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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 03:07

http://www.mecanopolis.org/?p=22804

 

Confirmation, dans ce post, de tout ce que j'ai écrit sur Sarkozy ou sur la guerre libyenne, notamment sur mon blog R-sistons. Et le couple franco-allemand remplacé par le franco-anglais est une haute trahison et très dangereux (voir mon post La grande trahison de la France, sur R-sistons) eva

 

 

Libye : Après l'emballement, le doute

 

25 mars 2011

 Si l’impulsivité et la précipitation du président français lui valent la gratitude des insurgés libyens, les capitales occidentales engagées dans la coalition se demandent désormais comment elles vont sortir de cet imbroglio. Car le pire des scénarios se profile aujourd’hui. Contrairement aux affirmations d’Alain Juppé, on est plus proche de l’ensablement que d’un règlement rapide.


Si le coup diplomatique français a été unanimement salué, la mise en œuvre tourne au coup d’épée dans l’eau. Hier pointés du doigt pour leur frilosité, nos voisins allemands avaient sans doute raison : on ne suit pas aveuglément son vibrionnant voisin quand lui-même ne sait pas où il va.

Cette guerre est un piège” écrit Edwy Plenel dans Mediapart . A froid on est toujours plus intelligent mais l’ancien journaliste du Monde est sans doute dans le vrai. Plus surprenant, son analyse selon laquelle “depuis le premier jour de sa présidence, Nicolas Sarkozy cherche sa guerre” est partagée par la revue américaine Foreign Policy . Arthur Goldhammer estime que, “le soulèvement libyen vient de donner au président Nicolas Sarkozy une occasion qu’il guettait depuis longtemps : la possibilité de prendre la tête d’une mission internationale risquée qui recèle la promesse d’une gloire future“.

Le journaliste américain n’est pas tendre avec le chef de l’Etat français. Le titre (”De Gaulle, he ain’t“) que l’on pourrait traduire par “N’est pas de Gaulle qui veut“, donne le ton.

L’intervention militaire est en effet cousue de fil blanc. Faire oublier les errements de politique étrangère française et créer une diversion sur la scène intérieure. Obliger surtout au passage, ce qui a marché, l’opposition à se ranger au garde à vous derrière le président de la République.

BHL aura été à la fois l’élément déclenchant et la caution morale de l’Elysée. L’enfer est pavé de bonnes intentions. Les conditions et le dimensionnement du soutien aux insurgés libyens semblent ne pas avoir fait l’objet d’une analyse assez poussée. Zorro ça ne marche qu’à la télé. La situation, kafkaïenne, ne se règlera pas par le lâché de quelques bombinettes ici ou là sauf à passer à une phase beaucoup plus active et à armer les rebelles.

C’est d’ailleurs par là qu’il aurait peut être fallu commencer. Dieu merci, en vieux renards la Russie et la Chine ont imposé dans la résolution de l’ONU que soit inscrite noir sur blanc la non intervention de forces terrestres.

Reste alors un terrible doute. Et si effectivement Edwy Plenel et Arthur Goldhammer avaient raison ? Nicolas Sarkozy, grand ami de George Bush, ne serait-il pas en train de vouloir sa croisade, son Irak à lui avec son dictateur et son pétrole ? Comment expliquer sinon le coupable silence français face à l’écrasement de la contestation au Bahreïn par l’armée saoudienne et la très grande retenue manifestée dans la situation explosive de la Côte d’Ivoire ?

N’est pas George W Bush qui veut. Même monté sur ses ergots le coq français ne peut rivaliser avec le taureau américain. La reprise en main de l’opération Libyenne est un camouflet pour la France qui ne dispose pas des moyens de ses ambitions. Une France qui au final confirme aux yeux des autres nations son statut de puissance déclinante dans ses capacités d’intervention, incapable d’inscrire celles-ci sur du moyen terme sans le soutien logistique de l’OTAN. Souvent comparé à Napoléon le petit, Nicolas Sarkozy nous ramène à l’intervention française au Mexique de 1861 avec le succès que l’on sait.

Désormais, sans que rien ne soit réglé sur le plan militaire, la France veut encourager les Européens à soutenir plus franchement le Conseil national libyen (CNT) de Benghazi, émanation de l’opposition. Un conseil qui, selon Paris, devra cependant élargir sa base et sa représentativité à toutes les régions de la Libye et à toutes les catégories sociales. Le problème c’est que les européens ne connaissent pas mieux la société libyenne que les américains les irakiens lorsqu’ils avaient entrepris de déboulonner Saddam Hussein.

L’aventure libyenne laisse sur le carreau le couple franco-allemand. Attiré par le monde anglo-saxon autant qu’un moustique par un lampadaire le chef de l’Etat français prend le risque de délaisser nos voisins d’outre-rhin pour leur préférer ceux d’outre-manche dans une Entente Cordiale restaurée.

Or quand le couple franco-allemand tousse c’est l’Europe qui s’enrhume. Au moment où se profilent le sauvetage du Portugal par la zone euro et la question de la gouvernance économique de l’UE, c’est plus qu’embêtant. C’est une erreur politique.


http://lamouette.blog.lemonde.fr/2011/03/25/libye-apres-l%E2%80%99emballement-le-doute/

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20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 04:37

6-3

 

Massacres :

Questions troublantes,

par eva R-sistons

 

 

 

En écoutant une vidéo du 23 septembre 1982 (Soir 3) sur le

 

je me suis interrogée sur le massacre de Srebrenica ,

sans que les Casques Bleus interviennent.

Et si ce massacre avait été permis en Haut lieu,

puisque les décideurs sont en général des psychopathes,

pour ensuite mieux discréditer les Serbes,

Radovan Karadzic,

et en fin de compte,

ce qui est plus subtil,

dresser les  Serbes eux-mêmes

contre leurs dirigeants

qu'ils considéraient comme des héros,

donc contre leur passé, contre leur Histoire,

pour faciliter ensuite leur intégration

dans l'Union européenne

qui est elle-même le tremplin du Nouvel Ordre Mondial ?

 

Comme tous doivent le savoir désormais,

la guerre de Yougoslavie a été programmée par l'Occident

sous de fallacieux prétextes,

sous de fallacieuses mises en scène

de massacres ethniques,

pour disloquer la fédération de Yougoslavie

afin, encore et toujours, de diviser pour régner

(comme au Soudan récemment et bientôt en Libye,

les zones riches en ressources devant être contrôlées

par les prédateurs de l'Occident,

et les zones pauvres laissées aux dictateurs),

et de détacher les YougoSLAVES de leurs frères slaves,

à des fins géo-stratégiques de containment de la Russie,

mais aussi, bien sûr,

  pour mettre en place la principale base de l'OTAN dans la région

  afin, ensuite, de pouvoir un jour attaquer plus facilement

la Russie et la dépecer avec ses immenses ressources.

 

Plan machiavélique à l'image des dirigeants occidentaux

qui en tous temps programment divisions,

destabilisations, conflits, guerres,

dépeçages et pillages,

et bien sûr les innombrables drames humains,

par leurs politiques insensées..

Qui tirera les leçons des drames nucléaires, des choix funestes partout ?

 

Je soulève la question,

comme j'ai eu l'occasion d'en poser d'autres,

par exemple celle de la mort du Commandant Massoud,

juste avant l'invasion américaine de l'Afghanistan...

Bien curieuse coïncidence !

Pour moi elle porte la marque

de ceux qui ne voulaient en aucun cas risquer de voir

arriver au pouvoir un mythe vivant,

attaché à l'indépendance de son pays,

et capable de fédérer les Afghans

que justement les Occidentaux souhaitaient voir

dressés les uns contre les autres

  afin de mieux exploiter leurs divisions.

 

Quand comprenda-t-on que les Occidentaux

sont les pires ennemis de l'humanité,

les guerres ont toujours été de leur fait,

(elles ne sont jamais déclarées

par les Chinois ou par les Russes,

par les Iraniens ou les Vénézueliens) ?

On leur doit les malheurs qui assaillent les peuples,

avec tout ce qu'ils imposent

de manière anti-démocratique,

irresponsable, brutale

- de la société de sur-consommation

à la compétition,

en passant par l'alimentation ou la médecine

conçues pour nuire !

Et que dire du machiavélique plan du 11/9 ?

Des cerveaux bien malades sont à la tête du monde...

 

Les vrais dictateurs ne sont pas ceux que l'on désigne

à la vindicte populaire.

 

eva R-sistons



Des mises en scène pour retourner l'opinion :

 

 

Karadzic : la vidéo

qui a retourné l'opinion serbe

Le 3 juin 2005, le Tribunal International de La Haye projetait une cassette vidéo dont l'impact est une des origines lointaines de l'arrestation de Radovan Karadzic. Avant d'avoir vu sur leurs écrans de télévision l'exécution de six Bosniaques par un groupe paramilitaire, les Serbes ne croyaient pas à l'implication directe de leur pays dans le massacre de Sebrenica. Après la diffusion de ce document, la Serbie a globalement cessé de considérer ses tueurs comme des héros.

 

http://www.contre-feux.com/international-rp/karadzic-investigation-sur-la-video-qui-a-retourne-lopinion-serbe.php

 

 

 

Manipulation:

 

Un responsable irakien a révélé que les hommes armés impliqués dans l’attaque meurtrière d’ une église  pourraient être  en réalité des membres de compagnies de sécurité étrangères.

 

Qassem Atta, porte-parole du commandement des opérations à Bagdad, a déclaré lundi que les assaillants qui ont donné l’assaut à l’église catholique Sayidat al-Nejat de Bagdad, portaient des uniformes utilisés par les entreprises de sécurité étrangères.

Dimanche, un groupe d’hommes armés a pris en otage des dizaines de fidèles dans l’église. L’incident a duré près de quatre heures jusqu’à ce que la police intervienne. Le ministère de l’Intérieur irakien a dit plus tard que 52 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées dans l’incident.


« Grenade à la main, des hommes armés ont attaqué l’église, » a dit Atta à l’agence de presse Aswat al-Iraq. Il a fait remarquer que les forces de sécurité irakiennes ont arrêté cinq hommes armés, l’un des détenus ayant une nationalité arabe.

« Les forces de police ont désamorcé quatre bombes, huit grenades à main et deux ceintures d’explosifs, » a-t-il ajouté.

Les autorités irakiennes ont lancé une enquête sur l’incident et les interrogatoires des assaillants arrêtés sont en cours, selon le responsable irakien qui a ajouté que cinq des hommes armés se sont suicidés pendant l’attaque terroriste.

Lundi, dans l’intervalle, 18 membres de compagnies de sécurité étrangères ont été arrêtés pour infraction à la loi par la police irakienne dans la région d’al-Ramiela, au nord-ouest de Bassorah.

Malgré le retrait des forces de combat américaines plus tôt cette année, l’Irak continue à héberger quelque 50.000 Gi’s qui restent dans le pays pour  « conseiller et former, » ( Hum..)  sans parler des milliers de mercenaires armés étrangers employés par les entreprises de sécurité privées qui opèrent dans le pays pour assurer la protection de fonctionnaires et d’entrepreneurs pour la plupart étrangers.

 

http://www.forsane-alizza.com/toute-lactualite/verite-sur-vrais-terroristes-irak-3932

 

 

 

Et à propos de Nouvel Ordre Mondial,

a-t-on fait le rapprochement avec "Ordre Nouveau",

le groupuscule d'extrême-droite de sinistre mémoire ?

