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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 05:29

 

 

 

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http://www.dailymotion.com/video/xfsglu_manifestation-des-chomeurs-du-5-12-2009-forte-mobilisation_news#from=embed
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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 04:48

Le président islandais :
« on a laissé les banques tomber et on ne s’en porte que mieux »

http://lesactualitesdudroit.20minutes-blogs.fr/media/01/01/402083876.jpg

2 décembre 2010 (Nouvelle Solidarité) – Alors que le peuple irlandais est aux prises avec le monstre financier qui menace de le dévorer, le président d’Islande, pays qui a lui aussi dû faire face à l’effondrement de son système bancaire, a déclaré qu’il valait mieux laisser les banques faire faillite pour préserver l’intérêt général. Pour l’instant, les dirigeants européens persistent à croire que pour rétablir l’économie, on ne peut pas se débarrasser des banques parasites, à l’opposé de la seule alternative qui nous reste : établir un Glass-Steagall global pour liquider les activités spéculatives et rétablir un système de crédit pour alimenter l’économie réelle.

Dans une interview avec l’agence d’information financière Bloomberg, Olafur Grimsson a dit : « La différence [avec l’Irlande] c’est qu’en Islande nous avons permis aux banques de faire faillite. C’étaient des banques privées et on n’y a pas injecté d’argent pour les maintenir ; l’Etat n’a pas porté la responsabilité de la faillite des banques privées. »

Début 2010, lorsque le gouvernement islandais a négocié avec les intérêts financiers un renflouement draconien qui fut ensuite approuvé par le Parlement, le Président Grimsson décida de soumettre cette décision à un référendum. Le peuple rejeta unanimement (93%) le plan de renflouement.

« L’Islande se porte bien mieux qu’attendu », a déclaré Grimsson. « Peut-on demander aux gens ordinaires – les agriculteurs et les pêcheurs, les enseignants, les docteurs et les infirmières – d’assumer la responsabilité de la faillite des banques privées ? Cette question, qui fut au cœur du débat dans le cas de la banque islandaise Icesave, va être la question brûlante dans de nombreux pays européens. »

En Islande, les activités en faillite furent séparées du reste des banques, ce qui permet aujourd’hui d’avoir un système bancaire au service de l’économie nationale.

http://fr.altermedia.info/general/le-president-islandais-%c2%ab-on-a-laisse-les-banques-tomber-et-on-ne-s%e2%80%99en-porte-que-mieux-%c2%bb_32150.html#

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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 03:54

 

« Appel de résistants », lancé en 2004, non diffusé dans les médias de masse!!,
 

Un triple appel en vérité : 

  • à la célébration de l'anniversaire du programme du Conseil National de la Résistance adopté en 1944 ;
  • appel à définir un nouveau « Programme de Résistance » ;
  • un appel à « une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse ».
 

Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l'héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n'a pas totalement disparu et notre colère contre l'injustice est toujours intacte. 

Nous appelons, en conscience, à célébrer l'actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d'accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s'éteigne jamais : 

« Nous appelons d'abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l'anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15 mars 1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des « féodalités économiques », droit à la culture et à l'éducation pour tous, une presse délivrée de l'argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd'hui de l'argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales, alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l'Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l'ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l'actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. » 

« Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations, institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau « Programme de Résistance » pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l'intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales. » 

« Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l'amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n'acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944. » 
 

Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : « Créer, c'est résister. Résister, c'est créer ». 

Signataires :  

Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, Maurice Voutey. 

 

http://changementclimatique.over-blog.com/article-guerre-mondiale-contre-les-banksters-escrocs-lettre-ouverte-aux-citoyens-spolies-62635804-comments.html#anchorComment

 

 

Sur le blog d'eva R-sistons:

http://r-sistons.over-blog.com/article-32892715.html

 

 

Programme du Conseil national de la Résistance

Conseil National de la Résistance

15 mars 1944

 



LE CONTENU DU PROGRAMME
DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.


Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.


Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.



I - PLAN D’ACTION IMMÉDIATE


Les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.


Expriment leur angoisse devant la destruction physique de la Nation que l’oppresseur hitlérien poursuit avec l’aide des hommes de Vichy, par le pillage, par la suppression de toute production utile aux Français, par la famine organisée, par le maintien dans les camps d’un million de prisonniers, par la déportation d’ouvriers au nombre de plusieurs centaines de milliers, par l’emprisonnement de 300.000 Français et par l’exécution des patriotes les plus valeureux, dont déjà plus de 50.000 sont tombés pour la France.


Ils proclament leur volonté de délivrer la patrie en collaborant étroitement aux opérations militaires que l’armée française et les armées alliées entreprendront sur le continent, mais aussi de hâter cette libération, d’abréger les souffrances de notre peuple, de sauver l’avenir de la France en intensifiant sans cesse et par tous les moyens la lutte contre l’envahisseur et ses agents, commencée dès 1940.


Ils adjurent les gouvernements anglais et américain de ne pas décevoir plus longtemps l’espoir et la confiance que la France, comme tous les peuples opprimés de l’Europe, a placés dans leur volonté d’abattre l’Allemagne nazie, par le déclenchement d’opérations militaires de grande envergure qui assureront, aussi vite que possible, la libération des territoires envahis et permettront ainsi aux Français qui sont sur notre sol de se joindre aux armées alliées pour l’épreuve décisive.


Ils insistent auprès du Comité Français de la Libération Nationale pour qu’il mette tout en œuvre afin d’obtenir les armes nécessaires et de les mettre à la disposition des patriotes. Ils constatent que les Français qui ont su organiser la résistance ne veulent pas et d’ailleurs ne peuvent pas se contenter d’une attitude passive dans l’attente d’une aide extérieure, mais qu’ils veulent faire la guerre, qu’ils veulent et qu’ils doivent développer leur résistance armée contre l’envahisseur et contre l’oppresseur.


Ils constatent, en outre, que la Résistance Française doit ou se battre ou disparaître ; qu’après avoir agi de façon défensive, elle a pris maintenant un caractère offensif et que seuls le développement et la généralisation de l’offensive des Français contre l’ennemi lui permettront de subsister et de vaincre.


Ils constatent enfin que la multiplication des grèves, l’ampleur des arrêts de travail le 11 Novembre qui, dans beaucoup de cas, ont été réalisés dans l’union des patrons et des ouvriers, l’échec infligé au plan de déportation des jeunes français en Allemagne, le magnifique combat que mènent tous les jours, avec l’appui des populations, dans les Alpes, dans le Massif Central, dans les Pyrénées et dans les Cévennes, les jeunes Français des maquis, avant garde de l’armée de la Libération, démontrent avec éclat que notre peuple est tout entier engagé dans la lutte et qu’il doit poursuivre et accroître cette lutte.


En conséquence, les représentants des organisations de résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R.


Déclarent que c’est seulement par l’organisation, l’intensification de la lutte menée par les forces armées, par les organisations constituées, par les masses, que pourra être réalisée l’union véritable de toutes les forces patriotiques pour la réalisation de la libération nationale inséparable, comme l’a dit le Général De Gaulle, de l’insurrection nationale qui, ainsi préparée, sera dirigée par le C.N.R, sous l’autorité du C.F.L.N, dès que les circonstances politiques et militaires permettront d’assurer, même au prix de lourds sacrifices, son succès.


Ils ont l’espoir que les opérations de la Libération du pays, prévues par le plan de l’état major interallié, pourront ainsi être, le cas échéant, avancées grâce à l’aide apportée par les Français dans la lutte engagée contre l’ennemi commun, ainsi que l’a démontré l’exemple glorieux des patriotes corses.


Ils affirment solennellement que la France qui, malgré l’armistice, a poursuivi sans trêve la guerre, entend plus que jamais développer la lutte pour participer à la libération et à la victoire.


Pour mobiliser les ressources immenses d’énergie du peuple français, pour les diriger vers l’action salvatrice dans l’union de toutes les volontés, le C.N.R décide :


D’inviter les responsables des organisations déjà existantes à former des comités de villes et de villages, d’entreprises, par la coordination des formations qui existent actuellement, par la formation de comités là où rien n’existe encore et à enrôler les patriotes non organisés.


Tous ces comités seront placés sous la direction des comités départementaux de la libération (C.D.L). Ils seront soumis à l’autorité des C.D.L qui leur transmettront, comme directives, la plate-forme d’action et la ligne politique déterminée par le C.N.R.


Le but des ces comités sera, à l’échelon communal, local et d’entreprise, de faire participer de façon effective tous les Français à la lutte contre l’ennemi et contre ses agents de Vichy, aussi bien par la solidarité et l’assistance active à l’égard des patriotes sous l’impulsion et le soutien donnés aux revendications vitales de notre peuple. Par dessus tout, leur tâche essentielle sera de mobiliser et d’entraîner les Français qu’ils auront su grouper à l’action armée pour la Libération.


Ces comités devront, selon les circonstances et en se conformant aux instructions données par les C.D.L, appuyer et guider toutes les actions menées par les Français contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation imposées par l’ennemi, de l’extérieur et de l’intérieur.


Ces comités devront :


1) Développer la lutte contre la déportation et aider les réfractaires à se cacher, à se nourrir, à se vêtir et à se défendre, enlevant ainsi des forces à l’ennemi et augmentant le potentiel humain de la résistance ;


2) Traquer et punir les agents de la Gestapo et de la Milice de DARNAND ainsi que les mouchards et les traîtres ;


3) Développer l’esprit de lutte effective en vue de la répression des nazis et des fascistes français ;


4) Développer, d’une part, la solidarité envers les emprisonnés et déportés ; d’autre part, la solidarité envers les familles de toutes les victimes de la terreur hitlérienne et vichyssoise ;


5) En accord avec les organisations syndicales résistantes, combattre pour la vie et la santé des Français pour une lutte quotidienne et incessante, par des pétitions, des manifestations et des grèves, afin d’obtenir l’augmentation des salaires et traitements, bloqués par Vichy et les Allemands, et des rations alimentaires et attributions de produits de première qualité, réduites par la réglementation de Vichy et les réquisitions de l’ennemi, de façon à rendre à la population un minimum de vital en matière d’alimentation, de chauffage et d’habillement ;


6) Défendre les conditions de vie des anciens combattants, des prisonniers, des femmes de prisonniers, en organisant la lutte pour toutes les revendications particulières ;


7) Mener la lutte contre les réquisitions de produits agricoles, de matières premières et d’installations industrielles pour le compte de l’ennemi ; saboter et paralyser la production destinée à l’ennemi et ses transports par routes, par fer et par eau ;


8) Défendre à l’intérieur de la corporation agricole les producteurs contre les prélèvements excessifs, contre les taxes insuffisantes, et lutter pour le remplacement des syndicats à la solde de Vichy et de l’Allemagne par des paysans dévoués à la cause de la paysannerie française.


Tout en luttant de cette façon et grâce à l’appui de solidarité et de combativité que développe cette lutte, les comités de villes, de villages et d’entreprises devront en outre :


a) Renforcer les organisations armées des Forces Françaises de l’Intérieur par l’accroissement des groupes de patriotes : groupes francs, francs-tireurs et partisans, recrutés en particulier parmi les réfractaires ;


b) En accord avec les états majors nationaux, régionaux et départementaux des F.F.I, organisées milices patriotiques dans les villes, les campagnes et les entreprises, dont l’encadrement sera facilité par des ingénieurs, techniciens, instituteurs, fonctionnaires et cadres de réserve, et qui sont destinés à défendre l’ordre public, la vie et les biens des Français contre la terreur et la provocation, assurer et maintenir l’établissement effectif de l’autorité des Comités départementaux de la Libération sur tout ce qui aura été ou sera créé dans ce domaine pour le strict rattachement aux F.F.I dont l’autorité et la discipline doivent être respectées par tous.


Pour assurer la pleine efficacité des mesures énoncées ci-dessus, le C.N.R prescrit de l’état major national des Forces Françaises de l’Intérieur, tout en préparant minutieusement la coopération avec les Alliés en cas de débarquement, doit :


1) Donner ordre à toutes les formations des F.F.I de combattre dès maintenant l’ennemi en harcelant ses troupes, en paralysant ses transports, ses communications et ses productions de guerre, en capturant ses dépôts d’armes et de munitions afin d’en pourvoir les patriotes encore désarmés ;


2) Faire distribuer les dépôts d’armes encore inutilisés aux formations jugées par lui les plus aptes à se battre utilement dès à présent et dans l’avenir immédiat ;


3) Organiser de façon rationnelle la lutte suivant un plan établi avec les autorités compétentes à l’échelon régional, départemental ou local, pour obtenir le maximum d’efficacité ;


4) Coordonner l’action militaire avec l’action de résistance de la masse de la nation en proposant pour but aux organisations régionales paramilitaires d’appuyer et de protéger les manifestations patriotiques, les mouvements revendicatifs des femmes de prisonniers, des paysans et des ouvriers contre la police hitlérienne, d’empêcher les réquisitions de vivres et d’installations industrielles, les rafles organisées contre les réfractaires et les ouvriers en grève et défendre la vie et la liberté de tous les Français contre la barbare oppression de l’occupant provisoire.


Ainsi, par l’application des décisions du présent programme d’action commune, se fera, dans l’action, l’union étroite de tous les patriotes, sans distinction d’opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Ainsi se constituera dans la lutte une armée expérimentée, rompue au combat, dirigée par des cadres éprouvés devant le danger, une armée capable de jouer son rôle lorsque les conditions de l’insurrection nationale seront réalisées, armée qui élargira progressivement ses objectifs et son armement.


Ainsi, par l’effort et les sacrifices de tous, sera avancée l’heure de la libération du territoire national ; ainsi la vie de milliers de Français pourra être sauvée et d’immenses richesses pourront être préservées.


Ainsi dans le combat se forgera une France plus pure et plus forte capable d’entreprendre au lendemain de la libération la plus grande œuvre de reconstruction et de rénovation de la patrie.



II - MESURES À APPLIQUER DÈS LA LIBÉRATION DU TERRITOIRE


Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération :


1) Afin d’établir le gouvernement provisoire de la République formé par le Général de Gaulle pour défendre l’indépendance politique et économique de la nation, rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ;


2) Afin de veiller au châtiment des traîtres et à l’éviction dans le domaine de l’administration et de la vie professionnelle de tous ceux qui auront pactisé avec l’ennemi ou qui se seront associés activement à la politique des gouvernements de collaboration ;


3) Afin d’exiger la confiscation des biens des traîtres et des trafiquants de marché noir, l’établissement d’un impôt progressif sur les bénéfices de guerre et plus généralement sur les gains réalisés au détriment du peuple et de la nation pendant la période d’occupation ainsi que la confiscation de tous les biens ennemis y compris les participations acquises depuis l’armistice par les gouvernements de l’axe et par leurs ressortissants, dans les entreprises françaises et coloniales de tout ordre, avec constitution de ces participations en patrimoine national inaliénable ;


4) Afin d’assurer :

l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;
la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;
la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’Etat, des puissances d’argent et des influences étrangères ;
la liberté d’association, de réunion et de manifestation ;
l’inviolabilité du domicile et le secret de la correspondance ;
le respect de la personne humaine ;
l’égalité absolue de tous les citoyens devant la loi ;


5) Afin de promouvoir les réformes indispensables :


a) Sur le plan économique :

l’instauration d’une véritable démocratie économique et sociale, impliquant l’éviction des grandes féodalités économiques et financières de la direction de l’économie ;
une organisation rationnelle de l’économie assurant la subordination des intérêts particuliers à l’intérêt général et affranchie de la dictature professionnelle instaurée à l’image des Etats fascistes ;
l’intensification de la production nationale selon les lignes d’un plan arrêté par l’Etat après consultation des représentants de tous les éléments de cette production ;
le retour à la nation des grands moyens de production monopolisée, fruits du travail commun, des sources d’énergie, des richesses du sous-sol, des compagnies d’assurances et des grandes banques ;
le développement et le soutien des coopératives de production, d’achats et de ventes, agricoles et artisanales ;
le droit d’accès, dans le cadre de l’entreprise, aux fonctions de direction et d’administration, pour les ouvriers possédant les qualifications nécessaires, et la participation des travailleurs à la direction de l’économie.


b) Sur le plan social :

le droit au travail et le droit au repos, notamment par le rétablissement et l’amélioration du régime contractuel du travail ;
un rajustement important des salaires et la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ;
la garantie du pouvoir d’achat national pour une politique tendant à une stabilité de la monnaie ;
la reconstitution, dans ses libertés traditionnelles, d’un syndicalisme indépendant, doté de larges pouvoirs dans l’organisation de la vie économique et sociale ;
un plan complet de sécurité sociale, visant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence, dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail, avec gestion appartenant aux représentants des intéressés et de l’État ;
la sécurité de l’emploi, la réglementation des conditions d’embauchage et de licenciement, le rétablissement des délégués d’atelier ;
l’élévation et la sécurité du niveau de vie des travailleurs de la terre par une politique de prix agricoles rémunérateurs, améliorant et généralisant l’expérience de l’Office du blé, par une législation sociale accordant aux salariés agricoles les mêmes droits qu’aux salariés de l’industrie, par un système d’assurance conte les calamités agricoles, par l’établissement d’un juste statut du fermage et du métayage, par des facilités d’accession à la propriété pour les jeunes familles paysannes et par la réalisation d’un plan d’équipement rural ;
une retraite permettant aux vieux travailleurs de finir dignement leurs jours ;
le dédommagement des sinistrés et des allocations et pensions pour les victimes de la terreur fasciste.


c) Une extension des droits politiques, sociaux et économiques des populations indigènes et coloniales.


d) La possibilité effective pour tous les enfants français de bénéficier de l’instruction et d’accéder à la culture la plus développée, quelle que soit la situation de fortune de leurs parents, afin que les fonctions les plus hautes soient réellement accessibles à tous ceux qui auront les capacités requises pour les exercer et que soit ainsi promue une élite véritable, non de naissance mais de mérite, et constamment renouvelée par les apports populaires.


Ainsi sera fondée une République nouvelle qui balaiera le régime de basse réaction instauré par Vichy et qui rendra aux institutions démocratiques et populaires l’efficacité que leur avaient fait perdre les entreprises de corruption et de trahison qui ont précédé la capitulation.


Ainsi sera rendue possible une démocratie qui unisse au contrôle effectif exercé par les élus du peuple la continuité de l’action gouvernementale.


L’union des représentants de la Résistance pour l’action dans le présent et dans l’avenir, dans l’intérêt supérieur de la patrie, doit être pour tous les Français un gage de confiance et un stimulant. Elle doit les inciter à éliminer tout esprit de particularisme, tout ferment de division qui pourrait freiner leur action et ne servir que l’ennemi.


En avant donc, dans l’union de tous les Français rassemblés autour du C.F.L.N et de son président le général De Gaulle !


En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE !


LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE



http://fr.wikisource.org/wiki/Programme_du_Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance
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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 19:34

Mondialisation.ca, Le 25 novembre 2010
Tomasso Di Francesco et Manlio Dinucci


L’Europe mise en cage par les États-Unis dans l’OTAN

Dans la déclaration du sommet OTAN de Lisbonne (20 novembre), on annonce la création d’une nouvelle structure de commandement, plus souple et efficiente. La hiérarchie par contre reste inchangée. Le Commandant suprême allié en Europe (Saceur) ne peut pas être un militaire européen. Il doit, réglementairement, être un général ou amiral  nommé par le président et confirmé par le Sénat des Etats-Unis. Après seulement, formellement, le Conseil atlantique est appelé à approuver le choix. L’actuel Saceur est l’amiral James Stavridis, déjà à la tête du Commandement méridional états-unien dont l’aire de responsabilité embrasse toute l’Amérique latine.

  Ce même critère vaut pour les autres commandements clés de l’Alliance. Par exemple, à la tête de la Force conjointe alliée à Naples, se trouve l’amiral Sam Locklear III, commandant simultanément des Forces navales états-uniennes en Europe et des Forces navales états-uniennes pour l’Afrique. Comme  tous ces officiers supérieurs font partie de la chaîne de commandement états-unien, qui a pour eux une priorité absolue, même les forces alliées européennes à leurs ordres sont insérées dans la même chaîne de commandement chapeautée par le président des Etats-Unis. On comprend donc pourquoi, même après la Guerre froide, l’Alliance atlantique soit restée si importante pour Washington.

 

L’effet OTAN sur l’Europe

Pendant plus de 60 ans, a souligné le président Obama dans la conférence de presse de fin du Sommet, l’OTAN a montré qu’elle était l’Alliance qui avait eu le plus de succès dans l’histoire : elle a défendu l’indépendance de ses membres et élevé les jeunes démocraties dans une Europe libre et unie. Question de points de vue.  Le succès est au rendez-vous mais surtout pour les Etats-Unis. Ceux-ci sont arrivés à garder l’Union européenne, dont ils craignent la force économique croissante, sous leur tutelle politique et militaire. Ceci parce que les gouvernements européens de tout bord politique n’ont pas mis en acte une politique extérieure et de défense différente de celles des Etats-Unis, mais se sont mis en rang derrière eux en échange d’une part du gâteau dans la zone de domination et d’influence de l’empire états-unien.  Comme l’explique la Commission européenne, la défense collective, à l’origine de compétence Ueo, fait à présent partie des compétences de l’OTAN.

Et celles qu’Obama définit comme les jeunes démocraties élevées par l’OTAN, c’est-à-dire les 12 pays de l’ex-Pacte de Varsovie et de l’ex-URSS englobés dans l’Alliance entre 1999 et 2009, sont liées par l’intermédiaire de leurs gouvernements plus à Washington qu’à Bruxelles. Ceci a permis aux USA d’avoir une meilleure influence dans l’Ue et d’étendre leur présence militaire sur le territoire européen, en l’élargissant à l’est, en particulier dans les républiques baltes, en Roumaine et en Bulgarie. Et dans la déclaration du sommet sont indiqués les pays vers lesquels lorgne l’OTAN pour un élargissement ultérieur : Bosnie-Herzégovine, Monténégro, Macédoine, Ukraine et Géorgie.

L’emprise militaire états-unienne sur l’Europe se renforcera énormément avec le « bouclier » balistique, que les gouvernements européens ont officiellement accepté au sommet de Lisbonne. Toute l’architecture du « bouclier » (batteries balistiques mobiles, radars terrestres mobiles, radars et autres senseurs sur avions et satellites) sera gérée par le Pentagone dans le cadre de son réseau global de commandement, contrôle et communications. Les conséquences sont facilement imaginables. Le contentieux avec la Russie n’est en rien dépassé par le climat de détente, créé miraculeusement au sommet de Lisbonne, et sera plus aigu encore avec la poussée ultérieure de l’OTAN vers l’est. L’Europe risque ainsi de se trouver une fois de plus en première ligne. De plus, les Etats-Unis pourraient un jour utiliser l’architecture du « bouclier », qu’ils contrôlent, pour mettre les pays européens en alarme sur une attaque de missiles imminente (par exemple de la part de l’Iran) et justifier ainsi la nécessité d’une attaque préventive. C’est surtout à cela que sert le « bouclier », conçu pour protéger les forces militaires projetées dans des zones extérieures au territoire de l’OTAN.

Cette alliance –a clarifié au sommet le prix Nobel de la paix Obama- restera nucléaire et les Etats-Unis maintiendront un arsenal nucléaire efficient pour assurer la défense de tous leurs alliés. Ce qui signifie que les USA garderont leurs bombes nucléaires tactiques en Europe, et utiliseront son territoire comme base avancée de leurs forces stratégiques nucléaires.

 

L’Italie sous bannière étoilée

La situation de notre pays (Italie) deviendra plus critique encore dans le cadre du nouveau concept stratégique, lancé par le sommet de Lisbonne. Une importance ultérieure sera acquise par le quartier général de la Force conjointe alliée à Naples, qui en 2011 sera transféré de Bagnoli à Lago Patria, dans un nouveau siège de 85.000 m2, avec un personnel de 2.100 militaires et 350 civils. Augmentation aussi de l’activité du commandement maritime allié et des Forces navales OTAN de soutien et d’attaque, dont les quartiers généraux sont à Naples, et du Corps de déploiement rapide OTAN de Solbiate Olona (Varese). A Sigonella entrera en fonction le système Ags, le système le plus sophistiqué d’espionnage électronique non pas pour la défense du territoire de l’Alliance mais pour la potentialisation de sa capacité offensive hors zone, surtout dans celle moyen-orientale. A tout ceci s’ajouteront les missiles et autres composants du « bouclier » états-unien, et le Hub aérien militaire de Pise, qui sera mis à la disposition de l’OTAN.

En même temps tout le réseau des bases états-uniennes sera potentialisé. De celle d’Aviano, où probablement  vont être concentrées toutes les bombes nucléaires USA en Europe, à celle de Vicence, base de la 173ème Brigade aéroportée et de l’US Army Africa (Armée états-unienne « pour » l’Afrique). De Camp Darby, la base logistique qui approvisionne les forces terrestres et aériennes Usa, à celle aéronavale de Sigonella, où se trouve un des deux centres d’approvisionnement de l’US Navy hors du territoire états-unien. Dans cette même base se trouve une des trois stations terrestres des télécommunications spatiales de l’US Air Force et, dans celle, voisine, de Niscemi, va entrer en fonction le système Muos de télécommunications satellitaires de nouvelle génération de l’US Navy.

En même temps, dans le sillage de la stratégie USA/OTAN, les forces armées italiennes sont engagées dans 27 opérations militaires internationales, de l’Afghanistan à la Géorgie, de l’Irak au Liban, du Congo à Haïti.  Et elles sont dotées de nouveaux systèmes d’armement (comme le prochain chasseur F-35), adaptés à la projection de forces. Avec une dépense militaire qui phagocyte l’argent public : 25 milliards d’euros annuels, qui iront en augmentant pour s’adapter au nouveau concept stratégique de l’OTAN.



Publié par il manifesto, 23 novembre 2010

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=22080

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28 novembre 2010 7 28 /11 /novembre /2010 17:47

Ça sent de plus en plus l’économie crevée chez l’Oncle Sam
Paul Craig Roberts

Dimanche 28 Novembre 2010


Ça sent de plus en plus l’économie crevée chez l’Oncle Sam 
Exclusivité de SOTT, Paul Craig Roberts, 26 novembre 2010

      À la veille de Thanksgiving, les versions anglaises en ligne de China Daily et People’s Daily ont signalé que, pour leurs échanges bilatéraux, la Russie et la Chine ont conclu un accord d’abandon du dollar avec, à la place, leurs propres monnaies. Russes et Chinois ont dit avoir pris cette mesure pour protéger leurs économies contre les risques qui ont sapé leur confiance à l’égard du dollar comme monnaie de réserve mondiale.


      Il s'agit d’une information importante, surtout pour l’actualité de la période engourdie des vacances de Thanksgiving, mais je ne la vois pas rapportée sur Bloomberg, CNN, le New York Times, ni nulle part ailleurs dans nos médias. L'autruche garde la tête dans le trou.


      La Chine avait conclu plus tôt le même accord avec le Brésil.


      Comme la Chine a une gros tas grandissant de dollars provenant de ses excédents commerciaux, elle signale préférer du rouble russe et du real brésilien à encore du dollar.


      La presse financière zunienne trouve une consolation dans ces épisodes où la peur de la dette souveraine dans l'Union européenne envoie le dollar contre l'euro et la livre sterling. Mais ces aventures monétaires ne sont que des mesures d’acteurs financiers spéculant (shorting) sur la dette libellée en euros en difficulté. Il ne s’agit pas de mesures de renforcement du dollar.


      Le rôle de monnaie de réserve mondiale du dollar est l'un des principaux instruments de notre domination financière. Nous n'avons pas dit combien de dégâts la fraude de Wall Street a infligé aux établissements financiers de l'Union européenne, mais ses pays n'ont plus besoin du dollar pour commercer entre eux, puisqu’ils partagent une monnaie commune. Dès que les pays de l'OPEP l’abandonneront pour les paiements du pétrole, l’influence du dollar périclitera.


      Chaque fois qu'un pays ne peut honorer ses dettes et rembourser les banques zuniennes, le FMI se met en branle avec un plan d'austérité qui pressure la population du pays avec des impôts plus élevés et des coupes dans l’éducation, le médical et les rentes supportant les programmes, jusqu'à ce que les banquiers récupèrent leur argent.


      C’est ce qui se trame actuellement en Irlande et c’est susceptible de s'étendre au Portugal, en Espagne, et même en la France. La crise financière ayant été provoquée par la Zunie, le rôle du FMI comme outil de son impérialisme est de moins en moins acceptable. Il se pourrait que vienne le moment où les gouvernements ne seront plus en mesure de trahir leur peuple aux intérêts des banques.


      Il existe d'autres signes montrant que certains pays se lassent de l’usage irresponsable du pouvoir zunien. Les gouvernements civils de la Turquie ont longtemps été sous la coupe d’une armée turque influencée par la Zunie. Pourtant, récemment, le gouvernement civil a manœuvré contre deux hauts généraux et un amiral soupçonnés d'implication dans la planification d'un coup d’État. Le gouvernement civil s’est en outre imposé le jour de Thanksgiving, quand le premier ministre a annoncé que la Turquie est prête à répondre à toute offensive israélienne contre le Liban. Voilà un allié d’un OTAN zunien en train de se libérer de la suzeraineté zunienne exercée à travers l'armée turque. Qui sait, l'Allemagne pourrait être le prochain.


