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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 23:34



Selon Jean Francois Kahn,
 "Les médias nous racontent des blagues...".

Vidéo  ici:

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5302

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 02:25
Jeudi 30 juillet 2009




INTERVIEW DE GERALD CELENTE PAR PIERRE JOVANOVIC (juillet 2009)

du 23 au 24 juillet 2009 :
(merci à MD de m'avoir signalé cet article, eva)



Pierre Jovanovic: Gerald Celente, vous êtes l'un des rares à avoir annoncé la crise. On vous appelle Mr Doom... Ce matin, le gouvernement allemand a pourtant annoncé que leur crise s'est terminée à la fin du second trimestre. Qu'en pensez-vous?


Gerald Celente : Les gens sont comme des enfants : quand vous leur dites des choses qu'ils n'aiment pas entendre, ils vous donnent des surnoms, Dr Funeste...




Pierre Jovanovic: Alors que pensez vous des propos du gouvernement allemand ?


Gerald Celente : Nous sommes toujours impressionnés que les gens qui n'ont pas vu la crise arriver nous disent ce qui va arriver maintenant... Ils n'ont aucune crédibilité. Pourquoi quelqu'un irait-il croire des gens qui n'ont pas vu la crise arriver ou qui ne l'ont pas anticipée et qui nous disent maintenant ce qui va se passer ensuite ? Franchement, ça nous dépasse que des gens puissent les croire.




Pierre Jovanovic: Comment expliquez-vous que vous êtes l'un des rares dans le monde entier ( avec Roubini, Shieff et le Leap2020) à avoir publiquement prédit l'arrivée de la crise avec 2 ans d'avance ?

Gerald Celente : Parce que nous sommes des « athées politiques », nous ne croyons pas à la politique, on ne s'incline pas devant les politiciens, on ne s'agenouille pas devant les autels politiques, et contrairement aux politiques et aux institutions financières, on ne cherche pas à être élus et nous n'avons rien à vendre. On ne vend pas des services d'investissements. Eux, ils font toujours quelque chose pour eux, et en quelque sorte ils l'amplifient pour faire croire qu'il y aura toujours des green shots, des conséquences prospères de leurs idées. Et pour ça, il faut que les gens restent confiants, parce que si les gens ne croient plus le gouvernement, ou en ce qu'il fait, alors... Et le peuple Français sait mieux que tout autre ce que cela veut dire.



Pierre Jovanovic: Vous parlez toujours des USA. Que pouvez-vous nous dire sur la crise en France et en Europe ?


Gerald Celente : C'est une dépression globale. Il n'y a aucune issue. Regardez ce qui se passe en Irlande, qu'ils appellaient le Tigre Celtique ! Ce n'est pas un Tigre Celtique, c'est un mort!! Regardez leur PNB il décline de plus 10%... Au Japon c'est de 14%.  En Allemagne, ils annoncent avec un malin plaisir que leur production et les exportations ont baissé de 26%. L'Angleterre a la tête sous l'eau. La Lettonie, la Lithuanie... Le PNB de l'Ukraine a baissé de 23% . Ce sont les pressions qui vont faire tomber. Ils essaient d'empêcher les gens de tomber dans la panique parce qu'ils vont commencer alors à sortir des pires devises qu'ils impriment pour acheter de l'or... Vous ne pouvez pas sortir de cette situation simplement en imprimant encore plus d'argent. Seul un imbécile peut croire ça. Vous ne pouvez pas imprimer de l'argent fantôme basé sur rien, juste de l'air, et qui ne produit rien. Angela Merkel, la chancelière allemande, a été la seule à s'opposer aux colossaux « stimulus packages » parce qu'ils savent ce que cela avait fait juste avant la 2e guerre mondiale, avec la république de Weimar.




Pierre Jovanovic: Alors justement, vous avez parlé de l'or. Comment expliquez-vous que le prix de l'or ne bouge pas trop ? Il baisse même en ce moment.


Gerald Celente : Parce que le prix de l'or est manipulé sur le marché des commodities par tous les vendeurs à court terme et bien sûr par les banques centrales. Si le prix de l'or commence à monter et arriver au niveau où il devrait vraiment être, à nouveau ce serait alors la panique dans les rues, et les gens abandonneraient leurs devises. Aux Etats Unis par exemple, le gouvernement est endetté, et cela pour chaque foyer fiscal de 546.000 dollars pour divers services comme la sécurité sociale et la santé. Il n'existe aucune solution dans le monde pour que cette dette soit payée.




Pierre Jovanovic : Selon vous quel sera le premier pays à tomber ?

 

Gerald Celente : Oh, on a déjà commencé à voir les premiers pays tomber en Europe de l'Est. L'Autriche en particulier, et l'Europe en général avec la Suède notamment seront sous grande pression à cause de leurs banques qui ont tellement financé la croissance des pays de l'Est, une croissance qui ne s'est jamais matérialisée. L'économie russe est au bord de l'effondrement, on a vu leur marché boursier baisser de 20% en simplement quelques jours. C'est difficile de dire lequel va tomber en premier. L'empire américain est en train de tomber, il est en pleine déliquescence et cela devant les yeux du monde entier. Vous savez, lorsque les géants tombent, c'est ressenti dans le monde entier. On dit que quand l'Amérique éternue, le reste du monde attrape un rhume. Aujourd'hui c'est l'Amérique qui a un rhume et c'est le reste du monde qui va avoir une pneumonie. Les Etats Unis ont seulement 5% de la population globale mais ils consomment 25% de l'énergie mondiale et presque 3.000 milliards des exportations mondiales. Si les USA ne consomment pas, la Chine ne vend plus rien. C'est une crise globale. Le pays qu'il faut observer en priorité est l'Amérique et vous pouvez voir ce qui se passe en Chine avec les émeutes dans les provinces occidentales du pays. Et ce n'est que le début. La Chine a 1,3 milliard d'habitants et des millions de problèmes, donc si les USA ne consomment pas, le reste du monde décline.
Cependant, cela ne sera pas aussi grave pour les gens en Europe qu'aux USA parce que vous avez des filets de sécurité sociale, vous avez des programmes gouvernementaux qui aident les gens, et les gens savent se débrouiller tout seuls. Les Américains eux, ne savent que traverser la rue pour manger au MacDonald ou aller faire leurs courses au Wall Mart. Pour la grande majorité d'entre eux, c'est tout ce qu'ils savent faire par eux-mêmes, du moins pour la grande majorité de la population.

 


Pierre Jovanovic: Donc vous pensez que le filet de sauvetage de la Securité Sociale, comme par exemple en France, va aider la France à ne pas tomber totalement dans la crise ?

Gerald Celente: La France a le meilleur système de protection sociale avec la Suède, Norvège et Danemark. Les Européens savent se débrouiller, ils savent faire pousser des plantes, ce n'est pas le cas des Américains. Les Européens mangent le mieux, hormis les Anglais. Le vrai problème qui va se poser pour l'Europe et le reste du monde, c'est l'immigration. On peut voir les nouvelles lois très dures qui sont passées en Italie pour empêcher l'immigration. Ce sera le gros problème.



Pierre Jovanovic: Pouvez-vous nous expliquer pourquoi les grands médias américains comme le new York Times, CNN, etc., n'aiment pas du tout ce que vous dites. Vous n'intervenez que sur Fox News... Etes-vous censuré ?


Gerald Celente : Ce que je dis ils l'appellent du « porno-pessimiste ». Comme je l'ai dit, ils sont comme des petits enfants ils veulent se cacher, ne pas voir la dure réalité et les faits. Rappelez-vous, c'est l'Amérique ici, c'est Hollywood, Ici ils veulent une fin heureuse. En Amérique vous épousez une personne très riche, Vous vivez trés heureux après. Et vous ne mourrez jamais...
Personne n'est jamais malade, Il y a une pilule pour toutes les maladies. Ils veulent s'accrocher à la couverture Obama. Ils vont se coucher et veulent faire de doux rêves. Avec le préisdent Bush s'était la même chose, ils avaient un président qui ne pouvait même pas se défaire d'un sac en papier et ils pensaient qu'il allait les protéger des méchants terroristes.
Les Américains sont comme des petits enfants qui se cachent dans les jupes de leur mère plutôt que de regarder les vraies données. Alors quand vous regardez le New York Times, ce sont les gens qui ont menti au public et qui l'ont entraîné dans la guerre irakienne en publiant de faux reportages sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein et ses attaches avec AlQaida. Les médias n'ont pas de place pour les vraies informations, ils traitent en ce moment les signes de vie de Michael Jackson après sa mort... C'est des crétins, des crétins médias. Ils n'ont rien pour montrer leur niveau d'excellence....




Pierre Jovanovic: Dans votre dernier numéro de Trends-Report, vous avez titré « Obamaggedon 2012 », comme Armaggedon. On dirait que vous parlez d'un événement apocalyptique et c'est une référence à l'Apocalypse de Jean. Pensez-vous que tout ça va se passer en 2012 ?


Gerald Celente : Oui, c'est ce que nous croyons, et cela va se révéler sans doute même avant. La grande différence avec l'adminstration Obama est que... (pause) A nouveau, nous, nous sommes des athées politiques, la criminalité était déjà très élevée ici, mais l'administration Obama l'a amenée à un nouveau niveau... avec ses programmes de bailout, de sauvetages, de stimulus, qui ne créent que de nouveaux monopoles, que ce soit pour Wall Street, Wall Mart, les agricoles...
L'argent a été volé aux gens et donnés aux gros qui soi-disant étaient trop gros pour tomber. Mussolini a dit que la fusion des pouvoirs politiques et des entreprises était le fascisme. Le fascisme est arrivé aux USA avec un visage différent, et un sourire plus agréable que celui de Bush. C'est la même chose, mais une nouvelle partie.
On l'a appelé Obamageddon car tout les programmmes qu'il pousse vont mettre les USA en faillite et il n'y aura aucune issue. Vous ne pouvez pas imprimer de l'argent fantôme basé sur rien, garanti par rien sans détruire l'économie. 2012, bien-sûr... avec le calanderier Maya... mais on ne dit pas que le monde arrive à sa fin à cause d'une révélation chrétienne ou autre.
Il ne reste plus de temps. D'ici la prochaine élection, personne ne croira en l'espoir, ou en la confiance, ou en l'optimisme... Le bateau est en train de couler et aucune bonne volonté ou pensée positive ne va le remettre d'aplomb.




Pierre Jovanovic: Il y avait un sondage hier dans la presse française disant que 54% des Français ne voyaient pas ou ne sentaient pas la crise. Vous avez éventuellement une explication pour ça ?


Gerald Celente : Les Français vivent mieux que les Américains. J'ai passé du temps en France. Il y a toujours ces choses magnifiques là bas. Ici nous sommes une société « au rabais » une société où la publicité vous dit que vous pouvez tout acheter pas cher. La qualité de la vie est beaucoup plus élevée en France... Les gens ne sentent pas la douleur autant qu'ici.



Pierre Jovanovic : Pensez-vous que les médias soient contrôlés par votre gouvernement au point de dire tous ensemble « tout est ok, ne vous inquiétez pas, il n'y a pas de crise ? »


Gerald Celente : Regardez qui sont les gens dans les médias. Ce sont des chaises musicales, je peux en parler avec autorité ici aux USA où je vois des gens de la télé prendre ensuite des postes au Pentagone, au Departement d'Etat et ailleurs. Oui, et c'est le même club, ils sont tous sortis de Princteon, Yale et Harvard.
Il y a un point que les gens ne comprennent pas, et qui me fascine : c'est que quand vous êtes au collège ou au lycée: vous avez les jeunes qui veulent être les représentants de la classe, ou autre, et vous avez ceux qui veulent être les journalistes du lycée. Et c'est justement ceux que les autres n'aiment pas !
Et, Mesdames et Messieurs, ils sont tous là dans les médias et au gouvernement ! Ce sont ceux que vous n'aimiez pas en classe qui vous disent ce que vous devez penser, croire et comment vous comporter. Le slogan de notre journal c'est « Pensez par vous-même »




Pierre Jovanovic: Gerald Celente, tous ceux qui vous écoutent veulent savoir que faire avec leur argent à la banque ? Est-ce qu'ils doivent tout sortir ? Quel est votre conseil ?

Gerald Celente : Nous ne donnons pas de conseils d'investissements mais je vais vous dire ce que je fais moi : pourquoi devrais-je garder mon argent à la banque pour ce petit pourcentage qu'ils donnent ? Ici les banques ont emprunté à presque 0% et elles vous le prêtent à 6%. Pourquoi devrais-je leur donner mon argent ?
Je peux investir mon argent chez moi et dans mon entreprise. Ensuite j'achète de l'or. Plus de 80% de mes avoirs sont en or et dans l'immobilier celui que j'ai c'est de l'immobilier productif.




Pierre Jovanovic: C'est une question qui revient souvent ici sur la radio... Est-ce que vous gardez votre or à la banque ?


Gerald Celente : Non !




Pierre Jovanovic: Qu'est ce qui vous rend si certain (et cela contre l'opinion des journalistes des médias américains) que tout va se terminer en émeutes et des révoltes anti-impôts vers 2011 ou 2013 ?

 


Gerald Celente : Vous savez, je suis un garçon du Bronx. Et je dis que quand les gens ont tout perdu, et qu'ils n'ont plus rien à perdre... Là les gens ont commencé à tout perdre... Vous en France vous avez inventé ça... Quand les gens ont tout perdu ils commencent à se révolter. Et ça va commencer ici. Regardez le niveau du chômage, je veux dire tous les chômeurs, y compris ceux sortis des statistiques, des travailleurs à tiers temps, etc. Le chômage est en réalité à 18,7 %




Pierre Jovanovic: Cela va monter a 30%, 40%, comme en Espagne ?

Gerald Celente : Selon nos médias, d'ici deux ans cela va monter à 25%




Pierre Jovanovic: Votre dernier conseil aux Français ?

Gerald Celente : Ne pas acheter de la culture américaine  (NB Eva: le contraire de ce que fait Sarkozy) et aider toutes vos entreprises locales, agricoles, tournez votre dos à la globalisation qui est une farce. Il y a suffisamment de gens dans votre communauté pour cela. Pas besoin d'enrichir les multinationales.


http://www.jovanovic.com/celente-jovanovic.htm
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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 12:44
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 15H37

CarnivorePar C.S.P


On n'arrête pas de dire et de penser tout le mal possible d'infects torchons comme le Figaro ou Marianne - ce canard de merde - , mais il faudra peut-être bien finir par se pencher plus attentivement sur le cas de Rue89. Qui, sous-couvert d'un anti-sarkozysme bon teint, ouvre régulièrement ses colonnes virtuelles à de pompeux cornichons soi-disant "de gôche", qui en profitent pour allègrement cracher sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à des progressistes, tout en célébrant Le Joli Marché Qui Rend Heureux avec l'enthousiasme le plus niais. La rédaction pourra toujours se défausser en prétendant que ce ne sont là que tribunes et que ce ne sont pas des "journalistes" en tant que tel, il n'empêche : le choix de placer les dites opinions en page d'accueil finit par faire penser qu'à force, tout ça ne doit peut-être bien rien au hasard.
(Et quand on voit que dans la colonne "blogs qu'on aime" se retouvent côte à côte l'imbécile Hugues Serraf et le demi-cerveau Criticus, on commence à se demander si la "liberté d'expression" façon Rue89 ne s'arrête pas là où commence l'amour du libéralisme...).

Ainsi, cet article ridicule d'un certain
Michel Faure.
Lequel, reprenant sans nuance ni recul - et du coup les faisant complaisamment siens - les propos d' Alvaro Vargas Llosa, dont la fiche
Wikipédia nous apprend, ô surprise :

"He is a proponent of free-market economics and democracy under the rule of law, calling for more open trade between Latin America and the United States."

Mais attention, hein, c'est de gauche, ça. La gauche de Manuel Valls ou de Pascal Lamy, autrement dit : celle qui trahit et se plie à tous les caprices de la droite. La gauche à qui on crache à la gueule, en somme. Et celle que Michel Faure doit tellement préferer à cette méchante gauche latina qui a l'éffronté toupet de vouloir encore rester...à gauche. Elle. Et donc, cet Alvaro Vargas Llosa, là, de pontifier :

"Il qualifiait la première gauche, celle, notamment, de Lula au Brésil ou de Michelle Bachelet au Chili de « végétarienne » et la seconde, celle de Chavez au Venezuela ou de Morales en Bolivie, de gauche « carnivore ». Selon lui, la gauche végétarienne est de nature réformiste et proche de la social-démocratie européenne. La gauche carnivore, quant à elle, est plus radicale et révolutionnaire."

Déjà, on tique, puisqu'on sait tout le mal qu'il faut penser des
végétariens. Et la défiance de se confirmer à la lecture de la suite, qui est aussi ébouriffante de profondeur et de pertinence qu'un vidéo de BHL sur Dailymotion. Oui, à ce point.

"Il faudra bien qu'un jour la gauche végétarienne arrête de prétendre être l'amie de la gauche carnivore, disait Vargas Llosa, car l'une et l'autre sont sur des trajectoires totalement divergentes et le moment viendra où il faudra bien trancher sur ce que doit être l'avenir de cette famille politique en Amérique latine : démocratique ou bien révolutionnaire.
Le moment est peut-être venu pour Lula et Bachelet de rappeler que l'avenir de la gauche latino-américaine s'inscrit dans le cadre de la démocratie.
Il n'est ni dans la révérence d'un Hugo Chavez pour un « modèle » cubain -un goulag tropical et un désastre économique- ni dans son adaptation « bolivarienne » qui vire de plus en plus vite au socialisme d'inspiration soviétique où toutes les activités humaines entrent les unes après les autres sous la coupe de l'Etat.
Il n'est pas non plus dans le conservatisme et l'utopie raciale de l'indigénisme d'un Evo Morales, ni dans le clientélisme populiste et les solidarités claniques d'un Daniel Ortega au Nicaragua."

Et là, est-il vraiment utile de continuer ? Puisque désormais, on sait exactement à quoi s'en tenir, et que c'est invariablement la même chose. D'un côté la Gentille Gôche qui fait des bisous et accepte le Marché ; de l'autre la Méchante Gôche qui refuse le Marché et dont est très très vilaine. Tant d'intelligence dans le propos éblouit, c'est simple, on dirait du Bertrand Delanöé. Et Michel Faure, toujours citant Alvaro Vargas Llosa mais il semble bien qu'ici les deux opinions se confondent, de caqueter :

"L'avenir de la gauche dans une Amérique latine intégrée et ouverte au reste du monde, c'est la démocratie sociale, c'est à dire le marché encadré par des règles et une fiscalité socialement protectrices, le respect des droits humains et des libertés, la valorisation du travail et de l'initiative, et le caractère universel de l'accès aux soins et à l'éducation."

C'est beau comme du Guaino dans le texte.

