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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 17:58
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Tout ce que vous ne devriez pas savoir sur l’Erythrée (1/3)
 
Mohamed Hassan   
 
La Corne de l’Afrique est une des régions les plus meurtries du continent : guerres incessantes, famine, pauvreté… Des images que tout le monde connaît. Mais peu de gens savent que l’Erythrée estime possible de sortir de ce cercle infernal, de résoudre les conflits par le dialogue et d’atteindre un important niveau de développement. On pourrait s’en réjouir. Pourtant, aux yeux de la communauté internationale, l’Erythrée est un Etat paria, mis au banc des accusés du Conseil de Sécurité de l’ONU ! En quoi ce pays, dont personne ne parle, menace-t-il les puissances occidentales ? Dans ce nouveau chapitre de notre série « Comprendre le monde musulman », Mohamed Hassan dévoile tout ce que nous ne devrions pas savoir sur l’Erythrée.
 
 
INTERVIEW: Grégoire Lalieu & Michel Collon

L’Erythrée serait-elle la source de toutes les violences dans la Corne de l’Afrique ? C’est ce que semble penser le Conseil de Sécurité des Nations Unies qui a récemment voté des sanctions contre ce pays. L’Erythrée est notamment accusée de fournir des armes aux rebelles somaliens.
Ces sanctions reposent sur une campagne mensongère visant à déstabiliser le gouvernement érythréen. Il y a un embargo sur la fourniture d’armes vers la Somalie depuis 1992, des experts internationaux sont présents sur place pour contrôler la situation et il existe aujourd’hui, pour toute arme, un numéro de série qui permet d’assurer sa traçabilité. Malgré toutes ces dispositions, le Conseil de Sécurité n’a pas plus de preuves sur ce présumé trafic qu’il n’en avait sur les armes de destruction massive en Irak ! Par contre, vous retrouvez encore une fois Washington derrière ce type de campagne mensongère. Pourtant, même le secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines des Etats-Unis, Johnnie Carson, n’y croit pas. La vérité, explique-t-il, c’est que la Somalie est en guerre depuis vingt ans et regorge d’armes. N’importe qui peut en vendre ou en acheter sur le marché noir. Les rebelles somaliens n’ont donc pas besoin de l’Erythrée pour s’approvisionner.

L’Erythrée est également accusée d’entretenir des tensions avec Djibouti sur un différend frontalier. Il y a d’ailleurs eu un accrochage entre les deux armées en 2008.
L’Erythrée n’a jamais manifesté la moindre revendication territoriale sur Djibouti. Comme la plupart des frontières en Afrique, celle qui sépare les deux pays a été tracée par les puissances coloniales. Elle a donc été marquée il y a bien longtemps et n’a jamais été discutée.
Cet « incident » de 2008 est une pure fabrication de l’administration Bush. Tout a commencé au mois d’avril lorsque le président érythréen, Isaias Afwerki, a reçu un appel téléphonique de l’émir du Qatar. Ce dernier rapportait une plainte du président djiboutien, Ismail Omar Guelleh : l’Erythrée amasserait des troupes à la frontière. Or, le président Afwerki n’avait rien ordonné à son armée et a été très surpris par cet appel. Pourquoi son homologue djiboutien passait-il par une tierce partie ? Isaias Afwerki proposa tout de même de rencontrer Guelleh à Djibouti, en Erythrée ou même au Qatar s’il le souhaitait. Le président djiboutien ne répondit pas à l’invitation.
Quelques semaines plus tard, le 11 juin 2008, des soldats de l’armée de Djibouti attaquèrent des troupes érythréennes à la frontière. Un bref combat s’engagea causant une trentaine de morts et des dizaines de blessés de part et d’autre. Le président djiboutien clama aussitôt que l’Erythrée avait attaqué son pays. Avec une rapidité déconcertante, les Etats-Unis produisirent un communiqué condamnant l’ « agression militaire de l’Erythrée contre Djibouti ». Le Conseil de Sécurité des Nations Unies fit aussitôt écho à cette condamnation. Et ce n’est qu’ensuite qu’il proposa d’envoyer une commission d’experts pour analyser la situation sur place et établir les faits. Pourquoi le Conseil de Sécurité a-t-il mis la charrue avant les bœufs ? Sur quoi se basaient ses accusations ? Il n’y a pas de différend entre l’Erythrée et Djibouti. Les peuples de ces deux pays ont toujours été en bonnes relations. Mais une fois de plus, les Etats-Unis manipulent la communauté internationale et le Conseil de Sécurité pour faire pression sur l’Erythrée.

Comment expliquer l’attitude de Djibouti ?
Le président Ismail Omar Guelleh n’a pratiquement pas de base sociale. Il est seulement maintenu au pouvoir grâce au soutien de puissances étrangères.  Par conséquent, il ne peut rien leur refuser. Cela explique notamment pourquoi il y a tant de soldats étrangers à Djibouti. Par exemple, les Etats-Unis n’ont qu’une base militaire en Afrique, et elle se trouve à Djibouti. Ce petit pays abrite également des contingents d’autres nations et la plus grande base française du continent.
Guelleh est donc totalement dépendant de Washington. Si les Etats-Unis ont besoin de lui pour créer une nouvelle crise dans la région, il s’exécute. C’est devenu une spécialité US : fomenter des problèmes pour ensuite proposer de les résoudre. Ici, les Etats-Unis cherchent à faire passer l’Erythrée pour un pays belliqueux qui serait la cause de tous les problèmes dans la Corne de l’Afrique.   

Pourquoi les Etats-Unis veulent-ils marginaliser l’Erythrée ?
Le gouvernement érythréen a une vision pour son propre pays et pour la région : il est possible d’atteindre un bon niveau de développement et de résoudre les conflits par le dialogue si on se débarrasse des interférences des puissances étrangères. Si vous regardez la crise en Somalie, l’Erythrée a toujours prôné de rassembler tous les acteurs politiques de ce pays autour d’une table pour dialoguer. Pour trouver une solution au conflit et reconstruire la Somalie, l’Erythrée propose également d’impliquer la société civile : femmes, vieillards, chefs religieux… Rassembler tout le monde au delà des clivages pour rebâtir un pays qui n’a plus de gouvernement depuis vingt ans. Cette méthode serait certainement efficace pour ramener la paix dans le pays. Mais, de leur côté, les Etats-Unis ont volontairement maintenu la Somalie dans le chaos. En 2007, ils ont même ordonné à l’armée éthiopienne d’attaquer Mogadiscio alors que la paix était revenue. Et au bout du compte, c’est l’Erythrée qui est sanctionnée par l’ONU !
En fait, les Etats-Unis craignent que la vision érythréenne ne fasse des adeptes dans la Corne de l’Afrique. Cela signifierait la fin de l’ingérence américaine dans cette région stratégique. Washington cherche donc à mettre l’Erythrée en quarantaine pour éviter que le « virus » se propage. C’est une technique que les Etats-Unis ont toujours appliquée et que Noam Chomsky a étudiée. Il parle de « théorie de la pomme pourrie » : si une pomme pourrit dans un panier, il faut vite la retirer avant que les autres pommes pourrissent à leur tour. C’est pourquoi les Etats-Unis ont toujours cherché à renverser des gouvernements (avec ou sans succès) : Castro à Cuba, Allende au Chili, le Laos dans les années 60… Chomsky remarque que Washington intervient alors sous prétexte d’assurer la « stabilité » du monde. Mais cette « stabilité », nous explique-t-il, signifie « sécurité » pour les multinationales et les classes dirigeantes.

Pour Washington, l’Erythrée est donc la pomme pourrie de la Corne de l’Afrique ?
Tout à fait. Mais le véritable ennemi de la région, c’est l’impérialisme. Particulièrement l’impérialisme US. L’Erythrée souhaite donc que les pays de la Corne de l’Afrique se débarrassent des ingérences des puissances néocoloniales et développent un projet commun. La Corne de l’Afrique jouit d’une position géographique très avantageuse : elle est à la fois connectée aux pays du Golfe et à l’Océan Indien où s’effectue la majeure partie du commerce maritime mondial. Elle dispose également de nombreuses ressources : minerais, gaz, pétrole, biodiversité… Si les pays de cette région se libéraient du néocolonialisme et unissaient leurs efforts, ils parviendraient à sortir de la pauvreté. Voilà ce que souhaite l’Erythrée pour la Corne de l’Afrique. Bien évidemment, les Etats-Unis ne souhaitent pas que ce projet voie le jour car ils pourraient faire une croix sur le contrôle de cette région stratégique et sur l’accès à ses matières premières. Washington essaie donc de faire pression sur le président Isaias Afwerki pour qu’il change sa politique. En fin de compte, l’Erythrée, qui a dû mener un long combat pour obtenir son indépendance en 1993, lutte encore aujourd’hui pour protéger sa souveraineté nationale.

Le combat pour l’indépendance mené par l’Erythrée est le plus long de l’histoire de l’Afrique. Le pays a d’abord été colonisé par les Italiens en 1869. Comment l’Italie, qui n’était pas un grand empire colonial, s’est-elle retrouvée en Erythrée ?
Il faut replacer cela dans le contexte de l’Europe au 19ème siècle. A l’époque, le vieux continent était le théâtre d’une lutte sans merci entre les puissances impérialistes pour le contrôle des colonies et de leurs matières premières. Il y avait déjà une très forte rivalité entre la France et la Grande-Bretagne. Et l’unification de l’Italie en 1863 puis celle de l’Allemagne en 1871 firent apparaître de nouveaux concurrents de taille. De plus, le monde capitaliste connut sa première crise majeure en 1873. Cette crise entraîna le démantèlement progressif de l’empire ottoman et exacerba encore plus les appétits rivaux des puissances européennes. L’Allemagne, par exemple, voulait profiter du démantèlement de l’empire ottoman pour acquérir de nouvelles colonies. De leur côté, les Britanniques soutenaient Istanbul pour bloquer l’expansion allemande.
Le chancelier Bismarck décida donc d’organiser la conférence de Berlin en 1885. C’est un événement majeur dans l’histoire du colonialisme : alors que jusque là, elles s’étaient surtout installées sur les côtes de l’Afrique pour y établir des comptoirs commerciaux, les puissances européennes projetèrent lors de cette conférence de coloniser graduellement l’ensemble du continent. Ainsi, pour éviter de nouveaux conflits et relancer l’économie capitaliste, l’Europe se mit d’accord sur le partage du gâteau africain. Durant ces discussions, la Grande-Bretagne encouragea les Italiens à s’installer dans la Corne de l’Afrique. La stratégie des Britanniques était d’inviter une puissance coloniale pas très menaçante (l’Italie) pour bloquer l’expansion de concurrents plus sérieux (la France et l’Allemagne).

L’Europe se partagea l’Afrique mais au début du 20ème, l’Ethiopie était le seul pays indépendant du

continent. Pourquoi ? 
Cette particularité résulte d’un compromis entre les Français et les Britanniques. Les premiers avaient pour projet de s’étendre de Dakar à Djibouti. Or, les seconds ambitionnaient de déployer leur empire du Caire au Cap, en Afrique du Sud. Si vous observez une carte de l’Afrique, vous verrez qu’immanquablement, ces projets coloniaux étaient amenés à se télescoper. Pour éviter un conflit qui aurait entraîné de grosses pertes dans les deux camps, la France et la Grande-Bretagne ont décidé de ne pas coloniser l’Ethiopie. Mais les impérialistes n’ont pas pour autant renoncé à ce territoire. Ils ont soutenu et armé Menelik II qui régnait sur une des régions les plus riches d’Ethiopie. Avec le soutien des puissances coloniales, Menelik II a pris le pouvoir dans toute l’Ethiopie et permis aux Français et aux Britanniques d’avoir accès aux ressources de son empire.
Finalement, si l’Ethiopie était le seul pays à ne pas être colonisé, on ne peut pas dire pour autant qu’elle était indépendante ! Celui qui se faisait appeler Menelik II, Negusse Negest d’Ethiopie, lion conquérant de la tribu de Judah, élu de Dieu, n’était qu’un agent des puissances impérialistes, incapable de bâtir un Etat moderne. Il avait été choisi notamment parce que c’était un chrétien orthodoxe et qu’il provenait d’une des régions les plus riches d’Ethiopie. Menelik II dirigeait donc un régime minoritaire dans un système féodal où la majorité des nationalités n’avaient aucun droit. L’esclavage y était pratiqué. Tout cela a créé de nombreuses inégalités qui se ressentent encore aujourd’hui en Ethiopie.

L’Erythrée, par contre, fut colonisée par l’Italie. Mussolini déclara même plus tard qu’elle serait le cœur du nouvel empire romain. Quels furent les effets de la colonisation italienne en Erythrée ?
Quand elle colonisa l’Erythrée, l’Italie comptait trop de paysans dans ses frontières. Beaucoup ont  émigré en Suisse ou en France. Et d’autres sont partis s’installer en Erythrée. Avec son paysage de carte postale et son climat agréable, la nouvelle colonie italienne en faisait rêver plus d’un. Des colons se sont implantés sur place avec les paysans. La bourgeoisie italienne a alors beaucoup investi en Erythrée. La situation géographique de cette colonie l’intéressait particulièrement. En effet, le pays a de longues côtes bordant la mer Rouge. Il est proche du Canal de Suez au nord et du détroit de Bab-el-Mandeb au sud : un des couloirs de navigation les plus fréquentés du monde, reliant la mer Rouge à l’Océan Indien.
Les Italiens ont donc investi en Erythrée et développé des plantations, des ports, des infrastructures… Pour vous donner une idée du niveau de développement de cette colonie, lorsque les Britanniques vont envahir l’Erythrée durant la Seconde Guerre mondiale, ils vont carrément démonter des usines pour les emporter !

On paraît loin des pillages habituels ou des mains coupées du Congo belge. L’Erythrée était-elle une exception dans le monde impitoyable du colonialisme ?
Il y a eu des aspects positifs mais il ne faut pas se leurrer, le colonialisme italien restait un concept discriminatoire où les Noirs n’avaient pas beaucoup de droits par rapport aux Blancs. Pourquoi ? En fait, quand l’Italie s’est emparée de l’Erythrée et d’une partie de l’actuelle Somalie à la fin du 19ème siècle, elle a tenté de poursuivre son expansion en Ethiopie. Mais les soldats italiens ont été vaincus par Menelik II durant la bataille d’Adoua en 1896. Dans les années suivantes, l’idéologie fasciste s’est développée au sein de l’intelligentsia italienne avec la volonté de restituer l’honneur du pays qui avait été vaincu par des Noirs. Le colonialisme italien était donc très raciste envers ces derniers. La population érythréenne avait été intégrée au projet colonial mais en tant que classe inférieure.
D’ailleurs, le fascisme italien (qui arrive au pouvoir en 1922) était avant tout basé sur un racisme anti-noir, il n’était pas antisémite comme le fascisme allemand. Des juifs ont travaillé au sein d’organisations fascistes en Italie ! Et Mussolini avait une maîtresse juive. Imaginez cela pour Hitler ! Ce n’est que plus tard, vers la fin des années trente, que l’Italie va commencer à persécuter les juifs. D’abord, parce que Mussolini s’était rapproché d’Hitler. Ensuite, parce que le parti fasciste italien avait besoin d’un second souffle. Il utilisa donc la communauté juive comme bouc émissaire pour mobiliser la population italienne.

Finalement, les fascistes italiens ont eu leur revanche sur l’Ethiopie : en 1935, les troupes de Mussolini envahirent le seul pays non colonisé de l’Afrique.
Oui, même si l’occupation de l’Ethiopie ne dura pas très longtemps. En 1941, en pleine guerre mondiale, l’armée britannique chassa les Italiens de la région et les Alliés prirent le contrôle de la Corne de l’Afrique. Au lendemain de la guerre, si l’Ethiopie retrouva son « indépendance », le sort de l’Erythrée, par contre, fit débat.
L’Union soviétique souhaitait que cette colonie obtienne son indépendance. De leur côté, comme ils l’avaient fait un peu partout, les Britanniques souhaitaient diviser le pays en deux sur base de la religion : les musulmans devaient rejoindre le Soudan et les chrétiens orthodoxes l’Ethiopie. Il est intéressant de noter que l’Eglise éthiopienne était favorable à cette option et faisait pression sur les chrétiens d’Erythrée pour qu’ils l’acceptent. Elle leur disait que s’ils refusaient, ils ne seraient pas enterrés et leur âme ne rejoindrait pas le paradis. Malgré tout, les chrétiens d’Erythrée refusèrent : ils se sentaient Erythréens avant toute chose ! Ce sentiment d’appartenance s’explique notamment par le fait que les Italiens, à l’inverse de nombreuses puissances impérialistes, avaient intégré le peuple érythréen au projet colonial sans distinction ethnique. Mais finalement, ce fut la troisième option qui l’emporta, celle des Etats-Unis : l’Erythrée devait être intégrée à l’Ethiopie dans un système fédéral.

Pourquoi les Etats-Unis soutenaient-ils cette option ?
Sa position géographique avait conféré à l’Erythrée une grande importante aux yeux de Washington pendant et après la Seconde Guerre mondiale. Dès les années 40, le Pentagone et des firmes d’armement privées développèrent d’importants projets dans le pays : une ligne d’assemblage d’avions, des ateliers de réparation, une force navale… Et surtout, dans les années 50, les services de renseignement américains établirent dans sa capitale Asmara une de leurs plus importantes bases de télécommunication à l’étranger. A l’époque, il n’y avait pas de surveillance satellite comme aujourd’hui et les systèmes d’écoute avaient une portée limitée.  Mais depuis l’Erythrée, vous pouviez surveiller ce qui se passait en Afrique, au Moyen-Orient, dans le Golfe et même dans certaines parties de l’Union soviétique.
Les Etats-Unis plaidèrent donc pour que l’Erythrée soit rattachée à l’Ethiopie, qui était un allié de Washington. John Foster Dulles, une figure éminente de la politique américaine, dirigeait le bureau des Affaires Etrangères. Il reconnut dans un débat du Conseil de Sécurité : « Du point de vue de la justice, les opinions du peuple érythréen doivent être prises en considération. Néanmoins, les intérêts stratégiques des Etats-Unis dans le bassin de la mer Rouge, et les considérations pour la sécurité et la paix dans le monde, rendent nécessaire  que ce pays soit rattaché à notre allié, l’Ethiopie ». Voilà comment fut réglé le sort de l’Erythrée. Avec de lourdes conséquences : la plus longue lutte pour l’indépendance en Afrique allait commencer…

A suivre dans les prochaines semaines, les deuxième et troisième parties de notre interview sur l’Erythrée. Avec Mohamed Hassan, nous retracerons les trente ans d’un combat épique mené par les résistants. Nous découvrirons les enjeux de la révolution érythréenne, ses similitudes avec Cuba. Nous aborderons également la question des droits de l’homme en Erythrée, objet d’attaques des puissances occidentales. Enfin, nous analyserons ce fameux paradoxe africain : tant de richesses pour une population si pauvre.

 

 

Mohamed Hassan recommande les lectures suivantes:

- Dan Connell, Against All Odds. A Chroincle of the Eritrean Revolution , The Red Sea Press, Inc, 1997

- Firebrace & Holland, Never Kneel Down, Spokesman, 1984

 

Mohamed Hassan* est un spécialiste de la géopolitique et du monde arabe. Né à Addis Abeba (Ethiopie), il a participé aux mouvements d’étudiants dans la cadre de la révolution socialiste de 1974 dans son pays. Il a étudié les sciences politiques en Egypte avant de se spécialiser dans l’administration publique à Bruxelles. Diplomate pour son pays d’origine dans les années 90, il a travaillé à Washington, Pékin et Bruxelles. Co-auteur de L’Irak sous l’occupation (EPO, 2003), il a aussi participé à des ouvrages sur le nationalisme arabe et les mouvements islamiques, et sur le nationalisme flamand. C’est un des meilleurs connaisseurs contemporains du monde arabe et musulman.

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-tout-ce-que-vous-ne-devriez-pas-savoir-sur-l-erythree-1-3-49433161.html 

 

Déjà paru dans notre série "Comprendre le monde musulman":

- Comment expliquer le succès du Hamas?

- Réponse à vos questions sur le Hamas: "Gaza est un endroit normal avec des gens normaux"

- Crise au Darfour: le sang, la faim et le pétrole

- Afghanistan-Pakistan: Le trou noir de l'Empire

- Que doit faire Ahmadinejad pour recevoir le Prix Nobel?

- Somalie: Comment les puissances coloniales maintiennent le pays dans le chaos

- Yémen: Ce n'est pas Al-Qaïda que les USA combattent, mais la démocratie

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2709:tout-ce-que-vous-ne-devriez-pas-savoir-sur-lerythree-13&catid=6:articles&Itemid=11

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 01:59

 


 

  lundi 26 avril 2010

 

La face cachée du voile intégral, par Jean Lévy

 

 

      

Ainsi, Nicolas Sarkozy déclare la guerre totale à la « burqa ».
Il décide même que la loi sera examinée « en urgence » dès le mois de mai par les Assemblées…  

La « burqa » serait, dit-il, « une atteinte intolérable à la dignité féminine ».    

Les médias aux ordres et la majorité, se réjouissent de cette décision présidentielle (les lois sont-elles maintenant décidées à l’Elysée ?). Elle aurait été prise, dit-on, « pour protéger les femmes ». La sous-ministre Amara et son ancienne organisation « Ni putes, ni soumises » tressent des couronnes de fleurs à notre auguste président.

      

     

Plus détonnant, dans ce concert de louanges, celles du député communiste André Gerin. Certes, on savait sa répulsion pour toute forme de communautarisme, qui l’avait conduit à signer une préface d’un livre écrit par le député UMP de droite extrême, élu de Montfermeil, Eric Raoult, mais de là à encenser Sarkozy !  

    

     

Moins étonnante, l’adhésion du socialiste Manuel Valls, toujours favorable aux mesures les plus droitières et les plus ultralibérales, prises par le pouvoir.  

 

     

Mais pourquoi cette précipitation présidentielle, alors que le Conseil d’Etat, qui n’est pas composé de « barbus » intégristes, a émis d’amples réserves quant à l’interdiction du voile intégral dans tout l’espace public.  

    

     

Les raisons invoquées en haut lieu ne tiennent pas la route.  

 

Le chanoine d’honneur de Saint-Jean de Latran, par ailleurs président de la République, n’est guère qualifié pour donner des  leçons de « laïcité ». Ses propos méprisants à l’égard des instituteurs, moins aptes, selon lui, à faire la morale que les  curés, et surtout sa propension à inonder l’école dite « libre » de ses dispendieux cadeaux, ne font pas de Nicolas Sarkozy, l’expert in contesté de la laïcité.  

    

     

D’ailleurs, lui et les partisans de l’interdiction de la « burqa » répètent à loisir que la religion n’est pas en cause, seul « le droit des femmes », est mis en péril par le voile intégral.  

 

  Et bien parlons-en du « droit des femmes » dans notre société !  

    

     

  Faut-il rappeler les discriminations dont sont victimes les salariées dans les entreprises, privées comme d’Etat, en matière de qualification, de rémunération, de promotion ?  

 

Les patrons et les politiques nous renvoient à une affaire « d’état d’esprit », déplorable certes, mais ancrée dans l’opinion et « qu’il est difficile d’en sortir ».  Ces messieurs nous serinent la même chanson depuis un demi-siècle, comme si, en matière de rémunérations, ils n’étaient pas les seuls décideurs !  

    

     

  Faut-il rappeler que les « congés de maternité » sont opposés aux mères qui travaillent, comme un handicap pour leurs carrières, et souvent motif de licenciement. Sans que le pouvoir intervienne : « les patrons sont maîtres dans leurs entreprises ». Et celles-ci ne sont pas « un espace public »  

    

     

Pas question là de faire appel à la protection de « la liberté des femmes ».  

 

On pourrait parler des crèches qui manquent cruellement, du chemin de croix des femmes, qui se lèvent dès l’aube pour revenir, tard le soir du travail, pour un salaire dérisoire, et qui sont les premières à être licenciées, après avoir laissé leur santé à l’entreprise.  

 

C’est la loi du marché, nous dira-t-on. Et il faut respecter la loi.  

 

Peu importe la dignité, la liberté des femmes en régime capitaliste.  

 

Et ce sont les mêmes qui s’indignent de la « burqa », la prison du vêtement, disent-ils, les hypocrites !  

 

  En fait, l’offensive du pouvoir vise bien d’autres choses. Elle s’insère dans une politique globale remise au goût du jour à la suite des résultats calamiteux de Nicolas Sarkozy et de son UMP aux élections régionales. Le président veut regagner les voix du Front National, perdues lors du dernier scrutin.  

 

  Et tout lui est bon pour atteindre ce but.  

 

  La « burqa » donc, mais aussi l’installation fixe de policiers dans les écoles, la suppression des allocations familiales en cas d’absences scolaires répétées, pour ne parler que des dernières mesures annoncées.

   

     

  Ne nous « voilons pas la face », sous la « burqa », il y a la  face cachée du  président

 

 

[http://canempechepasnicolas.over-blog.com/]

 

 

 

10 raisons d’être contre l’interdiction de la Burqa..

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12416

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 00:23

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Laplote, Bachelot et Haïti

 

« Le pouvoir ne souhaite pas que les gens comprennent qu'ils ont

entre les mains les clefs du changement. » NOAM CHOMSKY

 

 

L'OMS ennemie de l'humanité,

alerte, danger !

 

L'OMS va-t-elle tirer profit de l'élimination

de l'élite polonaise ?

 

Le décès des personnages clés du gouvernement polonais et des autorités militaires samedi dernier dans un accident d'avion va changer de manière radicale le paysage politique du pays et affaiblir la position du Ministre de la Santé Ewa KOPACZ, qui, l'automne dernier, a refusé la vaccination contre la grippe porcine au début de la fausse pandémie.

 

KOPACZ a été le seul Ministre de la Santé en Europe à refuser le vaccin contre la grippe porcine en dépit des énormes pressions de la part de l'OMS et des compagnies pharmaceutiques.

Son refus a modifié la donne et suscité un débat sur la nécessité du vaccin contre la grippe en Europe.

 

Le 29 mars, au cours d'une importante audition, le Conseil de l'Europe a félicité la Ministre de la Santé Polonaise Ewa KOPACZ pour sa gestion de la pandémie.

Le Comité du Conseil pour les Affaires Sociales, la Santé et la Famille a déclaré correcte la décision de KOPACZ de ne pas commander de vaccins contre la grippe porcine en dépit des pressions exercées par les autorités sanitaires et les compagnies pharmaceutiques.

 

KOPACZ a précisé que la Pologne avait jugé inacceptables les propositions faites par les compagnies pharmaceutiques.

La Ministre a souligné que le virus de la grippe porcine avait provoqué moins de décès que dans les autres pays et que le virus avait aussi été moins virulent.

 

Le parlementaire européen britannique Paul FLYNN qui est occupé à préparer un rapport du Conseil de l'Europe sur la fausse pandémie et qui devrait paraître fin avril, a qualifié la décision du Ministre KOPACZ « d'acte de courage».

Flynn a ajouté que les autres pays avaient gaspillé des millions d'euros pour des vaccins qui n'étaient pas nécessaires.

 

Le Pr Marc Gentilini, ancien Président de la Croix Rouge française, a déclaré, lui aussi, que la Pologne pouvait être montrée en exemple quant à la manière de gérer la menace d'une pandémie H1N1.

 

Mais, ceci n'a été possible que parce qu'Ewa KOPACZ a pu compter sur l'appui du véritable pouvoir dans le gouvernement, les services de sécurité et l'armée.

Ces « pouvoirs derrière du trône » protègent les ministres de représailles, de menaces ou de pillages.

Les chefs militaires et les services secrets polonais ont également soutenu le gouverneur fort et indépendant de la Banque Centrale.

La décision de KOPACZ de ne pas acheter les vaccins contre la grippe porcine a été sévèrement critiquée et l'ombudsman Janusz Kochanowski a même menacé la Ministre de poursuites judiciaires. Il était donc extrêmement vital pour elle de pouvoir bénéficier de tout un réseau de soutien parmi les institutions clés, tels que les services secrets et l'armée.

 

Il est vrai que l'ombudsman Kochanowski a péri dans le crash avec les chefs militaires, le chef des services de sécurité et le gouverneur de la Banque Centrale. Le pouvoir de l'ombudsman est faible par rapport à celui de l'armée et des chefs des services secrets. Au jeu d'échec un pion est souvent sacrifié pour sauver le roi.

 

En éliminant le Président, les deux candidats à cette Présidence, l'actuel leadership militaire, financier, les services secrets polonais, les forces pro-OMS, pro-IMF, pro-gouvernement européen de Donald Tusk, seraient en fait susceptibles de monter un coup d'Etat.

Profitant de l'état de choc dans lequel se trouve actuellement la Pologne, l'actuel Président faisant fonction, Bronislaw Komorowski et tout le leadership militaire, financier et services secrets se sont déjà empressés d'occuper des positions clés comme la direction des services de sécurité.

 

Il est exact de dire que ceci se trouve être en accord avec la Constitution, mais la Constitution n'a jamais été conçue pour une situation au cours de laquelle le Président, deux des trois candidats à la présidence, les chefs suprêmes de l'armée, comme des services secrets, le gouverneur de la Banque Centrale seraient tués dans un même crash d'avion et dans de suspectes circonstances.

Il s'agit vraisemblablement ici d'une affaire criminelle et non d'une affaire constitutionnelle.

Il y a pas mal d'indices qui font penser à des choses pas très claires.

Komorowski et Tusk devraient en fait faire l'objet d'une enquête judiciaire.

 

Un changement complet de l'élite au pouvoir en Pologne permet à Tusk d'introduire de nouvelles politiques économiques, de nouvelles politiques de santé publique favorables à l'OMS, aux compagnies pharmaceutiques et aux banques.

 

La destruction du réseau invisible qui soutenait la politique de KOPACZ ouvre la porte à l'élimination finale d'une opposition efficace au vaccin pandémique et à la loi martiale.

 

Les expériences que mène actuellement le professeur Bruno-Lina, collaborateur de l'OMS, pour croiser le virus de la grippe porcine avec le virus de la grippe aviaire peuvent laisser supposer que l'OMS serait en train de planifier une pandémie aviaire.

 

En outre, le fait que l'OMS ait refusé de modifier son niveau 6 de déclaration de pandémie lui permet de maintenir son pouvoir sur les gouvernements du monde.

 

Il convient aussi de noter que des gouvernements comme celui du Royaume Uni n'ont annulé les vaccins contre la grippe porcine que pour pouvoir commander des vaccins contre la grippe aviaire.

 

L'élimination de l'élite indépendante de la Pologne au cours d'un crash d'avion manigancé peut aussi servir d'avertissement aux autres politiciens et militaires d'Europe qui contestent l'OMS et les mondialistes.

 

Flynn et le Conseil de l'Europe (COE) ont lancé leur propre enquête à propos de l'OMS et des réactions gouvernementales à la pandémie. Le rapport qui doit être terminé pour la fin avril afin de pouvoir être voté par les officiels élus de 47 pays sera ensuite présenté au Parlement Européen. - L'OMS doit sûrement en appréhender les résultats !

 

L'OMS est clairement opposée à l'enquête du Conseil de l'Europe (COE) : elle a refusé d'envoyer des experts à la seconde audition en mars au cours de laquelle le panel du conseil de l'Europe a non seulement entendu le témoignage de KOPACZ, mais aussi la critique accablante de l'épidémiologiste Tom Jefferson au sujet des vaccins.

 

Le rapport du Conseil de l'Europe pourrait, même sous une forme atténuée, créer les bases d'un démantèlement du système de gérance de la pandémie que l'élite mondialiste a mis au point pour imposer la vaccination forcée, la loi martiale et entraîner une masse de décès.

