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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 21:53

Grippe de l’info : les 10 plus gros mensonges assénés par les mass médias

 

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  Il a suffi que le dernier bulletin de l’OMS, en date du 18 septembre, indique que la France est actuellement plus touchée que d’autres pays européens par la grippe porcine, qu’aussitôt les médias dominants s’emballent et matraquent sans discontinuer sur la fatalité qui va sûrement s’abattre sur nous….

C’est pourquoi je voudrais qu’on arrête de se prendre la tête avec cette pseudo pandémie en se posant les bonnes questions et voir ce qui se cache derrière la propagande, il faut bien le dire, bien orchestrée par les gouvernements mondiaux et leurs médias alignés qui répandent (tel un virus, l’analogie était trop tentante) leur bonne parole. Oublié le syndrome Astérix qui nous avait fait échapper à la menace venue de Tchernobyl. On nous prépare, avec force reportages et sujets devenus maintenant LE
marronnier, à accepter l'inacceptable.

Explication….

 

vaccine5.jpg Les médias “ mainstream “ ou grand public sont engagés dans ce que nous les Américains appelont " le mensonge ressemblant à la pure vérité " sur la grippe porcine.
Il semble que cela se vérifie avec cette question plus qu’avec toute autre et cela m’est apparu une évidence lorsqu’un de mes collègues – un chroniqueur d’un journal national – m’a avoué que dans ses colonnes, les papiers sur les défenses naturelles contre la grippe ont été rejetés par les rédactions de tous les journaux à travers le pays. De nombreux journaux ont donc refusé de publier ces articles et, à la place, ont diffusé des publicités pour des “ cliniques de vaccination gratuites “ dans le même espace de publication.
Les médias, semblent-ils, ont été t si souvent ancrés dans des campagnes de sensibilisation pro-vaccination qu’ils feront n’importe quoi pour garder leurs lecteurs désinformés. Et cela inclut
mentir sur les vaccins censés nous sauver de la grippe porcine.

 

Mensonge n° 1 - Il n’y a pas d’adjuvants ajoutés aux vaccins

J'étais récemment interviewé par un grand réseau d’information américain quand le journaliste qui m’interrogeait me sort cette phrase stupéfiante : Il n'y a pas d’adjuvants utilisés dans les vaccins contre la grippe porcine, me dit-il.

Je lui ai assuré que les adjuvants sont, en effet, une partie cruciale de la recette de vaccins, et ils ont été largement utilisés par les compagnies pharmaceutiques pour « diluer » la production des vaccins. Il n’y a là aucun secret. Mais il a insisté sur le fait qu'il avait été directement informé par un représentant des compagnies pharmaceutiques que l'emploi d'adjuvants n’a pas été utilisé du tout. Et il y croyait ! Donc tout étant publié par ce grand réseau d’info à propos des vaccins contre la grippe porcine, cela suppose maintenant qu’il n'y a pas d'adjuvants dans les vaccins du tout.

Mensonge n° 2 - La grippe porcine est plus dangereux que la grippe saisonnière

Ce mensonge-là est enfin en train de se dégonfler. Je reconnais que, dans les premiers jours de cette pandémie, moi-même étant concerné, j’ai cru que ce virus était l’ennemi public mondial. Mais après avoir observé l’impact très bénin que le virus avait sur les gens en réalité, il est devenu évident qu'il s'agissait d'une grippe légère, pas plus dangereuse que la grippe saisonnière.

Les médias de masse, cependant, continuent d’entretenir l’idée que la grippe porcine H1N1 est super dangereuse, introduisant la peur dans l'esprit des gens et les incitant à courir se faire vacciner contre une grippe qui n’est vraiment pas plus susceptible de les tuer que les petits rhumes hivernaux habituels. Certes, le virus pourrait encore se transformer en quelque chose de bien pire, mais si cela se produit, le vaccin actuel serait de toute façon rendu obsolète !

Mensonge n° 3 - Les vaccins vous protègent contre la grippe porcine

C'est le plus grand mensonge de tous, et dans les médias, c’est le matraquage. Demandez votre vaccin, insistent-ils, afin de vous protéger contre la grippe porcine. Mais c'est carrément faux. Même si le vaccin vous fait produire des anticorps, ce ne sera jamais la même chose que l'immunité corporelle naturelle régissant à un virus vivant, surtout si le virus mute (comme ils le font souvent).

Comme je l'ai souligné dans un récent article, statistiquement parlant, l'Américain moyen a 40 fois plus susceptible d'être frappé par la foudre que d'avoir leur vie sauvée par le vaccin de la grippe porcine. ( http://www.naturalnews.com/026955_swine_flu_vaccines_flu_vaccines.html )

Mensonges n° 4 - Les vaccins sont sûrs et sans danger

Et comment les journalistes peuvent-ils l’affirmer ?  Aucun des vaccins n’a été soumis à de vrais tests pendant une période significative. La " sécurité " sur ces vaccins n'est rien d’autre qu’un vœu pieux.

Les médias ne veulent pas que vous sachiez ce qu'il y a dans les vaccins. Certains vaccins sont fabriqués à partir de fragments de virus cultivés sur des singes malades africains. Si cela vous semble incroyable, lisez l’histoire vraie qui suit : Des vaccins fabriqués à partir de singes africains malades

Mensonge n° 5 - Le vaccin n'est pas obligatoire

On entend ces fadaises à tout bout de champ : on nous dit le vaccin contre la grippe porcine est volontaire et non obligatoire. Mais ce n'est pas vrai si vous êtes employé dans un endroit où les vaccins sont obligatoires. Des millions d'Américains sont maintenant informés par leurs employeurs que s'ils ne se font pas vacciner, ils seront irrémédiablement licenciés. C'est particulièrement vrai pour les travailleurs de la santé, les employés de garderie et les enseignants.

(ndt : en France pour les personnels de santé, en l’état actuel de la législation seuls sont obligatoires les vaccins contre diphtérie, tétanos, poliomyélite, hépatite B, typhoïde et tuberculose. : Vaccins obligatoires pour les professionnels de santé C’est déjà beaucoup mais la grippe n’en fait pas partie. Mais tous ces beaux règlements déjà contraignants pourraient être rendus obsolètes par une simple exigence du ministère de la Santé relayée par les préfets en cas de menace sanitaire grave, auquel cas la vaccin sera rendue obligatoire pour tout citoyen, personnel de santé ou pas. Si vous me traitez de doux dingue, lisez ceci : Code de la santé publique - loi du 6 mars 2007 

Je me pose également la question suivante : la France s’étant engagée envers une demi-douzaine de labos en préemptant 94 millions de doses pour la modique somme de 1 milliard de fifrelins au bas mot, que fera notre gouvernement si une grande part de ces vaccins ne trouve pas preneur pour x raisons ? On retourne la marchandise pour une facture d’avoir ? A vous de voir… )

Mensonge n° 6 - Se faire vacciner est un bon choix pour votre santé

En réalité, l’injection vaccinale est beaucoup plus susceptible de vous faire du mal que de vous aider. Selon un expert virologue, le taux de mortalité réel du virus de la grippe porcine est estimé à un taux aussi faible que 0,007 % : http://www.reuters.com/article/healthNews/idUSTRE58E6NZ20090916 Cela signifie que la grippe porcine H1N1 tue moins d'une personne sur 100.000. Même si le vaccin fonctionne, disons, 10 % du temps, vous devriez vacciner un million de personnes afin de prévenir un décès dû à la grippe porcine.

Et en vaccinant un million de personnes, vous pourriez inévitablement blesser ou tuer plusieurs personnes, simplement à cause des effets secondaires ! Le risque net de décès est donc augmenté par l’injection du vaccin.

Mensonge n° 7 - Le vaccin ne contient pas de "virus vivant atténué"

Quand il y a plusieurs mois les vaccins contre la grippe porcine ont été annoncés, ils étaient décrits comme étant faite de " virus vivant atténué. " Cela a été directement mentionnée dans les documents de la CDC, entre autres sources officielles.

Ce terme, a apparemment paniqué le consommateur d’information américaines, et a depuis été effacé de tout débat sur les vaccins. Maintenant les journalistes, si vous discutez avec eux, insistent pour vous dire que les vaccins ne contiennent aucun virus vivant même atténué.

Sauf qu'ils se trompent. Les vaccins contiennent, en effet, le " virus vivant atténué. " Voilà comment on fabrique un vaccin: Vous prenez des virus vivants, puis vous les affaiblissez ( « atténuer ») et vous les injectez dans le corps des gens.

Mensonge n° 8 - Lavez, lavez, lavez encore vos mains (pour éviter l'exposition)

Cette idée de se laver les mains cent fois par jour, repose surtout sur l'hypothèse que vous pouvez éviter l'exposition au virus de la grippe porcine. Mais ce n'est pas pratique. Le virus est désormais si répandu que presque tout le monde est sûr d'y être exposé à travers l'air sinon par d'autres moyens. Toute cette idée d'éviter l'exposition au virus de la grippe porcine est une absurdité. Le discours prophylactique devrait plutôt passer à la mise en place de moyens de survivre à l'exposition grâce à un système immunitaire sain.

Bien sûr, le lavage des mains est une très bonne idée dans un établissement hospitalier en contact avec des malades. Une étude récente a révélé que les médecins sont trop occupés pour se laver les mains, ce qui entraîne la propagation galopante de super bactéries dans la plupart des grands hôpitaux des plus grandes nations (infections nosocomiales).

Mensonge n° 9 - Les enfants sont plus vulnérables à la grippe porcine que les adultes

C'est encore une contre-vérité, mais il faut bien vacciner pour faire monter les ventes. Mais il faut dire que la cible des vaccins actuellement en cours d’administration est principalement les enfants scolarisés.

Mais la vérité est que la grippe porcine est extrêmement légère chez les enfants.  « Il est plus bénigne chez les enfants », explique le Dr Marc Lipsitch de l’université d’Harvard.  « C'est l'une des meilleure bonne nouvelle concernant cette pandémie. » Reuters a effectivement eu le cran de rapporter cette nouvelle, mais la plupart des médias grand public signalent encore que les enfants sont les plus vulnérables.

Mensonge n° 10 – Il n'y a rien d'autre que vous pouvez faire à part un vaccin et prendre du Tamiflu ®

C'est là que les médias mentent par omission. Les médias refusent absolument de diffuser n'importe quel sujet qui parle de l'utilisation de la vitamine D, herbes anti-virales ou des remèdes naturels pour vous protéger de la grippe porcine. Dans les médias alignés, il y a deux options et seulement deux : les vaccins et le Tamiflu ®. ET C’EST TOUT. Aucune autre alternative n’existe dans leur réalité fictive.

Pourquoi les médias grand public ont-ils tellement peur de rapporter la vérité de nos jours ? Pourquoi ne pas signaler sur la grippe porcine que la lumière du jour est bénéfique ... en mentionnant le soleil et la vitamine D ? Apparemment, Big Pharma a une telle emprise sur les journaux grand public  vrai article sur la grippe porcine ne pourra jamais passer le barrage du bureau de l'éditeur.

Éliminer les articles gênants, tromper le public

Ce doit être vraiment être déprimant de travailler pour les médias traditionnels.  Même les reporters que je connais ne peuvent plus le supporter. La vérité, ils l’admettent, est rarement imprimée.

Au cours de ces dernières années, j'ai répondu à une ou deux offres d'emploi de grands médias. Ils voulaient me payer un salaire à six chiffres et me coller derrière un bureau où ils pouvaient contrôler ce que je racontais. Inutile de dire que j’ai rejeté systématiquement ces offres. Si je ne peux pas écrire la vérité, comme je le fais ici sur NaturalNews.com, autant ne rien écrire du tout. A de trop nombreux égards, les principaux médias ne sont plus que des multinationales qui se prostituent à l’annonceur qui paie le plus.

Ce n'est pas la faute des journalistes vedettes qui y travaillent. Pour la plupart, ils sont d'accord avec ce que je dis. C'est la faute de cet esprit d'entreprise orienté business où les bonnes nouvelles sont celles qui font vendre plutôt que d'informer réellement le public.

Les infos importantes se font censurer chaque jour dans les salles de rédaction d’Amérique. Elles sont passées sous silence non parce qu'elles ont été peu investiguées ou mal écrites, mais parce qu'elles gênent les annonceurs qui tirent les ficelles en coulisses et formatent les éditions, rejetant tout article qui menacerait leurs intérêts financiers directs.

Ici, en 2009, en dénaturant les faits sur le vaccin contre la grippe porcine les plus grands médias ont été à l’origine d’une des plus grandes jamais perpétrées.  Les médias ont par tous les moyens contribué à la méconnaissance généralisée de la population américaine sur le sujet de la vitamine D naturelle et de la stimulation des défenses immunitaires, ce qui pourrait réduire les accidents mortels liés à la grippe porcine. Plutôt que d'informer les lecteurs, les médias grand public ont eu à cœur de garder le peuple stupide et mal informé, et, ce faisant, les médias ont failli à leur seule mission en trahissant le public qu’ils prétendent servir.

        
VIDEO sur le site
 
Sydney Lumet, en 1976, sort Network : Main basse sur la télévision
Au milieu des années 70, les informations à la télévision changent. Le journalisme perd en effet pied face au pouvoir de l'argent et le besoin croissant de divertissement. Une rédaction se bat alors pour maintenir son audience sans se compromettre. A travers notamment un présentateur vedette menacé d’éviction, ce film montre la compromission qui règne dans les grandes chaînes et les dilemmes rencontrés par les membres d’un service d’information pour conserver son indépendance éditoriale malgré les pressions de la direction.

 

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Sylvie Simon est écrivain et journaliste. Elle a écrit de nombreux ouvrages et combat les idées reçues en explorant divers domaines de la science, et consacre la plus grande partie de son activité à militer contre la désinformation en matière de santé et d’écologie, sujets de brûlante actualité.
Elle a déjà publié plusieurs essais sur des scandales (sang contaminé, vaches folles, amiante, hormones de croissance, vaccins, etc…), générés par la corruption de certains milieux et d’experts dits scientifiques.

Il y a deux histoires : l’histoire officielle, menteuse…puis l’histoire secrète où sont les véritables causes des évènements, l’histoire honteuse » Ian Smith, Fondateur de la Banque des pauvres du Bengladesh

Pour terminer cet article, après l’avis du journaliste qui dénonce la désinformation, j’avais envie d’un avis plus scientifique que journalistique, et Sylvie Simon me semble toute indiquée pour vous narrer de son côté les 10 plus gros mensonges sur la vaccination. Et, bonne surprise, les deux disent la même chose….

« Il existe trois sortes de mensonges : les mensonges, les sacrés mensonges, et les statistiques » Mark Twain

Les vaccins ne sont pas des médicaments et sont destinés à des êtres en bonne santé dans le but de prévenir une maladie hypothétique. Aussi, il serait normal que tout candidat aux vaccins reçoive une information honnête, précise et complète, sur les risques de la maladie dont il veut se protéger, mais aussi sur les risques qu’il court en se faisant vacciner. Or non seulement l’information, quand elle existe est tronquée et falsifiée, mais souvent elle est parfaitement mensongère.
Mais comme l’avait recommandé Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazie, qui connaissait bien la question :
« Répétez un mensonge mille fois, il restera un mensonge ; répétez dix mille fois, il deviendra une vérité »
C’est exactement ce qui se passe dans ce domaine, où des mensonges dix milles fois répétés sont devenus des dogmes qui déclenchent des crises d'hystérie dès lors qu’on ose les remettre en cause.
L’histoire de la vaccination est jalonnée de falsifications, de dissimulations et de mensonges.
Sylvie Simon a opté pour les dix plus gros flagrants, chacun ayant engendré des dizaines de plus petits mensonges.
« Le mensonge est rarement issu par génération spontanée d’une volonté déterminée à l’avance par quelque Machiavel. C’est bien plus souvent un glissement lent et fatal vers une erreur perçue, mais inavouée, l’orgueil se mêlant ici à la cupidité » Thierry Fenoy (avocat au barreau de Châlons-sur-Saône).


MENSONGE N° 1 - Pasteur est un bienfaiteur de l’HUMANITE
« Tous nos problèmes actuels sont l’inévitable résultat de nos brillantes solutions d’hier » Henry Bergman


Bien que l’aventure de la vaccination ait commencé à la fin du XVIIIème siècle lorsque le médecin anglais Edward Jenner entreprit d’inoculer la vaccine, maladie spécifique des bovins, afin de protéger les hommes de la variole ou petite vérole, c’est Pasteur (1822-1895) qui reste le père de la vaccination et c’est avec lui qu’a débuté le long cortège de mensonges.
Cet homme brillant, intelligent et gros travailleur, était un expert en communication et se tenait au courant des travaux effectués par ses pairs. Sa tactique a toujours été la même : il savait reconnaître les bonnes idées mais commençait par les critiquer ouvertement, puis il se les appropriait sans vergogne en prétendant les avoir découvertes.
C’est ainsi qu’il est devenu un bienfaiteur de l’humanité et, surtout, un mythe intouchable.
Le dogme pasteurien est tellement ancré dans les esprits que rien n’a pu encore l’ébranler et les Français idolâtrent encore un imposteur.
D’une part, Pasteur a maquillé les résultats d’expérience qui ne lui étaient pas favorables, ensuite, il s’est approprié certains travaux d’autres chercheurs, dont Antoine Béchamp (1816-1908), l’un des plus grands savants du XIXème siècle, médecin biologiste, naturaliste, professeur de chimie médicale et pharmaceutique à la faculté de Montpellier et professeur de chimie biologique et de physique à l’Université de Paris, puis doyen de la Faculté libre de Lille.
Béchamp a démontré la véracité des vues de Claude Bernard sur la valeur du terrain propre à chaque individu et fut le premier à comprendre la cause microbienne des pathologies infectieuses.
Cependant, son œuvre est à peu près inconnue de nos jours, parce qu’elle a été systématiquement discréditée et falsifiée aux profits des intérêts personnels de Pasteur.
Dès l’école, nous apprenons que Pasteur « a sauvé le petit joseph Meister, mordu à la main par un chien enragé ». À vrai dire, il n’existait aucune certitude que le chien fut enragé car on ne signala aucune autre morsure ; de plus, quand bien même il l’aurait été, le risque pour le jeune Meister était infime, car un animal réellement enragé – ce qui est extrêmement rare – ne transmet la maladie que dans 5 à 15 % des cas.
L’affaire de la rage est l’exemple même des mensonges de Pasteur qui ont été répétés et introduits par ses admirateurs dans la mémoire collective, au point d’être devenus des vérités pour le commun des mortels.
Le vaccin de Pasteur, à base de moelle desséchée, était très dangereux et fut bien vite abandonné, et le jeune Meister a eu beaucoup de chance d’en réchapper.
L’histoire n’a retenu que le succès de ce vaccin, mais a oublié de dire qu’il avait multiplié les décès par la rage
Entre 1869 et 1872, Pasteur a énoncé trois postulats de base erronés qui servent encore aujourd’hui de fondement à la vaccination.
Le premier estimait que l’asepsie règne dans nos cellules : la cellule est propre, tous les microbes sont exogènes (c’est-à-dire qu’ils viennent de l’extérieur) et l’attaquent, et ces germes ont une existence indépendante des organismes vivants.
Le second est que chaque maladie correspond à un agent spécifique, microbe ou virus, contre lequel on peut se prémunir grâce à un vaccin.
Enfin, l’immunité s’obtient par la production d’anticorps en réaction à l’introduction d’antigènes contenus dans le vaccin et ces anticorps confèrent une protection.
Nous savons depuis longtemps que ces postulats sont faux, les découvertes en immunologie les contredisent totalement, mais les vaccinalistes font mine d’ignorer ces travaux.


MENSONGE N° 2 - Il faut ERADIQUER LES microbes et LES virus
« Il est étrange que la science qui jadis semblait inoffensive, se soit transformée en un cauchemar qui fait trembler tout le monde. » A . Einstein


Nous vivons en symbiose avec les microbes et si nous les considérons comme nos ennemis, nous entrons dans une logique de guerre qui met en péril notre système immunitaire.
Les bactéries maintiennent notre équilibre biologique et ne deviennent pathogènes que lors que notre système immunitaire est perturbé et ne remplit pas ses fonctions. Quant aux virus, ils se reproduisent uniquement à partir de leur matériel génétique et ne sont que des parasites des cellules.
Notre corps peut abriter de nombreux virus sans que nous ne soyons malades.
Il est donc essentiel de comprendre que les microbes et les virus ne sont pas des ennemis qu’il faut éradiquer à tout prix et que seul importe le terrain que nous devons préserver de ses véritables agresseurs.
A la naissance, le système immunitaire n’est pas encore complètement élaboré et, pendant les premiers mois, le nourrisson est protégé par les anticorps transmis par sa mère. Cette immunité héritée est remplacée par une immunité personnelle au fur et à mesure que l’enfant rencontre des germes, microbes ou virus, particulièrement grâce aux maladies infantiles.
C’est pour cette raison que les vaccinations apparaissent comme des éléments perturbateurs incontrôlables.
Le Pr J. Tissot, professeur de physiologie générale au Muséum d’histoire naturelle, nous mettait déjà en garde bien avant l’overdose vaccinale actuelle : « L’immunité par vaccination ne s’acquiert qu’en conférant à l’individu la phase chronique de la maladie qu’on veut précisément éviter, phase chronique qui comporte, dans un avenir proche ou très éloigné, de redoutables complications ». Pr J. Tissot (Constitution des organismes animaux et végétaux, causes des maladies qui les éloignent).
De toute manière, les vaccinations ne procurent pas la même immunité que les maladies et les taux d’anticorps évalués après les vaccinations sont généralement inférieurs à ceux qui sont évalués après les maladies.
De plus, l’immunité conférée par la maladie est définitive, ce qui n’est pas le cas pour la vaccination, dont la protection, si protection il y a, est limitée dans le temps, ce qui entraîne un retard dans la survenue des maladies, lesquelles sont beaucoup plus graves chez la population plus âgée, avec une mortalité multipliée par dix.


MENSONGES N° 3 - Les EPIDEMIES ont disparu GRÂCE aux vaccins
« L’opinion actuelle se maintient par la presse, la propagande et les moyens financiers mis à sa disposition ».
Dr Albert Schweitzer

Nombreux sont ceux qui estiment que la plupart des épidémies ont disparu grâce aux vaccinations et qui refusent de mettre en doute leur efficacité. Pourtant, certaines épidémies qui ont ravagé nos pays ont bel et bien disparu sans aucun vaccin, ce que les partisans des vaccins font mine d’ignorer.
Mais lorsqu’on montre les courbes de décroissance des maladies, elles débutent au moment des campagnes de vaccination et non des années ou des siècles plus tôt, ce qui nous permettrait de constater que la diminution de ces maladies a commencé bien avant l’introduction du vaccin. D’ailleurs, la plupart des médecins l’ignorent, et les partisans de la vaccination s’appuient sur ces statistiques, pour la plupart tronquées et donc inexactes, pour « prouver » l’efficacité des vaccins, quand ils ne se bornent pas à la seule affirmation péremptoire que n’étaye aucune sorte de démonstration.
Ils ne se demandent jamais pourquoi ces épidémies ne continuent pas de sévir dans les pays qui n’ont pas pratiqué les vaccinations ou qui les ont abandonnées, tout comme ils semblent ignorer que l’épidémiologie et la presse scientifique internationale attestent que des épidémies se déclarent encore dans les pays où la couverture vaccinale est presque totale.
Les immunologistes s’interrogent sur les poussées épidémiques qui surviennent dans les populations vaccinées contre la rougeole, la polio, la tuberculose, la diphtérie et la coqueluche.
Ce constat est évidemment embarrassant pour eux car, à l’évidence, il s’agit d’une faillite de la vaccination.
Dans Médecine praticienne (N°467), le Pr Lépine constatait à son tour : « Dans plusieurs pays en voie de développement, on s’était imaginé qu’avec une seule campagne de vaccinations, on arriverait à résoudre le problème. Or, dans plusieurs de ces pays, la fréquence de ces maladies a augmenté, allant même jusqu’à quintupler depuis la vaccination »


MENSONGE N° 4 - Vacciner un enfant c’est le PROTEGER
« S’il n’y avait que les vrais malades à soigner, la médecine serait en situation économiquement difficile. Il faut donc convaincre l’ensemble de la population qu’elle est potentiellement malade et vendre des médicaments à ceux qui n’en ont pas besoin » Pr Didier SICARD chef du service interne à l’hôpital Cochin, président du Comité national consultatif d'éthique
Un enfant de parents en bonne santé naît avec un potentiel remarquable et développe progressivement son immunité. Il est parfaitement capable d’affronter l’épreuve des maladies infantiles qu’il ne faut pas redouter autant qu’on le prétend. Les parents anxieux pensent que les vaccinations sont une panacée et qu’elles éviteront les maladies de leurs enfants.
Les vaccinations affaiblissent considérablement le terrain. Les maladies aiguës, incapables de s’exprimer, peuvent se développer de façon larvée, insidieuse, faisant le lit de maladies chroniques souvent graves et inguérissables.
Il ne faut donc pas redouter les maladies infantiles, rester serein, et aider l’enfant à surmonter cette légère épreuve.
Comme le disait déjà Hippocrate : « Le corps fait une maladie pour se guérir »
Il est évident qu’il faut surveiller l’évolution des maladies infantiles afin de ne pas commettre d’imprudences qui pourraient entraîner des complications chez les enfants fragiles ou prédisposés à certaines pathologies. Paradoxalement, ce sont ces enfants qui manifestent les effets secondaires les plus graves après la vaccination.
Les vaccins empêchent parfois l’éclosion des maladies pour lesquelles ils sont prévus, mais ils facilitent l’émergence d’autres maladies, car le terrain est affaibli et se laisse assaillir par des germes qui prolifèrent et deviennent virulents.
Les vaccins de routine effectués dans l’enfance grèvent le patrimoine héréditaire et l’empêchent d’apporter une protection efficace à l’individu pendant toute sa vie.


MENSONGE N° 5 - Les accidents VACCINAUX sont exceptionnels
« Le seul vaccin sûr est un vaccin qui n’est jamais utilisé » Dr James A. Shannon (membre du national Institute of health)
Ce mensonge est monumental. Aucun vaccin n’est jamais sûr à 100%, personne n’oserait prétendre le contraire. Cependant, en France, chaque fois que le Ministère de la santé est attaqué dans le cadre des accidents vaccinaux, il oppose l’absence de lien direct entre la vaccination et l’accident, parlant de simples « coïncidences ».
Comme il est très difficile de démontrer un lien de cause à effet, surtout quand la mauvaise foi s’en mêle, cette complexité aboutit à faire porter aux victimes tout le fardeau de la preuve.
Ainsi les autorités se refusent-elles à enregistrer comme « réactions vaccinales » les accidents malheureux qu’on présume être le fruit du hasard. Faute de preuves juridiquement défendables, nombre de complications vaccinales ne sont pas rapportées officiellement. Il serait plus logique et plus moral que ce soit les laboratoires qui apportent la preuve que leurs substances ne sont pas dangereuses. Mais cela semble impossible étant donné les falsifications, de plus en plus reconnues de leurs essais sur leurs produits.
Nos voisins de la CEE sont beaucoup plus honnêtes dans leur déclaration d’accidents. Aux Etats-unis, depuis 1990, la loi oblige tous les médecins à déclarer les complications vaccinales. Aussi, de 1991 à 1996, on a officiellement enregistré 48743 complications vaccinales...
Alors qu’en France, nos pouvoirs publics clament sur tous les toits que les vaccins ne génèrent pas d’accidents secondaires, surtout chez les enfants.


MENSONGE N° 6 - Le vaccin contre le TETANOS est indispensable
« Quand on a décidé d’être aveugle, l’évidence cesse d’avoir cours » A.Peyrefitte (l’Empire immobile)
Le tétanos n’est pas contagieux, il ne se transmet pas par contact d’individu à individu et- mention particulière – la maladie n’est pas immunisante. Dans son ouvrage La catastrophe des vaccinations obligatoires, le PR J. Tissot, qui n’était pas un gourou de secte, mais un authentique savant comme il y en avait autrefois, posait la bonne question : « puisqu’un malade guéri du tétanos n’est jamais immunisé contre une seconde atteinte, comment un vaccin pourrait-il mieux protéger de la maladie » ?
Le tétanos reste aujourd’hui une maladie grave, mais rare. Environ 50% des malades guérissent spontanément.
On estime que toute plaie, si minime soit-elle, expose au risque du tétanos, ce qui est faux. Il existe, en revanche, des tétanos en l’absence de plaie. Quant au tétanos néonatal, qui atteint le nouveau-né essentiellement dans les pays pauvres, il est dû au manque d’hygiène ombilicale à la naissance.
Il faut donc relativiser les choses et ne pas céder à la panique soigneusement entretenue par ceux qui encouragent la consommation vaccinale. Pourquoi vacciner systématiquement tous les enfants contre une maladie qu’ils ne rencontreront sans doute jamais ? Sous nos latitudes, les enfants n’ont pas de tétanos, alors pourquoi tous les vacciner ?
En matière de prévention, après une blessure, on avait coutume d’administrer de façon préventive du sérum antitétanique, afin de conférer une immunité passive.
Cette pratique est tombée en désuétude en raison de son inefficacité et de ses graves inconvénients, dont on ne parlait guère avant son abandon.
Aujourd’hui, quoi qu’il en soit, on impose systématiquement le vaccin en cas d’hospitalisation pour blessure.
Le tétanos n’est pas une maladie contagieuse susceptible de provoquer des épidémies, il est très difficile d’établir des courbes significatives d’évolution.
Ce sont les pays où la vaccination est le moins pratiquée qui présentent le moins de cas de tétanos. Il se trouve que la France détient le record de cas de tétanos après le Portugal, les deux seuls pays d’Europe où cette vaccination est obligatoire.
Pour qu’il y ait tétanos, il faut absolument que ces spores se retrouvent dans un tissu en anaérobiose. La multiplication bactérienne du tétanos ne peut se faire dans des tissus sains normalement oxygénés, car la présence d’oxygène dans les tissus vascularisés entraîne instantanément la mort des bactéries. Il est donc impossible de trouver le bacille du tétanos dans les tissus normaux, bien irrigués.
C’est pour cette raison que la plupart des piqûres ou blessures septiques n’entraînent pas la maladie. C’est pour cela aussi que le tétanos menace davantage les gens âgés, car leurs tissus sont parfois mal vascularisés, nécrosés, atteints de phlébite et de mauvaise circulation.
La vaccination antitétanique est dirigée contre la toxine secrétée par le bacille, mais pas contre le microbe.
Le Dr Méric précise : « Le système immunitaire se trouve entièrement dans la circulation sanguine, dans le sang. Aussi bien, les cellules qui forment les anticorps que les anticorps eux-mêmes appartiennent à ce monde aérobie.
Tout le langage du système immunitaire appartient à ce monde aérobie. Le transport des anticorps se fait entièrement et uniquement dans la circulation sanguine et lymphatique, c’est-à-dire en aérobiose. Les plaies tétanigènes sont nécessairement et obligatoirement anaérobies donc les microbes et la toxine du tétanos et les anticorps antitoxines ne peuvent se rencontrer »
D’après lui, il est absolument impossible que les anticorps rencontrent le bacille ou sa toxine, ce qui semble imparable.
De la sorte, le vaccin contre le tétanos n’est pas du tout efficace, mais il peut toutefois être responsable de sérieux et nombreux désordres post-vaccinaux.
Les traitements non officiels reposent sur le chlorure de magnésium dont on connaît l’efficacité dans les états infectieux (diphtérie, tétanos, polio) grâce aux travaux du Dr Neveu, élève du PR Delbet. Le Dr Neveu avait rédigé un rapport sur les guérisons qu’il avait obtenues chez des personnes atteintes de diphtérie et le Pr Delbet voulut présenter ce rapport à l’Académie de Médecine, mais il se heurta à une opposition farouche de la part du corps médical.
Dans une lettre au Dr Neveu, en date du 16 novembre 1944, il révélait : « La publication de ma communication du 20 juin est définitivement refusée. Le Conseil de l’Académie a trouvé après 6 mois de réflexion, l’argument suivant : en faisant connaître un nouveau traitement de la diphtérie, on empêcherait les vaccinations et l’intérêt général est de généraliser ces vaccinations. »
Voilà un exemple flagrant de mensonge par omission : les chercheurs indépendants qui trouvent des solutions efficaces et peu coûteuses, mais qui s’écartent de la voie autorisée, sont condamnés au silence.
Il ressort de ce rapport que l’Académie de Médecine a décidé délibérément d’étouffer un traitement qui aurait pu sauver des milliers de vie, mais qui aurait risqué de concurrencer les vaccins. Voilà qui donne une idée des puissants intérêts qui dictent sa conduite à l’Académie.