Mais ce n'est pas fini, Michel Faure décidant plus loin d'abdiquer toute rationnalité et autres fariboles argumentées pour s'ébrouer enfin dans l'hystérie antichaviste, perpétuelle tarte à la crème des petits roquets libéraux de son espèce :

"Rappelons qu'en une année, Chavez a nationalisé 12 000 entreprises privées du secteur pétrolier en vertu d'une loi réservant à l'Etat l'exploitation des hydrocarbures. Il a également nationalisé les entreprises du secteur électrique, des télécommunications, de la métallurgie, l'industrie du ciment, des entreprises agro-industrielles et des terres agricoles."

Et ça, c'est très mal. Très très mal. Bon, Michel Faure omet juste de préciser qu'avant Chavez, le pétrole ne servait que les intérêts exclusifs d'une caste dirigeante particulièrement corrompue, et que depuis les nationalisations, l'argent du pétrole sert par exemple à financer des programmes d'alphabétisation. Mais c'est fait en s'attaquant à la Propiététe Privée. Et ça, pour un Micel Faure, c'est un crime, que dis-je : LE Crime. Et de terminer en se roulant par terre d'angoisse :

"que dire de Chavez, qui avance masqué derrière son discours bolivarien pour transformer le Venezuela en un vaste kolkhoze posé sur des champs de pétrole ?"

Le Tyran Rouge qui mange des nenfants qui n'est rien que l'adepte du Totalitarisme Bolchévique blablabla, les conneries habituelles. C'est vrai que c'était tellement, mais tellement mieux, quand tout était privatisé et que la population vivait des des bidonviles sans eau courante, hein Michel Faure ? C'est vrai que c'était telllement plus enthousiasmant, quand était respectée la sacro-sainte "propriété privée" mais que le reste de la population était enfoncée dans la misère crasse...

Mais attention : Michel Faure n'est nullement un "idéologue". Il ne fait pas, mais alors pas du tout de "l'idéologie", comme il tente de s'en défendre dans un commentaire qui mérite d'être cité tellement il éclaire le personnage :

"le dernier espace de liberté des hommes, la propriété privée, dont on sait bien aujourd'hui qu'elle est un élément fondamental de la liberté, est aujourd'hui menacée. Pour moi, et là encore c'est une opinion que je défends avec franchise et sincérité, la liberté est un élément essentiel du bonheur et de l'harmonie sociale. Si vous n'aimez pas la liberté, j'en suis désolé pour vous."

Oui, vous avez bel et bien lu : "le dernier espace de liberté des hommes, la propriété privée, dont on sait bien aujourd'hui qu'elle est un élément fondamental de la liberté".
Mais Michel Faure ne fait pas du tout de l'idéologie, n'est-ce pas ?
Il se contente juste d'avoir la cervelle tellement bouffée par le néolibéralime qu'il peut bêler sans honte ni retenue le catéchisme des petits clercs dans son genre, tout en se prétendant "de gôche" par caution morale.
Et oui, vous aussi, vous préférez encore un bon gros libéral de droite bien puant et décomplexé, à la fin, plutôt que ce genre d'hypocrite tortilleur prêt à plier servilement l'échine devant toutes les idées plus frelatées, celles qui ont bouffé la gauche depuis à présent des décennies. Qui n'aime la gauche que soumise et impuissante et l'enjoint à gentiment bouffer de la salade cuite.

Ceci dit, j'aime beaucoup l'expression "gauche carnivore". L'image que ça m'évoque est exactement l'idée que je me fais d'une gauche digne de ce nom :

Carnivore.


Source: C.S.P

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5092

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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 01:08

"Depuis que j'ai débranché l'antenne,
je me sens moins con"


Ceux qui ne l'ont plus


"Je regarde la télévision zéro heure par jour" (mmmhmmmh). Chez les internautes de LEXPRESS.fr, cette tendance se généralise. La télévision, qui dans les années 60 s'apparentait à une révolution, semble aujourd'hui avoir perdu de son attrait, quitte à disparaître complètement des foyers...


Vieucon raconte que durant des vacances à la campagne, son poste de télévision est tombé en panne et que depuis, il n'en a jamais racheté. "Je n'ai pas eu le temps d'en acheter un nouveau. L'été et l'automne passent... l'hiver arrive, et plus envie de télévision du tout! Ca dure comme cela depuis vingt-huit ans". Même son de cloche pour vilainkraulo. "J'ai banni la télévision de ma vie il y a un bon bout de temps et je m'en porte que mieux." Zeuus0026 affirme aussi qu'elle ne lui "manque pas du tout".


Tontonol confie remercier sans cesse ses parents pour l'avoir privé de petite lucarne: "privé de télévision en guise de punition l'année de mes 13 ans, je n'ai plus jamais cédé à la tentation (...), du haut de mes 42 ans, je remercie vivement mes parents".


Seb s'est converti à l'absence de télé depuis douze mois: "Ça fait plus d'un an que j'ai rendu ma télé, et c'est génial! J'ai dit adieu aux émissions débiles..." La raison qui a poussé Loupioute à passer à l'acte se rapproche de celle de seb: "J'ai débranché la télé il y a plus de vingt ans : trop de redites, de mensonges et de lavages de cerveau". "Trop de navets et d'animateurs débiles", complète ulrich. Et petitfuté d'ajouter: "Je ne comprends pas quel plaisir on peut trouver à regarder de telles âneries". "Depuis que j'ai débranché l'antenne, je me sens moins con", conclut supermanu.


Ceux qui la critiquent


La grille de programmation serait donc responsable du désaveu dont est victime la télévision: sans elle, "je ne sais pas qui est sorti de Secret story la semaine dernière, ni qui s'est fait manger par un tigre à Koh Lanta, ou qui a cassé le bol jaune préféré de bidule à la Star Acadé
... Lire la suite sur LEXPRESS.fr

Les Français regardent en moyenne la télévision 3h27 par jour. Et vous, avez-vous une télévision? Quels programmes regardez-vous? Avec quelle fréquence? Nous avons recueilli vos témoignages sur LEXPRESS.fr.


Aaron Escobar/Flickr


Les Français de 4 ans et plus passent 3h27 par jour devant la télévision.

 

 


La télévision est souvent vue comme une fenêtre sur une information manipulée.

DR

La télévision est souvent vue comme une fenêtre sur une information manipulée.

La grille de programmation serait donc responsable du désaveu dont est victime la télévision: sans elle, "je ne sais pas qui est sorti de Secret story la semaine dernière, ni qui s'est fait manger par un tigre à Koh Lanta, ou qui a cassé le bol jaune préféré de bidule à la Star Académie", ironise mmmhmmmh. Ollape dénonce  un "outil de désinformation, de propagande et d'avilissement du peuple".

L'information est nécessairement "alarmiste et manipulée" selon lui. Un avis partagé par optimum30...  "Je ne rate jamais le
13h de TF1, j'ai besoin de mon Pernault quotidien, lui seul sait me désinformer, me parler des commerçants qui à plus de 75 ans travaillent toujours".


Plus mesuré, ratblanc trouve la télévision trop "ennuyeuse et abrutissante" à cause des chaînes qui "se refilent les programmes les unes aux autres depuis les années 80". Thèse appuyée par adolphe: "les chaînes traditionnelles ressassent les mêmes émissions depuis des lustres".  Chacone avoue zapper tout le temps, ne trouvant rien d'intéressant à regarder à part Thalassa et le
Grand Journal.


Ceux qui la regardent


Si la télévision est à l'image de ceux qui le regardent, comme le souligne noctanvol, quels sont les programmes qui ont du succès au près du public? D'après les internautes de LEXPRESS.fr, Arte, France 5 et Canal+ caracolent en tête du classement.


Someal confie passer plus de 3h30 devant sa télévision, sans compter le temps passé devant son écran d'ordinateur... Al Bundy consacre deux à trois heures par jour au petit écran, mais jamais à  TF1, "sauf pour le foot!" Lilou75 "kiffe
Derrick" et regarde surtout les infos même si ça lui donne "des aigreurs d'estomac" et les débats politiques. Pivoine utilise également la télévision pour s'informer. Essentiellement le matin et grâce aux chaînes d'information en continue (LCI, BFM, i-Télé...). "Ensuite, ça dépend, un peu du Grand Journal le soir, des Guignols de l'info... Je recherche en priorité les documentaires, les enquêtes, les débats et les émissions sur l'actualité internationale", explique-t-elle avant de concéder qu'elle cherche plus qu'elle ne trouve! Denis a trouvé un compromis, il regarde la télé mais que sur les chaînes câblées: "Je regarde la télévision sauf sur les six chaînes nationales car il y a trop de pub".


Marc75 est sceptique: "les chaînes qui proposent des programmes de qualité, comme Arte, ne sont pas regardées", ce qui laisse à penser que les téléspectateurs n'avouent pas les programmes qu'ils regardent... Faites ce que je dis, mais pas ce que je fais?


Toujours est-il que pour certains, la télévision a des vertus inattendues. "Elle sert de somnifère à mon mari", raconte moimême. Il s'endort "à la petite sieste du midi devant le ronronnement de la télé, s'endort le soir devant le même ronronnement.... C'est pas remboursé par la Sécu?!".

http://fr.news.yahoo.com/78/20090721/tfr-depuis-que-j-ai-dbranch-l-antenne-je-9e39cb8.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/depuis-que-j-ai-debranche-l-antenne-je-me-sens-moins-con_775897.html#xtor=AL-447

http://chiron.over-blog.org/article-34084528.html



Vu sur le blog de  CHIRON :



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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 21:48

Etant actuellement en Espagne, je me plais à lire de temps en temps des livres en français pour me rattacher à notre langue que nous chérissons tant. Bref, mes parents étant de passage pour me voir, ils m’ont ramené un livre de société, sur la France : Le divorce Français de F. De Closets, un journaliste relativement connu. Je vais essayer de vous en faire une petite fiche de lecture.

 

Dans ce livre bien écrit, l’auteur essaye d’expliquer la situation actuelle de la France par les épisodes des dernières décades. Il estime en effet que nous sommes plongés dans une sorte
d’immobilisme dû à une fracture entre les élites et le peuple. Il considère que ce mariage est indispensable au bon fonctionnement de notre Nation et que les deux parties doivent absolument apprendre à se faire (ou refaire) confiance. En tant que journaliste aguerri, il prend plusieurs exemples du passé pour montrer à quel point nous avons dérivé vers un affrontement de ces deux conjoints ! L’avantage du passé est qu’il est possible d’avoir du recul et d’analyser ce qui c’est réellement passé, nous explique l’auteur. Voici quelques exemples : Course à l’armement nucléaire décidée par les plus grands stratèges (qui avoueront plus tard leurs erreurs), programmes d’énergie nucléaire refusées par le peuple par peur et ignorance de cette technologie (alors que c’est l’alternative actuelle la plus adéquate mais j’en reparlerais !), l’affaire Humbert où une véritable lutte s’installe entre le peuple (en faveur de l’euthanasie) et les élites (contre une législation en raison d’idéologies philosophico-religieuses), etc.

Cette œuvre est bien construite et reste ouverte : elle n’essaye pas de vous convaincre mais de vous exposer les faits tels qu’ils sont. Il expose, à l’appui, chiffres et citations des acteurs de principaux de chaque affaire. L’objectif est de comprendre les mécanismes des erreurs pour mieux les éviter par la suite. Bref,
une œuvre qui nous laisse un peu réfléchir et nous fait prendre conscience des enjeux des décennies à venir !

Je vous la recommande sans hésiter, une lecture enrichissante !


http://benjamin.cosse.over-blog.fr/article-32929018.html


Mon point de vue : Ce divorce est bien plus profond. C'est celui des Français et des Elus, qui comme dans bien des pays ne les représentent pas, oui élus du peuple pour défendre, au final, les intérêts de l'Elite, et divorce, aussi,  par exemple, du peuple et des médias menteurs, de plus en plus désavoués, et délaissés par les lecteurs et les télespectateurs. Voilà la réalité ! Médias, vous n'êtes plus crédibles, alors on préfère la vérité d'Internet à vos salades ! Eva R-sistons


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21 juin 2009 7 21 /06 /juin /2009 18:53
 

http://www.laurence-ferrari.com/

TF1 : de l'info à l'enfer... il n'y a qu'un pas


C'était devenu le fer de lance de Laurence Ferrari dans sa course à la crédibilité : avec elle, contrairement à Patrick Poivre d'Arvor, il n'y avait plus de clivage entre les journalistes à l'antenne et journalistes de terrain. Elle expliquait même avoir installé son bureau au centre de la rédaction... contrairement à son prédécesseur.
Lire la suite l'article



Problème, la rédaction de l'information n'est pas du tout du même avis. Le Parisien révèle ainsi que mardi, la société des journalistes (SDJ) - soit 90% de la rédaction de la Une - s'est rassemblée en assemblée générale extraordinaire. Ils ont ainsi dénoncé : "le management par la peur" qui tétanise la rédaction "depuis plusieurs mois".

"On demande ouvertement à des chefs de service quels sont leurs poids morts, on procède par harcèlement, indique le communiqué. On nous saoule de travail, il faut de la productivité Il vaut mieux ne pas bouger un cil en ce moment."

"L'âge, le nombre de sujets produits... et le comportement", tout est passé au peigne fin. Les temps sont durs et la chaîne doit écrémer ses effectifs. Deux entretiens préalables au licenciement ont été adressés à deux journalistes. La panique gagne les premiers étages de la tour de TF1. La SDJ dit la qualité du journal "menacée" et dénonce la baisse des moyens.

Jean-Claude Dassier, le patron de l'information, n'a pas souhaité s'exprimer. Ses derniers mots lors d'une conférence de la rédaction : "Il faut se rendre compte de la réalité du marché. On ne peut pas se tourner vers le passé et souhaiter que rien ne bouge".

Et depuis ? Dassier est donné partant de TF1. Il prendrait la place Pape Diouf président de l'OM fraîchement limogé... C'est donc un problème qu'il ne devrait pas avoir à gérer !

En revanche qui va le remplacer ? Axel Duroux n'arrivera qu'en septembre (voir news) à la tête de ce navire, qui avec ce départ, va avoir un nouveau trou dans sa coque...


Plus d'infos sur purepeople.com

 

http://fr.news.yahoo.com/51/20090619/ten-tf1-de-l-info-l-enfer-il-n-y-a-qu-un-0111c6b.html

 

 

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:02


 
Conférence de Philippe Corcuff sur la critique des médias

Le 30 mai dernier, Philippe Corcuff était invité au Forum Social de Cornouaille, à Quimper, pour une conférence intitulée « Une critique non manichéenne des médias est-elle possible ? ». A cette occasion, il est revenu sur ce qu'il considère comme l’un des écueils d’une certaine critique des médias : sa « tendance à se focaliser sur les manipulations intentionnelles », autrement dit à tenter de rendre compte de la réalité sociale par l’action concertée et secrète des journalistes et des élites économiques et politiques.

Maître de conférence à l'IEP de Lyon, membre du Conseil scientifique d'ATTAC et du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Philippe Corcuff est l’auteur de plusieurs textes sur la critique des médias qui lui valent, depuis plusieurs années, l'inimitié du journal satirique PLPL (Pour lire pas lu, devenu Le Plan B) ou du site Acrimed. Son crime ? Avoir mis en évidence qu'une « tendance "conspirationniste" s’incarnait (...) dans le simplisme d’une critique "gauchiste" des médias », telle qu’elle peut être observée chez l’intellectuel américain Noam Chomsky ou le journaliste français Serge Halimi.

Voici la vidéo de son intervention :

(voir site http://www.conspiracywatch.info/Conference-de-Philippe-Corcuff-sur-la-critique-des-medias_a355.html)


Source :
* Philippe Corcuff, «
Les enjeux de la critique des médias », Mediapart.fr, 10 juin 2009.

Voir aussi, de Philippe Corcuff :
* « De quelques aspects marquants de la sociologie de Pierre Bourdieu » (
partie 1 ; partie 2 ), Mediapart.fr, 15 juin 2009 (publié initialement sur le site calle-luna.org, octobre 2004).
* « Chomsky et le "complot médiatique" - Des simplifications actuelles de la critique sociale », Mediapart.fr, 12 juin 2009 (publié initialement dans la revue ContreTemps, n°17, septembre 2006) ; URL : http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/120609/chomsky-et-le-complot-mediatique-des-simplifications-actuelles-de-

URL : 
http://www.mediapart.fr/club/blog/philippe-corcuff/120609/chomsky-et-le-complot-mediatique-des-simplifications-actuelles-de-  

Mardi 16 Juin 2009


http://www.conspiracywatch.info/Conference-de-Philippe-Corcuff-sur-la-critique-des-medias_a355.html
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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 02:13



Colère d'eva R-sistons
contre les Médias pourris


Mots Croisés, comme C dans l'Air, ou A vous de Juger, sont ce qu'iil y a de mieux en matière de médias de propagande. Ce ne sont que des courroies de transmission du pouvoir, du libéralisme, de l'Europe des multinationales, des USA, d'Israël... tout est fait, dans le choix des invités, dans les thèmes abordés, dans l'ordre de ces thèmes (par exemple, en dernier le plus intéressant, quand les gens sont couchés, ou au contraire pour anhiler l'effet du précédent thème).  Le pire a été atteint quand la Chabot a convié Sarkozy pour un show de deux heures, juste avant le décompte officiel du temps d'antenne pour les Elections Présidentielles, et lors du dernier A vous de Juger, où tout a été machiavéliquement prévu (un peu comme à Durban 2, la séquence poarfaitement ridicule des clowns du CRIF et de l'UEJF) pour faire du tort aux opposants, et mettre en valeur les candidats présidentiels, surtout Cohn-Bendit chargé de "tuer" Bayrou, principal adversaire de Sarkozy. Vive la démocratie ! France, lanterne rouge de la liberté de la presse en Europe avec nos médias sionistes. Et après ça, vous allez apprécier davantage les néo-sionistes ? On juge l'arbre à ses fruits. Et ceux-là sont pourris !

Or donc, Jean-François Kahn, ce 15 juin 2009, au cours du Mots Croisés, s'en prend aux Médias. Cela s'est passé à peu près comme ceci :


" Vous vous plaignez de l'absence de projets de l'Opposition ? Mais le MODEM en avait un, détaillé, notamment en matière de lutte contre le chômage.  Et pourtant, il n'y a pas eu UNE ligne sur nos propositions dans les Médias. Et pas un débat n'a été organisé ! "

Réponse d'un représentant des Instituts de sondage ou de Calvi, je ne sais plus : "C'est la faute aux Médias, bien sûr, quand rien ne va..."

Bien sûr que c'est votre faute ! Pourquoi avoir boycotté Nicolas Dupont-Aignan ? Parce qu'il est trop convainquant et trop pertinent ! Pourquoi avoir boycotté Dieudonné et sa liste, et l'avoir traînée dans la boue ? Parce qu'il s'en est légitimement pris au cancer de la société française. Pourquoi avoir boycotté le programme de la liste Bayrou ? Parce qu'elle est trop dangereuse pour Sarkozy !!!