      Pendant ce temps-là, en Zunie, le peuple bêlant reste satisfait, ou aveugle à son rôle de bestiaux d’abattage destiné à repaître crésus. Le régime Obama a réussi à proposer à la Commission du déficit, dont les membres veulent bien payer de multiples billions de dollars pour des guerres qui enrichissent le complexe militairo-sécuritaire et de multiples billions de dollars pour le renflouage du système financier, de réduire l’augmentation du coût de sécurité sociale, relever l'âge de la retraite à 69 ans, supprimer la déduction sur les intérêts hypothécaires, mettre fin à la déduction fiscale pour employeur pourvu d'assurance maladie, imposer une TVA fédérale de 6,5%, tout en réduisant le taux d'imposition des cousus d’or.


      Même les taux d'intérêt peu élevés de la Réserve fédérale sont voulus pour favoriser les banksters.


      Les faibles taux d'intérêt privent de leurs revenus les retraités et ceux qui vivent de leur épargne. Les faibles taux d'intérêt tarissent aussi le financement les pensions corporatives. Pour combler ce trou les entreprises émettent des milliards de dollars en obligations de sociétés afin de financer leurs retraites. La dette des entreprises augmente, mais pas les usines et les équipements qui produisent les rentrées permettant d’honorer la dette. L’état de l'économie s’aggravant, le service de la dette supplémentaire sera un problème.


      De surcroît, les gens âgés découvrent que de moins en moins de médecins les accepteront comme patients, car une réduction de 23% menace les remboursements de frais de docteur déjà faibles de l’assurance maladie. Le gouvernement n’a de ressources que pour les guerres d'agression et les renflouages de banksters friqués. Le citoyen est devenu un simple sujet à saigner pour les oligarchies.


      Le comportement tyrannique de la TSA à l’égard des passagers aériens indique clairement que le Zunien n’est plus un citoyen doté de droits mais un sujet sans droit. Peut-être un jour viendra où les Zuniens opprimés descendront dans la rue comme les Français, les Grecs, les Irlandais et les Britanniques.



            Paul Craig Roberts a été secrétaire adjoint au Trésor durant le premier mandat du Président Reagan et rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Il a occupé de nombreux postes universitaires et reçu la Légion d'Honneur sous François Mitterrand. Il est l'auteur de Supply-Side Revolution : An Insider's Account of Policymaking in Washington ; Alienation and the Soviet Economy et de Meltdown: Inside the Soviet Economy. Il est coauteur avec Laurent M. Stratton de The Tyranny of Good Intentions : How Prosecutors and Bureaucrats Are Trampling the Constitution in the Name of Justice. Son tout dernier livre est How The Economy Was Lost.



Original : www.sott.net/articles/show/218580-SOTT-Exclusive-The-Stench-of-US-Economic-Decay-Grows-Stronger


Traduction copyleft de Pétrus Lombard

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 02:50

 

HS europe

http://www.lhemicycle.com/supplements/

 

Constitution européenne:
Des annexes inquiétantes...



La Constitution européenne offre des libertés en trompe-l'oeil et prépare le terrain à une dérive totalitaire et policière de l'Europe par le biais "d'annexes" ignorées du public et dont les médias ne parlent jamais. Ces annexes vident de son contenu la "Charte des droits fondamentaux" incluse dans la constitution et censée garantir les droits de l'homme en Europe. Le droit européen étant au-dessus des lois nationales, ces limitations s'appliqueront à tous les pays européens...

La Constitution et sa version "simplifiée" (le traité de Lisbonne) contiennent de nombreuses annexes dont le rôle est d'indiquer de quelle façon les différents articles doivent être interprétés et appliqués.


Ces annexes font juridiquement partie de la Constitution:

article IV-442:
"Les protocoles et annexes du présent traité en font partie intégrante."


De plus, les annexes sont désignées comme référence pour l'interprétation devant éventuellement être faite par un tribunal:

article II-112, 7:
"Les explications élaborées en vue de guider l'interprétation de la Charte des droits fondamentaux sont dûment prises en considération par les juridictions de l'Union et des États membres."


Or, dissimulées parmi ces annexes, on trouve des "explications" qui permettent tout simplement de ne pas appliquer la Charte des Droits fondamentaux (la partie II de la Constitution) dans des cas dont la définition est délibérément floue et extensible.

Ces annexes à la Charte des Droits fondamentaux figurent à l'article 12 de la section A de "l'acte final" de la partie IV, à la fin du texte constitutionnel, à l'abri du regard des nombreux électeurs qui auront abandonné la lecture avant la fin.

 


Peine de mort en cas d'émeute, d'insurrection, ou de "menace de guerre"


En apparence, la Constitution reconnait le droit à la vie, et interdit la peine de mort:

article II-61
1. Toute personne a droit à la vie.
2. Nul ne peut être condamné à la peine de mort, ni exécuté.

Mais dans le paragraphe 3-a de l'article 2 de l'annexe 12 (intitulée "Déclaration concernant les explications relatives à la Charte des droits fondamentaux", section A de l'acte final de la partie IV), on peut lire une "explication" qui limite sérieusement la portée de l'article II-61:

"Les définitions «négatives» qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans la Charte:
a) l'article 2, paragraphe 2 de la CEDH:
«La mort n'est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d'un recours à la force rendu absolument nécessaire:
a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;
b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l'évasion d'une personne régulièrement détenue;
c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection
b) l'article 2 du protocole n° 6 annexé à la CEDH:
«Un État peut prévoir dans sa législation la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de danger imminent de guerre; une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par cette législation et conformément à ses dispositions»."

Ces limitations contestables instaurées par la CEDH (Convention Européenne des Droits de l'Homme) se trouvent ainsi constitutionnalisées.

En clair, les droits fondamentaux établis par la Charte ne s'appliquent pas en cas d'insurrection ou d'émeute. Mai 1968, une grève générale, une occupation d'usine ou une manifestation peuvent être assimilés à une insurrection ou une émeute, et peuvent donc servir de prétexte à l'annulation des droits civiques.

La Charte ne s'applique pas non plus en temps de guerre ou en cas de "danger imminent de guerre", ce qui est une définition très subjective et qui ouvre la porte à tous les abus. Demain, un Bush européen (Sarkozy ?) pourrait utiliser comme prétexte une "guerre contre le terrorisme", ou un "danger de guerre" pour ne pas appliquer la Charte.

 


Réquisition de citoyens pour des travaux forcés


On ne peut qu'approuver la Constitution quand on lit:

article II-65
1. Nul ne peut être tenu en esclavage ni en servitude.
2. Nul ne peut être astreint à accomplir un travail forcé ou obligatoire.

Trop beau pour être vrai... Et effectivement, les "explications" en annexe précisent que le travail forcé n'est pas interdit si il s'applique à des prisonniers. Les travaux forcés, tels qu'ils se pratiquaient il y a un siècle et tels qu'ils se pratiquent à nouveau aux Etats-Unis, sont donc possibles en Europe avec cette Constitution. N'importe quel citoyen est concerné depuis que les récentes lois répressives permettent d'emprisonner une personne sans jugement et pour une durée indéterminée si elle est soupçonnée de "terrorisme". Il est donc devenu très facile de passer du statut de "citoyen libre" à celui de prisonnier.

Les annexes de la Constitution vont même jusqu'à autoriser la réquisition de citoyens pour un travail forcé dans le cas "de crises ou de calamités qui menacent la vie ou le bien-être de la communauté". Encore une fois, ces conditions sont suffisamment vagues pour être interprétées de façon très extensives par des dirigeants du type Sarkozy ou Bush.

article 5 de l'annexe 12
"Au paragraphe 2, les notions de «travail forcé ou obligatoire» doivent être comprises en tenant compte des définitions «négatives» contenues à l'article 4, paragraphe 3, de la CEDH:
N'est pas considéré comme "travail forcé ou obligatoire" au sens du présent article:
a) tout travail requis normalement d'une personne soumise à la détention dans les conditions prévues par l'article 5 de la présente Convention, ou durant sa mise en liberté conditionnelle;
b) tout service de caractère militaire ou, dans le cas d'objecteurs de conscience dans les pays où l'objection de conscience est reconnue comme légitime, à un autre service à la place du service militaire obligatoire
c) tout service requis dans le cas de crises ou de calamités qui menacent la vie ou le bien-être de la communauté;
d) tout travail ou service formant partie des obligations civiques normales"

 


Emprisonnement arbitraire


Les "explications" relatives à l'article II-66 (qui affirme que "toute personne a droit à la liberté et à la sûreté") justifient d'ailleurs implicitement la détention sur simple soupçon, ou encore pour des personnes "contagieuses", des "aliénés", des "toxicomanes" ou des "vagabonds":

paragraphe 1 de l'article 6 de l'annexe 12
"Toute personne a droit à la liberté et à la sûreté. Nul ne peut être privé de sa liberté, sauf dans les cas suivants et selon les voies légales:
(...)
c) s'il a été arrêté et détenu en vue d'être conduit devant l'autorité judiciaire compétente, lorsqu'il y a des raisons plausibles de soupçonner qu'il a commis une infraction ou qu'il y a des motifs raisonnables de croire à la nécessité de l'empêcher de commettre une infraction.
(...)
e) s'il s'agit de la détention régulière d'une personne susceptible de propager une maladie contagieuse, d'un aliéné, d'un alcoolique, d'un toxicomane ou d'un vagabond;"

Le paragraphe 3 des mêmes "explications" semble néanmoins fixer des limites à la détention arbitraire, mais encore une fois, ces limites sont formulés dans des termes suffisamment imprécis pour laisser toute liberté d'interprétation à un futur régime autoritaire ou policier:

paragraphe 3 de l'article 5 de l'annexe 12
"Toute personne arrêtée ou détenue, dans les conditions prévues au paragraphe 1.c du présent article, doit être aussitôt traduite devant un juge ou un autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires [c'est à dire par un policier, ou un "juge de proximité" sans aucune formation judiciaire] et a le droit d'être jugée dans un délai raisonnable" [quel délai précisément?...]

paragraphe 4 de l'article 5 de l'annexe 12
"Toute personne privée de sa liberté par arrestation ou détention a le droit d'introduire un recours devant un tribunal, afin qu'il statue à bref délai [quel délai précisément?] sur la légalité de sa détention et ordonne sa libération si la détention est illégale." [mais compte-tenu des dispositions précédentes, peu de détentions pourront être déclarées illégales, puisque justifiées par la Constitution]

 


Surveillance électronique de la vie privée


On continue dans le même esprit avec la protection de la vie privée.
Ainsi, la Constitution semble protéger les citoyens de l'espionnage de leur ligne téléphonique et de leurs courriers électroniques, ou la pose de micros et de caméras au domicile (comme le prévoit la loi Perben en France). Au passage, on s'en étonne un peu car depuis le 11 septembre 2001, la plupart des états européens ont adopté des lois qui officialisent la "big-brotherisation" générale. Si l'on en croit la Constitution, la surveillance électronique des citoyens est interdite, bien qu'il n'y ait aucun recours prévu pour des personnes qui seraient victimes de ces pratiques:

article II-67, 1:
"Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de ses communications."

Mais les explications en annexe annulent totalement ce droit dans la pratique. Il suffit pour cela que l'intrusion dans la vie privée soient encadrées par la loi, et qu'elles soit nécessaires "à la sécurité nationale" (Bush a montré que ce concept peut être utilisé pour justifier n'importe quoi), "à la sûreté publique", "à la défense de l'ordre" (deux notions très subjectives), "à la prévention des infractions pénales" (de mieux en mieux! cette disposition rend possible des arrestations préventives, comme dans "Minority Report", selon le même principe que les "guerres préventives" de Bush), ou tout simplement lorsque l'espionnage de la vie privée est nécessaire "au bien-être économique du pays" ou encore "à la protection de la morale":

paragraphe 2 de l'article 7 de l'annexe 12
"Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui."
 

L'article suivant est assorti d'explications absolument incompréhensibles du fait de la multitude de renvois et références à d'autres documents ou traités.

article II-68:
1. Toute personne a droit à la protection des données à caractère personnel la concernant.
2. Ces données doivent être traitées loyalement, à des fins déterminées et sur la base du consentement de la personne concernée ou en vertu d'un autre fondement légitime prévu par la loi.
Toute personne a le droit d'accéder aux données collectées la concernant et d'en obtenir la rectification.

explication à propos de l'article II-68, article 7 de l'annexe 12
"Cet article a été fondé sur l'article 286 du traité instituant la Communauté européenne et sur la directive 95/46/CE du Parlement européen et du Conseil du 24 octobre 1995 relative à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données (JO L 281 du 23.11.1995), ainsi que sur l'article 8 de la CEDH et sur la Convention du Conseil de l'Europe pour la protection des personnes à l'égard du traitement automatisé des données à caractère personnel du 28 janvier 1981, ratifiée par tous les États membres. L'article 286 du traité CE est désormais remplacé par l'article I-51 de la Constitution. Il convient de noter également le règlement (CE) n° 45/2001 du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2000 relatif à la protection des personnes physiques à l'égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions et organes communautaires et à la libre circulation de ces données (JO L 8 du 12.1.2001). La directive et le règlement précités contiennent des conditions et limitations applicables à l'exercice du droit à la protection des données à caractère personnel." [comprenne qui pourra...!]

 


Liberté d'expression et d'information


L'article II-71 garantit la liberté d'expression et d'information, mais ce droit est limité de la même façon que les précédents articles par les "explications" en annexe. Les restrictions à la liberté d'expression sont autorisées lorsqu'elles sont "prévues par la loi" et qu'elles constituent des mesures nécessaires "à la sécurité nationale, la sûreté publique, la défense de l'ordre et la prévention du crime", à la "protection de la santé ou de la morale".

article II-71:
1. Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontières.

explication à propos de l'article II-71, article 11 de l'annexe 12
"L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire."

 
Clonage humain


On retrouve le même procédé avec le clônage humain qui semble être interdit par l'article II-63:


article II-3
1. Toute personne a droit à son intégrité physique et mentale.
2. Dans le cadre de la médecine et de la biologie, doivent notamment être respectés (...) l'interdiction du clonage reproductif des êtres humains.

paragraphe 2 de l'article 3 de l'annexe 12
"Les principes contenus dans l'article 3 de la Charte figurent déjà dans la convention sur les droits de l'homme et la biomédecine, adoptée dans le cadre du Conseil de l'Europe (STE 164 et protocole additionnel STE 168) [encore des renvois à des documents extérieurs pour brouiller les pistes!] . La présente Charte ne vise pas à déroger à ces dispositions et ne prohibe en conséquence que le seul clonage reproductif. Elle n'autorise ni ne prohibe les autres formes de clonage [toutes les autres utilisations possibles du clonage humain sont donc possibles]. Elle n'empêche donc aucunement le législateur d'interdire les autres formes de clonage." [elle n'empêche donc pas non plus le législateur de les autoriser ! ].

http://www.syti.net/ConstitutionAnnexes.html

 


 

Lire aussi :

 

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 02:34

5000 abris nucléaires avant 2012 par les Russes
 
La Russie se prépare certainement à quelque chose.
 
s030.jpg
 
Pourquoi la Russie est-elle en train de construire 5000 abris anti-atomiques de plus à Moscou avant la fin 2012 ?
RT rapporte que 5000 nouveaux abris anti-atomiques vont être construits à Moscou avant la fin 2012. Les autorités russes pensent que ces nouveaux abris sont nécessaires d’urgence car les abris actuels peuvent seulement accueillir la moitié de la population et sont un peu dépassés.
De plus, il y a apparemment très peu d’abris anti-atomiques pour ceux qui vivent en dehors du centre-ville actuellement.
Les responsables veulent que la population entière de Moscou soit capable d’atteindre un abris anti-atomique dans un délai de quelques minutes.
Mais à notre époque, alors que la Guerre Froide est terminée, pourquoi 5000 abris antiatomiques sont-ils nécessaires en urgence ?
 
Mais il n’y a pas que la Russie qui travaille dur pour construire de nouveaux abris… Il y a quelques années, le Bureau de la Défense Civile de Shanghaï a annoncé l’inauguration d’un abris souterrain absolument gigantesque. Il a été rapporté que l’abris couvre une surface de plus de 90000 m² et peut accueillir jusqu’à 200000 personnes. Mais cet abri géant n’est pas aussi grand que le « Underground Great Wall » qui a été construit pendant les années 60 et 70. Il est estimé que le Underground Great Wall héberge 31 km de tunnels et d’abris et peut accueillir jusqu’à 300000 personnes. Selon les rapports, il héberge un entrepôt de munitions, un hôpital, un théâtre et même une bibliothèque.
Actuellement, les Etats-Unis ont 5113 ogives, ce qui représente une baisse de 84% depuis le pic de 1967 (31255 ogives).
L’administration Obama travaille sur un Traité entre les Etats-Unis et la Russie pour autoriser un maximum de 1550 ogives déployées.
La Russie semble avoir une politique différente de celle des Etats-Unis. Construire 5000 abris anti-atomiques dans une seule ville est une tâche énorme.
La construction de tous ces abris est important pour une raison ou pour une autre…
 
Vternet TV  http://www.vternet-tv.com
 
http://aliensx.over-blog.com/article-5000-abris-nucleaires-avant-2012-par-les-russes-61202868.html
 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 02:04

L’ère du micro-puçage pharmaceutique est maintenant devant nous. Novartis AG, l’une des plus importantes sociétés pharmaceutiques dans le monde, a dévoilé un projet afin de commencer à implanter des micro-puces dans des médicaments dans le but de créer une technologie de « pilule intelligente ».

 

C'EST QUOI LA UNE MICRO-PUCE ? LA REPONSE ICI

 

http://www.lepost.fr/article/2010/11/19/2310893_l-industrie-pharmaceutique-va-commencer-a-inserer-des-micro-puces-dans-les-medicaments.html

 

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Mike Adams

Natural News

L’ère du micro-puçage pharmaceutique est maintenant devant nous. Novartis AG, l’une des plus importantes sociétés pharmaceutiques dans le monde, a dévoilé un projet afin de commencer à implanter des micro-puces dans des médicaments dans le but de créer une technologie de « pilule intelligente ».

La technologie de micro-puçage est brevetée par Proteus Biomedical à Redwood City, Californie. Une fois activée par l’acide de l’estomac, la micro-puce intégrée commence à détecter son environnement et à émettre des données à un récepteur utilisé par le patient. Ce récepteur est également un émetteur qui peut envoyer les données par Internet à un médecin.

L’idée derrière tout cela est de créer des « pilules intelligentes » qui peuvent détecter ce qu’il se passe dans le corps et délivrer cette information au médecin du patient. Novartis prévoit de commencer à micro-pucer ses médicaments anti rejet de transplantation d’organe et puis potentiellement étendre le micro-puçage à d’autres produits de sa gamme pharmaceutique. Cette même technologie pourrait également bientôt se retrouver dans des pilules fabriquées par d’autres sociétés pharmaceutiques.

Les meilleurs programmes mis en avant…

En surface, tout cela paraît bien, mais les lecteurs de NaturalNews (site original de l’article) ont certainement tout un tas de questions sceptiques à propos de cette technologie. Pour commencer, Novartis ne prévoit apparemment pas de réaliser des essais cliniques qui pourraient prendre en compte les problèmes de sécurité liés à l’ingestion de micro-puces. « Novartis ne s’attend pas à devoir conduire des essais cliniques approfondis afin de prouver que les nouveaux produits fonctionnent », rapporte Reuters. « A la place, son but est de réaliser de soi-disant tests de bio-équivalence afin de montrer que ce sont les mêmes que les originaux. » (http://www.reuters.com/article/idUSTRE6A754720101108)

Mais j’ai une question : quels produits chimiques ou quels métaux lourds sont-ils présents dans la micro-puce elle-même ? Une micro-puce qui transmet des données doit évidemment posséder une source d’énergie, ce qui signifie qu’elle doit avoir une très petite batterie ou un genre de condensateur. Les matériaux utilisés dans les condensateurs et les batteries, à ma connaissance, sont toxiques pour le corps humain et ne devraient jamais être avalés.

Les micro-puces ne sont pas de la nourriture et le fait de les avaler semble dangereux pour votre santé, particulièrement si vous ingérez plusieurs micro-puces par jour.

La confidentialité des données

Un autre problème important soulevé par les micro-puces qui transmettent des données concerne leur confidentialité. Si ces micro-puces émettent de l’information, alors cette information peut évidemment être collecté par tout ce qui se trouve à proximité, y compris éventuellement par des individus peu scrupuleux ou des organisations qui pourraient en faire une mauvaise utilisation.

Par exemple, supposons qu’une pharmacie locale installe un détecteur de signal de micro-puce dans leur porte d’entrée principale dans le but de suivre les gens qui émettent des données de « médication ». Ils pourraient alors théoriquement décoder cette donnée et l’utiliser afin de déterminer quelle maladie affecte le client, et puis vendre des produits pharmaceutiques génériques faisant office de substitution.

Des agents gouvernementaux pourraient être équipés de « scanners à micro-puce pharmaceutique » qui déterminent quelles pilules vous prenez en ce moment. Ceci pourrait être utilisé afin de violer votre vie privée en partageant cette information avec d’autres agences gouvernementales ou même en la vendant à un tiers, comme des sociétés de marketing.

Je doute clairement du fait que les données transmises par ces micro-puces dans ces pilules seront codées car le cryptage nécessite une véritable puissance de traitement, et dans ces toutes petites micro-puces, il n’y a pas vraiment de place pour une unité de traitement ou une source d’énergie. Très probablement, elles vont transmettre des signaux bruts, non traités, qui peuvent être détectés et décodés plutôt facilement.

Souvenez-vous de prendre vos médicaments

Mais la partie la plus effrayante à propos de ces micro-puces médicales est le fait que cette technologie sera utilisée afin de s’assurer que les gens prennent bien leur traitement. Les compagnies pharamaceutiques perdent des milliards de dollars par an (d’après elles) à cause des patients qui oublient de prendre leurs pilules. Bien entendu, l’une des raisons pour lesquelles ils oublient de prendre leurs pilules est qu’une grande partie des produits pharmaceutiques provoquent des dégâts aux fonctions cognitives, mais cela est ici hors-sujet.

Cette technologie de pilule micro-puce intelligente va donc probablement être utilisée pour traquer les pilules que les patients auront prises afin qu’il leur soit « gentiment rappelé » de prendre les éventuelles pilules qu’ils auraient oubliés de prendre. Dans le domaine du marketing, cela s’appelle un « programme de continuité ». C’est un moyen destiné à s’assurer que des ventes répétitives se produisent de façon régulière.

Dans ce contexte, le micro-puçage des pilules profite aux compagnies pharmaceutiques, mais pas nécessairement aux patients. C’est particulièrement vrai lorsque l’on considère ces produits pharmaceutiques qui sont nocifs pour la santé humaine – et nous savons tous que le marché pharmaceutique est rempli de pilules dont on a plus tard découvert qu’elles étaient extrêmement dangereuses voire mortelles (quelqu’un se rappelle-t-il du Vioxx ?).

Le futur : les scanners à médicaments de la police et les scanners à médicaments des employeurs

Maintenant, il y a peut-être un effet secondaire intéressant à propos de tout cela : les employeurs qui réalisent des entretiens pour des candidats à un travail potentiel pourraient être capable d’acheter (ou de fabriquer) un simple scanner à médicaments qui détecte la présence d’un signal de transmission d’une micro-puce pharmaceutique.

Ceci pourrait être très utile pour des employeurs qui ne souhaitent pas engager des personnes sous traitement. Ils vous invitent pour un entretien et scannent discrètement à la recherche de données de transmission médicales. Une lumière rouge les prévient lorsque vous émettez des données médicales, et ils vous disent calmement que l’entretien est terminé et « nous vous recontacterons ».

Les employeurs sont en ce moment dépassés par les coûts de l’assurance maladie. Cela pourrait fournir une méthode simple et facile pour les entreprises afin qu’elles évitent de recruter quelqu’un susceptible d’être un fardeau pour leurs programmes d’assurance maladie (d’après leurs opinions). Je ne suis pas nécessairement d’accord avec cette utilisation de cette technologie; Je dis juste que c’est une méthode qui sera probablement utilisée par les employeurs afin d’acarter les employés qui sont sous traitement.

Les policiers pourraient également utiliser un scanner similaire afin de déterminer si un conducteur sur une scène d’accident pourrait être affecté par des médicaments. Voilà une utilisation que je cautionne. Les routes d’aujourd’hui sont remplies de conducteurs affaiblis mentalement qui sont littéralement drogués aux médicaments. A propos, le problème est en fait bien plus grave que des conducteurs ivres, et pourtant jusqu’à présent rien n’est fait afin de combattre ce problème de « conducteurs sous médicaments » (la plupart des personnes ne savent même pas que ce problème existe).

Si les personnes qui prennent des médicaments émettent ces informations par l’intermédiaire de toutes les micro-puces qu’elles avalent, dans ce cas, analyser la présence de médicaments est simple. C’est même encore plus simple qu’un alcootest car cela ne nécessite aucune action de la part du sujet test. Le policier appuie simplement sur un bouton, patiente deux secondes, et peut alors déterminer si vous émettez des données médicales. Jusque là, vous pourriez être arrêté en étant suspecté de « conduite sous traitement ».

Une autre raison de ne pas prendre de médicaments

Il y a bien évidemment une tonne de questions sans réponses et même des risques potentiels quant à l’ingestion de produits pharmaceutiques à micro-puces. Pour certaines personnes, les problèmes de vie privée sont les plus importants de tous, car évidemment, qui souhaite émettre des données sur le fait qu’il prend des médicaments ?

Je ne prends pas de produits pharmaceutiques, évidemment, et la plupart des lecteurs de NaturalNews les évitent également. Le fait que les médicaments seront bientôt micro-pucés est encore une fois une bonne raison de trouver une façon plus holistique de prendre soin de notre santé. Ne misez pas votre vie (et votre vie privée) sur les pilules de l’industrie pharmaceutique. Optez pour un mode de vie holistique et sain basé sur des aliments biologiques, nutritifs, de l’exercice régulier et le refus de tous les produits chimiques (synthétiques) d’origine humaine, et vous n’aurez probablement jamais besoin de produits pharmaceutiques durant votre vie entière.

L’ère du micro-puçage des peuples et du micro-puçage des médicaments se trouve devant nous. Etant donné ce que fait l’agence nationale Américaine de sécurité dans les transports (TSA) avec les scanners corporels (http://www.naturalnews.com/030100_naked_body_scanners_airport.html), vous pouvez clairement imaginer ce que Big Brother fera avec vos données médicales que vous pourriez émettre depuis l’intérieur de votre corps.

En fait, l’idée même d’avoir une micro-puce qui émet des données depuis l’intérieur de votre corps pourrait vous faire signaler comme terroriste potentiel par la TSA, qui pourra alors procéder à une fouille des parties génitales et à une pression de la poitrine dans le cadre de leur nouvelle technique incertaine de « fouille approfondie » (http://www.naturalnews.com/030302_TSA_naked_body_scanners.html).

La meilleure façon d’éviter tout cela est de simplement manger vos légumes et boire vos nutraceutiques (superfood). Ne devenez pas un sujet traçable et micro-pucé de l’industrie médicale qui souhaite transformer votre corps en un centre de profit par produits chimiques.



Texte original en anglais : http://www.naturalnews.com/030341_microchips_drugs.html

Traduction : la-matrice pour Conspipedia, http://noxmail.us/Syl20Jonathan/?p=13218 

Pour aller plus loin :

Les "labos" veulent entrer au domicile des patients. C'est Kodak qui a inventé la micropuce à avaler http://micro.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-kodak-invente-la-puce-rfid-a-avaler-433.html 

 Les laboratoires pharmaceutiques revendiquent le droit d'entrer au domicile des patients pour surveiller la prise de leurs "traitements" http://www.lemonde.fr/old-societe/article/2006/12/25/les-labos-veulent-entrer-au-domicile-des-patients_849190_3226.html#ens_id=824239   

et le nouveau projet de loi sur la psychiatrie en France prévoit un suivi contraignant des personnes qu'on aura décidé d placer sous médication, même en ambulatoire : http://www.jerpel.fr/spip.php?article306 

 

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 00:44

Après l’UE, l’OTAN, l’armée sarko-britannique :
1 - La France bradée par appartements
Jean Yves Crevel

lundi 15 novembre 2010, par Comité Valmy


La bataille de Trafalgar


A l’aube du 2 novembre 2010, les Français apprennent que des traités et des accords ont été nuitamment signés entre l’Angleterre et la France, ces textes visant à mettre en commun la défense et la sécurité des deux nations au motif affiché de réaliser des économies sur les budgets de la défense.


La presse britannique réagit aussitôt en s’interrogeant sur les pertes de souveraineté qui peuvent résulter de ces traités et accords. Côté français, les médias se contentent d’annoncer la nouvelle sans même s’enquérir du détail des textes, ne considérant que l’aspect financier, en se réjouissant simplement des possibilités d’économies, seul argument mis en avant par l’Élysée. La presse et le gouvernement sautent sur l’occasion avec soulagement : ce sujet permet d’occuper les unes des journaux et de faire oublier cette réforme des retraites à laquelle « la France s’était engagée » auprès des instances européennes, selon les termes du Président de la République.

