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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 05:59



Dimanche 23 août 2009
- Par L' Aviseur - Ecrire un commentaire
On le sait, l’Afghanistan a été « libéré » voilà 8 ans par les États-Unis d’Amérique et leurs alliés, à tel point que 100 000 militaires y sont encore stationnés sous la bannière de l’Otan. Mais quelle idée saugrenue a-t-on eu d’y imposer une élection présidentielle quelques semaines à peine après celle organisée dans l’Iran voisin, pays opprimé par les mollahs et leur extrémiste de président Mahmoud Ahmadinejad ?

De mauvais esprits ne pourraient en effet que comparer le déroulement de ces deux élections ainsi que leur traitement par la presse occidentale. Et de se demander de façon fort inopportune pour quelle étrange espèce de canards sauvages certains prendraient ainsi les enfants du suffrage universel que nous sommes.

En Iran, on n’a cessé de nous l’expliquer en long, en large et en CNN, les élections ont été truquées. Forcément truquées. La preuve par la défaite avec avec 13 216 411 voix (33,75 %) d’Hossein Moussavi, candidat choisi par les Occidentaux face au président sortant. Sortant et donc réélu sur fond de trucage électoral portant sur quelques 24 527 516 (62,63 %) des suffrages exprimés (dont seulement 409 389 ont été invalidés).

Près de onze millions de voix d’écart, ça fait tout de même une sacrée fraude à organiser et beaucoup de paire de chaussettes où dissimuler des bulletins si les Mollahs se sont inspirées pour l’occasion de la « french touch perpignanaise ».

Quoiqu’il en soit, Mahmoud Ahmadinejad est un tricheur et son opposant une victime, c’est entendu et honni soit qui en douterait. D’où l’organisation de manifestations des partisans d’Hossein Moussavi dans les rues de Téhéran, ce qui est tout de même la preuve d’un terrible courage… ou d’une inconscience rare… sous un régime présenté comme une terrible dictature.

Bien sûr, les manifestants ont été quelque peu malmenés par ce régime honni de tout démocrate qui se respecte. Et les médias de dénoncer des semaines durant cette parodie de démocratie qui a culminé non pas avec les arrestations et les victimes des émeutes, mais avec le procès de la française Clotilde Reiss obligée désormais de croupir dans les infâmes salons feutrés de notre ambassade à Téhéran.

Dont acte.

En Afghanistan, c’est tout le contraire. La récente élection présidentielle sous protection militaire et policière a été présentée comme un succès démocratique sans précédent. Le président Obama a salué comme il se doit « cette élection (…) conduite sous la direction du peuple afghan » (Sic !) « En fait, il s’agissait de la première élection organisée par les Afghans en plus de trois décennies » (re-sic !)… et d’ajouter : « Nous avons hâte de renouveler notre partenariat avec le peuple afghan sous le nouveau gouvernement. »

Un partenariat fort de quelques 68 000 soldats à la bannière étoilée qui stationneront dans cette « démoyankeecratie » d’ici la fin de l’année « pour aider le gouvernement afghan à faire face à l’insurrection des talibans et pour continuer à chasser les membres du réseau Al-Qaïda. »

Il faut dire que depuis la chute du régime taliban fin 2001, « les violences liées à l’insurrection ont atteint un niveau sans précédent » (www.france24.com). Huit ans d’échecs notoires, dans ce cas.

Car tout ne va décidément pas au mieux dans ce pays où les droits américains de l’homme ne rencontrent pas tout l’engouement espéré ; d’abord, si les talibans ont « échoué à torpiller les élections (et malgré le) provisoire succès sécuritaire de l’Otan, la participation semble avoir été très faible, en contraste avec celle des élections de 2004» (Le Figaro/ du 21 août).

Faible est un euphémisme, puisque l’on compte près de 2 millions d’électeurs en moins (5 millions contre 7) ; on atteindrait ainsi péniblement 50 % de participation avec presque un tiers d’électeurs en moins.

Mais le plus cocasse reste néanmoins que la victoire est revendiquée par les deux principaux candidats, soit le président sortant Hamid Karzaï et l’ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah qui assurent chacun être en tête de l’élection présidentielle !

Tout en revendiquant la victoire, Abdullah Abdullah parle toutefois de « bourrage des urnes », de « menaces contre les organisateurs et les observateurs des élections », de « représentants gouvernementaux usant et abusant de leur pouvoir contre les autres candidats » que Karzaï.

Ces irrégularités ont touché diverses provinces de l’arc sud-est, mais « cela a été surtout évident à Kandahar, plus que nulle part ailleurs », affirme-t-il.

À l’entendre, on se croirait… en Iran !

On attend avec inquiétude maintenant les réactions après la proclamation officielle des résultats. Gageons, toutefois qu’il y a peu de risques qu’on assiste à la moindre manifestation de colère des partisans du perdant dans les rues de Kaboul. Les GI’s y veilleront.

C’est que l’Afghanistan libéré n’est pas l’Iran opprimé, cela va s’en dire et même sans voter !

Philippe Randa

Les canards sauvages du suffrage universel

http://www.marcfievet.com/article-35172064.html
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23 août 2009 7 23 /08 /août /2009 04:14

http://laplote.over-blog.fr
jeunes harcelés,
financiers impunis !



samedi, 22 août 2009

Cahier de vacances 3 – Yacou est mort

N.B. Je ne tiens qu'un seul blog sur le site du Nouvel Obs

 

 

Bagnolet. Mort d’un jeune garçon poursuivi par la police, Siné Hebdo est présent lors des faits. Julie le Bolzer explique la mort annoncée et le mensonge par omission de la police, des médias et du procureur.

 


Bagnolet : chronique d’une mort annoncée

 

« Plusieurs jours avant l’accident qui a coûté la ie d’un jeune garçon à Bagnolet, en Seine Saint Denis, les forces de police avaient entamé une chasse systématique des conducteurs de deux roues. Récit.

 

Yacou Sanogo avait suivi un CAP de boulanger puis était devenu livreur de pizzas. En congé ce dimanche 9 août, il circulait –casqué- sur une moto-cross de 125 cm3, puissante, en règle, mais non homologuée pour se déplacer ne milieu urbain. Par crainte de se voir confisquer son deux-roues, mais surtout par lassitude d’être systématiquement soumis à des contrôles policiers, le garçon a fui lorsqu’il a été interpellé. Pris en casse par deux véhicules de patrouille (puis bloqué par un troisième), le jeune homme a percuté une barrière de sécurité sur le boulevard Raspail, à proximité du stade de la briqueterie, à Bagnolet (93). Il est mort d’un « traumatisme thoracique profond » quelques jours à peine après avoir fêté ses 18 ans. Yacou avait un casier judiciaire vierge.

 

Ce drame ils étaient nombreux à le redouter au quartier de Fleury. Depuis deux semaines, les forces de l’ordre semblaient bien décidées à « faire du chiffre ». Face à cette tension si palpable, Aghiles et Sofia, des éducateurs de Bagnolet, nous faisaient part, trois jours avant le drame, de leur inquiétude, d’un mauvais pressentiment même : « si les provocations policières continuent, il va y avoir une tragédie. »

 

Fin juillet, les journées sont cames. Les jeunes sont en vacances. Cette année, ils n’on pu profiter qu’en juillet de l’activité (bajo plage » au centre sportif de la Briqueterie (celle-ci a été supprimée au mois d’août, tout comme la fête de quartier). Les policiers, eux, ne sont pas en repos. Ils multiplient très sensiblement les rondes, les contrôles, les interpellations… et les chasses à l’homme. « C’est devenu systématique : dès qu’un deux-roues passe, il est suivi par une voiture de patrouille, raconte Dash, un père de famille du quartier. Ca donne vraiment l’impression que les policiers ont décidé de jouer au chat et à la souris avec les jeunes ! »

 

Mercredi 5 août, quatre jours avant la mort de Yacou, Aghiles discute avec un garçon de 17 ans qui est sur son scooter. « J’étais en face de lui et mes yeux se sont mis à piquer : ils sentait le lacrymogène ! le gamin m’a expliqué que, quelques minutes plut tôt, il s’était fait gazer par des policiers. Comme ça, pour rien, alors qu’il circulait. Depuis une voiture, en roulant, un policier l’avait aspergé, sans sommation, sans raisons » raconte Aghiles.

 

Vendredi 7 août, avant-veille de la mort de Yacou. Il est 16 heures. Il fait beau. Les jeunes ont installé des piscines gonflables au pied des cités de la rue Anatole France. Les mères de famille surveillent une foule d’enfants qui barbotent. Rien ne paraît pouvoir entacher la douceur de l’après-midi. Pourtant… « Je discutais avec les mamans. Tout à coup, j’entends des pneus qui crissent, une sirène qui hurle, se souvient Fouad, 25 ans, qui habite dans l’une de ces barres. Là, nous voyons arriver un scooter poursuivi, à toute vitesse, par une voiture de police, gyrophare allumé. Le petit n’était pas du quartier. Il avait l’air complètement affolé ! Il a fait un demi-tour en montant sur un terre-plein, toujours poursuivi par la voiture. Et là, à la fenêtre, nous avons vu un policier qui épaulait un flash-ball et mettait le petit en joue. C’était juste devant nous, devant tous les enfants ! »

 

Samedi 8 et dimanche 9 août, la veille et le jour même de la mort de Yacou. Les deux roues sont encore et jours la cible des « robocops », visiblement soucieux de faire étalage de leur puissance… face aux adolescents. Pour expliquer leur conduite, les forces de l’ordre parent de « tapage diurne provoqué par les motos cross qui dont des roues arrières et évoquent des plaintes de riverains. Quelles plaintes ?

« Je ne crois pas à cette histoire de plaintes, lance Dash. Nous savons bien que les jeunes n’ont nulle part où aller avec leurs engins. Nous n’allons pas en plus les envoyer au commissariat ! Quand j’étais jeune, la police municipale avait su tisser des liens avec la population des quartiers. Aujourd’hui, on ne peut vraiment pas parler de police républicaine : ce sont des cow-boys ».

 

Le samedi Yacou s’était plié, à deux reprises, à des contrôles policiers alors qu’il livrait des pizzas sur sa mobylette. Le dimanche, il a refusé de s’y soumettre, à nouveau et a choisi de prendre la fuite. La suite, nous la connaissons. »

Julie le Boizier – Siné Hebdo

 

http://anna-1.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/08/22/cahier-de-vacances-3-–-yacou-est-mort.html

 

 

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 20:06



Scandaleux: Médias colonisés,
au détriment de l'information.


Pour la journaliste que je suis, c'est insupportable.
Je reçois à l'instant ce communiqué de MD

GOLDMAN SACHS, "LA GRANDE MAFIA SIONISTE" PREND POSITION.



Changement à la tête de la société de production télévisuelle Endemol. L'Israélien Ynon Kreiz, ancien patron de la chaîne Fox Kids Europe, succédera le 1er juin prochain au Néerlandais Aat Schouwenaar, qui avait temporairement occupé le poste après le rachat d'Endemol par un consortium. L'été dernier, le consortium réunissant le groupe audiovisuel italien Mediaset, contrôlé par Berlusconi, John de Mol, le magnat néerlandais des médias et cofondateur en 1994 d'Endemol, et Goldman Sachs, avait racheté Endemol à l'opérateur espagnol Telefonica.

Chairman du comité exécutif d'Endemol, Sanjay Patel, de Goldman Sachs, a estimé qu'Ynon Kreiz était l'homme « idéal » pour piloter Endemol, dans ce « moment clé de l'évolution des médias, du divertissement et de l'industrie numérique ».

http://www.lefigaro.fr/societes-etrangeres/2008/05/20/04011-20080520ARTFIG00287-ynon-kreiz-l-ancien-patron-de-fox-kids-europe-a-la-tete-d-endemol-.php

Endemol est spécialisé dans la production d'émissions de flux : télé-réalité, magazines, divertissements et jeux.


Le groupe est propriétaire de formats d'émissions qu'il teste dans un pays puis décline à l'international en cas de succès. Parmi les formats d'Endemol, on peut citer Big Brother (Loft Story et Nice People ainsi que récemment Secret Story en France), Star Academy, Qui veut gagner des millions ?, Un contre 100 ou Fear Factor.



GOLDMAN SACHS A PEUR DE LA RUE, CAR ELLE DOIT BIENTÔT ANNONCER SES BONUS....DONC ON INVOQUE "L'ANTISÉMITISME" COMME MODE DE DEFENSE

http://www.thedailybeast.com/blogs-and-stories/2009-08-20/goldman-execs-blame-anti-semitism/full/



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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 10:31






L’Oréal ou la science de l’éternel féminin

Avec la presse, une idylle sans nuages

Réussite économique éclatante et célébration de l’éternel féminin à la française : le champion du cosmétique, fleuron de l’industrie nationale et deuxième annonceur du marché (1) (troisième au niveau mondial), inspire aux médias une révérence si unanime que les articles à son sujet ressemblent le plus souvent à des plaquettes publicitaires. Ainsi, si son action en faveur de la « diversité » est abondamment relayée, le fait que le groupe commercialise par ailleurs des crèmes blanchissantes en Asie n’est questionné — voire mentionné — que dans la presse étrangère (lire « Les “Nations unies de la beauté” ? »).

En 2007, Le Journal du dimanche, Paris-Match et Marie-Claire ont trouvé un moyen original de fêter les dix ans du partenariat entre L’Oréal Paris et le Festival de Cannes : ces journaux du groupe Lagardère ont publié des suppléments « Spécial Cannes » « sponsorisés » par L’Oréal. S’agissant des publireportages, la règle veut que l’annonceur achète les pages concernées comme des espaces publicitaires et qu’une mention signale au lecteur le caractère promotionnel de l’opération ; rien de tout cela ici. Le montant versé par l’entreprise aux différents journaux, négocié avec leurs directions, est resté secret, et les suppléments ont été présentés comme purement rédactionnels.

Celui de Marie-Claire affichait en couverture l’actrice indienne Aishwarya Rai, que l’on retrouvait en pages intérieures pour un entretien, de même qu’une autre « égérie » de L’Oréal Paris, l’Américaine Jane Fonda, engagée pour séduire les femmes de 70 ans — un marché d’avenir. Les autres vedettes sous contrat avec la marque livraient leurs « secrets de beauté » : sur les vingt-sept produits cités, et artistement photographiés, seuls trois n’étaient pas commercialisés par le groupe. Les pages de publicité étaient toutes dévolues à L’Oréal Paris. Dans son éditorial, Fabrice Gaignault, rédacteur en chef culture de Marie-Claire, estimait qu’aujourd’hui le « glamour légendaire » du cinéma brillait surtout « dans les suites des palaces où les ambassadrices L’Oréal », ces « monstres de beauté » dont il égrenait rêveusement les noms, « font halte depuis dix ans avant de se jeter dans les flammes des flashes  (2 ».

Interrogée par Le Monde (19 mai 2007) sur cette innovation éditoriale, Mme Monique Majerowicz, directrice déléguée de Marie-Claire, avertissait : « Il faut faire attention à ce que l’on fait, nous ne vendrons pas notre âme. » Pour sa part, Carlos Gomez, rédacteur en chef culture du Journal du dimanche, se félicitait : « Nous avons fait notre travail de journalistes. » Tant de complaisance n’empêche pas M. Loïc Armand, directeur général des affaires publiques de L’Oréal et président de l’Union des annonceurs (UDA), d’estimer que « le droit à communiquer est menacé en permanence ». A ses yeux, rien que de très innocent, pourtant, dans cette activité : « Une marque est une personne qui communique avec d’autres personnes qui sont elles-mêmes des consommateurs  (3).  »

Le géant du cosmétique, qui a détenu pendant vingt-quatre ans 49 % du groupe Marie-Claire, s’en est retiré en 2001  (4). Les relations semblent toutefois être restées cordiales. Ainsi, dans son numéro de décembre 2008, sous le titre « Têtes chercheuses », le magazine faisait le portrait de trois des lauréates du prix L’Oréal-Unesco « Pour les femmes et la science » ; l’article précisait que « L’Oréal emploie plus de 50 % de femmes dans ses laboratoires ». Nouvelle opération en mai 2009, avec un portrait de la lauréate africaine. Par ailleurs, L’Oréal Paris est l’un des cinq partenaires officiels de « La Rose Marie-Claire », l’opération annuelle de charité du magazine, qui récolte des fonds pour scolariser des petites filles dans le monde. Parmi les bénéficiaires figure l’association Toutes à l’école, présidée par Mme Tina Kieffer, directrice de... Marie-Claire, qui compte également L’Oréal Paris parmi ses sponsors.

Le supplément « Cannes » a pu choquer car il servait les intérêts d’une seule marque, alors que la presse magazine, d’habitude, veille à panacher les produits dont elle fait la promotion dans ses pages rédactionnelles. Les rubriques « bien-être » ou « air du temps », qui existent dans tous les supports généralistes et constituent l’essentiel des magazines féminins, servent à offrir à la convoitise du lecteur des quantités étourdissantes de gadgets, de vêtements... et de cosmétiques, commercialisés par des entreprises qui sont aussi des annonceurs. Le nombre croissant de magazines féminins (plus d’une cinquantaine recensés par l’OJD, qui contrôle la diffusion des médias), sans parler de la crise, les oblige à rivaliser de zèle pour s’attirer les faveurs de ces derniers.

De fait, il n’existe pas de frontière nette entre culture et consommation. Le meilleur exemple en est la sortie récente et simultanée du long-métrage d’Anne Fontaine, Coco avant Chanel, avec Audrey Tautou, et du film publicitaire pour le parfum Chanel N° 5, réalisé par le cinéaste Jean-Pierre Jeunet (Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain) et mettant en scène la même Audrey Tautou : les deux « œuvres » ont bénéficié d’une promotion similaire dans les médias. Une actrice peut indifféremment faire la couverture d’un magazine féminin parce qu’elle a un film à l’affiche ou parce qu’elle vient de signer avec une grande marque de parfums ou de cosmétiques : ce fut le cas de Rachida Brakni, en « une » du Marie-Claire de juin 2008, après l’annonce de son contrat avec L’Oréal Paris, longuement commenté dans l’entretien figurant en pages intérieures. La confusion est également perceptible à Cannes. Si l’actrice Virginie Ledoyen a été deux années consécutives, en 2001 et 2002, la maîtresse de cérémonie du Festival, est-ce en raison de son contrat avec L’Oréal Paris, signé en 1999, ou de sa place dans le monde du cinéma ? Peu importe. Commentant son activité de mannequin, l’intéressée disait à l’époque : « C’est comme si je jouais dans un film, sauf que cette fois le film s’appelle L’Oréal  (5).  »

Non seulement les magazines féminins ayant au départ un vrai projet rédactionnel se transforment en simples courroies de transmission des annonceurs, mais des titres se créent dans le but de capter des marchés publicitaires précis. Ainsi, l’année 2008 a vu naître deux titres haut de gamme : Very Elle, hors-série du magazine Elle, et Femmes, du groupe Prisma Presse. Dans son premier numéro, Very Elle proposait sur quatre pages un portrait de M. Youcef Nabi, directeur général international de L’Oréal Paris. L’hebdomadaire a confié l’exercice à Sophie Fontanel, l’une de ses signatures vedettes, qui s’émeut de ce qu’un groupe « si hégémonique » compte dans sa hiérarchie cet « ovni inclassable » — comprenez : d’origine algérienne et transsexuel.

M. Nabi, apprend-on, est d’une « fine intelligence », « visionnaire, ultra-efficace, idéaliste et désarmant d’humanité » ; son sens du commerce « tient du génie ». Entre mille mérites, il a celui d’avoir engagé comme mannequin, « en faisant fi des physiques parfaits et lisses », ô prise de risque insensée, l’actrice espagnole Penélope Cruz, une fille « qui parle de laque avec de vrais mots à elle ». L’ancienne fiancée de Tom Cruise est apparemment affligée de tares invisibles pour un œil profane, car M. Nabi la défend avec feu : « Penélope a mieux que des traits réguliers : elle est vivante. »

La journaliste rapporte avec extase ses propos, qu’elle ponctue de commentaires tels que : « Incroyable phrase ! » Ou : « Autre incroyable phrase ! » Elle le trouve « bouleversant, tellement honnête ». Elle rend justice au célèbre « Parce que je le vaux bien » : « On peut en rire, mais c’est mine de rien le premier slogan de “self-esteem” [estime de soi] jamais utilisé en beauté. » Vers la fin, elle s’abîme dans la métaphysique : « Il y a une phrase de Marguerite Duras, sur Billie Holiday je crois, qui dit : “Face à elle, je pense à elle.” Je me mets à penser à lui devant lui. Toutes les vies sont mystérieuses  (6).  »

Ciblant les femmes de plus de 40 ans dotées d’un fort pouvoir d’achat, le mensuel Femmes, quant à lui, affichait en couverture de son premier numéro l’actrice américaine Andie MacDowell, dont la carrière au cinéma stagne depuis environ quinze ans, mais qui reste connue en tant qu’image de... L’Oréal Paris. Le magazine a été lancé par M. Fabrice Boé, président depuis 2005 du groupe Prisma Presse (Capital, VSD, Géo, Femme actuelle, Gala, Voici...) et, depuis 2007, de l’Association pour la promotion de la presse magazine (APPM). Auparavant, M. Boé a travaillé seize ans au sein du groupe de cosmétiques ; il a notamment été directeur du marketing de L’Oréal Paris. Il a fait parler de lui en 2006, lorsqu’il a exigé que les livres écrits par les journalistes de Prisma Presse soient soumis à la hiérarchie pour autorisation avant leur parution, afin de s’assurer qu’ils ne comportaient « aucune orientation ni interprétation politique », et qu’ils ne « [mettaient] pas en cause un quelconque des partenaires ou annonceurs publicitaires du groupe ». Il a dû reculer devant les protestations.

