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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:43

Un Montpelliérain en terre de Palestine face à la colonisation en marche

 

colonies-j.jpg

 

La politique du fait accompli

L'hypocrisie d'Israël

 

Notre camarade Vincent nous envoie depuis la Palestine le témoignage ci-dessous. Il nous écrit :" Tout se passe bien ici, on a manifesté a Sheikh Jarrah cet après midi, un quartier arabe où ils expulsent les familles. On part dimanche dans les camps en Cisjordanie, je pense que l'accès au mail sera plus difficile."

La colonisation en marche

Régulièrement, nous entendons parler de prétendues négociations dans le cadre du processus de paix, qui incluent souvent un "gel de la colonisation". Qu'en est il vraiment?

A Jérusalem, le processus de colonisation est permanent. La vieille ville est pour l'instant relativement épargnée, bien que l'on voit régulièrement apparaître ici et là des drapeaux israéliens en plein quartier musulman, preuve de l'occupation de ces maisons par des familles juives.

En revanche dans les quartiers arabes autour de la vieille ville c'est avec l'aide de l'armée que les familles palestiniennes sont délogées. Les maisons sont détruites a Silwan, alors qu'a Sheikh Jarrah les colons prennent possession des maisons quelques heures ou minutes à peine après l'expulsion des propriétaires palestiniens. Depuis un an, des familles dorment sur le trottoir, en face de leurs maisons, et voient y vivre les colons israéliens qui n'hésitent pas à les narguer et a les insulter... Des manifestations régulières ont lieu pour dénoncer ces expulsions, avec la participation de militants internationaux mais aussi d'israéliens.

A Jérusalem, la bataille est démographique. Pour le gouvernement israélien il faut judaïser la ville, et tout faire pour que la proportion de population arabe reste la plus faible possible. Cette politique passe également par le refus d'accorder des permis de construire ou par la destruction, dans la vieille ville y compris, d'habitations jugées illégales.

En Cisjordanie, la problématique est différente, et les moyens mis en œuvre également. La bataille ici est territoriale. Il faut placer ses pions pour empêcher l'autre de le faire, et ainsi Israël grignote petit à petit le territoire palestinien. Michel Warchawski, militant anticolonialiste israélien, compare cette stratégie à une partie de Go, ce jeu chinois où, en plaçant correctement ses pions, il faut encercler son adversaire et établir un territoire le plus grand possible.

D'abord trois maisons en haut d'une colline, puis trois sur la colline voisine, puis sur celle d'à coté, et ainsi de suite... Petit à petit les colonies fleurissent comme du chiendent autour des villages palestiniens. D'abord uniquement stratégiques, car elles sont au départ inhabitées et purement factices, elles se développent et deviennent des colonies de peuplement. La colonisation est gelée par les négociations? Aucun problème, les colonies sont déjà là, et les accords n'empêchent jamais les constructions pour assurer leur "développement naturel" dû, disent-ils, à l'accroissement démographique.

Par la construction d'un poste à essence, d'une usine, d'une route, le gouvernement israélien empêche les palestiniens de se déplacer, d'agrandir leur village ou d'accéder à leurs champs.

À l'heure actuelle, la construction de nouvelle colonies peut être gelée, leur espace couvre déjà près de 50% du territoire de la Cisjordanie, même si ce n'est pas construit en continu.

La colonisation est parfaitement planifiée par les autorités israéliennes. C'est une politique contrôlée et assumée. Dans certains cas cependant, l'État n'est pas l'initiateur des colonies. Des colons fanatiques, souvent très religieux, prennent sur eux d'aller s'installer en Palestine, de manière totalement illégale. Mais même dans ces cas là, l'État hébreux soutient le processus, en envoyant l'armée pour la protection des colons puis en fournissant les services élémentaires, eau, électricité, soins, éducation. Ces colonies "sauvages" - si tant est que les autres ne le soient pas - finissent dans tous les cas par être reconnues et intégrées au plan de colonisation.

Les villages palestiniens sont condamnés à devenir des enclaves sur leur propre territoire. Les routes pour les Palestiniens doivent passer en dessous de celles réservées aux colons, contourner sans arrêt le mur de séparation, faire des détours gigantesques pour rejoindre deux villes toutes proches. Il faut ainsi 2h30 pour rejoindre Jéricho depuis Jérusalem, villes distantes de seulement 20km !

Le gel de la colonisation est un leurre. Jamais l'État d'Israël n'a eu l'intention de cesser de coloniser, jamais une colonie n'a été démantelée, en dehors de Gaza. Par ces agissements, en rendant impossible une vie normale pour les Palestiniens, Israël compromet jour après jour la possibilité de la création d'un Etat palestinien.

Il est de notre devoir de dénoncer haut et fort cette hypocrisie, de faire tout notre possible ici et dans le monde pour faire cesser la colonisation, pour réclamer le démantèlement des colonies et pour que des sanctions soient imposées à l'État colonial d'Israël !

Vincent

On lira aussi sur le sujet :

Trois maisons palestiniennes démolies à Jérusalem-Est! Dites, Monsieur Frêche, les liens de Montpellier (et de la région) avec la terre d'Israël restent-ils toujours aussi "charnels"?

http:// www.resistons.net/index.php/2010/07/14/743-trois-maisons-palestiniennes-demolies-a-jerusalem-est-dites-monsieur-freche-les-liens-de-montpellier-avec-la-terre-d-israel-restent-ils-toujours-aussi-charnels


Auteur : Vincent - Source : NPA 34

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14341#14341

 

 

 

La tragédie est en marche.


A Gaza, via les bombardements incessants (malformations des nouveaux-nés etc) et la privation de toute vie normale, l'asphyxie est en route, l'extermination qui ne dit pas son nom.


Les Israéliens font aux Palestiniens ce que les Nazis ont fait aux Juifs ! Nous assistons à une tragédie atroce: La "Shoa" des Palestiniens ! En attendant la destruction de l'Iran, de la Syrie, du Liban, etc... Israël est un des grands cancers de l'humanité avec la GB, les Etats-Unis et maintenant la France de Sarkozy ! La planète va exploser sous les coups de butoirs de tous ces fous... eva R-sistons

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:40

Réflexions du compañero Fidel

L’origine des guerres - Fidel Castro

lundi 12 juillet 2010, par Comité Valmy


J’ai affirmé le 4 juillet que les États-Unis ne céderaient pas, et l’Iran non plus : « …l’une, par arrogance de puissants ; l’autre, par la résistance au joug et par la capacité de combattre, comme cela est arrivé si souvent dans l’histoire de l’homme. »

Dans presque toutes les guerres, une des parties souhaite l’éviter, et parfois les deux. En l’occurrence, celle-ci éclatera, même si l’une de parties ne le désire pas, comme cela arriva lors des guerres mondiales de 14-18 et de 39-45, séparées par vingt-cinq ans à peine.

La boucherie fut effroyable. Ces guerres n’auraient pas éclaté sans des erreurs de calculs préalables des deux parties qui défendaient des intérêts impérialistes et croyaient pouvoir atteindre leurs objectifs sans de si terribles coûts.

Dans le cas présent, l’une des parties défend des intérêts nationaux absolument justes ; l’autre poursuit des visées illégitimes et des intérêts bassement matériels.

Quand on analyse toutes les guerres qui se sont déroulées dans les annales de l’Histoire, on constate que l’une des parties a toujours visé ces objectifs-ci.

L’illusion qu’il soit possible de les atteindre en l’occurrence sans la plus terrible de toutes les guerres est absolument vaine.

Dans l’un des meilleurs articles publiés sur le site web Global Research, le 11 avril 2010, Rick Rozoff apporte de nombreux critères incontestables sur les visées des USA. Toute personne qui se veut bien informée doit les connaître.

Selon cet auteur, les USA pensent qu’ « une guerre peut être gagnée sans même avoir été lancée. Il est possible de remporter la victoire si l’adversaire sait qu’il est vulnérable à une attaque instantanée et non détectable, écrasante et dévastatrice, sans qu’il puisse se défendre ou exercer des représailles ».

C’est « un pays qui aspire à rester le seul État dans l’histoire à exercer une domination militaire complète sur terre, dans les airs, sur les mers et dans l’espace. »

« Qui maintient et étend des bases militaires et des troupes, des groupes de bataille formés de porte-avions et de bombardiers stratégiques sur presque toutes les latitudes et longitudes. Qui possède pour ce faire un budget de guerre record depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale : 708 milliards de dollars pour le prochain exercice fiscal. »

« …le premier pays à avoir mis au point et utilisé des armes atomiques. »

« …les USA conservent 1 550 ogives nucléaires déjà déployées et 2 200 (ou 3 500 selon certains calculs) de plus entreposées, et une triade de vecteurs de lancement terrestres, aériens et sous-marins ».

« Leur arsenal non nucléaire utilisé pour neutraliser et détruire les défenses aériennes et stratégiques, potentiellement toutes les forces militaires importantes d’autres nations, sera constitué de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques adaptés pour être lancés à partir de sous-marins, de missiles de croisière et de bombardiers hypersoniques, et de bombardiers stratégiques « super-furtifs » non détectables par les radars et donc capables de déjouer les défenses terrestres et aériennes. »

Rozoff énumère les nombreuses conférences de presse, réunions et déclarations de ces derniers mois en provenance des chefs de l’état-major interarmes et de hauts fonctionnaires de l’administration étasunienne.

Il explique les engagements des USA avec l’OTAN et leur coopération renforcée avec leurs alliés du Proche-Orient, autrement dit, en premier lieu, Israël. Il écrit :

« Les USA intensifient aussi leurs programmes de guerre spatiale et cybernétique afin d’être en mesure de paralyser les systèmes de surveillance et de commandement militaires, de contrôle, de communications, d’informatique et de renseignement d’autres nations, les laissant absolument sans défense sauf au niveau tactique le plus élémentaire. »

Il rappelle que la Russie et les USA ont signé à Prague, le 8 avril dernier, le nouveau Traité START qui « ne contient aucune contrainte sur la capacité actuelle ou planifiée des USA en matière d’attaque classique globale rapide. »

Il rapporte de nombreuses nouvelles à ce sujet et donne un exemple éloquent sur les visées des USA :

« Le département de la Défense explore actuellement toute la gamme de technologies et de systèmes concernant la capacité d’attaque classique globale rapide qui pourrait offrir au président des choix plus crédibles et techniquement viables pour faire face à de nouvelles menaces en évolution. »

Je suis d’avis qu’aucun président, voire le chef militaire le plus expert, n’aurait pas un instant pour savoir quoi faire si les ordinateurs ne l’avaient déjà programmé.

Rozoff, imperturbable, rappelle l’analyse faite par Elaine Grossman sur Global Security Network dans un article intitulé « Les essais concernant le missile d’attaque globale pourraient coûter 500 millions de dollars » :

« L’administration Obama a demandé 239,9 millions de dollars à des fins de recherche-développement par les services militaires d’une attaque globale instantanée pour l’exercice fiscal 2011…. Si le financement se maintient au niveau prévu dans les années à venir, le Pentagone aura dépensé quelque 2 milliards de dollars pour cette capacité d’attaque globale rapide d’ici la fin de l’exercice fiscal 2015, selon les documents budgétaires soumis au Capitole ce dernier mois. »

« Un scénario tout aussi horrifiant au sujet des effets d’une attaque classique globale rapide, cette fois en version maritime, est apparu voilà trois ans dans la revue Popular Mechanics :

« Un sous-marin atomique classe Ohio émerge dans le Pacifique, attendant l’ordre de tir du président. Quand celui-ci arrive, le sous-marin tire un missile balistique Trident-II de 65 tonnes qui atteint en deux minutes plus de 22 000 km/heure. Il s’élève au-dessus des océans et dans l’espace extra-atmosphérique pendant des milliers de kilomètres.

« Au sommet de sa parabole, suspendus dans l’espace, les quatre ogives du Trident se séparent et commencent à redescendre vers la planète.

« Les ogives, qui voyagent à près de 21 000 km/h, sont remplies de tringles de tungstène, un métal deux fois plus résistant que l’acier.

« Les ogives détonnent juste au-dessus de l’objectif, répandant sur la zone des milliers de tringles, dont chacune est douze fois plus destructrice qu’une balle calibre 50. Tout ce qui se trouve dans un rayon de 280 m2 autour de cette tempête métallique tourbillonnante est anéanti. »

Rozoff explique ensuite la colonne écrite le 7 avril, sous le titre : « La surprise nucléaire d’Obama », par l’ancien chef de l’état-major interarmes russe, le général Leonid Ivashov, qui, après avoir fait référence au discours prononcé par le président étasunien à Prague, un an avant – « l’existence de milliers d’armes nucléaires est l’héritage le plus dangereux de la Guerre froide » – et à sa signature de START II dans cette même ville, le 8 avril dernier, affirme :

« L’histoire des USA durant le siècle dernier n’offre aucun exemple que les élites étasuniennes aient fait le moindre sacrifice pour l’humanité ou pour les peuples d’autres pays. Serait-il dès lors réaliste d’attendre que l’arrivée à la Maison-Blanche d’un président afro-étasunien change la philosophie politique de ce pays traditionnellement axée sur la domination mondiale ? Ceux qui croient à quelque chose de pareil devraient alors se demander pourquoi les USA – le pays dont le budget militaire dépasse déjà celui de tous les autres pays du monde réunis – continuent de dépenser des sommes d’argent énormes pour se préparer à la guerre. »

Le général russe affirme :

« Le concept d’Attaque globale rapide implique une frappe concentrée par des milliers d’armes classiques de précision durant deux à quatre heures qui détruirait complètement les infrastructures vitales du pays cible et le forcerait donc à capituler. »

« Le concept d’Attaque globale rapide vise à maintenir le monopole des USA dans le domaine militaire et à creuser l’écart entre eux et le reste du monde. De pair avec le déploiement de missiles de défense censés blinder les USA face à des frappes de représailles russes et chinoises, l’initiative d’Attaque globale rapide est en train de faire de Washington le dictateur mondial de l’ère moderne. »

« Par essence, la nouvelle doctrine nucléaire est un élément de la nouvelle stratégie de sécurité étasunienne qu’on pourrait mieux décrire comme stratégie de l’impunité totale. Les USA dopent leur budget militaire, lâchent les rênes de l’OTAN comme gendarme mondial et planifient des manœuvres réelles en Iran pour tester dans la pratique cette initiative d’Attaque globale rapide. Entretemps, Washington parle d’un monde absolument exempt d’armes nucléaires. »

Au fond, Obama prétend leurrer le monde en parlant d’une humanité exempte d’armes nucléaires, lesquelles seraient remplacées par d’autres extrêmement destructrices, mais mieux adaptées à la volonté de terroriser les dirigeants des États et de garantir cette nouvelle stratégie d’impunité totale.

Les Yankee croient que la reddition de l’Iran est proche. Dans ce sens, on s’attend à ce que l’Union européenne fasse connaître son propre train de sanctions le 26 juillet.

Les 5+1 se sont réunis la dernière fois le 2 juillet, après que le président iranien Mahmud Ahmadineyad a affirmé que « son pays reprendrait les négociations fin août avec la participation du Brésil et de la Turquie ».

Un haut fonctionnaire de l’UE « a averti que ni le Brésil ni la Turquie ne sera invité à ces conversations, du moins pas à ce niveau ».

« Le ministre des Affaires étrangères iranien, Manouchehr Mottaki, s’est déclaré partisan de défier les sanctions internationales et de continuer d’enrichir l’uranium. »

Depuis le mardi 5 juillet où l’Union européenne a réitéré qu’elle prendrait de nouvelles mesures, l’Iran a répondu qu’il ne négociera pas avant septembre.

Les possibilités de vaincre cet obstacle insurmontable diminuent de jour en jour.

Ce qui va se passer est si évident qu’on peut le prévoir d’une façon quasi exacte.

Je dois de mon côté faire mon autocritique : j’ai commis l’erreur d’affirmer dans mes Réflexion du 27 juin que le conflit éclaterait le jeudi, le vendredi ou, au plus tard, le samedi. On savait alors que des bâtiments de guerre israéliens naviguaient vers l’Iran aux côtes des forces navales yankees, et que l’ordre d’arraisonner les cargos iraniens avait déjà été donné.

Je n’ai pas fait attention, toutefois, à une étape préalable : que l’Iran refuse concrètement l’inspection de ses cargos. Analysant le langage tortueux de la résolution du Conseil de sécurité imposant des sanctions à ce pays, je n’ai pas fait attention à ce détail sans lequel le mandat de perquisition ne pouvait être pleinement valable. C’était tout ce qu’il manquait.

Le délai de soixante jours fixé par le Conseil de sécurité le 9 juin pour recevoir des informations sur la mise en œuvre de sa résolution prendra fin le 8 août.

Mais il s’est passé en fait quelque chose de plus lamentable. J’ai travaillé à partir du dernier document élaboré sur ce thème épineux par notre ministère des Relations extérieures, lequel ne contenait pas deux paragraphes cruciaux, les derniers de cette Résolution, que voici :

« 36. Demande au Directeur général de l’AIEA de présenter dans les 90 jours au Conseil des gouverneurs de l’AIEA et parallèlement, pour examen, au Conseil de sécurité un rapport concernant la suspension complète et durable par l’Iran de toutes les activités mentionnées dans la résolution 1737 (2006) et l’application par ce pays de toutes les mesures prescrites par le Conseil des gouverneurs et des décisions énoncées dans les résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et dans la présente résolution ;

« 37. Affirme qu’il examinera les mesures prises par l’Iran au vu du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus, qui doit être présenté dans un délai de 90 jours, et : a) qu’il suspendra l’application des mesures susmentionnées si l’Iran suspend, et aussi longtemps qu’il suspendra, toutes les activités liées à l’enrichissement et au retraitement, y compris la recherche-développement, sous vérification de l’AIEA, pour ouvrir la voie à des négociations de bonne foi permettant de parvenir rapidement à un résultat mutuellement acceptable ; b) qu’il mettra fin aux mesures visées aux paragraphes 3, 4, 5, 6, 7 et 12 de la résolution 1737 (2006), aux paragraphes 2, 4, 5, 6 et 7 de la résolution 1747 (2007), aux paragraphes 3, 5, 7, 8, 9, 10 et 11 de la résolution 1803 (2008) et aux paragraphes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 21, 22, 23 et 24 ci-dessus dès qu’il aura constaté, après réception du rapport visé au paragraphe précédent, que l’Iran respecte pleinement les obligations que lui imposent ses résolutions pertinentes et se conforme aux exigences du Conseil des gouverneurs de l’AIEA, et que celui-ci l’aura confirmé ; c) que, au cas où il ressortirait du rapport demandé au paragraphe 36 ci-dessus que l’Iran n’a pas appliqué les dispositions des résolutions 1737 (2006), 1747 (2007) et 1803 (2008) et de la présente résolution, il adoptera, en vertu de l’Article 41 du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies, toutes autres mesures qui pourraient être requises pour persuader l’Iran de se conformer à ces résolutions et aux exigences de l’AIEA, et souligne que de nouvelles décisions devront être prises si de telles mesures additionnelles s’avéraient nécessaires… »

Un compagnon du ministère, sans doute épuisé par le travail de nombreuses heures consistant à faire des copies de tous les documents, s’est endormi. Si j’ai pu découvrir cet oubli, c’est parce que je désirais avoir toute l’information possible et échanger des vues sur ces questions délicates.

À mon avis, les États-Unis et leurs alliés de l’OTAN ont dit leur dernier mot. Deux puissants États dotés d’autorité et de prestige n’ont pas exercé leur droit de veto pour bloquer cette résolution perfide de l’ONU. C’était pourtant là la seule possibilité de gagner du temps à la recherche d’une formule pour sauver la paix, un objectif qui leur aurait procuré plus d’autorité pour continuer de se battre en sa faveur.

Aujourd’hui, tout pend d’un mince fil.

J’ai cherché avant tout à mettre en garde l’opinion publique internationale sur le cours des événements.

J’y suis arrivé en partie en observant ce qu’il se passait, en ma qualité de dirigeant politique qui a affronté de longues années l’Empire, ses blocus et ses crimes inqualifiables. Mais je ne le fais par esprit de vengeance.

Je n’hésite pas à courir le risque de compromettre ma modeste autorité morale.

Je continuerai d’écrire plusieurs autres Réflexions sur ce point en juillet et en août pour aller plus loin, sauf incident qui déclenche les armes meurtrières braquées les unes sur les autres.

J’ai beaucoup apprécié les derniers matchs de la Coupe du monde de football et les matchs de volley-ball de la Ligue mondiale où notre courageuse équipe s’est qualifiée à la tête de son groupe.

Fidel Castro Ruz

Le 11 juillet 2010

20 h 14

 

http://no-war.over-blog.com/article-l-horreur-americaine-la-guerre-globale-l-origine-des-guerres-castro-54121145.html

 

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://comite-valmy.org/spip.php?article746

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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 03:10

 

 

 

"Presse caniveau", "presse d'extrême droite", "chasse à l'homme". Tout cela contre Mediapart.

Que de formules pour accuser un média de tous les maux. Les édiles de droite ont pris soin de ne pas mettre dans le même sac d'autres journaux qui ont fait, eux aussi, des révélations : Le Point, Marianne, Rue 89, Backchich.

 

La ficelle de cette com' est énorme. Ce n'est plus ficelle une mais une corde à noeuds.

 

En général, les hommes au pouvoir ont le procès facile. Que ce soit si on diffame une personnalité ou un corps d'état comme la police. Ils savent attaquer pour injures, diffamation, dénonciation calomnieuse, incitation à la haine ou atteinte à la vie privée. Parlez-en à Voici ou à Gala quand ils sont photographiés au bras d'une ravissante jeune femme!

 

Dites dans une chanson, un journal ou blog que la police est un ramassis de vers de terre tout juste bons à manger les pissenlits par la racine et vous vous en prendrez plein la gueule question procès sur procès. Demandez à Hame ce qu'il en pense!

 

Dites publiquement que Nicolas Sarkozy est un menteur comme on en fait plus, la police est déjà chez vous, saisit votre ordinateur, vous place en garde à vue sans avocat avec fouille complète jusqu'à l'anus. Pas d'offense au chef de l'état sinon gare à votre fondement!

 

C'est ce qui arrive d'ailleurs au journal satirique "Le Monte" qui a présenté à sa une, un photomontage de Nicolas Sarkozy dans une posture euh.. peu élégante pour son fondement justement.

 

Et, à ce jour, Mediapart n'a toujours pas été attaqué en justice.

 

Avec ce qui a été dit, on aurait juré du contraire. Sauf que le journal en ligne n'a pas dit les choses comme on fait croire qu'il les a dites.

 

Il y a eu les enregistrements réalisés par le majordome et une interview de la comptable de Liliane Bettencourt.

Ils ont rapporté les paroles, après les autres avaient le choix entre démentir, confirmer ou porter plainte en diffamation.

 

Seule Liliane Bettencourt a porté plainte mais elle a été débouté, le justice ayant dit que les enregistrements contenaient des informations qui pouvaient être porté à la connaissance du public même si ils ont été réalisés par des un non journaliste et de façon clandestine.

 

La femme d''Eric Woerth a porté plainte en diffamation mais pas contre Mediapart, contre Arnaud Montebourg et Eva Joly pour leurs commentaires!

 

Eric Woerth n'a pas porté plainte en diffamation car il aurait eu à prouver que ce qu'affirme le journal était faux!

Il n'a pas non plus porté plainte contre Claire Thibout pour les mêmes raisons.

 

Il s'est contenté d'une vague plainte contre X pour dénonciation calomnieuse...

 

Presque un aveu?


Auteur : Milton Dassier - Source : Milton Dassier sur l'actu


 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14182

 


Lire aussi :


Affaire Woerth-Bettencourt : Ce qu'on se garde de vous dire...


 

 

Et sur le blog d'eva R-sistons sos-crise,

tout ce que vous ne lirez pas dans les médias aux ordres !

 

 

 


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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 16:30

 

 

Woerth-Sarkozy complices : 30 faits, pas de calomnie :

1°) le ministre du budget de Sarkozy, Eric Woerth, était aussi trésorier de l’UMP et depuis des années a mélangé les genres.
2°) Woerth organisait des réunions du « Premier cercle « , des 400 plus riches donateurs de l’UMP,  hôtel Bristol, face à l’Elysée pour que Sarkozy aille serrer les mains et que les chèques tombent.
3°) dans ces 400, Mme Bettencourt figurait comme généreuse donatrice, et comme Marc Ladreyt Delacharriére, directeur financier de L’Oréal et dirigeant de Fimalac, Ficht ratings, l’agence de notation charlatan qui menace la France…
4°) Woerth a placé sa femme chez Mme Bettencourt pour 180 000 euros par an, sous la tutelle de Pierre de Maistre (écoutes enregistrées)
5°) Woerth a décoré Pierre de Maistre de la Légion d’honneur
6°) Mme Bettencourt a versé 7500 euros à l’UMP par le truchement de Woerth
7°) Woerth a diné chez Mme Bettencourt
8°) Sarkozy a diné chez Mme Bettencourt (combien de fois en dehors des 2 ou 3 reconnus)
9°) Mme Bettencourt a donné 7500 euros au micro parti que Woerth a créée dans l’Oise pour collecter des fonds (parti créée avec Yvonne Cassetta, condamnée dans des affaires de tresorerie du RPR et Jean Francois Mancel également condamné). Avec Jean-Francois Mancel et l’ADO, une association locale de l’Oise, Eric Woerth avait déjà eu maille avec la justice pour des questions de financement.
10°) Mme Bettencourt faisait retirer chaque semaine 50 000 euros à distribuer aux « politiques » qui la visitaient. Et la liste d’un certain nombre de ces politiques a été rendue publique (Mesmer, les Chirac, les Kouchner…),
11°) La femme d’Eric Woerth a été amenée à travailler en Suisse pour Mme Bettencourt et M de Maistre
12°) la femme de Woerth a été obligé de démissionner quand le scandale est arrivée et elle a convenu qu’elle avait sous estimé le « conflit d’interêt ». Elle est embauchée chez Hermés pour 400 000 euros.
13°) Mme Bettencourt a des comptes en Suisse dissimulés au fisc, de l’ordre de 78 millions d’euros, (peut etre plus ?) Elle est la femme la plus riche de France, sa fortune, selon les journaux va de 10 à 20 milliards d’euros.
14°) Mme Bettencourt posséde une ile non déclarée dans les Seychelles
15°) Mme Bettencourt a reconnu etre une fraudeuse fiscale et s’est engagée à régulariser lorsque le scandale a éclaté
16°) Mme Bettencourt n’a pas fait l’objet de controles fiscaux réguliers alors qu’elle était en fraude
17°) Woerth déclarait posséder une liste de 3000 noms de fraudeurs fiscaux en Suisse : il n’a pas voulu rendre publique les noms de ces délinquants.
18°) Woerth a prétendu etre le champion de la lutte fiscale, mais le bilan de la lutte contre la fraude de ces 3000 délinquant identifiés est opaque, Mme Bettencourt en faisait elle partie ?
19°) sous l’autorité de Woerth, M de Maistre a été reçu deux fois officiellement à Bercy (rapport de l’IGF du 12 juillet)
20°) sous l’autorité de Woerth, Mme Bettencourt a reçu un chéque de reversement de 30 millions d’euros de « trop perçu » d’impôt.
21°) sous l’autorité de M. Woerth, Mme Bettencourt payait peu d’impôt, grâce au bouclier fiscal, en dépit et en sus de sa fraude.
22°) l’ex comptable de Mme Bettencourt j’a jamais varié dans ses déclarations, en dépit de la communication mensongère, au goutte à goutte, tronquée,  faite en direct à la presse, par M Guéant de l’Elysée : elle a confirmé avoir préparé en 2007, une enveloppe de 50 000 euros pour M. Woerth et comme M de Maistre voulait 100 000 de plus, celui-ci a fait chercher l’argent en Suisse. M. Woerth venait chercher cette enveloppe au moment de la campagne présidentielle de Sarkozy en 2007. Les carnets comptables et les relevés de banque corroborent.
23°) une autre employé de Mme Bettencourt a confirmé les faits sur ces enveloppes de liquide. Relevé de banques et carnets comptables corroborent.
24°) le procureur Courroye est impliqué par M de Maistre qui explique que l’Elysée lui a donné la garantie que l’affaire entre Mme Bettencourt et sa fille serait classée.
25°) c’est le procureur Courroye qui a pris en main l’affaire, alors qu’il y est mis en cause personnellement, en conflit avec ses collègues de Nanterre, qui a ouvert des enquêtes préliminaires, sans autre procédure, sans avocat, sans juge d’instruction indépendant. Sarkozy le justifie.
26°) le rapport de l’IGF est un rapport sous autorité du ministre Baroin et n’a aucune valeur probante. Néanmoins, il fait apparaître que des tractations ont eu lieu avec M. de Maistre.
27°) Il n’y a pas d’enquête sur la liste des 3000 fraudeurs de Suisse et la banque concernée HSBC.
28°) il n’y a pas d’enquête sur les retraits de fonds en liquide et leurs destinataires politiques de Mme Bettencourt
29°) Sarkozy se refuse a remettre en cause le bouclier fiscal  et  l’absence de contrôle si inique qui permettent à des richissimes fraudeurs d’un tel niveau de se soustraire ainsi à leurs obligations républicaines.
30°) Sarkozy a excusé et épargné Mme Bettencourt pour sa fraude fiscale, le 12 juillet devant des millions de Français

Cet article a été écrit par Gérard Filoche, publié le 13 juillet 2010 à 9:41

sabre au clair


Auteur : Gérard Filoche - Source : Le blog de Gérard Filoche

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14226&rech=24513#24513

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:57

 

 

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:42

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Les vastes réserves afghanes de gaz naturel et de pétrole :

« la guerre en vaut la peine »


 La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif

par Michel Chossudovsky

Le bombardement et l’invasion de l’Afghanistan en 2001 ont été présentés à l’opinion publique mondiale comme une « guerre juste », une guerre contre les talibans et Al-Qaida, une guerre pour éliminer le « terrorisme islamique » et établir une démocratie à l’occidentale.

Les dimensions économiques de la « guerre mondiale au terrorisme » (GMAT) sont rarement mentionnées et la « campagne de contre-terrorisme » post-11 septembre a servi à occulter les objectifs réels de la guerre des États-Unis et de l’OTAN.

La guerre contre l’Afghanistan relève d’un programme à but lucratif : c’est une guerre de conquête économique et de pillage, une « guerre de ressources ».

 

Même si l’Afghanistan est reconnu comme un foyer stratégique en Asie centrale, aux frontières de l’ex-Union Soviétique, de la Chine et de l’Iran, au carrefour de routes de pipelines et d’importantes réserves de pétrole et de gaz naturel, son énorme richesse minière ainsi que ses réserves de gaz naturel inexploitées sont demeurées totalement inconnues du public étasunien jusqu’en juin 2010.

