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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 13:54

 

Mardi 13 novembre 2012

 

Texte intégral de l’interview exclusive accordée par le Président syrien à Russia Today

 

Texte intégral de l’interview exclusive accordée par le Président syrien à Russia Today
Assad : « Je suis Syrien. J’ai été façonné par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie »
Le 9 Novembre 2012, la chaîne Russia Today a diffusé un entretien exclusif entre le Président de la Syrie, le Docteur Bachar al-Assad, et la journaliste Mme Sophie Shevardnadze. L’entretien a eu lieu à Damas. En voici le texte intégral.
11 novembre 2012
Assad : ce n’est pas une guerre civile, le terrorisme est mon ennemi

­ « Notre ennemi est le terrorisme et l’instabilité en Syrie »

Mme Sophie Shevardnadze : Merci Monsieur le Président pour avoir accordé cet entretien à la chaîne "Russia Today".

M. le Président Al-Assad : Bienvenue à vous, à Damas.

Q. Il y a un an, beaucoup étaient convaincus que vous ne tiendriez pas jusqu’ici. Et pourtant, nous nous trouvons aujourd’hui au palais présidentiel rénové et enregistrons cet entretien. Qui sont vos ennemis du moment ?

R. Notre ennemi est le terrorisme et l’instabilité en Syrie. Là est notre ennemi. Ce n’est pas un problème de personne. Tout le problème ne peut se ramener à ce que je parte ou reste. Il s’agit de la sécurité ou de l’insécurité du pays. Tel est l’ennemi que nous combattons en Syrie.

Q. Je suis ici depuis deux jours et j’ai donc eu l’occasion de m’entretenir avec quelques personnes à Damas. Certains disent que, que vous partiez ou que vous restiez n’a désormais plus d’importance. Qu’en pensez-vous ?

R. Je pense que la question de savoir si le président doit rester ou partir revient au peuple, non à l’opinion de quelques uns. La seule chose à faire est de s’en remettre aux urnes électorales. Par conséquent, le problème ne dépend pas de ce que l’on entend dire mais des élections qui diront à n’importe quel candidat s’il doit rester ou s’en aller. Tout simplement.

Q. Je crois que ce qu’ils entendent par là est que vous n’êtes plus la cible. C’est la Syrie qui est ciblée !

R. Je n’ai jamais été la cible. En tous cas, je ne suis pas le problème. L’Occident se crée des ennemis. Dans le passé, l’ennemi était le communisme, c’est devenu l’Islam, puis Saddam Hussein pour une autre raison. Maintenant, les Occidentaux veulent se créer un nouvel ennemi représenté par Bachar… C’est pourquoi ils disent que le problème est le président et que, par conséquent, il devrait s’en aller. C’est pourquoi nous devons nous concentrer sur le vrai problème et ne pas perdre notre temps à écouter ce qu’ils disent.

­ « Nous ne sommes pas dans la bataille du président ; c’est la bataille des Syriens »

Q. Croyez-vous toujours que vous êtes le seul homme capable de garantir l’unité de la Syrie, le seul homme capable de mettre fin à ce que le monde entier qualifie de « guerre civile » ?

R. Nous devons considérer le problème sous deux aspects. Le premier est celui de la Constitution. C’est de la Constitution que je tiens mes prérogatives. Et conformément à la Constitution et à ces prérogatives, je dois être en mesure de résoudre le problème. Mais si avez voulu dire qu’il n’y a pas un autre Syrien qui pourrait devenir président, non, tout Syrien peut devenir président. Nous avons beaucoup de Syriens éligibles pour cette fonction. Vous ne pouvez pas toujours relier tout le pays à une seule personne et de façon permanente.

Q. Mais vous vous battez pour votre pays. Pensez-vous être l’homme qui peut mettre fin à ce conflit et ramener la paix ?

R. Je dois être l’homme qui le peut et c’est ce que j’espère. Ceci dit il ne s’agit pas du pouvoir du président mais de la société dans son ensemble. Nous devons être précis sur ce point. Le président ne peut rien faire sans le concours des institutions et le soutien du peuple. Nous ne sommes pas dans la bataille du président ; c’est la bataille des Syriens. Chaque Syrien est désormais impliqué dans la défense de son pays !

Q. C’est vrai. Beaucoup de civils meurent aussi dans ces combats. Par conséquent, si vous deviez gagner cette guerre, comment vous réconcilierez-vous avec votre peuple après tout ce qui s’est passé ?

R. Une fois de plus, restons précis. Le problème n’est pas entre moi et le peuple. Je n’ai aucun problème avec le peuple, mais les États-Unis sont contre moi, l’Occident est contre moi, nombre de pays arabes sont contre moi, et la Turquie qui n’est évidemment pas un pays arabe est contre moi. Si le peuple syrien était contre moi, comment serai-je encore là ?!

Bashar al Assad et la journaliste de RT Sophie Shevardnadze

« Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l’étranger pour déstabiliser la Syrie »

Q. Le peuple n’est pas contre vous ?

R. Alors le monde entier, ou disons une grande partie de ce monde y inclus le peuple syrien, est contre moi ? Serais-je Superman ? Je suis un être humain. C’est illogique de dire que le peuple est contre moi. Il ne s’agit pas de me réconcilier avec le peuple, ni que les Syriens se réconcilient entre eux. Nous ne sommes pas dans une guerre civile. Il s’agit de terrorisme et du soutien accordé aux terroristes à partir de l’étranger pour déstabiliser la Syrie. C’est cela notre guerre.

Q. Vous ne croyez toujours pas qu’il s’agit d’une guerre civile ? Je vous pose cette question parce que je sais que beaucoup pensent qu’en Syrie existent des opérations terroristes indéniables et un conflit sectaire, à la fois. Pour exemple, nous avons tous entendu parler de cette mère dont l’un des fils se bat au côté de l’armée réglementaire tandis que l’autre se bat au côté de l’opposition, comment se pourrait-il qu’il ne s’agisse pas d’une guerre civile ?

R. Il existe des divisions, mais les divisions ne signifient pas guerre civile. C’est totalement différent, les guerres civiles se fondant sur des problèmes d’origine ethnique ou confessionnelle. Des tensions entre ethnies ou communautés peuvent parfois survenir, mais ce ne sont pas des problèmes pour autant. Un désaccord au sein d’une famille, d’une tribu, ou d’une ville ne témoigne pas d’une guerre civile. C’est complément différent et c’est même normal. Nous devons nous y attendre.

Q. Si j’ai parlé de votre réconciliation avec le peuple c’est parce que je vous ai entendu dire à maintes occasions que votre seul souci est ce que le peuple syrien pense de vous, ressent pour vous, et s’il souhaite ou non que vous soyez le président. Ne craignez-vous pas qu’en fin de compte, les Syriens finissent par se désintéresser de la vérité, et qu’ils se contentent de vous blâmer pour le carnage qu’ils ont subi ?

R. C’est là une question hypothétique, parce que ce que le peuple pense est bon. Pour savoir ce qu’il pense, il nous faut donc le consulter. Je ne dispose pas de cette information pour le moment. Je ne crains pas ce que certains pensent. J’ai peur pour mon pays. Nous devons nous concentrer là-dessus.

Q. Depuis des années, nous entendons parler de la super puissance de l’armée syrienne, de la force et de l’importance des services de sécurité syriens. Mais voilà que ces forces n’ont pas pu écraser l’ennemi comme le peuple s’y attendait et que des attentats terroristes ont lieu au centre même de Damas quasi-quotidiennement. Est-ce que tout ce qu’on nous a raconté n’était que de la mythologie ?

R. Normalement, l’armée et les services de sécurité et du renseignement se concentrent sur l’ennemi extérieur même s’il existe un ennemi intérieur tel que le terrorisme, parce que notre société nous aide ne serait-ce qu’en ne couvant pas les terroristes. Or, aujourd’hui nous vivons un nouveau style de guerre, une « proxy war », dans laquelle le terrorisme se pratique aussi bien par l’intermédiaire de Syriens vivant dans le pays, que par l’intermédiaire de combattants venus de l’étranger. C’est un nouveau style de guerre et nous devons nous y adapter, mais cela demande du temps et n’est pas facile. Non, cette situation n’est pas comparable à une guerre conventionnelle ou régulière. Premièrement, ce type de guerre est beaucoup plus difficile qu’une guerre conventionnelle. Deuxièmement, l’appui politique ainsi que le soutien en armes, en argent et en toutes sortes d’autres moyens dont bénéficient ces terroristes sont sans précédent. C’est pourquoi nous devons nous attendre à ce que cette guerre soit longue et difficile. Vous ne pouvez pas vous attendre à ce qu’un petit pays comme la Syrie puisse vaincre, en quelques jours ou semaines, tous les pays qui le combattent par l’intermédiaire de leurs mercenaires.

Q. Oui. À bien y regarder, vous avez d’un côté une armée disposant d’un commandement qui dirige les opérations dans un sens ou un autre, et de l’autre des groupes terroristes disparates et sans stratégie unifiée pour vous combattre. Alors, comment cela se passe-t-il lors des combats ?

R. Ce n’est pas le problème. Le problème est que les terroristes opèrent de l’intérieur des villes au milieu des civils. Malgré cela, nous devons les combattre parce que nous ne pouvons les laisser tuer et détruire ; ce qui nous impose de veiller à n’occasionner que le minimum de dommages aux civils et aussi, aux infrastructures. Telle est la difficulté de ce type de guerre.

­ « Sans les combattants rebelles étrangers et les armes amenées clandestinement tout serait terminé en quelques semaines »

Q. Vous savez que l’infrastructure du pays et son économie souffrent au point que la Syrie semble au bord de la ruine, et le temps travaille contre vous. À votre avis, combien de temps vous faudra-t-il pour écraser vos ennemis ?

R. Nous ne pouvons pas répondre à cette question et nul ne peut prétendre y répondre tant que nous ne saurons pas à quel moment ils cesseront d’infiltrer des étrangers venus des quatre coins du monde - le monde musulman et le Moyen-Orient en particulier- et à quel moment ils cesseront de leur fournir toutes sortes d’armement. S’ils arrêtaient, je pourrais vous répondre. Je peux vous dire que tout serait terminé en quelques semaines. Ce n’est pas insurmontable. Mais si l’approvisionnement en armes et l’assistance logistique de ces terroristes perdurent, la guerre sera longue.

Q. Et que penser de vos quatre mille kilomètres de frontière difficilement contrôlable, que vos ennemis peuvent traverser pour aller se fournir en armes et accéder aux soins médicaux en Jordanie ou en Turquie, puis revenir vous combattre !?

R. Aucun pays au monde ne peut « sceller » ses frontières. Ils utilisent ce mot parfois, mais il est impropre. Par exemple, même les États-Unis n’arrivent pas à sceller leur frontière avec le Mexique, et il pourrait en être de même pour la Russie qui est un vaste pays. Aucun pays ne le peut. En revanche, on peut arriver à une meilleure situation à ses frontières en établissant de bonnes relations avec ses voisins ; ce qui nous fait défaut en ce moment, du moins avec la Turquie. La Turquie soutient plus que tout autre pays le trafic de terroristes et d’armes vers la Syrie.

­ « L’armée syrienne n’a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc »

Q. Puis-je vous poser une question ? J’ai visité la Turquie récemment et j’ai trouvé que les gens étaient très préoccupés par ce qui pourrait arriver entre la Syrie et la Turquie. Pensez-vous qu’une guerre avec la Turquie soit un scénario réaliste ?

R. Raisonnablement, non je ne le pense pas et pour deux raisons. La guerre nécessite un soutien populaire, et la majorité du peuple turc ne veut pas de cette guerre. Par conséquent, je pense qu’aucun responsable raisonnable ne peut aller à l’encontre de la volonté du peuple, et il en est de même pour la Syrie. Il n’y a pas de conflit ou de différend entre le peuple syrien et le peuple turc. Le problème se situe entre les gouvernements et les responsables officiels, les nôtres et les leurs, à cause de leur politique. Donc, je ne vois pas de guerre entre la Syrie et la Turquie à l’horizon.

Q. À quand remonte la dernière fois où vous avez rencontré M. Erdogan, et comment s’est terminé votre entretien ?

R. En Mai 2011 après sa victoire aux élections.

Q. Donc, vous l’avez juste félicité, et c’était votre dernière rencontre ?

R. Oui, et ce fut la dernière.

Q. Qui bombarde le territoire turc ? Les forces gouvernementales ou les rebelles ?

R. Pour pouvoir répondre, il faudrait un comité mixte des deux armées pour dire qui bombarde qui, parce qu’il y a un grand nombre de terroristes à la frontière et qu’ils sont munis de mortiers, ils sont donc capables de bombarder aussi. Il faudrait mener une enquête sur la nature des projectiles et leur lieu de chute, etc. Ce qui n’a pas été fait. Nous avons proposé au gouvernement turc la formation d’un tel comité, mais il a refusé, nous ne pouvons donc pas répondre à la question. Ceci dit, étant donné le grand nombre de terroristes à la frontière, leur éventuelle implication n’est pas à exclure, parce que l’armée syrienne n’a pas reçu l’ordre de bombarder le territoire turc, que nous n’avons aucun intérêt à cela, et qu’il n’y a pas d’inimitié entre nous et le peuple turc. Nous considérons les Turcs comme des frères. À moins qu’il ne s’agisse d’une erreur, pourquoi agirions-nous de la sorte ? Une enquête est donc nécessaire.

Q. Acceptez-vous l’idée qu’il s’agisse d’une erreur de vos forces gouvernementales ?

R. C’est une possibilité. Dans toutes les guerres des erreurs sont commises. Vous savez qu’en Afghanistan, ils ne cessent de parler de « tirs amis ». Donc, si une armée en arrive à tuer les siens par erreur, cela signifie que la même chose pourrait se produire dans n’importe quelle guerre, mais nous ne pouvons pas dire que c’est arrivé.

­

« Erdogan se voit en Calife »

Q. Pourquoi la Turquie que vous traitiez en nation amie s’est-elle transformée en point d’appui pour l’opposition ?

R. Pas la Turquie, le gouvernement de M. Erdogan, pour rester précis. Le peuple turc a besoin de bonnes relations avec le peuple syrien. C’est M. Erdogan qui croit que si les Frères musulmans s’emparaient du pouvoir dans la région, et particulièrement en Syrie, il pourrait garantir son avenir politique. L’autre raison est qu’il considère être, lui-même, le nouveau sultan ottoman et qu’il pourrait prendre le contrôle de la région comme ce fut le cas sous le règne de l’Empire ottoman, mais sous une nouvelle ombrelle. En son for intérieur, il se voit en Calife. Voilà les deux raisons qui font que sa politique de « zéro problème » s’est transformée en politique de « zéro ami » !

Q. Mais ce n’est pas seulement l’Occident qui est contre vous ; vous avez beaucoup d’ennemis dans le monde arabe. Il ya deux ans, l’évocation de votre nom suscitait un grand respect, et les voilà qui vous trahissent à la première occasion. Pourquoi tant d’ennemis dans le monde arabe ?

R. Ce ne sont pas des ennemis. La plupart des gouvernements arabes soutiennent implicitement la Syrie, mais n’osent pas le déclarer publiquement.

Q. Pourquoi ?

R. Pressions de l’Occident, et parfois pressions des pétrodollars dans le monde arabe.

Q. Qui vous soutient dans le monde arabe ?

R. De nombreux pays soutiennent la Syrie sans oser le déclarer explicitement. Tout d’abord, il y a l’Irak qui joue un rôle efficace en appuyant la Syrie dans cette crise, car c’est un pays voisin et ses dirigeants savent qu’en cas de guerre contre la Syrie, il y aura guerre dans le voisinage, y compris en Irak. D’autres pays témoignent de leurs positions favorables, comme l’Algérie et Oman en particulier. D’autres encore, que je ne citerai pas ici, ont adopté une attitude positive sans l’accompagner d’actions concrètes.

Q. Pourquoi cette insistance de l’Arabie saoudite et du Qatar à réclamer votre départ, et en quoi la déstabilisation du Moyen-Orient pourrait-elle servir leur agenda ?

R. Franchement, je ne peux pas répondre à leur place. C’est à eux de répondre à cette question. Mais ce que je peux dire est que le problème entre la Syrie et de nombreux autres pays du monde arabe ou de la région et de l’Occident, est dû au fait que nous disons « non » quand nous pensons devoir dire « non ». Certains pays pensent pouvoir contrôler la Syrie par les diktats, l’argent ou les pétrodollars. Ce n’est pas possible en Syrie. C’est là le problème. Ils voudraient peut-être y jouer un certain rôle. Nous n’y voyons pas d’inconvénients. Qu’ils le méritent ou non, ils peuvent jouer leur rôle, mais pas au détriment de nos intérêts.

Q. S’agit-il de contrôler la Syrie ou d’y exporter leur vision de l’islam ?

R. Vous ne pouvez pas dire que telle est la politique gouvernementale des pays en question. Parfois ce sont des individus ou, pour certains pays, des institutions qui soutiennent cette approche sans qu’elle soit annoncée comme politique officielle, car ils ne cherchent pas à ce que l’on fasse la promotion de leur attitude extrémiste. Il n’empêche qu’en réalité, c’est bien cette politique qu’ils pratiquent par un soutien indirect des gouvernements, ou par des aides venant de fondations, d’institutions et de particuliers. Cela fait partie du problème. Mais puisque je m’exprime au nom d’un gouvernement, je ne peux parler que de la politique annoncée, laquelle comme toute autre politique dépend des intérêts et des jeux de rôle. Nous ne pouvons donc pas ignorer ce que vous avez évoqué.

Q. L’Iran, qui est un allié très proche, est également soumis à des sanctions économiques et fait aussi face à la menace d’une invasion militaire. Si vous étiez confronté à l’option de restaurer la paix dans votre pays à la condition de rompre vos liens avec l’Iran, le feriez-vous ?

R. Nous n’avons pas d’options contradictoires à ce sujet, parce nous avons de bonnes relations avec l’Iran depuis 1979 jusqu’à aujourd’hui et qu’elles sont en constante amélioration, mais en même temps nous cherchons la paix. Nous avons travaillé au processus de paix, et nous avons travaillé aux négociations de paix. L’Iran n’a pas été un facteur contre la paix. C’est une information inexacte que l’Occident tente de promouvoir en disant que si nous avons besoin de la paix, nous n’avons pas besoin d’avoir de bonnes relations avec l’Iran. Il n’existe aucun rapport entre ces deux sujets, qui sont complètement différents. L’Iran a apporté son soutien à la Syrie. Il a soutenu notre cause ; celle des territoires occupés. Nous devons le soutenir dans sa cause. C’est simple. L’Iran est un pays très important dans la région. Si nous voulons la stabilité, nous devons cultiver nos bonnes relations avec l’Iran. Vous ne pouvez pas parler de stabilité si vous avez de mauvaises relations avec l’Iran, la Turquie et ainsi de suite. C’est clair.

­ « Le but final d’Al-Qaïda est la création d’un émirat islamique en Syrie »

Q. Avez-vous des informations sur le financement, des rebelles combattant en Syrie, par des agences occidentales du renseignement ?

R. Non, ce que nous savons c’est qu’elles offrent leur savoir-faire aux terroristes à partir du territoire turc, et parfois à partir du territoire libanais. Cependant, certaines agences régionales sont encore plus actives que les agences occidentales, tout en restant sous le contrôle des services de renseignement occidentaux.

Q. Quel est le rôle d’Al-Qaïda en Syrie en ce moment ? Contrôlent-t-ils une force de coalition rebelle ?

R. Non, je ne pense pas qu’ils cherchent à contrôler, mais plutôt qu’ils cherchent, selon leurs propres termes, à établir leurs propres royaumes ou émirats, en effrayant ou en intimidant la population par leurs attentats, assassinats, attentats-suicides et toutes sortes d’exaction. Ils espèrent ainsi pousser les gens au désespoir qui les amènerait à les accepter comme fait accompli. Ils avancent donc, étape par étape, leur but final étant la création, disons le ainsi, d’un émirat islamique en Syrie, à partir duquel ils pourraient promouvoir leur idéologie particulière dans le reste du monde.

Q. Parmi ceux qui s’opposent à vous et ceux qui vous combattent, avec qui parleriez-vous ?

R. Avec toute personne qui aurait la réelle volonté d’aider la Syrie, mais nous ne perdons pas notre temps avec celui qui voudrait exploiter la crise pour ses intérêts personnels.

Q. À maintes reprises, les forces gouvernementales, pas vous, ont été accusées de crimes de guerre commis contre les civils syriens. Acceptez-vous de telles accusations ?

R. Nous combattons le terrorisme et appliquons la Constitution pour protéger le peuple syrien. Rappelez-vous ce qui s’est passé en Russie il y a plus d’une décennie. Vous faisiez face au terrorisme en Tchétchénie et ailleurs. Ils attaquaient les théâtres, les écoles et autres lieux publics, et l’armée russe a protégé le peuple. Appelleriez-vous cela des crimes ? Non, vous ne le feriez pas. Premièrement, "Amnesty International" a reconnu, il y a deux jours, les crimes de guerre commis par un groupe armé qui avait capturé et exécuté des soldats syriens quelques jours auparavant ; et "Human Rights Watch" a également reconnu ce fait, tout comme il a reconnu plus d’une fois les crimes de ces groupes terroristes et les a décrit comme des crimes de guerre. Deuxièmement, il est illogique qu’une armée commette des crimes de guerre contre son propre peuple, d’autant plus que l’armée syrienne est issue de ce même peuple. Et, une armée qui commettrait des crimes contre son peuple se diviserait et se désintégrerait. Par conséquent vous ne pouvez pas avoir une armée forte alors que vous tuez votre peuple. Troisièmement, aucune armée ne pourrait tenir vingt mois dans des circonstances aussi difficiles sans le soutien du peuple. Par conséquent, comment pourriez avoir un tel du soutien du peuple alors que l’armée l’assassine ? C’est une contradiction ! C’est ma réponse.

­ « Je dois vivre et mourir en Syrie »

Q. À quand remonte la dernière fois où vous vous êtes entretenu avec un dirigeant occidental ?

R. C’était avant la crise.

Q. À un moment ou à un autre, vous ont-ils proposé des conditions qui reviendraient à dire que si vous quittiez la présidence, la paix reviendrait en Syrie ?

R. Non, ils ne l’ont pas proposé directement, non, mais qu’ils fassent une telle proposition directement ou indirectement, c’est une question de souveraineté et seul le peuple syrien a le droit d’en parler. Partant de là, ce type de propositions direct ou indirect ou par médias interposés n’a pas de sens, ni de poids en Syrie.

Q. Mais avez-vous encore le choix ? Parce que vu de l’extérieur, vous n’avez nulle part où aller. Où iriez-vous si vous décidiez de partir ?

R. En Syrie. J’irai de la Syrie en Syrie. C’est le seul endroit où nous pouvons vivre. Je ne suis pas une marionnette. L’Occident ne m’a pas fabriqué pour que je me réfugie chez lui ou ailleurs. Je suis Syrien. J’ai été façonné par la Syrie. Je dois vivre et mourir en Syrie !

­ « Je crois en la diplomatie et dans le dialogue. Mais nous devons rester réalistes »

Q. En ce moment précis, pensez-vous qu’il reste une chance pour la diplomatie ou le dialogue, ou bien seule l’armée peut mettre fin à cette crise ?

R. Je crois toujours en la diplomatie et j’ai toujours cru dans le dialogue même avec ceux qui ne le comprennent pas ou n’y croient pas. Nous devons continuer à essayer. Je pense que nous pourrons en obtenir un succès partiel. Nous devons donc poursuivre nos efforts dans le sens de ce succès partiel avant d’arriver au succès total. Mais nous devons rester réalistes. Il ne faut pas croire qu’à lui seul le dialogue peut nous garantir le succès ; ceux qui commettent ces actes criminels appartenant à plusieurs sortes d’individus. La première correspond à ceux qui ne croient pas au dialogue, en particulier les extrémistes. La seconde est constituée de hors la loi condamnés par la Justice des années avant le début de la crise, leur ennemi naturel étant le gouvernement puisqu’ils reviendront à la case prison si la vie normale reprenait son cours. La troisième englobe les individus soutenus par l’étranger et qui ne sont redevables qu’aux individus ou gouvernements qui les ont payés et leur ont fourni des armes ; ceux-là ne sont pas maîtres de leur décision, et c’est l’une des raisons qui nous invite à rester réalistes. Mais, il existe un tout autre groupe de personnes, combattanst ou hommes politiques, qui acceptent le dialogue. C’est avec eux que nous poursuivons le dialogue depuis des mois, certains combattants ayant déjà déposé les armes et repris le cours normal de leur vie.

­ « Le coût d’une invasion étrangère serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter »

Q. Pensez-vous qu’une invasion étrangère de la Syrie soit imminente ?

R. Je pense que le coût d’une telle invasion, si elle se produisait, serait supérieur à ce que le monde entier pourrait supporter, parce que si maintenant les problèmes sont en Syrie - à savoir le dernier bastion de la laïcité, de la stabilité et de la coexistence dans la région - l’effet domino qui en résulterait affectera le monde de l’océan Atlantique à l’océan Pacifique. Et vous savez quelles en seraient les implications sur le reste du monde. Je ne pense pas que l’Occident se dirige dans cette direction. Si jamais cela devait arriver, nul ne peut prédire la suite.

Q. Monsieur le Président, vous reprochez-vous quoi que ce soit ?

R. Il est normal de vous attendre à commettre des erreurs à chaque prise de décision, sinon vous n’êtes pas humain.

Q. Quelles seraient vos plus graves erreurs ?

R. Franchement, elles ne me viennent pas à l’esprit en cet instant. Avant même de prendre une décision, je considère toujours qu’une partie de celle-ci pourrait être une erreur. Mais on ne peut juger ses erreurs à chaud. Parfois, et notamment en période de crise, on ne peut distinguer ce qui est juste de ce qui est faux qu’une fois le problème surmonté. C’est pourquoi, je ne serai pas objectif si je parlais de mes erreurs en ce moment, puisque nous sommes en plein milieu de la crise.

Q. Vous n’avez donc pas encore de regrets ?

R. Non, pas actuellement. C’est quand tout devient clair que vous pouvez parler de vos erreurs, certainement qu’il y en a, et c’est normal.

Q. Si nous étions le 15 Mars 2011, lorsque les manifestations ont commencé à se développer et à s’intensifier, quelles sont les choses que vous auriez faites différemment ?

R. J’aurai fait ce que j’ai fait le 15 Mars.

Q. Exactement la même chose ?

R. Tout à fait. J’aurai demandé à toutes les parties de s’engager dans le dialogue et de faire barrage aux terroristes, car c’est ainsi que les choses ont commencé. Les manifestations ont servi de couverture à des combattants qui ont fait feu sur des civils et des militaires à la fois. Peut-être qu’au niveau tactique, il aurait fallu agir autrement, mais en tant que président, vous n’êtes pas tacticien et prenez vos décisions à un niveau stratégique, ce qui est d’un ordre différent.

Q. Monsieur le président Al-Assad, comment vous voyez-vous dans une dizaine d’années ?

R. Je me vois à travers mon pays. Je ne peux pas me voir moi-même. Je peux voir mon pays. Je peux me voir à travers lui.

Q. Vous vous voyez en Syrie ?

R. Absolument. Je ne peux être qu’en Syrie. Je ne parle pas de la fonction. Je ne m’y vois pas en tant que président ou autre. Ce n’est pas mon souci. Je me vois dans ce pays, comme dans un pays sûr, stable et plus prospère.

Mme Sophie Shevardnadze : Merci M. le Président Bachar al-Assad pour cet entretien accordé à Russia-Today.

M. le Président Bachar al-Assad : Merci à vous pour être venue en Syrie.

Russia Today , 9 novembre 2012.

Vidéo transcrite et traduite par Mouna Alno-Nakhal [Biologiste]
10.11.2012.