S’agit-il, encore un fois, d’étourdir les Français en colère avec un flot ininterrompu de nouvelles plus abracadabrantes les unes que les autres ? N’est-ce pas aussi le moyen de minimiser une colossale perte de souveraineté, glissée entre un conflit social historique, de nouvelles menaces du chef d’Al’ Qaïda opportunément ressuscité, la venue du numéro un chinois Hu Jintao et les pipolesques intrigues du remaniement ?

Attendu qu’il s’agit, ni plus ni moins, de faire collaborer les trois armes des deux armées en tous domaines, de mettre en commun les essais, les conceptions et fabrications d’armes nouvelles, de mettre également en commun l’arme nucléaire avec de bien floues et dérisoires réserves de maintien d’indépendance, de s’engager sur un période de 50 ans, il semble raisonnable d’y regarder de plus près, point par point.

C’est l’objet de cette série d’articles, celui-ci traitant de la forme et du contenu - connu - des textes.

1. La forme

-  des traités secrets

S’il est officiellement déclaré que David Cameron et Nicolas Sarkozy ont signé deux traités et leurs ministres de la défense des lettres d’intentions, ces textes ne sont pas rendus publics. Seule une « Déclaration sur la coopération de défense et de sécurité » révèle des éléments de leurs contenus. Il est pour le moins troublant que des traités si importants puissent être signés, que leur existence fasse la une des journaux sans que ni la presse, ni les parlementaires, ne se préoccupent d’en connaître l’exact contenu. Personne ne relève l’inquiétant côté secret de l’opération, d’autant plus que la déclaration publique devrait sérieusement y inciter.

- Une déclaration délirante

La « Déclaration sur la coopération de défense et de sécurité » mélange allègrement des éléments programmatiques extrêmement concrets et précis avec des considérations géopolitiques délirantes visant non seulement à s’autoriser n’importe quelle agression, mais aussi, dans une logique de solidarité paranoïaque, à s’y obliger. Par exemple, l’engagement jusqu’au boutiste suivant : « nos intérêts vitaux peuvent aussi être menacés à tout moment. Nous n’envisageons aucune situation où les intérêts vitaux de l’une de nos deux Nations pourraient être menacés sans que ceux de l’autre le soient aussi. » côtoie de multiples accords suffisamment précis pour que la totale imbrication des armées et industries de défense soulève de très graves interrogations, qui dépasse le seul domaine militaire. Les déclarations censées assurer de la préservation des souverainetés et indépendance y apparaissent comme de pures clauses de styles anesthésiantes, voire comme de cyniques et provocatrices plaisanteries.

2. Le contenu de la »déclaration » :

En résumé, il s’agit :

1) de conclure un traité de coopération en matière de défense et de sécurité,

2) de la gestion des arsenaux nucléaires,

3) d’un nouveau cadre d’échanges sur des questions opérationnelles,

4) de coopération industrielle et d’armement,

5) d’une force expéditionnaire commune interarmées,

6) d’une force aéronavale d’attaque intégrée franco-britannique, avec mise en commun des moyens, notamment des porte-avions,

7) de plans de soutien et de formation pour les avions de transport A400M,

8) des équipements et technologies pour la prochaine génération de sous-marins nucléaires,

9) des équipements et systèmes anti-mines,

10) des futures communications militaires par satellite,

11) du programme britannique FSTA pour répondre aux besoins de la France en matière de ravitaillement en vol,

12) de la prochaine génération de drones de surveillance moyenne altitude et longue endurance,

13) de la prochaine génération de drones de combat,

14) du plan stratégique décennal concernant le secteur britannique et français des missiles,

15) de recherche et de technologie (budget annuel de 50 millions d’euros minimum) notamment :

- les recherches essentielles pour les communications par satellite,
- les drones,
- les systèmes navals,
- les missiles,
- les nouveaux domaines industriels essentiels,
- les capteurs,
- les technologies de guerre électronique,

16) de la cyber sécurité,

17) de la lutte contre le terrorisme,

18) d’un nouveau concept stratégique qui affirme l’engagement constant de l’OTAN à assurer la défense collective des territoires, à répondre aux menaces pour la sécurité des Alliés et leurs intérêts,

19) de la défense antimissiles des territoires, reposant sur le développement du système antimissiles de théâtre ALTBMD, cohérente avec le niveau de la menace émanant du Moyen-Orient,

20) d’encourager tous les membres de l’Union européenne à développer leurs capacités militaires, civiles et civilo-militaires afin d’être plus efficaces en matière de sécurité et de gestion des crises,

21) d’encourager une coopération plus étroite et la complémentarité entre l’UE et l’OTAN en Somalie, en Géorgie, en Bosnie et au Kosovo,

22) d’appeler tous les pays à adopter des mesures énergiques pour contrecarrer l’action des pays proliférants tels que l’Iran et la Corée du Nord, 23) d’appeler tous les pays à suivre l’exemple de l’UE en appliquant des sanctions strictes et ciblées vis à vis de l’Iran,

24) de renforcer la contribution aux actions de formation conduites par l’OTAN en faveur des forces afghanes, d’appeler les autorités afghanes à améliorer la gouvernance et à lutter contre le trafic de drogue, de soutenir les efforts du Gouvernement afghan pour tendre la main à ceux qui renoncent au terrorisme, rompent toute relation avec Al Qaïda et acceptent le cadre constitutionnel afghan,

25) d’appeler les autorités civiles et militaires pakistanaises à redoubler d’efforts pour combattre et éliminer les réseaux terroristes et les sanctuaires talibans.

3. Conclusion

Dans une seule opération, sans que les peuples, ni leurs représentants ne soient ni consultés, ni même informés, il s’agit d’imbriquer totalement les armées de façon à ce qu’il ne puisse subsister de secrets l’une pour l’autre, dans les domaines les plus stratégiques, de rendre les armées techniquement inter-dépendantes jusqu’à les rendre inopérantes en cas de rupture du traité (exemple : le ravitaillement en vol des avions français par le ravitailleur britannique) de créer des forces d’attaques dont la pertinence implique un parfait partage des objectifs. (Il conviendra donc de s’assurer que les deux états signataires ont réellement les mêmes objectifs et les mêmes intérêts stratégiques, ce qui fera l’objet d’un autre article).

Aujourd’hui, en attendant que le contenu précis des traités soit enfin public, la seule déclaration commune donne la mesure du nouveau carcan qui vient de s’abattre sur notre pays, désormais enchaîné aux intérêts britanniques dans le monde, désormais dépourvu de tous secrets militaires réels, désormais permettant à une armée étrangère des investigations secrètes sur ses citoyens, comme le révèle les accords sur la cyber-sécurité et la lutte contre le terrorisme.

La Cyber-sécurité

Il est annoncé qu’un cadre régissant la coopération dans le domaine de la cyber-sécurité et permettant de renforcer la résilience des deux systèmes nationaux et communs a été agréé. Ce cadre – tenu lui aussi au secret – met en place une coopération des deux armées dans un domaine touchant au liberté publique sur Internet, toute approche militaire de la cyber-sécurité conduit inévitablement à des actions intrusives dans les données et les ordinateurs des personnes privées. Comment concilier les droits et le respect des libertés publiques en autorisant la coopération de deux armées en ce domaine, d’autant qu’un état, la France, a signé la Charte des droits fondamentaux, mais pas la Grande-Bretagne ? Doit-on accepter, qu’au motif de lutter contre la cybercriminalité, que n’importe quel service de l’armée britannique espionne les échanges et les ordinateurs des citoyens français, tandis que le plus grand secret couvre ces pratiques ?

La lutte contre le terrorisme

Voici, in extenso, le point 21 de la déclaration commune :

21. Lutte contre le terrorisme

Nous sommes déterminés à lutter contre toutes les formes de terrorisme, à l’intérieur et à l’extérieur de nos pays. Nous demeurons vigilants face aux menaces qui pèsent actuellement sur eux. Nous prévoyons de renforcer notre excellente coopération dans les domaines suivants : détection précoce des activités terroristes et du recrutement des terroristes ; partage des informations sur les modifications de l’évaluation du niveau de la menace terroriste ; prévention des menaces terroristes dans les domaines nucléaire, radiologique, biologique, chimique et explosif, notamment avec le programme Cyclamen de contrôle du trafic transitant par le Tunnel sous la Manche ; protection de nos populations et des infrastructures critiques ; sûreté de l’aviation commerciale ; soutien au développement de capacités de nos partenaires non européens dans leur lutte contre le terrorisme.

Quelles sont les limites à la coopération en matière de « détection précoce des activités terroristes et du recrutement des terroristes » ? A quelles intrusions dans la vie des citoyens français les services de sa très gracieuse Majesté vont-ils être autorisés, sous prétexte de détecter précocement des activités ou du recrutement de terroristes ? Il est clair que sous ces prétextes, tout est permis.

De la même inspiration que le Patriot Act américain, cette collaboration militaire est foncièrement liberticide et ostensiblement dirigée contre les peuples. Ici, pas de traumatisme de l’ampleur du 11 septembre, mais un mécanisme plus subtil, la confusion de deux armées en lutte contre deux ennemis communs, l’un imaginaire ou fabriqué, le terrorisme dans le choc des civilisations, l’autre, l’ennemi de l’intérieur, les peuples, dont la juste colère contre ses gouvernants faillis risqueraient d’en faire des peuples révolutionnaires, rebaptisés « terroristes » par ceux qui manient si bien la terreur, précisément. (ce qui n’est pas nouveau : "L’hérétique n’est point celui qui brûle dans la flamme, mais celui qui allume le bûcher." William Shakespeare)

A suivre...

 

Commentaire d'Adriana Evangelizt :

 

 

Alors lisez attentivement l'article ci-dessous de Jean-Yves Crevel, ça vaut son pesant d'or. Aucun media n'en a parlé, bien entendu, ils baîllent aux corneilles. Il en sera bientôt comme lorsque Hitler a accédé au pouvoir. D'ailleurs si vous lisez les journaux de l'époque, vous verrez qu'il y avait manifestations sur manifestations en France, comme aujourd'hui, et que le gouvernement était totalement dépassé par les évènements. Seulement, cette fois, ce n'est pas tout-à-fait le même schéma. Car c'est le Chef d'Etat Sarkozy qui vend la France à l'ennemi. Elle est déjà vendue au Sionisme mais doublement avec la nouvelle alliance France-Angleterre dont les Maîtres d'Oeuvres sont les mêmes qu'aux Etats-Unis. Désormais, notre République n'en est plus une, elle appartient à Elizabeth II, au M16, c'est-à-dire au Mossad. Nous exagérons à peine.

 

Nous savions, avant même que Sarkozy ne soit élu, que sa Mission était de ruiner notre pays et les Français, c'est chose faite. Nous savions que ses alliances contre-nature -avec d'autres pays, qui ne conviennent nullement à nos trois piliers Liberté, Egalité, Fraternité- allaient nous amener à vivre sous occupation, c'est chose faite. Nous savions que lorsqu'il quitterait la scène en 2012 (??? peut-être avant ??? selon le calendrier terrestre) la France ne serait plus Française que de nom, c'est chose faite. Et ce pour 50 ANS. Qui dit mieux ? Désormais la France partage tout avec le Royaume-Uni, y compris l'arme nucléaire. Nous n'aurons plus aucun secret dans nos services, plus aucune sécurité nationale, plus rien. Nous ne nous appartenons plus. Et personne ne dit rien ? Personne ne dit Sarkozy outrepasse ses fonctions et prend ses aises sans prévenir les citoyens ? Comme si tout était normal ?  Croyez-le, bientôt nous allons changer de nationalité sans nous en apercevoir, au train où vont les choses. Mais le plus dramatique, c'est que tout le monde laisse faire.

 

Ce qui est en train de se passer est très grave pour nous. Très grave. L'Ennemi est à l'intérieur, chez nous, il n'est pas à l'extérieur. Et grâce à Sarkozy, il est confortablement installé et pourra nous porter le coup fatal quand bon lui semblera. Voilà le triste constat qu'il faut faire.

 

http://nom666.over-blog.com/article-apres-l-ue-l-otan-l-armee-sarko-britannique-1---la-france-bradee-par-appartements-61493500.html

 

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23 novembre 2010 2 23 /11 /novembre /2010 00:41

 On est en train de préparer une video avec tous les mensonges de Sarkozy, toutes les choses qu'il a promises et pas tenues, bref, toutes ses trahisons. Regardez le bien là dans la video en train de nous jouer son mijoré. Regardez-le. Rien qu'en le voyant, on voit qu'il ment. Sarkozy fait partie de ce genre d'individus qui, pour gagner les élections et appâter les chalands naïfs, peut aller jusqu'à vendre son âme. Promettre et Trahir ne lui a jamais coûté. Ca fait partie de sa nature. "La fin justifie les moyens" ou "qu'importe le flacon pourvu qu'on ait l'ivresse". Il porte sur lui ce qu'il est. Pour se conduire de la sorte, profiter autant d'un Peuple et le trahir comme il le fait, faut-il qu'il ait bien peu d'Honneur et bien peu de Conscience. Oui, décidément... la France méritait bien mieux que cela.

 

 

 

 

 

 

Posté par Adriana Evangelizt

 

 

http://nom666.over-blog.com/article-video-les-reniements-de-sarkozy-sur-la-retraite-61501763.html

 


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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:34

Dans les conclusions de la réunion du 29 octobre du Conseil européen – constitué des chefs d’Etat et de gouvernement, du président du Conseil européen et du président de la Commission européenne – il est précisé à propos du contenu d’une telle modification qu’il s’agit de « renforcer la surveillance de la politique économique (des Etats membres) » et « d’instaurer un mécanisme permanent destiné à sauvegarder la stabilité du marché financier dans toute la zone euro ». Même la proposition de la chancelière allemande Merkel et du président français Sarkozy qui prévoit de priver, pendant une période assez longue, les pays qui ne respectent pas dans leur budget les critères de déficit* du droit de vote dans tous les organismes européens en ce qui concerne les questions de l’Union monétaire figure – en dépit des protestations des autres gouvernements exprimées avant la réunion et de nombreux articles de presse parus après la réunion – dans le document final du Conseil au titre de « mandat écrit » adressé au président du Conseil.


En décembre 2010, lors d’une nouvelle réunion, le Conseil européen prendra les décisions définitives.

Modification effectuée dans le dos des peuples

Alors que la majorité des articles de presse se concentrent sur la question de savoir qui a imposé sa volonté à Bruxelles et ont recours à toutes sortes de clichés, on n’évoque pas le problème constitutionnel et le caractère explosif des décisions qui sont sur le point d’être prises. La question ne sera pas débattue largement car le président du Conseil van Rompuy a annoncé qu’on adopterait «une procédure simplifiée de modification du Traité qui ne nécessite pas de référendums» ! (Deutschland­funk, 29 octobre)

Les modifications prévues doivent être effectuées relativement vite afin qu’elles puissent être ratifiées «au plus tard au milieu de 2013» sans consultation des citoyens à l’expiration du soutien accordé à la Grèce et des mesures de sauvegarde de l’euro. (Conclusions du Conseil européen du 29 octobre).

La «procédure de modification simplifiée» est réglementée à l’article 48-6 du Traité de Lisbonne, une nouveauté dont on a trop peu débattu compte tenu de son caractère explosif. Karl Albrecht Schachtschneider, dans sa plainte contre le Traité de Lisbonne, avait mis le doigt sur ce point névralgique. L’article 48-6 permet des modifications hors procédure habituelle, c’est-à-dire sans référendums, lesquels sont obligatoires – par exemple en Irlande lors de chaque modification – et demandés dans tous les pays membres.

Encore davantage de mise au pas et de centralisation

Les modifications prévues du Traité ne sont pourtant pas un détail mais une nouvelle étape vers un Etat fédéral donc une transgression des conditions mises par l’Allemagne à son adhésion à l’UE. Dans un commentaire paru le 30 octobre dernier dans la «Neue Zürcher Zeitung», on peut lire: « Le communiqué du Conseil européen […] nous montre que la politique de l’UE vise à l’harmonisation [on pourrait dire également: mise au pas] et à la centralisation. » Et plus encore: le projet de priver du droit de vote est inconnu dans les Etats fédéraux : il rappelle les méthodes utilisées en dictature.

La «surveillance de la politique écono­mique» ne signifierait pas seulement un contrôle des budgets nationaux et par conséquent une ingérence dans les droits prioritaires, historiquement et philosophiquement fondés, du peuple souverain ou de ses représentants dans les parlements. Elle prive les pays encore davantage que jusqu’ici du droit de gérer souverainement leur économie.

Finalement, dans une interview accordée le 29 octobre au «Deutschlandfunk», le président du groupe parlementaire de la CDU-CSU a expliqué ce que le Conseil veut dire lorsqu’il parle d’un «mécanisme permanent de sauvegarde du marché financier dans toute la zone euro». On envisage de modifier l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. Celui-ci prévoyait jusqu’ici une «aide» financière des Etats membres de l’UE uniquement en cas de catastrophe naturelle et d’autres événements exceptionnels. Il s’agirait maintenant de permettre un transfert financier comme dans le cas de la Grèce et de la sauvegarde de l’euro.

C’est là reconnaître que ce que les gouvernements européens ont fait au printemps dernier à ce sujet n’avait pas de base légale.

Quel avenir pour l’UE?

La voie suivie jusqu’ici mène à une impasse celle de la mise au pas et de la centralisation. La poursuivre constituerait une atteinte à la liberté, au droit et à la démocratie. On peut s’attendre à ce qu’elle n’apporte pas de solution aux problèmes de l’Europe et des Etats européens. La tentative d’éviter les questions fondamentales de l‘UE est vouée à l’échec. Aucune propagande, aussi habile soit-elle, ne pourra empêcher cela, car, finalement toute politique se heurte aux réalités.

Parmi ces réalités, il y a le fait que le modèle néolibéral, qui est à la base des traités de l’UE, a échoué. L’économisme s’est avéré être une mauvaise théorie, une idéologie propagée dans l’intérêt d’une oligarchie. Il ne tient pas compte des hommes, de leur dignité, et de leurs aspirations à la liberté, à l’égalité et à la justice. Parmi ces réalités, il y a également le fait que la classe politique de l’UE et des Etats membres perd de plus en plus de sa crédibilité. Un nombre grandissant de personnes reconnaissent que leurs sociétés sont entraînées dans une mauvaise direction. Parmi ces réalités, il y a encore le fait que les citoyens cherchent partout en Europe à déterminer eux-mêmes leur destin politique.

Une autre voie fondée sur la volonté citoyenne

Y a-t-il une solution? Sans doute uniquement si l’on part d’une volonté sérieuse des citoyens. Il s’agirait notamment de développer une autre Europe fondée sur le droit et l’éthique. Il existe des repères dans l’Histoire, par exemple l’idée d’une «Europe des patries» (Charles de Gaulle) – sans hypertrophie bureaucratique liberticide. Une Europe où les Etats et les peuples puissent décider de nouveau librement quels traités ils veulent conclure. L’UE actuelle est un produit de l’après-guerre. A l’époque, Les Etats-Unis, puissance victorieuse, ont voulu que les peuples de l’Europe se plient à la volonté de Washington et de New York et à cette fin, il fallait les mettre sous tutelle.

Les changements qui se produisent dans le monde ouvrent de nouvelles voies. Ce serait une aubaine pour l’Europe que de devenir indépendante. Elle le doit si elle veut survivre.

Karl Müller, pour Horizons et Débats

* Le déficit annuel ne doit pas dépasser 3% du PIB et la totalité de la dette publique ne doit pas excéder 60% du PIB, conditions que presque aucun Etat de la zone euro ne remplit.

 

http://www.mecanopolis.org/?p=20483

 

Article placé le 11 nov 2010, par Mecanopolis

 

 

 

Sur ce site décapant :

 

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22 novembre 2010 1 22 /11 /novembre /2010 15:25

L'info: ce que la télévi-Sion ne dira pas.

L'affaire Julien Soufir: Silence Médias.

2 poids 2 mesures !

 

 

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 06:19

affiche aliments irradiés

http://www.irradiation-aliments.org/Campagne-contre-l-irradiation-des.html

 

 

Aliments irradiés : Aurons nous le choix ?

 

L’agence de sécurité sanitaire européenne EFSA s’apprête à rendre un avis sur l’irradiation des aliments, qui risque fort de permettre dans l’année à venir une mise à niveau de la réglementation européenne vers la norme du Codex Alimentarius (dernière révision en 2003) qui autorise et promeut l’irradiation de tous types d’aliments, quasiment sans limitation de dose (en cas de "nécessité technologique").

La toute récente dénonciation des collusions d’intérêts incarnés par l’actuelle présidente de l’EFSA pourrait accélérer cette décision.

Pierre PICARD
05.11.2010

Pour en savoir plus :


 http://www.irradiation-aliments.org

Atome, malbouffe et mondialisation

L'irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité sanitaire mondiale, permettant d'éliminer des pathogènes responsables de millions d'infections d'origine alimentaire, en partie mortelles. Souvent présentée comme une alternative bienvenue à l'usage d'autres dispositifs, comme les produits chimiques (devenus interdits ou impopulaires parce que toxiques), c'est cependant et surtout une technologie multi-usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à l'échelle mondiale, et ainsi un outil de domination économique stratégique.

Après la vache folle, à côté des pesticides et des 0GM, l'irradiation des aliments...

Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et consommateurs apportent leur regard sur l'irradiation des aliments et le contexte dans lequel son usage se répand. C'est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous-influence pro-nucléaire. Une technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutions internationales et certains états, malgré des conséquences sanitaires, environnementales et socio-économiques non négligeables. Les risques pour la santé qu'elle induit et les conséquences socio-économiques et environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins: perte de vitamines, risques de perturbations génétiques et de promotion de tumeurs cancéreuses; conséquences pour l'emploi et l'économie locale par la délocalisation des productions; risques liés au fonctionnement d'installations et au transport de matières nucléaires, et aux modes de production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte aux milieux naturels et à le biodiversité). Si nos institutions - mondiales, européennes et nationales - taisent ces enjeux sous couvert de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux citoyens de s'informer et d'agir...

Ouvrage coordonné par la direction du Collectif français contre l'irradiation des aliments.
Editions Golias, 271 pages, format 20 x 13 cm.

 

 

 

Les aliments irradiés, dits « ionisés»

 

Savez-vous que certains aliments sont irradiés ? L’irradiation est un traitement (coûteux) auquel on soumet délibérément un aliment afin d’améliorer sa conservation et de détruire les insectes, parasites et microbes qu’il contient. Quels sont les effets sur notre santé ?

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aliment ionise
.
1/ Pourquoi irradier un aliment ?
2/ Effets indésirables, effets nocifs
3/ Les aliments concernés par l’irradiation
4/ L’information du consommateur
5/ Les risques liés aux installations d’irradiation
6/ Ne pas confondre aliments « contaminés » et aliments « irradiés »

1/ Pourquoi irradier un aliment ?

L'objectif du traitement par irradiation est de ralentir la dégradation du produit afin qu'il se conserve plus longtemps, et augmenter les qualités hygiéniques de l'aliment. Pourtant, l'irradiation à forte dose détruit les bactéries mais elle n'a pas d'incidence sur les toxines qu'ont produites ces bactéries. Or, bien souvent, ce sont les toxines, et non les bactéries, qui sont responsables des intoxications alimentaires.


2/ Effets indésirables, effets nocifs

Sauf dysfonctionnement, un aliment irradié ne devient pas radioactif. Sa nature est cependant profondément altérée. En effet, outre les effets recherchés, l’irradiation provoque des effets indésirables avec des conséquences qui sont encore mal connues. (...)

L’irradiation provoque :
- la destruction (en proportion variable selon la dose et la radiorésistance des molécules) d'acides aminés et de vitamines (notamment A, B1, B6, B12, C, E, K, PP et acide folique)
- la rupture des équilibres naturels : or, tous les micro-organismes contenus dans la nourriture ne sont pas nuisibles ; certains ont des fonctions utiles.


3/ Les aliments concernés par l’irradiation

La liste des aliments dont l’Europe autorise l’irradiation est limitée à 3 catégories de produits : herbes aromatiques séchées, épices, condiments végétaux.
Huit Etats membres de l‘Union européenne autorisent l’irradiation d’aliments autres que les trois catégories spécifiées par l’Europe : la France, la Belgique, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Tchéquie, la Hongrie et l’Italie.
En France, la réglementation autorise l’irradiation d’autres produits comme :
Epices et aromates, Gomme arabique, Flocons et germes de céréales , Farine de riz, Viande de volaille, Cuisses de grenouilles Congelées Crevettes décortiquées ou étêtées congelées Blanc d’œuf liquide déshydraté ou congelé Légumes et fruits secs Aulx, oignons, échalotes Fraises Camembert au lait cru...

A cette liste s’ajoutent bien sûr les aliments irradiés importés des 34 Etats non membres de l’UE qui pratiquent l’irradiation. Parmi ceux qui ont autorisé l’irradiation d’un nombre élevé de produits, on peut citer l’Afrique du Sud, le Brésil, la Turquie, les USA, le Ghana, la Fédération de Russie, l’Inde, le Mexique et la Croatie.


4/ L’information du consommateur

Le consommateur n'a aucun moyen pour identifier par lui-même les aliments qui ont été irradiés. Il ne peut compter que sur l’étiquetage. En France, comme en Europe, toute denrée irradiée doit porter la mention « traité par rayonnements ionisants » ou « traité par ionisation ». Les entreprises et les distributeurs qui jouent la transparence ne sont pas nombreux. On peut en outre trouver sur certains produits (importé d’Afrique du sud notamment) le symbole dit RADURA.

logo aliment irradieLa situation s’est améliorée depuis l’enquête que la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité) a effectuée en 1994 pour la Commission européenne (service politique du consommateur) mais il reste encore de sérieux progrès à réaliser, en particulier en matière de contrôle des obligations d’étiquetage (notamment en France). C'est ce logo, représentant une fleur dans un cercle, qui indique l'irradation d'un aliment. Et non, ceci ne signifie pas que l'environnement est protégé, ou que le produit est sain, comme on aurait pu le croire à première vue !


5/ Les risques liés aux installations d’irradiation

Les installations d’irradiation qui utilisent une source radioactive sont classées INB, c’est-à-dire Installation Nucléaire de Base (catégorie des installations les plus dangereuses où figurent également les réacteurs nucléaires, usines de retraitement, etc). Les études de dossiers effectuées dans le passé par le laboratoire de la CRIIRAD montraient des insuffisances notables, tant sur le plan de la radioprotection que de la sécurité : protection insuffisante vis-à-vis des risques externes, qu’ils soient accidentels ou liés à des actes de malveillance, mauvaise prise en compte des risques liés au transport des sources radioactives, défaut d’information et de préparation des services de secours, etc.


6/ Ne pas confondre aliments « contaminés » et aliments « irradiés »

Lorsque l’on parle de « contamination radioactive » ou de « pollution radioactive », cela signifie que des particules radioactives (et plus précisément des atomes radioactifs) sont présents dans l’aliment.

Les atomes radioactifs sont des atomes dont le noyau est instable. A un moment donné, il va se désintégrer en émettant des rayonnements très énergétiques, dits rayonnements ionisants car ils sont capables d’arracher des électrons aux atomes et molécules de la matière qu’ils traversent. Les lésions ainsi créées peuvent entraîner la mort de la cellule ou sa mutation et participer au processus de cancérisation.

Les produits radioactifs peuvent provenir de nombreuses sources : gaz et aérosols radioactifs que de nombeuses installations rejettent dans l’atmosphère (rejets chroniques autorisés par l’administration) ; fuites non maîtrisées ; réactions de criticité dans des stockages de déchets nucléaires ; retombées des essais nucléaires atmosphériques ; recyclage de matériaux contaminés, etc.

En cas de rejet radioactif dans l’environnement, les légumes, fruits ou céréales sont contaminés par absorption au niveau des feuilles ou des racines.
Dans un premier temps, la contamination est externe mais les particules radioactives sont ensuite métabolisées par la plante.

Les aliments d’origine animale sont contaminés de façon indirecte : le bétail pâture des herbages contaminés et les polluants radioactifs se retrouvent dans le lait et la viande. On note des différences importantes d’une espèce à l’autre qui s’expliquent par les caractéristiques du régime alimentaire et du métabolisme. Pour une même contamination de l’environnement, le lait de chèvre ou de brebis présente ainsi des niveaux de contamination en iode radioactif très supérieurs au lait de vache.

Lorsque nous consommons un aliment contaminé, nous ingérons évidemment les produits radioactifs qu’il contient. Notre organisme est en effet incapable de reconnaître les éléments radioactifs et de les éliminer. Il les métabolise comme s’il s’agissait des éléments stables dont il a besoin pour fonctionner. En fonction de leurs caractéristiques physico-chimiques, les produits radioactifs vont donc se concentrer dans des organes particuliers (l’iode dans la thyroïde, le strontium dans les os…). L'irradiation persiste jusqu'à ce que tous les atomes radioactifs soient éliminés (physiologiquement ou par décroissance radioactive).

L’ingestion de ces produits radioactifs est néfaste pour la santé. Ces contaminations vont provoquer des lésions au sein des tissus, lésions qui peuvent être à l’origine de mutations cellulaires et favoriser l’apparition de cancers chez la personne exposée ou de maladies génétiques dans sa descendance (si les altérations se produisent au sein des cellules reproductrices, ovules ou spermatozoïdes).

