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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 04:45

Eurasie
La Russie musulmane

par Akhmet Yarlykapov
*


La Fédération de Russie n’est pas seulement un État européen à population orthodoxe, c’est aussi un État asiatique à population musulmane. Alors qu’une partie de la classe dirigeante russe campe sur des positions monoethniques intransigeantes et entretient la guerre en Tchétchènie, le président Poutine et son bras droit, le Tchétchène Vladislav Surkov, tentent d’insérer la Russie dans le concert des États islamiques. Le professeur Akhmet Yarlykapov analyse la position des Russes musulmans.




28 juin 2005

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Moscou (Russie)

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Pays
Russie (Fédération de)

Thèmes
« Choc des civilisations », racisme
 Renaissance de l’Asie

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Mosquée de Kazan, Russie.

A la fin du mois de juin le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, prendra part aux travaux de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la Conférence islamique (OCI). Depuis quelques années Moscou intensifie ses contacts avec cette organisation étant donné que cela est indispensable pour les près de 20 millions de musulmans peuplant le pays. Les musulmans en Russie, ce sont des habitants de souche. Quant à l’histoire de l’islam, sur son territoire ses racines sont encore plus profondes que celles de l’orthodoxie. Par conséquent, la Russie est pleinement fondée de considérer qu’elle est impliquée dans le sort du monde islamique et elle participe activement à l’examen de ses problèmes. Il faut relever ici que de nombreuses questions d’actualité pour les musulmans dans le monde - depuis l’extrémisme jusqu’à l’islamophobie - le sont aussi pour les Russes. C’est la raison pour laquelle même le débat des problèmes du monde musulman qui a lieu au sein de l’OCI est déjà utile pour la Russie.

Quels sont les problèmes les plus brûlants auxquels la communauté musulmane de la Russie est confrontée de nos jours ? Tout d’abord, c’est l’absence d’unité. Traditionnellement, l’islam russe est composé de représentants des courants sunnites dans l’interprétation donnée par les écoles religieuses et juridiques hanafite et shafiite (mazhab). Les adeptes de la mazhab shafiite vivent essentiellement en Tchétchénie, en Ingouchie et au Daghestan. Les habitants du Caucase du Nord-Ouest, du Tatarstan, de la Bachkirie et d’autres régions relèvent de la mazhab hanafite. Une bonne partie des Azerbaïdjanais pratique le Chiisme. Cependant, ces derniers temps un grand brassage s’est produit dans la communauté musulmane russe : du fait de la migration assez massive d’habitants des républiques du Caucase du Nord vers d’autres régions de Russie et de la venue en Russie d’un grand nombre d’immigrés musulmans en provenance de pays de la Communauté des États indépendants (CEI) il se produit au sein de la communauté musulmane des tiraillements entre les différents groupes ethniques et culturels.

Mais ce n’est pas là la seule raison des désaccords internes. Dans beaucoup de régions le conflit des générations s’exacerbe, les jeunes musulmans sont contraints de créer des structures parallèles qui sont immédiatement dénoncées comme « wahhabites » par leurs adversaires. En outre, il y a aussi le problème du leadership. Le Grand mufti de Russie et président de la Direction spirituelle centrale des musulmans de Russie, Talgat Tadjoutdine, et le président de la Direction spirituelle des musulmans de la partie européenne de la Russie, Ravil Gaïnoutdine, se livrent à une lutte sans merci pour savoir lequel des deux accédera à la tête de la communauté musulmane du pays. Quant aux muftis des républiques du Caucase du Nord, en 1999 ils avaient créé le centre de coordination des musulmans du Caucase du Nord, dans une bonne mesure pour contrecarrer les tentatives de Talgat Tadjoutdine et de Ravil Gaïnoutdine de les rallier sous leur bannière. Des contradictions déchirent aussi le Conseil des muftis de Russie. À tout cela il faut encore ajouter la crise traversée par les Directions spirituelles des musulmans (DSM). Fondées au XVIIIe siècle à l’époque de Catherine II en tant qu’instrument destiné à faciliter l’administration des musulmans citoyens de l’Empire russe, elles sont restées à l’état de structure bureaucratique. L’influence exercée localement par les DSM est pratiquement inexistante.

Dans l’ensemble on observe une absence de dialogue permanent entre l’État et les forces politiques du pays, d’une part, et les personnalités et organisations musulmanes, de l’autre. Ce qu’il faudrait, c’est que ces contacts tiennent compte de la diversité des forces représentées au sein de la communauté islamique de la Russie. Pour le moment, seuls des contacts ont été établis entre les autorités et les directions spirituelles.

Un autre problème : l’extension du radicalisme et de l’extrémisme parmi les croyants. Pour combattre ces phénomènes, il est primordial de former des ministres du culte compétents. La Russie ne possède toujours pas de système d’enseignement islamique cohérent, à même de former des mollahs et des imams capables de neutraliser la vulgarisation des idées radicales et extrémistes. Les démarches entreprises dans cette direction ne reposent sur aucun système et sont souvent incompréhensibles : par exemple, une université islamique fonctionne en Karatchaevo-Tcherkessie, mais par contre on a fermé la quasi-totalité des mektebas (écoles primaires près les mosquées) et les medersas (établissements d’enseignement secondaire).

La situation est aggravée par le développement inégal de la vie religieuse dans les régions où l’islam est pratiqué. Plus de 1.700 mosquées ont été construites au Daghestan, on y recense une bonne dizaine d’établissements d’enseignement supérieur islamique et des centaines de mektebas et de medersas. Par contre, en Adyghée on dénombre moins de 100 mosquées et pas un seul établissement d’enseignement islamique n’y a été créé. Bien évidemment nous sommes loin d’avoir énuméré tous les problèmes auxquels la communauté islamique russe est confrontée. Ces problèmes sont naturels, ils sont dus à la logique du processus de renaissance de la vie religieuse des musulmans croyants. En quinze années de renouveau islamique en Russie beaucoup a été fait, mais ce n’est que le début du chemin. La coopération avec les communautés islamiques d’autres pays, avec les organisations musulmanes comme l’OCI est indispensable.

 Akhmet Yarlykapov

Chercheur à l’Institut d’ethnologie et d’anthropologie relevant de l’Académie des sciences de Russie, collaborateur de l’agence RIA Novosti


Les articles de cet auteur


http://www.voltairenet.org/article17372.html
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 04:39

Washington piège Karimov
L’Ouzbékistan paye son changement d’alliance
par S. Djamal
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Jusqu’à présent allié et protégé des États-Unis, Islam Karimov est soudain stigmatisé par la presse occidentale. C’est que « notre homme en Ouzbékistan » s’était lassé des manœuvres des Anglo-Saxons dans son pays, qui n’hésitaient pas à y créer des difficultés intérieures pour rendre leur aide indispensable. Il avait alors décidé de changer d’alliance et de se tourner vers la Russie et la Chine. Immédiatement, il s’est trouvé confronté à des violentes émeutes, qu’il n’a pas manqué de réprimer durement selon son habitude. Mais, cette fois, le président Islam Karimov se retrouve stigmatisé comme un tyran.




17 juin 2005

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Pays
Ouzbékistan

Thèmes
Renaissance de l’Asie

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Vladimir Poutine (au premier plan) et Islam Karimov

L’écrivain britannique Rudyard Kipling avait décrit l’affrontement par peuples interposés des empires tsariste et victoriens en Asie centrale comme un « grand jeu ». La partie a repris à trois joueurs : les États-Unis, la Chine et la Russie. Après le renversement des talibans en Afghanistan, le pouvoir vacille en Kirghizie, l’opposition est en ébullition au Kazakhstan, on parle de massacres en Ouzbékistan. La presse occidentale évoque une possible « révolution verte » (c’est-à-dire islamique) et d’un chaos total dans la région.

L’Ouzbékistan fait partie du « bassin de la Caspienne », une zone riche en gaz et en pétrole. Les CARs (c’est ainsi que les anglophones désignent les républiques d’Asie centrale, Central Asian Republics) reproduisent un schéma typique des pays du tiers-monde producteurs de pétrole, où le secteur des hydrocarbures fonctionne en marge de la société, creusant les inégalités au lieu de favoriser une richesse collective.

Les Bermudes sont ainsi le 1er destinataire des exportations kazakhs avec 16 % du total, tandis que pour l’Ouzbékistan, la Suisse arrive en 2ème position avec 8,3 % [1]. Des chiffres qui s’expliquent par l’implantation off-shore, dans des pays à fiscalité réduite, de sociétés pétrolières actives sur place.

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Après avoir adapté la théorie du Rimland de Spykman au nouveau contexte politique résultant de l’écroulement de l’URSS, le stratège états-unien Zbigniew Brzezinski préconisait l’établissement de relations spécifiques avec trois pays : l’Ukraine, l’Azerbaïdjan et l’Ouzbékistan. « Les hydrocarbures de la Caspienne sont un instrument pour aspirer géopolitiquement et économiquement l’Asie Centrale et la Transcaucasie sur le marché mondial et empêcher toute possibilité de réintégration impériale post-soviétique », écrivait-il pour résumer les objectifs de Washington dans la région [2].

Si les deux premières parties d’échecs (Ukraine, Azerbaïdjan) semblent avoir été gagnées, la troisième (Ouzbékistan) pourrait bien être perdue par les faucons de Washington.

L’Ouzbékistan n’a pas connu de thérapie économique de choc, ni suivi la globalisation. Si cela avait été le cas, il aurait déjà été pillé par des oligarques comme en Russie. Le système local est un capitalisme d’État de type fin de période soviétique qui s’accomode d’une agriculture semi-féodale.

C’était déjà l’un des plus grands centres de l’islam au temps de l’URSS, il y avait des madrasas à Tachkent. Compte tenu de la répression des partis politiques, ce sont des formes radicales de l’islam, généralement non-violentes, qui se sont imposées comme principales forces politiques, comme dans de nombreux pays arabes et asiatiques. D’origine palestinienne, le Hizb ut-Tahrir est devenu l’organisation la plus influente dans les CARs.

Après les évènements des 12-13 et 14 mai 2005 à Andijan, les émeutiers n’ont plus fait parler d’eux, leur identité est encore incertaine, le pouvoir se contentant de les qualifier d’islamistes et de criminels. Aujourd’hui, le pays est contrôlé par deux clans, celui de Samarkand et celui de Tachkent. Le clan de la Ferghana, qui était très influent par le passé, a été écarté du pouvoir. Il semble cependant qu’il ait noué une alliance avec des groupes musulmans pour retrouver son importance.

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Gulnara Karimova

Il se heurterait à gourmandise de la fille du président, Gulnara Karimova, dont l’empire industriel (société « Zéromaks » notamment) grandit de jour en jour et qui joue de facto le rôle de n°2 du pouvoir.

Quoi qu’il en soit, le président Islam Abduganievitch Karimov est aujourd’hui plus préoccupé par l’image que les médias occidentaux donnent de lui que par une éventuelle instabilité du pays. Sur ce point, il a une conscience très aiguë de l’importance cruciale de la vallée de Ferghana. D’autant que c’est à la suite d’émeutes dans cette vallée qu’il a été catapulté président avec l’aide des élites locales. Toutefois, Shukuralla Mirsaidov, le leader de la vallée avec qui il avait fait alliance, fut discrédité quand il soutint le coup d’État de 1991 contre Michail Gorbatchev. Karimov se retrouvant isolé fit évoluer son gouvernement vers un despotisme oriental, sa tyrannie se nourrissant d’exemples dans l’histoire locale.

Les affrontements à Andijan

Les premières émeutes musulmanes à Andijan remontent à 1898, c’était contre l’armée du tsar. Les violences contre les Arméniens et les juifs sont fréquentes, les heurts entre musulmans aussi. Des massacres de Turcs Meskhets ont eu lieu en 1989-90 dans la vallée. Des manifestations violentes, quoi que non armées, sont chose courante dans la ville.

Les violences de la mi-mai 2005 ont fait la « une » de tous les journaux de la planète. L’emballement médiatique, qui les accompagna, fut digne des plus grandes manipulations de la fin du XXème siècle avec les épisodes de Raçak et Timisoara. Les rapports de la presse sont à l’évidence très éloignés de la réalité même si, comme nous allons le montrer, cette réalité n’est aujourd’hui encore que partiellement établie.

La première émeute, qui a suscité la répression, visait à libérer vingt-trois chefs d’entreprise emprisonnés depuis quelques mois, tous membres d’une confrèrie politico-religieuse, l’Akramia. Selon Alexeï Makarkine, elle illustre l’alliance entre des islamistes et le clan mafieux de la Ferghana, préoccupé de retrouver son autorité perdue.

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Des témoins affirment qu’une centaine de personnes armées de fusils automatiques, de fusils à lunettes et de pistolets Makarovs (arme de point de fabrication russe) ont attaqué la prison et tué 52 gardes. Ils ont alors pillé l’arsenal de la base militaire toute proche qui contenait 150 kalachnikovs et 300 vieilles grenades à fragmentation RGD-5. Puis, ils ont attaqué la préfecture et occupé le bâtiment en prenant des otages. Pour une description plus précise des faits, on peut se reporter au témoignage anonyme d’un des détenus libéré de prison par les assaillants publié sur le site ferghana.ru [3] et repris par Turkisk Weekly, l’hebdomadaire du think-tank turc d’obédience laïque « International Strategic Research Organisation » [4]. Le témoin rebaptisé « Roustam » évoque la présence de membres de son mouvement réfugiés à la frontière kirghize et préparant des opérations d’envergure, un « djihad » pas totalement assumé. Des sources proches du ministère de la Défense russe ont déclaré qu’une cinquantaine d’étrangers venants de pays asiatiques, y compris de la CEI, figuraient parmi les personnes tuées ou capturées pendant les affrontements.

Le séparatisme a toujours été puissant dans la vallée de Ferghana. Il est d’autant plus fort que cette zone fonde traditionnellement son économie sur les drogues. Il est surtout provoqué par le découpage géographique des frontière voulu par Staline. Pour se faire une idée plus précise de cette subtile imbrication, on peut consulter le rapport annuel de l’OGD (Observatoire géopolitique des drogues) de 1997. Chaque capitale d’Asie centrale est adossée à la frontière du pays voisin et « surveillée » par la capitale de ce dernier ou une ville de garnison.

Aucun pays n’est en mesure de garantir l’intégrité de son territoire, une frontière internationale ou une frontière géophysique infranchissable sépare toujours la capitale de la seconde ville du pays. La gestion de l’eau pose aussi de nombreux problèmes dans ces régions désertiques et augmente l’interdépendance des États. Les drogues peuvent arriver d’Afghanistan ou du Pakistan. La route suivie commence en Kirghizie, à Och [5] (où débuta les « révolution des tulipes »), puis passe en Ouzbékistan, obligatoirement par Andijan qui n’est qu’a 50 km, pour aller ensuite vers Tachkent. Le Xing Kiang chinois, riche en pétrole (appelé aussi « Turkestan Oriental » par ceux qui luttent pour son détachement de la Chine ), n’est lui qu’à 200 km. Son indépendance est inacceptable pour Pékin. Selon Ding Peihua, un spécialiste de l’Asie centrale de l’Académie des Sciences de Shangaï, de nombreux séparatistes sont basés en Ouzbékistan.

Andijan est une ville plutôt prospère, les entrepreneurs de l’Akramia y avaient d’ailleurs institué un salaire minimum, plusieurs fois supérieur à l’officiel. Ce qui leur vaut entre autres d’être accusés par le gouvernement de « mise en péril des bases constitutionnelles de l’Ouzbékistan ». Le commerce traditionnel, informel, présente un danger de destabilisation dans ces régions riches en trafics en tous genres, marquées par le clanisme et l’influence des confréries religieuses secrètes.

Le président Karimov a dénoncé une « attaque médiatique » contre son pays. Viatcheslav Ivanov, président de Politika, semble partager son avis [6]. Pour lui, l’information selon laquelle des manifestants pacifiques ont été pris pour cible est infondée. Le politologue parle de 300 islamistes-akramistes très organisés, ayant lancé la première attaque contre la prison. Pour lui, l’absence d’impact sur le bâtiment vitré jouxtant la place centrale démontre que la plupart des victimes ont été tuées ou blessées quand des corridors ont été mis en place pour permettre aux boïevikis d’évacuer les lieux. L’ancien rédacteur en chef des Izvestia, Vitaly Tretiakov [7], s’est aussi rendu dans ce pays qu’on dit en Russie faire partie de l « étranger proche ». Il confirme : « Il n’y a eu aucun coup de feu sur des manifestants pacifiques. 95 % des reproches faits au gouvernement ouzbek sont absurdes et non-basés sur des faits réels ».

Bakiev , dont la coalition vacille actuellement et qui bien qu’auréolé de son statut de démocrate sans tâche a subi une tentative de renversement vendredi 17 juin, continue lui aussi à soutenir les autorités du pays voisin. L’International Crisis Group, ainsi que Human Right Watch et la Freedom House, affirment que les gens étaient désarmés et invitent le président George W. Bush à suspendre les négociations sur les bases militaires US. L’Ouzbékistan a ordonné une enquête et a de son propre chef invité les grandes puissances régionales a y participer, ce qu’elles ont accepté de faire contrairement aux États-Unis. Dans l’Asia Times, M. K. Bhadrakumar se demande justement : « Pourquoi la Maison-Blanche a-t-elle évoqué la doctrine de l’intervention humanitaire alors qu’elle s’est illustrée par une absence de telles préoccupations à Fallujah ? » [8]

Le Hizb ut-Tahrir (Parti de la libération ou HT)

Les communautés d’entraide économique et religieuse comme l’Akramia, dont faisaient partie les vingt-trois hommes d’affaires arrêtés le 23 juin 2004 et jugé à Alatankul lors des violences, sont courantes chez les soufis tarîqa. Nombres d’entre elles sont devenues puissantes, ainsi le Refah Partisi (Parti de la prospérité) est-il désormais au pouvoir en Turquie. Le mouvement tirait à l’origine une partie de sa popularité du pan-turquisme qu’il affichait, l’islam a pris le dessus comme vecteur d’unification. Près de 7 millions de Turcs sont originaires de Transcaucasie et d’Asie centrale, ils constituent un lobby influent en Turquie. Le pays a lancé une chaîne de télévision, Avrasia TV qui diffuse dans toute la région.

Selon B.Raman, [9] le Hizb ut-Tahrir propose une démocratie dans laquelle Allah est souverain et une version islamique de l’économie de marché. Le HT a été fondé en 1953 par Sheikh Taqiuddin an-Nabhani Al Falatani, un juge de la cour d’appel de la Sharia à Jérusalem. Le bureau central, situé à Londres, est dirigé par Sheikh Omar Bakri Muhammad, un syrien de 42 ans. Le HT revendique l’usage unique d’agit-prop pour répandre ses idées. Le mouvement compterait 20 000 membres actuellement en Ouzbékistan, dont 8 000 en prison. Leur leader est Vahid Omran. Il s’agit d’un réseau clandestin organisé en cellules autonomes de 5 personnes, que ses détracteurs présentent comme une vitrine politique d’Al Qaïda. L’organisation étend son influence actuellement en Afghanistan, au Pakistan et au Xing kiang. L’IMU, l’autre mouvement islamique important de la région, était plutôt composé d’anciens soldats de l’armée soviétique, le HT a une large proportion d’étudiants post-91, d’entrepreneurs et de membres des forces de sécurité. L’IMU est classé parmi les organisations terroristes par les États-Unis, pas le HT. D’après Ahmed Rashid [10], l’IMU s’est réorganisé à partir des zones à forte densité de peuplement au Pakistan.

L’Akramia, le groupe dont faisait partie les vingt-trois hommes d’affaires emprisonnés avant le massacre, est considérée par les analystes ouzbeks comme dissident du HT, dont il contesterait le refus de la violence. D’autres auteurs le rpésentent comme la vitrine politique du HT. À partir de l’indépendance en 1991, la construction de mosquées financées par les Saoudiens et le pèlerinage sont autorisés, mais depuis 1995, avec l’émergence du HT, cette politique est inversée. Pour K.Gajendra Singh [11], ce sont les politiques néfastes des États-Unis, des Saoudiens et des Pakistanais qui ont apporté le wahhabisme dans les CARs. Notons que le terme de wahhabisme désigne ici plus un islam financé par des Saoudiens qu’une réplique de la religion saoudienne, de toute manière en opposition à un islam libéral imprégné de la mystique soufie.

La répression s’est accentuée après les vagues d’attentats de 1994 et 1999, dont on ne connaît toujours pas précisément les commanditaires [12]. Ils ont servi les intérêts de factions nationales et de puissances étrangères qui convoitent les richesses du pays. D’après B. Raman, le HT mène des campagnes virulentes contre le gouvernement ouzbek, contre les États-Unis, mais aussi contre la communauté juive, parlant même de Karimov comme d’un traître juif [13]. La majorité des juifs new-yorkais originaires de Boukhara, émigrée au début des années 90, continuent d’ailleurs à soutenir Karimov. Rafael Nektalov, l’éditeur en chef du Boukharian Times, affirme que les juifs restés sur place (ils sont environ 12 000) partagent cet avis.

Les Anglo-Saxons

L’administration états-unienne a été saisie d’une véritable schizophrénie devant le tyran ouzbek. Le département d’État le critique, tandis que celui de la Défense le soutient. Donald Rumsfeld souhaite même implanter des bases permanentes dans le pays. C’est sans doute pour cela qu’il s’oppose à une enquête internationale sur la répression. En juin 2004, le département d’État avait annulé une aide de 18 millions de dollars, geste aussitôt désavoué par le chef d’état-major interarmes, le général Richard Myers, qui compensait deux mois plus tard cette sanction par une aide militaire de 21 millions de dollars.

L’Ouzbékistan est l’un des dix États où la Coalition a transféré des suspects pour qu’ils soient torturés par les services locaux [14]. Les diplomates du département d’État tentent de convaincre le Pentagone et la CIA d’adopter une politique plus nuancée. Ils préconisent d’utiliser l’aide apportée pour négocier des réformes.

Un oligarque pro-états-unien, Sanjar Oumarov vient d’être élu récemment à la tête d’une alliance hétéroclite d’hommes d’affaires appelée « Serkouech Ouzbékistonim » (Ouzbékistan ensoleillé). Il propose d’ouvrir tous les secteurs de l’économie ouzbèque aux investissements étrangers et soutient un projet d’oléoduc financé à 100 % par les États-Unis. Dans une lettre à Condoleeza Rice, il demandait récemment une intervention plus ferme auprès du leader ouzbek pour qu’il réforme le pays et change de gouvernement. Un autre membre de l’opposition ouzbèque, Muhammad Salikh, le leader du parti « Erk » se rendra à Washington promouvoir ses idées du 27 au 30 juin.

Craig Murray, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Ouzbékistan, a été lourdement sanctionné par le gouvernement de Sa Majesté pour avoir dénoncé la torture sous-traitée par la CIA états-unienne et le MI-6 britannique. Il avait au grand désespoir des autorités fait autopsier le cadavre d’un détenu ébouillanté, qu’il avait fait transférer en Écosse. D’après lui, depuis 2002 et le début des critiques d’ONG concernant les droits de l’Homme, l’aide financière apportée à l’Ouzbékistan est prélevée sur les fonds secrets du Pentagone [15]. Il affirme aussi qu’il y a quelques semaines, des sociétés états-uniennes ont été engagées pour construire un pipeline reliant l’Asie centrale à la mer d’Arabie par l’Afghanistan.

Dans l’Asia Times, [16], le docteur Imran Waheed du bureau du Hizb ut-Tahrir à Londres, dénonçait aussi les multiples tortures et même l’injection par les geôliers ouzbeks de sang infecté par le virus du sida aux détenus qui continuent à prier et qui refusent de demander pardon à Karimov.

Le 2 juin, les États-Unis ont conseillé à leur personnel non-essentiel et à leurs familles de quitter l’Ouzbékistan. Ils connaissent avec précision la situation du pays car ils ont eux-mês formé et entraîné les forces impliquées dans la répression du soulèvement d’Andijan [17]. Certains membres des unités spéciales de contre-terrorisme, les « Bars » par exemple, ont suivi un entrainement en Louisiane en 2004. Des officiers de la sécurité ouzbèque ont aussi reçu des cours de gestion des conflits et de commandement tactique au Nouveau-Mexique, en 2003. Il semble que ces unités aient participé à l’intervention sanglante.

Cela fait longtemps que les Anglo-Saxons utilisent l’islam politique comme un instrument pour changer la région. Leur position est toujours aussi ambiguë, Ils réduisent l’aide à l’Ouzbékistan pour cause d’absence de progrès en matière de Droits de l’Homme, mais dans un même temps, ils augmentent les aides militaires, qui elles-mêmes sont justifiées par la présence de terroristes islamistes. Philip Zelikow, très proche collaborateur de Condoleezza Rice n’a pas hésité à déclarer que Bush est conscient de la possibilité de l’arrivée au pouvoir de forces islamistes et qu’il est prêt à « courir le risque ». En mars de cette année, c’est le représentant du Foreign Office qui a vu sa visite annulée par Karimov pour avoir soulevé la question des droits humains.

Des informations contradictoires circulent actuellement au sujet des bases aériennes états-uniennes de Karsh-Khanabad (les anglophones les appellent « K2 »). Washington parle de restriction par les Ouzbeks de leur usage et dit craindre que ces restrictions ne deviennent permanentes. Cependant, les Ouzbeks ont peut-être sur-estimé l’utilité des bases K2 pour les États-Unis et leurs alliés. Celle-ci est indiscutable dans l’optique d’investissements dans le pays, elle l’est moins du point de vue du maintien de la stabilité en Afghanistan. Une partie des aéronefs initialement stationnés a déjà été relocalisée à l’extérieur du pays. Un autre intérêt, très peu évoqué incite les États-Unis à rester à Karsh : la présence à proximité d’une des plus grosses usines de traitement de l’uranium de l’ex-URSS [18]. Si des troubles venaient à éclater dans la région, les États-Unis seraient peut-être « obligés » de maintenir leur base.

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Finalement, Islam Karimov s’est lassé des manoeuvres anglo-saxonnes. L’ancien fonctionnaire du ministère du plan de l’URSS, qu’il est, s’est donc spontannément tourné vers la Chine et la Russie qui sont elles-mêmes en train de se rapprocher l’une de l’autre. Le modèle de développement économique chinois et son pouvoir fort lui plaisait depuis toujours. Il a été chaleureusement accueilli à Pékin, en « vieil ami », juste après les violences du 13 mai 2005 à Andijan. Il a été honoré du tapis rouge et d’une salve de 21 coups de fusils. Les deux États ont signé un traité de partenariat amical et de coopération ainsi que 14 accords dont une joint-venture de 600 millions de dollars dans le domaine pétrolier entre Uzbekneftegaz et la China National Petroleum Corporation. Ayant scéllé cette alliance avec la Russie et la Chine, Karimov pouvait adopter une position dure à Andijan sans prêter attention à l’Occident ; un comportement qui agace profondément les États-Unis.

Le revirement de Karimov remonte en fait à l’invasion de l’Irak à la fin 2002. Il soutenait auparavant les Anglo-Saxons pour renverser les Talibans. Il s’est par la suite rapproché de l’Organisation de coopération de Shanghai [19] et a même insisté pour que son centre anti-terroriste soit basé à Tachkent. Une rencontre avait justement eu lieu le 3 juin à Astana, juste avant le début de la campagne médiatique...Ces États semblent décidés à intensifier leur coopération pour assurer la stabilité et la sécurité de la région. Ils souhaitent aussi intensifier leur collaboration avec l’ASEAN et la CEI. Un statut d’observateur a été accordé à l’Inde, à l’Iran et au Pakistan, le but est de damer le pion au GUUAM [20] et à l’OTAN [21]. L’Iran qui fait face aux velléités dominatrices US, s’est jointe à la Chine et à la Russie, désireuses de lutter contre l’unilatéralisme et les intentions hégémoniques états-uniennes.

L’Inde, bien que partenaire du tout nouveau projet de gazoduc à 4 milliards de dollars pour transporter le gaz iranien chez elle, en passant par le Pakistan, est omnubilée par le problème du Cachemire et reste attentive aux tentatives pakistanaises de trouver une profondeur stratégique en Asie centrale. D’après le politologue Boris Eisenbaum [22], « reconnaître une influence dominante russe en Asie centrale permet aux autorités iraniennes d’instaurer de bonnes relations avec Moscou qui s’engage à leur livrer de l’équipement militaire et une centrale nucléaire ». La Chine, elle aussi, est grande consommatrice de produits militaires russes [23].

Certains guerriers à Washington se sentiraient orphelins s’ils devaient quitter le champ de bataille d’Asie centrale. Renverser le gouvernement ouzbek et mettre en place un oligarque obéissant semble être l’un des plans étudié outre-Atlantique, mais il n’est pas impossible que des scénarios plus périlleux aient été envisagés.

Viatcheslav Khamisov, de l’Institut international d’études stratégiques à Bichkek pense que : « L’Occident n’a pas aidé suffisamment l’Afghanistan après la guerre, de ce fait il a perdu l’initiative stratégique en Asie centrale ».

Le rôle important joué par les Ouzbeks dans le gouvernement de Kaboul et dans les provinces est susceptible d’augmenter les tensions du fait des solidarités ethniques. Pour le président afghan, Hamid Karzaï, qui tient son autorité exclusivement de la présence militaire US, les problèmes de l’Ouzbékistan sont une bonne occasion pour obtenir des bases états-uniennes permanentes sur son sol. Il peut espérer ainsi à la fois se maintenir au pouvoir et protéger son pays des velléités d’expansion ouzbèques. Islam Karimov a en effet de grandes ambitions géopolitiques, c’est un grand admirateur de Tamerlan, plus pour sa qualité d’ impitoyable conquérant d’ailleurs que pour ses qualités de grand administrateur. C’est sans doute pour satisfaire à ses ambitions qu’il avait choisi de s’allier aux États-Unis. Le voilà revenu à une alternative pacifique. Il a sans doute gardé en tête le sort réservé à de nombreux régimes dictatoriaux soutenus où même mis en place par Washington par le passé.

En Russie, des manifestations de jeunes « Eurasistes » en soutien au président Karimov ont eu lieu devant l’ambassade ouzbèque. L’eurasisme, cette adaptation de la théorie du Heartland de Mackinder, séduit aussi bien des membres de la droite dure, des libéraux que des démocrates. Elle se fonde sur un sentiment d’unité avec le monde turco-persan. La Russie est toujours bien implantée dans la région. Elle a pratiquement le monopole de l’industrie du gaz au Turkménistan. Le Kazakhstan est resté très proche à cause de son importante population russe et des liens stratégiques entre les deux pays, le nucléaire et la base spatiale de Baïkonour notamment. Le ministre des finances Alexeï Koudrine avait annoncé en février 2005, que les banques chinoises avaient fourni 6 milliards de dollars sur les 9,3 milliards que Yuganskneftegaz a coûté à Rosneft. C’est la plus grosse participation étrangère dans le secteur très gardé du pétrole russe. Gazprom gagne aussi du terrain grâce à sa politique de corruption ouverte de fonctionnaires ouzbeks. Des exercices militaires ont aussi eu lieu cette année entre les deux pays, les premiers depuis 1958 !

L’Organisation de coopération de Shanghai est en passe de devenir une véritable organisation politico-militaire régionale, il ne reste plus qu’à intégrer des États ouest-européens à la structure pour avoir les bases de la première organisation politique eurasienne.

Il s’agit d’un véritable échec pour les États-Unis qui considèrent l’Ouzbékistan comme l’un des points stratégiques pour sécuriser le « Grand Moyen-Orient », cette ceinture de pétrole et de gaz qui a aussi l’avantage de provoquer un encerclement de la Russie et une pression sur la Chine tant redoutée. Sans l’Ouzbékistan, les États-Unis n’ont plus que l’enclave afghane sous leur contrôle, or ce pays ne représente un intérêt que pour le transit des hydrocarbures venants d’Asie centrale. Pour le moment, elle ne sert à rien sinon à la production massive d’héroïne. On est loin de l’eldorado pétrolier envisagé...

Le 14 mai, le département d’Etat, plein de bonne volonté, vantait encore les « progrès substantiels et continus » du pays vers la démocratie. Maintenant que la rupture est consacrée, les méthodes de déstabilisation maintes fois éprouvées par les États-Unis vont être utilisées sans aucun doute. Leur envergure sera à la mesure des investissements déjà effectués dans la région. On évoque dans certains milieux une élimination physique de Karimov, ou un simple renversement. C’est un grand coup que l’homme fort de l’Ouzbékistan a porté aux positions de l’OTAN et des États-Unis en Asie centrale et sa trahison appelle une revanche. La répression de l’opposition interne, même manipulée par les États-Unis, lui convenait car elle lui permettait d’asseoir son pouvoir. Cela ne l’a pas empêché de flirter discrètement avec ses voisins. Les violences permettaient jusqu’ici de justifier la présence US, d’où une suspicion permanente quant aux véritables commanditaires. Le départ des forces alliées laisserait le champ libre à la contestation qui cette fois ne serait pas dirigée contre elle. Au ministère des Affaires étrangères d’Ouzbékistan on offre une autre explication : les limitations imposées aux États-Unis étaient décidées depuis trois mois et les évènements d’Andijan ne seraient qu’une conséquence directe de leur décision d’arrêter de se plier à leurs exigences.

Henry Kissinger lançait il y a peu lors d’une rencontre de l’US-India Business council « le grand jeu est en train de reprendre, il serait ironique que la direction des pipelines et leur emplacement devienne l’équivalent moderne des disputes coloniales du 19ème siècle ». Il semble que les puissances locales s’entendent actuellement pour une redistribution des cartes et l’exclusion d’un des joueurs qui avait la particularité de fixer les règles du jeu tout en les enfreignant de façon éhontée.