Traduit de l’anglais par Mouna Alno-Nakhal (10.11.2012) :
http://www.palestine-solidarite.org/entretien.Bachar_al-Assad.111112.htm

Texte original en anglais (09.11.2012) :
http://rt.com/news/assad-interview-exclusive-syria-265/

 

http://www.silviacattori.net/article3912.html

 

 

 

Sur ce site,

 


Un article de Sami Kleib 


Syrie : Conflit américano-russe et hécatombe d’officiers du renseignement
9 novembre 2012 | Depuis le début du dit « printemps arabe », nombre d’officiers du renseignement de la région ont été écartés ou assassinés. D’où une question lancinante : coup du destin et pure coïncidence, ou bien signes d’une lutte secrète préparant l’élaboration des nouvelles lignes de la politique internationale au Moyen-Orient ?

 

 

 

Syrie: L' Union européenne reconnaît la Coalition syrienne

 

Histoire occultée des faux hébreux : Les Khazars

 

Ce que l'on doit savoir sur le sionisme et le Christianisme (A lire)

 

 

MALI :


France : Des opérations éclair au Mali ne sont pas à exclure

 


Des membres de la nouvelle Coalition nationale syrienne,... (PHOTO MOHAMMED DABBOUS, ARCHIVES REUTERS)


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L’Union des Patriotes Syriens
Défense du droit fondamental d’expression du peuple syrien
20 novembre 2012 | .

Communiqué de l’Union des Patriotes Syriens
Non à l’agression contre La Syrie – Non à l’agression contre Gaza
20 novembre 2012 | Les patriotes syriens qui s’opposent à toute ingérence, et aux manœuvres de la France, sont déterminés à faire triompher la vérité et à préserver la Souveraineté, et l’indépendance de la Syrie et à défendre tous les droits de notre peuple en particulier son droit à décider de ses représentants et qui le dirige.

Une analyse de Ghaleb Kandil
Gaza conforte la dissuasion et confirme la justesse du choix de la Résistance
19 novembre 2012 | La confrontation actuelle dans la bande de Gaza entre la Résistance palestinienne et l’armée d’occupation israélienne a mis en relief une série de données qui pèseront lourd dans le cours de la guerre et dans la redéfinition des équations et des nouveaux rapports de forces dans la région.

Un article de Maxime Vivas
Rue89, Article 11, LGS et les autres : conférence sur les médias alternatifs
18 novembre 2012 | Les médias électroniques ne sont pas, de facto, des médias plus honnêtes, plus libres, plus informatifs que les autres. Du 1er au 4 novembre s’est tenu à La Baume-lès-Aix (13), l’Université d’automne du M’PEP (Mouvement Politique d’éducation Populaire). http://www.m-pep.org/ 43 séances, 42 intervenants, 35 organisations, sur le thème « Restaurer la souveraineté nationale pour construire un nouvel internationalisme - Vers un socialisme du XXIe siècle ». Le Grand Soir était une des organisations invitées.

 


 

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 14:28

 

Syrie : Tirs d’agression israéliens contre un pays souverain, la Syrie


Publié le 11 novembre 2012

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Plateau du Golan

Plateau du Golan


« Tirs de sommation israéliens contre la Syrie » titre Le Monde.

La suite est hallucinante. 

Pour la première fois depuis 1973, l’armée israélienne a procédé à des tirs de semonce contre la Syrie. Ces sommations répondent à un obus de mortier, tiré lors d’affrontements entre rebelles et armée syrienne, et qui a frappé par accident le plateau du Golan, occupé par Israël.

Comment peut-on écrire qu’Israël tire contre la Syrie sur le Plateau du Golan ? A qui appartient Le Plateau Golan ? Il aurait fallu, dans ce bout de daube, de bien préciser que les Nations Unies ont déjà condamné Israël pour l’occupation illégale de ce plateau, simplement pour voler l’eau syrien. Que faut-il de plus pour condamner ce viol et vol d’un territoire qui ne lui appartient pas ?


Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale.


Ce monde est formidable. Ce monde est fou. Et dire qu’israël s’était plaint auprès de l’ONU de « l »intrusion » de chars syriens sur le plateau du Golan. Or, ces chars étaient en territoire…syrien. Un vrai renversement des valeurs, où, la légalité devient illégale et l’illégalité légale. Il s’agit donc d’une agression contre la Syrie.

 

http://allainjules.com/2012/11/11/syrie-tirs-dagression-israeliens-contre-un-pays-souverain-la-syrie/

 

NB:  Et j'ajoute que les tirs sur le Golan doivent être une provocation, pour entraîner israël sur le chemin de la guerre de domination, son "sport" favori ! Si la Syrie n'est pas domptée par les terroristes barbus au service des terroristes anglo-saxons d'Etat, israël interviendra peut-être pour "nettoyer" à son profit la zone et même la Syrie et l'annexer ensuite via ses pions, comme rampe de lancement contre l'Iran non-aligné sur ses diktats. (eva R-sistons)

 


 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 02:15

 

 

Mardi 6 novembre 2012

BiélorussieLes Amis d’Edward Gierek communique : « Au nom aussi d’une certaine idée de la période soviétique qui assurait aux peuples le plein-emploi et leur garantissait le droit à la santé et à la culture, notre camarade André Delcourt, maire et conseiller général (PCF), recevait récemment dans sa bonne ville de Calonne-Ricouart (Pas-de-Calais), Aleksandr Pavlovski, l’ambassadeur de Biélorussie en France. Une Biélorussie stigmatisée en Occident pour avoir, de toutes ses anciennes républiques, le mieux préservé l’héritage social de l’Union soviétique. Dans les colonnes de La Tribune de la Région minière, dénonçant les prétentions de l’Occident impérialiste, Aleksandr Pavlovski défend le droit à la différence dans une Europe minée par le libéralisme... »

Ci-après l’article paru dans La Tribune de la Région Minière :

Le dimanche 23 septembre dernier, l’élection législative en Biélorussie a été le prétexte pour l’Occident à une nouvelle campagne de diabolisation contre un pays accusé de bafouer les Droits de l’Homme, mais dont le principal tort semble bien de s’ouvrir insuffisamment à l’économie de marché. De passage à Calonne-Ricouart dans le cadre de la tournée artésienne de la Musique centrale des Forces armées de Bélarus, Aleksandr Pavlovsky, ambassadeur de Biélorussie en France a accepté de répondre à nos questions.

Les États-Unis vous présentent comme la dernière « dictature d’Europe ». Pourquoi votre pays est-il diabolisé en Occident aujourd’hui ?

La Biélorussie est diabolisée parce qu’elle n’exécute pas les orientations des États-Unis. Nous avons notre propre voie. Chez nous, le chômage est le plus bas des anciens pays de la Communauté des États Indépendants (CEI). Nous sommes les seuls de la CEI à être autonomes sur le plan alimentaire. Le niveau de vie y est meilleur que du temps de l’Union soviétique. Une attention particulière est portée au sport et à la culture. Aujourd’hui, on reconstruit une vingtaine de châteaux détruits pendant les deux guerres mondiales du XXème siècle. Qui en parle ? Les religions catholiques et orthodoxes y ont des droits égaux. En Biélorussie, il coexiste des propriétés d’état, privées et coopératives. Mais à la différence de la Russie, nous n’avons pas laissé piller la propriété collective. Les privatisations ont été faites au profit du peuple et pas des intérêts privés. L’Occident veut nous imposer son opinion. Ce n’est pas une attitude très démocratique…

Comment réagissez-vous à cette prétention ?

L’Occident aimerait l’image de notre pays comme copie conforme du sien, mais la Biélorussie a ses nuances. Tout comme en France, la Bourgogne ou le Nord-Pas-de-Calais ont les leurs. Notre organisation étatique est différente de l’organisation étatique française. L’Union européenne dit : « Vous ne nous ressemblez pas donc vous êtes mauvais. » L’attitude vis-à-vis de notre pays n’est pas juste ; ça nous offense. Ce n’est pas correct alors qu’aujourd’hui, l’Europe est en crise et qu’il faudrait, puisque nous appartenons à la même civilisation, plutôt unir nos efforts pour avoir une position forte dans le monde.

De quelles façons ?

Par la communication. Il faut favoriser le dialogue et la compréhension mutuelle. On ne peut pas régler tous les problèmes pas les moyens de la force. Aujourd’hui, notre musique militaire joue en France. Aussi sommes-nous reconnaissants à nos amis français de nous accueillir dans le cadre de ces échanges culturels ; ce qui nous permet de faire en sorte que les Français du Nord-Pas-de-Calais puissent voir nos ressortissants… et se faire leurs propres opinions sur nous. Votre région et la Biélorussie ont une histoire commune. Nous avons souffert de la guerre. Lorsde la Seconde Guerremondiale, nous avons perdu 30 % de notre population !

Propos recueillis par Jacques Kmieciak

 

L’opinion de Bruno Drweski, universitaire, spécialiste de l’Europe de l’Est

« Je pense que le fait que l’économie soit contrôlée, et les mouvements de capitaux en particulier, et que la Biélorussie soit non alignée et par ailleurs n’ait pas le désir de rompre avec la Russie et la Chine, expliquent l’animosité occidentale. La Biélorussie est en plus située sur une voie stratégique et représente un potentiel militaire important. Sans parler du fait que, menant une politique relativement sociale, cet État est un « mauvais exemple » pour ses voisins. »

L’avis de Bernard Seux, ancien député-maire socialiste de Béthune. L’ambassade de Biélorussie à Paris lui a confié une mission d’observateur lors de cette législative.

« J’y suis allé pour la première fois en 2007 avec des a priori concernant la dimension démocratique du régime. Je voulais voir ce pays ce pays tel qu’il était et pas tel qu’on me l’avait décrit. Je n’ai pas ressenti de sentiments d’oppression dans la population d’une grande gentillesse, ni subi de pression quelconque. »


 

Sur ce site,

 

 

.

 


 


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10 novembre 2012 6 10 /11 /novembre /2012 04:27

 

 

Samedi 10 novembre 2012

 

« It’s the economy, stupid ! » (C’est l’économie qui importe, idiot !). Cette phrase permit à Bill Clinton de gagner la présidentielle en 92 contre Bush dont le bilan emploi était désastreux. Sous Clinton, le chômage ne cessa de grimper, et l’inégalité aussi. Et aujourd’hui ? Est-ce le président qui décide ? Ou l’économie ? C’est-à-dire d’autres gens - non élus - au-dessus du président. Voici, présentés en textes et dessins, les 10 chiffres clés qui résument la situation économique et sociale des USA. Pour comprendre l’essentiel. Quel que soit le président.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réponse :

Qu’allons-nous faire ? Une question d’autant plus grave que l’Union Européenne veut coûte que coûte nous imposer un copié – collé de cette politique antisociale des USA !


Le problème n’est pas « Quel président ? » On se dit souvent qu’avec le « moins mauvais », on échappera au pire. Non, car le « moins mauvais » est en fait le plus intelligent pour emballer et vendre la même marchandise.


Le problème est plutôt : « Comment résister à la politique impériale des USA ? » Et pour ça il nous faut : analyser l’économie pour comprendre le lien entre la politique antisociale et le militarisme, décoder les mécanismes de pillage des ressources et de contrôle de la planète, repérer les procédés de la guerre globale dans ses formes diverses. Et les procédés de désinformation qui nous cachent tous ces enjeux. Ainsi, on pourra unir et renforcer les résistances diverses qui se développent dans le monde. La colère monte partout, il nous faut présenter une vraie alternative…

 


Source : Investig'Action

Dessins : Yace


Haut de la page - Accueil


http://www.michelcollon.info/USA-10-chiffres-qui-disent-tout.html

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 00:03
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http://oumma.com/14660/mairie-damiens-se-rebiffe-contre-giesbert-laffreux-gen?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=b6ee95bf1c-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email
 

 

Les Médias sont islamophobes. Quelle responsabilité !

 

Les Musulmans, désormais, sont sans cesse assimilés à des Islamistes, à des terroristes, à des racistes haineux, etc.

 

Enquête sur les vrais bréviaires de la haine et du racisme à l'intention des journalistes islamophobes, ici (cliquer sur le lien ci-dessous) :

 

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3 novembre 2012 6 03 /11 /novembre /2012 22:27

                    L'industrie de l'Holocauste : réflexions sur l'exploitation de la souffrance des juifs

 

Sur le sujet,

mon article

(et d'autres) :

Commémoration de Toulouse:Industrie de la victimisation et instrumentalisation de l'holocauste

.

.

Le CRIF, enhardi par l'accueil de Hollande,

veut censurer une chanson sur Gaza

(vidéo très belle sur Gaza)

sur mon blog officiel,

avec un article du Diplo :

Non à la victimisation,à l'oppression et à la censure. Oui à la liberté (+ vidéo Gaza)

 

 

colombe.gif

 

 

.

A lire aussi :

Lettre à Monsieur le Président de la République Française

par Rudolf Bkouche, membre de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de IJAN (International Jewish AntiZionist Nerwork) http://www.assawra.info/spip.php?article1372 

.

 

"NOUS SOMMES TOUS DES JUIFS FRANCAIS" ?

LES JUIFS, CAUSE NATIONALE, SELON HOLLANDE... SURREALISTE, MAIS L'ON NE TOUCHE TOUJOURS PAS LE FOND... (+vidéo)

 

.

 

Pétition
Non au terrorisme de l’Etat d’Israël
.
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Formidable article à lire absolument :

.

 

Voir ma vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/xlk4sq_r-sistons-video-5-un-genocide-ou-des-genocides-introduction-a-la-question_news

 

 

 

 

Affaire Merah : tapis rouge pour Netanyahu, défilé de la LDJ et lapsus pour Hollande

Affaire Merah : tapis rouge pour Netanyahu, défilé de la LDJ et lapsus pour Hollande

Bibi et Flamby, ensemble pour Halloween. La « visite de travail » du Premier ministre israélien en France a révélé plusieurs détails édifiants sur l’état de l’amitié franco-israélienne. Morceaux choisis.

 

Il y aurait quantité d’analyses à produire sur le chaleureux accueil réservé, mercredi et jeudi, par les autorités françaises à Benyamin Netanyahu. Diabolisation commune de l’Iran, stigmatisation conjointe des « causes-prétextes » derrières lesquelles se cacherait de « l’antisémitisme », silence sur la poursuite de la colonisation israélienne en terre palestinienne ou sur les déclarations officielles relatives à « Jérusalem, capitale unifiée et éternelle d’Israël », traitement de faveur accordé aux victimes juives du tueur de Toulouse-Montauban, transformation outrancière d’un hommage aux morts en meeting pro-Likoud, anesthésie de l’esprit critique chez la plupart des commentateurs audiovisuels, etc, etc : les angles d’approche ne manqueraient pas.

Oumma a préféré vous faire revivre ces deux journées historiques pour la relation franco-israélienne en vous dévoilant plutôt trois séquences-clés en images.


*** La parade de Netanyahu : le leader ultra-nationaliste est salué dès son arrivée par Gilles-William Goldnadel, l’homme censé avoir été visé par la cellule terroriste de Cannes, avant de retrouver François Hollande, un grand ami d’Israël descendu spécialement des marches du perron de l’Elysée. Ensuite, ce seront au tour de Pierre Moscovici, ministre de l’Economie, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, et du Premier ministre Jean-Marc Ayrault de le recevoir, sourire aux lèvres.

 

*** La Ligue de Défense Juive sans gêne : mercredi soir, au moment où se déroulent des rassemblements anti-Netanyahu à Paris et Toulouse, la LDJ se réunit en toute impunité sur les Champs-Elysées pour témoigner de son soutien au dirigeant israélien.

Le meneur de ce groupe -responsable de plusieurs agressions- entonna d’ailleurs le même slogan religieux que celui déclamé par leur héros, le lendemain, devant François Hollande : « Am Israël Haï ! »  (« le peuple d’Israël vivra »).

 

*** Le lapsus embarrassant de François Hollande : prenant la parole pour rendre hommage aux victimes de Toulouse et Montauban, le chef de l’Etat évoqua un « moment exceptionnel » pour commémorer une « stragédie  exceptionnelle ».

La confusion entre les termes « tragédie » et « stratégie » n’est pas insignifiante : la polémique sur les agissements de la DCRI prend actuellement de l’ampleur en raison de la récente découverte, rapportée par Libération, de l’étrange attentisme de la direction centrale du Renseignement pour gérer localement le cas singulier de Mohamed Merah. François Hollande a-t-il eu connaissance, depuis son accession au pouvoir, d’informations contredisant la thèse en vogue, promue par Manuel Valls et Claude Guéant, des « défaillances » policières? Curieusement, son lapsus rappelle celui formulé en mars par François Molins, procureur de Paris, à propos des déclarations de Mohamed Merah qui devaient faire l’objet de « révocations », affirma-t-il dans un premier temps, avant de rectifier aussitôt en précisant qu’il s’agissait en réalité de « vérifications ».

Les bienfaits de la terreur

Une « stratégie » laisse entendre l’existence d’un choix politique et délibéré. Qu’il s’agisse d’un lapsus révélateur ou d’une innocente confusion sémantique, les zones d’ombre de l’affaire Merah persistent. N’en déplaise à Netanyahu, qui n’a eu de cesse, dès l’assaut du RAID, d’exploiter cet évènement dans le cadre de son concept-phare : la « guerre  mondiale contre le terrorisme ».

Curieux, cependant, de constater qu’aucun éditorialiste ou élu français n’ait eu la délicatesse de rappeler aux citoyens un élément accablant pour l’image du propagandiste va-t-en-guerre : l’homme accueilli par la France pour déplorer les méfaits terroristes imputés à Merah est le même individu qui avait, à deux reprises, jugé « bénéfiques pour Israël » les attentats du 11 septembre 2001.

..

VIDEOS sur le site :

http://oumma.com/14646/affaire-merah-tapis-rouge-netanyahu-defile-de-ldj-laps?utm_source=Oumma+Media&utm_campaign=8edc515637-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email

 

 

..

 

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Hollande déroule le tapis rouge à Netanyahou…

http://www.france-palestine.org/Hollande-deroule-le-tapis-rouge-a

Dans sa confé­rence de presse du 31 octobre, où il affiche sa proximité avec B. Neta­nyahou, F. Hol­lande s’aligne sans com­plexe ni état d’âme sur les posi­tions israéliennes.

Sur l’Iran, s’il ne reprend pas la notion de ligne rouge brandie par Neta­nyahou, il fait sienne l’analyse israé­lienne du danger nucléaire sans jamais mettre en cause le nucléaire israélien et appeler à une dénu­cléa­ri­sation de la région.

Sur le « pro­cessus de paix », il s’aligne sur la position de Neta­nyahou en appelant à une négo­ciation sans condi­tions ni préa­lables et en écartant « la ten­tation de l’Autorité pales­ti­nienne d’aller chercher à l’AG des Nations unies ce qu’elle n’obtient pas par la négociation ».

C’est refuser l’idée même d’une quel­conque pression sur celui qui jour après jour viole le droit. C’est choisir de laisser l’occupant user de sa force pour faire plier l’occupé et le contraindre à l’inacceptable. Tout cela en contra­diction com­plète avec les enga­ge­ments du can­didat, de son premier ministre et les posi­tions du parti socialiste.

Dans ces condi­tions l’annonce de la visite commune des deux hommes à Tou­louse a quelque chose de pro­fon­dément malsain mettant en scène une pré­tendue « soli­darité contre le ter­ro­risme » entre la France et un acteur majeur du ter­ro­risme d’état.

Au len­demain de la publi­cation, par 22 ONG inter­na­tio­nales, d’un rapport acca­blant sur la colo­ni­sation et ses consé­quences sur les Pales­ti­niens, dans lequel elles pré­co­nisent des mesures concrètes pour sau­ve­garder la pos­si­bilité d’un état pales­tinien confor­mément au droit inter­na­tional, le Pré­sident de la Répu­blique a oublié son 59ème enga­gement en faveur de la « recon­nais­sance inter­na­tionale de l’état palestinien ».

Nous ne le tenons pas pour quitte, non plus que sa majorité, et ne ces­serons de le lui rappeler.

Le Bureau National AFPS

!DSPAM:50938dbd318811738519133!

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Négationnisme, Loi Gayssot , voir ici :

et d'autres posts comme :

Israël a déjà franchi la « ligne rouge » ! Ici :

Commémoration de Toulouse:Industrie de la victimisation et instrumentalisation de l'holocauste


Appel du 12 décembre 2005 de “Liberté pour l’histoire” :


Image : http://philosemitismeblog.blogspot.com/2010/01/caricature-de-la-shoah-ce-que-le.html


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27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 03:43

 

 

Samedi 27 octobre 2012

Député juif:la communauté juive en Iran n’a pas besoin de l’Occident

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=82701&cid=20&fromval=1

 Juifs iraniens dans une synagogue à Téhéran

Média et contre-propagande: Les juifs d’Iran n’ont pas besoin de nos services…

le octobre 25, 2012 par Résistance 71

Et personne n’en parle ; ce qui n’est franchement pas étonnant, donc nous relayons… Mais on va sûrement dire que le type a été forcé sous la torture à faire ces déclarations…

– Résistance 71 –

Député juif: La communauté juive en Iran n’a pas besoin de

l’Occident

Al Manar

Le 24 Octobre 2012

url de l’article original:

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=82701&cid=20&fromval=1&frid=20&seccatid=28&s1=1

Un membre au Conseil de la Choura , le député juif iranien, Syamak Morra Sadq, a déclaré que que la communauté juive en Iran n’a pas besoin de la sympathie occidentale et si un problème surgit , il sera résolu à travers le dialogue national et rien d’autre.

Le député , qui participait à une réunion tenue ad hoc entre les députés iraniens pour discuter du prochain rapport d’Ahmed Shahid sur les droits de l’homme, a souligné que » l’Iran est le berceau de la liberté, de la pensée religieuse et de la coexistence pacifique entre les adeptes des différentes religions célestes ».

Il a souligné que « l’Iran s’est caractérisée par la tolérance depuis les anciens temps et surtout après la victoire de la Révolution islamique. Ainsi, il n’y a pas de signes d’hostilité envers la communauté juive ou envers une religion particulière ».

Il a expliqué que « les communautés religieuses en Iran sont libres d’exercer leurs activités et leurs adeptes ne font l’objet d’aucune poursuite judiciaire ou pérsecution en raison de leur appartenance religieuse ».

Concernant le rapport rédigé par Ahmed Shahid, le responsable iranien juif a estimé que ce dernier » travaille pour le compte des Occidentaux et que certainement il rédigera un rapport qui plaira à ses maîtres ».

Il a rappelé » qu’à l’époque médivale , quand l’Occident pérsecutait ses scientifiques et ses savants, les torturant ou les assassinant, l’Iran jouissait de la liberté d’expression et de la liberté de religion ».

Et de préciser: » la communauté juive en Iran ne peut pas être séparée du peuple iranien, elle n’a nullement besoin de la tutelle ou de la compassion de l’étranger, car l’Iran est pour elle plus tendre qu’une mère « .

http://resistance71.wordpress.com/


 

Sur ce site,

 


Résistance à l’ingérence: Mise en sourdine des va t’en guerre français contre l’Iran…

le octobre 25, 2012 par Résistance 71

Les remarques du ministre des affaires étrangères français sur le programme nucléaire iranien sont complètement irresponsables: Mehmanparast

Press TV

Le 24 Octobre 2012

url de l’article original:

http://www.presstv.ir/detail/2012/10/24/268554/french-fm-remarks-irresponsible-iran/

~ Traduit de l’anglais par Résistance 71 ~

Le porte-parole du ministère des affaires étrangères iranien Ramin Mehmanparast a qualitfié d’irresponsables les récentes remarques faites par le ministre français des affaires étrangères à propos du programme énergétique nucléaire iranien.

“Nous considérions la France comme étant une avocate du rôle des organisations internationales et de leurs institutions affiliées, mais il semblerait maintenant que le gouvernement français se démarque de sa position traditionnelle sur la scène internationale” a dit Mehmanparast Mercredi.

“Il y a cette question de savoir comment le ministre français des affaires étrangères puisse parler du danger pour l’Iran d’obtenir des armes nucléaires tout en ignorant complètement les inspections effectuées par l’AIEA durant ces dernières années et qui ont rejetées toute diversion par la République Islamique d’Iran de ses buts pacifiques”, a ajouté Mehmanparast.

Le ministre français des affaires étrangères Laurent Fabius a dit le 21 Octobre que l’Iran apparaissait en course pour achever son but de produire l’arme nucléaire vers le milieu de 2013. Fabius a dit que des experts, qu’il n’a pas identifiés, “ont établi de manière indisputable” que l’Iran avait amassé un lot complet de centrifugeuses qui “apparamment permettrait la capacité pour l’Iran d’avancer vers la possession d’armes nucléaires dans la première moitié de l’année prochaine, la fin de la première moitié.”

Mehmanparast a exprimé l’espoir que Fabius ne répétrait pas les erreurs de quelques anciens officiels français qui adoptèrent des positions “radicales et iréalistes” contre l’Iran.

Les Etats-Unis, Israël et quelques-uns de leurs alliés ont accusé l’Iran de poursuivre un programme d’énergie nucléaire à des fins non civiles.

L’Iran rejette ces allégations, argumentant qu’en tant que signataire du traité de non-prolifération nucléaire et en tant que membre de l’AIEA, elle est autorisée à développer et à acquérir une technologie nucléaire à des fins pacifiques.

http://resistance71.wordpress.com/

 

.


Selon le Council on Foreign Relation, le nucléaire iranien est un gage de stabilité au Proche-Orient

 

 

Ces derniers mois, un débat enflammé s’est déroulé sur la manière dont les Etats-Unis et Israël devraient le mieux réagir aux activités nucléaires de l’Iran. Pendant que la discussion s’est échauffée, les USA ont renforcé leur régime de sanctions déjà sévère contre la République islamique et l’Union européenne a annoncé, en janvier, qu’elle débuterait, le 1er juillet, avec un embargo sur le pétrole iranien. Bien que les Etats-Unis, l’UE et l’Iran soient revenus récemment à la table des négociations, on ressent toujours un sentiment de crise.

Cela ne devrait pas être ainsi. La plupart des commentateurs américains, européens et israéliens et les décideurs ont mis en garde qu’un Iran disposant de l’arme nucléaire serait l’issue la plus grave à cette situation actuellement bloquée. En réalité, cela serait au contraire probablement le meilleur résultat: celui qui permettrait de rétablir au plus tôt la stabilité au Proche-Orient.

Le pouvoir demande un équilibre

La crise autour du programme nucléaire de l’Iran pourrait se terminer de trois façons différentes. D’abord la diplomatie, liée à des sanctions très lourdes pourrait convaincre l’Iran de renoncer à l’acquisition de l’arme atomique. Mais cette issue est improbable: Les expériences historiques montrent qu’on ne peut presque pas dissuader un pays voulant posséder l’arme atomique. La punition d’un Etat au moyen de sanctions économiques n’entrave pas forcément son programme nucléaire. Prenons le cas de la Corée du Nord qui a réussi, malgré les innombrables sanctions et résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, à construire ses armes. Si Téhéran décide que sa sécurité dépend de la possession de l’arme atomique,! les sanctions ne lui feront pas changer d’avis. Le rajout de toujours plus de sanctions pourrait donner le sentiment à l’Iran qu’il est encore plus vulnérable, et lui livrer davantage de raisons d’aspirer à la protection de la dissuasion ultime.

« Le monopole nucléaire régional d’Israël, qui s’est montré remarquablement durable ces quatre dernières décennies, a attisé pendant longtemps l’instabilité au Proche-Orient »

La deuxième issue possible est que l’Iran s’arrête juste avant le test d’une arme atomique, mais qu’il développe le potentiel de réussite, c’est-à-dire la capacité d’en construire et d’en tester une rapidement. L’Iran ne serait pas le premier pays qui parvienne à un programme nucléaire hautement développé, sans construire effectivement une bombe. Le Japon, par exemple, entretient une infrastructure atomique civile énorme. Des spécialistes croient qu’il pourrait construire rapidement une arme atomique.