Document publié par la CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendantes sur la Radioactivité)

 

http://nucleaire-nonmerci.net/aliments-irradies-ionises.html

 

 

DES ALIMENTS IRRADIÉS ? NON MERCI !

 

Aliments irradiés : aurons nous demain le choix ?

affiche aliments irradiés

Collectif français contre l’irradiation des aliments
Communiqué de presse – Paris, 15 octobre 2010

Lettre ouverte
Depuis plusieurs années, des associations se mobilisent dans l’Union européenne pour informer les citoyens et exhorter leurs institutions, communautaires et nationales, à réellement évaluer l’ensemble des risques liés à l’irradiation des aliments et à appliquer le principe de précaution.

Considérant que l’avis de l’EFSA sur cette technologie, demandé par la Commission européenne et attendu avant fin 2010, risque fort d’ouvrir la voie à une extension importante, sinon totale, de la liste des produits autorisés et des doses admises, 47 organisations européennes appellent, dans une lettre ouverte, leurs représentants politiques et les institutions de l’Union européenne à la plus grande prudence et à traiter ce sujet dans toute sa complexité.

Consulter la lettre ouverte

Communiqué de presse – Paris, 11 octobre 2010
Collectif français contre l’irradiation des aliments

Conférence et point presse, le 14 octobre 2010 à 14h30
Paris, Mairie du 2ème arrondissement, 8 rue de la Banque, 75002 Paris

Alerte !!! L’agence de sécurité sanitaire européenne EFSA s’apprête à rendre un avis sur l’irradiation des aliments, qui risque fort de permettre dans l’année à venir une mise à niveau de la réglementation européenne vers la norme du Codex Alimentarius (dernière révision en 2003) qui autorise et promeut l’irradiation de tous types d’aliments, quasiment sans limitation de dose (en cas de "nécessité technologique").

Lire le communiqué

Aliments irradiés : aurons-nous demain le choix ?

28 Septembre 2010

Conférence et point presse, le 14 octobre 2010 à 14h30
Paris, Mairie du 2ème arrondissement, 8 rue de la Banque, 75002 Paris

La réglementation européenne actuelle, datant de 1999, définit les conditions d’irradiation pour les aliments et leur commercialisation, avec une liste commune de produits autorisés (herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux). En réalité, avec les dérogations accordées à quelques pays et du fait de la liberté de circulation des biens au sein de l’UE, plus de 30 types de produits sont en réalité autorisés dans l’UE. Les directives prévoient certes des contrôles dans les Etats membres au niveau du traitement par irradiation et de la commercialisation, mais les contrôles sont insuffisants, peu fiables et disparates ; de fait, les volumes de produits commercialisés sont inconnus.

Lire le communiqué

La République tchèque rejoint le club des dérogataires à la liste courte de l’Union Européenne de denrées alimentaires autorisées à l’irradiation

15 Septembre 2010

La directive 1999/3/CE limite à trois catégories de produits (herbes aromatiques séchées, épices et condiments végétaux) les denrées alimentaires autorisées à l’irradiation au sein de l’Union Européenne.

Selon les textes, les pays membres souhaitant maintenir leurs autorisations outre la liste commune devaient le communiquer avant le 20 septembre 2000. Nous constatons cependant que la République Tchèque a rejoint le club des dérogataires en 2009, en autorisant le plus grand nombre de catégories de produits à l’irradiation, soit la quasi totalité des catégories autorisées par plusieurs Etats membres : 28 en plus des 3 catégories déterminées par la directive 1999/3/C.
Rappelons que les échanges internationaux européens au sein de l’Union européenne de denrées alimentaires se font sans contrôle.

Consultez la liste des autorisations des Etats membres relatives aux denrées et ingrédients alimentaires pouvant être soumis à un traitement par ionisation

Pétition contre l’irradiation des aliments : Plus de 11700 signatures ignorées par le Ministère de l’économie !

Le 22 décembre 2009

Communiqué de presse
Le 15 décembre 2009, une délégation du Collectif contre l’irradiation des aliments s’est rendue au Ministère de l’économie pour remettre plus de 11700 signatures de la pétition contre l’irradiation des aliments demandant les éléments suivants : un dispositif d’information transparent, le respect de la loi concernant l’étiquetage, des programmes d’analyse et d’enquêtes sur les aliments irradiés commercialisés illégalement, des mesures de sanction effectives pour les entreprises qui ne respectent pas la législation en matière d’étiquetage et de contrôle, la signalisation de tous les aliments irradiés ou contenant des ingrédients irradiés distribués dans la restauration, en particulier dans les cantines scolaires. Face à cette mobilisation importante, le ministère n’apporte aucune réponse et aucune garantie, notamment sur la sécurité sanitaire des produits irradiés et sur l’information des consommateurs au-delà des quelques contrôles réalisés chaque année depuis 2003. Seule (maigre) avancée : une possible amélioration des contrôles par la DGCCRF , à partir de recommandations du collectif…

Lire le Communiqué

Technologies nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture :
Jusqu’où accepterons-nous d’aller ?

Le 27 octobre 2009

Conférence et point presse à Paris, le jeudi 26 novembre 2009 (15h)
(sur inscription)
L’irradiation des aliments - officiellement appelée « ionisation » - est une technologie nucléaire utilisée par l’industrie agro-alimentaire, souvent présentée comme moins nocive que d’autres modes de conservation ou de décontamination.
Par ailleurs, se développent des technologies incitant par irradiation la mutation de semences, parallèlement à la conduite des recherches de manipulation génétique introduisant des séquences de gènes étrangers (OGM).

Le dossier du Collectif : "Technologies nucléaires dans l’alimentation et l’agriculture : jusqu’où accepterons-nous d’aller ?

Lire le communiqué


chatons amour autres chats france - photo droles
http://www.la-musique-rai.com/photo-chatons-amour-autres-chats-france-315.html

Les chats ne supportent pas les aliments irradiés

Le 5 novembre 2009

En novembre 2008, l’entreprise « Champion Petfoods Ltd » a rappelé des produits d’alimentation animale vendus sous la marque « ORIJEN » commercialisés en Australie. Comme il ressort du document publié par l’entreprise à ce sujet (« Orijen cat food, summary of actions in Australia », 03/12/2008), ce retrait faisait suite à l’enquête du groupement de vétérinaires australiens chargé des inspections. Ce dernier avait en effet constaté des troubles neurologiques sur des chats ayant été nourris avec des produits ORIJEN. La nourriture avait été préparée avec des produits frais transformés à une température relativement faible (90°C) et irradiés à des doses élevées (60 kGy).

Ces faits ont conduit le gouvernement australien à annuler l’obligation d’irradiation qu’il avait édictée il y a plus de dix ans pour ce type de produits (cf. article « Cat-food irradiation banned as pet theory proved », The Sidney Morning Herald, 30/05/2009).

NB : Ceci renforce les inquiétudes du Collectif français contre l’irradiation des aliments quant à la réglementation et aux pratiques en cours au sein de l’Union européenne. En effet, d’une part, la réglementation sur l’irradiation est la même pour l’alimentation humaine et l’alimentation animale, qui est donc soumise à l’obligation d’étiquetage et autorise les mêmes denrées. D’autre part, ces effets neurologiques sur le chat de la consommation d’aliments irradiés ne peuvent qu’inviter à la plus grande prudence concernant l’irradiation des aliments. Nous resterons attentifs aux résultats des recherches en cours de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments) et à leurs avis sur l’irradiation des aliments.


SEMENCES ET ALIMENTS IRRADIES

Par Thierry Folliard, Mars 2009

Cette technique, issue de l’atome, a pour but de prolonger la conservation des aliments importés sur de longues distances. Mais au prix de mutations du génome de l’espèce irradiée.

L’irradiation des aliments vient s’ajouter à une longue liste de technologies destinées à la conservation des aliments : appertisation (stérilisation par la chaleur dans des contenants hermétiques), congélation, surgélation, pasteurisation et traitement UHT…. Ici, un rayonnement ionisant inférieur à 10 kGray (dose absorbée moyenne) est projeté sur les aliments afin d’éradiquer germes, champignons, œufs d’insectes et parasites. Néanmoins, cette dose ne permet pas d’éliminer toutes les bactéries, ni les toxines, ni les virus, ni le prion. Les aliments n’en sortent pas radioactifs, mais de nouvelles molécules éventuellement génotoxiques, cytotoxiques et cancérigènes sont générées. De plus, la toxicité de ces produits de radiolyse n’a été que très peu étudiée, au mépris du principe de précaution.

Lire la suite


Menaces sur la biodiversité « L’industrie génétique remet en cause la possibilité même de nos enfants de se nourrir »

Par Sophie Chapelle, 11 mars 2009

OGM de deuxième génération, plantes mutées à coup de radiations, semences de synthèse dont les gènes seront numérisés et privatisés… Guy Kastler nous décrit ce que préparent les multinationales de l’industrie génétique et agroalimentaire. Des projets à faire frémir. Le délégué général du Réseau semences paysannes explique également comment nous, jardiniers paysans ou simples citoyens urbains, pouvons empêcher cette destruction programmée du vivant.

Lire la suite sur le site de Basta !


Les semences mutantes irradiées, nouvelles Stars du Salon de l’agriculture ?

Paris, le 27 février 2009 – Communiqué de presse des Amis de la terre, membre du Collectif français contre l’irradiation des aliments

Le Salon international de l’agriculture qui ferme ses portes dimanche devrait être l’occasion de mettre en valeur les savoirs paysans et de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et de l’être humain. Ce n’est pourtant pas le cas. Après les OGM, les plantes modifiées par irradiation envahissent nos assiettes… Cela, sans que le consommateur en soit informé ni que des études soient menées pour écarter tout risque pour la santé et l’environnement.

Lire le communiqué

Lire l’article de Thierry Folliard du Collectif français contre l’irradiation des aliments sur les semences irradiées (Biocontact, février 2009)

 

http://www.irradiation-aliments.org/Campagne-contre-l-irradiation-des.html

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 23:33

Van Rompuy sonne le glas de l’Etat nation

Posted 12 nov 2010 — by Lazy French Bastard
Category UERSS, guerre de l'information, nouvel ordre mondial

L’inquiétant président de la non moins inquiétante UERSS, vient de dévoiler un peu plus son jeu pervers. L’homme lige du Bilderberg, le bourreau des peuples européens, a annoncé calmement la fin des nations, entités  »obsolètes » selon lui. Un pas symbolique fort au moment ou semble s’accélérer « le grand oeuvre »….

« Le temps des Etats nations homogènes est terminé », a balancé le vénérable Van Pouypouy à Berlin le 11 novembre. En pleine célébration des morts de la Première guerre mondiale, morts pour Wall Street. Véritable boucherie qui permit de porter à l’Oligarchie de porter un coup très meurtrier aux vieilles nations européennes, tout en accouchant de la première institution supra nationale : la SDN, ancêtre de l’ONU et première pierre posée à la pyramide mondialiste. Un discours qui sonne comme un affront aux morts qui faute de mourir pour leur patrie, ont étés décimés par millions pour la cause mondialiste.

Ainsi le résident de la tour de Babel européenne vient il en cette date très symbolique nous annoncer froidement la poursuite du plan de mise en esclavage des européens. Avec sa tête d’austérité, et après avoir sucé les fonds publics jusqu’à la moelle pour ses maîtres, Hermann vient nous dire que ces foutus nations qui ont sauvé ses potes banquiers internationaux, ne seraient pas à même de survivre dans le monde actuel. « l’idée qu’un pays puisse survivre seul est plus qu’une illusion, c’est un mensonge! » assène t-il avec conviction..

Le Daily Mail, qui rapporte l’info, voit dans ce discours, « la première salve d’une nouvelle campagne pour accélérer le transfert de souveraineté vers Bruxelles- transfert momentanément interrompu par la défaite de la constitution européenne et du traité de Lisbonne dans les référendums « .

C’est donc le top-départ pour le pillage des nations : privatisations, transferts de pouvoirs etc… Pour cela, Van Rompuy peut compter en France sur un des plus zélés agents de la cause mondialiste en la personne de celui qui nous sert de résident de la République.

Un coup d’accélérateur alors que la révolte contre l’austérité, à peine étouffée et cassée par les médias en France, semble se diffuser dans d’autres pays d’Europe, notamment l’Angleterre. Le temps presse pour les élites mondialistes, il s’agit de vider les coffres avant le réveil de l’opinion. Et quand cela sera fait, quand l’UERSS sera devenu un pilier solide du futur Nouvel Ordre Mondial, la tour de Babel montrera son vrai visage, qui sera peut être similaire à celui des camps concoctés par la FEMA….

En tout cas, c’est avec sa célèbre tête de « serpillière humide » que notre cher, et légitime, président de l’UERSS nous dévoile son Système aux contours incertains, sauf sur le fait qu’il se construit de manière autonome sans que jamais les peuples n’aient leur mot à dire.

De tout cela, l’inénarrable Figaro ne retient que les habituelles auto congratulations autour du G20 aux mains du « gourou ». Mais nous rappelle les sages paroles de Van Rompuy et Barroso :

MM. Barroso et Van Rompuy rappellent que « l’UE, qui est en train d’adopter un mécanisme solide pour faire face aux déséquilibres macro-économiques, va continuer à apporter son expérience ». Les dirigeants de l’UE se félicitent en outre des engagements du G20 pour « combattre le protectionnisme », « finaliser les négociations du cycle de Doha » sur les échanges, ainsi que de son appel à obtenir un résultat positif au sommet sur le climat prévu à Cancun (Mexique) à la fin du mois.

Sur ce, nous vous souhaitons une joyeuse mise en esclavage avec l’Union Européenne et son sinistre Père fouettard Van Rompuy :)

 

http://infoguerilla.fr/?p=6360

 

 


novembre 12, 2010 par fonzibrain

The President of the European Council has finally revealed his true colours. ‘The time of the homogeneous nation state is over,’ declared Herman Van Rompuy in Berlin yesterday.
According to Mr Van Rompuy, the idea that a country can survive alone is not merely an illusion: ‘It is a lie!’
He has clearly never heard of the Battle of Britain.


une bonne tete de tueur en série…

suite http://www.dailymail.co.uk

Tranquillement ce petit con avec sa tete de tueur froid nous dit que les 1500 ans d’histoire de l’état nation France ou de l’état nation anglais n’ont plus à exister, rien que ça, devenez des citoyens européens du grand village mondial, super programme !!! surtout en tant qu’esclaves des banques et empoisonnés par les lobby nucléaires, pharmaceutiques et agro-chimiques. IG farben, le retour !!!!!

 

SANS LE CADRE NATIONAL, C’EST LE FASCISME ASSURÉ
 

 

L’Autorité sera impersonnelle et trop lointaine, les technocrates seront les nouveaux commissaires politiques, cette europe sent le totalitarisme à plein nez, on ne détruit pas les nations, seuls les desaxés veulent cela.

Souvenez vous des conférences macy et du documentaire Das Netz

Nous découvrons ainsi, à l’instar du psychologue gestaltiste Kurt Lewin, que la nouvelle culture globale du monde à venir a efficacement « détruit les anciens équilibres et valeurs pour rendre les relations fluides. De nouveaux équilibres et valeurs peuvent alors être établis et seront consolidés de façon durable par l’auto régulation. La rééducation devient de l’auto rééducation. Le monde est censé se transformer en une société mondiale post-nationale et multiethnique sans frontières codifiées. Les participants des conférences [Josiah] Macy pensent pouvoir fournir les outils et les plans de construction nécessaires à l’avènement de ce nouvel ordre mondial. Des machines à calculer nouvelles et plus rapides ainsi qu’une théorie des systèmes et des modèles cybernétiques grâce auxquels tous les domaines de la science, de la culture et de la politique pourront être contrôlés et dirigés. Cela doit permettre la programmation d’un homme nouveau, un homme anti-autoritaire. »

Lisez cela pour aller plus loin dans la compréhension de l’influence des juifs extrémistes dans l’abrutissement des masses et leur manipulation psychique…

 

http://fonzibrain.wordpress.com/2010/11/12/6422/

 

 

 

plus que la révision du traité réclamée par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy, ou les exigences budgétaires de David Cameron, le véritable événement du récent sommet de Bruxelles est le pas décisif de l'Europe  vers l'avènement d'un super Etat.

 

Pendant que la presse britannique se  concentrait sur les enjeux nationaux, de véritables événements historiques se produisaient en Europe. Le Royaume-Uni est peut-être dirigé pa son premier gouvernement de coalition depuis 70 ans, mais l'Europe fait encore mieux. L'Union Européenne vient d'accomplir un  pas décisif sur la voie de l'Etat unique en transférant les politiques budgétaires et fiscales du niveau national au niveau fédéral.

 

Une décision prise en catimini

 

Le fait qu'une des décisions les plus controversées de l'histoire européenne moderne ait été prise dans une telle discrétion et presque sans débat n'est que la marque de style hiérarchique adopté par les élites européennes.

En dépit de tous ses défauts, la version européenne et élitiste de la démocratie représentative pourrait rester dans l'histoire comme une méthode bien plus efficace que les modèles américain et britannique, plus populistes, lorsqu'il s'agit de gérer les délicats compromis exigés par la nouvelle donne géopolitique mondiale.

 

L'histoire commence -comme la plupart des événements récents - par la crise financière. après la faillite de Lehman Brothers en 2008, il était presque inévitable que l'Europe soit gagnée par la panique et voit sa monnaie fortement menacée.

 

La crise a frappé l'Europe à l'automne  2009 et a atteint son apogée durant le week-end du 8/9 mai 2010, lorsque le gouvernement grec s'est trouvé dans l'impossibilité de rembourser des crédits arrivant à échéance le lendemain. Les dirigeants européens ont compris que la faillite de l'Etat grec entraînerait dans sa chute toutes les banques du pays mais également celles d'Irlande, du Portugal, d'Espagne et d'Europe centrale. En l'espace de quelques jours, si ce n'est de quelques heures, les euros des banques grecques, espagnoles et italiennes ne vaudraient plus qu'une fraction de ceux des banques allemandes et néerlandaises. L'euro aurait cessé d'exister.

 

Dans la nuit du 9 mai, l'Europe était au bord de l'abîme. Ses dirigeants ont mis au point un mécanisme financier d'un montant de 750 milliards d'euros afin d'aider les pays ne pouvant plus se refinancer auprès d'investisseurs privés. Plus important encore, Angela Merkel a fini par s'asseoir sur ses principes pour accepter la suspension de la "clause de non-renflouement", ajoutée in extrémis dans le traité de Lisbonne afin de garantir aux allemands qu'ils ne seraient pas financièrement responsables des largesses des gouvernements du "club med".

Tout aussi incroyable, le Trésor britannique a accepté de participer au programme de crédit européen afin de contrôler les projets budgétaires depuis Bruxelles, créant de fait un budget fédéral européen.

"çà a été vraiment une nuit des miracles" reconnaît Emma Bonino, ancienne commissaire européenne italienne.

 

Le plan de sauvetage de l'euro n'avait aucune chance de survivre si les gouvernements ne s'étaient pas engagés un minimum à pérenniser les garanties collectives sur la dette des pays de la zone euro. Ces garanties n'auraient jamais pu fonctionner sans mécanisme de transfert budgétaire dans le zone euro, et ces transferts n'auraient jamais été acceptés par Allemagne et les autres Etats créanciers sans un renforcement du contrôle central sur les budgets nationaux, ce que personne n'avait encore suggéré.

 

Le principe de ces mécanismes a été approuvé la semaine dernière à Bruxelles. La plupart des journaux ont titré sur des questions secondaires comme la défense du rabais britannique de David Cameron ou l'insistance d'Angela Merkel à réviser les traités européens. Pourtant la vérité est que Allemagne a cédé, une fois encore. Les gouvernements européens ont tous accepté l'idée qu'aucun pays ne pourrait être contraint de sortir de la zone euro pour défendre sa monnaie.

 

Tôt ou tard, l'union politique

 

Même si personne, pas même les dirigeants européens, ne peut préciser les termes de cetaccord, il en résulte que l'UE devrait créer des mécanismes de soutien financier mutuels et permanents pour toute la zone euro et qu'ils figureront dans les prochains traités européens.

 

Loin de protéger les contribuables allemands des déboires financiers de leurs partenaires, les demandes répétées d'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour une révision des traités renforce l'engagement des pays européens sur de futurs renflouements. En modifiant explicitement la clause de non-renflouement, les révisions demandées permettront de doter le budget fédéral européen d'un statut légal irrévocable.

 

Pourquoi les allemands accepteraient-ils de nouvelles obligations si coûteuses ?

Il y deux raisons :

la première est que les milieux industriels et financiers allemands dépendent fondamentalement de la stabilité et de la prospérité de la zone euro.

La seconde est que l'union politique est un objectif que les élites politiques et économiques allemandes se croient destinées à accomplir depuis longtemps.

 

Les allemands ne sont pas stupides, ils n'accepteront pas de jouer les garants permanents des pays les plus imprudents sans un net renforcement du contrôle des finances. La création d'un budget fédéral nécessite un certain degré de centralisation politique qui parait peut-être encore difficile à imaginer mais semble de plus en plus inévitable.

 

Comment concevoir par exemple, que des pays puissent présenter une telle disparité sur l'âge de la retraite,leur niveau de pensions, et leur système de sécurité sociale si les coûts de ces différentes politiques sont garanties conjointement ?

 

D'un point de vue strictement économique, la convergence de l'âge de la retraite à 67 ans en Europe est donc l'une des conséquences les plus bienvenues de la crise financière.

 

L'intégration européenne a toujours progressé par à-coup et une grande avancée vers le fédéralisme politique et budgétaire  est devenue irréversible après cette année de crise .

C'est exactement ce que les artisans avaient en tête..!

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http://millesime.over-blog.com/article-l-europe-federale-elle-vient-de-naitre-60893020.html

 

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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 16:30
36 min - documentary - climate change, indigenous issues   website


http://embassyofindonesia.it/wp-content/uploads/2010/05/Indonesia-Rainforest.jpg
State of the Forest is a hard-hitting report on the condition of Indonesia’s rainforest today. Still in the production phase, the film is presented above in 8 parts. Use the playlist button next to the play button to watch parts 2 through 8.

Through “a mixture of voices from communities covering Papua, Kalimantan and Sumatra, also blended with the expertise of some of the key Indonesian academics and activists,” State of the Forest provides an overview of the history, future, and present-day reality of Indonesia’s rainforest.

Films4, the producers of the film, explain on their website”The exploitation and clearance of forests has played a major part in funding Indonesia’s economy since the early 1970s, but the financial reward of this destruction has primarily only benefited an elite few. Land management has been largely unsustainable, based on short-term gains. The majority of the Indonesian population has had to suffer the broader consequences.”

And yet, the rate of deforestation “continues to accelerate,” a daunting concern since, palm oil plantations were established so rapidly from 1991 to 2006 — at a rate of “more than fifty” football fields an hour.

Today, “Indonesia is the second biggest producer of palm oil in the world, second only to Malaysia, and the palm oil industry provides the country with an important source of revenue. International demand has fueled the expansion of the industry.”

There is already an est. 7.2 million hectares of land covered in palm oil plantations, and the Indonesian government is planning to dedicate another 4 million hectares by 2015, solely for biofuel production.

Endlessly touted as being “environmentally friendly,” the replacement of Indonesia’s rainforest with palm oil plantations for biofuel “will exacerbate rather than reduce” stress on the environment — leading to even more natural disasters, water and air pollution, and increasing negative impacts on the 40 million Indonesians and Tribal Peoples that directly depend on the forest for their livelihood. (http://www.filmsforaction.org)


 Episode 1 State of the Forest - More Than Just Timber

 

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4 autres vidéos ici :
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http://www.internationalnews.fr/article-state-of-the-forest-more-than-just-timber-indonesia-documentary--44822591.html

aidesep

Les indiens, sur lequel le président a fait tirer à la mitraillette, "ne sont pas des citoyens de première classe" ! On peut donc les tuer comme des mouches !

 

 

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Michel Collon Info


 

 Quand Chávez ou Correa parlent de réduire l’abîme social qui sépare les élites latinos et les peuples indigènes, on les traite dédaigneusement de populistes… mais quand Alan García se fait l’exécuteur des basses œuvres des grands groupes miniers U.S. et de l'accord de libre-échange (ALENA/NAFTA) alors là… silence gêné…


 

Trente-trois personnes ont sans doute été tuées et une centaine d’autres blessées vendredi dans des affrontements entre la police péruvienne et des tribus de l’Amazonie opposées à l’octroi de concessions à des compagnies minières étrangères dans la forêt équatoriale du nord du Pérou.


Au moins 22 manifestants ont trouvé la mort dans ces heurts, ont déclaré des chefs de tribu. Le gouvernement péruvien a fait état de 11 policiers et trois manifestants tués.



Les chefs indigènes ont accusé des policiers opérant à bord d’hélicoptères d’avoir ouvert le feu sur des centaines de manifestants pour mettre fin au blocage d’une route à 1.400 km au nord-est de Lima.


Les manifestants, très en colère, ont répliqué en prenant en otages un groupe de policiers près d’une station de pompage de la société nationale des pétroles, PETROPERU. Ils ont menacé d’y mettre le feu si les policiers ne renonçaient pas à vouloir disperser les manifestations en cours en Amazonie.


“Nous retenons 38 policiers en otages“, a déclaré un manifestant à la radio RPP. “Nous sommes 2.000, prêts à incendier la station“, a-t-il averti.


Des milliers d'amérindiens s’emploient depuis avril à bloquer routes et voies d’eau pour obtenir l’abrogation d’une série de lois adoptées l’an dernier pour encourager des compagnies étrangères à investir en Amazonie.


L’échec du premier ministre


Ce conflit, qui conduit certains à réclamer la démission du Premier ministre et du ministre de l’Intérieur, souligne les divisions profondes qui demeurent au Pérou entre les élites fortunées de Lima et les communautés indiennes miséreuses des zones rurales.


“Je tiens le gouvernement du président Alan García pour responsable d’avoir ordonné ce génocide“, a déclaré à la presse à Lima le chef indigène Alberto Pizango. Le gouvernement a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour avoir encouragé le mouvement de protestation.


Imputant les violences aux manifestants, le président García a estimé que le moment était venu de mettre fin aux blocages des routes, des rivières et des installations énergétiques.


“Le gouvernement se doit d’agir pour imposer l’ordre et la discipline“, a dit de son côté le Premier ministre, Yehude Simon.


Cet ancien militant de gauche, auquel Alan García a fait appel voici un an pour tenter d’éviter des troubles sociaux dans le pays, n’a pas réussi à négocier l’arrêt des blocus en cours dans le bassin de l’Amazonie.


La compagnie argentine PLUSPETROL, qui avait déjà pratiquement arrêté les activités de sa concession 1AB dans le Nord péruvien, a fait savoir qu’elle y cessait la production. Elle extrait en temps normal un cinquième environ de la production pétrolière péruvienne.


Voir diaporama

 

Photo: Catapa

 



http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2088&option=com_content&Itemid=11

 

.

2 autres vidéos ici :

http://www.internationalnews.fr/categorie-10183300.html

 

 

Amérique latine/Latin America 

Et aussi : http://www.survivalfrance.org/actu/4653
Agissez !
http://www.survival-international.org/actnow/writealetter/peruvianindians

Plus d'infos:

http://humeursdejeandornac.blogspot.com/2009/06/massacre-au-perou-12.html

http://inti.france.free.fr/agir-labas/communique-public-massacre-populations-autochtones-perou.html


Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-il-y-a-un-an-un-massacre-dont-la-grande-presse-a-oublie-de-parle-celui-des-indiens-peruviens-par-alan-garcia-32506685.html
http://www.internationalnews.fr/categorie-10183300.html

 

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 03:35

LE GÉNOCIDE ALIMENTAIRE
DANGER : 3 Milliards de morts en prévision





LE CODEX ALIMENTARIUS
"Qui contrôle la nourriture, contrôle le monde"





Entre 1950 et 2008, le nombre de cancers a augmenté de 300%

Entre 1950 et 2008, la majorité de nos aliments  (fruits,  légumes, etc.)

Ont perdu près de 50% de leurs nutriments(vitamines, sels minéraux)

Entre 1950 et 2008, plus de 500 produits chimiques ont été autorisés dans l'alimentation, l'agriculture, les produits d'entretien, etc.


COMMENT CELA A-T-IL PU SE PRODUIRE ?

Après la 2ème guerre mondiale les gens qui avaient commis des crimes contre l'humanité furent jugés à Nuremberg. Une des personnes qui furent condamnées à l'emprisonnement était le président d'un gigantesque complexe industriel : IG Farben. Celui-ci produisait le fameux Zyklon pour les chambres à gaz ainsi que l'acier pour les camps de la mort et produits pharmaceutiques.  

 

Il avait inventé le slogan : qui contrôle la nourriture, contrôle le monde. A sa sortie de prison, il alla soumettre ce slogan à ses amis de IG Farben qui créèrent le codex alimentarius.

Codex alimentarius est un projet commun de l'organisation mondiale de la santé (OMS) et nourriture et organisation agricole (la FAO).

 

suite ici :

 

http://titchipiedreams.blog4ever.com/blog/lire-article-356689-1475466-codex_alimentarius___le_g_nocide_alimentaire_.html

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7 novembre 2010 7 07 /11 /novembre /2010 02:48



L’histoire du sang contaminé n’est qu'une peccadille à côté des 4 millions de morts.