Et c'est VOUS qui avez fait gagner Sarkozy, alors même que les Français n'ont jamais voulu du libéralisme (voir l'échec de Madelin, plafonnant à 5%) !  Vous encore qui vous êtes tu alors que Sarkozy allait assassiner la démocratie en faisant passer son Traité de Lisbonne clone de l'autre, en piétinant le vote des Français ! Etc, la liste est longue !

Oui, moi journaliste professionnelle je vous ACCUSE d'être en effet responsable de la plupart des maux de notre société, en faisant de la propagande pour les ennemis du peuple de France et de la France elle-même, et en organisant comme ce soir encore sur Mots croisés une attaque en règle de tout ce qui de près ou de loin représente la Gauche et le Modem ! Vous êtes infâmes, la honte de la France, et vos engagements sont criminels car ils sont au service des marchands de mort des télespectateurs ! Non, mourir pour la France n'est pas un idéal, vous MENTEZ délibérément aux Français avec Marie Drucker, nous ne voulons pas mourir pour vos sales multinationales apatrides ! Nous ne voulons pas être sacrifiés aux appétits démentiels des Puissants !

Vous salissez la France. L' Histoire jugera ! Et la croyante que je suis vous le dit : Dieu vous châtira pour vos crimes envers les peuples. Faites les guerres vous-mêmes, puisque vous les voulez, au lieu de les faire faire par d'autres et d'en préserver lâchement vos enfants par vos relations acquises en rampant !

En tuant l'indépendance de la presse, vous tuez la démocratie, la liberté, la France. C'est impardonnable !

Eva R-sistons à l'intolérable des médias sur le dos des peuples, et derrière leur dos parce que malhonnêtes.

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 18:41



Devinette :

Quelle est la plus grande qualité
certainement exigée du journaliste, aujourd'hui ?

Il doit maîtriser parfaitement
l'art, difficile, de couper la parole de l'interviewé
quand il fait mine de s'en prendre au Boss, de le critiquer.
Et bien sûr, il doit être très réactif, rapide.

Exemple encore, à l'instant : Moati sur Ripostes.

Guy Bedos, l'interviewé, ouvre une bouche gourmande
pour attaquer le fameux "tout est possible" de Sarkozy,
sa politique, et vlan ! Interrompu :

" Depuis que Nicolas Sarkozy est élu, tout est possible..."
Interrompu !
Comme à l'instant sur la fausse émission de débats
C. dans l'Air de Calvi,
Antoine Sfeir essaie de remettre en place
une islamophobe passionnée,
très remontée contre la Charia,
en modérant ses propos :
" Non, Mme, ça c'est une façon..."
(de carricaturer les choses !)
Vlan ! Interrompu,
il ne faut surtout pas laisser dire
qu'on noircit le tableau anti-musulman,
puisque la priorité est de préparer nos esprits
à la future guerre impériale contre l'Iran
qui profitera tant aux marchands d'armes
propriétaires de nos Médias ! 


Avec les Médias, en tous cas, rien n'est possible.
Et surtout pas la liberté, la démocratie...

Les médias sont baîllonnés.

France, qu'as-tu fait de tes Droits de l'Homme

Eva R-sistons à l'intolérable

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 05:15

Vol AF447: deux des passagers seraient liés au terrorisme

Vol AF447: deux des passagers seraient liés au terrorisme


Deux passagers de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est abîmé le 1er juin dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord, seraient liés avec des groupes terroristes, rapportent mercredi les médias français.

Les services de renseignement français ont vérifié la liste des passagers avant de relever deux noms correspondant à des personnes connues pour leurs liens avec les terroristes islamistes, selon L'Express.
 
L'identification reste incomplète parce que les dates de naissance des passagers suspects sont inconnues. Il pourrait s'agir de simples homonymes, rapporte le journal.

L'hypothèse d'un attentat contre le vol AF447 reliant Rio de Janeiro à Paris n'est par écartée, mais elle semble peu probable, ont déclaré à maintes reprises les dirigeants français.
 
Après avoir décollé le 31 mai à 22h00 GMT de Rio de Janeiro, l'Airbus A330 avec 216 passagers et 12 navigants devait se poser à l'aéroport parisien Roissy le 1er juin, à 09h10 GMT. L'avion a disparu des écrans radars trois heures et demie après le décollage.
 
Il s'agit de la plus grave catastrophe aérienne depuis l'accident d'un Airbus A300 d'American Airlines à New York en 2001 (265 morts), et du plus grave accident pour Air France en 75 ans d'existence.

http://www.alterinfo.net/Vol-AF447-deux-des-passagers-seraient-lies-au-terrorisme_a33260.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=51754&
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 05:47


Dur, dur d'être chabotté....
publié par babelouest (crisonnier) Hier 11H19

France 2/France 3 :
Pour Arlette Chabot,
« l’avenir c’est la fusion »

mercredi 10 juin


La société des journalistes de la rédaction nationale de France 3 s’étrangle. Voilà que la directrice de l’information, Mâme Chabot, assure à des représentants de la SDJ que de toute façon « l’avenir c’est la fusion ». Après un débat calamiteux sur les européennes durant lequel Jean-Luc Mélenchon avait même lancé à l’animatrice, dépassée, un violent « Allez au diable », c’est donc au tour de la SDJ de France 3 de piquer une colère contre Arlette. La rédaction de France 3 est-elle amenée à disparaître ? C’est en tout cas ce que craignent les journalistes après cette nouvelle sortie.


Et de demander dans un communiqué interne « des explications à la direction de l’information ». La SDJ « attend qu’elle vienne s’en expliquer dès demain, jeudi 11 juin, face à la rédaction. Nous attendons des réponses claires sur notre avenir, des engagements éditoriaux et structurels. Faute de quoi, nous serons amenés à nous poser la question de la confiance envers cette direction ». À côté, le débat sur les européennes paraîtrait presque calme.


Contactée par Bakchich, Arlette Chabot a tenu a déclarer : « Vous me dérangez et en plus j’entends très mal ». Avant de raccrocher.


Oui, on a vu cette info ici, sur Bakchich :

http:// www.bakchich.info/+France-2-France-3-pour-Chabot-l,01956+.html


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4258

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 17:40




Révélée, la corruption financière peut être combattue et sanctionnée. La corruption des idées libérales est plus insidieuse, plus subtile et, à ce titre, d'une dangerosité plus essentielle. Edwy Plenel

Médias : corruption > censure

Du politique au marchand, histoire d'une soumission

jean marc Tonizzo. Oeuvre acrylique. PaysagePour neutraliser l'esprit critique des journalistes, la corruption est supérieur à la censure.

Après des décennies d'assujettissement aux pouvoirs politiques, les médias se sont laissés subordonner par les puissants du marché.

Nous allons essayer de comprendre pourquoi, dans les années 50 à 70, la télévision et la presse, bien qu’inféodées aux politiques, semblaient beaucoup moins prisonnières des pouvoirs et plus proches des populations opprimées.

S'il existait des journalistes corrompus et aux ordres de l'état, la majorité d'entre eux étaient courageux et ont mis leurs talents à la lutte contre le colonialisme, la guerre du vietnam, la pauvreté, le travail à la chaine, les mauvaises conditions de vie, l'oppression des femmes, l'apartheid ...

Cette énergie éthique est tombé depuis la vente des médias au marché. La plus grande partie du journalisme s'est littéralement rangée du coté des puissants et des élites. Leur potentiel critique s'est alors naturellement effondré.

Nous parlons ici d'une ambiance générale. Il existe encore des journalistes courageux, capables de mettre leur emploie et leur vie en danger au nom de la vérité.

Seulement ces derniers ne donnent plus le la de leur profession. L'unité de mesure est fourni par les journalistes de télé, qui, à mon sens et sans exceptions, sont corrompus par le marché.

 

Le journalisme corrompu par le marché

 

un bon journal, c'est une nation qui se parle à elle-même Arthur MillerSi l'esprit critique du journalisme est inférieur sous l'influence du marché, à celui qu'il exerçait sous l'autorité du politique, c'est à la force corruptrice du système marchand qu'il le doit.

En effet, pour neutraliser la volonté combative et l'éthique d'un individu, les moyens de pression utilisant la corruption s'avèrent beaucoup plus efficace que la censure directe. Autrement dit, les journalistes (comme la plupart des hommes), sont plus vulnérables à l'argent, au pouvoir, à l'égocentrisme qu'à la menace ...

Là ou la menace stimule la plupart du temps le courage, la corruption anéantie à tous les coup les forces combatives.

Si les mécanismes de la censure autoritaire sont évident, nous sous-estimons grandement les conséquences de la corruption.
Il est d'autant plus difficile de résister à des "gratifications" qu'elles sembles anodines. Accepter d'un patron de médias quelques récompenses, paraît inoffensif, sans grandes conséquences. En réalité, cela celle l'esprit dans le béton.
L'image de soi s'en retrouve durablement souillée et à partir de cette souillure originelle, un moyen de pression est né, et ne cessera, sans méa culpa, d'augmenter.
En effet, seul un mea culpa public parviendrait à libérer le corrompu de sa propre mauvaise image et du maître chanteur qu'est le corrupteur en puissance.
Sans ce nettoyage violent, le journaliste avance inexorablement vers l'anéantissement total de son esprit critique, vers la soumission à ses maîtres, vers l'assujetissement.

En appliquant ce mécanisme de base à une profession ignorant tout de ce genre de pratique, le marché est parvenu à faire des médias ce qu'ils sont devenu.

 

Mécanique d'une servitude volontaire

Les grands médias sont tombés dans l'escarcelle du marché, dans les années 80.
Les règles du marché sont simple.
Le patron choisit ses employés / Qui ne convient pas au patron, peut être écarté / Le patron décide les grands axes de son entreprise (voila pourquoi le libéralisme, lorsqu'il a accès aux médias, à la justice, à la politique, conduit inévitablement à l'oligarchie).

A partir du moment ou le marché s'est accaparé les médias, il à naturellement écarté les journalistes irréductibles (de façon tout à fait perverse, autrement dit sans choquer), pour conserver les plus malléables, les plus facilement corruptibles (le travail avait déjà été commencé par le politique).

Le marché à dont fini par avoir les hommes qu'ils voulait à la tête de leurs médias, et en les surpayant, en les attirant dans la cour des « puissants », en valorisant leur narcissisme, leur désir d'élitisme, de pouvoir, de secret, de passes-droit, de protecteur influent, le marché est parvenu à éteindre tout velléité journalistique.

L'anéantissement des défenses de la corporation

Après avoir corrompu les élites, le système pyramidal a ensuite fait son travail.

Les directeurs de télé serviles se sont entourés de journalistes serviles, écartant les journalistes éthiques et courageux.

Ce mécanisme à engendré une ambiance de corruption sourde et de mauvaise foi (autrement dit des consciences se mentant à elles-mêmes) au sein des chaînes et des rédactions. Ce climat a progressivement anéanti toute solidarité entre journalistes (chacun pressent qu'en cas de « dérapages » il sera lâché par sa corporation).
Des journalistes voulant aujourd'hui se révolter contre leurs «nouveaux maîtres» ou oser quelques vérités sur leur corporation, ne pourraient s'attendre à aucun soutien de la part de leurs confrères. Au contraire, une quantité de prétendants est à l'affût pour prendre leur place.

Quelques années de ce régime, ont installé une sorte de résignation. Les journalistes se disent : « de toute manière c'est comme ça, je ne pourrais pas changer le système ». « A quoi bon se faire lyncher dans l'indifférence générale ».

Cette chute du courage éthique à ouvert la porte à tous les dérivés de la corruption comme le népotisme, et le népotisme diminue progressivement la qualité globale du journalisme (les meilleurs ne sont pas forcément choisit).

 

L'influence des médias sur l'éthique

Naturellement, dans un monde ou l'éthique et le courage de résister aux tentations, ne sont pas montrée en exemple, au contraire, il est aisé de ne pas être un héros.

L'ambiance actuelle, faiblement spiritualisée et moralisée, construit des hommes facilement corruptibles ... Les journalistes n'y font pas exception.

Le système s'est bien auto ficelé. En passant du coté des nantis, non seulement les journalistes se sont coupés du peuples, mais ils courent le risque, en cas de courage intempestif, de perdre leur standing. Cela donne à réfléchir.

Après des années de soumission aux "puissants" il est difficile de se libérer de son emprise car « le despote» n'est pas extérieur mais en soi-même.

L'oppression stimule le courage

Lorsque les journalistes étaient censurés par le politique, la lutte contre cet oppresseur extérieur stimulait leurs valeurs héroïques, leur solidarité, leur goût pour la liberté, pour l'éthique et la déontologie.

Mais à présent, s'ils voulaient se libérer d'un marché ayant tout simplement utilisé leurs faiblesses, ils devraient au préalable reconnaître leurs défaillances et renoncer à leurs privilèges. Deux choses terriblement difficiles pour tout humain.

Devenus des nantis, les élites journalistiques ont du mal, comme la plupart des nantis, à abandonner les privilèges acquis.

 

Un cercle très fermé

Dans une époque de corruption, l'absence et l'excès de la flatterie sont également dangereux. TaciteProgressivement, comme la religion avant eux, le "dominants" des médias ont glissé du coté des pouvoirs (marché politique). Ils ont alors formé un trio relativement nébuleux pour le plus grand nombre, entraînant sans le vouloir, la société occidentales vers une subtile tyrannie.

La critique des médias et, plus généralement des pouvoirs, restait possible (ex : S. Halimi, les chiens de gardes) mais son rayonnement était volontairement condamné aux émissions de faibles audiences.

La mise en lumière de la décadence des médias n'arrivait jamais vers le plus grand nombre.
En réalité, rares sont les dupes.
La majeure partie du public pressentait cette corruption sans l'a comprendre et retirait naturellement sa confiance aux journalistes (plus de la moitié des citoyens ne leur font plus confiance).
Les journalistes anonymes étaient également conscient des dérives de leur profession mais devaient admettre les règles du jeu.
Même les responsables des médias étaient conscients des déviations, et laissaient parfois (dieu merci) échapper quelques pathétiques vérités (Patrick Le Lay, PDG de TF1 : "Il y a beaucoup de façons de parler de la télévision. Mais dans une perspective business, soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c’est d’aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit".).
Des journalistes étrangers mettaient eux aussi le doigts sur certaines aberration hexagonales

Mais au lieu de profiter de ces moments de lueur pour faire une grande autocritique et rectifier le tir, le système se dépêchait au contraire de le faire oublier.
A l'image de ces familles ou serpente silencieusement un secret, chacun trouvait son compte a ne pas jeter de pavés dans la marre. Seuls quelques héros suicidaires s'y risquaient.

Analogies avec la dictature

Et c'est la ou nous rencontrons de véritables analogies entre les dictatures pures et les démocraties perverses comme celles que nous connaissons aujourd'hui.
Dans une démocratie "normale", comme celles qu'ont connu les années 60 70, si les pulsions des dominants étaient les mêmes, (maîtriser les opposants, empêcher la vérité d'émerger), la vérité pouvait triompher d'une élite (Nixon, par exemple) et les intrépides étaient récompensés (Carl Bernstein et Bob Woodward reçurent le Prix Pulitzer).

Dans les démocraties perverses (comme celles que nous connaissons depuis les années 80), non seulement la vérité se fait jour à guichet fermé, mais ce sont les héros qui paient le prix fort de s'être exprimer ( Jean Hedern Allier, Jacques Glassmann, Jorge Burruchaga et Christophe Robert, le juge mongolfier ou borsalino en italie etc).

Non seulement les mass médias actuels s'arrangent pour casser les veritables héros de l'humanité autrement dit les justes, mais elles parvient à tranformer de véritables malfaiteurs en heros, ou préserver le statue de leurs amis (pendant des années Tapie est sorti comme le véritable héros de toutes ses affaires).

 

La collusion

Les symboles sont légions de la collusion entre le milieu journalistique et les puissants du marché, de la politique ou du star système (livres écrits en commun, amitiés, loisirs, appartenance aux mêmes clubs ...)

Depuis la prise de contrôle direct ou indirect des médias par le marché, une pensée unique s'est imposée, alignée sur les thèses les plus conservatrices des grands patrons et des grands guerriers, aux commandes du monde.

Transformé en simple vassal, les directeurs des médias ont conduit la télé à être plus royaliste que le roi, plus élitiste que l'élite, plus langue de bois que les politiques, plus réactionnaire que la police, plus marchand que les marchands, plus insignifiant que ce qu'on leur demande.

La collusion entre journalistes, marchés et politiques, est préjudiciable à l'ensemble humain, y compris bien sûr au marché et au journalisme. Par exemple, dans la plupart des conflits actuels, le manque d'éthique et la partialité tellement voyante des médias occidentaux, ont rendu l'autre bord quasiment impossible d'accès aux journalistes de terrain, devenus même, des cibles potentielles.

Cette collusion anéantie également, tous les rêves et les idéaux grâce auxquels les journalistes se sont engagés dans cette vocation.

L'humanité future considèrera sans doute les quelques décennies autour de l'an 2000, comme un vaste retour à la propagande ...

En tout cas, elle y lira vraisemblablement de la mollesse journalistique envers les personnes vulnérables de l'humanité.

 

L'exemplarité négative

L'exemple de cette corruption s'est répandu dans l'ensemble de la profession.

La plupart des jeunes journalistes, au contact des anciens et choisi par eux, reproduisent les mêmes schémas (désir de se placer auprès des gens influents, copinage, jugement binaire et réactionnaire, vénération et obséquiosité devant la force, le pouvoir et l'élite, négligence du peuple et des pauvresetc.). Tout cela contribue à faire passer l'ensemble du métier, comme l'écrit Kapuscinski : d'une vocation élevée, noble, à laquelle les intéressés se consacraient pleinement, pour la vie, à une sorte de hobby qu'ils peuvent abandonner, à tout moment, pour faire autre chose.

La faute n'incombe pas aux reporters, ils sont les premières victimes de l'arrogance de leurs patrons, des groupes médiatique et des grands réseaux de télévision. Nul n'ignore que, dans les rédactions des journaux, dans les studios de radio et de télévision, il y a des journalistes sensibles et de grand talent, des gens qui ont de l'estime pour leurs contemporains, qui considèrent que notre planète est un lieu passionnant, qui vaut la peine d'être connue comprise et sauvée. La plupart du temps, ces journalistes travaillent en faisant preuve d'abnégation et de dévouement, avec enthousiasme et esprit de sacrifice, renonçant à la facilité, au bien-être, jusqu'à négliger leur sécurité personnelle. Avec pour unique objectif, de témoigner du monde qui nous entoure et de la multitude de dangers et d'espoirs qu'il recèle.

Cette décadence journalistique, est grave.

