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8 avril 2009 3 08 /04 /avril /2009 07:33

Source : http://www.oulala.net/Portail/spip.php ?article3966  



Gorbatchev, Coquerelle politique
reviviscente de l’occident


Par CAMILLE LOTY MALEBRANCHE

samedi 28 mars 2009, par Comité Valmy


 

En parcourant les dépêches des agences de presse du 6 mars 2009, un titre épatant vole la vedette aux autres : « Gorbatchev vilipende Poutine » ! Quoi ? Serait-ce un persiflage de notre intelligence, une fumisterie de journaux sans ragots pour remplir leur page ou site internet ? Mais non ! Pour de vrai, Gorby, gueule de bois sec d’un occident en crise et en quête de diversion, défraie burlesquement la chronique sur l’ère Poutine accusé de reprendre les pires horreurs du soviétisme, au grand secours et plaisir des fringales de médias sans substance pour nourrir la désinformation interne en Occident. Alors, le vieux Gorbatchev, véritable insecte moribond jusqu’à date, comme un zombi, comme un revenant, et, par la faculté de certaines coquerelles saprophytes à la reviviscence, renaît en force parmi les miettes idéologiques antirusses de l’occident qu’il a tant aidé à détruire son propre pays sous prétexte de réforme. Car la réforme était indéniablement indispensable en Union Soviétique oscillant alors entre une gérontocratie bureaucratique et un stalinisme anachronique.

Toutefois, réformer un État se fait dans la réflexion interne, la concertation avec les acteurs de l’intérieur et en usant des moyens réels dans les structures et cela en prenant tout le temps qu’il faut. Réformer un État se fait par des décisions top secrètes tant qu’elles ne sont pas encore mises à exécution et n’est jamais une farce scénique où l’on chausse le brodequin pour se donner en spectacle stupide et félon tout en s’ouvrant aux ennemis à qui l’on demande ce qu’il pensent de la nature de ladite réforme à apporter chez soi, en prenant précautionneusement garde de leur déplaire dans les moindres détails de la transformation interne et structurelle. Mais pour Gorbatchev, l’histrion médiatique, le politicard vedette et petit-bourgeois de la presse occidentale, il fallait mettre l’Union Soviétique à la proue de son cirque médiatique soi disant réformateur mais de fait autodestructeur pour le pays, où il croyait singulièrement faire du capital politique à vie grâce à l’appui et aux bobards de l’occident, dans un nouvel état russe capitaliste « démocratique » à l’occidental.

Et maintenant, après sa disgrâce aux yeux du peuple, vieillissant et sachant qu’il ne sera probablement jamais plus président de sa vie, le verbiage pseudocritique étant pour les blattes politiques comme lui, une sorte de canal d’évacuation, le revoilà qui refait surface par cette déclaration antipoutine laquelle, venant de Gorbatchev, est tout à fait loufoque et impudente !


Dans les abats nauséeux et la carne de sa table, l’occident nous présente les oracles de ce manipulé de Reagan-Thatcher, cette mauviette politicienne qui - par crise de valeur personnelle et de valeur politique, cette personnalité maniérée, manipulée par son procapitalisme - a berné son peuple et jeté l’Union Soviétique, la Russie en premier, en curée aux chiens de chasse de l’Ouest, là où il fallait remanier sans dissoudre. Excité et téléguidé par les ovations de l’ennemi, Gorbatchev a cru jouer la carte de la transparence avec ceux-là mêmes qui n’attendaient que cela pour émietter son pays.

Aujourd’hui, des informations sur les arcanes ténébreuses des finances occidentales à l’intérieur des États délibérément maffieux, à commencer par les Usa, nous montrent que la transparence n’est même pas une option interne des états dans les démocraties despotiques de l’occident ! Pour Gorbatchev, jouet des médias occidentaux et des Reagan-Thatcher, croyant bêtement à la transparence autoflagellatoire, comme singe funambule, il fallait se montrer nu en pleine danse d’acrobate pour égayer et contenter ses spectateurs et « amis » de la droite mondiale plus importants à ses yeux de politicien d’esbroufe que de dirigeant responsable et digne d’un grand État. En Effet, la Russie de Gorbatchev fut une épave perdue alors que celle de Poutine est un cuirassé qui déchire les eaux et fait face aux armadas ennemies. Que le vieil oripeau de la pérestroïka et de la glasnost, se le tienne pour dit, sa sortie éhontée en ces temps de crise capitaliste, peut devenir le musagète de la presse alignée mais le peuple russe n’est certainement pas dupe pour revenir à un agent de l’ouest plus conséquent avec les breloques idéologiques de l’impérialisme étasunien qu’avec la réhabilitation de son propre pays.

Malgré tous ses défauts, Poutine a remis la Russie en selle après l’ère scabreuse d’avanie des Gorbatchev et Eltsine. Là, nous comprenons que les rodomontades occidentales contre Poutine comme jadis contre Staline, n’aient rien à voir avec la démocratie dans un Occident où le chef de file, les Etats-Unis, se permet toutes sortes d’abominations criminelles contre des peuples entiers. Eux qui recyclaient des chefs nazis en Amérique latine où ils les envoyaient former des militaires somme au Chili, imposaient le maccarthysme sur leur propre territoire, appuyaient des ordures comme papa doc en Haïti, intervenaient militairement partout comme en république dominicaine pour renverser Juan Bosh, planifiaient les assassinats politiques odieux comme ceux de Arbenz et d’Allende à travers l’abominable coup d’État connu, jetaient plus de bombes sur le Viêt-Nam que pendant toute la seconde guerre mondiale… Etats-Unis démocratiques qui, encore en nos temps d’aujourd’hui, jettent des bombes à uranium appauvri sur les civils, plongent le monde dans la crise actuelle par leurs méthodes financières, leur mode de consommation et donc, font de bien pires maux à la planète que n’importe quel autre pays !


On a beau me dire le contraire, ami de l’Occident où j’ai choisi de vivre, malgré ma désapprobation de l’arbitraire dans le socialisme du vingtième siècle, je ne serai jamais du côté de l’occidentalisme cette doctrine de néocolonialisme par des politiques économiques mortelles des pays périphériques, sans oublier la précarisation des peuples du nord eux-mêmes toujours voracement exploités par l’économisme financier et la dette fictive qu’imposent les gouvernements associés à la pègre bancaire. Staline est la bête noire des occidentaux pour avoir tiré conséquence de sa victoire militaire sur le nazisme dont il fut le principal vainqueur, en faisant en même temps que l’infâme goulag, le pire des désordres concevables dans un monde avant lui unipolaire qui ne connaissait que des querelles et horreurs intercapitalistes comme les deux grandes conflagrations mondiales, à savoir fonder une superpuissance antioccidentale… Staline est un cauchemar lui qui a, en effet, à Yalta et après, divisé le monde en deux blocs, et donc entamé l’influence du capitalisme étasunien et européen par la création d’une nouvelle géopolitique (le bloc de l’est) une géostratégie toute neuve (le pacte de Varsovie) quoique signé après lui par Krouchtchev. Quant à Poutine, si loin quand même de la répression soviétique stalinienne, son crime, est d’avoir remis la grande et méchante Russie rivale sur pied. C’est normal, qui réhabilite la rivale, l’ennemie d’influence, ne serait-ce que comme pôle politico-militaire et géostratégique que représente la Russie, est un sale type à brûler en effigie. L’essentiel, ici, c’est qu’il faille juste que les peuples occidentaux que vise cette désinformation, sachent que c’est de la frime médiatique. Par ailleurs, pourquoi nul ne traîne la mémoire de Reagan et la politique de ses successeurs aux gémonies, eux, les fascistes économiques de la déréglementation imposée au monde. Ces criminels d’un autre genre de l’histoire récente, exécuteurs politiques de Milton Friedman, la crapule nobélisée pour avoir proposé non seulement le néolibéralisme - mais aussi le traitement de choc [1] (tel le prétexte du terrorisme et de la guerre) à administrer aux citoyens - pour qu’il puisse être appliqué !


Pour revenir à notre grand « patriote » russe qui a parlé, je dis qu’il (Gorbatchev), n’est que l’oripeau éhonté et sans conséquence des mensonges occidentaux ! Il continue en bon agent de l’occident, à vouloir que la Russie soit faible et sous la férule occidentale. Dans un occident où la politique ressemble à une déchetterie nourricière de coquerelles réveillées, disons « vive Gorby », la grande Blatte reviviscente si utile pour faire diversion au cœur d’un capitalisme devenu lieu d’aisance où la mafia bancaire et gouvernementale chie sur la tête des peuples de l’écoumène dont elle prend les fruits de leur travail et les richesses réelles pour soutenir les coupables de l’économie virtuelle responsables de la crise actuelle d’ailleurs permanente dans le contexte de guerre de basse intensité menée par les oligarchies du nord contre le sud !


Alors que les temps des superpuissances doivent être révolus, nous souhaitons que les vieilles peaux du démantèlement d’un bloc au profit d’un autre, soient expédiées aux oubliettes de l’histoire ! 1)http://www.oulala.net/Portail/spip.php ?article3961


CAMILLE LOTY MALEBRANCHE 8 mars 2009


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article222
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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 02:28




 

Le crépuscule
d’une icône ?
Pierre Péan   Le Monde selon K.
Fayard 2009 /  19 € - 124.45 ffr. / 323 pages
ISBN : 978-2-213-64372-4
FORMAT : 13,5cm x 21,5cm





L'auteur du compte rendu : Romancier, essayiste, docteur en sociologie, Frédéric Delorca a publié entre autres, aux Éditions du Cygne, Transnistrie : Voyage officiel au pays des derniers Soviets (2009).

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Le docteur Bernard Kouchner, homme politique français, cofondateur de Médecins sans frontières et de Médecins du monde, héraut de l’ingérence humanitaire occidentale à travers le monde est une des icônes médiatiques de notre temps, dont les hagiographies s’étalent dans les encyclopédies et les grands journaux. Pourtant, depuis longtemps déjà, ses actions et son style suscitent de nombreuses critiques qui peinent à percer dans un débat démocratique largement verrouillé : le souvenir de son soutien tapageur à des agressions militaires meurtrières aux fondements légaux et idéologiques douteux (Serbie, Afghanistan, Irak, sans oublier son exhortation à se «préparer au pire» contre l’Iran), sa sympathie affichée, comme administrateur du Kosovo, pour la milice UCK quand celle-ci assassine et contraint à l’exil les minorités non-albanophones de cette province, ses arrangements avec la junte birmane, n’ont pas fini de laisser un goût amer, notamment dans le souvenirs des proches des victimes. Ministre aussi bien de François Mitterrand que de Nicolas Sarkozy, le docteur Kouchner a fini par incarner une forme de «prêt-à-penser» en matière de politique étrangère – l’homme «à la veste couleur pensée unique doublée à l’intérieur» sur lequel ironisait récemment Jean-Pierre Chevènement.

Dans Le Monde selon K., Pierre Péan, un journaliste de renom qui n’a pas hésité par le passé à enquêter sur des sujets délicats voire tabous, entreprend de démonter le «mythe Kouchner» et de montrer l’homme politique sous son vrai jour. Partant de sa première expérience au Biafra dans les fourgons de la Françafrique gaullienne, Péan dépeint le French doctor dans certains de ses principaux rôles, en Bosnie, au Rwanda, au Kosovo, en Palestine. A chaque fois c’est le même personnage : bouillant, culotté, avide d’attirer les caméras sur lui, ne s’embarrassant jamais d’analyses détaillées des situations. Le docteur Kouchner est un homme en phase avec la société de spectacle, un héros «à l’américaine» qui voit le monde en noir et blanc, croit que «l’hormone mâle gouverne monde» et préfère le God save the Queen à La Marseillaise. Son itinéraire politique qui démarre dans les rangs du parti communiste et finit dans les bras de George W. Bush est d’ailleurs peut-être symptomatique des erreurs et dérives de toute une génération – elle illustre en tout cas ce que la majorité de cette génération a pu tolérer, et même applaudir, ce qui peut-être signera son échec au yeux des générations futures.

Le dossier de Pierre Péan, qui se cale sur une grille de lecture inspirée d’Hubert Védrine et de Régis Debray, et prend à l’occasion, non sans raison, les accents du journal Le Plan B (quand il met en cause la célèbre épouse du ministre, Christine Ockrent), en apprendra beaucoup au lecteur aveuglé par un certain consensus médiatique. En revanche, pour le lecteur assidu des rares samizdats critiques de ce pays, son travail prendra plutôt les allures d’une compilation, d’un aide-mémoire. Mais qu’importe, il fallait le faire.

Une des étrangetés de l’année 2009 est l’accueil réservé à ce livre. Non pas tant l’accusation d’«antisémitisme» que lui a adressée M. Kouchner, et dont des gens comme Eric Zemmour ont eu le courage de dénoncer la gratuité et la mauvaise foi, mais le fait que de cet ouvrage la plupart des journaux n’ont retenu qu’un chapitre : le douzième, celui consacré aux contrats qui ont lié Bernard Kouchner à des présidents africains. Comme si le reste, tout le reste – l’amateurisme politique, le mépris pour les intérêts français, le soutien aux guerres impériales –, tous ces reproches très graves et très argumentés que M. Péan adresse à l’actuel ministre des affaires étrangères, ne comptait au fond pas et n’étaient pas dignes de débat. Ce biais dans la réception de ce livre en dit long sur la légèreté d’une époque et d’une classe politique dans lesquelles M. K. se sera mu comme un poisson dans l’eau…


Frédéric Delorca
( Mis en ligne le 06/04/2009 )

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  • (1) Voici le témoignage de Frédéric Delorca, trente-huit ans, qui raconte à la première personne son engagement dans un combat anti-impérialiste. En 1998, la rencontre d un jeune Serbe sur Internet lui fait prendre conscience de la désinformation générale qui règne dans les médias français et dans la société autour de la guerre du Kosovo. Pour lutter contre le bombardement de la République fédérale de Yougoslavie, puis contre l embargo, il crée un site alternatif et milite aux côtés d intellectuels européens connus comme Pierre Bourdieu, et de consciences plus anonymes. Après la chute de Milosevic en septembre 2000, l alignement de Belgrade sur les positions occidentales refroidit le militantisme anti-OTAN. Mais les connaissances acquises et les pratiques explorées dans ce premier combat vont nourrir un engagement contre les autres guerres de la globalisation, après le 11 septembre 2001 : Kaboul, Bagdad. Une lutte pour sortir du néo-colonialisme et de l ethnocentrisme. Auteur d un essai et d un « atlas alternatif », Frédéric Delorca défend le choix difficile du refus de la résignation. Grâce au « Je » du témoin, le lecteur peut s identifier au narrateur et se poser, en miroir, les questions qui le taraudent.

    (2) Il ne s'agit pas vraiment d'un "atlas" - la cartographie est extrêmement médiocre -, mais d'une sorte de dictionnaire de l'état du monde du point de vue des enjeux géostratégiques et des opérations impérialistes de domination de zones de la mondialisation. L'ouvrage est collectif et rassemble des auteurs compétents de niveau universitaire, pas tous "spécialistes" au sens professionnel de la géopolitique ou de la géo-économie, mais bons connaisseurs des dossiers qu'ils traitent, par expérience vécue de terrain et longue pratique de la littérature savante sur leur sujet respectif. Certains sont de grands universitaires reconnus, qui ne se seraient pas compromis dans un ouvrage non-scientifique. Tous déploient culture du sujet et exigence rationaliste critique devant les partis pris idéologiques cachés des sciences politiques dominantes et du journalisme officiel. Pour le prix modique, le lecteur se mettra rapidement au courant de points généralement occultés dans les médias, qui peuvent l'éclairer sur les vrais enjeux du "choc des civilisations" et des combats de "l'axe du bien" auto-proclamé. On trouvera peut-être certains jugements discutables, encore qu'en général, ils soient plus proches de la vérité que ceux qu'on entend partout sur les plateaux "sérieux". De toutes façons, c'est un instrument indispensable à une réflexion équilibrée sur les grands sujets d'actualité: Iran, Palestine, Liban, Venezuela, Cuba, etc. L'ouvrage, structuré par régions du monde continentales ou sub-continentales, est facile d'usage et ses fiches claires et relativement courtes. On trouve aussi des bibliographies avec liens internet.

    Delorca est un des lecteurs de mes blogs R-sistons. 


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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 03:22



Mensonges ! L'OTAN ne prépare pas la paix, mais la guerre ! Et le capitalisme en crise a besoin de guerres pour prospérer et se perpétuer ! Eva

L' OTAN se présente comme un organisme destiné à défendre la paix, à protéger contre le terrorisme, etc. Et c'est  ce que les Médias veulent nous faire croire.  En réalité, l'OTAN est une machine de guerre prête à tout pour étendre la domination de l'Occident sur le monde, comme en Yougoslavie, attaquée par cet "Organisme de Défense" (seulement, d'après les statuts). Dans ce cas, il s'agissait d'affaiblir la Russie (Yougoslavie, Etat fort, proche de la Russie) et d'étendre l'influence américaine aux portes de la Russie (plus grande base américaine au Kosovo...). Et cette guerre a commencé par une immense provocation de l'Occident... Qui l'aurait imaginé, alors ? La propagande des médias a fonctionné à fond...

Les médias sont par excellence l'instrument de manipulation des masses. Le journaliste n'a pas le choix : Se soumettre à la Pensée Unique, ou se démettre.

L'OTAN, célébré comme un Organisme au service des citoyens, mène en réalité, dans le monde, une politique de guerre éhontée, pour assurer définitivement l'hégémonie de l'Occident sur la planète. 

Et le pangermanisme renaît en Allemagne. Alerte !

Mais qui, dans la presse, nous avertit des dangers encourus ?  Silence ! Mensonges ! Manipulations ! Désinformation ! Propagande !

Les Médias sont le pire ennemi de l'humanité. C'est à travers eux que l'Elite au pouvoir étend son emprise diabolique sur le monde.

Le Nouvel Ordre Mondial se met en place, la crise s'étend, les conflits se multiplient, nos protections sociales et nos libertés se réduisent sans cesse, et une guerre mondiale se profile à l'horizon...

Chut !  " Tout va très bien, Madame la  Marquise " ...

Bonne nuit, les petits, la vie est belle...

Eva

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Il est grand temps de relever le front
devant l’arrogance de l’Occident

10 ans après la guerre en Yougoslavie


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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 03:35

pu
blié par
roland (Dazibaouebmaster) Hier 18H25

Attention tensionPar Bibi
http://www.pensezbibi.com


Comme le disait
dans le JDD de la semaine dernière, a beaucoup réfléchi sur le chemin à prendre. Et la Stratégie sur laquelle il mettra tous les moyens (politiques, médiatiques) est celle académique, redondante, toujours payante, celle qui allie Tension et Sécurité.



On assiste à une intensification de ces thèmes et à un battage médiatique autour de ces deux axes porteurs. Au mépris de la réalité, on veut faire croire que les Manifestations risquent de déraper, d’engendrer de la violence. Les cours des Collèges sont infiltrées par les bandes, les Ouvriers séquestrent les Patrons (jusqu’où iront-ils ?). Il suffit de peu pour que les éléments deviennent incontrôlés et incontrôlables, éléments qui vont même jusqu’à ne plus rien écouter (ni hommes de gauche, ni têtes syndicales). Le moindre fait divers est élevé à hauteur d’incident plan ORSEC. Les mots «Violence» ou/et «Calme» reviennent sur la scène en diptyque. On fait croire que le Pays, de la moindre étincelle, peut devenir (donc deviendra) Incendie généralisé. Bonne vieille recette qui avait marché en son temps de Chiraquie. Pourquoi ne pas y revenir ? A cette époque, la «Gauche» frileuse, honteuse avait cédé tout le terrain à l’adversaire, avait baissé et pantalon et pavillon : on se souvient des piteux atermoiements de Jospin, de l’absence de combat contre la Conjugaison Immigrés-Violents-Hors-la-Loi.


Sous l’intertitre de la page 2 («Retour aux fondamentaux»), le Canard Enchaîné rapporte ce qui n’est pas un cancan mais le re-démarrage d’une stratégie politique : « retrouve la sécurité : « Ca redevient un vrai sujet, je vais le remettre en avant. Je suis crédible dans ce domaine».


La Stratégie pour les trois ans à venir est donc claire.
va jouer sa réélection à la manière infiniment payante de Berlusconi. On voit déjà revenir les mots d’Ordre et des thèmes autour de la Sécurité. Le moindre fait divers (fou en cavale, incendies sur les voies ferrées, hold-up qui tourne mal, petits voyous de dix ans qui rançonnent, casse dans les magasins, principal de Collège agressé etc.) sera exploité jusqu’au trognon. Les associations vont revenir en boucle : les mouvements catégoriels et  populaires seront le fait d’émeutiers, la bande à Besancenot sera perçue comme une bande à Bonnot bis, les Voyous sans foi ni loi surferont sur Internet, les Pillards contrefacteurs seront à tous les coins de rue, les partisans de la Lutte des Classes sortiront des fourrés, les Descendants des Bolcheviks sortiront les couteaux pour terroriser les populations à protéger. Toutes ces associations seront surplombées par ce constat dit « neutre », central mais politiquement efficace : «La Crise ne dépend pas de nous».


Pour mettre en place cette Stratégie,
a déjà prévu de corseter les Médias du Service Public (avec futurs Directeurs nominés aux Ordres), il fait appel aux copains Bouygues, Paolini, Dassault, Bolloré, Pinault, Arnault, Lagardère, Hersant & Co, il fait tourner plus que jamais les Instituts de Sondage pour trouver les thèmes porteurs et il intensifie les cours de Com à l’Elysée (1).


Aussi quand BiBi écoute des économistes dire que le Capitalisme est à l’agonie, qu’il va vers l’Auto-Destruction alors que les soutiens politiques du Système occupent massivement le devant de la scène, que la Haute Finance s’accroche à ses privilèges, que les Banques continuent d’œuvrer dans l’ombre, que l’armée de réserve du Chômage est de plus en plus désorientée, il se montre inquiet devant cet aveuglement. Et si
a cette Stratégie de la Tension, faisons en sorte de lui opposer une Stratégie d’attention (à ses orientations).

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(1) Sur Bakchich Info (article repris dans «»), nous parle excellemment du parcours très droitier de la Princesse de la Com, mais il fait silence sur les liens entre cette dernière et… Ségolène Royal. Bizarre. BiBi tâchera d’en savoir plus avec un prochain article sur les Rois et Reines de la Com.

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=2904



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Jean-Pierre Elkabbach en 1991


Elkabbach,
ou comment l'information est détournée
au profit d'un Clan et d'un Etat.
Par Eva, journaliste de profession.



Jean-Pierre Elkabbach,
faux journaliste et vrai propagandiste,
au service du libéralisme et d'Israël.
L'incarnation de ce que ne doit pas être
un authentique journaliste !


A l'instant, j'ai écouté d'une oreille le "Parlons-en" de la chaîne Public Sénat dirigée par le très partisan, le très néo-sioniste, Jean-Pierre Elkabbach,

et comme d'habitude un seul invité PS face aux portes-paroles du Gouvernement : Pierre Lellouche, un représentant du Ministère de la Défense, sans oublier les deux journalistes aux ordres, dont le tout aussi sioniste, communautariste et partisan, Frédéric Haziza.

Temps de parole de l'unique adversaire du Gouvernement  ? Réduit à la portion congru, constamment interrompu et destabilisé en permanence, pour atténuer la portée de son intervention.  Les opposants sont appelés à faire de la figuration.

En réalité, cette émission sur le retour de la France dans le giron de l'OTAN, est un prétexte aux justifications, et disons-le, à de la simple propagande pour un Gouvernement qui n'a qu'un but : Brader les intérêts de la France au profit de l'Etranger, des maîtres à penser de la Pensée unique totalitaire et anti-démocratique qui rend le monde captif : Israël et les Etats-Unis. Et au service de leurs futures juteuses guerres soi-disant de civilisation et pour la démocratie, en réalité afin de s'emparer, comme des voleurs, des ressources convoitées aux quatre coins de la planète.

L'émission se termine en "dix secondes", grâce à l'intervention du zélé serviteur sioniste, par une conclusion du Représentant du Ministère de la défense tout acquis aux thèses anti-France du gouvernement aux ordres de l'Etranger : Le retour au sein de l'OTAN est dans l'intérêt de la France et de l'Europe. La boucle est bouclée. Ce sont les derniers mots que les "veaux", pour parler comme le Gl de Gaulle, entendront.

Oui, Mr Elkabbach, je vous accuse de détourner l'argent des contribuables français, pour servir les intérêts de l'Etat le plus dangereux de la planète, le plus va-t-en guerre, le plus ultra-libéral : Israël, dont vous êtes le représentant, le porte-parole, le serviteur, au détriment de la France, du pluralisme, de la République, de l'indépendance nationale, de l'Information.

Vous nous faites boire, Mr elkabbach,  la lie de l'information, celle qui est de la pure propagande. Vous ne méritez qu'une chose : Le mépris des journalistes dignes de ce nom, des citoyens Républicains, et des Français attachés à l'intérêt de la France.

Honte à vous ! Vous représentez ce qu'il y a de plus ignoble pour l'Information authentique, vous salissez le beau métier de journaliste. Avec tous vos copains qui gangrènent les médias de notre pays, à longueur d'antennes ou de pages, grâce à l'Esprit de Clan qui est le vôtre, et qui est le contraire de l'Indépendance à laquelle tout journaliste digne de ce nom doit être attaché.

Eva, outrée !

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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 01:01
 

Madagascar : Ce que les Médias ne disent pas.
Evangélistes néoconservateurs
et pétrole à Madagascar.
Luttes d'influences :
Néocons américains
et colonialistes français.

Editorial d'Eva, caustique.


Mes amis,

Les médias s'acharnent à nous désinformer. Silence Guadeloupe, d'abord, pour éviter que la crise ne donne des idées aux Français mécontents. Et puis, il a bien fallu parler. Sous la pression des événements. Et ils risquent, en effet, d'être contagieux. Car ils ont été menés de main de maître par les opposants au statut-quo scandaleux.

Puis ce fut Madagascar. Avec à sa tête
Marc Ravalomanana, un Président issu de la mouvance évangéliste. Lorsqu'il a été élu, connaissant particulièrement bien le milieu évangélique, je me suis interrogée. Un Président de cette mouvance ? Et d'ailleurs, laquelle, exactement ? Evangélique, avec des chrétiens dits "nés de nouveau" à une vie nouvelle par la Puissance de l'Esprit Saint, en accord avec les préceptes divins ? Ou évangéliste, avec les intégristes de ce mouvement, fanatiques de l'Amérique de Bush, ultra-sionistes, nostalgiques de l'apartheid sud-africain et de la suprématie blanche, et supporters de la Théologie de la Prospérité, selon laquelle Dieu bénirait ses ouailles fidèles en les rendant très riches ? Tiens donc ! Moi, j'ai appris dans le Nouveau Testament qu'il fallait choisir entre Dieu et Mâmon, qu'il ne fallait pas adorer le Veau d'or, qu'il fallait opter pour le non-attachement aux biens matériels et même que les pauvres étaient les préférés de Dieu, et qu'ils hériteraient du Royaume de Dieu. Mais passons.