Mais les relations sociales chez Prisma Presse ne semblent pas s’apaiser pour autant : « Il ne parle jamais de “titres”, mais de “marques”, se plaint un salarié. Il n’a aucune expérience en matière de presse. Son prédécesseur, Axel Ganz, n’était certes pas parfait, mais c’était quand même un homme de médias ! Si encore il s’était bien entouré... Mais il a profité des mouvements ou des départs en retraite pour imposer plusieurs ex-L’Oréal parmi les chefs. » Depuis son arrivée, les journalistes du groupe, inquiets, ont créé ou réactivé leur société des rédacteurs...

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 10:19
Samedi 22 août 2009
- Par L' Aviseur - Ecrire un commentaire

Autre approche du conflit palestinien



 Denis Sieffert, journaliste à "politis", et connu pour son intérêt pour le conflit israélo-palestinien, s’intéresse dans cet ouvrage, à la dernière offensive Israélienne sur Gaza qui a fait plus de 1300 morts palestiniens( dont 300 enfants).

Plus qu’une analyse du traitement médiatique de ce conflit, l’auteur propose de revenir sur les événements, en étudiant la stratégie de communication utilisée par les dirigeants israëliens. Et en rétablissant dans le même temps, quelques vérités bien souvent ignorées par les médias.

Le lecteur dépasse ainsi les contrevérités répandues à propos de la rupture de la trêve (par le Hamas) qui aurait déclenché le conflit, pour s’apercevoir des manigances politiques d’Israël et de la préméditation de cette guerre qui avait été annoncé bien avant 2008. 

On découvre ou redécouvre également quelques personnages clefs de ce conflit (Bernard-Henry lévy, Fréderic Encel...) avec leurs contradictions, leurs hypocrisies et parfois même leur rôle toujours plus accru concernant la désinformation à propos du Hamas ou des décisions du gouvernement d’Israël. 

L’auteur a le mérite d’éclairer le sujet par des informations, des chiffres et des sondages afin de dire, à sa façon, la vérité. Laissant ainsi de côté les discours passionnés censés défendre l’un ou l’autre des protagonistes.

Quelques journaux (libération, tribune juive, le point...) sont passés en revue, et permettent de mettre en lumière la partialité de certains journalistes. Ces derniers qui n’hésitent pas à sélectionner qu’une partie de l’information, acceptant parfois même que celle-ci soit erronée, pour faire passer leurs idées (ex : Sur les tirs de Roquette, sur les responsables de cette offensive etc...)

Denis Sieffert prend le risque, argument à l’appui, de casser les préjugés d’une victime qui serait Israël, et d’un coupable qui serait le Hamas (dirigé par l’Iran). Et ce, pour soulever la complexité du problème et balayer les erreurs qui "pourrissent" bien trop souvent le débat autour de cette cruelle question : Le sort de la Palestine.

 

D. Perrotin

La nouvelle guerre médiatique Israélienne, La découverte, 149p, 11,50€ 

Autres articles sur http://www.acturevue.com



Décryptage médiatique de l’offensive Israélienne


http://www.marcfievet.com/article-35142035.html
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 07:19


Reçu d'un Correspondant-Lecteur
son analyse, que je publie:


En noir le texte de l'AFP
En rouge ses commentaires...
 (©AFP / 20 août 2009 18h37)
Afghanistan : l'Otan satisfait
du déroulement d'élections "crédibles"

En général, c’est l’ONU qui se félicite ou non du déroulement d’élections, dans ce cas c’est l’OTAN, on peut donc légitimement considérer que l’Afghanistan est un pays occupé par les forces de l’OTAN et échappe ainsi aux règles du droit international.
 
REYKJAVIK - Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, s'est montré satisfait du déroulement "efficace" des élections en Afghanistan, évoquant une réussite "du point de vue de la sécurité" et jugeant qu'elles seront considérées comme "crédibles" par les Afghans.
"Du point de vue de la sécurité, les élections ont été un succès", a déclaré M. Rasmussen dans un message diffusé sur le site Internet de l'Alliance atlantique environ trois heures après la fermeture des bureaux de vote.

Drôle de succès que des élections qui ont provoqué la mort de 26 personnes !!! (Voir plus bas dans la dépêche)
"Dans l'ensemble, les élections se sont déroulées efficacement", a-t-il ajouté.
"La chose la plus importante, c'est que les élections seront considérées comme crédibles par les Afghans", a ajouté M. Rasmussen, qui s'est rendu en Afghanistan au début du mois, juste après avoir pris ses fonctions à la tête de l'alliance..
 
Là, Mr Rasmussen assimile le gouvernement fantoche mis en place par la coalition militaire peu après le 9/11 aux Afghans en général.
Ces élections furent une "preuve de la détermination du peuple afghan à construire la démocratie", a ajouté l'ancien Premier ministre danois, qui effectuait une visite en Islande, l'un des 28 pays membres de l'Otan.
"Je veux féliciter le peuple afghan pour le courage dont il a fait preuve en dépit de circonstances difficiles. Nous avons vu les Afghans faire face aux menaces d'intimidation et aux violences pour exercer leurs droits démocratiques", a-t-il ajouté.

Grâce à la présence de plus de 300.000 militaires, cela aide ! Le reste des autres bureaux de vote n’ont pas ouvert, sûrement dû au manque d’effectif militaire pour sécuriser la zone de vote, c’est pourquoi Rasmussen appelle plus bas à continuer les efforts, donc à demander + d’effectifs militaires pour maintenir cette démocratie virtuelle
D'après le gouvernement afghan, vingt-six civils et membres des forces de sécurité ont toutefois été tués dans des attaques des rebelles islamistes.

Cela relativise la nouvelle : ce sont des afghans qui le disent, mais rien n’est confirme par l’OTAN !
Plus tôt dans la journée, M. Rasmussen avait jugé "encourageant" le déroulement de ces élections, au cours d'une conférence de presse à Reykjavik.
"Les premiers rapports sont encourageants. Il y a eu plus de bureaux de vote ouverts que nous le pensions. C'est une preuve claire que le peuple afghan veut la démocratie, veut la liberté, et rejette le terrorisme", avait-il dit.
"Il y a eu comme prévu des incidents", 26 morts ce ne sont pas des « incidents », mais plutôt le signe évident d’une guerre civile… avait-il également souligné à propos des violences. Ce ne sont pas des « violences », mais des tueries.

Mais "le peuple afghan participe au scrutin. C'est assez encourageant", avait insisté M. Rasmussen.
"Ces élections sont une étape importante sur la voie d'un Afghanistan stable et sûr. Je veux souligner que les autorités afghanes ont fait un travail énorme pour organiser cette journée historique et je les félicite pour la préparation des élections."


Au passage on passe de la pommade sur le dos du gouvernement fantoche conduit par l’ancien agent de la CIA Hamid Karzaï.
Hamid Karzaï, au pouvoir depuis 2001, était donné favori dans les sondages, mais il pourrait avoir à disputer un second tour contre son principal challenger, Abdullah Abdullah, son ancien ministre des Affaires étrangères. Donc c’est un faux semblant de choix démocratique.

Les Afghans ont voté jeudi pour élire leur président et leurs conseillers provinciaux. Le niveau des violences a été plus bas que ce que laissaient redouter les menaces des talibans, ont noté nombre d'observateurs.

Environ 17 millions d'Afghans étaient appelés (saurait-on un jour combien on réellement votés??= à se rendre dans plus de 6.000 bureaux de vote, protégés par 300.000 membres des forces afghanes et étrangères placées en alerte maximale face aux menaces d'attaques des talibans.
Le succès de l'Otan en Afghanistan est "une priorité très claire", a rappelé à Reykjavik M. Rasmussen.
"Il est de toute première importance que nous ne permettions pas à l'Afghanistan de devenir à nouveau un havre pour les terroristes", a affirmé le secrétaire général de l'alliance, qui a fait d'un succès en Afghanistan la première priorité de son mandat.

Chose presque faite déjà puisqu’il considère lui-même que ces élections ont été un « succès ».
"Pour cette raison, nous devons multiplier nos efforts (et donc multiplier la quantité de soldats en présence ainsi que de matériels militaires lourds, Rasmussen oublie de parler d’efforts de guerre… et donne l’impression que l’OTAN agit dans un but humaniste) pour garantir la situation en Afghanistan, tant militairement qu'en ce qui concerne la reconstruction civile", a-t-il dit.


Les violences dans le pays ont atteint cet été des niveaux inédits depuis que les talibans ont été chassés du pouvoir fin 2001 par une coalition internationale dirigée par les Etats-Unis.
En juillet, les forces internationales, dont les effectifs sont de 100.000 hommes, avaient déjà perdu 76 soldats, un bilan mensuel record depuis 2001.
 
(©AFP / 20 août 2009 18h37)


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Sur mon blog principal,
r-sistons,

un spécial Afghanistan et Massoud




Sommaire :

L'Afghanistan,
le pays de Massoud.
Par Eva R-sistons,
Texte publié sur mon blog officiel, d'écrivain.

Elections Afghanistan,
L'ombre de Massoud, par Eva R-sistons

Les mensonges de l'Occident:
L'OTAN satisfait des élections "crédibles".

Les médias et l'Afghanistan,
propagande de guerre éhontée,
souriez, vos êtes roulés !
par eva R-sistons 

   
http://r-sistons.over-blog.com/article-35134343.html

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 23:51



Propagande de Guerre.
Souriez, vous êtes roulés...

Par Eva R-sistons



Mes amis,


Il ne se passe pas de jours sans que nos Médias
aux mains des marchands d'armes
(je rappelle que ma seule émission censurée dans les années 85,
sur une grande chaîne publique, concernait.. la paix !)
ne fassent l'apologie des guerres,
passées ou présentes,
tout en préparant les futures
(celle contre l'Iran, par exemple,
en diabolisant ce pays n'attaquant jamais personne)
ou en justifiant celles en cours
comme en Afghanistan.

C'est officiel :
64 % des Français sont contre l'intervention en Afghanistan !
Mais ils ne comptent pas pour celui
qui de façon autocratique, gère le pays,
en liaison avec ses amis de l'Etranger US et israéliens.
La situation est parfaitement scandaleuse.
Sarkozy décide de tout comme si le pays lui appartenait.
Et que nul, en Haut Lieu ou dans les Médias,
ne s'avise de contester ses décisions
ou de les critiquer !
La France n'est jamais tombée aussi bas.
Se relèvera-t-elle un jour ???

Et donc, FR2 la chaîne néo-sioniste

qui n'annonce pas ouvertement la couleur,

en faisant croire qu'elle est au service de la France
alors qu'elle sert surtout les intérêts d'Israël,
FR2, donc, a confié au très sioniste
Mickaël Darmon
(Ancien correspondant de TF1 à Jérusalem,
Chef-adjoint du Service Politique
de FR2 chaîne soi-disant publique,
 ce qui présage de joyeux conflits d'intérêts)
le soin d'animer les 4 Vérités de ce Télé-Matin,
une vérité d'ailleurs presque toujours aux couleurs du Gouvernement,
avec des invités aux ordres (comme les journalistes).

Le sujet du jour ? Les élections en Afghanistan,
pays occupé, oublie-t-on de dire,
par des troupes qui n'ont rien à y faire,
et surtout pas dans l'intérêt des populations.
La Coalition occidentale sert seulement les intérêts
de l'Oligarchie qui pressure les peuples,
pille les ressources ne lui appartenant pas,
et se comporte comme en territoire conquis.
C'est M. Mariani, de l'UMP, qui répond à Darmon.
Il est en Afghanistan.

Vous cherchez l'objectivité ?
Mariani est là pour défendre la politique
impériale, coloniale, du gouvernement français.

Quant à Darmon le pseudo journaliste,

il est là pour mettre en valeur son intervention,

lui permettre de justifier aux yeux des Français

la politique dont ces derniers ne veulent pas.
Avec cela, vous savez tout.

Morceaux choisis :

"La guerre est gagnable"
(ça tombe bien, les Français ne le croyaient pas).
Avec la Coalition,
"les Afghans se sentent en sécurité", maintenant
(de loin, nous, on croyait que les Afghans recevaient des bombes,
non, ils sont en sécurité grâce aux troupes de la Coalition).
En leur faveur, il y a "des actions de développement"
(ah bon ? Pourquoi sont-ils de plus en plus pauvres, alors ?).
Et encore mieux: "La France de Sarkozy
insiste justement là-dessus..."

Mais pourquoi cette guerre ?
Pour les Français, elle n'est pas indispensable...
La question tombe à pic,
Mariani saisit la perche tendue,
"Nicolas Sarkozy a en tête le Bien et la Sécurité des Français,
et même des Européens" (tant qu'à faire),
"et en faisant la guerre en Afghanistan,
nous ne serons plus menacés".
Tout se joue là-bas, évidemment...
Et pour ceux qui n'ont pas encore compris,
la lutte contre le terrorisme est l'enjeu de ce conflit.

Et comme Darmon ne veut aucun doute
dans l'esprit des Français,
il en rajoute une couche :
"Les Français ne comprennent pas.
Que leur expliquer ?
La France avec les USA ?"
Mais oui mais oui, "on protège les Français de France
par le travail fait en Afghanistan, 
lui seul garantira la Sécurité". 

Les images suivent;
oui, nous avons une mission civilisatrice.
Ecoutez bien:
"Les enfants victimes des TERRORISTES 
sont soignés par la Coalition".
C'est bon de le savoir, parce que moi,
de France, je croyais que les petits Afghans
étaien victimes des bombes de la Coalition.
Rien ne vaut une bonne séance d'explication, n'est-ce pas ?

D'ailleurs, on prend bien soin d'expliquer

à ceux qui n'ont pas encore compris,

que "la Coalition est là pour aider
les Afghans à prendre leur destin en mains, 

il y a là un régime féodal corrompu". 

"La Coalition peut remettre sur pied le pays"

(dans le droit chemin, en quelque sorte) ?
demande le "journaliste" Darmon.
Mais oui mais oui, elle est là pour ça.

 

Alors voilà, vous êtes peut-être convaincus,

alors cette émission aura atteint son but,

comme toutes celles qui sont infligées aux Français aujourd'hui,

pour mieux, au nom de l'information, leur faire accepter

la politique du Gouvernement, surtout si elle est inacceptable.

 

Pour moi, mais je suis coriace,

j'ai surtout l'impression

que ces 4 Vérités,
à la sauce FR2-Darmon,
étaient là pour plaider la cause de cette guerre,
et plus généralement des guerres coloniales
de la France de Sarkozy au service
des Anglo-Saxons et d'Israël,
très précisément de leurs multinationales.

Et on comprend mieux pourquoi,
en pleine cérémonie de la France aux côtés
de ses jeunes dix soldats morts en Afghanistan,
Sarkozy n'a pu s'empêcher,
à moment donné, de pouffer de rire. 
Les intéressés ont dû apprécier !
Mais je crois que les militaires prêts à donner
leur vie pour notre pays, 
ont depuis belle lurette compris
à quoi ressemblait la France "moderne",
passée du Gaullisme de de Gaulle ou de Chirac, 
au bling-bling du nouveau Locataire de l'Elysée...

Souriez, Français, vous êtes roulés...

copieusement !

Par Sarkozy,

par son gouvernement,

par la Coalition,
par les journaleux.

Ca fait quand même beaucoup....

Eva r-sistons à l'imposture
des guerres coloniales
et de la France bling-bling... 


  



TAGS : Michaël Darmon, Mariani, UMP, FR2,
Afghanistan, guerre, Armée, France, TF1,
Jérusalem, sioniste, colonial, bling-bling,
de Gaulle, Chirac, Sarkozy, 4 Vérités,
Télé-matin, Israël, Anglo-Saxons, USA,
Elysée, terroristes, Iran, Sécurité...




 

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 23:41
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L'imposture Obama,
Obama pire que Bush,
par Eva R-sistons




Bonjour mes amis,

Jamais une propagande n'a été aussi bien orchestrée par les Médias; Car ce sont eux, en définitive, qui font et défont les "rois". Il fallait une rupture avec l'ère Bush, rétablir l'image  d'un pays complètement discrédité par les mensonges et les désastres politiques, en pleine déroute, dans tous les domaines, et d'abord sur le plan moral.
 Car sur le fond, il ne fallait surtout rien changer. Le séduisant Obama, très charismatique, a été choisi non pour modifier une politique réprouvée dans le monde entier, mais pour la rendre acceptable aux yeux de tous.


Politique intérieure

Tout est dans l'art de vendre. Aujourd'hui, le plus important est de bien communiquer.  Le monde a été dupé par Obama, comme la France l'a été par Sarkozy. Et qui va payer la note ? Nous tous. Le jour même de son élection, j'écrivais déjà: "Méfiance !". C'était inspiré. Aujourd'hui, solennellement, avec gravité, je vous le dis: Obama sera plus dangereux que Bush.  Et par exemple, ce dernier n'a rien fait pour la santé de ses concitoyens, il a au contraire taillé dans tous les programmes sociaux pour engraisser ses amis, industriels de l'Armement, du Pétrole, etc, comme Sarkozy chez nous. Aujourd'hui, dans les pays occidentaux, le transfert se fait des pauvres vers les riches. C'est proprement scandaleux. 

Mais si Obama, lui, a pris à bras le corps le domaine de la Santé pour le réformer, enfin, c'est finalement au détriment des plus âgés, des plus pauvres, des plus malades. Habiller Paul, ou les jeunes (non malades, en principe), en déshabillant Pierre (les vieux, en principe malades): C'est une escroquerie. Pire, cet eugénisme masqué (et assorti d'une honteuse politique de délation) dont les médias menteurs se gardent bien de parler, rappelle les monstruosités nazies.  Curieusement, d'ailleurs, les eugénistes les plus renommés, après la débâcle hitlérienne, ont émigré aux USA sans être inquiétés. Un phénomène qu'il serait bon d'approfondir...

Alors, quel bilan de ce début de Présidence, outre la mise en place d'une politique de délation envers les citoyens qui se méprendraient sur les intentions d'Obama en matière de politique de la Santé, et des mesures qui dressent 52% des Américains contre lui, déjà ?


A-t-il commencé à régler la crise financière ? Loin de venir en aide à ses concitoyens, aux travailleurs ou aux chômeurs, Obama a délibérément joué la carte des banquiers. Nous en étions restés aux 700 milliards de cadeaux pour renflouer les Banques, que celles-ci ont gloutonnement dévorés en distribuant au passage de nouvelles largesses insensées à leurs "meilleurs" éléments, les plus audacieux, les plus cyniques aussi, et l'on parle maintenant de près de 24.000 milliards de dollars pour le TARP (Plan de renflouement bancaire). Les citoyens se retrouvent de plus en plus sans travail ET sans logement, et ils sont mis à contribution pour les dispendieux cadeaux aux banques.


Permettez-moi une audacieuse explication, puisque mes intuitions s'avèrent généralement justes :

Et si la crise n'était pas provoquée, en définitive, pour pressurer toujours davantage  le peuple pourtant de plus en plus appauvri (n'oublions pas que l'idyllique Nouvel Ordre Mondial programmé par la Mafia au sommet a pour but, aussi, de supprimer la classe moyenne, notamment en dépréciant les emplois, en privatisant tout ce qui reste du secteur public, et en supprimant les dernières protections sociales), et cela afin d'offrir à ceux qui sont déjà bien pourvus, un colossal pactole supplémentaire, pour édifier des bunkers dorés, somptueux, climatisés, bien approvisionnés (notamment avec toutes sortes de semences), sécurisés, sanctuarisés... comme près de Svalbard, en Norvège, tandis que les peuples se feront la guerre et subiront toutes sortes de pandémies et d'aléas climatiques dûment provoqués pour réduire leur nombre ? Car il en faut, des capitaux, pour édifier cette cité "céleste" hyper-protégée réservée aux "bien nés", aux "bien nantis", "aux mieux méritants", bref à l'"Elite" qui pour nous, brille surtout par sa cupidité maladive, son arrogance caractérielle, son égoïsme sulfureux, et son insensibilité pathologique... Ainsi, notre utilité apparaît clairement: Comme chair à canons, comme esclaves, ou comme laquais... Il y a aussi une autre catégorie, mais là peu de monde se presse au portillon: Celle des résistants. J'en suis ! Le dire clairement, voilà qui va aggraver mon cas, mais il est déjà désespéré.  Oui, plutôt mourir debout, que vivre couché !!! Je ne me prosternerai jamais devant des crapules...

Mais revenons à Obama, et à ses résultats. On connaît son nouveau chien, ses déclarations à la presse, son sourire, ses apparitions publiques, très médiatisées... Mais encore ???




Politique extérieure

Je prétends qu'Obama est pire que Bush, pas seulement en matière de politique intérieure (incurie, cadeaux aux plus riches, Politique de la Santé eugénique...), mais aussi en matière de politique étrangère. Certes, le nouvel Ambassadeur de l'Empire américain a fait de prometteuses déclarations sur le Proche-Orient, on allait voir ce que l'on allait voir, et tout continue comme avant. Non, en pire: La colonisation bat son plein, des dizaines de familles  sont expulsées de leur domicile à Jérusalem Est sans émouvoir personne, Lieberman pavoise aux quatre coins de la planète, alors même qu'il a des bataillons de Juges à ses trousses, les uns pour blanchiement d'argent, les autres pour accusations de corruption ou d'abus de confiance, et j'en passe, il y a aujourd'hui en Israël presque autant de corrompus que de dirigeants. Et beaucoup sont fascistes ou fanatiques. Ca ne gêne personne ??? Il y a peu encore, les Européens faisaient la fine bouche en Autriche avec Haider... Mais on s'habitue à tout, là comme en Italie. En tous cas, avec Israël, on est habitués: Il a tous les Droits, les autres aucun - ou seulement des devoirs !!! Joli pays... Très moral, comme il le proclame à qui veut l'entendre. Quels sont les critères de l'éthique, aujourd'hui, au fait ???