Elle laisse à l'abandon des pans entiers de l'humanité. On ne sait plus rien des civils vivant au milieu de la tourmente des guerres. L'afrique, l'enfance en danger, les travailleurs pauvres ... La vie des humains en véritables souffrance est totalement oubliés au profit de l'élite élitiste.

Moins les journalistes braquent leur caméra vers les personnes vulnérables et plus les forces mafieuses assoient leurs dominations.


Des zones de non-droit se construisent peu à peu dans lesquelles les résistants (journalistes y compris), sont tout simplement éliminés avec peu de réactions des médias occidentaux (il est loin le temps des journalistes français soutenant quotidiennement leurs confrères otages).

 

Pour un nouveau journalisme

être bon dans les médias n'est pas le signé qu'on est un bon écrivain Jean d'OrmessonUne prise de conscience des médias sur eux-mêmes, semble nécessaire et vital pour la bonne santé de la démocratie.

Le monde est en train de s'universaliser.

Les lois et le droit international ne sont pas encore suffisamment efficaces pour maîtriser les dérives du marché.

Seuls les médias, parce qu'ils peuvent instruire et relayer les consommateurs et l'opinion publique, ont les moyens de mettre de l'éthique et dans cette mondialisation.
Pour cela il doivent retrouver eux même le chemin de l'éthique, de la conscience, de l'irréprochable, de la critiquer sans copinage, le chemin de l'amour du peuple.

Devenir éthique, cela signifie, se désolidariser du marché pour se re positionner en tant qu'intermédiaire entre les puissants et les citoyens.

D'autre part, la gestion du média par le marché ne serait pas un problème si la cloison entre le monde industriel et le monde journalistique était étanche, si aucune collusion, aucune pression, aucun copinage n'était possible entre eux. Seulement ce n'est pas le cas.

Nous devons donc à mon sens, réfléchir aux moyens de rendre cette cloison imperméable à toute offensive corruptrice pour protéger le monde journalistique.

 

Anticipation vers le passé

De l'influence majeure des médias dans la bonne marche de la mondialisationSi on pouvait mettre Paris en bouteille et si les médias avait obéit à leur vocations, ils auraient permis à la mondialisation d'être un bien pour le plus grand nombre.

Ils auraient évité aux marché et aux politiques les dérives dont ils ont fait preuves et le discrédit naturel qui s'en suit.

Une heure quotidienne aux consommateurs

Si depuis 20 ans par exemple, la télévision était devenu un véritable contre-pouvoir, si les chaînes de grande audience avaient accordé ne serait-ce qu'une heure par jour aux organismes de consommateurs, le marché occidental (dont le but est de séduire le consommateur), aurait réellement permis au monde pauvre de se développer.

Les pays non démocratiques auraient déjà amorcé leur démocratisation. La corruption dans les pays pauvres aurait diminué au lieu d'augmenter. Les pays occidentaux seraient devenus plus éthiques, plus juste envers le reste du monde. L'occident aurait pu servir de modèle aux pays en voie de développement, au lieu de soulever leur colère …

C'est parce que le marché ne rencontre plus d'opposition ni de critique suffisante (pas faute d'esprit critique, mais d'espace accordé à ces esprits), qu'il maintient indirectement le monde pauvre en esclavage et tend à universaliser cet esclavage à l'Occident.

Une heure quotidienne au spirituel

Et si une autre heure quotidienne avait été accordée aux valeurs inverses du vénal et de l'avoir, autrement dit aux valeurs de l'être (l'altruisme, la spiritualité, la philosophie, le bien-être, la fraternité, l'entraide, etc.), l'Occident aurait résolu une bonne partie des problèmes posés à la démocraties par les valeurs du marché (violence, ghéttoïsation, fracture sociale, communautarisme, non-sens, dépression, stress, défaillance éducative etc.)

Nos démocraties seraient alors effectivement enviables pour l'ensemble humain spiritualisé et l'Occident n'aurait pas besoin d'imposer par la force son idéologie démocratique, le désir populaire aurait suffi.




Lu sur 

http://www.mecaniqueuniverselle.net/medias/journaliste-soumis.php

 

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 17:41
agoravox.fr
par yvesduc
(son site)
lundi 18 mai 2009
Après le débat avec Dieudonné : lettre ouverte à Elisabeth Lévy

Madame Elisabeth Lévy, l’intéressant débat qui vous a opposé à Dieudonné (1) n’a à mon avis pas atteint son terme, en n’évoquant pas la question du partage des richesses à l’échelle mondiale. Permettez-moi d’aborder ce point de vue, en espérant avoir la chance de parvenir à établir avec vous un langage commun.

Madame, ouvrez un livre d’histoire et vous constaterez comme, de tous temps, l’homme s’est employé à dominer son prochain et à s’accaparer ses richesses. Or, l’homme n’a pas muté génétiquement et est toujours le même aujourd’hui : dominateur et conquérant. Nos démocraties modernes sont en guerre pour les ressources, guerre maquillée par une propagande car l’homme est un animal étonnant qui se débat entre le bien et le mal et n’accepte de faire le mal qu’à condition de se mentir à lui-même, signe d’ailleurs que l’espoir est permis. La guerre pour les ressources engendre le mensonge, lequel n’émane pas du néant mais des plus conquérants parmi nos responsables politiques, journalistes et dirigeants de multinationales. Car, et on peut le déplorer ou non et ce serait un débat intéressant, la question "Etes-vous prêt à sacrifier des milliers de vies pour s’approprier du pétrole ?" reçoit beaucoup moins de soutien que la question : "Faut-il arrêter ce dictateur fou, dangereusement armé et qui ne rêve que de nous détruire ?" C’est donc la deuxième question que l’on pose au peuple.
 
Il arrive qu’un gouvernement ne parvienne pas à faire adopter une loi ou qu’il réduise l’ambition d’une autre pour la faire adopter : ce n’est pas le bout du monde. Mais les intérêts vitaux ne peuvent pas, eux, être retardés car il en va tout simplement de l’alimentation de nos usines et de notre mode de vie. Pour ceux-là, le gouvernement est prêt à sacrifier des dizaines, des centaines ou des milliers de vies parmi son propre peuple (par exemple : 5000 soldats étasuniens morts en Irak) et des milliers d’hommes à l’étranger (par exemple : 650 000 irakiens décédés du fait de la guerre), s’il le faut. Ces morts sont acceptées parce qu’elles servent les intérêts vitaux et permettent de maintenir le niveau de vie du pays.
 
Vous ne croyez pas au "complot sioniste" et qualifiez le bannissement médiatique de Dieudonné de consensus, et je vous donne en partie raison : il y a bien un consensus mais il concerne le fait de mener des guerres et de les couvrir par des mensonges. Dès lors, les partisans de la solution guerrière s’emploient naturellement aussi à faire taire ceux qui dénoncent leurs mensonges, car il y en a toujours, et l’on se souviendra de l’interrogatoire musclé (et scandaleux) subi par Guillaume Dasquié : tout journaliste sait qu’il se rend service en évitant de mettre son nez dans la raison d’État...
 
Alors, pourquoi Israël ? Parce que ce pays artificiel est la guerre de conquête la plus médiatisée qui soit, guerre qu’Israël mène contre ses voisins pour les maintenir au Moyen Âge, les empêcher de s’émanciper et de réclamer leur dû. Israël est avant tout une entreprise coloniale et dénoncer cette entreprise coloniale est un point de départ pour dénoncer de façon générale la domination brutale du nord sur le sud.
 
Vous avez eu raison de rappeler, dans le débat qui vous a opposé à Dieudonné, que de par sa proximité, il est normal que la mémoire de la Shoah et la lutte contre l’antisémitisme soient particulièrement présentes en France. Mais constatez avec moi qu’Israël est l’endroit le plus dangereux au monde où vivre pour un Juif : le pays est en guerre depuis sa création, le service militaire y dure 3 ans et on y court de réelles chances d’y mourir, si l’on n’est pas tué ou blessé en ville par une roquette ou un attentat suicide. Pour un Juif, mieux vaut vivre partout ailleurs qu’en Israël, y compris et cela ne manque pas de sel : en Iran. Par conséquent, dénoncer la brutalité de la politique d’Israël n’est pas antisémite mais exactement le contraire ! C’est prendre la défense des Juifs qui, bernés par la propagande religieuse couvrant l’opération coloniale, sont victimes dans leur chair de ce projet israélien irréalisable, injuste pour les Palestiniens, brutal pour tous et source de mensonges dans nos médias.
 
Comment alors lutter contre l’antisémitisme, me direz-vous ? Et bien, comme vous le dites vous-même, par le dialogue et la pédagogie afin de fournir à la population et aux jeunes les armes intellectuelles leur permettant de repousser la xénophobie. En enseignant l’histoire.
 
De plus, pour avoir eu l’occasion à plusieurs reprises de discuter avec des antisémites, j’ai observé que dans tous les cas la question d’Israël sortait dès les premières minutes, et qu’en les interrogeant un peu plus ceux-ci faisaient la différence entre le Juif "de la rue", semblable à eux-mêmes, et celui qui dans les hautes sphères complote pour couvrir et mener des guerres de conquête : tiens, que voilà une pensée beaucoup plus nuancée qu’attendu ! Et qui nous ramène au consensus dont nous parlions, dans lequel une partie des élites, servant les intérêts vitaux, accepte de mener les guerres et pour cela de mentir au peuple et de manipuler les médias. L’État d’Israël, parce qu’il est le cas le plus flagrant de deux-poids-deux-mesures en faveur des Juifs et en défaveur des Arabes (les Juifs ont droit à un État et de violer allègrement le droit international, pas les Arabes) est donc, selon mes modestes observations, la première source de l’antisémitisme. Dans ces conditions, dénoncer la politique d’Israël combat l’antisémitisme et montre à ceux qui seraient tentés par la thèse du grand complot Juif que non, les Juifs ne sont pas au-dessus des lois et qu’il faut les arrêter lorsqu’ils exagèrent (il s’agit bien sûr des israéliens mais je prolongeais le raccourci utilisé par mes interlocuteurs). Et bingo ! Dieudonné et sa liste luttent donc doublement contre l’antisémitisme.
 
En donnant l’occasion à tout un chacun de toucher du doigt l’écart à 180° existant entre le véritable Dieudonné et son image médiatique, Dieudonné nous montre les mécanismes de la manipulation médiatique et de l’erreur collective, ceux-là mêmes qui sont mis en oeuvre pour maquiller les guerres. L’initiative de Dieudonné est tout sauf anecdotique.
 
Pour ce qui est du "divorce dû aux sionistes", ces propos que vous aviez relevés dans la conférence de presse, je pense qu’il s’agissait de dire que ces questions sont à ce point difficiles à traiter qu’elles peuvent éloigner des amis ou séparer un couple marié.
 
Aux travers de thèmes comme Israël et l’esclavage, Dieudonné s’interroge sur la nature de l’être humain, pointe certains de ses mauvais comportements et s’attaque au sujet le plus difficile qui soit. De proche en proche, c’est le mode de vie occidental et le partage des richesses à l’échelle de la planète qui sont remis en cause. Parce qu’il apporte enfin un peu de rêve en politique, le rêve d’un monde plus civilisé, je suis fier d’annoncer que mon vote ira à la liste Dieudonné, porté par l’espoir que son score rendra l’Occident moins guerrier et plus partageur des ressources naturelles avec l’ensemble de la communauté humaine. Vous me répondrez que c’est de l’utopie et vous aurez raison, mais alors dénoncez Dieudonné pour cela, l’utopie, et non pour son supposé antisémitisme (il ne l’est pas) et sa supposée théorie du complot (il y a bel et bien un consensus pour mentir au peuple à propos des guerres). Ne me répondez pas que tout cela n’est pas écrit dans le programme de Dieudonné car c’est justement dans ces rebonds que Dieudonné est génial. Et d’ailleurs, peut-être ai-je dévoilé ici le secret du magicien !
 
Yves Ducourneau, le 17 mai 2009
 
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 04:14


Liberté de la presse
ou encadrement de l'information ?


Extrait :

Les médias, la pub, le conseil politique, la sondagite aiguë et la com' politique

Quelles sont les méthodes utilisées ?
L’actualité, quelle actualité ?
Mais quel est ce produit "miraculeux" ?
Mais quels sont exactement ces "produits" ?
Réécriture (rewriting) des évènements de l’histoire des peuples.
De quels moyens disposent-ils pour asservir l’information ?

Un exemple récent
La presse et les médias :
Comment utilisent-ils ces moyens à la fois économiques et politiques pour "asservir" l’info ?
Quel est le rôle réel des femmes et des hommes politiques ?
Qui sont les acteurs de cette mascarade mondiale ?
Quel est le mode de fonctionnement ?

Avertissement:
Il n’est pas question de mettre tous les médias dans le même sac, certains sont authentiquement indépendants, et les journalistes* de ces rédactions sont d’honnêtes et vrais investigateurs, (c-à-d, qu’ils font un travail d’enquête sans concession si ce n’est qu'à la vérité). Leur travail s’apparente à un authentique exploit, car pour exercer aujourd’hui ce métier il faut avoir une sacrée dose de courage ; les autres sont aux ordres et ne méritent aucune indulgence de notre part… …on peut citer au hasard, Berlusconi, Murdoch et consorts, qui se vantent grâce à leur "empire de presse" de faire ou de défaire respectivement, les gouvernements italien ou anglais. Et d'ailleurs Sarkozy se serait fait élire en partie grâce à ses relations avec des propriétaires de groupes médias (presse écrite, radio, télés etc.), qui sont aussi à la tête d’importantes sociétés internationales.

Note: *Il leur arrive d’écrire des livres sur des sujets brûlants et leurs enquêtes sont généralement assez honnêtes.

Lien :
http://la-sociale.viabloga.com/news/liberte-de-la-presse-ou-encadrement-de-l-information


http://vigicitoyen.canalblog.com/archives/2009/05/26/13863277.html



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Quelles sont les méthodes utilisées ?

Les méthodes sont issues de la pub (via les agences d’opinions), et relayées par les médias aux ordres. Et l’on distingue nettement deux méthodes (deux types de vente, puisqu’il s’agit de vendre des infos et des images). La première, réservée aux professionnels bonimenteurs, qui vantent indifféremment tel ou tel produit, c’est du vent ! Elle correspond à une période qui se situe avant la seconde guerre mondiale (grosso-modo, l’entre-deux guerres).

La seconde est axée sur des techniques de persuasion (issues en grande partie de la propagande de masse, qu’on appelle parfois "bourrage de crâne"), on manipule l’opinion, et la méthode s’adresse prioritairement à une clientèle de femmes et hommes politiques (le contenu des messages est pour l’essentiel constitué de slogans et d’"images", et ces dernières peuvent être retouchées à l'infini) aux chefs d’entreprise et aux décideurs de toutes sortes. Une variante est directement tirée de cette méthode ; dans cette variante on ne persuade pas (il s’agit toujours de propagande, mais...) on suggère, nuance !


L’actualité, quelle actualité ?

Il s'agit d’infos de complaisance, d’infos bidons (infos décriées et en réalité des non-évènements), et les ordres des dirigeants ou des maîtres du monde. Des Techniques fondamentales, telles la Suggestion et l'autosuggestion, dont les marchands de soupe (1) croient détenir "la pierre philosophale" (un "produit" qui transformerait tout en or !), et dont l'usage pourrait laisser espérer de nombreux avantages, et même plus !


Mais quel est ce produit "miraculeux" ?

Il s’agit de "com’ politique".
Elle s’accompagne généralement de son pendant, le *sondage (2), et ce sont les entreprises étasuniennes qui ont été les premières à utiliser ces derniers pour connaître les attentes supposées des consommateurs et ainsi augmenter leurs marchés. Progressivement, la frontière entre marketing et politique s’est effacée, et en 1936 le journaliste G.H. Gallup (Gallup, (3) il s'agit de la seconde méthode non-sophistiquée "la persuasion") fonde l’American "Institute of Public Opinion" en vue de l’élection présidentielle.

*Notes techniques : Les sondages d’opinion concernant les sujets politiques sont nés du développement des techniques de marketing. Aujourd’hui encore, le sondage politique d’opinion est indissociable du marketing : ce type de sondage ne représentait que dix à vingt % du chiffre d’affaires (C.A.) des instituts de sondages (qui leur sert de "vitrine"), l’essentielle de l'activité commerciale concerne les études marketing commandées par les entreprises. À ce titre il serait plus juste de les qualifier "d’entreprise de marketing et d’opinion" plutôt que d’ "institut de sondages", terme laissant à penser qu’il s’agit d’organismes universitaires ou scientifiques. Tous les sujets sont évidemment traités, et en particulier les plus porteurs comme, la consommation, les jeux, le sexe, le sport, la santé, les faits divers etc.
Fini l'art de la rhétorique ! Aujourd'hui il faut faire place nette à la com' politique...


Mais quels sont exactement ces "produits" ?

On distingue plusieurs types de "produits".

Dans la première technique (grosso-modo la période de l’entre-deux guerres mondiales), il s’agit du bagout ; peu de moyen matériel, un bonimenteur (menteur professionnel expérimenté) pour vanter de supposés mérites à tel ou tel produit de consommation courante, et au final pour vendre à peu près n’importe quoi ; mais rapidement cette méthode ne sera plus adaptée aux nouveaux moyens de communication (les nouvelles technologies).


Dans la seconde technique, beaucoup plus dangereuse pour la sauvegarde du droit à l’information, car les "produits" sont d’une tout autre espèce.

Beaucoup plus sophistiqués que celui de la première catégorie, car il s’agit de manipuler l’opinion (certains diront pour nuancer le terme manipulation, "influencer").

La clientèle potentielle (ciblée) sera adaptée aux nouveaux "produits".


Cette clientèle est exclusivement composée de personnes influentes : des décideurs (chefs d’entreprises, les fameux "capitaines" d’industries etc.) ou de dirigeants politiques et syndicaux (toutes tendances confondues).


Les produits proposés auront la même finalité que le "produit" décrit dans la première catégorie, mais "le challenge" aura changé, il s'agira de vendre n’importe quoi, mais pas n’importe comment ! La différence est de taille, car les "produits" opèrent dans les deux sens ; on surajoute au "produit" décrit dans la première catégorie des effets beaucoup plus sophistiqués et normalement plus efficaces (leur efficacité stratégique n'est absolument pas prouvée, c’est aussi ça la pub !)

On vendra de l’"image", et cette "image" sera constamment retouchée pour adhérer à l’actualité, toujours dans le soucis permanent de plus d’efficacité, (une actualité/évènement fabriquée de toute pièce) et de la "com’ politique" (le "message" ). Elles composeront l’essentiel du discours politique dont l’orientation coïncidera merveilleusement avec les "préoccupations" du moment (et correspondant aux résultats de sondages effectués par des agences d’opinion). Leur contenu ainsi que la technique utilisée s’apparente au slogan publicitaire. Les thèmes sensés intéresser prioritairement les consom… les citoyennes et les citoyens, thèmes qui "ornent" les beaux discours de ces messieurs-dames.