Marc Ravalomanana, chef d'entreprise particulièrement prospère, potentat local, est un adepte de la Théologie de la Réussite, qui stipule, à tort donc, qu'une
 personne vivant dans l'opulence est agrée par Dieu, bénie par Lui. Les pauvres n'ont que ce qu'ils méritent, les riches sont gratifiés par Dieu pour leur comportement. C'est ainsi, point, et tant pis pour la cohérence avec l'Evangile.

Et lorsque j'ai vu arriver au pouvoir ce Président béni par la vie sinon par Dieu lui-même, outrageusement et médiatiquement évangélique, comblé d'honneurs et d'argent, je me suis demandée quel chef d'Etat il ferait. Sans doute bien loin des préoccupations de son peuple peu gâté par la vie, lui, souffrant du chômage, de la pauvreté, et même de la misère. Toujours est-il que la campagne a été brillamment menée, à l'américaine. Dieu reconnaîtra les siens !

Patatra ! Voilà le héros à terre, terrassé par un vulgaire disc-jockey, ayant réussi, lui aussi, mais moins évangélique que le fameux Marc.

Or,
Ravalomanana, par ses engagements religieux, sincères ou pas, par sa réussite professionnelle hors du commun sur l'île, devait être pour moi plus un ultra-libéral proche des néoconservateurs américains qu'une brebis sainte. Tiens donc ! Je ne m'étais pas trompée. Le lascar en question avait le regard plus tourné vers Washington que vers ses électeurs - une fois élu, s'entend. L'écrivain-politologue Frédéric Delorca parle à son sujet, sur son blog Atlas Alternatif, de "néo-libéral pro-américain". Oui, ultra-libéral néoconservateur. A Madagascar ! 

De son côté, avec Sarkozy ou pas, la France veille à son pré-carré... Colonialisme, encore et toujours !

Et voilà que l'on découvre du pétrole sur la belle île peuplée par des pauvres et dirigée par un milliardaire choyé par le Destin.

Pétrole ? Comme au Darfour, au Soudan, en Irak, en Iran... Curieux, ce silence des médias quand un pays regorge d'or noir ! La presse préfère pointer le doigt sur les engagements humanitaires, au demeurant fort médiatisés et accomplis à la vitesse des météores, d'un Kouchner, et sur les jacassements d'un BHL à l'affût des projecteurs, encore et toujours.

En attendant, Madagascar intéresse désormais l'Elite, avec ses pauvres, et surtout son sous-sol. Gaza aussi intéresse Israël, depuis qu'on y a découvert le précieux gaz offshore. Et voici les appétits allumés, les peuples floués, les crises multipliées, les guerres déclarées. Une terre sans peuple pour un peuple sans terre ? Qu'à cela ne tienne, on supprime le peuple, à petits feux ou à feux nucléaires, et on pique le gaz. Vous avez dit armée la plus morale du monde ?

Quant à Madascar, la voici condamnée à voir accourir les financiers de la City, les évangélistes yankees, les stratèges israéliens de la division, et tant pis pour les autochtones. Après s'être enthousiasmée pour un croyant modèle ayant fait fortune, la voici s'enflammant pour un disc-jockey aux bonnes fortunes avérées (dans le secteur de la Publicité).


Qu'en est-il exactement ? Les Français ont choisi leur camp, mais chut ! Cela ne s'ébruite pas. Quant aux autres, par l'odeur du pétrole alléchés, les voici accourir sur la belle île pour y faire fortune. On fustige toujours les Islamistes, mais les Evangélistes chrétiens et les néo-Sionistes, c'est pas mal aussi ! Et gageons que si Madagascar regorge en effet de précieuses ressources, l'or noir par exemple, le tourisme militaro-financier explosera, et tant pis pour la population. Encore et toujours !

Que dirait le Petit Prince de St Exupéry s'il visitait notre planète concotée par les fieffés démocrates et "pieux" occidentaux ?

A Madagascar, en tous cas, l'or noir va couler, et le sang aussi, un jour ou l'autre. Quant à la pauvreté, que croyez-vous qu'elle va devenir ? Gageons que les peuples soumis aux auto-proclamés champions de la Liberté et aux supporters de la Théologie de la Prospérité, ne verront pas la couleur de l'or, et qu'ils seront, encore et toujours, les dindons de la sinistre farce planétaire revue et corrigée par les fervents chrétiens américains, les si moraux néo-sionistes, et ne l'oublions pas, les charitables dirigeants des compagnies pétrolières. Avec en prime les Français.

La Totale !

Eva

http://r-sistons.over-blog.com/article-29085014.html

TAGS : Total, Madagascar,
Marc Ravalomanana, France, pétrole, Evangélistes, Evangéliques, Islamistes, Néo-sionistes, la City, Wall-Street, Théologie de la Prospérité, Darfour, Soudan, Irak, Iran, Gaza, gaz, Bush, Médias, BHL, Guadeloupe, Kouchner, chrétiens... 

 


Marc Ravalomanana :
Qui est cet homme d'affaires ?


Quels intérêts politiques et économiques sous-tendent ce changement de régime ? Pourquoi les médias ne parlent-ils pas du pétrole découvert à Madagascar ? Peu avant la crise, le gouvernement créait la société nationale du pétrole dont l’Etat serait le seul actionnaire. Cela a-t-il eu un impact sur cette crise ? Et enfin, une réponse efficace sera-t-elle apportée aux besoins de la population malgache, principale victime du conflit ? 

Sur
http://michelcollon.info
 


Les néo-libéraux pro-américains
renversés à Madagascar

Comme en Mauritanie, l'armée à Madagascar s'est posée en arbitre des conflits au sein de la classe politique. Après deux mois de mobilisation populaire contre le président Marc Ravalomanana, l'armée malgache a appuyé l'arrivée au pouvoir du maire d'Antananarivo Andry Rajoelina. L'Union européenne, les Etats-Unis et la Communauté pour le développement de l'Afrique australe (SADC), ont condamné ce coup d'Etat.

 Le quotidien Ouest-France du 20 mars 2009 cite
Denis Alexandre et Yvan Combeaux, du Centre de recherches sur les sociétés de l'océan Indien selon lesquels la France (ainsi que l'ex-président pro-soviétique devenu pro-français Didier Ratsiraka) serait derrière ce coup d'Etat contre Ravalomanana qui nourrissait de la francophobie et une sympathie pour ce qui est américain (Ravalomanana, patron du plus puissant groupe agro-alimentaire du pays, Tiko, était soutenu par les évangélistes étatsuniens). Andry Rajoelina quant à lui s'était réfugié à l'ambassade de France le10 mars dernier après avoir été déchu par le gouvernement. L'extrême gauche française comme le site Futur Rouge  (NB : maoïste) crie au retour de "l'impérialisme français".

La nouvelle intervient alors que la France prise dans la crise économiqie 
remobilise la zone franc. Il y a un mois, le 23 février à­ l’in­itia­tive d­e Chr­is­tin­e La­g­a­r­d­e, m­in­is­tr­e fr­a­n­ça­is­ d­e l’Econ­om­ie, d­e l’in­d­us­tr­ie et d­e l’em­ploi, les­ autorités­ fin­a­n­cièr­es­ et écon­om­iques­ d­e la­ Z­on­e fr­a­n­c s­e s­on­t r­etr­ouvées­ à Pa­r­is­.

Sur divers sites de gauche
Bernard Grangeon pour sa part dresse le bilan de la présidence de Marc Ravalomanana et de l'état du paysage politique malgache en ces termes :

"L’union des Merina pour le changement social, mettre fin à la corruption, construire des infrastructures, projeter le pays dans le développement économique, fut rapidement trompée et niée par la réalité de la "bonne gouvernance" : libéralisme sauvage, montée des liens avec le capitalisme américain, les chrétiens démocrates allemands, les dirigeants de la Chine populaire et de la Corée du Sud (en janvier, le PC chinois a passé un accord avec Ravolomana pour l’imprimerie des cartes d’adhérents de son parti présidentiel ! ), adhésion et prosélytisme publics du président en faveur d’une église évangéligique américaine, le tout au détriment à la fois des positions traditionnelles de la majorité de la bourgeoisie Mérina et des anciens liens néocoloniaux avec la France. Finalement ce président PDG, menaçant les libertés individuelles, dévaluant la monnaie, promouvant sa propre entreprise, a poussé la population à l’exaspération complète. La vente massive de la terre des ancêtres au trust Daewoo a symbolisé cette politique et cristallisé les mécontentements.

C’est ce qui a conduit aux dernières municipales à la victoire contre toute attente du jeune Andry Rajoelina contre le candidat présidentiel. Cette nouvelle donne en cache une autre, beaucoup plus profonde et de nature nouvelle : la division de la bourgeoisie Mérina, la couche dominante traditionnelle de Madagascar.

Aujourd’hui les partis politiques malgaches, tant ceux de la bourgeoisie qui n’a jamais vraiment eu d’expression politique directe, que ceux issus de l’histoire de la gauche, sont en lambeaux, seule la petite AKFM est restée fidèle à ses valeurs, mais est peu connue de la jeunesse. Le grand mouvement actuel vit des traditions de lutte du peuple malgache, mais n’a pas de parti, pas d’organisation, pas de représentation politique. C’est très largement une vague spontanée, dirigée contre ceux qui sont perçus comme les voleurs au pouvoir."

Il semble donc que l'armée ait suppléé à la fois la vacance du pouvoir (selon Grangeon, les ministères sont vides depuis plusieurs semaines) et l'incapacité du peuple à donner une traduction concrète à son aspiration, qui est, comme au moment de la révolution malgache de 1973 : "pour une indépendance nationale totale et réelle".

http://atlasalternatif.over-blog.com/article-29258422.html

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 03:53
Ce que ne disent pas les médias
sur les événements du monde,
leur altération de la réalité.
Un Général russe
met les pieds dans le plat.

Le 11 septembre 2001 :
une provocation mondiale


par Général Leonid Ivashov*

Politologue russe influent, issu des milieux nationalistes, le général Léonid Ivashov était chef d’état-major des armées le 11 septembre 2001. Ce jour-là, il avait placé ses satellites en alerte pour observer les manœuvres militaires aériennes annoncées aux USA, mais c’est un tout autre spectacle auquel il fut confronté. Au vu des analyses de cet événements par ses experts, il a écarté l’hypothèse Al-Qaïda et conclu à une provocation de l’élite financière anglo-saxonne. Sur cette base, il développé la vision stratégique russe du monde post-11-Septembre. Nous reproduisons ici un de ses articles, représentatif de sa pensée et de celle des officiers supérieurs russes. Le lecteur sera surpris de constater que ce qui est considéré comme un délire dans les pays de l’OTAN est une vérité d’évidence en Russie, comme d’ailleurs dans de nombreux autres régions du monde. Au-delà de la question d’établir la vérité, l’honnêteté intellectuelle exige de comprendre et d’accepter la relativité des points de vue. Cet article sera particulièrement précieux pour les militaires français au moment où le ministre de la Défense a engagé une chasse aux sorcières contre les enseignants de l’École de guerre qui ont osé rendre compte de la diversité des interprétations du 11-Septembre.

L’expérience de l’humanité montre que le terrorisme apparaît partout où se produit à un moment donné une aggravation des contradictions, où les relations commencent à se dégrader au sein de la société et où l’ordre social change, où surgit l’instabilité politique, économique et sociale, où se libèrent des potentiels d’agressivité, où les valeurs morales périclitent, où triomphent le cynisme et le nihilisme, et où la criminalité explose.

Les processus liés à la mondialisation créent des conditions favorables à ces phénomènes extrêmement dangereux. Ils entraînent un redécoupage de la carte géopolitique du monde, une redistribution des ressources planétaires, violent la souveraineté et effacent les frontières des États, démantèlent le droit international, anéantissent la diversité culturelle, appauvrissent la vie spirituelle et morale.

Je pense que nous sommes en droit aujourd’hui de parler de crise systémique de la civilisation humaine. Elle se manifeste de manière particulièrement aiguë au niveau de l’interprétation philosophique de la vie. Ses manifestations les plus spectaculaires concernent le sens donné à la vie, l’économie et le domaine de la sécurité internationale.

L’absence de nouvelles idées philosophiques, la crise morale et spirituelle, la déformation de la perception du monde, la diffusion de phénomènes amoraux contraires à la tradition, la course à l’enrichissement illimité et au pouvoir, la cruauté, conduisent l’humanité à la décadence et peut-être à la catastrophe.

L’inquiétude, ainsi que le manque de perspectives de vie et de développement de nombreux peuples et états constituent un important facteur d’instabilité mondiale.
L’essence de la crise économique se manifeste dans la lutte sans merci pour les ressources naturelles, dans les efforts déployés par les grandes puissances du monde, avant tout par les États-Unis d’Amérique, mais aussi par des entreprises multinationales pour soumettre à leurs intérêts les systèmes économiques d’autres États, prendre le contrôle des ressources de la planète et surtout des sources d’approvisionnement en hydrocarbures.

La destruction du modèle multipolaire qui assurait l’équilibre des forces dans le monde a entraîné également la destruction du système de sécurité internationale, des normes et des principes qui régissaient les relations entre États, ainsi que du rôle de l’ONU et de son Conseil de sécurité.
Aujourd’hui les États-Unis d’Amérique et l’OTAN se sont arrogés le droit de décider du destin d’autres États, de commettre des actes d’agression, de soumettre les principes de la Charte des Nations Unies à leur propre législation.

Ce sont précisément les pays occidentaux qui, par leurs actions et agressions contre la République fédérale de Yougoslavie et l’Irak, ainsi qu’en permettant de toute évidence l’agression israélienne contre le Liban et en menaçant la Syrie, l’Iran et d’autres pays, ont libéré une énorme énergie de résistance, de vengeance et d’extrémisme, énergie qui a renforcé le potentiel de la terreur avant de se retourner, comme un boomerang, contre l’Occident.

L’analyse de la substance des processus de mondialisation, ainsi que des doctrines politiques et militaires des États-Unis d’Amérique et d’autres États, permet de se convaincre que le terrorisme favorise la réalisation des objectifs de domination du monde et la soumission des États aux intérêts de l’oligarchie mondiale. Cela signifie qu’il ne constitue pas un sujet en tant que tel de la politique mondiale mais un simple instrument, le moyen d’instaurer un nouvel ordre unipolaire ayant un centre de commandement mondial unique, d’effacer les frontières nationales et d’assurer la domination d’une nouvelle élite mondiale. C’est elle qui constitue le sujet principal du terrorisme international, son idéologue et son « parrain ». C’est elle aussi qui s’efforce de diriger le terrorisme contre d’autres États, y compris contre la Russie.

La principale cible de la nouvelle élite mondiale est la réalité naturelle, traditionnelle, historique et culturelle qui a jeté les bases du système de relations entre les États, de l’organisation de la civilisation humaine en États nationaux, de l’identité nationale.

Le terrorisme international actuel est un phénomène qui consiste, pour des structures gouvernementales ou non gouvernementales, à utiliser la terreur comme moyen d’atteindre des objectifs politiques en terrorisant, déstabilisant les populations sur le plan socio-psychologique, en démotivant les structures du pouvoir d’État et en créant les conditions permettant de manipuler la politique de l’État et le comportement des citoyens.

Le terrorisme est un moyen de faire la guerre de manière différente, non conventionnelle. Simultanément, le terrorisme, allié aux médias, se comporte comme un système de contrôle des processus mondiaux.
C’est précisément la symbiose des médias et de la terreur qui crée les conditions favorables à des bouleversements dans la politique mondiale et dans la réalité existante.
Si l’on examine dans ce contexte les événements du 11 septembre 2001 aux États-Unis d’Amérique, on peut en tirer les conclusions suivantes :

- l’attentat terroriste contre les tours jumelles du World Trade Center a modifié le cours de l’histoire du monde en détruisant définitivement l’ordre mondial issu des accords de Yalta-Potsdam ;

- il a délié les mains des États-Unis d’Amérique, de la Grande-Bretagne et d’Israël, leur permettant de mener des actions contre d’autres pays en faisant fi des règles de l’ONU et des accords internationaux ;

- il a stimulé l’amplification du terrorisme international.

D’autre part, le terrorisme se présente comme un instrument radical de résistance aux processus de mondialisation, comme un moyen de lutte de libération nationale, de séparatisme, un moyen de résoudre les conflits entre les nations et entre les religions, ainsi que comme in instrument de lutte économique et politique.

En Afghanistan, au Kosovo, en Asie centrale, au Proche Orient et dans le Caucase nous constatons que la terreur sert aussi à protéger des narcotrafiquants en déstabilisant leurs zones de passage.
On peut constater que dans un contexte de crise systémique mondiale la terreur est devenue une sorte de culture de la mort, la culture de notre quotidien. Il a fait irruption dans la prospère Europe, tourmente la Russie, secoue le Proche-Orient et l’Extrême-Orient. Il favorise l’accoutumance de la communauté internationale à des ingérences violentes et illégales dans les affaires intérieures des États et à la destruction du système de sécurité internationale.

La terreur engendre le culte de la force et lui soumet la politique, le comportement des gouvernements et de la population. Le plus effrayant est que le terrorisme a un grand avenir en raison de la nouvelle spirale de guerre qui s’annonce pour la redistribution des ressources mondiales et pour le contrôle des zones clé de la planète.
Dans la stratégie de sécurité nationale des États-Unis d’Amérique, approuvée cette année par le Congrès états-unien, l’objectif avoué de la politique de Washington est « de s’assurer l’accès aux régions clé du monde, aux communications stratégiques et aux ressources mondiales », avec comme moyen pour y parvenir de procéder à des frappes préventives contre n’importe quel pays. Du point de vue du Congrès, les États-Unis d’Amérique peuvent donc adopter une doctrine de frappes nucléaires préventives qui s’apparente à du terrorisme nucléaire.
Cela implique l’utilisation à grande échelle de substances nocives et d’armes de destruction massive. On ne s’embarrassera pas de scrupules pour choisir les moyens de répondre à une attaque. Pour se défendre les parties n’auront que le choix des moyens.

La provocation par un acte terroriste devient un moyen d’atteindre des objectifs politiques d’ampleur globale, régionale et locale. Ainsi, une provocation organisée dans la localité de Rachic (Kosovo, Serbie) a fini par entraîner le changement de régime politique en Serbie et l’effondrement de la République fédérée de Yougoslavie, tout en servant de prétexte à l’agression de l’OTAN et à la séparation du Kosovo de la Serbie. Il s’agit d’une provocation d’ampleur régionale.

Les explosions dans le métro de Londres, les désordres à Paris en 2005-2006 sont des provocations locales qui ont eu des répercussions sur la politique et l’opinion publique en Grande Bretagne et en France.
Pratiquement chaque acte terroriste dissimule des forces politiques puissantes, des entreprises transnationales ou des structures criminelles ayant des objectifs précis. Et presque tous les actes terroristes, à l’exception des activités de libération nationale) sont en réalité des provocations.

Même en Irak, les explosions dans les mosquées sunnites et shiites ne sont rien d’autre que des provocations organisées en vertu du principe « diviser pour régner ». Il en va de même de la prise en otage et de l’assassinat de membres de la mission diplomatique russe à Bagdad.
L’acte terroriste commis à des fins de provocation est aussi ancien que l’humanité elle-même. Ce sont précisément des provocations terroristes qui ont servi de prétextes au déclenchement des deux guerres mondiales. Les événements du 11 septembre 2001 constituent une provocation mondiale. On peut parler d’opération d’ampleur mondiale. De telles opérations permettent en général de résoudre plusieurs problèmes mondiaux à la fois. On peut les définir comme suit :

- 1. L’oligarchie financière mondiale et les États-Unis d’Amérique ont obtenu le droit non formel de recourir à la force contre n’importe quel État.

- 2. Le rôle du Conseil de sécurité s’est trouvé dévalué. Il fait de plus en plus figure d’organisation criminelle complice de l’agresseur et alliée à la nouvelle dictature fasciste mondiale.

- 3. Grâce à la provocation du 11 septembre, les États-Unis d’Amérique ont consolidé leur monopole mondial et ont obtenu l’accès à n’importe quelle région du monde et à ses ressources.

Dans le déroulement d’une opération-provocation il y a toujours trois éléments obligatoires : le commanditaire, l’organisateur et l’exécutant. En ce qui concerne la provocation du 11 septembre et contrairement à l’opinion dominante, « Al-Qaida » ne pouvait être ni le commanditaire, ni l’organisateur, ne disposant pas des moyens financiers suffisants (et ils sont énormes) pour commander une action d’une telle ampleur.

Toutes les opérations menées par cette organisation ne sont que des actions locales et assez primitives. Elle ne dispose pas des ressources humaines, d’un réseau d’agents suffisamment développé sur le territoire des États-Unis d’Amérique, pour réussir à pénétrer les dizaines de structures publiques et privées qui assurent le fonctionnement des transports aériens et veillent à sa sécurité. Al-Qaida ne saurait donc avoir été l’organisateur de cette opération (sinon à quoi peuvent bien servir le FBI et la CIA ?). Ces gens pourraient en revanche fort bien avoir été de simples exécutants de cet acte terroriste.

À mon avis, le commanditaire de cette provocation pourrait avoir été l’oligarchie financière mondiale, dans le but d’installer une fois pour toutes « la dictature fasciste mondiale des banques » (l’expression appartient à l’économiste états-unien bien connu Lyndon LaRouche) et d’assurer le contrôle de ressources mondiales en hydrocarbures limitées. Il se serait agi par la même de s’assurer la domination mondiale pour longtemps.

L’invasion de l’Afghanistan, riche en ressources gazières, de l’Irak et peut-être aussi de l’Iran, qui possèdent des réserves mondiales de pétrole, mais aussi l’instauration d’un contrôle militaire sur les communications pétrolières stratégiques et l’augmentation radicale du prix du pétrole sont des conséquences des événements du 11 septembre 2001.

L’organisateur de l’opération pourrait avoir été un consortium bien organisé et abondamment financé formé de représentants (anciens et actuels) des services secrets, d’organisations maçonniques et d’employés des transports aériens.

La couverture médiatique et juridique a été assurée par des organes de presse, des juristes et des politiciens stipendiés. Les exécutants ont été choisis sur la base de leur appartenance ethnique à la région qui possède les ressources naturelles d’importance mondiale.

L’opération a réussi, les objectifs sont atteints.

L’expression « terrorisme international » en tant que principale menace pour l’humanité a fait irruption dans le quotidien politique et social.
Cette menace a été identifiée en la personne d’un islamiste, ressortissant d’un pays disposant d’énormes ressources en hydrocarbures.
Le système international mis sur pied à l’époque où le monde était bipolaire a été détruit et les notions d’agression, de terrorisme d’État et de droit a la défense ont été altérées.

Le droit des peuples de résister aux agressions et aux activités subversives des services secrets étrangers ainsi que de défendre leurs intérêts nationaux est foulé aux pieds.
Toutes les garanties sont assurées en revanche aux forces qui cherchent à instaurer une dictature mondiale et à dominer le monde.
Mais la guerre mondiale n’est pas encore finie. Elle a été provoquée le 11 septembre 2001 et elle n’est que le prélude à de grands événements à venir.

 Général Leonid Ivashov

Le général Leonid Ivashov est vice-président de l’Académie des problèmes géopolitiques. Il fut chef du département des Affaires générales du ministère de la Défense de l’Union soviétique, secrétaire du Conseil des ministres de la Défense de la Communauté des États indépendants (CEI), chef du Département de coopération militaire du ministère de la Défense de la Fédération de Russie. Il était chef d’état-major des armées russes, le 11 septembre 2001.



Réseau Voltaire
http://changementclimatique.over-blog.com/article-29173919.html
http://bridge.over-blog.org/article-29182265.
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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 06:44




Voici un commentaire reçu sur mon blog http://r-sistons.over-blog.com, au sujet du Darfour.

Je le pose ici, car il met en valeur les TECHNIQUES  DE  DESINFORMATION...

Eva

un commentaire vient d'être posté par Larguet sur l'article
Nous avons un imposteur à la tête de la France ! Gendarme témoin, sur votre blog r-sistons


Extrait du commentaire:


Suite à "La vérité sur le Darfour"


Vous savez avec cette affaire des réfugiés du Soudan. Nous savons tous qu’elle est montée de toutes pièces. Ils ( USA tous les pays Européens et Israël) cherchent par tous les moyens à vous faire avaler des couleuvres. Ils cherchent par des moyens fallacieux à faire croire à « l’opinion européenne » qu’il y a vraiment problème au Darfour. Alors qu’en  réalité s il y a problème au Darfour il a été amplifié toutes pièces. Le cas du Darfour était un incident ordinaire comme il en survient fréquemment entre tribus en Afrique. Ces mêmes pays que j’ai cité par « Ils » avaient des vues sur cette région, et ces incidents sont l’aubaine.

Le reste  est simple ils partent d’un fait réelle qui sera trituré, amplifié et mis en boucle sur toutes les chaines TV, radio etc,  après c’est l’escalade, au fur et a mesure des manipulations avec des agents infiltrés, ou avec des ONG,  cette banale affaire prend de l’ampleur.

Pour manipuler cette information ils mettent le paquet. Des sociétés comme Big Brother. Thomson CSF ont mis  à destination des militaires et des entreprises quatre nouveaux logiciels informatiques pour « réagir, contrer ou mettre en place des opérations de désinformation ».
 
Le premier, Perelman, « aide à convaincre un auditoire avec une probabilité maximale ».
 
Le second, Schopenhauer, qui vise à « aider à la réfutation des arguments adverses », s’inspire de la pensée du philosophe allemand contenue dans L’Art d’avoir toujours raison.
 
Le troisième, Isocrate, facilite l’« aide à la détection de désinformation » en décelant les incohérences dans les données, dans l’utilisation des pondérations et les pertinences affichées par l’adversaire.
 
Le dernier, Gorgias, vise à « aider la création de la déception », au sens militaire de confusion, tromperie. Ce système informatisé devrait être exclusivement réservé aux Armées.
 
 Et nous en tant que citoyen incrédule  et manipulé, nous avalons ces couleuvres qui nous sont servies tous les jours aux infos. Et dans notre petite tête on se dit. Mais bon dieu ! Les USA et notre gouvernement on raison d’intervenir. Et de fait sans se rendre compte nous allons nous même demander cette intervention pour « sauver des vies humaines ». Cette manipulation est surtout orientée pour la consommation  usa et Europe. Les populations des  pays arabe, d’Afrique noire ou autre ils s’en foutent. Ils partent d’un principe, le Soudan, Omar El Bachir sont dans le collimateur ils doivent tomber un point c’est tout. Tous les moyens sont bons. Rappelez-vous de l’Irak. Le pays était diabolisé. Maintenant, à froid, on voit que tout le monde s’est fait flouer par ce ramassis de dirigeants criminels que nous avons vu à l’époque en action à travers le monde. Quand a la population européenne elle a été si bien standardisée, manipulée, (pour le nouvel ordre mondial) qu’elle est arrivée à un stade d’homogénéité au point qu’une nouvelle ou information même fausse sera assimilée et acceptée sans discussion, pour peu que ceci soit ressassé sans cesse par les médias aux ordres. Trouvez vous normal qu’il y ait plus de 100 ONG au soudan ? Trouvez vous normal qu’a Gaza il y a juste une dizaine d’ONG - ?  Que la Somalie soit laissée à l’abandon alors que ces citoyens ont besoin d’aide .Qu’elle est l’ONG qui active actuellement en Somalie ? Pourquoi le Congo qui a eut plus de massacres que le Soudan n’a-t-il pas autant d’ONG ? Observez, notez posez vous des questions et analysez, vous serez surpris du résultat.