Est-ce mieux en Amérique Latine ? Eh bien non, Bush ne s'était pas dispersé, il avait négligé ce continent. Obama, lui, cumule tous les avantages: Une duplicité rare (pas de soutien, officiellement,  aux auteurs du coup d'Etat au Honduras), et en sous-mains, une politique de destabilisation de tout le continent, complots à gogo, avec les amis israéliens et anglais (toujours eux), projets d'assassinats de dirigeants trop soucieux de l'intérêt de leurs peuples et pas assez de ceux des multinationales américaines, financement des dictateurs, formations des militaires, établissement de bases musclées (comme en Colombie), envoi d'Ambassadeurs particulièrement zélés et au CV très ambigu... La sinistre Ecole des Amériques reprend du service. "Yes, we can..." ! Avec Obama, les Latino-Américains ont tout à redouter...

Mais le pire du pire, avec le charmeur Obama (FR2, cette télé félonne occupée par les Néo-sionistes, nous promet samedi prochain avec Delahousse, un nouvel "Un jour un destin", cette fois pour célébrer les mérites d'Obama, de la nouvelle Amérique, ils sont beaux nos médias ..), ce sont ses projets, quoiqu'en dise l'hypocrite qu'il est: Car le Maître de la Maison "Blanche" veut désormais non pas s'en prendre comme Bush à des Etats sans défense, tel l'Irak, mais à un pays redoutable sur le plan nucléaire: La Russie. Jamais l'Amérique n'a été aussi arrogante, ambitieuse, hégémonique, cynique, prédatrice, criminelle, menaçante - et hypocrite. Ainsi, le ravalement n'est que de façade ! Un exemple ? Dans le cadre de la politique d'encerclement de la Russie, le Vice-Président Joe Biden s'est prononcé en faveur de l'adhésion de la Georgie à l'Otan... Rien de tel pour provoquer l'étincelle qui mettra le feu dans le Caucase et en Russie comme en Europe ! Et cette politique se prolonge par les provocations en Crimée, via l'Ukraine, ou en Arctique, via le Canada. Nous sommes sur une poudrière. Si nous échappons à l'apocalypse, on le devra seulement à la dissuasion nucléaire de la Russie, et à la capacité de nuisance de l'Iran attaqué. Peut-être dans un réflexe de survie, dans un sursaut de sagesse, l'Amérique et Israël reculeront-ils pour ne pas être victimes d' effroyables dégâts collatéraux...


Et l'Irak, justement ? Obama délaisse progressivemet ce pays (en assurant ses arrières avec des marionnettes bien peu démocratiques), mais pour mieux réorienter ses forces, et même les augmenter, en Afghanistan, nouveau terrain de chasse, pardon, de mort, et comme  cela ne suffit pas, voici les troupes américaines, dans la foulée, qui investissent le Pakistan... La démesure n'est pas loin ! On se prend à regretter Bush, un comble !!! Bref, tout cela ne présage rien de bon. D'autant que les Etats-Unis ne s'arrêteront pas, ensuite ce sera le tour de la Chine, dernier obstacle à la domination du monde...

Alerte, ces gens sont des irresponsables, des déments !!!! Vous voulez que je vous dise ??? Un mandat d'arrêt international devrait être lancé contre ces assassins de l'humanité pour quelques dollars de plus !!!! Et au lieu de cela, on déroule des tapis rouges devant les pas des ordures qui ont fait main-basse sur la planète, de la manière la plus anti-démocratique qui soit !!!

Et la folie meurtrière se met en place, palier par palier, dans les coulisses. La destabilisation de l'Iran, le choix d'icônes féminines faisant le tour du monde parce que tuée ou parce qu'accusées d'espionnage, tout se déroule machiavéliquement sous nos yeux pour neutraliser toute opposition à l'attaque de ce pays qui pourtant n'a jamais attaqué personne...

Contournant l'ONU, et sans Chirac cette fois mais avec Sarkozy au premier rang - ce qui nous promet d'effroyables réjouissances - , l'Amérique s'apprête à proposer un blocus de l'Iran qui s'apparentera en Droit international à un véritable acte de guerre...


Alors oui, voyons les choses en face: Nous avons été copieusement bernés, une fois de plus, notamment par les Médias, et Obama ne moralisera ni le capitalisme ni la politique étrangère d'une Amérique dont les dernières convulsions risquent d'entraîner la planète dans un immense bain de sang, pour tenter de sauver son économie, son mode de vie égoïste et carnassier, son Empire, et Israël en pleine
déliquescence...


La seule chance d'éviter la boucherie sauvage qui se prépare, est de se racrocher à l'espoir de la dissuasion nucléaire russe, intelligemment mise en avant...


Entre temps, l'ami américain de Sarkozy, et donc de la France via les Médias, sera peut-être assassiné par les Services secrets anglais, plus soucieux des intérêts de leur pays que du couple qu'ils forment avec les Américains... Quand, bien sûr, Obama ne sera plus utile aux canailles qui ont pris en otage la planète avec leur projet de contrôle total du monde. Et là, on retombe sur le cynisme des psychopathes qui prétendent imposer la démocratie et la paix au monde, après en avoir fait un champ de ruines...


Eva, R-sistons, quel que soit le prix payé, aux fous qui rêvent de guerres préventives et permanentes pour assurer la paix, et de tout dominer pour proposer la démocratie, tout en consolidant leurs portefeuilles via un holocauste social, économique, militaire, moral... Barbarie, ou civilisation ? Le choix dépend de tous. Unis, bien sûr....



                                                




Suite publication sur mon blog R-sistons à l'intolérable :
http://r-sistons.over-blog.com/article-34944347-6.html#anchorComment


Commentaire reçu :


Je réagirai juste un petit peu pour ton article sur le Président Obama en disant qu'il faut aussi se mettre à sa place et lui accorder dans un temps limité le bénéfice du doute. Il a un parcours pas banal et il ne peut pas affronter tout les lobbyes à la fois dès son accession à la présidence, wait and see...
En admettant qu'il soit bon, il lui faut encore rester en vie pour être utile à sa nation.


Cher réveil, moi j'ai comme principe de juger un homme par ses ACTES et non sa diction ou ses bonnes manières, et je vois que même si tu apprécies ce blog, tu sembles, comme beaucoup, sous le puissant pouvoir charmeur de Barack Obama. Tu as l'air de faire partie de ceux qui secrètement, rèvent qu'il soit la Marionnette qui se rebellera contre son Marionnettiste (ici les lobbies qui ont créé et propulsé Obama, et qui attendent retour sur investissement). Or les actes d'Obama depuis qu'il occupe le bureau ovale sont très parlants :

- Intensifier la présence en Afghanistan et destabilisation du Pakistan,
- Fermer les yeux sur les massacres de Gaza, et se limiter à de timides appels au "gel" de la colonisation israélienne (tu te rends compte, on parle de gel et non de quitter des territoires acquis par la force !!!!),
- Ingérences dans les affaires iraniennes, confirmé par Hillary herself,
- Promotion d'un coup d'état au Honduras pour attaquer le maillon le plus faible de l'ALBA (et c'est pas les gesticulations du président du Costa Rica qui y changent quoi que ce soit, c'est un écran de fumée),
- Future installation de SEPT nouvelles bases militaires en Colombie, ciblant l'Equateur et le Venezuela,
- Des milliards et des milliards données aux banques zombies US sans remise en question du système ni contrepartie,
- Déjà on observe du recul pour la question de la santé,
- Persistance dans le blocus infâme contre Cuba,
- Intimidation de la Russie avec l'Artique et éternel soutien à la marionnette-président de la Géorgie,
etc, etc.

Je trouve qu'en un semestre de règne, il a fait autant que Bush en 8 ans !!!!
Cesse de t'illusionner sur le personnage et son charisme (ma fois très stéréotypé et préfabriqué, un peu un Georges Clooney Black), regardes les FAITS et RIEN QUE LES FAITS. Tu trouves ses discours originaux ? Lis un peu la traduction des réflexions de Fidel Castro, si tu veux lire des discours audacieux et engagés. Regardes comment le Réseau Voltaire a démonté sa "main tendue" à la con aux musulmans
http://www.voltairenet.org/article160476.html ou aux africains http://www.voltairenet.org/article161110.html
Repenses un peu à Frankin Roosevelt quand il est arrivé et a hérité d'une situation économique catastrophique : comme Obama, il était le Candidat de la Crise (et du changement), il a profité de sa popularité pour faire passer des mesures très impopulaires comme Medicare, ou Pecora (qui séparait les banques de dépots de celles d'investissement). Il est passé en force, a affronté la menace réelle d'un coup d'état, mais a réussi. Obama rien, sa popularité est déjà chancelante et il n'a fait preuve d'aucune audace, mise à part formelle. La différence, c'est que Roosevelt était un fils de banquier, et qu'il pouvait se permettre de les snober car il était de leur mileu, Obama reste un petit métis complexé qui leur doit tout.

Si tu veux un exemple récent de marionnette qui s'est retourné contre ses créateurs, ce serait... Vladimir Poutine ! Il était la créature de Boris Elstine, l'homme qui a réussit l'exploit de faire de la Russie un pays du tiers-monde en moins de 10 ans en le bradant aux étrangers, et qui a négocié son immunité, a imposé à son poulain SON équipe, et qu'a fait Poutine après ? Rien de ce que Elstine et les occidentaux espéraient, il avait bien caché son jeu ! Après que Poutine soit autoritaire et tout, je veux bien, mais il est un véritable homme politique (ce n'est ni positif ni négatif) qui a une vision pour son pays (après on peut critiquer cette vision, c'est une autre histoire), qui tient son rang lors des diverses réunions internationales, et fut même, lors de la désastreuse décennie Bush, un contrepoids géopolitique salutaire pour les autres peuples du monde. Or en Obama, je vois rien venir.

Attention, je serais la 1ère à admettre que j'ai eu tort si Obama se révélait durant cette terrible crise civilisationnelle, mais je pense plutôt comme les rédacteurs du site Dedefensa.org, que les USA imploseront et qu'il sera la dernier (ou l'un des derniers) présidents classiques. Comme les américains, fais ton deuil de l'American Dream, car ce ne fut qu'une vaste fumisterie pour imposer un ordre mondial libéral totalitaire.
Commentaire n° 6 posté par Annie aujourd'hui à 22h10


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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 21:36
Lettre ouverte à mes détracteurs aux Pays Bas



mardi 18 août 2009, par Tariq Ramadan


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Une nouvelle polémique a commencé aux Pays-Bas. Au mois de mai-juin, on m’accusait de « double discours », d’homophobie et de propos inacceptables à l’égard des femmes. Après vérification, la municipalité de Rotterdam a précisé que ces accusations étaient infondées. Aujourd’hui on affirme que je serais lié au régime iranien et que je soutiendrais la répression qui a suivi les dernières élections. N’est-il pas étonnant que cette dernière accusation ne soit apparue qu’aux Pays-Bas ? Tout se passe comme si j’étais utilisé (avec l’islam) pour régler des comptes politiques dans la course aux voix alors que les élections approchent.

L’ombre de Geerd Wilders n’est pas loin, lui qui gagne des voix en comparant le Coran au « Mein Kampf » de Hitler. Je suis devenu l’épouvantail et le prétexte au défoulement de passions politiques pas très saines : au fond, cette polémique dit davantage sur l’évolution inquiétante des Pays-Bas que sur ma personne.


Les attaques sur mon engagement ont été très violentes et il faut répondre clairement aux accusations. Quand j’ai accepté d’animer une émission en avril 2008, j’avais pris trois mois de réflexion en discutant avec des amis iraniens ainsi qu’avec des spécialistes. J’ai moi-même suivi de près l’évolution du pays et les tensions internes. Je fus l’un des premiers penseurs musulmans, en Occident, à prendre position contre la fatwa à l’encontre de Salman Rushdie. Depuis vingt cinq ans, tout en relevant que comparativement aux pays arabes, l’Iran avait avancé en matière du droit des femmes et de l’ouverture démocratique, j’ai critiqué le manque de liberté d’expression en Iran, l’imposition du foulard, ou plus récemment la conférence sur l’holocauste de 2006 (qui entretenait une dangereuse confusion entre la critique de la politique israélienne et l’antisémitisme). J’ai bien sûr condamné la répression et les tirs sur les manifestants à la suite des élections.


J’ai toujours gardé cette ligne critique, et constructive. Je passe du temps à étudier la vraie nature des dynamiques internes et je ne me laisse pas influencer par les campagnes de propagande, ni de l’intérieur du système iranien, ni celle d’Israël (qui affirme, pour s’innocenter de façon inacceptable, que l’Iran serait le principal obstacle à la paix), ni celle des Etats-Unis ou de pays européens qui défendent des intérêts stratégiques. Les rapports entre les forces religieuses et politiques sont très complexes en Iran. Une vision binaire, qui opposerait deux camps – les conservateurs fondamentalistes aux réformateurs démocrates – témoigne d’une profonde ignorance des réalités du pays. En sus, les évolutions vers la transparence démocratique ne se feront pas par les pressions occidentales : le processus sera interne, long et douloureux.

En acceptant d’animer un show télévisé autour de débats sur l’islam et la vie contemporaine, j’ai fait le choix du débat critique. On ne m’a jamais rien imposé et j’ai pu inviter des athées, des rabbins, des prêtres, des femmes, voilées ou non, pour débattre de sujets tels que la liberté, la raison, le dialogue interreligieux, le sunnisme et le chiisme, la violence, le jihad, l’amour, l’art, etc. Qu’on regarde donc ces émissions et que l’on me dise si on y trouve une seule seconde de soutien au régime iranien. Le programme est une opportunité d’ouverture sur le monde et je le mène dans le respect de tous mes interlocuteurs. En ces temps de crise en Iran, je veux prendre une décision sereine et juste : je dois considérer les faits et déterminer la meilleure stratégie pour accompagner le processus interne vers la transparence et le respect des droits humains. La polémique et les débats passionnés comme aux Pays Bas aujourd’hui ne sont pas de bons conseils et je veux y voir clair avant de me déterminer.


Quand j’ai accepté l’offre de PressTV Ltd à Londres (je n’ai eu aucun contact avec des autorités iraniennes mais avec des producteurs de télévision qui offraient un service à la chaine), je l’ai fait en étant clair sur mes conditions quant aux choix des sujets et à mon indépendance dans le cadre d’une émission traitant de religion, de philosophie et de questions contemporaines. J’ai tout rendu public et mes émissions sont aussi sur mon site depuis le début. J’ai fait le choix d’accompagner l’évolution des mentalités sans jamais avoir à soutenir le régime ni à me compromettre. C’est un choix que beaucoup d’amis iraniens ont non seulement compris mais encouragé. Je ne fais pas ce travail pour l’argent et une autre chaine de télévision d’informations internationales m’a proposé jusqu’au triple des honoraires. J’ai refusé au nom de mes principes.

Si je le voulais, en changeant de discours politique et religieux, je pourrais aujourd’hui amasser des fortunes : tous ceux qui suivent mon travail le savent. Mais flatter les rois, les princes, les régimes et les fortunes n’est pas ma philosophie de vie. Mes prises de position m’ont amené à payer le prix fort et je n’ai jamais cédé : je ne peux me rendre en Egypte, en Arabie Saoudite, en Tunisie, en Lybie, en Syrie car j’ai critiqué ces régimes qui étaient anti-démocratiques et ne respectaient pas les droits de l’homme. Les Etats-Unis ont révoqué mon visa à cause de mes virulentes critiques contre les guerres en Afghanistan et en Irak et le soutien unilatéral à Israël. Ce dernier pays m’a fait savoir que je n’y serai jamais le bienvenu. Un conseiller de l’ambassade de Chine m’avait murmuré un rien menaçant, il y a vingt ans, que mon engagement auprès des Tibétains ne passerait pas inaperçu auprès les autorités de son pays.


J’ai toujours assumé mes choix, je n’ai jamais soutenu une dictature ou une injustice dans les sociétés majoritairement musulmanes comme dans toute autre société. Quant à ceux qui me reprochent « le principe » de présenter un programme de télévision dans une chaine iranienne, je réponds que travailler pour une chaine de télévision n’impose pas de soutenir un régime. Si l’acte politique était si simple, il faudrait d’urgence que mes détracteurs, si férus d’éthique en politique, demandent au gouvernement néerlandais de mettre immédiatement un terme aux relations politiques et économiques avec l’Iran, l’Arabie Saoudite, l’Egypte, Israël ou la Chine. Curieusement, je n’entends pas ces voix. Comme je ne les ai pas entendues quand la municipalité de Rotterdam m’a lavé des fausses accusations de « double discours » ou « d ‘homophobie » ou encore quand la Cours fédérale américaine a inversé en ma faveur le jugement du tribunal de première instance concernant la révocation de mon visa.

Pourquoi ce silence ? Pourquoi ces accusations à géométrie variable ? Parce que ces campagnes ne sont que des prétextes destinés à attaquer un « intellectuel musulman visible » et ainsi de gagner des voix sur la peur et le rejet de l’islam. Tous les moyens sont bons pour gagner des électeurs, même les moins dignes, même les moins honnêtes. Je respecte les principes, mais je ne plierai pas devant la propagande malsaine. Non pas seulement pour mon honneur mais également pour celui de notre humanité et de notre avenir.


http://www.tariqramadan.com/spip.php?article10752

 




Le mot d' Eva :



Tariq Ramadan est assurément l'un des intellectuels Musulmans les plus libres et les plus ouverts.  Il honore sa communauté.  Et il a le courage de ne pas se coucher devant ceux qui véhiculent la Pensée Unique, devant le Pouvoir. Un courage que les Médias aux ordres ne lui pardonnent pas, au mépris des règles déontologiques les plus élémentaires.

La manière dont est traité ce grand universitaire est scandaleuse et doit sans cesse être dénoncée. Il est intolérable que les seuls Musulmans, aujourd'hui, à jouir de la considération de nos Médias, sont ceux qui s'alignent totalement sur la pensée de l'Occident au lieu de défendre une ligne originale, liée à leur Culture et ouverte sur la modernité.

Eva R-sistons à nos Médias à sens unique, intolérants, deshonorant la profession
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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 21:29



publié par roland (Dazibaouebmaster) le 17/08/2009 18H29

Dessin original, Quino, absence de sources pour la retouche

Article Alba TV Publié sur Mondialisation.ca

Aujourd’hui 4 août, alors que le Front de résistance au coup d’État défilait pacifiquement, les manifestants ont reçu une nouvelle décourageante, celle de la fermeture dans les prochains jours de Radio Glogo par le CONATEL, l’instance d’État qui régule les médias au Honduras. Cette décision constitue un abus de plus de la part des putschistes qui continuent de porter atteinte à nos droits, et particulièrement au droit à la libre expression dont disposent tous les citoyens d’un pays. / Mabel Marquez, Via campesina Honduras,  publié par Alba TV, 5 août  2009.

 

Dessin original, Quino, absence de sources pour la retouche

 

La fermeture de cette grande radio qui dispose d’une couverture nationale – qui, soit dit en passant, est une des rares radios qui depuis le coup d’État informe objectivement sur ce qu’il se passe dans le pays et qui a été présente lors de toutes les activités organisées par le Front de résistance au coup d’État, depuis le 28 juillet 2009 – signifie un retour en arrière, non seulement pour le Honduras, mais pour l’Amérique latine toute entière. Ces derniers jours, Radio Globo est devenue l’alternative qui permet de forcer le barrage de la désinformation orchestrée par les grands médias aux mains de l’oligarchie hondurienne.

Les membres du Front de résistance contre le coup d’État ont exprimé que la fermeture n’est pas seulement dirigée contre Radio Globo, mais contre tout le peuple hondurien qui a le droit d’être informé objectivement et qui a le droit à la liberté d’expression.

Depuis le coup d’État, très peu de médias ont réellement informé le peuple hondurien de ce qui s’est passé, parmi eux : Canal 36 (Cholusat sur), Radio Globo, Radio Progreso dans le nord du pays, l’émission Hable como Hable d’Eduardo Maldonado sur Maya TV et quelques radios communautaires avec une couverture locale.

Aujourd’hui, la manifestation du Front de résistance au coup d’État est partie de l’Université pédagogique Francisco Morazán. Les dirigeants du mouvement ont regretté les actes violents qui se sont déroulés hier à San Pedro Sula. Là-bas, des membres du Front de résistance ont été réprimés, alors que les manifestants très nombreux protestaient pacifiquement à proximité du lieu de réunion du président putschiste Roberto Micheletti avec des chefs d’entreprise de la région. Les manifestants ont été délogés par la police et l’armée. De nombreuses personnes ont été arrêtées, il y a eu quarante blessés, et nous n’avons pas de nouvelles de deux jeunes ayant été embarqués par la police. Un des ces jeunes a été blessé par balle et les manifestants ont vu les policiers le ramasser et l’emporter, sans qu’ils leur soit permis de lui venir en aide. Une jeune femme a également été détenue, et personne ne sait où elle a été emmenée. Les faits ont été condamnés et dénoncés par le Front de résistance contre le coup d’État.

Par la suite aujourd’hui, la manifestation pacifique qui a défilé à Tegucigalpa est partie de l’Université pédagogique à 9h00 du matin. Dans un premier temps, les manifestants sont passés devant le bâtiment Torre Libertad, propriété de Rodrigo Wong Arévalo, propriétaire d’un des si nombreux médias qui appuient le coup d’État. Les manifestants ont exprimé toute leur colère envers ce citoyen et son média.

Le cortège a ensuite emprunté le boulevard Suyapa, situé à quelques mètres des bureaux du Commissariat national des droits de l’Homme, dirigé par Ramón Custodio López, citoyen qui prétend travailler à la défense des droits de l’Homme. Pourtant, il s’emploie plutôt à défendre les intérêts de l’oligarchie politique et des groupes de pouvoir, qui disposent de lui comme d’un fidèle serviteur. C’est le message que les manifestants ont fait passer à Custodio López, alors qu’ils lui demandaient de quitter son bureau et de démissionner du poste qu’il occupe.