S. Djamal

Collaborateur du Réseau Voltaire à Paris


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[1] Boris Eisenbaum, « Guerres en Asie centrale », luttes d’influence, pétrole, islamisme et mafias 1850-2004. Grasset, 2005

[2] The Grand Chessboard : American Primacy and Its Geostrategic Imperatives, BasicBooks, 1997. Version française : Le Grand échiquier, l’Amérique et le reste du monde, Bayard, 1997

[3] Ferghana.ru a été créé par Daniil Kislov, un Russe originaire de la ville de Ferghana, soutenu à ses débuts par Georges Soros et basé à Moscou. C’était le seul média disposant d’un correspondant sur place, à Andijan, lors des événements. Ses rapports étaient les seuls témoignages en direct sur lesquels pouvaient se baser les médias étrangers. Les visites du site sont montées à 60 000 par jour durant la répression. La consultation de ce site est devenue passible d’une amende de 10 000 soms, soit deux fois plus que pour la consultation d’un site pornographique.

[4] L’International Strategic Research Organisation est basée à Ankara. Elle publie aussi le Journal of Central Asia and the Caucasus.

[5] L’OGD signalait déjà en 97 que dans cette ville, le parc de voitures allemandes était proportionnellement le plus important d’Asie centrale...

[6] Cf.une interview à la radio « Échos de Moscou », reprise par le site ferghana.ru.

[7] Vitaly Tretiakov est actuellement éditeur du journal La Classe Politique .

[8] «  Into the valley of death ... », par M. K. Bhadrakumar, Asia Times, 16 juin 2005.

[9] B.Raman est ancien secrétaire et chef de cabinet du gouvernement indien. Il est actuellement directeur de l’Institute for Topical Studies de Chennai (Madras). Cf. The Andijan Uprising, part 1 et The Andijan Uprising, part 2.

[10] Djihad, the rise of militant islam in central Asia par Ahmed Rashid, Yale University Press, 2002. Version française Asie centrale, champ de guerre : cinq républiques face à l’islam radical, éd. Autrement, 2002.

[11] K. Gajendra Singh, ancien ambassadeur, est actuellement directeur de la Fondation pour les études indo-turques.

[12] Cf. « Le despote ouzbek s’achète une respectabilité » par Arthur Lepic, Voltaire, 2 avril 2004.

[13] « jewish stooge ».

[14] La loi états-unienne interdisant la torture, les États-Unis ne la pratiquent officieusement que dans les bases extrateritoriales de Guantanamo et Bagram. Les capacités de celles-ci étant limitées, ils font sous-traiter des interrogatoires par des tortionnaires étrangers.

[15] « What drives support for this torturer », The Guardian, 16 mai 2005, cf. notre analyse.

[16] « Islamic blame game ».

[17] « Uzbek Ministries in Crackdown Received U.S. Aid » par C. J. Chivers et Thom Shanker, The New York Times, 18 juin 2005.

[18] Le NGMK, Navoïski gorno-metallurgitcheski kombinat traite notamment l’or, dont l’Ouzbékistan est le 4ème producteur mondial.

[19] L’Organisation de coopération de Shanghai rassemble la Russie, la Chine, le Kazhakstan, le Kirghiztan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan.

[20] Géorgie, Ukraine, Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Moldavie, créée par les États-Unis pour l’indispensable sécurisation politique des investissements US. L’Ouzbékistan s’en est retiré le 5 mai 2005 en affirmant que l’organisation avait « changé » de manière significative ses tâches et objectifs.

[21] L’Ouzbékistan a claqué la porte de plusieurs réunions de l’Organisation dernièrement.

[22] Op. cit.

[23] Les Chinois ont acheté pour 2 milliards de dollars d’armement russe en 2004. Les échanges non-militaires doivent passer de 20 milliards de dollars en 2004, à 60 milliards en 2010.




http://www.voltairenet.org/article17307.html
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 04:22

Bloc continental
L’alliance Inde-Iran
par Arthur Lepic
*


(article plus ancien, mais passionnant  - Eva)

Face aux menaces d’agression états-uniennes et israéliennes, Téhéran construit un ensemble cohérent d’alliances diplomatiques, économiques et militaires. Après avoir conclu de vastes accords commerciaux avec la Chine et s’être fait livrer des missiles de croisière par la Fédération de Russie, il vient de signer un traité avec l’Inde. Habilement, l’Iran a mis au point un système de coopération simultanée avec l’Inde et le Pakistan, entraînant ces deux États dans une dépendance réciproque qui les protège mutuellement de la guerre.




17 février 2005

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Thèmes
Renaissance de l’Asie

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Le président indien Abdul Kalam (à gauche), avec le président iranien Mohammed Khatami (au centre), lors de sa visite à New Delhi en 2003

L’Iran est aujourd’hui le cœur de cible du bellicisme états-unien, qui vise l’ensemble du « croissant chiite », c’est-à-dire à la fois le Hezbollah libanais, la Syrie, des groupes de la résistance irakienne et l’Iran. Pour provoquer un casus belli, le président Bush accuse Téhéran de fabriquer une arme nucléaire pour annihiler Israël, ainsi qu’il l’a répété au cours de sa conférence de presse du 17 février 2005. Ces imputations ayant été démenties par les inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie, Washington se préoccupe d’éliminer son directeur, Mohamed ElBaradei et de le remplacer par un expert plus influençable.

Dernier développement d’une série de manœuvres médiatico-psychologiques, la « mystérieuse » explosion rapportée le 16 février 2004 dans la province de Bushehr, à une centaine de kilomètres du chantier de construction par les Russes d’une centrale nucléaire. Les explications confuses des autorités iraniennes, ainsi que l’écho médiatique provoqué par cet incident, suggèrent qu’il s’agissait là d’une mise en garde adressée à Téhéran. En effet, les États-Unis et Israël ne peuvent ni mener une grande offensive militaire, en raison de la situation militaire critique en Irak et du surdéploiement des troupes, ni une opération-éclair contre les installations nucléaires iraniennes, du type de celle menée par Israël contre la centrale irakienne Osirak en juin 1981, car la présence d’ingénieurs russes sur les lieux et les probables dégâts collatéraux les en dissuadent. Contrairement aux ingénieurs français en Irak, qui avaient évacué les lieux afin de permettre à Tsahal de détruire la centrale et même disposé à cet effet une camionnette à l’emplacement des installations souterraines, les Russes ne semblent manifestement pas prêts à trahir leurs accords avec Téhéran pour l’intérêt d’Israël.
L’explosion, après le passage remarqué d’un appareil non loin des installations nucléaires, n’a pas fait de victimes et n’a donc pas provoqué de remous diplomatiques conséquents, mais constitue néanmoins un avertissement clair sur les intentions des puissances hostiles à Téhéran.

Outre cette marge de manœuvre limitée en termes militaires, les États-Unis et Israël sont confrontés à d’autres obstacles, cette fois dans leur tentative d’isoler l’Iran régionalement et de « ramollir » cette cible, de la même manière que le régime de sanctions de l’ONU avait affaibli l’Irak et rendu l’invasion terrestre possible. L’Iran vient en effet de se trouver avec l’Inde un partenaire stratégique de choix dans la région, et de surcroît ce partenariat implique la coopération du Pakistan, ennemi juré de l’Inde, ce qui mettrait les deux pays dans une situation de coopération / dissuasion économique qui rendrait un affrontement d’autant moins probable. Ces accords, qui portent notamment sur la livraison à l’Inde de gaz naturel par l’Iran, qui en possède près de la moitié des réserves mondiales, représente sans aucun doute une douloureuse épine dans le pied de Washington. Parallèlement à une attitude raisonnée de l’Europe et de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), une coopération amplifiée dans cette direction est même susceptible de freiner considérablement l’agenda impérial.

Des affinités culturelles et une convergence d’intérêts

L’Iran et l’Inde sont les deux principaux pays musulmans chiites dans le monde. Historiquement, leur affinités culturelles remontent encore plus loin avec des traces du culte de Mithra, à l’ère pré-chrétienne. En fait, les habitants de l’Irak moderne, du Sud de l’Iran, ainsi que ceux de l’Ouest et du Nord-Ouest de l’Inde venaient de la même région, ce qui a un jour conduit le pandit Nehru à déclarer : « Peu de peuples ont été aussi étroitement liés par leurs origines et à travers l’histoire que ceux de l’Inde et de l’Iran. ». On trouve ainsi dans les collines du Baloutchistan un peuple, les Barhuis, qui bien que de culture iranienne parlent une langue dravidienne proche de celles parlées dans le Sud de l’Inde. Le nom Iran lui-même est d’origine sanskrite airya (noble), comme le mot aryen, et inversement le nom Inde a évolué en passant par le Perse ancien.

Sur le plan énergétique, l’Inde est confrontée à un problème majeur d’approvisionnement en raison de sa démographie galopante et de son développement économique rapide, en deuxième position après la Chine. Malgré ses importantes réserves en charbon, sa consommation de pétrole a doublé entre 1987 et 1999, alors que la production nationale restait à peu près stable, ce qui a rendu le pays plus dépendant vis-à-vis de l’approvisionnement extérieur. Dotée d’un ministre du pétrole visionnaire et entreprenant en la personne de Mani Shankar Aiyar, l’Inde a d’ores et déjà approché la Russie, avec qui elle a signé d’importants accords, et la Chine dans une moindre mesure.

Mais c’est l’Iran, qui est à la recherche de partenaires à l’Est après avoir été classé dans l’ « Axe du Mal » par l’administration Bush, qui pourrait devenir son principal associé. Une première étape cruciale fut franchie, le 26 janvier 2003, lorsque le président Mohammed Khatami prit place en tant qu’invité d’honneur à la parade de la fête nationale indienne, ce qui est réservé aux plus proches partenaires de New Delhi. Les deux pays signèrent à cette occasion la Déclaration de New Delhi les engageant à étendre leur partenariat économique, dans le domaine énergétique, mais aussi stratégique et militaire. Depuis lors, ce partenariat n’a cessé de se renforcer alors que, parallèlement, les relations de l’Inde avec Israël et les États-Unis s’amélioraient sensiblement ; ce qui tend à conférer un rôle de tampon à l’Inde dans le cadre de la crise du nucléaire iranien.
Sur le plan militaire, les relations indo-iraniennes restent limitées, mais croissantes. Les deux pays ont entrepris des exercices navals conjoints, en mars 2003, probablement motivés par le déploiement anglo-saxon dans le Golfe persique. L’Iran a par ailleurs sollicité l’Inde, qui est équipée de chasseurs MIG russes et a développé une expertise technique exceptionnelle dans ce domaine, pour assurer une partie de la maintenance de sa propre aviation [
1].
En janvier dernier, un premier accord a été signé entre l’Iran et l’Inde pour la livraison de 7,5 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié par an, sur une période s’étalant sur 25 ans, pour un coût d’environ 50 milliards d’euros [
2].

Un projet dont (presque) tout le monde sortira gagnant

Le méga-projet de gazoduc partant du gisement de South Pars, en Iran, jusqu’en Inde, via le Pakistan, a aussitôt été évoqué comme possible base de cet accord. Estimé à environ trois milliards d’euros, celui-ci devait permettre de répondre à une partie de la demande indienne anticipée pour les décennies à venir, à condition de surmonter un obstacle majeur : il était resté à l’état de projet depuis de nombreuses années, notamment parce que New Delhi craignait que le Pakistan interrompe l’approvisionnement en cas de conflit entre les deux pays et assèche ainsi l’économie indienne. Une solution avait bien été imaginée, qui consistait à immerger un gazoduc le long des côtes pakistanaises, mais son coût était prohibitif. Certes, le Pakistan a assuré qu’il ne s’opposerait pas au projet, mais seule une dépendance économique mutuelle assurée par une contrepartie côté pakistanais, à un niveau stratégique égal, pouvait écarter définitivement ce risque et permettre à l’Inde de se procurer du gaz naturel à prix modique.
C’est exactement le rôle que peut jouer le projet du barrage de Baglihar au Cachemire, accompagné de plusieurs petits projets hydroélectriques dans la région de Chenab. Il sera bientôt achevé et permettra à l’Inde d’assécher une région agricole vitale pour le Pakistan, dans l’éventualité que celui-ci coupe l’approvisionnement en gaz de l’Inde, ou à l’inverse de détruire les défenses pakistanaises de la province de Silakote en vidant son réservoir [
3].
Dans une telle situation d’équilibre des menaces, non seulement les risques de conflit entre l’Inde et le Pakistan diminueront, ainsi que l’escalade militaire et les risques de prolifération, mais la région du Cachemire profitera également des retombées économiques d’un projet initié à New Delhi, ce qui atténuera les velléités d’indépendance de cette province à majorité musulmane, qui sont au centre des tensions indo-pakistanaises.

Les gouvernements indien et iranien ont franchi aujourd’hui, le 17 février 2005, une nouvelle étape dans cette direction par la signature finale de l’accord sur le gazoduc [4]. La Compagnie nationale d’exportation de gaz iranienne a en effet accepté le tracé du gazoduc, et New Delhi devra simplement fournir une étude de faisabilité, puis conclure un accord tarifaire lors de la visite de son ministre du pétrole Aiyar à Téhéran en juin prochain, pour que la construction démarre.

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Le Général Pervez Musharaff

Quelle va être la réaction de Washington à cette initiative qui contrecarre ses efforts visant à isoler l’Iran de la région ? Les néo-conservateurs sont pris entre deux feux. Depuis le 11 septembre 2001, ils cajolent le régime du général Musharraf, au Pakistan, afin que celui-ci l’accompagne dans la « guerre au terrorisme », à coups de milliards d’aide économique et de livraisons de F-16 à capacité nucléaire, ce qui a obligé l’Inde à réviser toute sa politique de défense. Le général Musharraf a jusqu’à présent été bon élève ; il a protégé Ben Laden, Hamid Kharzaï et le traffic de l’héroïne afghane. Bush va-t-il l’inciter à revenir sur l’accord de principe concernant le gazoduc et à renoncer ainsi aux importantes royalties de transit, de même qu’à un potentiel instrument de pressions sur l’Inde ? On sait, depuis les récentes révélations de Seymour Hersh qui n’ont pas été infirmées par Washington, qu’en ce qui concerne le nucléaire iranien, Washington a dû consentir un compromis douloureux en renonçant à faire interroger A. Q. Khan, « père » de la bombe atomique pakistanaise, pour qu’en contrepartie le Pakistan l’épaule dans les opérations d’espionnage et de déstabilisation menées contre l’Iran à partir de l’Afghanistan. En effet, A. Q. Khan avait admis avoir transmis des documents essentiels au programme nucléaire iranien, mais la CIA n’est guère en mesure de mener des opérations à partir de l’Irak qui est en grande partie contrôlé par la Résistance, ce qui ne laissait guère d’alternative.

L’Inde, qui cherche surtout l’apaisement avec le Pakistan pour pour pouvoir s’approvisionner en gaz à bas prix, est d’autant plus inquiète après les déclarations de Condoleezza Rice devant les sénateurs en janvier dernier. La secrétaire d’État leur a expliqué que les États-Unis avaient pris le contrôle de l’arsenal nucléaire pakistanais pour éviter que les fondamentalistes ne s’en emparent s’ils parvenaient à renverser Musharraf, qui a déjà échappé à plusieurs tentatives d’assassinat ces derniers mois [5]. New Delhi craint donc que Washington mise encore davantage sur le Pakistan pour atteindre ses objectifs dans la région, qui incluent la réquisition du gaz iranien pour ses propres besoins pressants, et ruine l’alliance naturelle de l’Inde avec l’Iran.

 Arthur Lepic

Journaliste français, spécialiste des questions énergetiques et militaires.




http://www.voltairenet.org/article16274.html
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12 août 2009 3 12 /08 /août /2009 04:14

La réalité de classe et la propagande impériale
Iran : le bobard de l’« élection volée »

par James Petras
*


L’analyse des résultats de l’élection présidentielle iranienne, au vu des votes précédents et des sondages commandés sur place par les États-Unis, ne laisse pas de doute : Mahmoud Ahmadinejad est largement réélu. Ceci n’est guère surprenant, observe le professeur James Petras : le peuple a voté pour un national-populiste, tandis que seules les élites occidentalisées ont voté pour le candidat libéral, chouchou des médias occidentaux. Le même phénomène a déjà été observé dans d’autres pays.




19 juin 2009

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New York (États-Unis)

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Pays
République islamique d’Iran

Thèmes
Action secrète
 Contrôle du « Grand Moyen-Orient »

« Pour les pauvres, le changement, cela signifie avoir à manger et avoir du travail ; ça n’est une question ni de code vestimentaire branché, ni de récréations mixtes… En Iran, la politique a énormément plus à voir avec la lutte des classes qu’avec la religion »
Editorial du Financial Times, 15 juin 2009.

Il n’est quasiment pas d’exemple d’une élection dans laquelle la Maison-Blanche ait eu un intérêt important, et dans laquelle la défaite du candidat pro-US n’eût été dénoncée comme « illégitime » par l’élite politique et médiatique (occidentale) dans son entièreté… Dans la dernière période, la Maison-Blanche et l’arrière-ban de son camp ont crié au scandale après des élections entièrement libres (et supervisées par des observateurs internationaux) au Venezuela et à Gaza, tout en fabriquant allègrement un « succès électoral » au Liban, en dépit du fait que la coalition emmenée par le Hezbollah y a recueilli plus de 53 % des suffrages.

Les récentes élections, le 12 juin 2009, en Iran sont un classique du genre : le président sortant nationaliste-populiste Mahmoud Ahmadinejad a recueilli 63,3 % des suffrages (soit 24,5 millions de voix), tandis que le candidat de l’opposition libérale soutenue par l’Occident, Hossein Mousavi, a recueilli 34,2 % des suffrages (soit 13,2 millions de voix).

Cette élection présidentielle a motivé plus de 80 % de l’électorat, avec notamment un vote outre-mer sans précédent de 234 812 électeurs, dans lequel Mousavi a remporté 111 792 suffrages, et Ahmadinejad, 78 300. L’opposition, emmenée par Mousavi, n’a pas accepté sa défaite, et elle a organisé une série de manifestations de masse, qui ont pris un tour violent, entraînant l’incendie et la destruction d’automobiles, de banques, de bâtiments publics, ainsi que des affrontements armés avec la police et d’autres services d’ordre. C’est la quasi-totalité du spectre des décideurs politiques occidentaux, y compris tous les principaux médias papier et électroniques, les principaux sites ouèbes libéraux, radicaux, libertaires et conservateurs qui ont fait écho à l’allégation faite par l’opposition iranienne d’une fraude électorale généralisée. Les néoconservateurs, les conservateurs libertariens et les trotskystes ont joint leurs voix à celle des sionistes, saluant les protestataires de l’opposition iranienne, voulant y voir une garde avancée d’on ne sait trop quelle « révolution démocratique ». (Aux États-Unis), les Démocrates et les Républicains ont condamné le régime actuel en Iran, refusant de reconnaître le score de ces élections et saluant les efforts des protestataires visant à en renverser le résultat. Le New York Times, CNN, le Washington Post, le ministère israélien des Affaires étrangères et toute la direction du Conseil des Présidents des Plus grandes Associations Juives Américaines (Presidents of the Major American Jewish Organizations) en ont appelé à des sanctions renforcées contre l’Iran, proclamant l’ouverture faite par Obama en vue d’un dialogue avec ce pays « morte et enterrée ».

Le bobard de la fraude

Les dirigeants occidentaux ont rejeté les résultats des élections iraniennes parce qu’ils « savaient » que leur candidat réformiste ne pouvait perdre… Depuis des mois, ils publiaient quotidiennement des interviews, des éditoriaux et des reportages depuis le terrain, « passant en revue » les échecs de l’administration d’Ahmadinejad ; ils citaient le soutien de clercs, d’anciens responsables gouvernementaux, de commerçants du bazar et, par-dessus tout, de femmes et de jeunes bobos urbains parlant couramment l’anglais, comme gage de la victoire inéluctable de Mousavi, dont ils nous annonçaient qu’elle serait de l’ampleur d’un raz-de-marée. Une victoire de Mousavi nous était présentée comme une victoire « des modérés », telle était tout du moins la présentation de ce cliché vide de sens dont la Maison-Blanche nous a gratifiés. Des universitaires libéraux éminents en ont déduit que les élections avaient nécessairement été bidonnées, le candidat de l’opposition, Mousavi, ayant été mis en minorité dans son enclave ethnique, parmi les Azéris… D’autres universitaires ont prétendu que le « vote de la jeunesse » - en se basant sur leurs interviews d’étudiants des classes supérieure et moyenne habitant dans les quartiers huppés du nord de Téhéran étaient, dans leur écrasante majorité, favorables au candidat dit « réformiste ».

Ce qu’il y a d’étonnant, dans la condamnation occidentale unanime du résultat de cette élection, présenté comme frauduleux, c’est le fait qu’il n’y ait pas le commencement du début de la moindre preuve, ni sous forme écrite, ni sous forme d’observations, qui nous ait été présentée, ni avant, ni une semaine après le dépouillement des bulletins de vote. Durant toute la campagne électorale, aucune accusation crédible (ni même, d’ailleurs, aucune accusation douteuse) de tripatouillage électoral n’avait été émise. Aussi longtemps que les médias occidentaux ont continué à croire à leur propre propagande concernant une victoire immanente de leur candidat-fétiche, le processus électoral a été présenté comme hautement libre, animé de débats publics enflammés et de niveaux sans aucun précédent d’activité publique, sans aucune entrave attribuable à un excès de prosélytisme public. Les dirigeants et les mass media occidentaux étaient à ce point persuadés d’avoir affaire à des élections totalement libres et ouvertes qu’ils étaient persuadés que leur candidat chouchou ne pouvait que gagner.

Les médias occidentaux se sont reposés sur leurs reporters couvrant les manifestations monstres des partisans de l’opposition, ignorant et minimisant l’énorme score réalisé par Ahmadinejad. Pire : les média occidentaux ont ignoré la composition sociale des manifestations opposées, celles des partisans d’Ahmadinejad – le fait que le candidat élu bénéficiait du soutien de la classe bien plus nombreuse des ouvriers pauvres, des artisans et des fonctionnaires, alors que l’essentiel des manifestants de l’opposition appartenait aux étudiants de la haute et de la moyenne bourgeoisies, ainsi qu’à la classe des hommes d’affaires et des professions libérales.

De plus, la plupart des leaders d’opinion et des journalistes occidentaux basés à Téhéran ont extrapolé leurs projections à partir de leurs observations dans la capitale – ils sont très rares à s’aventurer dans les provinces, dans les villes, petites et moyennes, et dans les villages où Ahmadinejad bénéficie de l’essentiel de ses soutiens. S’ajoute à cela le fait que les partisans de l’opposition constituent une minorité agissante d’étudiants facilement mobilisables pour des manifs dans les rues, alors que les soutiens à Ahmadinejad se situent dans la majorité de la jeunesse ouvrière et chez les femmes au foyer, qui allaient pouvoir s’exprimer dans les urnes et n’avaient ni le temps ni l’envie de se lancer dans la politique de la rue.

Un certain nombre de mandarins de la presse, dont Gideon Rachman, du Financial Times, avancent en guise de preuve qu’il y a eu fraude, le fait qu’Ahmadinejad a remporté 63 % des suffrages dans la province turcophone peuplée par des Azéris, ce, au détriment de son adversaire, Mousavi, qui est lui-même d’origine azérie. L’on a affaire, là, à ce présupposé simpliste selon lequel l’identité ethnique ou l’appartenance à un groupe linguistique (et non les intérêts sociaux, ou de classe) seraient les seuls facteurs possibles permettant d’expliquer un comportement électoral…

Un examen plus approfondi des résultats relevés dans la région orientale azerbaïdjanaise de l’Iran révèle que Mousavi n’a obtenu la majorité que dans la seule ville de Shabestar, dans les classes moyenne et supérieure (et avec seulement une faible marge), alors qu’il s’est fait laminer dans les zones rurales, bien plus importantes, où la politique de redistribution sociale du gouvernement Ahmadinejad avait aidé les Azéris à se désendetter, à obtenir des crédits à des taux modiques et, pour les paysans, à accéder sans difficulté à des prêts. Mousavi a effectivement gagné dans la partie occidentale de la région de l’Azerbaïdjan iranien, en se servant de ses attaches ethniques pour conquérir les votes des citadins. Dans la province très fortement peuplée de Téhéran, Mousavi a battu Ahmadinejad dans les centres urbains de Téhéran et de Shemiranat grâce aux voix des circonscriptions où habitent les classes moyennes et supérieures, alors qu’il a été laminé dans les banlieues ouvrières voisines, ainsi que dans les petites villes et dans les districts ruraux.

L’accent mis de manière brouillonne et délibérément fallacieuse sur le « vote ethnique », invoqué par des journalistes du Financial Times et du New York Times afin de justifier le fait qu’ils qualifiaient la victoire électorale d’Ahmadinejad d’ « élections volées » n’a d’égal que le refus arbitraire et délibéré, par les médias, de reconnaître un sondage d’opinion publique effectué à l’échelle de tout l’Iran et de manière scientifiquement rigoureuse par deux experts états-uniens, trois semaines seulement avant le vote, qui montrait qu’Ahmadinejad avait une avance telle qu’il pouvait remporter plus du double des voix de son adversaire —c’est-à-dire une marge encore plus importante que celle de sa victoire électorale, le 12 juin—. Ce sondage montrait que chez les électeurs d’origine azérie, Ahmadinejad bénéficiait de deux fois plus de voix que Mousavi, ce qui démontrait à quel point les intérêts de classe incarnés par un candidat sont capables d’occulter l’identité ethnique de l’autre [1]. Le sondage a également démontré à quel point les questions de classe, en fonction des groupes d’âges, avaient plus d’influence sur la formation des préférences politiques des personnes interrogées que des considérations de « style de vie » de telle ou telle génération. Selon ce sondage, plus des deux-tiers des jeunes Iraniens étaient trop pauvres pour avoir accès à un ordinateur, et ceux ayant entre 18 et 24 ans « constituaient le bloc électoral le plus puissant en faveur d’Ahmadinejad, parmi toutes les autres catégories d’électeurs » [2]. Le seul groupe qui soutenait avec constance Mousavi était celui des étudiants d’université et des diplômés, des entrepreneurs et de la classe moyenne supérieure. Le « vote jeune », que les médias occidentaux nous encensent en nous le présentant comme « favorable aux réformistes », représentait une minorité nette, atteignant moins de 30 % des intentions de vote, mais originaires de milieux sociaux très privilégiés, très largement anglophones, bénéficiant d’une sorte de monopole dans les médias occidentaux. Leur présence envahissante dans les informations présentées en Occident a généré ce qui a pu être qualifié de « Syndrome de Téhéran-Nord », partie de la capitale où se trouve l’enclave de la classe supérieure friquée dont la plupart de ces étudiants sont les enfants. Ces bobos ont beau avoir la langue bien pendue, être tirés à quatre épingles et parler l’anglais d’Oxford, ils ont été totalement balayés, dans le secret des urnes.

De manière générale, Ahmadinejad a fait de très bons scores dans les provinces pétrolifères dotées d’industries chimiques. Cela peut être un reflet de l’opposition des travailleurs de la pétrochimie à un programme « réformiste », qui comportait des propositions de « privatisations » d’entreprises publiques. De la même manière, le président élu a eu de très bons résultats dans toutes les provinces frontalières, en raison de son insistance sur le renforcement de la sécurité nationale contre les menaces américaines et israéliennes, dans le cadre de l’escalade des attaques terroristes transfrontalières sponsorisées par les États-Unis, venant du Pakistan, et des incursions soutenus par Israël depuis le Kurdistan irakien, qui ont entraîné la mort de dizaines de citoyens iraniens. La sponsorisation et le financement massif des groupes responsables de ces attaques terroristes sont une politique officielle des États-Unis, héritée de l’administration Bush, mais que le Président Obama n’a nullement répudiée ; de fait, cette politique a connu une escalade durant les semaines ayant précédé les élections.

Ce que les commentateurs occidentaux et leurs protégés iraniens ont ignoré, c’est le puissant impact que les guerres et les occupations désastreuses des États-Unis en Irak et en Afghanistan ont eu sur l’opinion publique iranienne : la position extrêmement forte d’Ahmadinejad en matière de défense contrastait avec la posture de défense molle de la plupart des propagandistes de l’opposition, dans ces élections.

L’immense majorité des électeurs du président actuel ont probablement eu le sentiment que les intérêts de leur sécurité nationale, l’intégrité du pays et le système de sécurité sociale, en dépit de tous ses défauts et de ses excès, seraient mieux défendus et améliorés avec Ahmadinejad au pouvoir, qu’avec de jeunes technocrates des classes aisées, soutenus par l’Occident, qui placent leur style de vie égoïste boboïsé au-dessus des valeurs et de la solidarité partagées par le peuple iranien.

L’analyse démographique des électeurs met en évidence une réelle polarisation de classe, qui dresse des individus bénéficiant de hauts revenus, partisans du libre marché, capitalistes et individualistes, contre une classe laborieuse ayant de faibles revenus, fortement solidaires entre eux, partisans d’une « économie morale » dans laquelle l’usure et le profit sont strictement limités par des préceptes religieux. Les attaques ouvertes d’économistes oppositionnels contre les dépenses sociales du gouvernement, contre sa politique de crédit accessible et de très généreux subventionnement des produits alimentaires de première nécessité ne les ont pas vraiment fait apprécier par la majorité des Iraniens, qui bénéficient de ces programmes sociaux du gouvernement. L’État était considéré (par ceux-ci) comme le protecteur et le bienfaiteur des travailleurs pauvres contre le « marché », qui représentait à leurs yeux la richesse, le pouvoir, les privilèges et la corruption. Les attaques de l’opposition contre la politique étrangère « intransigeante » du régime et contre ses positions « lui aliénant » l’occident n’ont trouvé d’écho qu’auprès des seuls étudiants ultralibéraux et des affairistes de l’import-export. Aux yeux de l’immense majorité des Iraniens, la mobilisation et la menace d’escalade militaires du régime ont évité à l’Iran une attaque armée des Etats-Unis et/ou d’Israël.

L’ampleur du retard électoral de l’opposition devrait nous dire à quel point cette opposition est totalement coupée des préoccupations quotidiennes vitales de son propre peuple. Cela devrait rappeler à ses membres qu’en se rapprochant de l’opinion occidentale, ils ne font que s’éloigner d’autant de l’intérêt quotidien de ceux qui vivent moins bien que la classe moyenne et en-dehors des grilles du campus hyper-privilégié de l’Université de Téhéran pour leur sécurité, leur logement, leur boulot et les prix des produits alimentaires subventionnés qui leur rendent la vie tolérable.

La victoire électorale d’Ahmadinejad, vue sous une perspective historique comparative, ne saurait nous surprendre. Dans des contextes électoraux similaires, opposant des nationalistes-populistes à des libéraux pro-occidentaux, ce sont toujours les populistes qui l’ont emporté. Les exemples passés incluent Peron en Argentine et, plus récemment, Chavez au Venezuela, Evo Morales en Bolivie et même Lula da Silva au Brésil, qui, tous, ont fait preuve d’une capacité à s’assurer près de 60 % des voix, voire davantage encore, lors d’élections parfaitement libres et démocratiques. Les majorités d’électeurs, dans ces pays, préfèrent le bien-être social à la liberté débridée des marchés, ils préfèrent la sécurité nationale à l’alignement sur tel ou tel empire militaire.

Les conséquences de la victoire électorale d’Ahmadinejad peuvent désormais faire débat. Les États-Unis peuvent en conclure que le fait de continuer à soutenir une minorité, certes fort en voix, mais néanmoins battue à plate couture, ne présage rien de bon en matière d’obtention de concessions sur l’enrichissement d’uranium ou l’abandon, par l’Iran, de son soutien au Hezbollah et au Hamas. Une approche réaliste consisterait plutôt à ouvrir un débat extrêmement large avec l’Iran, et à reconnaître, comme l’a fait observer récemment le sénateur Kerry, que le fait d’enrichir de l’uranium ne saurait représenter une menace vitale pour qui que ce soit. Cette approche différerait du tout au tout d’avec celle des sionistes américains infiltrés dans le régime Obama, qui suivent leurs chefs, en Israël, qui poussent à une guerre préventive contre l’Iran, et recourent à l’argument ô combien spécieux selon lequel il n’y aurait pas de négociation possible avec un gouvernement « illégitime », à Téhéran, « illégitime », puisqu’il aurait « volé son élection » !..

Des événements récents indiquent que les dirigeants politiques en Europe, et même certains d’entre eux, à Washington, n’acceptent pas la version des mass médias sionistes, selon laquelle les élections en Iran auraient été « volées ». La Maison-Blanche n’a pas suspendu son offre de négociations avec le gouvernement nouvellement réélu, elle s’est plutôt focalisée sur la répression contre les protestataires oppositionnels (et non pas sur l’élection elle-même). De la même manière, les vingt-sept pays membres de l’Union européenne ont exprimé leur « sérieuse préoccupation au sujet de la violence en Iran », et ils ont appelé à ce que « les aspirations du peuple iranien soient satisfaites par des moyens pacifiques » et à ce que « la liberté d’expression soit respectée » [3]. A l’exception du président « français » Sarkozy, aucun leader européen n’a remis en cause le résultat des élections iraniennes.

Le joker, au lendemain de ces élections, c’est la réaction israélienne : Netanyahu a signalé à ses partisans sionistes aux États-Unis qu’ils devaient recourir au bobard de la « fraude électorale » afin d’exercer une pression maximale sur le régime Obama et de le contraindre à mettre un terme à tous ses projets de rencontrer le régime Ahmadinejad récemment confirmé par les suffrages populaires.

Paradoxalement, ce sont les commentateurs états-uniens (de gauche, de droite et du centre) qui ont gobé le bobard de la fraude électorale en Iran qui ont, par inadvertance, fourni à Netanyahu et à ses pantins états-uniens les arguments et les falsifications qu’ils diffusent abondamment : là où ils voient des guerres religieuses, nous voyons des luttes entre classes ; là où ils inventent une fraude électorale, nous constatons une tentative de déstabilisation impérialiste…

 James Petras

James Petras est professeur émérite de sociologie à l’université Binghamton de New York. Intellectuel emblématique de la gauche américaine, il est l’auteur de nombreux ouvrages. James Petras est membre de la conférence « anti-impérialiste » Axis for Peace organisée par le Réseau Voltaire.


