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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 16:39


Lundi 27 Février 2012


Qui est Nicolas Paul Stéphane Sarkozy de Nagy-Bocsa ?
L'HISTOIRE
Au 17e siècle, ce sont encore les religions qui contrôlent la vie sociale, et parmi celles-ci le judaïsme est l’une des plus strictes obligeant son peuple à de multiples interdits et obligations. Aussi lorsqu’un juif se présenta comme le nouveau messie, offrant la libéralisation de tous les interdits, il eut un succès énorme : il s’agit de Shabbatai Tsevi, né en 1626, qui proclama que désormais il fallait vivre à l’opposé de la Thora et du Talmud . Selon son interprétation personnelle de la Cabale et plus particulièrement du Zohar, il n’existait plus d’interdit alimentaire, les péchés devaient se laver par des orgies de groupe, et l’échangisme était la meilleure façon de prier dieu. Bien sûr, il fut aussitôt condamné par les rabbins, mais son succès auprès de la population lui permit un rayonnement important jusqu’à ce qu’il soit incarcéré par les autorités musulmanes comme fauteur de troubles. Il se convertit alors à l’islamisme, est libéré et reprend sa forme de religion débauchée en y mêlant judaïsme et musulmanisme. A sa mort, il laisse pas mal de partisans qui continuent à pratiquer cette religion sous le nom de "Donmeh" (qui existe toujours, essentiellement en Turquie), parmi ces partisans, certains vont répandre cette religion dans les autres contrées, Hongrie, Autriche, Ukraine, Pologne, Iran, Afghanistan, Lettonie...
     En 1726, nait Jacob Leibowitz (qui deviendra Jacob Frank), dans la région Pologne/Ukraine (Podolie). Son père avait été excommunié pour cause de sabbatéisme, aussi éduqua-t-il Jacob dans la haine du talmud et des juifs traditionnels. Jacob retourna aux sources dans les centres sabbatééns de Turquie et adopta la forme musulmane du sabbatéisme, puis revint en Podolie d'où il commença à répandre activement les doctrines de Shabbatai Tsevi en Ukraine et en Pologne, aidé par un rabbin de Salonique, Haïm Joseph Mallah (ancêtre de Sarkosy), se présentant à son tour comme le nouveau messie et prônant l’inverse du Talmud, adoptant surtout le Zohar d’après son interprétation orientée vers le satanisme, les orgies, la débauche. Là encore, les rabbins l’excommunièrent et après quelques aventures, Jacob Frank obtint la protection des autorités en offrant sa conversion et celle de tous ses fidèles au catholicisme. (Sa fille "Eve" étant très belle, et offerte lors des orgies, il avait attiré beaucoup de fidèles).
     Malheureusement pour lui, il fut découvert peu après qu’il se faisait passer pour musulman lorsqu’il allait en Turquie. Il fut arrêté pour fausse conversion et emprisonné. Ses fidèles en firent un martyr et le frankisme se développa sous la conduite de sa fille, et s’étendit sur l’Autriche et l’Allemagne où elle entra en contact avec Rothschild. Après avoir été relaché, Jacob Frank prit contact avec ce chaud partisan, et finit par arriver à Offenbach, près de Francfort, où il reçut l’appui de partisans tels Adam Weishaupt et Mayer Amschel Rothschild. Le mot "frankisme" disparait complètement au profit de "l’illuminisme" que lancent Rothschild et Weishaupt.

      En résumé, depuis la fin du 17e siècle, les sabbatéens ont infiltrés les principales religions et apparaissent donc aussi bien comme chrétiens, juifs ou musulmans. Ils peuvent être de nouvelles recrues puisées dans les multiples sectes maçonniques, mais les plus importants responsables sont le plus souvent des descendants des premiers, donc des juifs turcs, puis polonais, hongrois, russes, ukrainiens, allemands, etc.
    Aujourd'hui, hormis le Club Bilderberg qui ne sert qu’à la gestion des pays au travers des politiciens, les vrais organismes pour l’établissement du pouvoir mondial sont tous sans exception complètement dirigés par des Sabbatéens, principalement le CFR, l’ONU, la Fed…
      Les principaux personnages clairement identifiés par les érudits juifs qui combattent le mouvement sabbatiste : pratiquement tous les décideurs du monde actuel (près de dix mille personnes) ! on peut citer rapidement Jean-Paul II, Benoit XVI, Kissinger, Tony Blair, Jacques Attali, Condolezza Rice, Jacques Delors, Shimon Peres, Giscard d’Estaing, Pompidou, Georges Monnet, Madeleine Albright, Ariel Sharon, Lionel Jospin… Sarkozy !  environ dix à vingt-mille personnes chapeautées par seulement une douzaine de famille (le haut de la pyramide).
 
LA MONTÉE AU POUVOIR

     Voici ce qu’écrivait un journaliste juif bien avant l’élection de Sarkozy :
Sarkozy_fasciste.jpg      "Du côté paternel, Nicolas Sarkozy est allié à la vieille noblesse hongroise. Cela est assez connu.
     Toutefois, l'origine de la branche maternelle est moins connue.
     Son grand-père maternel, Benedict Mallah, Israélite, était né à Salonique, ville contrôlée à l'époque par l'Empire Ottoman. Il avait immigré en France au début du 20e siècle, et s'était "immédiatement" converti au Catholicisme.
     Selon Joseph Nehama, éminent historien, qui a écrit un livre sur "L'Histoire des Israélites de Salonique", la famille Mallah était originaire de Provence. Haïm Joseph Mallah, qui fut rabbin à Salonique, avait activement répandu les doctrines de Shabbatai Zevi en Ukraine et en Pologne (donc en même temps que Jacob Frank). Ce rabbin était membre des Donmeh de Thessaloniki (Salonique). Il appartenait à la secte des Karakash, groupe qui avait des relations avec Jacob Frank. Cela signifie que M. Nicolas Sarkozy a des liens familiaux avec les Donmeh de Turquie.”
     Ce même journaliste mettait en garde contre la probable ascencion politique de Nicolas Sarkozy!
     Un autre journaliste d'investigation, Thierry Messan, réalise une enquête complète qu'il publie sous le titre: "Opération Sarkozy: comment la CIA a placé un de ses agents à la ´présidence de la république Française". Cet article a été censuré plusieurs fois, repris et réintégré par d'autres blogs, dont parfois les commentaires ont été complètement supprimés à leur insu... pour redevenir accessible sur le site de Thierry Messan, voici l'article que les français ne doivent pas lire:
 
     SOMMAIRE :
- les rapports entre la mafia corse, la France et la CIA
- les rapports entre la mafia corse, Nicolas Sarkozy et la CIA
- prise d'otage à Neuilly-sur-seine (human bomb) en 1993 et rapport avec Nicolas Sarkozy
- l'affaire Ivan Colonna et l'implication de Nicolas Sarkozy
- l'affaire clearstream et l'implication de Nicolas Sarkozy
- l'affaire Lagardère et l'implication de Nicolas Sarkozy
- l'attentat du World Trade Center et l'implication de Pierre-Olivier Sarkozy, frère de Nicolas Sarkozy
- tentative d'assassinat sur Jacques Chirac organisé par la CIA
- comment Nicolas Sarkozy s'est fait élire par les machines à voter
 
Nicolas Sarkozy doit être jugé à son action et non pas d’après sa personnalité. Mais lorsque son action surprend jusqu’à ses propres électeurs, il est légitime de se pencher en détail sur sa biographie et de s’interroger sur les alliances qui l’ont conduit au pouvoir...
     Les Français, lassés des trop longues présidences de François Mitterrand et de Jacques Chirac, ont élu Nicolas Sarkozy en comptant sur son énergie pour revitaliser leur pays. Ils espéraient une rupture avec des années d’immobilisme et des idéologies surannées. Ils ont eu une rupture avec les principes qui fondent la nation française. Ils ont été stupéfaits par cet « hyper-président », se saisissant chaque jour d’un nouveau dossier, aspirant à lui la droite et la gauche, bousculant tous les repères jusqu’à créer une complète confusion.
     Comme des enfants qui viennent de faire une grosse bêtise, les Français sont trop occupés à se trouver des excuses pour admettre l’ampleur des dégâts et leur naïveté. Ils refusent d’autant plus de voir qui est vraiment Nicolas Sarkozy, qu’ils auraient dû s’en rendre compte depuis longtemps.
     C’est que l’homme est habile. Comme un illusionniste, il a détourné leur attention en offrant sa vie privée en spectacle et en posant dans les magazines people, jusqu’à leur faire oublier son parcours politique.
     Que l’on comprenne bien le sens de cet article : il ne s’agit pas de reprocher à M. Sarkozy ses liens familiaux, amicaux et professionnels, mais de lui reprocher d’avoir caché ses attaches aux Français qui ont cru, à tort, élire un homme libre.
     Pour comprendre comment un homme en qui tous s’accordent aujourd’hui à voir l’agent des États-Unis et d’Israël a pu devenir le chef du parti gaulliste, puis le président de la République française, il nous faut revenir en arrière. Très en arrière. Il nous faut emprunter une longue digression au cours de laquelle nous présenterons les protagonistes qui trouvent aujourd’hui leur revanche.
  
     Généalogie familiale et historique
   À la fin de la Seconde Guerre mondiale, les services secrets états-uniens s’appuient sur le parrain italo-US Lucky Luciano pour contrôler la sécurité des ports américains et pour préparer le débarquement allié en Sicile. Les contacts de Luciano avec les services US passent notamment par Frank Wisner Sr. puis, lorsque le « parrain » est libéré et s’exile en Italie, par son « ambassadeur » corse, Étienne Léandri.
     Lucky Luciano fut certainement le criminel dont l'influence historique fut la plus grande. Le magazine Times l'a classé parmi les principaux bâtisseurs d'empire du XXe siècle: un empire du crime. Deuxième « Capo di tutti Capi » (chef de tous les chefs) après l'assassinat de Salvatore Maranzano, Luciano a été le véritable créateur du trafic international d'héroïne. Il fut toute sa vie le grand ami et frère d’armes du célèbre Al Capone.
     En 1958, les États-Unis, inquiets d’une possible victoire du FLN en Algérie qui ouvrirait l’Afrique du Nord à l’influence soviétique, décident de susciter un coup d’État militaire en France. L’opération est organisée conjointement par la Direction de la planification de la CIA —théoriquement dirigée par Frank Wisner Sr.— et par l’OTAN. Mais c’est son successeur, Allan Dulles, qui supervise le coup. Depuis Alger, des généraux français créent un Comité de salut public qui exerce une pression sur le pouvoir civil parisien et le contraint à voter les pleins pouvoirs au général De Gaulle sans avoir besoin de recourir à la force.
     Or, Charles De Gaulle n’est pas le pion que les Anglo-Saxons croient pouvoir manipuler. Dans un premier temps, il tente de sortir de la contradiction coloniale en accordant une large autonomie aux territoires d’outre-mer au sein d’une Union française. Mais il est déjà trop tard pour sauver l’Empire français car les peuples colonisés ne croient plus aux promesses de la métropole et exigent leur indépendance. Après avoir conduit victorieusement de féroces campagnes de répression contre les indépendantistes, De Gaulle se rend à l’évidence. Faisant preuve d’une rare sagesse politique, il décide d’accorder à chaque colonie son indépendance.
     Cette volte-face est vécue comme une trahison par la plupart de ceux qui l’ont porté au pouvoir. La CIA et l’OTAN soutiennent alors toutes sortes de complots pour l’éliminer, dont un putsch manqué et une quarantaine de tentatives d’assassinat. Toutefois, certains de ses partisans approuvent son évolution politique. Autour de Charles Pasqua, ils créent le SAC, une milice pour le protéger.
     Pasqua est à la fois un truand corse et un ancien résistant. Il a épousé la fille d’un bootlegger canadien qui fit fortune durant la prohibition. Il dirige la société Ricard qui, après avoir commercialisé de l’absinthe, un alcool prohibé, se respectabilise en vendant de l’anisette. Cependant, la société continue à servir de couverture pour toutes sortes de trafics en relation avec la famille italo-new-yorkaise des Genovese, celle de Lucky Luciano. Il n’est donc pas étonnant que Pasqua fasse appel à Étienne Léandri (« l’ambassadeur » de Luciano) pour recruter des gros bras et constituer la milice gaulliste. Un troisième homme joue un grand rôle dans la formation du SAC, l’ancien garde du corps de De Gaulle, Achille Peretti —un Corse lui aussi—.
     Ainsi défendu, De Gaulle dessine avec panache une politique d’indépendance nationale. Tout en affirmant son appartenance au camp atlantique, il remet en cause le leadership anglo-saxon. Il s’oppose à l’entrée du Royaume-Uni dans le Marché commun européen (1961 et 1967) ; Il refuse le déploiement des casques de l’ONU au Congo (1961) ; il encourage les États latino-américains à s’affranchir de l’impérialisme US (discours de Mexico, 1964) ; Il expulse l’OTAN de France et se retire du Commandement intégré de l’Alliance atlantique (1966) ; Il dénonce la Guerre du Viêt-nam (discours de Phnon Penh, 1966) ; Il condamne l’expansionnisme israélien lors de la Guerre des Six jours (1967) ; Il soutient l’indépendance du Québec (discours de Montréal 1967) ; etc.
     Simultanément, De Gaulle consolide la puissance de la France en la dotant d’un complexe militaro-industriel incluant la force de dissuasion nucléaire, et en garantissant son approvisionnement énergétique. Il éloigne utilement les encombrants Corses de son entourage en leur confiant des missions à l’étranger. Ainsi Étienne Léandri devient-il le trader du groupe Elf (aujourd’hui Total), tandis que Charles Pasqua devient l’homme de confiance des chefs d’États d’Afrique francophone.
     Conscient qu’il ne peut défier les Anglo-Saxons sur tous les terrains à la fois, De Gaulle s’allie à la famille Rothschild. Il choisit comme Premier ministre le fondé de pouvoir de la Banque, Georges Pompidou. Les deux hommes forment un tandem efficace. L’audace politique du premier ne perd jamais de vue le réalisme économique du second.
     Lorsque De Gaulle démissionne, en 1969, Georges Pompidou lui succède brièvement à la présidence avant d’être emporté par un cancer. Les gaullistes historiques n’admettent pas son leadership et s’inquiètent de son tropisme anglophile. Ils hurlent à la trahison lorsque Pompidou, secondé par le secrétaire général de l’Élysée Edouard Balladur, fait entrer « la perfide Albion » dans le Marché commun européen.
       Naissance et premiers pas en politique de Nicolas Sarkozy
  Sarkozy+Jeune.jpg     Ce décor étant planté, revenons-en à notre personnage principal, Nicolas Sarkozy. Né en 1955, il est le fils d’un noble catholique hongrois, Pal Sarkösy de Nagy-Bocsa, réfugié en France après avoir fuit l’Armée rouge, et d’Andrée Mallah, une roturière juive originaire de Thessalonique. Après avoir eu trois enfants (Guillaume, Nicolas et François), le couple divorce. Pal Sarkosy de Nagy-Bocsa se remarie avec une aristocrate, Christine de Ganay, dont il aura deux enfants (Pierre-Olivier et Caroline). Nicolas ne sera pas élevé par ses seuls parents, mais balloté dans cette famille recomposée.
     Sa mère est devenue la secrétaire d’Achille Peretti. Après avoir co-fondé le SAC, le garde du corps de De Gaulle avait poursuivi une brillante carrière politique. Il avait été élu député et maire de Neuilly-sur-Seine, la plus riche banlieue résidentielle de la capitale, puis président de l’Assemblée nationale.
     Malheureusement, en 1972, Achille Peretti est gravement mis en cause. Aux États-Unis, le magazine Time révèle l’existence d’une organisation criminelle secrète « l’Union corse » qui contrôlerait une grande partie du trafic de stupéfiants entre l’Europe et l’Amérique, la fameuse « French connexion » qu’Hollywood devait porter à l’écran. S’appuyant sur des auditions parlementaires et sur ses propres investigations, le Times cite le nom d’un chef mafieux, Jean Venturi, arrêté quelques années plus tôt au Canada, et qui n’est autre que le délégué commercial de Charles Pasqua pour la société d’alcool Ricard. On évoque le nom de plusieurs familles qui dirigeraient « l’Union corse », dont les Peretti. Achille nie, mais doit renoncer à la présidence de l’Assemblée nationale et échappe même à un « suicide ».
     En 1977, Pal Sarkozy se sépare de sa seconde épouse, Christine de Ganay, laquelle se lie alors avec le n°2 de l’administration centrale du département d’État des États-Unis. Elle l’épouse et s’installe avec lui en Amérique. Le monde étant petit, c’est bien connu, son mari n’est autre que Frank Wisner Jr., fils du précédent. Les fonctions de Junior à la CIA ne sont pas connues, mais il clair qu’il y joue un rôle important. Nicolas, qui reste proche de sa belle-mère, de son demi-frère et de sa demi-sœur, commence à se tourner vers les États-Unis où il « bénéficie » des programmes de formation du département d’État.
     À la même période, Nicolas Sarkozy adhère au parti gaulliste. Il y fréquente d’autant plus rapidement Charles Pasqua que celui-ci n’est pas seulement un leader national, mais aussi le responsable de la section départementale des Hauts-de-Seine.
     En 1982, Nicolas Sarkozy, ayant terminé ses études de droit et s’étant inscrit au barreau, épouse la nièce d’Achille Peretti. Son témoin de mariage est Charles Pasqua. En tant qu’avocat, Me Sarkozy défend les intérêts des amis corses de ses mentors. Il acquiert une propriété sur l’île de beauté, à Vico, et pense sérieusement à  corsiser son nom en remplaçant le « y » par un « i » : Sarkozi. Car il vénère Achille Peretti comme un dieu. La conquête du pouvoir exige des sacrifices, à tel point que l’année suivante, il est élu maire de Neuilly-sur-Seine en remplacement de son idole, mentor et bel-oncle, Achille Peretti, terrassé par une crise cardiaque qui tombe étrangement à pic, aucune autopsie ne sera faite.
     Nicolas Sarkozy commence sa carrière politique...
     Cependant, Nicolas ne tarde pas à trahir sa femme et, dès 1984, il poursuit une liaison cachée avec Cécilia, l’épouse du plus célèbre animateur de télévision français de l’époque, Jacques Martin, dont il a fait la connaissance en célébrant leur mariage en qualité de maire de Neuilly. Cette double vie dure cinq ans, avant que les amants ne quittent leurs conjoints respectifs pour construire un nouveau foyer.
     Nicolas est le témoin de mariage, en 1992, de la fille de Jacques Chirac, Claude, avec un éditorialiste du Figaro. Il ne peut s’empêcher de séduire Claude et de mener une brève relation avec elle, tandis qu’il vit officiellement avec Cécilia. Le mari trompé se suicide en absorbant des drogues…L’affaire est bouclée précipitamment comme un constat d’évidence sans chercher peut-être, on ne sait pas, une autre piste… La rupture est brutale et sans retour entre un Jacques Chirac lucide et Nicolas Sarkozy.
     En 1993, la gauche perd les élections législatives. Le président François Mitterrand refuse de démissionner et entre en cohabitation avec un Premier ministre de droite. Jacques Chirac, qui ambitionne la présidence et pense alors former avec Edouard Balladur un tandem comparable à celui de De Gaulle et Pompidou, refuse d’être à nouveau Premier ministre et laisse la place à son « ami de trente ans », Edouard Balladur. Malgré son passé sulfureux, Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur. S’il conserve la haute main sur la marijuana marocaine, il profite de sa situation pour légaliser ses autres activités en prenant le contrôle des casinos, jeux et courses en Afrique francophone. Il tisse aussi des liens en Arabie saoudite et en Israël et devient officier d’honneur du Mossad. Nicolas Sarkozy, quant à lui, est maire de Neuilly-sur-Seine, ministre du Budget et porte-parole du gouvernement.
     La prise d'otages de la maternelle de Neuilly a lieu le jeudi 13 mai 1993. Érick Schmitt, un entrepreneur chômeur dépressif, retient en otage une classe de maternelle, armé d'un pistolet d'alarme et ceinturé d'explosifs, durant deux jours. Le preneur d'otages, qui se fait appeler « HB » pour « Human Bomb », est tué lors de l'assaut du RAID. Il n'y a aucune victime parmi les otages.
     De nombreux médias couvrent l'évènement. Des journalistes campent devant l'école. La prise d'otages devient un évènement national. Nicolas Sarkozy, à l'époque maire de Neuilly-sur-Seine - ainsi que ministre du Budget et porte-parole du gouvernement - intervient dans les négociations pour que Schmitt relâche des enfants ; on voit Sarkozy à la télévision sortir de l'école un enfant dans les bras…
     Après deux jours de tension sans dormir, dans un état d'esprit suicidaire, Érick Schmitt montre des signes de fatigue. Le RAID décide alors de passer à l'action lorsqu'il s'endormira. Le matin du 15 mai, le preneur d'otages s'assoupit. Évelyne Lambert (alors médecin-capitaine des pompiers de Paris) vérifie qu'il est endormi, en le secouant et en faisant bouger bruyamment des meubles par les enfants. Celui-ci reste inerte. Elle fait alors le signal convenu. Aux environ de 7h25, huit policiers du RAID pénètrent dans la salle de classe pour extraire les six derniers enfants. Durant l'intervention, Schmitt est tué de trois balles dans la tête tirées à un mètre par le policier Daniel Boulanger… Les circonstances de cette mort créent une polémique.
     D'après le journal L'Humanité, Érick Schmitt était un entrepreneur du Languedoc-Roussillon, passionné de pêche, né en 1950, et ayant travaillé à Paris dans les années 1970. Il arrive à Cers près de Béziers avec sa famille en 1963 après avoir quitté l'Algérie. Puis il part travailler à Paris, au début des années 1970, où il est employé par une société d’informatique (SSII) en région parisienne. Suite à son expérience parisienne il crée une société informatique à Béziers qui sera mise en faillite quatre années plus tard. Érick Schmitt reste alors inscrit comme chômeur à l’ANPE de Béziers durant une année.
     Ce qu’on sait moins c’est que c’est Charles Pasqua en personne, alors ministre de l’intérieur du gouvernement Edouard Balladur, qui a ordonné l’éxécution sommaire du preneur d’otages…D’ailleurs, quelques mois plus tard, Alain Vogelweith et Béatrice Patrie, deux cadres du syndicat de la magistrature, publient La Mort hors la loi d’Érick Schmitt. Selon cet ouvrage, lors du tir le preneur d'otages s'était endormi, le détonateur hors de portée. Les deux auteurs ont été poursuivis pour diffamation par Charles Pasqua.
     Ce qu’on sait moins encore c’est que certaines personnes ( peut-être des hommes d’Etat français, dont certains membres de la CIA pour ne pas les nommer…)  auraient promis la somme de 10 millions de francs à Erick Schmitt, alors dans le besoin, pour accomplir cette prise d’otages artificielle, en lui promettant de ne pas croupir en prison au-delà de 5 années. L’argent valait bien quelques années de prison. Cet homme n’aurait pas du accepter sans garantie un tel pacte avec des loups, car il était en effet bien plus économique de le tuer d’une part, et d’autre part cela était bien plus prudent ainsi car un mort ne parle jamais.
     Cet épisode a conféré une popularité et une autorité sans bornes à Nicolas Sarkozy, ce qui pour un homme de droite dans une France sous Mitterrand, était un pied de nez remarquable et provocateur fait à la gauche, sans compter qu’au passage il remercie dans cette opération son ami de toujours et fidèle « porte-flingue » Hortefeux Brice (HB), pour lui signifier qu’un jour ils monteront "ensemble" au pouvoir…
La mégalomanie et le narcissisme délirant sont les qualités premières d’un dictateur. Sarkozy réussit auprès de l’opinion publique à se faire passer pour un sauveur, un homme politique intègre et courageux… Réputation très utile pour faciliter à l’avenir des élections à remporter…
     À Washington, Frank Wisner Jr. a pris la succession de Paul Wolfowitz comme responsable de la planification politique au département de la Défense. Personne ne remarque les liens qui l’unissent au porte-parole du gouvernement français Nicolas Sarkozy.
     C’est alors que reprend au sein du parti gaulliste la tension que l’on avait connu trente ans plus tôt entre les gaullistes historiques et la droite financière, incarnée par Balladur. La nouveauté, c’est que Charles Pasqua et avec lui le jeune Nicolas Sarkozy trahissent Jacques Chirac pour se rapprocher du courant Rothschild. Tout dérape. Le conflit atteindra son apogée en 1995 lorsque Édouard Balladur se présentera contre son ex-ami Jacques Chirac à l’élection présidentielle, et sera battu. Surtout, suivant les instructions de Londres et de Washington, le gouvernement Balladur ouvre les négociations d’adhésion à l’Union européenne et à l’OTAN des États d’Europe centrale et orientale, affranchis de la tutelle soviétique.
     Rien ne va plus dans le parti gaulliste où les amis d’hier sont près de s’entre-tuer. Pour financer sa campagne électorale, Edouard Balladur tente de faire main basse sur la caisse noire du parti gaulliste, cachée dans la double comptabilité du pétrolier Elf. À peine le vieux Étienne Léandri mort, les juges perquisitionnent la société et ses dirigeants sont incarcérés… Mais hélas Balladur, Pasqua et Sarkozy ne parviendront jamais à récupérer le magot. Pour ne pas pleurer l’assassinat d’Etienne Léandri, rappelons juste que ce dernier était un ancien de la Gestapo et qu’il avait prospéré durant toute la seconde guerre mondiale dans le trafic d’héroïne.
     
    Exilé mais non vaincu
   Photo2-2-cd0c1.jpg   Tout au long de son premier mandat, Jacques Chirac tient Nicolas Sarkozy et sa clique à distance. L’homme se fait discret durant cette longue traversée du désert. Discrètement, il continue à nouer des relations dans les cercles financiers, tout autant qu’autour du Hongrois se multiplie discrètement les suicides, une épidémie parisienne terrible qu’on a trop souvent tort de négliger.
     En 1996, Nicolas Sarkozy ayant enfin réussi à clore une procédure de divorce ( ouf ! tout le monde reste miraculeusement en vie !) qui n’en finissait pas se marie avec Cécilia. Ils ont pour témoins les deux milliardaires Martin Bouygues et Bernard Arnaud (l’homme le plus riche du pays).
     
     Les derniers préparatifs
     Bien avant la crise irakienne, Frank Wisner Jr. et ses collègues de la CIA planifient la destruction du courant gaulliste et la montée en puissance de Nicolas Sarkozy. Ils agissent en trois temps : d’abord l’élimination de la direction du parti gaulliste et la prise de contrôle de cet appareil, puis l’élimination du principal rival de droite et l’investiture du parti gaulliste à l’élection présidentielle, enfin l’élimination de tout challenger sérieux à gauche de manière à être certain d’emporter l’élection présidentielle.
Sarkozy_rage.jpg      Pendant des années, les médias sont tenus en haleine par les révélations posthumes d’un promoteur immobilier. Avant de décéder d’une grave maladie, il a enregistré pour une raison jamais élucidée une confession en vidéo. Pour une raison encore plus obscure, la « cassette » échoue dans les mains d’un hiérarque du Parti socialiste, Dominique Strauss-Khan, ami et allié de Sarkozy, autant pro-israélien et pro-américain sinon plus que ce dernier, qui la fait parvenir indirectement à la presse.
     Si les aveux du promoteur ne débouchent sur aucune sanction judiciaire, ils ouvrent une boîte de Pandore. La principale victime des affaires successives sera le Premier ministre Alain Juppé. Pour protéger Chirac, il assume seul toutes les infractions pénales. La mise à l’écart de Juppé laisse la voie libre à Nicolas Sarkozy pour prendre la direction du parti gaulliste.
     Sarkozy, grâce à son nouveau levier d’influence, exploite alors sa position pour contraindre Jacques Chirac à le reprendre au gouvernement, malgré leur haine réciproque. Il sera en définitive, ministre de l’Intérieur. Erreur ! À ce poste, il contrôle les préfets et le renseignement intérieur qu’il utilise pour noyauter les grandes administrations françaises, corrompre à coups de pot-de-vin et placer des agents fidèles.
     Il s’occupe aussi des affaires corses. Le préfet Claude Érignac a été assassiné bien qu’il n’ait pas été revendiqué, le meurtre a immédiatement été interprété comme un défi lancé par les indépendantistes à la République. Après une longue traque, la police parvient à arrêter un suspect en fuite, Yvan Colonna, fils d’un député socialiste. Faisant fi de la présomption d’innocence, Nicolas Sarkozy annonce cette interpellation en accusant, sans aucune preuve, le suspect d’être l’assassin. C’est que la nouvelle est trop belle à deux jours du référendum que le ministre de l’Intérieur organise en Corse pour modifier le statut de l’île... Quoi qu’il en soit, les électeurs rejettent le projet Sarkozy qui, selon certains, favorise les intérêts mafieux. Non mais franchement, les gens sont paranos...
     Bien qu’Yvan Colonna ait ultérieurement été reconnu coupable, il a toujours clamé son innocence et aucune preuve matérielle n’a été trouvée contre lui. Étrangement, l’homme s’est muré dans le silence, préférant être condamné que de révéler ce qu’il sait.
     Nous révélons ici que le préfet Érignac n’a pas été tué par des nationalistes, mais abattu par un tueur à gage, immédiatement exfiltré vers l’Angola où il a été engagé à la sécurité du groupe Elf. Le mobile du crime était précisément lié aux fonctions antérieures d’Érignac, responsable des réseaux africains de Charles Pasqua au ministère de la Coopération. Quand à Yvan Colonna, c’est un ami personnel de Nicolas Sarkozy depuis des décennies et leurs enfants se sont fréquentés.
Sarkozy_TroneUMP2.jpg
Une nouvelle affaire éclate : de faux listings circulent qui accusent mensongèrement plusieurs personnalités de cacher des comptes bancaires au Luxembourg, chez Clearstream. Parmi les personnalités diffamées : Nicolas Sarkozy. Il porte plainte et sous-entend que son rival de droite à l’élection présidentielle, le Premier ministre Dominique de Villepin, a organisé cette machination. Il ne cache pas son intention de le faire jeter en prison.
     En réalité, les faux listings ont été mis en circulation par des membres de la Fondation franco-américaine, dont John Negroponte était président et dont Frank Wisner Jr. est administrateur. Ce que les juges ignorent et que nous révélons ici, c’est que les listings ont été fabriqués à Londres par une officine commune de la CIA et du MI6, Hakluyt & Co, dont Frank Wisner Jr. est également administrateur...
     Villepin se défend de ce dont on l’accuse, mais il est mis en examen, assigné à résidence et, de facto, écarté provisoirement de la vie politique. La voie est libre à droite pour Nicolas Sarkozy ( c'est toujours mieux qu'un meurtre à coups de hache...).
     Reste à neutraliser les candidatures d’opposition. Les cotisations d’adhésion au parti socialiste sont réduites à un niveau symbolique pour attirer de nouveaux militants. Soudainement des milliers de jeunes prennent leur carte. Parmi eux, au moins dix mille nouveaux adhérents sont en réalité des militants du Parti trotskiste « lambertiste » (du nom de son fondateur Pierre Lambert). Cette petite formation d’extrême gauche s’est historiquement mise au service de la CIA contre les communistes staliniens durant la Guerre froide (Elle est l’équivalent du SD/USA de Max Shatchman, qui a formé les néoconservateurs aux USA). Ce n’est pas la première fois que les « lambertistes » infiltrent le Parti socialiste. Ils y ont notamment placé deux célèbres agents de la CIA : Lionel Jospin (qui est devenu Premier ministre) et Jean-Christophe Cambadélis, le principal conseiller de Dominique Strauss-Kahn, tous membres d'ailleurs comme Nicolas Sarkozy du cercle de réflexion Le Siècle...
     Des primaires sont organisées au sein du Parti socialiste pour désigner son candidat à l’élection présidentielle. Deux personnalités sont en concurrence : Laurent Fabius et Ségolène Royal. Seul le premier représente un danger pour Sarkozy. Dominique Strauss-Kahn entre dans la course avec pour mission d’éliminer Fabius au dernier moment. Ce qu’il sera en mesure de faire grâce aux votes des militants « lambertistes » infiltrés, qui portent leur suffrages non pas sur son nom, mais sur celui de Royal.
     L’opération est possible parce que Strauss-Kahn est depuis longtemps sur le payroll des États-Unis. Les Français ignorent qu’il donne des cours à Stanford, où il a été embauché par le prévot de l’université, Condoleezza Rice...
     Dès sa prise de fonction, Nicolas Sarkozy et Condoleezza Rice remercieront Strauss-Kahn en le faisant élire à la direction du Fonds monétaire international…
     
La montée sur le trôneSarkozy_23.jpg
Le soir du second tour de l’élection présidentielle, lorsque les instituts de sondages annoncent sa victoire probable, Nicolas Sarkozy prononce un bref discours à la nation depuis son QG de campagne. Puis, contrairement à tous les usages, il ne va pas faire la fête avec les militants de son parti, mais il se rend au Fouquet’s. La célèbre brasserie des Champs-Élysées, qui était jadis le rendez-vous de « l’Union corse » est aujourd’hui la propriété du casinotier Dominique Desseigne. Il a été mis à disposition du président élu pour y recevoir ses amis et les principaux donateurs de sa campagne. Une centaine d’invités s’y bousculent, les hommes les plus riches de France y côtoient les patrons de casinos.
     Puis le président élu s’offre quelques jours de repos bien mérités. Conduit en Falcon-900 privé à Malte, il s’y repose sur le Paloma, le yacht de 65 mètres de son ami Vincent Bolloré, un milliardaire formé à la Banque Rothschild.
     Enfin, Nicolas Sarkozy est investi président de la République française. Le premier décret qu’il signe n’est pas pour proclamer une amnistie, mais pour autoriser les casinos de ses amis Desseigne et Partouche à multiplier les machines à sous.
     Il forme son équipe de travail et son gouvernement. Sans surprise, on y retrouve un bien trouble propriétaire de casinos (le ministre de la Jeunesse et des Sports) et le lobbyiste des casinos de l’ami Desseigne (qui devient porte-parole du parti « gaulliste »).
     Nicolas Sarkozy s’appuie avant tout sur quatre hommes :


_Claude Guéant, secrétaire général du palais de l’Élysée. C’est l’ancien bras droit de Charles Pasqua.
_François Pérol, secrétaire général adjoint de l’Élysée. C’est un associé-gérant de la Banque Rothschild.
_Jean-David Lévitte, conseiller diplomatique. Fils de l’ancien directeur de l’Agence juive. Ambassadeur de France à l’ONU, il fut relevé de ses fonctions par Chirac qui le jugeait trop proche de George Bush.
_Alain Bauer, l’homme de l’ombre. Son nom n’apparaît pas dans les annuaires. Il est chargé des services de renseignement. Ancien Grand-Maître du Grand Orient de France (la principale obédience maçonnique française) et ancien n°2 de la National Security Agency états-unienne en Europe.