 

eva R-sistons

 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 04:54

 

http://www.pourbagher.fr/wp-content/uploads/2010/05/le-canard-enchaine-logo.jpg
http://www.pourbagher.fr/index.php/2010/05/19/le-canard-enchaine-du-19052010/
.
Alors que le journal suivait une ligne mainstream traditionnelle sur les révoltes en cours, on peut trouver au détour de certains articles, ou d’une minuscule brève, des infos bien plus ambiguës sur la réalité de la situation dans les coulisses. Le Canard se déchaînerait il ?
« La liste des pays arabo-musulmans en crise , avec des chefs d’Etats en sursis, va bientôt s’allonger« .(Le Canard Enchaîné -9 03 2011 – « Cette très chère Arabie qui inquiète Obama ». C’est le pronostic de l’un des collaborateurs d’Alain Juppé (ministre des affaires étrangères, nous précisons car au rythme des remaniements, il y a de quoi s’y perdre), qui n’est pas devin, mais le tient de collaborateurs d’Obama sous formes de confidences diplomatiques.
Cette perle « prophétique » est la suite de nombreuses indications importantes parues dans ce journal concernant les crises Arabes. De précieuses indications qui ne font jamais les gros titres, souvent disséminées au milieu d’articles plus mainstream, mais qui en disent long sur ce qui est en train de se jouer au Maghreb et Machrek.
Tout comme cet article anodin à la page 4, « l’Egypte, la Tunisie et… la BNP perdent un max de blé ». On y apprend au détour d’une perte de 60 millions pour la BNP que 350 000 tonnes de blé russe a tout simplement disparu il y a de cela deux mois, entraînant cette perte pour la banque qui avait avancé une partie de la somme à un négociant russe. C’est déjà bizarre qu’une telle quantité de blé s’évapore dans la nture, mais là où cela devient intéressant, c’est que ce blé était destiné à… la Tunisie et l’Egypte. Ce blé a bien été perdu juste avant que ne commence le « printemps arabe ».
On se souvient bien sûr que tout a commencé comme des émeutes de la faim, on aurait voulu affamer ces peuples et les jeter dans la rue qu’on ne s’y serait pas mieux pris.
Déjà au début de la révolte tunisienne, le Canard avait pointé le rôle actif de l’ambassade US dans le départ de Ben Ali, via un général tunisien qui avait reçu l’aval de Washinghton pour destituer Ben Ali. Pour l’Egypte, on pouvait lire dans un tout petit article en bas de page qu’il s’agissait d’un « coup d »Etat US à distance ». Le tout à chaque fois émanant de confidences de militaires de haut rang français que l’on imaginent un peu tendus par le rôle de caniches des USA que Sarkozy veut faire jouer à la France.
Toujours à propos de Moubarak, cette confidence de Sarkozy lors du conseil des ministres du 2 février (édition du 9 février) : « Moubarak, c’est réglé ! Il va partir plus tôt qu’il ne le pense« . La « prophétie » sarkozienne s’est accomplie bizarrement quelques jours plus tard le 11 février…
Mercredi 23 février, dans l’article « Obama inquiet pour ses bases militaires entourées d’insurgés », on peut y lire ceci :
« Le 10 février à Washinghton, Léon Panetta, patron de la CIA, a tenu une réunion à huis clos, face à quelques élus de la chambre des représentants. Devant ces privilégiés membres de la commission du renseignement, et tenus en principe au secret, Léon Panetta a révélé le contenu d’un rapport des services américains, commandé en août dernier par Obama. Dix huit feuillets où étaient recensés les Etats à l’avenir plus ou moins incertain, avec d’éventuelles révoltes populaires au programme. A savoir l’Egypte, le Yémen, le Bahrein et la Jordanie. »
Ce passage apparemment anodin anéantit complètement deux mois de propagande ou le maître « élément de langage » répété par 100 % des journalistes, analystes, politiques, experts et autres était « personne n’a rien vu venir ». Evidemment il fallait dire cela pour que personne n’ait l’idée saugrenue de soupçonner une quelconque « aide » américaine. Ce fut une préoccupation constante des élites dans cette affaire, surtout que jamais les USA ne soient pointés du doigt derrière. C’est particulièrement visible dans la presse mondialiste anglo saxonne (Foreign Policy, Foreign Affairs) où cette consigne était strictement énoncée. Dés février 2010, lorsque le pion El Baradei fut envoyé préparer le terreau de l’insurrection en Egypte, cette préoccupation était constante chez les analystes, que surtout les USA devaient garder profil bas pour ne pas donner l’impression d’agir en coulisses.
Donc les services de renseignements SAVAIENT que cela allait péter, que l’oppression ne pourrait plus continuer et ils ont donc pris les décisions qui s’imposaient : limogeage de toute l’équipe de dirigeants locaux pour sauver l’entreprise. C’est un peu un démineur lorsqu’il se trouve devant un colis potentiellement piégé, il n’attend pas qu’il lui pète à la gueule, il le fait exploser de manière préventive. Gouverner c’est prévoir.
« Le changement arrive enfin dans le monde arabe. La seule question est : avec quelle rapidité et à quel point ce sera douloureux » Foreign Policy, 14 février 2010

http://infoguerilla.fr/ http://infoguerilla.fr/


Jeudi 10 Mars 2011
http://www.alterinfo.net/Les-perles-du-Canard-Enchaine-sur-les-revoltes-du-Monde-Arabe_a56125.html
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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 20:57

24 février 2011

Article en PDF : Enregistrer au format PDF

Le 03 février 2011, Denis Robert a été blanchi par la Cour de Cassation dans l'affaire qui l'opposait à la banque luxembourgeoise Clearstream. Cette décision met un terme à dix années de déboires judiciaires après que le journaliste ait dénoncé dans deux livres et un documentaire les pratiques de blanchiment d'argent au Luxembourg. (Investig'Action)


Depuis dix années que Révélation$ est sorti (28 février 2001), de nombreuses plaintes ont été déposées contre mon éditeur, les chaînes qui ont diffusé mes films, de nombreux journaux et contre moi. Une soixantaine en tout, dans plusieurs pays, en comptant les procédures pénales et les constitutions de partie civile.

Parmi ces plaintes, une dizaine émanait de la Banque Générale de Luxembourg et une vingtaine a été lancée par la Menatep une banque russe liée à la mafia. Je peux dire que globalement j’ai gagné tous ces procès.

La Chambre de Compensation luxembourgeoise Clearstream a diligenté une grande partie des autres procédures. Leur stratégie a été essentiellement basée sur la calomnie, une extrême mauvaise foi, le harcèlement, l’acharnement et l’intimidation.

Cette stratégie, loin du droit, échoue lamentablement aujourd’hui, pour laisser place à la justice et au journalisme. Une victoire sans tambour, ni trompette. Une victoire gravée dans le marbre. Un souvenir de victoire bientôt. Peu importe. Cette décision ouvre d’intéressantes perspectives. Clearstream ne pourra plus faire comme avant…

Une vingtaine de plaintes ont été déposées par la multinationale en France, en Belgique, au Luxembourg, occasionnant des centaines de visites d’huissiers à mes domiciles. Passé les limites, je ne compte plus.

J’ai perdu quelques procès (en particulier pour des interviews à des journaux, je pense à Sud Ouest ou VSD). J’en ai gagné (Nouvel Obs, le Point, « Tout le monde en parle » sur France 2). J’aurais pu et j’aurais dû, si j’avais eu les moyens financiers, aller systématiquement pour toutes ces procédures jusqu’à la Cour de Cassation. Je ne l’ai fait que pour trois d’entre elles. Les plus importantes à mes yeux, puisque ces procédures concernaient les deux livres originelles « Révélation$ », la « Boîte Noire » et « Les dissimulateurs », mon premier documentaire sur l’affaire.
 
Passons sur « Clearstream l’enquête » qui a occasionné une condamnation symbolique (mais onéreuse en frais de procédure) à Luxembourg, pour nous intéresser au reste…

Pour « Révélation$ » et « Les dissimulateurs » (mon premier documentaire diffusé en février 2001), j’ai été condamné en diffamation à hauteur d’un euro symbolique de dommages et intérêts en mars 2004, puis (en appel) à 1500 euros en octobre 2008, sans compterles frais de procédure.

Pour « La Boîte Noire » (sorti en octobre 2002), Clearstream a été déboutée et condamnée à me verser 3 500 euros de dommages et intérêts en première instance. Devant la Cour d’Appel (Paris, octobre 2008), j’ai été condamné à 1500 euros, sans compter les frais de procédures et de publication des décisions.

Je me suis pourvu en cassation. J’ai pris cette décision contre l’avis de nombreuses personnes, dont mon éditeur, Les Arènes et la chaîne Canal + qui ont refusé de poursuivre les procédures. Je ne les accable pas. De leur place, il leur était sans doute difficile d’aller au bout de la bataille à mes côtés. Certains auraient lâché avant.

Dans les jours qui ont suivi les décisions de la Cour d’appel, Clearstream a acheté une page dans le Monde pour proposer une transaction qui consistait à accepter ces condamnations contre la non-exécution des arrêts. En gros, le non paiement des sommes auxquelles j’étais condamné.

Il était impensable d’accepter un tel compromis, de renier mon travail, mon enquête. Il était indispensable sur les principes qui fondent ce que doit être le journalisme, de me battre jusqu’au bout pour obtenir une décision reconnaissant le droit. J’étais prêt à aller jusqu’à la Cour Européenne des Droits de L’homme s’il le fallait.

Je savais ce que j’avais vu et fait. J’avais intégré les enjeux de cette bataille. Un système financier sain au départ a été dévoyé, ouvrant d’incroyables possibilités de dissimulation. Mon enquête était, est, restera fondée. Mes écrits reposent sur des documents, des courriers, des listings, des microfiches, des témoignages filmés. Des éléments suffisamment probants qui ont permis de mettre à jour des comptes non publiés produisant de l’opacité, un système d’effacement de traces de transactions, la probabilité très forte d’une double comptabilité, des liens présumés entre Clearstream et l’Eglise de scientologie, l’hébergement de banques mafieuses, l’utilisation de Clearstream pour la mise en œuvre d’opérations occultes, l’absence totale de transparence et de contrôle, la complicité des auditeurs, le licenciement du personnel qui refusait de procéder à des manipulations comptables et de publier des bilans de fait maquillés… Mon enquête et la simple lecture de mes documents montraient, montrent que cette firme abritait plus de 6000 comptes ouverts dans des paradis fiscaux. Parmi ces comptes, des sociétés off shore, mais aussi des filiales de banques respectables. J’ai révélé que des multinationales pétrolières, agroalimentaires ou industrielles avaient également ouvert des comptes discrets à Clearstream. J’en passe et des dizaines.

Au delà du coup de projecteur sur cette firme, l’ensemble de ce travail explicitait les dérives inquiétantes du système financier international et révélait les contours d’une finance véritablement parallèle.

J’en savais beaucoup et je ne voulais pas me taire. Je restais persuadé que les juges de la Cour d’Appel ne m’avaient pas jugé comme il le fallait au vu des éléments du dossier.

L’appui de mes amis du comité et des mille huit cent quatre vingt six personnes ayant soutenu ce qui devenait un combat de longue haleine ont été déterminants.

Canal plus et mon éditeur ont été condamnés à mes côtés, mais Clearstream s’est retournée systématiquement vers moi. Le but n’était pas tant l’argent que la volonté de m’étouffer financièrement, de m’empêcher de poursuivre mes recherches et de me défendre.

Le moment de bascule a été l’affaire pénale dite « Clearteam 2 ». Celle mettant en cause Dominique de Villepin.

Clearstream s’est constituée partie civile dans cette procédure concernant les listings truqués. J’ai été mis en examen pour vol et recel en fin d’année 2006. Dès lors sans que je m’en rende compte, la suspicion a changé de camp. Les communicants de la firme et leurs avocats ont habilement utilisé cette seconde procédure pour influencer les juridictions dans les procès qui m’étaient faits.

Clearstream me présentait comme le pivot de cette nouvelle affaire qui n’avait aucun lien avec les litiges nous concernant. Tenter de ridiculiser mon travail ne suffisait plus, il fallait pratiquer l’amalgame et la confusion.

Combien de fois ai-je entendu les avocats de la firme ou des journalistes malveillants se moquer de « mes erreurs », m’appeler le « falsificateur » ou le « conspirationniste ». Tout cela a joué. Comme ont dû jouer les articles fielleux écrits par des procureurs à moustaches, des éditorialistes à deux balles, des concierges du net. Je sais, je ne devrais pas. Mais bon. Je pense aussi à certains politiques qui m’avaient épaulé et qui soudainement ont baissé les yeux.

J’ai arrêté mon blog. J’ai arrêté le contact frontal. Je suis resté zen. J’ai attendu que ça passe. J’ai été relaxé en janvier 2010. Cette décision pénale est définitive.

Pour le reste, j’ai attendu que des magistrats jugent, tranquillement. Loin du tumulte. C’est ce qui vient de se passer.

La Cour de cassation est la plus haute instance judiciaire française. Le dernier recours avant la Cour européenne des droits de l’homme. Je l’avais envisagé.

Chacun des trois arrêts qui me libère aujourd’hui et accable Clearstream est rédigé dans des termes clairs, précis et sans ambiguïté. La Cour de Cassation « autorise » les propos et les imputations contenues dans mes deux livres et mon documentaire.