Selon un rapport conjoint du Pentagone, de l’US Geological Survey (USGS) et de l’USAID, on dit maintenant de l’Afghanistan qu’il possède des réserves minières inexploitées et « jusqu’alors méconnues », estimées péremptoirement à un billion de dollars. (New York Times, U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin 2010. Voir aussi BBC, 14 juin 2010).

« Les gisements jusqu’alors méconnus, dont de gigantesques filons de fer, de cuivre, de cobalt, d’or et de métaux industriels cruciaux comme le lithium, sont si grands et contiennent tant de minéraux essentiels à l’industrie moderne que les représentants étatsuniens croient que l’Afghanistan pourrait éventuellement être transformé en un des plus importants centres miniers du monde.

Un mémo interne du Pentagone mentionne par exemple que l’Afghanistan pourrait devenir « l’Arabie Saoudite du lithium », une matière première clé dans la fabrication de piles pour les ordinateurs portables et les BlackBerrys.

La vaste étendue de ces richesses minérales en Afghanistan a été découverte par une petite équipe de représentants du Pentagone et de géologues étasuniens. Le gouvernement afghan et le président Hamid Karzaï en ont été informés récemment, ont affirmé des officiels étasuniens

Bien que le développement d’une industrie minière puisse prendre de nombreuses années, le potentiel est si grand que des représentants et des dirigeants de cette industrie croient que cela pourrait attirer de gros investissements avant même que les mines soient profitables, en offrant des emplois qui pourraient distraire une population en guerre depuis des générations.

« Il existe ici un potentiel sensationnel », a affirmé le général David H. Petraeus, commandant de l’United States Central Command […] « Il y a beaucoup de « si », bien sûr, mais je crois que cela est potentiellement très important »

La valeur des gisements miniers nouvellement découverts minimise la taille de l’actuelle économie afghane, dilapidée par la guerre et largement basée sur la production d’opium et le trafic de narcotiques, ainsi que sur l’aide des États-Unis et d’autres pays industrialisés. Le produit intérieur brut de l’Afghanistan est seulement d’environ 12 milliards de dollars.

« Cela deviendra l’armature de l’économie afghane », a déclaré Jalil Jumriany, un conseiller du ministre afghan des Mines. (New York Times, op. cit.)

Selon le New York Times, l’Afghanistan pourrait devenir  « l’Arabie Saoudite du lithium ». « Le lithium est une ressource de plus en plus cruciale, utilisée dans les piles de toutes sortes, des téléphones mobiles aux ordinateurs portables, et joue un rôle clé dans l’avenir de la voiture électrique ». À l’heure actuelle, le Chili, l’Australie, la Chine et l’Argentine sont les principaux fournisseurs de lithium sur le marché mondial. La Bolivie et le Chili sont les pays possédant les plus grandes réserves connues de lithium. « Le Pentagone effectue des levés au sol à l’ouest de l’Afghanistan. » Les représentants du Pentagone ont affirmé que leur analyse initiale à un emplacement dans la province de Ghazni a démontré un potentiel de gisements de lithium aussi grands que ceux de la Bolivie » (U.S. Identifies Vast Mineral Riches in Afghanistan - NYTimes.com, 14 juin, 2010, voir aussi  Lithium - Wikipedia, l'encyclopédie libre

« Gisements de minéraux jusqu’alors méconnus » en Afghanistan

L’« estimation » des « gisements jusqu’alors méconnus » à près d’un billion de dollars par le Pentagone est un écran de fumée utile. Le montant d’un billion avancé par le Pentagone est davantage forgé qu’estimé : « Nous savions ce qu’il y avait là, nous y avons jeté un coup d’œil et demandé ce que cela vaudrait aujourd’hui en termes monétaires. Le montant d’un billion semblait digne d’être signalé dans les nouvelles. » (The Sunday Times, Londres, 15 juin 2010, c’est l’auteur qui souligne)

De plus, les résultats d’une étude de l’USGS (cités dans le mémo du Pentagone) sur les richesses minières de l’Afghanistan ont été révélées il y a trois ans à une conférence organisée en 2007 par la Chambre de commerce américano-afghane. Toutefois, la question de ces richesses minières n’était pas considérée digne d’être signalée à la presse à l’époque.

Que l’administration étasunienne reconnaisse qu’elle a seulement pris connaissance des vastes richesses minières du pays après la publication du rapport de 2007 de l’USGS constitue une esquive flagrante. Les richesses minières et les ressources énergétiques de l’Afghanistan (incluant le gaz naturel) étaient connues à la fois des élites des milieux d’affaires et du gouvernement étasuniens avant la guerre soviéto-afghane (1979-1988).

Des études géologiques menées par l’Union Soviétique dans les années 1970 et au début des années 1980 confirment l’existence de vastes réserves de cuivre (parmi les plus grande de l’Eurasie), de fer, de minerai à haute teneur en chrome, d’uranium, de béryl, de baryte, de plomb, de zinc, de fluorine, de bauxite, de lithium, de tantale, d’émeraude, d’or et d’argent (Afghanistan, Mining Annual Review, The Mining Journal,  juin, 1984). Ces études suggèrent que la valeur actuelle de ces réserves pourrait en effet être considérablement plus élevée que l’« estimation » d’un billion de dollars annoncée par l’étude du Pentagone, de l’USGS et de l’USAID.

Plus récemment, dans un rapport de 2002, le Kremlin a confirmé ce qui était déjà connu : « Ce n’est pas un secret que l’Afghanistan possède de riches réserves, particulièrement du cuivre au gisement d’Aynak, du minerai de fer à Khojagek, de l’uranium, du minerai polymétallique, du pétrole et du gaz » (RIA Novosti, 6 janvier 2002): 

« L’Afghanistan n’a jamais été la colonie de quiconque : aucun étranger n’a jamais « creusé » ici avant 1950. Les minéraux se trouvent dans les montagnes de l’Hindu Kush, s’étendant, avec leurs contreforts, sur une vaste zone en Afghanistan. Dans les 40 dernières années, plusieurs douzaines de gisements ont été découverts dans le pays et la majorité de ces découvertes ont été sensationnelles. Elles sont toutefois demeurées secrètes, mais certains faits ont tout de même été rendus publics récemment.

Il se trouve que l’Afghanistan possède des réserves de métaux ferreux et non-ferreux, et de pierres précieuses qui, si elles étaient exploitées, pourraient possiblement même remplacer les revenus de l’industrie de la drogue. On dit du gisement de cuivre d’Aynak au sud de la province d’Helmand qu’il est le plus grand du continent eurasien et son emplacement (à 40 km de Kaboul) rend son exploitation bon marché. Le gisement de minerai de fer à Hajigak, dans la province centrale de Bamian, offre pour sa part du minerai d’une très grand qualité et dont les réserves sont estimées à 500 000 tonnes. Un gisement de charbon a également été découvert non loin de là.

On dit de l’Afghanistan qu’il est un pays de transit pour le pétrole et le gaz. Toutefois, peu de gens savent que les spécialistes soviétiques y ont découvert d’énormes réserves de gaz dans les années 1960 et ont construit le premier gazoduc du pays pour approvisionner l’Ouzbékistan. À l’époque, l’Union Soviétique recevait annuellement 2,5 billion de mètres cube de gaz afghan. Durant cette même période, on a découvert d’importants gisements d’or, de fluorine, de baryte et de marbre onyx d’une composition très rare.

Cependant, les gisements pegmatitiques découverts à l’est de Kaboul sont véritablement sensationnels. Des gisements de rubis, de béryllium, d’émeraude, de kunzite et d’hiddénite que l’on ne trouve nulle part ailleurs s’étendent sur des centaines de kilomètres. Par ailleurs, les pierres contenant les métaux rares que sont le béryllium, le thorium, le lithium et le tantale sont d’une importance stratégique (on les utilise dans la fabrication d’aéronefs et d’astronefs).
 
La guerre en vaut la peine (Olga Borisova, "Afghanistan - the Emerald Country", Karavan, Almaty, original en russe, traduit par BBC News Services, 26 avril 2002. p. 10, c’est l’auteur qui souligne.)

Alors qu’on a nourri l’opinion publique d’images d’un pays en développement déchiré par la guerre et sans ressources, la réalité est tout autre : l’Afghanistan est un pays riche tel que le confirment les études géologiques de l’ère soviétique.

La question des « gisements jusqu’alors méconnus » perpétue un mensonge. La grande richesse minérale est exclue d’un casus belli justifiable. Cet énoncé affirme que le Pentagone a seulement appris récemment que l’Afghanistan faisait partie des pays les plus riches en ressources minérales et qu’il est comparable à la République démocratique du Congo ou l’ex-Zaïre du temps de Mobutu. Les rapports géopolitiques soviétiques étaient connus. Durant la guerre froide, toute cette information était avouée dans les moindres détails :

[...] Lors de l’exploration soviétique à grande échelle, de superbes cartes géologiques ont été produites ainsi que des rapports dressant la liste de plus de 1400 affleurements minéraux et d’environ 70 gisements commercialement viables […] L’Union Soviétique a par la suite consacré plus de 650 millions de dollars à l’exploration et au développement de ressources en Afghanistan avec des projets incluant une raffinerie de pétrole capable de produire un demi million de tonnes annuellement, ainsi qu’un complexe métallurgique pour le gisement d’Aynak, lequel devait produire 1,5 millions de tonnes de cuivre par an. Dans la foulée du retrait des Soviétiques, une analyse subséquente de la Banque mondiale projetait que la production de cuivre d’Aynak pourrait éventuellement absorber annuellement à elle seule jusqu’à 2 % du marché mondial. Le pays jouit par ailleurs d’énormes gisements de charbon, dont l’un d’eux, le gisement de fer d’Hajigak dans la chaîne de montagnes de l’Hindu Kush à l’ouest de Kaboul, est jugé comme étant l’un des plus grands gisements à teneur élevée au monde. (John C. K. Daly,  Analysis: Afghanistan's untapped energy, UPI Energy, 24 octobre 2008, c’est l’auteur qui souligne)

Le gaz naturel afghan

L’Afghanistan est un pont terrestre. L’invasion et l’occupation de l’Afghanistan menée par les États-Unis en 2001 a été analysée par des critiques de la politique étrangère étasunienne comme un moyen de sécuriser le contrôle du couloir de transport stratégique transafghan, liant le bassin de la mer Caspienne et la mer d’Oman.

Plusieurs projets de pipelines et de gazoducs transafghans ont été envisagés, dont le projet de pipeline TAPI (Turkménistan, Afghanistan, Pakistan, Inde) de 1900 km et d’une valeur de 8 milliards de dollars, lequel transporterait le gaz naturel turkmène par l’Afghanistan dans ce que l’on a décrit comme un « couloir de transit crucial ». (Voir Gary Olson, Afghanistan has never been the 'good and necessary' war; it's about control of oil, The Morning Call, 1er octobre, 2009). L’escalade militaire dans le cadre de la guerre étendue d’« Afpak » est liée au TAPI. Le Turkménistan possède la troisième plus grande réserve de gaz naturel après la Russie et l’Iran. Le contrôle stratégique des voies de transport sortant du Turkménistan fait partie des plans de Washington depuis l’effondrement de l’Union Soviétique en 1991.

Cependant, on a rarement considéré dans la géopolitique des pipelines que l’Afghanistan est non seulement voisin de pays riches en pétrole et en gaz naturel, (par exemple le Turkménistan), mais qu’il possède aussi sur son territoire d’assez grandes réserves inexploitées de gaz naturel, de charbon et de pétrole. Dans les années 1970, les Soviétiques évaluaient « les réserves gazières afghanes "explorées" (confirmées ou probables) à environ 5 billions de pieds cube. Les réserves initiales d’Hodja-Gugerdag étaient évaluées à un peu moins de 2 billions de pieds cube » (Voir, The Soviet Union to retain influence in Afghanistan, Oil & Gas Journal,  2 mai, 1988).

L'Agence d'Information sur l'Énergie (Energy Information Administration ou EIA) a reconnu en 2008 que les réserves de gaz naturel d’Afghanistan sont « substantielles » :

« Puisque le nord de l’Afghanistan est "une extension du sud du bassin centrasiatique très fécond d’Amu Darya, susceptible de contenir du gaz naturel", l’Afghanistan possède des réserves de gaz naturel confirmées et probables d’environ 5 billions de pieds cube. » (UPI, John C.K. Daly, Analysis: Afghanistan's untapped energy, 24 octobre, 2008)

Dès le début de la guerre soviéto-afghane en 1979, l’objectif de Washington a été de conserver un point d’ancrage géopolitique en Asie centrale.

Le trafic de drogue du Croissant d’or

La guerre clandestine des États-Unis, à savoir son soutien aux moudjahidines, « combattants de la liberté » (alias Al Qaida), était également destinée au développement du trafic des opiacés du Croissant d’or, utilisé par les services de renseignement étasuniens afin de financer l’insurrection contre les Soviétiques [1].

Instauré au début de la guerre soviéto-afghane et protégé par la CIA, le trafic de drogue est devenu au fil des ans une entreprise extrêmement lucrative de plusieurs milliards de dollars. Il s’agissait de la pierre angulaire de la guerre clandestine étasunienne dans les années 1980. Aujourd’hui, sous l’occupation militaire des États-Unis et de l’OTAN, le trafic de drogue génère des revenus monétaires de plus de 200 milliards de dollars dans les marchés occidentaux. (Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism, Global Research, Montreal, 2005, voir aussi Michel Chossudovsky, Heroin is "Good for Your Health": Occupation Forces support Afghan Narcotics Trade, Global Research, 29 avril 2007)

Vers une économie de pillage

En chœur, les médias étasuniens ont confirmé que la « récente découverte » des richesses minérales afghanes constitue « une solution » au développement de l’économie du pays, décimée par la guerre, ainsi qu’un moyen d’éliminer la pauvreté. L’invasion des États-Unis et de l’OTAN en 2001 ainsi que l’occupation, ont préparé le terrain pour l’appropriation de ces richesses par les conglomérats miniers et énergétiques occidentaux.

La guerre contre l’Afghanistan est une « guerre de ressources » à but lucratif

Sous l’occupation des États-Unis et des alliés, cette richesse minérale est vouée à être pillée par une poignée de conglomérats miniers multinationaux une fois que le pays sera pacifié. Selon les écrits d’Olga Borisova suivant l’invasion d’octobre 2001, « la guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, « [sera transformée] en politique coloniale influençant un pays formidablement riche ». (Borisova, op cit).

Une partie du plan des États-Unis et de l’OTAN est également de prendre tôt ou tard possession des réserves de gaz naturel de l’Afghanistan, ainsi que de prévenir le développement des intérêts énergétiques russes, iraniens et chinois dans le pays.

Pour voir la carte des ressources minières, cliquez ici.

Note

1. Le trafic des opiacés du Croissant d’or constitue à l’heure actuelle la pièce maîtresse de l’économie d’exportation de l’Afghanistan. Le trafic d’héroïne, institué au début de la guerre soviéto-afghane en 1979 et protégé par la CIA, génère des revenus monétaires dépassant les 200 milliards de dollars par an dans les marchés occidentaux. Depuis l’invasion de 2001, la production de narcotiques en Afghanistan s’est accrue de plus de 35 fois. En 2009, la production d’opium se chiffrait à 6900 tonnes, comparativement à moins de 200 tonnes en 2001. À cet égard, les revenus de plusieurs milliards de dollars résultant de la production afghane d’opium sont générés en grande partie à l’extérieur du pays. D’après les données des Nations Unies, les revenus du trafic de drogue revenant à l’économie locale sont de l’ordre de 2 à 3 milliards annuellement, comparativement aux ventes mondiales d’héroïne provenant du trafic d’opiacés afghans, lesquelles dépassent 200 milliards. (Voir Michel Chossudovsky, America's War on Terrorism", Global Research, Montréal, 2005)

Article original en anglais, "The War is Worth Waging": Afghanistan's Vast Reserves of Minerals and Natural Gas, The War on Afghanistan is a Profit driven "Resource War" publié le 16 juin 2010.

Traduction par Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).     

 

 


 

Auteur : Michel Chossudovsky - Source : http://www.mondialisation.ca/

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 02:26

Gabale juillet 2, 2010 Politeia

 

Photo de famille

Jeudi 1er juillet, Ségolène Royal était l’invitée du journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV.

Elle a confirmé ce qu’elle avait indiqué en mai dernier sur France5, à savoir son éventuel retrait des Primaires.

« Quand la droite rêve d’une guerre entre les deux femmes […], elle se trompe. Cette guerre n’existera pas. Je ne serai pas candidate contre Martine Aubry si elle décide de l’être. J’apporterai tout mon soutien. Et inversement, je ferai pour le mieux si le PS se rassemble autour de moi [...] Je ne serai pas candidate contre Martine Aubry ou DSK parce que, de toute façon, s’il y a un conflit, c’est ingagnable. Je suis suffisamment responsable, suffisamment aguerrie en politique pour comprendre cela, c’est donc le plus déterminé, le meilleur d’entre nous, celui qui sera en meilleure position qui le sera »

C’est la petite déclaration finale que les médias ont retenue sur une intervention d’une vingtaine de minutes pourtant consacrée, pour l’essentiel, à quantité d’autres sujets (corruption, bouclier fiscal, retraites et référendum d’initiative populaire, Heuliez).

Malgré l’insistance du journaliste, Ségolène Royal a su esquiver et manier la litote qui donne un sens beaucoup plus fort à sa pensée. En somme, elle a exprimé le moins pour signifier le plus.

Quel est alors le but recherché de son intervention ?

A mon sens, il y a plusieurs motivations implicites à la base de l’intervention de la leader socialiste.

  • Ségolène Royal a pris acte du fait que les médias ont une propension avérée à réduire ses interventions à ses seules ambitions présidentielles. Pour que ses prises de position publiques gagnent en vigueur et puissent être honnêtement relayées sur le fond, il est important qu’elle ne soit pas organiquement associée aux affrontements internes au PS.
  • Ségolène Royal met implicitement en doute l’effet utile des Primaires si leur résultat ne parvient pas à calmer les ambitions personnelles (« de toute façon, s’il y a conflit, c’est ingagnable »). Très habilement, Ségolène Royal met donc la balle dans le camp de l’appareil national du PS où l’on sent que les couteaux sont tirés depuis longtemps dans la perspective de l’élection présidentielle.
  • En liant la défaite au conflit, en précisant qu’elle apportera tout son soutien au candidat élu aux Primaires, et en ajoutant qu’elle fera de son mieux si le PS se rassemble autour d’elle, Royal prône une gauche unie. Si elle remporte les Primaires, Royal entend que l’appareil national du PS n’oeuvre pas contre elle.

De toute manière, le fond de la pensée de Ségolène Royal est connu depuis longtemps. Le 17 décembre 2008, toujours face à Jean-Jacques Bourdin, elle déclarait :

« La page [de l'élection du premier secrétaire] est tournée même si je ne suis dupe de rien  [...] Je regrette que Martine Aubry n’ait pas fait preuve d’ouverture. Vous savez, je pense qu’on ne peut pas ouvrir un Parti sur une société si on commence par le fermer à la moitié des siens [...] Vous savez, j’ai fait quand même un peu plus de 50% [...] On ne peut pas travailler dans le sectarisme et la fermeture. Je crois que ce n’est pas possible. »

Alors qu’en conclure ? Royal sera-t-elle, oui ou non, candidate aux Primaires ?

« Je ne sais pas encore. J’en discuterai avec les autres [...]  Je ne serai candidate contre aucun autre des deux grands leaders du Parti socialiste. »

Malgré l’hésitation affichée, Ségolène Royal n’a donc absolument pas écarté la possibilité d’un rassemblement du PS autour de sa candidature aux Primaires.

Elle se présentera éventuellement avec tous les autres prétendants à l’investiture. Et non contre eux.

En revanche, elle a indiqué expressément qu’elle sera loyale à l’égard de celle ou celui qui sera choisi pour porter les couleurs du PS  en 2012.

Elle a donc logiquement souhaité que cette loyauté soit réciproque si elle l’emportait, et ce contrairement à ce qui s’était produit après les Primaires de 2006.

Le 1er avril dernier, toujours au micro de Jean-Jacques Bourdin, qui semblait mettre en doute son éventuel retrait du processus des Primaires, Ségolène Royal lui avait répondu :

« Mais je ne suis peut-être pas formatée comme les autres. C’est tout [...] Je peux être candidate et je peux ne pas l’être. »

A DSK et Aubry de sortir du bois pour prendre leurs responsabilités.

A Laurent Fabius de faire part de ses intentions, à l’instar de François Hollande qui s’est déjà déclaré depuis plusieurs mois.

Mais d’ici 2012, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts…

Je n’oublie pas non plus que Ségolène Royal est une adepte de « la politique par la preuve ».

Son retrait hypothétique de la course aux primaires, imprudemment présenté comme acquis par les médias, vise peut-être à démontrer aussi ce que ses adversaires au sein du PS tentent de camoufler laborieusement, à savoir les ambitions personnelles des uns et des autres et un sens du « collectif » très relatif.


Je rappellerai enfin que même à 26% d’opinions favorables dans un récent sondage, Nicolas Sarkozy est encore bien loin d’avoir perdu les élections présidentielles prochaines (s’il s’y présente).


Pour ceux qui n’auraient pas eu l’opportunité de voir l’interview de Royal, voici la vidéo.

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xdvu5w_invite-segolene-royal_news#from=embed

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13974
Commentaire pertinent :

Toujours la même chose : sur tout une entrevue, les journalistes de Cour ne retiendront qu'un ou deux phrases à la fin, concernant les candidatures : le reste, le plus important, ne les intéresse pas. Et çà se veut journalistes !  vomi

La bravitude, c'est Ségolène ! Indépendante, digne, courageuse, éthique, etc, que de qualités ! Eva
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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 00:02
Eva Joly : « Nicolas Sarkozy détruit les contre-pouvoirs »

Rue89, 26 juin 2010

par Pascal Riché

Eva Joly à un meeting d'Europe Ecologie avant les régionales à Montreuil, le 16 janvier 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters)

L’ancienne juge d’instruction qualifie les procureurs de l’affaire Bettencourt-Woerth de « serviteurs personnels du Président ».

« Ces écoutes révèlent une fraude fiscale immense et un abus de faiblesse. Où est l’enquête ? » Eva Joly, députée européenne, ancienne juge aux affaires financières, n’entend pas lâcher l’affaire Bettencourt-Woerth, un « énorme scandale », répète-t-elle. Alors que Florence Woerth, l’épouse du ministre Eric Woerth, menace de poursuivre l’eurodéputée en diffamation, celle-ci continue d’assener ses accusations. Avec, dans sa mire, les procureurs de Paris et de Nanterre, qu’elle accuse d’être aux ordres de l’Elysée. 

A peine s’est-elle attablée, souriante, ce vendredi dans ce café du boulevard Montparnasse, qu’elle évoque la « révélation » du jour : selon l’hebdomadaire Marianne, l’enquête préliminaire dans l’affaire Bettencourt avait déjà déterminé des fraudes fiscales, mais le parquet avait alors « oublié » de prévenir le fisc (ce que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a démenti plus tard vendredi, indiquant qu’il avait bien alerté le ministère du Budget, alors dirigé par le même Eric Woerth) ou d’ouvrir une enquête.

Pour l’ancienne juge, du fait de leur mode de nomination politique -sur décision présidentielle et parfois même contre l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, comme ce fut le cas dans le cas de Courroye- les procureurs ne font pas sérieusement leur travail. Elle accuse :

« Le procureur de Nanterre ou le procureur de Paris [Jean-Claude Marin, ndlr] ne font pas leur boulot, qui est d’appliquer la loi, de faire en sorte que les crimes et délits portés à leur connaissance fassent l’objet d’enquêtes et de renvois devant le tribunal pour être jugés. Ils confondent leur rôle avec celui de serviteurs personnels du président de la République, ce qui est évidemment gravissime. Et ça tient à leur nomination. »

Tout en parlant, elle sort de son sac un énorme code pénal et l’ouvre à la page de l’article 223-15-3, sur l’abus de faiblesse. « Les procureurs, dit-elle, ont obligation de protéger les faibles, c’est leur devoir ». Dans l’affaire Bettencourt, personne n’a mis sous tutelle ou curatelle la milliardaire, comme le demande sa fille.

La défense de Florence Woerth « ne tient pas »

Pour Eva Joly, la défense de Florence Woerth est intenable. La fraude fiscale, d’abord, est selon elle manifeste, chacun peut s’en convaincre : « Il y a des gens qui, en France, savent faire des règle de trois. » Elle étaye :

« La fortune de Liliane Bettencourt est de plus de 16 milliards d’euros. Nous savons, de par une déclaration de Liliane Bettencourt elle même -alors faite pour nous impressionner-, qu’elle a payé 400 millions d’euros au fisc en dix ans.

Faites le calcul : si elle avait placé sa fortune à la Poste, sans être trop gourmande, elle aurait touché chaque année 3%, soit 480 millions d’euros par an. Sur ce gain, elle aurait payé 40% d’impôt, donc 192 millions par an ! Soit quatre fois plus que ce qu’elle annonce avoir versé ! »

Deuxième partie de la démonstration de l’ancienne juge, le rôle de Florence Woerth dans la société Clymène, qui gère l’argent de Bettencourt, première fortune de France :

« Cette structure employait six personnes, dont deux secrétaires. Qui gère les dossiers ? Ni les secrétaires, ni le comptable, ni le directeur administratif… Reste deux personnes. Florence Woerth et une autre. On n’imagine pas un ruban rouge qui aurait divisé la table entre les deux, ce n’est pas crédible.

Mais acceptons qu’elle soit de bonne foi. Acceptons qu’elle n’ait jamais eu recours à des procédés illégaux. Cela veut dire que ce qu’elle a fait, c’est de la défiscalisation à outrance, légale certes, mais quand même… Elle a été employée à plein temps pour dépouiller l’Etat de recettes fiscales… »

« Climat de peur » dans la justice et les médias

Selon Eva Joly, cette affaire est symptomatique de l’aggravation des dysfonctionnements institutionnels français qui se sont, dit-elle, aggravés sous la présidence de Nicolas Sarkozy :

« Un ami m’a dit récemment : sur l’affaire Woerth, tu as raison, mais n’oublie pas qu’en France le pouvoir, même quand il a tort, finit par avoir raison.

Ce qui est nouveau, c’est l’arrogance avec laquelle ces affaires se passent aujourd’hui : on voit par exemple dans l’affaire de l’attentat de Karachi un groupe de député UMP dire ouvertement que le juge Trévidic devrait Evaabandonner la piste des rétro-commissions pour la piste d’Al Qaeda ! Sans vergogne ! »

La juge évoque notamment un nouveau « climat de peur », dans l’institution judiciaire comme dans les médias. Elle dénonce, dans ce pays où le Parlement ne pèse pas bien lourd, la « destruction organisée » des autres contre-pouvoirs, « pris l’un après l’autre » : médias, humoristes, juges, « jusqu’à la Halde… ».

Elle ne désespère pourtant pas. Finalement, les institutions fonctionnent : même si le procureur n’a pas déclenché d’enquête, la fille de Liliane Bettencourt a pu saisir directement une juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre, et l’affaire sera jugée :

« Aujourd’hui, l’opinion se rend compte de tous ces dysfonctionnements. Le pouvoir n’arrive plus à les masquer. L’information finit par émerger, sur des sites Internet, sur des médias courageux. Et les citoyens se rendent compte qu’on se moque d’eux. »

« Je ferai la différence si je peux, mais je ne me bagarrerai pas »

Si Nicolas Sarkozy est réélu, prophétise-t-elle avec un sourire triste, « il continuera à s’attaquer aux contre-pouvoirs et ira jusqu’au bout. Il commencera par la réforme de la procédure pénale et la suppression du juge d’instruction », qui est pour elle le dernier rempart contre la corruption du système politique français.

Eva Joly rechigne à parler de ses propres ambitions pour 2012. Elle se borne a reconnaître qu’elle se tient prête :

« J’en parlais avec Cécile [Duflot, ndlr] hier et, authentiquement, nous pensons que c’est trop tôt. Nous ne savons pas à quoi va ressembler le monde dans deux ans. Mais si les circonstances sont là, si je peux faire un travail collectif, et si c’est vrai que je peux faire la différence, alors oui je le ferai. Mais je ne me bagarrerai pas pour cela, je ne pense pas que ce soit un grand bonheur. »

Eva Joly a le sentiment que l’opinion se réveille, que la mobilisation populaire se renforce, et que l’alternance est désormais en vue, tant le fossé entre la population et le pouvoir est devenu grand :

« La révolution est devant nous… Bon, révolution, le mot est peut-être trop fort. Mais regardez : jeudi il y avait deux millions de personnes dans les rues ! Et pendant ce temps, le Président, pour qui la crise
c’est le football, recevait Thierry Henry. Quel est l’apport de Thierry Henry pour résoudre nos problèmes ? »

Photo : Eva Joly à un meeting d’Europe Ecologie à Montreuil avant les régionales, le 16 janvier 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters)



 

http://www.futurquantique.org/?p=8663

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:54
Les véritables raisons de l’éviction du général McChrystal par Obama

Mecanopolis, 23 juin 2010

par Agata Kovacs

Le président américain Barack Obama a annoncé aujourd’hui avoir révoqué son chef militaire en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, en invoquant ses propos désobligeants sur l’exécutif. En réalité, son éviction serait due a son incapacité à reconquérir le district Marjah, lors de « l’opération moshtarak » il y a quelques semaines, et de l’annulation de l’offensive dans la province de Kandahar, fief de la résistance afghane.

 

chrystal

 

 Le général McChrystal ne manque pas d’humour. Dans entretien accordé au bimensuel Rolling Stone daté du 22 juin, il avait répondu au journaliste, qui l’interrogeait sur le vice-président américain Joe Biden, « Qui est-ce ? ». « Biden », reprend un de ses conseillers. Le général s’appuie alors sur le nom du vice-président américain pour se fendre d’un jeu de mot, demandant: « vous avez dit : Bite Me ? » (va te faire voir). Il faudrait néanmoins être naïf pour voir là la vrai raison de l’éviction du chef militaire de l’OTAN en Afghanistan.

 

La France  pas dupe

Les responsable militaires français ne se montrent guère surpris par la franchise de leurs collègues américains, qui décident seuls, comme c’est la tradition à l’OTAN, des stratégies à employer sur le terrain.

D’ailleurs, selon le Canard Enchainé (1), la direction du renseignement militaire, on affirme d’ailleurs que l’état-majors a reçu de Sarkozy de ne pas revendiquer un quelconque partage des responsabilités. Motifs : il vaut mieux évite que Washington ne demande encore à la France d’engager plus de troupes dans cette guerre interminable.

Même réaction au centre de planification et de conduite des opérations, dont celle du continent français en Afghanistan, Certains officiers rappellent que Jean-Louis Georgelin, l’ancien patron des armées, avait conseillé au Président de ne pas s’impliquer davantage dans ce « merdier ».