Il s’agit bien d’un "produit" de consommation, à une nuance près, sa fonction première réelle est de prendre en compte la vie de nos concitoyens.


Cette technique se substitue au discours "classique", fondés sur de réelles propositions et sur un programme en adéquation aux réelles préoccupations s’adressant à de vrais citoyens. Ces discours furent ringardisés (T.I.N.A. est passée par là) et remplacés par du slogan et de l’image.


Des "produits" éminemment politique, bien sûr, mais dont le rôle est d'aseptiser la politique, de la vider du réel et la rendre plus consommable !


Ceci permet de mieux comprendre le désintérêt grandissant de nos concitoyennes et de nos concitoyens pour la gente politique, de la décrédibilisation du personnel politique. Celui-ci est assimilé à un produit de consommation courante, dont on n’attend rien, et s’avère incapable de résoudre les problèmes quotidiens.

Les communicants ne sont pas à la hauteur, et n’ont aucune compétence politique, alors pourquoi sont-ils si utiles aux gouvernants en ce moment ? Aucune réponse claire ne sera apportée à la question, et vous comprendrez pourquoi.


Lorsque des spécialistes ou des conseillers (les agents d’agences de pub-communication-sondage-conseil en image (4), pensaient que les Françaises-Français donnaient l’impression de "mordre" (c-à-d, paraissaient être influencé par les nouvelles techniques de vente), et qu’il suffisait de transposer la "cuisine" (la technique) publicitaire au monde réel, en créant par exemple de l'"image" idyllique du candidat-dirigeant politique ainsi qu’un "discours-produit" (5) tiré de résultats d’enquêtes d’opinion, en imaginant que le tour serait joué, se sont lourdement fourvoyés !


Notes

(1) Il faudrait ajouter à la liste toutes les organisations et les organismes (plus ou moins secrets), qui gravitent dans les sphères du pouvoir et qui en tirent de nombreux avantages, en se faisant un maximum de fric.

(2) En France, le sondage d’opinion appliqué à la politique est apparu autour de la seconde guerre mondiale par l’entremise de Jean Stoetzel fondateur de l’"IFOP" (Institut Français d’Opinion Publique). Certains (les agents d'agences de pub par exemple) le situent juste après guerre.

(3) Il y a un fort décalage par rapport aux méthodes de "communication" actuelles, car il n’est plus question de persuasion mais de suggestion. Gallup c’est dépassé ! Gallup, c'était des techniques issue de la propagande de masse, des méthodes de persuasion et d’autopersuasion, qui étaient dans l’air du temps, et à cette époque la propagande sévissait partout dans le monde ( les nazis ont appliqué la propagande de masse via leur organisation la Reichs-Rundfunk-Gesellschaft (RRG), centrale de commandement de la radio national socialiste, la RRG, dont le siège était situé à Berlin, qui regroupait 38 stations et en composait les programmes de propagande, qui avaient un double objectif, diffuser la voix du Führer et « procurer la force par la joie ». Sous la République de Weimar, la RRG est une radio d'État dont la Reichspost a le monopole. Celle-ci, en pleine déconfiture économique due à la crise qui sévit dans les années 1920, prend l'initiative de créer des stations en faisant appel au privé). A présent, grâce aux nouvelles technologies, les techniques de marketing se sont transformées et la "com’ politique" aussi.

(4) Les agences de marketing et d’opinion ont discrètement ajouté une activité à leurs pratiques commerciales, le conseil (le "consulting" pour faire branché) et proposent des "produits" adaptés à cette nouvelle pratique (et dans cette nouvelle pratique, il est beaucoup plus clair qu’il s’agit de vendre du vent !) Il y a de grande chance que ce type de "produits", finissent de la même manière que les nouveaux produits financiers trop sophistiqués (se fut l’une des excuses avancées pour justifier les causes de la crise économique mondiale), par perturber et finalement faire crever la bête !

(5) Les thèmes abordés dans le discours des femmes et des hommes politiques seront en rapport direct avec les résultats d’enquêtes d’opinion, mais ne proposeront rien en réponse aux réelles attentes de nos concitoyennes et concitoyens. D'autre part, selon une étude récente, Il a été prouvé que de plus en plus de "sondés" refusaient de répondre aux questionnaires des enquêtes des agences d’opinion, et que ce pourcentage était tellement élevé, qu'il obérait la crédibilité de ces résultats d'enquêtes, et pouvait même remettre en cause la méthode ! Avis à la clientèle des consommatrices/teurs de résultats d’enquête d’opinion fournis par nos agences en marketing, les produits qui vous seront proposés n’auront peut-être pas la qualité de celui que vous êtes en droit d'attendre, méfiance camarades consommateurs de résultats d’enquête d’opinion !


Réécriture (rewriting) des évènements de l’histoire des peuples.

Quand les peuples se réfèrent à l’histoire réécrite, ils n’ont pas le sentiment qu’en réalité il s’agit d’une contrefaçon due à des décisions politiques (c'est aussi une grande partie de "l’information" qu'on nous est fournie aujourd'hui), il pense (à tort) qu'elle est authentique. Les seuls (1) qui pourraient émettre quelques doutes, se sont les étudiants, les chercheurs ou quelques érudits, mais que font-ils pour lutter contre ?

Les nouveaux encyclopédistes sont nos internautes !

Certains internautes, par pure provocation ou par malveillance, publient des contre-vérités sur tel événement, tel fait historique ou tel personnage, et tout le monde sait qu’il est (ou sera) de plus en plus difficile, sinon impossible de corriger (d’en corriger la portée) ces actes de malveillance caractérisée, et ces contre-vérités seront nos références de demain.

Déjà de nombreuses vraies-fausses références et informations circulent sur Internet, sans que grand monde ne s'en soucie réellement.

Dans le domaine de l’écrit, aux archives nationales ou locales (privées ou publiques), ainsi que les bibliothèques/médiathèques, font des choix pas toujours très clairs, et détruisent certaines archives dites "secondaires" ou des volumes que l’on jugent moins intéressants (puisque peu demandés et donc lus) selon des critères bien souvent fallacieux et avant tout politiques.

Certaines rééditions ne sont que des contre-façons manifestes, et bien souvent sans rapport avec les originaux. On aura compris qu'il s'agit de "compiles", dont le but réel est de faire des sous, et cette pratique n’a rien à voir avec le travail d’un honnête éditeur.

Dans le domaine de l’information ou des médias, les commentateurs actuels sont très souvent des courtisans-laudateurs, et l’interprétation de tel ou tel événement est souvent sujette à caution. Le journalisme n’a rien à voir avec ces mœurs déshonorantes.


De quels moyens disposent-ils pour asservir l’information ?

Tous les gouvernements mondiaux et les vrais décideurs de toutes les Nations, pratiquent de la sorte, mais on peut dire que les gouvernements étatsunien, chinois (2), israélien et russe (2) sont particulièrement actifs dans ce domaine, et sont sans conteste les mieux adaptés (et équipés) pour le "travail" de réécriture d'évènements de l’histoire des peuples.

Un exemple récent
Durant les derniers conflits "mondiaux" (3) en cours (rappel : il s’agissait d’anéantir en le détruisant un pays désigné à la vindicte mondiale, et pour commettre cette ignominie, une coalition de plusieurs pays (3) était formée à cet effet), et pendant toute la durée d’une période "exceptionnelle" (en fait les premières semaines du conflit) les médias étaient réduits à néant (bien souvent avec le consentement de leurs propriétaires, bien sûr), toutes les informations étaient canalisées puis filtrées, pour être ensuite substituées par d’autres, fournies par les agences de propagande gouvernementale et les officines officielles (ou officieuses) de toutes espèces, les évènements et les faits réels étaient ouvertement réécrits et adaptés à l’idéologie dominante.

Maintenant que les gens sont habitués aux conflits en cours, les gouvernants suppriment tous ce qui les dérangent et en premier lieu les images en provenance des théâtres d’opérations (là où se commettent les pires exactions).

Les pays occidentaux sont considérés comme en temps de paix (bien qu’ils se déclarent en guerre contre le terrorisme), imaginez-vous le contraire !
Suite à ces conflits (en Irak, en Afghanistan, au Pakistan etc.), le dispositif anti-terroriste et les décisions politiques qui accompagnent ce dispositif ont eu pour premiers résultats immédiats et visibles par tous de restreindre les libertés individuelles, de donnés aux juges anti-terroristes des moyens juridiques quasi illimitées, pour obtenir les résultats que l'on connaît... (lire à ce sujet "Le coup de Tarnac" de Marcel Gay, paru chez Florent Masso).

Très rapidement les dirigeants politiques et les propriétaires de puissants groupes médiatiques franchirent le pas, et prirent la mauvaise habitude de (au mieux) de tronquer ou de taire les faits réels et au pire de les transformer ( méthodes de réécriture, d’interprétation et de commentaires complaisants). Il s’agit là, d'une conception partiale de l’actualité (les médias consentent puisqu’ils sont entre les mains de financiers, le fameux "mélange des genres"). Cela ressemble de plus en plus aux méthodes développées et utilisées systématiquement par les anciens pays du "bloc communiste" et du régime nazi ou fasciste.



Notes


(1) les historiens furent à toutes les époques, soit complices, soit consentants pour des raisons de sécurité, de leur propre sécurité et de celle de leurs proches, de ces pratiques)
(2) En ce qui concerne la Chine et la Russie (ou d’autres pays), la presse y est très encadrée, ce qui ne veut pas dire qu’aux Etats-Unis où en Israël la presse ne l’est pas, mais les méthodes de contrôle des médias sont assez différentes, car il s’agit d’autocensure ou de persuasion (par exemple, si vous écrivez sur tel responsable ou telle société, au hasard, un groupe du BTP, et que (toujours au hasard) vous travaillez à télébouygues (TF1-LCI), on vous persuadera amicalement, bien entendu, qu’il n’est pas dans votre intérêt de critiquer ouvertement votre "protecteur" ou la main qui vous nourrit, sinon vous pourriez en subir rapidement les conséquences…)
(3) "mondiaux" n’est pas très approprié, car il s’agissait en majeur partie d’une coalition de pays occidentaux.


La presse et les médias :

Dans les salles de rédaction les priorités ne sont pas partout les mêmes ; tel journal ou tel hebdo tairait tel ou tel événement au prétexte qu’il n’intéressait pas les gens (Chabot, la cheftaine de l’info des chaînes publiques FR2 et FR3, en a fait une brillante démonstration (1) durant la campagne des élections présidentielles, elle en fut "récompensée" - n’a-t-elle pas le droit de faire la bise à Sarkozy ?)

Pas d’indulgence pour ce type de pratique !

Rien ne dit que dans le futur elle n’aura pas à le regretter amèrement.

Comment utilisent-ils ces moyens à la fois économiques et politiques pour "asservir" l’info ?


Un peu d’histoire, s.v.p.


Le conseil en stratégie managérial est un concept purement étasunien, c’est le système économique mondial (sauf évidemment pour les pays du "bloc communiste") qui domine à ce moment là (l’après seconde guerre mondiale et a perduré jusqu’au début des années soixante dix), il était directement issu des accords de Bretten Woods, et la France n’y avait joué qu’un rôle mineure ; le leadership étasunien était la seule référence en la matière et le suivisme politique était très répandu (aucun pays n’aurait pris le risque de l’isolationnisme), et ce, malgré de Gaulle et son goût très prononcé pour l’indépendance. Lorsque les dirigeants politiques et les maîtres de la finance nationaux, s’en attribuaient tout le mérite, on ne peut qu’être assez sceptique. Il était les vrais propriétaires de la France, certes, ils pouvaient éventuellement s’adapter (via un système de réseaux) pour mettre en relation les chefs d’entreprises (ou d’autres décideurs) avec les femmes et les hommes politiques français. Puisque ces derniers avaient d’énormes commandes à passer (entre autre, dans le cadre du plan Marshall), ils devenaient tributaires des uns et des autres (et par la suite les chefs d’entreprises devenaient leurs obligés...), et les gouvernants étaient des entremetteurs, moyennant une commission de X % sur toutes les transactions (en général elle tournait autour de 10%), et de ce fait les moyens économiques étaient évidemment énormes, rien n'est trop cher ni trop beau dans ce domaine (l’image et la com’politique), car il s’agit de pigeonner les gogos !


Quel est le rôle réel des femmes et des hommes politiques ?

Les techniques d'escamotage : Ce fut de tout temps une priorité permanente qu’exécutèrent fébrilement (dans l’ombre à l’abri des regards indiscrets) les vrais décideurs et les maîtres du monde, la pratique de ces techniques d'escamotage s'opère par petites touches successives et continues (on mêle des mensonges aux faits réels), de la réécriture d’évènements historiques (les évènements fabriqués n’entrent pas dans cette catégorie, puisqu’il sont "fabriqués" de toutes pièces), où les faits réels sont revus et corrigés pour correspondre à l’idéologie du moment (l’idéologie que choisissent les maîtres du monde, bien entendu). Les gens du commun n’ont pour référence que cette réécriture permanente de leur propre histoire (les étudiants, les chercheurs etc. peuvent à loisir se documenter dans les bibliothèques misent à leur disposition, mais la "réalité" réécrite ne colle pas aux résultats de leurs travaux).

Ainsi va le peuple dit "souverain" (peuple alibi) (2), vers un oubli total de sa propre histoire.

Et les vrais décideurs, discutent de ce que seront les évènements à venir (ils s’agit des ordres qu’ils donnent), et surtout quelle idéologie sera la mieux adaptée à leurs propres intérêts. Le peuple n’aura rien à redire, il devra s’exécuter sans rechigner. Tel est son avenir.


Qui sont les acteurs de cette mascarade mondiale ?

En France, c’est "le tout Paris", des femmes et des hommes politiques, des journalistes, des stars, les barons des grandes entreprises ou des sociétés multinationales. Ce fut durant les "trente glorieuses" (pas "glorieuses" pour tout le monde, loin de là), que se développèrent à l’échelle mondiale les réseaux d’obligés et les méthodes affinées pour mettre en relation le monde de la finance et le monde politique, via les lobbyistes (des groupes très structurés, des agences de pub, des agences d’opinion ou autres officines).

Ils se réunissent en organisant des "fêtes" ou plus discrètement dans des endroits privés. C’est durant ces rencontres que se construisent ou reconstruisent (et aussi déconstruisent) les "contacts", réseaux d’"amitiés" et d’influences (multiples, diverses et variées) se rendant indispensable (on peut ajouter les réseaux d’obligés) les uns des autres, du grand patronat, des membres du gouvernements, des politiques (toutes étiquettes confondue) etc.

Ils (les méthodes décrites ici et les résultats escomptés) sont plus que jamais les ingrédients de la vie politique actuelle, et sont importés directement des Etats-Unis. Pour illustrer ces lignes, on peut citer cette phrase : «… ils (les dirigeants politiques et les décideurs) contribuent à faire entrer la France dans le siècle de la communication… », tout est dans le "ils contribuent"…


Quel est le mode de fonctionnement ?

Là même où le modèle de direction (centres de décision, structures et organisations) bien que surannés, perpétue l’emprise sous le commandement d’un chef, d’un leader etc. On déresponsabilise les personnes dépendantes des décisions d’un leader, elles obéissent et rendent des comptes, mais en aucun cas ne contestent les ordres ! (en complément lire ou relire l’article : « Axiome de base. "Le centre directeur est devenu maintenant occulte : on n'y place jamais plus un chef connu, ni une idéologie claire." (axiome extrait de « Commentaires sur la société du spectacle »), paru sur ce site.


(1) Il s’agissait de taire une affaire concernant le maire de Neuilly (Sarkozy), dont le sujet était l'octroi de certains avantages sonnants et trébuchants via une manœuvre illicite avec la complicité d'une promoteuse immobilière locale. A l’époque elle avait déclaré à des journalistes travaillant dans ses rédactions et un peu plus scrupuleux qu'elle : « ça n’intéresse pas les Français ! »
Un candidat aux élections présidentielles commet un détournement, et ça n’intéresserait pas les Français !
(2) On peut tout aussi bien dire "peuple virtuel", puisqu’il n’est sollicité qu’un jour tous les cinq ans, par exemple lors des élections présidentielles.

PS : Sous le règne sarkoziyen, l’indépendance de la presse est largement remise en cause, et le contrôle permanent de nominations de responsables médias publiques et de journalistes (qu'elles soient dans les rédactions publiques ou privées) se multiplient, et Sarkozy s’implique directement dans ce jeu de dupes. (les dupés ne sont pas toujours ceux qu’on croit !)

http://la-sociale.viabloga.com/news/liberte-de-la-presse-ou-encadrement-de-l-information
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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 06:06
neotrouve.com
Paradoxes de l’information sécuritaire
Posté par Neo Trouvetou le 22 mai 2009

 On sait comment l’insécurité préoccuppe les Français à la veille des élections alors on va tenter de décrypter un peu  l’actualité “sécuritaire” de ces derniers jours…

Vous savez on vit dans un pays très tranquile. Le pays du journal de 13h Jean Pierre Pernaud qui contrairement à ce que l’on croit ne fait pas dans le “tout sécuritaire” c’est le moins qu’on puisse dire…



La vache du limousin, le dernier artisan du Périgord, la France un pays très tranquile …

Mais pendant que la France conservatrice s’attache à ses dernières valeurs qui ont fait son charme d’antan, les petits voyous s’équipent. Et ça pour madame Michu et ses enfants ça fait peur…Des coups de feu à l’arme de guerre type Kalashnikov ont été tirés dans la nuit de samedi à dimanche dernier contre des policiers à La Courneuve (Seine-Saint-Denis).(...)

Lire la suite :
http://www.neotrouve.com/?p=327


http://bridge.over-blog.org/article-31740595.html

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20 mai 2009 3 20 /05 /mai /2009 02:56


Le texte de Ludovic, télespectateur :

Les dérives deviennent intolérables !

A vous de voir si notre prétention à nous croire encore en démocratie a un fondement, ou si elle révèle notre aveuglement atterrant. Nous vivons actuellement l'ère de la grande manipulation sous couvert de libre détermination. Les journalistes, pour leur immense majorité, ne font plus leur travail d'information du public. Ils ont peur pour leur carrière, acceptent le nouvel ordre montant, courbent l'échine devant l'ombre des puissants, s'auto-censurent et en oublient finalement leur devoir d'indépendance et de décryptage. Les JT de TF1 et F2 sont devenus une merde pour sous-citoyens, n'expliquent plus rien, ne recoupent plus les informations, consacrent 90% du temps à des sujets insignifiants, superficiels ou futiles, narrent jusqu'à la nausée les micro-événements locaux ou l'actualité judiciaire des pauvres ères (curieusement la justice financière les intéresse moins), vantent les exploits de la police. Les émissions de F5 sont devenues des machines à propagande gouvernementale : C dans l'air, Revu et corrigé, que j'appréciais auparavant, ne valent plus qu'une poignée de cacahuètes. Hors la pensée unique, point de salut. Les esprits libres ne sont plus invités, et lorsqu'un discours sort ne serait-ce qu'un peu du plan très lisse imposé par le présentateur, il faut vite clouer au pilori l'odieux personnage et l'empêcher de finir sa phrase. A gerber, je vous dis.