L'équipe de over-blog.com

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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 03:32

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«La peur est la plus terrible des pressions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison; elle paralyse le coeur et l'esprit».
Rivarol

Vouloir communiquer leurs propres frayeurs, réelles ou feintes, chevaucher allègrement sur la croupe de la propagande orchestrée avec brio par les dirigeants de l'Etat hébreu, sont devenus les sports préférés de nombreuses rédactions de chaînes françaises de télévision. Les grands principes qui font référence à l'impartialité de l'information, à une éthique professionnelle au-dessus de tout soupçon, à un équilibre certes fragile, au gré des conjonctures et de pressions multiples, tout est balayé lorsque des présentateurs de journaux télévisés ont «peur» ou sont sous influence. Grands donneurs de leçon devant l'éternel et bien silencieux devant des crimes abominables ils sont acrobates maladroits, patauds désorientés, devant la force de frappe d'images, pourtant indiscutables, qui ont fait plusieurs tours du monde.

Lorsque Al Jazeera bombarde la planète d'images de milliers de corps déchiquetés, brûlés au phosphore blanc qui brûle de l'intérieur des enfants morts à Ghaza, ces grands journalistes repassent inlassablement les ridicules et minuscules trous faits par des roquettes lancées par Hamas sur la ville de Sderot. Un Palestinien, qui pleure toute sa famille décimée, est «équilibré» par des enfants israéliens, innocents, qui jouent dans des crèches cinq étoiles érigées dans des bunkers, encadrés par des nurses rassurantes. Mais il faut reconnaître, par ailleurs, que l'honneur des médias français a été sauvé par de nombreux journalistes, y compris des Juifs, qui ont dit et décrit l'horreur et la disproportion des moyens qu'a la résistance palestinienne d'un côté, et de l'autre, ceux d'une armée parmi les plus puissantes du monde, dotée de l'arme nucléaire que n'évoque jamais «les grands» journalistes à l'abri ou sur le terrain. Pourquoi Israël s'est octroyé le droit d'avoir un arsenal nucléaire, des armes interdites par «la communauté internationale ? Cette simple question est inconcevable pour ces grands communicateurs sous hypnose.

Dans une émission de la chaîne Sénat Public (France), un présentateur assène, l'air grave et pénétré, que «le sondage est inquiet». Or, il ne s'agit ni de résultat d'un sondage effectué dans «le monde» ni de la manifestation sous toutes les formes d'une opinion mondiale sur tous les continents, mais plutôt de «l'inquiétude» d'un microcosme parisien, relais de «l'inquiétude» du régime israélien. Au journal de France 2, il est annoncé «l'inquiétude du monde occidental» dont ferait automatiquement Israël. Mais, cela a le mérite d'être plus précis, car il ne s'agit que du «monde occidental», nombril du monde. Le reste de la planète n'a aucun point de vue, et s'il en a, cela ne compte pas. La cause de l'inquiétude du monde ou plutôt du monde occidental ? L'Iran a lancé avec succès un satellite, rapidement assimilé à la possibilité pour ce pays de pouvoir tirer des fusées longue portée, forcément menaçantes pour Israël, qui a pourtant les moyens nucléaires d'instaurer un équilibre de la terreur au cas où... Rassurons ces grands journalistes qui ont le droit d'avoir peur et la désinvolture de chercher à communiquer leur peur. La majorité écrasante des pays n'ont aucune peur et l'auteur de ces lignes, qui fait partie du monde, n'a nullement peur de l'Iran qui a tout à fait le droit de domestiquer l'atome à des fins énergétiques et pacifiques comme le font de nombreux pays à part Israël. Cet Etat tient en respect une région explosive, stratégique grâce à la protection américaine et européenne, avec l'arme nucléaire.

Si, demain, l'Iran trouve un vaccin définitif contre le sida, de grands journalistes feront peur à leur monde en le présentant comme une arme de destruction massive. Si l'Iran ou un autre pays, en dehors du monde occidental, crée une mobylette qui tourne à l'eau chaude, de grands communicateurs feront peur en «informant» qu'il s'agit d'une bombe inédite planquée dans le moteur de l'engin. Et, si l'Iran ou un autre pays, en dehors du monde occidental, développe un sèche-cheveux solaire, on dira qu'il s'agit d'un laser intercontinental facilement transportable dans un simple bagage etc. etc.

Le monde occidental, selon des experts occidentaux, est dangereusement menacé. Il l'est par des pays émergents qui font de la croissance, exportent même des voitures, de la technologie, des films, des ordinateurs et des logiciels.

Et ils (les pays occidentaux) ont bien raison d'avoir peur. Ils perdent des marchés, de l'influence à cause de leur alignement aveugle sur les thèses américaines et israéliennes, de leur présence dans les opinions arabes et musulmanes.

Des pays émergents gagnent chaque jour du terrain en Afrique, dans le monde arabe où le pétrole n'est pas éternel. La perte de marchés et d'influence de nombreux pays européens s'explique, pour une part, par le fait qu'ils sont les otages, au plan politique, du refus d'Israël de la paix et de la naissance d'un Etat palestinien libre aux côtés d'Israël. On se gargarise dans les J.T. de la peur avec «l'Autorité palestinienne». C'est quoi cette autorité et où peut-on trouver son équivalent ? Israël contrôle jusqu'à l'alimentation basique, le carburant, la circulation de millions de Palestinien devenus des SDF dans leur propre patrie. Et il y a des journalistes qui ont peur ! Pathétique et criminel. Sur LCI, où officie un Ayatallah en cravate, sans charisme, spécialiste des généralités approximatives, à l'humour anti-tout ce qui n'est occidental, on ne fait pas dans la dentelle. On a même été chercher un illustre inconnu, terne et creux, qui se prétend prétendant au... trône en Iran. Un média dans la France républicaine soutiendrait donc une monarchie ! Place au Comte de Paris lors de la prochaine présidentielle dans l'hexagone. Et s'il est décédé ou trop vieux, trouvons un de ses descendants on son proche voisin royaliste!

Tournés vers leur seul nombril hexagonal, ne mesurant pas à sa juste valeur le recul de la France dans le classement des grandes économies mondiales, dans celui des langues qui progressent dans les pays arabes et africains, les communicateurs en question et leurs chefs politiques restent prisonniers et otages. Ils le sont de la culpabilité vis-à-vis du peuple juif, de la politique menée par la droite à Tel Aviv, de leur refus du réel : la Palestine dans toutes ses composantes, l'érosion de nombreux régimes arabes et la réelle opinion des peuples arabes, africains et musulmans. Et si Al Jazeera règne sans partage dans cette opinion, ce n'est ni un hasard ni une conjoncture passagère. Entre la nécessité de deux Etats (Palestine - Israël), une information équilibrée, des médias et leurs propriétaires ont choisi le court terme et l'abdication devant des groupes de pression qui justifient le génocide mené en Palestine. Ces choix sont-ils bons pour la France et l'Europe sur la durée ?

Abdou B

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-28118349.html



BFM-TV et TF1:
L'INFORMATION AU NIVEAU DES EGOUTS


19-20 Février 2009 :
BFM-Tv, la chaîne de l'info paraît-il. Sachez que ce matin, BFM a passé un reportage en boucle sur le type qui pose le tapis rouge pour les Oscars de Los Angeles. ??? La présentatrice était très excitée de nous apprendre que le tapis rouge fait 600m2 et qu'il est à 95% recyclable. Ca c'est de l'info !! Quant à TF1, j'ai regardé le journal de 20 h et imaginez que Harry a jugé bon de passer un sujet de 5 minutes sur les bienfaits du ski de fond. Il n'y avait rien de mieux sans doute. C'est sûr, les grands médias ont l'ordre d'endormir les Français. Entre le ski de fond en "prime-time des infos" et le tapis rouge des Oscars, l'information ne peut pas descendre plus bas, sauf avec un futur reportage de TF1 ou de BFM sur les bienfaits de visiter les égouts de Paris... Revue de Presse par Pierre Jovanovic ©
www.jovanovic.com 2008-2009
 
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2 mars 2009 1 02 /03 /mars /2009 08:50

La crise en Guadeloupe met les médias de l'île sous tension

 

Les médias les plus populaires en Guadeloupe, tels Radio Caraïbes international (RCI) et la chaîne de télévision Canal 10, sont sous haute surveillance depuis le début de la crise, le 20 janvier. "On ne peut pas mettre notre blé dans une radio où un mec nous flingue tous les jours à une heure de grande écoute", dit ce patron, sous couvert d'anonymat. Ulcéré par les éditoriaux de Thierry Fundéré, rédacteur en chef de RCI, jugé trop favorable au mouvement social, il ne fait que refléter l'opinion de ses pairs sur l'île. RCI est écoutée par près d'un Guadeloupéen sur deux.(...)

La suite de l'article :http://www.lemonde.fr/actualite-medias/article/2009/02/23/la-crise-en-guadeloupe-met-les-medias-de-l-ile-sous-tension_1159176_3236.html#ens_id=1146113


L'article :


POINTE-À-PITRE ENVOYÉE SPÉCIALE

 


Presse. Outre les journaux de la métropole, France Antilles est le quotidien local fondé par Robert Hersant en 1965. Il tire à 25 000 exemplaires en semaine, 50 000 exemplaires le week-end.


Radio. Elles sont nombreuses à émettre en créole dont Canal 10. Créée en 1985, celle-ci est diffusée sur le câble et le satellite.

Télévision. Réseau France Outre-Mer (RFO) est une chaîne du groupe France Télévisions qui retransmet les programmes du groupe ainsi que ceux d'Arte.


Elie Domota, dimanche 1er mars à Point-à-Pitre. 

Des chefs d'entreprise influents ont donc demandé la tête du rebelle et ont menacé de supprimer leurs budgets de publicité. Le 12 février, la rédaction s'est mise en grève partielle en signe de protestation. Franck Férandier-Sicard, le directeur de la station, assure qu'il n'a "jamais été question de licencier M. Fundéré", et promet qu'il n'a "aucune preuve établie de suppression de campagne publicitaire" pour raisons éditoriales. Il admet cependant avoir eu "des conversations" avec des chefs d'entreprise sur la couverture de la radio qui faisait "une large place aux manifestations".


Réinterrogé le 19 février, le directeur de la station avoue que la publicité se monte à "dix balles par ci par là, rien, insignifiant - il forme un zéro avec le pouce et l'index - alors qu'on travaille comme des fous." Il jure que la grève est la seule responsable.


L'audience de RCI s'est construite après le cyclone Hugo en 1989. Seule à émettre pendant un mois, elle a assuré le lien social. "On a gardé ce lien indéfectible et le peuple nous le rend", dit Thierry Fundéré, 36 ans. Le matin, "Tonton Michel" recueille les annonces des auditeurs : "Je cherche des ménages, et garder des enfants", "la personne qui a appelé hier pour les poules peut-elle me rappeler ?", "Je vends un moteur de bateau tout neuf", "Roselyne, à Gosier, n'a plus de lait pour ses enfants", etc. Le soir, place à la politique, sans exclusive d'opinion. Les interventions sont souvent enflammées. Quant à la radio - elle compte 39 salariés -, elle n'est adossée à aucun grand groupe.


Mercredi 18 février 2009, un reporter de la chaîne de télévision RFO interviewe la veuve de Jacques Bino, le syndicaliste tué par balle la nuit précédente.

REUTERS/GILLES PETIT

Mercredi 18 février 2009, un reporter de la chaîne de télévision RFO interviewe la veuve de Jacques Bino, le syndicaliste tué par balle la nuit précédente.

 

CASSETTE SAISIE

 

La télévision Canal 10 émet, elle, "24 heures sur 24 depuis 24 ans, sauf pendant les cyclones", dit son fondateur, Michel Rodriguez. "On n'achète rien. On produit tout. En hertzien, sur le câble, sur le satellite, sur Internet et sur 3G", ajoute-t-il. Un réseau d'informateurs bien rodé, des reportages, des plateaux parfois improvisés : Canal 10 est un happening permanent. Le jour où Elie Domota, porte-parole du LKP, le Collectif contre la "pwofitasyon", a annoncé à l'antenne que "si l'on touchait à un seul cheveu d'un membre du LKP il y aurait des morts", les gendarmes ont rappliqué dare-dare.


Ils ont saisi la cassette et demandé à Michel Rodriguez et
Yvelise Boisset, la journaliste qui avait interrogé le leader syndical, de les suivre au poste. Ils ont interrogé cette dernière pendant deux heures. "Comme l'émission était globalement en créole, ils ont fait appel à des interprètes", raconte Mme Boisset. "Ils voulaient savoir ce que je pensais de M. Domota, pourquoi j'avais posé telle ou telle question, ce qu'il pensait, lui, au fond", précise-t-elle. Elle ne s'est pas démontée et a répondu qu'elle ne pensait pas à la place de ses invités. Et quand il lui a fallu signer un papier assurant qu'elle se tenait "à la disposition" des gendarmes, elle a refusé, en "Gwadloupéyen doubout".


 
  
Les médias déconsidérés
pondent dans Internet.


MARCIAC Vladimir

Quand le petit Poucet se promène en forêt, il peut cueillir des champignons. Attention, on en trouve des vénéneux ! Cela ne signifie pas qu’il faut abattre la forêt, ni l’entourer de barbelés, ni la dénigrer en bloc. Cela signifie qu’il faut s’initier à la mycologie.

Démonstration :

C’est dans Annie Hall, de Woody Allen : deux vieilles dames discutent dans un restaurant. L’une dit : « La nourriture est infecte, ici ». Et l’autre : « Oui et les portions sont trop petites ».

C’est dans le « Dictionnaire des idées reçues » de Flaubert : « Je n’aime pas les épinards, j’en suis bien aise, car si je les aimais, j’en mangerais, et je ne puis pas les souffrir » (idée que Jean-Luc Godard met dans la bouche de Jean-Paul Belmondo dans « Pierrot le fou »).

C’est dans la vraie vie : les médias traditionnels disent : « Internet, c’est potins, commérages, amateurisme et compagnie ». Puis, ils créent à tour de rôle une version électronique de leur journal ou même ils ouvrent un site qui veut prendre ses distances. Après Rue89, de Pierre Haski (Libération), Médiapart, d’Edwy Plenel (le Monde), on annonce la création d’un site par Jean-Marie Colombani (le Monde). D’autres viendront.

D’où le paradoxal postulat : Internet, ça devient crédible entre les mains de spécialistes des médias discrédités. Le laisser à une nouvelle génération de cyberjournalistes bourrés d’éthique, compétents dans le domaine qu’ils traitent, ouverts à la contestation immédiate de leurs écrits, rompus au maniement de la langue et bénévoles (donc gratuits), ce n’est pas sérieux.

Ah ! qu’il est jouissif de voir des ex-dirigeants de journaux rancis s’engouffrer dans l’espace aéré créé par d’autres, contre eux, malgré leurs lazzis.

« D’abord ils vous ignorent, puis ils se moquent, puis ils vous combattent, puis vous avez gagné ». Ici, avant la victoire annoncée par Gandhi, s’incruste une étape supplémentaire qui s’appelle le pastiche.

Bien entendu, ces vieux routiers s’aspergent d’épices pour masquer le fumet corrompu qui colle à leur costume : ne reculant devant aucun artifice, Plenel qui fut patron et licencieur avant de faire entrer Le Monde en bourse, a pris sa carte au Syndicat National des Journalistes CGT. Mais, dans sa tête, il cotise au MEDEF. Sur Médiapart, il couine : abonnez-vous, « Ainsi, vous soutiendrez l’émergence dans notre démocratie d’un authentique média libre, alors que tous les grands médias sont aux mains d’industriels proches du pouvoir. ». Exactement ce que disent depuis toujours les sites Internet alternatifs, contredits avec dédain par la presse qui a fait Plenel et que Plenel a faite.

Regardons-les au maquillage avant qu’ils ne passent sur l’écran de l’ordinateur ou sur celui de la télévision qui les invite dans des élans de fausse audace : une once d’impertinence, un soupçon d’esprit Canard Enchaîné, un zeste de Voici, un saupoudrage d’analyse philosophique à la BHL. La casquette à l’envers, mais la calvitie en dessous, le jean troué sur un genou cagneux, la langue de bois en verlan, le slalom entre des portes, mais jamais du hors piste. Prêts à tout changer (dans leur accoutrement) pourvu que rien ne change (au Palais Brongniart), ils racolent le lecteur avec leurs appeaux, prétextant que le rejet par le public de leurs supports d’hier est dû à l’attrait d’une nouvelle technologie, mais se gardant bien de l’adopter sans des déguisements qui feront oublier qui ils furent, ce qu’ils firent, et qui doivent masquer ce qu’ils sont, font et feront et qui ne diffère pas pour l’essentiel à leurs pratiques de naguère.

Ce n’est pas leur talent qui est en cause, ce sont les corsets qui les enserrent et dont ils s’accommodent jusqu’à les oublier ; presque de bonne foi, ils prétendent n’en point porter, à l’instar de David Pujadas qui réfute la question dont tout le monde connaît la vraie réponse « Et vous subissez des pressions ? ».

Affectés du syndrome de l’âne de Buridan, on les voit, indécis, frayer parmi les jeunes pousses d’Internet, les frais tendrons au regard franc et loucher vers les portes à tourniquet des médias traditionnels, en quête de reconnaissance par ceux-là même dont ils prétendent se distinguer désormais. Et qui les accueillent sans lever un sourcil, pas dupes. « Entre donc, fils prodigue, ton couvert n’a jamais été enlevé. Fais voir ta carte du SNJ-CGT. Ah, ah ! »

Il fut un temps où les médias qui font l’opinion acceptaient de s’encanailler à la marge, de laisser couler un filet d’idées nouvelles afin de racoler un public d’étudiants turbulents (futurs notaires, donc futurs clients), de cadres hérétiques, d’enseignants qui ont lu Rabelais, Beaumarchais, Molière, Sartre et qui voudraient voir surgir leurs clones modernes. Des rédac’-chefs maraudaient chez les saltimbanques pour recruter des plumes impies, des dessinateurs iconoclastes. Au fil du temps, ces gens du ruisseau apprenaient à se tenir à table, voire désapprenaient Marx, Bakounine, Trotski, Jean Jaurès. S’ils ne renonçaient pas tous à leur « Ni Dieu ni maître », au moins acceptaient-ils de le susurrer sur des notes de Lulli, au moins s’abstenaient-ils de l’éructer sans préavis sous le nez de l’invité du jour, propre sur lui : le député, la dame aux pièces jaunes, l’évêque, l’ex-taulard-ministre, BHL, Ségolène Royal, Alain Finkielkraut, Serge July, Carla Bruni, Alain Minc, Bernard Kouchner, Jacques Séguéla, le dalaï-lama.

Aujourd’hui, les calques électroniques des médias de papa n’ont plus ces audaces-là, preuve que ceux qui viennent de Libération, du Monde et Cie restent les mêmes en changeant de porte-voix. Ils n’ont pas compris qu’investir Internet avec une maquette ripolinée ne suffit pas à les rendre neufs et innocents aux yeux des citoyens échaudés. Ils croient que les effronteries calibrées du fils de famille à table peuvent être prises, par le patriarche et les domestiques, pour une harangue de leader syndical au piquet de grève.

Aujourd’hui comme hier, ici comme là, ils souhaitent surtout que rien ne bouge. Entre deux cocktails où ils trinquent avec leurs anciens confrères et l’immuable classe politique, ils sont en mission de récupération d’un espace que les tenants d’un système essoufflé n’ont pas réussi à déconsidérer, à brimer, à isoler, à interdire. Et qu’il faut donc pervertir, c’est-à-dire véroler par le biais des maladies textuellement transmissibles.

Ce que ce pays subit, c’est à eux qu’il le doit. Sans cette chaîne de transmission, Sarkozy pédalerait à vide. On voit ainsi la droite et la fausse gauche de la bien-pensance s’émouvoir : la diffusion de Libération continue de chuter (on parle de moins 19% pour 2008). Malgré Rothschild !

Ah, que se brisent un à un ces maillons, non pas pour que se rabougrisse l’espace de liberté, mais pour que la vérité s’épanouisse dans sa splendeur virginale et sa diversité.

Internaute, mon ami, mon frère, mon espoir, si tu aimes le chant du rossignol, continue à le distinguer du cri à deux notes du coucou. Ne te laisse pas impressionner par la taille de ce squatteur, ni séduire par le zéphyr né de ses ailes.

Le coucou jette hors du nid les œufs qu’il y trouve pour y pondre le sien, unique, comme sa pensée.

C’est sa nature profonde.

Vladimir Marciac

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8098


http://bridge.over-blog.org/article-28275920.html

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21 février 2009 6 21 /02 /février /2009 03:48
 
Nouvelle victoire populaire au Vénézuéla :
Libération se verrait bien désinformer ses lecteurs à vie.

DERONNE Thierry

Une photo de Reuters montre un Chavez solitaire émergeant, narquois, de son château-fort. Le titre : "Chavez se verrait bien en président à vie". Les intertitres : "caudillo" et "insécurité". Les témoins parlent de “caudillisme”. La révolution bolivarienne est un “castrisme new-look”. Voilà ce que Libération offre à ses lecteurs, le 14 février 2009, en guise d’information préalable sur le nouveau scrutin que vient de remporter le peuple bolivarien avec une marge éclatante de dix pour cent, au bout de dix ans de révolution (1).


En 2006 ce journal inventait déjà de toutes pièces l’antisémitisme de Chavez au moyen d’un truquage de texte décrypté en détail par l’association Acrimed (2). Cette fois un certain Gérard Thomas met en doute la victoire populaire au référendum de ce dimanche 15 février au motif qu’une “puissante” “union bolivarienne des étudiants” aurait décidé d’appuyer le “non” de droite. Le problème pour G. Thomas c’est que nul n’a jamais vu l’organisation dont il parle. Les médias d’opposition vénézuéliens où il puise ses informations (l’opposition détient la majorité des titres de presse, web et 80 % du spectre radio et Tv) sont passé maîtres dans la manipulation mondiale et dans la récupération du label “bolivarien” pour fabriquer des clones virtuels destinés à semer la confusion parmi les électeurs. Le principal mouvement étudiant au Venezuela, le vrai, s’appelle “fédération bolivarienne des étudiants”. Née il y a six ans de l’explosion des missions éducatives et de la création de l’université bolivarienne sur l’ensemble du territoire, cette fédération représente des millions de jeunes qui ont défendu hier dans les urnes la poursuite de la démocratisation d’une université jusqu’ici réservée aux classes supérieures. Les étudiants des universités privées, minoritaires mais ultramédiatisés, n’ont cessé de manifester leur refus raciste de partager l’éducation supérieure avec quelques millions de nouveaux condisciples de milieu populaire. La victoire populaire de dimanche signe leur défaite autant que celle des grands médias.


Gérard Thomas qualifie la démocratie venezuelienne de “castrisme new look” ? Une seconde, permettez. Après dix ans de révolution le Venezuela compte une quarantaine de partis politiques, de l’extrême-droite à l’extrême-gauche. La grande majorité des medias appartient à l’opposition. L’ONG chilienne indépendante Latinobarometro (3) qui sonde tout le continent vient de classer le Venezuela avec un score de 80% sur l’échelle de la conscience démocratique en Amérique Latine. Le président Lula a souligné récemment que Hugo Chavez est sans doute le plus légitime des présidents latino-américains, vu le nombre d’élections et de référendums organisés sous sa présidence, et qu’il ne voyait que démocratie dans le référendum de dimanche puisque c’est le peuple qui tranche. Rafael Correa, depuis l’Equateur, demande qu’on cesse de donner des lecons à la démocratie vénézuélienne et les Présidents de la Bolivie et du Paraguay, Evo et Lugo ont souhaité bonne chance au Président Chavez quelques heures avant les élections. Si tous ses collègues latinoaméricains le saluent ainsi, c’est aussi parce qu’ils reconnaissent que si aujourd`hui l’ìntégration latinoaméricaine avance à grand pas avec des initiatives comme la UNASUR , l`ALBA ou la Banque du Sud c`est en grande partie grace a la diplomatie vénézuélienne que Thomas qualifie d`« erratique » sous prétexte que le Venezuela aurait rompu ses relations avec Israël par solidarité avec le peuple palestinien et entretienne de bonnes relations avec l`Iran comme avec tous les grand pays du Sud de la Chine au Viet Nam, de l’Afrique du Sud a la Malaisie : ce sud que des médias comme Libé se refusent de voir.


Pourquoi faut-il que Libération continue à cacher à ses lecteurs que la possibilité de rendre reéligibles tous les élus sans limite permet simplement de multiplier l’offre démocratique des candidats ? Que cela existe déjà dans la plupart des démocraties ? Qu’en France c’est Nicolas Sarkozy qui a fait supprimer cette possibilité de se présenter plus de deux fois à la présidence (sans doute traumatisé par l’hypothèse d’un troisième mandat de Chirac - lequel aurait pu, peut-être, empêcher la France de retomber sous la coupe de l’OTAN). Pourquoi cacher qu’au Venezuela les observateurs internationaux ont jugé transparents, démocratiques toutes les élections, tous les référendums ( quinze en dix ans alors qu`entre 1959 et 1998 n`ont eu lieu que 12 elections ans ), saluant un systeme electoral des plus fiables au monde ?


Au fond ce que craint Libération c’est que la politique puisse encore passer par des projets à long terme, portés par de grands hommes d’État, comme de Gaulle a pu l’incarner à une époque. Pour Libération la démocratie consiste a renouveler rapidement les présidents comme les produits frais au marché. Quelle importance comme le soulignait encore recémment une étude de la CEPAL si la pauvreté a baissé de 20 % et que l’inégalité sociale ne cesse de se résorber, si la santé publique gratuite sauve des millions de vies, s’il y a encore tant à faire du point de vue de la majorité sociale pour sortir à jamais de la misère et construire l’égalité totale des droits ? Quelle importance si les vénézuéliens, contrairement aux francais, ont déjà conquis le droit de monter légalement des médias alternatifs de radio et télévision, d’y user d’une pleine liberté de parole, ou le droit de décider des politiques locales et de les évaluer à travers des milliers de conseils communaux ? Gérard Thomas fait dire à un “habitant de Caracas” que ce ne sont là que "promesses non tenues d’année en année".


Libération est passée de Sartre à Rothschild, sans sortir des règlements de compte des années 80, rivée au dogme selon lequel toute révolution mène au stalinisme. En fondant le journal Sartre avait prévenu : “Le droit a l’information n’est pas, comme on le croit à tort, un droit du journaliste mais le droit du peuple de savoir ce qui se passe. Le rôle du journaliste, en somme, est de permettre au peuple de discuter avec le peuple”.


