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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 05:36

Publié le 20 septembre 2010 par Henri Maler, Olivier Poche


On le sait, la tâche des éditorialistes n’est pas, à la différence des journalistes de terrain, de « rendre compte », mais de prendre de la hauteur et, synthétisant les faits et les chiffres, de délivrer une analyse de la situation, ouvrant des perspectives, creusant des pistes, non sans parti pris, bien au contraire. Journalisme d’opinion, par conséquent, dont la diversité, nous dit-on, est un gage de démocratie.

Or qu’en est-il de cette diversité dans la presse quotidienne régionale, quand il n’existe, en général, qu’un seul quotidien par région et que les éditorialistes de la « P.Q.R. » valent bien, comme on pourra le vérifier à la fin de cet article, ceux de la presse parisienne que l’on dit « nationale » ? Pour ceux-ci comme pour ceux-là, rien n’est plus pressé que d’en finir avec le conflit, quitte à entériner la contre-réforme.

C’est ce que montre un passage en revue des éditoriaux de la presse régionale (du 6 au 9 septembre 2010).

Dès avant les manifestations du 7 septembre et, particulièrement la veille, se répandent des bouffées d’inquiétudes, comme celles-ci :
- « Avant d’abattre ses cartes, François Fillon attend de mesurer l’ampleur de la mobilisation dans la rue et les risques de prolongation. Le bulletin d’alerte est encore à l’orange. On verra mardi si le rouge s’impose. » (Hervé Favre, La Voix du Nord, 6 septembre)
- « ... Vraiment tous les ingrédients pour une rentrée brûlante !  » (Michel Lepinay, Paris Normandie, 6 septembre)


Mais avec quel enjeu ?

 

 

I. L’avenir de Nicolas Sarkozy et de son quinquennat

 

Pour la plupart de nos éditorialistes régionaux, le principal enjeu de cette mobilisation est... le sort du quinquennat sarkozien, la trace qu’il laissera dans l’histoire, l’image de Nicolas Sarkozy que conservera la mémoire collective… et, naturellement, ses chances de réélection en 2012 – puisque, comme le dit Philippe Waucampt, dans Le Républicain Lorrain du 6 septembre, la réforme des retraites, « la dernière avant la présidentielle [...] donnera le signal de la campagne  » !

Quelques exemples ?
- «  S’il sort sans dommages de cette journée, Nicolas Sarkozy pourra se targuer d’avoir fait taire tous les clivages dans son camp  » (La Montagne, Daniel Ruiz, 6 septembre).
- « Un coup de tonnerre suffit parfois à dégager le ciel. Pour Nicolas Sarkozy s’ouvre une semaine à hauts risques […]. Si le président passe sans trop d’encombres ce moment clé, il pourra, après avoir remanié le gouvernement, "ne plus faire que de la politique" en vue de 2012.  » (L’Est Républicain, Rémi Godeau, 6 septembre).
- «  Face à cela, Nicolas Sarkozy joue gros lui aussi […]. Il n’est donc pas question d’échouer sur cette réforme devant servir à fixer l’électorat de droite à l’orée de la mère de toutes les élections. D’autant que la crainte grandit dans la majorité d’un 21 avril à l’envers. Autrement dit d’un second tour confrontant le - ou la - candidat(e) socialiste à celui - ou celle - du Front National.  » (Le Républicain Lorrain, Philippe Waucampt, 6 septembre).
- « Nous y sommes. Cette rentrée 2010 est un moment clé du quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et cette semaine qui s’ouvre en est la configuration la plus flagrante […] Le président de la République entend imprimer sa marque en mettant en place une réforme sur laquelle tous les gouvernements depuis des années se sont cassé les dents. S’il devait échouer, lui aussi, son électorat, déjà miné par le doute (...) lui en tiendrait fatalement rigueur. » (La Nouvelle République du Centre-Ouest, Hervé Cannet, 6 septembre).
- «  Le dossier des retraites est une superbe opportunité pour Nicolas Sarkozy de se refaire une santé en ressoudant sa majorité autour de sa fermeté. De décrocher le brevet de bravoure dont il rêve pour entamer la prochaine campagne présidentielle.  » (Ouest-France, Paul Burel, 8 septembre).
- «  Nicolas Sarkozy, au plus bas dans les sondages, et s’attaquant ici au plus grand des totems de la gauche, joue ni plus ni moins sa crédibilité pour le reste du quinquennat et, peut-être même, pour un éventuel second mandat.  » (L’Est-Eclair, Patrick Planchenault, 8 septembre).
- « Toutefois, en montant en première ligne plutôt que de laisser François Fillon annoncer les dites mesures, Nicolas Sarkozy prend un risque. Celui de transformer les manifestations des prochaines semaines en référendum contre sa politique et sa personne. Or, l’adoption de cette réforme conditionne les chances de sa réélection. Elle sera en effet décisive car l’image de réformateur du chef de l’État est en jeu ». (Le Télégramme, Hubert Coudurier, 9 septembre).

Diagnostics de la situation ou témoignages de sollicitude ? Il est souvent difficile de trancher. En tout cas, la question de l’avenir de Nicolas Sarkozy se pose et peut être posée.

Mais que la plupart des éditoriaux l’agitent en tous sens comme le problème central du moment montre qu’à force de prendre de la hauteur, on finit par perdre de vue l’essentiel, du moins pour les grévistes et manifestants, et ceux qui les soutiennent : le contenu et les enjeux de la contre-réforme gouvernementale.

 

 

II. Une réforme inéluctable, des manifestations inutiles (bis)


Un sondage n’a-t-il pas « montré » que « les Français » étaient majoritairement opposés à cette réforme des retraites et favorables à la mobilisation, mais qu’ils estimaient que le gouvernement ne reculerait pas ? Les éditorialistes de France et de Navarre traduisent aussitôt qu’ils jugent « la réforme » inéluctable. Ce qu’ils avaient déjà décrété bien avant eux. Sans doute ont-ils fait preuve d’assez de pédagogie... Ainsi, Jacques Camus, dans La République du Centre du 6 septembre, fait ce constat à demi rassurant : « les derniers sondages montrent une adhésion très majoritaire des Français à la mobilisation, même s’ils savent la réforme inéluctable ». Ce que Philippe Waucampt, par exemple, s’empresse de confirmer, au lendemain des manifestations, dans Le Républicain Lorrain : « Et maintenant ? Il serait naïf de croire que le gouvernement va plier sur l’essentiel de sa réforme ».

D’une réforme inéluctable à des manifestations inutiles, il n’y a qu’un pas que nombre de nos commentateurs franchissent donc allègrement.

Dès le 6 septembre, dans L’Est Républicain, Rémi Godeau semblait dubitatif, car « il est bien difficile de savoir si ce 7 septembre tiendra du baroud d’honneur ou du début d’incendie social ». Mais il avait néanmoins quelques certitudes – il connaissait même les certitudes des autres : « le chef de l’État bénéficie d’un atout majeur : ses adversaires savent qu’il ne peut reculer. [...] Que plus de 2 millions de grévistes battent le pavé ne changera donc pas l’essentiel : en 2018, l’âge de départ à la retraite sera de 62 ans  ».

Et dès le lendemain de la manifestation Patrick Planchenault, dans L’Est-Eclair du 8 septembre confirme : « N’en déplaisent aux syndicats [...] - la mobilisation, même record, d’hier n’amènera pas le gouvernement à battre en retraite et ne remettra certainement pas les compteurs à 60 ans. Un. Parce que cette réforme est nécessaire et “inéluctable” comme l’admet, d’ailleurs, une majorité de Français, un brin résignés  » … Comme n’ont cessé de l’affirmer les prescripteurs d’opinion (Lire ici même et comme ils l’affirment encore : pour en avoir confirmation, suivre la note [1].

Et si vus de l’Est, les jeux sont faits, ils le sont aussi vus du Nord : « sur le parcours des manifestations à venir les bornes de 62 ans pour l’âge légal et de 67 ans pour l’accès à la retraite sans décote paraissent déjà scellées !  » (Hervé Favre, La Voix du Nord, 8 septembre). Et à l’Ouest, le rêve est devenu réalité : « Passer le pont de la réforme sous la mitraille syndicale, avec plus de deux millions de manifestants, ce n’est d’ailleurs plus un fantasme, c’est déjà une réalité. » (Paul Burel, Ouest-France, 8 septembre).

Ces prophéties auto-réalisatrices ne sont d’ailleurs pas l’apanage de la presse régionale : elles sont fort goûtées aussi à Paris. Gérard Carreyrou, au matin du 7, a consulté sa boule de cristal et dresse en avant-première, pour les heureux lecteurs de France-Soir, le bilan d’une journée de mobilisation qui n’a pas encore eu lieu : « Il y aura, annoncé bruyamment sur toutes les antennes par MM. Thibaud de la CGT, Chérèque de la CFDT et Mailly de Force ouvrière, non pas deux millions de manifestants, la fourchette basse décrétée unilatéralement par les états-majors syndicaux, mais plus : 2 millions et demi voire 3 millions de manifestants. Ce qui sera bien la preuve que c’est un extraordinaire succès, que la France est dans la rue, que le Président est dans les choux, que les adversaires de la réforme des retraites ont gagné. Gagné quoi ? Rien du tout, puisque la réforme enrichie des concessions annoncées pour le débat parlementaire sera votée dans les prochaines semaines par les deux assemblées et que l’âge de la retraite sera désormais de 62 ans avec retraite pleine à 67 ans . »

Sans doute le gouvernement n’a-t-il pas l’intention de « reculer ». Peut-être même va-t-il ne pas le faire. En le déclarant, il est en tout cas dans son rôle. Mais en le répétant sur tous les tons, nos grands analystes de la « P.Q.R. » endossent celui que leurs confrères de la « P.Q.N. » affectionnent tout autant : l’éditorialiste d’accompagnement.

 

 

III. Avis de recherche des concessions

 

Et si les éditorialistes accompagnent le gouvernement, c’est que le gouvernement mène une réforme dont ils avaient noté depuis longtemps l’urgence et la nécessité. Tous les moyens sont bons pour la défendre, plus ou moins directement. Et si les sondages semblent indiquer qu’elle est apparemment rejetée par une bonne majorité de Français, c’est simplement qu’«  une réforme des retraites est par définition impopulaire, soit qu’on allonge la durée de cotisation, soit qu’on réduise le montant des prestations, en France comme ailleurs », note subtilement l’éditorialiste du Journal de la Haute-Marne qui ne connaît que cette alternative (Patrice Chabanet, 6 septembre). « Un texte forcément douloureux  », répond « forcément » en l’écho l’éditorialiste des Dernières Nouvelles d’Alsace (Olivier Picard, le 6 septembre).

Le soutien au projet de contre-réforme peut s’afficher pratiquement sans fard, en répétant l’argumentaire gouvernemental. Ainsi dans L’Alsace (8 septembre), Patrick Fluckiger écrit : « C’est l’avenir même du système de retraites qui est en cause. Tous les pays qui ont adopté le principe de la répartition sont confrontés au même défi du déséquilibre démographique, et la plupart ont déjà rallongé la durée des carrières. La France ne pourra pas faire bande à part. » La seule originalité, toute relative, consiste ici à menacer les manifestants de « difficultés sociales accrues » dont ils seraient les premiers responsables (pour suivre le raisonnement, suivre la note [2]. Et pour défendre une réforme inéluctable, Nicolas Sarkozy « est condamné à poursuivre le bras de fer ». « Forcément »…

Et puisque les jeux sont faits, restent les « concessions » et la « négociation ».

Avant même que Sarkozy s’exprime, il ne reste rien d’autre à attendre que des concessions – que l’on espère ardemment :
- Comme Patrick Pépin, dans Nord Eclair (8 septembre) : «  Il en aurait fallu plus pour que l’Elysée reconsidère sa position. Cependant, il ne peut être sourd et aveugle face à ces salariés du public et du privé qui acceptent d’amputer leurs revenus d’une journée de travail pour faire grève et manifester. Il lui faut chercher maintenant, et sans tarder, des concessions pour ne pas alimenter le mouvement de contestation.  »
- Comme Jean-Marcel Bouguereau dans La République des Pyrénées (8 septembre) : « La marge de manœuvre de Sarkozy est petite. Il lui faut absolument, pour 2012, apparaître comme le vainqueur de cette bataille, il lui faut donner des gages aux agences de notation et maintenant il lui faut faire des concessions aux syndicats. Beaucoup plus qu’il ne l’avait initialement prévu.  »

Des « concessions » que l’on tient même pour acquises et qui, croit-on, devraient ouvrir (enfin ?) la voie à des « négociations » :
- Comme l’affirme Patrice Chabanet, dans Le Journal de la Haute-Marne (8 septembre) : « Dès ce matin, le chef de l’Etat fera une déclaration lors du Conseil des ministres. […] Il confirmera sans doute, comme l’a fait Eric Woerth, que la porte reste ouverte pour des négociations sur la pénibilité et les longues carrières. »
- Ou Jacques Guyon dans La Charente Libre (8 septembre) : « Même si les syndicats ont tenu leur pari et qu’ils n’ont pas dit leur dernier mot, le gouvernement a réussi hier à passer un cap risqué. Et le voici désormais prêt à faire des concessions. Pas évidemment sur l’essentiel. Mais sur quelques points qui sont loin d’être accessoires comme les carrières longues ou la pénibilité. Depuis hier, on sait de chaque côté, qu’il reste du grain à moudre.  » [3]

Les aménagements mineurs (et prévus de longue date pour faire mine de répondre à la mobilisation) se sont ainsi miraculeusement transformés en « concessions » qui ouvrent la porte à des « négociations ».

 

 

IV. Que la paix sociale soit avec nous !

 

Dès lors retentissent de vibrants appels à l’apaisement et au dialogue.

- Les uns rêvent, comme Patrick Pépin, dans Nord Eclair du 9 septembre : « Un effort mieux réparti, un débat sans arrière-pensées et qui laisserait du temps au temps serait de nature à calmer la confrontation. Ce sera difficile, tant l’affaire est lancée comme une partie de bras de fer. »
- D’autres s’alarment, comme François Martin (Le Midi Libre, 9 septembre) : « Comment arriver à un compromis acceptable pour les deux partis ? Encore une fois, notre bon vieux pays joue avec le feu : l’affrontement en guise de dialogue social. Sacrée habitude qui s’installe à chaque soubresaut. N’empêche ! Exécutif et syndicats sont dans le même bateau. Faire vite. Avant que le malaise social ne se radicalise. Un embrasement reste possible tant la France a peur de son ombre. Et de son avenir. L’apaisement, donc, plutôt que l’affrontement.  »

Et nombre de nos effarouchés s’indignent de cette (mauvaise) « habitude qui s’installe à chaque soubresaut »,
- Comme Rémi Godeau, dans L’Est Républicain : « La justice des mesures sera au cœur du débat. Un sujet explosif dans un pays – exception européenne - allergique au consensus. Même lorsque se règle la survie de notre régime par répartition.  »
- Comme Patrice Guillier, étincelant de mépris, dans Le Courrier de l’Ouest (8 septembre) : « Une dramaturgie très française. Régulièrement ce pays, où les slogans fermentent aussi facilement que les fromages, se convoque lui-même en une sombre liesse protestataire. Hier était bien l’une de ces journées culminantes. Mais un gros coup de tonnerre ne résume pas l’orage à lui seul. Et une cohorte interminable de quelque 2,5 millions de manifestants ne clarifie pas tout une bonne fois. Ce serait trop simple. »
- Comme Patrick Fluckiger dans L’Alsace (9 septembre) : « En fixant la barre à un niveau irréaliste, ils [Les syndicats] prennent le risque de transformer leur succès dans la rue en défaite finale. […] Chacun réclame un dialogue social de qualité, mais tous les prétextes sont bons pour le saboter. Résultat : personne ne sait comment sortir du blocage. Dans d’autres pays aussi, les salariés se mobilisent pour défendre leurs droits.  » Et après l’exemplaire exemple allemand, cette sentence : « En France, on préfère rester dans le conflit. C’est beaucoup plus cher, mais tellement plus romantique.  »

Jacques Camus, dans La République du Centre, se « mobilise », lui aussi, pour appeler à l’apaisement.
- Le 8 septembre, il se pose en arbitre « Reste pour les syndicats à gérer le succès d’hier en poussant leur avantage sans s’abandonner à un “aventurisme” qui rebuterait la base. […] C’est donc à Nicolas Sarkozy de reprendre le main et de dire à quels amendements il consent pour calmer l’ardeur retrouvée des syndicats et combattre ce “mécontentement sociétal” diffus qui a poussé hier beaucoup de manifestants dans les rues. Au-delà du seul problème des retraites.  »
- Et le 9 septembre, les « amendements » de Sarkozy étant officiellement connus, il entreprend de dissuader de pousser trop loin l’expression de ce « mécontentement sociétal » : « La tentation existe […] chez certains, notamment dans les transports, d’une grève reconductible qui plongerait le pays dans de graves difficultés. Pas sûr, malgré les imperfections de la réforme, que l’opinion approuve des mouvements conduits par ceux qui ont été les plus "ménagés" à travers leurs régimes spéciaux.  » « Les imperfections de la réforme » : n’est-ce pas joliment dit pour l’entériner ?

Signalons pour conclure que La Dépêche du Midi est l’un des très rares quotidiens régionaux (le seul de notre échantillon [4]), à épouser le point de vue des manifestants :
- Le 6 décembre, Jean-Claude Souléry, note judicieusement : « Les Français ne veulent pas de cette réforme des retraites. Les Français n’ont plus confiance en Nicolas Sarkozy. […] Dès lors, les cortèges de mardi prendront valeur d’un ’non’ tonitruant à une politique dite de réforme - le mot “réforme” signifiant pour beaucoup une variété ’light’ de la régression sociale. […] Dès juillet, Nicolas Sarkozy admettait que la mobilisation syndicale serait puissante, mais ajoutait néanmoins qu’il ne reculerait pas d’un pouce. Autant dire que nous sommes bel et bien à la veille d’une épreuve de force. »
- Et le 9 septembre le même éditorialiste traduit ainsi, le 9 septembre, l’attitude du gouvernement : « Autrement dit : manifestez, manifestez ! - moi, je trace ma réforme. » Et de poursuivre : « Peu importe que cette réforme des retraites soit rejetée par la grande majorité des Français, peu importe que, mardi, les syndicats aient clairement remporté la bataille de la rue, au final le chef de l’État en personne vient de réaffirmer hier ce qu’il avait déjà martelé à chaque occasion : on corrige la copie à la marge, on gomme une virgule, mais, qu’on se le dise, pas question de reculer sur l’essentiel ! »

***

Comme le note avec justesse l’éditorialiste de l’Est Républicain, au lendemain de la manifestation : « Ainsi la rue a parlé. Mais qu’a-t-elle dit au juste ? Dans une partition très française, les ventriloques de tous bords ont livré leur version du “message” des manifestants. » Savoureux mélange de lucidité et d’aveuglement, car le même poursuit ainsi : « Les Français ont été bien plus nombreux à faire entendre leur opposition à la retraite à 62 ans. La France réclame-t-elle pour autant un retrait pur et simple du projet ? À voir. » Et de fait, les ventriloques de la presse régionale, de quelque « bord » qu’ils soient, ont livré à de rares exceptions et nuances près une « version » singulièrement monocolore du « message » des manifestants, expurgée de l’essentiel de son contenu politique, et globalement favorable, directement ou plus insidieusement, aux principales dispositions de la contre-réforme gouvernementale.


Soit. Mais, heureusement pour le pluralisme, la presse parisienne nationale sait rééquilibrer les choses. La preuve ? Il y a L’Humanité, par exemple, pour porter une autre voix et une autre analyse, comme celle que propose Jean-Emmanuel Ducoin le 7 septembre : « La France des luttes, celle qui ne se résout jamais à la domination de puissants, a rendez-vous avec son destin, cette semaine, et plus particulièrement ce mardi 7 septembre, jour de grandes mobilisations partout dans le pays pour refuser le projet gouvernemental de démantèlement de nos retraites. L’enjeu enjambe de loin le strict cadre d’une nouvelle journée d’action. N’ayons pas peur des mots, notre avenir commun est en cause. Un choix de civilisation. »

...Mais c’est le seul exemple. Qu’ils soutiennent ouvertement la contre-réforme (Le Figaro), qu’ils défendent ses principales dispositions (Le Monde) ou qu’ils les entérinent à mot couvert (La Croix, Libération), les éditorialistes des principaux journaux de la presse nationale nous offrent toutes les nuances d’une même couleur.

- Le Figaro – c’est sans surprise – soutient Nicolas Sarkozy et son électorat dans lequel on peut compter la majeure partie du lectorat du Figaro. Dès le 6 septembre, Paul-Henri du Limbert fixe le cap :

« Si cette semaine est décisive, c’est parce que Nicolas Sarkozy, s’attaquant au plus grand des totems de la gauche, s’attaque aussi au symbole d’une époque révolue où les gouvernements étaient persuadés que l’on pouvait dépenser sans compter. Sur ce dossier comme sur d’autres, c’est comme si le chef de l’État sifflait la fin d’une ’récréation’ qui aura tout de même duré une trentaine d’années. […] Nicolas Sarkozy peut faire de cette bataille le premier chapitre de la reconquête. Ses électeurs de 2007 lui réclament simplement de tenir bon. C’est un exercice qu’il connaît bien. »

- Dans Le Monde, Eric Fottorino, (9 septembre) se penche sur « Les Français et la peur de l’avenir ». C’est le titre. Et c’est ce qu’« on pouvait percevoir […] dans les cris et les protestations du million et demi - au moins - de personnes descendues dans la rue ». Après une brève litanie sur « les inquiétudes très concrètes  » des manifestants, Eric Fottorino, perspicace, en relève quelques autres (« C’est précisément la question de l’emploi qui enlève aux Français toute vision sereine de l’avenir  », « Le passage du témoin de la prospérité d’une génération à l’autre n’est plus assuré  »), avant de prendre nettement position : « Sur le fond, pourtant, repousser l’âge légal du départ à la retraite est une nécessité largement admise. Sauf à entretenir un mensonge général sur la capacité de l’Etat à financer le système, il faut bien regarder les réalités en face. » Regarder la réalité en face, pour Le Monde, c’est entériner la réforme Sarkozy…

- Dans La Croix, le 6 septembre, François Ernenwein prophétise ; « Nicolas Sarkozy voulait mener à bien cette réforme centrale pour son quinquennat et, selon toute vraisemblance, il y parviendra.  » Mais, le 8 septembre, au lendemain de la manifestation, le même « négocie » : « C’est donc dès maintenant que le gouvernement devra faire les ouvertures déjà annoncées. En laissant aux syndicats le plaisir d’annoncer ce qu’ils ont “arraché”. Ce compromis serait une conclusion acceptable pour une réforme que de nombreux manifestants d’hier savaient à la fois nécessaire et inéluctable.  »

- Et dans Libération, Laurent Joffrin affiche paisiblement ses désirs et prend ses désirs pour la réalité. Dès le 8 septembre, il écrit : « Confronté à la protestation, il [le gouvernement] affiche une attitude plus ouverte et parle même de négociation. Il reste à passer de la parole à l’acte. Même dans le cadre très contestable du projet, il existe une place pour les compromis. On peut atténuer l’injustice de la réforme, par exemple, en se penchant plus sérieusement sur le sort de ceux qui entament très tôt leur vie active ou encore en prenant en compte les carrières incomplètes. Mais pour cela, une seule manifestation ne suffira pas ».

Et le 9 septembre, il se réjouit : « Etrange négociation, sans discussions directes ni contacts à ciel ouvert. Mais négociation tout de même. Dès lors, il s’agit d’obtenir des concessions aussi substantielles que possible, mais néanmoins partielles et non le retrait du projet, demandé seulement par une minorité. Par des voies indirectes et bien françaises sous le couvert d’un langage qui reste rude, un syndicalisme de négociation se substitue progressivement au syndicalisme de protestation  ».

... Tandis que le journalisme d’opinion se réduit chaque jour davantage au journalisme d’« opinons »...

Henri Maler et Olivier Poche
- Illustration de Sébastien Marchal

Notes

[1] Tantôt c’est le gouvernement qui parie sur l’usure et la résignation :
- « Tout le pari repose ainsi sur la lecture que chacun fera de cette journée. Le président est convaincu que les Français grognent, mais admettent la nécessité de la réforme. » (Xavier Panon, La Montagne, 8 septembre). _ - « Son pari [celui du président] est qu’une majorité de Français s’est résignée à travailler plus longtemps, à condition d’avoir l’impression que l’effort est justement réparti. Et il veut croire que la répétition des manifestations et des grèves, avec les tracas qu’elles charrient, finira par lasser  » (Le Progrès de lyon, Francis Brochet, 8 septembre).
- «  Ce dernier[le gouvernement] compte sur l’usure de la contestation. Son projet n’est pas populaire, mais dans le même temps les Français plaident pour la réforme du régime des retraites. Un match serré, diraient les sportifs.  » (Patrice Chabanet, Le Journal de la Haute-Marne, 8 septembre).

Tantôt, c’est l’éditorialiste qui l’affirme, sans s’abriter derrière les « paris » du gouvernement :
- « Les Français, s’ils soutiennent majoritairement le mouvement de la rue, semblent s’être résignés à l’idée de la réforme. Sarkozy le sent. Le sait. Aussi, reste-t-il droit dans ses bottes. [...] pas question de toucher au report de l’âge légal, 62 ans désormais. Circulez, y’a rien à voir ! Le chef de l’État tient sa réforme clé. Comme les footeux, leur match de référence. Elle est primordiale dans son aventure présidentielle.  » (Midi Libre, François Martin, 8 septembre).