 

Lire la suite

 

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 03:30

 

Sur mon blog officiel,

 

 

http://www.fnb.to/FNB/Article/Bastion_80/Ba80.htm

 

Voici un extrait de l'article

L’Atlantisme est un totalitarisme (+ vidéo Soumission des Médias)

qui peut parfaitement s'appliquer

 

à la fausse Presse de Gauche

 

(comme le Nouvelobs, Libération, Marianne etc)

 

Chantal Dupille (eva)

.

 

Dernier numéro Nobs

On veut nous faire accepter la rigueur ?

 

 le nouvel observateur Antisémitisme des banlieues musulmanes

 

 

 

Hollande et Jules Ferry


Ce n’est pas un hasard si François Hollande

a choisi Jules Ferry comme saint-patron laïque

de sa présidence normale.

Jules Ferry représente exactement

l’idéal atlantiste :

l’homme qui est capable d’utiliser la démocratie

pour servir les banques et le colonialisme

 

tout en donnant le change au peuple

 

avec quelques concessions sociétales de gauche.

 

Il ne portera jamais atteinte

aux piliers de la puissance bancaire

et aux capitalistes-colons.

 

Il (..) a une bonne conscience à toute épreuve

malgré les crimes de ses amis partis coloniser

les rivages lointains.

 

 

Guillaume de Rouville



 

Le NouvelObs,

 

ultra-libéral,

atlantiste,

sioniste.

Il commence à nous manipuler

pour nous faire accepter ensuite

l'homme qui achèvera

de tuer ce qui reste de gauche

à gauche.


C Dupille

 

.

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24 octobre 2012 3 24 /10 /octobre /2012 03:22

 

 

L’Atlantisme est un totalitarisme

Par Guillaume de Rouville


 

 

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Un devoir d’introspection  

L’Atlantisme est l’idéologie dominante des sociétés européennes actuelles, celle qui aura sans doute le plus d’influence sur le devenir de nos destinées communes et pourtant elle est de ces idéologies presque cachées dont on ne parle ouvertement que dans le cercle restreint du monde alternatif. Sont Atlantistes tous les collaborateurs européens de la vision hégémonique des États-Unis et de son idéologie propre qui répond au doux nom d’impérialisme. Autrement dit, l’Atlantisme est l’idéologie des exécutants serviles de l’idéologie impériale américaine ; elle lui est subordonnée et ne tire de sa soumission que les miettes de l’empire tombées à terre après le festin des empereurs.

C’est une idéologie mineure dans l’idéologie majeure. Elle est à la fois  honteuse et conquérante : honteuse parce qu’elle ne joue jamais que les seconds rôles ; conquérante, parce qu’elle emprunte à son maître d’outre-atlantique ses visions hégémoniques délirantes et toutes ses caractéristiques totalitaires. C’est un totalitarisme dans le totalitarisme, une domination de dominés, un impérialisme de serfs et d’esclaves passés maîtres dans l’art de se soumettre. Parler de l’Atlantisme européen c’est parler du projet impérial américain et réciproquement. La seule chose qui les distingue est leur place dans la hiérarchie totalitaire : le premier n’est que l’émanation du second, ne se définit que par lui, se contente de l’imiter et lui obéit en tout ; il n’est, en revanche, son égal en rien.

Chaque continent a ses collaborateurs au service de l’impérialisme américain, chaque zone d’influence de ce dernier a son atlantisme à lui. Nous aurions pu ainsi nous contenter d’évoquer les caractéristiques totalitaires de l’impérialisme américain pour comprendre l’Atlantisme. Mais, la position de subordination que les Européens ont adopté par rapport à leur modèle nord américain est le résultat d’un choix de nos élites auquel nous devons nous confronter directement, plutôt que de rejeter toute forme de responsabilité sur l’oligarchie américaine. Prenons notre part de responsabilité, voyons-nous tels que nous sommes, accomplissons un travail d’introspection nécessaire avant de relever la tête et de retrouver notre dignité. Car, avant de pouvoir se rebeller contre ses maîtres, il faut se percevoir comme esclave et reconnaître la part de consentement et de lâcheté qu’il y a dans cette situation.

 

 

D’un totalitarisme l’autre

Les caractéristiques de cette idéologie sont nombreuses et ne revêtent pas toutes la même importance, mais elles dessinent très clairement une idéologie totalitaire ayant ses spécificités propres qui ne se retrouvent pas nécessairement telles quelles dans les totalitarisme érigés en momies d’observation comme le stalinisme ou le nazisme. Il ne nous semble pas utile, en effet, de comparer l’Atlantisme à d’autres totalitarismes passés de mode, car on peut être un totalitarisme à part entière sans partager toutes les caractéristiques de ses modèles les plus achevés, modèles qui appartiennent à une autre époque.

Il y a plusieurs degrés dans le totalitarisme atlantiste ; comme il y a plusieurs manières de le subir. Selon que l’on est un peuple d’Afrique ou du Moyen Orient ou un citoyen allemand ou français appartenant à la classe des favorisés, on ne vit pas de la même manière le totalitarisme atlantiste. S’il est globalement meurtrier, il peut être localement bénéfique pour une minorité. Autrement dit, le totalitarisme atlantiste est à géométrie variable (c’est son caractère ambigu) : tantôt impitoyable et brutal avec les uns, il peut être plus tranquille et pourvoyeur de certains bienfaits pour ceux qui le respectent et courbent l’échine devant sa puissance. Il n’en est pas moins présent partout et ne tolère guère la contestation quand cette dernière revêt un caractère menaçant pour son emprise.

Car, si vous pouvez contester ses caractéristiques mineures et jouir, pour ce faire, de la plus totale liberté, vous ne serez pas autorisé à vous attaquer, dans la force des faits [1], à ses fondamentaux : (1) le libéralisme financier et la puissance des banques, (2) la domination du dollar dans les échanges internationaux, (3) les guerres de conquête du complexe militaro-industriel – pour, notamment, l’accaparement des ressources naturelles des pays périphérique à ses valeurs - ; (4) l’hégémonisme total des États-Unis (dans les domaines militaire, économique, culturel) de qui il reçoit ses directives et sa raison d’être ; (5) l’alliance indéfectible avec l’Arabie saoudite (principal État terroriste islamique au monde) ; (6) le soutien sans faille au sionisme.

L’Atlantisme, c’est, en effet, un totalitarisme qui définit une liberté encadrée, bornée aux éléments qui ne la remettent pas en cause ; une liberté sans conséquence ; une liberté sans portée contestataire ; une liberté consumériste et libidinale ; une liberté impuissante. C’est une liberté qui nous adresse ce message : « Esclave, fais ce que tu veux, pour autant que tu me baises les pieds et que tu travailles pour moi ».

Il convient, pour juger du caractère totalitaire ou non de l’Atlantisme, de le prendre en bloc et de voir s’il opprime, s’il tue en masse, à un endroit quelconque de cette planète. Il nous importe peu qu’il puisse être tolérable pour des populations entières (les élites occidentales et leurs protégés), s’il doit se rendre terrible et impitoyable pour le reste de l’humanité, sa mansuétude à l’égard de certains ne le rendant pas meilleur ou moins criminel. Ainsi, son ambiguïté est le résultat de la perception que nous pouvons en avoir lorsque nous nous plaçons dans la peau de l’homme blanc Occidental. Car, si nous essayons un instant de nous mettre à la place des Irakiens, des Libyens, des Syriens (parmi tant d’autres), son essence perd son ambiguïté et se révèle pour ce qu’elle est : une puissance criminelle qui pervertit l’humanité et les valeurs démocratiques.

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Portrait du totalitarisme par lui-même

Voyons, à présent, à grands traits et pour nous donner quelques repères, les principales caractéristiques qui nous permettent de dire que l’Atlantisme est bel et bien un totalitarisme.


1. L’Atlantisme est un impérialisme 


“What should that role be? Benevolent global hegemony. Having defeated the « evil empire, » the United States enjoys strategic and ideological predominance. The first objective of U.S. foreign policy should be to preserve and enhance that predominance by strengthening America’s security, supporting its friends, advancing its interests, and standing up for its principles around the world”. Toward a Neo-Reaganite Foreign Policy, de William Kristol et Robert Kagan, Foreign Affairs, juillet/aout 1996.

C’est une idéologie qui sert un État militarisé (les États-Unis [2]) qui a recours (a) à la terreur - guerres préventives, enlèvement, déportations dans des camps de torture, assassinats extrajudiciaires quotidiens, etc.- (b) à la peur – menace terroriste instrumentalisée auprès de ses populations et (c) aux menaces – de rétorsions économiques contre les États récalcitrants, de guerres tous azimuts, de coups d’États – pour imposer sur la surface du globe sa vision ultra-libérale et pour s’accaparer, par la force létale, les ressources naturelles dont elle pense avoir besoin pour sa domination.

C’est une idéologie au service d’une vision hégémonique de la puissance américaine. Cette dernière revendique son caractère hégémonique : (i) dans le domaine militaire, à travers les think tanks néoconservateurs comme le Project for a New American Century (et sa volonté affichée d’empêcher l’émergence d’une puissance capable de rivaliser avec celle des États-Unis) ou l’American Entreprise Institute et, enfin, à travers sa doctrine militaire officielle intitulée Full Spectrum Dominance ; (ii) dans le domaine économique et financier avec, entre autre, l’imposition du dollar comme monnaie d’échange international ; (iii) dans le domaine culturel, par la mise en place d’un programme de corruption des élites occidentales et internationales à travers, notamment, l’opération Mockingbird [3] dans les années 50 et le National Endowment for Democracy aujourd’hui.

L’Atlantisme, adhère, sans piper mot et comme un bon soldat, à cette projection planétaire d’un ego qui n’est pas le sien. Sans l’Atlantisme la vision hégémonique des États-Unis ne pourrait pas avoir le caractère global qu’elle a aujourd’hui. L’Atlantisme participe pleinement à l’ensemble des crimes commis au nom de cet ego démesuré, soit directement, soit en les justifiant ou en les transfigurant en ‘actions humanitaires’ auprès de ses peuples.


2. L’Atlantisme est un terrorisme 


“À la fin de la guerre froide, une série d’enquêtes judiciaires menées sur de mystérieux actes de terrorisme commis en France contraignit le Premier ministre italien Giulio Andreotti à confirmer l’existence d’une armée secrète en France ainsi que dans d’autres pays d’Europe occidentale membres de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Coordonnée par la section des opérations militaires clandestines de l’OTAN, cette armée secrète avait été mise sur pied par l’Agence centrale de renseignement américaine (CIA) et par les services secrets britanniques (MI6 ou SIS) au lendemain de la seconde guerre mondiale afin de lutter contre le communisme en Europe de l’Ouest.[…] Si l’on en croit les sources secondaires aujourd’hui disponibles, les armées secrètes se sont retrouvées impliquées dans toute une série d’actions terroristes et de violations des droits de l’Homme pour lesquelles elles ont accusé les partis de gauche afin de les discréditer aux yeux des électeurs. Ces opérations, qui visaient à répandre un climat de peur parmi les populations, incluaient des attentats à la bombe dans des trains ou sur des marchés (en France), l’usage systématique de la torture sur les opposants au régime (en Turquie), le soutien aux tentatives de coups d’État de l’extrême droite (en Grèce et en Turquie) et le passage à tabac de groupes d’opposants.” Les Armées secrètes de l’OTAN, Daniele Ganser, Éditions Demi- Lune, page 24.

Des attentats des années de plomb en Italie au conflit en Afghanistan, de la guerre du Kosovo à l’agression contre la Libye et de la déstabilisation de la Syrie à la préparation d’une attaque contre l’Iran[4], le terrorisme est l’un des moyens privilégiés par l’Atlantisme pour l’accomplissement de ses objectifs.

Pour s’imposer à l’Europe de l’après-guerre, l’Atlantisme n’a pas hésité à utiliser la méthode terroriste des attentats sous faux drapeaux : en Italie, par exemple, pour décrédibiliser les forces de gauche les Atlantistes ont posé des bombes, dans les années 60 (attentat de la piazza Fontana à Florence), 70 et 80 (attentat de la gare de Bologne) dans des lieux publics avec l’intention de tuer des innocents. Avec ses relais médiatiques adéquats l’Atlantisme a pu faire passer ces meurtres pour l’œuvre de groupuscules d’extrême gauche et justifier, ainsi, la mise à l’écart de la pensée progressive dans ces pays et assurer le triomphe de leur idéologie.

Aujourd’hui, pour déstabiliser les pays qui contestent l’un de ses six piliers, il instrumentalise à grande échelle, sous l’impulsion des États-Unis, le terrorisme islamique (principalement wahhabito-salafiste) avec l’aide de ses alliés que sont l’Arabie saoudite et le Qatar : en l’a vu à l’œuvre, notamment, en Serbie, en Tchétchénie, en Libye et en Syrie. Il utilise le même levier pour créer des poches de terrorisme qui lui permettent (i) de s’enrichir en vendant des armes et des conseils dans le cadre de la guerre contre le terrorisme, (ii) d’étendre le nombre de ses interventions et bases militaires (celles de l’Otan ou seulement des États-Unis, selon les situations) là où il y voit un intérêt géostratégique et (iii) de donner de la substance à la théorie du choc des civilisations, ce qui lui permet d’obtenir de ses populations l’approbation de ses politiques conquérantes.

Le terrorisme est, plus généralement, au cœur de la doctrine et des stratégies militaires des démocraties occidentales et tout particulièrement de celles des États-Unis (Shock and Awe doctrine) qui les mettent en œuvre, notamment, par l’entremise de l’OTAN (pour plus de détails sur ce sujet, nous renvoyons à un article précédent : Dommages Collatéraux : la face cachée d’un terrorisme d’État).

On le voit bien ici, l’Atlantisme n’est jamais que l’exécutant docile, mais consentant, de l’impérialisme américain à qui il emprunte tous les concepts (guerre contre le terrorisme, choc des civilisations) et les stratégies (instrumentalisation du terrorisme islamique). Quand il le faut (pour gérer son opinion publique interne), l’impérialisme américain laisse aux Atlantistes européens jouer les premiers rôle, mais en apparence seulement, comme en Libye où Nicolas Sarkozy et David Cameron ont rivalisé d’initiatives pour se mettre en avant, alors même que toutes les opérations militaires étaient dirigées, en réalité, par l’armée américaine.


3. L’Atlantisme est un racisme 


“Cette logique du ‘Musulman coupable par nature’, parce que Musulman, est à la base de l’institutionnalisation de la torture par les États-Unis qui peuvent ainsi soumettre à des traitements inhumains des milliers de personnes à travers le monde (Guantanamo n’étant que l’un de ces camps de torture dirigés par l’administration américaine) sur la base d’un simple soupçon de ‘terrorisme’, soupçon qui ne fait l’objet d’aucun contrôle judiciaire. La culpabilité d’un Musulman n’a pas besoin d’être prouvée, elle se déduit de son être même. Il s’agit là d’une forme d’essentialisme, qui est lui-même une forme radicale de racisme”. L’esprit du temps ou l’islamophobie radicale.


Pour justifier sa guerre contre le terrorisme et le choc des civilisations l’Atlantisme stigmatise l’Islam et essentialise le Musulman sous des traits peu flatteurs : le Musulman serait par nature un ennemi des Occidentaux, voire du genre humain, des valeurs démocratiques et de la paix. Une fois essentialisé, il est plus facile d’aller le tuer ; les populations occidentales ne voyant dans les souffrances des Musulmans que les justes châtiments dus à des peuples racailles.


L’islamophobie, le nationalisme pro-occidental et le sionisme – qui est une forme de racisme et d’ethnicisme – sont au cœur de la matrice idéologique atlantiste. Le plus étonnant, sans doute, et le plus inquiétant, est que ces éléments là sont partagés par les élites (et pour partie par les peuples occidentaux) par-delà les clivages politiques droite-gauche. On peut venir à l’islamophobie radicale par des voix opposées : le défenseur de la laïcité y viendra au nom de sa haine des religions, le social-démocrate bobo au nom du féminisme ou de la défense de l’homosexualité ; le conservateur au nom de la protection de ses racines menacées ; le sioniste au nom du droit d’un peuple élu à son espace vital, même si cela doit passer par le nettoyage ethnique d’un autre peuple, etc.


4. L’Atlantisme est un anti-humanisme 


“Depuis 2001, l’Europe a failli à défendre les droits de l’homme sur son propre sol, et s’est rendue complice de graves violations du Droit international au nom de la « guerre au terrorisme ». Des citoyens européens ou étrangers ont été enlevés par les services secrets américains sur le sol européen en dehors de toute disposition légale – ce sont les « extraordinary renditions » – et ont été emmenés dans des prisons secrètes de la CIA dont certaines sont situées dans un pays européen”. ReOpen911.info

Il s’appuie sur le dogme de l’infaillibilité démocratique qui veut que les Occidentaux ne puissent mal agir ni commettre de crimes de masse puisqu’ils représenteraient des sociétés démocratiques ouvertes. Ils sont donc libres de bombarder civils et cibles économiques, d’assassiner des citoyens à travers le monde, de déstabiliser des régimes qui ne leur plaisent pas et, en se faisant, ils ne feront jamais qu’exercer leur droit du meilleur, autre appellation, plus aristocratique, du droit du plus fort. L’autre n’est pas le semblable ou le frère humain ; l’autre c’est l’adversaire, l’ennemi, un être non civilisé, à peine un être. On peut allègrement nier son humanité et le traiter comme une variable géopolitique.

Vaincre ne lui suffit pas, il lui faut déshumaniser, torturer, humilier, violer, dégrader, détruire. Les Atlantistes ont collaboré militairement, économiquement, diplomatiquement, médiatiquement à tous les projets inhumains des États-Unis :  pour s’en tenir à des exemples récents, on pourra citer le camp de torture de Guantanamo (devenu depuis camp d’entraînement de djihadistes au service de l’empire), Abu Ghraib en Irak et l’humiliation des prisonniers, la mort filmée de Kadhafi, les exécutions sommaires (par drones notamment), les enlèvements réalisés par la CIA sur le sol européen (extraordinary rendition) et les dommages collatéraux en Afghanistan, etc.

Dans un autre ordre d’idée, on peut également dire que l’Atlantisme est une aliénation consumériste : l’homme n’est pas sacré ; on peut le tuer pour accomplir des objectifs économiques ou géostratégiques. Cette désacralisation de l’homme qui se fait au profit de la marchandise (dont les marques sont, elles, intouchables) est par essence mortifère. Le profit est plus puissant que l’humanité : en ce qui concerne la France, on pourra évoquer les exemples du scandale du sang contaminé et du Mediator du groupe Servier.

Hollande et Jules Ferry

Ce n’est pas un hasard si François Hollande a choisi Jules Ferry comme saint-patron laïque de sa présidence normale. Jules Ferry représente exactement l’idéal atlantiste : l’homme qui est capable d’utiliser la démocratie pour servir les banques et le colonialisme tout en donnant le change au peuple avec quelques concessions sociétales de gauche. Il ne portera jamais atteinte aux piliers de la puissance bancaire et aux capitalistes-colons. Il est conquérant pour les puissants, raciste et a une bonne conscience à toute épreuve malgré les crimes de ses amis partis coloniser les rivages lointains.

5. L’Atlantisme est un néo-colonialisme


Si le bras armé de l’Atlantisme est l’Otan, son bras économique est constitué du binome FMI-Banque Mondiale. Ces deux institutions (aux mains des États-Unis et des Européens) ont, pour maintenir les pays en voie de développement dans la dépendance des Occidentaux, utilisé les 3 leviers principaux suivants [5] : (i) l’endettement des États et des peuples [6], (ii) la privatisation de leurs économies et des fonctions régaliennes de l’État au profit des grandes entreprises occidentales (les fameux plans d’ajustement structurels) et (iii) l’ouverture forcée de leurs économies au libre échange et à la concurrence mondiale (alors même qu’ils n’y sont pas préparés et se trouvent vis-à-vis des Occidentaux dans une situation certaine de vulnérabilité).

L’Atlantisme commet des crimes économiques de masse en connaissance de cause pour le profit de quelques élus : en se faisant il démontre son allégeance aux principes de l’ultra-libéralisme prôné par la première puissance mondiale qui subordonne les valeurs humaines au fondamentalisme de marché.

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Pour parvenir à s’imposer l’Atlantisme a besoin (i) de subvertir les souverainetés des nations européennes et (ii) de maîtriser les opinions publiques de ces nations. Il lui faut contourner, affaiblir ou pervertir toutes les composantes démocratiques des sociétés de notre continent pour pouvoir triompher des insoumissions, des doutes, des contestations auxquels il pourrait faire face. Autrement dit, l’Atlantisme s’attaque directement et en profondeur aux fondements de la démocratie des peuples d’Europe à qui il est demandé de suivre aveuglément une idéologie cachée (parce qu’elle est honteuse), innommée (parce qu’elle est innommable) et qui les dépouille de leur souveraineté et de leur libre arbitre. 

L’Atlantisme subvertit les souverainetés nationales 

Sans parler du nombre incalculable de gouvernements démocratiquement élus renversés par les États-Unis avec l’aide directe ou l’approbation tacite de leurs alliés Atlantistes depuis 1945 à travers le monde, et pour se limiter à l’Europe, on peut signaler les cas de la Grèce et de la construction européenne.

En Grèce, aux lendemains de la seconde guerre mondiale, les Britanniques et les États-Unis appuient des mouvements d’extrême droite et d’anciens collaborateurs des Nazis afin d’empêcher la prise de pouvoir légale par les mouvements démocratiques progressistes. Les puissances occidentales atlantistes incitent à la guerre civile qui se solde par la victoire de leurs protégés et par près de 200 000 morts.  Après une évolution démocratique vers la fin des années 60, les Américains, avec l’aide des puissances européennes et grâce à leurs réseaux atlantistes, installent au pouvoir, en 1967, une junte militaire qui proclame le règne de l’ordre moral [7] et la fin de l’ouverture démocratique.

La construction européenne menée par Jean Monnet est avant tout un projet atlantiste. Il y avait bien d’autres manières de conduire la réalisation d’une Europe plus unie. L’Atlantisme a fait le choix de l’impuissance européenne pour ne pas contrarier les ambitions hégémoniques des États-Unis. L’Atlantisme a réduit la souveraineté européenne et mis au pas tous les mouvements indépendants, gaullistes, souverainistes, communistes, qu’ils fussent de gauche ou de droite. Il a imposé ses dirigeants à tous les niveaux de la bureaucratie européenne et à la tête des principaux États de l’Europe qui ont imposé des traités inégaux mêmes lorsque ceux-ci ont été rejetés par les peuples (comme en 2005 avec le Traité constitutionnel).

L’Atlantisme européen a réduit à néant, par étapes successives, l’ensemble des axes de souveraineté dont disposaient les États-nations d’Europe (et donc l’espace démocratique des peuples européens).

Il s’est ainsi attaqué à la souveraineté (i) électorale – le principal organe de décisions est non élu : la Commission ; les traités rejetés par les peuples sont néanmoins imposés ; par la mise à l’écart systématique de la démocratie directe au profit de la démocratie représentative – (ii) monétaire – une banque centrale indépendante des peuples ou de leurs élus qui ne prête pas directement aux États membres qui doivent se financer à des taux plus élevés sur les marchés financiers-, (iii) budgétaire – par l’imposition de la règle d’or et le contrôle des budgets nationaux par une commission composée de technocrates non élus – et (iv) militaire – intégration de l’ensemble des pays européens dans l’Otan.

Le dernier axe de souveraineté auquel l’Atlantisme se soit attaqué est celui de la souveraineté militaire française, la France ayant résisté plus longtemps que les autres nations européennes au rouleau compresseur de l’Atlantisme (ce fut la parenthèse gaulliste). Aujourd’hui, les Atlantistes proposent la fusion entre le français EADS et l’anglais BAE afin de retirer à la France le contrôle complet de sa chaîne industrielle d’armement (l’échec annoncé de la fusion ne les empêchera pas de revenir à la charge bientôt). Demain, ils mettront à mal la dissuasion nucléaire française en s’aidant du prétexte écologique anti-nucléaire.

En France, la mise au pas des non-atlantistes s’est achevée sous la présidence Sarkozy. La diplomatie (avec à sa tête Bernard Kouchner), l’armée, les médias (grâce aux efforts de Christine Ockrent) ont été presque entièrement débarrassés de leurs composantes non altantistes. Hollande, en bon chien de garde de l’Atlantisme, parachèvera l’entreprise.

La French-American Foundation et les Atlantico-Boys

La French American Foundation est une organisation à but non lucratif qui se consacre depuis 1976 à dénicher en France les hommes et femmes d’influence qui sont susceptibles de porter les couleurs de l’Atlantisme. 

Quelques anciens Young Leaders de la French American Foundation qui nous gouvernent en ce moment : François Hollande (1996), Arnaud Montebourg (2000), Pierre Moscovici (1996). Dans l’opposition, le plus en vue est Jean-Francois Copé.

Une liste non exhaustive des Atlantico-Boys en France (autres que ceux déjà mentionnés) et de leurs relais : Alain Finkielkraut, André Glucksmann, Bernard Kouchner, Bernard-Henri Lévy, Alexandre Adler, Caroline Fourest, Frédéric Encel, Philippe Val, Francois Heisbourg, Mohamed Sifaoui, Jean-Claude Casanova, Pierre Rosanvallon, Alain Minc, Jean Daniel, Pierre-André Taguieff ; la revue Commentaire, la Fondation Saint Simon (dissoute en 1999), le Cercle de l’Oratoire, l’Institut Turgot, l’Atlantis Institute, les revues Le Meilleur des MondesLa Règle du JeuLe Nouvel ObservateurLe MondeLibération, etc.

L’Atlantisme est un contrôle et une manipulation des foules


“The conscious and intelligent manipulation of the organized habits and opinions of the masses is an important element in democratic society. Those who manipulate this unseen mechanism of society constitute an invisible government which is the true ruling power of our country”. Propaganda, par Edward Bernays, 1928. 

“L’Atlantisme a pris naissance au départ de la guerre froide. Dans les années 50, un vaste programme nommé Opération Mockingbird, aujourd’hui bien documenté, a été mis en place par la CIA pour infiltrer les médias nationaux et étrangers, et influencer leurs contenus afin que ces derniers se montrent favorables aux intérêts américains. La méthodologie consistait à placer des rapports rédigés à partir de renseignements fournis par la CIA auprès de journalistes conscients ou inconscients de cette manœuvre. Ces informations étaient ensuite relayées par ces journalistes et par les agences de presse.” ; 11-Septembre : de la misère journalistique à la logique de collabos, de Lalo Vespera, ReOpen911.info

Sans la collaboration des médias, il ne serait possible à l’Atlantisme d’imposer ses fondamentaux dans l’esprit de l’opinion publique. Les médias font partie intégrante de la machine de guerre atlantiste. Pour créer le consentement et l’unanimisme dans une société ouverte il convient de maîtriser la production de l’information. Pour cela il est nécessaire de mettre à la tête des principaux médias des serviteurs zélés de l’Atlantisme. En France, dans le secteur privé des médias, seuls quelques grands groupes industriels appartenant à la nébuleuse oligarchique sont aux commandes (des vendeurs d’armes et des industriels qui vivent en partie grâce aux commandes de l’État) : il est naturel chez eux de servir les intérêts du plus fort (la période de la collaboration avec les Nazis est là pour nous le rappeler [8]). Dans le secteur public, le Président de la République ou ses fondés de pouvoirs choisissent leurs courroies de transmission humaines qui insuffleront l’esprit de soumission dans les rouages de la machine à désinformer.