 

La purge de l'élite polonaise pourrait annoncer le début d'autres purges, notamment des opposants au vaccin à travers l'Europe du fait que l'OMS et les compagnies pharmaceutiques se préparent à lancer une pandémie globale, cette fois avec le virus de la grippe aviaire.

 

Selon le Traité de Lisbonne, la police européenne pourrait arrêter n'importe qui suspecté de terrorisme même si la Constitution Européenne l'interdit.

Les mondialistes de l'Union Européenne et des USA, défiant la loi, ont élargi la définition de terrorisme pour y inclure toute personne qui critique leur politique et leurs crimes.

(Essai de traduction)

http://www.theflucase.com/index.php?option=com_content&view=article&id=3302%3Adoes-who-gain-from-the-elimination-of-the-polish-elite&catid=41%3Ahighlightednews&Itemid=105&lang=fr

 

Le lien du site de remplacement de Jane Burgermeister qui était son site
avant  theflucase.com.
Elle couvre l'enquête sur le crash...le site est en anglais :
http://birdflu666.wordpress.com/

http://bridge.over-blog.org/article-l-oms-va-t-elle-tirer-profit-de-l-emimination-de-l-elite-polonaise-48684303.html 

 

 

 vaccin-bachelot-vendus-j.jpg 

 

tout cela sur http://r-sistons.over-blog.com

 

 

 

 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 01:22

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Mis à Jour le : 15 janvier 2009  13:08
Gaza : un médecin urgentiste français raconte l’horreur

15 janvier 2009

Le docteur Régis Garrigue, urgentiste au CHU de Lille en mission humanitaire à Gaza, raconte l’horreur de la situation dans des hôpitaux submergés de blessés graves, et dans lesquels tout manque pour soulager la douleur des victimes. « C’est une horreur, » dit-il, « il faut que les israéliens arrêtent d’appuyer sur le bouton des avions de chasse pour tuer des gens. » Audio, transcription et reportage photo.

 

Témoignage du docteur Régis Garrigue recueilli par Charlotte Menegaux pour le Figaro, 14 janvier 2009

 

[...] se prendre deux bombes à côté de l’hôpital, je viens de faire un vol plané. Ca va... j’ai un peu mal au crâne, mais...Dans les pièces où on est il n’y a plus de carreaux. On est dans un hôpital. Les hôpitaux ne sont même plus des refuges. [Ce sont] des conditions de guerre, avec des équipes palestiniennes qui sont exceptionnelles de courage, de bravoure. Ce sont eux les vrais sauveteurs. Nous avons des ambulanciers qui partent sous les bombes chercher des gens.

 

Il n’y a rien ! C’est la misère, c’est une catastrophe. Il n’y a pas à manger, pour nous non plus d’ailleurs. Il n’y a pas de matériel médical, très peu de matériel chirurgical, orthopédique, alors qu’il y a énormément de fractures, d’amputations.

 

Sur l’hôpital central il n’y a plus de pansements, à Shifa il n’y a plus de quoi faire les pansements pour les enfants pour les plaies. Il n’y a plus aucun médicament, quasiment, contre la douleur. Rien...

 

 

VIDEO

 

Quand on est médecin et qu’on doit faire un pansement à une petite fille avec la moitié de la jambe arrachée et qu’il n’y a pas de morphine, c’est terrifiant.

 

Il y a deux niveaux. Il y a un niveau d’horreur qui est celui de l’arrivée des urgences. Aujourd’hui on a vu des bébés de trois mois morts, des mecs qui arrivaient sans tête, avec ce cortège de drames. Ce sont des familles entières qui sont décimées, c’est toujours deux, trois personnes en ce moment.. [inaudible] .

 

Et puis il y a ce qui se passe dans les étages, après, quand les gens ont été opérés, ils sont livrés à eux-mêmes. C’est quatre infirmiers pour trente malades qui nécessitent chacun une à deux heures de soins de pansements, sans antibiotiques, dans une putréfaction terrible...

On est en train de les laisser mourir. Ceux qui ne seront pas morts... que l’armée israélienne n’aura pas tués directement, ils vont les tuer à petit feu par.... Ça a encore pété... il vont les tuer à petit feu par l’infection et en les laissant [inaudible].

 

Donc voilà, c’est une horreur. Il faut que les israéliens arrêtent d’appuyer sur le bouton des avions de chasse pour tuer des gens.

 

On a vu avec notre ami chirurgien, on a vu encore des jeunes gens amputés des jambes, pourquoi faire ? Ce ne sont pas des combattants.

Les enfants de trois mois, ceux qu’on a vus, ce ne sont vraiment pas des combattants.

 

On est, je dirais, bloqué dans Gaza. On travaille, on essaye de voir ce que l’on peut faire. On essaye de faire venir d’autres équipes, mais c’est très très dangereux, La violence, pas des combats, la violence de l’attaque israélienne fait que c’est quasiment impossible de travailler en tant qu’humanitaire. On peut le faire, on y arrive. C’est très très difficile.

 

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2496

 

 

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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 00:27

Une parole d'un rare courage : Interview du journaliste israélien Gideon Levy

Traduit par Isabelle Rousselot. Édité par Fausto Giudice
 

David CRONIN
Samedi 17 Avril 2010


 

Une parole d'un rare courage : Interview du journaliste israélien Gideon Levy 

Gideon Levy est une des rares voix courageuses qui s'élève dans des médias israéliens généralement prosternés devant la classe dirigeante. Depuis 1988, il alimente la rubrique "Twilight Zone" (Zone grise) pour le quotidien israélien Haaretz, informant sans répit des multiples cruautés infligées au peuple palestinien sous occupation. Dans son nouveau livre Gaza: Articles pour Haaretz, 2006-2009 qui vient d'être publié par les éditions La Fabrique, Levy émet des opinions qui, de son propre aveu, sont considérées comme "insensées" par la plupart de ses compatriotes. David Cronin s'est entretenu avec Gideon Levy sur son itinéraire et sur le  journalisme.

 

David Cronin : Vous êtes né à Tel Aviv dans les années 1950. Vos parents sont-ils des survivants de l'Holocauste ?

 

Gideon Levy : Ils ne sont pas des survivants de l'Holocauste, ils ont juste quitté l'Europe en 1939. Mon père était originaire d'Allemagne, ma mère tchèque. Tous les deux étaient des réfugiés typiques car mon père est arrivé illégalement sur un bateau qui a été bloqué pendant 6 mois à Beyrouth par les Britanniques et c'est seulement après encore 6 mois passés en mer qu'il a pu débarquer en Palestine. Ma mère est arrivée dans le cadre d’un programme de l’ONG Save the Children (Sauveons les enfants).. Elle est venue sans ses parents et s'est rendue directement dans un kibboutz.

 

Mon père a toujours dit qu'il n'avait jamais trouvé sa place en Israël. Il y a vécu pendant 60 ans mais sa vie était détruite. Il a un doctorat en droit mais n'a jamais exercé en Israël. Il n'a jamais vraiment parlé l'hébreu correctement. Je pense qu'il a été vraiment traumatisé toute sa vie.

 

En même temps, il n'a jamais voulu retourner en Europe même en simple visiteur. Il était originaire des Sudètes qui sont devenues tchécoslovaques. Tous les Allemands en ont été expulsés.

 

DG : De quelle manière l'histoire de vos parents vous a-t-elle affecté durant votre enfance et adolescence ?

 

GL : J'étais un immigrant type de la première génération. Quand ma mère me parlait en allemand, j'avais grand honte car elle me parlait dans une langue étrangère. Son prénom était Théa ; je l'ai toujours appelé Léa. Théa est un nom grec issu de la mythologie. C'est un prénom magnifique mais quand j'étais enfant, j'ai toujours dit Léa pour couvrir le fait qu'ils étaient immigrants.

 

Le nom de ma famille était Loewy et pendant de nombreuses années, on m'a appelé Loewy. Puis j'en ai changé pour Levy et maintenant je le regrette beaucoup.

 

DC : Parlez-moi de votre service militaire dans l'armée israélienne.

 

GL : J'ai fait mon service militaire dans la station de radio de l'armée. J'ai toujours été un bon petit gars de Tel Aviv, j'avais une vision très traditionnelle, je n'ai pas grandi dans une maison où on parlait politique.

 

J'étais dans cette station de radio pendant quatre ans au lieu de trois (la durée standard du service militaire) mais la quatrième année en tant que civil. C'est une station de radio très populaire, elle est financée par l'armée mais elle est entièrement civile.

 

Je n'avais pas du tout conscience de ce qu'était l'occupation. C'était un mot que je n'osais pas prononcer. J'étais un produit typique du système d'endoctrinement israélien, je ne posais pas de question et je n'avais pas de doute. J'avais une grande fierté nationale, je pensais que nous étions les meilleurs.

 

Je me souviens de ma première visite dans les territoires occupés (la Cisjordanie et la bande de Gaza). Je ressentais beaucoup d'émotions nationales en visitant la tombe de Rachel et la mosquée à Hébron. Je n'ai vu aucun Palestinien à ce moment-là. Je me souviens juste des draps blancs sur les terrasses. J'étais même convaincu qu'ils étaient heureux que nous les ayons vaincus, qu'ils étaient reconnaissants que nous ayons libéré les Palestiniens du régime jordanien.

 

DC : Quel a été le tournant qui vous a amené à critiquer l'occupation ?

 

GL : Il n'y a pas eu de moment décisif. Ça a été un processus progressif. Ça a commencé quand je me suis mis à voyager dans les territoires occupés en tant que journaliste pour Haaretz. Ce n'est pas comme si j'avais décidé un jour "je dois couvrir l'occupation". Non, pas du tout. J'ai été attiré progressivement comme un papillon par le feu ou par une lumière.

 

Mes opinions politiques se sont forgées au cours des années. Ce n'est pas comme si j'avais changé en un jour. Ça a vraiment été un processus progressif lors duquel j'ai réalisé l'importance du drame : le sionisme, l'occupation. Et en même temps, j'ai réalisé qu'il n'y avait personne pour le dire aux Israéliens. Je ramenais très souvent des récits en exclusivité car presque aucun d'autre (journaliste israélien) n’était présent. Durant la première Intifada (palestinienne), il y avait un certain intérêt dans les médias israéliens. Mais entre la première Intifada et la seconde Intifada, je me suis vraiment retrouvé tout seul à couvrir le côté palestinien.

 

DC : Avez-vous complètement rejeté le sionisme ?

 

GL : Le sionisme a plusieurs significations. Bien entendu, le concept le plus courant du sionisme comprend l'occupation, comprend la perception que les Juifs ont plus de droits en Palestine que n'importe qui d'autre, que le peuple juif est le peuple élu, qu'il ne peut pas y avoir d'égalité entre les Juifs et les Arabes, entre les Juifs et les Palestiniens. Je ne peux pas partager toutes ces croyances qui sont fondamentales dans le sionisme d'aujourd'hui. En ce sens, je peux me définir comme anti-sioniste.

 

D'un autre côté, la croyance selon laquelle le peuple juif a le droit de vivre en Palestine, côte à côte avec les Palestiniens, en faisant tout ce qui possible pour dédommager les Palestiniens de la terrible tragédie qu'ils ont du traverser en 1948, cela peut également être appelé la croyance sioniste. Dans ce cas, je partage cette vision.

 

DC : Si quelqu'un vous considérait comme sioniste modéré, y verriez vous une objection ?

 

GL : Les sionistes modérés sont comme la gauche sioniste en Israël, que je ne peux pas supporter. Comme Meretz et Peace Now par exemple, qui ne sont pas prêts à ouvrir les "dossiers de 1948" et à comprendre que tant nous n'aurons pas résolu ce point, rien ne pourra fonctionner. Ceux-là sont les sionistes modérés. Dans ce cas, je préfère encore la droite.

 

DC : La droite est plus honnête ?

 

GL : Exactement.

 

DC : En tant que juif israélien, avez-vous rencontré de l'hostilité de la part des Palestiniens pendant votre travail dans les territoires occupés palestiniens ?

 

GL : Jamais. Et c'est le plus incroyable. Je les ai parcourus pendant 25 ans. J'ai été sur la scène des plus grosses tragédies un jour après qu'elles s’étaient produites. Il y avait des gens qui avaient perdu cinq enfants d’un coup, même sept enfants une fois.

 

J'étais toujours là-bas le matin après l'événement et j'aurais compris qu'ils me disent : "Écoutez, nous ne voulons pas parler à un Israélien, partez." Non, il y avait toujours une ouverture pour raconter. Il y avait cette croyance naïve, cet espoir que s'ils le racontaient aux Israéliens à travers moi, les Israéliens changeraient, qu'un récit dans les médias israéliens pourrait peut-être les aider.

 

Ils ne savent pas qui je suis. Le peuple n'a jamais entendu parler de moi : ce n'est pas comme si j'avais un nom là-bas. La seule fois où on a tiré sur notre voiture, c'était des soldats israéliens. C'était durant l'été 2003. Nous nous déplacions dans un taxi avec une plaque jaune, un taxi israélien, blindé sinon je ne serais plus là aujourd'hui. Il était clair que c'était un taxi israélien. Nous suivions une instruction de couvre-feu. Un officier nous a dit : "Vous pouvez passer par cette route". Et quand nous nous sommes engagés sur cette route, ils nous ont tiré dessus. Je ne pense pas qu'ils savaient qui nous étions. Ils nous tiraient dessus comme ils auraient tiré sur n'importe qui. Ils avaient la gâchette facile comme ils l'ont toujours. C'était comme fumer une cigarette. Ils n'ont pas tiré qu'une balle. La voiture était remplie de balles.

 

DC : Etes-vous allé à Gaza récemment ?

 

GL : On m'a empêché d'y aller. La dernière fois que j'y suis allé, c'était en novembre 2006. Comme je l'ai mentionné dans l'avant-propos de mon livre, je suis allé voir le jardin d’enfants Indira Gandhi à Gaza le jour après qu'une puéricultrice (Najwa Khalif), eut été tuée devant tous ses petits élèves (par un missile israélien). Quand je suis arrivé, ils retiraient les cadavres, il y avait un avion dans le ciel et un char au sol. Je suis juste allé aux funérailles de la puéricultrice. Cet jardin d’enfants s'appelait Indira Gandhi pas parce qu'Indira Gandhi (le Premier ministre indien assassiné) s'y était impliquée mais parce que la propriétaire de ce jardin d’enfants avait reçu le nom d'Indira Gandhi par admiration pour Indira Gandhi.

 

DC : Vous avez souvent mentionné combien vous appréciez de jouir d'une complète liberté pour écrire ce que vous vouliez. Mais n'avez-vous pas l'impression que la vie devient de plus en plus difficile pour les gens qui sont critiques envers Israël et que le gouvernement essaie activement de réprimer la contestation ?

 

GL : Pour moi personnellement, en écrivant pour Haaretz et en passant à la TV, cela ne m'a pas fait gagner plus de liberté. Aujourd'hui je passe chaque semaine à la TV israélienne dans un programme de débats. Il y a eu des périodes pendant lesquelles il fallait être plus prudent, il y a eu des périodes pendant lesquelles les mots « crimes de guerre » étaient illégaux, même pour Haaretz. Aujourd'hui, ces mots sont partout et je suis totalement, totalement libre. Aucune pression du gouvernement ou de l'armée, rien.

 

Mais bien sûr, cette dernière année il y a eu de vraies fêlures dans le système démocratique d'Israël. Les autorités ont essayé d'empêcher les manifestants de se rendre à Bilin (un village de Cisjordanie, la scène de protestations fréquentes contre le mur construit par Israël). Mais il y a également un processus de délégitimation de toutes sortes de groupes et d'organisations non gouvernementales, pour réellement faire taire toutes ces voix. Ce n'est pas occasionnel, c'est systématique. Les choses deviennent bien plus difficiles. Ils l'ont fait à Breaking the Silence  (« Briser le silence ») (un groupe de soldats critiques de l'occupation) de manière tout à fait cruelle mais très efficace. "Briser le silence" ne peut plus manifester sa contestation. Et ils l'ont fait à beaucoup d'autres organisations, comme ISM, le Mouvement de Solidarité Internationale, qui est considéré comme un ennemi en Israël.

 

DC : Avez-vous rencontré Rachel Corrie, militante pour la paix Usaméricaine tuée par un bulldozer israélien il y a sept ans ?

 

GL : Je ne l'ai jamais rencontrée, malheureusement. J'ai juste regardé le film qui lui a été consacré, la semaine dernière. Rachel, James Miller et Tom Hurndall ont tous été tués sur une période de six à sept semaines, l'un après l'autre, au même endroit, plus ou moins, à Gaza. Il est clair que c'était un message.

 

DC : Que pensez-vous de la décision de ses parents d'intenter un procès à l'État d'Israël pour sa mort ?

 

GL : Excellent. Je les ai vu tous les deux quand ils étaient en Israël. Ils sont tellement nobles. Ils parlent de la tragédie du soldat qui a tué leur fille, en disant que c'est aussi une victime. Et ils sont tellement délicats. J'admire la façon dont ils gèrent cela et j'espère qu'ils vont gagner. Ils méritent un dédommagement, des excuses, quelque chose. Leur fille a été assassinée.

 

J'ai participé à un film au sujet de James Miller, un documentaire de la BBC. L'histoire de James Miller est encore plus bouleversante. Il y a eu un vrai meurtre. Ils savaient qu'il était journaliste, il était photographe, sur sa veste était écrit « Presse ». Il était clair que c'était un journaliste. Et ils lui ont juste tiré dessus.

 

DC : Que pensez-vous du soi-disant affront d'Israël envers les USA quand a été annoncée la construction de nouvelles colonies à Jérusalem-Est pendant la visite au Moyen-Orient du vice-président US, Joe Biden ?

 

GL : Je pense vraiment qu'il est trop tôt pour en juger. Quelque chose se prépare. C'est certain qu'il y a un changement dans l'atmosphère. Il est certain que Netanyahou (le Premier ministre israélien) transpire. Et la question est : est-ce que les Usaméricains ont un programme clair ?

 

Une chose est claire : Israël n'a jamais été aussi dépendant des USA qu'aujourd'hui. Jusqu'à maintenant, (Barack) Obama a fait toutes les erreurs qu'il est possible de faire. Sa première année a été un gâchis. Mais pourtant nous devons leur donner (aux Usaméricains) une chance car il est certain qu'il y a un changement de ton. Mais j'ai peur que leur but principal soit de se débarrasser de Netanyahou. Et si c'est le cas, cela ne va nous mener à rien. Avec la personne qui le remplacera, ce sera plus ou moins la même, juste en plus gentil. Et ce sera à nouveau cette mascarade du processus de paix, de belles occasions de faire des photos, de gentillesses qui ne mènent à rien. De ce point de vue, je préfère un gouvernement de droite. Au moins, avec eux, il n'y a pas de surprise.

 

DC : L'Espagne, l'actuelle détentrice de la présidence tournante de l'Union Européenne, semble désireuse de renforcer les relations de l'Europe avec Israël. Quel signal enverrait une plus grande intégration d'Israël dans le programme politique et économique de l'E.U. ?

 

GL : Je pense qu'il serait honteux de récompenser Israël aujourd'hui. La récompenser pour quoi ? Pour construire plus de colonies ? Mais je pense également que l'Europe suivra les changements à Washington comme elle suit presque aveuglément, tout ce que font les Usaméricains.

 

DC : Il y a eu une controverse mineure récemment sur le fait qu'Ethan Bronner, le correspondant du New York Times à Jérusalem, a un fils dans l'armée israélienne. Avez-vous aussi un enfant dans l'armée et pensez-vous que, de ce fait, Bronner ait été compromis par cette affaire ?

 

GL : Mon fils sert dans l'armée. Mon fils ne sert pas dans les territoires mais je me suis toujours déconnecté de mes fils. Ils ont leurs vies propres et je n'ai pas essayé de les influencer.

 

En ce qui concerne Ethan Bronner, c'est vraiment une question très délicate. Le fait qu'il y ait tant de journalistes juifs, de journalistes sionistes qui fassent des reportages pour leurs médias nationaux depuis le Moyen-Orient, est certainement un problème. D'un autre côté, je sais, de par ma propre expérience, que vous pouvez avoir un fils qui sert dans l'armée et être vous-même très critique. Je n'en ferai pas une raison suffisante pour lui interdire de couvrir le Moyen-Orient pour The New York Times, même si, je dois l'admettre, Il y a peu de possibilités que le correspondant du New York Times à Jérusalem soit quelqu'un dont le fils puisse servir dans les Brigades des martyrs d'Al-Aqsa (l'organisation de la résistance palestinienne), par exemple.

 

DC : Quel rôle peuvent jouer les journalistes pour essayer de parvenir à une solution juste et durable au conflit entre Israéliens et Palestiniens ?

 

GL : Le rôle historique que jouent les médias israéliens est énorme. Les médias israéliens, qui sont des médias libres, libres de censure, libres de pression gouvernementale ont déshumanisé les Palestiniens, les diabolisant. Sans la coopération des médias israéliens, l'occupation n'aurait pas duré si longtemps. Ils sont destructifs d'une façon que je ne peux même pas décrire. Ce n'est pas la Roumanie, ce n'est pas la Russie soviétique. C'est une démocratie libre, les médias peuvent jouer le rôle qu'ils veulent mais ils ont choisi de jouer ce rôle. Et quand on voit le flot d'informations : il est tellement unilatéral, il y a tellement de propagandes, de mensonges et d'ignorance.

 


Source :

A rare voice of courage: journalist Gideon Levy interviewed


Article original publié le 31/3/2010

Sur l’auteur

Tlaxcala est le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, l'éditeur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10321&lg=fr


http://www.alterinfo.net/Une-parole-d-un-rare-courage-Interview-du-journaliste-israelien-Gideon-Levy_a45118.html

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 23:27

 

 BHL n’est pas seulement ridicule, il est surtout dangereux 

BHL n’est pas seulement ridicule, il est surtout dangereux 

 
Il est de bon ton, dans de nombreux milieux, de se gausser de Bernard-Henri Lévy et d’affecter à son égard, une indifférence ironique. L’affaire Botul – dont BHL a le culot de s’estimer victime – n’est ni sa première, ni sa dernière escroquerie intellectuelle. La carrière de BHL est faite d’affabulations et de ratés monumentaux, qu’il veuille créer un journal, faire un film, écrire une pièce de théâtre ou un livre. Il y a un écart grandissant entre l’écho médiatique qui lui est donné et la désaffection du public, qui n’est pas dupe.
Pascal Boniface, directeur de l’IRIS
Pascal Boniface
Vendredi 16 Avril 2010


 

Les journalistes qui font semblant de le prendre au sérieux voient leur propre crédibilité atteinte. Soit ils ne connaissent pas l’étendue des mensonges de BHL et ils sont donc incompétents. Soit ils lui donnent une tribune en connaissance de cause et ils ne sont pas honnêtes, privilégiant leur intérêt personnel (BHL sait renvoyer l’ascenseur) sur le respect de la déontologie et du public.

Mais BHL n’est pas simplement ridicule, il est également dangereux. Dangereux car au-delà de ses proclamations voltairiennes, il cherche à faire taire ceux qui ne sont pas d’accord avec lui. Au-delà de ses appels à la paix au Proche Orient, il favorise des politiques qui prolongent le conflit.


Au nom d’une certaine éthique, il cherche à définir les limites de ce qui est acceptable ou non dans le débat public et à en exclure ceux qui ne partagent pas ses vues. Et il n’hésite pas pour cela à déformer les propos et idées de ceux qui lui déplaisent pour en obtenir la condamnation, le tout au nom de la morale, toujours invoquée, rarement respectée.


C’est un faussaire doublé d’un Maccarthyste. Etre en désaccord avec lui, c’est forcément encourir le soupçon d’antisémitisme. Et il fait un amalgame qui mériterait un zéro pointé à un étudiant faisant une telle faute, entre opposition à la politique du gouvernement d’Israël, qu’il assimile à de l’antisionisme (opposition à l’existence de l’Etat d’Israël) et antisémitisme (haine des juifs).


Au cours d’un débat organisé par Radio Communauté juive le 23 mars, BHL s’en est pris une nouvelle fois à moi en me traitant de « triste personnage », ce dont il a le droit, mais en m’attribuant des propos qu’il sait pertinemment que je n’ai jamais tenus. Il m’accuse d’avoir préconisé une attitude pro-palestinienne en fonction du poids plus important de la communauté arabe en France par rapport à la communauté juive, reprenant une thèse largement colportée pour disqualifier une argumentation jugée gênante par ceux qui refusent la moindre critique à l’égard du gouvernement israélien. Dans la note au PS de 2001 – que j’ai reproduite dans mon livre Est-il permis de critiquer Israël ? (Robert Laffont), je recommandais au contraire de ne pas appliquer une approche communautariste sur le conflit au Proche Orient, mais de faire valoir les principes universels, ceux-la mêmes qui ne sont pas appliqués à ce conflit.
Un jugement, confirmé en appel, m’avait d’ailleurs rendu justice. A propos de cette note, il était écrit dans le délibéré : "ce document au ton mesuré constitue une analyse, laquelle peut être approuvée ou critiquée, de la situation au Proche-Orient, comme de la façon dont elle est perçue en France et propose au Parti Socialiste d’adopter une position plus juste, aux yeux de son auteur, et plus conforme à l’intérêt bien compris des deux communautés particulièrement concernées sur le territoire national par le conflit. "


BHL le sait pertinemment. Il m’avait mis en cause publiquement dans le passé, je lui avais écrit pour rétablir la vérité sans obtenir de réponse. Il déforme sciemment ma pensée pour la rendre condamnable. Le procédé est indigne d’un intellectuel. Sans doute pensait-il que je n’aurais pas eu écho de sa diatribe tenue devant un public communautaire.


BHL n’aime pas tellement le débat public, il n’accepte les interviews que si elles sont faites par des gens obséquieux ou par des amis, mais jamais les débats contradictoires où il risquerait d’être pris au piège de ses insuffisances et contradictions. Il dénature ainsi les règles du débat intellectuel. En 2003, nous devions débattre dans l’émission sur France 2 de Guillaume Durand. Il venait de publier son « roman enquête » sur l’affaire Pearl et moi Est-il permis de critiquer Israël ?. Il est intervenu auprès du Président de France Télévision pour pouvoir être interviewé à part.


Pire encore, il cherche à créer un réflexe de peur au sein de la communauté juive en lui inventant des ennemis inexistants, négligeant ainsi ses véritables ennemis. Faisant donc sciemment et consciemment de la désinformation, il trahit ainsi son devoir d’intellectuel – qui est d’éclairer le débat – et son idéal proclamé d’universalisme en surjouant la carte du communautarisme.


Sur le plan international, il se dit pour la paix. Une fois de plus ce sont de sa part, des paroles sans aucun ancrage dans la réalité. Il ne va bien sûr pas dire qu’il est pour la guerre, même s’il a soutenu les deux dernières lancées par Israël et dont les populations civiles libanaises et palestiniennes ont été les principales victimes. Il s’attaque régulièrement à ceux qui, en France, sont pour la paix mais estiment que pour y arriver, il est nécessaire que le gouvernement israélien change de politique. Il n’a jamais eu de lien avec le camp de la paix en Israël et encore moins avec les différentes et admirables ONG qui luttent pour faire reconnaître le droit des Palestiniens. Il a toujours été du côté du gouvernement israélien, que celui-ci s’engage dans de réelles négociations, comme ce fut le cas sous Rabin, ou qu’il refuse de le faire, comme c’est le cas de Netanyahu. Son approche est donc ultra-communautariste. Mais comme BHL veut jouer aux consciences universelles, il n’a d’autre recours que de traiter d’antisémites ceux qui dénoncent ses contradictions.


Son attachement à la paix est sans racines, sans réalité, simplement verbal, au point qu’il s’inquiète qu’Obama puisse faire des pressions sur Netanyahu, sous l’influence d’autres « sinistres individus », qui seraient mes équivalents aux Etats-Unis. Que BHL puisse craindre qu’Obama, dont on se rappelle qu’il se vante d’avoir été celui qui l’a fait connaître en France, puisse faire pression sur Netanyahu, montre bien de quel côté il est. Il préfère le maintien en place d’un gouvernement de droite et d’extrême droite. N’est-ce pas à l’inverse, l’absence de pressions exercées sur Netanyahu qui explique le blocage de la situation ? BHL peut-il se dire à la fois pour la paix tout en préférant Netanyahu à Obama ? Tzipi Livni n’a pas voulu entrer dans ce gouvernement parce qu’elle estime justement qu’il ne veut pas de paix, paix qu’elle juge être conforme à l’intérêt d’Israël.


Passons sur l’utilisation qu’il fait du terme « lobby juif ». Si un autre que lui avait utilisé l’expression, n’y aurait-il pas eu une tempête de protestations ? Mais BHL a tous les droits. Je sais que nous ne sommes pas sur un pied d’égalité. Non pas tant parce qu’il n’a jamais eu à travailler pour gagner sa vie, et qu’il en a profité pour bâtir auprès de lui un réseau d’obligés, de courtisans ou de gens prudents qui ne veulent pas s’opposer à lui. Je comprends pourquoi, après des mois de négociations avec ARTE pour la réalisation de documentaires géopolitiques, je n’ai eu aucune suite. BHL est le Président du Conseil de surveillance d’ARTE.


Non, ce qui nous distingue c’est que mon éducation m’a toujours conduit à respecter les autres, à ne pas mentir sciemment pour convaincre. Autant de contraintes dont BHL a toujours été exempté.


Curieuse société française où les médias font une affaire d’Etat pour une faute de main dans la surface de réparation, et qui continuent d’honorer un multirécidiviste de l’escroquerie intellectuelle. htmlA
 
 

http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article3184 

 

http://www.alterinfo.net/BHL-n-est-pas-seulement-ridicule-il-est-surtout-dangereux_a45059.html

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 00:18

 

 urss j

 

Avant d'ouvrir cette synthèse trimestrielle, je souhaiterais apporter tout mon soutien aux victimes (cliquer sur le lien), Russes ou pas, qui ont été touchées par les attentats odieux perpétrés à Moscou. J'apporte également tout mon soutien au gouvernement Russe dans ce moment difficile.

*

Beaucoup de gens me demandent pourquoi le blog a l'intitulé : "contre les révolutions de couleurs". Cela s'explique par le phénomène de rejet que m'inspire ces "révolutions" que l'on veut nous vendre comme spontanées et démocratiques. Celles ci sont en fait complémentaires à une volonté qu'ont certain de démembrer la Russie. Pour cela, les Américains dès la chute de l'URSS ont lancé un assaut sur le continent Eurasien, assaut qui s'est traduit par de nombreuses révolutions de couleurs.

Néanmoins pour Xavier Moreau, ces révolutions colorées sont toutes en état d'échec.


 

Les élections en Ukraine ont beaucoup fait de bruit, radio Vieille Europe a eu la gentillesse de m'interviewer sur ce sujet (parmi d'autres). J'ai aussi tenté de commenter de façon dissonante les élections en Ukraine et je ne suis pas le seul à me satisfaire des résultats, pour Jacques Sapir et Emmanuel Todd c'est un résultat cohérent et logique également.

Les élections en Ukraine ont également créé un débat sur le danger d'une "trop grande Russophilie", auquel j'ai apporté mon point de vue.


 

La Russie semble sortir de la crise systémique mondiale, c'est l'avis du LEAP mais également de Jacques SAPIR. 

A noter également l'analyse de Dimitri Orlov et sa prévoyance sur ces évènements.

A cette occasion j'ai traduit cette analyse économique dissonante de la décennie post Soviétique pour les pays de cet espace.


 

2010 c'est l'année croisée Franco-Russe et à l'occasion unique de rétablir l'image de la Russie comme nous le confirment Marek Halter et le journaliste de Ria Novosti, Thierry Géllée. Corriger et rétablir l'image de la Russie c'est ce à quoi s'attellent les journalistes du projet Russia Beyond the Headlines, en nous indiquant par exemple ce qui va changer en 2010 en Russie mais également en nous rappellant que l'image de la Russie dépend aussi des Russes eux mêmes

J'ai également donné une interview a l'agence de presse NOVOpress pour présenter une Russie souvent mal connue.


