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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 06:15

 



Iran : Crise complexe, médias simplistes

jeudi 18 juin 2009 - 09h:43

K. Selim - Le Quotidien d’Oran

 


Le système iranien traverse une crise sérieuse. Elle n’est pas, contrairement à la présentation qui en est faite par les médias et les officiels occidentaux, celle qui opposerait des réformateurs à des conservateurs.
Manifestation de l’opposition à Téhéran -

Elle oppose effectivement des clans au sein du régime.

L’alliance entre des hommes aux parcours aussi différents que Mir Hossein Moussavi, Mohamed Khatami et Hachemi Akbar Rafsandjani, l’homme le plus riche d’Iran, devait se traduire par une évolution au sein du régime et modifier le rapport de force interne.

Les électeurs, en donnant un écart aussi considérable à Ahmadinejad, ont consacré l’affaiblissement de cette coalition hétéroclite. Le recours à la rue est donc destiné à contester l’ampleur de la victoire d’Ahmadinejad et des forces qui le soutiennent. C’est un bras de fer à l’intérieur du système qui oppose le corps des Gardiens de la révolution au Bazar. La cible de cette campagne de grand style, relayée avec vigueur, n’est pas le président élu mais le Guide de la révolution, Ali Khameneï.

Ahmadinejad, avec ses manières abruptes et ses mises en cause très claires des « éléments corrompus », a certainement contribué à exacerber la position de Rafsandjani, celui que l’opinion iranienne surnomme le « requin ». Durant la campagne électorale, il a osé dire tout haut ce que pense la majorité des Iraniens en accusant Hachemi Akbar Rafsandjani d’être au cœur d’un système de corruption. A l’évidence, il a sous-estimé la réaction de survie de ce grand bazari qui refuse d’accepter que la victoire d’Ahmadinejad sonne le glas de son influence politique.

La campagne électorale s’est progressivement transformée en référendum sur la destinée de la révolution islamique. Ahmadinejad se représentant en tant que continuateur de la pureté originelle du régime, au plan de la piété, du populisme et de la moralité, a pu compter sur la base immense des pauvres, urbains et ruraux, hermétiques aux slogans réformistes de son adversaire Moussavi. La réponse a été sans appel.

Le dépit des partisans du candidat malheureux est exploité pour essayer de contester dans la rue ce qui n’a pas été obtenu par les urnes. La bourgeoisie d’affaires et une grande partie des élites souhaitent une représentation moins fruste de l’Iran, mais il est incontestable que leur mécontentement est monté en épingle et nourri par un soutien externe multiforme, y compris par des moyens non orthodoxes.

La stratégie américaine est claire : il ne s’agit pas de soutenir tel ou tel candidat mais bien de créer les conditions de la déstabilisation d’un pays représenté comme un ennemi irréductible de l’Occident. Il est donc probable que les troubles perdurent, mais attendre un changement de régime paraît hautement improbable.

Dans une situation où la nuance est de mise, les médias occidentaux présentent les choses de manière simpliste. Comme pour la « campagne » guerrière d’Irak ou pour le coup d’Etat avorté contre Chavez, ces médias n’informent pas, ils font la guerre...

Du même auteur :

-  La vie en commun des Libanais
-  
Les mots ne suffisent pas
-  
Obama n’est pas le coursier de la démocratie
-  
Silence arabe
-  
Fables

18 juin 2009 - Le Quotidien d’Oran - Editorial




Irak : "Occupation économique"

mardi 30 juin 2009 - 11h:23

K. Selim - Le Quotidien d’Oran


En Irak, la guerre néoconservatrice a créé le « business de la sécurité », ces fameuses sociétés de mercenaires qui n’hésitent pas à tirer à vue sur les Irakiens. Mais le but économique de la guerre était bien le pétrole et non des armes de destruction massive fantômes et encore moins la diffusion de la démocratie.

En entrant à Bagdad, les troupes américaines ont livré la ville aux pillards mais elles ont scrupuleusement protégé le ministère de l’Energie. L’ancien président de la Reserve Bank américaine, Alain Greenspan, quitte à choquer les bien-pensants, l’avait crûment constaté : « Cela m’attriste qu’il soit politiquement inopportun de reconnaître ce que chacun sait : la guerre en Irak est largement une question de pétrole ».

Beaucoup d’Irakiens, y compris des experts du secteur pétrolier, s’en souviennent, alors que le gouvernement de Bagdad s’apprête à ouvrir six grands champs pétroliers et deux champs gaziers aux entreprises étrangères. Ces champs constituent pratiquement la moitié des réserves pétrolières irakiennes et toutes les grandes multinationales pétrolières sont attirées et ont répondu présent pour l’appel d’offres. Les représentants des multinationales pétrolières ont multiplié les visites aux responsables irakiens, les gouvernements n’ont pas été en reste.

Dans cette course où toutes les majors sont là et qui se veut transparente - par le recours à l’appel d’offres -, on peut prendre les paris que les 6 soumissionnaires américains sur un total de 31 entreprises retenues seront biens servis. Qui peut en effet plus que les Etats-Unis exercer une « influence » décisive sur le gouvernement irakien ?

Mais pour important qu’il puisse paraître, le débat est secondaire, presque trivial. Selon de nombreux Irakiens, c’est le principe même de l’opération qui est contestable. Ainsi, le gouvernement régional kurde, qui peut être difficilement taxé d’antiaméricanisme, a critiqué une politique de « bradage » qui offre aux multinationales des champs déjà en activité, au lieu de favoriser l’exploration. Le gouvernement irakien a défendu sa démarche par le souci d’efficacité en faisant valoir que la prospection prend du temps et que l’urgence est d’augmenter rapidement la production de 1,5 million de barils jour (mbj), avant d’atteindre 4 mbj en cinq ans. Le discours officiel irakien affirme qu’un tel objectif ne peut pas être atteint par des moyens nationaux.

Nombre d’experts et des responsables des entreprises pétrolières publiques ne sont pas du tout de cet avis. Ils soutiennent que les objectifs de production fixés peuvent être réalisés et dans un temps plus court par des moyens irakiens. Des experts pétroliers du sud de l’Irak avancent que la Société publique du Sud (SOC) est en mesure d’augmenter les exportations de 2 mbj dans l’année. On l’aura compris, ces offres, au nom de la nécessité d’aller vite, vont asphyxier les entreprises publiques. Les six champs offerts aux multinationales représentent 85% de la production actuelle et 50% des réserves de l’Irak. Il n’est pas étonnant que le responsable de la SOC souligne que leur perte de contrôle est une condamnation à mort des sociétés nationales.

Dans un Irak à souveraineté limitée avec un gouvernement sous protectorat, l’accusation de « bradage » ou « d’occupation économique » n’est pas théorique.

Du même auteur :

-  L’Iran « n’est pas la Géorgie »
-  
Iran : Crise complexe, médias simplistes
-  
La vie en commun des Libanais
-  
Les mots ne suffisent pas
-  
Obama n’est pas le coursier de la démocratie

30 juin 209 - Le Quotidien d’Oran - Editorial





samedi 20 juin 2009 - 09h:33

K. Selim - K. Habib/Le Quotidien d’Oran


« L’Iran n’est pas la Géorgie ». L’ayatollah Ali Khamenei a clairement signifié aux Occidentaux, qui ont mobilisé leurs médias et multiplié des déclarations, parfois franchement imprudentes, qu’ils ne pourront pas influer sur le cours des évènements en Iran.

L’Iran « n’est pas la Géorgie »

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=6813

par K. Selim

« L’Iran n’est pas la Géorgie ». L’ayatollah Ali Khamenei a clairement signifié aux Occidentaux, qui ont mobilisé leurs médias et multiplié des déclarations, parfois franchement imprudentes, qu’ils ne pourront pas influer sur le cours des évènements en Iran.

Il est difficile de ne pas noter que beaucoup de ces gouvernements occidentaux ont des appréciations démocratiques à géométrie variable et qu’ils s’abstiennent de critiquer les pays amis où les élections sont des fictions. La réplique sèche d’Ali Khamenei confirme que les propos bruyants de responsables de pays occidentaux desservent ceux qu’ils sont censés soutenir.

Mais le propos vigoureux de Khamenei en direction des Occidentaux n’était pas le plus important. C’est le message en direction des Iraniens qui compte le plus dans ce qui est bien une des plus graves crises connue par le régime depuis la révolution islamique. En balayant énergiquement la thèse de la fraude « massive » aux élections, l’ayatollah Ali Khamenei a mis fin aux attentes, exagérées, de certains acteurs iraniens d’une annulation du scrutin présidentiel.

Le recours à la rue était une pression sur le Guide de la révolution et son prêche du vendredi était donc attendu avec fébrilité. Sa réponse a été nette : Ahmadinejad a bien gagné les élections et il n’est pas question de revenir. Et les « opposants » - les guillemets s’imposent puisque Khamenei a lui-même rappelé qu’ils sont des hommes du système - ont été avertis : ils doivent cesser de jouer la rue, sinon ils devront en assumer les conséquences.

« Les résultats de l’élection sortent des urnes, ils ne se décident pas dans la rue ». Le guide, comme d’ailleurs de très nombreux Iraniens, a la certitude qu’Ahmadinejad a gagné et que ses adversaires se servent de la rue pour « contraindre les autorités à accepter leurs demandes illicites et erronées. Cela serait le début d’une dictature ».

L’ayatollah Khamenei a pris soin dans son discours d’exprimer son rejet des accusations de corruption lancées par les partisans d’Ahmadinejad contre Hachemi Rafsandjani, dont il a défendu l’intégrité. Il tend ainsi la perche à l’un des principaux acteurs - même s’il ne se montre pas beaucoup - de la contestation. Mais sur le fond, Khamenei n’a rien cédé : les élections ont eu lieu, les Iraniens ont choisi et les vaincus doivent l’accepter. La messe est dite.

C’est désormais Mir Hossein Moussavi qui est mis sous pression et qui devra faire des choix. Il peut construire sur le fait que l’opposition a marqué le coup et a ébranlé jusqu’à la position du Guide de la révolution. Il peut s’en contenter et prendre date pour l’avenir. S’il ignore la sommation du Guide de la révolution de faire cesser les manifestations de rue, il entrera dans une logique de rupture qu’il n’est pas sûr de gagner. Il est fort probable qu’il perdra la partie, car tout indique que la majorité des Iraniens lui a préféré son adversaire, le peu aimé de la presse occidentale, Mahmoud Ahmadinejad.

A cette majorité sociologique, s’ajoute le fait qu’Ahmadinejad dispose du soutien le plus fort au sein des appareils du système. Comme l’Iran n’est effectivement pas la Géorgie, ni la « révolution » ni son éventuelle répression ne seront de velours.

Editorial


Le Guide suprême valide le résultat de l’élection présidentielle

par Kharroubi Habib

Dans le bras de fer auquel se livrent en Iran depuis une semaine « réformateurs et conservateurs » sur la validité du résultat de l’élection présidentielle, officiellement remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad, le camp des conservateurs a reçu l’appui sans équivoque du « Guide suprême de la Révolution islamique » et homme fort du régime en place.

L’ayatollah Ali Khamenei a en effet non seulement entériné la réélection d’Ahmadinejad, déclarée par lui obtenue à la régulière, mais aussi affirmé que celui-ci est le plus proche de ses propres idées. La prise de position exprimée par le Guide suprême dans son sermon à l’occasion de la prière du vendredi a valeur de « fetwa » indiscutable dans la logique du régime de la « velayt el-Fakih », en vigueur en Iran depuis le triomphe en 1978 de la révolution islamiste conduite par l’ayatollah Khomeyni.

C’est dire donc que le mouvement de contestation contre la réélection d’Ahmadinejad, engagé depuis une semaine par le courant « réformiste » et les partisans du candidat malheureux Mir Hossein Moussavi, va être confronté au raidissement à son égard de la position du régime officiel, et probablement au durcissement de la répression qui s’abattra sur lui au cas où il chercherait à s’installer dans la durée de la protestation.

Mais il n’est pas certain que Mir Hossein Moussavi, l’emblème de ce mouvement, et les dignitaires du régime qui lui ont apporté leur soutien vont être déterminés à passer outre la position exprimée par le Guide suprême, dont il faut souligner qu’ils ne contestent ni le statut ni la primauté s’agissant de la conduite des affaires de la « Révolution islamiste » et de l’Etat iranien. Se pose alors la question au cas probable où ces personnalités s’inclineront devant l’injonction faite par Khamenei de cesser la protestation, de savoir si la rue iranienne va poursuivre son mouvement de contestation.

Vu d’Occident, ce mouvement est perçu comme une remise en cause des fondements mêmes de la Révolution islamiste et du régime instauré sur cette base par l’ayatollah Khomeyni. Rien ne semble plus faux, même dans la mesure où effectivement de nombreux Iraniens sont mus par l’aspiration d’un changement radical de régime. Ceux-ci pourraient donc être tentés d’aller au bout de la contestation, mais il n’est pas certain qu’ils bénéficieront de l’adhésion active de la majorité de la population iranienne. Ils perdront à coup sûr l’appui de celle-ci si la « solidarité occidentale » à leur égard continue à s’exprimer de la façon aussi grossièrement manichéenne et superficielle qu’elle le fait.

Le Guide suprême Ali Khamenei a saisi d’ailleurs que cette « solidarité occidentale », souvent formulée par des déclarations proches de l’incitation à la révolte radicale contre le régime et l’Etat islamiques, peut être retournée contre le noyau dur du mouvement de protestation, ce qu’il n’a pas manqué d’exploiter en dénonçant cette « solidarité » comme une « ingérence dans les affaires de l’Iran ».

De l’ingérence étrangère, les Iraniens gardent une mémoire douloureuse et humiliante depuis celle qui a conduit au coup d’Etat contre le régime nationaliste de Mossadegh au début des années 50, et dont paradoxalement Barack Obama a ravivé le souvenir dans son discours du Caire en en reconnaissant la réalité historique. En le faisant, le président américain a, sans le savoir, offert l’argument au régime iranien qui pourrait lui permettre d’isoler ses irréductibles ennemis intérieurs de la masse de la population iranienne.


Analyse

De K. Selim :

-  Iran : Crise complexe, médias simplistes
-  La vie en commun des Libanais
-  Les mots ne suffisent pas
-  Obama n’est pas le coursier de la démocratie
-  Silence arabe

De K. Habib :

-  L’extrémiste n’est pas celui qu’on croit
-  Plus que jamais, l’unité des Palestiniens s’impose
-  Netanyahu défie Obama et la communauté internationale
-  Quel Liban après les élections législatives ?
-  Changeur d’histoire ou illusionniste ?

 

 

20 juin 2009 - Le Quotidien d’Oran


http://www.info-palestine.net/

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 05:23


Après les émeutes d'UrumqiPar Nicolas Wong (
Global Voices)

Billet en anglais publié par Bob Chen · Traduit par Nicolas Wong · Voir le billet en anglais

Avec le déploiement de milliers de policiers anti-émeutes, Urumqi, la capitale de la province du Xinjiang, a retrouvé un calme tout relatif et pour ses habitants, la vie reprend peu à peu son cours [en chinois ; billet d'origine publié le 10/7]. Les violences qui ont fait 156 morts ces derniers jours [192 selon le dernier bilan officiel] semblent être terminées, mais à travers le pays, les images de tueries continuent de hanter les esprits.

Bien que les médias officiels ne cessent d'appeler à l'unité nationale et à la solidarité interethnique, les images et la couverture médiatique des émeutes qui avaient été proposées à la plupart des Chinois ne laissent voir rien d'autre que des crimes haineux dirigés contre des Chinois d'ethnie Han par des groupes de Ouighours. Furieux de voir que de nombreux innocents ont été tués, les internautes chinois appellent à une réaction sévère face à ceux qu'ils considèrent comme étant une attaque terroriste.

Kukumusic relate ce qu'un ami d'Urumqi lui a raconté. Il ne dit pas avoir vu de soi-disant “manifestation pacifique” de Ouighours mais uniquement des bouchers sanguinaires.

早上起来终于联系到了一个在乌市的哥们儿,很高兴他还活着(不是开玩笑),后来说到了乌市的现况,他跟我说了点那边动乱的细节,和现在网上论坛里报道的有些不同,一起说出来吧。
维族人在大街上见到汉族人就上去割喉,分成7、8人一组,杀了汉人后,5秒钟就散开,走在路上,常看见躺着很多具尸体。
暴乱的维族人都是生活在贫困线下的维族,据说被境外收买后,实施暴动行为。有一些维族人已经到了丧心病狂的地步,有直接把人从天桥上往下扔,更狠的是有些维族普通老百姓也受到牵连,也被他们错打。

Ce matin, j'ai enfin réussi à contacter mon ami à Urumqi. J'étais content de le savoir en vie (sans rigoler). Nous avons parlé des émeutes, et il m'a raconté de nombreux détails qui contrastaient avec ce que j'avais pu voir sur Internet. Des bandes de Ouighours se ruaient sur tous les Chinois Han qu'ils croisaient et s'y prenaient à 7 ou 8 pour leur trancher la gorge. Après le meurtre, ils se dispersaient en 5 secondes. En marchant dans la rue, ils voyait des cadavres joncher les trottoirs.
Les émeutiers sont les Ouighours les plus démunis. Il paraît qu'ils ont été manipulés par des organisations basées à l'étranger pour commettre ces actes effroyables. Certains Ouighours étaient même au bord de l'hystérie, il y en avait qui jetaient les gens directement d'un pont. Et pire encore, des Ouighours se sont mis à massacrer d'autres Ouighours par erreur.

5 juillet 2009: Boutique han incendiée lors des émeutes à Urumqui (Sur EastSouthWestNorth.com, de nombreux témoignages ont été traduits en anglais et s'accompagnent de photos sanglantes. La plupart des blessés, à en juger par leur apparence, sont des Chinois Han.

Beaucoup d'internautes se sont insurgés face à ces meurtres violents. Sur le Net, ceux qui appellent à une réaction sévère sont donc majoritaires. Et certains estiment même que la réponse du gouvernement était trop molle.

lgf5156 (YY无罪) a écrit :

我刚才和在乌鲁木齐工作的弟弟通了电话,感觉乌市汉人对政府的所作所为非常不满
认为
1 政府没有很好的保护他们,不相信政府。恐怖分子杀人时,打砸抢时没有武警(这个可能是政府对事件估计不足),等汉族人上街游行时,又是直升机,又是武警,催泪瓦斯,政府指挥镇压汉族人。
2 单位里本来很荣恰的民族关系变得很紧张。只要看到屠杀的汉族人,永远不会对维族有好感了。这是一个非常严重的问题。也非常难以解决。

Je viens juste d'appeler mon frère qui travaille à Urumqi. On pouvait sentir que les Chinois Han étaient très mécontents de l'attitude des autorités pendant les émeutes.
1. Ils n'ont pas été bien protégés. Ils ne font plus confiance au gouvernement. Quand les terroristes tuaient et pillaient, pas l'ombre d'un policier (peut-être les autorités ont-elles sous-évalué la situation). Mais quand les Chinois Han sont descendus dans la rue, il y avait des hélicoptères, des policiers anti-émeutes et des gaz lacrymogène pour les arrêter.
2. La relation interethnique harmonieuse de notre entreprise est devenue très tendue. Après avoir assisté à ce massacre de Chinois Han, plus personne ne fera preuve de gentillesse à l'égard des Ouighours. Ce problème est grave et je n'y vois aucune solution.

Le mal qu'ont causé ces émeutes, aussi bien pour les Ouighours que les Chinois Han, va sans doute perdurer. Personne, en effet, n'oubliera les scènes de guerre et les atrocités auxquelles on a pu assister à Urumqi.

Un journaliste a raconté ce qu'il a vu après avoir interviewé des femmes Ouighour qui manifestaient pour leurs maris et leurs fils disparus qui auraient été arrêtés :

当记者结束採访赛马场维族妇女示威后,约过了20分钟,好不容易找到的士返回酒店,车子刚行驶约10分 钟途经大湾北路时,经验丰富的汉族的士司机感觉前面气氛不对,急忙停车说,不能再走这条路了。记者不解其意,问他「为什麽不走?」仅过了1分钟,就见前面 许多行人像避雨一样慌张跑过来,有人边跑边喊,「快跑呀,前面又有事了!」循声望去,只见眼前100米路面已被大批维族人封锁,随即传来玻璃破碎声。的士 司机见状急忙掉头,四周汽车纷纷转向,一时间交通秩序大乱。Mitbbs.com
记者从未经历如此紧张场面,只见路上行人朝同一个方向奔跑….车子至一个交叉路口刚要转弯,车后忽有女人拼命拍打车尾,急呼「帮帮忙,我跑不动了」,好心的司机停车让她上车,
一行人脱险后,记者反问司机﹕「刚才情景好像在伊拉克打仗,要这样紧张吗?」司机回答说,「你没经历过当时惨景,那些维族暴徒连妇女小孩都不放过,被他们撞到能有好结果吗?」

20 minutes après l'interview, je réussis enfin à trouver un taxi pour retourner à l'hôtel. 10 minutes plus tard, alors que nous étions sur la route Dawan Nord, l'expérimenté chauffeur Han trouva que quelque chose ne tournait pas rond. Il arrêta la voiture et me dit : “On ne peut pas passer par là”. Et la minute suivante, le temps de lui demander pourquoi, je vis une foule courir vers nous comme si un orage nous arrivait dessus. Il y en avait qui criaient : “Vite ! Il se passe quelque chose devant !” Je me suis alors tourné vers cette direction. À 100m de nous, une bande de Ouighours avait bloqué la route. J'entendis alors des vitres se briser. Le chauffeur de taxi fit demi-tour sans plus attendre avec les autres voitures. En un clin d'oeil, la circulation était devenue chaotique.
Je n'avais jamais assisté à une scène aussi tendue. Tout le monde courait dans la même direction. Au moment où notre taxi entamait son virage, une femme vint se coller à la vitre en criant : “À l'aide ! Je n'arrive plus à courir !” Nous nous arrêtâmes pour la laisser entrer.
Une fois en sécurité, je demandai en chauffeur : “J'avais l'impression d'être sur le champ de bataille en Irak, c'était vraiment nécessaire d'être aussi nerveux ?” Le chauffeur me répondit : “Tu ne peux pas savoir. Ces bandes de Ouighours n'épargneraient pas même les femmes et les enfants. S'ils t'attrapent, c'en est fait de toi.”

Et beaucoup de Chinois Han sont déçus de voir que les efforts déployés pour rétablir l'ordre ont été perçus par les médias occidentaux comme une “répression”, et les émeutes comme des “manifestations pacifiques'.
空气稀薄
s'insurge :

其实,为了维护民族团结,防止仇恨加剧,中国媒体的报道已经非常“不客观”了,那些血淋淋,惨不忍睹的镜头只有在海外媒体和互联网论坛上才可以见到,无耻的德国媒体竟然说中国政府用宣传propaganda来煽动汉人对维族人的仇恨。
如果是警方武力镇压造成所谓的维族“和平抗议者”大量伤亡,图片呢?视频呢?截至此刻,有哪家外媒,有哪个境外疆独组织能提供哪怕一张(段)这种性质的图片和视频?

En fait, afin de maintenir l'harmonie ethnique et empêcher la haine, les médias chinois sont beaucoup trop mesurés. Ces images sanglantes et choquantes ne sont diffusées que dans les médias étrangers et sur Internet. Mais les médias allemands ont affirmé sans vergogne que le gouvernement chinois faisait appel à la propagande pour attiser la haine des Han envers les Ouïghours.
Si la répression policière a fait tellement de victimes parmi ces “manifestants pacifiques”, alors où sont les photos ? et les vidéos ? Jusqu'ici, les médias occidentaux et les séparatistes basés à l'étranger disposent-ils de ce type de documents pour le prouver ?

Sur Youtube. en réaction à une vidéo intitulée 新疆万人抗议 呼吁国际关注 (Des milliers de manifestants au Xinjiang demandent l'attention de la communauté internationale), ahuich a écrit :

放你妈的狗屁!有计划的镇压!
维吾尔人屠杀了154人,重伤800人,是冲突,是示威。武警前 来维持秩序,就是有计划的镇压

Une répression planifiée ? N'importe quoi !
Quand les Ouighours tuent 154 personnes et en blessent 800 autres, ce sont des antagonismes et des manifestations. Mais quand la police vient rétablir l'ordre, c'est de la répression planifiée !

Dugles a commenté :

如果政府机关枪扫射了。拿我做梦都偷着笑。可怜的中国政府,什么 事都不做也照样被人扣屎盆子。既然这样,为什么不痛痛快快的干呢 !!!

Si le gouvernement ouvrait le feu à la mitrailleuse, je ne pourrais m'empêcher de sourire dans mes rêves. Mais pauvre gouvernement, même quand il ne fait rien, il se fait condamner. Alors autant leur tirer dessus une bonne fois pour toutes !!

5 juillet 2009: Blessés lors des émeutes d'UrumquiDans le New York Times, une série de photos des émeutes suscite également la controverse pour les stéréotypes qu'elle véhicule et sa déformation des faits. Cette photo de Nir Elias/Reuters, qui montre un homme allongé sur un lit et qui a pour légende : ‘Ouighours blessés dans un hôpital de la ville pendant une visite organisée par les autorités pour la presse lundi” a ainsi été ridiculisée par Chin:

是啊,这照片明明是里面的名字明明是汉人,到了注解的时候变成维族了

Le nom sur la pancarte indique pourtant bien que c'est un Han. Mais dans la légende, il est devenu un Ouighour.

walala ajoute :

构图的idea就是: 先拍军警, 再拍维族, 拍伤者/血之类, 也放个维族在照片里. 总之
要旨是暗示军警打维族.

L'idée des photographes est : d'abord la police, puis des Ouighours, puis des blessés en sang avec quelques Ouighours. En tout cas, il faut insinuer que la police tabasse les Ouighours.

Radio Free Asia est également critiquée pour avoir utilisé de façon erronée une photo des émeutes de Shishou pour illustrer les événements au Xinjiang. Le plus intéressant est que Rebiya Kadeer, que le Parti communiste accuse d'avoir fomenté les troubles, a utilisé exactement la même photo lors d'une interview pour décrire la situation à Urumqi. Les informations relatives à cette bourde sont consultables à la fin de cette page [en anglais] sur EastSouthWestNorth.

Manifestation de femmes ouïghoursLes rencontres imprévues de journalistes avec une foule de femmes ouighoures, qui pleuraient la disparition de leurs maris arrêtés par les autorités, sont également considérées comme douteuses. Ces femmes se sont vues consacrer des articles dans plusieurs grands journaux occidentaux.

Un journaliste du Quotidien Wenhui raconte ce qui s'est passé :

在成功吸引众多记者的注意后,这些维族妇女又分成几群,对记者、特别是外国记者,声泪俱下地用维语哭喊。她们当中,每几个 人裡便会有一名懂汉语的维族妇女负责用中文作现场翻译,这让记者们很容易地明白其哭诉的主要内容是:她们的丈夫、儿子或父亲,昨晚被警察抓走了、打死了。 但当被问及到底有多少人昨晚被抓或死亡时,这些维族妇女却又不断变换「口径」:最初向外媒记者说有100人,之后又改口说300人,最后又称有上千人。

记者注意到,在一些中国记者用普通话向这些妇女提问时,她们会用中文回答说听不懂,但面对外国记者的镜头,她们马上用流利的汉语大声哭诉,并不断有人晕倒。如果发现外国记者没注意到这些「细节」,还会有人主动上前,拉外国记者们去拍。

Après avoir attiré l'attention des journalistes, les femmes ouighoures se sont divisées en plusieurs groupes pour fondre en larmes devant les reporters, et en particulier devant les reporters étrangers. Parmi elles, il y avait dans chaque groupe une femme qui s'occupait de traduire leurs propos en chinois pour que les journalistes puissent comprendre facilement ce qu'elles racontaient. À savoir que leurs maris, leurs fils, et leurs père avaient été enlevés et battus à mort la nuit dernière. Mais quand on leur demandait combien il y avait eu de morts ou d'arrestations, leurs chiffres changeaient constamment. D'abord, c'était 100, puis 300, puis finalement plus de 1000.
J'ai constaté que quand des journalistes chinois les interviewaient en chinois, elles disaient ne pas parler le chinois. Mais devant des caméras étrangères, elles se mettaient tout d'un coup à s'apitoyer dans un chinois parfait. Certaines d'entre elles se sont même mises à s'évanouir. Si les journalistes étrangers ne prêtaient pas attention à ces “détails”, il y avait toujours quelqu'un pour les prendre par la manche afin qu'ils filment ces scènes.