MENSONGE N° 7 - EVITEZ la grippe en vous faisant vacciner
« L’opinion actuelle se maintient par la presse, la propagande et les moyens financiers mis à sa disposition. » Albert Schweitzer
Chaque année à l’automne, les médias payés par l’industrie pharmaceutique lancent des campagnes publicitaires pour inciter les personnes âgées à se faire vacciner contre la grippe. Et pour mieux attirer le consommateur, ils prétendent que c’est gratuit. Voilà déjà un premier mensonge, car tout le monde sait que rien ou presque n’est gratuit ici-bas, et que les laboratoires ne sont pas des mécènes. Les vaccins « gratuits » sont évidemment payés par les usagers sous forme de prélèvements de la Sécurité Sociale.
Mais tout cela ne serait pas trop grave si ce vaccin était efficace.
En 1993, la Caisse d’Assurance Maladie de Loire-Atlantique a voulu étendre le bénéfice de la vaccination gratuite à 43000 assurés sexagénaires, et dû arrêter l’expérience en constatant qu’à cet âge les vaccinés consultaient plus et dépensaient plus que les non-vaccinés. Et le journal Libération du 11 octobre 1994 titrait : « les vaccinés contre la grippe coûtent plus cher à la Sécu ».
L’article précisait : « Les vaccinés consomment plus de médicaments que les non-vaccinés. En novembre et décembre 1993, ils ont dépensé 23% de plus que les non-vaccinés (en consultation, visites, pharmacie). Quant à l’efficacité du vaccin, elle reste difficile à évaluer. »
D’ailleurs, très peu de médecins sont vaccinés contre la grippe. Ils sont bien placés pour savoir que ce vaccin est inutile.
Le Dr Anthony Morris, virologiste et ancien chef du contrôle des vaccins qui travaille avec la FDA, est catégorique : « Il n’existe aucune preuve que le vaccin contre la grippe soit utile. Ses fabricants savent bien qu’il ne sert à rien, mais continuent néanmoins à le vendre. »
Non seulement ce vaccin protège peu ou pas du tout, mais les mises en garde provenant de médecins ou de revues médicales réputées sont très nombreuses.
D’ailleurs, on recommande de faire au préalable un test cutané en milieu hospitalier sous surveillance, à proximité d’une unité de soins intensifs, avec de l’adrénaline à portée de main et un personnel médical et paramédical entraîné, ce qui n’est jamais fait, mais prouve la dangerosité du vaccin.
Parmi ses nombreux effets secondaires, il faut citer des péricardites aiguës, des problèmes cardiaques (infarctus), et des pathologies neurologiques : encéphalites, myélopathie, occlusion de la veine centrale de la rétine, paraplégie, radiculite, et la liste est loin d’être exhaustive.
Les recherches du Dr Hugh Fudenberg, fameux immunologiste américain, l’ont amené à établir un lien entre les vaccinations régulières contre la grippe et un risque croissant de la maladie d’Alzheimer.

 
MENSONGE N° 8 - L’HEPATITE B est TRES dangereuse et s’attrape par la salive
« L’ignorance est la mère de tous les maux » Rabelais
C’est par un mensonge, qu’a été lancée la campagne éhontée en faveur de la vaccination contre l’hépatite B, dont la publicité a dépassé de très loin les arguments utilisés pour vendre du Coca-Cola.
Ce fut le premier mensonge, mais pas le dernier, loin de là ! Dès lors, les mensonges se sont succédés à une cadence rarement égalée auparavant dans le domaine de la santé.
Ainsi, Philippe Douste-Blazy, alors ministre de la Santé du gouvernement Balladur, n’a pas hésité à avancer les chiffres les plus farfelus, sans aucune base scientifique, mais qui avaient évidemment été soufflés par les marchands de vaccins : « L’hépatite B ce sont 40000 contaminations par an, touchant principalement les jeunes », osa t-il affirmer à Libération le 4 septembre 1994. Pouvait-il ignorer que les estimations officielles (Réseau National de la santé) se situaient autour de 8000 ?
Le Dr Christian Spitz, pédiatre et psychologue chargé de « l’information », n’a pas hésité à affirmer que 4 milliards d’individus étaient touchés par le virus. L’esprit critique aurait à ce point déserté la France ? Ce chiffre qui représente 70% de la population mondiale, devait effectivement affoler tout le monde, jeunes et vieux ! Cependant, personne n’a semblé relever l’énormité du mensonge, pas une seule voix ne s’est élevée pour protester officiellement. « Plus c’est gros plus ça passe », selon le dicton !
On peut aussi juger de la qualité des informations données aux adolescents en prenant connaissance d’une note interne, lumineuse, du laboratoire Pasteur-Mérieux :
« Sur le marché de la vaccination, les adolescents sont un segment très porteur… Il faut dramatiser… faire peur avec la maladie ».

A lui seul, cet aveu aurait dû provoquer une remise en question du vaccin, puisque la « nécessité de vacciner » a été basée sur ces informations qui relèvent de la publicité mensongère.
Et c’est le laboratoire Pasteur-Mérieux MSD qui s’est chargé d’informer les médecins généralistes, avec toute l’objectivité qu’on peut attendre de quelqu’un qui est juge et partie. Dans cet élan, le laboratoire n’a pas hésité à éditer une plaquette affirmant : « la salive est un important vecteur de la contamination »
Avec la bénédiction du ministre de la Santé, les laboratoires Smithkline Beecham se sont alors introduits au sein des établissements scolaires pour y imposer, par la peur, un vaccin non obligatoire, mais que chacun croyait tel... Car aucun des tracts n’a jamais mentionné que la vaccination était seulement conseillée et non obligatoire.
En fait, cette OPA a été une parfaite réussite puisqu’au cours de l’année 1995, on a vacciné autant de personnes que pendant les quatorze années précédentes.
Avant toute campagne de vaccination, la fréquence de l’hépatite B était déjà réduite de 90%, principalement grâce au retrait des lots de sang contaminé. Et de cela, on s’est bien gardé de parler durant la campagne.
Dans un de ses dépliants, le laboratoire SBK n’hésitait pas à écrire : « l’hépatite B tue plus de personnes en un jour que le sida en un an » ! Ce mensonge a été imprimé et distribué à des centaines de milliers d’exemplaires dans les collèges et les lycées.
Le Dr Bruno Donatini a mené une étude sur l’hépatite B . Ses estimations sont bien différentes de celles diffusées par les laboratoires et répétées par les organismes publics.
Le Dr Donatini estime que le risque d’hépatite grave chez un sujet français « normal » est de l’ordre de 1 pour 50 millions alors que le risque d’accident grave est très élevé. Mais cela, personne ne l’a jamais dit officiellement. Et personne, non plus, n’a jamais avoué que le nombre de victime de la maladie est bien loin d’atteindre celui des méfaits de l’alcool, mais il n’existe pas de vaccins contre l’alcoolisme, aussi en parle-t-on moins.
Soyons sérieux. Etant donné que l’incidence de la maladie avait diminué de façon spectaculaire bien avant la vaccination (douze fois moins de cas en 1992 qu’en 1978), on ne peut que s’inquiéter d’apprendre que les chiffres pour l’hépatite B ont doublé en dix ans. Dans ce cas, il faut surtout éviter de continuer à vacciner qui que ce soit .


MENSONGE N° 9 - Il n’existe aucun lien entre le vaccin contre l’HEPATITE B et la SCLEROSE en plaques
« Les médecins apprennent à nos risques et périls. Ils expérimentent et tuent avec une impunité souveraine et le médecin est le seul qui puisse donner la mort. » Pline l’ancien (Histoire naturelle)
Ce leitmotiv qu’il n’existe aucun lien entre ce vaccin et la sclérose en plaques est le principal argument des fanatiques du vaccin, mais, outre cette redoutable maladie, les accidents couvrent un éventail d’une soixantaine d’autres pathologies. Bien avant cette campagne mensongère, la liste des complications signalées était déjà impressionnante : poussées de sclérose en plaques, syndromes de Guillain-Barré, névrites optiques, paralysies faciales, myélites aiguës, lupus érythémateux, polyarthrites, péricardites, uvéites postérieures, urticaire, érythème polymorphe, lichen plan et bien d’autres.
En 1994, le Lancet (Vol.344) avait dénoncé : « La vaccination contre l’hépatite B a été associée à une exacerbation ou même un déclenchement de maladies auto-immunes telles que des scléroses multiples ou des syndromes de Guillain-Barré ». Ainsi, contrairement à ce qu’on prétend, les problèmes liés à la toxicité de la vaccination contre l’hépatite B ne sont pas réservés à la France ?
Le Dr Laurent Hervieux résumait clairement la situation dans le N° spécial de l’Impatient de mai 1997 consacré aux hépatites : « Le vaccin contre l’hépatite est composé d’un antigène HBS dont la structure est partiellement commune avec la myéline qui entoure les nerfs. Les anticorps fabriqués par l’organisme arrivent à confondre les deux et à attaquer la myéline, d’où les complications neurologiques enregistrées avec cette vaccination. »
L’expert, le Dr Marc Girard, a découvert un rapport de la direction générale de la Santé (DGS), du 15 février 2002, selon lequel ces vaccins auraient produit « la plus grande série d’effets indésirables recueillis en pharmacovigilance depuis sa naissance en 1974 », alors que tous nos responsables de la santé persistent à affirmer qu’il n’y en a pratiquement pas.
Dans la littérature internationale, on note également une multiplication récente des articles sur la sclérose en plaques chez l’enfant, maladie exceptionnelle auparavant. Ce risque vaccinal chez l’enfant a également été confirmé par un article publié en 2001 dans les Annales épidémiologiques.
A la suite de ces parutions, les laboratoires ont réagi car, en 2003, les journaux français ont annoncé que des études indépendantes avaient totalement innocenté le vaccin. En vérité, ces deux études, réputées « indépendantes » furent initiées et en partie financées par les fabricants de vaccins, la première par Aventis-Pasteur, et la seconde par Merck qui est, par hasard, associé de Pasteur-Mérieux.
Les marchands de vaccins avec nos instances de santé, n’hésitent pas à proclamer que les accidents survenus après la vaccination relèvent de la pure coïncidence et que les liens que les malades cherchent à établir n’ont aucun fondement scientifique.
En outre, ils continuent à claironner qu’il n’existe « aucun accident » chez les enfants de moins de six ans, alors qu’il n’y a aucune raison pour que le pourcentage de mortalité après ce vaccin, pour cette tranche d’âge, soit en France inférieur à celui des Etats-unis. D’ailleurs le Revahb possède plusieurs dossiers concernant des accidents survenus chez des nourrissons, d’autres associations en détiennent également.


MENSONGE N°10 - L’autisme n’a aucun rapport avec les vaccinations
« Lorsque nous laissons au gouvernement le pouvoir de prendre des décisions médicales à notre place, nous acceptons tacitement que l’Etat soit le propriétaire de notre corps » Dr Ron Paul, sénateur américain et médecin gynécologue
L’autisme se manifeste en général au cours des trois premières années, période pendant laquelle les enfants subissent de nombreuses vaccinations. Serait-ce un des curieux « hasards » qui jalonnent le parcours des vaccins ?

Les cas d’autisme se sont multipliés depuis une trentaine d’années.
Alors qu’aux Etats-Unis on avait détecté seulement une poignée de cas les années quarante, vingt ans plus tard, après la généralisation du vaccin diphtérie-Tétanos-coqueluche et l’arrivée du vaccin contre la rougeole, les consultations pour des cas d’autisme devinrent de plus en plus fréquente, et elles ont décuplé avec l’introduction du ROR et du vaccin anti-hépatite B. A présent les scientifiques sont très inquiets.
S’agit-il d’une simple coïncidence, qu’avant l’introduction de ces vaccins, il y a eu si peu de cas et qu’ils se soient multiplié plus de dix fois depuis la vaccination ?
Comment se fait-il qu’on ne cherche pas à approfondir les études sur ces coïncidences temporelles ?
Comment se fait-il que les pouvoirs discréditent toute étude sérieuse mettant en cause la toxicité des vaccins alors qu’ils tiennent compte et plébiscitent certaines études simplistes et non rigoureuses pour les promouvoir ?
Pourquoi les accidents relèvent-ils toujours de coïncidence ?
Pouvoirs publics, médecins, et médias persistent à répéter la même rengaine : « Le vaccin reste la meilleure protection contre la maladie et cette maladie est fréquente et parfois mortelle », alors que les rougeoles sont rarissimes et parfaitement bénignes en Europe, dans les familles qui nourrissent correctement leur enfant.
Les mensonges que nous dénonçons concernent tous les pays de la planète. Ainsi, lorsque débutèrent les premières vaccinations ROR au Japon, le Ministère de la santé signala les effets indésirables dans un cas sur 200 000. Quelques années plus tard, ayant « révisé » les chiffres, le même ministère annonçait un accident pour 3000 vaccinés. Les statistiques ayant été à nouveau « révisées », il fut reconnu un accident pour 1 300 vaccinés, chiffre étrangement différent de ceux précédemment publiés.
Mais en France, nous n’avons aucun problème avec le ROR et l’on continue à administrer ce vaccin et à l’exiger pour l’admission en crèche.
Dans le domaine du mensonge, nos «experts » restent imbattables ! leurs discours insultent l’intelligence et s’apparente à un faux témoignage.
Quand demandera-t-on des comptes à ces spécialistes en rappelant leurs responsabilités ? demande le Professeur Jacques Testart, biologiste réputé.

POUR CONCLURE
«
Ce n’est pas le rôle du gouvernement d’empêcher le citoyen de tomber dans l’erreur ; c’est le rôle du citoyen d’empêcher le gouvernement de tomber dans l’erreur »
Robert Houghwout Jackson Président du Tribunal de Nuremberg (1945)

Le dogmatisme médical pourrait être comparé aux pratiques de l’Inquisition qui brûlait tout ce qui dépassait son entendement ou risquait de mettre en péril l’hégémonie de l’Eglise Catholique.
Dans notre pays où Voltaire et Diderot ont théoriquement détrôné la superstition et le fanatisme, la sagesse n’est guère de mise et les lavages de cerveau qui vont bon train causent des dégâts irréparables. Il serait grand temps de nous réveiller et de secouer le joug des idées reçues. Il serait grand temps de penser par nous-mêmes, au lieu de laisser aux « experts » le soin de le faire à notre place.
Devant la puissance financière des laboratoires, leur mainmise sur la politique de santé, sommes-nous condamnés à développer une certaine désobéissance civique ? Refusant aux Pouvoirs Publics le droit de nous imposer ces vaccins inutiles et dangereux au nom de la solidarité publique. Pourquoi ne pas utiliser cette arme que n’apprécient ni les fabricants de vaccins, ni les gouvernements, en attendant qu’une évolution législative respectueuse des droits de l’homme et de la liberté des citoyens s’instaure ?


Pour mieux désobéir et résister, il est prudent d’adhérer à des associations de consommateurs de santé, puisqu’il est bien connu que l’union fait la force.


BIBLIOGRAPHIE
Livres sur la vaccination qui ont pour auteur Sylvie SIMON
Vaccinations l’overdose Editeur déjà 1999
Déjà vacciné, comment s’en sortir ? (avec le Dr André BANOS) Déjà 2000
Faut-il avoir peur des vaccinations (ouvrage collectif) Déjà 2000
Vaccin hépatite B, les coulisses d’un scandale (avec le Dr Marc VERCOUTERE) MARCO PIETEUR 2001
Les 10 plus gros mensonges sur les vaccins DANGLES 2005 (3ème livre d’une collection « les 10 plus gros mensonges »)
Livres sur la santé
Le réveil de la conscience avec Jacqueline BOUSQUET – Editeur TREDANIEL 2003
Information et désinformation – TREDANIEL 2004
La dictature médico -scientifique – FILIPACCHI – 1997
Exercices illégal de la guérison – MARCO PIETTEUR – 2202
Autres livres sur les vaccinations
Vaccinations, les vérités indésirables – Michel Georget DANGLES – 2000
Vaccinations, erreurs médicales du siècle – Dr Louis de Brouwer Louise Courteau – 1997
Le dossier noir du vaccin contre l’hépatite B – Lucienne Foucras Editions du Rocher – 2004
Vaccination, la grande illusion Bickel (s’adresser à René Bickel, 116 rue de Mittelwihr 68150 OSTHEIM – Tél/Fax : 03 89 47 83 06
Pour en finir avec Pasteur – Dr Eric ANCELET – Marco Pietteur – 1998
Constitution des organismes animaux et végétaux, causes des maladies qui les atteignent – 3 vol. Pr. J. TISSOT – Laboratoire de physiologie générale – PARIS
Dr CHAUFFAT François, vaccinations : le Droit de choisir – Jouvence 2001
Dr COUZIGOU Yves, la longue traque de la variole – Perrin 1986


http://corsair31.spaces.live.com/blog/cns%2136F934FAF2838E8%21703.entry

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 03:59
Des faits troublants comme dirait Bigard
Première partie non issue du travail de Eric Laurent, mais issue de BobGratton. Cette précision fait suite à la remarque d'un lecteur qui cherche à faire supprimer cet article.

Deux agents d'une société israélienne ont reçu un message deux heures avant les faits.
Des rumeurs disent que les juifs ont été prévenus, des lobbyistes disent que non...

J'ai donc cherché concrètement combien de victimes sont juives parmi les 3000 de cet attentat.

Le seul nombre à peu près sérieux, je l'ai trouvé sur
Wikipedia, qui parle d'une liste "partielle" de 76 juifs communiquées par le US state department.
Liste "partielle", mais apparemment définitive, et introuvable qui plus est, voici donc la
liste des victimes.

Mise à jour du 06 septembre 2009 -

Cet article a fait dire beaucoup de choses, notamment que dans le même paragraphe de Wikipédia, il est dit que "le nombre de juifs morts lors des attaques serait estimé entre 270 et 400" mais cette affirmation ne repose sur rien. Elle multiplie les références pour se donner du crédit, mais quand on suit chaque référence, cela ne mène nulle part. La note 125 parle d'une "étude" sans citer sa source. La note 126 pointe sur un document inexistant. La note 127 pointe sur une propagande sioniste sur l'éternel antisémitisme qui mélange les années 30, l'holocauste des juifs bla bla bla, et l'auteur sort de son chapeau le nombre de 500 sans évidemment préciser d'ou ça vient. Et la note 128 pointe aussi sur un document inexistant.
Donc, on en revient aux 76 à défaut d'éplucher la liste des victimes ou d'un document officiel vérifiable.
Si quelqu'un a un document SERIEUX, une étude vérifiable et non communautaire à ce propos, je suis preneur.
- fin maj 06 sept. 2009.


Mise à jour du 08 septembre 2009 -
Les références des notes évoluent sur Wikipedia, c'est normal. Les notes 126 à 128 sont maintenant les notes de 97 à 100. Ca risque d'évoluer... donc il faut adapter en fonction.
-fin maj 08 sept. 2009.

Donc résumons les FAITS CONCRETS :

76 victimes juives (?) sur 3000 victimes, ça fait 2.5%.
A new York, la proportion de la population juive est de
25% (dont 12% d'ashkénazes) d'après Wikipedia.
Ces tours abritaient une forte concentration d'établissements financiers, où les juifs sont très fortement représentés, ce n'est un secret pour personne.

Comment expliquer alors concrètement le peu de victimes juives (même si c'est encore trop) ?
Et apparemment, personne ne l'explique, tout le monde tourne autour du pot, et dès qu'on pose la question, on se fait évidemment traiter "d'antisémite" par ceux que la vérité gène.
Heureusement qu'il n'y a pas de loi mémorielle sur le sujet !

Mise à jour du 10 septembre 2009 -
Des précisions concernant le nombre 76 sur le site de Jean Pierre Petit :
9/11: Des Juifs travaillant dans les tours avaient-ils été prévenus ?
-fin maj 10 sept. 2009.



Autre fait "troublant" !
Deuxième partie, retranscription exacte de la vidéo dailymotion concernant l'interview de Eric Laurent sur France 2. Eric Laurent confirme ce que nous savions pour le coup de téléphone reçu deux heures avant.

Pendant les attentats, il y a eu un nombre extraodinairement élevé de transactions financières au moment ou les tours brûlent... Les analyses des disques carbonisés par une société allemande concluent à un gigantesque délit d'initié et ont communiqué, je cite "je pense qu'on saura effectivement qui sont les responsables", et le FBI a bloqué les choses...

Vidéo Eric Laurent sur le site


http://cristos.over-blog.com/article-34538805.html


Eva :

Donc, on accuse les Musulmans.

Or, l'attentat se serait produit un jour de shabbat. Les Musulmans, s'ils sont les auteurs des faits, ont-ils voulu épargner les Juifs le 11/9 ? Difficilement concevable.

Alors, pourquoi cet attentat un jour de shabbat ? Pour épargner les citoyens juifs, les Israéliens ? Qui peut avoir eu cet intérêt ? Sinon les intéressés eux-mêmes  ? A chacun de répondre...


  
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 06:39
 16, 2009 par fonzibrain

280206bushbinladen

les faux amis.


Ben Laden aux Américains:Libérez-vous de la peur,des néoconservateurs,du lobby juif

Le Président d' Iran a été sali dans les Médias, lors de son discours de Durban, alors que celui-ci était très respectable - tiersmondiste ! Et maintenant, on se gausse de Ben Laden, alors que manifestement, là, il a dit des choses très censées... Eva


L’humanité est le seul journal qui a relevé cette nouvelle et pris la peine de parler du discours et non de Ben laden :
la proposition inattendue de Ben Laden Dans une « déclaration au peuple américain »


le chef d’al-Qaida se dit disposé à réagir favorablement
Washington arrêtait les guerres d’Irak et d’Afghanistan.

Dans un message vidéo, adressé au « peuple américain », Oussama Ben Laden a usé d’un ton inhabituel, dans un registre plus politique (et donc moins religieux), qui n’est pas le sien. « Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néoconservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus : votre propre sécurité ou celle des Israéliens (…) si vous optez pour votre sécurité et choisissez d’arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option. » Le chef d’al-Qaida, qui a choisi de mettre ses habituelles diatribes politico-religieuses au placard, fait observer aux Américains qu’en élisant Obama, ils n’ont fait que « changer les visages à la Maison-Blanche (…) l’amère vérité, poursuit-il, est que les néoconservateurs continuent à projeter leur ombre pesante sur vous ». Et dans le cas où Washington ne mettrait pas fin à sa guerre en Irak et en Afghanistan, Ben Laden avertit qu’il n’aura « d’autre choix que de poursuivre la guerre d’usure » contre les États-Unis, « sur tous les fronts possibles, de la même manière » que contre l’Union soviétique « pendant dix ans, jusqu’à son démantèlement » !

Visiblement, bien qu’il ne s’agisse pas d’une vraie vidéo – la dernière remonte à septembre 2007 – mais d’un message audio où l’on ne voit qu’une image fixe de Ben Laden pendant la diffusion de sa « déclaration au peuple américain », le chef d’al-Qaida a voulu se rappeler aux bons souvenirs de ses détracteurs. Un, pour démentir les rumeurs circulant sur la toile sur son décès des suites d’une longue maladie. Deux – et c’est le plus important – Ben Laden veut faire savoir qu’il reste un acteur de la crise pakistano-afghane, et c’est à ce titre qu’il fait cette proposition inattendue de cessez le combat si Washington renonçait à la guerre. Partant de là, la question est de savoir s’il s’agit d’un repositionnement stratégique d’al-Qaida et, dans ce cas, s’il ne vise pas à faire barrage aux tentatives de Washington de trouver des interlocuteurs parmi les talibans afin de sortir de l’enlisement qui se profile à l’horizon. Quoi qu’il en soit, cette dernière sortie de Ben Laden prouve au moins une chose : qu’au sein d’al-Qaida, ça discute sec !

Hassane Zerrouky
L\'humanité

C’est pas délirant de voir ben laden en analyste de politique internationale et surtout proposant la paix !

” Il est temps de vous libérer de la peur et du terrorisme idéologique des néoconservateurs et du lobby juif, et de vous demander ce qui vous importe le plus : votre propre sécurité ou celle des Israéliens (…) si vous optez pour votre sécurité et choisissez d’arrêter les guerres, nous serons disposés à réagir favorablement à cette option. »

c’est vrai que ça change des censés discours habituels plein de haine,il y doit y avoir plusieurs ben laden,un faux de la cia (la fausse vidéo) et le vrai qui parfois dis des choses comme le faux,c’est pour ça que c’est un peu dure à compprendre ou alors il est bi polaire,lol !

mais peut être aussi que ce message est une psyops pour affaiblir les djihadistes ou les diviser.

enfin bref,en tout cas ,c’est vraiment marrant que des millions d’occidentaux partagent la même analyse que Ben Laden.

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 06:23

psychose-grippe

OMS FLAGRANT DÉLIT DE PROPAGANDE DE LA PEUR,ELLE NOUS ANNONCE AVEC PERTE ET FRACAS QUE 40% DES DÉCÈS SONT DES PERSONNES EN BONNE SANTÉ ALORS QUE LA DASS DIT HUMBLEMENT QUE 1 DÉCÈS SUR 2 DE LA GRIPPE SAISONNIÈRE SONT DES PATIENTS EN BONNE SANTÉ ! c’est incroyable comme ils se foutent de nous !

Grippe,manipulation OMS,médias,gouvernement - Immunité labos en France


Je remercie le journaliste de Ouest france pour avoir diffusé cette nouvelle,maintenant la mascarade est démasquée,le foutage de gueule,la volonté de faire peur afin de manipuler les gens pour se faire vacciner est mis à jour.

En plus grâce à l’emission dégénérée du dégénéré
ruquier ruquier,nous avons appris que ” des représentants en excercice de deux géants du vaccin Novartis et GlaxoSmithKline faisaient partie du comité d’experts qui a décidé du passage à l’alerte pandémique.”

Enfin bref,voila l’article :

Un homme de 26 ans est décédé, dimanche, à Saint-Étienne. Une autopsie devrait confirmer, aujourd’hui,qu’il ne souffrait d’aucune autre affection. Ce serait le premier cas de ce type en France métropolitaine.

Il s’est présenté samedi, vers 18 h, aux urgences du CHU de Saint-Étienne (Loire), avec « des symptômes grippaux et de grosses difficultés respiratoires ». Il est tombé dans le coma, deux heures après son admission. Malgré un traitement au Tamiflu et aux antibiotiques, et « des prises en charge lourdes de suppléance respiratoire », il est décédé, dimanche, au service de réanimation. Il avait 26 ans, habitait Saint-Étienne et n’avait pas d’autres maladies connues.

« Sous réserve des résultats d’examens bactériologiques et d’une autopsie actuellement en cours », il s’agit du « premier cas enregistré en France métropolitaine d’un patient décédé atteint par la grippe H1N1 qui ne souffrait pas, par ailleurs, d’une affection associée », a déclaré le directeur de la Ddass de la Loire, Gilles May-Carles. Les quatre précédents décès en France métropolitaine étaient associés à des pathologies graves, selon l’Institut national de veille sanitaire (InVS). Sur l’ensemble du territoire national, le dernier bilan fait état de onze décès.

3 205 décès dans le monde

Il ne s’agit pas d’une situation exceptionnelle, ajoute toutefois la Ddass, « dans la mesure où les cas mortels de grippe saisonnière touchent près d’une fois sur deux des patients en bonne santé ».

Jusqu’au 11 septembre dernier, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) avait recensé, dans le monde, « au moins 3 205 décès » depuis l’apparition du virus H1N1 en mars-avril dernier. « 40% des cas de maladie les plus graves, ainsi que des cas mortels frappent des personnes qui sont considérées comme généralement en bonne santé », explique Sin Lun Tam, un expert de l’OMS.
Ouest france


SERIEUSEMENT,C’EST PAS DÉLIRANT DE LIRE çA ” Il ne s’agit pas d’une situation exceptionnelle, ajoute toutefois la Ddass, « dans la mesure où les cas mortels de grippe saisonnière touchent près d’une fois sur deux des patients en bonne santé »,quand l’OMS nous dit la même chose comme si c’était super grave.

Ils veulent vacciner les gens en bonne santé,super comme ça après on sera tous en mauvaise santé !

En fait c’est pas marrant,ça craint énormément,on fait peur aux gens pour rien,puisque la grippe est la même,d’ailleurs dans l’emission de ruquier,le docteur député Debré a dit qu’il y aura moins de mort par la grippe A que les 5 à 7000 mort de la grippe saisonnière !

Ils veulent nous vacciner,tout est fait pour faire peur aux gens,si vraiment une vaccination sur toute la population est exigée,cela devra être perçu comme une agression contre notre intégrité physique,puisque cette vaccination n’est en aucun cas nécessaire.

Honnêtement,je ne vois vraiment pas comment la vaccination pourra être obligatoire,il semblerait que la contestation active soit passée d’internet vers les médias traditionnels,que ce soit france 5 ,france 24,france deux,canal,et surement ailleurs sans que je n’aie pas vu

regardez bien le manipulateur de la fin ou cet homme que je ne connais pas dit “on aime avoir peur,on aime le catastrophisme,on demande des choses comme ça “

Regardez comme on fait passer la responsabilité de l’état,qui a un intérêt à avoir une population affolée,ayant peur,et qui soit facile à manipuler(lire la doctrine du choc de naomi klein),vers l’individu,c’est incroyable comme manipulation,je ne sais pas si il fait exprès,ou si il est lui même conditionné et répète ce qu’il a déja entendu,mais soyez certain que le message est passé,des millions de gens vont accepter cette idée sans la déconstruire et tenter de comprendre ce que cela signifie,et ils vont s’appropier cette idée;la répéter et l’intégrer interieurement,ils diront ” je pense ” lol,je vous jure,beaucoup sont comme des animaux,et encore,je pense qu’il y a plus d’entraide chez les animaux que chez certains humains.Mais il ne faut pas les mépriser,ce n’est pas uniquement de leurs faute,tout est fait pour les rendre stupide,c’est une gigantesque entreprise de manipulation mentale via tous les médias,mais aussi un empoisonnement physique avec le fluor dans l’eau,les chemtrails, les ondes wi fi,les vaccins et que sais-je encore.

Il faut clairement expliquer aux gens,leurs donner les faits,les sources,tout est la devant nous,une fois de plus.Mais aujourd’hui c’est tellement dingue le bordel qu’ils font avec cette grippe,qu’il faut tout faire pour les contrer et sans violence puisque toutes les preuves existent.

L’oms ment ou fait du sensationnalisme pour rien,cette grippe est comme les autres,il n’est donc pas nécessaire de se faire vacciner.Basta,il n’y a rien à ajouter.Et toute action étatique ou mondiale obligeant à vacciner les populations sera ressenti comme une déclaration de guerre au peuple.(insoumission non violente)
Nous resterons en quarantaine chez nous,mais nous ne nous ferons pas vacciner.

Regardez par exemple comment le figaro reprend la campagne de peur de l’OMS,c’est pitoyable et criminel,pas une seule fois ils disent que la grippe saisonnière et la grippe A ont les mêmes taux de mortalité des patients en bonne santé.


http://fonzibrain.wordpress.com/2009/09/16/oms-flagrant-delit-de-propagande-de-la-peurelle-nous-annonce-avec-perte-et-fracas-que-40-des-deces-sont-des-personnes-en-bonne-sante-alors-que-la-dass-dit-humblement-que-1-deces-sur-2-de-la-grippe-sa

septembre 15, 2009 par fonzibrain





murgraffitisqu3


Le monde parle enfin de l’immunité des labos US, avec trois mois de retard,ET MENT EFFRONTEMENT EN DISANT QU’EN FRANCE LES LABOS NE BÉNÉFICIENT PAS D’UNE TELLE IMMUNITÉ, ALORS QUE C’EST FAUX, ILS SONT COUVERTS LORSQUE C’EST LE GVT QUI LE DEMANDE,  ET LÀ IL LE DEMANDE.



Depuis le 15 juin, ils bénéficient en effet d’une immunité juridique accordée par le gouvernement américain, dans le cadre d’une législation sur la préparation et les urgences publiques (PREP Act). Récemment disparu, le sénateur démocrate Ted Kennedy estimait que le PREP Act représentait un cadeau pour l’industrie pharmaceutique et en avait demandé le retrait.

Le 15 juin, la secrétaire d’Etat à la santé et aux services sociaux, Kathleen Sebelius, a signé un amendement à une “Déclaration” de 2007 prise dans le cadre du PREP Act. La pandémie grippale étant considérée comme une “urgence de santé publique”, le document étend l’immunité juridique aux individus (en dehors de fautes professionnelles délibérées) et aux entités impliqués à toutes les étapes du développement des vaccins contre la grippe A (tests, fabrication, distribution, prescription, administration, utilisation…).

Le PREP Act avait été adopté par le Congrès et signé par George Bush en décembre 2005. Il a déjà été invoqué à l’occasion des attaques à l’anthrax, contre le botulisme, la varicelle, le syndrome d’irradiation aiguë. Le texte signé par Mme Sebelius s’inscrit dans cette même démarche. Il amende une déclaration du 26 janvier 2007 qui protégeait à l’identique les individus et les entités vis-à-vis d’effets indésirables des vaccins contre le virus de grippe aviaire H5N1, élargie ensuite à d’autres virus grippaux susceptibles de provoquer une pandémie.

La Déclaration s’applique d’une manière générale du 1er décembre 2006 au 28 février 2010, sauf dans le cas du virus A (H1N1), où la période d’application va du 15 juin 2009 au 31 mars 2013. Le site officiel du gouvernement américain sur la grippe (www.flu.gov) confirme que la protection juridique concerne bien les fabricants de vaccins.
le monde

Et l’auteur Paul Benkimoun rajoute :
” En France, les dispositions offrant une protection en matière de responsabilité civile s’appliquent aux professionnels de santé volontaires pour participer à la campagne de vaccination prévue par le gouvernement et qui seront couverts dans le cadre juridique de la réquisition. Elles ne couvrent pas la responsabilité des fabricants de vaccins.”

alors que ‘est archi faux,la preuve

Article L3110-3 CSP
Modifié par Loi n°2007-248 du 26 février 2007 – art. 1 JORF 27 février 2007
Nonobstant les dispositions de l’article L. 1142-1,

Les professionnels de santé ne peuvent être tenus pour responsables des
dommages résultant de la prescription ou de l’administration d’un médicament
en dehors des indications thérapeutiques ou des conditions normales
d’utilisation prévues par son autorisation de mise sur le marché ou son
autorisation temporaire d’utilisation, ou bien d’un médicament ne faisant
l’objet d’aucune de ces autorisations, lorsque leur intervention était rendue nécessaire par l’existence d’une menace sanitaire grave et que la prescription ou
l’administration du médicament a été recommandée ou exigée par le ministre
chargé de la santé en application des dispositions de l’article L. 3110-1.