      Frank Wisner Jr., qui a été nommé entre temps envoyé spécial du président Bush pour l’indépendance du Kosovo, insiste pour que Bernard Kouchner soit nommé ministre des Affaires étrangères avec une double mission prioritaire : l’indépendance du Kosovo et la liquidation de la politique arabe de la France.
     Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d’une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy( organisation financée elle-même par la CIA), il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d’Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. On le retrouve dans les années 90 auprès d’Alija Izetbegoviç en Bosnie-Herzégovine. De 1999 à 2001, il a été Haut représentant de l’ONU au Kosovo.
     Sous le contrôle de Wali, le frère cadet du président Hamid Karzaï, l’Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l’US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo)... Là, la drogue est prise en charge par les hommes d’Haçim Thaçi qui l’écoulent principalement en Europe. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA...On peut comprendre aujourd’hui pourquoi l’ONU s’est dressé contre la Serbie qui ne voulait pas de drogue ni d'ingérence américaine en Europe, car maintenant cela a décuplé la consommation de drogue en Europe et renforcé les mafias islamistes et le portefeuille de la CIA au détriment des intérêts européens…
 
     Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui officiellement  « ignore » leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés.
     Pour compléter son gouvernement, Nicolas Sarkozy nomme Christine Lagarde, ministre de l’Économie et des Finances. Elle a fait toute sa carrière aux États-Unis où elle a dirigé le prestigieux cabinet de juristes Baker & McKenzie. Au sein du Center for International & Strategic Studies de Dick Cheney, elle a co-présidé avec Zbigniew Brzezinski un groupe de travail qui a supervisé les privatisations en Pologne. Elle a organisé un intense lobbying pour le compte de Lockheed Martin contre les avions français Dassault.
     Nouvelle escapade durant l’été. Nicolas, Cécilia, leur maîtresse commune et leurs enfants se font offrir des vacances états-uniennes à Wolfenboroo, non loin de la propriété du président Bush. La facture, cette fois, est payée par Robert F. Agostinelli, un banquier d’affaires italo-new-yorkais, sioniste et néo-conservateur ardent qui s’exprime dans Commentary, la revue de l’American Jewish Committee.
     Le 27 février 2003, Jean-Luc Lagardère, proche de Jacques Chirac, 75 ans, patron du groupe Lagardère présent dans plus de 40 pays, ayant un quasi monopole en France sur les médias (radio, diffusion audiovisuelle, presse écrite), est opéré de la hanche à la clinique du Sport à Paris. Huit jours après, il dîne avec sa femme Bethy et des amis, le couturier Emanuel Ungaro et Marie-Laure de Villepin, l'épouse de Dominique de Villepin, à l'époque ministre des Affaires étrangères… Le lendemain, il est retrouvé dans le coma par sa femme, sur le sol de sa chambre à coucher. Après quelques jours en réanimation, il meurt à l'hôpital Lariboisière à Paris. Le diagnostic annoncé par le chef de service, le Pr. Didier Payen, est une encéphalomyélite aiguë auto-immune…
     Pour Jean-Louis Gergorin et Michel Bassi, il s'agit d'un assassinat. Selon le journaliste Denis Robert, cette maladie fulgurante lui a été inoculé au moyen d'un aérosol, arme très souvent utilisé par les services secrets français.
     Son fils Arnaud Lagardère, ami intime de Nicolas Sarkozy, lui succède…
     La réussite de Nicolas ( déjà 7 cadavres !) rejaillit sur son demi-frère Pierre-Olivier. Sous le nom américanisé « d’Oliver », il est nommé par Frank Carlucci (qui fut le n°2 de la CIA après avoir été recruté par Frank Wisner Sr., dont le fils Frank Wisner Jr., je le rappelle ici, est le mari de Christine de Ganay, la seconde femme de Pal Sarkozy, père de Nicolas Sarkozy,…) directeur d’un nouveau fonds de placement du Carlyle Group (la société commune de gestion de portefeuille des Bush et des Ben Laden,…).
     On comprend ici les liens de Nicolas Sarkozy avec le président Bush et l’Etat d’Israël, ainsi que l’escroquerie de l’attentat du World Trade Center, Oussama Ben Laden, agent de la CIA, et sa famille étant des proches de Bush et de la famille Sarkozy… Chirac, lucide encore une fois, a refusé l’entrée de la France dans la guerre contre l’Irak car il n’était pas dupe de la supercherie, prévenu à l’époque par les services secrets français et par le FSB, service secret de Russie, ainsi que par le général russe Leonid Ivashov qui était le chef d’état-major des armées russes au moment des attentats du 11 septembre 2001. Les américains ont orchestré cet attentat pour le pétrole en Irak sous couvert de « guerre contre le terrorisme », alors que le dictateur Saddam Hussein lui-même persécutait les islamistes et n’avait donc aucun rapport avec les fous de Dieu.
     En décembre 2002, le secrétaire US à la Défense Donald Rumsfeld a signé la directive 3600.1 visant à discréditer ou à éliminer des personnalités françaises qui s’opposaient à la Guerre globale au terrorisme. Cette liste comprenait en premier chef Jacques Chirac, de grands industriels ainsi que des écrivains et autres journalistes. On était trois mois avant l’invasion de l’Irak. C’était l’époque de l’hystérie anti-française à Washington. Les services secrets français ont été informés que des assassinats avaient été sous-traités par le Pentagone au Mossad et ont mis en garde Jacques Chirac, afin d’éviter, je cite,  « un assassinat Kennedy version française »...C'est Maxime Brunerie, militant d'extrême-droite néo-nazi qui s'en chargera en tentant d'assassiner le 14 juillet 2002, durant le défilé sur les Champs-Elysées, le Président de la République française Jacques Chirac. D'une santé mentale fragile, il est sélectionné par la CIA sur une liste de personnes d'extrême-droite française, car il est le candidat idéal.
     Des agents de la CIA utiliseront sur lui une méthode d'hypnose couplé à des substances psychotropes, cette technique d'assassinat fut développée durant la guerre froide par les russes, et copié par la suite par les américains sous le nom de projet MK-ultra. D'ailleurs bien plus tard Maxime Brunerie ne comprendra toujours pas ce qu'il lui est arrivé. Il sera libéré le lundi 3 août 2009, du centre de détention du Val-de-Reuil (Eure), à l’issue de sept ans de réclusion. Il donnera ensuite une interview à Europe 1 en septembre 2009, déclarant avoir « complètement pété les plombs » … Les Etats-Unis voulait mettre un terme à l'influence jugée négative de la France dans le monde, suite à sa position sur la guerre en Irak, car cela remettait en cause indirectement la crédibilité des attentats du World Trade Center.
     L’État a alors réagi. Le président Chirac a joint par téléphone le Premier ministre israélien et l’a prévenu que toute action entreprise non seulement sur le territoire français, mais n’importe où dans l’Union européenne, serait considérée comme un acte hostile envers la France. Pendant ce temps, les époux Kouchner-Ockrent licencient à RFI et France24 tous ceux qui résistent à l’influence US. Après Richard Labévière, un rédacteur en chef réputé qui avait le défaut de donner la parole aux anti-atlantistes, et le dernier en date fut Grégoire Deniau pour avoir organisé un débat sur le 11-Septembre.
     Le maxi traité européen présenté par Nicolas Sarkozy visait en premier lieu à poursuivre la transformation de l’Union européenne en une zone de libre échange toujours plus vaste, tout en la diluant politiquement. Puis, à rendre ses institutions compatibles avec celles de l’Accord de libre-échange nord-américain, [l’ALENA], en vue d’une fusion ultérieure au sein d’un vaste marché transatlantique, politiquement dominé par Washington.
     Même si ce projet est pour le moment interrompu, des institutions transatlantiques fonctionnent déjà, hors traité. Ainsi en est-il des centaines d’enlèvements perpétrés par la CIA dans l’Union européenne au cours des dernières années avec l’assentiment du Conseil européen et parfois la complicité active des gouvernements européens. Washington ordonne, les gouvernements européens obéissent au mépris de leurs lois nationales. La France de Chirac a résisté à cet asservissement, aucun cas d’assassinats ou d’enlèvements n’est connu durant ses mandats. Il n’en est pas de même avec la France de Sarkozy : ces actes se sont multipliés, par exemple nous pouvons citer l’enlèvement en plein Paris de Mohammed As-Siddik en mars dernier, sans aucune réaction du gouvernement français. De même, l’Assemblée transatlantique, qui n’a aucune base juridique, a commencé ses travaux. À titre expérimental des députés délégués par le Parlement européen ont siégé l’an dernier avec des membres du Congrès états-unien dans un simulacre d’assemblée.
     Depuis le rapport Wolfowitz de 1991, les États-Unis considèrent comme une priorité d’empêcher l’Union européenne d’entrer en compétition avec eux. Plus l’Europe s’écroulera comme l’Afrique, plus cela fera d’argent pour les américains, mais aussi pour les russes ou les chinois. Ils veulent la tailler pour en faire d’abord et avant tout un nain politique et militaire afin que personne en Europe ne puisse s’opposer à leurs décisions comme Jacques Chirac ou avant lui le général De Gaulle…
     Rappelons ici qu’ « Oliver » Sarkozy est devenu le 5e noueur de deals dans le monde et gère les principaux avoirs des fonds souverains du Koweit et de Singapour.
     A l’époque, la côte de popularité du président est en chute libre dans les sondages. L’un de ses conseillers en communication, Jacques Séguéla, préconise de détourner l’attention du public avec de nouvelles « people stories ». L’annonce du divorce avec Cécilia est publiée par Libération, le journal de son ami Edouard de Rothschild dont l’actionnaire majoritaire n’est autre que le « philosophe » milliardaire Bernard-Henri Levy, pour couvrir les slogans des manifestants un jour de grève générale, le même Bernard-Henri Levy qui a déclaré dans son livre « Ce grand cadavre à la renverse » que « l’anti-américanisme est une métaphore pour l’antisémitisme… »
     Plus fort encore, le communiquant organise une rencontre avec l’artiste et ex-mannequin, Carla Bruni. Quelques jours plus tard, sa liaison avec le président est officialisée et le battage médiatique couvre à nouveau les critiques politiques. Quelques semaines encore et c’est le troisième mariage de Nicolas. Cette fois, il choisit comme témoins Mathilde Agostinelli (l’épouse de Robert) et Nicolas Bazire, ancien directeur de cabinet d’Edouard Balladur devenu associé-gérant chez Rothschild.
     Revenons à présent sur les conditions de son élection qui étonnamment n’ont créé aucune polémique en France. Pour comprendre notre inquiétude face à ce silence, il faut remonter un an avant les élections françaises.  En septembre 2006, le département informatique de la prestigieuse université de Princeton a, par exemple, rendu publique une étude sur la sécurité des machines à voter.
     D’après le professeur Felten, membre du  laboratoire, les défis techniques nécessaires pour rendre fiable le vote électronique sont « très difficiles voire impossibles à relever ». L’étude stipule : « À la lumière des procédures réelles d’élection, l’analyse de la machine montre qu’elle est vulnérable à de très graves attaques. Par exemple, une personne qui obtient un accès physique ne serait-ce que pendant une minute à la machine ou à sa carte mémoire, peut y installer un programme pirate ; un tel programme peut voler des voix de manière indétectable, modifier les enregistrements, journaux et compteurs de sorte qu’ils soient en accord avec les faux résultats qu’il vient de créer. Une telle personne mal intentionnée peut également créer un programme qui se répand silencieusement et automatiquement durant le cours normal des activités électorales – un virus de vote. Nous avons procédé à des démonstrations de ces attaques dans notre laboratoire. »
     Le logiciel pirate peut être installé aussi bien par un employé du fabricant, du vendeur ou loueur, que par le transporteur ou toute personne ayant accès au lieu de stockage des machines ou à ces même machines le jour du vote.
     Une étrange société du nom de VoteHere joua d’ailleurs un rôle prépondérant dans l’installation systématique des ordinateurs de vote aux États-Unis. Malgré sa taille réduite, elle dépensa plus d’argent que les trois fabricants d’ordinateurs de vote réunis, ES&S, Diebold et Sequoia, pour promouvoir le vote électronique. Le fait que Robert Gates, ancien agent de la CIA, remplaçant de Donald Rumsfeld au poste de secrétaire à la Defense, ait été l’un des directeurs de VoteHere accroît la suspicion légitime contre les ordinateurs de vote.
     Mais ce qui accroit d’autant plus la suspicion, c’est que Walden O'Dell, directeur général de Diebold,  soutenait Bush, collectant des fonds pour sa campagne électoral pour financer ce dernier. Les présidents du conseil d’adminitration de ES&S et Sequoia étaient également pro-bush…
     En France, le ministère de l’Intérieur – alors dirigé par Nicolas Sarkozy – a autorisé l’utilisation des ordinateurs de vote par l’arrêté du 17 novembre 2003. Les modèles agréés sont le modèle « ESF1 » de la société Nedap-France élection, le modèle « iVotronic » de la société ES&S Datamatique et le modèle « Point & Vote » de la société Indra Sistemas SA. Ils ont été utilisés à partir de 2004. Lors des élections européennes, une quarantaine de villes les ont utilisées dont Marseille, Nice, Dijon, Rennes et Grenoble. Lors de l’élection présidentielle de 2007, 82 villes, dont la grande majorité était des fiefs de la gauche, ont eu recours aux ordinateurs de vote, ce qui représente 1,7 millions d’électeurs...Nous avons donc littéralement un dictateur au pouvoir qui n’a pas remporté les élections présidentielles… Aucun journaliste en France n’en a fait mention, hormis deux journalistes intègres et indépendants qui se sont mystérieusement suicidés à trois heures d’intervalle…Nous sommes devenus un pays qui n’ose pas dire son nom : une dictature… 
      Quand les Français auront-ils des yeux pour voir à qui ils ont affaire ?
sarkozy_grimace.jpg      Wikistrike appelle donc les citoyens à faire tourner cet article...Ainsi qu'à une mobilisation pour réclamer la construction d'une statue de Nicolas Sarkozy, haute de 666 mètres, à la place de la tour Eiffel, avec à ses pieds l'inscription "Père du peuple".

Les requins. Un réseau au cœur des affaires, par Julien Caumer, Flammarion, 1999.
     « Le responsable US du renseignement, Irving Brown en personne, a revendiqué avoir lui-même recruté et formé MM. Jospin et Cambadélis pour lutter contre les staliniens alors qu’ils militaient chez les lambertistes pour, cf. Éminences grises, Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard, 1992 ; « The Origin of CIA Financing of AFL Programs » in Covert Action Quaterly, n° 76, 1999. Il importe d’éviter une interprétation anachronique : leur engagement au service des USA est celui d’atlantistes durant la Guerre froide. Au-delà, il les conduira, par exemple, en 1999, à jouer un rôle central dans l’engagement de Paris au sein de l’OTAN pour bombarder Belgrade, pourtant allié traditionnel de la France. De même, il importe d’éviter les fausses équivalences : la collaboration de Nicolas Sarkozy avec les USA s’est développée sur une base idéologique, relationnelle et carriériste ».
    DEUX LETTRES à Nicolas Sarkozy qui reflètent bien l’esprit français à son égard:
     Témoignage d’un officier de gendarmerie.

     Une frasque de plus à mettre à l’actif de l’espèce de zozo qui se prend pour le Roi Soleil! 
     Ce mardi 3 mars à 11h00, l’empereur Sarkozy était chez nous, dans la Drôme… A l’heure des économies, à l’heure où il faut se serrer la ceinture, il aura encore claqué des millions d’euros pour sa propagande. 1265 gendarmes déployés !!! Oui, vous avez bien lu 1265 ! Nous montons la garde 24h/24 à l’aérodrome de Chabeuil et à la gare TGV.
     Son altesse ne voulant pas venir en Falcon, il vient en Airbus (plus spacieux et nettement plus « digne » de son rang, du moins le pense-t-il). Seulement, il n’y a pas de rampe pour le faire descendre de l’avion; ce n’est pas grave, on en fait venir une vite fait, par convoi exceptionnel depuis Lyon !
     Pour ne pas être gêné, l’Empereur aura la voie rapide Valence/Romans coupée dans les deux sens pendant 30 mn. 60 voitures d’usagers de la SNCF (sur son passage) seront mises à la fourrière, elles gênaient ! Et si jamais il y avait un contretemps, ce ne serait pas grave: un hélico Puma est tenu à sa disposition avec son hélico Gazelle en appui…
     I
l va donc aller faire le beau sur deux sites (Ecole de Chatuzange-le-Goubet et Salle polyvalente d’Alixan) et pour se faire mousser, il a invité 3000 personnes à un petit vin d’honneur avant de remonter dans son avion à 14h00. Je vous laisse faire le calcul de la facture à l’adresse des contribuables que nous sommes…
     Dire que la France est au bord de la faillite et lui, il nous met une balle dans la nuque ! En 26 ans, j’en ai fait des services de ce genre (sous Mitterrand et sous Chirac) mais jamais je n’ai vu un tel déploiement et surtout un tel coût ! Pour info, c’est une évidence, mais il est bon de le dire… Au moindre sifflet, au moindre tag, à la moindre banderole hostile, le préfet saute ainsi que le Commandant de Groupement de gendarmerie…
     Pauvre France, nous sommes tombés bien bas avec un tel petit Monsieur ! Bonne nuit à tous. Je suis non seulement écœuré mais révolté que tant d’argent soit claqué et que les voitures de mon service affichent 250.000 km au compteur.

     Signé : un « presque » vieux commandant militaire de la Gendarmerie, qui en a pourtant vu d’autres et c’est peu de le dire…
     Une autre parmi des centaines du genre :
     Docteur Jean Francois Monciovi
     Médecin généraliste à Folélli (corse)
à Monsieur Nicolas SARKOZY
      Président de la République Française,

  Monsieur le Président de la République,
     Avec tout le respect que je vous dois dû à votre fonction, je me permets de vous adresser ce petit présent : un croc de boucher. Ce n'est pas pour y suspendre Monsieur Dominique de VILLEPIN et n'a rien à voir avec les balles de 9mm qui vous ont été adressées anonymement.


 " Moi, je vous dis qui je suis, et pourquoi je vous adresse cet objet."
     En tant que médecin de campagne, je suis tous les jours au contact de la France "d'en- bas", des agriculteurs, des artisans, des professions libérales, des commerçants, des employés salariés qui doivent travailler toujours plus pour en fait gagner de moins en moins.
     Je côtoie aussi des personnes au R.S.A. qui travaillent au noir, arrivent à toucher de nombreuses allocations diverses et variées et qui en fait ne payent pas d'impôts et s'en sortent beaucoup mieux que ceux qui sont au SMIC, et qui travaillent 7 H /jour, et bien mieux que de nos agriculteurs qui eux travaillent plus de 60 H/ semaine et 365 jours par an et qui parfois sont obligés de fréquenter les Restos du Coeur pour nourrir leurs enfants.
     Et que dire de nos retraités qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts. Tous les jours, je mesure la température de la population de notre canton et, je ne sais si c'est une conséquence du prétendu réchauffement climatique, mais la température monte, monte lentement mais sûrement et un jour cela va éclater. Je pense que c'est comme le « big one » sur la faille de San Andréa : on sait que cela va arriver mais on ne connaît pas la date. C'est ce que je perçois sur le canton de Vescovato et aussi ce que je pressens dans les autres cantons de France. Il serait dommage que notre Pays qui est au bord de la faillite, faillite en grande partie liée à l'incompétence et à la corruption de nos énarques, soit victime d'une troisième révolution qui achèverait de le ruiner. Comme en 1789, la Révolution pourrait éclater pour une parole de trop : en 1789 ce serait Marie-Antoinette qui l'aurait prononcée « Ils n'ont plus de pain alors qu'ils mangent de la brioche ». L'ENA n'existait pas mais déjà nous avions une énarque qui ignorait comment se faisait le pain et la brioche : aucune réalité de la condition de vie des gens sur le terrain. C'est peut être pour éviter cela que nos énarques et hommes politiques font de longs discours qui nous endorment et ne veulent plus rien dire : au moins cela évite de mettre le feux aux poudres et ils se sont fait plaisir en alignant des mots mais aucune idée. Nous sommes en présence d'un Etat qui devient de plus en plus inquisiteur envers ses citoyens, de plus en plus répresseur envers les honnêtes gens, de plus en plus laxiste pour les voyous : auriez-vous peur des voyous Monsieur le Président ? Pourtant ce sont les honnêtes gens qui feront la prochaine révolution parce qu'ils en ont assez que 1789 ne serve à rien et qu'ils ne soient bons qu'à payer des impôts. Je pense, en tant que médecin, que la révolution c'est comme le vaccin : de temps en temps il faut des rappels. Il y a trop longtemps maintenant que le dernier rappel a été administré.
     Après le dépistage des délinquants à l'âge de 3 ans, la taxe carbone qui épargne les plus pollueurs (vos petits copains), les radars « pompes » à fric,  qu'allez vous nous pondre ? le rétablissement des lettres de cachet ? Pourvu que je n'en sois pas la première victime !
     Vous êtes en train de nous faire une France à l'Américaine. Mais pas celle d'Obama ! Celle de Bush, marionnette de la C.I.A., des lobbies de l'industrie et de l'armement. Votre idole était G.W. Bush : cela « crevait » les yeux. L'Europe géographique avait un pays à la botte des américains (l'Angleterre), maintenant elle en a deux. Lors de l'invasion en Irak, par les américains, je devrais dire par la C.I.A. et les industriels de l'armement et accessoirement G.W. Bush, Jacques CHIRAC a eu probablement la meilleure initiative de ses mandats : ne pas y aller. S'il n'en avait pas été ainsi, je pense que notre pays, qui compte 1/6 de musulmans explosait de l'intérieur. En médecine il y a un dicton qui dit « primum no nocere » - d'abord ne pas nuire - et il a su l'appliquer.

     Vous êtes, lentement mais sûrement, en train de transformer le pays en dictature car vous avez l'esprit d'un petit dictateur ; il existe une grande similitude entre vous et Napoléon III dit Le Petit (dixit Victor Hugo). Mis à part quelques ministres, vous vous êtes entouré (mais cela est peut être voulu) d'incompétents notoires qui n'ont aucune réalité du terrain, comme par exemple Madame R. Bachelot qui nous a montré ses talents dans la gestion de la « grosse » épidémie de grippe A.


     Heureusement que le virus H1 N1, quant à sa virulence, n'avait rien à voir avec le H5 N1, auquel cas elle aurait participé à décimer le pays : elle aurait peut être résolu le problème de chômage en créant un maximum d'emplois...dans les funérariums.
     Il y a un proverbe qui dit « au royaume des aveugles, les borgnes sont rois » : je crains que vous l'ayez fait vôtre. Mais au fait, cette épidémie de grippe, n'était-ce pas une diversion, pour faire parler d'autre chose que de la crise ce qui aurait risqué d'échauffer les esprits ? En vous adressant ce présent, je ne fais pas de menaces, je m'inspire un peu de vous - après tout c'est vous qui en avez parlé le premier, du croc de boucher - Je fais seulement de la prévention.
     Il serait en effet regrettable que votre absence de bon sens, votre éloignement de plus en plus grand de la France « d'en bas », comme avait dit Jean Pierre Raffarin, vous conduise à vous y trouver suspendu par le peuple, ou pire encore, que la Guillotine, reléguée au musée par Robert Badinter, reprenne du service et fonctionne au rythme qu'elle a connu sous la Terreur. Je vous rappelle que vous êtes le Président de tous les Français même si tous n'ont pas voté pour vous et  que vous avez été choisi pour vous occuper de notre Pays, pas pour l'anéantir.
     Je suis un libéral, mais je suis pour le libéralisme choisi et non subi et imposé. Vous êtes en train de créer un système de santé à l'américaine, c'est-à-dire à deux voire trois vitesses, alors que Monsieur Obama lui veut faire machine arrière et rendre l'accès aux soins à tous les Américains qui en étaient exclus. Vous êtes en train d'anéantir l'enseignement qui est le type même d'investissement à long terme où l'on dépense aujourd'hui de l'argent (nos impôts) qui sert à former les cerveaux qui feront l'élite intellectuelle de demain. Les pays nordiques comme la Finlande l'ont bien compris. Avec la suppression du juge d'instruction, vous êtes en train de créer une justice aux ordres du pouvoir : la France va devenir une République Bananière si elle ne l'est pas déjà.
     A l'allure où vous allez, la France sera le premier pays sous développé d'Europe : plus d'université, plus d'hôpitaux, plus d'industries, plus de services publics, plus d'agriculture.,. une réserve de gaulois pour touristes étrangers tout au plus. Attention ! Les Gaulois à l'image d'Astérix et Obélix pourraient bien entrer en Résistance.



 Lettre ouverte à Nicolas Sarkozy
      Dans 15 jours j'adresse cette lettre à N. Sarkozy accompagnée de son "cadeau" le crochet de boucher. diffusez la à un maximum de vos contacts, qu'elle fasse le tour du pays.
     Si un maximum de gens sont informés je ne risque rien.
     Je compte sur vous et ............

     Vive la liberté d'expression !!!!!

Source:
http://pasdesecretentrenous.blogspot.com/2011/09/qui-est-reellement-nicolas-sarkozy.html

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:42

Malgré la propagande des médias en France, la situation de la zone euro continue de se dégrader

http://exdisciplesleblog.unblog.fr/files/2010/05/rollingstonebanksters.jpg

 

http://exdisciplesleblog.unblog.fr/files/2010/05/rollingstonebanksters.jpg

Publié le 28 février 2012 dans Facebook Commenter cet article

On apprend coup sur coup :

- que, suite à l’abaissement de la note de la Grèce à SD (« risque imminent de défaut de paiement ») par Standard & Poor’s hier dans la nuit, la BCE a décidé de ne plus accepter « temporairement » les titres de l’Etat grec en garantie : c’est évidemment une mesure sans précédent et qui en dit long sur le degré de pourrissement de la situation.

- que le prochain sommet des dirigeants de la seule zone euro, qui était prévu pour le 2 mars, vient d’être annulé en catastrophe, « en raison des réticences de l’Allemagne pour discuter des moyens alloués au pare-feu de l’eurozone. »
 

En termes clairs, et comme je le dis depuis des mois, l’Allemagne ne veut plus payer.

 

Et pendant ce temps-là, que font nos journalistes ? RMC passe son temps à trafiquer les chiffres et à censurer le forum où nos adhérents et sympathisants demandent que je sois interviewé par M. Bourdin….

http://www.u-p-r.fr/actualite-facebook/malgre-la-propagande-des-medias-en-france-la-situation-de-la-zone-euro-continue-de-se-degrader

 

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Islamistes light et la laïcité !!
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Infos non alignées :

UE: 600 millions d'euros du budget disparaissent chaque année dans les fraudes

Les dessous de l'actualité, ex: Milliards des ventes immobilières de l'État

 

american dream over

 

 

Ingérence impérialiste en Syrie: les “démocraties” occidentales isolées sur la question syrienne…

 

http://www.solidariteetprogres.org/Fascisme-financier-on-resiste-encore-en-Irlande-et-en-Allemagne_08635


Renverse de marée pour le Nouvel Ordre Mondial ?… La Russie de Poutine garante d’une multipolarité politique mondiale pacifique… En attendant mieux !

 

Abominable chantage des Américains, ingérence élections France

 

La grande arnaque du lait: Comment l'agrobusiness vole aux pauvres un aliment vital

   

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Mali : La nouvelle guerre de l'AFRICOM ?

(La France va-t-en guerre de N. Sarkozy y est impliquée aussi ! Note d'eva)

 

http://islamic-intelligence.blogspot.com/2012/02/linvasion-et-destruction-programmee-du.html


Nigeria : Juppé et Sarkozy tentent d'allumer une guerre chretiens/musulmans

http://islamic-intelligence.blogspot.com/2012/02/apres-la-campagne-terroriste-de.html#more

 

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Édith Bouvier et William Daniels

Pour la libération de nos compatriotes et confrères prisonniers à Baba Amr


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Voir aussi :

Exfiltration de Bouvier pour couvrir celle des 19 militaires Français arrêtés en Syrie ?

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 20:15

 

Pour la libération de nos compatriotes et confrères prisonniers à Baba Amr


Plusieurs journalistes sont retenus dans la zone close de Baba Amr. Selon les dirigeants atlantistes, ils sont empêchés d’en sortir par l’armée syrienne qui pilonnerait le bastion rebelle. Présent sur place et témoin privilégié des négociations, Thierry Meyssan rend compte de la réalité : les journalistes sont prisonniers de l’Armée « syrienne » libre qui les utilise comme boucliers humains. Le Croissant Rouge syrien a été empêché par les rebelles de les évacuer.

 

 

 

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Édith Bouvier et William Daniels

 

Nos confrères Marie Colvin (Sunday Times) et Rémi Ochlik (IP3 Presse) ont été tués mercredi 22 février 2012 dans la zone rebelle à l’intérieur de Homs.


Selon des agences de presse occidentales citant l’Armée « syrienne » libre, ils ont été victimes du pilonnage du quartier par les forces de Damas. Cependant, l’Armée nationale n’a fait usage de lanceurs de roquettes multiples que pendant une très courte période pour détruire des postes de tir, et à aucun moment après le 13 février. En outre, si la ville était pilonnée depuis 21 jours, comme l’indiquent les agences de presse, il y a longtemps qu’elle ne serait plus qu’un tas de ruine sans âme qui vive.


Au moins trois autres journalistes sont encore présents dans la zone rebelle : Édith Bouvier (Le Figaro Magazine), William Daniels et Paul Conroy (Sunday Times), ainsi probablement que Javier Espinosa (El Mundo).


Dans une vidéo postée sur Internet, Édith Bouvier, qui est blessée à la jambe, et William Daniels appellent à un cessez-le-feu et à leur évacuation vers un hôpital au Liban. Immédiatement, une intense campagne de communication a été organisée en leur faveur, incluant la création de plusieurs groupes Facebook et de tonitruantes déclarations d’Alain Juppé.


Il n’y a plus de couverture GSM ou G3 à Homs, et les lignes téléphoniques filaires de la zone rebelle sont coupées.


Il n’échappera à personne que si les journalistes ont pu uploader une vidéo pour appeler au secours, c’est qu’ils ont bénéficié d’une liaison satellite. Et s’ils n’ont pas pu téléphoner à leurs proches, à leurs employeurs et à leurs ambassades, c’est que ceux qui détiennent cette liaison satellite le leur ont refusé. Ils ne sont donc pas libres de leurs mouvements, mais détenus prisonniers.


Pour comprendre cette séquestration, il convient de la replacer dans son contexte.

La situation militaire

Les généraux syriens ont considéré la bataille de Homs gagnée dès le 13 février et ont rendu compte au président Bachar el-Assad qu’elle était terminée, jeudi 23 février à 19h.


La victoire n’a pas le même sens pour les civils et les militaires. Les premiers rêvent d’un retour à une vie paisible. Les seconds la proclament à la manière dont un chirurgien annonce qu’il a réussi une opération. Il n’en reste pas moins que le blessé est encore astreint à des mois de soins et à des années de rééducation. Concrètement, la fin de la bataille signifie pour eux que les rebelles sont isolés dans une zone entièrement ceinturée et ne représentent plus de danger pour le pays.


Les principales artères de la ville sont rouvertes à la circulation, mais elles sont hérissées de chicanes sur des kilomètres. Les voitures ne peuvent qu’avancer au pas en zigzaguant. La ville, vidée de la grande majorité de ses habitants, reste une ville fantôme.


La bataille de Homs s’est déroulée en trois temps :


- Les premiers jours, les troupes syriennes ont été empêchées d’entrer dans les quartiers rebelles par des tirs de missiles antichars, notamment des missiles Milan.


- Puis, les troupes syriennes ont bombardé les postes de tir anti-chars, au prix d’importantes pertes collatérales parmi leurs concitoyens, tandis que les rebelles se sont repliés dans une zone unique qu’ils se sont appropriée.


- Enfin, les troupes ont ceinturé le bastion rebelle, sont entrées à l’intérieur et ont commencé à libérer chaque rue, une à une. Pour éviter d’être pris à revers, l’armée syrienne avance en ligne, ce qui ralentit sa progression.


La zone encerclée était jadis habitée par 40 000 personnes. Elle abrite aujourd’hui un nombre indéterminé de civils, surtout des vieillards qui n’ont pas pu fuir à temps, et environ 2 000 combattants de l’Armé « syrienne » libre. Derrière ce label, on trouve des groupes rivaux répartis en deux tendances principales : d’un côté les takfiristes, qui considèrent non seulement que la démocratie est incompatible avec l’islam, mais que les alaouites (dont Bachar el-Assad) sont des hérétiques et qu’ils doivent être privés de toute responsabilité politique en terre musulmane ; de l’autre côté des repris de justice qui avaient été recrutés pour renforcer la dite Armée « syrienne » libre. Ces gangs, n’étant plus payés, ont repris leur autonomie et n’ont pas la même logique que les takfiristes. La plupart des combattants étrangers ont quitté Homs avant le bouclage du bastion. ils se regroupent actuellement dans le Nord du pays, dans le district de Idlib.


L’ensemble des rebelles de Baba Amr dispose d’un stock considérable d’armes et de munitions, mais dans la situation actuelle, ils ne sont plus réapprovisionnés et finiront un jour ou l’autre par devoir se rendre –sauf, intervention militaire étrangère–. Leurs arsenaux incluent des fusils Dragunov-snipers à vision nocturne aussi bien que des mortiers de 80 et 120 mm et quantités d’explosifs. Ils ont aménagé des entrepôts dans des sous-sols et ont parfois constitué des caches d’armes dans des égouts. Contrairement à ce qui a été dit, ceux-ci sont des boyaux trop étroits pour leur permettre de circuler. De même, les tunnels qui ont été creusés à l’époque où ils disposaient de la protection de l’ex-gouverneur de Homs, ne sont plus ventilés et ne peuvent donc plus être utilisés. L’ex-gouverneur, quant à lui, s’est réfugié depuis longtemps au Qatar où il jouit paisiblement du salaire de sa trahison.


La population a soutenu un moment les rebelles, mais leur sert aujourd’hui de bouclier humain. Les civils qui veulent fuir sont abattus par des francs-tireurs. Ils n’ont aucun moyen de se révolter, d’autant que la plupart sont âgés.


On peut penser qu’à moyen terme, la division de l’Armée « syrienne » libre, l’absence de soutien populaire, et la perte d’espoir en des renforts internationaux conduira une partie des rebelles à se rendre. Cependant, les takfiristes pourraient décider de se battre jusqu’à la mort.


Pour le moment, les rebelles empêchent les civils de fuir leur zone et dynamitent les maisons vides, au rythme d’environ une dizaine par jour. En outre des commandos, situés hors de la zone bouclée, harcèlent les campements de l’armée régulière pour la désorganiser et desserrer l’étau. Ils recourent pour cela principalement à des voitures piégées, ce qui est rendu possible par la réouverture des rues, et explique le maintien des chicanes.

Baba Amr n’est pas pilonnée. Les seuls bombardements qui subsistent sont des tirs de mortiers des rebelles contre l’armée nationale.

La situation des journalistes

Les journalistes présents dans le quartier rebelle sont regroupés dans un même appartement, qualifié de « centre de presse », dont la localisation précise est inconnue.

Ils sont entrés illégalement en Syrie, alors qu’ils auraient pu solliciter et auraient tous obtenu un visa de presse, à l’exception de ceux qui ont la nationalité israélienne du fait de l’état de guerre entre les deux pays.


Leur transport à Homs a été organisé par une filière unique, soit depuis le Nord du Liban, soit depuis le Sud de la Turquie. Cette filière joue le rôle d’Office de relations publiques de l’Armée « syrienne » libre. C’est elle qui les a mis en contact avec les personnes qui les hébergent, et dont l’identité est imprécise.


Vendredi 24, la Croix-Rouge internationale et le Croissant-Rouge syrien ont négocié avec l’Armée « syrienne » libre par l’intermédiaire du poste du Croissant-Rouge qui fonctionne à l’intérieur de la zone bouclée. Ils ont obtenu l’autorisation de pénétrer dans la zone avec des ambulances pour rapatrier les corps des deux journalistes morts, et pour évacuer les journalistes restants qu’ils soient blessés ou sains. Cependant, au dernier moment, les journalistes ont refusé de partir, craignant d’être victimes d’un piège tendu par les autorités de Damas. Ils ont en effet été convaincus par un de leurs collègues français qui a quitté les lieux avant le bouclage que le gouvernement syrien mettrait tout en œuvre pour les éliminer. En outre, n’ayant accès qu’aux chaînes de télévision satellitaires de l’OTAN et du CCG, ils sont persuadés que les combats dont ils sont victimes ne se limitent pas à leur quartier, mais s’étendent à toute la Syrie.


Au moment de partir, les ambulances étant vides, le Croissant-Rouge syrien a été autorisé à évacuer vingt-sept civils, malades ou blessés, qui ont été transportés à hôpital al-Amine de Homs (dans la partie libérée de la ville). Le bureau londonien des Frères musulmans, connu sous l’appellation Observatoire syrien des Droits de l’homme, selon lequel les hôpitaux sont devenus des centres de torture, a fait courir la rumeur que plusieurs de ces blessés avaient été arrêtés ultérieurement par la police syrienne. Après enquête, le Croissant-Rouge a indiqué que ces imputations sont absolument fausses.


Samedi 25, la Croix-Rouge internationale et le Croissant-Rouge syrien ont demandé à l’Armée « syrienne » libre l’autorisation de rentrer à nouveau dans la zone. Présent sur place, je me suis mis à disposition des autorités pour faciliter l’extraction de mes compatriotes et de mes confrères. Les négociations ont duré plus de quatre heures.

 

Plusieurs États, dont la France, ont été tenus informés du déroulement des événements.

Après divers rebondissements, les officiers de l’Armée « syrienne » libre ont reçu par liaison satellite l’instruction de refuser. Leurs communications cryptées avec leur hiérarchie aboutissaient à Beyrouth ou étaient relayées via Beyrouth. De facto, les journalistes sont utilisés comme des boucliers humains encore plus efficace que la population civile, les rebelles craignant un assaut final des forces syriennes.


Par conséquent, les journalistes sont désormais les prisonniers des commanditaires de l’Armée « syrienne » libre, ceux-là même que les « Amis » de la Syrie, réunis en conférence à Tunis, ont appelé à soutenir, à financer et à armer.