 

Le moral des troupes au plus bas

Le patron du Pentagone, Roberts Gates, admet implicitement l’existence d’un tel « merdier ». Dimanche 20 avril, interrogé par la chaîne Fox N, il a déclaré : « Il est beaucoup trop tôt pour évaluer si la mission en Afghanistan est en train de réussir ou non. » Puis il a laissé entendre que l’objectif fixé par Obama – un retrait partiel de l’Afghanistan en juillet 2011 – ne pourra être obtenu. Confirmation quelques heures après l’émission de Fox News : 10 soldats (américains, britanniques et australiens) trouvaient la mort sous les coups de la résistance afghane. Soit un quarantaine de tués pour l’OTAN en seulement deux semaines, sans compter les blessés et amputés.

 

Une guerre perdue pour les États-Unis et l’OTAN

L’opération de la reconquête du district de Marjah, menée récemment au sud de l’Afghanistan a été, de l’aveu même du général MacChrystal, un échec. La résistance afghane a regagné la région et n’a pas hésité a exécuter les traitres qui avaient collaboré avec l’ennemi américain.

Échec également de l’installation d’une autorité gouvernementale et de ses policiers affiliés à la marionnette Karzaï, et aucun ralliement de la résistance, malgré les tentatives de corruption faite par l’occupant étranger.

Ce constat a conduit McChrytal à annuler l’offensive qu’il envisageait de mener dans la province de Kandahar, ce qui a contrarié les plans de l’administration américaine, et a finalement décidé, aujourd’hui, le président Obama à limoger McChrystal au bénéfice du général Petareus.

Comme le relève un article de l’hebdomadaire américain « Times » du 14 juin dernier (2), les États-Unis ont déjà dépensé 26 milliards de dollars uniquement pour former l’armée afghane du traitre Karzaï. Une « farce » aux frais des contribuables américains, selon l’hebdomadaire.

La nomination de Petraeus ne chargera rien à la donne, pour les États-Unis et l’OTAN, cette guerre est définitivement perdue.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

 

Notes :

1. Livraison du 23 juin 2010

2. Egalement cité dans le Canard du 23 juin 2010

http://www.futurquantique.org/?p=8539

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 02:46

 

 

Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran? par Michel Chossudovky Internationalnews

 

Mondialisation.ca

 

 Le 14 juin 2010
 

Original: UN "Green Light" for a Pre-emptive US-Israel Attack on Iran? Security Council Resolution Transforms Iran into a "Sitting Duck"

 

La résolution du Conseil de sécurité transforme l'Iran en proie facile

    


 

«Une proie facile est une victime sans défense, une cible facile, vulnérable à l'attaque. »

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l'OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

 

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. «Un tigre de papier [纸老虎 (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace tel un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l'aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l'avenir de l'humanité.

 
Le Conseil de sécurité a voté le 9 juin à l'imposition d'une quatrième série de très larges sanctions contre de la République islamique d'Iran, qui comprennent un embargo sur les armes ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ».

Par une amère ironie, cette résolution a été adoptée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité des Nations Unies d'adopter une motion condamnant Israël pour son attaque sur la Flottille de la Liberté pour Gaza dans les eaux internationales.

Elle a également suivi la tenue d’une conférence sur le traité de non prolifération nucléaire (TNP) tenue à Washington sous les auspices de l'ONU, qui appelle à la création, dans sa résolution finale, d'un Moyen-Orient sans nucléaire, ainsi qu’au démantèlement de l'arsenal nucléaire d’Israël. Israël est considéré la sixième puissance nucléaire au monde, avec, selon Jane Defence, entre 100 et 300 ogives nucléaires. (Analysts: Israel viewed as world's 6th nuclear power, Israel News, Ynetnews, 10 avril 2010). En revanche, l’Iran n’a pas de capacité connue en matière d'armes nucléaires.

La Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU est basée sur un mensonge fondamental. Elle défend l'idée que l'Iran est une puissance nucléaire à venir et une menace à la sécurité mondiale. Elle fournit également le feu vert à l'alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l'Iran d'une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Conseil de sécurité exerce deux poids deux mesures dans l'application des sanctions: Considérant que l'Iran est la cible de menaces punitives, l’arsenal nucléaire considérable d’Israël est soit ignoré, soit tacitement accepté par la « communauté internationale ». Pour Washington, les bombes nucléaires d'Israël sont un instrument de paix au Moyen-Orient.

En outre, alors que tous les doigts sont pointés vers l'Iran qui ne possèdent pas d'armes nucléaires, cinq soi-disant États européens « non nucléaires » dont la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, l'Italie et la Turquie possèdent non seulement des armes nucléaires stratégiques sous commandement national, mais ces ogives sont déployées et dirigées sur l'Iran.

Résolution 1929 (9 juin 2010):

« 7.    Décide que l’Iran ne doit pouvoir acquérir dans un autre État aucune participation dans une activité commerciale quelconque qui serait liée à l’extraction d’uranium ou à la production ou l’utilisation de matières et de technologies nucléaires dont la liste est donnée dans la circulaire INFCIRC/254/Rev.9/Part 1, en particulier les activités liées à l’enrichissement et au retraitement de l’uranium, toutes les activités liées à l’eau lourde et les technologies liées aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, et décide également que tous les États doivent empêcher l’Iran, ses nationaux et les sociétés constituées en Iran ou relevant de sa juridiction, les personnes ou entités agissant en leur nom ou sous leurs instructions, ou les entités qui sont leur propriété ou sont sous leur contrôle, de réaliser de tels investissements dans les territoires qui relèvent de leur juridiction; »

« 8. Décide que tous les États doivent empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à l’Iran, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux ou des personnes relevant de leur juridiction, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, qu’ils aient ou non leur origine dans leur territoire, de chars de combat, véhicules blindés de combat, systèmes d’artillerie de gros calibre, avions de combat, hélicoptères d’attaque, navires de guerre, missiles et lanceurs de missiles … décide également que tous les États doivent empêcher la fourniture à l’Iran par leurs nationaux ou à partir de leur territoire ou à travers leur territoire de toute formation technique, ressources financières ou services financiers, conseils, autres services ou aide liés à la fourniture, à la vente, au transfert, à la livraison, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation de telles armes et de matériel connexe, et invite tous les États à faire preuve de vigilance et de retenue concernant la fourniture, la vente, le transfert, la livraison, la fabrication et l’utilisation de toutes autres armes et du matériel connexe; » (Le Conseil de sécurité impose des sanctions additionnelles à l’Iran, Vote divisé : 12 en faveur et 2 contre, une abstention. Incluant le texte complet de la Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU, Département de l’information de l’ONU, le 9 juin 2010)

L’embargo sur les armes. Les implications pour la Russie et la Chine

La Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont cédé aux pressions américaines et elles ont voté en faveur d'une résolution, qui n'est pas seulement préjudiciable à la sécurité de l'Iran, mais qui affaiblit sérieusement et sape leur rôle stratégique en tant que potentielles puissances mondiales rivales sur l’échiquier géopolitique eurasien.

La résolution attaque directement au cœur même de la structure des alliances militaires. Elle empêche la Russie et la Chine de vendre des armes stratégiques et conventionnelles de même que des technologies militaires à leur allié de facto: l'Iran. En fait, c’était l'un des principaux objectifs de la résolution 1929 que Washington a l'intention de faire respecter.

Parallèlement, en empêchant l'Iran d'acheter des équipements militaires conventionnels, la résolution empêche l'Iran de se défendre contre une attaque États-Unis-OTAN-Israël.

Si elle était pleinement appliquée, non seulement la résolution invaliderait les accords bilatéraux de coopération militaire avec l'Iran, mais elle créerait une brèche dans l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Cela signifierait également l’affaiblissement considérable des relations commerciales et d'investissements entre l'Iran et ses partenaires russes et chinois. Les dispositions financières et bancaires prévues dans la résolution indiquent également que Washington est non seulement résolu à isoler l'Iran mais aussi à déstabiliser son système financier.

Washington est résolu à mettre en application cette résolution. La Secrétaire d'État Hillary Clinton a nommé Robert Einhorn, conseiller spécial pour la non-prolifération et le contrôle des armes, en tant que coordinateur américain pour la mise en œuvre du régime de sanctions à l'encontre de l'Iran et de la Corée du Nord:.

« Le président américain Barack Obama a salué la résolution, estimant qu'elle permet d’adopter les sanctions les plus sévères auxquelles le gouvernement iranien n’a jamais été confronté et qu’elle va envoyer un message « sans équivoque » à Téhéran sur l'engagement de la communauté internationale pour stopper la propagation des armes nucléaires. » (Clinton appoints coordinator for sanctions against Iran, DPRK, Xinhua, le 10 juin 2010

« Nous nous attendons à ce que chaque pays mette en œuvre de manière agressive la résolution 1929 » a déclaré le porte-parole du département d'État P.J. Crowley. Si la Chine et la Russie décidaient de ne pas respecter les dispositions de la résolution, en particulier celles relatives aux ventes d'armes à l'Iran (art. 8), Washington s’en servira comme une opportunité pour s'engager dans une confrontation diplomatique toujours plus conflictuelle face à Pékin et Moscou.

La résolution vise également à établir une hégémonie dirigée par les États-Unis dans la production et l'exportation de systèmes d'armements. C’est un rude coup, pratiquement une « condamnation à mort », pour le commerce international lucratif des armes de la Chine et de la Russie, en concurrence avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et Israël. Dans l'ère post-soviétique, le commerce des armes est devenu un élément central dans l’économie fragile de la Russie. Les répercussions possibles sur la balance des paiements de la Russie sont considérables.

La mise hors de combat du système de défense antimissile de l’Iran

Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sont une partie intégrante de la politique étrangère américaine. Elles sont sur la planche à dessin des think tanks (groupes de réflexion) de Washington, dont le Conseil des relations internationales (CFR), l'American Enterprise Institute (AEI) et l’Heritage Foundation. À cet égard, il convient de noter que la substance de l'article 8 de la résolution 1929 (9 juin 2010) était contenue dans un rapport de janvier 2010 de l’Heritage Foundation, qui en appelait à « bloquer les ventes d'armes à l'Iran », y compris les missiles russes S-300:

«Washington et ses alliés doivent faire tous les efforts pour empêcher l'Iran de recevoir des armes étrangères, notamment la vente imminente des missiles sol-air S-300 russes, qui pourrait provoquer Israël à attaquer le plus tôt possible. Des efforts multinationaux plus musclés doivent également être pris pour empêcher l'Iran de transférer des armes au Hezbollah et aux groupes terroristes palestiniens, qui constituent une menace non seulement pour Israël, mais à la stabilité du Liban, de l'Égypte et de la Jordanie. Le 3 novembre, la marine israélienne a intercepté le Francop, un cargo battant pavillon d'Antigua, qui transportait environ 500 tonnes d'armes de l'Iran destinées au Hezbollah via la Syrie.[22] Les États-Unis devraient pousser d'autres alliés à se joindre afin de donner une plus grande aide aux efforts israéliens d'interception des flux d'armes iraniens, en particulier au Hezbollah et au Hamas. » (James Phillips,  An Israeli Preventive Attack on Iran's Nuclear Sites: Implications for the U.S,  The Heritage Foundation, Washington, DC, Janvier 2010)

Est-ce que Moscou évalue les conséquences de l'embargo proposé sur les armes?

Immédiatement après l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité le 9 juin, plusieurs reportages de la presse russe ont indiqué que la vente des missiles russes S-300 à l'Iran serait gelée, en dépit des assurances données par le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov à l’effet que la résolution du Conseil de sécurité n'affecterait pas le traité de défense aérienne. ..(Russia says in talks with Iran on new nuclear plants, Haaretz, 10 juin 2010) Ces déclarations contradictoires laisse entendre qu'il y a d’importantes divisions au sein des dirigeants russes, sans lesquelles la Russie aurait dûment exercé son droit de veto au Conseil de sécurité des Na    vtions unies.

 

Missiles sol-air S-300 russes

Sans l'aide militaire russe, l'Iran est une proie facile. Son système de défense aérienne dépend de la continuité de la coopération militaire russe. En outre, sans l'Iran, la Russie serait contrainte de vendre du matériel militaire à des pays dans l'orbite US-OTAN. (VoirRussia to offset loss of Iran arms sales with Iraqi, Afghan deals, Russia, RIA Novosti, 11 juin 2010)

Une attaque nucléaire préventive contre l'Iran

Le monde vit un moment décisif. La véritable menace à la sécurité mondiale provient de l'alliance États-Unis-OTAN-Israël. Le Conseil de sécurité sert directement les intérêts de l'alliance militaire occidentale. La résolution du Conseil de sécurité accorde de facto un « feu vert » pour mener une guerre préventive contre l'Iran, laquelle est sur la planche à dessin du Pentagone depuis 2004.

« Un plan opérationnel pour mener des attaques aériennes sur l'Iran est en état de préparation depuis juin 2005. L’essentiel du matériel militaire pour mener cette opération a été déployée. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran, janvier 2006). En 2005, le vice-président Dick Cheney a ordonné à l’USSTRATCOM d'élaborer un « plan d'urgence », qui comporterait « une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran utilisant à la fois des armes nucléaires tactiques et conventionnelles. » (Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War , The American Conservative, 2 août 2005).

Sous l'administration Obama, les menaces sont devenues de plus en plus courantes et beaucoup plus explicites qu’elles ne l’étaient sous les néo-conservateurs. En octobre 2009, l'American Enterprise Institute (AEI) a organisé une conférence au Wohlstetter Conference Center de Washington dont le sujet était « Israël doit-il attaquer l'Iran? »:

« Le développement d'armes nucléaires en Iran se poursuit, menaçant la sécurité de ses voisins et la communauté internationale. Selon une récente enquête menée par Pew Research Center, plus de 60 pour cent de la population des États-Unis estime qu’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires justifie une action militaire. Le ministre adjoint israélien des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, a souligné le 21 septembre qu'Israël « n'a rejeté aucune option sur la table » lorsqu’il s'agit de lutter contre la menace iranienne. Le même jour, le général en chef d’Israël, le chef d'état major lieutenant général Gabi Ashkenazi, a été clair en indiquant qu'il n’excluait pas une attaque militaire sur les installations nucléaires de l'Iran, en répétant que « Israël a le droit de se défendre et que toutes les options sont sur la table. » Alors que le débat s'intensifie sur la façon de répondre plus efficacement aux provocations de l'Iran, il est temps d'explorer les paramètres stratégiques et juridiques d'une potentielle attaque israélienne contre la République islamique et de fournir une analyse approfondie sur ses implications pour les États-Unis. (American Enterprise Institute, Should Israel Attack Iran? , Octobre 2009, C’est nous qui surlignons)

Du point de vue militaire, Israël ne pouvait pas procéder à une attaque unilatérale contre l'Iran sans la coordination soutenue par le Pentagone:

« Alors que le président Obama tend « une main ouverte » en recherchant des pourparlers directs avec Téhéran dans sa tentative de stopper son programme nucléaire, Mme Clinton semblait prête [Juin 2009] à dérouter les dirigeants iraniens avec des propos de frappes préventives « de la façon dont nous avons attaqué l'Irak ». Elle a dit qu'elle cherchait à se mettre dans la peau des dirigeants iraniens, mais elle a ajouté que Téhéran « pourrait avoir des d’autres ennemis qui voudraient le faire [une attaque préventive] pour eux. » Il s’agissait d’une référence claire à Israël, où Benyamin Netanyahou, le premier ministre, a parlé de la possibilité d'une action militaire pour stopper le programme nucléaire iranien - quelque chose qu'il considère comme une menace pour l'État juif.» ( Don’t discount Israel pre-emptive strike, Hillary Clinton warns Iran, Times Online, 8 juin 2009, c’est nous qui soulignons)

En avril 2010, le message était clair: Washington « utiliserait des armes atomiques seulement dans des « circonstances exceptionnelles » et n’attaquerait pas des États non dotés d'armes nucléaires, tout en distinguant des « cas particuliers » tels l'Iran et la Corée du Nord comme des exceptions. » (Iran to Take US to UN Over Obama's Threat to Use Nuclear Weapons against Iran, AlJazeera, 11 avril 2010). Le secrétaire à la Défense Robert Gates a expliqué dans une interview télévisée « que Washington faisait exception de Téhéran et de Pyongyang, car ils avaient défié plusieurs fois les ultimatums du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’égard de leurs programmes nucléaires. » (Ibid).

« Feu vert » des Nations Unies à un scénario de Troisième Guerre mondiale?

Est-ce que cette dernière résolution du Conseil de sécurité donne le « feu vert » tant recherché par Washington?

La substance de la résolution du Conseil de sécurité est également dirigée contre les alliés de l'Iran: la Chine et la Russie.

Paradoxalement, alors que la Chine et la Russie n'ont pas exercé leur droit de veto, ils sont néanmoins l'objet de menaces voilées des États-Unis. La Chine est entourée d’installations militaires américaines. Les missiles américains en Pologne et dans le Caucase sont pointés vers des villes de la Russie. Plus récemment, l'administration Obama a appelé à l'élargissement du régime des sanctions à l'encontre d’un allié de la Russie, le Belarus.

Washington a également annoncé que « Le Pentagone se prépare à s’engager dans un mini boom immobilier en Asie centrale, lequel comprendrait la construction d'installations militaires stratégiques américaines » dans chacun des cinq États de l'Asie centrale, y compris le Turkménistan et l'Ouzbékistan. (Voir  Defense Dollars Building Boom: Pentagon Looks to Construct New Military Bases in Central Asia, Eurasianet, 6 juin 2010). Ces divers accords de coopération militaire avec les anciennes républiques soviétiques tentent non seulement de fragiliser l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et de l'OTSC, ils font partie de l'encerclement stratégique US-OTAN de la Russie et la Chine.

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l'OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. « Un tigre de papier [纸老虎 (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace telle un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l'aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l'avenir de l'humanité.

Traduction de Dany Quirion pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la
Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
 

 

http://www.mondialisation.ca


 

http://www.internationalnews.fr/article--feu-vert-de-l-onu-a-une-attaque-preventive-americano-israelienne-contre-l-iran-par-michel-chossudovky-52471982.html

 

 

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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 01:18

 

Les lyncheurs ont eu la peau d’Anelka. Attention, ils préparent les cordes pour les autres. D'où certainement cette réaction de défense des autres joueurs qui ont tenu à montrer leur insoumission.

 

Un rassemblement hétéroclite de journalistes revanchards, de grands inquisiteurs de la sainte morale républicaine et de personnalités opportunistes a sorti les chasubles blanches, les croix enflammées et les cordes. Une impression de chasse à l’homme. Un sentiment horrible pour des joueurs déjà secoués par leur défaites.

 

Et toute la France ou presque s’est mise à hurler avec les loups: A mort Anelka! Sans compter les qualificatifs racistes. 

 

Mais tout ça part de quoi au fait ?

 

Apparemment, un litige oppose certains cadres de l’équipe au sélectionneur. Un différend sur la tactique, la composition des titulaires. Comme l’a dit Gérard Janvion. Cette équipe n’a pas de meneur de jeu. C’est flagrant. On peut donc penser que les joueurs, bien conscients de cette carence ait imaginé des solutions.

 

Avant France-Mexique, le bruit court que quatre joueurs auraient rencontré Domenech pour lui proposer un système de jeu. Certains disent que Zidane était derrière mais l’intéressé dément. Le sélectionneur aurait donné son accord avant de se raviser et remettre en place le même système de jeu que contre l’Uruguay.

On peut donc imaginer une certaine déception chez les joueurs et peut-être de la colère chez Nicolas Anelka à la mi-temps du match.

 

C’est sans doute ce qui l’a poussé à proférer des mots grossiers, injurieux dans le vestiaire, sans doute comme quelqu’un qui râle à voix haute dans son coin. Etait-ce si grave finalement ? Il me semble que dans les tous les lieux où des gens travaillent ensemble, cela arrive tous les jours ! Non ? En tous cas, cela pouvait se régler en douceur, en interne comme ils disent.

 

Mais le journal « L’équipe » tenait son scoop alors pourquoi se gêner quand il y a du fric à se faire?

 

Tout comme TF1, tout comme l’ensemble de la presse sportive, tout comme les sponsors, le journal « L’Equipe » sentait que l’élimination probable de l’équipe de France allait lui faire perdre de grosses sommes d’argent. Il fallait donc le leur faire payer bien avant l’instant inéluctable et s’assurer de grosses ventes en un seul scoop.

 

Nicolas Anelka était le bouc-émissaire parfait. Sa côte n’a jamais été très bonne. Et puis, au contraire de Cantonna, taciturne mais sanguin et chaleureux, Anelka est froid; en plus, il est noir, il a un visage de bad boy et il vient des cités pauvres de banlieue.

 

 Pas un journal, pas une personnalité n’a protesté contre ce titre d’une vulgarité affligeante, affichant des propos non confirmés, attribués à Anelka sur de simples oui-dires.

Si Anelka avait été un membre de l’élite politique, il aurait pu déposer plainte pour diffamation et sans doute gagner puisque les joueurs démentent qu’il ait tenu ces propos-là dans les conditions rapportées par l’Equipe.

Cela montre que, même avec le statut de star du ballon rond, un joueur de foot reste un blaireau. Rappelez-vous Lilian Thuram, accusé par Sarkozy et l’UMP de ne pas rester à sa place en prenant des positions politiques. Un footballeur ne doit pas avoir de cerveau, juste des jambes. Et des jambes, ça n’a pas de bouche, c’est bien connu !

 

Un air de révolte est passé sur l’équipe de France. Une mutinerie qui fait du bien à voir. Comme si tout n’était pas joué d’avance, comme si les gens pouvaient refuser le rôle de faire valoir qu’on veut leur faire tenir.

Avez-vous conscience de l’argent que ces footballeurs, bien payés rapportent à leur club, à leur fédération, à la presse sportive, aux chaînes de télé, aux agences de pub, aux sponsors, aux fabricants de produits dérivés ?

Ils sont les piliers sans pouvoir, d’une économie qui se chiffre en dizaines de milliards d’Euros.

Sans eux, le système bat de l’aile puis s’écroule. Je pense qu’à leur place, je prendrais mon pied. Oui, ça doit être jouissif de voir tous ces gens de l’industrie du sport, des médias, de la presse, de la pub, de la politique, bégayer leur rage de se voir contesté pour les uns, de risquer de perdre leur mise financière pour les autres à cause de simples joueurs de football qui ont eu un élan de dignité vis-à-vis d’un des leurs…

 

Un conseil aux futures vedettes du ballon rond : pesez bien le pour et le contre avant de signer pour l’équipe de France…

 

Posez-vous cette question simple: Est-ce que la France d'aujourd'hui vaut le coup qu'on se crève le cul pour elle?


Auteur : Milton Dassier - Source : Milton Dassier sur l'actu

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13705#13705

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 19:30

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« Non, non, non, je ne veux pas de cet AnelkaGate… »Oui, oui, oui, je veux en savoir plus sur le WoerthGate et le KarachiGate » C’est en substance ce que tout lectorat éclairé et voulant le rester aimerait avoir chaque matin dans son journal, dans sa TV, sur le web…
Mais non, l’essentiel des médias (blogs y compris) se retranchent dans la facilité en parlant de sujets bien gras, très populaires sinon populistes pour au final, sonner creux. Ils seront alors « in », dès demain, le jour de la fête de la musique!
Ouvrons la parenthèse (On se fout de ce foot de mafieux de la FIFA. Les « bleus » méritent enfin leur nom. Ils méritent de perdre. Ils ne méritent pas les 5 millions d’euros qu’ils vont se partager malgré les défaites. Et Domenech mérite ces insultes) Fermons la Parenthèse. Inutile de se répandre plus.
Passons maintenant aux quelques vraies informations, traitées sérieusement, mais trop ponctuellement ici ou là sur notre formidable toile, avec la nouvelle revue de presse.

 

CHALON : Les motards en colère battent le pavé chalonnais
Pourquoi? Parce que sans concertation, comme d’habitude en Sarkozia, le gouvernement en place leur impose des contrôles techniques ubuesques, ignobles et inefficaces. Ubuesques car les systèmes de débridages sont réversibles – facile à monter et à démonter. Ignobles car ce sont encore les grosses compagnies d’assurances qui vont se goinfrer, elles qui ont investi dans les sociétés de centres de contrôles. On sent poindre le lobbying et donc la corruption de certains parlementaires. Inefficaces car du fait de cette réversibilité, et du fait que les motos trafiquées aux conducteurs sans permis, le resteront car circulant dans des zones de non-droit où la police a peur d’aller (les habitants honnêtes aimeraient bien ce karcher, mais attendent toujours!), la mesure restera totalement inadapté pour améliorer la sécurité.

 

600 000 Iphone 4 déjà commandés…
Comme quoi, ce n’est pas la crise pour tout le monde. Non le vrai problème demeure, et ce sans vouloir jouer les rabats joie, (quoique!), les conditions de travail des gentils petits ouvriers chinois pour contenter les geeks friqués de la planète, ouvriers payés au lance pierre pour fabriquer iphone4 ou ipad.
Devant le scandale des suicides chez Foxconn, principal fournisseur d’Apple et aussi du constructeur DELL, et les manifestations sociales qui en ont découlées, les patrons des entreprises chinoises concernées ont étrangement trouvé dans les caisses suffisamment d’argent pour augmenter les salariés revendicatifs de 70%!
Comme quoi…

 

Pour en savoir plus, à lire Le Made in China « à un tournant crucial » et Grèves, suicides : colère dans l’atelier du monde
Dommage pour les dirigeants occidentaux comme chinois, la main d’oeuvre « n’est plus aussi abondante et servile qu’avant » Faut pas pleurer Steve!

 

Présent à une prestigieuse régate, le directeur de BP âprement critiqué Nous avons trouvé le successeur de Laurence Parisot, l’infâme et désormais célèbre patron de BP, Tony Hayward. Pourtant déjà bien vilipendé en place publique par l’administration d’Obama, celui qui aurait dû être dans sa tour d’ivoire matin, midi et soir pour trouver des solutions techniques aux problèmes de fuite, s’est permis d’assister à une régate de voiliers. Pas n’importe quel régate, la « JP Morgan Asset Management Round The Island », du nom de cette banque impliquée dans la crise mais qui a le plus profité de celle-ci, via des rachats, les pourris de la Finance allant avec les pourris du pétrole. Une régate au « Bob » a pu voir son voilier compétition. Il faut bien dépenser l’argent souillé par le pétrole (après avoir enlevé les plumes de pélicans)
Une preuve – s’il en était besoin – que cette catégorie de personnel n’a plus aucune notion du Bien, du Mal encore moins de la Justice ou de l’Ethique. Seuls comptent leurs propres plaisirs et l’argent.
A sa décharge, le fait qu’Obama ait pu malgré tout obtenir un fond de 20 milliards de dollars de BP, a dû certainement jouer sur ses nerfs.
On aimerait bien que Sarkozy fasse de même avec Total, histoire d’anticiper un nouvel Erika, un nouveau Donges, un nouveau Dunkerque, ou un nouvel AZF!

La marée noire avec un excellent dispersant: l’humour
 

 

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Ecolo, le dernier 4×4 de Renault? Faut pas pousser… D’un côté Renault nous gratifie d’une superbe publicité avec une sympathique navigatrice pour vanter les mérites de son label Eco2. De l’autre, en coulisse, Renault et ses filiales vendent des modèles bien plus polluant, lissant la moyenne de pollution de sa gamme complète vers le haut.
Ainsi le Jury de déontologie de la publicité a osé rouspéter contre la firme aux losanges pour ces publicités mensongères afin de vendre des Renault Dacia 4×4 Duster présenté comme « respectueux de l’environnement ». Une formule totalement infondée et trompeuse puisque la bête – inutile pour les trajets urbains comme autoroutiers rappelons-le – émet 159g de CO2 au Km, bien loin des émissions moyennes de véhicules neufs de 133g.
Les marketeux de Renault ne reculant devant aucune audace ont donc tenté un « plus respectueux de l’environnement ». Ce qui a fortement déplu au jury de déontologie.
Mais là encore ces marketeux, comme Carlos Ghosn sont à ranger dans le même sac que le PDG de BP, ni plus ni moins.

 

Agora Vox, la Radio Londres de l’Italie? Cela peut paraître prétentieux mais il en est ainsi. L’ami intime de Nicolas Sarkozy, le parrain de la Mafia Silvio Berlusconi ayant fait promulgué une loi limitant l’utilisation de conversations téléphoniques enregistrées par les magistrats et interdisant leur publication par les journalistes.
 

Cette loi dite « loi baillon » met donc un terme à une des techniques ayant permis l’inculpation de…Silvio Berlusconi dans plusieurs affaires financières ou de moeurs. Ah la belle aubaine!
Au final, Agoravox pourra donc contrecarrer la nouvelle loi car la fondation mère d’Agoravox est en suisse, on espère uniquement pour la neutralité et la stabilité politique, et les serveurs du site web sont basés en France, à l’abri donc de la vendetta berlusconienne contre la Justice et ce qui reste de la presse indépendante. Forza Agora!

 

Karachigate: Attentat de Karachi : le juge confirme les rétro-commissions Donc techniquement, un juge français désavoue la parodie de président en place, ayant prétendu que tout ceci n’était que fables. Maitre Morice l’avocat des familles de victimes précise que « des documents officiels « entre DCNI, la filiale internationale de la direction des constructions navales, et ses avocats, établissent sans ambiguïtés l’existence de rétro-commissions versées à « des hommes politiques français » ».
Que toutes les personnes ayant une carte de presse et se croyant « journaliste » se mettent en chasse aux infos!

 

 

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Il était une fois un Sarkozy et un Balladur sur un bateau. Si Balladur tombe à l’eau. Que devient Sarkozy?

 

 

Accords pour 5 milliards d’euros entre France et Russie
Pendant que les yeux du monde (et des moutons français) sont tournés vers ce satané foot professionnel et indigne, on apprend officiellement le contenu des derniers contrats signés par Nicolas Sarkozy avec la pouvoir mafieux de Poutine-Medvedev. Le « deal » se compose de 3 milliards d’investissements français en Russie et 2 milliards d’investissements russes en France.
Nicolas a donc entériné la construction de 2 tours jumelles à la Défense par le géant immobilier russe, Stroimontage, celui-là même qui a construit le quartier d’affaires russe de Saint Pétersbourg.
On imagine donc, à la lumière de la nouvelle, que les habitants des HLM empêchant la construction de ces tours (un temps annulées et annoncées déjà en 2006!), ont donc tous donné leur accord pour être expropriés. Non? Ah tant pis.
Au passage, précisons l’anecdote suivante, histoire de bien cerner ce que vaut la société Stroimontage:
« La filiale française s’appelle Hermitage et a notamment il y a 2 ans lancé le projet Blanche de Castille à Mantes La jolie, fief UMP. Le partenaire de confiance était le constructeur Vinci.
Malheureusement le ravissant projet aux abords de la Seine est tombé à l’eau dans la mesure où, comme l’exige la prudence la plus primaire, le promoteur n’a pas acheté le terrain avant de commencer la vente des lots. S’apercevant de s’être fait avoir question prix, le propriétaire du terrain a donc cherché à renégocier le prix puis, la négociation étant bloquée, il a fait machine arrière. Le projet a donc été annulé et les acheteurs des lots ont récupéré leur chèque de caution avec une vingtaine d’euros d’intérêts. Les acheteurs ont été trompés par des commerciaux eux-mêmes trompés par leur employeur franco-russe. Voilà ce qu’est Hermitage, ou Stroimontage »

Pour en revenir à cet investissement, le groupe Hermitage, dont le patron a été soupçonné de corruption, a signé la lettre d’intention avec l’Etablissement public d’aménagement de la Défense (Epad), dont pour rappel, le fils de Nicolas, Jean Sarkozy est dorénavant l’un des administrateurs, n’ayant que son Bac en poche!
Ainsi le président, son fils et leurs amis russes vont à l’encontre des habitants de Nanterre et Courbevoie.