 

A l'occasion de la venue du président Russe en France, et malgré des commentaires insipides de Gluksmandes francais ont accueillis positivement le président Russe dans la Rue. Lors de cette visite, des avancés notables ont pu être faites sur l'acquisition des navires MISTRAL par la Russie, et cela afin d'augmenter la sécurité de la Russie, en conformité avec sa nouvelle doctrine militaire, adoptée le 05 février 2010. Un point d'importance si l'on analyse objectivement la pression militaire croissante que met l'OTAN sur la Russie à ces frontières nord.


 

Le 26 mars 2000 c'était l'anniversaire des 10 ans de l'accession de Vladimir Poutine au pouvoir en Russie. Pour faire un bilan intéressant de cette décennie, lisez l'analyse de Stratfor sur la Russie post Poutine mais également le compte rendu de Aymeric Chauprade sur sa visite à la Douma.


 

Un gros mécontentement, les articles de plus en plus délirant du "courrier de Russie" ou l'on peut y lire des appels à manifestation contre le Kremlin ou encore contre les analyses délirantes de Francais de France qui se croient en Russie .. Je passe les JEGOesqueries qui sont devenues monnaies courantes ..

On préfère réellement les analyses de Pierre Levy dans le figaro, de bonnes augures pour le 9 mai ou encore les interviews de "Balkans Infos" .. ;)


 

Enfin, le tronçon sous  marin de North-Stream a été inauguré et une symphonie industrielle créé pour le gisement Chtokman, que je vous incite à écouter ..

 

 

Alexandre  LATSA

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 00:07
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« Soulévement Populaire au Kirghizistan » Publié sur indymedia paris au lien suivant :  http:// paris.indymedia.org/spip.php?article625

 

Et qui ose prétendre qu’il y a une vraie tentative du prolétariat Kirhize de faire une révolution dans ce pays,

J’ai publié sur le même indymédia de paris à 15h27 aujourd’hui, 10 avril 2010, un article intitulé :

« Révolution colorée au Kirghizistan liée à la guerre US contre l’Afghanistan »

dont voici le texte :

« Le prétendu soulèvement populaire au Kirghizistan est en fait une révolution colorée commanditée par la CIA :

« Kourmanbek Bakiev le président du Kirghizistan, contre qui a eu lieu le coup d’État, a fermé en 2009 une base militaire aérienne américaine essentielle pour la guerre de l’impérialisme américain en Afghanistan !

« Les révolutions colorées par John Perkins :

«
http:// www.dailymotion.com/video/xbmtde_intervention-de-john-perkins-vostfr_news
»

À 15h40, l’article était déjà refusé par indymedia Paris !

La preuve est donc faite. Ceux qui disaient sur Bellaciao que le nouvel indy-Paris d’aujourd’hui est tenu par des sionistes avaient raison :

http:// bellaciao.org/fr/spip.php?article100519

Le nouvel indymedia Paris est effectivement au service de l’impérialisme américain, comme tout site sioniste.

Note : s’il est besoin d’une preuve de ce que j’avance, il vous suffira d’aller au lien suivant sur wikipedia :

http:// fr.wikipedia.org/wiki/Kourmanbek_Bakiev

L’article de Wikipedia vient d’être modifié le 9 avril 2010 à 17:04. Mais ce qui nous intéresse y est toujours.

Extrait :

« Début février 2009, il annonce la fermeture de la base aérienne de Manas, ouverte par les Etats-Unis en décembre 2001, et qui, située à 900 km à vol d’oiseau de l’Afghanistan, servait de hub aérien principal pour la guerre d’Afghanistan. »

Articles refusés sur indy paris :

http:// paris.indymedia.org/spip.php?page=rubrique-refus&id_rubrique=1


Auteur : Anti-Into

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12174x

 

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 09:33

petit-prince.jpg

 

 

 

 

 

 

Faut-il se garder d’une Russophobie excessive ? (08/04/2010 publié dans : Pour une autre politique ) Russes combattant le nazisme Faut-il se garder d’une Russophobie excessive ? Que des commentaires hostiles et négatifs sur la Russie soient publiés à l’encre Orange dans les colonnes du Moscow ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Sarkozy ose s'en prendre aux "privilèges" des personnes handicapées ! (07/04/2010 publié dans : Scandales ) Auteur : Large - Source : Large dessin de presse LA HONTE DU SIECLE, INDIGNE D'ETRE FRANCAIS. ! Auteur : courriel Nicolas Sarkozy a confirmé hier soir lors de son allocution télévisée qu’il ...

 

 

 

 

 

 

 

http://www.alterinfo.net/photos/la-journee-mondiale-de-l-autisme_gp888920.html Alerte ! Des événements très graves se préparent ! La France va être au PREMIER rang d'événements sans précédent.... ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Dix fausses croyances sur l'Iran (05/04/2010 publié dans : Rétablir la vérité ) Juan Cole* 31/03/10 :: 9:30 Dix fausses croyances sur l'Iran Dans le dossier sur l’Iran publié par le Monde cette semaine, on pouvait lire que ce pays représentait une « menace stratégique majeure ...

 

 

 

 

 

 

Par Arnaud Bihel Les pauvres sont toujours aussi pauvres, et les très riches sont de plus en plus riches et nombreux. Dans sa dernière enquête sur Les revenus et le patrimoine des ménages publiée ...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

etc, etc...

Voir mes blogs, en particulier :

http://sos-crise.over-blog.com

 

 

 

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 05:15

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Alex Jones sur le mythe Obama

 

Voici quelques notes sur le nouveau documentaire d'Alex Jones, pour les lecteurs non-anglophones

 

Rahm Emanuel, chef de cabinet de la Maison Blanche l'exprime très clairement dans le documentaire d'Alex Jones : "On doit savoir profiter d'une crise de cette ampleur - Nous avons là une opportunité de faire des choses qu'on ne pouvait réaliser auparavant.".

 

Henry Kissinger précise ensuite : "Cette crise doit permettre d'établir le Nouvel Ordre Mondial. Barack Obama est la personne idéale pour réaliser cet objectif."

 

Alex Jones montre qu'en juin 2008, le candidat Obama, accompagné de Hillary Clinton, a esquivé la presse qui suivait sa tournée, et s'est rendu au Westfiel Marriott, à l'extérieur de Washington DC, que les 125 Bilderberg avaient réservé pour le week-end. Webster Tarpley* rappelle que le groupe avait été fondé "par l'ancien nazi, le Prince Bernhard de Hollande".

 

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C'est ensuite la Commission Trilatérale qui se charge de mettre les directives en application dans les parties concernées du monde. Enfin, le CFR (Council on Foreign Relations) déploie ses efforts pour contrôler les gouvernements successifs : les présidents changent, mais les structures à peine occultes restent en place. Passant en revue la composition de l'entourage de Barack Obama, Alex Jones constate que la plupart de ses hommes de confiance sont affiliés à ces trois puissantes organisations.

Alex Jones : "Même si Obama avait les meilleures dispositions du monde, il a en fait été porté au pouvoir par ces groupes, afin de réaliser leurs objectifs."**

 

Gerald Celente s'insurge : "Rendez-vous compte... Timothy Geitner, ancien Président de la FED de New York est maintenant Secrétaire au Trésor ! C'est lui qui avait annulé les mesures qui auraient empêché les banquiers de Wall Street de devenir les Banksters d'aujourd'hui..."

 

La réalisation du documentaire semble intervenir un peu tôt. Mais l'auteur démontre qu'on ne peut attendre aucun réel changement de ceux dont Obama s'est entouré - ou qu'il s'est laissé convaincre de recruter. Pour le réalisateur et son panel d'invités, l'affaire était entendue dès la mise en place de l'équipe présidentielle.

Un exemple : la promesse électorale de retirer les troupes d'Irak "immédiatement" a en fait été remplacée par un plan de 23 mois.

 

Le film expose aussi les évènements de la fin 2008, quand le prétendu plan de sauvetage des banques a été imposé aux sénateurs aussi bien par Bush que par Obama, comme s'il n'y avait aucune autre alternative. Aussitôt après, on avait constaté que les 700 milliards de dollars demandés par Henry Paulson n'avaient pas servi à alléger l'endettement des familles américaines, mais à permettre aux banques de racheter leurs concurrents.

Par la suite, quand les sénateurs durent voter le plan d'urgence proposé par Obama, ils n'avaient eu qu'une heure pour étudier un texte qui comportait 1.070 pages. "Désormais, les banquiers auront les moyens de racheter tout ce qu'ils ne possédaient pas encore."

Alex Jones ne manque pas de dénoncer la fraude permanente que constitue l'appellation "Réserve Fédérale", quand il s'agit d'une institution privée, fondée en 1913. Webster Tarpley* : "Ils aimeraient faire croire que la FED est une émanation du gouvernement, alors qu'elle est aux mains de banquiers privés, qui n'ont jamais été élus ni même supervisés par le Congrès."

 

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En fait, le président n'a aucun pouvoir pour réguler l'économie en Amérique, c'est du ressort du Secrétaire au Trésor, selon le bon vouloir des hommes de la FED. Mais Timothy Geitner est précisément l'ancien Président de la FED de New York. Alan Greenspan a par ailleurs réaffirmé récemment que la FED est de toutes façons au-dessus des lois.

 

Le sénateur démocrate Dennis Kucinich explique : "En 1913, le pouvoir financier a été retiré des mains des citoyens, et confié à la FED. Mais on ne doit pas être abusé par cet intitulé, ils ne représentent pas les intérêts du peuple. Nous devons replacer la FED sous le contrôle du Trésor."

 

L'historien Webster Tarpley* estime indispensable de nationaliser la FED et de procéder à un audit, ce qui serait une première, afin de découvrir comment l'argent s'est évaporé.

   

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Par ailleurs, Webster Tarpley* affirme que le réchauffement climatique est une fraude gigantesque, destinée à faire accepter une taxe-carbone sur la plupart des activités humaines : "Le Soleil est la principale cause de cette situation, d'ailleurs les autres planètes du système sont également affectées." 

 

La directive 1404.10 du Ministère de la Défense nationale vient d'instituer la formation d'un corps expéditionnaire de 1 million d'hommes, qui devront appuyer les troupes militaires, ainsi pour Obama : "nous donnerons davantage de crédibilité à notre politique de sécurité nationale.". Chaque citoyen américain de 18 à 25 ans se verra imposer un service de défense civile d'une durée de trois mois. Cette disposition peut aussi concerner tous les hommes âgés de moins de 64 ans. Les auteurs du documentaire veulent y voir la naissance d'un régime fasciste, en expliquant qu'il avait suffit de dix ans au régime d'Hitler pour établir sa dictature.

 

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"Barack Obama ne se contente pas de poursuivre les objectifs de George Bush, ses premières décisions montrent qu'il souhaite les amplifier." - "La ferveur populaire et le culte de la personnalité ont été orchestrés et encouragés par les medias. Obama donne l'impression que chacun a maintenant sa part de responsabilités, mais tout cela n'est bien sûr qu'une illusion.

Les exemples sont nombreux dans l'histoire, avec Staline ou Mao, et on sait ce qui se passe ensuite."

 

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En conclusion, le documentaire invite chaque citoyen à relire la Constitution et se préparer à défendre ses libertés.

 

Le journaliste Alex Jones est animateur de shows radiophoniques et réalisateur entre autres de "The Endgame" (2007) ou "9/11: The Road to Tyranny" (2002).

"Il est connu en particulier pour son point de vue critique concernant l'attaque du 11 septembre 2001, son exposé sur le Bohemian Grove et ses informations régulières sur le Nouvel ordre mondial." -

 

Il n'aura pas attendu le terme des Cent premiers jours de la nouvelle présidence, puisqu'il préparait déjà depuis janvier son nouveau documentaire ultra-polémique, diffusé depuis le 15 mars 2009 : "The Obama Deception" - ("Comment Obama vous trompe").
Le texte de lancement situe le niveau de l'offensive :

"Alex Jones vise à détruire le mythe selon lequel Obama consacrerait ses efforts à servir au mieux les intérêts du peuple américain."

  

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"Le phénomène Obama est une fraude, soigneusement élaborée par les tenants du Nouvel Ordre Mondial**. Son image de sauveur a été façonnée pour tromper le peuple, afin qu'il accepte sa mise en esclavage à grande échelle.

 

Nous avons atteint un stade critique dans la réalisation du Nouvel Ordre Mondial. Ça ne concerne pas spécifiquement la Gauche ou la Droite : il s'agit d'établir un Gouvernement mondial. Le cartel mondial des banques projette de piller le peuple américain et de le réduire en esclavage au service de la Grande Plantation.

 

Pour qui Obama travaille-t-il, quels sont les mensonges qu'il a proférés, et quelle est la vraie nature de son programme ? Ce film vous apprendra notamment :

 

- Comment Obama poursuit le processus de transformation de l'Amérique, afin de lui imposer un régime tel que celui de l'Allemagne nazie. Ça suppose la mise en place d'un enrôlement obligatoire dans le Service National, l'encouragement à la délation, l'espionnage des communications, la suppression du Second Amendement, l'ouverture des camps d'internement de la FEMA et l'instauration de la Loi Martiale.

 

- Ceux qui manipulent Obama annoncent déjà ouvertement la création d'une nouvelle Banque Mondiale qui contrôlera toutes les nations du monde grâce à la taxe-carbone et le recourt aux forces armées.

 

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- L'internationale des banques a orchestré et planifié la faillite financière généralisée pour mettre en place un Gouvernement Mondial.

 

- Obama a pour objectif de piller les classes moyennes, supprimer les retraites et imposer son contrôle sur les états d'Amérique, de sorte que la population soit totalement dépendante du Gouvernement Central.

 

- Les Elites utilisent Obama pour endormir le public, afin de réaliser l'Union Nord-Américaine par surprise, initier une nouvelle Guerre froide, et poursuivre l'occupation de l'Irak et l'Afghanistan.

 

L'information que nous présentons dans ce film est vitale pour l'avenir de la République et la défense des libertés partout dans le monde. Le Président Barack Obama n'est qu'un instrument** dans un plan concerté. A moins que nous en prenions conscience, l'humanité restera sous la coupe des maîtres du Nouvel Ordre Mondial." –

 

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*Webster G. TARPLEY

 

Historien spécialisé dans le terrorisme après la seconde guerre mondiale, journaliste, Webster G. TARPLEY, s’est fait connaître en 1978 par son enquête sur l’assassinat d’Aldo Moro, à la demande de parlementaires italiens. Sa biographie de George W. Bush père et ses essais sur les dérives fascistes du gouvernement américain en font un opposant farouche du gouvernement actuel des États-Unis.

 

Il travaille sur les formes modernes d’ingérence, en particulier sur l’exploitation de la menace terroriste :

« On ne peut pas comprendre la politique actuelle des États-Unis si l’on mésestime la portée réelle du 11 septembre. Les attentats du 11 septembre ont été un coup d’État. La guerre contre le terrorisme est basée sur un mythe et est devenue une religion d’État obligatoire depuis ces évènements. La seule façon de lutter contre les néo-conservateurs est de détruire ce mythe. L’ouverture d’une commission de vérité comme celle de Russell après la guerre du Vietnam pourrait contribuer à le détruire. ». Son dernier ouvrage "La terreur fabriquée" est disponible en France.

Il y démontre que le terrorisme est "toujours" organisé par les Etats eux-mêmes.

 

**Selon Me Berg, Obama n’est pas né le 4 août 1961 à l’hôpital Kapi’olani pour enfants d’Honolulu (Hawaï), mais au Coast Province Hospital de Mombosa (Kenya), alors territoire de la Couronne britannique. Après le remariage de son père avec une Indonésienne, Lolo Soetoro, et leur installation en Indonésie, en 1967, Barack Obama a obtenu la nationalité indonésienne. Il a été enregistré comme tel, sous le nom de Barry Soetoro, à l’école Saint-François d’Assise de Jakarta.

 

À l’âge de 20 ans, il a effectué un voyage au Pakistan, alors interdit d’accès aux ressortissants états-uniens, et y est entré avec son passeport indonésien.

Or l’article 11, section I, de la Constitution des États-Unis stipule que seuls les citoyens nés sur le territoire US sont éligibles à la présidence.

 

Au regard du Code électoral US, le contrôle de l’éligibilité s’effectue a posteriori, rien n’interdisait donc à M. Obama de se présenter au suffrage des États, même si son élection pouvait être invalidée.

 

Selon Me Berg, M. Obama est en réalité né au Kenya et a acquis la nationalité indonésienne lors du remariage de sa mère. De ce double fait, il n’était pas éligible à la présidence des États-Unis. Alors que les grands médias ont longtemps ignoré cette affaire, l’opinion publique commence à s’y intéresser depuis la parution d’un appel (publié au tarif publicitaire) dans le Washington Times du 17 novembre 2008. L’évêque anabaptiste Ron McRae a piégé la grand-mère de Barack Obama en l’interviewant par téléphone pour une émission de radio. Cette dame, qui n’a jamais quitté le Kenya, a déclaré avoir assisté à la naissance d’Obama.

 


Notre commentaire : Nous vous avons déjà expliqué que les maîtres du "jeu", mettent en place des gens qui ont une "casserole" avec eux, pour pouvoir les "tenir" (par ailleurs, l’oligarchie majoritairement blanche préfère laisser à un "noir" la responsabilité d’annoncer la faillite du pays et d’affronter les inévitables révoltes sociales qui suivront...).

On voit (en partie) ce qui était prévu pour "tenir" Obama... Il est pieds et poings liés et devra faire ce que les "autres" attendent de lui, ayant au-dessus de lui cette épée de Damoclès (son invalidation).

Rappelons que Brzezinski, son conseiller est un spécialiste des opérations secrètes sordides, des coups d’États, des sabotages divers et d’autres actions criminelles.

 

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Plus d'infos sur : artemisia-college.org 

 

 

 

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Daniel Ellsberg :

« Comment Obama trompe l’Amérique »

 

Donc le président français a cru bon d’utiliser un ton de donneur de leçon face aux étudiants américains de l’université Columbia. Selon ses propos, l'Amérique vient [enfin presque…] de rejoindre le camp des pays qui ne laissent pas tomber les malades, mais elle ne devrait pas se replier sur elle-même et écouter enfin l’Europe !

 

Le propos est un peu surprenant, mais le monde sera rassuré, Barack Obama a la confiance de Nicolas Sarkozy : « Quan’t’y’dit [telle chose], moi je le crois ». Pour le reste, les Américains rigolent encore.

C’est vrai, le président Obama inspire la confiance hors des États-Unis. La confiance du comité norvégien Nobel pour la Paix tout d’abord. C’était avant l’effort d’intensification de la guerre en Afghanistan (la « contre-offensive » de la province d’Helmand) et la décision d’envoyer 30 000 hommes en renfort des 70 000 déjà en place

« Face au terrorisme, nous ne pouvons pas nous diviser » assure encore M. Sarkozy à l’université Columbia. Mais qu'est-ce que le terrorisme au juste ? Voilà ce que déclarait récemment (voir The New York Times du 26 mars 2010) le général McChrystal chef des opérations de l’OTAN en Afghanistan, à propos des victimes civiles des opérations de l’OTAN :

« Nous avons tué un nombre incroyable de gens dont aucun, à ma connaissance, ne s’est avéré être une menace »

Ne mesurera-t-on jamais la portée d'une telle déclaration ? Imaginez votre famille se mettant « à l'abri » dans sa maison, mais recevant une roquette mettant fin aussi bien à la maison qu'à la famille. Et pourtant, votre famille avait juste suivi la recommandation qu'une armée occupante – mais qui répète sans arrêt être votre amie – lui avait faite.

« Nous avons été attaqué le 11/09 de manière particulièrement brutale ».

Ce rappel des attentats de New York à l'avion détourné fait partie du discours de Barack Obama aux soldats américains lors de la visite éclair de leur président le dimanche 28 mars. Certes, mais est-on encore sûr que l'Amérique a été attaquée par les talibans actuels qu'elle entend continuer à combattre jusque, au moins, fin 2011 (pouvoir donner une échéance, les militaires en avaient rêvés, Obama l'a fait) ? En tout cas, le seul rescapé de votre famille qui vient de rejoindre un groupe de résistants à l'occupant, lui, vous le savez bien, n'était pas en Amérique en septembre 2001.

Et puis lutter contre le terrorisme passe aussi par soutenir un gouvernement (islamique, soit dit en passant) à la corruption avérée et reconnue par ses alliés, et dont les revenus sont de plus en plus liés à la narco-économie. Soutenir ce gouvernement c'est aussi le rendre complètement dépendant du soutien militaire américain.

Alors, augmenter aujourd'hui les troupes en Afghanistan et partir fin 2011 ? Non, c'est irréaliste, ils y seront encore en 2015 et peut-être toujours en Irak également.

Et qui dit cela ? C'est l'ambassadeur américain en Afghanistan, Karl Eikenberry, précédemment général-chef des opérations Américaines dans ce pays, qui l'a écrit dans un rapport secret à Barak Obama en novembre 2009. Rapport très confidentiel qui a cependant « fui » dans le New York Times en janvier dernier dû à l'indélicatesse d'un officiel américain.
Mais, hélas pour le Congrès américain qui autorisa les crédits à Barak Obama pour intensifier les combats en Afghanistan, les parlementaires américains ont pris leur décision sans avoir eu connaissance du rapport de l'ambassadeur Eikenberry

D'après Daniel Ellsberg en personne, les analyses contenues dans ce rapport sont aussi défavorables à la guerre (qui dévient petit à petit la guerre d'Obama — ce sont les termes de D. Ellsberg) que les documents militaires secrets américains que Daniel Ellsberg révéla à la presse en 1971 (The Pentagon Papers), révélation qui participa à la décision de retrait américain du Vietnam l'année suivante.

L'interview de Daniel Ellsberg par la journaliste Amy Goodman(*) est disponible sur le site Democracy Now ! (www.democracynow.org : the war and peace report), édition du 30 mars 2010 : Our President Is Deceiving the American Public.

(*) Amy Goodman est fondatrice de la chaîne d'information indépendante Democracy Now ! Après avoir réchappé d'un massacre, avec un autre journaliste américain, au Timor-Oriental en 1992 où elle avait tenté de s'interposer, elle révéla à l‘Amérique les tueries perpétrées par l'armée indonésienne, avec soutien des États-Unis, de la population timoraise (200 000 morts, soit le tiers de la population de la partie est de l'île, anciennement colonie portugaise).

Depuis elle n'a de cesse de dénoncer les dégâts causés par la politique extérieure américaine et déclare que Henry Kissinger, autre Prix Nobel de la Paix, devrait être traduit devant la justice internationale

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/ext/http://www.lemonde.fr/opinions/chronique/2010/04/01/daniel-ellsberg-comment-obama-trompe-l-amerique_1327127_3232.html

 

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-le-mythe-obama-amerique-nazie-fraude-du-rechauffement-climatique-48012232.html

 

 

liste complète

 

 

 

Et croyez-vous que les Médias de désinformation et de propagande vous parlent de la guerre mondiale en préparation - ou de tous les sujets importants pour le quotidien des citoyens et pour le devenir des peuples ? Lisez mon blog r-sistons à l'intolérable, r-sistons à la crise, ou r-sistons à la guerre (voir liste en présentation de ce blog). Eva R-sistons

 

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:33

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Réaction des médias à l'influence accrue du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre
Deuxième partie: Analyse du changement d'attitude




Résumé

 

L’an dernier, en réaction à l’émergence d’études indépendantes sur les attaques du 11 septembre, neuf médias commerciaux, sept médias publics et deux médias indépendants ont diffusé des émissions analytiques enquêtant sur la version officielle.

 

La question est de plus en plus traitée comme une controverse scientifique méritant un débat, plutôt qu’une « théorie de conspiration » ignorant la science et le bon sens.

 

Cet essai présente ces analyses médiatiques sous la forme de 18 études de cas.

 

Huit pays – la Grande-Bretagne, le Canada le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Russie – ont permis à leur station de radiotélévision publique de diffuser l’ensemble des preuves contestant la vérité de la version officielle du 11 septembre.

 

Cette approche davantage ouverte des  médias internationaux – j’aurais pu également inclure les médias japonais – est peut-être un signe que les organes médiatiques publics et privés dans le monde entier se positionnent et préparent leur public possiblement pour leur révéler la véracité de l’affirmation voulant que des forces au sein du gouvernement étasunien étaient complices de ces attaques, une révélation qui mettrait en doute la justification annoncée publiquement pour les opérations militaires en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

 

Le fait que les preuves sont désormais explorées dans les médias internationaux pourrait ouvrir la voie aux médias étasuniens afin qu’ils jettent un regard approfondi sur les implications de ce qui est maintenant connu sur le 11 septembre et qu’ à la lumière de ces connaissances, ils réexaminent les politiques étrangère et intérieure du pays.

 

I.  Introduction

 

Jusqu’en 2009, les doutes sur la version officielle du 11 septembre étaient brièvement mentionnés dans les médias dominants lors de chaque anniversaire de l’événement, permettant ainsi à la communauté de chercheurs indépendants un fugace moment, une fois l’an, d’exprimer publiquement ses conclusions.

 

Toutefois, après que des preuves scientifiques cruciales aient émergé en avril 2009 pour contester la version officielle de l’effondrement des tours, une série de reportages européens ont suivi. La couverture médiatique de ces preuves semble avoir ouvert la porte à des réflexions plus sérieuses sur tous les aspects de la question du 11 septembre dans les grands médias.

 

Le premier article dans ma série, « The Media Response to 9/11 » (La réaction des médias au 11 septembre) traite de la reconnaissance réticente du Dr David Ray Griffin, le « principal truther » au monde (tel qu’on l’a surnommé), par le New Statesman qui l’a placé au 41e rang parmi « Les 50 personnes importantes aujourd’hui [1] ». Depuis cet aveu en septembre 2009, la question a pris un élan grandissant.

 

Le contenu collectif résultant de cette nouvelle impulsion est présenté ici dans l’espoir qu’il encourage d’autres grands médias à considérer la controverse cruciale concernant le 11 septembre et à poursuivre la vérité, où qu’elle puisse mener.

 

Observations sur l’analyse

 

Alors que j’entreprenais mon analyse, j’ai observé cinq nouveaux aspects dans le traitement médiatique de la question du 11 septembre s’étant développés au cours de 2009. Ils sont répertoriés ici afin que les lecteurs puissent les chercher dans les études de cas qui suivent ci-dessous :

 

1. La question du 11 septembre est de plus en plus formulée non pas comme une opposition entre des théories de conspiration et la science dure, mais comme une controverse légitime reposant sur des questions restées sans réponses et une recherche de la vérité.

 

2. Les reportages et les émissions de télévision examinant ces controverses sont plus longs et plus équilibrés qu’auparavant.

 

3. Les grands médias d’information ont commencé à présenter d’abord les affirmations du mouvement pour la vérité, ensuite les contre-arguments des défenseurs de la version officielle.

 

4. Ces mêmes médias ont commencé à inclure et même à présenter des preuves abondantes pour appuyer les affirmations de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre.

 

5. Le traitement médiatique suggère de plus en plus la possibilité d’une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre 2001.

 

La première partie de cet essai traite des importantes preuves scientifiques qui ont émergé au début de l’année 2009, de la signification de ces preuves relativement à la version officielle du 11 septembre et de la première couverture médiatique qu’elles ont reçue.

 

II. Un article scientifique conclut à la présence de nanothermite dans la poussière des ruines du World Trade Center, 3 avril 2009

 

Un article révisé par des pairs paru dans le Open Chemical Physics Journal le 3 avril 2009 [2] rapportait qu’un explosif de haute technologie peu connu appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des ruines du World Trade Center.

 

Les physiciens et chimistes impliqués dans cette étude ont découvert « une quantité significative de fragments particuliers rouge et gris » [3] dans quatre échantillons de poussière récoltés dans le secteur. La présence d’aluminium et d’oxyde de fer dans le matériau rouge ont fourni un des signes indiquant qu’il pourrait s’agir de nanothermite, un explosif de grande puissance (alors que la thermite ordinaire est incendiaire).

 

Un autre indice a été fourni par la réaction explosive provoquée en plaçant les fragments sous une flamme.

 

Sur la base de ces observations et d’autres encore, l’équipe a conclu que « la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique [4] ».

 

Le premier auteur cité dans l’article, Dr Niels Harrit, professeur de chimie spécialisé en nanochimie à l’Université de Copenhague [5], a expliqué au réseau danois TV2 nouvelles :

 

La thermite date de 1893. Il s’agit d’un mélange d’aluminium et de poudre de rouille qui réagit pour créer une chaleur intense. Chauffée à 2500 degrés Centigrade, la réaction produit du fer. On peut l’utiliser pour faire de la soudure et faire fondre d’autre fer.

 

Donc dans la nanothermite, cette poudre datant de 1893 est réduite à de fines particules parfaitement mélangées. Lorsqu’elles réagissent, la chaleur intense se développe beaucoup plus rapidement. La nanothermite peut être mélangée avec des additifs pour dégager une chaleur intense ou servir d’explosif extrêmement efficace. Elle contient plus d’énergie que la dynamite et peut être utilisée comme propergol.

 

On ne peut pas manipuler ce genre de science. Nous l’avons trouvé : de la thermite non réagie [6].

 

Que signifiait la présence de ce matériau sophistiqué?

 

Éléments de preuve que la nanothermite est une substance militaire

 

Dans une entrevue allemande en mai 2009, Dr Harrit a affirmé : « Il n’existe pas d’expert en nanothermite qui n’ait pas de liens avec l’armée […] Ce truc a uniquement été préparé dans le cadre de contrats militaires aux États-Unis et probablement dans de grands pays alliés. Il s’agit de recherche militaire secrète […] Cela n’a pas été préparé dans une caverne en Afghanistan [7]. »

 

Le chimiste Kevin Ryan, un autre co-auteur, avait rapporté dans un article antérieur que la nanothermite, qui peut être peinte sur des surfaces, a été développée par des scientifiques du gouvernement étasunien aux Lawrence Livermore National Laboratories [8].

 

Une publication spéciale du département de la Défense des États-Unis confirme que des travaux sur ces « matériaux énergétiques » sont depuis longtemps « effectués dans des laboratoires au sein de tous les services militaires [9] ».

 

Selon une déclaration de juin 2009 de la prestigieuse Institute of Nanotechnology de Grande-Bretagne [10], l’étude du Dr Harrit « offre des preuves irréfutables qu’un explosif hautement sophistiqué appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des trois édifices qui se sont effondrés le 11 septembre 2001 à New York. [sic] Cet explosif de pointe incorporant des nanotechnologies est seulement disponible pour des laboratoires militaires sophistiqués [11] ».

 

Ainsi, on sait depuis le milieu de l’année 2009 que des explosifs d’origine militaire, probablement fabriqués aux États-Unis, ont contribué à l’effondrement du World Trade Center.

 

Première couverture médiatique de la découverte de nanothermite dans la presse dominante européenne

 

Bien que les nouvelles preuves scientifiques allant à l’encontre de la version officielle du 11 septembre n’aient pas été rapportées dans les médias dominants britanniques ou nord-américains, elles ont retenu l’attention sur le territoire continental européen.

 

Le jour où l’article a été publié, un essai approfondi dans le journal danois Videnskab (Science) a examiné les deux côtés de la controverse concernant la démolition contrôlée [12].

 

Le même numéro de Videnskab comportait également une entrevue avec le professeur Harrit, lequel a répondu à des questions pointues à propos de l’historique de révision de l’article par des pairs et la nature militaire de la nanothermite [13].

