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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 06:23

 
Georges Corm : « En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive » (L’Humanité)

Georges Corm, ancien ministre libanais, économiste et professeur de sciences politiques à Beyrouth, livre ses réactions face aux événements qui ont suivi les récentes élections libanaises et iraniennes et leur influence sur la région.

Ex-ministre des Finances libanais entre 1999 et 2000, Georges Corm est économiste. Il est aussi professeur à l’institut des sciences politiques à l’université Saint-Joseph de Beyrouth et l’auteur de plusieurs ouvrages. Dernier paru : L’Europe et le mythe de l’Occident, éditions La Découverte, Paris 2009.

Peut-on dire que la victoire du Mouvement du 14 mars aux élections législatives va changer la situation libanaise ?

Georges Corm. Cette victoire, c’est un peu un retour à la case départ, celle des élections de 2005. Nous sommes en face des mêmes problèmes quoique avec des logiques différentes. Et encore une fois, du fait du système électoral et d’autres facteurs, nous avons une majorité populaire en faveur de l’opposition et une majorité parlementaire, celle du 14 mars. Reste que les problèmes sont toujours là. Pour les pays arabes dits modérés et les pays occidentaux, il s’agit de la question des armes du Hezbollah. Et pour les Libanais dont je suis, le problème économique et social reste le problème numéro un. Ce point a été complètement évacué du débat électoral essentiellement focalisé sur les armes du Hezbollah et sur l’influence iranienne au Liban. On a vu les médias de la majorité au pouvoir ainsi que les médias arabes et occidentaux créer une atmosphère de panique en laissant entendre qu’on aurait une réédition du scénario de Cisjordanie et de Gaza de 2006, avec à la clé une communauté internationale qui se fâcherait, en prenant des sanctions politiques et financières, dans le cas où l’opposition l’aurait emportée. D’autant que le Mouvement du14 mars avait annoncé que si l’opposition remportait les élections, il refuserait de participer à un gouvernement d’union nationale. On a même vu le patriarche maronite, s’érigeant en censeur spirituel, demandant à voter pour la majorité sortante. Ce qui est du jamais-vu dans l’histoire du Liban et des chrétiens maronites.

Dans ces conditions, est-ce que ce gouvernement d’union nationale est encore d’actualité ?

Georges Corm. Oui, cette question est d’actualité puisque le courant du 14 mars dit tendre la main à l’opposition. Mais sa conception d’un gouvernement d’union nationale exclut l’octroi d’une minorité de blocage que réclame l’opposition, de façon que ce gouvernement ne prenne pas de décisions qui pourraient entraîner une déstabilisation du pays comme ç’a été le cas fin 2006 à propos du Tribunal international et le 5 mai 2008 à propos du démantèlement du réseau de communication du Hezbollah, ce qui a provoqué trois journées de violence.

Qu’en est-il du désarmement du Hezbollah que réclamait la majorité ?

Georges Corm. Aujourd’hui, le chef de la majorité, Saad Hariri, ainsi que Walid Djoumblatt considèrent que cette question n’est plus urgente, et pas à l’ordre du jour du dialogue national entre les tendances politiques libanaises présidées par le chef de l’État pour résoudre la question des armes du Hezbollah. À mon avis, ça peut être une position tactique en attendant une autre conjoncture pour la reposer. Il faut rappeler qu’en 2005, Saad Hariri et Walid Djoumblatt étant alors alliés au Hezbollah dans un même gouvernement, la déclaration ministérielle considérait que les armes de la résistance étaient tout à fait légitimes. Cela n’a pas empêché, suite aux pressions américaines, que ces mêmes partis demandent le désarmement du Hezbollah.

À propos de ces armes détenues par le Hezbollah, ne pensez-vous pas, au regard des développements de la scène politique moyen-orientale (discours de Netanyahu, tensions internes iraniennes) que le Liban risque d’être entraîné dans un conflit régional ?

Georges Corm. En réalité, le discours de Netanyahu a eu des échos très négatifs dans tous les pays arabes modérés. Au Liban, tous les responsables ont dénoncé les propos de Netanyahu. Son discours a eu un effet contraire : il a rapproché toutes les tendances politiques libanaises pour faire face éventuellement à ce qui pourrait se passer à l’échelle régionale, notamment dans le contexte des élections iraniennes…

Précisément, quelle est votre analyse des événements iraniens ?

Georges Corm. Les élections iraniennes se sont déroulées là encore (comme au Liban) avec des interférences médiatiques massives des pays occidentaux. Au Liban, ça a commencé par l’Égypte, qui a prétendu avoir démantelé un réseau du Hezbollah, puis il y a eu l’article du Spiegel affirmant, sur la base d’informations glanées auprès du Tribunal international, que le Hezbollah était derrière l’assassinat de Rafik Hariri. Puis, il y a eu les déclarations américaines, dont celles du vice-président Joe Biden, disant que si l’opposition gagnait au Liban, Washington pourrait revoir sa politique à l’égard du Liban. On a entendu aussi des propos réduisant la compétition électorale libanaise à une compétition entre des démocrates pro-occidentaux et une opposition derrière laquelle se cacherait autour du Hezbollah une cinquième colonne iranienne. En Iran, on assiste au même type de pressions.

Mais est-ce que la réélection contestée d’Ahmadinejad, accusé de vouloir se doter de l’arme nucléaire et dont on dit qu’il est proche du Hezbollah, ne va pas attiser les tensions régionales ?

Georges Corm. Pour moi, ce sont des batailles de médias, de propagande, de systèmes d’informations qui font du lavage de cerveau… Quand vous voyez qu’Israël a un arsenal atomique impressionnant, je ne vois pas pourquoi on fait tout ce raffut de l’Iran qui essaie de se doter d’une capacité de fabriquer de l’uranium enrichi. Il y a aussi le Pakistan, un État au bord de la rupture et qui n’est pas particulièrement sympathique, qui dispose d’un arsenal atomique assez impressionnant. Personnellement, je reste froid devant ces attaques contre l’Iran…

Vous ne redoutez pas que la réélection d’Ahmadinejad ait des conséquences régionales négatives, notamment dans les pays où vivent d’importantes communautés chiites, comme le Liban ?

Georges Corm. Là aussi, il faut laisser les pays tranquilles. Il faut arrêter avec ces interventions massives dans leurs affaires intérieures. Dès lors qu’il s’agit de régimes qui ne sont pas alignés sur la politique occidentale, qu’il s’agisse de la Chine, de la Russie, de l’Iran, ils sont harcelés médiatiquement. Dans mon dernier ouvrage L’Europe et le mythe de l’Occident, je dénonce cela. Si un pays comme le Liban se mettait à commenter toutes les cinq minutes les élections américaines ou françaises et que ses responsables donnaient des conseils aux électeurs américains ou français sur comment voter, comment l’opinion publique et les responsables occidentaux prendraient-ils une telle attitude ?

On a vu quand même les occidentaux soutenir Mir Moussavi contre Ahmedinejad tout en jouant sur les divisions inter-iraniennes ?

Georges Corm. Je ne comprends pas d’ailleurs comment un candidat comme Moussavi peut accepter d’être adopté par des puissances extérieures, d’autant qu’il s’agit d’un candidat issu de l’establishment. Ça rappelle ce qui s’est passé dans l’ex-URSS où des apparatchiks se sont reconvertis en libéraux pour profiter du soutien occidental. Je ne trouve pas cela très glorieux.

Pensez-vous qu’avec Obama, Israël pourrait évoluer dans le bon sens, vers la reconnaissance d’un État palestinien ?

George Corm. Le discours d’Obama au Caire est un beau discours rhétorique, avec de belles paroles, des citations du Coran, mais sur le fond il ne constitue nullement une rupture avec la politique américaine. Bien plus, il a été clair, expliquant que l’alliance avec Israël n’était pas une question de lobby pro-israélien américain, mais qu’elle résultait d’une sympathie profonde au niveau populaire unissant les deux peuples.

