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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 04:56

 

30 janvier 2013

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Entretien accordé au quotidien algérien La Nouvelle République à propos de la guerre au Mali, du conflit syrien et des « printemps arabes ».

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Michel Collon est écrivain et journaliste indépendant. Il écrit des livres, collabore à des documentaires et a fondé le Collectif Investig’Action. Celui-ci anime le site Internet michelcollon.info avec une newsletter hebdomadaire diffusée à 100 000 abonnés en trois langues : français, espagnol et anglais. Il est spécialisé dans l’analyse des stratégies de guerre, des relations Nord-Sud et des médiamensonges.

Il a organisé des déploiements d'observateurs civils en Yougoslavie et en Irak, et s'est rendu en Libye en juin et juillet 2011. Il est co-auteur du film documentaire Les Damnés du Kosovo sur la guerre menée par l’Otan en Yougoslavie. Il a produit le documentaire de Vanessa Stojilkovic Bruxelles–Caracas sur l’expérience du Venezuela. Il est membre du Conseil consultatif de la télévision latino-américaine TeleSur. Michel Collon s'est fait connaître du grand public francophone lors de ses passages à l'émission « Ce soir ou jamais » de Frédéric Taddéï (France 3). Ses idées et son argumentation ont suscité l’intérêt des téléspectateurs.

 

Son livre Bush le cyclone (2006), prenant pour point de départ la catastrophe de La Nouvelle-Orléans et la guerre en Irak, étudie les liens entre l’économie et la guerre, ainsi que le rôle des médias. Son livre Les 7 péchés d’Hugo Chavez, publié en 2009, analyse les raisons de la pauvreté de l’Amérique latine, la politique générale et l’histoire des multinationales pétrolières. Il décrit l’entreprise menée par Hugo Chavez pour libérer son pays de la pauvreté et de la dépendance envers les USA. Son livre Israël, parlons-en ! comporte vingt entretiens avec des spécialistes juifs et arabes, européens et nord-américains : Noam Chomsky, Sand, Alain Gresh, Tariq Ramadan, Mohamed Hassan… Il en a rédigé la synthèse sous le titre Comment parler d’Israël.

 

Au cœur de tout son travail et du site michelcollon.info, on trouve en effet l’idée que, face à la désinformation, le rôle des citoyens est essentiel pour garantir le droit à l’info. Son livre Libye, Otan et médiamensonges (septembre 2001), tout en ne cachant pas les fautes de Kadhafi, a exposé les véritables objectifs des Etats-Unis, de la France et de l’Otan par rapport au pétrole, au contrôle du Moyen-Orient et au maintien de l’Afrique en dépendance des multinationales.

 

Son dernier livre, corédigé avec Grégoire Lalieu et publié en décembre 2011, La Stratégie du Chaos (Impérialisme et islam – Entretiens avec Mohamed Hassan) analyse la nouvelle stratégie mondiale des USA pour le contrôle des richesses et des régions stratégiques du monde musulman (Méditerranée, Moyen-Orient, Corne de l’Afrique, Asie du Sud) en liaison avec la crise économique mondiale.


 

La Nouvelle République : Vous avez travaillé sur l'intervention militaire en Libye et ses répercussions stratégiques sur la région du Sahel, quelle est votre approche sur la situation au Nord-Mali et son impact régional et international ?


 

Michel Collon : Je pense que l’intervention de la France contre le Mali, c’est la continuation de la guerre contre la Libye et contre la Syrie. C’est une nouvelle phase dans ce que j’appellerais la recolonisation ou le fait de stabiliser la colonisation de l’Afrique en général, l’Afrique du Nord et l’Afrique de l’Ouest. Je pense que la chose qui n’est jamais traitée dans les médias européens et des Etats-Unis, c’est que le Mali et toute la région est pour la France, je veux dire la France officielle, la France des 1%, une zone de richesses naturelles que les multinationales françaises considèrent leur appartenir et pas aux populations locales.

 

L’exploitation des mines d’or par des groupes français comme Bouygues, dans des conditions scandaleuses avec de nombreux mineurs qui meurent à cause de l’utilisation du cyanure et de l’arsenic sans prévention et sans soins corrects, est la preuve que ces multinationales sont prêtes à écraser des êtres humains pour maintenir ou augmenter leur profit. Au Mali, on trouve également des gisements d’uranium ; c’est une richesse stratégique pour la multinationale française Areva, numéro un dans l’exportation du nucléaire au niveau mondial et la France a toujours fait en sorte de s’assurer le contrôle des gisements d’uranium et pour cela, elle a commis les pires crimes.

 

Et, donc, quand on veut voir comment la France considère les richesses naturelles, il suffit de voir l’exemple du Niger, c’est le pays n°174 sur la liste du développement humain, c'est-à-dire le dernier pays, le plus pauvre, les Nigériens ont une espérance de vie de 49 ans et moins de trois enfants sur dix vont à l’école. Et lorsqu’on a demandé à la multinationale Areva de faire un geste pour ces enfants, elle a répondu que ce n’était pas son problème, donc les Nigériens peuvent crever de faim, littéralement, et les Maliens aussi, pendant que des firmes comme Areva et celles qui travaillent avec elle, c'est-à-dire Suez, Bouygues, Alstom, construisent des profits fabuleux et que leurs actionnaires et leurs principaux dirigeants se construisent des châteaux un peu partout dans le monde.

 

Donc on a l’or, l’uranium, on a bien entendu le gaz et le pétrole, avec des richesses très importantes en Algérie et aussi dans d’autres pays de la région, et on constate qu’il y a une guerre pour les matières premières qui se mène, avec comme acteurs principaux, la France, les Etats-Unis, mais aussi le Qatar qui jour un rôle trouble en coulisses et qui veut devenir le n°1 mondial du gaz en alliance avec les Etats-Unis et contre la Russie, et donc je pense que cette guerre au Mali, c’est une guerre contre les patriotes maliens qui ont essayé de mettre fin à la corruption et de faire en sorte que les richesses naturelles du Mali profitent aux Maliens et permettent de mettre fin à la pauvreté. C’est une guerre contre le Niger, dont l’uranium est absolument stratégique.

 

C’est une guerre contre l’Algérie, parce que ce pays a lui aussi des ressources naturelles très importantes comme chacun sait. Il n’entend pas les offrir aux multinationales françaises et autres, donc c’est un pays qui conserve un secteur public important. C’est un pays qui résiste à Israël, qui a refusé de s’intégrer dans l’Otan et dans Africom, l’organisation militaire des Etats-Unis pour le contrôle des richesses de l’Afrique. Ses dirigeants militaires ont très clairement expliqué que le but d’Africom, donc le but des interventions militaires que les Etats-Unis préparent dans toute l’Afrique, c’est d’empêcher que l’Afrique ne soit indépendante et n’aie des partenaires comme la Chine, le Brésil, la Russie et d’autres pays.

 

Leur vision, c’est que l’Afrique doit rester la chasse gardée des puissances coloniales européennes et j’emploie à dessein le terme colonial parce que, selon moi, le colonialisme n’est pas fini, il a seulement changé de forme. Et la question de la Chine et de sa présence en Afrique comme partenaire alternatif est très importante et le meilleur exemple c’est que le jour où au Niger, il y a un président qui a commencé à vouloir rencontrer les Chinois pour discuter des alternatives commerciales, il a été très rapidement destitué par un coup d’Etat organisé par la France.


 

Que pensez-vous de l'évolution de la situation en Syrie et du rapport de force entre les groupuscules et milices qui composent l'« ASL » et l'armée nationale syrienne, et quel avenir voyez-vous pour une Syrie en proie à une guerre totale ?


 

La Syrie est l’objet d’une guerre qui est en réalité menée par une coalition : les Etats-Unis, la France, Israël discrètement dans les coulisses, la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar. On sait, le New York Times l’a confirmé, que les Etats-Unis fournissent des armes aux rebelles syriens via l’Arabie Saoudite et le Qatar. C’est donc assez ironique, ce serait drôle, si ce n’était tragique, de voir que l’Occident nous dit qu’il va apporter la démocratie en Syrie grâce à l’Arabie Saoudite et le Qatar qui sont deux régimes théocratiques, ce qu’il existe de plus réactionnaire sur le plan politique et social et de plus fanatique sur le plan religieux, et que ce sont des régimes traitant les femmes comme des animaux et traitant les travailleurs comme des esclaves, littéralement l’esclavage règne au Qatar, en Arabie Saoudite, et c’est avec ces gens-là qu’on prétend apporter la démocratie.

 

Donc, il est certain qu’en Syrie, il y a beaucoup de choses qui devraient changer, et je pense que tous les patriotes syriens, y compris ceux de l’opposition, devraient entamer un dialogue pour voir ce qu’il faut changer et comment le changer, et établir un programme. Mais l’objectif des agents des Etats-Unis, de la France, de l’Arabie Saoudite et du Qatar n’est pas d’amener la démocratie en Syrie, parce que si on amène la démocratie dans le monde arabe d’une manière générale, que vont dire les Arabes : que l’agression et le colonialisme israélien, c’est intolérable, qu’il faut y mettre fin, qu’il faut donner leurs droits aux Palestiniens, que sur le plan économique et social, le vol des ressources naturelles, le pétrole essentiellement, et d’autres par les multinationales avec comme effet de maintenir la pauvreté dramatique dans des pays comme l’Egypte et ailleurs. Je veux dire que le pétrole est une ressource qui devrait servir globalement à la nation arabe, quel que soit l’endroit où il se situe et donc s’il y avait la démocratie, les Arabes diraient que le pétrole doit leur profiter pour mettre fin à la pauvreté, à la dépendance et au colonialisme et qu’il faut cesser de considérer qu’il appartient à Exxon, British Petroleum et Total. Donc, je pense que ce qui se passe en Syrie est très important et j’espère que le peuple syrien va trouver les forces pour s’unir et pour résister à une agression très très grave.

 

 

On constate la situation instable et anarchique des pays qui ont connu « le printemps arabe » ; êtes-vous optimiste à l'idée d'une éventuelle sortie de crise ?


 

Je pense que les Etats-Unis, la France et leurs alliés craignent énormément les peuples arabes, craignent qu’ils soient unis et qu’ils prennent leur sort en main. Je pense donc que les Etats-Unis et compagnie craignent énormément la démocratie dans le monde arabe, la preuve, c’est que leurs meilleurs amis sont les régimes les plus dictatoriaux, Arabie Saoudite, Koweït, Qatar, Emirats, Jordanie, et qu’ils ont essayé de protéger jusqu’à la dernière minute les régimes en Egypte et en Tunisie. Par rapport à ça, il est très important que les peuples arabes s’unissent entre eux pour échapper à ces manœuvres qui sont coloniales et la seule façon de le faire, à mon avis, est de proposer à la nation arabe un programme indépendant des multinationales et des puissances coloniales, un programme dans la lignée de ce que le Mouvement des non-alignés a voulu mettre en place dans les années 60, un programme qui, comme Chavez et Evo Morales en Amérique latine, met au centre la récupération de la souveraineté du pays, l’utilisation des richesses au profit de ce que je vais appeler les 99%, au profit de la grande majorité, au profit de la population, et pas au profit du 1%, et que, aussi, c’est la nation arabe dans ce sens-là qui doit s’unir avec les autres forces de libération qui existent en Afrique noire, en Amérique latine et ailleurs.

 

Cela me semble très important et je crois que si l’on veut mettre fin à ces agressions, c’est la piste de l’unité d’un programme de souveraineté qui est la clé.


 

Dans une de vos nombreuses interviews, vous avez déclaré que l'Algérie est la future cible si elle ne plie pas devant les multinationales, pouvez-vous nous éclairer sur cette thèse ?


 

Je pense que l’Algérie est un pays qui a une longue histoire de résistance au colonialisme. Sa lutte de libération a été une des plus courageuses et exemplaires de toute l’Afrique. Elle a été en pointe avec quelques autres pays dont la Yougoslavie elle aussi attaquée par le colonialisme moderne, un pays détruit d’ailleurs, elle a été en pointe pour établir une solidarité du Tiers-Monde dans la résistance au colonialisme, et je pense qu’elle est la « bête noire » pour cette raison depuis très longtemps.

 

Je ne vais pas dire que tout va bien en Algérie et qu’il n’y a pas des problèmes importants et des maux à régler, mais je pense qu’elle est la bête noire parce qu’elle représente une force de résistance à Israël, aux Etats-Unis, au colonialisme en général des multinationales, et on sait que tout comme la Libye, l’Algérie s’est distinguée en finançant des projets de développement économiques et sociaux alternatifs, développement indépendant de pays d’Afrique noire. Et je crois que là, elle heurte les intérêts de la Banque mondiale et du FMI qui sont justement les employés des multinationales dont on a parlé, et la Banque mondiale et le FMI sont les gendarmes financiers des multinationales, ce sont aussi des assassins financiers quand on voit comment ils se comportent en Afrique noire, surtout où vraiment ils détruisent les programmes d’éducation, de santé, d’aide aux petites entreprises, d’aide aux paysans pour transformer les pays en véritables boulevards ouverts aux multinationales. Donc, je crois que c’est pour cette raison qu’on a éliminé Kadhafi et je crois que c’est pour cette raison que l’Algérie est clairement la suivante sur la liste.

 

Concernant la prise d’otages à In Amenas, dans ce genre d’évènement, évidemment, on doit être prudent dans la mesure où beaucoup de choses se déroulent dans les coulisses dont nous ne sommes pas forcément informés. Les prises d’otages civils sont une méthode de lutte que je réprouve totalement et je pense que cette prise d’otages-là, dont l’Algérie a été victime, avec un nombre important et fort regrettable de victimes civiles, soulève plusieurs questions. Essentiellement, il y a deux choses qui me semblent bizarres dans cet évènement : la France attaque des forces qu’on appelle islamistes au Mali et les forces islamistes ripostent en attaquant l’Algérie, quasiment LE pays qui avait dit qu’il ne fallait pas faire la guerre et qu’il fallait négocier entre les différentes parties, donc ce n’est pas très logique. Et deuxièmement, ils en veulent à la France, et ils attaquent British Petroleum, un concurrent de Total. Ça n’a aucune logique. Sachant que ces forces ont été armées en Libye – c’est archi connu – sachant que la France et les Etats-Unis, et l’Otan en général, ont passé une alliance pour renverser Kadhafi avec le groupe islamique de combat libyen qui est donc la section libyenne d’Al-Qaïda et qu’aussi on a retourné certaines forces qui étaient en Libye en leur faisant des promesses – ça se trouve dans toute une série de revues plus ou moins spécialisées et ce n’est pas du tout un secret – je crois que cette prise d’otages pose beaucoup de questions.


 

La victoire politique de certains leaders progressistes en Amérique latine aidera-t-elle à l'émergence d'un pôle de résistance à l'impérialisme US et ses alliés et serviteurs à travers le monde ?


 

Absolument. J’ai mentionné Chavez, Evo Morales, vous avez aussi Correa et d’autres dirigeants, c’est frappant que les latino-américains ont repris espoir depuis 1999 et la victoire de Chavez qui a réussi à mettre en œuvre une politique économique et sociale de récupération des richesses, d’utilisation des richesses au service de la population, tout ça avec un grand développement de la démocratie, des comités de quartier, des débats politiques, des médias libres, et en général, pour moi qui suis allé plusieurs fois au Venezuela, il est très frappant de voir la politisation dans le bon sens du terme et la fertilité du débat politique au Venezuela, y compris parmi les révolutionnaires, donc c’est vraiment l’espoir qui est rendu à l’Amérique latine, et Chavez a toujours inscrit son action dans le sens de construire une unité des forces progressistes et indépendantes d’Amérique latine, d’Afrique, auxquelles il accorde une importance énorme, du monde arabe, de l’Asie également, et je souscris totalement à cette perspective de Chavez.

 

Nous avons besoin d’un front contre les manœuvres impérialistes et des puissances néocoloniales, nous avons besoin d’un front pour permettre à l’humanité d’échapper à la dictature des multinationales, à la dictature du 1%.


 

Comment voyez-vous l'avenir de cette planète ? Etes-vous optimiste ?


 

Je pense que oui. Je viens d’expliquer que nous sommes les 99% contre le 1% et donc le 1% se maintient au pouvoir par la force, bien sûr, par la violence, mais aussi et beaucoup par le mensonge, par la tromperie de l’opinion publique en cachant que toutes ces guerres sont économiques, en cachant les véritables politiques qui affaiblissent le tiers-monde, la majorité de l’humanité, et je pense que si nous arrivons à développer une bataille pour l’information, une bataille contre les médiamensonges, une bataille pour rallier les cœurs et les esprits à l’idée d’une autre conception de l’humanité, c'est-à-dire non pas la guerre d’une minorité contre tous mais la coopération, la solidarité, je pense que oui, l’humanité va pouvoir résoudre les problèmes de la faim, de la pauvreté et de la destruction de la nature également. Donc, à terme, oui, je suis optimiste, à condition que chacun, chaque citoyen, prenne ses responsabilités là où il est et entame le travail pour une information véritable et pour le débat politique sur les vrais enjeux.

 

Source : La Nouvelle République

 

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Voir aussi :

 

 

Sources : rt.com

afrique01De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ».

Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu’à 2500 soldats la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement.

Washington a également annoncé qu’il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu’il était envisagé d’envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français.

Le Canada soutient également l’intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin.

L’Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l’offre de l’Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes.

Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu’il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années – et le Mali n’était pas une exception.

RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu’à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s’engager ?

Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s’est passé ici, c’est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l’année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c’est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l’élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe.

RT : Qu’en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu’est-ce qui pousse Londres à soutenir la France ?

NC : C’est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c’était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d’al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu’est-ce qu’il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c’est que cette menace d’al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l’Afrique du Nord par les forces de l’OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

RT : Pensez-vous que c’est pour cela qu’ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d’Al-Qaïda en Syrie ?

NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l’un des plus grands mythes dans les relations internationales, c’est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n’est pas vrai. Elles utilisent la menace d’al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l’Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l’Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l’Occident pour aider à chasser l’Armée rouge. Et cela fait partie de la politique.

RT : Jusqu’où l’implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller – et quelle réaction pourrait-il y avoir ?

NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu’il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n’avait pas vraiment d’importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali… Donc, j’ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n’ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali.

RT : L’Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ?

NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande – l’économie est en très mauvais état en France – il espère qu’une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l’intérieur. C’est aussi la question de l’uranium et de la façon dont la France a besoin d’uranium. Et le Mali est un grand producteur d’uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France – c’est très clair – a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années.

Si nous regardons en arrière – les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye – tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n’en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l’Occident veut les ressources, l’Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l’OTAN va s’installer en Afrique du Nord. Je pense que c’est clairement de cela dont il est question La menace d’al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l’OTAN, après son départ d’Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.

20 janvier 2013 – Russia Today

Article original en anglais :
http://rt.com/news/mali-interventio…

Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 23:45

 

 

Entretien avec Pierre Hillard à propos de l'intervention française au Mali, suivi du texte  « Un plan sioniste contre le monde arabe ? »

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Mecanopolis : Dans votre texte, « Un plan sioniste contre le monde arabe », que nous publions à la suite de cet entretien, vous indiquez que la « balkanisation des pays arabes » est un plan sioniste. Vous le démontrez d’ailleurs en citant « The zionist plan for the Middle East » - texte que nous plaçons en intégralité en fin d’article. Pensez-vous que l’intervention de la France au Mali participe à l’accélération de ce processus ?


Pierre Hillard : Suite aux événements qui ont secoué les pays arabes depuis 2011, nous assistons à une extension de ces troubles. Malheureusement, la France de François Hollande continue le travail délétère de Nicolas Sarkozy. Rappelons que notre président de la République est « Young Leader » de la Fondation franco-américaine dont une des têtes pensantes et agissantes s’appelle Frank Carlucci, ancien patron du groupe Carlyle très impliqué dans les attentats du 11 septembre 2001. Ajoutons aussi que Carlucci était, entre autres, l’ancien directeur-adjoint de la CIA. Pour arriver à la tête de la présidence, il faut montrer patte blanche. François Hollande a sûrement apporté des gages de fidélité. Le système a misé sur lui. Ce dernier doit maintenant ren! voyer l’ascenseur. L’intervention française au Mali, en n’oubliant pas l’arrière-fond économique (or, pétrole, uranium…), est la continuation logique du processus de déstabilisation des pays arabes. Il est vrai que des mouvements islamistes fanatiques progressaient vers le Sud du Mali. Mais nous ne devons pas oublier que l’intervention franco-anglaise contre la Libye de Kadhafi a permis d’armer ces rebelles qui, maintenant, se retournent contre nous. Nous avons été pyromane et nous devenons pompier. Cette politique de Gribouille est sans fin. Le risque est grand que ces méthodes désastreuses ne fassent tâche d’huile et déstabilisent l’Algérie et le Maroc. Après tout, pour les tenants du mondialisme, tout le monde doit être à la fête.

 

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VIDÉO. Syrie : Dmitri Medvedev sur CNN, critique Bachar al-Assad, sur un point…

Publié le 27 janvier 2013

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medAlors que les ennemis de la Syrie s’appuient comme toujours sur certaines déclarations russes pour faire le buzz, le roi Abdallah II de Jordanie, cité dimanche par les médias arabes indique que le régime syrien tombera difficilement. Mais, le premier ministre russe Dmitri Medvedev, sur CNN s’est plus ou moins lâché. Il critique Bachar al-Assad sur un point et vlan, les ennemis de la Syrie accourent. Y’a-t-il un saint ici bas ? Pour lui, Assad ne devait pas ignorer ses opposants mais les associer aux réformes politiques. Donc, il y a eu des réformes.  Mais, ce que les médias ne disent pas, il a aussi parlé du terrorisme qui ne restera pas seulement en Syrie. Pourquoi donc mettre l’accent sur Assad ? Question posée aux médias.  

Voici ce que le premier ministre russe a déclaré:

« Le président Assad a commis une erreur lors de l’application des réformes politiques. Il devait tout faire beaucoup plus vite, en attirant à ses côtés une partie de l’opposition modérée, prête à négocier avec lui. C’est son erreur essentielle, et peut-être fatale »

« Il me semble que ses chances de se maintenir au pouvoir s’amenuisent de jour en jour. Mais je répète: c’est au peuple syrien d’en décider, et non à la Russie, ni aux Etats-Unis, ni à n’importe quel autre pays du monde ».

 Le roi Abdallah II de Jordanie a quant à lui déclaré:

« Tous ceux qui affirment qu’il ne reste au régime d’Assad que quelques semaines avant sa chute ne sont pas au courant de la situation (…). Les autorités syriennes ont encore de la force, et elles poursuivront la lutte pour le pouvoir pendant au moins les six premiers mois de l’année 2013″

« Même si le pouvoir à Damas est pris par le meilleur gouvernement du monde, nous serons contraints de renforcer la protection de nos frontières pour une période de deux ou trois ans afin d’endiguer l’infiltration de terroristes depuis le territoire syrien »

En d’autres termes, un ami est celui qui dit la vérité. Mais, dans la configuration syrienne, Medvedev oublie-t-il que le seul et unique préalable des soi disant opposants syriens est le départ de Bachar al-Assad ? Comment peut-on s’associer avec des personnes qui souhaitent votre fin ? Toujours est-il que, dans les méandres de cette guerre contre le terrorisme que mène le régime syrien, il est probable que ses ennemis se rendent à l’évidence. Dans cette interview sur CNN, Medvedev n’a jamais dit qu’il souhaitait le départ d’Assad. Pour les esprits fins, c’est une perche qu’il tend aux ennemis de la Syrie qui tombent toujours dans l’excès. Allons donc à une élection, dit-il en sourdine, on verra…car, seul le peuple syrien est souverain. Et toc !

 

http://allainjules.com/2013/01/27/video-syrie-dmitri-medvedev-sur-cnn-critique-bachar-al-assad-sur-un-point/

 

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 06:41

 

Propagande médiatique, politique, idéologique
Affaire Cassez : la vérité !

Samedi 26 Janvier 2013
Affaire Cassez : la vérité !

Nicolas Sarkozy et son ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, ont choisi de sacrifier la relation entre la France et l’un des pays les plus importants d’Amérique latine, le Mexique, officiellement au nom de « l’innocence d’une Française », en réalité au nom d’une pitoyable stratégie de communication émotionnelle à usage intérieur. En France, au plus haut niveau de l’Etat, l’instrumentalisation du sentiment s’est désormais substituée, dans tous les domaines (sécurité, justice, économie…), à la vraie politique, laquelle consisterait à traiter en profondeur la racine des problèmes. Les gouvernants français ne savent plus que larmoyer devant des micros tout en s’agrippant aux caméras.

En décembre 2005, l’arrestation d’Israel Vallarta et de sa compagne française, Florence Cassez, sonne le glas d’un terrible gang de kidnappeurs, « Los Zodiacos » lequel s’est rendu coupable de dizaines d’enlèvements, d’assassinats, de tortures et de viols. Plusieurs victimes, hommes, femmes et enfants témoignent et accusent Florence Cassez d’avoir participé aux séquestrations d’otage (qui se passaient dans le ranch où elle vivait avec son compagnon).

Voici un extrait du témoignage écrit de la dernière victime du clan « Los Zodiacos », paru dans la presse mexicaine et occulté par la presse française :

« Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils Christian qui avait 11 ans (…) Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui a pris du sang pour l’envoyer à mon époux, avec une oreille qui lui ferait penser qu’elle appartenait à mon fils (…) Maintenant j’apprends que cette Florence réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne ».

 

Les partis dominants, à l’unisson, semblent vouloir faire de Florence Cassez un nouveau Alfred Dreyfus.

Seulement, le problème pour les membres de la classe politico-médiatique française, c’est que le Mexique dispose d’un vrai système judiciaire, et que les faits sont accablants pour Florence Cassez. Les témoignages sont là, et il est difficile par ailleurs (simple remarque de bon sens) de faire croire que Florence Cassez ait pu vivre pendant des années dans un ranch où s’activaient une bande de tueurs, avec des armes et des munitions partout, des otages cachés et souvent torturés, ceci sans n’avoir jamais rien remarqué ! Pour prétendre que Florence Cassez est innocente ou qu’elle est une victime, il faudrait pouvoir invalider le témoignage de Cristina Rios, celui de son mari et celui de son enfant : une mère violée, un père meurtri et un enfant terrorisé. Invalider aussi celui d’un autre kidnappeur mexicain, David Orozco Hernández, qui soutient que Florence Cassez partageait la direction des “Zodiacos” avec son compagnon Israel Vallarta : « Florence Cassez nous a rejoint en 2004, et son influence pour imposer et isoler le chef, ou plutôt s’isoler avec lui, ont largement contribué à semer la discorde au sein de l’organisation… Ses fonctions dans la bande consistaient à planifier les rapts et à organiser le recouvrement des rançons… Israel et la Francesa tenaient beaucoup à garder le secret, vis-à-vis des autres membres du groupe, sur les cibles potentielles des enlèvements et la réalité des sommes obtenues des familles d’otages… Ils estimaient que ces informations stratégiques n’avaient pas lieu d’être partagées. » (Sources : La Jornada, El Universal, Radio Trece, El Porvenir, 12-13 mai 2008, Mexico). L’Agence France-Presse a aussitôt publié un communiqué qui se garde bien d’entrer dans le détail des révélations de David Orozco Hernández, mais donne très largement la parole aux avocats français et mexicains de Florence Cassez. Tous les médias français ont aussitôt emboité le pas.

Le mensonge par omission, la sélection et l’orientation des faits, tel que le pratiquent chaque jour les médias français, privent les citoyens français des éléments indispensables à l’objectivité et à la liberté de leur jugement. Face au “mythe Cassez” – la belle Innocente contre une Police et une Justice mexicaines intégralement et nécessairement corrompues – les enquêtes de police, le témoignage des victimes, l’aveu des comparses et l’évidence elle-même comptent pour rien. Oui, la mésinformation systématique est devenue le pain quotidien des Français !

Au moment où la diplomatie française semble être définie par la famille Cassez, il convient de remarquer que celle-ci n’a pas toujours dit la vérité. Ainsi, les parents de Florence Cassez ont-ils affirmé à la presse française qu’ils ne connaissaient pas le compagnon de Florence, Israel Vallarta. Manque de chance, la presse mexicaine a publié les photos de Bertrand Cassez, le père, en train de trinquer avec Israel Vallarta dans le ranch Las Chinitas, à 30 km de Mexico !

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Les parents de Florence Cassez, accueillis au ranch d’Israël

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Bertrand Cassez, le père de la criminelle Florence Cassez, qui affirme n’avoir « jamais rencontré » Israël Vallarta, trinque ici avec lui.

Cette affaire Cassez fait penser à celle des deux Françaises, Sarah Zaknoun et Cécile Faye, emprisonnées en 2008 en République dominicaine pour trafic de drogue, et graciées en décembre 2009 par le président dominicain à la suite d’une campagne médiatique puis politique, depuis Paris. Heureusement pour les deux gentilles « vacancières », le président dominicain voulait faire plaisir à son homologue français. Mais la justice dominicaine n’avait pourtant pas été prise d’hallucination collective, pas plus que celle du Mexique et des victimes qui ont témoigné !

Il semble donc qu’en France, il y a des théories du complot autorisées et d’autres qui ne le sont pas. Il est par exemple autorisé et même encouragé de penser (reprenez les chroniques de pseudo-experts de la Russie après le récent attentat de l’aéroport de Moscou) que les Russes s’infligent des attentats tout seuls, comme il est manifestement souhaitable de penser qu’une Française puisse être victime d’un gigantesque complot hier dominicain, aujourd’hui mexicain. Décidément, ne sont pas forcément xénophobes ceux que l’on croit.

Il convient aussi de penser à l’affaire Cesare Battisti, ce terroriste italien d’extrême gauche que les médias français s’étaient mis en tête de faire libérer, au mépris de la justice italienne et des relations avec ce pays voisin, ami et allié de la France.

Pensons aussi à la gestion de l’affaire Ingrid Bétancourt qui fut lamentable pour les relations de la France avec la Colombie.

La classe politico-médiatique française a tout faux dans ces affaires ! Les membres de cette classe affichent devant le monde entier un mépris pour la justice et la souveraineté des pays étrangers, comme si d’ailleurs la justice et la démocratie françaises étaient exemplaires !

En définitive, le problème fondamental de la diplomatie française en Amérique latine ne tient-il pas au fait que les gouvernants français n’y aient aucune habitude de vacances ? S’ils avaient des villas en Colombie, ou s’ils se doraient sur les plages du Mexique, plutôt qu’en Tunisie ou en Egypte, peut-être feraient-ils preuve de moins d’arrogance ?

Ces opérations médiatiques à usage intérieur, qui visent ici, notamment pour le ministre des Affaires étrangères, Mme Michèle Alliot-Marie, à se refaire à bon compte une image émotionnelle positive après l’affaire de Tunisie, ne sont pas dignes du gouvernement de la France. Cette politique émotionnelle, « du coup médiatique », qui contamine jusqu’à la politique étrangère française, est devenue absolument insupportable ; elle finira d’ailleurs par se montrer contre-productive pour ceux qui en usent. Car si les Français ont des émotions et peuvent tomber dans ce genre de piège, ils comprennent par ailleurs de plus en plus que le pays est gouverné dans l’instant, sans vision stratégique, et que sa tête se pose de moins en moins la question du bien commun.

 

Comme lien complémentaire, je vous invite à prendre connaissance du communiqué du groupe Marly, publié dans les colonnes du journal Le Monde le 22 février 2011, groupe composé de hauts fonctionnaires, de responsables, de patriotes français écoeurés par, je cite : « l’amateurisme » de la politique étrangère du gouvernement de la République française.

http://sangliergris.unblog.fr/2011/02/24/affaire-cassez-la-verite/

 

http://www.alterinfo.net/Affaire-Cassez-la-verite-_a86117.html

 

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Dessin de Chappatte, Suisse.
http://www.courrierinternational.com/article/2012/10/09/dispute-sino-japonaise-l-ecrivain-yan-lianke-appelle-a-la-raison

 

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L' A C T U A L I T E   sur  mes  blogs  :

 

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La colère des militaires contre la France vendue à l'UE, aux USA, à Israël

 

 

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  La liberté

 

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 06:34

 

Mali : les dessous impérialistes
d’une intervention Franco-Américaine

Par Mireille Fanon-Mendes-France


.http://www.fruits-rouges.org/?attachment_id=1110

 

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« Au Mali, les menaces d’intervention américano-françaises [visent] à profiter de la déliquescence [de l'Etat] sous domination continue depuis les indépendances [afin de] réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse»

 

L’écoute attentive du discours des deux candidats à la présidence des Etats-Unis a confirmé l’orientation stratégique de déclencher une nouvelle guerre, aux conséquences totalement imprévisibles, contre l’Iran. Dans ce but, l’establishment américain et ses médias n’hésitent pas à instiller l’idée que ce pays est sur le point de finaliser la bombe nucléaire. Dès lors serait un danger pour l’ensemble du monde mais particulièrement pour l’Etat d’Israël, dernier rempart moyen-oriental d’un Occident dont l’influence se contracte irrésistiblement et dont le modèle libéral est entré dans une crise terminale. 

Les Etats-Unis se posent en gardien de la paix et de la sécurité internationales. Ainsi qu’on a pu le voir en Irak où leur intervention a été imposée à la communauté internationale par le mensonge, en Afghanistan où celle-ci a été justifiée au nom de la démocratie et contre la situation faite aux femmes,  les Etats-Unis ont bien l’intention d’attaquer l’Iran dès que leur calendrier sera en cohérence avec celui de l’Etat d’Israël. Mais, entretemps, Washington ne perd pas de vue son objectif principal: contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète. Et dans ce conflit encore feutré mais qui pourrait se transformer en guerre chaude, l’Afrique est le continent de tous les enjeux.  Le rapport «Horizons stratégiques» publié par le Ministère français de la Défense, avril 2012, anticipe cette éventualité et s’inquiète du face-à-face Chine-Etats-Unis: « enfin, sans conduire à une logique bipolaire, le format de la relation sino-américaine devient, qu’on le souhaite ou non, l’enjeu de la gouvernance de demain ».

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C’est bien sous cet angle que doit être évaluée la situation du Mali et les menaces d’intervention américano-françaises. Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse. Dans ce jeu géostratégique, le Mali devient otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens. Ceux-ci souhaitent porter partout la guerre sans fin, de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation. En répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain, les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis et Africom

La première étape pour les Etats-Unis qui avaient compris que l’ancienne puissance coloniale de l’Afrique francophone, la France, n’avait plus les moyens de jouer le rôle de soutien et de protecteur effectif des transnationales implantées pour capter les ressources naturelles indispensables à leur domination économique, était d’implanter des bases Africom.  Il y a six ans, les Etats-Unis, par le biais d’Africom, ont décidé d’un cadre militaire spécifique au continent afin de faciliter sa mise sous tutelle. Les Etats-Unis ont étoffé leur présence militaire, notamment par des bases plus ou moins secrètes sur l’ensemble du continent. C’est ainsi qu’Africom a commencé son installation au Mali par des programmes de formation à l’intention de quelque 6 000 soldats de l’arméemalienne, dans l’incapacité de contrôler le territoire parce qu’insuffisamment formés et armés.

Sous couvert d’une opération «Creek Sand», des militaires et des entrepreneurs américains sont arrivés au Mali pour des missions de renseignement. Par ailleurs, dès 2009, le Pentagone avait envisagé l’intégration dans l’armée malienne de  commandos américains mais aussi le survol du territoire par des avions de surveillance ressemblant à des avions de transport civil, mais cela a été abandonné. Enfin au moins partiellement[4], puisqu’en avril dernier, six personnes, dont trois soldats américains accompagnés de trois ressortissantes marocaines, ont trouvé la mort à Bamako lorsque leur 4×4 a plongé dans le fleuve Niger. Que faisaient-ils là ? Officiellement, les Etats-Unis avaient annoncé avoir suspendu toutes relations miliaires avec le gouvernement malien, à la suite du coup d’Etat du mois de mars.

Cet accident semble fortement confirmer le contraire: au nord Mali, des unités d’élite, investies secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi, étaient bien présentes et le sont probablement encore.

Une intervention militaire au Mali

La seconde étape consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention au nord Mali au nom de la démocratie et de l’ordre constitutionnel, du patrimoine culturel mondial mis en péril par des terroriste islamistes et de la souffrance des populations, qui, rappelons-le, paient le prix fort de tout conflit interne ou  importé par ceux qui veulent imposer leur loi. Ces raisons méritent questionnement.

Sont à la fois mis en avant la situation humanitaire des populations du nord et du sud mais ne peut être omis que de nombreux partenaires, dont l’Union européenne, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, la France (1) et des institutions financières ont  décidé, au lendemain du coup d’Etat, de suspendre leurs aides au Mali, précipitant l’ensemble de la société malienne dans une pauvreté encore plus grande; cet «embargo» financier a été renforcé par un «embargo» politique. L’Organisation internationale de la Francophonie (2) a suspendu le Mali dès le 30 mars; l’Union Africaine (3)dès le 23 mars et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) dès le 27 mars. Il aura fallu la quasi-certitude d’une intervention militaire pour que certaines instances reviennent sur leur décision de bannir le Mali de leur communauté internationale.

Le Président Hollande, quant à lui, revendique son droit à délivrer les otages –cela semble compter bien peu- mais surtout à protéger les intérêts français. Pour mieux faire accepter une intervention militaire, il cache des intentions néocoloniales partagées derrière le besoin d’une intervention pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde». Certes, l’Islam radical –désigné globalement et sous nuances par le terme « terrorisme » pour conditionner l’opinion– dispose de bases dans le Sahel, sur les routes du pétrole, du gaz et de l’uranium, mais ne soyons pas naïfs, son émergence et sa consolidation ont bien été favorisées –notamment par les Saoudiens et les Qataris- pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains. Cette consolidation des positions des fondamentalistes correspond au vide institutionnel que l’Etat malien déliquescent a laissé s’installer dans la région. Les Jihadistes font la loi et assurent une sorte de service public (par la distribution d’eau, de vivres et de médicaments) là où des potentats disposaient de manière régalienne du réel pouvoir d’Etat. La lutte contre le terrorisme est l’argument rhétorique pour justifier la mise sous tutelle du Mali et faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde dont les multinationales veulent s’arroger le monopole. On ne peut, bien sûr, ignorer que nombre de citoyennes et de citoyens maliens souhaitent, eux aussi, la fin de l’Islam radical et des exactions qui l’accompagnent sur leur territoire.

Les Maliens, dans leur ensemble, désirent vivre en assumant leur droit à l’autodétermination, leur droit à disposer pleinement de leurs ressources naturelles et leur droit à choisir librement leur représentation politique sans qu’un pays, ancien ou futur colonisateur, vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la « responsabilité de protéger » et/ou la démocratie mais surtout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Le Président français n’hésite pas, pour se doter d’une « légitimité » moins discutable et pour convaincre les derniers récalcitrants, à affirmer qu’il s’agit de « casser un processus fondé sur le trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région (…) ». Mais qui contrôle et à qui profite exactement le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains?

Le Mali ne possède pas d’armes de destruction massive mais sur son territoire se retrouvent tous les ingrédients pour que les Occidentaux s’autorisent à intervenir au nom de ce qu’ils considèrent comme leur mission depuis l’époque où ils ont foulé, pour la première fois, d’autres terres que les leurs. Leur mission imprescriptible et immuable est de « sauver leur monde »; la lutte de la Civilisation (ou de l’Axe du Bien) contre le terrorisme est une des nouvelles dénominations du crédo impérialiste. Et comme le veut l’usage, le moyen d’imposer les lumières et la Civilisation, par essence, est la guerre…

Le rapport «Horizons stratégiques» permet de constater que, d’une part, même si le Président de la France change, les relations coupables de la Françafrique perdurent, le néocolonialisme vit encore de beaux jours. Une fois élu, rien ne change alors que le candidat Hollande avait claironné, durant sa campagne, qu’il allait tout changer. D’autre part, ce rapport pointe un possible affaiblissement de la sphère occidentale ce qui renforcerait encore plus le besoin en sécurité globale « dont les Etats-Unis continueraient d’assurer la maîtrise d’ouvrage (…) » avec  « la possible émergence d’un référentiel unique en matière de contrat opérationnel et, surtout, un processus décisionnel maîtrisé de plus en plus étroitement par les États-Unis ». En toute objectivité, les rédacteurs du rapport, envisagent qu’« indirectement donc, l’autonomie de nos décisions relatives à notre environnement international de sécurité pourrait être régulièrement mise à l’épreuve d’ici 2040 », particulièrement si « un retrait de la présence militaire américaine en Europe » n’était « pas suivi d’une stratégie concertée entre Européens sur les modalités de la sécurité du continent » ce qui « aurait des effets néfastes pour la stabilité de la région ».

Construction d’une alliance militaire

Se pose, à l’heure actuelle, la question des alliances pour mener cette guerre dont les premières victimes seront les Maliens eux-mêmes, mais aussi les Mauritaniens, les Nigériens, les Burkinabais, les Algériens avec des conséquences évidentes pour les Guinéens, les Ivoiriens et les Sénégalais. Autant dire que toute l’Afrique sahélienne et de l’ouest pourrait s’embraser et s’enfoncer dans une guerre sans fin à l’instar de celles menées en Irak et en Afghanistan.

La CEDAO, malgré les orientations bellicistes qui lui sont dictées par ses mentors parisiens, n’a ni les moyens humains ni matériels pour mener une intervention lourde et complexe. Sous forte influence, pour ne pas dire sous la conduite directe, de l’ex-métropole, elle a donc recherché un soutien extérieur, obtenu à l’issue du vote à l’unanimité de la Résolution 2071 adoptée par le Conseil de sécurité, considérant notamment que « la situation au Mali constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales » et qui « se déclare prêt à donner suite à la demande des autorités de transition maliennes qu’une force militaire internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali ». Reste à savoir qui participera à cette force internationale qui à terme devrait, selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, « élaborer une stratégie globale portant sur les problèmes transfrontaliers du Sahel : les armes, les réfugiés et le terrorisme »?

Afin de délimiter les contours de cette force, le gouvernement transitoire du Mali a, maintenant un peu moins de 45 jours pour définir, en liaison avec ses partenaires de la CEDAO et de l’Union africaine, un « concept d’opération » -conditions concrètes de l’aide extérieure, modalités du déploiement sur le terrain, forces venant de différents pays. Ce n’est qu’à l’issue de ces 45 jours, qu’une autre résolution autorisera le déploiement de la force.

La réunion, tenue dans le cadre du Conseil européen -18 et 19 octobre à Bruxelles-, semble avoir précisé le cadre de cette force qui devrait prendre modèle sur l’Amisom- mission de l’Union africaine en Somalie- qui, soutenue  par l’European Union Training Mission Somalia  -EUTM Somalia- aurait contribué à arrêter les jihadistes Chebabs en Somalie. Il s’agit là d’une interprétation optimiste. Même si les Chebabs somaliens sont en recul, la guerre dure en Somalie et la paix n’est pas à l’ordre du jour, le pays est toujours en état de guerre civile.

Il est, dès lors, pour le moins curieux de se revendiquer d’un modèle qui n’a pas fait ses preuves et dont la fin de la « formation » ne prendra effet qu’en décembre 2012, date à laquelle près de 3 000 soldats somaliens auront été formés par quelque 675 instructeurs européens.

La mission de formation au Mali (Micema) compte 3 000 hommes environ. Elle devrait contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes et se trouver sous mandat de l’Union africaine et de l’ONU. La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont accepté d’y participer,  l’Italie, la Belgique aussi, l’Allemagne vient de se décider; seuls la Pologne et les pays nordiques font encore attendre leur décision.

Mais il est bien évident que la force de la Cedeao avec ou sans l’appui logistique de l’Otan ne suffira pas. Dans l’appel des acteurs, sur ce champ martial un des protagonistes essentiels semble renâcler.

Une inconnue de taille

Il reste en effet une inconnue de taille et dont dépendent l’entrée et l’issue de cette guerre: l’Algérie va-t-elle accepter de participer à cette force? Jusqu’à présent, elle a refusé toute intervention militaire  hors de ses frontières. De plus les Algériens qui connaissent bien la région et les autres acteurs estiment que 3 000 hommes, dans un théâtre d’opérations de plus de 8 000 km2 et face à une guérilla déterminée et soutenue par les populations Touaregs, sont loin de constituer une force suffisante. Il est indispensable pour les Algériens d’identifier précisément les groupes de guérilla et d’établir une distinction nette entre subversion jihadiste, incarnée par le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) et Aqmi, et le groupe militaro-politiques, Ançar Eddine et le Mouvement national de libération de l’Azawa (Mnla), qui ont un réel ancrage dans les populations locales. Dans une optique de guerre indifférenciée, l’adversaire mènera une guerre d’usure qu’il gagnera à coup sûr contre une formation militaire telle que la pense la Cedeao, qui ne connaît pas, non plus, le terrain saharien. Les groupes armés s’appuieront sur la population locale, des Touaregs, pour qui une armée africaine équivaut à une force d’occupation étrangère. A l’heure actuelle, l’Algérie, après avoir pondéré son avis, accepterait, selon le très influent service de renseignement algériens, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), d’offrir un appui logistique à la future force africaine d’intervention dans le nord du Mali.

L’Etat algérien entretient de bons rapports avec les Etats-Unis mais sait aussi qu’il suscite la convoitise à cause de ses propres ressources et de sa position géographique qui ouvre les portes vers le Sahel avec ses richesses énergétiques et son potentiel souterrain.

L’Algérie se montre hésitante mais il n’échappe à personne que dans la région, c’est le seul Etat, disposant d’une armée puissante et équipée, capable d’envisager une confrontation de longue haleine avec les rebelles, même si elle sait que cela reste risqué. Dès lors, ceux qui s’auto-désignent comme « communauté internationale », essentiellement les Occidentaux du G5 (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne et France), s’impatientent: au premier chef la France et elle le fait savoir.

La fabrication de l’ennemi de l’intérieur

Pour ne pas être exclue des richesses à prendre et qu’elle n’a pas su garder mais aussi pour montrer sa participation active à l’Axe du Bien tel que pensé par George W. Bush, la France, après avoir œuvré en vue du vote de la résolution 2071, mène, sur son propre territoire, une guerre multiforme contre les terroristes, les jihadistes, les islamistesfanatiques, …, laquelle parfois, à la lumière des « unes » de certains hebdomadaires, ressemble ni plus ni  moins à une guerre contre l’Islam, prolongement et succédané de la guerre perdue d’Algérie. Une guerre policière mais aussi idéologique, psychologique et très lourdement médiatique.

Dans ce combat oblique où l’ennemi n’est pas seulement le terroriste armé mais celui qui proclame sa différence, la République n’hésite pas à recourir à l’arsenal des stigmatisations néocoloniales et à la diabolisation de l’étranger inassimilable. La méthode est éprouvée mais la République ne veut pourtant, à aucun titre, en assumer les origines collaborationnistes et coloniales. La France des élites laisse (ou pousse) une partie de son opinion dériver vers une représentation européo-centrée qui désigne l’Autre, l’Etranger en tant que responsable de l’errance politique des représentants politiques (y compris ceux au gouvernement), du délitement de la pensée intellectuelle et d’une crise sociale, économique et finalement morale et culturelle. Il est aujourd’hui admis et considéré comme absolument normal de réécrire une « histoire » plus « politiquement correcte », basée sur une conception raciste ou ethnoculturelle du monde. Ce prisme réducteur et dangereux est de plus en plus présent dans le champpolitique. C’est ainsi que l’on entend les intellectuels organiques du libéralisme au pouvoir distiller à longueur de colonnes et sur tous les plateaux de télévision les thématiques de l’arabophobie et de l’islamophobie (5). Le racisme se fond aujourd’hui dans un ensemble de mécanismes d’exclusion et d’infériorisation qui semblent fonctionner de manière autonome, sans que personne n’ait à s’assumer explicitement raciste mais où tous comprennent le langage le code de l’exclusion. Les superstructures idéologiques d’Etat nourrissent l’exclusion par des stigmatisations essentialistes. De « l’homme noir qui n’est pas entré dans l’histoire » à une laïcité de combat, l’essentialisme est bien l’habit neuf d’un vieux discours. Les hiérarchies ontologiques visent à différencier irrémédiablement pour mieux exploiter.

Dans un climat de xénophobie ascendante et d’émiettement social, le racisme est vécu au quotidien, pèse fortement sur les constructions identitaires des individus et vient de manière, ô combien opportune pour le système, transcender les clivages de la misère et les logiques d’exclusion qui concerne des catégories croissantes de Français. En ce sens la figure sociale de l’Algérien, en France ou en Algérie, pour les Français n’a pas changé depuis la colonisation.