 

http://www.voltairenet.org/Pour-la-liberation-de-nos

 

Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

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  Solidarité avec le peuple syrien - Combat antiimpérialiste

        Pour la libération de nos compatriotes et confrères prisonniers à Baba Amr - par Thierry Meyssan
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2265

        Syrie : nouvelle donne ? Par Ahmed Halfaoui - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2262

        Syrie : une libanisation fabriquée. Compte-rendu de mission d’évaluation auprès des protagonistes de la             crise syrienne - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2229

        S’opposer à la politique de la canonière par Li Qingsi- http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2260

        Attaquer l’Iran ? Israël ferait mieux de tirer un trait sur ses fantasmes ! Gilad Atzmon -
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2259

        Communiqué du Parti communiste syrien (unifié) Le dialogue est-il impossible ?
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2258

        La guerre secrète de la France contre le peuple syrien+ Vidéo Thierry Meyssan sur la Syrie, 14 février 2012
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2257

        Juppé, ou le sourire “le plus intelligent de notre génération” Dedefensa.org
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2255

        Les options du régime syrien : Constitution pluraliste et chasse aux extrémistes par Pierre Khalaf
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2249

        Sénégal : De l’ingérence de la France et des Etats Unis Demba Moussa Dembélé
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2247

        Chypre : œil du cyclone en méditerranée orientale - Comaguer
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2246

        Guantanamo est cubain et le restera Manuel E. Yepe - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2245

        Officiers turcs arrêtés : le Mossad de plein pied dans l’insurrection en Syrie
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2243

        Syrie : des groupes armés, principal danger  par Qadri Jamil
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2242

        Le bastion de l’Armée « syrienne » libre était équipé de missiles Milan - Réseau Voltaire
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2241

        Fin de partie au Proche-Orient par Thierry Meyssan - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2233

        Sarkozy improvise la formation d’un groupe de contact des amis de la Syrie, portant les empreintes de                 Hamad Ben Jassem… Nidal Hamadé - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2239

        Alain Juppé tombera…Par Louis Denghien - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2238

        L’action onusienne sur la Syrie devrait se conformer à la Charte de l’ONU (diplomate chinois)
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2237

        Syrie : Moscou appelle l’ONU à l’impartialité - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2234
        
        La privatisation de la guerre par Manlio Dinucci - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2231 

        Saad Hariri, un héritier problématique, un dirigeant Off shore - René Naba
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2230

        La Syrie est une tête de pont pour une agression contre l’Iran - Entretien de Joëlle Pénochet à la Nouvelle             République - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2227
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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 15:26

Vrais Chiffres Chômage Janvier 2012 - chiffres explosés, malgré corrections "bidouilles"


Première remarque, Pôle emploi, a fait disparaitre d'entrée de jeu 19 500 personnes des chiffres "officiels", sous prétexte de "corrections" : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/Revision_des_series-2012-AdnY87.pdf

Vous pouvez le constater vous même, en regardant les chiffres de décembre 2011 toutes catégories confondues, ils annonçaient 4 872 900 demandeurs d'emploi, et là sur nouveau rapport, 4 853 400 concernant donc ce même mois de décembre 2011.

soit 19 500 chomeurs volatilisés d'entrée de jeu.

Je suis bien obligé, donc ce mois ci, de partir sur leurs nouvelles bases de calculs, et de passer outre ces 19 500 disparus.

Mais ça reste une goutte d'eau, et ça ne change rien, au final, au fait qu'on explose hélas, ce mois de Janvier 2012 tout les compteurs, mise à part les annonces médiatiques qui sont donc une fois de + biaisées.

Données brutes, toutes catégories confondues A,B,C,D,E, dom-tom compris : 5 300 000 demandeurs d'emploi.

Soit 93 900 demandeurs d'emploi de + qu'en Décembre 2011.

 

Offres d'emplois, février 2012 : 
 
 
Radiations des listes Janvier 2012 :
 
Défauts d'Actualisation : 209 300, 45 % des motifs de sorties des listes.
Radiations Administratives : 38 000, 8,2 % des sorties.
Autres Cas ( mystérieuse rubrique, les morts, suicidés, emprisonnés ?) : 50 000 , 10,7 % des sorties.
 
soit 297 300 radiés des listes ( 63,9% ) pour autres motifs que :
 
Stages parking : 33 500, 7,2 % des sorties.
Arrêts maladie, maternité etc : 33 900, 7,3 % des sorties.
 
Reprises d'emploi déclarées : 100 800, ne représentent que 21,7 % des sorties des listes de pôle emploi.
 
 
 
 
JPEG
 
 
Demandeurs d'emploi par catégories :
 
A : 2 861 700 +0,5% ( + 6,2% sur 1 an )
B : 557 600 -0,8% ( +3,9% sur 1 an )
C : 838 900 -0,5% ( +4,3% sur 1 an )
D : 239 300 +0,8% ( -2,9% sur 1 an )
E : 370 000 +2% ( +5% sur 1 an )
 
TOTAL : 4 867 500 ( données corrigées, hors DOM TOM ) + 5% sur 1 an
 
Quelques chiffres qui parlent :
 
Chômage Longue durée ( entre 2 et 3 ans ) : + 7% sur 1 an
Chômage Très Longue Durée + de 3 ans : + 22,7% sur 1 an
 
+ d'1 chomeur inscrit à pôle emploi sur 2 ( 50,5%) ne perçoit AUCUNE INDEMNITE, ni ARE (allocation retour à l'emploi), ni allocation de solidarité ( ASS, AER ...)
 
Offres d'emploi collectées : -5% sur 1 an
 
Peut être le + scandaleux, LES DEMANDEURS d'EMPLOI INVISIBLES, complètement en dehors des statistiques :
 
ne sont pas comptés dans ces 5 300 000 demandeurs d'emploi et travailleurs pauvres occasionnels :
 
160 700 dispensés de se justifier de recherche d'emploi ( principalement des personnes en AER, allocation équivalent retraite )
 
+ 1 293 400 foyers bénéficiaires du RSA, en effet sur 2 020 000 de foyers, seuls 726 600 sont inscrits à Pôle Emploi, les autres bénéficient d'autres suivis ( associations, collectivités locales etc ) en sachant qu'un foyer bénéficiaire, comporte parfois + d'un demandeur d'emploi en son sein.
 
+ 1 000 000 au bas mot, de bénéficiaires de l'AAH ou d'une pension d'invalidité, ne sont pas inscrits à Pôle emploi.
 
+ des centaines de milliers, voire peut être + d'1 million de SANS-DROITS, principalement :
 
- des jeunes de moins de 25 ans, primo demandeur d'emploi, qui comme vous le savez n'ont même pas droit au RSA. ( quasi unique en Europe )
 
- des sans droits, pour motif, dépassement des plafonds de ressources dans le foyer, exemple, votre conjoint(e) perçoit 600€ d'allocation chomage, ou 743€ d'allocation adulte handicapé, vous n'aurez même pas droit au RSA, car vous dépasserez le plafond couple qui est de 598€ par mois, si vous ètes NON SDF.
 
 
- on peut parler également de retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable
 
- on peut également évoquer, des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires, qui sont donc bien demandeurs d'emploi, en concurrence avec les autres ( même si beaucoup sont aussi exploités en stages sous payés, voir gratuits)
 
- on peut évoquer enfin, des auto-entrepreneurs, qui ne gagnent rien ou presque, et sont demandeur d'emploi en parallèle.
 
Faites le calcul vous même, on arrive au total, à environ 8,5 MILLIONS au bas mot, de demandeurs d'emploi en France, et travailleurs pauvres occasionnels.
 
A faire circuler, merci.
 
par patdu49 (son site) samedi 25 février 2012 -
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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 04:25
Vendredi 24 février 2012

http://linked222.free.fr/cp/hors_les_lignes/reunion_carte.jpg

http://linked222.free.fr/cp/hors_les_lignes/reunion_carte.jpg

 

 

Chère Eva


Nous te proposons de publier l'article suivant sur les évènements qui secouent la Réunion . je n'ai pas réussi à l'envoyer sur ton mail . Notre vision des choses n'est pas forcément celle des médias (tant mieux, note d'eva), mais interpelle et interroge les personnes à qui nous l'avons exposée .


Le calme semble revenu ce soir après que des négociations aient été tenues en urgence et qui apportent quelques maigres réponses au problème de la vie chère . Une baisse de 8 centimes a été accordée sur le prix de l'essence et du gasoil et une baisse de  20 à 30 % sur 40 produits de première nécessité . Ils avaient obtenu le même genre d'accord en 2009 et tout a de nouveau augmenté quelques mois après . J'appelle cela de l'enfumage . Personne n'ose véritablement mettre le doigt là où ça fait mal .

 

Comme toi, nous dénonçons cette France occupée par une puissance étrangère dont le CRIF est le représentant . Se battre pour des bouts de chandelles comme le prônent tous les syndicats ne nous débarassera pas des voleurs de feu qui nous gouvernent .


Bien à toi .

 


La Réunion : Emeutes spontanées ?


Nous nous trouvons en ce moment à la Réunion . Ce qui se passe ici depuis 3 jours ou plutôt 3 nuits, nous parait pour le moins ambigu .


Des manifestations sporadiques contre la vie chère qui touche la majorité des réunionnais ont éclatées la semaine dernière . A cela s’ajoutait le blocage de la SRPP ( société réunionnaise de produits pétroliers ) par les routiers de la FNTR, premier syndicat des transporteurs . Le 21 février, un appel de Mr. J-Bernard  Caroupaye, représentant du dit syndicat est lancé à la population, avec comme revendication, une baisse du carburant, qui entraine les premiers débordements . Certains le déclarent responsable du « chaos » qui a suivi ces déclarations, mais aucune preuve ne vient confirmer cette hypothèse . Son discours a tout au plus joué le rôle de déclencheur d’un mouvement qui de toute façon, à notre avis, a été planifié .


Concernant les évènements, tous les témoignages convergent dans leur description des « protagonistes » responsables des exactions commises . Ce sont pour la plupart des jeunes gens âgés de 15 à 18 ans, cagoulés pour certains, qui au travers de leurs actions déstabilisent des quartiers .


En premier lieu, le quartier emblématique du Chaudron, stigmatisé de manière cyclique alors qu’il ne pose aucun problème d’habitude. Dans ce quartier populaire ont été cassés, le premier soir des émeutes, des abris bus, une pharmacie et a été brûlée « la case » du Chaudron, lieu de réunion pour les jeunes . Ce dernier point nous parait pour le moins bizarre, voir complètement illogique . Une confrontation a eu lieu entre gendarmes et jeunes gens au cours de laquelle quelques gaillards ont été arrêtés . Il est à noter que beaucoup d’entre eux sont inconnus des gens du quartier .


Le lendemain soir, tels des vampires, les jeunes casseurs, sans revendications aucunes,sortent à la nuit tombée et rejouent le même film . On entend de loin exploser les lance-grenades lacrymogènes, visant à disperser le mouvement, au Chaudron toujours, une bonne partie de la nuit . D’autres foyers s’allument ce soir là, dont celui de Saint-Benoit dans le nord-est de l’île . Là, la circulation est bloquée au niveau d’un rond-point . Les gendarmes sont déployés, non loin de là, pour la protection d’un supermarché .


Sur la radio locale « Freedom », des messages visent à stigmatiser les parents de ces adolescents qui ne « devraient pas être dehors à cette heure » et font l’amalgame entre les gens qui touchent le RSA et les émeutiers . Nous avons aussi entendu des gens qui reparlent de l’indépendance de l’île et d’autres qui évoquent les inégalités à l’embauche, certes un problème récurrent, mais qui à cette heure risque de mettre de l’huile sur le feu .


En réponse à cette « casse organisée », l’envoi de renfort est préconisée . Est-ce là la réponse la mieux adaptée à la situation . Sur « Freedom », une information est lâchée par l’animatrice, qui parle d’une force composée de gendarmes guyanais et guadeloupéens qui serait arrivée sur l’île 2 jours avant le début des émeutes . Cette information aurait-elle été délivrée de façon non intentionnelle ? Et que dire du petit-fils du sous-préfet guyanais arrêté parmi les émeutiers ?

 
Hier soir enfin, en écoutant toujours radio Freedom sur les évènements, on s’aperçoit que des foyers s’allument les uns après les autres un peu partout sur l’île . Mêmes manières d’opérer partout . Les émeutiers communiquent à l’aide de portables . On brûle des poubelles et on les répand sur la route . On casse et brûle des voitures; on jette des galets sur des vitrines de magasins . Quelques scènes de pillages sont aussi évoquées . A noter qu’à ces endroits, dans la plupart des centres villes, la lumière a été coupée . Par qui et pourquoi ? Tout cela semble orchestré et rappelle les techniques de guérillas urbaines . Il est rapporté qu’à certains endroits, la présence policière fait défaut, comme par exemple, à Saint-Louis au sud, nouveau point chaud allumé hier soir, alors que des appels au secours de la population se succèdent à la radio . Mais les forces de l’ordre sont manifestement occupées pour la plupart à assurer la sécurité des grandes surfaces . Il y a quand-même eu quelques blessés dans leur rang lors de charges exercées contre les jeunes casseurs .


Nous avons pu lire aujourd’hui dans le Quotidien que des petits commerçants, pour ne pas être pillés, se sont vu proposer une protection contre argent comptant .


Le trait semble souvent grossi quant à l’intensité des évènements, en particulier sur les médias nationaux . Ici, les témoignages radiophoniques en direct sont loin d’être toujours très clairs et la peur est évoquée à longueur d’antenne, comme si on souhaitait donner des airs de guerre civile à ces échauffourées .


Qui a intérêt à diviser les réunionnais ? A qui profite le crime ? La Réunion serait-elle utilisée comme laboratoire, à l’image de la Grèce en Europe ? Qui sont ces jeunes, d’où sont-ils ou d’où viennent-ils ? Comment des mineurs peuvent-ils être si bien organisés ?


A notre avis, ces manifestations « spontanées » ont plusieurs objectifs .


D’une part, remotiver la population pour une élection présidentielle boudée en général, les politiciens suscitant la méfiance du plus grand nombre .


D’autre part, semer la division au sein des diverses classes sociales de la population .


Enfin, instaurer de nouvelles lois liberticides et finir d’imposer une politique sécuritaire à laquelle une minorité aspire .


Les oligarques sont-ils à ce point désemparés pour procéder de manière aussi grossière ? Leur système économique est à l’agonie .


Attendons juste qu’il s’écroule ; ça ne saurait sans doute tarder et surtout évitons le piège de la division qui nous est tendu .

                              Isa et Jean
                              Association Imagine la Paix

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 03:46

Nicolas Sarkozy a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle. Candidat à sa propre succession, il laisse un lourd bilan : explosion du taux de chômage, crise sociale sans précédent, croissance atone, dégradation de la compétitivité, aggravation des injustices et mise à mal des valeurs de la République. 

Ses erreurs mais aussi ses indélicatesses en tant que Président de la République, depuis 2007, auront marqué son quinquennat. La liste non exhaustive de ces événements commence par une folle nuit parisienne qui restera comme un marqueur prémonitoire de son action politique et se termine par une affiche de campagne pour le moins originale…

6 mai 2007 Au soir de son élection, Nicolas Sarkozy passe la nuit au Fouquet’s, autour des grands patrons du CAC-40 et de vedettes du show business. Cette nuit est offerte par Paul Desmarais, homme d'affaires canadien et milliardaire...

Mai 2007 Croisière du Président et de ses proches sur le yacht de son ami Vincent Bolloré (yacht de 60 mètres, 12 millions d’euros). Séjour de 4 jours payé par son ami.

1er juin 2007 Sondages à gogo et rémunérations illégales de ses conseillers en sondagite aigüe. Sans lancer un appel d’offres, un contrat est conclu entre Publifact, société de conseil et la présidence, représentée notamment par l’ancien journaliste d’extrême droite Patrick Buisson. La Cour d’appel refusera par la suite la désignation d’un juge d’instruction pour enquêter sur ce contrat.

Juillet 2007 A Dakar, Nicolas Sarkozy déclare : « Le drame de l’Afrique c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le problème de l’Afrique est là. »

1er août 2007 Mise en œuvre du bouclier fiscal qui bénéficiera à 93 000 personnes dont 77 000 qui ne seront plus ainsi soumises à l’ISF. Les 16 000 contribuables restants bénéficieront de 350 des 400 millions d’euros de remise d’impôt. La collectivité remboursera à ces contribuables nantis une partie ou la totalité des impôts locaux sur leur résidence ainsi qu’une partie de l’ISF.

3 août 2007 Nicolas Sarkozy séjourne avec sa femme, ses enfants et des amis dans une villa à Wolfeboro, dans le New Hampshire. Deux riches familles, les Cromback et les Agostinelli ont payé la location de cette luxueuse propriété dans l'état américain.

Août 2007 Citation relevée par Yasmina Reza, dans son livre « L’aube, le soir ou la nuit » : « Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte ! »

Septembre 2007 La rémunération annuelle du chef de l’Etat passe de 101 488 à 240 000 euros, soit une augmentation de 140%. Rémunération illégale jusqu’au 31 décembre 2007 (cumul de la rémunération comme ministre de l'intérieur et comme président). Déclaration des impôts en retard…

28 octobre 2007 Irrité par une question sur son ex-épouse, Cécilia, le président laisse en plan la journaliste de CBS, Lesley Stahl, qui l’interviewait. Le président lève les yeux au ciel avant de traiter son attaché de presse d’« imbécile ».

6 novembre 2007 Apostrophé par des marins, au Guilvinec (Finistère), le Président prend à partie une personne et réplique : « Qui est-ce qui a dit ça ? C’est toi qui as dit ça ? Eh ben, descends un peu le dire ! »

20 décembre 2007 Au Palais de Latran, le Président déclare « L’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé. Les racines de la France sont essentiellement chrétiennes. »

Décembre 2007 Installation de la tente du « Guide » de la révolution libyenne dans les jardins de l’Hôtel Marigny et réception fastueuse à l’Élysée. Trois ans plus tard, la France participera avec l’Angleterre et les USA à la guerre en Libye, avant tout pour conserver le contrôle du pétrole.

Fin décembre 2007 Voyage photographié sous toutes les coutures avec Carla Bruni en Egypte et en Jordanie.

Fin 2007 Gratuité de la scolarité dans les lycées français à l’étranger. C’est en grande partie grâce à Guy Wildenstein, héritier de la prestigieuse dynastie de marchands d’art - plus connu pour ses déboires judiciaires que pour ses combats politiques - que les enfants d’expatriés fréquentent gratuitement ces lycées. Coût : 50 millions d’euros par an payés par les contribuables !

1er janvier 2008 Nicolas Sarkozy annonce la suppression de l'impôt de Bourse qui consiste à prélever 0,3 % ou 0,15 % du montant de la transaction effectuée quand celle-ci dépasse 7 666 euros. Issu d'une loi datant de 1893, cet impôt historique est pour certains considéré comme une "taxe sur la spéculation". Et en 2012, le président propose l’instauration d’une taxe Tobin sur les transactions financières…

Janvier 2008 Rue 89 révèle que le Président n'a pas simplement utilisé le Falcon 900 de son ami milliardaire Vincent Bolloré pour se rendre en Egypte à Noël mais a mobilisé pas moins de trois avions : le jet de Bolloré et deux autres appartenant à l'Etat.

23 février 2008 Le « Casse-toipauv' con ! » est lancé à un quidam au Salon de l’agriculture. Une formule qui restera célèbre…

27 juin 2008 Mise en place par décret du fichier policier EDVIGE (Centralisation au ministère de l’intérieur du traitement automatisé de données à caractère personnel de tous les français).

Juin 2008 Nicolas Sarkozy annonce, lors de la présentation du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, le prochain retour de la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN.

13 juillet 2008 Sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée. Pour la Cour des comptes, "Cette conférence internationale d'une durée de trois heures restera dans l'histoire comme la plus chère : 58 000 € la minute". La climatisation a coûté à elle toute seule plus de 650 000 €, le prix de location du site 340 000 €.

Juillet 2008 « Photo de famille » sur le perron de l’Élysée où figurent en bonne place les « amis » arabes Ben Ali, Moubarak et El-Assad.

Juillet 2008 Dans la série de démêlés judiciaires qui oppose Bernard Tapie au Crédit Lyonnais, une procédure arbitrale pilotée par Bercy et l’Elysée accorde à l’homme d’affaires ruiné 390 millions d’euros dont 45 millions pour préjudice moral. A titre de comparaison, cette dernière somme est l'équivalent de 4.000 années de travail au Smic !

1er août 2008 Nicolas Sarkozy fait voter une loi mettant en place un système de sanction renforcée pour les demandeurs d’emploi. Ce sera la politique volontariste de radiation.

Janvier 2009 Annonce par le Président que les enquêtes judiciaires seront désormais toutes dirigées par le Parquet, soumis au pouvoir politique !

Février 2009 François Pérol, secrétaire général adjoint de l'Elysée, est nommé à la tête du regroupement des Caisses d’Epargne et des Banques populaires. Nicolas Sarkozy annonce que la commission de déontologie de la fonction publique a été consultée et qu'elle s'est prononcée favorablement alors qu'elle n'a pas été saisie, ce qui amplifie les réactions et les doutes sur la légalité de la nomination…

Février 2009 Escapade à Megève avec 5 Nissan 4X4 mis à disposition gracieuse de Nicolas et Carlita et leurs 19 gardes du corps quand Nissan licenciait 20 000 personnes. Cette mise à disposition par Nissan, filiale de Renault, de 5 véhicules neufs a un coût estimé à 20 000 €.

Mars 2009 Voyage mexicain dans une villa d’un banquier milliardaire, condamné aux USA pour blanchiment d’argent de la drogue. Selon Rue 89, Roberto Hernandez Ramirez serait un proche du président Calderon et souffrirait "d'une réputation pour le moins sulfureuse". "Dans les années 1990, il a été soupçonné au Mexique de faire transiter par ses propriétés de la cocaïne sud-américaine".

14 juillet 2009 Concert de Johnny Halliday, évadé fiscal et ami du couple présidentiel. Le Monde indique que le coût du concert est beaucoup plus élevé que prévu : 1,9 million d’euros entièrement sur les deniers du ministère de la culture, le chanteur, qui entame sa tournée d’adieux, se contentant de 30 000 euros pour moins de trois heures de spectacle…

15 septembre 2009 Adoption de la loi HADOPI (contrôle et sanction des internautes qui se livrent au téléchargement illégal).

23 septembre 2009 Nicolas Sarkozy offre un cocktail à New York après son intervention à l’ONU. Montant de la dépense : 200 000 euros. Cette somme correspondait uniquement au budget réception, la dépense totale étant bien supérieure. Et c’est le contribuable français qui a régalé. ONU soit qui mal y pense !

Septembre 2009 Déclaration new yorkaise concernant la culpabilité de Dominique de Villepin avant procès. Interrogé sur l'affaire Clearstream, Nicolas Sarkozy répond : "au bout d'une longue enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être traduits devant le tribunal correctionnel...Eh bien moi, je vais vous dire une chose : je fais totalement confiance à la justice."

Octobre 2009 Tentative de nomination de son fils à la tête du quartier d’affaires de la Défense (EPAD). Jean Sarkozy, à 23 ans, n’a même pas encore terminé ses études, il redouble sa deuxième année de droit après avoir redoublé la première ! Marié à l'héritière d'un empire commercial (Darty), il conduit déjà, grâce à papa, la majorité UMP-Nouveau Centre au sein du Conseil général des Hauts-de-Seine.

1er janvier 2010 Les conditions dans lesquelles le Président a ouvert le marché des jeux d’argent en ligne ont occasionné 77 millions d’euros de manque à gagner pour l’Etat. Bénéficiaires, des amis du Fouquet’s. : Dominique Desseigne, président du groupe Lucien-barrière, Alexandre Balkany, directeur général de PokerStars, fils du député-maire Patrick Balkany et Stéphane Courbit, PDG de Lov Group…

Fin janvier 2010 Dominique de Villepin est finalement acquitté. Nicolas Sarkozy, partie civile, annonce qu'il ne fera pas appel. Mais quelques heures plus tard, il laisse son procureur Jean-Claude Marin faire lui-même appel au nom du parquet. Le même procureur Marin fut celui qui, plus tard, se chargera de saucissonner l'affaire Karachi…

Février 2010 Stéphane Richard est nommé à la tête d’Orange pour 900 000 € par an ! Il a été condamné pour fraude fiscale et a reversé au trésor public 660 000 € en 2007, alors directeur de cabinet du ministère de l’économie…Cette nomination relance la polémique sur le passage d'un haut fonctionnaire du public au privé.

9 juin 2010 L’Elysée confie une mission sur la mondialisation à Christine Boutin pour 9 500 € mensuels alors qu'il existe déjà des dizaines de rapports faits par d'éminents économistes, en libre accès sur Internet...Selon le Canard enchaîné, ce salaire (qu'elle cumule avec sa retraite mensuelle de députée et de conseillère générale), est présenté comme "le prix payé par Sarkozy pour calmer Christine Boutin".

16 juin 2010 Révélation par le journal en ligne Mediapart de l’affaire Woerth-Bettencourt, selon laquelle Nicolas Sarkozy aurait bénéficié d’un versement en liquide illégal de 150.000 euros pour sa campagne présidentielle.

14 juillet 2010 Nicolas Sarkozy invite les dictateurs Africains à parader avec leurs troupes sur les Champs Elysées : Paul Biya, le « sphinx inamovible » (Cameroun), François Bozize, l’éternel putschiste (Centrafrique), Idriss Deby, le chef de guerre (Tchad), Blaise Compaore, le dictateur respectable (Burkina Faso), Denis Sassou N’Guesso, le chef de milices sanguinaires (Congo), Faure Gnassingbé et Ali Bongo, les fils à papa (Togo et Gabon)

30 juillet 2010 Discours de Grenoble : "Nous subissons les conséquences de 50 années d’immigration insuffisamment régulée qui ont abouti à un échec de l’intégration". Evoquant la situation des immigrés clandestins, Nicolas Sarkozy ajoute : "C’est dans cet esprit que j’ai demandé au ministre de l’Intérieur de mettre un terme aux implantations sauvages de campements de Roms".

Juillet 2010 Le préfet de l'Isère Albert Dupuy est le troisième préfet à être sanctionné depuis l’élection de Nicolas Sarkozy. A chaque fois après un événement déplaisant pour le chef de l’Etat (pour des sifflets et pour crime de lèse pelouse)...

10 novembre 2010 Adoption de la réforme des retraites qui repousse l’âge légal de départ à la retraite de 60 à 62 ans et surtout l’âge légal pour avoir une retraite calculée à taux plein de 65 à 67 ans.

14 novembre 2010 Après un soutien sans précédent, éviction tardive du gouvernement d’Éric Woerth, pris dans les démêlés judiciaires dans l’affaire Bettencourt.

16 novembre 2010 Nicolas Sarkozy déclare à la télévision "J’ai renoncé à l’identité nationale comme mots parce que cela suscite des malentendus", et d’ajouter "Mais sur le fond, je ne renonce pas."

20 novembre 2010 Sommet de l’Otan à Lisbonne. Interrogé sur l’affaire Karachi par un journaliste indiquant que des documents montrent qu’il a donné son aval à la création d’une société-écran luxembourgeoise par laquelle transitaient les commissions, il déclare : « Qui vous a dit ça ? Vous avez eu accès au dossier ? Charles Millon a une intime conviction. Et si moi j’ai l’intime conviction que vous êtes pédophile ? »

5 janvier 2011 Le Canard enchainé révèle qu’en 2010 trois des principales campagnes publicitaires de l’Etat ont été attribuées au groupe de Vincent Bolloré pour un montant de 140 millions d’euros de budget public…

Août 2011 Publication du livre « Sarko m’a tuer » par les journalistes du Monde Fabrice Lhomme et Gérard Davet, qui relance l’affaire Bettencourt et rassemble de nombreuses déclarations inédites de personnalités sanctionnées ou menacées par Nicolas Sarkozy et son entourage.

19 septembre 2011 Nicolas Sarkozy maintient le cap d’un soutien fidèle et assumé aux régimes dictatoriaux en recevant à nouveau un dictateur, le président à vie du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaïev.

Septembre 2011 Publication du livre "La République des mallettes" (Pierre Péan - éd. Fayard) où l’ex-Monsieur Afrique de Jacques Chirac, Michel de Bonnecorse révèle que Nicolas Sarkozy a reçu de Denis Sassou Nguesso et d’Omar Bongo (les présidents congolais et gabonais) des sommes conséquentes pour mener sa campagne présidentielle.

Septembre 2011 Affaire Karachi. Mise en cause par le juge Renaud Van Ruymbeke de deux intimes de Nicolas Sarkozy (Thierry Gaubert et Nicolas Bazire) dans l’affaire de négociation des contrats d’armement passés avec l’Arabie Saoudite et le Pakistan dans les années 90.

17 octobre 2011 Le directeur central du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy, est mis en examen dans l’affaire d’espionnage téléphonique d’un journaliste du "Monde" enquêtant sur le dossier Woerth-Bettencourt.

21 décembre 2011 Réception à l’Elysée du dictateur djiboutien Omar Guelleh.

Entre le 25 et le 31 décembre 2011 Vacances à Marrakech (La Palmeraie). Nicolas Sarkozy déclarera à la presse française en janvier 2012 « A Noël, cette année [2011], je ne suis pas parti en vacances car, avec la crise, les Français n’auraient pas compris »

Fin 2011 Plus de 2,7 millions de chômeurs sont recensés en France. Mais Nicolas Sarkozy affirme : "La situation est difficile mais nous résistons mieux que nos voisins". La France dépasse la barre des 10% de demandeurs d’emploi (6% de chômage pour l’Allemagne, 8% pour le Royaume-Uni, l’Italie ou les Pays Bas).

Début 2012 Nicolas Sarkozy entretient l’ambigüité sur sa candidature. Il évoque son possible retrait de la vie politique en cas de défaite et son ambition secrète « Moi aussi, dans le futur, je voudrais gagner de l’argent »…

29 janvier 2012 Nicolas Sarkozy apparaît sur 9 chaînes de télévision à la même heure pour convaincre les Français qu'il allait faire en 3 mois ce qu'il avait promis de ne pas faire pendant 5 ans. Et pour cause l'instauration d'un troisième plan de rigueur, déguisé derrière une augmentation de la TVA pour tous les Français et calquant toutes ses décisions et tous ses exemples sur l'Allemagne…

29 janvier 2012 Le Président s'interroge sur l'introduction d'une dose de proportionnelle aux élections législatives : « Est-il sain que des courants politiques ne soient pas représentés ? » En 2007, tous les candidats à l’élection présidentielle étaient favorables à l'instauration d'une proportionnelle partielle ou intégrale, à l'exception de Nicolas Sarkozy...

29 janvier 2012 Il déclare : « TVA sociale, vous ne m’avez jamais entendu prononcer ce mot ». Mais le 20 juin 2227, le Président de la république déclarait : « Si la TVA sociale contribue à freiner les délocalisations, si elle est bonne pour l’emploi, si elle ne pénalise pas le pouvoir d’achat, alors nous ferons la TVA sociale »…

29 janvier 2012 A propos du triple A, il indique : « Moody’s a confirmé le triple A de la France ». Or, s’il est vrai que seul Standard & Poor’s a dégradé la France, Moody’s n’a rien confirmé du tout mais s’est contentée de maintenir la note de la France sous examen et annoncera son verdict en Mars.

29 janvier 2012 Dans la même émission, il déclare aussi : « Au Royaume-Uni, ils n’ont plus d’industrie ».En fait, l’industrie britannique est tout à fait comparable à l’industrie française. Elle représente 13% du PIB comme dans l’hexagone. Normal, puisque la France a essayé d’imiter le modèle libéral anglais…

1er février 2012 Nicolas Sarkozy autorise une augmentation des tarifs autoroutiers de 2,33%. Depuis 2007, la moyenne de l’augmentation a progressé du double de celle de l’inflation (+10%). Pire encore, les sociétés ont augmenté beaucoup plus fortement, dans l’opacité totale, les tronçons où le trafic est le plus important et qui d’ailleurs ont été amortis depuis longtemps...

2 février 2012 Trouvant qu'il n'y avait pas assez d'ouvriers sur un chantier visité dans l'Essonne, la présidence de la République a eu recours à des figurants pour faire le nombre. Selon Europe1, certains auraient même été "priés de faire semblant de travailler" devant la presse, alors que le chantier était arrêté à cause du froid ! Un scénario digne des anciens pays de l’Est…

6 février 2012 Alors qu’ils étaient jusqu’ici dispensés d’impôt sur le revenu, 100000 à 200000 foyers français devront dorénavant envoyer un chèque au fisc. Le gouvernement a annoncé le gel du barème de l’impôt sur le revenu. Une vraie rupture car, depuis quatre décennies, la grille sur laquelle repose le calcul de l’impôt était révisée chaque année pour tenir compte de la hausse du coût de la vie.

7 février 2012 Polémique lors de la visite à Lavaur (Tarn) sur le thème de la politique familiale. La préfecture aurait approché et déplacé des élèves d’écoles primaires pour qu'ils agitent des drapeaux en l'honneur du Président, sans prévenir les parents. C’est ce qu’affirme un parent d'élève sur le site de La Dépêche du Midi : « On a demandé à des enfants de crier "Vive Sarkozy".

15 février 2012 Annonce de la candidature de Nicolas Sarkozy avec une affiche de campagne « La France forte » illustrée par la mer Egée en Grèce ! Une trouvaille de ses communicants d'autant plus gênante s'agissant d'un pays où le Smic vient d'être raboté à moins de 40 % du salaire minimum français, et qui se situe au bord de l'insurrection et du chaos financier…

Sans oublier :

- Les légions d’honneur distribuées comme des petits pains aux amis du pouvoir dont le Canadien Desmarais, les amis couturiers de Clara, les copains Clavier, Réno ou Eric Brunet animateur sarkozyste sur RMC…

- Le budget voyage de l’Elysée explosé par des coûts directs et indirects avec paralysie systématique des villes plus l’aménagement d’Air Sarkozy One pour plusieurs centaines de millions d’euros.

- Les fils Pierre et Louis emmenés dans des voyages officiels d’agrément comme le Maroc, le Mexique, l’ONU ou les jeux Olympiques, quand ils n’ont aucune charge de responsabilité politique ou industrielle.

- Les repas bi-tri hebdomadaires du chef de l’Etat au Bristol (menu à 200 €) alors qu’il y a un chef payé à l’année à l’Elysée.

- Les invitations permanentes des élus UMP à des cocktails, repas, déjeuners, petits-déjeuners, dîners à l’Elysée par centaines d’invités alors que le Président élu est censé être celui de tous les Français…

Dans n’importe quel pays démocratique au monde, cette invraisemblable accumulation de petits et grands scandales (sans compter les faits et gestes croustillants de ses ministres au cours du quinquennat…) aurait déclenché une explosion du pouvoir et il y a longtemps qu'un tel président serait sur la touche.

Mais, au-delà de l’indécence de Nicolas Sarkozy et de son mépris de la démocratie, on a encore trop tendance à oublier que les institutions monarchiques de la 5ème République, voulues par la droite et le Général de Gaulle en 1958, maintenues par la gauche et François Mitterrand, sont aussi largement responsables de cette dérive présidentielle…

 Photo Creative Commons : voie sans issue par Gwenaël Piaser(http://www.flickr.com/photos/piaser/3034628181/)

 Source: Agoravox

http://www.wikistrike.com/article-2007-2012-les-70-erreurs-de-nicolas-sarkozy-100028686.html
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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 02:46
Dimanche 19 février 2012

 

 

La Grèce corrompue par l'Europe


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Jeudi, 16 Février 2012 13:04

 

La Grèce est la mauvaise élève de l'Europe chacun le répète sur tous les tons et un mauvais élève doit être puni. Mais qu'a-t-elle vraiment fait de mal? L’UE, si prompte à donner des leçons de démocratie ne parle jamais de la corruption qui gangrène les échanges entre pays membres et les grands marchés publics. La corruption des élites des pays clients par les gros industriels des pays industriels, le tout au détriment des contribuables est la face cachée du « libre échange » européen.

 

par Aldous

Beaucoup d’idées reçues circulent sur les origines de la dette grecque, accusant pèle mêle un atavisme national poussant les Grecs à jouer les cigales et à faire la sieste, stigmatisant une fraude fiscale allant du pêcheur de poulpes au milliardaire armateur possédant une flotte de supertankers.

D’autres cherchent des poux à l’église grecque, exemptée de taxe foncière et présentée comme « le plus gros propriétaire foncier du pays », oubliant un peu que la conservation des nombreuses églises du pays n’est pas à la charge de l’Etat contrairement à ce qui se passe en France.

Toutes ces images d’Epinal ont sans doute un fond de vérité mais elles ne suffisent pas du tout pour expliquer la dette publique abyssale de la Grèce.

En revanche elles servent d’utile cache-sexe à une vérité bien plus gênante : la corruption généralisée qui gangrène les relations économiques au sein de l’UE et qui est le principal générateur de ce que les juristes appellent la Dette Odieuse, c’est-à-dire une dette contractée contre l’intérêt des citoyens, non solvable et par le moyen de la corruption.

Voici donc quelques points-étapes qui ont massivement contribué à enfoncer la Grèce dans la dette :

Arrière-plan historique

-1967-1974 La dette a quadruplé pendant la dictature des colonels. C’est open-bar pour les vendeurs d’armes américains qui fourguent toute une flotte de chasseurs F104G Starfighter, F102 Convair, F4 Fantom et F5 Freedom Fighter. Il faut bien payer son dû à l'Oncle Sam qui a mis la Junte au pouvoir.

Dès la chute du régime, on change de fournisseurs : Pour entrer dans la CEE la Grèce fait les yeux doux aux vendeurs de canon européens : Dassault (chasseurs Mirage) et à Krupps (Chars Leopard)

La grande bouffe européenne du XXIe siècle

(les dates sont celles des contrats, pas des mises en examen)

 

  • 1999-2000 La firme américaine Raytheon vend son système antimissiles Patriot. 10 millions d'euros en pots-de-vins via des cadres de Siemens selon le témoignage de Reinhard Siekaczek.

 

  • 2000-2002 Le constructeur automobile allemand MAN est mis en examen par le parquet de Munich pour avoir soudoyé les autorités dans plusieurs pays pour obtenir des contrats parmi lesquels celui de fourniture de véhicules à Athènes et au Pirée (une centaine de Trolleys bus, des véhicules militaires…).