 

Sommes-nous encore en Démocratie?

 

A lire également Quel rapport entre Emin Iskenderov et l’EPAD ?

WoerthGate: Difficile de ne pas mentionner le scandale de la semaine. Pour résumer, la femme de Eric Woerth, branchée « gestion patrimoine privé » s’occupe des bas de laine, cousus d’or fin, de Liliane Bettencourt.
Problème: celle-c avoue avoir planqué son argent en suisse et demande secours à Mme Woerth et à des conseillers justice de Nicolas Sarkozy. Petit souci: en parallèle de la fuite organisée des capitaux loréaliens à Singapour et Hong Kong, Eric Woerth gère encore le souci des niches fiscales et des fameuses listes.
Pour couronner le tout, Liliane (pas la célèbre femme de Georges Marchais) a participé légalement à hauteur de 7500 euros au financement de la campagne de Valérie Pécresse. Or qui est le trésorier de l’UMP? Eric Woerth…
Alors forcément que ce même Eric se fout de la gueule du monde en rajoutant « Non, je n’ai pas touché d’argent » de Liliane Bettencourt, on comprend certes la subtilité de la phrase, mais il faut avouer que le conflit d’intérêts demeure manifeste, et nécessite une démission pour mener l’enquête judiciaire sereinement.
 

Enfin si nous sommes encore en Démocratie…

 

A lire également Affaire Bettencourt: les révélations de Mediapart et Eva Joly: «La démission d’Eric Woerth s’impose», et elle s’y connaît l’ancienne juge anti-corruption, pour les dossiers qui ne sentent pas la rose!

 

Carpentras : procès de Socatri Terminons par encore plus plus puant, l’affaire de la Socatri, filiale d’Areva, responsable (mais pas coupable?) d’avoir commis de nombreuses négligences pour l’utilisation et le stockage de déchets ou matériaux radioactifs. Entre autres faits reprochés, dans la nuit du 7 au 8 juillet 2008, 74 kg d’uranium avaient été rejetés dans l’environnement. Les responsables vont devoir payés, tôt ou tard.
La procureure de la République a requis « la fermeture définitive de la zone de stockage litigieuse » et 100 000 euros d’amende. A voir si la Justice ira jusqu’au bout.
Quid des rejets du centre de La Hague, ces 400m cube de boues radioactives rejetés chaque jour dans La Manche? Quid des émanations de Krypton 85 radioactif rejetés chaque jour au-dessus du Cotention puis sur l’Europe entière?

 

A lire Areva, Andra, EDF: Le Cauchemar du Nucléaire… et de la Honte!

Si avec tout cela, vous avez encore envie de parler de futilités comme le AnelkaGate, alors parler de la mafia de la FIFA, histoire de réhausser le niveau intellectuel!

 

 

Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13664

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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 18:30
Liliane Bettencourt: quand l'information prend tous les droits

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En tant que lecteur, c'est le grand bonheur de la semaine, on ne s'en lasse pas : lire les conversations privées de Liliane Bettencourt, sur le site de Mediapart, ou dans le Point de la semaine, c'est entrer dans un univers balzacien, ou plutôt simenonien, où tout est vrai : c'est dur, méchant, impitoyable pour tous les protagonistes. Du jamais lu nulle part. Et en prime, on y découvre comment Eric Woerth, en tant que ministre du budget, traitait avec les milliardaires : la propriétaire de l'Oréal a-t-elle vraiment du engager sa femme, sur demande du ministre, pour gérer sa fortune ? Madame Woerth  a-t-elle aidé à favoriser l'évasion fiscale que combat officiellement son mari ? Eric Woerth se contente de démentir, c'est un peu léger comme réaction. Tout cela est donc passionnant, répétons le, mais...tout cela est tout de même fort gênant, car provenant d'écoutes illégales, faite par un maitre d'hôtel, qui les a transmis ensuite à la fille de Liliane. On fait confiance à l'avocat de cette dernière, Olivier Metzner, pour avoir trouvé comment les exploiter. Il est spécialiste des plans médias qui font aller l'opinion dans le sens où il l'a décidé, et, la, il veut que nous prenions tous Liliane pour une vieille gateuse. Celle-ci a des absences, c'est vrai, mais elle me semble encore bien lucide sur ses actes.

On avait parlé ici de ce que signifiait l'affaire Zahia pour la presse française : pour la première fois, dans un grand journal, une prostituée parlait de ses relations avec ses clients connus sans rien cacher. Une méthode largement utilisée par les journaux étrangers pour doper leurs ventes, mais qui ne se faisait pas en France par pudeur et bonne éducation des journalistes ( et par respect des puissants). L'affaire Bettencourt est un pas de plus vers cette transformation à l'anglaise de la presse française : publier les conversations privées d'une vieille dame, cela n'aurait pas été possible il y a encore quelques années, voire quelques mois. Tel qu'il est enseigné dans les écoles, le journalisme consiste à publier ce que nous disent volontairement des gens, informés de notre qualité de journaliste. Notre métier n'est pas de tromper la confiance pour avoir des informations. Et pourtant, c'est sur ces procédés la que les Anglais ont bâti la fortune de leurs journaux, en publiant les conversations téléphoniques de la famille royale ou de leurs ministres. C'est ainsi que les puissants se font mettre à nu, parfois. En Grande Bretagne, les maitres d'hôtels ont toujours un magnétophone à portée de main, et ils n'hésitent pas à aller vendre ensuite ce qu'ils ont enregistré. La guerre des classes prend de multiples formes et le public est bien mieux informé de ce qui se passe dans les allées du pouvoir.

C'est donc ce qui vient de se passer en France, pour la première fois. Comme on est tout de même encore entre Français, et qu'on a des pudeurs avec l'argent, le maitre d'hôtel de Liliane a fait cela par vengeance, et pas pour l'argent. Il n'empêche : il a produit de l'info choc. De l'info utile aussi. Un pas de plus dans la société du « tout ouvert », où des jeunes gens s'exhibent devant des cameras de télé sans rien cacher et où désormais les journaux sérieux balancent ce qu'aucun milliardaire n'aurait raconté de son plein gré. Ce qui est arrivé à Liliane Bettencourt me semble condamnable moralement...et pourtant justifié. Nous entrons petit à petit dans une nouvelle information, plus dure, sans compromis, où tout sera possible. Mauvaise nouvelle pour notre surmoi épris de pureté, mais excellente nouvelle pour les lecteurs et les ventes des journaux

 

http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/06/18/liliane-bettencourt-quand-l-information-prend-tous-les-droit.html

 

 

17 juin 2010 - 16:30
 

17 juin 2010 (Nouvelle Solidarité) – Son cas ne résistera pas à l’examen des consciences : Nicolas Sarkozy doit partir. Après l’implication du Président dans les malversations financières liées à des contrats d’armement et au financement de la campagne présidentielle de Balladur, Mediapart.fr révèle un nouveau scandale d’Etat. L’Elysée aurait interféré auprès de la justice pour aider la milliardaire Liliane Bettencourt. Ironie du sort, le ministre chargé de la rigoureuse réforme des retraites, Eric Woerth, est aussi impliqué. La connivence entre dirigeants politiques et puissances d’argent alors que le système s’effondre sur les peuples ne peut plus être acceptée.

 

Entre mai 2009 et 2010, les discussions d’affaires de l’héritière L’Oréal et première fortune de France ont été enregistrées secrètement par son maître d’hôtel. A l’examen de ces conversations entre Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre, le patron de la société gérant sa fortune, l’on apprend que l’Elysée aurait violé la séparation constitutionnelle des pouvoirs exécutifs et judiciaires, qu’Eric Woerth et son épouse auraient bénéficié de faveurs et que Nicolas Sarkozy aurait lui-même reçu des contributions financières de la milliardaire. Extraits.

 

Dévoiement de l’Elysée

 

Conseiller du Président pour les affaires judiciaires jusqu’en novembre 2009, Patrick Ouart, désormais salarié de LVMH mais qui continuerait à conseiller le chef de l’Etat sur les dossiers les plus sensibles, est au cœur des discussions. Notons que lorsque Nicolas Sarkozy était maire de Neuilly (1983-2002), où se situe l’hôtel particulier de Liliane Bettencourt, il fut un hôte régulier de l’héritière. Il l’a d’ailleurs reçue personnellement à l’Elysée en décembre 2008. Dans une conversation avec elle le 21 juillet 2009, Patrice de Maistre évoque un entretien avec Patrick Ouart « le conseiller juridique, à l’Elysée, que je vois régulièrement pour vous ». « Il m’a dit que le procureur Courroye allait annoncer le 3 septembre, normalement, que la demande de votre fille était irrecevable. Donc classer l’affaire. Mais il ne faut le dire à personne, cette fois-ci. » Effectivement, le 3 septembre dernier, le parquet de Nanterre déclara irrecevable la plainte de la fille Bettencourt. Lors d’une autre conversation du 23 avril 2010, de Maistre dit à Bettencourt : « j’ai vu, euh, l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy pour les affaires juridiques et judiciaires, Patrick Ouart, qui n’est plus à l’Elysée mais qui n’a pas été remplacé et qui travaille chez Bernard Arnault, et qui m’aime beaucoup. Et il a voulu me voir l’autre jour et il m’a dit, M. de Maistre, le président continue de suivre ça de très près… (…) Et en première instance, on ne peut rien faire de plus, mais on peut vous dire qu’en cour d’appel, si vous perdez, on connaît très, très bien le procureur. »

 

Connivence avec Eric et Florence Woerth

 

N’oublions pas qu’Eric Woerth, ministre du Budget de 2007 à 2010 et actuel ministre du Travail, est, en tant que Trésorier de l’UMP et grâce à son fief de Chantilly, le principal rabatteur de fonds du parti présidentiel (voir notre article Rigoureusement Woerth) et qu’il fut l’artisan du bouclier fiscal protégeant la fortune des 15 000 plus riches contribuables de France. Jusqu’au mois dernier, son épouse Florence, embauchée en 2007 par Patrice de Maistre, était la principale gérante de la fortune Bettencourt. Dans une conversation du 23 avril 2010, de Maistre dit que c’est Eric Woerth qui a obtenu l’embauche de sa femme : « Je me suis trompé quand je l’ai engagée. (…) J’avoue que quand je l’ai fait, son mari était ministre des finances (du budget, NDLR) , il m’a demandé de le faire. (…) Et donc si vous voulez, aujourd’hui, sans faire de bruit, je pense qu’il faut que j’aille voir son mari et que je lui dise que avec le procès et avec Nestlé, il faut qu’on soit trop manœuvrants et on peut plus avoir sa femme. Et puis on lui, on lui, on lui donnera de l’argent et puis voilà. Parce que c’est trop dangereux. » De Maistre affirme aussi dans une discussion du 29 octobre 2009 qu’Eric Woerth est personnellement intervenu pour aider la fondation de Liliane Bettencourt : « [Eric Woerth] est très sympathique et c’est notre ministre du budget. Et c’est lui qui a permis à l’Institut de récupérer le bâtiment dans lequel on va faire l’auditorium. » Il prétend même que le ministre s’occupe personnellement des affaires fiscales de la milliardaire : « Il est très sympathique et en plus c’est lui qui s’occupe de vos impôts donc je trouve que ce n’était pas idiot. C’est le ministre du budget. Il est très sympathique, c’est un ami. »

 

Versements d’argent

 

Toujours selon ces enregistrements dérobés, la ministre de la Recherche Valérie Pecresse ainsi que MM. Woerth et Sarkozy, auraient reçu, en mars, de l’argent de Mme Bettencourt :

 

– Patrice de Maistre : « Valérie Pécresse, c’est la ministre de la recherche. Elle fait la campagne pour être présidente de Paris. Elle va perdre mais il faut que vous la souteniez et c’est des sommes très mineures, des petites sommes. Elle va perdre mais il faut que l’on montre votre soutien. Le deuxième, c’est le ministre du budget. Il faut aussi l’aider. Et le troisième, c’est Nicolas Sarkozy. »

 

– Liliane Bettencourt : « Bon alors, il faut donner pour Précresse… »

 

– PdM : « Mais ce n’est pas cher. »

 

– LB : « C’est elle qui a demandé cette somme là ? »

 

– PdM : « Non, c’est le maximum légal. C’est 7.500, ce n’est pas très cher. Vous savez, en ce moment, il faut que l’on ait des amis. Ça, c’est Valérie Pécresse. Ça, c’est Eric Woerth, le ministre du budget. Je pense que c’est bien, c’est pas cher et ils apprécient. »

 

– LB : « Et Nicolas Sarkozy ? »

 

– PdM : « C’est fait, c’est dedans. »

 

Tout cela est entre les mains de la police judiciaire mais quelles qu’en soient les suites légales, le dossier Sarkozy est déjà bien trop lourd. Il faut en tirer les conséquences pour faire face à l’effondrement économique et financier, qui exige la présence de consciences et de caractères au sommet de l’Etat.

 

 

 

 

 

Affaire Liliane Bettencourt

 

Suite à des écoutes téléphoniques pirates, il semblerait que pour favoriser (?) la fuite à l'étranger des capitaux de cette milliardaire, certaines personnalités politiques aient été "soutenues" financièrement.

Les médias parlent (sans s'étendre...), de NS et d'E. Weorth, voire de V. Pécresse...

 

artemia-college.org

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 05:20

 

banquiers-j.jpg

 

 

Sur le blog sos-crise d'eva,

l'actualité autrement

Lisez aussi sur ce blog

les articles sur la guerre mondiale en préparation,

ou sur la mafia du crime aux commandes.
eva R-sistons

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 05:08

 

9 juin 2010 par Daniel Vanhove
 
 

 

La dernière agression de l’entité sioniste à l’encontre du bateau turc Mavi Marmara est probablement la signature de la fin du projet colonial des extrémistes israéliens. Et tout démocrate qui se respecte ne peut relâcher la pression sur les dirigeants politiques du monde, afin que justice soit rendue aux victimes de cette ignoble agression. Prémices d’une justice plus large à tous ceux qui ont injustement souffert du projet colonial sioniste, depuis plus de 62 ans.

Pour comprendre, revenons sur la chronologie des faits qui se sont déroulés face aux côtes de Gaza, et décortiquons quelque peu leur présentation par les autorités israéliennes :
- 1. dans les jours qui ont précédé le départ de la flottille humanitaire pour Gaza, les autorités israéliennes ont préparé le terrain médiatique, affirmant que l’accès aux côtes de Gaza serait interdit à toute embarcation ;
- 2. en pleine nuit du 31 mai, le Mavi Marmara suivi par un sous-marin (!), des vedettes et des hélicoptères de combat, subit l’assaut d’un commando israélien héliporté, dans les eaux internationales, ce qui constitue en soi une enfreinte aux lois maritimes et transforme de facto les assaillants israéliens en pirates ;
- 3. avant même de monter à bord et depuis leurs bâtiments de guerre, les militaires israéliens ont fait usage de leurs armes à feu, tuant et blessant plusieurs militants, ce qui est formellement interdit par les Conventions internationales et qui dans un contexte de guerre, constitue un crime contre l’humanité ;
- 4. les pacifistes issus d’une quarantaine de nationalités différentes, pris de panique par la violence extrême de cet assaut, loin de se résigner tentent de se défendre avec ce qui leur tombe sous la main et un pugilat s’ensuit ;
- 5. plusieurs humanitaires sont tués à bout portant dont certains sont même jetés par-dessus bord ;
- 6. dans une brutalité inouïe faite à l’encontre de civils, les militaires prennent le contrôle du Mavi Marmara et le détournent vers le port israélien d’Ashdod, ce qui constitue un enlèvement et une séquestration de civils étrangers au conflit ;
- 7. les informations sur le déroulement de cette opération sont manipulées et tronquées par les responsables israéliens, tant à l’intérieur d’Israël que dans les capitales étrangères, ainsi du nombre de victimes où le flou le plus absolu persiste toujours et illustre le mépris d’Israël pour toute vie humaine non juive ;
- 8. des photos et des vidéos prises par l’armée sont passées en boucle sur les chaînes internationales pour démontrer la violence de militants pacifistes et dénoncer leur agressivité à l’égard des forces armées israéliennes, dans le but de jeter le doute sur leur bonne foi et leur engagement humanitaire ;
- 9. les agresseurs israéliens surarmés tentent de se faire passer pour les agressés et de retourner les informations à leur profit, poussant le ridicule à exhiber les armes des humanitaires : rasoirs, couteaux de cuisine, barres de fer (issues du matériel de bord), frondes et sacs de billes ;
- 10. les versions des officiels israéliens ne concordent absolument pas avec les versions des militants pacifistes et il faut donc constater qu’en plus de leurs crimes, les représentants d’Israël, tous autant qu’ils sont, mentent sans vergogne et utilisent des vidéos datant de 2003 et 2006 afin de travestir la vérité en propagande ;
- 11. non contents d’arraisonner le convoi humanitaire, de brutaliser les civils et de mentir sur la version des faits, les soldats ont volé les victimes de tous leurs effets personnels, y compris leurs cartes de crédit ;
- 12. cerise sur le gâteau : les chaleureuses félicitations du 1er Ministre Netanyahu au retour de cette inacceptable et criminelle expédition maritime ;
- 13. le gouvernement israélien continue d’interdire l’accès aux côtes de Gaza à tout navire étranger et a déjà détourné le Rachel Corrie et sa cargaison vers le port d’Ashdod ;
- 14. non contentes d’intervenir contre des convois humanitaires, les autorités israéliennes détiennent le contenu des bateaux et ne semblent pas vouloir restituer les bâtiments à leurs propriétaires ;
- 15. face aux habituelles hésitations de l’administration américaine pour condamner cette intervention, il reste à déterminer si les autorités US ainsi que l’OTAN n’étaient pas informées de l’opération israélienne, voire si elles n’ont pas encouragé l’assaut du Mavi Marmara pour punir la Turquie de ses initiatives dans le dossier du nucléaire iranien.

Conclusions : devant un tel étalage et la répétition avérée de mensonges, de vols, et aujourd’hui de crimes de civils étrangers par une armée désormais en guerre contre tout ce qui bouge, la communauté internationale ne peut rester sans réaction. Cet énième crime ne peut rester impuni et constitue probablement la goutte qui fait déborder le vase. Israël, certain de son impunité s’est permis le pont trop loin. Il convient à présent de lui faire comprendre que tous ses essais pour s’accaparer la Palestine de la manière que tout le monde connaît est un échec. Et que le projet sioniste doit être liquidé.

Tout le blabla improductif, la débauche d’énergie incalculable, les sommes faramineuses englouties et les tonnes d’archives autour d’un processus de paix – inexistant dans les faits – pour « donner » aux Palestiniens les miettes de ce qu’il leur appartenait afin d’y établir leur croupion d’État est un leurre et doit passer aux oubliettes pour désormais se concentrer sur l’énergie utile à la restitution au peuple palestinien de ses frontières d’origine. Fi de ces deux États vivant côte à côte puisque l’un des deux s’est montré au fil du temps, incapable de respecter la première ligne de la première résolution onusienne, et n’a eu de cesse de ferrailler pour s’approprier indûment des terres qui ne lui revenaient pas. La Palestine doit dès lors retrouver ses frontières initiales d’avant la partition de son territoire, et être restituée à ses ayants droits en premier lieu desquels les réfugiés. Les juifs qui désireront rester dans les frontières de la Palestine historique seront citoyens de l’État palestinien à part entière. Les autres qui ne désirent pas y rester regagneront les pays dont ils sont issus et dont ils récupèreront la nationalité.

Depuis son origine, au vu des faits qui ont marqué le cheminement de ce funeste projet colonial, le nombre de victimes et les dommages collatéraux qui en résultent sont désastreux. Il reste donc à constater que celles et ceux qui ont travaillé et participé à ce macabre projet – et pour certains, s’y emploient toujours, et avec quel acharnement ! – se sont trompés et ont raté l’occasion de transformer leur essai. Le projet d’État d’Israël ne peut advenir et s’établir durablement en Palestine, comme l’avaient ourdi les dirigeants européens, trop contents de se débarrasser au lendemain de la deuxième guerre mondiale, de leur culpabilité à propos de la question juive sur le dos des Palestiniens. Dès son implantation par la force sur les terres palestiniennes, et par la suite, de conquêtes en conquêtes, cet État moribond n’a fait qu’étaler à la face du monde, le peu de cas qu’il fait de toute vie humaine non juive. Ainsi que le peu de cas qu’il fait du Droit international et humanitaire.

Un tel projet ne peut donc s’implanter durablement sur les terres volées au pays d’accueil, et ne peut que disparaître dans les pages les plus sombres de l’histoire. A chaque fois et de manière répétée et obtuse, les occasions qui lui ont été données de transformer ce projet en État viable ont été galvaudées par une classe politique aveuglée par son racisme et sa bêtise – ce qui va toujours de pair. Aucun État n’a bénéficié d’autant de mansuétude qu’Israël. Ce n’est pas juste. Cela doit cesser.

Pour rappel, je renvoie à ce que j’écrivais dans mon dernier livre La Démocratie Mensonge paru en 2008, (p. 107) : « De la demande explicite de la reconnaissance de l’Etat d’Israël… Peut-être convient-il à ce stade, de revenir sur la déclaration de Yasser Arafat au Parlement européen de Strasbourg le 13 septembre 1988 et au paragraphe 7 de la Déclaration d’indépendance de l’Etat de Palestine : « En dépit de l’injustice historique imposée au peuple arabe palestinien, qui a abouti à sa dispersion et l’a privé de son droit à l’autodétermination au lendemain de la Résolution 181 (29.11.1947) de l’Assemblée générale des Nations Unies recommandant le partage de la Palestine en deux Etats, l’un arabe et l’autre juif, il n’en demeure pas moins que c’est cette Résolution qui assure aujourd’hui encore les conditions de légitimité internationale qui garantissent également le droit du peuple arabe palestinien à la souveraineté et à l’indépendance. » Ce qui pourrait être compris de la façon suivante : l’Etat d’Israël ne peut exister et donc, être reconnu officiellement, qu’à la stricte condition où l’Etat de Palestine existe et est reconnu à ses côtés (…) Cette réciprocité est contenue dans les textes (…) »

Puisque cette réciprocité ne s’est pas traduite dans les faits et que l’État palestinien n’existe pas dans les conditions prévues par les différentes Résolutions de l’ONU, l’État d’Israël qui ne peut exister que dans cette stricte réciprocité n’a aucune légitimité. Il est donc temps de tourner la page. Et que d’ici quelques mois, cette question qui empoisonne les relations internationales depuis des décennies ne soit plus qu’un mauvais souvenir.

En attendant, si l’UE et les USA sont aussi soucieux du respect du Droit quand il s’agit d’Israël que de tout autre pays, qu’ils agissent enfin sérieusement au lieu de laisser l’initiative à leurs citoyens ! Qu’ils se montrent à la hauteur de la situation et multiplient comme ils l’ont fait avec Berlin du temps de la guerre froide, les convois et les ponts entre le monde libre et Gaza assiégée et étouffée par la bande d’extrémistes qui tient lieu de gouvernement du projet sioniste.

Si rien n’est fait pour briser ce siège inhumain, les démocraties occidentales n’ont qu’à bien se tenir, parce la rue risque de gronder au-delà de toute attente.

Le projet sioniste a échoué. Il est temps d’en prendre conscience, de le dire, d’en répandre largement l’information, et de s’en réjouir.

Daniel Vanhove –
Observateur civil
Membre du Mouvement Citoyen Palestine
Auteur de Si vous détruisez nos maisons, vous ne détruirez pas nos âmes – 2005 et de La Démocratie Mensonge – 2008 – parus aux Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire
08.06.10

 

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4605
«Ce qui guide la politique d’Israël» - Un texte d’Ilan Pappé
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13440

 

UN NOUVEL ÉCHEC DE LA PROPAGANDE ISRAÉLIENNE :
DES PHOTOS MONTRENT DES PASSAGERS DU MAVI MARMARA VENANT EN AIDE A DES SOLDATS ISRAELIENS
http://www.alterinfo.net/Un-nouvel-echec-de-la-propagande-israelienne-des-photos-montrent-des-passagers-du-Mavi-Marmara-venant-en-aide-a-des_a47072.html

 

Israël.jpg

L'aide humanitaire d'Israël, Laplote,

http://laplote.over-blog.fr/ext/http://laplote.blogs.courrierinternational.com/ 

 

 

En bons pirates, les Israéliens ont aussi pillé la flottille 
Comble du cynisme !
Israël aurait  dépouillé des humanitaires !
 
Des militants de la flottille Gaza Libre disent avoir été dépouillés de leur argent et appareils par les pirates israéliens, après que leurs navires ont succombé à l’attentat meurtrier du 31 mai.
 

Selon des survivants de la flottille qui ont parlé à Press TV, les activistes à bord du convoi d'aide humanitaire ont été dépouillés de 3,5 millions de dollars en espèces et matériel par des commandos [de piraterie] israéliens.

Des centaines de militants ont signalé la disparition de leur argent, ordinateurs portables, téléphones et vêtements après avoir été relâché par les pirates la semaine dernière.
 
 
 
Une flotille juive pour briser le siège de Gaza
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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 04:57

 Herman Van Rompuy portrait.jpg  

Ce que signifie Monsieur Van Rompuy

L'éclatement de la Belgique 

 

 

Non, ce n’est pas une boutade ! Malgré son allure de Pinocchio effaré, Monsieur Van Rompuy (Herman) est loin d’être le personnage insignifiant qu’ont mélancoliquement décrit des européistes déçus. Il signifie un projet politique tout à fait clair, et a été choisi à dessein ; pas par les citoyens des différents peuples de la très diverse Europe, évidemment, mais par une oligarchie mondiale qui n’est pas le cercle des Présidents et des Premiers Ministres des pays de l’Union Européenne. Désormais simples exécutants politiques, ceux-ci n’ont fait que ratifier la décision d’affairistes qui ne se cachent même plus.

 

Avant de se présenter devant ceux qui devaient le nommer, M. Van Rompuy a comparu, le 12 novembre 2009, au château de Val-Duchesse, à Bruxelles, devant le jury d’un club mondial rassemblant banquiers, marchands d’armes, magnats du pétrole et dirigeants de multinationales avec leurs  journalistes apprivoisés. Il est allé passer un examen. Le projet d’impôt européen à prétexte écologique qu’il y a fait connaître est tout ce que les citoyens ont été autorisés à savoir. Son parcours politicien ayant été jugé conforme au profil souhaité, il a été adoubé comme gouverneur général de l’Union Européenne. Quant à Madame Ashton, choisie en même temps, elle déborde de précieuses qualités : parvenue typique de la nomenklature, inféodée à la finance, absolument inconnue, tout à fait novice en diplomatie et incapable d’ânonner une phrase en une autre langue que l’anglais.  

Le premier but de ce double choix est de signifier une fois pour toutes aux citoyens des pays d’Europe que l’ère démocratique est close, et que dorénavant c’est le conseil des banquiers qui décide. Désormais les choix seront faits par des experts, afin de maximiser les rendements financiers. Mettez vous bien ça dans la tête ! Peut-être pourtant quelques politiciens espéraient-ils qu’en acceptant des marionnettes aussi falotes ils retarderaient la mainmise totale des groupes bancaires, et pourraient exercer encore quelque pouvoir pendant quelques années. En ce cas ils se seraient illusionnés, car, derrière ce duo grotesque, la destruction de la démocratie va bon train, et eux-mêmes sont déjà surveillés. La crise de la dette grecque en est une limpide démonstration.  

La deuxième signification est que l’Union Européenne est une succursale de l’empire anglo-saxon, dont les dirigeants dictent la politique étrangère qu’ils font appliquer par l’OTAN, bras armé de l’oligarchie. Madame Ashton joue à merveille de sa balourdise feinte pour ridiculiser l’Union Européenne, tout en élargissant son propre champ d’action et en étoffant ses services (ne parlons pas de ses revenus). Elle joue son rôle, conformément aux instructions de ses commanditaires. Pour les financiers, la diversité des pays du continent européen est contraire à la nécessaire soumission des consommateurs et défavorable à l’intimidation militaire exercée contre les « pays émergents », vitale pour maintenir une hégémonie mondiale chancelante. L’activité intellectuelle, politique et scientifique dans les pays d’Europe doit être strictement encadrée et normalisée par l’usage exclusif de la langue anglaise, tandis que l’innovation doit être concentrée dans les pays dominant l’empire (comme le montre l’institution récente d’agences de contrainte et de surveillance des chercheurs). Les diplomaties nationales sont donc vouées à disparaître, en même temps que la liberté politique et culturelle des nations.  

Mais pourquoi être allé chercher le Premier Ministre de Belgique, un pays qui apparemment n’avait pas besoin d’une crise politique supplémentaire ?

Précisément afin de provoquer une nouvelle crise et de scinder la Belgique, comme l’a récemment exigé un euro-député anglais qui, en bon Anglais, se mêle de ce qui ne le regarde pas et parle dans l’intérêt des classes dominantes.

Mais quel est cet intérêt ? La Belgique n’est-elle pas une création de l’Angleterre ?

La Belgique moderne fut en effet créée en 1830 par l’Angleterre, afin que la France ne contrôlât pas le port d’Anvers et que la frontière du Nord de la France fût vulnérable militairement. Mais les diplomates anglais n’avaient pas prévu une guerre contre l’Allemagne unifiée, de sorte  qu’au XXe siècle l’Angleterre, alliée à la France, dut sacrifier des milliers d’hommes pour défendre cette frontière indéfendable. La France en perdit cependant bien plus encore ! La Belgique a ainsi très bien servi à affaiblir la France, mais est devenue maintenant inutile. L’intérêt de l’oligarchie serait au contraire à présent de la détruire. Bien entendu, le sort de la Belgique n’intéresse en rien les oligarques, mais renforcer l’Union Européenne leur importe au plus haut point, puisque celle-ci est la structure de vassalisation des pays d’Europe à la finance. Accroître les pouvoirs de l’Union Européenne permettrait de réduire la démocratie à un pur jeu d’apparences, et de renforcer durablement le régime autoritaire qui s’installe peu à peu depuis une trentaine d’années. Mais il manque à l’Union Européenne la souveraineté qui lui permettrait de dominer les États. C’est à combler ce manque que détruire la Belgique serait utile.