[2] «  Si Nicolas Sarkozy retirait sa réforme, son quinquennat exploserait en vol. Les dix-huit mois qu’il lui resterait à passer à l’Élysée seraient une longue litanie de sanctions européennes pour déficit excessif, de baisse de la note souveraine de la France par les agences de notation, peut-être de crise majeure de l’euro. Et, forcément, de difficultés sociales accrues…  »

[3] Mais dès le lendemain, le même ironisera à propos des aménagements mineurs proposés par Sarkozy « Autant de concessions arrachées par la rue ? Rideau de fumée ? En tout cas, à force d’exception et de dérogations dans les exceptions, on a le sentiment qu’on est en train de bâtir une véritable usine à gaz en multipliant les régimes spéciaux. Ironie de l’histoire sociale : hier ce sont les syndicats qui ont dit tout le mal qu’ils pensaient de ces régimes spéciaux.  » (La Charente Libre, 9 septembre).

[4] Qui s’appuie, pour l’essentiel, sur la revue de presse du nouvelobs.com.

 

http://www.acrimed.org/article3443.html

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 11:18

 

Dans le cadre de notre réflexion sur les médias, je m’en voudrais de ne pas vous faire connaître la prestation de Mélenchon à l’école de journalisme, telle que la rapporte rue 89.  je dois dire que cet homme manifeste un certain courage et au point où il en est autant être un homme libre. Ca a été mon choix, et ce que j’ai découvert c’est y compris les mêmes moeurs sur internet, bref se prendre pour un « journaliste », chercher l’audience vous transforme en salaud mégalomane…

Non seulement cette profession est servile, ignare, inculte, mais en plus elle est d’une rare arrogance, eux qui n’ont pour titre que celui de savoir naviguer dans les diktats de leur chef de rédaction, lui-même managé par le proprio- capitaliste de haut vol, se permettent d’insulter des hommes politiques qui eux au moins, quoiqu’on en pense se sont fait élire et ont à ce titre un peu plus de légitimité.

 

Público

paru aujourd’hui 10 avril dans Rebelion, traduit de l’espagnol pour changement de société par danielle Bleitrach

Le président Cubain, Raoul Castro, a répété lundi passé sa position devant la crise causée par la mort en grève de la faim du dissident Orlando Zapata et devant la décision de poursuivre d’un autre gréviste, Guillermo Fariñas.  Si l’on cède autantdisparaître. Céder ? Jamais! Les intellectuels du régime serrent les rangs autour de lui et témoignent d’ une unité sans faille. Enrique Ubieta, écrivain et directeur de la publication La calle del medio, est en Espagne pour contrecarrer ce qu’il considère comme une campagne de discrédit « pour détruire le bastion moral cubain ».

 

Continuer la lecture ‘Entretien avec l’écrivain et journaliste cubain Enrique Ubieta : la grève qui espère détruire le bastion moral qu’est Cuba’

 

 

 

Counterpunch 9 avril 2010 traduit de l’anglais par danielle Bleitrach

En 2005, j’enseignais dans une classe d’histoire à l’Université pour juniors et pour seniors, j’ai mentionné la Guerre du Viêt Nam. J’ai remarqué le regard vitreux  de plusieurs étudiants. J’ai demandé à une jeune femme née environ une décennie après que cette guerre ait fini : « vous savez quand la Guerre du Viêt Nam a eu lieu, n’est ce pas ? »

 

Continuer la lecture ‘Daniel Ellsberg et les dossiers du Pentagone,L’homme le plus dangereux du monde ar SAUL LANDAU’

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L’Ex- président Bush connaissait l’innocence des prisonniers de Guantánamo

Prensa Latina, traduit par danielle Bleitrach pour changement de société 
 
 Washington, 9 avril (PL) L’ex president étasunien George W. Bush et certains de ses plus proches collaborateurs ont été informés de l’innocence de la majorité des 742 prisonniers dans la prison de la base navale  de Guantánamo, selon des faits révélés aujourd’hui.

Continuer la lecture ‘L’Ex- président Bush connaissait l’innocence des prisonniers de Guantánamo’

 

 

 

 

 

| Eco89 | 09/04/2010

 

L’inspection du travail relève la détérioration des conditions de travail et souligne la responsabilité du management.Eco89 publie le rapport à l’origine de l’instruction judiciaire ouverte contre France Télécom et ses dirigeants.

Continuer la lecture ‘Suicides à France Télécom : le rapport qui accable la direction par François Krug’

 

 

 

 

L’Empire et ses alliés se sont lancés dans une nouvelle croisade pour tenter de diaboliser Cuba. Leur puissante machinerie politique et médiatique a déclenché une colossale opération de duperie en vue de discréditer la Révolution, de déstabiliser le pays et de créer les conditions propice à la destruction de notre système social.

            Engagés dans cette campagne fébrile, ils recourent sans fard à leurs mercenaires. Pour obtenir de honteux dividendes politiques, ils les envoient à la mort en s’en souciant comme d’une guigne, pas plus d’ailleurs qu’ils ne se sont inquiétés des plus de trois mille Cubains tués par des actions terroristes organisées et financées depuis les États-Unis, ni du sort des plus de deux mille compatriotes mutilés à la suite de ces actions abominables, ni des citoyens qui sont morts après s’être lancés dans de malheureuses équipées à travers le détroit de la Floride, bercés par le chant de sirène que constitue la loi assassine d’Ajustement cubain.

Continuer la lecture ‘NOUS DÉFENDRONS LA VÉRITÉ PAR NOTRE MORALE ET NOS PRINCIPES’

 

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 04:34

 

 

Journalistes et clubs presse

 

 

La bombe de Damoclès

On y va tout droit. Il suffit de refeuilleter la presse depuis deux ans, pour comprendre que la guerre contre l’Iran est déjà dans les tuyaux. Les journaux ne se trompent jamais quand il s’agit de sentir la merde. Depuis l’élection du président iranien Ahmadinejad en 2005, les médias, tous supports confondus, poussent à lui foutre une bonne branlée «démocratique »… C’était pareil pour l’Irak : du 11 septembre 2001 au 20 mars 2003, la tension médiatisée était montée jusqu’à ce que Bush appuie sur son petit bouton.

Dans le cas de l’Iran, où les enjeux sont si différents, le processus est le même. C’est un réflexe obligé des démocraties et de leurs médias englués dans leurs échecs flagrants : aller dérouiller celui qui remplit à merveille, à un moment donné, le rôle imposé du grand méchant loup. Les journalistes et responsables politiques jouent les hypocrites en jurant qu’ils sont en train de tout faire pour éviter cette guerre, mais chacune de leurs mises en garde est un appel déguisé à la mobilisation générale.

Ça s’est bien vu dans la gaffe de Kouchner, ministre des Affaires étrangères, qui a spontanément déclaré qu’il fallait se préparer au pire, « c’est-à-dire à la guerre, monsieur ! » Faux tollé général ! Sarkozy rectifie le tir, mais pour la forme car lorsqu’un président a été capable de proposer l’alternative catastrophique suivante : «la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran», on peut faire son paquetage… Kouchner n’a fait qu’exprimer le souhait de millions d’occidentalistes crispés. Si c’était un lapsus, il était révélateur pour tout le monde, pas seulement pour lui. Et sa reculade de principe n’a été qu’une façon de mieux monter au créneau d’un futur «je vous l’avais bien dit».

On oublie un peu vite que le Docteur Kouchner, sans remonter à son Kosovo chéri, était l’un des plus acharnés à aller ratonner Saddam Hussein. « Facile d’être contre la guerre ! » clamait-il quelques semaines avant l’offensive, aux côtés de ses potes pousse-au-crime, les Goupil, Glucksmann et Bruckner. Faut-il ressortir, tout jaunis (ou plutôt tout rougis du sang des 650 000 Irakiens morts depuis), les ignobles articles de cette bande de névrosés irresponsables toujours prompts à envoyer le plus possible de monde au casse-pipe chez Mahomet ? Le climat est au bellicisme le plus injustifié et les Français ne trouvent rien d’autre à faire que la grève pour des histoires de justice sociale!… Sarko prépare tous les jours l’opinion à lutter contre la barbarie et pour la résistance à tous les totalitarismes.

En quoi la lecture obligatoire de la lettre d’un jeune homme, fusillé en 1941, peut servir d’exemple à la conduite de ceux d’aujourd’hui ? Mais c’est tout simple : il fautles habituer à mourir pour un grand idéal. En l’occurrence, celui d’empêcher demain Téhéran d’avoir la bombe atomique. Guy Môquet est le premier mort de la prochaine guerre. Sarkozy oublie juste de rappeler que la Droite (son camp), avait tout fait jadis pour que le pays tant détesté aujourd’hui ait la force nucléaire. Tricastin, Eurodif, ça ne dit apparemment plus rien à personne…

Que d’enrichissements dans tous les sens !… Incohérente France ! Et qui continue de l’être, car pour libérer des infirmières bulgares prisonnières en Lybie, Sarkozy n’a pas hésité à promettre à Kadhafi de quoi fabriquer une bombe.
En coulisse, des sales cons préparent les fusils Lebel et les bandes molletières pour les pioupious anti-perses. Il est temps d’aller stopper l’Iranien à l’uranium ! Les réticents seront accusés d’être des Munichois, le ton va monter, des inspecteurs d’armes de destruction massive vont proposer leurs services (déjà ce nul de Mohamed el Baradeï repointe son museau morveux), d’énormes manifs mondiales de pacifistes ne vont servir à rien, des ultimatums vont succéder aux résolutions, l’ONU va refaire caca dans son vieux slibard, l’Europe va finalement se coller aux États-Unis, et boum ! Tout pareil, je vous dis ! Petite différence : cette fois, pour attaquer l’Iran, le mobile est nettement avoué : il s’agit de protéger Israël. « Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. » a décidé Sarkozy pour toute la France qui l’a élu et qui commence à comprendre qu’il n’est pas seulement un mec de droite décomplexé. Il est aussi un défenseur acharné (et très bien entouré) de ce pays dont il a dit qu’il ne pouvait « qu’admirer le fonctionnement démocratique et les performances économiques ». N’en jetez plus !

Au moins, les néo-va-t-en guerre ne cachent plus leur motivation sous des prétextes plus ou moins « moraux » de démocratisation d’un pays arabe ou de déboulonnage d’un dictateur musulman. Ils abattent leurs cartes, ou plutôt leur carte, car il s’agit bien d’un problème de carte… L’escroquerie intellectuelle consiste à dire que d’un côté Ahmadinejad veut la bombe et que de l’autre il veut rayer Israël de la carte, et d’en conclure donc : il veut rayer Israël de la carte avec la bombe ! Ce raccourci est bien pratique et rassembleur.

Puisque apparemment personne ne s’y colle, je réponds à ce sophisme cousu de fil blanc par des malhonnêtes professionnels et sur mesure pour les paranos et les naïfs. Premièrement, Ahmadinejad n’a jamais dit qu’il voulait rayer Israël de la carte. C’est pourtant ce qui se répète partout, de journalistes-perroquets désinformés en spécialistes-autruches catastrophés. La phrase « scandaleuse » a été extraite d’une conférence prononcée à Téhéran le 26 octobre 2005 et intitulée Le Monde sans Sionisme. En anglais : «The World without Zionism »… On voyait Ahmadinejad devant une affiche allégorique représentant le globe terrestre sous la forme d’un sablier géant qui s’est déjà délesté de l’Amérique, c’est-à-dire d’un œuf cassé au fond du sablier, et dont un autre oeuf, orné de l’étoile de David, est en train de chuter lui aussi, et bientôt se cassera.

Les scandalisés se sont bien gardés de dire que le « nazi » Ahmadinejad (pour qualifier un iranien, « aryen » aurait suffi ) exposait là une utopie, pour l’instant irréalisable : celle d’un monde sans sionisme, c’est-à-dire sans cette politique internationale de colonisation de Palestiniens, et de culpabilisation du reste de la planète. Un monde soulagé soudain de cette chape de responsabilité collective qui l’étouffe depuis soixante ans pour préserver la mémoire d’une Shoah qui ne concerne pas un quart de la population mondiale, et qui prétend continuer d’empoisonner la conscience des nouvelles générations. Pour Ahmadinejad, il y en a marre de vivre avec cette « faute» imposée par des maîtres-chanteurs et sur laquelle prospère un État criminel. La seule faute que les peuples devraient ressentir, c’est de laisser Israël détruire la Palestine tous les jours un peu plus, sans jamais réagir par peur d’être accusés d’antisémitisme. Ahmadinejad n’a pas peur car il ne cesse de le répéter (et on ne veut pas l’entendre): il n’est pas contre les Juifs, il est contre les sionistes, et ses questions sont légitimes : « Pourquoi la Palestine devrait payer pour un holocauste d’Européens ? », « Si on trouve légitime qu’Israël occupe la Palestine, pourquoi ne trouve-t-on pas légitime que Hitler ait occupé la France ? » «Pourquoi l’ONU n’enquête-t-il pas sur la façon dont Israël s’est doté de la bombe atomique ? »

Déjà, l’année dernière, à la « Journée mondiale de Jérusalem» (créée par l’ayatollah Khomeyni), Ahamadinejad avait prononcé un discours important en demandant à l’Europe « d’abandonner Israël ». Le jour où les Européens, puis les Américains (ça viendra) stopperont leur soutien inconditionnel aux criminels de Tel Aviv, le monde ira mieux, et dans tous les domaines. Cette évidence, Ahamadinejad est le énième esprit lucide à l’énoncer. Rien d’étonnant à ce que les ennemis de la libération du monde tronquent ses phrases.

Après avoir expliqué que l’État sioniste était « la tumeur du Moyen-Orient », le président iranien a cité l’ayatollah Khomeyni, mais les désinformateurs ont supprimé son « comme disait l’Imam» pour ne laisser dans sa seule bouche que le «projet » de rayer Israël de la carte. Le problème, c’est que ni le mot carte, ni le mot rayé, ni même celui d’Israël n’ont été prononcés par Ahmadinejad. D’abord, parce que l’État hébreu est « rayé » d’office des cartes de géographie de tous les pays musulmans dignes de ce nom (Regardez une carte du Liban, vous avez un grand vide au sud ); ensuite parce qu’Ahmadinejad n’a fait allusion ni au pays, ni au territoire, mais à ce qu’il appelle précisément « le régime usurpateur de Qods ».

Si vous voulez jouer au plus fin, on va se farcir la citation en persan : Imam ghoft een rezhim-e ishghalgar-e qods bayad az safheh-ye ruzgar mahv shaved. Traduite au mot à mot, la phrase exacte est donc : « L’imam a dit que ce régime occupant Jérusalem doit disparaître de la page du temps. », ce qui est beaucoup plus poétique, mais la poésie, surtout quand elle est politique, n’est pas la tasse de thé glacé des ordures qui dirigent l’opinion mondiale. La falsification spectaculaire des citations est l’arme des minables qui grugent régulièrement les ignorants bernés.

C’est comme sa phrase sur les pédés à l’université Columbia. Ahmadinejad n’a pas seulement dit «Nous n’avons pas d’homosexuels en Iran… », mais il a ajouté : « … du genre de ceux que vous avez chez vous. » Ce qui change tout, car soudain ça ne signifie plus que l’islamiste ultraconservateur est assez stupide pour nier l’existence des homos en soi, mais qu’en Iran il n’y a pas d’homosexuels comme en Amérique et en Occident, c’est-à-dire revendiqués en réseaux, associations, manifs, Gay Pride, etc.

Deuxièmement, Ahmadinejad ne veut pas la bombe ! Ça aussi, il ne cesse de le clamer partout et on n’en tient pas compte. « Le temps de la bombe est dépassé.» Pour lui, c’est ringard et inefficace. «Si ça avait été utile, les Russes s’en seraient servi ! » Chirac (encore lui ?) avait dit, lui aussi, qu’une bombe iranienne ne serait pas « tellement dangereuse » puisque inutilisable. Irangaffe avait titré Libé. Après Chirak, Chiran ? Chiraz plutôt ! La «bombe atomique» est un fantasme de vieux traumatisés par la Seconde Guerre mondiale. On parle de « menace iranienne », mais je vois plutôt une menace permanente des autres pays sur l’Iran, comme si la fameuse bombe était déjà suspendue au dessus de la tête d’Ahmadinejad! Malgré la foirade en Irak, vous allez voir que des avions américano-franco-israéliens vont bombarder les sites nucléaires d’Arak, Natanz ou Ispahan ( la cité turquoise ! ), comme les bombardiers de Tsahal avaient détruit Osirak en 81. Un raid sur «Osiran» est-il imminent ? Bien sûr! C’est le dernier cadeau que Bush veut laisser sur la scène internationale avant de tirer sa disgracieuse révérence. L’Iran n’a aucune intention de balancer sa bombe sur Israël, mais si les pro-sionistes d’Amérique ou d’ailleurs y tiennent vraiment, Ahmadinejad pourrait céder au fantasme collectif.

Ce à quoi il ne veut pas céder pour l’instant, c’est aux pressions qui lui feraient renoncer à son programme nucléaire civil alors que l’Inde, le Pakistan et Israël ont la bombe atomique sans avoir jugé bon de signer le T.N.P. (traité de non-prolifération nucléaire). «L’énergie nucléaire est notre droit inaliénable. » dit l’Oriental, enrichisseur soupçonné d’uranium en douce. «Attention, sanctions! » répondent les gendarmes de l’Occident. On se croirait à Guignol. Ça va être quoi, les sanctions? Un coup de bâton sur le crâne d’Ahmadinejad ? Des fessées sur son culcul de Chiite ?

Tous les mauvais prétextes sont bons pour le punir. Lors de son élection, les Américains avaient essayé de faire croire qu’il faisait partie des preneurs d’otages de l’ambassade des États-Unis à Téhéran en 1979. Ce n’était pas Ahmadinejad ! Pour eux, tous les métèques se ressemblent : un barbu en vaut un autre… Foutez-lui la paix et non la guerre ! Comment supporter que des peuples sans histoire comme les Américains ou bien sans géographie comme les Israéliens se permettent d’infantiliser un pays tel que l’Iran ? Ah! Voir le tombeau de Cyrrus à Passargade! Celui de Darius à Persépolis ! Ô Iran éternel, profond et mystique ! Immense planète qui a fait rêver plus que la Lune des cerveaux aussi pointus qu’Henry Corbin, Louis Massignon ou Michel Foucault pour ne rester qu’en France ( le pays, ne l’oublions pas, qui, en l’hébergeant, a permis à l’ayatollah Khomeyni de renverser l’immonde shah) !…
En octobre 1978, Foucault, tout Foucault qu’il était, a été obligé d’écrire ses articles pro-iraniens dans les journaux italiens tellement les français n’en voulaient pas. Il voyait dans la révolution de Khomeyni « cette chose dont nous avons, nous autres, oublié la possibilité depuis la Renaissance et les grandes crises du christianisme : une spiritualité politique. J’entends déjà des Français qui rient mais je sais qu’ils ont tort.» Oui ! Et trente ans après, ils rient encore… Aux dépends d’un président qu’ils diabolisent comme un monstre sérieux, alors que c’est un véritable provocateur de la génération de Hara-Kiri. Regardez-le avec son allure de barbu maigrelet en costard gris tergal : il ressemble au dessinateur Buzzelli ! Mahmoud a même un petit côté Prince Muychkine, candide et souriant, concentré sur ses illuminations. Peut-être le seul « Idiot » de notre temps…Voilà pourquoi les vrais débiles des médias se moquent de lui. Un Ariel Wizman, salarié d’une entreprise de dérision généralisée, se permet de le trouver « ridicule » ! Il faut dire que le dandy donneur de leçons avait déjà traité la semaine précédente Che Guevara de « salaud ». Un peu court peut-être, non ? Ce n’est jamais assez court pour les anciens libertaires reconvertis à la vigilance droitière.

Aujourd’hui, ce sont les « rigolos » les plus sinistres qui jugent risible ce qui est drôle. Car Ahmadinejad est un déconneur. Quand il propose à Bush un référendum mondial genre Star Ac’ pour déterminer qui d’eux deux doit être éliminé de la scène internationale, il a plus d’humour que tous les « Beurs » et « Blacks » des stand-up potacheux. Au lendemain de la victoire divine du Hezbollah sur Israël, lors de la guerre au Liban en août 2006, le président a lancé un concours mondial de caricatures sur l’Holocauste pour répondre aux Occidentaux hypocrites qui jouaient aux outrés lorsque des musulmans se sont dit choqués par les caricatures du Prophète faites au Danemark ! Coincer la liberté d’expression occidentale à son propre piège devrait être considéré comme le top de l’humour. Que Charlie Hebdo, ce torchon antiarabe, en prenne de la graine de couscous ! « Les dessins qui partent du principe que l’Holocauste a existé sont acceptés. » disait le fascicule d’inscription. Des milliers de dessins plus révisionnistes les uns que les autres ont afflué du monde entier et Ahmadinejad s’est fait un plaisir d’en organiser l’exposition : Holocust.

Enfin un vernissage marrant ! Une dessinatrice française a même décroché le troisième prix ! Encore plus drôle : en avril 2007, le « scorpion d’Aradan » fait kidnapper 15 gentils marins anglais parce qu’ils ont pénétré les eaux territoriales iraniennes à l’embouchure du fleuve Chatt-al-Arab. Après avoir exhibé les captifs en pénitents, en les obligeant à s’excuser publiquement, le président les libère… Magnanime Ahmadinejad ! Il décore les soldats qui les ont fait prisonniers, puis il joue à la poupée avec ses otages, rhabillant les hommes de costards neufs et voilant la seule femme d’un keffieh palestinien… Ahmadinejad les relâche, les bras chargés de babioles folkloriques en souvenir, dit que c’est un « cadeau » qu’il fait à l’Angleterre de gracier de tels hors-la-loi, et demande à Blair de ne pas les punir à leur retour ! Mais son plus grand gag, c’est à NewYork qu’il l’a accompli. Ahmadinejad y a été reçu comme un voyou. Accueilli dans les rues de Manhattan par des pancartes le traitant de « Hitler iranien » et ornées du dessin de Hachfeld le transformant en croix gammée, le pacifiste de Téhéran s’est vu successivement interdit de visite à Ground Zero et présenté à l’université Columbia comme « un dictateur cruel et mesquin ». Toujours poli, il a répondu aux questions grotesques des étudiants ignares. C’est seulement à la tribune de l’ONU qu’il a pu prononcer un magnifique discours spiritualiste beaucoup plus applaudi qu’on ne l’a dit malgré les grincements de dents dans la salle. Heureusement, certains New-Yorkais ne l’ont pas du tout rejeté (au contraire! ), ce sont les rabbins antisionistes…

Les «Neturei Karta » en chapeaux et papillotes sont encore plus radicaux que l’Iranien indésirable : pour eux, le judaïsme ne doit pas être dévoyé en sionisme et, en tant que Juifs religieux et opposés à l’État d’Israël, ils ont remis à Ahmadinejad, pour sa « douceur envers l’humanité et en particulier envers les Juifs », une coupe digne de celle de Roland Garros ! Ils se sont ensuite embrassés les uns les autres dans des accolades interminables qui ont renvoyé toute image surréaliste au rayon des farces et attrapes. Les barbes des rabbins dégoulinaient de reconnaissance et Ahmadinejad pleurait d’émotion d’être si bien compris, ce qui, après tout, est la seule raison valable de pleurer aujourd’hui.

Tract de Marc-Édouard Nabe, écrivain français. Le 31 octobre 2007.

Source

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-comme-pour-l-irak-de-la-desinformation-pour-vendre-la-prochaine-guerre-contre-l-iran-56304748.html

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 01:20

 

 

Daniel Vanhove

La concentration des médias dominants entre les mains de quelques groupes privés est un réel danger pour la démocratie. Et si certains citoyens commencent à le comprendre, il n’en demeure pas moins que ces médias continuent à faire la pluie et le beau temps, en fonction des intérêts qu’ils poursuivent. Intérêts économiques la plupart du temps, mais intérêt idéologique également, puisque par la pérennité de leur idéologie, les intérêts économiques poursuivis pourront se développer d’autant plus aisément.

Ainsi, ces derniers mois, que ne lit-on, n’entend-on ou ne voit-on dans ces mêmes médias, à propos de la situation au Moyen-Orient !? Entre les menaces – supposées –  d’un Iran nucléaire et celles – réelles – d’une déflagration majeure qu’entraînerait son attaque ; le retrait d’Irak de l’armée américaine n’y laissant plus « que » 50.000 hommes malgré la recrudescence des attentats dans un pays en ruines ; le Pakistan dévasté par les inondations mais secouru par largage de colis humanitaires par ceux-là mêmes qui en poursuivent le bombardement avec leurs drones ; l’accrochage meurtrier à cause d’un arbre à la frontière libanaise, ou encore la polémique suscitée par la reprise des pourparlers directs entre un 1er ministre sioniste allié à une extrême droite profondément raciste et un président palestinien agissant sans mandat… comment s’y retrouver ?

Devant le flot d’informations apparemment contradictoires, ces mises en scène – car, c’est bien de cela dont il s’agit – visent pourtant toutes le même objectif : asseoir et conforter encore et toujours la loi du plus fort, de la pensée dominante et tenter de brimer la voix des peuples bien que majoritaire mais privée de moyens équivalents pour se faire entendre, aux seules fins d’en tirer un maximum de profits.