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Traduction Marcel Charbonnier
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[1] Washington Post, 15 juin 2009

[2] Washington Post, 15 juin 2009

[3] Financial Times, 16 juin 2009, p. 4.



http://www.voltairenet.org/article160669.html
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 23:06


publié par roland (Dazibaouebmaster) Hier 10H42

par Lucio Manisco


La crise aux USA


Aux USA, on en est à plus de 18 millions de chômeurs, pas 14.700.000 indiqués dans les statistiques « par échantillon » du mois de juin. Naomi Klein : même si les milliers de dollars des contribuables distribués aux banquiers et spéculateurs financiers devaient rafistoler le système, un capitalisme plus dévastateur pour la planète émergerait à nouveau, pire que celui ante-crise.

 

 

Le 2 juillet u.s.  le “Bureau of Labor Statistic of the U.S. Department of Labor” a fait savoir dans un communiqué qu’au mois de juin les chômeurs représentaient 9,5% de la force de travail sur un total général de 14 millions sept cent mille qui n’inclut pas ceux du secteur agricole. Même si les données du mois de juillet ne seront divulguées que le 7 août, une augmentation est plus que probable, d’environ 600.000 unités, identique à celle enregistrée pour chaque mois de l’année courante. Toujours selon le bureau statistique du département du travail depuis décembre 2007, début officiel de la récession, et donc en 18 mois, 7 millions et 200.000 personnes ont perdu leur travail, avec une augmentation du chômage de 4,6%.


Données officielles dont c’est peu dire qu’elles sont préoccupantes, mais pas aussi alarmantes que les données réelles. Il faut rappeler qu’un pays comme les Etats-Unis où le I.R.S. (Internal Revenew Service, le système fédéral du fisc) arrive à compter même les poils de la barbe de chaque petit et moyen contribuable (spéculateurs, banquiers et grands évadés (fiscaux, NdT) s’en sortent très bien même si dans une plus petite mesure qu’en Italie), le calcul statistique du chômage élaboré par le Département du Travail est tellement approximatif par défaut qu’il sous-évalue drastiquement une réalité bien plus dramatique : il est en effet effectué sur un échantillon variable de 200 ou 300 foyers, et celui qui trouve du travail pour une seule semaine apparaît comme travailleur pour toute l’année. L’important pour compter ceux qui ont un emploi et les chômeurs est un pourcentage arbitraire, haut pour les premiers et bas pour les seconds, d’où sont ensuite tirés les totaux numériques. Le grand -si l’on peut dire- syndicat, l’AFL et le C.I.O., ne conteste plus la véracité des données officielles ; ce sont les syndicats de secteur, comme les US Steel Workers et les Auto Workers qui le font ; selon lesquels, en mai dernier, les chômeurs étaient plus de 18 millions.


Une autre donnée  non moins alarmante a été publiée le 2 août par le New York Times : dans les deux prochains mois, un million et demi de chômeurs de longue durée perdront leur allocation de chômage (1.200 dollars par mois = 850 euros) étendue récemment par le Congrès des Etats-Unis de six à vingt mois. Après quoi ils crèveront de faim, c’est-à-dire qu’ils survivront avec une « social security » inférieure à 200 dollars par semaine - à condition qu’ils soient en mesure de payer leurs cotisations-  et de charité publique.

   Il y a aujourd’hui des économistes et des hommes d’Etat de renommée mondiale et universelle comme Giulio Tremonti (ministre de l’économie et des finances italien, NdT) et Silvio Berlusconi qui proclament avec un optimisme exubérant la fin de la récession ; et puis il y a des économistes et des hommes d’Etat conservateurs de pacotille, comme Lawrence H. Summers, premier conseiller du Président Obama et Timothy F. Geithner, Ministre du Trésor USA, tous deux ardents partisans jusqu’en 2007 de la deregulation, qui parlent avec une extrême prudence de quelque labile signe de reprise, d’avoir évité qu’une grave récession ne devînt « dépression » et « crash » mais préviennent  (le 2 août sur le programme télé « Face the Nation » de CBS et sur « This week with George Stephanopoulos » de ABC) : « L’économie ne reviendra pas à la normalité pendant un bon moment. Nos problèmes ne sont pas arrivés en un mois ou un an et ils ne seront certes pas résolus en un mois ou un an… » et encore : « Nous enregistrons quelque signal de ralentissement de la récession, mais nous avons encore beaucoup de chemin à parcourir. Nous devons convaincre les américains de reprendre confiance… ».


« Reprendre confiance » veut dire relancer la consommation et l’endettement privé qui avait dépassé il y a un an la dette publique (à l’époque 13 .000 milliards de dollars) ; et les américains volés par les crédits bancaires à taux variable, « subprimes », dérivés, titres « ordures », et frappés ou menacés par la perte de leur maison, n’en veulent rien savoir et foutent en l’air leurs cartes de crédit.

C’est par contre avec une audience et un consensus croissants qu’on entend maintenant ceux qu’on dit « catastrophistes », qui repoussent le modèle d’une reprise fondée sur la consommation plus ou moins effrénée et pour le moment improbable. Naomi Klein par exemple, sur le « Guardian » du 31 juillet écrit que même si les milliards de dollars des contribuables alloués aux banquiers et spéculateurs devaient rafistoler un système capitaliste fondé sur la croissance infinie de la consommation et sur la dévastation définitive des ressources limitées de la planète, le monde partirait en vrille dans une crise pire que la présente et sans plus d’issue de secours ; et de conclure que c’est justement le modèle de madame Sarah Palin, la « pistol packing mama », qui, quelques semaines avant  l’effondrement de Wall Street, semblait destinée à devenir vice-présidente des Etats-Unis.


 Même l’alternative au ticket McCain-Palin, la présidence Barack Obama, est en train de perdre des consensus à droite et à gauche dans la république étoilée à cause de la lâcheté de ses engagements pour affronter de face l’opposition troglodytique des républicains et celle de l’aile conservatrice des démocrates. L’ « Obamisme » (NDR : avec un « b » et un « m » et pas avec deux « n ») continue à être à la mode dans certains pays européens : peut-être parce qu’on pense que l’éloquence  peut  suppléer aux faits, ou peut-être parce qu’on attribue à Barack le mérite d’avoir mis fin au cauchemar « buschevique » (avec la crise économique la plus grave de leur histoire les américains auraient élu à la présidence même Ben Laden).


Mala tempora… 
: c’est vraiment le cas de dire qu’à la fin de la lumière on n’entrevoit pas encore le début du tunnel.

 

Lucio Manisco

www.luciomanisco.com

 Reçu de l’auteur et traduit par Marie-Ange Patrizio

Source: Mondialisation.ca

 

Image ajoutée par Dazibaoueb

 




http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5309

USA : A la fin de la lumière, on ne voit pas encore le début du tunnel
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 22:40

publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 12H04

Jean-Paul SARTRELu sur Comité Valmy



Le 10 février 1977, le philosophe français Jean-Paul Sartre fustige dans le quotidien Le Monde la construction d'une Europe du capital et appelle les militants socialistes à ne pas ratifier le projet de loi en vue de l'élection du Parlement européen au suffrage universel direct.

Pas plus que d'autres, Sartre n'a été entendu par la grande majorité des "camarades socialistes" et surtout pas, par leurs dirigeants. Trente deux ans plus tard en radottant à tout propos et hors de propos : "nous sommes profondément européens" les dirigeants socialistes euro atlantistes, qui ont trahi la nation laborieuse et la République se sont par leur politique, coupés du peuple de France. Ils sont déconsidérés et portent une immense responsabilité historique. L'oligarchie financière euro-atlantiste qui a encore besoin du social-libéralisme saura faire preuve à leur égard, de tout l'acharnement thérapeutique nécessaire...

Comité Valmy

Nous vivons à l'époque des mystifications. A lire la presse, à écouter la radio, à voir s'agiter M. Giscard devant la télévision, on pourrait croire que nous sommes simplement dans une période un peu difficile, certes, mais qui ne tardera pas à s'améliorer…avec quelques sacrifices de la part des ouvriers et des paysans, bien entendu.

Tout cela n'est pas sérieux. Depuis quelques semaines, au contraire, la situation internationale et nationale se dégrade et se déstabilise sous nos yeux. Issus de la crise de 1973 et de la guerre économique ouverte par les États-Unis contre l'Europe et le Japon, de nouveaux rapports de force, une nouvelle division internationale du travail, entraînent la dégradation de l'économie, l'accroissement du chômage, la décomposition des structures politiques de l'Angleterre et de l'ensemble des pays de l'Europe méridionale. Le temps nous est désormais mesuré à tous. En France, la montée vers le pouvoir du national-travaillisme de M. Chirac montre qu'effectivement « le ventre est encore fécond d'où est sortie la bête immonde ».

Dans un tel contexte, une réflexion nouvelle s'impose à l'ensemble des forces de gauche et d'extrême gauche. Aujourd'hui, si je m'adresse à vous publiquement, militants du parti socialiste, c'est parce qu'aucun des projets essentiels de l'adversaire de classe au pouvoir ne pourra se réaliser sans l'accord, au moins tacite, de votre parti. M. Giscard le sait et le dit ouvertement. Sans votre consentement, ses projets européens et sa politique d'austérité sont à terme voués à la faillite. Les avances qu'il multiplie à la direction du P.S. suffisent à le prouver.

Je comprends, même si je ne les partage pas, les espoirs qui ont poussé tous ceux qui, écœurés ou lassés par la droite qui gouverne le pays sans interruption depuis bientôt vingt-cinq ans, ont rejoint le parti qui leur paraissait le plus efficace, le mieux apte à les accueillir et à modifier l'équilibre des forces. À ces nouveaux militants socialistes, je n'ai pas à cacher, au cas où ils l'ignoreraient, que j'ai naguère combattu de mon mieux la politique algérienne et pro-américaine de la S.F.I.O. de M. Mollet et que je demeure aujourd'hui irréductiblement hostile aux thèses « atlantiques » des principaux dirigeants du parti socialiste actuel. Toutefois, par-delà ces divergences, la montée des périls me paraît si dangereuse pour l'avenir de la liberté que je veux m'adresser à vous dans l'espérance que votre parti réfléchisse encore collectivement avant de s'engager dans le « chemin européen » où il est poussé aujourd'hui.

L'Europe que nous présentent MM. Carter, Schmidt, Giscard et Andreotti est sans rapport aucun avec l'internationalisme prolétarien, sans rapport avec l'Europe des travailleurs dont rêve depuis un siècle le mouvement ouvrier occidental. Dans l'esprit de ses promoteurs, il s'agit, au contraire, dans la dynamique actuelle des forces de classe de construire une Europe du capital, qui sera nécessairement dominée par les sociétés multinationales germano-américaines. Un examen des forces en présence montre, au contraire, que l'Assemblée européenne élue dans un tel contexte servira seulement d'instrument institutionnel à cette domination. Comme par hasard, l'affaire européenne surgit en un temps où la gauche française n'est pas le cas. Au contraire, le programme commun de gouvernement, dont on peut penser ce que l'on veut, mais dont quelques dispositions, si elles étaient vraiment appliquées, suffiraient à provoquer la fureur de la droite et à la précipiter vers une sorte de coup d'État légal. L'importance du parti socialiste au sein des forces de gauche devrait donc normalement conduire ses militants à une réflexion approfondie sur cette question vitale. Or ce n'est pas cela. Au contraire, le problème de l'Europe est pudiquement éludé, sans doute sous le prétexte qu'il oppose trop gravement les deux principaux partis de l'union de la gauche.

Un appel a récemment été lancé « pour la constitution d'un comité d'action contre l'Europe germano-américaine et l'élection d'un Parlement à son service ». Que dit cet appel ? Il dit que l'inflation, le chômage, la dégradation des monnaies, la récession, ne seront pas résolus par les plans d'austérité lancés par les gouvernements capitalistes de l'Europe du Sud, car ils résultent nécessairement du nouvel ordre international imposé à l'Europe par les États-Unis et ses alliés de la République fédérale allemande.

Cette politique d'austérité s'abattra nécessairement sur les masses, non sur les privilégiés. Elle ne s'appliquera ni dans la facilité, ni dans la joie. Les salariés auront évidemment tendance à les refuser. Il faudra alors la leur imposer en utilisant contre eux les pouvoirs de l'État. C'est ainsi que les dirigeants de la droite comptant se sortir de la crise en modifiant la légalité. C'est pourquoi des États fort d'un type nouveau se profilent aujourd'hui à l'horizon de la crise.

L'Europe devient une nouvelle Amérique latine. Tandis que l'Allemagne de l'Ouest est devenue la première puissance économique militaire et politique de l'Europe, les bourgeoisies de l'Europe du Sud se débattent, ou sombrent, dans des difficultés inextricables. Il est probable qu'elles préféreront se soumettre sans conditions au « leadership » germano-américain plutôt que de passer la main à ce qu'elles appellent les coalitions socialo-marxistes. Ceux qui pensent sincèrement que, dans un pareil contexte, ils bâtiront une Europe indépendante feraient bien de se méfier et de réfléchir. Le temps est loin où le général de Gaulle s'opposait à l'hégémonie américaine. L'élection d'un Parlement européen au suffrage universel, préparée en commun en France par MM. Giscard et Chirac, n'est qu'une abdication de fait devant la stratégie et la pression américaines : abdication qui conduit directement à un proconsulat allemand sur l'Europe.

Militants socialistes, allez-vous ratifier un tel projet en votant avec Giscard et avec le R.P.R. ? Les événements politiques qui surviennent en France en ce moment même s'éclairent singulièrement à la lumière de l'analyse précédente. La société libérale avancée touche à son terme.

Elle peut déboucher à tout moment sur l'avènement d'hommes et de forces qui ne feraient pas grand cas des libertés ni même de la légalité. Un beau matin, comme en R.F.A., la chasse aux « collectivistes » pourrait bien s'ouvrir.

Il est parfaitement illusoire de compter sur la dynamique des luttes en Europe pour infléchir le cours des choses. Les appuis manquent sur le plan européen, même au niveau des partis socialistes. Il est évident, en particulier, que la social-démocratie allemande est depuis sa reconstitution en 1945 un des instruments privilégiés de l'impérialisme américain en Europe. Elle a, d'abord, puissamment contribué à la reconstitution du capitalisme en Allemagne de l'Ouest en orientant la classe ouvrière vers la collaboration avec les anciens maîtres nazis du grand capital et de la banque allemands. Elle a ouvert ensuite elle-même la chasse aux « sorcières de gauche » qui s'amplifie aujourd'hui en R.F.A. Plus de cinq cent mille enquêtes y sont aujourd'hui ouvertes dans le cadre des lois scélérates sur les « Berufsverbote » et la police de la République fédérale y pratique l'assassinat et la torture légale de certains adversaires de l'ordre capitaliste. Le chancelier « socialiste » Schmidt a enfin lancé le réarmement de son pays. En violation directe des traités, il s'engage même aujourd'hui dans la fabrication de bombes atomiques au Brésil et en Afrique du Sud. Il rejette brutalement tout projet sérieux d'aide au tiers-monde. Il pousse l'arrogance jusqu'à intervenir publiquement dans les affaires intérieures du Portugal et de l'Italie, car il dispose de la force et des appuis nécessaires. La ligne de son gouvernement prolonge et précède en effet naturellement la nouvelle stratégie définie par la Commission trilatérale aux États-Unis.

Certes, la décision de votre parti sur l'Europe est tout entière entre vos mains. Mais je veux conclure cette lettre sur l'idée que la façon même dont les partisans de l'Europe capitaliste s'efforcent d'obtenir la ratification d'un projet qui engage tout un peuple dans une voie irréversible est suspecte et devrait provoquer son rejet par tout partisan de la démocratie dans ce pays.

M. Giscard, en effet, manœuvre et s'efforce d'escamoter le débat. Il intrigue dans les coulisses. Il multiplie les pressions et les concessions de pure forme. Il se vante même publiquement de disposer par avance de l'accord de votre parti pour ratifier son projet. L'honnêteté, le courage, l'honneur, auraient voulu qu'il ouvre un large débat devant le pays et que celui-ci soit directement consulté. Ce n'est pas le cas. Mes amis du Comité d'action et moi-même avons fait depuis quelques semaines l'expérience de la volonté d'étouffer et d'escamoter le débat sur l'Europe, pratiquée par l'immense majorité de la presse, par la radio et par la télévision. En m'adressant à vous directement, j'ai encore l'espoir que vous l'engagerez avec nous, à la fois dans votre parti et devant l'opinion publique tout entière.

Si la gauche doit diriger un jour ce pays, elle se doit, à l'inverse de la droite, de regarder la vérité en face. On ne peut espérer séparer aujourd'hui la politique intérieure des problèmes internationaux ni transformer la société en France sans combattre l'hégémonie germano-américaine sur l'Europe occidentale.


JEAN-PAUL SARTRE

 


Source: Comité Valmy

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5293

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 10:40


                                                                       


Et si tout ce que vous avez appris

à propos du $IDA était ...

tout simplement, faux?

 

 


Découvrez ce que les officiels du SIDA et les médias veulent vous cacher...


Le SIDA apparaîtra un jour comme la page la plus noire de l'histoire de la médecine.


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Le site 
http://www.sidasante.com donne des explications claires pour comprendre que le "sida" est un concept sans aucune base scientifique réelle. Le "sida" est un ensemble de maladies réliées entre elles via une cause unique de façon complètement artificielle. Le VIH n'a jamais été isolé, les tests de séropositivé n'ont aucune valeur, les morts attribuées au SIDA ont essentiellement des causes iatrogènes (ie. causées par les traitements) dans les pays riches, ou de niveau de vie dans les pays pauvres, et les statistiques apocalyptiques sur le SIDA en Afrique sont totalement fausses.

 

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Chacune des maladies qui sont reliées artificiellement à ce syndrome a une cause et une solution qui peuvent se comprendre et se soigner en dehors de toute psychose collective et surtout en dehors de toute origine prétendument virale de la maladie.


La liberté de choix thérapeutique est un droit humain fondamental. Imposer un diagnostic mortel et des traitements parmi les plus toxiques de l'histoire sur la seule base d'hypothèses sans preuve est intolérable. C'est une violation inadmissible des droits de l'homme.

 


Marc Griffiths


Nota Bene: Mark Griffiths, l'auteur du site http://www.sidasante.com, est décédé (pas du sida!) en octobre 2004.



Le forum de la dissidence française du sida:


http://www.sidasante.com/forum



Une synthèse sur le sida sur onnouscachetout:


http://www.onnouscachetout.com/synthese-sida



Remarque
: Cette œuvre est le fruit de plus de quatorze années de recherche, d'accumulation de documents exceptionnels et du travail de nombreux bénévoles.

* * *

Pour mieux comprendre l'enjeu, il est bien connu qu'"une image vaut mille mots"; en voici une (un simple graphique) "sans traduction ni commentaires":

 

Source: http://www.sidasante.com


* * *

Texte du Docteur  Tal Schaller:

"Mark Griffiths nous a quitté. Il a  œuvré pendant des années pour que tous sachent que le sida est une gigantesque escroquerie qui permet à l'industrie pharmaceutique de gagner des sommes faramineuses en persuadant des milliers et des milliers de personnes qu'elles sont attaquées par un virus dont l'existence même n'a jamais pu être prouvée scientifiquement.


Mark a fait partie pendant près de vingt ans de ceux que l'on appelle les "survivants du sida". Le site qu'il a créé http://www.sidasante.com contient des informations d'une importance capitale pour tous ceux qui veulent sortir d'un rôle de victime impuissante qui croit que seuls des médicaments chimiques peuvent l'aider à survivre. Il présente les recherches des "scientifiques dissidents" qui ont eu le courage de sortir des dogmes de la "pensée unique" fabriquée par les marchands de médicaments et de tests pour se poser des questions essentielles. Sa lecture est d'un immense intérêt. J'ai raconté l'histoire de Mark ainsi que celle d'autre survivants dans le livre "Artisans de leur miracle" - 17 guérisons holistiques, aux éditions "Vivez Soleil" (http://www.editionsvivezsoleil.com).

Puisse son courage pendant tant d'années nous inspirer tous à sortir du gigantesque piège du "tout chimique", qui mène tout droit au plus grand génocide de l'histoire, celui de l'humanité toute entière, bernée par des multinationales sans scrupules et des dirigeants à leur solde.

Sachant qu'une surface de forêts tropicales équivalente à la ville de New-York disparaît chaque jour et que 22 millions de produits chimiques sont utilisés sur notre terre, dont seulement 300.000 ont été sérieusement testés, sachant que des millions de personnes servent de cobayes à une industrie pharmaceutique totalement dévoyée, ne devrions-,nous pas, comme Mark l'a fait, nous poser quelques questions fondamentales?"

Docteur Christian Tal Schaller - Site:
http://www.santeglobale.info
.


Pour soigner le sida autrement,
et naturellement
voir aussi:


La cure de l'HIV et du SIDA
Dr Clark
 

http://artdevivresain.over-blog.com/article-34470215.html  
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http://r-sistons.over-blog.com/article-34479527.html



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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 23:33
Mercredi 29 juillet 2009

La Poste : vannes ouvertes au privé

Ceci est un article paru dans "L'huma" sur la situation générale de la Poste. Nous verrons sous peu la situation en Corse [u cursinu rossu]
                                                       


Le Conseil des ministres examine le projet de loi transformant l’entreprise publique en société anonyme. Quatre syndicats annoncent une journée de grève pour septembre. Top départ, aujourd’hui, pour le changement de statut de la Poste. C’est ce matin que le Conseil des ministres examine le projet de loi « relatif à l’entreprise publique La Poste et aux activités postales », qui sera déposé au Parlement à la rentrée pour être discuté à l’automne. Un texte qui malgré sa brièveté - onze pages - engage un tournant dans l’histoire de la Poste, tant pour ses personnels que pour ses usagers. Un texte à double détente, puisque d’une part il prévoit la transformation de la Poste, exploitant public, en société anonyme au 1er janvier 2010, et d’autre part, organise la transposition en droit français de la directive européenne postale de février 2008, qui libéralise totalement le marché du courrier au 1er janvier 2011.

Le gouvernement essayant de faire croire que l’ouverture à la concurrence rend obligatoire le changement de statut de la Poste, pour lui permettre de se battre à armes égales avec les opérateurs privés qui vont arriver sur le marché. Un faux rempart contre la privatisation Depuis l’annonce du changement de statut il y a un an, la ligne du gouvernement est restée constante : rassurer personnels et usagers, tenter de les persuader que l’avenir de la Poste n’est pas celui de sa « cousine » France Télécom, avec les dégâts bien connus sur les conditions de travail, le service rendu, les prix. Tenter de convaincre, donc, qu’il ne s’agit en aucun cas d’une privatisation. « À aucun moment nous ne laisserons place à l’intérieur du capital à quelque acteur privé que ce soit », martelait ainsi le ministre de l’Industrie Luc Chatel, le 16 juin dernier lors de la présentation du projet de loi. Pour le ministre - depuis remplacé par Christian Estrosi -, le texte interdit toute privatisation puisqu’il stipule que le capital de la société anonyme La Poste « est détenu par l’Etat ou d’autres personnes morale appartenant au secteur public », sauf la partie détenue par le personnel (actionnariat salarié). Le hic, c’est que l’expression « secteur public » désigne les entreprises ayant plus de 51% de leur capital détenu par l’Etat, autrement dit jusqu’à 49% de capitaux privés.

Le plan du gouvernement est de faire entrer dans un premier temps la Caisse des dépôts, organisme 100% public, au capital de la Poste aux côtés de l’Etat, pour un apport total supplémentaire de 2,7 milliards d’euros à l’entreprise. Mais par la suite, sous prétexte de besoins de financement de la Poste face à la concurrence, de nouvelles augmentations de capital ou la cession des parts de la Caisse des dépôts pourront à tout moment amener l’intervention de sociétés aux capitaux en partie privés. Sans compter qu’il suffira d’une nouvelle loi pour modifier à la baisse le caractère « public » du capital de La Poste. C’est l’histoire de France Télécom. Une menace sur le service public Toujours pour rassurer, le texte rappelle pour la forme que La Poste SA continuera de remplir ses quatre missions de service public (aménagement du territoire, transport et distribution de la presse, accessibilité bancaire et service universel postal), mais sans en préciser les modalités. Il stipule qu’après l’ouverture totale à la concurrence, c’est La Poste qui restera pendant quinze ans prestataire du service universel postal, que le Code des postes définit très modestement comme la levée et la distribution du courrier tous les jours ouvrables, pour tous les usagers, à un prix « abordable ».

La Poste finance actuellement cette mission grâce à son reste de monopole sur les plis de moins de 50 grammes. Comme le 1er janvier 2011 marquera la fin de tout monopole, le financement du service universel sera assuré par un « fonds de compensation » auquel contribueront les opérateurs privés, « au prorata de leur chiffre d’affaires réalisé » sur les envois de moins de 2 kg, sans que la hauteur de cette participation ne soit précisée. Enfin, le gouvernement répète à l’envi que le statut des 151 000 postiers fonctionnaires sera « préservé ». Mais, selon le projet de loi, ils seront « rattachés à la société La Poste et placés sous l’autorité de son président qui dispose des pouvoirs de nomination et de gestion à leur égard ». Ce qui les sort clairement du giron et des règles de la fonction publique, tout comme l’ont été, après 1997, les agents de France Télécom, qui ont perdu la plupart de leurs garanties, sauf la sécurité de l’emploi.

Pour les syndicats, il s’agit bel et bien du lancement de la privatisation. Sur fond de multiplication des conflits locaux liés aux réorganisations et aux suppressions d’emplois, tant chez les facteurs que dans les centres de tri et les bureaux de poste, la CGT, SUD, FO et la CFTC annoncent déjà une journée d’action nationale « de grève et de manifestations » pour septembre. En parallèle, le Comité national contre la privatisation de La Poste, qui réunit ces syndicats plus 80 associations et partis de gauche, organisera le 3 octobre une consultation nationale pour permettre aux usagers de dire « non » au changement de statut. Fanny Doumayrou (l’Huma)

http://pcfcapcorse.over-blog.com/article-34362352.html

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 23:27

            « J’irais chercher le pouvoir d’achat avec les dents »  (N.Sarkozy)


 Taxe carbone: une fumisterie tuyautée par le Medef !  

    
Eureka ! Les chercheurs du Medef et du gouvernement ont trouvé ! Pour diminuer la pollution au carbone, il faut baisser les salaires et la protection sociale ! Et ils sont rejoints par un autre spécialiste : Michel Rocard, juste nommé par Sarkozy président de la « conférence d'experts ( !) sur la contribution climat-énergie ». A son tour, il a estimé sur RMC ce 27 juillet que la Taxe-Carbone envisagée serait compensée par un « allègement de charges sociales patronales pour les entreprises ». Pas besoin d’être savant mathématicien pour comprendre le résultat net de ces trois opérations : « + 5 – 5 + 6,3 = 6,3 » : le patronat, les profits des capitalistes, vont gagner 6,3 milliards d’euros par an. « + 5 – 6,3 = - 1,3 » : le budget de l’Etat, les dépenses publiques et sociales, vont perdre 1,3 milliard d’euros par an. « - 5 = - 5 » : la Sécurité sociale, les retraites, la santé, l’hôpital, vont encore se trouver amputés de 5 milliards d’euros par an de leur financement solidaire par la cotisation sociale. Pas besoin non plus d’être physicien pour comprendre les conséquences sur la pollution : aucune. Les entreprises les plus « polluantes », notamment les industries, seront davantage pénalisées par la Taxe carbone mais plus avantagée par la suppression de la taxe professionnelles pesant sur leur équipement. (Nous ne rentrons pas dans le débat ici sur la nécessité prioritaire de défendre les filières industrielles nationales).

Enfin pas besoin d’être savant logicien pour traduire simplement le raisonnement des experts à la solde du patronat et du gouvernement : puisque ce seront les assurés sociaux, les salariés, les retraités qui seront pénalisés, il faut croire que c’est parce que c’est eux qui sont responsables de la pollution ! Et puis quoi encore ? Un nouvel impôt sur les ménages à hauteur de 4 milliards d’euros par an!

Dans le même temps, l’autre partie de la taxe carbone pèsera comme sur les ménages, d’abord sur les salariés et les retraités aux revenus les plus modestes mais bien obligés de se chauffer et souvent de se déplacer pour aller travailler. On évoque 15% d’augmentation du prix du gaz, ou 8 centimes d’euro de plus par litre d’essence. Les « compensations » annoncées, de façon vaseuse par Rocard et cie, seront impossibles à fixer et très incomplètes. Syndicats, consommateurs commencent à réagir avec force sur cet aspect. Sur l’ensemble de la question, nous pouvons mettre en échec le gouvernement et sa taxe carbone. Refusons tout prélèvement sur les ménages ! Refusons toute exonération de cotisations sociales patronales ! Refusons de tomber dans le piège hypocrite et cynique qui vise à mettre en avant les questions de protection de l’environnement pour justifier une politique antisociale ! Elles méritent une autre réflexion et d’autres mesures. La pollution, ce n’est pas notre protection sociale ! C’est leurs profits !

Ci-dessous, une intervention de Jean-Claude DANGLOT,
sénateur communiste du Pas-de-Calais:


Les plus anciens d’entre nous se souviennent certainement du dicton populaire qui avait cours pendant la « quatrième république » lorsque les gouvernements alternaient et ne tenaient que quelques mois, voire quelques semaines : « Un ministre socialiste arrive c’est donc une nouvelle taxe qui va nous tomber dessus ! » Certes l’histoire ne repasse pas les mêmes plats, dit-on, mais force est de constater que nous vivons, à gauche, une période bien étrange sur le plan des repères…

En effet, Michel Rocard, mandaté par Sarkozy, vient de confirmer, au nom d’un prétendu consensus de personnalités qualifiées s’arrogeant une fois encore le droit de dire ce qui serait bon pour notre pays, que la taxe carbone serait mise en œuvre dès 2010. Cette taxe aurait notamment pour objet de compenser l’allégement de la taxe professionnelle, contre l’avis des associations d’élus. Une fois encore, les principaux contribuables qui paieront la nouvelle taxe carbone seront les ménages puisque celle-ci sera incluse dans le prix des carburants et sur les factures de chauffage. 8 centimes de plus sur le litre de super sans plomb et quelques autres de plus pour le fuel domestique ou le chauffage au gaz, voilà le prix qu’il conviendra de payer, et jusqu’à 300 euros par an ! Venant peu de temps après l’annonce de la hausse des charges locatives liée au financement des économies d’énergie, voici clairement des mesures qui vont continuer à diminuer le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles. Les ménages paient déjà un lourd tribut en matière de taxes et il n’est pas inutile de rappeler que c’est la TVA qui grève le plus les budgets populaires. De fait, les salariés les plus modestes, ceux dont les revenus sont trop faibles, bien souvent, pour pouvoir habiter près de leur lieu de travail, seront les premières victimes de cette contribution habilement baptisée « climat énergie ».
 La cause de la défense de l’environnement doit elle passer par une nouvelle mise en cause de l’égalité devant l’impôt ? S’il faut agir pour l’environnement, ce qui est indispensable, pourquoi ne pas réserver l’allégement de la taxe professionnelle aux seuls investissements éco responsables ? Pourquoi ne pas consacrer une partie des 25 milliards d’euros de la taxe sur les produits pétroliers au financement de la protection de l’environnement, à l’amélioration des performances énergétiques des immeubles et logements ? On peut d’ailleurs se demander comment les 8 milliards d’euros de la taxe carbone pourraient, par miracle, faire demain ce à quoi les 50 milliards d’euros de l’actuelle fiscalité environnementale n’ont pas encore permis de faire ? Je suis intervenu à plusieurs reprises lors du débat sur le « Grenelle de l’environnement » pour défendre ces propositions mais il paraît indécent pour le gouvernement et sa majorité de parler des moyens financiers et de justice sociale lorsque s’agit surtout d’évoquer de manière abstraite les enjeux environnementaux.

Les Sénateurs du groupe CRC SPG,  sont clairement opposés à l’instauration d’une nouvelle taxe venant ponctionner un peu plus le pouvoir d’achat des salariés, des retraités et des familles populaires. Nous réaffirmons notre opposition résolue à la mise en place de la taxe carbone version Sarkozy, Juppé et Rocard."


Par Jean-Claude Danglot Par PCF -

Section Paris 15ème

http://pcfcapcorse.over-blog.com/article-34326149.html

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 16:00
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 12H11

RafaleSarkozy engage militairement la France aux côtés des émirats

De Démocratie & Socialisme



Sarkozy a installé en douce pendant la campagne électorale européenne une base militaire à 220 Kms des côtes iraniennes dans un pays totalitaire, raciste, sexiste auquel il lie le sort de la France. Choix honteux et risque grave.


Bling-bling n’est pas seulement un danger pour tout ce qu’il y a de social dans notre République française, il est un danger pour la République tout court. À peine avaitil nommé en 2007, le transfuge Bernard Kouchner, comme ministre des affaires étrangères, celui-ci avait annoncé qu’il « fallait se préparer à la guerre contre l’Iran ». C’était clair. Foutu criminel potentiel ! Ils rêvaient alors, eux qui avaient la nostalgie d’avoir « raté » l’Irak, d’accompagner Bush dans une nouvelle croisade d’ingérence contre les « armes de destruction massive ».

Depuis janvier 2009, Barak Obama propose une autre approche au Moyen-Orient, mais il n’y a pas que le gouvernement israélien qui fait tout pour s’y opposer, il y a aussi le très guerrier et incontrôlable Sarkozy.

Le lobbying pour faire échouer toute négociation avec l’Iran tourne à plein régime à Tel-Aviv comme à Paris. Et le voyage à Abu Dhabi pour essayer d’y vendre 60 Rafales, d’y installer 500 militaires français à demeure, d’y construire une centrale nucléaire, d’y créer pour la première fois depuis 60 ans une base militaire française, une base navale avec un quai de 300 mètres, de type impérialiste dans une région où règnent les plus fortes tensions au monde, ce n’est pas une petite affaire.

Car Sarkozy va jusqu’à déclarer aux Emirats arabes unis, (6 millions d’habitants, 1/5e des réserves d’hydrocarbures, proche du détroit d’Ormuz, où passent 40% du pétrole du monde), que « la France, dans le long terme est aux côtés de ses amis : s’il devait leur arriver quoi que ce soit, nous serions à leurs côtés » !