On peut affirmer que la raison de ce racisme tient au fait que ces représentations ont précédé les Français issus de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, au-delà même de la période coloniale. C’est ainsi que la reprise du thème du « racisme anti-blanc » par un parti de droite « républicain » est révélatrice de l’imprégnation d’un discours essentialiste directement hérité de la colonisation et de la guerre d’Algérie. On le sait, le soi-disant racisme anti-blanc est la première ligne de défense du racisme réel, celui des colonisateurs et des exploiteurs.

Comment émerger d’un passé traumatique et visiblement indépassable? La question est d’autant plus complexe qu’elle renvoie irrésistiblement aux enjeux actuels du débat sur l’immigration et à l’enracinement dans la société de jeunes Français issus de minorités « visibles ». C’est sur ce terreau nauséabond que l’on voit des intellectuels -presque toujours- d’origine algérienne désignés (6) à la vindicte au prétexte qu’ils feraient l’apologie du « racisme anti-blanc ». Apparaît dans l’espace politico-social la désignation de responsables des errances d’une société qui se réveille chaque jour un peu plus raciste, chauffée à blanc par ses médias engagés à des degrés divers dans la défense de l’Etat d’Israël et du mouvement sioniste, reprenant à son compte les délires racistes datant de la lutte de libération nationale de l’Algérie. Cette accusation n’est pas sans lien avec la guerre programmée au Mali et l’éventuelle agression de l’Iran.

Il s’agit pour ceux qui dominent et qui veulent pérenniser cette domination au nom des multinationales et des banques de désigner ceux qui empêcheraient ou leur « paix » et leur « sécurité internationales » ou leur « cohésion sociale ». Leur volonté de porter la guerre au Mali, certes au nom de la libération du nord de forces rétrogrades, ce que désirent de nombreux Maliens, n’est pas sans lien avec ce que le rapport « Horizons stratégiques » cité plus haut dit de la peur que suscitent, chez les Occidentaux, la résurgence puissante du panafricanisme et la volonté de certains Etats africains d’assumer leur souveraineté sans « tuteurs ». De nombreux intellectuels et politiques du continent font entendre leur désir d’être débarrassés de certains des accords bilatéraux qui les maintiennent dans un statut de soumission –militaires, policiers, économiques ou portant sur les migrations. Ces revendications successives sont, pour les anciens colonisateurs, inacceptables. Ce n’est pas pour rien que les vigies occidentales scrutent avec angoisse les révoltes arabes. Les centres néocoloniaux craignent bien trop la prise en main du processus de libération de la dictature par le mouvement social. Outre la fabrication aéroportée d’une révolution assujettie comme en Libye, les Occidentaux, forts de leurs relais saoudiens et qataris, poussent leurs pions et tentent d’influer les luttes internes comme en Tunisie, où certains se délectent de la montée de l’Islam obscurantiste et des faux débats autour de valeurs morales qu’il introduit pour détourner les populations tunisiennes des réalités économiques et politiques de la domination et de l’exploitation.

Le bombardement envisagé sur l’Iran procède de la même logique. Il s’agit de mettre à l’index ceux qui s’opposent à l’ordre du monde impérialiste et de les exclure de la communauté internationale; tout comme il s’agit d’exclure de la société ceux qui dénoncent la droitisation de la société française. Il s’agit pour les dominants d’utiliser des instruments de répression politico-idéologique et de remise en cause des droits politiques et civils.

Les Etats-Unis et leurs alliés assument pleinement la logique du dit « choc des civilisations », entre Etats mais aussi entre citoyens d’un même pays, en légitimant l’état d’exception international mis en place par les puissants contre les peuples.

Terrorisme versus paix et sécurité internationales

La plus grande menace à la paix et à la sécurité internationales se trouve dans la violence des pays occidentaux, spécialement des Etats-Unis et de leurs alliés européens qui violent systématiquement le droit international et la Charte des Nations Unies, sous couvert de lutte contre le terrorisme, comme c’est le cas en Irak, en Afghanistan, au Soudan, à Cuba, en Haïti , en Serbie, en Côte d’ivoire et bientôt au Mali.

L’exemple le plus caractéristique est celui de la Palestine qui, depuis plus de soixante ans, est exilée –aussi bien sur son territoire qu’à l’international -par une « communauté internationale »- réduite au G5 occidental: il maintient l’ensemble des Palestiniens exclus des normes impératives du droit international et du droit humanitaire international mais aussi du droit à leurs droits.

Cette communauté d’alliés qui, en protégeant l’Etat israélien et en le laissant commettre des crimes de guerre, toujours impunis, contribue décisivement à la violation des normes impératives du droit international et, surtout joue le rôle de courroie de transmission d’un projet et d’un modèle politique, idéologique et économique qui vise à l’instauration d’un ordre international fondé sur la guerre sans fin, la discrimination, l’apartheid, la force, la domination des peuples et la violence.

Comme cela a été le cas en Libye où l’intervention de l’Otan a été possible grâce à l’injonction paradoxale portée par ceux qui ont voté la résolution 1973, ils affirment d’un côté, « leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne » et de l’autre envoient des forces armées pour obtenir plus rapidement l’assassinat en direct de Kadhafi en dehors de toute légalité internationale au regard de la Charte des Nations Unies, laissant le pays dans une situation de grave déstabilisation.

La vraie menace à la paix internationale est la pauvreté généralisée des populations du Sud, le pillage de leurs ressources naturelles par les sociétés transnationales et les guerres qu’elles déclenchent pour pérenniser leur hégémonie ou prévenir l’intrusion du nouveau concurrent chinois. C’est bien dans la réalité de la misère généralisée et organisée par la mondialisation libérale que peuvent être définis les ressorts profonds du terrorisme et des idéologies du désespoir. L’impérialisme et ses relais locaux ont, traditionnellement, utilisé pour leurs propres aventures et toujours à leur avantage les mouvements fanatiques apolitiques et les desperados qu’ils subjuguent. Les médias omettent de le rappeler mais le terrorisme islamiste contemporain est né en Afghanistan pour contrer l’Union soviétique. Ce terrorisme, financé par les Saoudiens et soutenu à bout de bras par les Américains et leurs alliés, a fini par avoir raison de l’armée rouge et a précipité l’effondrement de l’URSS. On le voit, hier instrument commode et efficace, le terrorisme islamiste est aujourd’hui un épouvantail tout aussi opérant. Le terrorisme, conséquence du désespoir que l’ordre injuste impose aux peuples, est aussi un instrument entre les mains des architectes de la mondialisation libérale.

Au Mali, en France, aux Etats-Unis mais aussi dans de nombreux autres pays, le terrorisme islamiste est un argument fondamental dans la justification des aventures bellicistes de l’impérialisme et des atteintes aux libertés dans les sociétés occidentales elles-mêmes. La guerre globale et éternelle contre l’islamisme alimente un discours raciste qui permet de détourner l’attention des populations des pays industrialisés confrontées à une crise économique majeure. La libération de l’impensé raciste occupe une place centrale dans le discours politique « décomplexé » par temps de chômage généralisé et de creusement sans précédent des inégalités. En Europe comme en Afrique.

Mireille Fanon-Mendes-France

experte à l’ONU et présidente de la Fondation Frantz Fanon.

9 November 2012   

source :  bamada.net


(1) Sur le site du MAE, « Depuis le coup d’Etat du 22 mars, la France a suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali. Elle maintient son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. »http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/mali/la-france-et-le-mali/

(2) Communiqué du 30 mars 2012  dans lequel le Conseil permanent de la Francophoniea décidé « la suspension de ce pays des instances francophones, y compris la suspension de la coopération multilatérale francophone à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au retour à l’ordre constitutionnel et au rétablissement de la démocratie ».

(3) Communiqué du 23 mars dernier transmis par Paul Lolo, président du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine: «Le Conseil a décidé que le Mali devrait être suspendu sine die de toute nouvelle participation jusqu’au retour effectif de l’ordre constitutionnel».

(4) Conférence de presse tenue à l’Elysée lors de la venue du Secrétaire général de l’ONU

(5) A ce sujet, lire Thomas Deltombe, L’Islam imaginaire (Editions  La Découverte), octobre 2007 et Sébastien Fontennelle et alii,  Les Editocrates (Editions La Découverte) 2009

(6) Houria Bouteljda, porte-parole du Parti des Indigènes de la République ;www.indigenes-republique.fr/bloghouria et Saïd Bouamama, sociologue, animateur du Forum de l’Immigration et des Quartiers populaires ; dailynord.fr/2012/10/36389/

 

Mali : les dessous impérialistes d’une intervention Franco-Américaine

 

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Un point de vue africain anti-impérialiste

26 janvier 2013, par Comité Valmy

Ferñent / Mouvement des Travailleurs Panafricains-Sénégal

« Union libre des peuples libres d’Afrique. Solidarité internationaliste des travailleurs »
Alors qu’officiellement on faisait croire que l’ONU avait été saisie d’une intervention militaire « africaine », voilà que soudain le président Français Hollande lance sa guerre sous le nom de Serval au Mali. Sarkozy avait fait exactement la même chose en Côte d’Ivoire, là aussi pendant qu’officiellement le mandat onusien et de la force (...)
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Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN

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De plus en plus de pays occidentaux s’impliquent directement ou indirectement dans le conflit au Mali, et les interrogations sont de plus en plus nombreuses sur leurs motivations. Le journaliste Neil Clark explique ici à RT, que l’intervention a « uniquement des raisons économiques ».
Neil Clark


Al-Qaïda sert d’écran de fumée à la recolonisation de l’Afrique du nord par l’OTAN
Plusieurs pays occidentaux ont déjà proposé leur aide à la France, laquelle va renforcer sa force militaire jusqu’à 2500 soldats la semaine prochaine.

Le Royaume-Uni fournit une assistance logistique aérienne, tandis que les États-Unis fournissent des systèmes de surveillance et une aide dans le renseignement.

Washington a également annoncé qu’il allait fournir des avions de transport pour les troupes françaises et qu’il était envisagé d’envoyer des avions ravitailleurs pour les avions de combat français.

Le Canada soutient également l’intervention militaire en cours en envoyant un avion de transport. Le pays fournit également une contribution indirecte par des formations au contre-terrorisme dans le Niger voisin.

L’Italie est prête à fournir un soutien logistique pour les opérations aériennes, mais elle ne rejoindra pas les troupes françaises sur le terrain. Le ministre italien de la défense, Giampaolo Di Paola, a déclaré au Sénat ce mercredi que l’offre de l’Italie était uniquement limitée à des opérations aériennes.

Le journaliste du Guardian, Neil Clark a déclaré à RT qu’il était persuadé que des raisons économiques étaient derrière chaque aventure militaire occidentale de ces 30 dernières années – et le Mali n’était pas une exception.

RT : Le Royaume-Uni soutient cette campagne militaire française au Mali avec des fournitures en armement et plusieurs otages britanniques ont été tués en Algérie. Jusqu’à quel point pensez-vous que le public britannique et les politiciens sont prêt à s’engager ?

Neil Clark : Je pense que le public est très préoccupé, parce que ce qui s’est passé ici, c’est que David Cameron, qui a passé la majeure partie de l’année dernière à encourager les rebelles islamistes en Syrie, a maintenant adopté la ligne selon laquelle les rebelles islamistes au Mali sont le plus grand danger pour le reste du monde et que nous devons intervenir, malgré les conséquences prévisibles pour la Grande-Bretagne. Et je pense que c’est une politique tout à fait erronée. Malheureusement, l’élite politique en Grande-Bretagne semblent être toute entière derrière la politique de Cameron, ce qui est très inquiétant. Mais je pense que le public est très préoccupé par ce qui se passe.

RT : Qu’en est-il pour le Royaume-Uni ? Qu’est-ce qui pousse Londres à soutenir la France ?

NC : C’est très intéressant, parce que si on repense à 2011, c’était des gens comme David Cameron et William Hague qui étaient ceux qui criaient le plus fort et qui étaient les plus agressifs pour déposer le colonel Kadhafi. Et maintenant, les mêmes personnes, Cameron et Hague, disent que nous devons nous impliquer au Mali pour y réprimer les groupes d’al-Qaïda. Et il y a donc une contradiction réelle ici, une véritable hypocrisie. Pourquoi la lutte contre Al-Qaïda en Afrique serait la tâche la plus urgente ? Pourquoi devons-nous jouer un rôle actif dans la chute de dirigeants ? Et qu’est-ce qu’il y a derrière tout cela pour la Grande-Bretagne ? Je pense que ce qui se passe, c’est que cette menace d’al-Qaïda est utilisée comme un écran de fumée pour la recolonisation de l’Afrique du Nord par les forces de l’OTAN, la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis.

RT : Pensez-vous que c’est pour cela qu’ils ne tiennent pas compte de la montée en puissance d’Al-Qaïda en Syrie ?

NC : Tout à fait ! Parce que, bien sûr, l’un des plus grands mythes dans les relations internationales, c’est que les puissances occidentales étaient comme un seul homme contre al-Qaïda toutes ces 20-30 dernières années. Ce n’est pas vrai. Elles utilisent la menace d’al-Qaïda, dans certaines circonstances pour envahir certains pays comme l’Afghanistan. Mais ailleurs, elles peuvent effectivement soutenir al-Qaïda pour renverser des régimes laïques, comme en Syrie et en Libye. Ça prend des allures de monstre de Frankenstein, et bien sûr, tout remonte à l’Afghanistan dans les années 1980, quand al-Qaïda et des groupes islamistes radicaux ont été utilisés par l’Occident pour aider à chasser l’Armée rouge. Et cela fait partie de la politique.

RT : Jusqu’où l’implication britannique en Afrique du Nord pourrait-elle aller – et quelle réaction pourrait-il y avoir ?

NC : Je pense que nous allons nous enfoncer de plus en plus, parce que la semaine dernière, David Cameron nous a dit que nous ne pouvions pas laisser les islamistes prendre le pouvoir au Mali. Bien qu’il ait contredit ces commentaires quelques jours plus tard, en disant que ça n’avait pas vraiment d’importance si les islamistes prenaient le pouvoir au Mali… Donc, j’ai vraiment peur. Je veux dire que les néo-conservateurs n’ont pas obtenu leur guerre contre la Syrie, mais que maintenant il semble que nous avons tous à appuyer cette intervention contre le Mali.

RT : L’Afrique a beaucoup de ressources naturelles inexploitées. Quels pays semblent plus intéressés à gagner et peut-être à élargir leurs intérêts là-bas ? Et comment ces intérêts peuvent-ils se percuter ?

NC : Très probablement, car je pense bien évidemment que selon le point de vue de M. Hollande – l’économie est en très mauvais état en France – il espère qu’une intervention réussie au Mali augmenterait sa popularité à l’intérieur. C’est aussi la question de l’uranium et de la façon dont la France a besoin d’uranium. Et le Mali est un grand producteur d’uranium. Il y a des ressources là-bas. Donc, je pense que la France – c’est très clair – a des raisons économiques. Et je pense que des raisons économiques sont derrière chaque intervention occidentale de ces 30 dernières années.

Si nous regardons en arrière – les attaques contre la Yougoslavie, contre la Syrie, la guerre en Libye – tout cela était habillé comme des interventions humanitaires. Mais il n’en était rien. Ce sont des interventions économiques. Et l’Occident veut les ressources, l’Occident veut prendre le contrôle des ressources dans cette région. Et je pense que l’OTAN va s’installer en Afrique du Nord. Je pense que c’est clairement de cela dont il est question La menace d’al-Qaïda est instrumentalisée de telle sorte que l’OTAN, après son départ d’Afghanistan, ira se déployer en Afrique du Nord.


Russia Today

Article original en anglais :
http://rt.com/news/mali-interventio…

Traduction : Info-Palestine.eu - al-Mukhtar

http://www.mondialisation.ca/al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan/5319872?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan http://www.mondialisation.ca/al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan/5319872?utm_source=rss&utm_medium=rss&utm_campaign=al-qaida-sert-decran-de-fumee-a-la-recolonisation-de-lafrique-du-nord-par-lotan

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Mali : De la guerre humanitaire au probable pillage économique.

Publié le 26 janvier 2013

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drapeau-maliDerrière les plis de l’actualité, les non-dits, l’escroquerie intellectuelle et médiatique, la ruse et le mensonge, de cet impérialisme meurtrier, accompagné toujours d’un discours humanitaire, qui est entrain de vouloir rééditer ses exploits passés, il faut dire non. Des amis Maliens, sensibles à la propagande, n’ont pas hésité à me traiter de tous les noms d’oiseaux. Mais, derrière cette façade triturée du bien se cache en fait, le bruit et la fureur. Le refus permanent de tendre la main, le diktat, la violence et le perpétuel logos morbide et mortifère. 

Il n’est pas utile de revenir ici sur les exploits des prêcheurs de haine qui s’habillent d’oripeaux élogieux pour semer la misère, la détresse et la mort. Pour ceux qui ont suivi mon débat tout à l’heure sur la radio suisse Kanal K, mon interlocuteur n’a pas hésité à me dire qu’on m’offrira un logis chez les Touareg. Pire, il a nié même le fait qu’un problème touareg existe, en arguant même que l’Azawad était une fabrication. C’est triste. Comment peut-on prôner la paix en cherchant à diviser ? Je m’interroge.

Les différents Gouvernements maliens qui se sont succédés n’ont jamais tenu en compte le cas de cette région où il manque tout. On peut comprendre les alliances avec des islamistes. La France n’a-t-elle pas fait la même chose pour évincer le frère Guide Mouammar Kadhafi en s’alliant avec Aqmi  ? Passons.

Encore heureux d’entendre les autorités françaises annoncer que l’aéroport de Gao est entre leurs mains et l’armée malienne. Personne, ici ou là, ne veut de ces djihadistes qui veulent tout imposer aux autres. La France doit être logique dans sa lutte supposée contre le terrorisme. Comment la France peut-elle, aujourd’hui, parler d’humanitaire avec ses exploits en Libye ? Avec un tel parcours jonché de macchabées, il serait plus intelligent de se taire sur le dossier syrien et rechercher la paix au lieu d’attiser les tensions en mettant de l’huile sur le feu.

La France mène une guerre sans réel combat. Après des bombardements, les djihadistes quittent les villes et les armées française et malienne s’y installent. Des escarmouches ? Il n’y en a pas vraiment. Comment ne pas attester que ces islamistes sont des alliés de la France ? Ce pays colonialistes, après avoir installé le chaos dans le sahel, justifiera l’installation d’une base militaire pour protéger ledit sahel. On connaît la chanson. Après, les multinationales s’installeront.

Les islamistes ont bien aidé la France à s’installer définitivement au Mali. La re-colonisation est en marche. Chiche…

 

http://allainjules.com/2013/01/26/mali-de-la-guerre-humanitaire-au-probable-pillage-economique/

 

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touareg_kalyle.jpg

Touaregs libyens le 6 avril 2011. Reuters/Zohra Bensemra

http://www.slateafrique.com/84997/en-cours-sahel-mali-algerie-les-frontieres-touaregs-
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La France casse du touareg au Mali – Partie 1

CJ_napoleon-3,5cmPar Menthalo – Ceux qui ont des actions chez AREVA, dans les mines de Cuivre et les mines d’Or AngloGold Ashanti, RandGold ou IAMGold peuvent se réjouir, le chef d’état-major du Président de la République sous Sarkozy, maintenu à son poste par François Hollande, dépense désormais les impôts du contribuable français pour améliorer vos dividendes. Après s’être piteusement planté en Syrie, pour tenter en vain de renverser Bachar al Assad, le chef d’état major de l’Elysée tente de redorer son blason au Mali, oubliant qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.

Cet ancien directeur du renseignement militaire est pourtant secondé dans sa tâche par tout l’appareil de propagande médiatique de la Ploutocratia Inc et ce depuis des mois. En effet souvenez-vous de ces reportages à la télévision ou dans vos journaux ( l’Express Nouvel Obs Libé  Figaro LeMonde) sur ces terroristes islamistes Al Quaida au Maghreb détruisant les mausolées sacrés de Toubouctou. Cela a un côté « déjà vu » de campagne de propagande américaine en mars 2001, montrant les talibans détruisant les bouddhas géants classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO, exactement 6 mois avant l’invasion de l’Afghanistan.  Même schéma,  même mise en scène, mêmes agents provocateurs, même timing, mêmes agents de propagande médiatique. Quel manque d’imagination !

Nous allons voir qu’il y a un lien intime entre la politique militaire néo-coloniale de la France et Gringott’s Bank International Ltd.

carte-mali

Alors que pour faire voler un hélicoptère de l’armée française, il faut en désosser deux pour faire voler le troisième, l’Etat Major envoie plus de moyens au Mali qu’il n’y en a aujourd’hui en Afghanistan. 2500 hommes, dont 1400 sont déjà sur place, 4 rafale, 6 mirages 2000, 5 avions ravitailleurs, 2 mirages F1 de reconnaissance + 6 rafales mobilisables actuellement sur Abu Dhabi, sans même parler de la cavalerie blindée ou des hélicos. Alors que toute l’Europe se serre la ceinture, le chef d’Etat Major dépense allègrement 400.000 € par jour de l’argent des contribuables pour aller chasser le « pas-nous-pas nous » et le touareg  au Mali.

L’Empire du Mali

Sahara_Mali

Comme on peut le voir sur ces cartes, les frontières du Mali et des pays voisins ont été dessinées par des cartographes occidentaux à la règle, sans tenir compte des peuples (et surtout des ETHNIES), de l’histoire ou de la géographie. La carte de gauche montre l’étendue du Sahara, une zone aride et semi-aride constituée pour partie d’ergs, vastes dunes de sable, de déserts de rocailles (les regs), avec quelques massifs montagneux. Du fait de sa très faible pluviométrie, le Sahara est peuplé historiquement de peuples nomades berbères, appelés numides (nomades) ou maures dans l’antiquité, dont la plus grande partie est aujourd’hui le peuple touareg. A droite, la carte montre que l’hydrographie a joué un rôle déterminant pour l’ensemble des populations sédentaires. Le fleuve Niger, le troisième plus long fleuve d’Afrique après le Nol et le Congo, arrose Guinée, Côte d’Ivoire, Mali,  Niger et Nigéria. Son nom  ne vient pas de niger (noir en latin), mais de son appellation en langue touareg « gher n gheren«  , le fleuve des fleuves, abrégé en « ngher » dans l’usage courant notamment à Toubouctou. Comme partout ailleurs, ses plaines alluviales ont vu se développer une population sédentaire d’agriculteurs. Au cours des siècles, en période de sécheresse prolongée, les touaregs faisaient de rapides incursions guerrières, les razzias,  chez leurs voisins pour piller vivres, richesses et esclaves. Le peuple touareg a été celui qui a le plus longtemps résisté à la colonisation française. Leur soumission ne s’est faite qu’au début du XXieme siècle. Les Français ont cherché à sédentariser les « nobles guerriers du désert » pour mieux les contrôler, mais à intervalles réguliers, ceux-ci reprennent les armes en se moquant des frontières, en Mauritanie, au Maroc, en Algérie, au Tchad… ou au Mali.

Le Niger est, comme toute grande vallée fluviale, un axe routier par lequel se développaient les échanges commerciaux.  En 1230, un chef de tribu va coaliser ses voisins et à la tête de 10.000 cavaliers va conquérir les états voisins, créant l’Empire du Mali. Ses fabuleuses richesses en or, ivoire et poivre notamment, vont permettre des échanges fructueux avec l’Arabie, l’Egypte et l’Occident. Un siècle plus tard, en 1324, l’Empereur du Mali, Kankou Moussa, partant en pèlerinage à la Mecque, avec une suite de 60.000 homme et 12.000 esclaves, va provoquer indirectement le krach monétaire de 1345. En effet,  il emporte avec lui  80 chameaux chargés d’or, soit près de 20 tonnes, qu’il va distribuer très largement sur sa route. Surpayant tous les biens nécessaires à sa suite nombreuse, il va provoquer une très violente inflation sur son passage et dévaloriser l’or. Cet événement historique arrive juste après que les banquiers vénitiens aient amené leurs homologues italiens génois et florentins à passer à l’étalon or. Ce brusque afflux de métal jaune va changer le rapport de rareté et faire basculer le ratio or/argent, provoquant un krach monétaire et l’effondrement économique de 1345. (cf « Histoire de l’Argent » tome I)

Tour à tour, les arabes, les génois, les portugais puis les anglais vont chercher à maîtriser ce commerce de l’or de cette zone de l’ouest africain que les anglais baptiseront la côte de l’or. L’Empire colonial français va se tailler la part du lion dans cette région. Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Mali, Burkina Faso, Niger, Algérie, Maroc. La décolonisation des années 60 va amener chacun de ces pays à avoir des parcours néo-coloniaux différents. Le 22 septembre 1960, le Mali accède à l’Indépendance et sous l’impulsion de son président Modibo Keïta se tourne vers le socialisme. Déjà en 63-64, les touaregs veulent faire sécession. Rompant avec la France, le nouveau président crée le Franc Malien, imprimé dans les pays de l’est, ma

is le peuple n’a pas confiance dans cette monnaie et préfère le Franc CFA, monnaie des échanges avec les pays voisins. Lors de sa deuxième dévaluation en 1967 (50%), le mécontentement va provoquer un coup d’état. Le nouveau dictateur, issu de l’armée, a participé comme instructeur à la guérilla maoïste pour l’indépendance du Tanganyka, l’actuelle Tanzanie. Il va faire appel à l’aide financière internationale, dont les fonds seront détournés et simultanément va s’appuyer sur les soviétiques pour développer le pays. En 1984, le Franc malien n’ayant aucune crédibilité, il est obligé de revenir au Franc CFA, se mettant ainsi sous la coupe des banquiers français. La France est le premier bailleur de fonds au Mali et représente plus de la moitié des importations de ce pays en déficit commercial permanent. En 1990, ne voyant pas l’aide internationale s’investir pour développer la région, les touaregs se révoltent à nouveau. L’année suivante, la répression sanglante d’un mouvement pour un retour à la démocratie, amène un coup d’état militaire. Amadou Toumani Touré prend le pouvoir le temps d’une transition démocratique. Il revient à la présidence par les urnes en 2002, après avoir œuvré à l’ONU auprès de Kofi Annan. Il sera destitué par un nouveau coup d’état militaire le 21 mars 2012, pour sa mauvaise gestion de la crise au Nord-Mali en zone touareg.

 

La France casse du touareg au Mali – Partie 2

Par Menthalo -

A qui profite le crime ?

Dans ce rapport de Rockgate Capital Corp,  tout est dit ou presque. Rockgate a obtenu des concessions minières à l’ouest du Mali. Ô Surprise ! Le sous-sol malien est riche en Uranium,  Cuivre, Or et Argent. La demande d’uranium continue d’être forte malgré Fukushima. Depuis « l’accident » nucléaire au Japon, 12 nouveaux réacteurs sont en construction ou en projet. Cameco, le troisième producteur mondial d’uranium prévoit 93 nouveaux réacteurs avant la fin de la décennie.  L’agence nucléaire chinoise parle de multiplier par 8 la production d’énergie nucléaire d’ici 2020, alors que son homologue en Inde envisage de multiplier par 13 sa capacité de production. Les projets russes, sud-coréens, japonais, chinois et indien vont nécessiter 32.000 tonnes d’uranium de plus par an. Pour Rockgate, comme pour toutes les sociétés minières, l’Afrique cela se traduit en chiffres, comme ci-dessous, avec les réserves prouvées et les réserves espérées de différents minerais. Rockgate est une compagnie d’exploration minière. Son job est de quadriller un territoire, faire des études géologiques, trouver des filons, estimer la teneur en minerais par tonnes et les réserves d’une zone donnée, avant de vendre ses droits à des sociétés exploratrices.

Falea-reserves

La Banque Mondiale et l’Or le moins cher d’Afrique

Dans les années 80, le président socialiste Moussa Traoré confie aux soviétiques la recherche d’or sur le sol malien, sans grand succès. Après l’effondrement soviétique, le système anglo-américain va se mettre en place. Revoyez la confession d’un tueur à gage économique et la manière dont on corrompt les élites pour endetter un pays et s’approprier ses richesses.  Le Mali, incapable de rembourser ses dettes, la Banque Mondiale et la finance internationale vont exercer leurs droits sur les garanties des prêts, c’est-à-dire les réserves de minerais. Les Compagnies Minières sud-africaines, AngloGold Ashanti, RandGold et IAMGold, vont exploiter les richesses maliennes à partir de 1990 et ne laisser que des pourboires aux maliens. Or le Mali est aujourd’hui le TROISIÈME PRODUCTEUR D’OR d’Afrique. En dix ans, l’or va devenir le premier poste d’exportation du Mali devant le coton et en 2001, il va représenter 50% du commerce extérieur. Les mines d’or sont à ciel ouvert, quasiment en surface, affichant un coût de production absolument incroyable de 95$ l’once en 2005. Le moins cher d’Afrique. Les marges réalisées sur l’or malien n’ont cessé de croître depuis avec la hausse des cours du métal jaune. Trois mines tiennent la vedette. En 2005, Yatela a produit 98.000 onces d’or1, Sadiola 442.000 onces et Morila 655.000 onces (réserves évaluées à 3 millions d’onces). Ensemble, leurs réserves sont évaluées à environ 350 tonnes d’or. Sans nouvelles découvertes majeures, Sadiola et Morila devaient fermer leurs portes avant en 2010, et Morila fermer en 2013. La hausse du cours de l’or a changé la donne. Avec 19 permis ayant réellement donné lieu à une prospection sur les 165 octroyés, le Mali n’a pas encore révélé la totalité de ses ressources.

Vue_de_la_mine_d_or_de_Morila

Les Compagnies minières vont araser les hectares agricoles où était produit le coton, pour laisser un désert aride. Les mines d’or aussi bien que les mines d’uranium vont polluer les nappes phréatiques, tuant bétail et végétation et provoquant l’exode des populations indigènes. Dans les zones minières, comme à Sanso, le village mitoyen de la mine de Morila à 200 kilomètres au sud de la capitale Bamako, les surfaces cotonnières cultivées ont chuté de 68,4 % en l’espace de cinq ans, de 99 à 2004. La mine occupe les champs et les ouvriers agricoles avec pour conséquence la disparition des trois quarts des exploitations. Le coton nourrissait 3,3 millions de personnes travaillant dans 200.000 exploitations, alors que les mines n’emploient que 12.000 personnes et n’enrichissent que les actionnaires des grosses mines.

Un audit publié en décembre 2003, montre que les mines de Sadiola et Yatela doivent 15 M$ d’impôts sur les bénéfices des deux années précédentes, mais les mines ont refusé de payer jusqu’à ce que, corruption active aidant, le Mali se contente du tiers des sommes dues. Un audit général des mines a été jusqu’à présent toujours repoussé. Les sud-africains dépassant les mandats qui leur ont été accordés, accaparent les zones qui leur ont été confiées, les transformant en camps retranchés entourés de barbelés à l’intérieur desquels ils dirigent selon leurs propres lois. La réalité de l’or extrait n’a rien à voir avec les quantités déclarées, pourtant extraordinaires.


La France casse du touareg au Mali – Partie 3

Par Menthalo -

Quand l’ombre de Sion s’étend dans le désert

La nouvelle révolte touareg doit beaucoup à Nicolas Sarkozy et aux meilleurs alliés des israélo-américains :  l’Arabie Saoudite.

Durant plusieurs décennies, le colonnel Kadhafi entretint et instrumentalisa le mécontentement d’une partie des Touaregs pour appuyer ses entreprises déstabilisatrices en Afrique subsaharienne. Sa chute, au printemps 2011, précipita le retour au Mali de ceux qu’on appela les “revenants“ (les estimations varient de quelques centaines à quelques milliers), ex-rebelles des années 1990 recrutés dans l’armée libyenne,  lourdement équipés grâce au pillage des stocks d’armes libyens. La mort (accidentelle ?) le 26 août 2012 d’Ibrahim Ag Bahanga, figure centrale de la rébellion touarègue au Mali, retarda le lancement d’un soulèvement de grande ampleur. Mais d’autres prirent sa suite car la conjoncture les encourageait à exploiter une “chance historique“ : pour la première fois depuis 1960 le rapport de force défavorisait les troupes loyalistes. Ainsi, en octobre 2012, les intellectuels et militants politiques du Mouvement national de l’Azawad s’unirent aux anciens combattants de l’Alliance Touareg Niger-Mali et aux “revenants“ pour fonder le Mouvement national de libération de l’Azawad-MNLA. Il s’agit donc de l’amalgame d’éléments hétéroclites, ce qui explique en partie les contradictions – dans les déclarations comme dans les actes – relevées par les observateurs (attitude vis-à-vis des salafistes, objectif politique, par exemple). Belal Ag Sharif  en dirige le Bureau politique. Mohammed Ag Najim, son chef militaire, rebelle exilé dans les années 1990, commandait précédemment une unité de l’armée libyenne spécialisée dans la guerre en milieu désertique. Le déclenchement de l’offensive n’eut rien d’une surprise : six mois durant, d’intenses discussions se déroulèrent publiquement au sein de la communauté touarègue quant à l’opportunité et aux modalités d’un nouveau soulèvement. Les partisans comme les adversaires d’une entente avec Bamako y participèrent et le pouvoir malien n’en ignorait rien.

2013-01-16touaregs-maliLe 6 avril 2012, après une campagne éclair lancée le 17 janvier et qui avait vu tomber entre ses mains toute la partie du territoire malien située au nord du fleuve Niger, le MNLA proclama l’indépendance de l’Azawad, terme qui signifie, en langue tamasheq, “terre de transhumance“, “pâturage“. Il s’agit d’une référence explicite au nomadisme pastoral, caractéristique de la société touarègue traditionnelle et base affichée de l’identité touarègue. Ce succès inattendu effaçait l’échec des rébellions de 1960-1964, 1990-1992 et 2006-2009. Les districts de Tombouctou, de Kidal et de Gao, soit 822 000 km2, échappaient au contrôle de Bamako. Le Mali était amputé des deux-tiers de son territoire. Au cœur de ce nouvel ensemble se trouve l’Adrar des Ifoghas, massif granitique et volcanique de 250 000 km2, très découpé par les oueds, censé être le berceau de la civilisation tamasheq. Ce territoire, investi d’une très forte valeur symbolique, pourrait constituer le point d’attraction des groupes touaregs résidant dans les pays voisins (Niger et Algérie, en particulier) et éveiller chez eux des revendications indépendantistes.

Touaregs partisans du salafisme djihadiste qui contrôlent le nord du Mali : le MNLA a perdu la maîtrise de la situation au profit d’une organisation jusqu’alors inconnue : Ansar Eddine. Un ex-rebelle touareg de 2006, artisan de la paix, Iyad Ag Ghali, avait été nommé consul du Mali à Djedda (Arabie Saoudite) en 2008. Ce séjour entraîna, semble-t-il, sa conversion au salafisme. Dès lors, on le retrouva comme intermédiaire entre AQMI et les pays occidentaux dans plusieurs négociations en vue de libérer des otages moyennant rançon. Associé aux tractations qui précédèrent la création du MNLA, il semble qu’il n’obtint pas les responsabilités auxquelles il prétendait. Dans le même temps, il se vit refuser d’être désigné comme successeur de l’amenokal des Ifoghas, dignité suprême dans cette prestigieuse confédération tribale à laquelle il appartient. En cause dans les deux cas : son passé (ralliement au pouvoir malien lors de la rébellion de 2006 assimilé par certains à une trahison) et peut-être surtout son engagement religieux radical, loin de faire l’unanimité dans sa communauté et incompatible avec la laïcité affichée (pour s’assurer du soutien de l’Occident ?) par le MNLA. En réaction, il fonda sa propre organisation : Ansar Eddine (“Combattants de la foi“). Même s’il guerroya aux côtés du MNLA pour chasser les forces fidèles à l’État malien, son objectif n’est pas la sécession, mais l’instauration de la charia sur l’ensemble du territoire malien (ce qu’attestent le franchissement du Niger et la prise de contrôle de la ville de Douentza, le 1er septembre 2012). Probablement financé par AQMI (qui préfèrerait laisser agir des Touaregs en territoire touareg et se consacrer exclusivement à ses activités djihadistes), il renforça ses positions dès le mois de mars 2012, puis se retourna contre ses alliés fin mai et les chassa de tous les centres urbains de l’Azawad. Il semble qu’Ansar Eddine dirige Kidal, tandis que des groupes islamistes étrangers tiennent Gao et Tombouctou. À l’instar des talibans afghans dans les années 1990 ou des Shebab somaliens, Ansar Eddine s’efforce d’apparaître comme une force de stabilisation (r)établissant, à l’aide de la charia, la loi et l’ordre (largement mis à mal par les combattants du MNLA si l’on en croit les rares témoignages à notre disposition). De plus, alors que le MNLA dispose de peu de moyens, Ansar Eddine peut nourrir, équiper et rémunérer ses combattants. Aussi n’éprouve-t-il aucune difficulté à recruter et parvient-il à débaucher (massivement semble-t-il) dans les rangs de son rival.

Une situation complexe

Le Mali au cœur de l’ancien Empire colonial français et toujours sous sa coupe monétaire fait partie de la zone d’influence politique, économique et financière française. Elle défend son accès aux matières premières et les débouchés de sa production industrielle. Les Etats-Unis, quasiment absents entre 1945 et 1989, se sont invités en Afrique après la fin de la Guerre froide et l’effondrement de la Russie. Leur objectif est d’avoir accès à une part du gâteau dans ce continent immense, riches en matières premières.

La Chine, très active depuis plusieurs décennies, offre une alternative aux états africains, pillés par la Banque Mondiale au service des entreprises anglo-américaines. La Chine offre un autoroute, qu’elle va construire elle-même pour éviter la dilapidation des fonds de la corruption contre des droits miniers ou pétroliers. L’invasion chinoise, qui cherche aussi des sources de nourriture pour sa population est assez mal vécue pour les populations. La France, en déployant ses forces, défend la présence française et ses intérêts en Afrique, non seulement au Mali, mais également dans tous les pays de l’ancienne Afrique Occidentale Française. Cette offensive vise t’elle à écraser Ansar Eddine et sa faction radicale de l’AQMI, s’opposant directement aux intérêts, que l’on est en droit de supposer anglo-américano-sionistes ?  On peut se poser la question, mais sans pouvoir apporter de réponse étant donné les apparentes incohérences de la politique étrangère française. Un diplomate français déclarait récemment : « ceux qui ont pris la décision de bombarder Kadhafi n’avaient pas la moindre idée des conséquences que cela pourrait avoir au Sud. »


Il semblerait que les intérêts personnels de Nicolas Sarkozy à faire taire les révélations de Khadafi et sa prise de position en faveur de Washington dans la guerre monétaire aient, par sa guerre en Libye, sabordé les intérêts industriels de la France dans le tiers Monde et dans les pays émergents. La guerre en Syrie détruit également la confiance dans une région longtemps sous influence française. Là aussi, les diplomates français ont tout fait pour s’opposer à la politique militaire de l’Elysée, qui allait à l’encontre de nos intérêts nationaux.


Sarkozy a joué de toute évidence contre la France pour des intérêts étrangers. Pour qui travaille le nouveau président ? nous en saurons plus au fil des mois.

 

Avec Fabius, même politique à venir (eva)


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L'impérialisme prévoit "des décennies de guerre» en Afrique"
L'intervention française au Mali, suivie du siège sanglant en Algérie, représente un tournant dans ce qui se présente comme une nouvelle ruée impérialiste vers l'Afrique. Ces événements, si peu de temps après la guerre des Etats-Unis et de l'OTAN en vue d'un changement de régime en Libye et la guerre civile sectaire en Syrie avec le soutien de Washington, sont le signe que l'humanité assiste à une poussée convulsive des grandes puissances pour la redivision du monde, de ses territoires, ses marchés, ses ressources.

 

Article ici :

 

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« Sous nos yeux »
Mali : une guerre peut en cacher une autre
par Thierry Meyssan
Damas (Syrie)
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Et en Syrie ?

 

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.Entretien avec Anastasia Popova
Syrie, une réalité autre
26 janvier 2013 | Pressenza a récemment posté de nouveau un article écrit par Silvia Cattori qui faisait référence au documentaire d’Anastasia Popova diffusé sur la chaîne Russia 24 . Cette publication a suscité éloges et critiques sur le point de vue émis sur la situation actuelle en Syrie, point de vue différent de celui qui circule dans les médias européens.
 

 

Témoignage
Mgr Philippe Tournyol Clos : Décembre syrien
24 janvier 2013 | À l’heure où je prends la plume, la fausse bataille de Damas touche à sa fin et la route de l’aéroport international est sécurisée. Les rebelles ont vu leur tentative d’investir la capitale – entre autre par les collecteurs d’égout – échouer et ont repris le harcèlement ininterrompu des banlieues, ainsi que du camp palestinien de Yarmouk, au sud de la ville.

 

 

 

afrique-prison.jpg

 

Voir aussi :

 

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger


Mali: L'opposition à cette sale guerre - Commentaires : Best of - Françafrique

Mali: Tous les mensonges. Islamistes pantins. Prise d'otage commanditée ?

La France ? Une ploutocratie dirigée par des mafieux - L'Afrique saignée
Syrie : La leçon à tirer des événements - et à ne pas oublier !

 

Clefs pour comprendre la guerre impérialiste contre le Mali (eva R-sistons)

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 02:35

 

 

 

 

 

L'intervenion d'un député belge indépendant
à voir absolument .
Laurent LOUIS...
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Toutes les infos sur les guerres en cours ou à venir (Mali, Syrie, Iran, Congo..)

 

en particulier

La France ? Une ploutocratie dirigée par des mafieux - L'Afrique saignée

 

  Sur cette parution,

le témoignage d'un Malien

 

à  voir  aussi  :

Tout sur l'opposition à la guerre du Mali + Choix de commentaires

 

afrique-guerre.jpg

 

 

 

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Le commentaire d’un citoyen syrien de Damas
Ce n’est pas Bachar el-Assad qui martyrise la Syrie...

 
.20 janvier 2013 | Nous avons publié depuis plus d’une année de nombreux témoignages de Syriens pacifiques, totalement effrayés par la gravité des exactions commises contre leur pays par les bandes armées, disant leur révolte face à la collusion médiatique et politique occidentale avec ce qu’ils qualifient de « bandes terroristes ». Entendre nos médias parler de la « barbarie de Bachar el-Assad » et lui attribuer systématiquement les massacres contre des civils alors qu’à leurs yeux ils incarnent la résistance patriotique face à la barbarie des bandes armées, leur est insupportable. Par cette courte mise au point Iyad, un citoyen syrien, montre comment les bandes armées après avoir commis les attentats s’emploient ensuite à les attribuer à l’armée syrienne pour condamner Damas. (SC)

 

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Alerte, Arctique zone stratégique, "chaude", disputée - Guerres du pétrole

 

Quand les médias s’abreuvent aux sources de l’agence de presse « Le Grand Soir »
legrandsoir

On avait déjà eu Le Figaro donnant un lien pour que ses lecteurs lisent un article traduit et publié par LGS .

On avait eu Le Monde Diplomatique qui nous cite comme média crédible.

On avait eu Charlie Hebdo qui nous aime tellement qu’il veut nous protéger sur notre droite (hum !).

Voici que la chaîne Franco-Allemande Arte nous affiche sur son écran à une heure de grande écoute.

Jeudi 17 janvier 2013, Arte offrait à ses téléspectateurs (hauts de gamme, n’est-ce pas ?) un débat sur Cuba. Encore un ! On se demande pourquoi cette petite île perdue là-bas, si loin, passionne à ce point nos médias (re-hum !).

Bref, s’affrontaient vers 20H30 dans l’émission « 28 mn » sur le plateau d’Arte, des gens qui haïssent Cuba (et qui mentent sans vergogne) des gens qui n’aiment pas trop Cuba et des gens qui l’aiment un tout petit peu (un bisou, mais pas sur la bouche).

Les amis de Cuba, les Cubains de l’ambassade, les intellectuels cubains exerçant à Cuba n’étaient pas là, par manque de chaises (Arte, faible audimat, faible budget).

Or, voici que nous tombe une surprise à la fin de l’émission. Un journaliste de la chaîne donne une information puisée dans Le Grand Soir avec affichage de l’article à deux reprises, le titre Le Grand Soir apparaissant bien, sous deux formes différentes.

 

 

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C’est ici à 34 minutes ! http://videos.arte.tv/fr/videos/28-minutes--7250178.html

L’information concernait des prisonniers cubains qui ont été libérés et accueillis par l’Espagne. Et qui ont déchanté méchamment. LGS a raconté qu’ils se sont retrouvés SDF, grévistes de la faim, qu’ils se sont fait tabasser (« On nous a traînés au sol, on nous a frappés au visage, sur les bras et l’un de nous a le nez cassé ».) et qu’ils veulent partir aux USA, voire à Cuba, mais loin de l’Eldorado ibérique.

www.legrandsoir.info/la-nouvelle-vie-des-opposants-cubains-e...

Arte, tant décrié ces temps-ci dans nos colonnes pour avoir diffusé des horreurs partisanes sur Cuba, a fait hier de la pub (cause, effet ?) pour un grand site français qui s’attache à faire connaître Cuba dans sa complexité et dans un contexte qui la façonne peu ou prou.

Merci donc, Arte, mais pas « félicitations ! » pour votre réactivité. L’article qui vous a inspirés est paru sur LGS, il y a déjà... 7 mois.

C’est tous les jours qu’il faut lire LGS si vous voulez griller les chaînes concurrentes qui piochent dans les archives bidonnées des médias de Miami, haut lieu d’une mafia qui regrette le temps où Cuba était libre.

LGS

URL de cet article 19011
http://www.legrandsoir.info/quand-les-medias-s-abreuvent-aux-sources-de-l-agence-de-presse-le-grand-soir.html

 


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MANIFEST OF DR. AISHA MUAMMAR ABU MENYAR GADDAFI
MANIFEST OF DR. AISHA MUAMMAR ABU MENYAR GADDAFI
http://www.alterinfo.net/MANIFEST-OF-DR-AISHA-MUAMMAR-ABU-MENYAR-GADDAFI_a85858.html

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Appeal of Aïcha GADDAFI to Zintan tribe
on the trial of Saif al-Islam Gaddafi by a kangaroo “court”.
ELAC & ALAC COMMITTEES avec PCN-SPO / 2013 01 18 /

In the name of God the Merciful
Greetings to you, sons of Libya struggling
 
What, that we saw yesterday [In Zintan] was aimed at pleasing of occupants.
That did not comply with tribal traditions and yield to pressure of oppressive tyrant external forces.
 
[To Zintan tribe]
Do not make from Yourselves like Ethiopians Fascists who were mercenaries for Italy.
Who are serve Italy then was executed the hero Khalifa Bin Askar in 1922.
History does not have mercy and may Allah not consent Paris and Washington and that the road to heaven is not through the gate of Paris and Washington. Here is Libya for nearly two years after the Atlantic invasion turned into another Somalia. There, for their comfort, smelt death, misery, despair, hunger, ignorance and disease. Killings and tortures in secret prisons, rapes, demolition of scientific lighthouses, kidnapping and the list goes on.

We call the Zintan tribe not to be new Ethiopians and not to be dragged behind the foreign agendas. Seek to preserve what remains of Libya wounded. In addition, we do not recognize the existence of a justice not impartially, under the guardianship of Foreign powers, as the Vichy regime in France.

The Mujahid hero Saif al-Islam Muammar Gaddafi is tomorrow and hope and his charitable work, evidenced by the whole world is rich from the definition. Either position in defending the territory of Libya is a legitimate duty, patriotic and moral. He is the grandson of Mujahid Abdul Salam Abu Menyar [father of Muammar Gaddafi]. Have to keep the last thing stay to You and don’t listen to the horns demons around You...

In the name of God the Merciful
Glory to the people
 
Aisha Muammar Abu Menyar Gaddafi

http://www.facebook.com/notes/elac-committees/-manifest-of-dr-aisha-muammar-abu-menyar-gaddafi/254635801333016

 

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Syrie : Mort d’un "imposteur",
le journaliste français Yves Debay

 

Yves Debay

Yves Debay

ALEP (brève) – Yves Debay, 58 ans, mort hier à Alep n’était pas loin d’être un barbouze, défenseur de la race blanche (Il avait servi dans des unités d’élite de l’ex-armée rhodésienne, les services de sécurité du régime blanc au pouvoir jusqu’en 1980 dans ce qui est devenu le Zimbabwe). Il a été tué jeudi près de la prison centrale, à la lisière nord de la métropole économique syrienne. Mythomane, fort en gueule et soûlard, ce belge d’origine, né en RDC (République démocratique du Congo), soutenait les terroristes syriens.