Ainsi, lorsqu’en l’espace de quelques jours sont exploitées l’image de la jeune Aisha défigurée, celle de Sakineh qui risque la lapidation, ou tout récemment celle d’Ebrahim, jeune homosexuel menacé de pendaison, afin de mobiliser l’opinion publique à l’encontre des régimes politiques qui utilisent de telles méthodes, ne devrait-on pas s’interroger sur l’absence de mobilisation de cette même opinion publique face aux massacres quotidiens auxquels s’adonnent nos « forces coalisées » dans ces mêmes pays qu’elles prétendent vouloir « libérer » et qui ne font l’objet que d’un entrefilet dans les médias ? Au-delà des drames qu’ils constituent, cette focalisation sur ces cas particuliers, scrupuleusement identifiés, n’est-elle pas une manipulation pour nous donner bonne conscience et nous indiquer ainsi que malgré nos interventions à coup d’armes de destruction massive contre des populations démunies de l’élémentaire – eau, électricité, nourriture, habitat, médicaments, soins – nous n’aurions pas perdu notre sens altruiste – et qui à vrai dire, escamote de la sorte notre mentalité toujours imprégnée d’un esprit colonial ? Nous soucier soudain de ces cas parmi des milliers d’anonymes que nous ignorons la plupart du temps nous dédouanerait-il de nos méfaits et de notre indifférence coutumière !? Nous sauverait-il notre restant d’âme !? La belle affaire ! Et surtout, la magistrale hypocrisie : il est effectivement plus facile de brandir ces cas particuliers et d’ignorer la loi du grand nombre que l’on continue à asservir et massacrer avec nos redoutables technologies… au point d’en rendre impossible par la suite l’exploitation des corps déchiquetés, pulvérisés, méconnaissables en Une de magazines à sensations… Nous voilà de la sorte, parvenus à stigmatiser sans sourciller, la « barbarie » de l’un ou l’autre cas… pour mieux cacher la nôtre qui poursuit ses largages de bombes à fragmentation, au phosphore, à l’uranium appauvri quand ce n’est pas ses mines antipersonnel qui continueront à tuer des innocents une fois que nos « boys » auront plié bagages et rentreront au pays en héros, fiers du « travail accompli » !? Se sentir appartenir à cette société-là ne tient plus d’un mauvais rêve, mais d’un vrai cauchemar !

L’autre évènement qui devrait retenir notre attention dans la manipulation de l‘information est la dernière attaque de la résistance palestinienne à l’encontre de quatre colons israéliens dans la région de Hébron, au sud de la Cisjordanie. Comme toujours dans pareil cas, l’information qui nous est relayée en boucle souligne la sauvagerie de l’agression face au chagrin inconsolable de la communauté endeuillée. Nulle part n’entendrez-vous que quelques heures auparavant, une poignée de colons de cette même région de Hébron a mitraillé une dizaine de Palestiniens travaillant dans leurs champs. Après tout, ce fait divers est courant sinon quotidien. Et que sont ces Palestiniens, autrement dit ces Arabes, face aux pieux israéliens établis là pour expier nos crimes et « parce que Dieu leur a donné cette terre » !? Et nulle part non plus, n’est signalé que Hébron est probablement la ville palestinienne où sévissent les colons les plus radicaux que l’on puisse trouver en Palestine – en vérité, de vrais timbrés ! Tous ceux qui se sont rendus dans la région peuvent en témoigner. Comme nulle part non plus n’est rappelé par ces médias tellement consciencieux que TOUTES les colonies ont été déclarées illégales par l’ONU. En revanche, il ne faut pas longtemps pour qu’ils insistent sur le soutien de cette action par les diverses organisations de résistance – traitées, cela va sans dire, de « terroristes » – et dans le même temps, sa condamnation par les autorités officielles… s’abstenant de blâmer la présence de ces colons à cet endroit !

Et à bien lire ces condamnations répétées, que peuvent encore faire les Palestiniens ?

- Ils ne peuvent ni fomenter des attentats kamikazes à cause du risque de tuer des civils – nous seuls y sommes autorisés avec nos armes redoutables… sous prétexte d’apporter la « civilisation » en pays barbares ;

- Ni envoyer des roquettes à l’aveugle, lié au même risque de tuer des civils – nous seuls sommes habilités pour ce genre d’opération et à l’aide de nos drones… nous ne laissons que des « dommages collatéraux » ;

- Ils ne peuvent pas s’opposer au vol de leurs terres par la poursuite de la construction du Mur – qu’une large majorité de pays a bien décrété comme illégale, via la Cour Internationale de Justice de La Haye en 2004… mais dont nous sommes toujours incapables d’ordonner l’arrêt ;

- Il leur est interdit de s’armer pour se défendre d’une occupation que la Communauté internationale reconnaît pourtant comme illégale à travers de multiples Résolutions onusiennes… inappliquées ;

- Sans parler de Gaza, ce laboratoire où ils sont encagés tels des rats, et où l’occupant y expérimente le pire, les obligeant d’ailleurs à creuser des galeries pour survivre sans qu’aucun Etat occidental n’ait le courage de condamner sans la moindre ambiguïté l’entité sioniste pour l’ignominie de ses crimes ;

- Ils peuvent tout au plus défiler pacifiquement, et encore, en évitant le jet du moindre caillou vers l’armée d’occupation… sous peine de finir dans les geôles israéliennes pour quelques années ;

- Et ils sont en outre, priés de garantir la sécurité de l’occupant en traquant tous ceux qui veulent lui résister – ce à quoi s’emploie très bien les représentants de l’autorité palestinienne du président non élu M. Abbas… transformés ainsi en collabos actifs.

 

Entre-temps, à quoi assiste-t-on ? A rien d’autre que la poursuite quotidienne de la colonisation de la Palestine par l’entité sioniste avec à la clé, un énième round de négociations dont tout le monde sait que les dés sont pipés d’avance. L’âne palestinien Abbas pousse donc son vieux museau vers le bœuf sioniste dont il sait ne rien devoir attendre. Pourquoi l’âne, me direz-vous ? Parce qu’il n’y a qu’un âne que l’on fait avancer avec une carotte d’une main, et le bâton US de l’autre ! Et pourquoi le bœuf alors ? Parce que le 1er ministre Netanyahu me semble en avoir l’attitude grossière. Mais cette fois, ceux-là ne seront pas penchés sur un nouveau-né. Ils ne pourront que constater l’avortement programmé d’un Etat croupion qui ne s’établira JAMAIS sur les quelques parcelles émiettées que lui destine l’occupant obtus du bout de ses naseaux.



Daniel Vanhove –Observateur civil, Auteur de La Démocratie Mensonge – 2008 – Ed. Marco Pietteur – coll. Oser Dire.

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=20884


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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 18:09
Manola ROMALO
Washington continue son intervention en Amérique Latine. Nouvelles révélations sur la participation au putsch du Honduras de son ambassadeur à Tegucigalpa.

Déstabiliser les régimes progressistes en Amérique Latine fait partie du répertoire classique des ambassadeurs nord-américains accrédités dans ces pays. La Maison Blanche les met en place en fonction d’un principe de rotation « utile ». Début août 2010, l’administration d’Obama propose Larry Palmer au poste d’ambassadeur au Venezuela. Cet ancien diplômé de l’Académie Militaire West Point de New York, représenta déjà les États-Unis au Honduras (2002-2005), où il força l’ouverture totale du marché aux produits nord-américains. Ultérieurement il dirigea la Fondation interaméricaine (IAF), officine proche de la CIA.

Quelques jours avant d’être accrédité à Caracas, Palmer brossa un sombre tableau de ses prochains hôtes : les liaisons entre les membres du gouvernement de Chávez et les paramilitaires colombiens « sont très claires », l’influence de Cuba dans l’armée « inquiétante » et les travailleurs sociaux instruits par des « paramilitaires cubains. » Sa future tâche sera celle de « contrôler la démocratie et la liberté de la presse. »

Dans son émission « Aló, Presidente », Hugo Chávez demanda à son homologue étatsunien de chercher un autre candidat, Palmer n’ayant pas le profil approprié pour une fonction diplomatique. Philip Crowley, porte parole de la Maison Blanche, considère que Palmer dispose précisément de « l’expérience nécessaire » pour un ambassadeur de succès. Au profit de qui ?

Le cas de l’ambassadeur Larry Palmer ressemble étrangement à celui de Hugo Llorens, diplomate nord-américain d’origine cubaine dont la venue à Tegucigalpa, en mai 2006, n’avait pas reçu l’aval du président de l’époque Manuel Zelaya.

Dans un entretien incendiaire accordé à la radio locale « Radio internacional » de San Pedro Sula, son ancien ministre Roland Valenzuela (41 ans), révéla ce 30 avril des détails alors inconnus.

Le 10 juin 2009, Roberto Micheletti, Président du Congrès et futur dictateur du Honduras, envoya par un messager à l’ambassadeur étatsunien Hugo Llorens, l’ébauche d’un décret daté du 28 juin (jour du coup d’État) : « Ambassadeur Llorens, voici le décret que de la part de Micheletti. Il manque quelques corrections mais votre opinion est urgente ! »

En s`appuyant sur ce décret, l`armée a renversé dix-huit jours plus tard Manuel Zelaya, président démocratiquement élu au Honduras (2006-2009).

Llorens répond : « Le paragraphe dans lequel le président Zelaya est accusé avoir violé l’Etat de droit, n’est pas bien argumenté, il a besoin d’une plus grande évidence. Appeler Marcía Villeda pour qu’elle obtienne ces documents. » Marcía Villeda, députée du parti libéral encore actuellement, appartient à l’une des plus riches familles honduriennes, propriétaire de grands médias. Ella a falsifié la signature du président Zelaya, le Congrès lui attribuant de manière frauduleuse une supposée « déclaration de renoncement. »

L’ambassadeur envoya plusieurs instructions dans lesquelles il précisait les arguments pour discréditer l’enquête publique mise en place par le gouvernement progressiste de Zelaya, demandant aux Honduriens le jour des élections (28 juin 2009) s’ils étaient d’accord pour voter aussi une nouvelle Assemblée Constituante avec une « quatrième urne ».

Durant cet entretien de 90 minutes à la radio locale, Valenzuela présente à ses interlocuteurs plusieurs documents. La preuve de la participation avérée de Washington et du Pentagone - qui possède une base militaire à Palmerola, à 100 km de Tegucigalpa - est complétée par ces documents. Ils dévoilent les activités sur place de l’ambassadeur Hugo Llorens.

« Jacqueline Foglia Sandoval a coordonné et organisé le coup d’État » relate le docteur Valenzuela, pédiatre et ancien ministre pour le développement rural du gouvernement de Zelaya. Valenzuela reçut du barman d’un hôtel de San Pedro Sula « ces documents oubliés là-bas par Sandoval. »

Diplômée de l’Académie militaire West Point de New York, attachée militaire à l’ambassade du Honduras à Washington et membre active des Forces Armées, Sandoval dirigea jusqu’en mars 2009 l’Université Zamorana de Tegucigalpa. Celle-ci est financée par l’USAID (United States Agency for International Development) dont les liens avec la CIA sont prouvés.

« Sandoval a la carrière typique d’un membre d’élite de la CIA » affirme pour Junge Welt (Berlin) le journaliste canadien Jean-Guy Allard, expert des services secrets et auteur.

« Le Président n’a jamais pu retourner dans son pays parce que les États-Unis nous ont trahis. Les États-Unis nous ont toujours trahis, » dit en conclusion l’ex-ministre.

Roland Valenzuela ne pourra plus déposer devant la Commission pour la vérité du Front National de Résistance Populaire (FNRP) du Honduras. Le 15 juin il a été tué d’une balle dans le dos, dans un restaurant de sa ville natale San Pedro Sula, par un soi-disant « homme d’affaires. »

Manola Romalo

SOURCE : http://www.jungewelt.de/2010/08-16/...

Interview audio de Roland Valenzuela, cliquez ici : http://www.mediafire.com/?zix0nhkoyjd

URL de cet article

http://www.legrandsoir.info/Sur-ordre-de-la-CIA.html
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 17:25

 

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http://laplote.blogs.courrierinternational.com/index-1.html

Retour de vacances. La tête dans le sac? Dégouté(e) de revenir dans la grisaille et la pollution?
Totalement déconnecté, des actualités françaises et vous aimeriez bien vous « reconnecter »? Alors retour vers le passé…

Comme vous avez peut être le présentir en lisant des bribes d’informations sur votre lieu de villégiature, la France n’est pas en insurrection – non un peu de patience – mais la chienlit règne en maître, plus qu’avant et moins que demain!

Côté politique, l’UMP continue son tube de l’été, avec la diversion populiste de ses échecs économiques et sociaux: les clandestins, les gens du voyages et autres Rroms demeurent l’unique sujet de prédilection.
Impossible de ne pas rappeler les perles nauséabondes pour vous donner une idée du niveau de la politique: les caniveaux. La meilleure des perles Hortefiennes étant paradoxalement la plus récente.
Vivant sur une autre planète, dans sa bulle du 16ème arrondissement de Paris, Brice Hortefeux nous gratifie ainsi d’un:
« Notre pays est aujourd’hui un des plus sûrs de la planète »
Mais outre une énormité pareille, encore plus drôle et moins répréhensibles que sa blague raciste sur les auvergnats, il a su égayer nos journées avec ces mensonges sur les effectifs de policiers
Normal, quand les journalistes comme l’opposition politique parviennent à prouver par A+B que Sarkozy, Besson, Hortefeux mentent sur les moyens financiers et humains pour protéger les personnes et les biens (retour en 1997!), Brice se voit obliger de tomber dans la facilité en parlant de « gauche milliardaire ». Ou l’art du discours démagogique pour camoufler ses excès et toutes ses menteries!
Cela montre l’efficacité de l’opération médiatique de l’UMP: ces dirigeants en oublieraient presque qu’avant l’été, avant cette période d’expulsions, la France s’émouvait de l’accointance de ces mêmes dirigeants sarkoziens avec les millionnaires français du CAC 40, à l’instar de Mme Bettencourt.

De tels discours, de tels actes (expulsions en cascade des camps de Rroms) avec les pires méthodes ont fait trembler la France politique, parlant tour à tour de (le « racisme d’Etat » pour Eva Joly, de racisme Officiel du gouvernement pour Arnaud Montebourg, « Nicolas Sarkozy veut diviser la France en deux camps » pour Ségolène Royal.
La réputation de notre pays en a également pris un coup à l’étranger, dans les colonnes du New York Times, du Times, dans les JT Russes ou américains de CNN… en plus des précédentes diatribes de l’ONU et de Bruxelles pour la stigmatisation d’une minorité éthnique.
Normal. Que pourrait penser un citoyen américain, russe, anglais, chinois, indien, australien, algérien, norvégien, brésilien, quand il voit que la France, donneuse mondiale de leçons, chantre des droits de l’Homme, refusant la 2ème guerre du golfe se permet de faire ça:

 


L'expulsion musclée de la Courneuve vue par CNN
envoyé par TELEOBS. – L'info internationale vidéo.

Ajoutons ces relents de colonialisme françafricain:

D’où la véritable volée de bois verts…

Et que peut bien penser un Français à l’étranger, déjà parti avec cette vague de discriminations, qui se trouve involontairement associé à ses rafles policières (à Montreuil avec les Rroms) et à ces violences de CRS (à la Courneuve près de Paris) aux yeux du pays qui l’accueille?
Le sentiment de honte ne doit pas être bien loin. Le même sentiment qu’avait eu les américains après les premiers délires de George W. Bush…
Dans le camp UMP, il y a bien eu des voix discordantes face à des faits qui font penser à la Gestapo (dixit le Times) mais il semblerait que dans ce parti, la démocratie ne soit pas le point fort: l’UMP, tu l’aimes ou tu la quittes

Triste, de voir notre pays, pendant une période habituellement calme, s’enfoncer dans la médiocrité populiste. Car personne n’est dupe – hormis les esprits mal informés – l’insécurité, n’est finalement qu’un sésame pour rester à l’Elysée
Rassurez-vous pendant vos vacances, vous n’avez pas loupé une seule des propositions de l’UMP pour faire baisser le chômage, pour améliorer le logement étudiant, pour augmenter le pouvoir d’achat des plus faibles (RSAiste, RMIiste, Retraités)… Et pour cause.

Rassurez-vous, encore, vous n’allez pas manquer les futures augmentations de notre si chère (dans tous les sens du terme) administration fiscale. Si votre mémoire est encore bonne, vous vous souvenez de ce slogan « je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts ».
Et bien Xavier Bertrand va vous épater: il a exclut une augmentation « générale ». En revanche, toutes les petites augmentations, faites dans votre dos, en catimini, (EDF, GDF/Suez, Transports…), tout a déjà été soit fait, soit planifié pendant que vous vous doriez la pilule.
Quoi, quelle Rupture? Ah non, il n’en a jamais été question, encore moins du « pouvoir d’achat ».

Allez pour vraiment vous remonter le moral, il y a d’autres bonnes nouvelles:
La tête dans les bleus ou dans ses gabegies, Peggy Bachelot avait semble-t-il oublier de prévenir la DDASS de faire son travail…et l’épidémie de dengue a resurgit de plus belle, comme chaque année dans les Antilles. C’est balot, Mme Bachelot!
Le lobby pharmaceutique ne vous avait pas prévenu? Et pour ce vaccin anti-H1N1 qui favoriserait la narcolepsie, des infos peut être? Vous nous en mettrez 3 milliards de palettes!

Une info insolite à pas piquer des hannetons: il y a eu une « Notre pays est aujourd’hui un des plus sûrs de la planète »« >tentative d’intrusion à l’Elysée. Un simple gyrophare dans une voiture, tard le soir en plein été, et hop! vous pouvez rentrer dans le saint des saints
Si Hortefeux et ses services n’arrivent même pas à sécuriser cet endroit, on imagine mal comment il pourrait le faire dans les pires cités. Ah mais c’est vrai: « Notre pays est aujourd’hui un des plus sûrs de la planète »

Autre news insolite, surtout pour les dépenses des collectivités locales, Georges Frêche s’entoure de grands hommes, comprendre de grandes statuettes de 3m 50 pour un montant se chiffrant en million d’euros. Georges ira bientôt rejoindre à l’asile, Herr Hortefeux.

Eva Joly, l’ancienne juge d’instruction franco-norvégienne semble bien partie pour postuler à la présidence de la république en 2012. Dans un magnifique cirque médiatique, Cécile Duflot a prétendu ne pas avoir « les épaules assez larges » pour cet événement politique majeur, tout en restant engagée dans la bataille. Cohn Bendit en parfait commercial à la grande gueule avait effectivement critiqué la dépersonnalisation de la candidature écolo: « Ça ne veut rien dire un ticket Joly-Duflot pour la présidentielle ! On ne va pas couper Eva en morceaux ! » Et Cécile de renchérir sur le ton de l’humour: Cohn-Bendit « c’est comme le Schtroumpf grognon ! »
Fort heureusement, l’université d’été de EE a été l’occasion aussi de discourir sur le terme « décroissance », un thème pas évident à revendre. Cpolitic propose humblement « croissance responsable ».
On souhaite donc bonne chance à Europe Ecologie qui a encore 2 ans pour mûrir un peu…il faut reconnaître que le parti est encore jeune.

Justement à ce propos, une petite pensée, très brève, d’un parti au bord de la disparition, le Modem.
Certains de ces cadres ont effet rallié en désespoir de cause Europe Ecologie cet été. Ceux-là ont dû mettre un peu plus de temps qu’Eva Joly, pour constater que Bayrou n’avait pas de programme.

C’est normal c’est l’été!
Sinon, les agriculteurs ont encore manifesté contre la marge trop importante de la Grande Distribution, preuve que depuis 3 ans, rien a été fait.
Et les corses revendiquent encore leur autonomie en bloquant les ports et les aéroports et demandant l’application des lois françaises, considérant leurs prisonniers comme des prisonniers politiques.

A l’international:
- Obama a fait revenir l’essentiel des troupes américaines d’Irak, appliquant sa promesse électorale. Prouvant de fait, qu’un chef d’Etat n’est pas obliger de s’asseoir dessus.
- L’Islande aimerait bien devenir le futur eldorado du journalisme d’investigation, sûr qu’après la tentative de décrédibilisation du fondateur de WikiLeaks (accusé à tort pendant une journée de viol en Suède), il a de quoi se faire du souci, ce journalisme de plus en plus rare…
- Israël nous a fait l’amitié de redorer une nouvelle fois son blason avec ce semblant d’Abou-Grahib: une jeune soldate de Tsa-Hal s’est fait un malin plaisir à se prendre en photo devant des prisonniers plaestiniens avec un grand sourire.
- Woodstock russe: une petite forêt rassemble le mouvement rock anti-Poutine. On aimerait y jeter un oeil juste pour le plaisir…
- Au Canada, une nouvelle superbactérie découverte en Ontario, l’OMS nous refait elle le coup du H5N1?

Finissons par le plus important en été, la télé: Arlette Chabot ravale son chapeau et laisse la place à un collègue du collaborateur Pujadas, Thierry Thuillier.
Nul doute que l’ambiance chez Sarkozy Televisions doit être géniale pour cette rentrée!

Si après, tout ça vous vous sentez encore déconnecté(e), il vous reste les précédents articles du Blog Cpolitic et ses images parodiées pour, aussi, vous remonter le moral!


Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=15237

 

 

  • Le blog d' Eva, R-sistons à la crise

 

Lire aussi l'info sur le blog d'eva Sos-crise,

 

 

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 20:48

 Mort de Michel Germaneau : un amateurisme inquiétant pour un fiasco dramatique !

 

 

Michel Germaneau

 

 

La France a épaulé l'armée mauritanienne pour un raid contre une base d'Al Qaida au Mali. En représailles, l'organisation "Al Qaida au Maghreb" a exécuté Michel Germaneau, l'otage français qu'elle détenait. Sarkozy a aujourd'hui confirmé la mort de Michel Germaneau, et a incriminé Al Qaida, disant que de toute façon, il était sûr que l'otage aurait été exécuté quand même. 

Ah bon ?

Je vois dans tout cela des points pour le moins étranges.

D'abord la France épaule la Mauritanie dans une opération militaire en territoire malien, au vu et au su de tout le monde, comme en témoignent les nombreuses dépêches de presse du 24 juillet, par exemple ici. C'est plutôt étrange qu'une telle opération se fasse sans aucune discrétion. Ca démontre soit un amateurisme pour le moins inquiétant, soit la volonté délibérée de rendre l'opération publique. Dans ce dernier cas on se demande bien dans quel but...

Ensuite l'armée française intervient au Mali, sans en informer les autorités maliennes. Il semble que Sarkozy se croit tout permis ! Il se prend pour Bush, Mossieur déclare la guerre aux puissances du mal. Il ne prend même pas la précaution de rendre l'opération secrète, comme si le but était justement qu'elle soit publique ! De plus l'armée française intervient pour sauver l'otage, qui ne se trouvait pas là. Les renseignements étaient erronés. Amateurisme, encore une fois ?

Enfin Sarkozy se dédouane de toutes responsabilités et incrimine Al Qaida, ces méchants terroristes qui ne voulaient même pas donner ses médicaments à M. Germaneau. Mais que dire du peu de cas qu'a fait l'état français de la vie de M. Germaneau en rendant publique une opération militaire désastreuse ! L'état français aurait voulu provoquer l'exécution de l'otage, il n'aurait pas fait mieux ! Jusqu'à présent la France a toujours privilégié la négociation dans les affaires d'otages, jamais la force. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu un seul otage français exécuté ces dernières années. Il semble que ce soit encore une fois une "rupture sarkozyste", et le résultat est encore une fois pour le moins désastreux.

Mais il est vrai que l'insécurité, à l'intérieur (Grenoble et St-Aignan) comme à l'extérieur (Al Qaida), risque d'être très utile à notre hyper-président en cette période trouble, où l'affaire Woerth plombe sa côte de popularité. Ca permettra de moins parler des petites enveloppes de Mme Bettencourt !

Dans tous les cas, les explications données ce matin par Sarkozy sont insuffisantes. Il ne peut pas si facilement se dédouaner de ses responsabilités, il faudra qu'il rende des comptes un jour ou l'autre. Il est à mon avis impératif qu'une enquête ait lieu sur la façon dont cette affaire a été menée, trop de points ne paraissent pas suffisamment clairs !



Auteur : Roland

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14545&rech=25036#25036


 

Commentaires:

 

 

En résumant, j'ai pensé à une opération de branquignoles (vu la manière et le résultat désastreux) et le résultat en est que l'Etat français en sort très affaibli au niveau international. Il voudrait donner le baton pour se faire battre qu'il ne s'y prendrait pas autrement et il est évident qu'une petite vague d'attentats ferait bien diversion actuellement... Ou me trompé-je ?

 

 

De toute façon, cela démontre :

- Soit que Sarkozy est un incapable incompétent.

- Soit que Sarkozy est capable de tout, surtout du pire !

 

 

Le gourou du nain de jardin, ses amulettes et ses talonnettes, tout ça ne fait pas d'un âne un cheval de course. Al qaida, quelle sinistre blague, oh karachi-man tu déconnes là, t'as pété une couillette ou quoi ? pourquoi pas le père Fouettard té. Et le croque-mitaine de l'anarkoko-autotonome qui fait et refait du gnome un petit prézident au lait d'carla

 

 

Al-Qaïda au Maghreb, c’est le nouveau nom du GSPC qui était lui-même le nouveau nom du GIA. Il y a des preuves comme quoi ce groupe est manipulé par les services secrets français. Tout ce que fait Al-Qaïda au Maghreb est par conséquent commandité par les Services Secrets français !

 

Comme il y a des vidéos indispensables ; pour les preuves, je vous renvoie directement ici:

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article1372

 

 

Merci pour ces explications, do. Du coup on comprend mieux le fiasco et l'embarras du petit chose qui essaie de justifier par avance à l'électeur, qu'on va lui annoncer des mesures militaires et antiterroristes.

 

 

Et mon commentaire :

 

 

J'ai voté pour cet article et je vais le poster sur mon blog eva désinformation, pour illuster la désinformation des médias torchons. Marie Drucker sur FR2 télé du CRIF et du gouvernement, dit pompeusement qu'on va répondre aux questions que les télespectateurs se posent, cad santé de l'otage, qui sont les vilains terroristes... mais rien sur la responsabilité du gouvernement. Comme toujours, on tape sur les terroristes... islamistes, pour nous préparer à l'attaque de l'Iran (etc), au choc de civilisations, jour après jour, et on tait ce qui gêne le gouvernement, ou on l'appelle à se justifier. Et bien sûr, on détourne des vrais problèmes. Que sait-on, par ex, de la nouvelle bavure de l'OTAN, 52 villageois tués par erreur ? Nous ne savons rien des guerres, on tue comme en Irak mais cette fois en silence... On parle des crimes du Cambodge, et pas du principal terroriste de la planète, américain,  et de ses alliés. Médias et gouvernements CRIMINELS... Quant à Sarkozy, c'est à la texane qu'il règle les problèmes, comme son idole Bush: Pas de diplomatie, on a un problème, on sort son révolver pour le "solutionner"...  Abject ! Comme nos médias-poubelles... sionisés et au service de l'UMP ! eva fuck_off_sarko

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 02:28

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Denis Kessler est ou a été : maoïste, n°2 du MEDEF, Directeur général d’Axa, banquier, président de la fédération française des sociétés d’assurances, président du groupe de réassurance Scor, membre du Conseil économique et social, du Conseil national des assurances, du Comité européen des assurances, de la Commission des comptes de la nation.