Pareil engagement vis-à-vis d’un pays au centre de l’œil du cyclone est à peine pensable – sauf par un fauteur de guerre délibéré. Sarkozy qui a déjà envoyé 1000 jeunes hommes de plus se faire tuer en Afghanistan, engage, en plus, la France dans un accord de défense, « un partenariat de sécurité », contre l’Iran si « la souveraineté, l’intégrité territoriale, et l’indépendance des Emirats arabes unis sont affectés ». Rien que cela ! « Si l’Iran vous attaquait, nous serions attaqués aussi ». « Ça flatte son ego » persifle le Canard Enchaîné, mais ce n’est pas drôle car cela peut éventuellement nous entraîner vers le gouffre ! Claude Angeli fait parler des officiers et experts militaires qui discernent un « comportement à risque ».

Tout cela pour vendre les avions Dassault ? Une note du Ministère de la défense (Hervé Morin) précise que cela n’a pas vocation « à être ratifié par la voie parlementaire » même pas à faire l’objet d’un débat.

Ainsi sans contrôle démocratique, la « main invisible » non pas du marché, mais de Sarkozy nous enferme dans un possible et terrible piège. Le Monde (éditorial du 28 mai) souligne que la France va se trouver au centre « des plaques tectoniques qui font trembler la région » : retrait annoncé des Etats-unis d’Irak, renforcement de l’engagement de l’OTAN en Afghanistan, volonté de l’Iran de devenir une puissance nucléaire, enfin risque de déstabilisation du Pakistan, autre puissance nucléaire, (ainsi qu’Israël - NDR) sans oublier le conflit israélo-palestinien. Le risque pris par la France est à la hauteur de ces menaces » conclut Le Monde qui ne trouve qu’une chose à regretter, c’est que cette démarche n’entraîne pas toute l’Europe…

Les EAU sont barbares et moyen-âgeux

Les Nations unies réclament d’eux :
- 1) d’aller vers l’élimination des discriminations raciales et vers la liberté des religions et des croyances ;
- 2) d’adopter des mesures permettant la création d’associations de syndicats et de partis politiques ;
- 3) d’abolir la peine de mort (toujours en vigueur) ;
- 4) de rompre avec le refus de signer les conventions pour les droits des femmes ;
- 5) de cesser de refuser toute tolérance à l’égard de l’homosexualité ;
- 6) de cesser de refuser le droit de grève et d’action collective des salariés ;
- 7) de cesser de refuser d’étendre les règles du travail aux domestiques étrangers (esclavage forcé) ;
- 8) de cesser de refuser une législation sur le mariage et le divorce.

Les EAU sont accusés de discrimination raciale systématique contre leur population immigrée (90% de leur population travailleuse). Voilà le pays totalitaire, raciste, sexiste, auquel Sarkozy nous lie à la vie, à la guerre !


Source: Démocratie & Socialisme

Photo ajoutée par Dazibaoueb


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5182

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 05:16


Une analyse intelligente:
le crime occidental
à l'encontre des Israéliens
ET des Palestiniens


Suite au commentaire reçu d'Anne :



Juste pour signaler l'autre livre clé de V Forrester : "Le crime occidental" qui montre la complicité des pays occidentaux alliés dans l'holocauste et dans la genése du conflit entre juifs et palestinniens, une autre clé pour comprendre l'histoire contemporaine.
Anne W.




CRIME OCCIDENTAL

de VIVIANE FORRESTER

mercredi 25 mars 2009 par la rédaction de Montray Kreyol

Et si les Israéliens et les Palestiniens n’étaient pas victimes les uns des autres, mais tous deux ensemble de l’histoire européenne, de ses crimes antisémites ?


L’auteur, documents à l’appui, démontre comment les puissances occidentales (Europe et Etats-Unis) refusèrent d’accueillir sur leur sol des juifs tentant de fuir la folie hitlérienne, et comment, au sortir de la guerre, plutôt que de « se repentir » auprès d’un peuple sciemment martyrisé, elles préférèrent se débarrasser des survivants en facilitant leur regroupement sur une terre extérieure, alors occupée par des autochtones arabes considérés comme quantité négligeable, voire inexistants.


Ce malentendu originel empêcherait toute résolution définitive des antagonismes. Les puissances occidentales continuent de proposer leurs bons offices en tant qu’arbitres alors qu’elles sont directement responsables de la tragédie proche-orientale.

source : Benjamin Joyeux. LE MONDE DIPLOMATIQUE | décembre 2004| Page 34

Le Crime occidental.

de VIVIANE FORRESTER

Aux Editions Fayard,

Paris, 2004, 244 pages, 17 euros.

 .

 








http://www.montraykreyol.org/spip.php?article2239





Le crime occidental

Viviane Forrester, Editions Fayard, 2004

vendredi 25 février 2005, par Alice Granger


Le style de Viviane Forrester est très accusatoire. Documents à l’appui, il est évident qu’il y a eu, de la part des démocraties occidentales, une fraternité sourde avec les oppresseurs, une façon de laisser carte blanche aux nazis pour les Juifs encombrants. Aucune puissance occidentale, lorsque les Juifs commençaient à être persécutés par le régime nazi, des années avant le déclenchement de la guerre, n’accepta de revoir à la hausse ses quotas d’immigration si bas. Pas même les Etats-Unis ! En 1938, le ministre des Affaires Etrangères dit à son homologue allemand que les Français ne désiraient plus accueillir des Juifs venant d’Allemagne, alors l’Allemagne pourrait-elle prendre des mesures quelconques pour les empêcher de venir en France…

Des Juifs indésirables partout ! Instinct antisémite à fleur de peau !

Tandis que, à la même époque, il y avait encore aux Etats-Unis la Ségrégation des Noirs, et en Europe le colonialisme avait encore de beaux jours ! Le dogme du mépris à l’égard d’une sous-humanité dominait encore ! L’antisémitisme se mêlait à ce mépris à l’égard de ceux qui étaient vus comme une sous-humanité !

A la fin de la guerre, les frontières ne s’ouvrirent pas plus ! Pourtant, puisqu’ils étaient si nombreux à être morts, le monde n’était plus aussi…saturé de Juifs ! Mais les survivants ne purent pas, la plupart du temps, retrouver la place qui leur revenait de droit dans le pays qui était le leur, là où ils s’étaient intégrés depuis des siècles !

En puissance, ils restaient indésirables, par-delà les atrocités ! Le projet de création d’un territoire juif, Etat souverain, était donc très logique, pour accueillir ceux dont aucun pays ne voulait, surtout les pauvres.

L’antisémitisme en puissance dans les démocraties occidentales ne fut pas contredit par l’ouverture massive des frontières par ces démocraties, qui ont maintenu leurs quotas très bas.

Viviane Forrester insiste sur le fait que Palestiniens et Israéliens sont étrangers à leur Histoire actuelle, victimes ensembles d’une Histoire soi-disant révolue, restée en suspens, une Histoire européenne dont ils ne furent ni les uns ni les autres les bourreaux ni les coupables. Des puissances occidentales, encore ancrées dans le colonialisme, prirent en 1948 à des Arabes, considérés par ce colonialisme comme une sous-humanité, des terres pour les donner à cette autre sous-humanité, ces Juifs indésirables, pauvres rescapés des camps nazis et des persécutions, population issue de l’Occident dominateur. En Occident, on pourrait alors repousser le sentiment de culpabilité naissant de toujours trouver indésirables ces pauvres Juifs par-delà leur terrible malheur, culpabilité non seulement de n’avoir rien fait mais aussi de ne toujours rien faire, on pourrait refouler encore plus loin l’antisémitisme, ne jamais analyser son pourquoi intime ! On les aurait, ces indésirables, mis à l’abri sur des terres pris à d’autres, mais quelle importance, ces autres étaient vus par le colonialisme comme des inférieurs, de toute manière déjà sous tutelle, d’abord l’empire ottoman puis le mandat britannique ! Et ces Britanniques ont d’autant mieux été d’accord pour donner la Palestine aux Juifs que, la même année, ils avaient renoncé à l’Empire des Indes et la Palestine n’avait donc plus de rôle stratégique sur cette route vers les Indes.

Les démocraties occidentales n’auraient plus besoin de culpabiliser, oui elles n’avaient pas voulu ouvrir leurs frontières à ces malheureux, oui, elles avaient continué à les trouver indésirables sur leur sol, mais, n’est-ce pas, elles avaient fait mieux, elles leur avaient trouvé une terre, un abri, un Etat, et la population arabe éjectée, quelle importance ? Une population palestinienne mise dehors par une décision occidentale, pas par la population israélienne, pas par un acte de conquête.

Herzl, Juif viennois fondateur officiel du sionisme, souhaitait une émigration qui aurait pour effet d’apporter une bouffée d’air aux classes moyennes des pays antisémites, qu’il acceptait de considérer comme asphyxiées par la présence de leurs compatriotes juifs…Il voulait sauver la masse, mais ne voulait pas pour lui l’exil, il se sentait être un leader en phase avec les grands de ce monde, allant pour cette raison au-devant des désirs antisémites…Les Sionistes déjà installés en Palestine avaient eux-mêmes du mépris pour ces pauvres rescapés des camps arrivant en Palestine.

Antisémitisme occidental jamais analysé ! En quelque sorte, la création du nouvel Etat, en Palestine, était symptomatique de cette non analyse occidentale de son antisémitisme ! Presque un geste antisémite totalement dénié, mettre à l’abri sur une autre terre ceux que nous ne voulons pas chez nous, comme cela plus jamais n’apparaîtra que nous ne les voulons pas chez nous, ceci sera refoulé, de même que chez nous alors la moindre parole antisémite sera censurée tout de suite car, n’est-ce pas, antisémites nous ne le sommes pas ! Refoulement total de notre antisémitisme d’Occidentaux, nous ne l’avons jamais été ! Nous avons totalement oublié que, face à ces autres que nous voyions comme différents, nous avons pu être aussi intolérants et haineux ! Ceux qui, encore, se manifesteraient antisémites, ne seraient qu’un accident vite censuré ! Refoulement total ! Bonne conscience !

Viviane Forrester elle-même, au style si accusatoire, et qui étudie si rigoureusement les documents, l’analyse-t-elle, essaie-t-elle elle-même de comprendre ce qui se passe dans le fait de trouver ces…autres indésirables sur notre sol ? Essaie-t-elle d’entendre de quoi il s’agit quand quelqu’un croit que c’est son sol, son pays, et que ce n’est pas celui de cet autre, même s’il est là depuis des siècles, même si la Révolution Française le reconnaît comme citoyen à part entière ? Qu’est-ce qui, chez ces autres, était vécu comme si différent, et si dangereux ? Ceci, Viviane Forrester non plus ne l’analyse pas ! Nous aurions aimé que sous sa plume le refoulé fasse retour !

Elle se contente de dire qu’il existait un peu partout en Europe, mais ne le montre jamais en acte ! Ce que disaient les antisémites, ce qu’ils disaient de ces autres spéciaux, ne s’entend pas, comme si le fait de son refoulement était acquis ! Elle parle des démocraties occidentales, des puissances occidentales, de l’Occident, elle ne parle pas des Occidentaux en particuliers, de tel et tel Occidental qui s’est senti "asphyxié", et pourquoi donc ?, par la présence juive. On aurait aimé qu’elle aborde aussi ce genre de documents, dans lequel par exemple un écrivain antisémite dit des choses…Juste pour essayer d’entendre le pourquoi ? Mais Viviane Forrester reste à un niveau général. L’Occident, le crime de l’Occident. Refoulement de l’acte et de la parole antisémite ! Et, désormais, continuer à le censurer dès qu’il se pointe ! Alors que l’antisémite, lui, il sent vraiment la présence autre, il sent vraiment à quel point cet autre est là, avec ses qualités à lui, de sa manière horrible et haineuse il reconnaît pourtant cet autre, même à vouloir aussitôt sa disparition ! L’antisémite dit quelque chose, dit peut-être une autre présence au monde qu’auraient les Juifs du fait de leur déracinement, cela l’inquiète, il voudrait tuer cet autre qui, peut-être, lui semble plus batailleur, plus pragmatique, plus débrouillard, il voudrait aussi accentuer ses faiblesses pour se persuader qu’il n’est pas plus fort que lui. Paradoxalement, et sous une forme haineuse, l’antisémite reconnaîtrait peut-être mieux que tout le monde la spécificité juive, et voudrait l’anéantir comme par jalousie intense. Quelque chose se passe, en tout cas, dans le fait antisémite. Il y a un relief incroyable de l’autre radical, l’autre dit juif, que ressent l’antisémite, qui veut aussitôt détruire ce relief qui risque de lui en enlever à lui.

Alors, refouler radicalement la parole antisémite, ou bien aller dans son sillage, mais sans chercher à occulter par la haine radicale ce que cette parole reconnaît de qualités à cet autre, accepter d’analyser son propre dérangement, et peut-être, prendre de la graine, accepter de se déraciner soi-même, de se remettre en question, au contraire de se replier ? Peut-être en arriver soi-même à se déraciner et rejoindre ainsi la spécificité juive, se mettre soi-même en exil du cocon douillet, du repli, s’en trouver la capacité, admettre d’être radicalement mis en question par l’autre ?

Céline s’était lui-même mis dans une situation de risque extrême en mettant en écriture son antisémitisme ! Lui, cet autre radical, il l’a senti d’une manière exacerbée, et la haine s’est déchaînée ! Mais il y a dans le texte de Céline, au sein même de son antisémitisme atroce, presque un début de reconnaissance de l’autre radical, même d’une manière négative. Céline avoue presque son sentiment d’infériorité à lui…Le danger extrême qu’il sent, lui, dans son abri, danger d’être mis nez à nez avec sa propre infériorité face à des déracinés, des gens depuis deux millénaires en route donc ayant développé par cette expérience d’autres qualités que des gens ayant la sensation de n’avoir jamais quitté leur abri, il le crie ! Il crie son antisémitisme ! Il se sent en danger d’être tiré de son abri non pas par ces autres radicaux, ces déracinés sachant souvent pour cette raison bien s’intégrer par-delà les persécutions, mais tiré de son abri parce que, à cause d’eux, il ne peut plus ignorer son infériorité. L’autre le vise au visage ! Le dérange dans son cocon. L’interpelle du point de vue de l’hospitalité ! Et de sa curiosité à l’égard de l’autre.

C’est donc très curieux, ce texte de Viviane Forrester ! C’est un travail impeccable, elle a du souffle, pour défendre deux peuples en conflit prenant son origine dans la décision de création d’un Etat neuf qu’ils n’ont pas prise eux-mêmes. Elle est extraordinaire pour démontrer que, certes, le peuple juif est sur des terres autrefois aux Palestiniens, certes les Palestiniens ont été chassés de ces terres et c’est logique qu’ils luttent pour avoir eux aussi à nouveau des terres, mais ce crime-là, chasser des hommes de la terre qu’ils habitaient depuis quinze siècles, a été commis par les démocraties occidentales, et même le sionisme, à ses début, peinait à trouver des candidats au retour sur des terres bibliques en Palestine. Et ce crime-là, chasser les Palestiniens de leurs terres pour y mettre les Juifs dont on ne voulait nulle part ailleurs, venait donc dans le sillage d’un autre crime, occidental, un crime antisémite, disons-le. Le crime de déclarer sur le sol des démocraties occidentales des Juifs, la plupart du temps pauvres, non désirables ! Vous, nous n’en voulons pas ! Par conséquent, nous n’avons pas regardé de trop près ce que faisait de vous le régime nazi. Et ensuite, le régime nazi vaincu, nous n’avons toujours pas voulu de vous, mais, quand même, nous vous avons offert un abri par des terres certes pas à nous, mais quelle importance, elles étaient à des Arabes, c’étaient des terres comme celles que nous avions déjà l’habitude de coloniser…Viviane Forrester, d’une seule traite, dans ce texte qui est un seul chapitre, comme écrit d’un souffle, souffle puissant et accusatoire, dénonce le crime, le double crime, le crime occidental antisémite, et le crime, disons, colonial ayant fait chassé des Arabes de leurs terres, mais en même temps, elle ne nous présente jamais l’autre radical, on pourrait dire l’autre s’étant attiré sur lui ce crime.

Comme ministère public, elle prend la parole, c’est un très efficace réquisitoire, mais on n’entend, dans cette sorte de procès, qu’elle, et elle, et encore elle. Bien sûr, son but est de démontrer que l’Occident est un virtuose de la délégation, de la résorption de sa responsabilité, responsabilité notamment politique.

Elle a raison, la situation si conflictuelle au Proche-Orient a sa cause dans la responsabilité occidentale.

Et il faut espérer que Palestiniens et Israéliens puissent un jour se parler sans avoir besoin des grandes puissances occidentales !

Cependant, l’antisémitisme, sera-t-il un jour analysé ? Ou bien la perspective de la résolution du conflit du Proche-Orient rendra-t-il inutile d’avoir à le faire ?

Alice Granger Guitard

http://www.e-litterature.net/publier2/spip/spip.php?page=imprim&id_article=72&var_mode=calcul

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-34249728.html



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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 23:43




 
Contribution au débat sur nos Médias,

quelques vidéos sur youtube,





http://www.youtube.com/watch?v=LWuOaAPd6X0&feature=related (économistes, philosophes, artistes ... invités...)

http://www.youtube.com/watch?v=FiMaH2ECK5E&feature=related (Estrosi)

http://www.youtube.com/watch?v=VGbOIBjfwic&feature=related (Drucker)

http://www.youtube.com/watch?v=xTwms3PJrzo&feature=related (Une histoire de famille)

http://www.youtube.com/watch?v=fn25MmiKy24&feature=related (le lapsus de david Pujadas sur son ami Nicolas)

http://www.youtube.com/watch?v=Dkk_1e09Tno&feature=related (encore Pujadas)

(ici, Pujadas s'énerve !) http://www.youtube.com/watch?v=j8IESkXKYGg&feature=related

http://www.youtube.com/watch?v=_vuxneFVGcY&feature=fvw (Ségolène Royal tacle Pujadas, partialité du Journal)

 

http://www.youtube.com/watch?v=WnJhijCjX8w&feature=related (lapsus sur les Musulmans)

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 17:55

 



Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA

En remettant en question la présence militaire US à Soto Cano et en adhérant à l’ALBA, le Honduras a suscité la colère de Washington. Des militaires formés à l’École des Amériques et encadrés par des conseillers US ont renversé le président constitutionnel Manuel Zelaya et ont installé à sa place son rival de toujours au sein du parti libéral, Roberto Micheletti. Thierry Meyssan revient sur les enjeux de cette confrontation qui marque la volonté de l’administration Obama de reprendre en main l’Amérique latine.


Roberto Micheletti, président du Congrès et rival de toujours de Manuel Zelaya au sein du Parti libéral, salue les députés qui viennent de le désigner président du Honduras.

 

Nul ne pensait que la crise opposant le Honduras aux États-Unis pourrait se conclure par un coup d’État militaire. Washington semblait avoir renoncé à ces méthodes, quoi que l’administration Bush ait encore récemment soudoyé des militaires pour renverser le président constitutionnel du Venezuela (12 avril 2002) [1] et qu’elle ait envoyé les forces spéciales enlever elles-mêmes le président constitutionnel d’Haïti (29 février 2004) [2]. Mais les communicants de la Maison-Blanche avaient suffisamment mis en scène le large sourire du sémillant Barack Obama pour que l’opinion publique internationale ait cru que les États-Unis avaient changé et qu’ils avaient abandonné leur ambition impériale.



 

Les cinq États de l’ex-République fédérale d’Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) offrent un intérêt stratégique particulier puisqu’ils forment le lieu de passage entre deux continents et deux océans. Cependant, aucun de ces États ne dispose de ressources particulières. Par contre, chacun d’entre eux peut être utilisé pour contrôler la zone. Ainsi durant la révolution sandiniste au Nicaragua, Washington utilisa le Honduras comme base arrière de la contre-révolution. Sous la direction de John Negroponte, l’ambassade des États-Unis à Tegucigalpa était devenue le quartier général des « contras » nicaraguayens et de leurs escadrons de la mort. Dans cette perspective, l’évolution anti-impérialiste du Honduras, après le retour au pouvoir des Sandinistes au Nicaragua, représentant moins un problème en soi qu’un danger de « contamination ».

En quoi donc l’évolution du domino hondurien représentait-il un tel danger que Washington décide de recourir aux vieilles méthodes au risque d’anéantir tous ses efforts de communication ?

La présidence de Maduro et les élections de 2005

Comme toute l’Amérique centrale, le Honduras est en proie aux maras (gangs), dont le plus célèbre est le Mara Salvatrucha. Il s’agit de bandes d’enfants, asservis par la dépendance aux drogues et organisés selon des rites mystico-criminels [3]. Ils commettent toutes sortes de violences, parfois d’une barbarie inouïe, et dans certains cas de vrais massacres.
En 2001, le candidat nationaliste Ricardo Rodolfo Maduro Joest avait été élu pour lutter contre le crime, après que son fils de 25 ans eut été enlevé, torturé et assassiné. Les obsèques du jeune homme s’étaient muées en manifestation nationale. Dès son accession à la présidence, Ricardo Maduro avait ordonné de spectaculaires opérations anti-gangs. Il avait développé l’arsenal des policiers et avait fait sortir les militaires des casernes pour leur prêter main forte. Soutenu par la démocratie chrétienne, il avait fait adopter une loi condamnant à 5 ans de prison minimum la simple appartenance à un mara. Bien que la loi ait été copiée au Guatemala et au Salvador, elle fut ultérieurement invalidée par la Cour constitutionnelle car elle rendait des individus responsables par association de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Ces mesures firent exploser la population carcérale et se soldèrent par des mutineries sanglantes dans les prisons. En définitive, faute de traiter les causes sociales de ce phénomène de masse, ces initiatives n’enrayèrent pas la propagation du crime.
En 2005, le candidat nationaliste à sa succession, « Pepe » Lobo, considèrait que les maras ne peuvaient être éradiqués qu’au travers d’une guerre. Dans une sorte de surenchère, il proposa donc de rétablir la peine de mort par référendum avec possibilité de la prononcer collectivement contre les gangs. Cependant, une étude menée au Salvador voisin avait montré que 51,9 % de ces criminels ont entre 11 et 15 ans. Le Honduras aurait donc du tuer nombre de ses propres enfants. À l’opposé, le candidat libéral, Manuel Zelaya, proposait une approche plus raisonnable, non seulement fondée sur la répression, mais incluant de vrais tentatives d’éducation et d’insertion de ces enfants.

Le bilan du président Ricardo Maduro était également discutable au plan économique.
Ancien gouverneur de la Banque centrale et brillant homme d’affaire (concessionnaire Xerox et directeur du fonds d’investissement La Paz), Maduro a négocié avec le FMI et le Club de Paris la réduction de la dette, mais en contrepartie, il a été obligé d’augmenter les taxes et de réduire le nombre de fonctionnaires ; une
politique qui a exclusivement pesé sur les classes moyennes. Il a aussi fait adhérer son pays à l’Accord de libre-échange États-Unis/Amérique centrale, sans rencontrer d’opposition politique prticulière, malgré les conséquences désastreuses pour les petites exploitations agricoles. Les excellentes relations du président Maduro avec son homologue états-unien, George W. Bush, se concrétisèrent avec l’envoi de 370 hommes en Irak, où ils servirent avec les Espagnols dans la zone placée sous administration polonaise. Toutefois, il fut politiquement contraint de retirer ce contingent lorsque l’Espagne de Zapatero se retira. Au demeurant, le mandat de Ricardo Maduro se termina dans une ambiance grotesque avec un divorce à grand spectacle.
Le libéral de gauche José Manuel Zelaya Rosales proposa une alternative séduisante. Pour faire des économies budgétaires, il entendait réduire le train de vie de l’État plutôt que de fermer des services publics. Pour augmenter les recettes de l’État, il proposa de faciliter l’emploi dans les secteurs à forte main d’œuvre. Pour lutter contre la criminalité juvénile, il annonça son intention de doter toutes les écoles d’ordinateurs et de rendre l’instruction publique gratuite pour tous.

En 2005, lors d’un scrutin à un seul tour, les électeurs l’élirent avec 49,9 % des voix, et lui donnèrent 48,4 % des sièges au Congrès (la chambre unique). Son principal concurrent, le nationaliste de droite Porfirio Lobo Sosa, n’obtint que 46,2 % des voix et 42,9 % des sièges au Congrès. Les résultats étaient si serrés qu’ils furent contestés, pour être enfin validés après deux semaines d’incertitudes. Trois petits partis se sont retrouvés en position d’arbitres au Congrès : l’Union démocratique, la Démocratie chrétienne et enfin Innovation et unité.

Élection présidentielle
(27 novembre 2009)
Élections législatives
(27 novembre 2009)
José Manuel Zelaya Rosales
49,90 % des suffrages exprimés Partido Liberal
62 sièges Porfirio Lobo Sosa
46,2 % des suffrages exprimés Partido Nacional
55 sièges Juan Ángel Almendares Bonilla
1,5 % des suffrages exprimés Unificación Democrática
5 sièges Juan Ramón Martínez
1,4 % des suffrages exprimés Democracia cristiana
4 sièges Carlos Sosa Coello
1,0 % des suffrages exprimés Innovación y Unidad)
2 sièges

La présidence de Manuel Zelaya

Rien ne laissait prévoir que le rancher Manuel Zelaya entrerait en conflit ouvert avec Washington, d’autant que la majorité relative dont il disposait n’encourageait pas à une rupture politique.

En premier lieu, Zelaya a poursuivi la décentralisation qu’il avait initié lorsqu’il avait occupé des fonctions ministérielles par le passé. Il s’agissait de rapprocher les centres de décision des citoyens pour renforcer le pouvoir populaire et la transparence. Cette réforme a fait surgir un clivage entre la classe politique corrompue de la capitale et les nouveaux notables locaux. Elle a aussi mis en lumière le contrôle par les militaires d’une partie de l’économie [4]

Surtout, Manuel Zelaya annonça en juin 2006 que la base aérienne de Soto Cano [5], abritant un contingent US, serait affectée au trafic commercial. Devant la réaction du Pentagone, le ministre de la Défense hondurien envisagea de reculer en évoquant un coût d’équipement trop important, mais le président Zelaya maintint sa décision. Officiellement Soto Cano est une petite base avec 190 militaires et 730 personnels civils. Sa piste est la seule d’Amérique centrale capable d’accueillir de gros transporteurs de troupes. Fort Bravo est la seule antenne du SouthCom hors USA [6]. Surtout, Soto Cano est une base d’écoute reliée à deux unités secrètes Cerro La Mole et Swan Island. Ce dispositif est indispensable au renseignement militaire US dans la région. Curieusement, aucun traité n’a jamais été signé entre les deux pays pour préciser le statut de ces installations.

Alors que le président jouissait d’une forte popularité, une soudaine campagne de presse l’accusa de ne pas tenir ses promesses, d’être incapable d’améliorer le niveau de vie et de juguler le crime. De fait, il ne pouvait protéger le pays de la hausse mondiale des prix du pétrole, tandis que quantité de reportages à sensations donnaient l’impression d’une explosion des maras. Manuel Zelaya y répondit en contraignant les médias audiovisuels privés à retransmettre plusieurs heures d’interviews de membres de son gouvernement.

Washington manifesta son irritation en diminuant ses programmes d’aide à la population, mais maintint ses programmes de sécurité. Les États-Unis accordent en effet des moyens importants au Honduras pour qu’il réalise sur son territoire des éléments de ses plans de lutte contre le crime organisé, le trafic des stupéfiants et le terrorisme. Washington finance par exemple l’équipement high tech de Puerto Cortés pour que tous les containers qui y transitent à destination des États-Unis soient scannés.

Au demeurant, Washington dispose de puissants moyens de pression sur Tegucigalpa. Si 7 millions de Honduriens vivent ans leur pays, près d’1 million supplémentaire vit aux États-Unis, notamment depuis les dévastations dûes au cyclone Mitch, en 1998. 78 000 d’entre eux ont un statut temporaire, plusieurs fois renouvelé, et peuvent faire l’objet de reconduite à la frontière sur simple décision administrative.

Le président continua son action contre la corruption, contraignant plusieurs hauts fonctionnaires à la démission. En retour, certains d’entre eux commencèrent à comploter. On découvrit que l’ancien directeur de la compagnie de téléphone publics avait placé le président sur écoutes.

Tandis qu’éclatait aux États-Unis la crise des subprimes et que l’on assistait au renchérissement mondial des aliments de base, le président Zelaya s’est logiquement tourné vers l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA), une organisation inter-gouvernementale initiée par le Venezuela. Celle-ci garantit la sécurité alimentaire et énergétique de ses membres, et coordonne en outre des programmes de Santé publique.
Cette décision rencontrait un fort soutien populaire, mais suscitait l’inquiétude des classes moyennes déjà frappées par la politique économique de Maduro, puis par la crise économique mondiale.
Le 25 août 2008, Manuel Zelaya rendait hommage au « Guérillero héroïque » Ernesto Che Guevara et, devant une foule de 100 000 personnes, signait à Tegucigalpa l’adhésion de son pays s à l’ALBA en présence des présidents bolivien, Evo Morales, nicaraguayen Daniel Ortega, vénézuélien Hugo Chavez, et du vice-président cubain Carlos Laje. Le président dominicain Leonel Fernández s’était fait représenter.

Le Honduras venait de basculer du côté des nations rebelles.

Le coup d’État militaire

Des officiels US ont admis auprès du New York Times être entrés en contact avec les putschistes ces derniers jours, mais —selon eux— en vue de les dissuader de faire un coup [7]. Selon ce témoignage, ces contacts auraient cessé dimanche (c’est-à-dire alors que le coup avait commencé).

Or, la petite armée hondurienne est entièrement équipée, formée et encadrée par les États-Unis. Elle obéit certes à son chef, le président de la République, puis à son chef d’état-major. Mais en pratique, elle est largement contrôlée par le SouthCom depuis Soto Cano et Miami [8].
Précisément, le Pentagone a précipitamment installé le nouveau commandant du SouthCom, le général Douglas M. Fraser, jeudi dernier, pour suivre le coup.

Quoiqu’il en soit, l’opération a été conçue de longue date. Comme l’attaque des bâtiments officiels moldaves, le nettoyage de la vallée de Swat, l’extermination des Tigres tamouls ou la « révolution verte » en Iran, elle a été planifiée par l’administration Bush, puis confirmée et exécutée par l’administration Obama, après avoir été habillée des oripeaux de la légalité.

La tension s’est concentrée lorsque le président Zelaya a convoqué —pour le dimanche 28 juin— un référendum autorisant l’élection d’une assemblée constituante. Immédiatement, une campagne de presse internationale a été initiée pour présenter cette initiative comme exclusivement vouée à autoriser Manuel Zelaya à briguer immédiatement un second mandat. Ce qui est faux, puisque l’élection de l’assemblée constituante aurait eu lieu le jour de la prochaine élection présidentielle et que la constitution n’aurait pu être modifiée que beaucoup plus tard. Le président n’aurait donc pas pu être candidat à sa propre succession. Mais après avoir accusé mensongèrement Hugo Chavez de vouloir être « président à vie », il fallait accuser son allié Manuel Zelaya de marcher sur lui aussi vers la dictature.

Le 9 juin, le Congrès a adopté une loi constitutionnelle interdisant un référendum à moins de 180 jours de l’élection présidentielle. La Cour suprême a déclaré le référendum illégal (mais pas anti-constitutionnel) bien que la loi de modification soit elle-même anticonstitutionnelle.
Toutefois, s’appuyant sur cette décision le chef d’état-major, le général Romeo Vasquez, a bloqué l’organisation du référendum.
Le président s’est alors rendu lui-même sur une base militaire pour « délivrer » le matériel électoral et a révoqué le chef d’état-major pour insubordination.
Comme tous les golpistes latino-américains, le général Romeo Vasquez a été formé par les USA à l’École des Amériques, de sinistre réputation.

 



La base de Soto Cano est aujourd’hui commandée par le colonel Richard A. Juergens. Il aurait dirigé l’enlèvement du président haïtien Jean-Bertrand Aristide lorsqu’il était directeur des opérations spéciales du Special Operations Command.

Dimanche 28 juin 2009, vers 5 h 30 du matin (heure locale), l’électricité et les lignes téléphoniques filaires et hertziennes ont été coupées. Des commandos encagoulés [9] ont investi la résidence du président de la République et l’ont contraint à les suivre. Il a été expulsé vers le Costa Rica en pyjama. Au moins huit ministre, dont la ministre des Affaires étrangères, ainsi que diverses personnalités, dont le maire de San Pedro Sula (la seconde ville du pays) ont été arrêtés. Lorsque l’électricité a été rétablie, les médias audio-visuels ont annoncé que le couvre-feu était décrété et le référendum et les offices religieux dominicaux annulés.
Dans l’après-midi, les députés ayant été autorisés à circuler, le Congrès s’est réuni en séance extraordinaire. Le président de la Chambre, Roberto Micheletti, a donné lecture d’une lettre, datée du vendredi 26 juin, du président Manuel Zelaya donnant sa démission. Personne ne s’est étonné de cette missive anti-datée. Constatant la vacance de la présidence, le Congrès a désigné son président comme président de la République. De son côté, la Cour constitutionnelle a précisé dans un communiqué orwellien que l’armée avait défendu la Constitution et empêché le président Zelaya de faire un coup référendaire. La Cour a soutenu que le chef d’état-major avait certainement bloqué le référendum en toute légalité, s’il avait agit sur ordonnance d’un juge.

Afin que nul n’ignore le véritable enjeu de cette opération, les militaires ont placé aux arrêts les ambassadeurs ou chargés d’affaire des États membres de l’ALBA.

La technique utilisée pour le coup n’est pas sans rappeler celle d’Haïti en 2004 contre le président Jean-Bertrand Aristide : enlèvement au petit matin par des soldats encagoulés et apparition d’une lettre de démission.

