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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 02:21

 

1riotparis.jpg

 

La France au bord de l'implosion (6)

 

Attention aux références aux années 1930 !

Vincent Duclert, historien

 

Les accusations portées par le site indépendant d'information Mediapart contre le président de la République, qui aurait, avant son élection, bénéficié directement ou indirectement d'un financement illégal de sa campagne alors même que celle-ci était strictement encadrée par les lois sur le financement de la vie politique, sont très graves.

 

Elles doivent être parfaitement motivées. L'activité de la presse découle, elle aussi, de la loi, celle du 29 juillet 1881, emblématique de la démocratisation de la France au début de la IIIe République, et toujours en vigueur. Modifiée et complétée à plusieurs reprises (par exemple, en 1990, par la loi Gayssot qui introduisit l'article 24 bis), elle affirme conjointement la liberté et les responsabilités des périodiques. En soumettant les délits de presse au droit pénal, elle définit le pouvoir de la presse autant que ses contre-pouvoirs.

 

Un journal (et un journaliste) peut être condamné pour diffamation, les preuves d'une manipulation peuvent être établies par la justice, les contre-enquêtes indépendantes sont possibles. Pour cette raison, il nous paraît très dangereux d'instruire le procès de la presse en dehors du cadre judiciaire, et particulièrement de la manière dont cela a été fait par les proches du président de la République. A savoir qualifier les enquêtes de Mediapart de "méthodes fascistes" (Xavier Bertrand, Nadine Morano), de "méthodes collaborationnistes" (Eric Raoult), et dénoncer "une certaine presse des années 1930" (Christian Estrosi), "certains médias aux relents d'extrême droite et de trotskisme mêlés" (Eric Raoult).

Il est possible que l'indignation de voir Nicolas Sarkozy subir de pareilles accusations, de surcroît reprises par des médias nationaux et même internationaux, ait expliqué la nature de ces ripostes qui convoquaient les heures sombres de la France contemporaine pour mieux innocenter le président de la République et son ministre du travail. Mais elles ne se justifient pas pour autant. Outre que la thèse du complot et de la calomnie n'est pas la plus efficace en termes de production de la vérité et de conviction collective, puisqu'en l'invoquant elle nourrit à son tour le soupçon de la dissimulation et le refus de l'explication, la violence qu'elle induit pose problème à la démocratie républicaine tout entière.

 

En effet, les porte-parole de la majorité gouvernementale qui mobilisent les enseignements de l'histoire pour juger de cette presse d'opposition témoignent d'une triple méconnaissance. La méconnaissance est celle, d'abord, du sens des références historiques utilisées. Les "méthodes fascistes" sont bien autre chose que les articles de Mediapart ; elles se placent davantage dans l'ordre de l'élimination physique des personnes comme lorsque la Cagoule, sur ordre de Mussolini, assassina, en 1937, en forêt de Bagnoles-de-l'Orne, les intellectuels antifascistes italiens Carlo et Nello Rosselli.

 

La presse d'extrême droite ou d'extrême gauche de cette époque menait parfois des enquêtes à charge. Mais l'essentiel de son activité consistait dans l'injure, antisémite pour l'une, de classe pour l'autre. Parce que, précisément, ces extrémités eurent lieu en France et déclenchèrent des phénomènes de tyrannie, la société n'y adhère plus aujourd'hui. En brandir sans réserve la menace, c'est courir le risque de se tromper aux yeux de l'opinion publique.

Il y a une autre méconnaissance en ce qui concerne la tradition républicaine en matière de liberté, et de liberté de la presse. La loi qui la régit datant de 1881, il serait bon de revenir vers les débats qui l'ont précédée et qui, d'une certaine manière, demeurent d'actualité puisque la législation, même modifiée, reste valable.

 

Que disait Georges Clemenceau aux républicains inquiets de la puissance maintenue de la réaction monarchiste et soucieux de protéger le jeune régime en instituant un délit d'"outrage à la République" ? : "La République vit de liberté ; elle pourrait mourir de répression (...) comme tous les gouvernements qui l'ont précédée et qui ont compté sur le système répressif pour les protéger (1er février 1881)."


Enfin la méconnaissance touche le cadre universel auquel appartient la République et qui fait que la France ne peut pas se penser indéfiniment comme une exception. Dans les grandes démocraties du monde, les conflits majeurs entre des pouvoirs nécessaires aux libertés publiques comme à la stabilité institutionnelle se résolvent par la voie judiciaire dotée d'une pleine indépendance.

 

Aux Etats-Unis, la défense de la liberté de la presse est une prérogative de la Cour suprême, en vertu de la Constitution et de son premier amendement. Les juges ont rendu des arrêts déterminants en la matière, en 1964, 1971, 2001. La loi de 1881 relève de cet esprit de justice. Il s'agit de le retrouver et de la retrouver. Mais l'affaiblissement du pouvoir judiciaire depuis trois ans entrave cette possibilité salutaire pour la démocratie.

 

Voici donc ce qu'un historien peut écrire sur les événements récents. La dégradation de la vie publique qu'atteste l'offensive contre la presse est très préoccupante. Elle témoigne de la fragilité globale des médias d'information, de la défiance pour la justice, du désarroi de nombreux Français assistant au recul des valeurs démocratiques - dont on trouve une trace au plus profond de l'histoire de la République, au profit de la domination des lois de l'argent et du pouvoir.

 

Les dérives de la presse existent, parce que l'éthique de l'information est en concurrence permanente avec les intérêts politiques, idéologiques, financiers. Mais réduire sa liberté, c'est courir le risque de s'interdire de les montrer. Et de limiter en définitive la République vécue, partagée. C'est-à-dire le lien civique dans la société.

 

 


Derniers ouvrages parus : "La République imaginée. France 1870-1914" (Belin) et de "L'Avenir de l'histoire" (Armand Colin).

 

Vincent Duclert, historien
http://changementclimatique.over-blog.com/article-la-france-au-bord-de-l-implosion-6-54140895.html
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 17:54

Un reportage sur Sarkozy censuré en France

Ce reportage réalisé par la TSR ( Télévision Suisse Romande ) a été censuré en France.

Sources : BU2z

 

.

 

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4655
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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 05:16

SARKOZY CONVOQUE ET MENACE LE DIRECTEUR DU « MONDE » POUR L’OBLIGER À SE VENDRE À SES AMIS

Le Canard Enchaîné

Mercredi 16 Juin 2010
 
SARKOZY CONVOQUE ET MENACE LE DIRECTEUR DU « MONDE » POUR L’OBLIGER À SE VENDRE À SES AMIS Pendant ce temps là, nos amis faux-culs de RSF hurlent contre le « dictateur » Chavez qui a osé porter plainte contre un journal qui appelait l’armée à faire un coup d’état contre lui… par contre, la mainmise totale de Sarkozy sur les grands médias français, l’asservissement de la presse à ses intérêts électoralistes, cela ne dérange aucun de nos grands « postilloneurs professionnels »…
[Jean-Luc Porquet - Le Canard Enchaîné - 16/06/2010]
Dans une démocratie irréprochable, jamais un président n’aurait osé faire ça. Et s’il l’avait fait, de toute part auraient jailli des cris indignés. Un président n’a pas à se mêler des affaires de presse. Il n’a pas à appeler au téléphone le directeur du quotidien dit « de référence », puis à le convoquer à l’ Elysée, pour le menacer sous prétexte de sauver son journal. C’est pourtant la fine manoeuvre à laquelle vient de se livrer Sarkozy avec «Le Monde ».
Ce journal existe depuis 1944. Il a longtemps été, et il l’est encore en partie, l’honneur de la presse française: il est – « Le Canard » mis à part -le seul dont la rédaction ait voix au chapitre. Par l’intermédiaire de la Société des rédacteurs associée aux sociétés de personnels, ses journalistes possèdent la minorité de blocage. Ils disposent d’un droit de regard sur la gestion de l’entreprise. Et d’un droit de veto sur le choix du directeur.
Mais « Le Monde» est aujourd’hui au bord du dépôt de bilan. On n’entrera pas ici dans les détails, on ne racontera pas la gestion calamiteuse qui, depuis vingt-cinq ans, ra mené au bord du gouffre, les crises à répétition, la dette qui gonfle, etc. Il suffit de savoir qu’il a perdu 2 millions d’euros par mois en 2009, qu’il a besoin de 10 millions d’euros immédiatement sous peine de cessation de paiement dès juillet. Et qu’il est couvert de dettes, 69rnillions d’ORA (obligations remboursables en actions) et 25 millions empruntés à la BNP. Du coup, il est à vendre, et vite.
Quatre acheteurs s’étaient mis sur les rangs: l’Italien Benedetti, qui édite« L’Espresso », s’est retiré, L’Espagnol Prisa, qui édite le quotidien de gauche « El Pais », se tâterait encore. Restent, pour l’instant, d’un côté Claude Perdriel avec son groupe « Le Nouvel Observateur»; de l’autre l’homme d’affaires Pierre Sergé, associé avec le banquier Matthieu Pigasse et Xavier Niel, le fondateur de Free. Mais voilà que mercredi 9 juin, en pleine discussion, surgit à la surprise générale un troisième larron, l’opérateur Orange, dont l’Etat est le premier actionnaire et que dirige aujourd’hui Stéphane Richard, ancien directeur de cabinet de Christine Lagarde, un obligé de Sarkozy,
Et comme c’est bizarre, le jour même, le même Sarkozy convoque à l’Elysée Eric Fottorino, le directeur du «Monde ». Dix jours auparavant. il lui avait déjà passé un coup de fil pour lui expliquer que le trio Bergé-Pigasse-Niel, il n’en veut absolument pas. Ce dernier n’at- il pas le toupet de financer deux sites Intemet antisarkozystes. Mediapart et Bakchich? Comme Xavier Niel a commencé à faire fortune avec le Minitel rose, le très délicat Sarkoly en parle à Fottorino comme de « homme du peep-show ». C’est Bigard qui doit se marrer.
Ce mercredi-là, à l’Elysée, Sarkozy revient à la charge, déconseillant à Fottorino de vendre « Le Monde» à ce « drôle d’attelage ». Et de se livrer carrément à un chantage: si ce trio l’ emportait, alors l’Etat renoncerait à apparier, via la Caisse des dépôts et consignations, les 20 millions d’euros qu’il s’apprête à lâcher pour participer au sauvetage de l’imprimerie du « Monde» en pleine débâcle. Ça, c’est du brutal. Ça, c’est de « l’Etat irréprochable » : celui que nous a promis Sarkozy.
 
Dans cet Etat-là, on ne peut rien reprocher au Président. Il se croit tout permis. Il se permet tout. Personne ou presque ne moufte: silence ébouriffant des partis, des philosophes autoproclamés, des postillonneurs professionnels, des lanceurs de grands débats bidons. Sarkozy a déjà à sa botte les directions de TF1, du « Figaro », d’Europe 1, du « JDD », etc. Il a aidé à imposer le milliardaire Bernard Arnault à la tête des « Echos ». Il a fait en sorte, par l’entremise de son fidèle Guéant, que le moribond « France-Soir» atterrisse dans les mains d’un opaque oligarque russe. Il a nommé à la tête de Radio France deux joyeux zigues ennemis des humoristes qui ne rigolent pas dans le sens du poil. Il va bientôt désigner le patron de France Télévisions. Complétez la liste (avec « Le Parisien », peut-être ?) …
Bref, ça se voit comme le nez au milieu de la figure: Sarkozy prépare à sa manière le terrain pour sa réélection de 2012.

Pour lui, un bon média est un média aux ordres. Qu’en démocratie la presse soit un contre-pouvoir: impensable! Qu’une rédaction soit indépendante: intolérable ! Que les journalistes du « Monde », qui ont eu le toupet d’évincer en 2007 son bon ami Alain Minc, alors président du conseil de surveillance, décident aujourd’hui de choisir à qui ils vont confier leur journal: bolchevik!

Et pourtant, ceux-ci le savent, c’est la dernière fois qu’ils peuvent encore exercer cc pouvoir, puisqu’une fois le journal vendu la minorité de blocage leur échappera (ils ne seront plus actionnaires majoritaires).
Si Sarkozy voulait se les mettre à dos et les pousser à choisir le trio Bergé-Pigasse-Niel, il n’aurait pas agi autrement. S’il veut, en intervenant sur la désignation du repreneur du « Monde », réussir le même coup qu’avec France Inter, où désormais toutes les décisions de Val et Hees apparaissent comme téléguidées par le pouvoir, c’est bien parti. Et s’il rêve d’une rédaction aux ordres, il risque d’être déçu. Car si les entreprises de presse sont fragiles et tombent souvent sous le coup des puissances d’argent (ou du pouvoir politique), nombre de journalistes, eux, ont ceci de curieux : la liberté d’expression, ils n’y sont pas complètement indifférents …
 


 

Mercredi 16 Juin 2010


http://libertesinternets.wordpress.com/2010/06/16/sarkozy-convoque-et-menace-le-directeur-du-monde-pour-lobliger-a-se-vendre-a-ses-amis/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+wordpress%2FxTBZ+%28Revue+de+Web+%3A+Libertes+%26+Internet

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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 00:15

 

Rachat du Monde : Nicolas Sarkozy a reçu le directeur du journal

 

Le président de la République aurait souligné à Eric Fottorino que l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux.

 

AFP

 

Le président de la République Nicolas Sarkozy a reçu cette semaine le directeur du Monde, Eric Fottorino, et lui a donné son avis sur la recapitalisation du groupe, a confirmé vendredi 11 juin la direction du journal.
"Je confirme qu'on s'est parlé et qu'on s'est rencontré", a dit Eric Fottorino interrogé par l'AFP. Plusieurs médias s'étaient fait l'écho de cette conservation.
Questionné sur une politisation du dossier, il a indiqué "rester dans sa mission et celle du directoire de mener à bien, avec le conseil de surveillance et les sociétés des rédacteurs et de personnel, cette recapitalisation du Monde".
"Qu'il y ait un regard politique, cela a toujours été depuis 1944 (ndlr: création du Monde), il y a toujours eu un regard du pouvoir et ça ne va pas changer", a-t-il reconnu.
 
"Pas grâce à ses yeux"
Selon une source de la rédaction, Eric Fottorino s'est exprimé jeudi devant les journalistes du Monde, indiquant avoir été reçu cette semaine par le président de la République qui a souligné que l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux.
Le directeur du Monde a souhaité "ne pas vouloir alimenter une polémique, je ne veux pas entrer dans quelque chose en plus qui pourrait laisser penser que je veux favoriser telle ou telle candidature" à la recapitalisation du Monde.
 
Jusqu'à vendredi 19h
Les candidats à une prise de contrôle du Monde ont jusqu'à vendredi 19h pour déposer leurs offres finalisées. Certains ont déjà demandé un assouplissement du calendrier sur lequel le Conseil de surveillance prévu lundi devra se prononcer.
Outre l'offre annoncée par le trio Bergé-Pigasse-Niel, le groupe Le Nouvel Observateur est également dans la course avec un associé non encore dévoilé. L'Espagnol Prisa, déjà actionnaire à plus 15% du Monde, est également sur les rangs mais a posé des conditions, notamment en matière de délais, afin d'examiner plus avant la situation du groupe.
(Nouvelobs.com avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100611.OBS5366/rachat-du-monde-nicolas-sarkozy-a-recu-le-directeur-du-journal.html

 

 

Commentaires :

 

dérives

Entre cet avis et la mise en examen du journaliste de rue 89, l va falloir se poser la question d'une presse officielle sinon d'État. La liberté est surveillée, même si elle fait partie de notre devise nationale, c'est un droit qui dérange.

11.06 à 19h42 - Alerter - Réagissez enzo Battue par la Chine ??

En foot oui, mais en liberté de presse, la France va finir par battre la Chine !!! A quand les chars sur la place de l'Etoile ???
Il est temps de faire la révolution !!!

11.06 à 18h53 - Alerter - Réagissez Melitsa Merci Tapex et bonsoir

Je vais de ce pas lire l'article. C'est vrai qu'il y a une ressemblance frappante entre la Chine nouvelle et la NéoFrance : hadopie, l'omnibulation contre le Net...

11.06 à 18h27 - Alerter - Réagissez Urgup Le roi du Monde

Il lui faut le titre à défaut d'avoir le rang

11.06 à 18h23 - Alerter - Réagissez Nextkinney mali830

Sauf votre respect souffririez vous de trouble de latéralisation. car vous dites qu'il y a déjà assez de journaux de gauche comme cela, lesquels s'il vous plait. Car de quotidien de gauche, je ne vois que Libération mais je ne pense pas qu'il en soit de même pour Le figaro, France soir, Le Parisien, La Croix, La Tribune, Les Echos pour ne parler que la presse nationale. Donc comme vous semblez sûr de vous, merci de me citer le nom de ces fameux journaux de gauche.

11.06 à 16h54 - Alerter - Réagissez OUAF-OUAF C'est pour changer le titre!

LE MONDE ça fait viellot, Nabot Banania serait plus en phase avec l'Hexagobananeraie.
Reste-t-il des journalistes, des vrais au Monde ? Si oui sale temps pour eux! Comme sur France 2 ou 3!

11.06 à 16h41 - Alerter - Réagissez slipsXXLkangoo Le Monde

au main des maitres du monde......BOF petit a petit l'autocratie prenant sa place dans le MONDE.
Presse Libre ?
Une raison de plus pour ne plus acheter Le Monde déjà par le changement de la rédaction avait viré de bord. Là ce serait confondre l'information et la propagande !
11.06 à 16h37 - Alerter - Réagissez mali830 @
vous croyez qu'il n'y a pas assez de journaux de gauche sans vendre le monde à ce triumvirat , le mentor de ségo : bergé et le sulfureux Xavier Niel et son minitel rose
nous sommes derriére vous monsieur le president , les rouges ne passeront pas
11.06 à 16h31 - Alerter - Réagissez tapex @melitsa
D'après moi il est allé chercher conseil auprès du parti étranger allié à l'UMP : le PC chinois.
La Süddeutsche Zeitung a consacré un article aujourd'hui aux manigances de Sarkozy vis à vis du Monde. C'était avant l'entrevue ...
11.06 à 16h14 - Alerter - Réagissez xman Putain deux ans!!!
Là! franchement il est grand temps qu'il se termine ce quinquénnat anti-démocratique, moi aussi pour une fois je voudrais être plus vieux de deux ans...
11.06 à 15h49 - Alerter - Réagissez Melitsa Voilà ty pas
que poutine ou son medvedev se mêlerait du rachat des Izvestia. Alors là non, non, non... moi je dis non. Les Izvestia, c'est le journal russe par excellence. On sait bien que journalisme et liberté de la presse sont deux problèmes épineux en Russie mais de là à ce que l'on voit clairement l'intervention du chef de l'Etat, moi je dis non, non non. Même dans les républiques bananières, il faut garder un certain faux-semblant, les formes quoi ! Sinon après on va faire de la réaction pavlovienne anti poutine ou medvelev. et va nous tomber à bras raccourcis l'envoyé spécial de la FN-UMP, citoyen ou son cocher le sarkonaute. Non, je le répète : mettons les formes, l'implication de l'état dans les grandes entreprises doit rester aussi peu transparente que possible, que diable !
11.06 à 15h49 - Alerter - Réagissez Bienvenu Pauvre pays....
La démocratie selon Sarkozy...
11.06 à 15h40 - Alerter - Réagissez BlueMoon Il n'aurait pas ...
- une crise à gérer,
- un budget et une dette à revoir,
- un fort taux de chômage à combattre,
- des réformes à faire intelligemment pour préserver le système de santé, l'éducation, la justice, ...
- le "chiffre" à supprimer dans la police,
- la liberté à redonner à la presse et aux médias,
- etc.
11.06 à 15h40 - Alerter - Réagissez Gh1,Gm4. indépendance
Je n'ai pas de préférence vis à vis du repreneur éventuel mais ,compte tenu de cette information et si les conditions de l'indépendance éditoriale sont garanties,alors ,pour montrer à ce président dontl'interventionnisme devient inssuportable,je serai ravi que l'offre de l'équipe de Mr BERGE soit retenue.

 

ET DIRE QU'ON A VOTÉ POUR ENTENDRE ÇA
Que des gens de gauche se proposent de racheter le Monde, c'est bien. Que d'autres se proposent de le racheter, c'est bien aussi. Du moment qu'on respecte la liberté des journalistes qui font tous les jours la réputation du Monde.
11.06 à 15h21 - Alerter - Réagissez

mimolette Liberté, Egalité, Fraternité

Mais de quoi je me mêle , depuis quand un président s'arroge-t-il le droit de donner son avis sur le rachat d'un quotidien, de convoquer un directeur de journal pour lui dire qu'un tel ne trouve pas grâce à ses yeux ?Tout ça pour verrouiller, museler la liberté de parole , pouvoir à son gré diviser les Français . Il faut souhaiter que les 53% de voix ne se laisseront pas embobiner une seconde fois. Liberté, Egalité, Fraternité ces 3 mots ont-ils encore un sens en sarkozy?