Le fabricant d’un médicament ne peut davantage être tenu pour responsable
des dommages résultant de l’utilisation d’un médicament en dehors des
indications thérapeutiques ou des conditions normales d’utilisation prévues par
son autorisation de mise sur le marché ou son autorisation temporaire
d’utilisation, ou bien de celle d’un médicament ne faisant l’objet d’aucune de
ces autorisations, lorsque cette utilisation a été recommandée ou exigée par le
ministre chargé de la santé en application de l’article L. 3110-1.

Il en va de même pour le titulaire de l’autorisation de mise sur le marché, de
l’autorisation temporaire d’utilisation ou de l’autorisation d’importation du
médicament en cause. Les dispositions du présent alinéa ne les exonèrent pas
de l’engagement de leur responsabilité dans les conditions de droit commun en
raison de la fabrication ou de la mise sur le marché du médicament.
NOTA : Loi 2007-294 du 5 mars 2007 art. 12 I : la présente loi entre en vigueur
le 29 août 2007, jour suivant la date de publication du décret n° 2007-1273 du
27 août 2007″.
legifrance

Ce Mr Benkimoun est un super menteur,c’est très grave ce qu’il fait,parcequ’il a décidé de ne parler que du début de la loi,qui effectivement protège les professionnels de santé,sans aller jusqu’au bout,puisque les laboratoires sont également protégés.

Il faut contacter ce Benkimoun et le remettre à sa place,nous ne devons pas tolérer de tels mensonges.

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 05:13


Affaire Clearstream : la grande mystification-manipulation

Dans quelques jours, le 21 septembre 2009, s’ouvre le procès dit « Clearstream  », qui, bien étrangement, porte mal son nom car la banque de compensation luxembourgeoise n’est pas concernée par le dossier. Lequel dossier apparaît de plus en plus obscur tandis qu’il semble «  toucher  » l’ensemble de l’appareil d’Etat, notamment les services dits « secrets  ».


L’objet de cet article n’est pas d’expliquer les dessous réels et avérés de cet épais dossier judiciaire, ce que le livre de Frédéric Charpier « Histoire de fous » a très bien fait, mais de montrer que la presse et la justice françaises sont les victimes et les acteurs d’une formidable mystification-manipulation où la paresse des uns, l’ambition de certains, la lâcheté d’autres ont joué un rôle dangereux pour la démocratie (ou ce qui en reste) et l’Etat de droit en France.

 

Première vérité face à un énorme mensonge médiatico-judiciaire : le nom de Nicolas Sarkozy n’a JAMAIS ETE INSCRIT sur les listes litigieuses, fausses ou vraies

Cela fait bientôt 4 ans que l’affaire dite « Clearstream  » existe et agite les mondes médiatique et judiciaire. En 4 années, on pourrait penser que journalistes et magistrats instructeurs auraient pu énoncer quelques vérités incontestables afin que le public y voie un peu plus clair.

Tel ne fut pas le cas. La plupart des journalistes français se copient les uns les autres, tandis que certains reprennent directement les éléments de parties civiles dans le dossier sans se donner la peine minimale de vérifier leurs véracité. La crédulité aveugle a replacé le souci de la vérité !

Ainsi est né le plus gros mensonge de l’affaire, devenu une quasi-vérité pour beaucoup sans que personne ne s’en indigne ou ne rejette le mensonge qui est pourtant.... énorme.

Le nom de Nicolas Sarkozy n’a jamais été inscrit sur aucun des listings, vrais ou faux (nous allons y revenir plus bas) qui ont généré l’affaire judiciaire.

Ce fait, établi, connu, reconnu, évident, avéré est dénié par un ensemble médiatico-judiciaire qui semble agir de concert afin de faire accepter au public un mensonge comme une vérité.

Ainsi, un journaliste français à qui j’ai signalé cette faute déontologique dans un de ses articles, me répondit ceci en substance, qui semble incroyable : « C’est vrai, mais il y a les patronymes de ses parents , ce qui prouve que Nicolas Sarkozy a bien été visé » !

Voilà bien le centre d’un vrai problème pour la liberté de la presse en France. On commence par admettre la faute commise, donc le mensonge écrit et répété. Et au lieu de les corriger, on se lance dans des explications insensées sur les patronymes de parents et une supposée machination qui aurait été dirigée contre Nicolas Sarkozy. Le fait brut, la vérité nue, est niée sans plus de réflexion !

Ce journaliste est un exemple instructif des dérives actuelles. Il n’accepte même pas, dans le monde fermé et pré-déterminé qu’il s’est inventé et/ou dont il a été convaincu, que la vérité crue sur un fait public soit dite clairement, mais pire encore, il refuse de voir que des thèses diverses peuvent expliquer la genèse de l’affaire en question.

Les préjugés propres, les opinions pré-formées, les thèses énoncées tuent tout respect du fait vrai.

Nous sommes ici confrontés, pour nombre de journalistes de la presse étrangère, à un problème majeur : en France, pays de Descartes, Rousseau et Voltaire, existe actuellement un abandon lent, progressif, insidieux, de tout esprit critique, de toute volonté d’investiguer, de recherche de la vérité sous les apparences trompeuses.

Et pourtant, le nom de Nicolas Sarkozy n’est pas sur les listes ! C’est un fait et c’est la vérité ! Que magistrats et médias en prennent bonne note

 

Seconde vérité contre le second gros mensonge médiatico-judiciaire : Nicolas Sarkozy n’est pas victime dans ce dossier et il n’avait aucun droit à se constituer partie civile dans l’affaire

Bien, reprenons avec la vérité- connue de tous les médias et magistrats- rappelée ci-dessus. Nicolas Sarkozy n’est pas citée dans les listes litigieuses, vraies ou fausses, cela est important à souligner.

Comment une personne qui n’a subi aucun préjudice, direct ou indirect, d’un délit qui n’a pas été encore avéré par une décision judiciaire (à savoir la fausseté des listes en débat) a-t-elle pu se constituer partie civile sans que personne ne s’en émeuve ?

Car Nicolas Sarkozy n’étant pas victime d’un délit -lequel n’a été reconnu comme tel par aucun jugement- ne pouvait se constituer partie civile, à la fois faute de délit avéré par la Justice et faute de préjudice personnel subi.

Son nom n’étant pas sur les listes, en droit français dont la Ministre de la Justice est la garante, Nicolas Sarkozy ne peut appuyer sa plainte actuelle sur aucun fondement, de droit et de fait.

Comment donc cette constitution de partie civile peut-elle être recevable en droit et en fait devant un Tribunal qui applique l’Etat de droit et la loi de République avec le souci d’égalité ?

Voilà qui est une évidence que le monde médiatico-judiciaire n’a pas encore bien vu (sauf certains juristes que je salue pour leur honnêteté et leur perspicacité).

Cette absence de préjudice REEL de Nicolas Sarkozy est une évidence.

Pourtant, la majorité des médias français a tenté de faire avaler au public -en vain apparemment- que Nicolas Sarkozy était visé (comment le savent-ils et sur quelle preuve étayer cette assertion ?) par une machination et qu’il était une victime (de quel délit qui le concernerait en tant que tel ?)

Le mensonge était gros, mais il n’est pas passé. Malgré le déploiement de moyens pour asséner le mensonge et le répéter sans cesse partout....

 

Troisième vérité et troisième mensonge médiatico-judiciaire : une plainte en dénonciation calomnieuse ne peut que suivre une décision de Justice constatant la fausseté des faits allégués

Le personnel politique se vante de défendre et promouvoir l’Etat de droit. Voilà une assertion mise à mal dans ce dossier.

Les plaintes pour « dénonciation calomnieuse » ont plu dans ce dossier comme lors d’un orage soudain d’été. Elles sont moralement fondées, mais juridiquement, est-ce bien le cas ?

Car, en droit français, pour que ces plaintes soient recevables, il est d’abord nécessaire que la Justice ait confirmé de manière définitive que la cause de ces plaintes (les listes présumées, à bon droit, falsifiées) l’ont bien été.

Or, où est donc ce Jugement fondateur de toute la procédure actuelle ? Qui l’a vu et l’a publié ?

Certes, il ne fait pas de doute, pour qui a comparé les vraies listes dérobées à Clearstream par Florian Bourges et celles jusqu’ici présumées fausses, que ces dernières sont pour le moins très «  inventées ».

C’est une conviction légitime et très partagée. Mais, ce n’est pas une décision de Justice !

En effet, en procédure pénale, les choses sont plus complexes : si, simple citoyen, je veux me constituer partie civile contre une dénonciation calomnieuse, je dois d’abord obtenir un jugement qui indique que les faits qu’il relate à mon encontre sont FAUX.

Et c’est seulement, muni de cette décision de Justice, que je peux ester comme le dénonciateur et calomniateur et me constituer partie civile.

Comment donc comprendre que, dans cette affaire, cette procédure n’ait pas été suivie en accord avec les règles de l’Etat de droit, comme pour tout citoyen ?

L’Histoire ne s’écrit pas en avance et le spectre tapi dans l’ombre.....

Certes, magistrats et journalistes français sont face à leur conscience dans cette affaire. Ils devraient, selon nombre de leurs confrères internationaux, examiner avec soin cette conscience, surtout professionnelle et se rappeler leurs fondamentaux déontologiques.

Personne n’entend juger les journalistes français pour leurs erreurs accumulées et pour les couleuvres énormes qu’ils ont largement avalées sans attention aux principes déontologiques de leurs profession dans cette affaire. Mais, un retour aux sources du métier semble s’imposer pour beaucoup.

Les journalistes français ont fait dans ce dossier une instruction parallèle de facto, en ne voyant, dans la poutre de leur aveuglement collectif, que la paille que certains leur agitaient devant les yeux. Il est temps qu’ils reviennent, au sens propre, à la raison, au raisonnement serein et fondé sur les faits attestés.

Cette affaire peut en effet avoir une origine -ou des origines croisées- bien éloignée(s) de la « thèse officielle » que médias et certains magistrats semblent croire a priori : la piste d’un « complot  » politique contre Nicolas Sarkozy !

Ainsi, la thèse de rivalités impitoyables entre dirigeants de grandes sociétés, voire au sein de celles-ci, est abandonnée de facto depuis le début alors qu’elle pourrait expliquer beaucoup de choses qui, sans ce contexte, ne sauraient avoir une explication cohérente.

Mais, derrière cette affaire tout en mensonges publics et répétés, nous trouvons, tapi dans l’ombre, attendant son heure pour apparaître au grand jour, le spectre de l’affaire dite des « frégates de Taïwan  »

L’affaire Clearstream, qui porte donc un nom inadéquat, pourrait aussi ouvrir, lors du procès, les vannes de révélations qui pourraient remonter vers la source du dossier actuel : les rétro-commissions illégales et leurs bénéficiaires français éventuels.

Trop d’injustices et de mensonges contre certains pourraient en effet nourrir des colères légitimes qui ne s’apaiseraient que dans l’apparition de la vérité originelle, toute la vérité, rien que la vérité.

C’est cela le fondement de la Justice.


http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/affaire-clearstream-la-grande-61532

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 08:29

Pourquoi je hais le peuple - 10.9.9


 

La détermination du peuple est immuable et effrayante. Le peuple est une masse d’individus conditionnés mentalement et intellectuellement par une myriade d’institutions spécialisées dans le lavage des cerveaux et dans l’apprentissage aux futurs métiers de la servilité et de l’assujettissement. En effet, pour qu’il y ait peuple conditionné mentalement et intellectuellement, il faut qu’il existe préalablement école, famille, lois, institutions, État etc dont la mission consiste à modifier la posture psychique de chaque individu pour en faire une masse et des hommes dressés comme les animaux du cirque.



MoutonsDePanurge_grand



Dans le dressage des êtres humains, l’école n’a rien à envier aux centres de formation spécialisés dans la formation des animaux du cirque. L’école et les méthodes pédagogiques ne sont pas autre chose qu’une sorte de dressage des enfants en bas âge appelés à former plus tard ce que l’on appelle l’esprit public ou l’opinion populaire d’une collectivité ou d’une nation. Les chantres de l’humanisme et les philanthropes veulent faire croire que l’école est là pour faire le bonheur des hommes alors qu’elle est en réalité un lieu concentrationnaire chargé de former des troupeaux humains à marcher et à être contents à marcher. L’école est d’abord l’endroit où se forment les réflexes conditionnés des êtres humains suivant des méthodes claires et très sûres. Malgré les différences d’aptitude entre les animaux de diverses espèces, tous les animaux peuvent finalement être dressés. Il en est ainsi des populations scolaires qui, malgré les différences d’aptitude de chacun de leurs membres, seront en fin de compte dressées. À l’école, comme dans le cirque, on retrouve les mêmes principes: l’appât et la peur des sanctions, la crainte de la douleur qui sont les mobiles sur lesquels repose l’apprentissage des animaux et des troupeaux humains. L’imitation pratiquée sur une grande échelle dans l’éducation joue un rôle déterminant dans la formation des réflexes chez les enfants, car elle joue le rôle de « drainage » chez des écoliers en présence d’autres écoliers.

C’est au sein de l’école que se forme le peuple ou l’esprit populaire, cette grande masse d’individus suggestionnables, influençables et violables psychiquement. Dans la vie de nos soi-disant sociétés démocratiques, le peuple est censé être libre et souverain dans le choix de ses gouvernants et de ses représentants. Or, la réalité est tout autre et le peuple n’est là que pour une mission de figuration pour les kermesses électorales. Ce qui est demandé au peuple dans les démocraties capitalistes, ce n’est pas seulement de participer à la mascarade électorale mais surtout et avant tout d’obéir et de se taire. Le peuple a été formé et préparé des années durant à recevoir des ordres, à bien les interpréter et à les exécuter correctement. Il faut bien dire que l’ordre est plus ancien que le langage sinon les animaux du cirque ne pourraient pas le comprendre. La manière de bien comprendre le sens de l’ordre est d’une importance capitale, car la finalité de tout ordre est de déclencher une action. Mais comme toute action est précédée d’un ordre, on comprend aisément pourquoi les regards du peuple sont toujours rivés sur les lèvres de ses meneurs et de ses maîtres dans l’attente des mots d’ordre. Songeons à ces millions de victimes qui ont répondu présentes lors des différentes guerres et dont les corps ont servi de chair à canon. Le peuple est donc, comme le soldat, n’agit que par ordre et il passe sa vie durant à attendre ce moment crucial, le garde-à-vous. La réponse du peuple comme celle du soldat est toujours la même, « A vos ordres ». Comme le soldat lors de sa formation militaire, le peuple sait parfaitement grâce à l’école et à l’imitation, à quel moment il doit répondre présent à l’appel de ses maîtres et meneurs pour procéder à l’exécution des ordres. Pour passer de l’ordre à l’action, le peuple a besoin seulement du mot d’ordre des maîtres et des donneurs d’ordre qui lui imposent une certaine direction. L’art du meneur et du donneur d’ordre consiste à résumer en mots d’ordre tout ce qu’il veut obtenir et à les présenter avec force et d’une manière convaincante pour l’aider à rassembler des individus en peuple. C’est pourquoi les meneurs du peuple utilisent le langage de l’inconscient en recourant à des mots-clés, des slogans, des symboles visuels et sonores, à certaines couleurs et à la musique.

La première mission des meneurs est celle qui consiste à niveler le peuple vers le bas pour mieux le dominer. Pour que l’ordre soit efficacement exécuté, c’est-à-dire sans hésitation, ni discussion, ni explication, ni doute, car, comme pour les animaux du cirque, le peuple ne doit recevoir ni nourriture ni récompense que des mains de ses meneurs et ses maîtres attitrés. Mais contrairement aux animaux du cirque qui peuvent être sanctionnés soit par faim soit par la mort, le défaut d’obéissance du peuple se traduit généralement par sa participation directe dans la fabrication de la machinerie qui sera appelée à le châtier et à le punir, la dictature et le totalitarisme qui s’érigent en son nom. Pour que l’ordre garde toute sa puissance et ses caractères indiscutables, il faut sans cesse travailler au nivellement du peuple vers le bas. Car plus le niveau intellectuel et mental du peuple est bas plus l’ordre a une chance d’être spontanément et correctement exécuté.

C’est parce que le peuple a toujours été à la fois la victime consentante et le complice des dictateurs et des dictatures, que je hais le peuple. Je hais le peuple, parce qu’il est par définition ignorant, aveugle et une marionnette manipulable à volonté. Je hais le peuple, car il est composé d’individus frustes mus par le seul instinct et absorbés par les seuls besoins animaliers, par le boire, le manger et le s’amuser bêtement. Je hais le peuple, car il constitue une entrave à ma liberté et à la réalisation de mes aspirations qui ne sont nullement celles de produire et de consommer. C’est parce qu’il est le seul responsable de tous mes malheurs et de tous mes déboires dans la vie terrestre, que je hais profondément et viscéralement le peuple.

FAOUZI ELMIR

Nous vous recommandons de visiter le blog de notre ami Faouzi :

Le Bulletin de l’International



http://www.mecanopolis.org/?p=9484&type=1

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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 01:56

11-9.jpg


La déconstruction d’une supercherie :
le 11 septembre, les médias et le mythe de l’information


On dit que les poissons rouges n’ont pas de mémoire
Je suppose que leurs vies ressemblent à la mienne 
Et le petit château en plastique 
est une surprise à chaque fois 
Pas facile de dire s’ils sont heureux 
Mais ils n’ont pas l’air de s’en faire. 

Ani Di Franco, Little Plastic Castles 

 

Au cours des huit dernières années, on a assisté à une explosion de mythes médiatiques dans la culture américaine. Les grands médias commerciaux, les pontes qu’ils soutiennent, et les politiciens des deux grands partis chantent tous le même refrain : « Depuis le 11 septembre 2001, tout a changé. » Des chaines câblées aux stations de radio en passant par les blogs et jusqu’aux réunions publiques, les Américains entendent sans cesse dire que « nous vivons dans un monde post-11-Septembre ».  

Bien qu’il y ait une part de vérité dans cette platitude énoncée sur un moment historique capital, les citoyens qui réfléchissent pourraient aussi se demander si de tels messages véhiculés par les mass media ne sont pas des autosuggestions qui finissent par s’imposer. Ceci constitue un point de départ intéressant pour débattre de ce qui a ou n’a pas changé depuis le 11-Septembre.  

Cet essai aborde le phénomène actuel de la fabrication des mythes par les médias et la manière dont, comme de nombreux Américains l’avaient senti au lendemain du 11-Septembre, certaines choses n’ont pas changé. (1) Les médias institutionnels grand public ont ressuscité de puissants mythes du passé pour modeler la perception que se fait l’opinion publique du présent. À travers le prisme du 11-Septembre, on peut constater comment les grands médias consacrent en réalité plus de temps à fabriquer des mythes qu’à informer. Les auteurs examineront les principaux mythes que les grands médias et même une bonne partie des médias alternatifs ont développés depuis le 11-Septembre. Nous nous proposons d’examiner comment la fabrication de mythes autour du 11-Septembre, par l’exploitation émotionnelle de ces événements, a empêché un examen dépassionné des causes ou des responsabilités.  
 

911-bigard.jpgNe raconter que la version officielle : un acte de censure  

Ni les grands médias ni les médias indépendants n’ont abordé les événements du 11-Septembre avec un esprit ouvert. À quelques très rares exceptions, les grands médias et les médias alternatifs indépendants ont balayé certaines questions essentielles sur le 11-Septembre en les qualifiant de « conspirationnistes » ou « antipatriotiques » [ou en France, « antiaméricaines », NdT]. Même la presse de gauche, dont The Nation, In These Times, Mother Jones et The Progressive, entre autres, a constamment fait preuve de résistance, voire d’hostilité, envers une enquête complète et indépendante sur les attentats. Peut-être certains progressistes empêcheurs de tourner en rond ont-ils oublié les paroles d’une de leurs propres icônes, Emma Goldman, féministe et anarchiste américaine, qui avait noté avec pertinence que : « Le péché le plus impardonnable dans toute société est la liberté de pensée ». À l’instar de leurs pairs des grands médias, les journalistes de la presse indépendante ont souvent mis l’accent sur des personnalités excentriques ou des déclarations extrêmes au lieu de se concentrer sur les éléments troublants soulevés par les sceptiques. De telles pratiques institutionnalisent les actes d’autocensure qui s’appuient sur la mythologie historique américaine, phénomène que nous analyserons plus loin dans cet article. (2)  

La mythologie traditionnelle américaine fut invoquée pour exalter la version officielle du 11-Septembre, qui est devenue la seule et unique version. Tony Judt, historien à l’Université de New York, a récemment regretté que le discours moderne tournait pratiquement uniquement autour « de versions officielles telles qu’elles sont officiellement formulées et perçues ». (3) Rien n’est plus vrai dans le cas du 11-Septembre. Les grands médias et même la presse progressiste ont constamment adopté la version officielle soutenue par le gouvernement et formalisée dans le Rapport de la Commission sur le 11-Septembre. Selon cette version officielle, 19 islamistes radicaux ont conspiré et percé les défenses du pays le mieux protégé du monde. Parce que les services de renseignement ont ignoré les nombreuses mises en garde, ces terroristes ont réussi à prendre le système de défense des États-Unis par surprise, détourner 4 avions, et en faire écraser 3 sur des cibles qui symbolisent la puissance économique et militaire des États-Unis. (4)  

Mais est-ce la véritable histoire, et est-ce là toute l’histoire ? Existe-t-il d’autres versions qui cadrent mieux avec les faits ? Y a-t-il des détails importants qui sont ignorés ? Autant de questions que les grands médias n’ont pas posées et n’ont pas encouragé le public à se poser non plus. La résistance des grands médias, commerciaux et indépendants, a efficacement empêché de véritables reportages, de vrais débats et une analyse en profondeur sur le 11-Septembre. Cette étrange absence a fait du 11-Septembre un sujet qui revient souvent dans les publications de Project Censored. (5)  

 




En fait, certains hauts responsables s’en sont même pris à ceux qui mettaient en doute la version officielle du 11-Septembre, comme s’ils étaient des hérétiques, et ils persistent à employer des arguments aux accents religieux pour défendre la mythologie américaine et la version officielle du 11-Septembre. Tucker Carlson, de la chaîne MSNBC, a illustré cette tendance lors d’une interview du Dr David Ray Griffin, philosophe des religions et spécialiste du 11/9. Lors de l’émission, Carlson a critiqué le professeur pour avoir mis en doute la version officielle du 11/9. Dès que Griffin a affirmé qu’il rejetait la version du gouvernement sur le 11/9, Carlson l’a interrompu et a lancé : « ... C’est mal, c’est blasphématoire, c’est un pêché que de suggérer, de laisser entendre ou d’encourager des gens à croire que le gouvernement américain aurait tué 3 000 de ses concitoyens, parce que c’est faux. » (6) Dans cet exemple, comme souvent, l’interviewer a tué dans l’œuf l’idée même d’un débat autour des idées alternatives sur le 11/9, cadrant ainsi la suite de l’interview et renforçant les mythes de la version officielle.  

Nous sommes ici en présence d’une question cruciale : la fabrication de mythes par les médias décourage le pluralisme des points de vue sur la réalité, et induit par conséquent une forme de censure.  
 

Une culture profondément enracinée dans ses mythes  

« Les mythes auxquels on croit ont tendance à devenir des vérités »

– George Orwell 

1984Orwell.jpgAvant même de devenir un pays, l’Amérique s’est toujours appuyée sur la mythologie culturelle pour se donner du sens et un but. Ceci est évident dans la croyance exprimée par plusieurs des premiers dirigeants de l’époque coloniale selon lesquels l’Amérique et le Nouveau Monde étaient « des terres vierges », des terres libres de toutes les souillures de l’Histoire qu’ils avaient abandonnée derrière eux en Europe. Le dirigeant puritain John Winthrop avait déclaré que l’Amérique « sera comme une cité sur la colline », vue et vénérée comme la nouvelle Terre Promise. (7)  

Au fur et à  mesure que leurs besoins changeaient, les Américains se sont racontés de nouvelles histoires. Pour créer une nouvelle république, les Américains devaient créer de nouvelles croyances impulsées par un sentiment de destin national. Au xixsiècle, cet amas d’idéaux finit par s’imposer dans les esprits de la plupart des Américains sous couvert du « destin manifeste ». Ce terme, lancé par John O’Sullivan, un journaliste et mythologue du xixsiècle, se basait sur l’idée que l’Amérique était à la fois exceptionnelle et triomphante dans toutes ses entreprises ; que l’Amérique, par une inspiration divine, était destinée à devenir le phare du monde de la démocratie, et que la nouvelle république n’emploierait les armes que pour défendre ses intérêts nationaux. (8)  

Puisque les intellectuels, les politiciens, les journalistes, les responsables et autres personnalités médiatiques ont depuis longtemps assimilé ces mythes, ils sont partie prenante de la grande narration de l’histoire américaine. Cependant, il existe d’autres versions plus proches de la réalité historique qui contredisent souvent la ligne officielle.  
 

Au lendemain du 11-Septembre : une frénésie de mythes médiatiques  

bush_press_3.jpgDans toute période de traumatisme psychologique, les sociétés tendent à se raccrocher à leurs mythes. Après le 11/9, de nombreux Américains désorientés se sont retournés vers leur mythologie traditionnelle pour retrouver du sens et un but collectif ; personne ne voulait être perçu comme antipatriotique. Toujours attentifs à l’état d’esprit de l’opinion publique et aux tendances, les politiciens ont eu recours aux termes familiers des mythes traditionnels pour expliquer les événements qui ont suivi. En retour, les médias, en accord avec de puissants pouvoirs politiques, ont ressuscité les mythes du destin national et de la loyauté, de l’exceptionnalisme moral, du triomphe sur l’adversité, pour expliquer les événements récents.  

En tête du mouvement dans les médias, Dan Rather, le présentateur star de CBS déclara : « Je vais faire mon travail de journaliste, mais en même temps je vais leur accorder [à l’administration Bush] le bénéfice du doute, à chaque fois que ce sera possible dans une telle situation de crise, d’urgence. Pas parce que je crains une réaction du public, mais parce que je veux être un Américain patriote et fier de l’être. » (9) Plus tard, Rather regretta ses propos, mais à l’époque ils renforcèrent le pouvoir du nationalisme aveugle en temps de crise. Dans les grands médiaux commerciaux, la plupart ont abandonné leur rôle de critiques et se sont transformés en simples larbins du pouvoir.  

Le Président George W. Bush a poursuivi dans la voie de la mythologie nationaliste après les attentats du 11/9 en affirmant que le monde avait changé et était désormais divisé en deux, entre le Bien et le Mal. Les peuples et les nations à travers le monde devaient choisir leur camp. Dans cette conception manichéenne, les « ennemis » ne se trouvaient plus uniquement à l’étranger, ou « là-bas » comme au cours des deux dernières guerres mondiales, mais désormais « ici » aussi, et peut-être même des Américains en faisaient-ils partie.  

Peu après le 11/9, Bill Maher, animateur de l’émission « Politically Incorrect » sur la chaîne ABC, réagit à une déclaration du Président Bush selon laquelle les terroristes du 11/9 étaient des lâches. Maher répliqua sèchement : « C’est nous qui avons été des lâches. En balançant des missiles de croisière à des milliers de kilomètres. Ca, c’est de la lâcheté. Rester dans l’avion lorsqu’il frappe l’immeuble. Vous pouvez en penser ce que vous voulez, mais c’est tout sauf de la lâcheté. » (10) Peu après, Maher a été viré de son émission sur ABC. En réponse à Maher, le porte-parole de la Maison Blanche, Ari Fleischer, avertit que dans un monde post-11/9, les Américains devaient « faire attention à ce qu’ils racontaient ». (11) 

Un tel néo-McCarthysme montrait le risque encouru par ceux qui prenaient leurs distances avec le discours nationaliste. (12) D’une manière ironique, ce sont les journalistes qui auraient dû mener les débats après le 11/9, tout en veillant au respect du pluralisme. Mais, à l’instar de Dan Rather, beaucoup sont devenus de simples sténographes du pouvoir en place, marginalisant et même diabolisant toute analyse « hérétique » importante. 
 

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Quelques jours après le 11/9, Bush a ressuscité le mythe de la conquête de l’Ouest pour imposer la guerre contre le terrorisme. Il a fait appel à de faux dilemmes tels que « Vous êtes avec nous ou vous êtes contre nous », et « Il s’agit d’une bataille entre le Bien et le Mal » ainsi qu’à des notions de justice dispensées par des chasseurs de primes avec des phrases telles que « Recherché mort ou vif » pour expliquer sa politique de sécurité nationale. Rares sont ceux dans les médias qui ont dénoncé l’attitude simpliste, emplie de pathos et même de machisme du président.  

Les références de Bush au Far West ont permis au gouvernement de remplacer les méchants Indiens de l’Amérique, les hors-la-loi et autres stéréotypes d’ennemis dont ben Laden lui-même, par al-Qaïda. Mais, non seulement ben Laden n’avait aucun lien avec l’Irak, selon le FBI, il n’était même pas accusé des crimes du 11/9 par manque de preuves. Néanmoins, une récompense de 25 millions de dollars a été offerte pour sa capture en relation avec les attentats du 11/9, récompense offerte par le « Programme de récompenses pour la Justice », un organisme sans prérogative d’enquête et administré par le Département d’État. Ce qui contredit la position du FBI. (13)  

De plus, ce mythe de la justice du Far West a préparé le terrain aux justifications des guerres préventives, de la torture, et à considérer la Convention de Genève comme « désuète ». (14) Une fois encore, les grands médias n’ont pas remis en cause cette politique, mais au contraire l’ont présentée comme indispensable dans un monde post 11/9. (15) L’Amérique s’est ensuite lancée tête baissée dans une guerre abstraite contre le terrorisme tout en observant du coin de l’œil un Western mélodramatique.  
 

Censure, désinformation et déni grâce à l’amnésie historique collective  

censure.jpgUn autre facteur qui a empêché toute discussion sur le 11/9 est le refus qu’un gouvernement supposément élu de manière démocratique aurait pu jouer un rôle dans les attentats. Ce déni refuse toute analyse des attaques au-delà de la théorie du complot officielle qui explique le succès de 19 djihadistes d’al-Qaïda par l’ignorance ou l’incompétence du gouvernement. La théorie du « retour de bâton », qui explique ces événements par les ressentiments provoqués par des décennies d’une politique étrangère américaine inepte, demeure un point très sensible – comme l’a démontré le récent scandale médiatique au sujet de la remarque « l’Amérique a du sang sur les mains » attribuée à James Wright, l’ancien pasteur du candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama, lors d’une interview avec Bill Mayers sur (la chaîne  de télévision publique) PBS. (16)  
 

D’autres interprétations du 11/9 ont rarement pu être exprimées librement dans la presse américaine. Toutes ces hypothèses alternatives suggèrent d’éventuelles complicités au sein même du gouvernement américain : pour pouvoir déclencher une guerre, il fallait laisser les attaques se produire (thèse du laisser-faire), ou même les provoquer (thèse du déclenchement délibéré). Une meilleure connaissance de l’histoire américaine (8) aurait pu aider les journalistes et l’opinion publique à envisager ces éventualités dans un contexte plus large. En examinant l’histoire, on peut voir les attentats du 11/9 comme une provocation de plus parmi tant d’autres. (17)  
 

Des précédents historiques pour des interprétations alternatives non officielles  

« Celui qui contrôle le passé contrôle le futur.
Celui qui contrôle le présent contrôle le passé. »

– George Orwell  

Les précédents historiques peuvent servir à mettre les mythes nationaux en perspective. On apprend beaucoup à les examiner attentivement. Les médias institutionnels grand public ont largement évacué tout contexte historique qui pourrait induire un examen critique général des événements tragiques du 11/9 et de la guerre contre le terrorisme. Les faits qui entourent certains événements historiques ont été littéralement effacés de l’histoire. Un retour sur ce « trou noir de la mémoire historique » peut servir d’antidote à un autre type de censure, la censure par omission.  