La manière dont les agences de presse atlantistes ont relaté mensongèrement le contentieux électoral pour donner une apparence de légalité au coup d’État montre la préméditation de l’opération par Washington. Le traitement du coup lui-même, en occultant l’enjeu central de la base de Soto Cano et les liens entre militaires honduriens et états-uniens, manifeste une volonté de dédouaner l’administration Obama.



http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-34142836.html


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publié par roland (Dazibaouebmaster) le 21/07/2009 17H56
Manifestation au Honduras

Le Grand Soir

Le peuple du Honduras manifeste devant l’Assemblée Nationale

Tegucigalpa, 20 Juil. ABN (Antonio Núñez Aldazoro, envoyé spécial).- Face à un important dispositif de sécurité, la manifestation convoquée par le Front National de Résistance contre le coup d’Etat au Honduras devant l’Assemblée Nationale (Congreso de la República), a commencé à se masser dans le centre de la capitale, Tegucigalpa.

Des organisations populaires, ouvrières et paysannes participent à ce rassemblement décidé hier au siège du Syndicat des Travailleurs de l’Industrie des Boissons et Réfrigérants (Stibys).

C’est la première action de rue depuis la rupture des discussions qui se déroulaient dans la ville de San José, Costa Rica, sous l’égide du Président de ce pays, prix Nobel de la Paix, Oscar Arias.

Arias a exprimé hier sa préoccupation sur l’éventuel déclenchement d’une guerre civile au Honduras, qui traverse une forte crise institutionnelle, depuis le putsch militaire qui a destitué par la violence le Président légitime de ce pays, Manuel Zelaya Rosales, et instauré un régime dictatorial dirigé par le député “libéral” Roberto Micheletti.

C’est la raison pour laquelle le Prix Nobel a déclaré poursuivre ses efforts de médiation et demandé un délai supplémentaire de 72 heures pour parvenir à un accord.

Juan Barahona, dirigeant du Front National de Résistance, nous a déclaré hier que l’échec de ces pourparlers ne faisait que confirmer leurs soupçons quant au fait que ces discussions n’étaient qu’une manœuvre dilatoire visant à démobiliser le peuple du Honduras.

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191471&lee=16



Un dirigeant du mouvement social du Honduras dénonce le soutien économique des USA au régime putschiste

Caracas, 20 Juil. ABN.- Le Secrétaire International du Mouvement Communal du Honduras, José María Meza, a déclaré que le Gouvernement des U.SA. finance le régime putschiste conduit par Roberto Micheletti et le général Romeo Vásquez Velásquez.Lors d’un entretien téléphonique diffusé sur une chaîne vénézuélienne de télévision, Venezolana de Televisión, ce leader du mouvement social du Honduras a précisé que “ce financement s’effectuait sous couvert “d’aide humanitaire” acheminée par la base de Soto Cano’ (Base US située au Honduras, ndt).Simultanément, Meza a abordé la question de l’échec des pourparlers en affirmant que les mouvements sociaux et politiques du Honduras étaient convaincus que cette médiation menée par le Président du Costa Rica, Oscar Arias, ne déboucherait sur aucune issue pour le conflit hondurien.Il a considéré que ce processus de négociations impulsé par les Etats-Unis n’avait pour objectif que de “donner le temps aux putschistes de consolider leur pouvoir’.Meza a dénoncé les assassinats dont ont été victimes à leurs domiciles Roger Iván Bados et José Murillo, dirigeants du Parti de l’Unification Démocratique qui soutient et organise des manifestations dans la ville de San Pedro Sula pour exiger le retour du Président Manuel Zelaya.En concluant, José Meza a déclaré que la résistance du peuple du Honduras contre le coup d’Etat se poursuivra en alertant également sur les intentions du régime putschiste d’intensifier la répression.’Nous continuerons dans les rues à résister contre ce régime putschiste, même si nous savons que la présence policière et militaire va s’intensifier pour réprimer tous ceux qui s’opposent à ce coup d’Etat mais qu’elle n’arrivera pas à stopper le peuple du Honduras dans son combat”, a-t-il répété.

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191475&lee=16


Les manifestations anti-putschistes se poursuivent dans un climat politique tendu au Honduras

Tegucigalpa, 20 Juil. ABN.- Les manifestations populaires contre le coup d’Etat se poursuivent, lundi 20 juillet, au Honduras dans un climat politique très tendu après l’échec de la médiation du Président du Costa Rica, Oscar Arias.

Les mouvements sociaux regroupés dans le Front National contre le Coup d’Etat se sont rencontrés pour définir leurs stratégies de lutte quelques heures avant que soient connus les résultats des pourparlers en cours à San José, capitale du Costa Rica, a communiqué l’agence de presse Prensa Latina.

Les représentants du gouvernement de fait ont rejeté les propositions de Arias permettant d’envisager un retour du Président Manuel Zelaya, sous certaines conditions, entre autres, un gouvernement de coalition, une amnistie et le retrait du projet de référendum visant à convoquer une Assemblée Constituante.

Après une longue réunion de plus de trois heures, les dirigeants du Front ont confirmé à une assistance déterminée qui se pressait dans l’auditorium du Syndicat des Travailleurs de l’Industrie des Boissons et Réfrigérants (STIBYS) la poursuite du combat pour un état de droit, mis à bas par le putsch militaire du 28 juin dernier. Le Président de la Fédération Unitaire des Travailleurs (FUTH), Juan Barahona, a ajouté que les trois centrales syndicales se réuniront lundi 20 juillet pour coordonner l’organisation de la grève générale jeudi et vendredi prochains.

Il a précisé que les marches, manifestations, occupations et barrages routiers se poursuivront participant à la bataille pour obtenir le rétablissement de l’ordre constitutionnel et le retour de Zelaya.

Le Secrétaire Général de la FUTH, Israel Salinas, a également déclaré que les syndicats d’enseignants se joindront au mouvement, dès la reprise des cours prévue ce lundi après trois semaines de grève contre le putsch.

Une des autres décisions majeures de cette seconde réunion nationale des organisations du Front a été de renforcer les structures internes afin de favoriser une meilleure coordination des luttes et une plus grande communication avec ses forces à travers le pays.

Le dirigeant syndical et candidat indépendant au scrutin présidentiel, Carlos Humberto Reyes, comme les autres orateurs, a réaffirmé la volonté de continuer la lutte jusqu’à conquérir le rétablissement de la légalité démocratique.

Les interventions ont été suivies avec enthousiasme par les participants à ce rassemblement qui ont entonné de nombreux slogans, dont celle qu’ils ont clamé en premier : « Maintenant ou jamais » ont-ils scandé les poings levés.

http://www.abn.info.ve/noticia.php?articulo=191462&lee=16

Traduction : Pedro Da Nobrega


Source: Le Grand Soir

Image ajoutée par Dazibaoueb

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 05:37
J'avais publié cet article sur mon blog R-sistons.
Je le publie ici, il a sa place !
Eva




Les racines de la dictature européenne

L’EUROPE
N’EST QUE LE CLONE DE L’URSS


« Les mêmes forces qui ont construit ce monstre bureaucratique qu’a été l’Union soviétique pendant soixante-dix ans — depuis sa naissance dans les affres de la Première Guerre mondiale, du coup d’Etat bolchevique d’octobre 1917 et de la Guerre civile qui s’en suivit, jusqu’à la dissolution de la prétendue ‘‘seconde superpuissance mondiale’’ à bout de souffle et de ressources dans la farce du ‘‘putsch des conservateurs d’août 1991 — sont toujours à l’œuvre en Europe. Et ils conduisent à sa renaissance sous la forme de l’Union européenne.
Vladimir Boukovsky

Depuis des lustres, les eurocrates ont expliqué à leurs peuples que l’Union européenne était une construction nécessaire pour contre-balancer le pouvoir étatsunien. Dans ce numéro, LIESI va mettre les pendules à l’heure et réduire en miettes le discours des ténors des différents partis politiques « pro-européens », lesquels véhiculent un mensonge devenu pestilentiel.
Finalement, les gens dangereux ne sont pas seulement les faussaires de l’Histoire, mais aussi la masse de ces incrédules qui refusent de voir la vérité, de s’instruire, préférant la politique de l’autruche et laisser faire le mal. « De là, l’abaissement des caractères, le triomphe des méchants, le règne du mal auquel la faiblesse lâche les rênes : faiblesse déplorable en tout temps, mais surtout en ces jours mauvais où le génie du mal fait une guerre si acharnée à tout ce qui est bien » . Cette faiblesse de nos contemporains à vivre dans un monde virtuel totalement déchristianisé ne leur évitera pas les jours sombres. L’on peut malheureusement craindre que nombre d’entre eux préfèreront le suicide quand la réalité qu’ils ont toujours niée, s’imposera à eux, prochainement, avec violence.


Révélation du Daily Mail :
les nazis avaient planifié
l’actuelle Union européenne


Cela fait bien longtemps que les preuves du financement du régime nazi par les familles de l’actuel cartel bancaire ont été apportées par les historiens. Partant de cette considération, les dernières révélations du journal britannique Daily Mail deviennent intéressantes. Non seulement elles établissent un fil conducteur entre le projet de l’élite du Parti nazi et celui des architectes de l’actuelle Union européenne, mais encore, elles prouvent que l’idéologie qui sous-tend le projet européen est une idéologie totalitaire. Ce point est important dans la mesure où la crise générée en 1929-1932 – et qui a amené un pouvoir dictatorial en Allemagne –, le fut par les mêmes puissances oligarchiques qui, aujourd’hui, sont à l’œuvre dans la débâcle de 2007-2012.

Dans l’article publié par le journal britannique Daily Mail , Adam Lebor révèle comment il a découvert un rapport des services de renseignement américains (EW-Pa 128), connu sous le nom de Red House Report, détaillant le contenu d’une réunion secrète de l’establishment nazi, le 10 août 1944 à l’Hôtel Maison Rouge, à Strasbourg. Sachant que la défaite de l’Allemagne était assurée, l’establishment nazi s’est entendu avec le cartel bancaire pour constituer un Quatrième Reich sous la forme d’un empire économique pan-européen, fondé sur un marché commun européen !
Pour ce faire, l’establishment nazi, de concert avec le Pouvoir occulte, a créé plusieurs sociétés écran à l’étranger dans le but de pénétrer les économies étrangères et de jeter les fondements d’une nouvelle émergence du Parti nazi. Immédiatement après la défaite, et sans être inquiétés, banquiers, industriels et hauts fonctionnaires du Parti nazi, sont devenus des démocrates convaincus, une version identique à celle des communistes comme V. Poutine et de nombreux KGBistes après l’effondrement de l’URSS. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la nouvelle cause de ces gens-là, partagée avec les financiers du Parti nazi, devenait « l’intégration politique et économique européenne » ! De riches industriels tels qu’Alfried Krupp (Krupp Industries) et Friedrich Flick, ainsi que des sociétés comme BMW, Siemens et Volkswagen, se sont mis à la tâche pour créer un nouvel empire économique pan-européen. C’est ainsi que de grandes figures de l’économie nazie sont devenues les principaux bâtisseurs de l’Union européenne.
Hermann Abs, titan financier qui appartenait au conseil d’administration de la Deutsche Bank lors de la montée des nazis, et qui siégeait au conseil de surveillance d’IG Farben, était membre de la Ligue européenne pour la coopération économique. Il était entouré de tout le gratin européen qui œuvra en faveur d’un « marché commun », précurseur de l’Union européenne.
Il n’est pas inutile de rappeler que, dès ses origines, le Groupe Bilderberg voulait, comme par hasard, imposer ce programme pour l’Europe . Pour rappel, le Groupe Bilderberg fut essentiellement créé par David Rockefeller et le Prince Bernhard des Pays-Bas, en 1954. Ce dernier était l’actionnaire principal de la très riche et très puissante Société Générale de Banque de Belgique, et ex-SS nazi… Le Prince Bernhard des Pays-Bas dut démissionner en 1976 à cause d’un scandale mais sa fille, la Reine Beatrix, est présente chaque année à la réunion du Groupe Bilderberg. Autre membre influent du directoire du Groupe Bilderberg, Etienne Davignon, un ami très proche du Prince Bernhard des Pays-Bas et qui a été vice-président de la Communauté européenne.
Ce serait cependant une erreur de fixer le plan de la construction européenne à la fin du Troisième Reich. En réalité, l’idée d’une Union européenne remonte à 1940. Dès cette année, « les économistes et les universitaires nazis décrivent un plan pour une seule communauté économique européenne » .
Toujours en 1940, Joeseph Goebbels, ministre de la propagande, avait ordonné la création d’une « grande unification économique européenne », estimant que « dans cinquante ans, les gens ne penseront plus en terme de pays ou de nations ». Cinquante-trois ans plus tard, l’Union européenne était faite. Cela dit, il serait stupide de conclure que les européistes sont des nazillons. Par contre, il est incontestable que les leaders du mouvement européen, au-dessus de la piétaille politicienne qui fait comme si elle ne comprenait rien à ce plan, sont de mèche avec le cartel bancaire et veulent recourir à l’idéologie totalitaire pour imposer leur Nouvel Ordre Mondial.
Le projet de cette élite malfaisante est de faire triompher des entités supranationales à partir d’une crise sans précédent ET de restreindre le droit à la liberté d’expression . De ce point de vue, l’orchestration de la « pandémie » actuelle pourrait justifier bien des « mesures de crise ». Tout n’est-il pas déjà prévu ?

Poursuite du plan
des financiers du Parti nazi

Aux Etats-Unis, le secret vient d’être levé sur un certain nombre de documents propres aux menées de leurs services de renseignement. Parmi eux, des documents confirment ce que LIESI et d’autres ont toujours dit : dans les années cinquante et soixante, l’administration américaine a engagé une campagne en vue de promouvoir une Union européenne par le financement du mouvement fédéraliste européen. Par exemple, un mémorandum du 26 juillet 1950  signé du général William J. Donovan, chef de l’OSS (Office of Strategic Services, précurseur de la CIA)  donne des instructions précises pour la conduite d’une campagne en faveur d’un véritable Parlement européen. Le principal outil de Washington pour contrôler le calendrier européen était l’American Committe for a United Europe (ACUE, Comité européen pour une Europe unie), créé en 1948 et présidé par Donovan, officiellement avocat dans le privé à l’époque. Son vice-président était Allen Dulles , directeur de la CIA dans les années 50. Parmi ses membres, la direction comptait Walter Bedell Smith, le premier directeur de la CIA, et toute une série d’anciens personnages de l’OSS et d’officiels, liés à la CIA.
Les documents montrent que l’ACUE a financé le Mouvement européen, la plus importante organisation fédéraliste des années d’après-guerre. En 1958, par exemple, il a assuré 53,5 % du financement du mouvement. La campagne européenne de la jeunesse, une branche du Mouvement européen, était entièrement financée et contrôlée par Washington. Son directeur belge, le Baron Boel, recevait des versements mensuels sur un compte spécial. Les leaders du Mouvement européen  Retinger, le visionnaire Robert Schuman et l’ancien Premier ministre belge Paul-Henri Spaak  étaient tous traités comme des employés par leurs patrons américains. Le rôle des Etats-Unis était tenu secret. Le financement de l’ACUE provenait des fondations Ford et Rockefeller, ainsi que de groupes d’affaires étroitement liés au gouvernement américain. A la fin des années 50, le patron de la fondation Ford, l’ancien officier de l’OSS Paul Hoffman, a cumulé cette activité avec la direction de l’ACUE. Le département d’Etat a également joué un rôle. Un mémo de la division européenne en date du 11 juin 1965 recommande à Robert Marjolin, vice-président de la Communauté économique européenne (CEE), de poursuivre secrètement l’union monétaire. Il recommande aussi d’empêcher tout débat sur la question jusqu’au moment où « l’adoption de ces propositions deviendrait pratiquement inévitable » .
L’implication d’agents du groupe Rockefeller, qui étaient aussi des agents soviétiques, n’est pas une surprise après connaissance des informations publiées dans la brochure Une main cachée tue pour le Nouvel Ordre Mondial. En prenant la juste mesure de tout cela, les avertissements formulés par le dissident soviétique Vladimir Boukovsky deviennent très éclairants. Les financiers de la Révolution bolchevique , ces mêmes banques de Wall Street et de la City que l’on retrouve dans le financement du Parti nazi, sont encore à l’œuvre dans le financement de l’Union européenne.

Qui s’étonnera alors de l’évolution du projet relatif à la création d’un grand marché transatlantique, dont le programme sera source de chômage et de catastrophes sociales pour l’Etat-nation ? Personne ne sera surpris d’apprendre que la Commission européenne a, en 1998, mis en avant ce programme : création d’une zone de libre-échange pour les services ; élimination des barrières techniques et réglementaires au commerce ; libéralisation des marchés publics, de la propriété intellectuelle et des investissements. Finalement, c’est l’absence d’unanimité parmi les Etats membres qui empêcha la réalisation de ce programme. Pour contrer le refus des Etats-nations, l’establishment américain et ses pions européens ont décidé d’impliquer davantage le Parlement européen, lequel a, en 2001, 2002, 2004 et 2006, déposé plusieurs résolutions en faveur de ce marché transatlantique dérégulé… pour 2010. Finalement, le 26 mars 2009, au moment où l’UMP lançait sa campagne sur « l’Europe qui protège » et où le Parti socialiste réclamait une « Europe moins sauvage », cette résolution fut acceptée sans publicité tapageuse… par les représentants de l’UMP et du PS.


http://www.denissto.eu/node/140

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-33956671.html

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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 05:19
Radeau de la Médusehttp://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4959

Par
SuperNo

Et voilà, une fois de plus le P”S” remplit l’actualité de son néant intersidéral : résultat, alors qu’on devrait parler de cette nouvelle torpille sarkozyste de travail du dimanche sans supplément ni compensation dans les “zones touristiques”, du Karachigate, ou du détournement programmé de la taxe carbone pour “baisser les charges des entreprises”®, on ne parle que du P”S” : les Européennes, ‘Hénin Beaumont, et surtout de Valls qui écrit à Aubry qui lui répond : autant de nouveaux soubresauts qui parsèment la longue et douloureuse agonie d’un parti qui n’a pas réussi à passer le seuil du XXIème siècle.

Manuel Valls, ce petit paltoquet impatient, nouvel avatar de politicien complexé par sa petite taille et qui veut prendre sa revanche sur le monde entier, fait des caprices pour exister, se rebelle contre sa taulière, et veut changer le nom du P”S”. Pour l’appeler sans doute “UMP” (Union de Manuel et de Parisot).

Que perdons-nous notre temps à commenter les états d’âme de ce minus ! Pourquoi tous les médias accordent-ils un temps d’antenne démesuré à ce perpétuel non-événement ?

Pendant ce temps, la planète chauffe et Sarkozy casse ! Qu’est ce qu’il doit se marrer ! Il a sans doute tous les défauts du monde, mais son instrumentalisation de l’insondable nullité des “socialistes” pour avancer sans entrave est un chef d’oeuvre de stratégie politicarde.

J’ai deux visions pour le parti “socialiste” : l’une, quand je garde les yeux ouverts, est réaliste voire cynique. L’autre, si je ferme les yeux, est plus utopique, mais c’est la seul qui permet de garder espoir…

Les yeux ouverts, ça donne ça :

- Il y a au Parti “Socialiste” plus de candidats pour 2012 que d’idées. Depuis la mort de Mitterrand, et encore plus depuis la débâcle de Jospin (dont, certains le rappellent opportunément, Valls était le conseiller en communication !) en 2002, c’est un champ de ruines sur lequel prospère la droite libérale. Faute de chef charismatique et respecté, une bande de cheffaillons de seconde zone passe son temps en querelles au ras des paquerettes auxquelles le profane (dont je suis) ne comprend rien, si tant est qu’il y ait quelque chose à comprendre d’autre que les méfaits de l’ambition mal placée et des tactiques minables. Bien malin celui qui pourrait dire aujourd’hui ce qu’est le parti “socialiste”, s’il est de droite, de gauche, ou plus probablement de nulle part…

- La plupart de ces “candidats”, le paltoquet Valls, la récidiviste Royal, le déphasé Hollande ou le présomptueux Moscovici, sont à ce point à côté de leurs pompes qu’ils sont incapables de comprendre que leur charisme et leurs qualités personnelles ne leur laissent pas la moindre chance de déboulonner le Lider Minimo.

- Le seul candidat encarté au parti “socialiste” qui ait une chance d’y parvenir est, mille fois hélas, DSK. Du moins s’il n’est pas éliminé lors des primaires par une nouvelle entourloupe de communication comme celle de Royal en 2006.

Croyez bien que ça me coûte d’écrire ça, puisque la politique de DSK serait peu ou prou celle de Sarkozy, avec la “croissance” pour seule boussole, et que le personnage n’est guère plus reluisant, que ce soit par exemple dans ses relations avec les femmes , avec le fric ou avec Israël.

Mais bon, avec la relative légitimité que lui a conféré la présidence du FMI, son talent de baratineur et de débatteur redouté par Sarkozy, il pourrait, en faisant une campagne “à gauche” (qu’il oubliera sitôt élu) renvoyer Sarkozy chez Carla.

L’expérience récente démontre en effet que les pires ultralibéraux n’ont jamais été remplacés par des gauchistes contestataires, mais par des “socio-libéraux”, qui ont peu ou prou poursuivi le boulot. Blair a remplacé Thatcher, Zapatero a remplacé Aznar, Prodi a (brièvement) remplacé Berlusconi et … Obama a remplacé Bush. Inutile de fantasmer, si Sarkozy devait être remplacé en 2012, ce ne serait certainement pas par Besancenot ou Mélenchon, mais bien par DSK (Bayrou étant définitivement “trop minable”®) …

Si je ferme les yeux, ça donne ça :

Royal, Valls, Montebourg, Hollande, Moscovici, Peillon et bien d’autres vont rejoindre ce qui reste du Modem dans un nouveau parti qui pourrait s’appeler le RM (Radeau de la Méduse), et où, entre deux engueulades micro ouvert, on deviserait doctement de la manière de “relancer la croissance”®.

Aubry, DSK, Fabius,  autres éléphants sur le retour, fossoyeurs de la Gauche, prennent enfin une retraite méritée, après tant d’années passés à faire la preuve que le concept de “social-libéralisme”, qui n’est autre que du sarkozysme non assumé, est une idéologie périmée.

Kouchner, Bockel, Lang, Rocard, Allègre, Attali ne changent surtout rien.

Enfin les vrais socialistes, ceux pour lesquels “libéralisme” est un gros mot, et qui sont actuellement mal à l’aise dans les baskets du P”S” comprennent enfin que les vieilles lunes du XXème siècle, le productivisme, le con-sumérisme, et ce culte ridicule de la croissance, n’ont fait que concentrer la richesse dans les mains de quelques uns, ont exploité la majorité, et pour finir conduit l’humanité tout proche de sa fin (note aux thuriféraires ahuris de la croissance : oui oui, nous en sommes bien là !)

Ils y rejoignent les camarades du Parti de Gauche, ainsi que ceux, de plus en plus nombreux, au NPA, au PC et chez les Verts qui ont compris que l’environnement et l’énergie  seront les enjeux majeurs du XXIème siècle, et que la “Croissance Verte” est une foutaise, la dernière tentative des libéraux pour sauver leur boutique. Le mot-clé est “décroissance”. Il me semble d’ailleurs avoir entendu Benoît Hamon le prononcer.

Ils n’ont pas à chercher bien loin, au P”S”, ils ont (ou avaient ? car ils ont tous pris la fuite après le congrès de Reims, autre Trafalgar) un “courant” baptisé Utopia , qui a tout compris. Ecoutez-les, ils vont tout vous expliquer, et notamment les concepts de “décroissance” et de “sortie de l’aliénation à la valeur travail”, si cruellement d’actualité !


Source: SuperNo


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4959

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:52
La secrétaire d’État Hillary Clinton s’est publiquement inquiétée de la construction d’une méga-ambassade iranienne au Nicaragua. Sur les plateaux de télévision US, des « experts » ont disserté sur les opérations militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne prépareraient en Amérique latine contre les intérêts états-uniens et israéliens. Mais quelle est la base factuelle de ce tintamarre médiatique 

Le 1er mai 2009, la secrétaire d’État Hillary Clinton dénonce la construction d’une énorme ambassade iranienne à Managua, lors de son intervention au Dean Acheson Auditorium (photo : Michael Gross/State Department).
lors que le complexe militaro-industriel et l’état-major interarmes états-unien on révisé leur approche de l’Iran, notamment depuis le rapport Baker-Hamilton et la « révolte des généraux » [1], les néo-conservateurs (israéliens et anglo-saxons) ont multiplié les campagnes de communication contre l’Iran. 


L’opinion publique occidentale a ainsi été largement intoxiquée et croit aujourd’hui massivement que le président Ahmadinejad ne veut pas en finir avec l’apartheid en Palestine, mais avec les Israéliens [
2] ; ou encore, qu’il cherche à fabriquer une bombe atomique, bien que l’imam Khomeiny ait déclaré cette arme de destruction massive contraire aux valeurs de l’islam. En juin 2009, l’opinion publique occidentale a été convaincue que l’Iran actuel est une dictature cléricale qui a truqué l’élection présidentielle et a réprimé dans le sang des manifestations populaires, alors que l’on a assisté à une épreuve de force au sein de la classe dirigeante où la haute bourgeoisie —dont le haut clergé autour de l’ayatollah Rafsandjani— soutenue par les Anglo-Saxons a tenté de renverser un parti populiste d’anciens combattants de la guerre contre l’Irak, protégé par le Guide suprême [3
Néanmoins, un autre front dans la guerre contre la vérité a été ouvert par les néco-cons : l’« Iranian Connection » en Amérique latine. 


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Les présidents iranien et vénézuélien, Mahmoud Ahmadinedjad et Hugo Chávez.
On sait que le bloc révolutionnaire latino-américain (Cuba, Bolivie, Équateur, Honduras, Nicaragua, Saint-Domingue, Venezuela ) et le bloc révolutionnaire proche-oriental (Iran, Résistance libanaise, Résistance palestinienne, Syrie) se sont rapprochés à la fois pour contourner les restrictions qui leur sont imposées par les États-Unis et pour créer des institutions internationales alternatives à celles contrôlées par Washington. L’intox consiste à faire accroire que ces États et groupes politiques, qui développent une politique inspirée du mouvement des non-alignés, auraient un plan expansionniste et un agenda militaire cachés. 
Le ballon d’essai de cette campagne est lancé par un article du chroniqueur argentin basé aux États-Unis, Andrés Oppenheimer, dans le Miami Herald [
4]. Selon le journaliste, qui commente la tournée du président Ahmadinejad en Amérique latine, l’Iran ne cherche pas seulement à briser son isolement diplomatique, mais aussi à exporter son idéologie « fasciste » (sic) pour prendre les États-Unis à revers. Au passage, Oppenheimer dénonce la présence grandissante d’obscurs personnels diplomatiques iraniens en Amérique latine, notamment au Nicaragua. 
Le scoop est d’autant plus frappant qu’il provient d’un journaliste ayant construit sa réputation sur la révélation de l’Irangate, lorsque l’administration Reagan soutenait les Contras du Nicaragua à l’insu du Congrès, grâce à un montage israélien complexe ayant assuré la fortune personnelle de l’ayatollah Rafsandjani. 


Ce scoop aurait pu passer inaperçu, s’il n’avait été relayé lors d’une audition au Congrès par Nancy Menges. Cette « experte » avait été invitée par le sénateur Eliot Engel à témoigner le 5 mars 2008 sur l’évolution de Cuba après la maladie de Fidel Castro. Elle fut présentée aux parlementaires comme membre du Center for Security Policy, le think tank des faucons à Washington [
5]. Ceux qui connaissent le microcosme washingtonien savent que, malgré la différence d’âge, elle est la veuve de Constantin Menges. Ce personnage haut en couleur fut le directeur Amérique latine de la CIA et conseiller de Ronald Reagan. Son nom reste surtout attaché au soutien aux Contras nicaraguayens et à l’invasion de la Grenade. Mme Menges entretient la mémoire de son époux et poursuit la publication de son bulletin, l’Americas Report
Mme Menges a assuré à ses auditeurs qu’ils ne devaient pas se réjouir trop vite de la maladie du Commandante Castro, la Cuba socialiste étant remplacée par le Venezuela bolivarien dans les cauchemars du « monde libre ». Pis, Hugo Chávez aurait ouvert la porte du continent aux révolutionnaires islamistes iraniens et aux guérilleros du Hezbollah et du Hamas. Après avoir évoqué toutes sortes de rumeurs effrayantes, y compris la possible livraison d’uranium par le Venezuela et la Bolivie à l’Iran ou l’influence éventuelle du Protocole des sages de Sion sur Hugo Chávez, Nancy Menges déclara : 
« La présence iranienne peut aussi être trouvée au Nicaragua. L’Iran a récemment établi une énorme ambassade à Managua. Des diplomates disposant de l’immunité vont et viennent et le bâtiment est sécurisé de tout espionnage. Il n’y a pas de contrôle des mouvements des diplomates iraniens. A la mi-2007, on a découvert que [le président] Ortega a autorisé 21 Iraniens à entrer dans le pays sans visa. Ceci montre clairement que le régime d’Ortega, comme celui de Chavez, ne surveille pas qui entre dans leurs pays respectfis. Cela peut avoir des conséquences sérieuses sur la sécurité de notre région. » [
6


Au moment où Nancy Menges déposait à la Chambre, son ami Michael Rubin publiait un bref rapport pour l’American Enterprise Institute, intitulé « L’ambition globale de l’Iran » [
7]. Rubin fut conseiller du secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld pour l’Irak et l’Iran. Il participa activement à la fabrication des intoxications qui servirent à justifier l’invasion de l’Irak, puis il rejoignit la direction de l’Autorité provisoire de la Coalition. Il milita pour l’extension de la guerre d’abord contre la Syrie, puis contre l’Iran, et préconisa publiquement l’assassinat de leurs présidents. 
S’adressant à un public ignorant de l’histoire proche-orientale, Michael Rubin a beaucoup contribué à développer le mythe d’un Iran expansionniste. Dans ce petit rapport, il accumule les rumeurs glanées ici et là, pourvu qu’elles servent son objectif de diaboliser l’Iran. Parmi elles, il reprend à sa manière le scoop d’Oppenheimer : « L’ambassade d’Iran à Managua est maintenant la plus importante mission diplomatique de la ville » [
8]. 


Ce qui n’est encore qu’un « scoop » journalistique ou un « renseignement » d’expert, devient une vérité officielle lorsque la secrétaire d’État Hillary Clinton le confirme. Lors de la séance de questions-réponses avec le personnel du département d’État à l’occasion de la Journée des Affaires étrangères, le 1er mai 2009, elle déclare : « Je ne pense pas que dans le monde d’aujourd’hui, qui est multipolaire, où nous rivalisons [en Amérique latine] avec au moins les Russes, les Chinois et les Iraniens, il soit de notre intérêt de tourner le dos aux États de notre région (…) Nous cherchons à comprendre comment traiter avec [le président] Ortega. Les Iraniens construisent une énorme ambassade à Managua, et vous pouvez imaginer pourquoi ». [
9

Bref, il faut trouver une solution avant que la Révolution islamique ne soit installée aux portes des États-Unis. 


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Les présidents iranien et nicaraguayen, Mahmoud Ahmadinejad et Daniel Ortega.
Aussitôt, tous les networks US organisent des talk shows. On y disserte sur les actions militaires secrètes que les Gardiens de la Révolution iranienne ne manqueront pas de fomenter depuis leur imposant QG de Managua. 
Le représentant républicain de Floride, Connie Mack, commente lors d’une télé-conférence organisée par l’Israel Project, le 1er juin 2009 [
10] : « L’influence grandissante de l’Iran en Amérique latine me rappelle la relation entre la Russie (sic) et Cuba lorsque nous avons dû faire face à la crise des missiles » [11]. 
Patatras ! Dans son édition du 13 juillet 2009, leWashington Post révèle que le chantier de la méga-ambassade iranienne n’a jamais existé [
12]. Il ne s’agit pas d’une exagération ou d’une déformation, mais d’une pure invention. 
L’Iran a ouvert au cours dernières années 6 nouvelles ambassades en Amérique latine, s’ajoutant aux 4 déjà existantes. Cela en fait 10 au total pour 33 États latinos. À Managua, l’Iran est représenté par un ambassadeur. Il vit avec son épouse dans un appartement loué. Pas de trace de « diplomates obscurs allant et venant », et encore moins de conseillers militaires. Il y a bien eu un projet de construire une petite villa comme ambassade, mais il a vite été abandonné en l’absence de financement. Les relations politiques entre le Nicaragua et l’Iran sont excellentes, mais les échanges économiques sont inexistants en raison d’une dette nicaraguayenne persistante de 160 millions de dollars. 


Pressé de questions, le porte-parole du département d’État, Ian Kelly, a dû piteusement battre en retraite. Plutôt que de reconnaître une erreur de Mme Clinton, il s’est félicité de la bonne nouvelle que représente l’absence de méga-ambassade iranienne à Managua, bien que les États-Unis n’aient de conseils à donner à personne en matière de taille de ses représentations diplomatiques [
13]. Et lorsque qu’on lui a demandé auprès de qui la secrétaire d’État avait vérifié cette fausse information, M. Kelly s’est efforcé de réaliser une diversion à propos d’un universitaire états-unien détenu en Iran. Après tout, peu importe la véracité de ce qu’on leur reproche, l’essentiel est de réaffirmer que les Iraniens sont dangereux. 


Depuis que George Bush dénonçait un imaginaire pacte militaire anti-américain entre l’Iran, l’Irak et la Corée du Nord, « l’Axe du Mal », les dirigeants politiques ont changés à Washington, mais pas les méthodes. 
Documents joints
Documents joints
 

Iran’s Global Ambition, par Michael Rubin (American Enterprise Institute), mars 2008. 