Dans un éditorial du journal « Challenge », le 4 octobre 2007, il écrit notamment :


« … Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme… A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »

C’est à ce chantier que le pouvoir s’emploie avec constance, chaque ministre étant doté d’une masse à démolir déguisée en truelle pour bâtir l’avenir.


Rédigé pendant la guerre (fin 1943 début 1944) par un éventail représentatif de la Résistance, le Programme du Conseil National de la Résistance est un programme de rénovation pour construire une vraie « démocratie sociale », avec une économie planifiée et la maîtrise par la Nation de grands secteurs industriels et des principaux moyens de production et d’échanges.

Il allait permettre le redressement d’une France détruite et ruinée. Porteur d’espoir, d’enthousiasme, se référant comme jamais auparavant à la devise « Liberté, égalité, fraternité », il fut d’emblée une épine dans le pied d’un patronat apatride et égoïste.

Par le vice des terribles campagnes médiatiques que notre pays subit depuis des décennies, on s’étonne aujourd’hui, à le lire ou à le découvrir, que ce programme ait été adopté à l’unanimité par des gaullistes, communistes, socialistes, royalistes, chrétiens de droite, bref, un ramassis de bolcheviks dont le MEDEF entend anéantir l’oeuvre sous la bannière de Nicolas Sarkozy.


Le Grand Soir


VERSION ABREGEE
(VOIR VERSION COMPLETE A LA FIN)

Programme du Conseil national de la Résistance

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi-unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Ainsi, les représentants des organisations de Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du Conseil National de la Résistance, délibérant en Assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la libération du territoire, un ordre social plus juste.

I Plan d’action immédiate (…)

II Mesures à appliquer dès la libération du territoire

Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la Libération :

 

1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la Nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;

2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;

3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la Nation pendant la période d’occupation, ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par le gouvernement de l’Axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;

4) Afin d’assurer :

- le rétablissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;

- la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;

- la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances de l’argent et des influences étrangères ;

- la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;

- l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;

- le respect de la personne humaine ;

- l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi.

5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :

a) Sur le plan économique :

- l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;

- une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;

- l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;

- le retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurance et des grandes banques ;

- le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;

- le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.

b) Sur le plan social :

- le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’aménagement du régime contractuel du travail ;

- un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;

- la garantie du pouvoir d’achat national par une politique tendant à la stabilité de la monnaie ;

- la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;

- un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’Etat ;

- la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;

- l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance contre les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan quinquennal rural ;

- une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;

- le dédommagement des sinistrés et allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.

c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.

d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui en auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.

Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation. Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale. L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.

 

En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N. et de son président le général de Gaulle ! En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !

 

La version complète sur LeGrandSoir

 

http://changementclimatique.over-blog.com/article-programme-du-conseil-national-de-la-resistance-54323344.html

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 20:42

Decap' Actu

Yoel et J-P :
Un nouveau duo d’humoristes impayables !
Ils triomphent dans "Le travail du journaliste"
vendredi 23 juillet 2010

Deux nouveaux dans le monde du rire : Yoel Zaoui, le Frenchy préféré de La City, patron de la banque d’affaires Goldman Sachs pour la région EMEA, en duo avec Jean-Pierre Elkabbach, (le courageux journaliste qui s’est mis en grève en mai 68... le 3 juin ), ont choisi pour leur premier sketch d’illustrer la célèbre tirade du journaliste New Yorkais, John Swinton.

 

Ce texte prophétique date du 25 septembre 1880, quand ce journaliste intègre refusa de porter un toast à la liberté de la presse et s’en expliqua ainsi :

 

"Le travail du journaliste est la destruction de la vérité, le mensonge patent, la perversion des faits et la manipulation de l’opinion au service des Puissances de l’Argent.

Nous sommes les outils obéissants des Puissants et des Riches qui tirent les ficelles dans les coulisses.

Nos talents, nos facultés et nos vies appartiennent à ces hommes. Nous sommes des prostituées de l’intellect."

 

Les esprits chagrins ont été nombreux a prendre ce spectacle au premier degré. Bien fait pour eux ! Ils sont passés à côté d’un grand moment d’humour !

Bonne chance à ce nouveau duo de comiques !

Yoel et Jean-Pierre forment assurément une équipe promise à un bel avenir !

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-le-travail-du-journaliste-un-texte-prophetique-qui-date-du-25-septembre-1880-54386828.html

 



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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:59

 

 

 

 

Par définition, les corporations sont des entités sans conscience. Elles ne

connaissent pas de frontières, pas plus que les désastres qu’elles engendrent régulièrement. Les nouvelles images satellites montrent que la marée noire de BP atteint maintenant les côtes du Mexique, proche du Yucatan et de Cancun en plus de se propager vers la côte ouest des États-Unis. Ceci est désormais une crise internationale.

Tel que vu dans la série d’article concernant cette catastrophe pétrolière (réf.: 1,2,3,4), il est clair que BP et le gouvernement américain tentent de dissimuler l’ampleur réelle de la situation dans le golfe du Mexique. L’administration Obama fait face à des élections de mi-mandat en novembre et doit faire oublier cette crise environnementale ainsi que leur incapacité à faire le ménage dans le département qui gère les licences d’exploitation de pétrole, le Minerals Management Service, qui au lieu d’inspecter les plateformes de pétrole, préférait voir ses employés s’échanger des liens de sites pornographiques sur Internet, consommer de la drogue et faire la fête sur le bras des compagnies pétrolière. Selon le rapport remis par l’inspecteur général du Département de l’intérieur, les enquêtes ont révélé une culture où l’acceptation des cadeaux de la part des compagnies pétrolières était répandue.

La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) amasse une grande quantité de données brutes qui pourraient aider le public et les scientifiques à mieux comprendre l’étendue des dommages causés par la fuite massive de pétrole dans le golfe du Mexique, mais ne les partage pas facilement. Ces données pourraient être explosives spécialement durant cette année électorale aux États-Unis.

De son côté, British Petroleum (BP) a tout intérêt à limiter l’étendue des dégâts ainsi que la perception du public dans la perspective de limiter les poursuites judiciaires en dommages et intérêts à venir. Il est grandement question de perception, car il y semble y avoir toute une différence entre ce qu’on pense qui se déroule dans le golfe du Mexique et la situation réelle. BP va jusqu’à payer des universités et des scientifiques dans la région du golfe pour acheter leur silence. Cette semaine, BP, le gouvernement américain et les médias voudraient bien croire que leur dernière tentative de colmater le geyser de pétrole avec un nouveau couvercle ait réussi et de faire avaler au public leur propagande selon laquelle l’énorme fuite serait définitivement une chose du passé.

En réalité, le couvercle du puits du Deepwater Horizon a pour fonction de faire paraitre le problème comme étant réglé, mais ce n’est pas le cas. La fuite n’a pas été arrêtée, elle n’a simplement qu’été déplacée. Ce stratagème sert Obama dans cette période pré-électorale qui risque de couter cher aux Démocrates et BP peut limiter les poursuites judiciaires qui pourraient aller jusqu’à $4300 par baril de pétrole déversé dans le golfe sous le Clean Water Act. Selon Cavnar, un expert dans le domaine, ” alors qu’ils ont tout intérêt à boucher le puits de pétrole, BP a aussi tout intérêt à ne pas capturer 100% de ce pétrole jusqu’à  ce que cela soit fait. Aussitôt qu’ils captureront la totalité de la fuite, alors un réel, mesurable chiffre sera devant le public et c’est la dernière chose que BP veut, puisque ce chiffre sera ensuite utilisé pour extrapoler les dommages environnementaux et par conséquent, le montant d’amendes par baril de pétrole qui leur seront imposés, ce qui va sûrement se monter à des milliards de dollars “.

Les deux experts gouvernementaux de la Commission nationale sur BP ont révélé qu’entre 1,6 et 3,2 milliards litres de pétrole ont été déversés dans le golfe depuis la fin avril, l’équivalent de 10 et 20 millions de barils de pétrole. Et selon certains géologues, il n’est pas certain que le réservoir du Macondo puisse se vider rapidement. La quantité de pétrole qu’il renferme pourrait être de beaucoup supérieure aux premières estimations et d’autres ont comparé la taille du réservoir au Mont Everest. C’est une des raisons principales pour laquelle BP utilise le dispersant chimique et toxique Corexit – cacher le pétrole sous la surface pour qu’il ne soit pas possible de calculer ces quantités astronomiques. Peut importe que ces dispersants soient toxiques pour les humains et la vie sauvage. L’équivalent d’un million de barils de dispersants ont été utilisés par BP jusqu’à maintenant, un record historique. En fait, il y a tellement de dispersants chimiques que même le super collecteur de pétrole qui avait été récemment mis en service en est rendu inutilisable puisque ce pétrole est dispersé et trop difficile à collecter.

Alors pourquoi est-ce que le problème n’a t-il pas été réglé par le nouveau couvercle de BP, tel que paradé partout dans les médias? Parce que nous savons déjà depuis le mois de mai et juin que le puits est endommagé à plusieurs endroits sous le niveau du fond de l’océan et que le pétrole et le méthane s’échappent même d’un peu partout du fond de l’océan et non pas seulement que de l’embouchure supérieure du puits du Deepwater. Cela fut révélé par le sénateur Bill Nelson sur MSNBC le 7 juin 2010, par le Congressiste Markey le 23 juin 2010 qui lui, discutait de l’intégrité remise en question du puits ainsi que le silence que BP et le gouvernement impose au Congrès à ce sujet, interdisant de rendre public ces informations.

Le puits est loin d’avoir été colmaté et les opérations de nettoyage et de récupération du pétrole vont s’étendre pendant tout l’automne. Des ingénieurs suivant la situation du puits endommagé ont détecté des fuites de pétrole et de méthane à travers les strates du fond de l’océan, rendant ainsi impossible la mission de fermer définitivement le puits avec un couvercle seulement. Les tests de pression et d’intégrité du puits ne sont pas concluants et le drillage des deux puits de secours a été interrompu parce que les choses ne vont pas comme prévu, évidemment.

C’est que le puits présente des points faibles à 3000 et 6000 mètres de fond et une autre fuite à une certaine distance du puits existe depuis quelques temps déjà.

Il est donc finalement impossible de colmater ce volcan de pétrole. Pire, en y ajoutant un couvercle sur le dessus du puits, le risque est grand que le méthane et le pétrole commencent à s’accumuler sous pression dans une poche à quelques centaines de mètres sous le fond de l’océan, formant ainsi une géante bulle qui pourrait éventuellement exploser, causant un massif déversement instantané dans le golfe. Cela s’était en quelque sorte produit lors de la première tentative de colmater le sommet du puits, alors que les boues de drillage s’étaient ramassées dans la formation géologique entourant le puits. Cette nouvelle tentative de colmater le puits à l’aide d’un couvercle ne fait donc aucun sens et ne constitue en aucune sorte une solution permanente.

Et ce méthane qui s’échappe tout autour du puits risque de poser de sérieux problèmes. Un expert de l’industrie du pétrole, Rob Cavner, qui a déjà expliqué qu’il y a des dommages dans le puits de pétrole sous le fond océanique et que BP doit laisser le déversement de pétrole continuent à jaillir pour éviter que d’autres dommages dans le puits soient causés jusqu’à ce que la pression puisse amoindrie par les deux puits de secours, a déclaré qu’il craint que le test d’intégrité pourrait endommager davantage et même faire exploser le puits en entier. Des scientifiques sont inquiets des niveaux de méthane qui atteignent de dangereux sommets pouvant tuer des millions de personnes. Ce ne serait pas une première, puisque qu’il est possible qu’une des pires extinctions que la Terre a vécu il y a 251 millions d’années ait été causé par une énorme explosion de méthane provenant d’éruptions provenant des profondeurs des océans, selon des géologues américains.

À suivre…

François Marginean


Auteur : François Marginean - Source : Les 7 du Québec

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14430

 

 

 

Lire aussi :

 

BP soupçonné d'acheter le silence des scientifiques

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:50

worldwarw.jpg

 

 

Voilà comment le sujet est introduit par artemisia-college.org, qui donne sans cesse des infos qui s'avèrent exactes (depuis des années), eva:

 

Bonjour, ce n° spécial pour une info spécialement importante.

Nous vous avons rapporté dès le début la version de Sorcha Faal sur la catastrophe du Golfe du Mexique.

Toutes leurs affirmations ont été vérifiées depuis, sauf une : L'action militaire de la Corée du Nord contre cette plate-forme construite par la Corée du Sud.

Voici leur dernier communiqué sur ce sujet, dont l'essentiel, pour ne pas dire tout, est avéré et authentique.

Reste le rapprochement fait par Sorcha Faal, qui peut être intempestif (et il faut espérer que c'est un rapprochement abusif...).

Depuis des années, l'arme du climat et des séismes, est utilisée pour faire des "guerres" sournoises, entre Etats, alors que dans tous les cas, c'est nous qui subissons.

Ainsi en décembre 1999, les 2 tempêtes pour faire accepter les OGM par la France et les français.

Ainsi le séisme à Haïti pour envahir le pays sans action militaire agressive... Pour ne citer que ces 2 exemples, mais ils y en a beaucoup d'autres, ci-dessous, vous en avez plusieurs.

Vous pouvez constater que sans une vision globale, sans toutes les infos que nous vous transmettons, y compris sur des sujets très "délicats", il est impossible de comprendre ce qui se passe "au-dessus de nos têtes" (au propre comme au figuré), et encore, voyez comme c'est difficile !

Vous comprenez aussi pourquoi beaucoup de gens hésitent à aborder certains sujets, de peur de se discréditer, et d'autres n'ont pas le droit tout simplement, sauf à perdre leur travail.

Pourquoi aussi tout un monde "bien pensant", tout un "establishment" se précipite pour ridiculiser, brocarder et marginaliser ceux qui osent parler de ces sujets !

Alors OUI, il faut en parler, que l'on nous critique ou non, que l'on nous ridiculise, parle de dérive "New Age", de jouer le jeu des autres... ON S'EN FOUT !

LA SEULE CHOSE A FAIRE EST DE DOMINER SA PEUR DU RIDICULE POUR FAIRE EVOLUER LES ESPRITS ET PROVOQUER CE SURSAUT SALUTAIRE APTE A DEJOUER L'OMERTA GENERALISEE ET LES PLANS CRIMINELS DE LA FACTION AU POUVOIR (MONDIAL) DEPUIS... BEAUCOUP, BEAUCOUP TROP LONGTEMPS.

Reportez-vous aussi aux 2 derniers "Libres-infos" et à notre site Artémisia Collège

 

En rouge dans le texte, nos commentaires.

NB : les liens fonctionnent dans le texte en anglais après le français (traduction automatique).

Merci à Ki@ pour cette info.

 

 

 

Attention : Mauvaise traduction. Mais les faits sont là... eva

 

Les forces US accusent la Chine pour la catastrophe du pétrole du Golfe,

provoquée par la Corée du Nord



Par : Sorcha Faal, et rapporté à ses abonnés de l'Ouest 


Un rapport préparé pour dire le premier ministre Vladimir Poutine par la Direction du renseignement militaire étrangère de l'état-major russe (GRU) avise aujourd'hui qu'une guerre mondiale peut être "imminente" en raison de bombardements par les Etats-Unis "choc" de 2 oléoducs chinois en représailles pour l'allié communiste chinois en Corée du Nord de torpillage et le naufrage de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, dans le golfe du Mexique, qui nous avait déjà signalé dans notre numéro de mai 1er rapport sur «Ordonnances d'interdiction des États-Unis Plus de la Corée du Nord torpillage du Golfe du Mexique Oil Rig".


Selon ce rapport, l'US Air Force "avions spatiaux hypersoniques" (communément appelé en Amérique comme OVNIS) à base de Guam a commencé à infiltrer l'espace aérien chinois il ya quinze jours aux fins d'acquisition de cible "d'exercer des représailles contre les communistes. Une de ces missions était en plein jour et a forcé la fermeture de l'aéroport de Hangzhou Xiaoshan.


Authentique : http:// www.mediapart.fr/club/blog/jean-charles-duboc/100710/un-ovni-provoque-la-fermeture-de-l-aeroport-international-de-xia http:// euroclippers.typepad.fr/exopolitique/2010/07/ovni-fermeture-de-laéroport-de-xiaoshan-le-7-juillet.html

Les autorités chinoises à Hangzhou ont indiqué qu'ils avaient appris ce que les "OVNI" était la suite d'enquêtes, mais a déclaré qu'il n'était pas "le temps approprié de divulguer publiquement" l'information parce qu'il y avait un lien «militaire» à elle.

Malheureusement pour les Chinois, la connexion «militaire» associés à ces "OVNI" Etats-Unis est apparu vendredi dernier (Juillet 16ème) où la ville portuaire de Dalian, située dans la province du Liaoning, a été attaqué par l'un d'eux quand il a tiré "au au moins "3 missiles à guidage infrarouge exploser deux oléoducs. 2ème photo [à gauche]

L'attaque américaine a été une «réussite», poursuit ce rapport, en ce que la Chine, comme les États-Unis, est maintenant confronté à l'une des plus grandes catastrophes environnementales dans l'histoire comme l'huile à partir des deux pipelines a explosé couvrait une superficie de 165 miles carrés (430 kilomètres carrés), forçant les plages voisines de fermer et de susciter un fonctionnaire communiste pour avertir d'une menace «grave» à la vie de la mer et de la qualité de l'eau.

Fait encore plus troublant pour les Chinois sont leurs craintes de ce déversement massif d'atteindre les eaux internationales où ils ont recruté 800 bateaux de pêche pour aider à combattre avec les navires spécialisés 24 tente de la contenir.

Pire encore pour les deux peuples américain et chinois sont que la Chine et les Etats-Unis ont également "activé" leur haute atmosphère "armes météorologiques" les uns contre les autres, qui oblige les typhons dans une tempête déjà brisé la Chine continentale*, qui a déjà plus de 1.000 morts et absente de ces tempêtes, ouragans et une tempête de potentiel qui apparaît à destination du Golfe du Mexique. Voir Libres-infos n°207 et 208 ou notre site. *Le barrage "des 3 gorges" est en surcharge et doit relâcher de l'eau pour ne pas risquer de rompre, aggravant ainsi les inondations en aval. On peut imaginer que ce "bras de fer" a aussi pour but de pousser la Chine à ne pas intervenir en cas d'attaque de l'Iran...

Note : Bien que n'étant pas connue pour le peuple américain, l'utilisation des armes de haute météorologiques atmosphériques entre les grandes puissances est connu depuis longtemps, et comme nous l'avions déjà signalé dans nos 17 Juin Wars Météo "rapport 2008" Pummel sino-américaines Heartlands , de l'Inde dans un chaos total** ". **http:// translate.google.fr/translate?u=http%3A%2F%2Fwww.whatdoesitmean.com%2Findex1108.htm&sl=en&tl=fr&hl=&ie=UTF-8

Ce rapport avertit également que les forces américaines et de militaires chinois sont sur un terrain de "collision directe", après les États-Unis annonçant hier ses forces navales commencerait manoeuvres dans la mer Jaune la semaine prochaine, avec son allié la Corée du Sud, un mouvement rapide de pair avec des responsables militaires chinois qui a ordonné leur flotte de la mer est d'afficher un spectacle «de force» contre cette agression.

Ne pas être compris par le peuple américain de tous ces événements, c'est que leur nation, voire du monde, entre dans la phase "finale" de l'effondrement économique total, le seul moyen pour une société capitaliste peut récupérer est par la guerre. Et plus l'effondrement économique est élevé, plus la guerre doit être, ce concept étant appelé «keynésianisme militaire». Ceci confirme nos infos, notamment la lettre LIESI-020710 à lire et télécharger ici : http://vivresansogm.org/piecesjointesdes/index.html

Pour la proximité de notre monde a appris la guerre mondiale peut encore être constatée par le Baltic Dry Index***, et qui indique l'état de notre monde maritime est un blocage à proximité, et qui durent eu lieu au cours de la débâcle économique mondiale de la fin de 2008.
***http://fr.wikipedia.org/wiki/Baltic_Dry_Index
Important à noter à propos de ce rapport est qu'il ne peut être pleinement compris sans la connaissance des lecteurs de ce qui a été supprimé pour eux au sujet de ces événements importants et peut être lu dans ces rapports (les liens fonctionnent dans le texte en anglais ci-dessous) :
Les pluies de déversements d'hydrocarbures toxiques Averti pourrait détruire l'Amérique du Nord
Les scientifiques avertissent du Golfe du fond marin au Mexique fracturé "irréparable"
Obama Gagner Près de 85 millions de dollars de la catastrophe de pétrole du Golfe
Obama met en garde millions dirigeants mondiaux pourraient mourir "de la catastrophe de pétrole du Golfe
Les commandes de l'OTAN tous les biens "critique" Proposé 100 Miles intérieures de la région de Gulf Oil Spill
Global effondrement économique de "proportions alarmantes", a averti Imminent
Les commandes de l'OTAN 7.000 Marines américains au Costa Rica que les craintes de pétrole du Golfe en cas de catastrophe Quake Grow
Les commandes des troupes canadiennes à l'OTAN des États-Unis comme "arme Super" prêt à mettre fin en cas de déversement de pétrole du Golfe
© Juillet 21, l'UE en 2010 et des États-Unis, tous droits réservés   Pendant ce temps là, regardez les sujets traités aux infos françaises (notamment), et vous pourrez apprecier le degré de contrôle de la presse...   

US Forces Strikes China Over North Korean Gulf Oil Catastrophe

By: Sorcha Faal, and as reported to her Western Subscribers

 

 

 

 

A dire report prepared for Prime Minister Putin by the foreign military intelligence directorate of the Russian General Staff (GRU) is warning today that Total Global War may be “imminent” due to the United States “shock bombing” of 2 Chinese oil pipelines in retaliation for the Communist Chinese ally North Korea’s torpedoing and sinking of the Deepwater Horizon oil well in the Gulf of Mexico, which we had previously reported on in our May 1st report “US Orders Blackout Over North Korean Torpedoing Of Gulf Of Mexico Oil Rig”.

According to this report, US Air Force hypersonic space planes (commonly referred to in America as UFO’s) based out of Guam began infiltrating Chinese airspace a fortnight ago for the purpose of “target acquisition” to retaliate against the Communists.  One of these missions was in broad daylight and forced the closure Hangzhou 's Xiaoshan Airport .

Chinese authorities in Hangzhou reported that they had learnt what the “UFO” was after investigations, but said it was not the “proper time to publicly disclose” the information because there was a “military connection” to it.

Unfortunately for the Chinese, the “military connection” associated with these US “UFO’s” became apparent this Friday past (July 16th) when the port city of Dalian, located in China's Liaoning Province, was attacked by one of them when it fired “at least” 3 infrared guided missiles blowing up two oil pipelines. [photo 2nd left]

The American attack was “successful”, this report continues, in that China, like the US, is now faced with one of its largest environmental catastrophes in history as oil from the two exploded pipelines has now covered an area of 165 square miles (430 square kilometers) forcing nearby beaches to close and prompting one Communist official to warn of a “severe threat” to sea life and water quality.

Even more troubling to the Chinese are their fears of this massive spill reaching International waters which they have recruited 800 fishing boats to help fight along with the 24 specialist ships already trying to contain it.

Worse still for both the American and Chinese peoples are that China and the United States have also “activated” their upper atmosphere weather weapons against each other which is forcing typhoons into an already storm shattered Chinese Mainland, that already has over 1,000 dead and missing from these storms, and a potential hurricane storm that appears destined for the Gulf of Mexico.

Note : Though not commonly known to the American people, the use of high atmospheric weather weapons among the Great Powers has long been known, and as we had previously reported on in our June 17th, 2008 report ‘Weather Wars’ Pummel US-China Heartlands, India In Total Chaos”.     

This report further warns that US and Chinese military forces are on a “direct collision course” after the United States announcing yesterday its Naval Forces would begin maneuvers in the Yellow Sea next week with its ally South Korea, a move quickly matched by Chinese Military Officials who ordered their East Sea Fleet to display a “show of strength” against this aggression. 

Not being understood by the American people of all of these events is that as their Nation, indeed the World, enters the “Final Phase of total economic collapse, the only way a capitalistic society can recover is through war.  And the deeper the economic collapse is, the greater the war must be, this concept being called “Military Keynesianism.”

To how close our World has gotten to Total Global War can further be evidenced by the Baltic Dry Index, and which shows the status of our World’s shipping is grinding to a near halt, and which last occurred during the Global Economic Meltdown of late 2008.

Important to note about this report is that it cannot be fully understood without the readers full knowledge of what has been kept from them regarding these momentous events and can be read in these reports:

Toxic Oil Spill Rains Warned Could Destroy North America

Scientists Warn Gulf Of Mexico Sea Floor Fractured “Beyond Repair”

Obama To Earn Nearly $85 Million From Gulf Oil Disaster

Obama Warns World Leaders ‘Millions Could Die’ From Gulf Oil Disaster

NATO Orders All “Critical Assets” Moved 100 Miles Inland From Gulf Oil Spill Region

Global Economic Collapse Of “Staggering Proportions” Warned Imminent

NATO Orders 7,000 US Marines To Costa Rica As Gulf Oil Disaster Quake Fears Grow

NATO Orders Canadian Troops To US As ‘Super Weapon’ Prepared To End Gulf Oil Spill

© July 21, 2010 EU and US all rights reserved

 

Plus d'infos sur : artemisia-college.org


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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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24 juillet 2010 6 24 /07 /juillet /2010 02:14

liste compléte des interventions US depuis 1890 de Zoltan Grossman

 

guerre-US-j.jpg

 

(70 interventions dans le monde actuellement ! Note d'eva)

Histoire des
Interventions Americaines dans le Monde...