Plus tard, les manifestants se sont dirigés vers le Ministère public où ils se sont arrêtés quelques instants. Ils ont également crié leur rejet de cette entité qui n’a cessé de défendre les putschistes.

Enfin, ils ont emprunté le boulevard Morazán où se trouvent les studios de Radio Globo, afin de témoigner de leur solidarité et de leur soutien à cette radio du peuple. Les manifestants ont déclaré qu’ils ne permettraient pas aux putschistes d’empêcher le peuple d’exprimer ce qu’il ressent et ce qu’il pense. Ils n’ont pas écarté la possibilité d’organiser des actions afin d’interdire la fermeture de cette radio, si les recours légaux – mis en œuvres gratuitement par des avocat qui défendent la liberté d’expression – ne donnent pas de résultats.

Le Front de résistance contre le coup d’État met également en place une action très créative depuis cette semaine. Des messages rejetant le coup d’État sont tamponnés sur tous les billets de monnaie. On peut y lire par exemple : Dehors Micheletti, Non au coup d’État, Oui à l’assemblée constituante. Nous avons pu observer que de nombreuses personnes tamponnent leurs billets ; l’objectif est de socialiser ces messages rejetant le coup d’État.

Par ailleurs, un incident est survenu ce matin à l’Université autonome du Honduras, quand le candidat présidentiel du Parti Libéral du Honduras, Elvin Santos, est venu y faire un discours. Nombreux sont ceux qui se sont sentis offensés et dérangés par sa présence, car il est un des personnages qui appuient le coup d’État. S’en est suivi un affrontement entre les gardes du corps de Santos et des membres du Front de résistance, à tel point que des coups de feu ont retenti et que le candidat a quitté les lieux en courant.

LA RÉPRESSION N’ARRÊTERA PAS LE PEUPLE ORGANISÉ

VIVE LE PEUPLE HÉROÏQUE DE MORAZÁN



Article initialement publié en espagnol par ALBA TV :  Anuncian cierre de Radio Globo, una de las pocas emisoras objetivas

Texte traduit en français par info sud télé.


Source: Mondialisation.ca


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5540

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 06:11

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Réponse à Nicolas Cori

Critique des médias,
critique dans les médias

lundi 17 août 2009, par Frédéric Lordon

Comme on pouvait l’attendre d’un événement de cette magnitude, la crise fait des dégâts bien au-delà des limites de son ordre, et si les agents de l’économie sont évidemment les premiers à souffrir, l’onde de choc atteint des lieux d’une autre nature, et menace de faire des victimes d’une autre sorte. Ainsi, par exemple, l’univers confiné et soigneusement verrouillé des économistes académiques est-il devenu un champ de tir où les noms d’oiseau volent bas. Il est vrai que, à l’exemple de Robert Lucas [1], dont on ne tirera pas un mot de regret quelle que soit l’ampleur des destructions, il faut un moral de vainqueur pour continuer de soutenir les hypothèses de parfaite rationalité des agents et d’efficience des marchés qui, ayant fait depuis tant d’années le charme particulier de la théorie néoclassique (dominante), ont désormais à peu près autant d’attrait qu’une méduse au milieu d’une baignoire.

Mais c’est plus généralement tout le « commentariat » – « experts », éditorialistes, médias – qui déguste à des degrés divers, et non sans raison si l’on veut bien se souvenir des laudes – au marché, à la liberté d’être flexible et à la modernité financière – dont, quelques minoritaires mis à part, il nous a bassiné sans relâche pendant deux décennies… jusqu’à ce que l’état du monde si constamment célébré finisse par partir en morceaux. Quitte à lui réserver le creux de l’été, interroger le traitement de la crise par les médias sans oublier, par là même, de questionner leur rôle avant la crise, n’est décidément pas du luxe. C’était le thème d’une émission d’Arrêt sur images, animée par Maja Neskovic, à laquelle j’ai été invité, et à laquelle Nicolas Cori qui, invité également mais n’ayant pu y participer pour des raisons de calendrier, réagit dans un texte publié sur son blog (repris sur le site d’Arrêt sur images).

De toutes les positions vis-à-vis des médias, celle de la participation (très) sélective, éloignée aussi bien de l’abstention radicale que de l’empressement indiscriminé, est sans doute vouée à la plus grande incompréhension et exposée aux reproches symétriques les plus opposés. Pour les uns, peu est encore trop ; pour les autres, c’est presque rien, avec au surplus le double inconvénient non seulement de ne donner aucune audience à des idées dissonantes mais également d’abandonner le terrain « aux mêmes » dans des conditions qui rendraient parfaitement illégitime, ayant « déserté », de se plaindre ensuite qu’on n’entende qu’« eux ». La question de la participation, cependant, mérite mieux que l’antinomie de la trahison et de la désertion, pourvu qu’on y entre avec quelques critères et un peu d’analyse – dont, par parenthèses, il faudrait aller chercher l’essentiel ailleurs qu’ici, auprès de véritables spécialistes de la sociologie critique des médias.

La diversité interne des médias,
ou la critique réduite aux interstices Retour à la table des matières

Nicolas Cori a évidemment raison de rappeler la diversité interne des médias et leur capacité à publier des informations qui semblent contredire la thèse de l’asservissement idéologique aux réquisits du capital. Mais la portée réelle de ces cas ne prend la consistance d’une véritable infirmation de la « critique des médias » qu’au prix d’en donner une lecture réductrice, au terme de laquelle le rapport des médias aux puissances dominantes (économiques et politiques) serait d’inféodation sans reste et d’obéissance caporalisée. Le fait est, et c’est le propre d’une époque décidément formidable, que l’appropriation capitalistique directe de nombreux titres, de presse écrite comme audiovisuelle, par des groupes industriels opère un saisissant court-circuit de tout ce qu’une critique un peu plus fine des médias avait tenté d’élaborer, pour rendre à nouveau opératoires les interprétations les plus rustiques qui n’auraient pas besoin d’autre instrument conceptuel que le schème de la « courroie de transmission ».

Nicolas Cori rappelle cependant que, hors des effets du contrôle capitalistique, une analyse de la logique intrinsèque des médias ne perd pas tous ses droits, et il est exact que leur diversité interne interdit de les considérer comme des ensembles monolithiques tout entiers aux ordres. Mais Nicolas Cori est bien placé pour savoir que cette diversité n’a rien de démocratique et que, entièrement prise dans des rapports de domination, elle est condamnée, pour sa part critique, à la minorité et aux interstices. On peut penser que les rédactions en chef sont les premières conscientes de cet état de fait et qu’elles le tolèrent au nom d’un compromis doublement avantageux puisqu’il est producteur aussi bien de stabilité politique à l’intérieur que d’affichage de pluralisme à l’extérieur. Nicolas Cori ne m’en voudra pas de lui faire remarquer ce qu’il sait sans doute déjà, à savoir que sa mise au jour des bonus de la BNP est bien utile à Laurent Joffrin, aussi bien pour tenir la toute nouvelle posture de critique de la finance que pour ouvrir avec l’AFP une polémique ostentatoire, peu coûteuse et riche en profits symboliques.

Il n’y en a pas moins une logique absolument défendable pour ceux qui sont dans les institutions, et qui n’y occupent pas les positions dominantes, à faire de nécessité vertu et à trouver une justification bien fondée à des compromis qu’ils n’ont pas le choix de ne pas accepter (sauf à faire défection) en tentant d’en tirer le meilleur parti : que paraisse la révélation des bonus de la BNP, ou d’autres informations de même nature, est un gain objectif, même si l’on demeure conscient du contexte de liberté surveillée dans lequel il a été acquis.

Minoritaires sous hégémonie éditoriale Retour à la table des matières

Mais, pour légitime qu’il soit, le point de vue de l’insider, sauf à revendiquer une universalité qu’il n’a pas, ne peut sauter à la conclusion générale, induite de ses propres « gains de compromis » et reflet de sa position singulière, que pour tout le monde et en toutes circonstances « il faudrait y aller ». Aussi le point de vue de la critique externe demeure-t-il entièrement fondé à dire que les acquis des stratégies interstitielles ne rachètent pas une logique d’ensemble – et à en tirer d’autres conclusions.

De ce point de vue, il devrait être assez clair que la publication d’informations « critiques » a pour strictes conditions de possibilité : 1) d’être suffisamment éparpillées au sein du journal pour ne jamais acquérir la consistance d’une ligne éditoriale ni entamer celle de la ligne en vigueur ; et 2) de rencontrer les réquisits de la grammaire médiatique dans ce qu’elle a de plus autonome, ceux auxquels un rédacteur en chef déférera à coup presque sûr (sauf censure capitalistique manifeste), à savoir la grammaire du scoop, de la révélation, du scandale ou du montage fait-diversier spectaculaire [2].

Si le filtre de la deuxième condition est le plus apparent, le travail chronique de la première est le plus pernicieux. On pourrait recenser à loisir les articles parus dans la presse de fausse gauche (et de vrai libéralisme, Le Monde, Libération, Le Nouvel Obs, etc.) sur des conflits sociaux, des délocalisations crapoteuses, des suicides au travail et tous ces événements ordinaires du capitalisme d’aujourd’hui, articles produits le plus généralement par des soutiers et remontés jusqu’au jour à force de ténacité et d’habileté manœuvrière par les anfractuosités de la rédaction, sans pourtant que l’ensemble de ces contributions, condamnées à la pulvérisation, soit jamais rassemblées de manière systématisée, pour qu’il s’en dégage une vision du monde capitaliste articulée, logiquement mise en ordre d’après la cohérence même des choses rapportées, et qu’en soit tirée, par simple conséquence, une analyse globale, un sens d’ensemble qui serait celui du journal et de son regard sur le monde.

On peut donc bien multiplier les cas d’articles de cette sorte, il reste qu’au moment de hiérarchiser l’information, d’organiser le journal et, bien sûr, d’éditorialiser, c’est l’engagement idéologique de la rédaction en chef qui reprend le dessus et renvoie tous ces efforts à leur condition minoritaire – exactement ce que vise l’idée des compromis interstitiels, en tant que, vus cette fois du côté des dominants, ils leur permettent de penser gagner sur les deux tableaux : à la fois, pour entretenir l’identité « de gauche », s’acquitter d’un devoir de restitution des indignations sociales, mais d’une manière qui en opère proprement la négation politique et maintient la ligne ne varietur – on mesurera la force de cette négation politique à la façon dont les annonces annuelles des profits monstrueux du CAC 40 sont devenues un marronnier (de printemps), bien fait et bien monté pour mobiliser tous les effets (vendeurs) du sensationnalisme, mais sans qu’il s’ensuive jamais la moindre mise en cause sérieuse, par voie d’« analyse » ou d’éditorial, des structures de l’hyper-profitabilité, c’est-à-dire du capitalisme actionnarial [3].

Au travers de ce cas, particulièrement édifiant, de neutralisation politique d’un fait (massif) que les médias se targueront pourtant d’avoir fidèlement restitué, mais, et c’est peut-être pire, non seulement en n’en ayant rien fait mais en l’ayant comme vidé de sa substance politique, on reconnaîtra l’équivalent fonctionnel de la manœuvre qu’opèrent pour leur propre compte les partis sociaux-démocrates en demeurant strictement dans le registre de la déploration sans suite – les inégalités, la précarité, les dégradations des conditions de vie salariale –, sans jamais vouloir rapporter les choses déplorées à leurs causes – il apparaîtrait assez vite qu’elles ont toutes pour origine les grandes transformations structurelles dont ils ont été les ingénieurs (concurrence, financiarisation, Europe libérale), et qu’ils n’ont pour l’heure aucun désir d’y changer quoi que ce soit. Mais il y aurait beaucoup à dire sur ces rapports d’homologie qui unissent grands médias et partis, par une implication presque directe, quoique systématiquement déniée, des premiers dans les mouvements stratégiques des seconds.

Quelque respectables qu’ils soient, les compromis qu’imposent aux insiders les nécessités de leur vie professionnelle n’ont pas à être souscrits tels quels par les outsiders « critiques » pour lesquels la question de l’efficacité se pose en des termes différents et que leur situation propre conduit à dresser d’autres bilans, aussi bien politiques que personnels, de leurs possibles interventions médiatiques.

Sauf à leur prêter une épaisse bêtise, il devrait être possible de les créditer d’avoir conscience de tout ce à quoi ils renoncent en faisant le choix de la participation rare, et notamment d’abandonner le terrain à tous les « experts » formellement et idéologiquement ajustés. Contrairement à ce que pensent spontanément beaucoup de personnes, et que le texte de Nicolas Cori laisse d’ailleurs transparaître, la logique du chercheur « engagé » ne peut pas être celle de la « pureté » – par construction puisque, dans sa mesure à lui, il « y va » ! –, et lui aussi tente de stabiliser des compromis pratiques – mais pas les mêmes. Car il est difficile de ne pas avoir a minima conscience de se trouver collaborer objectivement aux stratégies de la duplicité des médias dominants – en clair, fournir des alibis de pluralisme à une machine dont tous les fonctionnements œuvrent en fait à la reconduction du même. Bilan : un supplément de (fausse) légitimité démocratique pour des organes qui se seront employés à minoriser les idées généreusement « accueillies » et à en faire des propos de passage sans conséquence.

Jusqu’où est-il enviable de jouer à ce jeu ? Refuser la position du refus de principe équivaut à répondre que, oui, il y a une utilité, entendre quelques profits à saisir, mais la question en fait est celle de l’utilité nette – nette des coûts. Pour le coup, il y a bien là une sorte d’appréciation pratique qui échappe aux calculs explicites de l’économie et ressortit plutôt d’une prudence, gouvernée par quelques critères, et toujours exposée au risque de l’incohérence. Pour un outsider « critique », l’un de ces critères tient à la question de savoir ce que les conditions de prise de parole font à sa parole.

Normalisation – les nouveaux entrants
digérés par le « club » Retour à la table des matières

Or, celle-ci court tous les risques, de la normalisation à la décrépitude. Je ne reviens que brièvement sur ceux de la normalisation, dont j’ai parlé lors de l’émission d’Arrêt sur images, pour redire combien l’entrée dans le cercle des « bons clients » est lourde d’insidieuses dérives. Car il est probable que l’appétit médiatique vienne en mangeant et que, d’activité occasionnelle, la présence dans les médias, avec tous ses profits symboliques puis institutionnels, devienne rapidement une finalité à laquelle on soit prêt, de plus en plus, à sacrifier. Mais sacrifier quoi au juste ? Le peu d’originalité et de liberté dont on disposait avant d’y entrer, et qui va se trouver implacablement raboté par les contraintes d’un univers dont on acceptera de plus en plus les injonctions pour continuer d’y être invité – à commencer, bien sûr, par celle de s’interdire de mettre en cause les logiques de l’univers lui-même ; il ferait beau voir qu’invité des médias on se mette à critiquer les médias...

Les incitations de l’intérêt individuel se joignent aux pressions sociales d’un groupe qui, comme tout groupe, socialise les nouveaux entrants selon ses normes propres, avec d’ailleurs l’active complicité de l’impétrant puisque, et ce pourrait être une proposition d’une théorie sommaire de la socialisation, on n’entre jamais dans un groupe avec le propos délibéré de s’y faire détester, sachant que pour s’y faire aimer il suffit de se conformer à ses mœurs. Nul besoin de calcul stratégique pour ce faire, les ajustements affectifs de la quête d’intégration et de reconnaissance se font d’eux-mêmes ; aussi, sans même s’en rendre compte, les nouveaux entrants s’adaptent-ils à toute une série d’injonctions infinitésimales, d’ailleurs jamais énoncées comme telles par personne, et rectifient-ils insensiblement leur comportement pour se conformer complètement aux normes locales de la bienséance, des choses à dire et à ne pas dire, du ton sur lequel on les dit, des mises en question possibles et de celles qui ne le sont pas, du degré admissible d’intercritique au sein du groupe, etc.

J’ai en tête un débat télévisé entre Bernard Maris, Elie Cohen et Jean Peyrelevade où le premier ne cesse de donner aux deux autres du « cher Elie » et du « cher Jean », cordialité qui n’a rien de répréhensible en soi mais se trouve confirmée par le quasi-consensus dont elle est le symptôme [4], et qui offre, par le raccourci de quelques plans, une leçon complète de sociologie des « élites » et des médias.

Le pire tient sans doute au fait que ces micro-ajustements sont insensibles au sujet lui-même qui, à chaque instant peut certifier « être resté le même » et n’avoir ni varié ni concédé. C’est que les variations et les concessions demandent à être observées sur le moyen et le long terme – mais alors, mazette, quels écarts ! Cette puissance normalisatrice, qui d’ailleurs n’est pas propre qu’aux médias mais qu’on retrouverait à l’identique dans la fréquentation suivie de tous les lieux de pouvoir, est plus forte que n’importe quel libre-arbitre individuel, et il suffit pour s’en convaincre de considérer le triste destin de quelques jadis « critiques » entrés dans le système… et jamais ressortis. Malaxés, digérés, attendris, comme on dit de la viande trop dure, ils comptent désormais parmi les oblats les plus intransigeants du système qui les a accueillis avec tant de générosité en passant l’éponge sur leurs « erreurs de jeunesse » – Philippe Val dans un Charlie respectabilisé jusqu’au trognon, justement récompensé à France Inter [5], Michel Field à LCI et bien d’autres encore, auxquels il faudrait ajouter, dans leur genre à eux, tous ces économistes qui, émerveillés de se voir conseillers du prince, ont parfois commencé marxistes pour finir en disant bien des choses adéquates à ce que les pouvoirs voulaient entendre – mais évidemment sans jamais se sentir sous influence ni avoir eu le sentiment de concéder quoi que ce soit.

Dire cela n’est pas incriminer les personnes mais souligner la force des situations, incomparablement plus puissantes que les individus, et qui ne laissent à ces derniers pour seule liberté que l’alternative de ne pas y mettre le doigt ou bien de finir entièrement happés. Faire le choix de la participation médiatique raréfiée, c’est donc d’abord mesurer ces forces, ne pas se croire au-dessus d’elles, et anticiper l’auto-infirmation que risque de s’infliger immanquablement l’outsider critique qui, entrant avec le ferme projet de faire entendre « un autre son de cloche », finira par faire ding-ding comme tous les autres autour de lui.

Déception – l’inanité
des formats en miettes Retour à la table des matières

Si encore la normalisation politique était la seule avanie prévisible… Mais il faut compter avec les déceptions à répétition que promet au chercheur hétérodoxe le jeu du coup d’éclat médiatique. Il n’est pas certain que l’interview imaginaire de Nicolas Cori fasse un modèle général et si, exceptionnellement, un ou deux coups fumants de cette sorte peuvent être réussis, il faut d’abord s’interroger sur la durée des traces qu’ils laisseront, et ensuite bien voir que la plupart des situations où sont conviés à intervenir les « experts » ne sont pas de cette nature.

Hormis les dix secondes de rigueur de tout passage dans un JT, la situation standard est plutôt celle d’un plateau à plusieurs invités, cette parodie de « débat » où les médias aiment à trouver la confirmation de leur essence démocratique, alors qu’aussi bien le déséquilibre des forces contradictoires en présence (quand les forces sont véritablement contradictoires, c’est-à-dire que tous les experts ne disent pas à quelques variantes près la même chose), la complicité active de l’animateur, généralement un de ces « grands » des médias dont on sait de quel côté ils penchent, l’indigence des formats, c’est-à-dire des temps alloués à la parole, et le climat de demi-foire d’empoigne avec interruptions permanentes, conspirent pour rendre absolument impossible de développer un point de vue hétérodoxe, d’emblée privé de tout l’arrière-plan de (fausses) évidences, de cela-va-de-soi (« on ne peut pas augmenter les impôts », « la flexibilité est nécessaire », « comment peut-on envisager le protectionnisme dans une économie mondialisée ») accumulés pendant deux décennies.

Là où l’expert modal peut se contenter de parler par demi-phrases et de convoquer tout ce fonds d’« évidences » par la mobilisation d’un simple mot, l’outsider hétérodoxe doit entreprendre de construire de zéro des arguments qui ont contre eux tout un sens commun médiatique, et ceci sans la moindre chance ou presque de pouvoir aller au bout et de ne pas être interrompu par l’« impartial animateur », ou par un contradicteur, qui d’une seule remarque laissera le raisonnement en plan, fera bifurquer la discussion vers un tout autre sujet, laissant le pauvre type emberlificoté dans son laborieux développement au milieu du gué et grosjean comme devant – on n’est pas forcé d’aller se mettre dans des situations perdues d’avance ; pour la cause qu’on défend, on aurait même plutôt intérêt à les éviter.

Il apparaît malheureusement que l’intervention hétérodoxe soit condamnée au dilemme de l’« interview Pujadas », mais sous une forme sloganisée qui, dans l’opinion, renverra inévitablement l’intervenant au registre de l’« extrémisme » – « c’est du Besancenot », « ils n’ont rien à proposer » – ou bien du discours argumenté, mais privé de ses conditions de possibilité, et certain de finir en torche. Ça s’appelle la condition de minoritaire, minoritaire pas seulement au sens du nombre mais au sens du désavantage systémique, et il n’y a pas de mystère : on n’en sort que par le temps long d’une somme d’actions individuelles, sans espoir en temps réel, et dont nul n’est d’ailleurs assuré de voir le bout…

Décrépitude – les pentes fatales
de la facilité médiatique Retour à la table des matières

Et puis il y a la décrépitude intellectuelle. Car il y a pire, parce que plus insidieux, que les déconvenues instantanées de ces expériences nécessairement désastreuses. Au chercheur qui se hasarderait à jouer ce jeu et qui, désirant le jouer avec quelque succès, se plierait aux formats imposés pour y faire entrer son discours, il faut surtout craindre les effets de long terme d’un genre qui ne laisse pas la pensée indemne. Si la misère du format condamne à la pauvreté du discours, réduit à une série de slogans et blindé dans le registre de l’assertorique, c’est-à-dire des affirmations-coups de force, coupées de leurs vrais arguments puisque le temps n’est pas offert à la présentation de ceux-ci, il ne faut surtout pas espérer qu’il n’y aurait là qu’une suite d’inconvénients instantanés sans conséquence sur le reste de l’activité intellectuelle de l’intéressé. Ce sont les illusions du sujet souverain qui conduisent certains à s’imaginer qu’ils sont les garants de leur propre intégrité intellectuelle et que, sortis du studio où ils se sont octroyés quelques libertés avec la rigueur argumentative, ils redeviennent exactement les mêmes.