(PDF - 133.7 ko) 
 
Auteurs, traduction, source
 Auteurs Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Thierry Meyssan 
Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban) 



Traduction Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2 Source Ajouter {!traduction} à boucle article lors du passage à Spip 1.8.2
________________________________- PS Notes 

[1] « Washington décrète un an de trêve globale », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 3 décembre 2007. 
[
2] « Comment Reuters a participé à une campagne de propagande contre l’Iran », Réseau Voltaire, 14 novembre 2005. 
[
3] « Iran : le bobard de l’"élection volée" », par James Petras ; « La CIA et le laboratoire iranien », « Pourquoi devrais-je mépriser le choix des Iraniens ? » et La « "révolution colorée" échoue en Iran », par Thierry Meyssan ; Réseau Voltaire, 17, 19, 21, 24 juin 2009. 
[
4] « Beware Iran in Latin America », par Andrés Oppenheimer, Miami Herald, 30 septembre 2007. 
[
5] « Les marionnettistes de Washington », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 13 novembre 2002. 
[
6] « Iran’s presence can be felt in Nicaragua as well. Iran recently established a huge embassy in Managua. Diplomats have immunity coming and going and the building is protected from espionage. There is no control over the movements of Iranian diplomats. In mid 2007 it was discovered that Ortega permitted 21 Iranians to enter the country without visas. This clearly shows that the Ortega regime, like Chavez, is not monitoring who is entering their respective countries. This could have serious implications for the security of our region » Texte intégral
[
7] Voir document joint. 
[
8] « Iran’s embassy in Managua is now the largest diplomatic mission in the city. » 
[
9] I don’t think in today’s world, where it’s a multipolar world, where we are competing for attention and relationships with at least the Russians, the Chinese, the Iranians, that it’s in our interest to turn our backs on countries in our own hemisphere (…) We are looking to figure out how to deal with Ortega. The Iranians are building a huge embassy in Managua, and you can only imagine what it’s for. » Texte intégral
[
10] « Venezuela and Iran : The Case for Concern », Enregistrement intégral (format MP3). 
[
11] « The growing influence of Iran in the Western Hemisphere reminds me of the relationship between Russia and Cuba when we dealt with the Cuban missile crisis ». 
[
12] « Iran’s Invisible Nicaragua Embassy. Feared Stronghold Never Materialized », par Anne-Marie O’Connor et Mary Beth Sheridan, Washington Post, 13 juillet 2009. 
[
13Texte intégral du point de presse du département d’État, 13 juillet 2009. 
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:42


 

Les protestations du 5 juillet des travailleurs et des étudiants ouïgours au Xinjiang et la brutale réaction militaire du gouvernement chinois ont révélé qu’à l’approche des célébrations du 60e anniversaire de la révolution de 1949, les fondations même d’une Chine unifiée comptant 1,3 milliard de personnes, 56 nationalités ethniques et de nombreuses différentes langues sont remises en question.

L’agitation au Xinjiang révèle la fragilité
de l’Etat chinois

L’agitation au Xinjiang révèle la fragilité de l’Etat chinois

Les promesses de la révolution chinoise de construire un pays socialiste fondé sur l’égalité de la propriété commune des moyens de production unifiant ainsi les masses de travailleurs et de paysans de tous horizons ethniques se sont depuis longtemps évanouies.

La violence de la police militaire ainsi que la violence communautaire qui ont coûté la semaine dernière des centaines de vies à Urumqi ont souligné les divisions évidentes causées par la distribution inégale de la richesse sociale et qui existent entre les classes, les groupes ethniques et les régions géopolitiques de par la Chine. Dans le même temps, le déploiement à Urumqi et dans d’autres villes du Xinjiang de troupes lourdement armées a une fois de plus montré comment on impose l’exploitation capitaliste.

Aucun dirigeant mondial n’a ouvertement dénoncé la répression militaire commise au Xinjiang par la direction du Parti communiste chinois (CCP), à part le premier ministre turc, Tayyip Erdogan, qui a déclaré, dans le but d’en appeler au nationalisme pan-turquiste de la scène domestique que c’était « une sorte de génocide » des Ouïgours qui parlent la langue ouïgoure.

En effet, les gouvernements de l’impérialisme mondial ne savent que trop bien que des violents conflits sociaux et ethniques sont inévitables dans un Etat où les travailleurs gagent en moyenne des salaires horaires ne dépassant pas 20 centimes de dollars américains de l’heure alors que dans le même temps, le pays dispose du deuxième groupe de milliardaires (101 en 2008) le plus important du monde après les Etats-Unis.

Dru Gladney, un spécialiste des questions ethniques de Chine, avait mis en garde dans le Wall Street Journal le 12 juillet qu’« Une Chine affaiblie par un conflit interne, par l’inflation, par une croissance économique inégale ou la lutte pour la succession politique pourrait être en proie à davantage de divisions selon des lignes culturelles et linguistiques. Les menaces auxquelles la Chine est confrontée auront probablement pour origine des troubles civils et peut-être d’une agitation ethnique interne venant de la soi-disant majorité Han. Nous devons rappeler que c’était quelqu’un du Sud [Sun Yat-sen], né et éduqué à l’étranger, qui avait dirigé la révolution qui a mis fin à la dernière dynastie chinoise. Quand cet empire est tombé, les seigneurs de guerre rivaux, souvent soutenus par des puissances étrangères, se livrèrent des luttes d’influence. »

La source des conflits avait été l’incapacité de la bourgeoisie chinoise, menée par Sun, de créer un Etat national unifié à cause de ses liens avec les seigneurs de guerre et les puissances impérialistes et sa crainte de mobiliser les masses opprimées. Cette tâche fut laissée à la jeune classe ouvrière chinoise, inspirée par la Révolution russe de 1917. Toutefois, l’étouffement de la révolution chinoise de 1927 en raison de la politique opportuniste de la bureaucratie stalinienne obligeant le CCP à se subordonner au régime bourgeois du Kuomintang (KMT), laissa la Chine vingt ans de plus dans un état de démembrement et le régime KMT à peine en mesure de contrôler les régions lointaines telles le Xinjiang.

La crise politique actuelle au Xinjiang est le résultat de l’évolution historique de l’Etat chinois établi en 1949. La révolution organisée par les maoïstes n’était ni socialiste ni communiste. En 1949, le CCP avait depuis longtemps coupé les liens avec la classe ouvrière urbaine en faveur de la paysannerie. L’unification de la Chine sous Mao, dans les conditions exceptionnellement favorables créées par la Guerre froide et l’effondrement de tous les anciens empires coloniaux, faisait partie de la théorie stalinienne des « deux étapes » : le Parti communiste devant d’abord accomplir les tâches bourgeoises nationales démocratiques avant d’engager la lutte pour le socialisme. Dans les centres urbains de la Chine, la classe ouvrière fut impitoyablement réprimée par l’armée paysanne de Mao.

Xinjiang qui avait été dirigé par des nationalistes ouïgours et des seigneurs de guerre chinois, souvent en tant que vassaux de Staline, dans les années 1930 et 1940, fut incorporé de force et par des manœuvres politiques dans le régime de Mao, et non par l’implication démocratique et consciente des masses opprimées. La politique ethnique maladroite de Beijing d’imposer des restrictions religieuses et son indifférence à l’égard des coutumes régionales était enracinée dans la consolidation par Mao d’un Etat national et d’une industrie nationale non seulement à l’encontre des puissances occidentales mais aussi du régime de Staline en URSS. Du fait de son enclavement, Xinjiang devint l’« arrière-cour » de la Chine, un site pour les essais nucléaires et les installations d’armes nucléaires.

Le tournant opéré par Mao en 1971 vers l’impérialisme américain et qui fut marqué par la visite du président américain Nixon et la politique qui s’ensuivit, ont déchaîné les forces qui à présent une fois de plus menacent de faire éclater la Chine. Dans les années 1980, le soutien apporté par la Chine aux opérations américaines à l’intérieur de l’Afghanistan sous occupation soviétique, notamment la guérilla moudjahidin, a créé la base pour l’islam au Xinjiang même.

Dans les années 1990, l’effondrement de l’URSS et la séparation des républiques soviétiques d’Asie centrale ont offert l’opportunité à l’impérialisme américain de pénétrer dans la région, y compris Xinjiang. Cherchant à contrer cette pression, Beijing, dans le but de consolider son contrôle, décida d’accroître massivement la migration des Han vers le Xinjiang.

Ceci fut suivi par l’ouverture de régions entières de la Chine à la pénétration de capitaux étrangers résultant ainsi dans l’aggravation des tensions sociales et nationales. Depuis la mise en œuvre du programme « Go west » par Beijing en 2000 pour exploiter les vastes ressources minérales de la région, Urumqi a enduré l’arrivée de centres commerciaux, de tours de bureaux, de grands magasins et de banques étrangères. Avec 30 milliards de tonnes de pétrole, Xinjiang détient un tiers des réserves de pétrole de la Chine, 40 pour cent de son charbon et représente une base majeure des récoltes industrielles telles que le coton. De plus, Xinjiang est à présent la nouvelle frontière par où le capital chinois part sillonner l’Asie centrale en quête de pétrole et de gaz, dans une semi-alliance avec la Russie.

Alors qu’une section de l’élite ouïgoure liée au CCP est devenue une partie de la nouvelle élite chinoise riche, la majorité des masses ouïgoures sont les laissés pour compte, faisant l’objet de  discrimination linguistique relative à l’emploi, ayant un niveau d’éducation inférieur mais avant tout faisant partie des nombreux travailleurs pauvres de la Chine. Selon certaines évaluations, Xinjiang figure à présent parmi les provinces économiquement les plus inégales de Chine, quand bien même il dispose du revenu par habitant le plus élevé du pays, hormis les provinces les plus développées du Sud-Ouest.

Une section de l’élite ouïgoure qui veut une part plus grande des profits provenant de l’ouverture de Xinjiang cherche à établir des relations indépendantes avec les principales puissances occidentales. Cette tendance est menée par la dirigeante ouïgoure exilée Rebiya Kadeer qui était l’une des femmes les plus riches de Chine et une personnalité de haut rang de la Chambre de commerce de Xinjiang et de la Conférence consultative politique du peuple chinois (un comité de multimillionnaires censés conseiller le CCP). Tout en manipulant les injustices ressenties par les masses ouïgoures, cette couche de la bourgeoisie partage l’hostilité de classe qu’éprouve Beijing envers la population laborieuse ordinaire.

L’image inversée du séparatisme est la montée du chauvinisme Han après le massacre de la place Tiananmen en 1989 quand le régime stalinien a brutalement écrasé la résistance de la classe ouvrière contre sa politique pro-capitaliste. Avec la diminution de sa base de soutien traditionnelle parmi la paysannerie, le CCP a promu sciemment le nationalisme chinois afin de créer une base parmi les classes moyennes, un processus qui ne peut qu’exacerber la fracture de l’unité nationale.

Alors que le régime du CCP tient à présent le pays en recourant à la répression par la police militaire, il ne peut arrêter les puissantes tendances centrifuges sociales, ethniques et géographiques. A moins que et jusqu’à ce que la classe ouvrière chinoise intervienne avec un programme internationaliste révolutionnaire et socialiste pour unifier la population laborieuse de toutes appartenances ethniques confondues contre toutes les formes de nationalisme et de chauvinisme, l’issue inévitable sera une intensification de la violence communautaire accompagnée d’un danger grandissant de guerre civile.

http://www.alterinfo.net/L-agitation-au-Xinjiang-revele-la-fragilite-de-l-Etat-chinois_a34587.html


Commentaire :


Cela sent comme à l'accoutumée, les méthodes Sorros/Cia/Mossad, la Chine étant le dernier verrou pour l'instauration du G.M. talmudique. Méthode du Salami en cours, via "révolution colorée", false flag and co.

Mais le titre est osé, voir manipulateur. Car enfin, ce serait comme dire : "L'agitation en Corse relève la fragilité de l'Etat français". Ou comme l'agitation en Tchétchénie relève la fragilité des l'Etat Russe, etc...Pourquoi pas !

Les Chinois ont de quoi mater toute rébellion tout comme Sarko-band., museler toute opposition et presse libre, au nom de la république.

Il faut se souvenir que la Chine a récemment mis en garde les USA, sous entendu les sionistes d'israël, qu'il ne fallait pas trop s'aventurer sur la destruction de l'Iran. Des J.O. de Pékin aux actuelles provocations des Han, il s'agit bien de tentatives de déstabilisation des "tigres de papier" contre la souveraineté chinoise. Mais bon, on n'emmanche pas 1,5 milliards de chinois sans conséquence, comme cette poignée de civils de Gaza, brulés et torturés à mort avec le soutien occidental pro-sioniste. Ca va être chaud pour la suite !

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 05:38


Iran : un changement interne est en cours



La bataille de pouvoir interne en Iran bat son plein, 4 semaines après le scrutin présidentiel qui a donné une victoire contestée à Mahmoud Ahmadinejad. De son côté,
Lyndon LaRouche a appelé les Etats-Unis à se mêler le moins possible des affaires internes de l’Iran : « L’Iran vit une période de changement, laissez-les faire et n’interférez pas dans leurs affaires, contrairement à ce que font et veulent les Britanniques ».

Le 4 juillet, une importante organisation du clergé chiite, l’Association des chercheurs et enseignants de Qom, a publié sur son site une déclaration allant à l’encontre du Conseil des gardiens de la Constitution et du Guide suprême Ali Khamenei, en demandant des enquêtes supplémentaires sur les éventuelles fraudes électorales.
L’opposition entre cette prestigieuse organisation religieuse – créée en 1980 par l’Ayatollah Khomeiny – d’un côté, et le Guide suprême et le Président de l’autre, révèle que la bataille interne fait rage, alors que pour l’instant les manifestations se sont quasiment arrêtées après les vagues d’arrestation et le déploiement massif des forces de sécurité.
D’après le New York Times, le candidat réformateur Mir Hossein Mousavi aurait rencontré l’association chiite 10 jours auparavant. Leur déclaration est également intervenue après que l’un des principaux journaux liés au gouvernement ait accusé Mousavi, l’ancien président Khatami, ainsi que le troisième candidat présidentiel, Mehdi Karoubi, ancien porte-parole du Parlement, d’être « des agents à la solde de l’étranger » et demandé qu’ils soient jugés publiquement.
Le 4 juillet toujours, Mousavi a rendu public un dossier de 24 pages accusant le ministre de l’Intérieur, Sadegh Mahsouli, et le chef du Conseil des gardiens, l’Ayatollah Ahmad Jannati, d’avoir truqué le scrutin. Jannati et cinq autres membres du Conseil des gardiens, chargés de superviser l’élection, avaient publiquement exprimé leur soutien à Ahmadinejad, en violation des lois électorales iraniennes.
D’autre part, l’Ayatollah Rafsandjani, ancien Président et chef de la puissante Assemblée des experts, semble lui aussi s’être mis du côté de l’opposition, puisqu’il vient de rencontrer les familles des dirigeants de l’opposition, emprisonnés suite aux manifestations.

Côté américain, si le vice-président Joe Biden a déclaré qu’il ne s’opposerait pas à une attaque israélienne contre l’Iran, notons que le Président Obama avait adressé un mois avant les élections une lettre au Guide suprême, anticipant clairement la victoire d’Ahmadinejad et proposant un dialogue entre hauts responsables des deux pays.
Pour Lyndon LaRouche, « les Etats-Unis doivent adopter une politique de coopération avec l’Iran, quoi qu’il advienne de ce changement intérieur ». Il a souligné que depuis l’après-guerre mondiale, l’Iran vivait un processus de changement : d’abord avec le mouvement de Mossadegh dans les années 1950, puis avec la Révolution islamique de la fin des années 1970. « L’Iran est à nouveau dans une phase de changement et il ne faut pas tenter d’interférer dans cette situation intérieure. Depuis les accords de Sykes-Picot, les Britanniques n’ont cessé d’intervenir dans les affaires intérieures de l’Iran et c’est ce qu’il font en ce moment. »

http://www.solidariteetprogres.org http://www.solidariteetprogres.org

http://www.alterinfo.net/Iran-un-changement-interne-est-en-cours_a34201.html

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 20:21

Le coup d'État au Honduras. Les raisons d'un échec.


Un excellent article publié par 
SERGE ADAM
Sur son blog vous trouverez de nombreux articles qui exposent des points de vue originaux sur des problèmes d'actualité et qui prennent le contrepied des modes médiatiques, forçant à nuancer les points de vues dualistes qui sont un travers répandu dans notre culture.
Eva: Je confirme, excellent blog à visiter absolument !


mardi 14 juillet 2009

Honduras : Les raisons d'un échec.
Le coup d'État au Honduras. Les raisons d'un échec.
par Claude Morin

Premier coup d'État en Amérique latine depuis la fin de la Guerre froide », a-t-on tôt fait de proclamer.A-t-on oublié le coup d'État du 11 avril 2002 au Venezuela même s'il dura moins de 48 heures? Le rapprochement avec la Guerre froide rappelle cependant que plusieurs coups d'État servirent à renverser des gouvernements réformistes ou à contrer les mouvements de revendication. L'Amérique centrale aura offert au XXe siècle un terreau fertile pour des dictatures militaires ou personnalistes (comme celles d'Ubico, de Carías, de Martínez Hernández sur l'horizon 1930-1945 et surtout celle des Somoza jusqu'en 1979). L'URSS après 1947, puis Cuba à partir de 1959 devinrent l'épouvantail. Les oligarchies et les militaires invoquaient la menace subversive pour s'opposer aux demandes et mouvements réformistes. La lutte contre le communisme servait de prétexte à la répression, à des élections sur mesure. Les États-Unis cautionnaient ou encourageaient la réponse autoritaire. N'avaient-ils mis fin à l'expérience réformiste au Guatemala en 1954 avant d'utiliser ce pays comme laboratoire pour tester des méthodes de lutte anti-insurrectionnelle appliquées bientôt en Asie du sud-est? Effet de la proximité des États-Unis, les dictatures centre-américaines pouvaient faire bon ménage avec des élections périodiques, des débats parlementaires, la division des pouvoirs. Mais ce vernis ne doit pas faire allusion : l'État de droit n'existait pas.

Dans l'Amérique centrale des dictatures, le Honduras s'est distingué depuis les années 50 comme la « République du Pentagone ».
C'est au Honduras que la CIA a organisé une attaque contre le Guatemala dans le cadre d'une guerre psychologique qui devait mener au renversement du gouvernement Arbenz en 1954. C'est du Honduras qu'elle orchestra l'invasion de Cuba en avril 1961. Les militaires honduriens furent entraînés et armés par les États-Unis. Dès 1957, ils deviennent un acteur politique prépondérant, n'hésitant pas à mettre sur la touche les gouvernements civils. Dans les années 80, Washington fit du Honduras une plate-forme pour sa stratégie d'agression contre le Nicaragua sandiniste et de soutien logistique à l'armée salvadorienne contre le FMLN. Le Honduras ressemblait à un porte-avions. Washington obligea alors les militaires à remettre le gouvernement aux civils afin de doter le pays d'une façade « démocratique ». La constitution de 1982 est un produit de ce ravalement. Cette façade servait à dissimuler une militarisation de la société. Les militaires profitèrent de largesses.
Le général Alvárez eut un temps carte blanche pour frapper tout élément jugé « subversif ». Les assassinats et les disparitions frappèrent les organisations populaires. Des manoeuvres se déroulaient annuellement en territoire hondurien. La prostitution, les drogues et les maladies vénériennes accompagnèrent les exercices. Avec la fin de la guerre civile au Nicaragua et au Salvador vers 1991, l'assistance US (1,3 milliard $ entre 1981 et 1987) fondit et le budget national en fut affecté. La démilitarisation se heurta à une résistance chez ceux qui avaient profité politiquement et économiquement du conflit. La criminalité connut une escalade ici comme au Salvador. Quantité de soldats se recyclèrent dans le trafic des narcotiques et les sales besognes.

Les élites honduriennes ont fait preuve de myopie et n'ont pas assumé leurs responsabilités sociales.
Le Honduras a incarné jusqu'à la caricature la « République bananière » ouverte à toutes les ingérences et à la corruption. Une longue tradition de servilité et de vassalité forme le tissu de son histoire. Que de fois les élites honduriennes ont pensé assurer leur prospérité en s'associant à des intérêts étrangers qui ne voyaient dans ce pays qu'un peuple indolent et des richesses à exploiter. Après avoir pensé offrir un territoire pour construire un canal interocéanique, les élites virent dans la banane le produit qui allait faire la richesse du pays. Les sociétés étrangères se disputaient des concessions et appuyaient des partis politiques rivaux ou des dictateurs pour obtenir des faveurs. L'assistance est devenue par la suite la nouvelle vache à lait, favorisant des enrichissements plus ou moins licites, voire la corruption la plus éhontée. Si cette source rapporte désormais moins, elle n'a pas disparu. Parallèlement le Honduras a multiplié les concessions pour attirer des usines de sous-traitance, des sociétés minières (y compris du Canada) et des sociétés forestières. Les possédants ont démontré une attitude défensive face aux demandes sociales. Plus de la moitié de la population vit en-deçà du seuil de pauvreté. Le pays occupe le 114e rang mondial pour l'indice de développement humain.

Le président Manuel Zelaya est issu de l'élite. Son épouse est la fille d'un général qui occupa la présidence. Sa famille a même été mêlée à l'assassinat de deux prêtres et de 15 militants paysans dont les cadavres furent trouvés en 1975 sur la propriété familiale Los Horcones. Industriel forestier et éleveur, il accéda à la direction d'associations patronales. Élu député en 1984, il a occupé plusieurs postes dans des gouvernements libéraux. Il appartenait à la faction progressiste du parti libéral et fut chargé de la direction de programmes sociaux. Élu de justesse en novembre 2005 sous la bannière libérale, il avait fait campagne pour une approche sociale de la criminalité face à un adversaire qui prônait la répression la plus dure, y compris la restauration de la peine de mort (abolie en 1937). On peut donc lui attribuer une sensibilité progressiste qui le démarquait au sein de sa classe et des partis politiques. Sa gestion présidentielle confirmera bientôt cette tendance. Il augmente de 60 % le salaire minimum, il crée un fonds pour la protection des forêts, il abaisse le prix du carburant. Mais surtout il Il développe des relations avec le président Chávez. Un accord avec Petrocaribe permet au Honduras de différer de 25 ans les paiements sur la moitié du pétrole qu'il achète et d'utiliser les fonds ainsi économisés pour financer des programmes sociaux. Et il adhère en 2008 à l'Alternative bolivarienne pour les Amériques.
Il devint clair pour les Honduriens que Manuel Zelaya glisse à gauche, d'autant plus qu'il se rend à Cuba et y rencontre Fidel Castro en mars dernier. En même temps que les élites dénoncent ce virage, les mouvements sociaux connaissent une nouvelle vigueur et font entendre leurs revendications. Des regroupements voient le jour (COPINH, Bloque popular, Unificación democrática, etc.). Cela ne fait pas de Manuel Zelaya un « socialiste ». Il ressemble tout au plus à Jacobo Arbenz. Il cherche à libérer son pays de la tutelle états-unienne, mais sans envisager une rupture. Il ancre le Honduras dans des alliances régionales et latino-américaines. S'adaptant aux vents nouveaux, rompant avec plusieurs politiques néolibérales des gouvernements antérieurs, il inscrit son action dans une volonté de rendre effective la participation citoyenne, d'approfondir la démocratie.

Dans un pays aussi conservateur, avec ce passé de servilité et d'oppression, Manuel Zelaya dérange tous les puissants. Les élites ne se reconnaissent plus dans l'homme. Dans la consultation annoncée pour le 28 juin - sur l'opportunité d'ajouter une quatrième urne lors des élections générales du 29 novembre prochain - elles ont vu une manoeuvre destinée à leur opposer l'opinion publique et à conférer une légitimité à la campagne en faveur de la convocation d'une assemblée constituante. Tous les pouvoirs se sont alors ligués contre Zelaya : le Congrès (y compris son parti), la Cour suprême, l'Église, les médias, les forces armées. Même si la consultation n'était pas contraignante et ne pouvait être assimilée à un referendum, ils n'ont pas voulu courir le risque d'être mis en minorité par le « peuple ». Ils ont prétendu que Zelaya cherchait par ce moyen à arracher un second mandat, ce qu'interdit la constitution de 1982. Le véritable enjeu était l'élaboration d'une nouvelle constitution pour fonder un Honduras réellement démocratique. À court terme, une constituante peut fournir l'occasion à des débats qui font avancer la participation citoyenne. La procédure peut se transformer en une école. Le projet pouvait permettre aux organisations populaires et indigènes de faire entendre leurs voix. Voilà pourquoi elles appuyaient massivement la démarche qui était déjà endossée par 500 000 signatures. Plusieurs regroupements s'étaient formés pour soutenir l'initiative qui avait porté ses fruits au Venezuela, en Bolivie et en Équateur. La société civile n'avait eu aucun rôle dans la rédaction de la constitution de 1982 ni dans son approbation. La constitution ne prévoyait aucune consultation populaire. Ses rédacteurs appartenaient aux deux partis qui se sont partagé le pouvoir depuis plus d'un siècle, des partis régulièrement fragmentés par des ambitions personnelles, des instruments de clientélisme, des partis qui n'ont toujours pas vocation démocratique.

Je ne suis pas juriste, mais je crois que la Cour suprême a fait une lecture limitative et éminemment politique de la constitution afin de proclamer le caractère illégal de la consultation. Tous les autres corps se sont servis de cette décision pour justifier leur action contre le président Zelaya.
Tous ont travaillé de concert. Les militaires ont utilisé la force pour arrêter le président et l'exiler au Costa Rica. Ils ont prétendu agir au nom des instances juridiques. Le Congrès s'est ensuite réuni. Il a prétendu disposer d'une lettre datée du 25 juin par laquelle Zelaya avait signifié sa démission invoquant la polarisation du pays et des raisons de santé. À l'évidence il s'agissait d'un faux fabriqué. Puis il a désigné son président comme successeur.
En l'absence du vice-président qui avait renoncé à ses fonctions pour briguer les suffrages aux élections de novembre, le président du Congrès, Roberto Micheletti, était le prétendant désigné. Les apparences étaient sauvegardées : le Congrès destituait le président, nommait un successeur et les militaires laissaient le pouvoir aux civils. L'alliance civilo-militaire avait bien fonctionné. Les médias ont également joué leur rôle. Après avoir chauffé l'atmosphère dans une campagne anti-Zelaya, ils s'imposaient un blackout complet sur le coup avant de se faire les porte-parole du nouveau régime. Les médias favorables à Zelaya ont été sortis des ondes. Niant la réalité du coup d'État, tous les pouvoirs ont voulu faire croire à une « succession constitutionnelle ».

Ce scénario s'inspire du coup d'État du 11 avril 2002 au Venezuela : la capture du président par les militaires, la fausse démission, le blackout médiatique. Chávez et le Venezuela servaient d'épouvantail pour discréditer Zelaya et son projet. La parenté dépasse la simple imitation. L'opposition vénézuélienne a été très active au Honduras récemment. L'oligarchie vénézuélienne, à défaut de faire tomber Hugo Chávez au Venezuela, voulait le vaincre à l'étranger. En identifiant Zelaya à Chávez, elle a pensé prendre sa revanche. Ses partis et ses médias n'ont donc pas dénoncé le coup, bien au contraire. On peut comprendre dans ce contexte que le président Chávez se soit engagé avec une grande vigueur verbale à défendre Zelaya et à vilipender les putschistes. Cette collaboration entre les deux oligarchies pourrait expliquer que les élites honduriennes se soient complètement illusionnées quant à la viabilité de la solution retenue.

L'importance du facteur externe explique que les putschistes aient visé également Patricia Rodas, la ministre des Relations extérieures, rudoyée et expulsée au Mexique et qu'ils aient menacé les ambassadeurs du Venezuela et de Cuba. La droite aux États-Unis (au Congrès, dans les médias) et la droite en Amérique latine soutiennent les putschistes. Elles ne voient en Zelaya qu'un allié de Chávez qu'elles diabolisent. Cette solidarité de classe n'est pas étrangère non plus à la position ambiguë, du bout des lèvres en somme, qu'adoptera le gouvernement canadien.

Mais à la différence de ce qui s'est passé au Venezuela ce n'est pas d'abord la rue qui peut remettre Manuel Zelaya au pouvoir. Les organisations populaires n'ont pu se mobiliser comme elles le firent au Venezuela. Des ordres de capture ont été émis contre les dirigeants (plus de quatorze) ainsi que les ministres du gouvernement Zelaya. Beaucoup se sont réfugiés dans des ambassades, ont fui le pays ou se sont mis à l'abri. Le couvre-feu a été proclamé. Les partisans de Zelaya peuvent bien défier les putschistes en tenant des manifestations. Les forces de sécurité ont occupé tout le terrain et la répression brutale s'abat avec des morts, des blessés, des arrestations. Zelaya n'a pu disposer, à la différence de Chávez, de la loyauté de militaires. Ce qui aura fait la différence dans le cas du Honduras aura été la réprobation unanime et immédiate du coup d'État par tous les gouvernements d'Amérique latine et par diverses instances régionales (ALBA, Groupe de Rio, UNASUR, etc.). L'Organisation des États américains n'aura pas hésité cette fois à condamner le coup d'État et aura déployé beaucoup d'énergie à rétablir l'ordre constitutionnel.

La nouveauté réside également dans l'attitude des États-Unis. L'administration Obama n'a jamais reconnu les putschistes. Le Département d'État a vite dénoncé le caractère illégal de la destitution. Le président Obama, après s'être limité à exprimer sa « vive préoccupation », a réclamé la restauration de Manuel Zelaya dans ses fonctions. Il a de la sorte envoyé un message clair.
Cela ne veut pas dire que certaines agences états-uniennes n'aient pas contribué à la crise. On voit mal l'état-major et les officiers formés dans les écoles militaires du Pentagone s'aventurer dans cette opération sans en discuter au préalable avec les représentants du Pentagone sur place (la base de Soto Cano abrite 500 militaires états-uniens). USAID financent plusieurs programmes au Honduras.Certaines agences ont servi ailleurs de bras civil à des opérations de propagande, de formation et de subversion. Ainsi dans une entrevue à CNN, dimanche matin, la directrice locale de l'organisme Paix et Démocratie défendait le caractère légal de l'opération en cours. La rumeur d'un coup d'État a couru dès le 24 juin. Qu'a fait l'ambassadeur pour dissuader les putschistes de recourir à cette solution? Des précédents nous rappellent que les instances états-uniennes, surtout dans une situation de tensions ou de crise, ne fonctionnent pas à l'unisson. Les États-Unis gardent plusieurs fers au feu et leurs représentants agissent suivant plusieurs scénarios.

Le coup d'État est condamné à l'échec. La communauté internationale a démontré un soutien unanime au président Zelaya, isolant ainsi les putschistes. L'esprit des résolutions était que son retour se fasse sans conditions préalables. Le régime illégal tient tête à la communauté internationale et aux manifestations internes d'appui au président déchu. Comment ramener les putschistes à la raison? Par des promesses d'immunité, par l'exil des principaux chefs, par des pressions multiples et combinées? Le Venezuela a coupé ses livraisons de pétrole, plusieurs pays ont rappelé leurs ambassadeurs. Les États-Unis ont suspendu certaines formes d'assistance, mais disposent de plusieurs leviers décisifs: les mettre en action démontrerait la solidité de leur engagement en faveur d'un retour à l'ordre constitutionnel. On voit mal comment le régime pourrait se maintenir longtemps au pouvoir.

Il faut donc croire que Manuel Zelaya sera restauré dans ses fonctions. Il a déclaré en conférence de presse à New York qu'il n'accepterait pas un second mandat. C'était un argument massue de la désinformation entourant l'opposition à la consultation. Le président Zelaya reviendra auréolé, avec un prestige accru. Sa base sociale sortira élargie de cette épreuve, mais le pays se retrouvera encore plus polarisé. Face à tous les pouvoirs qui l'ont rejeté, quel sera son pouvoir effectif d'ici janvier 2010? Jusqu'où voudra-t-il et pourra-t-il aller dans l'exercice des prérogatives présidentielles qui sont fort grandes en vertu même de la constitution et des pratiques latino-américaines? Un candidat à la succession pourra-t-il poursuivre l'oeuvre entreprise? Ou le Honduras oligarchique aura-t-il stoppé pour un temps cette marche vers un Honduras moins inégalitaire, plus démocratique?


Claude Morin, Professeur retraité. Département d'histoire. Université de Montréal.