 

Introduction: ingérence et guerre
"made in America"

Depuis que je suis tout petit, je suis habitué à voir à
la télévision ces hommes en vert, parcourant le monde avec des motifs
divers: lutte contre le communisme, protection contre les nettoyages
ethniques, lutte contre la drogue, propagation de la démocratie, et
maintenant lutte contre le terrorisme international... En effectuant
quelques recherches sur le sujet, il apparaît que cette tendance
interventionniste ne date pas d'aujourd'hui, ni ne soit l'apanage de ce
siècle... Je ne vais pas "lister" les interventions qui sont bien trop
nombreuses (voir liste de Zoltan Grossman), mais remonter dans le temps,
chercher les raisons et en citer les plus importantes.
1898 est une date clé dans l'histoire du monde contemporain. Elle
marque la fin d'un monde et la naissance d'un autre, pas seulement pour
l'Espagne qui perd ses ultimes colonies d'Amérique Latine, mais pour le
monde entier qui voit émerger une grande puissance, alors naissante, les
Etats Unis d'Amérique. Ce mouvement jamais ne s'est démenti, et nous en
voyons aujourd'hui l'aboutissement, avec l'hégémonie américaine :
militaire avec l'Irak et l'Afghanistan ; politique, avec le retrait de
lois gênantes en Belgique, l'assujettissement des instances
internationales comme le FMI ou la Banque Mondiale ou encore les traités
bilatéraux qui empêcheront de poursuivre les militaires américains
devant la CPI (Cour Pénale Internationale); et culturelle avec
Hollywood, Coca Cola, Mc Do et le rêve américain qui hante encore
aujourd'hui les trois quarts de l'humanité, même si ces mêmes trois
quarts rêvent en même temps de voir sombrer l'Oncle Sam...


Les interventions varient dans le motif, mais quelques
grandes tendances se dégagent:


1. Lutte contre le communisme
2. Instauration ou remise en place d'une "démocratie"
3. Soutien à Israël
5. Lutte contre la drogue
4. Lutte contre le terrorisme


Et entre toutes ces tendances, il y a tout de même une
constante qui émerge au delà des "raisons", la protection d'intérêts
géostratégiques publics ou privés américains!


Jamais, enfin j'ai peur d'user de ce mot, les Etats Unis ne sont
intervenus dans des zones non stratégiques, où leurs intérêts, directs
ou indirects, ne sont pas en jeu !
Attention, je ne voudrais pas paraître un anti-américain primaire
parce que j'aime beaucoup d'aspects venus du pays de l'Oncle Sam (que je
développerai lors d'un prochain dossier "Amérique, je t'aime, moi non
plus"). Mais je suis atterré par la politique extérieure américaine qui a
généré en un siècle tant d'injustices, de massacres et autres
abominations.


Voici donc "petite histoire des interventions américaines dans le
monde". Bonne lecture, et comme d'habitude, vos réactions à
vstevaux@yahoo.com


"libération" de Cuba de la
colonisation espagnole,

1898.

 
Les USA prennent comme prétexte une explosion survenue dans le
cuirassé "Le Maine" pour envahir Cuba et le placer sous protectorat
américain jusqu'en 1903. L'explosion, imputée d'abord aux espagnols, se
révèlera en fait être un accident dans la salle des machines (enquête
faite en 1911!!!). La constitution cubaine de 1903 garantit à Washington
le droit de regard et d'intervention permanente dans l'île via
"l'amendement Platt". Avec le traité de Paris (10 décembre 1898), signé
avec l'Espagne qui perdait Puerto Rico, les Philippines, l'île de Guam
et Hawaï, les Etats Unis font leur entrée sur la scène internationale et
commencent à appliquer leur politique impériale sur le continent
latino-américain, souvent au profit d'intérêts privés, nous le verrons.
L'indépendance est refusée aux Philippines qui resteront un protectorat
américain jusqu'en 1945.
L'amiral espagnol fait prisonnier par les rebelles aurait dit " Vous
troquez la main lourde de l'Espagne contre une joug bien plus étouffant".

En effet, les conditions de vie dans l'île, loin de s'améliorer
empirent, et la manière dont les Etats-Unis vont traiter les cubains
n'est certainement pas étrangère au soulèvement créole de 1959 qui
permit à Castro de prendre le pouvoir. Les Américains avaient pour la
première fois crée leur ennemi !

 

Nicaragua,

1912

 

Les Marines américains envahissent le Nicaragua, début d'une
occupation qui devait durer jusqu'en 1933. Ils laissent alors le pays
aux bons soins de leur ami, le dictateur Anastasio Somoza et sa garde
nationale. La même année, le Président Taft déclare : " Le jour n'est
pas loin où trois bannières étoilées marqueront notre territoire depuis
trois points équidistants : l'un au Pôle Nord, l'autre au Canal de
Panama et le troisième au Pôle Sud. Tout l'hémisphère nous appartiendra
alors de fait, comme il nous appartient moralement aujourd'hui, du fait
de la supériorité de notre race ".

 

Première et seconde Guerre
Mondiale: Relever l'Europe.

 

Les USA entrent en guerre contre l'Allemagne en 1917 après le
torpillage du Lusitania. L'Allemagne est vaincue en 1918. Le plan Wilson
tente pour la première fois d'"organiser un monde meilleur" avant que
les Etats Unis se retire dans leur isolationnisme en refusant d'entrer
dans la Société des Nations.

 

Après Pearl Harbour, l'Amérique entre en guerre contre le Japon,
l'Allemagne et ses alliés. L'Allemagne est vaincue en 1944, le Japon en
1945. Via le plan Marshall, les Etats Unis financent le redressement
européen, mais se garantissent des investissements très rentables en
Europe de l'Ouest.

 

Coup d'état en Iran,

1953.

 

Le coup d'état est organisé conjointement par la CIA et les services
secrets britanniques. Le Premier ministre légitime Mohammad Mossadegh
est renversé et condamné à mort par un tribunal militaire, une peine qui
sera ultérieurement commuée en trois ans de prison suivis d'une
assignation à domicile à vie. Il avait menacé de nationaliser les champs
pétrolifères britanniques de l'Anglo-Iranian Oil Company. Le chah Reza
Pahlavi, proaméricain, affirme son pouvoir dictatorial et noie dans le
sang toute opposition laïque. Les Etats Unis remplacent la Grande
Bretagne comme puissance protectrice de l'Iran. Washington y voit un
pôle de stabilité pour la région et un moyen de contrer l'avance
soviétique. Le chah gouverne le pays jusqu'à ce que les fondamentalistes
islamistes dirigés par l'ayatollah Khomeiny le contraignent à l'exil,
en 1979.

 

Coup d'état au Guatémala,
1954.

 

En 1954, un coup d'Etat fomenté par la CIA renverse le président
réformateur Jacobo Arbenz Guzmán et installe un régime militaire plus
proche des intérêts américains. Guzman avait voulu, via une réforme
agraire, nationaliser une partie des terres non cultivées de la
compagnie américaine United Fruit (appartenant à Rockefeller et au
directeur de la CIA). Son gouvernement fut renversé en 1954 par une
armée d'exilés politiques dirigés par le colonel Carlos Castillo Armas,
avec la complicité et l'aide matérielle de la CIA. Le pays connaît alors
une guerre civile qui dure jusqu'en janvier 1996, où le conservateur
Alvaro Arzu est élu à la présidence. Il purge l'armée, signe un traité
de paix avec les organisations de guérilla, mettant fin à 36 ans d'une
guerre civile qui aura fait plus de 100.000 morts, 40.000 disparus et
100.000 exilés. Les accords prévoient la reconnaissance des droits
économiques, politiques et culturels de la majorité indienne.

 

Coup d'état au Congo Belge,
1960.

 

Les Etats-Unis et la Belgique renversent le gouvernement du leader
nationaliste Patrice Lumumba, démocratiquement élu en juin 1960, et
soutenu par les Soviétiques. La sécession des régions riches du Katanga
et du Sud Kasaï, soutenue par la Belgique et ensuite placé sous l'égide
des Nations Unies, affaiblit le pouvoir de Lubumba. Voyant que les
Nations Unies jouent le jeu de l'ancienne colonie, Lubumba (1er
ministre) rompt avec les Nations Unies et entre en conflit avec Joseph
Kasa Vubu (président), soutenu par les belges. Un vide de pouvoir se
crée, et Mobutu Sese Seko, chef d'armée, en profite pour proclamer
l'état d'urgence, et prendre le pouvoir. Lubumba est mis sous
surveillance et sera fusillé le 17 janvier 1961. L'arrivée au pouvoir de
Mobutu Sese Seko marque le début de trente-deux ans de dictature et de
corruption. (voir : Ludo de Witte, L'assassinat de Lumumba, Paris,
Karthala, 1999).

 

Cuba, la baie des cochons,
1961.

 

Il y a 40 ans, les USA organisent une "invasion" de Cuba à la Baie des
Cochons. La jeune révolution cubaine est un oiseau qui a le vent en
poupe. Il est un dangereux exemple pour d'autres peuples. Il faut lui
couper les ailes, et vite ! L'opération " baies des cochons " propose de
faire envahir l'île par des paramilitaires cubains formés et armés par
la CIA afin qu'ils se rebellent contre le régime dictatorial de Castro
depuis l'intérieur, faisant croire à une révolution plus qu'à une
invasion. La CIA s'était d'ailleurs assuré du soutien de certaines
personne de l'intérieur. Ils partent donc du Nicaragua et pas de Miami,
pour masquer le rôle américain, et devraient occuper un petit territoire
où ils pourraient faire venir le " gouvernement en exil " qui attend à
Miami et qui pourrait à son tour demander l'aide des américains pour
aider la contre-révolution et rétablir la démocratie à Cuba. L'opération
est un fiasco, et Fidel Castro, qui a mis en place un régime de type
socialiste, aidé par l'Union Soviétique, tient toujours, malgré un
embargo de près de 40 ans.

 

Le Vietnam,

1964.

 

Prétextant une fausse attaque contre un de leurs navires dans la baie
du Tonkin, les Etats Unis interviennent au Vietnam. Une longue et
destructrice guerre commence. L'armée américaine utilisera des bombes au
napalm et un désherbant puissant "l'agent orange" sur les populations
locales. Des milliers de femmes, d'enfants et de vieillards succomberont
aux brûlures ou à l'empoisonnement. L'armée américaine sera vaincue et
devra quitter le pays en 1975. La maison blanche espérait sortir
vainqueur de la guerre en moins de six semaines.

 

Invasion de la République Dominicaine,

1965.

 

Le cas de la République Dominicaine est complexe et long. Dès 1916,
les Etats-Unis envahissent la république sous la protection du traité de
1907 pour la stabilité des caraïbes. Elle est placée sous protectorat
jusqu'en 1924, où le " Plan Hughes-Peynado " lui rend l'autonomie. En
1945, le général Trujillo s'empare, avec l'assentiment des Américains du
pouvoir et installe l'une des dictatures les plus sauvages du continent
américain. Il en fait finalement trop (à sa mort, Trujillo était
propriétaire de 71 % des terres cultivables du pays de 90 % des
industries), ce qui finit par indisposer son allié de toujours. La CIA
met alors au point un plan et l'assassine en 1961. S'en suivent des
périodes troubles ou l'armée occupe souvent le pouvoir jusqu'en 1965, où
les Etats Unis envahissent l'île pour " sympathies avec le régime
communiste de Fidel Castro chez les nationalistes rebelles ". Les
élections suivantes sont remportées par Joaquín Balaguer, candidat de
l'Oncle Sam, qui rempilera pour plusieurs mandats jusqu'en 1996. Le "
pantin " des USA n'oublie pas ceux qui l'ont mis là, et ouvre les portes
du pays à l'exploitation des transnationales, particulièrement de la
Gulf & Western qui finalement contrôle l'industrie sucrière,
acquiert des intérêts dans les banques, les hôtels, l'agro-industrie,
l'élevage, obtenant par conséquent une grande influence politique dans
l'île.

 

Cambodge,

1970.

 

En 1968, le parti communiste khmer commença la lutte armée contre le
régime du roi Sihanouk, déjà affaibli par le conflit vietnamien et les
pressions étrangères. Le 18 mars 1970, alors que Sihanouk est à
l'étranger, le Premier Ministre et Général Lon Nol dépose le roi,
soutenu par les États Unis. Le 19 mars, de Pékin, le roi Sihanouk
révoque le général Lon Nol et appelle à la résistance, créant le FUNK
(Front uni national du Kampuchéa). Hanoi et Pékin lui accordent
immédiatement leur soutien. Quatre divisions nord-vietnamiennes entrent
au Cambodge. L'armée cambodgienne réplique par le massacre d'au moins
100 000 Vietnamiens du Cambodge. L'immense majorité de la paysannerie a
rallié le FUNK et le petit parti communiste khmer!; le coup d'État,
techniquement réussi, s'avérait un échec politique complet. Malgré
l'entrée des Américains et des Sud-Vietnamiens au Cambodge, les troupes
du maréchal Lon Nol se retrouvèrent petit à petit assiégés dans les
villes. Le 17 avril 1975, les Khmers rouges entrent dans Phnom Penh, et
l'un des régimes les plus sanguinaires peut commencer.

 

Chili,

1973,

l'autre 11 septembre.

 

En 1970, coup de tonnerre en Amérique Latine, un marxiste remporte
légalement les élection chilienne. Salvator Allende voulait depuis
toujours orienter le pays vers le socialisme grâce aux bulletins de vote
et sans sortir de la légalité constitutionnelle. Ce n'est pas le modèle
cubain où l'on fait la révolution avec les armes. C'était un pari.
C'est là l'essence même de l'originalité de l'expérience chilienne. S'il
réussit, l'exemple chilien risque de faire tâche d'huile, de servir de
modèle. Trop dangereux pour les Etats-Unis qui craignent la contagion
dans l'hémisphère américain considéré comme " chasse gardée ". Avec
ténacité, Washington va organiser un blocus financier et économique du
pays, appuyant généreusement les forces de droit avant d'appuyer, via
Nixon et Kissinger, le coup d'état qui renversera Allende le 11
septembre 1973. Le soutien est venu ensuite des autres instances
politiques et des grandes entreprises. Un juste retour des investisseurs
en somme, puisque la politique d'Allende menaçait directement des
intérêts considérable dont ceux d'ITT (International telephone and
telegraph devenue AT&T), et de plusieurs sociétés minières, dont la
Falcon Bridge canadienne au-delà de l'exemple même du système prôné.

 

Nicaragua, 1981 : financement
de l'opposition militaire des contras.

 

Souvenons nous qu'en 1933, les Etats Unis ont mis au pouvoir le clan
Somoza au Nicaragua. Ceux-ci vont tenir le pouvoir de père en fils
jusqu'en 1979. Entre temps, un tremblement de terre en 1972 détruit la
capitale Managua, et crée plus d'un million de sans abris. Somoza
détourne l'aide internationale à son profit (revente des stocks de sang,
des aides alimentaires,...) et aux manifestations de protestations qui
suivent la junte répond par la violence. En 1978, un journaliste
d'opposition est assassiné, entraînant une révolte qui se mue rapidement
en guerre civile. Après plusieurs mois d'affrontement, Somoza est "
lâché " par les américains et part en exil. Les sandinistes mettent
alors en place un programme économique d'inspiration socialiste
comprenant notamment des nationalisations et une réforme agraire. La
Constitution de 1974 est suspendue. Inquiet de voir les sandinistes
aider les rebelles marxistes au Salvador, le gouvernement américain
interrompt son aide économique au Nicaragua en 1981 et finance
l'opposition militaire des " contras ", puis impose au pays un embargo
commercial, pénalisant sévèrement l'économie. La guerre reprend ses
droits ! À la faveur des négociations en 1987 entre sandinistes et
contras, le gouvernement sandiniste, dirigé depuis 1985 par Daniel
Ortega, consent à organiser des élections libres en 1990 en contrepartie
du désarmement des contras.

 

Philippines,

1985.

 

Marcos, l'ancien allié, est devenu gênant, et les Etats Unis poussent
pour des élections, qui seront truquées par Marcos. L'armée conteste le
scrutin et soutien la veuve du leader progressiste assassiné Corazón
Aquino. Sous les pressions américaines, Marcos lâche le pouvoir et
s'exile à Hawaï. En 1992, le général Ramos sort vainqueur des urnes et
les USA évacuent leurs bases militaires.

 

Libye,

1986.

 

Les Etats-Unis bombardent la Libye, visant personnellement le colonel
Kadhafi, mais échouent, faisant 111 victimes civiles... 2 ans plus tard,
l'attentat de Lockerbie est imputé à la Libye.

 

Panama,

1989.

 

Après la mort du Général Omar Torrijos, en 1981, Noriega devient le
nouvel homme fort du régime. Il a été recruté par la CIA dès 1960, et
participe au coup d'état de 1968 qui a mis Torrijos au pouvoir. Il est
devenu par la suite son bras droit. Mais le régime de Noriega devient de
plus en plus répressif et corrompu, et les relations avec les
États-Unis se détériorent, le président américain, George Bush, appelant
en mai 1989 l'armée et le peuple panaméens à renverser Noriega. En
octobre 1989, une tentative de coup d'État contre Noriega échoue et le
20 décembre de la même année, les États Unis envoient des troupes au
Panamá (opération "Juste Cause"). Noriega se réfugie dans la nonciature
du Vatican, mais il est extradé aux États-Unis; en 1990, les Américains
réinstallèrent au pouvoir Guillermo Endara. La transition vers la
démocratie est ici relativement réussie. Panama a toujours fait l'objet
de beaucoup d'attention de la part des Américains, et ceci n'est pas
sans rapport avec le canal du même nom.

 

 

Haitï,

1994.

 

L'accession en décembre 1990 à la présidence de Jean-Bertrand
Aristide, un prêtre catholique qui s'était fait l'avocat des pauvres,
redonne espoir au peuple haïtien mais l'espoir est de courte durée. En
effet, il est renversé par un coup d'État militaire en septembre 1991 et
part se réfugier aux États Unis. Le régime pousse des milliers de
personne à fuir le pays, et ces boat people haïtiens sont refoulés par
les garde-côtes américains. L'Organisation des États américains (OEA),
puis l'Organisation des Nations unies (ONU) décrètent des sanctions
contre le nouveau régime militaire du général Raoul Cédras. Le pays est
soumis à un blocus économique à partir de 1993. La situation alimentaire
et sanitaire se dégrade, et les négociations pour le retour d'Aristide
s'éternisent. Finalement, les États Unis décident une intervention
militaire et les troupes débarquent le 19 septembre 1994. La junte
militaire quitte le pouvoir et le président Aristide est rétabli dans
ses fonctions en octobre 1994.

 

Afghanistan,

2001.

 

Une coalition, dirigée par les Etats-Unis renverse le régime des
talibans qui refusaient de livrer des informations quand aux attentats
sur les deux tours de septembre 2001. Hamid Karzai exerce les fonctions
de président par intérim en attendant d'hypothétiques élections libres.
Le chaos et l'anarchie règnent toujours près de trois ans après
l'invasion.

 

Irak,

2003

 

Vous connaissez les détails, mais voici "une" conclusion. Une
"coalition", toujours dirigée par les Etats-Unis, envahit l'Irak pour
mettre fin au régime tyrannique de Saddam Hussein, sous prétexte qu'il
développe des Armes de Destructions Massives et qu'il représente un
danger pour la sécurité du monde. L'Irak a été envahi sans grande
résistance, alors qu'il était jugé si dangereux, et les sois-disant
armes de destruction massives restent introuvables. Et le monde est il
plus sur maintenant que le tyran est tombé? Les attentas de Madrid
prouvent le contraire... Et l'addition de tout ceci est toujours payé
par le peuple Irakien. De plus personne ne critiquait Saddam quand il
utilisait ces mêmes armes contre le démon iranien de l'époque.

A suivre Iran 2004 ? Corée du Nord 2005 ?

 

Et tout le reste...

 

Conclusions

 

Et ceci ne sont que quelques exemples d'Interventions
directes (Bombardement du Japon, par ex, note d'Eva)

Ne parlons pas des indirectes, des soutiens, des aides, comme
le soutien de la dictature des colonels en Grèce pour protéger l'Europe
du communisme, du soutien aux Brigades Rouges terroristes en Italie
encore contre le communisme, le soutien de l'UNITA en Angola, du
dictateur Videla en Argentine, de la junte militaire salvadorienne... ou
plus récemment, du coup d'état soutenu par Washington mais avorté
contre Hugo Chavez au Vénézuela! La liste est tellement longue... et
l'hypocrisie toujours au rendez vous.

Je ne prétends pas dire ici si les interventions sont justifiées ou non. Je vous laisse à votre idée. Mais en me posant la question, je constate que souvent derrière les visions idéales que prétend défendre le gouvernement, il y a d'autres intérêts bien moins avouables...
Personnellement, si certaines interventions me semblent "justifiées",
elles doivent l'être dans un consensus international, dans l'intérêt des
populations, et qu'elles doivent le plus vite possible laisser la place
à une gestion nationale (tiens tout le contraire de ce qui s'est passé
en Irak!).

De plus cessons ce deux poids deux mesures qui consiste
en un Irak envahi et détruit, et une Arabie Saoudite moyennageuse
toujours dirigée par des dirigeants qui ne valent pas mieux que Saddam.
Je me souviens lors de mes lectures qu'un conseiller d'un président
américain a dit courant des années 80 quelque chose du genre: "Nous
n'allons pas laisser en place ce dirigeant qui nous menace à cause de
l'imbécillité du peuple qui l'a élu"! Ca en dit long sur les sois disant
champions de la démocratie...

 

Au delà de l'intervention, c'est souvent la suite des
opérations qui ne fonctionne pas. Un des grands (seul) exemples "réussi"
de reconstruction est celle du Japon suite à la seconde guerre
mondiale, mais c'est oublier qu'à cette époque, les Américains étaient
encore des "bleus" en matière d'Affaires étrangères. Ils avaient étudié à
fond le japon, le pays, sa mentalité, ses traditions. Ne laissant rien
au hasard, ils savaient où ils allaient et comment le faire. Aujourd'hui
avec l'Afghanistan ou l'Irak, on est très très loin du compte, et les
GI's qui sont sur le terrain ne sont pas formés pour ce qu'ils doivent
faire, ne connaissant rien, ni du pays, ni de la religion islamique et
de ses coutumes... d'où le gâchis actuel en Irak ou les américains
jouissaient il y a un peu plus d'un an d'une popularité énorme qui s'est
réduite aujourd'hui à une peau de chagrin.

 

http://academic.evergreen.edu/g/grossmaz/interventions.html

 

 

 

 

Noam Chomsky

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lire aussi : 

Noam Chomsky : "Les Etats-Unis sont le plus grand terroriste du monde"

 

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21 juillet 2010 3 21 /07 /juillet /2010 01:35
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Or de question de parler de l’affaire B……….t, ni de W….h. Non, considérez ces histoires, ces « fables » pour certains, comme tabou. Aussi tabou que les brèves repêchées des entrailles du web, brèves oubliées ou tellement remisées à la dernière ligne, au dernier article de la dernière dépêche, que matériellement vous ne pouviez en avoir connaissance.

 

Continuons dans le tabou alors avec les chiffres des voitures brûlées pendant le 14 juillet… non diffusés! Officiellement, ceci permet d’éviter l’escalade, entre bandes rivales. Dans les années 80 ou 90, l’idée aurait été aussi simple qu’ingénieuse. Du temps d’internet et des téléphones portables, équipés de caméras, le chape de plomb sur ces chiffres apparaît ridicule et pathétique. Comme si les djeuns avaient besoin des médias pour se lancer des défis!
 

 

Mais ne serait-ce pas plutôt pour masquer l’échec de la politique de sécurité du National Sarkozisme? Une politique défaillante malgré un Sarkozy bombant le torse avec son « karcher » et ses « racailles ».
Car en voyant le débordement de violences à Grenoble, rappelant certaines émeutes, une gendarmerie à Saint-Aignan, prise d’assaut par des gens du voyage équipés de haches (digne d’un film d’épouvante), les trafics d’armes et de drogues toujours en recrue d’essence, zéro pointé pour Hortefeux, le 1er flic raciste de France.
A force de baisser le niveau de recrutement et les effectifs, supprimer puis remettre une vraie politique de proximité… on en arrive à des drames humains comme à Paris, récit d’une riveraine:
« Toutes les nuits, nous subissons les rodéos à moto, les cris, sous nos fenêtres, et en période de fêtes, les pétards, les mortiers, les feux d’artifice en pleine rue… La veille du drame, c’était Beyrouth dans le quartier![...] Et le soir de l’incendie, j’ai eu tellement peur que je me suis prostrée dans ma douche, mon bébé de 3 mois dans les bras. Je ne savais que faire… »
Bilan: une femme âgée brulée gravement, entre la vie et la mort et son mari aveugle désemparé.
 

 

Question simple: Que fait la Police? Toujours là quand on n’en veut pas, mais toujours aux abonnés absents quand elle est nécessaire voire vitale pour protéger les biens et les personnes!
Encore un fait divers tragique qui aurait pu être évité.