Il a quand même demandé l’arrêt des colonisations…

Georges Corm. Soyons sérieux : quand on veut l’arrêt de quelque chose, on prend des sanctions. La question est pourquoi des sanctions ne sont-elles pas prises contre Israël, alors que des sanctions sont prises contre l’Iran, la Chine… Pour moi, quelque part, l’élection d’Obama a sauvé les États-Unis en tant que puissance impériale parce que Bush les a amenés au fond de l’abîme. Une Amérique régénérée, une fois que l’on aura passé le gros de la crise économique, restera l’Amérique que nous connaissons. Il n’y a aucune raison qu’elle change, d’autant que l’Europe est totalement alignée sur la politique de Washington.

Ne redoutez-vous pas dans ces conditions qu’Israël agresse l’Iran ?

Georges Corm. Ça peut être des menaces destinées à déstabiliser la société iranienne. Je ne suis pas sûr que Washington laisserait Israël bombarder les installations nucléaires iraniennes. Je pense que l’on table plutôt sur des discordes internes qui paralyseraient le régime iranien.

Entretien réalisé par Hassane Zerrouky


  Georges Corm : « En Iran comme au Liban on a assisté à une immixtion occidentale massive » (L’Humanité 18/06) 


http://www.marcfievet.com/article-32867939.html
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 06:16
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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 05:45




Par Nestor Francia *

 

Caracas, 25 mai 2009


La conspiration est en marche, comme une avalanche, sur tous les fronts, avec le soutien des médias de droite alliés de l’opposition radicale.
 

Sur le  front économique, ils prédisent l´atteinte á la propriété, la crise et la faillite.

Le Mouvement 2D, un groupe organisé par une vingtaine de journalistes et intellectuels partisans du néolibéralisme, á la tête duquel se trouve le propriétaire du quotidien de droite El Nacional, le dit sans ambages dans son dernier pamphlet publié par ce journal: “Le Venezuela va à la ruine!... ne sont á l´abri ni les voitures, motos, appartements, équipements, etc. ” (El Nacional, 24/05/09). Les gros titres à la une sont á l’avenant: “ On craint un enlisement de la production dans les secteurs sous contrôle de PDVSA et  Pétroles du Venezuela ” (El Universal, 24/05/09); “Les exportations agricoles chutent” (El Nacional, 24/05/09); ils clament leur indignation contre les nationalisations, brandissent leurs épées en défense de la propriété privée, attaquent chaque prise de décision du gouvernement révolutionnaire. Sur le front social, ils attisent ou inventent des conflits dans les entreprises, soutenus par les quelques syndicats minoritaires restés aux mains des survivants  des partis qui jadis dominaient le Venezuela. Sur le front politique, ils continuent leur campagne contre la révolution, accusent notre gouvernement d’autoritarisme et de dictature usant de mensonges et de tous types de manipulations.


Le
Mouvement 2D lui-même accuse dans la presse : “L’envoi par le régime de ses hordes armées pour perturber, détruire et semer la violence dans le campus universitaire »,  en référence á l´étrange attaque de bandes armées au sein de l´Université Centrale du Venezuela UCV, lors d’une tentative de manifestation “d´étudiants”.   Le gouvernement est ainsi désigné responsable des violences organisées par l’opposition !


La doyenne de l’UCV, Cecilia Garcia Arocha, actrice de premier plan de la conspiration, qui avait appelé á  “l’arrêt de  la violence” dans l’Université, a mis  ensuite des obstacles à la réalisation d’une enquête par les services de sécurité de l’Etat.


Sur le front idéologique, ils manipulent les pions de la droite latino-américaine. Comme exemple, l´organisation récente d´un forum par CEDICE (l’un des groupes les plus actifs de dirigeants d’entreprises, de toutes les conspirations) sur le thème “démocratie”, qui se déroulera á Caracas, avec la participation d´illustres représentants du néo libéralisme et de l’anti chavisme les plus récalcitrants, comme Mario et Alvaro Vargas Llosa (Pérou), Enrique Krauze et Jorge Castañeda (Mexique), Jorge Quiroga (Bolivie), Plinio Apuleyo Mendoza (Colombie), entre autres, ainsi que plusieurs opposants..
Les déclarations anti communistes et anti socialistes se multiplient dans les médias.


Sur le front international, ils multiplient leurs actions. Les rapporteurs des Droits Humains de l’ONU et de l’ OEA (Organisation des Etats Américains), osent exprimer leur “ préoccupation”  quant à la démocratie vénézuélienne aux mains du gouvernement de Hugo Chavez. Le récent éditorial du Washington Post reproche á Obama de ne pas participer á la campagne de discrédit contre le Vénézuéla !


Face a cette marée médiatique, les présidents Chavez, Correa et Morales vont proposer á l’ UNASUR (Union de Nations Sudaméricaines) la constitution d’un front commun pour faire face à cette virulente campagne de mensonges et manipulations médiatiques.

Suite à ses échecs à motiver ses bases sociales à descendre dans la rue, l’opposition accélère la violence des propos et imagine de nouvelles stratégies.


Le Mouvement  2D a lance un pathétique appel aux bases sociales de l’opposition, à la limite de l’hystérie “Cela n’importe ni aux civils ni aux militaires? Comment est il possible qu’un pays se détruise sans que ne s’élèvent des voix pour réclamer le respect de la Constitution? Le Venezuela n’a t il pas de plaignants?”.


En attendant, les dirigeants de l’opposition continuent à rivaliser pour savoir qui ou lequel de leurs groupes s’appropiera  du pays quand se réalisera leur rêve doré de “se débarrasser de Chávez”. La derniére manifestation de cette compétition est le lancement sans masque dans l’arène politique de Cecilia Garcia Arocha,  militante connue de droite et doyenne de la principale université vénézuélienne, qui s’est transformée en l’un des repaires favoris de la conspiration.
Probable pré candidate présidentielle, en concurence avec Antonio Ledezma, Julio Borges et autres? Nous ne le savons pas encore, mais dans une interview a la une du Nacional, la doyenne de l’ UCV a enlevé son masque d’universitaire pour se lancer en première ligne comme un facteur d’opposition: “…il faut travailler avec un agenda concerté avec tous les leaders qui existent dans ce pays et les présenter au peuple vénézuélien, l’approcher avec un discours simple, avec des idées qui enthousiasment et respectent la pluralité (…) Beaucoup de nouveaux leaders ont surgi, mais ignorer les partis politiques me semble une erreur”.


Finalement, rappelons que les membres de l´opposition ont d’autres cartes à jouer. Cependant, il leur serait difficile d’organiser un nouveau coup d’état et la voie électorale se présente bien difficile. Les élections pour l’Assemblée Nationale, prévues en 2010 vont accentuer leurs divisions. Quant à la présidentielle de 2012 il leur sera bien ardu d’affronter le candidat des candidats, Hugo Chavez Frias dont la popularité est toujours au beau fixe ; personne actuellement au Venezuela ne peut l’imaginer perdant.


Auparavant,  il est vrai, ils peuvent toujours tenter un référendum révocatoire l’année prochaine, mais dans les circonstances actuelles cela semble bien aléatoire.

 

* Article original en espagnol. Traduction Jean Araud

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17 juin 2009 3 17 /06 /juin /2009 16:45
 
Daniel Mermet - wikipedia

Plus efficace encore que les dictatures

Le lavage de cerveaux en liberté

Rachats de grands journaux – le « Wall Street Journal » aux Etats-Unis, « Les Echos » en France – par des hommes fortunés habitués à plier la vérité au gré de leurs intérêts (lire aussi, dans ce numéro, « Prédateurs de presse et marchands d’influence », par Marie Bénilde), médiatisation outrancière de M. Nicolas Sarkozy, cannibalisation de l’information par les sports, la météo et les faits divers, le tout dans une débauche de publicités : la « communication » constitue l’instrument de gouvernement permanent des régimes démocratiques. Elle est, pour eux, ce que la propagande est aux dictatures. Dans un entretien accordé au journaliste de France Inter Daniel Mermet, l’intellectuel américain Noam Chomsky analyse ces mécanismes de domination et les replace dans leur contexte historique. Il rappelle, par exemple, que les régimes totalitaires se sont appuyés sur les ressorts de la communication publicitaire perfectionnés aux Etats-Unis au lendemain de la première guerre mondiale. Au-delà, il évoque les perspectives de transformation sociale dans le monde actuel, et ce à quoi pourrait ressembler l’utopie pour ceux qui, malgré la pédagogie de l’impuissance martelée par les médias, n’ont pas renoncé à changer le monde.