11.06 à 15h18 - Alerter - Réagissez lesensdudevoir je ne comprend pas

pourquoi il n'y a pas un grand patron ou un politique de grande sagesse qui ne monte pas aux crenaux pour rabatre le cacquet a cette personne .
pourquoi les grands dirigents acceptent les remontrances ou les soit disant conseils qui leurs sont imposés, n'ont ils pas d'amour propre et de dignitée pour accepter tout cela . Ce soit disant president qui veut tout controler et tout diriger, a t'il les capacites de tout comprendre et de tout gerer ? laissons les gens competents faire leur travail ce sont des pros !! les connaissances et l'intelligence de cet homme ne sont surement pas superieures a celles de ces gens a qu'il veut donner des conseils. ces hommes me font penser a des enfants qui vont demander a papa s'ils peuvent faire ceci ou cela . je crois que c'est Frederic DARD ????? qui disait: l'intelligence c'est comme la confiture moins tu en as , plus tu l'étales .

11.06 à 15h12 - Alerter - Réagissez Mirella de quoi je me mêle !

...

11.06 à 15h03 - Alerter - Réagissez domino2 Un monde

C'est se foutre du Monde !Qui est ce personnage pour dire ce qui lui plaît ou déplaît ? Un Louis XIV, un Napoléon III, mais qu'est-ce que cette république bananière et les journalistes tolèrent cela ??? Comment se fait il que des journalistes prennent encore des notes sur ses propos et publient quoique ce soit qui émane de lui ou ses proches ??

11.06 à 14h59 - Alerter - Réagissez les pigeons et ça continue !

L'Omniprésident, ça le démange trop de rester dans son coin, il faut qu'il mette la main sur tous les médias, comme si ça suffisait pour nous faire un lavage de cerveau !

11.06 à 14h45 - Alerter - Réagissez doudoucalin a quand les elections

oui a quand les elections presidentielles ou autres organisées par le secteur privé et en plus coté au cac 40 ? hum bientot les sondages et sondeurs dans sa poche . je voudrais etre plus vieux de 2 ans pour une fois .

11.06 à 14h43 - Alerter - Réagissez révolution ben voyons !

De quoi se mêle-t-il celui-là ?

 

4e  pouvoir

"l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux."

C'est l'indépendance de la presse vue par sarko.

Il est vrai que Xavier Niel n'est pas connu pour garder sa langue dans sa poche, ni pour se priver de dire des vérités que le nain n'aime pas.

11.06 à 14h31 - Alerter - Réagissez Marianne 06 Tout s'explique

La presse écrite reçoit actuellement plus de 400 millions d'euros en subventions directes de l'Etat et 500 millions en déductions fiscales.Voilà pourquoi Sarkozy s'arroge et s'autorise de s'immiscer dans le monde de la presse.Le 4ième pouvoir devait être un peu plus vigilant avec la méthode de Nicolas Stratégie.

11.06 à 14h23 - Alerter - Réagissez Le Rustre Un fou président

Combien faut-il d'anecdotes de ce genre pour que les français comprennent qu'ils ont voté pour un dictateur à la sauce communicationnellle ? Il détruit par petites touches mais de manière répétitive le modèle républicain, la laïcité et la liberté de penser.

11.06 à 14h21 - Alerter - Réagissez glimmy danger

Bien, il est clair que nous tombons dans les actions totalitaires d'un mégalomane dangereux, il faut réfléchir à comment le virer, il en va de notre liberté!

11.06 à 14h17 - Alerter - Réagissez Francois1515 Souhait !

Tout ce qu'il faut souhaiter, c'est que le repreneur, quelqu'il soit, n'ait pas une stratégie de VPPS (vendeur de petites phrases et de scandales). Il y a de moins en moins de presse d'information valable, presque plus d'information de fond. On ne trouve plus que le simple énoncé des petites phrases montées en épingle en espérant faire un scandale vendeur. C'est pas de l'info, ni du journalisme et certains médias sont devenus les "VOICI" ou " CLOSER" de la presse politique. LE MONDE est encore une référence en matière de vrai journalisme. Mon seul souhait est qu'il le reste.

11.06 à 14h09 - Alerter - Réagissez Nina Simone CHARLYMONDE

Un tel comportement dans un autre pays aurait été vivement critiqué y compris par des politiques; MAIS DANS QUELLE DEMOCRATIE SOMMES-NOUS , et de quoi il se mêle ? On lui demande de faire LE BOULOT POUR LEQUEL IL EST PAYE; et non pour faire le VRP, son job c'est de s'occuper de la France et des Français; il ne peut pas s'empêcher de mettre son grain de sel, à condition que ça aille dans sa direction, son but , et son but il est de moins en moins glorieux, malheureusement; qu'il fasse tout pour dégringoler sa cote, ça le regarde, mais à part redresser l'Etat et l'état de la France, on ne lui demande pas d'aller mettre son nez dans des papiers qui ne lui appartiennent pas ni à l'Etat d'ailleurs.Il faut supporter ,ça, encore deux ans ??

11.06 à 14h06 - Alerter - Réagissez zinzinfolie ce type est absurde

ce type est absurde: il a des réflexes de république bananière, des réflexes soviétiques, chinois, nord koréen. il ne se sent pas bien dans notre démocratie.

11.06 à 14h04 - Alerter - Réagissez fanfanmachine qui as tué le monde?

c'est le sarkosisme tous azimuts du Monde qui le détourne de ses lecteurs. Des articles qui louent l'absurde, présentent le soi-disant courage de jean sarko pendant l'affaire Epad, des articles où on essaient d'entuber les lecteurs.

 

Liberté des media

Article beaucoup moins explicite que les commentaires; le Directeur du Monde a t-il été convoqué à l'Elysée? La présidence de la République a t-elle les moyens d'influer sur le cote des instances"démocratiques" du Monde? Les seules questions peuvent être: le Monde peut-il équilibrer ses comptes avec un lectorat en phase avec sa rédaction? N.Sarkosy a t-il vraiment une influence sur les medias "réputés" de droite, dont les sponsors seraient ses amis (j'écoute Europe 1 le week-end midi et doute)?

11.06 à 14h02 - Alerter - Réagissez siom "a" comme abus de pouvoir...

ou "i" comme ingérence...

comme dit l'autre, pour 2012,
on sera pas rancunier mais on aura la liste...

(commencez votre propre lexique...)

11.06 à 13h54 - Alerter - Réagissez leon de correze et beh

nepotisme et favoritisme sont les 2 mamelles du sarkozysme

11.06 à 13h53 - Alerter - Réagissez PieM bof...

On savait depuis longtemps en qui il trouve grâce.
Qu'il se rassure... même des non encartés UMP ont du talent !
Bon ils n'ont pas un yacht aussi grand que Bolloré, d'accord !
Qu'il continue à lire le figaro et qu'il nous f... la paix.

11.06 à 13h50 - Alerter - Réagissez Bourricot Mégalomanie

France Télévision ne lui suffit plus, il veut devenir "le Mètre du Monde" (Non, non, les modérateurs, il n'y a pas de faute... c'est pour rigoler un peu)

11.06 à 13h48 - Alerter - Réagissez Nicklaus Sarköstic Ethique

Peut-être que si les journalistes commençaient par refuser les compromissions, autocensures, et flatteries avec les politiques et se contentaient de faire leur boulot on n'en serait pas là.

11.06 à 13h48 - Alerter - Réagissez vall de quoi il se mêle???

non mais il n'a pas autre chose à foutre ?????
il nous gave!!! vivement dans deux ans qu'il se barre!!!

11.06 à 13h45 - Alerter - Réagissez arensnouphis_2 décidément !!!

Mais de quoi je me mêle ? Il n'y a pas assez de sujets d'inquiétude en France pour aller s'occuper de la presse. Beaucoup d'électeurs à droite souhaitent, mais de tout coeur, un grand coup balai en 2012. Car la coupe est pleine.

Il fait chaud alors bonne sieste

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100611.OBS5366/reactions/?page=4

 

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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 22:59

Alors que le couple présidentiel est en visite officielle en Chine, un livre s'intéresse aux relations de Nicolas Sarkozy avec la télévision. Le hold-up de Sarkozy est signé de l'excellent journaliste Emmanuel Berretta, spécialiste média au Point. Il y décrit un président "télécrate et nostalgique du petit écran de sa jeunesse." Lire la suite l'article

Photos/Vidéos liées

 

Nicolas Sarkozy :

le clash auquel vous avez échappé de très peu...

en direct sur France 3 !

 

 

Sur 300 pages, Berretta permet de comprendre comment fonctionne le pouvoir quand il se mêle des médias. Le Point en publie logiquement les meilleures pages dans son numéro sorti hier. Une anecdote a particulièrement retenu notre attention : la venue de Nicolas Sarkozy dans les locaux de France Télévisions le 30 juin 2008. Extraits :

"En sortant la tête de la voiture, Nicolas Sarkozy est accueilli sur les marches par une vingtaine de manifestants, brandissant une banderole "Plus belle la vie sans Sarkozy", référence ironique au titre du feuilleton de France 3. Pas de quoi fouetter un chat... En amont, Carolis a négocié, dans la matinée, avec les personnels afin d'éviter, croit-il, les manifestations d'hostilité."

 

Le président est de mauvaise humeur et le fait savoir à Patrick de Carolis, président de France Télévisions, venu l'accueillir devant sa voiture en lui ouvrant la portière. Dérangé par ces quelques manifestants, Sarkozy lance : "C'est scandaleux, cette maison n'est pas tenue, je ne sais pas pourquoi je reste, je ferais mieux de partir." Carolis aurait alors répondu, sans que personne (pas même le président ?), semble-t-il, n'entende sa réponse : "Avec le bordel que tu m'as foutu, je ne tiens pas si mal la maison."

 

Après cette entrée en matière déjà musclée, les choses se corsent à l'intérieur du salon privé des invités de France 3. En plus de sa garde rapprochée (Guéant, Louvrier), Sarkozy est venu avec sa maquilleuse personnelle. Enfermés dans un salon privé, Sarkozy et Carolis s'affrontent verbalement en présence de Guéant. Selon Berretta, Carolis "en a plus qu'assez d'essuyer les critiques injustes du président sur ses progr... lire la suite de l'article sur purepeople.com

 

 

http://fr.news.yahoo.com/51/20100430/ten-nicolas-sarkozy-le-clash-auquel-vous-0111c6b.html

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 08:18
La malédiction Sarkozy tombe sur les médias

elyse.jpg

L'impopularité du Président gagne tout ce qu'il touche, Et comme il touche beaucoup les médias...le secteur se gangrène. Démonstration d'abord à Radio France, où le malheureux Jean-Luc Hees s'emploie à nier la réalité avec acharnement. «Tout va bien, je suis heureux, la radio va bien, donc je suis donc très heureux » est le discours qu'il a tenu devant l'association des journalistes média la semaine dernière. Sauf que ce Jean-Luc Hees  qui se refuse à reconnaître les problèmes liés à son mode de désignation, qui se refuse à admettre que ses salariés lui en veulent, et que son autorité interne est contestée, tout comme celle de Val, à cause de la marque hystérisante de Nicolas Sarkozy, ce Jean-Luc Hees avait l'air - malgrè son discours en béton armé- amer et fatigué. Nettement moins fringuant que le Hees éclatant du bonheur de la revanche, celui de l'an dernier qui après avoir arraché la bénédiction de l'Elysée, flottait dans son bonheur XXL, comme le Petit Chose enfin récompensé. Le Hees 2010 est désabusé  et il le sera encore plus s'il poursuit sa lutte contre Guillon ( car son discours anti-Guillon a évolué : l'an dernier, il espérait recadrer l'humoriste, et assurait qu'il le garderait en poste. Cette année, il passe la patache chaude à Val, en assurant ne pas savoir si Guillon sera toujours la en septembre...on prépare donc les esprits au renvoi).

 

Le nouveau bagnard médiatique marqué au fer rouge est désormais le patron de l'AFP, Emmanuel Hoog, imposé à ce poste par Sarko. Il a fallu trois tours de scrutin, et non pas un comme l'on écrit la plupart de mes confrères pour y arriver. La manipulation était à tous les niveaux : Le Figaro annonçait, pour des raisons mystérieuses que Philippe Micouleau avait des chances à l'élection. Le Micouleau en question fut éliminé au premier tour de scrutin. Puis, au second tour, ce fut Louis Dreyfus qui obtint 7 voix, contre 8 à Hoog. Passé pas loin, donc Dreyfus...ce qui aurait été une vilaine claque pour l'Elysée, qui prenait très au sérieux ses chances de victoire. C'est à ce moment la que les administrateurs de l'AFP ont organisé le premier tour « officiel » - en fait, le troisième- de scrutin, et que Hoog a eu toutes leurs voix.  L'Elysée le leur avait ordonné, ils l'ont fait. Sur le fond,  la victoire de Hoog ne devrait pas être une mauvaise nouvelle pour l'AFP : cet homme a très bien piloté l'INA pendant 10 ans, il a réussi à innover, il a eu des idées excellentes. Si l'Ina est vivant aujourd'hui, c'est parce que son goût pour la communication et la mise en lumière ont aussi servi l'entreprise, tout comme son goût pour la modernité. A l'AFP, il devra renouveler le miracle et faire évoluer une institution qui en a besoin pour survivre. Mais cela ne changera pas le fond de l'affaire : la méthode de désignation. D'abord parce que tout  indique que Hoog ne voulait pas du poste ( il voulait avoir Arte, mais Arte appartiendra à Jérôme Clément jusqu'à ses 70 ans), ensuite, il devra se défaire de l'étiquette collante « nommé par Sarko », parce que l'Elysée ne doit jamais apparaitre en première ligne à l'AFP, même si aucun patron ne peut y être nommé sans le feu vert implicite du président.

Cela augure donc mal de la prochaine nomination en direct de l'Elysée, celle du patron de France Télévisions. Contrairement à ce que disent tous les courtisans de l'Elysée, la nomination des patrons des médias publics par le CSA avait au moins un grand avantage : celle de couper le cordon ombilical entre le Château et ses dépendances médiatiques. En rétablissant la ligne directe, Sarkozy va continuer à tuer la légitimité de tous les PDG qu'il va nommer...et en faire des hommes faibles par nature.

 

PS: Et en prime, les Français sont de moins en moins curieux du cirque Sarko: le Président a longtemps permis à tous les journaux de faire monter leurs ventes. Ce n'est plus le cas. Il n'y a donc plus aucun gagnant derrière cette agitation.

 

http://claude-soula.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/04/19/la-malediction-sarkozy-tombe-sur-les-medias.html

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19 avril 2010 1 19 /04 /avril /2010 06:38
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Emmanuel Hoog Nouveau Directeur De L'AFP

Encore un membre de la tribu Sarközy à un poste clef.

Cooptés à tous les postes-clef.

Il a été collaborateur de Jack Lang et de Laurent Fabius.

Il est membre du "Comité de Surveillance" d'Arte

où l'on retrouve BHL comme président.

 

Hoog a publié aux éditions du Seuil Mémoire Année Zéro,

compilation dans laquelle  « il oppose la  mémoire comme devoir,

après la tragédie absolue de la Shoah,

fondatrice de notre Europe (sic)

 et les sociétés
techniques du « tout-mémoire » dans lesquelles

le droit à l’oubli
s’impose comme un absolu démocratique» (...)

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12256

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 18:16

Le président mal communicant, mal compétent et mal populaire, a fait, fort prévoyant, ses emplettes de médias pour dans deux ans.

Déjà que dans son garde manger, il a tout un stock de provisions acquises à prix coûtant directement chez les grossistes :  Arnaud Lagardère (Europe 1, Paris Match, JDD, Elle, Télé 7 jours, NMPP…) Bernard Arnault, (les Echos, Investir, Radio classique…) Martin Bouygues, (TF1, LCI, TPS…)  Serge Dassault, (Le Figaro, Valeurs  actuelles…) Albert Frère, (actionnaire de M6), Vincent Bolloré (Direct 8, Direct soir …), tous présents au Fouquet’s, qu’a t’il encore mis dans son caddy en prévision des frimas ?


Voici sa liste de commissions à l’hypermédia du coin :


Rayon télé


PPDA
-  Laurence Ferrari - Harry Roselmak (présentateurs TF1)
Jean-Claude Dassier  - directeur de l’info TF1
Laurent Solly - ( direction générale TF1)
Gérard Leclerc – président Chaîne parlementaire
Christine Ockrent - Directrice générale  France Monde  (TV5 France 24 RFI)
Alexandre Bompard ??? - (président France télévision )
Stéphane Courbit Alain Minc ??? - Régie pub France Télévision -   

Rayon journaux


Nicolas Beytout - présidence de DI Group (les Echos, Investir…pôle médias de LVMH)

Claude Askolovitch – Rédacteur en chef du JDD
Alain Genesta
r – (Paris-Match)
Denis Olivennes - Directeur général délégué - Le Nouvel Observateur

Rayon radio


Jean Luc Hess - Président du groupe Radio France –

Philippe Val  - Directeur de France inter

Divers


Emmanuel Hoog - Président de l’agence AFP

Françoise Laborde - membre du CSA

Espérons donc, qu’avec toutes ses menues provisions de bouche, notre président mal communicant, mal compétent, mal populaire, pourra passer un hiver politique glacial relativement calfeutré, jusqu’au printemps renaissant de 2012 et ce, malgré la dictature blogueuse dont l’antisarkozisme  primaire n’a d’égal que sa pensée unique primitive.


tgb


Auteur : TGB - Source : Rue Affre

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12289

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 00:04
 
 

"En France, on est toujours en train de voter. Et quand on vote pas, ils nous sondent… non, avec des journaux. Remarquez, le résultat est le même : on l'a un peu dans le c.." disait Coluche !

Le sondage CSA, "fort à propos", publié ce matin
par Le Parisien affirmant que : " 82% des personnes interrogées répondent «Non» lorsqu'on leur demande si les rumeurs qui courent sur la vie privée des personnalités politiques ont une influence sur l'opinion" Nous en apporte une fois de plus la preuve.

Et surtout, nous rapelle la passion de notre Chef de l'Etat pour les études produites par les instituts de sondages.

Passion fort coûteuse au demeurant, comme nous l'avait appris la cour des comptes et qu'on a appelé : l'affaire des sondages de l'Elysée

" En 2008, l'Elysée avait versé 1,5 million d'euros au cabinet d'études Publifact, alors dirigé par Patrick Buisson, ex-directeur du quotidien d'extrême droite Minute, patron de la chaîne Histoire et conseiller de Nicolas Sarkozy. Source
Rue89 Une somme dont la Cour des comptes avait souligné le caractère exorbitant dans son rapport sur le budget de la présidence. Comme indiqué en page 11 du rapport (qui ne donnait toutefois aucun nom)

Affaire longuement expliquée dans une
série d'articles par nos amis de Marianne2. Ce qui leur valut de comparaître devant la XVII° chambre du tribunal de grande instance de Paris.

Il est à noter que : "le tribunal correctionnel de Paris a débouté le patron de l'institut d'enquêtes OpinionWay, Hugues Cazenave, d'une demande de condamnation pour diffamation de l'hebdomadaire Marianne qui, en juillet, l'avait accusé de "trafiquer" certains de ses sondages, payés par l'Elysée ... / ... " Source
Easy droit

Du côté politique, à l'Assemblée Nationale les députés socialistes avaient demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire. Cette demande qui sera déclarée : "irrecevable" parce que "non constitutionnelle" par la commission des lois de l'Assemblée Nationale - Source Le Parisien

Mais qui étaient les instituts ayant travaillé pour l'Elysée et que leur reprochait-on ?

L’institut Ipsos : avec 889 824 euros reçus en 2008 pour seulement 15 études et 357 963 euros pour 11 enquêtes jusqu’en juillet 2009 - est le grand bénéficiaire de la manne élyséenne. Pour Ipsos, des enquêtes «baromètre confidentiel - image et action du Président» ont été vendus en moyenne 70 564 euros pièce pour un record à 81 328 euros. Des prix jugés astronomiques par les connaisseurs des sondages. - Source
Libération

OpinionWay et publifact

Par l’intermédiaire de ses deux sociétés, Publifact, puis Publiopinion, Patrick Buisson, conseiller opinion de Nicolas Sarkozy, s’est fourni massivement en études auprès de l’institut OpinionWay. En 2008, Buisson a ainsi facturé près d’1,1 million d’euros à l’Elysée pour 110 études.

l’IFOP : a réalisé pour l’Elysée trois études, intitulées respectivement, études sur le mouvement de grève via IFOP (facture du 10/06/2008 montant 3 588€), études et analyses sur la réforme des institutions via IFOP (facture du 27/07/2008, montant 8 372€), et enfin étude et analyse sur le retour de la France dans l’Otan via IFOP (facture du 31/03/2009, montant 4 186 €). Trois sondages réalisés par ce même institut et publiés par la presse coïncident singulièrement avec ces trois factures ... / ... " Voir détails sur le site de l'observatoire des sondages : "
les sondages payés par l’Elysée et publiés par la presse "

Cette "affaire" pourrait-elle rebondir ?

En Février 2010, l'association de lutte contre la corruption Anticor n'ayant qu'une crainte : que l'affaire des sondages de l'Élysée soit peu à peu enterrée, après épuisement des combattants et des arguments. Lançait une nouvelle tentative pour qu'on continue d'en parler et pour qu'une action en justice soit ouverte. A ce titre, elle portait plainte contre X pour délit de favoritisme. - Source
Rue89

Or, le 06 avril 2010, dans une quasi indifférence, on apprenait par le journal Libération l'information suivante :

Ipsos, Ifop et OpinionWay. Voilà les trois instituts de sondage choisis par l’Elysée pour ses dépenses en études d’opinion. Selon les résultats de l’appel d’offres, parus le 24 mars au Bulletin officiel des annonces des marchés publics, Ipsos emporte le «lot» «enquêtes quantitatives par téléphone de mesure de la confiance», Ifop celui des «enquêtes quantitatives et qualitatives ad hoc» et OpinionWay sera chargé des «enquêtes quantitatives en ligne de suivi de l’opinion ... /... "

Alors, on efface tout et ... on recommence ?