Source
Mondialisation.ca


http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-33816854.html


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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 06:19
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Citations médicales
sur les vaccinations




« Les vaccins donnent les maladies, en créent de nouvelles et propagent la mort. La preuve scientifique qu’une provocation artificielle d’une maladie empêche l’apparition d’une maladie naturelle n’a jamais été établie. Comme médecin, je m’élève contre ces vaccinations et proteste contre le mythe de Pasteur. »

                                                           Dr. Paul-Emile CHEVREFILS

 

 

« Les vaccinations en bas âge ne peuvent pas aider car elles ont des effets dangereux sur le système immunitaire de l’enfant laissant peut-être ce système tellement atteint qu’il ne peut plus protéger l’enfant durant sa vie ouvrant la voie à d’autres maladies suite à une dysfonction immunitaire. »

                                                           Drs. H. BUTTRAM et J. HOFFMANN

 

 

« Je suis fermement  convaincu que la vaccination ne peut être montrée comme ayant quelque relation logique avec la diminution des cas de variole. La plupart des personnes sont mortes de la variole qu’ils contractèrent après avoir été vaccinées. »

                                                       Dr. J.W. HODGE  (The Vaccination Superstition)

 

 

 

«  Certaines souches de vaccines peuvent  être impliquées dans des maladies  dégénératives telles que l’arthrite rhumatoïde, la leucémie, le diabète et la sclérose en plaques. » 

                                                      Dr. G. DETTMAN (Australian Nurses Journal)

 

 

« Plusieurs auteurs allemands ont décrit la relation entre la sclérose en plaques et les vaccinations contre la variole, la typhoïde, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose. »

                                                                  British  Medical Journal 1967

 

 

« Le risque de souffrir de complications sérieuses provenant des vaccins contre la grippe est beaucoup plus grand que la grippe elle-même. »

                                                                   Dr. William FROSEHAVER

 

 « C’est une grande insulte faite au système immunitaire d’un enfant que d’introduire dans son sang des protéines étrangères ou les virus vivants dont sont composés les vaccins d’aujourd’hui. »

                                                                       Dr. MOSKOWITZ

 

« Contrairement aux croyances antérieurement établies à propos des vaccins du virus de la polio, l’évidence existe maintenant que le vaccin vivant ne peut être administré sans risque de produire la paralysie… Le vaccin viral vivant de la polio transporte en lui-même le risque de produire la polio paralytique chez les individus vaccinés ou leurs contacts. »

                                                                       Dr. SALK

                    (SALK A introduit le vaccin original de la polio dans les années 50)

 

« Les vaccins peuvent causer l’arthrite chronique évolutive, la sclérose en plaques, le lupus systémique érythémateux, le Parkinson et le cancer. »

                                       Pr. R. SIMPSON de l’American Cancer Society

 


 « Allons-nous échanger la rougeole contre le cancer et la leucémie. »

                                                         Dr. MENDELSOHN

 

 

« Le déclin du tétanos en tant que maladie commença avant l’introduction de l’anatoxine dans la population. »

                                                       Medical Journal of Australia 1978

 

 

“L’évidence suggère que les personnes qui sont vaccines contre la grippe ont approximativement 10 fois plus de chance de contracter le syndrome de Guillain-Barré que ceux qui n’ont pas été vaccinés. »

                                                    Center for Control Diseases 1977

 

 

“C’est une véritable épidémie … Il est grotesque de prétendre qu’il n’existe aucun lien entre l’autisme et la vaccination sauf des coïncidences. La vérité est que des enfants sont blessés par vaccinations. »

                                                      Dr. Bernard RIMLAND

       Directeur et fondateur du Autism Research Inst. Of San Diego

           

 

“Pendant 23 ans, j’ai observe que les enfants non vaccines étaient plus sains et plus robustes que les enfants vaccines. Les allergies, l’asthme et des perturbations comportementales étaient clairement plus fréquentes chez mes jeunes patients vaccinés. D’autre part, les premiers      souffert plus souvent ou plus sévèrement de maladies infectieuses que les autres. »

                                                           Dr. Philip INCAO

 

“ Sur les 3,3 millions d’enfants vaccinés annuellement aux Etats-Unis avec le DCT, 16 038 démontrèrent des crises aiguës et des pleurs persistants – ce qui est considéré par plusieurs neurologistes comme l’indication d’une irritation du système nerveux central ; 8 484 eurent des convulsions ; 8 484 furent en état de choc dans les 48 heures suivant l’injection du DCT. »

                                                     Dr. Allan HINMAN et Jeffrey COPELAN

                                                (Journal of the American Medical Association)

 

 

« Il n’y a pas de raison de croire que le vaccin de l’influenza (grippe) soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ceux qui fabriquent ce vaccin savent qu’il ne sert à rien mais ils continuent à le vendre tout de même. »

Dr. Anthony MORRIS                                                                  (Anciennement chef du Contrôle des vaccins, gouvernement des Etats-Unis)

 

            

« J’appelle ça de la vaccinnomanie. Nous sommes arrivés à un point qui n’est plus défendable sur le plan scientifique. Introduire de nouveaux vaccins dans le corps sans savoir comment ils pourront affecter dans le temps les fonctions du système immunitaire frise la criminalité. »

                                                           Nicholas REGUSH, journaliste médical

 

« En 1992, une étude publiée dans The American Journal or Epidemiology a démontré qu’un enfant a 8 fois plus de chance de mourir, trois jours après avoir reçu le vaccin DCT (diphtérie, coqueluche et tétanos) qu’un enfant non vacciné. »

                                                                                                            

 « ...Le lancement du B.C.G. est un modèle de gangstérisme économique, une gigantesque et malhonnête opération commerciale. Rien ne manque au scénario : un inventeur farfelu, des expériences de laboratoire truquées, un vernis pseudo-scientifique, des statistiques tronquées, une publicité éhontée, l'appui acheté des mandarins, et, suprême astuce, la gratuité du produit... financé par le contribuable !

Tout cela ne sort pas de l'ordinaire ; le public français est habitué aux scandales. Mais ce qui est propre au B.C.G., et qui atteint les sommets du machiavélisme, c'est l'ultime manœuvre, réussie, de coercition diabolique imaginée par les promoteurs, le Conseil de la République, l'obligation vaccinale pour le B. C. G.

                                                   Dr. Jean ELMIGER  (La Médecine retrouvée)

 

           

 « ... Quand un car dégringole un ravin avec 40 écoliers à son bord, le drame fait la une des journaux dans le monde entier.

Les centaines d'enfants tués chaque année par le B.C.G. restent anonymes... La poule aux oeufs d'or de l'Institut P... finirait en court-bouillon ! Le corps médical ne doit en aucun cas en être informé... »

 « ...Apprenez ici une vérité terrible : chaque fois que vous entendez parler d'une affreuse mort d'enfant, terrassé dans les premières semaines de sa vie, par une « méningite virale », vous êtes en droit de suspecter le B.C.G., même si l'autopsie a confirmé le diagnostic classique d'« encéphalite virale > foudroyante... »

« ...Si le médecin responsable d'une telle horreur est conscient du rapport de cause à effet, il est un criminel éclairé, et un lâche pour n'avoir pas parlé. S'il ne saisit pas le rapport, il est un dangereux imbécile prêt à la récidive... »

                                         Dr. Jean ELMIGER  (La Médecine retrouvée)

 

 

« Les campagnes publicitaires en faveur des vaccins représentent un endoctrinement type lavage de cerveau... On utilise tout d'abord la désinformation, avec trucage des chiffres statistiques et amalgame savant de l'effet protecteur du vaccin avec d'autres affections et une annonce de possibilité de contagion totalement fantaisiste. Ensuite on sème la terreur, pour faire croire à l'ensemble de la population que telle maladie est effroyable, mettant au même rang de gravité une banale rougeole et une poliomyélite paralysante. Ensuite on procède à la banalisation de l'acte vaccinal. »

Dr Alain SCOHY

 

 

« La quasi totalité des cas de poliomyélite recensés aux U.S.A., de 1980 à 1994, a été causée par l'administration du vaccin oral atténué.»

                                                Dépêche AFP, 1er février 1997

 

 

«Les Français, manipulés et désinformés en sont venus à considérer l'acte vaccinal comme le baptême : hors vaccin pas de salut. Or, il n'a jamais été prouvé scientifiquement que les vaccins étaient efficaces et sans danger... Le principe de la vaccination constitue la plus monstrueuse erreur médicale et scientifique du siècle.»

                          Dr. Louis DE BROUWER  (Vaccination erreur médicale du siècle)

 

 

« Le système immunitaire s'avère particulièrement endommagé à la suite de vaccinations de routine... »

« ...Le capital immunologique se trouve substantiellement amoindri chez les nombreux enfants soumis aux programmes vaccinaux courants.»

                                                       Le Concours Médical   (20 janvier 1974)

 

« ...Ce n'est pas une pratique médicale sensée que de risquer sa vie en se soumettant à une intervention probablement inefficace, afin d'éviter une maladie qui ne surviendra vraisemblablement jamais. »

 Dr Kris GAUBLOMME

 

 

 « 2/3 des 103 enfants décédés de la mort subite du nourrisson avaient reçu le vaccin D.T.P. dans les 3 semaines précédant la mort. Certains même étaient morts le lendemain. »

                                                Dr TORCH   (« Neurology 1982 »)

 

  

 « Une équipe médicale du Baylor Collège à Houston a retrouvé le virus SV 40 dans les tissus de patients souffrant de tumeurs du cerveau et de mésothéliomes. Ce virus, reconnu cancérigène, a ainsi été injecté à 30 millions de personnes à travers le monde par le vaccin contre la polio... »

Science et Vie  (décembre 1996)

 


« ...Les vaccinés, loin de constituer un barrage protecteur vis-à-vis des non-vaccinés, sont au contraire dangereux et peuvent contaminer le reste de la population, puisqu'il est prouvé qu'ils peuvent être porteurs et transmetteurs de virus poliomyélitiques par voie intestinale, et peut-être par d'autres voies... »                                                                  Dr. Yves COUZIGOU    

     

 

« ...Les végétariens prétendent depuis toujours que l'ingestion de la chair des animaux introduit petit à petit chez l'homme la bestialité de l'animal abattu...

Qui parle ici d'ingestion ? ...Il est injecté à travers la peau, échappant à son contrôle... Les compères C. et G. (Calmette et Guérin) n'ont pas pris l'animal au hasard. ils ont choisi la vache. Ce paisible bovidé devient lentement mais sÛrement le lien analogique et quasi parental de la grande famille des Français... »                                                                                                                                                                                                     Dr. Jean ELMIGER  (La Médecine retrouvée)

 

 

 «.Depuis 1957, l'O.M.S. ne recense dans les statistiques que les formes paralytiques de poliomyélite, alors qu'avant la vaccination, toutes les formes de polio étaient incluses, ce qui permet de faire apparaître une régression des cas qui est loin d'être la vérité.»

                       Dr SCHEIBNER  (Expert Australien)

 

 

« ...Après l'échec retentissant du vaccin Salk (Au Massassuchets, 75 % des cas paralytiques avaient pourtant reçu 3 doses ou d'avantage du vaccin), une parade géniale fut trouvée pour sortir l'industrie du médicament du pétrin (« Life science ») : on décida de nouvelles normes pour l'établissement du diagnostic de la polio.

Pr. GREENBERG

 

« Si le principe de la vaccination était concevable au début du 20ème siècle du fait que le monde médical et scientifique ignorait pratiquement tout de la biologie moléculaire, des virus et rétrovirus endogènes et même exogènes et du principe de la recombinaison de ces derniers, il en va tout autrement depuis quelques décennies. Continuer à vacciner des populations entières, depuis 1978 des centaines de millions d'individus, constitue non seulement une erreur, mais également un acte criminel, véritable génocide, à l'échelle planétaire. »                                                                                                                                       Dr Louis de Brouwer (Sida, le vertige)

 

 

« Que la vaccination soit obligatoire ou non obligatoire, vacciner de force, c'est violer y collaborer est meurtrier. »

Dr. Guylaine LANCTOT

 

 

« La vaccination est le modèle de l'incertitude, des interactions et relations imprévisibles. Elle se situe aux antipodes de l'esprit scientifique. »

Dr Jacques KALMAR

 

« L'ânerie humaine est la source des pires catastrophes... » ( Montaigne)

« ...Mais aussi une mine d'or inépuisable pour qui sait l’exploiter. »

                                Dr. Toulet

 

« L'effet patent des vaccins est de favoriser la mort. »

                                                                         Pr. Louis Claude Vincent

 

 

 « Dans plusieurs pays en voie de développement, on s'était imaginé qu'avec une seule campagne de vaccinations on arriverait à résoudre le problème. Or, dans plusieurs de ces pays, la fréquence de ces maladies a augmenté, allant même jusqu'à quintupler depuis la vaccination.»

 Pr Lépine     ( Médecine praticienne n°467)

 

 

« Quant Les scientifiques et les médecins s'attribuent la gloire d'une évolution qui est due en réalité aux plombiers et aux paysans! C'est grâce à eux que s'est développée une meilleure hygiène et que l'on a pu avoir une meilleure nourriture.([...) Avec une bonne nutrition, vous vous assurez un bon système immunitaire et vous n'êtes plus la proie des maladies. »

                                                                   Peter Duesberg,

                    (Professeur de biologie moléculaire et cellulaire à l'université de Berkeley)

 

 

 « Un virus, même atténué, peut reprendre sa virulence - c'est notamment le cas du virus polio vaccinal, qui redevient pathogène après son passage dans l'intestin et contribue à contaminer l'entourage. Les cas de polio chez les contacts des vaccinés par le vaccin oral sont bien connus. »

 « Il n'existe aucune souche vaccinale issue des singes qui soit dépourvue de virulence neurologique.»

 Dr Garcia Silva  ( le Maroc Médical n° 43)

 

 « L'introduction volontaire et non nécessaire de virus infectieux dans un corps humain est un acte dément qui ne peut être dicté que par une grande ignorance de la virologie et des processus d'infection. [...] Le mal qui est fait est incalculable. »

                                                          Pr R. Delong,

          (Virologue et immunologue de l'université de Toledo aux Etats-Unis.)

 

 

«En 1945, la Hollande était le pays d'Europe le plus touché par le fléau tuberculeux. En 1974, sans jamais avoir eu recours au BCG, la maladie y était totalement éradiquée. A l'inverse, le fléau tuberculeux reprenait de la vigueur partout où le BCG est encore pratiqué »

 Bulletin statistique du ministère de la Santé publique et de la Sécurité sociale    ( n° 1 de 1974)


 

« Le pire vaccin de tous est celui contre la coqueluche. (...) Il est responsable d'un grand nombre de morts et d'un grand nombre de dommages cérébraux irréversibles chez les nouveau-nés. »

                                                Dr Kalokerinos  (24 mai 1987 Sunwell Tops)

 

 

 « On a mené une campagne à la hussarde. On a violé la conscience des gens. Même les grands-mères de 80 ans venaient réclamer leur vaccin ! »

Pr Alain Fisch

 

 

«  Les hommes politiques sont donc désormais responsables et coupables. Leur culpabilité repose sur le fait qu'ils ont en main toutes les informations sur le système actuel. Ils savent parfaitement que l'expertise fonctionne à sens unique. Ils connaissent la collusion entre les experts et les vendeurs. Ils acceptent cet état de choses. Les dirigeants politiques ont des comptes à rendre. »

 Dr Lacaze

          

 

« Les idées pasteuriennes propagées et enseignées comme un catéchisme d’enfant de cœur font reculer l’intelligence et donc la civilisation. »

                                                                                  Dr. René DUFILHO

 

 

« Les vaccinations ne sont que d’abominables mystifications hygiéniques qui ont déconsidéré la science et la pratique de l’art de guérir en décimant l’humanité pour enrichir les vaccinations. »

                                                                                  Dr. Hubert  BOENS

 

« La vaccination est la plus grande escroquerie médicale de tous les temps. »

                                                                                  Pr. Jules TISSOT

 

« Toute vaccination est un scandale si on la considère sur un plan scientifique. »

                                                                                   Dr. Jacques KALMAR

 

« La présence d’un œdème cérébral chez des enfants en bas âge qui meurent peu de temps après une vaccination contre l’hépatite B est inquiétante… Les enfants de moins de 14 ans ont plus de chance de mourir ou de souffrir de réactions négatives après avoir reçu le vaccin de l’hépatite B que d’attraper la maladie. »

                                                        Dr. Jane ORIENT

            (Médecin, directrice de l’Association des médecins américains et des chirurgiens)

 

 

« Comme dans les livres saints, le dogme est installé sans faille. »

                                                                                  Dr. Jacques KALMAR

 

 

« Toute vaccination est susceptible de provoquer une encéphalite légère ou grave. »

                                                                                  Dr. Harris COULTER

                                               (Vaccination Social Violence and Criminality)

 

 

« Peu de médecins sont disposés à attribuer un décès ou une complication à une méthode qu’ils ont eux-mêmes recommandée et à laquelle ils croient. »

                                                                                  Pr. Georges DICK

                                                                       (British Medical Journal, juillet 1971)

                                                          

 

« Le drame c’est que les hommes soient aveugles au point de ne plus être accessible qu’à l’erreur. Et les hôpitaux, les cimetières sont pleins de gens qui ont accepté, avec satisfaction, de se laisser assassiner stupidement par la malveillance de la seule force qu’ils ont cultivée avec soin : la force de leur IGNORANCE. »

                                                                                  Dr. Jacques KALMAR

 

 

«  Nous retrouverons toujours les mêmes remarques concernant les effet défavorables des vaccinations. Une vaccination, quelle soit, est toujours, biologiquement et immunitairement parlant, une offense pour

l'organisme. »

                                               Pr R. Bastin (Concours médical,  Ier février 1986)

 

 

« Les micro-organismes inoculés à travers toutes les barrières naturelles ont été bricolés de telle manière que la majorité des individus développe des pathologies chroniques dont les symptômes ne sont pas faciles à rattacher à leur cause initiale. »

                                                            Dr Jacqueline Bousquet

 

 

Si nous continuons à généraliser et multiplier l’emploi des vaccins, on peut concevoir que d’ici quelques décades une pathologie nouvelle, celle de sociétés vaccinées, verra le jour.

                                                                      Pr . P. DELOGE

                                    (Tendance de la médecine contemporaine  1962)

 

 

Ne vous hâtez pas de faire tomber la fièvre de votre malade ; s’il souffre d’une affection virale, vous risquez de compromettre sa guérison.

                                                                          Pr . André LWOFF

( Prix Nobel de médecine )  

 

 

« Les vaccins donnent les maladies, en créent de nouvelles et propagent la mort. La preuve scientifique qu’une provocation artificielle d’une maladie empêche l’apparition d’une maladie naturelle n’a jamais été établie. Comme médecin, je m’élève contre ces vaccinations et proteste contre le mythe de Pasteur. »

Dr. Paul-Emile CHEVREFILS

 

 

« Les vaccinations en bas âge ne peuvent pas aider car elles ont des effets dangereux sur le système immunitaire de l’enfant laissant peut-être ce système tellement atteint qu’il ne peut plus protéger l’enfant durant sa vie ouvrant la voie à d’autres maladies suite à une dysfonction immunitaire. »

Drs. H. BUTTRAM et J. HOFFMANN

 

 

« Je suis fermement  convaincu que la vaccination ne peut être montrée comme ayant quelque relation logique avec la diminution des cas de variole. La plupart des personnes sont mortes de la variole qu’ils contractèrent après avoir été vaccinées. »

Dr. J.W. HODGE  (The Vaccination Superstition)

 

 

«  Certaines souches de vaccines peuvent  être impliquées dans des maladies  dégénératives telles que l’arthrite rhumatoïde, la leucémie, le diabète et la sclérose en plaques. »

Dr. G. DETTMAN (Australian Nurses Journal)

 

« Plusieurs auteurs allemands ont décrit la relation entre la sclérose en plaques et les vaccinations contre la variole, la typhoïde, le tétanos, la poliomyélite et la tuberculose. »

British  Medical Journal 1967

 

 

«  Le risque de souffrir de complications sérieuses provenant des vaccins contre la grippe est beaucoup plus grand que la grippe elle-même. »

Dr. William FROSEHAVER

 

 

« C’est une grande insulte faite au système immunitaire d’un enfant que d’introduire dans son sang des protéines étrangères ou les virus vivants dont sont composés les vaccins ’aujourd’hui. »                                 Dr. MOSKOWITZ

 

« Contrairement aux croyances antérieurement établies à propos des vaccins du virus de la polio, l’évidence existe maintenant que le vaccin vivant ne peut être administré sans risque de produire la paralysie… Le vaccins viral vivant de la polio transporte en lui-même le risque de produire la polio paralytique chez les individus vaccinés ou leurs contacts. »

                                                               Dr. SALK                                                                                            ( Le Dr. SALK a introduit  le vaccin original de la polio dans les années 50)

 

 

« Les vaccins peuvent causer l’arthrite chronique évolutive, la sclérose en plaques, le lupus systémique érythémateux, le Parkinson et le cancer. »

Pr. R. SIMPSON de l’American Cancer Society

 

 

 « Allons-nous échanger la rougeole contre le cancer et la leucémie. »

                                                                                   Dr. MENDELSOHN

 

 

« Le déclin du tétanos en tant que maladie commença avant l’introduction de l’anatoxine dans la population. »

                                              Medical Journal of Australia 1978

 

 

« L’évidence suggère que les personnes qui sont vaccines contre la grippe ont approximativement 10 fois plus de chance de contracter le syndrome de Guillain-Barré que ceux qui n’ont pas été vaccinés. »

                              Center for Control Diseases 1977

 

 

« Cest une veritable épidémie … Il est grotesque de prétendre qu’il n’existe aucun lien entre l’autisme et la vaccination sauf des coïncidences. La vérité est que des enfants sont blessés par vaccinations. »

                                                           Dr. Bernard RIMLAND

            Directeur et fondateur du Autism Research Inst. Of San Diego

 

 

« Pendant 23 ans, j’ai observe que les enfants non vaccines étaient plus sains et plus robustes que les enfants vaccines. Les allergies, l’asthme et des perturbations comportementales étaient clairement plus fréquentes chez mes jeunes patients vaccinés. D’autre part, les premiers      souffert plus souvent ou plus sévèrement de maladies infectieuses que les autres. »

                                                                                  Dr. Philip INCAO

 

«  Sur les 3,3 millions d’enfants vaccinés annuellement aux Etats-Unis avec le DCT, 16 038 démontrèrent des crises aiguës et des pleurs persistants – ce qui est considéré par plusieurs neurologistes comme l’indication d’une irritation du système nerveux central ; 8 484 eurent des convulsions ; 8 484 furent en état de choc dans les 48 heures suivant l’injection du DCT. »

Dr. Allan HINMAN et Jeffrey COPELAN

(Journal of the American Medical Association)

 

« Il n’y a pas de raison de croire que le vaccin de l’influenza (grippe) soit capable de prévenir ou de diminuer la maladie. Ceux qui fabriquent ce vaccin savent qu’il ne sert à rien mais ils continuent à le vendre tout de même. »

                                                            Dr. Anthony MORRIS                                                                              ( Anciennement chef du Contrôle des vaccins, gouvernement des Etats-Unis)

 

« J’appelle ça de la vaccinnomanie. Nous sommes arrivés à un point qui n’est plus défendable sur le plan scientifique. Introduire de nouveaux vaccins dans le corps sans savoir comment ils pourront affecter dans le temps les fonctions du système immunitaire frise la criminalité. »

                                               Nicholas REGUSH, journaliste médical

 

« En 1992, une étude publiée dans The American Journal or Epidemiology a démontré qu’un enfant a 8 fois plus de chance de mourir, trois jours après avoir reçu le vaccin DCT (diphtérie, coqueluche et tétanos) qu’un enfant non vacciné. »

 

 

Bibliographie  (Liste non exhaustive)

 

-« Les vaccins n’ont pas fait reculer les épidémies » (Pr. F. DELARUE)

 

-”La mafia médicale” (Dr. G. Lanctôt) Ed. Voici la Clé,

 

-”La dictature médico-scientifique” (Sylvie Simon) Ed. Filipacch,

 

-”Vaccination, erreur médicale du siècle” (Dr. L. De Brouwer) Ed. Louise Courteau,

 

-”Danse avec le diable” (G.Schwab) Ed. Courrier du livre,

 

-« Les charlatans de la médecine » (C.V. D’AUTREC) Ed. La table ronde

 

-”Au coeur du vivant” (J. Bousquet) Ed. St Michel,

 

-”Le malade déchaîné” (R. Bickel) Ed. ALTESS.

 

-”Vaccinations : l’Overdose” (Sylvie Simon) Ed. Déjà

 

-”Tétanos, le mirage de la vaccination” (F. JOET) Ed. Alis

 

-”Pour en Finir avec Pasteur” Dr Eric Ancelet (Ed Marco Pietteur)

 

-”La lumière médicale” Dr Norbert Bensaïd (Ed Le Seuil)

 

-”Mon enfant et les vaccins” Dr F. Berthoud (Ed Soleil)

-

”On peut tuer ton enfant” (Dr P. Chavanon) Ed Médicis

 

-”Les Vérités indésirables- Le cas Pasteur” (archives Internationales Claude Bernard) Ed La Vieille Taupe 1989,

 

-”L’intoxication vaccinale” (F. Delarue) Ed Le Seuil 1977

 

-“La rançon des vaccinations (Simone Delarue) Ed LNPLV 6°Ed 1988

 

-« le procès des vaccinations obligatoires » (Dr. J. KALMAR – Me J. EYNARD, Avocat Grenoble 1961,

 

-« Pour la liberté, contre l’obligation des vaccinations » Marcel LEMAIRE (Préface de Me F. HOFFET, Avocat Strasbourg) 1961

 

-« La santé assassinée » (Isabelle ROBARD Avocat Paris) Ed. de l’Ancre

 

-”L’intox, quelques vérités sur vos médicaments” (Dr Bruno Donatini) Ed MIF

 

-”Des lobbies contre la santé” Roger Lenglet (Ed Syros)

 

-”Des enfants sains même sans médecins” (Dr R.Mendelsohn) Ed Soleil 1987

 

-”La poliomyélite, quel vaccin ? quel risque ? “ (Dr Jean Pilette) Ed de l’Aronde 1997 

 

-”La catastrophe des vaccins obligatoires” (Pr. TISSOT) Ed. de l’Ouest 1950

 

-"Les dessous des vaccinations (Dr. SCOHY) Ed. Cheminements

 

-"Vaccinations : le droit de choisir" (Dr. F. CHOFFAT) Ed. Jouvence

 

-« Vaccin Hépatite B : Les coulisses d’un scandale » (Sylvie SIMON et Dr. Marc VERCOUTERE) Ed. Marco Pietteur,

 

-« La santé publique en otage » (Eric GIACOMETTI) Ed. Albin Michel

 

-« La médecine retrouvée » (Dr. Jean ELMIGER) (Ed. Léa)

 

-« La faillite du BCG » Dr. Marcel FERRU

 

-« Déjà vacciné ? Comment s’en sortir ? »  (Sylvie SIMON)

 

-« Vacciner nos enfants ? » Dr. Françoise BERTHOUD (Ed. Soleil)

 

-« Exercice illégal de la guérison » Sylvie SIMON (Ed. Marco Pietteur)

 

-« Vaccinations, les vérités indésirables » (Pr. GEORGET) Ed. DANGLES : Préface du Pr. CORNILLOT, Doyen de la Fac. De Médecine de BOBIGNY.

 

-« Les vaccinations en question »  Me AUTERIVE, Avocat, Paris, G. BUCHWALD, J. CLEMENTS, B. DUNKBAR, K. GAUBLONNE,  M. GEORGET, L. HESSEL,  K. HOPPENBROUWERS, P. LANNOYE,  D. MIEDICO, P. SHATTOK (Ed. Frison-Roche)

 

-« Vaccination, la grande illusion » (ouvrage sous forme de B.D.) René BICKEL  2003

 

-« Vaccinations, je ne serai plus complice »  (Dr. Jean MERIC) Ed. Résurgence 2004.

 

-« Les vaccins sont des poisons » (Dr. Tal SCHALLER) Ed. Vivez Soleil

 

-« Les 10 plus gros mensonges sur les vaccins » (Sylvie SIMON) Ed. DANGLES 2005.

 

-« VACCINS, l’avis d’un médecin holistique » (Dr. TAL SCHALLER) Ed. Marco Pietteur 2006

 

-« Autisme et vaccination : responsable mais non coupable ! » (Sylvie SIMON) Ed. Trédaniel 2007

 

-« Vaccins, l’avis d’un avocat : On nous aurait menti ? » (Jean-Pierre JOSEPH) Ed. Marco Piétteur. 2008

 

 

http://www.bickel.fr/128

vaccins-enfants-terroris-s-copie-2.jpg


http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-33783748.html

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 04:07
Cette nuit, j'ai suivi les événements en direct, sur la chaîne la plus indépendante, http://www.telesurtv.net/, je peux témoigner; Les médias passent l'essentiel sous silence ! Voici ce qui s'est réellement produit sur l'aéroport. Par Eva R-sistons

wikipedia - Pt  Zelaya
TOUS  LES  EVENEMENTS 
EN  DIRECT  ICI :
http://es.justin.tv/xmega

Coup d'Etat. Ce qui s'est passé
sur l'aéroport le 6 juillet 2009,
quand le Pt Zelaya tente de
rentrer dans son pays.
Par Eva R-sistons :



Rappel:

"Le président de l´assemblée générale de l´ONU Miguel d´Escoto accompagne le président Zelaya dans ce vol vers le Honduras. Les présidents Fernando Lugo, Rafael Correa et Cristina Fernandez le suivent dans un vol séparé a destination du Salvador voisin. CNN, dont la "couverture" du coup d´État, a été dénoncée par le Président Zelaya, répète a l´envie les instructions de Micheletti de ne pas laisser l´avion atterrir au Honduras."

Je suis les événements en direct, les avions avec leurs Présidents tournent toujours, ils veulent atterrir.  Pendant pas mal de temps, les pistes d'atterrissage sont vides. Un camion, quelques voitures le long de la piste. C'est tout. On ne voit personne, que l'avion qui tournoie.

Et soudain, le peuple envahit l'aéroport ! Il prie, il chante, et au bout de quelques mn, on entend des coups de feux !  Et maintenant, les assassins de la démocratie, au service des USA, chargent !!!

Il y a plusieurs TV, les officielles, particulièrement CNN, qui ont arrêté de diffuser, ou qui passent des séries ou du foot. Juste au moment où les civils se font tirer dessus ! Seule fonctionne en direct, fidèlement :


http://www.telesurtv.net/solotexto/senal_vivo.php


Voici des notes prises, au fur et à mesure :

En Espagnol (je le parle presque couramment) la TV montre l'avion qui ne peut atterrir ! Les militaires font à nouveau régner la terreur contre les peuples, la CIA est derrière pour reprendre la main sur tout le continent ! Démocratie d'assassins de la liberté et des citoyens !

Le Honduras vit un coup d'Etat contre un Président démocratiquement élu, et cela n'émeut pas les médias occidentaux comme pour l'Iran (destabilisé par l'Etranger) !

6 juillet 2009, 2 h 02

 

Les avions tournent toujours, interdits d'atterrissage, avec plusieurs Présidents (ONU, Honduras, Argentine, Equateur..) à bord ... et maintenant le peuple envahit l'aéroport ! Il prie, il chante ! (Ce sont des peuples très croyants, j'ai partagé leur vie en A. Latine, je les connais, ils sont sincères, spontanés, authentiques !). Cela dure peut-être un quart d'heure... 

Quelle page d'Histoire, les manifestants, par centaines, défient les putschistes ! 


On entend des coups de feu ! Le peuple défend la liberté, au péril de sa vie !!!!



 Il y a des chats, à droite de l'écran, commentaires en direct, des messages, pas seulement des images, et il semble que l'incroyable se passe, des policiers contre les militaires au service des pustchistes ! Il y a des blessés, semble-t-il ! Tout ce que les médias taisent !

02:45

 

Oui, les militaires sont en train de tirer contre le peuple non armé manifestant pacifiquement pour le rétablissement de la légalité ! Je les vois, ils sont désarmés, ce sont des civils, et ils tombent ! 2 morts, dit-on à plusieurs reprises ! Tout a basculé en quelques instants !

Je regarde CNN au lieu de la télé locale indépendante - ils ont éteint au moment où l'Armée a chargé !!!! Je reprends la télé locale... Plusieurs morts, maintenant !! On voit les blessés en sang, emportés !

02:53

 
J'ai voulu participer au chat avec les habitants du Honduras, j'ai envoyé mon mot, et Blogger a interrompu ! Alors j'ai ressayé le site, impossible, les TV officielles, et d'abord CNN, se taisent, j'ai enfin une chaîne qui montre le peuple dans les rues, ils descendent en masse, et puis sur l'aéroport quelques vues, les blessés, les morts,
...
ça y est j'ai retrouvé la bonne chaîne.

Le Pt du Honduras atterrit au Nicaragua - Ortega l'accueille, il parle, je fais du direct, là, comme si vous y étiez !!!

Ca y est, le Pt du Honduras parle, il est très calme, très déterminé, il incarne la légalité, et puis Ortega prend la parole, il y a la Pte d'Argentine, Cristina, à côté de Zelaya, elle est atterrée, défaite, et puis le Pt d'Escoto prend la parole pour dénoncer les putschistes ! Le passé latino-américain ne doit pas resurgir, les militaires ne doivent plus confisquer la démocratie !

Les manifestants de l'aéroport, je suis témoin: Tous désarmés. Certains sont en moto. D'autres portent un drapeau.... 3 h 30




C'est fini, du moins pour ces événements-là, Zelaya a dit qu'il reviendrait dans son pays, qu'il était le Pt élu légalement, et puis il y a les Pt autour de lui, dont Cristina, il sont au Nicaragua avec Ortega.

CNN se lance dans des considérations électorales, quelques vues de l'aéroport, aucun mot, aucune image sur les blessés et les morts, ils n'existent pas, rien sur les militaires qui ont tiré sur des civils désarmés, je suis témoin !!! Je n'ai pas vu d'armes, ils étaient à mains nues, seulement drapeaux et motos... CNN parle maintenant des élections du Mexique. Je vais voir sur les autres chaînes latino-américaines...

Sur Canal de xmega , un court résumé, et on donne la parole aux putschistes

Ici, EN VIVO desde Py, du sport

Real Mamore vs Boliviar , du sport

OlmecaTV , pause

En définitive, à part http://www.telesurtv.net, sports, séries, pause, infos élections, quelques mots sur le Honduras - rien sur les dramatiques événements de l'aéroport ! Elle est belle, l'info !!! C'est gênant de montrer les putschistes tirer sur le peuple venu défendre son Président élu !

Un dernier mot : L'aéroport avait été bouclé. Pendant une heure, les avions ont tourné, pas de manifestants sur les pistes d'atterrissage. Je suppose que les manifestants, trop nombreux, ont forcé les barrages pour, enfin, se retrouver au milieu de l'aéroport !

On verra ce que diront les Infos. Là, c'était une page d'Histoire, du direct.. 3 h 59. Si, il paraît qu'il y aurait des mouvements de troupe à la frontière du Honduras ...

Rideau, du moins pour le moment.

Eva R-sistons

 

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 20:12



JUDAÏSME ET SIONISME:
DEUX ANTAGONISMES
À NE PAS CONFONDRE

 

Lors de la Conférence, en Suisse, portant sur le racisme, un rabbin juif a pris la parole pour mettre au clair la grande différence qui existe entre le judaïsme et le sionisme. Alors que le judaïsme a des milliers d’années d’histoire, le sionisme n’existe que depuis un peu plus de cent ans. Le premier est une foi qui invite tout juif à vivre partout où il est dans le monde les grandes valeurs de justice, de solidarité, de respect à l’endroit des personnes, des peuples, des nations. Le second, prône l’existence d’un état raciste et revendique le droit de prendre les terres qui ne lui appartiennent pas.  Il faut entendre ce discours du Rabbin Antisioniste, prononcé lors de la Conférence contre le racisme : DURBAN 2.

(..)