Source: Global Voices

Illustré par Dazibaoueb (source des photos)

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 03:55

Reste du Mur de Berlin, 2004

Wikipedia.org

FR2, des soirées à thèmes très particuliers..

par Eva R-sistons


Il me semble avoir compris que FR2,
toujours à la recherche de bonnes idées
(qui bien entendu valoriseront ses préférés,
Sarkozy, les libéraux, les Américains, les Israéliens..)
programmerait à la rentrée des soirées à thèmes,
avec, tenez-vous bien, comme animateurs,
Marie Drucker la soubrette des marchands d'armes,
Yves Calvi le spécialiste des faux débats,
et Delahousse le maître de la désinformation,

hé, hé, ça nous promet de belles soirées en perspective,
et pour commencer, un joli théma

sur la chute du Mur de Berlin,

charmante occasion, certainement, 
pour taper sur le système communiste
(au cas où, vous l'aurez compris
car vous êtes intellligent, il viendrait à l'esprit
d'un déçu de la mondialisation heureuse
de regarder du côté des expériences soviétiques)
et rassurez-vous, le joyeux trio
trouvera mille prétextes pour discréditer
l'Opposition, les non-alignés, les Systèmes alternatifs,
et bien sûr l' Iran, si différent et.. si riche en pétrole,
faut bien nous préparer, comme dit la Marie (Drucker),
à mourir pour Israël, pardon pour la France...
mais comment peut-on faire des lapsus pareils ?
Non, non, juré, promis, trop peur d'être taxée
d'antisémitisme, pour un oui, pour un non,

allons les veaux, entre deux matches de foot
voici de quoi former vos pensées
dans le sens des désirs de l'Elite
qui programme... la mondialisation si bienheureuse !

Allons z'enfants de la Patrie
nous enrôler pour les belles guerres permanentes,
allons sans murmure travailler en Inde pour 80 euros par mois,
allons le coeur joyeux vers nos destins d'asservis
aux maîtres du monde !

Calvi, Drucker et Delahousse
seront là pour égayer nos soirées,
pour nous apprendre à penser comme il faut,
pour faire de nos de doux moutons bêlants,
allez la vie est belle,
toujours plus belle,
sur FR2 télé de désinformation ultra-sioniste ! 

Eva dont la curiosité est aiguisée par tous ces nouveaux programmes,
qui nous parleront du passé, ou de la Shoah,
ou du joyeux présent (surtout pas des méfaits du capitalisme, chut !
ni des guerres juteuses pour les multinationales),
ou de l'avenir radieux avec le Nouvel Ordre Mondial,
et même des extra-terrestres !

Youpi, elle est pas belle la chaîne FR2 du service 
très privé des sionistes et des marchands d'armes ?




 

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 07:49

Les Médias et la couverture des conflits, Honduras, Iran

Voici deux commentaires très instructifs sur la couverture médiatique concernant l'Iran et en parallèle le Honduras.

L’information et l’idéologie
de Serge Charboneau
Extraits

Radio Canada fut, à une époque, un chef de file exemplaire pour la qualité de son information grâce à la qualité professionnelle de ses journalistes et de ses communicateurs hors pair.

Qu’en est-il aujourd'hui?

Radio Canada, comme bien d’autres, semble avoir perdu de sa rigueur. On a l’impression que notre société d’État, jadis exemplaire, transpire maintenant d’idéologie.

Prenons le cas iranien. Quelques minutes seulement après le résultat controversé de l’élection présidentielle, on condamnait sévèrement. Sans même attendre le déroulement des événements sans même prendre le recul pour décrire l’ensemble des éléments, la condamnation « sans appel » et soutenue contre ce résultat « catégoriquement frauduleux » (sic) était mise de l’avant. Le travail journalistique s’est résumé en une sorte de propagande boule de neige anti Ahmadinejad.

Très peu d’Histoire, très peu d’analyses sérieuses (rien d’autre que des démonstrations soutenant « la justesse » (sic) de la condamnation), très peu de visibilité et d’entrevues de partisans du condamné [Ahmadinejad]. On nous a offert la vision d’un seul et unique côté de la médaille. On a même été jusqu’à utiliser l’image-choc de cette femme qui meurt sous la caméra avec son sang lui sortant de la bouche. Les assassins ont été rapidement identifiés (sic) malgré l’absence de preuve et le manque d’information sur les circonstances du drame. De simplement se demander d’où pouvait provenir cette balle mortelle est interdit.
Nos journalistes ne présument pas, ils nous assurent que Neda est une victime du régime répressif. Être au mauvais endroit au mauvais moment peut arriver dans n’importe quelle manifestation où la violence est au rendez-vous et « l’utilisation démagogique » de cette mort en direct a été à la limite de la décence journalistique.

Cette crise iranienne fut « en bonne partie » fabriquée par les médias. Cet acharnement médiatique (d’ailleurs toujours actif) nous a profondément atteints et le cas iranien est devenu NOTRE cas. La lutte de ces Iraniens et de ces Iraniennes est devenue NOTRE lutte comme si nous-mêmes étions devenus iraniens. On nous a exposé la lutte d’une population totalement (sic) homogène, qui nous ressemble complètement ( !) contre ces dirigeants totalement (sic) infâmes qui sont fous (sic).

Pourtant, la population iranienne est bien loin d’être homogène (aucune population n’est homogène. Imaginez qu’on présente au monde le Québec comme étant une population homogène luttant pour obtenir son indépendance). Cette population est sérieusement divisée et ladite fraude si sévèrement condamnée, n’en était peut-être pas une, plusieurs éléments « objectifs » peuvent étayer la validité du résultat. [1]

Pour le Honduras, c’est une tout autre histoire. Ici, l’accent est mis, non pas sur l’homogénéité de la population, mais sur sa division. On présente les manifestants honduriens comme, non pas la majorité de la population, mais comme un groupuscule de fidèles au président dit « déchu ».

Dans le cas hondurien, nous n’avons vu que très peu de manifestations. Les manifestants au Honduras semblent être quelques groupes isolés de paysans frustrés et de pauvres manipulés. Pas de caméra, pas de reporter sur place, le Honduras subi un « black-out » télévisuel et journalistique presque complet. Ici, l’utilisation de Twitter, des cellulaires et d’internet ne semble pas fonctionner. La dictature qui s’est installée a mieux réussi que les ayatollahs pour couper le Honduras du reste du monde. Autant pour l’information qui entre que pour celle qui en sort.

Comment expliquer autrement que par des visées idéologiques, ce gouffre de différences dans le traitement de ces deux événements?

Autant les médias ont soutenu et même favorisé les manifestations iraniennes, autant ils ont « négligé » le Coup d’État hondurien.Il est flagrant que dans les deux cas, la coloration idéologique des événements est éclatante.

Nos médias « officiels », « classiques », « mainstreams ", semblent au service de l’idéologie néolibérale. C’est « normal », ce sont des médias financés et entretenus par les riches corporations néolibérales. Il devient donc « normal » (sic) que ce journalisme fasse preuve d’un manque d’éthique et d’objectivité flagrante. Comme il est « normal » (sic) que notre information « limite » notre compréhension pour conserver la docilité de la masse.

Pourtant, l’événement d’Amérique latine était d’une importance bien équivalente et même sur certains aspects, nettement supérieurs à celui du Moyen-Orient.

Au niveau démocratique, il est incontestable que l’événement du Honduras est une atteinte flagrante au plus élémentaire de la démocratie.Tandis que celui du Moyen-Orient est très discutable.

L’idéologie qui guide nos (sic) médias crève les yeux.

Les faucons du libre-échange qui ont pour mission de mettre les ressources globales au service qu’une riche oligarchie mondiale, luttent à l’aide de leur puissant outil (arme) médiatique, à prendre le contrôle de l’Iran tout comme de reprendre le contrôle de leur (jadis) arrière-cour, l’Amérique latine.

Comment expliquer autrement cette différence de traitement de ces deux événements?

Nos médias ont supporté les manifestations favorables à la prise de contrôle de l’Iran et ont évité de nuire au Coup d’État permettant de mieux contrôler le Honduras même si ce Coup opprime la population hondurienne et bafoue les règles élémentaires de la démocratie.Pour nos médias-moraux, la lutte des opposants iraniens est noble et courageuse, tandis que celle du peuple hondurien est maladive et subjuguée.

Intégrale de l'article
Le Grand Soir.

À LIRE
Pierre Lévy interpelle Gérard Courtois sur le
traitement par Le Monde du dossier iranien.

http://sergeadam.blogspot.com/
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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 04:47

Guerre d’Espagne : On les appelait
les combattants de la liberté


Ils aspiraient à vivre dans un monde de paix et de justice, l’espoir guidait leurs pas.

dimanche 5 juillet 2009 par luis lera

François était le modèle même du militant qui, politisé et fils de militaire (capitaine qui a fait la grande guerre) a une idée assez précise de ce qui l’attend. D’ailleurs André Marty qui a en charge la direction des Brigades Internationales pour le compte de l’Internationale Communiste ne se trompe pas quand il mise sur ce jeune volontaire de 22 ans qui possède déjà le profil qui révèle les futurs chefs. Il sera nommé commissaire politique après une mémorable bataille où il survécut malgré une blessure grave, grâce à la baraka.

Ils aspiraient à vivre dans un monde de paix et de justice

François était le modèle même du militant qui, politisé et fils de militaire (capitaine qui a fait la grande guerre) a une idée assez précise de ce qui l’attend. D’ailleurs François Marty qui a en charge la direction des Brigades Internationales pour le compte de l’Internationale Communiste ne se trompe pas quand il mise sur ce jeune volontaire de 22 ans qui possède déjà le profil qui révèle les futurs chefs. Il sera nommé commissaire politique après une mémorable bataille où il survécut malgré une blessure grave, grâce à la baraka.

« En me désignant au poste de commandant de la délégation des Brigades Internationales de Figueras, André Marty-chef des Brigades Internationales m’avait affirmé que j’avais des aptitudes pour tenir ce poste proche de la frontière, d’autant plus que » ... « les soleils et vents des batailles t’ont bruni comme un pruneau. Tes blessures sont apparentes et… tu es toujours souriant »
(F. Mazou « Le Béarn à l’heure de la guerre d’Espagne » Mémoire collective en Béarn)

La confiance qu’il lui accordera par la suite est assez exceptionnelle, quand il l’envoit en mission en France pour convoyer l’armement que Pierre Cot, le ministre de l’air, et Jean Moulin livrent sous le manteau à la République Espagnole. « A Toulouse, en septembre 37, je devais organiser l’itinéraire de deux convois spéciaux composés d’une dizaine d’avions J’étais en avance de trois jours. Sans hésitation, avec la bien bourgeoise Matfor, je fonçais sur Oloron. »

« A peine étais-je arrivé que la maison fut envahie par les voisins, les amis et les camarades… Dans l’heure qui suivit, je fus installé sur une tribune, sous la halle, face à des milliers de personnes venues écouter le leader Léon Jouhaux, secrétaire général de la CGT. Dès que je fus devant le micro un impensable vacarme se déchaîna amplifié de vagues de poings levés, de foulards et de bérets agités l’assemblée entonna La Jeune Garde. »

C’est aussi pour vivre des moments de cette teneur que François est militant avec un caractère très affirmé, toujours en mission pour changer le monde , toujours en proposition, jamais en défaut d’idées.

« Vous avez salué - avec enthousiasme- la présence devant vous d’un des nombreux Oloronais qui combattent sur les fronts de la liberté ; accordez-moi l’honneur de représenter, ici, l’Armée Populaire Espagnole luttant pour sa République et pour notre démocratie… pour éviter que la France ne soit à son tour agressée, nous devons vaincre. Pour vaincre, il nous faut vite des avions… des canons !... » …puis la foule, dans la nuit, traversa le centre de la ville pour se rendre à la sous – préfecture en scandant ; « des avions… des canons… pour l’Espagne ! »
(F. Mazou, Arrêt sur Images)

Dans l’atmosphère « Front Populaire », généralisée dans tout l’hexagone, les solides syndicats avaient organisé une suite de grèves débouchant sur des victoires. Avec constance, ils conduisaient une série d’actions en faveur de l’Espagne républicaine. Des pétitions pour la levée de la prétendue « non-intervention », interventions dans chaque réunion et meeting, manifestations pour accentuer la concrète solidarité, des listes de souscription circulaient dans chaque usine.

L’hôtel de Marie Bergeron était devenu le siège permanent des groupes d’activistes. Sa façade était décorée de grandes oriflammes évoquant Madrid, no pasaran, les combattants, peints par Jean de Riquer… (F. Mazou, Mémoire Collective n°10)

Dans la ville d’Oloron s’organisaient une kyrielle infinie de petites idées et de grandes actions, les instituteurs en écrivains publics, les jeunes gens récoltaient les solidarités matérielles…

« Chaque jour, dans les maisons fonctionnaient des « ouvroirs républicains » où des femmes se serraient en tricotant des pulls pour les combattants aragonais… A Sainte-Croix, le quartier espagnol, je bénéficiais d’un flot d’informations concernant les nouvelles des volontaires faisant parti, avec mon frère « Juan », de la glorieuse 43e division commandée par Antonio Beltran. »

« Je situais Figueras et son château fort, siège de la délégation des BI (Brigades Internationales) où un groupe d’officiers de différents pays avait pour mission de recevoir les volontaires »

« J’avais deux obligations morales : visiter la famille de mon camarde d’Oloron, Antoine Sanchez, tombé à mes cotés le 12 février précèdent en défendant Madrid - instant douloureux marqué par la grande dignité de la mère et de la sœur d’Antoine ; aller rue Camou partager le repas du soir de la famille Toulet, heureuse, ravie de m’embrasser pour affirmer à Jannette, ma belle-sœur, que ses enfants Jean-Claude et Monique auraient, dans quelques mois, la joie d’embrasser leur papa, l’Espagne ayant reconquis la liberté… »

Ill est intéressant de souligner pour ceux et celle qui ne connaîtraient pas la ville d’Oloron qu’il était coutume de dire à son sujet :

« Oloron est la dernière ville espagnole quant on va d’Espagne vers la France, et qu’elle est la première ville espagnole alors que l’on vient de France pour aller en Aragon »

L’espoir guidait leurs pas

L’historien Remi Skoutelsky dans son livre L’espoir guidait leurs pas dénombre un total de 32 000 volontaires dont près d’un tiers de français. Les attaques franquistes sur Madrid ne leur laissent pas le temps pour une formation militaire. Leurs inexpériences pour un grand nombre d’entre eux occasionnaient de lourdes pertes dès leur entrée en « scène ». En conséquence, il y a des désertions.

Les armes viennent à manquer

Du courage à revendre pour les soldats d’une armée mal armée pour ne pas dire désarmée. L’embargo total sur les livraisons d’armes prive de fait les seuls Républicains. Cet accord félon profite inexorablement aux agresseurs d’un gouvernement Républicain élu au suffrage universel. Et pour couronner le tout, l’hypocrisie est poussée à son paroxysme quand on pense que la majorité des gouvernements ont signé « la non intervention » et ils l’ont fait en grande partie contre « El frente Popular » Bien entendu, je ne les mets pas tous au même niveau d’intéressement comme l’Italie l’Allemagne et le Portugal qui l’ont signé aussi.

Le trésor s’épuise, les armes pour la victoire s’arrêtent.

« Au début des affrontements armés lorsqu’on sortait en opérations on étaient six, sept, parfois huit pour un seul fusil. Quand celui qui avait le fusil était tué, la première chose à faire c’était de récupérer le fusil parce que nous n’avions aucune espèce d’armement. » (Guillermo Rodriguez brigadiste, l’ami Toulousain de François Mazou - film arte sur l’histoire des brigades)
« Nous avions une tenue impeccable, mais nous n’avions pas d’armes ! »
(F. Mazou - film/ arte)

« … J’eus un accès de découragement quand je vis ce qu’on me donnait : un Mauser allemand qui portait la date de 1896 ! vieux de plus de quarante ans ! Il était rouillé, la culasse mobile fonctionnait mal, la sous garde en bois était fendue, et il suffisait de jeter un seul coup d’œil dans l’âme pour voir qu’elle était irrémédiablement corrodée ».
(George Orwell, Hommage à la Catalogne)

Quand l’URSS se décide, les bateaux arrivent trop tard, c’est la fin, ils font demi tour et ramènent leurs cargaisons en Union Soviétique. Les Républicains ont manqué d’avions, de canons, de fusils, de munitions tout au long de la guerre. Aussi il ne faudrait pas oublier le travail de la Compagnie France Navigation qui a ravitaillé l’Espagne Républicaine clandestinement en armement à l’initiative du Parti Communiste Français avec le syndicat CGT qui en était la cheville ouvrière. Mais malheureusement jamais dans des proportions équivalentes aux forces de l’Axe. Sans négliger le fait qu’il y ait eu, en l’espace d’une année, près d’une trentaine de navires soviétiques envoyés par le fond, par les sous-marins de la flotte de l’Italie fasciste.

L’or de la République a terriblement manqué pour le fonctionnement d’une économie de guerre. L’état avait vidé ses coffres pour garantir la liberté (à fortiori) de l’Europe mais le sort de l’Espagne était réglé d’avance par une certaine inertie du monde « libre ».

Sur le front, les coups de butoir fascistes deviennent de plus en plus éprouvants. Leurs forces se sont considérablement développées avec la participation de plus en plus meurtrière des troupes fascistes iItaliennes sur terre, sur mer, et dans les airs, ainsi que l’aviation allemande et ses légions d’élites nazies. Madrid est bombardée avec une intensité redoublée pour en finir plus vite.

Faute de munitions ou de fusils, il y a même des combats qui sont livrés à mains nues, à la grenade, à l’arme blanche. La guerre ne peut pas développer des comportements de sagesse ni d’équité et il est important alors de puiser dans les motivations et de revenir aux questions des fondamentaux qui eux restent ou évoluent sur des principes d’humanité, indispensables pour préserver la dignité de l’Homme.

Quand à la « non intervention », une dernière tentative des démocraties européennes fut proposée à Franco et à la République le retrait des troupes étrangères de part et d’autre. Seul le gouvernement légal de la République se plia à cette promesse avec le départ de l’essentiel des Brigades Internationales, mais le front fasciste/nazi resta allemand, italien, marocain, et espagnol.

A cela s’ajoute le « comité des cyniques associés » virtuel mais fonctionnel, sur la forme comme sur le fond, depuis que les Britanniques et les Français ont abandonné/trahi la République Espagnole, inaugurant en politique la supercherie la plus invraisemblable : « la non intervention » - ce que le ministre des affaires étrangères allemand, Von Ribbentrop, appelait « le comité d’intervention ».

A quoi pensaient les instigateurs de cette supercherie quand Saint Exupéry dit « ici on fusille comme on déboise… » ou Bernanos qui proclame « la tragédie espagnole est un charnier » et encore cet anglais qui écrit, parlant de Madrid, « tous sont devenus fous… la vie humaine ne compte plus ».

Avec le « Caudillo », l’Espagne devient le « pré carré » des fascistes et des « christs Roi ». L’Autriche, La Pologne, la Tchécoslovaquie, puis la France celui du « Fuhrer ». L’Albanie et l’Ethiopie pour le « Duce », qui a des visées sur l’Afrique et les Balkans. Franco n’est pas en reste, il a aussi ses prétentions ; il propose à l’Allemagne et à l’Italie de rentrer en guerre à leurs cotés, mais en posant ses exigences : « Gibraltar à l’Espagne, expansion en Afrique, le Maroc (tout) et l’Oranie et, en prévision des exigences en armement, du pétrole et du blé. »

A l’autre bout du monde, le fascisme Japonais s’est lancé dans la conquête de territoires et pousse ses armés dans les profondeurs de l’immense Chine. L’empereur Hirohito occupe la majeure partie de l’Asie du sud est et du pacifique. Le monde sombre dans un tourbillon provoqué par un règne de terreur et de servitudes à celle-ci. Nombreux seront ceux qui adoreront, comme des Dieux où tout au moins comme de nouveaux prophètes, ces chefs charismatiques. Et ils sont prêts à les suivre jusqu’à la mort, et tout simplement parce qu’ils savaient comme des gourous s’adresser au peuple. Souvent c’est la peur embusquée dans quelques chambres noires de notre cerveau qui recèle contre son gré des traumatismes inscrits dans ce qui est une sorte de dualité de la raison qui semble alors inversée ; en effet cette peur est l’essence même de cet engouement, pourtant en apparence « librement consenti ».

L’avertissement émanera d’une réflexion de l’auteur de « Si c’est un Homme », Primo Levi :
« Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d’autres voies que par la raison. » ... « Lorsqu’ils parlaient en public, Hitler et Mussolini étaient… adorés comme des dieux, c’étaient des chefs charismatiques…les idées qu’ils proclamaient n’était pas toujours les mêmes et étaient généralement aberrantes, stupides et cruelles »

Primo Levi nous met en garde sur la capacité de l’homme à nuire, et c’est avec un regard dépassionné qu’il met en place une réflexion sur les comportements et la raison. Pour lui, le vrai danger vient de la fidélité les exécuteurs zélés d’ordres inhumains et nous amène à réfléchir. « C’étaient des hommes quelconques. Sauf à de rares exceptions ce n’étaient pas des monstres. Les monstres existent mais ils sont peu nombreux pour être vraiment dangereux ». A réfléchir sur la dangerosité. « Des hommes ordinaires, des fonctionnaires prêts à croire et à obéir sans discuter » (… ) « Comme vingt ans après, les militaires Français qui tuèrent en Algérie, et comme, trente ans après, les militaires américains qui tuèrent au Viêt-Nam »

J’ignore si « anthropologue de la conscience » a un sens mais Primo Levi me fait penser à ça.

« La non intervention » tenait fermement son cap hors de la raison, même si quelques « émois d’humanité » pouvaient la faire déroger quelques secondes de son « droit canon ».

Léon Blum semble persuadé de sa bonne foi. Léon Blum est aussi persuadé du bon sens de sa pensé, quand il dit « je n’assiste personne, ni les uns ni les autres, c’est clair. J’œuvre pour la pacification » ( sic…)

La guerre n’est qu’une histoire de temps mis à profit pour affaiblir son adversaire. La République espagnole a perdu sa légitimité et se trouve privée de toute possibilité de victoire contre le fascisme. Ainsi que le « droit » d’exercer - faute de soutien matériel et logistique - sa propre « légitime défense ». Les forces de l’Axe bénéficient quant à elles des atouts d’une victoire annoncée et pour Franco les moyens de sa contre Révolution.

D’un coté « Le droit canon de la non intervention », de l’autre la République sacrifiée.

En attendant el fracaso

Des manifestations ont lieu dans quelques endroits du monde pour soutenir la République Espagnole et demander la fin de l’embargo sur les armes. Beaucoup de Brigadistes resteront jusqu’à la fin des combats. Ils passeront la frontière avec les Républicains espagnols en février 1939.

Je ne pense pas que l’on puisse aimer l’Espagne avec autant de dévotion. L’aimer comme l’ont aimée ces hommes et ces femmes alors que rien ni personne ne les avait obligés à venir partager les heures sombres et cruelles de cette terrible guerre civile. Et tous ceux qui, comme Emil le Roumain, l’ont aimée à en crever. L’Espagne leur a offert la nationalité, promesse faite un 28 octobre 1938 par la Pasionaria, Dolores Ibárruri Gómez. Puisse l’Espagne leur offrir un jour à titre posthume une République comme celle qui les a fait tant rêver.

Alors que le sage pointe du doigt l’Allemagne, pour montrer au monde cet énigmatique personnage qui s’agite pour chasser son apparente banalité, le sage qui subodore déjà l’intrigue la plus tragique et criminelle que ce personnage (pastiché par Charlie Chaplin dans « Le Dictateur ») aurait mis au point en prison : Mein Kampf. Nombreux sont ceux qui regardaient fixement le doigt du sage en haussant les épaules. C’est ce silence, et cet angélisme qui, sans le vouloir, cautionneront le fracas.

En Espagne l’armée républicaine, aidée par les internationaux, est engagée dans une guerre improvisée où l’armement leur fait cruellement défaut (la moitié seulement sont armés). Ils font face à trois armées (le double en effectifs), parfaitement équipées et préparées, qui adoptent une logistique conforme à leurs ambitions ; la terre brûlée en attendant « el fracaso ». Il semble alors qu’il y ait trois Europes ; une « plutôt Hitler que le communisme », une deuxième sur le modèle de la République de Weimar, la tête enfoncée dans le sable, et enfin l’autre, celle pour qui le scénario est clair, le nazisme ne doit pas passer !

Comme introduction au film de Ute Bonnen et Gérard Andres sur l’histoire des brigades internationales, le journaliste Alexandre Adler présente pour ARTE, cette épopée avec une certaine déférence dans son analyse de l’histoire.

« … Les brigades internationales forment l’épisode le plus glorieux, le moins contestable de toute l’histoire du mouvement communiste, pour la première fois au lieu de proclamer la nécessité historique de la dictature, certes du prolétariat, mais il s’agit bien d’une dictature en l’occurrence. Les Partis communistes se lancent à la rescousse d’une république démocratique : l’Espagne assaillie par son armée d’extrême droite et arc- boutées sur l’aide militaire de l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste. C’est le contraire de ce qu’avaient fait les communistes allemands sous Weimar lorsque ils avaient abandonné à son sort la démocratie en danger de mort. Pour la première fois aussi les communistes Européens au lieu d’éliminer brutalement les socialistes et les anarchistes qui dominent alors largement la scène politique, espagnole prônent au contraire la coopération de tous les anti-fascistes La jeunesse intellectuelle bascule donc vers ce communisme là, par haine du fascisme. La fine fleur de cette jeunesse se retrouve bientôt dans les Brigades la 11e la Thaelmann et la 14 ème la « Marseillaise » qui forment vite l’élite de l’armée républicaine. Après 1948, Staline fera des anciens d’Espagne dans toute l’Europe de l’est des objets privilégiés de la répression. »

Les aléas de la question

« Des milliers de Brigadistes ont été tués une première fois par les franquistes et leurs alliés mussoliniens hitlériens et fascistes français, une seconde fois par Vichy et Berlin, une troisième par Staline et ses acolytes. Puis on les a marginalisés voire oubliés : par l’indifférence des pouvoirs publics occidentaux leur refusant notamment la qualité d’anciens combattants ; par l’exclusion dont ils firent l’objet car remettant trop de choses en Question . » ( José Fort, l’Humanité, 4 octobre 1995 /dans le l’ouvrage de Remi Skoutelsky , « L’espoir guidait leurs pas. » )

Le 28, octobre 1938 Barcelone fait aux volontaires internationaux des adieux bouleversants.