Et cela ne va pas s'arranger car après la télévision publique annexée par l'Elysée, cela va être au tour de Radio France. Même la très libre France Inter se normalise, prévoyant l'arrivée prochaine à sa tête du faussement gauchiste Philippe Val qui n'est qu'un valet du pouvoir sur les sujets les plus fondamentaux : quelqu'un qui traite à l'antenne de "sacrée bande de sales cons" les 10% de Français (je rappelle qu'ils sont plus de 50% aux USA) se questionnant sur les graves mensonges/omissions du gvt états-unien au sujet des attentats du 11 sept, quelqu'un qui figure parmi les personnalités les plus pro-sionistes de ce pays, ne peut qu'être inquiétant, pour ne pas dire plus.

Alors l'idée même d'envisager de normaliser cet extraordinaire média qu'est Internet, lois liberticides pour tous à l'appui, est répugnante et gravissime. L'accès à l'information devrait être un droit inaliénable pour tout citoyen, mais il faut se rendre à l'évidence que nos gouvernants ne nous jugent pas dignes de ce droit élémentaire. L'abrutissement généralisé serait donc notre seule voie d'avenir ? Mieux qu'une dictature, une démocrature produisant une information aseptisée pour les masses dont l'objectif est la fabrication du consentement et la persuasion de son pouvoir de libre choix ; surtout de choisir entre bleu clair, bleu azur et bleu ciel.

Encore une fois, il est urgentissime de prendre conscience de ces dérives qui s'accélèrent et prennent de l'ampleur. Mais il faut aussi éveiller ceux qui seraient trop profondément assoupis face à la sournoise adversité. Car croyez-moi, ni vous ni moi ne sortirons gagnants de cette lutte inégale que les puissants ont décidé de mener contre les peuples. Leur dessein est plus que jamais palpable : assujettir et exploiter les peuples, et surtout étouffer les mouvements de résistance qui ne manqueront pas de se créer pour s'opposer à ces nouvelles formes (subtiles) d'esclavage. D'où notamment les mesures orwelliennes à venir d'hypersurveillance informatique et de recoupement des fichiers de toute sorte.

Ahhh que l'avenir est beau et excitant ! Putain !


 
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:48



 

La nouvelle censure


Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

 

De l'info sans infos...


Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

 




...et une censure sans censeurs


Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef-cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un batiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pitoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 





Information destructurée pour mémorisation minimale


Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.

La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 10 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchainant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...
 

© Syti.net, 1998

 

 



Contenu d'un Journal Télévisé ordinaire

ou comment faire de l'info sans infos...
J.T. 20h - TF1 - Janvier 1997

 
20h00 Le froid, les accidents sur les routes.

20h04 La naissance du petit Joseph, dans le Gers couvert par la neige.

20h05 La récolte des brocholis, chez Albert en Bretagne, est menacée par le gel.

20h06 La récolte des poireaux se fait au marteau. Augmentation inévitable du prix des légumes.

20h08 Compteurs d'eau et canalisations gelées chez les habitants d'une ville de province.

20h09 Début des soldes à Paris.

20h11 Reportage sur la fabrication artisanale du pain.

20h13 Viol d'une petite fille.

20h14 Jugement en Belgique d'un membre présumé islamiste du "Gang de Roubaix".

20h15 En Israël, présentation devant le juge d'un jeune soldat qui avait tenté de mitrailler des Palestiniens.

20h16 Jugement en Angletterre des époux West, assassins en série de jeunes filles.

20h18 Départ à la retraite de Miguel Indurain. Rappel de sa carrière de champion cycliste.

20h22 Rétablissement d'un malade cardiaque greffé aux Etats-Unis.

20h23 Les hommes consomment de plus en plus de soins et de produits de beauté. Reportage.

20h26 Prison pour Bernard Tapie, suite à l'affaire des comptes de l'OM.

20h28 Reportage sur la "poupée qui mange", conçue pour manger des frites, mais qui "mangeait" aussi les cheveux des enfants, voire la peau du doigt. Il est suggéré que la poupée soit équipée d'un "bouton d'arret d'urgence".

20h30 Stages-nature en montagne pour les enfants en Savoie.

20h32 Présentation du téléfilm de la soirée, consacré à Dalila, femme du héros biblique Samsom. Reportage sur le tournage du téléfilm.

20h34 Fin du J.T. Générique.

 

  
 

37 minutes sur 40 d'insignifiances...
J.T. 20h - France 2 - 4 Septembre 2002

 
20h01 Orages violents et inondations en Provence.

20h04 Orages violents et inondations en Ardèche. Mort d'un touriste après que sa voiture ait été emportée par les flots.

20h05 Les orages sont-ils de plus en plus violents? Interview rassurante d'un spécialiste de Météo France.

20h08 Progrès dans l'enquête sur les meurtres en série de jeunes filles dans la Somme.

20h10 Procès d'un pédophile à Melun.

20h11 Remise en liberté refusée pour Maurice Papon.

20h12 Condamnation d'un hopital pour avoir transfusé un malade contre son gré et contre ses convictions religieuses.

20h15 Interview de Bernard Kouchner. L'ancien ministre de la santé rappelle que l'éthique médicale interdit au médecin d'imposer un traitement contre la volonté du patient.

20h18 Nomination par le gouvernement d'un nouveau PDG à La Poste.

20h19 Annonce par le gouvernement d'une diminution du nombre de fonctionnaires, et d'une diminution des budgets de la plupart des ministères, à l'exception des budgets de la justice (+7%), de la police (+6,5%) et des Affaires Etrangères (+14%).

Remarque: l'une des rares "vraies" infos de ce JT est traitée en 1 minute, contre 7 minutes pour les orages. Par ailleurs, aucune raison n'est donnée pour justifier la très forte augmentation obtenue par Dominique de Villepin, le ministre des affaires étrangères.

20h20 Reportage sur un stage de conduite spécialisé pour échapper à une éventuelle embuscade. Interview d'un chauffeur de ministre qui participe au stage.

20h22 Revendications des médecins pour l'augmentation de leurs honoraires.

20h23 Reportage sur les vaccinations des bébés dans les maternités.

20h24 George W. Bush s'entretient avec Tony Blair à propos d'une nouvelle intervention militaire contre l'Irak.

Cette autre info importante est elle aussi traitée en une minute.

20h25 A Jerusalem, le Mur du Temple menace de s'écrouler à cause d'un chantier souterrain.

20h26 A Moscou, succès d'un groupe de chanteuses avec une chanson "glamour" sur Vladimir Poutine.

20h28 A Johannesburg, le Sommet de la Terre s'achève sans être parvenu à fixer un calendrier et des engagement précis de la part des états. Les Etats-Unis continuent de refuser tout effort en matière d'environnement et de réduction des gaz responsables des modifications climatiques.

La troisième et dernière info importante est présentée en une minute et en fin de journal, alors que ses implications auraient justifié une place en ouverture du journal.

20h29 Mise en service d'une éolienne géante dans la Marne.

20h31 A Grenoble, des bergers manifestent contre les loups.

20h32 A Paris, le Maire Bertrand Delannoe souhaite réglementer la présence anarchique des émetteurs de téléphonie mobile.

20h34 Dans les Hauts de Seine, les habitants manifestent contre les coupures d'eau chaude causées par l'insécurité d'une centrale thermique.

20h36 Après la rentrée des classes, la rentrée dans les crèches. Reportage.

20h38 Début de la nouvelle tournée mondiale des Rolling Stones.

20h40 Retour de Johny Halliday au cinéma, avec un rôle dans le film de Patrice Leconte, "L'homme du train".

20h42 Résultats de l'US Open de tennis.

20h43 Fin du J.T. Générique.

 

© Sylvain Timsit - Syti.Net

http://www.syti.net/JTContents.html

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 02:06

lundi 20 avril 2009

Que (ou qui) peut-on faire payer pour sauver la presse écrite sur le web ?
La crise aurait-elle sonné le glas du gratuit ?

Après la révolution du web 2.0 qui, faute d'avoir apporté un modèle économique, s'en est allée en bouleversant les usages, la crise économique achève de semer un vent de panique dans les médias.

1- Aux US, les journaux mettent la clef sous la porte, tandis qu'en France la PQN n'est pas loin du dépôt de bilan généralisé (aujourd'hui c'est à celui qui tiendra le plus longtemps, jusqu'à ce que le concurrent s'effondre...). Rien à faire: on peut réduire les coûts, mais fabriquer et distribuer un journal coûtera toujours trop cher face à l'érosion chronique de la diffusion.

Et la pub ?
2-
La pub s'effondre partout! Même sur Internet où l'on prévoit une baisse de 5% en 2009 aux USA. Du jamais vu.

3- Pire: le marché du display (la pub sur bannières), dominant chez les médias, est en crise. Inspiré du modèle du papier, qui fait reposer ses tarifs sur la rareté des emplacements, le display web ne peut que marquer contre son propre camp: sur le web, pas de rareté, mais des millions de pages. D'où l'effondrement des tarifs...

Face à cet ouragan, qui pourrait pousser les médias à être créatifs, à chercher à faire "le pas de côté" au lieu de courir après des dollars en pénurie, certains ressortent déjà les vieux démons.

- Et si on faisait payer nos contenus ?

Le débat n'est pas nouveau, mais il s'était essoufflé, tranché par les faits...
Il est revenu petit à petit sur la table. Sans doute avec cette déclaration du directeur du NY Times laissant entendre qu'il y avait "une discussion animée et très sérieuse au sein du
Times sur la manière d'obliger le consommateur à payer pour ce que nous produisons", après avoir abandonné Time Select en 2007, faute de rentabilité.

On apprend même que les patrons des grands journaux américains se seraient rencontrés en secret au mois d'avril dernier, afin d'unir leurs forces pour: 1) Faire payer leurs contenus. 2) Faire payer Google qui distribue leurs contenus. 3) Comment reprendre le contrôle des petites annonces, trustées par le gratuit Craiglist... Non, non, nous ne sommes pas en 2006!

On semble presque oublier que les expériences dont on parle ont déjà été tentées par les médias, sans succès.
J'avais dressé sur ce blog un état des lieux assez précis sur la question... en novembre 2006.
(On pourrait y ajouter le cas de Médiapart qui, après un an d'existence, en est à 14.000 abonnés à 9$/ mois, et espère atteindre les 40.000 d'ici 2011 pour atteindre le point zéro. Pas simple.)

Alors, qu'est-ce qui a changé depuis 2007 ? Le public serait-il plus mûr ? Y-a-t-il eu des études à ce sujet ? De nouveaux arguments ?
Non. Nous en sommes pour l'instant encore au stade de l'incantatoire: la pub (telle que nous la pratiquons) ne suffit plus, les contenus de la presse (tels que nous les produisons) coûtent cher, il faut faire les faire payer.
Hadopi style...

Jeff Jarvis,
qui ne croit pas au modèle payant actuel, lance sur son blog une réflexion pour recueillir des données et se faire enfin une idée sur le nouveau buzz du moment (traduction en français sur Rue89). Parmi elles, les calculs rapportés par Martin Langeveld (pour qui ça ne "colle pas") et la feuille excel multi-scénarii proposée par Jeff Mignon (pour qui faire payer les contenus sur le web ne permettra pas de couvrir tous les frais d'une rédaction) (remarquez, la pub non plus...).

Alors, où sont les solutions ? Qui a raison ?

Et si on prenait le modèle à l'envers ?
Posons un scénario à la Jules Vernes: imaginons le futur... imaginons que tous les journaux du monde entier se mettent d'accord pour mettre tous leurs contenus derrière un mur payant. Dehors Google! Que se passerait-il ?
Peer to peer ! Blogs ! Qu'est-ce qui empêche un blogueur de reprendre (sans la copier) un info produite par un média ? On ne peut pas forcer l'usage. On peut en générer de nouveaux, mais on ne peut pas aller contre.

Oui mais: mon info coûte cher à produire! Certes, mais quelle valeur a-t-elle quand tout le monde peut la partager sur Internet quelques secondes après qu'elle soit devenue publique ? Quelle est la valeur d'une info?
Avant de parler de faire payer, il faut donc repenser l'info.
On parle de faire payer des "contenus", comme si le web était un simple support au même titre que le papier. Internet n'est pas un support, c'est un réseau. Internet, c'est justement la fin du contenu tel qu'on le concevait !

Ecrit avec la participation de l'audience, remis à jour au fil de la journée, construit à partir de liens provenant d'autres contenus, même la notion de copyright est bouleversée: sur Internet, le contenu devient process. Il devient "open-source". Comment je vends ça ? Qu'est-ce que je vends, en fait ?

Alors, quelles solutions ? Pas de solutions, mais des pistes d'expérimentation. La clef : ne parlons plus de contenus, mais d'usages !

1 - Le contenu est un process,
le journalisme aussi: l'info sur le web se construit en réseau, avec d'autres journalistes mais aussi des non-journalistes (témoins, experts, relais...). Si, sur Internet, on remplace la traditionnelle "rédaction" par la communauté, peut-on demander à cette communauté de payer ses journalistes à l'acte ? David Cohn expérimente en ce moment avec Spot.us un modèle où le journaliste indépendant propose son idée de reportage et se fait payer par les lecteurs en amont sous forme de "don". Ici un exemple intéressant de reportage financé à 550$ par la communauté et réalisé en collaboration avec des médias locaux. Info en réseau... On ne vend pas qu'un contenu, mais une personnalisation interactive, une participation au process.
2- Si ne vend pas le contenu, je peux travailler sur la communauté: que puis-je lui vendre ? Quels services ? Quels contenus gratuits pour attirer vers quels services payants (coaching, newsletters, avantages, paris en ligne...), ? Est-ce que la force de ma marque me le permet ? Comment je fais payer ?
Organiser les communautés, voilà un nouveau rôle pour les médias, avec à la clef des modèles à expérimenter.

3- Repenser la pub, quand même: sur Internet, l'annoncer devient son propre média et interpelle directement les communautés: souvent via de nouveaux relais (les blogueurs). Ou, mieux,
en créant ses blogs comme l'explique le fondateur de "The Company Blog": l'annonceur ne parle pas de ses produits, mais de sujets dans son domaine de spécialité. Une marque de supermarchés, par exemple, qui crée son site de recettes de cuisine... Il génère du bon référencement avec du contenu de qualité...
4- Enfin: le papier n'est pas mort, il est juste mal pensé! Le papier reste un support prestigieux, affectif.
J'ai déjà évoqué tout l'intérêt que je portais au reverse publishing sur ce blog: on fédère la communauté sur le Net avec un média participatif et l'on finance l'opération avec un hebdo papier, financé par la pub ou payant...
On peut aussi faire de l'argent en publiant un livre reprenant les contenus d'un bon blog.

Ce ne sont que quelques pistes. D'autres idées ?

(Illustration:
7is7.com)
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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 06:05



source
http://911nwo.info/2009/05/08/cinema-un-film-conspirationniste-ou-anti-conspirationnistes-qui-ne-dit-pas-son-nom/

Cinéma - << Anges et Démons >> : Un film conspirationniste ou anti-conspirationniste qui ne dit pas son N.O.M ?
 
 Les relais adoubés des forces pro-NWO présentent le nouveau film de Ron Howard / Dan Brown / Tom Hanks “Anges et Démons” (sortie programmée le 13 mai 2009) comme un film conspirationniste, sous prétexte qu’il recycle des théories anti-conspiratrices de plus en plus répandues parmi la population, notamment grâce à internet.


Le fait de présenter ce film comme un film conspirationniste est bien entendu une approche parfaitement manipulatoire qui est à nouveau utilisée par les médias alignés, car au contraire, tout dans cette affaire démontre le caractère anti-conspirationniste de l’oeuvre.

Essayez de faire un film réellement anti-conspirateur, ou un reportage, ou un article, ou un livre, et vous verrez combien de médias seront prêts à le relayer et combien d’investisseurs seront prêts à le soutenir : aucun, zéro, RIEN.



Vidéo Teaser : << Anges et Démons >> , le film anti-conspirationniste qui ne dit pas son N.O.M - Youtube


Or, ce film bénéficie d’une publicité incroyable, digne des plus grands block-busters d’Hollywood : quand les publicitaires et les grands groupes financiers investissent de leur poche, c’est forcément qu’il y a anguille sous roche.
L’auteur du livre, Dan Brown, est lui-même édité par l’un des plus grands conglomérats et réseaux d’influences élitistes : le groupe Bertelsmann, dont nous reparlerons prochainement grâce à l’excellent livre de Pierre Hillard lui a dédié et auquel nous consacrerons un article.
Bref, on le voit tout est fait pour donner le maximum d’écho à ce film, alors que par ailleurs tout est fait pour censurer les informations proposées par les films anti-conspirateurs (ou conspirationnistes selon la terminologie pro-NWO).
Pour quoi donc tant de promos autour de ce film ?
Pour plusieurs raisons :
- Ce film mélange allègrement le faux avec le vrai, tant et si bien qu’au final tout semble faux. Le mensonge, c’est comme de l’eau sale que l’on verse dans de l’eau propre :
Faites cette expérience auprès de vos amis :
- Versez 1 cuillère de Vérité (eau propre) dans un verre d’eau sale (mensonges), et tout le monde pensera que l’eau est impropre à  la consommation.
- Inversement, versez 1 cuillère d’eau sale (mensonge) dans un verre d’eau propre (Vérité), et là encore tout le monde pensera que l’eau est impropre à la consommation…
Car de même que l’eau sale contamine l’eau propre, le mensonge contamine la Vérité beaucoup plus facilement que l’inverse : en contaminant la Vérité par des faits farfelus et mensongers, les promoteurs d’Anges et Démons espèrent bien discréditer auprès des jeunes et des moins jeunes toutes les théories qui sont présentées dans le film, qui pour certaines s’appuient sur des faits historiques et des réalités actuelles et palapables.
Et c’est pour cela que les grands lobbies “financiers et culturels” jouent à 100% la carte de ce film (et de ce livre) : ils savent bien que ce film leur permettra, en semant le trouble et la confusion dans les esprits, de discréditer ensuite leurs opposants les plus sérieux.
Ajoutons à cela quelques clins d’oeil savamment orchestrés permettant de discréditer au passage la religion catholique (religion fort peu appréciée des forces pro-NWO pour son message de désintéressement matériel et financier notamment) et le tour est joué :
Du gagnant-gagnant pour les forces pro-NWO, qui vont pouvoir discréditer à grande échelle les opposants au Nouvel Ordre Mondial tout en se faisant un maximum d’argent !
C’est pas beau l’alchimie moderne ?
Les grands occultistes qui maitrisent les ficelles du Pouvoir sont passés Maitres depuis longtemps dans la manipulation des masses, et le pire, c’est que cela fonctionne à tous les coups…
Mais comme toujours, les arguments et contre-arguments étant présentés, à chacun et chacune de se forger sa propre opinion

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11 mai 2009 1 11 /05 /mai /2009 05:53

http://laplote.over-blog.fr

LETTRE DE DOLÉANCES A MADAME, LA TRÈS IDOLÂTRÉE ,
TÉLÉVISION

 

Très chère dame,

 

Je ne vous offenserai pas en me permettant de vous demander de décliner votre âge mais vu les infidélités répétées dont vos affiliés sont victimes, nous avons fait notre enquête, et tablerons sur la quarantaine.