Il n’y a sans doute pas plus grand risque pour un intellectuel que l’habitude de la facilité intellectuelle – où le pousse irrésistiblement l’exercice médiatique. Car d’« entorse » en « licence », d’« écart » en « tolérance », toujours ponctuels ça va sans dire, c’est tout un habitus, celui de l’exigence analytique, du raisonnement bien articulé, qui progressivement et silencieusement part en lambeaux. La fréquence des sollicitations, ne laissant plus le temps de travailler, condamne alors au recyclage des mêmes questions et des mêmes réponses, vite glanées… dans la presse, seul fournisseur d’informations dans la temporalité… qui lui soit adéquate, là où le travail intellectuel vise d’abord au renouvellement de sa pensée et aussi (surtout) à la formulation d’autres questions que celles que les médias s’obstinent à mettre à leur agenda, en général toutes plus mal bâties les unes que les autres. Il ne s’agit pas de dire ici que tous les économistes présents dans les médias subissent cette fatale dégradation, mais qu’il est un seuil, et aussi un mode, de présence, dont j’ai l’impression que Nicolas Cori voudrait me le voir franchir, au-delà duquel on n’y échappe pas.

Contre la philosophie héroïque
de l’intellectuel démiurge,
la division du travail Retour à la table des matières

Les références à la « pureté », au souci des universitaires de la préserver, de ne pas se « compromettre », auraient du sens s’adressant à ceux qui n’ont aucun désir de quelque engagement que ce soit et préfèrent jouer le jeu du champ académique sans prendre le moindre risque à l’extérieur. Le fait est que le grand renfermement académique des intellectuels en deux décennies est impressionnant. On ne saurait pour autant en tirer la conclusion opposée qu’il leur faudrait maintenant aller partout et y faire n’importe quoi. Je pourrais bien accepter de m’entendre dire que derrière tous ces arguments, il y a aussi une sorte d’amour-propre d’intellectuel (ou d’aspirant intellectuel) inquiet de déchoir à ses propres yeux. Mais je demande qu’on me présente un seul professionnel, quel que soit son métier, qui n’ait pas ses normes et ses points d’honneur, et qui n’y regarde à deux fois au moment où on lui intime d’envoyer balader tout ça et d’accepter de faire autrement – c’est-à-dire mal – ce qu’il essaye d’habitude de faire « bien », et ceci au nom de nécessités supérieures.

Mais la question en fait est tout autre : elle est de savoir où on est le plus utile et à quoi faire. Un chercheur est-il plus utile à prendre le temps de ses recherches, à cultiver autant que possible les exigences qui lui sont propres, ou bien à faire le pitre multimédia avec la quasi-certitude de s’y abîmer irréversiblement – il suffit de voir l’état intellectuel pitoyable de bon nombre de ceux qui s’y sont risqués ? C’est probablement en ce point que se situe la faiblesse principale de l’argument de Nicolas Cori : dans une certaine philosophie héroïque de l’individu et la mésestimation corrélative des avantages de la division du travail.

Il n’est pas au pouvoir d’un seul individu d’intégrer en lui seul tous les maillons de la chaîne de production d’idées, depuis l’élaboration la plus théorique-scientifique jusqu’à l’action politique de propagande en passant par tous les intermédiaires médiatiques. Certes, on peut ne pas être insensible à l’injonction de Nicolas Cori, considérant que « la plus grande plaie aujourd’hui s’appelle le capitalisme financier », à « faire tout ce qui est en son pouvoir pour le supprimer ». Mais c’est que, pour ce qui me concerne, mon pouvoir, à supposer que j’en aie le moindre, est très très petit, et qu’au surplus il risque de s’autodétruire dans l’abus de son emploi médiatique.

La vérité, c’est que la destruction du capitalisme financier est une entreprise collective et que chacun y prend sa part à sa place ! Par un argument ricardien que les économistes connaissent bien, chacun devrait être là où son avantage comparatif est le plus grand : les chercheurs à la production d’idées, d’autres à leur adaptation et à leur diffusion. Me prêtant des capacités que je n’ai pas, Nicolas Cori me demande même de penser à la réforme des médias ! Mais je n’ai rigoureusement aucune compétence pour ce faire !, même s’il m’arrive d’avoir une ou deux idées que je mets au pot commun quand elles me traversent l’esprit (c’est-à-dire rarement) [6].

La seule chose que je pourrais dire en cette matière invoquerait une nouvelle fois l’argument de la division du travail et suggérerait que, la production-diffusion des idées étant une chaîne, il faut nécessairement qu’elle ait une pluralité de maillons. De ce point de vue, et pour peu qu’on requalifie positivement le mot auquel Bourdieu avait donné une coloration plutôt négative, je dirais que ce dont nous manquons le plus, ce sont des doxosophes [7] de gauche (je veux dire vraiment de gauche), c’est-à-dire des gens qui, n’appartenant pas eux-mêmes au monde des producteurs intellectuels directs, en seraient cependant suffisamment proches pour connaître les travaux qui s’y élaborent, les adapter et les faire connaître, éventuellement avec les réductions et les approximations assumées que suppose le passage par les médias, mais non sans efficacité. Mais, à la question « pourquoi y a-t-il tant de doxosophes libéraux et si peu, ou pas du tout de gauche ? », la réponse renvoie comme toujours à la sélectivité orientée des médias qui, trahissant la vocation inscrite dans leur nom même de médias, c’est-à-dire de médiateurs, livrant accès à l’espace du débat public dont ils sont les gate-keepers monopolistiques, ne donnent la parole que dans un seul sens (à quelques alibis marginaux près).

Et puisque Nicolas Cori me pose la question, je lui dirai que, de tous les intermédiaires appelés à prendre leur part dans la chaîne de production-diffusion des idées, les journalistes ne sont pas les moindres. N’est-ce pas à eux qu’il appartiendrait en principe de faire connaître au public les travaux, les analyses, les positions et les propositions élaborées par les chercheurs, et précisément par ceux qu’on entend le moins ? Faire connaître : voilà une tâche en apparence toute simple ; il suffit de dire : « Sur ce sujet, X pense ceci, Y a écrit cela, Z a une analyse un peu inhabituelle et deux propositions en stock, et je porte tout ça à votre connaissance » – une tâche extraordinairement prosaïque, puisque finalement il n’est question que de restituer en adaptant un peu, mais pourquoi ne restituerait-on que des « faits » et jamais des idées, et ne voit-on pas que dans le moyen ou long terme, cette simple restitution pourrait significativement contribuer à modifier le paysage idéologique, bien davantage qu’en confiant à quelques pauvres types un peu dépassés par l’ampleur de la tâche et surtout (légitimement) inquiets de s’y perdre, le soin de tout faire eux-mêmes, depuis la production jusqu’à la vente et l’après vente.

On dira qu’il y a parfois des interviews qui font cela, mais d’abord avec toujours le même problème de l’accès sélectif, et puis surtout, pourquoi aurait-on systématiquement besoin de la bobine et de la mise en scène de l’interviewé ? Ça n’est pas qu’il ne soit pas parfois intéressant de lui donner la parole, mais si les conditions qui lui sont offertes n’y sont pas propices, ses travaux ne peuvent-ils pas tout autant être restitués au style indirect et par d’autres qui ne s’estiment pas sujets aux mêmes contraintes ?

La complémentarité – ici celle des registres et des contraintes relatives à ces registres – est l’essence de la division du travail. C’est elle le véritable sujet – collectif – de la production sociale et de la transformation politique des idées – et non quelques individus particuliers dont les forces propres sont risibles comparées à celle d’un système hostile qu’ils n’ont aucune chance de bousculer.

Il ne s’agit pas de dire, comme s’y précipiteront vraisemblablement quelques lectures malveillantes, que le discours dans les médias « rend bête » et que l’intellectuel, très préoccupé de lui-même, ne veut pas de cette bêtise et préfère la laisser à d’autres – les intermédiaires. Il est juste question de faire remarquer que ces interventions à répétition, avec tout ce qu’elles charrient insidieusement de pressions à la normalisation et d’incitations à la facilité, sont vouées à rapidement faire de lui un mauvais intellectuel et, à la fin des fins, un « plus intellectuel du tout », refermement tragique de cette boucle fatale qui aura conduit un individu à s’engager au nom d’une spécificité – son intellectualité –, mais selon des modalités d’engagement qui la détruiront à coup presque sûr, et le feront, lui, tout autre qu’il n’était, en particulier tout autre que ce pour quoi il lui avait été demandé initialement de s’engager – il faut s’imaginer ce que deviendrait, et en combien de temps il le deviendrait, un chercheur en physique à qui l’on demanderait, au nom des enjeux supérieurs de l’éducation scientifique de la jeunesse, de laisser son laboratoire pour consacrer le plus clair de son temps à la tournée des lycées. L’immense avantage de la division du travail (au milieu de tant de servitudes), c’est d’autoriser les agents à ne pas être ou à ne pas devenir ce qu’ils ne sont pas : un chercheur n’a pas à se faire doxosophe, ou alors avec parcimonie ; et inversement un doxosophe peut pleinement s’autoriser de son registre propre puisqu’il n’a pas à s’imposer les contraintes de l’intellectuel – prendre du temps, s’accorder d’être parfois obscur et long car la réflexion qui s’efforce de progresser n’est pas immédiatement claire, etc.

Que chacun fasse donc ce qu’il croit lui incomber là où il est, selon ce qu’il est le plus apte à faire et là où les conditions sont les meilleures pour qu’il le fasse, tel serait finalement le sens de ma réponse à Nicolas Cori. Renonçant aux chimères de l’intervenant héroïque, on s’apercevra d’ailleurs qu’il est une multitude de canaux de diffusion des idées qui, loin des médias standard, s’offrent aux interventions des producteurs directs, depuis les livres non pas académiques mais à destination d’un plus large public [8], tout de même les plus adéquats à l’exposition des idées – mais qui en parle ? qui les fait connaître ? –, la publication de textes sur Internet, les interventions dans les niches de l’espace médiatique, petits journaux mais qui ne comptent pas le nombre de signes, petites radios mais qui ne comptent pas les minutes, jusqu’aux débats dans des arrière-salles de café, des librairies ou des salles de projection, rencontres qualitativement les plus gratifiantes et quantitativement les plus misérables, toutes choses qui passent sous les écrans radars et, aux observateurs les plus superficiels, sont renvoyées à l’inexistence pure et simple.

Il est exact qu’on y regarde à deux fois avant de se détourner des médias de masse et de leur capacité de diffusion – j’ai eu l’occasion d’expérimenter, lors de la campagne sur le Traité constitutionnel européen, en 2005, tout ce qui sépare la publication confidentielle de textes sur Internet d’un simple passage à France Culture (qui est tout de même le moins massif des médias de masse…). On ne fait pas ce genre d’expérience sans en être impressionné ni garder quelque regret de ce que l’on pourrait faire à nouveau si… Mais ce regret n’a pas grand sens. Il n’est que le souvenir d’une expérience limitée et l’imagination d’une chimère : la chimère de médias autres que ce qu’ils sont. Il ne s’en suit pas que nulle intervention n’y soit possible, mais que les lieux où sont offertes des conditions de parole adéquates à l’exposition convenable d’une réflexion sont comptés. Hors de ces lieux exceptionnels, il y a moins à gagner qu’à perdre à trop fréquenter les médias – politiquement, en relégitimation à moindre frais d’organes libéraux, et personnellement en détérioration progressive de sa capacité de pensée critique : car on oublie que ce n’est pas le tout d’aller dans les médias ; encore faut-il avoir quelque chose à y dire, et quelque chose de significativement différent de ce qui sourd de la ronde des dévots – qu’on n’est pas forcé d’aller grossir.

Notes

[1] Robert Lucas est « prix Nobel » d’économie. « In defence of the dismal science », The Economist, 8 août 2009.

[2] Qu’on pense, dans ce dernier ordre d’idée, au traitement des « affaires » Kerviel, Madoff, Stanford & Co…

[3] Je dois à l’honnêteté de reconnaître que, à l’occasion des annonces de 2007, Nicolas Cori m’avait offert de m’exprimer sous la forme d’une interview qui esquissait cette analyse et aussi une proposition (le SLAM, voir La crise de trop, Fayard, 2009, chapitre 5) visant à mettre des bornes à la capture actionnariale (lire « Enfin une mesure contre la démesure de la finance, le SLAM ! », Le Monde diplomatique, février 2007). Mais Nicolas Cori aura compris que, au-delà de son cas propre et de quelques autres exceptions de son genre, je mets en cause ici une pratique générale.

[4] A ceux qui feraient observer que l’émission d’Arrêt sur images animée par Maja Neskovic présente formellement les mêmes caractéristiques de connivence et de pré-accord, il faudrait simplement faire remarquer que, non seulement les cartes sont d’emblée sur la table en cette matière, mais qu’il n’a jamais été question de la donner pour un « débat contradictoire ».

[5] Lire « Le despotisme des éclairés », par Pierre Rimbert, Le Monde diplomatique, juin 2009.

[6] Lors d’une conférence faite à l’un des jeudis d’Acrimed, j’ai suggéré par exemple, pour régler le problème de l’incrustation des éternels chroniqueurs radio (je pense surtout à ceux de France Inter et de France Culture) et de leur fossilisation intellectuelle, de les remplacer, chacun dans leur spécialité, par un pool d’une trentaine ou d’une quarantaine d’intellectuels, de chercheurs ou d’intervenants qualifiés (après tout, des syndicalistes et des salariés sont parfois aussi bien informés et armés pour traiter de certains sujets de l’économie, par exemple), avec le double avantage d’organiser une rotation longue, permettant à chacun d’avoir le temps de travailler et de se renouveler, et de permettre une réelle diversité en lieu et place du régime de l’intervenant-unique.

[7] Bourdieu appelait doxosophes (de doxa, l’opinion, et sophia, la sagesse) ces faux philosophes à la remorque de l’opinion, et plus généralement ces intellectuels parodiques, aujourd’hui connus sous l’appellation « d’intellectuels médiatiques ».

[8] N’est-ce pas exactement le sens de la collection Raisons d’agir, créée par Pierre Bourdieu, que de mettre à disposition d’un public aussi large que possible les résultats de travaux élaborés en amont selon les logiques de la recherche scientifique ?

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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 06:07
Boycottage de l’État d’apartheid israélien
Quand journalisme d’investigation
et éthique se conjuguent





Depuis plusieurs années, les salles d’attente et les couloirs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) (*) étaient équipés, à l’intention des patients, de bombonnes d’eau fournies par la société Eden Springs, une société israélienne qui exploite notamment les sources d’eau du Golan, territoire syrien occupé depuis 1967 par Israël, en violation des résolutions de l’ONU. C’est donc avec une agréable surprise que les patients et soignants du CHUV que la présence de bombonnes d’eau Eden Springs choquait, ont récemment découvert qu’elles avaient été remplacées par des bombonnes d’une autre société : Edelvia (**).

Des appels à boycotter Eden Springs [1] avaient été adressés à la direction du CHUV, par des patients de l’hôpital attentifs au respect des droits des Palestiniens sous occupation militaire israélienne. Dans quelle mesure leurs demandes ont-elles pesé dans la décision de mettre un terme au contrat, signé en 2000 avec Eden Springs, contrat qui portait sur un montant de 120’000 francs par an et qui avait déjà rapporté près d’un million de francs suisses à cette société ?

Christian Campiche
C’est à la suite de ces protestations, dont il avait été informé, que le journaliste Christian Campiche avait alors mené un travail d’investigation et publié des articles mettant en exergue le fait que, en Suisse et notamment dans le Canton de Vaud, l’eau du robinet est d’excellente qualité, infiniment moins coûteuse et bien meilleure pour la santé que l’eau mise en bouteille ; une option que les hôpitaux de Fribourg et de Genève avaient déjà adoptée, s’épargnant ainsi des dépenses inutiles [2].

Christian Campiche s’était adressé par la suite à M. Jacques Neirynck, député vaudois au Conseil national, auteur d’un livre intitulé « Les scandales de l’eau en bouteille », pour lui demander ce qu’il pensait de la politique d’approvisionnement en eau du CHUV. Ce député avait alors annoncé vouloir déposer au Conseil national une interpellation à ce sujet [3]. Cette épée de Damoclès n’a probablement pas été étrangère à la décision prise par la direction du CHUV.

Toujours est-il que ce succès - l’éviction d’une société impliquée dans l’exploitation d’une terre illégalement occupée par Israël - n’a reposé, en définitive, que sur quelques initiatives individuelles et citoyennes et la ténacité d’un honnête journaliste d’investigation.

Cela doit nous inciter à réfléchir sur l’absence de soutien que les initiatives de ce genre reçoivent de la part des associations qui disent défendre la cause des Palestiniens opprimés par l’occupation israélienne. Comment leurs dirigeants ont-ils pu rester inertes alors qu’ils étaient informés par divers articles mettant en cause Eden Springs - numéro un de la vente d’eau en bombonnes en Suisse – pour son rôle dans la spoliation de terres arabes ? Il leur eût suffit pourtant de suivre la voie tracée de longue date par l’association écossaise « Scottish Palestine Solidarity Campaign » [4].

Il suffisait de le vouloir. Mais le problème est qu’ils ne le voulaient pas.

Quoi de plus normal que de soumettre Israël à un boycottage, comme cela fut fait contre l’apartheid sud-africain, la seule action considérée comme efficace par les 172 organisations palestiniennes ayant appelé dès 2005 au « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » contre Israël [5] ? Pourquoi refuser d’appliquer à l’État juif le même traitement qu’à l’Afrique du sud de l’apartheid, et donner à Israël un statut à part ?

Les responsables des grandes associations de solidarité avec les Palestiniens n’ont jamais voulu engager une stratégie de boycottage digne de ce nom [6]. Pendant ce temps, Israël pouvait continuer de massacrer les Palestiniens sans être vraiment inquiété.

Cette manière de solidarité biaisée était d’autant plus critiquable que ces associations pouvaient compter sur le soutien de nombreux militants sincères et prêts à agir efficacement. Or, force est de constater que, depuis des décennies, leurs actions et pétitions de principe, qui ne cassent pas les pattes d’un canard, n’ont jamais impressionné Israël. Ce qui est grave est que, pendant ce temps, alors qu’Israël consolidait ses acquis illégaux, la Palestine continuait de s’enfoncer.

On peut reprocher à la direction de ces associations d’avoir conforté la stratégie politique de militants appartenant au prétendu « camp de la paix israélien » et à nombre d’associations juives qui, sous couvert de défense de la Palestine, ont en réalité mené la solidarité internationale en bateau ; car leur objectif, non avouable, a toujours été de contrôler, autant que faire se peut, le discours et les débats sur la Palestine pour éviter leur radicalisation. Ils ont ainsi encouragé un « processus d’Oslo » et une « solution à deux Etats », que des personnalités lucides comme Edward Saïd ont dénoncés dès le départ, comme étant dommageables pour la cause nationale palestinienne. Cela a conduit les Palestiniens au désastre.

Aussi, ils ont continué de travailler avec une Autorité palestinienne, dominée par le mouvement laïc du Fatah, (et de travailler avec ses représentants au-dehors) alors même qu’elle avait abandonné ses idéaux et collaborait, sous couvert de « normalisation », avec l’occupant israélien pour éliminer la résistance, incarnée par le mouvement religieux du Hamas.

Nous avons recueilli, durant sept ans, de nombreuses doléances de militants du mouvement de solidarité qui se sentaient très frustrés, car leurs dirigeants n’ont jamais eu la volonté réelle de lancer des actions de boycottage contre l’État d’Israël. Leur préoccupation, affirmaient-ils, a toujours été de ne jamais remettre en question les acquis illégaux sur lesquels Israël s’est installé ; raison pour laquelle ils ont bercé les gens d’illusions en leur faisant miroiter que le « processus d’Oslo » et la « solution à deux Etats » conduisaient à la paix.

C’est ainsi que, par le passé, ils se sont employés à isoler ceux qui appelaient à mettre le boycottage au centre du combat contre Israël. Ils prétextaient que le boycottage d’Israël allait favoriser l’antisémitisme. Ils trouvaient toujours des astuces pour l’esquiver et ne pas s’engager officiellement là-dessus [7].

Depuis le dernier carnage israélien à Gaza les choses bougent. Ce malgré, cette pseudo solidarité continue de parler, non sans hypocrisie, de « paix juste entre Israéliens et Palestiniens », de « conflit » ; une manière de faire croire, qu’il s’agirait d’une dispute entre deux forces égales qui peuvent s’entendre et négocier. Alors qu’il s’agit d’une guerre de domination menée, depuis 61 ans, par un État colonial puissamment armé contre un peuple qu’il a totalement spolié et qui ne pourrait que capituler s’il acceptait cette fausse symétrie.

Un État, qui pratique l’apartheid, qui occupe militairement la Cisjordanie et Jérusalem Est, et qui maintient depuis trois ans Gaza sous un blocus criminel destiné à affamer et asphyxier ses habitants, ne devrait pas bénéficier de protection de la part de ceux qui se présentent comme des défenseurs de la justice.