Le traité de Lisbonne a en effet doté l'Union Européenne de la personnalité juridique et d’une représentation diplomatique. Pour devenir un État internationalement reconnu, il ne  lui faudrait plus qu'un territoire propre, fût-il minuscule comme ceux de Monaco ou du Vatican. Un quartier de Bruxelles ferait fort bien l’affaire. Dès que cette reconnaissance serait obtenue, la subordination juridique des États, dès longtemps entreprise, serait parachevée. L’attaque des spéculateurs contre la Grèce est déjà utilisée pour préparer la mise sous tutelle des États.

Encore faut-il, pour obtenir la souveraineté sur une partie de Bruxelles, faire éclater la Belgique, et il faut le faire sans tarder, avant que les peuples d’Europe ne rejettent l’Union Européenne qui les ruine en imposant le libre-échange absolu, y compris envers les pays tiers. L’éclatement prochain de la zone euro rend la nécessité encore plus pressante. Cependant d’autres raisons motivent aussi les oligarques à agir. Les extrémistes flamands sont évidemment d’utiles auxiliaires, mais la crise économique pourrait faire passer le nationalisme au second plan des soucis du peuple flamand. Mieux vaudrait donc les utiliser au plus tôt, et si possible tant que sévit l'actuel gouvernement français, tout entier composé de valets de la finance internationale, dociles à nuire de leur mieux aux intérêts de la France et de la Francophonie. Surtout, un fait interne à la Belgique, inconnu de la plupart des Français, oblige à une manœuvre rapide et délicate.

Depuis 1962 la Belgique est soumise à des « lois linguistiques », imposées par la majorité flamande du pays. Une « frontière linguistique », interne, divise le pays entre Flandre, Wallonie et Bruxelles. Cette « frontière » fut fixée sans consulter la population, sur la base d’un recensement de 1947 déjà périmé à l’époque, afin que Bruxelles fût enclavée en Flandre. Elle ne coïncide pas partout avec les limites administratives, ni avec l’actuelle limite entre les langues, car l’extension de l’agglomération bruxelloise depuis soixante-trois ans a étendu l’aire où l’usage du français est le plus courant. De ce fait, des communes dont la grande majorité des habitants parlent français sont administrativement rattachées à la Flandre (et de même les communes des Fourons, loin de Bruxelles), ce qui suscite d’invraisemblables bisbilles, mesquines à souhait, qui font toute la saveur de la politique belge. L’agglomération bruxelloise et la Wallonie sont pourtant désormais contigües, mais le dessein opiniâtre des Flamingants d’annexer Bruxelles à la Flandre empêche de reconnaître cette réalité.

Quoique futiles, ces bizarreries ne sont pas d’anodines coutumes locales, mais forment un important atout pour les partisans d’une Union Européenne supranationale. En effet, lors de la division de la Yougoslavie, la carence politique, la paresse d'esprit, le manque de clairvoyance, la crainte inspirée par le seul nom de Sarajevo et surtout la volonté de cacher le conflit politique opposant la France, qui voulait maintenir la Fédération yougoslave, et l’Allemagne, qui voulait la détruire au plus tôt, firent prévaloir une cote mal taillée : reconnaître les limites des républiques fédérées comme frontières internationales, sans consulter les populations ni considérer la répartition des diverses communautés humaines assemblées ou divisées par ces frontières. On sait quels désastres ce compromis entraîna et dans quelle confusion durable il a fait plonger les Balkans. Les vices juridiques évidents étaient de confondre l’administratif et le politique, de faire prévaloir le droit du sol sur le droit des gens, et de préférer l’arbitraire bureaucratique à la vérité des préférences nationales. Comme pour incruster le mal, les gouvernants d’Europe ont entériné cette décision casuelle comme un principe. Ce précédent yougoslave serait donc invoqué en cas d’éclatement de la Belgique (et l’on serait plus réaliste en écrivant « lorsque la Belgique éclatera »). Or plusieurs traditions politiques s’opposent. Pour établir la nationalité des personnes, la tradition française considère d’abord le droit du sol et secondairement la filiation, et elle s’en tient depuis un siècle et demi au droit des gens pour fixer les frontières. Jusqu’aux années récentes, la tradition germanique accordait l’exclusivité au droit du sang pour la nationalité, et elle a longtemps tenté d’imposer le tracé des frontières en invoquant le droit du sol ou le droit de conquête. La tradition anglo-saxonne accorde la primauté au droit du sol pour la nationalité, et laisse le droit du plus fort décider des frontières : la Grande-Bretagne est une île. Ces trois traditions sont incompatibles.

Selon la jurisprudence tirée de l’écartèlement de la Yougoslavie, les communes situées en Flandre sont flamandes, même celles dont la grande majorité des habitants sont Bruxellois et francophones, et Bruxelles est bel et bien enclavée en Flandre. En outre le parlement et le gouvernement flamands (car il y a sept parlements et trois gouvernements en Belgique, outre les assemblées provinciales !) ont, depuis des années, décrété que la capitale de la Flandre était Bruxelles, et y ont fixé leur siège, sans consulter les habitants de la ville bien entendu. En proclamant son indépendance, la Flandre revendiquerait sa capitale ! Bien sûr, les Bruxellois sont à 85 % francophones, mais les dirigeants flamands ne manquent pas de souligner qu’outre le français, maintes langues sont parlées à Bruxelles, y compris le turc et l’arabe maghrébin, et même l’anglais dans des immeubles de bureaux. Par mansuétude, le gouvernement flamand serait prêt à accorder un statut dérogatoire (transitoire bien entendu) aux habitants qui ne parleraient pas le néerlandais (anglais accepté).

Il est peu vraisemblable que les politiciens britanniques et allemands intéressés par l’affaire soutiennent jusqu’au bout la revendication flamande, car ils savent qu’imposer un changement de langue aux habitants d’une grande ville est impossible. Mais des partisans du renforcement de l’Union Européenne pourraient proposer (dans un esprit de conciliation, n’en doutons pas…) un statut de "ville libre" pour une partie de Bruxelles, comme jadis Dantzig ! Ce quartier serait pompeusement proclamé « capitale de l’Europe » et, pour faire étasunien, on dirait « District of Concordia ». Toute latitude serait laissée à l’administration de l’Union Européenne pour angliciser peu à peu son district ; en contrepartie, toute latitude serait laissée aux autorités du nouvel État flamand, devenu souverain sur une partie de la ville, pour gêner les Bruxellois francophones et attiser les oppositions ethniques. Mais ce scénario dépend de l’enclavement de Bruxelles en Flandre, qu’un référendum dans les communes proches de la « frontière linguistique » remettrait en cause. La primauté du droit du sol sur le droit des gens, qui est le principe de la politique flamingante et la cause principale de la fièvre politique récurrente de la Belgique, paraît ainsi aux européistes comme un atout maître.

 Scinder la Belgique le long de la « frontière linguistique » existante, sans consulter les populations intéressées, est néanmoins en bonne logique un projet insoutenable. En effet, une seule nationalité belge existe, et une seule souveraineté. Ces faits incontestables sont de surcroît incarnés en une seule personne : le roi ! Le droit des personnes ne distingue pas parmi les Belges des Néerlandophones, des Francophones ou des Germanophones. La seule procédure envisageable est donc de demander l’avis des populations au suffrage universel, et de tracer la frontière au niveau communal. L’avenir de chaque commune serait décidé à la pluralité des voix des habitants, puis chacun opterait pour la nationalité de son choix. L’argument que le référendum n’existe pas en droit belge est sans force, puisque par hypothèse l’État belge disparaîtrait. La seule restriction envisageable au suffrage universel pourrait être de limiter le corps électoral aux citoyens domiciliés dans chaque commune et y résidant effectivement depuis plusieurs années, mais cette modalité d’application ne modifierait pas le principe. Bien entendu, les États successeurs garantiraient la liberté de circuler et de résider, ainsi que le maintien des droits des minorités à l’avenir, de part et d’autre de la frontière ainsi démocratiquement déterminée.

Quoique seule cette procédure soit conforme à l’équité et à l’esprit du droit international, nul doute que des chicanes seraient tentées pour en limiter et en retarder l’application. L’enjeu en effet n’est pas mince, car si l’Union Européenne était reconnue comme un État fédéral disposant d’un territoire propre et d’un service diplomatique, ses dirigeants revendiqueraient bientôt un statut de membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU. La Grande-Bretagne n’envisageant aucun changement de ses droits, au nom de son traditionnel statut d’exception, le siège de la France serait dévolu à l’Union Européenne et bientôt confié à un Danois entouré d’une administration anglaise. Ainsi l’empire anglo-saxon disposerait de trois sièges parmi les cinq permanents.

Tel est le sens de la nomination de M. Van Rompuy. Dévoué à la Flandre et fidèle serviteur des classes dominantes, M. Van Rompuy prépare la scission de la Belgique afin d’assurer la domination de l’empire anglo-saxon sur l’Europe, en contrepartie d’une promesse de soutien à la tentative de mainmise de la Flandre sur Bruxelles. De son poste, il devrait faire traîner des négociations pendant que les dirigeants flamands brusqueraient le mouvement.

La France risque d’être trahie par ses politiciens et éliminée de la politique mondiale.

À l’occasion d’une crise politique, les dirigeants flamands tenteraient d’imposer leur solution avant que les peuples ne réagissent. Cette « solution », qui évidemment ne ferait que multiplier les problèmes, n’est pas une vague élucubration mais un dessein médité. M. Herman Van Rompuy était l’un des parlementaires flamands qui lancèrent le projet de scinder l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde sans référendum sur la limite linguistique, afin d’isoler Bruxelles. Herman a un frère, Éric, lui aussi politicien. Il n’y a pas de mal à avoir un frère, ni à se prénommer Éric, ni à se passionner pour la politique. Mais M. Éric Van Rompuy est connu depuis quarante ans comme un flamingant rabique, qui ne se cache pas de vouloir néerlandiser Bruxelles, de l’Atomium au bois de la Cambre et des sous-sols aux mansardes. Éric dit tout haut ce que Herman ne doit pas dire. Précisons : ce que Herman ne doit plus dire, car naguère encore il ne s’en privait pas. S’il le pouvait, il ferait parler flamand au Menneken-Pis. M. Herman Van Rompuy paraît certes aussi simplet que Pinocchio, mais ce sont les renards et les loups qui tirent les ficelles.

Encore une fois, l’oligarchie mondiale se fiche de la Flandre et des Flamingants, il se trouve seulement que des intérêts coïncident. Ou plutôt, des hommes pensent que leurs intérêts coïncident. En réalité, le peuple Flamand, grand petit peuple qui peut s’enorgueillir d’un passé glorieux et d’un présent prospère, nuirait certainement à son avenir s’il suivait ses extrémistes. Un coup de force à Bruxelles, suivi d’un long conflit avec les habitants de la ville, serait un très mauvais commencement pour son existence étatique. Fixer par référendum la frontière entre les États serait pour lui bien préférable.

Face à de tels projets plusieurs questions viennent à l’esprit. Quel est, à présent, le but de l’Union Européenne ? Quelles sont ses effets réels ? Quelles forces sociales soutiennent-elles l’intégration européenne ? Comment les États peuvent-ils pacifier les rapports sociaux ?

Discuter ces questions en détail nécessiterait un gros livre écrit par plusieurs auteurs, mais quelques réponses partielles peuvent être cependant proposées.

Il n’est bien sûr pas possible d’épiloguer, puisque nul ne connaît l’avenir, mais la prépondérance anglo-saxonne au Conseil de Sécurité ouvrirait à l’ONU une crise semblable à l’agonie de la SDN à la fin des années trente. La diplomatie, déjà rendue instable par la volonté des États-Unis de récuser le multilatéralisme et d’affaiblir l’ONU, deviendrait chaotique. L’oligarchie escompte cependant affermir ainsi son pouvoir, d’autant plus que la suprématie de l’Union Européenne sur les États rendrait inopérants les débats politiques dans les pays européens, comme ils le sont depuis longtemps dans les pays anglo-saxons. Démocratie et Souveraineté nationale sont en effet inséparables, et le but visé est d’abolir l’une et l’autre, afin d’achever de détruire le compromis social datant de l’après-guerre, qui faisait la part trop belle aux producteurs dans le partage de la valeur ajoutée.

Dès les années cinquante du XXe siècle, les classes dominantes comprirent que le suffrage universel rendait impossible une politique réactionnaire dans les États nationaux. La « construction européenne » leur permit de dominer les démocraties nationales et de raffermir leur emprise. Toute responsabilité politique fut bannie de cette Union européenne, malgré la concentration progressive du pouvoir. La notion même de politique en fut exclue, remplacée par l’exaltation des compétences des experts et par quelques simagrées de démocratie factice. Le libre-échangisme y devint dogme. Ainsi fut supprimé tout frein à la circulation des marchandises et des capitaux, même à court terme, ce qui permit aux détenteurs de monnaie de reprendre une grande part de la valeur économique produite. Désormais les décisions sont prises dans l’ombre, au gré de firmes privées, financières plutôt qu’industrielles, et dont les plus influentes ne sont pas européennes. Sous la férule de la Commission, la concurrence entre les pays de l’Union européenne est exacerbée à dessein, et l’immigration laissée sans contrôle, afin de forcer la baisse relative des salaires et la régression des droits sociaux. Pour verrouiller cet absolutisme si propice aux tripotages, un projet de constitution fut présenté en 2005, mais rejeté par plusieurs peuples en dépit d’une intense propagande. Le traité de Lisbonne fut donc imposé en 2009 pour contraindre les peuples à se soumettre. Ce coup de force s’est accompagné de l’aggravation de la surveillance policière. Dans l’Union européenne, l’action politique est impuissante, l’industrie dépérit, les classes populaires sont frappées par le chômage et appauvries, la plupart des agriculteurs vivotent, l’activité intellectuelle s’étiole, la recherche est mise sous tutelle, l’innovation disparaît. Mais si ce désastre organisé obère l’avenir, il profite aux intermédiaires, et, au premier chef, aux banques anglo-saxonnes qui, grâce aux manœuvres de leurs gouvernements, se sont arrogé depuis quarante ans le monopole de la création monétaire. Ce sont elles qui, au moyen de l’OMC, ont imposé la concurrence indienne et chinoise. Ce sont elles qui achètent en monnaie de singe les entreprises pour en absorber la substance puis les démanteler. Ce sont elles qui gouvernent effectivement l’Union européenne, à travers des hommes de paille.

Le despotisme européiste, nous y sommes. L’autoritarisme vétilleux de la Commission s’aggrave, avec l’aide de la bien mal nommée Cour de justice européenne, dont les arrêts prétoriens étendent sans cesse les compétences de l’Union européenne, en usurpant au profit de celle-ci les droits des États. La langue des maltôtiers anglo-saxons est imposée, même dans les affaires internes à chaque pays. La sape des constitutions nationales, seul cadre où les divers intérêts sociaux puissent se confronter pacifiquement, fait s’effondrer le débat politique et le contrôle démocratique sur les gouvernants. Le pouvoir discrétionnaire de commissaires nommés par intrigue, irresponsables, et placés sous influence, empiète ainsi chaque année davantage sur les libertés publiques et privées. Les difficultés économiques et politiques mènent fatalement ces despotes à la dictature.

L’assujettissement des peuples par la destruction des droits nationaux, n’est limité que par la résistance des dirigeants des États, fort variable d’un pays à l’autre. Si les Allemands et les Britanniques savent à la fois défendre leur pouvoir national, investir les instances de décision de l’Union européenne et faire agir celles-ci au mieux de leurs intérêts, les classes dominantes françaises font tout leur possible pour accroître les prérogatives fédérales de l’Union européenne et vassaliser la République Française, dans l’espoir d’accéder à la surclasse dominante mondiale.

Prêtes à tout pour pérenniser leur prédominance sociale tant elles craignent la révolte d’un peuple mal-pensant, les classes dominantes françaises rêvent d’une tutelle étrangère et souhaitent une administration anglophone, où caser leurs rejetons en excluant ceux du peuple. En dégradant encore un peu plus l’enseignement public, elles pourraient réserver le pouvoir à leurs descendants pour quelques générations. Les politiciens qui s’agitent incessamment dans les palais parisiens sont au-delà de toute critique. Tous leurs actes tendent à affaiblir la France, à la soumettre à l’empire dominant et à diviser les Français. Leur programme est celui de Condoleezza Rice en 2003 : abaisser la France. Au service de maîtres qui les méprisent, ces larbins ont envoyé l’armée française participer à l’agression contre le peuple Afghan. Ces lémures s’efforcent de faire dépérir la Francophonie et de céder la souveraineté de la Nation à l’Union européenne. S’ils réussissaient, ils se rengorgeraient de leur renoncement. Les dominants français, qu’ils se disent de « droite » ou de « gauche », seraient immensément euphoriques de devenir définitivement impuissants. Finies les responsabilités ! Et cela en bénéficiant de la solidarité active des oligarchies des pays voisins ! La France serait enfin échec et mat, politiquement, économiquement et intellectuellement, pour la jubilation de l’Angleterre et de l’Allemagne, et au grand soulagement de l’oligarchie française, qui pourrait s'angliciser le front haut, afin de dominer le peuple pendant un siècle.

L’étape suivante, déjà en cours, est de brider l’Union Européenne, par coalescence de l’UE et de l’ALENA, dans une Union Transatlantique étroitement liée à l’OTAN et conçue comme instrument de domination interne sur les citoyens et d’intimidation externe vis-à-vis de la Chine et de la Russie. Sa fondation serait prétexte à créer une nouvelle monnaie permettant une banqueroute partielle. Sa direction effective serait partagée entre les banquiers de Wall Street et ceux de la City, tandis que la prédominance sur le continent européen serait laissée aux industriels allemands, dont les représentants politiques s’efforcent depuis longtemps de diviser l’Europe en régions, selon leur modèle fédéral, escomptant ainsi transformer en pouvoir politique la puissance économique qu’ils retirent de l’UE. Les récents chanceliers et ministres des Affaires étrangères d’Allemagne ont dit et écrit, à maintes reprises, que l’Union européenne permettrait à l’Allemagne de s’assurer l’hégémonie qu’elle a échoué par deux fois à imposer à l’Europe par la guerre. Cette hégémonie s’encadrerait, en attendant de s’en affranchir, dans l’empire anglo-saxon, où la responsabilité politique des dirigeants et les droits des personnes régressent depuis vingt ans.

Mais les difficultés insurmontables qu’un tel projet ne manquerait pas de rencontrer font craindre une fuite en avant de ses promoteurs vers la guerre.

Si ce projet de fédération despotique et libre-échangiste aboutissait, la déstructuration économique s’aggraverait encore et empêcherait définitivement de donner du travail à tous, y compris aux plus récemment arrivés. Mettre fin au libre-échange absolu et relocaliser la production est donc vital. Pour les Français, c’est l’existence nationale, culturelle et spirituelle qui est en jeu, en même temps que la prospérité, la liberté et la paix civile. Pas de liberté individuelle si la liberté collective n’est pas assurée ; pas de vie culturelle sans concorde ; pas de concorde sans prospérité ; point de prospérité, même pour les riches, si les pauvres sombrent dans la misère.

Un peuple est souverain s’il peut, par sa volonté ultime exprimée collectivement, accepter ou repousser un projet engageant son avenir. Parmi maintes raisons de vouloir maintenir notre Souveraineté nationale et la transmettre aux générations à venir, fierté, fidélité à nos aïeux et à notre culture, volonté d’être maître chez soi, goût pour la vie civique conçue comme une œuvre d’art, crainte d’une désarticulation de la société menant à la violence, il en est une qui devrait emporter la décision des Français : dans le monde tel qu’il est, la France est un instrument irremplaçable au service de la paix et de la liberté. Non par prédestination, parce que la France serait une entité providentielle, peuplée d’esprits géniaux et douée d’une essence collective intemporelle. Ce pays, comme toute autre formation sociale, aurait pu disparaître ou avoir d’autres limites. Ses mœurs ont évolué au cours du temps. Mais, au-delà de l’image sentimentale de Marianne au bonnet phrygien ou de « la Madone aux fresques des murs », l’équilibre social et les leçons de l’Histoire font que les Français croient à l’égalité des hommes et à l’égalité des nations. Ils pensent que la liberté individuelle s’exerce grâce à la liberté collective. Surtout, ils ont horreur des excès. Ce n’est pas que jamais des Français n’en aient commis, il s’en faut. Mais, contre les abus, se sont toujours dressés des femmes et des hommes, pour les dénoncer et appeler leurs compatriotes à la raison, à la générosité et à l’honneur. Si peu nombreux les protestataires aient-ils d’abord été, ils ont toujours fini par emporter la conviction générale. Toutes les opinions, des plus chimériques aux plus pertinentes, des plus tyranniques aux plus généreuses, ont déjà été débattues en français. Au fil des siècles, malgré les défauts de leur organisation et les injustices de leur société, et même après que certains d’entre eux aient commis des crimes, les Français ont toujours su finalement se réformer. Souvent cela n’alla pas sans difficultés, ni sans fautes parfois sordides. Cependant, par leur attachement sans mysticisme à l’image idéale de la France, les Français expriment leur consentement à l’effort d’humaniser la société, cet effort que chaque génération doit continuer, en bénéficiant du labeur des générations qui l’ont précédé pour alléger les peines des générations qui lui succéderont.

Dans le désordre du monde, la France est le seul pays autour duquel des oppositions à un impérialisme puissent se cristalliser pacifiquement. C’est le seul pays qui pourrait, s’il se donnait à nouveau un Gouvernement, proposer une réforme globale des relations internationales. Cette proposition pourrait être d’autant plus favorablement accueillie que l’impérialisme français date désormais d’un passé ancien.

La crise en cours, économique, financière, politique, morale, et aussi guerrière puisque les puissances anglo-saxonnes ont perpétré deux agressions au Moyen-Orient et y ont entraîné leurs alliés, démontre l’excès d’ambition de l’oligarchie. Les événements châtient cette démesure. En répandant partout le trouble et la violence, les puissances « occidentales » se sont fait haïr dans le monde entier. Leurs industries sont à présent très menacées par des concurrents que les dirigeants ont eux-mêmes favorisés le plus possible, sous la pression de financiers avides de multiplier les échanges, occasions de profits. Ces concurrents sont sans scrupules et exploitent leurs peuples sans pitié. Si ce déséquilibre perdurait, le risque de grave conflit s’accroîtrait. Seule une calme fermeté peut rétablir à la fois l’équilibre international et la liberté.

La dynamique propre du système international, mais aussi les interventions des acteurs politiques, détermineront la coopération ou l’affrontement, la prospérité ou l’appauvrissement, le rétablissement de la démocratie ou l’instauration d’une dictature durable, la paix ou la guerre. Notre liberté dépend de notre lucidité et de notre ténacité. Pour que les peuples d’Europe ressaisissent une prise sur leur avenir, la priorité est d’abattre l’irréformable Union Européenne, de quitter l’OTAN, et de remettre en chantier la coopération internationale.

Les Français peuvent en prendre l’initiative.

Christian Darlot

 

http://www.observatoiredeleurope.com/Ce-que-signifie-Monsieur-Van-Rompuy_a1389.html

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-l-afrique-du-sud-et-le-non-alignement-france-profonde-instantanes-52102670.html

Liste complète

 

 

 

Lire aussi  (Belgique):

http://www.alterinfo.net/La-Belgique-une-victime-du-Nouvel-Ordre-Mondial_a47193.html

 

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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:43

 

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Le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et la chancelière allemande, Angela Merkel. Interdite de retourner au Deutschemark, l’Allemagne a dû consentir à un emprunt européen auprès du FMI

 

 

€uro : l’hypothèse du pire
par Jean-Michel Vernochet*

 

 

La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.

 

 

L’attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s’est vite révélée être en fait une offensive contre l’Euro et n’avoir qu’un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l’économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d’où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l’éclatement.

Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l’attaque et qu’au-delà d’une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d’autres objectifs, d’ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l’intensité dans la durée d’une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l’Union des vingt-sept, voire bien au-delà…

La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.

En effet, l’adoption d’un plan européen — sur les instances pressantes de la Maison-Blanche — pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l’Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d’une intégration rapide de l’Union européenne, préalable obligé à la constitution d’un bloc occidental soudé.

Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s’il s’agissait d’une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d’euros supérieur au plan Paulson d’un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d’accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l’Atlantique.

Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c’est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d’une dette de plus en plus considérable. Or l’Union européenne vient d’ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d’euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d’endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d’hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »…

Pour ce faire l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. FMI qui avait jusqu’à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d’ajustement structurel. C’est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l’UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.

Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l’euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.

Notons au passage que c’est vraisemblablement la mort dans l’âme que la chancelière allemande s’est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français — d’après une rumeur persistante — la menaçait de revenir au Franc si elle n’obtempérait pas. Mais s’il est vrai que « la fourmi n’est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l’arrêt de mort de l’économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d’exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d’accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l’administration Obama.

Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS » [1] menacés de cessation de paiement, doivent s’appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l’euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».

Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite… puisque l’abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.

Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?

Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l’intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D’abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?

La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.

L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.

D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure — gardons ce fait capital présent à l’esprit — artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d’une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.

C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?

L’autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés… bref, les donneurs d’ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l’a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu’ils suscitent de toutes pièces.

Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.

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Pour Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique, les Européens doivent accepter une gouvernance économique externe et placer l’euro à parité avec le dollar.

Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama — légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d’un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l’effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan — et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?

Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l’abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu’ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu’à un emballement de la machine économique… Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d’une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?

Alors disons-le tout net, le risque d’effondrement systémique est au cœur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.

Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d’euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.

Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s’appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d’une théorie du chaos, décidément très à la mode.

Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.

À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l’œuvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l’œuvre aujourd’hui en Europe.

Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.

On comprend assez vite que la déification du marché associée à l’idée d’un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s’impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.

Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux. La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.

En guise de conclusion provisoire, si l’Union européenne, à l’occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l’attribution d’un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l’essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l’effacement des États-nations européens.

De facto plus rien ne s’opposera plus à l’intégration de l’Europe au sein d’un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l’euro et du dollar scellera la réunion de l’Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s’agit évidemment pas de pures spéculations mais d’une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l’œuvre dans le cadre un d’un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n’éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c’est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d’une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s’entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n’en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.

Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d’influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu’il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction… Ceci pour ne pas mentionner d’autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d’armes et tous les marchés qui en sont dérivés.

Quels que soient les accords sur l’enrichissement d’uranium à usage médical passés entre la Turquie et l’Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d’État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l’emporte toujours sur celle de l’agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d’extrême fragilité de l’économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.

 

 

 Jean-Michel Vernochet

Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).

 

 

http://www.voltairenet.org/article165451.html

 

 

 

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 06:31

 

 

 

 

Voici d'abord comment une émission comme C dans l'Air présente la crise de l'UE,  avec des invités tous partisans du libéralisme, financiers ou journalistes. Eva R-sistons

 

Au terme d’une longue nuit de négociations, les ministres des Finances de l’UE ont annoncé la création d’un fonds de soutien de 750 milliards d’euros. Objectif : ériger, avant l’ouverture des marchés, "une ligne de défense de la zone euro" face aux attaques spéculatives. 


Aux grands maux, les grands remèdes. Pour défendre la monnaie unique contre de nouvelles attaques et faire barrage à une contagion de la crise grecque à l’Espagne, au Portugal, voire à l’Italie, les ministres des Finances de l’Union européenne, réunis en urgence à Bruxelles, ont annoncé, dans la nuit de dimanche 9 mai à lundi, la mise en place d’un plan de sauvetage de l’ordre de 750 milliards d’euros.

Un mécanisme de stabilisation à deux étages. D’abord un fond d’urgence de 60 milliards d’euros que la Commission européenne empruntera sur les marchés financiers, pour ensuite les prêter aux pays en difficultés avec, en échange, des conditions sévères d’austérité. Auquel s’ajoute un autre système de prêt par les pays de la zone euro, s’appuyant, lui, sur 440 milliards d’euros.

La contribution de la France à ce fonds, censé expirer dans trois ans, devrait avoisiner les 85 milliards d’euros. Le Royaume-Uni, en revanche, a d’ores et déjà exclu d’y participer. Quant au Fonds monétaire international, il a indiqué qu’il participerait avec une contribution additionnelle sous forme de prêts, pour un montant de 250 milliards d’euros.

Dans la lignée de ce dispositif sans précédent, qui préfigure un éventuel futur....

 

http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1435 (VIDEO)

 

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Auteur : mecanopolis - Source : http://www.mecanopolis.org
     

Au mépris des droits du Parlement et de la volonté des peuples, la Commission européenne, l’Eurogroupe et la BCE ont proposés, mercredi soir, de placer la mise sous tutelle économique des seize pays de la zone euro.

 

 

eurogroupe 550

Le président de la Commission, José Manuel Barroso, se garde bien de parler de « gouvernement économique ». Il a d’ailleurs raison, car le terme exact serait plutôt « dictature économique ». Le projet a le mérite d’être clair : à brève échéance, les budgets des pays de la zone euro seront entièrement contrôlés et décidés par un « triumvirat », composé de la Commission européenne, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. Le Parlement de Strasbourg sera totalement écarté des décisions, même à titre consultatif. Les pays récalcitrants se verront amender par Bruxelles, et leur droit de vote seront suspendus.

C’est bien sûr la crise grecque et les attaques en cours contre le Portugal et l’Espagne qui servent de prétexte à cette abolition pure et simple de la démocratie européenne, préparée de longue date (1) et que la récente ratification du Traité de Lisbonne (2) permet de mettre en oeuvre aujourd’hui.

  

Barroso tombe le masque : l’Europe aura un régime policier

 

« Les États membres doivent avoir le courage de dire s’ils veulent une union économique ou pas », a prévenu mercredi José Manuel Barroso, dans un discours d’une brutalité insensée. « S’ils ne veulent pas d’une union économique, alors il faut oublier l’union monétaire. Nous devons nous attaquer aux racines du problème : le renforcement de la coordination des politiques économique ». Le message est limpide : qui n’est pas avec nous est contre nous. C’est donc bien un régime policier qui est en train de se mettre en place. La crise actuelle est utilisée pour constitutionnaliser le libéralisme, ce qu’aucune résolution démocratique n’aurait concédé, et la souveraineté des nations et des peuples est, de fait, morte et enterrée.

  

L’Allemagne, qui, comme nous l’avons indiqué à plusieurs reprises (3), dans un jeu de poker menteur, avait laissé entendre qu’elle était attachée aux souverainetés nationales – une stratégie qui n’avait pour seul objectif d’imposer son diktat – a finalement retrouvé ses penchants impérialistes naturels. La chancelière allemande, Angela Merkel, a parlé d’un « pas important dans la bonne direction », même si « cela signifie que les droits du Parlement soient quelque peu remis en cause ». Quelque peu ? Il faut se pincer pour le croire.