 

Le jour suivant, le site Danois politiken.dk mentionnait l’article scientifique sur la nanothermite dans un article intitulé « Nouvelle vie pour les théories de conspiration sur le 11 septembre »

 

Ensuite, le lendemain de son entrevue le 6 avril avec le réseau danois TV2 Nouvelles, le professeur Harrit était à la populaire émission-débat « Go'morgen Danmark » (Bonjour Danemark) où il a déclaré :

 

Le matériau que nous avons découvert est issu d’une recherche militaire de première ligne à la fine pointe de la technologie. Ce n’est pas un mélange de produits chimiques aléatoires. Il s’agit d’une substance perfectionnée sur laquelle il est difficile d’obtenir de l’information. Cependant, certains articles de conférence et des rapports internes ont été publiés […] Cette tentative doit faire l’objet d’une enquête légale normale. Notre recherche constitue un travail judiciaire de haut niveau. Nous avons fourni des preuves techniques pouvant être utilisée lors d’une future enquête [15].

 

Le 13 avril, un journal politique croate en ligne a mis sur son site l’interview télévisée du Dr Harrit à TV2 avec un article intitulé « VIDÉO : le 11 septembre n’est plus un sujet tabou au Danemark » [16].

 

La Russie a également porté attention à cette nouvelle. Le 9 juillet, Laura Emmett, correspondante de RT à Londres a interviewé Dr Niels Harrit pendant plus de 10 minutes (RT, connue autrefois sous le nom de Russia Today, est une chaîne anglophone diffusée mondialement et financée par l’agence de presse étatique RIA Novosti. Elle rejoint mensuellement 1,5 millions de personnes, dont un demi-million d’Étasuniens). M. Harrit, affirmant que « les preuves d’une démolition contrôlée sont accablantes », a souligné que la réaction de la nanothermite avait produit des étendues de fer fondu sous les décombres ainsi que des feux inextinguibles qui ont duré des mois [17].

 

Je me tourne maintenant vers les changements dans la couverture de la presse dominante à propos des arguments allant à l’encontre de la version officielle depuis la publication de l’article sur la nanothermite.

 

III.  Changements du traitement des preuves du 11 septembre dans les médias dominants entre le début de 2009 au début de 2010 : 18 études de cas

 

Deux nouvelles en février 2009 illustrent l’attitude méfiante qui domine en début d’année envers les théoriciens de la conspiration. Un article du New York Times disait à propos de l’acteur Daniel Sunjata :

 

Le second épisode de la cinquième saison de « Rescue Me » débutant en avril pourrait constituer la première présentation fictive des théories de conspiration sur le 11 septembre par une entreprise médiatique dominante […] Le personnage de M. Sunjata livre un monologue de deux minutes […] décrivant  « un effort d’un gouvernement néoconservateur » pour contrôler le pétrole de la planète, augmenter dramatiquement les dépenses militaires et « changer la définition d’attaque préemptive ».

 

Mr. Sunjata a surpris certains des reporters de la télévision lorsqu’il a déclaré qu’il appuit « absolument, à 100 pour cent » les assertions voulant que « le 11 septembre était un coup monté de l’intérieur » [18]

 

À Fox News, on faisait preuve d’un peu moins de retenue :

 

Un prochain épisode de la dramatique « Rescue Me » traite du le 11 septembre comme étant un coup monté de l’intérieur. L’acteur qui vomit les théories à la caméra, Daniel Sunjata, croit lui aussi à cette théorie.

 

Regardez, en réalité, les acteurs qui dégueulent ces conneries le font pour leur propre ego. Ils se sentent ainsi intelligents parce que pour une fois ils débitent quelque chose de provocateur plutôt que puéril. Peu importe qu’il s’agisse d’une insidieuse insulte aux victimes du 11 septembre – comme ça l’est pour nous tous, qui pourrions ou non être coupables, selon la théorie de Sunjata [19].

 

Toutefois, les choses ont commencé à changer après l’apparition de l’article sur la nanothermite le 3 avril, comme on peut le voir dans l’étude de cas suivante portant sur des reportages, chacun étant identifié comme étant la propriété d’un média d’entreprise, d’un média public ou indépendant.

 

L’étude de cas révèle les preuves présentées à la conscience collective l’année dernière. 

 

Étude de cas 1 : Le procès fictif d’Oussama ben Laden à la télévision néerlandaise, 25 avril 2009


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Le 8 avril 2009, une populaire émission télévisuelle appelée « L’avocat du diable » a tenu un procès fictif d’Oussama ben Laden avec des avocats argumentant devant un jury civil politiquement équilibré de cinq personnes.

 

L’argument contre ben Laden était présenté par deux réels opposants : l’ancien correspondant aux États-Unis Charles Groenhuijsen et l’américano-danois Glenn Schoen, qui oeuvre pour une entreprise de sécurité. Avocat dans la vraie vie, Gerald Spong agissait pour sa part à titre d’avocat de la défense de ben Laden [20]. 

 

M. Spong a présenté de nouvelles preuves provenant d’une vidéo du professeur émérite en études islamiques Gernot Rotter, lequel affirmait que les traducteurs étasuniens ayant transcrit les cassettes de la « vidéo de confession » de ben Laden du 9 novembre 2001, ont « clairement ajouté des choses à bien des endroits : des choses qui ne sont pas là, que l’on entend pas même après de multiples écoutes » [21].

 

M. Spong a gagné. Bien que le jury ait jugé que ben Laden était un terroriste, il a affirmé qu’il n’y avait pas de preuve qu’il avait commandé les attaques du 11 septembre.

 

Par cette méthode, cette émission sur AVRO, le radiodiffuseur public danois, a présenté des preuves qui n’avaient pas été vues auparavant dans les médias dominants, allant contre la probabilité que ben Laden ait ordonné les attaques.

 

Le 15 avril, Fox News rapportait les conclusions du jury danois dans un long reportage exceptionnellement équilibré, dans lequel l’ancien maire de New York Rudy Giuliani était cité à six reprises disant que l’exonération de ben Laden envoyait un « message troublant » au monde et nourrissait les théories de conspiration. Giuliani a qualifié ce message de diverse façons, soit de « bizarre », de « dangereux », d’« aberrant », d’« irrationnel » et de « regrettable » [22]. 

 

Cependant, en faisant référence à M. Spong en tant qu’avocat « bien connu quoique controversé », Fox a mentionné l’homme 10 fois et plus substantiellement en soulignant ses preuves que les vidéos de ben Laden paraissaient inauthentiques, ainsi que son argument que le FBI n’a pas accusé ben Laden d’avoir orchestré ces attaques.

 

Conclusion : (AVRO est publique et Fox News commercial.) Aucun de ces deux traitements des doutes sur la version officielle présentés par des médias dominants n’a été diffusé le jour de l’anniversaire annuel et chacun d’eux a rejoint des millions de personnes.

 

Étude de cas 2 : l’architecte Richard Gage dans le Financial Post du Canada, 25 avril 2009

 

L’un des quatre principaux journaux anglophones du Canada, le quotidien conservateur National Post, publie sa section affaires sous le nom de Financial Post.

 

Trois semaines après la sortie de l’histoire de la nanothermite, , Jonathan Kay, chroniqueur et rédacteur en chef détenant des diplômes en ingénierie et en droit, a écrit un article à propos de Richard Gage, le « lucide » architecte de San Francisco à la tête du mouvement fort de 1000 membres « Architects and Engineers for 9/11 Truth » (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) [23].

 

M. Kay, qui lui-même endosse la version officielle du 11 septembre, a décrit M. Gage comme un architecte « d’âge mûr à l’allure respectable, en veston-cravate et au front dégarni ». Il a écrit que l’organisation de M. Gage a réussi à se faire une place à la prochaine conférence de l’American Institute of Architects du 30 avril au 2 mai.

 

Au beau milieu des références aux réactions de la thermite et des explosifs à base d’oxyde de fer, M Kay a écrit ce qui suit à propos des démolitions contrôlées :

 

Aussi radicale qu’elle puisse paraître aux lecteurs, la théorie de M. Gage est étonnamment populaire. Le « Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » […] a des millions de membres à travers le monde. Nombreux sont ceux qui croient que le World Trade Center a été détruit le 11 septembre au moyen d’une démolition contrôlée orchestrée par de propres représentants du gouvernement et de l’armée des États-Unis.

 

La présentation de M. Gage a également été décrite comme étant « efficace » :

 

Dans un segment particulièrement efficace, il présente des clichés des feux localisés qui ont pris naissance sur les étages inférieurs de l’édifice 7 du WTC des heures avant qu’il ne s’écroule. Quelques secondes plus tard, il montre des images de l’hôtel Mandarin Oriental de Beijing, lequel a subit en 2009 une conflagration épique de haut en bas… et est demeuré debout.

 

Conclusion : (commercial). En plus de rapporter les preuves de M. Gage sans tenter de les réfuter, cet auteur de la presse commerciale a noté qu’« aucun grand média n’a dressé de portrait détaillé ni fait d’enquête approfondie du mouvement des truthers ». Il semble ainsi suggérer qu’il est maintenant temps de prendre ce mouvement au sérieux.

 

Étude de cas 3 : Débat publique de la radio d’État norvégienne à propos de la vérité sur le 11 septembre, 21 mai 2009.

 

Le professeur Harrit, qui donnait une conférence en Norvège à la fin mai 2009, a été interviewé pour une émission de radio publique, « Ici et maintenant » [24] sur NKR (radiodiffuseur norvégien).

 

M. Harrit a présenté les conclusions de l’article sur la nanothermite, lesquelles ont été par la suite débattues par trois scientifiques norvégiens qui ne les appuyaient pas.

 

Après l’émission radiophonique, un débat élargi s’est poursuivi par courriel entre Dr Ola Nilsen, enseignant en chimie à l’Université d’Oslo et Dr Steven Jones, co-auteur de l’article en question, qui enseignait auparavant la physique à la Brigham Young University. Ce débat, durant lequel Dr Nilsen a quelque peu modifié son point de vue original, a été mis en ligne sur un blog anglophone norvégien [25].

 

Conclusion : (public). Bien que NKR ait contesté les conclusions de l’article de M. Harrit lors de cette émission d’avril, les choses allaient changer à a fin de l’été, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Étude de cas 4 : L’architecte Richard Gage à Fox News le 28 mai 2009


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Richard Gage
 

Les animateurs de Fox News à KMPH à Fresno en Californie ont débuté leur entrevue de 7 minutes en disant : « Il est un architecte spécialisé dans les structures d’acier. Maintenant, Richard Gage est […] ici pour nous montrer pourquoi il réclame une enquête plus approfondie sur l’effondrement des édifices du WTC [26]. »

 

Ces deux animateurs ont activement encouragé M. Gage à expliquer les 10 caractéristiques clés de la démolition contrôlée. On lui a permis d’expliquer l’accélération en chute libre de l’édifice 7 du WTC (que l’on voit tomber dans ses deux séquences vidéo à la même vitesse qu’un second édifice détruit par démolition contrôlée) et l’« étonnante » défaillance de 40 000 tonnes de colonnes portantes d’acier, conçues pour résister à son effondrement.

 

Bien que l’on ait dit que les effondrements étaient dus aux feux normaux des bureaux, divers pompiers ont signalé de vastes étendues de fer fondu au sol.

 

« Qu’est-ce qui a produit tout ce fer fondu? » a demandé M. Gage.

 

La réponse, a-t-il ajouté, a été trouvée dans les quelques pouces de poussière recouvrant le Bas Manhattan. « Le sous-produit de la thermite est le fer fondu et il est dispersé à travers toute cette poussière […] [I]l y a également des petits fragments de thermite qui ne se sont pas enflammés. Il s’agit de thermite de haute technologie : de la nanothermite. On ne trouve pas ça dans une caverne en Afghanistan. On la produit dans des laboratoires très sophistiqués qui ont des contrats avec la défense […], ses particules sont mille fois plus petites qu’un cheveu humain.

 

Questionné à savoir si ben Laden aurait pu avoir accès aux édifices, M. Gage a répondu que ce n’était pas probable, qu’il serait nécessaire d’enquêter sur quelqu’un d’autre ayant eu accès à la nanothermite, ainsi qu’aux systèmes de sécurité des édifices. Quelqu’un qui a travaillé à la modernisation des ascenseurs, laquelle a eu lieu neuf mois plus tôt et avait lieu « juste à côté des colonnes portantes et des poutres dans l’édifice ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de Fox News a commencé par demander à M. Gage quelles étaient ses qualifications, en disant « nous le demandons pour clarifier car nous voulons qu’au fur et à mesure que nous entrons dans le sujet, les gens s’assure que vous n’êtes pas simplement quelqu’un qui a des idées délirantes […] [V]ous avez un bagage scientifique ». L’émission s’est terminée sur des remerciements sincères à M. Gage pour avoir « ouvert la porte à beaucoup de réflexions » et un avis sur « la grande quantité d’informations » disponible sur le site web de KMPH.com. Bref, M. Gage a été traité avec le respect auquel a droit tout participant sérieux traitant d’une question importante et controversée.

 

Une émission de Russia Today du 9 juillet 2009 a été le prochain événement important survenu dans un média dominant. Comme il a été mentionné précédemment nous allons passer immédiatement à la période anniversaire de septembre 2009, alors que davantage de preuves des conséquences de la découverte de nanothermite ont fait leur apparition.

 

Étude de cas 5 : Le documentaire de National Geographic le 31 août 2009, « 9/11: Science and Conspiracy »

 

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À la fin août 2009, la chaîne National Geographic (NGC) a diffusé un documentaire de deux heures, « 9/11: Science and Conspiracy » (11 septembre : science et conspiration)
, lequel tentait de répondre à plusieurs questions : « Qu’est-ce qui a causé l’effondrement des tours jumelles? Étaient-ce les feux ou des explosifs placés à l’intérieur des édifices et provoquant leur implosion? Est-ce un missile plutôt qu’un avion de ligne qui a frappé le Pentagone [27]? »

 

Cette émission de « NatGeo » prétendait explorer les preuves d’une démolition contrôlée présentées par le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre. Dylan Avery (réalisateur des films « Loose Change »), Richard Gage, David Ray Griffin, et Steven Jones ont été interviewés. Mais en réalité, cette émission était entièrement dédiée à déboulonner leurs affirmations en utilisant des démonstrations pseudo-scientifiques afin de réfuter des déclarations qu’aucun de ces homme n’ont faites.

 

Par exemple, dans le but de réfuter l’affirmation que la nanothermite pourrait avoir causé l’effondrement des édifices, NatGeo a utilisé de la thermite ordinaire (le narrateur expliquant qu’ils n’avaient pas accès à de la nanothermite). De plus, au lieu d’utiliser la thermite pour faire des charges formées, lesquelles peuvent tailler de l’acier, les expérimentateurs de NatGeo ont simplement placé un sac de thermite à côté d’une colonne d’acier et l’ont allumé. Puisque la thermite enflammée (de façon entièrement prévisible) n’a pas fait fondre la colonne, le narrateur a conclu, de manière triomphale, que la science avait prouvé la fausseté de la déclaration des théoriciens de conspiration.

 

Tout en n’exposant pas entièrement l’hypocrisie de l’émission affirmant qu’elle représentait la « science », une critique dans Media Life Magazine a tout de même souligné certains défauts en disant :

 

Toutefois, certaines questions soulevées par les truthers ne sont pas abordées ou le sont dans de brefs apartés. Cela expose ce documentaire à des accusations, soit d’avoir sélectionné quels arguments seraient traités. "9/11: Science and Conspiracy" passe trop de temps à discuter de la psychologie derrière les théories de conspiration, ce qui ne constitue pas vraiment de la science dure [28].

 

Une critique du New York Post a cité Sander Hicks, un journaliste et membre affiché de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre, disant que ses représentants à l’émission « paraissent prudents et professionnels, impassibles, mais compatissants envers la vérité » et que l’émission, en dépit de ses erreurs, démontre « que le sujet est toujours pertinent et que l’affaire n’est pas réglée [29] ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de National Geographic offre un bon rappel de la façon dont la question de la vérité sur le 11 septembre a en général été traitée par les médias contrôlés par des entreprises. Cependant, elle démontre également que la controverse est très vivante dans les grands médias.

 

(..)


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Conclusion : (indépendant). Les auteurs de cet article, plutôt que de faire référence aux « théoriciens de conspiration » présentent la question du 11 septembre comme un « désaccord sur le plan technique » d’importance historique. Les deux versions de l’article représentent un virage à 180 degrés dans le reportage de la presse écrite étatsunienne, offrant une introduction utile à la recherche longtemps ignorée de professionnels indépendants. Le Santa Barbara Independent, cherchant à connaître l’opinion publique plutôt qu’à la cacher, a publié un sondage local demandant s’il y avait conspiration derrière les effondrements : 75 % des gens ont répondu « oui » [35].

 

(..) 

 

Étude de cas 9 : Le Daily Mail de Londres se demande si Oussama ben Laden est mort, 11 septembre 2009

 

Cet article long et détaillé débute avec l’enregistrement audio menaçant de ben Laden datant du 3 juin 2009, prévu pour coïncider avec l’arrivée de Barack Obama en tournée au Moyen-Orient, pour se tourner ensuite vers la nouvelle offensive anglo-étasunienne visant à « pourchasser et tuer » le chef d’Al-Qaida.

 

Cependant le Daily Mail pose la question : et si ben Laden n’était pas en vie?

 

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des cassettes vidéo et audio depuis les premiers jours suivant le 11 septembre était faux – et que les alliés occidentaux le gardait « en vie » pour stimuler le soutien à la guerre au terrorisme?

 

Voilà la stupéfiante théorie qui gagne incroyablement en crédibilité parmi les commentateurs politiques, les académiciens respectés et même les experts en terrorisme [37].

 

Les professeurs Angelo Codevilla de la Boston University et Bruce Lawrence de la Duke University soulignent que le premières vidéos vérifiables de ben Laden ne correspondent pas  aux vidéos qui ont émergé depuis 2002 ni même avec l’une d’elles datant de la fin 2001.

 

Les caractéristiques distinctives révélatrices incluent une structure faciale transformée et des messages au contenu de plus en plus laïc.

 

L’article présente ensuite les conclusions du livre du Dr Griffin au sujet de ben Laden, Oussama ben Laden : mort ou vivant?, comme une oeuvre « provoquant une onde de choc ».

 

Ce livre présente des preuves que ben Laden est mort, probablement en raison d’une insuffisance rénale, à la mi-décembre 2001, ce qui signifierait que les messages enregistrés depuis ont été falsifiés afin « d’alimenter un appui déclinant pour la guerre au terrorisme en Irak et en Afghanistan ».

 

La cassette probablement la plus controversée a été rendue publique le 13 décembre 2001 par le Pentagone, qui prétendait qu’elle avait été trouvée dans une maison de Jalalabad. Avant cette cassette, ben Laden, tout en faisant l’éloge des attaques du 11 septembre, niait constamment toute responsabilité dans cette affaire. Mais le ben Laden de cette cassette se vantait de les avoir planifiées.

 

Le président Bush, le gouvernement Blair et les médias dominants ont tous acclamé ce message comme étant une preuve concluante de la culpabilité de ben Laden.

 

Le Daily Mail signale cependant diverses raisons fournies dans le livre de M. Griffin portant à croire que l’homme dans cette vidéo était un imposteur. Le quotidien fait référence à l’existence d’une « technologie cinématographique très sophistiquée d’effets spéciaux servant à fusionner des images et des enregistrements vocaux ».

 

On cite M Griffin : « La cassette de confession est arrivée exactement au moment où MM Bush et Blair avait échoué à prouver la responsabilité de ben Laden pour les attaques du 11 septembre et que les deux hommes tentaient de gagner l’appui du public à travers le monde pour la campagne antiterroriste, particulièrement dans le monde islamique. »

 

Loin de chercher à ridiculiser le livre de M. Griffin, le Daily Mail conclut ainsi : « [L]es cassettes de ben Laden ont émergé avec une régularité horlogère alors que des milliards ont été dépensés et bien du sang a été versé dans le cadre de sa poursuite. Ben Laden a été le point central de la « guerre [occidentale] contre le terrorisme ». Se pourrait-il que, pendant des années, il n’ait été que du vent? »

 

Conclusion : (commercial). Cet article de 2400 mots constitue la première couverture médiatique dominante sérieuse des preuves qu’Oussama ben Laden est mort et qu’il l’est depuis bien des années.

 

Étude de cas 10: Le New Statesman nomme Dr David Ray Griffin au 41e rang des « Cinquante personnalités importantes de nos jours », 24 septembre 2009

 

Deux semaines après la publication du Daily Mail, une seconde publication commerciale britannique a évoqué le Dr Griffin en le plaçant au 41e rang d’une liste de personnalités « importantes de nos jours » [38].

 

Puisque cet article a fait l’objet d’une étude dans mon article précédent, la première partie de cette série, il est mentionné ici seulement à titre de réussite significative, laquelle a fait reconnaître (avec réticence) le fait que le mouvement contestant la version officielle du 11 septembre ne peut plus être ignoré.

 

On peut voir son impact sur les médias par la nomination du Dr Griffin (qui obtient 200 000 résultats de recherche sur Google) sur la liste des personnes influentes du New Statesman, devant le président vénézuélien Hugo Chavez (lequel obtient plus de 11 millions de résultats).

Conclusion : (commercial) Bien que le New Statesman ait qualifié le mouvement représenté par le Dr Griffin de « pernicieux », l’évaluation qu’il fait de son importance représente un point de non-retour dans la couverture médiatique du 11 septembre, comme nous allons le voir.

 

Étude de cas 11 : Jean-Marie Bigard sur la télévision publique France 2, 28 octobre 2009

 

En septembre 2008, Jean-Marie Bigard, l’humoriste français le plus populaire, a été contraint de s’excuser pour avoir déclaré que le 11 septembre avait été orchestré par le gouvernement étasunien [39]. Mais en juillet 2009, Bigard a commencé à mettre sur son site web des vidéos humoristiques tournant en ridicule la version officielle des attaques du 11 septembre.

 

En octobre 2009, Bigard et le réalisateur français primé Mathieu Kassovitz ont participé a un débat d’une heure sur France 2, le réseau public de télévision [40]

 

Les animateurs, qui avaient refusé d’inclure le scientifique qui devait à l‘origine participer à l’émission (Dr Niels Harrit), ont tenté de centrer le débat sur des théories d’« hommes pailles » que ni Bigard, ni Kassovitz n’avaient avancées. Cela a mené à des arguments permettant ensuite au Figaro, le deuxième plus grand quotidien de France, d’écarter le débat en le qualifiant de « sophisme bruyants » [41].

 

Conclusion : (public). Même si cette émission était destinée à discréditer le mouvement du 11 septembre, comme le démontre le refus d’y inclure un scientifique, le fait qu’elle ait été en onde sur ce réseau détenu par l’État constituait une percée, mettant un terme à l’époque où la remise en question du 11 septembre était ignorée en France. 


Suite ici : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18135

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:01


La télé fait-elle de nous des bourreaux ?
Le 17 mars 2010 à 22h01
Tags : France 2     documentaire     Christophe Nick     Le jeu de la mort


LE FIL TéLéVISION - Imaginons une fausse émission de télé où l’on demande aux candidats d’être (très) sadiques… Résisteraient-ils ? Le documentariste Christophe Nick, s’inspirant d’une expérience américaine des années 60, l’a fait. Résultat : obéissant aveuglément au meneur de jeu, 81 % des candidats en sont venus à administrer une décharge mortelle à un être humain (un comédien). Cela suffit-il à prouver que la télé est notre nouveau maître absolu ? Le débat est lancé sur “Le jeu de la mort”, diffusé ce mercredi soir sur France 2.



Le 17 mars, les télespectateurs de France 2 ont assisté à un spectacle cruel et sidérant, avec des cris, des larmes et un mort. En avril 2009, 80 candidats se sont succédé dix jours durant sur un plateau décoré avec un mauvais goût très sûr, mené par une animatrice autoritaire et assorti d'un public parfaitement chauffé. Assis derrière un pupitre, chacun des candidats devait interroger la même personne sur une liste d'associations de mots à mémoriser. A chaque erreur du questionné, le questionneur était invité à lui administrer une décharge électrique, suivant une progression de 20 à 460 volts. Ce qu'ignoraient les 80 candidats, c'est que La zone Xtrême, à laquelle ils participaient, était un faux jeu, exploitant les leviers les plus trash de la télé-réalité pour mieux en démonter les ressorts. Le documentaire Le Jeu de la mort relate cette expérimentation, menée par le producteur Christophe Nick et une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Léon Beauvois, professeur en psychologie sociale. Ils ont transposé dans l'univers de la télé les modalités d'une expérience menée à Yale, au début des années 1960 par Stanley Milgram. Influencé par l'analyse de Hannah Arendt sur les mécanismes du nazisme et sa théorie sur la banalité du mal, le psychosociologue américain y étudiait le rapport de soumission à l'autorité. Maintes fois reproduite depuis, cette expérience démontre qu'un individu exposé à une autorité considérée comme légitime peut aller jusqu'à causer la mort d'autrui.


Que découvre t-on dans Le Jeu de la mort ?

81 % des sujets ont poussé la manette à 460 volts, causant virtuellement la mort d'un homme (le comédien Laurent Ledoyen) - ils n'étaient « que » 62,5 % dans l'expérience de Milgram. L'emprise de la télévision serait-elle aujourd'hui plus forte que celle d'une blouse blanche dans un laboratoire ? C'est ce que suggère ce programme spectaculaire, qui soulève de nombreuses questions sur les conditions mêmes de l'expérience, comme sur l'évolution de notre société.

L'expérience de "La zone Xtrême" est-elle éthiquement acceptable ?
En amenant des individus à commettre sciemment des actes de torture, cette expérimentation expose ses sujets à un stress important, d'autant plus problématique qu'il se double d'une tromperie initiale sur la nature de l'épreuve. A ce reproche légitime, les auteurs de l'expérimentation répondent que les recherches en psychologie sociale recourent nécessairement à ce type de méthodes, ajoutant qu'un maximum de précautions ont été prises pour éviter tout dommage psychique. Le suivi des candidats commence dès leur retour dans les coulisses, quand leur est révélé le caractère fictionnel de la situation de jeu. L'empressement avec lequel la vérité leur est dite abrège leur angoisse, mais prive du même coup l'expérimentation de précieuses informations. « Habituellement, avant de tout expliquer aux sujets, on procède à un faux debriefing pour détecter les suspicieux, ceux qui auraient deviné la supercherie et que l'on peut ainsi retirer de l'échantillon », explique Laurent Bègue, qui enseigne la psychologie sociale à l'université de Grenoble-II et participe à l'interprétation des résultats de l'expérience (1). « Pourquoi s'est-on dépêché de les rassurer ? Parce que les procédures ordinairement utilisées dans la recherche n'ont pas été entièrement satisfaites. On n'est pas passé par une commission d'éthique, comme on le fait lorsque les situations expérimentales sont délicates. Il est vrai que cette précaution aurait considérablement retardé le processus de production du programme. »


Il semble cependant que le suivi psychologique des sujets ait été efficace, si l'on se fie aux retours positifs de la majorité d'entre eux, qui disent avoir appris de l'expérience et qui ne sont que trois à avoir refusé de figurer dans le montage final.


Les sujets de "La zone Xtrême" et ceux de Milgram sont-ils dans des situations équivalentes ?


En transposant l'expérience originelle dans l'univers télévisuel, La zone Xtrême modifie la nature des pressions exercées sur les questionneurs. « Dans un cas, désobéir met en difficulté un protocole scientifique ; dans l'autre, c'est foutre en l'air tout un dispositif médiatique, avec ce que cela suppose de travail, d'argent... et de désir d'exposition publique », explique Yves Jeanneret, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université d'Avignon, qui a étudié les réactions des différents acteurs de l'expérience. « Dès son arrivée dans les studios de La Plaine-Saint-Denis, le candidat est escorté par un preneur de son et un cameraman qui filme ses faits et gestes. Puis il rencontre le personnage du producteur, qui lui expose le principe du jeu et le projette dans un scénario qui le dépasse. Sur le plateau, il est assis dos au public, face à un écran qui lui renvoie l'image de l'animatrice et celle de son propre corps. C'est dire s'il est seul, confronté à un dispositif beaucoup plus spectaculaire que celui dans lequel était placé le sujet de Milgram. » Autre différence : le sujet « essaie de se conformer à ce qu'il pense être l'image d'un bon candidat, ajoute Dominique Oberlé, professeur de psychologie sociale à Paris-X. Il joue un rôle fantasmatiquement plus investi que celui du sujet de laboratoire. » Cette tendance à se changer en « personnage » est renforcée par le caractère ludique de la situation, qui favorise chez lui « une forme de déréalisation, de confusion dans l'appréciation du degré de réalité des souffrances qu'il inflige. »

Quelle est la fonction de l'animatrice dans le dispositif ?

Elle incarne le pouvoir du système télévisuel, comme la blouse blanche incarne le pouvoir de la science dans l'expérience canonique. Son rôle est plus riche que celui du savant de Milgram, qui se contente de demander au questionneur de continuer. « L'animatrice de La zone Xtrême tient un discours profondément idéologique, explique Pascal Marchand, professeur de psychologie sociale à l'IUT de Toulouse Paul-Sabatier. Quand elle dit au questionneur qu'il ne doit pas empêcher le candidat d'aller au bout ou que, dans dix minutes, celui-ci le remerciera d'avoir continué, elle manipule des valeurs de mérite et d'entrave à la liberté qui me rappellent certains discours normatifs très actuels, produisant eux aussi de la soumission, comme : "Vous ne pouvez pas empêcher les gens de vouloir travailler le dimanche". »


Quelle est la fonction du public ?


Absent de l'expérience de Milgram, le public joue un rôle déterminant dans sa transposition télévisuelle. Répondant avec zèle aux consignes du chauffeur de salle, il exerce sur les candidats une influence décisive. « Tout individu a peur de se retrouver seul à défendre une idée, souligne Pascal Marchand. Sous la pression de la majorité, il peut être amené à adopter une position contraire à ses convictions. A une époque comme la nôtre, où l'autonomie, la responsabilité, la prise de conscience individuelle sont très valorisées, ces phénomènes d'influence par la majorité n'ont curieusement pas faibli. »


Didier Courbet, chercheur en sciences de l'information et de la communication qui a encadré l'expérience, avoue avoir été frappé par l'absence totale de rébellion parmi les téléspectateurs. « Certains étaient gênés, voire horrifiés, mais aucun n'est intervenu. Cela s'explique sans doute par un phénomène qu'a identifié Gustave Le Bon dans les années 1920. Plus on est nombreux, moins on réagit face à un acte violent. On le constate notamment lors d'une agression dans un lieu public. Plus il y a de monde, moins on réagira individuellement, on dilue dans la masse sa responsabilité. »


Qu'est-ce qui distingue les obéissants et les désobéissants ?


Christophe Nick explique avoir veillé à ce que le documentaire s'attache à « des catégories comportementales et des situations plutôt qu'à des individus ». Dans les dernières pages de son livre, Stanley Milgram note pourtant : « Je suis certain que l'obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité, mais je sais que nous ne l'avons pas encore trouvé. »


L'analyse des résultats de l'expérience par Laurent Bègue l'amène à avancer d'ores et déjà quelques constatations. « Les sujets identifiés comme "consciencieux" et/ou "aimables" se révèlent statistiquement plus enclins à se soumettre à l'autorité de l'animatrice. En revanche, la propension à se rebeller dans la vie réelle se traduit dans La zone Xtrême par une plus grande désobéissance - notamment chez les femmes. Les insatisfaits sociaux et individuels semblent plus portés à s'opposer à une situation de soumission potentielle à l'autorité. Les sujets très adaptés socialement finissant par être prisonniers du système, de par les qualités qu'ils y ont développées. »


Les résultats obtenus dans "La zone Xtrême" sont-ils réellement surprenants ?