Il serait temps que tous ceux qui veulent apporter un appui aux victimes palestiniennes, de l’occupation la plus longue et brutale de notre époque, en tirent les leçons. Et qu’ils expriment en toute clarté leur soutien à la résistance légitime d’un peuple sous occupation, le boycottage d’Israël étant une des formes de cette résistance.

Silvia Cattori

(*) Il s’agit d’un des plus gros hôpitaux de Suisse subventionnés par l’État. Il représente en bref (chiffres de 2007) :
- 1’327 lits exploités (dont 914 en soins somatiques, 357 en psychiatrie, et 56 en médico-social)
- 38’359 patients hospitalisés au cours de l’année
- 7’802 collaborateurs
- un budget annuel d’un peu plus de 1 milliard de francs suisses.

(**) Voir : « Le CHUV renonce à Eden et passe à l’eau du robinet », article paru dans deux quotidiens suisses : La Liberté et Le Courrier du 06.08.2009.



 

[1] Voir « Les habitants de Gaza condamnés à boire une eau polluée », par Silvia Cattori, silviacattori.net, 11 mars 2008.

[2] Voir :
- « 
Le CHUV n’est plus un paradis pour Eden », par Christian Campiche, article paru dans La Liberté du 11.09.2008.
- « 
Le CHUV se désaltère toujours à l’Eden », par Christian Campiche, article paru dans La Liberté du 07.04.2009.

[3] Voir : « Eau du CHUV : Neirynck entend déposer une interpellation », par Christian Campiche, 10 mai 2009.

[4] Voir :
http://www.scottishpsc.org.uk/index.php ?option=com_content&view=article&id=12&Itemid=343

[5] BDS : « Boycott, désinvestissement et sanctions » est une campagne politique lancée en 2005 à l’initiative d’intellectuels et d’universitaires palestiniens rassemblant 172 organisations. L’objectif : appeler la solidarité internationale et les gouvernements à exercer toutes sortes de pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur l’Etat d’apartheid d’Israël. Voir : http://www.bdsmovement.net/ ?q=node/52#French

Au sujet de l’appel au boycottage d’Israël, dans un article intitulé « 60 ans après : le partage ou la paix », Pierre Yves Salingue écrivait en mai 2008 : « Sans jamais remettre en cause la légitimité de la résistance armée à l’occupation, les militants [du boycott] ont estimé que, si les actions armées recueillaient une sympathie populaire, elles ne permettaient pas une participation directe à la lutte de la part de la population présente sur la terre de Palestine de même que celle des Palestiniens vivant en exil. L’appel au boycott, au désinvestissement et aux sanctions permettait à un mouvement de soutien international d’exister réellement, non comme l’auxiliaire d’un hypothétique « processus de paix » mais comme un acteur pouvant contribuer à remettre en cause le rapport de forces et à aider réellement les Palestiniens par des actions durables et efficaces pour isoler l’Etat d’Israël ».

[6] Les appels au boycottage sont restés longtemps lettre morte car, jusqu’à tout récemment, la plupart des associations de solidarité traditionnelles ne s’étaient guère montrées pressées de les endosser.

[7] Nombre de militants nous ont rappelé, non sans colère, par quels arguments et procédés discutables, lors de la « Conférence internationale pour une paix juste en Palestine et en Israël » tenue en mai 2006 à Genève, la direction de l’ECCP (European Coordination of Committees and associations for Palestine) -c’est-à-dire le Belge Pierre Galland président de l’ECCP et le Suisse Tobias Schnebli du Comité Urgence Palestine de Genève- n’avait pas mis à l’agenda le boycottage comme demandé par les militants palestiniens. Les organisateurs ont tout fait pour éviter d’appeler au boycottage d’Israël ; ils se sont contentés de parler d’un soutien au BDS qui ne portait pas à conséquence

 

http://www.silviacattori.net/article930.html

 

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 18:43

Explication de texte

Washington face au Honduras : un numéro d’équilibriste


par Arnold August
*



Que pense Washington de ce qui s’est passé au Honduras ? Au premier abord, au nom de la Charte démocratique inter-américaine, les États-Unis dénoncent vigoureusement le renversement du président Zelaya.

À y regarder de plus près, ils condamnent le coup d’État, mais ils soutiennent leurs amis putschistes.

Arnold August analyse un festival d’hypocrisie embarrassée : les déclarations officielles du département d’État et de la Maison-Blanche.






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Le « président » « civil » Roberto Micheletti.


Lire ici :

http://www.voltairenet.org/article161632.html

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 18:25
Obama dans les médias menteurs !

Crise systémique : USA, game over

par Gilles Bonafi
Le 18 aout 2009
Mondialisation.ca

Dans mon dernier article Crise systémique : le trou noir j’avais expliqué que les produits dérivés (des métastases selon Paul Jorion) par effet domino, détruiraient l’économie mondiale. Je vais ici m’attarder sur un malade en phase terminale, les USA.

 

En effet, le 30 juin 2008 , l’OCC (Comptroller of the Currency, l’autorité de tutelle des banques) déclarait le 30 juin 2008 que les USA possédaient 182 100 milliards de dollars de produits dérivés (Barack Obama, dernier président des USA) soit un tiers de ces « armes de destruction financière massive » comme dirait Warren Buffet.

 

Ces produits financiers, tel le chat de Schrödinger, sont à la fois vivants et morts, c’est à dire qu’ils ont une valeur lorsque tout va bien, valeur réduite à zéro lors d’une crise majeure comme aujourd’hui. La nation américaine ne s’en relèvera pas. D’ailleurs, le LEAP/E2020 évalue à 10 000 milliards de dollars les « actifs fantômes » des banques que le gouvernement US devra « éponger ».

 

Nous en sommes donc à la 77 ème faillite bancaire depuis le début de l’année et donc, la FDIC (Le Federal Deposit Insurance Corporation) une agence indépendante du gouvernement fédéral américain qui assure les dépôts des particuliers dans les banques est ruinée.

 

Frédéric Lordon, économiste et directeur de recherche au CNRS ose dire : « on va voir débouler, sous peu, toute une série de « paquets » de dettes avariées, dont les défauts n'ont pas encore explosé, mais c'est pour bientôt ».

 

Simone Wapler Rédactrice en chef, MoneyWeek, déclarait le 13 août 2009, « La crise financière, loin d'être résorbée, va s'aggraver » (Trois arguments pour une hausse de l'or). Ce « cancer » financier est ainsi en train de détruire l’économie US.

 

Au mois d'octobre 2008, Abderrahmane Mebtoul, un des plus grands économiste algérien me demandait de lui faire une analyse précise concernant les bons du trésor US car, visionnaire, il s'interrogeait alors sur le devenir des USA et donc des placements de l'Algérie. Nous étions arrivés à l'époque à la conclusion que l'amérique était en train de sombrer. Il avait d’ailleurs écrit plus tard « La fin de la primauté du dollar » (EDITORIAL).

 

Ainsi, la Fed ayant déjà racheté 1700 milliards de bons du trésor (elle monétise sa dette, ubuesque !) sera obligée de recommencer cette opération avant la fin de l’année. Krugman chiffrait les besoins des USA à 2100 milliards de dollars pour 2009 dans le New York Times du 9 janvier 2009. Il était donc loin de la réalité et j’avais encore une fois de plus raison car j’avais annoncé le chiffre de 3500 milliards à l’époque : Destruction du dollarExplications 2010 sera pire. La fin du dollar est proche, très proche.

 

Selon le cabinet spécialisé Realty Trac, nous avons eu aux USA un nouveau record des saisies immobilières en juillet et nous sommes passés, là-bas, de 11 000 saisies par jour à 11 600. USA: nouveau record (+7,0%) des saisies immobilières en juillet ...

C’est vrai, la crise est terminée.

 

Plus inquiétant encore, personne ne se pose la question de ce que deviennent la plupart de ces maisons qui ne se retrouvent pas sur le marché de peur qu’il s’effondre. Seul le quotidien San Francisco Gate a osé donner un chiffre qu’il évaluait à 600 000 au mois d’avril. Banks aren't reselling many foreclosed homes.

 

Or, les saisies immobilières battent tous les records depuis, avec une moyenne de 300 000 par mois. Nous avons donc largement dépassé le million de maisons qui ne sont pas mises en vente. Acculés à la faillite, les organismes financiers américains devront se débarrasser de ces biens encombrants, et, à ce moment là, nous assisterons à l’effondrement du marché immobilier US, un cataclysme économique gigantesque !

 

De plus, 16.000 entreprises ont déposé leur bilan d'avril à juin aux USA : Hausse spectaculaire du nombre de faillites aux Etats-Unis.

Sur le front de l’emploi donc, contrairement à ce que l’on vous dit, les choses ne vont pas mieux. Selon l’AFP, le nombre de nouveaux chômeurs inscrits aux Etats-Unis a progressé lors de la semaine achevée le 8 août » : USA - Hausse des inscriptions au chômage à 558.000.

 

En août il est prévu 600 000 chômeurs arrivant en fin de droits aux USA (26 semaines). Et cela sera valable tous les mois.  Ainsi, le chômage semblera se stabiliser car ils disparaîtront des statistiques.

 

Seize états (bientôt le double) , ruinés, payent maintenant les allocations avec de l'argent emprunté.

"Le système d'assurance chômage avant la récession était aussi vulnérable que la Nouvelle Orléans était avant Katrina," a dit le Représentant Jim McDermott, le Démocrate de Washington. Source : The New York Times 

 

Il faut tout de même le rappeler, 1,5 millions d'enfants étaient SDF aux USA au mois de mars. Source : http://mwcnews.net/content/view/29970. J’ai d’ailleurs réalisé une étude à ce sujet que vous pouvez lire sur mon blog (Crise systémique : le chaos).


Que vont devenir tous ces être humains? La rue sera sûrement le chemin tout tracé. Les USA vont donc devenir le pays le plus instable du monde avec une situation sociale totalement explosive.

 

Depuis 2007, le maire de New York a trouvé une solution « miraculeuse » : il paie aux sans-abri des billets d'avion, sans retour, vers la destination de leur choix. «Le maire de New York exporte la pauvreté». Un nouveau concept est né, la délocalisation des pauvres.


Dans les rues on rejoue « Orange Mécanique » et, tous les quinze jours, un SDF décède, agressé par certains pour lutter contre « l'ennui », par « amusement », voire pour « le frisson » : USA/rapport: violence vis-à-vis des SDF : Collectif SDF Alsace. Tel est le bilan publié lundi 10 août par la National Coalition for the Homeless (NCH).

 

Quant au système de retraite, il va totalement s’effondrer car c’est un système basé sur la capitalisation et l’on devra travailler jusqu’à sa mort pour se nourrir (si l’on trouve du travail !) : rapport GAO du 17 janvier 2008

 

Igor Panarin, ancien analyste du KGB, spécialiste des USA qui enseigne aux futurs diplomates de la Russie a déclaré en décembre 2008 qu’il y aurait une guerre civile aux USA. Le LEAP / E2020 a d’ailleurs repris la même analyse. Pour Panarin, la guerre civile démarrerait à l'automne 2009, et en juin 2010, le pays serait divisé en 6 blocs. Sergueï Rogov directeur de l’Institut des études américaines et canadiennes pense que ce scénario est probable. Crise systémique – Les solutions n°4 : régions et monnaies...

 

Le chaos social s’installe donc car, ne l’oublions pas, une crise majeure suit irrémédiablement la même chronologie : Etape 1 : crise financière, Etape 2 : l’économie réelle est sinistrée, Etape 3 : crise sociale. L’exemple le plus connu étant celui de l’Allemagne et de la république de Weimar, nous savons comment cela s’est terminé.

 

Pour l’étape 4, je vous laisse le choix, mais plusieurs options semblent se dégager : une guerre civile avec la mise en place d’une dictature, voire un troisième conflit mondial, au pire les deux (c’est mon avis). Barack Obama sera donc le dernier président des USA tels que nous les avons connus.

 

Ne l’oublions pas cependant, face à la destruction de la nation américaine, il existe une solution politique et monétaire de rechange : la North American Union (lire : Crise systémique : les solutions (n°3 : un nouveau dollar) ...) et surtout la création du grand marché transatlantique (Crise systémique : le chaos, qui ne résoudra pas le problème économique et social.

 

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi tous nos billets en euros possèdent un pont traversant l’Atlantique, vous avez maintenant la réponse.

 

En conclusion, « très peu d'hommes savent se forger une opinion par eux-mêmes. Aussi répètent-ils ce que leur ont dit leurs parents, puis leurs professeurs et enfin ce qu'ils ont entendu aux informations du soir, et ils finissent par se convaincre qu'il s'agit là de leur opinion personnelle, au point de la défendre ardemment face à d'éventuels contradicteurs. Il suffirait pourtant qu'ils tentent d'observer par eux-mêmes, de penser par eux-mêmes et ils découvriraient le monde tel qu'il est et non pas comme on les conditionne à le voir. »

Nous, les dieux, Bernard Werber, éd. Le Livre de Poche, 2006, chap. 103, p. 429.




http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14822
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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 05:56


http://secretebase.free.fr/complots/organisations/bilderberg/bilderberg.htm

Daniel Estulin, ennemi numéro 1 du gouvernement mondial


publié par Observeur Aujourd'hui 04H03

Daniel Estulin, ennemi numéro 1 du gouvernement mondial

 

Jeudi 11 Décembre 2008

 

 

 

Daniel Estulin ne monte jamais dans un ascenseur sans avoir au préalable vérifié la fermeture du plancher de celui-ci.

Daniel n’a pas toujours eu peur des ascenseurs. Cette peur a commencé en 1996 à Toronto, quand se retirant d’un étage supérieur d’un immeuble “intelligent”, de ceux qui ressemblent à ces fourmilières de bureaux, dans lesquelles on ne devrait pas avoir peur d’autre chose que du café, quelqu’un l’a prit par l’épaule quand il allait monter dans l’ascenseur sans vérifier la présence du plancher. Il n’y en avait pas. Celui-ci est convaincu que ce fut la 1ere des 3 tentatives d’assassinat par la CIA dont il a souffert afin de le réduire au silence lui et son enquête de plus de 13 ans sur le Club Bilderberg.

 

Une enquête déjà synthétisée dans son livre “La véritable histoire du Club Bilderberg” présent dans les classements de vente de 25 pays et qui met a nu la nature la conspiration de cette sorte de gouvernement mondial occulte qui part l’intermédiaire de réunions annuelles, toujours ignorées par la presse et toujours en parallèle des réunions du G8, décide des événements à venir et des mouvements des marches qui modèleront l’avenir de la communauté internationale. Guerres inclues, surtout les guerres.


Promu par Rockefeller et fondé en 1954, le Bilderberg Club serait le cœur d’un réseau de sociétés secrètes, parmi lesquelles la Skulls & Bones dont fait partie George Bush, John Kerry, Bill Clinton et une bonne part de la caste politique qui dirigent les USA.

Le but du Bildergerg serait celui d’exercer une domination globale sur le secteur commercial, financier et politique, laissant toutes les élections démocratiques comme une simple anecdote qui n’affecterait jamais le pouvoir établit. Qui contrôlerait aussi tout le secteur médiatique, et c’est pour cela, selon Daniel, que l’on ne parle jamais du Club, et que les réunions n’apparaissent pas aux infos, ces réunions dans lesquelles se rejoignent Chefs d’État, membres de familles royales, présidents de grandes multinationales et premiers ministres dans lesquelles ils viennent concourir pour recevoir des ordres ou écouter comment sera leur tache.

Dans ce sens, lors de la réunion de l’année dernière, qui a eu lieu au Sofitel de Rottach-Egern (Bavière), avec des forces de sécurité spéciales de cinq pays différents, auraient assisté tant Angela Merkel que Gerhard Schroeder pour apprendre qui des deux allait être le futur leader allemand.
Le Club aurait un noyau dur de quelques 75 membres permanents, plus 50 autres amovibles qui chaque année reçoivent une invitation pour la réunion, réunion traitant de programmes stratégiques pour savoir qui va occuper le pouvoir cyclique. Selon Estulin, lors de la dernière réunion, auraient été présents Joaquin Almunia y Miguel Sebastian, les conseillers économiques du Président espagnol.
Toutes les responsabilités d’influence mondiale, depuis le FMI jusqu’à la Banque Mondiale en passant par l’ ONU, seraient gérées et décidées par les Bilderbergers.

L’imperfection, un hasard ?

A propos de l’épisode de Toronto, il y a une coïncidence avec une info exclusive obtenue par Estulin qui provoqua au Canada de grandes manifestations qui portaient le slogan: “nous voulons savoir”. Les Bilderbergers, cette année se réunirent a King City, ville limitrophe avec Toronto, et avaient décidé, selon Daniel, de promouvoir le projet “Grand Canal” dans l’intention de fusionner les USA et le Canada anglophone en un seul pays et un seul marché énergétique, favorisant ainsi la séparation du Québec et la purge des éléments francophones par l’intermédiaire d’un pacte gouvernemental avec les nationalistes d’une façon très similaire à ce qui est en train de se dérouler en Catalogne.
L’info de première main, révélée par Estulin, le converti en un des journalistes d’investigation les plus sollicités aux USA, puis cette directive aurait été ajournée, mais pas le projet…
D’autre part cela lui a valu d’être mis en 1ere position sur plus d’une liste d’homme a abattre.
Face a ceci et face également aux informations plus ou moins incroyables qu’il traite, Estulin dit qu’il y a seulement deux options: Me croire, ou bien croire les médias dépendants du Bilderberg qui essayent de me faire passer pour une espèce de dingue qui invente des théories conspiratrices délirantes.

Daniel Estulin est russe et petit fils d’un Colonel du KGB dont la réputation est très présente chez les vétérans du service secret soviétique.

Il arrive à la réunion flanqué d’une chemise qui attire l’attention, catogan et un certain style “Dolce & Gabanna”. Il vient juste de recevoir un courrier urgent par UPS, une documentation sensible qui vient des USA d’un membre du service secret. Je dépend absolument de mes sources d’information. Ce sont des relations de plus de 13 ans et elles sont excellentes. Il faut savoir que dans tous les services secrets, même les plus néfastes, il y a toujours des patriotes qui se sentent en devoir d’informer des excès de leur gouvernement. Un des documents porte même dans son titre le mot tant suggestif: Iran…
Cette guerre est déjà décidée. De fait elle devrait déjà avoir débutée. Mais les Bilderbergs ont décidé de la retarder, à cause de Katrina et de l’enlisement de la guerre en Irak. Mail elle commencera cette même année ou début de la prochaine. Avant ceci, le prix du baril montera jusqu’à 150 dollars.

L’autre guerre qui a souffert des retards, c’est celle de l’Irak qui certainement a provoqué beaucoup de distensions au sein du Bilderberg à cause de la dénonciation populaire: ” Ce sont des obsédés de la discrétion. Ce qu’ils redoutent le plus c’est que les peuples se rallient à une cause commune, protestent et posent des questions, comme cela est justement arrive avec l’Irak. C’est pour cela que durant la réunion de 2002 dans l’état de Virginie, Donald Rumsfeld aurait été obligé de repousser jusqu’en mars 2003, une invasion qui était décidée pour octobre 2002″. Selon Daniel, les guerres d’Afghanistan et d’Irak comme la prochaine en Iran, seraient véhiculées à une stratégie globale fomentée par le Bilderberg pour prendre possession des sources d’énergie juste au moment ou les prévisions indiquent qu’il reste du pétrole pour 20 ou 30 ans. Car ceci préoccupe le Bilderberg. Et si eux sont préoccupés, nous, nous devrions être terrifié. Pour mener à bien cette campagne militaire qui n’est toujours pas terminée, ils avaient besoin d’un prétexte, une sorte de Pearl Harbor. Ce fut le 11 septembre, dans lequel Dick Cheney fut un des acteurs. Cette théorie fut déjà racontée par Michael Ruppert dans un livre, Franchir le Rubicon.

Que le lecteur choisissent vers quelle option se tourner pour assimiler cette vision du monde qu’à Daniel Estulin. Le croire ou non. Mais lui, cette année encore, continuera d’enquêter sur chaque réunion du Bilderberg pour essayer de découvrir ses secrets.
Telle est son insistance dans la cause, qu’il a réussi à ce que dans tous les aéroports sa photo soit illustre de la mention “terroriste”. L’année dernière, après avoir reçu l’information que l’Allemagne serait le prochain pays hôte de la réunion, il essaya de voler depuis Madrid vers Munich. Il mis 14 heures pour y arriver. Premièrement l’avion fut dévié vers Milan, où on l’attendait pour lui mettre les menottes et lui faire subir un interrogatoire de 4 heures. Sans aucun chef d’inculpation.
Quand enfin il arriva en Allemagne, la police locale lui refit le même interrogatoire et le laissa partir seulement avec l’avertissement suivant: “Tu seras sous surveillance à tous moments, à la moindre erreur on te mettra en prison.”

Plus que jamais, Daniel Estulin continuera de vérifier le plancher des ascenseurs avant d’y monter.

 

Traduit par Chevalier Jedi

Source :

http://www.elmundo.es/papel/2006/04/22/opinion/1960953.html

 

 

http:// www.alterinfo.net/Daniel-Estulin,-ennemi-numero-1-du-gouvernement-mondial-secret_a26960.html


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5561

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 05:50
publié par roland (Dazibaouebmaster) le 16/08/2009 12H57




Sibel Edmonds

par Taïké Eilée (son site)

Non, la fameuse Sibel Edmonds ne vient pas nous dire que le 11-Septembre est un « inside job », car elle ne se prononce que sur ce qu’elle connaît de sa propre expérience. Et elle fait bien. Mais elle vient nous dire ce que certains documents classifiés qu’elle a eu entre les mains pourraient prouver : les Etats-Unis n’ont jamais cessé de soutenir Ben Laden jusqu’au 11-Septembre, dans le cadre d’opérations de déstabilisation en Asie Centrale. C’est ce qu’on appelle une bombe médiatique.