Maximilien Arvelaiz et Thierry Deronne


Caracas, le 15 février 2009



Notes :

1. http://www.liberation.fr/monde/0101319404-ch-vez-se-verrait-bien-president-a-vie

2. Sur le journalisme d’imputation pratiqué par Libération contre Hugo Chavez : http://www.acrimed.org/rubrique355.html

3. Voir http://www.latinobarometro.org/

4. Tous les résultats des scrutins au Venezuela sont disponibles sur le site du conseil électoral : http://www.cne.gob.ve/

http://www.legrandsoir.info/spip.php?article8057

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18 février 2009 3 18 /02 /février /2009 02:52

[chavezIran.bmp] 


Le blog de Jean-Pierre Martin, un petit cadre dans une grosse boiboite : qui est Chavez, examen dans une école de journalisme…

Voici un texte de Jean Pierre Martin sur  un savoureux examen d’une école de journalisme sur le “cas Chavez.
Quant à l’illustration, ce tango France-Argentine (0-2) il s’agit de ma part d’ un hommage à Maradonna et…. d’un carton rouge au journaliste stupide de l’huma dont le commentaire de  Maurice lecomte nous raconte à quel point il ne dépare pas la profession … Photo Steve Murez


lundi 16 février 2009
Chavez : un cas d’école
Une fuite à l’École Supérieure de Journalisme nous a permis de nous procurer l’examen final sur lequel plancheront les étudiants. Comme à l’accoutumée, les élèves s’attaqueront à un sujet d’actualité. Il s’agit cette fois de l’adoption de la réforme constitutionnelle au Vénézuela.

L’examen prend la forme d’un QCM,que nous reproduisons intégralement, corrigé inclus.

 


Examen Final
: Le traitement médiatique de la réforme constitutionnelle au Vénézuela

: 30 minutes

1) Quel groupe d’adjectif utiliseriez-vous pour définir Hugo Chavez?

a) ancien parachutiste putschiste, démagogue, populiste, Caudillo
b) autocrate, islamo-gauchiste, führer de Caracas
c) fin tacticien, roublard, truqueur
d) président du Vénézuela, révolutionnaire

2) Histoire du Vénézuela : qu’est ce que la révolution bolivarienne?

a) la satisfaction démagogique des bas instincts du peuple
b) une dictature violente et dangereuse pour l’équilibre du monde libre
c) un jeu chatoyant à une touche de balle que les colombiens appellent toque
d) l’art de rendre possible demain ce qui semble impossible aujourd’hui

3) Histoire du Vénézuela : quel coup d’état faut-il évoquer lorsque vous traitez du Vénézuela?

a) le coup d’état manqué de Chavez en 1992
b) le coup d’état permanent de la politique chaviste
c) le coup de force miraculeux qui verrait l’équipe nationale se qualifier pour la coupe du monde
d) le coup d’état contre le président Chavez de 2002

4) Comment qualifier la politique menée par la gouvernement vénézuelien?

a) un castrisme new-look
b) les soviets sans l’électricité
c) indigente : les infrastructures sportives sont désastreuses
d) la redistribution des richesses

5) Comment qualifier la politique étrangère chaviste?

a) des prises de position à l’emporte-pièce de la part d’un pays allié de Cuba et de l’Iran
b) une menace pour la démocratie qui mériterait une intervention militaire de l’OTAN
c) inexistante : aucune participation à la coupe du monde
d) une lutte contre l’impérialisme américain

6) Qu’est ce qui a fait baisser la pauvreté au Vénézuela?

a) la manne pétrolière
b) les préceptes du FMI et la manne pétrolière
c) les oligarques russes qui investissent dans les clubs de Caracas
d) une politique volontariste de réappropriation et de redistribution des richesses

7) Quel serait le titre approprié d’un article sur la réforme constitutionnelle au Vénézuela?

a) Hugo Chavez en route vers la présidence à vie
b) Hugo Chavez ou la tentation du pouvoir éternel
c) Pourquoi Maradona soutient un dictateur
d) La réforme constitutionnelle approuvée à une large majorité

8) Comment expliquer les tenants et les aboutissants de la réforme constitutionnelle au Vénézuela?

a) en donnant la parole à l’opposition au président Chavez
b) en donnant la parole à un expert du pentagone
c) en interviewant Maradona
d) en lisant le projet de réforme

9) Quelle photo pour illustrer votre papier?

a)

Hugo Chavez redéfinit la place de l’opposition

 

b)
Chavez symbole de l’islamo-gauchisme

c)

Maradona va trop loin

d)

Victoire du camp du oui

Corrigé :
Vous avez une majorité de a) :
Vous réussissez brillamment votre examen final. Vous êtes prêt pour une carrière de grand reporter au Monde, à Libération ou à Marianne. Sans convictions profondes, vous avez parfaitement intégré les rouages de la profession. Félicitations!


Vous avez une majorité de b) :
C’est encore une réussite totale. Vous vous prédestinez à une carrière d’éditorialiste engagé au Figaro ou au Point. A moins que vous n’ambitionniez de devenir le nègre de Philippe Val à Charlie Hebdo.


Vous avez une majorité de c) :
Aussi brillant que vos camarades mais moins flexible, France Football ou l’Equipe vous accueilleront à bras ouverts. Vous réserverez vos indignations aux faute d’arbitrage et au public de sauvageons qui siffle la Marseillaise.


Vous avez une majorité de d) :
Recalé. Aucun avenir dans le métier.

Exemple de corrigé.
 

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7 février 2009 6 07 /02 /février /2009 03:45

 

 

 

 
  
 
 
« Il était possible, sans aucun doute, d'imaginer une société dans laquelle la richesse dans le sens de possessions personnelles et de luxe serait également distribuée, tandis que le savoir resterait entre les mains d'une petite caste privilégiée. Mais, dans la pratique, une telle société ne pourrait demeurer longtemps stable. Si tous, en effet, jouissaient de la même façon de loisirs et de sécurité, la grande masse d'êtres humains qui est normalement abrutie par la pauvreté pourrait s'instruire et apprendre à réfléchir par elle-même, elle s'apercevrait alors tôt ou tard que la minorité privilégiée n'a aucune raison d'être, et la balaierait. En résumé, une société hiérarchisée n'était possible que sur la base de la pauvreté et de l'ignorance. »  George Orwell - 1984

 

   


Vendredi 6 février 2009

Le dernier brûlot de Pierre Péan fait sérieusement vaciller une icône médiatique,  l'homme politique préféré des Français, le digne successeur de l'Abbé Pierre, Bernard Kouchner. On ne peut que se réjouir ici de la publication d'un ouvrage documenté qui met à mal l'un des plus beaux produits d'appel de la galaxie néoconservatrice et une des valeurs sûres de la propagande impériale. L'imposture manifeste éclate enfin au grand jour, les masques glissent en révélant une réalité bien plus piteuse que celle que nous vendent les médias en continu, la légende a maintenant son texte. La communication, la force principale des instigateurs de l'ombre, peut parfois se retourner comme un boomerang dévastateur et faire bien des dégâts en un rien de temps. Le château de cartes savamment construit n'a finalement pas résisté bien longtemps aux courants d'air fureteurs, les grosses ficelles étaient trop visibles pour résister à la morsure de l'obstiné journaliste d'investigation qui fait honneur à sa profession.

 

Bernard Kouchner est très en colère et la colère lui va si bien, il en a même fait son fond de commerce. Il suffit de voir notre ministre des affaires étrangères à l'Assemblée nationale ou sur les plateaux télé pour comprendre que nous avons affaire ici à un pro, un vrai. Tout est parfaitement maitrisé, ce souffle saccadé qui étouffe une colère mal contenue, ce crescendo de l'indignation, le choix des mots qui portent, c'est une vraie performance d'acteur. Nous voilà donc avec un artiste du coup de gueule, un virtuose de l'émotion sous les sunlights et un as de la communication qui se démène comme un beau diable pour sauver sa peau médiatique depuis quelques jours. Fier comme Artaban, notre french doctor a toujours su soigner son image en entretenant une habile légende où se mêlent récits épiques, grands sentiments et coups mémorables. Grandiose dans la tragédie, héroïque dans le tumulte et fringant dans le chaos, notre homme a une autre spécialité artistique un peu moins connue de l'opinion publique : l'art du masque qui le confine plutôt dans le registre du théâtre du Nô japonais que dans une nouvelle adaptation du Rastignac de Balzac.

 

Le vrai scoop qui a éclaté dans nos journaux ces jours derniers n'est pas celui que l'on imagine, la vraie actualité apportée par les révélations de Pierre Péan est celle d'un dévoilement, de la fin d'une mascarade et d'une omerta qui n'a que trop duré. Ce que nous révèle « Le monde selon K » (liens) est un secret de polichinelle que les médias officiels se sont bien gardés de délivrer par frilosité et par manque de probité, l'icône est trop belle et objet de vénération pour le bon peuple, pas touche ! Pour paraphraser François Goulard (à l'époque ministre délégué à l'Enseignement supérieur et à la Recherche) à propos de Nicolas Sarkozy, « si les Français savaient vraiment qui il est, il n'y en a pas 5 % qui voteraient pour lui »... Tant que les masques tiennent, le jeu cynique peut continuer pour le plus grand bonheur de l'intéressé et de la foule béate de ses naïfs admirateurs. Cynique constat, le sac de riz en Somalie (trois prises de vue pour obtenir le plan parfait) a surtout nourri une image, une réputation et une ambition dévorante. On comprend alors aisément le courroux d'un autre spécialiste de l'embrouille qui a aussi vacillé de son piédestal il n'y a pas si longtemps lorsque les journaux ont dévoilé l'un de ses innombrables petits arrangements avec la vérité, l'ineffable Bernard Henry Lévy (lien Rue 89 sur le « reportage » en Georgie)... Si les journalistes se remettent au boulot...alors rien ne va plus ! "Y en a marre de ces petits procès et de ces petites saloperies, de ces nains comme Pierre Péan qui se juchent sur les épaules de quelqu'un qui a fait quelque chose de sa vie et qui essaient d'en tirer avantage", "Il y a là quelque chose de profondément grotesque d'ailleurs, et franchement assez répugnant" a éructé le...grand philosophe au micro de France-Info en faisant étalage au passage, de sa légendaire prétention et de son mépris pour ceux qui ne pataugent pas dans les hautes sphères médiatiques, là où le mensonge, l'imposture et la duplicité font office de vertus cardinales. Les « nains » s'attaquent désormais aux intouchables géants tout à leur vertige éthéré de demi-dieux et à leurs fines libations gourmandes, dans quel monde vivons-nous !



 




Bien évidement notre accusé du jour réfute en bloc les affirmations de Pierre Péan (liens Le Monde - Figaro) qui doit pourtant détenir quelques billes d'acier en réserve pour se lancer aussi vaillamment dans une partie de flipper où l'un des protagonistes risque le tilt à tout moment tant les coups pleuvent de part et d'autre. Le Figaro s'est aussitôt fendu d'une interview de l'intéressé à faire pleurer dans les chaumières sobrement intitulée « Pourquoi on veut m'abattre » (lien) dans laquelle notre VRP de lui-même se lance dans une dithyrambique relecture de son parcours professionnel et de son « engagement » en éludant consciencieusement les zones d'ombre éclairées par Péan. On reste dans le registre de l'émotif pour faire oublier...les motifs qui fâchent et l'on badigeonne même l'attrape-mouche d'une belle couche poisseuse en suggérant grossièrement les supposés relents d'antisémitisme distillés par l'auteur du pamphlet (lien Nouvel Obs). L'antisémitisme, voilà le couteau suisse par excellence d'une communauté qui use et abuse du procédé au risque de lasser profondément puisqu'il est seulement question ici de juger les pratiques douteuses d'un homme public que révélait déjà abondamment Bakchich dans l'indifférence générale de la confrérie journalistique (lien).

 

 

 

 





Une manœuvre de diversion classique

 

 

Toute accusation portée contre des français de confession juive et quel qu'en soit le motif, est devenu le prétexte à une systématique volée de bois vert sur fond de diatribes enflammées relatives à de l'antisémitisme. Une triste parade paranoïaque qui sème la défiance in fine puisque les imprécateurs adoptent de facto la même ligne de défense...que l'état Israël tout en étant des citoyens français comme les autres, soumis aux mêmes lois et règles qui régissent notre république...laïque. Etrange schizophrénie qui dénote sans doute d'un malaise identitaire profond et d'un militantisme communautaire déplacé. Les campagnes de harcèlement médiatique régulièrement lancées par un noyau dur à l'encontre des intervenants médiatiques qui osent dévier de la ligne de propagande édictée par le gouvernement israélien sont d'ailleurs insupportables parce que la pluralité des opinions nourrit sainement le débat et surtout, pour la seule et essentielle raison que ces spécialistes s'expriment dans le cadre de la démocratie...française (lien sur Pascal Boniface - Libertés & internet). Là n'est pas la question, il s'agit en fait ni plus ni moins que d'une manœuvre de diversion classique voulue par notre ministre des affaires étrangères comme l'a bien compris Philipe Cohen de Marianne (lien). Un ministre d'opérette sur la scène internationale puisque les vraies décisions sont prises en aval à l'Elysée, telle est l'image qu'il véhicule bien malgré lui dans les chancelleries en dépit de son agitation frénétique de cabotin. La critique se fait même plus acerbe lorsque notre diplomate un peu léger se laisse gentiment dicter ses réponses par la ministre israélienne Tzipi Livni en conférence de presse à Jérusalem (lien Voltaire) ou qu'il promet un bombardement imminent à l'Iran en outrepassant même les vociférations de l'hystérique administration Bush (liens Figaro - Omegalpha). La voix de la France sous le règne de Kouchner n'est rien d'autre qu'une récitation laborieuse de la propagande néoconservatrice d'où qu'elle vienne et sans état d'âme car ce politique reste avant tout un militant dévoué à la cause qui est a cent mille lieues de l'image lissée d'homme de gauche au grand cœur qui lui sert d'habile artifice depuis tant d'années.

 

Le moment est arrivé de rétablir un semblant de vérité à propos du personnage drapé dans son honneur sali (lien 20 MN) en réfutant catégoriquement une des charges retenues contre le bon docteur, le retournement de veste. En rejoignant la fine équipe constituée autour de Nicolas Sarkozy, Bernard Kouchner n'a pas fait acte de trahison envers la gauche comme on le lit et dit bien trop souvent, il s'est juste contenté de mettre en adéquation sa pensée politique profonde et sa vaniteuse soif de pouvoir. En dépit de ses intenses efforts pour entretenir la légende d'un type sympa et ouvert, d'un bon vivant capable de mettre le souk dans un mariage au Liban, de pousser la chansonnette en Allemagne et de minauder chez Drucker (liens), Monsieur K montre parfois son vrai visage au détour d'une interview ou d'une conférence de presse pour peu que le cirage de pompes journalistique ne soit pas la hauteur de sa suffisance glaciale. Ulysse Gosset de France 24 ne nous dira pas le contraire, viré par...Madame Kouchner pour cause de lancement pas assez complaisant de la bête médiatique lors d'une émission télévisuelle (liens Rue 89 - Agoravox). Voilà encore un mélange des genres hallucinant : Madame préside une holding qui regroupe l'ensemble des médias français à destination de l'étranger pendant que Monsieur dirige la diplomatie française tout en procédant à la nomination des dirigeants des médias tournés vers l'étranger. La boucle est bouclée. Un cadenas stratégique voulu par le génial Empereur pour mieux ficeler son omniprésente propagande, l'ombre de Bush plane visiblement encore dans les têtes de nos dirigeants en panne de modèle et à la traine de l'histoire.

 


 





La Reine
Christine, en bonne fée des ménages, veille à tenir correctement la maison

 

 

Voilà surtout un attelage digne de ces républiques bananières que l'on rencontrera un peu plus tard dans notre évocation gourmande. A eux deux donc, les époux Kouchner managent entièrement la voix de la France et sa portée internationale, ni plus ni moins, faisant et défaisant au passage les carrières en écartant ceux qui n'entonnent pas le refrain propagandiste choisi (néocons). Pas étonnant donc de constater que les rédactions de RFI et de France 24 marchent sur des œufs lorsqu'il est question d'évoquer à l'antenne les turpitudes du couple affairé (lien Marianne). La Reine Christine, en bonne fée des ménages, veille à tenir correctement la maison... Pas surprenant non plus d'apprendre qu'il y a désormais des sujets tabous que la ligne éditoriale des médias cornaqués ne doit pas même effleurer comme le 11 septembre 2001. La pierre angulaire du « choc des civilisations » des néoconservateurs qui a fait de si belles étincelles dans le monde est désormais sanctuarisée et figée dans une bulle de verre inviolable. La consigne est claire pour tous : silence dans les rangs et gare à celui qui moufte comme l'ont sans doute désormais bien compris ce géopoliticien remercié par le ministre de la défense Hervé Morin et le journaliste Richard Labévière éjecté de la rédaction de RFI (liens Le Point - Mondialisation - Voltaire). Même le site internet Rue 89 (lien sur le complot du 11 septembre) bat désormais le pavé pour enfoncer dans les esprits, une fois pour toutes, la vérité officielle : « la guerre, c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force». Merci Orwell et vive Christine !

 

Comme nous sommes en train de nous en compte progressivement, nous nous éloignons ostensiblement de la pensée de gauche et des élans humanistes à mesure que nous nous approchons des réseaux de l'Empire dès lors que l'on s'intéresse à l'atypique parcours de Bernard Kouchner. Copinage manifeste avec l'administration Bush, accointances avérées avec le belliqueux gouvernement israélien, menaces à l'encontre de l'Iran, justification jusqu'à l'absurde de l'épopée sanglante de l'occupation des troupes US en Irak (lien Voltaire), mise en route du projet de création de l'artificiel état du « Kosovo » avec la complicité de la CIA /OTAN et celles des chefs de guerre de la tristement célèbre milice terroriste UCK afin d'installer une base US au cœur des Balkans (liens voltaire), un portrait s'esquisse peu à peu et le vernis craque doucement. En remontant plus loin dans le temps, on pourrait ajouter à cette édifiante liste d'exploits passés, des amitiés un peu particulières... « Kouchner a débuté sa carrière en participant à la création d'une ONG humanitaire. Grâce aux financements de la National Endowment for Democracy, il a participé aux opérations de Zbigniew Brzezinski en Afghanistan, aux côtés d'Oussama Ben Laden et des frères Karzaï contre les Soviétiques. (...) Sous le contrôle du frère cadet du président Hamid Karzaï, l'Afghanistan est devenu le premier producteur mondial de pavot. Le suc est transformé sur place en héroïne et transporté par l'US Air Force à Camp Bondsteed (Kosovo). Là, la drogue est prise en charge par les hommes d'Haçim Thaçi qui l'écoulent principalement en Europe et accessoirement aux États-Unis. Les bénéfices sont utilisés pour financer les opérations illégales de la CIA. Karzaï et Thaçi sont des amis personnels de longue date de Bernard Kouchner, qui certainement ignore leurs activités criminelles malgré les rapports internationaux qui y ont été consacrés » rappelle fort justement Thierry Meyssan (lien Voltaire - « opération Sarkozy »).



Nous voilà rendus à des années-lumière de toute l'imagerie romantique de l'humanitaire au grand cœur et aux coups de gueule tonitruants qui lui a servi de généreux bouclier médiatique pour leurrer son monde et grimper allègrement les marches de la gloire et les sommets enivrants des sondages. Ultime précision qui apporte encore une nouvelle pierre à l'édifice, notre homme peut aussi s'enorgueillir de faire partie de la prestigieuse liste des signataires d'une lettre ouverte publiée pour assurer la promotion du délirant projet hégémonique des USA, le PNAC (Projet pour le Nouveau Siècle Américain - lien Wiki). Son collègue « socialiste » ministre de l'immigration et de l'identité nationale, Eric Besson, parlait autrefois de Nicolas Sarkozy en évoquant un « néoconservateur américain à passeport français » sans se douter un seul instant que la définition collait aussi parfaitement à l'une des figures tutélaires de la gauche française. Tout n'est qu'illusions ! Dans cet univers de taupes, de transfuges, de sous-marins et de manigances souterraines, il est vrai qu'il devient parfois difficile de s'y retrouver. On notera toutefois que l'internationale des traitres en politique fonctionne parfaitement puisque chacun de ses éminents membres y est allé de son couplet solidaire pour défendre le ministre des affaires étranges à commencer par le meilleur d'entre eux, Nicolas Sarkozy (liens Marianne - Figaro ). Quant au soutien récent d'Hillary Clinton, on en attendait pas moins de la part d'une politicienne US aguerrie après tant de services rendus à la cause commune (Nouvel Obs). Voilà en tout cas révélé au monde ébahi un travail d'orfèvre, celui d'un expert en camouflage que le grand public peut désormais honorer à sa juste manière. Le masque est en train de glisser doucement et les applaudissements crépitent déjà dans la salle. Etre pendant de si longues années un des plus fidèles relais de l'endoctrinement US et atlantiste dans l'Hexagone (liens Voltaire sur la propagande et la fondation Saint Simon) et l'un des rouages des plus efficaces de leurs manigances planétaires tout en s'affirmant comme un humanitaire « tiers-mondiste », mérite une ovation émue pour le mémorable numéro de transformiste. Il a bluffé tout le monde en beauté pendant des décennies tout comme l'autre Bernard sur la sellette en ce moment, un certain Madoff... Chapeau bas !



(A suivre...)









Liens :

 

« Le monde selon K. » : Docteur Kouchner et Mister Bernard (Rue 89)

 

BHL n'a pas vu toutes ses "choses vues" en Géorgie (Rue89)

Bernard Kouchner rejette les accusations portées contre lui (Le Monde)

 

Kouchner : "Je n'ai jamais signé un contrat avec un Etat africain" (Le Monde)

 

Kouchner : pourquoi on veut m'abattre (Figaro)


Kouchner, ministre des factures étrangères
(Bakchich)

 

Bernard Kouchner : "Ce que j'ai à dire ..." (Nouvel Obs)

 

Péan dénonce les amalgames de Kouchner et du Nouvel Obs (Marianne)

 

LES PETITES MANIPULATIONS DU LOBBY PRO-ISRAËL POUR FAIRE TAIRE LES CRITIQUES (Libertés & internet)

 

Supplique à Aphatie, Le Monde, Le Nouvel Obs et les autres : oubliez-nous, oubliez les juifs ! (Marianne)

 

En tournée avec Bernard Kouchner  (Omegalpha)

 

Quand Tzipi Livni écrit les réponses de Bernard Kouchner (Voltaire)

 
Kouchner : ''il faut se préparer au pire'' face à l'Iran (Figaro)

    
Drapé dans son honneur (20 MN)

    
Liban : Kouchner arrive à Beyrouth... et s'invite à un mariage (La dépêche)

 

   
Kouchner et Steinmeier: l'intégration allemande en chanson (Rue89)  

 

    
« Vivement dimanche » : Kouchner a fignolé son casting d'invités... (Bakchich)

 

Bernard Kouchner, un ministre galère pour les journalistes (Rue 89)

 

     
Ulysse Gosset viré de France 24 : la purge continue (Agoravox)


L'affaire Kouchner effleurée sur RFI, ignorée à France 24
(Marianne)

 

Hervé Morin congédie un géopoliticien suite à un article du Point (Le Point)

    
Le vrai et tous les faux complots du 11 Septembre (Rue89) 

 

   Richard Labévière dénonce l'orwellisation de la presse française (Mondialisation) 

 

Pourquoi les époux Kouchner veulent-ils la tête de Richard ...(Voltaire)

 

Enquête sur le virage de la diplomatie française, par Alain Gresh (Monde Diplomatique)

 

Bernard Kouchner et les « 2 millions de morts » de Saddam Hussein ... (Voltaire)

    
 
L'indépendance du Kosovo est la mèche d'un baril de poudre (Voltaire)

    
Le gouvernement kosovar et le crime organisé [Voltaire]

 

Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française (Voltaire)

 

   
Project for the New American Century (Wikipédia)  

 

Sarkozy loyal envers Kouchner ... mais pas trop curieux (Marianne)

 

RÉACTIONS - L'UMP vole au secours de Kouchner (Figaro)

 

Kouchner reçoit les soutiens de Clinton et Sarkozy (Nouvel Obs)



See U

DJ CC Jung

http://omegalpha.over-blog.com/article-27635069.html



La photo qui dément les propos de Kouchner


(c) Sipa
"Je n’ai appartenu ni à Africa Steps, ni à Imeda", affirmait Bernard Kouchner hier soir dans le journal de 20 heures de France 2. Quelques minutes plus tard, le ministre des Affaires Etrangères récidivait: "Je ne suis pas Imeda, je suis un des consultants". A la question: "Ces sociétés sont-elles dirigées par des proches?", Kouchner n’hésitait pas à répondre "qu’il ne les connaissait pas".

Belle assurance. Le document que nous publions – une photographie prise il y a quelques jours - suggère en tous cas que Bernard Kouchner est si proche de ces sociétés, domiciliées boulevard Saint-Germain à Paris, que son nom figure en toutes lettres sur la porte de la gardienne. Il n’y est pas seul. Sont également mentionnés, entre autres, les noms de son ami Eric Danon, éphémère ambassadeur de France à Monaco et patron d’Imeda, ainsi que celui de Jacques Baudouin, gérant d’Africa Steps et salarié d’Imeda.

par la rédaction de Challenges, jeudi 5 février.

 


Merci a l'hebdo " Challenges" et à sa rédaction;  Il reste encore des journalistes qui se bougent pour écrire certaines vérités - respect a eux JG.

http://edit-biog.over-blog.com/article-27600570.html
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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 04:45



Ces fourre-tout de
l’idéologie médiatique occidentale…


de LOTY MALEBRANCHE Camille


À écouter les nouvelles, les pseudo débats publics et la somme des vocables dont usent les médias classiques de notre occident, il m’est venu à l’idée d’inventorier - dans ce propos qui ne se veut point un article au sens propre mais juste un inventaire, une énumération commentée - quelques-uns des leitmotive, véritables propos liturgiques qui abasourdissent l’opinion publique. Je vous propose donc dans la suite de ce propos, ce qu’il convient d’appeler des sortes de « mantras » médiatiques pour l’idolâtrie du système capitaliste occidental tant à l’intérieur des pays que dans le langage international diplomatique et onusien. Langage agresseur et terroriste contre le reste du monde, discours qui participe de ce que Bourdieu appelle à juste titre la « violence symbolique ». Ici, je dois vous dire que le symbole - à l’exception du domaine strictement mystico-spirituel où il est un champ de représentation de l’univers divin atteignable seulement par la foi mais inexprimable en ce monde matériel - est toujours un artifice à l’adresse de la société, une élaboration de représentations de la réalité par les establishments afin de dérouter l’intelligence et la compréhension des peuples par le discours et la simulation. Le symbole social est donc essentiellement artifice, création purement artificielle que les tenants du pouvoir et leurs vassaux essentialisent comme naturel pour imbécilliser les majorités transformées en serfs intellectuels et désinformer les auditeurs rendus esclaves des mensonges officiels. Les créateurs de symboles, obnubilés par leur volition d’être dieux démiurges font tout pour conférer à leur symboles, la naturalité du signe qui, lui, est émanation de la nature de ce qu’il révèle. Ainsi présentée, la somme des faussetés d’un système abject de simulation, peut enfanter un véritable monde-reflet enchanteur pour masquer le monde barbare du bourgeoisisme mondial.