La Première Chambre Civile de la Cour de Cassation, se fondant sur l’article 10 de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, a rendu trois arrêts qui sonnent le glas à mes ennuis et ouvrent des brèches importantes chez ceux qui m’attaquaient.

C’est fondamental. Ça fera jurisprudence.

Les arguments retenus par la Cour de Cassation sont intégralement ceux développés par mes défenseurs Michel Zaoui et Bénédicte Litzler au cours de ces dix années. Pour des raisons de procédure, nous nous sommes adjoint un avocat à la Cour de Cassation, Denis Carbonnier. Il s’est aussi battu à nos côtés. Il s’agit d’une reconnaissance de la qualité de leur travail et du mien.

La Cour de Cassation a annulé mes trois condamnations du 16 octobre 2008 pour diffamation. Elle a explicitement reconnu « l’intérêt général du sujet » et le « sérieux de mon enquête ».

Tout le monde peut maintenant citer partout ce que j’avais écrit.

Dix ans pour mesurer l’aveuglement du dirigeant de Clearstream qui a porté plainte à l’origine contre moi. Ses successeurs n’ont pas démontré plus de clairvoyance puisqu’ils ont régulièrement relayé et encouragé ces plaintes.

Je ne sais pas ce que deviendront les informations contenus dans mes livres et mes films. Je ne sais pas ce que les Allemands qui ont racheté Clearstream en 2002 (suite à mon enquête) et qui ont forcément constaté ces dérives ont fait. La justice luxembourgeoise étant peu équipée pour traiter ces sujets et la justice européenne encore défaillante, je crains que le combat pour mettre un peu de rationalité et de contrôle dans cette banque des banques soit encore long. Pourtant ici plus qu’ailleurs, la question de la régulation du capitalisme se pose. Je rappellerai ce chiffre : Clearstream a annoncé en 2010 plus de dix trillions d’euros de valeurs enregistrées dans ses comptes. Dix mille milliards d’euros.

Pour revenir aux arrêts de la Cour de Cassation, toutes les demandes de Clearstream à mon encontre sont définitivement rejetées. Ils sont condamnés à me verser la somme de 9 000 euros au titre des frais de procédure et à me rembourser le montant de mes précédentes condamnations aujourd’hui annulées.

En ce qui concerne le préjudice financier et moral subi par moi pendant ces années, les trois affaires sont renvoyées devant la Cour d'Appel de Lyon. Je vais demander réparation aux dirigeants de la firme.

Par leur harcèlement, leur entêtement, leurs mensonges, leur acharnement judiciaire, Clearstream et ses communicants sont responsables de dix années à bien des égards perdues. 

La crise financière étant passée par là, on voit bien les raisons politiques et financières qui les ont amenés –par tous les moyens- à me faire taire. Ils n’y sont pas parvenus.

Au final, toute mon enquête est entièrement validée. Les arrêts sont définitifs et sans recours pour Clearstream.

Merci du fond du cœur à tous ceux qui m’ont soutenu. Et vous êtes nombreux. Je ne me suis jamais senti seul ou angoissé pendant ces années. Et ça je vous le dois.

Denis Robert. Chatel, le 7 février 2011

http://www.michelcollon.info/Dix-ans-et-toutes-mes-dents.html

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15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 04:20

http://www.camilledessayage.com/blog/2009/01/20/je-ne-me-plains-pas-je-rale/

 

 

 

NON AU GAZ DE SCHISTE !

et aussi....

STOP A LA MALBOUFFE

STOP AUX MEDICAMENTS QUI TUENT

STOP A L'AGRICULTURE INDUSTRIELLE


NE NOUS LAISSONS PLUS

EMPOISONNER LA VIE 

 

.


Mardi 15 mars

ARTE – 20h40

La nouvelle enquête

de Marie Monique ROBIN

NOTRE POISON QUOTIDIEN


http://www.association-lecercledegindou.com/oui-à-la-bio-locale-non-au-bio-industriel/notre-poison-quotidien/

 

http://floconsdebonheur.wordpress.com/2010/01/13/non/

 

 

.

On aurait pu parler, aussi,

de l'empoisonnement planétaire

par les chemtrails ou par les morgellons !

Note d'eva R-sistons

 

 

 

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 18:09

 

 

 

 

 

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 20:03

Tariq Ramadan.com

Égypte, la voix du peuple et l'Histoire
Tariq Ramadan


Tariq Ramadan

Dimanche 30 janvier 2011

Le mouvement populaire tunisien a brisé un verrou, nous l’avions dit. Il y a eu un basculement, une prise de conscience : renverser les dictatures de façon pacifique est possible ! Il faut du courage, un mouvement de masse, de la détermination et de l’espoir. Une foi en Dieu et/ou en l’avenir. Sous l’étouffement et la répression, il s’agit de revendiquer une certaine idée de l’être humain et de sa dignité. Le droit irrepressible à la liberté.

Les Tunisiens ont ouvert la voie. En Algérie, en Mauritanie puis au Yemen et en Egypte des femmes, des hommes et des jeunes de tous horizons ont exprimé leur mécontentement, leur colère et leur souhait de voir leur régime respectif tomber. Partout des étincelles, des velléités, des sursauts jusqu’en Syrie où le gouvernement annonce préventivement des réformes au cas où d’étranges idées de mobilisation atteignaient le peuple.

Depuis quelques jours l’Egypte vit des troubles considérables. Après trente ans d’un règne sans partage - en ayant imposer l’état d’urgence depuis l’assassinat de Anouar al-Sadate en 1981 - Moubarak et son régime voient le peuple braver son autoritarisme et sa sanglante répression. Les forces de l’ordre et l’armée ont frappé, arrêté, torturé et tiré sur la foule en multipliant les blessés et les morts. Il fallait s’y attendre : l’Egypte n’est pas la Tunisie et le régime s’y sent davantage soutenu par l’Occident eut égard à ses alliances et à sa situation géostratégique. Certes l’administration Obama et l’Europe ont demandé à ce que le peuple ait le droit de manifester mais dans le même temps le soutien au régime et l’impérative stabilité régionale restent des priorités que l’on ne saurait négliger ou relativiser.

Rien ne se passera en Egypte et dans la région sans que les Etats-Unis (et indirectement Israël) ne cherchent à contrôler, ou à tout le moins à orienter, l’évolution de la situation. Il est difficile de penser qu’ils lâcheront le président Hosni Mubarak mais si la résistance et la contestation étaient véritablement fortes et tendaient à durer, il y a fort à parier qu’ils seront impliqués de près dans la détermination des options alternatives. Les officines américaines, israéliennes et européennes étudient déjà les scénarii dans le cas où la situation échapperait au Raïs égyptien. Un renversement n’est pas à l’ordre du jour dans l’immédiat mais tout reste possible. Dans tous les cas, il s’agit pour Washington et Tel Aviv de jouer “gagnant-gagnant” : soit avoir un président très affaibli (dont ils pourront determiner la politique), soit un nouveau régime assez soumis puisqu’ils l’auront installé depuis les coulisses. Rien n’est gagné et le processus de démocratisation sera long, douloureux et empli d’obstacles et de pièges. Le pouvoir égyptien, comme en Tunisie, a essayé de brandir la menace islamiste en ciblant “la presence active “ des Frères Musulmans. Ce sont eux que ‘on a d’abord arrêté pour faire croire qu’ils étaient les architectes du mouvement populaire. Nul de peut nier que l’organisation, aujourd’hui illégale, demeure une force d’opposition importante. Il reste qu’elle ne mène pas le mouvement et qu’elle ne représente pas la majorité de l’opposition. Sans compter que - s’il faut à l’évidence étudier et rester critique vis-à-vis de certaines positions des Frères Musulmans et d’autres organisations islamistes légalistes et non violentes - ces organisations sont effectivement non violentes et qu’elles ont évolué sur la question de la démocratie, des femmes et de la société civile. On a vu, en Turquie, que la marge d’évolution des mouvements islamistes sur ce genre de problématiques était conséquente. Une démocratie digne de ce nom doit permettre à tous les mouvements, refusant la violence et acceptant les règles démocratiques pour tous (avant et après les elections), de s’exprimer et de participer aux débats politiques et aux élections.

Pour des raisons de géostratégie, de sécurité et de gestion du conflit israélo-palestinien, tout porte à croire que la démocratie réelle, transparente et sans corruption ni manipulation, n’est pas pour demain en Egypte. Tout y demeurera sous contrôle même si un régime plus ouvert que celui de Moubarak venait à s’installer (ce qu’il faut soutenir et espérer). Il appartiendra au peuple de poursuivre son combat pour le respect de ses droits et de sa dignité. De là où nous sommes, en Occident, il nous faudra accompagner et soutenir ces mouvements populaires en Afrique, en Afrique du Nord, au Moyen-Orient et jusqu’en Asie quand ils refusent la dictature et la repression et veulent vivre libres. C’est un devoir moral.

C’est ce que nous devons exiger de nos gouvernements occidentaux également. Le président Barack Obama a été présenté comme l’alternative à George W. Bush et à son administration, neoconservatrice et belliqueuse, et l’on attendait de lui une nouvelle façon de faire de la politique. Ce fut le cas au niveau du verbe (et quelques actions phares), sur le plan intérieur comme sur le plan international, avec le remarquable discours du Caire du 4 juin 2009. Une nouvelle ère était promise. Si l’élection de Barack Obama a permis de briser le verrou symbolique du racisme aux Etats-unis - avec l’élection du premier président afro-américain ( il s’agit encore que d’un symbole) - , on aimerait que celui-ci brise aujourd’hui le verrou de l’aveuglement américain et européen vis-à-vis du monde arabe et des sociétés majoritairement musulmanes. Il est l’heure de faire les choix des principes de jutice et de liberté, de la démocratie réelle et du respect des peuples plutôt que d’entretenir ces mises en scène de soutien à la démocratisation et aux manifestations populaires alors que les systèmes sont verouillés et que la collaboration avec les dictateurs n’est un secret pour personne. Le vrai renouveau de l’ère Obama aurait été celui-ci, au-delà des mots de respecter les peuples et non pas uniquement changer le ton et la réthorique.

Peut-être est-il trop tôt encore. Et pourtant. Pour qui étudie l’évolution du monde en général, de l’Afrique et du Moyen-Orient et de l’Asie en particulier, il apparaît évident qu’un déplacement du centre de gravité des relations internationales est en train de s’opérer. Apparemment lentement, à l’échelle des prochaines échéances électorales aux Etats-Unis ou en Europe, mais de façon particulièrement rapide à l’aune de l’Histoire et des transformations de sociétés. Les puissances chinoise, indienne, et plus largement asiatique, s’installent, dans le paysage politique autant qu’économique, et elles ne trainent pas le même passif historique que l’Occident ni ne nourissent les mêmes rapports ni les mêmes préjugés vis-à-vis du monde arabe et des sociétés majoritairement musulmanes. Par ailleurs leur relation avec Israël est de tout autre nature que celle entretenue par les Etats-Unis et les pays européens. L’Occident ne pourra pas éternellement continuer à se tromper sans frais, ni s’entêter, en choisissant son camp sur la base de ses alliances géostrategiques et économiques au dépend des principes humains élémentaires. Car le risque d’un bouleversement des rapports de force et des alliances pourraient à terme disqualifier peu à peu les Etats-Unis et l’Europe, et isoler Israël davantage encore. Et ce non pas parce qu’il s’agit uniquement de nouveaux pouvoirs et de nouvelles puissances, mais également parce que les Gouvernements des Etats-Unis, comme ceux de l’Europe et d’ Israël, ont fait le choix répété de trahir leurs propres principes humains pour privilégier leurs intérêts économiques, sécuritaires et stratégiques. Un jour l’Histoire se retourne et de nouvelles forces apparaissent qui renversent les rapports de forces et rappellent aux puissants d’hier qu’il aurait mieux valu user différemment de leur pouvoir.

Une leçon que trop de dirigeants et de gouvernements, enivrés par leurs pouvoirs dictatoriaux ou même démocratiques, apprennent malheureusement trop tard.