L’ancienne traductrice au FBI Sibel Edmonds a fait une révélation fracassante le 24 juin 2009, au micro de Brad Friedman, dans le Mike Malloy Show. Ses propos ont été retranscrits le 31 juillet sur les blogs Let Sibel Edmonds Speak, Against All Enemies et Daily Kos. Ils ont enfin été traduits (une première fois) en français sur le site ReOpen911 le 13 août.   Des propos qui rejoignent ceux du journaliste Eric Margolis au micro de Scott Horton, d’abord le 30 novembre 2008, puis le 28 avril 2009 (les Français ont pu apercevoir cet ancien correspondant de guerre, fin connaisseur du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale, dans l’émission de Frédéric Taddeï, Ce soir ou jamais sur France 3).  


Relations intimes... et pérennes
  


Selon Sibel Edmonds, les Etats-Unis ont entretenu des relations très étroites avec Oussama Ben Laden et les Talibans, sans discontinuer jusqu’au 11-Septembre, dans le cadre d’opérations en Asie Centrale, une zone aux ressources énergétiques particulièrement convoitées. Ces relations étaient pourtant censées être rompues depuis la fin de la Guerre froide :   "Dire que depuis la chute de l’Union Soviétique, nous avons mis un terme à notre relation intime avec Ben Laden et les Talibans est un mensonge, et il est possible de le prouver très facilement sur la base des informations qui ont été classifiées dans mon affaire. Nous avons entretenu des relations très étroites avec ces gens, au sujet de l’Asie Centrale, et cela jusqu’au 11-Septembre. (...) Nous avons réalisé des opérations en Asie Centrale avec ces groupes, les utilisant comme nous le faisions déjà durant le conflit soviéto-afghan, et nous les avons utilisés jusqu’au 11-Septembre" (à écouter via le 2e lecteur MP3 sur
cette page, entre la 6e et la 7e minute, ou à partir de la 6e minute sur la vidéo qui suit).

 

Le rôle du tiers 

 

VIDEO

Cette "utilisation" se faisait via des intermédiaires, la Turquie (dont Sibel Edmonds est originaire), mais aussi d’autres acteurs provenant du Pakistan, d’Afghanistan et d’Arabie Saoudite. Ben Laden, les Talibans et d’autres groupes servaient ainsi d’armée terroriste par procuration. Les Etats-Unis avaient besoin de cette discrétion afin d’éviter tout risque de révolte populaire en Asie centrale (Ouzbékistan, Azerbaïdjan, Kazakhstan et Turkménistan), mais aussi de fâcheuses répercussions en Chine et en Russie.   Sibel Edmonds
précisait, en juillet 2008 : "Ceci a commencé il y a plus de dix ans, dans le cadre d’une longue opération illégale et à couvert, menée en Asie centrale par un petit groupe aux États-Unis. Ce groupe avait l’intention de promouvoir l’industrie pétrolière et le complexe militaro-industriel en utilisant les employés turcs, les partenaires saoudiens et les alliés pakistanais, cet objectif étant poursuivi au nom de l’Islam." La stratégie pro-islamiste des Etats-Unis, une longue histoire...  

L’Afghanistan, un repaire de terroristes ?   De son côté, Eric Margolis, s’il affirme aussi que la CIA a supporté Ben Laden jusqu’en 2001, avance encore une idée tout à fait iconoclaste, selon laquelle l’Afghanistan n’a jamais constitué un foyer du terrorisme : "En réalité, quand les Etats-Unis ont envahi l’Afghanistan en 2001, ils ont prétendu qu’il y avait plus de 20 "camps d’entraînement terroristes", comme ils les appelaient, qui entraînaient tous des terroristes devant aller frapper l’Amérique, eh bien, c’était un mensonge absolu. Un parmi tant d’autres." Qu’étaient donc ces camps, s’ils n’entraînaient pas des terroristes ?   "Pour 90 % des gens dans les camps d’entraînement, il pouvait s’agir de Cachemiris, entraînés par les services de renseignement pakistanais, l’ISI, au vu et au su des Américains, pour aller se battre au Cachemire contre la loi indienne. C’était le groupe le plus important. Le deuxième plus important regroupait des gens d’Asie Centrale, principalement d’Ouzbékistan, du Kazakhstan et du Tadjikistan, qui étaient organisés et entraînés pour aller combattre ces épouvantables régimes communistes d’Asie Centrale, encore au vu et au su des Américains. Enfin, il y avait un groupe de Ouïghours, ces Chinois musulmans de la province du Xinjiang qui étaient entraînés par Ben Laden pour aller combattre les communistes chinois au Xinjiang, et ce ne n’était pas seulement au vu et au su de la CIA, mais avec son soutien, car elle pensait qu’elle pourrait les utiliser au cas où une guerre éclaterait avec la Chine." Interloqué, l’animateur radio lui demande jusqu’à quand ces pratiques ont eu cours, et Margolis de répondre que cela se passait en 2001...  

La CIA encourage Ben Laden  

Lorsqu’il lui demande si Ben Laden "travaillait avec" la CIA, Margolis précise sa pensée : "Je n’irai pas aussi loin. Je dirais qu’ils savaient ce que Ben Laden faisait, et qu’ils l’encourageaient par l’entremise d’un tiers, probablement les Saoudiens..." Et le journaliste de poursuivre : "Vous vous souvenez que Washington versait de l’argent aux Talibans jusque 4 mois avant le 11-Septembre ; la raison était qu’ils pensaient pouvoir ainsi les enrôler pour aller renverser les régimes communistes d’Asie Centrale, et même attaquer la Chine. Mais bien sûr, le 11-Septembre est arrivé, et alors ces sales petits secrets ont été dissimulés, les dossiers ont été brûlés, et quiconque y avaient pris part fut expulsé au purgatoire. (...) Le fait est que l’Afghanistan n’était pas un foyer du terrorisme, il y avait des groupes commando, des groupes de guérilla, entraînés dans des buts précis en Asie Centrale" (à écouter sur cette page, à partir de la 7e minute).   Dans une interview plus récente, Eric Margolis précisera que les Ouïghours entraînés en Afghanistan, dont certains bénéficiaient de la "collaboration de Ben Laden", étaient "payés" et "armés" par les Etats-Unis (à écouter sur cette page, à la 13e minute). On ne sait si l’on doit faire un lien entre ces "encouragements" et la visite d’un agent de la CIA à Ben Laden, le 12 juillet 2001,

 

alors que le milliardaire saoudien était soigné à l’hôpital américain de Dubaï...



VIDEO

Une certaine logique
 
 

Le Figaro ne se montrera guère étonné par cette rencontre : "Les contacts entre la CIA et Ben Laden remontent à 1979 lorsque, représentant de la société familiale à Istanbul, il commença à enrôler des volontaires du monde arabo-musulman pour la résistance afghane contre l’Armée rouge. Enquêtant sur les attentats d’août 1998 contre les ambassades américaines de Nairobi (Kenya) et de Dares-Salaam (Tanzanie), les enquêteurs du FBI ont découvert que les traces laissées par les charges proviennent d’un explosif militaire de l’armée américaine et que cet explosif a été livré trois ans auparavant à des Afghans arabes, les fameuses brigades internationales de volontaires, engagés au côté d’Oussama ben Laden durant la guerre d’Afghanistan contre l’armée soviétique. Poursuivant ses investigations, le FBI découvre des « montages » que la CIA avait développés avec ses « amis islamistes » depuis des années. La rencontre de Dubaï ne serait donc que la suite logique d’une « certaine politique américaine »."   Les propos de Sibel Edmonds et Eric Margolis ne viennent finalement que confirmer, et approfondir, ce qu’Alexandra Richard, pour Le Figaro, et Richard Labévière, pour RFI, laissaient entrevoir dès le 31 octobre 2001 : les relations entre Ben Laden et les Américains n’avaient jamais cessé, malgré les attentats, attribués à Al-Qaïda, contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya en 1998, et contre le navire de guerre USS Cole en 2000. Elles n’ont pas même cessé après que les avertissements d’attentats à venir aux Etats-Unis ont commencé à pleuvoir... On n’en déduira rien, si ce n’est qu’amis et ennemis sont notions relatives, contrairement à ce que laisserait croire la rhétorique du combat entre le Bien et le Mal, et que l’intérêt, dans ces affaires, prime sans doute sur toute considération morale. Nul étonnement donc devant de telles relations. Seulement le constat d’une persistante obscurité.  

Une femme... tenace

  L’obscurité ne se lèvera pas tant que les documents que Sibel Edmonds (ou Bob Graham...) évoque seront classifiés. Pour avoir voulu lever un coin du voile, la jeune traductrice subit les foudres de l’administration Bush : chargée en effet de traduire, au lendemain du 11-Septembre, des documents liés aux attentats, elle fut renvoyée, dès mars 2002, pour avoir signalé à ses supérieurs certains faits graves, comme l’infiltration du FBI par des espions oeuvrant pour un lobby turc... Peu après son renvoi, elle fit l’objet d’un "gag order", une mesure exceptionnelle l’assignant au silence, lui interdisant de révéler la teneur exacte des faits qu’elle reprochait et de documenter ses propos.   Plus tard, elle dénonça les mensonges de Condoleezza Rice, lorsque cette dernière affirma que nul, dans la communauté du renseignement, ne pouvait imaginer les attaques du 11-Septembre. Le 11 février 2004, elle témoigna devant la Commission d’enquête. Mais le rapport final, paru le 22 juillet 2004, et gros de 567 pages, n’en tint pas compte (le nom de Sibel Edmonds n’apparaissant qu’une seule fois, dans une simple note de bas de page). Le 1er août 2004, elle décida donc d’écrire une lettre au Président de la Commission, Thomas Kean, dans laquelle on peut lire qu’en avril 2001, un informateur du FBI avait transmis à l’agence les informations suivantes : « 1) Oussama Ben Laden planifiait une attaque terroriste majeure aux Etats-Unis visant 4 ou 5 villes importantes, 2) l’attaque allait impliquer des avions, 3) certains des individus en charge de porter l’attaque étaient déjà en place aux Etats-Unis, 4) l’attaque allait être portée dans les prochains mois. » Sibel Edmonds ne reçut aucune réponse de la part de Thomas Kean. Ce qui renforça sa hargne et sa détermination.   "Marché noir nucléaire entre la Turquie et le Pakistan, néoconservateurs travaillant pour des intérêts turcs et israéliens, multinationales de l’armement et sociétés-écrans, en 6 mois au FBI la petite traductrice de Washington a joué dans la cour des grands" : le documentaire Une Femme à abattre nous fait entrevoir l’incroyable sac de noeuds dans lequel la jeune femme a mis les pieds.

V
idéo


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5516

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 05:42


publié par
babelouest (crisonnier) le 16/08/2009 10H51

Lu sur le Blog de Bruno Fay, journaliste indépendant - 03 août 2009

 

RTL a réalisé ce matin un petit sujet sur les nègres politiques. Pour les curieux, j’ai publié il y a peu sur mon blog une enquête bien plus complète sur le sujet. Je profite de l’occasion pour “poster” ci-dessous un entretien réalisé l’an passé avec le fort sympathique Eric Dumoulin. Conseiller en communication politique, Eric Dumoulin a prêté sa plume pour de nombreux hommes politiques français. Il règle ses comptes dans un livre très drôle, Politiquement Nègre (éd. Robert Laffont).

 

Politiquement nègre - Eric Dumoulin

Votre premier souvenir ?
Mon premier discours, c’était en 1992-1993, lorsque j’étais en cabinet ministériel. La première fois que l’on entend ses mots, cela fait rire. On, est un peu flatté, on a l’impression d’entrer dans le cénacle politique. On a l’impression de participer au grand jeu du pouvoir. Après, avec le temps, il y a beaucoup d’impostures qui m’ont beaucoup moins fait rire. Certains, ça ne les gêne pas de prononcer pendant dix ans des discours qu’ils n’ont pas eu le temps de lire.

Dans votre livre, vous distinguez le rôle de nègre politique de celui de plume.
Je fais la différence entre écrire un livre pour un politique et rédiger un discours pour un ministre. L’écriture d’un discours participe d’un travail qui me parait normal. Un ministre bosse 14 heures par jour, passe sa vie en réunions ou en représentations. Il n’a pas forcément le temps d’écrire des discours sur tout. En revanche, je trouve profondément choquant qu’un homme qui aspire à un rôle politique de premier plan n’écrive pas lui-même ses livres. Et je suis aussi choqué par le manque de transparence. Vous ne verrez jamais un politique qui publie un livre remercier publiquement sa plume. S’il y a une imposture absolue à dénoncer, c’est que 80% des hommes politiques n’écrivent pas leur livre ! Le pire, c’est qu’ils finissent par croire, avec le temps, qu’ils l’ont réellement écrit eux-même… Il y a une vraie omerta sur le sujet.

Avez-vous écrit beaucoup de livres ?
Un certain nombre, oui. Aujourd’hui, tous les hommes politiques veulent leur livre. Les troisièmes couteaux écrivent un bouquin pour exister et essayer de se faire reconnaître par leurs pairs. Pour eux, c’est un moyen de promotion interne au sein du sérail en vue d’un hypothétique strapontin ministériel. Pour les seconds et premiers couteaux, c’est un outil de conquête du pouvoir et de conviction auprès du public. Il est désormais inconcevable de se lancer dans une grande campagne politique ou à l’assaut d’un parti sans écrire un bouquin. C’est devenu un incontournable.

Eric DumoulinComment étiez-vous payé lorsque vous écriviez des livres pour des politiques ?
Depuis quelques années, les nègres littéraires sont associés aux droits d’auteur. C’est loin d’être le cas dans l’édition politique où nous vivons encore dans la négritude la plus totale. Avant 1993, les députés avaient des associations, des petits trésors de guerre où ils puisaient pour payer leurs nègres sous forme d’honoraires en s’abritant derrière des factures aux intitulés très pudiques comme “recherche de documentation”, “organisation de publication”, etc. J’ai aussi été payé en cash ou bien en tant que salarié. Quand on est président de collectivité ou député, il suffit de recruter quelqu’un, officiellement comme collaborateur, pendant un temps donné qui correspond au prix estimé du travail littéraire. Le salaire net moyen pour un livre politique est compris entre 10 000 et 15 000 euros. Pour les plus gros coups, ça peut monter à 25 000 euros.

Quelle est l’influence du nègre sur l’homme politique ?
Tout dépend de l’élu pour lequel on travaille. Je fais de temps en temps passer quelques idées personnelles quand un sujet m’inspire. J’ai par exemple écrit en 1994 un livre sur l’élargissement européen pour le compte d’un homme politique que j’aurai bien aimé signer de mon nom… Mais en général je suis beaucoup en pilotage automatique.

Quelles sont les limites à ne pas dépasser ?
D’abord, il y a les limites que l’on s’impose. Il m’est ainsi arrivé d’écrire pour un sénateur et ancien ministre des discours aux accents extrêmement poujadistes, très borderlines, qui flirtaient dangereusement avec des thèses extrêmes. Cela ma profondément gêné.. J’ai terminé ma commande puis j’ai préféré interrompre notre collaboration. Ensuite, il y a les limites démocratiques. Aider un homme politique à écrire ses livres ou ses discours relève du fonctionnement normal de la démocratie sauf quand ça va trop loin, lorsque la plume politique finit par prendre la place du politique. C’est à-dire qu’il ne se contente pas d’écrire mais qu’il souffle ses idées au politique. Je pense par exemple à Henri Guaino. Son influence à l’Elysée va très au-delà de ce que pouvait être l’influence d’Erik Orsenna lorsqu’il écrivait pour Mitterrand. Erik Orsenna était une plume au sens traditionnel mais n’influençait pas la politique mitterrandienne alors que Guaino a un pouvoir d’influence extrêmement fort sur Sarkozy qui outrepasse le rôle de plume.

Propos recueillis par Bruno Fay

 


 

Lu sur le Blog de Bruno Fay, journaliste indépendant :

http://investigation.blog.lemonde.fr/2009/08/03/profession-negre-politique/

Profession : nègre politique


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=5520

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 05:29

Carte de Colombie - Wikipedia.org


Mercredi 19 août 2009
Source : Atlas Alternatif

Le 15 juillet dernier
le gouvernement colombien a divulgué son projet de mettre sept bases à la disposition de l'armée américaine. Le Venezuela et l'Equateur ont dénoncé la politique belliciste de leur voisin colombien, tandis que le Brésil et le Chili ont également fait part de leur "préoccupation". Ce nouvel accord permettrait à l'armée américaine de compenser la perte de sa seule base en Amérique du sud, située à Manta, en Equateur.


La Colombie était en 2006 le pays où sont morts la moitié des syndicalistes assassinés dans le monde. Elle est le troisième bénéficiaire de l'aide militaire étatsunienne derrière Israël et l'Egypte dans le cadre officiel d'un plan de lutte antidrogue (Plan Colombia) qui est en fait une lutte anti-FARC (tandis que par ailleurs les USA soutiennent la narco-répubique autoproclamée du Kosovo et que sous leur occupation la culture du pavot ne cesse d'augmenter en Afghanistan). Dans le cadre du Plan Colombia (que Washington veut exporter au Mexique, au Pakistan et en Afghanitan), les USA ont aussi mobilisé les services spéciaux britanniques et espagnols pour l'encadrement de l'armée colombienne. Si l'aide étatsunienne se chiffre à 5,5 milliards de dollars par an, les alliés européens membres de l'OTAN (France, Allemagne, Royaume-Uni etc) contribuent aussi : ils ont versé pour leur part en 2007 154 millions de dollars d'aide militaire à la Colombie sans aucun débat devant leur opinion publique. M. Uribe, qui est un ami de M. Kouchner, a fait libérer pour lui récemment le criminel de guerre kosovar recherché par la justice internationale Agim Ceku. Les forces spéciales israéliennes aussi sont en Colombie, tout comme elles ont participé au coup d'Etat au Honduras.

Le 1er mars 2008, la Colombie a bombardé une base arrière des FARC en Equateur provoquant la rupture des relations diplomatiques avec ce pays. Dix bombes de 500 kilos communément utilisées en Irak ont été déversées par des avions dont on soupçonne qu'ils furent américains (car les avions colombiens ne peuvent transporter de telles bombes).

En avril 2008 le colonel Jim Russell commandant des opérations de l'US Airforce dan le Sud a demandé que des soldats soient retirés d'Irak pour être déployés en Amérique latine. A partir du 12 juillet 2008, la 4ème flotte états-unienne a recommencé à patrouiller au large des côtes latino-américaines pour la première fois depuis 1950. En mai 2008 un avion de combat étatsunien en provenance des Antilles néerlandaises a violé l'espace aérien vénézuélien. Selon Caracas, il s'agissait d'une mission d'espionage sur l'île de La Orchila pour tester les radars vénézuéliens, tandis que Washington a parlé d'une erreur de navigation.

Pour se défendre, le Venezuela, qui se sent menacé, a proposé en mars dernier de mettre des bases aériennes à la disposition des bombardiers russes et son président Hugo Chavez a annoncé mercredi la signature en septembre d'un nouveau contrat d'armement "important" avec Moscou, comprenant l'achat d'une quarantaine de chars. Le président Chavez  accuse "l'empire américain" de vouloir utiliser les bases colombiennes pour s'approprier le riche bassin pétrolifère de l'Orénoque dans le sud-est de son pays. Dans l'Etat pétrolifère de Zulia, un mouvement sécessionniste se développe depuis plusieurs années "Rumbo Propio" soutenu par les grands médias de l'oligarchie vénézolo-américaine.

L'étau se resserre autour de Vénézuela tandis que les USA, qui utilisent les bases de la Guyane française, peuvent aussi compter désormais sur le Panama qui a élu un président de droite en mai dernier. Avec ses nouvelles bases, la Colombie,  pourra aussi menacer la zone andine au sud-ouest et la zone amazonienne où les enjeux stratégiques sont importants. " D'abord c'est le pétrole, ensuite ce sera le minerai de fer et l'eau. Aujourd'hui ils veulent envahir l'Iraq, ne vous étonnez pas si demain ils décident d'envahir l'Amazonie " avait déclaré l'économiste égyptien et contributeur de l'Atlas alternatif Samir Amin lors du deuxième forum social pan-amazonien de janvier 2003 à Bélem. Pour mémoire le 13 août dernier les delegués des peuples indigènes de Colombie ont dénoncé devant le Comité pour l'élimination des discriminations raciales des Nations Unies les persécutions dont ils sont l'objet par le gouvernement de Bogota. Karmen Ramírez Boscán, dirigeante de l'Organización Nacional Indígena de Colombia (ONIC) a critiqué les divers effets néfaste de la future présence des bases étatsuniennes dans leur zone, y compris en termes des risques de diffusion du commerce sexuel et de viols des femmes indigènes.


F. Delorca

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-35039265.html

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 05:04




Communiqué reçu de l'Association "Libérez-les",
que je publie car il montre la différence de traitement de l'information - Eva R-sistons



 


Les samedi 7 et 15 août 2009, la Ertzaintza (corps spécial de police basque composée de basques et d’espagnols opposés à l’idée d’indépendance du Pays Basque) a réprimé violement des manifestations interdites organisées par Etxerat composé par  les associations des familles de prisonniers, proches de la gauche abertzale (gauche indépendantiste basque). L’ertzaintza peut être comparée au Magav israélien, car se sont des personnels recrutés sur une base idéologique au service des intérêts d’une minorité bourgeoise liée à la religion.


Le 15 août, de nombreuses personnes, jeunes, femmes, âgées ont été violement agressées et frappées à la tête, un homme de 85 ans a été gravement blessé par une balle en caoutchouc, il y a eu des dizaines d’arrestations.