Les pourvoyeurs de l’information commettent des crimes médiatiques lorsqu’ils se font les relais pur et simple de la propagande atlantiste, comme nous l’avons vu lors de la guerre contre la Serbie, de l’invasion de l’Afghanistan et du bombardement de la Libye par l’Otan, de la guerre en Irak, de la déstabilisation de la Syrie (toujours par l’Otan) ou comme nous le constatons à propos du nettoyage ethnique continu dont sont victimes les Palestiniens. Dans chacun de ces cas, les médias cautionnent les explications officielles, leur donnent force et crédibilité, mettent en avant des intentions humanitaires, alors même qu’elles recouvrent des crimes qui devraient soulever notre indignation et aboutir à la mise en cause judiciaire et politique de leurs principaux responsables.

Le tabou créé autour du 11-Septembre est symptomatique de la manière dont s’échafaude l’unanimisme dans une société où la liberté d’expression et la diversité des points de vue sont sensées régner. On démonise les questionneurs, on pourchasse les têtes brûlées, on les rend responsables des pires crimes du siècle dernier, on les ridiculise. On plante dans l’opinion publique des barrières psychologiques infranchissables (à travers, notamment, les accusations d’antisémitisme, de négationnisme et de révisionnisme) pour que la conscience citoyenne n’aille pas voir ce qu’il y a derrière ; on érige des murs dans les esprits pour enfermer leur consentement dans le champ des possibles atlantistes.

Il y a une forme d’intolérance radicale face à la pensée alternative maintenue enfermée dans le Web. Cette intolérance est radicale en ce sens qu’elle stigmatise les déviants et tente d’en faire des parias à mettre au ban de la société et qu’elle parvient à fermer presque totalement l’accès aux grands médias qui comptent à la pensée dissidente lorsqu’il s’agit d’évoquer et de discuter les fondamentaux de l’Atlantisme.

La psyché des Européens au service de l’Atlantisme 


« Les Européens ne se sont toujours pas libérés psychologiquement de l’état de dépendance dans lequel ils se sont laissé prendre au sortir de la seconde guerre mondiale. Sous le prétexte que les États-Unis sont venus libérer les Européens il y a plus de 60 ans, il faudrait aujourd’hui que ces derniers abandonnent toute volonté d’indépendance, toute aspiration à choisir un modèle de développement alternatif. Il n’y a aucune logique dans une telle attitude. Faudrait-il que les États-Unis soient éternellement soumis à la France au prétexte que c’est grâce aux armes, aux finances et, en définitive, à la flotte de Louis XVI [9] que les Américains ont pu obtenir leur indépendance de l’Angleterre ? Que les Européens soient reconnaissants pour l’implication des États-Unis dans les deux Guerres Mondiales, cela est normal et bienheureux. Comme il est normal, également, que les Américains soient reconnaissant à l’égard de la France pour le soutien que ce pays leur a apporté à un moment décisif de leur histoire [10]. Mais la reconnaissance ne doit pas déboucher sur la dépendance et la vassalité. Est-il sain que les élites européennes se laissent maintenir dans cette dépendance ou ne cherchent tout simplement pas à la contrer ? Le simple respect de soi-même devrait suffire pour que chacun refuse de se considérer comme le sujet d’une autre personne. Accepter de se soumettre est une attitude morale et psychologique pernicieuse et humiliante. Il y a, en effet, une certaine humiliation à se laisser ainsi dicter son mode de vie et à aller chercher en permanence ses références culturelles, politiques, économiques outre-atlantique sans véritablement questionner leurs valeurs et leurs bienfaits. », La Démocratie ambiguë.

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Conclure pour en finir


Il ne s’agit là que d’un florilège de caractéristiques atlantistes fort incomplet, mais dont les principaux traits nous semblent dresser, à eux seuls, le portrait d’un totalitarisme contemporain non moins dangereux et effrayant que ses prédécesseurs. Qu’il s’invente un ennemi réel ou imaginaire, ou un ennemi qui devient réel à force d’être imaginé (et souhaité), on ne peut excuser les crimes de l’Atlantisme sous le prétexte fallacieux que son alter ego dans le mal (l’islamisme radical) en commettrait également ou que son modèle (le totalitarisme impérial de son maître) lui intimerait l’ordre de les perpétrer. L’Atlantisme a besoin du crime de l’autre pour commettre le sien en toute impunité et avec bonne conscience.

Au bout de sa logique, il y a la mort des autres, la guerre généralisée, la misère du plus grand nombre. L’Atlantisme est bel et bien une idéologie génocidaire, au même titre que l’impérialisme américain. Caractérisation exagérée qui décrédibilise celui qui l’utilise diront certains ? Galvaudage d’un crime qu’on ne peut évoquer à la légère diront d’autres ? Posons-nous alors cette simple question : combien de morts et de souffrances à son crédit (comme auteur ou complice) ? La réponse de l’historien est sans détour : des millions de victimes depuis la fin de la seconde guerre mondiale ; des millions depuis la chute du mur de Berlin [11] et un long fleuve d’ombres, de sang et de souffrances qui ne cessent de couler sur tous les continents.

La lutte contre l’Atlantisme est la grande aventure humaine de ce début de siècle pour nous autres Européens. À chacun d’y prendre part selon ses moyens et ses autres croyances. Que l’on croit au ciel ou que l’on n’y croit pas, que l’on soit misérable ou fortuné, d’ici ou d’ailleurs, chacun peut jouer sa partition dans le combat contre la fatalité de l’Atlantisme qui traînera avec elle, si cela est nécessaire à son triomphe, les cadavres de la démocratie et de la paix jusqu’aux charniers du capitalisme. Le combat contre l’Atlantisme est un humanisme.

Guillaume de Rouville, auteur de La Démocratie ambiguë, Éditions Cheap, juillet 2012.


[1] Les paroles des minorités alternatives sont rarement des faits au sens ou ceux-ci pourraient changer le cours des choses.

[2] Les États-Unis ont un budget militaire annuel équivalent à celui des autres pays combinés.

[3] Voir infra.

[4] En septembre 2012, les États-Unis ont retiré de leur liste des entités considérées comme terroristes l’organisation dissidente iranienne Moudjahidin-e Khalk (MEK) qui perpétue régulièrement des attentats sur le sol iranien.

[5] L’Europe tente, notamment, d’imposer cela à travers ces Accords de Partenariat Économique.

[6] Pour les peuples, par le développement incontrôlé de la microfinance.

[7] À ce sujet voir le film de Costa Gavras : Z.

[8]  Voir : “Le Choix de la Défaite”, d’Annie Lacroix-Riz, Éditions Armand Colin, 2010.

[9] C’est grâce à l’appui décisif de la flotte française, dirigée par le Comte de Rochambeau, que les États-Unis remporteront la bataille de Yorktown en 1781, tournant majeur de la Guerre d’Indépendance.

[10] Lors de la Guerre d’Indépendance des États-Unis contre la Grande-Bretagne, entre 1775 et 1783.

[11] À titre d’exemples : le génocide des indigènes au Guatemala après le coup d’État de 1954 ; l’embargo sur l’Irak qui tua des centaines de milliers d’enfants sur une période de 10 ans ; le dépeçage du Congo depuis plus de 15 ans avec l’aide des grands groupes occidentaux qui a, jusqu’à présent, coûté la vie à près de 4 millions de civils.

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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 03:01

 

Attentat De Beyrouth La Signature Du Mossad La Complicité D'Hariri Pour Renverser le Governement Actuel Par "L'Hiver Arabe" Au Pays Des Cèdres

Comme En 2005 avec l'assassinat de Rafic Hariri - dont le fils Saad traitre à sa patrie et à son peuple joue la carte de l'Axe US Israel Arabie Saoudite - ce nouvel attentat tuant cette fois le chef de la sécurité intérieur libanais le brigadier gl Wissam al-Hassan fait partie du plan de destabilisation pré élection parlementaire 2013 du Liban orchestré par cet axe maléfique exécuté par le Mossad et ses complices au sein de la mouvance Mars 14, des traitres Hariri, Geagea, et la girouette Jumblatt. But : renverser le gouvernement en place et réinstaller les collabos Hariri et sa clique. Au pays des Cèdres un "Hiver Arabe" Made in USISRAEL"



Attentat De Beyrouth La Signature Du Mossad La Complicité D'Hariri Pour Renverser le Governement Actuel Par "L'Hiver Arabe" Au Pays Des Cèdres

Le 19 Octobre l'explosion d'une voiture piégée dans un quartier chrétien de Beyrouth Ashrafiya a fait 8 morts dont le chef de la sécurité libanaise Wissam al Hassan un Sunnite proche du président libanais Michel Sulaiman et 78 blessés principalement des Chrétiens libanais.

Hassan avait récemment démantelé un réseau d'espionnage libanais travaillant pour le compte du Mossad. Le problème au Liban n'est pas tant l'ennemi extérieur que l'ennemi de l'intérieur ceux qui collaborent étroitement avec le régime juif sioniste et son Parrain américain regroupé au sein du groupe d'opposition Mars 14 dont le Mouvement du Futur de Saad Hariri et les partis de Gaegea et de Jumblatt.

A l'évidence le régime juif sioniste a renoué avec ses vieilles habitudes d'opérations terroristes clandestines au Liban.

Depuis 1992 jusqu'à aujourd'hui mêmes scénarios et mêmes objectifs: tenter de déstabiliser le Liban, répandre le chaos, et si possible allumer une guerre civile interconfessionnelle sunnite shi'ite. Qui bénéficie d'un tel scénario pouvant rapidement dégénérer comme celui qui se déroule depuis un an et demi en Syrie ?

ISRAÊL.

En Février 2005 un attentat terroriste de même type avait couté la vie à l'ancien premier ministre du Liban, Rafic Hariri. Cet assassinat visait à déstabiliser politiquement le Liban mais surtout avec la complicité du Mouvement du Futur tombé entre les mains du fils, Saad Hariri - milliardaire qui passe une grande partie de son temps entre Paris et l'Arabie Saoudite où vit sa famille - à chasser les Syriens du Liban pour préparer le terrain à une attaque et invasion israélienne.

Le régime juif sioniste a tenté pendant l'été 2006 de parachever ce scénario, sans succés. L'armée israélienne a été battue par la Résistance libanaise du Hezbollah lors de cette guerre de 2006. Un coup dur pour les capacités de dissuasion de cette armée coloniale juive sioniste.

Cet attentat de Beyrouth visant la déstabilisation du Liban constitue l'Acte 1 d'un scénario qui a pour but d'enclencher un "Hiver Arabe" au Liban - comme on l'a vu des aujourd'hui avec des centaines de jeunes libanais désoeuvrés payés grassement par Hariri/Arabie Saoudite se réclamant de son Mouvement du Futur et de la Coalition dite de Mars 14- une phase nécéssaire au retour en politique du collaborateur et traitre à son pays et à son peuple, Saad Hariri, lors des prochaines élections parlementaires de 2013.

Le nouveau représentant de l'ONU pour le Moyen Orient, Jeffrey Feltman - ce choix par Ban Ki Moon lui-même marionnette des USISRAEL n'est pas du au hasard car Feltman ancien ambassadeur US au Liban est depuis toujours acquis à la cause juive sioniste - a récemment anticipé le résultat de ces élections de 2013 au Liban en claironnant que le Hezbollah et ses alliés seraient battus aux prochaines élections de 2013.

Cette "anticipation" en dit long sur le programme de Feltman ce "représentant de l'ONU" et sa complicité dans le regain de violence terroriste au Liban ainsi que celle de Ban Ki Moon - qui a lui aussi "anticipé" (coincidence? ) la nouvelle flambée de violence au Liban en affirmant que ce qui se passe en Syrie risquait de déborder au Liban. Pendant tout le temps qu'il a été en poste à Beyrouth Feltman a continuellement interféré dans les affaires intérieures du Liban inclus lors de la guerre libano israélienne de 2006 au profit d'Israël.

Là encore, comme en Syrie - et auparavant la Libye et l'Irak - l'objectif de ces campagnes terroristes de déstabilisation d'états souverains visent un changement de gouvernement cette fois au Liban. Des méthodes colonialistes s'appuyant sur des attentats terroristes visant principalement les populations civiles dont La France avait établi les "règles de bonne conduite" pendant la guerre d'Algérie et qui depuis ont été reprises en Amérique Latine, en Afrique, au Moyen Orient.

En 2007, le journaliste d'investigation américain, Seymour Hersh, dans un article publié à l'époque dans the New Yorker intitulé "The Redirection" a fourni des détails de ce plan US, Israël, Arabie Saoudite.

Selon Hersh, Hariri a mis sur pied une armée de miliciens dans le Nord du Liban en zone frontalière avec la Syrie d'où les allées et venues incessantes depuis le début de la guerre contre la Syrie en Mars 2011 notamment vers la ville syrienne d'Homs.Un grand nombre de ces mercenaires ont avoué avoir des liens directs avec Al Qaeda de même qu'avec les US, Israël et l'Arabie Saoudite. Ils ont été entrainés armés et financés par leurs "parrains" d'abord pour déstabiliser la Syrie et maintenant c'est au tour du Liban.

Cette implication dans des actes terroristes en Syrie et maintenant au Liban de ces groupes de mercenaires/Al Qaeda stationnés sur la frontière libano syrienne avait déjà été détaillée par Hersh dans son article de 2007.

"La Redirection" parle des opérations conjointes US Israël Arabie Saoudite visant à créer un front violent d'extrémisme visant le président syrien Bashar Al Assad, le Hezbollah au Liban et bien sûr le gouvernement actuel en Iran.

Ces groupes terroristes pour certains donc affiliés à Al Qaeda ont combattu en Afghanistan en Irak contre les soldats américains mais ont été "retournés" par les services secrets saoudiens.

Selon Hersh :

"En 2005 selon un rapport établi par l'International Crisis Group basé aux US, Saad Hariri le dirigeant de la majorité sunnite au parlement libanais et le fils de l'ancien premier ministre assassiné- Saad a hérité de plus de 4 milliards de dollars après l'assassinat de son père - a versé 48 000 dollars pour la libération de 4 membres du groupe de militants islamiques Dinniyeh. Ces hommes avaient été arrêtés alors qu'ils tentaient d'établi un mini état islamique au Nord du Liban. Le Crisis Group a fait remarquer qu'un grand nombre de ces militants" s'étaient entraînés dans des camps d'al Qaeda en Afghanistan".

"Selon le rapport du Crisis Group Saad Hariri plus tard a utilisé la majorité parlementaire pour obtenir "une amnistie pour 22 Islamistes de Dinniyeh de même que pour 7 militants soupçonnés d'avoir comploter un attentat contre les ambassades italienne et ukrainienne à Beyrouth l'année précédente. Il a aussi arrangé un pardon pour Samir Geagea, un dirigeant d'une milice chrétien maronite qui avait été condamnés pour 4 assassinats politiques dont l'assassinat en 1987 du premier ministre Rashid Karami. Hariri avait qualifié ses actions auprès des reporters comme étant humanitaires.

Dans un interview à Beyrouth un haut responsable du gouvernement Siniora avait reconnu qu'il y avait des djihadistes sunnites opérant à l'intérieur du Liban. "Nous avons une attitude libérale qui permet à des groupes d'Al Qaeda d'être présents ici " a-t-il dit. Il avait lié ceci à l'éventualité que l'Iran et la Syrie pourraient décidé de transformer le Liban en " théâtre de conflit"


"The Redirection " Seymour Hersh Le New Yorker 2007.

Cet article mentionne également l'importance des financements clandestins américains au parti d'Hariri alors dirigé par Fouad Siniora et qui ont permis de développer cette milice de groupuscules terroristes:

"Les Etats Unis ont également fourni un soutien clandestin au gouvernement Siniora selon un ancien haut responsable des renseignements et consultant du gouvernement US. " Nous sommes dans un processus de renforcement de la capacité sunnite à résister à l'influence shi'ite et nous répandons l'argent tout autour le plus largement possible" a dit cet ancien responsable. Le problème c'est que cet argent "va toujours dans plus de poches que vous ne pensez qu'il ira " a-t-il dit. Dans ce cas nous finançons tout un tas de sales types avec des conséquences sérieuses imprévisibles. Nous n'avons aucune garantie ni ne recevons de coupons signés par les gens que nous soutenons afin d'éviter que cet argent n'aille à des gens que nous ne voulons pas soutenir. C'est une aventure à haut risque".

Les responsables américains européens et arabes avec qui je me suis entretenus m'ont dit que le gouvernement Siniora et ses alliés ont permis qu'une partie de l'aide finissent entre les mains de groupes sunnites radicaux émergeants au Liban Nord, dans la vallée de la Bekaa, et dans le Sud autour des camps de réfugiés palestiniens. Ces groupuscules constituent une barrière contre le Hezbollah et en même temps leurs liens idéologiques sont avec Al Qaeda"
"


The Redirection" Seymour Hersh Te New Yorker 2007

A noter que récemment les responsables sécuritaires américains ont eux mêmes avoué qu'une partie des armes et financements en soutien à l'opposition syrienne allait directement à des groupes affiliés à Al Qaeda via la Turquie et le Liban.

Autrement dit les gouvernements US et européens dont la France de Hollande et leurs acolytes des dictatures monarchiques arabes Qatar et Arabie Saoudite arment et financent Al Qaeda en Syrie comme au Liban tout en prétendant "combattre le terrorisme".

A l'évidence ce nouvel attentat terroriste au Liban vise à étendre le chaos de la Syrie jusque chez son voisin libanais tout en accusant le gouvernement d'Al Assad d'en être responsable alors même que ce dernier est confronté à des attentats terroristes comme celui de ce matin à Damas qui a fait 10 morts et de nombreux blessés.

Hariri et sa clique Geagea et la girouette Jumblatt sont prêts à sacrifier des vies libanaises pour servir leurs propres intérêts politico financiers de mêmes que ceux de leurs maîtres américains juifs sionistes et saoudiens.

Il appartient au peuple libanais de resserrer les rangs ne pas tomber dans le piège d'une nouvelle guerre civile sectaire qui fait le jeu de leur ennemi commun : l'entité juive sioniste. Cette dernière désormais incapable militairement de combattre le Hezbollah la Syrie l'Iran a recours au terrorisme pour tenter d'arriver à ses fins : installer des gouvernements fantoches au Liban en Syrie en Iran.

Le peuple Libanais comme le peuple Syrien sauront avec courage relever les défis d'un terrorisme colonialiste juif sioniste barbare et sanglant que soutiennent l'Empire sur le déclin US et ses états vassaux européens la France de Hollande en tête.



Dimanche 21 Octobre 2012
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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 01:01

 

AL Quaida et les « Grandes Compagnies » (Afghanistan, Libye, Syrie )

Si vous voulez connaître l’avenir, étudiez le passé.

1) Krach Systémique de 1345 … 2012

2) les Ecorcheurs de 1345 … 2012

3) Stratégie du Choc

4) Prophéties

1) Le Krach systémique de 1345  / … 2012

A partir de 1320, les Banquiers de Venise commencèrent de grandes manœuvres financières, qui bouleversèrent l’équilibre monétaire en Europe pendant un peu plus d’un siècle. Pour résumer quelques pages de mon livre « Histoire de l’Argent« , les vénitiens achetaient de l’or en Afrique où il était relativement bon marché contre de l’argent des mines de Bohème, puis vendait l’or en Europe où il était surcoté contre de l’argent, et recommençaient. Comme ces banquiers dominaient les échanges internationaux des métaux précieux, ils imposèrent à l’Europe, qui avait depuis toujours un étalon Argent, de passer à l’étalon Or… Evidemment parce que Venise avait beaucoup d’or dans ses coffres.

Puis ayant échangé tout leur or contre de l’argent, et ayant rempli leurs coffres de métal blanc, ils changèrent encore les normes internationales en revenant à l’étalon argent, simplement en changeant brutalement le ratio. Tous les banquiers concurrents en Europe, qui venaient a contre-cœur de passer à l’étalon Or, on été pris à contre-pied par cette contremarche et ce brutal changement de ratio. Il s’en est suivi une perte de confiance interbancaire dans toute l’Europe, un gel des transactions commerciales et un hiver de Kondratief économique d’anthologie.

Ce fut le krach systémique de 1345.

Pour les peuples, cela s’est traduit par : pas de travail, pas d’argent en circulation, une très forte hausse des prix alimentaires amenant une famine et profitant de cette situation catastrophique, une pandémie opportuniste de peste bubonique, qui a tué 30% de la population. Ce fût la peste noire de sinistre mémoire.

Pour la civilisation, cela a amené un recul de près d’un siècle dans la plupart des domaines.

Peu avant ce Krach, en 1337, les Royaumes de France et d’Angleterre étaient en conflit quant à la suzeraineté de la Guyenne; du fait du krach économique, cette guerre va perdurer pour devenir la « Guerre de 100 ans ». Le schéma sera identique pour des raisons futiles dans toute l’Europe, qui sera à feu et à sang durant toute cette période.


 

En cette fin 2012, nous sommes proches d’une rupture systémique. Nous assistons à un conflit monétaire mondial. Les banquiers, qui ont la mainmise sur la monnaie dominante,  aliènent le pouvoir d’achat de cette monnaie. En face, aux limes de l’Empire, les royaumes jusqu’alors vassalisés par cette puissance monétaire déclinante, cherchent à changer la forme même des échanges monétaires. L’or et l’argent sont encore l’enjeu de cette bataille de banquiers. Les masses ignorantes vont, une fois encore, être les victimes de ce combat monétaire.

2) Les Ecorcheurs de 1345 / … 2012

Les Seigneurs en guerre dans  l’Europe médiévale vont recruter et armer des mercenaires, qui formeront des groupes armés, que l’on appellera « Les Grandes Compagnies ».
Ces armées de mercenaires n’étant plus payées lors des trêves, qui pouvaient durer plusieurs années ou une fois un traité de paix signé, devenaient des hordes pillant les villes et les campagnes. Incontrôlables, ils ruinaient l’économie rurale et urbaine et déstabilisaient les finances des différents royaumes européens. Les différentes armées royales ont multiplié souvent en vain les stratagèmes pour essayer de se débarrasser de ces hordes guerrières, dont personne ne voulait plus. Il fallut de nombreuses décennies pour y parvenir.

L’armée de volontaires d’Al Quaida, constituée par la CIA pour lutter contre les soviétiques en Afghanistan, a servi à déstabiliser ultérieurement le Caucase et la Yougoslavie, notamment, pour servir les intérêts de l’Empire. En mars 2011, les forces franco-britanniques vont assurer la maîtrise de l’air dans le ciel de Libye, écraser sous les bombes les unités de l’armée libyenne ouvrant la voie aux hordes hétéroclites d’Al Quaida, rebaptisées « combattants de la Liberté« . Ces nouveaux « ravageurs » vont piller les villes libérées, perpétrer des massacres et des atrocités, avant de s’opposer les uns aux autres, pour dominer un territoire.

L’OTAN, ayant atteint ses objectifs en Libye, a laissé un pays en proie à une guerre civile entre des factions lourdement armées. Cherchant ensuite à déstabiliser la Syrie, l’OTAN a rassemblé quelques milliers de ces « écorcheurs » à la frontière turco-syrienne. L’OTAN a alors confié le commandement de ces mercenaires à Aldelhakim Belhaj, leader historique d’Al Qaida en Libye, avant d’être gouverneur militaire de Tripoli, puis rebaptisé  Chef de l’Armée syrienne libre. (source ). Là encore, des officiers de l’Armée Française vont former et entrainer ces forces en vue d’opérations commando en Syrie, de la guérilla urbaine aux plus explosives opérations terroristes.  Ces mercenaires utilisés par la CIA et le MOSSAD dans un premier temps, puis par l’OTAN et notamment la France dans un deuxième temps, sont financés en partie par le Qatar, qui obtient des contrats pétroliers préférentiels pour ce rôle de trésorier obscur de l’EMPIRE.

L’histoire récente d’Al Quaida montre que ces mercenaires utilisés par intermittence se transforment en « Ecorcheurs »,  dés qu’ils ne sont plus strictement encadrés, comme c’est le cas en Libye. Que se passera t’il lorsque ces hordes barbares ne seront plus payées par leurs commanditaires ?

Marie-Julie Jahenny dés 1880 annonçait une période de tribulations, pendant laquelle, catastrophes économiques, monétaires et sociales se conjugueraient avec des catastrophes naturelles, entrainant guerre civile, famines et pandémies dans notre beau pays et dans toute l’Europe. Elle évoque des hordes barbares qui ravagent le pays, pillant, violant et tuant, sans qu’aucune autorité militaire ne soit là pour les arrêter. Ces « Grandes Compagnies » d’aujourd’hui utilisées par le pouvoir actuel pour semer le désordre en Libye et en Syrie, avec le concours de la France en première ligne, vont elles venir ravager une Europe ruinée par la crise, dans les mois à venir ? Personne ne le souhaite mais avec les hommes de paille du gouvernement, qui jouent les apprentis sorciers sur le baril de poudre du Moyen-Orient et du Maghreb,  une nouvelle répétition de l’histoire est à craindre dans le temps.

3) De la gangrène …

Thomas Edward Lawrence, plus connu sous le nom de Lawrence d’Arabie, avait  réussi durant la première guerre mondiale à soulever les tribus arabes contre les forces ottomanes. Il avait tenté de créer un nationalisme arabe et de le mettre au service des alliés. On se souviendra de l’indiscipline de ces troupes, qui une fois qu’elles avaient remporté une victoire, s’adonnaient au pillage puis rentraient retrouver leur tribu. Il semblerait que les mercenaires d’Al Quaida ont continué à agir de la sorte. Les médias nous parlent de tel ou tel membre d’AQ, ayant participé quelques mois à la guerre sainte en Afghanistan ou ailleurs avant de reprendre une vie civile dans leur pays d’origine ou dans leur pays d’adoption, que ce soit en Grande Bretagne ou en France. Ces anciens combattants, dans certains milieux islamistes, sont auréolés de la gloire d’avoir participé au djihad, la guerre sainte. Les renseignements généraux les accusent de faire du prosélytisme. En fait, ils se retrouvent comme d’anciens chiens de guerre de toutes les époques, déracinés dans la vie civile, petits caïds sans respect pour l’ordre en temps de paix. On les retrouvera souvent mêlés à des faits de grand banditisme dans nos banlieues, que les autorités et les médias habilleront à leur guise, en fonction des stratégies du moment. C’est ainsi que le démantèlement d’un gang pourra devenir le démantèlement d’un réseau salafiste.

4) … à la fixation de l’abcès

Quoiqu’il en soit, j’ai la joie d’être porteur aujourd’hui d’une bonne nouvelle.

L’OTAN depuis des mois cherche à faire sauter le gouvernement de Bachar Al Assad, dernier bastion laïc résistant à l’imposition par les loges occidentales  des « Frères Musulmans », où je vois plus des « Frères » franc-maçons que des musulmans. Bachar, fils de Hafez al Assad, est la continuation d’une politique inspirée par Lawrence d’Arabie, prônant le nationalisme panarabe. Le Drapeau du parti Baas est d’ailleurs celui de la révolte panarabe. La Syrie est également un ancien partenaire de l’URSS, comme la Libye ou l’Egypte de Nasser. La Syrie est la plaque tournante des oléoducs et gazoducs dans cette région essentielle pour l’approvisionnement énergétique de l’Occident, et ce d’autant plus depuis que des gisements ont été découverts en Méditerranée orientale.

Il semble que l’OTAN ait perdu la partie de bras de fer en Syrie au profit de son équivalent créé en  Russie après la chute de l’URSS: l’OTSC.

L’Organisation du Traité de Sécurité Collective, dont les états signataires fondateurs sont la Russie, la Biélorussie, l’Arménie, le Kazakhstan, le Kirghizistan et le Tadjikistan, a pour mission de défendre la sécurité des états membres de la CEI, la communauté économique ayant partiellement remplacée l’URSS.