Auteur : Slovar - Source : Slovar les nouvelles

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12147

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 23:27
 
Auteur : Slovar - Source : Slovar les nouvelles

La rumeur est démentie mollement par l'Elysée, mais on connaîtrait le nom du futur Président de France Télévision !

En effet, depuis quelques heures, l
ancée par MEDIAPART puis reprise par toute la presse, elle nous annonce que l'actuel Président-directeur général d'Europe1 : Alexandre Bompard pourrait devenir le nouveau et surtout premier Président de France Télévision nommé par le Président de la République.

Fumée sans feu ?

Jeudi, sur le plateau des Glières, Nicolas Sarkozy a vanté devant quelques journalistes le succès d’Europe 1, « une entreprise qui a su sortir de la crise » Source
Le Parisien . Une "entreprise" qui a eu l'exclusivité des déclarations de l'épouse du Chef de l'Etat sur d'autres rumeurs ... "lors d'une interview pré-enregistrée, non filmée contrairement à d'habitude, et communiquée assez tardivement, vers 18h, soit moins d'une heure avant l'émission" - Source Le Post

Pourquoi cet emballement médiatique ? Tout simplement parce que cette fois-ci, c'est Nicolas Sarkozy qui chosira celui qui va piloter l'audiovisuel public.

Et oui, désormais, le président de la République nomme directement le président de France Télévisions. Et même si Nicolas Sarkozy nous a expliqué que cette nomination se ferait : "... / ... après avis conforme du Conseil supérieur de l'audiovisuel, et sous réserve qu'une majorité qualifiée de parlementaires n'y fasse pas obstacle"

Le tout défendu par notre "ami" Frédéric Lefebvre dans un monologue
disponible sur La Tribune : "... / ... Qui pourrait sérieusement prétendre que ce n'est pas un progrès démocratique que le parlement puisse s'opposer, par un vote à la majorité qualifiée, à une nomination qu'il jugerait emprunte de partialité de la part du président de la république ? . ... / ... Cette procédure nouvelle, malhonnêtement caricaturée comme un retour à l'ORTF (à l'époque où le pouvoir choisissait les dirigeants et parfois même les journalistes politiques) est donc bien une vraie avancée démocratique. ... / ... "

Alors, qu'en est-il vraiment de cette "avancée démocratique" ?

Le site
Politique.net nous expliquait beaucoup plus simplement le jeu de dupes "démocratique"

" Le conseil des ministres propose un nom ". VRAI. " Ce nom est envoyé au CSA. Si le CSA dit non, le conseil des ministres doit reproposer un nom ". VRAI. " Une fois que le CSA a dit oui (...), ce nom part aux commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat et, tenez-vous bien, ce nom doit être accepté à la majorité des 3/5e, l'opposition doit être d'accord avec la majorité pour accepter le nom". FAUX.

Tenez-vous bien, dans la loi, il est indiqué que le parlement peut refuser cette nomination à la majorité des 3/5e. En clair, la nomination est rejetée si l'opposition et une partie de la majorité sont contre. Ce qui change tout car Nicolas Sarkozy prétendait qu'il fallait l'approbation de l'opposition, ce qui est évidemment FAUX !

Qui est Alexandre Bompard, celui qui aurait semble t-il les faveurs de l'Elysée ?

Marianne2 nous dressait son portrait en en Juin 2008 lorsqu'il fut nommé à la tête d'Europe1 : " ... / .... Alexandre Bompard possède des compétences indéniables pour relancer la station de la rue François Ier. Son CV en atteste : énarque, responsable du pôle sport de Canal Plus, il débute sa carrière comme inspecteur des finances, entre comme conseiller technique en 2003 au cabinet de François Fillon en 2003, alors ministre des Affaires sociales et du Travail. Il travaille alors sur les réformes de la sécurité sociale et de la formation professionnelle ... / ... "
Bompard à Europe 1 : Sarkozy place toujours ses pions

Mais Alexandre Bompard, c'est aussi quelques amis communs avec Nicolas Sarkozy. Il est d'ailleurs soutenu, comme l'explique Le Parisien par : " Alain Minc et l’entrepreneur Stéphane Courbit" Vous savez, celui qui a conseillé au Président de privatisation la régie publicitaire de France Télévison au profit du second !

Opération qui "coince" un peu ces derniers temps à cause notamment des états d'âmes de Patrice Duhamel, DG de France Télévisions ...

Alexandre Bompard ne risquerait, semble t-il, ce genre de conflit avec son directeur général il puisque,
selon le site Electron libre, le possible futur Président de France Télévision se passerait ... de directeur général afin de ... "gagner plus" ! : " ... / ... Les discussions entre Alexandre Bompard et l’Elysée ont longtemps achoppé car le patron d’Europe 1 qui perçoit 550 000 euros par an ne voulait pas voir ses émoluments baisser de moitié, le salaire du pdg de France Télévisions s’établissant, en effet, à 250 000 euros par an. Pour obtenir la parité avec sa situation actuelle, Alexandre Bompard a donc obtenu de percevoir la rémunération du président à laquelle s’ajoute celle du dg, ce qui va lui permettre d’atteindre 450 000 euros par an ... / ... "

On pourrait, selon le même site voir arriver quelques autres amis du Président de la République. comme Dominique Farrugia dont les militants UMP avaient adoré la
http:// www.strimoo.com/video/1136656/Dominique-Farrugia-Sarkozy-Bercy-Dailymotion.html">déclaration d'amour politique à Nicolas Sarkozy au POPB de Bercy !

On parle aussi dans Le Parisien de l'arrivée de Christophe Tardieu qui au cabinet de Christine Albanel, s'est fait remarquer en envoyant un mail à TF1 : pour faire licencier un de ses cadres qui avait eu le tord d'avoir des prises de position anti-Hadopi -
Source Numérama

Pour les autres surprises, il faudra attendre un petit peu ...

A ce rythme, il ne restera plus qu'à recréer un ministère de l'information qui de 1958 à 1969, recevait : " la fonction de porte-parole du gouvernement à l’intérieur comme à l’extérieur du territoire. Etait chargé d’expliquer à l’opinion nationale "les préoccupations et les décisions gouvernementales". En recevant pour mission d’informer l’opinion des intentions et actions du gouvernement, le ministère s’imposait comme le relais inévitable des relations entre les Français et le pouvoir ... / ... " - Source
Wikipedia

Tant qu'à faire, pourquoi ne pas le confier à Frédéric Lefebvre, afin qu'il puisse pérenniser cette phrase d' Alain Peyrefitte : "La télévision, c’est le gouvernement dans la salle à manger de chaque Français"

Au secours !!!!

Crédit illustration
Cpolitic
JIHO


Auteur : Slovar - Source : Slovar les nouvelles

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12194

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:31
Sarkozy : toujours un problème avec la liberté de la presse

Sarkozy : toujours un problème avec la liberté de la presse

rr"On ne compte presque plus les avoinées dispensés par le chef de l’Etat au fil de ces remises de médailles, qui sont devenues l’occasion de remettre les pendules à l’heure, écrit Renaud Revel, rédacteur en chef à L’Express, sur son blog Immédias. Il y eut le patron de Canal+, Rodolphe Belmer, tancé sous les lambris de l’Elysée pour le ton de sa chaîne à son encontre. Il y eut Marc-Olivier Fogiel, rappelé à l’ordre pour avoir posé sur l’antenne d’Europe 1 une question, jugée maladroite, à Carla Bruni." Ouvrons ici une parenthèse pour s’attarder sur cet incroyable épisode, tel que le narre Bruno Roger-Petit sur Le Post : "Au pied de l’estrade, Marc-Olivier Fogiel attend le chef de l’Etat. Tout sourire, il se rue sur lui et lui demande la permission de faire une photo en sa compagnie. Le président est surpris, esquisse un rictus de gêne, de contrariété, mais il accepte." Fogiel en groupie de Sarko, méprisable... Mais poursuivons : "Fogiel sort alors un appareil photo de sa poche, et demande à un ami de prendre un cliché de sa personne et du président de la République ensemble. C’est l’affaire de quelques secondes, mais visiblement, selon mes témoins, cela agace le président. La photo prise, le sourire encore crispé, il attrape d’un coup Fogiel par le bras et lui dit : «  Dis donc, je voulais te dire, quand tu as reçu ma femme et que tu lui as demandé si elle m’aurait épousé si je n’avais pas été président de la République, laisse-moi te dire que je n’ai pas trouvé ça très élégant !  ». Selon mes témoins, à ce moment là, le président ne plaisante plus. Il a les mâchoires contractées, le regard noir. La colère est montée d’un coup, en quelques secondes (...). Fogiel tente de minimiser l’affaire et bredouille une formule du genre «  Mais enfin, monsieur le président...  ». Mais son interlocuteur le coupe, et à voix haute et forte lui dit : «  Si je n’étais pas président de la République, je t’aurais démonté la gueule !  ». Et il plante là Fogiel, livide, cadavérique, zombifié". Sarkozy, qui parlait d’élégance dans sa phrase précédente, s’y connaît visiblement sur le sujet !

Revel poursuit son énumération des incidents entre le président et la presse survenus durant les cérémonies de remises de Légions d’Honneur : "Il y eut encore un échange au vitriol avec le numéro 2 de France Télévisions, Patrice Duhamel, étrillé devant témoins pour la qualité des programmes des chaînes publiques. Et la liste est loin d’être exhaustive. Le dernier épisode en date remonte au 9 février et concerne Harry Roselmack. Lors de la remise de la Légion d’Honneur à l’ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, Nicolas Sarkozy s’est entretenu cb hrquelques instants avec le directeur de l’information de RTL Jacques Esnous : l’occasion d’un échange à propos de l’entretien accordé, quelques semaines plus tôt, à Harry Roselmack par Carla Bruni. Cet entretien avait vu le journaliste de TF1 et de RTL se faire reprendre de volée en direct par la première dame de France, après une question sur l’affaire Clearstream. Or, il avait fallu toute la diplomatie des dirigeants de RTL après l’émission, pour que les choses s’apaisent et que Carla Bruni oublie l’incident. Or Nicolas Sarkozy tenait à revenir sur cet épisode. « 

Que venait faire cette question ici ? Carla a été surprise. Elle était venue parler du sida et on l’interroge sur Villepin
". Ce que n’écrit pas Revel, c’est que la remarque de Sarkozy est purement et simplement inacceptable. Un journaliste pose les questions qu’il veut, point barre. Et il n’appartient nullement à un minuscule président de la République, pas plus qu’à une première dame de mes fesses, de leur dicter les sujets dont ils doivent ou ne doivent pas parler. Ça s’appelle le droit d’informer et la liberté de la presse. Mais on sait que Sarkozy a toujours eu un problème avec ce concept. Il n’aime qu’une seule catégorie de journalistes, il est vrai bien représentée en France : les lèche-bottes.

 

messieIncroyable photo du président en extase quasi christique, trouvée sur le blog de Jean-Marcel Bouguereau, illustrant le billet Sarkozy, le "médiavore", qui n’indique pas en quelle occasion elle fut prise. On y reconnaît, si l’on ne s’abuse, l’entrepreneur blogueur runner et winner Loïc Le Meur.

 

Relire sur plumedepresse  : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale", Quand Sarkozy insulte les journalistes (avril 2009).

http://www.plumedepresse.net http://www.plumedepresse.net




http://www.alterinfo.net/Sarkozy-toujours-un-probleme-avec-la-liberte-de-la-presse_a43161.html

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 08:04
http://survie.org/local/cache-gd2/5cedcab8442003993ba58e17d23c91de.jpgLa Françafrique, 50 ans déjà...
16 février 2010 par Survie

« La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains... »

François-Xavier Verschave

Avertissement préalable : De la désinformation...

La politique africaine de la France relève du domaine réservé du chef de l’État. Elle échappe donc dans une très large mesure à tout contrôle démocratique, que celui-ci émane du parlement, de la presse, voire même de la Justice (voir argumentaire n°10). Le résultat, c’est que la réalité de la Françafrique, c’est à dire des liens politiques, économiques et militaires entre la France et ses anciennes colonies africaines (mais malheureusement pas seulement), paraît tout à fait incroyable tant elle est en décalage, et même en opposition totale, avec l’image que les médias donnent généralement de l’action généreuse de la France sur le continent africain.

Pourtant, les investigations aussi importantes que minutieuses menées durant plus de dix ans par François-Xavier Verschave, puis par ses continuateurs, ont permis de dresser un début de cartographie de cet univers occulte où se mêlent quête du pouvoir, prédation économique et trafics en tout genre, et leur corolaires que sont la violence et la misère qui frappent les populations africaines. Ces travaux, compilés en différents ouvrages cumulant plusieurs milliers de pages, ont subi par deux fois l’épreuve d’une justice française pourtant peu encline à faire la lumière sur ces affaires qui impliquent les plus hauts personnages des États (Français et Africains). Malgré tout, face au foisonnement de documents versés et au nombre de témoignages recueillis, la justice n’a pu que reconnaître, pour reprendre les termes du jugement, « l’importance des sujets évoqués, mais aussi le sérieux des investigations effectuées ». Celle-ci a donc admis que « malgré la vigueur des attaques, il n’apparaît pas que la démarche de François-Xavier Verschave soit critiquable. » Pourtant, en dépit de cette caution judiciaire, ces travaux sont restés très largement dans l’ombre, superbement ignorés par les médias, à quelques rares et marginales exceptions près...

Aux origines de la Françafrique : une décolonisation de façade

Pour comprendre le système de la Françafrique, il faut remonter à ses origines. A son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle se voit contraint par le mouvement de l’histoire et les pressions internationales à accorder officiellement leur indépendance aux anciennes colonies subsahariennes de la France. Mais dans le même temps, il charge son fidèle homme de l’ombre Jacques Foccart de faire l’inverse, c’est-à-dire de maintenir la dépendance de fait. C’est le point de départ de la Françafrique : d’un coté une légalité internationale proclamée haut et fort, les indépendances, mais de l’autre la mise en place de mécanismes perpétuant la dépendance, et donc forcément illégaux puisqu’en contradiction avec l’indépendance reconnue en droit.

Ce choix s’explique essentiellement par quatre raisons :

  • le maintien du « rang » international de la France avec un poids décisionnel important à l’ONU, ce qui ne peut être garanti que par des États clients, alliés indéfectibles de la France qui s’alignent automatiquement sur ses positions ;
  • l’accès garanti aux matières premières stratégiques et/ou très rentables (pétrole, uranium, bois etc.) ;
  • le financement occulte mais à grande échelle de la vie politique française (d’abord du parti gaulliste, puis de tous les grands partis français), à travers les détournements de l’aide et des rentes des matières premières ;
  • le rôle de la France comme « sous-traitante » des États-Unis pour contenir l’expansion communiste sur le continent africain dans un contexte de guerre froide.
Les mécanismes systémiques de la domination néo-coloniale

Pour remplir ces différents objectifs, la domination néo-coloniale de la France s’appuie sur un véritable système intégré sur tous les plans : politique, militaire et policier, et bien sûr économique.

Soumission politique contre enrichissement personnel

Comment ce système occulte de domination s’est-il mis en place ? D’abord par l’installation quasi-systématique de chefs d’États « amis de la France », que l’on pourrait qualifier, pour reprendre les termes de François-Xavier Verschave, de « gouverneurs à la peau noire », ce qui permet de donner une illusion d’indépendance. L’exemple le plus flagrant est sans doute celui du gabonais Omar Bongo, pilier historique de la Françafrique, qui a reconnu être issu des services secrets français.

Différentes méthodes sont utilisées pour arriver à ces fins. D’abord, la violence extrême, comme ce fut le cas au Cameroun où le populaire mouvement indépendantiste de l’UPC, mené par Ruben Um Nyobé, a été littéralement écrasé dans un bain de sang par la France et ses alliés locaux, provoquant entre 1957 et 1970 entre cent et quatre cent mille morts, selon les estimations. Dans d’autres cas, quand la population était parvenue à se doter de leaders éclairés et élus, on a procédé par l’assassinat pur et simple des dirigeants. Ce fut notamment le cas au Togo où Sylvanus Olympio fut froidement assassiné par un quarteron d’officiers franco-togolais fraîchement débarqué des guerres coloniales indochinoises et algériennes, parmi lesquels se trouvait Etienne Eyadéma. Celui-ci prendra par la suite la tête du pays, instaurant une dictature militaire impitoyable durant près de quarante ans, avant d’être remplacé à sa mort par son fils Faure Gnassingbé. On peut également signaler la mort pour le moins suspecte du prometteur dirigeant Centrafricain Boganda et enfin, quelques années plus tard, le cas de Thomas Sankara, leader charismatique du Burkina-Faso qui fut renversé et assassiné par l’actuel chef d’État burkinabé Blaise Compaoré, avec le soutien de la France (et l’appui de l’indéfectible Félix Houphouët-Boigny).

Dernière méthode, la fraude électorale massive qui a permis d’écarter systématiquement tout candidat issu des aspirations des peuples concernés, pour installer des dirigeants dévoués à la cause française. A l’exception de la Guinée de Sékou Touré, coupable d’avoir osé dire « non » à De Gaulle en 1958, et épisodiquement, de quelques pays trop pauvres en ressources pour exciter les appétits français comme le Mali, ou le Niger (jusqu’à la découverte de l’ampleur de ses réserves d’uranium), aucune ancienne colonie africaine de la France n’a échappé à ces coups d’États électoraux soutenus, voire fomentés par la France.

Avant d’examiner les mécanismes de prédation économique qui justifient cette ingérence politique, une question s’impose : comment ces « gouverneurs noirs » ont-ils pu accepter un tel marché, hypothéquant pour des décennies le développement de leur pays et le bien-être de leurs populations ? La réponse est pourtant simple, c’est l’appât du gain. Les termes du marché implicite passé par la France avec ces potentats locaux consistait tout simplement à dire « laissez-nous décider de la conduite des affaires du pays, et en échange de votre silence et de votre soutien, servez-vous à volonté dans les caisses de l’État ». Et les intéressés (au premier rang desquels les Eyadéma, Mobutu, Moussa Traoré, etc.) ne se sont pas fait prier, constituant parfois des fortunes considérables égalant la dette extérieure de leurs pays ! On notera au passage que ce marché digne de Faust a eu des conséquence terribles sur l’ensemble des sociétés concernées, cette logique de corruption à outrance ayant nécessairement perfusé par capillarité descendante à tous les niveaux de l’administration, et de la sphère économique dans son ensemble...

La domination militaire et l’appui aux États policiers

Sur le plan militaire, la domination est également flagrante. Elle passe bien sûr par la présence de bases militaires sur le continent africain, aujourd’hui au nombre de trois (Sénégal, Gabon et Djibouti) depuis la fermeture de la base de Centrafrique, et la transformation de celle de Côte d’Ivoire en statut d’opération extérieure, auxquelles il faut ajouter la présence militaire au Tchad, sous statut d’opération extérieure provisoire depuis... 1986. Si le nombre de soldats français présents de manière permanente sur le sol africain a fortement diminué depuis les années 1960, il faut noter que cette réduction s’est accompagnée d’un accroissement constant des moyens de projection depuis la métropole, et qu’il reste tout de même à l’heure actuelle environ 6000 soldats français prépositionnés dans les bases permanentes auxquels il faut ajouter de 3000 à 5000 soldats présents dans le cadre d’opérations extérieures ainsi qu’une présence maritime permanente dans le Golfe de Guinée (affectée à la surveillance des champs pétrolifères).

Les accords de défense constituent l’autre instrument de la domination militaire. Ces accords de défense, garantissant le soutien français en cas de menace extérieure et intérieure, lient officiellement huit pays africains à la France, mais ils s’accompagnent de toute une série d’accords plus ou moins secrets d’assistance technique et de coopération militaire. Le corollaire de cette coopération est bien sûr la vente d’armes pour laquelle la France se classe encore au 3e ou au 4e rang mondial selon les années.

A tout cela s’ajoute la domination militaro-policière qui s’exerce à travers toute une série d’officines publiques et privées, l’envoi de mercenaires parfois mandatés et équipés par la France, et la fourniture d’agents et de matériel de sécurité visant à former et à équiper des polices politiques comptant parmi les plus violentes du monde et qui s’illustrent régulièrement dans la répression sanglante de toute velléité d’opposition. Ces pratiques remontent aux origines de la Françafrique, avec par exemple le recyclage des anciens de l’OAS au service de ces polices politiques africaines, qui sont à leur tour passées maître dans l’usage de la torture. Dernier exemple en date, la fourniture par un groupe français de 500 000 euros d’équipement pour les forces de sécurité togolaise à l’approche des présidentielles de 2010 dans le cadre d’un «  projet d’appui à la sécurisation des élections ». Les manifestants qui ne manqueront pas de descendre dans la rue pour protester contre la nouvelle mascarade qui s’annonce apprécieront !