Or, à cet âge, vu les responsabilités qui pèsent sur vos épaules, il ne nous semble pas acceptable que vous puissiez à ce point être la proie du délire de la désinformation. Celui-ci nous porte tort. Ne nous dites surtout pas que vous vous droguez ou que poussée par une propension à la paranoïa vous ayez commis la gaffe du siècle ; vous protéger de l’hépatite B, en vous faisant vacciner. Vous ne seriez que l’unité des 1.000.000 de personnes ainsi handicapées. Nous comprendrions alors vos comportements. A l’heure présente, à l’aide d’une publicité extrême, frisant le délire, ne poussez pas l’exigence des laboratoires à être plus royaliste que le Président. Pour l’amour du ciel ne vous faites pas vacciner contre la peste aviaire…..le vaccin est loin d’être au point; le serait-il un jour qu 'il étonnerait tous les Dieux de l'Olympe et les découvreurs de la bioélectronique !. Le Dr Vercoutère vous en susurrera quelques mots à l’oreille : Vous pourriez perdre poils et prendre plumes.


Vous nous apparaissez à l’heure actuelle, logée à la même enseigne qu’un excellent vin de Bordeaux de naguère, hélas enveloppée aujourd’hui de vapeurs d’anhydride sulfureux. Lorsqu’on renifle ce nectar des dieux il nous est permis d’espérer l’envoûtement. Au goût tous nos espoirs sont déçus par ces vapeurs du diable qui neutralisent tous les arômes ; pire, à la digestion, de grosses difficultés apparaissent. Le cours naturel des choses est neutralisé. Ainsi surviennent moult éructations, brûlures d’estomac et divers désagréments que nous cacherons par pudeur.
 

Le résultat, en ce qui vous concerne, est pourtant flagrant : la merveille de notre civilisation -- malgré ses apparences et le crédit dont elle jouit  entretenu par d'infâmes profiteurs -- s’est transformée en vulgaire concierge de bas étages échangeant ses billevesées contre de l'argent sonnant et vivre de ce fait sans âme ni conscience.


Nous n’accusons pas vilainement votre personne. Nous ne portons pas un jugement sévère et circonstancié sans preuve. D’ailleurs nous allons vous livrer un échantillon de vos inquiétantes dérives. Afin de ne point vous forcer à fouiller dans votre passé récent, nous nous contenterons de survoler l’actualité.


Nous avons tous constaté, que la majeure partie des présentateurs de vos programmes avaient abandonné, comme s’ils en avaient honte, leur patronyme bien de chez-nous. De quel droit transforment-ils leur nom de famille ? Est-ce, dites-nous, bien légal ? Mais peut-être en est-il tout autrement et que vous éliminez volontairement tous les Dubois, Ferrant, Dupont, Deschamps, Duchemin et Jacquemin. Nous serions très peinés qu’il en soit ainsi. Quel groupe favorisez-vous ? Les téléspectateurs se posent la question.


Ces nouveaux speakers aux noms bien étranges, s’emploient, ils sont sans doute très calotins, à s’étendre plus que de raison sur la santé de notre Pape. Au point d’ailleurs que nous en perdons tout notre latin. Informer d’accord, mais chacun a en horreur de trop longs commentaires. Trop tue, peu assèche.


L’anniversaire d’évènements tragiques de guerres passées est une manière de ne pas oublier ; c’est vrai. Mais que penser de la communication qui nous est faite lorsque sont laissés volontairement dans l’ombre de nombreux protagonistes tout autant victimes.
 

Civils vainqueurs et civils vaincus ont payé cher ces affrontements sanglants, hélas prémédités de longue date. C’est bien ce nous rappellent quelques rares livres d’histoires objectifs et indépendants, vendus sous le manteau. C’est bien ce dont témoignent les êtres qui restent loyaux envers leurs souvenirs. Hélas, on nous remémore des souvenirs exagérés, inexacts, fomentés par un excès de chauvinisme pour ne pas dire une haine implacable.


Lorsque vos intermédiaires nous rapportent des compte-rendus de prétoires n’est-il pas curieux qu’une majorité de procès aient trait à des histoires de sexe et de débauche de mineurs, crimes en série, avec à la clef une tête de turc, coupable sans doute, mais dont le visage ne semble pas refléter l’intelligence perverse nécessaire à de telles machinations. Le bon sens nous incite à ne point trop croire à de telles sornettes. Un homme seul ne peut, sans de nombreux appuis et complicités, rester équilibrer, en violant, sodomisant et massacrant autant de victimes.


Il nous apparaît utile de bien préciser que nous restons surpris que nos chercheurs français ne puissent être capables, par d’utiles découvertes, de faciliter notre vie ou de vaincre certains maux dont la société est victime. Il est vrai que cette dernière est bien la proie de ses propres travers et qu’il suffirait que l’on arrête de trop boire, de trop fumer et de se droguer pour que les maux cessent. Nos fâcheuses habitudes du café au lait, du fromage à outrance ou de viande à tous les repas ne sont pas pour améliorer notre état. Il n’est pas possible que la France ne soit pas en mesure de mettre en exergue des chercheurs trouveurs. Si cela ne se sait pas c’est que la découverte se cache et non qu’elle ne se produit pas. Voudriez-vous des dizaines d’exemples ?


Un point important est également à mettre à jour. Nous savons qu’en France les bandes armées, les commandos civils sont interdits. Nous apprenons cependant — par différentes sources bien loin de la TV — que ces troupes entraînées sont bien présentes sur le territoire et que pour certains procès, ils hantent les abords des prétoires n’hésitant pas à molester, blesser ceux qui prétendent ne pas s’en laisser compter en matière de religion, de politique ou de liberté de penser. Des drapeaux sortent d’ailleurs du carré de ces nouveaux blousons noirs ; des drapeaux qui n’ont rien du drapeau national. En faites-vous état à la TV ? Nenni.


D’ailleurs, madame Télévision, ne dit - on point — assurément nous sommes de mauvaises langues ! — Qu’il faut cesser de s’en prendre aux journalistes : il n’y en a plus depuis longtemps. C’est l’un de vos confrères américain qui l’affirme. Ils sont tous sur le trottoir et ne se contentent surtout pas d'aumône.


On privilégie le secondaire à l’essentiel, on encourage la violence au détriment de l’humanisme et de la douceur des mœurs, on accepte volontiers le sordide, le vénal en cachant les penchants altruistes et généreux, on martèle les esprits du verbe négocier oubliant volontiers gratuité, partage et tâches équitablement réparties.


Vous faites, madame, de la TV un carrousel de dressage. Vous savez très bien qu’un être humain a les mêmes réflexes qu’un animal, paroles et réflexions en sus. Mais les effets sont identiques. Une fois inculqués, par vos litanies diaboliques, les humains répliquent ces automatismes. Ils deviennent alors des êtres déshumanisés, vénaux, incapables de penser par eux-mêmes avec en point de mire, l’égoïsme aidant, le profit, le calcul, la perversité avec en toile de fond la dégénérescence de 98% de la population.


C’est pourquoi, et là sera ma conclusion, permettez-moi de vous entretenir de ma future action face à votre forfaiture. Demain, et ceci devant huissier, je ferai apposer sur l’interrupteur de ma TV, nouvellement acquise, un cachet de cire qui ne sera descellé que lorsque vous respecterez le contrat par lequel vous êtes liée. Vous n’avez nullement à faire allégeance à quiconque, mais bien à respecter votre charte de journaliste élaborée en 1918 par le SNJ, révisée en 1939.

Continuez à corrompre et vous vous passerez de mes deniers .


Qui apprécie, me suit. Vous mendierez à votre tour. La misère est grande dans notre pays et l'accentuation de cette pauvreté se poursuit inexorablement; vos ordonnateurs s’y emploient. Et vous, vous laissez faire. Ne comptez pas sur les chemises de ma grand-mère pour vous nipper dans un futur proche. La diablesse, elle les use jusqu'à la trame. Lorsque la pauvreté aura gagné 95% des Français et que la redevance ne sera plus assurée ce n'est pas vos commanditaires qui pourront pallier à cette défaillance. Ils seront aussi désargentés que nous car nous ne pourrons plus acheter toutes les inutilités qu'ils auraient voulu vendre.

 

A bon entendeur.

Diégo DER

Marquis de Saumane 

Envoyé par Jacques Daudon, merci, eva


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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 05:57


Allez, cette fois je fais court... promis, juré !

Donc,

selon que vous serez de Droite ou de Gauche,

le traitement de l'information ne sera pas le même...

On met en valeur la Droite,

on embarrasse la Gauche,

on glorifie la Droite,

on attaque la Gauche,

les meilleurs extraits en faveur de la Droite,

les pires contre la Gauche...



Les 2 ans de Sarkozy, bilan, anniversaire..

Petite réflexion :

Curieux ! Les chaînes, la LCP comme la V (C dans l'Air), ne trouvent que des supporters de Sarkozy pour faire le bilan de ses deux années.... Pas moyen de trouver un opposant à sa politique.... Ils se débinent, ou quoi ????

En tous cas, on a droit à courtisans de Sarkozy, membres du Gouvernement, journalistes du Figaro, et surtout Directeurs d'Instituts de Sondage, tous inconditionnels du Président....

Oui, curieux.... un peu gros, quand même ? Même pas un semblant d'embryon de soupçon de partisan de la Gauche, même pas Joffrin du Libé nouvelle version néo-sioniste.... Non, seulement des libéraux bon teint qui célèbrent les deux premières années du valet français du Nouvel Ordre Mondial.... merci, Calvi carpette....

" Sarkozy est la chance de la France, comme l'OTAN est la chance de l'Europe ".

" Sans Sarkozy, la crise frapperait davantage les Français (la Gauche, évidemment, n'aurait pas fait mieux)... et sans l'Europe, la France serait moins protégée.... " .  Hé hé, bien sûr !

Elle est pas belle, la télé française ??

Sous couleur de faire le bilan de Sarkozy, elle fait l'apologie de sa politique pour tenter de réconcilier les citoyens avec elle ...

Et si on lui préférait Internet ?

Mes blogs, en particulier...

Naturellement !

Eva

N.B. : Au fait, un Directeur d'Institut de Sondage dit cette perle : " L'Europe ? Les citoyens auront le choix entre la Sociale-démocratie et .... LE  CENTRE  DROIT !!!!! "  Tiens donc, on ne s'en était pas aperçus ! L'ultra-libéralisme qui dévaste l' Europe, c'est le centre droit !!!

Par ailleurs, les questions des télespectateurs commencent toutes (au cas où on se lasse, ensuite, sans doute...) par des éloges : " Personne ne peut mieux faire.... au contraire, depuis 30 ans c'est lui qui fait le mieux...."

Conclusion : Notre télévision ? Une vomissure !




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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 22:24

 

 




Je
ne suis pas certain que nos compatriotes soient absolument conscients des graves inconvénients que représente l’inquiétant phénomène de concentration des médias auquel nous assistons depuis une vingtaine d’années. Il semble malheureusement que ce phénomène touche pratiquement toutes les démocraties. C’est ainsi que l’immense majorité de tout ce qui s’imprime, se lit, s’écoute à la radio, ou se regarde à la télévision, se trouve entre les mains d’un nombre très réduit de magnats (les tycoons aux Etats Unis) des médias.

Quoiqu’on pense de le probité des propriétaires des grands médias, on ne peut s’empêcher de se dire que cela doit grandement contribuer à restreindre le spectre des informations qui nous parviennent chaque jour. Autrement dit, nous disposions autrefois d’un véritable arc-en-ciel d’opinions en lisant la presse. De nos jours, le spectre s’est singulièrement réduit et la couleur de ce qui nous parvient me semble gravement monochrome. De nos jours, il ne reste pratiquement plus de presse réellement indépendante à quelques rares exceptions près, comme le Canard Enchaîné qui reste la propriété de ses journalistes et qui ne dépend pas de la publicité. Le plus génant de ce processus, semble t’il, inéluctable de concentration des médias, n’est pas réellement apparent. Il est dissimulé et l’on ne voit que la partie émergée de l’iceberg.

En réalité, les médias sont actuellement la propriété d’un entrelac très complexe de quelques personnages qui sont eux mêmes très interdépendants par des liens d’amitiés, d’intérêts politiques ou financiers. Bref, tout ce petit monde se connaît, s’estime, se rencontre dans les conseils d’administration ou dans les ministères et éventuellement assiste au marriage de...etc.
Tout cela est d’une telle complexité que je mets au défi quiconque n’est pas spécialiste de s’y retrouver.
J’en donnerai quelques exemples ci-dessous, mais il me semble que le meilleur travail sur cette question a été publié par Janine Brémond de l’Observatoire des Media. Lisez
cet article et vous serez édifié.. ou effrayé ! L’article de Wikipedia est assez bien fait, lui aussi.

Bon. Pour nous montrer que nous ne sommes pas les seuls dans ce cas, rappelons nous que 90% du marché des médias américains sont dans les mains de six conglomérats : Disney, Viacom, Time Warner, Bertelsmann et la General Electric. L’Australo-américain Rupert Murdoch n’est pas seulement un “tycoon” des médias américains (presse, radio et télé) mais c’est aussi un magnat de la presse au niveau mondial, spécialisé notamment dans les tabloïds (la presse de caniveau comme nous disons).


Néanmoins, on pourrait se dire qu’il existe au moins une réelle concurrence entre ces différents propriétaires, ne serait-ce qu’au plan des affaires. C’est sans doute le cas en amérique mais absolument pas pour la petite france. Dans notre doulce france, quelques grands groupes (Lagardère, Dassault...) se partagent l'essentiel des médias.

Les neuf principaux groupes de presse français réalisent un chiffre d'affaires qui se situe entre 2,2 milliards d'euros et 280 millions d'euros. Par ordre décroissant de chiffre d'affaires, il s'agit d'Hachette Filipacchi Médias (Lagardère), de la Socpresse (Dassault, 70 titres dont Le Figaro), du groupe Amaury (Le Parisien), de Prisma Presse, du groupe La Vie-Le Monde, d'Emap Media, de Bayard Presse, d'Ouest-France et de Sud Ouest.


Mais comme je vous l’ai dit, les liens entre les différents partenaires sont à la fois nombreux et complexes.

Prenons un exemple
: Le cas de TF1, la chaîne favorite de beaucoup de français. Le principal actionnaire (41% du capital) de TF1 (avec TMC et le groupe AB) est Martin Bouygues comme chacun le sait. Les groupes Pinault et Arnault sont par ailleurs actionnaires de Bouyghes. Bernard Arnault dirige le groupe LVMH qui contrôle La Tribune. Il est très proche de Nicolas Sarkozy. D’autre part, le patron du pôle de presse de LVMH est Nicolas Bazire ancien directeur de cabinet de Balladur et vieil ami de N. Sarkozy...Bref, une grande partie du gratin industriel et politique français se trouve lié de près ou de loin à l’ensemble des médias de l’hexagone.


Si on est optimiste on se dit que tout cela n’est pas bien grave car il s’agit de magnats dont la probité ne peut être mise en doute. Il est certain que ces hommes bien connus doivent faire preuve d’une grande indépendance vis à vis de la presse et laisser la bride sur le cou à leurs rédacteurs en chef et à leurs journalistes. Malheureusement, il faut être un peu naïf pour croire que les choses se passent ainsi. Et ceci pour au moins deux raisons, hélas, justifiées par des faits incontournables :

  • Tout d’abord le phénomène d’autocensure : Les opinions des magnats de la presse en question sont bien connues tout comme leurs amitiés réciproques sur l’échiquier économique et politique. Dès lors, il existe une forme insidieuse d’autocensure qui fait qu’aucun journaliste qui tient vraiment à son job n’aura le courage ( ou l’inconscience) de proférer des idées qui vont à l’encontre de celles, bien établies, de son grand patron... ou de l’un de ses amis. On a assisté à un exemple récent de ce type de comportement. Ce serait suicidaire ! Terminée, l’indépendance de la presse !
  • Hélas, il y a des précédents pour lesquels la censure n’a pas été de l’autocensure mais de la pure et simple censure, largement étalée (par des journalistes courageux) sur la place publique. Il existe aussi des discours extrêmement inquiétants pour la noble idée de l’indépendance de la presse. En voici un exemple : Tout le monde connaît Serge Dassault, le fils de Marcel du même nom, grand avionneur devant l’éternel. Serge Dassault est évidemment PDG de Dassault mais aussi le patron de la Socpress (70 titres dont Le Figaro). Le vendredi 15 decembre 2004, ce dernier s’est laissé aller à quelques confidences sur France Inter sur sa déontologie de patron de presse. Il a dit, textuellement, ceci :
    "
    Les journaux doivent diffuser des idées saines" et les "idées de gauche ne sont pas des idées saines"
    Comme les journalistes présents s’inquiétaient de cette affirmation qui équivaut à priver, à peu près, un français sur deux du droit d’écrire dans les journaux, il clarifia sa pensée :
    "Ce n’est pas de la désinformation", a-t-il expliqué. Pour lui, les "idées saines" sont "les idées qui font que ça marche". Les "idées de gauche", en revanche, "ne sont pas des idées saines" et "nous sommes en train de crever à cause des idées de gauche qui continuent", a-t-il affirmé.

Voila qui a le mérite d’être clair ! Et qui doit nous ôter nos dernières illusions sur la pseudo-liberté actuelle de la presse. C’est donc un fait, à quelques exceptions notables près, elle n’existe plus !
Je suis persuadé que cette concentration pernicieuse des médias expliquent un certain nombre d’évolutions actuelles :

  • La décroissance persistante et, semble t’il, inéluctable, de quelques pourcents par an de l’audience des grands médias, surtout de la presse écrite. Ce phénomène semble concerner l’ensemble des pays développés où les médis ont été concentrés. Peut-être que les lecteurs en ont assez de retrouver les mêmes opinions, les mêmes nouvelles, les mêmes analyses dans tous les médias, au même moment.
  • La prolifération actuelle des blogs de toute sorte dans lesquels ont peut effectivement trouver des idées différentes et parfois iconoclastes (comme ici) par rapport à ce que nous rapportent, à l’unisson, les médias.