Voici, au-dessous de ce paragraphe, quelques-unes des plus ressassées de ces impropriétés, ces symboles à fonction maudite comme des sortes de « mantras diaboliques », abominablement imposés contre l’intelligence du patient de l’information qu’est le peuple-auditoire par les agents médiatiques de la désinformation officielle du pouvoir. Ici, mes références concernent surtout le Canada que j’ai l’heur d’observer depuis quelques temps. Naturellement, à quelques infimes différences structurelles près, c’est le lot de tout l’occident pris dans l’écheveau de ses incohérences socio-discursives, ses vices de société et son terrible déficit d’humanité. Et, si je m’y attarde, c’est parce que je crois qu’il est indispensable que les états dits du centre, qui constituent l’occident culturel et en bonne part, le nord économique, parce qu’ils sont socio-centristes, doivent eux-mêmes changer avant d’apporter ce qu’ils croient être le bien au reste de l’humanité. Bien qui, de toute façon, comme le mal, est du ressort de tous les peuples et de tous les hommes, et qui ne doit en aucun cas, être imposé comme le fait manichéennement l’occident actuel, mais proposé.

1) « Communauté internationale » parfois désignée par le raccourci « Le monde ». Il y a le monde, certes, mais ce n’est pas lui qu’évoquent nos journalistes de la presse courante du nord. Car lorsqu’on parle de danger que représente l’Iran pour « le monde » et auquel s’oppose la « communauté internationale », l’on comprend immédiatement qu’il s’agit de Washington et de ses alliés. Quant au Monde, le vrai Monde, il est truffé de tant de mondes ostracisés qui ne vivent l’histoire qu’en la subissant parce que leur destin leur est ravi. Piétinés qu’ils sont par la poignée des pays nantis qui monopolisent pratiquement toutes les ressources de la planète par expropriation des richesses du reste des états de l’écoumène sans se soucier des conséquences catastrophiques de leur ordre mondial imposé. À moins d’être totalement obtus, nul ne peut croire à l’existence d’une communauté internationale où le monde est vraiment reconnu comme un espace commun pour les états et les nations. Le règne fétide et sordide du morbide Georges Bush, l’a prouvé, les décisions internationales se prennent par quelques états opulents et militairement puissants, alignés aux Etats-Unis et qui ne cessent d’opprimer le reste des états. Ainsi, lorsque Bush bombardait sous des prétextes fallacieux les civils de Bagdad, nul n’a pris des dispositions pour sanctionner même symboliquement le fou furieux, voyou manipulateur avéré dans son sinistre crime contre l’humanité perpétré à des fins personnelles et pour sa coterie immédiate de collaborateurs et de bourgeois voulant faire main basse comme des hyènes avides sur les richesses de l’Irak, pays martyrisé, qu’ils ont littéralement pulvérisé. Quand fracture économique, déchirure et disparité abyssale des niveaux de vie affectent deux mondes sur une même terre, il est indécent et impudent de parler de Communauté internationale au sens où le font les médias.


2) « Communauté noire ». Fourre-tout facile pour les dirigeants et médias occidentaux qui adorent ainsi indifférencier les quelques membres privilégiés et cooptés de mélanodermes, de métis… et la majorité des noirs tenus pauvres comme armée de réserve des manufactures, centres d’appels, agence de sécurité… Tout ce qui est précaire et sans avenir. Sans compter la criminalisation de la masse des jeunes noirs et métis délaissés, constamment marginalisés et exposés à l’emprisonnement. Au Canada, les populations pauvre et carcérale sont exagérément noires - dans ce pays à crise identitaire, ni monarchie ni république - quand on les compare au pourcentage d’africains et d’afro-caribéens dans la population générale. Ici, le gouvernement dépense de 60.000 à 100.000 dollars l’an pour ses prisonniers mais refuse de débourser moins de 20.000 dollars annuels pour les jeunes en danger de délinquance ou même 10.000 pour ses citoyens et immigrants ordinaires en difficulté pécuniaire ou d’intégration. Des enfants affamés ne sont secourus que par des groupes caritatifs, leur garantissant un déjeuner ! Bref, la clochardisation des pauvres et l’assimilation grotesquement inhumaine des immigrants, semble être une œuvre de gloire aux yeux d’un système barbare qui marque sa nette et effroyable préférence pour la précarisation, la répression !


3) « Défense des femmes ». Là encore rien n’est plus stupide, les femmes riches n’ont guère besoin d’être défendues. Les femmes riches et de riches vivent dans des palais ou des châteaux, sont femmes de ministres quand elles ne sont premier-ministre, gouverneure, chefs d’entreprise, reine ou princesses adorés de leurs jocrisses maniérés, leurs courtisans dévoués, tous nostalgiques d’aristocratie anachronique. Pour la plupart, sinécuristes malgré leur titre ou leur fonction, complexées et parfois carrément tarées intumescentes, elles passent leur temps à voyager, à papoter sur l’humanité et sur l’aide à apporter par pitié aux peuples du sud (dont elles oublient d’ailleurs que ceux-ci sont en forte partie paupérisés par les politiques et l’histoire orchestrées par le nord), tout en soupçonnant les pauvres d’ici, les chômeurs de fainéantise et de dépendance vis à vis de l’État ! C’est une tare de la nature de classe des bourgeois et petits-bourgeois que de se soulager la conscience en proclamant un humanisme universel tout en méprisant grivoisement l’homme réel qu’ils contribuent à ostraciser et à amenuiser. Alors qu’elles sont, elles, nos belles de la haute société, les vrais parasites, parasites cossus, arrogantes et flattées du système ; elles qui se prélassent, triant pendant une bonne part de leur mignarde vie, leurs fanfreluches et leurs dentelles ! Quant aux femmes qui triment dans les manufactures, les centres d’appel, comme bonnes, elles sont malmenées, ignorées. Et même, les professionnelles qui travaillent avec leur compétence, elles ne connaissent ni équité salariale par rapport à ce qu’on paie aux hommes de même profession, ni avantages liés à des titres obsolètes encore en vogue dans un pays comme le Canada du 21ème siècle. Celles qui vivent seules et sans emploi sont traitées avec condescendance, quand ce n’est du mépris parce qu’elles sont pauvres ou travailleuses précaires. Car la femme à défendre appartient à la catégorie des personnes à risque de tous les malheurs à cause de la pauvreté scandaleuse qui sévit par la faute d’un système qui se fout de la gueule des citoyens et des immigrants. Les femmes monoparentales, les droguées, les non éduquées, les violées, les battues ; toutes victimes de la décomposition sociale qu’entretient la politique de paupérisation des dirigeants plus portés à enrichir les banques, à endetter la nation et les individus, à criminaliser les pauvres et les précaires plutôt qu’à instituer et défendre la justice sociale.


4) « Protection de la jeunesse ». Une fois encore, il s’agit de classes sociales et non d’enfants ou de jeunes. Les fils et filles des banquiers, des Pdg de multinationales, des politiciens, leurs complices et leurs pareils n’ont pas besoin d’être protégés. Ils vivent dans des quartiers huppés et ont tout pour permettre leur émancipation plénière… C’est même une honte pour nos soi disant pays « civilisés démocratiques » qui font constamment la leçon des droits de l’homme au monde, que de mentir si grossièrement à travers la lubie grotesque d’une idéologie médiatique jouant les humanités alors que seule la plus bête barbarie a droit de cité dans les politiques appliquées. On voit les crimes des jeunes trafiquants des quartiers périphériques et mal famés qu’on accuse et traîne dans la boue. Néanmoins, on feint l’amnésie ou la cécité par rapport au fait que nombre de clients des dealers abhorrés, consommateurs compulsifs, tarés et anonymes des drogues les plus fortes et plus onéreuses, sont les petits et grands dévoyés et complexés, jeunes et moins jeunes riches, mal élevés et gavés, particulièrement flambés du sentiment du vide existentiel qui vivent à Westmount, à Beverly Hills, à Neuilly et à d’autres quartiers plus ou moins aisés. Ces derniers environnements douillets sont toutefois, par effet boomerang de la putréfaction sociale, broyés et blêmis sous l’exagération matérialiste du bourgeois ou du petit-bourgeois arrivistes en crise tragique de sens dans le déficit d’humanité et de civilisation des sociétés nanties.


5) « Justice Internationale » : Dans ce cas, il nous faut évoquer la fameuse Cour pénale internationale (Cpi). Force est de constater que seuls des non occidentaux et non sionistes ou des blancs brebis galleuses de la race, non vraiment occidentaux, tels Milosevic, Karadzic y sont jugés. Bush, le pire criminel crapuleux et compulsif contre l’humanité des huit dernières années, n’y fait pas et n’y fera point objet d’accusation. Ni Ehud Olmert, le sioniste corrompu, assassin d’enfants et de personnes malades hospitalisées, utilisateur d’armes à uranium appauvri et au phosphore blanc. Alors, au lieu d’un Tribunal pénal « international » qui est de fait une cour exclusive de répression occidentale, qui ne blâme jamais les bellicistes sionistes ou étasuniens, ni les affameurs du Fmi ou de la banque mondiale, c’est plutôt une bauge pénale des riches racistes blancs et sionistes qui assouvissent leur plus bas et immonde instinct par la terreur juridico-légale d’un droit international abjectement fait à leur mesure pour satisfaire leur égo intumescent et flatter leur vil orgueil de dominateur du monde. Car c’est toujours par la terreur que l’homme domine l’homme ! Ainsi, la Cpi et leurs magistrats larbins rendent leur justice de singe contre certains criminels choisis qu’ils haïssent, et ce, après des sortes de jugements partisans hautement médiatisés pour laisser croire aux masses que la justice existe sur cette terre de jungle où leurs gueules de hyène dévorent tous ceux qu’ils n’acceptent pas dans leur soi disant humanité.


6) « Démocratie et droits de l’homme ». Parmi tous les attrape-nigauds de la civilisation moderne, la prétention de l’Occident à la démocratie et aux droits de l’homme, constitue la plus terrible imposture de l’histoire humaine. Il s’agit du passage des dictatures personnelles à la matoise tyrannie des dictatures financières accaparant l’économie des peuples au profit de la classe proprement maîtresse des institutions bancaires avec leurs acolytes que sont les riches industriels et marchands. C’est littéralement de la Ploutocratie agressive qui se fait passer pour démocratie par le jeu des élections et d’un soi disant État de droit. Mais tous ceux qui se donnent le moindrement le temps de réfléchir, savent que l’État, le pays, la population sont asservis par une infime minorité d’oligarques se jouant des majorités réifiées dans le quotidien de la vie. Pour ces oligarques riches et profiteurs, les citoyens se lèvent tôt, prennent la route et vont besogner durement, faisant leur prospérité que la majorité qui besogne ne connaît guère que par l’endettement permanent et l’extrême éreintement. Aux patrons appartiennent la vie des majorités prises à leur lasso de riches. Puisque possédant pratiquement tout le temps des individus, cet espace existentiel de l’être humain, les hommes n’ont plus de vie pour eux, leur temps étant totalement conditionné pour les patrons. D’ailleurs le plus souvent, les gens travaillent par nécessité de survie et non pour exprimer et développer leur véritable talent et personnalité ou tendances ni pour avoir de véritables jours vraiment meilleurs. D’où la terrible souffrance au travail d’une bonne frange de la population. La richesse que produisent les travailleurs, n’étant rien sans l’argent dont disposent quasi exclusivement les banquiers, ils sont esclaves de ceux qui ne foutent rien que de l’argent qu’ils ont l’autorisation de créer par les lois de l’État. L’argent ainsi accaparé légalement selon le vœu des dirigeants l’État par les intérêts privés des cossus que sont les banquiers, c’est donc à eux que se réfère le rude travailleur, et ils le font chanter s’il a besoin de prêts urgents, eux qui lui prêtent quand ils lui en font faveur, à des taux usuraires. Pour les riches, les citoyens subissent des restrictions aux services publics de l’État qui les taxe si durement mais leur chante qu’il n’y a pas de moyens pour faire mieux, pendant que le même État ploutocratique, filou éhonté, alloue des sommes de milliers de milliards de dollars aux banquiers trop bêtes et trop prodigues ayant gaspillé et perdu au jeu des spéculations financières et boursières les plus excentriques et les plus loufoques, les sommes énormes qu’ils ont prises aux peuples par l’argent fictif du crédit. Droit de l’homme, agression lexicale et baragouin sémantique d’une société de despotisme financier contre l’individu interdit de citoyenneté et contre la société expropriée de l’économie réelle qu’elle produit.


7) « Intégration des minorités ». Rien n’est plus mignard ni plus doucereux que cette expression hypocrite des pays d’immigration. Le cas des minorités objet de condescendances, de paupérisation, de préjugés centenaires, y est patent… Comme j’aime à le dire, on peut installer un président afro-étasunien à la maison blanche, un pape pygmée au Vatican et une femme massaï au poste de secrétaire général de l’Onu, cela ne changera strictement rien au traitement de parias réservés aux noirs sur tous les continents, ce, même en Afrique où les politiques de déréglementation agricole tue les pauvres fermiers. C’est le rapport économique et structurel des pays ex métropoles qui doit changer avec les pays noirs, les amérindiens... De même que c’est le rapport de l’occident et d’Israël avec les pays arabes qui doit être révisé. Quant aux groupes ethniques comme les noirs et les amérindiens, pourfendus pendant des siècles par le colonialisme occidental, leur pays rendus chaotiques et/ou leurs populations devenues marginales et miséreuses par l’occident avec la complicité des oligarchies locales, ils sont encore considérés en derniers des hommes, vivant dans des réserves et harcelés de mépris et de racisme. Dans un pays comme le Canada qui, entre autres, aime jouer les saintes nitouches, le langage est officiellement discriminatoire par l’appellation de minorités visibles accolées aux non blancs. Minorités qui sont le marchepied des boursouflés hypocrites poursuivant l’écrasement des pays périphériques par des politiques imposées. Eux dont, pour plusieurs, les pères se sont enrichis des fruits maudits et criminels des colonies et de l’esclavage. Comme désormais, il est de bon ton d’évacuer l’histoire, et que pour cela, l’occident possède une armée de privilégiés desdites minorités ethniques pour leur donner raison, l’impropriété d’une justice sans réparation peut durer et s’ancrer dans l’ordre des choses. Car là où les juifs ayant quand même reçu des apaisements substantiels divers, réparations matérielles et juridiques de leur passé d’horreurs irréparables, peuvent combattre juridiquement le négationnisme crapuleux de ceux qui méconnaissent la Shoah, les génocides contre les noirs sont carrément méconnus ou sont en tout cas restés sans nulle réparation matérielle ni juridique, au point qu’une paire de répugnants bouffis comme Sarkozy et Guaino s’en repaissent par des discours bêtement dédaigneux mais surtout balourds et réducteurs de l’essence de l’histoire, comme celui de Dakar !


8) « Lutte à la pauvreté et économie verte ». Il suffit de voir l’actuelle crise pour comprendre que ceux qui paupérisent le monde et les masses de leurs propres pays dits nantis sont ceux qui vont pérorer avec des histrions d’économistes officiels ou de journalistes spécialisés en économie pour dire que trop de gens sont dans la pauvreté, que le développement durable est possible en même temps qu’ils soutiennent qu’il faille plus de croissance économique. L’on comprend que la croissance étant en fait de la paupérisation de la nation puisque c’est pour payer la dette aux banquiers et non pour le bien-être collectif qu’elle est exigée, elle ne peut que forcer la détérioration de la nature surexploitée par la finance énergivore et je dirais « écovore » (dévoreuse de l’environnement) phagocytant l’économie réelle pour le bien-être des banquiers et de leurs escrocs de complices autorisés dans les gouvernements dont les ministres ont des titres au conseil des banques avec des comptes abondamment bourrés.


9) « Sécurité publique ». C’est avant tout un concept étatique pour garantir l’ordre si prépondérant pour les bonnes affaires et pour l’économie malsaine que nous vivons. Sinon, pourquoi partout, la sécurité contre le terrorisme, palilalie compulsive dans le jargon de la presse, permet de surveiller par caméras, Gps, satellites, profilage génétique de plus en plus de citoyens innocents ? Le peuple est considéré comme un ennemi systémique potentiel à poursuivre et à suivre. Cela est soutenu par le psittacisme de la presse courante qui doit convaincre monsieur tout le monde que les mesures de cette surveillance et de ce surcontrôle au dédain de l’intimité, sont pour sa protection des ennemis (d’ailleurs fictifs) de l’ordre établi si bon et si juste. Et puis, dans un système où la précarité des économies de ménage est si criante, peut-on parler de sécurité d’une quelconque manière ?! Par ailleurs, le système policier et de justice qui est censé garantir la sécurité publique, « l’Ordre », n’est-elle pas entre les mains de l’État propriété des riches, où tout est pour l’infime oligarchie des plus cossus qui fraudent par le biais des banques, dénaturent l’économie des peuples, séquestrent, délocalisent tout l’agent et asservit l’humanité entière ! Pourtant, la canaille des cours et tribunaux, arrogante et ironique totalement domestique de ladite oligarchie, poursuit les fraudeurs non officiels en braillant la vertu aux prévenus déférés devant elle. Tant que la justice ne sera vraiment juste et équitable pour tous à l’intérieur des pays et entre les nations, la justice tronquée et simiesque des états n’enfantera que de graves malaises que les dirigeants devront contenir par le chantage idéologique et la menace. Ici, me revient le mot lucide du révolutionnaire Saint-Just qui prévaut par sa justesse : « prouvez votre vertu ou entrez en prison » ! Moi, je dis que les sécurités publiques nationales et internationale ne s’amélioreront de manière vraiment significative que lorsque nos sociétés cesseront d’être jungle garantie par l’État au profit des carnassiers de la finance et de l’économie paupérisatrices des masses du Nord et des pays du Sud qu’ils colonisent. Suds constamment harcelés par des institutions internes comme la police et les tribunaux punissant les masses pour les politiques criminelles imposées par les cannibales tels le Fmi, la banque mondiale et leurs dépendants régionaux qui agressent et dévorent en pleine légalité. Ce n’est même pas de l’impunité mais de l’innocence de facto par une justice taillée sur mesure pour des criminels législateurs nécessairement autorisés selon le droit international élaboré pour leur hégémonie. Néanmoins, pour la sécurité, dois-je rappeler que l’on ne peut foutre l’horreur de la misère partout sur la terre en imposant des politiques désastreuses, en précarisant le sort matériel et global des populations, en paupérisant les majorités et en même temps, prétendre vivre à l’infini comme des ingénus dans le velours et la soie qu’aucun trublion ne menace jamais ! Pour se faire, il faut miser beaucoup sur l’aliénation des victimes, mais cela, jamais totalement acquis ou garanti et même réussi, ne peut ne pas générer ces sous-produits, hôtes incontournables de la démographie inhérente à la société bassement capitaliste : les assimilés complexés que sont les petits-bourgeois, les violents officiels adulés parce que chiens de garde du système et les autres violents terrifiant criminalisés qui menacent la paix dans la jungle « humaine » consentie… Sans oublier que l’homme, n’étant jamais totalement bête ou chose même abêti et réifié, peut quand même sans qu’on s’y attende, chambarder l’Ordre des maîtres qui se croient confortables et sûr à l’abri de leurs armes.

Entre le monde féroce et mangeur d’homme que nous vivons chaque jour et l’attrait artificiellement mélioratif voire laudatif du système socio-économique mondial entretenu par les politiciens et grâce aux médias du mensonge officiel, l’abîme sans fond ô, combien criant et odieux, ne cesse de se creuser encore ! La thaumaturgie de la désinformation justificatrice de tous les crimes contre l’humanité d’une petite clique maffieuse accapareuse de toutes les richesses du globe, y pourvoit. Désinformation qui se charge de transformer les humains en rouages d’une machine qui n’a que faire de la transcendance immanente de la nature humaine. Désinformation qui opère au service des prédateurs d’une planète et d’une humanité pris au rétiaire des fourre-tout idéologiques mensongers de la presse des gouvernants et des riches. Et quant au monde, vu la ploutocratie qui y sévit, on ne peut même plus parler de consensus social à l’échelle des états ! La société « produite de consensus », est une fiction théorique de la sociologie en dehors de la démocratie. Seule une véritable démocratie où le peuple est en contrôle et non sous contrôle, engendre des sociétés consensuelles, sinon, il n’y a que l’Ordre des puissants et son règne arbitraire abusif sur les populations. Ordre qui joue à l’illusion du consensus par des élections, des institutions où tout est présélectionné par et pour l’oligarchie des maffieux autorisés et maîtres de l’État, infligeant intimidation et répression aux peuples désinformés et déroutés.


Plus que des polis superficiels, l’occident qui a altéré le sens de l’histoire par son hégémonie où il a imposé ses vues et à travers ses politiques imposées, doit changer de fond en comble. Car la crise planétaire est objectivement la révélation des graves failles de la weltanschauung occidentale hypermatérialiste et sans égard pour la personne humaine soumise à l’économisme des banquiers et financiers des multinationales malgré le verbiage, ô combien assourdissant et envahissant des droits de l’homme !


CAMILLE LOTY MALEBRANCHE
http://www.legrandsoir.info/spip.php?article7949



Du même auteur :

LOTY MALEBRANCHE Camille


Messianisme politique et déroute de la raison.
Obama, personnage plus grand que nature par le libre décret de la presse, est devenu notre superman de carton, notre lutin triomphant à l'écran, qui ne laisse aucune autre place aux lutins coutumiers de la presse et des masses. Obama est désormais le nouveau Michael Jackson qui se déhanche et (...)

Presse alternative, fin du monopole de l’information.
À lire et entendre ce que disent de la presse alternative sur le web, certains tenants de la presse classique, bouffis furieux de se voir déposséder de leur monopole d'orienteurs exclusifs des consciences, il faut regarder de près les dessous de ce malaise des grands informateurs publics ... (..)


Désinformation & Propagande


Venez donc récupérer votre médaille de la Liberté
PILGER John
Le 13 janvier, GW Bush remettait les médailles appelées "Médailles présidentielles de la Liberté", censées témoigner de la reconnaissance suprême de l'Amérique à un engagement pour la liberté et pour la paix. Parmi les récipiendaires se trouvaient Tony Blair, le fieffé menteur qui, avec Bush, (...)


Des informations sur Gaza ?
DUVALL Jérôme
Un prêtre nicaraguayen, alors ministre de la culture du gouvernement sandiniste, disait : « Quand je vois ce que les médias racontent sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu'ils racontent sur les pays que je ne connais pas ». Sommes nous bien informés (...)


Qui a recours aux boucliers humains : Hamas ou Israël ?
LOSURDO Domenico
Dans une tentative, ces jours ci, de dévier l'indignation de l'opinion publique pour le massacre de la population civile perpétrée par les bombardements terroristes de l'aviation israélienne, une campagne multimédia clairement planifiée par Tel Aviv martèle de façon obsessive ce refrain : oui, (...)


Bernard Klein. Les expressions qui ont fait l’histoire. Paris, E.J.L. 2008
GENSANE Bernard
Ce qu'il y a d'intéressant avec les phrases historiques, c'est que, souvent, elles n'ont pas été prononcées par les personnes à qui on en a attribué la paternité. Prenez la soutière (je sais, le mot "soutier" n'a pas de féminin, mais ça ira quand même) du capitalisme américain qui siège au (...)

ces articles sont sur :

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31 janvier 2009 6 31 /01 /janvier /2009 02:01




Sans information libre, sans une presse indépendante et pluraliste, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique, dénoncent Charlie Hebdo, Les Inrockuptibles, Marianne, Mediapart, Le Nouvel Observateur, et Rue89 dans un appel commun 


Charlie Hebdo, Marianne, Mediapart, Le Nouvel Observateur, Rue 89
, avec le soutien de Reporters sans frontières, se sont donné rendez-vous vendredi 30 janvier à 20 heures au Théâtre du Châtelet à Paris pour une grande réunion publique pour la liberté de l'information et le pluralisme des médias. Florence Aubenas, Michèle Cotta, Jean Daniel, Pierre Haski, Stéphane Hessel, Jean-François Kahn, Serge Kaganski, Bernard Maris, Denis Olivennes, Edwy Plenel; Pierre Rosanvallon, Maurice Szafran... étaient présents à cette soirée animée par Gut Bedos et Frédéric Bonnaud.


LE DROIT
à l'information, à la libre expression et à la libre critique, ainsi qu'à la diversité des opinions est une liberté publique fondamentale. C'est un droit des citoyens et non pas un privilège des journalistes: sans information libre, sans une presse indépendante et pluraliste, il ne saurait y avoir d'authentique délibération démocratique.

Or, loin de réduire les retards français en ce domaine, l'actuel président de la République les aggrave, tant par sa pratique personnelle du pouvoir que par les décisions qu'il impose à la hussarde. Mise en œuvre au mépris des droits du Parlement, la réforme de l'audiovisuel public résume cette régression de nos libertés. Accorder au seul chef de l'Etat le pouvoir d'en nommer et révoquer les dirigeants, c'est abolir symboliquement l'indépendance des radios et des télévisions publiques. C'est un abus de pouvoir, et
c'est l'abus de trop.

Une République où le pouvoir exécutif impose ainsi sa loi au pouvoir législatif et ses désirs au contre-pouvoir médiatique n'est pas une démocratie digne de ce nom. Mus par cette conviction commune et cette inquiétude partagée, nous avons exceptionnellement décidé de nous adresser ensemble à l'opinion publique, par-delà la diversité de nos titres, de nos histoires et de nos sensibilités. Et nous appelons à un vaste sursaut citoyen contre ce recul des libertés qui affaiblit notre démocratie et discrédite notre pays.

Tous ensemble, défendons la liberté de l'information !


http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias/medias__pouvoirs/20090128.OBS1993/pour_la_liberte
_de_linformation_et_le_pluralisme_des_me.html

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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 22:34



La déchéance d’Israël & l’indécente partialité des médias


“Je veux vous dire ceci très clairement, ne vous en faites pas à propos de la pression américaine sur Israël, nous, les Juifs, contrôlons les États-Unis, et les Américains le savent.” - Ariel Sharon parlant à  Shimon Peres, le 3 octobre 2001, rapporté à la radio Kol Yisrael.
Comme dans le passé, les conflits du Moyen-Orient sont rapportés par les médias occidentaux et commentés par les politiciens en suivant la ligne des points de presse d’Israël. Ceci a été une composante essentielle du succès d’Israël dès ses débuts et aussi de son habilité à prolonger les hostilités sans devoir faire face à des pressions des États-Unis. Découlant de cette compréhension de l’importance de la guerre de la propagande, Israël combat sur ce front de façon aussi vigoureuse et disproportionnée qu’elle s’engage sur le champs de bataille.