La prédation économique et le pillage des ressources

L’exploitation des richesse du continent africain était dès l’origine au cœur du projet colonial. Lorsque celui-ci prend fin, l’accès à certaines ressources stratégiques reste une préoccupation majeure pour le général De Gaulle qui affirme dès 1961 : « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons. » Pour remplir cet objectif, le général crée Elf Aquitaine, avec à sa tête un de ses proche issu des services secrets : Pierre Guillaumat. C’est le début de la mise en place du système Elf, qui vise à assurer la mainmise française sur le pétrole et le gaz africain. Cette entreprise ne sera jamais une simple compagnie pétrolière, comme le montre notamment le nombre d’agents secrets qu’elle emploie (jusqu’à 400 !), et comme le démontrera partiellement l’affaire Elf, lorsque celle-ci éclate à la fin des années 90, éclaboussant au passage les plus hauts personnages de la République dont l’ancien ministre et président du Conseil Constitutionnel Roland Dumas, et même le Président de l’époque, François Mitterrand. Pour prendre la mesure de l’ampleur du système Elf, le mieux est encore de citer son ancien dirigeant Loïk Le Floch-Prigent : « il ne se passe rien dans les pays pétroliers, en particulier en Afrique, dont l’origine ne soit pas Elf » [1]. Le groupe était en effet au cœur d’un système de corruption à grande échelle, mêlant entre autres ventes d’armes et financement des partis politiques français, tout cela grâce aux immenses rentes pétrolières détournées des pays producteurs avec la complicité grassement rémunérée de leurs dirigeants.

Mais si l’action d’Elf est unique par son ampleur, et sa proximité avec les cercles du pouvoir politique et économique en France et en Afrique, ce groupe n’a pas été le seul acteur du pillage des ressources africaines. On peut ainsi mentionner les entreprises métropolitaines que la décolonisation a laissées en position dominante voire monopolistique dans certains pays africains : Compagnie Française de Développement des Textiles (CFDT) sur le coton, Rougier sur le bois, CFAO sur le commerce et la distribution, plantations coloniales de bananes, de café, de cacao etc. A ses géants hérités de la colonisation, s’ajoutent des groupes privés qui s’appuient sur l’Afrique pour se développer de manière extraordinairement rapide comme Bouygues, ou encore Bolloré, dont la boulimie et la diversification accélérée des activités sur le continent (transports, médias, commerce, plantations etc.) laissent penser qu’elle tend à remplacer Elf par son influence sur les affaires franco-africaines. Parmi les piliers de la prédation économique des ressources africaines, on peut encore citer Areva qui exploite d’immenses mines d’uranium dans des conditions écologiques et sanitaires déplorables et qui soutient par la même occasion les dirigeants en place comme le Président Tandja au Niger, auteur d’un récent putsch constitutionnel pour se maintenir au pouvoir au-delà de la limite légale de ses deux mandats. On peut enfin citer Total, qui a absorbé la trop sulfureuse enseigne Elf, ou encore BNP Paribas très implantée dans le secteur stratégique de la banque en Afrique.

Outre l’action des entreprises, qui bénéficie le plus souvent d’un soutien plus qu’appuyé de la part du pouvoir politique français, l’exploitation économique de l’Afrique est facilitée par des éléments systémiques que sont les accords de coopération économique qui assurent à la France un quasi-monopole d’accès à certaines ressources stratégiques ou particulièrement rentables, et surtout le Franc CFA, véritable camisole contraignant les anciennes colonies africaines à commercer en priorité et dans des conditions préférentielles avec la France, et qui fut également un outil de détournements et de blanchiment massifs. Enfin, les pays africains sont également prisonniers du carcan d’une dette exponentielle, contractée par des dictateurs irresponsables avec l’encouragement bienveillant de Paris, et qui entrave aujourd’hui inexorablement le décollage économique de ces pays.

Des tentatives avortées d’affranchissement du système

On comprend donc bien, à travers ces trois piliers, comment la France a rendu impossible le développement et la démocratisation de ses anciennes colonies africaines. Ces États néo-coloniaux n’ont en effet aucun intérêt au développement économique qui, en faisant émerger une classe moyenne, pourrait susciter une contestation du système, et des velléités mal venues de démocratisation. Cependant, la fin de la guerre froide a entraîné malgré tout un vent de démocratisation qui a atteint le continent africain. Mais le système françafricain est parvenu à le contenir par deux moyens redoutables. D’abord, l’instrumentalisation, voire l’invention pure et simple de clivages ethniques permettant de reporter la rancœur populaire envers les dirigeants sur une partie de la population désignée comme l’ennemi intérieur. Cette stratégie du bouc émissaire, ou du « diviser pour mieux régner », vieille comme le monde, a été d’une efficacité redoutable, au point qu’elle a parfois échappé à ses promoteurs et dérivé en guerres civiles, le paroxysme de l’horreur étant atteint avec le génocide des Tutsi au Rwanda en1994. Mais cette stratégie n’a pas été abandonnée, comme on a pu le voir plus récemment avec la Côte d’Ivoire.

Deuxième moyen tout aussi efficace, quoique globalement moins meurtrier et plus présentable aux yeux de la communauté internationale : la démocratisation de façade. Organisée autour d’un multipartisme créé de toute pièce, sur le modèle du fameux multi-mobutisme, où la plupart des partis « d’opposition » sont en fait des alliés du pouvoir, cette démocratisation décrétée dans son fameux discours de La Baule par le président Mitterrand en 1990, consiste à organiser des élections « libres » dont la régularité est garantie par des observateurs français, ou de l’Organisation Internationale de la Francophonie par exemple.

En fait, on utilise la prétendue aide à l’organisation d’élections démocratiques pour mieux contrôler celles-ci et mettre en place un système de fraude souvent grossier mais infaillible. Et c’est ainsi que, depuis 1991, les dirigeants illégitimes du Togo, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Gabon ou encore de Djibouti se maintiennent indéfiniment au pouvoir par les urnes, avec l’aval de la France, parfois même suivie par une communauté internationale complice ou frappée de cécité face à l’ampleur des fraudes.

De la Françafrique à la Mafiafrique

Le réseau Foccart et ses héritiers

La Françafrique est à l’origine une histoire de famille, ou en tout cas de réseaux, entre la France et ses anciennes colonies africaines. Son principal instigateur, Jacques Foccart, était ainsi au cœur d’un immense réseau d’influences multiples mêlant les milieux politiques, économiques, mais aussi les milieux militaires, du renseignement et du mercenariat, et enfin des milieux maçonniques (à travers la Grande Loge Nationale Français en particulier) voire sectaires (Rose-Croix etc.). Dès les années 70, Charles Pasqua récupère une partie de ces fameux réseaux Foccart, et les branche sur ses propres réseaux politico-mafieux (en particulier corses). Le tout est mis au service de Chirac, qui récupérera la partie foccartienne à son arrivée à Matignon en 1986. Dans le même temps, Mitterrand crée ses propres réseaux par l’intermédiaire de son fils Jean-Christophe, et de son conseiller Afrique, Guy Penne. A partir de là, les socialistes ne seront plus en reste et rattraperont vite leur retard sur les héritiers du gaullisme auxquels bien des liens de complicité les uniront.

Mondialisation et Mafiafrique

Ces réseaux historiques de la Françafrique sont essentiellement basés sur la toute-puissance de la République officielle, et surtout souterraine. Or le phénomène de mondialisation qui s’accélère à la fin des années 90 provoque une libéralisation économique effrénée doublée d’un affaiblissement du pouvoir des États-nations. Dans ce contexte, la Françafrique est contrainte de muter pour se maintenir. La mainmise néo-coloniale de la France sur son pré-carré est menacée ? Qu’à cela ne tienne, la Françafrique historiquement anti-communiste, mais qui affiche également un anti-américanisme de façade, va s’allier aux puissances économiques étrangères, en particulier américaine et russe mais aussi britannique, sud-africaine ou encore israëlienne, pour conserver à tout prix son influence sur le continent. Dans le même temps, elle sort de son pré-carré et tente d’étendre son influence sur des pays non issus de l’empire colonial français comme le Rwanda, ou encore l’Angola.

Ce dernier pays est l’exemple parfait de la mutation de la Françafrique en Mafiafrique. Déchiré par une guerre civile meurtrière depuis son indépendance en 1975, l’Angola dispose d’immenses réserves pétrolières. Outre le fait qu’on sait désormais de manière certaine que la France et Elf ont longtemps armé les deux camps, afin d’exploiter tranquillement ces ressources, l’affaire de l’Angolagate permet de mettre en lumière cette interpénétration des réseaux internationaux de ventes de pétrole et d’armes (les deux activités les plus soumises à la corruption, et qui nécessitent donc en fait les même « compétences » en termes de finance parallèle et de blanchiment d’argent). En effet, les deux principaux protagonistes de cette affaire sont d’un coté le multimilliardaire russo-franco-israëlien Arcadi Gaydamak, protégé à la fois par les services secrets russes, israëliens et français, et branché sur la mafia russe, et de l’autre l’homme d’affaire Pierre Falcone, lui-même protégé par les services français et la CIA américaine. Drôle d’alliance a priori mais visiblement pas choquante lorsqu’il s’agit d’affaires aussi juteuses et qui nécessitent des protections en aussi haut lieu, comme l’ont récemment montré les déclarations menaçantes de Charles Pasqua à l’encontre de MM. Chirac et De Villepin, à l’issue de sa condamnation à de la prison ferme dans cette affaire.

Des paradis fiscaux et judiciaires

De telles pratiques sont rendues possible par l’existence de paradis fiscaux et judiciaires, qui jouent un rôle central dans les malversations françafricaines en général, et dans ce type d’affaires mafiafricaines en particulier. En effet, on estime à l’heure actuelle que les plus grandes banques françaises auraient la moitié de leurs comptes extérieurs dans des paradis fiscaux, et que la moitié des transactions financières mondiales passeraient par ces trous noirs de la finance.

Les principales caractéristiques de ces paradis fiscaux et judiciaires sont une fiscalité très faible, voire inexistante, mais aussi un secret bancaire et une immunité judiciaire quasi absolus, permettant aux grands corrupteurs, trafiquants d’armes et autres mafieux françafricains d’échapper aux poursuites judiciaires, même à l’échelle internationale, et de poursuivre en toute impunité leurs activités criminelles.

Au-delà des affaires et des trafics françafricains, ces paradis fiscaux posent un problème majeur vis-à-vis de notre modèle de développement, et de ce qu’on peut appeler l’élaboration des biens publics mondiaux (santé, éducation, protection sociale, mais aussi environnement etc.). En effet, ce modèle de développement, que nous avons suivi avec plus ou moins de succès jusqu’à sa remise en cause par les tenants de l’idéologie néolibérale, est essentiellement basé sur les prélèvements obligatoires, à savoir les impôts.

Or dans un contexte de mondialisation accrue, les paradis fiscaux menacent ce principe même de prélèvement obligatoire en offrant une échappatoire totale aux plus informés, qui sont également les plus fortunés. Comme le disait François-Xavier Verschave, « si aujourd’hui tout les particuliers fortunés reçoivent quotidiennement des mails ou des fax leur expliquant comment ne pas payer d’impôts ; si les plus grandes entreprises se voient également expliquer tout les jours comment ne pas payer l’impôt, il n’y aura plus que les pauvres et les imbéciles pour payer leurs impôts, ce qui ne fera pas lourd. Les paradis fiscaux servent à détruire le fisc, à avoir un taux d’impôt zéro. S’il y a un taux d’impôt égal à zéro, adieu éducation, santé etc. » [2]. En bref, les paradis fiscaux sont non seulement un instrument vital pour les activités illégales de la Françafrique, mais ils sont plus largement une menace grave pour notre modèle de développement, et de manière plus certaine encore pour les perspectives de développement des pays africains.

La Françafrique, 50 ans... et toutes ses dents !

Les mutations de la Françafrique évoquées plus haut ont donné l’occasion à certains, au premier rang desquels les piliers de la Françafrique eux-mêmes, d’annoncer régulièrement et de façon péremptoire la fin, ou la mort de la Françafrique. Ne nous y trompons pas, si la Mafiafrique est devenue une réalité, les principales caractéristiques de la Françafrique traditionnelle que sont la soumission politique à travers la corruption des dirigeants, la domination militaire à travers la présence officielle et officieuse de forces armées sur le terrain, et surtout la prédation économique à travers l’action des grands groupes français, sont plus que jamais d’actualité. Certes, les parrains historiques des réseaux ont peu à peu disparu de la scène françafricaine, avec la mort de Foccart en 1997 et la relative mise à l’écart des réseaux Chirac éclaboussés par un certain nombre d’affaires politico-financières depuis l’entrée en fonction de Nicolas Sarkozy.

Mais les logiques classiques sont toujours à l’œuvre, comme l’a démontré l’absence totale de rupture dans la politique africaine de la France, malgré des déclarations fracassantes du candidat Sarkozy sur le sujet. La nomination d’un secrétaire d’Etat à la Coopération un peu trop véhément, désireux de « signer l’acte de décès de la Françafrique » n’a pas plu du tout aux parrains Bongo, Sassou Nguesso et consorts, qui ont immédiatement réclamé (et obtenu !) son déclassement, officialisant ainsi la poursuite d’une politique africaine irresponsable et complaisante à l’égard des dictateurs. Son remplaçant Alain Joyandet martèle depuis son discours d’entrepreneur, insistant sur la nécessité pour la France de « défendre ses parts de marché » en Afrique, notamment face à l’avancée de la Chine sur le continent, volontiers montrée du doigt pour réveiller le patriotisme économique français, et justifier le maintien des positions économiques privilégiées de la France en Afrique.

En outre, la remise par Nicolas Sarkozy lui-même de la légion d’honneur à l’avocat Robert Bourgi, héritier de Foccart qui s’affirme actuellement comme le nouvel homme de l’ombre de la politique franco-africaine, a de quoi préoccuper, tout comme la validation française des putschs électoraux ou constitutionnels du Mauritanien Abdel Aziz, du Gabonais Ali Bongo (fils et héritier d’Omar) et du Nigérien Mamadou Tandja. Finalement, malgré les discours volontaristes de rupture, rien n’a changé, comme le montre également la montée contestataire que provoque en Afrique le projet de « célébration concertée » du cinquantenaire de l’indépendance des anciennes colonies africaines de la France...

Rien ou presque, car il faut malheureusement souligner une évolution entrevue plus haut avec l’avènement de la Mafiafrique. Si la collusion entre pouvoir politique et puissance économique est restée aussi forte qu’aux plus belles heures de la Françafrique, il semble que le contexte de mondialisation dérégulée ait provoqué une certaine inversion des rapports de force au profit du pouvoir économique des grands groupes. Si Elf pouvait être considéré par le passé comme le bras économique de l’État français en Afrique, la situation paraît s’être inversée, et l’on voit aujourd’hui la diplomatie française essentiellement préoccupée par la défense tous azimuts des intérêts des entreprises française sur le continent africain.

Les Areva, Bouygues, Total et Bolloré semblent désormais être devenus les principaux instigateurs de la politique africaine de la France, ce qui laisse peu d’espoir quant à une éventuelle normalisation des relations, et quant aux perspectives de décollage économique et de démocratisation des pays africains...

[1] « Confession » de Loïk Le Floch-Prigent, 12/12/1996

[2] François-Xavier Verschave, De la Françafrique à la Mafiafrique, Tribord, 2004, p.46.

 

La Françafrique, 50 ans déjà... - Survie France


http://www.marcfievet.com/article-la-politique-africaine-de-la-france-releve-du-domaine-reserve-du-chef-de-l-etat-45038967.html



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27 janvier 2010 3 27 /01 /janvier /2010 23:22
Nicolas Sarkozy Les Français ont la parole
http://lci.tf1.fr/politique/2010-01/quand-les-francais-prennent-la-parole-face-a-sarkozy-5655461.html

Les Français parlent à Sarkozy,
par Eva R-sistons


L'émission de faux débats, C dans l'Air de Calvi-Krettly, présente ainsi le "Paroles de Français" de J.P. Pernaut :  "Un Français parle aux Français". Quoi ? Ce nouveau riche qui n'aime pas la France, qui piétine toutes ses traditions et ses valeurs, est mis sur le même plan que les Français qui s'adressent à lui ? Quel culot ! M. Calvi-Krettly, Sarkozy n'est pas là pour parler aux Français, ah non, il est là pour se justifier, pour faire son numéro, pour berner les Français, pour glaner des voix aux Régionales !

Patatra ! En direct, les Français lui ont jeté à la face l'image d'un pays qui souffre, qui trime tôt et dur, même à 68 ans parce qu'on ne peut pas vivre avec une retraite de 700 euros, l'image d'une France qui cherche désespérement du travail ou qui a peur de le perdre ! Le joli choc de la France profonde et de celui qui vit dans une bulle dorée !

Alors les voilà, ces Français, ceux d'en-bas, il y en a onze, et ce sont ceux de tous les jours, les "vrais gens", pas ceux du Fouquet's, pas ceux des Palaces ou des Palais, et ils souffrent tous, eh oui, il n'y en a pas trois qui arrivent à joindre les deux bouts ! Même le chef d'entreprise se demande s'il va pouvoir continuer avec toutes les nouvelles taxes comme la carbone et en l'absence de banques qui prêtent, Elodie, auto-entrepreneur, se noie dans les tâches administratives, Marguerite a un mari au chômage, que voulez-vous il n'y a pas d'emplois pour les plus de 55 ans, le professeur est contractuel, il n'a ni statut ni reconnaissance de son travail, l'agricultrice risque de ne plus l'être longtemps - les producteurs laitiers ont perdu 54 % de leurs revenus l'an dernier -, son salaire est zéro euro et elle a dû emprunter pour nourrir sa famille, l'infirmière est confrontée à l'aggravation des conditions de travail et doit maintenant soigner des gens dans les couloirs, Bernadette ne peut même pas faire les heures sup promises par Sarkozy - le patron n'est pas d'accord -, l'artisan-retraité, les larmes aux yeux, explique qu'il a dû reprendre un emploi trois jours par semaine pour s'en sortir, et l'étudiante bardée de diplômes, elle, cherche du travail, et n'en trouve pas, au moins à cause de l'inadéquation entre les études et la réalité du marché de l'emploi...  déjà désabusée au seuil même de sa vie d'adulte !

Et pan ! La France d'en haut reçoit en plein figure les souffrances de la France d'en-bas. Et en prime, cerise sur le gâteau, il y a un ouvrier syndicaliste de l'industrie automobile, tendance Lavilliers, belle bouille et grande, énorme gueule, qui interrompt les débats, reprend Sarkozy quand il plane, empêche Pernaut de l'arrêter de parler, eh oui, les rôles sont inversés, M. Calvi-Krettly ! Ce sont les Français qui parlent à Celui qui est chargé de les représenter, de défendre leurs intérêts, et qui se fout d'eux comme de sa chemise la moins chère !  Et voilà, une réplique comme on les aime, bien musclée, carrée, directe, et qui sonne vrai, tellement vrai, il a dû prendre des tranquillisants, le Président, pour garder son calme ! "Quand je vous entends parler de partage, moi je vois surtout des entreprises qui partagent les profits ! Nous, on partage les petits salaires, les licenciements, les fermetures d'usines". Et la crise n'explique pas tout, tiens donc, l'Etat a sa part de responsabilité, eh oui ! Et ça, on ne l'entend jamais dans les Médias aux ordres !!! 


L'ouvrier syndicaliste, Pierre Le Ménahès
http://www.facebook.com/group.php?gid=298059237577&ref=search&sid=592890126.2076696622..1&v=info

Et la banlieue ? TF1 a dégoté un infographiste à Villiers-le-Bel qui apprécie la sécurisation de son quartier, oui seulement voilà, toc ! Lui aussi souffre de ne pas voir les promesses tenues : "Que devient le Plan Marshall des banlieues de Fadela Amara qui devait tout changer ?" 

Quoi, c'est ça, la France ? Tous des floués, des mécontents, des angoissés, des sans emploi ou des sans moyens suffisants pour vivre ?  Sarkozy est assis sur son fauteuil tout blanc, les Français sont dans leur fauteuil tout noir, bigre, il est joli, le fossé ! Et le chevalier blanc promet, promet, oui le voilà Père Noël distribuant des cadeaux virtuels, tiens, ta retraite va augmenter, et toi tu trouveras du travail car je vais créer des emplois, et puis je vais demandes des heures sup à ton employeur, et je ne laisserai pas tomber les agriculteurs, et je rappellerai aux banques de faire leur travail, et je n'accepterai pas la stratégie de Renault, et patati, et patata... Eh, "super Sarko", puisque c'est comme ça que ton copain journaleux Calvi-Krettly aime t'appeler, tu te moques de qui ? Tu crois qu'on va croire tes bobards ? Les étudiants, les ouvriers d'industrie ou les agriculteurs qui n'ont pas d'avenir, tu t'en fous, les chômeurs ils n'ont qu'à bosser, ils n'ont qu'à être méritants, des Tapie, quoi, et puis les fonctionnaires, toi tu les liquides, les retraités bon tu feras un geste pour eux, car ce sont les inactifs qui votent pour toi qui casse toutes les activités, quant aux malades, qu'ils restent dans les couloirs des hôpitaux, pff, quelle importance...  