Par Noam Chomsky

Commençons par la question des médias. En France, en mai 2005, lors du référendum sur le traité de Constitution européenne, la plupart des organes de presse étaient partisans du « oui », et cependant 55 % des Français ont voté « non ». La puissance de manipulation des médias ne semble donc pas absolue. Ce vote des citoyens représentait-il aussi un « non » aux médias ?

Le travail sur la manipulation médiatique ou la fabrique du consentement fait par Edward Herman et moi n’aborde pas la question des effets des médias sur le public (1). C’est un sujet compliqué, mais les quelques recherches en profondeur menées sur ce thème suggèrent que, en réalité, l’influence des médias est plus importante sur la fraction de la population la plus éduquée. La masse de l’opinion publique paraît, elle, moins tributaire du discours des médias.

Prenons, par exemple, l’éventualité d’une guerre contre l’Iran : 75 % des Américains estiment que les Etats-Unis devraient mettre un terme à leurs menaces militaires et privilégier la recherche d’un accord par voie diplomatique. Des enquêtes conduites par des instituts occidentaux suggèrent que l’opinion publique iranienne et celle des Etats-Unis convergent aussi sur certains aspects de la question nucléaire : l’écrasante majorité de la population des deux pays estime que la zone s’étendant d’Israël à l’Iran devrait être entièrement débarrassée des engins de guerre nucléaires, y compris ceux que détiennent les troupes américaines de la région. Or, pour trouver ce genre d’information dans les médias, il faut chercher longtemps.

Quant aux principaux partis politiques des deux pays, aucun ne défend ce point de vue. Si l’Iran et les Etats-Unis étaient d’authentiques démocraties à l’intérieur desquelles la majorité détermine réellement les politiques publiques, le différend actuel sur le nucléaire serait sans doute déjà résolu. Il y a d’autres cas de ce genre.

Concernant, par exemple, le budget fédéral des Etats-Unis, la plupart des Américains souhaitent une réduction des dépenses militaires et une augmentation, en revanche, des dépenses sociales, des crédits versés aux Nations unies, de l’aide économique et humanitaire internationale, et enfin l’annulation des baisses d’impôts décidées par le président George W. Bush en faveur des contribuables les plus riches.

Sur tous ces sujets-là, la politique de la Maison Blanche est totalement contraire aux réclamations de l’opinion publique. Mais les enquêtes qui relèvent cette opposition publique persistante sont rarement publiées dans les médias. Si bien que les citoyens sont non seulement écartés des centres de décision politique, mais également tenus dans l’ignorance de l’état réel de cette même opinion publique.

Il existe une inquiétude internationale relative à l’abyssal « double déficit » des Etats-Unis : le déficit commercial et le déficit budgétaire. Or ceux-ci n’existent qu’en relation étroite avec un troisième déficit : le déficit démocratique, qui ne cesse de se creuser, non seulement aux Etats-Unis, mais plus généralement dans l’ensemble du monde occidental.

Chaque fois qu’on demande à un journaliste vedette ou à un présentateur d’un grand journal télévisé s’il subit des pressions, s’il lui arrive d’être censuré, il réplique qu’il est entièrement libre, qu’il exprime ses propres convictions. Comment fonctionne le contrôle de la pensée dans une société démocratique ? En ce qui concerne les dictatures, nous le savons.

Quand des journalistes sont mis en cause, ils répondent aussitôt : « Nul n’a fait pression sur moi, j’écris ce que je veux. » C’est vrai. Seulement, s’ils prenaient des positions contraires à la norme dominante, ils n’écriraient plus leurs éditoriaux. La règle n’est pas absolue, bien sûr ; il m’arrive moi-même d’être publié dans la presse américaine, les Etats-Unis ne sont pas un pays totalitaire non plus. Mais quiconque ne satisfait pas certaines exigences minimales n’a aucune chance d’être pressenti pour accéder au rang de commentateur ayant pignon sur rue.

C’est d’ailleurs l’une des grandes différences entre le système de propagande d’un Etat totalitaire et la manière de procéder dans des sociétés démocratiques. En exagérant un peu, dans les pays totalitaires, l’Etat décide de la ligne à suivre et chacun doit ensuite s’y conformer. Les sociétés démocratiques opèrent autrement. La « ligne » n’est jamais énoncée comme telle, elle est sous-entendue. On procède, en quelque sorte, au « lavage de cerveaux en liberté ». Et même les débats « passionnés » dans les grands médias se situent dans le cadre des paramètres implicites consentis, lesquels tiennent en lisière nombre de points de vue contraires.

Le système de contrôle des sociétés démocratiques est fort efficace ; il instille la ligne directrice comme l’air qu’on respire. On ne s’en aperçoit pas, et on s’imagine parfois être en présence d’un débat particulièrement vigoureux. Au fond, c’est infiniment plus performant que les systèmes totalitaires.

Prenons, par exemple, le cas de l’Allemagne au début des années 1930. On a eu tendance à l’oublier, mais c’était alors le pays le plus avancé d’Europe, à la pointe en matière d’art, de sciences, de techniques, de littérature, de philosophie. Puis, en très peu de temps, un retournement complet est intervenu, et l’Allemagne est devenue l’Etat le plus meurtrier, le plus barbare de l’histoire humaine.

Tout cela s’est accompli en distillant de la peur : celle des bolcheviks, des Juifs, des Américains, des Tziganes, bref, de tous ceux qui, selon les nazis, menaçaient le cœur de la civilisation européenne, c’est-à-dire les « héritiers directs de la civilisation grecque ». En tout cas, c’est ce qu’écrivait le philosophe Martin Heidegger en 1935. Or la plupart des médias allemands qui ont bombardé la population avec des messages de ce genre ont repris les techniques de marketing mises au point... par des publicitaires américains.

N’oublions pas comment s’impose toujours une idéologie. Pour dominer, la violence ne suffit pas, il faut une justification d’une autre nature. Ainsi, lorsqu’une personne exerce son pouvoir sur une autre – que ce soit un dictateur, un colon, un bureaucrate, un mari ou un patron –, elle a besoin d’une idéologie justificatrice, toujours la même : cette domination est faite « pour le bien » du dominé. En d’autres termes, le pouvoir se présente toujours comme altruiste, désintéressé, généreux.

Quand la violence d’Etat ne suffit plus

Dans les années 1930, les règles de la propagande nazie consistaient, par exemple, à choisir des mots simples, à les répéter sans relâche, et à les associer à des émotions, des sentiments, des craintes. Quand Hitler a envahi les Sudètes [en 1938], ce fut en invoquant les objectifs les plus nobles et charitables, la nécessité d’une « intervention humanitaire » pour empêcher le « nettoyage ethnique » subi par les germanophones, et pour permettre que chacun puisse vivre sous l’« aile protectrice » de l’Allemagne, avec le soutien de la puissance la plus en avance du monde dans le domaine des arts et de la culture.

En matière de propagande, si d’une certaine manière rien n’a changé depuis Athènes, il y a quand même eu aussi nombre de perfectionnements. Les instruments se sont beaucoup affinés, en particulier et paradoxalement dans les pays les plus libres du monde : le Royaume-Uni et les Etats-Unis. C’est là, et pas ailleurs, que l’industrie moderne des relations publiques, autant dire la fabrique de l’opinion, ou la propagande, est née dans les années 1920.

Ces deux pays avaient en effet progressé en matière de droits démocratiques (vote des femmes, liberté d’expression, etc.) à tel point que l’aspiration à la liberté ne pouvait plus être contenue par la seule violence d’Etat. On s’est donc tourné vers les technologies de la « fabrique du consentement ». L’industrie des relations publiques produit, au sens propre du terme, du consentement, de l’acceptation, de la soumission. Elle contrôle les idées, les pensées, les esprits. Par rapport au totalitarisme, c’est un grand progrès : il est beaucoup plus agréable de subir une publicité que de se retrouver dans une salle de torture.