 

Bref, on ne peut se réjouir de la mort d’un homme mais, Yves Debay, paye au prix fort, le soutien des Occidentaux aux terroristes de l’ASL qui sévissent en Syrie. Qui l’a tué ? La question ne mérite même pas d’être posée. Il était au front et par conséquent, il a accepté les risques…

 

http://allainjules.com/2013/01/18/syrie-mort-dun-imposteur-le-journaliste-francais-yves-debay/

 

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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 00:57

presse-poison MEDIAS MENSONGES

http://sanscensure2.canalblog.com/archives/2012/08/04/24836557.html

 

Voir aussi mes derniers posts :

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

 

 

 

Clefs pour comprendre la guerre au Mali

Par eva R-sistons

 

 

Scandaleusement, le Gouvernement PS continue la politique militaire de l'UMP.

 

Alors qu'à l'unisson, tous les Médias aux ordres se sont lancés dans la propagande de guerre pour justifier l'intervention de la France, des journalistes d'investigation, des dirigeants politiques importants (1) et des blogueurs bien informés tentent comme ils peuvent de rétablir la vérité. 

 

Voici quelques jours,  j'ai écrit un article dont l'analyse a été très appréciée  (2), preuve de son sérieux. Mais il est destiné à ceux qui sont déjà très informés sur la réalité des politiques, loin des mensonges des médias au service des intérêts des Puissances de l'argent, des multinationales notamment de l'armement (en France, de grands organes de Presse appartiennent à des marchands d'armes).

 

Dans cet article, je vais livrer quelques clefs pour comprendre ce que l'on cache aux Français.

 

Les vrais buts de cette très sale guerre

 

1) La France est actuellement gouvernée par des agents, des représentants des Anglo-Saxons (USA et GB) et surtout d'Israël, depuis le refus de Jacques Chirac de lancer notre pays dans la guerre illégitime et illégale contre l'Irak (sous un faux prétexte, d'ailleurs, comme toujours ,  là les "Armes de destruction massive" n'existant pas) : Sarkozy-Kouchner (avec les conseils de B-H Lévy), et maintenant Hollande-Fabius (conseiller BHL, encore, mais plus discrètement, Hollande le rencontre en dehors des caméras). Et donc la Droite comme la Gauche françaises se lancent dans des guerres pour le compte de Tel-Aviv, Londres et Washington. D'ailleurs, les nouveaux dirigeants de notre pays (pour lesquels nous avons voté car les Médias nous ont conditionné pour cela) ont été choisis pour leur soumission aux vrais Décideurs, au sommet, et ils exécutent fidèlement les ordres donnés. Dominique de Villepin, le dauphin de Jacques Chirac, a été discrédité et écarté parce qu'il était indépendant comme son mentor. 

 

2) La GB et la France, depuis Sarkozy, ont scellé leur Défense, de quoi faire retourner dans sa tombe le Gl de Gaulle attaché à la souveraineté de la France et très méfiant vs-à-vis des Anglais. Quant aux Etats-Unis, ils n'ont plus les moyens de leurs guerres; Ils les sous-traitent aujourd'hui aux Français (coût pour nous, en pleine période d' "austérité" imposée : Ex, 40.000 euros l'heure de vol de nos militaires !). Et ils s'intéressent aux ressources de l'Afrique (sous-sol riche en matières premières, gaz, minerais, uranium etc). Enfin,  en toute discrétion Tel-Aviv tente de coloniser l'Afrique, très exactement de supplanter sur place les Chinois qui investissement massivement sur le continent. Mais au lieu de bombarder les pays convoités, comme l'Occident, pour leur richesse, la Chine finance (en échange des droits concédés) routes, écoles et dispensaires de santé.  L'enjeu est donc important pour les uns et pour les autres.

 

3) Même si cette guerre est d'abord faite par la France au service de ses donneurs d'ordre étrangers (alors qu'avant notre pays colonisait un pays pour en tirer profit lui-même), elle est aussi entreprise pour le compte du MEDEF et des grandes sociétés comme TOTAL, AREVA (extraction de l'uranium comme au Niger, au détriment des populations locales consommant de l'eau désormais malsaine, ne pouvant plus pêcher, etc), et bien sûr des industriels de l'Armement (donc de mort) si prospères chez nous. Il s'agit donc d'une guerre coloniale classique, impérialiste, masquée par de faux prétextes comme le soutien au dirigeant (intérimaire !) du Mali, la lutte pour la démocratie et contre le terrorisme. Démocratie ? Non, la France a entrepris de s'ingérer de façon illégale, injuste, dans les affaires intérieures d'Etats comme la Libye, la Syrie, le Mali, etc (ainsi la Somalie, l'Afghanistan..); C'est une atteinte à la souveraineté des Nations. Contre le terrorisme ? Pas du tout, notre pays le soutient, et même l'utilise, l'arme, le forme, le finance contre la Syrie, la Libye, la Tchétchénie...

 

 

Photo : Sans Commentaire ...

 

 

 

4) Accessoirement, les guerres se font pour des raisons politiques : Lorsqu'un despote souhaite se maintenir au pouvoir, par ex, via l'"Union sacrée" du peuple autour de cette cause ; ou comme dans le cas de François Hollande, afin de détourner l'attention des grandes mesures entreprises par le PS (contre le contrat de travail à durée indéterminée, contre le Droit du Travail, contre la famille traditionnelle, etc), pour remonter dans les sondages, pour créer l'Union sacrée autour de sa personne discréditée....

 

5) Les Touaregs ont été très proches du Régime Kadhafi (laïc, luttant contre les extrémistes qui l'ont d'ailleurs ensuite assassiné - et même, avant, sodomisé, torturé ... - pour le compte de la France attachée à éliminer celui qui pouvait prouver qu'il avait financé la campagne de Nicolas Sarkozy). Et des partisans de Kadhafi se sont réfugié parmi les Touaregs pour échapper aux tortures et aux massacres perpétrés par le nouveau pouvoir radical, terroriste, mis en place par la France et par la GB à la place du dirigeant libyen rêvant de débarrasser ce continent des puissances impérialistes pillant les ressources des Africains. 

 

Une guerre qui ne fait que commencer

 

Cette guerre est uniquement coloniale, au profit de l'Etranger et des multinationales, elle est illégitime, illégale, et elle va contribuer à déstabiliser tout le continent.  Les Médias ne sont pas autorisés à couvrir ce conflit, celui-ci se déroulera donc à huis-clos, et toute la région sera bombardée, ravagée, meurtrie (civils bombardés, morts innombrables, hordes de réfugiés...).

 

Loin de combattre le terrorisme, d'éviter qu'il ne soit exporté chez nous, le Gouvernement PS risque au contraire de provoquer son expansion sur notre territoire. Ce n'est pas sans raison que le Pan Vigipirate a été remis en place : La politique de la France d'aujourd'hui suscite partout dégoût, rancoeurs, frustrations... et notre pays risque de payer tôt ou tard le prix de nos guerres meurtrières, permanentes, illégales, illégitimes... scandaleusement abominables ! Puisqu'en Syrie, par ex, nous finançons ceux qui commettent des attentats, qui torturent, qui égorgent, ou qui méprisent les droits humains.

 

Et nous accréditons maintenant l'idée que Bachar-el-Assad utilise des armes chimiques contre le peuple qu'il défend, au mépris de la vérité (ce sont les terroristes de l'ASL qui les utilisent pour le compte de l'Occident afin de justifier son entrée en guerre pour éliminer le dirigeant non-aligné, Bachar-el-Assad, dirigeant maintenant l'unité du pays alors que Tel-Aviv, Londres, Washington et Paris rêvent de morceler la Syrie pour l'affaiblir comme l'Irak et la Libye détruites, ruinées, avec des Communautés dressées les unes contre les autres. Et demain ?

 

Une remarque d'un journaliste ("Les terroristes descendent plus au sud") me laisse penser que cette guerre abominable va durer, s'étendre, avec un prétexte tout trouvé : Pour soi-disant traquer "les terroristes qui se déplaceraient vers le Sud". Autrement dit, pour s'implanter partout en Afrique : Avec un allié de poids, Alexandre Ouattara, mis en place par la France en Côte d'Ivoire à la place (eh oui !) de M. Gbagbo réellement élu - Ouattara l'ami personnel de Nicolas Sarkozy (qui l'a marié à Neuilly), l'homme du FMI, et désormais l'agent des intérêts financiers et industriels de notre pays en Afrique.

 

En clair, l'Afrique, les Africains, seront sacrifiés aux intérêts des colons français, israéliens, américains, anglais, et cela de plus en plus et de plus en plus longtemps.

 

L'Algérie, elle aussi, est désormais visée, car son dirigeant est indépendant. La France a-t-elle commandité la prise d'otages pour déstabiliser le pays et le "recoloniser" (cette fois, juste en plaçant à sa tête "une marionnette" docile) ? Le doute est permis (3). D'autant que l'événement permet d'"internationaliser" le conflit (car les otages étaient de différentes nationalités).  Et pour sa part, la France s'appuie sur ces circonstances afin de demander à ne plus se battre seule, mais avec la participation de nombreux autres pays.


Et le continent africain, pour son malheur, devient la nouvelle cible de l'Occident prédateur et criminel. Alors que sous l'égide de Kadhafi, il aurait du s'autonomiser, se libérer de l'impérialisme ! Le colonel libyen a payé de sa vie son idéal d'émancipation...


La politique est sale, très sale, lorsqu'elle est conduite par des dirigeants cupides et sans scrupules comme les Bush-Obama, Blair-Cameron, Sarkozy-Hollande-Fabius... 

 

Eva R-sistons

 

TAGS : Afrique, Mali, impérialisme, colonialisme, Sarkozy, Hollande, Fabius, BHL, Ouattara, FMI, Gbagbo, Bachar-el-Assad, Kadhafi, Syrie, Libye, Irak, guerre, Médias, Occident, PS, Touaregs, FMI, MEDEF, Total, Areva, Gl de Gaulle, Chirac, UMP, USA, GB, France, Israël, Kouchner, Niger, Plan Vigipirate, Côte d'Ivoire, Bush, Obama, Cameron, Algérie, otages, Libye... 

 

 

(1) Comme D. de Villepin, Giscard d'Estaing, Melenchon, Pierre Laurent, Mamère Al-Qaïda au Maghreb appartient aux Services Secrets français - Islamistes et USA

 

(2) :  Notamment sur mes blogs, officiel, ou sous pseudo (sos-crise) :

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

Guerre Mali: Vrais enjeux et motifs - France gendarme - Afrique en danger

 

(3)  Mali: Tous les mensonges. Islamistes pantins. Prise d'otage commanditée ?

 

 

afrique-prison.jpg

 

 

VOIR AUSSI, entre autres :

 

 

 

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 03:40

 

presse-poison MEDIAS MENSONGES

http://sanscensure2.canalblog.com/archives/2012/08/04/24836557.html

 

 

Introduction d'eva R-sistons :

 

Au moment où je me demandais si la prise d'otages en Algérie était l'oeuvre des Services Secrets français pour déstabiliser l'Algérie, l'impliquer dans la guerre du Mali contre son gré (en vue de la recolonisation cette fois au service des intérêts usraéliens - j'apprends à l'instant, d'ailleurs, qu'un drone américain  survole désormais la zone... donc l'Algérie, joli prétexte ! ) et pour que d'autres Etats interviennent aux côtés de notre pays, pour forcer la main des Européens en particulier, je prends connaissance de ce qui suit !

 

A l'instant, sur Public Sénat Journal de 19 h. "Des pays européens pourraient fournir des soldats" (et plus seulement aider l'armée malienne à se former). Voilà, c'est semble-t-il fait, eva R-sistons - NB : J'ajoute qu'on prépare aussi une Europe de la Défense pour qu'un Etat ne soit plus isolé dans ses guerres coloniales de domination et économiques - comme ici la France pour Total, Areva, et... surtout pour son Maître de Tel-Aviv, via le CRIF,  qui veut supplanter l'influence de la Chine en Afrique. Ainsi, la responsabilité, la culpabilité seront partagées, noyées, dissoutes.  Par ailleurs, pendant qu'on occupe les Français avec la politique extérieure de notre pays, on masque les mesures sur le plan intérieur concernant la réforme du Droit de Travail, "la plus importante depuis longtemps" ("Ca vous regarde", LCP, à l'instant), avec en ligne de mire la fin du CDI, la flexibilité (empêchant les travailleurs de faire des projets, d'emprunter, et séparant les familles),  ou encore la réduction des délais de licenciement, les possibilités de recours... C'est le début de la fin du Droit du Travail, voulue par Sarkozy et réalisée par la "gauche" de Hollande qui avait promis le changement !

 

Jeudi 23 h. J'ajoute qu'il y aurait un "djihadiste" français. Tiens donc ! Pour que les sayanims Hollande-Fabius puissent  justifier leur guerre coloniale au Mali ? Une idée de Valls, aussi, pour accentuer la surveillance, la répression (comme Bush) et faire peur aux Français tout en "boostant" son image de Ministre de la Sécurité en vue de la prochaine présidentielle ? D'une pierre deux coups, donc !

 

Au fait, si cela permettait d'impliquer les Américains (pour ensuite partager les butins de ressources maliennes puis algériennes), avec de bonnes raisons pour intervenir alors que la population est réticente ?

 

Et cette prise d'otages de tous les pays permettra aux Français d'être moins seuls dans leur guerre coloniale, car d'autres pays se joindront à elle. De surcroît, c'est une bonne occasion de faire avancer le Nouvel Ordre Mondial totalitaire en Europe, en scellant l'Europe de la Défense en plus de la monétaire, de la Sécurité, etc . On est loin de l'Europe des peuples, du social, de la culture ! 


.

LE SPECTACLE CONTINUE
 
  
La prise d'otage en Algérie est-elle commanditée par la France ?

La manipulation du terrorisme par l'État :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1053


AQMI - Al-Qaïda au Maghreb appartient aux services secrets français (vidéos) :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372

(Dans l'article ci-dessus, j'ai remplacé les anciens liens de l'ANP qui étaient devenus inactifs par les nouveaux liens ; car ce site a été restructuré)


AQMI appartenant aux Services Secrets français ; il est très probable que ce Mokhtar Belmokhtar ait reçu l'ordre de la France de faire cette prise d'otage afin de faire accepter au peuple algérien que son gouvernement participe activement à la guerre du Mali. Guerre soit-disant "contre les islamistes". Ces mêmes islamistes que la France a utilisés hier comme mercenaires pour faire la guerre à la Libye de Kadhafi, et qu'elle utilise aujourd'hui pour faire la guerre contre la Syrie ! :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4646

 

ON SE FOUT DE NOUS


http://mai68.org/spip/spip.php?article4834


Mali : François Hollande est un menteur. Les islamistes sont les pantins du Qatar, membre de la Franceàfric-Francophonie

Sur MEDIAPART

Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes
ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever
trois défis. Le premier étant de construire une mobilisation
 populaire efficace.Le deuxième de pousser l'armée malienne
 à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas à Konna.
Et le troisième allait être de commencer la construction
d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de
la Franceàfric militaire.Et rien d'autre !
(conclusion de cet article)


"Cette résolution autorise le déploiement d’une
force africaine au Mali pour permettre au pays de recouvrer
 son intégrité territoriale par la reconquête du Nord,
tombé aux mains des narco-terroristes et en proie à
des fondamentalistes.  (...) L’opération sera conduite avec
des troupes combattantes exclusivement africaines et
 une forte mobilisation de l’Union européenne
sur les plans financier et logistique".
Mali - Adoption de la résolution 2085
par le Conseil de sécurité (21 décembre 2012)

 

 LIRE AUSSI : Agression impérialiste contre le Mali : 14 faits occultés par les médias aux ordres (un article du 28/9/2012 sur B#Revactu)


Toute la Franceàfric politique,

au garde-à-vous soutient l'invasion militaire du Mali.


Sous couvert d'une résolution proposée par une dictature - le Togo - dont le peuple est dans les rues depuis 3 jours, à manifester pour le 50° anniversaire du "crime fondateur", il s'agit bel et bien d'une invasion d'un pays souverain.
Les pantins islamofascistes ont été financés par l'agence de mercenaire Franceàfric Qatar - dont le Canard Enchaîné vient de nous révéler qu'elle a été intégré à vitesse supersonique au sein de la "Francophonie".
Au moment où la COPAM, le MP22 et toute la gauche malienne ont fait pression sur leur armée pour lancer la contre-offensive, les pantins islamofascistes ont mené, eux, une contre-contre offensive sur la ville de Konna.
Pourquoi ?
Mais tout simplement pour fournir le prétexte nécessaire aux forces spéciales fascistes françaises pour envahir la ville de Sévaré !
Il ne fallait surtout pas que l'armée malienne puisse apparaitre comme capable de résister seule à l'offensive fasciste.
Un nouveau mensonge de plus !
Mais, depuis le début de cette opération d'invasion du pays, tout est faux, tout est truqué.
Il s'agit d'un complot gigantesque.
Un complot, dont le financement des quartiers pauvres de France par la Qatar, montrera un jour qu'il s'agit d'une maneuvre mondiale, un coup d'état fasciste de la bancocratie avec l'aide de ses mercenaires islamofascistes.
En voici les récentes étapes


JANVIER 2012 LE QATAR ATTAQUE LE MALI


Sarkozy a demandé à l'émir du Qatar de fabriquer Ançar Eddine pour attaquer le Nord-Mali.
Dans quel but ?
Economique ?
Evidemment, toujours ! Mais c'est toujours aussi secondaire. Les mobiles politiques sont toujours les premiers : il s'agissait de FABRIQUER un PRETEXTE pour ENVAHIR BAMAKO.


Quatre mensonges principaux


1° mensonge


Ançar Eddine a attaqué en janvier 2012. A Aguel Hoc.
Une attaque coordonnée au téléphone satellitaire Turaya par le président du Mali - lui-même - Amadou Toumani Touré dit ATT.
La première attaque a été repoussée par le leader du syndicat des étudiants maliens Sékou Traoré. Ce militant de la gauche progressiste malienne était devenu militaire et capitaine dans l'armée malienne.
C'est en recevant un appel du président de la république - il appelait ses complices Ançar Eddine - MNLA sur le téléphone satellitaire Thuraya - que le capitaine Traoré a découvert ce complot.
Le résultat a été simple : les comploteurs ont organisé des embuscades contre les troupes maliennes arrivant en renfort à Aguel Hoc (ce n'était pas compliqué : ATT pouvait informer ses complices directement).

La ville d’Aguelhok est contrôlée par le groupe armé islamiste Ansar DineL’ami d’un capitaine se souvient. Il y a beaucoup de non-dits dans le massacre d’Aguel-Hoc qui a vu l’assassinat froid de 118 soldats de l’armée malienne sur place par les éléments du MNLA, en a fait partie le commandant de l’unité méhariste de la localité, le capitaine Sékou Traoré dit Bad, ancien leader estudiantin.

Lui avait vu la mort venir, mais a préféré la défense de la patrie. Ce snipper hors pair victime d’un complot d’Etat de la part d’ATT, a confié ceci à son ami  avant de mourir : « ce pays va fonctionner comme ça, mais si nous voulons, c’est à nous de changer l’ordre des choses. Restez ici,  je viendrai vous chercher » et fait référence avec sa conversation avec le général ATT sur le téléphone satellitaire des rebelles. 

Neuf mois après le massacre d’Aguel-Hoc, un enseignant rescapé,  Adama Sissoko, ami inséparable et confident du capitaine Sékou Traoré dit Bad, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc, parle et revient sur les dernières heures du capitaine Traoré qui a défendu sa patrie au prix de son sang. Lisez plutôt le récit de ce rescapé.

Sur cette histoire très récente, les gens laissent circuler beaucoup de rumeurs. Il ya eu deux attaques à Aguel-Hoc, celle du 18 janvier et celle du 24 janvier 2012. Ces attaques ont été commanditées par les éléments déserteurs de l’armée avec le soutien des éléments d’Aqmi avec d’autres complicités non identifiées qui donnaient la position de l’armée aux bandits armés. La preuve, un élément de la garde nationale promotion 2007, avait tenté de saboter en mettant des bâtons dans  les obus du 12-7 qui se trouvait au portail du camp, le jour même de l’attaque du 18 janvier 2012.

Ce mercredi la ville a été attaquée très tôt le matin, les tirs sporadiques retentissaient, c’était à 10 heures que les choses ont pris une tournure inquiétante ; les éléments du capitaine ont mis en déroute les assaillants. Dans la nuit du 18 au 19 janvier, moi-même, j’ai personnellement dénombré plus de sept cent corps, je le dit officiellement. Ce que les gens ne savent pas et que le capitaine m’a confié est que ce jour là, vers 22 heures, la position des deux principaux cerveaux de l’attaque, à savoir un certain Abdallah Gamal et Assadeg Ag, un ancien élu à l’assemblée régionale de Kidal,  a été donnée au commandant du camp Sékou Traoré  par un agent de renseignements basé à Sévaré qui était un intime à Sekou.  Leur véhiculé fut pourchassé par un hélicoptère  de l’armée malienne avec à son bord le capitaine lui-même, les deux fugitifs seront appréhendés vers Taoudenni et ramenés au camp d’Aguel-Hoc. Après leurs  auditions et les informations extorquées, ils ont été ramenés derrière le camp et les éléments sont retournés bredouille. En terme clair ils ont été exécutés.

Coup de fil de ATT

Leur téléphone satellitaire communément appelé Thuraya  est resté dans le bureau du capitaine. C’est dans la journée du 20 janvier au matin que le téléphone satellitaire extorqué  aux chefs rebelles a sonné, au bout du fil c’était  le Président ATT qui appelait, mais tombe sur le capitaine Traoré. C’est ce coup de fil gênant qui est à la base du massacre d’Aguel-Hoc du 24 janvier.

Ce coup de fil dont mon ami, le capitaine, m’a fait écouter dans la cour PC ou toutes communications sont enregistrées sur une unité centrale. Dans cette conversation on entendait le président ATT se présenter et dire : « Allô !  Il ya quoi chez-vous ? Il ya quoi chez-vous ?». Subitement le capitaine, pris de  panique ou habité par la colère ou l’effet de surprise, se présente en ces termes : «vous vous trompez mon général. C’est le capitaine Sekou Traoré, commandant de l’unité méhariste d’Aguel-Hoc ». Bien entendu ATT a racroché brusquement et brutalement. C’est cette connivence du chef suprême des armées avec l’ennemi que le capitaine n’a pas du tout compris.

Ce témoignage provenant de ce site malien a été repris dans l'article d'hommage mardi 18 décembre 2012 Un premier hommage au capitaine Sékou Traoré. Il sera au panthéon des héros de la libération de l'Afrique. Victime et résistant contre l'attaque Sarkozy-Hollande-Qatar-Ancar Eddine contre le Mali, contre l'Afrique

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Bad et ses hommes ont préférés la mort plutôt qu’à l’abandon d’une partie du territoire national.

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Vous êtes de vrais héros, vous êtes morts pour une cause noble.

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2° mensonge


Ce que les médias ne vous disent pas non plus, c'est que le coup d'Etat qui s'est produit deux mois plus tard avait pour fonction principale de mettre hors d'état de nuire ce comploteur Franceàfric ATT.
Le capitaine Sanogo ne fut que celui que les militaires patriotes poussèrent sous les projecteurs.
Mais celui-ci avait raison en se comparant au général de Gaulle : ATT et toute la clique de présidents et de 1° ministre qui s'ensuivirent sous la pression de la CEDEAO n'étaient que des Pétain et de Laval que la France et les USA imposèrent à ce malheureux pays.
Même le Wikipédia est pudiquement silencieux sur cet aspect des choses : le fait que le comploteur numéro était le président lui-même
L'armée malienne est engagée depuis le 17 janvier 2012 dans une guerre dans le Nord du pays contre les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l'Azawad et contre les djihadistes de l'Ançar Dine. L'armée subit plusieurs revers, elle souffre d'un manque de moyens par rapport aux Touaregs qui bénéficient d'un important matériel et d'armes lourdes récupérées suite à la chute de Kadhafi en 20113. Le moral des troupes est au plus bas, les officiers supérieurs sont soupçonnés de népotisme, de favoritisme et de corruption, de détourner l'argent destiné à l'équipement militaire4 alors que le salaire d'un soldat de base est de 40 000 francs CFA (60 euros) par mois5. Fin janvier et début février, des manifestations de femmes de militaires réclament des « munitions pour leurs hommes »6,7. À un mois d'échéance des élections présidentielles, l'autorité du président de la république Amadou Toumani Touré qui a annoncé qu'il ne se représenterait pas est remise en cause8.(Coup d'État militaire de 2012 au Mali)

Voilà comment les événements commencèrent :

Les sources s'accordent à dire que le coup d'État n'a pas été préparé à l'avance mais est le fruit d'une escalade d'évènements5. Le 21 mars, Sadio Gassama, ministre de la Défense et des anciens combattants, et le général Gabriel Poudiougou, chef d'état-major général des armées, se rendent au camp militaire Soundiata Keïta à Kati pour évoquer l’évolution de la situation au Nord-Mali. Ils sont pris à parti par des militaires mécontents, essuient des jets de pierre, leurs gardes du corps tirent en l'air pour pouvoir s'enfuir9.

Les militaires en colère se dirigent alors vers l'armurerie et font mains basses sur armes et munitions. Ils s'emparent des quatre automitrailleuses BRDM-2 et des deux transports de troupe BTR-60 stationnés à Kati puis partent vers la capitale. À 15h30, ils attaquent la présidence : les bérets rouges, parachutistes qui forment la garde d'Amadou Toumani Touré résistent jusque vers 21h où l'enceinte du palais est forcée : les mutins ne peuvent mettre la main sur le président qui a été exfiltré vers 18h, les bâtiments sont alors pillés et partiellement incendiés5,10,6. En fin d’après-midi, une centaine d'hommes investissent le bâtiment de l’Office de la radio-télévision malienne (ORTM) au centre de Bamako. La radio nationale suspend ses programmes11.

En soirée, une mutinerie éclate également à Gao, siège du commandement des opérations militaires contre les rebelles du Nord, des officiers loyalistes sont emprisonnés9,12. Les soldats envoyés au Nord se plaignent des « évacuations préventives » des camps militaires présentées par le gouvernement comme « une stratégie de protection » de la population civile.

.... Et, à cette époque, la totalité des activités criminelles en faveur de Ançar Eddine commises par ATT n'était pas encore connues.

3° mensonge


Ce que les médias cachent aussi soigneusement, c'est la façon dont les islamofascistes eurent tout le temps nécessaire pour s'organiser sans que l'armée puisse riposter.
La mesure la plus simple, ce fut le blocage (principalement dans le port de Conakry) des armes que l'armée malienne avait commandées pour mener sa contre-offensive.
Qui bloquait ces armes ?
Mais toute la Franceàfric !!!
CEDEAO, Ouattara, Yayi Boni, Compaoré.... TOUS REFUSAIENT que l'armée malienne puisse avoir de quoi RIPOSTER aux fascistes.
Le 7 septembre, RFI se faisait l'écho de cette attitude
Les armes destinées au Mali toujours bloquées en Guinée par la Cédéao Conakry, Guinée.Par RFI

Les militaires maliens sont en colère contre la Cédéao. L'organisation régionale bloque depuis des semaines une livraison d'armes lourdes achetées par l'Etat malien sous Amadou Toumani Touré ou depuis le coup d'Etat. Ainsi, des blindés, des munitions, sont bloqués dans plusieurs ports de la sous-région, notamment Conakry. Depuis une semaine, quatre émissaires de l'armée malienne et une délégation de la Cédéao sont à Conakry pour tenter de déméler cette affaire.

Cette commande d’armement lourd par les autorités maliennes d’alors, qui date de l’année dernière, est arrivée le 27 juillet dernier à Conakry, à bord d’un bateau battant pavillon turc, en provenance de la Bulgarie.

Mais, parce qu’entre temps le pouvoir avait changé de main à Bamako, les autorités guinéennes, très prudentes en la matière, se sont référées à la Cédéao, l’Organisation économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, à laquelle les deux pays appartiennent. C’était surtout pour prendre les instructions de ce qu’il fallait faire de ce colis, dont le vrai contenu n’était pas encore connu.

Le ministre guinéen de la Défense, Maître Abdoul Kabèlè Camara : « Ce sont plusieurs containers qui se trouvent dans ce navire, contenant des armes, commandées depuis l’ancien président ATT. Donc, dans l’intérêt de la République du Mali et de tous les pays membres de la Cédéao – et une délégation de la Cédéao, d’ailleurs, vient d’arriver – nous allons procéder à l’inventaire de ces containers ».

Le départ forcé de l’ancien général président malien Toumani Touré et la prise du pouvoir par une junte dirigée par le capitaine Amadou Sanogo, et surtout l’annexion du nord du Mali par les islamistes, étaient-ils suffisamment inquiétants pour Conakry, qui a jugé utile de retenir ces containers au port de Conakry ? « Non !... Aucune inquiétude ! Mais imaginez si on avait laissé ces containers… Ils seraient tombés entre les mains de qui ? Nous nous sommes conformés aux directives de la Cédéao », explique Maître Abdoul Kabèlè Camara.

On remarquera que une partie de la commande..... a disparu des écrans radar de RFI. Le journal Waat, cité par Maliactu parlait aussi d'hélicoptères.
Ce n’est pas tout. Il semble que la livraison des deux hélicos serait également compromise. Ces appareils avaient été achetés en Ukraine. Mais le coup d’Etat a interrompu le processus de livraison.(Maliactu.net)

Quand on est le haut-parleur des troupes d'invasion, on ne peut pas laisser supposer que des Africains pourraient piloter des hélicoptères !!
Et combattre eux mêmes les fascistes !!!


4° mensonge
On vous présente en vrac "les islamistes"....
Mais les médias oublient de vous signaler que la première attaque fut menée conjointement par le MNLA et Ançar Eddine sans qu'il soit même possible de distinguer qui était qui.
Mais les médias oublient de vous signaler que le MNLA était reçu en grandes pompes il y a quelques jours par le Nigéria (dont les troupes envahissent maintenant le Mali)
Mais les médias oublient de vous signaler que ce groupe avait été protégé et hébergé par l'assassin Compaoré, au Burkina Faso.
Et que , ce même MNLA venait de signer un accord avec le groupe Ançar Eddine.
Alger (sous les ordres du général de l'AFRICOM des USA) venait d'organiser cette alliance entre les gentils coupeurs de mains (Ançar Eddine et MNLA) contre les méchants coupeurs de mains (MUJAO - AQMI)
Par quel mystère, les gentils coupeurs de mains sont-ils devenus - à nouveau - de "méchants coupeurs de mains"..... les médias ne vous l'expliqueront pas !!!
Le 1° octobre dernier, le journal algérien, El Watan rapportait les propos du général commandant l'AFRICOM.

Carter Ham n’a pas voulu trancher la question, laissant entendre que le mouvement islamiste Ançar Eddine, qui a érigé un émirat au Nord, pourrait tout à fait être un partenaire des tractations.

Le commandant de l’Africom Carter Ham«La solution au Mali ne peut être que politique et diplomatique»

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le 01/10/2012 | 10:00

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Les Etats-Unis privilégient pour l’instant la solution politique qui passe par «un gouvernement légitime à Bamako» et un «dialogue avec les groupes du Nord» qui n’ont pas versé dans le terrorisme, sans pour autant fermer totalement la porte à une action armée.

Entre les Etats-Unis et l’Algérie, c’est l’union parfaite ou presque, s’agissant de la crise malienne. Le commandant en chef de l’Africom (commandement des forces armées américaines en Afrique) le général Carter F. Ham, ne s’est en tout cas pas encombré de formules sibyllines pour suggérer la bonne appréciation américaine de l’approche algérienne de règlement de la grave crise au Mali. «Je ne suis pas ici pour discuter de notre présence militaire au Mali, mais pour encourager le dialogue à l’intérieur de ce pays et avec les pays voisins pour le rétablissement de la stabilité à Bamako», glisse, d’entrée, Carter Ham dans la conférence de presse qu’il a animée hier au siège de la chancellerie américaine. Mais auparavant, le général s’est fendu d’une petite déclaration d’amour en soulignant que c’est «avec plaisir que je retrouve l’Algérie, un beau pays et un peuple hospitalier».

Il a aussi pris le soin de «remercier l’Algérie d’avoir renforcé la sécurité autour de notre ambassade ici à Alger après ce qui s’est passé en Libye».  Le «décor» est donc planté pour une plaidoirie, certes d’un militaire, qui épouse globalement l’approche algérienne du règlement de la crise malienne. A travers ses réponses, le commandant de l’Africom a clairement laissé entendre que l’option militaire tant souhaitée par la France est écartée du moins à l’état actuel des choses. Les Etats-Unis sont, a-t-il dit, en train de «s’informer auprès des pays voisins du Mali» pour essayer de comprendre et saisir les enjeux. «Je suis ici pour comprendre et distinguer entre un groupe terroriste et un autre qui ne l’est pas (…). On essaye de comprendre quel est le rôle du Mujao, du MNLA et d’Ançar Eddine», affirme le général.
Solution militaire ? Pas chaud le général
La situation est-elle à ce point confuse ? «Oui, la situation est très compliquée au Mali (…) C’est pourquoi nous pensons que la solution ne peut être que politique et diplomatique.» Voilà qui met l’Algérie et les Etats-Unis sur la même longueur d’onde.
Quid de la position que prendrait son pays si jamais la France, à la demande de la Cédéao, proposait une résolution en faveur d’une intervention armée ? «C’est une question politique à laquelle un général ne pourra pas répondre», lance Carter Ham. Il a cependant concédé vaguement qu’«on ne sait pas encore, il n’y a pas de détails concrets concernant cette question, par ce que comme vous le savez, les Etats-Unis et l’Algérie ne sont pas membres de la Cédéao».  Pour autant, «s’il y a une demande d’intervention militaire, les Etats-Unis   étudieraient la question au Conseil de sécurité». Le général de l’Africom est en revanche formel : «Il n’y aura pas de soldats américains sur le sol malien.»
Une situation compliquée
Comprendre que les Etats-Unis privilégient pour l’instant la solution politique qui passe par «un gouvernement légitime à Bamako» et un «dialogue avec les groupes du Nord» qui n’ont pas versé dans le terrorisme, sans pour autant fermer totalement la porte à une action armée. «Il y a un aspect militaire qui fera partie d’un plan global dans la résolution de ce conflit», a expliqué Carter Ham. Plus explicite, le général a estimé qu’en raison de la présence de groupes terroristes dans la région «une aide militaire peut être requise». Mais il va falloir d’abord séparer le groupe terrorisme de celui qui ne l’est pas. Et les Etats-Unis ne savent pas trop – ou font-ils semblant ? – qui faudrait-il combattre du Mujao, du MNLA et du Ançar Eddine. «L’un des aspects-clés dans la résolution de la crise malienne, c’est de faire la distinction entre les groupes armés dans cette région et définir ceux qui sont terroristes et ceux qui ne le sont pas.» 

Carter Ham n’a pas voulu trancher la question, laissant entendre que le mouvement islamiste Ançar Eddine, qui a érigé un émirat au Nord, pourrait tout à fait être un partenaire des tractations. Ceci, bien qu’il ait pris le soin de préciser qu’il n’est pas question de dialoguer avec les terroristes. Un point sur lequel les courbes algériennes et américaines pourraient se croiser puisque des émissaires de ce mouvement ont pu dialoguer récemment avec les autres groupes du Mali à Alger d’après des sources concordantes. C’est dire que les Américains tablent prioritairement sur la solution politique qui passe d’abord par le rétablissement d’un gouvernement légitime à Bamako, la prise en charge des besoins des populations du Nord, l’aide humanitaire et enfin la lutte contre les terroristes. Des travaux d’Hercule qui ont fait dire au général Carter Ham que la situation au Mali «est compliquée». La solution aussi.

Hassan Moali

TOUT CELA N'AVAIT QU'UN SEUL BUT : PERMETTRE L'OCCUPATION MILITAIRE DE BAMAKO.


Pendant trois mois, en effet, le Conseil de Sécurité était occupé à une seule et unique chose : justifier le fait que les troupes d'invasion allaient occuper la capitale et non pas la ligne de front.
C'est d'ailleurs l'exact contenu de la résolution 2085 du conseil de sécurité ONU : occuper la capitale et ORGANISER des ELECTIONS TRUQUEES....
L'observateur honnête aura aussi remarqué que cette proposition fut faite par le tyran du Togo Faure Gnassingbé !
Quoi de plus normal que de proposer une invasion impérialiste du Mali quand on matraque son propre peuple dans les rues de Lomé.
Mais, cette info, les médias oublient de vous la donner !

Les 104 lecteurs de Médiapart qui avaient recommandé cet article, eux, savaient
ONU-MISMA VS peuple malien : Après Abidjan, c'est Bamako. La 4° guerre contre l'Afrique est commencée 21 décembre 2012 Par Yanick Toutain


Comme étaient aussi informés les 44 personnes qui avaient recommandé

Mali : une autre vérité : La Franceàfric coordonnait les deux attaques. Ançar Eddine contre le nord et CEDEAO contre Bamako 20 décembre 2012 Par Yanick Toutain

EN CONCLUSION : on voyait hier, au Malin, les forces pro-Franceàfric avouer ouvertement quels étaient leurs mobiles : ils sont plus occupés - à Bamako - lutter contre la gauche du pays qu'à résister aux saboteurs pro-islamistes.

Alors que la coalition jihadiste composée d’AQMI, d’Ansar Eddine, du MUJAO et de Boko Haram multiplie les provocations  et menace de marcher sur des villes du sud du pays une coalition hétéroclite de partis politiques et de groupes extrémistes a choisi d’organiser des manifestations violentes à Bamako et Kati  dans le dessein de déstabiliser la transition et le pays, et de créer les conditions d’un second coup d’Etat militaire « .

C’est par ces mots que le Front du refus du coup d’Etat du 22 mars a, dans un communiqué rendu public le mercredi soir, haussé le ton contre les remous qui ont perturbé ces derniers jours, les villes de Bamako et Kati. Des manifestations de protestation émanant des organisations pro-putsch et exigeant la démission du président intérimaire, Pr Dioncounda Traoré et la tenue immédiate des concertations nationales.

Pour le vice-président Iba N’Diaye et ses amis du front anti-putsch, alors que la situation au Nord exige davantage de cohésion nationale et l’union sacrée de tous autour des forces de défense et de sécurité, la coalition du 8 janvier- coalition formée par des organisations pro-putsch comme la COPAM, Yèrèwoloton, MP 22, ADR- tire au flanc du pays en exigeant la tenue immédiate d’une concertation nationale souveraine dont l’objectif clairement affiché est de renverser la Constitution et les institutions républicaines.

 » En ces heures graves où l’existence même de la nation est menacée, il est clair que l’objectif des tenants des  concertations n’est pas la tenue d’assises inclusives, mais plutôt l’instauration d’un régime d’exception qui plongera le Mali dans le chaos et l’anarchie », fustigent les frontistes. Ils « condamnent énergiquement les manifestations violentes » qui ont eu lieu à Bamako et Kati le  9 janvier 2013. Des manifestations qui se sont, selon certaines sources, poursuivies hier jeudi 10 janvier dans la capitale malienne.

Le FDR dénonce ce qu’il qualifie d’instrumentalisation des scolaires. Ce qui a poussé le Gouvernement à décréter la fermeture de tous les établissements scolaires à Bamako et à Kati. Une école malienne qui, il faut le dire, est depuis plusieurs années dans l’abîme le plus sombre dans la mesure où les zones occupées, mais aussi Mopti et certaines contrées voisines n’ont quasiment plus ouvert les classes depuis déjà un bon moment. Toute chose qui pousse certains observateurs à plaider pour une fermeture totale de toutes les écoles sur toute l’étendue du territoire national.

C'est CELA la clé de la situation ! Hollande est intervenu parce ses agents d'espionnage fascistes ont compris, à Bamako, que la gauche malienne allait relever trois défis.
Le premier étant de construire une mobilisation populaire efficace. Le deuxième de pousser l'armée malienne à agir efficacement et rapidement - ce fut le cas. Et le troisième allait être de commencer la construction d'un pouvoir du peuple sans ces élections truquées.
C'est cela la raison de l'intervention direct de la Franceàfric militaire. Et rien d'autre !

 

lire aussi

Agression impérialiste contre le Mali : 14 faits occultés par les médias aux ordres

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Posted on 28 septembre 2012 

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Photo : Sans Commentaire ...

     

ISLAMISTES?

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Sur le Mali

et les guerres de la région, lire aussi :

 

Mali: L'opposition à cette sale guerre - Commentaires : Best of - Françafrique

 

 

 

 

Une journaliste ukrainienne otage du conflit syrien

 

 

 

 

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13 janvier 2013 7 13 /01 /janvier /2013 05:07

 

 

Article que j'ai écrit sur mon blog officiel (eva)

 

 

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Mali : La nouvelle sale guerre française

Par Chantal Dupille

 

Une nouvelle sale guerre - Quels sont les vrais motifs ? - La Chine et Israël - Propagande de guerre - L'intervention française


 

La France de Hollande en guerre. Comme celle de Sarkozy. Où est le changement ? Dans la forme, certes. Mais sur le fond, c'est exactement la même politique. Que veut la France ? Voici la réponse des autorités.   "Le chef d'Etat est chef des Armées, explique Fabius. Il a répondu positivement à la demande du gouvernement malien et de la communauté internationale (sic), et sa décision s'inscrit dans un cadre légaliste international. Il faut casser la percée des  terroristes". Et Ayrault n'est pas en reste : "Il faut stopper le terrorisme menaçant le Mali, l'Afrique, la France, l'Europe". On croirait entendre Bush ! La France a pris la relève de la lutte contre le terrorisme chère aux néoconservateurs. Est-ce sa vocation ? Et comment tous les Elus de Droite comme de Gauche peuvent-ils se prêter à cette mascarade, alors même que notre pays soutient activement les terroristes attaquant un état souverain, la Syrie ?

 

Propagande de guerre

 


Et là, nos médias perroquets jurent que le Président Hollande veut seulement aider le Mali (quel altruisme, soudain ! Et Gaza ? Et le Bahrein ? Etc etc) et lutter contre le terrorisme. Terrorisme ? Celui des "Salafistes" que l'on arme contre Bachar-el-Assad ? Celui des "lapideurs" ? Dans une émission (soi-disant citoyenne en réalité de propagande) comme les Observateurs sur France24, on nous montre à l'instant même des séquences "barbares" complaisamment mises en scène (par qui ?) sur des Islamistes amputant la main d'un voleur, propagande de guerre oblige, sous-entendu : Voyez, "bons" Français, à quoi vous échappez ? A la "barbarie" des islamistes, avec à la clef, sous-jacent, un amalgame avec les Musulmans pourtant bien intégrés et citoyens respectables. A signaler aussi que sur Fr2, la diabolisation de l'Islam bat son plein, comme d'habitude : Pour les Islamistes, statuettes considérées comme des idoles, interdiction de l'alcool, pas de relations hors mariage ni de superstitions (sur tout cela, les chrétiens évangéliques pensent la même chose. Qui en parle ?), amputation de la main des voleurs... Et chez nous, en Occident, les gros voleurs des peuples ont tous les droits, tous les honneurs, tous les tapis rouges devant eux !  Bref, choc de civilisations, la civilisation judéo-chrétienne par rapport à la "barbarie" des Islamistes - donc des Musulmans.  On est en pleine propagande de guerre et de préparation des esprits aux futures Nuits de Cristal et ensuite, au choc de civilisations qui sera juteux pour les multinationales.

   

Gauthier Rybinski, le spécialiste de la politique internationale sur France24, le plus sioniste (avec Arte, FR2, 1TELE) des médias, explique ce que nous devons savoir sur le terrorisme islamiste, mais à sa façon, et en donnant l'éclairage de l'Occident sur les événements, partisan, de propagande. Et revoilà l'épouvantail Al Quaïda, créature de la CIA pour servir les intérêts américains et israéliens, fort de peut-être 2000 vrais militants disséminés un peu partout (cellules dormantes...) et désormais grossis d'éléments fanatiques et fanatisés depuis par l'Occident pour servir ses intérêts. Rappelons qu'à Gaza, Tel-Aviv a favorisé les opposants radicaux - le Hamas - pour diaboliser les Palestiniens, pour justifier l'impossibilité de signer la paix, et pendant ce temps coloniser toutes les terres de façon à ce qu'aucune paix ne soit possible  C'est le Grand Israël qui se met en place sans que personne n'élève sa voix pour protester ! En tous cas, comme Ben Laden est enfin définitivement mort, nous a-t-on dit, il faut absolument continuer d'une façon ou d'une autre à terroriser la population. Alors, une séquence sur la lapidation, comme aux "Observateurs", fera l'affaire. On utilise ce que l'on a sous la main. 

 

Ecouter les Médias est jouissif quand on s'amuse de la désinformation. Et en temps de guerre, eh bien on a de la propagande de guerre en plus de la propagande habituelle. Et ce sont de grands amis de la paix qui défilent pour commenter, ainsi sur BFMTV, Kouchner (le mari de la directrice de France24, le monde est parfois tout petit) le faux humanitaire et le vrai spécialiste de l'ingérence soi-disant humanitaire, en réalité pour le compte de l'"état" de son coeur, israël. Et que dit-il, le bon Dr Kouchner and Mr Hyde ? "C'est une opération parfaite ! Pas une ombre, on a rempli notre rôle de Patrie des Droits de l'Homme" !ll Bigre ! Et ailleurs, voici sur 1TELE notre ancien Ministre de la Défense issu des rangs de la Droite la plus extrême, le sieur Gérard Longuet qui se pâme à l'idée de voir à nouveau la France entrer en guerre, etc ; et je suis sûre que l'on va faire appel au plus zélé des supporters des guerres impériales, l'affreux philosophe BHL. Quel que soit le plateau télé, les journalistes sont tous de fervents sionistes, donc JUGES ET PARTIES. Vous avez dit neutralité ? Ou plutôt conflits d'intérêts ? En semaine on a Pujadas, et ailleurs, aujourd'hui, Mikael Darmon, sur 1Télé, ou sur France24, les commentateurs et les reporters estampillés comme il faut. Et sur place, les correspondants savent ce qu'ils ont à dire : Tout, sauf la vérité. Morceaux choisis :

 

" La France ne pouvait pas laisser faire". "La décision s'inscrit dans le cade de la légalité internationale". "La communauté internationale approuve : La GB, l'Allemagne, les Etats-Unis" (c'est ça, la communauté internationale ?). "Il faut casser la percée des terroristes qui menacent l'Afrique toute entière, et sinon, l'Europe sera menacée" ! (Ah, nous n'avons plus les meilleurs Services de Renseignement du monde ?). "Ils veulent descendre dans le Sud pour continuer leur sinistre besogne"."Nous sommes engagés dans une guerre contre le terrorisme islamique, contre la barbarie islamique, pour la civilisation". "Sur le plan du Droit international, tout s'est bien passé". "Hollande a convaincu tous ses partenaires" (Ah, il y en a ? Lesquels ? Ou songe-t-on déjà à l'Europe ?). "Le terrorisme peut frapper en France, et pas seulement les intérêts français en Afrique". "Dans le cadre de l'ONU, la France intervient face à l'action des terroristes qui menacent TOUTE l'Afrique de l'Ouest". Et notre Ministre de la Défense (sur FR2 habituée à inviter les Ministres de Sarkozy pour justifier l'injustifiable, pas ceux de Hollande sauf pour expliquer la guerre), celui-là même qui, en coulisses, intervient contre le chef d'Etat de la Syrie, déclare sans rire que le Mali doit retrouver sa souveraineté territoriale, que l'objectif de la France est de l'aider. De qui se moque-t-on ? Quelle cohérence ? Soutenir la souveraineté du Mali, empêcher celle de la Syrie ? Et les gogos doivent croire tout ça ?

   

Et tenez-vous bien, le Directeur de "Afrique Magazine", celui-là même qu'on interviewe toujours au sujet de ce continent, est Ziyad Limam... pourquoi, à votre avis ? Parce qu'il a lui aussi été placé là pour servir les intérêts de Tel-Aviv, encore et toujours ! Et comme la re-colonisation de l'Algérie se profile à l'horizon, il vient de publier dans son journal un article tendancieux sur ce pays qui pour défendre sa souveraineté, a du interdire le numéro sur son territoire ; Et ce numéro est là pour semer la zizanie dans l'armée algérienne : Quelle ingérence abominable ! Après la Libye, le Mali, et ensuite l'Algérie... si riche en ressources que les multinationales rêvent de piller ! Lorsque la Presse est détournée de sa mission d'information pour servir des intérêts étrangers, c'est une bombe ! Et les peuples sont toujours les premières victimes.