Certains pourraient trouver incroyables les événements suivants de la politique internationale des États-Unis, particulièrement lorsque ces derniers ne sont pas contestables. En prenant en compte cette série de provocations, de faux prétextes, de manipulations et d’opérations sous faux-pavillon, les versions alternatives du 11/9 cadrent avec les mensonges habituels des gouvernements, tandis que la version officielle devient une anomalie. Bien que cela ne constitue pas une preuve en ce qui concerne le 11/9, les médias auraient au moins une indication sur la direction que pourrait prendre une véritable enquête de leur part. (18) Voilà quelques exemples :  

Mexico_nebel.jpg1846 : la guerre mexicano-américaine. Après l’annexion du Texas et l’établissement plus au sud de la frontière avec le Mexique, le Président James Polk a lorgné sur les vastes terres du Mexique, dont la Californie qu’il voulait annexer depuis longtemps. Pour envahir le Mexique, Polk avait besoin d’un prétexte, un incident qui permettrait aux États-Unis d’envahir un pays bien plus faible et confisquer une bonne partie de son territoire. Pour cela, il a envoyé une armée, dirigée par le général Zachary Taylor, construire un fort au sud du Rio Grande. Cette provocation attira la riposte prévue : les Mexicains ont tenté de repousser l’incursion américaine, en tuant et en capturant des soldats. Bien que le Président Polk ait été l’auteur de la provocation, il envoya néanmoins un message indigné au Congrès pour réclamer une déclaration de guerre. La guerre trouva des soutiens au sein du Congrès auprès des Sudistes, farouchement déterminés à étendre l’esclavagisme. La guerre elle-même fut de courte durée, mais les gains furent immenses. En guise d’indemnisation pour avoir interrompu son expansion vers le sud, les États-Unis obligèrent le Mexique à céder un vaste territoire qui recouvre aujourd’hui le Nouveau Mexique, l’Arizona, l’Utah, le Nevada, la Californie, et une partie du Colorado. La série de provocations avait commencé. (19)  

300px-RoughRiders.jpeg1898 : La guerre hispano-américaine fut déclenchée après une explosion accidentelle sur le navire américain USS Maine dans le port de la Havane. Les Espagnols tentèrent d’éviter la guerre mais les grands journaux US, ceux de l’empire de presse Hearst en tête, affirmaient, malgré l’absence de preuves, que l’Espagne avait attaqué un navire de guerre américain. En réclamant vengeance, la presse « jaune » a popularisé un cri de guerre devenu célèbre « Remember the Maine and to Hell with Spain ! » (Souvenez-vous du Maine et au diable l’Espagne !). Pendant la guerre qui suivit, les États-Unis s’emparèrent non seulement de Cuba, mais aussi d’autres colonies espagnoles comme Porto Rico et les Philippines. (20)  

270px-Lusitania_1907.jpg1915 : Aux abords de la première guerre mondiale, d’autres « événements déclencheurs » se sont produits. Parmi les plus connus, on trouve le naufrage du bateau de croisière britannique Lusitania qui a aussi servi de prétexte, cette fois-ci pour entrer dans la première guerre mondiale. Le gouvernement US savait que le bateau transportait secrètement des munitions, mais n’a pas fait grand-chose pour en avertir le public. Parmi les munitions se trouvaient des obus et des cartouches destinés aux troupes anglaises qui combattaient les Allemands. Lorsqu’un sous-marin allemand coula le paquebot, 1 195 passagers et membres d’équipage périrent. Tandis que le public exprimait sa rage devant l’atrocité commise par les Allemands et que la propagande de guerre s’intensifiait, le Président Woodrow Wilson engageait les États-Unis dans la première guerre mondiale. (21)  

pearl03.jpg1941 : La soi-disant attaque perfide de Pearl Harbor est un des plus grands mythes de l’histoire des États-Unis, un événement cataclysmique qui a servi à manipuler l’opinion publique jusqu’à nos jours. Alors que Pearl Harbor a longtemps été présentée comme une attaque surprise, les éléments rassemblés par l’historien Robert Stinnett montrent qu’en réalité l’événement avait été provoqué par le gouvernement des États-Unis qui a laissé faire pour pouvoir manipuler l’opinion publique. Le mythe du « Jour d’infamie » de l’Amérique, longtemps enraciné dans l’inconscient collectif américain, consolide fortement l’idée que l’Amérique n’attaque que pour se défendre.  

Pearl Harbor est un autre exemple d’une longue lignée de supercheries à travers toute l’histoire des États-Unis destinées à manipuler l’opinion publique en faveur d’une guerre. (22) En faisant appel à la puissance du symbole de Pearl Harbor, le lobby néoconservateur Project for a New American Century (Projet pour un nouveau siècle américain) recourt à cette analogie historique dans son document Rebuilding America’s Defenses (Reconstruire les Défenses de l’Amérique), publié en 2000. Dans ce document, ils émettent des hypothèses sur ce qui pourrait s’avérer nécessaire pour justifier un changement radical de la politique étrangère des États-Unis. Les auteurs expliquent qu’une transformation de la politique US promouvant le recours à la force serait difficile, car « ... le processus de transformation, même s’il devait aboutir à des changements révolutionnaires, serait probablement long sans un événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor ». (23) L’administration Bush tout autant que les grands médias ont utilisé les événements du 11/9 pour ressusciter le mythe selon lequel l’Amérique n’attaque jamais en premier et ne combat que pour la liberté. (24)  

250px-Tonkingunboats.jpg1964 : L’« incident » du golfe de Tonkin déclencha une escalade massive de la guerre au Vietnam. Pour préparer une opinion publique réticente à entrer en guerre, les dirigeants américains organisèrent des raids le long des côtes nord-vietnamiennes mais furent frustrés lorsque les Nord-vietnamiens ne ripostèrent pas. Le Président Lyndon B. Johnson, le secrétaire à la Défense Robert McNamara, et d’autres hauts dirigeants en arrivèrent à la conclusion qu’il fallait un événement marquant, un prétexte pour remuer l’opinion publique. En l’absence d’attaque, il fallait donc en inventer une. (25)  

La « riposte » a pris la forme de soi-disant attaques nord-vietnamiennes contre deux croiseurs US. Au mois d’août 1964, le premier navire a été prétendument attaqué par des torpilleurs vietnamiens. (26) Deux jours plus tard, les médias ont annoncé que les Nord-vietnamiens avaient attaqué un second navire américain. Bien que le Pentagone ait affirmé que les assaillants avaient été repoussés, les officiers à bord du croiseur ont révélé plus tard que « nos destroyers ne faisaient que tirer sur des cibles fantômes... il n’y avait pas de torpilleurs devant nous. » (27) Néanmoins, quelques jours plus tard, le Congrès votait la résolution du golfe de Tonkin, sur la base d’événements qui n’avaient pas eu lieu, pour entraîner les États-Unis dans une « opération de police » désastreuse qui allait durer 10 ans, coûter la vie à plus de deux millions de personnes, et couvrir les États-Unis de déshonneur. (28)  
 

Remarques :  

Les médias qui abordent les sujets importants du présent devraient rappeler ces exemples du passé. Au lieu de cela, les événements importants qui contredisent les mythologies officielles américaines sont souvent ignorés. Cette tendance a été formalisée au début du xxe siècle.  

CPI.jpgL’avènement de la première guerre mondiale a propulsé la nouvelle science de la propagande à l’avant-scène des opérations gouvernementales. Le Président Woodrow Wilson créa le premier système officiel de propagande en nommant le génie des relations publiques, George Creel, à la tête du Committee on Public Information (Commission à l’information publique). Le rôle de la CPI était de distiller des informations auprès de la population afin d’obtenir la réaction voulue. Le programme fut un grand succès. Avec l’aide d’Edward Bernays, neveu de Sigmund Freud et un promoteur de la propagande des premiers jours, le gouvernement développa des nouvelles méthodes pour convaincre l’opinion publique américaine pacifiste d’entrer dans « la der des der » et dans « La guerre qui fera du monde un havre pour la démocratie ». Dans son livre Propaganda de 1928, devenu un classique, Bernays faisait remarquer que : « La manipulation consciente et intelligente des habitudes organisées des masses est un élément important dans une société démocratique. Ceux qui manipulent ce mécanisme invisible de la société constituent un gouvernement invisible qui est le véritable pouvoir dirigeant du pays. » (29) 

Tout en analysant le rôle des médias dans la popularisation des mythes auprès du public, continuons à déconstruire les dénis et les supercheries de la version officielle du 11/9.  
 

Fabrication instantanée de mythes sur le 11-Septembre  

1. Construction immédiate d’une version officielle  

bush_cheney_rumsfeld.jpg« Très souvent, l’ennemi de la vérité n’est pas le mensonge, délibéré, manigancé et malhonnête, mais le mythe – persistant, convaincant et irréel. »

– John F. Kennedy  

Le 11 septembre 2001, les officiels du gouvernement et les grands médias ont commencé à construire la version officielle avec une rapidité sans précédent. Avant même la fin des attentats, la division de l’antiterrorisme du FBI disait au conseiller à la Sécurité nationale Richard Clarke que c’était des agents d’al-Qaïda qui avaient attaqué le World Trade Center. Cette version a été adaptée et amplifiée dans les jours, les semaines et les mois qui ont suivi. (30) D’un côté, les hauts responsables affirmaient que les attaques les avaient pris totalement par surprise. Et pourtant, de l’autre, le 11 septembre à 11 heures de matin, le FBI avait déjà commencé à publier les noms, nationalités et photos des 19 pirates présumés. Avant même que se soient dissipées la fumée et la poussière, les mythologues des médias étaient fins prêts pour tout expliquer en faisant largement appel à la mythologie traditionnelle et à l’histoire populaire.  

Mais si les autorités  étaient si peu au courant au point d’avoir été pris par surprise, comment ont-elles réussi à découvrir si rapidement la liste exacte des coupables ? Les services de sécurité avaient-ils gardé ces agents d’al-Qaïda sous surveillance ? Pour en rajouter dans les contradictions, la véracité de la liste s’est révélée suspecte. Dans les semaines qui ont suivi les attaques, plusieurs médias, dont la BBC, ont révélé que certains des individus mentionnés dans la liste étaient encore en vie. (31) Ces révélations auraient dû jeter un discrédit sur la version officielle, ce qui explique en partie la discrétion des médias sur ce sujet.  
 

2. Les grands médias mènent la danse dans la fabrication de mythes sur le 11/9  

« L’histoire est le présent. C’est pourquoi chaque génération la réécrit.

Mais ce que la plupart des gens croient être l’histoire n’est que son produit fini, le mythe. »

– E.L. Doctorow  

BIN400-2.jpgSi la rapidité  avec laquelle les coupables ont été identifiés est étonnante, la vitesse avec laquelle les médias ont suivi l’est plus encore. À peine quelques heures après l’effondrement des tours, le sénateur Orin Hatch (Républicain de l’Utah) de la Commission du Sénat sur le Renseignement avait déjà désigné ben Laden comme le responsable des attentats du 11/9, même s’il n’y avait guère d’éléments pour le prouver, ni à l’époque, ni même plus tard. (32) À travers la fabrication de mythes par les médias, ben Laden est devenu le suspect principal « prêt à l’emploi » des attaques du 11/9. Le FBI l’a ensuite retiré de la liste des personnes les plus recherchées, parlant de manque de preuves. (33)  

Mais si ces attentats avaient été des attaques surprises, comment le gouvernement et certains médias pouvaient-ils, le jour même, connaître les noms des coupables ? CNN, par exemple, à 16 h 00 le 11 septembre 2001, a accusé ben Laden « sur la base d’éléments nouveaux et précis découverts depuis les attentats ». (34) Les grands médias et le gouvernement ont fait preuve ce jour-là d’une vision étonnante, capable de transpercer les fumées épaisses qui s’élevaient, en créant un méchant plus vrai que nature, en brossant par avance les traits d’une nouvelle politique, générant peut-être ainsi une prophétie auto réalisatrice sur la guerre contre le terrorisme. La nuit suivant les attentats, le Président Bush écrivait dans son journal : « Le Pearl Harbor du xxie siècle a eu lieu aujourd’hui... Nous pensons que c’est Oussama ben Laden. » (35)  

 




De même, le mythe colporté sur les Tours Jumelles est né dans les moments qui ont immédiatement suivi. Juste après la destruction des tours, FOX News a donné la parole à « un passant », un témoin dont les propos devaient plus tard devenir la version officielle. Fox News a interviewé le « passant » qui, de manière étonnante, a expliqué : « ... J’ai vu les deux tours tomber, la première puis la seconde, à cause d’une défaillance structurelle provoquée essentiellement par l’intensité des incendies. » (36) Cela aussi parait étrange. Dans un état de choc, utilisant un jargon d’ingénieur, cet homme spéculait sur les causes de la catastrophe. Ce faisant, il annonçait la version officielle. D’autres versions avaient été formulées le même jour, mais elles ont été noyées par celle-ci, née dans le chaos de la rue, et qui devait devenir la version officielle du Rapport de la Commission sur le 11/9.  
 

Versions alternatives : la suppression des témoignages des secouristes  

Au lieu d’interviewer simplement un passant, les médias auraient pu interviewer d’abord les secouristes sur ce qui aurait pu provoquer l’effondrement des tours. Mais lorsque les médias ont interviewé les secouristes, ils se sont contentés de raconter leur héroïsme et de relayer l’horreur vécue. Pratiquement sans exception, les médias n’ont relayé aucun des nombreux témoignages des secouristes qui parlaient d’explosions avant et pendant l’effondrement des tours.  

 





En anticipant l’importance de leurs témoignages, certains secouristes se sont enregistrés. Sur ces enregistrements, des dizaines de pompiers parlent d’explosions, particulièrement d’une série de sons « boum, boum, boum » au moment où les tours ont commencé à s’écrouler. En 2002, des rapports similaires de pompiers ont été publiés. Le pompier Thomas Turilli se rappelle que le son était « comme des bombes qui explosaient, boum, boum, boum, peut-être 7 ou 8, puis un souffle immense a surgi et le chef nous a tous jetés à terre et s’est couché sur nous. » (37) Ceci n’est qu’un des dizaines de témoignages similaires de secouristes qui tous parlent d’explosions.  

Juste après les attaques, la ville de New York a fait saisir les propos enregistrés des pompiers et le service des pompiers a interdit à quiconque d’en parler parce que, selon lui, leur contenu pouvait devenir des pièces à conviction lors d’un procès. Cette suppression d’éléments de preuves perdura sous les maires Rudy Giuliani et Michael Bloomberg. Il a fallu attendre 3 ans, après des pressions des familles des victimes et un procès intenté par le New York Times pour voir la ville communiquer enfin les bandes de ces témoignages. (38) 

À voir la manière dont les tours se sont désintégrées et sont tombées, certains observateurs ont émis l’idée que les tours ne s’étaient pas simplement « effondrées ». En fait, un présentateur de CBS News, Dan Rather, a annoncé le 11/9 que les effondrements « rappelaient la manière... lorsqu’un immeuble est délibérément détruit par des explosifs placés au bon endroit pour le faire tomber ». L’émission ABC News avec Peter Jennings a souligné aussi cette similitude. Pourtant, depuis le 11/9, personne dans les grands médias n’a jamais fait une telle comparaison de nouveau. (39)  
 

3. Les rapports prématurés sur l’immeuble 7 du World Trade Center  

wtc7bbc1.jpg D’étranges pratiques journalistiques ont accompagné l’effondrement de la 3e tour, l’immeuble 7 du World Trade Center (WTC-7). Il s’agit du scoop de CNN annonçant « l’effondrement » du WTC-7 une demi-heure avant l’événement et d’un reportage de la BBC qui l’a annoncé 26 minutes avant. Ces deux reportages auraient dû provoquer quelques remous dans les médias, mais ils ont été immédiatement oubliés. (40)  

Puisque aucun avion n’avait frappé ce gratte-ciel de 47 étages, doté d’une structure d’acier, et puisque les incendies étaient bien plus restreints que ceux des Tours Jumelles, pourquoi quelqu’un aurait-il eu l’idée d’imaginer sa désintégration et son effondrement ? Une fois de plus, les médias ont énoncé ce qui devait devenir la version officielle, et ce avec une avance incroyable, avant même que l’événement ne se produise, et ils l’ont ensuite développé pendant les jours et les mois qui ont suivi. (41) Pourtant, quelles étaient les chances que deux grands médias fassent la même erreur en même temps sur le même sujet ? Nous avons ici l’exemple de reportages dont la chronologie semble hautement improbable ou totalement incroyable. Quelle que soit la conclusion qu’on en tire, la question importante est celle-ci : pourquoi aucun grand média n’a jugé bon d’enquêter là-dessus ?  

Très récemment, le Financial Times de Londres a publié un des articles les plus détaillés sur le WTC-7 jamais publiés à ce jour dans un grand média commercial. Sinon, très peu ont couvert cette histoire controversée. (42)  

Dans le contexte de la construction d’un mythe, ce reportage devrait être examiné et débattu dans les médias. Pratiquement personne dans les grands médias et seulement quelques personnes courageuses de la presse indépendante ont enquêté sur ces histoires. Une telle entorse à la déontologie du métier mériterait à elle seule une enquête. Les reportages des grandes chaînes de télévision dès les premières heures ont largement contribué à générer spontanément du mythe. Avec le recul, cela soulève de sérieuses questions.  
 

4. Les derniers instants du vol UA93 : le recyclage d’anciens mythes  

02766a20.jpgTous les mythes qui entourent le 11/9 ne proviennent pas du passé américain. La calamité d’une attaque sur le territoire national exigeait le développement de nouveaux mythes et a permis à « l’industrie-à-fabriquer-de-l’opinion » d’exploiter cette faiblesse culturelle. Non seulement les médias ont échoué à expliquer ces événements tragiques, mais ils ont généré des contes mythiques dans leur sillage (comme le téléfilm Vol 93).  

Le plus connu de ces mythes est celui des passagers héroïques du vol UA93 qui, en se révoltant contre les pirates, auraient prétendument empêché une frappe sur Washington DC. Par leur geste, les passagers ont non seulement fourni un modèle de comportement aux Américains, mais ils ont aussi lancé la première contre-attaque dans la guerre contre le terrorisme. Il est indéniable que se soulever contre les pirates d’un avion constitue effectivement un acte héroïque, mais affirmer que cette action a empêché une autre frappe sur la capitale requiert d’autres présomptions – par exemple, celle d’une défaillance persistante d’un système de défense anti-aérien qui a coûté plusieurs milliers de milliards de dollars. Pour croire au mythe du vol UA93, il faut aussi nier une quantité non négligeable de preuves matérielles, comme la découverte de fragments de l’avion à plus de 13 km du point d’impact. (43)  
 

Un scénario d’héroïsme désintéressé pour feuilleton télé  

61900.8.jpgChaque mythe a besoin de héros. Dans le cas du vol UA93, plusieurs candidats ont été identifiés par les télévisions, par les appels effectués à partir de téléphones portables. Bien qu’il existe toujours une controverse sur la possibilité de passer de tels coups de fils à l’époque, ce détail est sans importance quant à la construction du mythe du vol 93. (44)  

Que ces appels aient pu ou non passer, le vol du « Allons-y les gars » (« Let’s Roll »), ainsi qu’il allait être surnommé, a provoqué une éruption instantanée de mythes lancés par les médias. Au cours des quelques jours qui ont suivi, plus d’une dizaine de personnes ont signalé avoir reçu des appels de leurs proches – la plupart étaient des gens qui venaient de perdre leur conjoint lorsque le vol UA93 s’est écrasé près de Shanksville, en Pennsylvanie. Les histoires poignantes racontées par ces survivants s’immiscèrent dans une conscience populaire déjà submergée par le pathos et l’angoisse.  

À la recherche d’histoires sensationnelles, les grands médias se sont immédiatement focalisés sur la vie et la mort héroïque des passagers du vol UA93. (45) En l’absence totale de preuves matérielles, les grands médias se sont mis à rédiger des scénarios pour les histoires qu’ils avaient l’intention de raconter. Bien que les appels aux proches n’aient pas fait l’objet de vérifications, les grands médias se sont emparés de cette histoire. Plusieurs médias se sont empressés de la diffuser en consacrant un temps considérable aux proches qui auraient reçu ces appels. Les médias ont ainsi imposé de manière indélébile une histoire de sacrifice héroïque. Devant le besoin de se réaffirmer et de s’identifier émotionnellement aux proches des victimes, leurs reportages ont connu des audiences exceptionnelles. Les dernières paroles énigmatiques du vendeur de logiciels Todd Beamer, entendues par un opérateur des téléphones de bord, sont devenues légendaires : « Vous êtes prêts ? OK. Allons-y les gars. » Comme la plupart d’entre nous s’en souviennent, la révolte des passagers a été déclenchée par ce cri de guerre. (46)  

301O.jpgPeu de spectateurs semblaient avoir remarqué que Todd Beamer n’a jamais parlé à sa femme, mais a préféré parler pendant 15 minutes à Lisa Jefferson, une opératrice de GTE Airfone/Verizon. Mme Jefferson a promis d’appeler la femme de Todd s’il devait mourir. Cependant, Jefferson n’a pas suivi le protocole de la compagnie GTE : elle n’a pas enregistré l’appel d’urgence de Todd Beamer. Les médias n’avaient aucun moyen de vérifier l’appel. (47) Une fois l’appel rendu public, les médias ont noyé Lisa Beamer sous les invitations : pendant un an ou plus, elle a accordé plus de 200 interviews. Larry King, de CNN, lui a offert son plateau à partir duquel elle a pu défendre le plan de compensation des victimes pour un montant de 7 milliards de dollars offerts par l’administration Bush. (48) Une fois encore, plutôt que d’informer dans un contexte où pouvaient subsister des éléments inconnus, les grands médias commerciaux ont préféré présenter un mythe sur l’héroïsme.  

Tout ceci a eu lieu au moment où le pays était encore sous le choc des images de l’effondrement des Tours Jumelles et n’a fait qu’accentuer le traumatisme dans le public. Ce n’était pas uniquement dû au fait que les images des tours aient été diffusées des centaines de fois aux heures de grande écoute à la télé ; c’était aussi le symbolisme obsédant que ces images véhiculaient. Toujours sensible à l’impact d’une métaphore, le linguiste et psychologue George Lakoff a fait remarquer que de nombreux Américains, en voyant la désintégration des tours et la chute de ceux qui tentèrent de s’échapper en sautant, ont vu leur propre chute ainsi que celle de leurs compatriotes. En termes encore plus imagés, Lakoff a souligné : « L’image d’un avion pénétrant la tour Sud a été pour moi celle d’une balle transperçant un crâne, les flammes qui jaillissaient de l’autre côté étaient comme du sang qui giclait. C’était un assassinat. » (49) Ceci a renforcé le mythe de la version officielle : le 11/9, c’était la liberté même, personnifiée par les tours, qui était attaquée.  

9782742775446.jpgDe nombreux observateurs ont aussi souligné que, dans l’esprit du public, les Tours Jumelles étaient des symboles du capitalisme et de l’interventionnisme américains. C’était la raison pour laquelle le « cerveau » d’al-Qaïda, Khaled Sheikh Mohammed, disait qu’elles avaient été prises pour cibles. (50) Un contre mythe intéressant donné par les médias commerciaux nous est fourni par le livre de Mitch Frank, du magazine Time, où il affirme que les tours étaient des symboles globaux de paix et que les « maléfiques », comme les appelait Bush, attaquaient non seulement la liberté américaine, mais le concept de paix lui-même. Ce dernier mythe allait devenir une puissante justification à la guerre contre le terrorisme, puisqu’il fait appel à la mythologie de l’exceptionnalisme américain.  

Comme si les choses avaient été planifiées selon les termes du livre de Naomi Klein, La Stratégie du choc, les images alarmantes du 11/9 ont préparé le public à une nouvelle politique – la guerre contre le terrorisme, le Homeland Security (le ministère nouvellement créé de la Sécurité de la Patrie, NdT), et la loi USA PATRIOT ACT (Uniting and Strengthening America by Providing Appropriate Tools Required to Intercept and Obstruct Terrorism Act ou en français : Loi pour unir et renforcer l’Amérique en fournissant les outils appropriés pour déceler et contrer le terrorisme, NdT) – des politiques qui étaient impensables avant le cataclysme psychique du 11/9. (52)  
 

La nécessité  de héros positifs  

À cette époque de traumatisme et d’humiliation nationaux, une autre histoire très séduisante est apparue. Elle racontait l’histoire d’une révolte de passagers qui, après plusieurs minutes de lutte, ont repris le contrôle du poste de pilotage et/ou ont fait perdre le contrôle de l’avion aux pirates. (53) Cette histoire de prise de contrôle du cockpit racontait aux Américains que des passagers héroïques avaient non seulement riposté, mais aussi empêché une autre attaque sur Washington. Avant même que l’avion ne se soit écrasé, la première bataille de la guerre contre le terrorisme avait commencé.  

flight93.jpgMais ceci n’est pas simplement un mythe patriotique réconfortant, il a aussi détourné l’attention et couvert une autre histoire, une histoire aux implications sinistres. La première version du Pentagone sur le vol UA93 a révélé que des chasseurs F-16 suivaient l’avion et certains rapports militaires ont même précisé que l’avion avait été abattu. Le 11/9 et les jours qui ont suivi, des sources militaires ont signalé un avion abattu au-dessus de la Pennsylvanie et de nombreux éléments matériels indiquaient qu’un avion avait effectivement été abattu. (54) En résumé, diverses sources – de la presse locale jusqu’aux plus hautes instances du Pentagone – ont d’abord déclaré que le vol UA93 avait été abattu, pour ensuite changer de version peu de temps après. (55) Cependant, la première version n’était pas celle que le public voulait entendre. Encore une fois, quelle que soit la conclusion sur le destin du vol UA93, les grands médias commerciaux se sont focalisés sur des histoires d’héroïsme et de puissance Américaine, pas sur les éléments concrets sur le terrain. (56) 
 

Les médias persistent à renforcer le mythe du vol UA93  

Quelle que soit la vérité sur les derniers instants du vol UA93, ils constituaient un matériel dramatique avec une très forte charge émotionnelle qui avait tout pour plaire. Quatre films ont rapidement été tournés : Let’s Roll : The Story of Flight 93 (2002), The Flight That Fought Back (2005), Flight 93 : The Movie (2006), et United 93 (2006). (57) Les studios et les chaînes ont immédiatement saisi l’énorme potentiel en termes de suspense, de conflit, d’héroïsme et de drames humains.  
 

Réécrire l’histoire, réviser le mythe à travers un film  

62swod1.jpgLe cinquième anniversaire de la tragédie du 11/9 constitue un exemple de la manière dont une histoire racontée de manière quasi historique peut à la fois renforcer et réviser une version précédente. Un docufiction peut aussi modeler la perception du public pour, dans ce cas précis, rejeter la faute sur l’administration Clinton – et par extension aux Démocrates, malgré le fait que les événements du 11/9 aient eu lieu sous une administration républicaine. En termes crus, le résultat fut un film pseudo historique tourné dans un but de propagande. Le docudrame d’ABC/Disney, The Path To 9/11, a provoqué des controverses en coulisses. Promu par de pleines pages de publicité qui montrait des yeux sombres regardant à travers une entaille dans le drapeau américain, cette émission spéciale a provoqué de tumultueux remous. Elle avait été coproduite par l’ancien Président de la Commission, Thomas Kean, qui apparemment était impatient à la fois de promouvoir la version officielle qu’il avait aidée à rédiger ainsi que d’enfoncer l’administration Clinton un peu plus qu’elle ne l’avait été dans le Rapport de la Commission. Ainsi donc, la fiction dramatique avait été conçue par des politiciens dans un but politique précis. (58)  
 

Les pourvoyeurs de sensations fortes découvrent l’Histoire pop  

Certains animateurs d’émission de radio conservateurs (très à droite, NdT) ont découvert l’histoire récente après la diffusion du docufiction de la chaîne ABC/Disney. Ils ont mis en évidence ce que les services de renseignement savaient et ce que la Maison Blanche n’avait pas fait au sujet d’al-Qaïda – mais uniquement pendant les années Clinton. (59) Des porte-parole républicains et les pourvoyeurs de sensations fortes se sont exprimés comme s’ils lisaient le même prompteur. D’un seul coup, les grands pontes discutaient des éléments importants que la Commission sur le 11/9 avait ignorés – des choses qu’ils n’avaient jamais relevées auparavant. Rush Limbaugh a commencé par citer le complot Bojinka d’al-Qaïda en 1994 comme la preuve que c’était l’administration Clinton, et non celle de Bush, qui aurait dû empêcher les attentats du 11/9. Le moment choisi et la présentation biaisée de cet élément historique précis par certaines vedettes de la radio mérite d’être soulignés dans le contexte d’un processus de fabrication d’un mythe.  

Alors que la fabrication, la révision et la confirmation du mythe se poursuit, il en va de même pour la recherche d’une version qui aurait plus de sens. Bien que les mythes persistent, ils doivent désormais faire face à un développement de l’analyse logique. Alors que les grands médias commerciaux et même une certaine presse progressiste perpétuent les mythes historiques, de nombreux Américains exigent une version basée sur des faits. Un sondage effectué par l’institut Zogby International en 2007 montrait que 51 % des Américains voulaient une enquête sur les rôles joués par le Président Bush et le Vice-président Cheney dans les événements du 11/9, et que 67 % voulaient une enquête sur la Commission du 11/9 qui a complètement ignoré l’effondrement de la tour 7 du WTC. Ce qui laisse penser que de nombreux Américains, malgré le bombardement de mythes par les médias, se demandent encore ce qui a réellement pu se passer le 11/9. (60)  
 

Héros et victimes  

Dans les moments de doute, de vulnérabilité et de peur, la « mythologisation » de l’héroïsme et la victimisation ont agi comme un réconfort pour les Américains, vis à vis d’eux-mêmes et de leurs compatriotes. Les ennemis avaient été identifiés et les chariots placés en cercle, donnant l’impression que tout le monde « était uni ». Ceci fut exprimé d’une autre manière dans la phrase digne d’un slogan pour autocollant : « Nous sommes unis ». Cependant, la fixation sur les héros et les victimes a aussi eu d’autres effets : le renforcement de la notion simpliste d’une bonté naturelle, renforçant le sentiment que l’Amérique n’était qu’une victime innocente – que sa politique étrangère n’avait rien à voir avec l’agression subie. De plus, la préoccupation des médias pour les héros et les victimes a eu pour effet de détourner l’attention d’autres aspects, plus complexes, plus dérangeants, moins enthousiasmants de la catastrophe.  

Les mythologues des médias ont réussi jusqu’à présent à empêcher tout débat national sur des aspects essentiels du 11/9. Le pouvoir du mythe à écarter toute recherche de la vérité peut se révéler très puissant. Cependant, le mouvement qui cherche à comprendre ces événements et qui propose d’autres versions prend de l’ampleur et fait partie d’un mouvement plus large d’Urgence pour la Vérité. Comme le faisait remarquer le professeur Peter Dale Scott de l’Université de Californie à Berkeley : « … Nous entrons dans un état d’urgence dont les limites exactes sont inconnues, sur les bases d’un événement grave et controversé – le 11/9 – qui demeure encore largement un mystère. » (61)  
 

Le pouvoir du recadrage et du renforcement  

Les fabricants de mythes se contentent rarement du degré de crédulité  du public, quel que soit son niveau. Lors de la Convention républicaine de l’été 2008 à Minneapolis, dans l’État du Michigan, la première dame Laura Bush, qu’on peut difficilement qualifier d’observatrice neutre de l’administration Bush, a répété un des mythes les plus opportunistes et douteux du début du xxie siècle : que la guerre contre le terrorisme avait été un succès : « N’oublions pas, » a dit la première dame, « que le Président Bush a préservé la sécurité du peuple américain. » (62)  

patriot-act3.jpgLa déclaration de Laura Bush se heurte à l’évidence, à savoir que l’administration de son mari n’a pas préservé la sécurité du peuple américain. En termes de principes inscrits dans la Constitution des États-Unis, Bush a fait passer d’importantes restrictions sur les libertés civiques, de la mise au placard des IIIe et IVe amendements par la loi USA PATRIOT ACT à la suspension de l’Habeas Corpus remplacé par la loi des tribunaux militaires spéciaux

(Military Commission Act). En termes de vies humaines, près de 3 000 personnes sont mortes le 11/9 et plus de 6 000 ont été blessées, et des centaines de secouristes sont tombés et tombent encore malades à cause de la pollution du site et des mensonges de l’EPA, l’Agence de Protection de l’Environnement. (63)  

De plus, des milliers de soldats américains sont morts et des dizaines de milliers ont été  blessés dans des guerres qui n’ont aucun rapport avec le 11/9, en Afghanistan et en Irak. Ce chiffre n’inclut pas le million de morts irakiens estimé par Opinion Research Business en Grande-Bretagne, ni les autres victimes de la région, dont environ 4,5 millions de réfugiés selon le journaliste indépendant Dahr Jamail, provoqués par les guerres au Moyen-Orient après le 11/9. (64) L’administration Bush a échoué non seulement à préserver la sécurité des Américains, elle a aussi provoqué de grandes souffrances pour des millions de gens à travers le monde, faisant sans doute ainsi augmenter les risques pour les Américains. (65) Pourtant, le mythe selon lequel l’administration Bush a réussi à préserver la sécurité des Américains persiste.  