 

  • 2004 : Gabegie Olympique.

Le budget initial prévu 1,3 milliard de dollars.

Coût réel estimé 14,2 milliards de dollars.

Cout réel incluant les pots-de-vins : plus de 20 milliards de dollars.

 

 

Pourtant un seul cas de corruption fait l’objet de poursuites en Grèce comme en Allemagne : celui du Groupe Siemens qui a fourni le système de sécurité c4i (Command, Control, Communications, Computers, and Intelligence) qui n’a jamais fonctionné (10 millions € de pots-de-vins).

http://www.scribd.com/doc/14433472/...

Siemens décroche aussi en 2004 la digitalisation des centres téléphoniques de la compagnie nationale de télécoms OTE (100 millions d’euros de pots-de-vins)


 

Siemens arrosait le personnel politique des deux bords, les hauts gradés et la haute administration grecque pour décrocher des contrats mirifiques . Les pots-de-vins dépasseraient le milliard d'euros.

L’ Allemagne a refusé d’extrader l’ex-patron du groupe Siemens-Hellas en Grèce.

 

 

La construction du métro d'Athènes a donné lieu aussi à 50 million € de pots-de-vins, dont le bénéficiaire était la compagnie allemande Ferrostall.

 

  • 2007 Scandale des sous-marins allemands U-214 de HDW (Howaldtswerke-Deutsche Werft) d'une valeur globale de 5 milliards d'euros (120 millions de pots-de-vins) qui plus est défectueux (gitent énormément à gauche et équipement électronique HS).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres scandales en vrac :

Pots-de-vins dans la vente de matériel aux chemins de fer grecs (SEK),

Pots-de-vins lors de l’acquisition du système de télécommunications Hermès par l'armée grecque (Siemens, EADS)

Scandale du marché des équipements surfacturés des hôpitaux grecs.

 

Le mirifique pont-Rion-Antirion.

La mégalomane voie AEgnatia romaine devenue autoroute déserte avec 1650 ponts et 76 tunnels (100 km de tunnels) !

 

 

Trop !

 

Trop de fric, trop de projets, trop de dettes.

Les grosses puissances européennes sont allées "chercher la croissance avec les dents" et elles l'ont trouvée chez les Grecs en achetant la complaisance de la classe dirigeante.

Comment pouvait-on ignorer que l'économie de la Grèce ne pouvait pas supporter tous ces investissements titanesques et tous les autres dont je ne parle pas, l'aéroport Vénizélos, l'autoroute Attiki... tous deux concessions allemandes ?

 

Et ces scandales ne vous en rappellent-ils pas d’autres ?

Celui des frégates vendues à Taiwan ?
Celui des sous-marins de l’affaire Karatchi ?

Ce n’est pas une coïncidence. La corruption fait partie du système et le finance.

L’UE, si prompte à donner des leçons de démocratie aux antipodes ne parle jamais de la corruption qui gangrène les échanges entre pays membres et les grand marchés publics. La corruption des élites des pays clients par les gros industriels des pays industriels, le tout au détriment des contribuables est la face cachée du « libre échange » européen.

C'est le système des assassins économiques décrit par John Perkins.

http://www.news26.tv/politique/1653-la-grece-corrompue-par-leurope.html

 

 

 

 

De nouveaux sentiers pour la Grèce, ici :

Aux Militaires, aux Gendarmes, aux Policiers, et à tous les individus de bonne volonté

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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 11:15

 

Témoignage: La vérité sur la nuit de violence du 12 février en Grèce

Wikistrike - mardi 14 février

 

Face à l’habituelle désinformation des médias de masse, voici (traduit en français de l’espagnol) un précieux témoignage sur ce qui s’est vraiment passé à Athènes le 12 février dernier :
 “Les médias internationaux ont parlé de la nuit dernière en Grèce. Ils ont parlé de feu, de chaos, de violence…
 Ils parlent des 100.000 personnes rassemblées à Syntagma, mais aucunement des 200.000 qui étaient réellement présents, ni des 300.000 qui n’ont pu rejoindre la place, parce que les rues et le métro étaient bloqués par la police.
 Ils n’ont pas parlé de la manière dont la police à provoqué le début des violences à 17h, arrosant de gaz lacrymogènes toute la place Syntagma, dispersant les manifestants dans tout le centre d’Athènes, pour qu’ils ne soient pas gênant, juste en face du parlement.
 Les médias ont parlé de destruction aveugle, dépourvue de symbolique, ont fait courir la rumeur selon laquelle la bibliothèque nationale d’Athènes était en flamme. C’est faux.
 Ils ont brûlé des banques, des cafétérias et des magasins, des franchises d’industries multimillionnaires qui ont amené la Grèce dans cette situation. Les médias parlent de jeunes antisystèmes, mais ils ne parlent pas des femmes et des hommes âgés, avec leurs masques à gaz, montrant leur soutien durant des heures frappant des pieds et des mains en rythme les grilles de banques et de multinationales, sifflant et criant pour que les premières lignes qui résistent aux charges des policiers anti-émeute dans des rues pleines de lacrymogènes sentent leur appui, et applaudissant à la vue des flammes prenant dans Alpha bank et Eurobank.
 Ils disent que la violence ne résoudra pas la situation grecque, mais ils n’évoquent pas l’assemblée inter-quartier qui a eu lieu la semaine dernière à l’université Pantios, ils ne disent pas que l’occupation de l’université de Nomiki avait pour but d’être un lieu d’échange et de débat entre les différents mouvements grecs, ils ne parlent pas des cantines libres et des marchés d’échange qui s’organisent chaque semaine dans les quartiers.
 Ce que ne diront pas les médias, c’est que lors de la dernière expropriation massive dans un supermarché, une distribution des produits de ce dernier dans un quartier ouvrier de Salónica a été faite par les manifestants. De vielles femmes disent qu’elles ne sont pas arrivées à temps lors de la distribution mais que les manifestants comptent y retourner, et même si ils n’y retournent pas, elles restent de leur côté.
 Ce qu’ils ne diront pas, c’est que tandis que l’on marchait dans un quartier ouvrier, pour une petite manifestation loin du centre, les gens sortaient à leurs balcons levant le poing, la taille de la manifestation s’est multipliée, les gens sortaient de chez eux, venaient s’ajouter, les petites vielles apparaissaient et applaudissaient, les vieux… ! les vieux chantaient des hymnes, je ne comprenais rien mais… vous ne pouvez pas imaginer, vous n’avez pas idée ! Ca ils ne le diront pas dans les médias, mais nous, on le dit.
 Ici, à Athènes, ils savent qu’ils ne sont pas seuls, que toute l’Europe suis le même chemin, ce qu’ils ne savent pas, c’est ce que nous faisons pour le reste de l’Europe… Oui, nous sommes en train de faire quelque chose, nous, pour le reste de l’Europe.
 On ne voit pas seulement le présent de la Grèce, on voit notre futur.
 Publié par Sergio Incinillas Perroloko, Athènes 13/02/2012
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16 février 2012 4 16 /02 /février /2012 14:18

04.02.2012
Vers une 3è guerre mondiale avec la Chine ?


Si une troisième guerre mondiale a lieu, elle opposera l'Occident à la Chine (alliée à la Russie), et le détonateur de cette guerre est au Proche-Orient, et plus particulièrement en Iran.

Le président chinois Hu Jintao a déclaré lors d'une visite en Russie le 2 décembre 2011: "en cas d’une intervention militaire contre l’Iran, la Chine entrera immédiatement et directement en guerre contre les Etats Unis". (voir l'info)
Voilà qui est clair. Ce serait alors le début de la 3è guerre mondiale.

Trois jours plus tard, Hu Jintao a demandé à la marine chinoise "d'accélérer sa modernisation" et de "mener des préparatifs intensifs pour le combat militaire" afin de "sauvegarder la sécurité nationale et la paix mondiale". (voir l'info)

Les multinationales occidentales et leurs délocalisations ont permis à la Chine de devenir en 10 ans une superpuissance économique. Comme c'était prévisible, le développement de la puissance militaire a suivi. La Chine dispose aujourd'hui d'équipements militaires ultra-modernes. C'est par ailleurs une puissance nucléaire depuis 1964. Et avec plus d'un milliard d'habitants, son armée a aussi l'avantage du nombre.

Lénine avait dit: "les capitalistes sont tellement cupides qu'il nous vendront la corde qui nous servira à les pendre". Une citation que les dirigeants chinois connaissent certainement et qu'ils ont très bien mise en pratique.

Tôt ou tard, la Chine deviendra la première puissance économique et militaire, alors que ce pays demeure une dictature implacable où il n'existe aucune liberté d'expression, où les salariés n'ont aucun droit, et qui détient le record mondial des condamnation à mort (plus de 2000 par an).

Voici une vidéo de l'armée chinoise, sur fond de musique techno très bien synchronisée...





Pour les Etats-Unis, la Chine est désormais le nouvel ennemi, la première menace pour la domination américaine sur le monde. Ce n'est pas encore dit officiellement par les responsables de l'administration Obama mais c'est l'opinion dominante dans les think tanks où s'élabore la politique étrangère américaine (CFR, NED, Center for Security Policy, American Enterprise Institute, Carnegie Foundation, Hoover Institution, PNAC, etc). Ce n'est pas un hasard si Obama a annoncé en janvier un redéploiement millitaire centré sur la zone Asie-Pacifique, une décision à laquelle la Chine a immédiatement réagi.

Bien sûr, les Etats-Unis restent de loin la première puissance mondiale. Ses dépenses militaires dépassent celles de tous les autres pays du monde réunis. Mais suite à la crise financière, les Etats-Unis ont dû commencer à réduire le budget de l'armée, et comme pour la Chine mais en sens inverse, le déclin militaire suivra inévitablement le déclin économique.

Pour conserver leur leadership, les Etats-Unis pourraient provoquer une confrontation avec la Chine tant qu'ils possèdent encore la supériorité militaire.

Une autre motivation des Etats-Unis est le contrôle des réserves pétrolières restantes alors que la production est sur le point de commencer à décliner. Le développement économique chinois entraîne des besoins croissants en énergie. La Libye vendait la plus grosse part de son pétrole à la Chine, et c'est probablement la vraie raison de l'intervention militaire occidentale contre Kadhafi. L'autre fournisseur important de la Chine est l'Iran qui vent 70% de son pétrole à la Chine, assurant 30% de ses besoins. Après la perte de la Libye, la Chine n'a pas l'intention de se laisser prendre une autre pièce majeure sur l'échiquier mondial des ressources énergétiques.

Par ailleurs, nous connaissons actuellement la plus grave crise économique depuis celle 1929 qui n'avait pu se terminer que "grâce" à la seconde guerre mondiale. L'histoire montre que lorsqu'une crise économique est sans issue, le dernier recours est soit une forte inflation, soit la guerre, soit les deux à la fois.

Enfin, le le pouvoir mondial des élites est confronté à une vague de contestation sans précédent en réaction à la situation économique et à l'absence de démocratie réelle, et il est également menacé par la montée en puissance de la Chine qui échappe à l'influence des think tanks, clubs de réflexions et sociétés secrètes qui tiraient les ficelles de la politique et de l'économie jusqu'à présent. Une guerre pourrait être vue par ces élites comme un bon moyen d'étouffer la contestation d'une part, et restaurer leur influence mondiale d'autre part.


A voir, "Chine-USA, une guerre sans limite", un documentaire diffusé par France 5 à propos de la confrontation Chine-USA, avec des interviews d'analystes chinois et américains:
voir le film

 

08.02.2012
L'étau se resserre autour de l'Iran

Tout est prêt pour le déclenchement d'une attaque contre l'Iran.

Depuis plusieurs années déjà, les Etats Unis ont des bases militaires qui encerclent complètement l'Iran comme le montre cette carte:




En novembre 2011, 9000 soldats américains sont arrivés en Israel, officiellement pour tester des systèmes de défense aériens contre d'éventuels missiles iraniens. Ca fait quand même beaucoup de monde pour des simples tests...

Au cours du mois de décembre 2011, la présence navale américaine s'est considérablement renforcée, avec 3 groupe aéronavals complets, ayant chacun son porte-avions, avec l'appoint de la Grande Bretagne et bientôt de la France, dont le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle fait actuellement route vers le détroit d'Ormuz où il arrivera début mars. Au total, c'est une concentration de forces inédite depuis la première guerre du Golfe en 1991, lorsque Saddam Hussein disposait encore d'une armée intacte.

Voici une carte du dispositif naval:
cliquer pour voir la carte en grand sur le site d'origine)




Fin janvier, les Etats-Unis ont envoyé un quatrième porte-avions, mais pas n'importe lequel... Il s'agit de l'USS Enterprise (eh oui, comme dans Star Trek), leur plus vieux porte-avions, mis en service en 1961 et qui devait être envoyé à la casse dans un an. Propulsé par 8 réacteurs nucléaires, son démantèlement devrait être délicat et coûteux... sauf si il est coulé au large de l'Iran par une opération "false flag", une attaque qui serait attribuée à l'Iran et qui servirait de prétexte au déclenchement des hostilités, une opération similaire à celle du Golfe du Tonkin. L'attaque du destroyer USS Maddox attribuée aux nord-vietnamiens avait alors servi de prétexte pour déclencher la guerre du Viet Nam.
Prix Nobel de la Paix, Barack Obama ne peut décemment pas commencer une guerre contre l'Iran, malgré les pressions du lobby militaro-industriel. Mais un bon prétexte pourrait tout arranger.


Voir cette vidéo...

et ces articles...
- Les USA envoient un très vieux porte avions vers l’Iran
- L'USS Enterprise se prépare à sa mission dans le Golfe


Enfin, ce 8 février, on apprenait que de grandes manoeuvres militaires américaines sont en cours sur la côte est des Etats-Unis, avec la participation de la Grande-Bretagne, du Canada, de la France, des Pays-Bas, de l'Espagne, et de l'Italie. 650 soldats sont présents avec notamment un navire de débarquement et des blindés. Cet exercice conjoint se déroule dans une situation fictive qui ressemble beaucoup à la configuration iranienne... Voir les infos dans cet article.

En cas de guerre contre l'Iran, les conséquences en chaine seraient dévastatrices. Tout d'abord une envolée des cours du pétrole qui parachèverait l'effondrement de l'économie mondiale, entrainant probablement une hyper inflation déjà encouragée par la création monétaire à tout va de la FED et de la BCE. Emeutes de la faim et chaos général à prévoir... mais aussi une répression renforcée et la possibilité d'une "suspension" les droits civils, de la liberté d'expression et de la Constitution, bref l'instauration d'une dictature dont les éléments de contrôle nécessaires ont été mis en place progressivement ces 10 dernières années sans que personne ne réagisse.

Quant à la guerre elle-même, elle risque de dégénérer rapidement en un conflit mondial, la Chine ayant déjà annoncé qu'elle entrerait en guerre contre les Etats-Unis si ils attaquaient l'Iran. Le conflit risque également d'impliquer la Russie, alliée tacite de la Chine avec laquelle elle a effectué plusieurs exercices militaires communs.

Les "maitres du monde" atteindraient alors leurs deux objectifs majeurs: une forte réduction de la population mondiale et au terme de la guerre, l'instauration d'un gouvernement mondial oligarchique et la fin de la "démocratie" héritée de l'ère des Lumières.

 

 

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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 00:19

Lettre à Monsieur Stéphane Hessel : cette Europe que vous soutenez est un piège



Hessel.jpg
Monsieur,

Dans des temps difficiles, que vous avez vécus de nombreuses fois au péril de votre vie, vous avez su garder la constance, et la promotion de l'humain dans le sens le plus large et le plus beau.
Sorti de cette période difficile, cette constance vous a amené à jouer un rôle de choix dans l'élaboration de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme.

Plus tard, vous avez eu foi en une Europe unie, qui vous paraissait le meilleur moyen de promouvoir et installer la Paix partout dans le monde. Dans ce cadre-là vous avez milité pour le traité de Maastricht, et aujourd'hui vous soutenez un candidat à la présidence française, qui continue à soutenir cette Union européenne que vous avez vue naître.

On vous a trompé.

Cette pseudo-Europe n'est qu'un paravent pour des financiers et des industriels avides, qui sous sa bénédictions saignent tous les pays dont les dirigeants ont eu le malheur de signer ces accords successifs. Vous noterez qu'à part peut-être au Luxembourg, nulle part les citoyens n'ont donné leur aval au traité de Lisbonne. Ce détail ne vous interpelle-t-il pas ?

Aujourd'hui, partout les Indignés, se réclamant de vous curieusement, clament leur opposition à ce système qui les oppresse sans qu'ils y aient voix au Chapitre. Votre engagement envers cette Europe-là est-il toujours aussi fort ? Ne doutez-vous pas ?

Vous qui êtes un ardent défenseur des droits humains, avez-vous lu ces textes qui nous lient ? Je vous l'accorde, c'est extrêmement rébarbatif, et c'est voulu. En fait, chacun peut rendre hommage à Étienne Chouard, simple professeur de technologie, de droit et d'économie, pour le travail considérable de décryptage et de pédagogie qu'il a accompli pour aider ses compatriotes à décortiquer chaque mot litigieux ou artistement vague. Il n'a d'ailleurs pas cessé, malgré un couvercle officiel posé sur ses travaux. Sa ténacité, comparable à la vôtre, a d'ailleurs suscité une vraie émulation dans la recherche de la vérité dans le fatras juridique.

Aujourd'hui approche une cruciale épreuve électorale. L'actuel "tenant du titre" a montré ses limites, et ses ambitions qui ne sont que personnelles. D'autres proposent de vagues variantes à ce qui existe désormais. Ce n'est pas satisfaisant. Parmi ceux-là le député de Corrèze propose de vagues replâtrages, là où les trous dans le tissu économique et social sont devenus des gouffres. Bien entendu, il ne remet nullement en cause cette Union Européenne qui lui dicte tranquillement ce qu'il doit faire : c'est tellement plus simple.

Il faut changer la donne ! Bien peu nombreux sont ceux qui osent aller contre tout le $¥$T€M, ce complexe industrio-financier international qui broie les citoyens, nos frères, vos frères. Entendez-vous leurs plaintes ? Entendez-vous les grincements de tout notre patrimoine de savoir-faire, de savoir-penser, de savoir-écrire (promotion d'une sorte d'anglais international et informe), de savoir-vivre enfin ? J'ai fait le décompte : il n'y a pratiquement que deux promoteurs d'une autre donne réaliste, différents l'un de l'autre, mais ayant en commun la volonté de ne plus se faire dicter leurs pensées et leurs actions par un ensemble de directives venues de Bruxelles, ou de plus loin encore.

Le premier est bien entendu Jean-Luc Mélenchon, qui parce qu'il voyait le PS faire définitivement fausse route, l'a quitté afin de créer autre chose avec ceux qui ont accepté de faire la route avec lui. Ah oui, il y a des communistes ? Combien parmi eux soutiendraient un Staline ? Non, il s'agit d'une nouvelle génération qui a compris. Resteront quelques vieux nostalgiques, on en trouve partout, c'est anecdotique. Et de toute façon, le moteur, c'est Mélenchon, très bien entouré au Parti de Gauche avec d'anciens socialistes qui ont compris les erreurs fondamentales de leur ancien parti, et puis des jeunes qui souffrent des conditions actuelles.

On notera que cet homme n'a, au niveau des médias, qu'une visibilité réduite alors qu'il emplit (largement) les salles où il intervient. Et que ses rares interventions sur les médias "officiels" sont des "musts" comme on dit tant ils "dérangent les lignes" et apportent un souffle nouveau.

Que dire de François Asselineau ? Lui n'existe pas. Homme honnêtement "de droite", il a su comme Étienne Chouard détecter les faiblesses du système actuel, et en déduire que la priorité des priorités est la sortie de cette Union européenne mortifère et catastrophique. C'est normal, elle ne tend qu'à donner à quelques privilégiés le bénéfice financier des efforts de tous. Quelques privilégiés, même pas forcément européens (j'ai entendu un nom, "Mittal"). Vous, qui privilégiez les droits humains, soutiendriez une telle traîtrise ? Ce n'est tout simplement pas possible. Soutenez François Asselineau. Il promeut une première étape, la récusation du système. La meilleure solution est qu'il passe alors la main à JL Mélenchon, qui va plus loin, mais qui hésite à mettre en place cette alternative : une sortie totale et irrémédiable du $¥$T€M actuel. Après, lui propose la mise en place d'une assemblée constituante pour une VIème République, comme l'abbé Jallet, de La Mothe Saint Héray (tout près de la résidence de Ségolène Royal) qui avait été le premier à oser proposer la fusion des trois États le 13 juin 1789.

Oui, une Europe des peuples unis et fraternels peut exister, elle ne demande que cela d'ailleurs. Mais il lui faut récuser toutes les contraintes financières que le $¥$T€M actuel lui impose, y compris des dettes parfaitement artificielles, puisqu'adossées à des intérêts léoniens dus à des banques ou intérêts privés.

Monsieur Hessel, réagissez, ! Dans les années 30, les banquiers d'affaires ont cru en un homme, nommé Adolf Hitler, et ont fait de l'or avec lui. Ne permettez pas, par votre aura justifiée, que des successeurs à ces banques et ces politiciens s'en recommandent pour accomplir l'horreur.

Aujourd'hui un vote crucial a lieu en Grèce. Je crains qu'il n'entérine des solutions que vous n'auriez jamais acceptées.

 

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Butinez ! 

 


       
Solidarité Syrie - combat anti-impérialiste - Géopolitique  
        
        Solidarité avec le peuple syrien qui résiste à une agression impérialiste
 ! Le Comité Valmy qui partage la stupéfaction et l’indignation du collectif communiste Polex se déclare solidaire de sa prise de position à laquelle il s’associe. Le Comité Valmy invite les anti impérialistes qui demeurant fidèles à leurs principes, s’opposent à l’ingérence extérieure, à appuyer la marche de soutien à la Syrie indépendante et laïque ainsi qu’à l’unité du peuple syrien qui aura lieu le dimanche 12 février.

Rendez vous 14h à la place Saint Michel ( Métro : ligne 4, saint Michel )

        Communiqué du Collectif communiste Polex : Non au consensus pro-impérialiste   
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2224   

        Nadia Khost dénonce le cynisme de l’Occident - Le terrorisme au nom de la « démocratie »
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2223   

        Syrie : Le double véto russo-chinois inaugure un nouvel ordre mondial par Pierre Khalaf
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2213

        Le double veto pour interdire la guerre impériale contre la Syrie - Le CCG et l’OTAN perdent leur                             leadership par Thierry Meyssan - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2212

        Témoignage recueilli par Silvia Cattori: Homs, une ville plongée dans l’horreur organisée par des groupes              armés et non par Damas - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2211

        Le chef de la mission d’observation arabe : " En Syrie, la violence des forces de l’ordre est une riposte aux          attaques de l’opposition " - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2210

         François Hollande négocie avec l’émir de Qatar - Réseau Voltaire - 31 janvier 2012
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2204

        L’actualité de la stratégie d’encerclement de la Russie - Jean Géronimo
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2207

        Tout ce qui brille est ... du pétrole! Par Pepe Escobar - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2206

        Les révolutions arabes un an plus tard - Samir Amin - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2205

        Conseil national syrien et 14-Mars libanais : même cause, même combat - Pierre Khalaf                                           http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2202

        Egypte : Les Frères Musulmans au seuil du pouvoir - René Naba
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2221

        « L’Occident se meurt de ses propres manquements à ses principes » - René Naba
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2192

        Gilles Jacquier:  La mort oubliée... Soraya Hélou - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2199
       
        Eurodictature:

        Maastricht a vingt ans... Descartes - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2222

         La crise de la Grèce (vidéo) -Témoignage de Dimitri - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2218

        Stiglitz prix Nobel d’économie : les premiers qui quitteront l’euro s’en sortiront le mieux
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2215

        La CGT : un débat incontournable, l’audace d’une Re-naissance - FSC
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2217

        L’IDENTITE NATIONALE  - Robert Clavijo - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2208

        Le temps n’attend pas - Jacques Sapir - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2209

        Z - Pierre Lévy - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2203

        Hollande et son programme - Descartes - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2200

        "Leur dette, notre démocratie" : Frédéric Lordon - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2197

        Sarkozy aux ordres - La hausse de la TVA vivement "recommandée" par la Commission J. Yves Crevel
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2196

        Dette, Crise, Euro - Il est possible de sortir de cette spirale destructrice ! PCF Vénissieux
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2194

        François Hollande et le monde des affaires. Par Geoffrey Geuens
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2189

        Langues : le tout anglais recule partout sauf à Paris - Dominique Gallet  
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2187

        La capacité de paiement du peuple - Par Dimitri - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2183

        Les origines de la mondialisation financière - 1880-1913 -L’Europe de 2012 nous ramène au XIXe siècle
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2180

        Bayrou, Polony, Pulvar et Ruquier, sur les traités européens - suite  - La lettre volée
        http://www.comite-valmy.org/spip.php?article2179
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L’allocution du président le 29 janvier 2012… Il y a quelques jours, interrogé par des milliers de journalistes (puisque l’info va vite, les questions aussi), le chef de l’État s’est expliqué aux français sur sa politique et a défendu avec ardeur son bilan quinquennal. A quelques semaines de l’élection présidentielle, l’évènement a été retranscrit sur tous les écrans, iphones, smartphones et la bande son du discours a même été passée dans les hauts parleurs des entrepôts et des usines. Ce, afin évidemment que (...) lire la suite
par COMAGUER
L’année 2011 et les débuts de 2012 ont constitué une éclatante confirmation de la satellisation de la France par le bloc anglo-saxon, Etats-Unis en tête. Le mandat de Nicolas Sarkozy de Nagy Bocsa s’achève et tous les actes de la diplomatie française en particulier depuis l’arrivée au gouvernement de l’ancien militant d’Occident, Gérard Longuet et de l’ex-Premier Ministre « droit dans ses bottes » expression empruntée aux officiers de cavalerie d’ancien régime dressés à charger l’ennemi sabre au clair, (...) lire la suite
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Paris, février 1962. La perspective d’une fin de la guerre d’Algérie semble s’être éloignée depuis la suspension des pourparlers de paix, le 28 juillet 1961, entre le GPRA. (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) et le gouvernement français. Cependant, dans les arcanes du pouvoir, tout le monde s’accorde à dire que la seule issue possible est l’indépendance de l’Algérie. S’accrochant désespérément à leur rêve d’une Algérie française, les fascistes de l’OAS. (Organisation Armée Secrète), (...) lire la suite
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par Bernard GENSANE
Il est bien gentil, le Jean-Luc. La fortune d’Arnault est estimée à 33 milliards d’euros. Notons bien : « estimée ». Parce qu’il y a forcément, comme pour tous ces gens-là, ce qu’on ne sait pas, ce qui prospère discrètement aux Îles Caïman ou ailleurs. Pour moi, personnellement, vu mon âge, 33 milliards d’euros, ça ne veut rien dire. J’ai donc pris ma calculette pour convertir en francs. Cela équivaut à environ 220 milliards de francs. Ou mieux encore, pour un vieux de la vieille : 22000 milliards de (...) lire la suite
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"Toutes les civilisations ne se valent pas" (Claude Guéant) On ne balance pas gratuitement de telles affirmations péremptoires, on ne peut plus discriminatoires, à un moment où on tente de ratisser large, pour repartir pour un autre tour, pour un autre cycle de privilèges exorbitants, de servilité à l’endroit des vrais maîtres du jeu, dans cette France opaque et si injustement frappée par le sort, parce qu’elle ne mérite pas d’être tombée si bas, d’avoir été livrée pieds et poings liés à une faune (...) lire la suite
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Discours prononcé par le général d’armée Raul Casto Ruz, Premier secrétaire du Comité central et président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, à la 1ère Conférence nationale du Parti, au Palais des Conventions, le 29 janvier 2012, « Année 54 de la Révolution ». (Traduction de la version sténographique du Conseil d’État) Camarades : La 1ère Conférence nationale du Parti qui achève aujourd’hui ses travaux avait pour objectif, conformément à la convocation lancée par le 6e Congrès, d’évaluer avec (...) lire la suite
Le Rapport Anti-Empire
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« Moi aussi je trouve que Barcelone est plus jolie, mais bon, ça reste mon avis ! » s’amuse à me confier Albert quand je lui annonce que la capitale catalane me semble plus belle que sa consoeur, Madrid. Ce dimanche 21 janvier 2012, sous l’Arc de Triumf (l’arc de triomphe) j’ai rendez-vous avec le jeune militant des CJC (Collectifs des Jeunes Communistes), protagoniste malgré lui d’une saga judiciaire dont j’ai déjà relaté les détails. Arrêté avec deux autres camarades à lui en novembre 2007 lors d’une (...) lire la suite
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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 06:16

 


 

L’Armée syrienne libre, représentant légitime du peuple syrien?

 

par Julie Lévesque

 

Le 11 fevrier 2012

 

 

 

« Veni, vidi, vici. » (Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu.) Jules César
« We came, we saw, he died! Ha! Ha! Ha! » (Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort.) Hillary Clinton commentant la mort de Kadhafi

 

Alliant la désinformation à l’absurde dans la saga syrienne, le Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêterait aujourd’hui, selon la Saudi Gazette, à reconnaître l’Armée syrienne libre comme le seul et unique représentant du peuple syrien. Un groupe paramilitaire non élu à l’origine d’une insurrection armée serait ainsi désigné par un ensemble de monarchies étrangères comme représentant légitime d’un peuple pro-démocratie. Bienvenue au théâtre de l’absurde.

 

Le CCG est constitué de six pétromonarchies, loin des idéaux démocratiques qu’elles exigent pourtant de la République syrienne, une monarchie étant, par définition, antidémocratique. L'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar sont des régimes répressifs mal placés pour donner des leçons de bienséance au dirigeant syrien. Mais comme ces régimes autocratiques sont les alliés de Washington et Cie, leur nature est ignorée et leurs réprimandes envers Bachar Al-Assad, un représentant élu, sont les bienvenues.

 

La Syrie, tout comme la Libye l’an dernier, est aux prises avec une insurrection armée financée et organisée par l’étranger, drapée dans des idéaux de révolte pacifique et démocratique afin de galvaniser en Occident un appui populaire à une intervention militaire de l’OTAN. Même si cette pratique courante de révolte fabriquée et de désinformation médiatique a été dénoncée et prouvée à maintes reprises dans les médias indépendants, elle fonctionne toujours grâce aux médias mainstream qui persistent à présenter des groupes armés jusqu’aux dents comme des « militants pro-démocratie qui ont besoin d’aide ».

 

Le but de ce genre d’opération est de créer un problème qui amènera une « solution » voulue. L’Occident, surtout Washington, veut se débarrasser de l’actuel dirigeant syrien. Pour qu’une intervention militaire en Syrie se transforme en « intervention humanitaire » investie de légitimité, elle doit être réclamée par la « communauté internationale ». Pour ce faire, il faut que les Syriens aient « besoin d’aide », comme les Libyens avant eux, et que les « pays civilisés et démocratiques » se fasse un devoir de les « protéger », avec les conséquences désastreuses que l’on connaît : de nombreuses victimes civiles, des infrastructures anéanties, des dirigeants fantoches à la solde de Washington et des dettes pour la reconstruction du pays.

 

Fabrication de l’appui populaire à l'insurrection et à l'OTAN

 

Les médias jouent un rôle clé dans la fabrication du consensus populaire. Cet article intitulé « Syrie: intervenir ou pas? », paru dans le quotidien canadien La Presse le 2 février dernier, est un exemple classique de désinformation et de fabrication de l’opinion publique :

 

Après 10 mois d'horreur à huis clos, la Syrie dérive à la vitesse grand V vers la guerre civile. Au début du conflit, on y comptait de 5 à 10 morts par jour. Aujourd'hui, c'est de 50 à 100! Plus de 5000 personnes ont déjà été tuées depuis le début du soulèvement. C'est, de loin, le chapitre le plus sanglant de tout le Printemps arabe. (Agnès Gruda, Syrie: intervenir ou pas?, La Presse, 2 février 2012.) 

 

D’abord, on nous balance 5000 morts à la figure comme s’il s’agissait d’un fait. Rien n’est moins sûr. Ces données proviennent de l’ONU qui a affirmé à maintes reprises qu’elles étaient approximatives, qu’il était impossible de les vérifier indépendamment et qu’elles provenaient de groupes d’opposants.

 

Par ailleurs, l’auteure donne l’impression que toutes ces morts sont imputables au régime, ignorant totalement les exactions commises par l’insurrection armée, rapportées par les médias indépendants.

 

Pour nous convaincre que cet article offre différents points de vue sur la question, on cite « les arguments des uns et des autres », qui incidemment, sont tous affiliés à des groupes étasuniens dont le but est de promouvoir les intérêts étasuniens et qui sont reconnus pour leur propagande.

 

«Nous avons la responsabilité morale de protéger la Syrie» écrit Shadi Hamid, directeur de recherche au centre de recherche américain Brookings.

 

En fournissant une aide militaire aux opposants syriens, Washington accélérerait la chute du régime Assad et gagnerait une influence auprès des prochains leaders de ce pays stratégique, plaide Jeffrey White, du Washington Institute for Near East Policy. Il s'agit d'un groupe de réflexion influent où siègent les anciens secrétaires d'État Henry Kissinger et George Shultz.

 

Il convient de rappeler qu'Henry Kissinger est accusé de complicité dans le coup d'État chilien, ayant porté Augusto Pinochet au pouvoir, et de crimes de guerre pour son rôle dans la guerre du Vietnam. 

Parmi les « anti-interventionnistes », on cite des représentants du Council on Foreign Relations, de Foreign Policy et de l’International Crisis Group, où l’on trouve entre autres l’un des stratèges à l’origine d’Al-Qaïda, Zbigniew Brzezinski. De surcroît, dire qu’ils s’opposent à l’intervention est faux. Il serait plus juste de dire qu’ils ne croient pas qu’une telle intervention aurait le résultat escompté :

 

Ed Hasain met aussi en garde ceux qui s'imaginent qu'un nouveau régime à Damas serait automatiquement plus «gentil» envers les États-Unis et Israël, et plus hostile à l'égard de l'Iran. Penser cela, «c'est une folie» […]

 

Autre argument massue des «anti»: on ne voit pas très bien quelle forme une telle intervention pourrait prendre.

 

Les appels à une intervention militaire étrangère sont «mal définis», renchérit Peter Harling, de l'International Crisis Group. Il souligne que c'est l'intransigeance destructrice du régime Assad qui pousse ses opposants à appeler à l'aide. Mais une intervention étrangère risquerait selon lui de provoquer «une régionalisation du conflit qui pourrait être plus coûteuse» que les affrontements actuels.

 

Aucune mention de l’illégalité d’une telle intervention. Cette « opposition » n’en est pas une. L’article ne cite aucun militant antiguerre, réellement « anti », avec une position et des arguments réellement « massues ». Par comparaison, on pourrait prendre l’exemple d’un opposant au commerce de la fourrure dont l’argument massue serait : « la fourrure, c’est trop cher ». Mais surtout, on nous présente, malgré les apparences de neutralité, un seul côté de la médaille, une seule vision du monde où l'on doit chasser le gouvernement syrien du pouvoir et y installer les opposants.

 

L’Armée syrienne libre : l’éléphant dans la pièce

 

Pendant la mission de la Ligue arabe, les médias ont martelé que 400 Syriens étaient morts depuis leur arrivée.

 

Le Monde (France) : 400 morts en Syrie depuis le début de la mission de la Ligue arabe

Businessweek (États-Unis) :400 Syriens tués depuis l’arrivée de la mission de la Ligue selon un officiel de l’ONU

La Presse (Canada) : 400 civils tués depuis l’arrivée des observateurs en Syrie

 

La représentante des États-Unis à l’ONU, Susan Rice a dû expliquer ces données en point de presse peu après les attentats de décembre et janvier dernier.

 

Reporter : Vous avez parlé de 400 décès depuis l’arrivé des observateurs de la Ligue arabe en Syrie. Un grand nombre d’entre eux peuvent être attribués aux attaques terroristes et durant la même période nous avons également vu l’ascension de l’Armée syrienne libre, plus active. Croyez-vous qu’il est juste de blâmer uniquement le gouvernement Assad pour l’escalade de violence?

Susan Rice : [J]e faisais référence aux données que le Vice-secrétaire général adjoint [de l’ONU B. Lynn] Pascoe [des États-Unis] a cité dans ses séances d’information. J’ai cru comprendre qu’il ne parlait pas des pertes de vies occasionnées par les attaques terroristes, mais des données que l’ONU, comme vous savez, a citées de manière progressive et qui dépassent maintenant 5000 personnes […] (Susan E. Rice, U.S. Permanent Representative to the United Nations, U.S. Mission to the United Nations, Security Council Stakeout and Press Availability, New York City, 10 janvier 2012.)

Mme Rice ignore remarquablement la question touchant à la responsabilité de l’Armée syrienne libre dans l’escalade de la violence. Cette question, tout à fait pertinente, n’a pas été soulevée ailleurs dans les médias.