 

Donc, tout est fait, dit, montré, pour que les crédules impénitents acceptent cette nouvelle sale guerre. Mais est-ce vraiment pour défendre la souveraineté du Mali, et pour lutter contre le terrorisme, que les Français envoient leurs troupes se battre ? En tous cas, on polarise notre attention sur les Islamistes en vue du Choc de civilisations programmé à terme par les puissants sionistes talmudistes (ils tiennent le monde à travers la Haute Finance, les  grandes banques comme Goldman Sachs, les Médias, les marionnettes au pouvoir, etc), leurs alliés anglo-saxons et les toutous européens. 

 

Les vrais enjeux et buts ne sont pas ceux annoncés par la France.

 

L'armée française, moderne, face à quelques milliers (tout au plus) de combattants, voilà une victoire facile pour Hollande qui redorera un blason bien terni, et qui le fera peut-être remonter dans les sondages. D'ailleurs, notre cher Président est présenté par les Médias désormais au travail 24 h sur 24. Allez, cocorico, on sera bientôt fiers d'être Gaulois ! Au fait, le bonhomme cherche-t-il à dissuader de venir manifester contre le mariage pour tous ? : "Vous voyez, je sers la civilisation chrétienne contre la barbarie islamiste" (comprenez "musulmane", car c'est ce que nous DEVONS comprendre pour les gens comme Hollande, amalgamant tout).


Et Hollande, en lançant notre pays dans la guerre, cherche-t-il à détourner l'attention des échecs de sa politique intérieure (soumise aux diktats de Bruxelles elle-même aux ordres de la Haute finance des Goldmans Sachs et Co et de l'OTAN pour la participation aux guerres impériales), et de sa grande trahison des Electeurs ? A l'instant, sur BFMTV, le commentateur salue la décision de l'Elysée : "Et là, nous avons besoin de la solidarité internationale, de l'Union de tous les Français", l'union sacrée en somme... la veille de la grande manifestation de la moitié des Français contre les décisions du Gouvernement Hollande ! Pas vraiment fortuit, non ? Et ne s'agit-il pas aussi de détourner l'attention des Français de la capitulation des Syndicats devant les exigences du Grand Patronat souhaitant faire toujours plus de profit sur le dos de ceux qui ont toujours moins - nous tous ?


D'ailleurs, les guerres se déclarent souvent juste pour cimenter l'union nationale autour d'un dirigeant discrédité, ou pour qu'un dictateur se maintienne au pouvoir coûte que coûte.

 

S'agit-il de servir les intérêts de Tel-Aviv ? Par ailleurs, le Conseil de Défense se tient entre le Pt Hollande (sayanim), Fabius (archi sayanim), Valls ("lié éternellement à Israël", selon ses propos le gênant désormais), et le Ministre de la Défense très lié aux Etats-Unis. Est-il difficile de prévoir la suite ? Elle porte le sceau que nous ne connaissons que trop, celui de Tel-Aviv qui dicte ses décisions à ses représentants en France, tous au sommet des centres... de décision. Comme je l'explique depuis 4 ans (analyse saluée aussi bien par des journalistes comme Michel Collon que par le grand essayiste belge Jean Bricmont ou par le GEAB, organe international d'analyse géopolitique), notre pays n'est plus libre, mais occupé depuis que les Médias nous ont conditionné pour accepter Sarkozy contre notre gré (car il incarnait le libéralisme dont nous ne voulions pas, celui de Madelin crédité de 5% d'approbation) : Il ne fallait plus que le successeur de Chirac - ou celui qui devait être son dauphin, D. de Villepin, discrédité pour ne pas remplir ce rôle - gêne les plans du Nouvel Ordre Mondial (comme en Irak).

 

Les Français sont volontiers frondeurs - et très attachés à leur souveraineté, peu enclins à se voir dicter leur conduite. On (Le gouvernement de Tel-Aviv et donc aussi ses allés anglo-saxons) leur a donc envoyé Cohn-Bendit en mai 68 pour tuer politiquement le Gl de Gaulle, puis "européiser" les Verts devenus sous son emprise "Europe Ecologie". Ensuite, Sarkozy, pour "nettoyer" le Quai d'Orsay de ses éléments souverainistes ou gaulliens, pour verrouiller tous les Médias, pour imposer l'Europe dont les Européens ne voulaient pas, et pour poursuivre la politique de Bush si décriée... en Europe, et d'abord en France. Et donc, tous nos dirigeants suivent désormais les directives de Tel-Aviv, proches de celles des néoconservateurs américains. Et l'agenda mondialiste doit aller vite, toujours plus vite, car les peuples s'éveillent à grande vitesse notamment via le Net (et par ex, sur Arte il est dit que les Européens ne se reconnaissent plus dans l'Europe qu'on leur impose. Les peuples sont de plus en plus méfiants..). A noter d'ailleurs que sur cet agenda figurent plusieurs pays comme l'Irak, l'Afghanistan, la Libye (et donc le Mali proche où se sont réfugiés les touaregs fidèles à Kadhafi), la Syrie, l'Iran, le Liban, le Soudan - où l'otage français a été tué ce jour. Et puis, il y a l'Algérie, aussi, proche du Mali, si proche... et qu'il faudra "recoloniser" pour remplacer un dirigeant non-aligné par une marionnette favorable au Nouvel Ordre Mondial. 

 

Cet agenda impose l'ingérence à la mode Kouchner, à visée soi-disant humanitaire et en réalité à but de colonisation des Etats insoumis comme la Syrie. Cette notion d'ingérence est chère à Bush (Irak..), mais avec Hollande, elle est accommodée non à la sauce divine (pour Dieu, pour le Bien), mais à la sauce "démocratique". Par ailleurs, il ne faut pas oublier que François Hollande rencontre très discrètement le triste sire BHL, apôtre de toutes les guerres pour le compte des Usraéliens (et rêvant de devenir un jour Président du pays de son coeur et pour lequel il travaille - en liaison, pour le coup, avec les islamistes les plus fanatiques servant ses plans !), et qu'il a placé à ses côtés deux grands amis d'Israël : le spécialiste du sang contaminé, Fabius, et l'homme du club des mondialistes de Bilderberg, Manuel Valls. Ainsi, le rondouillard Hollande se transforme en redoutable chef de guerres pour le compte des Usraéliens, des USA et d'Israël. Car si les Américains ne sont pas entrés en guerre (ils font désormais faire leurs guerres par procuration, ils les sous-traitent auprès des Français colonisés et désormais aux ordres), en coulisses ils agissent notamment en fournissant les drones-tueurs. A suivre ! 

 

En tous cas, la France de Sarkozy puis de Hollande (le changement, ce n'est pas maintenant, nous avons été floués) poursuivent le rêve des néoconservateurs bushistes, d'autant plus que le Mali, en l'occurrence, a dans son sous-sol d'immenses richesses, dont l'uranium intéressant Areva comme au Niger. Car ainsi que je l'ai dit plus haut, notre pays n'est plus indépendant, libre, mais aux ordres. Et Sarkozy comme Hollande remplacent le sinistre Bush dans son rôle de gendarme au moins en Afrique, bien que notre très doucereux et surtout très hypocrite Président ait promis un nouveau type de relations dans l'ancien pré-carré français, plus transparent et plus respectueux. Souriez, nous sommes roulés ! Et les Africains, surtout.

 

A ce propos, j'aimerais signaler dans cet article les bribes d'entretien que j'ai saisies le 9.1.13 sur France24, la télé de l'épouse de l'humanitaire va-t-en guerres Kouchner. Je dis bribes, car j'ai écouté d'une oreille pendant l'écriture d'un article, et je n'ai pas eu l'occasion d'écouter à nouveau cet entretien avec Christine Lagarde. La Française au service de la mondialisation usraéluenne parlait, justement, de l'Afrique, des plans pour l'Afrique, comme si ce continent avait besoin d'ingérence extérieure ! Le socialiste Kadhafi, combattant pour la libération des peuples, est mort en tentant de libérer l'Afrique du joug des impérialistes, de l'esclavage moderne, du pillage des ressources, de l'endettement du continent au bénéfice de la Haute Finance, etc. Rappelons en effet que la Libye possédait d'énormes réserves d'or, et qu'aujourd'hui, aux mains des marionnettes islamistes de l'Occident (trahissant les préceptes du Coran contre l'usure), elle va à son tour connaître l'endettement broyeuse de vies humaines.

 

Donc, il faut savoir que le Mali était justement l'Etat qui soutenait le plus Kadhafi, et que de nombreux partisans du Colonel et de son Etat souverain se sont réfugiés dans ce pays pour échapper aux tortionnaires de l'Occident qui sévissent aujourd'hui en Libye, égorgeant tous les amis de Kadhafi et les immigrés noirs l'ayant soutenu (la moitié de la main-d'oeuvre était africaine) après les avoir traqués, torturés. Pendant ce temps, l'Occident pille les réserves d'or et de pétrole de l'Etat libyen ruiné et dépecé. 

 

Bref, il fallait mater cet Etat allié et refuge, pouvant permettre aux rescapés du Régime libyen de continuer le combat et de tenter de reprendre un jour le pouvoir à l'Occident et à ses marionnettes fanatiques. En tous cas, nous assistons depuis un certain temps à l'émergence de nouvelles formes d'action : Des interventions dans les affaires des Etats indépendants au nom de l'"humanitaire" !

 

Or donc, Christine Lagarde (la femme du FMI qui sous couleur d'aider les peuples, les asservit, les appauvrit) annonce que désormais, en Afrique, de profondes réformes structurelles vont être entreprises (comprenez : imposées aux peuples), avec notamment l'aide d'Alexandre Ouattara... l'homme du FMI imposé aux habitants de Côte d'Ivoire à la place de M. Gbagbo réellement élu, et l'ami personnel, à Neuilly, de Sarkozy. Ainsi, tout se tient : Le sayanim Sarkozy impose son ami Ouattara du FMI qui asservit les peuples, et les résistants à la (re) colonisation de l'Afrique comme Kadhafi sont liquidés. La route est dégagée ! Place nette à la politique du FMI, donc des multinationales : Les ressources d'un continent si riche seront pillées, les peuples seront condamnés au non-développement, et les Chinois seront privés de leurs nouveaux débouchés. Le Nouvel Ordre Mondial doit être usraélien, et pas multipolaire !

 

Choc de civilisations, guerre économique contre la Chine, c'est le Nouvel Ordre Mondial, la domination du monde ; et les non-alignés, qu'ils soient chinois, musulmans, russes, latino-américains.. sont priés de dégager ou de se soumettre. 

 

La 3e guerre mondiale a commencé en Yougoslavie (en privant la Russie de son allié serbe et de ses débouchés maritimes), elle se poursuit en Afrique, sournoisement, afin d'empêcher les Chinois en quête de ressources vitales (leurs terres sont moins riches qu'en Russie) de coloniser le continent. Car il faut savoir que les Chinois ont remarqué, bien avant les Occidentaux, le potentiel de cette partie du monde, et depuis des années ils ont pris pied en Afrique où Israël commençait, justement, à s'implanter, très discrètement comme toujours : Mais eux sans bombarder les nations comme les Occidentaux, au contraire en construisant routes, écoles et dispensaires. De quoi irriter Tel-Aviv, ses amis américains, et les laquais européens. Voici une des raisons de cette nouvelle guerre, dont nos médias prostitués ne parleront jamais. Et de surcroît, le Mali héberge les amis touaregs de Kadhafi !

 

Et pour nous préparer aux interventions de l'Occident contre les Etats africains insoumis, les Médias nous annoncent déjà que la guerre sera longue, car les "terroristes" se déplacent du Nord du continent au Sud. Le journaleux de France24 dit clairement : "Est-ce une erreur stratégique ? Non, car les terroristes progressent dans le Sud !". Et ailleurs, on nous dit que les frontières héritées de la colonisation sont artificielles... Conclusion, on n'en a pas fini avec les guerres Sarkozy-Hollande ! Ils n'ont pourtant pas été élus pour les entreprendre... Et on ose encore parler de démocratie ? Nous n'en voulons pas, de ces guerres ! Et si les sondeurs prétendent le contraire, c'est que les questions auront été biaisées, ou incorrectes, ou que les citoyens aurot été manipulés au préalable - car un mensonge répété cent fois par les médias collabos, finit par devenir une vérité ! En tous cas, la France admirée du temps des Chirac-de Villepin, est aujourd'hui discréditée dans une grande partie du monde. Et tôt ou tard, elle subira le contre-coup de ses folles décisions. On pourra remercier les inspirateurs de ces politiques diaboliques ! 

 

Et les otages français ? Notre gouvernement s'en moque ! Car les intérêts humains sont désormais gommés au profit des intérêts géopolitiques et financiers. Dans le Talmud (voir ici :  Le Talmud est le vrai bréviaire de l'intolérance, de la haine et du racisme), il est d'ailleurs dit partout que la vie humaine n'a aucune importance (sauf celle des "Elus"), alors ce mépris colore désormais nos politiques. Les ressortissants Français à l'étranger doivent le savoir : Leur vie ne sera plus protégée; ils n'ont rien à attendre de leur gouvernement ! Et l'intervention au Mali signera sans doute l'arrêt de mort de nos otages...

 

L'intervention française

 

Voici ce qui sert les intérêts des Israéliens souhaitant se substituer aux Chinois pour coloniser l'Afrique : La France des Sarkozy-Kouchner-Hollande-Fabius est bien implantée en Afrique, elle connaît par coeur tous les despotes locaux et sait comment les amadouer, elle a des bases militaires permanentes comme à Djibouti ou au Gabon, elle a des soldats un peu partout comme au Tchad, et elle est docile, désormais, et très zélée. Elle va donc être utilisée pour servir... les intérêts usraéliens, puisque la souveraineté française, la défense de ses intérêts, sont du passé. Et comme le néoconservateur Bush, le néoconservateur Hollande va brandir la menace terroriste pour effrayer le bon peuple français, même dans notre pays. Et Vigipirate sera porté au crédit de Manuel Valls en vue de sa candidature à la Présidentielle.

 

Mais si nous sommes menacés, aujourd'hui, c'est en réalité à cause de nos croisades belliqueuses, meurtrières, sauvages, un peu partout, et parce que les peuples ne sont pas dupes : La France, admirée et respectée, du NON à l'Irak, dit aujourd'hui OUI partout aux guerres impériales et impérialistes, et elle va même plus loin, en prenant la tête de ces nouvelles croisades, quand elle ne les provoque pas elle-même, comme avec Sarkozy, pour liquider l'homme qui en savait trop sur l'argent de sa campagne électorale : Kadhafi ! Oui, nous sommes en danger, par la faute des sayanims, des valets du désordre établi ! 

 

Et désormais, voici une nouvelle formule d'ingérence : Après l'intervention à deux en Libye (France-GB, qui ont scellé leur Défense. Le Gl de Gaulle doit se retourner dans sa tombe !), la France part seule au combat, pour dessiner le monde à sa guise ! Ou plutôt, selon les ordres d'Israël, une entité hors-la-loi. Et on envoie nos conseillers, nos militaires, nos marchands d'armes, au Mali, sans vote à l'ONU, sans accord préalable des députés, et sans avoir dit que depuis un moment, les forces spéciales françaises sont déjà sur place ! De qui se moque-t-on ? De la démocratie, ou de ce qu'il en reste, pour commencer ! Et tout cela est signé : Comme ses mentors, Hollande n'annonce jamais la couleur. Il promet le mariage pour tous (sauf pour lui, sic !), et ce sont finalement les fondements millénaires de la société française qui seront tous peu à peu pervertis (genre humain indifférencié, naissance, mariage, mort). Il promet de changer la politique françafricaine dans le sens du non-interventionnisme dans les affaires du continent, il promet qu'il n'y aura pas d'intervention au sol au Mali, et il déclenche la guerre en la proposant ensuite aux Européens - contact pris avec Barroso - comme pour la Syrie, avec en arrière-plan (cela, je l'ai entendu à la télévision) le souhait de prendre la tête de l'Europe, à terme ! Et Fabius n'est pas en reste : Il annonce à qui veut l'entendre, que "la France intervient car la Communaté internationale le demande". Si on entend par Communauté internationale, TOUTE la Communauté, il ment. Et s'il ne ment pas, c'est que la Communauté internationale se réduit comme désormais à l'axe Tel-Aviv-Washington-Londres, et que notre pays exécute les ordres donnés. Pourquoi ? Pour qui ? Et quelle place pour la souveraineté ?   !              .


Et puis, il fallait agir vite. Avant que le Parlement français ne soit réuni et ne discute de la décision des sayanims Hollande-Fabius. Et si Hollande déclare situer sa guerre dans le cadre de l'ONU, en réalité elle ne l'a pas votée ; on se passe désormais de l'avis de l'ONU, pour ne pas refaire le coup de la Syrie, où Russie et Chine bloquent cette guerre illégitime. Donc, il s'est contenté de la Résolution 2085 adoptée le 20 décembre 2012 "autorisant le déploiement d'une force internationale au Mali", la MISMA. Démocratie, toujours ? Elle n'est plus que dans les mots !

 

Voilà, en quelques mots, ce que l'on ne vous dira pas sur cette nouvelle très sale guerre. Elle sera suivie de bien d'autres, aussi illégitimes, illégales et impunies. L'Occident, et particulièrement la nouvelle France, gangrènent le monde ...

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com


 

 

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3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 03:19

 

 

« Rayer des pays de la carte » :

Qui déroute les «États en déroute»?


Washington « œuvre à la destruction »
d’une très longue liste de pays

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Une dangereuse rumeur s’est propagée à travers le monde et elle pourrait avoir des conséquences catastrophiques. La légende veut que le président iranien ait menacé de détruire Israël ou, pour citer les propos déformés, dit « Israël doit être rayé de la carte ». Contrairement à la croyance populaire, il n’a jamais fait cette déclaration […] (Arash Norouzi, Wiped off The Map: The Rumor of the Century, janvier 2007.)


 

Les États-Unis ont attaqué directement ou indirectement environ 44 pays à travers le monde depuis août 1945, certains d’entre eux à plusieurs reprises. Le but affiché de ces interventions militaires était d’effectuer un « changement de régime ». Pour justifier et dissimuler ce qui correspondait à des actions unilatérales et illégales, on a invariablement évoqué les « droits humains » et la « démocratie ». (Professeur Eric Waddell, The United States’ Global Military Crusade (1945- ), Global Research, février 2007)


« Voici un memo du Pentagone qui décrit comment nous allons anéantir sept pays en cinq ans en commençant par l’Irak, ensuite la Syrie, le Liban, la Somalie, le Soudan et pour terminer, l’Iran ». J’ai dit « Est-il classifié? » Il a dit « Oui monsieur. » J’ai répondu : « Alors ne me le montrez pas. » (General Wesley Clark, Democracy Now, 2 mars 2007.)


Washington « œuvre à la destruction » d’une très longue liste de pays.


Qui « raye des pays de la carte? » L’Iran ou les États-Unis?


Durant une période appelée euphémiquement l’« après-guerre » – de 1945 à aujourd’hui – les États-Unis ont directement ou indirectement attaqué plus de 40 pays.

Alors que les principes de la politique étrangère des États-Unis prétendent « propager la démocratie », l’interventionnisme étasunien, par des moyens militaires et des opérations clandestines, a donné lieu à la déstabilisation totale et la partition de pays souverains.

Détruire des pays fait partie d’un projet impérial des États-Unis, un processus de domination mondiale. De plus, selon des sources officielles, les États-Unis ont en tout 737 bases militaires à l’étranger (données de 2005).


 

Le concept d’« État en déroute »



Dans son rapport « Global Trends » (Tendances mondiales, décembre 2012), le National Intelligence Council (NIC), situé à Washington, « prédit » que 15 pays en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient deviendront des « États en déroute » d’ici 2030 en raison de leurs « conflits potentiels et leurs ennuis environnementaux ».

La liste des pays dans le rapport de 2012 du NIC comprend l’Afghanistan, le Pakistan, le Bangladesh, le Tchad, le Niger, le Nigeria, le Mali, le Kenya, le Burundi, l’Éthiopie, le Rwanda, la Somalie, la République démocratique du Congo, le Malawi, Haïti et le Yémen. (voir p  39)

Dans le rapport de 2005, publié au début du second terme de Bush, le NIC avait prévu que le Pakistan deviendrait un « État en déroute » d’ici 2015 « car il sera affecté par la guerre civile, la talibanisation totale et la lutte pour le contrôle de ses armes nucléaires ».

Le Pakistan a été comparé à la Yougoslavie, découpée en sept États par procuration après une décennie de « guerres civiles » parrainées par les États-Unis et l’OTAN.

Le NIC prévoyait pour le Pakistan « un destin à la yougoslave […], un pays déchiré par la guerre civile, des bains de sang et des rivalités interprovinciales ». (Energy Compass, 2 mars 2005.)

Bien qu’il affirme que les États en déroute « servent de refuge aux extrémistes politiques et religieux » (p. 143), le rapport ne reconnaît pas que depuis les années 1970, les États-Unis et leurs alliés ont secrètement soutenu des organisations religieuses extrémistes afin de déstabiliser des États-nations laïques et souverains. Et le Pakistan et l’Afghanistan étaient des États laïcs dans les années 1970.

Un « statut d’État en déroute » à la yougoslave ou à la somalienne n’est pas le résultat de divisions sociales internes, mais un objectif stratégique mis en œuvre par des opérations clandestines et des actions militaires.


 

Fund for Peace, dont le siège est à Washington et le mandat consiste à promouvoir « une sécurité durable par la recherche », publie (annuellement) un « Index des États en déroute » basé sur une évaluation des risques (voir la carte ci-dessous). Trente-trois pays (compris dans les catégories Alerte [rouge] et Avertissement [orange]) sont identifiés comme étant des « États en déroute ».

Selon Fund for Peace, les États en déroute sont également des « cibles pour les terroristes liés à Al-Qaïda ».

Le classement annuel des pays par Fund for Peace et Foreign Policy indiquant les symptômes des États en déroute/fragiles est publié au moment où le monde s’inquiète de plus en plus du sanctuaire étatique au nord du Mali où s’établissent des extrémistes liés à Al-Qaïda pour l’expansion du djihad.

Inutile de dire que l’histoire d’Al-Qaïda comme élément du renseignement étasunien, son rôle dans la division des factions et l’instabilité au Moyen-Orient, en Asie centrale et en Afrique subsaharienne n’est pas mentionnée. Les activités des unités djihadistes d’Al-Qaïda dans la plupart de ces pays relèvent d’un programme clandestin diabolique du renseignement.


 

 

Les États « faibles » et « en déroute » : une menace pour les États-Unis

Selon une logique tordue du Congrès étasunien, les « États en déroute plus faibles » constituent une menace pour la sécurité des États-Unis : « [P]lusieurs menaces [émanent] d’États décrits soit comme étant faibles, fragiles, vulnérables, défaillants, précaires, en déroute, en crise ou déstructurés ».


Lorsque la Guerre froide a pris fin au début des années 1990, les analystes ont pris conscience de l’émergence d’un environnement de sécurité internationale dans lequel les États faibles et défaillants devenaient des véhicules pour le crime organisé international, des voies pour la prolifération nucléaire et des points chauds pour les conflits civils et les urgences humanitaires. Les menaces potentielles à la sécurité nationale des États-Unis que posent les États faibles et défaillants est devenue davantage évidente avec les attentats du 11-Septembre 2001 contre les États-Unis commis par Al-Qaïda, organisés par Oussama ben Laden à partir du refuge offert par l’Afghanistan. Les événements du 11-Septembre 2001 ont poussé le président George W. Bush à déclarer dans la Stratégie de sécurité nationale des États-Unis de 2002 que les « États faibles comme l’Afghanistan peuvent poser un danger aussi grand pour nos intérêts nationaux que les États forts ». (Weak and Failing States: Evolving Security, Threats and U.S. Policy, Rapport du CRS pour le Congrès des États-Unis, Washington, 2008.)


Dans ce rapport du CRS du Congrès, on ne mentionne toutefois pas que « les points chauds du crime organisé et les conflits civils » sont le résultat d’opérations clandestines du renseignement  étasunien.

Fait amplement documenté, l’économie afghane de la drogue, générant plus de 90 pour cent des réserves mondiales d’héroïne, est liée à une opération de blanchiment d’argent de plusieurs milliards de dollars impliquant de grandes institutions financières. Le commerce de la drogue en provenance de l’Afghanistan est protégé par le CIA et des forces d’occupation des États-Unis et de l’OTAN.


La Syrie qualifiée d’« État en déroute »


Les atrocités commises contre la population syrienne par l’Armée syrienne libre (ASL), appuyée par les États-Unis et l’OTAN, créent les conditions favorisant une guerre confessionnelle.


L’extrémisme confessionnel favorise le démantèlement de l’État-nation qu’est la Syrie ainsi que la fin du gouvernement central à Damas.

Le but de la politique étrangère de Washington est de transformer la Syrie en ce que le NIC appelle un « État en déroute ».

Le changement de régime implique le maintien d’un gouvernement central. Alors que la crise syrienne se développe, l’objectif ultime n’est plus le « changement de régime », mais la destruction et la partition de la Syrie en tant qu’État-nation.

La stratégie des États, de l’OTAN et d’Israël consiste à diviser le pays en trois États faibles. De récents reportages indiquent que si Bachar Al-Assad  « refuse de démissionner, la Syrie « deviendra un État en déroute comme la Somalie ».


L’un des possibles « scénarios de démantèlement » rapporté par la presse israélienne est la formation d’États, séparés et « indépendants », sunnite, alaouite-chiite, kurde et druze.

Selon le major-général Yair Golan des Forces de défense d’Israël (FDI), « la Syrie est dans une guerre civile qui fera d’elle un État en déroute où se propagera le terrorisme » et les FDI analysent actuellement « comment la Syrie se démantèlerait ». (Reuters, 31 mai 2012.)

En novembre l’ambassadeur de la paix des Nations Unies Lakhdar Brahimi a laissé entendre que la Syrie deviendrait « une nouvelle Somalie […] mettant en garde contre un scénario où les seigneurs de guerre et les milices remplissent un vide laissé par l’effondrement de l’État ». (Reuters, 22 novembre 2012.)


« Ce que je crains est pire […], que l’État s’effondre et que la Syrie se transforme en Somalie. »

 « Je crois que si l’on ne s’occupe pas de cette question correctement, la partition ne sera pas le problème mais plutôt la « Somalisation » : l’effondrement de l’État et l’émergence de seigneurs de guerre, de milices et de groupes de combattants. » (Ibid.)

Ce que l’envoyé de l’ONU a omis de mentionner est que le démantèlement de la Somalie était délibéré. Il faisait partie d’un projet militaire et du renseignement des États-Unis, désormais appliqué à plusieurs pays ciblés du Moyen-Orient, de l’Afrique et de l’Asie qualifiés d’« États en déroute ».

 

Voici la question principale : qui déroute les États en déroute? Qui les « anéantit »?

 

Le démantèlement planifié de la Syrie en tant qu’État souverain relève d’un plan régional intégré d’ordre militaire et des services de renseignement comprenant le Liban, l’Iran et le Pakistan. Selon les « prédictions » du NIC, le démantèlement du Pakistan devrait se produire au cours des trois prochaines années.


Michel Chossudovsky


Article original: “Wiping Countries Off the Map”: Who’s Failing the “Failed States”, publié le 29 décembre 2012.

Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca

 

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur émérite de sciences économiques à l’Université d’Ottawa. Il est l’auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en plus de 20 langues).

 

http://www.mondialisation.ca/rayer-des-pays-de-la-carte-qui-deroute-les-etats-en-deroute/5317556

 

 

Guerre et mondialisation

 

 

Trouvé sur un site,

 

 

http://fr.novopress.info/128833/frappe-aerienne-sur-une-soit-disant-boulangerie-en-syrie-anatomie-dune-enieme-desinformation-mediatique/

 

 

 

 

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Pays attaqués par des bombardements, des actes de sabotage

ou des tentatives de renversement des gouvernements

depuis la seconde guerre mondiale.

 


 


 

Score des attaques : Iran : 0 - USA : 51.


http://www.europalestine.com/spip.php?article7533



Mensonges des Médias et sur la Syrie ici :

Michelle Meyer, un destin - Médiamensonges - Menaces: Iran ou USA ?

 

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L' information avec Thierry Meyssan

La véritable raison de la chute de DSK par Thierry Meyssan

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Et concernant Chavez :


 

Facteurs sociaux de la victoire de Chavez - La France a-t-elle voulu l'assassiner ?

 

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 06:22
Légendes sur les Américains 

La démocratie, ils s'en fichent !
Ils aimaient Hitler !
Le fascisme vu comme une solution économique... Etc
NB : Les Russes ont donné + de 20.000.000 des leurs
pour nous débarrasser d'Hitler !
C'est leur sacrifice qui nous a libérés de l'horreur !
Voilà la vérité !

Les USA nous ont conduit à l'horreur,,
et ils ont bâti leur puissance sur la ruine de l'Europe !
Voilà la vérité !

(eva)

La Deuxième Guerre Mondiale, une croisade américaine pour la défense de la liberté et de la démocratie ? Les vainqueurs écrivant l'histoire, c'est cette version qui est enseignée depuis 1945 des deux côtés de l'Atlantique. Alors que l'on se prépare à célébrer le 60ème anniversaire de la capitulation, Jacques Pauwels, preuves à l'appui, dévoile le mythe de la «libération». Aux Etats-Unis, Hitler a très longtemps été considéré comme un excellent partenaire en affaires mais dans une guerre qui ne se déroule pas comme prévu, les alliances finissent alors par se former contre les «mauvais ennemis», avec les «mauvais alliés»...
Le débarquement de Normandie qui ne survient que très tard, le 6 juin 1944, fera malgré tout de ce second conflit mondial une formidable aubaine financière pour les Etats-Unis. En libérant une partie de l'Europe des fascistes pour la «dominer» économiquement, toutes les conditions sont également réunies dès 1945 pour entamer une très longue Guerre froide...

DVD disponible sur :

www.historiographie.info
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150 ans de mensonge

dans la politique étrangère des USA.



Les années 80 sont marquées par une aide sans précédent aux résistants islamistes afghans, les Talibans, à Saddam Hussein dans sa guerre contre l'Iran et à tous les régimes corrompus d'Amérique centrale et du Sud (Nicaragua, Colombie, etc). Faisons un parallèle avec la manière dont Israël tenta de faire baisser l'influence de l'OLP d'Arafat. Les israéliens firent revenir d'exil un extrémiste musulman charismatique : le sheik Yassin, futur chef spirituel du Hamas. Les israéliens aussi bien que les américains jouèrent le jeu de l'extrémisme religieux afin de combattre l'influence des nationalismes arabes. On voit ce que cela a donné : le Hamas (et les autres mouvements radicaux islamistes) refusent tout compromis avec Israël. Les américains jouèrent le jeu des musulmans afghans (Talibans) pendant la guerre menée par l'armée rouge contre l'Afghanistan. Un seul chef d'Etat arabe laïque avait alors grâce à leurs yeux : Saddam Hussein. Les shiites sous la houlette de Khomeiny avaient bouté dehors le chah d'Iran, allié inconditionnel des Américains. Or, Saddam déclara la guerre à l'Iran en 1980, sûr de sa supériorité militaire. C'était sans compter sur le fanatisme shiite iranien qui tint bon jusqu'en 1988, date à laquelle les deux parties cessèrent les hostilités. Mais pour éviter une défaite à l'Irak, les Américains durent lui fournirent des armes parmi les plus perfectionnées de leur arsenal ! L'Irak était ruiné. Les israéliens quant à eux durent faire face à la même époque à la première intifada qui renforça la détermination des mouvements islamistes radicaux. Les extrémistes musulmans s'avérèrent plus intransigeants que les nationalistes de l'OLP. On crut bien qu'au milieu des années 90, Rabbin et Peres allaient aboutir à une paix avec les Palestiniens. Il n'en fut rien. Les accords d'Oslo, permirent une chose : les pays arabes cessèrent de boycotter les produits israéliens et Rabbin fut assassiné par un extrémiste juif. La guerre s'enlisait. Du côté américain, les amis d'autrefois, Ben Ladden et consors s'émancipaient de plus en plus et devinrent dans les années 90, après la fin de la guerre d'Afghanistan, les nouveaux ennemis de l'Amérique. Les attentats contre les intérêts américains se multiplièrent. Les alliés de toujours des Américains, les Saoudiens, revirent leurs positions. Le peuple fanatisé par la propagande wahhabite menée grâce à l'argent du pétrole se mit à haïr les USA comme jamais. Le pays devint de moins en moins sûr pour les intérêts américains. Mais une nouvelle donne avait tout changé. L'URSS n'existait plus. Les Etats-Unis d'Amérique avaient réussi à faire exploser le bloc communiste de l'intérieur. Leurs mains étaient désormais libres pour mener des actions de plus grande envergure. Il fallait se rapprocher de la Chine et de l'Inde, puissantes émergentes : pour ce faire, des bases sont nécessaires. On poussa donc l'Irak à bout.

Dans cet article, nous passerons en revue les multiples interventions de l'armée nord-américaine et nous tenterons de les analyser2. Le pire c'est qu'on n'en voit pas la fin !


    DAKOTA DU SUD 1890 : Troupes, 300 Indiens Iakotas sont massacrés à Wounded Knee.

    ARGENTINE 1890 : Troupes, protection des intérêts US à Buenos Aires.

    CHILI 1891 : Troupes et Marines, affrontements avec des rebelles nationalistes.

    HAÏTI 1891 : Troupes, répression d'une révolte de travailleurs noirs dans l'île de Navassa revendiquée par les Etats-Unis.

    IDAHO 1892 : Troupes, l'armée réprime une grève dans les mines d'argent.

    HAWAII 1893 : Marine, troupes, le royaume indépendant d'Hawai est renversé et le territoire est annexé.

    CHICAGO 1894 : Troupes, dislocation d'une grève du rail, 34 tués.

    NICARAGUA 1894 : Troupes, occupation pendant plusieurs mois de Bluefields.

    CHINE 1894-95 : Marine, troupes. Les Marines débarquent en pleine guerre sino-japonaise.

    COREE 1894-96 : Troupes, Marines cantonnés à Séoul durant la guerre.

    PANAMA 1895 : Troupes, les Marines de la Navy débarquent dans la province colombienne.

    NICARAGUA 1896 : Troupes, les Marines débarquent dans le port de Corinto.

    CHINE 1898-1900 : Troupes, la rébellion des Boxers est combattue par des armées étrangères.




Sur les 13 actions militaires menées ci-dessus, aucune ne l'a été pour les raisons éthiques si souvent mentionnées par les dirigeants de cette noble démocratie. Seuls des intérets purement impérialistes sont en jeu et on utilisa même l'armée pour réprimer des grèves ! On commence tout doucement à douter des intentions si louables et si souvent invoquées par nos amis d'outre-atlantique3.


Remember the Maine

Si l'on regarde l'histoire des guerres menées par les USA depuis la guerre contre l'Espagne en 1898, on observe une chose commune au déclenchement de presque tous les conflits : la manipulation.

La guerre américano-hispanique commence, en 1898, par une mise en scène magistrale, le navire cuirassé USS Maine explose en rade de La Havane, tuant les 268 hommes d'équipage, à l'exception notable de l'ensemble des officiers, qui par le plus grand des hasards dînaient en ville. L'explosion fut présentée par les médias américains comme une attaque espagnole. Les Etats-Unis déclarèrent la guerre à l'Espagne, alors complètement dépassée par l'insurrection cubaine, et les USA en profitèrent pour annexer Guam, Porto-Rico, les Philippines et Hawaï. Il faut également souligner le fait que les autorités espagnoles ont toujours nié les faits et ont tout fait pour régler le problème à l'amiable mais les USA n'ont rien voulu entendre.

Les Etas-Unis voulaient cette guerre un point c'est tout. A la fin de la guerre, la couronne espagnole passa, sous la protection des canons, la main au gouvernement du président McKinley, qui occupa Cuba sous prétexte d'y rétablir l'ordre, un prétexte qu'ils utiliseront encore plus tard. Les forces US ne quittèrent Cuba qu'en 1901 avec l'Amendement Plat, texte par lequel les Etats-Unis s'arrogent le droit d'intervenir à tout moment dans les affaires intérieures cubaines et où Cuba est contrainte de céder la concession perpétuelle de Guantanamo4 aux Etats-Unis.


    PHILIPPINES 1898-1910 : Marines, troupes, 600.000 Philippins tués.

    CUBA 1898-1902 : Marines, troupes, la Navy y occupe toujours une base, la trop célèbre base de Guantanamo.

    PUERTO RICO 1898 : Marines, troupes, territoire ravi à l'Espagne. Depuis, l'occupation se poursuit.

    GUAM 1898 : Marines, troupes, toujours base militaire.

En 1903, avec le scandale de la construction du canal de Panama, les Etats-Unis rachetèrent les droits de construction du canal, mais le gouvernement colombien, dont le panama était partie intégrante, refusa d'aliéner sa souveraineté. Sans scrupules, le gouvernement du président Theodore Roosevelt encouragea les habitants de Panama à faire sécession le 3 novembre 1903 pendant que la flotte américaine mouillait devant les villes de Colon et de Panama, dissuadant l'armée colombienne d'intervenir. Le 6 novembre, le Panama était reconnu par les autorités du gouvernement américain et un traité fut signé le 18 novembre pour la construction du canal avec la cession d'une bande de 10 miles de large autour du canal. Les Panaméens auront du attendre le 31 décembre 1999 pour avoir la restitution de leur souveraineté sur le canal.

Après cela, les opérations militaires s'enchaînèrent : en 1905, Roosevelt menant sa politique du Big Stick placera la République Dominicaine sous administration douanière pour " offense aux USA " .
En 1912, les Marines envahissent le Nicaragua, et le président Taft (bonesman) de claironner : "Le jour n'est pas loin où trois bannières étoilées marqueront notre territoire depuis trois points équidistants : l'un au pôle Nord, l'autre au canal de panama et le troisième au pôle Sud. Tout l'hémisphère nous appartiendra alors de fait, comme il nous appartient moralement aujourd'hui, du fait de la supériorité de notre race". Tout ceci correspond à la doctrine de cette odieuse société secrète de Yale, le Skull and Bones5! En 1914 , la marine américaine pilonne la ville portuaire de Veracruz, attaque due au refus de quelques Mexicains de saluer la bannière étoilée. En 1933, les forces américaines quittent le Nicaragua et laissent le pays aux bons soins du dictateur Anastasio Somoza.

Aujourd'hui encore, l'Amérique Latine reste une " arrière cour " américaine où tous les moyens sont bons pour que l'Oncle Sam continue à faire des bénéfices au mépris des droits de l'homme. C'est pour cela qu'il faut soutenir des gouvernements comme ceux de Chavez ou de Lula au Brésil, gouvernements qui travaillent d'abord dans l'intérêt de leurs peuples plutôt que dans celle de l'Amérique Impérialiste. Une fois élu, Bush junior annonçait qu'il mettrait en place une politique de "Doctrine Monroe globale" voulant faire de la terre un " carré américain ". La Doctrine Monroe, dans son application, n'est qu'une politique d'aliénation des droits des peuples et d'esclavagisme économique pour que quelques personnes aux Etats-Unis puissent conserver leur train de vie, cette doctrine entraîne des morts par milliers et annonce un impérialisme et un rejet de la démocratie dans les pays qui intéressent les gouvernements us qui préfèrent y voir des régimes dictatoriaux…

Pourquoi tant de haine me direz-vous ? Avant 1807, les Etats-Unis étaient en concurrence militaire et économique avec l'Empire Espagnol. Celui-ci, réduit à l'état de puissance de 3eme ordre par les guerres Napoléoniennes et déchirée par des dissensions internes, voit ses colonies se révolter les unes après les autres et se proclamer Républiques indépendantes. Les Etats-Unis, qui voient ces révolutions d'un bon œil, s'empressent de les reconnaître en 1822. Bien sûr, l'Espagne continue, elle, à considérer ces états comme des colonies en état d'insurrection. Entre temps, en Europe, l'Autriche, la Prusse, la Russie et la France créent la Sainte Alliance avec pour but d'écraser les révolutions où qu'elles se présentent. Les Etats-Unis redoutent alors l'envoi d'une armée monarchique en Amérique afin de rendre à l'Espagne catholique ses anciennes colonies. De plus, cette armée n'est pas la seule qui menace les intérêts Etatsuniens sur le continent Américain. Peu de gens savent que la Russie avait déjà établi des comptoirs en Californie et en 1821, un Oukase du Tsar Alexandre revendiqua une partie de l'Oregon pour la rattacher à l'Alaska (non encore possession américaine) et interdit à tous navires étrangers de croiser dans une vaste zone du Nord-Ouest du Pacifique. Le Secrétaire d'Etat John Quincy Adams est conscient de l'importance des futurs marchés que représentent ces nouvelles républiques Latino-Américaines. L'Empire Britannique propose alors de soutenir les Etats-Unis mais Adams arrive à convaincre le président Monroe qu'il appartient aux seuls Etats-Unis de régler ce problème.


Qu'est-ce que la doctrine Monroe : Tout simplement, l'Amérique aux Américains

Le 2 Décembre 1823, le président Monroe énonce devant le Congrès la doctrine qui portera son nom et qui fixera les fondements de la diplomatie Américaine. Cette Doctrine se fonde sur deux grands principes : la non-colonisation et la non-intervention. Elle s'empreint également de considérations et de préjugés raciaux - La prédominance de la race blanche sur la race noire - . Face au " problème noir ", Monroe entérine le compromis du Missouri et prône rien de moins que le renvoi de tous les esclaves noirs en Afrique manu militari.

Les Etats-Unis ayant reconnu l'année précédente l'indépendance des nouvelles républiques Latino-Américaines, l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud ne sont plus ouvertes à la colonisation européenne. Les Etats-Unis regarderont toute intervention de la part des nations européennes dans les affaires du continent américain comme une menace pour l'intégrité des Etats-Unis : "Nous considérons que toute tentative de l'Europe en vue d'étendre son système à quelque fraction que ce soit de cet hémisphère serait dangereux pour notre paix et pour notre sécurité". L'ensemble de l'Amérique Latine est ainsi placée sous protectorat des Etats-Unis et est considéré comme son "arrière cour". John Adams mis en place la philosophie d'exploitation économique et matérielle de l'Amérique du Sud afin d'apporter des matières premières à bas prix aux industries Nord-Américaines. En contre-partie, les Etats-Unis s'engagent à ne jamais intervenir dans les affaires Européennes. Face au barrage de la marine britannique, la Sainte-Alliance renonce à toute intervention en Amérique du Sud et en 1924, la Russie signe un traité avec les Etats-Unis par lequel elle renonce à toute revendication au sud de l'Alaska. Evidemment, les petits états tels que le Honduras, le Venezuela et le Nicaragua n'apprécient guère cette " protection " forcée et de ce quasi-protectorat qui vont amener dans le siècle qui suit les Etats-Unis à intervenir militairement contre toute velléité à leur suprématie.


Mise en Application

La doctrine Monroe prévoit que les Etats-Unis doivent être les garants de la stabilité du continent américain afin de faciliter leurs exploitations et la sécurité de leurs échanges commerciaux. Comme le dit le président William H. Taft (bonesman comme vous le savez maintenant) en 1912, la politique extérieure des Etats-Unis n'excluait " d'aucune façon une intervention active pour assurer à nos marchandises et à nos capitalistes, des facilités pour des investissements profitables ". Et les Etats-Unis n'allaient pas hésiter à assurer d'une main de fer la " sécurité " de leurs intérêt.

La première mise en application de la doctrine Monroe fut le cas édifiant de William Walker, flibustier (voir encore l'article sur le skull and bones dont l'emblème est comme par hasard celui de la piraterie : que de coïncidences) américain qui agissant pour le compte des banquiers Morgan et Garrison, envahit le Nicaragua en 1855 et s'autoproclama président. Durant ses deux années de règne, Walker envahit les états voisins du Salvador et du Honduras, s'érigeant ici aussi en chef d'état. Avec la caution officieuse du gouvernement des Etats-Unis, lui et ses soldats volèrent, tuèrent incendièrent et rétablirent même l'esclavage dans les états sous leur domination. Son occupation fut dévastatrice jusqu'à ce qu'il fut défait par une armée de volontaires costaricains en 1857. A son retour, il fut reçu aux Etats-Unis en héros national !


    MINNESOTA 1898 : Troupes, l'armée défait les Indiens chippewa à Leech Lake.

    NICARAGUA 1898 : Troupes, les Marines débarquent dans le port de San Juan del Sur.

    SAMOA 1899 : Troupes, bataille pour la succession du trône.

    NICARAGUA 1899 : Troupes, les Marines débarquent dans le port de Bluefields.

    IDAHO 1899-1901 : Troupes, l'armée occupe la région minière de Coeur d'Alene.

    OKLAHOMA 1901 : Troupes, l'armée mate une révolte d'Indiens creek.

    PANAMA 1901-14 : Marine, troupes, sécession vis-à-vis de la Colombie 1903, annexion zone du Canal 1914-99.

    HONDURAS 1903 : Troupes, les Marines interviennent dans la révolution.

    REPUBLIQUE DOMINICAINE 1903-04 : Troupes, protection des intérêts américains dans la révolution.

    COREE 1904-05 : Troupes, les Marines débarquent dans la guerre russo-japonaise. Les américains jouèrent en effet un rôle de médiateur dans ce conflit.

    CUBA 1906-09 : Troupes, les Marines débarquent en pleine élection démocratique.

    NICARAGUA 1907 : Troupes, "Diplomatie du dollar", instauration d'un protectorat.

    HONDURAS 1907 : Troupes, les Marines débarquent au cours de la guerre contre le Nicaragua.

    PANAMA 1908 : Troupes, les Marines interviennent au cours d'une contestation électorale.

    NICARAGUA 1910 : Troupes, les Marines débarquent à Bluefields et Corinto.

    HONDURAS 1911 : Troupes, protection des intérêts américains durant la guerre civile.

    CHINE 1911-41 : Marine, troupes, occupation permanente avec escarmouches.

    CUBA 1912 : Troupes, protection des intérêts américains à La Havane.

    PANAMA 1912 : Troupes, les Marines débarquent durant des élections mouvementées.

    HONDURAS 19l2 : Troupes, Marines, protection des intérêts économiques américains.

    MEXIQUE 1914-18 : Marine, troupes, série d'interventions contre les nationalistes.

    HAITI 1914-34 : Troupes, bombardements, occupation de 19 ans après révoltes.

    REPUBLIQUE DOMINICAINE 1916-24 : Troupes, 8 ans d'occupation par les Marines.

    CUBA 1917-33 : Troupes, occupation militaire, protectorat économique.


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PREMIERE GUERRE MONDIALE 1917-18 :
Marine, troupes, torpillage de navires, guerre contre l'Allemagne. Un des gros problème de l'Allemagne et de ses alliés au cours de la première guerre mondiale est le ravitaillement qui ne peut se faire que par mer. Or les allemands sont confrontés à un dilemne : soit ils sont efficaces et font une guerre totale en détruisant systématiquement tous les bateaux alliés (ou neutres) avec l'aide de leurs sous-marins ; soit ils contrôlent chaque bateau allié (ou neutre) mais prennent le risque de permettre aux alliés de se ravitailler. Le fameux incident du Lusitania (paquebot américain coulé en 1915) n'est qu'un préambule aux rapports entre l'Allemagne et les USA. Après cet incident les allemands mènent une guerre maritime moins agressive ce qui permet aux alliés de reprendre du poil de la bête. Mais c'est une bévue allemande, la "dépêche Zimmermann", qui va servir de détonateur. Dans ce texte, adressé au gouvernement mexicain par le biais de l'ambassadeur d'Allemagne à Washington, Berlin offre à Mexico une alliance et une assistance financière. Il lui fait miroiter non seulement la restitution des Etats arrachés au Mexique en 1848 (Texas, Arizona...), mais encore une intervention diplomatique qui constituerait à grouper contre WASHINGTON, Berlin, Mexico et... Tokyo. Le 22 Janvier 1917, WILSON avait proposé une paix blanche ("Peace without victory") que la France ne pouvait accepter. Et peu après, l'Allemagne décrète la guerre sous-marine totale. Pour l'Amérique, c'en est trop. Le 9 Mars 1917, Wilson arrache au Congrès l'autorisation d'armer en guerre les navires de commerce américains. Deux navires sont coulés par les sous-marins allemands. Henri Bergson venu quémander l'aide de ses aliés américains sera écouté. Le 2 Avril 1917, les Etats-Unis déclarent la guerre à l'Allemagne. L'appui de l'Amérique venait à point nommé car le moral des combattants était sérieusement atteint. En Avril 1917, l'offensive NIVELLE au Chemin des Dames échoua. Une vague de pacifisme, des grèves, la hausse des prix, et la défection de la Russie faisaient craindre le pire. "J'attends les tanks et les Américains", devait prononcer le Général PETAIN, nouveau Commandant en Chef. Jamais, sans l'aide financière et en hommes et en matériel des Etats-Unis, l'Entente n'aurait pu venir à bout de la formidable machine de guerre allemande. Deux millions d'Américains furent ainsi lancés dans la bataille. Ils devaient en particulier s'illustrer à l'offensive de Saint-Mihiel, lancée par le Général PERSHING le 12 Septembre 1918. Cette opération comportait 216 000 Américains et 48 000 Français en première ligne, et 200 000 Américains en réserve. Le Brigadier Général MAC ARTHUR commandait la 84e Brigade de la "Rainbow Division", et le Colonel George PATTON était le chef d'état-major de la Brigade de chars Renault commandée par le Général ROCQUENBACK. Les forces aériennes (la plus grande concentration aérienne de la guerre) étaient commandées par le Colonel américain MITCHELL. En France, les forces américaines ont perdu 116 000 hommes tués et eurent 206 000 blessés, mais elles sont arrivées juste à temps pour permettre aux alliés d'avoir la supériorité numérique qui, en Avril 1918, appartenait encore aux Allemands. Grâce à leur intervention, les Américains avaient, le 11 Novembre 1918, payé leur dette à leurs libérateurs français : Rochambeau, La Fayette, de Grasse.