La despédida

Cristobal Andrades est à Barcelone. Il s’est engagé dans les « guardias dasalto »

« Lorsque Franco s’est soulevé contre la République, mon village (Sétenil en Andalousie) n’a tenu que deux mois sous la protection de la République. Quand la Légion Etrangère avec le tercio l’attaquèrent, insuffisamment armé, il ne put résister bien longtemps. Mon père et mes deux frères partirent alors du village pour continuer la lutte. J’avais 15 ans et je suis resté avec ma mère et mes sœurs de 10 et 5 ans. Puis à mon tour, je dus quitter le village pour apporter mon aide dans la ferme d’un parent que les fascistes avaient arrêté. »

« Vint le jour où ma mère me fit revenir au village pour rejoindre la zone républicaine. Nous sommes partis de nuit sur les routes, à la recherche de mon père et de mes frères. Nous les retrouvons dans un petit village à coté de Ronda. La guerre est présente aux bruits des armes, des combats. Nous sommes donc repartis jusqu’à Malaga sous les bombes. Là on nous a menacé de nous jeter à la mer. Ce fut alors la retirada de Malaga. A Alméria mon père nous attendait à l’entrée de la ville. Nous fumes enfin regroupés. Mon père fut blessé à la tête par un éclat d’obus. Nous partîmes sur les routes de l’exode, en Andalousie, sous le feu et la mitraille des avions qui semaient la terreur. Pour mon père, la guerre en Andalousie était perdue. »

« Plus tard à Barcelone, à l’age de 17 ans, je me suis enrôlé dans l’école de formation de « los guardias de Asalto » ( la garde Républicaine ) je n’avais qu’une envie : servir dans un corps armé de la République. »

« J ‘exerçais dans la capital Catalane quand le 28 octobre 1938 . Les internationaux ont défilés sur les Ramblas (avenue de Barcelone). J’ai toujours eu une grande admiration et du respect pour ces hommes qui avaient, pour plusieurs milliers d’entre eux, perdu la vie en venant à notre secours. J’étais très impressionné de les voir défiler dans un alignement parfait, avancer aux pas. Il y avait chez eux quelque chose de solennel qui les grandissaient à mes yeux. Je revois leurs yeux embués de larmes, ce qui me toucha beaucoup. Il se disait dans la foule, qui était venue pour eux, qu’ils ne voulaient pas partir car ils avaient le sentiment d’abandonner l’Espagne qui avait encore besoin d’eux, ne serait-ce que pour la reconstruction. Puis il y eu le bouleversant discours d’adieu de la Pasionaria : « Hasta pronto, hermanos » qui résonne encore dans ma mémoire. A ce moment précis je voulais leur ressembler, j’ai 18ans. Et cela me suit depuis »
(Mémoires du guerillero, Cristobal Andrades, 2008)

(Aujourd’hui Cristobal vit à Pau. Il est avec Julian Martin de Louvie Juzon l’un des deux derniers guérilleros de la 10e Brigade qui menait des opérations dans une zone qui allait du maquis de Pédehourat au Bager D’Arudy et le maquis du col Marie Blanque . Je n’oublie pas Miguel Martinez qui vit à Pau, guérillero comme Cristobal . J’aurais d’autres occasions pour aborder ce sujet avec plus de détails)

L’Histoire de France fait l’impasse sur les contres champs de son Histoire

« Un roi de France aurait fait la guerre… » « la formule résume bien le drame des attitudes françaises devant la guerre d’Espagne. Le déchaînement des passions politiques, l’intensité des divisions de l’opinion, la force du pacifisme, les réticences de l’allié britannique se combinèrent pour faire prévaloir la non intervention face à une insurrection soutenue par l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie… » (extrait de la Préface d’Antoine Prost « L’espoir guidait leurs pas » de Rémi Skoutelsky)

La France a fait l’impasse sur cette épopée qui réunit des hommes et des femmes qui malgré toutes les difficultés que l’on peut supposer traversant pour les uns les mers, les océans, d’autres les montagnes, réussissant le tour de force de réunir 57 nationalités, issus des 5 continents Asiatiques, Arabes, Africains, Sud/Nord Américains, Européens… une fraternité sans équivalent pour barrer la route à la barbarie fasciste/Nazie.

Un très fort désir d’universalité animait ces volontaires de la liberté combattants dans les Brigades Internationales, dans des Centuries ou autres Colonnes Anarchistes. Jean, le frère de François, partit d’Oloron avec les premiers volontaires, un groupe d’espagnols réfugiés à Oloron. Il resta combattre avec eux dans une unité espagnole qui deviendra ensuite la 43e division.

Cinquante-sept nationalités étaient représentées en Espagne, bien campées sur leurs motivations, unies, pour vaincre le fascisme avant qu’il ne se développe partout en Europe et dans le monde. Bien sûr, ils espéraient aussi conquérir le droit des peuples à disposer d’eux mêmes et bien d’autres avancées, comme les droits de l’homme sur tous les continents d’où ils avaient fait le voyage. Les évènements qui ont succédé leur ont donné raison. C’était bien la Bête immonde qu’il fallait anéantir en terre espagnole. Cependant, bien d’autres questions resteront sans réponse sur les Brigades Internationales. Pourquoi les livres d’histoire sont ils restés si réservés à leur endroit ?

Vaincre le Fascisme... L’Europe, qui en avait décidé autrement, payera très cher ses volte-faces, imprégnées de lâcheté ou de calculs « savants ». En supposant que la France et l’Angleterre soient partagés sur le choix d’une victoire du fascisme en Espagne ; ils n’ont rien fait pour ne pas que cela se produise. Qui pour l’heure avait donc intérêt à fixer le conflit en Espagne, sinon l’URSS, l’Angleterre, et la France ? Les forces de l’Axe venus au secours de Franco ont trouvé en Espagne une situation de prédilection ; en utilisant cette guerre comme un banc d’essai grandeur nature, un terrain pour manœuvre à tirs réels, avec le matériel le plus moderne de l’industrie de guerre allemande. Qui sera utilisé une fois adopté, sur un champ d’opération éminemment plus vaste, comme celui de la deuxième guerre mondiale qui est alors imminente. L’aviation de combat et les bombardiers furent le véritable « progrès » des hommes en matière de destruction et de traumatisme psychologique des populations.

Staline fait rentrer ses aviateurs en avril 1938 encore chaud des combats pour les garder en réserve, comme les armes attendues qui n’arrivent qu’après la bataille.

L’Espagne devient un enjeu minoré, la crise internationale s’amplifie. A peine Hitler a-t-il absorbé l’Autriche qu’il émet des prétentions territoriales sur des régions Tchèques où vivent des minorités Allemandes.

Il aurait suffit qu’une coalition anti fasciste soit décrétée entre l’URSS, l’Angleterre et la France, sans oublier la République Espagnole, pour réagir contre l’Allemagne pour qu’une guerre offensive vienne changer le cours de l’histoire.

Le traité de Munich

Franco s’empressera de rassurer Londres et Paris sur sa neutralité en cas de guerre. Rassurés, les premiers ministres Anglais, Français, Italien et Allemand se rencontrent à Munich le 28 septembre 1938 et, sans dire un mot à l’Union Soviétique, soldent la Tchécoslovaquie à Hitler - une position stratégique clé avec ses puissantes usines d’armements. Le traité de Munich fit l’effet d’un coup mortel porté aux espoirs diplomatiques de la République Espagnole. Face à leurs responsabilités devant l’Histoire, les démocraties Anglaise et Française ont préféré encore une fois répondre par la fuite et par la couardises dont ils avaient fait preuve depuis le début de l’avènement fasciste en Allemagne.

L’URSS comprit que cette situation pouvait se retourner contre elle et devenir le prochain enjeu d’une future négociation, à ses dépens car bien sûr motivée par l’anticommunisme. Aussi l’axe Fasciste Berlin, Rome, Tokyo, finit par décider Moscou. Et le 23 août 1939 c’est la signature du pacte de non agression germano/soviétique. La motivation était la même que celle de la France et l’Angleterre : retarder la guerre, la préférant à l’EST plutôt qu’à L’OUEST et vice versa, afin de se préparer. L’Espagne Républicaine en a fait les frais. Très vite Hitler envahit la Pologne (le 1er septembre) et c’est l’entrée en guerre de la France et l’Angleterre, avec l’Allemagne, le 3 septembre 1939.

La France n’avait-t-elle pas martelé les oreilles comme les esprits en garantissant l’invincibilité de la ligne Maginot, cette ligne de front pour une guerre de position composée de blockhaus pour y recevoir de l’artillerie lourde et légère ? Un mur piège à « cons », un mégalo décor pour un scénario sur une stratégie de guerre destinée à une superproduction cinématographique à l’américaine, passe encore, mais... Cette barrière de défense fortifiée s’étirait à l’intérieur des terres sur toute la longueur de la frontière française qui faisait face à l’Allemagne. Mais elle laissait la possibilité d’être débordée sur sa gauche côté frontière belge. C’est ce qui fut fait par les panzers nazis qui passèrent sans encombre et sans demander l’autorisation à personne en 1939.

L’issue aujourd’hui nous la connaissons : les tergiversations de la France comme de l’Angleterre vis-à-vis de la République Espagnole ont servi l’Allemagne – la non-intervention - souhaitée par la France, exigée par La Grande Bretagne et relayée par les démocraties européennes drapa l’Espagne du linceul sordide d’une bien étrange trahison. Le goût amer d’un million de morts et un demi million de réfugiés, suivi par quatre décennies d’une dictature fasciste…

C’est en toute tranquillité et grâce à cette mascarade que fut « la non intervention » que l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste purent perpétrer leurs crimes en toute impunité dans l’Espagne qui deviendra le berceau de la terrible guerre qui suivra avec les dizaines de millions de morts et de suppliciés. Que dire des responsabilités « criminelles » engagées par la République Française et le Royaume Uni, pétrifiés à la fois par la peur de l’exemple révolutionnaire en Espagne au point de ne rien faire qui puisse déplaire aux forces de l’Axe.

Quand Carl Einstein (voir : cahier de chroniques N°2 ), l’intellectuel anarcho/marxiste, allemand s’engage dans les Centuries Rouge et Noire aux cotés des antifascistes espagnols. Il a 51 ans. C’est dans les tous premiers affrontements armés sur le front d’Aragon qu’il découvre dans la « fraternité » des combats un peuple qu’il admire par dessus tout pour ses convictions et sa détermination à combattre le fascisme.

Il l’écrit à son ami de toujours Daniel Henry Kahnweiler (été 1938) :
( ...) « peu à peu les gens comprennent l’importance d’une Espagne républicaine ; la peur devant les salauds avait aveuglé trop de monde, j’attends la gaffe allemande et je compte sur cet amour profond des espagnols pour leur indépendance (…) le service que les espagnols rendent au monde est formidable… »

« Comment va votre femme, et Leiris et Sette ? Lyda continue à travailler comme infirmière. Dans cette affaire espagnole, je dois dire que ces messieurs ne sont pas très intelligents, ce sont en vérité les Espagnols qui ont défendu ces grandes démocraties et le droit international. Ne me croyez pas utopiste (…) plus tard on comprendra le mérite énorme du peuple espagnol d’avoir résisté seul, abandonné presque de tout le monde , aux allemands et aux italiens.(…) les espagnols n’étaient ni armés ni préparés à une guerre (…) Franco est perdu, nous gagnerons, ici tout le monde comprend l’importance et la signification de la lutte, je vous prédis que cette guerre terminée on verra la république espagnole jouer un rôle très important… » (Carl Einstein Correspondances Daniel Henry Kahnweiler 1921/1939 André Dimanche Editeur)

Dans une lettre du 6 janvier 1939, Carl Einstein déplore le peu d’engagement des intellectuels dans cette guerre où se joue l’avenir du monde. La fin de la guerre est proche mais Carl ne l’entend pas comme ça :
« c’est la fin de Franco, après ça sera le tour de Benito et Adolphe. Une fois que nous aurons battu Franco ce sera le commencement de la fin pour les fascistes. (…) Quand je rentrerai je ferai des bouquins solides loin de tous les penchants des modernes et des bien pensants de tous les avant gardes, vous comprendrez aujourd’hui pourquoi tous ces sur sous réalistes m’ont fait sourire (…) jamais je n’ai fréquenté les chapelles littéraires (…) d’ailleurs par les temps qui courent le fusil est nécessaire pour compenser la lâcheté du stylo (…) j’ai l’habitude de défendre mes patates moi-même. Jamais je n’ai été le fils de quelqu’un. L’héritier de rentes puritaines et un lâche n’écrira jamais une bonne page de prose : c’est pour cela qu’il y en a si peu. »

Par la « non Intervention », les responsabilités de l’Angleterre et de la République Française sont à mettre sur le compte d’une décision qui participe au scénario le plus sordide de l’histoire du 20e siècle. Cette décision a piègé la raison et offert une légitimité au crime et ouvert un boulevard à la 2e guerre mondiale.

Luis Lera

(*) Cara al sol ! hymne de la phalange


luis lera

Articles de cet auteur


http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4141

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14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 10:15




Mes amis,

Impossible de copier-coller les articles,
je vous donne juste les liens:

Dans le Daily Mail, on repose la question
de savoir qui était réellement
responsable de la vague d'attentats à Londres.

Imposture Cohn-Bendit,
souteneur de guerres impériales:
Guerre d'agression US contre Afghanistan,
de l'OTAN contre la Yougoslavie...

Il est à la tête des plus belliqueux
des Green Allemands,
et il va corrompre les pacifistes
d' Europe Ecologie

(ce que je vous avais dit avant son élection
sur mon blog R-sistons à l'intolérable).


Voici les liens,


http://www.planetenonviolence.org/Le-Gouvernement-Britannique-Accuse-D-avoir-Organise-Les-Attentats-du-7-Juillet-2005-4-Ans-Apres,-Les-Victimes-Demandent_a1953.html

http://www.planetenonviolence.org/Cohn-Bendit,-Euro-Chauvin,-Souteneur-De-Guerres-Imperialistes-Message-Aux-Anti-Guerre-Ne-Soyez-Pas-Victimes-De-L_a1928.html

Il y a plein de liens intéressants sur ce site.

Eva R-sistons

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:58


L'ére du chaos géopolitique généralisé

Dimanche 12 juillet 2009

Nous entrons dans une période de chaos géopolitique généralisé. A force de manipuler, de diviser, de créer la zizanie depuis le début du siècle dernier les oligarques internationaux ont semé un bordel total. Des voisins aux philosophies ethnies, religions et philosophies complètement différentes qui autrefois vivaient en bonne harmonie et parfois en bonne cohabitation sont devenus d’inconciliables ennemis. De même pour une coexistence de classes sociales.


Un excellent exemple est celui de la Palestine où Juifs et Palestiniens vivaient en bon entente avant la création artificielle de cet Etat d’Israël Sioniste que le judaïsme réprouve car il est dit dans les textes religieux que les juifs n’auront pas de pays et participeront à la vie des autres nations. Un ami juif me parlait hier des opposants au sionisme, à la politique innommable du gouvernement hébreux,  nombreux en Israël qui sont persécutés, emprisonnés…et pire. Et dont on ne parle pas ici.


C’est le grand bordel, cela pète de toute part et ce n’est qu’un début. L’occident va périr étouffé par son manque de solidarité, par son mépris des autres peuples. Lutte interethniques, luttes religieuses et luttes de classes se multiplient et se conjuguent, l’accumulation de ressentiments, de haines créent de l’inconciliable. Nous sommes entrés dans l’ère de la géopolitique du chaos généralisé.


Je ne sais pas qui parmi vous blogueurs est au service des oligarques internationaux semant insidieusement la désinformation et l’intoxication dans les consciences. J’ai bien ma petite idée mais je me garderai d’accuser et de jeter la suspicion sans preuve.  Presque 40 ans de résistance au système m’ont appris à reconnaître les grandes oreilles des indics et à décoder ce qui se cache derrière les belles paroles et les professions de foi. J’y ai consacré ma vie.


Comme Chavez qui lance un appel désespéré à Obama pour qu’il change cette politique d’ingérence belliqueuse occulte qu’il mène en Amérique démocratique, pas parce qu’il a peur, loin de là. Parce en tant que personne profondément humaine, en tant que  bon chef militaire d’une armée de libération, il souffre à l’idée de toutes ces douleurs à venir qui pourraient être évitées. Par ce profond amour et respect du peuple, du petit peuple qui anime son combat.


Comme Chavez à Obama, je vous lance à vous qui êtes aujourd’hui les serpents venimeux d’une intoxication occulte, souterraine : il  est encore temps de changer de camp, de cesser d’être des traitres pour vous mettre du côté des humains en lutte. Il est temps de troquer votre désir d’importance personnelle contre un peu de cœur.  Il est temps de changer vos idéologies pourries au service de dégénérés pour vous mettre au service de la lutte internationale du peuple des humains. Après il sera trop tard et vous risquez bien de faire les frais de votre mépris de nous qui sommes les gens d’en bas.


Puissiez-vous, vous, les désinformateurs patentés, porter lourd dans ce qui vous sert de conscience  le poids culpabilité des douleurs à venir que vous aurez contribué à générer.

 


Anne



http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-33752671.html

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 04:51
publié par roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 14H54


Par Rva (
Intox2007)


Vous trouvez ça drôle ? Ben oui, on vous a bassiné avec la france qui ne travaille pas assez en 2007 et même avant. Raffarin parlait de "société de loisirs" pour mieux insulter les citoyens. Que ce soit sur la quantité on a facilement trouvé les statistiques qui démontraient que l'UMP mentait avec la complicité passive des journalistes fainéants et mous du bulble.


Pour mémoire, J'ai déjà publié des billet sur le fait que le salarié français n'était
pas plus fainéant que les autres.  On a vu bien trop tard hélas, un journaliste d'un média mainstream expliquer qu'Eurostat fournissait des statistiques montrant que sur l'année nous n'avions pas non plus à rougir de nos statistiques de travail.


Les trolls UMP ou autres sont priés de cliquer sur les liens ci dessus avant toute remarque sur ce qui suit, qui va démontrer l'échec de cette politique. Ensuite c'est une statistique internationale effectuée par Eurostat, ça couvre l'Union Européenne et ça concerne des milliers d'entreprises. Alors petit Troll ne me parles pas de ta PME où tu as réussi à faire gagner 10 heures hebdomadaires. Tu ne représentes que 10^-5 % du total des heures effectuées. C'est dommage non ? Surtout que ça ce n'est pas vérifiable.


Si vous avez du mal à suivre on va vous expliquer, ce qui précède, avec les liens c'est la démonstration du mensonge de la grosse intox de 2007. Maintenant vient la démonstration de la nullité de ceux qui nous gouvernent.


Ils voulaient remettre la France au travail ? Alors qu'ils nous expliquent pourquoi la durée moyenne de travail effectué par un salarié à temps plein reste dans un niveau très proche depuis 2002 ?

Les plus curieux pourront aller télécharger les données statistiques chez Eurostat. Ou alors se contenter de la suite suivante : 41.1, 41.0, 40.9, 40.2, 39.6, 38.9, 40.7, 40.7, 41.0, 41.0,41.0, 41.0. Tout ça entre 1997 et 2007.


Où est donc la réussite de l'UMP ? Ils ont ramené le durée du travail hebdomadaire effective au niveau de 1998. Il parait que c'est le travail des uns qui crée celui des autres, autre ineptie UMP. Dans ce cas pourquoi le chômage augmente-t-il depuis avril 2008 ? On le voit avec la série brute: depuis 2004 la durée ne varie pas. C'est donc la preuve par l'exemple que la politique de Sarkozy est inéfficace en plus d'être basée sur un mensonge. Il n'a pas réussi à remettre la France au travail depuis 2007:  la moyenne hebdomadaire ne change pas et le nombre de chômeurs augmente.


D'après vous combien de temps cette information mettra-t-elle à arriver dans un média mainstream ?


Source: Intox2007

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4883

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 05:03
publié par roland (Dazibaouebmaster) le 09/07/2009 18H23

Emule en prisonpar Mr Sparkle

 

C’est votre feuilleton de l’été, la loi HADOPI faisait son retour devant les sénateurs ce mardi soir.  Alors même que le vote négatif de l’Assemblée et la censure successive des « sages » du Conseil Constitutionnel n’effraie plus notre cher Président, il convient (enfin) de faire la lumière sur le contenu intrinsèquement tronqué du projet de loi HADOPI.

 

  Allègrement repris (qui a dit copié/collé ?) par tous les médias, la nouvelle lubie du gouvernement vise, je cite, à « dissuader le téléchargement illicite »(1). C’est là qu’est toute l’astuce, mais surtout le trompe-l’oeil gobé de toutes pièces par la presse, qui se révèle peut-être tout aussi déconnectée des réalités que nos élus grisonnants. En effet, en lieu et place de sanctionner effectivement le téléchargement illégal, HADOPI s’attaque en réalité au peer-to-peer (généralement abrégé en P2P). Ce système informatique de partage de fichier a été créé à l’origine en 1999 par un étudiant américain de l’Université de Boston : Shawn Fanning. Préoccupé par la possibilité d’échanger rapidement via internet des fichiers avec ses camarades de promotion, il va mettre au point le logiciel Napster en juin. Ce dernier sera très rapidement détourné de son usage au profit d’un partage de musique sous forme de MP3s, un format plutôt léger qui allège les durées de transfert, au vu de la bande passante de l’époque.

  Petit à petit, la technologie aidant, le P2P se développe rapidement : alors que Napster est attaqué par les plus grandes majors, les clones du logiciel se multiplient et font évoluer le partage. Là où Napster centralise les données sur un serveur global auquel accèdent tous les internautes, ses successeurs comme Gnutella, Emule ou encore Kazaa transforment chaque ordinateur en simili-serveur, tant et si bien que ce sont tous les internautes possédant un même fichier qui le transfèrent simultanément. De nos jours les flux échangés sont sans commune mesure avec les volumes du début de cette décennie, mais le principe demeure dans l’esprit le même.

  Mais revenons-en à nos moutons, ce bref rappel historique n’était pas que pour la forme, il permet d’identifier ce que sanctionne réellement la loi HADOPI : le P2P, qui jamais ne saurait se cantonner au seul téléchargement illégal. Le P2P est en effet un moyen tout à fait légal de partager des données sur le web, c’est bien son utilisation détournée qui en fait un outil de piratage. Ainsi, sous prétexte d’un mésusage, le gouvernement français va assimiler l’utilisation d’un de ces logiciels à du vol pur et simple.

  Non, non, je ne fais pas preuve de démagogie, le P2P est de plus en plus utilisé à des fins tout à fait légales. Un exemple ? Blizzard (2) distribue désormais les nouveaux contenus et corrections (patchs) pour le célèbre World of Warcraft via les réseaux P2P. Mine de rien, cette mesure concerne pour ce seul titre plus de dix millions de joueurs sur la planète. Ca à l’air tout bête comme ça, mais j’imagine d’ici l’ô combien ubuesque situation du jeune gamer qui pourrait donc se retrouver devant un tribunal pour avoir eu le malheur d’acheter une version dématérialisée de son MMORPG favori, alors que dans le même temps le gouvernement jure à qui veut encore bien l’entendre que la loi HADOPI vise également à promouvoir « les plates-formes de téléchargement légal ».

  Cette contradiction est loin d’être la seule, et elle ne tient surtout pas compte de la réalité actuelle de l’offre disponible sur le marché. Certes, nous connaissons déjà tous la plate-forme de distribution iTunes Music Store lancée en 2003 par Apple, exemple type de réussite en matière de dématérialisation (qui n’est d’ailleurs quasiment jamais citée par ces mêmes médias qui condament sans vergogne les vilains internautes). Loin d’être exhaustif, iTunes fait néanmoins preuve d’un éclectisme certain en termes de choix, ce qui n’est absolument pas le cas des films ou des séries télévisées. Malgré la multiplication récente des sites consacrés à la VOD (Video On Demand), on ne peut qu’être profondément désolé de la pauvreté de l’offre proposée : des séries uniquement diffusées sur les chaînes hertziennes, et pire que tout, uniquement disponibles en version française... Une situation qui nous place loin, très loin des Etats-Unis, où toutes les grandes chaînes proposent via leur site internet un florilège incroyable de catch-up TV (3). même la très conservatrice FOX met en ligne chaque nouvel épisode de sa série phare The Simpsons seulement quelques jours après sa diffusion.

  On nous pousse bien timidement à changer de mode de consommation sans assurer le contenu nécessaire pour effectuer cette transition. En opérant de tels raccourcis et de méconnaissances techniques, le gouvernement prouve bien malgré lui son incapacité à ouvrir les yeux sur un aspect pratique de la modernité. En diabolisant l’internaute (et même internet (4)), il creuse et exacerbe également un fossé déjà constitué entre les générations. Le plus grave, c’est que ce discours malheureusement tronqué est intégré et unanimement repris par tous les grands médias, presse, télévision, mais aussi internet.

(1) Le texte original du projet de loi Olivennes est disponible à l’adresse suivante : http://www.laquadrature.net/files/projet-de-loi-olivennes-version-pre-conseil-etat.pdf

(2) Qui n’est autre que le premier éditeur de jeu vidéo au monde, excusez du peu.

(3) Au hasard : NBC, CBS, CNN...

(4) Confère le spot idéologiquement très partisant du Ministère de la Famille sur le contrôle parental.


Source: Agoravox

Illustré par Dazibaoueb

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4855


Lire aussi :
Avec Hadopi 2, adieu la confidentialité !!!!


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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 20:40



Sous-information et désinformation : Loin du Honduras

publié par roland (Dazibaouebmaster) Hier 09H21

par Henri Maler

Le dimanche 28 juin, un « urgent » de l’AFP annonce (c’est le titre) : « URGENT ¥ Honduras : des militaires ont arrêté le président Manuel Zelaya (TV) ». Et indique, provisoirement sans autres précisions, que « des militaires ont arrêté dimanche le président du Honduras, Manuel Zelaya, qui serait détenu dans une base aérienne, selon la chaîne de télévision locale Ocho. » Puis les dépêches se succèdent, annonçant que le président Zelaya a été conduit de force au Costa-Rica et reproduisant ses déclarations à la chaîne Telesur.

Au moment où nous achevons cet article le président Zelaya tente de revenir au Honduras.


Mais comment les événements ont-ils été présentés jusqu’au coup d’Etat ? De quels éclairages a-t-on pu bénéficier en France pour en comprendre le sens ?


I. Des faits pour s’informer ?


Quelles informations ont été diffusées par les médias français sur le coup d’Etat ?

Sans doute, les informations en provenance de l’AFP ne sont-elles pas toutes aussi détaillées et dénuées de « biais » qu’on pourrait le souhaiter. Mais, dès le 25 juin, l’agence, au fil des dépêches, livrait les principales informations :
- La destitution, le 24 juin, du chef d’état-major général des forces armées et la démission des chefs d’état-major de l’Armée de terre, de la Marine, des forces aériennes, et du ministre de la Défense du Honduras.
- Le jugement de la Cour suprême ordonnant, le lendemain [25 juin], la réintégration du chef d’état-major général des armées et le déploiement de troupes, le lendemain, aux alentours du palais présidentiel et de l’aéroport, et des rumeurs de coups d’Etat.
- L’entrée de force (le même jour), du président Zelaya dans une base militaire, « pour récupérer les urnes nécessaires à une consultation publique qu’il entend organiser dimanche et qui pourrait déboucher sur sa réélection mais à laquelle l’armée est hostile ».


Certes, ces informations parcellaires et souvent biaisées (comme quelques extraits reproduits en annexe permettent de le vérifier), sont insuffisantes. Mais la plupart des médias ne se sont même pas donné la peine de les reproduire au fur et à mesure, interdisant ainsi de comprendre l’enchaînement des événements et, a fortiori, leur sens.

Certes, Le Monde, qui, puisque il prétend encore être un « quotidien de référence », mérite d’être pris comme référence, commence par sous-traiter partiellement les dépêches de l’AFP, mais de façon très orientée.

Un article du Monde.fr avec l’AFP, paru le 26 juin et intitulé « Avant un référendum-clé, le Honduras s’enfonce dans la crise » fournit cette information approximative et mutilée : « Avant un référendum prévu dimanche, le Honduras plonge graduellement dans une crise politique. Le président Manuel Zelaya a forcé l’entrée d’une base militaire, jeudi, pour récupérer les urnes nécessaires à cette consultation, qui pourrait déboucher sur une réforme constitutionnelle qui lui permettrait de briguer un deuxième mandat présidentiel. L’armée, hostile à une réélection de M. Zelaya, avait refusé de distribuer les urnes ». Le même jour un Port-Folio du Monde.fr nous le montre : « Le président du Honduras force l’entrée d’une base militaire ». Mais de l’origine et du sens de ces événements, nous ne saurons rien…

Et le jour même du coup d’Etat, Le Monde.fr (« avec AFP et Reuters ») livre l’information, à 19h53 heure de Paris sous le titre suivant : « Putsch au Honduras : Chavez place son armée en état d’alerte »


Capture d’écran réalisée le 1er juillet à 11 h20

Un titre qui relativise le putsch lui-même, en mettant l’accent sur le rôle de Chavez, comme si l’armée vénézuélienne s’apprêtait à envahir le Honduras, sans autre précision. Maladresse d’un secrétaire de rédaction ? Que nenni puisque les premières lignes de l’article  [1] confirment le titre et la primauté accordée àç l’intervention de Chavez : « Le président vénézuélien Hugo Chavez a placé, dimanche 28 juin, ses troupes en état d’alerte à la suite du coup d’Etat survenu au Honduras et a fait savoir qu’il riposterait militairement au cas où son ambassadeur dans ce pays serait attaqué ou enlevé. Il a également annoncé qu’il ferait tout pour "faire avorter" le putsch. "Nous ferons tomber" tout gouvernement hondurien investi après le putsch au Honduras, a-t-il assuré. »

La suite est aussi remarquable : « Dimanche à l’aube, des militaires ont arrêté le président du Honduras, qui était sur le point d’organiser le jour-même une consultation populaire jugée illégale par la Cour suprême. Elle devait lui permettre de se présenter pour un second mandat. » Présentée ainsi, cette information est tout simplement fausse. Mais on y reviendra plus loin.