Un message clair

Le 8 octobre, cette force militaire a commencé des manœuvres au Kazakhstan dont le scénario officiellement révélé est celui du déploiement d’une force de paix dans un pays, où œuvrent des jihadistes internationaux. Le pays n’est pas nommé, mais c’est clairement la Syrie. Dés le premier juin, les Izvestias rapportaient la proposition de Poutine d’envoyer les forces de maintien de la paix de l’OTSC pour rétablir l’ordre en Syrie. L’exercice en cours au Kazhakstan est observé par la Croix Rouge internationale (CICR), les forces de maintien de la paix des Nations Unis et le corps diplomatique. L’accord de Genève, négocié avec Kofi Annan, prévoit le déploiement d’une force de paix si le gouvernement syrien et l’opposition en font l’un et l’autre la demande. L’armée de libération syrienne ayant rejeté cet accord, il suffit de décrocher celui des forces politiques d’opposition réunies depuis à Damas par les diplomates russes et chinois. Les forces de paix de l’OSTC devraient donc pouvoir entrer en jeu en Syrie prochainement.

L’OTAN a pris des mesures drastiques pour se débarrasser à moindres frais de ses « Grandes Compagnies » de mercenaires d’Al Quaida. Alors que ces supplétifs ne peuvent être efficaces que dans des combats de rues et une guérilla de harcèlement, Thierry Meyssan nous apprend que le commandement de l’OTAN a donné l’ordre à ces mercenaires de se rassembler pour une offensive frontale contre l’armée nationale syrienne. Celle-ci n’est pas faite pour les combats de rue, mais elle excelle dans une bataille frontale classique. Les djihadistes rassemblés sur ordre ont donc été écrasés. L’OTAN a récidivé, non pas une fois mais six fois. Il ne s’agit donc pas d’une erreur de tactique d’un déplorable stratège, mais au contraire d’un choix délibéré de l’OTAN de se débarrasser une fois pour toute de ses supplétifs devenus encombrants, pour ne pas faire subir à l’Occident les malheurs qu’il a connu à la fin du Moyen Age du fait des Grandes Compagnies.

Comme les cafards, les djihadistes sont difficiles à éradiquer, les Américains en ont fait l’expérience à Mogadiscio, en Afghanistan et en Irak. Cette désinfection actuelle est néanmoins salutaire. Elle nous montre, en outre, que cette sale guerre est probablement en train de prendre fin.


 

Les turcs pensent ottoman, je veux dire autrement.

Le 3 octobre, le Parlement turc, réuni à huis clos, venait de voter la guerre, sous la forme d’un mandat d’un an au gouvernement pour gérer les opérations militaires transfrontalières. La Turquie a multiplié les provocations, allant jusqu’à arraisonner en vol avec ses F-16 un avion de ligne syrien faisant la navette entre Damas et Moscou.

Les intérêts des Turcs sont ils pétroliers ? Ils disputent déjà aux Grecs la propriété des ressources gazières et pétrolières trouvées en Méditerranée orientales. Chypre en partie occupée par l’armée turque depuis 1974 n’est pas prête d’être libérée. La Turquie rêve peut être d’être la puissance énergétique du XXIeme siècle.

Le placement du jeune rejeton Rothschild dans la compagnie d’hydrocarbures turque, Genel Energy, sera peut être une bonne affaire ? Depuis la décision du Parlement turque, l’action est passée de 750 £ à 846 £. Est-ce du fait de l’espoir de paix ou du vote  pour la guerre ?


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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 00:47

 


Je demande à tous les esprits curieux et non formatés

de lire le "Livre vert" de Mouamar Kadhafi.


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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 01:21
Un article d’Ashley Smith
Amnesty en faveur de l’Occupation ?

La plupart des gens associent Amnesty International à la lutte contre la torture, la contestation de la peine de mort et les campagnes pour la libération de prisonniers politiques. En plus de ces importantes campagnes, Amnesty s’est opposée ces dix dernières années à la guerre en Irak et a milité pour la fermeture du camp de concentration US à Guantánamo Bay, Cuba.
18 octobre 2012

L’affichage pro-occupation
d’Amnesty International sur
un abribus de Chicago

(Amnesty International)


Les militants contre la guerre se sont indignés lors du sommet de l’OTAN en mai dernier à Chicago quand ils se sont rendu compte qu’Amnesty International USA avait couvert les abribus de la ville d’affiches sur lesquelles était écrit : " Droits humains pour les femmes et les jeunes filles en Afghanistan : OTAN, continuez les progrès !".

Pire encore, Amnesty USA avait organisé son propre "sommet parallèle" au cours des réunions de l’Otan avec, comme intervenante, Madeleine Albright, la secrétaire d’État tristement célèbre de Bill Clinton, dont on n’oubliera jamais la réponse terrifiante qu’elle avait faite à une question sur 60 Minutes concernant les sanctions infligées à l’Irak dans les années 1990.

Le journaliste Lesley Stahl lui avait dit : "nous avons appris qu’un demi-million d’enfants sont morts. C’est-à dire plus qu’à Hiroshima. Pensez-vous que cela en vaille le prix ? " Albright avait répondu : "je pense que c’est un choix très difficile, mais nous pensons que c’est le prix à payer".

Avec, parmi ses intervenants-vedettes une véritable criminelle de guerre, le sommet parallèle d’Amnesty USA lançait une campagne qui, en tout état de cause, appelait l’OTAN à poursuivre le "bon travail" réalisé en Afghanistan. Les intervenants et la documentation promotionnelle recyclaient la justification “féministe” de George Bush de l’invasion et l’occupation - à savoir que l’OTAN libérerait les femmes de la domination des Taliban.

Amnesty USA affirmait, dans une "lettre ouverte aux présidents Obama et Karzai" :
"aujourd’hui, trois millions de filles vont à l’école, par rapport à pratiquement aucune quand les Taliban étaient au pouvoir. Les femmes constituent 20 % des diplômées de l’Université. La mortalité maternelle et enfantine a baissé. 10% des juges et des procureurs sont des femmes, alors qu’il n’y en avait aucune du temps des Taliban. C’est cela que nous voulons dire quand nous parlons de progrès : ces avancées pour lesquelles les femmes ont lutté ces dix dernières années".

Comparez cela à la propre propagande de l’OTAN :
"au cours des dix dernières années de notre partenariat, les vies des hommes, des femmes et des enfants en Afghanistan se sont sensiblement améliorées en matière de sécurité, d’éducation, de soins de santé, de débouchés économiques et de défense de leurs droits et libertés. Il y a encore à faire, mais nous sommes déterminés à collaborer afin de conserver les importantes avancées que nous avons réalisées au cours de ces dix dernières années".

Il n’y a pratiquement aucune différence.

La vérité sur les femmes sous occupation de l’OTAN

Ces affirmations sont pathétiques. L’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN s’est traduit par le règne de la terreur pour toute la population du pays, la répression, le bombardement de noces et le soutien au président fantoche Hamid Karzai et à son régime de seigneurs de la guerre corrompus.

Même le New York Times reconnait qu’il n’y a pratiquement pas eu de progrès du tout. Un éditorial du Times raconte : "Selon la Banque mondiale, on estime que 97% du PIB en Afghanistan, qui s’élève à environ 15.7 milliards de dollars, proviennent de l’aide militaire internationale et de l’aide au développement et des achats dans le pays par les armées étrangères."

Toute revendication de la part des hauts responsables USAméricains ou de l’OTAN sur les améliorations des conditions pour les Afghans doivent être prises avec des pincettes. Dans les dernières révélations sur leurs mensonges concernant les progrès, on apprend, à l’issue d’une enquête menée par le congrès US, qu’à l’hôpital Dawood, qui a été financé par les US, les patients se retrouvent dans des "conditions dignes d’Auschwitz". Comme le rapporte Democracy Now ! :

"Les lanceurs d’alerte de l’armée ont publié des photos prises en 2010 qui montrent des patients privés de nourriture et laissés à l’abandon à l’Hôpital Dawood, considéré comme le joyau du système de soins afghan, où le personnel militaire du pays est soigné. Les photos montrent des patients terriblement émaciés, certains atteints de gangrène et avec des plaies rongées par les vers".

Femmes afghanes
Avant l’intervention humanitaire de l’OTAN ...

...Et après l’Occupation (ou l’inverse)

Les conditions que connaissent les femmes en Afghanistan ne font pas exception à ce schéma général. Ni l’Otan, ni le régime de Karzai n’ont fait progresser les droits des femmes - Karzai a signé une loi qui donne le pouvoir aux maris de forcer leurs femmes à avoir des rapports sexuels et de les priver de nourriture. Comme l’ont écrit Sonali Kolhatkar, fondatrice de la "Mission des Femmes Afghanes", et Mariam Rawi, membre de l’"Association Révolutionnaire des Femmes d’Afghanistan" :

"Sous le régime taliban, les femmes étaient confinées chez elles. Elles n’avaient pas le droit de travailler ou d’aller à l’école. Elles étaient pauvres et n’avaient aucun droit. Elles n’avaient pas accès à l’eau potable ni aux soins médicaux et elles étaient forcées de se marier, souvent alors qu’elles n’étaient encore que des enfants. Aujourd’hui, les femmes dans l’immense majorité de l’Afghanistan vivent exactement dans les mêmes conditions, avec une différence notable : elles sont cernées par la guerre".

Après plus d’une dizaine d’années d’occupation militaire, l’espérance de vie moyenne des femmes afghanes est de 51 ans. Le pays arrive à la dernière place à la fois en matière de mortalité maternelle et de mortalité infantile. L’UNICEF rapporte que 68 % des enfants en dessous de 5 ans souffrent de malnutrition.

Depuis le renforcement des troupes décidé par Barack Obama, les conditions des femmes sont devenues bien pires, pas meilleures. "Le conflit qui a lieu sur le pas de leur porte", écrivent Kolhatkar et Rawi, "met leurs vies et celles de leur familles en danger. Cette situation leur procure aucun droit que ce soit dans le cadre familial ou en public, et elle les confine encore plus dans la prison de leur maison".

C’est la raison pour laquelle Malalai Joya, ancienne députée au parlement afghan, affirme que la seule chose sensée que l’OTAN et les US peuvent faire, c’est de quitter son pays. Lors d’une manifestation contre le sommet de l’OTAN, elle a déclaré :

"Nous avons de nombreux problèmes en Afghanistan– le fondamentalisme, les seigneurs de la guerre, les Taliban. Mais nous aurons plus de chances de les résoudre si on nous laisse nous autodéterminer, qu’on nous donne notre liberté, notre indépendance. Les bombes de l’OTAN n’apporteront jamais la démocratie et la justice à l’Afghanistan, ni à tout autre pays".

Contrôle des dégâts

A la suite du tollé qu’ont soulevé l’affiche d’Amnesty USA et le sommet parallèle, l’organisation publiait sur son site web un communiqué explicatif intitulé : "on comprend le message". L’association admettait que son affiche était déroutante, surtout au moment où des milliers de manifestants s’apprêtaient à protester contre l’occupation de l’Afghanistan par l’OTAN.

Mais, qu’Amnesty USA ait compris le message, ce n’est pas si évident que cela.

L’organisation affirme : "Nous n’appelons pas l’OTAN à rester dans le pays", mais dans sa rétractation présumée, elle reprend tous les mythes sur les progrès qu’ont fait les femmes sous l’occupation de l’OTAN, et elle demande que l’OTAN mette en œuvre un processus de paix et un accord d’après guerre dans le but de faire progresser l’égalité des femmes. S’attendre à ce que l’OTAN s’affiche pro-féministe lors d’accords de paix c’est comme espérer d’un pyromane qu’il se transforme soudain en pompier.

La déclaration d’Amnesty USA n’était qu’une opération de relations publiques pour détourner l’attention sur ce que son affiche révélait dans un lapsus politique - à savoir qu’Amnesty soutient l’occupation de l’Otan dans l’espoir que l’alliance militaire des pays les plus puissants au monde jouera un rôle progressiste en Afghanistan.

La vérité, c’est que, alors qu’Amnesty USA a poursuivi son travail progressiste dans certains domaines – comme publier un rapport important critiquant la guerre de l’OTAN en Libye et les violations des droits humains qui ont suivi – elle semble adapter ses campagnes internationales sur les droits humains de façon à ce qu’elles collent avec le programme de politique étrangère de l’administration Obama.

Pour ne citer qu’un exemple, Amnesty USA, fut un temps, ne cessait de critiquer le camp de prisonniers de Guantánamo, où sont détenus des prisonniers ciblés de la "guerre contre le terrorisme". L’ancienne secrétaire générale d’Amnesty, Irene Khan, l’avait nommé "le goulag de notre époque" et avait décrit les États-Unis comme étant une "superpuissance politique militaire et économique sans égal" qui "fait des pieds de nez aux lois internationales et aux droits humains".

Mais lors du sommet parallèle d’Amnesty à Chicago, la co-fondatrice de Code-Pink, Jodie Evans, dénonçait ce qu’elle estimait être un recul par rapport aux tentatives qui avaient été faites pour fermer Guantánamo. Soutenue par une délégation de militants anti-guerre, Evans avait déclaré : "cela fait dix ans maintenant que je milite aux côtés d’Amnesty pour exiger la fin de la torture et la fermeture de Guantánamo, et j’apprends que vous avez laissé partir le personnel qui travaillait sur ce dossier, c’est lamentable".

Lors de son assemblée générale au mois de mars à Denver, Amnesty USA avait invité l’ambassadeur US en Syrie, Robert Ford. Ford a travaillé sous les ordres de l’ancien ambassadeur en Iraq, John Negroponte, pendant la période la plus violente de l’occupation de l’Irak par les États-Unis.

Negroponte s’était fait connaître au cours des sales guerres en Amérique Centrale dans les années 1980, soutenant la montée d’escadrons de la mort d’extrême droite dans la région contre les forces de gauche. En Irak, les services de Negroponte et de Ford ont servi la même cause, mettant en place la prétendue "Option el Salvador" qui consistait à soutenir des paramilitaires sectaires pour réprimer la résistance irakienne. Leur travail a contribué à déclencher la guerre civile en Irak.

Quiconque est attaché à la justice soutient la lutte parfaitement légitime contre Bashir al-Assad et son régime cruel. Mais Ford, lors de son court passage en tant qu’ambassadeur avant d’être rappelé, avait été accusé d’avoir cherché à créer des forces de collaboration qui serviraient de marionnettes des Etats-Unis dans une Syrie post-Assad – quelque chose qui semble dans la ligne de ce qu’il avait fait en Irak et des objectifs du gouvernement US en Syrie. Néanmoins, Amnesty a permis à ce porte-parole de la politique impériale de Washington de bénéficier d’une tribune importante à son rassemblement.

La campagne d’Amnesty USA pour un traité sur le commerce des armes visant à restreindre la vente des armes légères soulève les mêmes questions. Comme l’écrit Brendan O’Neill, rédacteur en chef du site "the Spiked" :

"La demande d’un traité qui empêcherait les pays occidentaux de vendre leurs armes à des pays tarés peut paraître radicale. En réalité, ce que veut Amnesty, c’est que l’armement soit concentré entre les mains des grandes puissances, censées être des pays dignes de confiance, et également que ces pays jouent le rôle de gouverneurs mondiaux de la guerre et de la paix en acceptant la circulation des armes dans certains pays et pas dans d’autres. Il n’y a rien de particulièrement radical à supplier Washington et ses potes occidentaux de décider qui a le droit ou pas de faire la guerre."

Putsch à Amnesty USA

Et donc, que s’est-il passé à Amnesty USA ?

L’organisation avait essuyé un feu nourri de critiques de la part de la classe politique US, en particulier, à cause de ses attaques virulentes contre le camp de prisonniers de Guantánamo. Le Wall Street Journal avait traité les rapports d’Amnesty sur Guantánamo de "propagande pro-Al-Qaeda".
Comme s’était insurgé le Washington Post dans un éditorial, disant que : "transformer un rapport sur la détention de prisonniers en une nouvelle excuse pour casser du Bush ou de l’Amérique décrédibilise les critiques légitimes d’Amnesty contre la politique US et affaiblit la force de ses enquêtes sur les sociétés fermées".

Mais Amnesty et ses dirigeants ont également été courtisés par l’administration Obama, qui a entrepris d’afficher un vernis de défenseur des droits humains pour masquer le programme de politique étrangère du gouvernement.

Ce mélange de pression et de séduction a eu des répercussions à Amnesty USA directement. En janvier 2012, le conseil d’administration de l’association nommait Suzanne Nossel – qui venait à peine de quitter ses fonctions au Département d’État dirigé par Hillary Clinton – nouvelle directrice de l’organisation.

C’est Nossel qui a accéléré le changement déjà amorcé à Amnesty avant sa nomination. Elle a utilisé l’excuse d’une crise budgétaire pour mettre en place un nouvelle stratégie qui a réorienté l’association pour être plus en phase avec l’empire US, a fermé de nombreux bureaux et licencié certains de ses employés parmi les meilleurs et les plus critiques.

Nossel est un pur produit des milieux de la finance et de la politique. Elle est diplômée de la Faculté de Droit d’Harvard, où elle était rédactrice en chef du "Harvard Human Rights Journal". Sitôt après avoir obtenu son diplôme, elle a travaillé dans des entreprises privées, au département d’État et au siège d’organismes de défense des droits humains.

Dans le monde de l’entreprise, Nossel était cadre chez Bertelsmann, le grand groupe de médias, chez McKinsey & Company, la société de consultants et célèbre usine à fabriquer des PDG, et rien moins que le Wall Street Journal, l’ennemi juré des campagnes d’Amnesty contre Guantanamo.

Dans les services administratifs de Washington, Nossel a travaillé au département d’Hilary Clinton en tant qu’assistante de l’ambassadeur de l’ONU Richard Holbrooke, qui avait manipulé les inquiétudes de la population à propos des droits humains pour justifier la guerre U.S. au Kosovo en 1999. Loin d’être menée pour défendre les droits humains, cette guerre a conduit à la plus grande vague d’épuration ethnique de l’histoire de ce conflit.

Quand les démocrates ont perdu la Maison Blanche en 2000, Nossel a travaillé dans les groupes de réflexion de l’impérialisme libéral, notamment, au "Council on Foreign Relations".
Dans leur histoire du Council, intitulée "Imperial Brain Trust" ("état-major impérial"), Laurence Shoup et William Minter disent que l’organisation joue "un rôle essentiel pour façonner la politique étrangère. Au "Council", les secteurs-clés des grands milieux d’affaires se réunissent avec les experts universitaires du monde de l’entreprise pour élaborer un cadre général pour la politique étrangère".

Nossel a également travaillé dans les milieux des ONG en tant que directrice générale à Human Rights Watch (HRW), ce qui a permis aux autres ONG humanitaires de devenir, à leur tour, les avocats de l’impérialisme. Par exemple, HRW avait légitimé le coup d’état orchestré par les États-Unis en 2004 contre le président démocratiquement élu d’Haïti, Jean-Bertrand Aristide. Peter Hallward décrit, dans son livre "Damming the Flood", comment HRW avait grossi le rapport sur les violations des droits humains sous Aristide à un point inimaginable. Ainsi, dit-il, l’association avait donné "sa caution morale pour un changement de régime imminent".

Nossel soutient éhontément l’hégémonie US dans le monde, l’économie néolibérale et le sionisme, tous drapés dans le manteau des droits humains. Dans un article de 2004 de Foreign Affairs, elle avait inventé l’expression : "Smart Power", le pouvoir de l’intelligence, qui a été reprise par Hillary Clinton pour être le maître-mot de la politique étrangère de l’administration Obama.

Nossel avait proposé le "Smart Power" comme alternative aux faucons néocons de Bush, qui isolaient les U.S. de ses alliés historiques. Nossel expliquait que les États-Unis, au lieu de miser sur un déploiement de l’armée unilatéral, devaient utiliser tout leur éventail d’armes à disposition, depuis la diplomatie, les pressions commerciales et jusqu’à la machine de guerre, ce qui serait la "meilleure garantie à long terme de la sécurité des États-Unis contre le terrorisme et d’autres dangers".

Naturellement, elle exultait de savoir que la nouvelle Secrétaire d’État d’Obama, Hillary Clinton, avait adopté la formule “Smart Power”. Nossel lançait avec enthousiasme que Clinton ; "est fondamentalement optimiste. Elle dit qu’en utilisant tous les outils du pouvoir de concert, la trajectoire du déclin américain peut être inversée. Elle va faire du "Smart Power" quelque chose de super". Obama a nommé Nossel à un poste du Département d’État où elle a retrouvé a clique des "interventionnistes humanitaires", parmi lesquelles Samantha Power, Susan Rice et Hillary Clinton elle-même.

Alors, cela ne surprendra personne que Nossel considère les droits humains non pas comme une fin en soi, mais comme un moyen d’asseoir l’hégémonie des États-Unis. Dans un article publié en 2008 dans "Dissent", elle expliquait :

"Plus les États-Unis rejoindront et mobiliseront les autres pour envoyer des messages similaires, prendre des positions communes et exercer des pressions coordonnées, plus Washington aura de l’influence".

Nulle part la subordination des droits humains aux intérêts impériaux n’a été plus évidente que dans son travail aux Nations Unies – où elle s’est fait un devoir d’écarter toute critique d’Israël et de la dépossession et l’oppression qu’il inflige actuellement aux Palestiniens. Dans "Testimony to Congress" (Témoignage au Congrès) en 2011, par exemple, Nossel affirmait que :

Le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU "est encore loin d’être l’institution qu’elle doit être, en particulier, en ce qui concerne le traitement partial dont Israël fait l’objet. En rejoignant le Conseil et en devenant sa voix la plus importante, la plus assurée, nous commençons à influencer l’orientation et la conduite de cette institution. Les Palestiniens et les autres cherchent à se servir des forums de l’ONU pour exercer une pression sur Israël et l’isoler. C’est simplement inacceptable et l’Administration a été claire sur ce point. Partout, nous avons rejeté les tentatives de mettre Israël à l’index et nous avons pris des mesures pour renforcer sa position à Genève".

Nossel a même exprimé son soutien aux menaces d’Israël de lancer une frappe militaire préventive contre les prétendues installations nucléaires iraniennes. Dans un article de 2006, elle avait déclaré : "la communauté internationale veut tester la diplomatie et d’autres formes de réponses pacifiques aux menaces de l’Iran. Si ces tentatives échouent, Israël devra peut-être remettre sur le tapis la question d’une guerre préventive".

Les ONG, le financement par les entreprises et l’impérialisme

Si Nossel a joué un rôle décisif dans la dégradation d’Amnesty USA, les racines de sa collusion avec l’impérialisme s’inscrivent dans un cadre plus général au sein des organisations humanitaires traditionnelles. Beaucoup d’entre elles, parmi les plus importantes, ont établi des liens plus étroits avec les pouvoirs alors qu’elles sont perçues comme étant contestataires.

Dans son livre, "The Thin Blue Line", Conor Foley explique comment les ONG comme Médecins Sans Frontières ont abandonné leur position traditionnelle de neutralité dans les conflits et ont même appelé à des interventions de l’empire pour "sauver des vies". Ainsi, dit-il, les organisations dont la vocation était de "soulager les souffrances humaines pouvaient, à l’occasion, se voir confier la tâche de fabriquer un casus belli".

Il y a deux raisons importantes à cette transformation. D’abord, les ONG dépendent de dons pour fonctionner, et une grande partie d’entre eux provient d’institutions liées aux entreprises, telles que la Fondation Ford ou les Fondations pour des Sociétés Ouvertes de George Soros. Les ONG sont ainsi pied et poings liés avec des menottes en or au système et à ses priorités.

En conséquence, les organisations humanitaires sont de plus en plus intégrées dans l’establishment libéral. Au mieux, elles parlent des abus et des difficultés, non pas pour donner le pouvoir aux exploités et aux opprimés de transformer le système, mais pour tenter d’inciter moralement la classe dirigeante et son gouvernement à adopter de meilleures politiques.

Et c’est ainsi que les ONG dominantes se sont retrouvées étroitement liées aux dirigeants de l’empire et à leurs états. La manifestation la plus évidente de cette relation tranquille, c’est le jeu de chaises musicales qui a lieu entre les administrations des groupes privés, l’état et les dirigeants des ONG. La transformation de Nossel qui est passée de cadre d’entreprise à bureaucrate du Département d’État, puis directrice d’une ONG humanitaire est de plus en plus la norme, pas l’exception.

Cette évolution coïncide avec l’utilisation de l’"humanitarisme" pour justifier la projection de la force militaire US dans le monde d’après la guerre froide. Aucun autre que l’ancien directeur du Comité des chefs d’États-majors interarmées, le général Colin Powell lui-même, n’a mieux exposé la relation incestueuse entre les ONG dominantes et le militarisme US quand il a déclaré que les ONG étaient "un multiplicateur de forces pour nous, une importante partie de notre équipe de combat".

C’est pour cette raison que le récent passage d’Amnesty USA à une politique partisane en faveur de l’empire américain n’est pas venu de nulle part.

Francis Boyle, qui a été membre du Conseil d’administration d’Amnesty USA dans les années 1980 et au début des années 1990 a déclaré à Covert Action Quarterly que l’association est depuis longtemps plus zélée quand il s’agit de dénoncer les violations des droits humains dans les pays qui sont dans le collimateur de l’impérialisme US.
Si, d’autre part, il s’agit de : "parler des violations des droits humains des Etats-Unis, de la Grande Bretagne, d’Israël, alors, c’est la croix et la bannière pour arriver à les obliger à faire véritablement quelque chose sur la situation. Ce n’est pas impossible, mais c’est fait vraiment à contrecœur et à la suite d’un maximum de luttes internes et de pressions, etc. Mais, vous savez, ce n’est pas comme la liste des ennemis officiels."

Boyle affirme également qu’Amnesty USA a joué un rôle en poussant Amnesty International, qui reçoit environ 20 % de ses fonds de sa section US, à prendre le parti de l’empire. Le pire exemple en est la collusion d’Amnesty avec les US pour justifier la première guerre du Golfe en 1991.

Amnesty a joué un rôle-clé en se faisant l’écho de l’histoire qui disait que les soldats irakiens enlevaient les bébés koweitiens, les laissaient mourir et renvoyaient les machines à Bagdad. L’administration Bush Sr. avait claironné cela comme prétexte à une guerre qui était, de toute évidence, destinée à protéger la domination US sur le Moyen-Orient et ses réserves de pétrole stratégiques.

Mais l’affaire des couveuses était un canular – rien de cela ne s’était produit. Et quand la vérité a éclaté, Amnesty avait refusé de se rétracter.

"Il n’y a absolument rien eu", dit Boyle, "il n’y a jamais eu d’enquête, il y a eu un blackout total de la part du siège de Londres. Ils ont toujours refusé d’admettre qu’ils s’étaient mal comportés. Il n’y a jamais eu d’explication, jamais eu d’excuses."

Une Campagne pour des réformes à Amnesty

Reconnaissant l’importance du mal à Amnesty USA, plus d’une centaine de bénévoles qui travaillent de longue date pour l’organisation mènent campagne pour empêcher Nossel de laminer davantage encore la mission du groupe. Dans une pétition adressée à la directrice exécutive, ils exigent "un moratoire immédiat … sur la mise en œuvre de la Nouvelle Stratégie et les changements de personnels annoncés dernièrement".

Sur une page Facebook créée pour pousser Nossel à écouter les membres d’Amnesty, de plus en plus en colère, Marcia Lieberman, dirigeante d’Amnesty- Providence, Rhode Island, écrit :

"Nous vous avons demandé respectueusement de nous écouter, mais vous vous êtes bouché les oreilles. Nous vous avons demandé poliment qu’il y ait une courte pause pour permettre aux membres de s’engager vraiment, mais vous avez foncé pour imposer l’adoption de votre projet. Vous n’auriez pas pu faire de meilleur choix si vous aviez décidé d’éliminer les membres du personnel les plus avisés, les plus expérimentés et les plus précieux. Vous avez détruit la mémoire institutionnelle de cette organisation en vous en emparant si résolument".