    RUSSIE 1918-22 : Marine, troupes, cinq débarquements sont opérés pour combattre les bolcheviks. Ce qui est incroyable de duplicité dans cette affaire, c'est que la révolution menée par les bolchéviks n'aurait pu avoir lieu sans l'aide des Américains ! En effet, en 1917, c'est grâce à un passeport offert par Woodrow Wilson que Léon Trotsky pu rejoindre la Russie. Et le comble de l'histoire, c'est qu'il fut accompagné par des financiers américains et des officiers américains d'élite chargés d'aider les bolchéviks à mettre en place l'armée rouge ! Allez comprendre…

    PANAMA 1918-20 : Troupes, "devoir de police" durant les troubles qui suivirent les élections.

    YOUGOSLAVIE 1919 : Troupes, les Marines interviennent au profit de l'Italie contre les Serbes en Dalmatie.

    HONDURAS 1919 : Troupes, les Marines débarquent au cours d'une campagne électorale.

    GUATEMALA 1920 : Troupes, deux semaines d'intervention sont menées contre les unionistes.

    VIRGINIE OCCIDENTALE 1920-21 : Troupes, bombardements, l'armée intervient contre des mineurs.

    TURQUIE 1922 : Troupes, combats contre les nationalistes à Smyrne (Izmir).

    CHINE 1922-27 : Marine, troupes, déploiements opérés au cours des révoltes nationalistes.

    HONDURAS 1924-25 : Troupes, deux débarquements sont effectués durant troubles électoraux.

    PANAMA 1925 : Troupes, les Marines répriment une grève générale.

    CHINE 1927-34 : Troupes, les Marines stationnent un peu partout dans le pays.

    SALVADOR 1932 : Envoi de navires de guerre durant la révolte de Faribundo Marti.

    WASHINGTON déc 1932 : Troupes, l'armée met un terme à la protestation en faveur des primes pour les vétérans de la Première Guerre Mondiale. Engagez-vous qu'ils disaient.


Hitler_discours

SECONDE GUERRE MONDIALE 1941-45 :
Marine, troupes, bombardements, frappes nucléaires, 3 années de combats contre l'Axe ; plus de 200.000 victimes lors des premières frappes nucléaires. En 1941, les evènements de Pearl Harbor se sont déroulés alors que les États-Unis étaient prêts à prendre la décision d'intervenir aux côtés des Alliés dans la Seconde Guerre mondiale. L'Administration du Président Roosevelt était impatiente d'entrer en guerre contre l'Allemagne et, bien que la classe ouvrière américaine fût complètement prisonnière de l'appareil syndical (au sein duquel le parti stalinien jouait un rôle significatif) imposé d'autorité par l'Etat pour contrôler la lutte de classe dans toutes les industries-clefs, et qu'elle fût imprégnée par l'idéologie de l'anti-fascisme, la bourgeoisie américaine devait faire face à une forte opposition à la guerre, pas seulement de la part de la classe ouvrière, mais au sein de la bourgeoisie elle-même. Avant Pearl Harbor, les sondages montraient que 60% de l'opinion publique était opposée à l'entrée en guerre, et les campagnes de groupes isolationnistes tels que " American first " trouvaient un soutien considérable au sein de la bourgeoisie. Bien qu'elle affichât la volonté politique et démagogique de rester en dehors de la guerre européenne, l'Administration américaine cherchait en douce une excuse pour se joindre aux combats. Les Etats-Unis violaient de plus en plus leur neutralité auto-proclamée, en offrant de l'aide aux Alliés, en transportant des quantités considérables de matériel de guerre selon le programme "Lend Lease". L'Administration espérait amener les Allemands à lancer une attaque contre les forces américaines dans l'Atlantique Nord qui servirait de prétexte pour leur entrée en guerre. Comme l'impérialisme allemand refusait de mordre à l'hameçon, l'attention se tourna vers le Japon. La décision d'imposer un embargo pétrolier au Japon et le transfert de la flotte du Pacifique de la côte Ouest des Etats-Unis vers une position plus exposée à Hawaii, ont servi à fournir un motif et une opportunité au Japon de "tirer les premiers" contre les Etats-Unis, et par là, à trouver le prétexte d'une intervention américaine dans la guerre impérialiste. En mars 1941, un rapport secret du Département de la Marine prévoyait que si le Japon devait attaquer les Etats-Unis, ce serait tôt le matin par un raid aérien sur Pearl Harbor lancé depuis des porte-avions. Comme l'a noté le conseiller présidentiel Harold Ickes, dans un mémorandum de juin 1941, alors que l'Allemagne venait d'attaquer la Russie, "à partir de l'embargo pétrolier sur le Japon, pourrait se développer une situation qui non seulement permettrait mais faciliterait notre entrée en guerre". En octobre, Ickes écrivait : " J'ai toujours pensé que notre entrée en guerre se ferait par le Japon. " Fin novembre, Stimson (bonesman), Secrétaire d'Etat à la Guerre, a écrit dans son journal le compte-rendu de ses discussions avec le Président Roosevelt : " La question était de savoir comment les manoeuvrer pour les amener (le Japon) à tirer les premiers sans trop de dangers pour nous-mêmes. Cependant, malgré les risques encourus à les laisser tirer les premiers, nous nous rendions compte que pour obtenir un soutien total du peuple américain, il valait mieux que ce fût les Japonais qui le fassent de sorte qu'il ne subsisterait aucun doute dans l'esprit de quiconque sur le fait que c'était eux les agresseurs." Le rapport du Bureau de l'Armée à Pearl Harbor, daté du 20 octobre 1941, décrit cette décision machiavélique et prise en conscience de sacrifier des vies humaines et de l'équipement et conclut que "durant cette période décisive, du 27 novembre au 6 décembre 1941, de nombreuses informations nous sont parvenues, au plus haut niveau, au Département d'Etat, au Département de la Marine et de la Guerre, indiquant précisément les intentions des Japonais et incluant l'heure et la date exactes où devait probablement avoir lieu l'attaque" (Army Board Report , Pearl Harbor Attack , Part 29, pages 221-230). Ces informations étaient les suivantes :

- Les services secrets US avaient appris le 24 novembre que les "opérations militaires offensives du Japon" étaient prêtes.

- Ces mêmes services secrets avaient reçu le 26 novembre "des preuves évidentes des intentions japonaises de lancer une guerre offensive contre la Grande Bretagne et les Etats-Unis".

- Dans un rapport daté aussi du 26 novembre, on signalait "une concentration d'unités de la flotte japonaise dans un port inconnu, prêtes pour une action offensive."

- Le 1er décembre, "des informations précises parvinrent de trois sources indépendantes, selon lesquelles le Japon allait attaquer la Grande Bretagne et les Etats-Unis, mais resterait en paix avec la Russie."

- Le 3 décembre, "les informations selon lesquelles les Japonais détruisaient leurs codes secrets et leurs machines à encoder constituèrent le point culminant de cette révélation complète des intentions de guerre du Japon et de l'attaque imminente. Ceci fut analysé ? comme signifiant la guerre immédiate." Ces informations des services secrets étaient données aux fonctionnaires de plus haut rang du Département d'Etat et de la Guerre et en même temps à la Maison Blanche, où Roosevelt en personne recevait deux fois par jour des comptes-rendus sur les messages japonais qui étaient interceptés. Alors que les officiers des services de renseignements poussaient à envoyer en urgence une "alerte à la guerre" au Commandement militaire à Hawaii, pour le préparer à l'attaque imminente, les gros bonnets civils et militaires décidèrent du contraire et au lieu de ça envoyèrent un message que le bureau qualifia d'"anodin". La preuve que l'attaque japonaise était connue d'avance, fut confirmée par différentes sources dont des articles de journalistes et des mémoires écrits par les participants. Par exemple, on pouvait lire dans une dépêche de l'agence United Press publiée dans le New York Times du 8 décembre sous le titre " L'attaque était attendue " : " Il est maintenant possible de révéler que les forces armées des Etats-Unis étaient au courant depuis une semaine que l'attaque allait arriver, et qu'elle ne les a pas prises par surprise. " (New York Times, 8 décembre 1941, p. 13.) Dans une interview accordée en 1944, Eleanor Roosevelt, femme du Président, a avoué que " le 7 décembre a été loin de représenter un choc brutal pour le pays comme on a bien voulu le dire. Cela faisait longtemps qu'on s'attendait à un tel événement " (New York Times Magazine, 8 octobre 1944, page 41). Le 20 juin 1944, le ministre britannique sir Olivier Littleton a déclaré devant la Chambre de commerce américaine : "Le Japon a été poussé à attaquer les Américains à Pearl Harbor. C'est travestir l'Histoire que de dire que l'Amérique a été forcée d'entrer en guerre. Tout le monde sait vers qui allaient les sympathies des Américains. Il est incorrect de parler d'une véritable neutralité de l'Amérique, même avant sa participation aux combats." (Prang, Pearl Harbor : Verdict of History, pages 39-40.) Winston Churchill a confirmé la duplicité des dirigeants américains pour ce qui concerne l'attaque de Pearl Harbor, dans ce passage de son livre The Grand Alliance : "En 1946 ont été publiés les résultats d'une enquête du Congrès américain dans lesquels étaient exposés chaque détail des événements qui menèrent à la guerre entre les Etats-Unis et le Japon, et aussi le fait que les départements militaires n'ont jamais envoyé de message d'alerte aux escadres et aux garnisons qui étaient exposées. Chaque détail, y compris le texte décodé des télégrammes secrets japonais, a été exposé au monde en quarante volumes. La force des Etats-Unis a été suffisante pour leur permettre de supporter cette dure épreuve requise par l'esprit de la Constitution américaine. Je n'ai pas l'intention, dans ces pages, de prononcer un jugement sur cet épouvantable épisode de leur histoire. Nous savons que tous les grands Américains ont plus de perspicacité que moi, ce terrible danger que le Japon allait attaquer les possessions anglaises et hollandaises en Extrême Orient, en évitant de toucher aux Etats-Unis, et qu'en conséquence le Congrès américain n'autoriserait pas une déclaration de guerre. (...) Le Président et ses hommes de confiance se rendaient compte depuis longtemps des graves risques que faisait courir aux Etats-Unis leur neutralité dans la guerre contre Hitler et tout ce qu'il représentait. Ils avaient durement ressenti les contraintes que leur imposait le Congrès, quand quelques mois auparavant, la Chambre des Représentants n'avait renouvelé que d'une seule voix la loi sur le service militaire obligatoire, loi nécessaire sans laquelle leur armée aurait été presque démantelée au milieu des convulsions qui agitaient le monde. Roosevelt, Hull, Stimson, Knox, le général Marshall, l'amiral Stark et Harry Hopkins étaient tous du même avis. (?) Une attaque japonaise sur les Etats-Unis allait considérablement simplifier leurs problèmes et leur tâche. Peut-on alors être étonné qu'ils aient pu considérer la forme que prendrait cette attaque ou même son intensité comme bien moins importantes que le fait que l'ensemble de la nation américaine allait se retrouver unifiée dans une juste cause pour défendre sa sécurité, comme elle ne l'avait jamais été auparavant " (Winston Churchill, The Grand Alliance, page 603). Il se peut que Roosevelt n'ait pas anticipé l'étendue des dégâts et des pertes que les Japonais allaient infliger à Pearl Harbor, mais il est clair qu'il était prêt à sacrifier des vies et des navires américains pour faire naître un sentiment de haine parmi la population et la pousser à la guerre. De même l'utilisation des deux bombes atomiques pour mettre fin à la guerre contre le Japon est également un mythe. Les japonais avaient accepté une reddition sans condition peu avant que les villes de Hiroshima et de Nagazaki ne furent la cible des dites bombes atomiques. Si Truman décida d'utiliser les bombes ce fut en fait pour faire pression sur les soviétiques. Les américains savaient que l'Europe allait être divisée en deux blocs et que les élections démocratiques dans les pays libérés par l'armée rouge en Europe de l'Est promises par Staline à Roosevelt à Yalta n'auraient jamais lieu. Il fallait néanmoins éviter que les communistes n'aillent plus à l'Ouest. En faisant étalage de la puissance dévastatrice des bombes atomiques, les américains s'affirmaient comme la première puissance militaire du monde.


    DETROIT 1943 : Troupes, l'armée mate une rébellion noire.

    JAPON 1945 : Hiroshima et Nagasaki rayées de la carte par des bombardements atomiques.

    IRAN 1946 : Menace nucléaire, les troupes soviétiques se voient intimer l'ordre de quitter le Nord (Azerbaïdjan iranien).

    YOUGOSLAVIE 1946 Réponse navale après qu'un appareil américain est abattu.

    URUGUAY 1947 : Menace nucléaire, déploiement de bombardiers (étalage de puissance).

    GRECE 1947-49 : Commandement des opérations, direction des forces d'extrême droite durant la guerre civile.

    CHINE 1948-49 : Troupes, les Marines évacuent les ressortissants américains avant la victoire communiste.

    ALLEMAGNE 1948 : Menace nucléaire, des bombardiers à capacité nucléaire surveillent le pont aérien vers Berlin.

    PHILIPPINES 1948-54 : Commandement des opérations, la CIA dirige la guerre contre la rébellion des Huk.

    PUERTO RICO 1950 : Commandement des opérations, rébellion en faveur de l'indépendance écrasée à Ponce.

    COREE 1950-53 : Troupes, marine, bombardements, menaces nucléaires, les EU et la Corée du Sud combattent la Chine et la Corée du Nord, c'est l'impasse, menace de bombe atomique en 1950 et contre la Chine en 1953. Depuis lors il y a toujours des Bases américaines en Corée du Sud.

    IRAN 1953 : Commandement des opérations, la CIA renverse la démocratie et installe le shah au pouvoir.

    VIETNAM 1954 : Menace nucléaire, offre de bombes aux Français pour qu'ils l'utilisent durant leurs opérations militaires.

    GUATEMALA 1954 : Commandement des opérations, bombardements, menace nucléaire, la CIA dirige l'invasion des exilés après que le nouveau gouvernement a nationalisé les terres appartenant à des compagnies américaines ; bases de bombardiers au Nicaragua. La CIA orchestre au Guatemala le renversement de Jacobo Arbenz, démocratiquement élu pour le remplacer par 40 ans de violences et de répression qui feront 150 000 morts.

    EGYPTE 1956 : Menace nucléaire, les troupes soviétiques sont priées de se tenir à l'écart de la crise de Suez ; les Marines évacuent les étrangers.

    LIBAN 1958 Troupes, marine, occupation navale contre les rebelles.

    IRAK 1958 : Menace nucléaire, Irak est mis en garde contre une invasion du Koweït.

    CHINE 1958 : Menace nucléaire, la Chine est priée de ne pas débarquer sur les îles taïwanaises.

    PANAMA 1958 : Troupes, des protestations contre le drapeau se muent en confrontations.

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    VIETNAM 1960-75 : Que dire de la guerre du Vietnam? Après que les français aient perdu la guerre d'Indochine en 1954, le Vietnam fut divisé en deux autour du 17e parallèle. Au nord les communistes de Ho Chi Minh, au Sud le régime autoritaire du catholique Diem. Mais les communistes sont présents au Sud et via le FNL, ils tentent de renverser ce régime avec l'aide de l'URSS et de la Chine. Le Sud est aidé quant à lui par les Américains qui craignent de voir le pays tout entier sombrer dans le communisme, et après lui, selon la théorie des dominos, la totalité de l'Asie du Sud-Est. En 1963, un coup d'Etat militaire renverse Diem. Kennedy envoie d'abord des instructeurs militaires puis il passe à des troupes réelles soit 85.000 hommes. Mais cela ne suffit pas à endiguer les troupes du Nord. Prétextant d'un incident sur un bateau américain, soi-disant attaqué par le Viet-Kong dans le golfe du Tonkin, Lyndon Johnson envoie des centaines de milliers d'hommes. Mais ceux-ci vont s'enliser face à la détermination des hommes de Ho Chi Minh. En 1975, le président Gérald Ford met un terme à cette sale guerre qui aura traumatisé l'Amérique et le monde.

    CUBA 1961 : Commandement des opérations, la CIA dirige une invasion (dans la baie des cochons) d'exilés qui conduit à un cuisant échec.

    ALLEMAGNE 1961 : Menace nucléaire, alerte durant la crise du Mur de Berlin.

    CUBA 1962 : Menace nucléaire, marine, blocus naval durant la crise des missiles ; c'est presque la guerre contre l'URSS.

    LAOS 1962 : Commandement des opérations, mise sur pied d'une armée durant la guerre de guérilla.

    PANAMA 1964 : Troupes, des Panaméens sont abattus alors qu'ils réclament la restitution du canal.

    INDONESIE 1965 : Commandement des opérations, un million de personnes périssent pendant le coup d'Etat militaire orchestré par la CIA.

    REPUBLIQUE DOMINICAINE 1965-66 : Troupes, bombardements, les Marines débarquent durant une campagne électorale. En 1965, 23 000 boys sont dépéchés en République Dominicaine pour y "restaurer l'ordre" à la suite d'un soulèvement populaire contre le régime militaire en place.

    GUATEMALA 1966-67 : Commandement des opérations, les Bérets verts interviennent contre les rebelles.

    DETROIT 1967 : Troupes, l'armée intervient contre des Noirs, 43 tués.

    ETATS-UNIS 1968 : Troupes, après l'assassinat de Martin Luther King, 21.000 soldats sont déployés dans différentes villes.

    CAMBODGE 1969-75 : Bombardements, troupes, marine. Quelque 2 millions de morts en sept ans de bombardements, de famine et de chaos politique.

    OMAN 1970 : Commandement des opérations, les USA dirigent l'invasion de la marine iranienne.

    LAOS 1971-73 : Commandement des opérations, bombardements, les USA dirigent l'invasion sud-vietnamienne, carpet-bombing des campagnes.

    DAKOTA DU SUD 1973 : Commandement des opérations, l'armée dirige le siège de Wounded Knee contre les Indiens lakota.

    MOYEN-ORIENT 1973 : Menace nucléaire, alerte mondiale durant la guerre du Moyen-Orient.

    CHILI 1973 : Commandement des opérations, l'administration Nixon, via la CIA, aide le général Pinochet à renverser le président socialiste marxiste mais non communiste, démocratiquement élu, Salvatore Allende. Ironie de l'histoire, c'était un 11 septembre…

    CAMBODGE 1975 : Troupes, bombardements au gaz, capture de navire, 28 morts dans un accident d'hélico.

    ANGOLA 1976-92 : Commandement des opérations, la CIA aide les rebelles soutenus par l'Afrique du Sud.

    IRAN 1980 : Troupes, menace nucléaire, bombardement avorté, raid pour délivrer les otages de l'ambassade ; 8 soldats meurent dans un accident d'hélico. Les Soviétiques sont avertis de ne pas s'impliquer dans la révolution. Il apparaît après coup que les candidats républicains soutenant Ronald Reagan ont tout fait pour faire échouer l'opération. Bel exemple de patriotisme.

    LIBYE 1981 : Jets de la Marine, deux appareils à réaction libyens sont abattus durant des manoeuvres.

    SALVADOR 1981-92 : Commandement des opérations, conseil des troupes, survols, aide à la guerre contre les rebelles, des soldats sont brièvement impliqués dans une prise d'otages.

    NICARAGUA 1981-90 : Commandement des opérations, marine, la CIA dirige les invasions d'exilés (contras) qui combattent les sandinistes marxistes.

    LIBAN 1982-84 : Marine, bombardements, troupes, les Marines expulsent l'OLP et soutiennent les phalangistes chrétiens, la marine bombarde et arrose d'obus les positions musulmanes et syriennes.

    HONDURAS 1983-89 : Troupes, des manoeuvres assistent la construction de bases à proximité des frontières.

    GRENADE 1983-84 : Troupes, bombardements, une invasion a lieu quatre ans après la révolution.

    IRAN 1984 : Utilisation d'avions chasseurs, deux jets iraniens sont ainsi abattus au-dessus du golfe Persique.

    LIBYE 1986 : Bombardement, marine, des frappes aériennes sont effectuées pour renverser le gouvernement nationaliste.

    BOLIVIE 1986 : Troupes, l'armée assiste des raids dans la région où pousse la cocaïne.

    IRAN 1987-88 Marine, bombardements, les USA interviennent aux côtés de l'Irak dans la guerre. Ils soutiennent activement le dictateur Saddam Hussein, garant des intérêts américains car laïque et opposé au fanatisme de la révolution islamiste shiite.

    LIBYE 1989 : Utilisation de chasseurs de la marine, deux jets libyens sont abattus.

    ILES VIERGES 1989 : Troupes, St. Croix est le théatre d'émeutes noires après l'assaut.

    PHILIPPINES 1989 : Jets, une couverture aérienne est fournie au gouvernement contre un éventuel coup d'Etat.

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    PANAMA 1989-90 : Troupes, bombardement, le gouvernement nationaliste est destitué par 27.000 soldats, les dirigeants sont arrêtés, on dénombre plus de 2000 morts. Le 20 décembre 1989, le président Bush senior ordonne une attaque militaire sur le Panama dans le but d'arrêter le dictateur au pouvoir, Manuel Noriega, pourtant agent de la CIA. : 6000 soldats face à 25 000 soldats d'élite US, utilisant aviation, portes avions ainsi que, pour la première fois, le bombardier Stealth. En 13 heures, 422 bombes furent déversées sur Panama-City. Les Soldats US entérèrent les morts panaméens dans des fosses communes sans les identifier.
    " Cinq blocs entiers ont été bombardés, les 25ième, 26ième, et 27ième rues où j'ai passée mon enfance ont été complètement détruites et transformées en un cimetière. A minuit trente, le bombardement, le mitraillage et les tirs aux roquettes ont commencés. Puis ont été utilisés les lances flammes et les tanks, et ce fut la désolation générale. Ils ont tiré à la mitrailleuse sur des maisons faites de bois et de plâtre pendant que la population dormait, à quelques jours de noël. Beaucoup de ceux qui ont tenté d'échappé aux incendies et aux bombardements sont morts dans les rues, abattus par les mitrailleuses américaines." Cette attaque violait la convention de Genève mais fut la première appellée " guerre propre ". Les chiffres officiels annoncent 560 morts mais la Croix Rouge donne le chiffre de 4000 avec entre 15 000 et 30 000 personnes ayant perdu leur habitation.

    NICARAGUA, 1990 : Un an plus tard, les Etats-Unis font preuve d'un peu plus de finesse avec une intervention massive dans le processus électoral nicaraguayen en finançant ouvertement l'opposition, alors même que le financement des partis politiques américains par des intérêts étrangers est illégal aux Etats-Unis.

    LIBERIA 1990 : Troupes, les étrangers sont évacués durant la guerre civile.

    ARABIE SAOUDITE 1990-91 : Troupes, jets, l'Irak est contrée après son invasion du Koweït ; 540.000 hommes stationnés à Oman, au Qatar, à Bahrain, dans l'UEA, en Israël.

    IRAQ 1990-1991 : Première guerre du golfe :
    Bombardements, troupes, marine, blocus de l'Irak et des ports jordaniens ; 200.000 morts et plus lors de l'invasion de l'Irak et du Koweït, zone d'interdiction de vol sur le Nord kurde, sur le Sud chiite, destruction à grande échelle des équipements militaires irakiens. En outre il apparaît que : l'armée américaine a utilisé des armes à uranium apauvri ce qui provoqua le syndrôme de la guerre du golfe ; que Bush a lâchement abandonné le peuple irakien qu'il avait appelé à la révole contyre son dictateur, lui permettant de reprendre les rennes du pouvoir. Il s'ensuivit des massacres de milliers d'opposants shiites, et kurdes pour la plupart.

    KOWEÏT 1991 : Marine, bombardements, troupes, le famille royale du Koweït est réinstallée sur le trône.

    LOS ANGELES 1992 : Troupes, l'armée et les Marines sont déployés contre les émeutes anti-policières.

    SOMALIE 1992-94 : Troupes, marine, bombardements, l'occupation des Nations unies durant la guerre civile : sous la direction des USA, raids contre une faction de Mogadiscio. En outre après s'être rendu compte de leur incapacité à gérer le problème, les soldats américains s'en allèrent laissant derrière eux un pays à feu et à sang.

    YOUGOSLAVIE 1992-94 : Marine, blocus de l'Otan contre la Serbie et le Montenegro.

    BOSNIE 1993-95 : Jets, bombardements, zone d'interdiction de vol surveillée durant la guerre civile ; avions abattus, bombardements des Serbes.

    HAITI 1994-96 : Troupes, marine, blocus contre le gouvernement militaire, les troupes réinstallent le président Aristide trois ans après le coup d'Etat.

    CROATIE 1995 : Bombardements de la Krajina, les aérodromes serbes sont attaqués avant l'offensive. Les américains ont tout fait pour aider les croates dans leur contre offensive éclaire.

    ZAIRE (CONGO) 1996-97 : Troupes, Marines dans les camps de réfugiés hutu, dans la zone où commence la révolution.

    LIBERIA 1997 : Troupes, soldats sous le feu durant l'évacuation des étrangers.

    ALBANIE 1997 : Troupes, soldats sous le feu durant l'évacuation des étrangers.

    SOUDAN 1998 : Attaques par missiles d'une usine pharmaceutique supposée être une usine névralgique 'terroriste' de fabrication de gaz. Plus de 30.000 civils tués. Les USA bloquent l'enquête de l'ONU au Conseil de sécurité des Nations unies.

    AFGHANISTAN 1998 : Attaques par missiles contre les anciens camps de la CIA utilisés par les intégristes musulmans supposés avoir attaqué des ambassades.

    IRAK 1998 : Bombardements, missiles, quatre jours de frappes aériennes intensives après que les inspecteurs de l'armement soupçonnent les Irakiens de faire obstruction à leurs opérations de controle.

    COLOMBIE : en 1999, l'opinion internationale empêchant les interventions militaires, les Etats-Unis ont lancé le Plan Colombie en soutien au gouvernement colombien qui détient pourtant le record des violations des droits de l'homme dans cet hémisphère. 83% de cette aide de 1.3 milliards de dollars sont destinés aux militaires (30 000 militaires recrutés).

    YOUGOSLAVIE 1999 ; Bombardements, missiles, lourdes frappes aériennes de l'OTAN après que la Serbie refuse de se retirer du Kosovo. Cette opération militaire fut faite sans l'aval de l'ONU et à la suite du piratage de la conférence de Rambouillet. Il apparaît en effet que Madeleine Allbright a tout fait pour rendre un accord impossible du côté serbe. Le carnage fut censuré et on a vu comme résultat des cohortes de civils qui fuyèrent leur pays sans savoir où aller. L'immigration massive montre que les bombardements n'arrangent jamais les choses.

    YEMEN 2000 : Marine, un attentat suicide à la bombe est opéré contre le navire USS Cole.

    MACEDOINE 2001 : Les troupes de l'OTAN se déplacent et désarment en partie les rebelles albanais de l'UCK.

    AFGHANISTAN 2001 : Mobilisation massive des Etats-Unis pour attaquer les talibans et Ben Laden désignés d'office comme les commanditaires des attentats du 11 septembre 2001. Cette intervention est relayée par les troupes de l'ONU et de l'OTAN. Et cela continue.

    VENEZUELA 2002 : dernier fait d'armes de la CIA, le soutien de la conspiration et de la tentative de coup d'état anti-Chavez au Venezuela.
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    IRAK 2003 : Attaque militaire de grande envergure par des bombardements sur Bagdad et autres villes. Renversement du régime dictatorial, certes, de Saddam Hussein, mais à l'encontre du droit international et de la décision de l'ONU. Finalement, l'occupation militaire se prolonge pour le contrôle des champs de pétrole et le chaos règne avec des conséquences bien plus graves que sous la dictature de Saddam Hussein. Les sévices et tortures dans les prisons militaires sont encore une preuve de la haine des militaires envers de simples résistants iraquiens. On constate chaque jour des attentats et un véritable génocide est perpétué par le fait que les policiers Irakiens sont armés par les américains. Censure. Pas de reporters en Iraq pour nous dire la vérité. Ils ont été assassinés (ceux qui sont sous contrôle militaire ne sont pas des reporters).

    Avril 2006 : Les Etats-Unis ont déjà dépensé 272 MILLIARDS de dollars dans cette guerre en Iraq. On apprend en octobre 2007 que $4 MILLIARDS/semaine sont engloutis pour cette guerre qui met tout le pays à feu et à sang. Mais, en tout, les dépenses militaires avoisinent 757 MILLIARDS de dollars pour les diverses interventions dans le monde. Elles dépassent celles cumulées des 15 autres Etats les plus puissants de la planète et aggrave le déficit colossal des USA !


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* Meurtre systématique de la population civile en Afghanistan (Dissimulation consciente par la politique et le staff militaire). La guerre et les conséquences : L’Afghanistan souffre.
L’Afghanistan est devenu une zone d’essai pour tester toutes sortes de nouveaux types d’armes. Les anciennes méthodes de bombardements ne suffisent plus aux seigneurs de la guerre. Aussi, voulait-on évaluer notamment la manière dont les armes à laser modernes fonctionnent, l’impact des armes à micro-ondes ou encore les effets des différents types de rayonnement radioactif. Les images de corps horriblement mutilés, en provenance d’Afghanistan, atteignent rarement l’Occident, mais de temps en temps elles apparaissent. Un petit tas de chair, c’est tout ce qui reste d’une victime de ces nouvelles armes. Comment a t’il été tué? De grosses plaies sur la peau mènent rapidement à la mort. Les nouveau-nés ont deux têtes et meurent vite. Les personnes vomissent et crachent du sang, leurs urines et leurs selles contiennent aussi du sang. Dans la région de Tora Bora, les femmes ne peuvent plus se tenir sur leurs jambes, elles ne peuvent plus marcher. Quelle en est la cause? Beaucoup de femmes font des fausses couches, il en est de même pour beaucoup d’animaux. La faim s’ajoute et complète la misère de la population afghane. La cruauté sans répit de l’alliance belliciste ne connaît pas de limites. Ne sont-ils pas des entités bestiales transformées en homme ?


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Remercions Zoltan Grossman qui a réalisé cet excellent travail de compilation. Parmi les sources qu'il a utilisées, outre des rapports d'infos, il y a: les Archives du Congrès (23 juin 1969), 180 débarquements, par la Section Histoire de l'U.S. Marine Corps, Ege & Makhijani dans Counterspy (Juillet-août 1982), et Daniel Ellsberg dans Protest & Survive. "Exemples de recours aux Forces américaines à l'étranger, 1798-1993" par Ellen C. Collier du Service des Recherches de la Bibliothèque du Congrès. Source : A century of U.S. military interventions: From Wounded Knee to Afghanistan, Compiled by Zoltan Grossman.

3. Il va s’en dire que nous nous n'attaquons pas le peuple américain, mais quand l’élite qui dirige ce pays depuis quelques temps bafoue le droit international, il faut le dire: comment peut on se targuer d'etre la nation de la liberté quand on provoque autant de conflit  et il parle de terrorisme ,qui est le terroriste ? jamais une nation n'a jamais autant provoquer de guerre ,cette empire ressemble à celui de la rome antique par sa domination sur les autres nations.....

    L’Amérique a mené deux guerres mondiales pour devenir une superpuissance qui donne le «la» sur tous les continents. Le principal obstacle à son accès aux marchés et aux réserves énergétiques d’Asie centrale a disparu avec l’effondrement de l’Union soviétique en 1991. Cette chance historique sans précédent, elle l’a utilisée depuis lors contre ses propres alliés avec une agressivité sans cesse croissante, pendant que l’Europe continuait à rêver des «dividendes de la paix». Sur le plan institutionnel les USA exercent leur domination par le biais de l’OTAN et de l’OSCE. Le danger vient des USA – bien plus que du «terrorisme» qui est en fait un moyen et une diversion pour agresser les pays pour leur imposer par la force  leur domination ......

Posté par rusty james à 23:46
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http://rustyjames.canalblog.com/archives/2011/05/30/21268705.html
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 04:07

 

 

 


Les nombreux témoignages de Syriens dénonçant la falsification par les médias internationaux des événements qui ensanglantent leur pays sont écartés au motifs qu’ils proviendraient de partisans du « régime ». Cependant cet argument ne pourra pas être utilisé à l’encontre de la religieuse carmélite Mère Agnès-Mariam de la Croix qui atteste de la réalité sur le terrain : la déstabilisation de la Syrie par des groupes armés et financés de l’étranger. Ce témoignage est aussi un appel : si le système politique laïque syrien devait être renversé, ce serait au profit d’un système confessionnel d’inspiration wahhabite qui ne laisserait plus de place aux chrétiens d’Orient.

 


 

Vidéo envoyée par Alain Benajam, président du Réseau Voltaire France

 

http://www.mecanopolis.org/?p=26968

 

 

Syrie : interview de Mère Agnès-Mariam de la Croix

.

 

http://www.presidentassad.net/images/Hafez_Assad_Pictures/Hafez_Al-Assad_Pictures_2.htm
President Hafez Assad has left a rich inheritance for the Syrians, a Stable Secure and prosperous Modern Syria.

.Vidéo du Père de Bachar-el-Assad sur le 2e lien

.

 

Vous pouvez aussi lire mon article ici :

Bachar-el-Assad un dictateur, ou un combattant de la Liberté, un héros ?

La désinformation


 

Voir aussi sur mon blog officiel :

Le peuple syrien ne pourra jamais être vaincu ! Voici pourquoi (+ vidéo)

 

 

VIDÉO. Syrie : Quand Moscou met à nu le jeu hypocrite de l’Occident.


Expert russe: "La Syrie, premier front de défense de la Russie"
 

Le rédacteur en chef de la revue russe VVB  Saïd Govorov considère que la Syrie est le premier front de défense de la Russie, de ses intérêts au Moyen Orient et de sa sécurité nationale.

Dans une interview exclusive accordée au site d’alManar, Govorov explique que « toute avancée militaire en faveur des miliciens arabes et étrangers sur le terrain en Syrie constitue un danger pour la Russie, qui se voit dans l’obligation de prendre des mesures garantissant la stabilité de son allié syrien, et écartant toute guerre civile ou toute partition du pays ».

Tout en insistant que la crise syrienne est une affaire interne, cet expert dans les affaires du Moyen Orient a assuré que la flotte russe présente à proximité de la côte grecque a pour mission de protéger les intérêts de son pays dans la région. 


L’ambassadeur qatari finance les campagnes de désinformation contre les responsables russes


Qualifiant la position russe de « responsable », le directeur de la VVB a dit à notre collègue au site arabophone Israa elFas, que « la Russie réalise bien que la stabilité et l’unité de la Syrie est la garantie de la stabilité de la région entière, fortement affectée par les incidents en cours. Les relations syro-russes sont toujours exposées aux campagnes médiatiques adverses et le Qatar est le premier pays impliqué dans la falsification des déclarations officielles des dirigeants russes ».

Selon lui, l’ambassadeur qatari en Russie dépense de grosses sommes d’argent pour inciter les agences de presse russes à participer à l’attaque médiatique organisée contre les dirigeants du pays, citant l’exemple de son implication dans les dernières falsifications des propos de l’envoyé russe au Proche-Orient Mikhael Bogdanov.


La majorité des Syriens soutiennent toujours Assad


Malgré les campagnes médiatiques arabes et internationales contre le régime syrien, l’opinion publique russe est convaincue que la majorité du peuple syrien soutient toujours son président. 

« Même ceux qui ont réclamé des réformes au début de la crise syrienne, soutiennent toujours le régime, parce qu’ils ont compris que l’objectif des grandes puissances est d’entrainer la Syrie dans un bain de sang et dans un conflit intestin pour ensuite diviser le pays en mini-Etats », a dit Saïd Govorov. Selon lui, « le peuple craint la chute du régime parce qu’il craint la division et le contrôle du pouvoir par les groupes armés qui commettent les crimes horribles au su et au vu du monde entier ».

« Nous sommes convaincus que le président Assad remportera 60% des voix d’électeurs si des élections démocratiques et honnêtes ont lieu en Syrie, et même sous supervision internationale », a-t-il encore estimé.

Et de conclure : « La Russie réclame la cessation de tout soutien aux groupes armés, l'arrêt du conflit interne, et le lancement du dialogue national ». Il a assuré que le régime est sérieux dans son appel au dialogue et que le président Assad est prêt à participer à des élections. "Mais l’opposition ne cesse de mettre des bâtons dans les roues", a-t-il déploré. 

Interview réalisée par Israa elFas (correspondante au site arabophone d'alManar)


http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=90076&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1 

 

 

http://www.almanar.com.lb/french/adetails.php?eid=90076&cid=18&fromval=1&frid=18&seccatid=37&s1=1

 

 

Des unités israéliennes font partie des forces d’intervention en Syrie

http://www.almanar.com.lb/french/ad…

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§§§§§§§


 

 

Et par ailleurs un lien recommandé sur mon blog :

 

Jamais nous ne sommes trouvés

en position aussi précaire,

aussi proches de la destruction totale


 

 

totalitarisme-chaussures-copie-1.jpg

 

 

topor-liberte-dexpression1.jpg

 

.   


http://www.decitre.fr/gi/25/9782916721125FS.gif

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26 décembre 2012 3 26 /12 /décembre /2012 01:29

 

 

http://allainjules.com/2011/10/07/libye-la-contre-attaque-de-me-marcel-ceccaldi/


Libye, Syrie…

La France, agent de la CIA et du Qatar

Vidéo Maître Marcel Ceccaldi

 

 

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Durée : 40min 45sec | Postée : Il y a 1 mois | Chaîne : Contre-enquête interdite
.

Avocat de la Jamarihiya arabe libyenne, de la famille Kadhafi, de ministres libyens — dont l'ex-Premier ministre al-Baghdadi al-Mahmoudi — et de plusieurs chefs d'état africains, grand connaisseur des géopolitiques officielle et secrète du continent africain, Maitre Marcel Ceccaldi livre son analyse sur les conflits libyen et syrien, le rôle des USA dans la montée du fondamentalisme musulman, la politique de suivi de la France, et l'importance du Qatar, "pays faiseur de guerre".

 

http://www.prorussia.tv/Libye-Syrie-la-France-agent-de-la-CIA-et-du-Qatar-%E2%80%94-Maitre-Marcel-Ceccaldi_v74.html

 

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Conseillés :

 

Le peuple syrien ne pourra jamais être vaincu ! Voici pourquoi (+ vidéo)

.

 

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 22:45

 

NOM-jeu-images.jpg

 

 

Une vidéo (13 mn) à ne pas manquer

pour comprendre le monde actuellement.


Pétrodollars, pourquoi ?


La FED, pourquoi ?


La destruction de plusieurs pays est programmée.

Lesquels ? Pourquoi ?

 

La 3e guerre mondiale est programmée. Pourquoi ?

 

Comment les Etats-Unis entendent,

quel que soit le prix payé par les populations,

maintenir par la force leur suprématie dans le monde.
 

Que pouvons-nous faire pour empêcher

l'horreur planétaire programmée ?

 

Nous avons le devoir moral

de refuser d'être seulement

des pions promis à l'horreur.

 

Chantal Dupille

 

 

 

Publiée le 17 déc. 2012


Cette vidéo nous rappelle les faits et enchaînements ayant entraîné les guerres passées et nous présente celles à venir. Comment les Etats-Unis veulent sauver le dollar à tout prix jusqu'à prendre le risque de déclencher une guerre mondiale, mais aussi qui tire les ficelles de ce jeu dangereux qui sème la désolation dans le monde depuis des décennies ?


 

 

NOM-soupe-j-copie-1.jpg

 

 

Choix de vidéos pour comprendre le monde,

le monde dans lequel nous vivons

(sur mon blog Jeunes.infos)

 

 

 

banques-cartel-a-table.jpg

 

NOM-partage-capture_7.jpg

 

___________________________________________________________________________________________

 

 

INFOS non alignées :

 

Quelle politique étrangère de la France ? Criminelle, terroriste ?

 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 01:53

 


http://www.presseurop.eu/fr/content/article/1161171-l-europe-contre-le-peuple

 

 

Quelques vérités sur l'Europe de Bruxelles

- et de Jacques Delors !

Par eva R-sistons

 

 

On discute de l'Europe. A quoi bon d'ailleurs ? Tout est décidé à Bruxelles, et les peuples n'auront rien à dire. Et s'il y a référendum, on n'en tiendra plus compte: Sarkozy a montré la voie !

 

Et donc, l'Europe supra-nationale avance, qu'on le veuille ou non. Les peuples ne sont pas là pour décider, mais pour subir ! Subir en particulier la dictature de Bruxelles, comprenez - la dictature des Grandes banques et des Lobbies. J'écoute en ce moment le débat sur la LCP  " Jacques Delors sur l'avenir de l'Union européenne", 12 décembre 2012. Et que dit le fameux Delors ? "Marché Unique, cohésion économique et monétaire - une limite, cependant : la politique étrangère, de la Défense, qui n'avance pas.... La coopération sera renforcée avec l'Union BANCAIRE. Le groupement doit aller plus loin. L'Union des 27, c'est trop compliqué, allons vers la GRANDE Europe" (Une, donc !).

 

Je ne vais pas entrer dans le détail. Je voudrais rappeler quelques notions ou évidences - de bon sens, en particulier.

 

- D'abord, cette Europe n'est pas celle des peuples, du social, de la paix, etc. L'Europe, c'est la guerre (vidéo François Asselineau - et dans une autre vidéo il explique comment l'Europe a été créée par les Américains pour servir leuts intérêts). J'ajoute qu'elle a sans doute été programmée par les Etats-Unis via la guerre mondiale, sachant que leur puissance incontestable surgirait sur les ruines de états européens. Des clans comme celui des Bush ont un lien direct avec cette guerre abominable d'ailleurs comme d'habitude sous de faux prétextes, ainsi que des grandes familles juives "apatrides" par leur culte du Veau d'or, et soucieuses de bâtir une succursale des Etats-Unis au Proche-Orient et au Moyen Orient afin de coloniser la région riche en ressources vitales, quitte à sacrifier, dans les camps de concentration, une partie des leurs sur l'autel de l'Argent-Roi.

- Cette Europe s'est empressée d'intégrer les pays baltes - pour à la fois affaiblir la Russie et consolider le modèle libéral dans les ex Etats soviétiques. Ne s'agit-il pas là, en filigrane, de la préfiguration de l'Europe... de la guerre ?

- Loin d'être l'Europe des peuples, prenant en compte leurs besoins et leurs aspirations, cette UE bruxelloise est celle des Marchés, de la compétition, du libre-échange, de la libre CONCURRENCE. Nous sommes loin de la coopération des peuples ardemment prônée par un Chavez ou un Castro si décriés ! 

- Loin d'être sociale, elle se fonde non seulement sur le libéralisme le plus brutal et dur, mais sur l'ULTRA-libéralisme rejeté par les peuples. Un exemple ? Souvenez-vous de Madelin et de son parti LIBERAL; seuls 5% des Français y adhéraient. Et depuis le libéralisme et pire encore, l'ultra-libéralisme, nous ont ont été imposés. Contre notre volonté ! On ne peut même plus parler d'une Europe keneysienne ou même rhénane, mais seulement anglo-saxonne. Delors rappelle d'ailleurs qu'il y avait plusieurs Europe : "Modèle anglo-saxon même blairiste,  modèle du Nord social-démocrate, et puis l'allemand, avec son économie sociale de marché, enfin celui du Sud, avec un Etat omniprésent". En supprimant peu à peu toutes les conquêtes sociales de nos aïeux, en privatisant tout même nos services publics, nous nous rapprochons à grands pas du modèle anglo-saxon le plus rigide, le plus anti-social, le plus anti-populaire: Celui de Mme Thatcher ! Quelle trahison de "l'idéal européen", si tant est qu'il ait réellement existé ! Delors, pathelin, ajoute : "Si l'UE réussit, la place de Londres perdra de sa puissance au profit de celles de Francfort et de Paris". La Finance, encore et toujours ! L'Europe n'est-elle que cela ? Hélas, oui ! Et Delors tient à l'euro : "Si l'euro disparaît, le MARCHE unique craque". Marché, encore et toujours. Les peuples existent-ils encore face à cette entité abstraite et broyeuse de vies ? 

- Loin d'être démocratique avec son Parlement fantoche, l'UE est anti-démocratique, imposant tout d'en haut, à mille lieux des préoccupations de la base (des citoyens et des régions), et même totalitaire. L'Allemagne, qui n'a pas été dénazifiée, n'est pas étrangère à cette orientation. 

- Loin de respecter la diversité des nations et des régions, Bruxelles centralise tout. Au sein d'une Europe toujours plus centralisatrice et unifiée, les peuples ne perdront pas seulement leurs identités régionales, mais aussi leur identité nationale. Que leur restera-t-il ? La conscience d'appartenir à une grande "union" bancaire ? Pas de quoi les motiver, et surtout voilà de quoi dépolitiser les jeunes... ou de les pousser, par réaction, vers les mouvements ultra-nationalistes et populistes, intolérants, intransigeants, haineux. Delors a beau défendre l'idée d'une "Fédération des Etats Nations, et non un Etat fédéral", "la conciliation d'un processus décisionnaire au sommet plus efficace et les nations existant, car pour prendre en compte la diversité l'Union doit s'arrêter un peu, même si cela ralentit le convoi", les peuples ne sont pas dupes et ils rejettent de plus en plus cette centralisation tueuse d'identités et de nations souveraines. Notons d'ailleurs que tous les intervenants de ce débat ont plus ou moins conscience du désamour des citoyens européens pour cette Europe, conscience de leurs inquiétudes, mais ils n'y répondent jamais vraiment, et pour cause ! Une voix discordante, cependant : Celle de Nicolas Dupont-Aignan, fustigeant ce "Système supra-national qui impute la crise, tous les dérèglements aux Nations, alors qu'elle a des causes structurelles, et un dogme, celui de la monnaie unique". Il plaide "pour une Europe des Nations, pour une Europe démocratique, coopérant dans des domaines comme celui d'Airbus ou en matière d'environnement". Une voix se fait aussi entendre pour proposer l'Europe de la solidarité. Et un intervenant suggère d'introduire une "clause de sauvegarde", sans préciser de quoi il s'agirait. On le voit, les Elus, "nos" Elus, sont tous, ou presque, complices de l'horreur en marche § 1. Ils devraient répondre de leur trahison envers leurs Electeurs !

 

Finalement, Delors rappelle que "lorsque les gouvernements - nationaux - font des bêtises, ce sont eux qui trinquent", donc allons vers toujours plus d'Europe ! Et lorsque Bruxelles fait des bêtises au profit des technocrates, des lobbies et des Grandes banques, qui trinque ? Nous, les peuples.  Mais existons-nous aux yeux des monstres froids qui décident de tout à notre place ?

 

Ce qui est sûr, c'est que cette Europe-là ne permettra plus aux citoyens de la contester, de se révolter contre le modèle unique ultra-libéral imposé d'en haut, elle sera gravée dans le marbre.  Aucun pays ne pourra plus choisir sa voie propre, progressiste, sociale, solidaire, il sera de gré ou de force obligé d'accepter les orientations, les diktats d'en haut, sous peine d'amendes le ruinant.