© Tariq Ramadan 2008
Publié le 30 janvier 2011

 

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Tariq_Ramadan.300111.htm

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 01:54

D.Taddeï est le dernier journaliste indépendant. Il honore la profession ! Ses débats sont de vrais débats, ses invités sont multiples comme la vie, et il les laisse parler. On ne peut RIEN lui reprocher, il est parfait

Le dernier des Mohicans ? eva R-sistons


Après Revel (de L’Express) : BHL (de partout) contre Taddeï
.
BHL, membre du conseil de surveillance d’Arte, actionnaire et membre du Conseil de surveillance de Libération, a déposé sa candidature au poste (à créer) d’Administrateur général de la bienséance médiatique.
Sur son CV figure désormais le billet qu’il a pondu dans les colonnes du Point pour rappeler Frédéric Taddeï à la raison, comme s’était déjà employé à le faire Renaud Revel, quelques mois plus tôt. Deux solides références…
Si l’émission de Taddeï est discutable, c’est tout simplement parce qu’elle mérite d’être discutée. On peut lui reprocher un trop grand nombre d’invités à chaque émission, la composition de tel ou tel plateau, des thèmes dans l’air du temps, une connaissance très inégale par l’animateur des questions qu’il aborde, mais elle présente au moins trois qualités très rares :
- Les interlocuteurs ont le temps de terminer leur phrase ;
- L’animateur sait s’effacer devant ses invités et tenter de valoriser leur propos ;
- L’éventail des invités est assez large.

Que ces qualités élémentaires et minimales soient une exception en dit long sur toutes les autres émissions du genre. Or, parmi les grandes figures du journalisme et de l’intelligence, on n’en trouve guère qui songeraient à critiquer le petit cirque animé par Franz-Olivier Giesbert ou la soupe servie par Guillaume Durand (pour nous en tenir aux émissions qui se présentent comme « culturelles »). On ne sait jamais : ce sont des animateurs qui peuvent encore servir. En revanche, Frédéric Taddeï…
Ce qu’il aurait fallu dire, selon Renaud Revel
Frédéric Taddeï ne connaît pas son métier. Il ne sait pas qu’un animateur doit savoir réduire au silence ses invités quand ils ne disent pas ce qu’ils sont censés dire. Telle est du moins la leçon que lui infligeait Renaud Revel sur son blog. Petit rappel.

En septembre 2009, lors du dernier débat de l’émission de rentrée, Mathieu Kassovitz, est invité, en compagnie d’Hélène Cixous, Ismaël Kadaré et Marin Karmitz, à donner son avis sur l’intérêt du débat – foisonnant sur le net mais absent des médias traditionnels – à propos des attentats du 11 septembre 2001. Le cinéaste émet des doutes sur la version officielle, avant d’être repris par les trois autres présents.
Le lendemain matin, dans un billet intitulé « Kassowitz délire et Taddeï laisse dire », M. Revel s’indigne de l’ « l’étonnante diatribe révisionniste de Mathieu Kassovitz », et surtout, de l’attitude de l’animateur qui, non content d’« offrir une tribune » à ce « Faurisson du 11 septembre », a commis l’irréparable en l’ayant laissé parler : « J’ai bien regardé ces images et le regard studieux de Taddeï, dans lequel on ne lit, à aucun moment, ni surprise, ni étonnement, pas même l’ombre d’une interrogation […] J’aurai simplement voulu entendre à un moment Taddeï dire à Kassovitz : "Il faudrait peut-être arrêter le délire" ».
En tenant ces propos, foi de Renaud Revel, Frédéric Taddeï aurait honoré avec tact le rôle d’un animateur qui serait « celui qui est censé apporter la contradiction sur le plateau »…
… Mais pas toujours, comme avait dû le rappeler le même Renaud Revel, quelques jours plus tôt, à Mélissa Theuriau, après une interview pugnace de Brice Hortefeux, alors ministre de l’Intérieur, où la journaliste avait « franchi allègrement la ligne jaune ».
Dans un billet intitulé « Mélissa Theuriau se paye Brice Hortefeux : dérapage ? », M. Revel estimait alors que « cet entretien, uniquement à charge, manquait dans sa forme, à la fois de distance, de nuance, de mises en perspective, bref de l’indispensable objectivité que l’on est en droit d’attendre du premier journaliste venu […] » Et M. Revel de préciser : « […] en l’écoutant on voyait chez elle, au fil de ses questions, la volonté de dessiner, en creux, un état quasi policier dont elle s’employait à démolir les dérives, le tout au marteau pilon. Mettre en cause, comme elle l’a fait la ʺdéontologieʺ de certains policiers avait sans doute du sens, mais ses remarques, aussi fondées soient-elles, auraient eu bien plus de poids si elles avaient été étayées ». Bref, « un pamphlet anti-flic », comme on en voit malheureusement trop souvent à la télévision, et particulièrement sur M6.
N’allez pas croire qu’il aurait fallu « laisser dire » Hortefeux et « se payer » Kassovitz. Non, il aurait fallu les reprendre tous deux avec la même « indispensable objectivité » dont « le premier journaliste venu », c’est-à-dire Renaud Revel, est le juge objectif.
Ce qu’il ne fallait pas dire, (mais qui n’a pas été dit) selon BHL
« L’affaire peut sembler minuscule », nous prévient BHL dans son bloc notes du 1er juillet dernier. Et de fait, « dans le climat de décomposition ambiant », personne ne s’en était ému. Personne, sauf BHL qui veille, surveille, et réveille les consciences endormies.
« L’affaire » ? Quelle « affaire » ? Dans une interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire Les Inrockuptibles, Frédéric Taddeï explique qu’en invitant Dieudonné à plusieurs reprise dans l’émission « Ce soir ou jamais », il a administré la preuve qu’il n’existait pas de « complot » contre le susdit et qu’il a été le seul à le faire. On peut ne pas être convaincu par l’argument et sa présentation, mais BHL a administré la preuve, et il a été le seul à le faire, que tout cela n’est pas « minuscule ». Voici comment, en quelques extraits qui ne dispensent pas de lire la version intégrale publiée sous le titre « La preuve par Taddeï ? » :
[...] On a bien lu. On se frotte les yeux, mais on a bien lu. Si les mots ont un sens, s’ils ont été relus et que l’animateur n’a, comme on peut le supposer, pas été piégé ni trahi, il est en train de nous dire, en quelques phrases, plusieurs choses.
1. La seule façon de lutter contre l’antisémitisme (c’est-à-dire, en l’espèce, contre une théorie du "complot juif" dont on sait, depuis Poliakov au moins, avec quelle efficacité et constance elle nourrit "la plus longue haine") est de donner la parole aux antisémites eux-mêmes […]
2. Ceux qui ne partagent pas cette analyse peuvent, dit en substance Taddeï, nous raconter ce qu’ils voudront [pour refuser d’inviter Dieudonné]. La vérité vraie, la seule […] c’est qu’ils sont, ce faisant, les agents plus ou moins occultes du fameux "complot" […]
3. Cette affaire de complot, l’idée qu’il existe donc un lobby pesant de tout son poids d’influence pour, sur ces sujets comme sur d’autres, définir, formater, imposer, une pensée unique n’est, dès lors, plus une chimère ou un fantasme mais une quasi-réalité puisque M. Taddeï est la "seule" preuve que ce complot "n’existe pas" […] Que se passerait-il si M. Taddeï n’était pas là ? […] Que deviendrions-nous si la télévision publique ne venait, dans sa très grande sagesse, de prolonger jusqu’en 2014 le bail de ce résistant ? […]
Conclusion du fabricant de phrases-postiches, qui, quelques mois après « l’affaire Botul », n’hésite pas à reprocher à Taddeï son « dilettantisme » : « […] nul ne s’est, à ma connaissance, et à ce jour, ému de ces propos […] Mais peut-être est-ce de l’intéressé lui-même que viendront le démenti, la mise au point ou, mieux, le complément d’analyse qu’espèrent tous ceux qui ne se résignent pas à voir le dilettantisme tenir lieu d’éthique, de politique et même de style. Attendons. »
L’attente n’a pas duré longtemps. Dans Le Point daté du 8 juillet, « Frédéric Taddeï répond à BHL » : « Dans le dernier numéro du Point, Bernard-Henri Lévy me consacre tout son « Bloc-notes », qu’il termine en attendant de ma part un démenti. M. Lévy est le seul à utiliser ce genre de procédé : écrire n’importe quoi et exiger ensuite qu’on le démente... Ceci n’est pas un démenti. C’est un droit de réponse à ses élucubrations. »
La suite de la réponse de Frédéric Taddeï mérite d’être reproduite intégralement :
Si je réponds que je suis « la preuve, la seule », c’est parce qu’on me demande pourquoi je suis le seul à inviter Dieudonné ! Dans son « Bloc-notes », le complot pour interdire Dieudonné à la télévision, dont je dis qu’il n’existe pas, est assimilé par M. Lévy à un « complot juif », puis au « complot juif mondial ». Pour lui, je me présenterais comme la seule preuve que le complot juif mondial n’existe pas, ce qui voudrait dire que, sans moi, il pourrait bien exister ! On croit rêver... Il n’a jamais été question de complot juif dans l’interview, ni d’un complot juif mondial. Bernard-Henri Lévy parle tout seul et me demande de démentir les propos qu’il a lui-même tenus. Si, pour lui, dire que quelque chose n’existe pas, c’est lui donner de la réalité, c’est Bernard-Henri Lévy qui a un problème avec la réalité, ce n’est pas moi. Et le voilà qui commet une de ces « confusions » dont il devient coutumier.
M. Lévy, tout en feignant de s’en réjouir, semble reprocher à la télévision publique d’avoir prolongé « jusqu’en 2014 le bail de ce résistant » (c’est moi, le résistant). Le hic, c’est qu’il a pêché cette info sur Twitter, sans vraiment lire, selon son habitude, car le Taddei dont « le bail » a été prolongé jusqu’en 2014, ce n’est pas moi, c’est Rodrigo Taddei, un milieu de terrain avec lequel il me confond, et France Télévisions n’a rien à voir là-dedans, il s’agit de l’AS Rome, un club de football ! Je n’ai signé aucun contrat de longue durée avec France 3. Le président de France Télévisions peut mettre fin à mes fonctions s’il le désire. Mais c’est de son ressort, pas du ressort de Bernard-Henri Lévy. Je croyais naïvement que M. Lévy voulait être le Sartre de son époque. Je me trompais. Il se contente d’un rôle moins ambitieux : agent de la circulation médiatique. Il siffle quand ça lui déplaît, agite son bâton, demande les papiers, fait souffler dans le ballon. Heureusement que nous vivons en démocratie, sinon il nous passerait à tabac !
La vérité de la philosophie de Kant, selon BHL, est consignée dans les secrets de sa vie sexuelle, révélée par Botul. La vérité de l’émission de Taddeï, selon BHL, est condensée dans une phrase lue de travers d’un entretien accordé aux Inrockuptibles et une information hors de propos recueillie sur Twitter.
Botul est de retour, mais flanqué cette fois d’Anastasie. Personnification de la censure, représentée avec des ciseaux, celle-ci doit son nom à Anastase 1er qui fut pape de 399 à 401 et fonda la censure chrétienne. On lui cherche un successeur pour la censure laïque. BHL, peut-être…
http://www.alterinfo.net/Apres-Revel-de-L-Express-BHL-de-partout-contre-Taddei_a48887.html#last_comment

Yves Rebours, 10 août 10
Source: http://www.acrimed.org/article3424.html


Mardi 10 Août 2010
http://www.alterinfo.net/Apres-Revel-de-L-Express-BHL-de-partout-contre-Taddei_a48887.html#last_comment




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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 14:50
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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 03:27

 


Le Woerthgate, Médiapart, et la renaissance des médias français

Auteur : Fabrice Epelboin - Source : ReadWriteWeb France

 

 

Alors que par­tout dans le monde, l’industrie des média s’interroge sur la façon de muter afin de s’insérer dans le numé­rique, un vil­lage peu­plé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur digital.




Subventions, conni­vences, guerre ouverte avec les repré­sen­tants de l’envahisseur numé­rique – comme Google qu’il s’agit de taxer – tout est bon pour conser­ver le monde d’antan, y com­pris relan­cer des jour­naux mori­bonds en fai­sant mine de croire que les années 60 sont revenues


VIDEO sur le site


Les sub­ven­tions per­met­taient d’imaginer un monde où la presse gau­loise aurait enfin trouvé un suc­cé­dané de modèle écono­mique, à défaut de com­prendre que la publi­cité, dans le numé­rique, devait être par­ta­gée avec beau­coup d’autochtones, et qu’il y avait bien d’autres voies à explo­rer, mais c’était sans comp­ter sur les lec­teurs – en voie de dis­pa­ri­tion – et le rôle sup­posé de la presse dans une démo­cra­tie, celui d’un qua­trième pouvoir.