Gernez un secret d'Etat

Son équipe a vaincu le cancer et toutes les principales maladies dégénératives, c’est le pasteur du 3ème millénaire.


Le cancer

Pour éviter le cancer, André Gernez préconise un "protocole de prévention
active" qui se traduit par une mise en acidose de l'organisme via un jeûne
relatif prenant la forme d'une réduction alimentaire pendant trente jours
chaque année à partir de l'âge de risque qui se situe à la quarantaine. La
perte de poids doit être limitée à 1% sur une période de deux semaines pour
les personnes âgées de plus de 65 ans, avec renouvellement de la procédure
six mois après (soit deux cures annuelles). Gernez estime que le seuil de
détection du cancer à 1 milliard de cellules cancéreuses est bien trop
éloigné du seuil d'irréversibilité qui se situe à un million de cellules
cancéreuses.
Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’INSERM sur un
échantillon de 13 000 volontaires, la consommation de vitamines et de minéraux
antioxydants naturellement présents dans les fruits et légumes ferait baisser
d’un tiers le risque de cancer chez les hommes de 45 à 60 ans. Mais le
docteur Gernez et le professeur Willem affirment qu'une étude INSERM
réalisée sur des souris démontre dès 1971 que le cancer peut être évité
dans 93% des cas.

En 1969, à la demande de Gernez le professeur René Truhaut de l'INSERM
commence à expérimenter le protocole de prévention du cancer sur les animaux.

En 1971, Gernez est informé par Gak du succès de l'expérimentation et ce
dernier lui demande une grille d'affinement.  
En 1974, le Professeur Paul Robert Marius Lechat décide de ne pas rendre
public les travaux de Gernez, contre l'avis du ministre de la santé Michel
Poniatowski.  

Gernez préconise un protocole "de prévention active" entre 35 à 75 ans du
fait que l'hormone de croissance se tarit. Or, 90 000 nouveaux cancers sont
détectés annuellement en France chez les personnes de plus de 75 ans, soit
près d'un tiers des cancers en 2005, et 250000 personnes de plus de 75 ans
vivent avec un cancer en ayant une espérance de vie de 6 à 7 ans.
La part des décès dus aux cancers est passé annuellement de 110000 en 1970
à 150000 en 2004, soit un accroissement de plus de 35% pour les hommes et 43%
pour les femmes.

En 2010, aucun de ses protocoles n'ont étrangement été financés ou
officiellement commandités par les institutions. Gernez l'explique par le fait
que « toutes les institutions sont d'accord ! ». Pressions du lobby de la
pharmacie (1ère industrie française) de la chimie du corps médical de tous
les partis politiques ?

Les enjeux économiques  


L'application du protocole ferait reculer la mortalité de 7 ans en moyenne.
Il serait le motif de refus de sa publication en raison du plus grand nombre de
retraites à payer et également pour l'absence de retombées financières
directes de ses découvertes.


Les travaux de Gernez, portant notamment sur le cancer et le SIDA, bien que
faisant l'objet de controverses, semblent reconnus par les institutions
scientifiques.
Censuré dans tous les média institutionnels et malgré la suppression de
l'agrément pour utiliser sa bombe au cobalt, Gernez publie néanmoins des
travaux sur le cancer, la schizophrénie, la myopathie, le parkinsonisme, la
maladie d'Alzheimer, le psoriasis, l'asthme, l'allergie et la sclérose en
plaques.
Ardent défenseur de la prévention des maladies dégénératives, André
Gernez a lancé un appel au Comité consultatif national d'éthique pour
expérimenter les trois protocoles suivants sur des volontaires : le protocole
unifié d'adoptions immunitaires (dit de "transfusion sanguine universelle par
adoption immunitaire") ; le Protocole préventif contre le cancer dit « de
prévention active» et le protocole chirurgical curatif visant à tarir
l'hormone de croissance par irradiation hypophysaire avec le Gamma Knife. Cette
dernière méthode consiste à tarir de l'hormone de croissance par une
intervention stéréotaxique dite "Stéréo GIHF" (Stéréo Gammathérapie
Intersticielle Hypophysaire Frénatrice) par l'inclusion d'une particule d'or
118 radioactive au niveau de la selle turcique. L'effet est acquis après une
latence de 6 à 18 mois.

Athérome

Gernez cite Georges Mathé, selon lequel le régime "Protocole de prévention
active" prévient de la dégénérescence artérielle pour 40% chez l’homme
et 60% chez la femme.

La schizophrénie  

La schizophrénie est donc une pathologie irréversible, fixée organiquement,
qui inverse le rapport normal entre l'activité corticale de deux réseaux
principal et accessoire. André Gernez précise que la myelinisation du cortex
cérébral, qui constitue le réseau principal, est acquise à l'âge de dix
sept ans et que la maturité du réseau à fibres fines du réseau accessoire ne
s'achève qu'à l'âge de trente à quarante ans. Gernez évoque un risque
de schizophrénie qui serait décuplé par la consommation de cannabis, en
particulier pour les jeunes mineurs dont le cerveau n'est pas totalement
développé.

La myopathie  

Pour Gernez, la solution thérapeutique à la myopathie consiste à araser la
poussée sécrétoire chez le nourrisson à risque, identifié par une prise de
sang de doser l'enzyme CPK. La progestérone présente l'avantage d'être
sans effet sur le tissu leydigien et prolonge l'imprégnation progestative de
la grossesse. Son mode d'administration se fait par l'application sur la peau
d'un gel à coefficient d'absorption percutanée de 10 à 80%.
La maladie de Parkinson  
La maladie de Parkinson prévaut dans les pays nordiques où la puberté,
freinant la sécrétion de la stimuline, survient plus tardivement que dans la
zone méditerranéenne où le stock blastique est ainsi économisé.

L'Alzheimer  

La solution consiste à inhiber la sécrétion de l'hormone de croissance,
stimuline qui active toute cytopoïèse : « Le tarissement prématuré de la
réserve de cellules souches aboutit à une atrophie cérébrale qui atteint la
formation la plus anciennement organisée : le système limbique, qui détient
la mémoire sémantique. ». La somatostatine, freinatrice de l'hormone de
croissance, présente un déficit secrétoire corrélé à l'Alzheimer. Mais
comme du temps est nécessaire pour banaliser cette procédure, Gernez suggère
d'utiliser temporairement des facteurs de protection établis par les
statistiques que sont le tabac et la boisson alcoolisée consommée au cours
d'un repas. Ainsi, Gernez estime que le tabagisme offre un taux de protection
de 20%, et que l'alimentation accompagnée de vin offre un taux de protection
d'environ 50% à 72% selon les statistiques). Tandis que les thérapies
classiques visent à éviter la formation de plaques dans le cerveau, Gernez
estime que "ces plaques sont des effets et non des causes". Par conséquent,
le traitement de l'alzheimer ne peut être que préventif.

L'asthme et les allergies

Dès 1949, Frank Macfarlane Burnet et Frank Fenner ont publié la constatation
de la tolérance immunologique suivant le mois de la naissance. Le risque
d'allergies lié à l'accouchement en maternité stérile a été mis en
évidence à l'unanimité lors de la conférence internationale de Berlin en
2006. Une intervention est donc légitimée lors de la phase de reconnaissance -
tolérance dont bénéficie le nouveau-né dès sa naissance jusqu'à 3
semaines : 30% des accouchements se font désormais à domicile en Hollande
depuis 2008. Pour prévenir l'asthme et les allergies, Gernez préconise de
mettre en contact le nourrisson, encore protégé par les anticorps de sa mère,
avec une pincée de poussière et un mélange de pollens.
Protocole entre 3 semaines et 3 mois maximum après la naissance

La surmortalité masculine

Pour Gernez, la maturation organogénétique se fait plus rapidement chez la
femme : ce tarissement de sa division cellulaire plus précoce préserve son
stock de cellules souches. A contrario, la plus longue organogenèse de l'homme
réduit sa réserve de cellules souches et donc son espérance de vie. Cet
écart de l'ordre de 7% se retrouve également dans leur différence de taille.


Récompenses  

1979 : André Gernez reçoit le prix « Hans Adalbert Schweigart » de l'Union
mondiale pour la protection de la vie décerné par un conseil scientifique de
40 prix Nobel. Linus Pauling lui remet cette récompense pour ses travaux sur
les pathologies dégénératives le 17/06/79 à Salzbourg en Autriche,
simultanément avec Konrad Lorenz.
2007: Médaille d'or de la société d'encouragement au progrès remise le
19 novembre 2007 au Sénat à Paris.

Source :
http://www.alterinfo.net/Sante-un-secret-d-etat-bien-garde_a50211.html

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 23:20

 

 


 

 

http://hadria.riviere.over-blog.com/article-27515643.html


 

Le «Grand Israël» coloniserait une partie de l’Irak

 

 

 

En plus de leurs intentions déjà bien connues de prendre le contrôle total de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza, de garder en permanence le Plateau du Golan en Syrie et de s’étendre dans le sud du Liban, les expansionnistes israéliens ont aussi les yeux sur certaines régions de l'Irak, considérées comme faisant partie du «Grand Israël» biblique.

 

Israël planifierait le déplacement de milliers de Kurdes juifs d'Israël, incluant les expatriés du Kurdistan iranien, vers les villes irakiennes de Mossoul et de Ninive, sous couvert de pèlerinages vers d'anciens sanctuaires religieux juifs. Selon des sources kurdes, les Israéliens travaillent secrètement avec le Gouvernement Régional du Kurdistan (KRG) pour mener à bien l'intégration des Kurdes et des autres Juifs dans les régions de l'Irak sous contrôle du KRG.

 

Après l'invasion étasunienne en 2003, les Kurdes, les Musulmans sunnites irakens et les Turkmènes ont noté que les Israéliens kurdes commençaient à acheter des terres dans le Kurdistan irakien, qui est considéré comme une «propriété» juive historique.

 

Les Israéliens sont particulièrement intéressés par les sanctuaires du prophète juif Nahum à Al Qush, du prophète Jonas à Mossoul, et par le tombeau du prophète Daniel à Kirkouk. Les Israéliens tentent aussi de revendiquer des «propriétés» juives à l'extérieur de la région kurde, notamment le temple d'Ézéchiel dans le village d'Al-Kifl de la province de Babel près de Najaf et le tombeau d'Esdras à Al-Uzayr dans la province de Misan près de Bassora, les deux en territoire dominé par les Chiites au sud de l'Irak. Les expansionnistes israéliens considèrent que ces sanctuaires et tombeaux font autant partie du «Grand Israël» que Jérusalem et la Cisjordanie, qu'ils appellent «la Judée et la Samarie.»

     

Les sources kurdes et irakiennes signalent que le Mossad israélien travaille main dans la main avec des compagnies israéliennes et destouristespour subvenir aux besoins des revendications des «propriétés» juives d'Israël en Irak. Le Mossad a déjà été fortement impliqué dans la formation des forces militaires Pesha Merga kurdes.

 

Les Israéliens seraient aidés par des mercenaires étrangers payés par les milieux évangéliques chrétiens des États-Unis qui soutiennent le concept de «sionisme chrétien».

 

Les Irakiens nationalistes allèguent que l’expansion israélienne en Irak est soutenue par les deux principales factions kurdes, dont l'Union Patriotique du Kurdistan, dirigée par le président nominal irakien, Jalal Talabani. Qubad Talabani, le fils de Talabani, sert comme représentant du KRG à Washington, où il vit avec sa femme juive, Sherri Kraham.


L’activité d'achats de terres d’Israël est aussi soutenue par le Parti Démocratique du Kurdistan, dirigé par Massoud Barzani, le président du KRG. Binjirfan Barzani, l'un des cinq fils de Barzani, serait fortement impliqué avec les Israéliens.

 

L’entrée en Irak des Israéliens et de leurs partisans chrétiens sionistes se fait non pas par Bagdad mais par la Turquie. Afin de dépeupler les habitants des terres revendiquées par les Israéliens, les agents du Mossad et les mercenaires sionistes chrétiens ont mis en scène des attentats terroristes contre les Chrétiens chaldéens, en particulier à Ninive, Irbil, Al-Hamdaniya, Bartalah, Talasqaf, Batnayah, Bashiqah, Elkosheven, Uqrah, et Mossoul.

 

Ces attentats des Israéliens et de leurs alliés sont d’habitude signalés comme étant de la responsabilité d’Al-Qaïda et d'autres djihadistes de l’Islam. [*]

 

Le but ultime des Israéliens est d’éliminer la population chrétienne dans et autour de Mossoul et d’exiger les territoires en tant que terres bibliques juives qui font partie du Grand Israël. L’opération israélo/chrétienne sioniste est un remake de l'exode des Palestiniens de la Palestine sous mandat britannique après la Seconde Guerre Mondiale.

 

En juin 2003, une délégation d'Israéliens visitant Mossoul a dit qu’il était dans les intentions d'Israël, avec l'aide de Barzani, d’établir le contrôle israélien sur le sanctuaire de Jonas à Mossoul et sur celui de Nahum dans la plaine de Mossoul. Les Israéliens ont dit que les pèlerins juifs israéliens et iraniens iraient dans la région de Mossoul via la Turquie et rachèteraient les terres où vivent les Chrétiens irakiens.

 

* Les centaines d’assassinats d’universitaires irakiens pourraient faire partie de ce plan, NDT.

 

Article original en anglais: Israel hopes to colonize parts of Iraq as ‘Greater Israel’, Online Journal, le  30 janvier 2009.
Traduction : Pétrus Lombard.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=12131

 

 

 

 

Des hommes armés en tenues de mercenaires à l’église irakienne

 

Mardi 2 Novembre 2010


Des hommes armés en tenues de mercenaires à l’église irakienne

Des Irakiens inspectent les lieux d'un attentat à la voiture piégée devant une église catholique de Bagdad, le 1er novembre 2010.

 

Press TV, 2 novembre 2010

 

      Un responsable irakien a révélé que les hommes armés impliqués dans le drame récent dans une église du pays pourraient être des membres de compagnies de sécurité étrangères.

 

      Qassem Atta, porte-parole du commandement des opérations à Bagdad, a déclaré lundi que les assaillants qui ont donné l'assaut à l’église catholique Sayidat al-Nejat de Bagdad, portaient des uniformes utilisés par les entreprises de sécurité étrangères.

 

      Dimanche, un groupe d'hommes armés a pris en otage des dizaines de fidèles dans l'église. L'incident a duré près de quatre heures jusqu'à ce que la police intervienne. Le ministère de l'Intérieur irakien a dit plus tard que 52 personnes ont été tuées et plus de 60 blessées dans l'incident.

 

      « Grenade à la main, des hommes armés ont attaqué l'église, » a dit Atta à l'agence de presse Aswat al-Iraq. Il a fait remarquer que les forces de sécurité irakiennes ont arrêté cinq hommes armés, l'un des détenus ayant une nationalité arabe.

 

      « Les forces de police ont désamorcé quatre bombes, huit grenades à main et deux ceintures d'explosifs, » a-t-il ajouté.

 

      Les autorités irakiennes ont lancé une enquête sur l'incident et les interrogatoires des assaillants arrêtés sont en cours, selon le responsable irakien qui a ajouté que cinq des hommes armés se sont suicidés pendant l'attaque terroriste.

 

      Lundi, dans l’intervalle, 18 membres de compagnies de sécurité étrangères ont été arrêtés pour infraction à la loi par la police irakienne dans la région d’al-Ramiela, au nord-ouest de Bassorah.

 

      Malgré le retrait des forces de combat zuniennes plus tôt cette année, l'Irak continue à héberger quelque 50.000 troupiers zuniens qui restent dans le pays pour « conseiller et former, » sans parler des milliers de mercenaires armés étrangers employés par les entreprises de sécurité privées qui opèrent dans le pays pour assurer la protection de fonctionnaires et d’entrepreneurs pour la plupart étrangers.



Original : www.presstv.com/detail/149284.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard



Note du traducteur

 

Les monstrueux attentats interethniques en Irak sont rationnellement inexplicables. À moins, peut-être, qu’ils ont un lien avec cette histoire : Le " Grand Israël " coloniserait une partie de l’Iraq

 

http://www.alterinfo.net/Des-hommes-armes-en-tenues-de-mercenaires-a-l-eglise-irakienne_a51358.html

 

 

 

 

MONDE

Hezbollah: Le crime contre l’église de Bagdad porte la marque des sionistes

 

 

Hezbollah: Le crime contre l’église de Bagdad porte la marque des sionistes
Le Hezbollah a fermement condamné les crimes terroristes commis contre l’église Notre Dame à Bagdad, qui a couté la vie à des dizaines de fidèles, et l’agression des colons israéliens, la semaine dernière, contre l’église baptiste (Jérusalem AlQuds occupée), dont le premier étage a été incendié.
 
Dans un communiqué publié, lundi, le Hezbollah a rappelé, que "ce type de crime odieux était inconnu, dans notre région, avant l'occupation des Américains, qui se sont employés à réveiller et nourrir les susceptibilités confessionnelles et sectaires".
 
Le Hezbollah a ajouté que "ce crime porte la marque évidente et hypocrite du sionisme, car le projet sioniste a toujours été axé sur l'effritement de la région en entités hostiles les unes aux autres en vue d'imposer une seule hégémonie".
 
Réitérant la condamnation de ce crime, "le Hezbollah a présenté ses condoléances aux familles des victimes, tout en appelant le peuple irakien, toutes composantes confondues, à la coopération et l’union face aux assassins". 

Mardi 2 Novembre 2010
http://www.alterinfo.net/Hezbollah-Le-crime-contre-l-eglise-de-Bagdad-porte-la-marque-des-sionistes_a51343.html
.
.
L'avis d'eva:

La guerre d'Irak était en partie pour Israël. Les Médias ne l'ont jamais dit, évidemment.
Israël est derrière presque toutes les destabilisations du globe.
Le chaos est sa marque de fabrique.
Par ailleurs, Israël préfère aux Etats-Unis un candidat républicain. Les pseudos attaques ou complots d'Al Quaïda, à l'heure des élections américaines, visent à orienter le vote: Pour ceux qui incarnent le mieux la sécurité, républicains donc. N'oublions pas qu'Israël veut "sa"guerre contre l'Iran: Obama est réticent, alors que les Républicains la lui apporteront sur un plateau.
Enfin, le Pape a récemment condamné la colonisation israélienne. Les chrétiens d'Irak en paieraient-ils le prix ? Israël n'a aucun respect pour la vie humaine. Surtout s'il s'agit de goys (voir le Talmud, les non-juifs "sont des animaux à écraser, à éliminer..."). Pour mieux connaître le fond de la pensée des partisans d'Israël, il faut lire leurs textes... Lecture directe, bien sûr.

Les vrais resorts des politiques nous échapent complètement. Soyons vigilants, apprenons à les décrypter. Il y a des clefs. Israël en est une...

 

 

http://no-war.over-blog.com/article-crime-contre-les-chretiens-de-bagdad-quels-auteurs-partisans-d-israel-60178602.html

 

 

 

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 07:58

Selon Le Canard enchaîné, Eric Woerth serait intervenu pour sauver sa future retraite très avantageuse de conseiller régional de Picardie


publié le mercredi 20 octobre 2010 à 23h09




La retraite d'Eric Woerth
.

On pensait tout savoir sur Eric Woerth, le ministre du travail ayant fait l'objet de révélations en cascade ces derniers mois. Et pourtant... Le Canard enchaîné du 14 octobre raconte le dernier combat qu’aurait mené Eric Woerth lorsqu'il était ministre des comptes publics à Bercy : sauver le système de retraite très avantageux des conseillers régionaux de Picardie en faisant intervenir une filiale de la Caisse des dépôts et consignations. La mission est sur le point d’être accomplie. Seul petit problème : Woerth a été conseiller régional de Picardie de 1986 à 2002. Le ministre Woerth serait donc intervenu pour sauver la retraite bonus du conseiller Eric.



Curieusement, une semaine après ces révélations, aucun média (à l'exception du Courrier picard) n'a repris l'information du Canard.

 

http://www.politique.net/2010102001-woerth-retraite-conseiller-regional-de-picardie.htm

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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 05:13

Le scandale qui peut ruiner l’économie mondiale
Carlos

Mardi 19 Octobre 2010


Le scandale qui peut ruiner l’économie mondiale
Vous n’avez sans doute pas encore entendu parler du “Foreclosure Gate” ? Ne vous inquiétez pas, ça va venir. A l’instant où j’écris ces lignes, Google propose déjà plus d’un million six cents mille occurrences pour ce terme, et ce n’est probablement pas fini, tant ce nouveau scandale venu en droite ligne des Etats-Unis risque de reléguer les “subprimes” à une petite farce d’étudiant-trader. J’avoue que l’affaire est extrêmement complexe à résumer en quelques lignes. Vincent Bénard fut, à ma connaissance, le premier blogueur francophone à en parler. De son côté, la presse généraliste commence timidement à évoquer cette bombe atomique qui menace d’exploser à la figure de l’ensemble de l’économie mondiale.

Comment résumer simplement cette affaire ? On peut dire que le Foreclosure Gate (”scandale des saisies”) est une suite chronologique de la crise des subprimes, mais à la puissance dix. Souvenez-vous, les crédits subprimes avaient été accordés facilement à des ménages américains par des banques pas très regardantes sur la solvabilité desdits ménages. Mais comme le rêve américain a un prix et comme l’argent ne pousse pas dans les arbres, la crise est venue jeter à la porte des millions de ménages qui se sont défendus bec et ongles pour conserver leur bien.
Fin 2008, les lettres de ”foreclosure” débarquent par centaines de milliers dans les boîtes des Américains. Mais en examinant les dossiers de saisie d’un peu plus près, des avocats dénichent une faille dans le système. En résumé, il apparaît que les banques ont contourné la procédure légale. Les saisies auraient été effectuées dans la précipitation, sans tenir compte des règles administratives en vigueur.
Pire : le système informatique MERS qui est censé garder en mémoire toutes les opérations immobilières du pays (enregistrements, hypothèques, etc.) s’avère incapable de répondre aux critères définis par la loi américaine. Ses défaillances pourraient conduire à l’annulation de millions d’actes d’achat ou de vente, car les banques ne sont plus en mesure de prouver qu’elles détiennent une hypothèque. Certaines d’entre elles sont allées jusqu’à fabriquer de faux documents pour tenter d’abuser des propriétaires.
L’affaire a pris un tel tour que la justice a décidé de suspendre toutes les saisies en cours. Il va falloir désormais remonter le fil de chaque achat, vérifier les enregistrements et la légalité des saisies, bref un travail de titan qui prendra du temps mais qui risque surtout de… plomber les banques. Le chiffre de 700 milliards de dollars est avancé, sans que l’on puisse dire s’il est sous-estimé ou surévalué. Parmi les banques impliquées dans ce scandale à grande échelle, on retrouve Wells Fargo (l’un des géants bancaires aux USA, premier prêteur hypothécaire en 2010), Ally (numéro 4 en matière de crédit immobilier), ainsi que les désormais tristement célèbres Fannie Mae et Freddy Mac, déjà à l’origine de la crise des subprimes.

Le scandale commence à trouver un léger écho dans la presse française. Pour l’AFP, on ne peut pas encore parler de “menace”, mais à ce stade on ignore complètement l’impact que risque d’avoir cette affaire en dehors des Etats-Unis et sur ce qu’on appelle “l’économie réelle”. Ce qui est sûr, c’est que 50 procureurs ont uni leurs efforts pour mener des poursuites contre les banques visées, avec à la clef des dédommagements juteux. Comme dans la crise des subprimes dont on ressent encore les secousses aujourd’hui, la titrisation sauvage, l’irresponsabilité et l’opacité des géants bancaires risque encore de mener l’économie au bord de la faillite.

Comme on dit : affaire à suivre…
Un bon (et long) résumé en français ici ou ici. Un article sur le scénario du pire (en anglais) ici.


http://www.alterinfo.net/Le-scandale-qui-peut-ruiner-l-economie-mondiale_a50919.html

 

 

DSK, du haut du FMI, parle déjà de nouveaux milliards à faire payer aux.... par nous, naturellement !!!! Toujours responsables, et toujours pressurés de tous côtés ! eva R-sistons

 

 

Lire aussi, sur mon blog sos-crise :

 

Vous avez aimé les subprime ? Alerte ! Voici le "foreclosure gate" !

 

 

foreclosures_cartoon_22Ou la deuxième couche de la crise économique mondiale

 

Depuis quelques semaines, le microcosme de la spéculation US est de nouveau en ébullition : alors qu’elles cherchent à récupérer un maximum de maisons hypothéquées (et de dollars), les banques s’aperçoivent que c’est un bordel sans nom pour prouver qu’elles en sont bien les propriétaires. Ben oui : les crédits hypothécaires subprime ont été découpés en paquets -les produits dérivés1], que les établissements bancaires, assureurs et autres fonds de pension se sont allègrement revendus en dehors des règles en matière d’immobilier.

Parallèlement, les faillites bancaires ne faiblissent pas. État des lieux indispensable car les États-Unis sont en très mauvaise passe malgré leur note AAA attribuée par les agences de notation.

 

suite ici :

 

Vous avez aimé les subprime ? Alerte ! Voici le "foreclosure gate" !

 

Et tout ça, qui en parle ?

 


Hervé Kempf - Pour sauver la planète, sortez du capitalisme
Nicolas Sarkozy engage l’Etat pour la moitié de l’or du monde

L’Etat français, par l’intermédiaire de son premier magistrat, vient d’apporter sa garantie au solde (montant des dépôts bancaires moins montant du fonds de garantie) soit 1 388 615 000 000 euros (..)

Curieusement, c’est également le montant à peu de chose près de la dette de l’Etat français, qui vient donc de doubler, même s'il s’agit (pour l’instant) d’un engagement hors bilan.

... au moment où les plus puissantes banques s’effondrent comme de vulgaires châteaux de cartes et qu’absolument personne ne peut avoir la moindre idée où l’avalanche va s’arrêter.

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article71804
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http://sarko-verdose.bbactif.com/politique-social-f1/krach-les-capitalistes-deviendraient-communistes-t136.htm
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Lire aussi:

Russie: Une caste atlantiste face à Poutine


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Russie : des renards dans le poulailler...


 

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« Le régime “néolibéral” sape les fondements de la souveraineté populaire en transférant le pouvoir de décision des gouvernements nationaux à un “parlement virtuel” d’investisseurs et de prêteurs, préalablement organisés dans de grandes firmes. »

Noam Chomsky (1)


(..) A Iaroslavl, s’est dévoilée une formidable poussée. Un véritable putsch. Non violent, nous ne sommes pas en Equateur. “Soft”. Feutré. Néanmoins : redoutablement efficace. Car, il ne s’agissait pas d’une horde de policiers voyous et corrompus, instrumentalisés par des services secrets étrangers…

Mais, d’une caste s’autoproclamant “élite du pays”, se revendiquant “atlantiste”. Dans un refrain muet, silencieusement repris en chœur, dans la hargne, la servilité ou la béatitude, suivant les tempéraments, étouffant son hurlement : « L’Intégration à l’Otan ! ».

Se ruant à l’assaut de la doctrine défendue jusqu’à présent par la nation Russe,depuis son redressement succédant à son quasi-naufrage des années 90 : participer aux échanges internationaux, dans un monde « multipolaire ». Ces putschistes ne souhaitant qu’une “intégration” dans un Occident mythique, pôle de “La Civilisation”, la Russie se devant d’admettre la suzeraineté des USA…

Ce putsch va-t-il réussir, durer, prendre racine ?... La Russie est-elle prête à sacrifier son indépendance pour un développement promis par des pays en plein déclin économique ?... (3) Où sont les véritables intérêts de la Russie, pour la fin de ce siècle, et le siècle prochain ?

Ces forces centrifuges qui sont-elles, et sont-elles maitrisables ?  (..)


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Alexeï Bogolioubov – Procession de Pâques à Iaroslavl - ­1863

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Le président de l’Institut du développement contemporain et modérateur de la section “Systèmes régionaux de sécurité mondiale” du Forum, Igor Iourgens, quant à lui : « … prône la création d’une union Russie-OTAN et l’intégration ultérieure de Moscou à l’Alliance renouvelée. » (7)

On comprend qu’une partie de la classe politique russe soit obsédée par la volonté de désarmer l’hostilité traditionnelle de l’Occident, notamment chez les anglo-américains. (8) Les nostalgiques de la Guerre Froide, manipulés par les lobbies de l’armement. Même fossilisée, “la bête” réapparaît, comme ces mammouths enfouis sous les glaces ressuscitant de vitalité débordante dans les musées, pour une seconde vie.

Subitement, nier le “droit international” pour “intégrer l’OTAN” afin d’assurer sa “sécurité”, ce n’est pas simplement tourner le dos au « multipolaire », c’est plus que verser dans « l’unipolaire »…

Contrer les “menaces”, assurer la “sécurité”, lutter contre le “terrorisme”, que recouvrent ces mots ?...

Le terrorisme, on le sait depuis longtemps, n’est que le mélange explosif de prédateurs gorgés de richesse s’imaginant cohabiter paisiblement avec des populations qu’ils spolient et humilient. Il suffit de respecter le droit des peuples à l’autodétermination, dans l’équité économique et sociale assurant leur prospérité, pour que le problème soit résolu.

L’ennemi de la liberté, c’est la pauvreté imposée. Ni plus, ni moins. Le mythe du terrorisme, succédant à la lutte contre le communisme international, est l’emballage de l’idéologie impériale charpentée par La Loi du Plus Fort, fondant sa prospérité sur la spoliation.