Hé hé, Sarko, "super Sarko", c'est ça la France dont tu as la charge, plus d'ouvriers et d'agriculteurs, bientôt plus de fonctionnaires, des étudiants résignés ou qui protestent, des malades non soignés faute de pouvoir payer les dépassements d'honoraires, des retraités qui tirent la langue... pardi, 50 % d'entre eux ont 650 euros par mois !!!!! Ah, tu as promis d'être le Président de tous les Français ? Eh bien regarde-les, tes Français, ils t'ont parlé, ils ont dit leurs souffrances, leurs peurs, leurs peines, leurs difficultés... Mais si tu les a écoutés patiemment, tu ne les a pas entendus, tout va continuer comme avant, hein, tu ne changeras rien, d'ailleurs tu l'as dit : "Le cap doit être gardé" ! Alors en avant les cadeaux aux plus fortunés, aux actionnaires, au Medef et à ses amis, et puis les miettes pour les Français qui t'ont confié la charge de prendre soin d'eux !

Allez, bravo à TF1 pour ce joli choc, bien réel, quant à Sarkozy et à ses godillots, qu'ils prennent garde ! Les Français n'aiment pas qu'on se moque d'eux... Et si ça continue, ils le feront savoir. Et ça sera pétillant !

Eva r-sistons       



Nicolas Sarkozy sur le plateau de TF1.


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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 06:23
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Laplote


Vendredi 22 janvier 2010
5 22 /01 /2010 16:02


Si vous aimez les séries US, vous avez le choix entre « FBI, portés disparus » sur France 2 et « Le réveillon des bonnes » sur France 5.

 

Si vous voulez voir un film, il y a l’épisode 1 de Stars War : « La menace fantôme » sur M6, « Le grand bleu » sur France 4, « Monpti » sur Arte, « Jeanne d’Arc » de Luc Besson sur NRJ et « Pair et Impair » sur TNT1.

 

Si vous préférez la culture, ça se passe sur I-Télé avec Audrey Pulvar depuis 18h ; mais aussi sur LCP, Virgin 17, Paris-Première et BFM.

 

Le sport sera sur Direct 8 avec un match « sélection du Benfica contre les amis de Ronaldo et Zidane ».

 

Un divertissement avec « Le convoi de l’extrême » sur W9.

 

Vous devez vous dire : « Mais il est devenu fou ! Qu’est-ce qui lui prend avec la télé ? »

 

Eh bien, je pense à votre salut, à vos neurones, à vos méninges, à vos circonvolutions cérabrale, à votre substance grise. Je sais qu’en plus du net, une petite émission de télé ne vous déplait pas quelques fois. Alors, je vous offre de quoi choisir une émission qui ne soit pas aussi dévastatrice pour votre cerveau que celle que TF1 va diffuser lundi soir à 20h00.


Sarkomedia.png

 

Qu’est-ce qui pourrait être pire qu’un film porno zoophile, pire qu’un documentaire sur les tortures pratiquées par les SS, pire qu’un reportage sur des tribus anthropophages et pratiquant des sacrifices humains, pire qu’un « snuff movie » ?

 

Une émission de propagande sarkozyste…

 

Oui, Sarkozy s’est invité sur TF1 lundi soir ! Avec devinez qui pour l’interviewer ?

 

Laurence Ferrari pendant le journal de 20h et Jean-Pierre Pernaud juste après qui animera un échange entre le président et dix français triés sur le volet.


sarkopresse-j-copie-1.jpg

 


Inutile de vous dire que ce sera une émission fade, insipide mais ô combien dangereuse pour votre santé mentale pendant laquelle ils nous débiteront un discours appris par cœur en réponse à des questions préparées à l’avance. Une pure opération de propagande à deux mois des élections régionales. Si vous choisissez de vous exposer ainsi, surtout, ne laissez pas vos enfants ou votre vieille maman subir un tel risque.

Déjà, « Les Guignols » ont ironisé sur le sujet comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessous.

Vidéo sur le site

(..)

Et petit calin avec l'être aimé, ça vous dirait pas mieux? 



http://miltondassier.over-blog.com/article-vos-programmes-tele-pour-lundi-25-janvier-a-20h30-43436239.html

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Nicolas Sarkozy va enfin achever son Marathon des Vœux, vœux qu’il n’a pas mis dans le même panier. BiBi en connait les raisons : ça permet d’occuper le terrain médiatique tout le mois de janvier. Chouchou a du quand même être très contrarié par la présentation tronquée de ses vœux au Monde intellectuel et culturel : ce jour-là, la Terre avait tremblé en Haïti. Chouchou a certainement tremblé… de colère car tout son plan Com venait de s’écrouler.


Ce lundi 25 janvier, le voilà qui va occuper la (basse) Cour
TF1 pour faire à nouveau le coq et tenter de réveiller la Nation. Détaillons le squatt-TF1 :


1. Quinze minutes avant
Jean-Pierre Pernaut, Chouchou va caqueter avec Laurence Ferrari. Jolies retrouvailles si l’on se souvient de cette (fausse) rumeur qui avait laissé entendre qu’au retour de Corse (le 31 octobre 2007), Chouchou s’était arrêté à Aix-les-Bains pour s’entretenir avec Papa-Ferrari de… hum… hum… pourquoi pas Laurence… après (sa rupture avec) Cécilia.


2. Ensuite Chouchou se dandinera, fier coq sur ses ergots, devant un parterre d’une dizaine de français de la France bien identifiée. Notre Président abordera les sujets qui intéressent les «Français» et non «les journalistes parisiens» (qui sentent le purin ?). Graine(s) de populisme (anti-intellectualisme et anti-parisianisme) semées à la volée et grains à moudre pour BiBi.

Détaillons les Sujets qui intéresseront : L’Eco et l’Emploi. On sait que l’UMP a commencé une Campagne d’envergure sur l’Emploi (campagne à contre-emploi) : le problème, c’est qu’il n’y aura même plus de miettes pour les 600000 chômeurs en fin de droits (fin 2010) mais que Proglio, par contre, gardera sa grosse galette.


Chouchou va aussi s’appesantir sur la belle tenue de son poulailler, raillera le Gros Ours allemand, le Taureau fatigué espagnol, les ailes lourdes de l’Oiseau des Iles (britanniques). «Chez nous, c’est dur mais c’est bien mieux qu’à côté, hein ? hein ? » Il lèvera le voile sur le voile, louera les Grands Capitaines d’Industrie qui sont de bien grands et bien beaux Capitaines, il aura une larme sur les Haïtiens, il jouera l’humilité, défendra son Gouvernement contre les calomnies de l’Opposition, en appellera à la Réconciliation Nationale devant les dangers qu’il essaie de toutes ses forces (de l’Ordre) de combattre. Et peut-être même aura-t-il des mots très durs contre son ami BiBi et son Clip « 
The Sarkozy Day 2012 » dévastateur ?


Résumons-nous :

Un Coq de Président.

Un Pernaut qui ne lui volera pas dans les plumes.

Dix pigeons dans le public et Laurence pour roucouler.

Et devant cette double intervention bien volatile, un seul mot d’ordre : « Cass’ toi, pauvre Coq« .

(Et plein d'autres petites choses chez BiBi...)


Auteur :
Pensez BiBi - Source :
Le Blog à BiBi


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10290&rech=16959#16959






publié par roland (webmaster) Hier 14H45 



Il n'a rien d'intéressant à dire. Il n'a rien de pertinent à défendre de son bilan. Mais il veut quand même passer à la télé. Sarkozy, qui pense que la parole peut tout solutionner, fait en ce moment un caca nerveux, car pendant qu'il bavera dans le micro de TFN, deux autres chaînes lui lamineront l'audimat.


sarkozy audimat TF1 TFN 5

Merci à Chimulus


Sarkozy est resté sur un mode de pensée qui date de l'ORTF : quand le mini monarque parle, tout le monde doit l'écouter. Peu importe que la sauterie soit aussi truquée qu'un tour de Garcimore. Il faut que le peuple ouvre les yeux et les oreilles, boive les paroles du meilleur des présidents de la 5ème république et aille se coucher heureux.



sarkozy audimat TF1 TFN 4

Merci à Chimulus


Alors quand France2 et M6 programment deux émissions qui vont cartonner, Sarkozy se dit qu'il va rester comme un idiot avec trois télespectateurs, dont sa femme, devant l'écran.



sarkozy audimat TF1 TFN 6

Merci à Bauer


Pourtant tout est fait pour qu'il brille, avec des journalistes qui ne seront pas complaisants mais totalement soumis. On peut compter sur la rédaction de TF1 pour offrir des questions qui dérangent, des sujets qui fachent et rappeler les promesses non tenues.



sarkozy audimat TF1 TFN 1

Merci à Laurent


Avec cette émission Sarkozy veut nous faire croire qu'il ose affronter les journalistes et qu'il respecte son engagement pris en 2007 : une conférence de presse régulière avec moult journalistes.

Aujourd'hui Sarkozy a peur des journalistes. Sauf ceux du Figaro, la pravada du Sarkozysme, ou de TF1, télé officielle du parti populiste.



sarkozy audimat TF1 TFN 2

Merci à Tropical Boy


La meilleure chose à faire lundi est donc d'éteindre la télévision, ou au pire, regarder une autre chaîne. Et faire de Sarkozy un clown sans téléspectateurs !



sarkozy audimat TF1 TFN 3

Merci à Chimulus


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10283

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 18:29
Jeudi 29 octobre 2009

Sarkoverdose.jpg

Un seul rédacteur en chef: Nicolas Sarkozy..(1)

Un récent sondage indiquait il y a peu que le fossé se creusait de plus en plus entre l’opinion publique et les média, les journalistes étant jugés peu fiables dans leur ensemble par une grande majorité des sondés. Triste constat pour une profession aujourd’hui décriée aussi bien par la rue que par l’irascible monarque qui n’a guère gouté sa prise de position tardive à propos de l’affaire de l’EPAD. Une saillie d’autant plus injuste de la part de notre empereur miniature que la sphère médiatique se plie en quatre pour marcher dans les clous plantés par le seul et unique rédacteur en chef présent dans toutes les rédactions, Nicolas Sarkozy...




Hallucinant.! Voilà le premier mot qui nous est venu à l’esprit lorsque notre cher empereur sur pilotis et sa cavalerie pas légère de courtisans sirupeux ont sonné le clairon médiatique et tapageur (lien Libération – partie Actualité) pour fustiger une presse accusée de « détruire » (dixit) le colossal et triomphal bilan du père des peuples que la terre nous envie. De quoi s’agit-il pour cette énième version du Père fouettard qui brandit le martinet pour corriger les vilains scribouillards qu’il compare souvent en privé à des déjections canines ? Quel crime de lèse-majesté ont bien pu commettre nos valeureux journalistes qui se sont si brillamment distingués depuis l’élection triomphale du nouveau Roi de France par une complaisance sans limite et un sens aigu de la flagornerie ? Quel épisode cocasse ou pitoyable de la vie tumultueuse de notre Berlusconi de poche a suscité des ricanements étouffés, quelles frasques du locataire de l’Elysée ont été discrètement commentées pour provoquer ainsi l’ire royale et le courroux du despote éclairé de la Lanterne ? Il convient effectivement d’apporter cette précision importante puisque chaque jour apporte immuablement son lot de désolation, d’excès en tout genre et de honte nationale (liens Courrier international – Marianne 2 – Le Devoir) à propos de notre flamboyant pyromane qui pulvérise une certaine image de notre pays non pas au Karcher mais au lance-flammes ? Rapide retour en arrière sur les surabondantes infos du moment de la planète Sarkozy… Cherchons bien dans les derniers déboires de celui que le journaliste britannique John Lichfield compare à un Roi soleil ombrageux et dispendieux (lien Questions critiques)… Peut-être les affres de notre Ministre de la culture qui cultive une certaine image de l’occidental prédateur sous les humides tropiques en se frottant à de jeunes éphèbes retraités si l’on en croit sa défense pathétique ? La saillie puante du triste Hortefeux sur les « arabes » ? Les caprices de diva de Rachida au Parlement européen ? Le charcutage électoral pour préparer les futures régionales ? Le déficit abyssal ? Les nouveaux fichiers de police qui s’ajoutent à une longue liste ? Les commissions occultes versées aux membres du gouvernement Balladur pour le contrat de Karachi ? Le bouclier fiscal inamovible et tellement symptomatique d’un blocage idéologique ahurissant (Lien Le Monde) ? La douche présidentielle à 245.572 d’euros pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée entre autres fastes somptuaires (Lien Le Monde) ? La parodie de Parlement où s’escrime une escouade peureuse de tremblants fantômes encartés ? Le prix Nobel attribué honteusement à Obama à la place du fantastique Nicolas qui le méritait mille fois plus selon sa cour au comble du ridicule ? Ah mais oui ! L’esclandre concernait l’affaire du petit Jean ! C’était la merveilleuse séquence du fils prodige d’Omar Bongo, pardon De Nicolas 1er à la Défense qui résume assez bien le sentiment d’ivresse absolue de notre autocrate préféré. « Sarkozy agit avec une impudence, une amoralité, une injustice, une illégalité, une arrogance et une impunité rares. Jamais nous n’avions vu ça. Pour lui la France n’est qu’une fille que l’on dépouille, humilie, trahit et viole en public et en s’en flattant. Il veut, il prend. » résume assez bien le toujours inspiré Imhotep (lien Agoravox).



Ce silence embarrassé qui nappait l’actualité



Ainsi donc notre illuminé local n’a guère gouté la réaction épidermique de ses misérables sujets qui ont osé si vivement réagir à ses velléités dynastiques de généralissime de république bananière. Elle a beau jeu d’ailleurs, la presse, de jouer à présent le couplet de la profession martyre et de redorer ainsi à si peu de frais son blason terni par une complaisance sans faille et une allégeance totale au pouvoir en place. Lors de l’annonce officielle de la nomination du fils au nom du père, la même profession qui se drape aujourd’hui dans une position vertueuse et morale s’est bien gardée d’émettre la moindre critique frontale, se bornant tout juste à délivrer cette information impossible à étouffer pour cause d’échéance prochaine. On a eu beau chercher la moindre trace d’un commentaire acerbe ou d’un édito vengeur fustigeant l’insupportable dérive, nous avons fait chou blanc pendant quelques jours. Aucun journal de référence, aucune publication ou autres grandes plumes n’a pris alors le risque de chatouiller le monarque absolu et c’est plutôt un silence embarrassé qui nappait l’actualité avant que le net et ses parodies acides et ses joutes enflammées ne viennent apporter un souffle d’air frais et de contestation ludique et outragée en libérant la parole étouffée. La presse n’a fait finalement que sauter dans la diligence une fois qu’elle était lancée aux trousses des détrousseurs systématiques de notre République. C’est donc avec beaucoup d’ironie que nous avons vu surgir les tontons flingueurs du parrain pour dézinguer cette mauvaise presse qui ne songe qu’à « faire trébucher » le grand échassier qui se délecte habituellement du nectar mielleux ou fielleux distillé par les laudateurs enfiévrés qui sévissent dans nos médias.



Comment ont-ils osé ? Nos courageux journalistes, une fois le lièvre débusqué, n’ont pas joué le rôle qui leur est dévolu, celui de fabricant de diversion, de courtisan enchanteur et de bouclier protecteur pour assurer aux pillards décomplexés une quiétude totale pendant l’exécution de leurs basses manœuvres. Comprenez bien la situation, ce n’est pas le monarque qui a franchi la ligne jaune avec son carrosse bling-bling et son mépris souverain de la fonction mais ce sont les plumitifs qui ont dépassé les bornes…en surfant sur le vent de la contestation venu de la plèbe. Nuance… L’ancienne journaliste du Point et la conseillère du Roi (il y a une répétition ici, laquelle ?), Catherine Pégard, nous donne d’ailleurs un brillant aperçu de ce que devrait être un bon journaliste sous les nouvelles latitudes tropicales (lien le Monde). Un bon journaliste est donc un journaliste qui fait son travail en oubliant ce qui constitue l’essence même de sa mission d’information, la critique et la mise en perspective des faits pour mieux répandre la communication concoctée par la cour et ses petites mains. Le Roi ne se trompe jamais dans ses décisions mais il se montre « un peu sévère quand il les prend en défaut » assure benoitement notre conseillère. A bon entendeur, salut ! Voilà le Père fouettard qui corrige à nouveau les vilains garnements de la même manière qu’il avait stupéfié les journalistes étrangers lors de sa fameuse conférence de presse qui avait pris la tournure d’une humiliation collective que Laurent Joffrin avait peu apprécié à l’époque avant que le boss de Libération ne ravale sa colère au nom d’un convergence d’intérêts bien dissimulée (liens Wiki sur son parcours et le Siècle). Et dire que Libération passait encore il y a peu, pour un journal d’opposition, un véritable « tract » fustigeait même le maître de Neuilly tout à son outrance proverbiale (lien Nouvel Obs)… Débats biaisés, contestation de façade et connivence à tous les niveaux, voilà pour notre illusion de « démocratie » et de liberté de la presse. Quelques piments polis pour mieux masquer la fadeur de la soupe qui est servie immuablement. Un ersatz frelaté, un leurre absolu et une mascarade bien rôdée, ainsi est le système.





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Une mine d’informations compromettantes

La presse en France ? Mais quelle presse pourraient rétorquer les journalistes étrangers qui n’ont pas les œillères de la Sarkosie qui limitent gravement la capacité de jugement de notre élite plumée. Vu de l’extérieur, le pays des droits de l’homme fait pâle figure en matière de liberté de la presse. Ainsi, deux journalistes suisses témoignent même du surprenant « climat de peur dans les médias français » (lien Rue 89). Vous avez bien lu, de la peur comme dans toute bonne dictature où les journalistes et les syndicalistes craignent l’arbitraire dans une société de non-droit… Tout est devenu possible dans la France d’après : nous dégringolons dans le palmarès des pays vertueux en matière de liberté des média (lien Reporters sans frontières – Nouvel Obs) au même rythme que nous progressons en matière de corruption (lien Paper blog). Pour vous donner une idée précise, nous nageons dans les mêmes eaux claires que Sainte Lucie, la Barbade, l’Uruguay, Le Chili et la Slovénie… La « République irréprochable » voulue et proclamée par notre Seigneur tout puissant qui a eu tout le loisir de piocher dans les fiches de renseignement Place Beauvau pour mieux cornaquer cette élite désormais matée, est bien née. « Tenir la Place Beauvau, c’est tenir la police, les RG, la DST et les préfets, bref une machine de guerre et une mine d’informations compromettantes » assurent les auteurs de l’ouvrage éponyme (lien Contre info – lire aussi La bonne place pour la bonne pioche d’Omegalpha). Ceci explique sans doute cela. Voilà qui donne également un éclairage édifiant sur les us et coutumes de nos gentils « Tintin reporter » au pays de Sarkoland obligés qu’ils sont désormais de composer avec la cour ou de raser les murs en attendant des jours meilleurs. « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » nous avait prévenu le binaire Bush, le modèle idéologique estampillé de notre « néocons » convulsif qui n’est jamais sorti de son « quart d’heure américain » (Omegalpha). En France, le camp des récalcitrants est donc plutôt clairsemé depuis que l’ordre nouveau règne (lien Rue 89) et la spécialité locale, ce serait plutôt l’hagiographie façon Corée du nord ou Turkménistan pour se mettre en conformité avec celui qui se flatte d’avoir entièrement verrouillé les média.



Editos délirants et papiers loufoques


Pour rester dans le scandaleux registre de l’affaire Jean Sarkozy que rien ne peut justifier dans une démocratie moderne et républicaine, on se contentera de proposer en liens quelques acrobaties lyriques des spécialistes en sondages bavards et contradictoires (lien Marianne, partie « Propagande et cirage de talonnettes ») et le savoureux article du Point qui célébrait déjà l’avènement du divin enfant à la Défense (Lien Marianne) pour dire à quel…point justement le journalisme en France se porte tellement bien. Un coup d’œil sur l’ensemble des liens proposés donne une assez bonne idée de ce que les professionnels de l’info sont capables d’accomplie en matière de veulerie et de cirage de pompes méprisable. Ils sont tous là les merveilleux pantins du cirque médiatique, les Laborde et compagnie à l’abordage d’un poste gracieux qui entonnent vaillamment le refrain à la mode en vomissant leur bile sur les boucs émissaires de la Sarkosie décomplexée (lien Acrimed). Personne ou presque ne manque à l’appel du ventre et du trouillomètre à zéro : France Inter, L’Express, TF1, RFI, Charlie Hebdo, Paris Match, le service public en général en fait, les instituts de sondage pilotés par des patrons amis, les faiseurs d’opinion si habiles à retourner leur veste en se montrant plus royalistes que la moyenne (Adler, Minc, Glucksmann, BHL et tutti quanti ) sans oublier une flopée d’animateurs et de plumes habiles à caresser suavement le roi sur son trône (Drucker, Olivennes, Duhamel, Séguéla, Ockrent, Martine Pérez). Dans cette cour des miracles médiatique, il ne faut pas négliger les audacieux et prudents zélateurs qui sont assez rusés pour feindre l’impertinence confortable (Aphatie, Demorand, Calvi, etc – liens « Propagande et cirage de talonnettes ») afin d’entretenir l’illusion de la diversité et de la contradiction. On citera pour l’anecdote la Pravda locale (Figaro) qui s’ingénie durement pour colmater inlassablement les brèches de la si chère communication impériale à coup de Photoshop, d’éditos délirants et de papiers loufoques. Last but not least, sous les acclamations d’un public béat, introduisons l’excellent Barbier de l’Express qui n’hésite jamais à emprunter les pires chemins de la réflexion alambiquée et du raisonnement tordu et biaisé (voir lien Express sur la « Créolitude ») pour coller au plus près des turpitudes idéologiques parfois nauséeuses de son maître. Une baisse dans les sondages pour Sarkozy du fait de ses turpitudes coutumières ? Pas de problème, notre bretteur à l’écharpe rouge va faire d’une faiblesse une force en entortillant sa plume dans la guimauve sucrée : « Nicolas Sarkozy restera peut-être dans l'Histoire comme un président burlesque qui mordait sans cesse la poussière, ou au contraire comme un phénix politique, dont la présidence-résilience imposa sa modernité. Sarkozy ou l'art du rebond par le bug, président yo-yo qui a besoin de descendre pour remonter et produit son énergie par l'incessant va-et-vient de sa popularité. Ses détracteurs le prennent pour un Roi-Soleil... Et s'il n'était qu'un président à éclipses ? » (Lien Express, la mécanique du bug). N’est-ce pas formidable ? « Un phénix politique », « la présidence-résilience », « l’art du rebond », « Roi-Soleil », wow ! Tout cela en si peu de lignes et sous la forme d’une critique pointue ! Dire qu’il fait honneur à la belle histoire de son magazine est un euphémisme.