Après le fiasco du sommet parallèle de Chicago et dans le mécontentement croissant des membres du personnel d’Amnesty USA, Code Pink a lancé une campagne de pétitions dont les premiers signataires sont, entre autres, la colonel Ann Wright et Medea Benjamin. Elles encouragent les membres du CA d’Amnesty USA "à demander la démission de Suzanne Nossel, son allégeance aux acteurs gouvernementaux puissants ne pouvant qu’être un obstacle à la véritable activité et à la mission d’Amnesty".

Ceux qui s’opposent à la guerre et aux injustices doivent soutenir cette démarche. Mais en même temps, la gauche doit constater la compromission du modèle d’organisation des ONG. Il arrive que les ONG participent à diverses actions, comme l’a fait Amnesty USA. Mais à cause de leur intégration à l’establishment libéral, elles ne peuvent pas contester le système et ses priorités.

Le soutien désastreux d’Amnesty à l’occupation de l’Afghanistan est la meilleure preuve que la nouvelle gauche qu’il nous faut construire doit rompre avec le modèle des ONG et créer des organisations démocratiques de simples citoyens capables de mener une lutte contre le système.

Ashley Smith
8 août 2012.


Ashley Smith, écrivain et militant, vit à Burlington, Vermont. Il écrit fréquemment pour "Socialist Worker" et "the International Socialist Review".


Ajout de la traductrice

Déclaration d’Hillary Clinton lors de son audition devant la commission sénatoriale :

"Nous devons utiliser ce qu’on a appelé "le smart power ", à savoir, l’ensemble des outils à notre disposition : diplomatiques, économiques, militaires, politiques, légaux, et culturels. Il faut choisir le bon outil, ou la combinaison d’outils la mieux adaptée à chaque situation".

NB : Le terme "smart power", n’a pas été choisi par hasard (smart veut dire intelligent, mais aussi : astucieux, futé).
Le smart power veut marquer la rupture avec l’unilatéralisme agressif de l’Administration Bush.
Ce nouvel outil est censé être la synthèse de la contrainte (hard power) et l’incitation par l’exemple (soft power).

Encore un outil de propagande et de novlangue, si on me demande.
Evidemment.
Ca se saurait, si Clinton et Obama faisaient dans la subtilité et la diplomatie.

Lecture complémentaire :

« Amnesty International et Human Rights Watch : les mercenaires de l’Empire »

et, sur blog.emceebeulogue.fr (entre autres) :

« Les défenseurs des droits humains, guerriers de l’Empire »

« Les ONG internationales, et l’industrie de la catastrophe : l’exemple haïtien »

Traduit de l’anglais par emcee, ©des bassines et du zèle (13.08.2012) :
http://blog.emceebeulogue.fr/post/2012/08/13/Amnesty-en-faveur-de-l-Occupation

Texte original en anglais (08.08.2012) :
http://socialistworker.org/2012/08/08/amnesty-for-occupation

 

http://www.silviacattori.net/article3836.html

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 23:42

 

Dimanche 21 octobre 2012

 

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Le 19 octobre, un attentat à Beyrouth a fait huit morts et 86 blessés selon Le Nouvel Observateur. La cible serait le général Wissam al-Hassan, chef du renseignement libanais, qu’on dit proche de Saad Hariri. Celui-ci a immédiatement accusé la Syrie d’être l’auteure de l’attentat. « C'est probable », estime doctement Laurent Fabius, qui n’a pas besoin de preuve pour être convaincu. Walid Joumblatt non plus, qui hurle sa haine de Bachar El Assad.

Est-il possible d’avoir un doute ? Oui, et au moins pour deux raisons. La première est que ce même Saad Hariri (et ses amis : États-Unis, Israël et Arabie Saoudite) avait déjà accusé la Syrie lors de l’attentat qui avait coûté la vie à son père, Rafic Hariri, début 2005. Un tribunal international avait même été spécialement mis sur pied pour arrêter et juger des responsables syriens. Huit « coupables » avaient été arrêtés. Malheur, il fallut les libérer… mais deux ans plus tard, parce que le « tribunal » avaient utilisé de faux témoins ! Ensuite, l’Iran avait été, sans succès. Puis le Hezbollah !

On voit bien la logique de ces accusations. Finalement, il est apparu que Rafic Hariri avait été tué, non par une voiture piégée, mais par un missile sophistiqué de fabrication allemande lancé par un drone. À l’époque, les drones qui survolaient le Liban étaient essentiellement israéliens !

Donc, un menteur reste un menteur ! D’autant plus que les raisons du mensonge sont très politiques ! Rappelons-nous : Rafic Hariri est assassiné en février 2005. Le 14 mars, une manifestation d’un million de personnes est organisée à Beyrouth par Saad et ses amis. D’où le nom de « mouvement du 14 mars », rebaptisé « courant du futur » aux élections qui suivent que la coalition pro-israélienne remporte haut la main, battant le Hezbollah et ses amis. Qu’est-ce que quelques morts face à un tel succès ? De surcroît, l’armée syrienne, qui était présente au Liban depuis la fin de la guerre civile, est contrainte de se retirer. Israël attaquera l’année suivante. Surprise : l’armée syrienne n’est plus là, mais le Hezbollah fait face et l’emporte sur l’armée israélienne !

Si on ne se pose pas la question « à qui profite le crime ? », on navigue dans une exaltation romantique propice à toutes les manipulations.

Le récent attentat de Beyrouth procède du même principe. À peine commis, le clan du 14 mars accuse la Syrie, et demande la démission du gouvernement en termes délicats : « nous appelons ce gouvernement à partir et son chef à démissionner immédiatement, car le maintien de ce gouvernement offre la plus grande protection et couverture aux criminels pour ce complot criminel ».

Mêmes méthodes, même objectif !

 


D.R.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 23:36
Lundi 15 octobre 2012

OTAN - UE - USAL’Union européenne telle que nous la voyons aujourd’hui n'est rien moins qu'une colonie de la bannière étoilée. La voici désormais récompensée pour ses décennies de soumission à Washington. C’est la conclusion qui s’impose après que le prix Nobel de la paix a été décerné cette année à l'Union européenne.

 

Comme il était prévu, les déclarations satisfaites émanant des salons bruxellois n’ont pas manqué, parmi lesquelles celle du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso : « l'Union européenne est quelque chose de très précieux pour le bien de l'Europe et du monde ». Et l'eurocrate de rappeler que l'Union européenne a été en mesure d'unifier et de reconstruire les pays dévastés par la guerre, et enfin d’unifier ceux qui ont été libérés par la fin de la guerre froide. « C'est un grand honneur pour l'ensemble de l'Union européenne, pour les 500 millions de citoyens qui la composent de recevoir le Nobel de la paix », a déclaré M. Barroso.

 

Le Comité norvégien tente de justifier cette distinction pour le moins surprenante en précisant que la décision a été « unanime », et que l'Union européenne a été récompensée du prix Nobel en 2012 pour « avoir contribué depuis plus de soixante ans à la promotion de la paix, de la réconciliation, de la démocratie et des droits de l'homme ».

 

Une argumentation qui prête pour le moins à sourire. L'Union européenne a été durant toutes ces années un outil des intérêts étatsuniens, une plate-forme à partir de laquelle l’Empire a lancé et continue de lancer ses guerres contre ceux qui ne se plient pas à sa volonté et à ses « valeurs » (les droits de l'homme… mais seulement pour ses citoyens et les laquais ; la démocratie… pour ceux qui se plient à leur diktat ; la domination du dollar ; la présence de militaires étasuniens sous le contrôle direct de Washington…).

 

C’est la pax americana ! Et notre Europe, pour se plier à cette dernière, a vu pendant plus de 60 ans ses technocrates se rallier à toute une série d'interventions militaires sous couvert de l'OTAN et des États-Unis, afin soi-disant d’apporter au Proche et au Moyen-Orient la « paix » et la « démocratie ». Combien de destructions et de victimes innocentes imputables aux bombardiers partis de Londres, de Paris, d’Italie ou d’Allemagne sur les peuples sans défense de Libye, d’Afghanistan et d’Irak ? Combien de gouvernements légitimes renversés pour avoir commis une irrémissible faute : refuser le diktat euro-atlantiste visant à contrôler leurs ressources énergétiques ? La pax americana, c’est en réalité guerroyer sous n'importe quel prétexte pour installer dans les pays nouvellement « libérés » une classe politique soumise à l’Empire. L’Union européenne a apporté sa contribution à ces sinistres desseins et c’est la raison pour laquelle elle a indignement reçu le prix Nobel de la paix.

 

Mais l’avenir est sombre : les États-Unis et l'OTAN sont à court d'argent, et avec un déficit de 1.000 milliards de dollars, l’Oncle Sam n’est plus disposé à ouvrir son porte-monnaie. Il préfère donc voir l'Europe se débrouiller militairement toute seule. Il en découle ainsi une mutualisation des moyens au sein des pays de l’Union européenne. Et nonobstant la crise économique qui secoue la zone euro, l'Union européenne ne renoncera pas à trouver l'argent nécessaire pour mettre en place une armée autonome, une armée capable de répondre adéquatement aux défis de taille du XXIè siècle : répondre aux « menaces » des pays émergents, contrôler les ressources énergétiques, etc. Des défis coûteux pour une classe politique européenne au service des technocrates et des banquiers dont la raison d’être n’est autre que la satisfaction des intérêts des multinationales. La pax americana

 

Capitaine Martin

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 00:20

.

 

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=2_h26eW1pp4#!

....
..
http://www.facebook.com/upr.francoisasselineau?sk=wall&filter=2
.
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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 23:27

 

Sur ce post,  les meilleurs liens d'actualité

 

Mali - A voir :

Que se passe-t-il réellement au Mali ?

 

 

L'attentat a frappé le quartier chrétien d'Ashrafieh et a fait au moins huit morts et 86 blessés.
http://www.rfi.fr/moyen-orient/20121019-liban-attentat-frappe-beyrouth-plein-coeur?

 

Liban. Introduction d'eva R-sistons

 

Dès que j'ai appris l'événement,

 

- dès que j'ai entendu les médias accuser les Syriens (comme pour l'attentat de Hariri, avant d'accuser le Hezbollah, alors qu'il s'agissait d'un attentat americano-sioniste pour éjecter les Syriens du Liban),

 

- dès que j'ai entendu dire que l'Opposition appelle à la démission du Gouvernement (pro-Bachar) sans jamais donner les versions de la Syrie accusée (c'est un peu gros !)

 

- dès que j'ai entendu dire une ânerie comme celle de laisser croire que Bachar VEUT étendre le conflit,

 

- dès que j'ai entendu dire que les victimes étaient des chrétiens (qu'on cherche à dresser contre Bachar en transformant le conflit en choc de civilisations)

 

j'ai compris qu'il s'agissait d'une nouvel attentat perpétré par les Americano-Sionistes. Comme presque toujours, d'ailleurs ! Ils sont sans scrupules et ces 2 là (avec la GB) veulent imposer leur domination sur le monde et accaparer les ressources des peuples. Ce sont des voleurs, des menteurs et des criminels.


Eva R-sistons

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L'attentat de Beyrouth est une manipulation
américano-sioniste contre la Syrie
  
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L'attentat de Beyrouth est une manipulation des Américano-sionistes destinée à justifier une intervention en Syrie et au Liban. Cela rappelle l'affaire Rafic Hariri, montée de toutes pièces elle-aussi contre la Syrie.

 

L'exploitation spectaculaire de cet attentat par les médias, et le fait que pour tuer une seule personne l'on ait utilisée une bombe qui en a tué neuf et qui a fait des dégats eux aussi spectaculaires, ne laissent aucun doute à ce sujet.


Liban - août 2010 - Hassan Nasrallah du Hezbollah accuse Israël d'avoir assassiné Rafic Hariri :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1406


SYRIE - RAFIC HARIRI La commission Mehlis discréditée :

http://mai68.org/ag/892.htm


Mensonges américains (démonstration indispensable !) :

http://mai68.org/journal/N93/6mars2005.htm


LIBAN - Affaire Hariri - Nouvelle donne au pays du Cèdre :

http://mai68.org/spip/spip.php?article173


Le massacre d'al-Houla est l'œuvre des services secrets occidentaux (Parti communiste Russe) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4237


Une provocation destinée à justifier une guerre ouverte de la Turquie contre la Syrie :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4524


 

Comment déclencher une guerre en passant pour les gentils (Hergé)


Voici, expliqué par Hergé aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, comment l'impérialisme Japonais a justifié l'invasion de la Chine. Vous verrez que cela ressemble étrangement au déclenchement des guerres modernes. Pas grand chose n'a changé :


http://mai68.org/spip/spip.php?article1740

 

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Comment déclencher une guerre en passant pour les gentils (Hergé)

vendredi 18 mars 2011 , 

Voici, expliqué par Hergé aux pages 20, 21 et 22 du Lotus Bleu, comment l’impérialisme Japonais a justifié l’invasion de la Chine. Vous verrez que cela ressemble étrangement au déclenchement des guerres modernes. Pas grand chose n’a changé.

Pour bien comprendre, quand on n’a pas lu ou quand on a oublié les premières pages de cette BD de Hergé, il faut savoir que Mitsuhirato est un agent de l’impérialisme japonais et qu’il va commanditer un attentat en Chine et faire croire que ce sont des "Bandits Chinois" les coupables.

Lotus-Bleu_p20.jpg

Page 20. 

Lotus-Bleu_p21.jpg

Page 21.

Lotus-Bleu_p22.jpg

Page 22.

Vous constaterez que pas grand chose n’a changé depuis cette époque.

Les discours justifiant la guerre est du même genre : « …et, une fois de plus, le Japon a rempli sa mission de gardien de l’Ordre et de la Civilisation en Extrême-Orient !… Si nous avons dû, à notre grand regret, envoyer des troupes en Chine, c’est pour défendre la Chine elle-même !… »

http://mai68.org/spip/spip.php?article1740


  

La guerre contre l'état souverain syrien bat son plein. Les tentatives d'intervention directes n'ont pas pu être engagées. Les hordes barbares de salafistes payées et armées par l'occident sont moins opérationnelles. Il reste les attentats pour gagner la guerre médiatique auprès des opinions publiques. Les grands média publics ou privés se chargent chaque jour de déverser la logorrhée atlantiste. Il faut pour agréger les citoyens à cette guerre humanitaire, franchir un cap supplémentaire. Peut-être que l'attentat de Beyrouth s'inscrit dans cette stratégie militaire. Les références ci-dessous concernant cette question sont issues du site "mai68". Je vous recommande particulièrement les références empruntées au dessinateur Hergé où Tintin met en lumière cette manipulation des masses de façon extrêmement claire.. Lucien PONS

 

 

L’Iran condamne l’attentat au Liban et accuse Israël

L’Iran a condamné samedi l’explosion qui a tué le chef des renseignements de la police libanaise à Beyrouth. Il a accusé Israël d’être derrière cet attentat.


1013700_pic_970x641-300x188.jpg

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« L’Iran condamne l’explosion terroriste perpétrée par ceux qui ont cherchent à créer des divisions entre les différents groupes libanais, au détriment de l’intérêt du Liban », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Ramin Mehmanparast sur le site internet du ministère.

« Sans aucun doute, l’ennemi principal du peuple libanais est le régime sioniste, à qui profite le plus l’instabilité et l’absence de sécurité dans la région », a-t-il ajouté.

De son côté, le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a accusé « les ennemis de la région », soit l’entité sioniste et ses complices occidentaux, de « chercher à accroître l’insécurité pour réaliser leurs objectifs malveillants », lors d’un entretien téléphonique vendredi soir avec son homologue libanais Adnan Mansour, selon le site du ministère.

Huit personnes, dont le chef des renseignements de la police libanaise, ont été tuées et 86 autres blessées vendredi dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth, selon un bilan de la défense civile. L’attaque a été unanimement condamnée, y compris par la Syrie.

L’attentat a visé le chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure (FSI) du Liban, le général Wissam al-Hassan.

Mecanopolis

Avec ATS (Agence télégraphique suisse)

 

L’Iran condamne l’attentat au Liban et accuse Israël.

 

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ACTUALITE

sélection non-alignée

 

. L'horreur européenne,

vidéo eva R-sistons

 

 

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L'Europe du Nobel, de la paix, de la démocratie...
ou des banksters, de la guerre, de la dictature ?
Quelques vérités assénées par eva R-sistons
(après avoir expliqué sa colère
contre les mensonges et les injustices).
.
A noter que cette Europe a été construite
dans le cadre de la guerre froide,
avec l'intégration des Etats de l'Est dans l'OTAN :
Pour éviter un monde bi-polaire ou multipolaire
qui lui, serait moins hégémonique, plus démocratique !
Et cette Europe créée par les Etats-Unis
pour servir leurs intérêts,
doit être ruinée (crise provoquée)
afin de rehausser la puissance américaine,
comme après la 2e guerre mondiale !
La politique est machiavélique ! (eva)

Enregistré le 16.10.2012 

 

.

 

Sur mon blog officiel,

L'horreur européenne, ma dernière vidéo

 

.

Voir aussi :

 

L'Europe, "complot" contre les peuples ? Le lapsus de F. Hollande (vidéo)

 

 

 

Bataille pour la Syrie: Enfin un reportage (russe, vidéo) sur l'armée syrienne

 

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Comment agissent en Syrie les amis des Hollande-Fabius (tête coupée, vidéo)

 

La faillite des révolutions colorées (Alexandre Latsa)

 

Elections américaines 2012 : Les vrais enjeux

 

PEINE DE MORT : RÉTABLIE PAR L'UNION EUROPÉENNE

 

Le dogme de l’infaillibilité démocratique

 

 

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Libyan rebels secure a checkpoint near the entrance of Bani Walid
Image 1 of 2
Libyan rebels secure a checkpoint near the entrance of Bani Walid Photo: EPA/MOHAMED MESSARA
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/africaandindianocean/libya/8761667/Libya-Bani-Walid-residents-given-two-days-to-leave-before-onslaught.html#

 

Libye - 20 octobre 2012 - Kadhafi tient encore et toujours Bani Walid (vidéo)

samedi 20 octobre 2012, par Visiteur



Articles et vidéo témoignant de la résistance verte en Libye des kadhafistes de la jamahiriya arabe libyenne et socialiste.

Libye – le premier anniversaire de la mort du martyre guide Mouammar Kadhafi (20 octobre 2012)

http://www.algeria-isp.com/actualit…


Publié le 20/10/2012 à 09:56

Source : ALGERIA ISP


LGERIA ISP/ Selon Akhbar Elmokawama Libya, le premier anniversaire de la mort du martyre le guide Mouammar Kadhafi « je suis dans le cœur de millions ».


Les combattants de la résistance (les kadhafistes) de Warchfana ont attaqué un convoi des milices de Zawiya qui se dirigeait vers la ville de Bani walid.


La résistance a saisi 3 véhicules équipés de mitrailleuses et des armes légères et moyennes. La fuite des autres rebelles.


Libye – une vidéo de Bani walid (20 octobre 2012)

http://www.algeria-isp.com/actualit…


Publié le 20/10/2012 à 10:01 - 381 visites

Source : ALGERIA ISP


ALGERIA ISP/ Selon Akhbar Elmokawama Libya, hier, les habitants de Bani Walid ont défilé dans les rues pour célébrer la victoire contre les milices de Misrata.

 

et vidéo :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4585

 

Libye - 20 octobre 2012 - Kadhafi tient encore et toujours Bani Walid (vidéo)

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SOS BANI WALID (Libye) : Mais ils sont où les défenseurs des droits de l’Homme ?

Publié le 13 octobre 2012

42

 

Bani Walid

Bani Walid

 

Les images sont insoutenables. Les autorités libyennes, qui n’ont d’autorité que le nom, sont dans une logique de vengeance et non dans celle de la justice. Après avoir fabriqué de fausses preuves quant à Seif al-Islam avec la complicité de la soi-disant communauté internationale, qui leur a donné un blanc-seing sous forme de permis de tuer. Ceci, via la CPI qui se cache derrière  ce qu’on nomme le « principe de complémentarité » institué dans le Statut de Rome. Ce dernier indique que la CPI n’est compétente que lorsqu’un Etat ne veut pas ou n’est pas en mesure d’enquêter et de poursuivre. Bref, du foutage de gueule… 

Ce qui est donc sûr, le fils du frère Guide Mouammar Kadhafi sera probablement condamné à la mort par pendaison. Une bonne entrée en démocratie. Fichtre. Quel courage !Et puis, sans vergogne, ces gens nous disent qu’ils défendent les êtres humains, qu’ils sont pour la paix mondiale et tutti quanti. Qui peut encore croire à cette fable des guerres humanitaires ? Qui peut encore se laisser entuber par leurs discours mensongers et mortifères ? Soit, ces gens ont perdu le nord, soit, il se moque copieusement de nous…

Le sud de la capitale libyenne est à feu et à sang. La ville de Bani Walid est meurtrie. Il ne se passe pas un jour sans exactions des milices de Misrata et des militaires gouvernementaux. Les heurts entre cette ville mythique, qui a le « tort » de soutenir encore le frère Guide Mouammar Kadhafi ont débuté deux semaines après le décès du galopin qui prétendait avoir tué le président libyen. Ils (heurts) se sont concentrés dans la vallée de Mardoum, à 10 kilomètres à l’est de Bani Walid.

Les Nations Unies ont exprimé vendredi dernier leur préoccupation à la suite de récentes flambées de violence dans la ville de Bani Walid, et leur représentant adjoint dans le pays, Georg Charpentier, a rappelé à toutes les parties leur obligation de protéger les populations civiles. Là, un silence assourdissant des chancelleries occidentales à l’origine du chaos libyen.

Selon des informations concordantes sur place, plusieurs personnes ont été tuées ou blessées ces derniers jours dans cette ville située à environ 170 kilomètres au sud de la capitale, Tripoli, dans des violences liées à la mort de et au soutien éternel des Warfalas, à Mouammar al-Kadhafi. Malheureusement, j’ai tenté de joindre plusieurs fois la Libye, sans succès. Mais, ce n’est que partie remise, nous essayerons à nouveau d’ici demain de joindre certaines personnes sur place.

 

Merci à Guerrier D. pour les photos !





http://allainjules.com/2012/10/13/sos-bani-walid-libye-mais-ils-sont-ou-les-defenseurs-des-droits-de-lhomme/


L'OTAN prépare une guerre cybernétique contre la Russie

 

..

ship.jpg

http://www.humanite.fr/palestine/la-goelette-finlandaise-estelle-en-route-pour-gaza-attaquee-par-la-marine-israelienne-5067

 

Israël viole (encore) le droit international en toute impunité


Des soldats israéliens ont empêché samedi une nouvelle tentative de briser le blocus maritime illégal et illégitime de la bande de Gaza. Ils ont arraisonné et pris le contrôle d'un navire finlandais du nom de Estelle, transportant des militants pro-palestiniens, dont cinq députés européens.

Lire la suite

 

.

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175cafb496a0211a7ad5f4e8e2ab3c30?s=50&d=

VIDEO (Syrie) : Les dernières dépêches et la Syrie qui piège ses détracteurs

by Allain Jules


Damas piège ses détracteurs en transmettant (enfin) à l'Organisation des Nations Unies  (ONU), une liste des 108 terroristes étrangers actuellement détenus en Syrie, sans compter les noms de tous ceux qui ont été tués et qui sont encore plus nombreux...Les pays qui laissent ainsi leur ressortissant allé faire le jihad doivent être logiquement sanctionné, sans oublier le [...]

Lire la suite

 

revolution-greve-generale-rc3a9volution.jpg
http://litinerantcitoyen.wordpress.com/2012/10/19/peuples-deurope-re-vo-lu-tion/

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 18:38

http://www.avaaz.org/fr/climate_summit/

 

Reçu ce mail auquel je souscris totalement

j'ai d'ailleurs publié sur mon blog sos-crise

des articles critiques sur Avaaz

eva R-sistons

 

Bonjour,

 
Surtout ne signez rien de ce que produit AVAAZ, c'est une entité maçonique pilotée par la CIA. AVAAZ est aux ordres de l'oligarchie financière internationale. AVAAZ a pour finalité de ficher le signataire, la liste sera vendue à la CIA et il n'y aura aucun retentissement concernant la pétition sauf la mise en oeuvre du découragement et du détournement des forces "désirant" le changement.

AVAAZ a milité pour l'installation définitive de la base aéronavale angloaméricaine de Diego Garcia qui a bombardé l'Afghanista, la Somalie, l'Irak... L' atoll de Diego Garcia volée à ses habitants les Chagossiens (chassés de leurs îles et rejettés dans la plus grande précarité à l'île Maurice et aux Seychelles) en leur interdisant purement et simplement tout retour possible dans leurs superbes îles, en exigeant que l'ONU (UNESCO) décrète tout l'archipel en tant que réserve naturelle, patrimoine de l'humanité.

Je vous recommande de systématiquement boycotter AVAAZ cette organisation issue de la fondation Rockefeller, maléfique pour l'humanité.

 
Patrick Brousse de Laborde
.
Comme les journaux dits de Gauche (NouvelObs, Libération etc), Avaaz est rouge (progressiste) à l'extérieur, blanc à l'intérieur, tels les radis ! Et en réalité, il nous conduit à souscrire aux engagements impérialistes de l'Empire, comme contre la Libye, la Syrie, la Chine, etc. Alerte, pensée Unique déguisée ! (eva R-sistons)
.
.
Voir ici :

 

Alerte, Avaaz est en fait un instrument de la CIA, au service de l'Empire

Avaaz: Pour qui roule-t-il réellement ? Opinion d'un ... - SOS-Crise

.

Alerte AVAAZ: A boycotter. Instrument de la CIA pour ficher les signataires

 

.

 

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Published by Eva R-sistons - dans La vérité sur la question
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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 05:25

 

Voilà ! Grâce à un Lecteur, cet apm. Merci à lui, eva

 

 

 

 

etranger

 

Alerte, urgent ! Encore quelques heures pour voir le débat...  

 

 

 

Terrorisme : le terreau français

08/10/12
http://www.france5.fr/c-dans-l-air/videos/37281
VIDEO
.
Raphaël Draï
Professeur à la faculté de droit et de science politique d'Aix-en-Provence et à l'Ecole doctorale de recherches en psychanalyse de l'université Paris-VII.
Louis Caprioli
Spécialiste de la lutte antiterroriste.
Dounia Bouzar

Anthropologue du fait religieux et chercheur associée au cabinet d'études Cultes et cultures.

Yves Bonnet

Ancien patron de la DST, service de contre-espionnage français.

.

Le vrai visage du terrorisme
avec Yves Bonnet
Par eva R-sistons

 

Enfin un débat digne de ce nom !
Grâce au spécialiste du terrorisme Yves Bonnet,
la vérité, l'indépendance,
nous sont opposées aux discours officiels, aux ordres,
celui d'un Louis Caprioli, par ex.
Dès dimanche 14 octobre 2012 minuit,
vous ne verrez plus les débats,
mais seulement les reportages scandaleusement orientés
de cette émission de faux débats
orchestrés par l'inconditionnel d'Israël, Yves Calvi.

Appel à Lecteur à l'aise avec l'informatique
pour d'urgence enregistrer les interventions
de Monsieur Yves Bonnet dans ce débat.
Et pour publier la vidéo, pour la relayer !
Dès lundi, vous ne verrez plus que
les reportages où l'on incite à la haine raciale,
comme d'habitude.

Parmi ce qui devrait être poursuivi par les Tribunaux,
voici 2 morceaux choisis :
Reportage sur le CRIF
qui souffle dangereusement sur les braises,
en taxant l'Islamisme radical
de "nazisme monstrueux"
pour que nous amalgamions ensuite
Islamisme violent et Islam de paix.

