doute. Un soupçon rejeté par l’autorité électorale.” Aucune autre agence de presse ni aucun journal n’évoquèrent cette “polémique”

Nul ne sait comment vont évoluer les événements au Venezuela après le résultat du référendum. Mais une chose est certaine, durant toute la campagne du référendum sur la constitution, la presse française aura contribué au lynchage médiatique international du Président Hugo Chavez. Ce faisant, elle aura admirablement servie la CIA.

[1] JOHN NEGROPONTE Ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations-Unies Spécialité : couverture des escadrons de la mort au Honduras John Negroponte était dans les années 80 ambassadeur au Honduras et là, tout en appliquant les méthodes apprises au cours de ses années comme agent de la CIA au Vietnam, il a parrainé le terrorisme militaire le plus sauvage, couvrant la persécution et l’exécution de dizaines de milliers de personnes tant dans ce pays qu’au Nicaragua et au Salvador. Durant son séjour à Tegucigalpa, le personnel de l’ambassade nord-américaine s’est multiplié par dix et s’y est créée la « station » de la CIA la plus importante d’Amérique latine à cette époque.
Il a été désigné par Bush comme ambassadeur des États-Unis à l’ONU



Articles de cet auteur

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : R-sistons à la désinformation
  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
  • Contact

Profil

  • Eva R-sistons
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.

Recherche

Archives

Pages