 

Et dans cette Europe-là, les dettes seront mutualisées - payées par tous les contribuables - et les profits privatisés. Nos avantages sociaux, nos services publics, nos retraites, nos salaires seront mis à contribution, amputés ou supprimés, et même nos patrimoines, comme en Grèce déjà (ses îles, par ex), seront rackettés pour éponger des dettes toujours plus profondes et insolvables.

 

Si l'on veut "tuer" les peuples, le modèle social (européen), les services publics, les Nations, et au final, la paix (comme en Yougoslavie), une seule potion : L'Europe. Toujours plus d'Europe centralisatrice, ultra-libérale et totalitaire !

 

Autant dire que les peuples seront sacrifiés à l'hydre du marché Unique - pardon, à l'hydre européenne ! Car la gouvernance européenne est seulement économique, monétaire, financière. Oubliant l'homme - les individus !

 

Et cela, nous, les individus, ne pouvons le tolérer. D'autant plus que cette Europe infâme est le tremplin du Nouvel Ordre Mondial ! § 2

 

Eva R-sistons

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

TAGS : Europe, Jacques Delors, euro, Marché Unique, Bruxelles, Grèce, libéralisme, Madelin, François Asselineau, finance, Yougoslavie, Nouvel Ordre Mondial, Nicolas Dipont-Aignan, nationalisme, populisme, fédéralisme, Mme Thatcher, social-démocratie, blairisme, GB, modèle rhénan, dictature, LCP, banques, Défense, compétition, concurrence, guerre, Londres, Francfort, Paris, Etats-Unis, Bush, Juifs, Proche-Orient, Moyen-Orient, pays baltes, camps de concentration, Chavez, Castro, Allemagne, nations souveraines.

 

§ 1

 

 

    .  .

2  rappels  parmi  d'autres  :

 

.

Europe-dictature.jpg    

 

Attention : la dictature financière européenne est en marche…

Faites passer…


C’est Patrick Le Hyaric, via son blog, qui m’a alerté. L’information est effectivement d’importance, et mérite d’être relayée (elle l’est déjà dans l’Humanité), surtout dans la mesure où les blogs me semblent de précieux éléments d’information alternative, et cela bien que minoritaires… Il n’y a pas de petits combats, surtout quand leur somme est une bonne cause. Je compte donc comme d ‘habitude sur mes collègues pour en assurer le relais.

Mais venons en au sujet. Il s’agit d’un document de travail actuellement entre les mains des gouvernements intitulé « Coordination améliorée des politiques économiques dans la zone Euro. Principaux éléments et concepts », dernière mouture du pacte de compétitivité.

Patrick Le Hyaric le présente comme « un violent coup de force anti-démocratique et l’accélération de la destruction de nos acquis sociaux allant encore au-delà de ce que nous pouvions imaginer avec le traité de Lisbonne. »

Afin de vous éviter une fastidieuse lecture, voici les principales mesures préconisées :

 

  • mettre davantage en concurrence les salaires, tout en mettant en place un mécanisme « d’ajustement des salaires sur la productivité ». « Les hausses de salaires étendues et prolongées peuvent signaler une érosion de la compétitivité», est-il écrit noir sur blanc.
  • diminuer les salaires dans le secteur public (« modération salariale », disent-ils…),
  • démanteler les systèmes de retraite publique et de sécurité sociale, reculer l’âge de départ à la retraite. (ça, c’est fait…).
  • augmenter l’impôt sur le revenu en France (suite à des études antérieures sur un projet d’harmonisation de la fiscalité entre la France et l’Allemagne)
  • promouvoir la « flex sécurité », c ‘est à dire le précariat comme norme de l’emploi.
  • Acter « la révision des dispositifs de fixation des salaires » pour « augmenter la décentralisation dans le processus de négociation et le mécanisme d’indexation ». Donc, plus de négociations globales collectives, mais des fragmentations par secteur, voire par territoire. La fin des syndicats ?
  • « lever toute restriction d’ouverture dans la vente qui était fondée sur des critères horaires ou géographiques». (c’est DPP qui va être content…). Autrement dit, les magasins seront obligatoirement ouverts le dimanche, et plus si nécessaire. Des secteurs et des professions qui jusque-là étaient protégés par des quotas, comme les pharmacies, les taxis, les notaires, les vétérinaires, les coiffeurs, les architectes, etc., seront ouverts et mis en concurrence. C’est ce que proposait le  rapport Attali
  • Et, pour la première fois, est envisagé dans un texte d’origine européenne la nécessité de modifier les constitutions nationales pour y insérer l’interdiction de faire des « déficits ».

Comme Patrick Le Hyaric, je pense qu’il est important de mobiliser nos concitoyens, d’alerter l’opinion, et d’utiliser tous les moyens de communication en notre possession pour faire connaître ce projet antisocial et antidémocratique des oligarchies européennes. Pour cela, un seul moyen : parlez de  ce projet autour de vous. Et si vous parvenez à convaincre des journalistes dans votre réseau, qui travailleraient dans des médias traditionnels, de s’emparer du sujet, ce serait encore mieux.

Nous entrons en effet dans l’ère de la résistance… via une guerre de l’information dans laquelle nous ne sommes hélas que bien petits… et eux si grands.

Toutefois, un espoir dans la nuit libérale : Denis Robert is not dead… Il nous en faudrait d’autres comme lui. C’est le moment ou jamais, face à une telle offensive.

 

http://gauchedecombat.wordpress.com/2011/03/04/alerte-rouge/

 

 

A lire :

"L'UE escroquerie": Maintenant qu'on y est entrés,sortons-en! - Et les Grecs ?

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http://media.paperblog.fr/i/497/4973630/mecanisme-europeen-stabilite-avez-entendu-par-L-O6Kqew.jpeg

http://media.paperblog.fr/i/497/4973630/mecanisme-europeen-stabilite-avez-entendu-par-L-O6Kqew.jpeg

 

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Les ministres des finances UE d'accord sur le MES; l'euro devient instrument de pouvoir, dominateur, redistributeur, d'expropriation.

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Le MES, le Mécanisme Européen de Stabilité, imposé par l'UE aux peuples

Mercredi 25 janvier 2012 10h16

 

Les ministres des Finances européens se sont mis d'accord sur le MES - le fameux "mécanisme européen de stabilité" ou plutôt le fonds de renflouement permanent de la zone Euro. Le déblocage des fonds peut être effectué si la simple majorité des pays impliqués accepte . - Ainsi, l'euro devient aujourd'hui un instrument de pouvoir, de domination, de redistribution et d'expropriation.

 

Michaela Heine pour News 26
 
Les ministres des Finances européens ont trouvé un accord lors de leur réunion de lundi concernant le fonds de stabilité permanent MES.

Ceci a été annoncé par le chef du groupe Jean-Claude Juncker à Bruxelles. Un contrat correspondant doit être signé le 30. janvier. Le fonds d'urgence devrait  entrer en vigueur le 1. Juillet, un an plus tôt que prévu initialement.
 
Selon le ministère finlandais des Finances les nouvelles dispositions prévoient
le déblocage des fonds si la majorité des pays impliqués y souscrivent. Concernant les décisions d'une éventuelle augmentation des obligations de paiement d'un pays, un vote majoritaire ne sera pas suffisant.


La portée du fonds de sauvetage restera d'abord comme prévu à 500 milliards d'euros mais ce montant sera cependant examiner à nouveau en Mars. En marge des négociations, il y a eu des différends sur une augmentation des moyens du MES. Le chef du Fonds monétaire international (FMI), Christine Lagarde, a appelé à la mise à disposition de fonds supplémentaires, mais elle s'est heurtée à l'opposition du gouvernement fédéral allemand.
 

Le MES instaure désormais des limites principielles à notre souveraineté étatique et la souveraineté du Parlement sur le budget est ainsi anéantie.


1.
Le capital social du MES s'élève à € 500,000,000,000,00 euros. (article 8 paragraphe 1). Selon le paragraphe 4, les membres s'engagent inconditionnellement et irrévocablement à apporter leur contribution au MES. Le libellé de l'article s'assure que les futurs gouvernements y sont tenus.


 2.
Selon l'article 10, paragraphe 1, les "gouverneurs" (vous pouvez traduire cela par le Soviet suprême du  Comité Central) décident seuls de modifier le capital social. Cela signifie rien de moins qu'au delà des € 500,000,000,000.00, des fonds supplémentaires doivent être apportés "inconditionnellement et irrévocablement" dans le cas d'une telle décision.

« Par la présente, les membres du MES s’engagent de manière irrévocable et inconditionnelle à honorer sur demande tout appel de fonds adressés à eux par le Directeur général en vertu de cet alinéa, et ce dans les sept jours après réception. » 

 

3. Et comme si cela n'était pas suffisant. Au delà de ce capital déjà énorme le MES a la possibilité de décider à une majorité simple l'augmentation des fonds. Ainsi en fonction de l'Article 17 paragraphe 1 il est habilité à souscrire, pour répondre à ses responsabilités, sur les marchés, des prêts auprès de banques, d'institutions financières ou d'autres personnes ou entités. Un contrôle parlementaire n'est pas prévu. Les modalités de l'emprunt seront réglées par le Directeur exécutif en conformité avec la régulation dont les lignes directrices sont déterminées à être adoptées par le Conseil (paragraphe 2).


4. Pour que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes nous avons l'articel 25 («audit externe»). «La vérification des comptes du MES est effectuée par des auditeurs externes indépendants accrédités par le Conseil des gouverneurs." Une étrange garantie pour le succès de l'indépendance, si l'examiné peut choisir son propre examinateur.


5. Par les règles d'immunité (articles 27 et 30) le MES et ses organes se sont libérés totalement de tout contrôle juridictionnel et parlementaire.

« Le MES, ses biens, ses financements et ses avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, bénéficiera de l’immunité de toute forme d’action en justice. »

« Les biens, financements et avoirs du MES, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur, seront à l’abri de toute perquisition, réquisition, confiscation, expropriation ou toute autre forme de saisie » suite à une « action exécutive, juridique, administrative ou législative »

Enfin, l’article 30 confère aux gouverneurs, aux directeurs et à tout le personnel du MES l’immunité judiciaire à l’égard de « tout acte exécuté dans leur qualité officielle » et « l’inviolabilité pour ce qui est de leurs documents officiels ». Autrement dit, ils n’ont à rendre de comptes à personne

 

Le parachute de sauvetage permanent MES est une grossière construction  inconstitutionnelle, qui vise à la destruction d'une grande partie de notre ordre constitutionnel et de notre démocratie parlementaire libérale.

.

 

http://poi72.over-blog.com/article-dans-toute-l-europe-les-peuples-se-dressent-contre-l-union-europeenne-declaration-du-bureau-nation-104245905.html

 

europe-revoltee-greece_12.jpg

 

Reçu à l'instant 

(je n'ai pas encore lu les textes,

mais c'est d'actualité ! eva)

 

 

Je ne veux pas d'Europe du tout !
 
    Bonjour à toutes et à tous,

Tous les partisans d'une "autre Europe" nous font faire des illusions sur ce que pourrait être cette prétendue "autre Europe" ; car, dans les faits, elle ne peut être qu'ultraréactionnaire. C'est bien pourquoi je ne veux pas d'Europe du tout !

Voici un seul exemple qui vaut pour tous les autres :

Une fois l'Europe terminée et devenue un seul État, car tel est le but des européistes, imaginons un référendum européen sur les droits des femmes. Le résultat est évident : l'avortement sera supprimé et la contraception aussi !

Toutes les lois réactionnaires "justifiées" par les votes de l'ensemble de tous les Européens seront valables aussi en France, même si les Français n'en veulent pas, et ont voté contre !

Ils construisent l'Europe pour noyer la France révolutionnaire dans l'Europe réactionnaire !

C'est comme en 1848, mais à une autre échelle, la révolution n'était présente que dans les grandes villes, surtout à Paris. Alors, pour assassiner la révolution parisienne, ils ont "donné le droit de vote" à l'ensemble des Français. Ainsi, la révolution parisienne a été vaincue par les votes de la France toute entière. Ils ont noyé le Paris révolutionnaire de 1848 dans la France réactionnaire. Lire à ce sujet l'article suivant.

LE SUFFRAGE UNIVERSEL, CHARME DISCRET DE LA DEMOCRATIE BOURGEOISE :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1550


    do
    http://mai68.org/spip


Faire circuler
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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 23:02

 

26 novembre 2012

Moscou accuse le Kosovo d’être un facteur de déstabilisation mondiale

 

Moscou a accusé le 22 novembre dernier la province serbe occupée, autoproclamée « indépendante » en 2008, d’être un facteur de déstabilisation non seulement dans les Balkans mais pour toute la région de l’Europe du sud-est et même au-delà. En mai dernier, des informations avaient déjà filtré concernant des camps d’entrainements implantés au Kosovo destinés à former des groupes armés destinés à combattre pour l’opposition en Syrie (voir ici).


« Des groupes organisés d’Albanais du Kosovo ainsi que des volontaires sont envoyés en Syrie pour participer aux combats aux côtés de l’opposition. Auparavant, il y a eu des informations annonçant que des terroristes combattant aux côtés de l’opposition syrienne étaient formés sur le territoire du Kosovo », a expliqué le porte-parole de la diplomatie russe, Alexandre Loukachevitch.


Ces informations confirment la thèse de Moscou selon laquelle la République autoproclamée du Kosovo, en « contournant les principes et normes du droit international », constitue un « facteur de déstabilisation » pour toute la région, a-t-il estimé.

Cette zone grise des Balkans, province historique serbe albanisée de force, reste dans les faits un protectorat sous l’égide des Etats-Unis et des euromondialistes. Une zone de non-droit international qui sert de base avancée dans le flanc européen pour les menées subversives occidentalistes.

 

Source

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 22:40

 

oussama_ben_laden
Le mythe Oussama ben Laden
Global Research, décembre 11, 2012


Le Dr Paul Craig Roberts est le père de la Reaganomics et l’ancien chef de la politique au Département du Trésor. [NdT. Le ministre français de l'économie et des finances, Édouard Balladur, reconnaissant ses compétences, lui décerne la Légion d'honneur en 1987.] Il est chroniqueur et a été rédacteur pour le Wall Street Journal. Son dernier livre, “How the Economy Was Lost: The War of the Worlds” (Comment l’Economie a été perdue : la Guerre des Mondes), détaille les raisons de la désintégration des Etats-Unis.

Traduction François pour ReOpenNews

 

L’interview d’Oussama ben Laden reproduite ci-dessous a été réalisée par le quotidien pakistanais Ummat et publiée le 28 septembre 2001, 17 jours après les attentats du 11 septembre contre le World Trade Center et le Pentagone attribués, sans réel fondement, à al-Qaïda. Cette interview est vraiment étonnante. En effet, le soi-disant cerveau du 11-Septembre a déclaré que ni lui, ni al-Qaïda n’avait quoi que ce soit à voir avec ces attentats. Cette interview a été traduite en anglais par le service international de la BBC et rendue publique le 29 septembre 2001.

Ce démenti sensationnel d’Oussama ben Laden n’a été repris par aucun média américain. Il n’a fait l’objet d’aucune enquête de la part du pouvoir exécutif. Aucun membre du Congrès n’a évoqué le déni de responsabilité de ben Laden pour ce qui apparaissait comme la plus grande humiliation jamais infligée à une superpuissance.

Pour vérifier cette absence de couverture médiatique, j’ai recherché “interview d’Oussama ben Laden rejetant toute responsabilité dans les attentats du 11 septembre” sur Google. Quelques sites internet reproduisaient cet entretien mais la seule source d’information grand public que j’ai pu trouver était une vidéo d’une minute émanant de CNN, postée sur YouTube, et dans laquelle le présentateur, après avoir cité un reportage de Al Jazeera sur les dénégations de ben Laden, concluait que “Chacun de nous est en mesure d’évaluer la crédibilité de ces déclarations et d’en tirer ses propres conclusions”. En d’autres termes, ben Laden avait déjà été diabolisé et ses dénégations n’étaient pas crédibles.


Manifestement, cette information sensationnelle n’était pas “appropriée” pour les citoyens américains et leur fut cachée par la “presse libre”, une presse libre de mentir pour le gouvernement mais pas de dire la vérité.


Il est vrai que si ben Laden avait réussi à berner non seulement la NSA, la CIA, la DIA (Defense Intelligence Agency) et le FBI, mais aussi les 16 agences de renseignement américaines, toutes les agences de renseignement des états vassaux de l’OTAN, le Mossad et également le Conseil National de Sécurité, le NORAD, le contrôle aérien américain et la sécurité aéroportuaire quatre fois de suite dans la même matinée, cela constituerait la plus grande prouesse de tous les temps, un exploit qui aurait fait d’al-Qaïda l’organisation anti-impérialiste la plus efficace de toute l’histoire de l’humanité, une victoire extraordinaire contre le “Grand Satan” qui aurait attiré des millions de nouvelles recrues dans les rangs d’al-Qaïda. Mais le soi-disant “cerveau” a nié toute responsabilité.

Je me souviens d’un attentat terroriste survenu il y a plusieurs décennies en Europe – je ne sais pas si c’était un attentat réel ou un “attentat sous fausse bannière” de type “Opération Gladio” – et qui avait été revendiqué par d’innombrables organisations. Peut-être que la CIA avait utilisé ce moyen pour faire diversion mais ça démontre néanmoins que tous les services de renseignement sont conscients de l’importance que représente la revendication d’un attentat réussi pour une organisation terroriste. Bien que ben Laden ait rejeté toute responsabilité, plusieurs leaders d’al-Qaïda, réalisant le prestige qu’ils pouvaient retirer des attentats du 11-Septembre, revendiquèrent ces attaques en 2011 et critiquèrent le Président iranien Ahmadinejad pour les doutes qu’il émettait sur la version officielle.

Bien que peu d’américains aient connaissance de cet entretien du 28/11/2001 au cours duquel ben Laden déclare qu’il n’est pas impliqué dans les attentats du 11-Septembre, beaucoup d’entre eux ont vu des vidéos produites après 2001 et dans lesquelles une personne sensée être ben Laden revendique ces attentats. Il y a deux problèmes avec ces vidéos. D’une part, les experts qui les ont examinées ont conclu qu’elles étaient truquées et d’autre part, toutes ces vidéos sont apparues après que ben Laden ait été déclaré mort, mi-décembre 2001, des suites d’une maladie pulmonaire par le Pakistan Observer (Ndt : quotidien pakistanais), la presse égyptienne et Fox News.

Ben Laden était également malade des reins. Dans un reportage du 28/01/2002, CBS News indiquait que ben Laden était en dialyse à l’hôpital militaire pakistanais de Rawalpindi le 10/09/2001, la veille des attentats.

Il semble évident qu’un homme souffrant de graves maladies pulmonaires et rénales n’a pas pu survivre 10 ans de plus pour finir assassiné par un commando de Navy Seal à Abbottabad. Un entretien de la TV pakistanaise avec le voisin de la prétendue “maison fortifiée de ben Laden” a d’ailleurs révélé que cette opération était un canular. Mais là encore, aucun organe de la “presse libre” américaine n’a repris cette sensationnelle interview. J’ai fait traduire cet entretien. Voir ici et ici.

Peu de temps après ce prétendu assassinat, 30 membres du commando de Navy Seal [qui était intervenu à Abbottabad] sont morts dans un mystérieux accident d’hélicoptère en Afghanistan. En outre, on a appris que pas un seul des milliers de marins embarqués sur le porte-avions USS Carl Vinson n’a été témoin de la prétendue inhumation en mer de ben Laden. La presse rapporte, sans sourciller, que pour des raisons inconnues, cette inhumation s’est déroulée à l’abri du regard des hommes d’équipage. Ceci est sensé être la raison pour laquelle les emails des marins à leur famille et à leurs amis ne faisaient état d’aucune inhumation en mer. Certains se demandent même si les Navy SEAL n’ont pas été liquidés avant que leurs questions du genre “Tu faisais partie du raid ?” ne filtrent en dehors du commando. Apparemment, ni les médias ni le public n’ont trouvé étrange que le gouvernement américain capture et tue le cerveau du terrorisme sans l’interroger et sans conserver aucune preuve ou présenter un seul témoin qui confirme cet assassinat.

En son temps, Adolf Hitler a déclaré que les communistes avaient incendié le Reichstag et que les troupes polonaises avaient franchi la frontière et attaqué l’Allemagne. Avec le 11-Septembre, les américains ont découvert la “version Washington” de ces grands mensonges historiques. Un ben Laden omniscient sur le point de mourir au fin fond de l’Afghanistan a mis en échec la sécurité nationale des États Unis et a conduit son attaque jusque dans les murs du Pentagone nécessitant, pour notre défense, le déclenchement d’une “guerre au terrorisme” qui a détruit les libertés civiles américaines et ruiné le pays juste pour éviter le triomphe d’un homme mort de cause naturelle en décembre 2001.

Le 9 mai 2011, le professeur Michel Chossudovsky a republié l’interview d’Oussama ben Laden du 28 septembre 2001 dans Global Research.

Paul Craig Roberts

Article original en anglais :

osama2

The Osama bin Laden Myth, Publié le 27 novembre 2012

la traduction française de l’entrevue :

INTERVIEW D’OUSSAMA BEN LADEN du 28 septembre 2001 Oussama Ben Laden nie toute participation dans les événements du 11/9

***

Entretien avec Oussama ben Laden. Oussama nie son implication dans les attentats du 11 septembre. Global Research, le 9 mai 2011.

Note de la rédaction de Global Research

Nous apportons à l’attention des lecteurs le texte d’une interview d’Oussama Ben Laden publié dans le quotidien pakistanais Ummat de Karachi le 28 septembre 2001. Il a été traduit en anglais par la BBC World Monitoring Service et communiqué le 29 septembre 2001.

L’authenticité de cette interview, qui est disponible dans les archives électroniques, est confirmée.

Oussama Ben Laden nie catégoriquement un quelconque rôle dans les attentats du 11-Septembre.

Dans cette interview, les déclarations de Ben Laden se distinguent nettement de celles des différentes vidéos qui lui sont attribuées.

Oussama Ben Laden s’exprime sur les pertes humaines lors du 11-Septembre. Il fait aussi des déclarations sur l’identité du (des) auteur(s) probable(s) des attaques du 11-Septembre, selon lui.

C’est un texte important qui n’a jamais été porté à l’attention de l’opinion publique occidentale.

Les passages clés de cette interview ont été mis en gras.

Espérons que le texte de cette interview, publié à peine une semaine avant le début de la guerre en l’Afghanistan, contribuera à une meilleure compréhension de l’histoire d’al-Qaïda, du rôle d’Oussama Ben Laden et des événements tragiques du 11 septembre 2001.

Michel Chossudovsky, le 9 mai 2011

Texte intégral de l’entretien exclusif entre le journal pakistanais Ummat et Oussama ben Laden réalisé à Karachi le 28 septembre 2001.


Introduction d’Ummat

KABOUL: Le fameux combattant moudjahidine arabe de la guerre sainte, Oussama ben Laden, affirme que lui ou son groupe al-Qaida n’ont rien à voir avec les attaques suicides du 11-Septembre à Washington et à New York. Il dit que le gouvernement étatsunien devrait rechercher les responsables des attentats à l’intérieur des Etats-Unis. Dans son entretien exclusif avec “Ummat”, il avance que ces attaques pourraient être l’acte de ceux qui font partie du système étatsunien et qui se rebellent contre celui-ci en travaillant pour un autre. Ou bien que cela pourrait être le fait de ceux qui veulent faire du siècle présent, celui du conflit entre l’Islam et le Christianisme. Ou bien encore, que les juifs étatsuniens, opposés au Président Bush depuis les élections de Floride, pourraient être les cerveaux de cette opération. Il y a aussi une forte possibilité de l’implication des agences de renseignements étatsuniennes, dont les budgets se montent à plusieurs milliards de dollars chaque année. Il déclare qu’il y a un gouvernement à l’intérieur du gouvernement aux États-Unis.

On devrait demander aux services secrets, qui sont derrière ces attaques, dit-il. Oussama indique que le soutien d’une attaque contre l’Afghanistan était nécessaire pour certains pays musulmans et contraint pour d’autres. Cependant, il dit être reconnaissant envers les courageux Pakistanais d’avoir érigé un rempart contre les forces infidèles. Il a ajouté que le monde islamique attendait beaucoup du Pakistan et qu’en temps de besoin, “nous défendrons ce rempart en sacrifiant des vies”.


Interview intégrale


Ummat : On vous accuse d’être impliqué dans les attaques à New York et à Washington. Qu’avez-vous à dire ? Si ce n’est pas vous, qui pourrait l’être ?

OBL [Oussama Ben Laden] : Au nom d’Allah, le bienveillant, le plus charitable. Loué soit Allah, créateur de l’univers qui a fait de la terre une demeure de paix pour l’humanité entière. Allah l’Eternel, qui a envoyé le Prophète Mahomet pour nous guider.

Je remercie les publications Ummat de me donner l’opportunité d’exprimer mon point de vue aux peuples et particulièrement aux valeureux Momins (les purs et vertueux fidèles musulmans – ndt) du Pakistan qui refusent de croire au mensonge du démon.

J’ai déjà dit que je ne suis pas impliqué dans les attaques du 11-Septembre aux États-Unis. Comme tout musulman, je fais de mon mieux pour ne pas dire de mensonges. Je n’avais aucune connaissance de ces attaques, et je ne considère pas le meurtre de femmes, d’enfants et de personnes innocentes comme un acte appréciable. L’islam interdit strictement de faire du mal aux femmes, enfants et aux personnes en général.

Une telle pratique est de surcroît prohibée lors d’une bataille. Ce sont les États-Unis qui maltraitent femmes, enfants et les personnes d’autres croyances, en particulier les disciples de l’islam. Tout ce qui se passe en Palestine depuis les 11 derniers mois suffit à appeler la colère de Dieu sur les États-Unis et Israël.

C’est un avertissement aux pays musulmans qui ont été témoins de tout cela comme des spectateurs silencieux. Qu’est-ce qui a récemment été fait aux peuples innocents d’Irak, de Tchétchénie et de Bosnie ?

Une seule conclusion qui peut être tirée de l’indifférence des États-Unis et de l’Occident envers ces actes de terrorisme et le soutien des tyrans qui les commettent : l’Amérique est une puissance anti-islamique et traite les forces anti-islamiques avec condescendance. Son amitié avec les pays musulmans est juste un spectacle, une supercherie. En dévoyant ou en intimidant ces pays, les États-Unis les forcent à suivre leurs propres intérêts. Jetez un coup d’oeil autour de vous et vous verrez que les esclaves des États-Unis sont soit les autocrates, soit les ennemis des musulmans.

Les États-Unis n’ont aucun ami, pas plus qu’ils ne veulent traiter d’égal à égal, car le préalable de l’amitié est de se mettre à son niveau et de le considérer son égal. L’Amérique ne désire pas l’égalité. Elle demande la soumission des autres. Donc, les autres pays sont ses esclaves ou bien ses vassaux.

Cependant, notre cas est différent. Nous avons juré de servir seulement notre Dieu l’Omnipotent et après fait ce voeu, il est impossible de devenir l’esclave de quelqu’un d’autre. Si nous le faisions, cela serait irrespectueux envers notre Dieu Éternel et les autres êtres célestes. La plupart des pays qui préservent leur liberté sont des pays religieux et ennemis des États-Unis, ou bien ces derniers les considèrent comme leurs ennemis. Or les pays qui n’acceptent pas de devenir esclaves, comme la Chine, l’Iran, la Libye, Cuba, la Syrie et l’ancienne Russie sont tournés sur eux-mêmes.

Ceux qui ont commis les actes du 11-Septembre ne sont pas les amis du peuple étatsunien. J’ai déjà dit que nous sommes contre le système étatsunien, pas contre son peuple, alors que dans ces attaques c’est le peuple des Etats-Unis qui a été tué.

Selon mes informations, le bilan des victimes est bien plus lourd que ce qu’a déclaré le gouvernement. Mais l’administration Bush ne veut pas créer la panique. Les États-Unis devraient essayer de localiser les auteurs de ces attaques chez eux ; parmi ceux qui font partie du système étatsunien, mais qui le contestent. Ou parmi ceux qui oeuvrent pour un autre système ; parmi les individus qui veulent faire de ce siècle celui du conflit entre l’islam et le christianisme, afin que leur propre civilisation, nation, pays, ou idéologie puissent survivre. Cela peut être n’importe qui, de la Russie à Israël, de l’Inde à la Serbie. Aux États-Unis même, il y a des douzaines de groupes bien organisés et bien équipés, capables de provoquer des destructions sur une grande échelle. Et puis il ne faut pas oublier les juifs étatsuniens, exaspérés par le président Bush depuis le résultat des élections en Floride et qui veulent le punir.

Ensuite il y a les agences de renseignements des États-Unis, dont les budgets dépendent des milliards de dollars décidés chaque année par le Congrès et le gouvernement. La question du financement n’était pas un problème majeur lors de l’existence de l’ex-Union soviétique, mais après cela le budget de ces agences a été mis en péril.

Ils avaient besoin d’un ennemi. Ainsi, ils ont d’abord commencé la propagande contre Oussama et les Taliban, et puis cet incident est arrivé. Résultat, l’administration Bush a approuvé un budget de 40 milliards de dollars. Où ira cette énorme manne ? Elle sera fournie à ces mêmes agences qui ont besoin d’énormément d’argent pour exercer leur influence.

Elles vont maintenant dépenser l’argent pour leur expansion et augmenter leur influence. Je vous donne un exemple. Les trafiquants de drogue à travers le monde sont en contact avec les services secrets étatsuniens. Ces agences ne veulent pas éradiquer la culture de la drogue et son trafic parce que leur importance en serait diminuée. Le personnel du DEA (les “stups” étatsuniens – Ndt) encourage le commerce des stupéfiants afin de faire valoir ses performances et [continuer de] recevoir des millions de dollars de budget. La CIA a fait du général Noriega un baron de la drogue, puis dans le besoin en a fait un bouc émissaire. De la même façon, que ce soit le Président Bush ou les autres présidents, ils ne peuvent traduire Israël en justice pour ses atteintes aux Droits de l’homme ou le tenir responsable de tels crimes. Pourquoi cela ? N’y a-t-il pas un gouvernement dans le gouvernement aux États-Unis ? On devrait demander à ce gouvernement secret qui a commis ces attaques.

Ummat : Un certain nombre de pays ont répondu à l’appel des États-Unis pour lancer une attaque contre l’Afghanistan. Ceux-ci incluent aussi un certain nombre de pays musulmans. Est-ce qu’al-Qaïda va déclarer le jihad contre ces pays aussi ?

OBL : Je dois dire que mon devoir est juste de réveiller les musulmans ; leur dire ce qui est bon pour eux et ce qui ne l’est pas. Que dit l’islam et que veulent les ennemis de l’islam ?

Al-Qaïda a été créée pour mener le jihad contre l’infidélité (sic), particulièrement pour contrer l’assaut des pays infidèles envers les états islamiques. Le jihad est le sixième pilier non déclaré de l’islam. Les cinq premiers étant les fondements sacrés de l’islam : les prières, le jeûne, le pèlerinage à La Mecque et l’aumône. Tous les opposants de l’islam en ont peur. Al-Qaïda veut maintenir cet élément vivant et actif et en faire une partie de la vie quotidienne des musulmans. Il veut lui donner le statut de vénération. Nous ne sommes contre aucun pays islamique ni ne considérons une guerre contre un pays islamique comme jihad.

Nous sommes en faveur du jihad armé seulement contre ces pays infidèles, qui tuent des innocents, des femmes et des enfants, juste parce qu’ils sont musulmans. Supporter les États-Unis est une nécessité pour certains pays musulmans et une contrainte pour d’autres.

Cependant, ils devraient songer à ce qui reste de leur réputation religieuse et morale s’ils soutiennent l’attaque des chrétiens et des juifs sur un pays musulman comme l’Afghanistan. Les ordres de jurisprudence de la Shari’a islamique pour de tels individus, organisations et pays sont clairs et tous les érudits de la communauté musulmane sont unanimes à leur propos. Nous ferons de même ce qu’ordonnera le Vertueux Émir commandant des fidèles le mullah Omar et les érudits islamiques. Les coeurs des peuples des pays musulmans battent à l’appel du jihad. Nous leur sommes reconnaissants.

Ummat : Les pertes occasionnées par les attaques à New York et à Washington ont prouvé que de frapper les intérêts économiques des États-Unis n’est pas trop difficile. Les experts étatsuniens reconnaissent que de telles attaques supplémentaires peuvent faire effondrer l’économie américaine. Pourquoi al-Qaïda ne cible-t-elle pas ses fondements économiques ?

OBL : J’ai déjà dit que nous ne sommes pas hostiles aux États-Unis. Nous sommes contre le système qui fait des nations les esclaves des États-Unis, ou les force à hypothéquer leur liberté politique et économique. Ce système est complètement sous contrôle des juifs étatsuniens, dont la première priorité est Israël, pas les États-Unis. Les étatsuniens sont carrément les esclaves des juifs et sont forcés de vivre selon leurs lois et leurs principes. En conséquence, Israël devrait être puni. En fait, c’est Israël qui ensanglante les innocents musulmans alors que les États-Unis ne disent rien.

Ummat : À part la lutte armée, n’y a-t-il pas d’autres moyens de nuire aux ennemis de l’islam ? Par exemple, en incitant les musulmans à boycotter les produits occidentaux, banques, lignes de transport maritime, chaines de télévision...

OBL : Primo, les produits occidentaux pourront seulement être boycottés quand la fraternité musulmane sera complètement réveillée et organisée. Secondo, les firmes musulmanes doivent devenir indépendantes en produisant des marchandises égales aux produits occidentaux. Le boycott économique de l’Occident n’est pas possible à moins que l’indépendance économique ne soit atteinte et que des produits de substitution voient le jour. La richesse est clairsemée à travers le monde islamique et il n’existe aucune chaîne de télévision pour prêcher les commandements islamiques selon les exigences de la vie moderne et atteindre une influence internationale. Les marchands musulmans et mécènes devraient juger de l’importance de l’utilisation de l’arme de l’opinion publique et de son contrôle. Le monde d’aujourd’hui est fait par l’opinion publique et le destin des nations est déterminé par la pression de celle-ci. Dès que vous obtenez les moyens de façonner l’opinion publique, tout ce que vous désirez devient possible.

Ummat : Toute la propagande de votre lutte a pour l’instant été véhiculée par les médias occidentaux. Mais aucune information n’est reçue de sources de votre réseau al-Qaïda ainsi que ses succès du jihad. Quelles sont vos remarques ?

OBL : En fait, les médias occidentaux n’ont plus grand-chose d’autre. Depuis longtemps, ils n’ont plus aucun autre thème pour survivre. Alors que nous, avons beaucoup d’autres choses à faire. La lutte du jihad et ses succès est pour la gloire d’Allah, pas pour agacer ses serviteurs. Notre silence est notre vraie propagande. Les refus, explications ou erratas sont des pertes de temps, et à travers cela l’ennemi veut vous conduire dans des choses qui vous sont inutiles. Cela vous éloigne de votre cause.

Les médias occidentaux assènent une propagande injustifiée, surprenante, mais révélatrice de leur état d’esprit et progressivement ils deviennent prisonniers de cette propagande. Ils en prennent peur puis s’infligent des préjudices. La terreur est l’arme la plus redoutable des temps modernes et les médias occidentaux l’utilisent impitoyablement contre leur propre population. Cela augmente la peur et l’impuissance dans les esprits des Européens et des Étatsuniens. Cela indique que ce que les ennemis des États-Unis ne peuvent pas faire, ses médias le font. On peut comprendre ce que serait l’efficacité d’une nation en guerre, en proie à la peur et l’impuissance.

Ummat : Quel sera l’impact du gel des avoirs d’al-Qaïda par les États-Unis ?

OBL : Dieu ouvre des voies pour ceux qui travaillent pour Lui. Geler des avoirs ne changera rien pour al-Qaïda ou les autres groupes jihadistes. Par la grâce d’Allah, al-Qaïda a plus de trois systèmes financiers alternatifs, qui sont tous séparés et complètement indépendants les uns des autres. Ce système fonctionne par le soutien de ceux consacrés au jihad. Pas plus que les États-Unis, le monde même unifié ne peut infléchir ces personnes de leur voie.

Ces individus ne se comptent pas par centaines, mais par milliers et millions. Al-Qaida a dans ses rangs des jeunes gens éduqués et modernes aussi bien conscients des failles du système financier occidental que des lignes de leurs mains. Celles-ci sont les imperfections du système fiscal occidental, tel un noeud coulant autour de ce système qui ne pourra pas se ressaisir malgré le passage de nombreux jours.

Ummat : A part l’Afghanistan, y a-t-il d’autres zones sûres d’où vous pouvez continuer le jihad ?

OBL : Il y a des endroits partout dans le monde où de solides forces jihadistes sont présentes, de l’Indonésie à l’Algérie, de Kaboul à la Tchétchénie, de la Bosnie au Soudan et de la Birmanie au Cachemire. Ce n’est donc pas le problème de ma personne. Je ne suis qu’un misérable serviteur de Dieu, constamment dans la peur de rendre des comptes à Dieu. Ce n’est pas la question d’Oussama, mais de l’islam et du jihad. Grâce à Dieu, ceux qui poursuivent le jihad peuvent aujourd’hui marcher la tête haute. Le jihad existait déjà lorsqu’il n’y avait pas d’Oussama et il subsistera encore lorsqu’Oussama ne sera plus là. Allah ouvre des voies et remplit les coeurs d’affection de ceux qui marchent sur le sentier d’Allah avec leurs vies, possessions et enfants. Croyez bien qu’à travers le jihad, un homme reçoit tout ce qu’il désire. Et la plus grande aspiration pour un musulman est l’après vie. Le martyre est la façon la plus courte pour atteindre la vie éternelle.

Ummat : Que pouvez-vous dire de la position du gouvernement pakistanais concernant l’attaque de l’Afghanistan ?

OBL : Nous sommes reconnaissants aux Momins et au valeureux peuple du Pakistan qui a érigé un rempart contre les forces mauvaises en se tenant fermement en première ligne de la bataille. Le Pakistan est une grande inspiration pour la fraternité islamique. Son peuple est réveillé, organisé et riche en foi spirituelle.

Ils ont soutenu l’Afghanistan dans sa guerre contre l’Union soviétique et ont offert toute l’aide nécessaire aux moudjahidines et au peuple afghan. Ceux-là mêmes qui épaulent les taliban. Si ces individus apparaissent seulement dans deux pays, la domination occidentale diminuera en quelques jours. Nos coeurs battent pour le Pakistan, et grâce à Dieu, en cas de période difficile nous le protégerons avec notre sang. Le Pakistan est pour nous comme un lieu de culte sacré. Nous sommes le peuple du jihad et la lutte pour la défense du Pakistan est pour nous le suprême des jihad. Il nous importe peu qui gouverne le Pakistan. Le plus important est que l’esprit du jihad soit vivant et résolument fort dans les coeurs des Pakistanais.

Copyright Ummat, traduction de l’urdu en anglais par la BBC, 2001 Traduction en français de cette interview par Paul Vetran pour ReOpenNews

Copyright © 2012 Global Research
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La bouffonnerie du 11 septembre 2001 en 2 mn - R-sistons vidéo 13  
02:45

 

Bouffonnerie du 11/9 et de Ben Laden !

En 2 mn le ridicule est ridiculisé....

 

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 12:27

 

sergeadam.net
Le mensonge des couveuses koweïtiennes

Rendez-vous avec X

Elle est belle. Ses longs cheveux noirs masquent à peine l’or de ses boucles d’oreille et retombent sur un discret collier. Son visage aux traits fins est celui d’une adolescente : Nayirah a quinze ans.


Mais malgré son jeune âge, ce 10 octobre 1990, elle s’exprime crânement devant les représentants des Comités des droits de l’Homme des deux chambres du Congrès américain, même si parfois sa voix s’embue et qu’une larme perle au coin de ses yeux.

Nayirah – un prénom d’emprunt destiné à la protéger, elle et sa famille, ont affirmé le Démocrate Tom Lantos et le Républicain John Forter – raconte. Engagée comme volontaire à l’hôpital koweïtien al-Addan peu après l’invasion de son pays par les forces irakiennes, elle a été témoin de scènes effroyables. Des soldats armés ont pénétré de force dans la maternité. Ils ont arraché les bébés des couveuses où ils reposaient, se sont emparé des incubateurs et ont précipité sur le sol ces enfants prématurés qui ont agonisé dans le froid.

L’adolescente pleure. Sénateurs et représentants sont saisis par l’émotion. La frêle Nayirah a parlé six bouleversantes minutes.

L’information ne tarde guère à franchir l’enceinte du Congrès. Elle est reprise par tous les médias. La conclusion fait l’unanimité : Saddam Hussein, chef suprême d’une armée capable de se livrer à des actes aussi ignominieux, ne peut être lui-même qu’un monstre !

Cette histoire, battue et rebattue, sera l’un des arguments décisifs employés par tous ceux qui voulaient à tout prix en découdre avec le dictateur irakien. Mais c’est seulement après la guerre qu’on découvrira que Nayira avait tout inventé…

Et pour Monsieur X, l’histoire des couveuses n’est que le spectaculaire sommet d’une manipulation qui a commencé bien plus tôt. Un prodigieux bobard qui a quand même conduit à la mort des dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants.

 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Le-mensonge-des-couveuses-koweitiennes-15344.html

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8 décembre 2012 6 08 /12 /décembre /2012 15:55

 

 

Syrie terrorisme
Syrie : Les rebelles menacent d’un génocide à l’arme chimique

Global Research, décembre 06, 2012



A l’évidence, l’affaire du gaz sarin que le gouvernement de Damas s’apprêterait à utiliser « contre son peuple » sent l’enfumage propagandesque à plein nez.


Les rumeurs lancées par les « sources anonymes fiables » tombent toujours à pic pour désengourdir nos chasseurs bombardiers et notre artillerie en mal d’action.


En attendant que ces rumeurs (ne) se précisent (pas), voici une vidéo non authentifiée mais non moins inquiétante où un rebelle teste des gaz mortels sur deux lapins avant de promettre d’utiliser ces gaz pour exterminer les alaouites (noussayrites) :

http://www.youtube.com/watch?v=ByrabSxooCs


Les produits chimiques qui apparaissent dans la vidéo portent des inscriptions turques ce qui laisse penser que ce laboratoire pourrait se trouver en territoire turc comme la plupart des camps djihadistes anti-syriens.


A l’instar des précédents massacres de civils syriens, les nombreux groupes djihadistes mercenaires à l’oeuvre en Syrie pourraient recourir à une opération sous faux pavillon (false flag operation), c’est-à-dire commettre un massacre à grande échelle et accuser l’armée syrienne d’en être responsable.


Il y a deux jours, la télévision syrienne évoquait l’arrivée à la frontière syro-jordanienne de 1400 ambulances équipées de systèmes de protection contre toute intoxication au gaz chimique pour protéger l’Armée syrienne libre de sa propre attaque contre les forces militaires et la population loyaliste.

http://www.youtube.com/watch?v=SxKIyk5dgqk


Info ou intox ? La ruse et la manipulation étant le nerf de toutes les guerres de conquête, mieux vaut être avertis de cette terrifiante éventualité.


Bahar Kimyongür

Le 6 décembre 2012

 

Bahar Kimyongür est l’auteur de Syriana, la conquête continue, Ed. Investig’Action et Couleur Livres, Bruxelles/Charleroi, 2011, et porte-parole du Comité contre l’ingérence en Syrie – CIS


Copyright © 2012 Global Research
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Voir aussi : 

 

 

 

Ne manquez pas cette courte vidéo :

Syrie : Ce qui se passe réellement, avec un spécialiste du terrorisme (vidéo)

 

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Voir aussi :

 

 

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7 décembre 2012 5 07 /12 /décembre /2012 07:48

 

 

Syrie : Les rebelles préparent un False Flag (attentat sous faux drapeau) à l'arme chimique pour justifier une intervention de l'OTAN  06/12/2012


Syrie : Les rebelles préparent un False Flag à l'arme chimique pour justifier une intervention de l'OTAN



Maintenant que l'info circule, oseront ils passer à l'acte ?

Le déploiement pourrait se faire au moyen d'un générateur de fumée placé dans la zone cible, une explosion, peut-être un kamikaze en voiture, ou tout simplement en utilisant un humidificateur », rapporte la Tribune de Syrie.

Étant donné que la seule suggestion que le gouvernement d'Assad se prépare à utiliser des armes chimiques proviennent de rapports des médias occidentaux et des proclamations quelques peu hystériques de l'administration Obama, le poids de la preuve indique que ce sont les rebelles eux-mêmes, qui ont à plusieurs reprises été surpris à commettre des atrocités, qui sont plus susceptibles de recourir à de telles tactiques.

En outre, des rapports diffusés il y a 6 mois confirment que les combattants rebelles avaient reçu des masques à gaz et étaient prêts à organiser une attaque aux armes chimiques qui serait ensuite imputée au régime d'Assad et faciliter une intervention militaire de l'OTAN.

En Août, une source syrienne a déclaré à la chaîne d'infos Addounia qu'une société saoudienne avait monté sur 1400 véhicules des systèmes de filtrage anti-gaz et anti-chimique pour un coût unitaire de 97 000 $, afin de préparer une attaque à l'arme chimique menée par des rebelles de l'ASL à l'aide d'obus de mortier. 400 autres véhicules ont été préparés en tant que transport de troupes.

L'attaque serait imputée à l'armée syrienne et exploitée comme prétexte en vue d'un assaut militaire. En Mars 2012 la "Brookings Institution publie un rapport intitulé "Sauver la Syrie : évaluation des options pour un changement de régime" décrit ce scénario où une crise humanitaire fabriquée de toutes pièces serait invoquée pour justifier l'emploi de la force.

L'histoire des gouvernements occidentaux et des organisations de renseignement dans la fabrication de fausses menaces d' «armes de destruction massive" afin de justifier les guerres planifiées des années à l'avance, nous indique clairement que les affirmations selon lesquelles la Syrie est sur le point d'effectuer des bombardements chimiques sur sa propre population doivent être traitées avec la plus grande suspicion.

Avec l'USS Eisenhower et les autres navires de guerre embarquant des milliers de soldats et des dizaines d'avions de chasse qui font maintenant face à la Syrie, seuls les naïfs croiront que le battage des médias sur Assad utilisant des armes chimiques, généré sur le dos des affirmations non vérifiées par des responsables américains anonymes, serait une simple coïncidence.
http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2012/12/syrie-les-rebelles-preparent-un-false.html http://leschroniquesderorschach.blogspot.fr/2012/12/syrie-les-rebelles-preparent-un-false.html
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Toutes les infos + vidéo sur la future guerre ici  (sur mon blog "No-War"),  cliquer sur le lien :

L'OTAN se prépare à attaquer la Syrie, avec la France. Intox au gaz toxique

 

 

 

Analyse d'eva R-sistons :

 

 

Comme pour l'Irak, faux prétexte d'arme (chimique cette fois) de destruction massive pour attaquer ce pays non-aligné sur l'OTAN.


Il s'agit de liquider Bachar-el-Assad symbole de l'unité d'un pays laïc, pour l'essentiel derrière lui : D'où la résistance acharnée de la Syrie contre les dizaines de milliers de fanatiques islamistes - opposés au laïc Bachar -  introduits par l'OTAN dans le pays,  financés, formés et armés.

 

Tout le reste n'est que mensonge des médias français appartenant surtout aux industriels de l'Armement, et impliqués dans les guerres de l'OTAN depuis l'accession au pouvoir en France de SAYANIMS (agents d'Israël et donc des Etats-Unis) comme Sarkozy-Kouchner-BHL et maintenant Hollande-Fabius-BHL (lui, en coulisses cette fois).

 

Comme Kadhafi, Bachar-el-Assad, qui n'est pas une marionnette de Washington et de Tel-Aviv, dérange par son indépendance, par son attachement à la souveraineté nationale. C'est un patriote, et aujourd'hui les patriotes sont haïs par les promoteurs anglo-saxons du Nouvel Ordre Mondial unifié sous la bannière de Washington.

 

Tous ceux qui dérangent sont appelés à disparaître tôt ou tard (comme en Yougoslavie, en  Côte d'Ivoire, en Irak, en Libye, en Syrie, et demain en Iran, en Russie - d'où la campagne éhontée des médias contre Poutine -, en Biélorussie, en Chine...).

 

L'OTAN mène en réalité des guerres pour le contrôle des ressources et des dirigeants (afin qu'ils soient aux ordres).

 

Avec Hollande, le changement promis, via le sayanim Fabius, n'a pas eu lieu. Ce gouvernement poursuit la politique de Sarkozy agent de Washington et de Tel Aviv.