Aux Etats-Unis, la liberté d’expression est protégée à un degré que je crois inconnu dans tout autre pays du monde. C’est assez récent. Dans les années 1960, la Cour suprême a placé la barre très haut en matière de respect de la liberté de parole, ce qui exprimait, à mon avis, un principe fondamental établi dès le XVIIIe siècle par les valeurs des Lumières. La position de la Cour fut que la parole était libre, avec pour seule limite la participation à un acte criminel. Si, par exemple, quand je rentre dans un magasin pour le dévaliser, un de mes complices tient une arme et que je lui dis : « Tire ! », ce propos n’est pas protégé par la Constitution. Pour le reste, le motif doit être particulièrement grave avant que la liberté d’expression soit mise en cause. La Cour suprême a même réaffirmé ce principe en faveur de membres du Ku Klux Klan.

En France, au Royaume-Uni et, me semble-t-il, dans le reste de l’Europe, la liberté d’expression est définie de manière très restrictive. A mes yeux, la question essentielle est : l’Etat a-t-il le droit de déterminer ce qu’est la vérité historique, et celui de punir qui s’en écarte ? Le penser revient à s’accommoder d’une pratique proprement stalinienne.

Des intellectuels français ont du mal à admettre que c’est bien là leur inclination. Pourtant, le refus d’une telle approche ne doit pas souffrir d’exception. L’Etat ne devrait avoir aucun moyen de punir quiconque prétendrait que le Soleil tourne autour de la Terre. Le principe de la liberté d’expression a quelque chose de très élémentaire : ou on le défend dans le cas d’opinions qu’on déteste, ou on ne le défend pas du tout. Même Hitler et Staline admettaient la liberté d’expression de ceux qui partagaient leur point de vue...

J’ajoute qu’il y a quelque chose d’affligeant et même de scandaleux à devoir débattre de ces questions deux siècles après Voltaire, qui, comme on le sait, déclarait : « Je défendrai mes opinions jusqu’à ma mort, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez défendre les vôtres. » Et c’est rendre un bien triste service à la mémoire des victimes de l’Holocauste que d’adopter une des doctrines fondamentales de leurs bourreaux.

Dans un de vos livres, vous commentez la phrase de Milton Friedman : « Faire des profits est l’essence même de la démocratie »...

A vrai dire, les deux choses sont tellement contraires qu’il n’y a même pas de commentaire possible... La finalité de la démocratie, c’est que les gens puissent décider de leur propre vie et des choix politiques qui les concernent. La réalisation de profits est une pathologie de nos sociétés, adossée à des structures particulières. Dans une société décente, éthique, ce souci du profit serait marginal. Prenez mon département universitaire [au Massachusetts Institute of Technology] : quelques scientifiques travaillent dur pour gagner beaucoup d’argent, mais on les considère un peu comme des marginaux, des gens perturbés, presque des cas pathologiques. L’esprit qui anime la communauté académique, c’est plutôt d’essayer de faire des découvertes, à la fois par intérêt intellectuel et pour le bien de tous.

Dans l’ouvrage qui vous est consacré aux éditions de L’Herne, Jean Ziegler écrit : « Il y a eu trois totalitarismes : le totalitarisme stalinien, nazi et maintenant c’est Tina (2). » Compareriez-vous ces trois totalitarismes ?

Je ne les mettrais pas sur le même plan. Se battre contre « Tina », c’est affronter une emprise intellectuelle qu’on ne peut pas assimiler aux camps de concentration ni au goulag. Et, de fait, la politique des Etats-Unis suscite une opposition massive à l’échelle de la planète. L’Argentine et le Venezuela ont jeté le Fonds monétaire international (FMI) dehors. Les Etats-Unis ont dû renoncer à ce qui était encore la norme il y a vingt ou trente ans : le coup d’Etat militaire en Amérique latine. Le programme économique néolibéral, qui a été imposé de force à toute l’Amérique latine dans les années 1980 et 1990, est aujourd’hui rejeté dans l’ensemble du continent. Et on retrouve cette même opposition contre la globalisation économique à l’échelle mondiale.

Le mouvement pour la justice, qui est sous les feux des projecteurs médiatiques lors de chaque Forum social mondial, travaille en réalité toute l’année. C’est un phénomène très nouveau dans l’histoire, qui marque peut-être le début d’une vraie Internationale. Or son principal cheval de bataille porte sur l’existence d’une solution de rechange. D’ailleurs, quel meilleur exemple de globalisation différente que le Forum social mondial ? Les médias hostiles appellent ceux qui s’opposent à la globalisation néolibérale les « antimondialistes », alors qu’ils se battent pour une autre mondialisation, la mondialisation des peuples.

On peut observer le contraste entre les uns et les autres, parce que, au même moment, a lieu, à Davos, le Forum économique mondial, qui travaille à l’intégration économique planétaire, mais dans le seul intérêt des financiers, des banques et des fonds de pension. Puissances qui contrôlent aussi les médias. C’est leur conception de l’intégration globale, mais au service des investisseurs. Les médias dominants considèrent que cette intégration est la seule qui mérite, en quelque sorte, l’appellation officielle de mondialisation.

Voilà un bel exemple du fonctionnement de la propagande idéologique dans les sociétés démocratiques. A ce point efficace que même des participants au Forum social mondial acceptent parfois le qualificatif malintentionné d’« antimondialistes ». A Porto Alegre, je suis intervenu dans le cadre du Forum, et j’ai participé à la Conférence mondiale des paysans. Ils représentent à eux seuls la majorité de la population de la planète...

On vous range dans la catégorie des anarchistes ou des socialistes libertaires. Dans la démocratie telle que vous la concevez, quelle serait la place de l’Etat ?

On vit dans ce monde, pas dans un univers imaginaire. Dans ce monde, il existe des institutions tyranniques, ce sont les grandes entreprises. C’est ce qu’il y a de plus proche des institutions totalitaires. Elles n’ont, pour ainsi dire, aucun compte à rendre au public, à la société ; elles agissent à la manière de prédateurs dont d’autres entreprises seraient les proies. Pour s’en défendre, les populations ne disposent que d’un seul instrument : l’Etat. Or ce n’est pas un bouclier très efficace, car il est, en général, étroitement lié aux prédateurs. A une différence, non négligeable, près : alors que, par exemple, General Electric n’a aucun compte à rendre, l’Etat doit parfois s’expliquer auprès de la population.

Quand la démocratie se sera élargie au point que les citoyens contrôleront les moyens de production et d’échange, qu’ils participeront au fonctionnement et à la direction du cadre général dans lequel ils vivent, alors l’Etat pourra disparaître petit à petit. Il sera remplacé par des associations volontaires situées sur les lieux de travail et là où les gens vivent.

Est-ce les soviets ?

C’étaient les soviets. Mais la première chose que Lénine et Trotski ont détruit, sitôt après la révolution d’Octobre, ce sont les soviets, les conseils ouvriers et toutes les institutions démocratiques. Lénine et Trotski ont été à cet égard les pires ennemis du socialisme au XXe siècle. En tant que marxistes orthodoxes, ils ont estimé qu’une société retardataire comme la Russie de leur époque ne pouvait pas passer directement au socialisme avant d’être précipitée de force dans l’industrialisation.

En 1989, au moment de l’effondrement du système communiste, j’ai pensé que cet effondrement représentait, paradoxalement, une victoire pour le socialisme. Car le socialisme tel que je le conçois implique, au minimum, je le répète, le contrôle démocratique de la production, des échanges et des autres dimensions de l’existence humaine.

Toutefois, les deux principaux systèmes de propagande se sont accordés pour dire que le système tyrannique institué par Lénine et Trotski, puis transformé en monstruosité politique par Staline, était le « socialisme ». Les dirigeants occidentaux ne pouvaient qu’être enchantés par cet usage absurde et scandaleux du terme, qui leur a permis pendant des décennies de diffamer le socialisme authentique.