 

Dans le cas de la l’Armée syrienne libre, on assiste à un remake tout aussi sanglant de l’histoire des Contras du Nicaragua, des moudjahidines d’Afghanistan, de l’Armée de libération du Kosovo, des rebelles haïtiens sous Aristide, des rebelles Libyens, etc : des groupes armés s’en prenant à des régimes socialistes, souvent peu ou non endettés (Libye, Syrie, Yougoslavie), insoumis aux diktats occidentaux. Les médias occidentaux, eux, sont invariablement favorables à l’insurrection armée, diabolisent les autorités visées et ne remettent jamais en question l’intervention de l’OTAN.


Les rebelles libyens avec Hillary Clinton, secrétaire d'État des États-Unis, venue voir et conquérir la Libye

La mission de la Ligue arabe a été présentée comme un échec dès le départ. Son rapport a été entièrement ignoré par les médias. La raison est simple. En envoyant cette mission, Washington et Cie ont voulu donner l'impression qu'ils allaient vérifier la situation en Syrie. Cependant, le constat était fait avant même l'arrivée des observateurs et une seule conclusion était permise, celle avancée depuis le début, soit que le régime Assad tue des civils pacifiques manifestant pour la démocratie. Le rapport de la mission de Ligue arabe n'a pas fait ce constat. Il a au contraire démontré l'implication de la CIA, du MI6 et du Mossad derrière les violences et blamé l'Armée syrienne libre et les groupes armés pour de nombreux meurtres.  

À voir la carte des « manifestations », il est évident qu'il s'agit d'une invasion, la plupart des heurts ayant lieu aux frontières du pays.  


Source: http://uk.reuters.com/places/syria

L'amnésie des médias

L’opération clandestine en 2011 en Libye a fait l’objet d’un reportage dans le Newsweek… en 1981 et a été citée dans un article paru en septembre 2011 sur Mondialisation.ca :

 

Très peu de temps après être entré en fonction, [Ronald] Reagan a annoncé la création d’un groupe spécial pour étudier « le problème libyen » […] Un plan a rapidement été rédigé par la CIA, lequel a été révélé par Newsweek en août 1981 : « un stratagème coûteux, de grande envergure et en plusieurs étapes pour renverser le régime libyen » et obtenir ce que la CIA appelait la déposition « absolue » de Kadhafi. Le plan réclamait un programme de « désinformation » destiné à embarrasser Kadhafi et son gouvernement; la création d’un « contre-gouvernement » pour contester sa prétention au leadership national; ainsi qu’une campagne paramilitaire progressive constituée d’opérations de guérilla à petite échelle. (William Blum, Killing Hope, Common Courage Press, 2004, p.283., cité dans Julie Lévesque, La guerre de Libye, une «cause juste»? 29 septembre 2011.)

 

L’opération actuelle en Syrie est prévue depuis longtemps. En 2003, le Guardian révélait des documents du renseignement révélant des plans de changement de régime à Damas en 1957. Il s’agissait de la même tactique.

 

Qu’à cela ne tienne, les « chiens de garde de la démocratie » ne lâchent pas le morceau et continuent de nourrir la propagande néocoloniale avec de titres du genre : Un dissident syrien: «Nous avons besoin d'aide»  



Pour en savoir plus et lire des témoignages contredisant la propagande antisyrienne : 

le dossier Syrie de Mondialisation.ca 


 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29220

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 00:14
Eva : Quelle émotion ! J'en tremble...
Un des plus beaux textes que j'ai jamais lus,
A relayer partout !
Voici la vérité, empreinte de dignité,
sur la Syrie et ce qu'elle endure, le martyr, de la part
des Occidentaux menteurs, prédateurs, assassins,
et des corrompus du pétrole, notamment du Qatar.
Le Qatar est une pourriture, un chancre pestilentiel...
comme le néo-sionisme raciste (Talmud), financier et militaire ! (eva)
.
Le terrorisme au nom de la "démocratie"
Nadia Khost dénonce le cynisme de l’Occident


 

L’intellectuelle Nadia Khost, figure très respectée et estimée en Syrie, est l’auteur de ce texte dense, brillant, porté par le souffle de son indignation vis-à-vis de ceux qui s’emploient aujourd’hui à détruire son pays et son indépendance.- Silvia Cattori


 

Se préparant à envahir l’Irak, Bush envoyait au monde ce message menaçant : «  Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous ! ». Cette même dictature brutale utilise aujourd’hui ce même langage sous prétexte de promouvoir la « démocratie ».


N’est-ce pas ce que signifie le « dégoût » exprimé par la représentante des États-Unis, au sujet des vétos russe et chinois ? Il n’est même pas permis à de grandes nations comme la Chine et la Russie d’avoir une vision différente de celle des États-Unis ! Quant au président français, Nicolas Sarkozy, il ne reconnaît que la seule décision occidentale légitimant l’ingérence en Syrie !


Conformément à cette vision de la «  démocratie », le projet occidental a déterminé les caractéristiques de l’État Syrien qu’il veut fabriquer :


1) Il n’a pas exigé des élections qui révéleraient l’État que les citoyens Syriens acceptent et celui qu’ils refusent. Cela, malgré le fait que la nouvelle loi sur les élections a garanti le droit des représentants des candidats de surveiller les urnes du début des élections, jusqu’à l’ouverture des urnes.


2) Il ne s’est pas soucié des millions de Syriens qui ont manifesté en Syrie en criant « non à l’ingérence ! ».


Ceux qui ont suivi les manifestations savent que c’est la réponse des Syriens au projet de l’Occident et du Golfe, et aux bandes armées. Ils remarqueront également que les femmes au foyer ont participé avec ardeur à ces manifestations.


Les dirigeants occidentaux ont ignoré les choix et les volontés du peuple syrien ; ils ont fermé les yeux sur les gangs armés, même après que les observateurs de la Ligue arabe aient consigné leurs crimes.


Une première manifestation de « démocratie » donnée par le Conseil de salut national d’Istanbul [1] a consisté à frapper à coups de bâtons la délégation d’artistes et d’intellectuels et la délégation des opposants syriens de l’intérieur, à l’entrée du siège de la Ligue Arabe au Caire, parce que ces deux délégations refusaient l’ingérence extérieure dans les affaires internes de la Syrie.


Et à la suite du débat sur le dossier syrien au Conseil de sécurité de l’ONU, les partisans de ce Conseil d’Istanbul ont attaqué les ambassades syriennes (quels médias en parlent ? note d'eva) au Caire, au Koweït, à Athènes, à Amman, à Berlin, à Londres. Ils ont saccagé ou pillé les locaux ; ils ont frappé le personnel qui s’y trouvait.


Quelle belle expression de «  démocratie » !

D’où viennent ces « démocrates » soudainement apparus ?

 

La rue syrienne n’a pas entendu leur voix avant mars 2011 !


Alors que nous, les Syriens de l’intérieur, nous avions critiqué la politique qui a conduit à l’économie de marché, et les responsables de cette politique. Nous avions souligné la continuité entre la politique et l’économie, et la relation entre la position politique nationale et les droits de l’Homme. Nous avions mis en garde quant aux conséquences dangereuses de la privatisation. Et nous avions affirmé que le salut de la nation passe par la garantie du secteur public.


Nous, les Syriens de l’intérieur, avions également rappelé l’œuvre de Khaled ALAZEM, l’économiste de la bourgeoisie patriotique qui, dans les années 50, avait participé à la mise en place d’un système public puissant, avec l’aide de l’Union Soviétique. Et nous avions dénoncé publiquement la tutelle exercée par certains hauts fonctionnaires, notamment les maires, et combattu l’expropriation des maisons privées.


Et à cette époque, après avoir participé à des congrès, à des réunions, ou après avoir écrit des articles, nous rentrions chez nous en toute sécurité, même après minuit. Nous allions au théâtre, à des conférences culturelles. Nous nous déplacions entre Damas, Alep et Lattakié. Nous allions chercher l’eau pure de la source Boukein, et cueillir les coings et les pommes de Zabadani. [2]


Tandis qu’aujourd’hui, grâce aux méfaits du projet de « démocratie » occidental et Qatari, le citoyen syrien ne peut plus se rendre en voiture à Alep, car les brigands armés les mitraillent et qu’ils risquent de subir le sort des ouvriers du textile dont le car a été soufflé à l’explosif à Idleb. Ou le sort de l’ambulancier tué à Rastan. Ou le sort du médecin kidnappé à Hama. N’importe quel citoyen syrien peut être tué, pendant que ses tueurs « démocrates » le filment et reçoivent, du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, le salaire des images atroces qu’ils livrent à Aljazeera ou Al Arabiya [Leurs commentaires disant que ce sont les forces de Bachar el-Assad qui les ont tués. -NdT].


La Syrie n’a jamais connu un tel mépris de l’être humain ! Et l’Occident et ses laquais du Golfe prétendent débarrasser son peuple d’une dictature ?


Pourquoi donc ne connaissions-nous pas la peur avant mars 2011 ?


Nous nous promenions sans peur. Nous allions de Damas à Lattakié, sur la route de Bloudan [la même route qui conduit à Zabadani – Ndt] embouteillée par les sorties du week-end. Nous allions nous promener à la Ghouta [les vergers autour de Damas – Ndt] durant la floraison des pêchers et subissions parfois les embouteillages sur la route de Lattakié à Damas.


Pourquoi cette « démocratie » est-elle venue semer la peur avec ses tirs, ses explosifs, nous interdisant de voyager, de sortir en excursion en fin de semaine ? Pourquoi répand-t-elle la terreur sur la route aux environs de Talkalakh, en ces lieux où des gangs de tueurs et de trafiquants d’armes peuvent à tout moment attaquer les voyageurs ?


Pourquoi les hôtels de la côte et les routes verdoyantes sont-ils maintenant désertés ? [dans le nord de la Syrie - Ndt] Pourquoi n’avons-nous plus de soirées pour agrémenter nos nuits ? Même dans le quartier paisible de Mezzé, [banlieue résidentielle de Damas – Ntd], une voiture piégée a été déminée hier.


Qui peut oser s’opposer aux bandes armées là où elles déploient leur menaçante influence ? Combien de commerçants dans la banlieue de Damas n’ont-ils pas été tués parce qu’ils ont refusé de fermer leur commerce de manière à simuler une grève générale spontanée contre le régime ?


Nous découvrons, sur les écrans télévisés, qui sont ces opposants qui, en Syrie, mettent à exécution par les armes le projet « démocratique » programmé par les pays du Golfe et l’Occident.


Voici par exemple le cas d’un Libanais qui vivait de la contrebande de marchandises vers la Syrie et qui a perdu son « travail » suite à la crise au Liban. Un autre libanais lui a alors proposé un trafic d’armes et de drogue vers la Syrie. Trois transports lui ont rapporté la somme de 20 000 livres syriennes !


Il y a de quoi méditer sur la situation de détresse, de pauvreté et d’ignorance qui conduit un homme à accepter de devenir une machine à tuer, pleine de haine. Consacrées au financement de projets constructifs, les sommes versées à des bandes armées par les pays du Golfe auraient pu arracher à la misère cette classe sociale déchue.


Aucun doute possible : ces gangs ne sont pas une « armée libre » qui se sacrifie pour sa patrie. Ce sont des criminels ; des mercenaires.

 

A-t-on jamais vu une «  armée libre » se réjouir en démembrant ses frères et sœurs, ou en les jetant dans le fleuve Oronte, têtes coupées sanguinolentes ?


A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine une « armée libre » faire exploser des trains, détruire des gazoducs, des oléoducs, des réseaux d’électricité, brûler les immeubles, les biens publics, piller des camions transportant du sucre, du riz ou du mazout, au détriment de son peuple ?

 

A-t-on jamais vu une « armée libre » assassiner les techniciens, médecins, scientifiques, et professeurs d’Universités ;

 

enlever leurs frères et sœurs pour ensuite demander à leurs pauvres parents une rançon en contrepartie de leur libération ?


A-t-on jamais vu dans l’Histoire humaine, des princes et des tyrans financer une « armée libre » patriotique ?

 

Est-il pensable qu’une armée arabe patriotique puisse être équipée d’armes fabriquées par l’État d’Israël qui occupe le Golan syrien ?

 

Est-il acceptable que des chaînes télévisées étrangères se consacrent à filmer et présenter des criminels d’une prétendue « armée libre » sous un angle élogieux !?


Radwan Zyiadé, membre du Conseil de salut national, a demandé que le dossier Syrien soit étudié sous l’article 7 [de la Charte des Nations Unies –Ndt], qui autorise une intervention militaire étrangère contre la Syrie. Y a-t-il jamais eu des mouvements de libération dans le monde qui ont vu leurs dirigeants réclamer une intervention militaire contre leur propre pays ?

 

Tout au contraire, les mouvements de libération ont été créés pour empêcher l’ingérence !


Donc, le différend entre la Syrie, les dirigeants occidentaux et leurs acolytes syriens, ne porte pas sur la démocratie. Ces États, qui soutiennent les régimes tyranniques du Golfe, qui ont envahi la Lybie, qui ont commis des crimes à Abou Ghraïb, qui ont tué plus d’un million d’Irakiens, et qui garantissent l’impunité des criminels de guerre israéliens, ne défendent pas la démocratie.


Le célèbre journaliste Mohamed Hasanein Haikal nous dit :

«  Ce que vit le monde Arabe actuellement n’est pas un printemps,

c’est un nouveau Sykes Picot pour le diviser

et se partager ses richesses et ses positions stratégiques. »


Je puis en témoigner. Je fais partie des onze membres, d’horizons différents, qui ont rédigé la nouvelle loi sur les médias ; le premier résultat obtenu sur le chemin des réformes. Nous nous sommes inspirés des lois établies en Occident pour garantir le respect de la liberté de l’information qui, découvrons-nous, ne sont pas respectées par les médias occidentaux qui cachent à leurs peuples la vérité sur les événements en Syrie. Nous avons entendu des représentants des Nations Unies, et des médias égyptiens et libanais. Nos réunions étaient très animées, les différents avis s’affrontant. Nous avons su nous mettre d’accord sur la loi qui garantit le droit à l’information, l’interdiction d’emprisonnement. Et qui exige la transparence et la déclaration du financement des médias et l’interdiction d’autorisation à n’importe quel média qui serait fondé sur des bases confessionnelles ou ethniques. Et nous nous sommes mis d’accord pour que la relation avec les chaînes, les journaux et les radios ne dépende plus du Ministère de l’information, mais d’un «  Conseil national de l’information à créer ».


Ce conseil a vu le jour le 20 novembre 2011. Il est composé de personnalités variées ayant une expérience dans les médias, et qui partagent l’objectif de protéger la liberté d’expression sous le toit de la patrie. Ce conseil a organisé des rencontres avec diverses personnalités médiatiques, qui ont fait part de leur expérience et de leur critique pointue de la réalité médiatique et politique, et qui ont exprimé leurs points de vue et leurs propositions. Le Conseil a pris note de tout cela pour en tenir compte dans la rédaction de la politique relative aux médias.


Dans le bâtiment où nous nous rencontrions, se réunissait aussi la commission chargée de la rédaction de la nouvelle Constitution, composée de personnalités venues de la société civile, des partis politiques ainsi que de techniciens et de spécialistes. Des articles que l’ont croyait intouchables ont été complètement modifiés. Le texte de la nouvelle Constitution sera publié et soumis à référendum.


Pendant ces mois orageux, a été rendue publique la Loi sur les partis qui interdit qu’ils soient créés sur des bases religieuses, confessionnelles ou ethniques, et qui exige la transparence de leur financement. Quatre nouveaux partis ont été constitués. La loi sur les élections a déjà été publiée. Ces lois sont les bases d’une nouvelle vie politique. Pouvons-nous l’ignorer ?


Nous ne pouvons pas ignorer non plus un événement d’une grande importance : la rencontre consultative qui a réuni 200 personnalités syriennes, représentant les divers courants politiques et idéologiques, présidée par le vice-président de la République. J’y ai participé en tant qu’écrivain indépendant. Nous avons entendu des interventions que, je pense, aucune institution politique arabe dirigeante ne supporterait. Certaines ne réclamaient pas seulement la suppression de la constitution du paragraphe relatif à la gouvernance du pays par le parti Baath, mais demandaient la suppression du parti lui-même, en feignant d’ignorer ce que ce parti a apporté en matière de santé publique, d’éducation nationale et d’aide économique dont jouit le peuple syrien, sans oublier sa politique étrangère d’indépendance nationale et patriotique… en feignant aussi d’ignorer les bandes armées qui sévissent actuellement sur notre territoire !


N’importe quel politicien objectif ne peut ignorer que le parti Baath est la colonne vertébrale de la vie politique syrienne aujourd’hui, et que sa suppression ou sa dissolution entraînerait un chaos semblable à celui qu’a connu l’Union soviétique après sa chute. Ceci ne nie pas la nécessité nationale de l’épurer des opportunistes et des corrompus. Et ceci s’applique aussi aux autres partis.


Et c’est ainsi que se sont déroulées, durant les derniers mois, des réunions pour étudier les événements en Syrie, dont une réunion rassemblant environ 400 anciens diplômés de Russie et des États de l’ex-Union soviétique, dont beaucoup se sont exprimés avec extrémisme et dureté. J’ai parlé du libéralisme économique qui a créé une couche sociale pauvre que l’ingérence étrangère a instrumentalisée. J’ai critiqué les partis politiques qui se sont éloignés du peuple, le laissant aux mains des imams des mosquées. J’ai demandé la mise en jugement du ministère du tourisme, de l’ancien gouverneur de Homs, et la mise à l’écart du président de l’Union des écrivains. Malgré tout cela, nous sommes rentrés chez nous en toute sécurité.

 


J’ajoute que je suis intervenue dans les congrès des écrivains, critiquant la manière de diriger le pays, les membres de cette direction, et la corruption. Nous étions de nombreux écrivains à aller dans le même sens lors du dernier Congrès des écrivains, avant les événements. Dix sept écrivains ont critiqué sans réserve les institutions politiques.


En outre, nous avons combattu l’expropriation de la rue du Roi Fayçal par la municipalité qui voulait tout démolir. Nous avons arrêté le projet. Nous avons arrêté la destruction d’un ancien quartier arabe que les Français connaissent et étudient, au cœur de la ville moderne de Damas.


Nous combattons les promoteurs, la corruption des mairies, et l’infiltration sioniste par des prix attribués à l’élite culturelle de Damas.


La lutte apparaît ainsi complexe, pas seulement reliée aux divers courants politiques, mais également aux intérêts de divers groupes, ou aux visées de certains. C’est pourquoi nous insistons sur la nécessité de faire prévaloir la compétence et la loyauté à la patrie, et non pas la loyauté au parti. Les autres partis aussi – et pas seulement le parti Baath – mettent en avant la loyauté au parti.


Nous répétons le dicton : le droit ne meurt pas tant qu’on le revendique. Je crois que la démocratie se construit pierre par pierre, et ne s’importe pas.


Qu’amène aujourd’hui le projet « démocratique » de l’Occident et des pays du Golfe ? Il ne fait que rajouter à nos soucis ses bandes armées et sa guerre médiatique ! Il n’écoute pas les millions de Syriens qui crient : « non à l’ingérence ». Sa démocratie commence là : « avec nous ou contre nous. »


Parce que nous refusons cette ingérence et que nous croyons que tous les courants doivent participer à la vie publique pour la corriger, et améliorer la vie en Syrie.


L’opposition extérieure, exactement comme les bandes armées, accuse ceux qui ne sont pas d’accord avec eux, d’être à la solde du régime. Quoi que pensent ces prétendus «  démocrates » des Syriens qui refusent l’ingérence étrangère et arabe, nous disons en toute franchise que les Conseils qui sont créés dans le giron de l’occupant occidental, avec l’argent qatari, sont coupés du peuple syrien.


Je n’arrive presque pas à croire qu’un intellectuel comme le chef du Conseil national d’Istanbul, ne sache pas que « couloir humanitaire » signifie intervention militaire !

 

Qu’il ne sache pas que le Conseil de Sécurité a décrété l’embargo contre l’Irak, mais n’a pas libéré le Liban, et n’a pas utilisé l’article 7 pour empêcher l’État d’Israël de massacrer le peuple palestinien ! Qu’il ne sache pas que les «  négociations » n’ont pas amené les Palestiniens à libérer un pouce de leurs terres, et n’aboutiront jamais à la libération du Golan !


Que ces prétendus «  démocrates » nous permettent de refuser un tel comportement.


Nous répétons, avec le peuple syrien : ce qui ce passe en Syrie n’est pas une révolution mais crimes, chaos, et destruction d’un pays qui connaissait la sécurité.

 

Le changement en Syrie est refusé s’il est imposé par une ingérence extérieure, et accepté s’il est obtenu par la voix des urnes.


L’attaque contre les ambassades syriennes n’est pas une action politique ; c’est l’œuvre de voyous et de malfrats.


Je répète ce que j’ai dit dans un débat télévisé : les constitutions sont modifiées pour correspondre aux évolutions des peuples, mais doivent l’être avec respect car elles font partie de la mémoire des peuples. Le changement en Syrie ne se fondera pas sur le mépris du passé et les courbettes aux dirigeants politiques extérieurs.


En tous cas, ce n’est pas l’amour de la démocratie qui fait se précipiter les princes du pétrole et les dirigeants occidentaux de l’occupation pour organiser les bandes armées, encenser la façade syrienne émigrée, et acheter les décisions de la Ligue arabe.


Cette démocratie n’est qu’un papier d’emballage trompeur, enveloppant un projet de réorganisation de la carte de la région par la force ; et qui vise à arracher la pierre syrienne du mur de la résistance arabe. Ces propositions sanglantes cachent la stratégie occidentale sioniste et protègent les crimes des bandes armées.


La séance du Conseil de sécurité sur le dossier syrien nous a montré les représentants de la trahison suprême, face à la dignité syrienne en la personne de Bachar Al Jaafari, de sa culture, son honnêteté et sa douleur.


La vraie discorde porte sur notre droit de souveraineté nationale, et notre refus de l’occupation israélienne. Un droit lié à nos traditions nationales et à notre Histoire syrienne ; que nous avons hérité de Choukri Al Asali, député de Damas au parlement turc en 1911, qui a démasqué l’infiltration sioniste en Palestine. Ceci fut l’une des raisons pour lesquelles il a été exécuté ainsi qu’une élite d’intellectuels et d’hommes politiques de la bourgeoisie syrienne.


La Palestine est dans le cœur des Syriens


Depuis le Congrès Syrien de 1920 qui a déclaré l’indépendance de la Syrie et le refus du pays sioniste - en passant par la révolution syrienne qui a donné à la Palestine Al Kassam, qui y a organisé la résistance, et fut tué en 1935, et l’insurrection simultanée syrienne et palestinienne contre l’occupation en 1936 - des Syriens se sont dévoués pour protéger la Palestine, dont Said El AAS, le penseur révolutionnaire, qui y est tombé en martyr.


La Palestine est dans le cœur des Syriens ; il n’y a pas de Syriens de la génération de l’Indépendance qui n’aient pas participé à la défense de la Palestine et il est difficile de compter les martyrs syriens en Palestine.


M. DEBJEN qui était à l’orphelinat islamique de Homs, que mon beau père a fondé, m’a raconté qu’avec deux de ses amis, il s’est engagé pour lutter contre l’occupant sioniste en 1948 ; ils étaient très jeunes, le troisième n’est pas revenu.


En 1949, le dictateur Hosni al Zaïm a déclaré qu’il nouerait des contacts avec l’État d’Israël ; le prince Adel Arslan, ministre des affaires étrangères, lui a aussitôt répondu : je ne reconnaîtrai pas cet Etat et je ne rencontrerai pas son ministre des affaires étrangères et je ne permettrai à aucun fonctionnaire de mon ministère de le rencontrer. Ce sont les contacts d’Hosni al Zaïm avec Israël qui ont conduit à son assassinat.


La mémoire de chaque Syrien est pleine de noms et d’images inoubliables de la lutte arabo-israélienne. En raison de ce passé sanglant, les Syriens sont convaincus qu’Israël, en plus d’être un État raciste, est une base militaire d’occupation qui protège le projet de domination occidental dans la région, comme l’ont prouvé ses attaques agressives et expansionnistes. En tant que Syriens notre résistance à l’expansionnisme est dans notre âme ; et notre vie même est tressée autour de cette lutte. C’est ainsi que notre destin personnel est lié au destin de la Syrie, qu’on veut arracher à la résistance arabe.


Dans son discours du 4 février, l’ambassadeur de Syrie à l’ONU, M Bachar JAAFARI, a cité deux vers du poète Nizar KABBANI rappelant des certitudes profondément ancrées dans l’âme syrienne. Car Nizar KABBANI, n’est pas seulement l’enfant adulé de la bourgeoisie damascène, connu pour ses poèmes d’amour ; il a porté comme chaque Syrien, les valeurs du panarabisme ; il a écrit : «  la poésie est lâche si elle n’est pas portée par la colère ». Sa colère s’adressait à ceux qui se sont précipités pour signer des accords avec Israël et aux hommes corrompus du pétrole. C’est pourquoi ses funérailles ont donné lieu à un grand hommage populaire. Un avion privé syrien envoyé par le président avait transporté sa dépouille de Londres à Damas. Les Syriens se sont emparés du cercueil et l’ont porté sur leurs épaules dans un cortège populaire que Damas n’avait plus vu depuis les funérailles de Fakhri Al Baroudi, l’homme de l’indépendance, le compositeur des hymnes que les peuples arabes se sont transmis.


Les gens l’ont porté jusqu’à la mosquée des Omeyyades, le plus important monument construit par les Omeyyades à Damas ; ils ont prié et l’ont porté à nouveau sur leurs épaules jusqu’au cimetière, traversant Damas du nord au sud, à pieds, car KABBANI a mêlé sa loyauté à sa ville, à la loyauté au panarabisme. Il a incarné l’âme syrienne par sa douleur pour la Palestine, par son refus du sionisme, par son mépris des dirigeants pétroliers et par sa fierté de la civilisation syrienne.


Bachar JAAFARI a exprimé cette essence profonde lorsqu’il a cité ces deux vers du poème de Nizar : «  ô Damas, trésor de mes rêves et de mes escapades, me plaindrai-je à toi de l’arabisme ou des arabes ? » Si les représentants du Qatar et de la ligue Arabe étaient cultivés, ils auraient su que la suite du poème leur rappelle qu’en trahissant la Syrie ils trahissent aussi la Palestine.


KABBANI dit dans ce poème : « Ils ont abreuvé la Palestine de rêves colorés, ils l’ont nourrie de paroles vaines et de discours, ils ont vécu en marge des événements et n’ont pas bougé pour la terre volée et l’honneur violé. Ils ont laissé Jérusalem nue à même la boue, livrant ses seins à tout venant ».


Qui sont-ils ceux là qui gaspillent l’argent et ne secourent pas la Palestine ? KABBANI les a énumérés : Ceux qui se sont baignés dans des mers de pétrole, ceux qui ont bu le sang des hommes libres ! Et leurs représentants au Conseil de sécurité siégeaient en face de JAAFARI : le Qatari et sa suite, le président de la Ligue arabe dont le fils travaille au Qatar !


Il est donc impossible d’imaginer un État syrien coupé de son Histoire et de sa mémoire ! Impossible car le peuple porte sa mémoire dans son âme ; ce ne sont pas des pages de livres d’histoire. Il y a là un fossé entre des millions de Syriens fiers de leur Histoire, et une poignée d’intellectuels inconnus avant que les médias occidentaux ne leur battent les tambours, et ne les poussent en avant comme des « représentants légaux » de la Syrie, le Qatar ayant financé leurs réunions, leurs hôtels et leurs déplacements.


L’utilisation de l’ancien drapeau dans leur réunions, imitant les Libyens à qui le Qatar a apporté des milliers de drapeaux royaux, n’est pas passé inaperçu aux yeux des Syriens.


Par contre, ceux qui l’ont brandi n’ont pas remarqué que c’est le drapeau de la résistance contre l’occupation française ; le drapeau de la souveraineté nationale ; le drapeau des Syriens qui ont combattu le sionisme et Israël ; notre drapeau que le président Chukri Al Kouatli a mis de côté en cédant son siège à NASSER, au nom de l’Unité Arabe.


La rencontre et le dialogue sont-ils possibles entre ces deux camps ? La condition du dialogue est la position envers l’Etat d’Israël et le sionisme, et vis-à-vis de l’ingérence extérieure. En Syrie, il y a des opposants honnêtes, non corrompus par l’argent du Qatar ou de l’Arabie Saoudite, n’ayant touché aucun pot de vin occidental, n’ayant pas bradé la souveraineté nationale, et ayant une position claire vis-à-vis d’Israël et du sionisme.


Ceux-là affichent leur rejet de la corruption politique et financière. Ils exigent une transparence qui, peut être, ne peut exister. Ils peuvent avoir des points de vue irréalistes, mais ils se distinguent par leur maturité politique et leur courage. Le Dr Faez FAWWAZ et Salim KHEIRBEK ont passé plus de dix ans en prison. Malgré cela, ils ne sont pas tombés dans la haine qui pousse à la vengeance, jusqu’à la destruction du pays.


De pareils opposants sont les garants de la démocratie et de la droiture ; de la souveraineté et de la protection de la société contre le fléau de la corruption. Pour ne pas répéter des erreurs comme celles qui ont conduit à ce qu’un homme corrompu, comme l’ex- gouverneur de Homs, puisse trahir son pays et fermer les yeux sur la construction d’un réseau de communication souterrain, participant ainsi à la préparation de la rébellion.


La position envers Israël, le sionisme, et l’ingérence extérieure, est pour les Syriens la condition pour le dialogue national ; c’est pourquoi le politicien Qadri JAMIL [figure de l’opposition de l’intérieur - Ndt] a annoncé : « Nous ne participerons pas à un dialogue où le Conseil d’Istanbul serait présent ». C’est ainsi que les Syriens rejettent ceux qui rencontrent la télévision israélienne, ceux qui font appel au sioniste Bernard-Henri Lévy, pour qu’il fasse en Syrie ce qu’il a commis en Lybie ; ceux qui se sentent honorés de rencontrer (Hilary, note d'eva) Clinton, Sarkozy et Juppé.


Ceci n’est pas qu’une question politique, c’est une question de conscience et de morale, et les Syriens en sont fiers.


Enfin, c’est le droit des Syriens, après avoir regardé la séance du Conseil de sécurité sur le dossier syrien, de se sentir fiers d’être plus humains, et plus cultivés, et plus démocrates que ces menteurs représentant les forces d’occupation occidentales qui ont versé le sang des Libyens, des Irakiens, des Libanais. Il est de leur droit de mépriser ces politiciens menteurs qui, hier, affirmaient que l’Irak possédait des armes de destruction massive, et qui affirment aujourd’hui que l’armée syrienne tue les civils alors que des dizaines de soldats syriens sont tués chaque jour.


Lorsque l’on compare Bachar al-ASSAD aux chefs d’États occidentaux qui, par le mensonge, dissimulent les buts de leur guerre contre les peuples, la différence est énorme. Ces derniers se moquent de la «  démocratie occidentale » : SARKOZY n’a pas supporté la révolte des jeunes des banlieues et les a pourchassé, et la « démocratie » d’OBAMA n’a pas toléré les Indignés pacifiques contre la voracité capitaliste. Ce sont ces « démocrates » qui demandent aux Syriens de supporter les crimes de bandes armées !


En suivant la séance du Conseil de Sécurité, les Syriens ont vu des hommes de grande stature face à des nains. Ils ont vu des personnalités occidentales -qui n’ont probablement pas lu le « Faust » de GOETHE cité par Bachar JAAFARI- qui mentaient, sans honte aucune, devant lui.

 

Et les représentants russe et chinois qui eux ont appuyé la Syrie par leur veto, signifiant à l’Occident colonialiste qu’il n’avait plus les mains libres pour imposer sa démocratie sanglante.


Dr Nadia KHOST


6 février 2012.

Traduit de l’arabe par Rim (le 9 février 2012) pour le site silviacattori.net.

[1] Le Conseil de salut national a été élu par l’opposition syrienne le samedi 16 juillet 2011 à Istanbul

[2] Boukein et Zabadani sont des lieux de villégiature proches de Damas, dans les montagnes sur la route du Liban ; la vallée de Zabadani est réputée pour ses vergers.



Dr Nadia Khost, écrivaine syrienne — auteur de nombreux ouvrages, d’essais, et de nouvelles portant sur l’histoire, l’architecture, la conservation et la protection du patrimoine de la Civilisation Arabe — vit à Damas.

 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=29213

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 04:48

 

Alerte ! Sabordage de la Défense Nationale et de l'Armée française !

Arc de triompheVous êtes fatigués, rongés par le doute et un authentique sentiment d’humiliation. N’en soyez pas étonnés: vous faites l’objet, depuis que Nicolas Sarkozy a imposé sa funeste présence à l’Elysée, d’une régression professionnelle et sociale dont il n’est pas d’exemple dans notre histoire.


Le Livre Blanc rédigé à l’initiative du peu regretté Hervé Morin et publié en 2008 applique à l’institution militaire la politique de destruction systématique des services publics qui sévit déjà dans les administrations, l’Education Nationale, l’hôpital et les transports. A partir du 1er janvier 2011, avec l’ouverture des bases de défense supposées “rationaliser” la gestion des effectifs et des missions de la Défense, un pas supplémentaire et peut-être irréversible dans la dégradation de notre armée sera franchi :

  •  la dissolution de régiments entiers s’accélérera

 

  • les transferts de personnels dans d’immenses pôles de défense dépourvus des moyens matériels de remplir leur mission s’effectueront dans des conditions insupportables pour un grand nombre d’entre vous: carrières bouleversées, déménagements forcés, éloignement géographique des conjoints,

 

  • dans le même temps, les personnels sous contrat seront, plus encore que par le passé, poussés dehors. La réduction à terme, en 2014, à 94 000 militaires d’active de l’Armée de Terre (soit la capacité d’accueil du Stade de France…), dont 10 000 seulement destinés à“participer à la protection du territoire national” ne peut déboucher que sur une  totale incapacité en cas de conflit.

Le constat est accablant. La responsabilité des politiques dans ce sabordage de la Défense Nationale et de l’armée est éclatante:

  • la suppression du service national par le président Jacques Chirac a coupé le lien organique armée-nation qu’avait instauré la Révolution Française et rendu l’institution militaire opaque aux yeux des citoyens: combien de civils sont informés des liquidations en cours d’unités dont l’histoire était pourtant intimement liée à celle des villes où elles étaient stationnées, en particulier dans le Nord et l’Est? combien n’en prendront la mesure que lorsque le départ des militaires aura provoqué une catastrophe humaine et économique?

 

  • l’instrumentalisation de notre armée au service de causes étrangères s’est accélérée depuis que Nicolas Sarkozy est arrivé au pouvoir: depuis 2007, l’armée américaine sait qu’elle peut se battre jusqu’au dernier soldat français en Afghanistan, où 52 des nôtres sont déjà tombés,

 

  • le retour dans la structure de commandement de l’OTAN (2009) voulue par le même Sarkozy, le plus pro-américain des présidents français depuis 1945 selon le Département d’Etat américain, est une insulte à notre tradition d’indépendance nationale et marque notre complet assujettissement à la puissance américaine au moment où celle-ci s’effondre.


Soldats, sous-officiers, officiers, vous êtes méprisés par des dirigeants indignes et corrompus. Vous l’êtes parce que vous incarnez une tradition d’honneur et de don de soi qui ne trouve pas sa place dans une société gangrénée par l’argent, où les seules valeurs sont celles qu’on peut coter en bourse, et qui vous berce de l’illusion de la démocratie. Il vous appartient de refuser cette dictature de la médiocrité et de l’impuissance. Le pays ne pourra se relever qu’avec votre concours, votre refus de la décadence et de l’humiliation nationale, votre conscience de la force que vous détenez.
19 mars 2011
Un formidable blog à visiter ! (eva)

Honneur et Patrie

  • Honneur et Patrie
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Honneur et Patrie  

 

  La liberté

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Qui sommes-nous ?


Honneur et Patrie rassemble des militaires de carrière et d'anciens appelés du contingent attachés aux valeurs de la République. Honneur et Patrie estime que la vocation primordiale de l'armée française est la défense du territoire national et des intérêts de la France en relation avec le peuple de France, dont l'armée est le prolongement naturel. Les membres d'Honneur et Patrie s'indignent de la volonté affichée par l'actuel gouvernement de casser le lien organique entre le peuple et son armée et de faire de celle-ci un supplétif de l'Empire américain. A une époque où l'honneur est piétiné et où la patrie est en danger, Honneur et Patrie a décidé de se constituer et de porter sa parole au peuple de France, dans la mesure de ses moyens et avec la discrétion qu'imposent les circonstances.



Voyez ces posts,
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Hommage hypocrite de Sarkozy à nos morts

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Une patrie sans honneur ?

 

 

 

 

"Le plus grand crime , c'est de tuer la langue d'une Nation avec tout ce qu'elle renferme d'espérance et de génie". Charles Nodier.

"La Nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements". Ernest Renan.

 

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 02:43

mercredi 14 septembre 2011

Qui est derrière la Construction Européenne ?


Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la CIA a mené une campagne dans les années cinquante et soixante à créer une dynamique pour la construction Européenne ! Elle a financé et dirigé le mouvement fédéraliste Européen.