La Russie, issue des cendres de l’URSS, n’a aucune ambition impériale, éprouvant les plus grandes difficultés, avec sa faible démographie aggravée par la saignée de la deuxième guerre mondiale et ses 30 millions de morts, à peupler son immense territoire, aux colossales richesses naturelles. Comment un pays avec une population équivalente à 2 fois celle de la France et à 37 fois son territoire, au sous-sol débordant de trésors, nourrirait-il des volontés de prédation à l’égard d’autres pays ?...

En ce cas, pourquoi s’aligner sur un Occident déclinant, dont les ressources proviennent de pays assujettis et pillés ?... Tenir un même discours, pour quels objectifs communs ?...

Céder, par faiblesse ou par peur, aux pressions de l’OTAN exerçant sans discontinuer son encerclement : fusées à ses frontières avec la Pologne ; tensions entretenues en Ukraine, aux Pays Baltes ; agressions en Géorgie, Tchétchénie et dans l’ensemble du Caucase ; manœuvres hostiles du Japon autour des îles Kouriles et presqu’île du Kamchatka ?...

Apaiser les campagnes de déstabilisation a répétition sous prétexte des “droits de l’homme” et autres fariboles, que l’Empire et ses vassaux sont les derniers à respecter dès que leur soldatesque exerce ses talents de soudards en dehors de leurs propres frontières ?... Par un milieu d’affaires occidental rêvant de s’emparer de l’appareil d’extraction de ses ressources naturelles, et des rentes de situation que sont la privatisation des services publics.


Souscrire au délire de l’Empire de rassembler dans un même bloc avec l’Otan, Russie et Inde, contre la Chine ?... Vision entretenue par des bellicistes travaillant avec fébrilité dans la perspective d’un conflit avec la Chine pour la fin du XXI° siècle, afin de préserver son hégémonie pour le XXII° siècle ?...

Questions que le président Medvedev s’est bien gardé de soulever et, surtout, d’y répondre dans son discours du 10 septembre, devant le Forum réuni. Reprenant la rhétorique de l’idéologie néolibérale, avec l’inévitable couplet sur la démocratie rempart contre le terrorisme, dans ce qu’il a présenté comme un programme en 5 points (9) : (..)

 

Apparaissent en filigrane les “tabous” du Libéralisme : ne jamais évoquer les problèmes fondamentaux de justice économique et sociale, de redistribution des richesses nationales qui sont, en fait, les causes des profondes crises qui déchirent nos sociétés.

Mais, reprendre une rhétorique, une figure de style imposée, n’est-ce pas plier un genou face à celui dont on accepte la règle ? (..)

Dans cet acte d’allégeance, le « monde multipolaire » auquel aspirait la Russie, érigé en principe cardinal de sa politique nationale est fortement, violemment, remis en cause. Par deux forces centrifuges. Leur travail de sape est si acharné, obstiné, puissant, qu’il commence à déstabiliser l’Etat au plus haut niveau.

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Impact du “lobby des Russes-Israéliens”

Parmi les partisans exaltés de l’intégration de la Russie dans l’OTAN, et sa soumission aux USA, figure le puissant « lobby des Russes-Israéliens ». Idéologie, vision, action : un copié-collé de celles des néoconservateurs US et des extrémistes sionistes.

Un exemple… (..)

 

Corrosion du cynisme affairiste

Une deuxième force centrifuge a pour vecteur le milieu des affaires, du moins une large proportion. Pour être plus précis : un milieu “affairiste”, se livrant à une corrosion des piliers de la nation Russe.

Ce sont les nouveaux riches, non pas ceux de l’ère Eltsine et de l’écroulement de l’URSS qui n’étaient que des mafieux. Déterminés à s’enrichir, par des valises de “cash”, inconscients des enjeux, en bradant les richesses nationales dont ils s’étaient rendus maîtres en cheville avec la nomenklatura décadente, aux groupes internationaux de l’énergie et des mines.

A présent, il s’agit d’une nouvelle génération plus instruite des mécanismes économiques et spéculatifs, moteurs du “Libéralisme” et de la “mondialisation”. Devenus riches, certains immensément riches, ils aspirent à le devenir plus encore. Toujours plus, avec leurs seconds couteaux, leurs médias, leurs courtisans et leurs bouffons.

Une richesse familiale surgissant en moins d’une génération, sans fondement d’une “découverte” répondant aux besoins ou à l’engouement d’un marché, sans spoliation, ne peut avoir pour origine qu’un mix de corruptions, délits d’initiés et trafics de marchés publics.

Le terreau de cet enrichissement rapide et exponentiel est toujours composé, quel que soit le pays, de marchés d’infrastructure (BTP, barrages, ports, aéroports, réseaux ferroviaires, oléoducs, etc.), d’armements (internes ou à l’export), ou de privatisations (notamment, le secteur banques & assurances, énergies, mines, aciéries, etc.). Marchés, ententes, arrangements, octrois de licences ou autres, opaques et générateurs de commissions occultes considérables. En proportion avec le montant des transactions. (..)


Le credo de ces affairistes :

« Le prix de la fortune : une Russie occidentale ».

Evidemment, ils représentent la tête de pont des milieux d’affaires occidentaux qui les bichonnent, les font passer pour des génies dans leurs médias de propagande. A condition de reprendre et réciter la rhétorique souhaitée : « La Russie doit améliorer ses relations »…

C’est-à-dire ?...

Le Forum de Iaroslavl ne vibrait que de ce leitmotiv : “créer des conditions favorables aux investisseurs étrangers”, y compris aux expatriés occidentaux sur place, pour « moderniser » la Russie. Et, bien sûr : intégrer l’OTAN.

En clair : ne pas payer d’impôts sur les bénéfices, si ce n’est symbolique comme l’immatriculation des Rolls et Ferrari, libre circulation des capitaux spéculatifs, ne pas payer ses ouvriers dans la "paix sociale"... En bref : Tout pour nous, « élite ». Et, repris en chœur par les affairistes le poing levé : que les autres crèvent ! (..)

Parlant au nom de tout le pays, ils estiment que la “modernisation de la Russie” passe par l’application des règles du “club” qu’ils veulent rejoindre, impliquant une totale coopération avec les « élites » occidentales. La Russie ne veut pas être un pays du tiers-monde qui enrichit l’Occident. Préférant être une province éloignée de l’Occident que “leader” des pays de l’Est. Assumant un rôle d’auxiliaire au sens où l’entendait les romains. Payer tributs, fournir armes et troupes à l’Empire.

S’il y a une guerre déclenchée par l’Occident ?... Quels qu’en soient les motifs (contre la Chine, l’Iran, la Corée ou autre…), c’est à ses côtés qu’il faut se joindre. Ceux qui gèrent les crises, et non pas ceux qui la subissent, puisque les crises ne sont que l’expression de rapport de forces et de guerres économiques.


La mondialisation n’a pas pour objectif de sauver l’humanité, c’est une domination absolue de l’Occident fondée sur la suprématie militaire et économique. C’est pour cela que jamais il ne tolérera le même niveau de développement de l’Afrique et de l’Asie, etc. (..)


Aussi pragmatique que lucide, Poutine sait qu’il faut du fumier pour faire pousser les plantes. Mais, ce n’est pas au fumier à régenter le jardin (..)


Il n’est ni l’homme providentiel, ni le tsar au pouvoir absolu. Lui-même en est conscient. Trop serein, pour revendiquer ces rôles illusoires. Simplement, un Homme d’Etat au centre d’enjeux, de rapports de force, de conflits entre clans, où le conseil sincère côtoie le mensonge le mieux bétonné.

Mais, dont la force est de croire en l’avenir d’une Russie puissante, indépendante, abordant le siècle prochain dans la paix et la prospérité. Pour tous les Russes. Depuis qu’il est premier ministre, il n’a cessé de sillonner la Russie dans tous les sens, jusque dans les régions les plus reculées de la Sibérie. A la rencontre du “pays réel”, prenant à bras-le-corps les problèmes locaux, au contact des habitants les plus modestes. Sa popularité est immense.

Pour cela, il est craint par une partie de l’oligarchie corrompue. Encore plus en Occident que dans la chorale “atlantiste” de son pays.

Museler les grands oligarques qui dépassent les bornes, oubliant les intérêts premiers de la nation, ne le fait pas trembler. Le maire de Moscou, Luzhkov, se croyant intouchable du fait de la fortune considérable qu’il avait accumulée, de plus marié à une des femmes milliardaires de Russie, une des plus riches du monde, vient de l’apprendre à ses dépens. Se prenant pour un Grand Duc, voulant parler d’égal à égal avec le président de la Fédération Russe, il vient d’être remplacé par le bras droit de Poutine, le vice-premier ministre Sergey Sobyanim authentique gestionnaire incorruptible.

Les affairistes sentent le vent de la steppe siffler à leurs oreilles…(..)

 

 

A l’invitation souriante de Poutine, peut-être qu’en Russie les putschistes, « atlantistes » de tous poils, devront-ils descendre de leur Cité Radieuse perchée sur la colline, prendre pelles et seaux, pour contribuer à éteindre l’incendie du chaos que prédation et bellicisme des prétendues « élites du Grand Occident » ne cessent de répandre dans le monde ?....


(1) Noam Chomsky...

suite liens

 

http://en.rian.ru/valdai_context/20100908/160517335.html

Source : http://stanechy.over-blog.com/

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article907

 

 

 

Sud. La formidable alternative chinoise

face à l'hydre occidentale prédatrice

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Ne vous faites aucune illusion : le Prix Nobel de la Paix, accordé cette année (2010) à Liu Xiaobo, le principal rédacteur de la Charte 08, n’a rien à voir avec les droits de l’homme. Il s’agit d’une opération directement dirigée contre le plus grand système économique et socio-politique de dehors de l’occident.

L’Occident n’est absolument pas intéressé par les droits de l’homme en Chine, ni même ailleurs. Comment pourrait-il l’être alors qu’il les viole sur tous les continents ? Les droits de l’homme servent à camoufler le soutien occidental à tout groupe prêt à confronter, affronter ou détruire tout pays ou état communiste ou socialiste, supposé ou réel.


Le soutien aux droits de l’homme est souvent synonyme d’une ingérence dans les affaires intérieures, d’un acte hostile contre un état souverain ou même d’une violation des droits de l’homme ou de pousser un pays vers la guerre civile. Cette technique a déjà été « mise au point » au Nicaragua, Cuba et Chili, entre autres, et il est employé à présent pour tenter de déstabiliser la Chine.


« Le soutien aux droits de l’homme » a joué un rôle dans la chute de l’Union Soviétique, et a réussi à détruire à un moment donné pratiquement toutes les révolutions ou mouvements populaires en Amérique latine (à l’exception de Cuba) et il a été employé comme justification pour certaines des interventions les plus épouvantables (de l’Occident), dont des actes de meurtre en masse/génocides contre les peuples du Vietnam et du Laos.


Les tactiques employées en leur temps – commencer par discréditer puis ensuite tenter de détruire tous les gouvernements ou mouvements communistes et socialistes, progressistes et nationalistes dont l’Union Soviétique, Cuba, le Nicaragua, la Corée du Nord, le Chili, la Tanzanie, et récemment le Venezuela – sont toujours considérées comme valables. Elles ont même été améliorées depuis (avec encore plus de moyens en personnel et en technologie) et sont plus efficaces que jamais auparavant. Après tout, l’objectif que s’est fixé l’Occident et sa dictature globale est de taille : la Chine - le pays le plus peuplé de la planète.


Le fait que la Chine soit un état historiquement pacifique et qui réussit dans de nombreux domaines rend la tâche plus difficile. Et pour compliquer encore les choses, la Chine viole biens moins les droits de l’homme que tous les alliés occidentaux de la région et certainement beaucoup moins que l’occident lui-même. Après tout, l’occident est (indirectement) impliqué dans les massacres du Congo/RDC (où l’on compte au moins cinq millions de morts), dans la déstabilisation de toute la corne de l’Afrique et de certaines parties de l’Amérique latine ainsi que dans des guerres d’agression contre l’Irak et l’Afghanistan, pour ne citer que quelques unes de ses aventures macabres.


Discréditer la Chine demande de très gros efforts, mais il semblerait qu’aucune tâche ne soit insurmontable aux yeux de ceux qui, en Occident, seraient prêts à sacrifier la planète pour assouvir leur soif de conquête et de pouvoir.

 

Maîtrisant la « langue internationale », dotés de fonds illimités et d’un accès total et du contrôle des médias, les promoteurs de la propagande occidentale sont en train de réussir à déformer les faits et manipuler l’opinion publique. Dans le même temps, la Chine se plie aux règles du jeu en espérant que sa bonne volonté, ses actions et son attitude conciliante lui vaudront quelques amitiés ou alliés. (..)


Les populations occidentales sont de plus en plus hostiles à la Chine mais ce n’est pas parce qu’elles connaissent le pays ou qu’elles le comprennent, mais qu’elle est soumise à un bombardement incessante de propagande. Il y a des dizaines de milliers d’hommes et de femmes dans les médias et les universités dont le seul objectif professionnel est de calomnier la Chine, la discréditer ou d’en dresser un portrait maléfique. S’en prendre à la Chine est devenu un bon métier et un des meilleurs moyens pour obtenir des crédits de recherche ou gravir les échelons dans l’industrie des médias.


L’opinion publique n’a pratiquement aucune source d’information alternative. (..) On n’aura droit qu’aux mêmes mensonges, aux mêmes demi-vérités et aux mêmes clichés assénés mille fois sur la Chine, et sur le monde non-occidental et même sur le monde (autoproclamé « démocratique ») occidental. On n’aura plus besoin de se forger une opinion sur le monde – cette opinion sera concoctée par d’autres et nous sera servie comme un plat cuisiné industriel


Il n’y a pratiquement aucun endroit sur terre qui échappe à la propagande produite par le régime occidental globalisé. En Afrique, où la Chine offre une formidable alternative au pillage occidental (en construisant des écoles, des centres sociaux, des hôpitaux, des bâtiments publics, des routes et des chemins de fer), ils sont nombreux à être profondément reconnaissants envers cet énorme pays communiste qui déclare « vouloir être un ami des pays en voie de développement  » Au Kenya, j’ai entendu les témoignages de centaines de travailleurs sur des projets chinois qui disaient qu’ils avaient été « pour la première fois, traités comme des êtres humains par des étrangers », et qu’ils « n’ont jamais eu à négocier leurs salaires avec les patrons chinois puisque ces derniers offraient trois fois plus qu’ils n’espéraient ». Cependant, plus la Chine s’implique d’une manière positive en Afrique (ou en Océanie ou dans de nombreux endroits de par le monde) plus elle doit subir les sarcasmes et les critiques des médias occidentaux qui déforment et salissent toutes les tentatives pour créer un monde alternatif où la solidarité et l’internationalisme priment sur les intérêts bassement matériels.(..)

 

« Les gens voient de leurs propres yeux ce que la Chine est en train de faire, » explique Mwandawiro Mghanga, ancien député du Kenya et membre de la Commission de Défense et des Relations Internationales, poète et prisonnier politique sous le régime brutal pro-occidental de l’ancien dictateur Moi. « Si vous voyagez à travers le pays, vous verrez des Chinois en train de construire des routes et des bâtiments, des stades et des habitations, des projets qui sont excellents. Ils sont aussi très coopératifs malgré toute la propagande diffusée par l’Occident. Les gens voient ce que la Chine fait réellement et l’apprécient. Mais il y a une grande pression exercée sur le gouvernement kényan pour qu’il cesse sa coopération avec la Chine. En fait, il y a même une grande hostilité envers le Kenya – l’Occident nous punit à cause de nos relations étroites avec la RDC. »


C’est comme ça que ça fonctionne – c’est comme ça que nous régnons « démocratiquement » sur le monde (nous imposons notre volonté, nous corrompons et si nécessaire nous renversons les gouvernements), mais ce n’est pas quelque chose que vous entendrez dans la bouche des politiciens locaux. Et Grands Dieux, n’allez surtout pas associer ces méthodes avec des violations des droits l’homme ou de la démocratie !


Il n’a jamais été question de Prix Nobel pour les hommes et les femmes qui ont résisté à la dictature brutale au Chili. (..) A la place, le Prix Nobel de la Paix a été attribué à Henry Kissinger qui fut l’un des cerveaux du carnage chilien. (..)

 

Peut-être devrions-nous donner le Prix Nobel de la Paix à de pauvres indigènes Papous combattants de la liberté ? Leur pays a été annexé par l’Indonésie avec notre aide pour permettre à nos compagnies minières et forestières de piller le pays à loisir (..) Même les militants des droits de l’homme occidentaux ont admis que 100.000 Papous ont été massacrés à ce jour. Récompenser un Papou avec un Prix Nobel de la Paix ? Vous voulez être définitivement banni des médias de masse occidentaux ou quoi ? (..)


En toute logique, la grande et pacifique Chine représente un danger pour l'expansionnisme occidental.


L’Occident panique. Une panique qui vire à l’hystérie. Il ne sait plus quoi faire. Les responsables occidentaux ont eu recours aux mêmes techniques de sape contre la Chine que celles employées contre le Chili en 1973 ou en Indonésie en 1965. Ils la provoquent et l’acculent dans un coin comme ils l’ont fait avec l’Union Soviétique et Cuba. Ils tentent de disséminer la propagande, de discréditer le système à ’lintérieur comme à l’extérieur. Ils tentent des interventions et des infiltrations ; ils tentent les pots-de-vin. Ils tentent d’isoler la Chine, en attirant la Mongolie et ses voisins dans leur sphère d’influence. Ils tentent même de convaincre le Vietnam d’adopter une attitude agressive envers son énorme voisin. Rien ne marche.


Il s’agit d’un jeu où tous les coups sont permis et qui est extrêmement dangereux. Son objectif est d’isoler la Chine, de la provoquer pour enfin la briser, de préférence de l’intérieur.


Mais l’Occident a affaire à une des plus grandes cultures de la terre, qui a plus de 5000 ans d’histoire. Il a affaire à des esprits brillants, des intellectuels et des stratèges – des gens avec qui il ne s’est jamais encore confronté.


Mais plus significatif est que le Dragon chinois refuse la confrontation. Il prête l’oreille à tous ces aboiements autour de ses chevilles, aux provocateurs et aux manipulateurs qui ont régné sur le monde pendant des siècles et qui d’un seul coup se rendent compte qu’ils peuvent perdre. Le Dragon chinois écoute poliment mais poursuit son chemin, certaine de ses choix. Des choix dont l’objectif principal est de sortir tous ses citoyens de la pauvreté et, en faisant cela, montrer l’exemple au reste du monde opprimé comment il a pu se redresser après des siècles de soumission aux colonisateurs occidentaux.


Malgré quelques erreur, l’expérience chinoise est fondée sur la solidarité. Une grande majorité de ses citoyens la soutiennent et cela suffit pour démontrer le caractère profondément démocratique du processus. C’est comme ça que la majorité des Chinois pensent et il n’y a que cela qui compte.


La Chine n’obéira plus jamais aux ordres des marionnettistes de l’Occident. Elle a déjà été envahie, divisée, pillée et violée. Une majorité de la population ne fera plus jamais confiance aux formules occidentales. La Chine a son propre système et si son peuple pense qu’il faut le modifier, ils feront en sorte que le changement s’effectue à leur propre rythme. Ils n’auront pas besoin d’occidentaux pour leur dire quand et comment procéder. (..)


La colère de l’Occident se comprend. Pour la première fois, ses armes, sa propagande et ses tactiques de déstabilisation semblent inefficaces et impuissants. Ils n’ont apparemment pas la capacité ni de conquérir la Chine, ni de la briser. Les tentatives ont été nombreuses : lisez les livres chinois traduits et publiés en Occident : ils sont écrits à 99% par des « dissidents » (en anglais, ce sont pratiquement les seuls à être traduits). Mais ça ne marche toujours pas – la Chine est unie et en paix. L’ancienne colonie de Hong-Kong, aigrie et de plus en plus anachronique, s’est vu autorisée (par l’Occident) de forger l’opinion des étrangers sur un pays de 1,4 milliards d’habitants. Il est de notoriété publique que les librairies de Hong-Kong, particulièrement celles situées dans l’aéroport, ne proposent que de la propagande anti-chinoise. (..)

 


La Chine est patiente. Elle est même scandaleusement patiente. L’Occident ne tolérerait jamais de telles ingérences. Imaginez une Chine Communiste qui d’un seul coup, et ouvertement, soutiendrait un Parti Communiste aux États-Unis qui planifierait le renversement du système politique US. Aux États-Unis et en Europe, de centaines de personnes se retrouvent en prison pour bien moins que ça. (..)


Il semblerait que les citoyens en Europe et en Amérique du Nord sont habitués à de telles injustices commises (par eux) envers n’importe quel pays au monde, mais qu’ils se mettraient à hurler au meurtre s’ils en étaient les victimes. La Chine semble consciente de cette pathologie mentale (Gustav Jung a écrit de nombreux essais sur ce sujet) qui régne en Occident – à savoir son incapacité de restreindre son désir de contrôler et de dominer le monde. A tous points de vue, la Chine est très patiente et compréhensive, du moins pour le moment. Elle comprend que l’Occident est incapable de contrôler son désir de domination globale. Mais il doit exister une limite. Toutes les tentatives visant à déstabiliser le pays se heurteront à la résistance déterminée du Dragon qui n’hésitera pas, si nécessaire, à défendre son peuple et son territoire.


Attribuer un Prix Nobel de la Paix (1,5 millions de dollars puisés des fonds de l’inventeur de la dynamite) à une figure de l’opposition chinoise est grotesque. Il y a des milliers de personnes qui résistent à la terreur occidentale partout dans le monde. C’est eux qu’il faudrait récompenser en priorité. Ne hurlons pas « un cafard dans la cuisine du voisin » alors que nous vivons nous-mêmes dans une porcherie.


André VLTCHEK

écrivain, metteur en scène et journaliste. Auteur de plusieurs livres (romans et essais). Son dernier roman, « Point de non retour » vient d’être traduit en français.


http://andrevltchek.weebly.com/

Traduction VD pour le Grand Soir

http://www.legrandsoir.info/L-Occident-ameliore-ses-techniques-pour-agresser-la-Chine.html
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Lire aussi:
 http://www.alterinfo.net/La-Chine-change-de-cap_a50935.html
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A lire :
Les trois scénarios du chaos à venir: Rampant, contrôlé, incontrôlable
Refusez le budget militaire 2011 au service des guerres de l'OTAN
Réquisitions:Dans les banques,c’est quand ? - Appel pour une enquête sur la crise
 Pourquoi nous ne céderons pas - Sarkozy casseur - TRACT couleur
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http://r-sistons.over-blog.com/article-capitalisme-finance-pour-les-nuls-l-esprit-de-munich-chine-et-russie-59457134.html
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Published by Eva R-sistons - dans Censure Médias scandaleuse
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 04:50

bulle3 Video largent dette


lien vers la vidéo “la monaie dette”, en français l\’argent dette - Vidéo l'argent-dette

http://www.attaccomminges.fr/?p=155

 

Signez le manifeste

 

 CRISE ET DETTE EN EUROPE :

 

10 FAUSSES EVIDENCES, 22 MESURES EN DEBAT POUR SORTIR DE L’IMPASSE

 

 

 

Introduction

 

La reprise économique mondiale, permise par une injection colossale de dépenses publiques dans le circuit économique (des États-Unis à la Chine), est fragile mais réelle. Un seul continent reste en retrait, l’Europe. Retrouver le chemin de la croissance n’est plus sa priorité politique. Elle s’est engagée dans une autre voie : celle de la lutte contre les déficits publics.

Dans l’Union Européenne, ces déficits sont certes élevés – 7% en moyenne en 2010 – mais bien moins que les 11% affichés par les États-Unis . Alors que des États nord-américains au poids économique plus important que la Grèce, la Californie par exemple, sont en quasi-faillite, les marchés financiers ont décidé de spéculer sur les dettes souveraines de pays européens, tout particulièrement ceux du Sud. L’Europe est de fait prise dans son propre piège institutionnel : les États doivent emprunter auprès d’institutions financières privées qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque Centrale Européenne. Les marchés ont donc la clé du financement des États. Dans ce cadre, l’absence de solidarité européenne suscite la spéculation, d’autant que les agences de notation jouent à accentuer la défiance.

Il a fallu la dégradation, le 15 juin, de la note de la Grèce par l’agence Moody’s, pour que les dirigeants européens retrouvent le terme d’ « irrationalité » qu’ils avaient tant employé au début de la crise des subprimes. De même, on découvre maintenant que l’Espagne est bien plus menacée par la fragilité de son modèle de croissance et de son système bancaire que par son endettement public.

Pour « rassurer les marchés », un Fonds de stabilisation de l’euro a été improvisé, et des plans drastiques et bien souvent aveugles de réduction des dépenses publiques ont été lancés à travers l’Europe. Les fonctionnaires sont les premiers touchés, y compris en France, où la hausse des cotisations retraites sera une baisse déguisée de leur salaire. Le nombre de fonctionnaires diminue partout, menaçant les services publics. Les prestations sociales, des Pays-Bas au Portugal en passant par la France avec l’actuelle réforme des retraites, sont en voie d’être gravement amputées. Le chômage et la précarité de l’emploi se développeront nécessairement dans les années à venir. Ces mesures sont irresponsables d’un point de vue politique et social, et même au strict plan économique.

Cette politique, qui a très provisoirement calmé la spéculation, a déjà des conséquences sociales très négatives dans de nombreux pays européens, tout particulièrement sur la jeunesse, le monde du travail et les plus fragiles. A terme elle attisera les tensions en Europe et menacera de ce fait la construction européenne elle-même, qui est bien plus qu’un projet économique. L’économie y est censée être au service de la construction d’un continent démocratique, pacifié et uni. Au lieu de cela, une forme de dictature des marchés s’impose partout, et particulièrement aujourd’hui au Portugal, en Espagne et en Grèce, trois pays qui étaient encore des dictatures au début des années 1970, il y a à peine quarante ans.

Qu’on l’interprète comme le désir de « rassurer les marchés » de la part de gouvernants effrayés, ou bien comme un prétexte pour imposer des choix dictés par l’idéologie, la soumission à cette dictature n’est pas acceptable, tant elle a fait la preuve de son inefficacité économique et de son potentiel destructif au plan politique et social. Un véritable débat démocratique sur les choix de politique économique doit donc être ouvert en France et en Europe. La plupart des économistes qui interviennent dans le débat public le font pour justifier ou rationaliser la soumission des politiques aux exigences des marchés financiers.

Certes, les pouvoirs publics ont dû partout improviser des plans de relance keynésiens et même parfois nationaliser temporairement des banques. Mais ils veulent refermer au plus vite cette parenthèse. Le logiciel néolibéral est toujours le seul reconnu comme légitime, malgré ses échecs patents. Fondé sur l’hypothèse d’efficience des marchés financiers, il prône de réduire les dépenses publiques, de privatiser les services publics, de flexibiliser le marché du travail, de libéraliser le commerce, les services financiers et les marchés de capitaux, d’accroître la concurrence en tous temps et en tous lieux...

En tant qu’économistes, nous sommes atterrés de voir que ces politiques sont toujours à l’ordre du jour et que leurs fondements théoriques ne sont pas remis en cause. Les arguments avancés depuis trente ans pour orienter les choix des politiques économiques européennes sont pourtant mis en défaut par les faits. La crise a mis à nu le caractère dogmatique et infondé de la plupart des prétendues évidences répétées à satiété par les décideurs et leurs conseillers. Qu’il s’agisse de l’efficience et de la rationalité des marchés financiers, de la nécessité de couper dans les dépenses pour réduire la dette publique, ou de renforcer le « pacte de stabilité », il faut interroger ces fausses évidences et montrer la pluralité des choix possibles en matière de politique économique. D’autres choix sont possibles et souhaitables, à condition d’abord de desserrer l’étau imposé par l’industrie financière aux politiques publiques.

Nous faisons ci-dessous une présentation critique de dix postulats qui continuent à inspirer chaque jour les décisions des pouvoirs publics partout en Europe, malgré les cinglants démentis apportés par la crise financière et ses suites. Il s’agit de fausses évidences qui inspirent des mesures injustes et inefficaces, face auxquelles nous mettons en débat vingt-deux contre-propositions. Chacune d’entre elles ne fait pas nécessairement l’unanimité entre les signataires de ce texte, mais elles devront être prises au sérieux si l’on veut sortir l’Europe de l’impasse.

 

 

Table des matières :

 

  • Manifeste d’économistes atterrés

 

Manifeste d’économistes atterrés: Crise et dette en UE. 10 fausses évidences

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 02:45

 

Entretien avec Lounis Aggoun (1/2)
Algérie : Les années de sang et les complicités de la France
par Silvia Cattori*

 

 

L’indépendance n’a pas permis à l’Algérie de sortir de la violence. Loin s’en faut. Le pouvoir n’a pas été rendu au peuple, mais a été accaparé par un groupe, initialement choisi par la France pour protéger ses intérêts. Pour se maintenir, ce groupe n’a pas hésité à manipuler des islamistes et à plonger le pays dans un nouveau cycle de violence. Dans un ouvrage documenté, « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable », Lounis Aggoun dénonce un système élaboré par des Algériens avec le soutien de la France, puis des Etats-Unis, au détriment de tout un peuple.