Et pourtant les « spin doctors » [faiseurs d’opinion, NdT] du gouvernement, appuyés par les grands médias, nous demandent de croire que les événements du 11/9 étaient si exceptionnels qu’ils ne comptent pas vraiment, que personne n’était responsable à ce moment-là, et donc que personne n’était coupable. Une telle rhétorique implique une réécriture importante de l’histoire dès sa première copie et démontre que la censure est toujours vivace, c’est-à-dire que les mythes sont admis et priment sur les faits. L’analyste politique britannique Mohammed Cohen a fait remarquer que « le plus grand mystère politique du xxie siècle, peut-être de toute l’histoire de l’Amérique est celui-ci : comment les Républicains ont-ils échappé à toute responsabilité pour le 11/9 ? Comment les attaques les plus meurtrières jamais commises sur le sol américain peuvent-elles constituer pour eux un objet de fierté, plutôt que de honte ? » (66)  

Les réponses sont complexes et impliquent une réécriture perpétuelle et sans relâche des événements qui se poursuit depuis la retombée des fumées toxiques du 11/9. À part l’expert en contreterrorisme, Richard Clarke, aucun membre de l’administration Bush, de la FAA ou de l’armée n’a eu à rendre des comptes pour les défaillances de la sécurité nationale. C’est comme si le cataclysme était simplement tombé du ciel, comme un éclair dans un ciel sans nuage ou, comme la Commission sur le 11/9 l’a écrit, effectivement : « Tout le monde étant en partie responsable, personne ne sera donc déclaré coupable ». (67)  

 



Le renforcement de cette vision déformée persiste encore fin 2008. Charlie Rose, l’animateur d’une émission sur PBS, nous en a fourni un exemple parmi d’autres. Son invité, Nassim Nicolas Taleb, auteur de Black Swan [Le Cygne noir – allusion au fait que l’on disait à une époque qu’un cygne noir, « ça n’existe pas », jusqu’à leur découverte en Nouvelle-Zélande - NdT], disait que lorsque l’on part du principe que des événements anormaux ou rares ne peuvent pas se produire, c’est à ce moment que leurs chances de se produire augmente. Rose a répliqué aussi sec « comme le 11/9, qui était un cygne noir ». Lorsque Taleb, lui-même d’origine musulmane, n’a pas répondu, Rose a pu renforcer le mythe promu par l’administration Bush, et particulièrement Condoleezza Rice, puis repris par la Commission sur le 11/9 selon lequel « personne n’aurait pu imaginer » de telles attaques suicides. (68)  

Ceci est à  l’évidence faux, ne serait-ce qu’à cause du Rapport quotidien au Président daté d’un mois avant le 11 septembre 2001 [Presidential Daily Briefing du 6 août, NdT], sans parler de nombreux autres avertissements et exemples historiques. Rice elle-même a témoigné devant la Commission sur le 11/9 que personne n’avait eu la moindre idée qu’une telle attaque pouvait avoir lieu, alors que c’est elle en personne qui avait remis au Président le rapport précisant qu’une telle attaque allait se produire. Nous sommes censés croire au mythe que personne n’est responsable, qu’il s’agissait d’une attaque surprise. De nombreux dirigeants politiques, y compris des Démocrates de la future administration Obama, avaient déjà prévenu qu’Obama serait mis à l’épreuve dés les premiers jours de son mandat. 230207_obama_scowl.jpgLe futur Vice-président Joseph Biden se trouvait à Seattle lorsqu’il a déclaré : « Écoutez-moi bien. Dans les six premiers mois de son mandat, le monde mettra Barack Obama à l’épreuve comme ils l’ont fait pour John Kennedy. Le monde observe. Nous sommes sur le point d’élire un brillant sénateur de 47 ans comme Président des États-Unis d’Amérique. Et si vous ne deviez vous souvenir de rien d’autre, souvenez-vous que je vous l’ai dit ici, à cet endroit même. Observez, nous allons connaître une crise internationale, une crise sciemment provoquée, pour tester ce gars. » (69) La manipulation et le mythe de non responsabilité se poursuivent. D’autres attaques se produiront. Personne n’en sera responsable. Le « test » sera la réaction, pas la prévention. Cela a bien marché pour l’administration Bush. Le Président Obama a peu de raisons de remettre en cause un mythe qui pourrait aussi bien servir à sa propre administration s’il devait se produire un autre 11-Septembre.  

En outre, cette myopie historique a permis à l'administration Bush et à  la Commission d’enquête d’éluder les conséquences de non pas un seul, mais deux préalables au 11-Septembre : le premier attentat meurtrier contre le WTC en 1993 et aussi le projet contrecarré du complot Bojinka l’année suivante. Les deux étaient l’œuvre d’al-Qaïda, et ils ciblaient ces bâtiments emblématiques, mais les similitudes vont bien au-delà. Si l’attentat du WTC et le complot avorté Bojinka en 1994 avaient reçu plus d’attention, il serait devenu évident que ces actions antérieures avaient été planifiées par le même groupe, et plus spécifiquement certains des mêmes individus, en utilisant les mêmes moyens, des avions (dans le cas de Bojinka), pour frapper les mêmes objectifs. Les Tours Jumelles ont toujours été au sommet de la liste des cibles pour al-Qaïda et leurs agents ont pris des leçons de pilotage pendant des années. En outre, dans le cas du complot Bojinka ces mêmes terroristes avaient les mêmes objectifs en utilisant une tactique similaire : le détournement d’avions de ligne. Ne connaissant pas cette histoire, le public n’a pas été en mesure de voir ces étonnants parallèles, et le gouvernement a pu éviter de répondre à une bien embarrassante question : comment les terroristes présumés ont-ils pu planifier deux tentatives d’attentats contre les Tours et réussir la troisième ?  

Particulièrement révélateur de la politique aux États-Unis est le fait que les Démocrates, historiquement sensibles aux accusations mystificatrices du temps de la guerre froide qu’ils sont « incompétents en matière de sécurité nationale », n’ont jamais contesté cette opinion dans l’ensemble de la période de l’après-11-Septembre, même si les Républicains ont souvent brandi cet argument comme un bâton. Apparemment, fait remarquer Cohen, ils n’osent pas réfuter le mythe « de peur d’être accusés de politiser le 11-Septembre, alors même que les Républicains ne cessent d’utiliser la tragédie de manière partisane ». Pour un public éduqué qui connaît l’histoire, il s’agit là du spectacle incroyable et fascinant d’un ballet entre mythologie et désinformation. « Le refus de l’administration Bush de reconnaître la moindre responsabilité dans ces attaques », affirme Cohen, « est absolument époustouflant. Pas le moindre responsable n’a été limogé dans ce qui est le plus flagrant échec de la sécurité nationale depuis Pearl Harbor ou l’incendie de la Maison Blanche par les Britanniques en 1814. » (70) En fait, plusieurs des principaux responsables de l’administration ont été promus après le 11/9, comme par exemple le général Richard Myers ou la conseillère à la Sécurité nationale Condoleezza Rice, qui devint secrétaire d’État. Il semble que l’incompétence en haut lieu ait en fait été récompensée après ces tragiques événements. Encore une fois, le rapport officiel a choisi de blâmer tout le monde, et par conséquent, personne en particulier. Personne n’a été tenu pour responsable de cette colossale suite d’incompétences et d’échecs. Ce qui soulève d’autres questions. Peut-être l’incompétence n’est-elle pas la seule possibilité ? Peut-être ces mythes devraient-ils être déconstruits pour que la réalité du 11/9 se fonde en toute transparence sur l’information factuelle ?  
 

Tirer les conclusions  

« Un gouvernement populaire sans informations populaires ou les moyens de les acquérir n’est que le prologue d’une farce ou d’une tragédie, ou peut-être les deux. La connaissance gouvernera toujours l’ignorance, et un peuple qui entend se gouverner lui-même, doit s’armer du pouvoir que confère la connaissance. »

- James Madison  

Deux conclusions se dégagent de ce double examen de la création de mythes par les médias, et des divers récits, officiels et alternatifs, autour du 11-Septembre :

- les médias de masse, mais aussi les médias alternatifs, sélectionnent des éléments d’un passé mythique pour façonner le présent, et

- aux États-Unis, aucune enquête sérieuse n’a encore été entreprise sur le rôle joué par le gouvernement et les grands médias dans l’occultation de la réalité des événements du 11/9.  

Pourtant, compte tenu de la façon dont le choc et le traumatisme engendrés par les attentats du 11/9 ont été utilisés pour justifier des changements politiques majeurs au cours des huit dernières années, on serait en droit de penser qu’une enquête sérieuse et transparente aurait été menée à bien depuis longtemps. À la lumière des faits contradictoires établis, il est évident que la Commission d’enquête a essentiellement consisté en un exercice visant à affiner puis à sacraliser un mythe officiel, et non une enquête probante sur les grandes questions (qui, quoi, quand et pourquoi) de ces événements tragiques. Est-il possible d’imaginer que personne, à part les kamikazes morts, n’ait été tenu pour responsable ? (71)  

Dans une société démocratique, il est essentiel que les gens puissent être bien informés par le biais d’une presse libre, de manière à ce que le gouvernement, accessible et responsable, soit légitime. Malheureusement, l’examen du 11-Septembre à la lumière des précédents historiques montre à quel point cet idéal est devenu chimérique depuis longtemps. Les médias (US) ont toujours failli à s’acquitter de leurs objectifs pourtant garantis par la Constitution : informer le public avec exactitude et agir comme le véritable quatrième pouvoir.  

Les récits alternatifs à l’histoire mythique qui ont été passées sous silence, délibérément ignorées voire censurées, offrent de nombreux chemins de la connaissance pour aider à comprendre le présent. Les mythologues des médias et leurs alliés politiques continuent à projeter sur le monde leurs grandes fictions, ancrées dans la peur, la xénophobie, et l’absence de responsabilité, plutôt que de rendre compte d’une réalité complexe, chaotique, effrayante. Ils présentent ainsi une seule analyse acceptable. Bien que l’Internet devienne sans cesse plus accessible au plus grand nombre, il ne peut remplacer une presse libre dans une société démocratique.  

En tant qu’Américains, nous nous devons d’insister pour obtenir (du gouvernement) une enquête franche et honnête, libérée des idéologies, qui ne prenne pas comme point de départ des conclusions préétablies, et n’aura pas peur de la vérité, quelle qu’elle soit. Si nous méritons des médias qui montrent l’exemple, nous avons, plus que jamais, la possibilité de « devenir nos propres médias ». (72) Une étape importante vers la réalisation de cet objectif est de comprendre comment les mythes des médias dominants obscurcissent les perspectives historiques et factuelles alternatives que le public a désespérément besoin d’examiner. En analysant la façon dont les médias fabriquent des mythes, nous pouvons ouvrir la voie vers une présentation de la réalité qui soit plus authentique et pluraliste.  
 


Article original en anglais : Deconstructing Deceit: 9/11, the Media, and Myth Information, Project Censored, le 5 mars 2009. 

Version française publiée par
ReOpen911 en collaboration avec le Grand Soir.

Traduction : VD pour le
Le Grand Soir et Arno Mansouri pour ReOpen911.


Notes : Voir le lien du site, plus bas 



Mickey S. Huff et Paul W. Rea
Fondateurs de
Project Censored

Paul W. Rea, PhD, professeur de sciences humaines, donne des cours sur des questions politiques, notamment celles de « la politique à l’ère nucléaire » et de « la science, la technologie et les valeurs humaines », au St Mary’s College en Californie. En 2004, il a publié Still Seeking the Truth About 9/11, [Toujours en quête de vérité sur le 11/9], et termine Mounting Evidence : Why We Need a Serious Investigation of 9/11 [Pourquoi nous avons besoin d’une enquête sérieuse sur le 11/9].

Frances Capell est stagiaire à Project Censored et l’assistante de Mickey Huff au Diablo Valley College. Mme Capell a contribué à la correction de la version en ligne de cet article, initialement publié comme le chapitre 14 du livre Project Censored 2009.

Mickey S. Huff est professeur agrégé d’histoire et de raisonnement critique au Diablo Valley College, chargé de cours en sociologie à la Sonoma State University, et directeur associé de la Fondation de la liberté des médias et de Project Censored. Il enseigne l’histoire récente des États-Unis, l’histoire de la presse américaine, la propagande de l’après-11/9, et la sociologie des médias et de la censure. Il tient un blog à cette adresse :
http://mythinfo.blogspot.com et http://dailycensored.com

Autre article de Mickey S. Huff en anglais publié par Mondialisation.ca/Global Research: The Importance of Including Truth Emergency Inside the International Progressive Media Reform Movement, publié le 12 juillet 2009.


 Articles de Mickey S. Huff publiés par Mondialisation.ca

 Articles de Paul W. Rea publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15052
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 21:55

Où il est question des socialistes Pascal Lamy et Dominique Strauss-Kahn...

OMC, FMI, CNRS, université et silences

Source : Blog « Indépendance des Chercheurs » (France) 26 août 2009

vendredi 28 août 2009, par Comité Valmy


 



Le 26 août, Le Monde diffuse une interview de Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) et membre du Parti Socialiste (PS) français, à propos de l’avenir de ce parti. Lamy parle entre autres de « limites du capitalisme de marché », mais ne met pas en cause l’Accord de Marrakech de 1994 dont l’Accord Général sur le Commerce des Services (AGCS) constitue une annexe. Il défend les privatisations et déréglementations opérées par les gouvernements de « gauche » (notamment, en 1997-2002), estimant qu’elles ont mis fins à des « monstres non pertinents ». Tel est donc le véritable contenu des débats en cours au sommet de la « gauche » française, dans une situation où les alliances électorales soi-disant « pour battre la droite » amènent comme d’habitude des alliances politiques de fait qui vont du PS, voire du « centre », jusqu’à une certaine « extrême-gauche ». C’est dans ce contexte politique que, tout au long de l’année 2008-2009 et déjà bien avant, les tentatives d’engager une large campagne d’explication citoyenne sur les problèmes de fond ont été systématiquement bloquées au sein des coordinations qui se réclamaient de la défense des services publics. Même la perspective d’un démantèlement accéléré du Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS), ou d’une privatisation tout aussi rapide des universités, ou les menaces de même nature qui pèsent sur le service public de la santé, n’ont pas amené les mouvements nés au sein de ces services à s’adresser à la grande majorité de la population pour engager un véritable débat. Mais si on va au fond des choses, peut-on défendre efficacement le CNRS, les universités ou la Santé publique sans s’opposer aux intérêts politiques de cette « gauche » électorale ?

La casse du CNRS et des autres organismes publics de recherche, la privatisation des universités et des services liés à la santé... sont-elles autre chose que l’application à la France de l’AGCS et de la politique de l’OMC et de l’Union Européenne ?

La loi sur la « mobilité » des fonctionnaires récemment promulguée, relève-t-elle d’une autre stratégie ?

Il aurait été essentiel d’aborder ces questions devant les citoyens, de diffuser au maximum toutes les informations et d’engager un véritable débat. Mais quelle politique peut défendre dans la réalité une « gauche » dont le « principal parti » compte dans ses rangs les directeurs généraux de l’OMC et du Fonds Monétaire International (FMI), et soutient officiellement le Traité de Lisbonne, la « flexisécurité »... ?

Telle est la facture que, si on va au fond des choses, l’année 2008-2009 a passée aux mouvements de défense des universités publiques, du CNRS et de l’ensemble de la recherche publique, de l’hôpital public, de l’éducation publique... Comment faire, dans l’actuel contexte politique, pour sortir de ce piège ?

Il est impossible, dans la pratique, de défendre efficacement les services publics sans entrer en conflit avec la politique réelle d’un ensemble de partis dont les alliances de fait aboutissent à un blog qui va d’un secteur de la prétendue « extrême-gauche » jusqu’au PS, voire jusqu’au MODEM.

Les élus syndicaux au Conseil Scientifique du CNRS ont été jusqu’à cautionner un contrat d’objectifs 2009-2013 qui programme le démantèlement du centre et de ses laboratoires. Voir notamment nos articles du 17 juin et du 26 juin. Est-ce autre chose qu’une projection de cette situation générale ?

Et comment interpréter le silence syndical général, l’absentéisme des directions des grandes centrales syndicales et la passivité des partis politiques au moment de l’adoption et de la promulgation de la loi « relative à la mobilité et aux parcours professionels dans la fonction publique » ?

Dans les deux cas, une véritable campagne d’explication citoyenne en temps utile aurait été le moyen le plus efficace pour contrer le politique gouvernementale. Mais cette campagne n’a pas eu lieu, car elle aurait heurté un certain nombre d’intérêts politiques.

Comment mener à terme une véritable campagne d’explication citoyenne, sans rappeler et dénoncer le rôle de l’OMC et de l’AGCS, de l’Union Européenne et du Traité de Lisbonne, du FMI, de l’OCDE dont le siège est à Paris... ? Ou encore, sans expliquer et dénoncer le rôle de la Loi Organique Relative aux Lois de Finances (LOLF) d’août 2001, du processus de Bologne lancé en 1998 et de la stratégie de Lisbonne adoptée en mars 2000 ? Ou sans s’opposer à la « flexisécurité », que le PS français soutient ouvertement depuis la campagne présidentielle de 2007 ?

Une telle campagne exigeait des mouvements de défense des services publics qu’ils assument une réelle indépendance par rapport à des intérêts politiciens et électoraux dont le poids s’est avéré trop important. Il en a résulté une série de silences systématiques.

Ces silences ont été très cher payés. La situation évoluera-t-elle en 2009-2010 ? Et que pourront apporter des mobilisations tardives, alors que des mesures aussi graves que le contrat d’objectifs du CNRS ou la loi sur les fonctionnaires ont été entérinées sans rencontrer de résistance réelle ? Quelle sera le crédibilité de mobilisations portant sur les modalités d’application de dispositions adoptées au milieu de la passivité générale, comme ce fut déjà le cas de la Loi n°2007-1199 du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU) et de bien d’autres lois et mesures diverses, LOLF comprise ? Une rupture essentielle paraît nécessaire pour sortir de cette spirale.

Rappelons qu’en 1997-2002, le gouvernement de « gauche plurielle » de Lionel Jospin a privatisé pour une valeur estimée à l’époque à 210 milliards de francs (un record). Wikipédia fournit cette relation :

* Air France, 1999, ouverture du capital. * Autoroutes du sud de la France (privatisation partielle) o Mars 2002 : mise en bourse de 49 % du capital, recette : 1,8 milliard d’euros. * Crédit lyonnais, 12 mars 1999 (décret) * France Télécom, 1997, ouverture du capital, 42 milliards de FF. o Octobre 1997 : mise en bourse de 21 % du capital o Novembre 1998 : mise en bourse de 13 % du capital * Eramet, 1999. * GAN, 1998. * Thomson Multimédia o 1998, ouverture du capital. o 2000, suite. * CIC, 1998. * CNP, 1998. * Aérospatiale (EADS), 2000, ouverture du capital.

(fin de citation)

A propos de Renault, Pascal Lamy trouve sa privatisation d’un bon sens évident, puisqu’il va jusqu’à demander : « Qui soutiendrait aujourd’hui que Renault doit rester publique ? ». Wikipédia rappelle :

En 1986, Raymond Lévy, après la mort de Georges Besse, assume la direction de Renault et prépare sa privatisation.

En 1990, la régie Renault change de statut et devient une société anonyme à capitaux d’État par l’adoption de la loi du 4 juillet 1990 avec des restrictions du contrôle étranger. Volvo acquiert une participation de 20 % après de tumultueux échanges. En novembre 1994, Renault est effectivement mis en bourse et à cette occasion, Volvo cède 12 % du capital et l’État diminue sa part de 80 % à 53 %. Il faudra attendre juillet 1996 pour voir Renault effectivement passer dans le secteur privé à la suite d’une cession par le gouvernement de 6 % du capital au noyau dur des actionnaires, essentiellement des banques et groupes d’assurance français, par le biais d’une vente de gré à gré.

(fin de citation)

Le « socialiste » Pascal Lamy soutient donc la politique de privatisations lancée par Jacques Chirac. Mais dans ce cas, que signifie dans la réalité le mot d’ordre « battre la droite », en dehors de la course aux bonnes places pour quelques-uns ? Et ceux qui se félicitent publiquement des privatisations chiraquiennes, peuvent-ils vraiment être contre la privatisation de la recherche, de l’enseignement supérieur, de l’éducation, de la Santé... ?

Pascal Lamy est devenu directeur général de l’OMC en 2005, avec le soutien de Jacques Chirac. Dominique Strauss-Kahn a été nommé à la tête du FMI avec le soutien de Nicolas Sarkozy. Lamy et Strauss-Kahn ont-ils « battu la droite » ?


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article360



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        Quel chemin choisir pour une alternative populaire, démocratiq
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        Communiqué de l'Arc Républicain de Progrès - août 2009 - Rappel.
        
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         "Espaces métropolitains": une stratégie vers une "gouvernance mondiale" Pierre Hillard
         
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          Retour sur un spectre  par Comaguer
         
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          OMC, FMI, CNRS, universités et silences - Blog Indépendance des chercheurs
         
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          Discours de Georges Marrane à l'hôtel de ville de Paris le 25 août 1944
         
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          Discours du Général de Gaulle à l'Hôtel de Ville de Paris le 25 août 1944
         
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article364

          Les militants socialistes et la construction de l'Europe par Jean-Paul Sartre
         
http://www.comite-valmy.org/spip.php?article343

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 01:59

   Cuba                  

Ce que les médias ne vous diront jamais (prologue de Nelson Mandela)

Salim LAMRANI




 





En Occident – en Europe et aux Etats-Unis tout particulièrement –, Cuba suscite énormément de critiques et de controverses. Ce petit pays de onze millions d’habitants dispose d’une couverture médiatique disproportionnée par rapport à sa taille et les médias sont unanimes pour stigmatiser la plus grande île des Caraïbes et diaboliser son leader historique Fidel Castro. Les attaques sont virulentes, jamais nuancées et à sens unique. Cuba serait un enfer pour ses habitants avec un système archaïque et révolu, et son plus célèbre citoyen Lucifer en personne qui martyriserait impitoyablement son peuple. Pourtant, les noms de Cuba et Fidel Castro suscitent un engouement et une admiration extraordinaires sur tous les autres continents de la planète, que ce soit en Amérique latine, en Afrique ou en Asie. Comment s’explique alors un tel décalage entre l’image désastreuse véhiculée par les médias occidentaux au sujet de Cuba et le prestige dont elle jouit à travers le monde ? Est-ce à cause de la question des droits de l’homme, souvent évoquée par la presse et y compris par une grande partie de la gauche occidentale ? Dans cet ouvrage, les principales problématiques de la réalité cubaine sont analysées pour illustrer le gouffre qui sépare la réalité d’un pays complexe de l’image véhiculée par les médias occidentaux.


 
                                                              

















ouvrage disponible auprès de l’auteur lamranisalim@yahoo.fr Cuba.
Ce que les médias ne vous diront jamais Prologue de Nelson Mandela Paris, Editions Estrella, 2009 300 pages - 18€



http://pcfcapcorse.over-blog.com/article-35682903.html
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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 22:26

Maîtriser l’information statistique a toujours constitué un enjeu pour les pouvoirs en place. Mais, depuis quelques années, la manipulation des chiffres s’est amplifiée. L’objectif du président de la République est désormais de contrôler au plus près l’information économique et sociale afin de justifier sa politique.

Pour le collectif d’auteurs à l’origine de cet ouvrage, la coupe est pleine : travaillant au cœur des organismes chargés de produire les données statistiques servant notamment à évaluer les effets de l’action gouvernementale dans divers domaines – pouvoir d’achat, emploi, chômage, heures supplémentaires, lutte contre la pauvreté, école, immigration, délinquance… –, ils n’admettent pas ces manipulations des chiffres. Multipliant les exemples précis, ils mettent à jour les procédés utilisés par le gouvernement : publications sur des thèmes « sensibles » annulées ou reportées, sélection de chiffres censés flatter l’action présidentielle, modification des indicateurs rendant compte de l’action gouvernementale, dénigrement de la qualité des données de ses propres services lorsqu’elles ne lui sont pas favorables, voire démantèlement plus ou moins discret des organismes chargés de la statistique publique.

La volonté collective des auteurs est de donner à tous les citoyens les clés leur permettant une lecture critique des informations concernant la nature et les résultats de la politique gouvernementale, afin de restaurer les conditions d’un réel débat démocratique.


Source :
France Culture


http://sego-dom.over-blog.com/article-35310278.html

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 21:01




La question palestinienne:
Médiamensonges,
par Eva R-sistons



Arte, Infos 26.8.9
Présentatrice du Journal:

"Les Américains et les Israéliens se sont
toujours investis pour résoudre la question palestinienne"

C'est un méga mensonge !

Les Américains et les Israéliens ne veulent surtout pas
résoudre la question palestinienne.
Ils donnent le change au monde, gesticulent,
communiquent, se rassemblent,
convoquent les Médias,
et rien ne change.

Ce qu'ils veulent, c'est que rien ne change,
que rien ne soit résolu,
que rien ne bouge.

La politique du fait accompli fera le reste.

Et pendant ce temps, la Shoah du peuple palestinien continue.
Pire que la Shoah des Tsiganes (moitié de la population),
des Juifs (tiers de la population), des homosexuels,
des malades mentaux, des résistants...
Parce que plus hypocrite.
Génocide lent, insidieux, au final radical.
Les armes expérimentées sur les pauvres Palestiniens
sans défense et non responsables des malheurs des Juifs,
victimes expiatoires des crimes des autres,
ces armes vont créer des générations de mal-formés
- pour ne citer que cet exemple.

Lecteurs, les Médias vous mentent.
Rien n'est fait pour résoudre la question paletinienne,
en dépit des gesticulations médiatiques.
Et un jour, elle nous sera renvoyée en pleine figure...

Oui, notre indifférence coupable, notre  inhumanité
connaîtront un effet boomerang.

 

Et là, il sera trop tard, sans doute.

L'humanité aura sombré dans l'inhumanité... 

Eva R-sistons aux médiamensonges



 



Et de quoi parle-t-on pendant que j'écris ces lignes, sur Arte ?
La blonde province de Himmler,
prétexte à un documentaire de plus sur la Shoah
- des seuls Juifs.
Encore et toujours....
On nous apitoie, on nous fait pleurer sur eux.
Comme si eux seuls existaient !
Médias à sens unique, l'horreur absolue....
L'overdose qui provoque un sentiment de rejet !
Et qui au final alimente l'antisémitisme
qu'on veut légitimement combattre...

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 06:28



Mais qui a intérêt à monter la question de la Burqa ?

 Voilà deux mois bientôt que télévision, magazines, intellectuels, experts et politiciens en rajoutent à tour de rôle sur le sujet de la burqa, du nikab, maintenant du « burqini ». Des variations infinies sont imaginables tant ce type de débats fait leur miel. Et ils ont encore six mois devant eux jusqu’aux conclusions de la mission parlementaire.

 Sarkozy a donné le signal de départ dans son discours de Versailles le 21 juin, reprenant au bond la balle envoyée par un certain nombre de députés, dont le quarteron des éléments les plus réactionnaires et populistes de l’UMP.

Ces députés ont soudain découvert la nécessité impérieuse d’une mission parlementaire sur une question qui concerne quelques centaines de cas en France (bientôt plus grâce à sa montée en épingle) et sur laquelle la quasi-totalité de l’opinion s’accorde.

Moi aussi, comme tout le monde ou presque, je suis horrifiée par l’idée que l’on puisse imposer à des femmes le port du voile intégral.

Mais nous devons réfléchir à qui profite la médiatisation de la burqa.

Certainement pas aux femmes menacées par cette agression (ou une autre) dont l’affaire va exacerber les causes.

Certainement pas aux travailleurs qui subissent la politique au service du patronat et de la finance. Leurs soucis sont ailleurs.

 En revanche, on note déjà la délectation des religieux de toutes les confessions, de toutes les tendances, même les plus intolérantes (UOIF).

Les voilà transformés en experts sollicités par la République pour dire ce qu’elle doit autoriser ou non, y compris les tenues vestimentaires ! Des éléments extrémistes isolés ne manquent pas d’en rajouter dans la provocation pour faire passer ces « modérés » pour des références.

En bref : « la burqa non, le voile islamique oui », logique nourrissant les prétentions publiques communes à toutes les religions.

Les religieux et le pouvoir sarkozyste ont trouvé un nouveau biais pour attaquer la laïcité. Halte là !

Les Eric Raoult, Thierry Mariani ou Georges Mothron (Argenteuil), ces inlassables recycleurs des « thèses » du Front national, ne masquent pas non plus leur satisfaction. Pour eux, voilà une nouvelle tribune pour répandre à nouveau les idées nauséeuses qui empestent nos quartiers et s’appliquent à casser les solidarités ouvrières.

Avec, en plus, un couvert de laïcité républicaine et une caution de gauche !

En prime, la lutte contre la burqa recouvre d’une mission civilisatrice les actions de guerre de l’armée d’occupation occidentale en Afghanistan.

On comprend que Sarkozy soit content !

Mais, progressistes, ne nous laissons pas piéger par cette tentative de détourner nos réflexes !

 Plus que jamais, battons-nous pour l’école laïque et républicaine, pour les services publics, pour le progrès social, contre le capitalisme et ses opiums du peuple ! 

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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 06:04
Dimanche 23 août 2009
- Par L' Aviseur - Ecrire un commentaire

dep_tv_cerveauLe tittytainment est un terme désignant la propagande destinée à protéger les principes capitalistes et néolibéraux qui dirigent la mondialisation.

C’est une forme qualifiée de censure, propagande et désinformation dont l’objectif fondamental consiste à minimiser, aux yeux des citoyens des pays démocratiques occidentaux, les effets nocifs que le type particulier de mondialisation qui est développé dans le monde était en train de causer, dans la majeure partie de la population mondiale, ainsi que dans l’écosystème.

Le mot tittytainment fut utilisé en 1995 par le désormais célèbre Zbigniew Brzezinski, membre de la commission trilatérale et ex-conseiller du Président des États-Unis Jimmy Carter, pendant la conclusion du premier “State Of The World Forum”, dans l’Hôtel Fairmont de la ville de San Francisco. L’objectif de la rencontre était de déterminer l’état du monde, de suggérer des objectifs et des objectifs désirables et proposer des principes d’activité pour les atteindre, et d’établir des politiques globales pour obtenir sa mise en œuvre.

Les leaders réunis à San Francisco (Mikhaïl Gorbatchev, George Bush, Margaret Thatcher, Vaclav Havel, Bill Gates, Ted Turner, etc..) sont arrivés à la conclusion que l’arrivée de la dénommée Société 20/80 est inévitable, celle dans laquelle le travail de 20% de la population mondiale sera suffisant pour soutenir la totalité de l’appareil économique de la planète. 80% de la population restante ainsi s’avérera superflu, ne disposera pas de travail ni d’occasions d’aucun type et nourrira une frustration croissante.

C’est ici qu’est entré en jeu le concept exposé par Brzezinski. Ce dernier a proposé le tittytainment, un mélange d’aliment physique et psychologique qui endormirait les masses et contrôlerait sa frustration et ses protestations prévisibles. Le même Brzezinski explique l’origine du terme tittytainment, comme une combinaison des mots anglais “tits” (“poitrines”en jargon américain) et “entertainment” qui, dans aucun cas, ne doit être compris avec des connotations sexuelles, mais au contraire, comme allusif à l’effet endormant et léthargique que l’allaitement maternelle produit chez le bébé quand il boit.

Voici un extrait du livre “Le piège de la mondialisation” expliquant clairement le processus:

« L’avenir, les pragmatiques du Fairmont le résument en une fraction et un concept : « Deux dixièmes » et « tittytainment ».

Dans le siècle à venir, deux dixièmes de la population active suffiraient à maintenir l’activité de l’économie mondiale. « On n’aura pas besoin de plus de main d’œuvre », estime le magnat Washington Sycip. Un cinquième des demandeurs d’emploi suffira à produire toutes les marchandises et à fournir les prestations de services de haute valeur que peut s’offrir la société mondiale. Ces deux dixièmes de la population participeront ainsi activement à la vie, aux revenus et à la consommation – dans quelque pays que ce soit. Il est possible que ce chiffre s’élève encore d’un ou deux pour cent, admettent les débatteurs, par exemple en y ajoutant les héritiers fortunés.

Mais pour le reste ? Peut-on envisager que 80 % des personnes souhaitant travailler se retrouvent sans emploi ? « Il est sûr, dit l’auteur américain Jeremy Rifkin, qui a écrit le livre La Fin du travail, que les 80 % restants vont avoir des problèmes considérables. » Le manager de Sun, John Gage, reprend la parole et cite le directeur de son entreprise, Scott McNealy : à l’avenir, dit-il, la question sera « to have lunch or be lunch » : avoir à manger ou être dévoré.

Cet aréopage de haut niveau qui était censé travailler sur « l’avenir du travail » se consacre ensuite exclusivement à ceux qui n’en auront plus. Les participants en sont convaincus : parmi ces innombrables nouveaux chômeurs répartis dans le monde entier, on trouvera des dizaines de millions de personnes qui, jusqu’ici, avaient plus d’accointances avec la vie quotidienne confortable des environs de la baie de San Francisco qu’avec la lutte quotidienne pour le survie à laquelle doivent se livrer les titulaires d’emplois précaires. C’est un nouvel ordre social que l’on dessine au Fairmont, un univers de pays riches sans classe moyenne digne de ce nom – et personne n’y apporte de démenti.

L’expression « tittytainment », proposée par ce vieux grognard de Zbigniew Brzezinski, fait en revanche carrière. Ce natif de Pologne a été quatre années durant conseiller pour la Sécurité nationale auprès du président américain Jimmy Carter. Depuis, il se consacre aux questions géostratégiques. Tittytainment, selon Brzezinski, est une combinaison des mots entertainment et tits, le terme d’argot américain pour désigner les seins. Brzezinski pense moins au sexe, en l’occurrence, qu’au lait qui coule de la poitrine d’une mère qui allaite. Un cocktail de divertissement abrutissant et d’alimentation suffisante permettrait selon lui de maintenir de bonne humeur la population frustrée de la planète. »

(Hans-Peter Martin, Harald Schumann, Le piège de la mondialisation, Solin Actes Sud, page 12)
Les outils du mondialisme: le “tittytainment” 

http://www.marcfievet.com/article-35171695.html

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 03:45

Benazir Bhutto en 2004 - Wikipedia



J'ai récemment reçu sur
http://r-sistons.over-blog.com/article-34818077-6.html#anchorComment  un commentaire fort intéressant,
sur le rôle des femmes dans les Médias en particulier (voir en Birmanie par ex), pour mieux faire passer les plans de l'Occident impérialiste dans l'opinion.