La Preuve : http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html





Après 14 années passées à l’Elysée, et quelques semaines avant de mourir, François Mitterrand livra son testament politique aux Français :

« La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort…apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le Monde… C’est une guerre inconnue, une guerre permanente, sans mort apparemment et pourtant une Guerre à mort ! »


Parle-t-on de cette Information dans les Médias ? Non ! … Enfin sauf quand François ASSELINEAU y passe :





Daily Telegraph du 19 septembre 2000 (en français):


 

 

Des documents déclassifiés du gouvernement américain montrent que la communauté du renseignement des États-Unis a mené une campagne dans les années 1950 et 1960 pour favoriser l’unification de l’Europe. Celle-ci finança et dirigea le Mouvement fédéraliste européen.
Les documents confirment des soupçons émis à l’époque : en coulisse, l’Amérique travaillait avec acharnement à pousser la Grande-Bretagne à s’intégrer à un État européen. Un memorandum, daté du 26 juillet 1950, donne des instructions pour une campagne visant à promouvoir un véritable parlement européen. Il est signé par le Général William J. Donovan, chef du Bureau américain des services stratégiques en temps de guerre (OSS), l’ancêtre de la CIA.

Certains de ces documents, découverts par Joshua Paul, chercheur à l’Université de Georgetown à Washington, avaient été mis à disposition par les Archives nationales américaines. Le principal levier de Washington sur l’ordre du jour européen était le Comité Américain pour une Europe Unie (ACUE : American Committee on United Europe), créé en 1948. Donovan, qui se présentait alors comme un avocat en droit privé, en était le président.

Le vice-président, Allen Dulles, était le directeur de la CIA pendant les années 1950. Le comité comptait parmi ses membres Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, ainsi que d’anciennes personnalités et des responsables de l’OSS qui travaillaient par intermittence pour la CIA. Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, l’organisation fédéraliste la plus importante d’après-guerre. En 1958, par exemple, l’ACUE a assuré 53,5 % du financement du mouvement.

L’European Youth Campaign, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Lorsqu’il était à la tête du Mouvement européen, Joseph Retinger, d’origine polonaise, avait essayé de mettre un frein à une telle mainmise et de lever des fonds en Europe ; il fut rapidement réprimandé.

Les dirigeants du Mouvement européen – Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien premier ministre belge, Paul-Henri Spaak – étaient tous traités comme des employés par leurs parrains américains. Le rôle des États-Unis fut tenu secret. L’argent de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de milieux d’affaires ayant des liens étroits avec le gouvernement américain.

Paul Hoffman, directeur de la Fondation Ford et ex-officier de l’OSS, fut également à la tête de l’ACUE à la fin des années 1950. Le Département d’État y jouait aussi un rôle. Une note émanant de la Direction Europe, datée du 11 juin 1965, conseille au vice-président de la Communauté Économique Européenne, Robert Marjolin, de poursuivre de façon subreptice l’objectif d’une union monétaire.

Elle recommande d’empêcher tout débat jusqu’au moment où « l’adoption de telles propositions serait devenue pratiquement inévitable ».

 

http://upr-djamelito.blogspot.com/2011/09/qui-est-derriere-la-construction.html


 

Qui gouverne réellement la France ?

Asselineau, conférence

 


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9 février 2012 4 09 /02 /février /2012 03:41

http://1.bp.blogspot.com/_Y-Op_iE-qEQ/TThC_9Rn4fI/AAAAAAAAA7A/-utqsxbZGuc/s1600/obama_cuba_embargo.png

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Cinquante ans de blocus, l'obsession des États-Unis à l'égard de Cuba: entretien avec Salim Lamrani, universitaire et écrivain

Bernard Duraud
L’Humanité, 7 février 2012

1) Il y a 50 ans, jour pour jour, les États-Unis imposaient des sanctions économiques totales à Cuba. Dans votre dernier livre "Etat de siège*", vous revenez sur cette réalité. Pourquoi un tel acharnement?

Il faut savoir que la rhétorique diplomatique visant à justifier l’hostilité étasunienne vis-à-vis de Cuba a fluctué selon les époques. Dans un premier temps, il s’agissait des nationalisations et de leurs indemnisations. Par la suite, Washington a évoqué l’alliance avec l’Union soviétique comme principal obstacle à la normalisation des relations entre les deux pays. Puis, dans les années 1970 et 1980, l’intervention cubaine en Afrique, plus précisément en Angola et en Namibie, pour aider les mouvements de libération nationale à obtenir leur indépendance et pour lutter contre l’Apartheid en Afrique du Sud, a été pointée du doigt pour expliquer le maintien des sanctions économiques. Enfin, depuis l’effondrement de l’Union soviétique, Washington brandit l’argument de la démocratie et des droits de l’homme pour maintenir l’étranglement économique sur la nation cubaine.

2) Peut-on mesurer concrètement aujourd'hui les conséquences des sanctions économiques pour le peuple cubain?

Les sanctions économiques constituent le principal obstacle au développement de la nation.
Concrètement, Cuba ne peut rien exporter aux États-Unis et ne peut rien importer de ce pays hormis des matières premières alimentaires depuis 2000, à des conditions drastiques, telles que le paiement à l’avance, dans une autre monnaie que le dollar, sans possibilité de prêt, etc. Cela limite donc énormément les possibilités commerciales de l’île, qui doit se fournir auprès de pays tiers à un coût bien supérieur.
Il faut se souvenir que c’est la première puissance mondiale qui impose des sanctions à Cuba et non un pays comme le Luxembourg. Les Etats-Unis ont toujours constitué le marché naturel de Cuba pour des raisons historiques et géographiques évidentes. En 1959, 73% des exportations cubaines étaient destinées au marché étasunien et que 70% des importations en étaient issues. Pendant trente ans, le commerce avec l’Union soviétique a permis de minorer l’impact, mais depuis 1991, Cuba subit de plein fouet le choc de ces sanctions.
Prenons un exemple : Si demain, les touristes américains étaient autorisés à voyager à Cuba – ils peuvent aller en vacances en Chine, au Vietnam ou en Corée du Nord mais pas à Cuba ! – un million de personnes s’y rendrait la première année et cinq millions au bout de cinq ans ce qui génèrerait des ressources de près de cinq milliards de dollars pour l’économie cubaine pour le secteur touristique, c’est-à-dire près trois fois plus qu’aujourd’hui. Une telle somme améliorerait grandement le niveau de vie à Cuba qui, rappelons-le, malgré les difficultés et vicissitudes quotidiennes, reste le seul pays du Tiers-monde où la malnutrition infantile n’existe pas, selon l’UNICEF.

3) Les sanctions ont un double aspect : l'extraterritorialité et la rétroactivité. N'est-ce pas illégal au regard du droit international?

Les sanctions sont effectivement à la fois rétroactives et extraterritoriales, ce qui constitue une grave violation du droit international. Ainsi, depuis 1996 et l’adoption de la loi Helms-Burton, par exemple, un investisseur français souhaitant construire un hôtel à Cuba sur des terres nationalisées dans les années 1960 risque d’être poursuivi par la justice américaine et voir ses investissements sur le territoire américain saisis. Il s’agit là d’une application à la fois rétroactive – c’est-à-dire que la loi s’applique pour des faits survenus avant l’adoption de la législation, ce qui est illégal – et extraterritoriale, c’est-à-dire que la loi sur les sanctions économiques s’applique à des nations tierces.
Par ailleurs, tout bateau de marchandises accostant à port cubain se voit interdire l’entrée du territoire américain pendant 6 mois.
Autre exemple, un constructeur automobile allemand ou japonais – peu importe sa nationalité en réalité – doit démontrer au Département du Trésor que ses produits ne contiennent pas un seul gramme de nickel cubain pour pouvoir les vendre sur le marché étasunien. Donc, Cuba ne peut pas vendre ses ressources et ses produits aux États-Unis mais dans ces cas précis, elle ne pourra pas les vendre à l’Allemagne ou au Japon. Ces mesures extraterritoriales privent ainsi l’économie cubaine de nombreux capitaux et les exportations cubaines de nombreux marchés à travers le monde.

4) Les sanctions ont également un impact dans le domaine de la santé. 

En effet. La Convention de Genève interdit pourtant tout embargo sur les aliments ou les médicaments, y compris en temps de guerre. Or, officiellement, Cuba et les États-Unis ne sont pas en guerre. Pourtant Cuba ne peut importer aucun médicament ou appareil médical des États-Unis, qui jouissent d’une situation de quasi monopole dans ce secteur.
Par exemple, Les enfants cubains ne peuvent bénéficier du dispositif Amplatzer fabriqué aux États-Unis qui permet d’éviter une chirurgie à cœur ouvert. Des dizaines d’enfants sont en attente de cette intervention. Rien que pour l’année 2010, quatre enfants âgés de 3 à 8 ans ont intégré cette liste. Sont-ils responsables du différend qui oppose Washington à La Havane ?

5) Vous évoquez également l'irrationalité conduisant à certaines décisions. Qu'entendez-vous par là?


Légalement, un touriste américain ne peut pas boire un verre de rhum Habana Club dans un café parisien ! Il ne peut pas non plus fumer un cigare Cohiba lors d’un séjour en France ! De la même manière, un Cubain résidant en France ne peut légalement pas manger un hamburger chez Mc Donald’s ! Il s’agit là du côté irrationnel des sanctions car elles sont inapplicables, mais elles sont illustratives de l’obsession des États-Unis à l’égard de Cuba.

Etat de siège. Les sanctions économiques des Etats-Unis contre Cuba
Prologue de Wayne S. Smith
Préface de Paul Estrade
Paris, Editions Estrella, 2011
15€
Disponible en librairie et sur http://www.amazon.fr/Siege-Sanctions-Economiques-Etats-Unis-Contre/dp/2953128425/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1317400645&sr=8-1
Pour toute commande dédicacée, veuillez contacter : lamranisalim@yahoo.fr

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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 20:13

 

 

 

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 02:30

   

Voici le blog de cette jeune femme qui a enfariné François Hollande !

 

http://unmicrosousvotreoreiller.unblog.fr/

 

La voici en psychiatrie…

Claire Seguin, l'enfarineuse de François Hollande, admise en infirmerie psychiatrique

 

http://metrofrance.com/blog/pastureau/files/2012/02/fran%C3%A7ois-hollande-enfarin%C3%A9.png

http://metrofrance.com/blog/pastureau/files/2012/02/fran%C3%A7ois-hollande-enfarin%C3%A9.png


Le HuffPost/AFP   Geoffroy Clavel Première Publication: 2/02/2012 12:48 Mis à jour: 2/02/2012 16:00


Claire Seguin, la femme qui a jeté de la farine au visage de François Hollande, avant d'être placée en garde à vue dans un commissariat du XVe arrondissement, a été admise mercredi soir à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police de Paris (IPPP), a-t-on appris ce jeudi 2 février de source policière.


La décision de ce transfert a été prise vers 22h30 "en raison de son état" et, "apparemment, de troubles psychologiques". Cette "mal logée" a jeté mercredi de la farine au visage de François Hollande, perturbant de manière spectaculaire une intervention du candidat PS dans une manifestation sur le "mal logement" Porte de Versailles à Paris.


Ce dernier, qui n'a pas été blessé, avait alors dédramatisé ce geste, évoquant "l'irresponsabilité" de cette femme. Celle-ci a notamment posté sur un blog des vidéos dans lesquelles elle se disait "harcelée" par l'Éducation nationale, la justice ainsi que "de jeunes hommes".



Réaction de F. Hollande à son enfarinage par francoishollande


Sécurité renforcée pour Hollande


François Hollande, selon la source policière, n'aurait pas l'intention de déposer plainte. Hasard du calendrier, l'équipe chargée de la sécurité du candidat socialiste est passée ce jeudi de deux policiers à quatorze, dirigés par une commandante. Un renforcement décidé de longue date et n'ayant aucun rapport avec l'incident de la farine, a bien précisé son équipe de campagne.

"Nous devons faire attention à tout et moi le premier mais, en même temps, je ne veux rien changer dans la manière avec laquelle je veux m'adresser aux Français", a nuancé François Hollande devant la presse.

Confirmant des informations du Monde.fr, le préfet Nacer Meddah, secrétaire général de la campagne de François Hollande, a indiqué à l'AFP qu'il avait été décidé dès la fin décembre de compléter le dispositif, avec 14 experts, dont deux capitaines, sous l'autorité d'une commandante. Leur nombre permettra la présence en permanence et par roulement de trois policiers auprès de François Hollande.

C'est Daniel Vaillant, ancien ministre de l'Intérieur, qui a négocié ce renforcement avec la place Beauvau, a précisé le préfet. Les fonctionnaires appartiennent au Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Une réunion est prévue ce jour au QG pour tirer tous les enseignements de l'incident de mercredi, a encore dit M. Meddah.

 

 

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Alerte !

 

Le réalisateur de GasLand arrêté - Pétition, 03/02/201.

Mercredi 1 février 2012 Le réalisateur de GasLand arrêté Associated Press Washington / La Presse.ca Le réalisateur de GasLand, un documentaire nommé aux Oscar l’an dernier, a été arrêté alors qu’il…


Pour lire la suite cliquez ici

 

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 02:07
Le double veto pour interdire
la guerre impériale contre la Syrie

Le CCG et l’OTAN perdent leur leadership



Contrairement à ce qui s’était passé lors de l’attaque de l’Irak, la France n’a pas défendu les principes du droit international dans l’affaire syrienne, mais s’est ralliée au camp impérial et à ses mensonges. Avec le Royaume-Uni et les Etats-Unis, elle a essuyé une défaite diplomatique historique, tandis que la Russie et la Chine sont devenues les champions de la souveraineté des peuples et de la paix. Le nouveau rapport de force international n’est pas seulement la conséquence de la décadence militaire des Etats-Unis, il sanctionne aussi le déclin de leur prestige. En définitive, les Occidentaux viennent de perdre le leadership qu’ils se sont partagé durant tout le XXe siècle parce qu’ils ont abandonné toute légitimité en trahissant leurs propres valeurs.

Réseau Voltaire | Damas (Syrie) | 5 février 2012
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Son Excellence M Bashar Ja’afari, représentant permanent de la Syrie à l’ONU durant le la 6710ème réunion du Conseil de Sécurité sur la situation au Moyen-Orient.

Par deux fois, le 4 octobre 2011 et le 4 février 2012, des membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies ont rejeté des projets de résolution sur la situation en Syrie. Cet affrontement a opposé les membres du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) et de l’Organisation du Traité de l’Atlantique-Nord (OTAN) à ceux de l’Organisation de Coopération de Shanghai (OCS).


La fin du monde unipolaire

Ce quadruple veto scelle la fin d’une période des relations internationales qui a débuté avec l’effondrement de l’Union soviétique et a été marquée par une domination sans partage des États-Unis sur le reste du monde. Il ne signifie pas un retour au système bipolaire précédent, mais l’émergence d’un nouveau modèle dont les contours restent à définir. Aucun des projets de Nouvel Ordre Mondial ne s’est concrétisé. Washington et Tel-Aviv ne sont pas parvenus à institutionnaliser le fonctionnement unipolaire qu’ils voulaient ériger en paradigme intangible, tandis que le BRICS n’a pas réussi à créer le système multipolaire qui aurait permis à ses membres de se hisser au plus haut niveau.

Comme l’avait anticipé à juste titre le stratège syrien Imad Fawzi Shueibi, c’est la crise syrienne qui a cristallisé un nouveau rapport de forces, et partant de là une redistribution de la puissance que personne n’a pensé, ni voulu, mais qui s’impose désormais à tous [1].

Rétrospectivement la doctrine d’Hillary Clinton de «  leadership par l’arrière » apparaît comme une tentative des États-Unis de tester les limites qu’ils ne peuvent plus dépasser, tout en faisant porter la responsabilité et les conséquences de leur test à leurs alliés britannique et surtout français. Ce sont ces derniers qui sont se sont mis en scène en leaders politiques et militaires lors du renversement de la Jamahiriya arabe libyenne et qui ambitionnaient de l’être à nouveau pour renverser la République arabe syrienne, même s’ils n’agissaient qu’en vassaux et sous-traitants de l’Empire états-unien. Ce sont donc Londres et Paris, plus encore que Washington, qui ont essuyé une défaite diplomatique et en supporteront les conséquences en termes de perte d’influence.

Les États du tiers-monde ne manqueront pas de tirer leurs conclusions des derniers événements : ceux qui cherchent à servir les États-Unis, comme Saddam Hussein, ou à négocier avec eux, comme Mouammar el-Kadhafi, pourront être exécutés par les troupes impériales et leur pays pourra être détruit. Au contraire, ceux qui résisteront comme Bachar el-Assad et sauront nouer des alliances avec la Russie et la Chine survivront.

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Son Excellence M Li Baodong, représentant permanent de la Chine aux Nations Unies.

Triomphe dans le monde virtuel,

défaite dans le monde réel

L’échec du CCG et de l’OTAN fait apparaître un rapport de force que beaucoup soupçonnaient, mais que personne ne pouvait vérifier : les Occidentaux ont gagné la guerre médiatique et ont du renoncer à la guerre militaire. Pour paraphraser Mao Zedong : ils sont devenus des tigres virtuels.

Durant cette crise, et encore aujourd’hui, les dirigeants occidentaux et les monarques arabes ont réussi à intoxiquer non seulement leurs propres peuples, mais une large partie de l’opinion publique internationale. Ils sont parvenus à faire accroire que la population syrienne s’était soulevée contre son gouvernement et que celui-ci réprimait cette contestation politique dans le sang. Leurs chaînes sattelitaires ont non seulement réalisé des montages fallacieux pour induire le public en erreur, mais elles ont aussi tourné des images de fiction en studio pour les besoins de leur propagande. En définitive, le CCG et l’OTAN ont inventé et fait vivre médiatiquement durant dix mois une révolution qui n’existait qu’en images, tandis que sur le terrain la Syrie devait affronter seule une guerre de basse intensité menée par la Légion wahhabite appuyée par l’OTAN.

Cependant, la Russie et la Chine ayant fait une première fois usage de leur veto et l’Iran ayant annoncé son intention de se battre aux côtés de la Syrie si de besoin, les États-Unis et leurs vassaux ont dû admettre que poursuivre leur projet les absorberaient dans une guerre mondiale. Après des mois de tension extrême, les États-Unis ont admis qu’ils bluffaient et qu’ils ne disposaient pas des bonnes cartes dans leur jeu.

Malgré un budget militaire de plus de 800 milliards de dollars, les USA ne sont qu’un colosse aux pieds d’argile. En effet, si leurs forces armées sont capables de détruire des États en voie de développement, épuisés par des guerres précédentes ou par de longs embargos, comme la Serbie, l’Irak ou la Libye, elles ne peuvent ni occuper des territoires, ni se mesurer à des États capables de leur répondre et de porter la guerre en Amérique.

Malgré les certitudes du passé, les USA n’ont jamais été une puissance militaire significative. Ils ne sont intervenus que quelques semaines à la fin de la Seconde Guerre mondiale face à une ennemi déjà épuisé par l’Armée rouge ; ils ont été défaits en Corée du Nord et au Vietnam ; ils ne sont pas parvenus à contrôler quoi que ce soit en Afghanistan ; et ils ont été contraints de fuir l’Irak de crainte d’y être écrasés.

Durant les deux dernières décennies, l’Empire états-unien a effacé la réalité humaine de ses guerres et a communiqué en assimilant guerre et jeux vidéos. C’est sur cette base qu’il a conduit ses campagnes de recrutement, et toujours sur cette base qu’il a formé ses soldats. Aujourd’hui, il dispose de centaines de milliers de joueurs vidéos en guise de soldats. Par conséquent, au moindre contact avec la réalité, leurs forces armées sont démoralisées. Selon leurs propres statistiques, la majorité de leurs morts ne tombe pas au champ d’honneur, mais se suicide, tandis qu’un tiers de leur personnel sous les drapeaux souffre de troubles psychiatriques rendant inapte au combat. La démesure du budget militaire du Pentagone est incapable de compenser son effondrement humain.

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Son Excellence M Vitaly I. Churkin, représentant permanent de la Fédération de Russie auprès des Nations Unies.

De nouvelles valeurs :

la sincérité et la souveraineté

L’échec des États du CCG et de l’OTAN est aussi celui de leurs valeurs. Ils se sont présentés en défenseurs des droits humains et de la démocratie, alors qu’ils ont établi la torture en système de gouvernement et que la plupart d’entre eux sont opposés au principe de souveraineté populaire.

Même si l’opinion publique en Occident et dans le Golfe est sous-informée sur ce sujet, les États-Unis et leurs vassaux ont mis en place depuis 2001 un vaste réseau de prisons secrètes et de centre de tortures, y compris sur le territoire de l’Union européenne. Sous prétexte de guerre contre le terrorisme, ils ont semé la terreur, enlevant et torturant plus de 80 000 personnes. Durant la même période, ils ont créé des unités d’opérations spéciales dotées d’un budget de près de 10 milliards de dollars annuel qui revendiquent des assassinats politiques dans au moins 75 pays, selon leurs propres rapports.

En ce qui concerne la démocratie, les États-Unis actuels ne font pas mystère de ce qu’elle ne signifie pas à leurs yeux « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple » selon l’expression d’Abraham Lincoln, mais uniquement la soumission des peuples à leur volonté comme l’ont montré les propos et les guerres du président Bush. Au demeurant, leur constitution récuse le principe de souveraineté populaire et ils ont suspendu leurs libertés constitutionnelles fondamentales en instituant un état d’urgence permanent avec le Patriot Act. Quand à leurs vassaux du Golfe, il n’est pas nécessaire de rappeler que ce sont des monarchies absolues.

C’est ce modèle, qui associe sans honte crimes à grande échelle et discours humanitaire, qui a été défait par la Russie et la Chine ; des États, dont le bilan en matière de droits de l’homme et de démocratie pour autant qu’il soit très critiquable n’en est pas moins infiniment supérieur à celui du CCG et de l’OTAN.

En faisant usage de leur veto, Moscou et Beijing ont défendu deux principes : le respect de la vérité, sans laquelle la justice et la paix sont impossibles ; et le respect de la souveraineté des peuples et des États, sans lequel aucune démocratie n’est possible.

Le moment est venu de de se battre pour reconstruire la société humaine après une période de barbarie.

[1] "Russia and China in the Balance of the Middle East : Syria and other countries", par Imad Fawzi Shueibi, Voltaire Network, 27 janvier 2012.

Thierry Meyssan

Thierry Meyssan Intellectuel français, président-fondateur du Réseau Voltaire et de la conférence Axis for Peace. Il publie des analyses de politique étrangère dans la presse arabe, latino-américaine et russe. Dernier ouvrage en français : L’Effroyable imposture : Tome 2, Manipulations et désinformations (éd. JP Bertand, 2007).

 
Mensonges et vérités sur la Syrie
Mensonges et vérités sur la Syrie
Guerre médiatique
 
Le lynchage de Mouammar Kadhafi
Le lynchage de Mouammar Kadhafi
 http://www.voltairenet.org/Le-CCG-et-l-OTAN-perdent-leur
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Alain Juppé : « L’intervention française en Libye

est un investissement sur l’avenir »


Une fois écrasée Tripoli dans le sang, les membres de la Coalition conduite par l’OTAN tombent le masque. Ainsi, le ministre français des Affaires étrangères —qui avait planifié l’intervention quatre mois avant les événements de Benghazi, alors qu’il était encore ministre de la Défense— s’appesantit moins sur la prétendue « protection de la population civile » agonisant sous les bombes, et évoque les retours sur investissements de cette opération coloniale.

Réseau Voltaire | Paris (France) | 3 septembre 2011
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Alain Juppé à bord d’un véhicule blindé.

Vendredi 26 août, le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, dans un entretien au quotidien Le Parisien, a déclaré : « Quand on m’interroge sur le coût de l’opération – le ministère de la Défense parle de 1 million d’euros par jour – je fais remarquer que c’est aussi un investissement sur l’avenir. Les ressources du pays ont été confisquées par Kadhafi qui a accumulé les stocks d’or. Cet argent doit servir au développement de la Libye ; une Libye prospère sera un facteur d’équilibre pour la région ».

Interrogé sur les origines de l’intervention de la France dans le conflit, le ministre des Affaires étrangères a reconnu : « On nous a reproché du retard à l’allumage lorsque que se sont déclarées les manifestations du Printemps arabe […] C’est fini. Notre ligne, qui a déjà prévalu en Côte d’Ivoire, c’est de privilégier les aspirations des peuples et la protection des populations civiles  ».

Nous notons que les régimes de Ben Ali et de Moubarak étaient des alliés de la France. Ce qui se passe en Libye n’est pas une révolution populaire (« Printemps arabe ») comme on a pu le constater en Tunisie ou en Égypte, mais une ingérence militaire étrangère dans le but de déstabiliser le régime en place. Ainsi, sous couvert humanitaire, la France s’immisce dans les affaires d’un État souverain comme la Libye.

Et c’est également le cas pour la Syrie, la France se vantant d’avoir « dit la première que Bachar al-Assad devait quitter le pouvoir » ! Selon Alain Juppé, la France est « à la pointe de la mobilisation internationale pour faire pression sur le régime par des sanctions politiques et financières ». Il a cependant concédé que : « L’intervention militaire n’est évidemment pas envisageable aujourd’hui, car il faut tenir compte de la situation régionale et internationale du dossier syrien ». Ainsi donc, après le démantèlement du régime libyen, la France se prépare à faire de même en Syrie !

Le ministre des Affaires étrangères s’explique ensuite sur les différences entre les dossiers libyen et syrien : « La première différence, c’est qu’il n’y a pas de mandat international ». Et il s’exclame : « Nous n’allons pas, sous notre propre responsabilité, nous lancer dans une opération militaire ! » Serait-ce en réalité dû au fait que « la Russie, mais aussi la Chine, le Brésil ou l’Inde s’y opposent » ?

La France et l’Occident ont d’autres desseins en Libye et au Sahel. Ce n’est nullement la démocratie, ni la souveraineté des peuples, qui les intéressent, mais plutôt la situation stratégique du Sahel.

Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

Réseau Voltaire

Voltaire, édition internationale

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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 00:01
Dimanche 5 février 2012
34448-char-1,bWF4LTY1NXgwRony Brauman ne peut bien entendu pas se départir d'une certaine bienséance de langage, et traite au passage comme le veut la tradition, Kadhafi de Tyran. Cela déforme évidemment ce qu'il dit, car après tout, tout est bon pour se débarrasser d'une tyrannie, non?, mais l'essentiel n'est pas là. Aujourd'hui il nous faut bien hurler tous en coeur contre ces salauds de Russes et de Chinois qui empêchent le si brave Occident de venir en aide aux Syriens, - et parler le moins possible des conséquences directes d'une telle «aide», ou alors sur le ton des phénomènes naturels inévitables.
    

En Libye, la responsabilité de protéger à l'épreuve des faits

 
Par Rony Brauman, membre du Crash (http://www.msf-crash.org/)
 
MSF vient de retirer ses équipes de Misrata (Libye), refusant le rôle d'auxiliaire médical de la torture que voulaient lui attribuer des chefs de milices locales. En prenant cette décision, MSF s'est appliquée la règle éthique qui, du code de Nuremberg à l'appel d'Amnesty aux médecins, nous enjoint de ne soigner qu'au bénéfice du patient. Traiter un blessé pour permettre à ses bourreaux de le torturer à nouveau, c'est s'inscrire dans le processus même de la torture et c'est ce refus qu'a justement exprimé MSF.
 
La nouvelle n'est pas passée inaperçue mais a filé dans le flot d'une actualité au demeurant chargée. Discrète, elle n'a manifestement pas troublé ceux qui n'avaient pas assez de mots pour dénoncer ces pratiques il y a quelques mois, lorsqu'elles servaient de paravent de légitimité à l'opération «Unified Protector».
 
Cette guerre, on le sait, a été conduite au nom de la «responsabilité de protéger les populations civiles» (dite R2P), ce qui appelle une responsabilité politique particulière de la part des «protecteurs» vis-à-vis des «protégés». Rappelons que c'est pour fournir un bouclier à la population de Benghazi que fut enclenchée la campagne militaire, et que de cet objectif limité, l'Otan est passée à une guerre contre le régime lui-même. C'est notamment parce que les conséquences de cette guerre me paraissaient à l'évidence impossibles à assumer que j'ai pris position contre elle. De fait, la situation en Libye se dégrade continûment. Les affrontements entre groupes armés se multiplient, la société se militarise et se fragmente en identités locales, on se bat pour le contrôle des ressources. Le CNT est impuissant. Reconnu dans une précipitation sans précédent (à peine trois semaines après sa constitution, dans l'ignorance de sa composition), dûment consacré «révolutionnaire», «démocratique» et «légitime» par la France et le Royaume Uni, il n'est visiblement rien de tout cela aux yeux d’une bonne partie de la population libyenne.
 
Le gouvernement de transition n'a pas plus de pouvoir, ne disposant d'aucune base institutionnelle sur laquelle (re)construire un État comme l'a montré Patrick Haimzadeh dans le livre et les articles qu'il a publiés à ce sujet [1] . Au moment où les forces occidentales entamaient leur retrait d'Afghanistan et d'Irak, avouant à demi-mot leur total échec, les mêmes s'engageaient en Libye pour en changer le régime également, mais avec une nouvelle recette intitulée «no boots on the ground». Cette fois-ci, ça allait marcher. De fait, cette guerre sans aucune perte du côté Otan s'est conclue par la mise à mort du tyran. La victoire militaire est incontestable, ce dont personne ne pouvait douter sérieusement. Son résultat politique, autrement dit les conséquences pratiques pour les Libyens, est une tout autre affaire, dont se détournent visiblement ceux que la Libye semblait encore obséder il y a peu. On les comprend car il n'y a pas lieu de pavoiser. La guerre est le terrain d'élection des entrepreneurs de violence, elle a sa dynamique propre, favorise les plus radicaux ; les réactions en chaîne, les mèches qu'elle allume sont incontrôlables, et c'est pourquoi la notion de «guerre humanitaire» réapparue sous le nom de code R2P est à mon sens intenable.
 
[1] Au cœur de la Libye de Kadhafi, JC Lattès, mars 2011, « Libye: qui veut lâcher BHL? », Mediapart, 22 avril 2011.
  
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Libye: Un ancien ambassadeur en poste à Paris torturé à mort
Reuters le 03.02.12

 
Omar Brebech, qui était ambassadeur de Libye en France en 2008, a été torturé à mort le mois dernier par des miliciens révolutionnaires de la ville de Zentane, affirme ce vendredi le groupe de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW).
 
Zentane, à une centaine de kilomètres au sud-ouest de Tripoli, est la ville où est détenu Saïf al Islam Kadhafi et l'annonce de la mort d'Omar Brebech renforce les craintes sur le sort réservé au fils de l'ancien «guide» libyen.

Blessures multiples et plusieurs côtes cassées
 
Selon un rapport d'autopsie que HRW a pu consulter, l'ancien ambassadeur libyen à Paris a été retrouvé mort le 20 janvier à Zentane, au lendemain de son arrestation à Tripoli. Il avait des blessures multiples et plusieurs côtes cassées.
 
«Human Rights Watch a consulté le rapport de la police judiciaire de Tripoli qui précise que Brebech est mort sous la torture et qu'un suspect non identifié a reconnu l'avoir tué», précise l'ONG basée à New York.
  
 
HRW ajoute que des photos du corps montrent bien que Brebech a été torturé. La milice de Zentane qui serait responsable de cet assassinat, Al Chohada Achoura, n'a pu être jointe vendredi.
 
Omar Brebech, qui était âgé de 62 ans, a été en poste à Paris de 2004 à 2008, d'abord comme attaché culturel puis comme ambassadeur par intérim lors des neuf derniers mois de son affectation en France.

Reuters
 
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Libye: le premier procès de partisans de Kadhafi est reporté au 15 février

AFP, 5/02/12

BENGHAZI — Le premier procès de partisans de Mouammar Kadhafi s'est ouvert dimanche devant un tribunal militaire à Benghazi (est), avec 41 personnes accusées d'avoir comploté contre la révolution libyenne, avant d'être reporté au 15 février à la demande de la défense.

"Nous ouvrons le premier procès en relation avec la révolution du 17 février", a déclaré le juge Ali Hamdi à l'ouverture d'une audience publique entourée de strictes mesures de sécurité.

La défense composée d'une quinzaine d'avocats a contesté la tenue du procès devant un tribunal militaire, la grande majorité des accusés étant des civils.

Les partisans de Kadhafi sont accusés notamment de "soutenir l'ancien régime contre la révolution libyenne" déclenchée le 17 février, de former "une bande dans le but de commettre des actes criminels" et d'aider des détenus à s'évader de leur prison.

Les accusés ont été arrêtés fin juillet à Benghazi après un raid meurtrier mené par les ex-rebelles libyens contre un groupe de partisans de l'ancien régime, qui avait fait 15 morts, dont quatre ex-rebelles.

[...] Ce procès se tient au moment ou des milices formées d'anciens rebelles qui avaient combattu le régime Kadhafi font l'objet de critiques grandissantes de la part d'organisation de défense des droits de l'Homme, qui les accusent de torturer des prisonniers, pour la plupart des fidèles à l'ancien pouvoir.

La semaine dernière, Amnesty International et Médecins sans frontières (MSF) ont dénoncé une pratique "généralisée" de la torture, parfois à mort, sur des détenus partisans présumés de l'ancien régime. Les autorités ont assuré jeudi qu'elles enquêteraient sur ces affaires.

Les Nations unies ont aussi pointé du doigt les "brigades révolutionnaires" accusées de détenir des milliers de personnes dans des prisons secrètes. Selon les ONG, la Libye compte environ 8.500 détenus dans une soixantaine de prisons gérées en majorité par les milices.


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5 février 2012 7 05 /02 /février /2012 03:28

 

Le : 13 Décembre 2011

Poutine a-t-il vraiment perdu les élections russes?

unie poutine medvedev élections russie 

 

 Des urnes s'est dégagé un vote de volonté de puissance


Alors qu'ils adorent Gorbatchev, qui n'a plus aucune audience en Russie, les médias français détestent Vladimir Poutine. Il est, pour l’idéologie médiatique, trop russe, trop autoritaire et sans doute aussi, inconsciemment, trop blanc. Sa synthèse des énergies historiques russes, incluant l’héritage tsariste et stalinien, est aussi répréhensible qu’incompréhensible pour ceux qui instrumentalisent de façon totalement manichéenne les fractures nationales de l’histoire. L’ancien du KGB est, certes, un personnage plus qu’ambigu, mais ses efforts pour rétablir une fierté russe sont incontestables. Incontestable également le caractère autoritaire de l’homme et de son régime.


Quand on regarde les résultats électoraux, on ne peut nier que le parti du futur président, mené au combat électoral par le futur Premier ministre, a connu un revers. Avec 49,5% des voix, Russie Unie, arrive bien en tête et conserve la majorité des sièges à la Douma (parlement). Mais, il recule de 14 points par rapport au scrutin de 2007 où il avait obtenu 64% des suffrages.

Trois autres partis progressent. Le Parti communiste se place en deuxième position avec 19% (contre 11,6% en 2007). Arrivent ensuite le Parti Libéral-démocrate (nationaliste) du leader populiste Vladimir Jirinovski avec 12% (contre 8,1% en 2007) et Russie Juste, avec 13% (7,7% précédemment). Aucun autre parti ne franchit le seuil des 7%, nécessaire pour être représenté à la Douma. Au Parlement, Russie Unie bénéficiera d'une légère majorité en sièges avec 238 élus sur 450. Les communistes en obtiennent 92 ; Russie Juste, 64 ; les ultra nationalistes 56.

Le message des électeurs est clair ; ils veulent un retour de la puissance russe, et cela va du rouge vif au brun foncé. Russie unie a peut être bourré les urnes, mais le vote va dans une unique direction. Quand Poutine dit qu’il va tenir compte de la volonté des Russes, on aurait tort de croire qu’il va « libéraliser » le régime pour complaire aux Occidentaux, comme l’envisagent quelques commentateurs superficiels. Au contraire, le message est « il était temps ». Temps que Poutine revienne au Kremlin et dirige seul le pays. Les Russes veulent un Poutine fort, pour un pays puissant, et pas un Medvedev lisse et complaisant, pour ne pas heurter l’étranger.


Ne pas se tromper de vaincu

L’opposition démocratique existe certes. Elle est dans la rue quand elle peut, et occupe, grâce à la technologie nouvelle et aux soutiens américains, une surface médiatique. Mais, malgré cette ingérence évidente, les démocrates militants sont encore moins représentatifs que les blogueurs égyptiens. Ils sont marginaux et surmédiatisés.

En fait, selon des analystes russes cités par Le Courrier International, Poutine a bien joué en se démarquant d’un parti lié à Medvedev et en perte de vitesse. « Ce résultat en baisse s'explique, entre autres, par l'atmosphère consécutive à la crise, par le fait que le parti n'était pas emmené par Poutine lui-même [c'est Dimitri Medvedev qui était la tête de liste] et par la multiplication des critiques contre Russie Unie, durant la campagne. Mais la raison principale de cette chute est, certainement, que Vladimir Poutine n'avait pas besoin que Russie Unie fasse un score impressionnant », estime le politologue Sergueï Tcherniakhovski…

D'après lui, toutes les lois indispensables ont déjà été adoptées, et c'est sous le mandat de la Douma sortante que Poutine avait besoin de pouvoir provoquer un impeachment, tant que Dmitri Medvedev était président. « Vu le résultat d'aujourd'hui, on se demande ce que pèse Medvedev », poursuit Tcherniakhovski, pour qui Russie Unie l'emportait largement quand Poutine était à la tête du parti.