Avec un enthousiasme identique, mais de sens contraire, le système de propagande soviétique a tenté d’exploiter à son profit la sympathie et l’engagement que suscitaient pour beaucoup de travailleurs les idéaux socialistes authentiques.

N’est-il pas vrai que toutes les formes d’auto-organisation selon les principes anarchistes se sont finalement effondrées ?

Il n’y a pas de « principes anarchistes » fixes, une sorte de catéchisme libertaire auquel il faudrait prêter allégeance. L’anarchisme, du moins tel que je le comprends, est un mouvement de la pensée et de l’action humaines qui cherche à identifier les structures d’autorité et de domination, à leur demander de se justifier et, dès qu’elles en sont incapables, ce qui arrive fréquemment, à tenter de les dépasser.

Loin de s’être « effondré », l’anarchisme, la pensée libertaire, se porte très bien. Il est à la source de nombreux progrès réels. Des formes d’oppression et d’injustice qui étaient à peine reconnues, et encore moins combattues, ne sont plus admises. C’est une réussite, une avancée pour l’ensemble du genre humain, pas un échec.


(Propos recueillis par Daniel Mermet, revus et corrigés par l’auteur.)
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 18:23



La guerre contre l'esprit des citoyens
a commencé, et tous les moyens sont bons,
même les dessins animés !
par Eva R-sistons



Mes amis,

Je reçois à l'instant un commentaire remarquable, attirant mon attention sur un phénomène que je ne connaissais pas encore, très grave, très significatif. Et particulièrement révélateur. En effet, l'"Elite" pourrie a réorienté sa stratégie de domination, en menant une bataille sur le plan des idées. Il s'agit de contaminer nos esprits en permanence, de les polluer, de les anesthésier, de les soumettre, d'ôter tout esprit critique (on le voit en particulier avec les grandes chaînes de télévision qui nous abêtissent en permanence avec des jeux, des séries américaines, des shows grotesques... jamais plus de sujets d'investigation, de documentaires pour creuser des thèmes brûlants, de reportages pour nous faire découvrir des enjeux majeurs...!), c'est une véritable prise de possession de nos cerveaux pour nous dire comment penser, comment voter, qui sont nos ennemis, qui sont nos bienfaiteurs... et aussi, afin de nous inciter à nous résigner à "l'ordre  établi" pour "notre bien-être". Pensée unique ! Mondialisation "heureuse", n'est-ce pas ? Qu'en pensent les paysans ruinés par les OGM, ou les travailleurs privés d'emplois par la compétition effrénée, et tant d'autres victimes de cette "bienheureuse" mondialisation ... ?

J'entendais l'autre jour la réponse suivante d'un député à la question posée par un futur participant au Parlement des enfants annuel : "La Droite, c'est plus de compétition entre les individus, le plus fort est le meilleur... la Gauche, c'est plus de solidarité !" (et si tout le monde comprenait ça, la Droite ne serait pas souvent au pouvoir !). Nous sommes dans une société où SEULS le mérite, la débrouille, la gagne, paient, que fait-on de ceux qui ne sont pas des Tapie, prêts à tout pour réussir ? Oui, l'écart se creuse entre les gagnants et les perdants, non pas naturellement, mais parce que l'oligarchie l'a décrété artificiellement.

Les Médias aux mains des puissances de l'Argent et des marchands d'armes sont les plus sûrs instruments de notre conditionnement quotidien, et donc, je ne cesse de le dire, nos PIRES ennemis, nos PIRES adversaires. Quand tout le monde aura compris ça, il n'y aura plus de télespectateur, plus de crédule, plus d'aveugle, les médias infâmes seront boycottés, les Directeurs de programmes harcelés (courriers, appels téléphoniques, manifestations quotidiennes par exemple "d'individus-sandwiches" - délivrant un message fort, audible, visible -  devant le siège de ces établissements maléfiques...), et notre première CIBLE, AVANT les politiciens, doivent être, justement, ces supports qui véhiculent en permanence le venin mortel pour notre vie, qui distillent quotidiennement un poison pour nos pensées, notre âme, notre coeur, en nous dressant les uns contre les autres (par exemple contre les chômeurs, les "assistés", les étrangers, les Arabes, les Russes, les Chinois...), en encourageant les communautarismes, en nous asservissant (instrumentalisation de la religion, de plus en plus, au détriment de NOTRE laïcité facteur de lien social), en nous disant comment penser, c'est à dire par exemple pour le Nouvel Ordre Mondial, seul capable, naturellement, de régler tous les problèmes, alors qu'il nous ligotera à jamais (n'en déplaise aux Attali, complaisamment invités par des chaînes comme LCP, pour nous préparer à accepter l'avenir radieux d'une société où, par exemple, les vieux seront euthanasiés et l'Opéra remplacé par une chanteuse et un piano, car trop coûteux pour les milliardaires qui ont pris possession de nos vies de façon illégitime).  

Alors oui, merci à tous ceux qui, quotidiennement, m'envoient des informations pour que je les répercute, je veux en effet être l'écho de VOS préoccupations et de tout ce qui se trame derrière notre dos et CONTRE nous tous, hypothéquant même tout avenir normal pour l'humanité.

Aujourd'hui, la guerre que mène "l'Elite" contre les peuples commence avec les Médias, et se poursuit sur tous les champs de batailles possibles au niveau des idées : Subtile stratégie, rusée, insidieuse, qui formate complètement nos cerveaux, programme les Révolutions comme celles, non des Oeilllets au Portugal qui représentera toujours un formidable moment de libération pour l'humanité, mais comme les Révolutions dites de "velours", oranges (je ne supporte plus cette couleur), destinées à remplacer un gouvernement démocratiquement élu ne plaisant pas à Washington, car trop indépendant, non aligné sur ses diktats, au profit d'un pseudo-gouvernement "libre", en réalité un consortium de gens formés par la CIA, les thinks-thanks, etc (comme en Georgie ou en Ukraine), chargé de permettre une main-mise complète de l'Occident sur le pays, ainsi libre de piller les ressources à sa guise... Le pouvoir, dans ce cas, appartenant aloors à des marionnettes serviles. Je persiste et je signe: Selon moi, à travers la dénonciation de fraudes électorales en Iran (certainement non dénuées de fondement), il doit y avoir tentative de destabilisation du pays orchestrée par l'Etranger, pour mettre en place un homme soumis à Washington et à Tel-Aviv, à leurs ordres, et aux ordres des multinationales. Et en avant le pillage du pétrole, l'américanisation des esprits, la dictature de l'Argent, le lâchement des pauvres Palestiniens, l'autorisation même, ensuite, de l'utilisation du territoire contre les futures guerres impériales contre la Russie et la Chine !

Oui, aujourd'hui, plutôt que de mener des guerres de plus en plus vouées à l'échec, l'Occident entreprend une véritable guerre des idées, un vrai terrorisme intellectuel, finalement, comme le CRIF en France, véritable Police de la pensée, ou l'envoi de pseudos ONG humanitaires, en réalité chargées de travailler la société de l'intérieur; Et en ce sens, Poutine a eu raison de fermer toutes ces ONG sous-marins de l'Etranger, de même, et tant pis pour la démocratie (à géométrie variable d'ailleurs), que je comprends l'Iran lorsqu'il bride aujourd'hui sa presse ou les sites Internet (nous n'avons pas de leçons à donner, nous, aujourd'hui, avec nos médias sous contrôle total !), si efficacement utilisés contre les intérêts mêmes du pays, contre sa souveraineté !

La guerre se livre désormais à tous les niveaux, Internet, Médias, ONG, agents, pions - comme Cohn-Bendit, Strauss-Kahn, Attali et tant d'autres, justement ! - , ... pour contrôler, de l'intérieur, les pays, les citoyens, les cerveaux. Et c'est ainsi que des dessins animés sont, aujourd'hui, utilisés à des fins de propagande, en laissant dans l'esprit de nos enfants des messages subliminaux abjects, prônant la soumission à l'"Ordre" établi.