Mais la palme de la présentation la plus désinvolte (ou caricaturale, comme on voudra…) revient sans nul doute au JDD.fr, qui publie à 18 h 27 quelques lignes consacrées aux déclarations du président Zelaya à Telesur sous le titre : « Honduras : Le président crie au coup d’Etat ». Comme on crie au voleur, même quand rien ne vous a été volé ? En tout cas, on pouvait également lire dans le JDD du même jour, une brillante « analyse » intitulée « Jeux de pouvoir au Honduras » qui nous apprenait entre autres merveilles que « les militaires, soutenus par une opposition politique relativement censurée [sic], s’opposaient à la volonté de Manuel Zelaya d’aller de l’avant […] » et que «  le chef de l’Etat en exil [re-sic] voulait alors passer en force, se prévalant d’un référendum en sa faveur. »


Le lendemain, Le Monde revient aux « faits », dans un article intitulé « Au Honduras, le président Manuel Zelaya a été renversé par les militaires ». Rédigé par le correspondant à Saint-Domingue, Jean-Michel Caroit, cet article essentiellement factuel et exact correspond à ce que l’on peut trouver dans les dépêches de l’AFP, enrichies de quelques témoignages complémentaires. On y lit pourtant ceci, qui est sinon totalement faux, du moins très approximatif et incomplet : « La crise a été précipitée par la décision du président Zelaya d’organiser, dimanche 28 juin, une consultation populaire sur la convocation d’une Assemblée constituante. Jugée illégale par la Cour suprême, le Congrès et le Tribunal électoral, cette initiative visait, selon les opposants , à supprimer le principe de non-renouvellement du mandat présidentiel et donc à permettre à M. Zelaya de se faire réélire. » Selon les opposants ? Soit. Mais selon le Président et ses partisans ? Le lecteur du Monde ne le saura pas. Quant à l’exactitude et à la précision, elles peuvent attendre, et attendent toujours.

Mais Le Monde, plutôt que condamner le coup d’Etat – car il arrive au Monde de prendre position… – ou de fournir des éléments d’explication de la situation au Honduras, préfère se défausser sur une revue de presse : un article composé à partir des extraits de la presse réactionnaire ou conservatrice (à une exception près) d’Amérique Latine. Cet article du Monde ressemble fort à un soutien au coup d’Etat. Etait-ce le but recherché ? On peut en douter. Est-ce l’effet produit ? C’est certain. Le titre de l’article est des plus évocateurs : « “Coup d’État d’un genre nouveau" » Ce titre est emprunté au « principal quotidien » nicaraguayen - La Prensa – qui est « surtout le plus réactionnaire », comme le précise Thierry Deronne qui porte le scalpel dans les plaies du Monde (Lire : « Victoire diplomatique à Managua. Défaite du "Monde" à Paris », et souligne que Le Monde publie cette revue de presse le jour même où la plupart des chefs d’Etats de l’UE, et l’ONU condamnent le coup d’Etat.

Certes, tout ne ressemble pas à cet article du Monde, y compris dans Le Monde….

En revanche, l’impression sinon d’un soutien, du moins d’une bienveillance compréhensive envers les putschistes, cesse d’être une impression à la lecture de Libération (et non du Figaro…).


Pour ce quotidien, ce qui pour Le Monde n’était encore qu’un « coup d’État d’un genre nouveau » n’était même pas un coup d’Etat. Le 30 juin, en effet, Libération publie un article d’anthologie qui s’interroge : « Y a-t-il eu un véritable coup d’Etat militaire au Honduras ? ». On se le demande… En tout cas, la responsabilité de cet hypothétique coup d’Etat doit être imputée au président destitué. C’est ce qu’indique le titre de l’article : « Manuel Zelaya, le putsch au crime ». C’est ce que confirme son sous-titre : « Le président, destitué dimanche, avait scellé son sort en violant la Constitution ». Bref, Libération épouse la thèse de l’opposition et des militaires, sans fournir le moindre élément d’appréciation sur ce prétendu « viol », sur la nature de la procédure prévue par le président et sur ses motifs, y compris juridiques. En tout cas, la titraille a « scellé le sort » de Zelaya.

L’article s’efforce en outre d’expliquer que, coup d’Etat ou pas, Zelaya a bien cherché ce qui lui arrive. Avec sa « tentative d’organiser (…) un référendum pour lui permettre de se représenter à la présidence » [ce qui faux...] , le président « a incontestablement joué avec le feu », déclare M. Thomas, pompier de ciorconsatance. Et M. Thomas de rappeler, à propos de « son programme sécuritaire et économique ambitieux » que « le président démis n’a par ailleurs pas convaincu ». On appréciera le « par ailleurs »… Reste une question à aborder : « Quel rôle a joué Chávez dans la radicalisation au Honduras ? ». Et une réponse à apporter : « Hugo Chávez a conforté Manuel Zelaya dans sa volonté de perdurer à la présidence. » Autrement dit, un autre « putsch au crime ».

Ainsi, non seulement, il était impossible, même en croisant les sources, de saisir la nature et le sens du conflit, sanctionné par un coup d’Etat : les médias français ont précieusement gardés pour eux les clés pour comprendre


II. Des clés pour comprendre ?


Dans sa présentation la plus ramassée et la plus trompeuse, la présentation de l’objet de la consultation prévue le dimanche 28 janvier tend, volontairement ou pas, à donner raison aux auteurs du coup d’Etat, puisque elle consiste à dire que le président Zelaya voulait « changer la constitution pour briguer un second mandat », comme on pouvait le lire dans l’article du Monde cité plus haut quand il s’y lit que la consultation prévue « devait lui permettre [au président Zelaya] de se présenter pour un second mandat. Or ceci est totalement faux (ou faussé par de singuliers raccourcis).


1. Le référendum prévu était, en vérité, une consultation facultative (le vote est obligatoire au Honduras) et ne portait pas sur l’éventualité d’un deuxième mandat du Président, mais sur l’éventualité d’un vote ultérieur sur la convocation éventuelle d’une assemblée constituante.

Plus exactement la consultation du dimanche 28 juin avait pour objet de demander au peuple hondurien, s’il voulait d’une quatrième urne lors des élections de novembre, pour voter à ce moment-là en faveur ou non de la convocation d’une Assemblée constituante. Comme le rappelle Maurice Lemoinne, dans un article paru sur le site du Monde Diplomatique « Retour des “gorilles” au Honduras » – il s’agissait d’organiser le 28 juin «  appuyé par quatre cent mille signatures, une consultation populaire sans caractère contraignant posant la question suivante : “Etes-vous d’accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d’une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique ?”. »

C’est assez dire que la formulation du Monde mentionnée plus haut - « une consultation populaire sur la convocation d’une Assemblée constituante » – est, pour le moins, incomplète. Et que la dépêche de l’AFP du 25 juin ne vaut pas mieux : « Zelaya, élu en janvier 2006 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, souhaite que les électeurs se prononcent dimanche pour ou contre la convocation de l’élection d’une assemblée constituante qui réformerait la constitution et lui permettrait de briguer un deuxième mandat. »

Dans l’hypothèse où le vote du 28 juin aurait donné une majorité en faveur d’une « quatrième urne », ce n’est qu’en novembre que les Honduriens auraient eu à se prononcer sur l’éventualité d’une Assemblée constituante. Or, c’est en novembre que devait être élu un nouveau Président de la République : il était donc constitutionnellement impossible, avant toute décision d’une Assemblée constituante, de réélire immédiatement le Président Zelaya.


2. Dans l’hypothèse où cette Assemblée constituante aurait été (ou serait…) réunie, les modifications envisagées ne portaient pas exclusivement sur la possibilité d’exercer deux mandats présidentiels.

Comme en témoigne un manifeste paru le 25 juin 2009 sur le site « La obsesiòn de Babel, sous le titre « La Consulta ¿Crimen contra la Democracia ? », ce qui était et demeure en question, c’est l’adoption d’un « système politique qui inclut des mécanismes de démocratie directe » ou, plus exactement qui permette de « passer d’une démocratie purement représentative électorale formelle et excluante à une démocratie participative directe et incluant. » On peut désapprouver un tel projet : on ne peut le passer sous silence sans désinformer.

S’agissant de la proposition d’un second mandat, on notera simplement qu’elle n’a rien d’extraordinaire et qu’il n’y a pas eu de levées de boucliers lorsque le Président Uribe a changé la constitution colombienne (sans passer par une assemblée constituante), pour pouvoir être réélu[Comme on pouvait le lire par exemple le 20 mai 2009 sur le site de El Mundo sous le titre : « El Senado colombiano abre el camino hacia la posible reelección de Uribe ». El Mundo reprenait ainsi une dépêche de l’agence Reuters).]].

On ne peut par conséquent qu’être surpris (ou affecter de l’être…) quand on constate que la plupart des médias ne retiennent que la proposition d’un second mandat et ne la tienne pour discutable que quand elle est proposée par un Président de gauche, alors que tant de constitutions permettent une telle réélection.


3. Et cela d’autant plus que le Président hondurien a indiqué, à plusieurs reprises, qu’il entendait respecter la Constitution (qui lui interdisait de se représenter en novembre), qu’il n’entendait pas se succéder à lui-même et qu’il n’était même pas certain qu’il se présente à une autre occasion. Certes, on peut penser que cette promesse, comme on dit, n’engage que ceux qui y croient, mais le moins que l’on puisse attendre de médias d’information, c’est qu’ils informent… même en France.

Voici par exemple ce que l’on pouvait lire dans un entretien publié le 28 juin par El Païs sous le titre : « "El jefe del Ejército desobedeció a su comandante, que soy yo" »

- Question : « L’opposition dit qu’en réalité derrière cette consultation de dimanche il y a votre essai de vous maintenir au pouvoir. »
- Réponse : « Regardez... honnêtement. Je n’ai aucune option de rester au pouvoir. La seule façon serait d’enfreindre l’ordre constitutionnel et je ne vais pas le faire »
- Question : « C’est votre parole ? »
- Réponse : « Oui, je vais finir mon gouvernement le 27 janvier 2010. C’est ce que je vais faire. Mais je vais laisser un processus pour ouvrir la démocratie, ouvrir l’économie, ouvrir la possibilité que dans le futur un président puisse être réélu, bien que je ne sache pas si je serai alors disponible pour cette occasion  [
2]. »


4. Reste un dernier point : pourquoi une procédure aussi compliquée – à savoir une consultation en juin sur la possibilité d’inclure en novembre une question sur la convocation éventuelle d’une Assemblée constituante – pour modifier la constitution ?

La raison en est simple : la constitution prévoit qu’elle ne peut être réformée que par le Congrès à la majorité des deux tiers (article 374) , mais elle se déclare « inviolable », c’est-à-dire inamendable sur des point décisifs (article 375) : « Ne pourront être reformés l’article antérieur [l’article 374], le présent article, les articles constitutionnels qui renvoient à la forme du gouvernement , au territoire national, à la durée de la présidence, à l’interdiction d’être à nouveau président de la république pour un citoyen qui aurait rempli ce rôle à quelque titre que ce soit , les articles qui renvoient à ceux qui ne peuvent être président de la république dans la période suivant.[ « Constituciòn de la Repùblica de Honduras, 1982 » et, pour lire les articles 373 à 375 (« De la réforme et de l’inviolabilité de la constitution ») voir « Titulo VII ».]]. » (souligné par nous)

A chacun de juger s’il serait antidémocratique de convoquer une Assemblée Constituante pour contourner une telle disposition [3] .

En tout cas, pour pouvoir se prononcer, encore aurait-il fallu et faudrait-il encore trouver dans les médias français des informations exactes et précises.

Henri Maler, avec Pablo…




Annexe : Quelques extraits des dépêches de l’AFP


- Ou « quand trop d’approximations nuisent à la vérité ».

Dépêche de l’AFP du 25 juin - « Honduras : le président Zelaya force l’entrée d’une base militaire » - en provenance de Tegucigalpa. Après l’énoncé des faits correspondants : « Zelaya, élu en janvier 2006 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, souhaite que les électeurs se prononcent dimanche pour ou contre la convocation de l’élection d’une assemblée constituante qui réformerait la constitution et lui permettrait de briguer un deuxième mandat. ». C’est faux : il s’agissait de se prononcer pour que l’éventualité de cette convocation soit mise aux voix en novembre.

- Dépêche du 25 juin - « Honduras : la Cour suprême ordonne la réintégration du chef d’état-major ». Après le rappel des fait correspondants, cette étrange présentation : « Des troupes s’étaient déployées jeudi matin aux alentours du palais présidentiel de Tegucigalpa, avant de réintégrer leurs casernes. Ce déploiement avait été décidé pour éviter des "désordres" qu’auraient pu provoquer "certains" groupes, a affirmé le porte-parole officiel de l’armée. Il faisait allusion, sans les mentionner, à des organisations syndicales et indigènes de partisans du président Zelaya. »

- Dépêche de l’AFP du 25 juin - « Honduras : déploiement de troupes sur fond de réforme constitutionnelle [sic] » - en provenance de Tegucigalpa . « Des centaines de militaires se sont déployés jeudi [25 juin] dans la capitale du Honduras, après la destitution du chef d’état-major général par le président Manuel Zelaya face à l’opposition de l’armée à son projet de briguer un deuxième mandat présidentiel, selon les médias locaux. Les troupes se sont déployées aux alentours du palais présidentiel et de l’aéroport, selon les médias, qui évoquent des rumeurs de tentative de coup d’Etat. » Et un peu plus loin , cette phrase plus proche de la vérité, mais encore approximative : « Si la consultation publique a lieu et au cas où elle approuverait le projet de M. Zelaya, soutenu par des organisations populaires et indigènes, les élections générales du 29 novembre (présidentielle, législatives et municipales) s’accompagneraient d’un scrutin sur le principe d’une réforme constitutionnelle autorisant la réélection du président. ». pas le principe d’une réforme constitutionnelle, mais le principe de la convocation d’une Assemblée constituante.

- « Papier général » du 28 juin (« Honduras : le président Zelaya conduit de force au Costa-Rica » Par Ana Fernandez », en provenance de Tegucicgalpa. Rappelel des faits, des déclarations du président Zelaya à Telesur, de la condamantion de son arrestation par l’Union européenne et de la « profonde préoccupation ». Et : « une consultation populaire organisée par le chef de l’Etat, malgré l’opposition de l’armée, du Parlement et de la Cour suprême, qui avait jugé ce scrutin illégal. M. Zelaya, élu en 2006 pour un mandat de quatre ans non renouvelable, avait convoqué les électeurs pour ouvrir la voie à une révision de la Constitution qui lui permettrait de briguer un deuxième mandat le 29 novembre. ». . Non : pas en novembre

Notes

[1] Cet article fusionne des informations qui faisaient l’objet de deux dépêches distinctes de l’AFP, la première annonçant le coup d’état, la seconde mentionnant la réaction de Fidel Castro, sous un titre sans équivoque : « Hugo Chavez menace d’intervenir au Honduras si son ambassadeur est agressé ».

[2] _- Pregunta. La oposición dice que lo que en realidad hay detrás de la consulta del domingo es su intento de perpetuarse en el poder.
- Respuesta. Mire... Honestamente. No tengo ninguna opción de quedarme en el poder. La única sería romper el orden constitucional y no lo voy a hacer.
- Pregunta.¿Es su palabra ?
- Respuesta. Sí, yo voy a terminar mi gobierno el 27 de enero del 2010. Eso es lo que voy a hacer. Pero sí voy a dejar un proceso para abrir la democracia, abrir la economía abrir la posibilidad de que un presidente pueda ser reelegido en el futuro. Aunque no sé si para entonces voy a estar disponible.

[3] Pour en savoir plus lire sur le site « Escolar.net », l’article intitulé « Las claves para entender qué pasa en Honduras ».

 


Source: Acrimed

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4771

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 19:51
publié par roland (Dazibaouebmaster) Aujourd'hui 18H36


William BlumPar emcee (
Des bassines et du zèle)


Aujourd'hui, c'est William Blum qui le dit.
William Blum, tu connais?
Non? Pfiou!
Eh bien, va falloir t'y mettre. Blum, c'est celui qui a écrit "Killing Hope", dont Ben Laden himself avait recommandé la lecture lors d'une de ses apparitions en 2006. C'est dire s'il avait atteint alors une renommée planétaire.
Pas qu'il en ait tiré gloire, ou même souhaité une telle promotion, m'enfin.
Et de toute façon, si Ben Laden du fond de sa grotte, le connaissait, le reste du monde n'a aucune excuse valable.
Ici, il nous parle à nouveau de l'Empire, de ses sympathies et antipathies (à savoir, entre autres, et respectivement, les gentils militaires du Honduras et l'abominable président iranien nouvellement réélu on se demande bien comment) et du traitement de l'info qui en résulte au niveau mondial.
L'
article en anglais "Much Ado About Nothing?"; The Anti-Empire Report, a été publié le 4 juillet (fêt'nat US), 2009 dans Dissident Voice.

William Blum

Beaucoup de bruit pour rien?

La chronique anti-empire


Mais qu'y a-t-il dans les élections du 12 juin en Iran qui font qu'elles ne quittent plus, depuis lors, la une des médias du monde entier? Dans la plupart des pays, à un moment donné ou à un autre, il y a eu des élections ces dernières décennies qui étaient sacrément sujettes à caution.

Un nombre incalculable de citoyens aux Etats-Unis pense que les élections de 2000 et de 2004 ont été volées par les Républicains, et pas seulement à cause des machines à voter, ni du comptage des voix, mais également des nombreuses entourloupes du parti républicain avant les élections elles-mêmes qui visaient à empêcher les électeurs noirs et les pauvres de s'inscrire sur les listes électorales ou à les éloigner des urnes.
Le fait que de très nombreux citoyens ne soient pas descendus dans la rue pour protester jour après jour, comme en Iran, n'est pas quelque chose dont nous pouvons être fiers.

Peut-être que si la CIA, l'Agence pour le Développement International (Agency for International Development - AID), plusieurs stations radios gouvernementales, et diverses autres organisations soutenues par la NED (National Endowment for Democracy – créée pour servir de vitrine à la CIA) avaient été plus actives aux Etats-Unis, comme elles le sont depuis des années en Iran, on aurait assisté à d'importantes manifestations dans les rues.

Les "agitateurs extérieurs" classiques peuvent non seulement susciter des rebellions grâce à la propagande, en s'appuyant sur un mouvement de protestation qui existe déjà, mais ils peuvent aussi servir à mobiliser l'opinion publique pour manifester de façon virulente contre le gouvernement.

En 1953, quand la CIA avait renversé Mohammed Mossadegh, le premier ministre iranien, ils avaient soudoyé des gens pour qu'ils manifestent devant la résidence de Mossadegh et ailleurs en commettant des actes violents; certains, prétendant être des partisans de Mossadegh, commettaient des actes antireligieux. Et cela avait marché, extraordinairement bien (1).

Depuis la fin de la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis se sont immiscés de façon importante dans 30 élections dans le monde entier. Cette fois-ci, avec une nouveauté: la contribution de Twitter. Le département d'Etat américain a demandé à Twitter de reporter la fermeture prévue pour maintenance de son service afin que l'information puisse circuler en Iran pour permettre aux contestataires de se mobiliser (2).

Le New York Times a écrit: " "Un article publié sur le site
True/Slant souligne certaines des plus grossières erreurs trouvées sur Twitter qui ont été répétées et amplifiées par les bloggeurs; comme prétendre qu'il y avait 3 millions de manifestants à Téhéran la semaine dernière (plus vraisemblablement quelques centaines de milliers); que le candidat de l'opposition Mir Hussein Moussavi avait été placé en résidence surveillée; que le président du comité de surveillance des élections avait invalidé les élections samedi dernier (ce qui n'était pas le cas) (3).

Depuis ces dernières années, les navires de guerre américains patrouillent au large des eaux territoriales iraniennes, arrêtant les navires iraniens pour contrôler s'ils ne transportent pas des armes destinées au Hamas, ou pour d'autres raisons illégales, et les Etats-Unis financent et "instruisent" des dissidents iraniens, utilisent des groupes iraniens pour perpétrer des attentats à l'intérieur de l'Iran; ils ont kidnappé des diplomates iraniens en Irak, enlevé du personnel militaire iranien en Iran pour les envoyer en Irak, espionné sans relâche et recruté à l'intérieur de l'Iran, manipulé la monnaie iranienne et les transactions financières internationales, et imposé diverses sanctions économiques et politiques contre le pays (4).
"
J'ai été clair là-dessus: les Etats-Unis respectent la souveraineté de la République islamique d'Iran, et ne se mêlent pas du tout des affaires internes de l'Iran"
, avait déclaré sans rire le 23 juin le président Barack Obama. "Certains membres du gouvernement iranien accusent les Etats-Unis et d'autres pays d'être à l'origine des manifestations qui ont suivi les élections. Ces accusations sont manifestement fausses et absurdes" (5). "Ne croyez jamais rien tant que ce n'est pas démenti officiellement", dit la phrase célèbre de Claud Cockburn, l'auteur britannique.
Dans son discours à portée mondiale prononcé le 4 juin au Moyen-Orient, Obama disait incidemment que "en plein milieu de la guerre froide, les Etats-Unis ont joué un rôle dans le renversement d'un gouvernement élu démocratiquement en Iran".

Nous avons donc là un président qui avoue que les Etats-Unis ont été précédemment impliqués dans le renversement d'un gouvernement en Iran au moment même où les US tentent de renverser le gouvernement iranien actuel. Ces propos pourront servir de référence en tant que plus bel exemple d'hypocrisie depuis un bon moment.

Et donc, pourquoi tout ce ramdam dans le monde entier à propos des élections en Iran et ces manifestations de rue?

Il n'y a qu'une réponse à cela. La réponse saute aux yeux. Mahmoud Ahmadinejad, celui qui a été déclaré vainqueur, a été désigné comme Ennemi Officiel (EO) de Washington (ODE Officially Designated Enemy) pour ne pas respecter suffisamment l'Empire et son associé dans le crime, Israël; et c'est un fait que Mahmoud Ahmadinejad est un de ceux qui critiquent le plus ouvertement la politique étrangère des Etats-Unis.

Et cette notion d'ennemi officiel est tellement ancrée dans la vision qu'a Washington du monde que personne ne semble se soucier du fait que Moussavi, le principal rival d'Ahmadinejad soutenu avec force par les manifestants, porte largement, en tant que Premier Ministre entre 1981 et 1989, la responsabilité des attentats commis contre l'ambassade des Etats-Unis et contre une caserne à Beyrouth en 1983 - où plus de 200 Américains ont perdu la vie - et de l'attentat à la voiture piégée en 1988 contre des installations de la marine US à Naples, en Italie, qui a fait cinq morts.

Mais, curieusement, ni la presse écrite, ni les médias audiovisuels n'ont rappelé ces événements quand ils évoquaient les manifestations actuelles (6).

En revanche, le Washington Post a jugé bon de publier le 27 juin un article qui disait:" les gouvernements dictatoriaux chinois, cubain et birman empêchent la publication d'articles sur ces foules d'Iraniens qui affrontent avec courage les milices gouvernementales dans les rues de Téhéran pour exiger des réformes démocratiques".

Serait-ce que personne dans le gouvernement d'Obama ne serait au courant du passé de Moussavi?

Et personne non plus ne serait au courant de la violente répression déclenchée au Pérou le 5 juin par le gouvernement péruvien lors de manifestations pacifiques organisées pour protester contre l'accord de libre-échange Etats-Unis-Pérou? Un massacre où entre 20 et 25 indigènes de l'Amazonie ont été tués et près de 200 ont été blessés (7).

L'administration Obama s'est tue sur les massacres commis au Pérou parce que le président péruvien, Alan Garcia, ne fait pas partie des ennemis officiels de Washington.

Et Moussavi non plus, malgré les actes terroristes perpétrés contre des citoyens des Etats-Unis, parce qu'il est l'adversaire d'Ahmadinejad, qui, lui, est au coude à coude avec Hugo Chavez pour le titre d'Ennemi Officiel N°1.
Time magazine qualifie Moussavi de "modéré", ajoutant: "Il faut se rendre à l'évidence: les élections présidentielles en Iran ont été truquées", donnant autant de preuves à ce sujet que les protestataires en Iran, à savoir aucune (8).
Rien ne prouve, évidemment, que les élections en Iran ont été parfaitement honnêtes, mais les arguments qui sont donnés pour établir qu'elles ont été truquées ne sont pas bien concluants, comme par exemple le fait, répété à l'envi, que les résultats des élections ont été proclamés pratiquement tout de suite après la clôture des bureaux de vote.

Depuis des décennies, dans divers pays, les résultats d'élections sont suspectés de fraude pour avoir été tenus secrets pendant plusieurs heures, voire plusieurs journées. Car, disait-on, ce retard signifiait qu'il se passait probablement des trucs malhonnêtes en coulisse. Et aujourd'hui, on nous dit qu'il y a probablement eu fraude parce que les résultats ont été annoncés très vite. Il est à noter que les résultats des élections n'ont été contestés que par un seul candidat alors qu'il y en avait quatre en lice.
Phil Wilayto, militant pacifiste et auteur d'un livre sur l'Iran, fait remarquer:

"Ahmadinejad, lui-même issu d'un milieu rural pauvre, a, de toute évidence, le soutien des classes pauvres, surtout dans les campagnes, où vit près de la moitié de la population. Pourquoi? En partie parce qu'il s'intéresse à eux, veille à ce qu'ils bénéficient d'aides gouvernementales et les traite, eux, leurs opinions religieuses et leurs traditions, avec respect.
Moussavi, lui, fils de commerçant citadin, plait manifestement davantage à la bourgeoisie des villes, en particulier la jeunesse universitaire. En conséquence, comment quiconque pourrait-il s'étonner qu'Ahmadinejad ait remporté les élections avec une large majorité? Y aurait-il en Iran aujourd'hui plus de jeunes cadres que de pauvres? (9).

Tout cela, évidemment, ne vise pas à occulter le fait que l'Iran est une société relativement répressive sur les questions sociales et religieuses, et c'est cette réalité sous-jacente qui motive probablement la majorité de la contestation; en effet, parmi ces manifestants, beaucoup n'ont peut-être même pas une opinion bien arrêtée sur les élections en soi, surtout dans la mesure où à la fois Ahmadinejad et Moussavi sont des purs produits de l'establishment, où aucun ne représente une véritable menace pour la théocratie en place, et où, donc, ces élections peuvent être envisagées sous l'angle d'un rapport de force comme cela existe dans pratiquement tous les pays.
Mais ce n'est pas l'objet de mon propos ici.

La question qui m'intéresse, c'est cet objectif que poursuit inlassablement Washington depuis si longtemps de faire changer de régime en Iran.
Si le même schéma s'était produit dans un pays allié des US, combien y aurait-il eu de ces discours et de ces reportages accusateurs?


En fait, exactement le même schéma s'est produit dans un pays allié des US, il y a trois ans, quand Felipe Calderon avait été accusé d'avoir volé les élections présidentielles au Mexique et qu'il y avait eu des manifestations tous les jours pendant plus de deux mois; mais la condamnation des Etats-Unis et de la communauté internationale avait été pratiquement inexistante comparée à ce qu'on voit aujourd'hui pour l'Iran.

Les autorités iraniennes ont procédé à un recomptage aléatoire des voix sur 10% des bulletins pour finalement confirmer qu'Ahmadinejad était le vainqueur.
Ce recomptage des voix a-t-il été fait honnêtement? je n'en ai aucune idée, mais cela ne peut certainement pas être pire que ce qui s'est passé aux Etats-Unis en 2000 et 2004.

Sur quels critères devons nous juger Obama?
Beaucoup de mes lecteurs m'ont reproché d'avoir critiqué la politique d'Obama.
A la suite de mes deux derniers articles, plus d'une dizaine d'entre eux m'ont demandé de les enlever de la liste de diffusion.