 

Malgré la crise, vous avez confiance dans les banques et notamment dans la fameuse carte bleue pour faire vos paiements? Il va falloir se faire une raison: les banques françaises seraient en alerte « dans le plus grand secret » car « Le système de protection des cartes bancaires est une vraie passoire ». La puce, inexistante dans d’autres pays étrangers, ne suffit clairement pas.
Et tant qu’on y est, autre souci de taille: Tarifs bancaires : un rapport qui déçoit et pas de projet de loi Histoire d’enfoncer le clou de la collusion Banques et politiques.
Ah ces banques! Heureusement qu’elles n’investissent pas n’importe comment! Oups…Crédit Agricole : coup de propre contre investissements sales

 

Pour se protéger des cancers et autres problèmes liés à la nutrition, on nous bassine avec le slogan « Mangez 5 fruits et légumes par jour ».
Or l’Agence européenne pour la sécurité alimentaire (EFSA) a détecté durant une étude des résidus de 365 pesticides différents dans les fruits et légumes consommés en Europe.
Et comme d’habitude pour désamorcer l’éventuelle polémique, dixit Futura-Sciences…« La présence de résidus de pesticides et le dépassement de la limite maximale autorisée n’impliquent pas nécessairement un problème de sécurité alimentaire »…sauf si vous respectez exactement la préconisation des 5 fruits et 5 légumes frais par jour?
Que faut-il faire quand les solutions à une bonne hygiène alimentaire présentent des résidus de pesticides? Faut-il en manger autant? N’est-ce pas justement en le faisant qu’on s’empoisonne?
Ou le début d’une alimentation à plusieurs vitesses: une pour les riches, sans ou avec peu de pesticides car BIO et une pour les autres, trop riches, bourrés de pesticides, d’antibiotiques et de conservateurs, comme aux USA ou la Chine!
Notons simplement la même info traitée par le lobby Lagardère sur Doctissimo: La plupart des fruits et légumes ne contiennent pas trop de pesticides Nous voilà rassurer. On attend avec impatience un dossier si rose du nucléaire.

 

Devinette: Qu’est ce qui est « rigide, préoccupante et onéreuse… »?
La réponse se trouve dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire sur la campagne de vaccination contre la grippe A.
Comble de la gabegie, « 3,46 millions de doses de vaccins auront été jetées ou mises au rebut »
On nous signale que Madame Roselyne Bachelot occupe toujours son poste de ministre de la Santé, tout comme Didier Houssin, directeur général de la santé. Quant à la probité de l’OMS, clairement suspecté de conflits d’intérêts (encore ce thème!) avec le lobby pharmaceutique, les autorités préfèrent fermer les yeux.
A l’instar de Doctissimo, le Figaro.fr préfère désinformer l’opinion publique en mentionnant un fallacieux « la campagne de vaccination, qui a coûté environ 600 millions d’euros » dans la lignée de ce que rapportait le rapporteur de l’enquête parlementaire, Jean-Pierre Door, député… UMP.
Heureusement le web nous permet d’avoir une vision plus lucide sur les intox gouvernementales: H1N1 : la campagne n’a coûté « que » 600 millions, vraiment ?

 


roselyne bachelot se fout de l'hopital public


Le 14 juillet a été marqué par le défilé militaire de troupes venues des anciennes colonies d’Afrique. Officiellement comme toujours, pour ressouder l’amitié franco-africaine et rendre hommage aux libérateurs tels que les tirailleurs sénégalais. Pourquoi pas? Sauf que, comme toujours, officieusement ce fut plutôt l’occasion de renouer des contacts physiques avec les haut-dignitaires de la Françafrique.
Et le débat légitime de s’instaurer: la France n’aurait-elle pas le droit de défendre ses intérêts, comme toutes les autres nations, comme les USA ou la Chine, dans ce nouvel eldorado africain.
Évidemment, la réponse est Oui la France a le droit. Le problème résidant dans la manière de faire, puisque Nicolas se fait le VRP de ses propres amis financiers à commencer par Bolloré, grand entrepreneur en Afrique. (A lire Voyage au cœur de « l’empire noir » de Bolloré au Cameroun)
Et que dire de ces régimes africains, cautionnés par la France, où les fils de « président » prennent la succession de leur père sans élection ou avec des scrutins fantoches.
Exemple concret des libertés, la Côte d’Ivoire où Un journaliste français et deux ivoiriens, arrêtés mardi pour avoir publié des conclusions d’une enquête judiciaire sur la filière cacao.
Motif invoqué: vol de document (sic!). Pas étonnant que le ministre de la Défense ivoirien ait remplacé le président Laurent Gbagbo, seul refus de l’invitation sarkozienne.
Et que dire du Mali, où la femme du président en place, Mme Touré Lobbo Traoré, peut se permettre de donner à des jeunes mariés des « des bijoux en or et en argent ». Tellement facile d’être généreux avec l’argent des autres., celui de son peuple!

 

Et les « journalistes » de la rédaction de France 2, comme Etienne Leenhardt, d’oser même à l’antenne: « Il n’y a pas de dictature en Afrique francophone » et de reconnaître lui-même « Alors évidemment, il y a ces pays où les fils succèdent à leurs pères. C’est le cas du Togo, du Gabon. »
Une vision encore idyllique, clairement démentie par l’excellent Bakchich.info qui préfère détailler les conséquences de telles manipulations démocratiques avec notamment 500 morts au Togo
Au final, il ne fallait donc pas voir, les criminels de guerre dénoncés par les associations, défiler sur les Champs Elysées, mais plutôt les voir à la table de notre souverain français, corrompu autant qu’un Wade, président d’un Sénégal censuré et verrouillé politiquement:« il n’y a pas d’élections libres et justes au Sénégal dans l’agenda de Wade, pour toutes ces années ».

 

David Pujadas était bien collaboratif et bien revendicatif lors du souper à l’Elysée. Pourquoi?
Parce que David Pujadas et Thierry Thuillier serait bientôt à la tête de l’info de France Télévisions. Alors il faut être gentil avec le super patron.

 

Vous aimez la Justice déjà 2 vitesses? Vous allez adorer la version « les avocats commis d’office payants ».
Car MAM s’ennuie fermement. N’ayant pas assez à s’occuper – l’état des prisons est tellement, comment dire? -MAM préfère modifier ce qui fonctionne trop bien. En attendant évidemment la suppression du juge d’instruction. Preuve en est, avec les scandales en cours, le parquet de Nanterre remplace avantageusement ces juges gauchistes! Et un petit ticket modérateur pour votre avocat, un!

 

Sur vos abribus, vous n’avez pas pu louper ces campagnes de lobbying des cliniques privées:


sauver la sécu
Rue89 se fait une joie de démonter l’esbroufe d’une certaine catégorie de personnels, bafouant le serment Hippocrate et préférant faire du fric sur la santé des autres: « Pas de stratégie de santé publique mais la recherche du profit » Au détriment des finances de l’Etat…et de la bonne répartition des établissements médicaux sur le territoire, comme en Creuse.

 

Roselyne Bachelot justement, encore elle, nous offre une jolie prestation à Vienne pour la conférence contre le SIDA. Ne sachant certainement plus quoi faire pour divertir les médias – et éviter les scandales tabous dans cet article – la plus dilettante des ministres que la France ait connu, Roselyne s’enflamme «Il faut banaliser le dépistage anonyme et gratuit»
Croit-elle sincèrement rattraper son absence aux précédentes conventions de l’ONUSIDA?
A l’échelle mondiale, il manque 25 milliards, soit moins de 25 fois la gabegie de la grippe A. Un petit effort, svp.

 

A l’UMP, on ne recrute que des gens « biens ». Si ! La preuve avec Basile Boli qui va comparaître devant le tribunal pour des malversations présumées.
Solidarité et présomption d’innocence demeurent évidemment les maîtres mots en pareille circonstance.
L’entourage de Xavier Bertrand précisait à propos de la fonction de secrétaire national de l’UMP chargé du co-développement, occupé par Mr Boli: « il n’occupe plus, en tout cas depuis l’arrivée de Xavier Bertrand au secrétariat général [de l'UMP] en janvier 2009″
Visiblement on s’en lave les mains, rue de la Boétie! Deux poids, deux mesures, même entre les hyènes néoconservatrices: tout le monde ne le vaut pas, visiblement!

 

Terminons cette revue de presse, non exhaustive forcément, par le sujet épineux de Gaza et notamment sur la manière dont il est traité dans les médias.
Il y a 2 jours, l’AFP titrait dans une de ses dépêches: « Mme Ashton réclame l’ouverture complète des points de passage ». Pour la même information, l’Express annonçait « Catherine Ashton plaide à Gaza pour un allègement du blocus », et TF1 « Ashton plaide à Gaza pour un allègement du blocus » Une même info, un titre bien différent, suscitant forcément la curiosité: « ouverture complète » pour l’un, simple « allègement » pour les autres.
D’autant que pour le même article, l’AFP a changé depuis, le titre par un autre plus consensuel « Mme Ashton, en visite à Gaza, plaide pour de nouveaux allègements du blocus ».
Dommage que les navigateurs modernes enregistrent dans les favoris, les adresses web complètent avec le titre de la page! Ou que le web n’ait pas de frontières: puisque le journal Métro version canadienne précise bien Catherine Ashton réclame l’ouverture des frontières de Gaza
Une bizarrerie dans la même ligne que l’information donnée par l’Humanité: « Patrick Le Hyaric proteste contre le retrait des droits parlementaires d’Haneen Zoabi, députée à la Knesset »
Oui, vous ne rêvez pas: un état démocratique comme Israël peut retirer les droits de ses propres parlementaires au motif que l’intéressée a soutenu les bateaux humanitaires pour Gaza.
Et l’Humanité – dont l’auteur de l’article n’est pourtant pas fan – a été l’un des rares à en parler.

« On voit le mal partout » n’est-ce pas? Même à Elysée…
A bientôt pour une nouvelle revue de presse.



Auteur : CPolitic - Source : CPolitic

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14423&rech=24866#14423

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 18:04

agriculture.jpg

Une Loi de Modernisation Agricole votée pour une agriculture au service de l’industrie !!

Communiqué de presse - 7 juil 2010

Avant même que la réforme de la Politique Agricole Commune soit engagée, le Parlement français vient de valider le projet de loi que l’Elysée a voulu imposer au milieu agricole. Pourquoi cette précipitation ?

Le gouvernement devait donner des gages au syndicalisme majoritaire qui s’est senti malmené par le bilan de santé de la PAC, qui n’a pas su comprendre la crise laitière et qui n’avait pas admis que l’on impose à l’agriculture des contraintes environnementales supplémentaires.

Il fallait que quelqu’un siffle la fin de la partie, N. Sarkozy l’a fait : fin du Grenelle de l’environnement, bilan de santé revu, et, pour ce qui concerne la LMA, mise en place d’une contractualisation et d’un système assurantiel gérés par des interprofessions aux pouvoirs étendus mais à la composition injustifiable, la moitié des producteurs n’y étant pas représentée.

Pendant ce temps, les paysans crèvent, ils disparaissent. Tous les observateurs le disent : dans moins de deux ans, 30% des agriculteurs auront mis la clef sous la porte. La LMA était-elle capable de remédier à cette disparition massive annoncée ? C’est ce que tentent de nous expliquer, ministre en tête, les responsables politiques qui ont élaboré ou voté cette loi dont le maître mot est la compétitivité. Mais cette quête effrénée de la compétitivité, impossible à atteindre si l’on veut préserver les bénéfices sociaux et environnementaux et la qualité des produits européens, nous mène à la destruction de l’agriculture française.

Le parlement n’aura dans cette histoire pas fait son travail. Sommé par l’Elysée de voter un texte sans y apporter de modification substantielle, il l’a voté comme un seul homme, faisant mine de consulter les organisations représentatives et d’écouter les paysans qui hurlent leur désespoir dans la rue.

La LMA est votée, la France est prête pour que soient démantelés les outils de gestion de la PAC, l’agriculture est prête à passer sous les fourches caudines de l’OMC. Mesdames et messieurs les parlementaires qui avez voté cette loi, vous en porterez la responsabilité.

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Auteur : Philippe Collin - Source : Confédération Paysanne

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14391&rech=24852#24852

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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 04:49

afghanistan.jpg

L’enlisement Afghan Question écrite d’André Gérin

Et de deux après J.J.Candelier,  un autre député communiste André gérin, dans l’inertie générale, interroge le ministre sur la guerre en Afghanistan, ce qui est dit ici est exact mais personnellement j’aurais clairement dénoncé les buts de cette guerre et son caractère d’invasion. En outre mais peut-être ne convient-il pas dans une question écrite de mélanger trop de problèmes, j’aurais posé la question de l’OTAN et du caractère aventurier de ces missions et surtout celle qui se dessine en Iran. Mais c’est déjà un pas important que les élus communistes à défaut de la direction du parti commencent à s’émouvoir de cette guerre. Sur le fond d’ailleurs la question est bien posée pour être comprise des Français. A quand une question sur ce qui se prépare en Iran et notre base d’Ormuz. Je voulais également vous dire en passant qu’à la rentrée je vais peut-être avoir non seulement un nouveau blog dans le cadre de la presse mais une émission de radio que je voudrais centrer sur la double tragédie que décrit Fidel et qui menace l’humanité, si nous sommes toujours en état d’avoir internet et une émission de radio. Ce projet se fera avec marc Harpon mais aussi (‘pour la radio) des jeunes de mon université.

 
 

  Monsieur André Gerin attire l’attention de Monsieur le Ministre de la défense sur l’évolution préoccupante de la guerre conduite en Afghanistan par la coalition internationale à laquelle la France participe.

Au cours de cet été, le seuil de 150 000 soldats étrangers présents sur le sol afghan sera franchi. 3247 militaires français en faisaient partie en 2009 contre 2726 l’année précédente. Notre pays a donc renforcé son engagement et ce dernier mobilise 330 millions d’euros de crédits, soit près de 40 % des fonds consacrés aux opérations extérieures (OPEX), en augmentation de 9 % sur 2008.

Pour quels résultats ?

Durant le seul mois de juin, 102 soldats étrangers sont morts, soit le niveau de pertes mensuelles le plus élevé depuis la chute du régime taliban à la fin de 2001. Pour les six premiers mois de cette année, le nombre de tués de la coalition (322) a déjà dépassé celui de l’ensemble de l’année 2008 (295) et, à ce rythme, devrait excéder le bilan de 2009 (521). La France a, pour sa part, perdu 45 de ses soldats.

La rébellion des talibans semble, dans le même temps, poursuivre sa montée en puissance. S’ils ne sont pas en mesure de rivaliser frontalement avec les forces de la coalition, ils pratiquent une guerre d’insurrection meurtrière. Ainsi, en 2009, 61 % des tués de la coalition ont été victimes de bombes artisanales. De janvier à avril, les attaques suicides se sont succédé au rythme de trois par semaine, tandis que les assassinats de civils liés au régime de Kaboul ont augmenté de 45 % par rapport à la même période. Des opérations de plus en plus audacieuses sont conduites, telles les attaques de type commando contre des aéroports militaires de Bagram, de Kandahar et de Jalabad.

Depuis décembre 2009, le commandement américain a décidé d’ajuster sa stratégie. La précédente avait provoqué la mort d’un grand nombre de civils afghans, victimes en particulier de bombardements aériens. La conséquence en fut la sympathie renforcée de la population à l’égard des talibans et le rejet de ces troupes étrangères vécues comme une armée d’occupation.

La stratégie dite de la « contre-insurrection » chère au général McChrystal récemment limogé par le Président Obama, mais poursuivie par son successeur le général Petraeus, tend à épargner davantage les civils, à gagner leur confiance et à conquérir du terrain sur les talibans.

Ce choix est contesté dans les rangs des militaires désormais plus dangereusement exposés. Il n’apparaît pas comme susceptible d’être plus efficace et la conviction que cette guerre ne peut pas être gagnée grandit.

La question de l’engagement de la France est posée. A l’évidence, il n’existe pas d’issue militaire en Afghanistan. Seule une aide occidentale politique, diplomatique, économique peut permettre à ce pays de construire son avenir par lui-même et de gagner la stabilité dont il a besoin pour se développer.

Le député souhaiterait connaître l’analyse que Monsieur le Ministre fait face aux revers militaires occidentaux, à la perte de nos soldats et comment il envisage que la France reconsidère son engagement actuel pour y substituer une alternative diplomatique et pacifique.

 
Permanence Parlementaire
27 rue Francis de Pressensé
69190 SAINT-FONS
Tél – Fax : 04 78 67 16 99

Assemblée Nationale
126 rue de l’Université
75355 Paris Cedex 07 SP
Tel: 01 40 63 69 70
Fax : 01 40 63 49 40
depute.andregerin@gmail.com

http://www.blogandregerin.fr

 

http://socio13.wordpress.com/2010/07/19/lenlisement-afghan-question-ecrite-dandre-gerin/

 


Lire aussi :

 

Ce qui se passe réellement en Afghanistan quadrillé par l'Empire

 



Et on ne parle jamais de la politique étrangère française, dans les Médias, Sarkozy et son équipe la tuent !

 

 

La France n'a plus de politique étrangère. (Retour dans l'OTAN, de Gaulle...)


La France ne peut avoir de politique méditerranéenne car alignée sur les intérêts israéliens


Les USA occupent de plus en plus de pays: Quelle signification? (eva R-sistons)

 

 

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 03:54


On a compris, on a compris, tu peux arrêter ton cinoche et couper le ventilo. C’est pas la peine de gesticuler plus longtemps pour faire croire que tu donnes de la peine. Ton manège fait juste du vent et de toutes façons, on est vacciné contre le rhume d’été grâce à ta copine pharmacienne. Laisse tomber, on est pas italien, c’est pas la peine de nous détourner le regard par ton moulin manuel, et on reconnaît tes balbutiements infantiles qui nous rappelle la maternelle. Arrête de ramer, t’attaque la falaise comme on dit en pays de Caux. On est renseigné sur ta faculté de dresseur de serpents, mais avec nous ça marche pas, on est français et souviens t’en, avant qu’on te le rappelle brutalement.

On s’en tape de tes salades, ta vinaigrette elle a tourné et apparemment y a plus d’huile, on est pas des limaces en manque de chlorophylle. Allez reprends tes billes et pars à Hollywood, ils adorent ça ton cinéma, espèce de Bobin Wood. On est pas mécano mais ça se voit que ta courroye est détendue, qu’elle rame comme une affaire de trop à relayer, qu’elle s’effiloche et va lâcher. Et pour la remplacer, les collants de mademoiselle n’y suffiront même pas, d’autant qu’on a tous vu qu’elle n’en porte pas. Il faut te séparer d’un organe et t’alléger, ça te soulagera d’un poids et tout le pays avec. T’as trop de casseroles à ton pare choc et ta guimbarde elle est en toc. Regarde bien à ton poignet si y a pas écrit Solex, voire même Silex pendant qu’on y est. On t’aurait refilé une copie, tu t’es fait emboiter, et ce genre de connerie, c’est pas à nous de les payer.

T’as pas à t’en prendre à nous tous, on a pas fait de belles promesses. Bien sûr que t’es passé au feu vert, mais maintenant c’est plutôt stop. T’as calé, c’est raté, ton coach a dérapé, t’as plus de corde à ton arc, ni de flèche à tirer. On peut te pousser pour redémarrer, vu que t’es justement en descente. T’as plus qu’à mettre la seconde, attendre et embrayer, au bout de la jetée tu lèves le pieds et dès que ça tourne, tu prends à droite jusqu’à la première frontière. Là bas, tu demandes Bakchich, tu verras c’est un bon laisser passer mais après, ne te retourne pas, et t’inquiète pas, bien vite on t’oubliera.

On comprend, on comprend, t’aurais voulu être dentiste, orfèvre ou bien horloger, alors qu’en fait, t’es qu’un plombier nettoyeur à haute pression, un dégommeur, un fanfaron. Ta place est au cirque, derrière les comiques. Ton numéro de baltringue fait sensation chez les patrons, les m’as tu vu et les doux dingues, mais plus recette dans les maisons. T’as juste fourché de la languette, « je vous ai compris » a dit le grand Charles. T’as confondu avec un autre, un moustachu mauvais apôtre, qui a jeté l’humanité dans l’anti fraternité. Si t’as mal vécu ton enfance, on n’y est pour rien, on sait ce que c’est. On est tous né dans la paille, la nuit d’un soir de ripaille, on descend tous de paysans, courageux honnêtes et vaillants.

Bon, on va être condescendant, oui, comme toi, mais en un mot. Arrête de nous mener en bateau. Prend ta Joconde et ton radeau, ton appel et ton sceau, et si tu trouves une crique, on t’offre une manivelle, en cadeau. Allez remballe ton scénario, t’es pas Bebel, t’es pas Mondo, tu sera jamais l’homme de Rio, tu sera jamais qu’un rigolo, un Pinocchio, un Fantasio. En tous cas t’as mauvais tableau, pour te dire, je crois que t’as zéro, t’as tout faux.

Je t’attaque pas sur la personne parce que je crois que t’es personne, on voit les ficelles dans ton dos, on sait pour qui tu fais ce boulot. Tu vois j’ai pas un mot vulgaire, pas un juron, rien de vexant. Juste un très sérieux sentiment que tu nous hais, que tu nous ment. Si t’avais pas autour de toi, tout un cordon de partisans, sept mille soldats et hommes du rang, tu ferais même pas cinquante pas.

Maintenant si tu veux être un héros, n’hésite pas à nous tourner le dos pour t’adresser à ceux d’en haut. Fais leur montrer tes biscotos, fais leur cafouiller leur complot, à tous ces frustes de collabos, ces maitres du monde hors troupeau, et sinon, rembobine, hé ! Rambo.

par Lisa SION 2 samedi 17 juillet 2010

sabre au clair


Auteur : Lisa Sion 2 - Source : Agoravox

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14353

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 00:08

 


Le 13h de Jean-Pierre Pernaut, journal le plus écouté du midi, a mis un peu de temps à évoquer l'affaire Woerth, lancée le 16 juin par le site Mediapart. Il faut attendre le 30 juin pour qu'un reportage et un plateau y soient consacrés. Le 2 juillet, un autre sujet annonce... l'intervention de Liliane Bettencourt le soir-même au 20h de la chaîne. Enfin, ce 6 juillet, les derniers rebondissements sont évoqués: "des rumeurs" lancées par "des sites internet"...

http://obsvideo.nouvelobs.com/video/xdxvyq_affaire-woerth-le-13h-de-tf1-en-poi_news.html

http://www.dailymotion.com/video/xdxvyq_affaire-woerth-le-13h-de-tf1-en-poi_news?start=2#from=embed
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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:30


Colère d'Eva R-sistons contre France24

 


Bonjour


Alors que je suis une fois de plus en colère contre France 24, la chaîne de "l'Actualité internationale 24h/24", je reçois un mail d'un Lecteur-blogueur, que je vous joins, en partie, à l'issue de mon court article. 

 

Pourquoi colère ? Car la chaîne de Miss Ockrent épouse du Dr Jeckyl and M. Hyde Kouchner notre Ministre des... Affaires étrangères (vous avez dit conflit d'intérêts ?) ne fait que falsifier l'information. Et par exemple, elle diffuse actuellement un reportage sur "les gueules cassées d'Irak". Voici ce que j'écris dans mon dernier post sur mon principal blog http://r-sistons.over-blog.com :

"Dans ce reportage, on parle, tenez-vous bien, des victimes d'attentats ou... de balles perdues ! Des tueurs américains, anglais, israéliens, il n'est jamais question. Vous avez dit télé poubelle ?". Présentation des faits erronée, mensongère, falsificatrice, quelle honte !

 

Et encore hier, on accréditait l'idée qu'il n'y avait pas d'avancée de paix "du côté des Palestiniens". Et pour cause ! Bientôt, il ne restera plus rien à négocier... En réalité, l'ensemble des Palestiniens veut la paix; Et ils sont prêts à de douloureuses concessions. Pas les dirigeants israéliens, qui veulent la sécurité sans accorder le moindre avantage à leurs adversaires, en dehors de quelques miettes âprement négociées et généreusement mises en valeur par les Médias complices !

 

Sur cette chaîne de désinformation et de propagande, les résistants à l'occupation deviennent des terroristes, les Israéliens recherchent la paix, les Américains sont les bons zamis de tous les peuples, les Russes ou les Chinois sont toujours critiquables, les Arabes ou les Musulmans sont des activistes, au mieux, ou des terroristes, au pire, et ne parlons pas des Iraniens qui menacent la planète avec leurs armes de destruction massive comme les Irakiens avant eux. On a vu où cela menait: A un carnage sans précédent. L'Irak ramené des siècles en arrière, quatre millions de réfugiés, un million et demi de morts, et combien de blessés, d'handicapés, de morts-vivants ? Un pays morcelé, divisé, harcelé, bombardé, et toute une culture millénaire anéantie. Bientôt, à leur tour, les Iraniens seront quasiment "rayés de la carte". On verra alors comment la chaîne de Christine Ockrent, grande sioniste devant Yahvé, rendra compte des événements... Nous l'attendrons au tournant !

 

Quand on utilise des Médias pour servir son clocher, ses zamis, sur le plan international et au nom de la France éternelle, on ne mérite qu'une chose: Le mépris. Boycottons totalement cette fausse chaîne d'information !

 

Eva R-sistons aux manipulations

 


Message reçu:

 

 

 

Bonjour,

Je vous lis toujours avec autant de plaisir... Toujours avec l'oeil vif et amusé de voir nos dirigeants se foutre de nos pommes... Toujours dans l'espoir de voir, nous pauvres moutons, un réveil des consciences pour aller prendre nos fourches et aller crier "Du pain, du pain, du pain !"... Mais triste est de constater que rien ne bouge... que tout le monde, du moment qu'il a sa voiture, sa soirée télé et sa "petite" maison, ne se sentira pas concerné... voire n'en a rien à faire de savoir ce qu'est une puce RFID !...

Bref, vous l'aurez compris, je suis vos écrits avec un vif intérêt... Mais je ne vois rien au sujet de...  A quand un post, bien pensé, de notre cher Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) a.k.a. RFi / TV5 et France24 ?...

En effet, sous motif d'une réorganisation de la voix de la France, on a vu apparaitre, il y a déjà quelques temps, en haut de l'échelle dirigeante (..) Ockrent, elle, qui sournoisement prend ses ordres au club Bilderberg !... Et je ne parle pas des salaires...