Contre toute attente, alors qu’Hadopi et Loppsi avait déjà réduit à néant auprès d’une géné­ra­tion toute entière la cré­di­bi­lité de la presse tra­di­tion­nelle, c’est la presse en ligne qui a adopté le modèle écono­mique le moins ima­gi­na­tif qui est en passe de don­ner ses lettres de noblesses à l’information sur inter­net : Mediapart.

En par­tant du prin­cipe – juste mais jugé irréa­liste par beau­coup (dont moi) – que les lec­teurs se devaient de finan­cer l’indépendance de la presse, le « pure player » fondé par Edwy Plenel a su, après quelques années d’existence, ren­ver­ser l’équation funèbre en com­mençant par le com­men­ce­ment : démon­trer l’utilité démo­cra­tique d’un média indé­pen­dant pour atti­rer à lui des lec­teurs payants. Et ça marche.

Depuis l’affaire Woerth-Bettencourt, Mediapart engrange les abon­ne­ments au rythme de plu­sieurs cen­taines par jour, au point où il est rai­son­nable d’estimer désor­mais qu’il attein­dra tôt ou tard le seuil fati­dique de la ren­ta­bi­lité. Un cap que bien peu d’organes de presse d’information peuvent se tar­guer d’avoir dans leur objectif.

En impo­sant l’agenda poli­tique plu­sieurs semaines de suite, Mediapart a réussi de façon fla­grante ce que les blogs avaient fait de façon plus dis­crète avec Hadopi dans les années qui pré­cé­dèrent : per­tur­ber la machine média­tique au ser­vice de l’Etat, impo­ser un débat là où les pro­prié­taires de groupes de presse n’en vou­laient pas. Sauf que cette fois, il ne s’agit pas de démon­trer l’iniquité d’une loi, mais du sys­tème tout entier.

Comme le résume fort à pro­pos Le Point, s’adressant à ses lec­teurs dans un article repre­nant leurs com­men­taires sous le titre expli­cite de « Affaire Woerth-Bettencourt : faut-il faire table rase ? » :

« Législateurs, poli­tiques de tous bords, ins­ti­tu­tions judi­ciaires, médias : tous les acteurs de la vie publique vous appa­raissent enta­chés, leur légi­ti­mité dégradée. »

Une situa­tion unique dans une démocratie

Dans la plu­part des autres démo­cra­ties de la pla­nète, la presse tra­di­tion­nelle, même si elle est égale­ment dans une situa­tion dra­ma­tique face au numé­rique, a gardé la main sur ce rôle de qua­trième pou­voir : aucun acteur n’est venu lui ravir cette posi­tion. Il existe bien des exemples, comme le Huffington Post, où des ‘pure players’ sont venu s’insérer dans le club du contre pou­voir, mais sans jamais jusqu’ici les en évincer.

En France, Mediapart, accom­pa­gné de Rue89 et de bak­chich, et suivi d’une cohorte de blogs dont cer­tains affichent désor­mais des fréquen­ta­tions et une ‘influence’ naguère réser­vée aux titres de presse, on tout sim­ple­ment ravi à la presse tra­di­tion­nelle ce rôle de qua­trième pouvoir.

Car la presse tra­di­tio­nelle, de l’aveu même de la direc­trice de la rédac­tion du Monde,  »se laisse trop sou­vent ins­tru­men­ta­li­ser et perd son rôle de contre-pouvoir ». Un constat amer pour ce qui fut autre­fois un jour­nal de réfé­rence, sym­bole même de ce contre pouvoir.

L’actualité poli­tique (et pas seule­ment) se fait désor­mais exclu­si­ve­ment ou presque sur inter­net, les média tra­di­tion­nels, eux, se contentent désor­mais d’en rendre compte à leur lec­teurs (en pre­nant trop sou­vent le soin de fil­trer ce qui pour­rait déplaire aux action­naires ou aux annonceurs).

La presse papier Française réduite à un rôle de ‘fol­lo­wer’, là où le New York Times, le Washington Post ou le Guardian ont mon­tré qu’ils sont encore les maitres sur leurs terres pour ce qui est d’imposer l’agenda poli­tique : cette situa­tion est unique dans le monde, résul­tante d’une conjonc­ture de musel­le­ment de la presse, dou­blée d’une crise écono­mique qui l’a poussé à une crise exis­ten­tielle (tar­dive) qui confine à l’apathie.

Ce constat ne sur­pren­dra nul­le­ment ceux qui ont sui­vit depuis le début les affron­te­ments entre les poli­tiques au pou­voir et la blog­go­sphère au sujet d’Hadopi, débat promp­te­ment muselé dans les média sous divers pré­textes : ‘trop geek’ pour cer­tains, trop dan­ge­reux au vu de la proxi­mité des action­naires avec les inté­rêts en jeu pour d’autres. Mais les conséquences de trois années de contrôle et d’auto cen­sure sur la presse offi­cielle on pro­voqué une double décré­pi­tude de celle-ci : abime finan­cière, dou­blée d’une perte abso­lue de crédibilité.

En France, qu’une infor­ma­tion soit don­née sur du papier, à la télé, ou sur inter­net, il est pru­dent de la véri­fier soit même et de la remettre en question.

Seuls quelques rare sources d’information peuvent être jugées cré­dibles car réel­le­ment indé­pen­dantes, et toutes ou presque, sont exclu­si­ve­ment dis­po­nibles sur inter­net (dont cer­tains titres de la presse papier Suisse et Belge, bien plus lucides et cou­ra­geux quel leurs homo­logues Français).

Pire encore, en refu­sant le dia­logue entre ceux qui pro­duisent l’information et des lec­teurs deve­nus contri­bu­teurs, elle s’est aliéné toute pos­si­bi­lité de pou­voir un jour rebon­dir sur une com­mu­nauté, à l’image des blogs, mais égale­ment de sites comme Mediapart ou Rue89 qui eux ont com­pris que les lec­teurs avaient radi­ca­le­ment changé, notam­ment par le fait qu’ils contri­buaient désor­mais de façon active à l’information, à sa dis­sé­mi­na­tion, et à l’âme d’un média sur inter­net, là où ils n’étaient naguère que de simples portes monnaie.

La com­mu­nauté a rem­placé depuis long­temps le lec­to­rat, et très peu de média en France sont conscient du bou­le­ver­se­ment sys­té­mique que cela repré­sente, du mar­ke­ting à la façon même de pro­duire de l’information, tout, abso­lu­ment tout a été changé par ce simple fait. En conti­nuant sa course effré­née au lec­to­rat en ligne, à coup de réfé­ren­ce­ment et de Google News, et en négli­geant de façon sys­té­ma­tique la dimen­sion com­mu­nau­taire, la presse tra­di­tion­nelle n’a guère fait que creu­ser sa tombe un peu plus profondément.

Une chance pour la France ?

Ce qui pour­rait n’apparaitre que comme une situa­tion dra­ma­tique pour l’écosystème de l’information poli­tique Français pour­rait s’avérer en réa­lité une fan­tas­tique oppor­tu­nité pour la presse Française.

Une entre­prise de presse est infi­ni­ment dif­fi­cile à recon­ver­tir. Lois sociales ren­dant tout chan­ge­ment en terme de per­son­nel dis­pen­dieux, habi­tudes gra­vées dans des conven­tions col­lec­tives impos­sibles ou presque à faire évoluer, droit d’auteur bloquant tout – jusqu’à la fameuse Hadopi, ce qui pour le coup est assez drôle -, un constat s’impose : face à un sys­tème aussi conser­va­teur, il est beau­coup plus simple de tout effa­cer et de recom­men­cer à par­tir d’une feuille blanche.

Du passé fai­sons table rase

C’est pro­ba­ble­ment ce constat qu’on du faire, à un moment ou un autre, les fon­da­teurs de Mediapart, de Rue89 ou de bak­chich, res­pec­ti­ve­ment des anciens du Monde, de Libération et du Canard Enchaîné. Car der­rière ces pure players, ce sont bien des vieux bris­cards de la presse tra­di­tion­nelle que l’on retrouve aux com­mandes, qui ont emporté avec eux leurs idéaux d’une presse qui a un rôle cen­tral dans le fonc­tion­ne­ment d’une démo­cra­tie, qu’elle soit en ligne ou sur papier.

L’étouffement par le pou­voir en place de la presse «pas vrai­ment en ligne» n’aura au final qu’un seul effet, celui de don­ner un ter­ri­toire au pure players. Un ter­ri­toire très dif­fi­cile à pré­emp­ter pour le pou­voir en place, à moins de pas­ser de façon radi­cale dans le camps des dic­ta­tures. Le pou­voir se contente pour l’instant de tout faire pour le dis­cré­di­ter, à l’aide d’une méthode appe­lée Loi de Godwin, en usage depuis déjà plu­sieurs années chez les com­mu­ni­cants de l’UMP dès qu’il s’agit de par­ler d’internet.

Au final, si tant est que l’on reste encore quelques années dans une démo­cra­tie (ce qui reste encore à ce jour assez pro­bable), le ter­ri­toire média­tique Français sera fon­da­men­ta­le­ment dif­fé­rent de ce qu’il était avant que l’actuel pré­sident de la répu­blique – ami intime avec la plu­part des patrons de l’ancienne presse – n’arrive au pou­voir. Une accé­lé­ra­tion de la muta­tion de la presse unique dans le monde d’aujourd’hui. Seules les dic­ta­tures ont connu un tel bas­cu­le­ment, et encore, pas dans un laps de temps aussi court.

Du point Godwin à l’explosion nucléaire ?

Mais non content de détruire les entre­prises de ses amis, le pou­voir en place pour­rait bien être sur le point, avec sa stra­té­gie de Godwin, de faire de même avec l’entreprise de l’un de ses finan­ciers occultes.

Pour défendre son ter­ri­toire, celui d’une presse docile qui ne fait guère que repro­cher au pou­voir en place ses choix en matière d’horlogerie Suisse, la stra­té­gie de ges­tion de crise choi­sie par le pou­voir – dis­cré­di­ter l’adversaire «inter­net» en le qua­li­fiant de fas­ciste et de col­labo – défie l’entendement, et montre une inca­pa­cité à anti­ci­per les réac­tions du camp d’en face, celui de l’internet tout entier, du plus res­pec­table organe de presse en ligne au plus har­gneux des trolls, sou­dés et coa­li­sés contre un pou­voir una­ni­me­ment res­senti comme injuste, inique et corrompu.

La menace d’un revi­val du Front National ? N’est-ce pas pré­ci­sé­ment la stra­té­gie mis en place par «l’internet» lors de l’affaire Mitterrand ?

Car la ques­tion qui com­mence à défer­ler dans les com­men­taires des lecteurs-citoyens n’est pas loin s’en faut en faveur du FN – assez dis­cret qui plus est dans le Woerthgate – elle consiste a faire rebon­dir le point Godwin sur l’origine même des fonds sus­pects, au risque de trans­for­mer un scan­dale poli­tique en catas­trophe indus­trielle et bour­sière. Une catas­trophe qui repo­sera entiè­re­ment sur les épaules de l’UMP.

Même si les accu­sa­tions de fas­cisme et de col­la­bo­ra­tion­niste à l’égard d’internet sont mon­naie cou­rante dans le camp de l’UMP, quel est l’abruti qui a décidé d’adopter la même stra­té­gie dans l’affaire Woerth-Bettencourt, ex affaire Barnier-Bettencourt, au risque d’en faire une affaire Bettencourt-tout-court et de pro­voquer un exa­men de conscience de la France toute entière sur son passé col­la­bo­ra­tion­niste et fasciste ?

N’y a-t-il pas quelqu’un au châ­teau capable de voir là un jeu à deux bandes offert sur un pla­teau d’argent à ses adver­saires ? En accu­sant l’internet de fas­cisme, le pou­voir n’est-il pas tout sim­ple­ment en train de creu­ser sa propre tombe ?

La presse libre désor­mais syno­nyme d’internet

Tout cela ne serait pas com­plet sans citer un autre média, monté lui aussi pas un ancien de la presse tra­di­tion­nelle, qui s’est échappé pour mon­ter un média online avec, qui plus est, le même modèle écono­mique que Médiapart : Arretsurimages, qui décrypte comme per­sonne l’affrontement média­tique entre la presse libre et celle qui est plus ou moins sous contrôle. Edifiant, et indis­pen­sable.