Mais si, comme moi, vous pensez que les nombreuses atrocités dues à la politique étrangère des Etats-Unis constituent la plus grande menace contre la paix, la prospérité et le bonheur dans le monde, alors, à mon avis, il faut exiger d'avoir des dirigeants qui s'opposent sans aucune ambigüité aux équipées militaires de l'Amérique, parce que ces interventions sont, elles, nuisibles sans aucune ambigüité.

On ne peut rien dire de bon sur le fait de larguer des bombes puissantes sur des foules de personnes innocentes, d'envahir leur pays, de renverser leurs gouvernement, d'occuper leur pays, de défoncer les portes des habitants, de tuer le père, de violer la mère, de traumatiser les enfants, de torturer ceux qui résistent à tout cela …

Et cela ne dérange pas du tout Obama, si on le juge sur sa politique et non pas sur son discours.
Et
Al Franken non plus, qui s'apprête à devenir sénateur du Minnesota sous l'étiquette démocrate. L'ancien humoriste de "Saturday Night Live" voudrait nous faire croire qu'il est contre la guerre en Irak depuis le premier jour, mais il s'est rendu 4 fois en Irak pour divertir les soldats. Cela vous paraît logique, ça?

Pourquoi les autorités de l'armée font-elles venir des comiques pour se produire devant les soldats? Pour remonter le moral des troupes.
Et pourquoi remonter le moral des troupes? Un soldat plus heureux a plus de cœur à l'ouvrage.
Et quel est le travail d'un soldat? Toutes les joyeusetés citées plus haut.
Franken ignore-t-il donc ce que font les soldats? Il critiquait le gouvernement Bush pour n'avoir pas "envoyé suffisamment de soldats pour faire le boulot proprement" (10).

Quel "boulot" ce type pensait-il que les soldats étaient partis faire et qui n'aurait pas été bien fait, faute d'effectifs suffisants? Voulait-il qu'ils soient plus efficaces pour tuer les Irakiens qui résistaient à l'occupation de leur pays?
Franken remonte le moral des troupes depuis longtemps. En mars dernier, il recevait une récompense de l'United Service Organization (USO) pour ces dix années passées à divertir les troupes à l'étranger. Dont au Kosovo, en 1999, une occupation impérialiste s'il en est. De son expérience à l'USO, il dit: "une des meilleures actions que j'ai faite dans ma vie" (11).

Franken a également prononcé un discours à West Point, pour encourager la nouvelle génération de guerriers impérialistes. Avons-nous là un homme qui sera disposé à s'élever contre la militarisation des Etats-Unis, dans le pays et à l'étranger?
Pas plus qu'Obama.

En 2005, où Franken avait une émission régulière sur Air America, Tom Hayden écrivait ceci sur lui:

"Quelqu'un d'autre est-il déçu de l'apologie quotidienne d'Al Franken sur l'interminable guerre en Irak? Pas la version de la guerre de Bush, parce que cela détruirait l'objectif louable d'Air America de rallier une audience anti-Bush. Mais, disons, la vision de Kerry sur la guerre, une guerre qui peut être mieux gérée et gagnée, en quelque sorte, avec de meilleurs gilets pare-balles et moins de salles de torture.

Ce matin, Al Franken soutenait la proposition de Joe Biden d'envoyer 5000 troupes de l'Otan pour fermer la frontière entre l'Irak et la Syrie, faire venir des instructeurs étrangers pour le corps d'officiers irakiens, et mettre les Irakiens au travail à déblayer ce qui a été détruit à cause de notre invasion …

Maintenant que Bush nous a manipulés pour nous faire admettre l'invasion, Franken pense que nous n'avons pas d'autre choix que de … rester jusqu'à ce que nous ayons écrasé tous les rebelles.

C'est un prétexte humanitaire pour une occupation américaine à durée indéterminée. Et il est largement partagé par les élites politiques et autres qui pensent qu'ils représentent la conscience de l'establishment des Etats-Unis et le leadership du parti Démocrate. 12
Je sais, je sais, je déboulonne toutes vos statues. Mais ces gens-là ne devraient pas être vos héros. Il faut apprendre à percer à jour ces progressistes du parti démocrate qui protègent l'empire.
Il y a à peine une semaine, des documents publiés par la bibliothèque Nixon en Californie ont révélé que 5 jours avant l'invasion surprise du Cambodge par les troupes US et sud-vietnamiennes, le 29 avril 1970 (ce qui avait déclenché d'importantes manifestations aux Etats-Unis, et eu pour conséquence les fusillades fatales sur les étudiants par la garde nationale à l'université "Kent State" dans l'Ohio), le président Nixon avait eu l'aval du démocrate haut placé au comité des services armés du sénat, le sénateur John Stennis du Mississippi. Stennis avait dit au président:" Je vous soutiens … j'applaudis ce que vous faites" (13).


Longue vie à la Guerre froide !


Le président du Honduras, Manuel Zelaya, a été renversé le 28 juin dernier à la suite d'un putsch militaire parce qu'il s'apprêtait à lancer une consultation populaire sans portée contraignante pour poser la question suivante: "Etes-vous d’accord pour que, lors des élections générales de novembre 2009, soit installée une quatrième urne pour décider de la convocation d’une Assemblée nationale constituante destinée à élaborer une nouvelle Constitution politique?".
Une des questions que Zelaya espérait voir traitée par la constitution était la limitation actuelle du mandat présidentiel à 4 ans non renouvelable. Il avait également exprimé le souhait de procéder à des modifications constitutionnelles pour pouvoir améliorer le niveau de vie des populations pauvres; dans des pays comme le Honduras, le droit n'est en général pas élaboré dans cette optique.
Alors que j'écris ces lignes, on ne sait pas très bien comment vont tourner les choses au Honduras, mais il faut noter ceci:

Les Etats-Unis, selon leur propre aveu, connaissaient parfaitement depuis des semaines le projet de l'armée de renverser Zelaya. Washington a déclaré qu'il avait fait de son mieux pour en dissuader les instigateurs. Il est difficile de croire que cela s'est finalement avéré impossible. Au cours de la Guerre Froide, il se disait, avec maintes justifications, que les Etats-Unis pouvaient décourager un coup d'état en Amérique Latine par un simple "froncement de sourcils".

L'armée du Honduras et celle des US sont depuis longtemps en très bons termes.
Alors, il faut se poser la question: de quelle façon et dans quelle mesure les Etats-Unis ont-ils averti Zelaya du putsch qui se préparait? Et quelle protection lui ont-ils proposée? La riposte de l'administration Obama à ce coup d'état peut être qualifiée par des adjectifs tels que "tiède", "appropriée mais tardive", et "mitigée". Il n'est pas inimaginable que les US aient donné le feu vert aux conspirateurs de l'armée, en leur disant de mettre un bémol au traditionnel bain de sang du "golpe estado".
Zelaya avait été élu en tant que candidat conservateur, et puis, de façon surprenante, il avait opéré un virage à gauche, s'était mis à critiquer vivement la politique de Washington, et était devenu l'allié d'Hugo Chavez du Venezuela et d'Evo Morales de Bolivie, tous deux que l'administration Bush avait tenté de renverser et d'assassiner.

A la suite du coup d'état, la National Public Radio (NPR) a démontré une fois de plus la raison pour laquelle les progressistes l'appellent "National Pentagon Radio". L'animateur principal de cette radio nationale, Robert Siegel, interviewait Johanna Mendelson Forman, du groupe de réflexion conservateur "Center for Strategic and International Studies":
Siegel: il n'y avait pas eu de coup d'état en Amérique Latine depuis un bon moment.
Forman: le dernier a eu lieu, je pense, en 1983.
Siegel n'a pas relevé. (14).
C'est de l'ignorance crasse au dernier degré. Il y a eu un coup d'état au Venezuela en 2002 qui a renversé pour une courte période Hugo Chavez, un à Haïti in 2004 qui a définitivement renversé Jean-Bertrand Aristide, et un autre au Panama en 1989 qui a renversé Manuel Noriega.
Est-ce parce que les US étaient largement impliqués dans ces trois coups d'état qu'ils ont été jetés dans les "trous de mémoire" d'Orwell?

William Blum

Notes annexes:

NB: Les chiffres dans la traduction se réfèrent aux notes données par Blum. Les consulter (en anglais) sur le texte original.

William Blum est écrivain et journaliste.
Les livres qui ont été traduits en français sont: Les Guerres scélérates (Parangon, 19 février 2004); L'État voyou (Parangon (31 mars 2002) ; Mythes de l'Empire (Aden).

Site de Blum

Citations
L'auteur et historien William Blum affirme:

"Entre 1945 et 2005, les Etats-Unis ont tenté de renverser plus de 40 gouvernements étrangers et d'écraser plus de 30 mouvements populistes nationalistes en lutte contre des régimes odieux … En faisant cela, les US ont provoqué la mort de plusieurs millions de personnes, et condamné des millions d'autres à une vie de souffrances et de désespoir" (Rogue State: A Guide to the World’s Only Superpower – "l'Etat voyou- guide de la seule superpuissance mondiale). "Aussi parano ou défenseur de la théorie du complot que vous puissiez être, ce que fait réellement le gouvernement dépasse tout ce que vous pouvez imaginer" (ibid.)

Articles de Blum traduits en français:
Sur ce blog:
http:// blog.emceebeulogue.fr/post/2...
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Sur le Grand Soir

Vous ne pourrez pas dire après ça que vous ignorez ce grand bonhomme. Déjà, si vous êtes passé-e à côté depuis tout ce temps qu'on se décarcasse, vous avez peu d'excuses.

Un peu comme Chomsky: des lumières qui luisent dans l'obscurité, voire les ténèbres …
Et les ténèbres, nous connaissons cela aussi ici, hélas.
Ténèbres et ignorance crasse entretenue par la propagande officielle.
Un exemple: il n'y a qu'en France que la remise en cause de la thèse officielle sur le 11 sept soit taboue.
Et pourquoi? Les arguments officiels seraient-ils si peu solides qu'on ne pourrait leur opposer une autre analyse, de peur de fâcher l'Ami Américain?
La France outragée, bercée par l'hymne national, emmaillotée dans le drapeau de la République, ne cesse de se prendre les pieds dedans.
Et plus on est petit, plus c'est pire….
Forcément.
Puisque le drapeau est d'autant plus trop grand

Autre lien
Sous-information et désinformation : Loin du Honduras
Publié le 6 juillet 2009 par Henri Maler (Acrimed)


Source: Des bassines et du zèle

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4798

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6 juillet 2009 1 06 /07 /juillet /2009 01:39

Nouvelles urgentes du Honduras. CNN et "le Monde", angoissés par le retour de Zelaya, mettent
leurs "journalistes" en alerte...


dimanche 5 juillet 2009 par Thierry Deronne


Le président Zelaya s´envole de Washington (arrivée prévue dans quatre heures), le peuple se dirige en masse pour l´accueillir a l´aéroport de Tegucigalpa. Dans un dernier message au moment d´aborder l´avion le président a demandé à son peuple (dont il a pu voir a travers TeleSur la manifestation massive) de rester ferme, de résister massivement et pacifiquement. Un fleuve croissant d´organisations sociales hondurienne, communautés indigènes, Via Campesina, syndicats, s´approchent de l´aéroport et dénoncent la présence de franc-tireurs, de barrages et de blindés, d´hélicoptères autour de l´aéroport pour empêcher l´accès de l´aéroport. Le président de l´assemblée générale de l´
ONU Miguel d´Escoto accompagne le président Zelaya dans ce vol vers le Honduras. Les présidents Fernando Lugo, Rafael Correa et Cristina Fernandez vont le suivre dans un vol séparé a destination du Salvador voisin. CNN, dont la "couverture" du coup d´État, a été dénoncée par le Président Zelaya, répète a l´envi les instructions de Micheletti de ne pas laisser l´avion atterrir au Honduras.


La marche massive qui se dirige vers l´aéroport scande "El pueblo unido..." et "
Telesur !, Telesur !", seul média qui a fait entendre une voix vraiment différente, populaire, et dénonce la complicité médiatique internationale avec les putschistes. Toute cette mobilisation est balayée par le "Monde" d´une ligne dans un bref article où il affirme mensongèrement ce dimanche, que les manifestants ont "rebroussé chemin". Et répétant comma CNN que "la conférence épiscopale est contre ce retour", que les putschistes n´autorisent pas l´atterrissage et que “le Honduras est angoissé”.

Nos contacts en direct avec la population montrent que malgré la tension et la menace de répression, celle-ci se montre pleine d´impatience. "C´est impressionnant, on n´a jamais vu cela au Honduras, c´est émouvant de voir tant de joie, de voir tant de gens dans la rue " vient de déclarer Jorge Meza, un des leaders indigènes qui viennent accueillir le président. " ! Sous une photo de l´agence Reuters, le "Monde" rédige une légende qui mérite d´être versée aux annales de l´impartialité journalistique : “Sur place, la situation est tendue : les forces de l’ordre (sic) craignent de voir la situation dégénérer entre partisans et opposants à M. Zelaya”


Qu´est-ce qui motive tant de
médias a désinformer, occulter, minimiser, au lieu de défendre clairement une démocratie agressée par les gorilles de la School of Americas ?

La Présidente argentine Cristina Fernandez l´a expliqué hier soir lors de la réunion de l´OEA a Washington, en faisant allusion au rôle occulte des État-Unis. “Ne soyons pas naïfs, ce coup d´État n´est pas seulement dirigé contre Zelaya mais contre le projet qui rassemble un nombre croissant de nations du continent".


Sans peur du ridicule, les putschistes honduriens répètent a chaque instant, comme "le Monde" dès le premier jour du Coup d´État que les vénézuéliens les menacent militairement et veulent envahir leur territoire.

 

Une autre technique a été de "couper la poire en deux" en disant qu´il y avait "des pour et des contre".

Le "Monde" a titré par exemple "les pour et contre Zelaya disent chacun défendre la constitution".. Rien que le déploiement et la répression croissantes de soldats surarmés dans tout le pays indiquent le contraire.

Les plus favorisés font quelques apparitions surmédiatisées mais le black-out persiste sur la résistance populaire.

Comme l´explique la présidente argentine, les
médias qui jouent a se demander hypocritement "qui appuie qui", ne rendent pas compte de la gravité d´un coup d´État. Elle a rappelé qu´au moment du coup d´état contre Peron, une foule remplissait la Plaza de mayo, Parmi ces partisans du coup d´État une mère, une future "folle de la place de mai" qui des années plus tard verrait disparaître sa fille et d´autres membres de sa famille aux mains de ceux qu´elle appuyait.


T.D., Caracas, dimanche 3 juillet, 14 h. 30

Blog Front de Gauche 
http://www.vive-be.org
http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2162:cnn-et-qle-mondeq-angoisses-par-le-retour-de-zelaya-mettent-leurs-qjournalistesq-en-alerte&catid=7:attention-medias-&Itemid=12

Eva : Le journal le Monde montre son vrai visage: réactionnaire,  partisan de coups d'Etat militaires contre les votes populaires. C'est une honte ! Il ne vaut pas mieux  que l'infâme CNN....


TOUS  LES  EVENEMENTS 
EN  DIRECT  ICI :

http://es.justin.tv/xmega


Le compte-rendu des événements,voir article suivant...


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Commentaire reçu :

Quelques photos à voir aussi sur le site de l'ALBA ALBA .:Alternativa Bolivariana para los Pueblos de Nuestra América  qui montre la belle démocratie putchiste que voilà. Sur la page d'accueil en haut, cliquer sur les numéros de page pour voir les photos. Honteux la désinfo, tous les articles sont écrits de telle manière que Zélaya apparaissent comme illégitime malgré le vote unanime ( - le Honduras of course) pour exclure le Honduras de l'OEA. Ne pouvant remettre en question ce vote les médias parlent de président déchu, évincé, des nouvelles autorités. C'est subtil, insidieux...ignoble.

Si c'était un partisan de l'oligarchie qui s'était fait évincer, le vocabulaire serait bien différent : il y aurait les affreux putchistes et un président légitime. La désinfo à toujours existé mais là elle atteint des sommets, le nouvel ordre est pressé d'installer ses pénates.

Commentaire n° 1 posté par Anne Wolff aujourd'hui à 03h25


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Que se passe-t-il derrière le coup d’Etat au Honduras ?

Osly Hernandez
 
  
Considérant les événements qui se passent à l’échelle régionale, il devient nécessaire que nous, les militants de gauche, nous nous attachions à élaborer quelques analyses permettant de dévoiler ce qui se cache réellement derrière le coup d’Etat survenu au Honduras.


A ce propos, nous avons lu ou entendu certains raisonnements. Ils  évoquent la possibilité que ce qui s’est passé en Amérique centrale soit une tentative permettant à l’empire de mesurer, avant tout coup d’Etat, la capacité de réponse des nouveaux organismes internationaux créés dans le but d’intégrer les pays d’Amérique du Sud.

D’autres points de vue, rejoignant cette prise de position, ajoutent une autre dimension. Elle consisterait, pour les intérêts capitalistes, à mesurer la capacité de réponse du mouvement populaire ainsi que les niveaux de solidarité. Elle consisterait, également, à identifier les stratégies employées afin de rompre le blocus médiatique qui accompagne habituellement la nouvelle génération des coups d’Etat .

Bien. Revoyant le contexte dans lequel se déroule l’événement, quelques autres éléments doivent être pris en compte.

Nous référant aux événements récents qui précèdent un coup d’Etat, nous découvrons que dans notre région deux débats très importants ont eu lieu. Le premier concernait le renforcement de l’ALBA qui, en plus d’accueillir de nouveaux pays, a représenté un moment historique en rejetant les conclusions du « Sommet des Amériques ».Celui-ci, en effet, n’envisageait ni la cessation du blocus de Cuba, ni les actions concrètes à réaliser face à la crise du système capitaliste. De plus, et c’était l’objet du second débat, la possibilité de ce que les pays latino-américains se séparent de l’OEA  n’était pas non plus esquissée.

Dans le courant des derniers mois, de graves questions se sont posées à propos du fonctionnement de l’OEA. Jusqu’à présent , cet organisme a servi de garde-fou  pour justifier les interventions répétées du gouvernement yankee dans nos pays. Cependant, depuis l’arrivée au pouvoir d'Obama, plusieurs efforts ont été faits pour redonner vie à cet organisme moribond. Le signe le plus évident  fut la « soudaine » prise en considération d’incorporer Cuba. Proposition qui fut rejetée par le pays caribéen.

Bien. Surgit soudain un coup d’Etat au Honduras. Les réactions des pays de l’ALBA et de l’UNASUR( organisations animées par des gouvernements de gauche)  sont immédiates. Etrangement, nous observons cependant que le gouvernement des USA d’abord, l’OEA ensuite,  se distinguent face à l’événement et accordent pleinement leur appui au gouvernement « démocratiquement élu » de Manuel Zelaya. Pour la première fois dans l’histoire, étrangement, ils s’indignent devant un coup d’Etat dirigé contre un gouvernement progressiste, dans un pays où les intérêts militaires nordistes sont pour le moins importants. Pour la première fois, étrangement, ils se présentent non pas en médiateurs, mais en garants, soutenant, avec l’ONU, le retour de Zelaya dans son pays. Etrange…

Il est évident que tout ceci n’est pas innocent. Cela nous amène à nous demander ce qui se cache derrière cette soudaine crise de solidarité de l’OEA et de son tuteur, le gouvernement des USA ?

Reconsidérant les événements, tout en partageant les analyses déjà mentionnées, l’on peut dire que le principal intérêt des USA pourrait résider dans la nécessité de récupérer l’image de l’OEA, la présentant comme celle d’un organisme qui aide à résoudre les conflits en Amérique.  Il s’agirait d’une mesure désespérée pour freiner sa disparition et lui faire retrouver son utilité dans le continent et ainsi empêcher les progrès des instances animées par les gouvernements de gauche, instances qui travaillent à la consolidation du projet politique bolivarien : l’unité de l’Amérique latine.

Ce scénario rendrait possible la réouverture de la discussion sur le fait de savoir si l’OEA doit disparaître ou non, un point que l‘on considérait comme dépassé. Ce scénario pose à nouveau les USA – par l’intermédiaire de ses organismes multinationaux – comme le grand sauveur  dans le conflit et également comme un possible allié. Il sauvegarderait la thèse du panaméricanisme qui a fait tant de tort à nos peuples. Cette thèse que Bolivar a de tout temps combattue,  lui qui a toujours considéré que la flexibilité des positions face aux pays du Nord contrecarrait le processus d’unification, comme cela s’est passé lors du « Congreso Anfictionico » de Panama.

En lisant  l’histoire avec un  esprit critique, pour en tirer les leçons, je crois qu’il est dangereux  de permettre l’intervention de ces organismes dans la solution du conflit au Honduras, sans tenir compte des conséquences de cette intervention. Si nous ajoutons à cela la possibilité d’envisager une intervention des « casques bleus » avant que le conflit ne se radicalise, et cela afin de sauvegarder la continuité constitutionnelle du Honduras, nous pourrions peut-être laisser le plein contrôle de la situation entre les mains de l’empire, jetant par dessus bord les efforts d’indépendance déjà entrepris.

Il serait peut-être plus opportun de profiter de l’occasion pour consolider les alliances en matière de défense et cela à partir de nos propres organismes internationaux, comme l’ALBA par exemple. Ou bien de reprendre le débat sur l’organisation des peuples  en vue de cette défense. Il est évident que des décisions comme celles-ci sont quelque peu complexes en ce qui concerne le débat qui doit précéder.. Cependant , si nous n’ouvrons pas ce débat en ce moment, si nous l’envisageons comme un scénario possible , nous pourrions régresser en ce qui concerne les efforts accomplis pour obtenir un niveau de conscience plus élevé dans l’identification de l’ennemi commun, c’est – à – dire l’empire nord-américain et son système capitaliste. Surtout lorsqu’il s’agit de ces pays de centre gauche qui continuent à croire que le gouvernement des USA « n’est pas si mauvais », piégeant ainsi le processus d’unification.

Nous, les peuples du monde, nous sommes fatigués des héroïsmes à la « gringo » et nous sommes prêts à défendre au péril de nos vies les processus consolidés grâce à nos leaders. Je crois que nous devons avoir foi en cette conscience qui est également cultivée dans nos corps militaires et crier au monde que notre Amérique latine ne connaît plus de frontières, que nous nous lançons à la défense de n’importe lequel de nos frères, car nous avons le droit, qui est même ancestral, d’agir ainsi. 


Traduit par Jean-Pierre Plumat et révisé par Magali Urbain pour Investig'Action.

Source: Envoyé par l'auteure

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2180:que-se-passe-t-il-derriere-le-coup-detat-au-honduras-&catid=6:articles&Itemid=11

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 22:00

En prenant connaissance de la déclaration du cardinal Maradiaga à l’effet que le retour du Président Zelaya donnerait lieu à un bain de sang et qu’il valait mieux ne pas y aller, j’ai aussitôt pensé à ce passage de l’Évangile dans lequel Pierre s’oppose à ce que Jésus aille à Jérusalem.

 « A dater de ce jour, Jésus commença à montrer à ses disciples qu'il lui fallait s'en aller à Jérusalem, y souffrir beaucoup de la part des anciens, des grands prêtres et des scribes, être tué et, le troisième jour, ressusciter. Pierre, le tirant à lui, se mit à le morigéner en disant : " Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! " Mais lui, se retournant, dit à Pierre : " Passe derrière moi, Satan ! Tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! " Mt.16, 21-23

Ce n’est plus un secret pour personne le fait que la cupule de l’institution ecclésiale est devenue une alliée inconditionnelle de la cupule des oligarchies et de ceux qui la servent. Le cardinal Maradiaga et à travers lui la Conférence épiscopale du Honduras en sont l’illustration la plus parfaite. Autant ils se font silencieux sur l’usage de la force par les militaires pour déloger celui que le peuple a élu Président du Honduras, autant ils se font actifs pour se porter à la défense de la cupule oligarchique qui s’est emparé du pouvoir prétextant une soi disant légitimité.
Un véritable travail de pharisiens et d’hypocrites qu’a si fortement dénoncé Celui-là même dont ils se réclament dans la foi.

 " Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui acquittez la dîme de la menthe, du fenouil et du cumin, après avoir négligé les points les plus graves de la Loi, la justice, la miséricorde et la bonne foi ; c'est ceci qu'il fallait pratiquer, sans négliger cela. Guides aveugles, qui arrêtez au filtre le moustique et engloutissez le chameau. " Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui purifiez l'extérieur de la coupe et de l'écuelle, quand l'intérieur en est rempli par rapine et intempérance. " Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui ressemblez à des sépulcres blanchis : au-dehors ils ont belle apparence, mais au-dedans ils sont pleins d'ossements de morts et de toute pourriture ; vous de même, au-dehors vous offrez aux yeux des hommes l'apparence de justes, mais au-dedans vous êtes pleins d'hypocrisie et d'iniquité. » Mt.23, 15-36

Le Président constitutionnel du Honduras a décidé ce matin, 5 juillet 2009, de prendre le chemin du retour dans son pays. Vers les 9h00 du matin, il s’envolera de Washington pour se rendre dans le pays à la tête duquel le peuple hondurien l’a élu. Il part sans arme, accompagné de la Présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, du Président de l’Équateur, Rafael Correa, ainsi que d’autres représentants de la communauté internationale. S’il y a un bain de sang, ce ne sera pas de la part de ce Président qui se présente, en toute légitimité nationale et internationale, avec un rameau d’olivier pour y retrouver son peuple et le conduire à la paix en le soustrayant à l’emprise des escrocs qui l’ont expulsé du pouvoir, il y a 8 jours, « manu militari ».

 « Au peuple hondurien je dis : n’allez pas utiliser la violence. Nous allons restaurer la paix, l’harmonie entre les honduriens. La mission est pacifique, elle consiste à restaurer l’ordre, la paix et le respect mutuel entre les honduriens. »

Curieusement, au sein de l’OEA, ceux qui font pression pour le non retour du Président sont les alliés traditionnels des États-Unis que plusieurs soupçonnent d’être derrière, non seulement de ce coup d’État mais d’un plan d’ensemble visant le renversement des régimes qui se font les promoteurs de la démocratie participative et du socialisme du XXIème siècle.
Ce n’est plus un combat pour la démocratie et la liberté, mais un combat pour le pouvoir entre les oligarchies qui dominent et contrôlent les démocraties représentatives et les peuples qui veulent reprendre le contrôle de leur pouvoir sur les institutions démocratiques.

 Oscar Fortin

http://humanisme.blogspot.com
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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 21:06

publié par
roland (Dazibaouebmaster) Avant-hier 13H12

OBAMA: INFORMÉ OU IGNORÉ ?Par Oscar Fortin


LA CRÉDIBILITÉ DU PRÉSIDENT OBAMA EST DE PLUS EN PLUS MISE EN DOUTE. BIEN DES CONTRADICTIONS APPARAISSENT ENTRE LA TENEUR DE SES DISCOURS ET LES ACTIONS DE SON GOUVERNEMENT QUI SURGISSENT UN PEU PARTOUT DANS LE MONDE.


  Les évènements des dernières semaines permettent de soulever la question de l’information dont dispose le Président Obama. Est-il informé des opérations clandestines menées par la CIA et le PENTAGONE, en Amérique latine et dans d’autres régions du monde? Dans le cas de la crise en Iran, il a nié toute participation du gouvernement des États-Unis. Dans le cas du coup d’État au Honduras, il en fit tout autant.

Pourtant, tous les analystes sérieux savent que le Gouvernement des États-Unis est présent d’une façon ou d’une autre là où ses intérêts sont en jeu. En Iran, des centaines de millions de dollars (400 M $ selon certaines sources) ont été investis pour déstabiliser l’actuel gouvernement. Au Honduras, le coup d’État ne pouvait être possible
sans le consentement des États-Unis. Serait-ce que les politiques de Bush se poursuivent grâce à ses adeptes au sein de la CIA, du PENTAGONE et des divers organismes de couverture qui se présentent tous sous le chapeau de la liberté, de la démocratie et de l’aide humanitaire?