Vous avez dit conflits d'intérêts ?

Non, juste une mise sous dictature d'un média disposant du plus grand réseau d'émetteurs, FM et OM confondu ! La BBC, la Deutsche Welle ou encore d'autres médias passent par leurs tuyaux !...
Pour ainsi contrôler les infos qui sortent du territoire français...

Ca n'a été que promesse non tenue, coup bas et désinformation !... Deux ans en haut des marches et ils ont tout cassé... TV5 mis à l'écart, TF1, le pompon, rentrant dans le capital de France24, elle-même lorgnant sur le budget de RFi et son réseau mondial. Que dire de RFi, si ce n'est qu'elle a été réduite à peau de chagrin (de nombreuses langues disparues) au profit d'une couverture principalement axée Afrique  pour laisser la place nette pour France24 et le reste de la planète ?

La prochaine étape ?... Un bouton stop-internet comme Obama ?

@.@

 

 


Pour prendre info :
rfiriposte.org / rfiriposte.wordpress.com : Blog des salariés de RFi.
http://rfienaction.com / http://rfiengreve.wordpress.com : Blog d'un auditeur en colère.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 03:02
BLOGS, en parler ... 
 
publié par roland (webmaster) Hier 10H49  
Les faits et rien que les faits
Auteur : C.S.P - Source : C.S.P 
 
Il paraît que plus c'est gros plus ça passe, mais quand c'est vraiment très gros ? Vraiment très très très : gros ? Ça passe encore ? Et quand c'est de l'übergros qui se voit de super loin, arrive t-il quand même qu'à un moment, ça ne passe plus du tout au point que c'en est même plus risible mais qu'on contemple la chose mi-amusé mi-sceptique devant quelque chose d'aussi...gros ?
Et c'est bien évidemment dans la Pravda Sarkozyste qu'on trouve un morceau de bravoure franchement tonitruant dont il se murmure qu'il a fait pleurer Kim Jong-il quand il l'a lu. "
Les français acceptent la retraite à 62 ans". Article non signé. Aucun journaliste du Figaro n'aurait-il donc voulu apposer son nom sur pareille aussi éhontée bousasse ? Ce ne sont pourtant d'habitude pas les scrupules qui les étouffent, mais ils faut croire qu'ils ont encore suffisamment le sens du ridicule pour s'épargner d'assumer une déclaration gouvernementale déguisée en article...
"il n'y a pas de «tabou» des 60 ans. C'est le principal enseignement du sondage Ifop que nous publions"
Ouais. Sauf que, au fait, le sondage IFOP (= MEDEF) en question n'est publié nulle part...on a beau s'écarquiller les mirettes à le chercher, il n'est tout simplement pas là ; on ne saura donc pas les questions posées ni à qui ni quoi ni comment, ni rien en fait ; un article non signé, basé sur un sondage de la boîte à Laurence Parisot, et dont on préfère sans doute par souci de pudeur nous épargner le détail concret : d'emblée, on est dans le crédible.
"58% des personnes interrogées jugent «acceptable» le recul de deux ans de l'âge légal de départ à la retraite"
Question posée ? Manière de présenter les choses ? Catégories de personnes interrogées ? Et aussi, accessoirement, un petit chiffre sur le nombre de personnes qui ne la trouverait pas "acceptable", cette vile réforme ? Keud.
"79% des sondés estiment que le financement des retraites est «un problème grave qu'il faut régler d'urgence"
Hun hun.Genre, "le financement des retraites est-il un grave problème qu'il faut régler d'urgence ?". Ok. Et après on pose la question du "comment ?". Mais non, toujours pas de détail de la chose.
"Sur le fond de la réforme, les avis sont en effet beaucoup plus contrastés. La bonne foi du gouvernement n'est pas mise en cause: 61% des personnes interrogées estiment qu'il est déterminé à maintenir le système de répartition français. 58% jugent même l'exécutif «responsable vis-à-vis des générations à venir». Ce résultat montre que les critiques contre l'«inefficacité» de la réforme émises par l'opposition, mais aussi par une partie non négligeable de la majorité, notamment au centre, n'ont pas vraiment convaincu."
Mais qui a été interrogé et comment à la fin, bordel à cul ???Point ne saura.
"En revanche, la thématique développée autour de l'«injustice» du projet, dans son état actuel, trouve un écho. 67% des personnes interrogées estiment que le gouvernement n'est «pas juste dans ses choix». 60% lui reprochent de ne pas être «attentif aux questions liées à la pénibilité de certains métiers» et 70% pensent qu'il n'est pas «ouvert au dialogue»."
Ah ? Ils sont pour la réforme des retraites mais ils la trouvent parfaitement dégueulasse ? Le français est certes complexe, mais tout de même. Ou alors, c'est une énorme farce. Aussi. On aura également noté que le Figaro, propriété de Serge Dassault - de l'UMP - est ces derniers jours bien moins disert sur les petits soucis d'accusation de collusion d'intérêts d'Eric Woerth dont le canard officiel de la droite dramatiquement décomplexée se contente d'évoquer les ennuis de façon très factuelle et descriptive.
Mais ce n'est pas comme si le Figaro et ses journalistes avaient à prendre position, n'est-ce pas.

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13726

   
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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 19:37

retraite-parkinson.jpg

 

 

Ces médias qui savaient que la réforme des retraites était « urgente, unique, inévitable » et avaient décrété que les Français étaient « résignés » à la subir ont découvert qu’il suffisait qu’un ministre, le 16 juin 2010, annonce un projet de réforme pour que celui-ci soit adopté,

…Avant même d’être présenté au gouvernement, même s’il est probable que celui-ci, le 13 juillet, le confirmera, à quelques aménagements près

… Avant même que le Parlement ne l’examine en septembre, même si sa composition laisse penser qu’il l’adoptera. A moins que….

Des grèves et des manifestations sont d’ores et déjà prévues contre ce projet, et cela dès le 24 juin prochain. Qui sait si elles resteront sans effet ?

Il n’empêche : le journalisme d’anticipation a accompagné la communication gouvernementale.

Les titreurs, rédacteurs et commentateurs de la planète « Médias » ne se sont pas embarrassés de précautions : ils ont déjà entériné la réforme.

- Le 16 juin 2010, à 8h17, Le Parisien.fr le sait déjà : « Le gouvernement sonne la fin de la retraite à 60 ans. D’ici à 2018, l’âge légal de départ à la retraite sera porté à 62 ans. » (16.06.2010, 08h17 | Mise à jour : 11h05 – sous le titre « Retraites à 62 ans : les points clés de la réforme »)

- A 8h 26, Le Point.fr annonce (c’est le titre) : « Retraites - L’âge légal repoussé à 62 ans d’ici à 2018 » (« Publié le 16/06/2010 à 08:26 - Modifié le 16/06/2010) et confirme : « Fin du suspense. L’âge légal de la retraite sera porté à 62 ans en 2018 contre 60 ». Mais, tenant compte de la proposition de papotage du ministre, il ajoute, non sans contorsions : « [...] Les mesures annoncées par Éric Woerth ne sont toutefois pas définitives. »

- « Jusqu’à dix heures nous allons commenter la fin de la retraite à 60 ans » annonce Nicolas Poincaré à 9 h. sur France Info (édition spéciale, 16 juin 2010). et de relancer, quelques minutes plus tard, l’ « édition spéciale sur la fin de la retraite à 60 ans ». (9h10, le 16 juin 2010)

- Grillé par la concurrence. ? Europe 1.fr à 8h36 savait déjà :

Car, voyez vous, « c’est officiel ». C’est du moins ce que Le Monde, cette référence déontologique et démocratique que les Martiens nous envient, proclame (sous le titre… « Gauche et syndicats cherchent la réplique au plan rigoureux de réforme des retraites ») : « C’est officiel. La retraite à 60 ans, cet " acquis " du premier septennat de François Mitterrand, a vécu. La retraite à 62 ans sera effective pour (presque) tous en 2018. » (Le Monde du 16 juin en ligne, édition imprimée du 17)

- Le Figaro lui aussi savait :

Pourtant, même si l’on peut espérer ou craindre que ce projet soit adopté par le Parlement, ce n’est qu’un projet et même un avant-projet tant qu’il n’a pas été adopté par le gouvernement.

… Et par présomption de démocratie (comme on parle de présomption d’innocence), les médias qui se présentent comme les gardiens scrupuleux d’icelle aurait pu s’en souvenir. Mais ils se sont « résignés » à servir la soupe aux gouvernants…

Un jour plus tard, ces mêmes médias savaient déjà tout.

- 20 minutes , avec un jour de retard :

- « Tout pour comprendre la réforme des retraites », titrait dès 8h46 France Soir.fr qui précisait tout en nuances : «  La réforme des retraites suscite encore quelques interrogations : Qui va payer ? Et combien ? A quel âge partira-t-on à la retraite  ? etc. »

- Ou encore, Aujourd’hui en France  :

***

Nos valeureux médias n’ont pas la puissance à laquelle ils prétendent et que, parfois, on leur attribue. Mais, suivant leur exemple, nous aussi nous avons opté pour un titre « choc » destiné à souligner la fonction qu’en toute inconscience (et parfois, malgré eux) ils remplissent en l’occurrence : avaliser la communication du gouvernement et anticiper sur ce que celui-ci escompte. Ce journalisme d’anticipation n’a guère d’autre pouvoir qu’un pouvoir de légitimation dont les effets sont difficilement mesurables. Mais c’est déjà trop.

Henri Maler


Auteur : Henri Maler - Source : Acrimed

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13628

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 13:41

 

                                                  baillon-de-la-pensee-non-alignee-au-CRIF.jpg

 

 

Le mot d'eva R-sistons à l'intolérable:

Pris en flagrant délit de mensonge ! 

 

 

Bonjour

 

Je regarde souvent l'émission Kiosque, sur TV5 Monde, confrontation de journalistes de la presse étrangère commentant l'actualité du moment. Invités bien choisis, échanges intéressants.... Oui, mais là encore, il faut servir les intérêts d'Israël, de gré ou de force ! Vous avez dit télévision aux ordres ?

 

Comme partout (et par exemple sur France24 aux mains de la femme de Kouchner, vous avez dit conflit d'intérêt ?), "on islamise la cause palestinienne pour mieux la discréditer" (comme le souligne très justement Alain Gresh), l'opération israélienne devient "légitime et même nécessaire", le Hamas est représenté comme le diable en personne: Prenant par la force le pouvoir (non, il a été élu démocratiquement, mais la démocratie, en Occident, n'est acceptée que quand on vote pour les marionnettes du Nouvel Ordre Mondial), refusant tout accord (faux, c'est Israël qui, seulement, négocie non pour la paix dont il ne veut pas, mais pour étudier les CONDITIONS de la paix, ses modalités !), rêvant de rayer Israël de la carte (non, c'est Israël qui rêve - bien haut d'ailleurs à travers des hommes comme Libermann, mais les Médias se taisent - de se débarrasser de ses voisins pour dominer la région et pour faire main-basse sur ses ressources) !

 

Allons, télespectateurs, la victime c'est Israël, encore et toujours... Compatissez !

 

Là, le texte de présentation de l'émission Kiosque est écrit. Les paroles s'envolent, les écrits restent, dit-on. Alors, voyez, noir sur blanc, ce que devient la réalité entre les griffes des Médias. Au mieux, grotesque. Au pire, scandaleuse.

 

Les Médias sont nos meilleurs ennemis !

 

Boycottons-les....

 

eva R-sistons à l'intolérable  

 

 

 

L' Edito, par Julien BRUNN

 

Donc, Israël a perdu la bataille des images, mais, ce n’est pas nouveau.
Pour comprendre cette bataille, un peu d’histoire, d’abord.
En 2005, Israël se retire, unilatéralement, de cette bande de Gaza surpeuplée, occupée depuis la guerre de 1967, et auparavant administrée par l’Égypte.
Deux ans plus tard, le Hamas religieux, dirigé par le Premier ministre palestinien, y prend le pouvoir par la force contre l’Autorité palestinienne, laïque. Laquelle accepte, depuis sa Cisjordanie, de poursuivre avec Israël un processus de paix chaotique, dont le Hamas, lui, refuse le principe même.

 

http://www.tv5.org/TV5Site/kiosque/index.php?id_kiosque=353

 

 

 

NB Eva : Tous les Médias reprennent ces formules. A croires qu'elles circulent dans toutes les Rédactions !

 

Alors, elle est pas belle, la presse sionisée ???? Lanterne rouge de l'Europe, joli résultat !

 

 

 

Alerte !

 

A l'heure où Sarkozy reçoit Abbas,

vous devez savoir que "la collaboration

entre Israël et la France n'a jamais été aussi forte",

et par exemple, les 2 pays collaborent étroitement

"pour des opérations de type commandos,

pour la guerre urbaine,

luttes dans le cadre des opérations urbaines

et des banlieues" A. Gresh

 

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 05:28

Aquarium

J’avais déjà quelques soupçons sur le fait que certains médias se prenaient pour des dieux, mais les récents mouvements sociaux, très largement médiatisés, n’ont fait que confirmer cette impression. Si en effet d’après la bible, dieu créa l’homme à son image, on peut dire que les médias donnent de la Chine la seule image qu’ils sont capables d’imaginer, c’est-à-dire le reflet de l’endroit où ils vivent, se révélant visiblement incapables d’imaginer autre chose qui existerait une fois passée les limites de l’aquarium de verre où ils évoluent.

Sans prétendre que les Chinois sont des extra-terrestres possédant des pouvoirs surnaturels, il est intéressant de sortir quelque peu de ce bocal formaté, et de regarder d’un peu plus près ce que contient réellement ce pays qui est de plus en plus utilisé à des pharmaceutiques, les divers soubresauts internes servant de calmant d’un toux mondiale devenue chronique.

La Chine vous le savez représente environ 25 % de la population mondiale, alors que dans le même temps, son taux d’exportations n’est que de 10 %, ce qui en laisse logiquement 90 % pour les autres pays, ce qui n’est pas négligeable. Vient ensuite ce que certains Occidentaux appellent le plus grand atelier du monde, ce qui une fois de plus est lié à la taille du pays et non à un particularisme quelconque. La part de l’industrie chinoise est en effet de l’ordre de 30 %, ce qui est la moyenne constatée dans beaucoup d’autres pays.

Or, dans ces 30 %, ce n’est qu’une minorité d’entreprises qui travaillent pour l’export, qui si elles sont les plus vues par les journalistes enfermés dans leur périmètre vital, sont toutefois loin de représenter la part la plus importante de l’activité. Il convient d’ajouter que si un pays comme la France permet à toute entreprise d’exporter ses produits, alors que la réglementation chinoise en matière de licences est assez sévère, limitant ainsi le nombre de candidats.

Viennent ensuite les salaires, cible des mêmes médias depuis quelque temps, et cela, suite aux quelques mouvements sociaux très largement médiatisés. Dans les zones où ces mouvements ont lieu, les employés sont en principe nourri et logé, ce qui ajouté au fait que le coût de la vie dans ce pays est entre 5 et 10 fois moins élevé que dans les pays dits riches, relativise le montant de ces salaires. Pas question de dire que ces employés sont bien payés, mais sur les sommes versés presque la totalité est considérée comme nette, ce qui est loin d’être le cas des salariés occidentaux.

Regardez de près ce qu’il reste à un smicard Français une fois qu’il a enlevé le coût du loyer ou du remboursement de son crédit logement et de la nourriture en plus de toutes les taxes diverses, et vous constaterez que l’on n’est pas très loin du compte. Là également, certains se complaisent à ne montrer qu’une face de ce pays, agrémentée de plus avec une sauce partisane dont le goût leur convient, ce qui se révèle être loin des préférences de la majorité, et prendre quelques cas du moment ne peut refléter la réalité.

Un autre exemple, que j’ai constaté de mes propres yeux, est l’augmentation de salaire qui s’est opérée de manière naturelle dans les petits commerces ou autres, qui représentent une bonne part de l’activité de ce pays. Il y a cinq ans, le salaire mensuel d’une vendeuse était de 500 RMB, souvent agrémenté d’un pourcentage sur les ventes, alors qu’il est aujourd’hui de 800 RMB, soit une augmentation de 60 %.

Écrire ensuite que les ouvriers chinois sont majoritairement prêts à se révolter pour voir leurs salaires augmenter relève du rêve éveillé qui conduit certains à penser qu’une instabilité sociale en Chine réglerait les problèmes occidentaux, alors qu’elle ne ferait que déstabiliser le monde entier. Que certains salaires versés par des entreprises, d’ailleurs souvent d’origine étrangère, aient besoin de quelques réajustements, cela est certain, mais de là à penser que ce mouvement va se répandre au travers de tous le pays est d’une ineptie totale qui tient bien plus de la méthode Coué que de la quelconque connaissance du terrain. Face en effet au « tout, tout de suite » entretenu dans nos pays, et qui se traduit par un « rien à jamais », les Chinois opposent leur patience et leur pragmatisme qui fait que ce pays avance à son rythme et franchit bien des obstacles là où les mêmes diseurs de bonne aventure trébuchent à chaque marche.

Quant aux rumeurs, là également entretenues, de re-délocalisations massives vers des pays comme l’Inde ou le Vietnam, il s’agit également d’un rêve gratuit. Comment en effet imaginer que des entreprises occidentales, ou du moins étrangères, puissent se priver de cet énorme potentiel de clientèle qui, augmentation de salaire aidant, serait enfin apte à acheter les produits fabriqués par ces mêmes sociétés, alors que les populations des pays visées par les délocalisations vivent tant la misère que dans une instabilité politique chronique.

Ce qu’il ressort de toutes ces analyses « psychomédiatiques », c’est ce sempiternel besoin de rassurer des populations pour lesquelles les responsables politiques sont incapables d’apporter la moindre solution viable, et qui faute d’idées tentent de faire croire que l’herbe est toujours plus verte chez eux. Toutefois, et à force de trop se regarder le nombril, il se pourrait bien que sans trop tarder, certains rentrent dans le mur qu’ils n’ont pas vu venir, quitte à encore accuser la Chine d’être la cause de cette maladresse.


Auteur : Hengxi - Source : Reflets de Chine

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13425

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 05:24

 Jamais l'Europe n'avait traversé dans la période récente une crise d'une telle ampleur. Jamais les certitudes d'hier, les constructions qu'on croyait solides comme la pierre, n'avaient à ce point été remises en cause : la monnaie unique qui vacille, le libéralisme questionné, le libre-échange montré du doigt, etc.

 

Tout s'agite, tout bouge, tout change...Sauf dans les médias français ! On ne peut que regretter en effet la très grande faiblesse du débat dans nos médias.

A quelques rares exceptions près, la plupart des titres de presse, des chaînes de radio et de télévision ne traitent que très superficiellement les événements en cours, au point que l'opinion publique ne peut pas comprendre grand chose si elle ne prend pas la peine, et le temps, de s'informer par elle-même.

On peut faire trois reproches principaux aux médias français :

 

- D'abord, ils ne donnent pas toutes les informations sur la crise actuelle.

Comme souvent malheureusement, il faut se reporter à la presse anglo-saxonne, ou allemande, pour savoir ce qui est en train de se passer. Par exemple, à moins d'être tombé sur le seul article du Monde qui évoquait le sujet, personne ne sait en France que des rumeurs très insistantes évoquent à l'heure actuelle un abandon de l'euro par la Grèce. Le premier ministre grec a même été contraint de publier un communiqué pour démentir l'information. Quant aux investisseurs, ils sont 41% à parier sur ce scénario, d'après un sondage Bloomberg.

Qui le sait ? Qui en France sait autre chose sur la Grèce que le discours 100 fois répété sur les déficits abyssaux de ce pays, et la prétendue irresponsabilité des gouvernements ? Pas grand monde, en tout cas pas la masse de la population. Et pour cause...

 

- Ensuite, ils n'organisent pas les débats qu'on pourrait légitimement attendre. Par exemple sur l'euro.

A quand un grand débat sur les avantages et les inconvénients de la monnaie unique, 10 ans après son lancement, et à l'heure où des économistes de très grand renom remettent en cause son utilité ? Pourquoi les chaînes de service public ne prennent-elles pas l'initiative d'un tel débat ? On pense à l'euro, mais on pourrait aussi évoquer les plans d'ajustement du FMI ou le rôle des banques dans la crise. Les gens sont suffisamment intelligents pour comprendre les enjeux de ces débats et on peut parier qu'ils s'y intéresseraient grandement si on prenait la peine de les organiser.

 

- Enfin, on peut une nouvelle fois faire un très grave reproche à la quasi-totalité des médias français : leur manque total d'objectivité, et leur parti-pris idéologique évident dans la crise.

Et cette dernière remarque explique sûrement la précédente : si les médias n'organisent pas les débats essentiels, c'est parce qu'ils ne veulent surtout pas les ouvrir dans l'opinion !

A-t-on déjà entendu un grand éditorialiste critiquer la monnaie européenne ? Non. A-t-on même déjà entendu une analyse de la crise qui mette en cause le rôle qu'y joue l'euro et la politique de la Banque centrale de Francfort ? Même pas, ou très à la marge. La plupart du temps, on se contente de répéter que la crise trouve sa source dans le comportement irresponsable de gouvernements "drogués à la dette et aux déficits"...Et pourtant, dans la presse étrangère, on lit d'autres analyses, plus profondes, plus fouillées, plus complètes, plus objectives.

 

Bref, une nouvelle fois, les médias français sont assez largement en dessous de tout ! Refusant d'analyser lucidement la crise qui secoue la zone euro, ils sous-informent, et désinforment. Internet n'en devient que plus nécessaire encore !

Jeudi 10 juin 2010

 - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - -dollars

Puis-je me permettre de rebondir ?

Il me semble qu'en fait, de crise il n'y a pas. Des magouilles, oui. Des spéculations délirantes, oui. Des partis pris de refuser aux citoyens les informations leur permettant de comprendre et de débattre, oui. Si le NON au TCE a été un succès, c'est parce que le texte existait, qui a permis à des bénévoles de le décortiquer, et de porter à la connaissance de tous ses circonvolutions, ses faiblesses et ses tromperies. Tromperies consistant à créer un cadre précis, inventif, envahissant à tout ce qui était économique et surtout financier ; et en contrepartie à garder dans un vague très subtil et lénifiant tout ce qui concernait la politique, le social, les services publics, les droits de l'homme...

Interdisez les marchés financiers, et vous verrez comme les choses pourront changer. Bloquez toute spéculation, par exemple en obligeant à déposer en gage préalable à l'achat de titres leur équivalent en valeur dans un portefeuille d'autres titres, et ne subsisteront que des arbitrages anodins entre valeurs. Les attaques sanglantes de valeurs par des argousins qui ne possèdent que le centième de la contrevaleur de ces valeurs, terminé. Qui aura le courage de l'imposer à des mastodontes comme Goldman Sachs, ou même la société Générale ? Le problème est là, et uniquement là. Chaque jour circule dans les "tuyaux" de la finance internationale plus de cent fois la richesse réelle du monde entier : est-ce acceptable ?

Il n'y pas de crise : il n'y a que des banksters. Et leurs larbins, qui sont sensés diriger les pays du monde.

BO

sabre au clair


Source : Le Vrai Débat

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13474

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 04:55

IMF nations.svg

Wikiedia

 

Le FMI attaque l'Europe

 

Le FMI ne tarit pas de critiques envers l’Europe. Laxiste, dépensière, il est temps de la "réformer". Entendez par là baisser les prestations sociales, privatiser les services publics, démanteler le droit du travail. Les Etats-Unis qui pilotent le FMI et le milieu des affaires qui est aux commandes de l’économie pressent l’Europe de se dépouiller au plus vite de ses protections sociales. Que signifie l’arrivée du FMI sur la scène européenne ? Quel sont ses résultats passés ? Quel rôle jouent les Etats-Unis dans ce processus ? Eléments de réponse.

Le FMI qui a un bilan totalement désastreux dans les pays pauvres (voir les documentaires présentés ici) étend en ce moment sa politique à l’Europe.

Depuis la fin des accords de Bretton Woods, cette institution pilotée par les Etats-Unis (majoritaires en voix) a systématiquement prôné la privatisation et la suppression des politiques sociales (fin des remboursements des frais de santé, fin des services publics etc.) Il n’a jamais été présenté un éventail de remèdes disponibles à chaque pays selon sa situation propre, comme cela se pratiquait à la Banque Mondiale avant 1973. Ce sont toujours les mêmes recettes qui sont appliquées sans distinction et présentées comme une panacée par le FMI. C’est ce que dénonce Joseph Stiglitz, prix nobel d’économie et ancien économiste en chef à la Banque Mondiale dans La Grande Désillusion. Selon lui, si la Banque Mondiale a conservé une tendance à poser un diagnostic un peu personnalisé sur chaque pays, le FMI se montre fondamentaliste dans l’application des politiques néolibérales, ces dernières étant considérées comme le seul remède possible quel que soit le mal. Un dogme impossible à remettre en question à l’intérieur de l’institution, personne n’accepte d’entrer dans une telle réflexion. A cet égard, il faut bien constater que le néolibéralisme est une idéologie. Certains l’ont nommé
TINA, There Is No Alternative, en référence à la maxime de Margaret Tatcher, toujours répétée depuis.

De fait, les populations sont toujours ressorties appauvries de ces cures d’austérité, et cela a parfois été jusqu’à les priver de ressources vitales. Ainsi au
Ghana au début des années 2000, la privatisation de la compagnie nationale de distribution de l’eau, suite à un ajustement structurel, a contraint de nombreux villageois à devoir choisir entre boire de l’eau potable et manger. L’entreprise nouvellement en charge de la distribution avait doublé les prix, voire triplé ou quadruplé selon les villes.
A la même époque, la
privatisation de l’eau en Bolivie créait des manifestations monstres, forçant le gouvernement à reculer.
Aujourd’hui c’est au Honduras que l’on poursuit le genre de programme, après que les Etats-Unis et l’élite locale aient renversé illégalement le président Zelaya, trop à gauche selon eux.
Ces quelques exemples se retrouvent dans de nombreux autres pays, et pour toutes sortes de denrées et de secteurs d’activité.
Il faut étudier les conséquences de ces politiques sur les populations si l’on veut évaluer correctement l’action du FMI. Systématiquement, l’élite locale s’est enrichie tandis que le peuple s’est appauvri. Cette politique est criminelle lorsqu’elle prive des citoyens de soins, d’eau potable, de nourriture, ou d’éducation.