L'Occident veut s'emparer des zones stratégiques sur le plan économique ou géographique,  et imposer sa domination sur les pays convoités, en plaçant ses marionnettes. Les femmes, en effet, comme en Ukraine, au Pakistan (B. Bhutto), ou en Birmanie, sont un atout de choix pour berner les électeurs et les citoyens. 

"Nous avons plus à vous offrir", c'est la campagne menée actuellement par une candidate CDU à Berlin, Vera Lengsfeld,  qui propose à ses ouailles un décolleté fort généreux. Les atouts féminins sont de plus en plus prisés pour prendre le pouvoir au service de la Haute Finance !!!

N'oublions pas non plus l'icône de la Résistance en Iran, une jeune femme dont la photo a fait le tour du monde pour dresser les peuples contre l'Iran, laquelle a été probablement sacrifiée par un agent de la City  arrivé la veille, et présent à ses côtés, avec une arme.... Tout est bon pour berner le public !

Eva R-sistons aux manipulations médiatico-politiques





" Je rejoins ton commentaire ironique sur Clotilde Reiss, et j'aurais éventuellement pu croire les médias dominants si son père ne travaillait pas dans le nucléaire. Cependant, comme pour l'affaire Roxanne Saberi, ou d'autres comme Jennifer Lynch, les couveuses de Koweit City ou Ingrid Betancourt, on a toujours le même schéma :


- ce sont toujours des femmes pour respecter le cliché de l'innoncente victime féminine d'islamisto-violeurs orientaux que de preux chevaliers blancs occidentaux vont se charger de libérer (cliché d'autant plus fort, qu'on nous vend l'Iran comme l'état le plus mysogine au monde - quand l'Arabie Saoudite ne gène personne),

- elles sont toutes belles et jeunes (Betancourt sans être une beauté top-modèle est une femme de belle prestance qui à+ 46 ans n'a pas une seule ride malgé 6 ans passés dans la jungle aux mains de "tortionnaires moyennageux" dixit Sarko),

- elles ont toutes beaucoup de facilité pour communiquer dès qu'un micro se braque sur elles,

- elles ont le profil du Charity Business à la Angelina Jolie Pitt, etc.

Ce qui me désole, c'est que même l'Humanité se joint à ce concert de sensationnalisme émotionnel, mais il est vrai qu'on doit la psychose de la burqua à un communiste, qui plutôt que d'attaquer de front le MEDEF qui opprime le plus sûrement les femmes françaises salariées par le temps partiel, les salaires tirés vers le bas et de 30 % inférieurs aux hommes malgré une qualification et une expérience similaire, l'absence de politique volontariste pour garder des enfants dans les entreprises, le peu de femmes aux postes importants, etc, ce communiste préfère participer à la musulmanophobie ambiante en pointant du doigt quelques 300 femmes à burqua sur l'ensemble du territoire français (mais quel courage !).

Ne parlons pas des magazines féminins qui adorent louer ce genre "d'icônes féministes" qui tiennent têtes à d'affreux machos type FARC, mollahs, hamas, hezbollah et j'en passe, ce qui me donne de sacrés fous rires nerveux. Ces rédactrices ne se rendent même pas compte que ces pauvres filles, Roxanna et Clotilde, ne sont que des poupées, dont le "courage" féministe est fabriqué de toutes pièces, agitées dans les médias occidentaux pour promouvoir un ordre économique impérialiste, patriarcal et colonialiste, bien plus oppresseur envers les femmes du monde entier que toutes les théocraties réunies. Je pense que ces filles ont la réelle impression qu'elles rendent service aux iraniennes, tant le bourrage de crâne doit être puissant.

Encore une fois, nous ne devons pas attaquer ces poupées même si ce sont des imposteurs, mais identifier l'imposante machine derrière, et rapeller sans cesse les intox du même genre qu'on a déjà eues telles que couveuses de Koweit City, premier pas vers la destructuction de l'Irak (et l'oppression des irakiennes).

Les vrais féminites restent des femmes comme Madame Marwan Bargouthi ou Arundhati Roy, qui luttent contre un ordre social injuste pour les hommes ET les femmes que leur pays.
Commentaire n° 1 posté par Annie avant-hier à 11h21

http://r-sistons.over-blog.com/article-34818077-6.html#anchorComment


_____________________________________________________________


Et là, ce sont des beurettes utilisées par le CRIF :

Le CRIF sponsor officiel des beurettes du gouvernement Video

http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-34868599.html


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 09:25


Le traitement de l'affaire Clotilde,
par Eva R-sistons

Scandaleux traitement de l'affaire Clotilde,
médiamensonges sur la jeune fille
qui n'est pas l'ange annoncé,
et prétexte à faire de la propagande contre l'Iran diabolisé.
Une abjection bien française.
Bravo les Médias sionistes !
Jamais un partisan de l'Iran n'est invité,
seulement ses détracteurs.
La palme de la désinformation à C dans l'Air,
comme d'habitude, faux débat qui atteint des sommets,
et encore ce jour, à Télé-Matin sur FR2,
M. Hourcade du CNRS est l'invité des 4 Vérités
(ça ne s'invente pas ! Emission de mensonges !!)
de M. Jeff Wittenberg.

Vous imaginez un journaleux sioniste
qui parle de l'Iran ???
L'horreur absolue ! On est en plein grotesque !!!
Tout est fait pour discréditer l'Iran,
chaque mot, chaque question, chaque remarque,
et l'Invité est bien choisi,
on atteint un sommet de la désinformation
avec évidemment le sempiternel
"L'Iran veut rayer Israël de la carte",
qui n'a jamais été dit ainsi, d'ailleurs,
au moment même où c'est Israël qui songe
à rayer l'Iran de la carte !
Enorme, sordide, scandaleux, assassin !

Nos Médias sont une honte pour la France,
lanterne rouge de la désinformation en Europe,
et un contre exemple pour le monde.
Merci les néo-sionistes, vous avilissez la France,
vous ruinez son crédit dans le monde,
et si vous rayez l'Iran de la carte comme vous en rêvez,

soyez sûr que ce pays se vengera sur vous, et à cause de vous,

sur la France, au premier rang du conflit à vos côtés.

Vous êtes le cancer de la France,
c'est une Gaullienne de Gauche qui vous le dit,
et pour beaucoup, également pour l'ensemble de l'humanité.
La journaliste que je suis est en colère,
car vous détruisez la démocratie française
en tuant la liberté de l'information,
et vous assassinez l'image de notre pays, notre crédibilité,
et vous allez nous entraîner au premier rang de conflits crapuleux,
au premier rang d'une guerre mondiale
qui ne laissera dans le monde qu'un champ de ruines.
Et vous cassez le plan du Dieu de la Bible pour vous,
la Mission sainte qu'il vous a confiée pour le monde,
en adorant le Veau d'Or et en voulant tout dominer.
Vous aurez l'éternité pour vous en repentir...

Vous êtes immondes, j'ai mal à la France,
j'ai mal à l'humanité.

Eva R-sistons aux Néo-Sionistes qui détruisent la France,
son indépendance nationale,
sa Liberté de la presse, sa Démocratie,
ses traditions, notamment sociales,
son Image dans le monde, son Honneur.


 

 

_________________________________________________________________________________________



L'extermination Nucléaire
rendue respectable par le NEW-YORK TIMES.

 

Merci a Anita pour cet article! Sly

par James PETRAS.

Mondialisation.ca, Le 5 Août 2008.

Le 18 Juillet 2008, le New-York Times a publié un article de l'historien Juif Israélien, le Professeur Benny MORRIS, recommandant une attaque Israélienne Nucléaire génocidaire contre l'IRAN avec la possibilité de tuer 70 Millions d'Iraniens – 12 fois le Nombre de victimes Juives de l'Holocauste Nazi.  (NB  Eva: Lieberman rêve de la même chose, et beaucoup d'Israéliens. Qu'on ne vienne plus me parler de la Shoah, c'est une imposture !!! On a vraiment du mal à imaginer que le peuple victime de la Shoah soit prêt à les multiplier dans le monde par cupidité, convoitise, et orgueil ! C'est une terrible ironie de l' Histoire, un sinistre retournement !)



« Les Dirigeants de l'IRAN feraient bien de repenser leur jeu et de suspendre leur programme Nucléaire. S'ils ne le font pas, le mieux qu'ils puissent espérer c'est que l'attaque d'Israël contre leurs installations Nucléaires avec des armes conventionnelles détruira celles-ci. Cela voudrait dire sûrement des Milliers de victimes Iraniennes et une humiliation Internationale. Mais l'alternative, c'est un IRAN transformé en désert Nucléaire ».


MORRIS fait régulièrement des Conférences, il est aussi Consultant auprès des Institutions Politiques et Militaires Israéliennes et a, de ce fait, un accès unique auprès des planificateurs Militaires stratégiques Israéliens.

 
La Recommandation de MORRIS et son soutien public à une expulsion massive et brutale de tous les Palestiniens est de notoriété publique. Malgré ses prises de position génocidaires, cela ne l'a pas empêché de recevoir de nombreuses récompenses Universitaires. Ses écrits et points de vue sont publiés en ISRAEL dans les journaux et magazines les plus importants. Les positions de MORRIS ne sont pas de vaines rodomontades d'un psychopathe marginal, comme en témoigne son article d'opinion récemment publié dans le NEW- YORK Times.


Que nous révèle la publication par le NEW-YORK Times d'un article qui appelle à l'incinération Nucléaire de 70 Millions d'Iraniens et à la contamination d'environ un billion de personnes du MOYEN-ORIENT à l'ASIE et l'EUROPE, sur la politique et culture U.S. ? Car c'est le NYT qui informe les « classes éduquées » des U.S., publie des suppléments du dimanche, des pages littéraires et éditoriales et qui sert de « conscience Morale » pour d'importants Secteurs de l'élite culturelle, économique et politique.

Le NYT offre une certaine Respectabilité au Meurtre de Masse, exprimé par les points de vue de MORRIS et dont ils ne pourraient pas bénéficier si, disons, ils étaient publiés dans des hebdomadaires ou mensuels néo cons.

Le fait que le NYT considère la perspective d'une extermination Israélienne de Millions d'Iraniens comme faisant partie du débat politique au MOYEN-ORIENT révèle à quel point le Zionisme-Fascisme a infecté les « Hauts « Cercles Culturels et journalistiques des Etats-Unis.


Il est vrai que c'est le développement logique de l'acceptation publique par le NYT du blocus économique par ISRAEL pour affamer 1.4 Millions de Palestiniens à GAZA ; la dissimulation par le TIMES de l'influence de l'Organisation Israélo- Sioniste AIPAC sur l'attaque lancée par les U.S. contre l'IRAK conduisant au Meurtre de plus d'un Million d'IRAKIENS.


Le TIMES donne le ton pour toute la scène culturelle de NEW-YORK, qui privilégie les intérêts Israéliens, au point de les assimiler au discours politique U.S. NON-seulement dans leurs violations routinières des Lois Internationales, mais leurs menaces, en fait promesses de dévaster d'immenses zones de la terre dans leur poursuite de suprématie régionale.


La volonté du NYT de publier un article recommandant un génocide ethnocide, nous montre la force des liens entre un journal pro-Israélien « Institutionnel Libéral » et la Droite totalitaire Israélienne. C'est comme si en publiant cela, le NYT considérait que les points de vue des nazis NON-Juifs étaient inacceptables, mais que les points de vue et politiques Judéo- Fascistes nécessitaient un examen attentif et une possible Mise en application.


L'article de MORRIS « d'extermination Nucléaire » dans le NEW-YORK Times n'a provoqué aucune opposition des 52 Présidents des plus importantes Organisations Juives Américaines (P.M.A.J.O.) car, dans leur Bulletin Quotidien, Daily Report, elles ont fréquemment publié des articles par des Israéliens et des Sionistes Américains, préconisant une attaque Nucléaire Israélienne et ou U.S. contre l'IRAN

.

En d'autres termes, les points de vue totalitaires de MORRIS font partie de la Matrix culturelle profondément enracinée dans les réseaux organisationnels Sionistes et leurs « influence » étendue dans les Cercles Culturels et politiques U.S. Ce que le Times a fait en publiant l'article démentiel de MORRIS a sorti le discours génocidaire des Cercles d'influence limités Sionistes, et l'a placé dans le champ traditionnel de lecture de Millions de lecteurs Américains.


Mis à part une poignée d'écrivains (NON-Juifs et Juifs) qui publient sur des Sites marginaux, il n'y a aucune condamnation Politique ou Morale émanant de tout le monde littéraire, politique et journalistique, à cet affront à notre Humanité. Aucune tentative n'a été faite de lier les politiques totalitaires génocidaires de MORRIS aux menaces publiques officielles d'ISRAEL et aux Préparations pour une GUERRE NUCLEAIRE.


Il n'y a aucune campagne anti-Nucléaire menée par nos intellectuels ayant le plus d'influence sur l'opinion publique pour dénoncer l'ETAT (ISRAEL) et ses intellectuels connus qui préparent une GUERRE NUCLEAIRE qui peut potentiellement exterminer plus de DIX FOIS le Nombre de Juifs massacrés par les NAZIS.


Une incinération Nucléaire de la Nation Iranienne est l'équivalent Israélien des chambres à Gaz et fours crématoires d'HITLER, écrit en grosses lettres.


L'extermination est la dernière étape du Sionisme *sur la base de la doctrine :
- dominer le MOYEN-ORIENT ou ruiner l'air et la terre de la planète. 


C'est le Message clair de Benny MORRIS (et de ses sponsors officiels Israéliens) qui, comme HITLER, lancent des ultimatums aux Iraniens, « Rendez-vous ou vous serez détruits » et qui menacent les U.S., joignez-vous dans le bombardement de l'IRAN ou sinon, vous devrez affronter une catastrophe écologique et économique Mondiales.


Que MORRIS soit complètement, carrément et cliniquement FOU ne fait aucun doute.


Le NEW-YORK Times, en publiant ses divagations génocidaires fournit de Nouveaux signes prouvant comment la puissance et la richesse ont contribué à la dégénérescence de la Vie intellectuelle et culturelle JUIVE aux Etats Unis.
Pour comprendre les dimensions de cette décadence, nous avons seulement besoin de comparer le brillant écrivain Juif Allemand tragi-romantique : Walter BENJAMIN, fuyant désespérément l'avancée de la terreur totalitaire Nazie, à la Recommandation criminelle de l'écrivain Juif Israélien, Benny MORRIS, d'une terreur Nucléaire Sioniste, publié dans le NEW- YORK Times.


La question de la puissance Sioniste en AMERIQUE n'est pas seulement une question d'influence du « lobbying », sur les Décisions du Congrès et de la Maison-Blanche concernant l'Aide étrangère fournie à ISRAEL. Ce qui est en jeu actuellement, ce sont les Questions liées, celle de la Recommandation d'une GUERRE NUCLEAIRE par laquelle 70 Millions d'Iraniens sont menacés d'extermination et la complicité des Médias de Masse U.S. qui fournissent une plateforme, voire une certaine Respectabilité politique pour un Meurtre de Masse et une contamination Mondiale. Contrairement au passé Nazi, nous ne pouvons pas affirmer, comme l'ont fait les Bons Allemands « Que nous ne savions pas « OU « Qu'on ne nous a pas prévenus », parce-que cela a été écrit par un Universitaire Israélien notoirement connu et cela a été publié dans le NEW-YORK Times.

Article original en Anglais, The NEW-YORK Times : Making Nuclear Extermination Respectable, 30 Juillet 2008.
Traduction Mireille DELAMARRE pour www.planetenonviolence.org.

James PETRAS est l'Auteur du livre « Zionism, Militarism And the Decline of U.S Power (Clarity Press Atlanta )" publié en Août 2008.
Articles de James PETRAS publiés par Mondialisation.ca

 

Posté par citoyen_sly
Iran/procès:"pas d'intervention étrangère"

 

AFP
10/08/2009 | Mise à jour : 08:10 |

 

L'Iran a affirmé aujourd'hui qu'il n'accepterait pas d'"intervention" étrangère dans ses affaires intérieures, après des critiques formulées par des pays occidentaux sur le procès des personnes arrêtées pour leur participation dans des manifestations post-électorales.

Le procès se déroule conformément "aux lois internationales" et la réaction des pays occidentaux est "illégale et surprenante", a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, cité par l'agence officielle Irna.
"Nous résisterons fermement face à toute intervention" étrangère, a-t-il ajouté.
"Leur prise de position n'a rien à voir avec leurs responsabilités légales et représente une sorte de capitulation", a déclaré M. Ghashghavi.

Le procès d'une centaine de personnes s'est ouvert le 1er août devant le tribunal révolutionnaire qui les juge pour leur participation aux manifestations de protestation contre la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.
Parmi les accusés qui ont comparu samedi, figurait une jeune Française Clotilde Reiss, un employé local de l'ambassade britannique, Hossein Rassam, et une employée locale de l'ambassade de France, Nazak Afshar.

 

Posté par citoyen_sly-



Iran/procès:"pas d'intervention étrangère"

 

AFP
10/08/2009 | Mise à jour : 08:10 |

 

L'Iran a affirmé aujourd'hui qu'il n'accepterait pas d'"intervention" étrangère dans ses affaires intérieures, après des critiques formulées par des pays occidentaux sur le procès des personnes arrêtées pour leur participation dans des manifestations post-électorales.

Le procès se déroule conformément "aux lois internationales" et la réaction des pays occidentaux est "illégale et surprenante", a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hassan Ghashghavi, cité par l'agence officielle Irna.
"Nous résisterons fermement face à toute intervention" étrangère, a-t-il ajouté.
"Leur prise de position n'a rien à voir avec leurs responsabilités légales et représente une sorte de capitulation", a déclaré M. Ghashghavi.

Le procès d'une centaine de personnes s'est ouvert le 1er août devant le tribunal révolutionnaire qui les juge pour leur participation aux manifestations de protestation contre la réélection controversée du président Mahmoud Ahmadinejad le 12 juin.
Parmi les accusés qui ont comparu samedi, figurait une jeune Française Clotilde Reiss, un employé local de l'ambassade britannique, Hossein Rassam, et une employée locale de l'ambassade de France, Nazak Afshar.

 

Posté par citoyen_sly



Un classique! Clotilde Reiss a bien été utilisée, à son insu de son plein gré, comme intérimaire de la DGSE dans le cadre d'une tentative de déstabilisation soutenue par les Usraéliens, et donc Sarkozy.


Un classique! Clotilde Reiss a bien été utilisée, à son insu de son plein gré, comme intérimaire de la DGSE dans le cadre d'une tentative de déstabilisation soutenue par les Usraéliens, et donc Sarkozy.
inv
Les spécialistes du farsi et de l'Iran se comptant sur les doigts d'une seule main à la DGSE, il lui faut bien, comme dans bien d'autres pays, utiliser la main d'oeuvre disponible sur place, étudiants, chercheurs et ONG francophones. La procédure est banale. Chaque ONG française a son correspondant à la DGSE. Cela a commencé en Afghanistan, à l'époque de l'occupation soviétique, n'est-ce-pas AB?...


La petite Clotilde Reiss, de part son milieu social, sa connaissance de la langue et ses fréquentations sur place était une proie toute désignée, à la fois pour le résident de la DGSE via le service culturel de l'ambassade, mais aussi pour les services iraniens qui l'avaient donc à l'oeil.


Bonne pioche, puisqu'oubliant le "devoir de réserve" qui aurait dû être le sien, comme celui de tout étranger au pays, sa participation à des manifestations, officiellement interdites, constituait, comme dans n'importe quel autre pays, un délit parfaitement répréhensible. De plus, elle s'était métamorphosée en reporter photographe, prenant des centaines de clichés. Bien imprudente la gamine, car si ses films et clichés ont pu donner au résident de la DGSE un aperçu des manifestations et du type de manifestants (une majorité d'enfants de la moyenne et haute bourgeoisie iraniennes avides de jouissances "à l'occidentale"), cette "iconographie" se trouve également aujourd'hui entre les mains des services iraniens qui en feront le meilleur usage!


Elle participait donc aux manifestations contre le régime légal d'Iran, elle photographiait, elle filmait, mais aussi elle écrivait, deux courriels en fait: un anecdotique, sans intérêt, c'est celui auquel il a d'abord été fait allusion pour déclarer qu'elle était blanche comme neige, et un autre, plus détaillé, dans lequel elle rend compte de ce qu'elle a vu et entendu en tant que participante. Ce courriel destiné au directeur de l'Institut Français de Recherche en Iran, sous tutelle de l'ambassade.


Tous ces faits sont aujourd'hui établis, comme il est clair que Melle Reiss est une "occasionnelle", pas une professionnelle du renseignement, ce qui explique la mansuétude des autorités iraniennes à son égard qui, dès le début, ont conseillé à la France de ne pas envenimer une affaire au demeurant modeste.
Mais c'était oublier la méthode Kouchmerde-Sarkozy, toute de criailleries et de rodomontades.


Il faut se féliciter de la juste libération de Nazak Afshar qui a beaucoup parlé, et qui n'était apparemment que la "concierge" de l'ambassade, chargée d'ouvrir les portes de celle-ci aux manifestants! Ce que le politicien véreux Kouchmerde a donc été obligé de reconnaître, toute honte bue.


Melle Reiss regagnera sous peu l'ambassade, mise en "liberté surveillée", et devra s'expliquer avec le résident de la DGSE, ce que les services d'écoutes iraniens attendent avec gourmandise. Il faut en effet savoir que notre ambassade est parfaitement "sonorisée", et depuis de longues années...(ne pas confondre "sonorisée" et "sécurisée"!).

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkVppAVpEVTYtUIxuj.shtml





13 août 2009

L'Iran appelle à l'interdiction de frappes militaires sur des installations nucléaires

 

il y a 11 heures 20 min

AP



 

L'Iran souhaite une conférence internationale pour interdire toute frappe militaire sur des installations nucléaires.


Téhéran a fait cette proposition mercredi à l'approche de la conférence générale de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui doit se tenir au mois de septembre, a appris l'Associated Press de sources diplomatiques. Une information confirmée par Ali Asghar Soltanieh, le représentant de l'Iran à l'AIEA.

 

D'après des diplomates, cette initiative vise à faire pression sur Israël, qui n'a pas exclu de mener des raids aériens pour paralyser le programme nucléaire iranien.


M. Soltanieh a cependant déclaré que l'Iran n'avait pas peur d'Israël et cherchait simplement à obtenir un soutien en faveur d'une résolution interdisant toutes les attaques armées contre des installations nucléaires n'importe où à travers le monde. AP

 

 

Posté par citoyen_sly à 10:03 -


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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 00:50



Si les médias officiels disent que la crise est finie, ça doit être vrai.....



-L'équipementier sportif allemand Adidas a vu son bénéfice net fondre au deuxième trimestre, de 93% sur un an à 9 millions d'euros et table toujours sur un recul 1 à 5% de son chiffre d'affaires en 2009, selon des chiffres publiés mercredi.

http://www.e24.fr/entreprises/article119413.ece/Adidas-fonte-des-resultats-trimestriels.html


-Lloyds Banking Group accuse une perte semestrielle de 4 milliards de livres après avoir enregistré d'importantes pertes pour créances douteuses, récupérées lors de la fusion avec HBOS.

http://www.e24.fr/finance/banque/article119445.ece/Lloyds-les-creances-douteuses-lui-font-perdre-4-milliards-de-livres.html


-Swiss Re
reste empêtré dans la crise, malgré l'aide de ses actionnaires, le réassureur suisse a annoncé mercredi une perte surprise de 381 millions de francs suisses au deuxième trimestre (environ 260 millions euros), contre un bénéfice de 564 millions de francs suisses un an plus tôt. Les analystes tablaient sur un bénéfice de 215 millions de francs suisses.

http://www.e24.fr/finance/assurance/article119409.ece/Swiss-Re-publie-une-perte-surprise.html


-AXA a dégagé un bénéfice net en baisse de 38% pour le premier semestre 2009. Il ressort à 1,32 milliard d'euros contre 2,16 milliards d'euros un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur un bénéfice de 592 millions d'euros.

http://www.e24.fr/finance/assurance/article119399.ece/AXA-resultat-net-de-au-premier-semestre.htm


-Société Générale a enregistré une chute de 52% de son bénéfice net au cours du deuxième trimestre 2009, à cause d'un niveau toujours très élevé du coût du risque et de la perte de valeur de certains portefeuilles de couvertures.

http://www.e24.fr/finance/banque/article119398.ece/Societe-Generale-le-benefice-chute-de-52-au-2eme-trimestre.html


-Le groupe bancaire italien UniCredit a annoncé mardi 4 août que son bénéfice net avait été divisé par près de quatre au deuxième trimestre, sous l'effet de provisions et de dépréciations de la valeur de son portefeuille de crédits, mais il est resté supérieur aux attentes.

http://www.e24.fr/finance/banque/article119593.ece/Lourdes-depreciations-pour-Unicredit-au-2eme-trimestre.html


-Rien ne va plus pour Electronic Arts. L'éditeur américain de jeux vidéo a annoncé mardi une perte nette plus que doublée pour le premier trimestre de son exercice 2009/10, à 234 millions de dollars, ce qui représente le dixième trimestre d'affilée dans le rouge pour le groupe.

http://www.e24.fr/hightech/mediapub/article119428.ece/Electronics-Arts-s-enfonce-dans-le-rouge.html


-Le groupe américain de service financiers GMAC a creusé ses pertes au deuxième trimestre, affichant un trou de près de 4 milliards de dollars, a-t-il annoncé mardi 4 août, affecté selon lui par plusieurs provisions liées à la réorganisation de ses activités.

http://www.e24.fr/finance/banque/article119352.ece/GMAC-nouveau-trou-de-4-milliards.html


-La banque britannique nationalisée Northern Rock, spécialisée dans le crédit immobilier, a annoncé mardi 4 août un creusement de ses pertes au premier semestre, marqué notamment par des créances douteuses.La perte nette attribuable s'est élevée à 770,9 millions de livres (900 millions d'euros) contre 565,5 millions au premier semestre 2008, une hausse de 36,3%, après une augmentation des créances douteuses, de 191,6 millions à 602,2 millions de livres notamment. La compagnie a indiqué que le niveau de ces créances douteuses devrait être similaire au deuxième semestre.

http://www.e24.fr/finance/banque/article119345.ece/Les-pertes-de-Northern-Rock-se-creusent.html


-La première banque suisse n'endigue pas les sorties de capitaux, malgré l'annonce d'un accord avec le fisc américain. UBS n'est pas tirée d'affaire. La première banque suisse UBS a confirmé mardi une perte nette de 1,4 milliard de francs suisses (916,5 millions d'euros) au deuxième trimestre, contre un résultat négatif de 358 millions un an plus tôt.

http://www.e24.fr/finance/banque/article118868.ece/UBS-deficitaire-fait-face-aux-sorties-de-capitaux.html


-Le fabricant américain de disques durs pour ordinateur Seagate Technology a annoncé mardi qu'il allait fermer une usine de production de disques durs à Sinpagour d'ici la fin de l'année, et licencier la moitié de ses 4.000 ouvriers.

http://www.e24.fr/economie/monde/article119158.ece/Seagate-ferme-une-usine-a-Singapour.html



-Le fabricant de la crème de soins Nivea publie des résultats en fort recul et n'atteindra pas ses objectifs.Beiersdorf n'est pas au mieux. Le fabricant de la crème Nivea a vu son bénéfice net fondre au deuxième trimestre et ne s'attend toujours pas à une amélioration cette année.

http://www.e24.fr/entreprises/chimiepharmacie/article118970.ece/Beiersdorf-pessimiste.html


http://sos-crise.over-blog.com/article-34631274.html


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22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 14:35



L’« Axe du Mal » de l’administration Obama

Iran/Nicaragua : nouveau mensonge d’Hillary Clinton
par Thierry Meyssan*


La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est publiquement inquiétée de la construction d’une méga-ambassade iranienne au Nicaragua. Sur les plateaux de télévision US, des « experts » ont disserté sur les opérations militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne prépareraient en Amérique latine contre les intérêts états-uniens et israéliens. Mais quelle est la base factuelle de ce tintamarre médiatique ?




Le 1er mai 2009, la secrétaire d’État Hillary Clinton dénonce la construction d’une énorme ambassade iranienne à Managua, lors de son intervention au Dean Acheson Auditorium (photo : Michael Gross/State Department).

Alors que le complexe militaro-industriel et l’état-major interarmes états-unien on révisé leur approche de l’Iran, notamment depuis le rapport Baker-Hamilton et la « révolte des généraux » [1], les néo-conservateurs (israéliens et anglo-saxons) ont multiplié les campagnes de communication contre l’Iran.


L’opinion publique occidentale a ainsi été largement intoxiquée et croit aujourd’hui massivement que le président Ahmadinejad ne veut pas en finir avec l’apartheid en Palestine, mais avec les Israéliens [
2] ; ou encore, qu’il cherche à fabriquer une bombe atomique, bien que l’imam Khomeiny ait déclaré cette arme de destruction massive contraire aux valeurs de l’islam. En juin 2009, l’opinion publique occidentale a été convaincue que l’Iran actuel est une dictature cléricale qui a truqué l’élection présidentielle et a réprimé dans le sang des manifestations populaires, alors que l’on a assisté à une épreuve de force au sein de la classe dirigeante où la haute bourgeoisie —dont le haut clergé autour de l’ayatollah Rafsandjani— soutenue par les Anglo-Saxons a tenté de renverser un parti populiste d’anciens combattants de la guerre contre l’Irak, protégé par le Guide suprême [3]


Néanmoins, un autre front dans la guerre contre la vérité a été ouvert par les néco-cons : l’« Iranian Connection » en Amérique latine.






On sait que le bloc révolutionnaire latino-américain (Cuba, Bolivie, Équateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Domingue, Venezuela ) et le bloc révolutionnaire proche-oriental (Iran, Résistance libanaise, Résistance palestinienne, Syrie) se sont rapprochés à la fois pour contourner les restrictions qui leur sont imposées par les États-Unis et pour créer des institutions internationales alternatives à celles contrôlées par Washington.

L'intox consiste à faire accroire que ces États et groupes politiques, qui développent une politique inspirée du mouvement des non-alignés, auraient un plan expansionniste et un agenda militaire cachés.


Le ballon d’essai de cette campagne est lancé par un article du chroniqueur argentin basé aux États-Unis, Andrés Oppenheimer, dans le Miami Herald [
4]. Selon le journaliste, qui commente la tournée du président Ahmadinejad en Amérique latine, l’Iran ne cherche pas seulement à briser son isolement diplomatique, mais aussi à exporter son idéologie « fasciste » (sic) pour prendre les États-Unis à revers. Au passage, Oppenheimer dénonce la présence grandissante d’obscurs personnels diplomatiques iraniens en Amérique latine, notamment au Nicaragua.

Le scoop est d’autant plus frappant qu’il provient d’un journaliste ayant construit sa réputation sur la révélation de l’Irangate, lorsque l’administration Reagan soutenait les Contras du Nicaragua à l’insu du Congrès, grâce à un montage israélien complexe ayant assuré la fortune personnelle de l’ayatollah Rafsandjani.


Ce scoop aurait pu passer inaperçu, s’il n’avait été relayé lors d’une audition au Congrès par Nancy Menges. Cette « experte » avait été invitée par le sénateur Eliot Engel à témoigner le 5 mars 2008 sur l’évolution de Cuba après la maladie de Fidel Castro. Elle fut présentée aux parlementaires comme membre du Center for Security Policy, le think tank des faucons à Washington [
5]. Ceux qui connaissent le microcosme washingtonien savent que, malgré la différence d’âge, elle est la veuve de Constantin Menges. Ce personnage haut en couleur fut le directeur Amérique latine de la CIA et conseiller de Ronald Reagan. Son nom reste surtout attaché au soutien aux Contras nicaraguayens et à l’invasion de la Grenade. Mme Menges entretient la mémoire de son époux et poursuit la publication de son bulletin, l’Americas Report.


Mme Menges a assuré à ses auditeurs qu’ils ne devaient pas se réjouir trop vite de la maladie du Commandante Castro, la Cuba socialiste étant remplacée par le Venezuela bolivarien dans les cauchemars du « monde libre ». Pis, Hugo Chávez aurait ouvert la porte du continent aux révolutionnaires islamistes iraniens et aux guérilleros du Hezbollah et du Hamas. Après avoir évoqué toutes sortes de rumeurs effrayantes, y compris la possible livraison d’uranium par le Venezuela et la Bolivie à l’Iran ou l’influence éventuelle du Protocole des sages de Sion sur Hugo Chávez, Nancy Menges déclara :

« La présence iranienne peut aussi être trouvée au Nicaragua. L’Iran a récemment établi une énorme ambassade à Managua. Des diplomates disposant de l’immunité vont et viennent et le bâtiment est sécurisé de tout espionnage. Il n’y a pas de contrôle des mouvements des diplomates iraniens. A la mi-2007, on a découvert que [le président] Ortega a autorisé 21 Iraniens à entrer dans le pays sans visa. Ceci montre clairement que le régime d’Ortega, comme celui de Chavez, ne surveille pas qui entre dans leurs pays respectfis. Cela peut avoir des conséquences sérieuses sur la sécurité de notre région. » [
6]


Au moment où Nancy Menges déposait à la Chambre, son ami Michael Rubin publiait un bref rapport pour l’American Enterprise Institute, intitulé « L’ambition globale de l’Iran » [
7]. Rubin fut conseiller du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour l’Irak et l’Iran. Il participa activement à la fabrication des intoxications qui servirent à justifier l’invasion de l’Irak, puis il rejoignit la direction de l’Autorité provisoire de la Coalition. Il milita pour l’extension de la guerre d’abord contre la Syrie, puis contre l’Iran, et préconisa publiquement l’assassinat de leurs présidents.
 