« Ces législatives remettent en question le destin politique de Medvedev », renchérit le politologue Rostislav Tourovski. Le vice-président du Centre de communication politique, Gueorgui Tchijov, partage cet avis : en cédant la direction du parti à Dmitri Medvedev, Poutine a « bien joué et a évité de se retrouver associé à un parti qui est sur la pente descendante »


Un message nationaliste

En fait, Poutine sait que le nationalisme est la valeur montante, liée à un rejet des immigrés. C’est ce qui explique la percée du parti de Vladimir Jirinovski, malgré la réputation sulfureuse de ce leader plus que controversé, ridiculisé même depuis des années. Mais toujours là. Il veut rétablir l’empire dans ses frontières soviétiques et rejoint, par les propositions sociales, le parti communiste qui renaît petit à petit de ses cendres. Staline reste l’une des personnalités préférées, malgré ses crimes, reconnues et acceptés des Russes.


Les Russes n’ont pas voté contre Poutine pour plus de démocratie. Ils ont voté pour plus de nationalisme et de grandeur, contre la soft Russie de Medvedev. Voilà le vrai message.


Jean Bonnevey


09/12/2011
Metamag.fr, le magazine de l’esprit critique

Correspondance Polémia – 13/12/2011

Image : affiche de Russie Unie

Jean Bonnevey

 

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Dernières contre-infos :

 

9/11:

Pour les endormis qui n'ont toujours rien compris : après 10 ans de silence, l'ex-Agent de la CIA, Susan Lindauer peut désormais témoigner sur le 11 Septembre 2001 (vidéo):



Syrie:

L’archevêque d’Alep : «Il faut donner sa chance à Assad»:

«La Syrie est une tête de pont pour une agression contre l’Iran» entretien de Joëlle Penochet à La Nouvelle République:


Les Forces spéciales britanniques, la CIA et le MI6 appuient l’insurrection armée. Une intervention de l’OTAN est envisagée:

Iran:
                         L'intox du nucléaire iranien militaire:

Nouvelle opération sous faux drapeau possible: "Surveillez le porte-avions américains USS Enterprise ! (vidéo sous-titrée):


Pétrole iranien boycotté : les Français, premières victimes!, par Mireille Delmarre:


L'AFP en flagrant délit de manipulation sur Chavez et Ahmadinejad ! (vidéo):


Libye:

MSF fait état de tortures dans la Libye ’’libérée’’ (vidéo sous-titrée):

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 01:00

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Europe: Toute l'info, le dossier ici :

 

Jeudi 2 février 2012

Dossier UE de Merckel, des Américains, du Nouvel Ordre Mondial

 

sur mon blog R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-dossier-ue-de-merckel-des-americains-du-nouvel-ordre-mondial-98447087.html

 

 

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http://www.les-crises.fr/images/0820-dettes/0822-financement-grece/dessin-cartoon-grece-11.jpg

 

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 04:12

Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie: texte intégral !

 


Omar Mezri, Safwene Grira et Ahmed Manai
Lundi 30 Janvier 2012


 Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie: texte intégral!


Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie
Mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie


Au Nom d’Allah, le Miséricordieux, le Très Miséricordieux
{Certes, Nous avons proposé la responsabilité aux Cieux, à la terre, et aux montagnes : ils ont refusé de l’assumer, et l’ont redoutée, alors que l’Homme l’assuma, car lui, il se permet de persister dans l’injustice et de persister dans l’ignorance.} : Saint Coran.
Rapport
Le Chef de la Mission des observateurs de la Ligue Arabe en Syrie de la période du 24/12/2011 au 18/01/2012 :
Premièrement : Considérations juridiques.
1 - Le conseil de la Ligue arabe a adopté la résolution numéro 7436 en date du 02/11/2011 l’inscrivant comme plan de travail arabe annexé à la résolution, et il a salué l’approbation du Gouvernement syrien de ce plan. Il a également souligné la nécessité de s’engager à la mise en œuvre immédiate et complète du contenu de ce plan et de l’ensemble de ses parties.
2 - Le conseil de la Ligue arabe a adopté la résolution numéro 7439 en date du 16/11/2011 approuvant le projet de protocole sur le statut juridique et les fonctions de la Mission d’observation de la Ligue arabe en Syrie chargée de vérifier l’application des termes du plan arabe pour résoudre la crise en Syrie et de fournir une protection pour les civils syriens. Il a demandé au Secrétaire général de la Ligue des États arabes à prendre les mesures appropriées pour désigner le président de la Mission d’observation de la Ligue arabe et à prendre les contacts nécessaires avec le gouvernement syrien afin de signer le Protocole d’accord.
3 – Le conseil de la Ligue arabe a adopté la résolution numéro 7441 en date du 24/11/2011 qui demandait au Secrétaire général d’envoyer une mission d’observateurs de la Ligue arabe auprès de la République arabe syrienne qui doit s’acquitter de ses missions en conformité et dans les plus brefs délais avec les dispositions du Protocole dès sa signature.
4 – La République arabe syrienne et le Secrétariat général de la Ligue des États arabes ont signé, le 19/12/2011, le Protocole sur la constitution de la Mission composée d’experts militaires et civils des États arabes et des candidats d’organisations non gouvernementales concernés par les droits de l’homme devant se rendre sur le territoire de la République arabe syrienne. Il est à noter que l’article V mentionne que la Mission d’observation envoie des rapports périodiques sur ses conclusions au Secrétaire général de la Ligue des États arabes et au Gouvernement syrien en vue de soumettre son rapport – pour examen et prise des mesures adéquates – au Conseil des ministres par le biais du Comité ministériel désigné pour le suivi de la situation en Syrie.
5 - Le Conseil de la Ligue arabe a approuvé en date du 20/12/2011, la nomination du général Mohammad Mustafa Ahmed al-Dabi de la République du Soudan en qualité de Président de la Mission d’observation de la Ligue arabe.
Deuxièmement : Constitution de la Mission
6 – Le Secrétariat général a demandé aux États membres et aux organisations non gouvernementales arabes de notifier les noms des candidats devant rejoindre la Mission d’observation en Syrie. Et à la lumière de cette procédure, la Mission d’observation des observateurs de la Ligue arabe est constituée – à ce jour - par 166 membres en provenance de 13 pays arabes et de six organisations non gouvernementales arabes concernées.
Troisièmement : Visite en Syrie d’une délégation du Secrétariat général.
7 – Dans le cadre de la préparation de la mission, une délégation préliminaire du Secrétariat général s’est rendue auprès de la République Arabe Syrienne le 22/12/2011 pour discuter de tous les préparatifs logistiques nécessaires à la Mission.
8 – En application des dispositions du Protocole, le Gouvernement syrien a confirmé sa disponibilité à fournir toutes les facilités, à livrer l’équipement technique nécessaire au travail de la mission, à garantir la liberté de circulation pour tous les membres de la mission sur l’ensemble du territoire syrien, à assurer la sécurité de ses membres et à ne pas entraver ou empêcher sur le plan sécuritaire et administratif la réalisation des objectifs de la Mission. Il a également insisté sur son engagement à respecter la liberté de la Mission d’organiser les rencontrer et les réunions nécessaires et de fournir à cet effet une protection complète à ses membres tout en mettant en relief la responsabilité des membres de la mission en cas de leur insistance à visiter les zones sur lesquelles les services de sécurité auraient mis en garde contre leur visite. Il a également confirmé son engagement de permettre l’entrée au territoire syrien des journalistes et des médias des pays arabes et internationaux en conformité avec les listes nominatives et avec les règlements en vigueur en Syrie.
Quatrièmement. L’arrivée du chef de la Mission en Syrie et ses visites à caractère exploratoire.
9 – Le général Mohammed Ahmed Mustafa al-Dabi, chef de la Mission d’observation auprès de la République arabe syrienne, est arrivé le samedi soir 24/12/2011. Il a tenu une série de réunions avec M. Walid Mouallem, ministre des Affaires étrangères, et avec des fonctionnaires du gouvernement syrien qui ont confirmé leur volonté de coopérer pleinement avec la Mission et sont désireux de la réussite de sa mission et leur disposition à faciliter la visite pour surmonter tous les obstacles rencontrés, comme cela a été déjà convenu sur les engagements en matière de logistique et de sécurité garantie pour la Mission.
10 – La partie syrienne a averti qu’il y a certaines zones qui ne seront pas en mesure d’être garanties par les forces de sécurité qui ne peuvent assurer la protection des accès tant pour eux que pour les observateurs craignant leur exposition à la colère des citoyens. Le Chef de la Mission considère que cette situation est par contre favorable à un contact direct avec la population et avec l’opposition sans la surveillance du gouvernement. Il s’agit ainsi de lever la barrière de la peur et mettre les citoyens à l’abri d’éventuelles poursuites ou conséquences qu’ils pourraient redouter des autorités syriennes.
11 – Le chef de Mission a terminé les préparatifs de la mission sur le terrain tant sur le plan technique que sur la fourniture des moyens de transport et des dispositifs de communication nécessaires pour le démarrage de la mission. Il a également rencontré les membres de la délégation qui venaient d’arriver en Syrie et il les a informés sur les obligations de leur mission et des termes de référence pour effectuer le travail selon les dispositions du protocole. Ensuite, les membres de la Mission ont prêté le serment de réaliser leur mission sur la base du texte que le chef de la Mission a préparé à cet effet.
12 – Le 27/12/2011, le chef de la Mission, accompagné par 10 observateurs, a effectué une visite à caractère exploratoire à la ville de Homs considérée comme l’une des zones les plus sensibles, celle qui a vu des actes de violence et d’affrontements armés entre les militaires et l’opposition syrienne et où il y a encore quelques barrières de sécurité qui séparent les quartiers.
13 - Après son arrivée à Homs, le chef de mission a immédiatement rencontré le Gouverneur de la ville qui a expliqué qu’elle souffre de la propagation de la violence du fait des groupes armés, des cas d’enlèvements, des actes de sabotage des installations étatiques et civiles, du grand manque de nourriture en raison du siège imposé par les groupes armés dont le nombre est estimé à 3.000 membres. Le Gouverneur de la ville a souligné l’échec de toutes les tentatives pour arriver à une accalmie malgré l’effort des hommes du clergé et des dignitaires de la ville qui ont demandé le recours aux moyens adéquats pour régler le problème des soldats et des équipements pris en otage à l’intérieur du quartier de Bab Amrou.
14 – La mission a visité certains quartiers résidentiels (Bab Amrou, Karam as Zeytoun, Khalidiya, Ghouta) sans gardes de protection. Elle y a rencontré un certain nombre de citoyens, les opposants qui ont manifesté contre l’état de terreur, l’état de siège et la violence dont ils souffrent de la part des forces gouvernementales. Elle a vu les effets de la dévastation et la destruction des quartiers le long des périphériques. Cette visite a eu lieu alors que s’effectuaient de tirs nourris entre les antagonistes. La mission a constaté un échange de tirs nourris dans Bab Amrou entre l’armée et l’opposition. Elle a également vu quatre véhicules militaires dans certaines zones incitant le véhicule de la Mission à quitter les lieux. De retour au chef-lieu de la province, il a été convenu avec le gouverneur de maintenir sur place cinq membres de la Mission à Homs pour le lendemain afin de continuer à faire l’évaluation de la situation sur le terrain et de rencontrer le plus grand nombre possible de citoyens.
15 – Immédiatement après le retour de Homs, le chef de la Mission a tenu une réunion avec la partie gouvernementale et lui a demandé de faire retirer les véhicules militaires de la ville, d’arrêter la violence, de protéger les civils, de procéder à la levée du siège et d’assurer la fourniture de nourriture en plus d’échanger les cadavres entre les deux parties.
16 - La partie syrienne a confirmé, lors de la réunion, l’évacuation de la ville et des quartiers de toutes les formes de conflits armés, sauf le maintien de trois véhicules militaires en panne et encerclés. Il a été demandé l’assistance de la Mission pour la récupération d’un véhicule militaire aux mains des groupes armés contre la libération de quatre membres des groupes et l’échange de cadavres tués (5 de chaque partie). Il a été convenu la permission de l’acheminement des denrées alimentaires de base vers la population de la ville ainsi que l’envoi du véhicule de nettoyage pour enlever les déchets. Il a été convenu, à la fin de la réunion, sur une autre visite de la mission à Homs, le lendemain, accompagné par le major général Hassan Sharif coordinateur de la sécurité de la partie gouvernementale.
17 – Cette visite a été l’occasion de faire connaissance avec une des figures de proue de l’opposition agissant en qualité de responsable de l’information dans l’Assemblée nationale et avec qui s’engagea un long débat sur l’offre faite par le gouvernement syrien ainsi que sur le meilleur moyen de mettre en œuvre cet accord. Ainsi s’est réalisé le retrait et la récupération de tous les véhicules militaires, l’échange des corps des morts, l’entrée des camions chargés de la nourriture et la libération de trois prisonniers et deux femmes de leurs familles en présence de la Mission. Ceci a conduit à calmer la situation dans la ville.
18 – Cinq jours après le déploiement des observateurs de la Mission dans cinq secteurs, la commission ministérielle arabe a demandé au chef de la Mission de présenter aux autres membres du Comité un rapport sur sa mission. Il s’est donc dirigé vers Le Caire et le 01/08/2012 il a donné un exposé oral devant le comité. Il a été décidé de poursuivre la Mission et de présenter un rapport final comme prévu à la fin de la période déclarée dans le Protocole en l’occurrence le 19/1/2012.
Le chef de la mission est revenu à Damas pour poursuivre ses fonctions et faire face à certaines difficultés survenues de la part des parties pro-gouvernementales et des parties de l’opposition, surtout après les déclarations qui ont suivi la réunion du Comité et communiquées aux médias, mais cela n’a pas d’incidence sur le travail de la mission et son déploiement étendu et progressif dans des zones multiples.
19 – Durant la période écoulée, depuis l’arrivée de la Mission et à ce jour, la Mission a reçu de nombreuses correspondances émanant du Comité syrien chargé de la coordination avec la Mission qui indiquent les pertes humaines et matérielles subies par les institutions et les offices du gouvernement syrien à la suite à des actes de sabotage – selon leurs propos – qui ont affecté – comme ils le mentionnent – tous les secteurs vitaux et les services publics dans l’État syrien.
Cinquièmement : Le déploiement de la Mission des observateurs de la Ligue des États arabes en Syrie.
20 – La mission a déployé ses membres sur 15 secteurs couvrant 20 villes et régions dans l’ensemble de la Syrie, selon les dates indiquées ci-dessous. La raison de la différence de ces dates est la faiblesse de la préparation administrative, technique, y compris l’arrivée de véhicules et des personnes, en tenant compte du fait que la distribution a été équilibrée où chaque secteur a été doté de 10 membres, presque de toutes les diverses nationalités arabes. Ces détachements de la Mission se sont déployés dans les secteurs, les provinces et les villes de Syrie comme suit :
- le 29/12/2011 la Mission a fait démarrer les 6 secteurs de Damas, Homs, le Rif de Homs, Idlib, Doura Hama.
- le 04/01/2012 a été lancé le secteur d’Alep.
- Le 09/01/2012 ont été lancés les deux secteurs de Lattaquié et de Deir Al-Zour. Cependant le 01/10/2012, ils sont retournés à Damas après une exposition à des attaques ayant provoqué des blessures sur deux observateurs à Lattaquié ainsi que des pertes matérielles sur les véhicules.
- Le 10/01/2012 s’est déployé un secteur à Qamishli et Hassaka.
- Le 12/01/2012 s’est déployé un secteur à Damas.
- le 13/01/2012 4 secteurs ont démarré couvrant Souida, Abu Kamal Abu, Deir Zor, Palmyre, Sokhna, Banias et Tartous.
- Le 15/01/2012 ont été lancés les deux secteurs couvrant Raqqa, Lattaquié et Thora.
Annexe 1: répartition détaillée indiquant le nombre d’observateurs, de leurs nationalités et des lieux de leur déploiement
21 – La répartition des membres des groupes de la Mission s’est effectuée en mettant à leur disposition ce qui suit :
- Carte topographique de la région.
- Code de conduite de l’observateur.
- Les fonctions du chef de secteur.
- Les fonctions de l’observateur
- Du matériel et de l’équipement technique nécessaire (ordinateurs – Caméras – matériel de communication … etc.)
22 – Il a été ouvert également une salle d’opération au siège du bureau de la Ligue arabe à Damas. Cette salle exploitée 24 heures par jour est directement liée à la salle des opérations de la Ligue arabe au Caire et aux différents groupes déployés sur le terrain en Syrie. La salle d’opération reçevait les rapports quotidiens des équipes de terrain et tenait à jour l’information et les directives pour assurer de part et d’autre le suivi et l’observation. Le nombre important de tâches a obligé la Mission à ouvrir une salle d’opération annexe au sein de la résidence de la Mission à Damas. Sa vocation était de coordonner la répartition du personnel de la Mission, les comités de suivi, le comité des détenus, le comité des médias, les ressources financières. Elle assure la liaison coordonnée avec la salle d’opération du bureau de la Ligue.
23 – La Mission a rencontré à Lattaquié et à Deir Al-Zour des difficultés en provenance des citoyens loyaux envers le gouvernement et tout particulièrement à Lattaquié où des milliers de personnes se sont rassemblés autour des voitures de la Mission, scandant des slogans en faveur du président et des slogans hostiles à la mission. La situation est devenue hors contrôle allant jusqu’à l’agression contre les observateurs occasionnant des blessures mineures à deux d’entre eux et la destruction intégrale du véhicule blindé chargé du transport des membres de la mission. La situation est revenue à la normale après que la question a été abordée par le chef de la Mission qui a pris contact avec la commission suprême syrienne chargée de la coordination avec la Mission. Malgré cela, le chef de la Mission ordonna aux chefs des secteurs de retourner immédiatement à Damas. Ensuite, il a rencontré Monsieur le ministre des Affaires étrangères à qui il a présenté une protestation officielle très ferme ; de son côté, la partie syrienne a dénoncé avec vigueur cet incident et a présenté des excuses officielles, tout en expliquant que l’incident n’était nullement prémédité. Pour confirmer ses bonnes intentions, Monsieur le vice-ministre des Affaires étrangères a rencontré des membres de la mission de Lattaquié et leur a expliqué que le gouvernement syrien allait corriger très rapidement les dysfonctionnements afin d’assurer la sûreté et la sécurité du personnel des missions, où qu’ils soient, et s’est excusé pour les événements qu’il considérait comme regrettables et involontaires. Enfin, les membres de ces deux secteurs ont été redéployés vers de nouveaux secteurs après leur avoir accorder un repos de 4 jours.
Sixièmement : La mise en œuvre de la mission, en conformité avec les dispositions du Protocole
24 - Le chef de la Mission tient à souligner que cette observation qui concerne les 24 termes du Protocole est une synthèse de l’évaluation des secteurs, elle est rédigée à partir des indications fournies par les chefs de secteurs au cours de leur rencontre avec le chef de la Mission le 17/1/2012.
A- La surveillance et le suivi de l’application intégrale de la cessation de toutes les formes et de toutes les sources de violence dans les villes et les quartiers.
La violence et sa source dans les villes et les quartiers :
25 - Lorsque les observateurs ont été déployés dans les différents secteurs, ils ont repéré au début de leur mission des actes de violence commis par les forces gouvernementales et des échanges de tirs avec des éléments armés à Homs et Hama. En raison de l’insistance de la mission de faire arrêter tous les actes de violence et de provoquer le retrait des véhicules et du matériel, alors a commencé le processus inverse : enregistrer un retour au calme progressif.
Les derniers rapports de la récente mission enregistrent un calme remarquable et une réelle retenue de la part des sources et des canaux de la violence.
26 - La Mission a observé dans les deux secteurs de Homs et Hama des actes de violence du fait des groupes armés contre les forces gouvernementales, qui ont fait des tués et des blessés parmi les troupes gouvernementales. Dans certaines situations, les forces gouvernementales ont recours à la violence comme réaction aux attaques perpétrées contre ses membres. Les observateurs de la mission ont noté que les groupes armés ont recours aux bombes thermiques et aux missiles anti-blindage.
27 – La Mission a été témoin dans les secteurs de Homs, Idlib et Hama des actes de violence contre les troupes gouvernementales et contre les citoyens entraînant de nombreux décès et blessures. C’est le cas de l’explosion de l’autobus civil, tuant huit personnes et blessant plusieurs autres, dont des femmes et des enfants ; celui du sabotage à l’explosif d’un train chargé du transport du diesel ainsi que d’autres événements à Homs, dont la destruction de l’autobus de la police tuant deux d’entre eux, l’attaque à l’explosif du pipeline de carburant, et autres attentats de moindre importance.
28 – La mission a noté l’émission de faux rapports émanant de plusieurs parties faisant état de plusieurs attentats à la bombe et de violence dans certaines régions. Lorsque les observateurs se sont dirigés vers ces zones pour enquêter, les données recueillies ont montré que ces rapports n’étaient pas crédibles.
29 – La mission a noté également, se basant sur les documents et les rapports émanant des équipes sur le terrain, qu’il ya des exagérations médiatiques sur la nature et l’ampleur des accidents et des personnes tuées ou blessées à la suite des événements et des manifestations qui ont eu lieu dans certaines villes.
B – La vérification que les manifestations pacifiques étaient à l’abri tant des attaques des services de sécurité syriens que des opérations de sape menées par des groupes organisés
30 - L’observation des rapports récents reçus par les chefs d’équipes sur le terrain en conjugaison avec la réunion tenue directement avec le chef de la Mission du 17/01/2012 pour la préparation de ce rapport montrent qu’il y a des manifestations pacifiques dans certaines régions. Les partisans comme les adversaires de l’autorité n’ont été soumis à aucune répression. Il est à noter que les frictions observées étaient dirigées contre la Mission ou entre les partisans et les opposants du régime sans qu’il y ait à signaler des pertes, et ce depuis le dernier exposé qui a eu lieu avec le comité ministériel sur la Syrie lors de sa réunion du 08/01/2012
31 – Les rapports sur le terrain et les déclarations des chefs de secteurs mettent en évidence que les opposants parmi les citoyens syriens informent la mission de ses rassemblements et en profitent pour faire du déploiement de la Mission un bouclier faisant obstruction à l’intervention des forces de sécurité. Ce phénomène a commencé à s’estomper progressivement.
32 – La mission a reçu également de l’opposition à Homs et Doura des réclamations demandant le maintien de la présence des observateurs de la Mission, exprimant peut-être leur crainte de subir des agressions après le départ de la Mission.
C- L’Assurance de la libération des détenus du fait des événements actuels.
33 - La Mission a reçu des communiqués en provenance de l’extérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 16237. Elle a reçu des communiqués en provenance de l’opposition à l’intérieur de la Syrie faisant état du nombre de détenus syriens s’élevant à 12005.
Les équipes de terrain de la Mission se sont attelées à vérifier la validité de ces chiffres découvrant ainsi l’existence de déclarations contradictoires, des informations incomplètes, inexactes, et la présence de noms dupliqués. La Mission poursuit son investigation avec les agences gouvernementales concernées pour parvenir à la véracité des chiffres.
34 - La Mission a remis au Gouvernement syrien toutes les listes reçues et provenant de l’opposition de l’intérieur et de l’étranger, tout en exigeant la libération de ces détenus conformément à la mise en œuvre du Protocole.
35 – En date du 15/1/2012, le Président Bachar al-Assad a promulgué un décret dont les termes et le contenu sont l’octroi d’une amnistie générale pour les crimes commis dans le contexte des événements qui sont survenus depuis le 15/03/2011 jusqu’à la date de publication du présent décret. L’application de ce décret incombe aux autorités gouvernementales compétentes afin de libérer des détenus dans les différentes régions par vagues successives à l’exclusion des personnes poursuivies pour d’autres affaires judiciaires. La Mission avait pour rôle de superviser la libération des détenus et de suivre l’actualité du problème avec le gouvernement, en assurant la pleine coordination avec le gouvernement et en interpellant le gouvernement qui est tenu d’apporter des réponses.
36 – Le gouvernement syrien a rapporté le 19/1/2012 que 3569 détenus ont été libérés par les juridictions militaires et civiles. La mission a vérifié, jusqu’à ce jour, la libération effective de 1669 détenus. Et la Mission continue de poursuivre la mise en application de ce décret tant avec le gouvernement qu’avec l’opposition jusqu’à la confirmation définitive de la libération de tous les détenus, et ce en présence des Observateurs de la Mission ou par l’authentification des documents relatifs à cette procédure.
37 – La Mission a constaté, à ce jour, que le nombre total de détenus libérés par le gouvernement syrien est comme suit :
- Avant le décret d’amnistie: 4035 détenus.
- Après le décret d’amnistie: 3569 détenus.
Soit un total de 7604 prisonniers libérés comme rapporté par le gouvernement.
38 – La mission a enquêté sur la validité du nombre de détenus qui ont été libérés et elle est parvenue, à ce jour, à mettre en évidence les éléments suivants:
- Avant le décret d’amnistie 3483 détenus libérés.
- Après le décret d’amnistie 1669 détenus libérés.
Portant le total des détenus libérés que confirme la Mission à 5152 détenus. La Mission poursuit son travail de vérification sur le terrain et continue d’effectuer le suivi auprès du gouvernement syrien afin de libérer les autres détenus.
D – L’assurance du retrait et de l’évacuation de toutes les formes d’expression armée des villes et des quartiers qui ont vécu ou peuvent vivre des manifestations et des mouvements de protestation.
39 – La Mission a confirmé à travers les rapports des chefs d’équipes sur le terrain et sur la base de la rencontre directe effectuée entre tous les chefs de secteurs de la Mission du 17/1/2012, que tous les véhicules militaires, les véhicules blindés et l’armement lourd ont été retirés de l’intérieur des villes et des quartiers même s’il persiste toujours une présence sécuritaire qui se reflète par les monticules de terre, et par certaines barricades dans les principaux édifices et places publiques, mais ces barricades sont hors d’atteinte des citoyens. À ce titre, il faut noter ici que lors de la rencontre du chef de la Mission avec le ministre syrien de la Défense le 05/01/2012, ce dernier l’a assuré de sa disponibilité à l’accompagner dans tous les sites et villes désignés par le chef de la Mission, où la Mission pourrait y soupçonner la présence de forces armées et d’armement non retirés afin que sur place les ordres de retrait et d’évacuation émanant du ministre de la Défense viennent combler sur-le-champ et immédiatement les manquements ou les violations observées sur le terrain.
40 - La présence de véhicules blindés (transporteurs, de troupes) sur certains postes de contrôle, l’un à Homs, et certains dans Madaya et Zabadani proche de Damas, a été signalée. Et de fait, ils ont été immédiatement retirés de Homs. Il a été permis de s’assurer également que les habitants de Zabadani et Madaya avaient conclu un accord bilatéral avec le gouvernement qui a abouti au retrait immédiat des barrières et des véhicules militaires.
E – Vérification des agréments accordés par le gouvernement syrien aux médias arabes et internationaux, et enquête sur les possibilités offertes à ces médias de se déplacer librement dans toutes les régions de la Syrie
41 – Le gouvernement syrien, par la voix de son ministre de l’information, a confirmé avoir accordé l’agrément à 147 divers médias arabes et étrangers depuis le début de décembre 2011 et jusqu’au 15/01/2012. 112 divers médias étrangers nouveaux ont visité le territoire syrien en plus des 90 médias déjà présents sur le territoire syrien qui disposent de correspondants permanents.
42 - La Mission a suivi cette question et a observé la présence de 36 médias arabes et étrangers et un certain nombre de journalistes dans un certain nombre de villes syriennes. Elle a reçu quelques plaintes qui indiquent que le gouvernement syrien a accordé des autorisations pour certains médias d’opérer en Syrie pour une durée n’excédant pas 4 jours considérés comme durée insuffisante de leur point de vue, en plus de ne pas permettre leur déplacement à l’intérieur du pays à moins d’indiquer au préalable leur destination et de demander une autre certification pour se rendre à certaines zones sensibles. Le gouvernement syrien se dit prêt à accorder aux médias des mandats de 10 jours renouvelables.
43 – Des rapports et des déclarations de certains secteurs de la Mission montrent l’existence de restrictions gouvernementales sur le déplacement des médias dans les secteurs de l’opposition, incitant ces journalistes à se déplacer, dans de nombreux cas, derrière le déplacement de la mission, pour exercer leurs fonctions.
44 - La ville de Homs a été le témoin de l’assassinat d’un journaliste français travaillant pour France 2, et de la blessure d’un journaliste de nationalité belge. Sur ces deux cas, le gouvernement et l’opposition ont échangé les accusations sur la responsabilité de chacun dans ces incidents et ils ont publié, chacun, des déclarations condamnant la partie adverse. Le gouvernement syrien a constitué une commission gouvernementale d’enquête sur l’incident pour déterminer ses causes. Il faudrait noter que les rapports de la Mission de la Ligue arabe à Homs indiquent que le journaliste français a été tué à la suite des tirs de mortier par l’opposition.
Annexe 2 : Identification des médias qui ont été observés sur place par la Mission et des médias qui sont entrés en Syrie (selon les déclarations officielles)
Septièmement : Les obstacles rencontrés par la mission.
A- les observateurs
45 – Il n’a pas été tenu compte, dans certains cas, de la nomination d’experts dans le domaine de l’observation capables d’assumer leurs responsabilités et disposant d’une expérience préalable dans le domaine.
46 - Certains observateurs n’ont pas évalué le poids réel de leurs responsabilités ni l’importance de faire prévaloir les intérêts arabes sur les intérêts personnels.
47 – Durant le travail de terrain a été constaté le manque flagrant de compétence de certains observateurs à affronter la complexité et à faire face aux situations difficiles qui sont pourtant au cœur de leurs prérogatives, sachant que la spécificité de ces fonctions nécessite des qualifications singulières et des spécialités adéquates avec la mission d’observateur.
48 – Un certain nombre d’observateurs participant à la Mission présentent un âge trop avancé alors que d’autres présentent un état de santé déficient les rendant ainsi inaptes à exercer les fonctions pour lesquelles ils ont été proposés.
49 - Vingt deux (22) observateurs se sont excusés de ne pouvoir continuer d’accomplir leur mission pour des raisons personnelles, certains ont avancé d’autres arguments factices que le chef de mission a jugés inacceptables, alors que d’autres se sont avérés agissant pour leur propre agenda.
Annexe 3 : dévoilement de la liste des observateurs de la mission d’observation de la Ligue des États arabes qui n’ont pas poursuivi leur mission.
50 – Le manque d’engagement de certains observateurs, la violation de leurs obligations et du serment prêté le jour de leur engagement, l’entrée en contact avec des responsables de leurs pays d’origine et la communication avec transfert des informations sur les activités de la Mission d’une manière exagérant la situation réelle. Tout ceci a conduit certains fonctionnaires à une compréhension erronée de la situation réelle présentée à tort comme sinistre, et à évaluer les résultats probants acquis sur le terrain d’une manière malsaine.
51 – Certains observateurs des secteurs ont exigé un hébergement similaire à celui de leurs homologues résidents à Damas sinon à une rétribution correspondant à la différence des standings d’hôtels, de lieux d’hébergement ou de séjour à Damas, ou bien encore à vouloir demeurer sur place à Damas et ne pas se rendre sur le terrain. Cette situation se passe de tout commentaire.
52 – Les situations à risque dans certains endroits, la peur de certains observateurs d’accomplir leurs devoirs dans cette atmosphère de risque, le manque de véhicules blindés dans chaque poste d’observation et des gilets pare-balles ont fini par avoir un impact négatif sur la performance des fonctions et l’exercice des obligations de certains membres de la Mission.
Commentaire du Chef de la Mission sur les observateurs :
53 – Certains observateurs, malheureusement, voyaient leur présence en Syrie comme un voyage d’agrément et de loisir, mais ils ont été surpris par la réalité du terrain, par le déploiement à travers les secteurs, et par le maintien dans des postes d’observation en dehors de la capitale, se trouvant ainsi confrontés à des difficultés auxquelles ils ne s’attendaient pas et n’y étaient pas préparés.
54 - Le déficit de sensibilisation des observateurs au terrain et de connaissance de la région et de sa géographie ainsi que le manque de véhicules blindés et de gilets pare-balles ont eu un effet désastreux sur l’esprit de certains observateurs.
55 – La confrontation de certains observateurs aux provocations des partisans tant de l’opposition que du gouvernement a eu également un impact négatif sur leur moral.
56. Malgré toutes les remarques qui ont été émises, on dira que le rendu de beaucoup d’observateurs a été remarquable, et mérite compliments et considération. Les quelques maladresses enregistrées vont être corrigées avec la pratique et les instructions qu’il faut.
B. Les contraintes sécuritaires :
57. Malgré l’accueil favorable réservé par le Gouvernement aux membres la Mission et son chef et son assurance de ne pas vouloir imposer des restrictions sécuritaires de nature à entraver l’activité de la mission, il n’en demeure pas moins que le Gouvernement a essayé, par le biais d’une stratégie bien ficelée, d’empêcher que la mission n’arrive au fin fond des régions et il s’est employé à la distraire par des questions relevant de son seul intérêt. Mais la mission a fini par juguler ces manœuvres pour poursuivre son entreprise et a dépassé les obstacles érigés devant elle.
C. Moyens de communication :
58. La mission des observateurs se met en contact avec différents groupes en passant par le réseau national syrien, plus précisément les téléphones portables et les télécopies. Etant donné que ces moyens de communication sont indisponibles par moments, cela rend impossible la prise de contact.
59. Le nombre de téléphones satellitaires Thuraya mis à la disposition de la Mission sont au nombre de 10. Mais en raison de difficultés de liaisons par satellite, leur utilisation s’est trouvée compromise à l’intérieur des bâtiments. Les téléphones cellulaires et les télécopies les ont remplacés pour l’envoi des rapports quotidien, mais ce sont deux moyens de communication non sécurisés.
60. Quant aux moyens de communication dont devaient disposer les observateurs Qataris, ils ont été saisis sur les frontières jordaniennes nonobstant leur réclamation par le chef de la Mission. Mais quand bien même les autorités syriennes consentiraient à les autoriser, ils seraient insuffisants pour couvrir tous les sites et toutes stations.
61. Comme la Mission ne disposait pas de quoi établir et maintenir la communication au sein d’un même groupe, l’ambassade chinoise a mis à la disposition de la Mission 10 talkie walkie. Ceux-ci n’ont été utilisés que dans trois secteurs.
62. Le réseau internet est indisponible dans certaines régions, et irrégulier, dans certaines autres régions dont la capitale.
63. Il n’existe pas de caméras à bord des voitures, qui auraient facilité la mission des observateurs dans les zones dangereuses.
C. Moyens de transport :
64. Le total des voitures utilisées par la Mission est au nombre de 38 (23 voitures blindées et 15 non blindées) dont 28 sont des 4×4 et les 10 autres de simples berlines, sachant que la nature de la mission des observateurs aurait impliqué que toutes les voitures soient des 4×4 blindées. Ainsi le nombre actuellement disponible est insuffisant dans la mesure où il ne permet pas de se déplacer dans toutes les zones chaudes.
65. La Mission a procédé à la location de voitures sur le marché local pour les utiliser dans le cadre de son travail. Mais devant les troubles déclenchés par l’arrivée des groupes d’observateurs sur le terrain, les sociétés de location ont résilié les contrats, soucieuses qu’elles étaient de la sécurité de leurs chauffeurs et de leurs voitures.
66. La Mission a rencontré des problèmes pour trouver des chauffeurs en raison du refus de membres de l’opposition à ce que des chauffeurs liés à des organismes de sécurité gouvernementale accèdent à leurs régions. Ce qui a finalement obligé les observateurs à conduire eux-mêmes les voitures.
67. Certains observateurs ont demandé à utiliser les voitures que leurs pays respectifs ont envoyées, ce à quoi s’est opposé le Président de la Mission qui a procédé à la distribution des voitures suivant les besoins de chaque secteur.
D. Les médias :
68. La Mission a fait l’objet d’une propagande médiatique féroce depuis le commencement de ses travaux et qui se poursuit aujourd’hui. Certains médias ont même publié des déclarations infondées en les imputant au Président de la Mission. Ils se sont également employés à exagérer certains faits de sorte que la réalité s’en est trouvée altérée.
69. Ce traitement médiatique faussé a contribué à augmenter la frustration des syriens et a nui au travail des observateurs. Il a également utilisé certains observateurs aux fins de nuire à la réputation de la Mission et son Président et faire échouer la mission.
Point huit : Les besoins essentiels de la Mission en cas de prorogation:
Ajouter cent nouveaux jeunes observateurs, avec une préférence pour les militaires.
30 nouvelles voitures blindées.
Des gilets pare-balles légers.
Des appareils photos transportables dans les voitures
Des moyens de communication élaborés.
Des lunettes de vision nocturne
Neuvième point : la réforme :
70. L’objectif visé par le protocole est la protection des citoyens syriens en engageant le gouvernement syrien à arrêter les violences, à libérer les détenus et à retirer l’armée des villes et zones habitables comme première étape visant à aboutir à un dialogue entre les différentes parties syriennes qui se concrétiserait politiquement. Le cas échéant, l’opération des observateurs s’enliserait sans réaliser sur le terrain les résultats escomptés.
71. La Mission a constaté l’existence d’un élément armé non visé par le Protocole et dont l’apparition (antérieure à son arrivée) a été la conséquence de l’utilisation excessif de la violence de la part des forces de sécurité à l’occasion des manifestations qui ont appelé à la chute du régime. Cet élément armé agresse dans certains secteurs les forces de sécurité syriennes et les citoyens syriens, ce qui provoque une réaction de la part du Gouvernement. Les citoyens innocents qui se trouvent en étau, en paient un lourd tribu en morts et blessés.
72 Dans toute la Syrie, la Mission a été favorablement reçue par l’opposition. La présence de la Mission a inspiré un sentiment de confiance chez les citoyens qui les a incité a lui présenter leurs doléances, et ce malgré la crainte éprouvée par l’opposition devant autant de franc-parler, car pesait encore sur elle la crainte des arrestations dont elle avait souffert avant l’arrivée de la Mission en Syrie, si l’on exclut la période qui a suivi la parution du dernier communiqué du comité interministériel, qui a vu l’intensité de la violence se réduire progressivement.
73. La Mission a également constaté la bonne disposition du Gouvernement à réussir sa mission et l’aider à dépasser toutes sortes d’obstacles. Le Gouvernement a également facilité la tenue de toutes sortes de rencontres sans exception et n’a pas cherché à imposer des restrictions quant aux déplacements des observateurs et les rencontres qu’ils effectuèrent avec les citoyens syriens, qu’ils soient au nombre des pro-gouvernementaux ou des opposants.
74 La Mission a relevé un état de grave frustration dû à l’injustice et l’oppression éprouvées par les Syriens. Ceux-ci sont néanmoins convaincus de la nécessité d’une résolution pacifique et arabe la crise syrienne, sans l’internationaliser, pour qu’ils puissent vivre en paix et sécurité, et pour que se réalisent les réformes et les changements escomptés. La mission a pris également connaissance du fait qu’une partie de l’opposition a pris les armes, notamment à Deraa Homs Hama et Edleb, en réaction à la grande souffrance du peuple syrien, à son oppression par le régime politique et à la corruption qui a touché tous les secteurs de la société, sans compter la pratique de la torture et les atteintes aux droits de l’homme.
75. L’occurrence de certains évènements est une évolution pouvant creuser davantage le fossé entre les diverses parties et accroître leur amertume. Les conséquences de ces évènements sont graves : pertes en vies humaines et divers dommages matériels. Il s’agit plus précisément des explosions qui ont pris pour cible les bâtiments, les trains et les véhicules de ravitaillement en carburant, les forces de police, les institutions médiatiques et le transport par pipeline.
Certaines de ces opérations ont été revendiquées par l’Armée Libre, d’autres par des parties armées liées à l’opposition.
76. La Mission a procédé à l’exécution de sa tâche de la manière la plus conforme à ce qui a été stipulé dans le Protocole, à travers une présence quotidienne sur le terrain, en observant une neutralité et une indépendance garantissant une perception fidèle et transparente de la réalité. Et ce malgré les difficultés rencontrées et le comportement de certains éléments indisciplinés.
77. La durée d’un mois fixée par le Protocole pour le travail de la Mission ne suffit pas à l’accomplissement des préparatifs administratifs, elle est a fortiori insuffisante pour l’accomplissement du travail lui-même, dont la durée effective n’a été que de 23 jours. C’est une durée insuffisante eu égard au grand nombre de stipulations du Protocole dont il faudrait s’acquitter et à la nécessité de côtoyer les syriens pendant une assez longtemps s’étendait sur quelques mois et parfois de nombreuses années.
78. La crédibilité de la Mission a été mise en doute auprès des téléspectateurs et auditeurs arabes et étrangers qui suivent certains médias usant de techniques d’information visant à déformer les réalités. Il demeure difficile de juguler cette difficulté sauf à faire bénéficier la Mission d’un soutien politique et médiatique. Et quand bien même ressurgiraient alors certaines lacunes, cela n’en demeure pas moins normal dans ce genre de missions et d’activités.
79. La Mission est arrivée en Syrie après que des sanctions aient été imposées à ce pays pour l’amener à accepter le Protocole. Malgré cela, la Mission a été bien reçue tant par les militants progouvernementaux que par les opposants ou même le Gouvernement lui-même. Mais demeure la question quant à la façon par laquelle la Mission poursuivra son travail. Il est à relever dans ce sens que la tâche assignée à la Mission, telle que fixée par le Protocole, a subi quelques changements au vu des évolutions du terrain et des violentes réactions qui ont parfois suivi de la part de parties non citées par le Protocole. Autant d’évènements rendant nécessaire un changement et une évolution dans la nature de la tâche dévolue à la Mission. Il est alors nécessaire de rappeler que le point de départ demeure l’arrêt de toute violence pour que la Mission puisse accomplir sa tâche dans un climat susceptible de déblayer la route, in fine, vers l’accord politique.
80. Si accord il y a, quant à la fixation de la durée de travail de la Mission, il faudra que celle-ci dispose des équipements et des moyens de communication et de transport nécessaires à l’accomplissement de sa mission sur le terrain.
81. D’un autre côté, mettre un terme au travail de la Mission après une si courte durée aura raison des résultats positifs – même incomplets – réalisées jusque là. Cela aboutirait également sur le terrain à un état de chaos, étant donné que les parties concernées ne sont ni prêtes ni disposées à présent à entamer le processus politique devant résoudre la crise syrienne.
82. Les intentions des uns et des autres à l’égard la Mission, depuis sa constitution, n’ont pas été sincères et pour ainsi dire pas sérieuses. Avant même que la Mission entame son travail et avant même l’arrivée des observateurs, une campagne féroce a pris pour cible la Ligue arabe et le Président de la Mission. L’intensité de cette campagne s’est renforcée pendant la mission. La Mission souffre encore d’un manque de soutien politique et médiatique l’empêchant de mener à bien sa tâche. Si la durée de cette mission devait se prolonger, les objectifs du Protocole ne pourraient se réaliser que moyennant l’apport d’un tel soutien qui renforcerait la Mission et permettrait de faire aboutir la Solution Arabe à la crise.
Dixième point : les recommandations :
83. A la lumière de ce qui a été énoncé, et considérant ce qui a été réalisé en termes de résultats conformément aux dispositions du Protocole que le Gouvernement syrien s’est engagé à exécuter, je suggère:
La nécessité d’apporter toutes sortes de soutien administratif et logistique que requiert la Mission en vue de bien s’acquitter de sa tâche.
D’apporter un soutien médiatique et politique en vue de créer un climat propice à l’accomplissement convenable de la mission.
D’insister sur la nécessité d’accélérer le processus politique et lancer le dialogue national en parallèle avec le travail de la Mission en vue de favoriser un climat de confiance permettant la réussite de la Mission et évitant un vain maintien en Syrie.
Que Dieu nous aide.
Le Président de la Mission
Lieutenant Général Mohamed Ahmad Moustapha El Dabi
_________________________________________________