VIDEO sur le site



En tant que citoyens – pour peu que vous soyez sou­cieux de res­ter en démo­cra­tie -, il ne vous reste plus qu’une chose à faire :

Soit une dizaine d’euros par mois pour conser­ver une démo­cra­tie. Ce n’est pas bien cher, à peine plus que le prix d’une hypo­thé­tique licence glo­bale, alter­na­tive à la sur­veillance géné­ra­li­sée de la popu­la­tion ins­tau­rée par Hadopi puis Loppsi, autre grande menace pour la démo­cra­tie Française.


sabre au clair


Auteur : Fabrice Epelboin - Source : ReadWriteWeb France



Commentaire :


Cependant, le contenu de ces nouveaux journaux du Net accuse lui aussi une dérive vers la droite, pas aussi accentuée que sur la presse papier, mais significative. Seuls les blogs conservent vraiment cet esprit frondeur du Net qu'on aime. Pas tous les blogs bien sûr, car tout l'éventail des opinions y est représenté, et c'est tant mieux. Pour donner des exemples, Gauche de Combat ne traitera pas l'information de la même façon que L'Hérétique, ce qui ne les empêche pas d'être remarquables tous les deux.

BO


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14256

 

 

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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 01:47

 

 

Votre enveloppe estivale
Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 2075814_sk_md-1.jpgFatalement, dans un pays où le référent journalistique, sous la haute direction déontologique d’Arlette Chabot, s’appelle David Pujadas, justement récompensée par une laisse d'or brillamment mérité, que des médiums indépendants, Médiapart ou le Canard Enchaîné, se mettent tout à coup à faire leur métier d’informer, ne peut que casser l’ambiance.

Pensez donc, au pays même de Jean-Michel Aphatie, grand reporter de l’anecdote politicienne, que des journalistes se laissent aller à l’investigation, ne peut que confiner au « fascisme » (et encore le mot est faible, « nazisme » eut été mieux indiqué ).


Je conçois la stupeur du subtil et nuancé Xavier Bertrand. Quand on a pris l’habitude d’être servi à table par Laurence Ferrari, l’irruption soudaine  de questions  dérangeantes basées sur des recoupements factuels, ne peuvent que révéler une intention perfide et totalitaire assez déstabilisante.


Et ce n’est pas parce qu’à l’heure où je vous parle, de sympathiques collabos, tels que, Val, Hess, Olivennes, Askolovitch …redoutant d’être tondus à la libération, se commandent des perruques à la redoute, qu’il s’agit de céder toutefois à cette lâche déviance du journalisme :


l’information.


Car l’information pour les journalistes,  c’est un peu comme l’intérêt général pour un homme politique : une honteuse dérive.


A ce rythme-là, ne manquerait plus que la justice, elle aussi, fasse son travail. Dieu soit loué, on n’en est pas encore là. Tant qu’un magistrat tel que Courroye peut rester juge et partie, être cité dans les écoutes téléphoniques de l’affaire Bettencourt et en charge du dossier (et de tous les dossiers des hauts de Seine) la justice reste dépendante et sous contrôle politique. Marque évidente d’une démocratie digne et équitable.


Et quand on sait que, dans le monde des affaires, des joyeuses  collusions et autres prévarications politico/économico/patronales, les  condamnations peuvent représenter jusqu à 0,002% des délits sanctionnés, il est sain et urgent effectivement d’envisager la suppression des juges d’instruction, véritables Khmers rouges du goulag pénal de l’oligarchie opprimée.


Et au-delà des calomnies, ragots, rumeurs qui courent sur internet, alors qu’il est si plaisant de s’adonner à l’intox officielle des grands médias de masse, s’il  est une vérité première à rappeler au peuple français, c’est  bien, que ce n’est pas de la pourriture dont se nourrit le populisme mais bien de sa dénonciation.


Encore fallait-il, que ce soit dit.


Bref, maintenant, si vous êtes un peu juste pour partir en vacances (et vu ce qui vous attend à la rentrée ce sont sans doute les dernières de votre vie ) je vous suggère d’être méchamment créatif.


Par exemple, allez voir tata Liliane, dites que vous êtes un ami de Nicolas ( celui du bouclier fiscal) vérifiez qu’il n’y a aucun dictaphone sous le sofa, parlez fort et distinctement et demandez lui une enveloppe (modèle craft de préférence) :


paraît qu’elle distribue.


tgb


Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14079

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 17:27
Bonjour les blogueurs, je débarque !

Je ne sais si mes propos, mes coups de gueule, mes coups de c?ur, seront au goùt de ce site, que je viens de découvrir, et qui me donne terriblement envie de mettre mon grain de sel dans la soupe, que je trouve relevée à souhait. 

Par ces temps qui courent (en claudicant fort) il faut être bon nageur pour remonter à la source de l'information, la vraie, pas la crème adoucissante et empoisonnée que servent les médias à ceux qui n'ont rien d'autre à se mettre sous la canine, surtout s'ils n'ont pas eu la chance de l'aiguiser dès le départ. 

Pour en avoir souffert, ou en avoir ricané, au cours de ma vie professionnelle (radio puis presse écrite) je sais qu'Anasthasie (la censure) taille toujours à plein ciseaux dans tout ce qui risquerait de réveiller les bêtes de …somme, fatiguées de trimballer leur joug, de se laisser traire, et promener dans l'obscurité.

Le chemin de la Vérité, qui a depuis longtemps rejoint le fond de son puits, après que l'on lui ait cisaillé la corde, est plus que jamais pavé de peaux de bananes (fruits de bien des républiques ainsi qualifiées) plutôt que de peaux de phoque (traduisible en langage de skieurs de fond) qui aident à remonter la pente.

Les curieux, ceux qui ont encore la volonté, la faculté de remuer le tas, afin de trouver quelle aiguille va les vacciner contre la lucidité;  ceux qui ont un esprit suffisamment critique pour traduire les grimaces télévisées des passeurs de plats, cuisinés dans les officines des maîtres à danser la chaloupée de ce bal des cocus; ceux qui vont quasiment pieusement (j'en suis) décrocher quelques hebdos satiriques paraissant le mercredi, à l'étal bien encombré d'une maison de la presse qui vit de la déforestation (on attend que les supports papier, comme dans l'antique Egypte papyrussée, soient désormais vendus en rouleaux, afin d'en faire plusieurs usages)  bref, ceux-là qui ne marchent plus avec la musique, dont les couacs saturent leur perception d'une existence bigbrotherisée, qu'ils se résignent à ruminer, tout en restant vigilants afin de ne pas louper le créneau, celui laisse passer la flammèche qui met le feu aux poudres; la poudre aux yeux, bien évidemment, que les pouvoirs en place nous dispensent, après avoir confisqué toutes les cannes blanches. Panurge a du pain sur la planche

Une intro peut-êre un peu longuette pour certains, mais, faut bien décliner son identité, surtout si elle bien enracinée, contrôlée, enregistrée sous l'étiquette "nationale", codifiée, "pucellisée" mais pas encore tatouée au creux du poignet. Ce à quoi j'ajoute que la seule chaîne que je supporte, c'est celle des Pyrénées, le plus jeune des plissement d'un pays que l'on cherche à vieillir, en le sacrifiant sur l'autel d'un agencement mondialiste, concocté par une poignée d' infâmes gâteux, pendus par les Bourses, âpres au gain infini, indignes de l'Espèce dans laquelle ils se sont faufilés, à la sortie d'une femme en gésine qui pensait, à tort, contribuer ainsi à honorer un certain art de vivre, en offrant l' écot d'un lardon de race Allien.

Aujourd'hui, c'est une manifestation de l'hypocrisie structurelle, traditionnelle, d'instances gouvernementales qui prétendent, à grand renfort de tapage médiatique,  protéger ses innocents administrés, et sa "belle Jeunesse", plus que jamais inconscients des dangers mortels que fait courir la consommation de l'herbe à Nicot, ce tabac qui fait, en effet, tant de victimes.  

A la voracité des multinationales qui rivalisent d'ingéniosité pour faire monter la barre du nombre de victimes de l'insuffisance respiratoire, du cancer des poumons, etc, tout en engrangeant des profits colossaux qui leur permettront d'allonger la liste de nouveaux cobayes, il faut noter que les colporteurs, les merc anti, les croquemitaines, chargés au prix fort, par les responsables de la Santé nationale, et aux frais des contribuables et victimes potentielles, d'épouvanter les fumeurs, ne font pas vraiment dans la déntelle des bronchiolles. C'est fait pour choquer, dit-on, ces images allégoriques où l'on représente la tête d'un fumeur invité à prendre les choses par le bon bout, le bout-filtre. Ce n'est jamais qu'une gâterie de forme cylindrique  qui cherche à suggérer… du suggestif. 

D'où les hurlements orchestrés des Tartuffes gouvernementaux et autres associations de défense de tout ce  que l'on peut défendre au nom de vieux principes issus d'une petite bourgeoisie plus étriquée que jamais.

Ils oublient au passage, que, depuis la fin du siècle précédent, on a pu noter que les budgets alloués aux campagnes anti-tabac, étaient aussi élevés que les sommes consacrées à la publicité (autorisée) pour inciter à consommer le poison en cause, ce qui prête à réfléchir, avant de s'interroger sur les sommes incalculables, perçues par l'Etat au titre des taxes sur ce-même produit, prétendumment dissuasives.  

Protéger les non-fumeurs, inciter ceux et celles qui aspirent encore à passer à d'autres jeux de bouche, c'est d'autant plus louable que c'est une façon de remplir le tiroir-caisse  qui fuit à Bercy. 

Non, ces pitreries n'inciteront pas pour autant, hélas, les jeunes fumeurs à se mettre à… la pipe ! Que saint-Claude l'entende, lui qui a pourtant toujours recommandé de ne pas avaler la fumée, qui est si mauvaise pour les bronches!

Pour ma part, ce soir, j'arrête de fulminer. 

Au…revoir, avait si modestement pris congé, une fois, un vieux président à la bouche en cul-de-poule.
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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:13


« L’autoproclamée Agence de presse »
Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)

Vous aussi devenez correspondant d’Alter Info



Depuis plusieurs années déjà, nos détracteurs à défaut de reproches fondés et de bases juridiques pour fermer notre agence de presse ASSOCIATIVE, en opposition aux agences COMMERCIALES, en sont réduits à la discréditer par de piteux procédés et des arguments tout aussi fallacieux.
Que les correspondants d’Alter Info ne tombent pas dans le piège qui consiste à faire croire que nous ne serions pas une agence de presse. Les petits soldats aux ordres peuvent toujours reprendre en cœur le même petit refrain, « L’autoproclamée Agence de presse », ne leur en déplaise, Alter Info est bien une AGENCE DE PRESSE ASOCIATIVE et nos cartes de correspondants ont exactement la même valeur juridique que celles octroyées par la presse marchande. Tous les quotidiens régionaux ou nationaux ont des correspondants bénévoles (sans rémunération) auxquels ils octroient une carte de correspondant et un statut reconnu par les pouvoirs publics.

Même s’il est dérisoire de penser convaincre un esprit dogmatique, j’avais pris la peine de bien expliquer à Anspach que le droit français reconnaissait un statut aux correspondants bénévoles, œuvrant pour les agences de presse associatives. Je ne doute pas qu’il ait bien saisi la validité légale de nos cartes de correspondants. Cependant, il n’a pas cru bon de diffuser le passage dans son ensemble qui explicitait l’aspect juridique, mais juste quelques secondes pour appuyer ces affirmations Ce petit journaleux ainsi que ses acolytes de
Marianne.fr, du Figaro ou encore Lalibre.be, espérant un auditoire qui les écoutent encore, chantent tous en cœur « L’autoproclamée Agence de presse ». Ils feignent d’ignorer (ou alors ils sont complètement stupides) les privilèges que le droit français octroie aux citoyens ayant une conscience politique et sociale et qui souhaitent s'organiser en association. 


Naturellement, je me réserve le droit d’attaquer pour diffamation tous ces petits journaleux en mal de reconnaissance. En attendant, j’ai une lutte à mener et très peu de temps à perdre avec ces insignifiants petits soldats aux ordres.