Ensuite Manuel Valls, l'ultra sioniste, qui insinue
perfidement que " le terrorisme n'est 
pas de l'étranger mais des banlieues,
de France, des MUSULMANS.
Il ne s'agit pas de réseau terroristes
venant de l'extérieur mais de réseaux
qui sont dans nos quartiers.
Il ne s'agit pas d'étrangers mais de Français,
de Français convertis,
de Français MUSULMANS ! "

Vous voyez le dangereux amalgame
Islamistes-Musulmans
que propose cet inquiétant Espagnol,
Ministre de l'intérieur
parachuté dans notre pays par
l'Elite mondialiste de Bilderberg
  afin de conquérir un jour la Gauche
et de l'aligner totalement sur la Droite
la plus ultra-libérale, haineuse et brutale,
exactement comme cet autre Sayanim,
Cohn-Bendit, qui a tenté de défigurer
complètement les Verts
pour en faire des ultra-Européistes
fédéralistes et mondialistes !
 
Lundi, il ne restera plus de ce débat
porté très haut grâce à M. Yves Bonnet,
qu'un tissu d'invectives contre
les Musulmans assimilés à des Islamistes
terroristes menaçant notre pays !

  Je ne supporte pas le racisme,
dès 82 j'appelais à rejeter
fascisme et racisme :
Pour moi, il n'y a qu'une seule race, humaine.
A ce titre, je dénonce tous les fanatismes
(évangélique avec les néoconservateurs, bien que je me sois
convertie dans ce milieu,
hébraïque avec son Talmud distinguant les Juifs
des Goys à exterminer comme des animaux
ou à mettre en esclavage
- idéologie absolument monstrueuse,
raciste par excellence,
comme la volonté de mettre en place
un Etat spécifiquement juif -, 
ou islamiste, radical salafiste 
avec ses extrémistes).
Et je dénonce les communautarismes
sectaires, arrogants, excluant les autres.
C'est ainsi que je ne me reconnais plus
évangélique, mais simplement croyante en Dieu
pour ne pas m'enfermer dans le sectarisme,
la certitude d'avoir raison
et l'obsession de convertir à mes idées, à ma foi (vivante).
Je dénonce les politiques
ou les idéologies nauséabondes,
le racisme, le fanatisme,
le sectarisme, le communautarisme.
Et tous les mensonges, aujourd'hui,
pour nous inciter à rejeter
les Musulmans afin de nous faire accepter
bientôt la guerre contre l'Iran,
le choc de civilisations qui tuera nos enfants,
ruinera nos vies,
pour le seul profit des fous au sommet,
messianiques, intolérants, égoïstes, cupides.

Dans ce C dans l'Air,
le courageux et lucide Monsieur Bonnet
rappelle (je cite ses paroles) :

1) que Juifs et Musulmans
vivaient en bonne intelligence
(et j'ajoute comme les Musulmans
et les Chrétiens d'Orient qui d'ailleurs
.
2) Que le terme antisémitisme
ne convient pas du tout,
car les Arabes sont sémites
et 2/3 des Juifs ne sont pas sémites.

3) Il faudrait plutôt parler de xénophobie.

4) Au temps d'Abraham,
Juifs et Musulmans partageaient
les mêmes valeurs, il est faux de parler
de "haine ancestrale".

5) Les populations musulmanes,
globalement, ne posent pas de problèmes.

6) Le nombre de morts par terrorisme
est très faible.

7) C'est une stratégie américaine :
Ils ne veulent pas des régimes arabes laïcs,
on voit les résultats ! Par exemple
avec les Chrétiens qui ont disparu
d'Irak ou maintenant de Syrie.
Et il y a cette stratégie US
contre les Régimes arabes suspectés
d'entretenir des relations avec les Soviétiques.
(Encore et toujours la guerre froide,
note d'eva).

8) Et ce sont les Américains
qui ont financé Al Quaïda,
c'est un fait qui n'est plus contesté
par personne. Comme en Afghanistan
avec les talibans.

9) C'est une stratégie de faire monter
le salafisme et de le répandre partout
(ainsi via les Révolutions arabes,
ou avec le Hamas en Palestine occupée
comme prétexte pour refuser la paix.
C'est monstrueux, machiavélique, note d'eva).

10) Ces stratégies convergent avec
les pays du Golfe devenus nos alliés
(contre-nature, note d'eva).

11) Certains pays s'occupent de nos affaires
alors qu'ils ne sont pas démocratiques (Qatar..).

12) Les groupes djihadistes sont financés
par le Qatar, on est à la limite
du financement indirect !
Ces gens commettent des attentats,
on est dans une position dangereuse.

13) Seulement 100 à 200 personnes
sont susceptibles de verser
dans l'Islamisme radical aujourd'hui.

En clair, ce sont les Médias aux ordres
qui distillent la peur en nous,
qui chaque jour nous dressent contre les Musulmans,
qui incitent constamment à la haine raciale,
en braquant quotidiennement
leurs projecteurs sur un phénomène ultra-marginal.
Ces Médias devraient être poursuivis
pour incitation permanente
au racisme anti-Musulmans,
au choc de civilisations.
Ils préparent insidieusement
les nouvelles Nuits de Cristal !

La vérité, c'est que ce terrorisme
limitrophe devrait être traité comme un simple
FAIT-DIVERS,
et non comme une menace majeure !

Les vraies menaces, ce sont
- le capitalisme assassin,
- la désinformation constante,
- la mort des Nations,
- les lois liberticides,
- la politique du chômage
et des destructions de l'Etat-Providence,
- la pollution volontaire
de notre environnement quotidien,
- la dictature de l'Europe,
- les fanatismes et les communautarismes
évangélique, islamiste, sioniste
- les guerres permanentes
avec des armes toujours plus dangereuses,
- la folie nucéaire,
- la déstabilisation des Etats indépendants,
le racket financier global,
la guerre mondiale en préparation,
la mise en place du Nouvel Ordre Mondial...
Et tout cela est masqué
derrière la peur du Musulman
remplaçant celle, hier,
du communiste ou du Juif,
afin de détourner notre légitime colère
contre les Elus traîtres,
contre les monstres qui nous manipulent,
qui appauvrissent de plus en plus nos vies,
et même pour beaucoup, déjà,
comme avec les OGM, qui font
de notre existence un enfer.

CITOYENS, CITOYENNES !
Ne nous trompons pas d'adversaires !

200 Musulmanes portant le voile intégral
ne nous menacent pas plus que les Juifs
portant la kippa ou les religieuses
chrétiennes fidèles à la tradition.
Cent jeunes qui basculent dans la violence
au nom d'un Islam dévoyé,
sont moins dangereux que les
Barroso, Von Rumpuy, Cameron, Harper,
Sarkozy-Copé-Hollande-Fabius-Valls,
Bush-Obama-Romney,
ou, surtout, Natanyahu brûlant
d'allumer la mèche fatale (en Iran)
qui déclenchera l'holocauste planétaire.
Et pourtant, on nous bassine sans cesse
avec les barbus intransigeants et violents,
et avec les soi-disants victimes juives,
tout en glorifiant l'Europe des banksters
dont les citoyens ne veulent pas !

Ecoutons la voix sage de M. Yves Bonnet,
relayons son message !

En disant courageusement la vérité,
il sème les germes de la Paix,
non seulement de la paix sociale
que l'Europe et ses larbins dans les Médias
tuent chaque jour un peu plus,
mais de la Paix entre les peuples du monde !

Eva R-sistons
.
TAGS :
Terrorisme, M. Bonnet, Manuel Valls, CRIF,
racisme, fanatisme, choc civilisations,
Islam, Evangélique, néoconservateurs,
Musulmans, Juifs, Islamistes, sionistes,
C dans l'Air, Médias, OGM, Qatar...
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http://www.camer.be/UserFiles/Image/Logo_Soli_Universelle291110.jpg

 

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Et pendant que nous sommes intoxiqués
par les Médias avec le terrorisme,
voici les dernières nouvelles glanées sur Wikistrike :

 

 

 

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La mort de Fidel Castro annoncée d'ici 72 heures? Selon un journaliste vénézuélien, la mort de Fidel Castro devrait être annoncée d'ici 72 heures, révèle ce samedi Le Soir. Le fils de l'ancien dirigeant cubain a démenti. Ce n'est pas la première fois que la rumeur de la mort de Fidel Castro s'empare la toile, mais cette fois-ci elle semble plus réelle. C'est en effet Nelson Bocaranda, le célèbre journaliste vénézuélien qui avait annoncé qu'Hugo Chavez était atteint d'un cancer, qui a écrit jeudi que la mort de l'ancien […]

 

Si c'est le cas,

je rappelle ce que j'ai déjà plus ou moins dit :


 

Eloge de Fidel

par eva R-sistons

 

 

New-Orleans, le jeune W. Bush survole enfin la ville

détruite par la tempête 8 jours plus tôt 

- alors que l'argent avait été refusé

pour consolider les digues.

 

Une tempête menace Cuba,

la plus grave de son Histoire.

Fidel Castro, 80 ans, est aux commandes.

2 jours et une nuit sans discontinuer.

Il n'y aura pas un mort !

 

Et c'est Cuba la rebelle

qui a nargué la puissante armada américaine

et qui est calomniée par les journaleux prostitués de l'Occident,

qui donne des leçons à la planète entière !

Les meilleurs médecins,

envoyés partout bénévolement pour sauver des vies,

et même pour redonner gratuitement la vue aux aveugles,

et puis l'analphabétisme totalement éradiqué

et aussi un niveau culturel hors du commun,

des écoles et des dispensaires partout,

la créativité encouragée pour pallier les carences

provoquées par le monstrueux blocus inique de l'Occident,

une joie de vivre naturelle qui n'est pas ternie

par la tyrannie de l'argent.

Il y a des prisonniers politiques ?

Evidemment ! Ces agents de l'impérialisme américain

rêvent de déstabiliser le pays et de l'offrir

au monde de la Finance anglo-saxonne !

Ces traîtres n'ont que ce qu'ils méritent !

 

Fidel, comme tu portes bien ton nom :

Tu ne t'es pas laissé corrompre !

Tu ne t'es pas laissé acheter par l'Argent !

Tu es resté fidèle à tes convictions généreuses,

à la soif de Justice !

Fidel, nous t'aimons, comme ton ami Chavez,

et tu resteras pour toujours l'icône de la résistance

et de l'amour de son peuple !

 

Avec reconnaissance,

 

Eva R-sistons

 

.

 

 

Dernières nouvelles sur Wikistrike :

 

 

injuries_fromth_e_Greek_p_001.jpg
La police grecque torture des manifestants anti-fascistes Par Christoph Dreier 13 octobre 2012 Les participants à une manifestation contre le parti fasciste Chrysi Avgi (Aube Dorée) ayant eu lieu le 30 septembre ont été battus et torturés après leur arrestation par la police grecque. Selon les victimes, la police a utilisé des techniques semblables à celles pratiquées dans les prisons comme Abou Ghrib. Les prisonniers furent battus, filmés nus et eurent la peau brûlée. Cela fit l’objet d’un reportage paru le 9 octobre […]

 

 

 

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Les caisses de retraite complémentaire bientôt à sec ? Selon Les Echos, l’Agirc n’aurait plus de quoi payer les cadres retraités d’ici 2017. L’Arrco serait confrontée au même problème pour tous les anciens salariés en 2020. La sonnette d’alarme est tirée. L’Agirc et l’Arrco devraient, avant la fin de la décennie, ne plus être en mesure de verser de pensions aux millions de retraités qui comptent dessus pour maintenir leur pouvoir d’achat. Du moins, si aucune décision n’est prise. Selon le quotidien Les Echos, qui s’est […]

 

 

 

logo_romandie_news.gif
L’Elysée a tenté de faire disparaître les infos sur l’«état de faillite aggravée» de la France Stefan Renninger, patron de Romandie.com, a raconté qu’il avait reçu des coups de fil insistants de l’Elysée, exigeant de supprimer les propos de la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem, qui avait déclaré que la France était dans un « état de faillite aggravée ». Il n’a pas cédé aux pressions.La porte-parole du gouvernement français, Najat Vallaud-Belkacem, a dû se rendre compte un peu tardivement de l’effet […]

 

 

 

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Un ambassadeur japonais dénonce les pressions des Etats Unis pour occulter la gravité de Fukushima Le Pr. Mitsuhei Murata, ancien ambassadeur du Japon en Suisse dénonçait en Juillet les pressions du gouvernement Américain pour occulter autant que possible la crise de Fukushima. Donc bien avant la récente intervention de Clinton auprès du gouvernement Japonais début Octobre pour que celui-ci abandonne son projet de sortie du nucléaire. Les centrales de Fukushima ont effectivement été conçues par la firme Américaine. […]

 

 

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ESPAGNE - Jeter des pierres lors d’une manifestation est passible de six ans de prison Voici grosso modo les nouvelles mesures de l’article 557 du code pénal espagnol voté hier, applicable lors des manifestations , les perturbations vont s’accélérer sinon ils ne voteraient pas ce genre de lois. Accrochez vos ceintures pour les jours a venir !!! - Article 557 Alinéa (1) : De 6 mois a 3 ans de prison pour ceux qui véhicule la violence ou menaces d’autres personnes sur la voie publique. - Article 557 Alinéa (2) : De 1 à 6 […]

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:41

 

 

Néolibéralisme et conséquences

L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière

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Dans les dernières années les citoyens de nombreux pays industrialisés, de la Grèce à la Grande-Bretagne en passant par les États-Unis, sont soumis à des mesures d’austérité draconiennes afin, dit-on, de lutter contre la dette étatique. Après avoir ravagé les pays en développement dans les années 1980 lors de la crise de la dette sous la forme d’ajustements structurels, les conséquences du néolibéralisme se font maintenant sentir dans les pays dits « riches ».


Julie Lévesque - Mardi 9 Octobre 2012


L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
Dans les dernières années les citoyens de nombreux pays industrialisés, de la Grèce à la Grande-Bretagne en passant par les États-Unis, sont soumis à des mesures d’austérité draconiennes afin, dit-on, de lutter contre la dette étatique. Après avoir ravagé les pays en développement dans les années 1980 lors de la crise de la dette sous la forme d’ajustements structurels, les conséquences du néolibéralisme se font maintenant sentir dans les pays dits « riches ».

Mais qu’est qu’une dette? Et d’où provient cet endettement qui ravage des économies entières? Quels en sont les mécanismes? Dans quelle dynamique et dans quelle logique s’inscrit-il? Les médias posent rarement ces questions fondamentales qui sont les seules à pouvoir nous sortir de cette spirale infernale de la surconsommation et de la surproduction.

Dans la foulée de la révolte populaire printanière au Québec, menée par le mouvement étudiant opposé à la hausse des droits de scolarité, le Collectif Dissensus a présenté le 21 août dernier, dans le cadre de l’Université populaire de Parc-Extension, Créditeur/Débiteur : La guerre. Et si la dette était la clé pour « tout » comprendre? Dissensus s’oppose à « l’élargissement du recours au marché dans l’organisation de la société et au détournement des richesses collectives au profit d’intérêts privés ».

Cette présentation a exposé une vision globale de ce que signifie cette forme moderne d’endettement, rejeton du capitalisme financiarisé, d’où elle vient et comment elle conduit invariablement à la faillite économique et morale des États et des individus. Mondialisation.ca vous offre un résumé des présentations en trois volets, un pour chacun des conférenciers : Maxime Ouellet, Louis Gaudreau et Éric Martin.


L’endettement perpétuel, l’arme de choix de l’élite financière
Partie 1 – Maxime Ouellet*

« La dévalorisation du monde humain va de pair avec la mise en valeur du monde matériel. » Karl Marx, Manuscrits de 1844, cité par Maxime Ouellet dans La fabrique du consommateur endetté

Le rapport créancier-débiteur est un rapport de domination présenté comme un rapport d’émancipation : la vente du crédit se fait par une rhétorique de liberté. « La liberté n’a pas d’âge », nous disait une pub de Visa.



Ce rapport est plus violent et plus brutal que celui du capitalisme antérieur, car il nous replonge dans un système féodal, dans une sorte de péonage, c’est-à-dire un droit non écrit attachant le travailleur à la propriété sur laquelle il travaille, en l’obligeant à s’endetter.

Pour comprendre ce rapport, il faut d’abord comprendre ce qu’est une dette. La dette est le fondement du bien social. Dans les sociétés primitives, la dette est une forme de crédit. Avant d’être une dette économique elle est une dette de sens : on doit la vie aux générations antérieures, il s’agit d’une dette symbolique.

Ce rapport a été naturalisé en normalisant l’endettement chez les classes populaires. Au début et vers la moitié du 20e siècle, les grands capitalistes, les « capitaines conscience » ont compris qu’ils devaient intervenir dans la culture afin d’assurer la continuité du capitalisme : ils devaient susciter le désir de la consommation, une idéologie à l’opposé de la vision de Weber, axée sur l’épargne. Cela a donné naissance à de nouvelles disciplines comme le marketing.

Après la Seconde Guerre mondiale le crédit a été généralisé et on a recouru massivement à l’endettement. À l’époque les règles ne permettaient pas de s’endetter facilement et les gens s’endettaient uniquement pour de gros achats, comme celui d’une maison. On n’avait peu ou pas recours à l’endettement privé.

Dans la dynamique actuelle, une crise survient lorsqu’il y a décrochage entre la surproduction et la surconsommation et pour arrimer la surproduction à la surconsommation, on fait appel au crédit. L’endettement des ménages est essentiel à cette logique.

Les banques ont joué un rôle central dans cette dynamique. Dans les années 1980-1990 la principale source de profit des banques est devenue l’endettement des ménages. Le but de cette opération : faire que l’individu soit incapable de payer le solde complet de sa carte de crédit pour que les banques perçoivent des intérêts. C’est pourquoi on a facilité l’accès au crédit. L’intégration des personnes à faible revenu dans ce système a permis aux États-Unis de maintenir la surconsommation de la population.

Par ailleurs, la consommation devient souvent ostentatoire. Il y a un impératif de consommer à la seule fin de montrer que l’on consomme.

Ce rapport créditeur-débiteur s’arrime sur les anciens rapports de domination, dont celui que le salarié entretient avec le travail et son intégration dans la société. L’immobilier est l’État providence de remplacement : le filet social étatique est remplacé par l’augmentation de la valeur de l’actif financier, la maison, et cela transforme le rapport de l’individu à l’habitation.

La transformation est fondamentale : on passe de la relation capital-travail à une relation crédit-débit. Aujourd’hui, le rôle du travail consiste à donner aux ménages la capacité d’obtenir du crédit. On vise un salaire qui nous permettra à son tour d’obtenir la crédibilité financière qui nous donnera accès au crédit. Il s’agit donc d’une forme de féodalisme : on doit à l’avance une rente au capital.

Avec la titrisation, qui consiste à transformer une créance, comme une hypothèque, en titre financier échangeable sur les marchés financiers et sur lesquels on peut spéculer, on transfert le risque social vers les individus. On l’a bien vu lors de la crise des subprimes (prêts hypothécaires à risque) aux États-Unis, où les gens ont perdu leurs maisons, l’individu est devenu ce que l’on a appelé le shock absorber of last resort, l’amortisseur de dernier recours.

L’Homo œconomicus est pris dans un endettement perpétuel, dépossédé de son temps, car endetté à vie. La dette étudiante participe de cette logique : on souhaite déposséder l’étudiant de son avenir en l’intégrant dans ce système avant même qu’il soit sur le marché du travail.


Remettre en question la fraude institutionnalisée

Cela n’est rien d’autre qu’une pyramide de Ponzi : intégrer constamment des individus dans une dynamique financière. Comment s’en sortir?

Il faut remettre en question la légitimité des institutions bancaires, la privatisation des profits et la socialisation des pertes. Ce que l’on nous propose sont des mesures de sortie de crise apolitiques comme des discours moralisateurs sur l’endettement. Toutefois, si les gens ne sont pas endettés le système s’effondre. Il faut aller au-delà de ça et repolitiser le crédit, penser à le socialiser.

Il faut repenser la création monétaire qui se fait de nos jours par les banques privées et non plus par l’État. Personne ne remet en question le fait qu’une institution publique a donné aux banques privées le droit de créer l’argent à partir de rien et d’en faire du profit. L’argent doit être créé par les banques centrales, comme c’était le cas autrefois. Et c’est d’ailleurs le transfert de ce droit des banques centrales aux banques privées qui est à l’origine de la crise économique et financière actuelle.

* Maxime Ouellet, professeur associé à l’École des médias, chargé de cours en sociologie à l’UQÀM et co-auteur d’Université Inc. Des mythes sur la hausse des frais de scolarité et l’économie du savoir, publié chez Lux.

Pour compléter cet exposé, rappelons que les médias parlent peu de la révolution née en Islande après la faillite du pays. Est-ce parce que les Islandais ont repris leur pays en mains et que les mesures employées ne plaisent pas aux grands décideurs mondiaux?

La croyance selon laquelle les citoyens [islandais] devaient payer pour les erreurs d’un monopole financier, qu’une nation entière devait être taxée afin de rembourser les dettes privées, fut brisée. (Deena Stryker, La révolution en cours en Islande, Mondialisation.ca, 30 mars 2012.)

Malgré les menaces de l’élite politique et financière, les Islandais ont refusé de payer une dette ayant explosé en raison de la privatisation des banques :

Cinq ans d’un régime néolibéral ont conduit à une privatisation de toutes les banques en Islande, (320.000 habitants, pas d’armée), afin d’attirer les investisseurs étrangers. Ces banques offraient des services bancaires en ligne dont les coûts minimes leur ont permis de fournir des taux de rendement relativement élevés.

Ces comptes bancaires, appelés Icesave, ont attiré de nombreux petits investisseurs anglais et néerlandais. À mesure que les investissements augmentaient, les dettes étrangères des banques augmentaient aussi. En 2003, la dette de l’Islande équivalait à 200 fois son PNB (produit national brut), et en 2007, elle était de 900 pour cent. (Ibid.)

Les Islandais ont refusé de payer une dette dont ils n’étaient pas responsables, ont nationalisé les trois principales banques, chassé le gouvernement qui a voulu, sous la pression internationale, imposer des mesures draconiennes et poursuivi en justice les responsables du krach :

Contrairement aux attentes mondiales, la crise a conduit la population à prendre le contrôle de son pays, à travers un processus de démocratie participative directe. Ceci a finalement conduit à une nouvelle constitution, mais seulement après une persévérance féroce [...]

Lors du référendum du mois de mars 2010, 93% de la population votèrent contre le remboursement de la dette. Le FMI gela immédiatement son prêt. Mais l’Islande n’allait pas se laisser intimider. Comme Grimsson le dit: « On nous a dit que si nous refusions les conditions de la communauté internationale, nous deviendrions le Cuba du nord. Mais si nous les avions acceptées, nous serions devenus l’Haïti du nord » [...]

Les Islandais se mirent également d’accord sur certaines mesures de réduction budgétaire comme le démantèlement de leurs infrastructures militaires – l’Islandic Defense Agency (Agence islandaise de la défense, ou IDA), cessa d’exister en janvier 2011.

Afin de libérer le pays du pouvoir exagéré de la finance internationale et de l’argent virtuel, le peuple islandais décida de rédiger une nouvelle constitution. (Ibid.)

Par ailleurs, aux États-Unis le mouvement en faveur d’un système bancaire public prend de l’ampleur. À ce jour 18 États ont déjà fondé ou sont en voie de créer une banque publique. Pour mieux comprendre l’escroquerie bancaire et la contester, voici une vidéo du Public Banking Institute :

Victoria Grant, canadienne de 12 ans, nous explique l’escroquerie bancaire de l’argent-dette.

http://www.mondialisation.ca/l-endettement-perp-tuel-l-arme-de-choix-de-l-lite-financi-re/


http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere-par-julie-levesque-dans-mondialisati-111025539.html http://lucien-pons.over-blog.com/article-l-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere-par-julie-levesque-dans-mondialisati-111025539.html

 

http://www.alterinfo.net/L-endettement-perpetuel-l-arme-de-choix-de-l-elite-financiere_a82286.html

 

 

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Actualité, Sélection :

 

 

Manuel Valls, comme Sarkozy, appelle à un Nouvel Ordre Mondial (vidéos)

Réunion des amis de Jacques Cheminade le 13 octobre à St Ouen (93)

Traité européen voté,tout se décidera à Bruxelles. Chambre et Sénat inutiles?

Pourquoi tant d'hostilité contre les médecines naturelles ? - Bienfaits Vitamine D

Tout savoir sur nos nouveaux impôts. Quels changements ?

VENEZUELA (Présidentielle) : Encore raté, Chavez réélu avec… brio !

TSCG (Traité budgétaire européen): Avertissement solennel aux élus nationaux

La crise va-t-elle s'accélérer ? Graves menaces à l'horizon (vidéo Anonymous)

Réforme de la décentralisation : Les orientations dévoilées par Hollande

Et si nous laissions les banques faire faillite ?

MEDIATOR, OGM : Même combat juridique

 

Pétition-Soutien à Kokopelli (protection biodiversité, semences naturelles)

Il manque 950 signatures pour éviter la condamnation de Kokopelli

 

 

 

 

 

Economie,  Finance : 

 

4.776.800 Chômeurs en France, licenciements, liquide menacé, Presse vendue..


L'or de la Suisse (1300 tonnes) a été vendu sans le consentement des Suisses
et autres infos tues par les Médias


Les USA achètent la France avec du papier (Jovanovic) - UE pour les USA (vidéos Asselineau)

L'Europe a été créée par les Etats-Unis pour servir leurs intérêts - Vidéos à voir absolument ! Et à relayer...

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:36

 

 

Le Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, propriétaire du PSG avec leonardo, le directeur sportif

 

 

C'est quoi ces histoires avec le Qatar qui investit partout en France ?
  
 

 

En fait, le Qatar est désormais une société écran qui permet d'investir en France sans payer d'impôt. Grâce au Qatar, la France devient un parfait paradis fiscal. Il suffit de connaître le truc.


Du coup, quand n'importe qui, notamment des capitalistes français, veulent investir en France sans payer d'impôt, il leur suffit de le faire au travers d'une société écran basée au Qatar. Comme "tout le monde le sait", "tout le monde" en profite. C'est ce qui donne cette impression que le Qatar "envahi" la France. Mais il n'en est rien. C'est juste des riches qui veulent pas payer leurs impôts.

 

    do


Grâce au Qatar, la France est un parfait paradis fiscal. Voici le truc :


http://mai68.org/spip/spip.php?article3576

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:34

 

 

Des touaregs dans le Nord du Mali. REUTERS/Finbarr O'Reilly

 

 

Au Mali, la France fait la guerre aux Touaregs et au MNLA en faisant semblant de la faire contre AQMI. Comme quoi, une guerre peut en cacher une autre !
.
 
    Bonjour à toutes et à tous,

Il y a tout d'abord eu la guerre contre la Libye.

Comme sous Kadhafi les Touaregs ont pu mener en Libye la vie qu'ils désiraient, comme ils étaient libres, ils ont pris les armes pour défendre le "régime" de Kadhafi. Et, du coup, Kadhafi leur a livré autant d'armes qu'ils en ont voulu.

Quand la Libye a perdu la guerre, les Touaregs en armes se sont déplacés au nord du Mali, dans cette région, l'Azawad, qui dès l'origine voulait être indépendante ; mais que le colonialisme avait tout de même rattachée de force au Mali. Un mouvement d'indépendance de l'Azawad s'était par conséquent créé, le MNLA, dont voici le site internet :

http://www.mnlamov.net


Dans le MNLA, il n'y a pas que des Touaregs, loin de là. Mais, profitant des armes des Touaregs et de leur expérience militaire, ils mirent peu de temps à reconquérir leur territoire, l'Azawad, et à proclamer son indépendance :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4028


Cependant, l'impérialisme français n'était pas content, car il perdait ainsi une partie importante du Mali. Il lui fallait trouver une solution pour justifier une guerre contre le MNLA et les Touaregs en arme, afin de reconquérir l'Azawad et le rattacher à nouveau au Mali.