En rapprochant les 81 % d'obéissants de La zone Xtrême des 62,5 % de l'expérience de Milgram, Le Jeu de la mort et le livre tiré de l'expérience suggèrent que l'emprise exercée par la télévision dépasse celle de la science. « Je respecte beaucoup le travail qui a été fait, avance Laurent Bègue. Mais prétendre que le taux de soumission obtenu dans La zone Xtrême est plus élevé que celui de l'expérience de référence s'apparente, selon moi, à une opération promotionnelle. Des recherches faites en laboratoires dans les conditions de Milgram en Allemagne (en 1971), aux Etats-Unis (en 1974) ou en Italie (en 1985) ont produit un taux de soumission de 85 %. Une autre, menée en Espagne en 1981, a même produit 90 % d'obéissants. Prétendre que le pouvoir de la télévision est aujourd'hui plus fort que celui de la science n'a aucune base scientifique. »


Peut-on vraiment évaluer l'impact de la télé-réalité ?


Si Le Jeu de la mort place la télé-réalité en position d'accusée, l'obéissance des sujets de La zone Xtrême n'est pas directement liée à une consommation plus ou moins grande de ce type de programme. Pour nombre d'observateurs, c'est de manière plus diffuse que se manifeste le pouvoir de la télé-réalité. Selon Yves Jeanneret, sa possible nocivité sociale tient à « la banalisation de ses dispositifs ». Les émissions de télé-réalité véhiculent des valeurs et des méthodes néolibérales de compétition à outrance et d'individualisme forcené, que le public intègre peu à peu jusqu'à tolérer des processus qu'il aurait hier jugés inacceptables.


« Roland Barthes l'avait déjà relevé en 1957 dans ses Mythologies : l'emprise de l'idéologie n'est jamais plus forte que dans la transparence. Aujourd'hui, le pouvoir est devenu tellement invisible, on a tellement intériorisé ses règles et ses injonctions que l'on se croit plus libre qu'autrefois. En réalité, on n'est pas libres du tout ! C'est cela que Milgram a montré au début des années 1960, et c'est cela que montre l'expérience de La zone Xtrême. » 

.
Hélène Marzolf et François Ekchajzer
Télérama n° 3139

(1) Il est l'auteur, avec Jean-Léon Beauvois, Dominique Oberlé et Didier Courbet, de l'article « La Soumission à l'autorité » à paraître ce mois-ci dans Cerveau & Psycho.

A lire
La Soumission à l'autorité, de Stanley Milgram, éd. Calmann-Lévy.
L'Expérience extrême, de Christophe Nick et Michel Eltchaninoff, éd. Don Quichotte.

A voir
Le Jeu de la mort, écrit et produit par Christophe Nick, mercredi 17 à 20 h 35, France 2.
Le Temps de cerveau disponible
, jeudi 18 à 22 h 45, France 2.
Informations sur france2.fr :
http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/


http://television.telerama.fr/television/les-participants-aux-jeux-televises-peuvent-ils-devenir-des-bourreaux,53482.php



Une émission qui montre, au final, l'autorité de la télévision sur nos vies, le conditionnement de tous, 

et une émission qui en profite pour, au passage, critiquer le grand système rival du capitalisme, le communisme, au cas où certains en auraient la nostalgie (le capitalisme doit apparaître comme le seul système possible, incontournable donc, bonjour la Pensée unique ! ), et au passage la Chine, grand rival de l'Occident qu'il faut à tous prix discréditer chaque fois que c'est possible. Un jour, il faudra bien l'attaquer, après avoir préparé les citoyens à cette guerre inévitable comme bientôt celle contre l'Iran puis contre la Russie !

Il ne vient pas un instant au Producteur l'idée que le libéralisme est aussi, dans son orientation actuelle, un système de plus en plus totalitaire !

eva R-sistons



Article d'Eva : "Du jeu de la mort à la société mortifère" :

http://r-sistons.over-blog.com/article-jeu-de-la-mort-societe-mortifere-valeurs-assassines-competition-abjecte-46849364.html



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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 01:51
 
                                            
                                                   wikipdia.org
 

Cuba, les médias occidentaux
et le suicide d’Orlando Zapata Tamayo

 

                                                    Salim Lamrani

 

            Le 23 février 2010, Orlando Zapata Tamayo, détenu cubain, est décédé après avoir observé une grève de la faim durant 83 jours. Il était âgé de 42 ans. C’est la première fois depuis 1972 avec la mort de Pedro Luis Boitel qu’un détenu décède en détention dans ces conditions. Ce tragique évènement a fait la une des médias occidentaux qui ont souligné le triste sort des personnes détenues en prison à Cuba1.

 

            La disparition dramatique de Zapata a déclenché un émoi justifié à travers le monde. Le cas du détenu cubain suscite indéniablement une certaine sympathie et un sentiment de solidarité à l’égard d’une personne qui a exprimé son désarroi et son mal-être en prison en menant sa grève de la fin jusqu’au bout. L’émotion sincère qu’a suscitée cette affaire est tout à fait respectable. En revanche, l’instrumentalisation à des fins politiques du décès de Tamayo et de la douleur ressentie par sa famille et ses proches, faite par les médias occidentaux, foule au pied les principes de base de la déontologie journaliste.

 

Zapata, prisonnier politique ou détenu de droit commun ?

 

            Depuis 2004, Amnesty International (AI) le considère comme un « prisonnier de conscience », parmi les 55 recensés à Cuba, et note que Zapata avait entrepris une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, mais également pour exiger des choses impossible à obtenir pour un détenu, à savoir une télévision, une cuisine personnelle et un téléphone portable pour joindre sa famille2. Sans être Lucifer en personne, Zapata n’était point un prisonnier modèle. En effet, selon les autorités cubaines, il s’était rendu coupable de plusieurs actes de violence en détention, notamment à l’encontre les gardiens, à tel point que sa peine avait été portée à 25 ans de prison3.

 

Curieusement, AI ne mentionne à aucun moment les prétendues activités politiques qui auraient conduit Zapata en prison. La raison est relativement simple : Zapata n’a jamais eu d’activités politiques anti-gouvernementales avant son incarcération. Au contraire, l’organisation reconnaît qu’il a été condamné en mai 2004 à trois ans de prison pour « outrage à agent de la force publique, trouble à l’ordre public et rébellion à agent de la force publique4 ». Cette peine est relativement légère comparée à celles des 75 opposants condamnés en mars 2003 à des peines allant jusqu’à 28 ans de prison « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba5 », comme le reconnaît AI, ce qui constitue un grave délit à Cuba mais également dans n’importe quel autre pays du monde. Là, AI n’échappe pas à une évidente contradiction : d’un côté, elle qualifie ces personnes de « prisonniers d’opinion » et, de l’autre, elle admet qu’elles ont commis un grave délit en acceptant « des fonds ou du matériel du gouvernement américain ».

 

Contrairement à ces derniers, Zapata n’a jamais été accusé par le gouvernement de La Havane d’être stipendié par une puissance étrangère et l’a toujours considéré comme étant un détenu de droit commun. Zatapa disposait d’un lourd passé judiciaire. En effet, depuis juin 1990, il avait été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour « troubles à l’ordre public, dégradations, rébellion à agent de la force publique, escroquerie, exhibitionnisme, voies de fait et détention illégale d’armes de 6° catégorie ». En 2000, il avait fracturé le crâne du citoyen Leonardo Simón d’un coup de machette. Son casier judiciaire ne comporte aucun délit d’ordre politique. Ce n’est qu’après son incarcération de 2004 que sa mère Reyna Luisa Tamayo s’est rapprochée des groupes d’opposants au gouvernement, mais elle n’a jamais été inquiétée par la justice6.

 

Emoi à géométrie variable ?

 

            Les Etats-Unis et l’Union européenne ont fait part de leur consternation et ont exigé la « libération des prisonniers politiques ». « Nous sommes profondément choqués par sa mort », a déclaré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui a dénoncé « l’oppression des prisonniers politiques à Cuba ». Bruxelles s’est également exprimé en ce sens et a exigé « la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ». La France a annoncé qu’elle « suivait sa situation de près et avait demandé sa libération, ainsi que celle d’autres détenus dont l’état de santé lui semblait particulièrement préoccupant7 », par le biais du porte-parole de la Chancellerie, Bernard Valero.

 

            Le président cubain Raúl Castro a fait part de ses « regrets » et a rappelé, en guise de réponse à l’émoi intéressé de Washington et de Bruxelles, « qu’en un demi-siècle personne n’avait été assassiné ou torturé pour des raisons politiques à Cuba » à l’exception de « la base navale de Guantanamo », en référence au centre de torture sous administration étasunienne. « Washington affirme être prêt à discuter avec nous et nous le sommes également, à propos de tous les sujets qu’ils voudront, je l’ai répété trois fois au parlement, tous les sujets. Mais nous n’acceptons les discussions qu’en cas d’absolue égalité entre les parties. Ils peuvent enquêter et poser toutes les questions sur Cuba, mais nous avons alors également le droit de poser des questions sur tous les problèmes des Etats-Unis8 ».

 

            Le président brésilien Lula da Silva, alors en visite à Cuba, a également fait part de ses regrets mais a tenu à souligner la double morale des médias occidentaux, de Washington et de Bruxelles en rappelant une triste réalité. « Je suis au courant de pratiquement toutes grèves de la faim qui ont eu lieu au cours des 25 dernières années à travers le monde et il y en a eu beaucoup où des personnes en grève de la faim sont décédées dans plusieurs pays du monde9 ». L’immense majorité de ces cas tragiques ont été ignorés par les médias et absolument aucun n’a disposé d’une couverture aussi importante que celle réservé au détenu cubain.

 

            En guise de comparaison, en France, du 1er janvier 2010 au 24 février 2010, on ne compte pas moins de 22 suicides en prison, dont un jeune adolescent de 16 ans. En 2009, il y a eu 122 suicides dans les prisons françaises et 115 en 2008. Le secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a fait part de son impuissance à ce sujet : « Lorsque quelqu'un a décidé de mettre fin à ses jours et qu'il est très déterminé à le faire, qu'il soit en liberté ou en prison, […] aucune mesure ne l'empêchera ». A leur grand regret, les familles des victimes françaises n’ont pas eu droit au même traitement médiatique que Zapata, ni à une déclaration officielle publique du gouvernement français10.

 

            Le cas de Zapata est à mettre également en perspective avec deux autres faits bien plus graves mais qui ont délibérément été ignorés par les médias occidentaux, et qui illustrent clairement comment un fait divers, qui passerait inaperçu dans la plupart des pays du monde, est instrumentalisé et politisé dès lors qu’il s’agit de Cuba.

 

            Depuis le coup d’Etat au Honduras et l’instauration de la dictature militaire le 27 juin 2009 dirigée dans un premier temps par Roberto Micheletti et ensuite par Porfirio Lobo depuis le 28 janvier 2010, plus d’une centaine d’assassinat, autant de cas de disparition et d’innombrables actes de torture et de violence ont été rapportés. Les exactions sont quotidiennes mais elles sont soigneusement censurées par les médias occidentaux. Ainsi, Claudia Larissa Brizuela, membre du Front national de résistance populaire (FNRP) opposé au coup d’Etat, a été assassinée le 24 février 2010, le lendemain du décès de Zapata. Il n’y a pas eu un mot à ce sujet dans la presse occidentale11.

           

            Un autre cas semblable illustre également la duplicité des médias occidentaux. En décembre 2009, à La Macarena en Colombie, le plus grand charnier de l’histoire de l’Amérique latine a été découvert. Pas moins de 2 000 corps étaient enterrés dans une fosse commune et selon les témoignages recueillis par des eurodéputés britanniques présents sur place, il s’agirait de syndicalistes et leaders paysans assassinés par les paramilitaires et les forces spéciales de l’armée colombienne. Le juriste Jairo Ramírez, secrétaire du Comité permanent pour la défense des droits de l’homme en Colombie, a décrit la scène effroyable : « Ce que nous avons vu donnait froid dans le dos. Une infinité de corps, et à la surface des centaines de plaques de bois de couleurs blanche avec l’inscription NN et des dates qui vont de 2005 à aujourd’hui. Le commandant de l’armée nous a dit qu’il s’agissait de guerrilleros morts au combat, mais les gens de la régions nous parle d’une multitude de leaders sociaux, paysans et défenseurs communautaires qui ont disparu sans laisser de trace ». Malgré les multiples témoignages et la présence de parlementaires européens, malgré le départ d’une délégation parlementaire espagnole sur place pour effectuer une enquête, aucun média occidental n’a accordé le moindre espace à cette information12.

 

Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo est une tragédie et la douleur de sa mère doit être respectée. Mais il est des gens qui n’ont pas de scrupules. Les médias occidentaux, Washington et l’Union européenne n’ont que faire de la mort de ce dernier, comme ils n’ont que faire des morts honduriens et colombiens quotidiens. Zapata ne leur est utile que pour la guerre médiatique qu’ils mènent contre le gouvernement de La Havane. Quand l’idéologie prend le pas sur l’objectivité informationnelle, la vérité et l’éthique en sont les premières victimes.

 

 

Notes

 

1 Juan O. Tamayo, « Muere el preso político cubano Orlando Zapata », El Nuevo Herald, 24 février 2010.

 

2 Amnesty International, « Death of Cuban Prisonner of Conscience on Hunger Strike Must Herald Change », 24 février 2010. http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/death-cuban-prisoner-conscience-hunger-strike-must-herald-change-2010-02-24 (site consulté le 28 février 2010).

 

3 Enrique Ubieta, « Orlando Zapata, ¿un muerto útil? », Cuba Debate, 24 février 2010.

 

4 Ibid.

 

5 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-cinq-ann%C3%A9es-de-trop-le-nouveau-gouvernement-doit-lib%C3%A9rer-les-dissid(site consulté le 23 avril 2008).

 

6 Andrea Rodriguez, « Prensa oficial reacciona a muerte de opositor », The Associated Press, 27 février 2010.

 

7 El Nuevo Herald, « Rechazo mundial al régimen castrista », 25 février 2010.

 

8 Raúl Castro Ruz, « Declaraciones del Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros Raúl Castro Ruz sobre el fallecimiento del recluso Orlando Zapata Tamayo », 24 février 2010.

 

9 The Associated Press, « Washington Post cuestiona política de concesiones a Cuba », 26 février 2010.

 

10 Charlotte Menegaux, « Les limites du ‘kit anti-suicide’ en prison », Le Figaro, 25 février 2010.

 

11 Maurice Lemoine, « Selon que vous serez Cubain ou Colombien… », Le Monde Diplomatique, 26 février 2010.

 

12 Antonio Albiñana, « Aparece en Colombia una fosa común con 2.000 cadáveres », Público.es, 26 janvier 2010.

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).



Disponible en librairie et sur Amazon :
http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vous-Diront-Jamais/dp/2953128417/ref=pd_rhf_p_t_1



Pour toute commande dédicacée, contacter directement :
lamranisalim@yahoo.fr

 

http://www.voltairenet.org/article164267.html

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 02:40

samedi 20 février 2010

Colombie, L' Affaire Coca-Cola



 










Documentaire sur l'entreprise Coca-Cola. Les réalisateurs German Gutiérrez et Carmen Garcia dressent un réquisitoire accablant contre l'empire Coca-Cola, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de chefs syndicaux qui luttaient pour l'amélioration des conditions de travail en Colombie, au Guatemala et en Turquie. Les cinéastes suivent les avocats en droit du travail Daniel Kovalik et Terry Collingsworth, ainsi que le militant Ray Rogers, directeur de la campagne Stop Killer-Coke!, alors qu’ils mettent tout en œuvre pour obliger le géant américain de l’industrie des boissons à répondre de ses actes dans cette bataille juridique pour les droits de la personne.
Source ONF

Voir et lire sur :
http://sergeadam.blogspot.com/
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 06:57

Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)


Dans le texte publié la veille du reportage, j’invitais vivement les lecteurs d’Alter Info à regarder (avec les précautions d’usage) ce qui devait être un cas d’école. Un flagrant délit de propagande ratée, une volonté affichée de dénigrer. La malhonnêteté du réalisateur, Ted Anspach et du présentateur/producteur, Daniel Leconte n’est plus à prouver. Ceux-là mêmes qui s’enorgueillissaient d’avoir la prétention d’informer les Français, de les mettre en garde contre les dérives du Net, nous ont donné une belle leçon d’objectivité et de neutralité. Pour finir, la montagne a accouché d’une souris !

Zeynel Cekici
Mercredi 17 Février 2010

Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)
Arte ou la tentation de la catin


Il est connu que les titres et les sujets racoleurs sont l’apanage des medias en mal d’audience et en quête de nouveaux ‘’marchés’’. Alors qu’Arte revendique outrancièrement sa particularité culturelle et veut se distinguer des télés poubelles, sa postulée singularité flirte allègrement avec les tréfonds de l’abjection et de l’immondice.


Titre accrocheur pour sujet racoleur


Nul besoin de faire état du délabrement des médias marchands et du délitement de la presse aux ordres. Ils le démontrent tous les jours par le traitement biaisé de l’actualité en écartant systématiquement les sujets importants. Puisque les médias ont fait le choix, pour certains contraints, de faire l’apologie du sionisme et de diaboliser tous ses opposants, il faut aussi qu’à un moment ou à un autre, ils en assument les conséquences.

Leur sémantique étant réduite maintenant à une peau de chagrin, parce que vide, creuse et sans constance aucune, il ne reste plus que la stratégie des lâches : Instiller la peur, imposer le chantage aux sentiments, jouer avec les émotions des gens en les instrumentalisant sans pudeur, se répandre en pleurnicheries et/ou en accusations.

Toutes ces postures commencent à lasser et semblent devenir bien futiles. Les citoyens semblent opérer un changement de paradigme. L’opinion ne s’émeut plus des perpétuelles litanies et des lamentations, cela expliquerait l’excitation et l’état nerveux des adeptes du sionisme.



Arte a voulu faire d’une pierre deux coups ; c’est une pratique sioniste connue. A l’instar d’une vieille catin drapée de toutes les vertus et sans scrupule, elle a trompé son public de manière éhontée. Pour une chaîne publique à audience relativement faible, augmenter sa part de redevance, impôt payé par les Français, pour les duper ensuite avec la propagande nauséeuse est une crapulerie que les téléspectateurs auront du mal à pardonner. Les gens sont moins stupides que peuvent le penser cette clique. Les propos ou/et les suggestions qui transpirent tellement la haine et le mépris révèlent en réalité les sentiments de haine et de mépris qu’ils nourrissent en eux. Ces décérébrés accusent Alter Info, de ce qu’ils sont en réalité ; de vulgaires propagandistes au service d’Israël.

Comble de l’hypocrisie, ils cherchent à dissimuler leur propre racisme en accusant l’autre de tous les maux qui les habitent. Tellement obscurcis par l’abjection de leurs pensées perverses qu’ils ne voient même plus qu’ils sont devenus les dindons de la farce et ont renforcé ce qu’ils pensaient détruire.



Une sémantique sioniste usée jusqu’à la moelle


Tous ceux qui ne cèdent pas à leurs odieux chantages et/ou intimidations sont, soient des vilains antisémites ou des méchants islamistes, qu’il faut éradiquer pour la sauvegarde du monde libre ! La sémantique sioniste ne trompe plus que ses adeptes fanatiques. Il est inutile de vouloir convaincre des individus sans dignité, de leur rappeler combien ils sont égarés.



Je veux exprimer ici ma satisfaction et remercier nos lecteurs avertis pour avoir fait preuve de tant de discernement, d’avoir su porter un regard critique à cette propagande éculée. Je veux aussi éclaircir quelques points volontairement présentés de manière biaisée, ne serait-ce que par respect pour les nouveaux lecteurs de ce site.  L’objectif premier de ce pseudo-reportage n’a pas échappé aux esprits critiques et sains : nous discréditer en instillant le doute et la suspicion par les procédés habituels de la propagande.  Dans mon texte publié la veille de la diffusion, j’expliquais déjà en détail leur modus operandi. Malgré leur acharnement infructueux, depuis la première diffusion, nous sommes submergés de propositions, de demandes de collaboration et de soutien comme jamais. Comme je le préconisais dans l’article, leur machination se retourne déjà contre eux. Des milliers de nouveaux lecteurs qui semblent apprécier notre site viennent de le découvrir grâce à ce docu-propagande ; donc merci Arte !

Quelques minutes sur des heures de tournage (près de dix heures)

L’essentiel du tournage portait sur les médias, la Palestine, le sionisme, l’économie et bien d’autres sujets que nous traitons habituellement sur le site. Connaissant Daniel Leconte depuis des années et sachant Anspach à ses ordres, je feins le naïf (à malin, malin et demi). J’avais volontairement dénigré son patron et dénoncé avec virulence leurs méthodes et leurs abjects procédés, ne serait-ce que pour voir sa réaction.  Il a bien fait mine d’ignorer mes critiques, mais les regards de détresse entre lui et son acolyte caméraman en disaient long. A chaque instant, il a tenté niaisement de m’amener là où il le souhaitait, mais à chaque fois, j’ai retourné la situation en sa défaveur. Il est donc normal, qu’il n’ait plus grand chose à montrer des heures de tournage, si ce n’est ce montage grossier. Je lui ai inlassablement rappelé sa responsabilité, ainsi que celle de ses collègues journalistes soumis ou adeptes invétérés du sionisme. Qu’ils trahissaient leur mission première, celle d’informer leurs concitoyens et de les prévenir des crises socio-économiques, etc. S’il faisait preuve d’un peu d’honnêteté, il ne pourrait nier que mes propos portaient sur tout ce dont pourquoi je lutte depuis des années. Connaissant parfaitement leur mode de pensée et leur psychologie malsaine, Daniel Leconte et son pantin auraient bien eu du mal à me prendre en défaut. A part diffuser quelques extraits bien choisis pour m’accuser ou laisser entendre les pires insanités (antisémitisme, islamisme), ils n’ont rien démontré du tout. Pis encore, ce reportage me donnera peut-être l’occasion de renverser la situation. En effet, Me Lilti, l’avocat de UEJF (principale sous-officine du CRIF à l’origine de nos déboires judicaires) a explicitement accusé Alter Info de « financement occulte ».



Cette fois-ci, j’ai l’intention de porter plainte pour diffamation et ne plus laisser des dégénérés dire tout et n’importe quoi à mon endroit. Je souhaite bon courage aux sionistes pour prouver la moindre source occulte dans la gestion de notre site ou de notre agence de presse ! Dans un procès pour diffamation, ce sera à eux de prouver leurs affirmations (la charge de la preuve). Ces aliénés n’arrivent plus à faire la part du réel et de ce qui sort de leur esprit malade.  Ce sont des névrosés pour les plus sains, et des psychotiques dans leur grande majorité. A moins d’avoir une preuve factuelle, comment un avocat digne de ce nom, peut-il allègrement piétiner le droit en portant une accusation diffamante aussi grave, et qui plus est devant une caméra ? Le sionisme l’aurait-il rendu ahuri au point de ne plus se rendre compte de sa déficience mentale ?


J’étudie en ce moment les possibilités juridiques afin de renverser la donne, faire changer de camp la crainte et la peur qu’ils distillent. Je veux rompre avec cette atmosphère toxique, soulever cette chape de plomb qu’ils font peser sur toutes les consciences.

Donc pour ces racistes islamophobes, je serais ...
  Un vilain antisémite ?

Antisémitisme
est une expression plus que galvaudée et antinomique avec le racisme antijuif qu’elle est censée définir et que je condamne évidemment. Si ce vocable exprime l’antijudaïsme dans le sens anti-israélite, ce sentiment est contraire à mes convictions religieuses et je ne crois pas devoir me justifier plus que je ne l’ai déjà fait sur cette question. Ceci relevant de la liberté de croyance pure et simple. Cependant, je revendique mon antisionisme que je n’ai d’ailleurs jamais dissimulé. Mes convictions politiques sont discutables et critiquables. Toutes les opinions personnelles, quelles soient politiques ou idéologiques méritent la critique, mais dans le cadre d’un débat contradictoire. Affronter les idées dans un débat équilibré, poser les arguments et les confronter ne sont pas des pratiques que je crains à l’inverse de nos médias prostitués. Ils préfèrent jouer avec l’émotion et les sentiments de leurs téléspectateurs. Contrairement à eux, j’ai le courage de mes convictions et suffisamment de maturité intellectuelle et d’arguments pour les étayer ; je ne crains donc ni la critique ni le débat.

Un affreux ‘’islamiste’’ ?

''Islamiste'' est un néologisme propagandiste de pure confection sioniste et utilisé à dessein criminel. C’est un slogan, une diversion, un leurre. ‘’Islamiste’’ contre ‘’monde libre’’ ; dichotomie sioniste dans l’agenda du ‘’clash des civilisations’’. La lecture eschatologique sioniste du « diviser pour régner ». Les adeptes du clash des civilisations sont les victimes d’un délire messianique : la venue du Machiah. Depuis le 11 septembre 2001, les sionistes ont relancé leur projet démentiel (en sommeil) du Grand Israël.  Si dénoncer ce projet dément est être antisémite, oui alors je le confesse, je suis un « gros », mais alors un très « gros » antisémite ! Si combattre ce projet criminel fait de moi un méchant islamiste, alors oui, je suis un très vilain islamiste !

Est-ce un crime d’être musulman ?


Je suis certes musulman, sans en faire constamment état, je ne l’ai jamais dissimulé aussi, à lire ma profession de foi rédigée en 2007 
:‘’Le meilleur des combats est de prononcer une parole de vérité face à un despote’’. Je pense avoir une lecture apaisée de ma religion, sans conflit ni interne, ni externe et surtout sans contradiction avec ma foi. Si par ‘’islamiste’’ ils m’accusent d’être un pratiquant assidu, ce que j’aspire à être, bien que mon oisiveté et ma paresse m’empêchent de le devenir. Je ne suis qu’un piètre adepte de cette religion, donc un très mauvais défenseur. Si par ‘’islamiste’’, ils pensaient à fondamentaliste, extrémiste et par extension à terroriste, ma lutte est justement engagée contre tous les extrêmes, mais cela, ils le savent très bien aussi.

Vous aurez donc compris que ce mot ne veut rien dire, si ce n’est porter une accusation fourretout qui permet aux islamophobes de s’exprimer librement, à ces fumistes décomplexés d’étaler leur haine en toute impunité. Pour rappel, l’islamophobie n’est pas une opinion mais un délit qui relève du pénal, au même titre que tous les racismes y compris l’antisémitisme. Combien de racistes islamophobes, qui le revendiquent fièrement auraient été condamnés en France ?


Il est temps de réduire la capacité de nuisance des médias dominants aux ordres qui n’ont comme mission, que de nous divertir pour mieux nous égarer, de nous détourner de la réalité, de nous écarter des sujets fondamentaux. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités


http://www.alterinfo.net/Reponse-a-Arte,-Mariane,-Figaro-et-plus-generalement-a-toute-la-presse-aux-ordres-Zeynel-Cekici_a42626.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=63578&

 

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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 07:12
 
 
Propagande, mass médias et « menace iranienne »

 





Ce qui se passe en Iran nourrit l'imaginaire de nos pays Occidentaux. Les gouvernements et les médias nous disent que l'Iran est un pays islamiste, gouverné par un président antisémite qui ne souhaite qu'une chose : la destruction d'Israël pour probablement prendre le leadership de la région et rassembler les pays musulmans autour de lui. Pour détruire Israël, l'Iran avance vers le nucléaire militaire, fournit des armes au Hamas et au Hezbollah ... Voilà donc, en gros, ce que l’on peut tirer de la presse occidentale.

 

La guerre de l’information  a commencé.

 

Depuis plus de trois ans, il y a donc une escalade psychologique entre l'Iran d'une part et le reste du monde d'autre part. Alors que l'Iran est accusé de vouloir acquérir le nucléaire militaire, le gouvernement rétorque que le pays ne veut que le nucléaire civil. Alors qu'une énorme campagne de propagande, orchestrée par Washington et Israël, dénonce le fait que l'Iran souhaite rayer Israël de la carte, l'ONU confirme que la traduction de cette phrase d'Ahmadinejad est erronée[1]. L'amalgame entre population et gouvernement laisse penser que tout Iranien est antisémite alors même que la population de confession juive, présente depuis l'exil de Babylone atteint 20 000 personnes. Le gouvernement israélien a même proposé de rémunérer les juifs iraniens pour qu'ils retournent sur la "terre mère" mais a essuyé de cinglants refus. Alors que le fait de réussir à lancer un satellite apparaît pour les pays occidentaux comme un avancement technologique, si c'est l'Iran qui le fait, cela se transforme en menace imminente.

 

Que faut-il donc penser de l'Iran ? Représente t-il réellement une menace ? Et si oui, pour qui ? Nous ne pouvons répondre à ces questions sans d'abord revenir sur des points historiques de l'Iran.

 

Un peu d’histoire…

 

L'Iran et la population iranienne existent depuis l'Empire Perse, empire rayonnant surtout sous la dynastie Achéménide (648 AV JC). C'est donc un pays solide, un des Etats les plus anciens de la région.


C’est sans doute une des raisons pour laquelle l’URSS et le gouvernement britannique envahissent le pays en 1941 pour l’entraîner dans la guerre contre les puissances de l’Axe[2].

En 1953, le docteur Mossadegh est élu mais le malheureux eût pour projet de nationaliser les compagnies pétrolières. Cela ne plût pas aux anglais, très présents par l'intermédiaire de BP (Brithish Pétroleum), qui se tournèrent alors vers Washington et la puissante CIA. Peu après, Mossadegh fut renversé, jugé et exécuté sous l'égide de la CIA qui mit en place le Shah Phalavi. S'en suivit une dictature de 40 ans, renversée par la révolution islamique de 1979. L'Irak de Saddam va alors profiter de cette période de réorganisation du pays pour envahir l'Iran en 1980. Soutenu par les Etats-Unis, son but est de s'emparer des champs de pétrole du Khuzestan. Cela va durer 8 ans. Curieusement, alors que l'administration Carter avait rompu les relations diplomatiques avec l'Iran depuis l'affaire des otages de l'ambassade en 1980, l'administration Reagan vendra secrètement des armes aussi en Iran (affaire Iran-Contra). L’objectif est clairement de déstabiliser le pays afin qu'il ne se développe pas économiquement. Le pays restera neutre lors de la guerre du Golf de 91.

 

Cela étant dit, il est bon de se rappeler qu’historiquement l'Iran n'est pas une nation qui envahit les autres ou leurs déclare la guerre. Seulement, la République se situe sur une terre riche en gaz et en pétrole. Rappelons aussi que les Iraniens ne sont pas des Arabes (bien qu'il y en ait en Iran) mais des Perses qui parlent, pour la grande majorité farsi. L'Iran a reconnu Israël très vite et n'a pas fait partie du contingent arabe qui se battit contre lui en 48 ou en 67.

 

C'est donc seulement depuis Ahmadinejad (2005) que l'attention se reporte sur Israël. Ce président, avec son discours agressif, prône le droit à l'Iran d'acquérir le nucléaire et se place dans l'axe des anti-impérialistes américains. Cela réduit de facto les aspirations des Iraniens au développement car le discours présidentiel renforce les embargos internationaux. Mais est-ce la seule raison de l’acharnement sur le pays ? Où y a-t-il, comme trop souvent, des intérêts géostratégiques derrière ? Poser la question est y répondre.

 

L’Iran : obstacle à l’hégémonie américaine ?

 

En effet, l’Iran possède 10% des réserves mondiales de pétrole et 15% des réserves de gaz[3]. Il va sans dire qu’en cette époque de raréfaction énergétique, ce fait est loin d’être négligeable. « Le contrôle énergétique est un parfait levier pour la domination mondiale »[4]. Or, comme chacun sait, les Etats-Unis ne s’y sont pas trompés, en atteste leur politique vis-à vis de la région : occupation militaire pour certains pays (Irak, Afghanistan), bases américaines présentes sur d’autres (Arabie Saoudite, Pakistan), soutien aux pétro-monarchies, etc.