Je les invite donc à vérifier par eux-mêmes la légitimité juridique et l’existence légale de notre agence de presse. En premier lieu, auprès du Tribunal d’Instance de Mulhouse, ensuite auprès de la Cnil et de la BN. Quand à l’inscription à la commission paritaire qui n’est que facultative, nous n’avons nulle obligation de nous y soumettre, ne serait-ce que pour échapper aux « privilèges » accordés à la presse aux ordres. Si ce n’est que pour profiter de quelques menus avantages et nous soumettre en contrepartie au régime en place, la commission paritaire ne nous est d’aucune utilité.
En créant ce site et l’agence de presse associative, mon but n’était pas d’en faire un métier, ni une source de revenus, mais tout au plus d’être libre. Mon objectif est de libérer l’information de toutes les contraintes - économiques et idéologiques - auxquelles sont confrontées les agences (entreprises) commerciales. Elles ont des contraintes politico-financières auxquelles nous échappons grâce à notre statut d’agence de presse associative et les avantages de ce statut juridique.


C’est surtout d’un point de vue philosophique que je tiens à ce qu’Alter Info reste une agence de presse associative. Les propositions commerciales n’ont pas manqué, et pourtant j’ai préféré le statut associatif à celui d’entreprise commerciale. Non parce que la gestion est plus simple et les motivations non matérielles ; je tiens simplement à ce qu’Alter Info garde toute son indépendance, aussi bien d’un point de vue financier, qu’idéologique. Les intimes qui connaissent mon parcours et mes capacités peuvent en témoigner, si telle avait été mon but, je n’aurais eu aucune difficulté à transformer notre agence de presse associative en entreprise commerciale.


L’information non marchande nous libèrera -
Alter Info pour une presse citoyenne et participative
 


Chacun des lecteurs du site, s’il le souhaite, pourra le renforcer et participer ainsi à la lutte contre les injustices. C’est pourquoi, je vous invite à vous impliquer davantage et à contribuer selon vos capacités. Vous pouvez être une simple sentinelle de l’info et nous transmettre des sources, devenir rédacteur officiel ou non, correspondant bénévole, contributeur financier (dix euros par mois), créer votre blog Alter Info ou même vous organiser en association dans vos villes respectives. (Nous vous aiderons si nécessaire pour toutes les démarches administratives). Comme vous pouvez le constater, les moyens ne manquent pas. Plus que jamais il est temps de transformer les paroles (les écrits) en actes.


Créez votre blog Alter

Peu de nos lecteurs le savent, mais chacun peut créer gratuitement son blog hébergé par Alter Info. Certes, nous n’avons que peu incité nos lecteurs à le faire jusqu’alors, mais le moment est arrivé. Quand les masques tombent il est plus aisé de discerner le vrai du faux et de voir qui est qui. La guerre est déclarée et nos détracteurs n’hésiteront plus à s’avilir encore davantage pour me nuire et tenter de fermer ce site. J’invite vivement tous nos lecteurs à s’impliquer davantage, à ne plus être des spectateurs face à l’injustice et les complices passifs de crimes commis en notre nom à tous. Il est temps d’agir ! Chacun pourra contribuer et ainsi transformer ses paroles en actes.  

Il vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux 
; vive la résistance !



http://www.alterinfo.net/Reponse-a-Arte,-Mariane,-Figaro-et-plus-generalement-a-toute-la-presse-aux-ordres-Zeynel-Cekici_a42626.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=63578&


Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 10:07

Hommage à Th.Meyssan, prophète de notre temps, sentinelle de la vérité


Hommage d'une journaliste, Eva,
à un authentique journaliste, Thierry Meyssan,
qui inlassablement démasque les mensonges
et, ce faisant, honore la profession.
Je dédie cet article à tous les chercheurs de vérité,
même au prix de leur vie.
Eva R-sistons aux mensonges des médias aux ordres
de l'hydre malfaisante du Nouvel Ordre Mondial


L’Effroyable Imposture suivi de Le Pentagate


                               Thierry Meyssan
  ou l'inlassable combat des Sentinelles de la vérité



Malgré la consigne de black-out, très largement observée par la presse occidentale, sur le travail d’investigation de Thierry Meyssan au sujet des évènements du 11 septembre 2001, ce journaliste émérite persévère dans l’inlassable quête de vérité, malgré une campagne de dénigrement orchestrée contre lui par d’innombrables de ses propres confrères, et une formidable chape de plomb qui pèse sur le moindre de ses écrits.

L’histoire retiendra son nom et l’oeuvre utile qu’il réalise comme elle signalera le combat admirable qu’il mène contre des forces inimaginables de moyens et de sournoiserie. Lorsqu’elle s’écrira dans ses pages de vérité, l’histoire marquera du sceau de infamie tous ces plumitifs rémunérés, ou trop lâches pour faire leur devoir, et qui se terrent dans un silence aussi lâche qu’il cherchent à se parer des atours du professionnalisme sourcilleux et de la réserve prudente. 



Un des grands ennemis de l'humanité, 
qui empoisonne nos vies

 
Les forces qui mènent le monde, cette pieuvre tapie sous des monceaux de dollars et derrière l’honorabilité menteuse des dirigeants visibles du monde, une organisation inhumaine et fondée sur la pratique du mal pour le mal, au prétetxte de vouloir régir les grands équilibres sur lesquels repose un Ordre implacable, ont réussi non seulement à bâillonner ceux qui savent, par les moyens subtilement dosés de la corruption et de la violence, mais aussi et surtout, à enfermer l’humanité entière dans une sorte d’autisme, une incompréhension ouatée où ne parviennent plus les évidences, pourtant criantes, de l’effroyable complot permanent. 
 
Ces forces mauvaises, pour tourner en dérision les révélations stupéfiantes qui parviennent, trop rarement, à déranger leurs criminelles entreprises, ont mis en œuvre une vaste campagne de désinformation qu’ils ont intitulée « La Théorie du complot ». 



C’est une laborieuse entreprise de conditionnement des masses qui consiste à rendre risible et tout à fait invraisemblable la divulgation d’informations qui nous renseignent sur leurs méfaits. Et c’est ainsi que des informations farfelues, une inflation médiatique organisée, sur tout et n’importe quoi, sur des forces démoniaques, la franc maçonnerie, les extraterrestres et autres organisations secrètes, sont savamment distillées au sein des opinions publiques par leurs propres agents, pour diluer dans une vaste fumisterie les rares révélations qui seraient susceptibles de les démasquer. 
 
Les investigations de Thierry Meyssan sur le complot du 11 septembre tentent de secouer la torpeur des opinions publiques occidentales, bourrées d’informations contradictoires dont le but est justement de les désorienter.


http://laplote.over.blog.fr


Thierry Meyssan, avec une patience de pédagogue, ne cesse de nous expliquer le scénario macabre de la cabale du 11 septembre. En démontant un à un les épisodes qui ponctuent le film des évènements. En nous rappelant, avec le recul du temps, tous les mensonges grossiers des personnalités visibles qui officiaient à la mise en scène, mais qui n’en étaient pas moins le Président des Etats Unis d’Amérique, son Ministre de la Défense nationale et autre secrétaire d’Etat. 
 
Pourtant, malgré ces vérités criantes, malgré un faisceau de présomptions troublantes, pour rester mesuré, malgré le refus catégorique de l’administration américaine de diligenter une enquête sérieuse sur ces évènements, parce qu’elle sait que ce serait ouvrir la boite de Pandore et révéler ainsi, au monde entier, l’inimaginable réalité des vraies forces qui dirigent le monde, les opinions publiques continuent de gober les grosses couleuvres qu’on leur fait ingurgiter, article après article, émission après émission, discours creux après harangue patriotarde, épouvantail islamiste après menace terroriste. Thierry Meyssan, dans cet autisme ambiant, dans cette incompréhension crasse, continue de se consacrer à la recherche de la vérité, parce que sa foi en l’Homme n’est pas entamée, parce que sa confiance en la victoire ultime, du Bien contre le Mal, est restée intacte.
Malgré tout ce qui lui a été infligé de tourments et d’humiliations. Sa vigilance contre le Mal qui préside aux destinées de l’humanité entière a fait de lui une sentinelle de la Vérité. 

 




Lisez cet article qui nous a été signalé par notre Abdelkader Dehbi. Mais ne vous contentez pas de le lire. Vous aussi que cet article et d’autres encore qui tentent de se frayer un chemin jusqu’à votre bon sens, et jusqu’à votre dignité humaine, vous devez vous engager aux côtés de ces héros des temps modernes, ces héros bien réels qui luttent contre l’hydre et qui veulent nettoyer les écuries d’Augias. Le bruissement deviendra clameur, et brisera les murs du silence.
 
 Voici le lien de cet article de Thierry Meyssan:
 
http://www.voltairenet.org/article162054.html

 Par D.Benchenouf
 Le Quotidien d'Algerie

http://www.alterinfo.net/Thierry-Meyssan-ou-l-inlassable-combat-des-Sentinelles-de-la-verite_a36991.html





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Tous unis pour refuser l'intolérable,
résister au choc de civilisations
et au Nouvel Ordre Mondial
qui préside à nos destinées pour notre malheur
en nous divisant pour mieux régner
et en faisant de ce monde un enfer.


Quand l'injustice acquiert force de loi, la résistance devient un devoir.

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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 03:49
Vendredi 4 septembre 2009
- Par L' Aviseur - Publié dans : POLICE, DOUANE, DROGUES, ARMES - Ecrire un commentaire
Le patron de M6, Nicolas de Tavernost, a défendu vendredi la journaliste Mélissa Theuriau après les réactions du syndicat de police Alliance, qui avait dénoncé un «comportement agressif» de la présentatrice de Zone interdite dimanche 30 août: «Notre journaliste n'a fait que son métier objectivement, sur un sujet que nous savons tous délicat, et sur lequel les polémiques excessives ne font qu'attiser les flammes toujours promptes à repartir», a-t-il écrit dans une lettre au secrétaire général d'Alliance, Jean-Claude Delage.

«Croyez bien, en tout cas, que notre chaîne continuera de traiter le plus objectivement possible des problèmes évoqués dans l'ensemble de cette émission en soulignant, comme il le faut, la difficile tâche qui est celle des forces de police», conclut-il dans sa missive.

Mélissa Theuriau avait soulevé l'ire du deuxième syndicat de gardiens de la paix, après l'émission de dimanche dernier. Dans une lettre au président du directoire du groupe M6, Nicolas de Tavernost, transmise jeudi à l'AFP, le secrétaire général du syndicat de police Jean-Claude Delage fustigeait le «dérapage verbal» de la journaliste. Dans son émission consacrée aux forces de l'ordre, celle-ci avait interviewé en plateau le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux.

Un «comportement agressif», selon Alliance

«Sans doute aveuglée par une haine non dissimulée de la police, son comportement extrêmement agressif l'a amenée à salir l'ensemble des policiers», écrit Jean-Claude Delage, «en énonçant sans discontinuer des accusations mensongères» à l'encontre des force de l'ordre lors de cet entretien.

Dans son courrier, le patron d'Alliance avait fait part au patron de M6 du «mécontentement unanime» des policiers et demande que la chaîne de télévision «se désolidarise» de Mélissa Theuriau, «condamne son comportement» et le «fasse savoir aux 120.000 policiers (...) choqués» par cet «acte isolé».

C'était l'émission de rentrée de l'animatrice vedette

Après un congé maternité, l'animatrice vedette faisait sa rentrée dans l'émission Zone Interdite. Avec un invité de marque, Brice Hortefeux. Le ministre organisait au lendemain de «Zone interdite» une rencontre entre la police et des représentants des jeunes des quartiers pour essayer de les rabibocher, après un été marqué par plusieurs incidents, notamment à Montreuil et Bagnolet.

Que voit-on dans cette émission de rentrée qui passionne nos internautes ? Après une séquence de rappel des émeutes de novembre 2005 en région parisienne, des images montrent huit policiers en train de molester un jeune homme seul à terre. En plateau, Mélissa Theuriau interroge le ministre : «Il y a un refus des jeunes de considérer les forces de l'ordre et un refus de la police de se soumettre à un règlement quand vous voyez ces images de policiers qui bafouent le code de déontologie.»

Une jounaliste pugnace face à un ministre très calme

Le ministre, qui ne s'est jamais départi de son calme durant l'émission, répond que les policiers concernés ont été sanctionnés, tout en précisant que les forces de l'ordre sont là «pour faire respecter la loi et répondre à une aspiration légitime de la population, qui soutient en majorité la police et gendarmerie», à la sécurité.