S’adressant à un public ignorant de l’histoire proche-orientale, Michael Rubin a beaucoup contribué à développer le mythe d’un Iran expansionniste. Dans ce petit rapport, il accumule les rumeurs glanées ici et là, pourvu qu’elles servent son objectif de diaboliser l’Iran. Parmi elles, il reprend à sa manière le scoop d’Oppenheimer : « L’ambassade d’Iran à Managua est maintenant la plus importante mission diplomatique de la ville » [
8].


Ce qui n’est encore qu’un « scoop » journalistique ou un « renseignement » d’expert, devient une vérité officielle lorsque la secrétaire d’État Hillary Clinton le confirme. Lors de la séance de questions-réponses avec le personnel du département d’État à l’occasion de la Journée des Affaires étrangères, le 1er mai 2009, elle déclare : « Je ne pense pas que dans le monde d’aujourd’hui, qui est multipolaire, où nous rivalisons [en Amérique latine] avec au moins les Russes, les Chinois et les Iraniens, il soit de notre intérêt de tourner le dos aux États de notre région (…) Nous cherchons à comprendre comment traiter avec [le président] Ortega. Les Iraniens construisent une énorme ambassade à Managua, et vous pouvez imaginer pourquoi ». [
9] Bref, il faut trouver une solution avant que la Révolution islamique ne soit installée aux portes des États-Unis.


Aussitôt, tous les networks US organisent des talk shows. On y disserte sur les actions militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne ne manqueront pas de fomenter depuis leur imposant QG de Managua.

Le représentant républicain de Floride, Connie Mack, commente lors d’une télé-conférence organisée par l’Israel Project, le 1er juin 2009 [
10] : « L’influence grandissante de l’Iran en Amérique latine me rappelle la relation entre la Russie (sic) et Cuba lorsque nous avons dû faire face à la crise des missiles » [11].


Patatras ! Dans son édition du 13 juillet 2009, le Washington Post révèle que le chantier de la méga-ambassade iranienne n’a jamais existé [
12]. Il ne s’agit pas d’une exagération ou d’une déformation, mais d’une pure invention.

L’Iran a ouvert au cours dernières années 6 nouvelles ambassades en Amérique latine, s’ajoutant aux 4 déjà existantes. Cela en fait 10 au total pour 33 États latinos. À Managua, l’Iran est représenté par un ambassadeur. Il vit avec son épouse dans un appartement loué. Pas de trace de « diplomates obscurs allant et venant », et encore moins de conseillers militaires. Il y a bien eu un projet de construire une petite villa comme ambassade, mais il a vite été abandonné en l’absence de financement. Les relations politiques entre le Nicaragua et l’Iran sont excellentes, mais les échanges économiques sont inexistants en raison d’une dette nicaraguayenne persistante de 160 millions de dollars.


Pressé de questions, le porte-parole du département d’État, Ian Kelly, a dû piteusement battre en retraite. Plutôt que de reconnaître une erreur de Mme Clinton, il s’est félicité de la bonne nouvelle que représente l’absence de méga-ambassade iranienne à Managua, bien que les États-Unis n’aient de conseils à donner à personne en matière de taille de ses représentations diplomatiques [
13]. Et lorsque qu’on lui a demandé auprès de qui la secrétaire d’État avait vérifié cette fausse information, M. Kelly s’est efforcé de réaliser une diversion à propos d’un universitaire états-unien détenu en Iran. Après tout, peu importe la véracité de ce qu’on leur reproche, l’essentiel est de réaffirmer que les Iraniens sont dangereux.


Depuis que George Bush dénonçait un imaginaire pacte militaire anti-américain entre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, « l’Axe du Mal », les dirigeants politiques ont changés à Washington, mais pas les méthodes.

Documents joints
 

Iran’s Global Ambition, par Michael Rubin (American Enterprise Institute), mars 2008.


(PDF - 133.7 ko)
 

 

 Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).


Les articles de cet auteur
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[1] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007.

[2] « Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran », Réseau Voltaire, 14 novembre 2005.

[3] « Iran : le bobard de l’"élection volée" », par James Petras ; « La CIA et le laboratoire iranien », « Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ? » et La « "révolution colorée" échoue en Iran », par Thierry Meyssan ; Réseau Voltaire, 17, 19, 21, 24 juin 2009.

[4] « Beware Iran in Latin America », par Andrés Oppenheimer, Miami Herald, 30 septembre 2007.

[5] « Les marionnettistes de Washington », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 novembre 2002.

[6] « Iran’s presence can be felt in Nicaragua as well. Iran recently established a huge embassy in Managua. Diplomats have immunity coming and going and the building is protected from espionage. There is no control over the movements of Iranian diplomats. In mid 2007 it was discovered that Ortega permitted 21 Iranians to enter the country without visas. This clearly shows that the Ortega regime, like Chavez, is not monitoring who is entering their respective countries. This could have serious implications for the security of our region » Texte intégral.

[7] Voir document joint.

[8] « Iran’s embassy in Managua is now the largest diplomatic mission in the city. »

[9] I don’t think in today’s world, where it’s a multipolar world, where we are competing for attention and relationships with at least the Russians, the Chinese, the Iranians, that it’s in our interest to turn our backs on countries in our own hemisphere (…) We are looking to figure out how to deal with Ortega. The Iranians are building a huge embassy in Managua, and you can only imagine what it’s for. » Texte intégral.

[10] « Venezuela and Iran : The Case for Concern », Enregistrement intégral (format MP3).

[11] « The growing influence of Iran in the Western Hemisphere reminds me of the relationship between Russia and Cuba when we dealt with the Cuban missile crisis ».

[12] « Iran’s Invisible Nicaragua Embassy. Feared Stronghold Never Materialized », par Anne-Marie O’Connor et Mary Beth Sheridan, Washington Post, 13 juillet 2009.

[13] Texte intégral du point de presse du département d’État, 13 juillet 2009.


http://www.voltairenet.org/article161085.html

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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 21:34

Un Général russe conteste la version du 11/9.

Moscou, capitale de la
civilisation Européenne


Eva: Cet article, j'aurais pu l'écrire moi-même (tout son contenu est éparpillé sur mon blog R-sistons), j'y souscris totalement. Je demande à mes lecteurs d'y réfléchir !!!



Le Financial Times du 25 août 2008 notait amèrement que « Washington en est réduit à regarder d’autres puissances modifier le réel ». Dans une édition du Financial Times de 1991, une telle assertion aurait sans doute seulement trouvé sa place dans une rubrique "scénario catastrophe pour l’avenir " ou "science fiction". Il est vrai que la presse américaine de 1991 titrait sur d’autres evènements : l’URSS venait de s’écrouler, et avec elle le mur de Berlin. Dans les sables d’Irak, Bush père promettait a l’humanité un « Nouvel Ordre Mondial », juste, merveilleux et surtout unilatéral sous protection de la bannière étoilée pendant que l’Europe entamait son processus de réunification. Nous étions rentrés dans l’ère soit disant éternelle de la « Pax Americana » avec tous ces corrolaires, qu’ils soient militaires, financiers ou encore économiques.



Certains nous prédirent même la fin de l’histoire, l’histoire nous apprit qu’ils se trompaient. La « saison unipolaire » fut pourtant de courte durée. Il ne fallut que 10 ans pour qu’un improbable attentat de grande ampleur survienne sur le territoire Américain. De là, l’empire déclencha deux conflits militaires en Afghanistan et en Irak, entrainant au nom de la lutte contre le terrorisme la plupart des nations Européennes. Europe qui par deux fois, en 2004 et 2005, paya le prix lourd pour sa « collaboration » avec l’OTAN.


Moins de 20 ans après l’effondrement de l’URSS, force est pourtant de constater que le titre du Financial Times est plus que d’actualité alors que le pays se prépare à choisir ses nouveaux dirigeants. Une guerre défensive de 5 jours, habilement gagnée par la Russie dans le sud caucase suffit à totalement enrayer le processus d’extension de l’OTAN. Pour la première fois, une puissance contrecarrait militairement les états-unis d’amérique. En ce mois d’août 2008, les tanks Russes qui défendirent Tsinvali venaient de faire chanceler le vieux monde, unilatéral et néo-libéral.


Contre l’OTAN, arme de l’Amérique contre l’Europe


Comme le relevait très bien l’agence
Novopress, il est de coutume de voir l’Amérique comme l’allié immuable de l’Europe, l’ayant sauvée des griffes des totalitarismes, bruns et rouges. Si cela est en partie vrai, on oublie pourtant en permanence que l’hégémonie Américaine s’est appuyée sur la mise sous tutelle de l’Europe. Dès la guerre de 1914, où les Etats-Unis virent l’occasion de liquider les empires européens et continentaux de l’Axe (allemand, autrichien, ottoman), d’imposer le règne du dollar contre celui de la livre sterling mais également de confisquer la suprématie sur les mers à l’Angleterre (maitrise des océans). Théodore Roosevelt déclarera même : « Nous avons échoué à profiter de la guerre ! ». Son cousin Franklin Roosevelt, retenant la leçon, monnaiera son entrée en guerre en 43, à la conférence d’Anfa, en posant ses conditions à De Gaulle et Giraud qui durent s’engager à démanteler l’Empire colonial français dans les trente ans. En 1945 à Yalta, Roosevelt a sciemment et cyniquement livré la moitié de l’Europe à Staline, et, de ce fait, assuré le succès du communisme et son extension pour 50 ans, en maintenant la division de l’Europe et donc son affaiblissement. 

Aujourd’hui cette logique de subdivision de l’Europe se retrouve parfaitement, entretenue de nouveau par les stratèges Américains depuis le conflit Irakien de 2004 (opposition entre la vieille / nouvelle Europe), et la politique à court terme des nouveaux entrants de l’UE, nouveaux états coloniaux Américains (que ce soit la Pologne ou les états Baltes) politique irrationnelle qui suit une logique post guerre froide c’est à dire avant tout nationaliste et non pro-Européenne, et surtout anti-Russe.


Ce chantage militaro-économique se double aujourd’hui d’un chantage énergétique, puisque cette subdividion européenne « poussée » justifierait la participation des européens à des actions brutales et violentes dans le monde, au nom de la démocratie, actions qui en réalité  (Kosovo avec l’AMBO, l’afghanistan dissimulent des tentatives de prise de contrôle de secteurs énergétiques écartant la Russieavec UNOCAL, la bataille pour la Caspienne, le projet Nabucco..).


Depuis la chute de l’URSS et du mur de Berlin, l’OTAN n’a pourtant plus lieu d’être. Incapable de venir a bout des « terroristes » et du « trafic d’opium Afghan »
comme l’a récemment rappellé Serguei Lavrov, l’OTAN elle devenue une organisation désuète, frappée du sceau de l’échec et qui ne reflète « plus » les intérets Européens. En effet, la menace « Soviétique » et le pacte de Varsovie ayant disparu et la nouvelle menace terroriste (due a un Ben Laden formé par la CIA) considérablement moins élevée (voir inexistante) sans une participation récurrente aux actions de l’OTAN à travers le monde.


Les Européens doivent aujourd’hui se « rendre compte » que leurs soldats font office de supplétifs de l’armée Américaine, se faisant tuer pour des guerres qui ne sont pas les leurs ! Pire, en collaborant avec l’OTAN, l’Europe se met en position conflictuelle avec des acteurs essentiels à la stabilité et la paix que cela soit dans le monde musulman (ou l’OTAN est percue comme une « alliance de croisés modernes ») mais également dans le monde eurasiatique, ou l’OTAN est vue comme un outil Américain, facteur de trouble, par les grandes puissances de demain comme la Russie, la Chine, l’Inde ou l’Iran, toutes ces puissance étant liées entre elles au sein de l
’Organisation Régionale de la Coopération de Shanghai. 


Vers les regroupements continentaux et civilisationnels


Ce nouvel ordre multipolaire semble se configurer via l’émergence de grands ensembles civilisationnels et identitaires (UE, Chine, Russie, Inde ..). Ce phénomene de « regroupement » sur-régional est à l’opposé du mouvement de « morcellement » auquel œuvre l’Amérique en Europe, morcellement destiné a la constitution de petits ensembles facilement controlables économiquement et dépendants militairement (Yougoslavie, Tchécoslovaquie, projet de morcellement en trois de la Russie..). Morcellements au passage fomentés par l’OTAN et dogmatiquement attribués a « l’effondrement post soviétique ».


Ces nouveaux regroupements « auto-centrés » n’ont pas lieu qu’en Eurasie mais bel et bien sur tous les continents, que ce soit en amérique du Sud (Argentine, Brésil, Venezuela et Bolivie), sur le continent Africain, ou dans le monde musulman, Arabe ou pan-turque. Ces regroupements s’opèrent via des cœurs historiques, civilisationnels et économiques. Ces cœurs impériaux sont de façon très générale les grandes capitales ethno-culturelles des zones concernées, à savoir Pékin pour la Chine, Tokyo pour les Japonais, Caracas ou Rio pour l’amérique du sud, les « musulmans » hésitants depuis longtemps entre La Mecque, Téhéran et Istamboul, avec une montée en puissance des musulmans d’asie. Il est à noter la place absolument unique de la Russie, au carrefour de tous les mondes, Islamique via sa position a l’OCI, Occidental via le COR, Européen par essence ou encore Asiatique de par sa géographie et sa participation a l’OCS.


L’alliance continentale Euro-Russe, source de paix dans le monde


De ces « ensembles » qui représentent de potentiels concurrents économiques voir militaires, l’Amérique en craint un bien plus que les autres : la grande Europe, ce « front continental », colosse économique et militaire, gigantesque empire de Reykavik a Vladivostok, étalé sur 11 fuseaux horaires et potentiel leader économique et militaire planétaire. La division « voulue » et « souhaitée » par les stratèges Américains date et va dans ce sens : tout faire pour empêcher toute unité pan-européene ! De John O’Sullivan qui en 1845, dans "Our Manifest Destiny" écrivait : «  avec l’anéantissement de l’Europe, l’Amérique deviendra la maîtresse du monde » ou l’ouvrage de 1890, "Our Country" qui précise que : «  l’Europe vieillissante n’a plus les moyens de sauvegarder les valeurs civilisatrices de l’Occident, reprises par une Amérique dynamique émergente », et conclut par la fameuse formule « Europe must perish ! » (L’Europe doit périr). Tout au long du 20ième siècle, l’Amérique ayant pris le contrôle des mers (se substituant à l’Angleterrre), des stratèges vont théoriser la seconde étape essentielle : la prise de contrôle des terres, notamment du « Heartland » Eurasiatique. Le chef d’œuvre ayant été exposé il y a plus de dix ans par Brezinski dans son ouvrage « Le grand échiquier ».


L’Amérique, isolée du monde entre deux océans sait en effet parfaitement que c’est sur le continent (eurasiatique) que se joue l’avenir du monde car c’est la que sont concentrées le plus grand nombre de civilisations, le plus grand nombre d’êtres humains mais aussi la grande majorité des ressources de la planète. Pour que l’Amérique ne « sorte pas » du jeu mondial et reste un leader, elle doit empêcher un autre leader d’émerger (l’alliance Russo-Allemande), et surtout se préserver d’une alliance entre futurs leaders de cette zone (euro-russie et chine par exemple).


L’Amérique s’oppose donc de plus en plus agressivement aux rapprochements Euro-Russes, que ce soit les rapprochements économiques (
North Stream), militaires (Vers Helsinki 2 ?) ou en tentant purement et simplement d’accentuer la fracture entre Européen et Russe (extension de l’OTAN a l’est, création de conflits militaires comme en Géorgie et sans doute demain en Ukraine ..).


Moscou : capitale de l’EUROPE


Il y a 5.000 ans, la civilisation Européenne était dans le giron Slave, Grec et Méditerranéen, et le resta pendant plus de 3.000 ans, des Mycéniens aux Grecs, puis aux Macédoniens, de Cnossos a Athènes. L’Europe bascule ensuite sous le giron Romain. C’est la pax-Romana qui durera 6 siècles et aboutira à la création de deux empires chrétiens, dits d’Occident et d’Orient. A l’Ouest, après la panique des invasions Germaniques, un embryon d’europe se construit à l’ouest, mélangeant christianisme et germanité, un barbare franc étant couronné empereur d’Occident à Rome.


Après Cnossos, Athènes, Rome et Aix la Chapelle, ce sera Byzance/Constantinople, qui restera capitale unitaire (de l’Orient) de l’Europe pendant encore 8 siècles en fondant son unité sur le Christianisme et la langue Grecque « replaçant » le cœur de l’Europe au bord de la méditerranée.

Les 5 siècles qui suivront verront l’orient basculer sous la nuit Ottomane pendant que l’Europe de l’ouest préparera son auto-génocide du 20ième siècle. Après la grande guerre civile de 30 ans (1914-1945), la scission entre Est et Ouest est consommée. Plus grave encore, les « cœurs » des deux euro-civilisations qui s’affrontent se sont déterritorialisés. Pour l’Europe de l’ouest, c’est désormais Washington qui fédère l’Occident libre des alliés, tandis que plus à l’est, c’est Moscou le « cœur » de l’Europe soviétique continentale. Ces deux cœurs ont chacun un projet de domination planétaire, mondiale mais un seul passera le cap du 21ieme siècle. Après la chute du mur, pour la première fois le concept d’Europe disparaît, remplacé par celui d’Occident.

L’Amérique devient le centre du monde occidental et Bruxelles une simple filiale du pentagone qui réorganise l’europe fragmentée en rythme avec son intégration militaire a l’OTAN.


Les récents évènements sont pourtant révélateurs de l’urgence pour l’europe de s’émanciper de la tutelle américaine et de comprendre que ce projet atlantiste de l’Amérique (axe washington-bruxelles), bâti sur sur les ruines de l’europe réelle n’est en aucun cas un projet acceptable pour les peuples européens qui souhaitent vivre en paix. Les Européens ont aujourd’hui le choix : soit défendre les ruines du vieux monde occidental sous la bannière de l’OTAN, dans une logique de confrontation totale avec le reste de l’humanité, Russie en tête ; ou alors faire le choix de la collaboration continentale, via la Russie, dépassant par la même le projet pan-européen du visionnaire général de gaulle (axe
Paris Berlin Moscou).


La Russie endormie sous Eltsine s’est réveillée, devenant aujourd’hui l’hyper centre de résistance à l’Américanisation forcée et a l’extension agressive et criminelle de l’OTAN. La Russie nous a prouvé récemment qu’elle était prête à défendre ses intérets mais également à collaborer avec l’Europe et à participer activement à un projet de société pacifique, multilatéral et fondé sur la concertation. Comme les Russes de 1999, les Européens de 2008 doivent sortir de leur sommeil et se libérer, tout d’abord des chaînes de l’OTAN, qui s’étendent jusqu’aux frontieres Ukrainiennes et Biélorusses et pourraient les mener à un conflit avec leurs frères Russes.


L’Europe se situe « sur » le continent Eurasien, dont elle occupe la façade atlantique, tandis que la Russie  occupe la majorité des terres, et la façade pacifique. L’Europe et la Russie sont intrasèquements liés et appartiennent au même continent, l’Eurasie ! L’Eurasie est la maison commune des Européens et des Russes, de Reykavik a Vladivostok (voir à ce sujet
le discours de Maksim Mishenko). Grâce à la Russie une autre Europe, eurasiatique se dresse face à la Petite-Europe atlantiste de Bruxelles.

Après Athènes, Bysance, Aix la Chapelle et
Constantinople, Moscou est la nouvelle capitale de l’Europe. 


Moscou, 3ième Rome, an de grâce 2008.

Alexandre  LATSA

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/moscou-capitale-de-la-civilisation-47996



A lire :

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/ilya-goriachev-par-alexandre-latsa-57906   =
 

 

http://alexandrelatsa.blogspot  =

 

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 04:23


La technique des coups d'Etat pro-impérialistes,
camouflés en «révolutions "
En Iran, une tentative de coup d’Etat pro-impérialiste



Source :
Domenico Losurdo

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio


Il ne fait aucun doute que nous ayons assisté ces jours-ci à une tentative de coup d’Etat, fomenté et soutenu de l’extérieur. Evidemment, des tentatives de ce genre ne peuvent avoir des chances de succès qu’en présence d’une opposition interne consistante. La substance du problème, pourtant, ne change pas.


La technique des coups d’Etat pro-impérialistes, camouflés en « révolutions colorées », suit désormais un schéma bien consolidé :


1) A la veille des élections, ou tout de suite après leur déroulement, une gigantesque puissance de feu multimédiatique, digitale et même téléphonique, bombarde de façon obsédante la thèse selon laquelle c’est l’opposition qui a gagné, opposition qui est donc poussée à descendre dans la rue pour protester contre les « embrouilles ».


2) La « couleur » et les mots d’ordre des manifestations ont déjà été programmés depuis longtemps ; la « guerre psychologique » a déjà été définie dans tous ses détails pour faire apparaître l’opposition pro-impérialiste comme une expression « pacifique » de la volonté populaire, et pour stigmatiser comme intrinsèquement frauduleuses et violentes les forces qui seraient d’une orientation différente et opposée.


3) La revendication est l’annulation des élections et leur renouvellement. Aucun résultat ne sera retenu comme valide s’il n’est validé par des juges sans appel qui résident à Washington et à Bruxelles. Et, de toutes façons, la répétition de la consultation électorale est déjà en elle-même destinée à produire un renversement du résultat précédent. Le bloc politico-social qui avait porté le vainqueur, considéré comme illégitime à Washington et à Bruxelles, tend à s’effriter : il apparaît désormais insensé de vouloir s’opposer aux maîtres du monde, qui ont déjà montré leur toute puissance avec l’annulation des élections ; il semble désormais donquichottesque de s’opposer au courant « irrésistible » de l’histoire. Donquichottesque et dangereux aussi : comme le montre en particulier le cas de Gaza, où un résultat non apprécié par les maîtres du monde ouvre la voie à l’embargo, aux bombardements terroristes, à la mort par inanition ou sous les bombes au phosphore. Sur le versant opposé, les « démocrates » légitimés et bénis par Washington et Bruxelles, en plus de disposer de la super puissance économique, multimédiatique, digitale et téléphonique de l’Occident, seront pourvus ultérieurement de la sensation d’avancer en consonance avec les aspirations des maîtres du monde, et avec le courant « irrésistible » de l’histoire.


A la lumière de ces considérations, la misère intellectuelle et politique d’une bonne partie de la « gauche » italienne est évidente. Celle-ci ne prête par exemple aucune attention à la prise de position du président Lula : sur la base de quel principe l’Occident peut-il prétendre proclamer sans appel la légitimité des élections au Mexique l’an dernier, et l’illégitimité des élections qui ont eu lieu, il y a deux semaines, en Iran ? Pourtant dans le premier cas aussi, le candidat battu dénonçait des embrouilles et, ce faisant, donnait la parole à un sentiment largement répandu dans la population, qui, de fait, descendait dans la rue en manifestations non moins massives que celles qu’on a vues à Téhéran. Et ajoutons qu’au Mexique la marge de l’avantage du vainqueur était assez risquée, contrairement à ce qu’on a vu en Iran…


Je renvoie à d’autres occasions l’analyse complète de la révolution et de la situation en Iran. Mais, en attendant, une chose est claire. Dans son conformisme, une certaine « gauche » croit défendre la cause de la démocratie : en réalité, elle prend position en faveur d’un ordre international profondément anti-démocratique, au sein duquel les puissances qui sont aujourd’hui économiquement et militairement les plus fortes ont la prétention de décider souverainement de la légitimité des élections dans tous les coins du monde ; non moins que de condamner à l’enfer de l’agression militaire et de l’étranglement économique ces peuples qui expriment des préférences électorales « erronées » : Gaza docet !


Articles de cet auteur

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4136

COMMENTAIRE :

IRAN : PAS D INGERENCE IMPERIALISTE !
12 juillet 2009, par JACQUES RICHAUD



Pour les raisons bien évoquées par l’auteur d’un article cité ici ( http://www.legrandsoir.info/Elections-en-Iran-Et-si-Ahmadinejad-avait-gagne.html )la victoire réelle du président sortant ne semble pas faire de doute. L’hypothèse d’un score cependant majoré par une fraude reste crédible, mais n’autorise pas le reste du monde à donner des leçons au peuple Iranien, seul en charge de son destin.

L’idée même d’une contestation extérieure s’inscrit dans la logique impérialiste qui rend pensable l’ingérence, bien sur ’humanitaire’ pour sauver le peuple contre lui-même, comme on le fit en renversant Sadam Hussein et plongeant le pays entier dans l’effroi, la mort et la destruction de son tissu social de façon hélas durable...

Devant cette situation il était prévisible que les partisans et le leader de l’opposition s’insurgent, par colère autant que par déception d’une défaite que beaucoup doivent connaître, au fond, comme réelle, démontrant que le peuple pourtant opprimé par un régime théocratique n’est pas encore prêt à briser toutes ses chaînes.

Une posture internationaliste ne peut qu’associer deux réponses :

  • Dénoncer une répression violente qui prépare sans doute une période obscurantiste rendant l’opposition politique plus difficile encore. Dénoncer l’illusion des libertés démocratiques, l’oppression de certaines minorités, celle des femmes, celle du peuple privé des plus élémentaires droits sociaux. Le faire n’est pas cautionner par avance le leader battu ; le faire serait ‘ juste’ dans tous les cas de figure lorsque le pouvoir réprime son propre peuple.
  • L’autre réponse est de ne pas tomber dans le piège du refus de solidarité avec le peuple au prétexte que ce mouvement d’opposition aurait la sympathie d’une partie de l’occident et particulièrement des pires ennemis de Mahmoud Ahmadinejad, qu’ils soient à Tel Aviv ou en Occident. Ce n’est pas soutenir l’impérialisme que de réaffirmer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et se choisir leurs dirigeants, en même temps que de confirmer le droit à la critique de ceux-ci et la défense des opposants, surtout lorsque ceux-ci se présentent sinon comme révolutionnaires au moins désireux de ne pas enflammer ‘le choc des civilisations’ qui possède ses prédicateurs à Téhéran autant qu’a Tel Aviv ou Washington…

Les événements actuels dont nous observerons le débouché montrent la fragilité réelle de la caste politico-religieuse au pouvoir et cela est de nature à conforter la possibilité de l’émergence d’un authentique courant progressiste. Nous souhaiterons qu’il ne soit pas inféodé aux forces de l’Empire et soutiendrons ceux qui pensent d’abord au peuple avant que de penser à leur respectabilité internationale qui signerait sans doute leur allégeance au camp le plus inquiétant pour ce qui est de son projet de refonte du Moyen Orient tout entier.

Cette bataille là s’étend des rives de la Méditerranée aux confins du continent Indien et aux limites du Caucase. Des dizaines de peuples sont pris en otages pour des enjeux géostratégiques sans relation aucune avec le bien être de chacun et les chances d’émancipation véritable des femmes et des hommes qui les composent.

Nous serons toujours si nous sommes lucides et cohérents au côté de ceux-là ; jamais au côté de ceux qui ont déjà organisé les manœuvres pour bombarder la Perse qui, comme la Mésopotamie, représente un haut lieu de nos civilisations partagées et menacées par des barbares qui ne connaissent rien de ce qui peut animer l’esprit de ceux-là et ne peut se résumer à la caricature trop facile des excès de certains. Une révolte en Iran avait été réprimée déjà en 1999 ; gardons nous de cautionner les faux amis du peuple Iranien qui voudraient l’aider à se débarrasser de leur président comme d’autres ont fait croire au peuple Irakien qu’ils allaient leur apporter la ‘démocratie’... La solidarité est nécessaire à l’égard de toux ceux qui manifestent au risque le plus grand leur opposition au régime théocratique en place ; mais nous devrons refuser cautionner les barbares prêts à bombarder demain l’Iran qui se réjouissent déjà de ce prétexte survenu dans les urnes, peut-être au fond sans même une fraude massive, qui n’aurait pas suffit non plus à justifier le pire. Jacques Richaud 16 juin 2009

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 03:49


La doxa occidentale et
la diabolisation de l’Islam

lundi 6 juillet 2009 par Prof. Chems Eddine Chitour



« La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. »

André Malraux


On assiste de nos jours en
Europe à des tentatives lancinantes pour stigmatiser toujours et toujours la communauté musulmane, pour attiser les tensions, et semer la méfiance et la haine, tout cela accompagné par un contexte de crise qui ne fait qu’aggraver toutes les peurs. Tout ceci dans un contexte nébuleux de lieux communs concernant les préjugés contre l’Islam visant à ne présenter que le côté « fondamentaliste » propre à toutes les religions révélées. Les médias occidentaux acquis dans leur immense majorité à ce discours tendent graduellement vers une lepénisation des esprits par une doxa incantée comme une certitude.

Qu’est au juste la
doxa ? Pour l’encyclopédie Wikipédia, la doxa est l’ensemble - plus ou moins homogène - d’opinions (confuses ou non), de préjugés populaires ou singuliers, de présuppositions généralement admises et évaluées positivement ou négativement, sur lesquelles se fonde toute forme de communication, sauf par principe, celles qui tentent précisément de s’en éloigner telles que les communications scientifiques et tout particulièrement le langage mathématique. La doxa (du grec äüîá, doxa, « opinion »), est, dans la philosophie de Parménide, l’opinion confuse que l’on se fait sur quelqu’un ou sur un aspect de la réalité, par opposition au vrai chemin d’accès à la vérité.