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Le degré de légitimité du pouvoir en place…


En un mot, la presse française pourrait se résumer à du Sarkozy à tous les étages quelque soit la couleur politique supposée du média concerné, une prouesse à saluer bien bas, à l’exact niveau où se situent nos journalistes de salon et de moquette. Comment avons-nous pu en arriver là ? Tout est une question de méthode et nous nous contenterons de citer ce que nous écrivions déjà en janvier dernier puisque l’ouvrage est en bonne voie d’édification et que le maillage s’intensifie toujours plus pour mettre en coupe réglée l’information. « Omniprésence du candidat Sarkozy puis du président Sarkozy, censures multiples, nomination des rédacteurs en chef par Nicolas Sarkozy, choix des journalistes par Nicolas Sarkozy (épisode Europe 1, voir ressources du site), implication partisane des rédactions dans un mouvement social (l’épisode des grèves et leur couverture hystérique), éditorialistes embrigadés par Nicolas Sarkozy dans une myriade de commissions gratifiantes (lien Voltaire), nominations des soutiens de Nicolas Sarkozy à des postes-clefs dans les grands médias, étalage insoutenable des frasques de l’empereur nouveau et de ses courtisanes, propagande éhontée aussi bien à la télévision que dans les journaux, les forums et les sites internet dits d’information, pelletée de reportages et articles à la gloire médiatique du sujet principal (L’Express rivalise avec le Point qui rivalise avec le Figaro qui se tire la bourre avec C dans l’air, Gala et Voici, etc), maintien d’émissions de journalistes partageant la vie de membres du gouvernement actuel (Christine Ockrent est l’exemple le plus évident) » (Une espèce en voie de disparition, les journalistes  (2) – Omegalpha). Ce bouclage total justement des rédactions et cet asservissement méthodique des contrepouvoirs donnent in fine un aperçu saisissant de ce qui se trame sous nos yeux puisque la mainmise d’un pouvoir sur les instruments de réflexion et de liberté des citoyens est exactement proportionnelle au degré de légitimité du pouvoir en place. Plus l’imposteur se sent menacé et plus la paranoïa prendra de l’ampleur et plus l’étau se refermera pour taire l’insupportable dérive du monarque enfermé dans sa folie des grandeurs. C’est très exactement ce que nous sommes en train de vivre comme dans toute bonne dictature presque molle qui s’adonne au culte de la personnalité pour conforter un clan à l’appétit insatiable au détriment de l’immense majorité. A ce propos, il convient d’ajouter ici que la même presse qui serre les fesses sous les coups de butoir du butor ne mérite pas une once de commisération pour ce qu’elle subit pour la simple et bonne raison que l’empereur en roue libre a été vendu et formaté par la même corporation à des fins électorales comme un champion hors normes au détriment de son adversaire en jupons forcément idiote et incompétente (c’est une femme, tout est dit). Un admirateur de Bush et de Berlusconi et un poulain totalement inféodé au Medef et aux néocons du complexe militaro-industriel ne pouvait pas se transformer par la magie de la charge en un élu digne et à la hauteur de sa tâche suprême. Ceux qui ont feint de croire à la grandeur du personnage devraient consulter un ophtalmologiste ou un psy de toute urgence… La naïveté tue aussi. Tout est effectivement devenu possible…


A suivre…




Actualité :

 


L’Elysée lâche l’UMP contre les journalistes  
(Libération) – Sarkozy ou l'art de rabaisser le niveau (Courrier International) - La confusion des genres ne réussit pas à Sarkozy (Courrier International) - Avec Sarkozy tout est – vraiment – possible (Le Devoir – C international) - Clearstream, un dérapage d'Etat (Courrier International) - Medvedev se paie la tête de Sarkozy (Marianne 2) - L'ETAT C'EST MOI : LE CULTE SARKO — John Lichfield – Questions critiques) - Nicolas Sarkozy et sa douche faramineuse Blog le Monde) - Faut-il avoir honte de Sarkozy ? (blog Nouvel Obs) - La majorité UMP ne touche pas au bouclier fiscal (Le Monde) - Renoncement de Jean Sarkozy : entre sagesse du fils et recul du père  (Le Monde) - Quand Sarkozy détourne la République à son profit (Agoravox) - L'UMP accuse les médias de vouloir "faire trébucher" Nicolas Sarkozy (Le Monde) - Catherine Pégard aux journalistes : "Que chacun fasse son travail !" - Laurent Joffrin, polémiste et psychiatre : Sancho Panza contre les moulins à vent (Acrimed) - Polémique sur les propos de Sarkozy : l'UMP (Nouvel Obs) - Laurent Joffrin – (Wikipédia) - Le Siècle (Wikipedia) - « On est étonnés par le climat de peur dans les médias français » (Rue 89) - Classement de Reporters sans frontières la liberté de la presse se dégrade en France (Nouvel Obs) - La France 23e au classement international de la corruption ...  (Paper blog) - http://www.transparence-france.org/e_upload/pdf/ipc_2008.pdf (Rapport Transparency International 2008) -  Place Beauvau, quartier général des coups tordus (Contre info) - Des intellectuels contre "l'ordre nouveau" (Rue 89)



 

Propagande et cirage de talonnettes :



Jean Sarkozy intronisé par les commentateurs de sondages
(Marianne 2)- Le Point, journal de révérence, fête le Prince Jean (Marianne 2) - Scoop de France 5: Sarko est Président! On ne rit pas...  - Françoise Laborde et Christine Kelly au CSA (Figaro) - Les cheminots selon Françoise Laborde : privilégiés et collabos ... (Acrimed) - France Inter signe un partenariat avec Carla Bruni  (Nouvel Obs) - Rachida Dati TV : no comment! (Marianne 2) - Audiovisuel : comment TF1 & Co gagnent la bataille des lobbies (Rue 89) - Fourest et Venner dans Charlie Hebdo : désinformation contre Jean Ziegler - Paris Match publie une photo retouchée de Sarkozy 25.09 à 18h05 (Nouvel Obs) - Plus glam, plus hype, plus people, le nouveau Nouvel Obs  (Marianne fr) - L’ancien directeur de campagne de Sarkozy, numéro 2 de TF1 ? - OpinionWay : les sondages pour l'Elysée ont un prix (Rue 89) - Sondages Opinionway : l'Elysée tente de se justifier (Nouvel Obs) - Sarkozy/Glucksmann, le mariage blanc (Bakchich) - L'imposture Jacques Marseille (Marianne 2) - Alain Minc, un symbole de l’épuisement des élites néolibérales (Marianne) - La crise ? C'est la faute aux médias ! (Marianne) - Christine Ockrent invente l'auto-hagiographie (Marianne 2) - Pour Albanel, la nouvelle télévision doit s'inspirer de l'ORTF des années 60 ! (Marianne 2) - Giazzi (UMP) veut la fin des lois anti-concentration 03.10 à 15h20 (Nouvel Obs) - L'Elysée s'accorde une rallonge de 9,2 millions d'euros pour 2008 (20 MN) - « Vivement dimanche » : Kouchner a fignolé son casting d’invités… (Bakchich) - Séguéla : «les Sarkozy, un couple royal» (Figaro) - Sondage : Sarkozy garde la confiance du Figaro (Marianne 2) - Comment le Figaro est devenu le premier journal-sandwich (Marianne 2) - A vos blogs, journalistes! (Slate.fr) - Napoléon Sarkozy, empereur des médias (Marianne 2) - Sarkozy, nouvel homme fort de l'Europe (Figaro – Alexandre Adler) - France 3 : un journaliste promu après un ménage à la préfecture (Rue 89) - Pour la LDH, la démocratie est «asphyxiée» depuis son élection (20 MN) - Sarkozy en maître du monde (Par Claude ASKOLOVITCH, JDD) - Le Figaro efface la bague au doigt de la ministre de la Justice Rachida Dati''">Le Figaro efface la bague au doigt de la ministre de la Justice Rachida Dati (Nouvel Obs) - Les dernières Unes du « Point » sur Sarkozy (Bakchich) - Duhamel, journaliste d'amalgame ? - Deux ans après, la sérénité affichée de Sarkozy (Figaro) - Martine Pérez, du Figaro, éblouie par l'athlète Sarkozy  - L'abus de Pernaut nuit gravement à l'objectivité (De Source sure) - Quand le Figaro prend la défense de Monsanto... (Marianne) - Paolini: Sarkozy n'est pas le DRH de TF1 (Libération) - Mougeotte, sherpa médiatique de Kouchner ? (Marianne 2) - Réforme de l’audiovisuel public: et le gagnant est...TF1 (Marianne 2) - Pour vendre son hebdo, Olivennes mise sur Sarko (Figaro) - Dati enceinte? La ministre de la Justice refuse de répondre (Libération) - Les politiques, stars de la presse people (Le Figaro) - Sarkozy : le boomerang de la com et le rôle des médias (Rue89 ) - Aphatie, Demorand, Duhamel, la clique des lève-tôt qui fait ...(Marianne2.fr) - Objections imaginaires du Nouvel Observateur. Retour sur l’interview de Sarkozy dans l’hebdomadaire. (Bellaciao) - Un projet d'émission de communication gouvernementale à la télévision (Le Monde) - Un projet de loi sur l’audiovisuel inspiré par TF1 (Blog le Monde diplomatique) - Du rififi à RFI.(Libération) - Christine Ockrent mieux payée que Barack Obama ? (Marianne) - Le Sarko-Obama show vu par la presse américaine (Rue 89) - "L'esprit de Carla" aux défilés haute couture (L’Express) - Carla Bruni, le cerveau gauche du Président... (Marianne 2) - Michel Drucker : « Carla a déjà pesé sur l’Histoire » (Bakchich)  -  Les crédits de l'Elysée en hausse de 11 % (Les Echos.fr) - PROPAGANDA : S’ILS N’ONT PAS DE PAIN, QU’ILS REGARDENT DONC DES IMAGES DE BRIOCHE À LA TÉLÉ (Libertés & internet) - Une caméra TF1 et tous derriére le napoléon sarko (Video Bellaciao)  - Quand les journalistes font leur travail ... (Bellaciao) - France 24 attend la Reine Christine en tremblant (Marianne 2) - Au JT, Jean Sarkozy a amélioré son image (20 MN) - Hortefeux vs les témoins de Libé et de l'AFP : un coup de com ? (Rue 89) - Le Nouvel Obs, hebdo de gauche, boude Aubry et flatte Sarkozy (Rue 89) - L'affaire Kouchner effleurée sur RFI, ignorée à France 24 (Marianne 2) - Commentaires : une minorité dangereuse rôde sur le Web (Rue 89) - Le curieux coup de pouce du Monde à Albanel (Marianne 2) - Val : sa nomination, pas "une histoire de copains"  (Nouvel Obs) - Polémique naissante autour du budget com' du gouvernement (Figaro) - En période de crise, l'UMP ne surveille plus Sarkozy (Rue 89) - Créolitude (L’Express) - La mécanique du bug (L’Express)



See U

DJ CC Jung

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Un seul rédacteur en chef : Nicolas Sarkozy...(fin)

  • Lire entre les lignes (5)
  • Afghanistan : le cauchemar climatisé donne des sueurs froides (fin)
  • Afghanistan : le cauchemar climatisé donne des sueurs froides (2)
  • Afghanistan : le cauchemar climatisé donne des sueurs froides (1)
  • Interlude made in Cocteau Twins
  • La crise, un chaos savamment orchestré…
  • Lire entre les lignes (4)
  • Kouchner ou la légende du saint Bernard (2)
  • liste complète




    200px-Logo_GuignolsInfo.jpg

    Les Guignols de l'Info...
    Le roi Sarkozy ne s'amuse pas.
    Des têtes vont tomber !


    Branle-bas de combat là où réside « qui vous savez ». Cibles désignées: Stéphane Guillon, Yann Barthès et les Guignols, ces adversaires irréductibles qui résistent encore et toujours à ce même qui vous savez. Lire la suite l'article

    De plus en plus, « qui vous savez » s'inquiète des effets politiques dévastateurs que les interventions de ces néo-éditorialistes peuvent causer dans l'opinion. Nous avons déjà eu, sur ce blog, l'occasion de souligner que la stratégie présidentielle de contrôle des médias avait finalement échoué. Et pire encore pour ce pouvoir, la sournoise régression de la liberté des journalistes entamée en 1993, accélérée en 2007, a été compensé par l'émergence des « humoristes » qui, des Guignols à Canteloup, en passant par Guillon et Barthès, ont occupé un espace éditorial que les journalistes ont déserté.

    Résultat: le système a généré un antidote cent fois plus puissant que le poison concino-sarkozyste. Car ces amuseurs, écriveurs, bateleurs, imitateurs, complètement affranchis des règles du savoir-vivre journalistiques s'en donnent à coeur joie. Et comme le citoyen de base ne se retrouve pas dans les éditoriaux de Joffrin, dont le rêve est de collaborer au débat sur l'identité nationale de Besson, il se replie fiévreusement sur ces héritiers de Coluche et le Luron. CQFD.

    Mais tout cela ne va pas durer.

    Dans le collimateur, le patron de Canal, Rodolphe Belmer, jugé coupable de ne pas tenir les Guignols et Yann Barthès. Procédé classique: on lâche le petit écho faisant état du mécontentement suprême. A défaut de pouvoir obtenir la tête de la cible, cette dernière, se sachant menacée, finit par offrir une tête ou deux, histoire de donner des gages. Longtemps efficace, cette arme tend à s'émousser. Le rapport de forces s'inverse. Regardez Guillon à Inter. Toujours là...

    Cela étant, l'opération « évacuons Guillon en douceur » semble avoir débuté. Guillon lui même le raconte dans une interview à Téléobs.

    Question: « On sent moins l’enthousiasme des journalistes d’Inter pendant vos chroniques? »

    Réponse: « Il y a eu beaucoup de tension à Inter au printemps dernier autour de ce changement de présidence. Parmi les critiques qui m’ont été adressées, certaines ont évoqué les “rires gras” du studio. Après, forcément, il y a eu un silence de cathédrale ! J’ai demandé à l’équipe de se détendre, mais ce n’est pas évident. Je sais aussi qu’il y a un clivage au sein de la rédaction, certains adorent, d’autres détestent. C’est comme ça. Et les rires, j’ai appris à m’en passer. »

    Cette déclaration est étonnante. Guillon y avoue que ses camarades de jeu, notamment Demorand et Legrand, n'osent plus rire de ces gaudrioles. Rire serait compromettant, suspect, donc coupable.

    Et on imagine déjà le piège qui pourrait se refermer sur Guillon. La petite rumeur qui peut devenir grosse. Guillon ne fait plus rire, d'ailleurs même ses copains du studio ne s'esclaffent plus. Il suffit ensuite de décliner dans les déjeuners en ville: « Avez-vous remarqué que Guillon ne fait plus rire Demorand et Legrand? », qui sera suivi de: « Il est quand même moins drôle qu'avant non? ». Puis de :  « Depuis le temps qu'il fait cette chronique, forcément, il s'est usé ».

    Reste le cas Barthès. Disons le tout net: pour avoir une idée de ce qui l'attend à terme, dans les semaines qui viennent, scrutons tous attentivement les réactions de Denisot à ses saillies drolatiques. Denisot a toujours été le baromètre canalosarkozyste des grâces et disgrâces...
    http://fr.news.yahoo.com/63/20091029/tpl-stphane-guillon-et-yann-barths-des-t-5cc6428.html

    180px-Laurent_Joffrin_p1370473.jpgwikipedia

    A savoir : La Fondation Franco-Américaine

    est la seule organisation aux États-Unis qui se consacre à renforcer les liens entre la France et les États-Unis. Depuis sa création en 1976, FFA se consacre à encourager un dialogue actif entre les deux nations. L'objectif de cette Fondation est d'oeuvrer au resserrement franco-américain dans le but de favoriser l'émergence d'un bloc atlantique unifié. Cette fondation recrute après une sélection sévère des jeunes dirigeants (Young Leaders) français et américains issus de la politique, de la finance, de la presse "talentueux et pressentis pour occuper des postes clefs dans l'un ou l'autre pays".

    Côté français, on trouve parmi ceux-ci

    (date d'admission entre parenthèses): Philippe Auberger (1989, député UMP), Yves Censi (2003, député UMP), Jérôme Chartier (2003, député UMP), Nicolas Dupont-Aignan (2001, député UMP, Debout la République), Alain Juppé (1981, député UMP), Éric Raoult (1994, député UMP), Valérie Pécresse (2002, député UMP), Jacques Toubon (1983, député UMP), François Hollande (1996, député socialiste), Arnaud Montebourg (2000, député socialiste), Pierre Moscovici (1996, député socialiste), Alain Richard (1981, socialiste, ancien ministre de la Défense), Henri de Castries (1994, Directeur général du groupe AXA assurances), Emmanuel Chain (1999, journaliste), Jérôme Clément (1982, Président d’ARTE), Annick Cojean (2000, journaliste au Monde), Jean-Marie Colombani (1983, Directeur de la publication du Monde), Matthieu Croissandeau (2002, rédacteur en chef adjoint du Nouvel Observateur), Jean-Louis Gergorin (1994), Bernard Guetta (1981, journaliste à France Inter), Erik Izraelewicz (1994, rédacteur en chef des Echos), Laurent Joffrin (1994, PDG de Libération), Jean-Noël Jeanneney (1983, président de la BNF), Sylvie Kaufmann (1998, journaliste au Monde), Yves de Kerdrel (2005, journaliste aux Echos), Marwan Lahoud (1999), Anne Lauvergeon (1996, présidente d’AREVA), François Léotard (1981, ancien ministre de la Défense), Alain Minc (1981), Laurent Cohen-Tanugi (1996, Sanofi-Synthélabo et membre du conseil d’administration du think tank « Notre Europe » créé par l’ancien président de la Commission Jacques Delors[17]), Christine Ockrent (1983), Olivier Nora (1995, président des Editions Grasset), Denis Olivennes (1996, président de la FNAC) http://fr.wikipedia.org/wiki/Fondation_Franco-Am%C3%A9ricaine http://alexandrelatsa.blogspot.com/2009/10/de-moscou-whashington-censure-et.html



    Voila la conséquence de la prise de contrôle
    du "lobby Américain" de nos média
    (entre autres) : nos journalistes ne sont bons qu'à aller servir les intérêts de l'Amérique en Russie d'abord en nous braquant nous Français contre les Russes, puis en allant docilement à Washington, suprême récompense, d'ou ils n'ont pas "droit" aux scoops mais juste à être sur la photo.
    Affligeant mais pas surprenant pour qui sait qui détient réellement Libération et surtout que son nouveau "patron", le dénommé Joffrin est un ancien young leader de la "fondation franco américaine" (dernier nom de la 6ième ligne) ... http://alexandrelatsa.blogspot.com/2009/10/de-moscou-whashington-censure-et.html

    Et sur nos médias, pendant que la casse sociale et des valeurs françaises se poursuit dans un silence assourdissant, les sujets de société (né sous X, embonpoint...), le people, les faits-divers... ou les sujets anticommunistes (mur de Berlin etc) encombrent nos Journaux télévisés. L'Empire a mis la main sur nos médias comme sur la plupart de nos politiciens. La France est colonisée ! Pauvre France... eva

    Cohn-Bendit ne rêve que d'une chose: Que la gauche ne soit plus de gauche, mais sociale-démocrate (au mieux): Ecoutez donc la vidéo : "Comment dépasser les vieilles structures de la Gauche" ? Quant au traître Besson : "La gauche a vécu, elle continue de décevoir". Les deux hommes vont ensemble: Faussement à gauche, vraiment libéraux et fort opportunistes. Et le journal soi-disant de Gauche Libération-Rothschild milite contre la Gauche. Qu'on se souvienne,  en pleine campagne présidentielle, de la publication de   "Bécassine-Ségolène Royal"  du directeur de Libé, Joffrin:  Pour faire le lit de Sarkozy l'Américain. Aucun lecteur de Gauche ne doit acheter Libé ! Alerte, fausse bannière ! En réalité, des agents de l'Amérique investissent la Gauche pour  (exactement comme D. Cohn-Bendit avec les Verts, c'est SA fonction) la tuer de l'intérieur, l'édulcorer, la libéraliser, l'atlantiser, la sioniser. Des exemples ? Valls, Strauss-Kahn, Kouchner, Besson, Delanoë, Huchon etc... Méfiance ! Les maîtres du monde ne reculent devant rien, ils sont machiavéliques... Eva
    NB Et ce bandit-là est dangereux, car il va tuer les Verts après avoir tué (politiquement) de Gaulle en mai 68 et Bayrou aux dernières présidentielles ! Et bien sûr il barrera la route au PS.(Eva)

    Vidéo:http://tv.lepost.fr/2009/08/31/1676290_eric-besson-et-dcb-dans-la-prochaine-pub-de-liberation.html 
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 22:23



Nicolas Sarkozy se déchaîne contre France 2

COLÈRE |


A cran, le président français aurait passé un monumental savon à la cheffe de l'info de la chaîne publique. Pas assez d'UMP, pas assez d'émissions politiques, les critiques ont fusé.