Enfin, et pour les malheureux qui ne peuvent ou veulent lire les blogs et diversifier leurs sources d’information, c’est le règne sans partage de la Pensée Unique !
Qui est, vous l’avez compris, le Grand Satan de l’auteur de ces lignes !

Alors, cher(e) lecteur(rice), si vous voulez échapper à la concentration pernicieuse des médias, si vous voulez lire des points de vue alternatifs sur ce qui nous est martelé à longueur de journée par le biais d’une presse canalisée et contrôlée, lisez ce blog et ceux de mes amis bloggueurs. Eux et moi, sommes totalement indépendants et supportons la critique ! Pour nous, (presque) toutes les idées sont saines !


http://www.pensee-unique.fr/medias.html

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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 02:55


De Nuremberg à Durban II :
On ne vit qu'une histoire au sommet des peuples
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par jmarc2006

 Après la conférence Durban II à Genève, occasion d'un face à face entre "anti-sionistes "et "sionistes", le monde se trouve dans un tournant nouveau : on nous propose en effet de nous déterminer non plus selon un clivage "droite-gauche" qui n'en était pas vraiment un, mais "sioniste-anti-sioniste", qui n'en n'est pas plus un désormais. 

Tandis que le président Iranien discourait sur la face sombre de l'Occident en pointant l'hypocrisie et la cupidité d'une prédation mortelle pour les autres cultures, on trouvait le responsable du CRIF en France applaudissant près de la porte de sortie, comme posté derrière la "soudaine" réaction des principaux pays riches de la planète décidant alors de quitter la dite conférence.


Etonnant de voir le représentant d'un pareil mouvement typiquement national si proche de leaders politiques étrangers...

L'allégeance à Israël serait-elle le nouveau genre de la classe dirigeante occidentale ?

Nullement. Car on sait combien les élites européennes ont abandonné les juifs au cours de la seconde guerre au triste sort de la déportation et de l'extermination.

Simplement, les intérêts communs réunissent les criminels et les victimes d'hier.
 

Leçon de tolérance ? Nullement non plus. L'Europe a largement montré au monde que l'ignominie trouvait sa source dans la civilisation technologique et que le projet industriel d'extermination, ou l'esclavage, fondait sa richesse et sa vision du monde.


La Presse française, sans aucun état d'âme, a conspué le président Iranien du terme « d'anti-sémite » au moyen de gros titres provocateurs. Dans les articles, au fond, très peu de choses nouvelles, beaucoup de choses convenues sur l'anti-sémitisme supposé et ambiant, par contre beaucoup de choses qui n'ont nullement été décrites. 

Une presse unanime comme sous Pétain ?



Au-delà des idéologies pour lesquelles on nous impose de prendre partie, il semble qu'une fracture non-idéologique est en train de se jouer au sommet du monde : différents dirigeants de la planète, propriétaires des principales ressources pétrolières, sont en train d'oeuvrer à une dénonciation en règle des crimes et des criminels, pour mieux démontrer la manipulation du Droit international dans un sens ou un autre depuis la "parodie de Justice qu'a été en son temps le procès de chefs nazis" par l'Amérique et l'Angleterre soi-disant libératrices.


Quand on sait que la dite Amérique a favorisé la fuite de la majorité d'entre eux, dont Klaus Barbie, en Amérique latine, pour lutter efficacement contre l'implantation du communisme dans cette région du monde, on peut légitimement se demander s'il n'a pas été naïf de notre part de croire que nous étions du bon côté, celui de la liberté retrouvée.


Cette Amérique-là n'a d'ailleurs jamais cessé d'être en guerre officiellement ou non : soit pour protéger son jardin particulier en Amérique du Sud, sous couvert de gouvernements militaires installés contre l'avis des peuples, soit en libérateur des populations ou en combattant le communisme pour un monde dont on se demande aujourd'hui quelle est encore sa liberté lorsque la crise bancaire le frappe.  


Nos pays restent finalement gouvernés de fait par l'étranger !


Soixante ans après, c'est le monde entier qui veut retirer aux USA son titre de libérateur des peuples : c'est tout un modèle d'allégeance basé sur la satisfaction exarcerbée des besoins économiques, mais nullement sprituels, que le monde a dû subir, comme une empreinte creuse et profonde, au point de dénaturer des civilisations de plus de dix mille ans d'âge, tandis que la culture US se substituait à celles-ci en se prévalant seulement de deux cents ans d'existence !


Soixante années sont donc passées d'une histoire manipulée destinée à asseoir l'hégémonie anglaise sous couvert d'hégémonie US.


La dénonciation d'un monétarisme d'inspiration plusieurs fois millénaire (cf Babylone), dont les crises ne sont nullement les signes d'une mauvaise santé, mais au contraire pleinement le reflet de sa réelle puissance, a parlé au coeur de nombreux observateurs étrangers, à un moment où la propagande nous martèle le caractère mondial de la crise, en tous cas telle que l'information la diffuse dans l'hémisphère nord.


Il semble dérisoire de se prononcer sur l'existence de l'Etat d'Israël en ce cas.


La problématique dépasse le simple droit à existence ou non d'un Etat.
La protection d'u peuple particulier parmi d'autre n'a pas de sens. Nous vivons une époque inédite où une seule culture va réussir le tour de force d'écraser toutes les autres.


Mais on comprend que l'Occident fasse son cheval de bataille de la protection d'Israël chaque fois que le débat sur les institutions internationales ne lui convient plus.


Nombreux, à commencer par les Chinois, voudraient voir émerger dans le monde un modèle multi-polaire où l'Onu ne serait pas la vitrine respectable de l'Occident, ni le FMI l'appareil à crédit des bailleurs de fonds étrangers qui tirent leur enrichissement de la pauvreté organisée des autres.


Les différentes élites de notre planète, bien que déterminées à ne pas laisser les peuples s'auto-déterminer eux-mêmes, ne sont pas tendres entre elles non plus. Chacune veut sa part du gâteau planétaire, et le pétrole est là pour les y aider.


Le chantage aux ressources se double d'une efficace rétention de la monnaie internationale par la Chine, laquelle, au moment où elle le choisira, rendra le dollars caduque et prononcera ainsi la faillite de l'Amérique.


Preuve que tout le système est assis non sur le juridique, mais sur l'avantage que procure seule la monnaie qui, lorsqu'elle est internationale, permet de faire payer aux autres ses propres dettes...


Les moments de paix ne sont que les périodes nécessaires pour accumuler les forces au moyen de l'argent qui se jetteront dans les nouveaux conflits : le massacre des Innocents échelle mondiale.


L'Euro n'a pas d'autres raisons d'exister que de substituer le moment venu à une précédente monnaie de singe pour renouveler le cycle.


Tant que cette base existera : une monnaie qui ne s'appuie sur aucun stock conséquent d'or, nous vivrons dans le monde virtuel des MacDo et Disneyland, des WTC et guerre des étoiles, des empoignades à sens unique lors de grandes conférences destinées à entretenir l'illusion d'une possible réconciliation à partir de principes universels.


Comme un Hollywood flanqué de baraques uniquement constituées d'un seul mur et soutenu par des poutres en bois l'autre côté. Les cow-boys s'affronteront à blanc d'un bout à l'autre de la rue, pendant que les balles réelles tueront nombre d'habitants de la planète sans qu'aucune guerre ne trouve sa justification dans autre chose que le profit qu'elle procure.


Rien ne peut sortir de bon pour les peuples des batailles de ruches que se livrent les reines au sommet.



http://www.come4news.com/de-nuremberg-a-durban-ii-on-ne-vit-quune-histoire-au-sommet-des-peuples-523415#comment-66204
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 01:49
 



Un pamphlet ? Un brûlot ? Non, une philippique i Voici comment je définirai le dernier opus de M. François Bayrou qui, tout au long de ses 261 pages nous dit tout ce qu'il faut penser du régime qui veut mettre la France à sa mesure, je devrais écrire « démesure ».


Le régime, bien sûr, mais surtout son mentor...


Sur le plan du style, c'est parfait. Rien d'étonnant, M. Bayrou est agrégé lettres classiques, comme l'est M. Juppe et l'était feu M. Pompidou. J'ai de l'admiration pour ces gens qui tutoient Homère, Virgile et Sénèque, c'est plus fort que moi, ils m'en imposent, un peu comme si la maîtrise des langues mortes me les rendaient plus vivants. Et puis les études, comme l'écrivait Céline, cela vous permet de pénétrer le fond des choses.

Ce n'est plus vrai aujourd'hui, ce l'était avant quand on étudiait les humainités et que l'on devenait, parfois, humaniste.

Et puis, je l'avoue, l'homme me plaît. C'est un gascon, avec le panache de sa race, le verbe choisi, l'honneur à fleur de peau. On en fait plus beaucoup comme ça. Le genre de type qui résiste à l'uniformisation rampante qui nous fait tous pareils dans un maelström où tout se perd, surtout l'âme.

Le livre vient de paraître aux éditons Plon, il a pour titre « Abus de Pouvoir ».

Extrait:


« Nous n'avions pas vu que cette fois, on allait aligner les grands moyens. Un candidat habile, actif, entreprenant. Des milieux d'influence déterminés. Des intérêts de parti. Plus encore, des intérêts de classe. Et qui ne se trompaient pas sur leurs préférences. Un discours qui prenait le peuple par où, dans ces milieux, on s'imagine qu'il faut le prendre: par le bas. Par le bouc. Bouc émissaire, s'entend. Ceux qui ne se lèvent pas le matin, et ceux qui égorgent les moutons dans les baignoires, les fainéants de chômeurs, et les musulmans, et la racaille, firent l'essentiel de l'affaire, au nom du « travailler plus pour gagner plus » et de « l'identité nationale ».

Mais l'essentiel était dans le soutien massif, organisé, de puissances médiatiques complices et conniventes. Beaucoup étaient volontaires, les autres étaient intimidés. Je le découvris au  delà de mes certitudes déjà établies lorsqu'il s'agit d'organiser entre les deux tours un simple débat, élémentaire échange d'idées, avec la candidate du parti socialiste.

Toutes les chaînes voulaient organiser ce débat: toutes, les unes après les autres se défilèrent, usant des prétextes les plus dérisoires; Mais auparavant, pendant la campagne, pour soutenir le candidat officiel, déluge de « unes », cataracte de people, sur le thème de la vie de famille au château, des vacances de la famille, des scènes de la vie de famille, du désarroi sentimental, des retrouvailles sentimentales, etc. Pas besoin de donner des ordres. Ce qui devait être fait était fait.


L'élection passée, il ne fallut pas attendre une minute pour voir qui avait gagné. Se réunirent au Fouquet's, haut lieu symbolique de la jet set et du business qui veut en jeter, les vrais vainqueurs. Non pas les pauvres bougres qui chantaient « on a gagné, on a gagné » sur une place de la Concorde où on les laissa mariner entre eux pendant plusieurs plombes , mais les vrais vainqueurs opulents, les triomphateurs de l'ombre, avec qui il convenait de partager le triomphe en ses premiers moments, avant que d'aller sacrifier quelques minutes à la plèbe, et de partir prendre soleil sur le yacht de l'un d'entre eux.
Ainsi, au soleil, sur le pont luxueux, se prépara l'inauguration du règne, que l'on avait promis de méditer dans l'ombre du couvent. »

(pages 14 & 15)

http://fatahelbab.over-blog.com/article-30981010-6.html



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L'écrivain que je suis est ébloui par ces quelques lignes, et en même temps j'ai envie de pleurer. Elles symbolisent le décalage entre les  arrogants nantis et la plèbe, flouée et dupée... Oui, j'ai mal en pensant à ceux qui ont chanté "on a gagné, on a gagné", sans savoir que leurs vainqueurs adulés allaient faire le lit de leurs souffrances.... la fin des retraites, la disparition des Droits du Travail et des protections sociales, la mort de l'Hôpital, de la Recherche, des Facs, voilà ce qui les attend, eux les pauvres bougres floués !  Une société à deux vitesses dont ils seront les premiers exclus...

La classe moyenne suivra.

Et bienheureux s'ils ne sont pas entraînés dans des aventures impériales au profit des industriels de mort...

Le monde ouvre les yeux, le monde se lève,  le monde se dresse contre la Tyrannie occidentale.... Russes, Chinois, Latino-méricains, et tant d'autres, les voici qui s'émancipent de la domination !

Joie pour les peuples !

Eva

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16 avril 2009 4 16 /04 /avril /2009 23:15
Mardi 14 avril 2009
Pour la quatrième fois en 40 ans, en Thaïlande l'armée a tiré sur la foule qui demandait plus de démocratie. L'événement n'a pas suscité en Occident la même émotion que la répression de la place Tiananmen en Chine en 1989 et la répression des moines insurgés en Birmanie plus récemment. Et pour cause : le gouvernement qui fait tirer sur la foule est allié des élites occidentales.

La foule, elle, les "chemises rouges", est composée d'ouvriers, de paysans, de laissés pour compte du néo-libéralisme. Elle conteste la légitimité du Premier ministre, et des généraux qui en arrière plan contrôlent le régime. Ces "chemises rouges" soutiennent le millionnaire populiste en exil Thaksin Shinawatra qui lorsqu'il était Premier-ministre a lancé des réformes sociales (notamment il fut le premier à mettre en oeuvre un système de santé gratuite). Mais au sein de ce mouvement contestataire, selon
Giles Ji Ungpakorn, professeur de Sciences politiques à l’université Chulalongkorn à Bangkok, des tendances plus autonomes apparaissent qui prennent leurs distances à l'égard de Thaksin et demandent l'abolition de la monarchie. Il ne s'agit donc pas uniquement de "clients" du milliardaire.

La classe dirigeante du pays, pour sa part, est prête à tout pour garder le pouvoir. Le 19 septembre 2006, elle a organisé un coup d'Etat pour renverser le gouvernement de Thaksin Shinawatra récemment réélu, dissout son parti, et organisé des milices (les "chemises jaunes"). Selon Thitinan Pongsudhirak, directeur de l'Institut des études de sécurité à Bangkok interviewé par
Christiane Oelrich correspondante de Deutsche Presse-Agentur, si des élections avaient lieu aujourd'hui, le Premier ministre Abhisit Vejjajiva serait battu et les Chemises rouges prendraient le pouvoir, ce que l'armée et les grandes familles thaïlandaises ne peuvent accepter.

On observe
une grande retenue, et un grand embarras, au niveau international à l'égard de la Thaïlande qui est une pièce important de l'ordre économique globalisé (notamment pour le tourisme). Les puissances occidentales ont appelé leurs ressortissants à éviter les zones de tension. A gauche, en Occident, le point de vue des Chemises rouges est relayé au Royaume Uni par la mouvance du Socialist worker's party.

F. Delorca

Nb : pour un traitement particulièrement répugnant du mouvement social thaïlandais dans la presse bourgeoise française, voir Libération du 11 avril -
http://www.liberation.fr/monde/0101561444-a-bangkok-la-foule-a-le-droit-de-tout-faire.

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-30226050.html


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Voici
l'article de Libération,
journal de Gauche, soit-disant,
avec le Patron que vous savez...


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Libération : Une certaine presse...

Compte-rendu d'un événement

A Bangkok,
«la foule a le droit de tout faire»


De notre correspondant

La capitale est assiégée par les pro-Thaksin.

 

 

 

Pour «rétablir la démocratie en Thaïlande», les leaders des «chemises rouges» - les partisans de l’ex-Premier ministre Thaksin Shinawatra - ont rameuté la fine fleur de la populace : transsexuels des bas-fonds de Pattaya, moto-taxis aux yeux rougis par le mauvais whisky et des mégères, vendeuses de salades de papaye verte, aux mains comme des battoirs. Depuis jeudi soir, cette foule bigarrée et avinée a pris le contrôle des principaux carrefours de la capitale thaïlandaise, Bangkok. Ils ont installé des «barricades de la démocratie» où les droits fondamentaux des citoyens sont assénés à coup de canettes de bière et de jurons. Une voiture tente de passer un de ces barrages. Une nuée de chemises rouges s’abat sur le véhicule, le tambourine et fait exploser le pare-brise. Quand le conducteur leur demande ce qui leur prend, la réponse fuse : «La foule a le droit de tout faire», lance un moto-taxi. Ces scènes de quasi-anarchie se sont répétées dans plusieurs quartiers de Bangkok. La police observe, et dit ne rien pouvoir faire.

C’est un peu comme si la capitale avait été temporairement sacrifiée pour préserver la station balnéaire de Pattaya où se tient, jusqu’à dimanche, le sommet de l’Association des nations d’Asie du Sud-Est (Asean) et de leurs partenaires asiatiques (Chine, Inde, Corée du Sud et Japon). Les «rouges» ont bien essayé de pénétrer dans le luxueux hôtel Royal Cliff Beach Resort, situé sur une colline de Pattaya, mais une haie serrée de policiers anti-émeutes, doublée par quelques centaines de fusiliers marins, les a tenus à l’écart.

Hissé sur un camion benne, Arisaman Pongruengrong, un ancien chanteur de charme, beugle dans un mégaphone qu’Abhisit Vejjajiva, l’actuel Premier ministre, «est un dictateur» et Thaksin Shinawatra - politicien milliardaire qui s’est enrichi grâce à des quasi-monopoles dans le domaine des téléphones portables - un «amoureux de la démocratie». «La Thaïlande est sous un régime oligarchique, un régime qui ne tient pas compte de la voix du peuple», indique Sittivet Chuongreukyen, un journalier de l’île de Koh Chang. A la question de savoir si l’ex-Premier ministre Thaksin faisait preuve d’esprit démocratique lorsque 3 000 personnes, dont des enfants, ont été abattues pendant une campagne antidrogue en 2003, Sittivet répond qu’il s’agissait d’une «politique nationale qui ne visait que les bandits trafiquants de drogue».

Malgré ce désordre, les quatorze chefs d’Etat et de gouvernements sont arrivés vendredi dans la station balnéaire pour ce sommet où ils doivent discuter de la stratégie asiatique face à la crise économique. «Ils [les chemises rouges, ndlr] ont le droit d’exprimer leurs opinions, mais nous espérons que la démocratie respectera aussi la loi et l’ordre public», indique Surin Pitsuwan, secrétaire général de l’Asean. Les chemises rouges souhaitent ternir l’image du gouvernement d’Abhisit Vejjajiva en entravant le déroulement du sommet. Dans la soirée, les partisans de Thaksin s’étaient repliés sur le parking du Big C, un supermarché local, avec l’intention de reprendre leur «campagne pour la démocratie» le lendemain.


http://www.liberation.fr/monde/0101561444-a-bangkok-la-foule-a-le-droit-de-tout-faire


Pattaya, envoyé spécial Arnaud Dubus

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