Dans cette région, la France possède une force armée supplétive dont elle nous fait croire qu'elle est son ennemie. Il s'agit d'AQMI, al-Qaïda au Maghreb islamique, qui change assez souvent de nom suivant les circonstances (à une époque, c'était le GIA, puis GSPC, etc.). Voici la preuve qu'AQMI appartient aux services secrets français :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372


Bien sûr, seuls les chefs d'AQMI appartiennent aux services secrets français. Les militants de base l'ignorent totalement et croient sincèrement se battre pour établir un islam "fondamentaliste".


La France a donc armé AQMI mieux que ne l'étaient le MNLA et les Touaregs, et l'a renforcée en mercenaires. Ensuite, elle a ordonné à AQMI de conquérir le nord du Mali où le MNLA et les Touaregs ont par conséquent perdu le pouvoir.

Dans la réalité, AQMI, c'est-à-dire ses chefs, sont aux ordres de l'impérialisme français ; mais, dans le spectacle, AQMI considère la France comme son pire ennemi. Ce spectacle n'était cependant pas encore suffisant pour justifier une guerre française au nord Mali. Il a donc fallu demander à AQMI de faire diverses horreurs contre les populations locales.

Ce qui est le plus frappant, c'est l'imitation par AQMI de la destruction des Bouddhas de bâmiyân par les talibans en Afghanistan. Bien sûr, AQMI n'a pas eu le loisir de détruire des oeuvres bouddhistes, mais des sculptures musulmanes.

Ce sont en fait les USA qui avaient installé les islamistes au pouvoir en Afghanistan, dans le but de virer l'URSS ; par conséquent, les talibans étaient totalement infiltrés par la CIA qui, avec l'aide de l'ISI (service secret pakistanais à peu près aux ordres de la CIA), les avait armés et entraînés. Mais les Talibans, une fois au pouvoir, n'ont pas bien obéi aux USA, qui voulaient installer un pipe-line pour trimballer les hydrocarbures de la mer Caspienne tout en contournant leur ennemi l'Iran. Aussi, l'impérialisme américain se devait d'imposer ce tuyau à pétrole par la force, c'est-à-dire par la guerre.

Pour préparer la guerre contre l'Afghanistan, il fallait commencer par faire mal voir les talibans que l'on avait pourtant placés au pouvoir.

L'on n'osa pas, pile au moment où l'on venait de chasser l'URSS du pays pour le livrer aux islamistes, prétendre qu'il fallait virer les talibans à cause de leur attitude envers les femmes ; parce que, sous le régime "communiste", les femmes avaient justement l'égalité avec les hommes, et le droit à l'avortement libre et gratuit, à la pilule, aux études, à se balader tête nue, et maquillées, et en minijupe si elles le voulaient ! Il fallait par conséquent trouver autre chose, comme propagande.

L'on fit alors, par l'intermédiaire d'agents manipulés par la CIA et infiltrés au sein des talibans, détruire les fameux Bouddhas de bâmiyân en mars 2001, c'est-à-dire avant le 11 septembre 2001, ce qui montre bien que la guerre d'Afghanistan avait de toutes autres raisons que ce fameux 11 septembre, puisque sa préparation avait commencé avant.

Revenons à AQMI. Ses militants ont détruit, sous l'influence évidente des services secrets français, des symboles artistiques musulmans datant de plusieurs siècles. C'est la même tactique,  Il faut bien le remarquer, que celle que nous venons d'étudier et qui avait été employée par la CIA avec les talibans et les Bouddhas de bâmiyân..

Maintenant, avec toutes ces horreurs attribuées à AQMI dans le nord du Mali, la France a de bonnes excuses pour aller rétablir l'ordre dans ce pays. Elle a cependant décidé de le faire en douce, c'est-à-dire par l'intermédiaire de ses armées coloniales supplétives de la CEDEAO (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest). Gageons que ces armées recevront de l'aide sous diverses formes. Et, si ça ne suffit pas, Hollande finira bien par faire intervenir officiellement l'armée française.

Voilà comment l'on fait semblant de faire une guerre pour en faire en fait une autre. La vraie guerre de la France au Mali n'est pas contre AQMI ; la vraie guerre, c'est la guerre éternelle des colonialistes sédentaires contre les nomades Touaregs.

   ,
    do
    http://mai68.org/spip

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 22:32

L’art de la guerre. Syrie : l’Otan vise le gazoduc

Gazoduc Syrie

La déclaration de guerre, aujourd’hui, n’est plus d’usage. Pour faire la guerre il faut par contre encore trouver un casus belli. Comme le projectile de mortier qui, parti de Syrie, a fait 5 victimes en Turquie. Ankara a riposté à coups de cannons, tandis que le parlement a autorisé le gouvernement Erdogan à effectuer des opérations militaires en Syrie. Un chèque en blanc pour la guerre, que l’Otan est prête à encaisser. Le Conseil atlantique a dénoncé « les actes agressifs du régime syrien à la frontière sud-orientale de l’Otan », prêt à déclencher l’article 5 qui engage à assister avec la force armée le pays membre attaqué. Mais déjà est en acte le « non-article 5 » -introduit pendant la guerre contre la Yougoslavie et appliqué contre l’Afghanistan et la Libye- qui autorise des opérations non prévues par l’article 5, en dehors du territoire de l’Alliance.


Eloquentes sont les images des édifices de Damas et Alep dévastés par de très puissants explosifs : œuvre non pas de simples rebelles, mais de professionnels de la guerre infiltrés. Environ 200 spécialistes des forces d’élite britanniques Sas et Sbs –rapporte le Daily Star-  opèrent depuis des mois en Syrie, avec des unités étasuniennes et françaises. La force de choc est constituée par un ramassis armé de groupes islamistes (jusqu’à hier qualifiés par Washington de terroristes) provenant d’Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Libye et autres pays. Dans le groupe d’Abou Omar al-Chechen –rapporte l’envoyé du Guardian à Alep- les ordres sont donnés en arabe, mais doivent être traduits en tchétchène, tadjik, turc, en dialecte saoudien, en urdu, français et quelques autres langues. Munis de faux passeports (spécialité de la Cia), les combattants affluent dans les provinces turques d’Adana et du Hatay, frontalières de la Syrie, où la Cia a ouvert des centres de formation militaire. Les armes arrivent surtout par l’Arabie saoudite et le Qatar qui, comme en Libye, fournit aussi des forces spéciales. Le commandement des opérations se trouve à bord de navires Otan dans le port d’Alexandrette. Pendant ce temps,  sur le Mont Cassius, au bord de la Syrie, l’Otan construit une nouvelle base d’espionnage électronique, qui s’ajoute à la base radar de Kisecik et à celle aérienne d’Incirlik. A Istanbul a été ouvert un centre de propagande où des dissidents syriens, formés par le Département d’état Usa, confectionnent les nouvelles et les vidéos qui sont diffusées par des réseaux satellitaires.


La guerre Otan contre la Syrie est donc déjà en acte, avec le motif officiel d’aider le pays à se libérer du régime d’Assad. Comme en Libye, on a fiché un coin dans les fractures internes pour provoquer l’écroulement de l’état, en instrumentalisant la tragédie dans laquelle les populations sont emportées. Le but est le même : Syrie, Iran et Irak ont signé en juillet 2011 un accord pour un gazoduc qui, d’ici 2016, devrait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et ainsi à la Méditerranée. La Syrie où a été découvert un autre gros gisement près de Homs, peut devenir un hub de couloirs énergétiques alternatifs à ceux qui traversent la Turquie et à d’autres parcours, contrôlés par les compagnies étasuniennes et européennes. Pour cela on veut la frapper et l’occuper.


C’est clair, en Turquie, pour les 129 députés (un quart) opposés à la guerre et pour les milliers de gens qui ont manifesté avec le slogan « Non à l’intervention impérialiste en Syrie ».


Pour combien  d’Italiens est-ce clair, au parlement et dans le pays ?[1]

 

Edition de mardi 9 octobre 2012 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/area-abbonati/in-edicola/manip2n1/20121009/manip2pg/14/manip2pz/329867/

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

 


[1] Même question, évidemment, pour les députés et population français –et britanniques- qui participent par leurs impôts notamment aux opérations clandestines des forces spéciales en Syrie, NdT.

 

Pour aller plus loin (en anglais):

America’s Next War Theater: Syria and Lebanon? Washington’s War against the Resistance Bloc par Mahdi Darius Nazemroaya, publié le 10 juin 2011.

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Articles de : Manlio Dinucci

Sur le même sujet:

 

 

http://www.mondialisation.ca/lart-de-la-guerre-syrie-lotan-vise-le-gazoduc/

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 00:43

 

Le Nouvel Observateur

 

 

Quelle différence entre la Presse de Droite

et la Presse de Gauche ?

Par eva R-sistons

 

 

 

 

Quelle différence entre la Presse de Droite

et la Presse de Gauche ?

 

Aucune sur le fond !

Et par ex, tous ont d'une même voix

soutenu la guerre impérialiste

menée par la France de BHL-Sarkozy en Libye.

 

Mais ensuite, un journal comme le NouvelObs

va déplorer les atroces conditions de la mise à mort de Kadhafi

(torture, sodomie, etc...).

Il faut bien se différencier un peu,

faire croire par ex qu'on défend, au moins,

les droits humains !

 

Ne soyons pas dupes !

Et informons-nous sur Internet...

 

eva R-sistons

 

NB : Voyez la dernière couverture du Nobs :

 

Ce journal fait la promotion de Manuel Valls

l'homme sélectionné par Bilderberg,

sorti d'Espagne pour représenter un jour la France

sans attaches pour notre pays,

choisi car beau gosse, parlant bien

(il est avocat !),

sans scrupules, très musclé,

servile par rapport aux Maîtrs du Monde,

très à droite, se prétendant de gauche

pour un jour prendre la tête du parti

et lui ôter tout ce qu'il reste de gauche,

par ex il a soutenu la réforme de Sarkozy sur les retraites.

Et ensuite, pour diriger la France

dans le sens souhaité par les Bilderberg,

et compte tenu de ses origines très juives

et de son communautarisme exacerbé,

faire en France, de préférence,

la politique décidée par Israël,

donc va-t-en guerres et ultra libérale.

Et naturellement en nous poussant un jour

à offrir nos enfants pour le choc de civilisations

qui au final permettra la création du Grand Israël

et la main-mise sur toutes les ressources des Musulmans.

 

C'est le même journal qui a promu DSK puis Hollande,

et boycotté Montebourg,

au point de supprimer mon blog à la suite

d'un post ironique sur

"Un si joli PS" (celui de DSK ou de Hollande)

et sur le "Joker Montebourg" (lors de la Primaire du PS).

Car cette fausse Presse de Gauche

en réalité roule pour la gauche la moins à gauche,

et pour toutes les guerres impériales

et impérialistes "usraéliennes",

des Anglo-Saxons et d'Israël.

Voilà la vérité !

(eva)


 

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7 octobre 2012 7 07 /10 /octobre /2012 23:08

 

 

Made by USA

Produire des « États ratés »


JPEG - 23.7 ko
Un cadre d’Al-Qaida venu en Syrie avec des officiers occidentaux. On ne change pas des recettes qui marchent.

Washington est passé maître dans l’art d’affaiblir ses cibles en y développant un terrorisme intérieur, puis de les accuser d’être responsables des crimes qu’il a commandités. Cette méthode lui permet à la fois de justifier une intervention militaire et de la conduire sans risque. Le schéma bien rôdé que décrit ici Edward S. Herman est aujourd’hui appliqué à la Syrie. Réseau Voltaire | 17 septembre 2012

 

Pendant la guerre du Vietnam, au-dessus de l’entrée d’une base US on pouvait lire : « Killing Is Our Business, and Business Is Good ». (Tuer c’est notre affaire, et les affaires marchent fort). Et en effet, les affaires marchaient vraiment très fort au Vietnam (de même qu’au Cambodge, au Laos ou en Corée), où on comptait par millions le nombre de civils tués. D’ailleurs elles se sont plutôt bien maintenues aussi après la guerre du Vietnam. Les massacres ont continué sur tous les continents, aussi bien directement que par l’entremise de « proxies » [1], partout où la « sécurité nationale » états-unienne avait besoin de bases, de garnisons, d’assassinats, d’invasions, de campagnes de bombardements, ou de sponsoriser des régimes assassins et d’authentiques réseaux et programmes terroristes trans-nationaux, pour répondre à la « menace terroriste » qui ne cesse de défier le pauvre « géant pitoyable » [2]. Dans son excellent ouvrage sur l’ingérence des États-Unis au Brésil [3], Jan Knippers Black montrait déjà il y a des années, combien l’acception merveilleusement élastique du concept de « sécurité nationale » peut être élargie, en fonction de ce qu’une nation, une classe sociale ou une institution estime qu’elle devrait pouvoir recouvrir. Au point que ce sont précisément « ceux dont la richesse et la puissance devraient en principe garantir la sécurité, qui sont en fait les plus paranoïaques et qui, par leurs efforts effrénés pour assurer leur sécurité, engendrent eux-mêmes leur propre [lot de] destruction » (Son ouvrage traitait du risque d’apparition d’une démocratie sociale au Brésil dans les années 1960, et de son élimination grâce au soutien US à une contre-révolution et à l’établissement d’une dictature militaire). Ajoutez à cela le besoin des entrepreneurs liés au complexe militaro-industriel, de favoriser des missions justifiant l’augmentation des budgets de défense, et la pleine et entière coopération des médias de masse à cette activité, et vous obtenez une terrifiante réalité.

En réalité ledit géant faussement paranoïaque s’est démené comme un beau diable pour produire des semblants de menaces à peu près crédibles, surtout depuis la chute de « l’Empire du Mal » que ce pays avait toujours prétendu « contenir  ». Dieu merci, après quelques tentatives sporadiques de cristalliser l’attention sur le narco-terrorisme, puis sur les armes de destruction massive de Saddam Hussein, le terrorisme islamique tomba littéralement du ciel pour offrir à cette défunte menace un digne successeur, découlant tout naturellement de l’hostilité du monde arabe aux libertés états-uniennes et de son refus de laisser à Israël la possibilité de négocier la paix et de régler pacifiquement ses désaccords avec les Palestiniens.

En plus d’optimiser les massacres et les ventes d’armes qui en découlent, les États-Unis devenaient aussi de facto le premier producteur d’États ratés, à l’échelle industrielle. Par État raté [4], j’entends un État qui, après avoir été écrasé militairement ou rendu ingérable au moyen d’une déstabilisation économique ou politique et du chaos qui en résulte, a presque définitivement perdu la capacité (ou le droit) de se reconstruire et de répondre aux attentes légitimes de ses citoyens. Bien sûr, cette capacité de production des États-Unis ne date pas d’hier —comme le montre l’histoire d’Haïti, de la République Dominicaine, du Salvador, du Guatemala ou de ces États d’Indochine où les massacres marchaient si bien—. On a d’ailleurs pu constater récemment une prodigieuse résurgence de cette production d’États ratés, occasionnellement sans hécatombes, comme par exemple dans les ex-républiques soviétiques et toute une kyrielle de pays d’Europe de l’Est, où la baisse des revenus et l’accroissement vertigineux du taux de mortalité découlent directement de la «  thérapie de choc » et de la mise à sac généralisée et semi-légale de l’économie et des ressources, par une élite appuyée par l’Occident mais aussi plus ou moins organisée et soutenue localement (privatisation tous azimuts, dans des conditions de corruption optimales).

Une autre cascade d’États ratés découlait par ailleurs des « interventions humanitaires » et changements de régime menés par l’OTAN et les USA, plus agressivement que jamais depuis l’effondrement de l’Union Soviétique (c’est à dire depuis la disparition d’une «  force d’endiguement » extrêmement importante bien que très limitée). Ici, l’intervention humanitaire en Yougoslavie a servi de modèle. La Bosnie, la Serbie et le Kosovo furent changés en États ratés, quelques autres s’en sortirent chancelants, tous assujettis à l’Occident ou à sa merci, avec en prime la création d’une base militaire US monumentale au Kosovo, le tout érigé sur les ruines de ce qui avait jadis été un État social démocrate indépendant. Cette belle démonstration des mérites d’une intervention impériale inaugura la production d’une nouvelle série d’États ratés : Afghanistan, Pakistan, Somalie, Irak, République Démocratique du Congo, Libye —avec un programme similaire déjà bien avancé aujourd’hui en Syrie et un autre visiblement en cours dans la gestion de la dite « menace iranienne », visant à renouer avec l’heureuse époque de la dictature pro-occidentale du Shah—.

Ces échecs programmés ont généralement en commun les stigmates caractéristiques de la politique impériale et d’une projection de puissance de l’Empire. Ainsi par exemple l’émergence ou/et la légitimation (ou la reconnaissance officielle) d’une rébellion ethnique armée qui se pose en victime, mène contre les autorités de son pays des actions terroristes visant parfois ouvertement à provoquer une réaction violente des forces gouvernementales, et qui appelle systématiquement les forces de l’Empire à lui venir en aide. Des mercenaires étrangers sont généralement amenés à pied d’œuvre pour aider les rebelles ; rebelles indigènes et mercenaires étant généralement armés, entraînés et soutenus logistiquement par les puissances impériales. Ces dernières s’empressent bien sûr d’encourager et soutenir les initiatives des rebelles pour autant qu’elles leur paraissent propres à justifier la déstabilisation, le bombardement et finalement le renversement du régime cible.

Le procédé était flagrant durant toute la période du démantèlement de la Yougoslavie et dans la production des États ratés qui en sont issus. Les puissances de l’OTAN ayant alors pour objectif l’éclatement de la Yougoslavie et l’écrasement de sa composante la plus importante et la plus indépendante, à savoir la Serbie, elles encouragèrent à la rébellion les éléments nationalistes des autres républiques de la fédération, pour lesquelles le soutien voire l’engagement militaire de l’OTAN sur le terrain était naturellement acquis. Le conflit n’en fut que plus long et vira au nettoyage ethnique, mais pour ce qui est de la destruction de la Yougoslavie et de la production d’États ratés, ce fut une réussite [5]. Assez curieusement, c’est avec l’aval et la coopération de l’administration Clinton et de l’Iran qu’on importa entre autres mercenaires, des éléments d’Al-Qaïda en Bosnie puis au Kosovo, pour aider à combattre le pays cible : la République Serbe [6] [7]. Mais Al-Qaïda comptait aussi parmi les rangs des « combattants de la liberté » engagés dans la campagne de Libye, et elle est aussi une composante notoire (même le New York Times le reconnaît désormais, fut-ce avec un peu de retard) du changement de régime programmé en Syrie [8]. Bien sûr, Al-Qaïda avait aussi été auparavant une pièce maîtresse du changement de régime [de 1996] [9] en Afghanistan, puis un élément clé du retournement de situation du 11-Septembre (Ben Laden, leader rebelle saoudien de premier rang, d’abord sponsorisé par les États-Unis, puis lâché par ses sponsors, se serait ensuite retourné contre eux avant d’être diabolisé puis éliminé par ces derniers).

Ces programmes impliquent toujours une habile gestion des atrocités commises, qui permet de pouvoir accuser le gouvernement agressé d’avoir commis des actes de violence graves à l’encontre des rebelles et de leurs partisans, et ainsi de le diaboliser efficacement afin de pouvoir justifier une intervention plus massive. Cette méthode a joué un rôle clé pendant les guerres de démantèlement de la Yougoslavie, et probablement bien davantage encore dans la campagne de Libye et dans celle de Syrie. Elle doit d’ailleurs beaucoup à la mobilisation d’organisations internationales, qui prennent activement part à cette diabolisation en dénonçant les atrocités imputables au dirigeant visé, voire en le poursuivant et condamnant d’office au pénal. Dans le cas de la Yougoslavie, le Tribunal Pénal International pour l’ex Yougoslavie (TPIY), mis en place par l’ONU, travailla main dans main avec les puissances de l’OTAN pour s’assurer que la seule mise en accusation des autorités serbes suffirait à justifier toute action que les USA et l’OTAN décideraient d’entreprendre. Magnifique illustration de cette mécanique, la mise en examen de Milosevic par le Procureur du TPIY fut lancée précisément au moment où (en mai 1999) l’OTAN décidait de bombarder délibérément les infrastructures civiles serbes pour accélérer la reddition de la Serbie —alors que ces bombardements mêmes étaient des crimes de guerre caractérisés menés en totale violation de la Charte des Nations Unies—. Or c’est précisément le procès de Milosevic qui permit aux médias de détourner l’attention du public des exactions désobligeantes et illégales de l’OTAN.

De même, à la veille de l’agression de la Libye par l’OTAN, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) s’empressa de lancer des poursuites contre Mouammar el-Kadhafi sans même avoir jamais demandé le lancement d’une investigation indépendante, et alors qu’il était notoire que la CPI n’avait jusqu’ici jamais poursuivi personne d’autre que des chefs d’États africains non alignés sur l’Occident. Ce curieux mode de « gestion de la légalité » est un atout inestimable pour les puissances impériales et s’avère extrêmement utile dans la perspective d’un changement de régime comme dans la production d’États ratés.

Interviennent aussi des organisations humanitaires ou de « promotion de la démocratie », soi disant indépendantes, à l’instar de Human Rights Watch, de l’International Crisis Group ou de l’Open Society Institute, qui régulièrement se joignent au cortège impérial en dressant l’inventaire des seuls crimes possiblement imputables au régime cible et à ses dirigeants, ce qui contribue notablement à radicaliser la polarisation des médias. L’ensemble permet la production d’un environnement moral favorable à une intervention plus agressive au nom de la défense des victimes.

S’ajoute ensuite le fait que, dans les pays occidentaux, les dénonciations ou allégations d’atrocités commises —que viennent renforcer les images de veuves éplorées et de réfugiés démunis, les preuves apparemment patentes d’exactions odieuses et l’émergence d’un consensus sur la « responsabilité de protéger » les populations victimes du conflit— émeuvent profondément une bonne partie des milieux libertaires et de gauche. Nombre d’entre eux en viennent alors à hurler avec les loups et à s’en prendre eux aussi au régime cible, pour exiger une intervention humanitaire. Les autres s’enfoncent généralement dans le mutisme, rendus perplexes, certes, mais craignant surtout de se voir accusés de « soutenir des dictateurs  ». L’argument des interventionnistes est que, au risque de sembler soutenir l’expansion de l’impérialisme, on se doit de faire exception lorsque des choses particulièrement graves ont lieu et que tout le monde chez nous s’indigne et demande qu’on intervienne. Mais on se doit aussi, pour se montrer authentiquement de gauche, de tenter une micro-gestion de l’intervention pour contenir l’attaque impériale —en exigeant par exemple qu’on s’en tienne à une interdiction de survol en Libye— [10].

Mais les États-Unis eux-mêmes ne sont pas l’une des moindres réussites de cette production d’États ratés. À l’évidence, aucune puissance étrangère ne les a jamais écrasés militairement, mais la base même de leur propre population a payé un tribut extrêmement lourd à leur système de guerre permanente. Ici, l’élite militaire, de même que ses alliés du monde de l’industrie, de la politique, de la finance, des médias et de l’intelligentsia, a très largement contribué à l’aggravation de la pauvreté et de la détresse généralisée, à la désintégration des services publics et à l’appauvrissement du pays, en maintenant la classe dirigeante, paralysée et compromise, dans l’incapacité de répondre correctement aux besoins et attentes de ses citoyens ordinaires, malgré l’augmentation constante de la productivité par tête et du PNB. Les excédents y sont intégralement captés par le système de guerre permanente et par la consommation et l’enrichissement d’une petite minorité qui —dans ce que Steven Pinker dans Better Angels of Our Nature appelle une période de « recivilisation »— combat agressivement pour pouvoir mener sa captation bien au-delà de la simple monopolisation des excédents, jusqu’au transfert direct des revenus, biens et droits publics de la vaste majorité de ses concitoyens (qui se démènent). En tant qu’État raté comme dans bien d’autres domaines, les États-Unis sont incontestablement une nation d’exception !

Traduction
Dominique Arias

[1] Proxies, groupes paramilitaires ou mercenaires formés, armés, financés et soutenus ou dirigés par une ou plusieurs grandes puissances pour déstabiliser un pays cible. Les conflits dits « de basse intensité » ou « dissymétriques » menés ainsi indirectement sont appelés « proxy wars ». bien que souvent présentée comme telle, une proxy war est tout sauf une guerre civile (NdT.).

[2] Dans les médias et le cinéma américain, les États-Unis sont fréquemment représentés comme un pauvre « géant pitoyable », malhabile et balourd. Cette représentation permet de minorer les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis délibérément et sciemment par ce pays, en les faisant passer pour autant de bourdes et de maladresses parfaitement involontaires. Le terme « casualties » (négligences) désigne par exemple les victimes civiles d’exactions militaires, lorsque celles-ci sont commises par les USA ou leurs alliés (NdT.).

[3] United States Penetration of Brazil, par Jan Knippers Black, Pennsylvania University Press, 1977, 313 pp.

[4] États ratés (failed states), terme de diplomatie internationale qui désigne les États incapables de maintenir ou développer une économie saine, fait écho à « rogue states » (États voyous) et à « smart states » (États malins : en l’occurrence ceux qui, à l’instar des États-Unis, évitent de déclencher et de mener officiellement eux-mêmes les guerres qui leur profitent (NdT.).

[5] Cf. “The Dismantling of Yugoslavia” (Le démantèlement de la Yougoslavie), par Edward S. Herman et David Peterson, Monthly Review, octobre 2007.

[6] Cf. : “Unholy Terror” [terreur impie ou invraisemblable ou contre nature, l’acception de Unholy étant très large], de John Schindler, article particulièrement démonstratif sur ce sujet et qui, de fait, n’apparaît plus nulle part, sauf sur Z-Magazine ! Voir ici mon “Safari Journalism : Schindler’s Unholy Terror versus the Sarajevo Safari’s Mythical Multi-Ethnic Project”, Z Magazine, avril 2008

[7] Sur le même sujet, voir aussi Comment le Djihad est arrivé en Europe, par Jürgen Elsässer, Xenia éd.

[8] “Al Qaeda Taking Deadly New Role in Syria Conflict”, par Rod Nordland, New York Times, 24 juillet 2012.

[9] Afghanistan :
Renversement de la monarchie 1978
Invasion soviétique en soutien au nouveau régime : 1979-1989
Guerre civile pro/anti-islamistes :1990-1996
Coup d’État et prise de pouvoir des Talibans : 1996
Début de l’intervention de Ben Laden dans le conflit : 1984
Création d’Al-Qaïda : 1987.

[10] Cf. Gilbert Achcar, “A legitimate and necessary debate from an anti-imperialist perspective,” [Un débat légitime et nécessaire à partir d’une perspective anti-impérialiste] ZNet, 25 mars 2011 ; et ma réponse dans “Gilbert Achcar’s Defense of Humanitarian Intervention,” [Gilbert Achar prenant la défense d’une intervention humanitaire] MRZine, 8 avril 2011, concernant « les finasseries de la gauche impérialiste »

 

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Edward S. Herman

Edward S. Herman Professeur Emérite de Finance à la Wharton School, Université de Pennsylvanie. Economiste et analyste des médias de renommée internationale, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont : Corporate Control, Corporate Power (1981), Demonstration Elections (1984, avec Frank Brodhead), The Real Terror Network (1982), Triumph of the Market (1995), The Global Media (1997, avec Robert McChesney), The Myth of The Liberal Media : an Edward Herman Reader (1999) et Degraded Capability : The Media and the Kosovo Crisis (2000). Son ouvrage le plus connu, Manufacturing Consent (avec Noam Chomsky), paru en 1988, a été réédité 2002.

 

http://www.voltairenet.org/Produire-des-Etats-rates

 

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Le général Mood et la situation sécuritaire actuelle en Syrie

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