Il est absolument scandaleux que des individus "mieux" nés, plus pourvus en titres, en argent, s'octroient tout pouvoir à l'encontre des peuples, sans mandat, et pour il faut bien le dire, faire un enfer de leur vie. Et par exemple, pourrons-nous même un jour choisir la médecine douce, ou de cultiver notre jardin potager ? Oui, cela va jusque là. C'est INTOLERABLE. Et mon blog dénonce l'intolérable. Comme, justement, l'utilisation ABUSIVE des dessins animés pour créer les futurs esclaves du Grand Désordre Planétaire qui s'annonce.

Eva R-sistons à l'intolérable


TAGS: Elite, mondialisation, OGM, compétition, Parlement des Enfants, Droite, Gauche, Tapie, Médias, individus-sandwiches, Arabes, Russes, Chinois, Palestiniens, communautarismes, laïcité, Nouvel Ordre Mondial, LCP, Attali, euthanasiés, Opéra, Révolution Oeillets, Révolutions de velours, Révolutions oranges, CIA, thinks-thanks, Washington, Georgie, Ukraine, Iran, Tel-Aviv, multinationales, Palestine, pétrole, Occident, terrorisme, CRIF, Poutine, ONG, Internet, Cohn-Bendit, dessins animés, messages subliminaux, Strauss-Kahn, médecine douce, jardins potagers...


Dees
Commentaire reçu :
Messages subliminaux
des dessins animés


Un message urgent contre les dessins animés (DA) de la Warner Bros, en particulier Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd. Car ces DA ne sont pas neutres mais contiennent des messages subliminaux à caractères élitiste et fataliste. On connaît tous bien Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd, mais contrairement à des DA à vocation pédagogique et humaniste comme Caliméro, Maya l'abeille, les Schtroumfs, Super Ted ou encore Scoobydoo, les DA de la Warner Bros ne contiennent aucun message destiné à favoriser l’éveil spirituel des enfants.

Leur but est de pourrir le cerveau des enfants en leur délivrant insidieusement le message suivant : dans la vie il y a des winners (Bip Bip, Titi, Bugs Bunny) et des loosers (Coyote, Gros Minet, Elmer Fudd), c'est-à-dire ceux qui sont biens nés (bénis par "dieu") et ceux qui sont mal nés (rejetés par "dieu"). Les loosers (ceux qui sont mal nés) doivent accepter leur destin fatal toute leur vie sans jamais le remettre en cause car il leur a été assigné par "dieu", ils ne doivent en aucun cas se rebeller (Coyote, Gros Minet, Elmer Fudd ne se rebellent jamais contre leur sort) contre l’ordre "divin" (en réalité satanique) qui sépare la société en deux classes : les winners & les loosers.

Quoi que fasse les loosers, ils n’atteindront jamais leur but car l’ordre "divin" de la Warner Bros ne tolère aucune remise en cause d’une société qui favorise uniquement les bien nés (les winners). Dans l’ordre "divin" de la Warner Bros, chacun doit rester à sa place, les loosers toujours loosers, les winners toujours winners. Coyote n’a jamais réussi à attraper Bip Bip, pas plus que Gros Minet avec Titi, et même à chaque fois qu’ils étaient près du but les loosers ont toujours été sévèrement punis. Il ne faut en aucun cas renverser l’ordre "divin". Tel est le message subliminal que délivre ces pourritures de DA (Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd) aux enfants dès leur plus jeune âge pour leur inculquer le respect de cet ordre "divin" : si tu es handicapé c’est de ta faute, si tu as raté ton concours c’est de ta faute, si tu es licencié c’est de ta faute, si tu ne trouves pas de travail c’est de ta faute, si tu n’arrives pas donner une vie meilleure à tes enfants c’est de ta faute, etc. Tout est de ta faute car tu es un looser, un mal né comme Coyote ou Gros Minet.

Cette manière insidieuse de faire comprendre aux loosers que tout est de leur faute car ils sont du mauvais côté de la barrière du destin (comme Coyote, Gros Minet, Elmer Fudd) enlève petit à petit tout esprit de révolte car le looser se culpabilise et renvoie la faute sur lui-même. Par la culpabilisation du looser, le système est sauvé et les winners peuvent dormir tranquille. Vous avez toujours eu un doute, voire un malaise avec Bip Bip & Coyote, Titi & Gros Minet, Bugs Bunny & Elmer Fudd, si vous ne saviez pas encore d’où venait ce doute ou ce malaise, maintenant vous savez que ce que vous ressentiez était la vérité, à savoir que vous ne regardiez pas des DA mais des œuvres de propagande au service d’une vision de la société à vocation élitiste et fataliste qui sépare l’humanité en deux camps : les loosers, ces mal nés rejetés par "dieu" et qui doivent comprendre dès leur plus jeune âge qu’ils seront des loosers toute leur vie car c’est le "destin" ; et de l’autre côté les winners, les bien nés bénis par "dieu" et qui doivent écraser et exploiter les loosers toute leur vie car c’est le "destin".

D’un côté ceux qui perdent et qui souffrent toujours (les loosers, les faibles, les pauvres, les handicapés...), et de l’autre côté ceux qui gagnent et qui jouissent toujours (les winners, les puissants, les riches...). Tel est le message subliminal que délivre la Warner Bros dans chacun des ses DA qui ne sont en réalité rien d’autre que des programmes de propagande à vocation élitiste et fataliste.

Voyez la pyramide des billets de dollar, le sommet est détaché par rapport à la base car il ne doit pas y avoir de mélange entre les winners et les loosers, chacun à sa place, les uns au sommet les autres en bas. De plus, le sommet n’est pas fragmenté car il y a unité entre les winners (l’élite de l’humanité). La base de la pyramide est fragmenté car il ne doit pas y avoir d’unité entre les loosers (les peuples de l’humanité), il faut fragmenter les peuples et les individus pour créer des compétitions entre eux. Ainsi, pendant que les peuples et les individus passent l’essentiel de leur temps à se battre entre eux pour gravir l’échelle pyramidale qui comporte 12 niveaux, l’élite dort sur ses deux oreilles. Il n’y a pas de compétition au sommet de la pyramide, mais uniquement en bas sur la base. C’est le fameux « diviser pour régner
».
 

Commentaire n° 3 posté par Atlas aujourd'hui à 10h47



(Citoyens en cage, bientôt ! Eva R-sistons)

http://www.lexode.com/galerie/dessins/titi-gros-minet,6242.html 
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 14:13



EN MARGE DU GROUPE DE BILDERBERG : L'INSTITUT TAVISTOCK

Le 14/06/2009


Les médias alternatifs évoquent les organisations mondialistes dont le groupe de Bilderberg , mais pour une bonne compréhension globale,
ne doivent surtout pas négliger les instances et fondations oeuvrant en marge de celles-ci et chargées de concevoir les programmes de manipulation des masses obéissant aux objectifs du nouvel ordre mondial.

LE MESSAGE AUDIO CORRESPONDANT :
http://www.blog-video.tv/video-106312d8fe-Archive-tele-du-14-06-2009-10-44-23.html


http://revelations4.blogs.fr/

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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 13:42
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Voici ce que j'ai publié ici :
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4322


Stanechy blog

Elections iraniennes :



Tandis qu'Hugo Chavez félicitait chaleureusement Mahmoud Ahmadinejad pour sa réélection, qualifiant sa réélection de "victoire très grande et très importante" pour les peuples qui luttent pour un monde meilleur, le Parti communiste français s'inquiétait, dans un communiqué, de la réélection du "plus dur, celui qui apprécie les provocations antisémites, celui qui n'a fait qu'accentuer une répression brutale dans son pays, multipliant les condamnations à mort, écrasant les libertés et les droits de l'homme sur son passage". "Malgré cette réélection, qui n'est pas de bon augure pour le peuple iranien, on attend de la nouvelle administration américaine, des Européens et de la France une attitude de responsabilité et l'ouverture à un dialogue nécessaire afin d'apaiser les tensions et agir collectivement pour la sécurité internationale, pour le désarmement et la non-prolifération nucléaire", concluait le PCF.

Le contraste entre ces deux positions montre la difficulté pour la gauche anti-impérialiste de définir une pensée cohérente à propos de la République islamique d'Iran. Ce régime ne peut pas plaire à la gauche depuis le début (depuis 30 ans) puisqu'il s'est construit sur la liquidation des forces révolutionnaires socialistes et laïques iraniennes au profit de la petite bourgeoisie de ce pays.