Traduit de l’arabe par Omar Mazri, Safwene Grira et Ahmed Manai
Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie
http://tunisitri.wordpress.com/2012/01/30/le-rapport-de-la-mission-des-observateurs-arabes-en-syrie/#more-4548/

 

Le rapport de Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie: texte intégral!

http://www.alterinfo.net/Le-rapport-de-Mission-d-observation-de-la-Ligue-arabe-en-Syrie-texte-integral_a70441.html

 

 

Voir aussi :

 

Mission d'observation de la Ligue arabe en Syrie

La Syrie est menacée d’entrer dans une guerre civile qui pourrait mener à sa division

La Ligue Arabe prépare le terrain pour l'intervention extérieure en Syrie

 

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 11:07

 

http://photo.lejdd.fr/media/images/politique/nicolas-sarkozy-dans-la-salle-des-fetes-de-l-elysee/7597186-1-fre-FR/Nicolas-Sarkozy-dans-la-salle-des-fetes-de-l-Elysee.jpg

http://photo.lejdd.fr/media/images/politique/nicolas-sarkozy-dans-la-salle-des-fetes-de-l-elysee/7597186-1-fre-FR/Nicolas-Sarkozy-dans-la-salle-des-fetes-de-l-Elysee.jpg

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Nicolas Sarkozy a déclaré la guerre aux Français

Pourquoi ? Par eva R-sistons

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Nicolas Sarkozy a repris l'initiative, en prononçant un discours d'une violence sociale inouïe. Tout en se préparant à la candidature ("J'ai RV avec les Français", donc  candidature implicite), l'Occupant de l'Elysée... semble déclarer la guerre aux Français, ce qui apparaît contradictoire. Pourquoi ce "jeu" double ? Pour moi, une seule réponse, presque machiavélique.

 

Voyons d'abord les propositions, d'une rare violence  sociale : Car en misant plus que jamais sur la logique de la compétitivité (qui ne produit en réalité que désindustrialisation et perte d'emplois comme du pouvoir d'achat pour tous au lieu de lutter contre le chômage), Nicolas Sarkozy opère un immense transfert des ressources du patronat aux salariat, très exactement : Un transfert massif des cotisations sociales qui  pèseront désormais, à travers la TVA "sociale", sur les seuls salariés (et sur les retraités comme sur les chômeurs et les ménages), au lieu d'être réparties équitablement entre patronat et travailleurs, ce qui augmentera encore le pouvoir du Capital, et des capitalistes, sur le dos des travailleurs (et des retraités). Et la dérégulation du Marché du Travail laissera libre cours à la loi de la Jungle. Plus que jamais !

 

Plus que jamais, en effet, Nicolas Sarkozy impose ses propres thématiques, ultra-libérales, qui pourtant, et c'est un comble, choquent même un Madelin : "Il s'agit d'un hold-up patronal sur le pouvoir d'achat des salariés", assure-t-il. Si Madelin, le champion du libéralisme, le dit, cela doit être vraiment très grave, en effet.

 

Le prétexte, on le connaît : Si on diminue le coût du travail, on évite la destruction des emplois et les délocalisations, on permet la croissance. En théorie seulement, parce qu'en pratique, les choses ne sont pas si simples.

 

Que propose Nicolas Sarkozy ?

 

Passons sur la création d'une banque d'entreprises (encore un cadeau au MEDEF, il ne s'agit pas d'une banque nationale mais d'une banque pour... les entreprises), sur la flexibilité du temps de travail chère aux ultra-libéraux (finie la durée légale du Travail, l'Etat se désengage), ou sur une augmentation de 30 % de la surface constructible  soi-disant pour abaisser le coût du logement ("le propriétaire architecte" pourra faire n'importe quoi, construire plus sur un même terrain ou ajouter des étages), passons sur tout cela, et même sur la fin inexorable (ou tout au moins la très grande limitation) des emplois publics, sur la suppression des droits de succession (encore une mesure pour favoriser les plus nantis),  sur la politique familiale (il ne s'agira pas de redistribution sociale mais de favoriser la natalité chère à l'électorat le plus traditionnel) ou sur la taxation symbolique (0,1 % !) des transactions financières §... Passons sur tout cela,  pour arriver au coeur du dispositif Sarkozy : La TVA dite sociale, en réalité anti-sociale, ou si l'on préfère, "patronale".

 

La TVA sociale... anti sociale

 

On connaît le refrain, "il faut s'adapter au monde nouveau", en oubliant de dire que ce monde-là est décidé unilatéralement, anti-démocratiquement (et mis en oeuvre  servilement par les pseudo Elus de la Nation) par le Grand patronat, celui du MEDEF, et au seul service du Grand Capital. Dérégulons, dérégulons, une fois l'Etat protecteur démantelé il ne restera rien pour les travailleurs, ni Droit ou protection du Travail ni durée légale du travail ni même un jour, le salaire minimum... Désormais, si l'employé n'accepte pas la réduction de son salaire ou l'augmentation des heures de travail, on considèrera qu'il commet une faute grave et il sera licencié. C'est cela, la "modernisation", l'"adaptation au monde nouveau" : Une régression générale des droits !

 

Donc, morceau de choix, la TVA Sarkozy, dite abusivement "sociale" - ou "anti-délocalisations". Elle passera par la réduction du coût du travail, qui profitera aux entreprises puisqu'elles ne financeront plus comme avant (c'est-à-dire en partie, conjointement avec les travailleurs) notre protection sociale, notre modèle social si original et auquel nous tenons tous tant. Pour l'Occupant de l'Elysée, le raisonnement est simple : "Si nous perdons des emplois, c'est parce que le coût du travail est trop élevé, en tous cas plus élevé qu'ailleurs". Ce qui compte, avec l' "accord compétitivité-emploi", c'est la sacro-sainte compétitivité, qui passe toujours par la réduction des salaires ou la réduction des emplois. En réalité, tout cela entre dans un vaste plan d'ensemble, d'ailleurs favorisé par la crise provoquée de toutes pièces pour favoriser le transfert massif du public au privé, et du salarié au patron - plus précisément, du salarié au grand patron, celui du MEDEF. Mais pour faire passer la pilule du désengagement de l'Etat (il n'interviendra plus, la durée du travail et les salaires se négocieront entreprise par entreprise), du démantèlement du Droit du Travail et de sa protection, de l'abaissement des salaires et donc du pouvoir d'achat, du nivellement général par le bas, on invoque abusivement... la sauvegarde des emplois et de la croissance !

 

En réalité, en réduisant le coût du travail pour les entreprises, en favorisant la régression générale pour les travailleurs et en instituant en France une politique de "rigueur" (car c'est bien de cela qu'il s'agit, puisqu'avec la TVA sociale le prix des produits augmentera de 1,6 % pour tous, salariés comme chômeurs ou retraités), en instaurant, donc, la TVA dite abusivement "sociale", on ne créera ni entreprises ni emplois, on ne favorisera pas la croissance, au contraire - puisque le pouvoir d'achat diminuera pour tous. Il est pratiquement sûr, comme pour les restaurateurs, que les entreprises ne répercuteront pas sur le prix de leurs produits, la cotisation payée en moins pour les travailleurs. La TVA dite "sociale" augmentera les profits, elle ne créera ni emplois ni croissance. C'est le MEDEF, et lui seul, qui inspire cette politique anti-sociale, pénalisant les plus modestes et les classes moyennes, et c'est lui qui, aujourd'hui, triomphe.  Face à cela, les inégalités et la pauvreté vont exploser, comme au Portugal, en Grèce, en Espagne, et les prix vont augmenter...  La nouvelle politique de Sarkozy aggravera encore un peu plus la situation. A travers l'Occupant de l'Elysée, les plus favorisés déclarent la guerre aux Français. Comme partout ailleurs en Europe, les peuples seront plus que jamais spoliés, piétinés, sacrifiés !

 

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La guerre est déclarée aux Français - aux peuples !

 

Le Gouvernement prétend ne pas augmenter les impôts : Quelle hypocrisie ! La TVA "sociale" est un impôt, indirect, et le plus injuste de tous, car au lieu de peser sur les plus nantis, il pèse sur tous, salariés comme familles, retraités ou chômeurs ! Nous ne devons pas nous laisser abuser par le chantage aux délocalisations : Si les entreprises ne paient plus avec nous notre protection sociale, si nous sommes seuls à la payer en particulier par l'impôt indirect de la TVA "sociale", il n'y aura pas moins de délocalisations - mais plus d'inégalités, plus de pauvreté ! Et la taxe symbolique sur les transactions financières est une imposture : Le financement de la protection sociale sera assuré, en gros, à 85% par les ménages, et seulement à 15 % par les revenus financiers.

 

L'ultra-libéralisme, la mondialisation, c'est ça : La dérégulation du Marché du Travail, la déréglementation, le démantèlement de l'Etat protecteur, le nivellement par le bas, l'alignement sur le moins disant, le désengagement des entreprises comme de l'Etat, la destruction du droit du Travail... Il s'agit d'un plan concerté, auquel sont soumis tous les peuples d'Europe. Le modèle social européen qui était envié dans le monde, est en train de mourir sous nos yeux ! Il ne reste plus que des nations sacrifiées, des Etats moribonds, des PME en difficulté, des peuples en voie de paupérisation complète, pour le seul profit des plus grandes entreprises, des multinationales, des actionnaires, des spéculateurs, de la haute finance ! Notre monde est devenu fou, et avec des dirigeants au service du MEDEF comme Nicolas Sarkozy, la loi de la jungle s'étend, ravageuse !

 

Le modèle allemand imposé aux Français. Sarkozy l'Etranger

 

Comment vont réagir les Français aux nouvelles dispositions de Nicolas Sarkozy ? Certainement très mal, car avec l'Occupant de l'Elysée, qui n'aime pas la France et qui la dessert, c'est un modèle étranger qu'on tente d'imposer, modèle qui profite certes aux grosses entreprises, à la "compétitivité" (les plus gros absorbant les plus faibles), mais qui par ses inégalités, de plus en plus d'ailleurs comme aux Etats-Unis, précarise l'ensemble des travailleurs et donc des ménages.

 

Il est très grave en effet de voir que Nicolas Sarkozy ne parle jamais des Français, mais des Américains, des Allemands... S'il voulait tuer le modèle français, l'Histoire de notre pays, sa culture, il ne s'y prendrait pas autrement ! En agissant ainsi, le Président heurte de plein fouet le patriotisme français. En plus d'accroître les inégalités, la précarité déjà très préoccupante ! A terme, le mécontentement va grandir et gagner les couches moyennes...

 

 

Pourquoi la stratégie de la rigueur avant les Elections ?

 

En réalité, si Nicolas Sarkozy ose défier les Français à trois mois des élections, c'est qu'il a, pour moi, un plan - que je qualifierais de machiavélique. Car il sait que ses mesures ne peuvent que heurter les Français !

 

Dès aujourd'hui, gouvernement, patrons et syndicats vont se rencontrer. Les Syndicats, évidemment, sont très remontés. Des manifestations sont déjà annoncées .

 

Et si tout cela, en effet, était une stratégie délibérée du gouvernement, avant les Elections ? Nicolas Sarkozy est très impopulaire : Sa personnalité comme sa politique sont très décriées. Alors, pourquoi proposer aux Français, maintenant, et alors même que François Hollande a le vent en poupe, une aggravation de leur sort ? Comme si on voulait les provoquer ! Pour la Presse aveugle ou complice, la cause est entendue; Ainsi, la Croix annonce une explication saugrenue : "Nicolas Sarkozy veut rester dans les mémoires" !  Et un autre Editorialiste : "Ce que Sarkozy veut faire, c'est aller plus vite que François Hollande" ! Vraiment ?

 

Car pour moi, en effet, c'est plutôt de cela qu'il s'agit : Nicolas Sarkozy mise sur un mécontentement populaire grandissant, et donc sur des manifestations. Souvenez-vous : Mai 68, la colère des manifestants, les émeutes, et pour finir, le défilé des Champs-Elysées. Et la France profonde qui réagit en votant pour le pouvoir en place... Machiavéliquement, à mon avis, Nicolas Sarkozy joue sur le mécontentement à venir, puis sur la peur de la France profonde, pour se poser en Protecteur énergique de la paix "sociale" et être... réélu. Envers et contre tout ! Car les lendemains déchanteront terriblement pour ceux qui, à chaud, auront réagi en confiant à nouveau leur avenir au Fossoyeur de la France et en particulier de son modèle social.

 

A nous de déjouer la manoeuvre et d'informer nos concitoyens pour qu'ils ne tombent pas dans le piège tendu...

 

Eva R-sistons

 

http://sos-crise.over-blog.com

 

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§  Monsieur Sarkozy a décidé unilatéralement, contre l’avis de ses partenaires européens, d’adopter la taxe Tobin.

    Il faut savoir que l’idée de cette taxe a été lancée par James Tobin en 1972.

    A cette époque là, il y a quarante ans, la taxe Tobin aurait eu une réelle utilité dans l’économie mondiale.

    Cette taxe aurait pu, à cette époque là, limiter et réguler la spéculation financière qui s’annonçait, suite à l’abandon des accords internationaux de Bretton Woods en 1971.

    Mais maintenant la taxe Tobin est dépassée.

     Nicolas Sarkozy propose cette taxe Tobin paradoxalement car souvenons-nous qu’en arrivant au pouvoir il a fait supprimer la taxe sur les transactions boursières.

     De plus, il a déjà affirmé son opposition à cette taxe de manière virulente.

     Mais vu son double langage habituel, il peut très bien dire au peuple qu’il appliquera une taxe conséquente et rédhibitoire tout en rassurant en coulisses les spéculateurs qui verront la taxe compensée et donc réduite à zéro.

     Par ailleurs…

     La spéculation financière est maintenant poussée à l’extrême.

     Elle appauvrit chaque jour davantage le monde du travail.

     Elle est maintenant assimilable à du vol organisé et donc à du grand banditisme.

      Taxer cette spéculation équivaut à la rendre définitivement légale.

      Or, la spéculation financière internationale ne doit pas être taxée mais interdite. 

Taxe Tobin ? Non, la spéculation financière doit être mise hors-la-loi

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 20:32

 

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Dimanche 29 janvier 2012  

Vrais Chiffres du Chômage DECEMBRE 2011, + de 8,5 MILLIONS environ de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres et précaires, intermittents. (+ de 3 millions de chomeurs totalement invisibles des statistiques)


284 700 RADIATIONS en DECEMBRE juste pour :

- défaut actualisation 192 200 - 3,4 % ( - 0,6 % sur 1 an ) 

- radiation administrative (punis) 40 900 + 13,6 % ( - 11,3 % sur 1 an ).

- mystérieuse rubrique "autre cas" 51 600 - 4,1 % ( - 7,4 % sur 1 an ) 

Les radiations pour maladie, maternité, retraite 34 600 stable ( - 10,8 % sur 1 an ) 7,5 % des sorties totales

Les radiations pour entrée en stage 37 700 + 19,3 % ( + 12,9 % sur 1 an ) 8,2 % des sorties totales

Quant aux sorties des listes pour "reprise d'emploi déclaré", 103 900 + 2,6 % ( + 13,1 % sur 1 an) et ne représentent que 22,5 % des sorties totales des 5 listes.

Décryptage donc des vrais chiffres connus ( Décembre 2011 ) des demandeurs d’emploi, ceux dont les médias conventionnels ne parlent quasi jamais.

Les Médias "conventionnels" en France c'est une CATASTROPHE, pas plus tard que le 23 mai dernier, ils titraient TOUS suite à interview de Monsieur Christian Charpy, directeur général de Pôle-Emploi, que les radiations administratives ( punitions) étaient d'environ 2 000 par mois, TOUS dans la propagande, sans exception .. la réalité etant environ 40 000 à 50 000 par mois ! et vous pouvez toujours leur dire, qu'ils se plantent etc, ils en ont strictement RIEN A FAIRE, ils ne publieront JAMAIS un article, pour rectifier, JAMAIS.

Ils occultent donc, les catégories D et E quasi systématiquement, les DOM TOM quasi systématiquement, et encore pire, une énorme partie des radiés mensuels (des centaines de milliers tout les mois, radiés, pour autre motif que reprise d'emploi ), et ils ne parlent évidemment JAMAIS des centaines de milliers de demandeurs d’emploi qui ne dépendent carrément pas du tout de pôle emploi pour diverses raisons. ( explications plus bas, environ 3 millions en tout ne sont comptés nulle part )

DECEMBRE 2011, les chiffres sont toujours catastrophiques.
Les chiffres des travailleurs précaires et pauvres toujours énormes, en même temps que celui du chômage de longue durée qui ne cesse d'augmenter + 9,3 % en 1 an, et de très longue durée ( + de 3 ans ancienneté ) + 22,5 % sur 1 an ( pour seules catégories A B C ) donc + dans la réalité.

A noter que 50,4 % des demandeurs d’emploi inscrits, ne sont aucunement indemnisés, ni par les Assedics, ni par la solidarité nationale (RSA ou ASS).

Chomeur de 50 ans et +, + 15,5 % sur 1 an (pour seules catégories ABC)

Licenciements économiques + 5,7 % ce mois ci

Offres d'emplois collectées - 5,5 % ce mois ci

Plus de 8 millions de demandeurs d'emploi et travailleurs précaires par intermittences, soit 25% à 30% de la population active, on est très très très loin des annonces mensongères de environ 9,5% de chômeurs (seule catégorie A, inscrits chez pôle-emploi qui sert à la propagande)

DOM TOM compris en chiffres bruts Pôle Emploi, on est à + de 5 MILLIONS de demandeurs d'emplois inscrits chez Pôle-emploi.
Officiellement ( données brutes ) + 4,7 % sur 1 an 5 206 100 ( dom tom compris ) du jamais vu !!
 

Mon analyse :
VRAIS chiffres du chômage DECEMBRE 2011 : 

+ 29 700 chômeurs disent les médias catégorie A , ou + 25 900 catégorie A, B et C ? 
 
Réalité : résultat net, catégories A, B, C, D et E + 38 500 demandeurs d’emplois inscrits à Pôle Emploi entre Novembre 2011 et Décembre 2011 : 
 
catégorie A + 1 % ( + 5,6 % sur 1 an )
catégorie B + 1,8 % ( + 4,7 % sur 1 an )
catégorie C - 1,6 % ( + 6,1 % sur 1 an )
catégorie D + 2,3 % ( - 4,1 % sur 1 an )
catégorie E + 2,1 % ( + 3,4 % sur 1 an )
 
catégorie A : 2 874 500
catégorie B et C : 1 396 200 
catégorie D et E : 602 200 

catégorie A, B, C, D et E Novembre 2011 : 4 834 400 (hors dom-tom)
catégorie A, B, C, D et E Décembre 2011 : 4 872 900  (hors dom-tom) + 4,9 % sur 1 an

TOTAL : + 38 500 demandeurs d’emploi, par rapport à Novembre. 

 LE POT AUX ROSES est toujours là donc (les chiffres JAMAIS JAMAIS JAMAIS mis en avant) : 

sorties des listes de pôle emploi pour autres cas que ces 3 cas là :

  • reprise d’emploi déclaré ( 103 900 ) + 2,6 % ( + 13,1 % sur 1 an ) seules "vraies" sorties.. et encore pour quels emplois ?! y compris contrats aidés de 7h/semaine. 
  • ou entrée en stage ( 37 700 ) + 19,3 % ( + 12,9 % sur 1 an ) 
  • ou arrêts maladie, retraite, maternité ( 34 600 ) stable ( - 10,8 % 1 an ) 

donc les Radiés qui échappent complètement au 5 catégories, à toutes les statistiques que l'on peut entendre dans les médias "conventionnels"  : 

  • disparitions des listes pour cessation d’inscription suite à défaut d’actualisation : 192 200 personnespour ce mois de Décembre 2011 - 3,4 % - 0,6 % sur 1 an VOILA LA COMBINE ... ce chiffre, il represente à lui seul 41,7 % des sorties des listes.
  • disparitions des listes pour radiation administrative ( les punis ) 40 900 personnes pour ce mois de décembre ( + 13,6 % de difference par rapport à octobre, - 11,3 % sur 1 an )
  • sorties des listes inexpliquées, classées dans mystérieuse rubrique "autres cas" 51 600 personnes ( - 4,31% - 7,4 % sur 1 an ) 

soit 284 700 demandeurs d’emploi sortis artificiellement des 5 listes A B C D et E ... ce mois ci 

 

Ne sont donc pas comptés dans ces chiffres de 4 872 900 demandeurs d'emploi "officieux" :

  • Des RSastes qui pour une grosse partie ne sont pas inscrits à pôle emploi , (autre suivi) seuls 694 800 inscrits, sur environ 2,02 millions, soit  1 325 200 RSastes environ echappent aux statistiques
  • Des personnes en AAH ou sous pension d'invalidité, qui ne dépendent pas de pôle emploi, environ un million de personnes
  • Les dom-tom ( Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane ) , estimation 500 000 personnes minimum 
  • Des sans droits, car moins de 25 ans, qui ne perçoivent RIEN, incalculable ( les + concernés, par trafics de stup, prostitution, violences, vols, braquages, meurtres par réglements de comptes, ou lors de bavures, engorgement des tribunaux et des prisons, suicides ) 
  • Des sans droits radiés ou désinscrits, car dépassement du plafond de ressources dans un couple, qui sont donc privés du RSA ou de l’ASS et qui n’ont droit à rien ( exemple votre époux perçoit 600€ d'assedic, vous n'aurez pas droit vous même au RSA, car vous depasserez le plafond de ressources couple 588€ ) des centaines de milliers de personnes
  • Des retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre ( loyer, énergie, assurances, voiture, téléphone, eau, nourriture, santé (lunettes, dentiste ..) incalculable
  • Des étudiants, boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires incalculable
  • Des auto-entrepreneurs qui ne gagnent rien ou presque de leur activité et cherchent un emploi 

Estimation 3 MILLIONS au bas mot à rajouter aux chiffres "officieux", soit en tout, + de 8,5 MILLIONS de demandeurs d’emploi et travailleurs pauvres intermittents, ce qui correspond à un taux de demandeurs d'emploi, de 25% à 30% environs de la population en age de travailler ( entre 16 et 67 ans )

Seuls 39% des 55 ans et +, sont encore en activité 

Seuls 32% des 16/24 ans sont en activité en France, j'invite ces jeunes à lire, mon analyse sur le RSA JEUNES : http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/rsa-jeune-c-est-du-pipeau-86935

Source ayant aidé au décryptage rapport de 19 pages de la DARES : http://www.travail-emploi-sante.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-WaR87-2.pdf  et non pas simple communiqué de presse de 2 pages, qui entre bien moins dans les détails et qui est envoyé aux médias.

Rendez-vous Vendredi 24 FEVRIER 2012, après 18h00, pour connaitre les vrais chiffres du chômage de Janvier 2012.

-catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;

-catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (de 78 heures ou moins au cours du mois) ;

-catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (de plus de 78 heures au cours du mois) ; 

-catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’un arrêt maladie court, d'un arrêt maternité …), sans emploi, on y trouve des travailleurs gratuits, ou c'est le patron qui est payé 5€ de l'heure ou +. 

-catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (essentiellement bénéficiaires de contrats aidés ou l'employeur peut avoir de 50% jusqu'à 105% du salaire payée par l'état et les collectivités locales) on y trouve très souvant, tri en déchetterie, ménage, repassage, aide à la personne, élimination de gravats, débroussaillage, plonge en restauration collective ou non, mais ça touche aussi parfois des métiers à BAC + 5 dans des domaines divers et variés ( tourisme, commerce, administrations, etc ) !! 

 

Source: agoravox

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 04:22

 

 

Mardi 24 janvier 2012 28362-copie-1.jpg
Par Jeremy Salt* (revue de presse : Palestine Chronicle – extraits - 13/1/12)

Dans son discours à l’Université de Damas, la semaine dernière, Bashar al-Assad  a évoqué un  complot contre la Syrie. Vous pouvez chercher un autre mot, et bien sûr il y en a un. Les fantassins de cette campagne pour abattre le gouvernement syrien sont des hommes armés qui s’appellent l’Armée Libre de Syrie et des gangs en armes, ramassés au hasard. Aucun de ces groupes ne pourrait poursuivre les violences constatées sans un soutien extérieur. A moins d’une intervention armée directe, ils ne peuvent pas renverser le régime syrien. Ce qu’ils peuvent faire, c’est continuer de tuer et de déstabiliser en espérant qu’il s’effondrera.

Seul point d’accord :
détruire le régime baasiste

Leurs parrains sont les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, l’Arabie Saoudite, le Qatar, les Frères Musulmans, le Conseil National Syrien, un assortiment d’« exilés », certains très étroitement liés au Foreign Office britannique et au Département d’Etat, et aux salafistes de la région. Les réformes ne sont pas l’enjeu et même si leurs agendas divergent, ils convergent tous sur un point : leur volonté de détruire le régime baasiste. Pour les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne – « l’Occident » - l’objectif est de se débarrasser d’un gouvernement et d’un parti politique qui se sont mis sur leur chemin, depuis trop longtemps.

Pour l’Arabie Saoudite,  il s’agit de confronter l’Iran et de contenir l’expansion du chiisme dans la région. Pour les Frères Musulmans, la répression de leur mouvement par Hafez al- Assad en 1982 doit être vengée par  la mise à bas d’un gouvernement séculier et l’installation, en remplacement, d’une domination fondée sur la charia. Pour les salafistes et les Frères, la question est aussi de détruire les Alaouites comme force socio-politique en Syrie.

Les Etats-Unis tout comme l’Arabie saoudite considèrent l’Iran, la Syrie et le Hezbollah comme les facettes d’un même problème. L’Arabie saoudite voit en l’Iran la « tête du serpent » et cherchait, dans les dernières années de l’administration Bush, à ce qu’il soit attaqué, mais une guerre ouverte, levant le voile sur la guerre souterraine qui se déroule déjà, aurait été catastrophique pour les pays y prenant part. (…)

Depuis le début de l’année, la carte géopolitique de la région a été dramatiquement redessinée. Les partis islamistes sont au gouvernement, ou en feront partie, que ce soit au Maroc, en Tunisie et en Egypte. Ils obtiendront de bons résultats en Libye lors des  prochaines élections. Ce que les partis politiques disent en tant qu’opposants et ce qu’ils accomplissent une fois au pouvoir sont généralement deux choses différentes et les partis islamistes ne font pas exception. Sur la question épineuse des relations avec Israël, Rachid Ghanouchi, le chef du parti Al-Nahda, a eu des entretiens discrets avec les Israéliens à Washington et il a indiqué que la Palestine ne serait pas une question prioritaire pour le nouveau gouvernement tunisien. (…)

L’Occident est à l’affût
d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient

Dans ce paysage politique en constant changement, la Syrie est un Etat qui tient. Il résiste aux Etats-Unis et Israël d’une part, et aux islamistes/salafistes de l’autre. L’opposition pacifique a, depuis longtemps, été balayée par la violence, avec l’armée se battant contre «des déserteurs » et des gangs armés dont la création, selon les médias, est l’œuvre du gouvernement. La presse doit toujours interviewer les familles des milliers de soldats et de civils qui sont tombés sous les balles de ces «déserteurs » et autres bandes armées pour savoir ce qu’ils pensent des événements dans leur pays. Ne se fondant que sur les accusations non vérifiées d’ «activistes » et de sources suspectes, elle a joué un rôle critique dans la propagation de nouvelles fausses. La semaine dernière, The Guardian a touché le fond en publiant une accusation fournie par un « activiste » basé à Londres accusant les forces de sécurité  syriennes d’enfourner des détenus dans des containers qu’il jetait ensuite à la mer… Aucune preuve n’a été apportée, mais cela donne un exemple de la manière dont The Guardian a informé ses lecteurs de bout en bout. Quand Damas a été victime d’un attentat à la bombe, le Guardian et la BBC ont entonné l’accusation que ces attentats étaient, selon les opposants, le fait du gouvernement Aucune preuve n’a été donnée à l’appui alors même que les Syriens étaient encore en train de laver le sang des rues et de ramasser les débris des corps de ceux qui  avaient été tués. Quand la Ligue arabe a émis une déclaration provisoire sur la mission de ses émissaires en Syrie dans laquelle elle demandait au gouvernement syrien et aux bandes armées de faire cesser la violence, la BBC sur sa page web tronquait l’appel pour ne le concentrer que sur l’appel destiné au gouvernement.

L’Occident est à l’affût d’une nouvelle guerre au Moyen-Orient car telle est l’essence de la campagne contre la Syrie. L’Iran reçoit des provocations tous les jours de sorte qu’un scientifique nucléaire iranien a été assassiné dans l’espoir que l’Iran réagirait et enclencherait la nouvelle intervention militaire qu’en Israël et aux Etats-Unis beaucoup souhaitent.

Il ne fait aucun doute que la Syrie doit procéder à des réformes mais, contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas ce qui motive les Etats-Unis, la France, l’Arabie saoudite, la Grande-Bretagne et le Qatar. Ceux qui le pensent font un doux rêve. Chaque information provenant des activistes aussi énormes soit-elle, a une audience respectueuse des médias, correspondant à leurs attentes. La fin de la violence n’est pas au programme de ces protagonistes. Ils veulent qu’elle continue jusqu’à la chute du gouvernement syrien et ils en ont les moyens, presque indéfinis. S’ils plongent et provoquent une attaque ouverte contre la Syrie ou l’Iran, ils enclencheront une guerre régionale et, de l’avis de certains, une guerre générale. Dans leurs costumes gris et leurs cravates pastel, ces gens sont fous comme l’étaient les nazis en chemises brunes.

Traduction : Xavière Jardez - Titre et sous titres: AFI-Flash
Texte intégral : Truth About Syria: Crazy Men In Grey Suits
Jeremy Salt enseigne l’histoire à l’Université de Bilkent à Ankara, au Département du Moyen-Orient moderne à la Faculté de Science Politique. Il collabore au site Palestinechronicle.com

http://www.france-irak-actualite.com/article-des-verites-sur-la-syrie-97784842.html

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