S’il fallait qu’il en soit ainsi, et tout prête à croire que c’est le cas, l’élection d’OBAMA n’aurait été qu’une diversion pour le peuple américain et le monde. Ses discours serviraient, à son insu, à entretenir l’illusion d’un grand rêve. Pendant qu’il s’adresse aux peuples latino-américains dans le cadre de l’Organisation des États Américains (OEA), et aux arabes et musulmans au Caire, pour vanter le dialogue, le respect et la diversité, les vrais détenteurs du pouvoir continuent de planifier des actions clandestines en Iran, en Bolivie, au Venezuela, en Équateur, au Nicaragua et au Honduras. Ils ont leurs candidats en poste dans les principaux organismes régionaux tout comme dans les grandes agences de presse pour jouer leur rôle respectif : les premiers pour les couvrir et faire diversion et les seconds pour manipuler et déformer l’information. Dans le cas de l’actuel coup d’État au Honduras, CNN n’a pas dévié d’un iota sa politique de désinformation et de diversion sur les faits. Les grandes agences de Presse, telles AFP et REUTERS, avec plus de subtilité introduisent de nouveaux éléments qui viendront en temps voulu ouvrir la voie à des compromis qui auront pour effet d’annuler complètement les initiatives amorcées de changements.
L’objectif sera alors atteint.

Il est important que M. OBAMA, dise au monde : QUI dirige vraiment aux États-Unis? Qui sont ceux et celles qui prennent les décisions importantes allant directement à l’encontre de ses prises de position sur le respect des peuples, leur liberté de se donner les gouvernements qu’ils veulent et d’avoir avec ces derniers des relations basées sur le respect mutuel? Il est important qu’il fasse sa petite enquête parce que le monde pourra penser qu’il est tout aussi « menteur » que l’a été son prédécesseur. Ce serait dommage.

Personnellement, je ne pense pas que M. Obama soit un menteur. Je pense plutôt qu’on le garde en retrait de beaucoup d’informations véhiculées par les services secrets, la CIA et le PENTAGONE. Il est temps qu’il réunisse tout ce beau monde et qu’il les oblige à se mettre à table pour dire ce qu’ils magouillent dans le monde. Ce qui vient de se passer au Honduras ne lui laisse pas beaucoup le choix. Son gouvernement est impliqué dans la préparation de cette opération depuis un certain temps. Ça devient gênant pour un Président de sa stature de dire que les États-Unis n’y sont pour rien. Aujourd’hui, l’information circule plus vite que l’on peut penser et les secrets sont vite mis à nus. De grâce, M. Obama, dites-nous la vérité.

Oscar Fortin

http://humanisme.overblog.com/
http:// humanisme.blogspot.com/


Source: Alter Info


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4718#4718

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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 11:07



De graves anomalies concernant la grippe porcine ( H1N1) interpellent de nombreux français - mais pas les journalistes !!!

A faire circuler !

infovaccin.fr

Grippe A-H1N1

ou grippe porcine nord-américaine

De graves anomalies concernant la grippe porcine (H1N1) interpellent de nombreux Français...

En effet, lors de son apparition au Mexique, fin avril 2009, les media ont largement indiqué que la durée d’incubation de la maladie était d’environ 3 jours, ce qui suppose qu’au maximum 8 jours avant l’apparition du 1er cas, cette maladie était totalement inconnue au Mexique.

Or, près de 2 mois avant l’apparition de cette maladie, un communiqué de presse du 9 mars 2009 (AFP), lors de la visite de Monsieur SARKOZY au Mexique, nous indique : 
« Sanofi-Aventis (EURONEXT : SAN et NYSE : SNY) annonce aujourd’hui la signature d’un contrat avec les autorités mexicaines, pour la construction d’une usine de production de vaccin contre la grippe, représentant un investissement de 100 millions d’euros. »

Les commentateurs précisent alors : " …La nouvelle usine de Sanofi Pasteur au Mexique sera construite selon les standards permettant à Sanofi Pasteur de basculer aisément de la production de vaccin contre la grippe saisonnière à celle de vaccin contre la grippe pandémique, dans l’éventualité où une pandémie de grippe humaine vienne à être déclarée et une fois la souche de virus grippal pandémique identifiée par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). "

Un grand nombre de nos concitoyens ne croyant ni aux facultés de voyance des signataires de ces contrats, ni aux coïncidences, sont aujourd’hui inquiets :

Ils rappellent qu’en 2006 s'est tenu à Rome un congrès international appelé " Projet Cochrane ", afin de faire le point sur la vaccination contre la grippe depuis 37 ans. 

1. Dans le rapport qui regroupait 51 études sur 260 000 enfants, dont 17 études menées par des Russes, les chercheurs ont conclu qu'il n'existait pas la moindre preuve que la vaccination des enfants entre 6 et 23 mois avait une quelconque efficacité. (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, " Vaccines for preventing influenza in healthy children " - 1-2006).

2. D'après 25 autres études comprenant 60 000 adultes, le groupe Cochrane a estimé que la vaccination réduisait le risque de grippe d'à peine 6 %, pour les personnes en bonne santé. (cf. The Cochrane Database of Systematic Reviews, "Vaccines for preventing influenza in healthy adults" - 1-2006).

3. Quant aux gens âgés, après avoir passé en revue 64 nouvelles études, le groupe Cochrane a conclu qu'aucune étude ne permettait de constater l'efficacité du vaccin.

Le Dr Tom Jefferson, qui a participé au projet international Cochrane, a conclu de toutes ces études que « la protection de 100 % clamée de toutes parts n'a jamais été entrevue ». En outre, se référant à la protection contre la menaçante " pandémie " de grippe aviaire, il a ainsi résumé la situation actuelle : « La meilleure stratégie consiste à se laver les mains ».

Cette analyse a été évoquée dans " Le Figaro " du 2 octobre 2007, et dans " Réalités et Vaccinations " n°5 de juillet 2006, page 27.

Dans le journal Britannique "The Lancet infectious diseases", de février 2005 (vol.165 n°3) intitulé : " Impact of Influenza Vaccination on Seasonal Mortality in the US Elderly Population ", le Dr SIMONSEN (Université G. WASHINGTON) constate que l’augmentation massive des vaccinations contre la grippe aux U.S.A. n’a pas diminué la mortalité chez les gens âgés.

En 1980, la couverture vaccinale aux U.S.A. était de 15 % de la population. Aujourd’hui, elle est d’environ 65 %, et il n’y a aucune diminution des décès causés par la grippe.

Le rapport conclut : "...We conclude that observational studies substantially overestimate vaccination benefit..."

Dans le journal américain "Vaccine" du 5 avril 2006, un article nous apprend que dans la province canadienne de l’Ontario, en 1990, le nombre de cas de grippe avait augmenté d’environ 60 % après le début d’une campagne de vaccination.

Nous pouvons donc légitimement nous interroger sur les dessous du projet actuel d’imposer une vaccination obligatoire contre la grippe porcine, alors que la grippe " normale " entraîne dans le monde 500 000 décès par an, ce qui est totalement hors de proportion avec les quelques dizaines de cas de la grippe porcine.

Nous sommes d’autant plus inquiets que la première contamination de cette maladie est apparue à Fort Dix (New Jersey) en 1976, contaminant 200 soldats américains, ce qui eut pour effet de déclencher une campagne de vaccination. Malheureusement de nombreux décès eurent lieu chez des personnes vaccinées qui moururent donc, non pas de la maladie, mais du vaccin.

Nous sommes inquiets des conséquences possibles d’une vaccination obligatoire, laquelle, outre qu’elle porterait une atteint grave aux libertés publiques, risquerait d’entraîner une multitude de maladies graves dues aux effets secondaires constatés depuis plusieurs décennies, concernant les vaccins, et ne protégerait pas plus les Français que les autres vaccins.

Nous souhaitons interroger le gouvernement sur les véritables objectifs de cette campagne, et notamment  lui poser les questions suivantes :

1°) L’apparition de la grippe dite " porcine " dans le pays même où 2 mois plus tôt, il était décidé par un laboratoire pharmaceutique français de construire une fabrique de vaccins contre la grippe, ne peut être ni une coïncidence, ni la résultante d’extraordinaires facultés prémonitoires des laboratoires pharmaceutiques finançant cette construction. Cet étrange scénario inquiète un nombre important de français qui se demandent s’ils ne sont pas manipulés.

Ainsi, dans un article publié par l’agence russe de presse Ria Novosti du 25 mai 2009, M. Leonid IVACHOV, ancien chef de la Direction de la coopération militaire Internationale du Ministère russe de la Défense, et président de l’Académie des problèmes géopolitiques, estime que le virus A/H1N1 a été créé de façon artificielle en laboratoire.

Le gouvernement a-t-il des informations sur ce sujet et continuerait-il de fermer les yeux s’il apparaissait que la médiatisation à laquelle nous avons assisté et qui va certainement repartir à l’automne prochain, n’est rien d’autre qu’une opération commerciale ?

2°) Dans de nombreux pays d’Europe, les média ont très peu parlé de la grippe dite " porcine ". Ainsi, en Espagne la population n’a pas du tout été alarmée par ce problème, alors que les personnes atteintes de la grippe H1N1 ont été plus nombreuses en Espagne qu’en France. Pourquoi a-t-on alarmé les populations dans les seuls pays producteurs de vaccins (U.S.A., France), alors que le nombre de cas recensés était 1 000 fois inférieur à ce que le monde entier connaît tous les ans concernant la grippe en général ?

3°) Dans le cas où le gouvernement aurait l’intention effective de rendre obligatoire la vaccination contre la grippe, est-il informé des innombrables publications scientifiques remettant en cause l’efficacité des vaccinations et en dénonçant les graves effets secondaires ? (la liste de ces publications est impressionnante) En d’autres termes, le gouvernement a-t-il l’intention de protéger la Santé publique ou les profits de l’industrie pharmaceutique ?

Un récent sondage nous révèle que seulement 30% des français seraient prêts à se faire vacciner contre la grippe pandémique.


Servez-vous de ce texte (en téléchargeant le fichier .doc ci-dessous) pour demander aux députés de votre département et particulièrement de votre circonscription, et aux sénateurs de votre département de poser une question au ministre de la Santé.

Faites-nous connaître les réactions de nos représentants au parlement.



Document Word Grippe nord-américaine - Lettre aux parlementaires (34Ko)

http://www.infovaccin.fr/grippe_H1N1_courrier.html



Aux journalistes qui n'ont plus envie de débiter ce que l' Elysée leur demande !

Sur le blog d' Eva :

 

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 09:38

Nouvelle preuve de l'influence du lobby sioniste en France: Iran, l'incroyable désinformation

Très rapidement après l’élection présidentielle Iranienne, les médias Français ont repris à leur compte les accusations de fraude propagées par les partis battus. Pourtant, en approfondissant le sujet, on trouve extrêmement peu d’indices allant dans ce sens.

Libération n’hésite pourtant pas à sous-titrer : Comment la communauté internationale a-t-elle réagi à la fraude électorale en Iran ? Le Point donne la parole à des experts affirmatifs : PAROLE D’EXPERT- "Une victoire difficile à comprendre sans fraude massive" . Pourtant dans l’article aucune précision, juste quelques vagues suppositions. L’express voit les choses en grand affirmant que : la réélection en elle-même d’Ahmadinedjad, jette aujourd’hui des millions d’Iraniens dans la rue, et pas seulement à Téhéran, pour que la volonté populaire soit respectée dans un article à sens unique.

Sur quoi repose cette certitude ? Sur extrêmement peu de choses :

Le peu prudent site Rue89 les énumère :

- Mir Hossein Moussavi, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaee, les trois candidats battus à l’élection présidentielle ont d’ailleurs annoncé avoir déposé plainte auprès du Conseil des gardiens de la Constitution, après avoir constaté 646 irrégularités.

Des opposants contestant des résultats, ce n’est pas nouveau. On a aucune précision sur les 646 irrégularités.

- Toujours d’après Rue89, The Guardian rapporte que le site Ayandeh, resté neutre pendant la campagne, a constaté un taux de participation qui a dépassé 100% dans 30 villes d’Iran.

En ajoutant plus loin : ces déclarations sont impossibles à vérifier.

En cherchant un peu, on trouve quand même des précisions sur le site "neutre" Ayandeh : c’est une vitrine de l’Iran Futurist Foundation, une fondation d’Iraniens Américaine, qui adhère apparemment à tous les thèmes défendus par les USA. Pas tout à fait une source sûre.

- Enfin, des information stupéfiantes d’un mystérieux informateur anonyme, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui aurait été arrêté par les autorités iranienne, et qui parle de bassidji (“volontaires” des milices islamiques) qui auraient pris le contrôle des terminaux de totalisation des votes.

Après quelques recherches, on s’aperçoit que Libération est la seule source de cette information, qu’on ne connaît pas l’identité de la personne, qu’aucune autre source ne parle de cela, que rien ne permet de le confirmer. Tout cela se termine en roman-photo : "Selon « Libération », des témoins l’ont vu se faire empoigner par des policiers le lendemain, alors qu’il s’apprêtait à sauter par la fenêtre du neuvième étage du bâtiment.".

Apparemment, les médias Français n’hésitent pas à sauter sur la première info non vérifiée qui passe et à la reproduire stricto-senso : "Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est de nouveau accusé d’être impliqué dans l’assassinat d’un opposant kurde à Vienne en 1989, révèle ce jeudi un parlementaire autrichien, qui a rendu public un témoignage inédit dans cette affaire." Suivent des explications vagues qui suscitent le rire ou la consternation, au choix.

Le gouvernement Français n’est pas en reste. Sarkozy dénonce "l’ampleur de la fraude", alléguant que celle-ci "est proportionnelle à la violence de la réaction" tandis que mr Kouchner se dit "convaincu que quelque chose s’est passé". Rama Yadé va jusqu’à affirmer "L’ambassade de France attaquée", avant de se voir apparemment tancée par mr Sarkozy.

Alors, devant un tel déferlement, que faut-il penser ? On a pas beaucoup d’éléments disponibles, mais il y en a qui apparaissent peu à peu.

D’abord, des sondages préélectoraux très favorables à Ahmadinejad :

”Le sondage d’opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indique que 58,6% personnes interrogées voteront en faveur d’Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiront Mousavi.

Dans un autre sondage plus récent mené à Téhéran, 44,8% de personnes interrogées ont estimé que eu égard au choix entre Ahmadinejad et Mousavi, ils opteraient pour l’actuel président principaliste pendant que quelque 29% éliraient Mousavi. "

Le "Payam magazine", le journal de la communauté iranienne de Los Angeles, cité par Courrier International, allait dans ce sens : "Le président iranien se présente pour un deuxième mandat le 12 juin. Malgré une forte contestation en Iran, il a toutes les chances d’être réélu, estime Payam magazine."

Alors, truquées les élections ?

En cherchant un peu, d’autre vérités apparaissent, comme 7sur7.be : Les experts manquent de preuves pour conclure à la fraude électorale en Iran.

Mais alors qu’une poignée seulement d’observateurs indépendants étaient sur le terrain pour rendre compte du déroulement du vote, les experts de l’Iran qui se sont penchés sur les résultats sont dans l’embarras pour établir une analyse claire de la situation et, le cas échéant, révéler une éventuelle fraude.

Ken Ballen, président du groupe de réflexion "Terror Free Future" basé à Washington, avait conduit il y a trois semaines un sondage par téléphone auprès de 1.001 Iraniens. Cette enquête, conforme aux résultats de samedi, donnaient une confortable avance pour M. Ahmadinejad, avec 34% des intentions de vote, contre 14% pour M. Moussavi.

"M. Ahmadinejad était devant, à deux contre un. Est-il plausible qu’il ait remporté l’élection ? Oui", avance M. Ken, tout en soulignant que 27% des personnes interrogées au moment du sondage étaient indécises et que "tout a pu changer" le jour de l’élection.

Incohérences

Les partisans de M. Moussavi pointent eux la grande rapidité avec laquelle des millions de voix ont été comptées, ou encore la victoire surprise de M. Ahmadinejad dans la propre ville de M. Moussavi.
M. Moussavi fait partie de la minorité azéri, importante dans cette région, dont les électeurs auraient -théoriquement- dû voter pour lui, remarque Ali Alfoneh, un expert de l’Iran de l’American Enterprise Institute. Mais là encore, les analystes en restent au stade de la spéculation, d’autant que le sondage mené par M. Ballen montre que seulement 16% des Iraniens azéris entendaient voter pour M. Moussavi, contre 31% pour M. Ahmadinejad.

Analyses

Walter Mebane, un universitaire du Michigan (nord), a également passé à la loupe les résultats de l’élection, grâce à une série d’outils statistiques conçus pour détecter les fraudes, baptisés "autopsie d’élection". Les moyens d’analyse divergent, mais les résultats sont finalement les mêmes : en comparant les données de 366 districts avec ceux de la précédente élection présidentielle en 2005, M. Mebana a relevé que les résultats de samedi étaient conformes aux tendances qui existaient précédemment.

"En 2009, M. Ahmadinejad a fait ses meilleurs scores dans les villes où il bénéficiait déjà de ses plus forts soutiens en 2005", explique le spécialiste, tout en soulignant que les informations fournies par les autorités iraniennes ne sont pas assez détaillées pour faire une analyse exhaustive.

"Décompte réaliste"

"Le décompte des voix que j’ai vu est relativement réaliste, mais cela n’exclut en rien la possibilité d’une manipulation", dit-il, expliquant par exemple que ses propres résultats auraient été globalement identiques même si le gouvernement iranien avait légèrement gonflé le décompte des voix.

Le GrandSoir partage ces évidences, s’appuyant sur un article du Washington post : "Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes.

C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes.

Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre… que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Mousavi ».

Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population »."

Si vous voulez une analyse plus profonde des rapports de force en Iran, vous en trouverez des éléments dans cet article de Planète non-violence. Certainement pas dans le déferlement à sens unique des médias, qui ne parlent de l’atmosphère de liberté qui a régné pendant la campagne que pour mieux décrire aujourd’hui une "atmosphère de terreur", où pourtant l’opposition peut défiler tous les jours et poser des recours contre l’élection.

Certains médias commencent à mettre la pédale douce, comme dans cet article du Monde, qui finit par lâcher : De légers soupçons de fraude, aucune preuve.

Car, lecteurs de TSS, nous voyons devant nous l’expression assez incroyable d’une presse et de médias partisans, partiaux, engagés, ne citant que les éléments allant à charge dans le sens d’une vision prédéfinie, dans la négation de toute objectivité. Le déferlement d’une pensée unique sans partage. Un spectacle effarant, et pourtant bien réel.

Je ne m’étendrai pas sur les mécanismes démocratiques de l’Iran, qui ne marchent pas si mal. Je ne parlerai pas non plus des nombreux organismes d’influence/propagande/manipulation soutenus par des services occidentaux, spécialement Américains, contre l’Iran et ce de notoriété publique, comme Voice Of America,

Je vous inviterai simplement à vous demander pourquoi une nième fraude dans un état Africain par un dictateur corrompu, qui reçoit immédiatement les félicitations de Sarkozy, fait dix lignes en bas d’une page, alors qu’on en fait des tonnes pour une élection qui jusqu’à présent ne présente aucun élément significatif de contestation.

source

Tout sauf Sarkozy :: lien
Nouvelle preuve de l'influence du lobby sioniste en France: Iran, l'incroyable désinformation


http://www.marcfievet.com/article-33385646.html
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20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 00:37
Nouvelle preuve de l'influence du lobby sioniste en France: Iran, l'incroyable désinformation.

Iran, l'incroyable désinformation
.
inv
Très rapidement après l’élection présidentielle Iranienne, les médias Français ont repris à leur compte les accusations de fraude propagées par les partis battus. Pourtant, en approfondissant le sujet, on trouve extrêmement peu d’indices allant dans ce sens.


Libération n’hésite pourtant pas à sous-titrer : Comment la communauté internationale a-t-elle réagi à la fraude électorale en Iran ? Le Point donne la parole à des experts affirmatifs : PAROLE D’EXPERT- "Une victoire difficile à comprendre sans fraude massive" . Pourtant dans l’article aucune précision, juste quelques vagues suppositions. L’express voit les choses en grand affirmant que : la réélection en elle-même d’Ahmadinedjad, jette aujourd’hui des millions d’Iraniens dans la rue, et pas seulement à Téhéran, pour que la volonté populaire soit respectée dans un article à sens unique.


Sur quoi repose cette certitude ? Sur extrêmement peu de choses :
Le peu prudent site Rue89 les énumère :
- Mir Hossein Moussavi, Mehdi Karoubi et Mohsen Rezaee, les trois candidats battus à l’élection présidentielle ont d’ailleurs annoncé avoir déposé plainte auprès du Conseil des gardiens de la Constitution, après avoir constaté 646 irrégularités.
Des opposants contestant des résultats, ce n’est pas nouveau. On a aucune précision sur les 646 irrégularités.


- Toujours d’après Rue89, The Guardian rapporte que le site Ayandeh, resté neutre pendant la campagne, a constaté un taux de participation qui a dépassé 100% dans 30 villes d’Iran.
En ajoutant plus loin : ces déclarations sont impossibles à vérifier.
En cherchant un peu, on trouve quand même des précisions sur le site "neutre" Ayandeh :
C’est une vitrine de l’Iran Futurist Foundation, une fondation d’Iraniens Américaine, qui adhère apparemment à tous les thèmes défendus par les USA. Pas tout à fait une source sûre.


- Enfin, des information stupéfiantes d’un mystérieux informateur anonyme, fonctionnaire du ministère de l’intérieur, qui aurait été arrêté par les autorités iranienne, et qui parle de bassidji (“volontaires” des milices islamiques) qui auraient pris le contrôle des terminaux de totalisation des votes.
Après quelques recherches, on s’aperçoit que Libération est la seule source de cette information, qu’on ne connaît pas l’identité de la personne, qu’aucune autre source ne parle de cela, que rien ne permet de le confirmer. Tout cela se termine en roman-photo : "Selon « Libération », des témoins l’ont vu se faire empoigner par des policiers le lendemain, alors qu’il s’apprêtait à sauter par la fenêtre du neuvième étage du bâtiment.".


Apparemment, les médias Français n’hésitent pas à sauter sur la première info non vérifiée qui passe et à la reproduire stricto-senso : "Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est de nouveau accusé d’être impliqué dans l’assassinat d’un opposant kurde à Vienne en 1989, révèle ce jeudi un parlementaire autrichien, qui a rendu public un témoignage inédit dans cette affaire." Suivent des explications vagues qui suscitent le rire ou la consternation, au choix.


Le gouvernement Français n’est pas en reste. Sarkozy dénonce "l’ampleur de la fraude", alléguant que celle-ci "est proportionnelle à la violence de la réaction" tandis que mr Kouchner se dit "convaincu que quelque chose s’est passé". Rama Yadé va jusqu’à affirmer "L’ambassade de France attaquée", avant de se voir apparemment tancée par mr Sarkozy.


Alors, devant un tel déferlement, que faut-il penser ? On a pas beaucoup d’éléments disponibles, mais il y en a qui apparaissent peu à peu.
D’abord, des sondages préélectoraux très favorables à Ahmadinejad :
”Le sondage d’opinion mené à Téhéran ainsi que dans 29 autres capitales provinciales et dans 32 villes importantes du 3 au 4 mai, indique que 58,6% personnes interrogées voteront en faveur d’Ahmadinejad, alors que 21,9% choisiront Mousavi.
Dans un autre sondage plus récent mené à Téhéran, 44,8% de personnes interrogées ont estimé que eu égard au choix entre Ahmadinejad et Mousavi, ils opteraient pour l’actuel président principaliste pendant que quelque 29% éliraient Mousavi. "
http://europeorient.wordpress.com/2009/05/12/iran-ahmadinejad-en-tete-des-sondages/


Le "Payam magazine", le journal de la communauté iranienne de Los Angeles, cité par Courrier International, allait dans ce sens :
"Le président iranien se présente pour un deuxième mandat le 12 juin. Malgré une forte contestation en Iran, il a toutes les chances d’être réélu, estime Payam magazine."


Alors, truquées les élections ?


En cherchant un peu, d’autre vérités apparaissent, comme 7sur7.be :
Les experts manquent de preuves pour conclure à la fraude électorale en Iran


Mais alors qu’une poignée seulement d’observateurs indépendants étaient sur le terrain pour rendre compte du déroulement du vote, les experts de l’Iran qui se sont penchés sur les résultats sont dans l’embarras pour établir une analyse claire de la situation et, le cas échéant, révéler une éventuelle fraude.
Ken Ballen, président du groupe de réflexion "Terror Free Future" basé à Washington, avait conduit il y a trois semaines un sondage par téléphone auprès de 1.001 Iraniens. Cette enquête, conforme aux résultats de samedi, donnaient une confortable avance pour M. Ahmadinejad, avec 34% des intentions de vote, contre 14% pour M. Moussavi.
"M. Ahmadinejad était devant, à deux contre un. Est-il plausible qu’il ait remporté l’élection ? Oui", avance M. Ken, tout en soulignant que 27% des personnes interrogées au moment du sondage étaient indécises et que "tout a pu changer" le jour de l’élection.


Incohérences
Les partisans de M. Moussavi pointent eux la grande rapidité avec laquelle des millions de voix ont été comptées, ou encore la victoire surprise de M. Ahmadinejad dans la propre ville de M. Moussavi.
M. Moussavi fait partie de la minorité azéri, importante dans cette région, dont les électeurs auraient -théoriquement- dû voter pour lui, remarque Ali Alfoneh, un expert de l’Iran de l’American Enterprise Institute. Mais là encore, les analystes en restent au stade de la spéculation, d’autant que le sondage mené par M. Ballen montre que seulement 16% des Iraniens azéris entendaient voter pour M. Moussavi, contre 31% pour M. Ahmadinejad.


Analyses
Walter Mebane, un universitaire du Michigan (nord), a également passé à la loupe les résultats de l’élection, grâce à une série d’outils statistiques conçus pour détecter les fraudes, baptisés "autopsie d’élection". Les moyens d’analyse divergent, mais les résultats sont finalement les mêmes : en comparant les données de 366 districts avec ceux de la précédente élection présidentielle en 2005, M. Mebana a relevé que les résultats de samedi étaient conformes aux tendances qui existaient précédemment.
"En 2009, M. Ahmadinejad a fait ses meilleurs scores dans les villes où il bénéficiait déjà de ses plus forts soutiens en 2005", explique le spécialiste, tout en soulignant que les informations fournies par les autorités iraniennes ne sont pas assez détaillées pour faire une analyse exhaustive.


"Décompte réaliste"
"Le décompte des voix que j’ai vu est relativement réaliste, mais cela n’exclut en rien la possibilité d’une manipulation", dit-il, expliquant par exemple que ses propres résultats auraient été globalement identiques même si le gouvernement iranien avait légèrement gonflé le décompte des voix.


Le GrandSoir partage ces évidences, s’appuyant sur un article du Washington post :
"Et pourtant la forte participation, estimée à environ 85%, était présentée comme la garantie d’une victoire écrasante d’Ahmadinejad, considéré comme l’allié des iraniens plus traditionnels des classes ouvrières et paysannes.


C’est ce qu’affirment Ken Ballen and Patrick Doherty dans un article du Washington Post qui citent les conclusions d’un sondage qu’ils ont mené à travers tout le pays au mois de mai et qui prévoyait pratiquement la même avance en voix - de l’ordre de 2 pour 1 en faveur d’Ahmadinejad - que celle annoncée à la sortie des urnes.


Ballen et Doherty démolissent aussi un des principaux arguments avancés par de nombreux observateurs qui affirment qu’il y a eu fraude. Cet argument est que Mousavi, un Azeri, avait très certainement gagné dans les circonscriptions à majorité Azeri mais où Ahmadinejad est sorti vainqueur. Cependant, Ballen et Doherty rappellent que « notre sondage montre… que les deux tiers des Azeri préfèrent Ahmadinejad à Mousavi ».


Leur sondage contredit aussi une idée largement partagée par les grands média selon laquelle la jeunesse branchée sur Internet soutient Mousavi. Ils ont trouvé que seul 1 Iranien sur 3 a accès à l’Internet et que « les intentions de vote en faveur d’Ahmadinejad parmi les 18-24 ans étaient plus fortes que dans toute autre tranche d’âge de la population »."


Si vous voulez une analyse plus profonde des rapports de force en Iran, vous en trouverez des éléments dans cet article de Planète non-violence. Certainement pas dans le déferlement à sens unique des médias, qui ne parlent de l’atmosphère de liberté qui a régné pendant la campagne que pour mieux décrire aujourd’hui une "atmosphère de terreur", où pourtant l’opposition peut défiler tous les jours et poser des recours contre l’élection.