 

 

 

Silvia Cattori : Votre ouvrage « La colonie française en Algérie. 200 ans d’inavouable » [1] est très impressionnant. 600 pages, denses, captivantes, s’appuyant sur une ample documentation, qui parlent avec empathie d’un peuple maltraité, mis à genoux. On comprend que c’est là le récit d’un homme meurtri par la souffrance de son peuple, résolu à se confronter à cette réalité brutale, à la vérité. Est-ce comme cela que vous le vivez ?

Lounis Aggoun [2] : Je ne souhaite pas mêler mes écrits au flot intarissable de contresens et de contrevérités qui font office de littérature sur l’Algérie. Comment ne pas être meurtri lorsqu’on est le témoin permanent du spectacle de son peuple martyrisé ? Comment ne pas être révolté ensuite de voir le tyran se draper de vertu et se présenter comme le garant de la liberté, le meurtrier, le violeur, le voleur, le voyou, en somme tout ce qui fait l’Etat algérien, venir quotidiennement nous asséner ses leçons de morale ? Il n’y a pas de juste milieu dans le drame algérien. Il y a d’un côté le territoire des colons (les nouveaux s’entend) et de l’autre celui des colonisés, qui vivent une réalité affreuse. Une fois que l’on a pris conscience de cela, pouvons-nous simplement vaquer à nos occupations ? J’ai beau essayer, je n’y arrive pas.

Silvia Cattori : L’histoire récente de l’Algérie, de ses relations avec la France, relève du mensonge permanent, dites-vous dans votre livre. La France, voulant préserver coûte que coûte ses intérêts stratégiques en Algérie, a-t-elle vraiment œuvré de façon à ce que, après 1962, l’Algérie ne puisse pas accéder à la pleine possession de sa souveraineté ? L’Algérie comptait-t-elle davantage pour la France, que d’autres anciennes colonies ?

Lounis Aggoun : Les choses ne se présentent pas de façon aussi manichéenne. Cela dit, l’œuvre faussement libératrice du général de Gaulle en Afrique est connue. Comment croire qu’il ait conçu en Algérie le projet contraire à celui qui était le sien dans le reste du continent ? Cela ne revient pas à dire qu’il souhaitait le malheur des Algériens. Loin s’en faudrait. Mais entre son projet, d’une Algérie indépendante entre les mains d’un pouvoir garant des intérêts français (cela, ce sont ses propres propos qui l’attestent) et la concrétisation (une dictature abominable qui a exacerbé toutes les turpitudes de l’ancien colon), il y a une marge et un fleuve de sang. Les dérives du pouvoir après le cessez-le-feu du 19 mars 1962 sont de la responsabilité des Algériens (quelles que soient les influences extérieures, qui sont réelles). Mais le mensonge originel (et il est colporté par ceux-là mêmes qui prétendent militer pour la vérité et l’histoire) consiste, un demi-siècle après, à nier qu’au départ il y a une volonté du pouvoir français de noyauter l’administration algérienne. Après, c’est une trivialité de dire que l’apprenti-sorcier a perdu le contrôle de sa créature diabolique. C’est tout cela que j’ai souhaité documenter dans cet ouvrage, en m’appuyant non pas sur des racontars mais sur les déclarations des plus hauts responsables concernés au sein de l’Etat français et du pouvoir algérien. La vérité est là, écrite par bribes. J’ai simplement réuni les bribes et la vérité émerge, aveuglante. Il suffit de vouloir la regarder en face, pour tenter de reconstruire le futur sur des assises saines ; ou détourner les yeux et continuer à fonder les relations entre les deux pays sur des sables mouvants. Les faiseurs d’opinion pourront continuer (je ne me fais aucune illusion) à prétendre que la France n’est pour rien dans le désastre algérien après l’indépendance et que ceux qui affirment le contraire ne sont que des excités immatures ; les faits sont accablants et la démonstration restera.

Silvia Cattori : L’affirmation que l’Indépendance a été suivie « d’une première décennie d’élimination des élites et de noyautage » met à mal la vision romantique qui avait cours dans les années 60-70, d’une Algérie socialiste triomphante, admirable, toute engagée dans le soutien des mouvements de libération, dotée de brillants diplomates, forte d’une remarquable politique étrangère ? Etait-ce une vision totalement erronée ? Pouvez-vous expliciter ?

Lounis Aggoun : Entre les envolées lyriques de Houari Boumédiène [3] sur la scène internationale et la réalité qu’il imposait au peuple algérien, il y a la différence entre le jour et la nuit. Et comme dans toute illusion, les déconvenues sont d’autant plus douloureuses que le rêve était beau. Quant aux brillants diplomates (et il n’est pas question de dire qu’il n’y en eut pas), ils n’ont servi que de caution à des politiques qui relèveraient du crime contre l’humanité si une justice internationale pouvait se pencher sur la question. Au demeurant, la réponse à votre question est simple : la qualité de cette administration peut aisément se mesurer au fait que l’un de ses plus éminents membres, Abdelaziz Bouteflika, est devenu président en 1999, près de quarante ans après avoir jeté les jalons de la dictature algérienne ; et qu’il poursuit son œuvre dévastatrice en ce moment même. Il faut toujours se méfier des histoires romantiques. C’est la vocation de l’élite de ne pas y sombrer. Or, des observateurs et les commentateurs de tous ordres continuent de colporter des sornettes qui justifient le maintien d’un pouvoir dont ils se prétendent les opposants.

Silvia Cattori : Vous avez sans doute des raisons qui vous permettent d’associer Ahmed Ben Bella à Boumediene et Bouteflika. Ben Bella, invité à la tribune de grands rassemblements, et fort applaudi, comme je l’ai constaté au Forum social européen (FSE) à Florence en Italie, en novembre 2002, demeure très estimé. Qu’a-t-il en commun avec eux ?

Lounis Aggoun : Ben Bella, c’est l’homme qui a confisqué la liberté aux Algériens. À ce titre, il endosse la plus lourde responsabilité dans le malheur de son peuple. Depuis qu’il a été déchu, je ne crois pas avoir entendu dans sa bouche un début d’autocritique. Au contraire, chaque fois qu’il intervient, c’est pour accabler les meilleurs cadres politiques de la Révolution et pour justifier le sort qui leur a été réservé (souvent leur meurtre). Qu’il fasse illusion dans les forums mondiaux est significatif de l’efficacité du travail des historiens et des journalistes. Quant aux organisateurs de ces forums, ils sont souvent ceux-là mêmes qui ont été bercés par l’aventure romantique que vous évoquez ; et ils ne souhaitent pas plus que les autres qu’on détruise leurs idoles. Ils sont nombreux dans la mouvance communiste qui, après s’être trompés en 1938 en soutenant Staline (avant de se ressaisir – une fois n’est pas coutume – dans la Résistance), puis en 1956 en votant les pouvoirs spéciaux à l’armée (ils soutiendront de la même façon une autre sale guerre en 1992, en prétendant vouloir sauver les Algériens d’eux-mêmes, et en relayant une politique proprement génocidaire, baptisée sans complexe « éradication »), ont cru se refaire une virginité en soutenant le pouvoir totalitaire qui s’installait en Algérie. Ils ont fait de ce soutien l’œuvre positive de leur vie. On aura alors beau les mettre aujourd’hui face à l’évidence, ils préféreront détourner les yeux.

Mais votre question mérite d’être élargie. Lorsqu’on découvre les affres du pouvoir actuel, les crimes du précédent paraissent en comparaison véniels (les 200 000 morts de la décennie 1990 sont un crime de masse ineffaçable, mais les menées destructrices à l’œuvre en ce moment auront à long terme des conséquences plus graves encore). Au vu de la décennie 1990, celle de 1980 avec Chadli paraît avec le recul somme toute assez douce. Et si l’on tient compte des affres de la décennie 1980 de Chadli, le règne de Boumediene paraît relever de l’âge d’or de l’indépendance algérienne. Connaissant les abominations du régime de Boumediene, l’ère de Ben Bella (où s’est pourtant fondée la dictature) paraît donc relever d’une époque de rêve. Outre que le temps apaise les malheurs engendrés par les pouvoirs successifs, cela traduit la descente inexorable aux enfers des Algériens. C’est cette réalité que j’ai aussi voulu retracer dans ce livre. Quant aux organisateurs de forums sociaux, il n’est jamais trop tard pour sortir de l’univers onirique où ils se complaisent et l’on peut espérer qu’ils cesseront de mêler leur énergie à celle des extrêmes qu’ils prétendent combattre…

Silvia Cattori : Tous les chapitres de votre livre sont passionnants et méritent débat. J’aimerais m’entretenir avec vous en particulier de ces événements que vous décrivez avec précision et qui, dès 1988, préparent le pire. Je crois que peu de gens savent ce qui s’est réellement passé tout au long de ces « années de sang ». Tout cela est terriblement accablant. Jusqu’à quel point le visage de l’Algérie a-t-il été bouleversé à jamais ? Quand pourra-t-on dire que tout cela appartient au passé ?

Lounis Aggoun : Un peuple en cage ; voilà ce que sont les Algériens aujourd’hui. Pour s’en échapper, des hommes et des femmes liquident tous leurs biens pour s’acheter un hypothétique passage en Europe. Sur des barques délabrées qui coulent sitôt en haute mer, ou sur des bateaux en courant le risque d’être jetés par-dessus bord par des équipages qui ne souhaitent pas avoir des ennuis avec les services d’immigration des pays où ils accostent. Si l’âme du peuple algérien s’échine à échapper à la furie, le paysage dans lequel évolue la population a été quant à lui totalement abîmé.

Les Algériens souhaitaient la liberté ; on les a plongés dans la dictature. Ils ont voulu imposer la démocratie en 1988 ; on les a plongés dans l’horreur. Aujourd’hui, ils ne connaissent que des ennemis : ceux-ci se bousculent devant chez eux pour s’accaparer les richesses (pétrole, gaz, minerais, …) que recèle leur sous-sol. Il y a aussi ceux qui vendent des armes au régime qui les assassine. Ceux qui voudraient les sauver de leur prétendue propension à la barbarie et qui viennent expérimenter sur eux l’arsenal de la terreur. Ceux qui les accusent de tous les malheurs du monde et qui, au nom de cela, s’arrogent le droit de les piller. N’oublions pas les médias et les élites occidentales qui désinforment à leur sujet quand elles s’expriment sur eux et qui se volatilisent lorsqu’il devient impératif de les défendre. Dans dix ans, on découvrira que les opérations qui se mènent aujourd’hui – par un gouvernement qui est reçu en grande pompe dans les salons occidentaux – relèvent de crimes contre l’humanité. Et l’on assistera alors non pas à la condamnation de ces crimes, mais à l’élaboration de nouveaux crimes plus abominables encore, qui empêcheront l’opinion occidentale de s’appesantir sur ceux d’aujourd’hui. Et aujourd’hui donc, naturellement, pour éviter que soient traités les crimes de la décennie 1990, le pouvoir est en train de tenter de corrompre la population dans ce qu’elle a de plus intime, ses ressorts sociaux. Et ce pays que je vous décris est dépeint dans les colonnes des médias français comme un Eldorado économique, un exemple de démocratie.

Silvia Cattori : Aujourd’hui, il est devenu clair pour vous que le Groupe islamique armé (GIA) était une émanation de la Sécurité militaire algérienne, une « organisation écran ». Cela était-il déjà clair pour vous dans les années 90 ?

Lounis Aggoun : Cela était clair pour les rescapés des massacres à l’instant même où ils enterraient leurs proches. Mais que vaut la parole d’un supplicié quand personne ne consent à l’écouter, et même à l’entendre ? Il suffit de ne pas se départir de ce qui est le propre de l’homme, la faculté à raisonner, pour savoir que si certains attentats étaient bien l’œuvre des islamistes radicaux, les plus emblématiques, ceux qui ont eu le plus grand retentissement en Occident, étaient bien trop bénéfiques pour le régime, et pour lui seul, pour ne pas être suspects : il était essentiel que l’on ne s’interroge pas sur l’identité de leurs véritables commanditaires. Mais que vaut de savoir, que vaut même que tout le monde sache si les seules paroles que l’on entende dans les médias français, aujourd’hui, 10 ou 20 ans après les faits, ressassent la même rengaine falsificatrice. Ceux qui, il y a quinze ans, affirmaient déjà que les émirs les plus sanguinaires, Djamel Zitouni et Ali Touchent par exemple, étaient des agents du DRS (Département du renseignement et de la sécurité) comptent parmi les grands responsables des services de sécurité français. C’est l’un de ces secrets de Polichinelle. Cela n’empêche pas les médias de faire comme si personne ne savait et de débiter des contresens à longueur de journal.

Silvia Cattori : Ceux qui sont au courant de ces pratiques secrètes relevant de la « stratégie de la tension », utilisées par les États à l’insu de leurs citoyens, [4] savent, ou peuvent immédiatement comprendre, que tout ce que vous décrivez et qui paraît appartenir à l’inimaginable est malheureusement bien réel, à savoir qu’une poignée de généraux algériens ont délibérément plongé leur propre pays dans le chaos dans le but d’en accuser le Front Islamique du Salut (FIS), [5], et que la « guerre d’éradication » contre les islamistes avait des mobiles cachés. Mais le grand public, qui est désinformé, qui ignore tout de ces stratégies machiavéliques, comment pourrait-il imaginer que les coupables ne sont pas les islamistes mais les généraux qui les manipulent ? Le peuple algérien sait-il ce qui se trame véritablement ?

Lounis Aggoun : D’abord, pour être viable, un gros mensonge doit se fonder sur une part de vérité. Des islamistes radicaux, il y en a eu en Algérie et il y en a toujours. Des islamistes désireux de plonger le pays dans la terreur, il y en a. Des islamistes qui souhaitent rééditer contre le colon intérieur les « exploits » de la génération de 1954, il y en a. Mais, comme dans toute société, ils sont une ultra-minorité, que les ressorts démocratiques existant auraient pu cantonner dans cette dimension marginale. Le pouvoir, dont les desseins détestables sont avérés, a planifié (il s’agit d’une préméditation et non pas d’une dérive) de se greffer sur cette minorité, qu’il a grossie de ses propres effectifs, pour pousser les islamistes non pas à la modération mais à la radicalisation. À titre d’exemple, le « majliss echoura » du FIS, son instance dirigeante, est passé à un moment sous le contrôle absolu du DRS ; certains de ses dirigeants sont aujourd’hui des ministres de Bouteflika ou des députés et offrent leur pays au pillage international. De tous les leaders de premier rang, seul Ali Benhadj était sans doute un homme sincère.

Comment échapper à la désinformation ? Les Algériens savent et ne sont pas dupes. Je ne parle évidemment pas des Algériens que les journalistes et les entrepreneurs français croisent dans les bars de l’Alleti ou l’Aurassi et pour qui la vie est belle. Je parle de l’Algérie profonde, l’Algérie du troisième collège. Quant aux Français qui souhaitent échapper à l’aveuglement, ils savent qui il faut lire et qui il faut écouter. J’ajouterais que « les Français de la France profonde » subissent aujourd’hui les mêmes coups de boutoirs de la part de l’Etat français et sont victimes au même titre que les Algériens. C’est pour cela que dire la vérité, entière, quand on la connaît, partout où l’occasion se présente, est une opération de salubrité publique, qui dépasse le cadre de l’Algérie. Car le monde entier prend un bien mauvais chemin, et ce qui est devenu le quotidien des Algériens risque fort de se « globaliser ». Et l’on accusera ensuite les Français de ne pas avoir été assez courageux pour parer des offensives contre lesquelles ils seront alors devenus impuissants…
Mais votre question doit être examinée avec plus de recul. Dans une manipulation, il ne faut pas confondre manipulateur et manipulé(s), tout comme il faut distinguer le désinformateur des personnes qu’il abuse. Il ne faut pas retomber dans ce travers algérien qui consiste à accuser la victime d’être victime. Une société reste complexe. Et si la grande masse consacre le peu d’énergie dont elle dispose pour s’en sortir, se dépêtrer de la glu où on l’a piégée, elle ne peut pas être accusée d’être mal informée, d’être mal avisée. Le tort en revient à ceux dont la vocation est de l’informer et de l’aviser. Je ne crois pas que le peuple aime qu’on lui mente. En tout état de cause, tous ceux que j’ai croisés à la suite de mes interventions m’ont demandé, sitôt leur lecture achevée, de leur en dire davantage et m’ont même parfois sermonné d’avoir atténué l’âpreté d’une information. Aucun parmi eux ne m’a jamais accusé d’en avoir trop dit. En revanche, la plupart des « gardiens des lignes éditoriales » qui m’ont sollicité pour écrire se sont empressés de me poser des garde-fous. M’ont reproché d’en dire trop, de décrire une vérité trop crue. En somme, ils me demandent de maquiller la vérité pour, pensent-ils, ne pas effaroucher le lecteur. Ignorent-ils que la moindre brèche dans une vérité empoisonne cette vérité et la tue ?

Silvia Cattori : Durant ces années de répression sauvage, François Mitterrand était au pouvoir en France. Vous ne semblez pas avoir apprécié les implications de son gouvernement dans ce dossier. Celui-ci a-t-il favorisé la politique de ces généraux algériens qui multipliaient les opérations sanglantes contre leur peuple ? Les a-il réellement considérés comme « le rempart contre l’islamisme radical du FIS » ?

Lounis Aggoun : L’alibi du « rempart contre le terrorisme » est commode. C’est une grosse ficelle pour masquer des rapts à grande échelle. La responsabilité de François Mitterrand est monumentale. Je l’ai démontrée. Mais Mitterrand est un homme et la politique est œuvre collégiale. Il a présidé des gouvernements de gauche, et des gouvernements de droite. De tous les hommes politiques qui l’ont entouré, ils ne sont pas nombreux à pouvoir se targuer d’avoir montré un sens de l’honneur concernant les relations avec l’Algérie. Si la responsabilité est partagée, celle de François Mitterrand crève tous les plafonds en ce sens qu’il avait le pouvoir d’agir dans un sens noble et il a systématiquement agi de façon détestable. Il y aurait des livres entiers à écrire sur la question…

Cela étant, les dangers de l’islamisme radical ne doivent pas être minimisés. Et bien des anciens leaders du FIS (ceux qui aspiraient à redonner au peuple algérien sa dignité, même au prix de contorsions culturelles discutables) endossent une lourde responsabilité pour avoir, par inadvertance, contribué à plonger le pays dans le chaos. Pire, 20 ans après les faits, ils se murent encore dans le silence et refusent d’apporter le témoignage qui pourrait aider les observateurs à comprendre mieux l’histoire récente de leur pays. En d’autres mots, ils refusent délibérément d’aider leur peuple à connaître la vérité qui lui permettrait de s’affranchir des tyrannies qu’il subit. Exemple parmi d’autres, il est plus qu’évident qu’Abassi Madani, leur chef, travaillait main dans la main avec le DRS. Ils sont nombreux à pouvoir apporter leur témoignage. Ils ne le font pas. Cette faute est encore plus mortelle que les conséquences de leur amateurisme d’il y a 20 ans.

Silvia Cattori : L’Elysée ne pouvait pas ignorer que les attentats qui faisaient des milliers de morts étaient contrôlés par les services secrets algériens. Quel intérêt avait la France à mettre un terme au processus de démocratisation en Algérie et à se servir de l’instrumentalisation de la menace islamiste ?

Lounis Aggoun : La réponse à votre question peut tenir en un livre. C’est même celui que je viens de faire publier. L’intérêt de la France et de François Mitterrand n’est pas de ces choses auxquelles on peut répondre ponctuellement par un oui ou un non. C’est affaire de dynamiques, d’engrenages, de realpolitik, de prédations économiques, de chantages, de préjugés, d’esprits de revanche mal consommé, de peur parfois, etc. Il ne faut d’ailleurs pas confondre l’intérêt de la France et celui de ses gouvernants. Chaque jour qui passe montre qu’ils sont mêmes antinomiques.

Silvia Cattori : Pour n’avoir pas accepté la poursuite du processus démocratique en Algérie, et avoir approuvé l’interruption par la force de l’accès au pouvoir du Front Islamique du Salut (FIS), les puissances occidentales ont donc permis aux généraux algériens d’ouvrir les portes de l’enfer ?

Lounis Aggoun : Encore une fois, les dynamiques et les engrenages à l’œuvre s’étalent sur des années, des décennies. Si l’on avait expliqué aux dirigeants français que l’interruption de la démocratie en Algérie en 1991 engendrerait la décennie morbide que l’on a connue, sans nul doute qu’ils auraient réfléchi à deux fois. Mais l’art d’un manipulateur est de faire que les décisions et les actes qu’il demande d’entériner ou de soutenir masquent les conséquences qui en découleraient. Une fois que les conséquences se révèlent, il est trop tard, il faut faire avec le réel, et éviter que les choses empirent, et donc soutenir une dictature qu’il suffit de présenter comme un rempart contre le pire.

Mais avant d’aller plus loin, je voudrais rétablir un fait. On prétend depuis 20 ans que la démocratie en Algérie va porter les islamistes au pouvoir. Il n’y a rien de plus faux. Les islamistes, au plus fort de leur mobilisation, c’est-à-dire à un moment où le régime a neutralisé toutes les forces démocratiques et aidé le FIS à se structurer, n’ont pas joui d’une popularité dépassant 30 %. En juin 1991, des élections législatives auraient dû porter au pouvoir une coalition démocratique. Les généraux algériens ont simulé une guerre civile qui a duré une nuit pour mettre fin au processus démocratique et éliminer le seul gouvernement qui ait œuvré dans l’intérêt du peuple algérien, le gouvernement Hamrouche. Sitôt le processus électoral interrompu (avec les applaudissements du pouvoir français), le DRS a désigné un gouvernement avec pour objectif de lancer un autre processus électoral dont l’objectif était de faire gagner le FIS et de justifier la fin de la démocratie que le peuple ne méritait pas. Six mois d’une gigantesque manipulation après, le général Larbi Belkheir, maître d’œuvre de cette opération, annonce cette victoire soigneusement planifiée des islamistes. On connaît la suite.

Silvia Cattori : Qu’en est-il, depuis la disparition de Larbi Belkheir et Smaïn Lamari, des relations entre le régime de Bouteflika et l’Elysée ? Et des actes que l’on attribue à Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) ? Qui se cache derrière ce nom ?

Lounis Aggoun : La réponse à votre question tient en une phrase : L’AQMI et le DRS sont une même organisation. Le reste est littérature. Les déboires de la France avec le pouvoir algérien viennent de ce que ses plus fidèles agents (Larbi Belkheir et Smaïn Lamari) sont décédés respectivement en 2010 et en 2007. La France se retrouve donc avec un interlocuteur qui n’est pas dans les mêmes dispositions à leur égard. Le maître actuel du régime, Toufik Mediene, préfère jouer d’autres cartes, américaine, chinoise, etc. C’est cette guerre souterraine qui se traduit sur le terrain par des enlèvements, et des humiliations à répétition infligées par l’AQMI (le DRS) à la France. Le pire, c’est que ni les hommes politiques, ni les journalistes, qui ont pratiqué le mensonge permanent, ne peuvent expliquer les vrais dessous. Et ce sont les experts-imposteurs habituels que l’on retrouve sur tous les plateaux de télévision. Des manipulateurs pour qui la vie des otages compte pour quantité négligeable.

Silvia Cattori : Vous revenez à maintes reprises sur le rôle de Jack Lang, Hubert Védrine, Jean-Louis Bianco, Jacques Attali. Pourquoi ces personnages-là, si prisés par nos médias encore aujourd’hui, sont-ils plus particulièrement blâmables ?

Lounis Aggoun : Ces hommes sont quelques-uns des bons conseillers du pouvoir de l’ombre en Algérie, autour de Larbi Belkheir. Ils sont donc, à des degrés divers, les architectes de l’œuvre de cet homme : la destruction de l’Algérie et le renvoi de son peuple dans les affres d’une colonisation pire que la colonisation, et qui n’ose pas dire ce qu’elle est…

A suivre…

 

http://www.voltairenet.org/article167288.html

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 18:01
PRESSE ET MEDIAS

« Jihad, trois jours avec Cyril » victime de la censure

Nicolas Deloffre
Mercredi 18 Août 2010


« Jihad, trois jours avec Cyril » victime de la censure

 

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J'ai écris un roman intitulé « Jihad, trois jours avec Cyril », dont l'action se déroule sur trois jours durant lesquels le lecteur suit le parcours d'un jeune de banlieue (du 93) sur qui l'Islam a eu un impact positif. Ce quotidien que partage le personnage principal avec le lecteur, est propice à une critique sévère de la société française. Ainsi, ce roman traite de l'islamophobie, de la soumission au sionisme des élites, de l'Iran, de la banlieue et de sa stigmatisation, de la franc-maçonnerie, tout en prouvant à travers l'exemple de Cyril que l'Islam bien compris et bien pratiqué est quelque chose de positif et non une religion à combattre comme veulent nous le faire comprendre 90% des médias.


Ce roman, à cause de son titre -qui est en fait en rapport avec le combat que mène Cyril contre lui-même pour rester droit et pour survivre tout en s'occupant de sa mère- et du fait de son contenu sujet à la polémique mais tellement vrai, est victime de la censure des diffuseurs.




Après avoir bataillé et chercher des solutions par tous les moyens et sur tous les fronts, aujourd'hui, mon roman est censuré par les diffuseurs qui ne veulent pas le mettre en circulation. La réponse la plus positive que nous avons eu fut un « oui » à condition que je sois prêt à modifier les passages les plus importants et les plus intéressants du livre ainsi que son titre. Je n'ai pas voulu céder, mon éditrice non plus, nous voilà donc boycottés, censurés, incapables de diffuser le livre en France. Je savais que mes propos auraient déplus, mais à ce point je l'ignorais. Je dois vous avouer que je suis frustré et que si je n'avais un dernier espoir au fond de moi, je serais à l'heure actuelle en pleine déprime. Il n'y a pas pire que de ne pouvoir s'exprimer.


Avec mon éditrice, nous sommes complétement désespérés. Nous devions publier 1000 ouvrages à l'origine, mais dorénavant nous sommes résignés à n'en publier que 500 après avoir penser à tout annuler.


La diffusion se fera par le bouches à oreilles et par un site internet personnel que j'ai mis en place. Nous allons perdre de l'argent, mais là n'est pas le problème, nous combattons à notre niveau pour la vérité et la liberté d'expression, c'est cela qui importe.






Pour en revenir au roman, il fait 168 pages, il est fournit avec un CD 4 titres et sa préface est rédigée par Laurent James. La maison d'édition est Hajar, une marque de DIE qui vient d'éditer un livre sur l'Iran (Iran : Le Mensonge) qui a eu un peu moins de peine à être diffusé, mais qui doit maintenant affronter la réticence des libraires. « Iran : Le Mensonge » a eu tout de même la chance de passer l'étape du diffuseur, ce qui ne put être le cas de mon ouvrage.




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Résumé de « Jihad, trois jours avec Cyril »

« Jihad, trois jours avec Cyril » victime de la censure

.

C'est dans une cité HLM typiquement française, avec son lot de misère sociale, de délinquance et de détresse en tout genre que se situe l'action du roman. Cyril vit dans ce lieu où les citoyens issus de l'immigration et donc de confession musulmane pour la grande majorité, sont stigmatisés et/ou instrumentalisés par les élites médiatiques et politiques. Comme bon nombre de jeunes ayant grandit dans cet univers difficile, Cyril a cru que la seule solution pour devenir quelqu'un et s'octroyer un statut social dans une société qui a tendance à exclure ses populations les plus pauvres, était d'emprunter le chemin de la violence.

 

         Quand le roman démarre, Cyril est déjà passé à une autre étape de sa vie, il a quitté les ambiances nauséabondes de la rue. Il est musulman. Il a troqué les ténèbres pour la lumière, mais sa quête de vérité n'est pas terminée. Bien que diplômé d'une maitrise en sociologie, ce qui est déjà un miracle en soi pour un jeune de banlieue, il parachève son parcours d'autodidacte et de mystique en s'abreuvant de tous les savoirs susceptibles d'êtres saisis par ses sens. Ainsi, il s'informe sur Gaza, sur la franc-maçonnerie, sur les organes du pouvoir et sur ces usines à désinformation que sont les médias français à la solde des États-Unis et d'Israël.

 

         De fil en aiguilles et d'expériences en expériences, Cyril et Malik, son meilleur ami, décident de partager leurs informations par le biais d'émissions vidéos qu'ils diffusent sur Internet. S'ils n'avaient pas l'Islam dans leurs cœurs, il serait très difficile de supporter le poids de ce qu'ils découvrent. Quand on milite pour voir la vérité triompher, il faut énormément de courage car le Monde est contre soi. Les bien-pensants se prennent pour des savants et montrent du doigt ceux qui savent vraiment. Cyril et Malik en sont conscients, ils l'endurent, mais ils continuent de défendre l'Islam, Gaza, mais aussi la liberté d'expression ou encore l'Iran, ce magnifique pays protégé par Dieu, contre lequel les forces occidentales dégénérées s'acharnent sans relâche.

 

 

 

         Ce noble combat faire surgir des ennemis inattendus. Cyril devient la proie facile d'un franc-maçon de très faible degré. Ce piège dans lequel il tombe, loin de l'affaiblir et de le pousser à abandonner à sa lutte, sa part de « jihad », le motive et confirme à ses yeux la validité et l'impact fort de ses vidéos débordantes de vérité. Remontés à bloc, Cyril et Malik se consultent et décident de monter une énième vidéo afin de montrer aux internautes qui les suivent, que la vérité est sur le point de vaincre le mensonge. 