 

ATS/REUTERS | 24.09.2009 | 16:05

Le président français Nicolas Sarkozy a vivement critiqué Arlette Chabot, la directrice de l'information de France 2, après son interview télévisée mercredi soir. C'est ce que rapporte jeudi le site internet du «Point», citant des témoins de la scène.

Arlette Chabot a subi une «humiliation d'un quart d'heure» à l'issue de l'émission au cours de laquelle le chef de l'Etat avait évoqué les «coupables» de l'affaire Clearstream.

Le chef de l'Etat, visiblement «à cran», aurait déploré l'absence de «vraies émissions politiques», une critique jugée d'autant plus injuste par la rédaction que France 2 diffuse pas moins de trois émissions de ce type, dont «A vous de juger».

TF1 à la rescousse

«L'injustice est telle que Catherine Nayl, la patronne de l'info de TF1, présente à New York aux côtés de Laurence Ferrari, est intervenue dans la discussion pour prendre la défense d'Arlette Chabot et rappeler qu'aucune émission politique n'existe sur TF1», qui est une chaîne privée, rapporte «Le Point».

Nicolas Sarkozy se serait en outre emporté sur le manque de représentation de l'UMP sur les chaînes publiques, reprenant à son compte les griefs formulés par le secrétaire général du parti majoritaire, Xavier Bertrand.

«Nicolas Sarkozy était stressé, il venait, en outre, de passer un savon à Bernard Kouchner», le ministre des affaires étrangères, aurait confié un témoin à l'hebdomadaire.


http://www.tdg.ch/nicolas-sarkozy-dechaine-contre-france-2-2009-09-24



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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 23:18



Quand un grand quotidien allemand voit en N.Sarkozy le successeur du Roi Soleil
publié par fanfan ( ) Hier 23H24

Réduire les services publics et augmenter les biens publics à son service.Et quels biens ! Voilà une politique bien comprise.

Un article de presse en Allemagne que l'on ne verra JAMAIS en France,tellement les journaleux font dans leur froc.

8 avions , 61 voitures de fonction,1000 employés.Toute la France est touchée par les mesures de récession.Toute la France ? Une personne ne joue pas le jeu : le président N.Sarkozy (54 ans).Le budget de la Présidence a toujours été  tenu secret en France.Pour la première il est révèlé sous N.Sarkozy.Dans les 300 mètres carrés de l'appartement de fonction des Sarkozy les fleurs doivent être fraiches en permanence :coût : 280 000 €uros par an.Lorsque N.Sarkozy voyage à titre privé,un avion gouvernemental vide l'accompagne en permanence,pour lui permettre de rentrer à Paris en cas d'urgence.Il dispose de 61 voitures de fonction,2 Airbus et 6 avions Falcon-Jet. Le dernier en date (60 millions d'€uros) a été baptisé Carla du prénom de Mme Sarkozy 3.Dépenses annuelles pour les boissons (champagne etc.) :1 million d'€uros. Il a presque 1000 employés à son service,deux fois plus que la Reine d'Angleterre.Parmi eux, 44 chauffeurs et 87 cuisiniers.Les cuisiniers-chefs peuvent se servir librement dans les caves à vin du palais de l'Elysée,le repas de midi leur est servi par des laquais.Carla et Nico peuvent commander de la nourriture ou des boissons 24 heures 24,la cuisine est en service permanent .

 

Indignation ? Point du tout .En France il semble être une affaire d'honneur que le chef de l'Etat incarne  la "Gloire de la Nation".Il est le successeur du Roi Soleil.Et c"est exactement comme tel qu'il vit.

Merci à Françoise pour la traduction.

 

http://www.lachalouperassemble.com/article-35779968.html

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6481#6481

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 07:22




vendredi 11 septembre 2009

Les officines de Nicolas Sarkozy

Mardi, la presse s'est faite l'écho d'un récent coup de colère de Nicolas Sarkozy à propos de l'affaire Clearstream. Le procès de cette manipulation est prévu pour le 21 septembre, les esprits s'échauffent. En marge de son déplacement au Brésil, le président français a déclaré lundi 7 septembre: "Il est grand temps que toutes ces combines sous la Ve République, une bonne fois pour toutes, on en soit débarrassé. Qui que ce soit qui les fasse".
Serait-ce l'hôpital qui se fiche de la charité ? La politique de sécurité et l'ampleur des manipulations politiques en Sarkofrance ne lassent pas de surprendre.

1.
La création de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI), en juillet 2008, confiée à un proche de Nicolas Sarkozy, Bernard Squarcini. ce service regroupe l'ancienne DST et les Renseignements Généraux. La DCRI a pu faire parler d'elle dans l'affaire de Tarnac, quand neuf personnes soupçonnées d'avoir saboté à coups de catenaires des lignes TGV furent interpelées en novembre 2008, incarcérées pour "complot terroriste." Depuis, tous ces "terroristes" ont dû être relâchés faute de preuves, et les soupçons se sont orientés vers une pistes d'antinucléaires allemands. Cette DCRI a directement rattachée au Président.

2. La loi LOPPSI II, présentée à l'automne au Parlement.
La loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (surnommée "LOPPSI 2", après sa petite soeur de 2002) inclut notamment la mise en oeuvre d'outils de géolocalisation des internautes, l'autorisation de la mise en place de logiciels mouchards sans garantie de légalité, afin de permettre "sans le consentement des intéressés, d'accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu'elles s'affichent pour l'utilisateur ou telles qu'il les y introduit par saisie de caractère".

3.
L'affaire des sondages de l'Elysée : en juillet dernier, on apprenait grâce à la Cour des Comptes que l'Elysée rémunérait de façon occulte et directement des sondages ensuite publiés par certains médias. cette semaine, Patrick Buisson, heureux prestataire du Président pour ces conseils sondagiers, reconnaissait que l'Elysée commande plus de 130 sondages par an, un volume inégalé sous la Vème République d'après certains commentateurs. Un sondage tous les trois jours pour "encadrer" le débat politique à coup de questions soigneusement choisies...

4. L'affaire Dray, opportunément
déclenchée au plus fort des contestations lycéennes, a suscité nombre de questions : pourquoi Julien Dray a-t-il fait l'objet d'une telle enquête préliminaire (sans mise en examen) ? Pourquoi l'affaire a-t-elle fuité aussi facilement ?

5.
Le Karachigate est un modèle du genre, en matière de manipulations. Sarkozy dit qu'il ne sait rien, ce qui paraît fort improbable vu son implication dans la campagne d'Edouard Balladur en 1995. Les juges soupçonnent désormais qu'une partie des commissions occultes versées au Pakistan à l'occasion de la vente de sous-marins français en 1994 aient été reversées en France...

Au 21ème siècle, les "officines" se transforment, elles utilisent des moyens modernes comme les sondages (instanément produits via le Web puis publiés) ou la cybersurveillance.

 


"Les officines, les combines, il y en a eu beaucoup trop, et j'ai eu l'occasion de le montrer. Et plus personne ne sera victime de ça. Maintenant, que les prévenus s'expliquent et que les juges décident."
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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 03:24


Trouvé sur le blog de Paul Eric Blanrue ces mels que je trouve fabuleux. Mon infinie tristesse tient au fait qu'il n'a pas mis les noms de ces personnes que j'aimerais tant connaître, convaincue que je suis que c'est par la fréquentation de personnes de cette qualité qu'on évolue dans la vie, en conscience, évidemment, puisque c'est ce qui les distingue.

Enfin, "Sarkozy, Israël et les juifs est maintenant disponible sur amazon. Bonne chose.


lundi 7 septembre 2009

Quelques réponses de quelques éditeurs.
Au printemps dernier, j'ai joint divers éditeurs pour leur proposer le manuscrit de Sarkozy, Israël et les juifs. Voici des exemples de leurs réponses, copiées telles quelles. Pour des raisons légales, j'ai simplement enlevé les noms et les mails. Chacun se forgera sa propre opinion sur cette affaire. J'y reviendrai, plus en détail, dans un prochain livre.

De :
Date : 8 avril 2009 11:43:49 HAEC
À : pebla
Objet : Réexp : proposition

Bonjour
Merci de votre proposition. Et de votre confiance. Toutefois, notre programme d'édition est bouclé pour deux ans, donc nous ne pouvons répondre aux propositions d'urgence, pour lesquelles nous ne sommes pas équipés, malgré souvent la qualité et l'importance politique.
Cordialement

+

cher monsieur,
nous avons sur le feu un livre sur un sujet presque analogue. Deux, ça
ferait beaucoup !
bonne chance, cordialement

+

De :
Date : 9 avril 2009 17:40:19 HAEC
À : pebla
Objet : Rép : proposition de livre

Cher Monsieur,

Je vous remercie beaucoup de votre proposition.
Je ne puis malheureusement, et veuillez m'en excuser, y donner suite. Notre
programme éditorial est largement bouclé jusqu'en 2010, et plus.
Je vous souhaite très bonne chance dans vos recherches.

Meilleures salutations,

+


À : pebla
Objet : Rép : proposition de livre

Cher Monsieur, merci pour votre proposition, mais elle ne rentre pas dans notre politique éditoriale. Bien à vous et bon courage,

+



Cher Monsieur,
Je suis très honoré par votre demande, ayant fort apprécié le livre sur le Saint-Suaire, cependant, nous saturons et nous ne pouvons plus ajouter de nouveaux livre à notre programme avant mai 2010...
Bien à vous,


Source



http://www.les-attentats-du-11-septembre-vus-par-une-conspirationniste.com/article-35807596.html


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8 septembre 2009 2 08 /09 /septembre /2009 02:35
publié par babelouest (crisonnier) Aujourd'hui 00H05
Sarkozy choisit-il aussi des journalistes de petite taille ?

Avatar Par Bruno Roger-Petit

le 07/09/2009 à 19:23

La révélation. Depuis que l'on sait que les vrais-faux figurants présents dans les déplacements présidentiels sont aussi choisis en fonction de leur taille, je viens de découvrir qu'il en était certainement de même pour les journalistes autorisés à approcher le chef de l'État.

 

Démonstration argumentée ci-dessous.

L'an passé, pour les besoins d'un ouvrage en préparation, j'ai été amené à questionner un certain nombre de journalistes affectés (depuis des années parfois) à la couverture des actualités de celui qui est aujourd'hui le plus haut personnage de l'État. En y repensant, au-delà de la fascination que tous éprouvaient pour le héros, je dois dire qu'un autre point commun les reliaient les uns aux autres: ils sont de la même taille ou plus petits même, que le président. Michael Darmon de France 2, ne dépasse pas le 1,68 m... Il en est de même pour Ludovic Vigogne de l'Express... Bruno Jeudy, du Figaro, idem (selon le souvenir que j'en ai)... Coïncidence troublante non? Surtout lorsque l'on sait que les journalistes qui déplaisent à l'Élysée (règle valable depuis 1958) et qui deviennent tricards, sont vite exfiltrés par leur rédaction.

Un autre exemple? Facile. PPDA qui mesure 1,90 m facile, a été viré des entretiens télévisés présidentiels au profit de David Pujadas dont la taille est parfaitement adaptée à la grandeur présidentielle (1,56m). Et Arlette Chabot, qui dépasse les 170 centimètres (surtout avec ses talons aiguilles) a été remerciée au profit de Laurence Ferrari dont la taille égale celle du maître (et non pas mètre) de l'Élysée.

Encore un autre exemple? Facile again. Jean-Michel Aphatie de RTL, avait été très vexé de voir l'Élysée lui préférer Alain Duhamel lorsque leur station avait été choisie pour interroger le président. Désormais, on sait pourquoi. Aphatie mesure 1,75 m tandis qu'Alain Duhamel ne dépasse pas le 1,68 m, la lutte n'était pas égale.

Voilà. La démonstration est faite. Les journalistes aussi sont choisis en fonction de leur taille, ce qui explique sans doute que la presse accréditée à l'Élysée compte de moins en moins de Grands Reporters.

Vu sur Le Post


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=6075

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 22:44

a2alcazar


Yves bertrand,l’ex-patron des RG balance (Marianne)


” Après quarante ans de carrière sous une dizaine de ministres,j’ai été remercié par un coup de pied au cul.Il m’a été très serieusement demandé de ne plus fréquenter les abords de la Place Beauvaux.Le directeur général de l’Administration,auprès duquel j’étais en poste depuis mon départ des RG,a reçu l’ordre de déménager toutes mes affaires dans la journée.J’AI EU L’IMPRESSION D’ÊTRE AU GUATÉMALA,EN OUGANDA OU DANS UN PAYS D’EUROPE DE L’EST À LA PIRE ÉPOQUE ! “

Vous vous rendez compte de ce qu’il dit,et c’est pas n’importe qui l’ex patron des Rg,dire que l’exercice du pouvoir est le même que celui des pays soviétiques est démentiel !!!

Cela promet pour les troubles à venir.

” C’est le coté “général Alcazar ” de nicolas sarkozy.Le poisson qu’on lui sert dans l’avion ne lui plaît pas ? ” Qui a achété ce poisson ? ” demande t-il. Et le gars est virée le jour même.”

Lol,notre président est vraiment un malade en fait,au sens psychiatrique du terme,un schizophrène paranaoïaque c’est dingue quand même qu’un super dégénéré comme ça soit à la tête de l’état.

Je vous conseille d’acheter ce livre,c’est ce que je vais faire en tout cas.Et je le conseille à tout ceux qui pensent que les complots n’existent pas.Le complot est la norme en politique.

Notre président à des méthodes de dictateur,il ne respecte rien ni personne,il exerce seul tout le pouvoir.Regardez par exemple l’histoire de la taxe carbone,Fillon dit 14 euros la tonne et Sarkozy dit non !
Mais qu’est ce que c’est que cette histoire,à quoi sert le premier ministre ?
Ce sont des incidents de cohabitations,et encore,nos institutions vont très mal,Sarkozy,à force de se comporter comme ” le général Alcazar ” va susciter de l’animosité et de la résistance de certains rouages administratifs.Je suis stupéfait du silence de l’armée,la “grande muette” est vraiment muette,même aux USA,l’armée a dû calmer les ardeurs guerrières de Bush.

Tout cela sent mauvais,il semblerait que sarkozy soit malade des nerfs,c’est quelque chose de très grave,puisqu’il conduit notre Nation.

http://fonzibrain.wordpress.com/2009/09/05/yves-bertrandlex-patron-des-rg-balance-marianne/



La suite sur la fascisation de la France:


http://sos-crise.over-blog.com/article-35756936.html





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Samedi 5 septembre 2009

- Par L' Aviseur - Publié dans : Le monde de l'Edition - Ecrire un commentaire

Marianne publie demain les bonnes feuilles du livre témoignage d'Yves Bertrand, l'ancien patron des Renseignements Généraux. Un diagnostic cru et impitoyable sur Nicolas Sarkozy, son entourage, mais aussi sur d'autres personnalités, politiques (Charles Pasqua, Lionel Jospin, Jacques Chirac, DSK, Cécilia Sarkozy) ou du monde des affaires (Messier) ou du showbizz (Johnny Halliday).



C’était il y a un peu moins d’un an. La France médusée découvrait les fameux « cahiers Bertrand », ces petits carnets à spirales dans lesquels l’ancien patron des Renseignements (de 1992 à 2004) notait, au jour le jour, les informations, scandaleuses, saugrenues ou carrément imaginaires que ses correspondants, plus ou moins honorables, lui faisaient parvenir. Chacun a compris que le travail de renseignement policier ne négligeait ni les chambres à coucher ni les rumeurs d'arrière-cour. On a alors évoqué un « cabinet noir » au service de Chirac, et désigné Bertrand comme un personnage glauque, capable de tous les coups tordus et notamment celui de stimuler, d’encourager voire même de monter la manipulation Clearstream contre Nicolas Sarkozy.

Yves Bertrand a décidé, en cette rentrée, de rompre le silence dans lequel il s’est cantonné en serrant des dents depuis la publication, dans le Point, des extraits de ses cahiers de notes. Il le fait dans un livre - « Ce que je n'ai pas dit dans mes carnets » - qui sera jeudi prochain dans les librairies. Le prochain numéro de Marianne de demain matin publiera dix pages d’extraits de ce livre-témoignage réalisé avec notre collaborateur Frédéric Ploquin qui l'a convaincu de le faire avec lui. Yves Bertrand y raconte comment il a été limogé, en une journée d’une administration - la police - dans laquelle il a travaillé quarante ans. Il dépeint un Sarkozy cynique et brutal avec un côté « général Alcazar » : « Le poisson qu’on lui sert dans l’avion ne lui plaît pas ? « Qui a acheté ce poisson ? », demande-t-il ? Et le gars est viré le jour-même. C’est ce qui m’est arrivé. »

Un miroir terrible des élites
Exclusif : Yves Bertrand parle dans Marianne
Mais l’actuel Président de la république n’est pas le seul homme politique ciblé par le vieux baroudeur qu'est Yves Bertrand. Lionel Jospin et Charles Pasqua, sous les ordres desquels il a travaillé, et qui l’ont soupçonné de « comploter » contre lui, en prennent pour leur grade, de même que Cécilia Sarkozy et le rôle qu'elle joua lorsque son ex-mari était Ministre de l'Intérieur, ce qui est une autre façon de parler du Président de la République. Bertrand évoque aussi l'affaire Clearstream bien sûr, la DGSE, organisme de renseignement rival des RG, ainsi que nombre d'autres personnalités du show bizz ou du CAC 40. Et même si Bertrand ne cache pas qu’il a cherché – et réussi – à protéger Chirac lorsque ce dernier était soupçonné avoir un fils japonais (dans un livre de Guy Birenbaum) ou un compte bancaire dans ce pays (par un ouvrage de  Nicolas Beau), il ne répond nullement à la question de savoir s’il s’agit de fausses rumeurs ou s’il a simplement « fait son métier » c’est-à-dire protégé un Président de la République en exercice.

A quelques jours du procès Cleastream, cet ouvrage dresse un portrait cru des moeurs politiques et des guerres impitoyables que se livrent nos dirigeants. Il reste à savoir ce que recouvre ce franc diagnostic : l'implacable démonstration de ce que l'hyper-présidentialisation du régime infiltre un ver quasi-mafieux  dans la démocratie ? Ou bien le signe indéfectible de la disparition durable du sens de l'intérêt général parmi les élites françaises ? Ce n'est pas directement le sujet d'Yves Bertrand. Mais il nous livre sur un plateau un fumet à la fois détestable et délectable, qui débouche forcément sur cette méditation politique.

Retrouvez les dessins de Louison sur son blog
http://www.marianne2.fr/Exclusif-Yves-Bertrand-parle-dans-Marianne_a181986.html

http://www.marcfievet.com/article-35698764.html
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 04:41
Lundi 24 août 2009
publié par liliM Hier 15H38

Posted by libertesinternets under 9/11, Censure, Fascisme d'aujourd'hui, Libertés publiques, Lobby Pro-Israël, Manipulation de l'opinion, Observatoire de l'empire, Parti de l'Ordre
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Ne pas penser comme le veut la "ligne", oser se poser des questions, avoir le culot de toucher aux vaches sacrées de la pensée établie... faites l'essai. Vous verrez bien les retours de bâton que vous allez vous prendre. Et ce de la part de gens qui vous glorifient à longueur de journée les vaillants résistants, les braves guerilleros, les héros de le pensée... Durutti, Giordano Bruno... bref tous ceux dont la dissidence est si ancienne qu'elle ne risque pas de mettre en danger les équilibres de pouvoir actuels. En ce sens, la pensée critique vis à vis d'Israël et la lecture sceptique du 9/11 est bien le nouveau tabou occidental... "Et pourtant elle tourne"

[Hugues Wagner - Afrique-Asie - Juin 2009]

Hugues Wagner : On vous a accusé d'être un partisan de la théorie du complot alors que vous n'êtes pas réputé comme tel. Que s'est-il passé ?