Certains médias commencent à mettre la pédale douce, comme dans cet article du Monde, qui finit par lâcher : De légers soupçons de fraude, aucune preuve.


Car, lecteurs de TSS, nous voyons devant nous l’expression assez incroyable d’une presse et de médias partisans, partiaux, engagés, ne citant que les éléments allant à charge dans le sens d’une vision prédéfinie, dans la négation de toute objectivité. Le déferlement d’une pensée unique sans partage. Un spectacle effarant, et pourtant bien réel.


Je ne m’étendrai pas sur les mécanismes démocratiques de l’Iran, qui ne marchent pas si mal. Je ne parlerai pas non plus des nombreux organismes d’influence/propagande/manipulation soutenus par des services occidentaux, spécialement Américains, contre l’Iran et ce de notoriété publique, comme Voice Of America,


Je vous inviterai simplement à vous demander pourquoi une nième fraude dans un état Africain par un dictateur corrompu, qui reçoit immédiatement les félicitations de Sarkozy, fait dix lignes en bas d’une page, alors qu’on en fait des tonnes pour une élection qui jusqu’à présent ne présente aucun élément significatif de contestation.

http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkuVuEAEkkZlJsbdYU.shtml
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15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 06:07
p
ublié par
roland (Dazibaouebmaster) Hier 18H42

Jesús Arnaldo Pérez et Hugo ChavezPar Jesús Arnaldo Pérez, ambassadeur du Venezuela à Paris


A Paris, le 22 mai 2009,   











Monsieur Eric Fottorino, Directeur du Monde


Monsieur le Directeur,  


C’est avec un grand respect que je souhaite vous exprimer, au nom du peuple vénézuélien et de notre gouvernement, mon sincère étonnement face à l’article selon moi tendancieux de votre correspondant, Monsieur Jean-Pierre Langellier, que j’ai eu l’opportunité de découvrir en parcourant les pages de votre quotidien daté du 19 mai dernier.
  


Cet article, dont j’ai constaté avec surprise qu’on le qualifie « d’analyse », reprend à son compte les plus incroyables stéréotypes et contrevérités colportés depuis dix ans par ceux qui ne comprennent pas la volonté souveraine des vénézuéliens – démontrée à maintes reprises dans les urnes – de se choisir un modèle original et alternatif de développement.  



Retranché derrière sa supposée objectivité journalistique, Monsieur Langellier dresse au fil des lignes un portrait de notre pays digne d’une parodie de Tintin et les Picaros : plusieurs  chiffres et discours sont utilisés hors de leur contexte et les sources sont occultées. De ce fait,  Monsieur Langellier  trompe sciemment vos lecteurs, en contribuant à forger une vision de l’Amérique Latine simpliste et heureusement contraire à la réalité.  


On peut ainsi lire, au fil des lignes, que le Venezuela est gouverné par un « régime » « autoritaire et étatiste », « centralisé et militarisé », qui n’honore pas ses engagements internationaux, qui transforme en « traîtres » les « camarades » critiques, « exerce une vendetta contre ses opposants », les « harcèle » et réduit « chaque jour un peu plus l’espace de la démocratie », tout cela grâce à « un Parlement à sa dévotion », une compagnie pétrolière qui est un « Etat dans l’Etat » et au fait que « les médias privés sont dans le collimateur ».  


Dans son « analyse », Monsieur Langellier juge tout de même utile de retranscrire l’opinion de membres du Gouvernement qu’il décrie, en expliquant que « récemment », notre Ministre des Finances déclarait « qu’au Venezuela ressurgit le rêve de l’Union Soviétique » : une phrase là aussi sortie de son contexte, mais qui sert son dessein de donner l’image d’un pays archaïque, aux antipodes de notre volonté affirmée de construire un modèle novateur et moderne de réelle redistribution de la richesse, participatif et démocratique.  



Alors que si peu se sont émus, pendant les années 80 et 90, de la terrible expérimentation des politiques ultra-libérales sur notre continent et de leurs conséquences désastreuses sur le niveau de vie des latino-américains, certains commentateurs démontrent aujourd’hui un aveuglement idéologique lorsqu’ils attaquent notre politique de reconstruction de l’Etat, de services publics forts et efficaces à lutter contre les effets sociaux de la crise économique et financière actuelle.  



Par ailleurs, il n’est pas juste de dénoncer une faiblesse grandissante de la démocratie au Venezuela, alors que depuis 1998, il est le pays à avoir connu le plus grand nombre de consultations électorales, que parallèlement à ces consultations se sont consolidés les mécanismes de participation citoyenne et populaire, et que notre pays à été pionnier dans la mise en place du référendum révocatoire qui permet aux électeurs de mettre librement fin au mandat de tout élu : un processus auquel le Président Hugo Chavez s’est courageusement soumis, chose que beaucoup omettent de mentionner lorsqu’ils l’accusent d’autoritarisme ou de persécution des opposants. 
 

Je tiens à vous réaffirmer, Monsieur le Directeur, notre réelle disposition à apporter des compléments d’information à vos lecteurs qui puissent leur permettre de mieux connaître la réalité de notre pays. Nous serions honorés de pouvoir nous exprimer dans votre quotidien, si vous le souhaitiez, par exemple au sein de sa rubrique d’opinions.  


En espérant que vous comprendrez nos motivations, je vous prie, Monsieur le Directeur, d’agréer l’expression de notre très haute considération.


Jesús Arnaldo Pérez

Ambassadeur

Source: Cercle bolivarien de Paris

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=4304

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 01:02


Elections européennes:
La défaite de tous,
et d'abord de la démocratie.
par Eva R-sistons.




Sur le plan international,


Abstention partout, les Européens ne se déplacent pas pour une Europe dont ils ne veulent pas: Une Europe qui travaille contre eux, contre leurs intérêts.
Et ce qui est grave, c'est que ce sont les couches populaires et les classes moyennes qui ne se sont pas déplacées.

En Allemagne, par exemple, la Droite est stable ou en progression, malgré la crise. Les électeurs sont trompés, faute de débats sur les enjeux réels que les Médias se gardent bien de provoquer. Et en Allemagne toujours, en pleine crise, la Gauche vit une défaite historique. Pourquoi ? Parce qu'elle n'est pas de gauche. Si c'est pour avoir une Gauche comme la Droite, on préfère l'original à la copie. Normal, non ? 

La montée des extrémismes réflète le désespoir profond des populations spoliées et bernées. En Hollande, par exemple, l'extrême-droite progresse, et en Italie ... la gauche n'est plus représentée au Parlement ! Et Berlusconi, cet infâme individu, progresse lui aussi !

Barroso, qui fréquente assidûment Bilderberg où l'on prépare le renflouement des Banques et le malheur des peuples, sera réélu. C'est très grave pour tous. Je rappelle entre autres que cet homme-là a comploté avec des individus comme Bush ou Aznar, pour mettre à feu et à sang le Moyen Orient par soumission aux diktats des Multinationales prédatrices. Quel que soit le prix payé par les populations sur place, bombardées, trucidées (plus d'un million d'individus), dressées les unes contre les autres, ruinées, désespérées, handicapées, éparpillées partout sans espoir de retour, et dans la misère...

Le pire, c'est l'Irlande qui va nous le faire vivre : Parce qu'elle croit à tort que l'Europe (des banquiers) la protègera de la crise. En d'autres termes, son évolution ne présage rien de bon pour le Traité de Lisbonne foncièrement anti-démocratique. Elle porte pourtant en elle le dernier espoir des peuples. Comme quoi les salauds qui ont programmé délibérément la crise, raflent toutes les mises: Au Parlement, pour les banquiers renfloués, au détriment des peuples.

Sur le plan intérieur,

première constation : Le parti des abstentionnistes volontaires a perdu. Je citerai simplement la commentatrice sur Arte : " L'abstention, c'est peut-être une manière silencieuse d'adhérer à l'idée consensuelle d'Europe." C'est surtout une stratégie suicidaire, inaudible, ambigüe. A condamner définitivement ! Comment distinguer des pêcheurs à la ligne, ces abstentionnistes volontaires ? En tous cas, le nombre important des abstentionnistes, presque constant, prouve que l'Europe n'arrive pas à convaincre les peuples et pour cause : Elle n'apparaît pas comme la solution, car elle est le problème. L'Europe, aujourd'hui, est faite sans les peuples, et contre les peuples.

Ensuite, la Droite a perdu, n'en déplaise aux chantres de la victoire. L'UMP n'a pas de réserves, pratiquement, et elle plafonne à moins de 30 %. Ce qui veut dire que seulement 28 % des Français soutiennent la politique de Sarkozy ! Oui, seulement ! Il n'y a pas lieu de pavoiser ! Hélas, elle s'en contentera, et elle en profitera pour accélérer les réformes anti-sociales.

Et si la Droite ne s'effondre pas complètement, c'est parce que les Médias ont boudé la campagne électorale, et pour cause, afin d'éviter d'aborder les vrais enjeux.

Le Parti Socialiste s'effondre, victime de ses trahisons : A la volonté des électeurs, quand il n'a pas tenu compte des 55 % de Français opposées à l'U.E., lorsqu'il a voté pour le Traité de Lisbonne clone de l'autre. Ensuite, à la Gauche : En accompagnant le libéralisme et même en l'accentuant, en votant au Parlement européen la plupart des Lois, en ayant dans ses rangs ou des individus à l'ambition personnelle démesurée, entretenant des divisions excécrables, ou bien des traîtes plus soucieux de leur carrière que de l'idéal socialiste, de Kouchner à Besson en passant par Hirsh ou Bockel, etc, sans parler de Strauss-Kahn, d'Allègre ou de tant d'autres. Enfin, en proposant une politique étrangère d'abord alignée sur celle des Américains cupides, dominateurs, impérialistes et assassins,ensuite loin d'être critique à l'égard de l'Etat criminel israélien, le ménageant voire, comme avec Delanoë, l'encourageant en offrant par ex des fontaines à 100.000 euros (avec l'argent des contribuables parisiens - sont-ils consultés ?) aux Israéliens qui pourtant privent les Palestiniens de l'eau nécessaire à la vie ou l'empoisonnent en déversant leurs déchets. Un PS qui n'est à gauche qu'en paroles, ne peut susciter l'adhésion populaire. Et il m'a fait fuir, comme beaucoup. Enfin, le capitalisme montre constamment sa nocivité, et les socialistes cherchent encore à l'aménager - et donc à le renforcer ! C'est insensé ! Tant que les socialistes, d'ailleurs sans projets et pour cause, se contenteront de freiner les chutes ou de saupoudrer le libéralisme d'un peu de social, et aussi de soutenir une Europe contre les peuples, ils continueront à perdre du terrain. 

Par ailleurs, l'union (cf Cohn-Bandit et Bové et Eva Joly; UMP-Centre) fait la force, les divisions (PS, Front de Gauche, Gauche anti-capitaliste) font les échecs.

Le Parti de Bayrou s'effondre, victime d'une cabbale monstrueuse, malhonnête, destinée à perdre celui qui, seul, pouvait vraiment menacer Sarkozy. Défaite pour lui aussi, donc. Honteuse cabbale, menée par des Médias corrompus et un individu répugnant, qui pour moi a été envoyé en mai 68 au nom de l'Etranger pour perdre le Gl de Gaulle détesté par les Israéliens, et cette fois, pour mettre la main sur les Verts-Rouges afin de les libéraliser, de les atlantiser, de les européaniser, de les sioniser. Nouvelle défaite ! Et à l'instant, j'entends dire que le Nouveau Centre aurait été jusqu'à traiter Bayrou de Le Pen (lui aussi défait, d'ailleurs)! C'est honteux ! Et pour tenter de l'achever, on le présente en voie de "Chevènementisation", "isolé et illisible" politiquement !

La défaite, malgré les apparences, est aussi pour les Verts, les écologistes. Car comme dit précédemment, ils ont remis leur sort, pour progresser, à un leader comme Cohn-Bandit. Au risque de perdre leur âme ! Affaire à suivre, dramatique... Vous avez dit capitalisme vert ??? En tous cas, la victoire relative de la liste de Cohn-Bandit est  basée sur une triple imposture : Médiatique, et sur la personnalité véritable de son leader, et sur ce qu'elle va devenir, sous son impulsion.

Et si la Gauche de Melenchon-Buffet, présente pour la première fois, a su réaliser une percée prometteuse, elle n'a pas vraiment convaincu encore, ne pouvant s'exprimer dans des médias corrompus. Défaite aussi, donc, comme l'Extrême-Gauche, qui avec Besancenot stagne, ou s'effondre dans le cas de L.O.

Défaite de la Gauche dans son ensemble, comme de la Droite, laminés par une abstention chronique, et pour cause, et par un désaveu des Français. Avec à terme, pour la Gauche, et donc pour la France, le risque d'être privées d'alternance, défaite suprême.

Le parti anti sioniste a réussi son pari de se présenter, et il a eu le courage de mettre le doigt sur une plaie brûlante, et même d'être compris par beaucoup, malgré la désinformation. Il est évidemment défait lui aussi, car il a été privé d'expression par les Médias aux mains de ceux qui sont justement dénoncés par Dieudonné et Soral. 

Le Parti Communiste est défait lui aussi, car il n'existe plus en tant que tel, et c'est une mauvaise nouvelle pour tous ceux qui ont cru en lui, et pour les couches populaires.

Défaite des Médias, car ils n'ont pas informé ou ils ont désinformé, sciemment. Lynchage honteux de Bayrou ou de Dieudonné, boycott d'hommes de la trempe de Melenchon ou de Dupont-Aignan, campagne honteuse en faveur de Cohn-Bandit qui s'est comporté de manière scandaleuse, répugnante, et que les Médias ont défendu pour des raisons communautaristes et sur diktat du Président, obsédé de risquer d'avoir un rival comme Bayrou, dont la personnalité est respectée par les Français et qui peut rassembler autour de lui une palette de sensibilités. Et puis, défaite des Médias qui se sont évertués à masquer les vrais enjeux, à éviter les débats de fond au profit de shows lamentables comme celui de "A vous de Juger". Les Français ne sauront ainsi jamais que l'Europe technocratique est anti-démocratique, qu'elle tue l'Emploi et le Social, et qu'elle mène directement à l'effroyable dictature planétaire des banques et peut-être à la guerre, notamment... contre la Russie ! 

Défaite aussi de la vérité, si malmenée par la Droite qui masque ses vraies intentions, que les Français découvriront bientôt à leurs dépens. 

Défaite de la démocratie, du fait des mensonges, des propagandes, des trahisons, des lynchages, de la désinformation, et du scandaleux show écologique de dernière minute, avec "Home" accaparant écrans et informations, pour accentuer l'écart entre  Cohn-Bandit et Bayrou, et, artificiellement, détourner des vrais enjeux, amener les électeurs à se prononcer émotionnellement par peur du désastre écologique. Bref, on a joué sur la peur, et au dernier moment, on a gonflé le score des Ecologistes, pour couler le principal opposant de Sarkozy, et pour machiavéliquement nuire au PS. C'est un horrible COUP-BAS porté à la démocratie.

Défaite des sondages, qui manipulent les consciences, et qui sont aux mains des Libéraux qui s'en servent à des fins peu démocratiques.

Défaite du Parlement européen, des peuples, qui voient la Droite progresser, en pleine crise ! Quelle giffle pour les citoyens floués faute de débats authentiques !

Les seules victoires, sont celles de l'UMP de Sarkozy, qui une fois de plus a réussi à affaiblir ses opposants socialistes ou du Modem. Défaite de la démocratie, là encore.

Reste la question centrale, défaite aussi car oubliée, édulcorée, et même dissimulée : Quelle Europe voulons-nous ? Certainement l'Europe sociale et non des banques, l'Europe des peuples et non des technocrates, l'Europe indépendante et non dirigée par les Américains et, en sous-mains, par les Israéliens...

En France, j'ai le sentiment que les inactifs ont voté pour Sarkozy, et les actifs, contre lui. C'est terrible, c'est une défaite épouvantable.

Quand les peuples ne sont pas entendus, il est à craindre que tout se termine dans la rue. Et là, l'Histoire se répètera-t-elle ?

Eva R-sistons




Les coupes des médias pour empêcher
de dire la vérité, ce soir par exemple :


- "On n'a pas eu de vrai débat"... Peilhon est coupé par Pujadas. "Martine Aubry est affaiblie..." (détourner contre la Gauche, donc. C'est putride !)

- "C'est un parti bolchevick...", Melenchon coupé.

- "La politique est basée sur l'Argent..." Bennahmias coupé, et détourné par le même infâme Pujadas, sur France 2 : "Pardon, est-ce que ce n'est pas la trajectoire présidentielle " (de Bayrou, qui est compromise...)

et le reste à l'avenant.

Je termine comme j'ai commencé :

Nous avons les PIRES médias de l'Europe, même pires que dans l'Italie de Berlusconi !

Eva R-sistons
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6 juin 2009 6 06 /06 /juin /2009 14:25

Aung San Suu Kyi manipule l’opinion internationale



Perfide parmi les perfides, Suu Kyi a comploté avec l’Américain John Yettaw -on ne sait s’il est un espion ou son petit ami-  pour dresser une fois de plus le monde contre le Myanmar.

 

Les limites de la bienséance ont été une fois de plus franchies par la sorcière démocrate qui a tenté de manipuler la justice à ses propres fins. En enfreignant volontairement ses conditions de mise en résidence surveillée, l’opposante espérait un procès qu’elle transformerait en tribune d’où elle rameutera les nations étrangères, des ignares d'occidentaux jamais en peine de nuire à la nation.

 

Mais la justice n’est pas dupe des ses flageantes manipulations et la loi sera appliqué dans toute sa rigueur. 
 

Marre de lire des articles sur l’héroïne démocrate, prix Nobel de la paix et égérie d’un Occident bien-pensant, un coup d’œil sur les déclarations des officiels birmans est des plus intéressant.

 

Ce n’est plus le lourd complot de la junte dénoncé par la LND, c’est le complot de la « sorcière démocrate ». Ainsi la « sainte » ne serait pas si sainte et aurait sciemment provoqué cet incident nautique dans le seul but de forcer la justice à braquer ses projecteurs sur elle... Ce qui n’allait pas manquer de provoquer un émoi -passager- de l’Occident qui l’oubliait ces derniers temps.

 

Vu à des milliers de km cette position vous parait ridicule, grotesque, débile, etc. Erreur, grossière erreur, les Asiatiques sont passez maîtres dans l’art de la mauvaise foi. Regarder Mao, l’histoire officielle en retient ¾ positif… Regarder les Khmers Rouges personne n’était responsable, personne n’était au courant, tout le monde obéissait aux ordres sauf HS. Regarder de plus près le nouveau gouvernement thaïlandais qui accuse les chemises rouges d’avoir ruiné l’économie du royaume et fait l'impasse sur l’occupation des aéroports par les chemises jaunes.

 

Et enfin regardez cette junte birmane qui exploite sans vergogne la stupidité d’un illuminé. Ce n’est pas vraiment un complot mais un concours de circonstance qui permet aux généraux d’écarter Aung San Suu Kyi des élections qu’ils préparent. Il fallait un motif, celui là ou un autre qu’importe, le verdict est décidé depuis longtemps, ne manquait que l’histoire d’emballage.

 

Fascinant asiatiques qui a force de marteler des énormités, les transforment en réalité quitte a éradiquer les faits qui les dérangent. Le plus délirant c’est qu’ils y apportent une telle conviction qu’ils semblent eux même y croire.

 

Et vous pouvez croire les généraux birmans, Aung San Suu Kyi est coupable. En mémoire de son héros national de père elle sera condamnée à une peine légère…   5 ans vraisemblablement.

http://chroniques-d-asie.over-blog.com/article-31791026-6.html



Sur le sujet, voici ce qu'il faut lire :


http://chroniques-d-asie.over-blog.com/article-32088046.html

et de loin :

http://chroniques-d-asie.over-blog.com/article-20485427.html

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 09:00


Mme Arlette Chabot, par Eva R-sistons


http://www.ozap.com/magazine/a-vous-de-juger/476#tab_fiche_accueil





Mme Chabot !

Rédactrice en chef du service politique et économique de France 2, telle est votre fonction. Journaliste, chargée d'informer sur le plan politique. Et que faites-vous ? Tout le contraire. Vous désinformez, vous faites de la propagande. Quelle honte ! La déontologie vous oblige à rendre votre carte de presse, vous n'en êtes pas digne. C'est une journaliste qui vous le dit, une journaliste digne de ce nom: Intègre, honnête, courageuse. Pour une information neutre et non partisane, plurielle et non au service d'un Clan lui-même au service d'un pays étranger.

Je ne m'étendrais pas: Pour mémoire, vous avez osé, le mot n'est pas trop fort, consacrer une longue émission à Sarkozy, afin de faire sa promotion, la veille de l'ouverture de la Campagne Présidentielle et donc du décompte électoral, enfreignant toutes les règles de l'éthique. Cela vous a souvent été reproché, par la suite. Bien évidemment ! C'est un boulet à traîner, en effet.

Ensuite, tous vos "A vous de Juger" sont une caricature de ce que doit être un débat. Faussé, partisan, avec des invités essentiellement pro- Sarkozy et de l'ultra-libéralisme, et quelques figurants de Gauche, condamnés à se critiquer au lieu de pouvoir critiquer la politique du gouvernement, comme ce devrait être le cas. En effet, dès qu'ils ouvrent la bouche pour le faire, on leur coupe la parole, ou on détourne leurs propos... en général contre la Gauche elle-même !  C'est abject. Avec de prétendus journalistes comme vous, la France n'est plus une démocratie mais une République bananière. Les Français ne vous remercient pas, Madame. Vous leur faites honte !

Et maintenant, vous qui êtes chargée du service politique, d'ailleurs toujours au service de Sarkozy, du Libéralisme, de l'Europe du Oui, d'Israël, etc, maintenant, donc, vous fermez l'information à des candidats comme MM Dupont-Aignan ou Melenchon, et bien sûr au courageux M. Dieudonné, qui pourtant à des choses à dire aux Français sur les coulisses de la politique dans notre pays, confisquée par un Clan au service de ses intérêts, en clair ceux de l'Oligarchie et d'Israël. Honteux, encore et toujours. Merci pour le pluralisme ! Et ne prétendez pas que la liste de M. Dieudonné est antisémite, j'ai lu le programme, elle ne l'est pas, et aucune autorité judiciaire n'a trouvé à y redire. Voilà qui est parlant !! Et je connais bien des Français très patriotes, bien des humanistes, bien des intellectuels, qui vont voter pour cette liste.

Quant à MM. Dupont-Aignan et Melenchon, vous les avez fait venir parce que des télespectateurs ont demandé Justice. Quelques instants, à Télé-Matin, en évitant soigneusement de les laisser critiquer la politique du Gouvernement. Honteux ! Très logiquement, M. Dupont-Aignan a affirmé que si les Français se désintéressaient de ce scrutin, c'est parce qu'on n'entendait que ceux qui sont d'accord avec l'Europe telle qu'elle est, contraire aux intérêts des peuples, et pas les partisans du Non, ou seulement pour leur demander de se critiquer mutuellement. Il a ajouté : Si vous organisiez de vrais débats, les Français seraient intéressés.

Mais non. Pas de vrais débats, des interviews truqués, de la propagande, de la désinformation. Avec vous, les Français ne sont pas prêts de se réconcilier avec la politique. C'est votre but, sans doute, puisque loin de vous comporter en journaliste, vous vous prosternez devant les puissants, vous servez leurs SEULS intérêts. Avec l'argent des contribuables français.

Honte à vous, qui transformez, le matin, l'information en show lamentable, et tout au long de la journée, en véritable propagande.

Madame, je ne vous salue pas. Au nom des Français floués.

Eva R-sistons

N.B. Qu'attendez-vous pour inviter MM Dupont-Aignan, Melenchon, Dieudonné, etc, à défendre leurs projets, comme un Média neutre doit le faire ? Dès ce soir, dans A vous de Juger ! Pour ne pas continuer à être jugée indigne de l'Information, Mme Chabot !



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29 mai 2009 5 29 /05 /mai /2009 01:07


Elections européennes truquées
par Eva R-sistons


Scandale ! Candidats boycottés, moqués, le lynchage pour certains (Dieudonné, parce qu'il ose s'en prendre au Dieu néo-sioniste, péché suprême !), discrédités, salis, et même l'opposant officiel, le  PS,  est brocardé.

Mélenchon ? Aux abonnés absents. Chevènement, chouchouté parce qu'il appelle la Gauche à voter blanc ou nul, Besancenot mis en avant pour faire du tort au PS, Bayrou coupé quand il est trop pertinent, Dupont-Aignan aussi, et le PS, le PS....  "désunion, divisions, échecs", etc sont les mots, et les thèmes de prédilection. Surtout, aucun extrait des discours mettant en cause la politique de Sarkozy ! Silence assourdissant ! On ne saura rien des reproches adressés au gouvernement. Et pratiquement rien du programme des socialistes.  Et tout des postures de Martine Aubry et de Ségolène Royal ensemble ! Pour mieux discréditer la Gauche pouvant menacer le gouvernement...

Mais par contre, gros plan sur chaque mot, chaque image, chaque thème mettant en valeur les candidats de l'UMP, et les réalisations de l'Europe. Ah oui, grâce à l'Europe les jouets sont plus sûrs.... fabriqués où, au fait ????

Et à l'instant, FR2 voix de ses maîtres sionistes et sarkoziens, par la bouche du grand valet du Désordre Libéral, Pujadas, interview de Bertrand en direct de Lille. Ecoutons : "Je veux une Europe qui protège l'emploi, les OUVRIERS ". Français, l'UMP vous protège ! D'ailleurs, Bertrand (vous savez, celui qui revient de Bilderberg) a un visage et une voix rassurants, bien choisis pour servir les fossoyeurs de la France. Un gouvernement protecteur des salariés et de l'emploi, en cassant le Droit du Travail, en imposant des heures supplémentaires créant du chômage à la pelle, etc. De qui se moque-t-on ?  Pujadas, vous pouvez vous regarder dans la glace, le soir ??? Sans dégoût ? Vous n'avez pas honte ?

Amis Lecteurs, boycott de tous ces pantins menteurs !

Eva R-sistons à l'intolérable

TAGS : Pujadas, FR2, UMP, PS, Besancenot, Melenchon, Bayrou, Dupont-Aignan, Chevènement, Bilderberg, Droit du Travail, Europe, Martine Aubry, Ségolène Royal, PS, Dieudonné, sionisme....

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 15:20



Le réchauffement climatique…un mensonge ! Vidéo à l’appui !

Posted by admin on mai 26th, 2009 and filed under International, Santé & Environnement. You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0. You can leave a response or trackback to this entry

Source: AmériQuebec

Les climatologues ont besoin de dire qu’il y a un problème grave pour avoir des fonds de recherche. Ils ont intérêt à créer l’hystérie et la panique. Des dizaines de milliers de jobs dépendent de la théorie du réchauffement climatique par l’homme. C’est un big business. Une grosse industrie multinationale. Si toute la structure de la théorie de base s’effondre, il y aura beaucoup de chômeurs.

On vous dit que vous êtes responsables de tous les maux de la terre, notamment du « réchauffement climatique ». On vous ment. Ce n’est pas la faute des humains si la glace fond, si la mer monte et si les ouragans déferlent.

Le discours sur le réchauffement climatique n’est pas de la science. C’est de la propagande. De la frénésie. Il n’y a aucune preuve directe qui relie le réchauffement du 20ième siècle aux gaz à effets de serre anthropiques. Nous ne pouvons pas dire que le CO2 est le moteur du climat.

VIDEO



On dit que si le CO2 augmente dans l’atmosphère en tant que gaz à effet de serre, alors la température s’élève. Les forages glaciaires montrent exactement le contraire. Ainsi, l’hypothèse centrale de toute la théorie du changement climatique dû à l’homme est fausse.

Le réchauffement global provoqué par l’homme n’est plus seulement une théorie sur le climat. C’est devenu une cause morale et politique. Une religion. Les activistes disent que le temps des débats est terminé et les critiques, aussi scientifiquement rigoureuses qu’elles soient, sont illégitimes voire dangereuses. Les opposants au discours officiel sont des hérétiques. Il y a une grande intolérance pour n’importe quelle opinion dissidente. Douter de l’orthodoxie du changement climatique par l’homme est devenu la chose politiquement la plus incorrecte possible.