Voici comment ils s’y prennent: si vous définissez les termes du débat, vous le gagnerez. Très tôt, les Israéliens travaillent pour définir le contexte, le point de départ et la ligne narrative qui vont former et mouler la compréhension du conflit. Si les informations ne coïncident pas avec le narratif désiré, déniez, déniez, déniez. En dernier recours, lorsque toutes les autres options ne fonctionnent pas, on peut toujours blâmer la critique d’être antisémite. La technique peut être répugnante et trop utilisée, mais elle peut imposer le silence et mettre les critiques sur la défensive.
La machine de propagande sioniste est très bien huilée. Il faut savoir faire la distinction entre l’antisémitisme qui est la haine de ce que les gens sont et la critique légitime de leurs actions.(...) Lire la suite de l'article : http://les7duquebec.wordpress.com/2009/01/27/la-decheance-disrael-lindecente-partialite-des-medias/
 


Voyez sur mon blog
http://r-sistons.over-blog.com/article-27219633.html
les photos qu'on ne vous montre pas !!!


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Débat : la dimension psychologique de la crise

Commentaires et proposition de débats reçus ce jour d'inspicio pour le blog Leveilleur.

J'aimerais lancer un débat sur
les manipulations des médias et de l'information concernant cette crise.


La crise existe et perdure si le citoyen y crois et réagis comme
tel.
C'est lui qui va influencer la consommation et donc la productivité des entreprises.

C'est l'un des desseins des investigateurs de ce séisme financier mondial.

Certains pays, dont la Belgique, résiste mieux à ces influences négatives, du moins pour l'instant.

Analysons objectivement la manière dont les informations sont diffusées par les médias et les manipulations d'informations qui gangrène aussi la véracité du contenu des sites et blogs s'affichant
comme neutres et à la recherche de la "vérité".

C'est fondamental pour nos libertés.

Un exemple concret:
Ce mardi matin sur la radio belge "La Première" - RTBF, media avec une réputation des plus sérieuses.

Le journal parlé de 8h00 propose quotidiennement plus d'une demi heure d'actualité, revue de la presse écrite comprise. L'info principale était une fois de plus la crise et les 71.000 licenciements
annoncés dans diverses entreprises de part le monde.

En ± 30 minutes de diffusion, les journalistes ont martelés, appuyés, insistés, répétés, plus d'une dizaine de fois les mots 71.000, licenciements, crise, récession, mauvaise nouvelle, pertes,
chômage, etc. Ils ont même répétés ce qu'il avait déjà annoncé en novembre 2008, craignant que l'auditeur ne l'ai toujours pas compris: la crise financière devient une crise économique.

Ce journal était tellement surfait de mots négatifs que l'on était à la limite d'une parodie.

Ce principe de martèlement de mots est équivalent à celui utilisé dans les spots pubs radio, à part que la pub n'a que 20 ou 30 secondes pour les diffuser. Ici il avaient 30 minutes.

Il est maintenant évident que les médias ont reçu ordre de "noircir" un maximum la conjoncture de façon à manipuler la consommation des ménages à la baisse et ainsi de faire "rentrer dans le rang"
et de rejoindre la récession tant attendue par les investigateurs, les pays qui se comportent encore avec trop d'optimisme.

INSPICIO.
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 22:25

Http://laplote.over-blog.fr, VENDUS !


Nous sommes tous manipulés par les medias

 

La question ??   Orchestré par qui ???    et dans quel but ????  A qui profite la désinformation ???


Campagne
audiovisuelle
sur la baisse des prix,
le bidonnage de TF1

 

Dans un sujet du 1er octobre, le 13 heures de Jean-Pierre Pernaut se penchait sur la chute des prix des maisons et des appartements à Rennes. Comme il se doit, le reportage montrait un agent immobilier et son client en train de visiter un appartement.

On peut y voir Guillaume Alexandre acheteur en quête d'un bien immobilier suivi par son négociateur Pedro Vallejo. Le reportage met en avant la difficulté d'acheter car les vendeurs ne baissent pas leur prix. 
  

  
 Après quelques recherches sur Internet, on se rend compte que le Guillaume Alexandre, est en fait
agent immobilier à l'agence Rennes Sud
 

 
 Bien sûr, vous me direz, qu'un agent immobilier peut lui aussi se porter acquereur.

 Mais alors que penser de son négociateur qui est en fait tout simplement
son responsable d'agence ?
 >  

Un bien beau reportage bidonné de TF1 pris la main dans le sac.
Comment sont payés ces "acteurs" ? touchent-ils une indemnité d'intermittents du spectacle, ou sont-ils payés pour un travail d'agent-immobilier ?

 
Quelle conclusion peut-on donner à ce reportage ?

A l'image de la communication sur la hausse des prix, on apprend ici que celle sur la baisse des prix est aussi bidonnée.
Comment peuvent-ils prétendre que le marché immobilier est sain, alors qu'il y a manifestement tromperie ?
Si notre presse est capable de fabriquer de faux reportages sur ce type d'information, comment alors appréhender ceux dont les sujets sont un peu plus sensibles ?

 
Que penser de tous les autres reportages que cette chaine et les autres peuvent nous montrer ?

A votre avis ? sommes nous sous-informés ou tout simplement désinformés ?

 
Ces reportages ont encore de beaux jours devant eux. Voyez plutôt le résultat du sondage suivant datant du 3 Octobre 2008:

 La télévision est considérée comme le média qui informe le mieux (61 %), loin devant la radio et la presse écrite (34%chacun).

 
  Merci de faire suivre, pour que chacun se fasse une idée de l’objectivité de l’information, surtout celle de TF 1...



Envoyé par une lectrice, merci à elle....
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28 janvier 2009 3 28 /01 /janvier /2009 00:55

Mohamed Salmawy - Al Ahram hebdo

 



Les scènes de sang, de cadavres d’enfants et de demeures démolies ont marqué la couverture médiatique dans le monde entier de la sale guerre menée par Israël contre le peuple palestinien à Gaza. Pourtant, la tendance dominante des médias occidentaux, en dépit du refus catégorique des atrocités qui ont ponctué cette guerre, était alignée en grande partie sur Israël.

 

Les médias occidentaux ont tendance à comprendre la vision israélienne plus que la vision arabe et à sympathiser avec les Israéliens plus qu’ils ne le font avec les Arabes. La question est de savoir le pourquoi de cette position.


La réponse la plus facile à cette question et qui nous épargne la peine de faire des études et de l’analyse serait de dire que la raison revient à la nature de l’Occident qui est hostile aux Arabes, à leur religion, à leur culture, voire même à leur race. Ces dires, outre le caractère superficiel qu’ils laissent apparaître, sont déprimants car ils semblent reposer sur des a priori difficiles à changer. Cela dit une analyse subtile de cette situation pourrait expliquer les raisons de cette attitude de manière scientifique, et par conséquent chercher la possibilité de modifier ces vues.


L’une des meilleures analyses que j’ai lues à propos de la politique médiatique israélienne est celle récemment publiée par le célèbre analyste américain James Zoghby, d’origine arabe, directeur de l’Institut arabo-américain à Washington, dans son article intitulé L’observatoire de Washington. Selon Zoghby, ce qui détermine la politique médiatique dans la couverture des événements du Moyen-Orient est une stratégie qu’Israël a exclusivement adoptée depuis des années.

 

Zoghby affirme que cette stratégie repose sur l’insistance et la répétition des informations jusqu’à ce qu’elles se transforment en des réalités toutes faites et des constats que les Arabes ne pourront plus dénier plus tard. Cette stratégie repose sur les bases suivantes. D’abord l’idée que la victoire revient à celui qui anticipe dans la présentation des événements. Dans l’état actuel de guerre, nous remarquons qu’Israël a devancé les Arabes et a déterminé le début de la guerre devant les médias occidentaux, comme étant le 19 décembre, lorsque le Hamas a violé l’accord de trêve préalablement conclu. Ils ont ignoré évidemment les violations répétées par Israël de cet accord ainsi que son engagement à lever le blocus imposé à Gaza.

Ensuite, des idées stéréotypées prédominent. C’est à partir de cette perspective que les Israéliens ont dirigé les médias occidentaux vers les idées stéréotypées qu’ils ont contribué à ancrer. Des stéréotypes qui présentent Israël de manière positive et le côté palestinien de manière négative. Ils ont compté sur la logique selon laquelle « l’humanisme » israélien fait face au terrorisme palestinien. A partir de là, ils ont transmis les images de citoyens israéliens vivant dans un état de terreur à cause des roquettes palestiniennes. Alors que de l’autre côté, nous avons les Palestiniens qui sont exposés à la mort mais réduits à l’état de chiffres avec chaque bulletin d’informations.

D’autre part, ils anticipent les événements en comptant sur les erreurs de l’autre côté. Ainsi Israël a compté, tel qu’il l’avait prévu, sur la multiplication du nombre de roquettes lancées par Hamas, ainsi que sur le langage de menace qu’emploient ses dirigeants. Simultanément, Israël a tenu à exprimer ses regrets pour le nombre de victimes que la guerre a causées, y compris les palestiniennes.


De plus, Israël a tenu à être présent dans les médias, tout en essayant d’écarter les représentants de l’autre bord.
Il a toujours tenu à débuter sa guerre par une armée de porte-parole officiels qui excellent dans le langage médiatique de chaque pays occidental. Sur ce point précis, Zoghby dit que ce n’est pas un hasard qu’Israël ait nommé un consul d’origine arabe dans la ville américaine d’Atlanta, surtout que le siège de la CNN s’y trouve. En même temps, Israël a interdit l’entrée des médias internationaux à Gaza, de quoi contrôler les atrocités qui ont lieu sur le terrain.


Il a recours aussi à un démenti rapide des informations qui auraient pu s’infiltrer et qu’il veut cacher, en présentant une version alternative qui met le tort du côté palestinien
. Ainsi, si Israël avait tué des civils innocents, la version qu’il transmettrait serait de dire que cela était la faute des Palestiniens terroristes qui utilisent les civils comme bouclier. Ainsi, le massacre des Palestiniens devient la responsabilité des Palestiniens eux-mêmes.

Par ailleurs, James Zoghby démontre dans son analyse un autre facteur propre aux Etats-Unis, selon lequel, au même moment où s’applique cette stratégie médiatique, les tentatives d’influencer les milieux politiques sont activées. Ainsi l’opinion publique américaine s’aperçoit que ce qu’elle visionne dans les médias est la réalité confirmée par le Congrès et la Maison-Blanche. Une telle répétition contribue à encercler l’opinion publique et à enraciner les conceptions erronées que lui présente Israël.


Enfin
, nous arrivons au dernier point de cette stratégie et auquel on a recours lorsque tous les facteurs précédents enregistrent un échec. C’est rien d’autre que le recours à l’accusation d’antisémitisme. L’objectif étant d’écarter toute opinion critiquant Israël et allant à l’encontre de la version qu’il veut ancrer. Dans ce cas-là, Israël recourt à la transmission de cas flagrants d’hostilité contre les juifs qu’il généralise à tous ceux qui le critiquent mettant chacun d’eux dans un état d’autodéfense.


Alors que je lisais l’analyse de James Zoghby, mon ami Ali Al-Biblawi m’a envoyé une lettre pour me dire qu’il a remarqué à travers son suivi des médias occidentaux qu’Israël menait une campagne d’envergure reposant sur des propos logiques et convaincants. Selon lesquels il n’y a pas de pays de par le monde qui puisse vivre sous la menace des bombardements et qu’Israël menait cette guerre pour protéger les civils de ce danger qui les menace. Selon Al-Biblawi, nous devons adopter une contre-campagne reposant sur trois axes.


Premièrement, il n’y a pas dans notre monde d’aujourd’hui d’Etats colonisateurs sauf Israël et les Etats-Unis. Et qu’il n’y a pas de peuple au monde aujourd’hui qui puisse vivre sous le joug de l’occupation plus de 60 ans sans qu’il ne résiste à l’occupation par toutes les armes qu’il possède, et que les territoires bombardés par les Palestiniens, notamment les colonies, sont à l’origine des territoires arabes que les habitants originaux ont été obligés de délaisser. Des habitants qui ont été contraints à vivre pour la plupart comme des réfugiés à Gaza. Au lieu de demander aux Palestiniens pourquoi ils bombardent ces territoires, nous devons plutôt nous adresser aux Israéliens pour leur demander : pourquoi vivez-vous sur des territoires qui ne sont pas les vôtres, alors que leurs propriétaires originaux possèdent toujours leurs contrats de propriété ? Pourquoi occupez-vous les territoires d’autrui, pourquoi refusez-vous qu’ils disposent de leur Etat, tel qu’il est stipulé dans la résolution de l’établissement du votre Etat ?


L’ami qui m’a envoyé cette lettre disait qu’il n’imaginait pas qu’Israël puisse revenir sur sa position si nous menions une telle campagne. Car Israël ne se soumet qu’à la force et ne se retire que s’il se trouve obligé de le faire sur le champ de bataille. Cependant, nous ne devons pas laisser l’arène médiatique devant Israël pour qu’il fasse ce qu’il veut. Il est probable que nous réussirons à éveiller la conscience mondiale et à affaiblir la logique israélienne si Tel-Aviv se rend compte que le monde connaît la vérité. A son avis, ceci est le droit qui revient aux héros-martyrs pour qu’ils ne soient pas considérés par les médias occidentaux comme des terroristes

Source

 

La guerre médiatique d'Israel

 

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-27091774.html

 

 





Ce que les médias ne vous montrent pas :
Les images de l'horreur !
http://r-sistons.over-blog.com/article-27219633.html

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Sarkozy annonce
un plan de soutien
face à l'"urgence" de
la crise de la presse

AFP Dominique AGEORGES

Face à l'"urgence" de la crise de la presse écrite en France dans un contexte économique "dégradé", Nicolas Sarkozy a annoncé vendredi un plan de soutien de l'Etat de 600 millions d'euros, à charge pour les acteurs du secteur de mener des réformes en profondeur à l'ère du numérique. Lire la suite l'article

L'aide de l'Etat représentera un total de 200 millions par an pendant trois ans, hors coût des mesures sur l'imprimerie, selon une source proche du dossier.


Clôturant les états généraux de la presse qu'il avait lancés à l'automne, le chef de l'Etat a estimé que l'Etat avait le "devoir" de soutenir un secteur qui emploie 100.000 salariés.

Parmi les aides exposées pour répondre à "l'urgence créée par l'effondrement des perspectives publicitaires": le report d'un an de l'augmentation des tarifs postaux (coût: 24 M), la réorientation des dépenses de communication institutionnelle de l'Etat "en les doublant", un soutien aux marchands de journaux (60 M EUR) et au portage à domicile (80 M au total), "la clé de la presse quotidienne", selon lui.

Autre mesure, en direction du public: chaque jeune Français bénéficiera d'un abonnement gratuit à un quotidien de son choix pendant l'année de ses 18 ans, à titre expérimental.
Globalement, il n'a pas été question de "rupture avec le passé", comme s'en est félicité le secrétaire général de la Filpac-CGT (ouvriers du Livre) Michel Muller.
Les mesures annoncées font partie des 90 recommandations du Livre vert des états généraux, qui ont réuni 150 représentants de la profession (journalistes, éditeurs, ouvriers du Livre..) pour aider la presse à sortir de la crise financière et de confiance qu'elle traverse.
A plusieurs reprises, le chef de l'Etat a engagé les différentes parties à poursuivre le dialogue, sur des points qu'il s'est gardé de trancher, que ce soit dans les négociations dans les imprimeries ou sur l'adoption d'une charte de déontologie.

M. Sarkozy s'est ainsi déclaré satisfait de la volonté des partenaires sociaux de la presse à négocier "un nouveau contrat social" dans les imprimeries, avec pour objectif de réduire de 30 à 40% le coût de l'impression.

L'Etat "désignera si nécessaire une personnalité chargée d'accompagner la négociation au nom de l'Etat" et "contribuera à l'investissement requis", à condition toutefois qu'"un plan national de rationalisation et de mutualisation des imprimeries soit mis en oeuvre".

Le président de la République a annoncé par ailleurs la création d'un statut d'éditeur de presse en ligne et l'augmentation de l'aide de l'Etat au développement des journaux sur internet (coût: 20 M).
Il a annoncé également que le régime des droits d'auteur des journalistes serait adapté à l'ère numérique, avec le remplacement d'un droit lié à la publication dans un support par un droit lié à un temps d'exploitation.

M. Sarkozy a enfin retenu l'idée des états généraux "d'expérimenter pendant six mois, mais sans toucher à la loi Bichet (de 1947)" des formes alternatives de distribution. De même, la législation anti-concentration ne sera pas modifiée, sauf sur le point particulier visant à permettre aux investisseurs de l'extérieur de l'
Union européenne de posséder plus de 20% d'un titre français.

La profession a accueilli le plan favorablement dans l'ensemble, tant du côté des éditeurs que des distributeurs, même si le Forum de la société des journalistes estime au contraire que M. Sarkozy "privilégie les intérêts des investisseurs au détriment des rédactions".
 
 


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Commentaire reçu, très pertinent :


Les Israéliens sont en outre très malins pour formater le discours de leurs troupes du simple soldat à l'officier supérieur : ils tuent contre leur gré, on les oblige à massacrer, c'est pour la paix qu'ils font la guerre...et puis les gens ne réfléchissent pas, ils laissent les médias"penser"pour eux.Exemple : ça ne les choque pas quand on leur dit sur le ton de la répréhension "les palestiniens se procurent des armes grâce aux tunnels, ils "trafiquent" des marchandises, ils osent lancer des roquettes contre l'agresseur...etc...ainsi donc au lieu de dire qu'un peuple agressé par un blocus inhumain et illégal a le droit de chercher à se procurer de la nourriture et des armes, qu'il a le droit d'avoir des frontières libres, qu'Israël se conduit comme les pires états de l'histoire, on considère que les palestiniens sont un sous peuple qui n'a pas le droit d'avoir les attributions normale d'un état.

Morsli, le 28.1.9 

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 08:02


Vendredi 23 janvier 2009
ANTENNE 2 ET FR3 RELAIENT darcos et RIEN SUR LA GUADELOUPE
jeudi 22 janvier 2009 (20h24)

Déjà les présentateurs toujours très experts parlent des procès en Chine avec des peines de mort = rien sur le fait que la France est contre la peine de mort ! Bon, malheureusement, on s’habitue à l"incompétence, reflet fidèle de ce gouvernement sarkoziste ! Ces derniers découvrent Guantanamo ! alors bon cette fois on en parle ! tant mieux ! Mais vous savez il y a aussi la Guadeloupe = vous savez qu’il y a une grève générale ??? ceci dit, dans la presse de Gauche, on ne voit pas grand chose non plus ! Alors il y a DARCOS et son air de pilier de bistrot lisant France soir ; il ne lui manque que le bérêt des années 50 !!!! Alors là les officieux commentateurs de l’Elysée mettent le paquet ! Pour un peu d’air frais ! JACQUART :

« Moi, Albert Jacquard, ministre de l’Education, je décrète :

L’Éducation nationale ne doit pas préparer les jeunes dont l’économie ou la société ont besoin. La finalité de l’éducation est de provoquer une métamorphose chez un être pour qu’il sorte de lui-même, surmonte sa peur de l’étranger, et rencontre le monde où il vit à travers le savoir.

Moi, ministre de l’Éducation nationale, je n’ai qu’une obsession : que tous ceux qui me sont confiés apprennent à regarder les autres et leur environnement, à écouter, discuter, échanger, s’exprimer, s’émerveiller.

À la société de s’arranger avec ceux qui sortent de l’école, aux entreprises d’organiser les évaluations et la formation de leur personnel à l’entrée des fonctions.

Il faut que les rôles cessent d’être inversés : l’éducation nationale ne produira plus de chair à profit.

Article premier Il faut supprimer tout esprit de compétition à l’école. Le moteur de notre société occidentale est la compétition, et c’est un moteur suicidaire.

Il ne faut plus apprendre pour et à être le premier.

Article deuxième L’évaluation notée est abandonnée. Apprécier une copie, ou pire encore, une intelligence avec un nombre, c’est unidimentionnaliser les capacités des élèves.

Elle sera remplacée par l’émulation. Ce principe, plus sain, permettra la comparaison pour progresser, et non pour dépasser les camarades de classe.

Mettre des mots à la place des notes sera plus approprié.

Article troisième Les examens restent dans leur principe, sachant que seuls les examens ratés par l’élève sont valables. Ils sont utiles aux professeurs pour évaluer la compréhension des élèves. Mais les diplômes ou les concours comme le baccalauréat sont une perte de temps et sont abolis.

Sur tous les frontons des lycées figurera l’inscription : " Que personne ne rentre ici s’il veut préparer des examens. "

Article quatrième Les grandes écoles (Polytechnique, l’ENA...) sont remises en question dans leur mode de recrutement. La sélection, corollaire nécessaire de la concurrence, et qui régissait l’entrée dans ces établissements, ne produisait que des personnalités conformistes, incapables de créativité et d’imagination.

Pour entrer à l’ENA, des jeunes de vingt-cinq ans devaient plaire à des vieux de cinquante ans. Ce n’était pas bon signe.

Article cinquième Les enseignants n’ont plus le droit de se renseigner sur l’âge de leurs élèves. Les dates de naissances doivent être rayées de tous les documents scolaires, sauf pour le médecin de l’école.

Il n’est plus question de dire qu’un enfant est en retard ou en avance, car c’est un instrument de sélection. Chacun doit avancer sur le chemin du savoir à son rythme, et sans culpabilisation ou fierté par rapport aux camarades de classe.

Par contre, un professeur a le devoir de demander à l’élève ce qu’il sait faire pour adapter son enseignement, éventuellement programmer un redoublement.

Le redoublement est d’une réelle utilité s’il n’a pas de connotation de jugement.

Article sixième Chaque professeur sera assisté d’un professeur de philosophie. Il faut en effet doubler l’accumulation des connaissances d’une approche par les concepts. Il faut en particulier passer par l’histoire des sciences, resituer les connaissances par rapport aux erreurs historiques d’interprétation des savoirs. Il faut que les élèves aient conscience des enjeux politiques qui se cachent derrière le progrès scientifique. On pourra rester quelques semaines sur un même concept, plutôt que de saupoudrer du savoir dans chaque cours.

Article septième Le travail des professeurs par disciplines est annulé au profit du travail en équipe. La progression du travail des classes ne doit pas être perturbée par des impératifs de programme.

Article huitième Chaque personne disposera dans sa vie, vers la fin de la trentaine, de quatre années sabbatiques afin de faire le point, se réorienter, apprendre d’autres choses. Chacun a le droit de vouloir changer de métier ou de vocation, parce qu’il n’est pas évident de se déterminer définitivement à dix-huit ans.

Article neuvième Le ministère de l’Économie ne dictera plus ses besoins au ministère de l’Éducation. Dorénavant, le ministre de l’Économie donnera tous les moyens nécessaires à l’Éducation nationale pour réussir sa vocation."

Bon voilà ! bonne nouvelle = le pape vient de réintégrer en son sein des faschos = merde alors, ça fout mal avec le temps de obamania ! mais l’église française est contente ! c’est une création de plus 500 emplois inattendus !!! Fidèles, fermez vos cathéchismes !!!!



De : LE BRIS RENE http://bellaciao.org/fr/spip.php?article78713

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Des barricades sur plusieurs routes de Guadeloupe au troisième jour de grève (video)
jeudi 22 janvier 2009 (15h17)

http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-27074553.html

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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 18:54
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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 07:46



GAZA : "On ne peut pas dire la vérité à la télé.
Il y a trop de gens qui regardent !"


Michel Collon (interview)


Sommes-nous bien informés sur Gaza, le Hamas, l'Histoire ? Pourquoi ce divorce entre l'opinion des "Vieux Européens" et les citoyens d'origine immigrée ? Que peut-on faire pour surmonter ce fossé? Michel Collon, spécialiste des conflits, répond aux questions « provocantes » de l'hebdomadaire belge Solidaire.
Interview : Julien Versteegh



La crise économique et les soucis quotidiens occupent les esprits et Gaza passe peut-être en second plan dans le quotidien des travailleurs. Pourquoi ?

Michel Collon.
Coluche disait « On ne peut pas dire la vérité à la télé, il y a trop de gens qui regardent ». La question à poser à la population belge est : pensez-vous être bien informés ? Croyez-vous que dans une région comme le Moyen-Orient avec toute la richesse du pétrole, on va vous dire la vérité ?
Les médias et l’école cachent soigneusement comment Israël s’est imposé. Imaginez ceci... Vous Belges, vivant et travaillant ici depuis des générations, tout d’un coup, des gens débarquent : « Nos ancêtres vivaient ici il y a deux mille ans, notre Dieu a dit que cette Terre nous appartient, allez ouste, dehors ! » Vous devez quitter votre maison, vos champs, vos richesses et aller vivre dans des tentes. D’abord, les envahisseurs prennent Bruxelles, Anvers, le Hainaut. Un peu plus tard, Liège et la Flandre occidentale. Ils bloquent toutes les routes avec un grand mur. Et finalement, vous vous retrouvez tous parqués autour d’Ostende et au fond des Ardennes. Dans des conditions de vie misérables. En plus, on vous traite de menteurs, de violents, de terroristes. Eh bien, remplacez Ostende par Gaza, et les Ardennes, par la Cisjordanie, vous avez exactement ce qu’a fait Israël !
A propos de désinformation, les Belges ont quand même eu un fameux avertissement, non ? La RTBF a réussi à leur faire croire que la Belgique avait disparu en une soirée. Alors, prudence ! Dans les années 80, au Nicaragua, un gouvernement de gauche voulait éliminer la pauvreté et résister aux États-Unis. Le Nicaragua a été attaqué par des terroristes financés par la CIA, et diabolisé par les médias. Les sandinistes ont été chassés et le pays est retourné à la misère. Un prêtre nicaraguayen, alors ministre de la culture, disait : « Quand je vois ce que les médias racontent sur mon pays que je connais bien, je me dis que je ne dois rien croire de ce qu’ils racontent sur les pays que je ne connais pas ».
Le grand problème, des Belges, des Français, des Européens sur le conflit israélo-palestinien c’est qu’ils sont désinformés. Avec quelques rares exceptions, la télé se met du côté d’Israël. Ces derniers jours, elle a fini par montrer les crimes d’Israël. Mais tant qu’on le présente comme “ripostant à des roquettes”, on justifie le colonialisme.


Quand même le Hamas a commencé et il prend la population palestinienne en otage, non ?

Michel Collon.
Non. A propos des roquettes tirées sur des villes israéliennes, on ne nous dit pas que des Palestiniens (Hamas, Fatah et individus) les tirent sur des villes dont on a chassé leurs parents. Ils y habitaient avant ! Pourquoi le cache-t-on ? Mais surtout : le Hamas a respecté la trêve pendant des mois. Or, cette trêve avait plusieurs conditions. Israël devait lever le blocus qui étranglait Gaza, il ne l’a pas fait. Il ne devait plus commettre d’agressions militaires, il en a commis. L’Égypte devait ouvrir ses frontières, cela n’a pas été fait. En réalité, c’est Israël qui n’a pas respecté la trêve.


Le Hamas, c’est quand même des fondamentalistes. Des progressistes peuvent-ils les soutenir ?