Aymeric Chauprade : Tout est parti d'un article de Jean Guisnel dans l'hebdomadaire français Le Point du 5 février 2009, qui a demandé ma tête au ministre de la Défense parce que j'ai osé faire écho aux théories non conformistes sur le 11 septembre 2001. Mon dernier ouvrage commence en effet par un chapitre sur le 11-Septembre. J'ai voulu montrer que le choc des civilisations, c'est d'abord le fait qu'une immense partie de l'humanité, en dehors du monde occidental, ne croit pas à la version officielle de cet événement donnée par le gouvernement américain et qui est devenue la version obligatoire des médias occidentaux. Dans « Chronique du choc des civilisations » - qui est un atlas de géopolitique mondial et pas du tout un livre limité au 11 septembre -, je propose la synthèse, à ma connaissance la plus aboutie qui existe à ce jour, de ce qui pourrait être un scénario alternatif à la version officielle. Je ne prends pas parti. J'expose les arguments des tenants de cette théorie dite du complot et je ne conclus pas. Je reste prudent. Mais mon « crime » est d'avoir osé présenter de manière crédible et donc convaincante ces éléments de contestation de la version officielle.

Je suis un scientifique, j'ai une première formation de sciences mathématiques et physiques avant d'être passé à la science politique. Pour avoir creusé le sujet (surtout aux États-Unis) et pour avoir beaucoup parlé de cela avec des experts français du renseignement (qui eux ne parlent pas mais n'en pensent pas moins), je peux vous dire que j'ai des doutes plus qu'importants quant à la version officielle. En tout cas, je ne vois pas au nom de quoi il serait interdit de penser sur ce sujet. On aurait le droit d'imaginer des choses horribles sur les musulmans ou sur n'importe quelle civilisation, mais dès que cela touche aux Américains, et plus encore à Israël, c'est quasiment un crime contre l'humanité que d'imaginer que des cyniques aient pu concevoir un tel crime.

Hugues Wagner : Vous venez de faire suspendre, par le tribunal administratif, la décision du ministre. Pouvez-vous à nouveau donner des cours ?

Aymeric Chauprade : Après un premier référé, nous en avons fait un deuxième en montrant que la décision menaçait mon économie personnelle. Le juge des référés a jugé qu'une liberté fondamentale, celle des droits de la défense, avait été gravement bafouée. Je suis tombé sur un juge indépendant et juste, dans une France de plus en plus verrouillée médiatiquement et politiquement. Même quand tout est verrouillé, il faut toujours croire en la France. Conséquence : théoriquement je peux reprendre mes cours. Évidemment, dans la pratique c'est plus compliqué. Le ministère de la Défense va devoir dire clairement quelle faute j'ai pu commettre. En réalité, tout le monde sait que la vraie raison de mon éviction est que j'étais le dernier représentant, dans les institutions de défense, de la ligne gaulliste en politique étrangère. Je suis pour un monde multipolaire et non pour cette folle politique de « l'Occident contre les autres » que représentent ceux qui sont au pouvoir maintenant en France.

Hugues Wagner : Quelles ont été les réactions de vos élèves et collègues, notamment du Collège royal militaire supérieur du Maroc, où vous enseignez ?

Aymeric Chauprade : Je suis extrêmement touché par les très nombreuses manifestations de solidarité que j'ai eues. Pas seulement l'immense majorité des officiers français de l'École de guerre, mais aussi les étrangers. Les stagiaires africains étaient très en colère notamment, ceux des pays arabes aussi. J'ai reçu, plus discrètement des témoignages d'amitié venant de pays asiatiques. Mon éviction est interprétée, à juste titre, comme la manifestation évidente de la rupture de la France avec les fondamentaux de sa politique étrangère d'équilibre. J'attends de voir ce que va faire le Collège des forces armées Royales du Maroc. J'y enseigne depuis six ans et j'ai toujours donné satisfaction. On aimait à Rabat ma liberté d'expression. Je suis employé directement par les Marocains et non par la partie française. Normalement, le Maroc n'étant plus un protectorat, je m'attends à ce que rien ne change, malgré les pressions.

Hugues Wagner : Que pensez-vous de la réintégration par la France du commandement de l'Alliance atlantique (Otan) ?

Aymeric Chauprade : Elle est contraire à l'intérêt de la France et nous n'avons pas eu de véritable débat sur ce sujet à l'échelle nationale. Je suis frappé de constater à quel point les médias français sont verrouillés par les relais d'influence américain et israélien qui ont totalement neutralisé toute possibilité de débat. Depuis la sortie de ce commandement en 1966, il y avait un consensus de droite et de gauche. La « valeur ajoutée » de la France sur la scène internationale tenait en partie à cette position singulière, à cet héritage de la troisième voie, j'ose dire de non-alignement, car si la France est bien d'Occident, elle ne doit pas pour autant réduire sa politique mondiale à une politique occidentale. Sa vocation est de défendre l'équilibre multipolaire, pour que toutes les civilisations aient leur place dans l'Histoire.

Hugues Wagner : Une alliance est-elle dirigée contre un objectif. la Russie, la Chine, l'Iran, le terrorisme ?

Aymeric Chauprade : Les Américains ont remplacé la lutte contre le communisme par celle contre le terrorisme. Cette nouvelle idéologie vise à coaliser les anciens alliés de la guerre froide. Logiquement, il aurait dû y avoir une Europe puissante après la guerre froide. Or, qu'avons-nous aujourd'hui ? Une Europe certes économique, mais géopolitiquement parlant composante d'un bloc transatlantique dominé par les États-Unis. Le président Chirac a tenté de s'opposer à cela avec son acte courageux en 2003 avec l'affaire d'Irak. Je suis convaincu que ce qui se passe aujourd'hui est le retour de bâton de 2003. Les Américains se sont dits : « ces Français se sont opposés sur l'Irak ; c'est un raté, changeons les choses en France et ils ne s'opposeront pas demain sur l'Iran ».

Hugues Wagner : L'ancien premier ministre français Dominique de Villepin a déclaré que l'Otan était « totalement sous contrôle américain ». Est-ce votre avis ?

Aymeric Chauprade : Il a raison. Villepin a été l'honneur de la France à la tribune de l'Onu en 2003. Aujourd'hui, comme d'autres, il a raison de rappeler cette évidence : après la disparition du Pacte de Varsovie, l'Otan aurait dû disparaître. Elle n'a pas disparu parce que cela a été, dès 1990, une priorité des États-Unis de l'étendre et de la renforcer. L'organisation de l'Europe centrale et orientale va de pair avec l'élargissement de l'Union européenne. Et les Américains, voyant que l'Allemagne poussait pour reconstruire son espace d'influence à l'éclatement de la Yougoslavie, ont compris qu'il y avait là un potentiel de guerre susceptible de redonner une raison d'exister à l'Otan. Avec la Yougoslavie, l'Otan a glissé vers la guerre d'ingérence manichéo- humanitaire...

Hugues Wagner : Est-il vrai que vous défendez une théorie du choc des civilisations, notamment au travers d'une opposition entre l'Europe (Russie incluse) et l'islam ?

Aymeric Chauprade : Les civilisations sont un facteur important de l'Histoire mais je ne réduis pas l'Histoire au choc des civilisations. Les civilisations existent, on ne peut le nier. Et dans la longue durée, la problématique de la hiérarchie de puissance entre les civilisations est une réalité. L'Occident européen est devenu moteur de la mondialisation au XVIe siècle et a supplanté l'islam en le contournant grâce à l'ouverture des grandes routes maritimes qui ont permis d'atteindre l'Asie. Aujourd'hui, peut-être que l'Asie est en train de prendre la tête de la mondialisation et que ce qui nous menace est une guerre de l'Amérique n'acceptant pas son déclassement. Jacques Sapir soutient, très intelligemment, que si l'Amérique n'arrive plus à faire l'ordre américain elle fera le désordre... Je crois à ces réalités-là. Donc il n'y a pas que l'islam et les Européens ; ces rapports de force entre civilisations existent aussi entre Chinois et Indiens, entre Indiens hindouistes et musulmans, etc.

Je crois qu'Européens et Russes ont un destin commun à construire et qu'ils doivent bâtir un rapport équilibré avec le monde musulman. La France doit développer une politique arabe intelligente car équilibrée. Les Russes ont l'expérience de l'islam caucasien et centre-asiatique depuis le XVIIIe siècle alors que les Américains n'y comprennent rien.

Hugues Wagner : Certains prétendent que vous pourriez avoir été victime d'une « campagne d'épuration » menée par un cercle néoconservateur proche du pouvoir comme l'auraient été les journalistes Richard Labévière de RFI, ou Moktar Gaoud et Agnès Levallois de France 24...

Aymeric Chauprade : Ce n'est pas une supposition c'est un fait avéré. La France est en train de vivre une épuration douce et sourde (regardez mon cas : alors que j'ai gagné contre un ministre, aucun quotidien national n'en a fait état) de tous ceux dont la pensée va à l'encontre des intérêts d'Israël et des États- Unis. Cela peut paraître difficile à croire, mais c'est pourtant la vérité. Qu'il s'agisse de gens de gauche ou de la droite conservatrice, tous ceux qui « tombent » ont un point commun : leurs analyses ne vont pas dans le sens des intérêts américains et israéliens.

Hugues Wagner
Afrique Asie - Juin 2009

Source :
http:// www.afrique-asie.fr/_medias/dossiers/evenement%2043.pdf

Source : publié sur libertés et internets

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5636


Lire ici :

http://www.denistouret.net/textes/Chauprade.html




Ancien professeur de géopolitique au Collège Interarmées de Défense (sanctionné par le ministre de la Défense Hervé Morin le 05 février 2009), Directeur de la Revue française de géopolitique

Aymeric Chauprade. Géopolitologue, auteur notamment de Introduction à l'analyse géopolitique, Ellipses, Paris, 1999, Géopolitique, constantes et changements dans l'histoire, Ellipses, Paris 2001 ; Introduction à l'analyse géopolitique, Ellipses, Paris 1999 ; co-auteur avec François Thual de Dictionnaire géopolitique, Ellipses, Paris 1998.

 

Chronique du choc des civilisations, Editions Chronique, Paris, 23 janvier 2009
Ce très intéressant ouvrage contient un chapitre, "11 septembre 2001 : la version officielle contestée" (pp. 14-23), qui fait la synthèse de "la théorie du complot américano-israélien" concernant les attentats ayant fait officiellement 2595 victimes et attribués aux islamistes. Un ouvrage d'autant plus "intéressant" qu'il a valu à son auteur une sanction administrative lourde de la part du ministre Français de la Défense Hervé Morin.

A propos de la colonisatio


http://sos-crise.over-blog.com/article-35203631.html

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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 00:45




Par JuanS, dimanche 2 août 2009 à 13:35 dans
Général / Politique
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Pour l'observateur attentif de l'actualité, le traitement de l'information en Sarkofrance peut paraître incroyable. La presse devrait se régaler d'affaires aussi diverses que le soupçon de commissions occultes liés à la vente de sous-marins français en 1994, les sondages manipulés à l'Elysée, ou la clémence de la justice française envers un proche du président.

Quelques journalistes consciencieux s'y collent. Ils expliquent les dessous de l'affaire, ou au moins ceux qu'ils peuvent dévoiler sans la crainte d'un procès en diffamation. On peut lire dans Marianne quelques truculents articles. Libération s'échine, malgré la prudence légendaire de son directeur Laurent Joffrin, à suivre, avec ses faibles moyens d'investigation, ces tristes affaires de
Sarkofrance. L'Express et le Point ont plié bagages. Ici ou là, à la télévision, on peut entendre un reportage peu conclusif, mais peu complaisant contre a Sarko-ambiance du moment.

1. Nicolas Sarkozy ne donne pas de consigne. Il est facile de crier au loup. Il est faux d'imaginer que Jean-Luc Hees, Philippe Val (à France inter), Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2) ou même les journalistes du Journal du Dimanche (propriété de Jean-Luc Lagardere) prennent leurs consignes chaque matin, chaque semaine auprès de Franck Louvrier et Catherine Pégard, deux conseillers de Nicolas Sarkozy. La réalité, comme souvent, est différente.

2. Il existe en France quelques relais médiatiques affichés de l'Elysée. Ces hommes, car ce sont tous des hommes, dirigent parfois une rédaction. Plus souvent, ils sont l'"oeil de Sarko." Ceux qui alertent le président et ses proches d'une mauvaise information, relayent les "bons" messages. Ces hommes, vous les connaissez, sont des fidèles.
Défendre le président est un combat, souvent celui d'une vie u d'une carrière. Ils sont logés dans la presse écrite, la télévision, la radio. Certaians n'ont pas 40 ans, et doivent leur pouvoir à leur talent mais aussi à leur fidélité.

3. En France, l'agenda médiatique est plus facilement contrôlé qu'hier. Le Web incite les médias à des comportements grégaires qui noie la bonne information au profit de la mauvaise. Il suffit d'un sondage, d'une petite phrase, d'une polémique bien anglée, pour tous les sites d'information se jettent sur le morceau, relayés le lendemain ou le soir même par leur édition "papier". La récente polémique sur les sondages de l'Elysée est exemplaire. Il y a 10 ans, 20 ans, 30 ans, la France médiatique se portait mieux. De telles manipulations du débat public étaient quasiment impossibles. La caisse de résonance immédiate qu'est Internet n'existait pas. Un journaliste prenait quelques heures pour vérifier les dires d'un confrère, chercher un nouveau scoop, contredire une déclaration officielle. les manipulations du pouvoir étaient nombreuses, mais moins efficaces.

4. Internet a tué une certaine presse. Certains journalistes se sont transformés en auxiliaires de police. Ils recopient les synthèses présidentielles des sujets du moment. Ils confondent précipitationet investigation. Google News et ses confrères agrégateurs ont rendu obsolètes les vaines tentatives de rapidité de la plupart des médias traditionnels en ligne. A les lire, seuls les titres changent. Le texte est un copié-collé de la même dépêche. Grâce au Web, les rois sont nus. La quasi-totalité des médias français en ligne n'ont pas compris. En cherchant le trafic, ils se sont transformés en péage d'autoroute. L'internaute passe, mais ne s'arrête plus.

5. Internet tue la propagande présidentielle. Sur le Web, l'information brute est accessible. Chacun peut écouter, lire, contredire les déclarations et discours des ministres et conseillers qui nous gouvernent. Plus le discours est long, plus le plaisir de l'internaute critique sera grand.



http://sarkofrance.lejdd.fr/2009/08/02/50-sarkofrance-la-complicite-mediatique
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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 02:30
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 09H12



Le malaisePar Olivier Bonnet (
Plume de presse)

Tous les médias prétendent que Nicolas Sarkozy a été victime d’un malaise vagal. Or cette hypothèse est peu crédible. D’abord, les deux communiqués publiés par l’Elysée parlent de malaise tout court, sans préciser de diagnostic. Pourquoi ? Précisons ce qu’est un malaise vagal, comme le définit Jean-Yves Nau, journalistre et docteur en médecine, auteur d’un article sur le sujet pour le site Slate  : "une sorte de dysfonctionnement du nerf pneumogastrique (ou nerf vague) qui entraîne une réduction brutale du débit sanguin elle-même à l’origine du malaise parfois associé à une perte de connaissance. Le « malaise » ou « syndrome » vagal peut aussi survenir dans différentes circonstances, au repos, avec un cortège symptomatique de sueurs, de pâleur et de la sensation que « l’on va partir ». "Le syndrome vagal représente une entité clinique bien particulière, associant des troubles digestifs (vomissements, nausées, éructations, hoquets) ; des troubles vasomoteurs (pâleurs et sueurs, pouvant entraîner de véritables lipothymies et des syncopes, une chute de la tension artérielle voire un véritable collapsus ; des troubles du rythme (...)" écrivent le Pr Jean Bardet et le Dr Olivier Belliard (hôpital Saint-Antoine, Paris) au chapitre "Infarctus du myocarde" de la bible médicale francophone qu’est le Traité de médecine." Un malaise vagal, qui peut être déclenché par plusieurs causes se combinant éventuellement (stress, choc émotif, fatigue, hypoglicémie....), aggravé par l’alcool et le tabac, est extrêmement désagréable mais toutefois sans gravité. La question qui se pose est résumée par Jean-Yves Nau : "Selon les termes du communiqué officiel, le malaise est survenu « après » 45 minutes d’un exercice physique intense. Et la question centrale est celle de savoir si ce malaise « qui ne s’est pas accompagné d’une perte de connaissance » est survenu pendant ou après le jogging présidentiel. "Si l’accident s’est produit durant l’effort, on ne peut, en toute rigueur, parler de "malaise vagal" ou de "syndrome vagal", résume le Pr Jean-Louis Guilmot, spéciliste de médecine vasculaire (CHU de Tours). Dans ce cas de figure, les causes les plus probables sont bien connues : l’apparition d’un trouble du rythme cardiaque, d’une insuffisance coronarienne, d’un angor, d’un infarctus du myocarde ou d’une cause neurologique. A l’inverse si l’accident se produit après l’effort, nous sommes dans un tout autre scénario nettement moins inquiétant, celui du "malaise" ou du "syndrome" vagal."

Or les témoins décrivent un président s’écroulant pendant l’effort et non après : Sarkozy a apparemment été obligé d’interrompre son jogging à cause de la survenue du malaise. Le professeur Guilmot l’affirme plus haut : il ne s’agit donc pas d’un malaise vagal, bénin, mais d’un accident cardiaque plus préoccupant. Ce qui explique que Sarkozy ait passé la nuit à l’hôpital en observation cardiologique. Pour un malaise vagal, on se contente de vérifier les constantes en trois examens vite faits. La propagation éclair de l’hypothèse du malaise vagal n’obéirait-elle pas à une volonté de minimiser le problème de santé du chef de l’Etat ? En tout état de cause, s’il sort effectivement de l’hôpital à 10 h comme annoncé, l’incident n’aura été qu’une alerte. Mais, vraisemblablement, d’une alerte cardiaque tout de même !


Source: Plume de presse

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28 juillet 2009 2 28 /07 /juillet /2009 06:14

Nicolas Sarkozy fait son jogging à New York, le 17 juillet 2009. 

Honteuse récupération politique
du malaise de Sarkozy par les Médias.
Par Eva R-sistons


Scandale ! Tandis que j'écris,
j'écoute d'une oreille C dans l'Air,
la pire émission de faux débats,
entre invités tous d'accord,
libéraux, européistes, sarkozystes, atlantistes, sionistes...

Quelques pensées:

Titre de l'émission,
"Sarko: Des vacances, pas de vacance".
Sarko ! Pour nous le rendre plus proche,
plus familier, plus intime.
L'ami de la famille, en quelque sorte !
Au moment où il CASSE tout ce à quoi
tiennent les Français !
Et d'abord, les protections sociales.

Christophe Barbier, de l'Express: Avec ce malaise,
"l'image de surhomme de Sarkozy
est un peu écornée".
Donc, nous avons la chance d'avoir pour Président
un surhomme, comme il est dit
régulièrement dans C dans l'Air,
un "Super-Sarko".
Bande de menteurs !
On s'en passerait bien,
de ce surhomme là !
Il monopolise tous les pouvoirs,
comme tout fasciste,
et même, bientôt,
il tuera définitivement ce qui reste de la démocratie,
en instituant un scrutin à UN tour,
ce qui empêchera tout opposant d'être élu,
puisque les adversaires vont se présenter
chacun sous leur bannière,
contrairement à l'UMP, en bloc.





Le politologue Stéphane Rozès, lui,
accrédite qu'il n'y a pas d'alternance,
ce qui est faux, car même désunie,
l'Opposition est capable de gouverner,
elle l'a prouvé.
Bonnes gens ! Il n'y a que Sarkozy
pour gouverner,
réfugiez-vous sous ses ailes protectrices !
Il n'y a pas d'alternative !

Et l'animateur de l'émission demande:
"Est-ce que vous partagez cette analyse ?"
Bien sûr, hypocrite !
Puisque ceux qui sont invités pour débattre
pensent tous de la même façon !!!
Ce sont des courtisans, des laquais !

Les images choisies dans ce C dans l'Air :
On nous montre la séquence Carla Bruni
qui dit, tenez-vous bien :
"Il est habité par l'obsession

de servir son pays
(tu parles ! de servir ses ambitions
et ses maîtres du Nouvel Ordre Mondial
qui lui demandent de tout privatiser,
et d'entraîner la France
dans les aventures impériales
contre les prétendus ennemis d' Israël et des USA !)
et de réaliser ses promesses !" 
(Hélas ! Car il va casser
toutes les traditions de la France !)

Que retiendront les veaux ?

Que Sarkozy se dévoue pour la France,
qu'il est un homme de parole !

N'en rajoutez pas,
la coupe est pleine !
Toute l'émission est de la même encre ! 
Et l'on s'étonne, ensuite,
si nos médias sionistes
valent à la France
d'être lanterne rouge de l'Europe
en matière d'information ?

Dernière question de l'émission:
"Chute de tension
(remarquez qu'il ne s'agit plus d'incident cardiaque)
égale-t-il hausse de sondages ?"
Bah voyons ! 

C dans l'Air est une émission infâme,
qui ne mérite que notre mépris.
Emission de propagande pure,
pour justifier la politique de Sarkozy,
la défendre, faire valoir le Président.
Super Sarko !

Super merde, cette émission de faux débats,
en tous cas !
Eva R-sistons à la télé infâme
d'une poignée de reptiles, de rampants,
au service d'un Pouvoir fasciste,
travaillant contre les intérêts des Français.




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