Ahmadinejad lui-même inpire de la méfiance pour de raisons spécifiques. Une partie de ces raisons relèvent de la désinformation pure et simple, par exemple ses déclarations sur la nécessité de rayer Israël de la carte sont une déformation grossière de son propos initial. Certaines autres de ses initiatives sont pour le moins maladroites voire stupides comme son coup de pouce aux négationnistes en organisant une conférence à leur profit à Téhéran "au nom de la liberté d'expression", d'autant qu'il semble que lui-même en réalité ne remet pas en cause la shoah. Cette provocation à l'égard de l'Occident n'avait pas beaucoup de sens. Il est difficile de voir clair dans la position de l'Iran en ce moment sur la judéophobie. On sent que se mêle dans leur vision le paternalisme protecteur habituel de l'Islam, l'antisionisme (justifié selon moi), et une importation de certaines visions complotistes nauséabondes, venues de l'extrême-droite occidentale du 20ème siècle, et qui est ce qu'il peut y avoir de plus détestable en fait dans l'idéologie iranienne en ce moment.

A cela s'ajoute évidemment un mépris pour les libertés formelles (notamment les droits des minorités) qui n'a rien à envier à ce qu'on trouve en Arabie Saoudite, en Egypte, en Syrie.

Ceci étant posé, deux éléments doivent être pris en compte avant d'entrer dans l'engrenage de la diabolisation d'Ahmadinejad. Dans les relations internationales aujourd'hui, on ne peut pas prendre position comme si l'on vivait dans la République de Platon ou tout autre monde idéal. Nous sommes dans un monde de rapport de forces. Ahmadinejad est une pièce importante dans le jeu de ceux qui refusent de réduire la Palestine au statut de bantoustan (ce qu'elle deviendra nécessairement si le point de vue de Mahmoud Abbas s'y impose). Ahmadinejad est un des rares leaders musulmans à mener une politique active de soutien à la résistance armée palestinienne. C'est aussi un des rares leaders du Proche-Orient à jouer avec conviction la carte du non-alignements aux côtés de Chavez, de Morales et de Mugabe. Enfin, son aspiration - qui est aussi celle de l'ensemble de la population iranienne - à pouvoir se défendre au moyen de l'arme nucléaire alors que le pays est encerclé par les bases militaires étatsuniennes et menacé par les missiles nucléaires israéliens et américains - me paraît on ne peut plus légitime.

On peut regretter d'avoir à créditer M. Ahmadinejad de ce genre de choses, mais voilà à quoi la folie impérialiste occidentale - avec la complicité des opinions publiques - nous conduit, et il faut faire avec.

Personnellement je ne partage pas les inquiétudes de certains sur la prétendue folie du dirigeant iranien. C'est un homme qui n'a pas un pouvoir infini puisqu'il est pris dans un jeu d'équilibre de pouvoirs subtil, notamment avec le pouvoir théocratique qui le surplombe. A titre personnel il a l'air d'être un homme de bonne volonté, intègre, issu des classes populaires (ce qui est rare dans ces régions). C'est à l'origine un ingénieur compétent, et courageux - car il s'est battu avec les gardiens de la révolution pendant la guerre Iran-Irak, porté aussi sur la poésie si l'on en croit son blog (mais c'est un trait répandu en Iran). On peut ne pas aimer ses idées qui sont très largement celles du régime de Khomeyni depuis son origine : un univer moralisateur qui se teinte d'une mystique du sacrifice un peu trop sanguinolante (ici le chisme rejoint le catholicisme). Mais il faut reconnaître qu'il l'oriente dans un sens souvent pragmatique, et, en tout cas, encore une fois dans le sens du non alignement du Tiers-Monde, ce qui est en soit une bonne chose.

D'un point de vue de gauche, je ne peux pas être enthousiaste pour Mahmoud Ahmadinejad, mais il me faut, comme Chavez, prendre acte de ce qui dans sa politique va plutôt dans le sens de la libération des peuples, tout en sachant que, s'il est renversé, ce n'est pas le régime socialiste rêvé par les trotskistes et le PCF qui s'imposerait en Iran, mais, vraisemblablement, une sorte de régime parlementaire néo-libéral subventionné par les Etats-Unis qui signerait un traité de paix avec Israël et abandonnerait aussi bien la cause des pays déshérités que celle de la Palestine.

Vendredi dernier dans une dépêche de Reuters, le chef des gardiens de la révolution islamique Yadollah Javani dénonçait une "révolution de velours" (par analogie avec la Tchécoslovaquie de 1989) et une "révolution de couleur" (par référence à l'Ukraine notamment). Les médias occidentaux ont parlé de "révoution verte" (cf ci dessous une vidéo occidentale en faveur de l'adversaire d'Ahmadinejad qui devrait faire fuir tous les citoyens conscients des manipulations impérialistes dans le monde, une vidéo qui, comme il convient de nos jours, cherche surtout à brouiller les cartes, situant Moussavi à la foi du côté des aspirations pro-occidentales d'une certaine jeunesse bourgeoise, et du souvenir de la résistance au Shah - avec en prime une défense de "l'intifada électronique" - aider la Palestine sur Facebook, c'est mieux que dans la réalité). La gauche anti-impérialiste même si elle n'aime pas le régime iranien ne peut entrer dans cet engrenage là. La position qui me paraît la plus opportune à l'égard d'Ahmadinejad, même si elle est difficile à tenir, est du côté de la neutralité à l'égard de l'Iran.


http://delorca.over-blog.com/article-32627651.html

Commentaire reçu ici :

roland
(Dazibaouebmaster)
- Iran, médias - Aujourd'hui 10H50

 

Les médias français ont fait campagne pour Moussavi. On n'entendait que des partisans de Moussavi. Ce qui a peut-être donné une fausse idée de l'ambiance dans le pays.

Et puis j'ai entendu un journaliste de France-Info dire textuellement: "Rhamanimedajd a fait une politique populiste en augmentant le pouvoir d'achat des plus défavorisés". Ah oui Populiste, tant que ça ?

Bref c'est toujours le même discours, dès qu'un chef d'état essaie de diminuer les inégalités et ne donne pas tout le pognon aux riches, c'est un dictateur populiste. Marre de la pensée unique !

En Géorgie ça fait des mois qu'il y a des manifs et des émeutes pour faire partir Saakachvili. Vous en entendez parler vous ?


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4312&rech=6024#6024



Rappel analyse Eva R-sistons à l'intolérable:


L'Iran

Autre point chaud de l'Actualité, la "victoire très contestée de l'Iran". J'y reviendrais. Là encore, les médias néo-sionistes sont à l'oeuvre pour désinformer, pour faire de la propagande contre l'Iran, et nous préparer, insidieusement, quodidiennement, à la guerre contre un ennemi fabriqué de toutes pièces.

En coulisses, les forces de l'Occident sont à l'oeuvre pour tenter de provoquer artificiellement une nouvelle Révolution de velours, comme dans le Caucase, et mettre en place de fidèles marionnettes au service des multinationales. La situation virerait-elle à l'émeute, comme la presse aux ordres le prétend ? Mais celle-ci est attisée par l'Occident anglo-saxon, israélien et désormais européen, avec des hommes comme Sarkozy ! Le pays est gangréné de l'intérieur :
Impuissant à vaincre les peuples par les armes, l'Occident utilise désormais une nouvelle stratégie, plus subtile et maintenant bien rôdée: En déstabilisant les pays non alignés détenteurs de richesses juteuses pour les multinationales avides.

La démocratie n'est acceptée que lorsqu'elle est favorable aux intérêts de l'Occident : Comme à Gaza, au Vénézuela, en Bolivie, maintenant en Iran, où elle est contestée quand le résultat n'est pas conforme aux désirs de Washington et de ses alliés.