Michel Collon.
D’abord, pendant des décennies, quand le Hamas n’existait pas encore, Israël a tout fait pour détruire le Fatah d’Arafat et les mouvements palestiniens de gauche. Ensuite, comme le Hebzollah au Liban, le Hamas semble d’accord de respecter le mode de vie de l’ensemble des populations à Gaza.
Les gens ont voté Hamas, s’estimant trahis par les précédents dirigeants palestiniens. Si vous interrogez des Palestiniens de gauche et laïcs, ils ont voté pour le Hamas parce c’est le parti qui résiste. Il est faux de dire que le Hamas prend les Palestiniens en otage, ce sont tous les Palestiniens qui refusent et refuseront toujours la colonisation, même si demain le Hamas était totalement détruit.
Enfin, on nous dit de façon un peu raciste que ces gens sont des musulmans et qu’ils sont des fanatiques... Qu’on m’explique alors pourquoi les USA organisent des coups d’Etat pour renverser Chavez, un fervent chrétien ! Ou Evo Morales, un Indien. Au Venezuela, avant Chavez, 80 années de richesse pétrolière ont produit 80 % de pauvres. L’argent partait dans les poches d’Exxon. Chavez, Evo, les Irakiens ou les Palestiniens : rien à voir avec la religion, tout à voir avec le pillage des ressources de ces pays.


Mais en Palestine, il y a peu de ressources naturelles...

Michel Collon.
Le Moyen-Orient forme un ensemble. Les Arabes se voient comme une seule nation. Ce sont les colonisateurs qui ont divisé la région pour mieux la contrôler. Les Britanniques, puis les États-Unis ont veillé à mettre le pétrole aux mains des rois, des riches saoudiens et autres marionnettes pendant que le reste du monde arabe se débat dans la pauvreté et le sous-développement. Israël est surarmé par Washington pour être le gendarme du Moyen-Orient. De plus, il veut construire un pipe-line qui en fera le distributeur du pétrole irakien sur la Méditerranée.


Israël prétend qu’il n’y a personne en face pour négocier et que la paix est impossible.

Michel Collon.
La paix est possible au Moyen-Orient. Il faut créer un seul État garantissant tous les droits à tous : juifs, musulmans, chrétiens ou athées. Un État ne peut pas être fondé sur une religion privilégiée, excluant ou rabaissant les autres. Un seul État, un homme une voix, et le droit au retour pour ceux qui ont été chassés.
Beaucoup de Palestiniens et d’Israéliens pensent qu’il faudra une solution transitoire avec deux États. A eux de trancher. Sans doute qu’avec toute la haine qui a été semée, il faudra une ou deux générations pour arriver à une coexistence harmonieuse. En tout cas, je maintiens qu’Israël est l’État le plus raciste au monde, pratiquant le nettoyage ethnique contre les Arabes. Pour arriver à une solution il faut mettre fin à ce racisme. Un État comportant plusieurs cultures n’est pas un appauvrissement, mais un enrichissement.
Je pense qu’avec ces provocations et ces destructions terribles, Israël ne veut pas la paix. Il refuse de négocier en sachant que cela risque de provoquer des attentats. Il aura ainsi un prétexte pour justifier ses nouvelles déportations et annexions.


Le ministre belge des affaires étrangères Karel De Gucht et ses collègues européens semblent prendre une position neutre dans l’histoire...

Michel Collon.
De Gucht n’est absolument pas neutre, et l’U.E. non plus. Elle vient de voter pour Israël un statut de quasi-membre de l’Union européenne alors qu’Israël viole toutes les résolutions de l’ONU et le droit international depuis des dizaines d’années ! Elle a qualifié de ‘terroriste’ le gouvernement Hamas élu démocratiquement, ce qui a donné le feu vert à l’agression. Quand la ministre des affaires étrangères israélienne dit qu’Israël défend les valeurs de la communauté internationale devant Sarkozy, celui-ci applaudit. Quand on voit comment Sarkozy, Merkel, De Gucht et compagnie ont soutenu Israël tout le temps, je dis que ce sont eux qui bombardent en notre nom. Va-t-on continuer à le tolérer ?


C’est surtout la population belge d’origine immigrée qui se mobilise actuellement. Pourquoi y a-t-il encore tellement d’indifférence et de passivité des travailleurs « belgo-belges » ?

Michel Collon. I
ls sont maintenus dans l’ignorance. Mais la guerre en Palestine fait partie d’une guerre globale Nord - Sud qu’on mène en notre nom. On ne peut comprendre le monde d’aujourd’hui si on ne comprend pas pourquoi la richesse est au Nord et la pauvreté au Sud.
Les grosses sociétés européennes ont volé l’or et l’argent de l’Amérique latine, les minerais, le caoutchouc et les esclaves de l’Afrique (avec notre Léopold II coupant les mains quand on refusait de travailler pour lui), et le pétrole du Moyen-Orient. Aujourd’hui, le tiers monde reste pauvre car les multinationales s’y installent en payant les travailleurs une misère, en interdisant les syndicats, en corrompant les dirigeants politiques et la police. Donc, toute la richesse du Sud continue de partir vers le Nord. Ceci place les travailleurs belges devant un choix moral : se ranger du côté des volés ou des voleurs ? Réclamer justice ou faire l’autruche en espérant profiter un peu du vol ?
Nous devrions témoigner de plus de curiosité et d’ouverture. En Belgique, nous avons la chance d’avoir des immigrés, y compris des travailleurs sans-papiers. Il faut parler avec eux, les écouter. On peut en apprendre beaucoup ! Les Arabes vous expliqueront ce qu’a fait l’Europe au Moyen-Orient depuis des siècles. Les Noirs vous expliqueront ce qu’elle a fait au Congo. Les Latinos pourquoi il y a encore 44 % de pauvres alors que l’Amérique latine est très riche.
Je compare la situation actuelle au Titanic. Avec les très riches en première classe, les classes moyennes et les travailleurs qui sont dans la troisième classe sans beaucoup de confort mais ils sont dans le bateau. Seulement le Titanic fonce vers le désastre car le capitaine et surtout les armateurs gagnent gros. Sur le dos de ceux qui rament, les esclaves du Sud, et sur le dos des travailleurs du Nord. En les appauvrissant et en nous appauvrissant continuellement, ils provoquent la crise, car ils n’ont plus personne à qui vendre.
Les travailleurs belges veulent-ils rester dans le Titanic, fondé sur l’appauvrissement du tiers-monde, un système qui, après la crise financière, s’en prépare d’autres, peut-être plus graves encore ? Le nombre de pauvres n’a cessé d’augmenter dans le monde depuis 20 ans. Veut-on couler avec le Titanic ou choisir une autre façon de naviguer, basée sur des rapports Nord-Sud justes ?


Que faire alors ?

Michel Collon.
Depuis quelques années, je travaille avec l’équipe Investig’Action, et mon site www.michelcollon.info pour décoder l’info, donner la parole aux exclus de l’info officielle, montrer les images cachées, apprendre à repérer les médiamensonges. Beaucoup de gens m’écrivent, dégoûtés par la presse et découragés, car on ne les écoute pas.
Il faut une stratégie collective pour que les gens puissent tester l’info et devenir actifs. L’info est un droit qui se conquiert et ne tombe pas du ciel. Comme tous les autres droits. Ca nécessite une démarche active. Par exemple, si un responsable syndical a encore un doute sur qui est l’agresseur et le colonisateur entre Israël et les Palestiniens, qu’il organise donc pour tous ses affiliés un débat avec les deux parties, qu’il s’informe sur Internet, auprès des syndicalistes palestiniens et auprès de ceux que la télé exclut de ses débats !
Pour conquérir le droit à une information de qualité, complète et non manipulée par des intérêts, nous avons besoin d’un mouvement citoyen pour l’information, à la base. « Nous sommes tous des journalistes ! »

10 janvier 2009
http://www.ptb.be/fr/hebdomadaire/article/article/interview-le-journaliste-michel-collon-sur-les-evenements-de-gaza.html

Retrouvez chaque jour des témoignages, analyses, critiques d'infos sur Gaza à
www.michelcollon.info
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13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 20:04

  

Madame Lucet, vous êtes journaliste ?
Gaza, c'est un détail de l'Histoire ?
Par Eva


Madame,

Je suis journaliste de profession, je n'exerce plus depuis quelques années.  Et je suis scandalisée en regardant vos informations. Ce n'est plus de l'information, c'est de la désinformation. En France, patrie des Droits de l'Homme, attachée à la démocratie, vous bafouez toutes les règles de neutralité et d'objectivité. Je sais, vous travaillez pour France 2, qui est tombée, dans le sens le plus bas du terme, aux mains d'un clan au service des intérêts d'Israël, avec des personnes comme Monique Atlan, présentant les derniers ouvrages (encore hier, celui, comme par hasard, sur "le" gamin qui symbolise les victimes de la Shoah, en plein conflit israélo-palestinien, pour attirer la compassion sur ceux qui procèdent méthodiquement au nettoyage ethnique comme celui dont ils ont été victimes), grande prétresse de la culture, donc, d'un côté, et de l'autre, prêchant pour la guerre contre l'Iran, au risque d'être complice de l'Apocalypse nucléaire qui fera sombrer l'humanité dans les pires souffrances.

On peut penser que le fait de travailler pour une chaîne, soi-disant publique, en réalité communautariste (ce qui est non seulement hypocrite, mais un détournement des fonds publics à des fins partisanes), vous oblige à contrôler chacun de vos mots, chacune de vos séquences, soumis au préalable à la censure sinon de Tsahal ou du CRIF, du moins de leurs agents. Mais cela n'explique pas tout. Vous avez une conscience, Madame ? Vous pouvez vous regarder dans la glace, le matin, sans honte ? Et si vous n'avez pas une conscience, vous qui semblez, par votre ancienneté sans doute (le phénomène de communautarisation, en embauchant tous les petits copains, même à la Météo, est relativement récent), ne pas appartenir au Clan, vous avez, donc, des règles déontoligiques à respecter, Madame. Or, vous semblez l'oublier.


Gaza, par exemple. Gaza la martyrisée, des médias plus rigoureux que le vôtre, comme BFM TV, la présentent comme subissant une "extermination", pas moins. Oui, des armes illégales sont employées, provoquant des blessures effroyables, irréversibles, et même des cancers dont on ne guérira pas, la moitié des blessés sont des enfants, brûlés, voire calcinés (terme employé sur FR3), l'eau est polluée volontairement, l'air est irrespirable, contaminé, les habitants sont en permanence terrorisés, et plus seulement affamés, privés de travail, de médicaments (même d'anti-douleurs ou de produits anesthésiants de base !), de gaz, d'électricité, etc...   Et ce qu'ils subissent, Madame, les conduira, comme au Vietnam, à mettre au monde des enfants malformés. Dois-je l'apprendre à la journaliste  que vous prétendez être ? Le but est en effet d'exterminer cette population, pour prendre sa place, et exploiter au large de Gaza de juteux gisements de gaz. Tout bénéfice pour les odieux prédateurs dénués de toute éthique, en dépit de leurs paroles mensongères. Voyez mes articles, J'accuse, et "Israël l'infidèle se vautre dans ses péchés", sur mon principal blog, http://r-sistons.over-blog.com

 

G. Stanechy (et les autres photos)

Or, ce mardi 13 janvier, je vous ai entendu dire un mot en passant sur Gaza, au Journal de 13 heures. En passant  : "Quant à Gaza, l'étau se resserre, les armées progressent.." - et pas une image !  C'est un détail de l'histoire, n'est-ce pas ? Vous avez vite esquivé le sujet. Un génocide, un détail ? L'utilisation, de surcroît intensive, d'armes prohibées, un détail ? Une opération d'une ampleur inégalée sur une population totalement sans défense, exténuée par un blocus de deux ans, privée de tout - un détail, pour vous ? Des enfants calcinés, déchiquetés, éclatés, sans tronc, ou sans jambes, voire sans tête - l'image de ce petit garçon sortant de l'école bombardée avec dans les bras le corps de sa soeur décapitée, vous ne l'avez pas vue ??? - , des enfants hébétés et affamés aux côtés de leur mère morte, trouvés quatre jours après l'effondrement de leur maison, des enfants vivant tous les jours dans la peur depuis la naissance.... cela ne vous impressionne pas ? Sans doute non, vous continuez à irradier, rayonner, l'Actualité du bonheur comme cette chaîne communautariste les affectionne tant, n'est-ce pas ? L'objectif n'est-il pas de faire vivre les citoyens dans une félicité trompeuse, de les illusionner, de les anesthésier, de les détourner de la réalité... pour qu'ils ne la contestent pas, peut-être ?

Madame, pendant que vous et votre collègue du 20 h, David Pujadas,
écartaient rapidement ce sujet encombrant, pour lequel d'ailleurs nous avons droit à des images et à des commentaires aseptisés, alternant avec des images d'Israéliens terrifiés et des déclarations lénifiantes de Tsahal sur sa moralité, la mesure dont il fait preuve, tout ce tact légendaire, Tsahal qui protège ses citoyens contre les "terroristes" du Hamas (il y a peu, c'étaient ceux du Fatah), pendant, donc, que vous vous débarrassiez de ce sujet gênant pour la communauté dont vous défendez les intérêts, juge et partie, donc, pendant ce temps-là, Madame, FR3, ou Arte, ou BFM TV, etc, montraient des visages défigurés derrière des bandeaux, des corps calcinés, des ruines fumantes, des corps disloqués, des feux d'artifice d'armes prohibées (hier soir, Pujadas demandait des explications.... à un  porte-parole de Tsahal, qui s'empressait, bien évidemment, de justifier l'injustifiable).

Alors, Madame, je vous le demande en face : Vous avez la conscience en paix ? Le sentiment du devoir accompli ? La réponse vous appartient.

Moi, la professionnelle du journalisme, je sais que vous ne méritez pas le beau nom de journaliste, chargée d'informer ses concitoyens. A votre place, Madame, je rendrai ma carte de presse. Et je changerai de métier...

Eva, ancienne journaliste de la presse, de la radio, de la télévision française qui, notamment, présentait les informations tous les matins au micro de l'ORTF. En toute objectivité, évidemment.

FR3, Infos de 22h30, ce même jour : On y parle de l'ENFER de Gaza, et on MONTRE, en images, les souffrances des civils Palestiniens. Interview du Responsable de la Croix Rouge internationale, visitant un hôpital de Gaza, déclarant la situation inadmissible, et appelant Israël a accomplir ses devoirs.

FR2, pendant ce temps, continue sa propagande en faveur d'Israël. C'est intolérable, il faut que cela change,

FR2 est la HONTE des médias français !
Faites le savoir ! Partout ! C'est intolérable !



__________________________________________________________________________________________________________




Un "petit détail", par exemple :
Le choléra guette Gaza


http://lapromo.neufblog.com/leveilleur/2009/01/le-cholera-guet.html
Voici un lien vers un article intitulé "Israel essaie de cacher un lourd et redoutable secret" qui décrit comment les israeliens polluent le territoire palestinien en y déversant depuis de nombreuses années les eaux usées de leurs fosses d'aisance, sans traitement préalable, et donc chargées de déchets et ... d'excréments : un véritable attentat écologique et environnemental qui met en danger sanitaire grave toute une population.Cette situation n'était jusque là connue que de quelques spécialistes. "Il flotte sur une partie d'Israel une odeur écoeurante" rapporte l'auteur de l'article. Cette pollution atteint les nappes phréatiques de Gaza qui transforme l'eau en poison. Aujourd'huik, les organisations humanitaires essaient de faire passer du matériel afin de prévenir une épidémie de Cholera.
Lire l'article source sur
legrandsoir.info par Johann Hari.




Deux témoins norvégiens,
médecins sur place, ont raconté l'intolérable :


“… L’enfer ! Nous pataugeons dans la mort, le sang et les amputés. Beaucoup d’enfants. Femmes enceintes. Je n’ai jamais vécu quelque chose d’aussi horrible. Nous entendons les chars d’assaut à présent. Dites-le, faites-le circuler, criez-le. FAITES QUELQUE CHOSE ! FAITES TOUT CE QUE VOUS POUVEZ !...”

 

Extrait des messages que deux médecins norvégiens réussissaient à envoyer en Norvège depuis Gaza, enfermés dans l’hôpital de Shifa. L’anesthésiste, professeur en médecine, Mads Gilbert et le chirurgien Erik Fosse. Les deux seuls médecins européens présents, sur place, depuis le début des massacres.

 

Ils ont bouleversé la Norvège.

 


Ce sont deux médecins spécialistes des interventions médicales en zones de guerre. Expérimentés. Ayant côtoyé à plusieurs reprises l’horreur. Mais, à Gaza, ils se sont trouvés confrontés à l’horreur absolue. Devant un carnage et des conditions sanitaires innommables.

 

“C’est tuer des gens enfermés dans une cage…”, d’après leurs propres termes.



Envoyés par le Norwegian Aid Committee (NORWAC), ils ont réussi à entrer dans la bande de Gaza, le 31 décembre dernier, à partir de l'Egypte, afin de renforcer l'équipe médicale palestinienne. Démentant, par leur exemple et leur courage, les prétextes invoqués par les médias occidentaux, la main sur le cœur,  assurant impossible d’être présents sur place et de pouvoir informer…

 

Confrontés à une situation qu’on ne peut imaginer, censurée, occultée par les médias occidentaux, dont la responsabilité morale est écrasante dans ce Crime contre l’Humanité.

 

Après 18 mois d’embargo, de blocus, aucune possibilité de se procurer des médicaments notamment ceux indispensables à des interventions de chirurgie lourde, telles que les nombreuses amputations auxquelles ils devaient faire face. Sans compter avec le manque d’infrastructures minimales, en particulier les groupes électrogènes permettant d’avoir de l’électricité en continu pendant les opérations…

 

La Norvège s’est solidairement mobilisée. Il y a eu des manifestations dans 28 villes.

 

Hier soir, jeudi, dans le froid, 40.000 norvégiens se sont réunis au centre d’Oslo, avec des bougies pour protester. Impressionnant. Emouvant.

 


Dans la journées tous les trains et tramways de Norvège ont marqué un arrêt de deux minutes pour observer un silence, en solidarité avec les victimes du carnage de Gaza.

 

Les 6 principaux syndicats professionnels et de nombreuses associations se sont mobilisés pour demander à l’Etat norvégien d’arrêter tous projets d’investissement ou de coopération économique avec l’Etat d’Israël.


Le principal syndicat du secteur de la distribution, The Union of Trade and Office Workers, appelle tous ses membres à se mobiliser pour demander à leurs employeurs de boycotter les produits israéliens. Un autre syndicat, The Confederation of Norwegian Trade Unions condamne l’action d’Israël et appelle ses membres à manifester.


Jusqu’à l’Eglise de Norvège, The Norwegian Church, qui condamne officiellement ces crimes !... 

 

Notons-le, encore une fois.


Comme dans tous les pays européens, ce ne sont pas les politiques qui se sont mobilisés, mais bien la société civile. Pour faire bouger ces castes au pouvoir, paralysées par les lobbies sionistes, incapables d’assumer les responsabilités qui leur sont confiées par la collectivité qui les élit.

 

Celles de travailler pour un monde de paix, de solidarité, et de respect de La Dignité Humaine.

 

La société civile de Norvège, et ses médias, ont donné un magnifique exemple de mobilisation.

Photos :

Le professeur - anesthésiste Mads Gilbert à Gaza
& l'énorme manifestation de soutien des habitants d'Oslo
aux Palestiniens de Gaza.


Source :
Photos et texte médecins norvégiens, sur le blog de G. Stanechy


 

Ce que la TV ne montre pas :

http://www.dailymotion.com/Ansar_Al_Khilafat/video/x7wsn6_ce-que-tf1-ne-montre-pas-horreur-a_news

http://inhumain.blogs.fr/ 

http://www.rtbf.be/info/monde/proche-orient/photos-chocs-peut-tout-publier-69882?page=7

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/12/des-medecins-evoquent-l-usage-d-un-nouveau-type-d-arme-a-gaza_1140545_3218.html










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10 janvier 2009 6 10 /01 /janvier /2009 05:35



La mauvaise conscience occidentale, les tabous mentaux que nous nous imposons quand il s’agit d’Israël, la matraque de la peur d’être traité d’antisémite… tout cela facilite considérablement la tache du Service de Propagande de l’Etat d’Israël qui a mis en place, ces 20 dernières années, une infrastructure conséquente d’orientateurs de l’info. Il y a bien sûr des journalistes et commentateurs qui participent délibérément à cette opération de légitimation de la politique israélienne, mais la grande majorité n’a même pas conscience de régurgiter de la propagande et de se laisser filtrer son regard.


Malheureusement, les faits étant tétus et la meilleure propagande ne pouvant masquer complètement les crimes commis, peu à peu le vernis de “supériorité morale” qu’Israël veut nous imposer est entrain de se craqueler. Cela a commencé en 1982 avec l’invasion du Liban et Gaza n’en est qu’une nouvelle illustration.

GAZA : MÉDIAS EN GUERRE
[Acrimed - Yves Rebours - 6 janvier 2009]

Qu’ils le veuillent ou non, les médias sont toujours, volontairement ou pas, des acteurs des guerres qu’ils prétendent observer. Et force est de constater que la plupart des quotidiens nationaux (si l’on excepteL’Humanité) soutiennent explicitement la guerre israélienne que les médias de consensus (comme le sont les radios et les télévisions qui tentent de fédérer les publics les plus larges) soutiennent tacitement. Ce soutien peut être délibéré (même si cela ne va pas sans quelques contorsions) dans les éditoriaux de la presse écrite ; il est parfois plus ou moins involontaire quand l’information, sous couvert de neutralité, présente comme équivalents les adversaires en présence et, du même coup, privilégie le plus puissant d’entre eux.


Premier relevé du champ de bataille de l’information que des analyses plus précises viendront peu à peu étayer, préciser et, le cas échéant, modifier.


La plupart des médias ont commencé par présenter les bombardements israéliens contre Gaza comme des « représailles » contre la reprise des tirs de roquettes ou une riposte de « légitime défense » contre ces mêmes tirs. De l’aveu même des responsables israéliens (qui ont même fini par en convaincre quelques médias français), l’armée israélienne avait mis à profit la trêve pour préparer, non pas préventivement, mais offensivement les opérations militaires (tandis que le Hamas de son côté se préparait lui aussi à la rupture officielle de la trêve).


Variante : la plupart des médias ont présenté les bombardements comme une réponse à la rupture de la trêve par le Hamas. Or, de l’aveu même de quelques-uns de ces médias, la trêve n’a jamais vraiment eu lieu : non seulement les premières ruptures militaires sont venues de l’armée israélienne, mais le gouvernement israélien n’a jamais respecté les conditions de cette trêve, à commencer par la fin du blocus imposé à la population de Gaza.


Il n’empêche : épousant les premières déclarations du gouvernement israélien, la plupart des médias ont présenté les objectifs de l’offensive militaire israélienne comme une tentative de mettre un terme aux tirs de roquettes et, pour cela, de détruire l’infrastructure militaire du Hamas. Or, de l’aveu même de responsables du gouvernement israélien, c’est l’existence même du Hamas et de l’autorité qu’il exerce à Gaza qui est visée. Mais il fallut plusieurs jours de bombardements pour que quelques médias français finissent par s’en rendre compte.

Il n’empêche : épousant encore les déclarations du gouvernement israélien, la plupart des médias ont présenté les cibles les bombardements comme des cibles militaires, mais ils ont soigneusement gardé pour eux le fait que pour l’armée israélienne tous les membres et sympathisants du Hamas sont des militaires (qu’il s’agisse de ceux qui agissent comme tels, de la police ou plus simplement de sympathisants sans armes) et, que pour ces mêmes militaires, toutes les infrastructures administratives et civiles de Gaza sont des repères d’islamistes.


Il n’empêche : la plupart des médias, dès le début, ont affecté de croire que les bombardements israéliens n’ont fait qu’accidentellement des victimes civiles… Ainsi s’établirait – c’est un distinguo qu’affectionne le gouvernement israélien – la différence entre le terrorisme du Hamas et la guerre d’Israël. Or même si les victimes civiles ne sont pas intentionnellement visées, c’est intentionnellement que sont menées des opérations militaires qui les rendent inévitables. Un massacre n’est pas une « bavure » : la plupart des médias français peinent manifestement à l’admettre, même quand ils finissent par s’inquiéter des risques d’une « catastrophe humanitaire ».


De même, le blocus imposé à Gaza par le gouvernement et l’armée israéliens relève des actes (et même des actes de guerre) qui visent délibérément la population civile que l’on tente ainsi de désolidariser du Hamas. Le blocus, pendant 18 mois, a sans doute fait plus de victimes civiles (y compris de morts prématurées) que les tirs de roquettes. Dire cela, ce n’est en rien justifier la fin poursuivie et les moyens employés par le Hamas : c’est énoncer un simple fait.

Il n’empêche : Le Monde qui ajuste régulièrement le droit international à ses convictions, a pu, dans un éditorial, réserver aux effets des tirs du Hamas l’accusation de « crimes de guerre »… et réserver quelques larmes aux victimes palestiniennes. Et la plupart des médias français d’expliquer ou de laisser entendre qu’il fallait distinguer entre les victimes fâcheuses du blocus et des opérations de l’armée israélienne et les victimes innocentes des actions du Hamas. Quant à s’alarmer de la formidable différence du nombre des victimes, ce serait sans doute nuire à la clarté des distinctions juridiques ou morales !


Ainsi, avant même que ne commencent « les opérations terrestres »(comme on dit pour éviter d’avoir à parler d’une invasion) des informations étaient taillées à la mesure des commentaires. Or ceux-ci, dans la plupart des quotidiens nationaux ont déploré, pour reprendre le langage des plaidoiries diplomatiques, un « usage disproportionné de la force », en condamnant non seulement la politique du Hamas, mais aussi, comme ils l’ont toujours fait par le passé, toute résistance des Palestiniens, et en adressant au gouvernement israélien les admonestations morales et les conseils politiques dont il ne tient aucun compte depuis soixante ans.

Pourtant, Laurent Joffrin, dès le 29 décembre, était déjà inquiet d’une éventuelle dégradation de la « supériorité morale » d’Israël (sic) - Évoquant la dénonciation par Israël des tirs du Hamas sur les colonies situées à la frontière de Gaza, Laurent Joffrin écrit : « On a raison de dénoncer les attaques contre les populations ; mais on court le risque de perdre sa supériorité morale quand on recourt aux mêmes méthodes meurtrières ».


C’était avant l’invasion de Gaza…

A suivre, hélas.

Yves Rebours

http://www.acrimed.org/article3042.html


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-26584084.html


Vendredi 9 janvier 2009


Il faudra peut-être un jour, voir le plus rapidement possible, se pencher sur le cas de « nos » journalistes d’informations.

Voir quel degré de responsabilité ils portent sur les perpétuels massacres commis par les armées israélienne et américaine au Proche-Orient. Le silence et la désinformation ne leur suffisent pas. Il faut toujours qu’ils en rajoutent pour complaire aux agresseurs assassins.

Pour comprendre la vérité? C’est facile, il suffit de penser le contraire absolu de leurs analyses manipulatrices.

A l’assaut de la Chine (juste avant les J.O. de Pékin) puis de la Russie après l’agression géorgienne, les voilà à nouveau sur le pied de guerre pour fustiger l’ « horrible Hamas » et ainsi cautionner le génocide palestinien des territoires occupés. Quelle honte suprême ! ! ! Combien d’êtres humains sont morts à cause de ces laveurs de cerveaux lents ? Une seule serait déjà de trop.