 

A y regarder de plus près, l’Iran est le dernier pays obstacle à une mainmise américaine sur la région. De plus, certaines prises de position du président iranien ont le don d’agacer les tenants de l’ordre économique mondial dominant. En atteste son discours[5] à la conférence contre le racisme de Durban II à Genève.

 

Retour sur la polémique de la conférence de Durban II.

 


Ce dernier était pertinent sur plusieurs points[6], en particulier sur la responsabilité de l’Occident dans un grand nombre de méfaits (esclavage, colonialisme, guerres, etc.). Or, la diabolisation du président iranien (à grand coup d’accusations antisémites et négationnistes[7]) a permis d’occulter l’entièreté du discours, excepté sur la critique de l’Etat d’Israël[8]. Cette attitude typiquement ethnocentrique (le discours a été fort apprécié par des délégations du sud) a démontré une fois de plus l’arrogance et le mépris des gouvernements des pays riches à l’égard du reste du monde. Des crimes commis par le passé et dont les conséquences se font toujours sentir sur des milliards de personnes sont encore trop souvent niés ou minimisés. Prétendre à un monde débarrasser du racisme et de la misère devra indéniablement passer par la reconnaissance et par des réparations quant aux désastres des impérialismes américains et européens. Dans le cas contraire, le risque est grand que des leaders populistes canalisent la rancœur des peuples exploités à des fins haineuses. Cela étant dit, que faut-il retenir de la menace iranienne ?

 

Que faut-il donc retenir de la "menace iranienne" ?

 

Que l’Iran n’a jamais envahit un pays voisin. Que les iraniens ont le droit de développer économiquement leur pays. Qu’Ahmadinejad est pour les Iraniens ce que maints dirigeants sont pour leur peuple : un président démagogique, peu apprécié, qui prive son pays des libertés essentielles en donnant au monde une image faussée de sa population. Il serait néanmoins erroné de croire qu’une intervention militaire contre l’Iran rendrait service à la population. La population iranienne est la seule à même de prendre en main son destin. En atteste d’ailleurs les manifestations d’hostilité face au gouvernement toujours plus nombreuses. Si nous voulons vraiment soutenir le peuple iranien dans sa lutte contre la tyrannie, faisons le en exigeant de nos gouvernements la fin de leur politique systématique de 2 poids 2 mesures (arrêt du soutien à l’Arabie Saoudite, pressions sur Israël quant à sa politique guerrière, retraits des troupes en Irak et en Afghanistan, etc.). De plus, les différentes interventions étrangères qu’a connues le pays (invasions soviétiques et britanniques, renversement de Mossadegh, guerre contre Irak, etc.) ont contribué à un important nationalisme de la part de la population. Par conséquent, une nouvelle ingérence peut, à juste titre, être ressentie comme une menace pour le pays et donc contribuer à resserrer la fibre nationaliste.

 

Au contraire, ne nous laissons pas berner par l’attitude des grands médias internationaux, pour lesquels l’Iran est la nouvelle cible à abattre (après l’URSS, l’Irak, etc.). La propagande qui a lieu n’a d’autre but que de nous rendre l’idée d’une guerre contre le pays comme de plus en plus légitime. L’administration américaine est trop empêtrée en Irak et en Afghanistan pour se lancer dans une nouvelle aventure meurtrière, mais jusqu’à quand ?

 

A retenir : lorsque les Etats-Unis décident qu'un pays est une menace, c’est qu’il porte directement atteinte à l’hégémonie étatsunienne.  

 

 



[1] La traduction exacte : « L'Imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps ».

[2] GRESH Alain, Le régime iranien joue la fibre nationaliste, in L’Atlas du Monde Diplomatique 2010, Paris, Armand Colin, 2010.

[3] http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=15742

[4] ACHCAR Gilbert, CHOMSKY Noam, La poudrière du Moyen-Orient, Paris, Fayard, 2006, p.87.

[5] Celui-ci peut être visionné dans son intégralité sur http://www.dailymotion.com/video/x92ro7_ahmadinejad-lintegralite-de-son-dis_news

[6] Nous insistons que nous ne parlons que du discours, en le prenant indépendamment de la personne qui parle.

[7] La question selon laquelle le président iranien est ou n’est pas antisémite est difficile à déterminer et n’est pas le but de ce texte. Il est clair qu’il a commis des actes plus que douteux, notamment l’organisation de la conférence sur l’Holocauste à laquelle les révisionnistes Faurisson et Roger Garaudy ont été conviés. Cela étant dit, ses propos sur Israël dans le cadre de ce discours à Genève discours n’étaient ni antisémite (dans le sens où il fustigeait le gouvernement israélien) ni négationnistes (puisqu’il évoquait les Juifs victimes de l’Holocauste).

[8] Le tollé et la sortie de plusieurs représentants européens de la salle ont été provoqués par la phrase du président selon laquelle la souffrance juive a été un prétexte à la création de l’Etat d’Israël.


Sophie Perchellet est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Sophie Perchellet publiés par Mondialisation.ca

 Articles de Renaud Duterme publiés par Mondialisation.ca

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17565


A lire aussi:

http://www.alterinfo.net/Les-mensonges-des-medias-occidentaux-sur-le-nucleaire-iranien_b1882449.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=63444&

Nucléaire Iranien Et Désinformation : Interview De Scott Ritter
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10950



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15 février 2010 1 15 /02 /février /2010 06:49


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!

 

 

Lettre ouverte d'Eva à Ted Anspach,
réalisateur d' Arte



9 février 2010. Sur Arte, triste soirée pour l'info et pour la démocratie ! Tout est inversé. Les journalistes citoyens chercheurs de vérité, indépendants, sont qualifiés d'effroyables imposteurs, dérapant, désinformant. Et les (effroyables) journaleux qui, quotidiennement, déversent leurs mensonges à la radio, à la télévision, dans la presse écrite, sont qualifiés de journalistes, informant - et donc garants de la démocratie !


L'information ? La démocratie ? Les voici :


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-le-journaleux-yves-calvi-krettly-declare-la-guerre-a-l-iran-sur-c-dans-l-air-44960903.html


http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-journee-ordinaire-de-desinformation-et-de-propagande-a-la-tv-l-joffrin-44564443.html


Et nous les journalistes citoyens (en l'occurrence moi-même professionnelle du journalisme, ayant eu la carte de presse lorsque j'étais en activité), nous les chercheurs de vérité, nous sommes traités d'imposteurs !


A Ted (qui m'avait pressentie pour son reportage en remarquant ma vitalité, en voyant que mes blogs étaient au TOP d'over-blog et que plein de sites publiaient mes articles, et qui a renoncé après avoir pourtant été conquis par notre entretien de trois heures au téléphone), je voudrais dire deux choses:


Je n'ai aucun parti, aucun clocher, aucun parti-pris, je cherche la vérité, et j'ai la prétention de juste défendre la Justice, la Paix, la Fraternité entre les individus. Je dénonce donc la guerre, les injustices, les mensonges, la désinformation, le libéralisme militaro-financier, les communautarismes racistes, haineux, fanatiques, surtout va-t-en guerre... Les objectis sont clairement affichés.


Au nom des journalistes citoyens, comme moi épris de vérité, de justice et de paix, à l'mage, justement, de ceux du site Alterinfo que vous avez attaqués, je m'élève contre  vos accusations mensongères, perverses.  Elles sont injustes, infâmantes. Au contraire de vous, nous ne nous prosternons pas devant les puissants qui font cyniquement le malheur des peuples pour de sombres buts de prédation, d'enrichissement fou, de pouvoir tyrannique, totalitaire désormais. Nous ne justifions pas les guerres. Nous rejetons le libéralisme militaro-financier qui dévaste la planète...


Vous servez les Maîtres du Monde et leurs laquais dans les Médias ? Je vous plains.... Ma conscience ne me le permettrait pas. Mon éducation non plus, faite de respect, de dignité, soucieuse d'éthique.


Ensuite, Ted, vous êtes un effroyable imposteur. Vous  avez trompé la journaliste-citoyenne que je suis, et tous vos interviewés:  En avançant masqué. En prétendant réaliser un reportage SUR les journalistes citoyens. Cette curiosité vous honorait... Mais...


En réalité, vous prépariez un reportage CONTRE les journalistes citoyens, que vous méprisez. En le dissimulant. Effroyable imposture pour gagner la confiance de vos interviewés ! C'est tout simplement abject...


Je m'abstiendrai d'en rajouter. Je dirai simplement que je suis heureuse d'avoir échappé à ce traquenard, tendant à  diffamer les honnêtes journalistes citoyens, et  à mettre en valeur les journaleux qui sévissent dans les Médias, au service d'une société abominable.  Tout est bon, n'est-ce pas, pour continuer, sous couleur d'information, de liberté, de démocratie, à vanter les mérites de la société ultra-libérale dont nous vivons pourtant quotidiennement les effroyables méfaits, tout est bon pour continuer à gagner la faveur de ceux qui ont droit de vie et surtout de mort sur les citoyens, tout est bon  pour prospérer en distillant chaque jour d'effroyables mensonges afin de nous dresser contre l' Iran, la Russie, la Chine, Cuba, le Vénézuela... et pour nous faire avaler de force les soi-disant bienfaits du capitalisme, ses vaccins-poisons, ses crises salutaires pour les banquiers, son Nouvel Ordre Mondial assassin, ses idéaux ultra-sécuritaires, ses guerres pour la paix..


N'avez-vous pas honte ? Je vous plains.


Et encore une fois, je suis heureuse d'avoir échappé au piège que vous m'avez tendu...


Eva R-sistons à l'intolérable du journalisme au service des psychopathes qui dévastent effroyablement la planète, au service des imposteurs qui ont fait main-basse sur l'info et sur le monde, quel que soit le prix payé par TOUS.
Au service d'authentiques criminels !





Utilisez ce lien si vous voulez ajouter un signet ou un lien direct vers cet article... Lettre ouverte à Ted Anspach, l'effroyable imposteur. Main basse sur l'info !


15-02-2010 Général

Réalisateur: Ted Anspach

La Toile bruisse d'infos pas toujours fiables, parfois reprises dans les médias traditionnels. Décryptage d'une dérive.

Formidable révolution démocratique, l'explosion de l'info sur la Toile, qui permet aujourd'hui aux citoyens iraniens de nous informer de la situation de leur pays, comporte aussi son lot de dérives. Le parti pris du réalisateur Ted Anspach est d'explorer cette face sombre du Net. Aujourd'hui des milliers de sites, engagés dans une incroyable course de vitesse, relayent immédiatement des milliers d'infos plus ou moins vérifiées. Dans cette confusion générale, l'opinion d'un idéologue, d'un extrémiste, finit par avoir la même valeur que celle d'un scientifique reconnu. Ce documentaire, à partir de séquences de propagande étonnantes saisies sur le vif, décortique la mécanique qui permet de tels excès et raconte comment, volontairement ou non, certains médias se rendent complices de ces dérapages et de cette désinformation.

http://www.arte.tv/fr/programmes/242,day=4,week=6,year=2010.html


Main basse sur l'info


Internet a porté un sérieux coup aux médias traditionnels. Enquête sur une révolution de l'info qui pose des questions vitales pour nos démocraties.


Les effroyables imposteurs


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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 04:49
Propagande médiatique, politique, idéologique


Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec des médias du Mainstream 


Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec
des médias du Mainstream


Hier, l’émission d’Arte Thema sur la presse alternative en dit long sur l’inquiétude grandissante des autorités concernant ces nouvelles tribunes échappant à leur contrôle. Un sondage montre que 79% de l’information est consulté sur Internet plutôt qu’à travers les médias du Mainstream, ce qui contraint d’autant plus les autorités à prendre les devants.

Nos gouvernements et notre système ne peuvent nous contrôler qu’en maitrisant l’information : Au XXIéme siècle, les médias font et défont les gouvernements, font la pluie et le beau temps, expliquent ce qui est « bien » et ce qui est « mal », désormais, le seul lien qui nous unit avec le monde extérieur sont les médias en tous genres (TV, presse écrite, Radio, Cinéma,…). Voilà pourquoi l’émission d’hier a été particulièrement virulente et agressive. Ce mépris et cette violence envers ces nouvelles formes de médias d’information s’expliquent par plusieurs raisons qui n’ont strictement rien à voir avec le souci de protéger le peuple contre la désinformation.

The Truth
Mercredi 10 Février 2010

Arte : Soirée Thema ou l’aveu d’échec des médias du Mainstream

Premièrement, il s’agit pour les journalistes du Mainstream de garder leurs privilèges, sentant que le monopole de l’information leur échappe. Ils tapent autant sur la presse alternative du Web que sur les « gratuits » type « 20minutes » ou « metro », ils mettent dans le même sac 2 médias qui n’ont en commun que de nuire à leurs intérêts. En effet, la presse alternative met au grand jour la partialité et la mauvaise foi de la presse du Mainstream, et dans un tout autre registre les « gratuits » ne sont qu’une caricature grandeur nature, reprenant exactement les mêmes informations que la presse Grand Public mais sans l’enrobage de figures de styles, de rhétorique rhétoricienne et de papiers glacé de leur aînés, ils montrent somme toute le Journalisme du Mainstream sous son visage le plus crû.

Nos « grands » journalistes n’ont donc pas fait cette émission sur Arte Thema pour l’intérêt du peuple, mais bel et bien pour protéger leurs propres intérêts
qu’ils soient pécuniaires ou en termes de reconnaissances.

Cette émission est l’ultime aveu que le Journalisme d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec les principes fondateurs de la profession.  
 
 Le journalisme authentique est un travail de recherche et d’analyse qui doit être indépendant de tout pouvoir, impartial, intègre, tolérant, ouvert et non vénal, c'est-à-dire tout le contraire de notre journalisme d’aujourd’hui :  
 
 Les plus grandes tribunes de presse sont possédées par les oligarchies financières qui évidemment ont plus qu’un droit de regard sur les publications des médias qu’ils possèdent.  
 
 Le Journaliste du Mainstream s’est élevé au rang de star à force de côtoyer les élites et de leur servir de « Public Relations », étant devenus des stars eux-mêmes et souvent même des amis proches des personnalités qu’ils interviewent, ils ne peuvent donc pas être impartial en raison de leur proximité avec les « élites ».
 
 Le journaliste du Mainstream ne tolère pas que le public se détourne de leurs versions des faits, ils veulent à tout prix que les gens croient en ce qu’ils disent, … et ceci quoiqu’ils disent. Et qu’en est-il de la liberté de penser et de choisir ?
 
 Le Journaliste du Mainstream ne croit qu’à une seule version, qu’il soit Américain, Indien, Africain, …, Européen, Russe, ils reprennent tous la même information, évidemment arrangé sous la couleur locale du pays. Pour eux, il n’existe pas d’autres versions des faits. Toute personne qu’il soit un scientifique, un intellectuel, un philosophe, un libre penseur, …, qui tenterait par un moyen ou un autre de leur prouver qu’ils peuvent se tromper sur certains points, a forcément tord et est forcément traité d’imposteur, d’ignorant, de fou, …, et de personne dangereuse en ultime recours. Ils ne sont ouverts qu’à la propre illusion qu’ils ont créée parfois en connaissance de cause et parfois parce qu’ils ont fini par s’enfermer dans
leur propre illusion.   
 
 Les journalistes du Mainstream touchent des salaires mirobolants et on ne s’étonne guère que de les voir préférer l’aspect financier à l’intégrité intellectuelle. L’argent et l’intégrité font rarement bon ménage.
 
 On ne reproche pas aux journalistes du Mainstream leur professionnalisme ou la précision de leurs publications. Professionnels, précis,… assurément ils le sont, mais simplement leur métier n’a plus rien à voir avec le journalisme d’antan (celui défini plus haut), ils sont devenus des agents de Relation Publique pour les élites, des agents de propagande du système, leur souci majeur est de faire adhérer le public à la version des faits de leurs élites qui bien souvent n’a rien à voir avec la réalité du terrain. Faire croire un groupe de gens en une réalité illusoire, imposée de toute pièce, cela s’appelle de la propagande ou pour être poli, de la « Com ». Si vraiment les journalistes des médias grand public nous disent la vérité, pourquoi craignent-ils que les gens adhérent « aux mensonges » de la presse alternative ? Les gens ont un cerveau et s’en servent, ils voient de leurs propres yeux la réalité, tout le monde sait que le faux ne fait pas le poids face à la vérité, alors pourquoi vouloir nous imposer un diktat ? Chacun n’est-il pas libre de faire ses propres choix ?
 
 L’émission Arte Thema présente dans la première partie un reportage complètement orienté et partial sur la presse alternative. Première manipulation, ils caricaturent et limitent délibérément la presse alternative aux détracteurs de la version officielle du 9/11, le 9/11 n’est qu’un épisode parmi d’autres de l’entière illusion de mensonges que les élites ont créés grâce aux médias. C’est normal que la presse alternative prenne les reportages et les articles des médias du Mainstream pour les déformer : le Mainstream déforme la réalité et nous, nous déformons leurs déformations pour rétablir la réalité. L’émission cite pèle mêle les théories les plus farfelus circulant sur le Web et les associe à la presse alternative, ils font délibérément l’amalgame entre les illuminés et les geeks du Web avec ceux qui se servent du Web simplement comme un moyen pour informer les gens. Le Web est à la fois une tribune peu chère et touchant beaucoup d’audimat, pourquoi s’en priver ?
 
 Arte Thema a soigneusement choisi de montrer des personnes semblant un peu désaxés ou comme étant des marginaux de la société, qui plus est ne s’exprimant pas forcément bien pour discréditer les gens qui sont derrière les sites alternatifs. 
  
  Alter Info 

  Pour Alter Info, ils ont résumé le site à un site antisémite, haineux, extrémiste et islamiste, alors même que les lecteurs du site appartiennent à toute croyance confondue et sont issus de tous les niveaux de la société. De même les articles offrent une approche multidisciplinaire, qui de loin n’a rien à voir avec la vision étroite et extrémiste à laquelle ils veulent associer Alter Info.
 
 Un de leurs arguments est de monter que les gens derrières ces sites web n’ont rien de crédibles, ils ne sont que des « ignares » (citant un journaliste invité sur l’émission) qui balancent des informations sans même les vérifier. Je tiens à avertir que le travail que nous faisons n’est pas à tout prix de fournir une réalité alternative à la leur. Il s’agit avant tout de démontrer que ce que les médias Mainstrean nous présentent comme étant la réalité n’est pas la réalité. Leurs images sont vraies, leurs interviews sont vraies, leurs informations prises individuellement sont vraies, mais le tout est tourné de telle manière que cela ne reflète pas la réalité. En nous montrant juste une partie de la vérité, une partie judicieusement choisie, cela dénature l’information dans son ensemble, et le tout n’a plus rien à voir avec la réalité. Tout est donc une question de perspective, d’angle de vue qui finit par créer une illusion de vérité.

  La presse alternative a donc pour rôle d’abord de montrer et de dire ce que le MAistream ne dit pas, ce qui change l’histoire du tout au tout et quand cela est possible de proposer une explication alternative, il s’agit avant tout de casser l’illusion de réalité qu’ils ont crée de toute pièce. Evidemment, nous sommes sujets à erreurs, mais nous avons au moins le mérite de reconnaître nos fautes et d’être intègres, alors que le Mainstram ment en faisant croire au peuple qu’ils ne se trompent jamais, ils ont ainsi fabriqué un mythe.
 
 La dernière parti de l’Emission Arte Thema est une sorte d’exutoire pour journalistes au bout du rouleau, on y retrouve alignés en rang « Huit journalistes en colère », Pujadas, Val, Elkhabash … ou Edwy Plenel, pourquoi en colère ?
 
 Si vous avez fait votre travail honnêtement, vous n’avez pas à être en colère, les gens sont libres de croire en ce qu’ils veulent, c’est bien cela qui les met en colère : les gens ne les croient plus et cela les renvoient à ce qu’ils sont : des manipulateurs d’intellect, des agents de propagande, quel plus grande humiliation pour un agent de propagande que d’être démasqué au grand jour ?
 
 Nos 8 Journalistes se lancent alors dans une diatribe verbale à tour de rôle, lisant comme ils ont en l’habitude leurs textes préparés à l’avance avec cette fois ci une note particulière d’insistance dans leurs voix, ce n’est pas en poussant plus sur chaque mot ou en criant plus fort ou en inspirant la peur qu’ils auront l’air plus crédible.
 
 Un dernier point qui montre définitivement que l’émission d’Arte Thema d’hier était à la fois juge et parti et que par conséquent elle est au mieux à prendre comme une tentative désespérée de sauver ce qu’il y encore à sauver de la crédibilité des médias du Mainstream, c’est que c’est une émission produite par le Mainstream pour défendre le Mainstream. La preuve en est que France Inter a participé à la réalisation de l’émission et a eu le droit à son petit clip publicitaire en fin d’émission, et Philipe Val, directeur de France Inter, faisait parti des 8 Journalistes s’adonnant à une jouxte verbale et infondée contre la presse du Web alternative. C’est le serpent qui se mord la queue.
 
 La conclusion est que les journalistes ont eu jadis l’honneur d’avoir l’énorme responsabilité d’informer le peuple, de faire parti avant tout eux-mêmes du peuple et de servir les intérêts du peuples, ils ne sont plus aujourd’hui que des désinformateurs, loin du peuple et vivant aux crochets des élites, servant les intérêts de leurs maitres.
 
 Contrairement aux journalistes d’Arte Thema, je ne vous demande pas d’être d’accord avec cet article, critiquer le si vous en ressentez le besoin autant que vous voulez, ceci est mon point de vue, et c’est au lecteur qu’appartient le choix de croire au discours qu’il veut et de se créer sa propre vision des choses. Nous ne voulons pas d’une société de clones vivant dans un profonde illusion.


http://www.alterinfo.net/Arte-Soiree-Thema-ou-l-aveu-d-echec-des-medias-du-Mainstream_a42480.html


Pour ceux qui ont loupé cette émission, elle peut-être regardée ici :
http://www.arte.tv/fr/Comprendre-le-monde/Main-basse-sur-l-info/3044576.html



NB d' eva R-sistons :

Caricature de reportage !
Parti-pris de dénigrement des journalistes citoyens,
au lieu d'être neutre et d'informer.
Symbole de ce qu'est devenue l'information !
Un instrument de désinformation, de propagande,
au service des grandes puissances et de leurs intérêts.
Honteux !!!

Arte m'avait pressentie pour intervenir,
mes blogs sont au TOP, j'interviens sur de nombreux sites citoyens.
Trois heures d'entretien au téléphone.
L'équipe allait venir m'interviewer. Puis plus rien.
Trop engagée, trop libre de toute attache, sans doute.
Vous voulez savoir ?

Je suis heureuse d'avoir échappé à ce traquenard,
fait pour déconsidérer les chercheurs de vérité.

Non à la Comedia dell'Arte !


Et ici :

Je veux bien croire à la sincérité de Florence. Mais pas à celle des journaleux courtisans. Les effroyables imposteurs de l'info officielle pullullent. Plus de journalisme d'investigation, mais de connivence. La Comedia dell'Arte de mardi était insuportable: Uniquement destinée à discréditer les chercheurs de vérité, le journalisme citoyen qui attire le public au détriment des médias vendus aux Puissants de l'Occident.

Lisez:

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com

eva r-sistons

Ecrit par : eva r-sistons | 11.02.2010

http://jeanmarcelbouguereau.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/02/10/moi-florence-aubenas-femme-de-menage-pendant-six-mois-en-cdd.html


Et à la suite de mon commentaire, celui-ci :


J’ai effectivement regardé cette émission sur Arte mardi dernier et autant de mauvaise foi, plutôt de bons sentiments surjoués de journalistes, était difficilement imaginable !

Je me souviens de Pujadas et de l’affaire Juppé il y a quelques années : Pujadas qui annonçait en ouverture du 20h le retrait de la vie politique de Juppé là où l’intéressé disait au même moment radicalement le contraire sur TF1 ! Le « scoop » par tous les moyens au mépris de la vérité. Mazerole a perdu sa place mais Pujadas est toujours sur son piédestal télévisuel (NB Eva: Le Clan est-il intervenu pour défendre son poulain ? Et quand on est membre du Siècle....) . Je me souviens aussi d’un F.O. Giesbert incapable de laisser parler plus de 2 minutes ses invités dans ses émissions TV successives sans leur couper la parole et s’y immiscer avec des propos on ne peut plus imbéciles. Philippe Val ? Je préfère m’abstenir ! Chabot ? La belle affaire que de voir cette dame incapable elle non plus de poser des questions ne serait-ce qu’intelligentes et sans collusion aucune avec ses convictions, se plaindre après cela de l’absence de démocratie des médias !

C’est du n’importe quoi exprimé par des personnes plus que bien payés et qui se donnent une bonne conscience déontologique en exprimant ce qu’ils ne manifestent jamais lorsqu’ils font leur travail. Quelle vélléité !

Cette immersion enfin de Florence Aubenas dans le quotidien d’une personne inscrite au Pôle Emploi – « immersion » de journaliste qui sent vraiment la resucée – et qui voudrait nous faire croire avoir « compris » ce que ces gens endurent au quotidien ! Tu parles ! Lorsque l’on sait d’une part que l’expérience est ponctuelle et que son boulot à Libé l’attendait après cela, que d’autre part vivre le quotidien signifierait également retrouver le soir la promiscuité, un environnement pas nécessairement réjouissant et un salaire au lance-pierre, ce que je doute fort que dans ça aussi Aubenas se soit immergé, non vraiment je ne crois pas que l’on soit bien dans l’empathie que ce genre d’expérience de journaliste voudrait nous faire croire. Cela en devient même déplacé.


Ecrit par : La Trombine | 11.02.2010

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 03:33
publié par roland (webmaster) 
 



Chavez - Twitter







La planète Internet est en émoi. Un article qui circule actuellement(
http:// www.boingboing.net/2010/02/04/venezuela-chavez-equ.html), et dont la teneur est reprise par de nombreux autres sites, donne le frisson : Chavez voudrait filtrer le net ! Comme il voudrait bâillonner les médias privés, c’est-à-dire 80 % des titres de presse et des stations de radio et de télévision qui le vilipendent quotidiennement. Voyons les choses de plus près.


Les groupes de l’opposition vénézuélienne sont actuellement déchaînés contre le président Chavez et réclament sa démission. Comme s’il n’avait pas été élu démocratiquement il y a un peu plus de deux ans, et avec un score supérieur à ceux obtenus par Barack Obama et Nicolas Sarkozy. Les appels à manifester ont été diffusés en grande partie via Twittter qui est inondé de messages de ces groupes de droite selon lesquels Hugo Chavez aurait dit : “Twitter est un instrument du terrorisme”.


Quiconque procèdera à une enquête minimale constatera que la source primaire de cette « information » est la version en espagnol du site
ReadWriteWeb, propriété d'une entreprise nord-américaine. Dans le texte en question, on ne trouve cependant aucune référence au moment ou au lieu où le président vénézuélien aurait prononcé cette phrase. Personne ne s'est donné la peine d’en vérifier l’authenticité. Au contraire, le faux a rebondi d’un site sur l’autre et alimenté Twitter. Non seulement Chavez n’a rien dit de semblable, et encore moins demandé une loi pour contrôler Twitter, mais, bien au contraire, il a encouragé ses partisans à en faire usage !


Qui a réellement affirmé que
« Twitter est un instrument pour le crime ? » C’est un tribunal de Pennsylvanie dans un procès intenté à un militant, Elliot Madison, accusé d’avoir utilisé son téléphone portable pour informer les manifestants du dispositif policier mis en place autour du Sommet du G-20 à Pittsburgh. Twitter s’est révélé être un bon outil de mobilisation en faveur de la démocratie, au Honduras, mais aussi contre elle, au Venezuela.


Dans ce pays, et depuis plusieurs années, le gouvernement a beaucoup investi dans l'accès des catégories populaires à l’outil Internet, en multipliant les "infos-centres communautaires". Il a imposé l'usage des logiciels libres dans toute l'administration publique. Un des "gourous" de la communauté du logiciel libre, Richard M. Stallmann, recommande d’ailleurs que l’on étudie les avancées du Venezuela dans ce domaine :
http://www.somoslibres.org/modules.php ?name=News&file=article&sid=650


La dose quotidienne de faux contre Chavez et la Révolution bolivarienne a augmenté dans des proportions telles qu´il est impossible de les démentir tous. Si tant de sites dits “alternatifs” utilisent comme sources des médias liés à de grands intérêts commerciaux et politiques comme Semana en Colombie, Fox aux Etats-Unis, El Pais en Espagne, TF1 en France, comment le citoyen peut-il encore décemment s´informer ?


Pour éviter que des révolutions démocratiques soient la cible de cette désinformation bien huilée, qui prépare des coups d'État semblables à ceux qui renversèrent Allende ou Zelaya ; pour que les gouvernements progressistes d’Amérique latine ne soient pas en permanence mis au banc des accusés, il est plus que temps que les forces de gauche (notamment en France) inscrivent enfin dans leur programme, et de manière centrale, la démocratisation du système médiatique.


Tout comme Hugo Chavez, la présidente argentine Cristina Fernandez, Rafael Correa et Evo Morales se sont fait traiter récemment de "liberticides" parce qu´ils tentaient de ménager quelques espaces démocratiques dans le monde capitaliste de la communication. Lorsqu´on évoque cette question en Europe, la gauche et la plupart des journalistes font des réponses évasives ou se taisent. Pourtant une démocratie authentique, et la survie d´une gauche et d´un journalisme dignes de ce nom, ne peuvent exister sans un pluralisme médiatique radio-TV-écrit. On pourrait imaginer un équilibre du type 40 % de médias associatifs, 40 % de médias publics participatifs, et 20% de médias commerciaux.


Des mensonges comme ceux concernant Twitter, à propos desquels les autorités vénézuéliennes sont en permanence sommées de s‘« expliquer », sédimentent jour après jour les prétextes que cherche la droite pour renverser des gouvernements progressistes. En Amérique latine, sa base sociale est faible, mais les grands médias nationaux et internationaux la confortent dans ses velléités d'anéantir des expériences qui échappent à l'ordre néolibéral.


La véritable question, en forme de rideau de fumée, n’est pas de savoir si Chavez veut « filtrer le net ». Elle est de savoir quand la gauche aura enfin le courage de s´attaquer à la dictature médiatique.



Auteur : Thierry Deronne - Source : Mémoire des luttes



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10851#10851
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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 03:00
blié par roland (webmaster) Avant-hier 16H33 


Le 29 décembre dernier, César Silva, journaliste engagé dans la lutte du peuple hondurien contre le coup d’Etat, a été victime d’un enlèvement et sauvagement torturé par des inconnus qui, selon lui, étaient des militaires ou des policiers en civil. Selon plusieurs organisations des droits de l’Homme présentes au Honduras, ce fait relève d’une stratégie répressive mise en place par le gouvernement de facto en connivence avec les forces répressives du pays, pour semer la terreur parmi la population et les media qui ne se sont pas soumis aux forces responsables du coup d’Etat.



César Silva et Edwin Renán Fajardo, le jeune homme de 22 ans assassiné le 22 décembre dernier, sont les auteurs d’un grand nombre de documents audiovisuels qui on été indispensables pour raconter au monde la tragédie que vit le peuple hondurien depuis le 28 juin, et pour organiser des activités de formation et de prise de conscience pour la résistance dans différents quartiers et bidonvilles de la capitale et dans le reste du pays.


Au cours de son enlèvement, il a été emmené dans la banlieue de Tegucigalpa, la tête recouverte d’un sac, et a subi un interrogatoire pendant toute une journée pour qu’il livre des informations sur de supposés dépôts d’armes de la Résistance dans le pays. Il a été sauvagement roué de coups, torturé, dévêtu, et presque asphyxié. Mais il a finalement été libéré, ce qui n’a pas été le cas de Walter Tróchez, le défenseur des droits de l’Homme assassiné quelques jours après sa séquestration.