 

Et cette guerre, comme pour la Libye, se fera au nom de l'ingérence humanitaire chère à Kouchner, mais sans doute cette fois sans l'autorisation de l'ONU.

 

Eva R-sistons

 

NB : Sur la Yougoslavie qui dérange, on peut lire ce post cette fois sur l'Albanie :


La grande Albanie: Un projet americain contre le monde orthodoxe

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Voir aussi :

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6 décembre 2012 4 06 /12 /décembre /2012 02:54
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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:43

 

 

 

 

La Libye est déchirée par la violence des milices et des gangs islamistes

 

 

 

Média de l'article

 

 

Poudrière du Caucase.Tchétchènie et Frères musulmans: Guerre US contre Russie

 

 

 

Extrait de la Charte du Réseau International des Juifs Antisionistes

 

 

Rien ne vaut une "bonne" crise en guise d'introduction au Nouvel Ordre Mondial

 

 

Pédophilie : Les Défenseurs des Enfants Persécutés par la "Justice"

 

 

Notre-Dame des Landes : Vinci contrôle-t-il l'Etat ?


 

Anglo-Saxons et reste du monde: Le grand échiquier. Trahison de l'UE

 

 

Israel missle-articleLarge
Bombardements aéronavals sur Gaza pour essayer les nouvelles armes israéliennes en vue de l’imminente guerre contre l’Iran

 

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:40

 

  

Publié sur mon blog officiel sous mon vrai nom


http://chantaldupille.over-blog.com

 

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http://bruxelles.cafebabel.com/fr/post/2009/04/14/Agenda-du-13-au-17-avril

 

bal_des_vampires_m.jpg

 

 

Ce qui se passe en coulisses,

la déstabilisation des Etats

par un Empire maléfique.

Par Chantal Dupille

 

Suivi d'une sélection de vidéos non-alignées

et d'un article sur El-Assir

 

 

impérialisme occidental: l’invasion américaine de l’Afrique prend forme…

 

http://noliesradio.org/images/imperialism_usa.jpg

 

Le bal des Vampires.

Sus aux non-alignés !

Par Chantal Dupille


 

 

Le grand échiquier mondial. Voilà, ci-joint, un article comme je les aime (sur la vassalisation de l'Europe par les USA §), qui va au fond des choses, et qui, au lieu d'enfumer, de travestir la réalité, de manipuler, informe réellement, honnêtement. Ras-le-bol des journaleux, de la désinformation, du conditionnement des citoyens !  Et à propos de cet article, il est bien évident que l'Europe a tout à perdre à la botte des Atlantistes : La paix (via l'OTAN et ses guerres), la sécurité, ses valeurs, sa culture, son modèle social, ses services publics, ses traditions, son âme... Alors qu'avec la Russie, elle pourrait, comme le grand Général de Gaulle l'avait pressenti, être un contre-poids à la domination américaine (monde bi-polaire, à défaut de multi-polaire), et être un facteur de paix pour notre planète ! (§ Anglo-Saxons et reste du monde: Le grand échiquier. Trahison de l'UE ou ici : Anglo-Saxons et reste du monde: Le grand échiquier. Trahison de l'UE )

 

Les Etats-Unis mènent le bal (des vampires). Les financiers, les dirigeants de multinationales ont soif de profits et de conquêtes de nouveaux espaces vitaux à piller.  Pour cela, il faut que chaque pays ait à sa tête un pion. Gare aux francs-tireurs, aux dissidents, aux non-alignés, ou à ceux qui comme un Moubarak, s'approprient les richesses d'un pays ! Kadhafi a payé de sa vie sa résistance à l'Empire vorace, Bachar-el-Assad, avec l'appui d'une grande partie des Syriens, tente de soustraire son pays à l'Occident qui utilise contre lui des fanatiques, des obscurantistes, des terroristes barbares, des égorgeurs, des promoteurs d'attentats contre les civils. 

 

 

http://lacarmagnole.free.fr/DOC/Images/Syrte_Libre_HD.jpg

http://www.propagandeweb.com/?p=2922

Libye : Syrte libérée par l'Occident prédateur et assassin (C.D.)

 

 

Les guerres impérialistes, néo-coloniales, coûtent cher, et l'Empire n'en a plus les moyens. Alors, il déstabilise de l'intérieur les Etats convoités pour leur indépendance, pour leur position géo-stratégique, pour leurs richesses. Les fameuses Révolutions de couleurs ont la cote : Pour affaiblir les Etats non-alignés, puissants, rivaux par ex comme la Chine, là le Dalai-Lama est financé par la CIA (il s'agit de soustraire le Tibet à l'influence chinoise, donc de lui retirer un tiers de son territoire ! Quitte à utiliser des moines féodaux barbares). Ou une Aung San Suu Kyi  propulsée par les Médias comme icône du combat pour la démocratie, alors même que son mari profère des menaces racistes, et qu'il appelle à la lutte contre les Musulmans de Birmanie ! Gbagbo le rebelle à l'Empire a été remplacé par une marionnette du FMI (Ouattara l'ami personnel, à Neuilly, de Sarkozy), et sa femme, pourtant pieuse évangélique, est maintenant traînée devant le Tribunal fantoche de la Haye pour viol et assassinats ! Le monde, modelé par les Atlantistes et les Talmudistes, est anti-démocratique, dangereux, et criminel !

 

Pour un Etat, la meilleure garantie de sa souveraineté est l'arme atomique, dissuasive : Comme en Corée du Nord. L'Iran, pour ne pas finir ruiné, désintégré, détruit, comme l'Irak, la Libye, et bientôt la Syrie, doit impérativement disposer de l'arme nucléaire afin de protéger son état millénaire et paisible (il n'a jamais attaqué personne, voilà la vérité).


 

 

  Cliquer sur le nom des pays.

http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/asie/asie-carte-clip.htm

 

 

Et tous les régimes non alignés, trop puissants, ou allergiques à l'Empire, sont tour à tour ciblés, comme aujourd'hui au Mali, au Congo, en Biélorussie, ou dans le Caucase qu'il s'agit de soustraire à l'influence russe. La Georgie a capitulé, l'Ukraine a retrouvé sa liberté - et elle le paie cher ! En Amérique Latine, les dirigeants non-alignés sont tous les uns après les autres atteints de cancer,


Pour Chavez, les États-Unis peuvent «inoculer le cancer»

 

ou, bien qu'élus démocratiquement, ils sont carrément destitués sous de fallacieux prétextes (Honduras, Paraguay). Vous avez dit démocratie ? Ou démoNcratie ? Et actuellement, dans la discrétion la plus absolue, une Révolution de couleurs se met en place en Argentine pour chasser du pouvoir la courageuse Cristina Kirchner qui ose déplaire à l'Empire, en particulier à israël. Et moins discrètement, propagande oblige, un fanatique obscurantiste (là, on ne pense plus aux femmes !), est cité en exemple par les médias sionistes partisans du grand israël : Le Cheikh Ahmad el-Assir, qui veut avec ses brigades fondamentalistes et fanatisées, soulever une partie du Liban (sunnite) contre l'autre (chiite, avec le puissant Hezbollah) et contre la Syrie ! Ainsi, israël, en s'appuyant sur les islamistes les plus radicaux, pourrait soumettre le Liban tout entier, comme la Libye et l'Irak hier (où il occupe le nord du pays), et demain la Syrie avant l'Iran. Qu'ils sont beaux, les alliés de l'Occident qui idolâtre le Veau d'Or ! 

 

Liban – Cheikh Ahmad el-Assir : La nouvelle star des islamistes (et de l'Occident cynique, note de c.d.)

http://mplbelgique.wordpress.com/2012/03/09/liban-cheikh-ahmad-el-assir-la-nouvelle-star-des-islamistes/

 

 

L'Europe a été créée par les Etats-Unis pour servir leurs intérêts, être une tête de pont des Yankees sur le continent, simple toutou exécutant servilement toutes les consignes en matière financière et sécuritaire, militaire même (Syrie, aujourd'hui, par ex, sous la direction des Sayanims Hollande-Fabius-BHL). Voyez les  formidables vidéos de François Asselineau § (en note).

 

 

TimeMagCover-copie-1.jpg

 

http://histoireetcivilisation.files.wordpress.com/2011/12/time-protester.jpg?w=500

http://histoireetcivilisation.files.wordpress.com/2011/12/time-protester.jpg?w=500

 

A lire sur mon blog : Le printemps arabe fut le printemps du terrorisme (entretenu par l'Occident)

 

 

Quant aux Révolutions arabes, elles sont le produit des stratèges usraéliens (USA et israël). Une preuve parmi d'autres: Elles sont saluées par des journaux américains comme le Time, et glorifiées par des Médias aux ordres comme Arte. Les "dictateurs" (comme en Tunisie ou en Egypte, osant détourner les richesses du pays pour leur compte au lieu de celui des multinationales) ont été chassés, et désormais, comme en Egypte, un nouveau Farouk (Morsli), mais cette fois soumis au FMI et à Mme Clinton (et notamment à israël via les militaires attachés à leurs prébendes), surgit pour s'arroger TOUS les pouvoirs, même constitutionnels, même juridiques. Avec l'appui... des "démocrates" de l'Occident !

 

Dans le même temps, silence absolu sur les premières rébellions contre les monarchies féodales obscurantistes (ou modernes comme en Jordanie), ainsi au Bahrein, ou au Koweit; Au contraire, l'Occident prétendument démocrate s'allie avec les sinistres Qatar et Arabie saoudite, afin de satisfaire l'insatiable voracité des vampires de la Finance !

 

Jusqu'à quand serons-nous dupes des Atlantistes et des Adorateurs du Veau d'Or ? Il n'y a plus de révolutions spontanées, plus de démocratie, plus d'Etats souverains, plus d'indépendance - les gendarmes du monde, à Washington, à Londres et à Tel-Aviv, veillent : Et ainsi les nouveaux dictateurs sont aux ordres de l'Empire, les terroristes épouvantails à l'Intérieur sont utilisés à l'extérieur contre les régimes non-alignés (Libye, Syrie, Mali, etc), les Révolutions sont fausses, et tout va pour le mieux, nous disent les Médias, dans le meilleur des mondes sous l'égide de l'Oncle Sam.

 

Vraiment ? Il suffit de voir les ruines, les blessés, les destructions, les morts, les souffrances... partout, pour se convaincre que le monde va mal, très mal.

 

Et que les potions des médecins atlantistes ou talmudistes tuent les peuples...

 

Chantal Dupille

 

http://chantaldupille.over-blog.com

 

Anglo-Saxons et reste du monde: Le grand échiquier. Trahison de l'UE


Tags : Empire, USA, Londres, israël, impérialisme, Révolutions de couleurs, Libye, Syrie, Irak, Caucase, Congo, Birmanie, Biélorussie, Georgie, Ukraine, Egypte, Tunisie, dictateurs, Cheikh Ahmad el-Assir, Révolutions arabes, Kadhafi, Moubarak, Morsli, Bachar-el-Assad,

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§ Videos conseillées :

 

► 19:41► 19:41
 

Liban – Cheikh Ahmad el-Assir : La nouvelle star des islamistes

 

Julien Abi-Ramia – L’Hebdo Magazine

Dimanche, sur la place des Martyrs, près de 2500 personnes, venues manifester contre le régime syrien, ont répondu à l’appel du cheikh Ahmad el-Assir. Comment, à 44 ans, cet imam d’une petite mosquée, de la banlieue de Saïda, est-il devenu la figure libanaise de l’islamisme triomphant des révolutions arabes? Enquête et reportage.

Le dispositif de sécurité est impressionnant. Sur les artères, qui mènent au centre-ville, sont postés des patrouilles de police et des chars de l’Armée. La circulation est détournée. La place des Martyrs, elle, est coupée par d’imposants barbelés de deux mètres de hauteur. Côté ville, la manifestation organisée par le parti Baas, côté mer, le rassemblement d’el-Assir. Entre les deux, une zone-tampon où circulent commandants, lieutenants et autres gradés. Les sections commandos avec leurs casques et leurs boucliers anti-émeutes sont immobiles, concentrés. Dispositif impressionnant mais totalement disproportionné. Les deux cortèges ont réuni moins de 4000 personnes au total. Côté Baas, les banderoles poussiéreuses et le drapeau syrien déployé sur la longueur de la rue Debbas sentaient l’improvisation. En appelant à une contre-manifestation, le secrétaire général du parti, Fayez Chokr, avait pour simple intention de montrer que leur voix existe, pour le symbole. C’est de l’autre côté qu’on avait tout à prouver.

Surfer sur la vague

Entre l’immeuble du journal An Nahar et la tombe de Rafic Hariri, devant laquelle l’estrade a été montée, ils sont plus nombreux et plus disciplinés. De vieux enturbannés sont installés près de la scène. Le public du cheikh Assir est majoritairement composé d’hommes de 20 à 30 ans à la barbe généreuse. Derrière eux, dans une aire réservée, des femmes, plutôt jeunes elles aussi, qui portent le niqab. Jeunes et échevelés comme les disciples du nouveau gourou. La couleur dominante, c’est le noir. Noir comme leurs vêtements, noir comme le drapeau du mouvement salafiste. Plus d’un millier de personnes viennent de  Saïda où prêche le cheikh. L’autre partie est partagée entre Tripoli et la Békaa. Ce sont les drapeaux syriens de la révolution qui flottent. Dessiné sur le modèle du drapeau actuel, il inverse le vert et rouge et compte une étoile de plus.

Lorsqu’Ahmad el-Assir monte sur la tribune, après le show de la pop-star Fadel Chaker, il est acclamé par des cris «Dieu est grand». En fond derrière lui, un montage photo. A gauche, la botte d’un soldat syrien sur la poitrine d’un opposant; à droite, la coupole de la mosquée Al-Aqsa de Jérusalem. Son discours se veut calme et ferme. Il harangue Bachar al-Assad, ses soutiens libanais, l’inaction de la communauté internationale et rassure les chrétiens. A chaque fin de paragraphe, le public scande des slogans qui oscillent entre Dieu et la Syrie. Les «nos vies sont à toi mon Dieu» répondent aux «Le peuple veut la mise à mort de Bachar». Dans leurs voix, il y a une profonde colère. «Ce sont nos frères que l’on tue à Homs», dit un manifestant.

L’absence du Courant du futur et les mouvements islamistes qui lui sont affiliés, le spectre de débordement et, de manière plus prosaïque, la pluie battante de la matinée de dimanche, auraient pu casser la mobilisation. Les organisateurs espéraient entre cinq et dix mille personnes, mais le contrat est rempli. Il faudra désormais compter avec Ahmad el-Assir. Qui est cet homme, plutôt petit de taille, lunettes vissées sur le nez, à la barbe noire descendant jusqu’à la poitrine, qui conduit la résurgence d’un salafisme soft au Liban?

L’imam devenu politique

Dans les ruelles de Saïda, de Tripoli et de l’Iqlim al-Kharroub, les mouvements salafistes sont très actifs depuis le début de la dernière décennie. Les attentats du 11 septembre, l’émergence d’al-Qaïda et l’invasion américaine de l’Irak, ont promu une certaine idéologie. Mais le mouvement autour d’Ahmed el-Assir est différent de ceux qui ont émergé en 2000 à Denniyé, en 2006 à Achrafié ou en 2007 dans le camp palestinien de Nahr al-Bared.

Né à Saïda, en 1968, d’un père originaire de la ville et d’une mère chiite de Tyr, Ahmed Mohammad Hilal el-Assir al-Husseini apprend le Coran dès l’âge de 7 ans. Il poursuit ses études islamiques à Dar al-Fatwa à Beyrouth. Descendant de l’un des plus grands oulémas du pays, Youssef el-Assir, il bâtit en 1997 à Abra, à l’est de Saïda, la mosquée Bilal Ben Rabah, du nom du premier muezzin de Mahomet. Pendant des années, il accomplira son sacerdoce dans la discrétion. Sa mosquée deviendra petit à petit un lieu de rencontre entre les déshérités de Saïda, les plus aisés, et les Palestiniens qui habitent la ville et les camps d’alentour.

Il ne parle de politique en public que depuis très peu de temps. Certains l’ont entendu saluer la victoire du Hezbollah lors du départ des troupes israéliennes du Sud-Liban, en 2000. Lorsqu’al-Qaïda a émergé, il expliquait dans ses prêches que le temps du jihad militaire n’était pas encore venu. El-Assir ne s’occupe alors que d’islam et de foi.

C’est autour de cette conception originelle de la religion qu’il rassemble des adeptes. Il fera beaucoup de social, tournera dans les villages avoisinants pour prêcher la bonne parole, donnera conseil à des fidèles qui s’interrogent sur l’articulation de leurs croyances avec la vie de tous les jours. Au milieu des années 2000, la mosquée Bilal devient trop petite pour accueillir les fidèles le vendredi. La foule déborde sur la route qui y mène. Ce sont souvent des croyants qui fuient les instances religieuses cornaquées par les partis politiques et l’obscurantisme des intégristes. Ni politique ni fondamentalisme, tel était, alors, le credo de cheikh el-Assir. Mais un événement l’obligera à changer de braquet, les affrontements du 7 mai 2008.

La troisième voie sunnite

L’escalade des tensions, notamment autour de Saïda, entre chiites et sunnites, va conduire ell-Assir sur un nouveau terrain. Son enseignement de la parole religieuse se transforme en une défense du sunnisme, en tant qu’idée et communauté. La ville de Saïda est, à ce titre, un laboratoire assez fidèle du sentiment sunnite depuis décembre 2011 et le prêche controversé, lors de la célébration de la Achoura, du cheikh Mohammad Yazbeck, représentant officiel du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, auquel a d’ailleurs répondu ell-Assir, les tensions communautaires et sécuritaires sont à leur comble. Les condamnations politiques sont alors nombreuses: de Fouad Siniora à Bahia Hariri, les députés du Courant du futur dans la région, jusqu’à la Jamma Islamiya. Mais les discours communautaires ont aujourd’hui un écho très fort au sein de la communauté. Jusque-là, les sunnites n’avaient que deux choix, Hariri et leurs opposants. Existe désormais une troisième voie.
Les révolutions arabes, qui ont fait émerger sur la scène politique le salafisme de manière éclatante, donnent à Assir une tribune nouvelle. Existe désormais une troisième voie sunnite. Le Courant du futur, qui a progressivement délégué certaines compétences à des groupes intégristes à Tripoli et à Saïda, a vu le basculement de l’opinion sunnite. Le parti tout-puissant est débordé sur sa droite, il s’agit là d’un véritable phénomène politique. Les partisans de Saad Hariri, échaudés par la façon dont l’ancien Premier ministre s’est exilé, trouvent dans les prêches d’ell-Assir un discours galvanisant. En Syrie, ils voient leurs frères se faire tuer et leurs voix plus du tout représentées. C’est la conjonction de tous ces phénomènes qui permet aujourd’hui à Ahmad ell-Assir de prendre la tête d’une certaine idée du sunnisme politique (voir encadré).

Prêcheur depuis 1989, le cheikh draine aujourd’hui 2500 à 3500 fidèles durant les prières du vendredi. Il est le visage d’un salafisme actif que ses fidèles espèrent triomphateur. A l’instar des révolutions et mouvements de contestation du «Printemps arabe», la présence de ses partisans sur les réseaux sociaux a grandement contribué à sa notoriété et à la diffusion de ses prêches. Sur Facebook, un groupe créé par les admirateurs du cheikh à la fin du mois de décembre 2011, compte aujourd’hui près de 5000 membres. Depuis dimanche, le chiffre augmente constamment.

La bénédiction de Omar Bakri

Il fait partie des seuls prédicateurs sunnites à avoir appelé à participer à la manifestation de cheikh Assir. Lundi, cheikh Omar Bakri a estimé qu’«Ahmad ell-Assir est devenu le leader des sunnites au Liban». Il explique que ce dernier a «volé la vedette au Courant du Futur». «En très peu de temps, il a réussi à devenir le porte-voix de la communauté sunnite au Liban, offrant à la population libanaise une autre vision du salafisme. S’il constituait un parti politique, il aurait un grand rôle à jouer».

Mais Omar Bakri va plus loin et menace: «Nous allons vers l’établissement d’un califat islamique dans la région. Prisonniers, les islamistes sont devenus ministres et députés. Je pense que la révolution en Syrie va déborder sur le Liban et que ce sont les islamistes qui vont la mener. J’appelle l’Etat libanais à regarder ce qui se passe autour de lui et à cesser de maltraiter les islamistes. Sinon, il en subira les conséquences».

 

http://mplbelgique.wordpress.com/2012/03/09/liban-cheikh-ahmad-el-assir-la-nouvelle-star-des-islamistes/

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:33

 

 

Un nouveau paradigme

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Menthalo -

Lors de ma dernière analyse des marchés, l’Horizon funèbre du Bear Menthalo, j’avais mis en évidence la « Croix Mortelle » formée par le croisement à la baisse des Moyennes Mobiles 20 jours et 50 jours.

« Cette « Croix Mortelle » est apparue sur le CAC entre le 15 et le 16 novembre dernier. Si la bougie verte d’aujourd’hui poussait encore violemment à la hausse, la croix pourrait se défaire. Il faut donc surveiller de près ces deux moyennes.  Si tout le monde joue cette baisse trop évidente, les banksters peuvent provoquer un short squeeze. A ce moment-là, tous les vendeurs à découvert cherchent à se racheter en catastrophe, accélérant la hausse. »

20121127cac-decroisement-2.jpg?w=645

Ceux qui suivent la bourse de près, ont pu voir qu’effectivement, la bougie verte a poussé très fort à la hausse à la suite du « short squeeze », tant sur le CAC que sur l’Euro et que les Moyennes Mobiles se sont décroisées. Ces Messieurs ont donc apparemment décidé de repeindre les marchés en rose, mais ils peuvent changer d’avis encore, donc les plus sages restent sur la touche et se contentent d’observer, car tout est encore possible aujourd’hui, un scénario haussier comme un scénario baissier.

Sur ce graphe en quotidien, l’Euro peut aller finir la symétrie de la figure en ETE inversé…  cela permettrait un rallye haussier de fin d’année ..

20121127euro-etei.jpg?w=645&h=420

Avant d’aller finir une figure en Hebdomadaire, très baissière pour le début de l’année… une fois encore ce n’est que l’un des scénarios possibles.

20121127etei-hebdo.jpg?w=645&h=418

Cette hausse de l’Euro permettrait une hausse des métaux précieux, qui réjouirait ceux qui en ont… sous réserve que la hausse des métaux soit supérieure à celle de l’Euro, sinon nos jolies pièces resteront encore un temps extrêmement achetables. Mais pour l’instant, rien n’est sûr… il faut laisser le temps à la tendance de s’affirmer.

Les grandes manœuvres semblent se jouer ailleurs pour l’instant. Goldman Sachs après avoir réussi à placer son pion à la BCE, serait en train d’en placer un autre à la Banque d’Angleterre. Qui sait, peut être ces Messieurs de la Banque envisagent t’ils aussi de placer un de leurs   »liquidateurs » à la BoPC et à la Banque de Russie ?

« Ils sont partout » comme aurait pu le dire un de ces canards d’avant-guerre.

En une image, voilà la mainmise de la Banque sur l’Europe. Pour plus de détails, prenez votre dictionnaire Harraps pour lire zerohedge dans le texte.

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C’est marrant qu’ils se mettent en avant comme ça. Ils prennent des risques…

En Espagne, la police manifestait contre les mesures d’austérité imposées au Gouvernement Rajoy par les Banksters de la BCE et du FMI. La prime de Noël a été supprimée, les pensions sont temporairement gelées et il doit y avoir des diminutions de salaire pour tous les employés de l’état comme en Grèce. Les policiers ne sont pas dupes. La preuve, cette banderole qu’ils portaient au cours de leur manifestation, qui disait:

« Citoyens ! Pardonnez nous de ne pas avoir arrêté ceux qui sont les vrais responsables de cette crise: les banquiers et les politiciens« .

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Un pays a eu le courage de mettre ses banquiers en prison. Saluons son courage.

Vive l’Islande libre !
 
30 commentaires

Publié par liesiletter le 27 novembre 2012 dans Non classé

 

Des milliardaires ‘généreux’ dans un contexte de crise ?

warren-buffy1.jpg?w=645Dans les temps difficiles qui s’annoncent, les personnes très riches et soucieuses de longévité, ont bien raison de chercher à se faire bien voir de la population. C’est ainsi que Warren Buffett (président de Berkshire Hathaway Inc.) a jeté un pavé dans la mare en proposant quelque chose pour la prochaine réforme fiscale américaine. Il est absolument favorable à un taux d’imposition minimum pour les millionnaires. Pourquoi pas, explique t-il dans un article du New York Times, imposer les revenus de 1 à 10 millions de dollars au taux de 30% et 35% au-delà ?

Le sujet de l’imposition des gros revenus se pose désormais avec la fin des allégements fiscaux consentis par le président Bush Jr.

Stephen Roach, ancien président de Morgan Stanley en Asie et économiste de Yale, met en garde contre la politique des taux d’intérêt au plancher de la réserve fédérale et l’injection massive de papier dans le circuit bancaire, dont ne profite même pas l’économie réelle. Pour Stephen Roach, les Etats-Unis risquent de voir les investisseurs déserter les bons du Trésor et le risque d’une implosion de la bulle obligataire devient réelle. « Je crains que nous ayons mal diagnostiqué les problèmes de la crise financière et que les politiques choisies s’avèrent très mal adaptées. Les partisans de la planche à billets sont incapables de proposer une stratégie de sortie de crise. Il faut cesser de manipuler les taux d’intérêt ». « Je pense réellement que la politique des taux d’intérêt à zéro et les plans d’assouplissement quantitatifs sont devenus une bombe à retardement ».

Une autre voix s’élève pour avertir du danger de la « bombe de l’austérité ». Paul Krugman, en effet, affirme que la politique engagée conduit les Etats-Unis vers une grave récession. Il faut, dit-il, réduire les dépenses et tout faire pour favoriser l’augmentation des revenus des Américains et ainsi « on réduira les déficits ».

 
19 commentaires

Publié par liesiletter le 27 novembre 2012 dans Non classé

 

Cours de l’or et de l’argent, marchés : résumé de la Semaine (16/11 au 23/11/2012)

Par Ben Traynor pour BullionVault, 23 novembre 2012

L’un des événements économiques qui a marqué cette semaine chargée fut la rétrogradation de la France (pour la seconde fois cette année) par une agence de notation. Moody’s a abaissé la note de crédit à long terme de la Caisse des Dépôts et Consignations de AAA à AA1, avec une perspective négative, mais n’a pas touché à la note des grandes banques françaises cotées.

Si en France, le recul de l’activité a ralenti en novembre, l’activité du secteur privé dans la zone euro a continué de se contracter, laissant présager une récession de la zone au 4ème trimestre. Cette semaine (et depuis la mi-novembre), le Cac 40 n’a pas tenu compte de ces craintes, affichant un pic d’un mois.

Au niveau européen, les ministres des finances de la zone euro se sont réunis toute la nuit de mardi jusqu’au petit matin mercredi sans s’être mis d’accord, pour des raisons techniques semble-t-il, sur le paiement à la Grèce de la nouvelle tranche du plan de sauvetage.

Dans la foulée, et sans perspective non plus d’un accord à l’horizon, les dirigeants européens s’entretiennent depuis jeudi à Bruxelles pour tenter de négocier le budget 2014-2020 de la communauté. Sous les pressions de son parti conservateur, le premier ministre britannique David Cameron est arrivé tôt dans la journée d’hier avec une longue liste de demandes et la menace d’un véto si les avantages accordés par le passé au Royaume-Uni (un pays où aujourd’hui l’euroscepticisme et le France bashing jouissent d’un regain de popularité), n’étaient pas maintenus.

L’euro contre le dollar US continue sa hausse entamée vendredi dernier malgré une chute dans la nuit du mardi au mercredi. L’euro a récupéré la plupart de ses pertes contre le dollar mercredi midi et à percer les 1,29 dollars en fin de semaine.

Le Fix de l’or de vendredi après-midi à Londres était de 1734,50 de dollars l’once, 1,2% en hausse sur le Fix de vendredi passé (ou une légère baisse de 0,47% pour l’or en euros).

Le Fix de l’argent de vendredi après-midi à Londres était de 33,41 dollars l’once, soit une légère hausse de 3,53% sur le Fix de clôture de la semaine dernière.

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Après avoir entamé un rally lundi, l’or en dollars a tradé latéralement sur un écart de 12 dollars pendant une grande partie de la semaine. Ceci dit, l’or en euros, n’a cessé de baisser depuis mardi repassant jeudi sous le Fix de clôture de vendredi dernier pour atteindre un niveau bas de 16 jours, et ce malgré un rally toute la journée lundi.

L’or s’est envolé aujourd’hui après 16H (heures de Paris) de plus de 14 dollars l’once en moins d’une heure.

L’argent a atteint son meilleur cours en dollars de six semaines. Selon un rapport de Thomson Reuters GFMS la demande industrielle de l’argent devrait rebondir en 2013 et pourrait atteindre 60% de la demande totale en 2014.

Les volumes de trading on ralenti aux Etats-Unis pour les fêtes de Thanksgiving, les traders profitent du long week-end ce qui rend l’activité sur le marché modérée.

En octobre, les banques centrales du Brésil et du Kazakhstan ont ajouté quelques tonnes d’or à leurs réserves (respectivement 17,17 et 7,5 tonnes), selon les chiffres du FMI publiés cette semaine. L’Allemagne a vendu plus de quatre tonnes (pour produire des pièces commémoratives). Des pressions croissantes ont poussé la Bundesbank à révéler l’état des réserves d’or allemandes (d’un total de 3 396 tonnes) et les lieux de stockage. 69% de ces réserves sont détenus à l’étranger : 45% aux Etats-Unis, 13% au Royaume-Uni et 11% en France.

La semaine prochaine l’on verra la publication des chiffres du PIB britannique et de l’indice des prix à la consommation harmonisé sur l’ensemble de l’Union Européenne.

 
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Publié par liesiletter le 26 novembre 2012 dans Non classé

 

Lecture des conclusions des agences de notation

Voici un tableau proposé par le site http://www.cafedelabourse.com mettant en évidence les notes des trois principales agences de notation et ce qu’elles signifient concrètement.

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Publié par liesiletter le 26 novembre 2012 dans Non classé

 

La situation réelle des Etats-Unis… est loin du décor virtuel des statistiques manipulées et publiées

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Tandis que la saison des fêtes bat son plein aux Etats-Unis, les banques alimentaires du pays tirent la sonnette d’alarme. Le filet de sécurité constitué pour nourrir les (presque) 50 millions d’Américains qui ont besoin d’aides alimentaires est mis à mal par les conséquences générées par la pire sécheresse des cinq dernières décennies. La hausse des denrées nécessaires à l’élevage des bovins a entraîné une augmentation importante du prix de la viande.

Les autorités sont confrontées à de plus en plus de personnes fréquentant les soupes populaires et les refuges d’urgence, dernière bouée de sauvetage pour des personnes âgées, des personnes handicapées, ainsi que des familles entières à faible revenu.

Le problème devient d’autant plus crucial que les dons gouvernementaux diminuent avec une quantité de personnes de plus en plus blessées par les affres de la vie.

feedingamerica.jpg?w=645Constat affligeant de Carrie Calvert, directeur de la politique fiscale et des matières premières chez Feeding America, la plus importante organisation américaine de lutte contre la faim : « Les gens ont dû faire face à la détresse économique depuis pas mal de temps maintenant… Ils puisent depuis quelques années dans les ressources dont nous disposons et nous commençons à percevoir que nos moyens deviennent très limités ».

Les témoignages se multiplient chez les dirigeants de grandes banques alimentaires à travers les Etats-Unis. Le même écho revient : on craint être incapable de suivre le rythme de la demande ! En août, un pic fut atteint avec 47 100 000 de coupons alimentaires utilisés. Avec une telle demande, par exemple, la Banque alimentaire régionale de Los Angeles a vu ses réserves alimentaires tomber d’environ 3,3 semaines en 2010 à moins de deux semaines – le plus bas dans l’histoire récente !

Etant donné les difficultés et les dons moins importants des autorités fédérales, « les caddies sont moins remplis pour les pauvres ». « On diminue le nombre de boîtes de conserve mais on essaie de donner au moins quelque chose aux personnes qui se présentent ».

Il y a donc une vive inquiétude pour 2013 car beaucoup annoncent déjà des prix alimentaires en hausse et que dire de l’ONU qui parle déjà de famine ! Où est leur boule de cristal ?

Malgré les dons privés, toujours importants, les responsables des associations qui s’occupent de nourrir les pauvres craignent que cette générosité ne puisse compenser la baisse de l’aide fédérale. Allez dire à tous ces pauvres gens que Ben Shalom Bernanke croit à l’Arlésienne et que demain sera mieux qu’aujourd’hui !

 
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Publié par liesiletter le 26 novembre 2012 dans Non classé

 

La finance américaine quitte la Grèce et les Allemands s’inquiètent pour leur or

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En 1964, la banque américaine Citigroup s’était implantée en Grèce en son nom propre, sans faire l’acquisition d’un établissement national. Aujourd’hui, sa direction annonce qu’elle va s’en aller. « L’environnement actuel requiert de s’adapter (…) nous allons porter davantage l’accent sur l’investissement, les produits financiers et les cartes de crédit », a déclaré à Reuters une porte-parole de la filiale grecque de Citi. Dans le détail : « Citigroup va fermer toutes ses agences en dehors d’Athènes et de Thessalonique, soit 16 sur 37″.

Comment les banquiers européens et les politiciens ne Bruxelles peuvent-ils faire croire que la Grèce restera dans la zone euro ? Il ne fait pas le moindre doute qu’un calendrier est respecté, permettant aux rats de quitter le navire avant qu’un froid glacial ne règne sur le pont européen.

Attention à l’Oncle Sam… un fieffé menteur

Pendant ce temps, les Allemands cherchent timidement à rapatrier leur or soi-disant confiné dans d’immenses coffres-forts à New York. Voilà la CLÉ de la soumission d’Angela Merkel à la Haute finance new-yorkaise ! Une grande partie de l’or de l’Allemagne avait été achetée à partir de 1951 et il est stocké depuis à New York, Londres et Paris.

gold0.jpg?w=645Dans la perspective de la mort des DEVISES PAPIER, il faut bien se préparer et donc, chercher à récupérer le précieux métal qui ressemble déjà à une précieuse devise. Connaissant la fin tragique de De Gaulle qui avait exigé le rapatriement de l’or de la France stocké à New York (la CIA lui a offert le financement de Mai 68 et un certain député vert doit se souvenir de l’histoire de certaines valises bourrées de papier comme nous l’exprimait personnellement un témoin de l’époque travaillant pour ‘les services’), les financiers et politiques allemands demandent timidement à l’Oncle Sam de bien vouloir leur rendre 150 tonnes par bateau en petite quantité, au cours des prochaines années. La Allemands voudraient… le faire fondre et vérifier sa pureté dans des lieux tenus secrets. On ne sait jamais avec ces Américains…

 

A ce train là, chacun comprendra que la crise n’est pas arrivée à son terme et que l’Allemagne n’a pas fini de PAYER et de faire PAYER les autres. Ceux qui pensent que les Etats-Unis n’ont plus besoin de l’Europe se trompent lourdement. cela viendra, mais pas encore.

Publication des dernière BREVES DE LIESI pour octobre 2012

 
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Publié par liesiletter le 25 novembre 2012 dans Non classé

 

La situation de l’industrie de l’or dans le monde à la conférence annuelle de l’association des professionnels des métaux précieux

Adrian Ash pour BullionVault, 21 novembre 2012

Aperçu de ce qui se passe en Chine, en Inde et dans le reste du monde pour le métal jaune.

« La semaine dernière j’ai assisté à la conférence annuelle de la London Bullion Market Association (LBMA) (l’association des professionnels des métaux précieux) qui s’est tenue cette année à Hong Kong, et voici un aperçu de la situation de l’industrie de l’or dans le monde et plus particulièrement en Asie », écrit Adrian Ash pour BullionVault.

Il y avait plus de 700 délégués, un nouveau record, et cette conférence fut ce qu’un des participants a appelé à juste titre l’événement le plus important de l’industrie des métaux précieux. Les conférenciers et les invités représentaient tous les corps de métier liés à la chaîne des métaux précieux professionnelle qui sortent l’or et l’argent du sol et les placent dans des coffres-forts sécurisés ou dans les mains des acheteurs de bijoux. C’est-à-dire les sociétés minières, les affineurs, les gérant de coffres professionnels, les analystes des banques, les négociants des métaux et les dirigeants d’entreprises, ainsi que les plus grands fabricants et vendeurs au détail de l’Inde et de la Chine, les deux plus grands marchés de consommation au monde.

Les diverses présentations faites lundi et mardi (le 12 et le 13 novembre 2012) étaient pour moi toutes excellentes, les meilleures de ces quatre dernières années. Vous pouvez télécharger les diapositives présentées et commentées ici sur le site de la LBMA, lbma.org.uk.

Voici mon top 5 des graphiques présentés et les plus importants ou représentatifs pour moi et pour ceux intéressés par le marché de l’or et de l’argent.

1- Le premier provient de la présentation, The global debt crisis and China’s macro situation, du Professeur Yu Yongding anciennement de la Banque centrale de Chine et actuellement à la Cass Business School. Il a déclaré que l’économie chinoise a été plus résistante à la récession mondiale que ce que beaucoup d’analystes occidentaux avaient pensé. Puis il a montré ce graphique des taux de croissance trimestriels du PIB chinois.20121123a.jpg?w=645&h=332

Taux de croissance trimestriels du PIB chinois

Le fait d’avoir évité un hard landing (la confrontation à une récession brutale) a été bénéfique pour l’or, avec la Chine qui est maintenant le marché de consommation de l’or numéro un mondial, dépassant l’Inde cette année.

Mais le rééquilibrage dont a besoin la Chine, en passant des exportations à une croissance domestique, sans exploser les prix de l’immobilier, sera pénible, confie Yu. On ne peut pas acheter la stabilité. Et dans sa tentative d’éviter la surchauffe, la Chine a déjà vu une baisse brutale des importations de minerai et d’énergie, une diminution à deux chiffres en 2012 jusqu’ici. La croissance plus basse et les dépenses de consommation plus hautes contre les épargnes privées, pourraient miner le taux de croissance de la demande chinoise pour l’or.

2- Cependant, la demande de l’or par l’ancien numéro un mondial, l’Inde, semble partie pour augmenter fortement en 2013, selon Shekhar Bhandari, le vice président de Kotak Mahindra Bank. Il a montré l’augmentation abrupte de 24% des jours propices [à l’achat d’or] l’an prochain dans le calendrier hindou.

Effectivement, 2012 a vu un nombre plus petit que d’ordinaire des jours propices pour les mariages, quatre mois entiers de Chaturmas (quatre mois d’austérité durant lesquels les transactions sont évitées). Ce qui voulait dire un plus petit nombre de cadeaux de mariage et d’investissements personnels en bijoux. Ceci s’ajoute à la forte augmentation des taxes sur les importations de métaux précieux par le gouvernement indien. On a donc remarqué une vilaine baisse cette année de peut-être un tiers de la demande indienne totale en or.

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Nombre de jours propices dans le calendrier hindou, pour 2012 et 2013

3- La grande tendance pour ces deux géants asiatiques était claire sur cette diapositive de Thomson Reuters GFMS. Présentant la séance sur la demande pour la joaillerie en Asie (JEWELLERY SESSION – SETTING THE SCENE) lors de la conférence de la LBMA, Philip Klapwijk, directeur international de l’analyse des métaux chez Thomson Reuters GFMS, a remarqué que l’Inde et la Chine comptent maintenant comme une partie importante du volume de la consommation de bijoux en or dans le monde. Vous pouvez voir également à quelle hauteur la demande occidentale s’est amoindrie au cours de la dernière décennie.

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Demande mondiale pour les bijoux en or (en tonnes)

4- Il y a une tendance plus nouvelle et moins connue, sur notre quatrième graphique proposé par Marc Faber. L’auteur de Gloom, Boom and Doom Report s’en est un peu pris à Ben Bernanke, le président de la Fed, dans son exposé lors du premier jour de la conférence. Mais il a aussi noté que les Etats-Unis sont évités par les puissances émergentes du monde. Dans ce nouvel ordre mondial, les exportations de la Chine vers les pays produisant des commodités, tels que l’Australie et le Brésil, sont plus importantes que ses exportations vers les US, explique Faber. Les exportations de Corée du Sud vers les pays exportant des commodités sont plus importantes que les exportations vers les Etats-Unis et l’Europe combinées.

Toujours est-il qu’à un moment, la demande pour les commodités se nivèlera, a ajouté Faber. Il a confié qu’il préférerait être long [détenir une position créditrice] sur les métaux précieux plutôt que sur les commodités industrielles.

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La destination des exportations chinoises (%)

5- Charlie Morris de HSBC a affirmé la même chose lors de sa présentation sur comment prévoir et trader sur le marché de l’or (Tactical allocation to gold). Sa présentation mérite un article complet, mais le point clé est que tous les signaux sont là en ce moment pour l’investissement en or. Les cours n’oscillent pas trop violemment, donc la volatilité est basse. L’argent est relativement sous-évalué contre l’or, ce qui indique des gains futurs pour les deux métaux. Et le sentiment, tel que mesuré par les recherches Google pour l’or et les autres termes clés, est aussi faible. Ce qui veut dire que les investisseurs sont actuellement sous-exposés à l’or.

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Approche tactique et stratégique

A propos de l’auteur :

adrian-ash1.jpg?w=645Adrian Ash : Les points de vue d’Adrian sur le marché de l’or sont régulièrement repris par le Financial Times et AFX Thomson. Il dirige actuellement le bureau de recherches de BullionVault, un des moyens les plus simples et les plus économiques au monde pour acheter et d’investir dans l’or. Après avoir été responsable éditorial de Fleet Street Publications — l’homologue britannique des Publications Agora — il a été correspondant au Daily Reckoning à la City de Londres pendant quatre ans. Il intervient désormais régulièrement dans les publications de 321gold.com, FinancialSense, GoldSeek, Prudent Bear, SafeHaven et Whiskey & Gunpowder ainsi que sur plusieurs sites internet d’investissement.

Source : http://or.bullionvault.fr/#LI-23112012

 
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Publié par liesiletter le 24 novembre 2012 dans Non classé

 

Le club des Treize

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La réunion s’achevait et plusieurs banquiers commençaient à bailler. Amschel Kharzai, responsable délégué par les membres du cartel des banques, avait les traits tirés. Il venait de superviser la dernière réunion du Groupe Bilderberg en Italie, il y a quelques jours, et avait pris peu de repos.

Il saisit un document, le glissa à qui de droit et prit un ton solennel, intimant le silence des participants.

- Karl Novus, selon le document que je vous remets ci-joint, vos traders procèderont prochainement à des ventes massives des principales banques espagnoles. Comme d’habitude, vous respecterez scrupuleusement les points donnés. Utilisez les comptes numérotés que nos holdings possèdent dans les paradis fiscaux et à la City, habituellement pour les opérations de niveau 3.

Tandis qu’Amschel Kharzai s’exprimait, le responsables des opérations de trading du cartel prenait connaissance du dossier contenant trois feuilles A4. Les opérations étaient clairement exposées.

- Il faut accélérer le délitement de l’Espagne par son secteur bancaire, interrogea-t-il ?

- Tout se discute en ce moment à New York. Je prends ensuite l’avion et une fois sur place, nous allons harmoniser notre attaque avec une ou deux agences de notation. Le prochain sommet européen sera très probablement un échec. Il y a trop de blocage de la part des souverainistes.

- Pourtant, ajoute C. Brinx, banquier genevois, notre ami, le président Carlo Lucci de la BCE, a bien précisé qu’il n’y avait plus de souveraineté.

- Des mots ! oppose Amschel Kharzai. Nous sommes parvenus au stade d’une guerre entre souverainistes et fédéralistes en Europe. Il y a trop de blocages. La partie américaine veut appuyer sur le champignon afin de casser la résistance de certains politiciens européens en mauvaise posture dans les sondages. Ils sont trop hésitants parce qu’ils sont dépendants de l’humeur de leurs électeurs pour de futures élections.

- Heureusement que l’Allemagne est dans notre main, ajoute David Joux, parisien à ses temps perdus.

- Pour le moment, M. Joux, pour le moment…, rétorque Amschel Kharzai. Les relations entre Berlin et Moscou sont un souci pour nous. Poutine et le groupe qu’il représente ne sont pas conquis à notre projet global. La Syrie est un sérieux problème entre nous et il y en a bien d’autres ! Actuellement, les Russes ne veulent rien lâcher sur la Syrie. A l’heure où nous parlons, plusieurs de ses bâtiments de guerre sont positionnés au large de Gaza pour se tenir prêts à une possible évacuation des citoyens russes en cas d’escalade du conflit avec Israël. Selon des informations que j’ai eues juste avant cette réunion, le croiseur Moskva, le patrouilleur Smetlivyi et les navires de débarquement Novotcherkassk et Saratov, qui appartiennent à la Flotte de la mer Noire pourraient accoster au port syrien de Tartous, seule implantation navale russe en Méditerranée. Pour rappel, Tartous qui est à 220 kilomètres au nord-ouest de Damas, a été créée en vertu d’un accord conclu en 1971, à l’époque soviétique. Pour en revenir aux Allemands, tant que nous ne leur donnerons par leur or, nous les tenons par la gorge. Messieurs, il faut encore plus de crise pour moins de souveraineté. Il faut faire passer le mot dans nos réseaux infiltrés dans les partis dominants en Europe afin d’écarter ceux qui sont trop vieux jeu. Une bande de mollassons qui ne comprennent pas le nouveau monde que nous sommes en train de façonner. Messieurs, il se fait tard et nous avons tous du pain sur la planche… Je m’envole vers New York dans deux heures. Vous pouvez donc disposer.

Tandis que les personnes présentes s’occupaient à compléter leur affaires et à les ranger en ordre dans leurs cartables ou mallettes, un garde du corps ouvrit la porte pour confirmer la dispersion.

Les personnages et les situations de ce récit étant purement fictifs, toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite.

 
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Publié par liesiletter le 24 novembre 2012 dans Non classé

 

La Fed va assurer la progression des cours de l’or en 2013

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Pour Peter Schiff, directeur général d’Euro Pacific Capital, la politique menée par la banque centrale américaine ne peut que propulser les cours de l’or vers les 5 000 dollars l’once. Il se garde cependant d’établir un calendrier sur le temps des prolongations des monnaies papier, mais ajoute cependant que ce cours peut être bien plus élevé car personne ne peut établir avec certitude le niveau de faiblesse des principales devises papier. On ignore également jusqu’où les banques centrales ont l’intention d’aller dans la politique de la planche à billets. « Comme Bernanke peut imprimer dans des quantités inimaginables, les cours de l’or peuvent crever des plafonds inimaginables ».

Plusieurs analystes américains estiment que les cours de l’or devraient performer au cours des prochains trimestres. Ils jugent un prix raisonnable de 1925 dollars l’once pour 2013.

De la manière dont les fonds de l’initié G. Soros se sont gavés de métaux précieux, on peut dire avec prudence que cette cible est extrêmement pessimiste. Comme nous avons eu l’occasion de l’exprimer dans les derniers numéros de la lettre confidentielle, la nomenklatura russe joue un scénario beaucoup plus optimiste pour l’or car ils sont très pessimistes pour la zone euro.

 
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Publié par liesiletter le 23 novembre 2012 dans Non classé

 

Dollar : il baissera mais quand ?

Depuis la crise financière de 2008, la banque centrale américaine pratique une politique monétaire très souple d’assouplissement quantitatif (QE). Cela consiste à faire marcher la planche à billets. Le dollar ne cesse de décliner et les Américains perdent du pouvoir d’achat. Les banquiers centraux de la Fed justifient leur action au motif qu’ils cherchent à relancer l’économie.

Désormais, chaque mois, la Fed achète 40 milliards de dollars de titres hypothécaires détenus par les banques pour améliorer l’économie et le marché du travail. Ce cirque pourrait durer jusqu’à la mi-2014. C’est la troisième fois, sous la présidence de Ben Bernanke, que les banquiers de la Fed recourent à cette politique d’assouplissement quantitatif. Cela se traduit certes par un dollar qui s’affaiblit et des taux d’intérêt au plancher, mais aussi par une hausse des actifs tangibles exprimés en dollar, comme les matières premières et agricoles, sans oublier les métaux précieux.