La suite de l'entretien se poursuit et la journaliste n'hésite pas à questionner le proche de Nicolas Sarkozy sur ces «policiers toujours en fonction» alors qu'ils sont impliqués dans des «bavures». «Ils ont été placés en garde à vue», rétorque le ministre. «Oui, mais relâchés dans la journée», complète la jeune femme, très pugnace, qui évoque alors le manifestant qui a perdu un oeil à cause d'un flashball à Montreuil en juillet. «S'il y a des bavures, des sanctions seront prises», assure Brice Hortefeux, avant de préciser que «la présomption d'innocence s'applique aussi aux policiers».

Nouveau style d'interview plus direct ou manque d'assurance après plusieurs mois d'interruption, l'animatrice continue à soumettre le ministre à la question. «Les policiers exerçant en Seine-Saint-Denis et âgés de 22, 23, 24 ans ne sont-ils pas trop jeunes ?» se demande Mélissa Theuriau, n'hésitant pas à couper Brice Hortefeux qui veut sans cesse rappeler les priorités du gouvernement en matière de sécurité. «Ne faudrait-il pas en finir avec les modes d'interpellation» actuels ? se risque-t-elle ensuite, avant d'évoquer le cas des «Zones urbaines sensibles où on meurt plus vite et où le chômage est gangrénant.» Fin de l'interview. Brice Hortefeux rappelle qu'aucun territoire ne sera abandonné et qu'il «n'accepte pas» les taux de chômage.

A-t-on assisté à un «dérapage verbal», comme l'affirme le syndicat de police, ou à une interview rondement menée par une journaliste visiblement passionnée par son sujet ? Aux téléspectateurs de juger.
source:Le parisien.fr

VIDEO

http://www.marcfievet.com/article-35688280.html
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 06:07
Boycottage de l’État d’apartheid israélien
Quand journalisme d’investigation
et éthique se conjuguent





Depuis plusieurs années, les salles d’attente et les couloirs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) (*) étaient équipés, à l’intention des patients, de bombonnes d’eau fournies par la société Eden Springs, une société israélienne qui exploite notamment les sources d’eau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël, en violation des résolutions de l’ONU. C’est donc avec une agréable surprise que les patients et soignants du CHUV que la présence de bombonnes d’eau Eden Springs choquait, ont récemment découvert qu’elles avaient été remplacées par des bombonnes d’une autre société : Edelvia (**).

Des appels à boycotter Eden Springs [1] avaient été adressés à la direction du CHUV, par des patients de l’hôpital attentifs au respect des droits des Palestiniens sous occupation militaire israélienne. Dans quelle mesure leurs demandes ont-elles pesé dans la décision de mettre un terme au contrat, signé en 2000 avec Eden Springs, contrat qui portait sur un montant de 120’000 francs par an et qui avait déjà rapporté près d’un million de francs suisses à cette société ?

Christian Campiche
C’est à la suite de ces protestations, dont il avait été informé, que le journaliste Christian Campiche avait alors mené un travail d’investigation et publié des articles mettant en exergue le fait que, en Suisse et notamment dans le Canton de Vaud, l’eau du robinet est d’excellente qualité, infiniment moins coûteuse et bien meilleure pour la santé que l’eau mise en bouteille ; une option que les hôpitaux de Fribourg et de Genève avaient déjà adoptée, s’épargnant ainsi des dépenses inutiles [2].

Christian Campiche s’était adressé par la suite à M. Jacques Neirynck, député vaudois au Conseil national, auteur d’un livre intitulé « Les scandales de l’eau en bouteille », pour lui demander ce qu’il pensait de la politique d’approvisionnement en eau du CHUV. Ce député avait alors annoncé vouloir déposer au Conseil national une interpellation à ce sujet [3]. Cette épée de Damoclès n’a probablement pas été étrangère à la décision prise par la direction du CHUV.

Toujours est-il que ce succès - l’éviction d’une société impliquée dans l’exploitation d’une terre illégalement occupée par Israël - n’a reposé, en définitive, que sur quelques initiatives individuelles et citoyennes et la ténacité d’un honnête journaliste d’investigation.

Cela doit nous inciter à réfléchir sur l’absence de soutien que les initiatives de ce genre reçoivent de la part des associations qui disent défendre la cause des Palestiniens opprimés par l’occupation israélienne. Comment leurs dirigeants ont-ils pu rester inertes alors qu’ils étaient informés par divers articles mettant en cause Eden Springs - numéro un de la vente d’eau en bombonnes en Suisse – pour son rôle dans la spoliation de terres arabes ? Il leur eût suffit pourtant de suivre la voie tracée de longue date par l’association écossaise « Scottish Palestine Solidarity Campaign » [4].

Il suffisait de le vouloir. Mais le problème est qu’ils ne le voulaient pas.

Quoi de plus normal que de soumettre Israël à un boycottage, comme cela fut fait contre l’apartheid sud-africain, la seule action considérée comme efficace par les 172 organisations palestiniennes ayant appelé dès 2005 au « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » contre Israël [5] ? Pourquoi refuser d’appliquer à l’État juif le même traitement qu’à l’Afrique du sud de l’apartheid, et donner à Israël un statut à part ?

Les responsables des grandes associations de solidarité avec les Palestiniens n’ont jamais voulu engager une stratégie de boycottage digne de ce nom [6]. Pendant ce temps, Israël pouvait continuer de massacrer les Palestiniens sans être vraiment inquiété.

Cette manière de solidarité biaisée était d’autant plus critiquable que ces associations pouvaient compter sur le soutien de nombreux militants sincères et prêts à agir efficacement. Or, force est de constater que, depuis des décennies, leurs actions et pétitions de principe, qui ne cassent pas les pattes d’un canard, n’ont jamais impressionné Israël. Ce qui est grave est que, pendant ce temps, alors qu’Israël consolidait ses acquis illégaux, la Palestine continuait de s’enfoncer.

On peut reprocher à la direction de ces associations d’avoir conforté la stratégie politique de militants appartenant au prétendu « camp de la paix israélien » et à nombre d’associations juives qui, sous couvert de défense de la Palestine, ont en réalité mené la solidarité internationale en bateau ; car leur objectif, non avouable, a toujours été de contrôler, autant que faire se peut, le discours et les débats sur la Palestine pour éviter leur radicalisation. Ils ont ainsi encouragé un « processus d’Oslo » et une « solution à deux Etats », que des personnalités lucides comme Edward Saïd ont dénoncés dès le départ, comme étant dommageables pour la cause nationale palestinienne. Cela a conduit les Palestiniens au désastre.

Aussi, ils ont continué de travailler avec une Autorité palestinienne, dominée par le mouvement laïc du Fatah, (et de travailler avec ses représentants au-dehors) alors même qu’elle avait abandonné ses idéaux et collaborait, sous couvert de « normalisation », avec l’occupant israélien pour éliminer la résistance, incarnée par le mouvement religieux du Hamas.

Nous avons recueilli, durant sept ans, de nombreuses doléances de militants du mouvement de solidarité qui se sentaient très frustrés, car leurs dirigeants n’ont jamais eu la volonté réelle de lancer des actions de boycottage contre l’État d’Israël. Leur préoccupation, affirmaient-ils, a toujours été de ne jamais remettre en question les acquis illégaux sur lesquels Israël s’est installé ; raison pour laquelle ils ont bercé les gens d’illusions en leur faisant miroiter que le « processus d’Oslo » et la « solution à deux Etats » conduisaient à la paix.

C’est ainsi que, par le passé, ils se sont employés à isoler ceux qui appelaient à mettre le boycottage au centre du combat contre Israël. Ils prétextaient que le boycottage d’Israël allait favoriser l’antisémitisme. Ils trouvaient toujours des astuces pour l’esquiver et ne pas s’engager officiellement là-dessus [7].

Depuis le dernier carnage israélien à Gaza les choses bougent. Ce malgré, cette pseudo solidarité continue de parler, non sans hypocrisie, de « paix juste entre Israéliens et Palestiniens », de « conflit » ; une manière de faire croire, qu’il s’agirait d’une dispute entre deux forces égales qui peuvent s’entendre et négocier. Alors qu’il s’agit d’une guerre de domination menée, depuis 61 ans, par un État colonial puissamment armé contre un peuple qu’il a totalement spolié et qui ne pourrait que capituler s’il acceptait cette fausse symétrie.

Un État, qui pratique l’apartheid, qui occupe militairement la Cisjordanie et Jérusalem Est, et qui maintient depuis trois ans Gaza sous un blocus criminel destiné à affamer et asphyxier ses habitants, ne devrait pas bénéficier de protection de la part de ceux qui se présentent comme des défenseurs de la justice.

Il serait temps que tous ceux qui veulent apporter un appui aux victimes palestiniennes, de l’occupation la plus longue et brutale de notre époque, en tirent les leçons. Et qu’ils expriment en toute clarté leur soutien à la résistance légitime d’un peuple sous occupation, le boycottage d’Israël étant une des formes de cette résistance.

Silvia Cattori

(*) Il s’agit d’un des plus gros hôpitaux de Suisse subventionnés par l’État. Il représente en bref (chiffres de 2007) :
- 1’327 lits exploités (dont 914 en soins somatiques, 357 en psychiatrie, et 56 en médico-social)
- 38’359 patients hospitalisés au cours de l’année
- 7’802 collaborateurs
- un budget annuel d’un peu plus de 1 milliard de francs suisses.

(**) Voir : « Le CHUV renonce à Eden et passe à l’eau du robinet », article paru dans deux quotidiens suisses : La Liberté et Le Courrier du 06.08.2009.



 

[1] Voir « Les habitants de Gaza condamnés à boire une eau polluée », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 11 mars 2008.

[2] Voir :
- « 
Le CHUV n’est plus un paradis pour Eden », par Christian Campiche, article paru dans La Liberté du 11.09.2008.
- « 
Le CHUV se désaltère toujours à l’Eden », par Christian Campiche, article paru dans La Liberté du 07.04.2009.

[3] Voir : « Eau du CHUV : Neirynck entend déposer une interpellation », par Christian Campiche, 10 mai 2009.

[4] Voir :
http://www.scottishpsc.org.uk/index.php ?option=com_content&view=article&id=12&Itemid=343

[5] BDS : « Boycott, désinvestissement et sanctions » est une campagne politique lancée en 2005 à l’initiative d’intellectuels et d’universitaires palestiniens rassemblant 172 organisations. L’objectif : appeler la solidarité internationale et les gouvernements à exercer toutes sortes de pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur l’Etat d’apartheid d’Israël. Voir : http://www.bdsmovement.net/ ?q=node/52#French

Au sujet de l’appel au boycottage d’Israël, dans un article intitulé « 60 ans après : le partage ou la paix », Pierre Yves Salingue écrivait en mai 2008 : « Sans jamais remettre en cause la légitimité de la résistance armée à l’occupation, les militants [du boycott] ont estimé que, si les actions armées recueillaient une sympathie populaire, elles ne permettaient pas une participation directe à la lutte de la part de la population présente sur la terre de Palestine de même que celle des Palestiniens vivant en exil. L’appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions permettait à un mouvement de soutien international d’exister réellement, non comme l’auxiliaire d’un hypothétique « processus de paix » mais comme un acteur pouvant contribuer à remettre en cause le rapport de forces et à aider réellement les Palestiniens par des actions durables et efficaces pour isoler l’Etat d’Israël ».

[6] Les appels au boycottage sont restés longtemps lettre morte car, jusqu’à tout récemment, la plupart des associations de solidarité traditionnelles ne s’étaient guère montrées pressées de les endosser.

[7] Nombre de militants nous ont rappelé, non sans colère, par quels arguments et procédés discutables, lors de la « Conférence internationale pour une paix juste en Palestine et en Israël » tenue en mai 2006 à Genève, la direction de l’ECCP (European Coordination of Committees and associations for Palestine) -c’est-à-dire le Belge Pierre Galland président de l’ECCP et le Suisse Tobias Schnebli du Comité Urgence Palestine de Genève- n’avait pas mis à l’agenda le boycottage comme demandé par les militants palestiniens. Les organisateurs ont tout fait pour éviter d’appeler au boycottage d’Israël ; ils se sont contentés de parler d’un soutien au BDS qui ne portait pas à conséquence

 

http://www.silviacattori.net/article930.html

 

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