La France fait presque pire, par la voix de son secrétaire d’État aux Affaires européennes, Pierre Lellouche, qui a déclaré : « C’est la contrepartie du plan européen de sauvetage. La discipline de chacun devient l’affaire de tous. Bruxelles aura le droit de surveiller tous les comptes ».

  

D’autres collabos mondialistes se sont empressés de soutenir le projet, tel Pierre Moscovici, député socialiste et ex-ministre des Affaires européennes, pour qui « la commission semble enfin se réveiller. C’est une idée juste ».

Même son de cloche de la part du vendu Daniel Cohn-Bendit, eurodéputé d’Europe-Ecologie, qui affirme, sans en avoir honte, « que l’UE décide [des budgets] ne me choque pas ».

Que faire ?

La stabilitätkultur allemande semble donc avoir gagné la partie, au moins provisoirement. Néanmoins, la bataille ne fait que commencer. La proposition du « triumvirat » ne manquera de provoquer de furieux débats dans les États membres. En Espagne, au Portugal et en Italie, la contestation s’organise.

A l’heure où nous terminons la rédaction de cet article, nous apprenons qu’une bombe vient d’exploser à Athènes, devant la prison de haute sécurité de Korydallos, où sont notamment incarcérés des membres de l’organisation 17-Novembre.

Rarement, à l’échelle d’un continent, les temps n’ont été aussi pré-révolutionnaires.

Plus que jamais, nous devons garder à l’esprit ce fait d’expérience que l’action de quelques individus, ou de groupes humains très restreints, peut, avec un peu de chance, de rigueur, de volonté, avoir des conséquences incalculables.

Mecanopolis

Les citations de José Manuel Barroso, Angela Merkel, Pierre Lellouche, Pierre Moscovici et Daniel Cohn-Bendit sont issues des quotidiens Libération et Le Monde du 13 mai 2010

Notes :

1. Dès la préparation du traité de Maastricht, Jacques Delors, alors président de la Commission, avait proposé, en 1991, que Bruxelles puisse autoritairement décider des budgets des Etats membres. L’Allemagne, alors occupée par sa réunification (avec la RDA), avait refusé.

2. Le traité de Lisbonne a renforcé les pouvoirs de la Commission européenne et donné une existence juridique à l’Eurogroupe.

3. Lire notre article du 18 mars

par Mecanopolis

 

Auteur : mecanopolis - Source : http://www.mecanopolis.org

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12824 

 

 

graffitix Hier 12H28 

En note ce commentaire d'Alcide sur mecanopolis, autre article, même sujet :

2010.05.13 18:45, par Alcide:

La dette est un mirage destiné à créer une stratégie de choc afin de détourner toujours plus d’argent vers le cartel bancaire, argent payé par les impôts du peuple et les restrictions du niveau de vie . La population inculte des phénomènes de création monétaire ne comprend rien à ce qui lui arrive.

Les politiques créent le « choc » et feignent d’apporter la « solution » pour une meilleure gouvernance.

La seule bonne gouvernance serait d’interdire tout mandat électif à tous ces pantins membres d’une société secrète, comme le Bilderberg groupe et toutes obédiences maçonniques , obéissant à leur maîtres du cartel bancaire.

Nous voyons se dessiner une ébauche du NOM. à l’échelle européenne.

Le but en est une intégration économique européenne forcée,la fin des États-nations avec comme pour la Grèce un coup d’état feutré qui autorise dorénavant le ministre des finances grecques à faire passer avec force de loi les décisions prises par Strauss-Kahn et Van Rompuy pour faire payer ce salaud de peuple.
C’est la sacralisation d’une dette illégale et anticonstitutionnelle obtenue avec l’aide de gouvernements complices.

Il ne s’agit pas de  » Sauver la Grèce » et encore moins le peuple grec, ou d’autres nations , mais de sauver les banques qui ont prêté, entre autres, au gouvernement grec. Cela n’a rien d’une opération charitable, sauf aux yeux des gogos et de la propagande officielle .

Les échéances arrivent aux 19 mai, mais dommage, pas d’argent dans les caisses.
C’est en réalité une nouvelle saloperie imaginée par les gouvernements français et allemands pour sauver sournoisement leur banque fortement exposée respectivement à la hauteur de 79,4 milliards d’euros et 75,7 milliards d’euros sur la Grèce .
Banques qui ont prêté à la Grèce l’argent qu’elle n’avaient pas, sorti de leur réserve fractionnaire comme un illusionniste sort un lapin de son chapeau.

Il s’agit d’une permutation de créancier. Le contribuable européen se substitue aux banquiers qui récupèrent ainsi leur mise.

C’est-à-dire le reste de l’Europe VA EMPRUNTER à des BANQUES pour « sauver » LES BANQUES qui ont prêté à la Grèce et que la Grèce ne peut pas payer le 19 mai ! Ce qu’il faut savoir c’est que in fine , ces BANQUES , ce sont les MEMES !!! Qui appartiennent toutes aux mêmes familles alliées depuis des siècles, du cartel bancaire mondial. Pluralité de débiteur, augmentation de la garantie, toujours le même créancier !

C’est une colossale arnaque, le peuple va garantir des centaines de milliards. Il est totalement impossible de payer cette dette même sur plusieurs générations. C’est un véritable assassinat économique programmé.


Tout cela est possible par les dispositions de l’article 123 du traité de Lisbonne qui reprennent les dispositions de l’article 25 de la loi du 3 janvier précisant que « Le trésor public ne peut être présentateur de ses propres effets à l’escompte de la Banque de France ». « Ce qui signifie que notre pays tout comme les pays signataires du traité de Lisbonne, s’est interdit de permettre à la Banque de France de financer le Trésor Public, c’est-à-dire de créer la monnaie dont il a besoin pour son développement (écoles, routes, ponts, aéroports, ports, hôpitaux, bibliothèques, etc.).

Ce sont les banques privées qui prêtent à l’État l’argent qu’elles n’ont pas, tout droit sorti de leur réserve fractionnaire par un simple jeu d’écriture .
« Nous avons payé, en 2008, près de 55 milliards aux prêteurs, pour les seuls intérêts et pour une seule année, ce qu’on appelle « la charge de la dette » des Administrations publiques. Pour vous donner une idée, c’est l’équivalent de 1000 airbus A320 (soit un cadeau de presque 2 Airbus A320 par jour aux « non-résidents »), ou de 3 portes-avions, ou de 55 000 belles villas sur la Côte d’Azur, ou de l’isolation (en comptant 10 000 euros par foyer) de 5 500 000 logements, ou un salaire net de 18000 euros annuel (salaire médian en France) pour plus de 3 000 000 personnes … mais vous pouvez trouver d’autres exemples, il n’en manque pas!

C’est transférer de notre travail et notre production 150 millions d’euros par jour – oui, par jour: 1 milliard par semaine! – à ceux qui sont déjà les plus riches (qui d’ailleurs peuvent ainsi nous reprêter cet argent à nouveau contre intérêts). Mais cette monnaie qu’ils nous prêtent, est, comme 93% de la monnaie en circulation, issue de la création monétaire par les banques privées, monnaie évidemment payante bien que créée à partir d’une simple ligne d’écriture lors de « monétisation » de créances (voir le site

http:// monnaie.wikispaces.com/ pour les détails concernant l’émission de monnaie par les banques de second rang). »

extrait de : L’arnaque de la dette publique

 

http:// wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque+dette+2

voir aussi Maurice Allais prix Nobel d’économie  » Création monétaire bancaire et fausse monnaie par Maurice Allais Prix Nobel de sciences économiques 1988, La Crise mondiale aujourd’hui (éd. Clément Juglar 1999)
 » Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi.”
Ces dispositions reprises par l’art. 123 du traité de Lisbonne sont un véritable coup d’état de la finance réalisé avec l’aimable complicité des ordures politiques qui ont autorisé et légalisé ces pratiques totalement anticonstitutionnelles .La dette publique est illégale pour au moins trois raisons:
-elle est faite contre la constitution et son Titre « de la souveraineté »,car elle attribut la compétence, a titre exclusif monétaire à une entité tiers.
-elle est fait contre la liberté contractuelle, car elle oblige a emprunter; or cette liberté suppose qu’on puisse emprunter ou ne PAS emprunter.
-elle faite contre le referendum de 2005, depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne.
Corollairement tous les partis politiques de gouvernements depuis 1973 ,de gauche comme de droite ont concouru à la création et à la pérennité de ce système que je ne qualifierai pas de fasciste pour ne froisser personne.
Quoi que d’après la définition qu’en donne un spécialiste en la matière :
« Le Fascisme devrait plutôt être appelé Corporatisme, puisqu’il s’agit en fait de l’intégration des pouvoirs de l’état et des pouvoirs du marché. »
Benito Mussolini (1883-1945), Dirigeant Fasciste de l’italie de 1922 à 1943
Il faut répudier toutes les dettes publiques, qui sont des dettes illégales, et envoyer les banquiers se faire foutre.

http:// www.infowars.com/bankers-economists-mass-centralization-at-heart-of-euro-bailout/

http:// monnaie.wikispaces.com/

http:// wiki.societal.org/tiki-index.php?page=Arnaque&highlight=arnaque de la dette

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12824

 

 http://sos-crise.over-blog.com/article-arnaque-de-l-ue-de-la-dette-publique-pompiers-pyromanes-ue-dictature-50445629.html

 

 

Sur son blog http://sos-crise.over-blog.com, eva publie de nombreux articles sur ce thème (en rouge)

 

liste complète

 

 

Et précédents articles, entre autres :

 

 

La politique en France: Défaire méthodiquement le programme du CNR  

Rassurer les marchés ou les démanteler ?

L’ODIEUSE TYRANNIE IMPOSÉE AU MONDE (Fidel Castro)

Le néolibéralisme a déclaré la guerre aux citoyens - Elus traîtres, vendus !

L’Europe de la finance contre l’Europe des peuples - Démocratie tuée

Avec le putsch des marchés,le capitalisme impose sa dictature..et la guerre

La crise grecque est celle du capitalisme et de l'Union Européenne

Seul un soulèvement populaire mettra fin à la prise en otage par la finance

Sauver la Grèce… ou sauver les banques ?

 

etc, etc...

(voir sur ce blog, en particulier, la catégorie "Capitalisme, danger")

 

La dictature c'est ferme ta gueule, la démocratie c'est cause toujours

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi le capitalisme n'est pas un système démocratique mais une dictature  (cliquer sur le lien)

 

 

Reçu ce courriel d'un Lecteur :

 

 

Mais Eva, il n’y a même plus de télé ! Ma télé ne me sert que pour « meubler », ma pièce à vivre, cela me fait un bruit de fond ! C’est tout ! De temps à autre j’entends la scélérate Iran, une connerie ! Je n’y prête même plus attention. Chaque chaîne produit sa petite armée de commentateurs (on ne peut plus parler de journalistes) qui nous inondent de diarrhée verbale !

 

Que ce soit séries, films ou émissions, tout est rapporté sur les bienfaits de l’armée américaine, les pauvres juifs victimes de la shoah, la scélérate Iran, le bienfaiteur de l’humanité Obama, ou alors la star academy, nouvelle star… pour débiles profonds !

 

Ils sont en train de « crétiniser » la France entière ! Le niveau est déjà bien bas, d’ici quelques temps, il n’y en aura plus du tout ! C’est pitoyable !

 

Je soupçonne certains d’avoir un QI à moins 5 sous le chimpanzé ! L’Humain est en train de disparaître, pour faire place à des zombis nantis d’un cerveau « pucé » et formaté sur le N.O.M.

 

Cordialement

 

 

 

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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 06:35

 

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Crise systémique,

vers une dette européenne,

par Gilles Bonafi 

  

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On entend ici où là des voix affirmant que l’Europe va imploser et que la Grèce malgré l’adoption du plan d’austérité sera la première à tomber, suivie de l’Espagne, du Portugal et de l’Italie.

 

Cela ne se fera pas car tous les pays européens sont interconnectés au sein d’un immense jeu de domino financier, de dettes. En effet, la défaillance de l’un entraînerait obligatoirement les autres dans leurs chutes.

Pour prouver ceci, rien ne vaut un bon graphique (ci-dessus) qui démontre l’interconnexion européenne des dettes.

 

De plus, de grandes banques européennes sont directement exposées en Grèce comme le Crédit Agricole qui est d’après le Wall Street Job Report la banque la plus touchée par la crise !

En août 2006, le Crédit Agricole avait en effet pris le contrôle de 72% de la banque Emporiki ( troisième en nombre d’agence et cinquième par les actifs en Grèce ) pour 2 milliards d’euros. Emporiki avait ainsi, selon Reuters, généré une perte nette de 582,6 Millions d'Euros en 2009, de gros soucis à venir donc !

 

Selon les statistiques de la Banque des règlements internationaux, en ajoutant l’Espagne et le Portugal, l’exposition des banques françaises grimperait à 306 milliards de dollars, du suicide si l’on abandonnait ces pays !

 

La seule solution réside donc dans la création d’ une « structure de défaisance » nous permettant de racheter les créances douteuses, Une Agence Européenne du Trésor empruntant au nom de l'Europe comme je l’ai annoncé il y a plus d’un an dans mon article Crise systémique : les solutions (n°1 : l'euro).

 

Un CERS, Comité européen du risque systémique va être mis en place bientôt ainsi qu’un trésor européen (FME) associé à un Système européen de surveillance financière (SESF).

Pour ceux qui veulent des précisions, http://gillesbonafi.skyrock.com/2838834976-Sauver-l-Europe-mode-d-emploi.html .

 

Pour s’en convaincre, il suffit de lire les déclarations récentes de l’ensemble des acteurs majeurs de cette crise systémique dont voici la liste :

- Dominique Strauss-Kahn directeur général du FMI en mars 2010 :

« On a besoin d'une autorité européenne de résolution (des crises) dotée du pouvoir et des instruments pour gérer au meilleur coût le cas des défaillances de banques transfrontalières ».

http://info.france2.fr/economie/strauss-kahn-soutient-l-idee-d-un-fme-61947599.html

 

- Jacques Attali dans son article « Dirigeants de l’Europe , Agissez ! » le 4 mai 2010 :  « Il suffit de décider, dès demain, de la création d'une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l'Union, et d'un Fonds budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB. »

http://www.lexpress.fr/actualite/economie/dirigeants-de-l-europe-agissez_889697.html

 

- Philippe Chalmin Professeur d'économie à Paris Dauphine, membre du Conseil d'analyse économique auprès du Premier Ministre le 8 mai 2010 :

« Aux souverainistes qui tentent de vendre leur soupe anti-européenne à l'occasion de la crise financière, il faut répondre qu'aujourd'hui il ne faut pas moins d'Europe mais plus d'Europe. Dès le début, il a manqué à l'Europe, une gouvernance politique et les outils qui vont avec pour faire de l'Union européenne une entité efficace.

 

L'Europe doit avoir son propre budget, son propre impôt pour intervenir directement sur les problèmes européens. Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, fait ce qu'il peut mais par exemple, nous n'avons toujours pas de secrétaire au Trésor européen. »

http://www.ladepeche.fr/article/2010/05/08/831580-Faut-il-revenir-au-franc.html

 

- le ministre de l'Economie allemand Rainer Brüderle dans un article du 10 mars 2010 sur Reuters :
« Tout fonds européen qui serait créé pour renflouer des économies en difficulté de la zone euro ne devrait intervenir que si c'était l'ensemble de la région qui était menacé par le risque d'insolvabilité d'un Etat membre. »

Dans une lettre datée du 8 mars adressée au ministre des Finances Wolfgang Schäuble, Rainer Brüdler explique « qu'un éventuel Fonds monétaire européen (FME) ne devrait venir en aide qu'aux pays de la zone euro ayant des problèmes de déficit public et seulement en cas de risque d'insolvabilité. »

http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00236645.htm?xtor=RSS-2053

 

Cependant, il faut le rappeler, le problème économique actuel dépasse le cadre de la dette des états. Dans un de mes articles, j’écrivais :

 

Nous sommes en effet face à une crise de la dette, ce qui s'illustre par les différentes phases du krach actuel:
- dettes des particuliers et surtout des "pauvres" qui ne peuvent plus rembourser leurs crédits: les subprimes. Plus de 12 000 maisons sont saisies chaque jour aux USA !
- dette des banques, le problème du manque de liquidités par le non remboursement des crédits, l’impact de la crise et la chute des CDS. Il faudrait rajouter la dette des entreprises qui s’envole.
- dette des états qui injectent des milliers de milliards dans les banques et l'économie pour maintenir à flot le système.

Selon le FMI la Grèce sera endettée à 123 % de son PIB en 2010, l’Espagne à 68 %, le Portugal à 91 % et l’Italie à 130 %. Vu l’évolution des taux d’emprunts, ces chiffres devraient exploser !

 

Il faudra bientôt aller chercher l'argent ailleurs, dans une structure supranationale, le FMI avec ses petits satellites futurs (FME). Vous l’avez donc compris, pour résoudre le problème de la dette on va créer une nouvelle montagne de dette !

 

Une gigantesque fuite en avant car notre système économique fonctionne selon un triptyque qui n'a aucun sens : dette = consommation = travail. Il faudrait préciser de plus que la consommation détruit notre biosphère !

http://gillesbonafi.skyrock.com/2852396418-Les-dessous-de-la-crise-grecque.html

   

Pire que tout, le pacte social est brisé car c’est le peuple qui est en train de passer à la caisse pour une crise provoquée par le gotha de la finance. Les acquis sociaux, les aides sociales se réduisent comme peau de chagrin, les retraites ne seront bientôt plus qu’un souvenir et le nombre de personnes perdant leur emploi explose. La création d’un FME, CERS ou autre organisme ne pourra que retarder une échéance qui sera fatale et le chômage, quoi que l’on fasse, suivra l’exemple de l’Espagne qui a dépassé les 20 % (officiels) de chômeurs.

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5gj3FHr2Vv6Z9ES3WQIigwbDTcqvQ

 

L’écrivain Frédéric Rotolo dans un de ses mails parlant de la crise grecque m’écrivait:

"Vous avez vu certainement les Grecs hier tenter de rentrer dans le Parlement... Comme l'idée de la République, l'idée d'une révolution nous viendra-t-elle d'eux ?  Pourtant s'ils parvenaient à rentrer dans leur Assemblée, ou au ministère des finances, ils devraient alors s'apercevoir que, même de ces postes là, on ne peut plus contrôler l'économie mondiale... Que leurs gouvernants sont, au mieux, des exécutants de la grande finance, voire même des figurants, des fusibles. Les machines du trading quantique sont plus puissantes qu'eux. Ainsi la volonté humaine reste toujours soucieuse d'échapper à l'état de nature, de s'en éloigner le plus possible,  de le nier puisqu'il met en cause sa puissance, quitte à verser dans un monde ou une économie tout à fait illusoire.

Quelle sera la réaction des peuples quand ils comprendront que le pouvoir est dématérialisé, virtuel, peut-être intouchable ?"

   

Le pacte social, le lien qui unit le seigneur à son esclave est en effet brisé car nos élites sont désormais incapables de garantir le minimum, c’est à dire fournir du travail.

Les lois se durcissent partout et la démocratie est désormais en danger. Les émeutes grecques ne sont que le signal de départ de troubles à venir.

Albert Camus affirmait : « Que préfères-tu, celui qui veut te priver de pain au nom de la liberté, ou celui qui veut t'enlever ta liberté pour assurer ton pain ? »

Nous pouvons répondre aujourd’hui, ni l’un ni l’autre, car la liberté n'est pas un cadeau que l'on reçoit mais un trésor que l'on arrache.

 

Gilles BONAFI

 
  

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L' Europe du chaos,

par eva R-sistons
 
Elle est jolie, l'Europe unie ! Désunie, et complètement chaotique ! Le Pouvoir en Allemagne risque de tanguer, l'Anglais sera divisé, la Belgique est au bord de la scission, la Grèce est sur le point d'exploser, la France de Sarkozy est contestée, la Pologne est décimée, et le tout est incapable de faire front commun à l'heure des périls, sauf pour s'enchaîner à l'OTAN rêvant de mettre à feu et à sang la planète afin de s'emparer des ressources des peuples et de les offrir aux Américains ne songeant qu'à préserver leur mode de vie au détriment du reste de l'humanité. La boucle est bouclée !  
  
Voilà le panorama que nous offre l'Europe aujourd'hui: Chaotique, divisée, sauf pour sacrifier la souveraineté de chacun de ses Etats aux intérêts de l'Oncle Sam. Est-ce ce dont rêvaient les peuples - et même les Pères fondateurs ? Nullement. Mais les technocrates qui ont confisqué le pouvoir au service du futur Nouvel Ordre Mondial totalitaire, n'en ont cure. Ce sont des collabos du grand Nouveau Désordre Mondial qui n'en finit pas de ravager la planète ! Et pour couronner le tout, un Président qui rêve de faire l'Europe à sa manière, de la modeler, de la diriger, de tout décider lui-même pour le plus grand bien de ses copains-coquin et des Maîtres de l'Univers, et puis un pseudo socialiste du FMI qui rêve de prendre la place du précédent à la tête de la France pour faire la même politique mais en confisquant, lui, le P.S. au profit du grand Capital, tout en servant Israël le pays de son coeur et en imposant aux Européens l'austérité qui a réduit à la misère les peuples du Sud, enfin des Elus soumis et une Presse aux ordres ! Sans parler des agents de l'Etranger, Américains notamment, qui, dans l'ombre, tirent les ficelles pour le plus grand bonheur des Financiers, des Banquiers, des Industriels de mort. Et de l'OTAN aux aguets ! Avec au final un joli feu d'artifice via une Europe créée pour la paix et bientôt supplétif des appétits meurtriers des fervents chrétiens américais sûrs de leur bon droit divin et de leur idéal démocratique texan... 
    
Les Elus ? Des collabos, de gré ou par contagion. Les fonctionnaires ? Des technocrates coupés de la réalité et des peuples. Les Décideurs ? Des valets du NOM. Et dans l'ombre, l'OTAN avec des Pierre Lellouche. Joli tableau !
    
 L'Europe tangue ? L'Euro vacille ? Toute la Finance mondiale est touchée. A moins que cela ne soit l'inverse. Les peuples ? Les dindons de la farce tragique; Ils paieront la note. Les Elus, eux, voteront l'augmentation de leur salaire. Les Décideurs établiront les plans destinés à sauver le capitalisme du naufrage. Et se serviront au passage. 
    
Si Candide, le héros de Voltaire, se promenait en Europe, il se demanderait si elle n'est pas tombée sur la tête... l'image qu'elle offre aux observateurs est plus que déconcertante ! En tout cas, désordonnée. Parce que désunie et sans idéal. Et bientôt partante pour faire les guerres de l'Empire sur le continent, par procuration. Et l'idéal de Paix des Pères fondateurs ? Dévoré par les impératifs financiers et les appétits des grosses familles. 
    
Alors, quel destin ? Ce qui est sûr, c'est que ce ne sera pas celui choisi par ses Pères fondateurs, ni par les peuples. Pour le reste, en attendant d'achever de se déconsidérer aux yeux du monde, l'Europe tanguera jusqu'au jour où elle sombrera dans les guerres impériales. Ainsi va le monde. Candide aura toujours de quoi s'étonner !
 
Quand l'Histoire écrite à Bruxelles ou à Washington fera-t-elle place à l'Histoire écrite par les peuples eux-mêmes ?
    
eva R-sistons
 
_________________________________________________________________________________________

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Banqueroute : à qui le tour ?


C'est fait !  La majorité socialiste au pouvoir à Athènes a voté le plan draconien de rigueur, imposé au peuple grec par les dirigeants de l’Union Européenne et par M. Strauss-Kahn (FMI), sous peine d’acculer la Grèce à la banqueroute.

De quoi s’agit-il ?  D’un surendettement organisé par les grandes banques mondiales, avec le soutien et la complicité des dirigeants politiques à leur service.

Cette fois, c’est tout un peuple qui est pris en otage par la grande finance internationale, pour le plus grand profit de ceux qui l’ont enfermé dans cette situation. De la crise bancaire de 2008, nous sommes passés à la faillite des Etats. On parle ouvertement des prochaines victimes qui pourraient être l’Espagne, le Portugal et toute l’Europe occidentale. Le prix à payer pour cette crise de toute la zone euro est connu : non seulement le chômage et la pauvreté pour les populations, mais surtout une faillite globale de tout un continent. Nous entrons en Europe dans une période de convulsions (luttes sociales, émeutes, guerres ethniques provoquées, etc.) dont personne ne peut prévoir les conséquences.

Au-delà des causes économiques, cette crise a une cause politique bien plus profonde : la soumission depuis longtemps de nos dirigeants à l’USraël, dont les deux armes principales sont le dollar et les frappes militaires.

Déjà, lors de sa conférence de presse du 04 février 1965, le Général de Gaulle avait dénoncé les « privilèges exorbitant du dollar » ainsi que tout le système monétaire international fondé sur le billet vert. Récemment aux conférences de l’OPEP, des dirigeants politiques de premier plan tels le Président iranien Mahmoud Ahmadinejad ou le Président vénézuélien Hugo Chavez ont, à plusieurs reprises, proposé qu’une partie importante des transactions pétrolières soit effectuée en euros. Ceci devait permettre, comme le souhaitait M. de Gaulle en son temps, de libérer en partie l’économie européenne de la tutelle du dollar et du lobby qui le gère. Peine perdue, les alliés de l’USraël (dont l’Arabie Saoudite) s’y sont toujours opposés.

Nous avons à faire à un système bancaire mondial, interconnecté, dont les racines et les liens se trouvent depuis longtemps dans ce qu’il est convenu d’appeler le sionisme.  Il n’est peut-être pas vain de faire un parallèle entre l’aggravation de la crise de l’Etat d’Israël, et l’aggravation de la crise du système monétaire international…

La contagion de la crise grecque à toute la zone euro est maintenant inéluctable. Nous ne nous hasarderons à aucun pronostic quant aux délais. Mais il reste une certitude : la misère et le malheur pour les populations innocentes ; une fuite en avant : peut-être la guerre pour le lobby.

Terminons en faisant remarquer que le dirigeant du FMI (Fond Monétaire International) chargé d’étrangler les peuples au profit de la grande banque internationale n’est autre que le socialiste Dominique Strauss-Kahn. Celui-là même qui, selon ses propres dires, se demande chaque jour ce qu’il peut faire pour Israël !  Curieux hasard, certains médias sionistes le verraient comme candidat à l’Elysée en 2012, face à l’autre candidat du lobby sioniste Nicolas Sarkozy. Les Français pourraient alors choisir « démocratiquement » entre la peste et le choléra…

Mais d’ici 2012, y aura-t-il encore une France ou bien une succursale du lobby administrée par un syndic en faillite ?  Tout maintenant peut aller très vite !

 

Yahia Gouasmi.

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/banqueroute-a-qui-le-tour-0404.html 

      

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Crise... de nerfs

 

Le dernier épisode de cette "crise de foi en l'économie" (et en ceux qui la manipulent), serait risible si ce n'était pas pitoyable et pathétique.

750 milliards d'€ sortis du chapeau après 12 h de discutions, soit 62,5 milliards à l'heure !

Dommage, s'ils avaient passé quelques heures de plus, on résolvait la faim dans le monde, voire la fin de ce monde inhumain...

Permettez ces boutades et dérisions pour ne pas avoir à en pleurer...

Et passons sur le fait qu'une partie de cette somme est allouée à plusieurs affectations, comme le ferait n'importe quel escroc, qu'une autre partie n'est que virtuelle, et que le reste est promis d'être versé par les États qui croulent eux-mêmes sous les dettes et qui sont successibles de "bénéficier" de ces mêmes sommes... hallucinant !

Un tour de passe-passe du même acabit que celui qui consiste à émettre des bons du Trésor de la main droite et de ce les prendre de la main gauche.

C'est pourtant ce que fait la FED depuis un moment aux USA, et à présent c'est ce que va faire la BCE-l'illusionniste.

Nous n'avons plus désormais qu'une politique basée uniquement sur les "EFFETS D'ANNONCES", une politique des faux-semblants et de la comédie.

Bravo l'artiste, chapeau bas, du grand art, arriver à ne faire que du vent pour cacher le but véritable de la politique du chaos, quelle performance !

Encore un effort et vous pourrez arriver à mimer les scénettes, ce qui vous évitera d'apprendre le texte...

D'autant que cela fait de moins en moins illusion : l'euro a pratiquement retrouvé son taux, la bourse sous influence a vite perdu ses illusions, et l'or n'a jamais été aussi haut...

Au prix où nous coûte ces guignolos, dont les ficelles sont tirées par des "Rothschild" et "Rockefeller", pour ne pas les citer (et pas du tout les autres), ce ne sera pas un déchirement le jour où ils raccrocheront, eux et leur numéro d'équilibristes grotesques !

D'ici là, bonjour la soupe à la grimace, aux impôts flambés, aux prestations réduites et aux libertés peau de chagrin...

Pour relancer l'économie, il y a mieux, mais pour faire crouler l'ensemble et imposer le Nouvel Ordre Mondial, c'est indispensable !

 

www.artemisia-college.org

 

 

Les infos non officielles, alternatives, sur mon blog sos-crise:

liste complète

 

 

 

Sauver la Grèce,

ou sauver les banques ?

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12769

 

 

 

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 06:09

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Un article de notre ami Jean Lévy, infatigable militant pour la Vérité, la Justice, la Paix, comme moi. Eva

 

 Il faut crier la Vérité

sur la Seconde Guerre mondiale !

 

 

Il  est inadmissible de falsifier les faits de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale.

 

"Il est inadmissible de falsifier les faits de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale", a déclaré dimanche aux journalistes le secrétaire général du Conseil de l'Europe Thobjoern Jagland lors d'une conférence de presse à Moscou.

"Je déclarais auparavant que je ne permettrais jamais au Conseil de l'Europe de participer à de telles falsifications de l'histoire. Le fait est qu'il aurait été impossible de gagner la guerre sans les souffrances endurées par le peuple soviétique, sans la contribution apportée par les troupes et le peuple soviétique", a indiqué le haut responsable arrivé à Moscou pour assister aux festivités du 65e anniversaire de la guerre de 1945.

Il a souligné que rien que lors de la libération de la partie nord de la Norvège les pertes des troupes soviétiques ont été supérieures à celles que l'armée norvégienne a subi  pendant toute la guerre.

"Ce n'est qu'un petit exemple de la vérité historique. Aussi, est-il très dangereux, à mon avis, d'entreprendre à falsifier l'histoire de la victoire sur le régime nazi", a souligné le secrétaire général du Conseil de l'Europe.

 

© RIA Novost

 

Eva : Silence Médias INTOLERABLE sur la vérité de la Seconde guerre mondiale : Les Russes ont libéré l'Europe du Nazisme, et pas les Américains, ces derniers au contraire partie prenante de ce conflit pour des raisons d'intérêt, avec des familles comme celles des Bush ou des Thyssen.