Il y a des moments dans l’histoire de la terre où nous avions un taux de CO2 trois fois celui actuel, d’autres où il était dix fois celui actuel. Si le CO2 a un effet important sur le climat, alors nous devrions le voir dans les reconstructions de températures. Aucun des changements climatiques majeurs des mille dernières années ne peut être expliqué par le CO2.

Le mensonge sur le réchauffement global anthropique est propagé par le sceau de l’autorité du GIEC, le Groupement Intergouvernement pour l’Étude du Climat, dont le corps armé d’activistes politiques est le Sierra Club, des anti-humains. Ils vont même jusqu’à agresser physiquement les scientifiques qui s’opposent à leur mensonge.

Les climatologues ont besoin de dire qu’il y a un problème grave pour avoir des fonds de recherche. Ils ont intérêt à créer l’hystérie et la panique. Des dizaines de milliers de jobs dépendent de la théorie du réchauffement climatique par l’homme. C’est un big business. Une grosse industrie multinationale. Si toute la structure de la théorie de base s’effondre, il y aura beaucoup de chômeurs.

Dans la longue histoire de la terre, il y a eu d’innombrables périodes où celle-ci était bien plus chaude et bien plus froide qu’aujourd’hui. Le climat a toujours changé sans aucune aide venant des humains. Les ours polaires sont très adaptables. Les variations climatiques du passé sont naturelles.

Il y a sept ou huit mille ans, une grosse partie du permafrost a fondu bien plus qu’actuellement. Il y a mille ans, le Groenland était plus chaud que maintenant et il n’a pas subi une fonte dramatique.

La source principale d’une perturbation météo est attribuée à la différence de température entre les tropiques et les pôles. Dans un monde plus chaud, cette différence diminue. Moins de tempêtes, moins de variabilité.

La calotte polaire est toujours en train de croître et de se réduire de manière naturelle. Les gens oublient que la glace est toujours en mouvement. Les ruptures dans les glaciers sont des événement naturels. C’est juste le printemps qui arrive.

Le niveau des océans change partout dans le monde en général. Il est gouverné fondamentalement par deux facteurs; le facteur local qui est la relation de la mer par rapport à la terre qui s’élève ou s’abaisse, puis l’expansion thermique des océans, processus énormément lent qui n’a rien à voir avec la glace qui fond. Il faut des milliers d’années à l’océan profond pour répondre aux forces et aux changements qui ont eu lieu à la surface.

Dans l’alarmisme actuel on dit que le coupable est la société industrielle. Le CO2 forme seulement 0,054% de l’atmosphère et la portion de l’homme censée l’augmenter est plus petite. Le CO2 est un gaz à effet de serre mineur. 95% des gaz à effet de serre sont de la vapeur d’eau.

Le CO2 ne peut pas être responsable des changements de la température. Il est une conséquence de l’augmentation des températures. Le CO2 est un gaz naturel produit par tout ce qui est vivant. Il assure la croissance des êtres vivants. Chacun de nous est fait de CO2.

L’homme n’est pas la source principale du CO2. Les volcans produisent chaque année plus de CO2 que tout ce qui vient des usines, des avions, des voitures, des camions et de toutes les autres sources de CO2 générées par l’homme, mises ensembles. Plus de CO2 provient des bactéries et des animaux que de l’homme.

Mais où est la vraie source du problème ? Il faut regarder la troposphère. Il faut regarder l’activité du soleil. C’est le soleil, et non le CO2 ou n’importe quoi d’autre, qui est le moteur des changements climatiques. Il a un effet de refroidissement par les nuages.

L’intensité du champ magnétique du soleil a plus que doublé durant le 20ième siècle. Chaque année, le soleil se rapproche de la planète Terre. Dans un futur très lointain, le soleil va bouffer la Terre. Fin du monde terrien. Tout se résume au soleil: le climat est commandé par les nuages, ceux-ci par les rayons cosmiques, ces derniers par le soleil. Le changement climatique est provoqué par le soleil. Le CO2 n’y est pour rien.

L’écologie extrême est apparue avec l’échec du communisme mondial. La gauche était fortement désorientée par l’échec du socialisme en tant qu’idéal. Par conséquent, il fallait trouver une nouvelle voie pour leur anti-capitalisme et leur anti-ce-grand- satan, les États-Unis.

Le principe de précaution est toujours utilisé dans une seule direction. Ça parle des risques d’utiliser les combustibles fossiles, mais jamais des risques de ne pas les utiliser. Ni des bienfaits de les utiliser. Il y plus de deux milliards de personnes qui n’ont pas accès à l’électricité. Les écolos sont silencieux à propos de la gestion des déchets nucléaires, pour lesquels personne n’a trouvé la solution pour s’en libérer, mais qu’on continue de produire. Le discours des écolos dit d’en faire plus. L’éolien et le photovoltaique sont trop chers pour les pays en voie de développement afin de diminuer l’apport des combustibles fossiles. Si l’Afrique n’utilise pas son charbon et son pétrole, c’est un suicide .

Si vous tripotez les paramètres d’un modèle mathématique, vous pouvez modéliser n’importe quoi. Des scientifiques trichent en changeant de manière subtile les hypothèses à la base des modèles de prévision. Ils vont les ajuster pour que ça donne quelque chose de très excitant, intéressant, spectaculaire. Ils aiment beaucoup la visibilité média.

La menace de désastres climatiques est une histoire d’intimidation par des occidentaux pour empêcher les progrès industriels vitaux dans les pays en voie de développement.

Le film çi-joint montre que le climat de la Terre est toujours en train de changer, qu’il n’y a rien d’anormal dans les températures actuelles, et que les preuves scientifiques n’accréditent pas la thèse d’un changement climatique provoqué par le CO2, d’origine humaine ou non.

http://www.spreadthetruth.fr/wordpress27/?p=842#comment-93

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 17:20



Scandaleux médiamensonges
envers la Russie (et l'Iran)
par Eva R-sistons

Alerte ! Les Médias nous mentent ! L'Amérique n'est pas venue sauver les Européens du nazisme, elle a été partie prenante des événements, avec la famille Bush, derrière Hitler; elle n'est intervenue, modestement, que par intérêt, elle a récolté les fruits de ces événements, avec l'industrie de la reconstruction, et aussi en accédant au statut de puissance dominante, sur les décombres de l'Europe.

Ceux qui nous ont sauvé de la barbarie nazie, ce sont les Russes, avec 27 millions de morts,  et non (je crois) 300.000 mots comme les cow-boys américains. Je tiens à saluer le courage de cette nation, et à la remercier au nom du peuple de France pour le sacrifice qu'elle a accompli. En lui demandant pardon pour l'injustice qui lui est faite de la part des Occidentaux "menteurs" (voir le 11.9, ou la prétention à incarner la démocratie), arrogants, falsificateurs de l'Histoire, et désormais péril majeur pour l'humanité.

Merci au peuple russe, notre reconnaissance sera éternelle.

Eva, au nom du peuple de France, abruti par les médiamensonges criminels.

Traitement de l'information :

NB : J'ajoute que le traitement de l'information envers la Russie est SCANDALEUX. On tend à présenter ce pays comme stalinien, et comme l'ennemi du monde. Alors que notre "démocratie" n'a rien à envier à la leur, et que cette démocratie occidentale fait le malheur d'une grande partie de l'humanité. A la différence des Russes, qui n'interviennent pas dans les affaires du monde, sinon pour empêcher qu'on empiète un peu plus sur leur territoire, leurs prérogatives, qu'on ne les encercle un peu plus, qu'on ne bafoue leurs droits légitimes. Toujours en étant présentés sous un mauvais jour, alors que par exemple dans le Caucase, ils ont défendu leurs alliés, protégé leurs ressortissants, et agi avec beaucoup de mesure, ce que ne font pas les Occidentaux lorsqu'ils tuent des civils en masse, détruisent des zones entières, en chassant les habitants, en ruinant leurs villages, et tout cela pour voler les ressources qui ne leur appartiennent pas. CRIMES CONTRE L'HUMANITE ! Innombrables et toujours plus importants..

Il est temps de rétablir la vérité. Quand des reportages nous présenteront-ils l'Amérique d'Obama comme elle est, avec 50 millions de pauvres hères laminés ? Quand organisera-t-on de vrais débats pour expliquer les vrais enjeux, la domination de l'Occident sur une partie de l'humanité, sa prétention à tout régenter, à imposer ses abjects modèles ultra-libéraux dressant les individus les uns contre les autres, encensant Mâmon, provoquant conflits et guerres un peu partout dans le monde ? La Russie est présentée, à l'image de l'Iran, comme dangereuse. C'est faux. L'Iran  use de son droit légitime à l'auto-protection au milieu d'une zone hostile, dans un but UNIQUEMENT défensif. La Russie n'attaque personne, elle défend son pré-carré que l'Occident carnassier tente de lui disputer, honteusement. Il est temps de rétablir la vérité : Ce sont les USA, Israël, les Anglo-Saxons, et maintenant aussi les Européens, qui menacent l'humanité. Tout le reste n'est que MENSONGES, Messieurs et Mesdames les Journalistes vendus au pouvoir par carriérisme ! Honte à vous, faux journalistes, et vrais menteurs !

Eva






 

Medvedev ordonne la création d'une commission contre la falsification de l'histoire

10:31 | 19/ 05/ 2009
Version imprimée

MOSCOU, 19 mai - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a signé le décret "Sur la Commission auprès du président de la Fédération de Russie de lutte contre toute tentative de falsifier l'histoire au détriment des intérêts de la Russie", rapporte mardi le service de presse du Kremlin.

Le chef de l'Etat a plus d'une fois insisté sur l'inadmissibilité de toute falsification de l'histoire, notamment de celle de la Grande Guerre patriotique (1941-1945, ndlr). Le 8 mai dernier, le président a fait remarquer dans son blog-vidéo que les tentatives de falsification "devenaient de plus en plus cruelles, méchantes et agressives".

http://chiron.over-blog.org/article-31627430.html

http://fr.rian.ru/russia/20090519/121653822.html

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La Russie est le pays qui a perdu le plus de soldats et de civils lors de la dernière guerre. Mais malgré tout, Sarkozy ne parle que des Américains...

 

 


Guerre 1941-1945: une victoire qui a coûté cher

 

Par Dmitri Babitch, RIA Novosti

 


Pendant la perestroïka (réformes sociales et économiques de 1985 à 1991 en URSS), il a été admis de s'indigner: que dira-t-on de notre pays, si nous ne connaissons pas le nombre exact de pertes essuyées dans la Grande Guerre Patriotique? L'expérience mondiale est un bon médicament contre le complexe d'infériorité. De nombreux autres pays, y compris l'Allemagne, notre principal adversaire dans cette guerre, se heurtent aux mêmes problèmes. La RFA avait rendu public en 1953 le bilan "presque définitif" des pertes: 6.500.000 morts, dont 3.250.000 militaires. Il est vrai, les auteurs du rapport gouvernemental avaient ajouté que le "bilan réel serait plutôt plus élevé" que les chiffres cités en 1953. Selon des sources officielles, le bilan des pertes militaires allemandes est évalué aujourd'hui à 5.533.000 personnes, mais, évidemment, ce chiffre n'est pas non plus définitif.

En Russie, presque personne ne conteste le terrible bilan de 26,6 millions de pertes dites démographiques, établi en 1993 par un groupe de chercheurs avec à leur tête le conseiller du Centre historique des forces armées russes Grigori Krivocheïev. Le dilemme est ailleurs: comment déterminer les pertes au cours des combats dont la responsabilité n'incombe qu'aux chefs militaires? Les employés du ministère russe de la Défense qui accomplissent ces derniers temps, à la demande du président Dmitri Medvedev, les travaux visant à établir la base électronique des pertes militaires ont annoncé des chiffres sensationnels.

"D'après nos estimations, les pertes militaires générales de l'Armée Soviétique se sont chiffrées à 8.668.400 personnes, a déclaré Alexandre Kiriline, chef du Département du ministère de la Défense pour la commémoration des morts pour la Patrie. Bien entendu, ce chiffre n'est pas définitif. Il peut s'accroitre de 100, 200, voire 300.000 personnes, mais pas de millions".

L'historien militaire indépendant Alexeï Issaïev estime que le rapport entre les pertes soviétiques et allemandes de 1 à 2 fut le même durant la majeure partie de la guerre, bien qu'il ait atteint 1 à 3, même 1 à 4 aux moments les plus difficiles, surtout durant l'année tragique de 1941. D'ailleurs, à cause du chaos qui régnait lors du recul de l'armée soviétique au début de la guerre, les statistiques militaires de 1941 contiennent d'immenses "taches blanches": selon l'affirmation d'Alexandre Kiriline, les soldats de nombreuses unités qui se trouvaient dans l'encerclement furent considérés comme morts, alors que beaucoup d'entre eux gagnèrent ensuite les leurs et continuèrent à combattre. Les Allemands se heurtèrent aux mêmes difficultés en 1945, lorsque, selon Alexeï Issaïev, de nombreuses pertes ne furent pas prises en compte à cause de l'état déplorable des bureaux de statistiques du Reich qui tombait en ruines.

Alexandre Kiriline et d'autres employés de son département affirment que les prisonniers de guerre soviétiques péris dans la captivité nazie, ainsi que 103.000 personnes fusillées pour désertion, selon le verdict des tribunaux soviétiques, font également partie de ces pertes de 8,68 millions.

Il convient de signaler que la question relative aux prisonniers de guerre ne sera probablement pas élucidée entièrement. Selon les estimations du Département, il y avait environ 4,5 millions de prisonniers de guerre soviétiques, dont environ 2 millions sont retournés dans le pays. Il est difficile d'établir le sort des autres. La majeure partie d'entre eux sont certainement morts en captivité, mais 390.000 à 700.000 d'autres ont choisi de s'installer dans des Etats occidentaux ou de rester en Allemagne et dans d'autres pays de captivité. "Les Américains nous transmettent actuellement des données sur certains d'entre eux", a fait savoir Alexandre Kiriline.

La base électronique plus ou moins définitive des pertes essuyées dans la Grande Guerre Patriotique sera soumise à l'opinion publique en mai de l'année prochaine. D'immenses pertes non militaires essuyées par l'URSS, essentiellement parmi les civils (18 millions de personnes), selon les nouvelles estimations, suscitent déjà des doutes. Mais puisque 32,400 millions de personnes firent alors l'objet de la mobilisation (mis sous les drapeaux) en URSS dans des périodes différentes, il devient difficile de séparer les pertes militaires des pertes civiles.

D'ailleurs, il est clair dès aujourd'hui que la base des pertes militaires ne cessera d'augmenter. Il faut avouer que la Seconde Guerre mondiale fut une catastrophe aussi épouvantable que nous n'apprendrons jamais toute la vérité sur elle, y compris le nombre exact de morts. Par conséquent, les débats ne cesseront pas, entre autres, sur des sujets aussi délicats que le nombre de victimes, la responsabilité de tel ou tel chef militaire, la contribution apportée à la victoire par tel ou tel pays, etc.

Espérons donc que l'heure viendra où tous ceux qui participent à ces débats s'occuperont tout d'abord de la recherche de la vérité, au lieu de discuter qui a combattu plus habilement et qui a souffert le plus. On peut manifester autrement ses sentiments patriotiques tant dans le pays natal qu'à l'étranger. La plupart des monuments érigés à la mémoire des 600.000 soldats soviétiques morts en Pologne, ainsi qu'à 700.000 autres morts dans les pays baltes sont dans un état déplorable. Le monument au Soldat libérateur n'est revenu à sa place au Treptow Park après la restauration qu'il y a cinq ans. L'Allemagne a financé elle-même la restauration de ce monument érigé en 1949 en y allouant 7 millions d'euros.

"L'état des mémoriaux militaires érigés en Russie est encore pire", fait remarquer Alexandre Kiriline. Notre pays compte 26.000 tombes communes et quelque 28.000 mémoriaux. Faits de matériaux bon marché dans les années 1950, ils tombent rapidement en ruines. Le ministère de la Défense et le Comité Victoire ont proposé un projet de programme fédéral de rétablissement de ces monuments. Ce programme échelonné sur 5 ans prévoit l'octroi de 10 milliards de roubles (229,4 millions d'euros). La lutte pour cet argent du ministère des Finances promet d'être dure.


Sources
Ria Novosti

http://vladimir-poutine.activblog.com/article-542878.html

Lisez le blog V.  Poutine d'Adriana,
découvrez-le, il est magnifique;
Il rétablit la vérité !!! Eva


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Combattre le révisionnisme historique !

 

par Jean Levy

 


Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré :

"Nous n'oublierons jamais que c'est l'Union Soviétique qui a apporté une contribution décisive à la fin de la Deuxième guerre mondiale, que c'est justement notre peuple qui a anéanti le nazisme et a déterminé les destinées du monde entier, en payant un prix extrêmement élevé"; a souligné le président.

"Nous chérirons cette vérité sur la guerre et nous la défendrons toujours", a déclaré M.Medvedev

Cet hommage mérité à l’Armée rouge et aux sacrifices consentis par l’URSS pour mettre à bas l’Allemagne nazie, ne touve aucun écho en Occident, et particulièrement en France, en ces jours anniversaires de la capitulation allemande du 8 mai 1945.

Toute la classe politique, des socialistes à l’UMP, et l’ensemble des médias, pratique depuis des décennies « l’omerta » sur l’apport décisif du peuple soviétique à la victoire sur le nazisme. On cache délibérément le fait historique que notre pays n’aurait pu être libéré par les seules forces alliées, débarquées en Normandie. Celles-ci ont dû faire face à une résistance opiniâtre de la Wehrmacht pour établir une tête de pont durable et élargir celle-ci au-delà du périmètre des plages du débarquement. Deux mois et demi ont été nécessaires pour franchir les 200 kms qui séparent Caen de Paris. Or, les forces allemandes, qui faisaient face aux Alliés, ne représentaient que 20% de leur potentiel global.

80% de celui-ci tentait de résister aux Soviétiques, sur plus de 2000 kilomètres, de la Baltique à la mer Noire.

Que se serait-il passé en France, sans le front oriental ?

Les Anglo-américains auraient-ils même tenté de débarquer sur le continent ?

De cette situation, pas un mot dans les manuels scolaires.

Nos enfants apprennent que la libération de notre pays a été le fait des « Américains », à qui nous devons notre liberté.

Et toutes les autorités officielles, en masquant la part décisive prise par l’Union soviétique dans la victoire, ne manquent pas de ressasser ce mensonge par omission, lors de la célébration de chaque 8 mai et à chaque anniversaire du débarquement en Normandie. Pour bien enfoncer le clou, Nicolas Sarkozy a invité Barak Obama, aux cérémonies du 6 juin prochain.

Il s’agit, en l’occurrence, d’une attitude négationniste de l’histoire, tant reprochée à ceux qui nient l’atroce réalité des camps de la mort nazis.

Mais cette version, revue et corrigée de l’histoire, par « l’élite » qui nous gouverne, ne constitue que l’écume du révisionnisme officiel.

- Qui connaît la collaboration économique permanente entre le capital américain (et français), dans la machine de guerre hitlérienne, qui s’est poursuivie, via les banques suisses, tout au long du conflit, jusqu’en 1944 ?

- Qui sait les intérêts US engagés dans les grandes entreprises allemandes, tel l’IG Farben, le géant de l’industrie chimique, dont le siège n’a jamais été bombardé, devenu, en 1945, le GQG américain en Europe ?

- Qui est au courant des tentatives de renversement d’alliance, fin 44, début 45, initiées par Allan Dulles, le patron des services secrets US (future CIA), en vue de coopérer militairement avec l’armée allemande contre l’Union soviétique ? Cette offre a été acceptée par le maréchal Kesselring, commandant des forces nazies en Italie, et le chef SS de ce secteur, un des adjoints de Himmler.

Mais Hitler a refusé cette nouvelle et sainte alliance « contre le bolchevisme ».

Que se serait-il passé, si le Führer avait accepté l’offre ?

Tous ces faits sont passés sous silence.

Le peuple de France n’a pas le droit de savoir.

La vérité historique contrarie la stratégie et les objectifs du Capital dominant.

On apprend ainsi, dès l’école, que les deux guerres mondiales, celle de 14-18 comme celle de 39-45, ne sont qu’un accident de l’histoire, une sorte de « guerre civile européenne », et que seule « la construction de l’Union européenne » permet aux peuples de notre continent de vivre en paix.

Car l’objectif est là : construire un nouvel Empire, bien sûr dominé par le Capital, essentiellement allemand, destiné à vivre mille ans.

Telle était déjà la perspective mise en scène par un certain Adolf Hitler…

Sources http://canempechepasnicolas.over-blog.com/


http://vladimir-poutine.activblog.com/article-542875.html


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Samedi 09 Mai 2009

 

MOSCOU, 9 mai - RIA Novosti. Les enseignements de la Grande Victoire sur le fascisme n'ont perdu rien de leur actualité de nos jours quand certains sont prêts à s'engager dans des aventures militaires, a estimé samedi le président russe Dmitri Medvedev devant plusieurs milliers de militaires réunis sur la place Rouge à l'occasion d'une parade militaire.

"C'est une leçon qui est toujours d'actualité aujourd'hui quand certains s'engagent de nouveau dans des aventures militaires", a déclaré le chef de l'Etat, en s'adressant aux participants de la parade célébrant le 64e anniversaire de la victoire de l'Armée rouge sur l'Allemagne nazie.

"Toute agression contre nos citoyens fera l'objet d'une riposte digne de ce nom, est l'avenir de la Russie sera pacifique", a assuré M.Medvedev.

Le cérémonial a débuté en présence de quelque 10.000 soldats alignés face à la tribune officielle, dans laquelle avaient notamment pris place M. Medvedev et le Premier ministre, Vladimir Poutine.

A 10H00 sonnantes (06H00 GMT) au carillon du Kremlin, un immense silence a envahi la place Rouge.

Le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov a passé en revue les troupes.

Une armada de chars, missiles et autres matériels lourds a ensuite défilé devant le Kremlin.

La place Rouge a également été survolée par des dizaines d'hélicoptères et d'avions militaires.

L'anniversaire de la victoire du peuple soviétique dans la Grande Guerre patriotique a été marqué par des défilés militaires dans de nombreuses villes de Russie comme chaque année le 9 mai.

Sources Ria Novosti



http://vladimir-poutine.activblog.com/article-542874.html

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 02:51


Dees

Tandis que la propagande médiatique s'évertue à nous montrer Obama comme un homme neuf, allant tout changer, la réalité est bien plus sombre. Partout, la télévision nous présente de façon mensongère une Amérique nouvelle, et nous rappelle, via Marie Drucker par exemple, la dette que nous devons avoir envers les USA sauveurs de l'humanité en 44. En réalité, c'est la Russie, avec ses 27 millions de morts, qui nous a délivrés de la barbarie nazie et de sa "shoa" de 60 millions d'individus. Voilà la vérité.

La vraie Amérique d'Obama, la voici. Tout le reste est mensonge médiatique Eva


La dystopie Obama, le cauchemar étasunien.

Manipulation, propagande, magie des images
et de la communication



Après les huit années du cauchemar Bush-Cheney, durant lequel nous avons vu la destruction arbitraire de l'Afghanistan et de l'Iraq, la négation cynique des principes séculaires visant à protéger les plus élémentaires droits de l'homme, et une politique étrangère digne de Genghis Khan, est arrivé le « Grand Espoir Noir, » en la personne de Barack Obama. La conscience collective mondiale s'est tournée naïvement vers ce qui était présenté comme une nouvelle ère de paix, de changement et de confiance envers le gouvernement.

 

Jamais avant nous n’avions vu un recours aussi accompli envers la manipulation, la propagande, la magie de l’image et de la communication, pour vendre au public un homme qui allait prendre le relais de Bush, et participer avec lui à la course à la destruction de l'économie, des droits du peuple, et aider à la naissance d'une nation entièrement contrôlée par ceux qui ont toujours été en embuscade dans l'ombre du pouvoir. Le « changement » a été promis et a été accordé sous la forme de l’aggravation d’une anomalie de développement cauchemardesque.

 

Sans justification, les promesses ont été rompues. Le même jargon juridique astucieux, qui infestait l'administration Bush, en la personne de John Yoo et d’Alberto Gonzalez, sert de nouveau à refuser la justice aux détenus de Guantanamo. Il a été utilisé pour justifier la torture, détruire davantage la Constitution et surveiller encore illégalement le citoyen étasunien.

 

Le président, qui a tendu une main pacifique au monde musulman, a massacré des centaines de Pakistanais, hommes, femmes et enfants. Le président, qui a promis le devoir de rendre compte du gouvernement pour ses actions, a pourvu son personnel de lobbyistes, banksters et bellicistes. Son ministre de la Justice refuse d’engager des poursuites judiciaires contre ceux qui ont commis les pires crimes de guerre de l'histoire moderne, et couvre toujours juridiquement les criminels qui ont torturé en toute impunité.

 

Le pays a été en outre ruiné par le détournement continu de l'argent du contribuable, tandis que, à Wall Street, les donateurs de la campagne présidentielle d’Obama reçoivent leur compensation. Obama reste là à ne rien faire pendant que Bernancke déclare que la Réserve fédérale privée n'a aucun compte à rendre au Congrès ou au public étasunien. Le contribuable étasunien en est désormais pour 14,3 billions de dollars de sa poche, et ça monte. Les saisies et le chômage augmentent sans qu’aucune mesure significative de l'administration ne soulage les symptômes, peu importe les conséquences. La nouvelle image des États-Unis montre des villes de tentes, de longues files devant la soupe populaire, des shérifs expulsant des milliers de jeunes et de moins jeunes de leur maison, des villes autrefois prospères tombant dans un silence étrange, et une population de plus en plus désabusée.

 

La « guerre contre le terrorisme » s’est transformée en quadrillage de contrôle d’une population de plus en plus lucide. Le germe de ceci avait déjà été mis en place par Bush, avec le Patriot Act, le Patriot Act 2, la loi sur les commissions militaires et les nombreux décrets qui étranglent ce qui reste du Posse Comitatus et de la Constitution.

 

Le ministère de la Sécurité intérieure définit désormais comme « terroristes » ceux qui croient en la Constitution, au premier, deuxième et quatrième amendements. Les anciens combattants de retour font la cible d’un déni des droits que leur accorde le deuxième amendement. Une Terrorist Watchlist (liste des terroristes sous surveillance) de plus de un million de noms, et en croissance rapide, sert de base pour refuser aux citoyens le droit de voyager et travailler.

 

Obama est aujourd’hui en train de songer à l'idée d’une détention indéfinie, sans jugement, pour le citoyen étasunien. Et cela de la part d'un professeur en Constitution ! Il y a au Congrès des projets de loi pour criminaliser la liberté d'expression sur Internet grâce au Cyberbullying Act, qui pénalisera la pensée criminelle humaine. Exactement comme le Patriot Act, ça se transformera en criminalisation de la liberté d'expression politique et de toute critique contre le gouvernement.

 

Le « cyberterrorisme » sert de prétexte pour mettre la réglementation gouvernementale dans le dernier bastion de l'information impartiale. Washington, réalisant qu’il est de plus en plus difficile de s’en tirer avec ses ordres fascistes, s’active vers le contrôle de terrain. La population devient de plus en plus consciente du genre de « changement » qu’Obama avait l’intention d’apporter.

 

Il y a une résistance croissante au niveau national, avec plusieurs invoquant les droits que leur accorde le 9ème et 10ème amendements, dans une démarche courageuse pour que le Vampire fédéral cesse le drainage des dernières gouttes de sang, des derniers vestiges de Liberté et d’Espoir.

 

C'est dans cette anomalie de développement cauchemardesque que se trouvent les États-Unis aujourd'hui, et chaque jour amène de nouvelles atteintes contre la liberté et la raison. La structure du contrôle total de la population, de l'économie et des médias, est en cours de développement dans le cadre de l’inflation incessante du pouvoir gouvernemental. Obama est assis au sommet de son nouvel Empire, toujours souriant de manière peu sincère à en être écœurant, entouré de ses courtisans aguerris, qui travaillent depuis des décennies à faire entrer les États-Unis dans cette nouvelle ère du nouvel ordre mondial.

 

 

Article original : America's Nightmare: The Obama Dystopia, Manipulation, propaganda, imagery & PR wizardry, publié le 24 mai 2009.

Traduction : Pétrus Lombard.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13727

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