Si l'occident n'arrive pas à destabiliser l'Iran, pour le soumettre et l'utiliser en avant-poste, ensuite, contre les vrais rivaux russe et chinois, alors il sera maté par la guerre. Et là, celui qui sème le vent récoltera la tempête planétaire....

http://r-sistons.over-blog.com/article-32611112.html

 

Clara (quasi retraitée) - Aujourd'hui 10H36

Je suis moi aussi assez interrogative sur ces élections iraniennes... d'autant plus que j'ai entendu un commentateur (sais plus lequel) évoquer l'Ukraine orange en parlant de l'Iran de Moussawi. On se souvient tous de l'intervention de plus en plus claire des Amer-loques lors de la crise ukrainienne, avec la moitié du pays pro-PC et l'autre moitié libérale. Moi, ça m'a rappelé d'autres "crises" plus "américaines" : Panama avec un chef d'état pote avec la CIA et puis tout à coup en disgrâce, Grenade (mais là les Américains sont intervenus direk en envahissant la pauvre petite île qui n'y pouvait mais... pendant que tous les yeux européens

Bref, lorsque je vois un leader contester une élection, des échauffourées s'amorcer entre les deux camps, je me dis que l'Occident a en effet tout intérêt à déstabiliser ce pays, riche en pétrole, rejeté par tous, proche de l'Irak et pas si loin que ça de l'Afghanistan, pseudo menace pour Israël... Si l'Iran avait voulu écrabouiller Israël, à mon avis, il l'aurait fait depuis longtemps, sans besoin des rodomontades d'Ahmadinedjad.

Donc le ver est maintenant dans le fruit... Moussawi, s'il avait été élu, aurait été fortement "surveillé" par Khameiney et Rafsjandani,(tous deux détenteurs de plus de pouvoir que le chef de l'état iranien, qu'il soit Ahmadinedjad ou Moussawi). Or cherchons... de plus, on nous montre les bagarres de supporters sur nos écrans d'endormissement des foules. Ca veut dire quelquechose.

Faudra regarder de plus près... la déstabilisation interne, ça marche mieux que la guerre... et c'est tout aussi productif pour les Occidentaux !

Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins (H.D.Thoreau)

 

R-sistons (Eva r-sistons à l'intolérable) - Aujourd'hui 12H41Clara, j'ai surpris un fait significatif. Ukraine. Infos FR2 13 h : Les manifestants (gelés) devant le Palais présidentiel, POUR FAIRE TOMBER le pouvoir (comme ici). Et était-il dit, "Des militants des associations juives venaient leur donner des soupes chaudes" (pour qu'ils tiennent le coup dans le froid). Le soir même, JUSTE cette phrase était coupée du reportage... Comprenne qui POURRA.... Eva

Eva, R-sistons à l'intolérable

Les puissants tirent les ficelles des événements, en coulisses.

En clair, ils ont besoin d'un gouvernement aux ordres pour leurs multinationales, et empêcher l'Iran de financer les mouvements de résistance, et l'utiliser le pays pour encercler les vrais grand rivaux (dangereux pour la puissance de l'Occident, voulant tout dominer) : Russe et Chinois.

La politique est au service des Puissants, et contre les peuples. Les médias mentent en permanence. Ils appartiennent aux marchands d'armes. Dans quelques mn, je vais alimenter mon blog sur la désinformation, dans une heure courez-y :

http:// anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/

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International :

A l'instant, entendu ce lapsus révélateur !

Le 13.15 dimanche FR2 : Patrick Bruel (néo-sioniste), sur le PS :

" le leader (souhaitable, pour lui) du PS se situe à la Mairie de Paris (en clair Delanoë, néo-sioniste notoire) ou à WASHINGTON (D Strauss-Kahn, qui dit-il en se levant chaque matin, se demande comment servir Israël !!)"

Comprenne qui pourra : Les vrais ressorts de la politique !

Ils sont à Bilderberg, entre autres clubs, et à Washington, en Israël.... pas pour le Bien des peuples ! Eva


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Commentaire reçu, excellent - L' IRAN :



Je tiens à saluer l'extrême lucidité de Frédéric Delorca (merci eva d'avoir mis son avis) à propos des élections iraniennes. Je le rejoins dans sa critique de l'attitude du PCF : j'ai déjà remarqué comment celui-ci, en état de faiblesse médiatique et idéologique, pouvait s'aligner sur des positions consensuelles (d'ailleurs ce que je critiquais des messe-medias s'applique malheureusement à l'Humanité qui titrait également sur "en finir avec Mahmoud" la veille des élections -même si l'interview à l'intérieur ne tablait pas sur une défaite).

Je sais bien que pour les communistes français, assumer leur ancien soutien à l'URSS fut dur, mais c'est passé, et mettre en lumière les crimes du capitalisme vaut toujours comme oeuvre de salubrité publique (le capitalisme primaire a bien commencé par 2 génocides entiers des peuples premiers en Amérique et en Océanie ! A côté Staline c'est un amateur !). Voit-on les gens de droite renier Thatcher, Friedman et Reagan, authentiques criminels sociaux et responsables d'atrocités comme les contrats en Amérique Centrale, le plan Condor ou le soutien aux Talibans ? Voit-on les gens accros au libéralisme s'auto-flageller comme le font les communistes, socialistes et autres progressistes qui s'étaint trompés sur l'ex-URSS ? Au moins les communistes français ont eu la maturité d'esprit d'admettre qu'ils ont eu tort, et comme le dirait le philosophe Alain Badiou, c'est une raison de plus de valoriser "l'hypothèse communiste" (ou socialiste) !

Donc l'attitude consensuelle du PCF est regrettable, personne ne leur demande d'adorer Mahmoud, mais d'avoir un avis nuancé comme Delorca, auquel j'adhère complètement, et dénoncer les médias-mensonges ! Pas de faire comme les messe-médias, une fixette sur les enfoulardées, le Hezbollah ou la rhétorique parfois malheureuse d'Ahmadinejad !

L'Iran est sur un chemin démocratique bien plus satisfaisant que ses voisins ; je sais comme le dit Delorca, c'est pas la démocratie utopique, MAIS les iraniens ont un niveau d'éducation et une curiosité grande ! Cette élection a été l'objet de débats internes intenses, les iraniens contournent la censure par les SMS, ils se parlent, échangent, communiquent, et c'est ça qui est important ! Pas comme nos sociétés atomisées et individualisées. Cette élection voyait 4 candidats s'affronter, oui l'Ayatollah en élimine d'office des dizaines à la base, c'est pas "démocratique", MAIS voyons un peu les USA sous la férule du Parti Unique Bicéphale (entre répu-crates et démo-blicains) depuis des décennies, et qui donnent des leçons de démocratie ailleurs.
Ce que je retiens des iraniens, c'est l'activité intellectuelle fervente (en témoigne leurs artistes et écrivains - grande différence avec les saoudins whahabites ui condamnent l'Art) et leur intérêt pour la chose publique, c'est tout à leur honneur. De plus, je n'aime guère l'Ayatollah, MAIS les mollahs iraniens sont beaucoup plus censés et raisonnables (en diplomatie extérieure) qu'on ne le dit.

Enfin, nos messe-médias qui fantasment sur les hordes d'iraniennes qui se jetteraient dans les bras virils des GI américains pour être libérées (mouarf, mouarf, mouarf !), sous-estiment totalement le patriotisme iranien, qui leur vient de leur ferveur chiite. En effet, chez eux l'Iman Ali est perçu comme le martyr des comploteurs dans l'entourage de Mahomet, et ils s'identifient à ça. Ca pourrait expliquer aussi leur soutien aux palestiniens, alors même qu'idéologiquement parlant, les Frères Musulmans (auquel adhérait Arafat) et la révolution chiite (de Khomeyni) sont très éloignés. Ils ont souvent été attaqués et agressés, comme le sont les palestiniens.
Je précise que je suis une laïque et agnostique, mais j'essaie de comprendre le point de vue des autres, et je ne leur imposerais pas mon point de vue. Je salue les iraniens qui ne sont pas tombés dans le panneau des manoeuvres de com' d'Obama et du chantage de Netanyahou, et les encouragerais toujours à débattre dans leur société (même si le dabat chez eux est très encadré par les mollahs - mais on sait aussi que ça l'est autant chez nous, et de manière plus vicieuse).


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