Sirel a pu rencontrer César Silva quelque part en Amérique Centrale, dans un lieu dont nous ne mentionnerons pas le nom, à la demande de l’interviewé, pour des raisons de sécurité. Tout de suite après son enlèvement et sa libération, celui-ci a décidé de suivre les conseils des ses amis et d’abandonner le pays pour préserver sa vie.


Comment s’est déroulé l’enlèvement ?


Je revenais du sud du pays où nous avions distribué du matériel audiovisuel à des réseaux de paysans. En arrivant à la capitale, j’ai arrêté un taxi pour rentrer chez moi. Je ne m’imaginais pas que mon téléphone portable avait été mis sur écoute et que toutes mes conversations étaient enregistrées, de sorte que l’on pouvait connaître tous mes déplacements.


Alors que l’on arrivait au périphérique, une camionnette s’est approchée du taxi et les personnes qui s’y trouvaient ont sorti des pistolets et nous ont arrêtés. Pensant qu’il s’agissait d’un braquage, je leur ai dit d’emporter mon équipement, mais ils ont répondu sans détours : « ces merdes ne nous intéressent pas, connard, c’est toi qu’on est venus chercher. »


Ils m’ont fait monter dans la camionnette, ont menacé le taxi en lui disant d’oublier ce qu’il venait de voir, et ils ont démarré. D’abord ils m’ont obligé à me baisser et à garder ma tête entre mes genoux, et quand je ne pouvais plus supporter la position, ils m’ont frappé au visage et l’ont recouvert d’un sac. Une heure plus tard nous nous sommes arrêtés à la campagne et on m’a enfermé dans une pièce plongée dans une obscurité totale. C’est alors que l’interrogatoire a commencé.


Que s’est-il ensuite passé ?


Ceux qui m’interrogeaient étaient de plus en plus agressifs à mesure que le temps passait, même si l’un d’entre eux tentait d’être plus aimable avec moi. Je savais qu’il s’agissait bien évidemment d’une stratégie. Ils m’ont demandé où étaient les armes, par où on faisait entrer les troupes dans le pays, combien de cellules étaient à ma charge et quels étaient mes contacts internationaux.


Je ne comprenais pas ce qu’ils voulaient et je leur répétais que j’étais journaliste et que je ne savais rien aux sujets de ces armes. Ensuite ils ont commencé à s’énerver et à me frapper violemment au visage, dans le ventre, dans le dos et dans les testicules. Ils m’ont enlevé mes habits et m’ont jeté à terre, m’ont mis de l’eau dans le nez et ont appuyé une chaise sur ma trachée pour me faire suffoquer.


Ils savaient parfaitement qui j’étais, et qu’à un moment donné je me mettrais à parler du matériel audiovisuel que je produisais avec Renán Fajardo. Ils en ont même fait mention explicite. Au petit matin, ils ont à nouveau essayé de me faire peur et se sont mis à planifier mon assassinat à voix haute. Mais ils ont finalement décidé de me libérer. Ils m’ont fait monter dans un véhicule et quand ils se sont arrêtés la personne qui étaient à côté de moi m’a donné un coup de pied dans le dos et m’a jeté dans la rue.


Je me suis relevé et j’ai décidé de dénoncer ce qui venait de se passer au COFADEH (Comité des familles des Détenus Disparus au Honduras) pour que l’on conserve une trace écrite de ce qui est en train de se passer dans le pays.


T’es-tu demandé quelles étaient les raisons pour lesquelles tu as été séquestré ?


Quand la répression n’a plus lieu au quotidien à l’occasion des mobilisations, ce sont les enlèvements sélectifs qui commencent à se mettre en place. En ce qui me concerne, je crois que le travail que j’ai accompli avec Renán pendant la fermeture de Radio Globo y Cholusat Sur-Canal 36 a été assez néfaste aux responsables du coup d’Etat. C’est un travail qui était diffusé partout et qui d’une certaine manière permettait de briser l’isolement et la désinformation, objectifs du gouvernement de fait.


Le matériel audiovisuel que nous produisions se penchait sur tout ce qui se passait dans le pays. Il racontait la répression, les assassinats, la violence, et nous le distribuions pour qu’il soit utilisé par la Résistance, afin d’informer les gens qui ne pouvaient avoir accès aux informations dans les milieux fermés.


Nous avons finalement décidé d’arrêter ce travail quand ont commencé les violations de domicile et la répression au cours des activités organisées dans les quartiers et les bidonvilles par les chefs de la résistance. Plusieurs assassinats ont eu lieu parmi ceux-ci.


D’après toi, pourquoi a-t-on décidé de ne pas t’assassiner ?


Je crois qu’ils n’avaient jamais reçu l’ordre de le faire, et surtout parce qu’ils voulaient utiliser mon cas pour semer la terreur parmi mes collègues nationaux dont le travail est véritablement préjudiciable aux responsables du coup d’Etat. Le message se dirige aux autres : s’ils ont pu faire cela avec moi, ils peuvent le faire à n’importe quel moment et avec n’importe quel autre journaliste. Ce qu’ils veulent, c’est que nous nous taisions.


Par contre, ce qui me préoccupe vraiment, c’est qu’il y a déjà un grand nombre de collègues qui se sont pliés aux ordres du pouvoir de facto, qui se sont vendus pour quelques billets et qui vendent le sang du peuple pour un boulot.


Pourquoi as-tu décidé de quitter le pays ?


Après mon enlèvement je savais qu’ils pouvaient débarquer chez moi à tout moment pour m’assassiner. De plus, les organisations de droits de l’Homme et plusieurs amis m’ont dit qu’ils ne voulaient plus voir de nouvelles photos de victimes et m’ont conseillé de quitter le pays. J’espère que ce ne sera que temporaire, car mon désir est de revenir et de pouvoir continuer à faire mon travail.


Je n’ai pas peur, mais je dois être plus prudent pour ne pas livrer ainsi ma vie aussi facilement. Ils n’ont qu’à lutter un peu plus s’ils veulent me tuer.

 

Source: La Revolución Vive


Auteur : Giorgio Trucchi - Source : Investg'action


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10649
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 08:01

Appel contre Villepin : Une logique judiciaire 
http://www.alterinfo.net/Appel-contre-Villepin-Une-logique-judiciaire_a42012.html

Qui était la cible de Clearstream ?
Sarkozy, ou.. de Villepin ???
A lire absolument !



Le Tribunal de grande instance de Paris a rendu son jugement dans l’affaire Clearstream (
Télécharger le document). Il a condamné deux prévenus et innocenté Dominique de Villepin. Cependant le Parquet a immédiatement interjeté appel de cette décision, de sorte que les déboires judiciaires de l’ancien Premier ministre vont se poursuivre et entraveront les préparatifs de sa candidature à la présidence de la République.


L’histoire n’est pas banale. De faux listings bancaires ont circulé attestant mensongèrement que plusieurs personnalités disposeraient de comptes occultes. Cela n’est pas en soit bien grave, mais l’une des personnes diffamées, Nicolas Sarkozy, a choisi d’en faire une grosse affaire, en espérant démontrer que son rival, Dominique de Villepin, avait fait usage des faux documents contre lui.


Durant la procédure, Dominique de Villepin se vit interdire tout contact avec ses anciens collaborateurs, ce qui par voie de conséquence l’empêchait de développer un mouvement politique en vue de l’élection présidentielle.

Le président Sarkozy modifia le plan de carrière des magistrats pour que des juges d’instruction particulièrement inquisiteurs se chargent du dossier.

Puis, lorsque le procureur de la République conclut que les éléments rassemblés par une armée d’enquêteurs ne justifiaient pas de passer en jugement, le président Sarkozy sut le convaincre de changer d’avis. Bafouant la présomption d’innocence et sa charge de président du Conseil de la magistrature, Me Sarkozy alla jusqu’à déclarer en privé qu’il prendrait son rival de toujours à un croc de boucher, puis à le qualifier de « coupable » lors d’un entretien télévisé. A tout instant, il était apparu comme instrumentant la procédure.


Encore ne faudrait-il pas se tromper et réduire ce combat à un simple conflit d’ambition. C’est de l’opposition entre deux courants de la droite française dont il s’agit ; une opposition qui divise le pays depuis l’affrontement entre Edouard Balladur et Jacques Chirac, un choc qui dépasse les enjeux franco-français depuis le
discours de Dominique de Villepin au Conseil de sécurité de l’ONU pour défendre le droit international face, tandis que Nicolas Sarkozy affichait sa proximité avec George W. Bush.


Pour notre part, nous avons depuis longtemps indiqué que cette affaire a été montée de toutes pièces par le cabinet londonien Hakluyt & Co [1]. Il est désormais établi que l’un des condamnés, Jean-Louis Gergorin, tenait ses informations de ce cabinet [2], pourtant les juges d’instruction n’ont pas voulu envisager qu’Hakluyt & Co ait pu organiser la manipulation. Et pour cause : ce cabinet, notoirement lié à la CIA et au MI6, est notamment administré par le beau-père par alliance de Nicolas Sarkozy.

==

[1] « Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 19 juillet 2008.

(2] Voir jugement p. 177.


Source :
Voltairenet.org

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10554


__________________________________________________________________________________________



A lire, d' Eva r-sistons:



M. Elkabbach, de qui vous moquez-vous ?
http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20100116






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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 23:18
 
L'avenir de l'Europe, c'est la Russie !


"Nul doute déjà, que la fin de «la guerre froide» a marque la fin d'une etape plus longue du developpement international – 400-500 ans, durant lesquels la civilisation europeenne a domine dans le monde. L'Occident historique s'est toujours propulse a la pointe de cette domination".

"La nouvelle etape est parfois definie comme «post-americaine». Mais, certes, ce n'est pas le «monde d'apres les USA» et d'autant plus sans les USA. C'est un monde, ou, a la suite de la montee d'autres centres globaux de la force et de l'influence, l'importance relative du role de l'Amerique se reduit, comme cela avait deja eu lieu au cours des dernieres decennies dans l'economie et le commerce globaux. Le leadership est un tout autre probleme, avant tout celui de l'obtention de l'entente parmi les partenaires, de la capacite d'etre premier, mais parmi ses égaux".

" Pour definir le contenu de l'ordre mondial en formation, on avance aussi les termes comme multipolaire, polycentrique, non-polaire".

"Nous ne partageons pas les craintes, que la reconfiguration actuelle qui se passe dans le monde mene inevitablement « au chaos et a l'anarchie ». On observe le processus naturel de la formation d'une nouvelle architecture internationale – tant politique, que financiere et economique, qui repondrait aux realites nouvelles".

"La Russie se voit comme une partie de la civilisation europeenne, qui possede les racines chretiennes communes".

"Le dur modele anglo-saxon du developpement socio-economique presente de nouveau des rates, comme dans les annees 20 du ХХe siecle.l'Occident avait pour beaucoup cree l'architecture financiere et economique globale a son image. Et actuellement, ou l'on est en presence du deplacement reconnu par tous de la force financiere et economique vers les nouvelles economies en croissance rapide comme la Chine, l'Inde, la Russie, le Bresil, il devient evident que ce systeme n'est pas adequat aux realites nouvelles. Au fond, on a besoin d'une base financiere et economique, qui correspondait au polycentrisme du monde contemporain".



***

Plus d'un an après ses propos tenus par Sergei Lavrov (en juin 2008) un seul constat s'impose, la crise financière les a totalement confirmés. A l'aurore de cet automne 2009, l'occident s'apprête à sortir de l'histoire par la petite porte, après avoir transmis ses métastases à l'humanité toute entière. Dans ce monde en re-configuration, il est bon se se demander quelle est la place que les peuples du continent Européen entendent jouer.

A l'heure ou les lignes de fractures sont de plus en plus illisibles, il est bon de rappeler que la seule chance de survie des peuples  Européens survivent est de sortir de l'ornière atlantiste suicidaire et de développer une collaboration poussée et intégré avec la fédération de Russie, afin que ce binôme "Euro-Russe" contribue à maintenir la paix sur le Heartland, au sein de ce nouveau monde multipolaire et polycentrique.

Dans un monde polycentrique et multipolaire,
l’unite Européene est inévitable

Loin de l'idéalisme politique de comptoir, la réalité du monde de demain passe par l'économie et la démographie. La baisse d'influence de l'Amérique se traduit également par une augmentation de l'influence de nombres d'autres acteurs (BRIIC, monde arabo-musulman riche en énergie et en capital humain ..).  La population de la planète atteint aujourd'hui 6,5 milliards d'habitants et devrait dépasser les 9 milliards en 2050. L'europe, qui compte aujourd'hui 728 millions d'habitants (dont 1/3 hors de l'UE) devrait voir 
sa population tomber à entre 564 millions et 632 millions d'habitants, soit représenter entre 7 et 8% de la population mondiale et moins de 20% du PIB soit à peu près autant que la Chine seule (!). La France pour prendre un exemple devrait compter elle 70 millions d'habitants en 2050, soit 0,8% de la population mondiale, un habitant sur trois ayant plus de 60 ans (!) et la moitié la plus jeune de sa population étant à cet moment la d’origine extra-européene, principalement Afro-maghrébine.

Dans ce contexte, et malgré les discours percutants de personnalités crédibles et intéressantes (nicolas dupont aignant, paul marie couteaux ou jean pierre Chevènement pour ne citer qu’eux) la sortie de l’UE et le retour au « souverainisme » national est probablement la dernière des solutions à envisager. L’UE est certes imparfaite à 99% mais elle est imparfaite en ce qu’elle est dirigée par Bruxelles, qui est une officine du « parti américain » qui traite l’Europe en colonie américaine.

Pire les Américains (qui souhaitent avant tout maintenir leur position dominante et défendre leurs interets) ne souhaitent pas une Europe unie et puissante, apte à ne pas les suivre dans leurs offensives militaires illégales ou même à s’y opposer, diplomatiquement, voir militairement. C’est la raison pour laquelle les Américains font « tout » pour rentrer leur cheval de troie (Turque) dans l’Europe, afin d’y semer la discorde et de déstabiliser un ensemble homogène en création. N’oublions pas enfin que la Turquie, seconde armée de l’OTAN, est avec Israêl le pion de l’Amérique au proche orient, et que celle-ci occupe militairement l’Europe (Chypre).

C’est la raison pour laquelle les Américains ont tout fait pour dissuader De Gaulle d’obtenir l’indépendance nucléaire et de sortir du commandement intégré de l’OTAN. Parcequ’une France indépendante, prélude à une Europe indépendante pouvait entraîner la pire des situations envisageables pour les stratèges US, perdre l’avantage pris à la fin de la guerre (l’occupation de l’europe de l’ouest) et donc la main mise sur la façade « ouest » du heartland.

C’est également la raison pour laquelle certains stratèges du « parti américain » en Europe ont parfaitement compris l’interet a appuyer les « refus » de l’UE en soutenant des partis « anti UE » et Europhobes comme ce fus ouvertement le cas en Irlande avec le candidat Libertas par exemple. Plus récemment, le Bruxellophobe Philippe de Villiers a lui aussi rejoint le parti Atlantiste de Nicolas Sarkosy, l’UMP, pourtant ouvertement Europhile et après que celui ci ai fait rejoindre à la France le commandement intégré de l’OTAN.

La perte de souveraineté des pays Européens est un processus
qui a traversé deux stades principaux.

* Le premier est celui de la fin des empires, issu du traité de westphalie et qui prône l’identité nationale (l’état nation) comme identité première. Cette ‘nationisation’ des identités Européennes a crée les conditions de la guerre de 30 ans qui a ravagé notre continent dans la première moitié du 20ième siècle. Curieux hasard, le traité de westphalie mettait lui également fin à une guerre civile européenne de 30 ans.

* Le second stade est celui de la régio-fragmentation. Ce processus que l’on nous affirme comme éminemment politico-progressiste (les régions seraient le stade ultime de l’intégration politique européenne) est en fait le résultat d’un processus politique extérieur volontaire afin d’affaiblir l’Europe en la morcelant en entité qui de par leur petite taille n’ont plus aucune autonomie économique ni de souveraineté militaire. Cela a été particulièrement le cas pour l’est de l’Europe comme en Tchécoslovaquie, en Yougoslavie ou en URSS, pour des raisons évidentes : ces nations ne « baignant » dans le bain Occidental que depuis peu elles étaient suspectes de réticence à l’alignement euro-atlantique.

Quoi alors de plus étonnant que les partis Européens les plus éminemment régionalistes soient les partis les plus européistes et les plus actifs en faveur de l’extension de l’OTAN et de l’intégration euro-atlantique ? Ces mêmes « lignes » politiques sont partagées par les commissaires de Bruxelles, agents zélés des intérêts Américains en Europe.

Evidemment cette Europe de Bruxelles est évidemment l’inverse de l’Europe puissante et indépendante que nous voulons. L’union Européenne charnelle et réelle (et non légale) est néanmoins le seul objectif à défendre pour que les Européens maîtrisent leur destin et redeviennent acteur et non seulement spectateurs. Hors le monde de demain ne sera probablement pas un monde plus « ouvert » que celui que nous connaissons, ce sera plausiblement un monde d’affrontements, de conflits de blocs, de territoires, de zones et de civilisations. Dans ce monde de tension croissante, la clef pour l’Europe est de se doter d’une structure de défense qui lui appartienne et lui permette de protéger ses intérêts et ses citoyens. En ce sens, les propositions du président Medvedev sur la nécessité de créer une structure de sécurité Pan-Européenne (remplaçant l’OTAN) sont un défi réellement intéressant pour l’Europe.

Dans un monde polycentrique et multipolaire, sortir de l’OTAN et créer une défense continentale non atlantique.

L’OTAN est une alliance militaire constituée en 1949 pour faire face à l’URSS mais aussi au risque futur d’une nouvelle situation pour l’Europe comme celle-ci avait connu avec l’Allemagne. Rapidement, cette alliance sous la coupe des anglo saxons entraîna la constitution d’une alliance concurrente dans l’autre bloc (soviétique) en 1955 : « le pacte de Varsovie ». Cette double alliance scinda le monde en deux blocs rivaux jusqu’en 1958, lorsque la France de De Gaulle décida de quitter le bloc anglo-saxon et de développer son propre programme nucléaire. En 1966, la France quitte le commandement de l’OTAN, et le siège de l’OTAN est déplacé de Paris à Bruxelles, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, Bruxelles hébergeant donc et les institutions Européennes, et celles de l’OTAN. Retour dans le giron moins de 30 ans plus tard puisqu’en 1995, le président Français Chirac entama les négociations de retour au sein du commandement intégré de l’OTAN, retour avalisé et effectué par le président Nicolas Sarkosy le 17 mars 2009.

Il convient dès lors de se demander quelles sont les raisons de ce retour de la France en tant qu’acteur essentiel au sein de l’OTAN. Celle-ci n’a en effet aujourd’hui que deux fonctions principales, qui sont les deux dans le pur intérêt de l’Amérique mais vont toalement à l’encontre des intérêts Européens.

Tout d’abord elle est devenue une arme de conquête du heartland Eurasien par l’Amérique et en ce sens, son extension à l’est, vers les frontières de la Russie, passe par l’adhésion de nations nouvelles (nouvelle Europe) pour des motifs erronés, qui sont la crainte historique d’un impérialisme Russe qui n’existe pas mais que les stratèges américains entretiennent parfaitement.

Sous couvert d’entrée dans le  « partenariat euro-atlantique », l’OTAN s’installe directement dans le cœur de l’Europe afin de pousser la Russie dans ses retranchements orientaux et de diviser une nouvelle fois l’Europe en installant ses bases militaires devant la frontière Russe. C’est le but réel de la campagne de Serbie (la Serbie étant un pion Russe dans la logique du Pentagone) avec la base bondsteel mais également de la révolution orchestrée en Ukraine, le but étant d’installer une base Américaine en crimée, en lieu et place de la base Russe actuelle.

Depuis le 11/09/2001 également, l’OTAN s’est transformée en « armée » de croisés au yeux du monde musulman, les mêmes stratèges tentant de nous persuader que l’OTAN est un rempart contre l’islamisme agressif et terroriste. Pourtant nul besoin d’être savant pour comprendre que la campagne d’Irak et celle d’Afghanistan, si elles devaient être gagnées (ce qui ne sera vraisemblablement pas le cas) ne vaincraient pas le « terrorisme Islamique ». L’Islamisme est aujourd’hui utilisé comme bouclier et paravent pour justifier des objectifs géopolitiques bien antérieurs. Ne suspecte t’on pas que l’attaque de l’Afghanistan ait été justifié par le 11/09 mais planifiée bien avant et que son but réel soit l’implantation de troupes US au cœur de l’Eurasie ? Peut on sans rire croire que l’Irak baathiste de saddam hussein ai été un des vecteurs du terrorisme islamique mondial, ou plutôt visée pour ses puits de pétrole ?

Les guerres de domination de l’empire Américain sont des guerres pour la maîtrise des ressources naturelles, qui sont concentrées (hormis en Arctique) entre la péninsule Arabe, l’Irak, l’Iran, le golfe Persique, le sud Russie (caucase) et l’Afghanistan.  Hors ces conflits énergétiques déclenchés sur des faux motifs ne sont pas ceux de l’Europe. Pire ils sont susceptibles d’entrainer l’europe dans des tensions ethniquo-religieuses sur « son » territoire. La désintégration de la Yougoslavie nous a montré à quel point une structure de sécurité était essentielle pour maintenir son harmonie et faire face aux déstabilisations de l’extérieur.

L’affaire récente du Kosovo a parfaitement démontré à quel point l’europe sert de tête de pont aux américains pour « attaquer » et « conquérir » l’Eurasie, et donc la Russie tout en créant des tensions entre peuples Européens et surtout avec la Russie, à qui « l’avertissement » Serbe était adressé. Point d’orgue de cette politique de conquête, le vote du Silk road strategy Act par le congrès US en 1999 destiné à « favoriser l’indépendance des pays du Caucase et d’Asie centrale et à créer un  pont terrestre détournant le commerce de ces pays avec l’ouest (qui passe actuellement par le territoire russe) vers le trajet de l’antique Route de la Soie aboutissant aux ports turcs, donc à un pays de l’OTAN. L’oléoduc BTC qui passe par la Georgie s’inscrit dans cette stratégie et explique en partie le développement de l’assistance militaire à la Géorgie depuis l’arrivée au pouvoir de Mikhaïl Saakachvili.

Dans un monde polycentrique et multipolaire,
éviter la désintégration continentale.

Toujours en 1999, malgré l’attaque de la Serbie, et après 10 ans d’effondrement total, la prise de pouvoir de Vladimir Poutine va redresser la Russie et replacer celle ci sur le devant de la scène politique mondiale.
L’Europe ayant basculé vers l’OTAN (participation des nations européennes à l’agression contre la Serbie), la Russie, la Chine et les nations musulmanes d’Asie centrale créent en 2001 
l’Organisation de Shanghai ainsi que l’OSTC en 2002. Ces alliances militaires eurasiatique et inter-religieuses ayant pour but de répondre au double encerclement Russe et Chinois par l’armée Américaine et à défendre le pré-carré régional eurasiatique.  Comme le disait Zbigniew Brezinski : « La stratégie eurasiatique des Etats Unis a suscité en réaction un rapprochement entre la Russie et la Chine. Les deux puissances continentales sont en train de construire une véritable alliance militaire face à la coalition anglo-saxonne et à ses alliés. » 

Cette offensive Américaine vers l’est (de Berlin à Kiev) s’est matérialisée en deux étapes essentielles, de 1996 à 2009.

* En 1996 est créé l'organisation GUUAM qui regroupe Géorgie, Uzbékistan , Ukraine, Azerbaïdjan et Moldavie. Ces nations désirent à l’époque « sortir » du Giron post soviétique après la chute du mur et dans un contexte d’effondrement de l’état Russe. Il n’est pas surprenant que ces nations aient des positions géographiques 
stratégiques et par conséquent aient été victimes des révolutions de couleur financées par les ONG proches de la CIA (révolution orange, des tulipes, des roses et récemment en Moldavie après les élections) ainsi que des changements de régimes pro Occidentaux liés. Symbole de la « couleur » de cette association, les membres observateurs sont la Turquie et la Lettonie (!). Néanmoins ces régimes renversés n’ont pas obtenu les résultats escomptés par leur supporters (intégration dans l’OTAN et l’UE, amélioration du niveau de vie ..) mais au contraire ont entrainé une dégradation de la situation économique et aucune intégration dans le système euro-atlantique. C’est la raison pour laquelle le départ de l’Ouzbékistan en 2005 et l’absence de réalisation concrète de l’organisation l’ont mise en sommeil politique et qu’en mai 2006, le politologue azerbaïdjanais Zardust Alizadé exprimait encore ses doutes quant aux « perspectives de développement de l'alliance, et l'obtention de résultats pratiques ».

* Aujourd’hui, la seconde étape se matérialise agressivement via
l’apparition d’un nouveau front, que l’on peut appeler le GUA (Georgie, Ukraine, Arctique).

En Géorgie : l’incapacité politique du président a incité les stratèges Américains à lancer une opération militaire en août 2008, celle-ci ayant néanmoins échoué puisque l’armée Russe a répondu avec force et a « libéré » les territoires d’Ossétie et d’Abkazie. Ce conflit est le premier conflit de la Russie avec l’Amérique hors des frontières Russes (la précédente étant la déstabilisation Wahabitte en Tchétchénie, fomentée en grande partie par la CIA).

En Ukraine les récents conflits gaziers témoignent des tensions grandissantes et un observateur éclairé jugeait récemment que « un conflit limité, sous le prétexte d'un litige territorial, devrait éclater, entraînant une rupture des fournitures de gaz pour une période plus ou moins lingue, les crises gazières sont provoquées afin d'entraîner les consommateurs européens à une telle coupure ».

L’arctique nécessitant un développement propre, j’incite mes lecteurs à lire mes précédents articles à ce sujet (ici et la) et à consulter le blog de « 
zebrastationpolaire » à ce sujet.

Ces manœuvres d’encerclement,
d’endiguement
et de déstabilisation ont divers objectifs :

-  
Contrôler les pourtours des mers noire, caspienne et baltique, zone  essentielles et de transit entre l’orient et l’occident.

- Maîtriser les futurs corridors énergétiques, notamment via un projet de construction d’oléo- et gazoducs contournant la Russie mais reliant les régions de la Caspienne, de la mer Noire et de la Mer Baltique.

- Etendre l’influence de l’OTAN le plus à l’est, au cœur de l’Eurasie afin de réduire la sphère d’influence de la Russie (sur son étranger proche) mais surtout en Europe et empêcher un éventuel développement de l’influence Chinoise vers l’asie centrale
 
Évidemment un lecteur non averti me dira que les Russes et les Américains n’ont cessé de s’affronter depuis 1945 et que globalement, ce n’est pas l’affaire de l’Europe et des Européens. Or c’est précisément l’inverse…

Dans un monde polycentrique et multipolaire,
l’alliance Euro-Russe, clef de voute de la paix sur le continent.


Les conséquences sus cités sont absolument dramatiques pour l’Europe. Elles ont pour conséquences de nous couper de la Russie sur un plan civilisationnel, géopolitique, politique et énergétique ou encore de créer un nouveau mur en Europe, non plus à berlin mais au cœur de l’Ukraine, en séparant l’Ouest (ensemble sous influence Américaine) de l’Est (ensemble sous influence Russe). Plus prosaiquement, cette ligne de fracture coupe « presque » l’Europe orthodoxe de l’europe catholico-protestante, reprenant la vision des civilisations séparées de S. Hungtinton dans son ouvrage « le choc des civilisations ». Enfin il est à noter que la Chine, acteur géopolitique et économique majeur, juge probablement l’Europe (via l’OTAN) co-responsable de la situation d’encerclement total qu’elle subit, que ce soit à l’ouest (
ring centro-asiatique) et à l’est (dans le pacifique devant ses côtes). 

Cette rupture avec deux acteurs essentiels que sont la Russie (le pays le plus grand du monde) et la Chine (le pays le plus peuple du monde) sont doublement graves. En cas de tension croissante entre l’OTAN et l’OCS, la France et les pays d’Europe Occidentale seraient en conflit avec une organisation qui regroupe presque un homme sur trois dans le monde, couvre 32,3 millions de km² et comprend au niveau des ressources énergétiques 20 % des ressources mondiales de pétrole, 38 % du gaz naturel, 40 % du charbon, et 50 % de l'uranium.

Cette stratégie de séparation de la Russie et de l’Europe de l’ouest et du centre a en outre comme conséquence de « limiter » l’Europe dans un micro territoire encastré à l’ouest du continent et de la couper des possibilitées immenses que lui offriraient un partenariat avec la Russie.

·         L’Europe à besoin de la Russie au niveau énergétique car la Russie dispose des réserves de gaz et de pétrole dont l’Europe à besoin. La Russie est un fournisseur stable comme le prouve sa relation avec la Turquie qui ne souffre elle d’aucun problème d’approvisionnement (il faut rappeller que les coupures d’approvisionnement lors de la guerre du gaz avec l’Ukraine étaient dus à cette dernière, mais que les « médias » ont curieusement désignés la Russie comme coupable). La  question énergétique est essentielle car l’Europe sous commandement Américain se voit proposer des alternatives à hauts risques, comme celui de remplacer la Russie par la Turquie (pays de l’otan candidat à l’UE !) comme fournisseur énergétique (Nabucco au lieu de south stream) ou encore de participer à des conflits pour l’énergie (Irak) dont elle pourrait se passer.

·         L’Europe a besoin du fabuleux potentiel que représente la Russie, tant le potentiel humain avec ses 140 millions d’habitants, que géographique avec ses 17 millions de Km² et le débouché sur le pacifique. Elle deviendrait ainsi un acteur de premier plan notamment avec le monde asiatique, qui est en plein développement.

·         La Russie à également besoin de l’Europe et des Européens, tant pour l’acheminement de ses matières premières que pour ses technologies ou son capital humain, qu’elle pourrait utiliser afin de combler le dépeuplement à l’est de l’oural. Enfin et surtout, elle a besoin de l’Europe comme d’un allié naturel, complémentaire car issu de la même civilisation.

En effet cette unité Euro-Russe (seule garante de paix et d'indépendance pour les peuples du continent) n'est pas seulement vitale, elle est souhaitable car les Européens d'Occident ou de Russie appartiennent avant tout à la même civilisation.

Comme le disait récemment Natalia Narotchnitskaïa lors d’un colloque à Paris : « La vraie coopération entre la Russie et l’Europe pourrait cependant donner un nouvel élan à notre continent à l’aube du troisième millénaire. Les grandes cultures romano-germanique et russe-orthodoxe partagent un seul et même fondement apostolique, chrétien et spirituel. Les Européens, qu’ils soient Occidentaux ou Russes, ont donné au monde les plus grands exemples de la spiritualité latine et orthodoxe ».