 

 

 

         Le jihad de Cyril ne se limite pas qu'à la transmission de la vérité, comme tout bon musulman, il se doit de lutter contre lui-même pour devenir un meilleur homme à chaque jour que Dieu fait. Il doit aussi s'occuper de sa mère et la protéger. Dans cet environnement difficile qu'est la banlieue parisienne, ces luttes pour la paix et la stabilité des cœurs et des corps prennent tout leur sens. C'est ce que constate le lecteur durant les trois jours qu'il passe en compagnie de Cyril.



         L'Islam rayonne, illumine et convainc grâce à l'exemple de notre héros peu ordinaire. Il est clair que l'Islam est La Solution aux problèmes du quotidien que doivent surmonter ces jeunes et non la cause comme souhaiteraient nous le faire croire la propagande journalistique qui conditionne les gens à haïr cette parfaite religion ainsi que ses croyants, Iraniens, Palestiniens, Afghans et banlieusards en tête.


 

         La vrai définition du jihad est ici, entre les lignes de ce roman « non conventionnel » dont le but premier est de réconcilier les gens avec leurs voisins de paliers et à un plus large niveau, à leurs frères du moyen-orient. C'est cette définition du jihad qui fera verser à Cyril des larmes d'amour, lorsque celle-ci sera évoquée clairement par l'iman lors du dernier chapitre.

 
         Ce roman s'ancre solidement dans la réalité quotidienne des gens. Sa lecture apportera au lecteur une autre visions des événement qui l'entourent. Une vision plus vraie, plus claire et plus fidèle.

 

 

http://www.alterinfo.net/Jihad-trois-jours-avec-Cyril-victime-de-la-censure_a49140.html

 

 

 

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http://www.alterinfo.net/Jihad-trois-jours-avec-Cyril-victime-de-la-censure_a49140.html

http://parousia-parousia.blogspot.com/2010/09/parution-de-jihad-trois-jours-avec.html

http://www.mecanopolis.org/?tag=trois-jours-avec-cyril

http://johanlivernette.com/index.php?option=com_content&view=article&id=84%3Atrois-jours-avec-cyril-une-vie-avec-nicolas-deloffre&Itemid=1

 

 

Notes d'eva:

 

"Deloffre" était le nom d'un de mes enseignants à la Sorbonne (ancien français, stylistique, si mes souvenirs sont bons, un grand, un très grand Professeur)

 

Cette Islamophobie qui remplace le racisme anti-Juifs est tout aussi insupportable. Et les atteintes à la liberté ne cessent de se multiplier...

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19 octobre 2010 2 19 /10 /octobre /2010 04:16

Je sais, c'est moins porteur qu'un fait-divers en marge d'une manifestation soutenue par 71 % des français. Aussi, cela ne fera pas la Une de TF1 ou d'autres médias aux mains du gang du Fouquet's.

Je mets en ligne cet article de Pierre Larrouturou pour deux raisons. 

Premièrement, il est peu suspect,contraîrement à moi, de sympathie particulière pour la CGT.

Ensuite, il n'est pas suspect non plus (contraîrement à moi et à 55% de français qui l'ont refusée par référendum en 2005) d'aversion pour leur Europe de la concurrence libre et non faussée. Qui est aussi celle de la mise en concurrence des systèmes de protection sociale.

Pour faire vite, ce que l'Union pour une Minorité de Privilégiés (UMP) ne veut plus mettre dans la cotisation retraite socialisée, elle veut le mettre dans la poche des banques et sous tutelle des marchés financiers.

 

Donc, vous l'aurez compris. Je serai gréviste mardi Et plus si affinités


Le rêve de Guillaume Sarkozy

http://crise-europe.blog.lemonde.fr/2009/07/02/le-reve-de-guillaume-sarkozy/


 

Connaissez-vous Guillaume Sarkozy ? C’est un des frères de Nicolas. C’est aussi le DG de Médéric, un groupe d’assurance-santé, assurance-retraite… Il y a quelques années, Guillaume dirigeait une entreprise de textile. Mais il a cessé cette activité et s’est reconverti dans l’assurance santé. C’est plus rentable. D’autant que Guillaume a des projets pour développer son affaire et il connaît quelqu’un de haut placé, qui peut l’aider à réaliser ses projets.

 

Il y a trois ans, dans La Tribune, Guillaume Sarkozy expliquait qu’il fallait s’attendre « à des bouleversements majeurs dans le domaine de la santé. La réforme Douste-Blazy n’a pas eu le succès escompté en ce qui concerne les équilibres financiers. D’autres réformes seront nécessaires. Elles donneront aux assureurs complémentaires un rôle de plus en plus important

 

Sans trahir de secrets de famille (qu’est-ce que Nicolas Sarkozy a promis à Guillaume en coupant le gigot dominical ?), on voudrait en savoir plus : quels sont les “bouleversements majeurs” auxquels il faut s’attendre en matière de financement de la santé ? La “petite” franchise que Nicolas Sarkozy a créée en début de mandat n’est-elle qu’un premier pas vers de gros déremboursements ?

 

Pour développer un business très profitable pour certains, le gouvernement va-t-il diminuer les remboursements et le niveau des retraites, et inciter ceux qui le peuvent à se tourner vers des assurances privées ?

 

Certains Sarkozystes fervents vont m’accuser de faire à Nicolas et Guillaume un procès d’intention. Mais dans son édition du 4 juin 2008, Le Monde faisait état d’un document confidentiel qui permettait de bien comprendre les intentions de Guillaume Sarkozy :



« La Caisse des Dépôts, la CNP et le groupe de protection sociale mutualiste Médéric, qui est dirigé par Guillaume Sarkozy, frère du chef de l’Etat, veulent créer une filiale commune spécialisée dans le financement des retraites.

 

Les discussions autour de la Loi Fillon, prévues cet été, les incitent à aller vite. Un document de travail daté du 16 mai et estampillé “confidentiel”, relève que, en 2020, les non-cadres subiront une baisse de 5 % du taux de remplacement pour une carrière complète et les cadres subiront une baisse de 20 %.

 

Les grandes lignes de ce projet de partenariat sont posées : la création d’une “nouvelle entreprise d’assurance“, qui proposera “un bilan retraite et des services adaptés, en phase d’épargne (…) et au moment de la retraite“ aux salariés. L’objectif est d’atteindre un chiffre d’affaires de 7 milliards d’euros en 2019. Les futurs partenaires se fixent “des taux de rentabilité raisonnables sur le long terme.“


Alors , pour cette raison, et les suivantes :

ON CONTINUE

CONTRE L OLIGARCHIE

TOUS EN GREVE, MANIFESTATIONS

ET BLOCAGES SI NECESSAIRE

Retraites : l'engagement de la jeunesse

est nécessaire mais pas suffisant :


Le gouvernement et le MEDEF associés dans la gestion des affaires du pays, inféodés aux directives euro-patronales pour détruire les acquis sociaux, avaient espéré pouvoir faire passer leur contre-réforme des retraites en ne rencontrant qu'une résistance de faible intensité et en comptant sur des confédérations jugées « responsables » et capables de « tenir leurs troupes ».

Le monde du travail, échaudé par la stratégie des seules manifestations répétées jusqu’à l’usure, a pris ses affaires en mains. Le résultat est là avec la force du mouvement actuel regroupant massivement salariés du privé et du public, enseignants, étudiants, lycéens, la jeunesse déjouant le piège tendu depuis des années pour opposer les générations en portant ce mot d'ordre admirable : « la retraite, nos parents l'ont gagné, on se battra pour la garder ». 


Sarkozy avait bien annoncé le recul de la mobilisation dès le 23 septembre mais rien n’y a fait : la base a commencé à construire une mobilisation qui prend aujourd’hui une ampleur considérable : des millions et des millions de grévistes et de manifestants le 12 octobre (une des plus grosses journées d’action de l’après-guerre), les 2/3 de la population souhaitant un durcissement du mouvement, des grèves reconduites dans de nombreux secteurs clés de l’économie (transports, raffineries, ports, métallurgie…), des AG sectorielles et interpro dans tous les départements pour débattre des suites, des formes de lutte variées (ici la grève reconductible et le blocage, là une manifestation spontanée, ailleurs une grève tournante…), la jeunesse lycéenne et étudiante qui construit sa mobilisation et la jonction avec les travailleurs… Devant cette détermination massive qui peut encore s’élargir (petits agriculteurs, pêcheurs…),  le front uni des confédérations résiste à l'envie de certaines de déserter le combat.



Le mouvement exceptionnel qui se lève est fondé sur la conscience désormais bien ancrée qu’il faut frapper là où le capital et ses laquais sont les plus fragiles : les profits des grandes entreprises capitalistes. Et qu’il faut enraciner et élargir le mouvement à la fois en faisant confiance à l’intelligence des travailleurs en lutte prenant leur combat en main et en regroupant toujours plus largement autour des revendications communes : la défense des retraites bien sûr mais aussi de l’emploi, des salaires, des services publics, de la Sécu… : on n’en peut plus et on n’en veut plus de ce pouvoir des richards qui se vautrent dans les milliards volés au peuple travailleur pendant que celui-ci vit au quotidien les licenciements, l’exploitation renforcée, les salaires de misère, les prix qui augmentent, les services publics laminés, la santé de plus en plus chère…



Et le mépris du peuple qui suinte de tous ces « éditorialistes » et autres « grands journalistes » grassement payés par les Lagardère, Bouygues, Bolloré, Rothschild,Dassault… ne pourra qu’aviver la colère en faisant la démonstration qu’il y a bien d’un côté la France des travailleurs et de la jeunesse populaire et de l’autre celle du grand capital et de tous ses chiens de garde, et que le moment présent est celui d‘un affrontement décisif entre ces deux France.

 

Salariés du privé et du public, étudiants, lycéens, ce pouvoir qui étrangle le peuple ne cédera que face à un mouvement exceptionnel. Poursuivons l’offensive avec détermination pour mener la lutte sous différentes formes, organiser les blocages, assurer le soutien des grévistes en reconductible, diffuser les informations, construire la suite en tissant des liens entre tous les secteurs combatifs pour organiser un mouvement qui rassemble toujours plus autour de lui.



Comme ce fut le cas en 36, 68 ou 95, c’est la base qui a l’avenir du mouvement entre ses mains. Sous toutes les formes décidées en bas, la France des luttes ne doit pas laisser de répit au MEDEF et à Sarkozy.



Communiqué du Front Syndical de Classe
Le 13 Octobre 2010

http://www.frontsyndical-classe.org/

 

http://rupturetranquille.over-blog.com/article-retraites-la-bancassurance-et-guillaume-sarkozy-en-embuscade-59059748.html

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17 octobre 2010 7 17 /10 /octobre /2010 22:59

Un ancien article (2007), mais révélateur

de l'impossibilité, dans les Médias,

d'aborder la question

de "la supercherie de la

"construction" européenne"

(eva R-sistons)

 

 

En ouvrant ses colonnes à François Asselineau, Entreprendre a brisé l’omerta
samedi 7 juillet 2007
par Jean-Yves CREVEL

Pour que la supercherie de la "construction" européenne fonctionne, il est indispensable que tous les médias respectent la consigne de ne jamais laisser la parole à quiconque prétendrait que la liberté du peuple français est un droit supérieur à la dictature de la funeste entreprise.


En s’affranchissant de cet interdit, le magazine Entreprendre déstabilise le château de cartes.

Michel Clerc a été si stupéfait de ce qu’il a appris en invitant François Asselineau qu’il y a consacré un article spécial : "D’un débat royal aux taupes de Bruxelles".


La rencontre de François Asselineau avec un co-signataire du traité de Maëstricht ne manquait pas de piquant. Confronté à la criante réalité des faits, l’ancien Ministre de Mitterrand manquait singulièrement d’entrain pour défendre l’européisme obligatoire. François Asselineau, lui, n’a pas manqué d’exposer quelques raisons très concrètes pour inviter les Français à réfléchir librement sur la mésaventure européenne.

 

http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=393

 

 

Dans la rubrique :
  1. Le peuple en colère, l’OTAN en manœuvre
    17 octobre 2010
  2. Une unité stratégique profonde qui se construit
    13 octobre 2010
  3. Vers la suppression du droit de grève par l’Union européenne ?
    13 octobre 2010
  4. L’Arc Républicain de Progrès et Debout la République
    8 octobre 2010
  5. Comme le traité, le ridicule TUE
    14 septembre 2010
  6. Le grand secret : L’espérance de vie recule
    10 septembre 2010
  7. Une rencontre franco-britannique très prometteuse
    26 juillet 2010
  8. Sans la France libre, les risques de guerre explosent
    16 juillet 2010
  9. L’UE n’aime pas la liberté d’expression
    2 juillet 2010
  10. Patrick Devedjian dans la 4e dimension ?
    23 juin 2010
  11. APPEL DE L’ARC REPUBLICAIN DE PROGRES
    28 mai 2010
  12. La fin de la retraite à 60 ans est imposée par l’Europe
    26 mai 2010
  13. PEUPLES D’EUROPE, SOULEVONS-NOUS !
    11 mai 2010
  14. Grèce, euro, Union européenne...
    5 mai 2010
  15. Les pays malades de l’euro
    1er mai 2010
  16. La Cour de Justice européenne a tous les droits
    23 avril 2010
  17. Parlons France
    23 mars 2010
  18. Un néo-conservateur américain à passeport français
    22 mars 2010
  19. Mai 68, Cohn-Bendit, first People
    17 mars 2010
  20. 88,39% des inscrits n’ont pas voté pour le pouvoir en place

 

http://www.decapactu.com/spip/article.php3?id_article=393

 

 


François Asselineau est totalement boycotté des médias et parcourt la France de long en large pour informer les citoyens quand a la construction européenne, c'est pourquoi même un petit article sur un blog qui ne prendrait même pas position sur lui serait le bienvenu .

 

Le site de F. Asselineau :


http://u-p-r.fr/?page_id=23

 


 

Lire aussi :

 

Comment la mécanique européenne confisque la souveraineté

Est-il encore utile de voter après le sommet de Barcelone ? (B. Cassen, le Monde Diplomatique)

 

Faire semblant de mettre en débat des questions déjà tranchées ailleurs n’est pas le meilleur moyen de réconcilier les citoyens avec la politique. Or les modes de prise de décision de l’Union européenne reviennent à contourner en permanence les citoyens et les élus, et à leur imposer, au nom de l’Europe, des politiques libérales. Le récent Conseil européen de Barcelone, qui a notamment décidé de repousser de 5 ans l’âge de la retraite, est un cas d’école de cette mise à la trappe de la souveraineté populaire.

Par Bernard Cassen

 

Pendant que les deux principaux candidats à l’élection présidentielle française faisaient assaut de ces « petites phrases » qui élèvent tellement le niveau du débat électoral, et où se marque cette différence qu’une opinion obtuse ne parvient toujours pas à repérer, le président de la République et le premier ministre s’occupaient des choses sérieuses : ils tranchaient conjointement et définitivement sur quelques grands dossiers. En particulier ceux sur lesquels, sans états d’âme apparents, ils demandent aux citoyens de se prononcer après coup.

Pour ce qui est, entre autres, de l’âge de la retraite, des fonds de pension, de la « libéralisation » des services publics, de la politique salariale et de la flexibilité du travail, inutile de perdre son temps à lire les programmes ou professions de foi des candidats : tout a déjà été décidé. Où ? A Paris, au Parlement ou au gouvernement ? Non, à Barcelone lors du sommet des chefs d’Etat ou de gouvernement de l’Union européenne (UE), les 15 et 16 mars dernier. Le véritable programme commun à M. Jacques Chirac et à M. Lionel Jospin pour les années à venir figure dans le document intitulé « Conclusions de la présidence, Conseil européen de Barcelone », et qui, en bonne logique démocratique, devrait faire partie des documents adressés à tous les électeurs.

On pourrait également y joindre un article de M. Michel Barnier, commissaire européen, intitulé « Le grand secret de la présidentielle ». Il y aurait donc un secret expliquant pourquoi le vote des citoyens est par avance vidé de contenu ? Le commissaire Barnier nous le livre : « Ce grand secret, c’est d’abord et avant tout que la plupart des décisions que les candidats vont s’engager à prendre avec la confiance du peuple ne relèvent plus d’eux seuls. (...)Si nous voulons un débat honnête, il faut le dire : dans beaucoup de domaines, il faudra aux futurs élus passer d’abord par Bruxelles et Strasbourg (1). » L’argumentation de M. Barnier est exacte, mais très incomplète.

Bruxelles, c’est la Commission, et Strasbourg, le Parlement européen. L’une a le monopole de la proposition des actes législatifs communautaires (directives, décisions, règlements), mais, sauf en matière de concurrence, n’a pas le pouvoir de décision, qui appartient au Conseil des ministres (Conseil de l’Union) siégeant en formation spécialisée : économie et finances, agriculture, etc. ; l’autre dispose de pouvoirs variables selon les domaines, pouvant aller jusqu’à la codécision avec le Conseil. Mais c’est le Conseil européen, et lui seul, qui définit les grandes orientations que la Commission, le Conseil et le Parlement devront ensuite impérativement mettre en œuvre. Les conclusions des sommets sont d’ailleurs un catalogue de prescriptions : le Conseil européen « engage le Conseil et le Parlement à adopter dès que possible... », le Conseil européen « invite la Commission à... », « le Conseil européen a décidé que... », etc. Donc « Bruxelles » et « Strasbourg », loin d’être à l’initiative des décisions, ne travaillent en définitive que dans un cadre politique fixé à l’unanimité par les responsables gouvernementaux des Quinze. Donc, en France, par les deux têtes de l’exécutif. Un « secret » d’importance que M. Barnier omet de nous dévoiler.

Dans ces conditions, les intéressés ont tout intérêt à tenir « avec l’"Europe de Bruxelles", une coupable idéale, maniant cornues technocratiques et pouvoirs indépendants, pour des décisions politiquement difficiles à assumer (2 ». Celles prises à Barcelone, et pas à Bruxelles (mais le public ne fera pas la différence), entrent effectivement dans cette catégorie, et l’on comprend mieux le battage médiatique organisé autour de certaines, qui ne sont que des sursis à exécution, et le silence sur d’autres, qui, pourtant, sont lourdes de conséquences.

Compassion pour deux candidats en campagne

La grande affaire apparente du sommet européen était le degré et les délais de libéralisation du marché de l’énergie. Dans le collimateur : EDF et GDF, qui disposent d’un monopole en France. Exigences initiales de la présidence espagnole et de la Commission : libéralisation complète (c’est-à-dire libre choix du fournisseur en Europe) pour tous les usagers (entreprises et ménages) en 2003 pour l’électricité et en 2004 pour le gaz. Résultats obtenus : libéralisation complète en 2004 (gaz et électricité) pour les entreprises, soit 60 % de la totalité du marché ; avant le printemps 2003, décision pour les ménages. Différence pratique : un an.

Dans un émouvant geste de solidarité intergouvernementale, les Quatorze ont ainsi laissé à MM. Chirac et Jospin le temps de franchir le cap des élections françaises en se drapant à bon compte dans le drapeau de la défense du service public : « Ce que les commentateurs ont appelé "compromis" n’est donc rien d’autre en vérité que l’expression de la compassion de leurs collègues européens pour deux candidats en campagne. A charge de revanche  (3). »

Un petit lot de consolation cependant, pour sauver la face des Français : la demande faite à la Commission de rédiger un projet de directive sur les « services d’intérêt économique général » avant la fin de l’année, mais en respectant l’article 86 du traité, qui fait référence à une série d’autres affirmant surtout le primat de la concurrence. Un exercice qui s’apparente un peu à la quadrature du cercle. Une vraie « victoire » de la France aurait consisté à subordonner la libéralisation de l’énergie à l’approbation d’une telle directive, mais cela, nous dit-on, aurait nui à la crédibilité de l’UE aux yeux des « marchés », les seuls électeurs qui comptent vraiment.

A aucun moment, avant d’aller plus loin en matière de libéralisation, les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pris en considération les problèmes de sécurité d’approvisionnement énergétique, d’investissements à long terme et de couverture territoriale. La libéralisation est de toute manière décidée irrévocablement pour 2004 et les éventuelles décisions sur ces questions remises à 2003. La proie d’un côté, l’ombre de l’autre. Les membres du Conseil européen se sont encore moins interrogés sur le bien-fondé de toute libéralisation du marché de l’énergie (pour ne pas parler de l’eau et des transports), et ce à partir du bilan des exemples existants. On le comprend parfaitement, car ce bilan aurait mis à nu les véritables motivations, d’ailleurs non exclusives l’une de l’autre, de la plupart d’entre eux : idéologie libérale militante et soumission à de grands intérêts privés.

Car, s’il est une finalité totalement étrangère à la libéralisation du marché de l’énergie, c’est celle de l’intérêt public. Hôte du sommet de Barcelone, le président du gouvernement espagnol, M. José Maria Aznar, s’est bien gardé d’évoquer la situation de son propre pays. Cinq compagnies privées s’y partagent le marché national, et les coupures d’électricité sont désormais monnaie courante, bien que la facture aux usagers comporte une clause de garantie de maintien de la puissance fournie. Et « la société doit se préparer à pire », affirme l’administrateur d’une des electricas (4).

Quant à l’exemple de la Californie, que des atlantistes aussi forcenés que MM. Aznar, Silvio Berlusconi et Anthony Blair devraient considérer comme un modèle, il est calamiteux sur tous les plans : pannes de courant de longue durée affectant jusqu’à la sacro-sainte Silicon Valley, augmentation des tarifs de 500 à 1 000 %, ponction du contribuable à hauteur de 20 milliards de dollars (auxquels pourraient s’ajouter 43 milliards supplémentaires) pour financer des contrats que l’Etat a dû passer en catastrophe pour pallier les carences du secteur privé, etc.

Commissaire à la régulation de l’électricité de l’Etat, M. Carl Wood ne mâche pas ses mots : « Il est évident que personne ne devrait suivre l’exemple de la libéralisation en Californie. Il s’est révélé désastreux sur tous les plans. (...) La situation actuelle est le chaos. (...) En fin de compte, la Californie n’est pas le seul exemple de la libéralisation. C’est simplement le plus spectaculaire. On a agi de la même manière au Royaume-Uni et en Australie, avec des résultats identiques (5). » Là comme ailleurs (transport ferroviaire, services postaux, etc.), l’UE va maintenant s’évertuer à rattraper son « retard » sur les Etats-Unis...

Ce n’est pas la seule nouvelle que les électeurs français apprendront à la lecture des « Conclusions de la présidence » espagnole de Barcelone. Qu’ils « sautent », dans les programmes des candidats, les passages sur l’âge de la retraite, puisque la décision est désormais « actée » officiellement par l’UE, et donc par la France : « Il faudrait chercher d’ici à 2010 à augmenter progressivement d’environ cinq ans l’âge moyen effectif auquel cesse, dans l’UE, l’activité professionnelle. Des progrès à cet égard seront examinés chaque année avant le Conseil européen de printemps. » Les élections n’arrêteront donc pas le « progrès ».

Autre information utile : bientôt des fonds de pension européens, donc français. L’introduction ou non de ces fonds, destinés tôt ou tard à se substituer aux systèmes de retraite par répartition, ou du moins à les réduire à la portion congrue, n’est désormais plus un enjeu électoral en France. L’affaire est en marche, et qu’importent les leçons à tirer de ceux qui existent aux Etats-Unis (lire « Aux Etats-Unis, des retraites toujours plus inégales »). Donc autant de nouvelles pages de programmes électoraux à « sauter ». Si cette décision ne figure pas dans les conclusions de la présidence, c’est qu’elle avait été réglée en amont du Conseil européen, lors du Conseil des ministres Ecofin (affaires économiques et financières) tenu le 5 mars. C’est M. Laurent Fabius qui y représentait, seul, la France, sans être handicapé par les impératifs de la cohabitation. Il a ainsi pu signer un document demandant au Conseil et au Parlement d’approuver en 2002 une série de projets de directives, dont celui sur « les fonds de pension professionnels ».

Modération salariale et flexibilité du travail

Les citoyens et les syndicats partisans d’une augmentation des salaires et de la garantie des conditions de travail doivent savoir quelle est la mission impartie par le Conseil européen de Barcelone aux partenaires sociaux (organisations patronales et syndicales) dans le cadre des « domaines d’action prioritaires ». Il leur est demandé (article 29 des Conclusions de la présidence) de présenter, en décembre 2002, une contribution sur, entre autres, « la modération salariale » et « l’organisation flexible du travail ». La modération actionnariale, elle, n’est pas mentionnée. Mme Nicole Notat, secrétaire générale de la CFDT, qui se plaignait récemment du peu d’enthousiasme des deux principaux candidats pour le « dialogue social », va enfin être comblée par cette initiative qu’ils ont conjointement approuvée. Le Financial Times, lui, ne s’y trompe pas : il est certes un peu déçu par le délai supplémentaire imposé aux mesures de libéralisation de l’énergie, mais il repart de Barcelone avec de sérieux motifs de satisfaction : « Le résultat le plus encourageant est que l’UE va toujours dans la bonne direction. Malgré les exigences des syndicats, on ne voit aucun indice du retour à un programme de réglementation sociale et d’harmonisation fiscale (6). »

Plus qu’aucun autre sommet européen, celui de Barcelone aura fait la démonstration du caractère profondément antidémocratique de la décision dans l’UE. Tout d’abord parce que, barricadé dans un quartier de la capitale catalane placé sous protection quasi militaire, les chefs d’Etat et de gouvernement prenaient des décisions en totale contradiction avec les aspirations qui s’exprimaient massivement dans la rue : après le cortège syndical du jeudi 14 mars, fort de 100 000 manifestants exigeant une Europe sociale, les mouvements sociaux avaient mobilisé plus de 300 000 personnes le samedi 16 mars pour dire « non » à « l’Europe du capital » et pour affirmer qu’« une autre Europe est possible ». Cet autisme est pour le moins préoccupant au moment où les gouvernements n’ont que la « société civile » à la bouche.

Mais, pour ceux qui considèrent à juste titre que, si la politique doit être à l’écoute de la rue, elle doit être faite par ceux que le suffrage universel a désignés, le bilan de Barcelone est tout aussi choquant, ses traits caricaturaux étant mis en évidence par le contexte particulier d’une période électorale. C’est en effet le lot ordinaire de tout Conseil européen, voire de tout Conseil de l’Union, de prendre des décisions pour lesquelles les gouvernements ne disposent d’aucun mandat particulier des parlementaires et encore moins des électeurs, voire savent pertinemment que, s’ils étaient consultés, ces derniers les rejetteraient. Ce serait évidemment le cas, entre autres, de l’allongement de cinq ans de l’âge de la retraite décidé par MM. Chirac et Jospin. La malchance des deux cohabitants est la fâcheuse coïncidence entre la campagne électorale (où ce thème est censé être mis en débat) et une présidence espagnole de l’UE ne dissimulant pas son ultralibéralisme. Cette malchance a cependant d’heureuses conséquences pédagogiques pour les citoyens les moins informés de la logique profonde de l’Union.

 

Ces citoyens ne lisent sans doute pas tous Le Figaro Magazine. Ils y trouveraient pourtant la révélation d’un « secret » aussi utile que celui livré par le commissaire Barnier, mais que les gouvernants se gardent bien d’éventer : celui du fonctionnement de la machine à libéraliser qu’est l’UE. Le voici : « La concurrence intraeuropéenne exercera une pression telle que nos futurs gouvernements devront renoncer à quelques aberrations qui alimentent d’importantes sorties de capitaux. Citons-en trois : l’impôt de solidarité sur la fortune, l’impôt sur les bénéfices des entreprises et les tranches supérieures de l’impôt sur le revenu. (...)De la libération des prix à la flexibilité accrue du travail, en passant par la fiscalité, c’est à notre engagement européen, et à lui seul, que nous devons autant de réformes successives que nous n’aurions pas su ou pas pu mener par nous-mêmes (7) ». Chacun pourra ainsi connaître la généalogie et la signification exacte du mot « réforme », champion toutes catégories du lexique libéral et social-libéral.

Le minimum à attendre des candidats à toutes les fonctions serait qu’ils expliquent à ceux dont ils briguent les suffrages comment, à supposer qu’ils en aient l’intention, ils entendent faire face à ce qui n’est plus seulement un déficit démocratique, mais une véritable mise à la trappe de la souveraineté populaire, un vice structurel de l’actuelle construction européenne.

Bernard Cassen.

http://www.monde-diplomatique.fr/2002/04/CASSEN/16407

 

(1)Michel Barnier, « Le grand secret de l’élection présidentielle », Libération, 12 février 2002.

(2) Ibid.

(3) Denis Sieffert, « Barcelone in et off », Politis, 21 mars 2002.

(4) Thierry Maliniak, « Menacée de pannes de courant, l’Espagne se fâche contre ses "electricas" », La Tribune, 21 février 2002.

(5) Entretien avec Carl Wood, La Vanguardia, Barcelone, 14 mars 2002.

(6) « Barcelona bore », Financial Times, 18 mars 2002.

(7) Yves Messarovitch, « L’Europe et l’impôt », Le Figaro Magazine, 26 février 2002

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