 

Rappel: Plus de vingt millions de Russes ont sacrifié leur vie contre le Nazisme, alors que  300.000 Américains périrent sur les champs de bataille. Voilà la vérité à relayer ! 

 

Merci aux citoyens russes pour leur immense sacrifice,

 

eva R-sistons 

 

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Lire aussi :

 

 

 

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9 mai 2010 7 09 /05 /mai /2010 03:46

Internationalnews

Mondialisation.ca, Le 3 mai 2010

 

La déclaration de Theodorakis n’a été reproduite par la Presse grecque que peu et partiellement. Si comme tous les commentateurs en Grèce soulignent les aspects économiques de la tragédie grecque, Theodorakis les lie à la politique expansionniste des Etats-Unis (Dictature des colonels, partition de Chypre, Skopie, Kosovo-UCK, provocations continues des militaires turcs, …). Dans tous les cas, les Américains sont derrière les mauvais coups. Le dossier grec a été géré par Obama-Merkel- Sarkozy comme tout le monde a vu. L’ampleur des mesures prises par le gouvernement socialiste (soutenu par la droite et l’extrême droite) dépasse même les prévisions de l’Ecole Hayek. Les Grecs commencent à comparer l’austérité socialiste à l’austérité pendant l’occupation allemande.

 

par Mikis Theodorakis

 

 Avec le sens commun dont je dispose, je ne peux pas expliquer et encore moins justifier la vitesse à laquelle notre pays a dégringolé à partir de 2009, au point d’en arriver au FMI, perdant ainsi une partie de sa souveraineté nationale et passant à un régime de tutelle. Et il est curieux que personne jusqu’à présent ne s’est occupé du plus simple, c’est-à-dire de notre parcours économique avec chiffres et documents, de manière à ce que, nous ignorants, comprenions les causes réelles de cette évolution vertigineuse et sans précédent, qui a comme résultat la perte de notre identité nationale accompagnée de l’humiliation internationale.


 

J’entends parler d’une dette de 360 milliards, alors qu’en même temps je vois les mêmes dettes, voire de plus grandes, dans de nombreux autres pays. Par conséquent, celle-là ne peut pas être la cause essentielle du malheur. Ce qui me pose problème également c’est l’exagération des coups internationaux dont notre pays est la cible, d’une telle coordination quasi-parfaite contre un pays d’une économie insignifiante, ce qui finit par être suspect.

 

Ainsi suis-je conduit à la conclusion que quelques uns nous ont culpabilisé et nous ont fait peur, de manière à nous conduire au FMI, qui constitue un facteur essentiel dans la politique expansionniste des Etats-Unis et tout le reste concernant la solidarité européenne est de la poudre aux yeux, pour cacher qu’il s’agit d’une initiative purement américaine, pour nous jeter dans une crise économique artificielle, de manière à ce que notre peuple ait peur, qu’il s’apprivoise, qu’il perde des conquêtes précieuses et enfin qu’il se mette à genoux, une fois acceptée la domination étrangère. Mais pourquoi ? Pour servir quels plans et quels objectifs ?


 

Bien que j’aie été et reste partisan de l’amitié gréco-turque, néanmoins je dois dire que je crains ce renforcement soudain des relations gouvernementales, et les contacts précipités entre ministres et autres acteurs, les déplacements récents à Chypre et la prochaine visite d’Erdogan. Je soupçonne que derrière tout ça se cache la politique américaine avec ses projets suspects, qui concernent notre espace géographique, l’existence de gisements sous-marins, le régime de Chypre, la mer Egée, nos voisins du nord et l’attitude arrogante de la Turquie, le seul obstacle étant la méfiance et l’opposition du peuple grec.


 

Tous, autour de nous, peu ou prou, sont attachés au char des Etats-Unis. La seule différence c’est nous, qui depuis la dictature de la Junte et la perte de 40% de Chypre jusqu’aux embrassantes avec Skopje (Ancienne République Yougoslave de Macédoine) et les ultra nationalistes Albanais, nous recevons des coups sans prendre conscience.


 

Il faudrait ainsi que nous soyons éliminés en tant que peuple et c’est ce qui arrive exactement aujourd’hui. J’appelle les économistes, les politiciens, les analystes, à me démentir. Je crois qu’il n’existe pas d’autre explication logique en dépit du complot international, auquel ont participé les européens pro-américains du type Merkel, la Banque Européenne, la presse réactionnaire internationale, tous ensemble ont participé au ” grand coup ” de la dévalorisation d’un peuple libre à un peuple soumis. Tout au moins, je ne peux donner aucune autre explication. Je reconnais que je n’ai pas de connaissances spécifiques mais ce que je dis, je le dis avec mon sens commun. Peut-être beaucoup d’autres pensent comme moi et nous le verrons peut-être les jours à venir.


 

En tout cas, je voudrais préparer l’opinion publique et souligner que si mon analyse est juste, alors la crise économique (laquelle, comme je le dis, nous a été imposée) n’est que le premier verre amer d’un repas de Lucullus qui suivra et que cette fois-ci viendront aussi des questions nationales cruciales, dont je ne veux pas imaginer où elles nous conduiront.

Je souhaite avoir tort. 

Mikis Theodorakis / Athènes, le mardi 27 avril 2010tiré de Initiative communiste(PRCF)

Titre original: Crise en Grèce: Une déclaration de Mikis Theodorakis

Les emphases sont d'IN

http://www.mondialisation.ca

Source de la photo: tout-metz.com  

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Greece is just the 'tip of the iceberg', Nouriel Roubini warns

Crise grecque: Goldman Sachs mène l'attaque contre l'Europe

Wesbster Tarpley sur la "crise" grecque et le Nouvel Ordre Mondial...

En finir avec le chantage de la dette publique !

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-mikis-theodorakis-la-crise-grecque-a-ete-fabriquee-49799858.html

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 06:06

Présentation Dossier par eva R-sistons  

 

(1) http://r-sistons.over-blog.com/article-2-causes-a-relayer-partout-referendum-sauver-la-terre-shoah-tsiganes-49741770.html - 2e volet

 

tsigane-caravane-j.jpg

http://www.mandora.fr/mandorine/index.php/cinema/liberte 

 

Mes amis,

 

Je reviens sur ce sujet d'une importance capitale pour lancer un Appel aux rescapés tsiganes de la Shoa, afin qu'ils témoignent de leur vécu.

 

La "Shoah"  en tant que génocide de populations, est un événement historique de première importance. Malheureusement, nous n'en connaissons qu'une facette: Celle des Juifs, qui perdirent un tiers de leurs citoyens européens pendant cette sinistre période, alors que les Tsiganes, les handicapés mentaux, les homosexuels, les communistes, les patriotes... en furent aussi largement victimes.  C'est une grande injustice historique. La mémoire ne doit pas être sélective, de même qu'elle ne doit pas être excessive, obsessionnelle, et trop envahissante, au point de présider, négativement, à certaines politiques ! 

 

Le devoir de mémoire est une nécessité, mais la mémoire doit être digérée, et encore mieux, faire l'objet d'une démarche de pardon, de réconciliation, pour ne pas être castratrice, paralysante. Il n'est pas juste que seuls les Juifs se soient appropriés cette douloureuse période, les camps de la mort ont fait d'autres victimes, tout aussi spoliées, et il n'est pas bon, non plus, que nous soyions soumis à une overdose de commémorations, de rappels, de mémoires, car cela va à l'encontre des buts recherchés. Lorsque nous entendons à longueur d'émissions, de films, d'articles, parler de la Shoah, nous sommes excédés. L'excès se retourne contre leurs auteurs. Il est à mon avis bien plus efficace de projeter un film comme Nuit et Brouillard, que de nous servir, presque chaque jour, d'une façon ou d'une autre, le rappel de cette période, au demeurant concernant les seuls Juifs. Les génocides de l'Histoire se valent, ils sont tous aussi atroces, qu'ils concernent les Amerindiens, les Arméniens, les Karens, les Noirs...

 

Tsiganes-scene-liberty-j.jpg

 

Aujourd'hui, la grande amie des Tsiganes que je suis se contentera d'évoquer la "Shoah" des seuls Tsiganes, à nouveau, pour demander que l'on répare enfin une injustice historique: Parce que le peuple tsigane ne défend jamais ses droits, parce qu'il est ostracisé, encore et toujours, parce que trop des siens ne sont pas scolarisés, et pour bien d'autres raisons, ils subissent l'intolérable: Non seulement PLUS que quiconque ils ont été liquidés, anéantis, exterminés dans les camps de la mort, mais ils sont deux fois victimes: Par notre indifférence, par notre silence, par notre oubli. Plus de la moitié d'entre eux ont péri, et nul n'en parle ! Non seulement il faut les associer aux commémorations,  mais il faut mettre en valeur leur vécu, rétablir la vérité, relayer leur cause. Et dans ce but, je lance un double appel:

- Aux Tsiganes eux-mêmes, afin que les derniers témoins rescapés témoignent, avant qu'ils ne disparaissent à leur tour. Un Lecteur, documentaliste, s'est proposé pour les aider. Je rappelle que plus de la moitié des Tsiganes européens furent exterminés dans les camps de la mort.

- Aux citoyens photographes, écrivains, journalistes, cinéastes... pour qu'ils relaient dans les livres d'Histoire, dans des articles, dans des films, dans des vidéos, cette page méconnue et douloureuse. Au nom de la vérité, de la justice, et bien sûr de la nécessaire mémoire ! Oui, pour réparer une injustice historique !

 

Il y va de notre crédibilité, et de l'honneur des Tsiganes.

 

Eva R-sistons à la mémoire sélective, à l'injustice, à l'oubli.

 

 (JPEG) 

 

Rappel:

Eva et son guitariste tsigane, à Grenade

3es-copie-1-1.jpg 

Reçu ce commentaire d'un documentariste:

 

Etant "documentariste" je mettrais bien volontiers mes outils à disposition d'un projet autour du génocide Tzigane, et éventuellement aussi des raisons de l'ignorance totale dans lequel nous sommes tenus. J'ai visité le Mémorial de la Shoah et j'ai été surpris qu'il n'y ai pas un mot sur le sujet. La seule personne qui a souvent évoquée la chose est Simone Weil...Dans un premier temps, s'il y a encore des survivants dont il faut enregistrer le témoignage, faites le moi savoir . pregoli2001@yahoo.fr  Pascal Regoli 

 

 

Liberté, le film de Tony Gatlif

Le destin, mal connu du grand public, des Tsiganes pendant la 2e Guerre Mondiale

 

LIBERTE

 

Tony Gatlif
et Eric Kannay

Perrin, janvier 2010, 235 pages
17 €

 

« Et sur ses cordes, le vent moqueur, pour qui savait l’écouter, jouait un dernier air de…liberté. »

Tony Gatliff, réalisateur, musicien et scénariste, né d’une mère d’origine gitane et d’un père kabyle s’est souvent inspiré de ses racines dans ses films. Dans Liberté tiré du film éponyme sorti en salles le 24 février dernier, il s’associe au romancier Eric Kannay pour raconter le destin, mal connu du grand public, des Tsiganes pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

Théodore et le clan de Puri Dai
   
Zanko, Kako, Taloche, Tatane et leur clan sont gitans, tsiganes, bohémiens, Roms. Sous l’autorité de l’ancienne Puri Dai, ils voyagent au gré de leurs envies et de leurs besoins sur les routes de France et de Belgique. Se pliant à la loi de 1912, ils viennent faire pointer leur carnet anthropométrique dès leur arrivée auprès de la gendarmerie ou de la mairie. L’arrivée de l’occupant allemand ne signifie pas grand-chose pour eux. Aussi se rendent-ils à Saint Amont, en zone occupée, pour passer l’hiver et gagner de quoi survivre. Sur le chemin, ils recueillent Petit Claude, un jeune orphelin. A leur arrivée, ils sont accueillis par Théodore, maire et vétérinaire du village, un humaniste et un républicain convaincu. Secondée de Lise Lundi, il réussit à les convaincre d’envoyer leurs enfants à l’école.
   
Leur insouciance et leur joie de vivre sont de courte durée : ils sont rapidement inquiétés puis arrêtés par la police de Vichy qui les parque dans le camp de Villers. Théodore décide de les aider, « pour faire quelque chose, juste quelque chose ». Pour cela, il leur cède une vieille maison de famille. Propriétaires, ils sont rattachés à un lieu et sont libérés. Mais se fixer, c’est renoncer à l’essence même de leur vie et sacrifier leur liberté. Et comme ils l’ont toujours fait, ils veulent reprendre la route.

Des laissés pour compte de l’histoire

Tony Gatliff porte en lui l’alma gitana, l’âme gitane. Riche de ses origines, il désirait depuis longtemps traiter ce sujet mal connu du massacre des Tsiganes qui fut la 2ème population, victime de la politique génocidaire des Nazis. Force est de reconnaître que cet épisode de l’Histoire est très peu mentionné, ne serait-ce dans les livres scolaires. Il voulait également axer son histoire sur les « Justes » ayant aidé la population tsigane pendant cette période.

Il a d’abord été confronté au problème des sources françaises, peu d’entre elles mentionnant l’arrestation ou l’internement des Roms. Pourtant à force de patience, il est tombé sur un document mentionnant un certain Joseph Toloche qui fut interné le 2 août 1942 dans le camp de Montreuil-Bellay. Toloche deviendra son Taloche.  Un autre mentionné l’acte d’un notable ayant cédé pour un franc symbolique sa maison à un clan de tsiganes. Il s’en inspire pour le personnage de Théodore. Lise Lundi a été inspiré par la résistante-déportée, Yvette Lundy. Si cette dernière n’a pas eu l’occasion de cacher des Tsiganes, son action résistante a inspiré le personnage de l’institutrice.  C’est à partir de ces maigres sources qu’est né le scénario du film et dont le roman est tiré.

 

Mère Gitane et son enfant, Hongrie, 1917, wikipêdia
http://fr.wikipedia.org/wiki/Roms
 
Retour sur la politique génocidaire

Pendant de nombreuses années, le sort de la population tsigane durant la 2nd guerre mondiale est resté en marge dans l’historiographie consacrée à la politique génocidaire mise en place par les nazis. L’action du conseil central des Sinti und Roma (les tsiganes allemands) a permis d’exhumer bon nombre d’informations sur la Zigeunerpolitik (la politique anti-tsigane).
     
Cette politique associe la politique Völkish à la construction politique de l’asociabilité. Des experts allemands, dont le spécialiste du problème tsigane le docteur Sigmund Wolf, ont tenté dès les années 1860 de percer le mystère entourant les origines ethniques des Tsiganes. Ils avaient en charge de montrer que les Tsiganes étaient des asociaux, par leur mode de vie et qu’ils étaient une population hybride mélangée de tous les sangs inférieurs. Cette dévalorisation ethnique permit d’associer le sort des tsiganes à celui des « hybrides ». C’est ainsi que le docteur Hans Globke, chef du bureau au ministère de l’Intérieur, déclarait en 1936 : « Seuls en Europe les Juifs et les Tsiganes sont d’un sang étranger ». La messe était dite. Un statut, celui de « criminel asocial » fut défini pour faciliter les arrestations. Basé sur les recherches du docteur Ritter et de son assistante Eva Justin, les Tsiganes furent recensés et étudiés. Le docteur Ritter préconisa leur rassemblement dans des camps de travail et la stérilisation de masse.

Avec le décret du 16 décembre 1942 est décidé le transfert des Tsiganes du Grand Reich à Auschwitz. Là- bas, le médecin chef, le docteur Mengele les utilise comme cobaye humain, les enfants tsiganes étant marqué du signe « matériel de guerre ». Les Tsiganes étaient devenus une population test pour l’hygiène raciale. Le bilan est d’autant plus lourd que les rafles furent facilitées par les recensements effectués les années précédentes : cette politique aboutit à la disparition physique de 300 000 personnes soit 40 à 90% de la population tsigane selon les régions.
   
Belle et douce France…

Les Tsiganes ont d’abord été bien accueillis en France au XVe siècle grâce aux lettres de recommandation des princes et du pape. C’est à partir de 1912 qu’ils font l’objet d’un traitement administratif spécifique : la loi du 16 juillet 1912 réglementait l’exercice des professions ambulantes et la circulation des populations nomades. Un carnet anthropométrique était attribué dès 14 ans aux membres d’une même famille n’ayant pas de domicile fixe, sans profession bien définie et quelque soit leur nationalité. Il devait être visé à chacun de leur déplacement. Cette loi faisait des Tsiganes des citoyens de 2nd ordre. Le début de la guerre entraîne un durcissement de la législation : le décret du 6 avril 1940 les assigne à résidence sur l’ensemble du territoire métropolitain. Cette assignation à résidence facilite l’internement des Roms de la zone occupée après l’ordonnance du 4 octobre 1940. 6000 à 6500 furent internés dans 30 camps dont 5 en zone libre, ces derniers relevant directement du régime de Vichy.

Les Tsiganes français ne furent pas directement concernés par l’ordonnance du 16 décembre 1942, hormis ceux du Pas-de-Calais. Ceux qui furent déportés, le furent dans le cadre du travail au service de l’Allemagne.

A la fin de la guerre, le gouvernement provisoire retarda au maximum leur libération ne voulant pas les voir sur les routes. Ils furent les derniers libérés après les collaborateurs et encore le furent-ils sous surveillance puisque le régime administratif de 1912 fut réactualisé. Le carnet anthropométrique resta donc en vigueur jusqu’en 1969, date à laquelle il fut remplacé par un carnet de circulation qui est toujours d’actualité.

 
(dossier) suite ici :
 
 
 
(dossier) ou ici :
 
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 05:20
"En Iran, nos synagogues ne sont pas gardées, elles sont en sécurité."
 

 

 
ciamak.jpgCiamak Morsadegh est le député représentant la minorité juive au Parlement iranien. Il vient d'effectuer une visite en France, où il a participé à un colloque sur les minorités religieuses dans la République islamique.
 

 
 
Le Figaro : quel est le sens de votre visite en France ?
 
Ciamak Morsadegh : A titre privé, j’ai rencontré des membres de la communauté juive française pour leur dire que la perception donnée par les médias des minorités religieuses en Iran est erronée. L’Iran a la plus large communauté juive du Moyen-Orient après Israël, avec entre 25 et 30 000 membres. Nous sommes politiquement et socialement intégrés. Nous n’avons pas de problèmes avec les musulmans. Il y a vingt ans, il y avait 35-40000 juifs en Iran. Après la révolution, certains ont émigré surtout aux Etats-Unis, moins de 1% sont allés en Israël. Savez-vous que nous avons l’un des taux d’assimilation et de mariages mixtes les plus faibles des communautés juives à travers le monde, à peine 2%. Nos jeunes n’ont pas de problèmes pour se marier. Nos synagogues ne sont pas gardées, elles sont en sécurité.
 

 
 
Vous vous considérez d’abord comme juif ou comme Iranien ?Ce sont deux questions différentes. Je suis Iranien de nationalité, mais religieusement, je suis juif. Je prie en hébreu, mais je pense et parle en farsi. Comme près de 90% des juifs iraniens, je respecte le shabbat, je suis observant.
 

 
 
Quand le président de la République, Mahmoud Ahmadinejad, met en doute la réalité de l’holocauste ou déclare qu’il veut rayer Israël de la carte, ne vous sentez-vous pas offensé par de telles attaques négationnistes ?
 
Le président Ahmadinejad a dit qu’Israël, par sa politique agressive, serait tôt ou tard rayé de la carte. Quant à l’Holocauste, c’est une réalité historique que personne ne peut nier. Je sens cette blessure en moi. Des millions de juifs ont été massacrés. Personne ne peut dire le contraire. Mais qui sont les coupables ? Des Européens, et même des Français qui ont collaboré avec les Allemands. En tant que juif, je me sens vraiment attaché au souvenir de l’holocauste. Mais j’ai aussi le devoir d’empêcher que les droits de l’homme soient bafoués ici ou là. La victime ne peut s’arroger le droit de faire ce qu’elle veut, sous prétexte qu’elle a été victime. C’est pourquoi Israël doit cesser d’occuper la terre des Palestiniens. C’est mon devoir de défendre les Palestiniens dans leur combat pour leur indépendance. Il n’y a ni bonne ni mauvaise ségrégation.
 

 
 
Comment améliorer les relations franco-iraniennes, actuellement exécrables ?
 
L’Iran et la France ont beaucoup en commun : un passé révolutionnaire, un patrimoine culturel important. Les deux pays peuvent travailler ensemble, surtout aujourd’hui que la domination américaine est remise en question par de nombreux pays à travers le monde. Mais pour cela, les Français doivent définir une nouvelle ligne de conduite qui prenne en compte leurs intérêts propres, et non pas s’aligner derrière tel ou tel pays. Réfléchissez à ce que sont vos intérêts à moyen terme en Iran ? En s’associant à la décision de sanctionner l’Iran à l’ONU, la France va perdre beaucoup d’opportunités d’investissements dans notre pays, qui est un pays riche dans lequel les entreprises françaises avaient une position importante il y a seulement cinq ans de cela.
 

 
 
En cas de frappes militaires contre l’Iran, comment réagiront vos concitoyens ?
 
Je n’imagine pas que des militaires occidentaux  mettent à exécution un tel projet. Mais je rappellerai tout de même un point d’histoire. Pendant la guerre que nous déclara l’Irak en 1980, et que beaucoup de pays occidentaux soutenaient dont la France afin de faire pression sur l’Iran révolutionnaire, qu’a fait le peuple à l’époque ? Les Iraniens se sont serrés les coudes. Peu importe les ethnies, peu importe les religions : lorsqu’il s’agit de la défense de l’intégrité territoriale, il n’y a plus de différence entre un juif, un musulman et un chrétien en Iran. Tous les Iraniens seront prêts à sacrifier leur vie pour défendre leur pays.
 
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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 03:32

Segolene_Royal.jpg

 

J'ai attendu quelques heures pour mettre ces extraits du discours de Sélogène Royal qui date d'hier.

Le bog de l'express titre sur la Statue Africaine offerte à Ségolène par Martine,

Le Figaro met les vidéos (bravo)  des discours de ségolène et martine...

http://www.lefigaro.fr/elections-europeennes-2009/2009/05/27/01024-20090527ARTFIG00583-aubry-et-royal-mettent-en-scene-leur-unite-.php

Et pour lui avantage à l'applaudimètre à Martine !

Quand à la presse dite de gauche elle ne parle quasiment que de la forme tout comme la presse régionale elle met tout de même les extraits des discours de Ségolène et Martine mais pas grand-chose de plus . Quand à libération il nous dit carrément que La maire de Lille enverrait bien la présidente de la région Poitou-Charentes ramasser des feuilles en automne.  Même si c'est de la caricature avec Polémix et la Voix Off

 

Quelques extraits de la presse régionale qui ne fait à priori que très peu d'analyse de fond.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/revues_de_presse/francaise/20090528.OBS8319/le_meeting_commun_daubry_et_royal.html

 

Pourtant il y avait de quoi faire, sur ce discours ! Certes on pouvait parler de la robe de Ségolène, de la statue de Martine mais sur le fond, il y avait quand même pas mal de choses à dire. Je vous laisse apprécier

(j'ai souligné les points qui m'ont paru essentiels, mais c'est purement subjectif...)

 

Rien ne peut se faire sans l'unité de la gauche.
Et l'unité de la gauche ne peut se faire sans l'unité des socialistes.

 

Pour contrer une droite puissante et arrogante qui vient de nous inventer le travail à domicile pour les salariés malades et les femmes enceintes, nous nous avons la puissance de notre idéal de justice et de fraternité.
Aujourd'hui, ce qui menace, c'est l'abstention, l'indifférence parfois même le dégoût.

(...)

Ecoutez ce que disaient les « Conti » de Clairvoix en manifestant en Allemagne avec les ouvriers allemands : « on voudrait nous mettre en concurrence mais nous sommes main dans la main, poing dans le poing, Français, Allemands, Européens ».
Poing dans le poing. Salariés, cadres, jeunes, femmes, retraités d'Europe, unissons-nous, tous ceux qui veulent pour leurs enfants des jours meilleurs, unissons-nous.
Unissons-nous malgré les épreuves, malgré les doutes, malgré les peurs, malgré le ras le bol, malgré le découragement.

Unissons-nous pour l'Europe sociale. Personne d'autre que la gauche pour la construire. Personne.

Et dans socialiste il y a social, et c'est sur nous que repose la responsabilité et le devoir de faire l'Europe Sociale.

C'est pourquoi, je lance un appel vibrant à la participation. Les travailleurs frappés de plein fouet par la crise libérale et financière doivent être au premier plan de l'Europe sociale.

Salariés de Gandrange « l'Europe sociale a besoin de vous ».
Salariés de Continental « l'Europe sociale a besoin de vous ».

Salarié de Molex, d'Heuliez, de Peugeot, « l'Europe sociale a besoin de vous ».
Salariés de toutes les entreprises menacées, fragilisées, subissant des plans de licenciement dont plusieurs dizaines annoncées encore ce matin à travers toute l'Europe.

Nous sommes solidaires de vous, qui subissez les logiques féroces du capitalisme financier.

Salariés de Natixis, Calyon, Sanofi-Aventis, MBO et Innovex, Continental, Renault, Valeo, Tyco Electronics, Faurecia, Rieter, Fulmen, Scapa, Amora, Alcatel-Lucent, Nufarm, Hewlette-Packard, Celanes, l'Europe a besoin de vous.
Femmes discriminées dans leur salaire, salariés précaires, jeunes sans emploi et sans espoir, artisans et commerçants, l'Europe sociale a besoin de vous.

Agriculteurs, producteurs de lait en colère, chefs d'entreprise, entrepreneurs sans soutien bancaire, l'Europe sociale a besoin de vous.

Enseignants et chercheurs abandonnés, l'Europe sociale a besoin de vous.

Salariés de tous les secteurs publics, éducation, recherche, hôpital, transports, justice, police, défense nationale, l'Europe sociale a besoin de vous.

Travailleurs étrangers malmenés, l'Europe sociale a besoin de vous.

Oui, l'Europe sociale a besoin de vous, et, bien au-delà des socialistes, toutes celles et ceux qui ne se reconnaissent pas dans l'axe Sarko-berlusconien et qui le refusez, mobilisez-vous !

Parce que nous avons soif de liberté d'expression, de dignité, de respect, de culture, d'éducation, de valeurs  morales.

Oui, pour tout cela, mobilisons massivement.

Et c'est pourquoi je lance un appel vibrant à la participation.

La crise nous donne une leçon. Elle nous aura montré que par delà nos différences, nous affrontons les mêmes séismes et les mêmes défis.

Je lance ce soir un appel à un nouveau patriotisme européen, un esprit d'engagement et de responsabilité.

C'est parce que vous serez nombreux et exigeants que nous aurons, comme le dit la belle devise de l'Internationale socialiste « Le courage de faire la différence ».

C'est quoi faire la différence ?

C'est que l'esprit de paix l'emporte sur les conflits et les souffrances, que la justice sociale l'emporte sur l'injustice libérale, que la culture l'emporte  sur l'obscurité, que le respect l'emporte sur le racisme ordinaire , que la générosité de la vie l'emporte sur la brutalité qui humilie, que la cohésion l'emporte sur la division, que la fraternité l'emporte sur toutes les formes de mesquinerie et que la construction d'une sécurité et d'un ordre juste - avec une justice et une police républicaine, dotée de moyens et de considération - l'emporte sur l'hystérie législative de la droite pour mieux faire oublier qu'elle est chargée de ces questions depuis 2002 ; qui fait que la République ne sait plus où elle en est lorsque des enfants de 6 ans sont mis en garde à vue pour un vol de vélo qu'il n'ont pas pris.

Venez voter toutes celles et ceux qui veulent que ça change. Ne vous abstenez pas.

Le combat est difficile mais tellement important. La confiance est à reconquérir. Tout devrait réussir à la gauche européenne. La faillite de Wall Street et la crise financière mondiale ont entraîné la condamnation du libéralisme et ont fait place à des demandes que la gauche a toujours défendues : le besoin d'Etat, la demande de protection sociale, des règles financières réelles, la nécessité de mettre la finance au service de l'économie et l'économie au service du progrès humain, l'urgence écologique

Seulement voilà, les droites au pouvoir ont aussi compris cette mutation. Et après avoir, comme la droite en France, promis les ruptures libérales et même affirmé leur admiration du système des prêts hypothécaires de l'administration Bush, parce qu'au lieu de distribuer du pouvoir d'achat elles ont distribué du crédit, les droites retournent leur veste et reprennent sans vergogne le vocabulaire de la gauche, sans changer pour autant de politique : mollesse dans la régulation d'un système bancaire qui n'en fait toujours qu'à sa tête, injustice fiscale insolente qui perdure, des paradis fiscaux d'autant plus prospères que les dénonciations n'ont été suivi d'aucunes actions, des services publics en détresse comme l'enseignement supérieur , l'hôpital, la culture et la recherche.

Qu'est ce qu'un contrat non tenu ? N'est ce pas un abus de  confiance ? Une promesse non tenue, n'est ce pas un abus de confiance ? que la fraternité l'emporte sur toutes les formes de mesquinerie et que la construction d'une sécurité et d'un ordre juste - avec une justice et une police républicaine, dotée de moyens et de considération -

Et enfin - et la liste n'est pas close - une timidité coupable  de la droite dans les politiques de développement durable alors que le réchauffement planétaire s'accélère et qu'il y a, dans la croissance verte, la clé d'un combat victorieux contre la désindustrialisation de l'Europe.

Et qui peut dire que les valeurs écologiques ne sont pas de gauche ? Elles le sont. Profondément. Voilà pourquoi.

Penser aux générations futures avant de penser à soi-même, partager un patrimoine que l'on sait limité, réparer ce qui a été détruit par l'autre, économiser l'eau même si on la croit abondante, penser qu'à l'autre bout de la planète, des centaines de millions d'êtres humains n'ont pas accès à l'eau potable et que les guerres, les déplacements massifs de population viendront désormais de la lutte pour l'accès à l'eau potable. Oui, ces raisons et ces façons de faire et de penser sont passionnément de gauche.

La crise a révélé notre communauté de destin. De Paris à Vilnius, de Stockholm à Athènes, il existe une fraternité de ceux qui souffrent et qui espèrent, une fraternité des peuples, et une « communauté des ébranlés » pour reprendre le beau et le puissant concept du philosophe Jan Patockà.

Notre devoir est là, à nous les gauches européennes, c'est la tâche historique de notre génération, au même titre que celle d'avant nous a fait l'élargissement et la réunification après la chute du mur, et que celle d'avant a fait l'Europe après les horreurs de la guerre.

    Oui, la tâche historique de notre génération c'est de transformer les ébranlements, les basculements de notre époque pour construire, grâce à un idéal d'avenir commun, une nouvelle harmonie humaine, bâtie sur des actions concrètes et efficaces.
Oui, je crois que nous sommes engagés dans une profonde mutation, ce  basculement des repères,  et  c'est  à nous, socialistes européens, de construire cette nouvelle civilisation.
Regardez la carte politique de l'Europe.