Toujours les mêmes têtes funèbres sur les plateaux de télévisions depuis qu’ils ont inventé les faux débats contradictoires. Moins il y a d’invités réfléchis pour exposer une vision juste de la situation, plus les mensonges grossissent jusqu’à en devenir démesurés et grotesques.

Alors si on doit s’y pencher, autant en profiter pour faire le ménage par le vide ! Leur mépris des citoyens et des hommes, des femmes et des enfants assassinés est devenu INTOLERABLE !

Complicité de crime contre l’humanité, ça peut porter très loin, en tout cas bien plus que ces vandales de l’info ne le soupçonnent… Ils le paieront forcément un jour au prix fort.

Et ils continuent sur la 5 avec tous ces mêmes sionistes de merde ,"C dans l'air"
Sarkomance

http://http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-26583466.htmlww.alterinfo.net/Mouvement-Global-de-Resistance-Non-Violente_a28111.html?PHPSESSID=a96f931373e6507c13b5840025da5ca3



Sur le même site, médias :

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-26607157.html

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8 janvier 2009 4 08 /01 /janvier /2009 01:40



Mardi 6 janvier 2009
Ce soir je pleure un proche et ma compassion est immense, plus grande encore avec les familles meurtries au Proche-Orient ; Je pense à la mère qui pleure son fils innocent et au père qui protège les siens au péril de sa vie. Je pense au fils qui portera en lui et pour longtemps un désir de vengeance terrible, humain et qui éloignera encore et toujours l'espoir d'une paix nécessaire et inaccessible. Honte à l'homme qui se sert de la guerre pour asseoir son pouvoir.

http://villo.over-blog.com/article-26490802.html




Proche-Orient :
12 règles pour les journalistes
écrivant sur le conflit

 
http://laplote.over-blog.fr/


Lisez ce post d'un internaute sur le FORUM DE FRANCE 2 :TRÈS VRAI     

Posté le 07-01-2009 à 17:23:56
pour rappel :

12 règles infaillibles pour les journalistes écrivant sur les conflits du Proche-Orient

1. Au Proche Orient, ce sont toujours les Arabes qui attaquent les premiers et c’est toujours Israël que se défend. Cette défense s’appelle « représailles ».

2. Ni les Arabes, ni les Palestiniens, ni les Libanais n’ont le droit de tuer des civils. On appelle cela du « terrorisme ».

3. Israël a le droit de tuer des civils. Cela s’appelle de la « légitime défense ».

4. Lorsque Israël tue des civils en masse, les puissances occidentales demandent qu’il le fasse avec plus de retenue. Cela s’appelle « réactions de la communauté internationale ».

5. Ni les Palestiniens ni les Libanais n’ont le droit de capturer des soldats israéliens à l’intérieur d’installations militaires équipées de sentinelles et de postes de combat. Il faut appeler cela « séquestration de personnes sans défense ».

6. Israël a le droit de séquestrer, à n’importe quelle heure et n’importe où, autant de Palestiniens et de Libanais qu’il lui plaira. Le chiffre actuel tourne autour de dix mille, parmi lesquels des enfants et des femmes. Il n’est pas nécessaire de fournir la moindre preuve de culpabilité. Israël a le droit de garder en détention indéfiniment des prisonniers, même si ceux-ci sont des personnalités démocratiquement élues par les Palestiniens. On appelle cela « emprisonnement de terroristes ».

7. Quand on mentionne le mot “Hezbollah”, il est obligatoire d’ajouter dans la même phrase : « soutenu et financé par la Syrie et par l’Iran ».

8. Quand on mentionne « Israël », il est catégoriquement interdit d’ajouter : « soutenu et financé par les Etats-Unis ». Cela pourrait donner l’impression que le conflit est inégal et que l’existence d’Israël ne court aucun danger.

9. Dans les informations concernant Israël, il faut toujours éviter qu’apparaissent les locutions suivantes : « Territoires occupés », « Résolutions de l’ONU », « Violations des Droits de l’Homme » et « Convention de Genève ».

10. Les Palestiniens, comme les Libanais, sont toujours des « lâches » qui se cachent au milieu d’une population civile qui ne les aime pas. S’ils dorment chez eux, avec leur famille, cela porte un nom : « lâcheté ». Israël a le droit d’anéantir, avec des bombes et des missiles, les quartiers où ils dorment. Cela s’appelle : « des frappes chirurgicales de haute précision ».

11. Les Israéliens parlent mieux l’anglais, le français, l’espagnol ou le portugais que les Arabes. C’est pourquoi ils méritent d’être interviewés plus souvent et, donc, d’avoir plus souvent que les Arabes l’occasion d’expliquer, au grand public, les règles ci-dessus pour la rédaction des nouvelles (règles 1 à 10). On appelle cela « la neutralité journalistique ».

12. Toutes les personnes qui ne sont pas d’accord avec les susdites Règles sont, et il faut que cela se sache, des « terroristes antisémites hautement dangereux ».

Commentaire n° 3 posté par ritapitton aujourd'hui à 18h37


On termine par une note d'actualité :


07/01/2009
Obi.

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7 janvier 2009 3 07 /01 /janvier /2009 04:36
 
Le véritable but du carnage à Gaza
Ilan Pappe
Mon retour au pays, en Galilée, a coincidé avec l’attaque génocidaire d’Israël sur Gaza. L’Etat, par le biais de ses media et avec l’aide de l’académie, a montré, d’ une voix unanime, presque plus forte que lors de l’attaque criminelle contre le Liban l’été dernier.

Une fois de plus, voilà Israël s’est engouffré avec une furieuse indignation, dans sa politique de destruction dans la Bande de Gaza. Cette épouvantable justification qu’Israël se donne pour ses actes inhumains et son impunité n’est pas seulement ennuyeuse... c’est un sujet sur lequel il faut s’arrêter, si on veut comprendre l’immunité internationale qui est donnée à Israël pour ce massacre qui fait rage à Gaza.
 
dimanche 4 janvier 2009.


Tout ceci repose principalement et d’abord sur de purs mensonges transmis par des informations sur un ton rappelant les jours sombres de l’Europe de 1930. Toutes les demi-heures, un bulletin d’information à la radio et à la télévision décrit les victimes de Gaza comme des terroristes, et la réplique d’Israël en tuant massivement les Gazaoui comme un acte d’auto-défense. Israel se présente à ses citoyens comme la victure pure qui se défend d’un grand Satan. Le monde académique a été recruté pour expliquer à quel point la lutte palestinienne est démoniaque et monstrueuse, si elle est menée par le Hamas. Ce sont les mêmes érudits qui avaient démonisé le dernier leader palestinien, Yasser Arafat, dans d’autres temps, et avaient fait en sorte de délégitimiser le Fatah pendant la seconde Intifada palestinienne.

Mais les mensonges et les représentations distordues ne sont pas le pire. Ce qui est le plus rageant, c’est cette attaque directe menée contre ce qui restait d’humanité et de dignité dans le peuple palestinien. En Israël, les Palestiniens-israéliens ont montré leur solidarité avec le peuple de Gaza et maintenant, on les considère comme la 5e colonne de l’état juif. Leur droit de rester sur leur terre natale parait leur donner un rôle douteux de supporter de l’agression israélienne. Ceux parmi lesquels qui ont accepté de passer dans les media locaux, -erreur, à mon avis- sont questionnés, et pas interviewés, comme s’ils avaient partagé les geôles du Shin bet. Leur passage à l’antenne est préfacée et suivie par des remarques racistes et humiliantes et ils sont confrontés à des accusations d’être la 5e colonne, un peuple irrationnel et fanatique. Et ça n’est pas le pire :il existe un petit nombre d’enfants palestiniens des territoires occupés qui sont traités contre le cancer dans des hopitaux israéliens. Dieu seul sait combien ça a coûté aux familles qui ont payé pour qu’ils soient admis en Israel. La radio israélienne est allée à l’hopital demander aux pauvres parents de dire aux auditeurs israéliens qu’Israël avait raison d’attaquer, et combien le Hamas était un grand Satan en se défendant.

Il n’y a pas de limites à l’hypocrisie quand elle est produite par une certitude de bon droit haineuse. Les discours des généraux et des politiciens vont d’un côté de l’autosatisfaction, les louanges à cette armée et ses opérations chirurgicales et de l’autre du besoin de détruire Gaza une fois pour toutes, mais de façon humaine bien sûr..

Cette pure colère a toujours été un phénomène constant, que ce soit Israël ou les Sionistes, qui soient dépossédés de la Palestine. Chaque acte, qu’il soit un nettoyage ethnique, de l’occupation, un massacre ou de la destruction, a toujours été dépeint comme un acte juste moralement et comme de la pure auto-défense, qu’Israël était obligé de pratiquer dans sa guerre contre la pire espèce des êtres humains.Dans son excellent livre "le retour du sionisme, mythes, politiques et études en Israël", Gabi Piterberg explore les origines idéologiques et historiques de cette progression historique du droit à la rage.Aujourd’hui, en Israël, de la gauche à la droite, du Likud à Kadima, de l’académie aux média, on peut entendre cette rage juste de l’état israélien, plus occupé que n’importe quel autre au monde, à détruire et dépouiller sa population indigène.

Il est crucial d’explorer les origines idéologiques de cette attitude et de tirer les conclusions politiques de sa prévalence. Cette juste rage protège la société et les politiciens israélien du moindre blâme ou de la moindre critique. Mais le pire, c’est que ce comportement se traduit systématiquement par des politiques destructrices envers les Palestiniens. Sans un mécanisme intérieur de critique et en l’absence d’une quelconque pression venue de l’extérieur, chaque Palestinien devient une cible potentielle de cette colère. Comme l’état juif a le pouvoir des armes à l’état juif, ça ne peut que se terminer par plus de massacres, plus de nettoyage ethnique.

La certitude d’être juste est une puissante manifestation du déni et de la justification. Cela explique pourquoi la société israélienne juive ne sera jamais guidée par des mots de sagesse, par une logique persuasive ou par le dialogue diplomatique. Et si on leur répond par la violence, cela ne pourra que provoquer une réaction frontale en raison de ce "droit juste" et de cette idéologie démoniaque utilisés pour couvrir les atrocités commises. L’autre nom pour cette idéologie est le sionisme, et le seul moyen de riposter à cette certitude d’être dans le juste droit, serait le rejet international du sionisme, et pas seulement de la politique israélienne. Il nous faut expliquer au monde, mais aussi aux Israéliens eux-mêmes, que le sionisme est une idéologie qui favorise le nettoyage ethnique, l’occupation, et maintenant des massacres massifs. Il faudrait maintenant non seulement une condamnation des massacres mais aussi une délégitimation de l’idéologie qui a produit cette façon de faire et la justifie, moralement et politiquement. Espérons que des voix qui comptent dans le monde diront à l’état juif que cette idéologie et que la conduite général de l’état sont intolérables et inacceptables et que, aussi longtemps qu’il continuera ainsi, Israël sera boycotté et sujet à des sanctions.

Mais je ne suis pas naïf, je sais que, même si des centaines de Palestiniens innocents sont tués, ça ne sera pas assez pour provoquer un glissement dans l’opinion publique occidentale. On dirait même que ces crimes commis à Gaza ne vont pas faire changer d’un iota la politique des Occidentaux envers la Palestine.

Et maintenant, nous ne pouvons laisser 2009 être une autre année, encore moins importante que 2008, l’année de la commémoration de la Naqba. Année 2008 qui n’a pas rempli les grands espoirs que nous avions tous d’avoir la bonne occasion pour que l’Occident change d’attitude envers la Palestine et les Palestiniens. On dirait même que les crimes les plus horribles, comme le génocide à Gaza, sont traités comme des événements discrets, déconnectés de tout ce qui est arrivé dans le passé, et complétement dissociés d’une quelconque idéologie ou d’un quelconque comportement systématique. En cette nouvelle année, nous devons tenter d’ouvrir l’opinion publique à l’histoire de la Palestine et à ces horreurs de l’idéologie sioniste. C’est le meilleur moyen d’expliquer le pourquoi des opérations de génocide, comme celle de Gaza et d’envisager le pire à venir.

Académiquement, cela a toujours été fait. Notre challenge actuel est de trouver un moyen de démontrer la connexion entre l’idéologie sioniste, les politiques passées de destruction et la crise actuelle. Cela devrait être plus facile de le faire dans les abominables circonstances actuelle, pendant que l’attention du monde entier est axée sur la Palestine une fois encore. Il serait beaucoup plus difficile de le faire pendant les temps d’accalmie donc moins dramatiques. Dans de tels instants "tranquilles", la légère attention traversant les media marginaliserait encore plus la tragédie palestinienne et la négligerait en pointant sur les affreux génocides en Afrique, ou la crise économique, ou les scénarios écologiques sinistres du reste du mnde. Alors que les média occidentaux ne semblent pas avoir un intérêt quelconque pour l’analyse par l’histoire, c’est hélas seulement à travers une évaluation historique qu’on pourra exposer l’ampleur des crimes commis contre le peuple palestinien depuis les 60 dernières années. Donc, c’est le rôle d’intellectuels activistes et des media alternatifs d’insister sur le contexte historique. Ces gens ne devraient pas négliger d’éduquer l’opinion publique. Ils devraient aussi , espérons-le, pousser les politiciens les plus consciencieux à aborder ce qui se passe avec une perspective historique.

De la même manière, nous pourrions trouver le bon moyen de vulgariser, distinctement de ce que nous faisons à la faculté, la politique israélienne de ces 60 dernières années : Politique qui s’inspire d’une hégémonie raciste appelée sionisme, recouverte par des couches de rage d’être dans le bon droit.

En dépit des accusations d’antisémitisme dont vous allez être accusé, il est temps de répandre dans les esprits que l’idéologie sioniste est associée à la "marque" israélienne : l’épuration ethnique de 1948, l’oppression des lois militaires sur les Palestiniens israéliens, l’occupation brutale de la Cisjordanie et maintenant le massacre de Gaza. Très proche de l’idéologie de l’Apartheid qui fut une politique répressive du gouvernement sud-africain, cette idéologie a permis de façon consensuelle et simpliste, à tous les gouvernements du passé et du présent, de déshumaniser les Palestiniens où qu’ils soient, et de se battre contre eux. De temps en temps, selon l’endroit, la manière changeait, tout comme la manière de raconter et de couvrir ces atrocités. Mais il y a un molèle clair qui ne peut être discuté seulement dans les tours d’ivoires des académies, mais qui doit entrer en ligne de compte dans le discours sur la réalité contemporaine de la Palestine.

Certains d’entre nous, particulièrement ceux qui sont engagés pour la paix et la justice en Palestine, contournent bêtement le débat en cristallisant sur les territoires occupés et la bande de Gaza, ce qui est inévitable et compréhensible. Pour lutter contre ces politiques criminelles, il y a une chose urgente à faire. Mais il faut à tout prix éviter de transmettre le message que les pouvoirs occidentaux ont joyeusement adopté sur un signal israélien. Ce message, c’est que la Palestine est seulement la Cisjordanie, et la bande de Baza et que les Palestiniens sont seulement ceux qui vivent dans ces territoires. Nous devrions agrandir la représentation de la Palestine géographiquement et démographiquement en racontant l’histoire, la vraie, des événements de 48 et de ce qui s’est passé après, et demander l’égalité entre Palestiniens et Israéliens et les mêmes droits à tous les gens qui vivent, ou ont vécu dans ce que sont aujourd’hui Israël et les territoires occupés.urgent mission.

En mettant toujours en relation l’idéologie sioniste, les politiques israéliennes passées et les atrocités du moment, nous devrions pouvoir donner une explication claire et logique pour une campagne de boycott, de blâme et de sanctions. S’opposer de façon pacifiste à un état qui manipule une idéologie bourrée de certitudes et se permet, aidé en ça par une communauté internationale muette, à déposséder de sa terre et détruire le peuple indigène de Palestine est une cause morale. C’est aussi un moyen réel de galvaniser l’opinion publique non seulement contre l’actuel génocide qui a lieu à Gaza, mais aussi, espérons-le, pourrait prévenir de prochaines atrocités. Mais plus important que tout : cela permettrait de dégonfler le ballon de cette furie du bon droit qui étouffe les Palestiens chaque fois que le ballon s’enflamme. Cela aiderait à mettre fin à l’immunité donnée par l’Occident et à l’impunité d’Israël. Sans cette immunité, on peut espérer que de plus en plus de gens en Israël commenceraient à voir la vraie nature des crimes commis en leur nom et leur colère serait dirigée contre ceux qui les ont piégés , avec les Palestiniens, dans ce cycle infernal de bains de sang et de violence inutiles.

Ilan Pappe tient la chaire du département histoire de l’université d’Exeter.

Electronic Intifada.
Le véritable but du carnage à Gaza
Jonathan Cook, "the Electronic Intifada" 1er janvier 2009

Traductrice bénévole : Claudine Luscher
http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=5275

http://www.michelcollon.info/articles.php?dateaccess=2009-01-05%2015:06:28&log=invites


 Michel Collon - Gaza : témoignages, analyses, commentaires (N° 2 - 5 janvier 09)
«Nous n'avons rien, nous avons besoin de tout.» - Téléphonez là-bas ! - Les Arabes l'ont vu, pas les Européens - Chirurgie sans anesthésie et sans gants - Quand les élections tuent... ! - Préparé depuis un an et demi - Europe complice - L’UE reconnaît-elle les annexions ? - Merkel : Palestiniens, désarmez ! - Un vivier - Comment Sderot a été « nettoyée » - Ce qu’Israël doit prouver - Bientôt, les élections - Ah si Saïda s’appelait Ingrid ! - L’Europe paiera - N’ayez pas pitié des Palestiniens ! - Israël emploie les lois coloniales - Objectifs inaccessibles - Plus loin que le Hamas - Après Gaza, l’Iran - Les USA participent au massacre - Criminels de guerre poursuivis en Espagne - Médias complices ? - France 2 - Interpeller les parlementaires d’origine arabe
Gaza

DEPUIS GAZA :
Ziad Medoukh
- "Ils veulent casser notre population" (depuis Gaza)
Casser notre population

Salma Ahmed - Cibles : une école, un hôpital, une clinique, une usine de yaourt, trois bureaux de change...

Cibles

FPLP, FDPLP, Parti du Peuple palestinien - Déclaration politique des forces de la Gauche palestinienne
Gauche palestinienne

Alain Rihoux - Gaza : hallucination

Hallucination

William Sieghart - J'ai rencontré des centaines de responsables du Hamas, ils ne veulent pas islamiser la société
Hamas


EN ISRAËL :
Eilat Maoz et Fadi Shabita
- La guerre sert de prétexte pour écraser les Arabes en Israël
Ecraser

Mona Chollet
- Massacrer les Palestiniens pour libérer leurs femmes
Femmes

Amira Hass - C’est comme ça que nous les aimons

Comme ça

Ilan Pappe - Le véritable but du carnage à Gaza
Véritable but


ANALYSES :
Mamadou Sy Tounkara
- Israël ou la peur de la paix
Peur de la paix

Luis Sepulveda - Shalom
Shalom

Nir Rosen - Israël commettra-t-il avec le Hamas la même erreur qu'avec le Hezbollah?
Même erreur?

ACTIONS :
Boycott-Zionism
- Liste des produits israéliens et des firmes qui soutiennent Israël
Boycott

Dominique Waroquiez - A la Saint-Valentin, ne dites pas "Je t'aime" avec des fleurs israéliennes!
Fleurs

Gilles Devers - Qu'est-ce qu'un crime de guerre ?
Crime de guerre

23 associations françaises - Dépôt d'une plainte contre Israël au TPI
Plainte

MEDIAS :
Mustafa Barghouthi
- Gaza, et ce que je lirai demain dans vos journaux
Ce que je lirai demain

Daniel Richard - Fallait-il que les insurgés du Ghetto de Varsovie assurent en 43 la sécurité des Allemands?
1943

HISTOIRE :
Pierre Beaudet
- Qui veut détruire le Front Populaire de Libération de la Palestine?
Déjà avec le FPLP

VIDEO :
Extraits vidéo du débat "Palestine, comprendre pour mieux agir" (Tariq Ramadan, Michel Collon, Cheikh Tojgani, Nabil Chabib...) à Bruxelles, le 3 janvier. (posté le 05/01)

Vidéo débat

DEBAT :
Michel Collon participera au débat sur Gaza à Lille avec Tariq Ramadan. Mercredi 7 janvier, 20h, 59 rue de Marquilles (mosquée de Lille). Infos : rahni ali



http://bridge.over-blog.org/article-26469390.html
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 14:07




Décodage de 24 techniques
de désinformation




Voici quelques techniques courantes utilisées par différents organes de pouvoir – publics ou privés – cherchant à occulter des vérités qui dérangent. Il est utile de garder ces concepts à l’esprit lors de la lecture d’informations relatives à des sujets controversés (ils sont nombreux) … pour autant, règle n°1, que vous sachiez même qu’ils le sont. Faites le test. Vous serez sans doute surpris de constater à quel point ces procédés percolent au travers de nombre de propos tenus par des instances officielles, des "experts" et par extension de nombreux médias.


Technique n°1: Evitement

Ne pas écouter la controverse, ne pas la voir, ne pas en parler. Si elle n’est pas rapportée, elle n’existe pas et il n’y a pas lieu de s’en occuper.

Technique n°2: Superficialité

N’aborder la controverse qu’en périphérie, sur des points mineurs voire pittoresques. Eviter soigneusement les points clés de l’argumentation.

Technique n°3: Indignation

Rejeter le sujet de façon indignée ("jamais une chose pareille ne serait possible"). Jouer sur le sentiment d’incrédulité ("il y aurait eu des fuites", "ça se saurait", …)


Technique n°4: Rumeur

Considérer la controverse comme une rumeur de plus, sans fondements, quels que soient les arguments présenté


Technique n°5: Homme de paille

Présenter la position de son adversaire de façon volontairement erronée, en sélectionnant son argument le plus faible, en amplifiant sa portée puis en le détruisant.

Technique n°6: Messager

Décrédibiliser le porteur du message. Par extension, associer les opposants à des dénominations impopulaires telles que "excentrique", "extrême droite",  "gauchiste", "terroriste", "conspirationniste", "radical", "fanatique", ou même "blonde" etc…

Technique n°7: Biais

Exacerber tous les faits qui pourraient donner à penser que l’opposant opère en dissimulant ses véritables intentions ou est sujet à tout autre forme de biais.

Technique n°8: Confusion

Quelque soit le niveau de la polémique mais sans y faire référence, confirmer la thèse officielle par un communiqué laconique sur une nouvelle étude favorable et rassurante.


Technique n°9: Autorité

S’associer à l’autorité (organismes internationaux etc.) et présenter ses arguments avec suffisamment de jargon, de détails techniques et de sources pour les crédibiliser.


Technique n°10: Innocence

Faire l’innocent. Quelle que soit la solidité des arguments de l’opposant, éviter la discussion en leur contestant toute crédibilité, toute existence de preuves, toute logique ou tout sens. Mélanger le tout pour un maximum d’efficacité.


Technique n°11: Amalgame

Associer les charges de l’opposant à des charges farfelues facilement réfutables, qu’elles soient antérieures ou le fait d’autres opposants. En y étant associées, les charges subséquentes, quelle que soit leur validité, sont alors beaucoup plus facilement discréditées


Technique n°12: Diviser

Diviser pour mieux régner et par extension mettre l’accent sur les différences entre les différents courants des opposants et l’impression de chaos que cela procure.



Technique n°13: Pseudo-débat

Présenter la version de l’opposant en premier lieu puis démentir par une succession de déclarations issues de sources faisant apparemment autorité.



Technique n°14: Confession

Admettre avec candeur que des manquements (mineurs) ont été identifiés et que des solutions ont été apportées. Les opposants cependant en ont tiré parti pour gonfler la controverse et tenter de démontrer ce qui n’existe pas.


Technique n°15: Enigme

Les énigmes n’ont pas de solution. Etant donné la multitude des paramètres, des intervenants et de leurs interactions, le sujet est bien trop complexe pour ne pouvoir être jamais résolu. Une technique couramment utilisée pour décourager ceux qui cherchent à suivre…



Technique n°16: Solution complète

Eviter le problème en exigeant de l’opposant qu’il fournisse une solution complète à la résolution de la controverse.

Technique n° 17: Omission

Omettre des preuves, des publications ou des témoignages contraires. S’ils n’existent pas, ce ne sont pas des faits, et le sujet ne doit pas être couvert.




Technique n°18: Sang froid

Amener l’opposant à argumenter dans une position difficile et jouer sur sa perte de sang froid pour le décrédibiliser.




Technique n°19: Expertise

"You don’t bite de hand that feeds you", disent les Anglais. Créer son propre groupe d’experts et le financer directement ou indirectement.




Technique n°20: Preuve impossible

Ignorer les preuves présentées par l’opposant comme étant non pertinentes et lui demander des preuves inaccessibles, que ce soit matériellement (non disponibles ou soustraites au regard du public), techniquement (années de recherche) ou financièrement


Technique n° 21: Déni

Dénier toute crédibilité ou être extrêmement critique vis à vis de publications, de témoignages ou même de propos officiels d’organes de pouvoir, en les désignant comme des "sources non valides" ou "des éléments sortis de leur contexte".




Technique n°22: Fausse preuve

Introduire des éléments contradictoires par rapport à l’argument de l’opposant, au besoin en fabriquant de fausses preuves, par exemple sous la forme d’études scientifiques au protocole particulièrement étudié.




Technique n°23: Grand Jury

Organiser un grand jury ou des états généraux avec tous les atours de la consultation la plus large et la plus ouverte qui soient. Neutraliser ensuite les sujets qui fâchent et présenter le rapport final comme étant l’état du consensus général.




Technique n°24: Diversion et distraction

Créer l’événement ailleurs pour distraire et écarter l’attention du public.



http://www.factum911.com/article-25504903.html






"(...) le Parti enseignait que les prolétaires étaient des inférieurs naturels, qui devaient être tenus en état de dépendance, comme les animaux, par l'application de quelques règles simples. (...) Aussi longtemps qu'ils continueraient à travailler et à engendrer, leurs autres activités seraient sans importance. (...) Le travail physique épuisant, le souci de la maison et des enfants, les querelles mesquines entres voisins, les films, le football, la bière et, surtout, le jeu, formaient tout leur horizon et comblaient leurs esprits. Les garder sous contrôle n'était pas difficile. Quelques agents de la police de la Pensée circulaient constamment parmi eux, répandaient de fausses rumeurs, notaient et éliminaient les quelques individus qui étaient susceptibles de devenir dangereux."


http://www.factum911.com/article-25090174.html



La désinformation
par les mots

I


nterview de Maurice Pergnier.
Linguiste, universitaire et écrivain.
Par Anne Brassié.

À propos de son livre :
"La Désinformation par les mots".

Réalisée par Radio Courtoisie.
Le 14 septembre 2007

Extraits remontés par noslibertes.org
Partie 1 :
http://www.dailymotion.com/video/x7t85d_propagande-et-diversit-i_news

Partie 2 :
http://www.dailymotion.com/video/x7t8em_propagande-et-diversit-ii_news

 

http://www.noslibertes.org/dotclear/index.php

http://bridge.over-blog.org/article-26196357.html




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