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D’aucuns considèrent aux Etats-Unis que le dollar ne chute pas assez. Pourtant, les autorités n’ont pas caché leur intention de le faire décliner. A ce jour, le dollar bénéficie des incertitudes au Moyen Orient, ainsi que des déboires de la zone euro. Comme l’exprime Rickards Told Yahoo : « La Fed veut un dollar moins cher, mais cela ne signifie pas qu’ils vont le faire » tout de suite.

L’index dollar, qui traduit le rendement de la devise américaine par rapport à un panier de six autres grandes monnaies, est en hausse de 3,3 pour cent sur un an, et le taux d’inflation (officiel) demeure largement en ligne avec les attentes. On sait que la statistique de l’inflation est complètement manipulée : il suffit de voir l’évolution du pouvoir d’achat par rapport au salaire indexé sur l’inflation (officielle) pour traduire la véritable évolution de l’inflation. Par conséquent, les financiers de la banque centrale ont ‘quasiment’ (car il y a aussi le grain de sable possible) le pouvoir de décider du moment où la devise américaine descendra encore d’une marche. Cela viendra, c’est très probable, mais quand ?

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29 novembre 2012 4 29 /11 /novembre /2012 12:00

 

Mali :le bruit des bottes qui commence
Mireille Fanon-Mendes-France

lundi 26 novembre 2012, par Comité Valmy


Qu’y-a-t-il sous le bruit des bottes qui commence à se faire entendre au Mali ?

L’écoute attentive du discours des deux candidats à la présidence des Etats-Unis confirme l’orientation stratégique de déclencher une nouvelle guerre, aux conséquences totalement imprévisibles, contre l’Iran. Dans ce but, l’establishment américain et ses médias n’hésitent pas à instiller l’idée que ce pays est sur le point de finaliser la bombe nucléaire et dès lors serait un danger pour l’ensemble du monde mais particulièrement pour l’Etat d’Israël, dernier rempart moyen-oriental d’un Occident dont l’influence se contracte irrésistiblement et dont le modèle libéral est entré dans une crise terminale.

Les Etats-Unis, qui se posent en gardien de la paix et de la sécurité internationales, ainsi qu’on a pu le voir en Irak où leur intervention a été imposée à la communauté internationale par le mensonge, en Afghanistan où celle-ci a été justifiée au nom de la démocratie et contre la situation faite aux femmes, ont bien l’intention d’attaquer l’Iran dès que leur calendrier sera en cohérence avec celui de l’Etat d’Israël. Mais entretemps Washington ne perd pas de vue son objectif principal : contrer la progression globale de la Chine dans la grande guerre pour les ressources de la planète. Et dans ce conflit encore feutré mais qui pourrait se transformer en guerre chaude, l’Afrique est le continent de tous les enjeux. Le rapport « Horizons stratégiques[1] » publié par le Ministère français de la Défense, avril 2012, anticipe cette éventualité et s’inquiète du face-à-face Chine-Etats-Unis « enfin, sans conduire à une logique bipolaire, le format de la relation sino-américaine devient, qu’on le souhaite ou non, l’enjeu de la gouvernance de demain ».

C’est bien sous cet angle que doit être évaluée la situation du Mali et les menaces d’intervention américano-françaises. Il s’agit de profiter de la déliquescence d’Etats sous domination continue depuis les indépendances pour réintroduire directement une présence militaire camouflée derrière des armées locales dont nul n’ignore l’insigne faiblesse. Le Mali devient, dans ce jeu géostratégique, otage d’une volonté des Etats impérialistes et de leurs soutiens de porter partout la guerre sans fin de façon à interdire la progression d’une puissance adverse et, dans le même mouvement, d’éradiquer toute volonté des peuples à résister à l’ordre ultralibéral mondialisé construit sur la financiarisation et la militarisation. Les Etats-Unis démontrent leur sens de l’opportunisme en répondant à l’appel à l’aide de son allié français désormais incapable, à lui seul, de gérer son pré carré africain. La présence américaine dans le Sahel permet de contrôler directement l’accès à des ressources essentielles, l’uranium notamment, et de conférer une profondeur stratégique à leur action sur le continent et au Moyen-Orient

I/ Les Etats-Unis et Africom

La première étape pour les Etats-Unis qui avaient compris que l’ancienne puissance coloniale de l’Afrique francophone, la France, n’avait plus les moyens de jouer le rôle de soutien et de protecteur effectif des transnationales implantées pour capter les ressources naturelles indispensables à leur domination économique, était d’implanter des bases Africom[2]. Il y a 6 ans, les Etats-Unis, par le biais d’Africom, ont décidé d’un cadre militaire spécifique au continent afin de faciliter sa mise sous tutelle. Les Etats-Unis ont étoffé leur présence militaire, notamment par des bases plus ou moins secrètes sur l’ensemble du continent. C’est ainsi qu’Africom a commencé son installation au Mali par des programmes de formation à l’intention de quelque 6 000 soldats de l’armée malienne, dans l’incapacité de contrôler le territoire parce qu’insuffisamment formés et armés.

Sous couvert d’une opération « Creek Sand », des militaires et des entrepreneurs américains sont arrivés au Mali pour des missions de renseignement. Par ailleurs, dès 2009, le Pentagone avait envisagé l’intégration dans l’armée malienne de commandos américains[3] mais aussi le survol du territoire par des avions de surveillance ressemblant à des avions de transport civil, mais cela a été abandonné. Enfin au moins partiellement[4], puisqu’en avril dernier, six personnes, dont trois soldats américains accompagnés de trois ressortissantes marocaines, ont trouvé la mort à Bamako lorsque leur 4×4 a plongé dans le fleuve Niger. Que faisaient-ils là ? Officiellement, les Etats-Unis avaient annoncé avoir suspendu toutes relations miliaires avec le gouvernement malien, à la suite du coup d’Etat du mois de mars.

Cet accident semble fortement confirmer le contraire : au nord Mali, des unités d’élite, investies secrètement dans des actions de contre-terrorisme visant officieusement Aqmi, étaient bien présentes et le sont probablement encore.

II/ Une intervention militaire au Mali

La seconde étape consiste à préparer l’opinion publique internationale à une intervention au nord Mali au nom de la démocratie et de l’ordre constitutionnel, du patrimoine culturel mondial mis en péril par des terroriste islamistes et de la souffrance des populations, qui, rappelons-le, paient le prix fort de tout conflit interne ou importé par ceux qui veulent imposer leur loi. Ces raisons méritent questionnement.

Sont à la fois mis en avant la situation humanitaire des populations du nord et du sud mais ne peut être omis que de nombreux partenaires, dont l’Union européenne, les Etats-Unis, la Belgique, le Canada, la France[5] et des institutions financières ont décidé, au lendemain du coup d’Etat, de suspendre leurs aides au Mali précipitant l’ensemble de la société malienne dans une pauvreté encore plus grande ; cet « embargo » financier a été renforcé par un « embargo » politique. L’Organisation internationale de la Francophonie[6] a suspendu le Mali dès le 30 mars ; l’Union Africaine[7] dès le 23 mars et la CEDAO dès le 27 mars. Il aura fallu la quasi-certitude d’une intervention militaire pour que certaines instances reviennent sur leur décision de bannir le Mali de leur communauté internationale.

Le Président Hollande, quant à lui, revendique son droit à délivrer les otages –cela semble compter bien peu- mais surtout à protéger les intérêts français. Pour mieux faire accepter une intervention militaire, il cache des intentions néocoloniales partagées derrière le besoin d’une intervention pour « éradiquer le terrorisme dans l’intérêt de ce pays, de l’Afrique et de la stabilité du monde[8] ». Certes, l’Islam radical – désigné globalement et sous nuances par le terme « terrorisme » pour conditionner l’opinion – dispose de bases dans le Sahel, sur les routes du pétrole, du gaz et de l’uranium, mais ne soyons pas naïfs, son émergence et sa consolidation ont bien été favorisées – notamment par les Saoudiens et les Qataris – pour servir les intérêts des Occidentaux et particulièrement ceux des Américains. Cette consolidation des positions des fondamentalistes correspond au vide institutionnel que l’Etat malien déliquescent a laissé s’installer dans la région. Les Jihadistes font la loi et assurent une sorte de service public (par la distribution d’eau, de vivres et de médicaments) là où des potentats disposaient de manière régalienne du réel pouvoir d’Etat. La lutte contre le terrorisme est l’argument rhétorique pour justifier la mise sous tutelle du Mali et faire main basse sur les ressources naturelles de cette région du monde dont les multinationales veulent s’arroger le monopole. On ne peut, bien sûr, ignorer que nombre de citoyennes et de citoyens maliens souhaitent, eux aussi, la fin de l’Islam radical et des exactions qui l’accompagnent sur leur territoire.

Les Maliens, dans leur ensemble, désirent vivre en assumant leur droit à l’autodétermination, leur droit à disposer pleinement de leurs ressources naturelles et leur droit à choisir librement leur représentation politique sans qu’un pays, ancien ou futur colonisateur, vienne leur dire ce qui est bon pour eux, au nom de la « responsabilité de protéger » et/ou de la démocratie mais surtout au nom de la lutte contre le terrorisme.

Le Président français n’hésite pas, pour se doter d’une « légitimité » moins discutable et pour convaincre les derniers récalcitrants, à affirmer qu’il s’agit de « casser un processus fondé sur le trafic de drogue, d’armes, d’êtres humains qui risque de déstabiliser l’ensemble de la région[9] (…) ». Mais qui contrôle et à qui profite exactement le trafic de drogue, d’armes et d’êtres humains ?

Le Mali ne possède pas d’armes de destruction massive mais sur son territoire se retrouvent tous les ingrédients pour que les Occidentaux s’autorisent à intervenir au nom de ce qu’ils considèrent comme leur mission depuis l’époque où ils ont foulé, pour la première fois, d’autres terres que les leurs. Leur mission imprescriptible et immuable est de « sauver leur monde » ; la lutte de la Civilisation (ou de l’Axe du Bien) contre le terrorisme est une des nouvelles dénominations du crédo impérialiste. Et comme le veut l’usage, le moyen d’imposer les lumières et la Civilisation, par essence, est la guerre…

Le rapport « Horizons stratégiques[10] » permet de constater que, d’une part, même si le Président de la France change, les relations coupables de la Françafrique perdurent, le néocolonialisme vit encore de beaux jours. Une fois élu, rien ne change alors que le candidat Hollande avait claironné, durant sa campagne, qu’il allait tout changer. D’autre part, ce rapport pointe un possible affaiblissement de la sphère occidentale ce qui renforcerait encore plus le besoin en sécurité globale « dont les Etats-Unis continueraient d’assurer la maîtrise d’ouvrage (…) » avec « la possible émergence d’un référentiel unique en matière de contrat opérationnel et, surtout, un processus décisionnel maîtrisé de plus en plus étroitement par les États-Unis ». En toute objectivité, les rédacteurs du rapport, envisagent qu’ « indirectement donc, l’autonomie de nos décisions relatives à notre environnement international de sécurité pourrait être régulièrement mise à l’épreuve d’ici 2040 », particulièrement si « un retrait de la présence militaire américaine en Europe » n’était « pas suivi d’une stratégie concertée entre Européens sur les modalités de la sécurité du continent » ce qui « aurait des effets néfastes pour la stabilité de la région ».

III/ Construction d’une alliance militaire

Se pose, à l’heure actuelle, la question des alliances pour mener cette guerre dont les premières victimes seront les Maliens eux-mêmes, mais aussi les Mauritaniens, les Nigériens, les Burkinabais, les Algériens avec des conséquences évidentes pour les Guinéens, les Ivoiriens et les Sénégalais. Autant dire que toute l’Afrique sahélienne et de l’ouest pourrait s’embraser et s’enfoncer dans une guerre sans fin à l’instar de celles menées en Irak et en Afghanistan.

La CEDAO, malgré les orientations bellicistes qui lui sont dictées par ses mentors parisiens, n’a ni les moyens humains ni matériels pour mener une intervention lourde et complexe. Sous forte influence, pour ne pas dire sous la conduite directe, de l’ex-métropole, elle a donc recherché un soutien extérieur, obtenu à l’issue du vote à l’unanimité de la Résolution 2071 adoptée par le Conseil de sécurité, considérant notamment que « la situation au Mali constitue une menace contre la paix et la sécurité internationales » et qui « se déclare prêt à donner suite à la demande des autorités de transition maliennes qu’une force militaire internationale prête son concours aux forces armées maliennes en vue de la reconquête des régions occupées du nord du Mali ». Reste à savoir qui participera à cette force internationale qui à terme devrait, selon les termes du Secrétaire général des Nations Unies, « élaborer une stratégie globale portant sur les problèmes transfrontaliers du Sahel : les armes, les réfugiés et le terrorisme » ?

Afin de délimiter les contours de cette force, le gouvernement transitoire du Mali a, maintenant un peu moins de 45 jours pour définir, en liaison avec ses partenaires de la CEDAO et de l’Union africaine, un « concept d’opération » – conditions concrètes de l’aide extérieure, modalités du déploiement sur le terrain, forces venant de différents pays. Ce n’est qu’à l’issue de ces 45 jours, qu’une autre résolution autorisera le déploiement de la force.

La réunion, tenue dans le cadre du Conseil européen -18 et 19 octobre à Bruxelles-, semble avoir précisé le cadre de cette force qui devrait prendre modèle sur l’Amisom- mission de l’Union africaine en Somalie- qui, soutenue par l’European Union Training Mission Somalia -EUTM Somalia- aurait contribué à arrêter les jihadistes Chebabs en Somalie. Il s’agit là d’une interprétation optimiste, même si les Chebabs somaliens sont en recul, la guerre dure en Somalie et la paix n’est pas à l’ordre du jour, le pays est toujours en état de guerre civile.

Il est, dès lors, pour le moins curieux de se revendiquer d’un modèle qui n’a pas fait ses preuves et dont la fin de la « formation » ne prendra effet qu’en décembre 2012, date à laquelle près de 3 000 soldats somaliens auront été formés par quelque 675 instructeurs européens.

La mission de formation au Mali – Micema – 3 000 hommes environ – devrait contribuer à la réorganisation et à l’entraînement des forces de défense maliennes et se trouver sous mandat de l’Union africaine et de l’ONU. La France, la Grande-Bretagne et l’Espagne ont accepté d’y participer, l’Italie, la Belgique aussi, l’Allemagne vient de se décider ; seuls la Pologne et les pays nordiques font encore attendre leur décision.

Mais il est bien évident que la force de la CEDEAO avec ou sans l’appui logistique de l’OTAN ne suffira pas. Dans l’appel des acteurs, sur ce champ martial un des protagonistes essentiels semble renâcler.

IV/ Une inconnue de taille

Il reste en effet une inconnue de taille et dont dépendent l’entrée et l’issue de cette guerre : l’Algérie va-t-elle accepter de participer à cette force ? Jusqu’à présent, elle a refusé toute intervention militaire hors de ses frontières. De plus les Algériens qui connaissent bien la région et les autres acteurs estiment que 3000 hommes, dans un théâtre d’opérations de plus de 8 000 kilomètres carrés et face à une guérilla déterminée et soutenue par les populations Touaregs, sont loin de constituer une force suffisante. Il est indispensable pour les Algériens d’identifier précisément les groupes de guérilla et d’établir une distinction nette entre subversion jihadiste, incarnée par le Mujao et Aqmi, et le groupe militaro-politiques, Ançar Eddine et Mnla, qui ont un réel ancrage dans les populations locales. Dans une optique de guerre indifférenciée, l’adversaire mènera une guerre d’usure qu’il gagnera à coup sûr contre une formation militaire telle que la pense la CEDEAO, qui ne connaît pas, non plus, le terrain saharien. Les groupes armés s’appuieront sur la population locale, des Touaregs, pour qui une armée africaine équivaut à une force d’occupation étrangère. A l’heure actuelle, l’Algérie, après avoir pondéré son avis, accepterait[11], selon le très influent service de renseignement algériens, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), d’offrir un appui logistique à la future force africaine d’intervention dans le nord du Mali.

L’Etat algérien entretient de bons rapports avec les Etats-Unis mais sait aussi qu’il suscite la convoitise à cause de ses propres ressources et de sa position géographique qui ouvre les portes vers le Sahel avec ses richesses énergétiques et son potentiel souterrain.

L’Algérie se montre hésitante mais il n’échappe à personne que dans la région, c’est le seul Etat, disposant d’une armée puissante et équipée, capable d’envisager une confrontation de longue haleine avec les rebelles, même si elle sait que cela reste risqué. Dès lors, ceux qui s’auto-désignent comme « communauté internationale », essentiellement les Occidentaux du G5 (Etats-Unis, Japon, Grande-Bretagne, Allemagne et France), s’impatientent, au premier chef la France et le fait savoir.

V/La fabrication de l’ennemi de l’intérieur

Pour ne pas être exclue des richesses à prendre et qu’elle n’a pas su garder mais aussi pour montrer sa participation active à l’Axe du Bien tel que pensé par George W. Bush, la France, après avoir œuvré en vue du vote de la résolution 2071, mène, sur son propre territoire, une guerre multiforme contre les terroristes, les jihadistes, les islamistes fanatiques…Et qui parfois à la lumière des « unes » de certains hebdomadaires ressemble ni plus ni moins à une guerre contre l’Islam, prolongement et succédané de la guerre perdue d’Algérie. Une guerre policière mais aussi idéologique, psychologique très lourdement médiatique.

Dans ce combat oblique où l’ennemi n’est pas seulement le terroriste armé mais celui qui proclame sa différence, la République n’hésite pas à recourir à l’arsenal des stigmatisations néocoloniales et à la diabolisation de l’étranger inassimilable. La méthode est éprouvée mais la République ne veut pourtant, à aucun titre, en assumer les origines collaborationnistes et coloniales. La France des élites laisse, ou pousse, une partie de son opinion dériver vers une représentation européo-centrée qui désigne l’Autre, l’Etranger en tant que responsable de l’errance politique des représentants politiques – y compris ceux au gouvernement -, du délitement de la pensée intellectuelle et d’une crise sociale, économique et finalement morale et culturelle. Il est aujourd’hui admis et considéré comme absolument normal de réécrire une « histoire » plus politiquement ’correcte’ basée sur une conception raciste ou ethnoculturelle du monde ; ce prisme réducteur et dangereux est de plus en plus présent dans le champ politique. C’est ainsi que l’on entend les intellectuels organiques du libéralisme au pouvoir distiller à longueur de colonnes et sur tous les plateaux de télévision les thématiques de l’arabophobie et de l’islamophobie[12]. Le racisme se fond aujourd’hui dans un ensemble de mécanismes d’exclusion et d’infériorisation qui semblent fonctionner de manière autonome, sans que personne n’ait à s’assumer explicitement raciste mais où tous comprennent le langage le code de l’exclusion. Les superstructures idéologiques d’Etat nourrissent l’exclusion par des stigmatisations essentialistes. De « l’homme noir qui n’est pas entré dans l’histoire » à une laïcité de combat, l’essentialisme est bien l’habit neuf d’un vieux discours. Les hiérarchies ontologiques visent à différencier irrémédiablement pour mieux exploiter.

Dans un climat de xénophobie ascendante et d’émiettement social, le racisme est vécu au quotidien, pèse fortement sur les constructions identitaires des individus et vient de manière, ô combien opportune pour le système, transcender les clivages de la misère et les logiques d’exclusion qui concerne des catégories croissantes de Français. En ce sens la figure sociale de l’Algérien, en France ou en Algérie, pour les Français n’a pas changé depuis la colonisation.

On peut affirmer que la raison de ce racisme tient au fait que ces représentations ont précédé les Français issus de la lutte pour l’indépendance de l’Algérie, au-delà même de la période coloniale. C’est ainsi que la reprise du thème du « racisme anti-blanc » par un parti de droite « républicain » est révélatrice de l’imprégnation d’un discours essentialiste directement hérité de la colonisation et de la guerre d’Algérie. On le sait, le soi-disant racisme anti-blanc[13] est la première ligne de défense du racisme réel, celui des colonisateurs et des exploiteurs.

Comment émerger d’un passé traumatique et visiblement indépassable ? La question est d’autant plus complexe qu’elle renvoie irrésistiblement aux enjeux actuels du débat sur l’immigration et à l’enracinement dans la société de jeunes Français issus de minorités « visibles ». C’est sur ce terreau nauséabond que l’on voit des intellectuels -presque toujours- d’origine algérienne désignés[14] à la vindicte au prétexte qu’ils feraient l’apologie du « racisme anti-blanc ». Apparaît dans l’espace politico-social la désignation de responsables des errances d’une société qui se réveille chaque jour un peu plus raciste, chauffée à blanc par ses médias engagés à des degrés divers dans la défense de l’Etat d’Israël et du mouvement sioniste, reprenant à son compte les délires racistes datant de la lutte de libération nationale de l’Algérie. Cette accusation n’est pas sans lien avec la guerre programmée au Mali et l’éventuelle agression de l’Iran.

Il s’agit pour ceux qui dominent et qui veulent pérenniser cette domination au nom des multinationales et des banques de désigner ceux qui empêcheraient ou leur « paix » et leur « sécurité internationales » ou leur « cohésion sociale ». Leur volonté de porter la guerre au Mali, certes au nom de la libération du nord de forces rétrogrades, ce que désirent de nombreux Maliens, n’est pas sans lien avec ce que le rapport « Horizons stratégiques » cité plus haut dit de la peur que suscitent, chez les Occidentaux, la résurgence puissante du panafricanisme et la volonté de certains Etats africains d’assumer leur souveraineté sans « tuteurs ». De nombreux intellectuels et politiques du continent font entendre leur désir d’être débarrassés de certains des accords bilatéraux qui les maintiennent dans un statut de soumission – militaires, policiers, économiques ou portant sur les migrations. Ces revendications successives sont, pour les anciens colonisateurs, inacceptables. Ce n’est pas pour rien que les vigies occidentales scrutent avec angoisse les révoltes arabes. Les centres néocoloniaux craignent bien trop la prise en main du processus de libération de la dictature par le mouvement social. Outre la fabrication aéroportée d’une révolution assujettie comme en Libye, les Occidentaux, forts de leurs relais saoudiens et qataris, poussent leurs pions et tentent d’influer les luttes internes comme en Tunisie, où certains se délectent de la montée de l’Islam obscurantiste et des faux débats autour de valeurs morales qu’il introduit pour détourner les populations tunisiennes des réalités économiques et politiques de la domination et de l’exploitation.

Le bombardement envisagé sur l’Iran procède de la même logique. Il s’agit de mettre à l’index ceux qui s’opposent à l’ordre du monde impérialiste et de les exclure de la communauté internationale ; tout comme il s’agit d’exclure de la société ceux qui dénoncent la droitisation de la société française. Il s’agit pour les dominants d’utiliser des instruments de répression politico-idéologique et de remise en cause des droits politiques et civils.

Les Etats-Unis et leurs alliés assument pleinement la logique du dit « choc des civilisations », entre Etats mais aussi entre citoyens d’un même pays, en légitimant l’état d’exception international mis en place par les puissants contre les peuples.

VI/ Terrorisme versus paix et sécurité internationales

La plus grande menace à la paix et à la sécurité internationales se trouve dans la violence des pays occidentaux, spécialement des Etats-Unis et de leurs alliés européens qui violent systématiquement le droit international et la Charte des Nations Unies, sous couvert de lutte contre le terrorisme, comme c’est le cas en Irak, en Afghanistan, au Soudan, à Cuba, en Haïti , en Serbie, en Côte d’ivoire et bientôt au Mali.

L’exemple le plus caractéristique est celui de la Palestine qui, depuis plus de soixante ans, est exilée –aussi bien sur son territoire qu’à l’international- par une « communauté internationale » -réduite au G5 occidental- qui maintient l’ensemble des Palestiniens exclus des normes impératives du droit international et du droit humanitaire international mais aussi du droit à leurs droits.

Cette communauté d’alliés qui, en protégeant l’Etat israélien et en le laissant commettre des crimes de guerre, toujours impunis, contribue décisivement à la violation des normes impératives du droit international et, surtout joue le rôle de courroie de transmission d’un projet et d’un modèle politique, idéologique et économique qui vise à l’instauration d’un ordre international fondé sur la guerre sans fin, la discrimination, l’apartheid, la force, la domination des peuples et la violence.

Comme cela a été le cas en Libye où l’intervention de l’OTAN a été possible grâce à l’injonction paradoxale portée par ceux qui ont voté la résolution 1973, ils affirment d’un côté, « leur ferme attachement à la souveraineté, à l’indépendance, à l’intégrité territoriale et à l’unité nationale de la Jamahiriya arabe libyenne » et de l’autre envoient des forces armées pour obtenir plus rapidement l’assassinat en direct de Kadhafi en dehors de toute légalité internationale au regard de la Charte des Nations Unies, laissant le pays dans une situation de grave déstabilisation.

La vraie menace à la paix internationale est la pauvreté généralisée des populations du Sud, le pillage de leurs ressources naturelles par les sociétés transnationales et les guerres qu’elles déclenchent pour pérenniser leur hégémonie ou prévenir l’intrusion du nouveau concurrent chinois. C’est bien dans la réalité de la misère généralisée et organisée par la mondialisation libérale que peuvent être définis les ressorts profonds du terrorisme et des idéologies du désespoir. L’impérialisme et ses relais locaux ont, traditionnellement, utilisé pour leurs propres aventures et toujours à leur avantage les mouvements fanatiques apolitiques et les desperados qu’ils subjuguent. Les médias omettent de le rappeler mais le terrorisme islamiste contemporain est né en Afghanistan pour contrer l’Union Soviétique. Ce terrorisme, financé par les Saoudiens et soutenu à bout de bras par les Américains et leurs alliés, a fini par avoir raison de l’armée rouge et a précipité l’effondrement de l’URSS. On le voit, hier instrument commode et efficace, le terrorisme islamiste est aujourd’hui un épouvantail tout aussi opérant. Le terrorisme, conséquence du désespoir que l’ordre injuste impose aux peuples, est aussi un instrument entre les mains des architectes de la mondialisation libérale.

Au Mali, en France, aux Etats-Unis mais aussi dans de nombreux autres pays, le terrorisme islamiste est un argument fondamental dans la justification des aventures bellicistes de l’impérialisme et des atteintes aux libertés dans les sociétés occidentales elles-mêmes. La guerre globale et éternelle contre l’islamisme alimente un discours raciste qui permet de détourner l’attention des populations des pays industrialisés confrontées à une crise économique majeure. La libération de l’impensé raciste occupe une place centrale dans le discours politique « décomplexé » par temps de chômage généralisé et de creusement sans précédent des inégalités. En Europe comme en Afrique.

Mireille Fanon-Mendes-France

5 novembre 2012

Fondation Frantz Fanon

Experte ONU


[1] Horizons stratégiques, 20 avril 2012, http://www.defense.gouv.fr/das/reflexion-strategique/prospective-de-defense/articles-prospective/horizons-strategiques">http://www.defense.gouv.fr/das/reflexion-strategique/prospective-de-defense/articles-prospective/horizons-strategiques

[2] Voir le site AFRICOM, www.africom.mil">www.africom.mil

[3] Cf : les câbles classés secret,
http://wikileaks.org/cable/2010/01/10RABAT5.html

[4] Lire l’article de Craig Whitlock, “Mysterious fatal crash offers rare look at U.S. commando presence in Mali” ;
http://www.washingtonpost.com/world/national-security/mysterious-fatal-crash-provides-rare-glimpse-of-us-commandos-in-mali/2012/07/08/gJQAGO71WW_print.html

[5] site du MAE, « Depuis le coup d’Etat du 22 mars, la France a suspendu toutes ses coopérations régaliennes avec le Mali. Elle maintient son aide en faveur de la population, en particulier l’aide alimentaire, ainsi que la coopération en matière de lutte contre le terrorisme. »
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo/mali/la-france-et-le-mali/

[6] communiqué du 30 mars 2012 dans lequel le Conseil permanent de la Francophonie a décidé “la suspension de ce pays des instances francophones, y compris la suspension de la coopération multilatérale francophone à l’exception des programmes qui bénéficient directement aux populations civiles et de ceux qui peuvent concourir au retour à l’ordre constitutionnel et au rétablissement de la démocratie“

[7] Communiqué du 23 mars dernier transmis par Paul Lolo, président du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine, “Le Conseil a décidé que le Mali devrait être suspendu sine die de toute nouvelle participation jusqu’au retour effectif de l’ordre constitutionnel”

[8] Conférence de presse tenue à l’Elysée lors de la venue du Secrétaire général de l’ONU

[9] Nouvel Observateur, 9 octobre 2012

[10] Cf note 1

[11] http://www.algerie1.com/actualite/lalgerie-serait-favorable-a-une-intervention-militaire-au-mali/

[12] A ce sujet, lire Thomas Deltombe, L’Islam imaginaire, Editions La Découverte, octobre 2007 et Sébastien Fontennelle et alii, Les Editocrates, Editions La Découverte, 2009

[13] Lire à ce sujet l’article de Richard Mèmeteau, Le racisme anti-blanc n’existe pas, mais il a gagné, 28 octobre 2012,
http://www.minorites.org/index.php/2-la-revue/1392-le-racisme-anti-blanc-n-existe-pas-mais-il-a-gagne.html

[14] Houria Bouteljda, porte-parole du Parti des Indigènes de la République ; www.indigenes-republique.fr/bloghouria et Saïd Bouamama, sociologue, animateur du Forum de l’Immigration et des Quartiers populaires ; dailynord.fr/2012/10/36389/

 

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article3022

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22 novembre 2012 4 22 /11 /novembre /2012 14:37
http://alqods-palestine.blogspot.fr/2010_04_21_archive.html
Soldats de Tsahal protégeant les colons voyous (eva)
Trêve à Gaza
 
Quand les USA ordonnent, Israël obéit !
 
 
(Cliquer sur le lien ci-dessus pour voir la vidéo liée à cet article.
Il s'agit d'un Extrait du soir 3 enregistré le 21 novembre 2012)
 
    Bonjour à toutes et à tous,

L’impérialisme US utilise les Frères musulmans pour faire la guerre en Syrie. Or, le Hamas, qui dirige la bande de Gaza, est une organisation affiliée aux Frères musulmans. Il est par conséquent impossible aux USA de faire la guerre en Syrie avec l’aide des Frères musulmans, si leur principal allié dans la région, Israël, fait en même temps la guerre au Hamas !

Israël voulait la guerre et avait d’ailleurs mobilisé 70 000 soldats pour une attaque terrestre ; mais, les USA, parce qu'ils utilisent les Frères musulmans pour faire la guerre à la Syrie, ont ordonné à Israël de stopper sa guerre. Israël s’est aussitôt exécuté !

Ceci prouve une fois de plus que ce n’est pas Israël qui commande aux USA, mais bien les USA qui donnent leurs ordres à Israël.

C’est très probablement le Mossad qui a organisé l’attentat contre le bus de Tel Aviv, histoire de tenter de convaincre les USA qu’Israël n’avait pas le choix et devait faire la guerre contre Gaza ; mais, les USA, étant des spécialistes en manipulation du terrorisme, ne sont pas tombés dans le piège.

Par contre, on peut se demander pour quelle raison le Hamas a dit sa joie devant cet acte terroriste.

Quand on veut analyser une organisation comme le Hamas, il faut commencer par regarder ses contradictions internes. La principale étant entre sa base, qui se veut réellement résistante, et sa direction qui, appartenant aux Frères musulmans, est donc manipulée par l’impérialisme américain. En effet, les Frères musulmans sont une carte entre les mains des USA :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2240

Et, à son origine, la direction du Hamas a été financée par la CIA, en se servant du Mossad comme d'une société-écran :

http://mai68.org/ag/543.htm

Ce qui explique que la direction du Hamas ait pu récemment trahir la Syrie pourtant très antisioniste de Bachar el-Assad, auquel l’impérialisme US est en train de faire la guerre :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4530

Tout comme la grande majorité des habitants de Gaza, la plupart des militants de base du Hamas, réellement résistants, auraient préféré une alliance antisioniste avec la Syrie, afin d'avoir une chance de vaincre un jour l'ennemi commun : Israël ; mais, ce n'est pas le choix fait par la direction du Hamas, direction qui est aux ordres de la CIA. Ainsi s'exprime la contradiction principale interne au Hamas, celle entre sa base résistante d'un côté, et sa direction collabo de l'autre.

La réaction du "Palestinien de la rue" face au récent attentat de Tel Aviv s’explique facilement :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4667

Extrait : « Le piège tendu par Israël consiste à faire constater les réactions prévisibles des Palestiniens à cet attentat. Il est en effet évident que, vu ce qu’ils subissent tous les jours en ce moment, sur les nerfs et ne prenant pas le temps de réfléchir, leur réaction première ne pouvait être qu’une réaction de joie, voire de "revendication", que l’on pourra montrer à la télé pour prouver que les Palestiniens sont tous des terroristes qu’il faut éradiquer comme des ratons. »

Pourquoi la direction du Hamas n’a-t-elle pas aussitôt calmé les Palestiniens en leur expliquant que réagir ainsi était contreproductif et ne faisait que justifier la guerre israélienne contre Gaza, et donc augmenter leur martyr ? Très probablement parce que les Américains lui ont donné l’ordre de n’en rien faire, histoire que l’image des Palestiniens soit salie, ce qui est une petite compensation pour Israël qui s'est vue interdire sa guerre contre Gaza par l'impérialisme US, c'est-à-dire par son chef.


    Bien à vous,
    do
    http://mai68.org/spip


N'oubliez pas que pour visionner la vidéo correspondant à cet article, il vous faut cliquer le lien ci-dessous :

http://mai68.org/spip/spip.php?article4672

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À QUI PROFITE LE CRIME ?
  

 

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Et si l'attentat de Tel Aviv, ce mercredi 21 novembre 2012, était en fait une provocation organisée par le Mossad pour justifier les habituelles saloperies d'Israël à Gaza ?

Remarquez bien que ça fait des années que les Palestiniens ont arrêté de faire ce genre d'attentats aveugles. Et que, quand ils en faisaient, il y avait de nombreux morts alors que là, il n'y a que des blessés. La charge semble avoir été calculée pour ne pas tuer !

Le piège tendu par Israël consiste à faire constater les réactions prévisibles des Palestiniens à cet attentat. Il est en effet évident que, vu ce qu'ils subissent tous les jours en ce moment, sur les nerfs et ne prenant pas le temps de réfléchir, leur réaction première ne pouvait être qu'une réaction de joie, voire de "revendication", que l'on pourra montrer à la télé pour prouver que les Palestiniens sont tous des terroristes qu'il faut éradiquer comme des ratons.

C'est l'un des buts recherchés par ce qu'on appelle "une provocation" dans le langage des services secrets.

Il faut aussi remarquer que cet attentat survient juste après l'échec d'une manif pro-israélienne qui n'a réuni que quelques centaines de personnes à Paris, hier mardi 20 novembre 2012. Gageons qu'avec de tels attentats terroristes aveugles à Tel Aviv, attribués au palestiniens dans le spectacle, les prochaines manifs pro-israéliennes attireront un peu plus de monde.

Mercredi 21 novembre 2012

Bien à vous,
do
http://mai68.orr/spip

Par ailleurs, il est intéressant de constater que les dirigeants occidentaux, se sont empressés de "condamner" cet attentat en soulignant qu'aucune circonstance ne justifiait qu'on vise des civils ; alors que ça fait environ une semaine que les Israéliens assassinent à Gaza des civils par dixaines, femmes et enfants compris, sans que personne parmi tous ces grands personnages ne se soit levé pour condamner fermement une telle attitude. Au contraire, ils soutiennent Israël en prétendant qu'il ne fait que se défendre et qu'il y a bien droit, le pauvre !


FAIRE CIRCULER RAPIDEMENT !

 

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Traduction : Hussardelamort.

 

Une destruction en bonne et due forme de la propagande israélienne, par la chaîne Russia Today.


Ils y évoquent le blocus sur les produits de premières nécéssités, sur les jouets pour enfants, le chocolat, les chaises roulantes pour les amputés, etc... qui fait office de guerre psychologique et de déshumanisation. Ils y évoquent aussi l’utilisation du phospore blanc sur les écoles encore pleines d’écoliers, les manipulations sur l’envoi de tracts pour avertir les gazaouis. Et pour finir ils parlent des raisons de cette agression à quelques jours d’une demande à l’ONU pour la création d’un état palestinien.

 

 

La France et Israël:
Une relation stratégique

 

 


Alain Gresh, directeur adjoint du Monde diplomatique, spécialiste du Proche-Orient est l'invité aujourd'hui de l'Esprit d'actu. Alain Gresh est l'auteur de plusieurs livres dont De quoi la Palestine est-elle le nom aux éditions Actes Sud.

 

 

 

POURQUOI CETTE AGRESSION ISRAÉLIENNE CONTRE GAZA ?

  

robertbibeau@hotmail.com

21.11.2011

 

http://les7duquebec.org/7-au-front/pourquoi-cette-agression-israelienne-contre-gaza/

 

À l’évidence, l’armée israélienne sanguinaire n’a pas reçu l’ordre de bombarder l’enclave de Gaza emmurée, surpeuplée (1,6 millions d’habitants) et d’y massacrer femmes et enfants encerclés, à la merci de leurs bombardiers lourdement armés (plus de 100 victimes en 5 jours), afin de stopper une invasion des gazaouis contre les boîtes de nuit de Tel-Aviv !

  

Combien les correspondants des médias planqués à Jérusalem ont-ils dénombré de F-16 et d’hélicoptères de combats palestiniens dans le ciel israélien ? Aucun bien évidemment. L’assassinat par Tsahal, le 14 novembre dernier, d’Ahmad Jaabari chef militaire du Hamas à Gaza, a brisé la trêve et déclenché la riposte palestinienne, voilà la vérité.

  

Les sous-fifres journalistiques colportent toujours les mêmes fumisteries empruntées à l’État-major de Tsahal, à l’effet que ces jeux de massacre seraient une guerre entre deux armées de métier; une partie détenant l’arme thermonucléaire, des  sous-marins nucléaires et des tanks Merkava; l’autre partie, équipée de vieux pétoires et de quelques rockets artisanaux; les deux «armées de métier» combattant à armes égales sur le champ de bataille israélo-palestinien. Malgré leurs prétentions d’objectivité, ces observateurs «engagés» s’agitent, mais n’éclairent nullement l’horizon, car pour ce faire ils devraient dévoiler la mission de leur ami «bibi» Netanyahou, l’adjudant au Levant de l’impérialisme israélien et de ses alliés européens et américains.

  

La question demeure donc: pourquoi cet assaut meurtrier contre Gaza l’enfermée ? Pour résoudre ce mystère il faut retourner un mois en arrière. Le 16 octobre dernier, sans motif apparent, Benjamin Netanyahou, premier-ministre majoritaire à la Knesset de Jérusalem occupée, déclenche des élections anticipées afin de renforcer sa crédibilité face à Barak Obama dont la réélection semblait déjà assurée, n’en déplaise aux sondeurs d’opinion étatsuniens qui ont tenté de maintenir le suspense du scrutin jusqu’à la fin (1).

  

Quelques jours plus tard, «Bibi» annonçait la coalition du Likoud avec le paria Lieberman, un sioniste hystérique Ministre des affaires étrangères, signifiant en cela que sa faction israélienne n’entendait pas céder aux pressions de ses alliés américains et européens une fois conclue l’élection du Président décevant. «Décevant», ont prétendu certains collabos car quelques âmes bien nées avaient laissé penser qu’Obama mettrait Israël au pas, là où ses prédécesseurs avaient échoué…ou fait semblant d’échouer.

  

Quelques mois auparavant, un rapport secret – habilement exfiltré via les services secrets iraniens – avait laissé entendre que l’appareil d’État étatsunien – qui fera bientôt face à la pire crise économique-bancaire-boursière-monétaire de son histoire – se questionnait sur l’avenir d’un Proche-Orient sans soldats «hébreux», sans «État» terroriste-sioniste israélien (2).

  

Pire, le 10 novembre 2012, « quelques jours avant son assassinat, Ahmed al Jabari, l’homme fort du Hamas à Gaza, avait reçu le projet de texte d’une trêve permanente avec Israël qui comportait des mécanismes pour maintenir le cessez-le-feu dans le cas d’éruptions de violence entre Israël et différentes factions de la bande de Gaza. » (Haaretz). (3)

  

La classe capitaliste monopoliste israélienne a horreur de ces soumissions palestiniennes visant à céder à leurs admonestations et réclamations, lesquelles, nonobstant ses atermoiements, forcera un jour l’État «hébreu» à commencer à discutailler afin d’éventuellement signer un traité visant à concéder un bantoustan sur une portion de terre spoliée au peuple palestinien.

  

Deux courants de pensée bouleversent la diaspora sioniste en Israël et dans la «communauté internationale occidentale» : le premier courant espère fortement que si Tsahal rend la vie insoutenable aux millions de Palestiniens accrochés à leurs terres ancestrales, ceux-ci finiront par quitter leurs propriétés non encore occupées-spoliées et alors le Grand Israël des boniments de la Torah pourra émerger comme une mystique « Terre promise ».

  

Le second courant de pensée sioniste, ceux que l’on qualifie de réalistes car moins hystériques, comprend fort bien qu’il est impossible d’exterminer 5 à 8 millions de Palestiniens (selon que l’on comptabilise ou non les ressortissants vivant en apartheid depuis la Nakba au sein de l’État hébreu  de 1948). Ceux-là comprennent que les 5 millions de Palestiniens enfermés à Gaza et en Cisjordanie colonisée n’ont nulle part où aller et qu’il faudra donc, tôt ou tard, leur concéder un bantoustan que les laquais de l’Autorité palestinienne administreront sous le joug israélien. Pour eux, l’État hébreu serait mieux aviser de régler cette infâme négociation au plus pressant, pendant que Mahmoud Abbas est toujours en poste malgré son illégitimité.

  

Nous venons de résumer la cause palestinienne observée du côté impérialiste de la lorgnette. Le dilemme des impérialistes-internationaux se résume à ceci : la conjoncture est-elle favorable pour concéder ce bantoustan aux thuriféraires palestiniens et de le laisser reconnaître par l’ONU ; où vaut-il mieux attendre encore d’avantage dans l’espoir que quelques acres de terres supplémentaires puissent être arrachées à ce peuple prisonnier?

  

L’autre question à résoudre pour les Sionistes et leurs alliés étatsuniens et européens tient à la mainmise que leurs sous-fifres et leurs larbins palestiniens détiennent réellement sur le peuple palestinien.

  

Chaque comploteur sioniste comprend qu’il est inutile de céder quelques arpents de désert à Mahmoud Abbas, plénipotentiaire du Fatah, parangon de l’État croupion palestinien – quel qu’en soit le statut pourvu qu’il soit «reconnu par l’ONU» – si demain le Hamas, le FPLP ou le Jihad Islamique peuvent surgir sur l’avant-scène palestinienne répudier le traité de capitulation signé par la ridicule Autorité et quémander la restitution de plus de terres expropriées et exiger davantage de subsides de la «communauté internationale» complice de ces malversations anti-palestiniennes.

  

Le pire des scénarios pour les sionistes – le plus probable – serait qu’un référendum populaire palestinien – impliquant les réfugiés des camps de la misère dans les pays arabes voisins (Liban, Irak, Jordanie, Syrie, Égypte) – répudie ces ententes licencieuses-frauduleuses. Toute la «négociation-capitulation» serait alors à reprendre dans une position défavorable pour les sionistes spoliateurs de terre et pour leur armée de guerre déglinguée (que le Hezbollah a déjà humiliée).

  

En tant que représentant politique de la diaspora impérialiste sioniste, Benjamin Netanyahou sait déjà tout cela et il intervient aujourd’hui par ces attaques criminelles contre Gaza la résistante afin de défier ses alliés étatsuniens et européens qui jonglent avec ses flagorneries et voudraient bien le voir s’asseoir à la table de négociation pour enfin céder le bantoustan palestinien à une faction palestinienne en mesure d’imposer ces compromissions au Peuple palestinien en prison.

  

En exécutant le chef militaire du Hamas et en détruisant le siège de l’organisation à Gaza, Netanyahou tente d’affaiblir cette faction et de donner une chance aux factions rivales (FPLP et Jihad islamique) de s’emparer du pouvoir à Gaza – pour qu’ensuite ces groupuscules – décrétés «extrémistes» par les analystes à la solde des impérialistes – présentent leurs revendications que «Bibi» déclarera irréalistes, exagérées, folles, délurées, justifiant ainsi son refus de nouvelles négociations… ce qui, ses alliés le savent bien, ne fera que reporter l’échéance obligée de ce conflit vieux de 65 années de plus en plus superfétatoire compte tenu du déplacement du centre de gravité géostratégique mondial vers l’Asie-Pacifique.

  

Le présent épisode des massacres sionistes contre le peuple palestinien martyr n’est que le baroud d’honneur d’une faction impérialiste israélienne déshonorée et désespérée. Le peuple palestinien ne doit rien céder, ne doit rien signer, ne doit rien concéder et il doit persévérer et résister encore et toujours sans désespérer. Le jour viendra où, la conjoncture internationale se détériorant chaque jour davantage pour les impérialistes, y compris pour leur faction israélienne dégénérée, il sera alors approprié pour ce peuple courageux d’imposer ses conditions de règlement pour mettre fin définitivement à cette ignoble occupation qui, nous en convenons, a déjà trop duré.

   

  robertibeau@hotmail.com

    

(1)    http://www.elwatan.com/international/une-agression-sur-fond-de-campagne-electorale-en-israel-17-11-2012-192582_112.php

(2)    http://les7duquebec.org/7-au-front/de-lextinction-de-letat-israelien/

(3)    http://www.michelcollon.info/Israel-attaque-Gaza-Michel-Collon.html

(4)    http://www.assawra.info/spip.php?article1564

(5)    http://www.oulala.info/2012/11/cadavres-exquis-en-palestine-occupee-recit/

 

 

Voir aussi :


http://www.planetenonviolence.org/Entite-Coloniale-Juive-Sioniste-Un-Puits-Sans-Fond-De-Haine-De-L-Autre-L-Arabe-Le-Palestinien_a2851.html

 

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Guerre psychologique et militaire sur Gaza
20 novembre 2012 | .

Un article de Christophe Oberlin
« La France parle avec tout le monde...sauf le Hamas ! »
20 novembre 2012 | « Lors d’une conférence de presse récente, commentant la nouvelle attaque israélienne sur Gaza, François Hollande a eu une formule lapidaire « La France parle avec tout le monde », avant d’ajouter avec un rien d’agacement : « sauf le Hamas ! »

L’accord de Doha sur la constitution d’une "coalition nationale" sert les intérêts d’Israël et du Qatar
20 novembre 2012 | Clauses de l’accord ayant servi de base à l’édification de la "concordance patriotique syrienne des forces révolutionnaires et de l’opposition" élaboré à Doha par le ministre des affaires étrangères du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani ; l’ancien ambassadeur des États-Unis en Syrie, Robert Ford ; le délégué du Conseil d’Istanbul, Riad Seif ; le ministre des affaires étrangères turc ; le ministre des affaires étrangères des Émirats

Un article de Mazin Qumsiyeh
Gaza, ça recommence !
19 novembre 2012 | Les forces d’Israël ont attaqué Gaza ; elles détruisent les réseaux d’électricité, détruisent l’infrastructure et massacrent les civils. Elles ont amplifié leur attaque brutale quand deux roquettes artisanales ont été lancées sur Tel Aviv. Les hôpitaux à Gaza essayant d’accueillir les victimes alors que depuis des années ils sont en état de siège, sont au point de rupture.

 

 

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Gaza, tous coupables - Yace
Qui porte sa part de responsabilité? La réponse en dessin.

« Plom durci » dans les têtes - Mouâd Salhi, Vanessa Stojilkovic
Les connaissances du conflit testées auprès d'étudiants en communication-journalisme.

 

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Gaza. Sur mon blog sos-crise

 


Face à Israël: Les bons arguments - Prendre parti - Dossier pour agir

 

Leïla Shahid: "notre stratégie non-violente face à Israël est un échec"

 

Gaza martyrisée, encore et toujours (eva R-sistons) - En direct de Gaza

 

Israël veut-il annexer définitivement Gaza ?

 

Gaza : L'horreur (photos) à huis-clos. Chavez dénonce l'agression (vidéo)

 

Gaza, dossier : Les infos,les analyses (+ vidéo) - SOS-GAZA soutien

 

L’agression israélienne se durcit à Gaza - 1er drone israélien abattu (vidéo)

 

L’AFPS dénonce les attaques contre Gaza et l’assassinat de Ahmad Jabari

 


Quelle belle société ils nous préparent ! (+ Le trio BHL, Fabius, Kouchner)

 

 

afrique-prison.jpg

 

 

 

Sur les guerres actuelles, voir mon blog No-War
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