Le constat est là. Au fil de la décennie qui vient de s'écouler, nous avons assisté à l'impitoyable progression de cette droite décomplexée qui séduit en flattant ce qu'il y a de plus négatif dans la nature humaine :

-  l'individualisme  là où nous, nous pensons qu'il ne peut y avoir  concorde civile que dans la cohésion sociale. 

- l'avidité : boulimie  d'argent , de bénéfices, de stock options,  d'acquisitions, de pouvoir , de retraites chapeaux, de parachutes dorés :  là ou nous, nous pensons que le progrès social passe par le soutien  aux  entreprises  mais aussi   par  une redistribution plus juste. 
- la brutalité : le plus fort écrase le plus faible, là où nous, nous pensons  qu'il faut avant tout rendre leur dignité humaine à ceux qui se sentent humiliés.

     - l'imposture : faire croire aux pauvres qu'ils peuvent devenir riches et aux classes moyennes qu'elles peuvent progresser alors que jamais le descenseur social n'a été aussi cruel.

     - le populisme : diviser, dresser certaines catégories les unes contre les autres , menacer, puis flatter. Là où nous, socialistes,  pensons que le respect de chacun, du citoyen au parlementaire d'opposition, du journaliste critique au salarié ou à l'étudiant en grève est une condition des réformes efficaces et rapides.

- la démagogie : vider les mots de leur sens tout en préservant les privilèges fiscaux et clientélistes pour leurs amis. Là où nous socialistes pensons que les citoyens éclairés ont droit à un langage de vérité.

Les voilà les repères de cette droite décomplexée dite «  moderne » : individualisme, avidité, brutalité, imposture, populisme et démagogie.

A ce cynisme libéral, nous devons opposer la réconciliation sociale. La tâche est difficile, mais parce que nos idées sont plus grandes que nous et que nous les servons, nous aurons la force de réussir.

    La réconciliation sociale est un  vaste chantier.

- réconcilier le citoyen avec cette Europe qui semble si lointaine. Une Europe qui ne doit plus être étrangère à la souffrance de ses ouvriers, licenciés dans le flot des délocalisations, de ses cadres moyens, qui se demandent s'ils vont eux aussi préserver leur emploi, de cette jeunesse , frappée plus que tout autre catégorie par le chômage et par un mal plus pernicieux encore : l'impossibilité à imaginer le futur.

- Il faut aussi réconcilier la gauche avec la radicalité qui se développe partout en Europe.

Oui je crois qu'il faut se battre, donner de la voix, mener le rapport de force jusqu'au bout lorsqu'une situation est parfaitement injuste et qu'elle résulte d'un cynisme absolu de quelques prédateurs financiers avec la complicité des pouvoirs en place.

    Parce que nous sommes de gauche, nous avons aussi le devoir d'agir puissamment en faveur des jeunes, qui sont particulièrement frappés par le chômage en Europe ; cette jeunesse en colère qui , manifeste un peu partout avec tant de force son angoisse de demain.

     C'est à nous, socialistes européens, de mener ce  grand plan de lutte contre le chômage des jeunes,  véritable fléau qui frappe les 27 pays de l'Union.

Non, ne nous résignons pas à voir triompher, année après années, en Europe les forces les plus conservatrices qui divisent là où nous devons unir.

Non, ne nous résignons pas à l'avidité des plus fort là ou nous devons protéger les plus  vulnérables.

Non, ne nous résignons pas aux préjugés et aux idées reçues là ou nous devons inventer et briser les dogmes dépassés.

Non, ne nous résignons pas au repli identitaire là où nous devons  regarder au-delà de la ligne d'horizon.

Oui, c'est notre mission historique, à nous socialistes européens, de retrouver notre unité, notre combativité, notre efficacité pour faire triompher ce social-humanisme du 21 ième siècle.

    Chers amis, chers camarades,

Un mot pour conclure.

Je voudrais m'adresser à nos candidats, dont je souhaite qu'ils soient demain tous nos députés européens.

Je voudrais leur dire combien grande est la mission d'un élu du peuple. Mais la vôtre, la leur, est particulière. Elle est unique.

Demain à Strasbourg et à Bruxelles, vous serez les peuples de l'Union européenne ; vous serez les peuples d'Europe. Vous serez porteurs  de nos espérances. Alors ne les décevez pas.

Vous travaillerez, vous assisterez aux séances, vous ferez des lois, vous ferez tout cela et nous le savons.

Mais vous devez faire plus, vous devez faire l'Europe unie, l'Europe unie des peuples d'Europe.

Votre mandat sera peut être historique, il dépend de  vous qu'il le soit.
La crise arase les statuts, les salaires dévalent la pente, l'insécurité sociale grandit, le climat malade bouleverse nos équilibres, l'environnement est pollué par la cupidité.

Il y a urgence.

Et comme toujours, dans ces moments là, les mauvais démons de la  xénophobie, du nationalisme revanchard, ou de la haine communautariste sont à l'affût.

Alors il faut que les peuples s'unissent. Et pour cela il faut que les élus, les députés, donnent l'exemple de l'union, le signal de la marche en avant.

Face aux périls nous aurons besoin d'un continent uni.
Face aux dangers, nous aurons besoin d'un parlement à l'avant-garde de la démocratie en Europe. Portant la voie des peuples.

Nous aurons besoin d'un gouvernement démocratique en Europe, pas seulement d'un gouvernement économique, pas seulement d'un directoire de la zone euro.

Car quand les dangers se feront plus pressants nous devront décider en commun de notre avenir.

Il est là le moment. Le rêve d'hier des bâtisseurs. Elle est là, la nécessité pour demain.
Il est là le tournant, le message secret des berlinois qui éboulaient le mur de Berlin, rassemblant deux villes en une seule, deux Europe en une seule.

C'est cela qu'attendent, même confusément, les peuples. Et c'est cela qui les dépite, tellement nous leur répondons en deçà de leurs désirs, nos désirs,  parfois les plus enfouis.

Nous peuples d'Europe nous ne demandons pas une directive de plus, même si c'est utile.
Nous ne demandons pas un règlement de plus, même si c'est indispensable.

Nous socialistes, nous peuples d'Europe qui voulons une vie meilleure, nous voulons plus d'Europe et, mieux encore, une Europe de plus.

Une Europe plus juste, plus attentive, plus démocratique, plus efficace, plus passionnée, plus combative pour la paix du monde. Qui, par exemple, est capable de se dresser contre la junte birmane en gelant leurs avoirs financiers pour obtenir la libération d'Aung San Suu Kyi. Par exemple en soutenant la Fédération Internationale des Droits de l'Homme qui a fait la proposition de priver la junte de ses revenus gaziers en les versant sur un compte placé sous séquestre et sous le contrôle de la Communauté internationale, tant que persistera en Birmanie l'asservissement d'un peuple.

A vous les députés européens socialistes de saisir toutes les occasions pour faire bouger les lignes et laisser envahir d'espoir les travées du Parlement européen.

A vous de décider que nos prochaines listes seront transnationales ;

A vous de décider que nous élirons un président de l'Europe ;

A vous de décider le moment venu qu'il faut enfin créer les Etats-Unis d'Europe.

Saisissez l'occasion, ne la laissez pas passer, elle sera historique. N'écoutez pas le moment venu ceux qui vous diraient que ce n'est pas votre mandat. Les délégués des Etats généraux n'avaient pas reçu non plus le mandat de décréter les droits de l'homme.
Et pourtant ils l'ont fait. Et qui songerait à leur reproche ?

N'hésitez pas à faire rentrer l'Europe dans l'histoire.

Appelez les parlements nationaux en renfort. Ils vous rejoindront.
Appelez les peuples en soutien, ils convergeront.

Des obstacles vous en aurez. Les forces de l'argent vous barreront le chemin. Et si vous trébuchez, relevez-vous. Reprenez votre souffle pour continuer l'effort jusqu'à la ligne d'arrivée.

Ce jour là, enlevez vos écouteurs et écoutez le tumulte des places et des rues, la joie et la fête, un langage qui se passe de traduction, le langage des peuples unis.

Ce jour là vous proclamerez les Etats-Unis d'Europe.

Et si ce n'est pas ce jour là ce sera le lendemain, et si ce n'est pas le lendemain, remettez vous au combat et à l'ouvrage. Mais ce jour viendra.
Sinon, l'alternative nous la connaissons parfaitement et il n'y aura pas d'échappatoire lorsqu'il faudra dresser les bilans :

Ou l'Europe marche vers l'unité politique, ou elle se disloquera dans les nationalismes.  Et souvenons-nous de François Mitterrand, le nationalisme c'est la guerre.

On ne veut pas de la guerre économique de tous contre tous, où l'homme devient un loup pour l'homme.

A l'opposé, nous les connaissons les ciments politiques des Etats Unis d'Europe : justice sociale au service de l'efficacité économique, démocratie exemplaire, combat écologique, libertés.

Les socialistes se sont donné la mission de l'Europe unie, sociale et humaniste.

C'est aux socialistes, fidèles à leur promesse,  de préparer le grand destin politique qui attend les peuples du continent et c'est à nous de le commencer dans le futur parlement européen d'abord.

Vous aurez, futurs députés européens, mandatés par les peuples impatients, une grande responsabilité.

Nous vous regarderons, nous vous soutiendrons.

Concentrez-vous sur l'essentiel, car à force de sacrifier l'essentiel à l'urgent, on oublie l'urgence de l'essentiel.

Rendez-vous le 7 juin, c'est urgent, c'est essentiel ! Pas nous.

Que pas une voix ne manque.
 

 

Les quelques point que je retients

Entre l'Europe Sociale, l'unité Politique , l'appel à la réconciliation sociale, que la fraternité l'emporte sur toutes les formes de mesquinerie et que la construction d'une sécurité et d'un ordre juste - avec une justice et une police républicaine, dotée de moyens et de considération - l'emporte sur l'hystérie législative de la droite pour mieux faire oublier qu'elle est chargée de ces questions depuis 2002

Ce dernier point me parait essentiel. Depuis 2002, ni l'Europe ni la France n'a connu la crise ou la récession de façon constante, pour autant la situation de la France n'a cessé de se détériorer

Alors le 7 juin Votez !

Lire la suite : http://front-europeen-et-republicain.blogspirit.com/archive/2009/05/28/segolene-royal-pour-un-patriotisme-europeen.html.

 

http://www.come4news.com/index.php?option=com_content&Itemid=999&id=27088&task=view&mosmsg=Impossible+de+voter+deux+fois+de+suite+%21

 

 

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2 mai 2010 7 02 /05 /mai /2010 06:27

DSK, le queuttard sioniste aux ordres du système mondialiste, s'apprête à remplacer le nabot. 

DSK à la place de Sarkozy ?

La peste ou le choléra ! (Thierry Meyssan)

 

Note de TSS: l'article ci-après date d'octobre 2007. Nul doute qu'il sera bientôt actualisé...Les veaux étant ce qu'ils sont et la France ce que nous savons qu'elle est devenue, les media dominants préparent chaque jour les esprits égarés à une candidature DSK. Le titre est, bien entendu de TSS, dans son style inimitable.


Dominique Strauss-Kahn est un homme aimable et cultivé. Il s’est construit une image positive d’homme de gauche soucieux du bien être des plus démunis. Mais alors, comment est-il devenu directeur général du Fonds monétaire international, l’organisation internationale qui a institutionnalisé le pillage des pays du Sud ? Thierry Meyssan répond en révélant tout ce que la presse mainstream vous a caché depuis des années sur les relations de DSK avec les États-Unis.


La nomination triomphale de Dominique Strauss-Kahn à la direction générale du Fonds monétaire international (FMI), le 28 septembre 2007, a donné lieu à deux messages contradictoires. D’un côté la presse occidentale exalte la capacité du bloc atlantiste à imposer son candidat face à celui de la Russie, Josef Tosovsky ; d’autre part, elle affirme que la principale mission de M. Strauss-Kahn sera d’associer plus largement les pays du Sud aux décisions, c’est-à-dire de mettre fin à la domination du bloc atlantiste.


Avec chauvinisme, la presse française se félicite que des Français se trouvent aujourd’hui à la tête de quatre grandes organisations internationales. En effet, outre Dominique Strauss-Kahn au FMI, Pascal Lamy dirige l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), Jean Lemierre préside la Banque européenne de reconstruction et de développement (BERD), et Jean-Claude Trichet la Banque centrale européenne (BCE). Mais doit-on mettre ces quatre institutions sur le même plan ? Et surtout, doit-on se réjouir d’une situation qui, loin de manifester la place de la France dans le monde, illustre l’intégration des élites françaises dans la mondialisation, c’est-à-dire leur acharnement à détruire leur pays, en tant qu’État-nation, un cadre politique qu’ils jugent dépassé ?


Le dernier exploit en date laisse songeur : le FMI est une des organisations internationales la plus critiquée dans le monde. Il a abondamment financé l’installation de dictatures dans les pays du Sud, notamment en Argentine, au Brésil, en Indonésie, au Nigéria, aux Philippines, en Thaïlande etc… En outre, ses exigences soudaines de remboursement immédiat de prêts ont contraints des États à sacrifier leur avenir en dévaluant et en fermant écoles et hôpitaux. Ses adversaires l’accusent donc d’avoir provoqué, par l’oppression et la famine, des centaines de millions de morts en un demi-siècle, c’est-à-dire bien plus que les agressions militaires des États-Unis durant la même période. De son côté, le FMI considère au contraire que ses politiques « d’ajustement structurel » loin d’avoir provoqué ces catastrophes y ont mis fin. Des « Prix Nobel » d’économie aussi divers que le néo-keynésien Joseph Stiglitz ou le libertarien Milton Friedman ont accusé le FMI d’être le grand organisateur des déséquilibres Nord-Sud. En effet, l’action principale du FMI aura été de financiariser l’économie mondiale, permettant ainsi aux spéculateurs du Nord de s’enrichir en exploitant le travail, plus encore que les ressources, des pays du Sud. S’il n’était la vénération que la société de consommation voue à ses banquiers, il y a longtemps que le FMI aurait été déclaré organisation criminelle. Pourtant, c’est bien cette institution que le socialiste Dominique Strauss-Kahn a ambitionné de diriger, et c’est bien M. Strauss-Kahn qui a obtenu le soutien appuyé des grands argentiers de la planète, pressés de toutes parts par les multinationales les moins scrupuleuses.


Si l’on laisse de côté l’intérêt personnel de Dominique Strauss-Kahn, qui devient ainsi le haut-fonctionnaire le mieux payé de Washington avec un salaire annuel de base de 461 510 dollars net d’impôts, l’on doit se poser la question de ses objectifs politiques. Pour y répondre, jettons un coup d’œil sur sa biographie et découvrons-y ce que la presse mainstream cache depuis des années : ses liens avec les principaux dirigeants de l’administration états-unienne.


Issu d’une famille aisée de gauche, « DSK » a été élevé au Maroc, puis à Monaco. Il reçoit une éducation juive —plus séfarade qu’ashkénaze—, à laquelle il accorde plus d’importance au plan culturel que religieux. Il est diplômé de Sciences-Po Paris, ancien élève d’HEC, licencié en droit et agrégé de sciences économiques. Il se destine à être avocat d’affaires.


Il entre en 1976 au Parti socialiste où il milite au Cères, le courant social-étatiste animé par Jean-Pierre Chevènement. Il ne tarde pas à s’en séparer pour se rapprocher de Lionel Jospin et Jean-Christophe Cambadélis, les deux meilleurs élèves français d’Irving Brown, l’agent de liaison de la CIA avec la gauche ouest-européenne [1]. Jospin et Cambadelis sont issus d’un petit parti trotskiste (les « Lambertistes ») traditionnellement lié à la CIA. Avec une centaine de camarades, ils ont infiltré le PS et ont réussi à prendre les renes.


Il entre en 1986 à l’Assemblée nationale à la faveur du scrutin proportionnel alors brièvement mis en place. Il choisit de s’implanter, en 1988, dans une circonscription du Val-d’Oise, à Sarcelles, qui abrite une forte communauté juive. Il s’y fait élire en faisant jouer le réflexe identitaire. Il devient président de la Commission des finances de l’Assemblée, puis, en 1991, ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur auprès du ministre de l’Économie Pierre Bérégovoy. Tout oppose les deux hommes : « DSK » est un brillant dilettante vivant au milieu des grandes fortunes comme un poisson dans l’eau, tandis que « Béré » est un pénible tâcheron partagé entre ses idéaux ouvriers et son besoin de reconnaissance personnelle par le monde de la finance. « DSK » s’amuse de se dire socialiste tout en faisant le contraire, tandis que « Béré » a des états d’âme.


Alors qu’il est ministre délégué à l’Industrie, il a connaissance des problèmes rencontrés par son ami Jean Peyrelevade à la tête du Crédit Lyonnais. Il intervient personnellement pour favoriser diverses opérations hasardeuses réalisées en faveur de son ami Franck Ullman-Hamon. Cet homme d’affaires est connu pour avoir par ailleurs réalisé diverses interventions en Amérique latine pour le compte d’Israël et pour être actionnaire-fondateur du magazine Marianne de Jean-François Kahn. Les montages de M. Ullman-Hamon avec les filiales du Crédit lyonnais coûteront plusieurs dizaines de millions de francs au contribuable français.


À la même époque, Dominique Strauss-Kahn épouse à la synagogue —en troisièmes noces— une star d’une rare beauté, Anne Sinclair, la journaliste préférée des Français. Le couple choisit de tenir la presse à l’écart de la cérémonie, mais de donner de l’éclat à la fête au sein de la communauté juive, où ils s’affirment comme des personnalités brillantes. Leurs deux témoins de mariage sont le professeur de philosophie Élisabeth Badinter (héritière du Groupe Publicis et épouse du Garde des Sceaux Robert Badinter) et la journaliste Rachel Assouline (épouse du patron de presse Jean-François Kahn).


En 1987, il se démarque de François Mitterrand, il conduit une délégation du Parti socialiste en Israël et se rend à la mairie de Jérusalem qu’il considère comme capitale de l’État hébreu. En 1991, il participe à un voyage de solidarité en Israël, organisé par le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) en pleine Guerre du Golfe.


En 1994, usant de sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie, il créé le Cercle de l’Industrie auquel il parvient à faire adhérer en six mois 48 des 50 plus grands patrons français. La moitié d’entre eux au moins payent une cotisation annuelle de 200 000 F pour que leurs intérêts soient défendus à Bruxelles. Il laisse la présidence de cette association patronale à Raymond Lévy (ex-Pdg de Renault) et en assure la vice-présidence. Incidemment, le même Raymond Lévy sera nommé à la tête du Consortium de réalisation, chargé de liquider les placements pourris du Crédit Lyonnais et, au passage, d’étouffer les affaires Ullman-Hamon.
Simultanément, DSK devient consultant auprès des mêmes patrons ou avocat d’affaires et établi son bureau dans les locaux du Cercle. La Cogema, la Sofres et EDF, entre autres, lui versent des émoluments exorbitants pour quelques conseils ou un mot transmis à un grand de ce monde. Cette activité peu contraignante lui assure des revenus de plus de 2 000 000 F par an [2].
Par la suite, il donne des cours à l’université, à Stanford et Casablanca, sans compter des conférences ici et là, toujours royalement payées.
Précisément, aux États-Unis Stanford est le bastion des Républicains. C’est là qu’ils ont leur propre centre de recherches, la Hoover Institution [3]. À l’époque, le prévôt de Stanford —c’est-à-dire la personne qui négocie l’engagement de Dominique Strauss-Kahn— n’est autre que Condoleezza Rice [4]. Sur place, Dominique Strauss-Kahn fait la connaissance de George P. Schultz et des universitaires qui formeront le vivier de l’administration Bush.


En 1995, il rédige la partie économique du programme électoral de Lionel Jospin, candidat à la présidence de la République, Propositions pour la France. Il défend alors le principe de la « taxe Tobin » sur les transactions en devises, dont il affirmera plus tard qu’elle est impraticable.


Député de Sarcelles, il en est aussi brièvement le maire, avant d’en confier les clefs à son fidèle François Pupponi. Le temps de « jumeler la plus juive des communes françaises avec la plus française des communes d’Israël », Netanya.


De 1997 à 1999, il est ministre de l’Économie et des Finances. Il pilote le passage à l’euro et la privatisation de France-Télécom. Surtout, il fait entrer la France dans le processus de financiarisation de l’économie en multipliant les mesures démagogiques sectorielles. L’adoption de la semaine de 35 heures diminue considérablement le nombre d’heures travaillées ; tandis que l’exonération de charges sociales sur les stock-options déplace les revenus des cadres du travail vers la finance. Il résulte de cette politique que le début de décroissance de la production française est compensée, au plan statistique, par un développement des profits financiers. Cependant, en fin de compte, le pouvoir d’achat des classes moyennes s’effrite sensiblement.


Dominique Strauss-Kahn fréquente les cercles les plus prestigieux du pouvoir. Dès 1993, on le voit au Forum de Davos. Anne Sinclair l’introduit au Siècle, l’association la plus mondaine de Paris. Puis, Antoine et Simone Veil le font entrer au Club Vauban. En 2000, l’OTAN l’invite au Club de Bilderberg où il retrouve Pascal Lamy et Jean-Claude Trichet qui occupent avec lui aujourd’hui de prestigieux fauteuils dans les institutions internationales.


Dominique Strauss-Kahn est piégé par son perpétuel mélange des genres entre engagement politique et lobbying rémunéré. Il fait l’objet d’une mise en examen dans une affaire concernant la principale mutuelle étudiante, la MNEF, puis dans une autre relative à la caisse noire de la compagnie pétrolière nationale Elf. Les magistrats estimeront en définitive que ses activités étaient licites, à défaut d’être morales.

 

Cependant les instructions pénales et une commission d’enquête parlementaire mettront en évidence ses méthodes peu orthodoxes. Lionel Jospin, lorsqu’il était ministre de l’Éducation, avait modifié par décret le taux des remboursements effectués à la MNEF par la Sécurité sociale, transformant la Mutuelle en véritable pompe à finances pour le compte du PS. Puis, il avait étendu les activités de la MNEF dans les campus toujours pour détourner plus d’argent. Dominique Strauss-Kahn lui-même recevait des émoluments considérables pour des prestations imaginaires. Plus tard, il avait fait prendre en charge le salaire de sa secrétaire au Cercle de l’Industrie (ou à son cabinet, il n’est guère possible de différencier) par le groupe Elf.


Derrière des manières policées, un goût prononcé pour la bonne chère et les belles femmes, Dominique Strauss-Kahn est un tueur : lorsqu’apparaît, à titre posthume, l’enregistrement vidéo du promoteur immobilier Jean-Claude Méry mettant en cause Jacques Chirac, on ne tarde pas à découvrir qu’il est un des organisateurs de ce mauvais coup.


Ses démêlés avec la Justice l’écarteront un temps de la scène politique. Pendant sa traversée du désert, son épouse, Anne Sinclair, fera preuve de sang-froid et de dignité, plaidant auprès du public en sa faveur par sa seule attitude.


Opérant son grand retour, en 2001, après avoir bénéficié de non-lieux, il prend en mains le développement de la Fondation Jean-Jaurès, le partenaire de la National Endowment for Democracy (NED) pour la gauche française [5]. La chose est d’autant plus aisée que, depuis Stanford, il connaît la nouvelle conseillère nationale de sécurité des États-Unis Condoleezza Rice, et que c’est la sœur adoptive [6] de celle-ci, Mardeleine Albright qui dirige le National Democratic Institute (NDI), organisme tampon de la NED chargé d’acheminer les subsides du département d’État US dans les caisses du Parti socialiste français.


En 2003, le German Marshall Fund of the United States, une des principales officines atlantistes, crée un Forum sur le commerce et la pauvreté. DSK devient l’un des six administrateurs, rémunéré comme toujours [7]. Il y écrit, ou tout au moins signe, divers rapports en faveur du libre-échange absolu.


La même année, il contraint un expert du Parti socialiste, Pascal Boniface, à démissionner. Ce spécialiste en relations internationales a eu le toupet de souligner que le soutien aveugle du parti à Israël est idéologiquement incohérent et électoralement contre-productif alors que le PS doit ambitionner de réunir derrière lui les six millions de Français de culture arabe.
En outre, Dominique Strauss-Kahn pilote la création du Cercle Léon Blum, au sein du PS, dont l’objectif est de veiller au soutien du parti au mouvement sioniste.


En 2004, il déclare lors d’une interview sur France-Inter : « Je considère que tout juif de la diaspora et de France doit apporter son aide à Israël. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l’ensemble de mes actions, j’essaie d’apporter ma modeste pierre à la construction d’Israël. » [8]


En 2005, il lance les clubs « À gauche en Europe » (AG2E) en faveur du « oui » au référendum d’approbation du projet de Traité constitutionnel européen. Il travaille alors en lien avec le Policy Network (Grande-Bretagne) et la Fondation Friedrich-Ebert (Allemagne). Mais les Français votent « non ».


En 2007, alors que l’écrivain Claude Ribbe ouvre un débat sur les conséquences sociales actuelles de l’esclavage et de la colonisation, DSK participe activement à la création du Conseil représentatif des noirs de France (CRAN), une organisation qui bénéficie de conseils techniques de spécialistes israéliens et reproduit le modèle du Conseil représentatif des juifs de France (CRIF) [9]. À défaut de trouver un écho parmi les noirs de France, cette initiative sera une réussite médiatique, comme l’avait été quelques années plus tôt la création de SOS Racisme pour stopper la structuration des beurs.


Lorsque s’ouvre la compétition au Parti socialiste pour désigner le candidat à l’élection présidentielle de 2007, Dominique Strauss-Kahn apparaît à la fois comme le candidat le mieux placé face à son rival déclaré, l’ancien Premier ministre Laurent Fabius, et comme le candidat officiel des États-Unis pour la gauche française. Ainsi, il donne un entretien à la revue néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, dans lequel il brocarde la politique arabe de la France et plaide pour un rapprochement avec Washington et Tel-Aviv [10].


Tout semble réglé à l’avance. Les cotisations d’adhésion au Parti socialiste ont été réduites à un montant négligeable de sorte que les quelques milliers de membres de parti lambertiste ont pu acquérir des cartes, juste pour participer au vote de désignation interne du candidat. La manœuvre a été organisée par le lieutenant de DSK, Jean-Christophe Cambadelis, lui-même ancien dirigeant de ce parti et que nous avons déjà présenté à propos de ses relations avec la CIA. Pourtant, contre toute attente, c’est un outsider, Ségolène Royal, qui est désigné. C’est qu’à Washington on a un autre projet : placer Nicolas Sarkozy à l’Élysée. Pour cela, il convient d’installer face à lui un concurrent peu crédible. En échange de son retrait silencieux, DSK sera largement récompensé par la direction générale du FMI.


Peu après son accession à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy présente la candidature de DSK à Washington, et Condoleezza Rice lui apporte son soutien. Tout en participant à la création de l’European Council on Foreign Relations (E-CFR) [11], il sillonne le monde, officiellement pour convaincre les États du Sud de soutenir également sa candidature. En réalité, leur vote importe peu, puisque les USA et l’Union européenne ont à eux seuls 48 % des voix. La campagne de DSK est payée par la France et organisée par l’agence de relations publiques TD International. Ce que le cabinet de M. Strauss-Kahn minimisera en prétendant ne travailler qu’avec la correspondante française de l’agence. TD International « vendra » à la presse la légende d’un DSK désœuvré, téléphonant au Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker lors d’un colloque à Yalta, lequel lui aurait suggéré d’ambitionner le FMI. En réalité, Dominique Strauss-Kahn et Christine Ockrent participaient au Yalta European Seminar, moyennant un défraiement de 7 000 euros chacun indirectement versés par George Soros. Ce colloque avait pour but de soutenir la « révolution orange » et l’arrimage de l’Ukraine à l’OTAN. Or, TD International est une officine de la CIA, notamment chargée de la construction de l’image publique de la « révolution orange ». Elle est dirigée par William A. Green III, un célèbre agent qui n’était ni plus ni moins que le chef de poste du stay-behind en France et qui fut expulsé en 1995 pour des motifs d’une extrême gravité qui ne furent jamais dévoilés au public.


Hugo Chavez, le président de la République bolivarienne du Vénézuela, quant à lui, n’a pas été convaincu par le show de Dominique Strauss-Kahn. Il a confirmé le retrait de son pays du FMI « avant qu’ils ne nous pillent » et invité tous les États du Sud qui le peuvent à faire de même.


____________
[1] Selon les propos d’Irving Brown lui-même, rapportés dans Éminences grises, par Roger Faligot et Rémi Kauffer, Fayard 1992. Sur le réseau US, voir « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[2] « Dominique Strauss-Kahn, 1993-1997, profession – conseil », par Laurent Mauduit, Caroline Monnot et Martine Orange, Le Monde, 11 décembre 1999. « Influents dans le monde de l’entreprise », par Bérengère Mathieu de Heaulme, Le Figaro, 22 janvier 2002.

[3] « La Hoover Institution, archives réservées aux Républicains », Réseau Voltaire, 26 octobre 2004.

[4] « La fulgurante intégration de Condoleezza Rice », par Arthur Lepic et Paul Labarique, Réseau Voltaire, 8 février 2005.

[5] « La NED, nébuleuse de l’ingérence démocratique », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 22janvier 2004.

[6] Op. cit.

[7] « Le German Marshall Fund, un reliquat de la Guerre froide ? », Réseau Voltaire, 5 octobre 2004.

[8] Cité in Encyclopédie politique française, Tome 2, Facta éd., 2005.

[9] Les Nègres de la République, par Claude Ribbe, Jean-Paul Bertrand éd., 2007.

[10] « MM. Sarkozy et Strauss-Kahn affichent leurs allégeances », par Cédric Housez, Réseau Voltaire, 7 novembre 2006. Article plagié depuis. La position de Dominique Strauss-Kahn est partagée par le premier secrétaire du PS, François Hollande, voir « France : le Parti socialiste s’engage à éliminer les diplomates pro-arabes », Réseau Voltaire, 9 janvier 2006. Les propos imputés à M ; Hollande dans ce dernier article ont fait l’objet d’un démenti de l’intéressé, mais ont été maintenus sur le site internet du CRIF.

[11] « Création accélérée d’un Conseil européen des relations étrangères », Réseau Voltaire, 3 octobre 2007.

 

Thierry Meyssan*

http://r-sistons.over-blog.com/article-pourquoi-la-ballade-de-sarko-en-chine-alerte-superflicage-des-medecins-49517960.html

 

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkZkVuFAyyKUNbNICm.shtml

http://www.marcfievet.com/article-dsk-le-queuttard-mondialiste-s-apprete-a-remplacer-le-nabot-49518216.html

 

 

Vous pouvez aussi lire mon article sur DSK

http://r-sistons.over-blog.com/article-d-strauss-kahn-serait-une-catastrophe-pour-la-france-societe-toxique-44131622.html

(sélectionné par le site M. Collon)

 

 

 

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