L’Express a publié une enquête début 2006 sur la montée de l’Islam en Europe. L’un des points d’appui de cette enquête tourne autour de la position de Malraux vis-à-vis de l’Islam. Malraux lors de la campagne présidentielle en 1974 écrivait : « Politiquement, l’unité de l’Europe est une utopie. Il faudrait un ennemi commun pour l’unité politique de l’Europe, mais le seul ennemi commun qui pourrait exister serait l’Islam. » Cette position sans nuance a été affirmée bien avant l’idélogie des néoconservateurs aux Etats-Unis qui ont tout fait pour créer le clash que l’on sait et qui a duré huit ans sous l’ère de G.W. Bush. Déjà en 1956 au plus fort de la guerre d’Algérie, Malraux en visionnaire traçait à sa façon le chemin à des idéologues comme Huntington et surtout Bernard Lewis. Que disait-il ? : « La nature d’une civilisation, c’est ce qui s’agrège autour d’une religion. Notre civilisation est incapable de construire un temple ou un tombeau. Elle sera contrainte de trouver sa valeur fondamentale, ou elle se décomposera. » « C’est le grand phénomène de notre époque que la violence de la poussée islamique. Sous-estimée par la plupart de nos contemporains, cette montée de l’Islam est analogiquement comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine. De même aujourd’hui, le monde occidental ne semble guère préparé à affronter le problème de l’Islam. En théorie, la solution paraît d’ailleurs extrêmement difficile. Les données actuelles du problème portent à croire que des formes variées de dictature musulmane vont s’établir successivement à travers le monde arabe. Quand je dis "musulmane", je pense moins aux structures religieuses qu’aux structures temporelles découlant de la doctrine de Mahomet. Dès maintenant, le sultan du Maroc est dépassé et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu’en devenant une sorte de dictateur. Peut-être des solutions partielles auraient-elles suffi à endiguer le courant de l’islam, si elles avaient été appliquées à temps. Actuellement, il est trop tard ! Les "misérables" ont d’ailleurs peu à perdre. Ils préfèreront conserver leur misère à l’intérieur d’une communauté musulmane. Leur sort sans doute restera inchangé. Nous avons d’eux une conception trop occidentale. Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter, ils préfèreront l’avenir de leur race. Tout ce que nous pouvons faire, c’est prendre conscience de la gravité du phénomène et tenter d’en retarder l’évolution. » (1)

« Pendant des décennies, écrivent Eric Conan et Christian Makarian, la plupart des pays ont compté sur leur force d’attraction et d’intégration pour que ces nouveaux fidèles se fondent dans leurs modèles. Ils s’aperçoivent aujourd’hui que certaines revendications remettent en question leurs propres valeurs. En France et chez ses voisins.(...) l’actualité européenne de ces derniers mois donne en effet l’impression que dans la plupart des pays membres, l’Islam est devenu sinon un ennemi, du moins un problème commun. Partout semble décrétée « la fin de la dictature de l’euphémisme », selon la formule du ministre français de l’Intérieur annonçant que nous sommes "en guerre" contre le "djihadisme global". En 1989, l’Europe avait cru sortir des tensions de l’Histoire avec l’effondrement de l’hydre soviétique. (...) Comme si, dans l’histoire longue du continent, la parenthèse refermée de la courte confrontation Est-Ouest du XXe siècle laissait à nouveau la place au face-à-face entre Islam et Occident balisé par quelques dates immémoriales dans l’histoire de l’Europe et du monde musulman : 732, la victoire de Poitiers ; 1492, la reconquête de la péninsule Ibérique ; 1571, la bataille de Lépante ; 1683, le siège de Vienne, et 1918, la chute de l’Empire ottoman. Une histoire qui a laissé des traces profondes dans la vie quotidienne des Européens, dont beaucoup trempent tous les jours un "croissant" dans leur café sans savoir que ce rite date de la défaite de la "Horde" (l’armée turque) devant les remparts de Vienne »(2)

« Aujourd’hui, la plupart des pays européens révisent cette vision optimiste en reconnaissant, de manière simultanée, avoir négligé deux phénomènes plus puissants que prévu. D’une part, l’intensité de la crise du monde musulman face à la modernité : les violents conflits internes que connaît cette religion, au bénéfice croissant des islamistes - dont des milliers de musulmans dans le monde sont les premières victimes - se propagent sur le sol européen. D’autre part, la redécouverte de la prégnance religieuse dans une Europe qui s’en était affranchie au point de ne même pas vouloir en garder trace dans le préambule de sa Constitution. L’Européen moyen qui feuillette vaguement un quotidien gratuit dans le métro, s’étonne de voir son voisin psalmodier sur le Coran avec une ferveur oubliée, y compris en Espagne ou en Italie. » (2)

« Gilles Kepel, qui l’étudie depuis vingt ans, explique que cet islam de l’Ouest, divisé, n’a pas encore choisi entre deux destins : soit un aggiornamento à valeur exemplaire pour le reste du monde, soit devenir la tête de pont d’un prosélytisme qui, à en croire les plus exaltés, assurerait la troisième - et victorieuse - expansion islamique sur le sol européen » (...)Cet abandon par l’Europe de ses propres valeurs a ainsi livré des millions d’individus à la propagande très organisée du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, créé en 1997 pour fédérer 27 organisations islamiques sur le continent. (...) Si la vieille Europe est malade, c’est surtout d’oublier le prix des valeurs que son histoire a forgées. Elle semble en être lasse ou honteuse au point de ne pas entendre ceux qui, au sein de cet islam en convulsion, lui rappellent combien ce trésor doit être protégé et préservé des extrémistes qui veulent le détruire. (...) Publiée l’été dernier, la fiction Mosquée Notre Dame de Paris, d’Elena Chudinova, fait un tabac dans les librairies de Russie. L’auteur imagine la France en 2040, sous l’emprise de l’Islam, devenu majoritaire et proclamé religion d’Etat, avec application de la charia. Un groupe de chrétiens se lance dans la résistance armée.(2)

On remarque que l’Islam est chaque fois associé à la violence en faisant l’impasse sur les textes sur la violence occidentalo-judéo-chrétienne qui est apocalyptique. Entre immigration et conversions, la religion musulmane fait de plus en plus d’adeptes sur le Vieux Continent. Voilà trempé dans le vitriol l’état d’esprit des biens-pensants européens qui dénient à l’Islam tout apport civilisationnel, le contenant dans un catalogue de règles antidémocratiques et surtout qui asservissent la femme ; cheval de bataille de l’Europe qui veut libérer la musulmane pour en faire un objet, certes libre mais esclave d’une vision matérialiste et consumériste qui lui fait perdre son rôle de matrice de la cohésion familiale et partant responsable de l’effritement des valeurs de la société occidentale. Pourtant, à toutes les époques il s’est trouvé des penseurs, des poètes, des intellectuels, en un mot, occidentaux qui ont loyalement décrit l’Islam.

Alphonse de Lamartine (1865) a écrit : « Philosophe, orateur, apôtre, législateur, guerrier, conquérant d’idées, restaurateur de dogmes rationnels, d’un culte sans images, fondateur de vingt empires terrestres et d’un empire spirituel, voilà Mohammed ! A toutes les échelles où l’on mesure la grandeur humaine, quel homme fut plus grand ? » Georges Bernard Shaw, protestant, dramaturge, prix Nobel de littérature en 1925, disait du Prophète Mohammed, dans l’Islam authentique,1935 : « J’ai toujours eu une grande estime pour la religion prêchée par Mohammed parce qu’elle déborde d’une vitalité merveilleuse. Elle est la seule religion qui me paraît contenir le pouvoir d’assimiler la phase changeante de l’existence, pouvoir qui peut la rendre si alléchante à toute période. J’ai étudié cet homme merveilleux, et, à mon avis, loin d’être un antéchrist, il doit être appelé le Sauveur de l’humanité. »

A défaut de citer tous les spécialistes de l’Islam conquérant, citons un deuxième intellectuel qui a idéologisé la croisade contre l’Islam, Bernard Lewis, dont la plus grande majorité de sa carrière l’avait fait connaître à l’époque comme un spécialiste de la Turquie qui, au passage, ne reconnaissait pas en tant qu’historien la doxa occidentale là aussi, qui veut que les Arméniens aient subi un génocide de la part des Turcs. Depuis, il a enfourché, le dada de la croisade contre l’Islam.

Ce brusque revirement sur le tard de Bernard Lewis qui se mit à attaquer lui permit de servir de référence à l’adminsiration américaine sous Goerges Bush. Examinons l’analyse d’Alain Gresh du Monde Diplomatique à ce propos : « M. Bolkestein a déclaré incompatibles au début des années 1990 les valeurs des immigrés musulmans et celles de son pays. Évoquant récemment le projet d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne et la « pression migratoire », il mettait en garde : « Si cela devait arriver, la libération de Vienne, en 1683, n’aurait servi à rien. » Nous « les » avions arrêtés à Poitiers...Nous « les » avions arrêtés devant Vienne...Nous « les » arrêterons encore...Pour renforcer sa démonstration, il citait l’historien Bernard Lewis : « L’Europe sera musulmane d’ici à la fin du siècle. » (3)

« (...) Depuis l’accession de M.George W.Bush à la présidence des Etats-Unis, Bernard Lewis est devenu un conseiller écouté, proche des néoconservateurs, notamment de M.Paul Wolfovitz. (..) Pourtant, sans réduire ses recherches à ses engagements, les uns comme les autres sont traversés par un fil rouge : le monde musulman est pétrifié dans une opposition fondamentale à l’Occident. Dès 1957, il "découvre" le choc des civilisations : Les ressentiments actuels des peuples du Moyen-Orient se comprennent mieux lorsqu’on s’aperçoit qu’ils résultent, non pas d’un conflit entre des Etats ou des nations, mais du choc entre deux civilisations. Commencé avec le déferlement des Arabes musulmans vers l’Ouest et leur conquête de la Syrie, de l’Afrique du Nord et de l’Espagne chrétiennes, le "grand débat", comme l’appelait Gibbon, entre l’Islam et la chrétienté s’est poursuivi avec la contre-offensive chrétienne des Croisades et son échec, puis avec la poussée des Turcs en Europe, leur farouche combat pour y rester et leur repli. Depuis un siècle et demi, le Moyen-Orient musulman subit la domination de l’Occident - domination politique, économique et culturelle, même dans les pays qui n’ont pas connu un régime colonial (...). Je me suis efforcé de hisser les conflits du Moyen-Orient, souvent tenus pour des querelles entre Etats, au niveau d’un choc des civilisations. » (...) « Le coeur de l’idéologie de Bernard Lewis à propos de l’Islam est que celui-ci ne changera jamais, souligne Edward Saïd, (...) que toute approche politique, historique ou universitaire des musulmans doit commencer et se terminer par le fait que les musulmans sont des musulmans. » Et sans doute quelque scientifique américain découvrira bientôt un gène de l’Islam, gène qui expliquera ce qui « les » différencie du reste de l’humanité civilisée.(3)

Alors comment les différents Etats européens doivent réagir vis-à-vis de ce phénomène ? Et surtout quelle est la position de cette coalition impérialiste et sioniste qui domine, tire les ficelles et tente d’orienter nos sociétés. Devant cette veillée d’armes entretenue entre un Islam piètrement défendu en se focalisant sur l’accessoire et en oubliant l’essentiel, comment aller vers l’autre avec une parole désarmée et se mobiliser et à mettre les moyens pour ouvrir les canaux de dialogue et de communication entre l’ensemble des citoyens, pour mieux se connaître, se comprendre, dissiper les peurs, les préjugés et les malentendus et œuvrer ensemble à construire la nouvelle communauté internationale.

Les musulmans ont besoin de retrouver l’essence du message originel. Ils ont besoin d’un nouveau souffle capable de faire en sorte que la Foi ne se refroidisse pas en rites pervertis par les hommes. Ils ont besoin de nouveaux Djamel Eddine Al Afghani qui seront de leur temps des penseurs qui pensent non pas en fonction de la doxa occidentale, mais en fonction d l’apport réel à la communauté humaine . Nous devons tourner le dos aux exégèses auto-proclamés ces intellectuels européens d’origine arabe qui s’autorisent au nom de leur racine et de leur « Islam dit des Lumières », et qui , en voulant plaire voire se faire une « place au soleil en Occident » font assaut d’allégeance pour présenter, en fait, un Islam soft discrédité, sans aspérité un Islam édulcoré où la foi s’est refroidie en rites et en folkhlore. une grande partie

Pour être crédibles, il nous faut l’être d’abord chez nous en militant pour l’avenir de sociétés endogènes fascinées par l’avenir. Malek Bennabi disait que les sciences morales, sociales et psychologiques sont aujourd’hui plus nécessaires que les sciences de la matière qui constituent plutôt un danger dans une société où les hommes restent ignorants d’eux-mêmes. Mais il est infiniment plus difficile de connaître et de faire de l’homme une civilisation que de fabriquer un moteur ou d’habituer un singe à porter une cravate....(4) Nous sommes d’accord.

Pr Chems Eddine CHITOUR
Ecole Polytechnique Alger

1.André Malraux, le 3 juin 1956 Valeurs Actuelles n° 3395 paru le 21 Décembre 2001-

2.Eric Conan, Christian Makarian, Enquête : montée de l’islam en Europe. L’Express 26/01/2006

3.Alain Gresh : Bernard Lewis et le gène de l’Islam. Le Monde Diplomatique

4.Malek Bennabi : Vocation de l’Islam. p. 32. Rééditions Anep 2006.


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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 22:28



Rencontres Obama-Medvedev
vues par le média hyper-sioniste FR2,
Laurent Boussié commente :
 
Obama-Medvedev,
deux personnages que tout oppose,
le passé, le présent, et l'avenir aussi sans doute !
L'un est né au soleil d'Hawaï,
l'autre dans les glaces de St Petersbourg,
l'un est un ancien avocat,
l'autre un ancien agent du KGB,
l'un croit à la mondialisation,
l'autre à la voie russe,
l'un croit au dialogue,
l'autre au rapport de force !



Gentil, gentil Obama,
vilain, vilain Medvedev !


Allez, les veaux,
haro sur les méchants russes !
En avant derrière Obama
dans les délicieuses aventures impériales,
ah mourir pour la France 
contre la Russie, 
ou contre les Iraniens,
ou contre les Chinois, 
que la guerre est jolie,
n'est-ce pas Marie Drucker ?

Merci, FR2 télé sioniste !
Merci les marchands d'armes 
qui avez eu le bon goût de coloniser les Médias ! 

Merci, merci, merci !!!

Hé, veau, 
t'as pas mieux à faire que te vautrer 
devant la télé de propagande pour la guerre,
devant la télé qui ne fait que désinformer ?

Viens sur Internet, tu deviendras intelligent ! 

FR2 ne pense qu'à t'abrutir !

Eva R-sistons

 

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3 juillet 2009 5 03 /07 /juillet /2009 07:27



Le sujet préféré de nos politiques,

et donc des Médias aux ordres :

La burqua !

Faux débat !

D'abord, la burqua, c'est un voile grillagé,

et en fait, en France, il s'agit du voile intégral !

Et puis, pourquoi ce sujet ?

Mais voyons, parce que l'Occident a un  dada,

le choc de civilisations !

Pour plaire aux marchands d'armes,

pour trouver un prétexte pour les guerres impériales

de pillage des ressources de l'Orient !

Et donc, on place au centre de notre attention,

entre deux crashs d'avion,

la burqua, ou l'Islam,

ou l'Iranien qui ose avoir comme nous

ses centrales nucléaires,

quelle audace !  

Ou encore le Hamas qui envoie quelques bombinettes

tuer un Israélien tous les six mois,

pour répondre aux bombes prohibées

qui tuent des milliers de Palestiniens,

les blessent, les handicapent,

les conduisent à mettre au monde

des enfants malformés,

et ruinent toutes leurs infrastructures

et tous leurs moyens de subsistance !




Nos Médias chéris

invitent les Musulmans intransigeants,

(ils arrivent à en trouver, en cherchant bien),

ou bien des Musulmans libéraux

qui dénoncent les leurs... 

ou plutôt l'obscurantisme

d'une poignée d'adeptes de l'islam,

de ceux qui sont sectaires,

en oubliant de dire qu'ils sont

très minoritaires en France,

bref on braque les projecteurs

sur les dérives de l'Islam,

pas sur les croyants paisibles,

parfaitement intégrés,

et surtout, on parle des "exhibitionnistes"

de cette religion, voilées de la tête aux pieds,

on met en avant un modèle

dans lequel, justement,

les Musulmans ne se reconnaissent pas eux-mêmes !

Et voilà comment le vrai débat:

"La burqua est-elle compatible avec l'islam ?"

(bien sûr que non !),

devient : "L'Islam est-il compatible avec la France" ?

Jeunes gens, BHL est là pour fustiger les Musulmans,

et Marie Drucker  pour faire la promotion des guerres !

Ne voyez-vous pas qu'on vous prépare

pour les croisades "modernes"

au bénéfice des Rockefeller et des Rothschild ? 



Faux débats !

Ne tombons pas dans le piège

de nos médias sionistes

qui mettent sur le même plan

les atrocités intolérables de Tsahal

avec des armes de destruction massive

employées sur des civils ne pouvant fuir,  

et la résistance empirique des colonisés Palestiniens

affamés, apeurés, privés de tout,

sur... des colons  disposant d'abris   !



Assez du choc de civilisations,

assez du prétendu péril islamiste

ou du pseudo terrorisme des pauvres

(pour faire oublier celui des Etats occidentaux),

faisant suite au péril rouge !

L'Empire a toujous besoin d'ennemis pour prospérer,

quitte à s'en fabriquer,

ça suffit l'imposture !

Les peuples veulent vivre en paix,

il n'y a que les Décideurs, et leurs laquais

dans les médias ou au Parlement,

qui rêvent de choc de civilisations !

Ne tombons pas dans le piège

de la burqua, du terrorisme, du choc de civilisations !

Démasquons nos vrais ennemis,

les ennemis de la paix,

les ennemis de nos emplois,

les ennemis de nos libertés,

les ennemis de nos vies !

Basta la désinformation !

Exigeons le pluralisme, la neutralité, l'honnêteté !

Les seules guerres que nous devons mener,

sont contre la pauvreté et contre le mensonge !

Eva R-sistons à l'intolérable des médiamensonges !






Civilisation, ou barbarie (sic) ?
Carla "civilisation" judéo-chrétienne, femme de Président,
ou Yasmina, femme "barbare" musulmane ?




                                                    
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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 05:04
Iran: Neda une mort de plus en plus suspecte
Neda : Une Mort hypermédiatisée de plus en plus suspecte

 

Source Planete non-violence/

http://sergeadam.blogspot.com/ 
Un excellent blog à visiter !!!




À droite Hejazi, à gauche le professeur de musique de Neda

Les Médias occidentaux ont fait grand cas du témoignage du « médecin », en oubliant de préciser qu'il est surtout connu comme auteur de romans fiction, apparemment doué de toutes les qualités pour faire un bon scénariste.

Retour sur la Mort la plus médiatisée au monde début 2009 — Témoignages contradictoires

Après la mort, la plus médiatisée au monde début 2009, de la jeune Iranienne, Neda, les Médias occidentaux se sont empressés de donner la parole au « Docteur » qui se trouvait « au bon endroit au bon moment » c'est-à-dire sur place là où la jeune fille a été tuée d'une balle dans le dos, Hejazi étant intervenu pour la « secourir ». Il s'est empressé ensuite de fuir l'Iran pour revenir en Grande-Bretagne où il séjourne, et a dit s'être rendu à Téhéran pour affaires. Lui et sa famille habitent à Oxford où il étudie.

Hejazi a accusé les milices basij d'avoir tué Neda, ce que les médias occidentaux n'ont pas manqué de relayer. Ainsi, le quotidien français Le Monde titrait le 26/06/09 « Iran : le médecin qui a tenté de sauver Neda accuse les bassidjis ». Mais c'est encore la BBC qui a donné l'assaut médiatique lors d'une interview de ce même Hejazi publié jeudi dernier où il accuse les milices basij et confirme « l'authenticité de la vidéo » assurant qu'elle a été tournée par un de ses amis. Il affirme avoir assisté à la manifestation avec des amis et explique qu'après « un mouvement de panique provoqué par une charge de la police et des gaz lacrymogènes, il a entendu un coup de feu ». Il ajoute ensuite que les manifestants ont d'abord cru que le coup de feu était parti d'un toit proche, mais qu'ensuite ils ont aperçu un membre de la milice Basij sur une moto, l'ont arrêté et désarmé. Ce dernier aurait crié toujours selon Hejazi « je ne voulais pas la tuer, je ne voulais pas la tuer ». Les manifestants auraient ensuite confisqué la pièce d'identité du milicien puis l'auraient laissé partir. Il a ajouté que « Les bassidjis sont une force armée, et ils ne suivent pas les règles qui s'imposent à la police. La police ne tire pas sur les gens, mais ces gens-là le font ».

Les affirmations d'Hejazi contredisent deux autres témoignages, dont celui du professeur de musique de Neda qui l'accompagnait lorsqu'elle a été tuée. D'abord, Neda a été tué par une arme de petit calibre, type d'arme que les forces de police iranienne n'utilisent pas. Ensuite en ce qui concerne les miliciens Basij, eux non plus n'ont pas l'autorisation de port d'armes. En Iran, à l'inverse de ce qui se passe aux États-Unis, le port d'armes est strictement réglementé. Selon ces deux témoins, Neda se trouvait dans un endroit à l'écart des manifestations où il n'y avait pas de forces de police déployées ni de miliciens Basij. L'un de ces deux témoins, son professeur de musique (que l'on voit dans la vidé vêtu d'un polo à rayures bleues et blanches) a dit à PressTV, un chaîne télé iranienne avec un site internet en anglais « il n'y avait pas de signe de protestation, nous avons traversé la rue pour prendre un taxi de l'autre côté... Quand nous y sommes arrivés, on a entendu le bruit d'un tir. Il n'y avait pas de tirs à cet endroit... il n'y avait pas de forces de sécurité dans la rue. Il y avait environ 20, 30 personnes dans cette rue. On a entendu un coup et cette balle a touché Neda. »

Enfin, on peut se poser la question suivante :

Pourquoi les manifestants ayant arrêté l'assassin présumé de Neda le laissent-ils partir après lui avoir pris sa carte d'identité? Cette histoire est pour le moins douteuse.

Arras Hejazi plus connu comme auteur de fictions que comme « médecin ».

Ce que les médias occidentaux ont oublié de préciser, ou l'ont fait vaguement comme Le Monde qui le présente comme éditeur, c'est qu'Arras Hejazi est surtout connu comme romancier iranien, son roman le plus côté étant « The Princess of the Land of Eternity ».

Bien qu'ayant étudié la médecine et consacré sa thèse au sujet suivant : « Les influences des contes sur les désordres anxiogènes des enfants », sa fiche sur Wikipédia en dit long surtout sur ses talents littéraires. Il est renommé pour ses romans de fiction, mais fait également des traductions en Anglais, Portugais et Perse (D'où ses liens avec l'écrivain Paulo Coelho qui lui a apporté son soutien). Il est également éditeur dans « Caravan Books Publishing House (Iran) et le Magazine “Book Fiesta”. Il a obtenu un prix de l'International Publisher's Association en 2006. Il est membre de la » Tehran Union of Publishers and Booksellers (TUPB) et a eu son propre journal, Sanat-e-Nashr (Publishing Industry), de 2006 à 2007. Il étudie actuellement la publication à l'Université Oxford Brookes en Grande-Bretagne.

Parmi ses romans de fiction

The Grief of The Moon, novel, Tehran, 1994.
The Princess of the Land of Eternity, novel, Caravan Books Publishing House, Tehran, 2004.
The Cave, Short story, Jashne Ketab Literary Magazine, 2003.
The Dark Hate, Short Story, Book Fiesta Magazine, 2007.

Arras Hejazi affirme que c'est l'un de ses amis qui a tourné la vidéo. Celle ci a été mise en ligne par un autre iranien exilé qui vit aux Pays-Bas, Hamed Rad, qui lui se trouve être concepteur graphique et qui de par son activité professionnelle peut être en contact avec Hejazi.

En résumé : une vidéo tournée par un ami d'un écrivain iranien célébré pour ses romans de fiction, mis en ligne par un iranien concepteur graphique.

Conclusions provisoires : un assassinat et une vidéo de plus en plus suspects.

Information complémentaire

Les responsables iraniens ont accusé la Grande-Bretagne d'être impliquée dans les émeutes post électorales et plusieurs employés locaux de l'ambassade britannique à Téhéran ont été arrêtés et interrogés, la plupart depuis ayant été relâchés.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad vient de demander aux autorités judiciaires iraniennes d'ouvrir une enquête sur la mort de Neda Aqa - Soltan. Dans une lettre adressée au chef de l'autorité judiciaire, l'Ayatollah Mahmoud Hashemi — Shahroudi, Ahmadinejad a demandé à ce qu'une enquête sérieuse soit conduite sur la mort « suspecte » de Neda et de mettre tout en oeuvre pour retrouver le ou les auteurs de ce meurtre.

Les Médias occidentaux ont accusé les forces de police et les milices Basij d'être responsables de la mort de plusieurs personnes lors des manifestations post électorales en Iran. Plusieurs personnes portant des uniformes de la police et des milices Basij, qui s'étaient mêlées aux manifestants et avaient provoqué de graves incidents, ont été arrêtées. Le commandant des Basij, Hossein Taeb, a affirmé lundi que 8 membres des Basij avaient été tués et plus de 300 autres blessés.

L'ambassadeur iranien au Mexique, Mohammad Hassan Ghadiri, l'un des rares représentants iraniens a avoir été interviewé par un Média occidental, CNN, sur la mort de Neda, a dit que :

« Cette mort est très suspecte ».

« Ma question est, comment se fait-il, qu'on ait tiré sur cette Miss Neda par-derrière, devant plusieurs caméras, et qu'on lui ait tiré dessus dans une zone ou il n'y avait pas de présence significative de manifestants?

“Bon si la CIA veut tuer certaines personnes et attribuer leur assassinat à des éléments gouvernementaux, alors choisir des femmes est un choix approprié, car la mort d'une femme attire plus de sympathie”

» Ce sont les méthodes que des terroristes, la CIA et des services secrets utilisent". Bien sûr ils aimeraient voir du sang répandu lors de ces manifestations pour pouvoir l'utiliser contre la République Islamique d'Iran. C'est l'un des moyens habituels utilisés par la CIA dans différents pays.

« Je ne dis pas que ce soit la CIA qui ait fait cela. Il y a différents groupes. Ce pourrait être l'oeuvre d'autres services secrets, ce pourrait être la CIA, cela peut être des terroristes. »

C'est aussi possible que ce soit un acte commis par des terroristes du groupe MEK ou Jundallah infiltrés en Iran, et commandité par la CIA.

Bien sûr, la CIA par la voix de son porte-parole, George Little, s'est empressée de démentir cette accusation disant qu'une telle accusation était absurde et agressive. Mais on sait à l'évidence que la CIA ne reconnaît jamais ses coups tordus et que le public en prend connaissance des années plus tard quand les dossiers estampillés ultra-secrets deviennent accessibles à tous.

L'affaire Neda vient rejoindre la liste particulièrement longue de ces assassinats politiques commis par des agents US ou des malfrats qu'ils paient pour cela.

Mais, comble de cynisme, ce dernier, le meurtre en pleine rue d'une jeune fille iranienne, porte la marque « Obama », un président américain porté au pouvoir grâce aux voix des anti guerre US.

Belles prises pour le Chicago Gang d'Obama.
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23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 07:50

                         



UMP, grand vainqueur (pour légitimer sa politique future) : 10,8 %.
10,8 %, vous appelez ça une victoire, vous ???






Autres schémas sur :
http://eldiablo.over-blog.org/article-32981457.html



                                           
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 06:47



Iran : l’incroyable désinformation


Très rapidement après l’élection présidentielle Iranienne, les médias Français ont repris à leur compte les accusations de fraude propagées par les partis battus. Pourtant, en approfondissant le sujet, on trouve extrêmement peu d’indices allant dans ce sens.
 
Libération n’hésite pourtant pas à sous-titrer :Comment la communauté internationale a-t-elle réagi à la fraude électorale en Iran ? Le Point donne la parole à des experts affirmatifs : PAROLE D’EXPERT- "Une victoire difficile à comprendre sans fraude massive" . Pourtant dans l’article aucune précision, juste quelques vagues suppositions. L’express voit les choses en grand affirmant que : la réélection en elle-mêmed’Ahmadinedjad, jette aujourd’hui des millionsd’Iraniens dans la rue, et pas seulement à Téhéran, pour que la volonté populaire soit respectée dans unarticle à sens unique.
 
Sur quoi repose cette certitude ? Sur extrêmement peu de choses :
Le peu prudent site Rue89 les énumère :
- Mir Hossein MoussaviMehdi Karoubi et Mohsen Rezaee, les trois candidats battus à l’électionprésidentielle ont d’ailleurs annoncé avoir déposé plainte auprès du Conseil des gardiens de la Constitution,après avoir constaté 646 irrégularités.
Des opposants contestant des résultats, ce n’est pas nouveau. On a aucune précision sur les 646 irrégularités.
 
- Toujours d’après Rue89, The Guardian rapporte que le site Ayandeh, resté neutre pendant la campagne, a constaté un taux de participation qui a dépassé 100% dans 30 villes d’Iran.
En ajoutant plus loin : ces déclarations sont impossibles à vérifier.
En cherchant un peu, on trouve quand même des précisions sur le site "neutre" Ayandeh :
C’est une vitrine de l’Iran Futurist Foundation, une fondation d’Iraniens Américaine, qui adhère apparemment à tous les thèmes défendus par les USA. Pas tout à fait une source sûre.
- Enfin, des information stupéfiantes d’un mystérieux informateur anonyme, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui aurait été arrêté par les autorités iranienne, et qui parle de bassidji (“volontaires” des milices islamiques) qui auraient pris le contrôle des terminaux de totalisation des votes.
Après quelques recherches, on s’aperçoit que Libération est la seule source de cette information, qu’on ne connaît pas l’identité de la personne, qu’aucune autre source ne parle de cela, que rien ne permet de le confirmer. Tout cela se termine en roman-photo : "Selon « Libération », des témoins l’ont vu se faire empoigner par des policiers le lendemain, alors qu’il s’apprêtait à sauter par la fenêtre du neuvième étage du bâtiment.".
 
Apparemment, les médias Français n’hésitent pas à sauter sur la première info non vérifiée qui passe et à la reproduire stricto-senso : "Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est de nouveau accusé d’être impliqué dans l’assassinat d’un opposant kurde à Vienne en 1989, révèle ce jeudi un parlementaire autrichien, qui a rendu public un témoignage inédit dans cette affaire." Suivent des explications vagues qui suscitent le rire ou la consternation, au choix.
 
Le gouvernement Français n’est pas en reste. Sarkozy dénonce "l’ampleur de la fraude", alléguant que celle-ci "est proportionnelle à la violence de la réaction" tandis que mr Kouchner se dit "convaincu que quelque chose s’est passé". Rama Yadé va jusqu’à affirmer "L’ambassade de France attaquée", avant de se voir apparemment tancée par mr Sarkozy.
 
Alors, devant un tel déferlement, que faut-il penser ? On a pas beaucoup d’éléments disponibles, mais il y en a qui apparaissent peu à peu.
D’abord, des sondages préélectoraux très favorables à Ahmadinejad :
”Le sondage d’opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indique que 58,6% personnes interrogées voteront en faveur d’Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiront Mousavi.
Dans un autre sondage plus récent mené à Téhéran, 44,8% de personnes interrogées ont estimé que eu égard au choix entre Ahmadinejad et Mousavi, ils opteraient pour l’actuel président principaliste pendant que quelque 29% éliraient Mousavi. "
 
Le "Payam magazine", le journal de la communauté iranienne de Los Angeles, cité par Courrier International, allait dans ce sens :
"Le président iranien se présente pour un deuxième mandat le 12 juin. Malgré une forte contestation enIran, il a toutes les chances d’être réélu, estime Payam magazine."
 
Alors, truquées les élections ?
 
En cherchant un peu, d’autre vérités apparaissent, comme 7sur7.be :
 
Mais alors qu’une poignée seulement d’observateurs indépendants étaient sur le terrain pour rendre compte du déroulement du vote, les experts de l’Iran qui se sont penchés sur les résultats sont dans l’embarras pour établir une analyse claire de la situation et, le cas échéant, révéler une éventuelle fraude.
Ken Ballen, président du groupe de réflexion "Terror Free Future" basé à Washington, avait conduit il y a trois semaines un sondage par téléphone auprès de 1.001 Iraniens. Cette enquête, conforme aux résultats de samedi, donnaient une confortable avance pour M. Ahmadinejad, avec 34% des intentions de vote, contre 14% pour M. Moussavi
.
"M. Ahmadinejad était devant, à deux contre un. Est-il plausible qu’il ait remporté l’élection ? Oui", avance M. Ken
, tout en soulignant que 27% des personnes interrogées au moment du sondage étaient indécises et que "tout a pu changer" le jour de l’élection.

Incohérences

Les partisans de M. Moussavi pointent eux la grande rapidité avec laquelle des millions de voix ont été comptées, ou encore la victoire surprise de M. Ahmadinejad dans la propre ville de M. Moussavi
.
M. Moussavi fait partie de la minorité azéri, importante dans cette région, dont les électeurs auraient -théoriquement- dû voter pour lui, remarque Ali Alfoneh, un expert de l’Iran de l’American Enterprise Institute. Mais là encore, les analystes en restent au stade de la spéculation, d’autant que le sondage mené par M. Ballen montre que seulement 16% des Iraniens azéris entendaient voter pour M. Moussavi, contre 31% pour M. Ahmadinejad
.

Analyses

Walter Mebane, un universitaire du Michigan (nord), a également passé à la loupe les résultats de l’élection, grâce à une série d’outils statistiques conçus pour détecter les fraudes, baptisés "autopsie d’élection". Les moyens d’analyse divergent, mais les résultats sont finalement les mêmes : en comparant les données de 366 districts avec ceux de la précédente élection présidentielle en 2005, M. Mebana a relevé que les résultats de samedi étaient conformes aux tendances qui existaient précédemment.
"En 2009, M. Ahmadinejad a fait ses meilleurs scores dans les villes où il bénéficiait déjà de ses plus forts soutiens en 2005", explique le spécialiste, tout en soulignant que les informations fournies par les autorités iraniennes ne sont pas assez détaillées pour faire une analyse exhaustive.

"Décompte réaliste"

"Le décompte des voix que j’ai vu est relativement réaliste, mais cela n’exclut en rien la possibilité d’une manipulation", 
dit-il, expliquant par exemple que ses propres résultats auraient été globalement identiques même si le gouvernement iranien avait légèrement gonflé le décompte des voix.
 
Le GrandSoir partage ces évidences, s’appuyant sur un article du Washington post :

"Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes

C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes.

Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen etDoherty rappellent que « notre sondage montre… que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad àMousavi ».

Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population »."

Si vous voulez une analyse plus profonde des rapports de force en Iran, vous en trouverez des éléments dans cet article de Planète non-violence. Certainement pas dans le déferlement à sens unique des médias, qui ne parlent de l’atmosphère de liberté qui a régné pendant la campagne que pour mieux décrire aujourd’hui une "atmosphère de terreur", où pourtant l’opposition peut défiler tous les jours et poser des recours contre l’élection.

Certains médias commencent à mettre la pédale douce, comme dans cet article du Monde, qui finit par lâcher : De légers soupçons de fraude, aucune preuve.

Car, lecteurs agoravoxiens, nous voyons devant nous l’expression assez incroyable d’une presse et de médias partisans, partiaux, engagés, ne citant que les éléments allant à charge dans le sens d’une vision prédéfinie, dans la négation de toute objectivité. Le déferlement d’une pensée unique sans partage. Un spectacle effarant, et pourtant bien réel.

Je ne m’étendrai pas sur les mécanismes démocratiques de l’Iran, qui ne marchent pas si mal. Je ne parlerai pas non plus des nombreux organismes d’influence/propagande/manipulation soutenus par des services occidentaux, spécialement Américains, contre l’Iran et ce de notoriété publique, comme Voice OfAmerica,

Je vous inviterai simplement à vous demander pourquoi une nième fraude dans un état Africain par un dictateur corrompu fait dix lignes en bas d’une page, alors qu’on en fait des tonnes pour une élection qui jusqu’à présent ne présente aucun élément significatif de contestation.


http://www.marcfievet.com/article-32843525.html





http://bridge.over-blog.org/article-32845156.html


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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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