Voilà pourquoi l’avenir de l’Europe, c'est la Russie.


http://alexandrelatsa.blogspot.com/2009/10/lavenir-de-leurope-cest-la-russie_03.html





Axe Washington-Paris-Tel-Aviv
instrumentalisant l'Europe
contre la Chine et la Russie

par Eva R-sistons
http://r-sistons.over-blog.com/article-29626350.html

Lire aussi, d' Eva :

La planète ? 2 blocs antagonistes
Le cirque des Grands (Russie-USA)
L'occident à la conquête de l'Asie

Exigeons la vérité envers les Russes
http://r-sistons.over-blog.com/article-32339347.html
La Russie n'est pas notre ennemie
http://r-sistons.over-blog.com/article-22350756.html

Spécial Russie
http://r-sistons.over-blog.com/article-22293145.html



http://r-sistons.over-blog.com/article-36887232.html

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Cuba: Un blocus économique sans
équivalent dans l'Histoire

Washington s'est bien gagné, en cinquante ans, le titre de génocide, même s'il fait tout son possible pour échapper au jugement de l'histoire. Le blocus économique à Cuba a été instauré pratiquement depuis le triomphe de la Révolution, en janvier 1959. Il constitue maintenant le cas le plus prolongé d'un siège maintenu par un ennemi contre sa victime.
De tous les blocus connus dans l'histoire, aucun n'a été aussi prolongé, obstiné et intégral. Homère a conté comment les grecs ont assiégé Troie pendant dix ans. Le siège de Leningrad  par les nazis, au cours de la seconde guerre mondiale, a duré 900 jours.
Mais à Cuba, il y a déjà plusieurs générations qui n'ont pas connu, dans toute leur existence, autre chose que les difficiles conditions imposées par la guerre économique, financière et commerciale à laquelle les soumet le puissant empire.
Des calculs récents montrent que l'île a perdu au moins 96 milliards de dollars en raison de cette agression officielle du pays nord-américain qui, depuis les années 70, a reçu annuellement l'approbation de l'occupant de la Maison Blanche, semblable en cela au César qui, dans l'arène, décidait  d'un seul geste la vie ou la mort du gladiateur vaincu.
Il s'agit bien d'un authentique acte de génocide et non pas d'une simple figure de rhétorique journalistique. Les lois internationales établissent clairement que toute mesure destinée à laisser mourir de faim ou de maladie un prétendu ennemi doit être classifiée comme acte de génocide et un bon nombre d'organisations internationales utilisent ce qualificatif de façon tout à fait justifiée lorsqu'ils font allusion à ce thème.
Si le peuple cubain a été capable de faire face à une telle violence et s'il peut faire état de réussites importantes malgré les tentatives d'asphyxie menées par le puissant voisin du Nord,  cela se doit en premier lieu à un patriotisme profondément ancré dans tous les esprits et une grande capacité de résistance, assistés bien sûr par la solidarité de nombreux amis tout autour du monde.
Ce sont ces amis qui, au cours des vingt dernières années, ont exprimé en vote majoritaire à l'Assemblée Générale de l'ONU leur rejet  de l'obstination de la Maison Blanche et qui sont parvenus à l'isoler internationalement, même si l'empire refuse toujours de tenir compte de
la volonté mondiale.

Nestor Nunez

source : Agence Cubaine D´Information

 

http://eldiablo.over-blog.org/article-36871990.html

Un blog à visiter, militant, avec son grenier d'affiches


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On attaque indirectement la Russie :

Echos de nos Médias
par Eva R-sistons :


Iran : Manifestations de l'opposition


Manifestations contre le Pouvoir formentées par l'Etranger, certainement, pour ensuite servir de prétexte à une attaque de l'Iran (en dressant les veaux contre ce pays), soi-disant des installations nucléaires, mais au passage l'Occident détruira les forces armées de l'Iran, toutes les infrastructures du pays, etc, on connaît la chanson, on a vu ça en Irak !

Sur FR2, le 4 novembre 2009 on insiste par exemple sur la "terrible répression" (coups de bâtons et gaz lacrymogènes!), Kouchner le néoconservateur se dit "inquiet" (et les atrocités de l'Occident ne l'inquiètent jamais ?); lors du rassemblement marquant le 30e anniversaire de la prise de l'ambassade américaine, les manifestants iraniens pro-gouvernementaux auraient crié "Mort à l'Amérique", mais FR2 (Journal de 20 h) a oublié de dire qu'en face, on criait "Mort à la Russie" (pourquoi, au fait ?).

On en profite pour rappeler qu' "Après l' élection controversée, des dizaines de personnes avaient été tuées et quelque 4000 arrêtées lors de troubles", fichtre, qu'ils sont méchants ces Iraniens !

Le Mur de Berlin, c'est l'over-dose, FR2 a même été dénicher un reportage sur les sportifs de haut niveau drogués pour gagner,  allons-y les flots d'anticommunisme primaire, et jamais un reportage sur l'enfer du capitalisme ! Côté cinéma, c'est la sortie de "le concert" qui mobilise évidemment les Médias communautaristes, avec à la clef des attaques contre la Russie rétive au Nouvel Ordre Mondial diabolique et la séance quotidienne d'apitoiement sur les persécutions des Juifs (Pauvre peuple ! Il a bien raison, après tout, de vouloir la guerre contre l'Iran !). Et puis un petite dose de sécuritaire,
vous voyez on a tout: Le méchant Iran, la vilaine Russie, les sauvages jeunes, l'atroce communisme, l'insécurité, et pour finir, le morceau quotidien sur la Shoah (des seuls juifs).

Elle est pas belle, l'information, en France ?

Eva R-sistons
Supercontent

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 22:54

Au-delà des attaques, que penser de l'Iran?
Quelle est la situation géopolitique aujourd'hui?



Que doit faire Ahmadinejad
pour recevoir le prix Nobel?


SERIE « COMPRENDRE LE MONDE MUSULMAN » : L’IRAN

INTERVIEW DE MOHAMED HASSAN

PAR MICHEL COLLON ET GREGOIRE LALIEU

 

La menace iranienne gronde-t-elle aux portes de l’Occident? Les élections étaient-elles truquées? Quels en étaient les véritables enjeux? Pourquoi les Etats-Unis ont-ils soutenu le mouvement d’opposition? Pour notre dossier “Comprendre le monde musulman”, Mohamed Hassan répond à ces questions. Le spécialiste éclaire les différentes forces qui s’affrontent en Iran, pourquoi Ahmadinejad fait si souvent la une des journaux et comment la république islamique pèsera sur l’avenir de l’empire US, affaibli.

 



Les médias nous disent que l’Iran est une grande menace. A preuve les déclarations d’Ahmadinejad sur Israël et son programme nucléaire. L’Iran est-il réellement un pays dangereux ?


Tout d’abord, vous devez savoir que ce fameux programme nucléaire a débuté à l’époque du régime précédent, celui du Chah. Avec le soutien des Etats-Unis ! De plus, une campagne est menée par les opposants d’Ahmadinejad à l’intérieur et à l’extérieur du pays, prétendant que l’Iran veut entrer en guerre avec Israël. C’est faux. L’Iran ne veut entrer en confrontation avec personne. Il veut juste affirmer sa souveraineté nationale. L’enjeu nucléaire doit être abordé sous cet angle. Pour le peuple iranien, c’est une question de droit à l’auto-détermination. 




Mais Israël se dit menacé. Car Ahmadinejad nie l’Holocauste, non ?


Non. Il a reconnu que l’Holocauste était un événement terrible mais il a surtout souligné le fait que les personnes qui ont commis ce génocide n’en ont pas payé le prix alors que les Palestiniens l’ont fait. Durant la Première Guerre mondiale, l’Allemagne a attaqué ses voisins et en a payé le prix. Par exemple, la Belgique a été dédommagée par l’Allemagne.


Quelle est la vraie position d’Ahmadinejad ? Il dit que pour établir quelles sont les personnes responsables de l’Holocauste et les faire payer, nous devons étudier cet événement tragique et rendre ce débat public. Cet élément essentiel est caché par la campagne anti-Ahmadinejad : certaines personnes lui posent des questions et puis sortent ses réponses de leur contexte. De plus, la question de la responsabilité dans l’Holocauste est devenue un tabou. Toute cette propagande contre Ahmadinejad vise à déstabiliser l’Iran.

 


Pourquoi ?


Noam Chomsky a expliqué dans son livre The Fateful Triangle comment Israël, à l’époque du Chah, voulait construire une alliance avec l’Iran, la Turquie et l’Ethiopie pour briser le nationalisme arabe dans la région. Aujourd’hui, Israël voudrait que l’Iran soit dirigé par un gouvernement complaisant. L’objectif immédiat de la campagne contre Ahmadinejad, c’est de faire cesser les relations entre l’Iran d’un côté, et le Hezbollah et le Hamas de l’autre. Cela consoliderait la position d’Israël sur deux points. D’abord, les pays pro-occidentaux de la région en bons termes avec Israël (comme l’Egypte ou la Jordanie) seraient renforcés. Ensuite, en Palestine, la position d’Abbas serait confortée et les éléments qui veulent résister à Israël seraient affaiblis. Voilà les raisons de la campagne israélienne contre Ahmadinejad.

 


La question palestinienne et le programme nucléaire n’ont-ils pas servi de prétextes électoraux à Ahmadinejad pour rallier la population autour de sentiments nationalistes ?


C’est ce qu’ont aussi prétendu certains opposants d’Ahmadinejad durant la campagne. Bien sûr, le peuple iranien, qui a connu les privations avec le Chah, a de la solidarité pour les Palestiniens. Mais ça ne pouvait être un élément crucial pour déterminer le résultat des élections : ce n’est pas la Palestine qui va donner du travail et à manger aux Iraniens. En fait, la vision politique d’Ahmadinejad porte sur l’Etat : pour lui, il doit tout contrôler. C’est pour cela qu’il a été élu par les travailleurs, les paysans et les ouvriers des villes : ces personnes bénéficient de l’intervention de l’Etat et de sa politique économique. Par contre, les réformistes comme Moussavi (qui était soutenu par l’Occident) ne sont pas d’accord avec cette vision.



Quelle est leur position ?


Ces réformistes proviennent de ce qu’on appelle la « bourgeoisie du Bazar », une bourgeoisie qui existe depuis très longtemps dans les pays islamiques. Elle est composée des producteurs artisans associés à la paysannerie. A l’époque du Chah, la bourgeoisie du Bazar n’était pas si importante. Car le pays était dominé par la bourgeoisie compradore, qui utilisait l’appareil d’Etat et les finances du gouvernement pour commercer avec les pays impérialistes à travers l’import-export. Les compradores ne produisaient rien, ils ne faisaient que vendre des produits. C’est pourquoi l’économie iranienne était très dépendante des forces étrangères.

A cette époque, la bourgeoisie du Bazar n’était pas soutenue par les compradores, si bien qu’elle manquait de capitaux et de technologies. C’est pourquoi elle a soutenu Khomeiny durant la révolution islamique de 1979. Le système économique iranien fut ainsi transformé et avec le développement de la bourgeoisie du Bazar au détriment de celle des compradores, le pays passa d’un statut néocolonial à un modèle indépendant.

Les gens issus de la bourgeoisie du Bazar virent dans la révolution une opportunité d’utiliser le capital de l’Etat pour se faire beaucoup d’argent. Et aujourd’hui, certains d’entre eux sont milliardaires ! Les réformistes tels Moussavi, Rafsandjani ou Khatami proviennent de ce groupe. On les appelle « réformistes » non parce qu’ils ont des idées progressistes mais parce qu’ils veulent changer le système économique actuel, avec moins d’intervention de l’Etat et plus de privatisations. Cela permettrait à certains d’entre eux de devenir encore plus riches, l’Iran représentant un énorme marché. Tel était l’enjeu principal des dernières élections et comme je l’ai dit, la plupart des Iraniens, qui bénéficient de l’intervention de l’Etat, ont choisi Ahmadinejad au lieu du « réformiste » Moussavi.

 


Selon vous, ces élections n’ont pas été manipulées ?


Bien sûr que non. L’idée qu’elles ont été truquées vient de la propagande menée pour marginaliser Ahmadinejad et placer en Iran un gouvernement pro-occidental. Il suffit d’analyser certains éléments pour voir que cette idée de fraude n’est pas sérieuse. Tout d’abord, la Fondation Rockefeller a financé une ONG pour réaliser un sondage d’opinion deux semaines avant les élections : Ahmadinejad était donné vainqueur à trois contre un. Deuxièmement, nos médias n’ont jamais montré les débats qui ont été organisés durant la campagne en Iran : n’importe qui aurait pu voir qu’il s’agissait de débats très ouverts et aurait pu mieux comprendre pourquoi Ahmadinejad a été élu par les travailleurs. Troisièmement, nous pourrions demander: qui sont ceux qui prétendent qu’il y a eu une fraude en Iran ? Pourquoi les Etats-Unis ne s’intéressent-ils pas à la démocratie dans les Emirats ? Pourquoi n’y a-t-il pas de campagne contre l’Afghanistan où les élections ont été manifestement truquées ? Etc.

Pour répondre à ces questions, nous devons comprendre que selon les intérêts impérialistes, des certificats sont donnés pour définir où sont les bonnes élections et où sont les mauvaises. Enfin, le peuple iranien a vu ce que les forces impérialistes ont fait en Irak, en Afghanistan et au Pakistan. C’est aussi une des raisons pour lesquelles les Iraniens ont choisi Ahmadinejad, qui construit une alliance anti-impérialiste avec des pays comme la Chine ou la Russie. Par contre, les réformistes, dits plus « pragmatiques », sont en fait prêts à établir de bonnes relations avec les pays impérialistes pour commercer avec eux.

 


Hillary Clinton a récemment avoué que les Etats-Unis avaient encouragé le mouvement d’opposition iranien après les élections. Mais ce n’était pas la première fois que Washington intervenait dans la politique de l’Iran, n’est-ce pas ?


En 1953, en effet, la CIA a renversé le premier ministre iranien Mossadegh. Il avait été élu pour ses idées nationalistes et progressistes. En 1951, il nationalisa l’industrie pétrolière, ce qui provoqua la colère des intérêts anglo-saxons dans la région. Une opération orchestrée par la CIA le remplaça par Mohammad Reza Pahlavi, le Chah, qui défendra les intérêts impérialistes dans la région pour un long moment.

Pour les Etats-Unis, il était très important d’avoir un allié en Iran. Car le Golfe avait été longtemps dominé par l’Empire britannique. Mais après les années soixante, ce dernier déclina et les Britanniques n’eurent plus les moyens de financer leurs positions stratégiques dans cette région. Alors qu’ils quittaient le Golfe, les Etats-Unis craignirent que l’influence des Soviétiques et que le nationalisme arabe en profitent pour se renforcer. C’est pourquoi Washington utilisa le Chah pour jouer le gendarme dans la région et défendre ses intérêts. Le Chah profita de l’argent du pétrole pour construire une énorme puissance militaire et un service de renseignements solide et impitoyable : la Savak. A ce moment, deux forces s’affrontaient dans la région : les révolutionnaires, qui acquéraient de plus en plus de légitimité auprès des masses, comme le gouvernement de Nasser ou la révolution républicaine au Yémen; de l’autre côté, les pro-impérialistes comme le régime saoudien wahhabite, le gouvernement du Koweït ou la Jordanie. La dictature militaire établie par le Chah avec l’aide des Etats-Unis contribua sérieusement à la victoire des forces pro-impérialistes.

 


Quelle était la situation en Iran sous la dictature du Chah ?


Le peuple iranien souffrit beaucoup de ce régime. Comme je l’ai dit, le pays était dominé par la bourgeoisie compradore, menée par des royalistes féodaux et un régime militariste, dans un Etat semi-colonial sans la moindre vision de construire une industrie nationale. La bourgeoisie nationale pour sa part était très faible et la majorité de la population était composée par la paysannerie, la petite bourgeoisie et le petit prolétariat. Les différences sociales étaient énormes. Certains étaient encore plus riches que tout ce que vous pourriez voir à Beverly Hills; par contre, beaucoup d’Iraniens n’avaient jamais vu la couleur d’une chaussure. C’est pour cela que la grande majorité du peuple iranien soutint la révolution islamique de 1979 qui renversa le Chah. Les enjeux des diverses classes sociales, voilà en fait l’unique moyen de comprendre l’Iran avant et après la révolution.

 


Comment la révolution s’est-elle produite ? Comment l’Iran a-t-il été transformé ?


Bien sûr, à cause des énormes différences entre les classes sociales, des partis et des associations voulaient changer de régime. Le plus important de ces partis a longtemps été le parti communiste « Toudeh ». Le Chah les a vigoureusement combattus, mais sa plus grande erreur a probablement été de laisser se développer l'Organisation des Moudjahiddines du Peuple Iranien (OMPI). Celle-ci s’inspirait de la théologie de la libération (en Amérique latine), combinant une analyse marxiste des classes avec la pensée islamique. Le Chah pensait que si un groupe apportait une nouvelle théorie mélangeant Marx et l’Islam, l’influence de son principal ennemi, le communisme, déclinerait. Mais l’OMPI était en fait bien plus qu’un parti car ces gens avaient une véritable vision, comme les sandinistes au Nicaragua. Ils sont devenus populaires et très forts. Cependant, pour parvenir à renverser le Chah, il leur manquait un leader. C’est pourquoi ils voulurent se servir de Khomeiny (qui était alors exilé en France), car c’était un leader religieux charismatique et anti-impérialiste. Mais Khomeiny avait sa propre vision. Si bien que lorsque le Chah fut renversé, Khomeiny affirma aussitôt son idéologie et prit le pouvoir. Cela créa des tensions avec les Moudjahiddines du peuple. Les deux camps s’affrontèrent et finalement Khomeiny s’imposa parce qu’il bénéficiait du soutien de la bourgeoisie du Bazar.

 


Quelle était la vision de Khomeiny ?


Pour Khomeiny, c’est aux peuples du tiers monde, oppressés par l’impérialisme, que devait revenir le pouvoir. Il voulait créer un front uni des peuples et soutint par exemple les sandinistes du Nicaragua. De cette façon, l’Iran passa du statut d’Etat néocolonial à celui d’Etat indépendant. La première mesure du gouvernement fut de nationaliser le pétrole tout comme Mossadegh l’avait fait plus tôt. Khomeiny changea également le système politique dictatorial du Chah. Il déclara qu’il fallait un parlement et quelqu’un pour le contrôler sur base de la religion et de l’indépendance nationale : le Guide Suprême.

 


Etant donné que la candidature aux élections doit être approuvée par le Guide Suprême, le système politique iranien est-il vraiment démocratique ?


La définition de la démocratie est elle-même une grande question. Y a-t-il en Iran une démocratie de type occidental, une démocratie d’Etat bourgeois ? Bien sûr que non. Le Guide Suprême contrôle en effet le système politique iranien mais il serait naïf de croire que les élections des pays occidentaux sont un exemple d’une meilleure démocratie. Les élections par ici se font sur la base de forces qui se trouvent derrière les partis et que l’on ne voit pas directement. L’Iran pour sa part est une république islamique et tous les partis doivent donc se baser sur la religion. Les partis laïques y sont vus comme une invention de l’Occident qui pourrait diviser le peuple et menacer la souveraineté nationale du pays.


C’est précisément cette indépendance iranienne qui frustre les pays impérialistes.
Ceux-ci n’ont en réalité aucun problème avec le fait que l’Iran soit un Etat islamique. L’Arabie Saoudite est un Etat islamique où il n’y a même pas d’élections, et les pays impérialistes n’ont aucun problème avec ça car l’Arabie Saoudite est un pays ami. Le vrai problème, c’est que l’Iran a une vision indépendante sur sa souveraineté nationale. Imaginons qu’Ahmadinejad abandonne sa vision d’indépendance nationale et adopte un système où les intérêts impérialistes seraient défendus comme en Arabie Saoudite : il recevrait certainement le Prix Nobel !

 


Il y a quelques jours, Zbigniew Brzezinski, le conseiller d’Obama, a déclaré que si Israël attaquait l’Iran, les Etats-Unis devraient intercepter ses bombardiers. N’est-ce pas surprenant ?


Brzezinski constate que les Etats-Unis ont été gravement affaiblis sur le plan économique et militaire pour deux raisons. Tout d’abord, les néoconservateurs, quand ils sont arrivés au pouvoir, ont utilisé le 11 septembre comme prétexte pour faire la guerre et ont transformé l’ensemble du monde musulman en ennemi. C’était totalement fou et contre-productif pour les Etats-Unis. De plus, l’invasion de l’Irak était une lourde erreur : elle n’a pas renforcé les Etats-Unis, mais les a plongés dans de sérieux problèmes.

Dans ce contexte, Brzezinski essaie de trouver des solutions tout en gardant à l’esprit que l’objectif le plus important pour son pays est de contenir le développement de son principal rival : la Chine. (Eva: Russie et Chine sont des adversaires redoutables, car ils ne s'alignent pas sur l'Ocident, ils sont forts et ils gênent lesOccidentaux dans leur unique souci de dominer le monde. Concernant les chinois, l'adversaire est de taille: Ils ont deux qualités qui font cruellement défaut aux yankees: La sagesse et la patience. Ils ne se feront pas avoir facilement ! Quant aux Russes, avec Poutine-Medvedev, et non Eltsine, ils ont appris à se méfier). Une partie de la solution consiste à renforcer l’Otan, car cette institution peut apporter une réponse aux problèmes de l’Occident en général et des Etats-Unis en particulier. C’est d’ailleurs pour cette raison que Brezinski a approuvé la proposition de la Grande-Bretagne, de l’Allemagne et de la France de tenir une nouvelle conférence internationale sur l’Afghanistan : il est primordial que l’Otan ne connaisse pas une défaite afghane comme en ont connue les Soviétiques car l’Otan est la seule clé qui permettra aux Etats-Unis de jouer un nouveau rôle important dans le monde.


Une autre partie de la solution repose sur de nouveaux partenariats pour construire une alliance plus forte contre la Chine. Dans cette optique, Brzezinski considère que la politique à l’égard de l’Iran en particulier, mais aussi à l’égard des autres pays musulmans et même de la Russie, ne devrait pas être agressive. Elle devrait être basée sur le dialogue et ne pas se retrouver piégée par la propagande sioniste d’Israël.

Voilà qui explique le discours d’Obama au Caire. Les Etats-Unis doivent convaincre les musulmans, les hindous et la bourgeoisie russe qu’ils ont plus d’intérêt à s’allier avec les forces occidentales plutôt qu’avec la Chine. C’est pour cela que Brzezinski a dit que la colère des pays qui avaient été considérés comme des ennemis par l’administration Bush devait maintenant être prise en considération. Ces pays devraient maintenant avoir le droit d’utiliser leurs propres ressources. Les raisons de ce changement politique sont claires: les Etats-Unis doivent empêcher ces pays de construire un autre système mondial pour les garder dans un système dominé par Washington.


Est-ce le signe que les relations entre les Etats-Unis et Israël ne sont plus si bonnes ?


Tout d’abord, ce n’est pas Israël qui fait la politique aux Etats-Unis. C’est la bourgeoisie américaine qui décide. Mais c’est un fait : il existe une profonde division au sein de l’impérialisme US. Vous avez ce premier courant, arriéré, qui persiste à croire qu’ils peuvent continuer sur la voie militaire. Mais ce n’est pas réaliste : le pays va connaître un problème démographique et une confrontation militaire avec la Chine est perdue d’avance. L’autre tendance, où vous trouvez Brzezinski et Obama, sait par contre qu’il faut faire preuve de tactique et se montrer réaliste pour maintenir l’hégémonie US. Ils disent : « Nous devons connaître notre force et nos limites et travailler sur cela. Afin d’être certains que notre force ne soit pas perçue de manière négative mais positive. Notre force doit constituer une garantie pour nos partenaires. »


Les Etats-Unis ont évidemment des liens très forts avec Israël, mais l’enjeu euro-asiatique (le contrôle de l’Eurasie) est le plus important : c’est là que se décidera l’avenir de l’humanité. Brzezinski veut donc contrôler la marmite. Il sait que la température de cette marmite doit être décidée par des cuisiniers très malins, pas par des lunatiques. En effet, si la marmite déborde, ça va brûler tout le monde et les Américains seront boutés hors de la région. Voilà qui explique la déclaration de Brzezinski sur les bombardiers israéliens et le fait que pour la première fois, les Etats-Unis font des concessions et autorisent d’autres forces occidentales à venir dans le Golfe. C’est le cas par exemple de la France avec une base militaire dans les Emirats Arabes Unis. Mais cela témoigne aussi de la faiblesse dans laquelle se trouvent maintenant les Etats-Unis


Quelques lectures sur l’Iran,
recommandées par Mohamed Hassan :

- The Persian Puzzle, par K. Pollack (ancien conseiller de Clinton et analyste de la CIA), Brookings Institution, 2004

- Ervand Abrahamian, Iran Between Two Revolutions, Princeton Studies, 1982

- Ervand Abrahamian, The Iranian Mojahedin, Yale University Press, 1989

- Trita Parsi , Treacherous Alliance: The Secret Dealings of Israel, Iran and the United States, Yale University Press, 2007

- Noam Chomsky, Fateful Triangle: The United States, Israel, and the Palestinians, South End Press, 1983.

- Zbigniew Brzezinski, An agenda for Nato, Foreign Affairs, septembre –octobre 2009

- Michel Collon, Quelle sera, demain la politique internationale des USA ?

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2288:que-doit-faire-ahmadinejad-pour-recevoir-le-prix-nobel&catid=1:articles&Itemid=2


http://r-sistons.over-blog.com/article-36706030-6.html#anchorComment



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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:51


Intelligence versus Iran

La grande semaine diplomatique, qui a conduit vendredi à la révélation par Obama-Brown-Sarkozy d’une nouvelle fabrique nucléaire iranienne, commence à pouvoir être reconstituée, à partir des éléments lâchés par les diplomates des trois pays. Elle pose de sérieuses questions, et pas seulement aux Iraniens.  «Nous savions depuis plusieurs années» ont souligné vendredi Américains et Français, en révélant soudain l’existence du nouveau site clandestin iranien.


Des images satellite et des agents sur le terrain avaient repéré près de Qom la construction d’une usine d’enrichissement de l’uranium. L’information était déjà connue sous l’administration Bush, ont précisé les Américains. Obama avait été briefé durant la période transitoire, entre son élection en novembre 2008 et son inauguration en janvier 2009.  Au printemps dernier, les Américains auraient réalisé que les Iraniens «savaient qu’ils savaient». Personne n’était sorti du bois pour autant.


Fin juillet, selon le
New York Times, Obama avait demandé aux services américains, britanniques et français de se préparer à une présentation du site au moment de l’assemblée générale de l’ONU (la semaine dernière donc). Lundi, au début de la grande semaine de l’ONU, Téhéran a pris de vitesse le trio occidental en révélant elle-même, dans une lettre à l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique) la construction d’une usine d’enrichissement «pilote».


Informés mardi soir par l’AIEA de la lettre iranienne, les conseillers de Barack Obama ont passé une nuit agitée, rapporte le New York Times, à l’hôtel Waldorf Astoria de New York, avant d’informer mercredi matin le président. Celui-ci a alors laissé s’écouler deux jours encore avant de faire vendredi matin avec Gordon Brown et Nicolas Sarkozy sa déclaration solennelle – impromptue et déplacée- au sommet du G20, censé s’occuper de coordination économique. Les Français plaidaient pour une réaction plus rapide, le jour du Conseil de sécurité de l’ONU consacré au désarmement nucléaire, le jeudi matin. Obama a préféré attendre encore un jour, le temps de «briefer» correctement toutes les parties concernées, surtout Russes et Chinois qu’il veut rallier à sa cause.


Mercredi, Obama a personnellement informé Dmitri Medvedev, obtenant à la sortie de l’entretien une déclaration du président russe plus musclée que d’ordinaire. Les Chinois ont été informés le même jour, par le conseiller de la Maison Blanche chargé de la Chine, Jeff Bader. Jeudi, Barack Obama a présidé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU sur la non-prolifération nucléaire comme si de rien n’était. Le président ne voulait pas que l’Iran détourne l’attention de son initiative sur le désarmement, expliquent ses conseillers. «M. Obama a utilisé ce forum global cette semaine non pas pour rallier le monde afin de stopper les voyous nucléaires d’aujourd’hui, mais pour offrir de charmantes visions de désarmement dans un futur éloigné» s’indigne un
édito du Wall Street Journal ce week-end. «Les Américains et leurs alliés rêvent», «Il est de plus en plus évident, et dangereux, que M. Obama n’était pas attentif» poursuit le WSJ.


L’Elysée n’a pas fourni non plus d’explication très convaincante à cet étrange calendrier. «Nous n’avons pas rendu l’information publique plus tôt car il fallait être très sûr. Le dossier devait être sérieux, établi, incontestable» souligne Paris, rappelant le précédent des «armes de destruction massives» imaginées par l’administration Bush en Irak. Serait-ce donc que le dossier des agences de renseignement était trop mince encore? «La lettre iranienne à l’AIEA ne change rien» soutiennent aussi les Français, soutenant que Téhéran aurait dû informer l’agence dès le début de la construction du site. Pourquoi alors cette annonce au G20? «Il fallait choisir le bon moment et le bon cadre pour faire l’annonce» répondent encore les diplomates français. Si l’information révélée vendredi était si grave, pourquoi n’avoir pas pu réunir le trio Obama-Brown-Sarkozy ailleurs qu’au G20?

Et pourquoi Obama continuait-il à tendre la main aux dirigeants iraniens, et même leur présenter ses vœux au Nouvel an persan, tout en sachant qu’ils poursuivaient ce programme clandestin? A force de questions, la sortie vendredi du trio Obama-Brown-Sarkozy, avec leurs mines des grands jours, commence à sentir le «coup de com’» mal maîtrisé. Surtout, les Iraniens ont maintenant beau jeu de dire qu’ils ont été les premiers à révéler lundi… ce que les services occidentaux savaient et gardaient caché depuis des années.


http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2009/09/intelligence-versus-iran.html

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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 18:22
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 20H13




Par CPolitic


Du temps des aboiements de Manuel Valls
, le concept d’« anti-sarkozisme primaire » a été longuement abordé. Une véritable honte. Celui ou celle qui en faisait preuve était impitoyablement brocardé(e).
Ce principe aurait été légitime et compréhensible, si dans le peu de « réformes » réalisées et prétendues comme telles, à l’instar des gouvernements précédents, il pouvait subsister une réelle mesure sociale, proche des plus fragiles et des plus faibles.

Mais non le moindre engouement pour de telles innovations législatives se trouve confronté à la dure réalité. Exemple majeur, s’il en est, le RSA: le Revenu de Solidarité Active. Magnifique baudruche créée par le bien naïf (étonnant d’après son cursus…) Martin Hirsch, servant principalement à fliquer les plus faibles, d’où un recul massif des ayant droits en lisant le formulaire d’inscription. Le principal intéressé a lui même reconnu une « erreur ». Dommage quand on sait qu’il était payé uniquement…pour ça!

Autre exemple funeste, les tests ADN. Eric Besson, se rappelant à ses bons souvenirs politiques – pour information il vient du PS (si, si!) – a décidé de taper du poing sur la table, et de lancer une rafle dans la jungle de Calais. Histoire de bien montrer qu’il était solidaire d’un mouvement de néo-conservateurs. Tout ça pour remettre en liberté les 130 réfugiés arrêtés dans le Sud de la France: 15 jours de gagner!

Ne nous leurrons pas. Rien n’est social dans le National Sarkozisme, tout est tromperie. Alors certes, nous n’avons pas les exécutions sommaires et les camps de déportés – quoique les camps centres de rétention y font parfois penser à plus d’un titre, idem pour l’état lamentable de nos prisons - mais reconnaissons tout de même que nous bénéficions, par la plus grande générosité de son créateur, de toutes les caractéristiques d’un fascisme moderne: les jugements truqués et la présomption d’innocence piétinée par la parodie de président (lapsus vous avez dit lapsus?), des ministres indignes des valeurs de la devise républicaine (qui ne démissionnent pas!), les médias contrôlés par le pouvoir (pauvre Arlette Chabot, pas assez collaborative…), le débat parlementaire ignoré et lobotomisé (loi imposée, rythme législatif effréné, loi truquée pour aider des sectes, retrait de loi, correction de loi, loi stupide et liberticide…), culte de la personnalité du monarque, déploiement des forces policières, suppression d’une commission d’enquête sur les bavures (feu CNDS), etc…

Alors non, mille fois non, il reste vital d’être et de se revendiquer même entièrement contre le National Sarkozisme! Pas de demi-mesure, pas d’opposition molle, qui en 1933, nous (nos aïeux et l’Europe entière), nous avait fait plier.
L’Histoire est enseignée dans les écoles pour ne pas que les enfants fassent les mêmes erreurs que leurs aînés, une fois devenus adultes. Tirons simplement les leçons du passé, avant que le rubicon ne soit définitivement franchi.


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6646

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