Le FMI ou la Banque Mondiale ne posent jamais comme condition à leurs prêts : améliorer la redistribution des richesses pour soulager la pauvreté. Il s’agit toujours d’incriminer l’Etat pour taxer la population au profit d’entreprises derrière lesquelles se trouvent de riches notables locaux ou occidentaux.
Le transfert de richesse s’opère des pauvres vers les riches.

La vente des actifs d’un pays (souvent à prix bradé,
voir par exemple le cas de l’Argentine sous Carlos Menem) et les coupes budgétaires améliore temporairement l’état des finances publiques. Au lieu d’encourager le pays à se libérer d’une dette souvent asphyxiante (de 20 à 35% du budget de l’Etat pour dette remboursée plusieurs fois par le jeu des intérêts), les institutions de Bretton Woods conviennent immédiatement d’un nouveau prêt (voir par exemple le cas de l’Ouganda traité ici)... Et l’argent prêté par le FMI doit être utilisé suivant les conditions fixées par l’organisme international "américain" : constructions de centrales électriques, de routes, de barrages etc... Tout l’argent retourne ainsi aux pays prêteurs du Nord, dans la poche des entreprises qui réalisent ces constructions. Ces projets gonflent les chiffres de l’investissement, du PIB, de la croissance, et profitent à l’élite riche. On parle de succès, les journaux de droite utilisent ces résultats comme argument en faveur de la politique néolibérale du FMI. Mais la population majoritairement pauvre s’est appauvrie comme le montrent tous les indicateurs de pauvreté et de mesure de l’inégalité, qui explosent depuis trente ans. Mieux, le pays concerné se retrouve à nouveau lié par une dette qu’il faudra rembourser et dont il faudra payer les intérêts : les pays donateurs gagnent une seconde fois, et le pays pauvre perd toute indépendance. C’est ce système que l’on nomme parfois "néocolonialisme".

Comme exemple de cette politique néocoloniale on peut citer par exemple le cas d’Haïti. La dictature des Duvalier coopérait avec les programmes américains, faute de quoi elle aurait été renversée comme l’a été Aristide ou comme ailleurs Allende, Roldos, Torrijos... Ainsi dès 1984, le FMI a obligé Port-au-Prince à supprimer toutes ses barrières douanières et à démanteler les rares et derniers services publics de l’île. Les produits agricoles américains, dont le riz, ont envahi le pays et ont jeté une grande partie de la paysannerie dans la pauvreté. Ceux-ci sont venus se réfugier dans les villes, où les entreprises américaines ont installé des ateliers textiles à bas coup, les "Sweap Shops". Les haïtiens y travaillent douze heures par jour pour un salaire dérisoire, même au regard du coup de la vie local (
28 cent de l’heure chez Disney par exemple). A cet effet, Clinton a créé au début des années 90 une zone franche permettant aux entreprises américaines de rapatrier leur production sans payer de frais de douane. Techniquement c’est comme si cette zone franche faisait partie du territoire américain, droit du travail et salaires mis à part. Haïti qui produisant 90% de sa nourriture il y a trente ans en importe aujourd’hui 55%. En outre l’argent du FMI, utilisé en fonction des intérêts américains aux conditions dictées par le FMI, devra être remboursé par une population exsangue.

Selon
John Perkins, qui a exercé pendant 15 ans le métier de "tueur économique" pour le compte du gouvernement américain et de multinationales, le FMI propose volontairement des prêts impossibles à rembourser de manière à tenir les pays sous le contrôle des Etats-Unis. C’est une stratégie adoptée et perfectionnée depuis plus de 50 ans pour dominer le monde par l’arme économique. Toujours selon lui, les Etats-Unis travaillent ainsi consciemment à élargir et maintenir un Empire, à l’image des autres empires déclarés de l’Histoire, comme jadis la France, l’Angleterre, Rome ou la Grèce... Mais ce dernier instille cette nouveauté qu’il parvient à ses fins en ne se saisissant de l’arme militaire qu’en dernier recours, la guerre économique et la corruption des élites nationales apportant d’assez bons résultats.

Selon
Noam Chomsky, cette stratégie est née en réponse à la démocratie et aux mouvements sociaux d’après-guerre, qui sont parvenus à faire pression sur les politiques gouvernementales. La populations des Etats-Unis n’accepterait pas la manière dont se comporte son gouvernement si la question lui était posée ouvertement. Cela a forcé l’élite à opérer de façon détournée, soit par l’entremise d’entreprises privées (voir John Perkins), soit par des opérations militaires clandestines comme l’assassinat de syndicalistes en Amérique du Sud, ou le financement de groupes armés (Exemple des "Contras" au Nicaragua).

Dès les années 20, Edward Bernays théorisa dans son ouvrage
Propaganda les techniques de manipulation de l’opinion. Les "relations publiques", la "communication" et la presse ont servi de relais à une désinformation de masse. Ces nouveaux attributs du pouvoir se sont développées et affinés durant tout le XXème siècle, permettant à l’élite politico-économique de perpétuer sa domination sur le monde occidental et sur le monde entier ; la chute de l’Empire stalinien ayant ouvert l’ère unipolaire que nous connaissont aujourd’hui et au sein de laquelle aucune force n’est encore en mesure de faire contre-poids. Ce que l’on nomme généralement "mondialisation", à ce titre, n’est pas autre chose que l’expansion de l’Empire américain, le FMI étant une arme parmi d’autres.

A l’heure où le FMI et les Etats-Unis s’intéressent de près aux affaires internes de l’Europe, il est essentiel de savoir à qui l’on a à faire. Hier, le Figaro nous rappelait dans ses pages saumon (p18 et 19) que les ministres des finances des pays européens ont accepté l’obligation de soumettre leur budgets nationaux à un examen préalable devant les instances européennes. L’examen devrait avoir lieu au printemps, ce qui laisserait le temps de faire d’éventuelles corrections. C’est une nouvelle délégation de pouvoir vers les institutions non démocratiques de l’Union. Le FMI, lui, trouve ces mesures trop timorées et il presse l’Europe de créer une autorité commune qui soit chargée de déterminer le niveau de déficit budgétaire admissible pays par pays. Il réclame également que chaque pays membre adopte des règles internes contraignantes qui forcent à limiter le déficit. Ainsi, la stimulation keynésienne de l’économie par l’investissement public est en train de devenir de facto une politique interdite en Europe. La formule "There Is No Alternative" semble avoir de beaux jours devant elle. Si les peuples ne se défendent pas de façon concertée, il est probable que l’irruption du FMI sur la scène européenne ne signe le début d’un processus de tiers-mondisation du continent.

Le Figaro nous apprenait encore hier que la Maison blanche fait pression pour que l’Espagne adopte son plan de rigueur. Les Etats-Unis, affublés d’un déficit abyssal, à la tête d’une économie à bout de souffle ont urgemment besoin d’énergie pour perpétuer leur non négociable "way of life", que seul le dollar-référence protège de l’effondrement. L’Europe sera-t-elle l’ultime richesse à venir alimenter la machine américaine ?
 
Raphaël Massi

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/le-fmi-attaque-l-europe-76160?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29 

 

 

Protestation contre le FMI et la Banque mondiale à Jakarta en 2004

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-le-fmi-attaque-l-europe-dominer-le-monde-par-l-arme-economique-52213201.html

 

 

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 01:26

 

 

 

La propagande israélienne pirate les ondes de France 2

 

Ce lundi 31 mai, quelques heures seulement après l’abordage de la flottille humanitaire en route pour Gaza, les autorités israéliennes ont procédé à un nouvel acte de piraterie, celui des ondes de France Télévision. Parti pris, mensonges grossiers, désinformation… Le journal télévisé de France 2 naviguait en eaux troubles ce soir-là.


 

- Tu as vu chérie ? Ils recommencent à diffuser des publicités après 20h sur France Télévision.
-  Mais non mon amour, c’est le JT de Pujadas !
Etonnant ! Comme beaucoup d’autres chaînes de télévision à travers le monde, France 2 a ouvert le grand bal de l’actualité de ce 31 mai sur l’attaque israélienne menée contre la flottille humanitaire à destination de Gaza. Mais la couverture médiatique de cet événement a vite donné au journal télévisé des allures de spot gouvernemental israélien.
David Pujadas nous rapporte le récit du raid sur la flottille « pro-palestinienne », évitant systématiquement l’emploi de l’adjectif « humanitaire » pourtant utilisé partout ailleurs pour qualifier le convoi. Selon l’homme-tronc de France 2, l’opération a fait neuf morts. D’autres médias, y compris israéliens, font pourtant état d’un plus grand nombre de victimes. La plupart en tout cas, emploient prudemment le conditionnel ou précédent leur chiffre d’un « au moins » professionnel, tant il est difficile dans pareille situation d’obtenir des informations précises. Mais David Pujadas, lui, confirme son nombre de victimes à plusieurs reprises durant l’émission avec tout l’aplomb du journaliste sûr de ses sources. Mais de quelles sources s’agit-il exactement ? Durant la journée du 31 mai, seule l’armée israélienne a communiqué le chiffre de neufs morts.

En fait, toute l’émission était axée sur la version de Tel-Aviv : les soldats ont gentiment prié le convoi de les suivre jusqu’au port israélien d’Ashdod; les « pro-palestiniens » ont refusé d’obtempérer ; un commando israélien est monté à bord d’un bateau où il a été attaqué à coups de bâtons, de couteaux  et de billes ; les soldats ont été contraints d’ouvrir le feu. Le récit est appuyé par des images gracieusement fournies par l’armée israélienne qui, selon M. Pujadas, « veut ainsi prouver que ses soldats ont été agressés ». Des propos confirmés par les interventions de la porte-parole de l’armée israélienne, du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ainsi que par une interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères, Daniel Saada. Nous reviendrons plus loin sur cette interview.

De la version « pro-palestinienne » des événements, nous saurons juste que les activistes ont qualifié l’attaque de « délibérée ». C’est tout ? Oui ! Pas un mot sur les témoignages concordants établissant qu’un bateau grec avait essuyé des tirs à balles réelles depuis un hélicoptère durant la nuit. Ces informations apportent pourtant un éclairage pertinent aux images diffusées par France 2 mais doivent avoir le fâcheux inconvénient de contredire la version israélienne.
Pas un mot non plus sur l’aspect illégal du raid israélien. Le reportage de France Télévision rapporte que l’attaque s’est déroulée dans les eaux internationales, au-delà des eaux territoriales israéliennes. Mais la chaîne du service public se garde bien de préciser que l’opération viole donc le droit international et qu’elle constitue un acte de piraterie. Par conséquent, non seulement France 2 ne précise pas que l’équipage de la flottille humanitaire était en état de légitime défense. Mais de plus, la chaîne publique surexpose la version israélienne, inversant la victime et l’agresseur.

La présentation offerte par France 2 du convoi « pro-palestinien » cadre elle aussi parfaitement avec la propagande israélienne. Il fallait zapper si vous désiriez découvrir, comme c’est le cas généralement pour la couverture d’événements humanitaires, le portrait de courageux pacifistes s’embarquant dans une aventure solidaire. Il fallait zapper également si vous désiriez en apprendre d’avantage sur la présence de députés européens, d’un rescapé de la Shoah ou d’un prix Nobel de la paix. Le reportage de France 2 nous expliquait plutôt comment la flottille humanitaire avait été essentiellement préparée par une ONG turque, proche du Hamas « qui contrôle Gaza ». L’UMP contrôle-t-elle la France ? Etrange vocabulaire…  Le reportage vise en fait à ternir l’image de la mission humanitaire qui aurait caché un objectif politique : briser le blocus pour renforcer le Hamas. Des députés européens, un rescapé de la Shoah et un prix Nobel œuvrant pour une « organisation terroriste » sous couvert d’actions humanitaires : joli scoop !

Quelques erreurs déontologiques plus tard, M. Pujadas nous annonce l’interview imminente de Daniel Saada, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, et envoie un reportage sur le blocus israélien, « pour bien comprendre » et mettre à l’aise l’officiel israélien. Le reportage de France Télévision nous apprend en effet qu’Israël a imposé un blocus politique et économique sur Gaza depuis que le Hamas y a pris le pouvoir « par la force » en 2007. Il s’agit d’un mensonge grossier répété inlassablement depuis plusieurs années. Le 25 janvier 2006, le Hamas a remporté haut la main des élections législatives dans la bande de Gaza. Ces élections avaient mobilisé plus de trois-quarts des électeurs sous le regard de 900 observateurs internationaux ayant validé la parfaite régularité du scrutin. Le reportage revient ensuite sur la guerre de Gaza : « après des tirs de roquette par le Hamas sur le Sud d’Israël, l’armée de Tsahal lance une offensive majeure sur Gaza ». Le journaliste laisse ainsi entendre que le Hamas aurait rompu la trêve avec Israël et que ce dernier aurait agi en état de légitime défense. Il s’agit d’un vulgaire mensonge sur lequel s’est basée la propagande israélienne et que France Télévision propage, une fois de plus, complaisamment. La trêve conclue entre le Hamas et Israël impliquait comme condition le desserrement du blocus sur Gaza. Non seulement le gouvernement israélien n’a pas respecté cette condition mais il avait même lancé, en novembre 2008, un raid meurtrier sur l’enclave palestinienne, déclarant par la suite que la trêve n’était pas pour autant rompue ! Dans son rapport sur la guerre de Gaza, le juge Richard Goldstone, mandaté par les Nations Unies, a établi que c’est bien Israël qui avait rompu la trêve. Visiblement, l’avis d’une commission indépendante de l’ONU a moins de valeur pour France Télévision que la propagande d’un pays en guerre. 


Après avoir déroulé son tapis rouge de mensonges, M. Pujadas passe donc à l’interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères. Introduit par un reportage légitimant à demi-mot le blocus et la guerre contre Gaza, M. Saada joue sur du velours. La haute pugnacité M. Pujadas va-t-elle le faire vaciller ? Première question : « Finalement il y a eu neuf morts, pouvez-vous reconnaître que l’opération était disproportionnée ? ». Pas très mordant : en droit, une opération disproportionnée est une opération de légitime défense qui exagère dans ses proportions. Par le choix de ce vocabulaire insidieux, David Pujadas prend donc déjà la défense du crime israélien. Réponse de l’officiel : « Lorsqu’on voit la violence inouïe déployée par les activistes à bord du bateau (…) on est amené à dire que les soldats israéliens ont fait preuve d’une retenue et d’une maîtrise de soi absolument exceptionnelle ». Peut-être M. Pujadas aurait-il pu rebondir sur les propos pour le moins surprenants de son interlocuteur. Mais le journaliste enchaîne aussi tôt : « N’avez-vous pas renforcé ceux que vous voulez combattre, le Hamas et ses alliés ? ». Réponse de Daniel Saada, imperturbable : « C’est le contraire qui s’est passé. L’objectif de cette mission n’était pas humanitaire (…) mais consistait à briser le blocus pour renforcer le Hamas ». Une idée déjà évoquée précédemment dans un reportage du journal télévisé : la boucle est bouclée. David Pujadas conclura l’entretien par une troisième et dernière question sur le crédit d’Israël. Le porte-parole rétorquera que les actions de son gouvernement sont souvent mal interprétées. Au regard de l’étonnant reportage ayant introduit l’interview, de la torpeur journalistique de M. Pujadas et des réponses psalmodiées par M. Saada, le téléspectateur sera en droit de se poser des questions sur la spontanéité de l’entretien. Et au regard de l’ensemble des reportages consacrés à l’attaque de la flottille pour Gaza, n’importe quel esprit critique se posera des questions sur l’indépendance de France Télévision face à la propagande israélienne.

Le Journal Télévisé de David Pujadas est-il une exception dans le paysage médiatique ? La couverture de l’attaque de la flottille pour Gaza est-elle une anomalie dans le traitement quotidien du conflit israélo-palestinien ? Malheureusement, non. Dès qu’il s’agit de ce conflit, la propagande israélienne s’invite dans les médias occidentaux suivant ces cinq règles de la « propagande de guerre », telles qu’elles sont décrites par Michel Collon dans le livre Israël, parlons-en ! :
1.    Cacher l’Histoire. Avant d’interviewer M. Saada, David Pujadas nous a proposé un reportage sur les raisons du blocus israélien, « pour bien comprendre ». Pour bien comprendre, il aurait fallu  rappeler les causes profondes du conflit et comment Israël, Etat colonial, occupe des territoires palestiniens en violation du droit international.
2.    Cacher les intérêts économiques. Pourquoi un pays se croit-il autorisé à assassiner des membres d’un équipage humanitaire dans les eaux internationales ? Jusqu’ici, Israël a toujours jouit d’une impunité car il est soutenu par les plus grandes puissances occidentales, principalement les Etats-Unis. Sa mission ?  Jouer le rôle du gendarme du pétrole dans la région stratégique du Moyen-Orient.
3.    Diaboliser l’adversaire. Par la magie de France 2, un convoi humanitaire regroupant diverses ONG, des députés européens et même un prix Nobel de la Paix s’est transformé en action de déstabilisation politique au service du Hamas. Le mouvement de résistance palestinien démocratiquement élu étant présenté comme une organisation islamiste ayant pris le contrôle de Gaza par la force et étant la principale source de conflits.
4.    Inverser la victime et l’agresseur. La propagande essaie de nous faire croire que le commando israélien a perdu le contrôle de la situation, attaqué par une bande d’activistes surexcités. Difficile de savoir ce qui s’est réellement passé sur les bateaux. Ce qui est clair par contre, c’est qu’Israël a abordé le convoi dans les eaux internationales. Il s’agit d’un acte de piraterie illégal qui place les activistes pro-palestiniens en situation de légitime défense.
5.    Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La version israélienne a occupé la majeure partie du temps d’antenne consacré à l’attaque de la flottille. La rédaction de France 2 a tenté de comprendre ce qui s’était passé : les activistes étaient-ils armés ? Qui a attaqué en premier ? La flottille avait-elle un objectif caché ? Ces questions restent secondaires et il serait difficile d’y apporter des réponses précises pour l’instant car l’armée israélienne exerce un contrôle sur l’information. L’élément principal de ces événements, c’est le blocus illégal et inhumain qu’impose Israël à la population de Gaza. Ne l’oublions pas, des personnes ont payé de leur vie pour essayer de briser cette situation injustifiable.


Auteur : Grégoire Lalieu - Source : Investig'action

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13217

 

 

 

Le commentaire d' Eva R-sistons :

 

Et pan dans le mille ! J'avais visé juste en ciblant ces gens-là.... Vous comprenez pourquoi j'ai créé mon blog contre FR2 et C dans l'Air, du même clan, privilégiant dans un blog ces deux lascars car depuis les élections ayant porté au sommet de l'Etat, via les médiamensonges, le zélé serviteur du CRIF, cette chaîne publique, avec nos sous, et Calvi, pour la V, avec les sous des contribables également, ont mis l'information au service d'Israël et des intérêts du libéralisme militaro-financier (bref de l'info avec nos sous contre nos intérêts ! Le comble du cynisme.

 

Qu'attend-on pour se plaindre aux "Sages" chargés de veiller à la neutralité de l'information ?). Calvi fait-il une émission sur la région ? Il invite Israël à se défendre, comme Pujadas le "soldat" d'Israël, mais on n'entend jamais le point de vue des délégués de la Palestine, une exception  sur Mots Croisés, avec Senbar... intellectuel donc non compréhensible, choisi pour cela. Alibi. Pour faire croire que l'info est neutre ! Et dans la foulée discréditer de Villepin candidat gaullien, en le ravalant au rang de défenseur des barbudos pro-palestiniens. Et voyez l'art consommé avec lequel tout cela est fait ? La mise en scène est parfaite, surtout avec Pujadas, pour nous faire croire que l'on est d'une objectivité parfaite. Bande de falsificateurs !

 

J'ai des dizaines de vidéos de 3-4 h enregistrées sur l'info AVANT et APRES l'élection du serviteur du CRIF, avant, régulièrement, avec Charles Enderlin alors libre d'être neutre, on abordait la question palestinienne, on expliquait les souffrances des Palestiniens, aussi, les points de vue des 2 camps étaient également exposés. Puis la France eût un nouveau Président. Tout verrouillé, et colonisé. Nettoyage des indépendants. France ESCLAVE ! Blanrue l'a compris, aussi. Sur le fond, le Parti antisioniste, même s'il est sans nuances, a raison. Eh oui ! Il a le grand mérite d'avoir, comme Blanrue, Collon, moi-même et quelques autres, mis le doigt sur le MAL français d'aujourd'hui. Et maintenant, par exemple, outre l'alignement sur l'OTAN (avec les conséquences atroces, bientôt, de l'entrée de la France en guerre contre l'Iran, contre son gré), voyez l'info ! Je vous garantis que je n'ai pas vu UN SEUL reportage sur les Palestiniens comme avant l'élection du pti't Nicolas ! La vérité, c'est qu'avec ce Média, de Télé-Matin au Journal du Soir, en passant par les Lettres ("dans quelle étagère" d'une partisane acharnée de la guerre contre l'Iran) ou même la Météo, c'est un défilé permanent des mêmes, entre copains du même clan. Je le dis: En vérité, ce n'est plus France 2, mais FR2 télé sioniste, or je suis pour le pluralisme, qu'ils s'expriment, mais pas en détournant à des fins partisanes une chaîne publique avec nos sous, en faisant croire qu'elle est indépendante, alors qu'elle est seulement au service des intérêts israéliens (et anglo-saxons, dont on ne voit que trop où ils conduisent les peuples et l'humanité: Droit dans le mur. Intolérable pour l'humaniste que je suis !) 

 

Ce n'est pas de l'antisémitisme de dire tout cela, mais le souci de la vérité, de l'honnêteté, du pluralisme. Et pourquoi sur mon principal blog je cible surtout, sans parti-pris, en toute indépendance - je rappelle que ma mère était d'origine juive -  les (néo)sionistes ? Par antisémitisme ? Par acharnement suspect ? Non, parce que j'ai compris que la France avait été colonisée par un clan soucieux de tuer l'esprit gaullien en France, c'est à dire d'indépendance, afin que par ex plus jamais la France ne se désolidarise (cf guerre Irak) de la politique usraélienne qui ensanglante la planète et sacrifie les peuples au Veau d'or, à l'Argent.

 

Je suis une chercheuse de vérité, je l'ai trouvée, la vérité c'est que la politique intérieure (sacrifice des couches populaires et moyennes) et la politique extérieure (dans l'OTAN) de la France ont radicalement, outrageusement, changé, car elles sont déterminées (cf tous les ministères et postes importants ont été "nettoyés") par les amis d'israël (et des USA, l'un clone de l'autre). Ce qui nous vaut la fin des libertés (dont celle de l'info), de la démocratie, du social (politique au seul service des puissances financières et industrielles, et à travers DSK, version soi-disant de gauche, cela sera perpétué), de l'indépendance en matière de politique étrangère, etc....

 

Voit-on les conséquences ? Elles éclatent dans cette désinformation continue, volontaire, ce parti-pris de propagande constante (pour libéralisme, Israël, USA, guerres avec Drucker ou Duquesne etc). Quand j'écris tout cela, ce n'est pas de l'antisémitisme (comment pourrais-je l'être, avec toutes les influences qui sont miennes ? Ou avec ma façon de voir les choses, UNE seule race HUMAINE, c'est le contraire du racisme), mais de l'honnêteté intellectuelle. Et du courage !

 

Je m'apprêtais justement à écrire... cet article, après avoir sursauté hier et avant-hier au Journal de 20 h du journaleux Pujadas qui flétrit le métier de journaliste. J'ajoute que les images montrent, comme par hasard, des "barbudos", sous-entendu d'affreux islamistes.... et tout à l'avenant. Avec Pujadas et FR2, nous sommes dans l'Italie berlusconienne ou dans l'Allemagne de propagande (nazie). Dire qu'Arte son complice l'a qualifié de "star" de l'info, et les journalistes citoyens ont été traînés dans la boue. J'ai écrit sur mon blog contre la désinformation, un Pujadas "star" de la désinformation". Qu'ont-ils fait de la France ? Pujadas trahit le journalisme et la France. Sa place est en prison.  En tous cas, pas aux Infos ! Ou alors, sur une chaîne ouvertement communautariste. pareil pour son compère Calvi, qui lui a du mal à se contenir quand on défend le camp adverse du sien !!! Regardez-le !

 

Et aujourd'hui, la France est en matière d'info lanterne rouge pour l'UE. Et 43e dans le monde. Merci, les sionistes. Avec vous, c'est gagnant pour la France !

 

A quand un Gl de Gaulle ou une Jeanne d'Arc pour bouter dehors l'Etranger et rendre à la France sa liberté ?

 

Eva R-sistons au pire de l'intolérable: la désinformation qui entraîne les Français à voter contre leurs intérêts en les conditionnant sans cesse.

 

C'est elle qui a motivé la journaliste attachée à la neutralité et à l'indépendance que je suis, à mettre en place mon blog principal - puis les autres. La dernière campagne présidentielle ? Trop c'était trop. Je me suis engagée à ma manière, avec la seule arme que j'ai: ma plume.

 

Eva, R-sistons à l'intolérable


 

 

 

Les armes de destruction massive de Saddam Hussein trouvées sur les bateaux de la flottille humanitaire pour Gaza

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13233

 

Réponses aux justifications sionistes

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13220

 

 

 

 

 

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Published by Eva R-sistons - dans Désinformation
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  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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