Déjà j’ai eu l’occasion de porter à l’attention de ceux et celles qui me lisent la déclaration du Patriarche et des Évêques des Églises locales de Jérusalem. C’était en septembre 2006. Plus récemment, en relation avec le conflit au Moyen Orient, je relevais certaines contradictions dans les prises de position de Benoît XVI et du Vatican. Je reprenais, entre autres, les propos du porte-parole du Vatican, le Père Federico Lombardi, condamnant sans équivoque le sionisme, alors que Benoît XVI semblait en ignorer l’existence. D’ailleurs, lors de son tout récent voyage en Terre Sainte, ce dernier s’est bien gardé d’y faire allusion. Il a martelé plus d’une fois, et avec raison, le rejet de l’antisémitisme mais sans jamais le dissocier de l’antisionisme. Ainsi la frontière, dans l’esprit de bien des gens, entre l’antisémitisme et l’antisionisme, reste pratiquement inexistante alors qu’ils sont deux antagonismes à ne pas confondre. Être antisioniste n'est pas être nécessairement antisémite. Benoît XVI, de par son autorité morale et son sens de la clarté dans les termes et les gestes, était tout désigné pour lever cette confusion. Il s’en est bien gardé, sans doute pour ne pas offusquer ses hôtes israéliens.

Oscar Fortín


http://humanisme.over-blog.com/article-31495589.html
 

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 00:43


Réformateurs et conservateurs
dénoncent la conspiration étrangère
contre l’Iran

dimanche 28 juin 2009 par Jsf

(Source : palestine-solidarité)

Dans un mouvement spontané, des centaines de milliers d’Iraniens sont descendus dans les rues de la capitale iranienne Téhéran pour protester contre la violence, et dénoncer ce qu’ils appelent "les voyous qui tentent de semer la zizanie entre le peuple iranien". Les manifestants ont scandé des slogans condamnant les actes de violence, d’émeutes et la destruction des biens publics. Ils ont soutenu l’appel à la retenue et au calme, exhortant les candidats de l’opposition de ne recourir qu’à la loi, pour faire valoir leur droit de contestation.

De son côté, le candidat perdant à l’élection présidentielle Mir Hussein Moussavi a décidé d’annuler sa manifestation qui n’avait pas encore reçu une licence légale, en contrepartie il a demandé à ses partisans de participer à la manifestation d’aujourd’hui pour condamner les émeutes et faire obstruction aux ennemis de l’Etat qui tentent de s’infiltrer dans le peuple.

Dans un communiqué publié sur son site internet, Moussaoui a demandé à ses partisans d’agir pacifiquement et de ne pas tomber dans le piège des émeutes dans les rues.



De son côté, le président du Conseil de la Choura, Ali Larijani a qualifié la position de certains pays occidentaux, d’ingérence dans les affaires intérieures du pays, soulignant que la hâte injustifiée dont certains pays étrangers ont fait preuve à l’égard de ces événements, est une indication claire de l’existence d’autres dimensions à cette affaire.

A ce titre, les députés du mouvement réformiste ont estimé que ce qui s’est passé dans la rue est étranger à la culture iranienne et que « tout le monde sait déjà que des personnes se sont infiltrées dans le tissu iranien pour provoquer cette violence », selon leurs termes.

Il faut dire qu’avant la tenue de cette manifestation « millionnaire » , l’Organisation de l’information islamique avait lancé un appel à l’ensemble de la population iranienne à à participer à la manifestation en signe de protestation contre les émeutes qui ont eu lieu ces derniers jours.

Dans un communiqué qu’elle a publié, l’Organisation a révélé que certaines personnes ont profité des rassemblements de partisans de certains candidats pour procéder à des actes de destruction contre des locaux et des biens publics, ainsi que contre des postes militaires.

Pour sa part, le ministre iranien du renseignement Gholam Hossein Mohseni a mis en garde certains médias qui ont contribué à l’escalade de la tension, des conséquences de leur acte.

Cela dit, le chef des Forces de la police iranienne de la ville de Asfahan, le colonel Hamid Reza Sadate a regretté la présence de petits groupes d’individus qui ont réussi à s’infiltrer dans la foule populaire pour perturber la stabilité de la ville, et qu’il faut prendre très en sérieux en faisant preuve de fermeté à leur égard.


Le responsable iranien a noté que les forces de sécurité intérieure ont agi pendant la campagne électorale de manière à créer une atmosphère calme et paisible pour chaque candidat, aujourd’hui elles comptent agir avec fermeté contre tous ceux qui veulent provoquer des émeutes et des troubles dans la ville.

http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article5925





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Amhadinejad : Les agents étrangers sont les vrais responsables des troubles en Iran

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dimanche 21 juin 2009 par Jsf

(source : Le Point)

Téhéran accuse les "agents étrangers", les Etats-Unis, la France, la Grande-Bretagne, les médias occidentaux et les "terroristes" d’être les vrais responsables des troubles qui secouent l’Iran depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad. Dernière victime en date de cette offensive, le correspondant permanent de la BBC britannique, Jon Leyne, a reçu l’ordre dimanche de quitter le pays sous 24 heures.

La diplomatie iranienne se met ainsi au diapason du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, du président Mahmoud Ahmadinejad et du chef adjoint de la police Ahmad-Reza Radan, qui avaient mis en cause la presse internationale dans les manifestations. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Hassan Ghashghavi est allé dimanche jusqu’à qualifier la Voix de l’Amérique, la radio financée par le Congrès américain, et la BBC britannique de "poste de commandement des émeutes".

Dimanche également, le ministre iranien des Affaires étrangères, Manouchehr Mottaki, a accusé Londres d’avoir comploté contre le scrutin présidentiel."La Grande-Bretagne a comploté contre l’élection présidentielle depuis plus de deux ans", a déclaré le ministre lors d’une rencontre avec des diplomates étrangers, cité par la chaîne officielle satellitaire de langue anglaise, Press TV."Nous avons observé un afflux (de Grande-Bretagne) avant les élections", a-t-il avancé, évoquant la présence d’"éléments liés aux services secrets britanniques". La Grande-Bretagne "voulait que personne n’aille voter", a-t-il ajouté, "c’était la ligne des médias britanniques". La Grande-Bretagne a nié "catégoriquement" ces accusations.

Le spectre du terrorisme

L’Iran a aussi très mal pris les critiques croissantes des pays occidentaux sur le déroulement du scrutin et la répression des manifestations. La France n’a pas été oubliée, M. Mottaki qualifiant d’"irresponsable" des propos de son homologue Bernard Kouchner, et demandant à cet effet des excuses de Paris. Le ministre avait évoqué une "expression de révolte démocratique" pour parler des manifestations de l’opposition.

Le président Mahmoud Ahmadinejad a "recommandé" à Washington et Londres de "corriger leur position d’ingérence". Téhéran avait fait part de son déplaisir en convoquant en milieu de semaine les ambassadeurs de France, Grande-Bretagne, Pays-Bas, ainsi que de Suisse qui représente les intérêts américains. Les autorités ont aussi ranimé le spectre du terrorisme depuis quelques jours en diffusant sur les télévisions publiques des reportages sur les Moudjahidine du peuple (OMPI), la principale force d’opposition, en exil. Le guide suprême avait averti vendredi que des agents pourraient "se cacher dans les rangs du peuple (pour commettre) un acte terroriste". Les autorités ont fait état le lendemain d’un attentat suicide survenu au mausolée de l’imam Khomeiny, à Téhéran, dont l’auteur serait mort en faisant trois blessés.


http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article5898

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1 juillet 2009 3 01 /07 /juillet /2009 08:17

Le premier coup d’État militaire
de l’administration Obama !



Le SouthCom prend le pouvoir dans un État membre de l’ALBA
par Thierry Meyssan*


29 juin 2009

Depuis

Beyrouth (Liban)


En remettant en question la présence militaire US à Soto Cano et en adhérant à l’ALBA, le Honduras a suscité la colère de Washington. Des militaires formés à l’École des Amériques et encadrés par des conseillers US ont renversé le président constitutionnel Manuel Zelaya et ont installé à sa place son rival de toujours au sein du parti libéral, Roberto Micheletti. Thierry Meyssan revient sur les enjeux de cette confrontation qui marque la volonté de l’administration Obama de reprendre en main l’Amérique latine.

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Roberto Micheletti, président du Congrès et rival de toujours de Manuel Zelaya au sein du Parti libéral, salue les députés qui viennent de le désigner président du Honduras.


Nul ne pensait que la crise opposant le Honduras aux États-Unis pourrait se conclure par un coup d’État militaire. Washington semblait avoir renoncé à ces méthodes, quoi que l’administration Bush ait encore récemment soudoyé des militaires pour renverser le président constitutionnel du Venezuela (12 avril 2002) [1] et qu’elle ait envoyé les forces spéciales enlever elles-mêmes le président constitutionnel d’Haïti (29 février 2004) [2]. Mais les communicants de la Maison-Blanche avaient suffisamment mis en scène le large sourire du sémillant Barack Obama pour que l’opinion publique internationale ait cru que les États-Unis avaient changé et qu’ils avaient abandonné leur ambition impériale.

Les cinq États de l’ex-République fédérale d’Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras et Nicaragua) offrent un intérêt stratégique particulier puisqu’ils forment le lieu de passage entre deux continents et deux océans. Cependant, aucun de ces États ne dispose de ressources particulières. Par contre, chacun d’entre eux peut être utilisé pour contrôler la zone. Ainsi durant la révolution sandiniste au Nicaragua, Washington utilisa le Honduras comme base arrière de la contre-révolution. Sous la direction de John Negroponte, l’ambassade des États-Unis à Tegucigalpa était devenue le quartier général des « contras » nicaraguayens et de leurs escadrons de la mort. Dans cette perspective, l’évolution anti-impérialiste du Honduras, après le retour au pouvoir des Sandinistes au Nicaragua, représentant moins un problème en soi qu’un danger de « contamination ».

En quoi donc l’évolution du domino hondurien représentait-il un tel danger que Washington décide de recourir aux vieilles méthodes au risque d’anéantir tous ses efforts de communication ?

La présidence de Maduro et les élections de 2007

Comme toute l’Amérique centrale, le Honduras est en proie aux maras (gangs), dont le plus célèbre est le Mara Salvatrucha. Il s’agit de bandes d’enfants, asservis par la dépendance aux drogues et organisés selon des rites mystico-criminels [3]. Ils commettent toutes sortes de violences, parfois d’une barbarie inouïe, et dans certains cas de vrais massacres.
En 2001, le candidat nationaliste Ricardo Rodolfo Maduro Joest avait été élu pour lutter contre le crime, après que son fils de 25 ans eut été enlevé, torturé et assassiné. Les obsèques du jeune homme s’étaient muées en manifestation nationale. Dès son accession à la présidence, Ricardo Maduro avait ordonné de spectaculaires opérations anti-gangs. Il avait développé l’arsenal des policiers et avait fait sortir les militaires des casernes pour leur prêter main forte. Soutenu par la démocratie chrétienne, il avait fait adopter une loi condamnant à 5 ans de prison minimum la simple appartenance à un mara. Bien que la loi ait été copiée au Guatemala et au Salvador, elle fut ultérieurement invalidée par la Cour constitutionnelle car elle rendait des individus responsables par association de crimes qu’ils n’avaient pas commis. Ces mesures firent exploser la population carcérale et se soldèrent par des mutineries sanglantes dans les prisons. En définitive, faute de traiter les causes sociales de ce phénomène de masse, ces initiatives n’enrayèrent pas la propagation du crime.
En 2007, le candidat nationaliste à sa succession, « Pepe » Lobo, considèrait que les maras ne peuvaient être éradiqués qu’au travers d’une guerre. Dans une sorte de surenchère, il proposa donc de rétablir la peine de mort par référendum avec possibilité de la prononcer collectivement contre les gangs. Cependant, une étude menée au Salvador voisin avait montré que 51,9 % de ces criminels ont entre 11 et 15 ans. Le Honduras aurait donc du tuer nombre de ses propres enfants. À l’opposé, le candidat libéral, Manuel Zelaya, proposait une approche plus raisonnable, non seulement fondée sur la répression, mais incluant de vrais tentatives d’éducation et d’insertion de ces enfants.

Le bilan du président Ricardo Maduro était également discutable au plan économique.
Ancien gouverneur de la Banque centrale et brillant homme d’affaire (concessionnaire Xerox et directeur du fonds d’investissement La Paz), Maduro a négocié avec le FMI et le Club de Paris la réduction de la dette, mais en contrepartie, il a été obligé d’augmenter les taxes et de réduire le nombre de fonctionnaires ; une politique qui a exclusivement pesé sur les classes moyennes. Il a aussi fait adhérer son pays à l’Accord de libre-échange États-Unis/Amérique centrale, sans rencontrer d’opposition politique prticulière, malgré les conséquences désastreuses pour les petites exploitations agricoles. Les excellentes relations du président Maduro avec son homologue états-unien, George W. Bush, se concrétisèrent avec l’envoi de 370 hommes en Irak, où ils servirent avec les Espagnols dans la zone placée sous administration polonaise. Toutefois, il fut politiquement contraint de retirer ce contingent lorsque l’Espagne de Zapatero se retira. Au demeurant, le mandat de Ricardo Maduro se termina dans une ambiance grotesque avec un divorce à grand spectacle.
Le libéral de gauche José Manuel Zelaya Rosales proposa une alternative séduisante. Pour faire des économies budgétaires, il entendait réduire le train de vie de l’État plutôt que de fermer des services publics. Pour augmenter les recettes de l’État, il proposa de faciliter l’emploi dans les secteurs à forte main d’œuvre. Pour lutter contre la criminalité juvénile, il annonça son intention de doter toutes les écoles d’ordinateurs et de rendre l’instruction publique gratuite pour tous.

En 2007, lors d’un scrutin à un seul tour, les électeurs l’élirent avec 49,9 % des voix, et lui donnèrent 48,4 % des sièges au Congrès (la chambre unique). Son principal concurrent, le nationaliste de droite Porfirio Lobo Sosa, n’obtint que 46,2 % des voix et 42,9 % des sièges au Congrès. Les résultats étaient si serrés qu’ils furent contestés, pour être enfin validés après deux semaines d’incertitudes. Trois petits partis se sont retrouvés en position d’arbitres au Congrès : l’Union démocratique, la Démocratie chrétienne et enfin Innovation et unité.

Élection présidentielle
(27 novembre 2009)
Élections législatives
(27 novembre 2009)
José Manuel Zelaya Rosales
49,90 % des suffrages exprimés
Partido Liberal
62 sièges
Porfirio Lobo Sosa
46,2 % des suffrages exprimés
Partido Nacional
55 sièges
Juan Ángel Almendares Bonilla
1,5 % des suffrages exprimés
Unificación Democrática
5 sièges
Juan Ramón Martínez
1,4 % des suffrages exprimés
Democracia cristiana
4 sièges
Carlos Sosa Coello
1,0 % des suffrages exprimés
Innovación y Unidad)
2 sièges
La présidence de Manuel Zelaya

Rien ne laissait prévoir que le rancher Manuel Zelaya entrerait en conflit ouvert avec Washington, d’autant que la majorité relative dont il disposait n’encourageait pas à une rupture politique.

En premier lieu, Zelaya a poursuivi la décentralisation qu’il avait initié lorsqu’il avait occupé des fonctions ministérielles par le passé. Il s’agissait de rapprocher les centres de décision des citoyens pour renforcer le pouvoir populaire et la transparence. Cette réforme a fait surgir un clivage entre la classe politique corrompue de la capitale et les nouveaux notables locaux. Elle a aussi mis en lumière le contrôle par les militaires d’une partie de l’économie [4]

Surtout, Manuel Zelaya annonça en juin 2006 que la base aérienne de Soto Cano [5], abritant un contingent US, serait affectée au trafic commercial. Devant la réaction du Pentagone, le ministre de la Défense hondurien envisagea de reculer en évoquant un coût d’équipement trop important, mais le président Zelaya maintint sa décision. Officiellement Soto Cano est une petite base avec 190 militaires et 730 personnels civils. Sa piste est la seule d’Amérique centrale capable d’accueillir de gros transporteurs de troupes. Fort Bravo est la seule antenne du SouthCom hors USA [6]. Surtout, Soto Cano est une base d’écoute reliée à deux unités secrètes Cerro La Mole et Swan Island. Ce dispositif est indispensable au renseignement militaire US dans la région. Curieusement, aucun traité n’a jamais été signé entre les deux pays pour préciser le statut de ces installations.

Alors que le président jouissait d’une forte popularité, une soudaine campagne de presse l’accusa de ne pas tenir ses promesses, d’être incapable d’améliorer le niveau de vie et de juguler le crime. De fait, il ne pouvait protéger le pays de la hausse mondiale des prix du pétrole, tandis que quantité de reportages à sensations donnaient l’impression d’une explosion des maras. Manuel Zelaya y répondit en contraignant les médias audiovisuels privés à retransmettre plusieurs heures d’interviews de membres de son gouvernement.

Washington manifesta son irritation en diminuant ses programmes d’aide à la population, mais maintint ses programmes de sécurité. Les États-Unis accordent en effet des moyens importants au Honduras pour qu’il réalise sur son territoire des éléments de ses plans de lutte contre le crime organisé, le trafic des stupéfiants et le terrorisme. Washington finance par exemple l’équipement high tech de Puerto Cortés pour que tous les containers qui y transitent à destination des États-Unis soient scannés.

Au demeurant, Washington dispose de puissants moyens de pression sur Tegucigalpa. Si 7 millions de Honduriens vivent ans leur pays, près d’1 million supplémentaire vit aux États-Unis, notamment depuis les dévastations dûes au cyclone Mitch, en 1998. 78 000 d’entre eux ont un statut temporaire, plusieurs fois renouvelé, et peuvent faire l’objet de reconduite à la frontière sur simple décision administrative.

Le président continua son action contre la corruption, contraignant plusieurs hauts fonctionnaires à la démission. En retour, certains d’entre eux commencèrent à comploter. On découvrit que l’ancien directeur de la compagnie de téléphone publics avait placé le président sur écoutes.

Tandis qu’éclatait aux États-Unis la crise des subprimes et que l’on assistait au renchérissement mondial des aliments de base, le président Zelaya s’est logiquement tourné vers l’Alternative bolivarienne des Amériques (ALBA), une organisation inter-gouvernementale initiée par le Venezuela. Celle-ci garantit la sécurité alimentaire et énergétique de ses membres, et coordonne en outre des programmes de Santé publique.
Cette décision rencontrait un fort soutien populaire, mais suscitait l’inquiétude des classes moyennes déjà frappées par la politique économique de Maduro, puis par la crise économique mondiale.
Le 25 août 2008, Manuel Zelaya rendait hommage au « Guérillero héroïque » Ernesto Che Guevara et, devant une foule de 100 000 personnes, signait à Tegucigalpa l’adhésion de son pays s à l’ALBA en présence des présidents bolivien, Evo Morales, nicaraguayen Daniel Ortega, vénézuélien Hugo Chavez, et du vice-président cubain Carlos Laje. Le président dominicain Leonel Fernández s’était fait représenter.

Le Honduras venait de basculer du côté des nations rebelles.

Le coup d’État militaire

Des officiels US ont admis auprès du New York Times être entrés en contact avec les putschistes ces derniers jours, mais —selon eux— en vue de les dissuader de faire un coup [7]. Selon ce témoignage, ces contacts auraient cessé dimanche (c’est-à-dire alors que le coup avait commencé).

Or, la petite armée hondurienne est entièrement équipée, formée et encadrée par les États-Unis. Elle obéit certes à son chef, le président de la République, puis à son chef d’état-major. Mais en pratique, elle est largement contrôlée par le SouthCom depuis Soto Cano et Miami [8].
Précisément, le Pentagone a précipitamment installé le nouveau commandant du SouthCom, le général Douglas M. Fraser, jeudi dernier, pour suivre le coup.

Quoiqu’il en soit, l’opération a été conçue de longue date. Comme l’attaque des bâtiments officiels moldaves, le nettoyage de la vallée de Swat, l’extermination des Tigres tamouls ou la « révolution verte » en Iran, elle a été planifiée par l’administration Bush, puis confirmée et exécutée par l’administration Obama, après avoir été habillée des oripeaux de la légalité.

La tension s’est concentrée lorsque le président Zelaya a convoqué —pour le dimanche 28 juin— un référendum autorisant l’élection d’une assemblée constituante. Immédiatement, une campagne de presse internationale a été initiée pour présenter cette initiative comme exclusivement vouée à autoriser Manuel Zelaya à briguer immédiatement un second mandat. Ce qui est faux, puisque l’élection de l’assemblée constituante aurait eu lieu le jour de la prochaine élection présidentielle et que la constitution n’aurait pu être modifiée que beaucoup plus tard. Le président n’aurait donc pas pu être candidat à sa propre succession. Mais après avoir accusé mensongèrement Hugo Chavez de vouloir être « président à vie », il fallait accuser son allié Manuel Zelaya de marcher sur lui aussi vers la dictature.

Le 23 juin, le Congrès a adopté une loi constitutionnelle interdisant un référendum à moins de 180 jours de l’élection présidentielle. La Cour suprême a déclaré le référendum illégal (mais pas anti-constitutionnel) bien que la loi de modification soit elle-même anticonstitutionnelle.
Toutefois, s’appuyant sur cette décision le chef d’état-major, le général Romeo Vasquez, a bloqué l’organisation du référendum.
Le président s’est alors rendu lui-même sur une base militaire pour « délivrer » le matériel électoral et a révoqué le chef d’état-major pour insubordination.
Comme tous les golpistes latino-américains, le général Romeo Vasquez a été formé par les USA à l’École des Amériques, de sinistre réputation.

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La base de Soto Cano est aujourd’hui commandée par le colonel Richard A. Juergens. Il aurait dirigé l’enlèvement du président haïtien Jean-Bertrand Aristide lorsqu’il était directeur des opérations spéciales du Special Operations Command.

Dimanche 28 juin 2009, vers 5 h 30 du matin (heure locale), l’électricité et les lignes téléphoniques filaires et hertziennes ont été coupées. Des commandos encagoulés [9] ont investi la résidence du président de la République et l’ont contraint à les suivre. Il a été expulsé vers le Costa Rica en pyjama. Au moins huit ministre, dont la ministre des Affaires étrangères, ainsi que diverses personnalités, dont le maire de San Pedro Sula (la seconde ville du pays) ont été arrêtés. Lorsque l’électricité a été rétablie, les médias audio-visuels ont annoncé que le couvre-feu était décrété et le référendum et les offices religieux dominicaux annulés.
Dans l’après-midi, les députés ayant été autorisés à circuler, le Congrès s’est réuni en séance extraordinaire. Le président de la Chambre, Roberto Micheletti, a donné lecture d’une lettre, datée du vendredi 26 juin, du président Manuel Zelaya donnant sa démission. Personne ne s’est étonné de cette missive anti-datée. Constatant la vacance de la présidence, le Congrès a désigné son président comme président de la République. De son côté, la Cour constitutionnelle a précisé dans un communiqué orwellien que l’armée avait défendu la Constitution et empêché le président Zelaya de faire un coup référendaire. La Cour a soutenu que le chef d’état-major avait certainement bloqué le référendum en toute légalité, s’il avait agit sur ordonnance d’un juge.

Afin que nul n’ignore le véritable enjeu de cette opération, les militaires ont placé aux arrêts les ambassadeurs ou chargés d’affaire des États membres de l’ALBA.

La technique utilisée pour le coup n’est pas sans rappeler celle d’Haïti en 2004 contre le président Jean-Bertrand Aristide : enlèvement au petit matin par des soldats encagoulés et apparition d’une lettre de démission.

La manière dont les agences de presse atlantistes ont relaté mensongèrement le contentieux électoral pour donner une apparence de légalité au coup d’État montre la préméditation de l’opération par Washington. Le traitement du coup lui-même, en occultant l’enjeu central de la base de Soto Cano et les liens entre militaires honduriens et états-uniens, manifeste une volonté de dédouaner l’administration Obama.

 Thierry Meyssan

Analyste politique, fondateur du Réseau Voltaire. Dernier ouvrage paru : L’Effroyable imposture 2 (le remodelage du Proche-Orient et la guerre israélienne contre le Liban).


Les articles de cet auteur
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[1] « Opération manquée au Venezuela », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 18 mai 2002.

[2] « La CIA déstabilise Haïti », « Coup d’État en Haïti » et « Paris relâche le président haïtien », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 14 janvier, 1er et 16 mars 2004.

[3] « L’extension de la Mara Salvatrucha », par Gaston Pardo, Réseau Voltaire, 2 mars 2005.

[4] La démocratie a été installée rapidement au Honduras alors que la région était le théâtre de révolutions et contre-révolutions. Les États-Unis ont veillé à ce qu’une partie de l’économie reste indirectement sous leur coupe via des militaires.

[5] Cette base est également connue sous son ancien nom de Palmerola. Elle est située à 747 miles au nord-ouest de Tegucigalpa.

[6] Le SouthCom est le commandement stratégique des États-Unis pour le contrôle de l’Amérique latine.

[7] « Honduran President Is Ousted in Coup », par Elisabeth Malkin, The New York Times, 29 juin 2009.

[8] Le SouthCom est installé à Miami, mais a une antenne à à Soto Cano et des sites avancés à Comalapa (Salvador), Manta (Équateur) et sur les îles d’Aruba et de Curaçao (Antilles néerlandaises).

[9] Pour ce type d’opération, le port de la cagoule est inutile et contre-productif, sauf à masquer les conseillers militaires étrangers.

http://www.voltairenet.org/article160801.html

http://bridge.over-blog.org/article-33301951.html




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APPEL URGENT SOLIDARITE HONDURAS
RASSEMBLEMENT JEUDI 2 JUILLET

18h30 à 20h00
Place de la Fontaine St Michel (M° St Michel, ligne 4)



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Lundi 29 juin 2009


Des militaires ont arrêté le dimanche 28 juin à l'aube le président du Honduras, Manuel Zelya, qui était sur le point d'organiser  une consultation populaire pour ouvrir la voie à une révision de la Constitution qui lui permettrait de briguer un deuxième mandat le 29 novembre jugée illégale par la Cour suprême. Au moins huit de ses ministres, dont la ministre des affaires étrangères, ont été arrêtés. La veille, M. Zelaya avait limogé le chef d'état-major général devant le refus des militaires de distribuer le matériel de vote (AFP).

L'Union européenne a condamné dimanche l'arrestation par les forces armées du président du Honduras, Manuel Zelaya, et réclamé sa libération "immédiate", a annoncé la présidence tchèque de l'UE. A Washington, le président Barack Obama s'est déclaré "très préoccupé" et a demandé aux "acteurs politiques et sociaux" de ce pays d'Amérique centrale de respecter la démocratie et l'état de droit.

La modération des termes du président Obama suggère que les Etats-Unis sont directement derrière ce coup d'Etat. Eva Golinger, journaliste basée au Venezuela, note entre autre indices que Martha Diaz, coordinatrice de l'ONG Grupo Paz y Democracia financée par l'agence américaine USAID a qualifié le coup d'Etat de "transition vers la démocratie". Selon le
New-York Times les Etats-Unis étaient au courant du projet de coup d'Etat.

Elu président en janvier 2006, M. Zelaya avait opéré un net virage à gauche et s'était rapproché des dirigeants de gauche antilibéraux de la région. Depuis plusieurs décennies le Honduras était un des piliers de la politique réactionnaire en Amérique centrale. Ceux qui s'attendaient à une évolution positive de la diplomatie étatsunienne sous le mandat du président Obama reçoivent là un bien mauvais signal.

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PS 30 juin : Face à la résistance populaire, l'armée a dû faire marche arrière. Dans les jours qui ont suivile putsch seuls se sont encore risquées à le défendre diverses opinions conservatrices comme celle journal des exilés cubains de Miami le Miami Herald, ou du journaliste
Gérard Thomas qui, dans le journal Libération en France, estimait mardi que le président hondurien était démis "dimanche par les militaires, sur ordre de la justice" et accusait le président Zelaya (en citant le sociologue Gilles Bataillon, collaborateur des revues réactionnaires françaises Communisme - dirigée par S. Courtois - et Commentaire) d'incarner une «classe politique inepte, uniquement préoccupée d’assurer sa réélection».  Le président américain Obama a fini pour sa part par ademttre que ce putsch était illégal. Pour un beau récit du rôle des ambassadeurs de Cuba, du Vénézuela et du Nicaragua dans la défense du ministre des affaires étrangères honduriens, voir le témoignage de F. Castro en français.

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-33233386.html

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24 juin 2009 3 24 /06 /juin /2009 19:22
L’ingérence de l'Occident dans les élections iraniennes


Le 23 juin 2009




Les États-Unis n'ont pas de leçons à donner à personne sur cette planète. Ils ont causé des torts irréparables à l'ensemble de l'humanité et continuent de dicter les règles de conduite de la gouvernance mondiale en fonction de leurs intérêts. Ils livrent une guerre permanente contre ceux qui s'opposent à ces règles et c'est ce qu'ils font en regard de l'Iran. Les réactions vives de la part des Occidentaux face aux résultats des élections présidentielles iraniennes et les déclarations répétées de fraude et d'injustice ont pour objectifs de déstabiliser le pays et créer les conditions pouvant permettre de justifier une intervention armée. 
 

Dans le contexte géopolitique actuel du Moyen-Orient, une telle opération semble de plus en plus probable, car le contrôle de la république islamique a été inscrit dans l'agenda des interventions militaires des États-Unis depuis plusieurs années. Il ne faut pas oublier que des plans de guerre contre l'Iran ont été préparés et, comme nous l'avons déjà mentionné (http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533 ), il suffit de créer le momentum favorable au déclenchement des hostilités et une guerre de propagande contre le régime iranien est certes le moyen d'y arriver assez facilement. La présence fictive des armements de destruction massive en Irak a, en effet, facilité grandement la préparation de cette guerre d'occupation enclenchée en 2003.  

Si la réélection du président de l'Iran est effectivement le résultat d'une fraude, il revient aux Iraniens d'identifier les moyens pour faire valoir leurs droits les plus fondamentaux en cette matière et ce n'est certes pas l'affaire des pays occidentaux dont les démocraties ont été plutôt chancelantes depuis quelques années de suggérer les actions à poser.

 

Le Moyen-Orient. Une véritable poudrière 

Il est certain que l'on souhaite la paix pour l'Iran comme pour tout l'ensemble du Moyen-Orient. Malheureusement, la situation générale semble de plus en plus apparentée à une poudrière. En 1991, lors de la guerre du Golfe, les pays du Moyen-Orient étaient grandement militarisés avec la présence de près de quatre millions d'effectifs en armes, 23 355 chars d'assault et plus de 3 400 avions de combat. Aujourd'hui, les effectifs sont à peu près les mêmes, mais les équipements seraient beaucoup plus importants sur le terrain avec 45 000 véhicules de combat et 4 130 avions bombardiers (14,7% du total mondial) (http://www.strategypage.com/fyeo/howtomakewar/databases/armies/m.asp).

 Tous ces éléments ont été interprétés comme étant nécessaires afin de maintenir un équilibre stratégique dans la région tout en s'assurant de la suprématie militaire d'israel. Une grande partie de ces dispositifs ont été utilisés au cours des guerres qui ont sévi dans la région au cours des vingt dernières années en causant des dommages considérables dans les sociétés affectées : «
Douze mille milliards de dollars, c’est la somme exorbitante perdue suite aux guerres qui ensanglantent l’ensemble du Moyen-Orient depuis 1991. Ce constat chiffré fait partie d’une étude inédite qui a été présentée vendredi 23 janvier dernier au Palais des Nations par le Centre de politique de sécurité de Genève» (
http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054).
 

Au cours des dernières années, l'Iran a augmenté considérablement ses forces militaires à l'instar des autres puissances de cette région comme la Turquie et l'Égypte. L'Iran disposerait maintenant de 350 avions de combat dont certains peuvent parcourir jusqu'à 3 000 kilomètres sans avoir besoin de ravitaillement et les Israéliens considèrent que la république islamique constitue une menace grandissante à leur sécurité, puisque Israel se situe à 1 000 kilomètres de l'Iran (http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-667205-liran-dit-posseder-des-avions-de-combat-capables-de-voler-3000-km.php ).

Cette crainte devient une phobie quand on leur fait croire que ce pays dispose déjà d'armements nucléaires.
 
 

Le surarmement de cette région, des tensions interétatiques qui s'accroissent et une campagne de déstabilisation de l'Iran peuvent être des éléments déclencheurs d'opérations militaires pouvant embraser toute la région. Il importe de se rappeler que les deux tiers des réserves mondiales de pétrole se trouvent dans cette région et que cette denrée est encore essentielle pour le fonctionnement des complexes militaro-industriels de la planète. Des intérêts cruciaux sont en jeu et il est facile de comprendre que rien n’est négligé pour les sauvegarder. 

 

Références 

AFP. 2008. L'Iran dit posséder des avions de combat capables de voler 3000 km. Cyberpresse. Le 17 août 2008. En ligne : http://www.cyberpresse.ca/international/200809/08/01-667205-liran-dit-posseder-des-avions-de-combat-capables-de-voler-3000-km.php 

BLUM, William. 2009. La grande, internationale, démoniaque et vraiment effrayante menace iranienne. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 9 juin 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13909 

DUFOUR, Jules. 2007. Le réseau mondial des bases militaires américaines. Les fondements de la terreur des peuples ou les maillons d'un filet qui emprisonne l’humanité. Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 10 avril 2007.

En ligne: 
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=DUF20070409&articleId=5314 
 

DUFOUR, Jules. 2009. Une guerre mondiale au secours de l'Empire américain. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 3 mars 2009.

En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12533  

DUFOUR, Jules. 2009. Le grand réarmement planétaire. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 5 mai 2009. En ligne: http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13162  

PETRAS, James 2009. Iran : le bobard de l’ « élection volée »

La réalité de classe et la propagande impériale. Montréal, Centre de recherche sur la mondialisation (CRM). Le 21 juin 2009. En ligne : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14037 

Strategy Page. Armed forces of the World Database. Middle East Nations.
Strategy Page :
http://www.strategypage.com/fyeo/howtomakewar/databases/armies/m.asp 

VANN, Carole. 2009. Le prix des guerres au Moyen-Orient. Tribune des droits humains
En ligne :
http://www.droitshumains-geneve.info/Le-prix-des-guerres-au-Moyen,4054 
 


 

 
Jules Dufour, Ph.D., est président de l'Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) /Section Saguenay-Lac-Saint-Jean, professeur émérite à l'Université du Québec à Chicoutimi,   membre du cercle universel des Ambassadeurs de la Paix, membre chevalier de l'Ordre national du Québec


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14059

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