Pourtant, vous et nous, avez regardé ou écouté au minimum une fois les informations radio ou télévisées depuis deux jours, et pourtant ces actes barbares ont été placés sous silence… Pourquoi ?


Pourquoi les média (non présents sur place) insistent-ils depuis des mois sur la violente répression en Iran à l’issue des élections, ou sur la répression dans les provinces chinoises du  Xinjiang et du Tibet, ou sur les atteintes aux droits de l’homme (et de la femme) en Russie et en Ukraine… ?  Et pourquoi les média (présents sur place) ignorent-ils la répression violente contre des personnes de toutes générations et de tous sexes, qui manifestent pacifiquement au Pays Basque  pour exiger que les prisonniers-es politiques basques soient rapatriés au Pays Basque (certains sont à plus de 1000 kms) ? De plus, la Ertzaintza s’en est aussi violement prise aux supporters du club de football de la Réal Sociedad qui sortaient du stade de Donostia (San Sebastian).


Certains se diront que de s’attaquer d’une telle manière aux média est suicidaire, que les journalistes sont indépendants des pouvoirs et des partis, que les rédactions traitent les priorités… mais qu’en est-il en vérité ?


La « petite culotte » de Madonna dans un concert raillé par les fascistes polonais est elle plus importante que la vie d’un homme de 85 ans atteint d’une balle tirée par un milicien aux ordres d’une idéologie qui a fait des centaines de milliers de morts pendant 40 ans, le franquisme. Cette répression au Pays Basque n’est pas un simple fait divers, pourtant elle n’est même pas traitée comme un fait divers puisqu’elle est complètement ignorée (et pourtant nous avons cherché l’info).

Depuis quelques années, la répression policière et sa violence, dans les divers pays qui composent l’Europe, deviennent des actes banalisés, à peine traités dans la rubrique des « chiens écrasés ». Ainsi, cette banalisation de faits graves qui s’abattent sur nos « démocraties occidentales moralisées et de libre expression », agit subjectivement sur les esprits et les consciences : car quoi de plus normal que d’intervenir contre une manifestation qui n’a pas été autorisée. Par contre, quel tapage médiatique quand il s’agit de pays hors d’Europe, là où « il n’y a ni démocratie ni droit d’expression, là où la presse est verrouillée par des pouvoirs religieux, nationalistes ou même des communistes »… 
 

Que Chavez ou Correa ferment des radios, interdisent des journaux, qui pourtant nuisent à l’intérêt général d’un peuple et d’une nation souveraine est un scandale planétaire « le droit d’opposition », mais qu’un parti politique « Batasuna » soit interdit d’exister parce qu’il n’est pas en phase avec l’idéologie dominante est tout à fait normal « le Pays basque n’est il pas déjà autonome ? ».


Que l’ETA, une organisation clandestine nationale populaire, socialiste, laïque et indépendantiste soit mise dans la même catégorie qu’Al Qaïda, une organisation créée par les USA, fasciste et intégriste, est une chose normale, « ce sont des terroristes ». Que l’Ertzaintza réprime maintenant avec des balles une manifestation pacifique de milliers de personnes intimement liées à l’indépendance de leur Patrie colonisée, devient donc normal, puisque ces manifestations sont désormais interdites par le pouvoir central de Madrid, les juges de l’Audience Nationale et le gouvernement basque en place élu démocratiquement  (après l’interdiction des listes indépendantistes, faut il le rappeler).


On est ainsi entré dans la normalité de la répression et de l’interdiction : une répression juste dans l’espace Schengen, une interdiction juste dans un espace fédéral, mais une répression et des interdictions injustes quand elle est hors de cette frontière inventée et dessinée il y a quelques années pour les intérêts impérialistes européens.

 


(..)


Aujourd’hui, il est évident que le gouvernement espagnol n’a d’autre choix que de renouer avec le dialogue politique, mais avec qui puisque Batasuna a été interdit ?

 (..)

 

 


 

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 04:20


Abdullah Abdullah.jpg
Les élections en Afghanistan: une parodie de démocratie sous les bombardements US!

La campagne électorale s'achevait lundi en Afghanistan, les candidats aux scrutins présidentiel et provinciaux de jeudi jetant leurs dernières forces dans la bataille dans un contexte de forte tension nourrie par les menaces d'attaques rebelles.

Porté au pouvoir par la communauté internationale à la fin 2001, après la chute des talibans, élu en 2004 et candidat à un nouveau mandat, le président Hamid Karzaï reste le favori dans la course à la présidence.

Mais les campagnes dynamiques de certains de ses adversaires, notamment celle de son ancien ministre des Affaires étrangères, Abdullah Abdullah, pourraient selon certains analystes le contraindre à un second tour.

M. Abdullah a tenu lundi un spectaculaire meeting dans le stade de Kaboul, où plus de 10.000 personnes portant des casquettes bleues ont agité des drapeaux aux couleurs de leur champion, chantant inlassablement son nom.

Il s'est ensuite époumoné à en perdre la voix: "Voulez-vous voter pour un président qui fait sortir de prison des tueurs, qui libère des trafiquants d'opium ? Je travaillerai durement pour le peuple".

Un des autres principaux rivaux de M. Karzaï, l'ancien ministre des Finances Ashraf Ghani, a, lui, tenu meeting devant 5.000 personnes dans le Nangarhar (est), où il a juré de "remplacer le gouvernement corrompu par un gouvernement légitime" et de "nourrir les Afghans pendant 100 ans" avec son programme économique visant à créer "un million d'emplois".

Selon un sondage publié vendredi par un institut américain, M. Karzaï serait en tête au premier tour, avec 44% des intentions de vote, devant trois de ses anciens ministres: Abdullah Abdullah (26%), l'ex-ministre du Plan Ramazan Bashardost (10%) et Ashraf Ghani (6%).

Outre leur président, les quelque 17 millions d'électeurs doivent désigner jeudi les 420 conseillers siégeant dans les 34 provinces du pays.

Ces élections se tiendront dans un contexte d'insécurité persistante et de menaces d'attaques des rebelles talibans, qui ont déclaré pour la première fois dimanche qu'ils n'hésiteraient pas à attaquer les bureaux de vote.

Les "rebelles" avaient déjà prouvé samedi l'impossibilité pour les autorités et les forces internationales de sécuriser les élections en commettant un attentat suicide à la voiture piégée contre le quartier général de l'Otan, au coeur même de Kaboul. Sept civils avaient été tués et 91 personnes blessées.

La Commission électorale afghane a estimé la semaine dernière que près de 12% des 7.000 bureaux de vote pourraient rester fermés à cause de l'insécurité.

Lundi, son porte-parole, Zekria Barakzaï, n'était toujours pas en mesure de dire combien de bureaux de vote pourraient être ouverts jeudi.

Le ministère de la Défense a indiqué lundi que huit districts, tous situés dans le sud, sont contrôlés par les talibans, et que 35 sont sérieusement menacés par les rebelles. Le pays compte au total 365 districts.

Les violences font craindre une importante abstention qui, avec des fraudes potentielles, menace sérieusement la crédibilité des élections.

Toutes les forces de sécurité disponibles - 200.000 Afghans appuyés par 100.000 soldats étrangers, aux deux tiers américains- seront mobilisées autour du scrutin de jeudi.

Les pertes des troupes internationales atteignent des chiffres record depuis le début de l'été, en partie en raison d'offensives américaine et britannique dans le sud. Trois soldats britanniques et deux Américains, un soldat et un civil travaillant pour l'armée des Etats-Unis, ont encore péri dimanche dans des attaques rebelles.

AFP. 17.08.09




Le candidat Abdullah Abdullah en meeting à Kaboul le 17 août 2009 

Des élections réellement démocratiques ne peuvent pas se tenir dans un pays occupé et contrôlé par des forces armées étrangères!

 http://gaelle.hautetfort.com/


http://www.marcfievet.com/article-35004987.html

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 04:03

"Guerre préventives, nucléaires, permanentes"



L'OTAN: De la conquête de l'Arctique
à la Guerre permanente, nucléaire, totale.
Par Eva R-sistons à l'intolérable


En partant à la conquête de l'Arctique, comme déjà des terres, des mers, du Ciel, l'OTAN déclare la guerre à l'ensemble de l'humanité en faisant peser sur elle de redoutables menaces. Elle ne fait d'ailleurs pas mystère de prôner la guerre "préventive, nucléaire, permanente", même sans attaques, pour raison de convenance personnelle !!! Notre devoir est d'empêcher ces projets déments, mettant en péril la planète entière - de les neutraliser, par exemple au moyen d'une action en justice, comme celle que mène, victorieusement, Jane Burgermeister contre l'OMS, l'ONU et contre plusieurs hauts responsables du gouvernement et des entreprises pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre de masse (pandémie).


Voici donc une manipulation de plus. L'OTAN est née en période de guerre froide, pour combattre l'influence du bloc communiste. Ce monde s'est écroulé, et l'OTAN est toujours là, hideuse verrue à la face du monde menaçant la planète toute entière pour servir les objectifs de la mafia internationale de la Haute Finance, hégémonique, sans scrupules. Oui, l'OTAN n'a plus de raison d'être, et pourtant elle est toujours là, s'inventant régulièrement de nouveaux ennemis, de pseudos-terroristes islamistes comme Bel Laden en réalité son allié objectif, ou de futurs ennemis, comme l'Iran, la Russie et la Chine qui ne menacent personne. La course aux armement en est le corollaire, au prix de sacrifices humains effroyables, des bases militaires surgissernt partout, des Etats souverains sont menacés (comme le Honduras, pour servir de base arrière au terrorisme otanesque), les peuples vivent dans l'angoisse, le feu aux poudres peut-être provoqué par une étincelle, une provocation envers la Russie via le Canada en Arctique, la Georgie dans le Caucase, l'Ukraine en Crimée, oui tout est fait pour induire la confrontation avec la Russie ! Le Vice-Président des USA est un adepte de Révolutions colorées, et comme Sarah Palin, de confrontation avec les Russes. 





Pourquoi cet acharnement contre la Russie, puis contre la Chine, en implantant de pseudos ONG sur le territoire russe aussitôt, bien évidemment, délogées, ou en tentant de morceller, via le Tibet par ex et le Dalaï-Lama financé par la CIA, la Chine, afin de réduire son territoire, et, partant, sa puissance ??? Parce que ces deux pays ne s'alignent pas sur la volonté hégémonique des Anglo-Saxons, parce qu'ils récusent le modèle du Nouvel Ordre Mondial qu'on tente d'imposer aux peuples bien peu démocratiquement, et parce que leurs territoires recèlent de grandes richesses dont la mafia criminelle de voleurs voudrait bien s'emparer en plaçant à leur tête des marionnettes obséquieuses, serviles. 

Notre ami Delorca, journaliste-écrivain spécialiste de géo-stratégie, publie un nouvel article sur la menace qui pèse en Arctique, et qui nous concerne tous (
http://atlasalternatif.over-blog.com/article-35028698.html). L'étincelle peut venir de là comme de la Crimée - ou du Caucase. Une coalition hétéroclite de pays fait face à la Russie, cette Russie que le Gl de Gaulle, prophétiquement, souhaitait voir rattachée à l'Europe pour équilibrer la planète et servir la paix. Cette coalition comprend des pays anglo-saxons, comme le Canada, par exemple, et des pays européens, comme le Danemark, la Norvège, la Suède, et bien sûr les ex-pays de l'Est passés dans le camp occidental comme des papillons attirés par la Lumière. Une Lumière consumériste qui les brûlera bien sûr...

Et cette coalition est au service de l'OTAN, cette Organisation Terroriste Anti-Nations souveraines, nullement préoccupée de la démocratie, du sort des peuples, de la souveraineté des Nations - l'OTAN menée par une Amérique qui n'a pas hésité à bâtir son Empire en tuant les autochtones Indiens qui la gênaient, un peu comme les Israéliens qui ont occupé des terres "sans peuple pour un peuple sans terre", en sacrifiant les autochtones gênant leurs appétits de conquête: Même refrain ! Nous nous emparons de vos terres, au prix du génocide de ceux qui les occupent. En violation de toutes les règles internationales...

Et c'est toujours au mépris des peuples, du Droit, de la Civilisation, de la Vie, que les membres de l'OTAN continuent leur croisade au service de l'Oligarchie militaro-financière criminelle qui pollue la planète et terrorise les peuples. Les véritables terroristes, ce sont eux, eux qui sont prêts à déclencher toutes les guerres préventives et permanentes pour voler, piller, des ressources ne leur appartenant pas, pour asservir des régions entières à leur domination sans partage; Et tout cela, hypocritement, au nom de la Démocratie, une Démocratie imposée par la force, quel contre-sens, à des peuples qui aspirent juste à vivre en paix, en s'arrogeant TOUS les droits dans une impunité totale.   L'OTAN n'a aucune légitimité internationale, c'est une organisation qui bafoue le Droit, qui menace la paix, en osant hypocritement se prétendre au service de la paix alors qu'elle prépare partout des guerres, même nucléaires, contre des Etats n'attaquant et ne menaçant personne, dont le seul tort, parfaitement légitime, est de se protéger par la meilleure des dissuasions: nucléaire. Vous avez reconnu l'Iran, la Russie - ou même... la Corée du Nord !





Nous avons donc, pour résumer, une Organisation criminelle, l'OTAN, pratiquant le terrorisme d'Etat dans l'impunité la plus totale, au service de l'Occident impérialiste, hégémonique, donc d'intérêts uniquement financiers monopolisés par un petit nombre de familles, et cette mafia criminelle, sans aucun mandat du peuple, s'octroie tous les droits contre le Droit même, de décider des guerres, de s'emparer de territoires souverains, d'y placer des marionnettes, d'installer des dictatures mettant au pas les peuples (comme aujourd'hui au Honduras), de la manière la plus sauvage, brutale, quel que soit le coût humain et en violation des souverainetés et de toutes les règles établies, et en présentant toutes ces actions d'une façon totalement hypocrite: Au nom de la Démocratie, imposée à des peuples qui n'en veulent pas, qui souhaitent évoluer à leur rythme (en tenant compte de leur passé, de leur histoire, de leurs traditions), et au nom de la Paix, une paix construite par les guerres, ce qui est évidemment parfaitement antinomique.

On fait des guerres pour la paix ! C'est complètement saugrenu. Le ridicule ne tue pas !!! Et nous devons gober tous les mensonges de cette Organisation criminelle, anti-démocratique, comme ceux, par exemple, d'Israël, un des Etats les mieux équipés sur le plan nucléaire et qui nie honteusement, stupidement, détenir des armes nucléaires. Sans doute le plus gros mensonge de l'Histoire de l'humanité !!! Et qui deshonore, décrédibilise ceux qui les profèrent.... en assurant sans rougir que leur comportement est le plus éthique du monde !!! On croit rêver... De qui se moque-t-on ? Et il faut faire confiance aux Etats Occidentaux qui falsifient tout, manipulent en permanence, profèrent des mensonges éhontés ??? Les mensonges d'Israël n'ont finalement rien à envier à ceux de l'Amérique néoconservatrice puritaine qui prétend faire la chasse aux armes de destruction massive.. qu'elle détient elle-même d'une manière éhontée.





Bref, l'OTAN est parti à la conquête de l'Arctique, après avoir encerclé la Russie notamment dans le Caucase ou en Crimée. La paix, et les peuples, sont menacés. Compte tenu de la sophistication croissante des armements, de la décision d'utiliser le nucléaire préventivement même contre des Etats ne menaçant personne, compte tenu du fait que l'OTAN est uniquement le bras armé de l'Occident (Anglo-Saxons et Israéliens grossis des Etats européens désormais vassalisés, privés de toute indépendance et à la remorque) au service d'intérêts financiers inavouables orchestrés par des individus privant l'humanité d'emplois et de revenus décents, et désormais des protections les plus élémentaires, on peut dire que l'OTAN constitue la principale menace pour la paix, pour les peuples, pour les nations souveraines, pour la démocratie, et même pour la survie de l'espèce humaine.

Il s'agit là d'une accusation légitime, basée sur des faits précis, et des projets connus de tous, non pas d'une accusation à la légère d'une quelconque extrémiste. Celle qui la pose (moi-même donc), n'est pas une extrémiste, mais une humaniste, soucieuse de l'intérêt bien compris des peuples, éprise de paix et de justice, une Gaullienne de gauche, attachée à l'indépendance des nations, à la souveraineté des Etats, à l'équilibre planétaire, au respect du Droit et des peuples, à la Justice, et par-dessus tout, au Bien le plus précieux: La paix. Toutes valeurs universelles ayant fait leurs preuves au cours des siècles quand elles ont été respectées, appliquées... Valeurs d'ailleurs elles-mêmes appuyées sur une éthique rigoureuse, sans faille, condition même de la construction d'une société harmonieuse et socle d'un avenir meilleur pour l'humanité.





Forte de ces certitudes, je prétends que le terrorisme le plus dangereux n'est pas le fruit de groupes isolés, fanatiques, islamistes (reste à démontrer d'ailleurs quelle est la part de l'Occident dans toutes les provocations lors des attentats), mais bien celui d'Etats sans foi ni loi, au service de la mafia militaro-financière,  bref d'abord de l'OTAN, mais également d'organismes comme l'OMS préparant lui aussi un génocide planétaire, ou d'Institutions comme l'OMC tuant le commerce et la petite entreprise, ou pire encore, de la BM et du FMI, qui ont prouvé avec les pseudos socialistes à leur tête comme Strauss-Kahn ou Lamy, qu'ils pouvaient mettre en coupe réglée des Etats entiers, les piller, les asservir, les ruiner, comme en Argentine. Ce terrorisme d'Etat est un des cancers de la planète, et doit être pleinement dénoncé. Il méprise le Droit, les Etats, les peuples, la vie humaine, et même Dieu, qu'il invoque pourtant si souvent pour justifier ses pires exactions.

Trop de parasites vivent aux dépens de l'humanité, provoquant crises ou pandémies à volonté, sans tenir compte des souffrances provoquées partout sur la planète, en usurpant toutes les règles et en mentant effrontément sur leurs buts véritables, mensonges relayés par des journaleux sans scrupules, laquais du Grand Désordre Planétaire toujours plus inique, source de drames effroyables aux quatre coins de la planète.

C'est pourquoi je déclare solennellement que l'OTAN est l'ennemie des peuples, du Droit, de la Paix, qu'elle menace l'humanité et le devenir humain, c'est une Organisation terroriste qui doit être poursuivie telle qu'elle est réellement, c'est à dire en tant qu'Organisation cirminelle, menaçant la paix dans le monde, les nations souveraines, les peuples, et même la vie sur terre. De même qu'il existe des Juges Anti-Corruption pour s'attaquer aux Mafias qui gangrènent le monde, je fais appel à une Eva Joly ou à un Eric de Montgolfier pour oser - au nom des peuples trompés, spoliés, abusés, meurtis, menacés -, attaquer l'Organisation Criminelle de l'OTAN, ses promoteurs félons, devant un Tribunal des Peuples, avant qu'ils n'aient achevé de faire de notre planète un enfer sans fin et total.


Nous avons des armes, celles du Droit. De même que des citoyens ont entrepris des actions en Justice dans le cadre de la nouvelle pandémie, il faut maintenant passer à la vitesse supérieure et mettre en cause l'OTAN, qui n'a plus de raison d'être sinon, comme cette Organisation le dit cyniquement sans qu'apparemment personne ne s'en émeuve, d'entreprendre des guerres préventives, permanentes et nucléaires (contre des Etats ne menaçant personne sinon le désir d'hégémonie et de prédation de psychopathes cupides). 

Une action en Justice contre ces assassins de l'humanité qui n'ont que trop sévi sur la planète ? Je suis partante....

Eva R-sistons à l'intolérable du terrorisme d'Etat militaro-financier, nucléaire, eugénique, monstrueux.
  

 
TAGS : OTAN, OMS, OMC, BM, FMI, Strauss-Kahn, Lamy, Argentine, Crimée, Caucase, Arctique, Russie, Chine, Iran, Israël, Eva Joly, Eric de Montgolfier, Juges Anti-corruption, Mafia, Gaullien, de Gaulle, terrorisme d'Etat, Paix, Démocratie, nucléaire, Corée du Nord, Nouvel Ordre Mondial, CIA, Tibet, Dalaï-Lama, Europe, civilisation, Norvège, Suède, Danemark, Ben Laden, Islamistes, eugénique, Révolutions colorées, Sarah Palin, Delorca, Honduras....
 



http://r-sistons.over-blog.com/article-35034287.html



 


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Une action en Justice entreprise
par une journaliste (pandémie)




Mondialisation.ca, Le 20 juillet 2009



Au moment où approche  la date de la diffusion du vaccin Baxter’s A/H1N1 contre le virus de la pandémie grippe, prévue en juillet,  un journaliste d’investigation autrichien prévient le monde que le plus grand crime de l’histoire de l’humanité est en cours. Jane Burgermeister a récemment intenté une action judiciaire contre l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les Nations Unies (Onu), et contre plusieurs hauts responsables du gouvernement et des entreprises pour bioterrorisme et pour tentative de meurtre de masse. En outre, elle a préparé une demande en injonction contre la vaccination forcée que l’on dépose auprès des tribunaux américains en ce moment. Ces actions viennent à la suite des poursuites qu’elle a engagées en avril contre les entreprises Baxter AG et Avir Green Hills Biotechnology de l’Autriche pour avoir produit un vaccin contaminé contre la Grippe aviaire. Elle affirme que c’était un acte délibéré visant à provoquer une pandémie et d’en tirer profit par la suite.

Synthèse des revendications et accusations portées conjointement avec  le FBI le 10 juin 2009

Dans son dossier d’inculpation, Burgermeister apporte des preuves d’actes de bioterrorisme, c’est-à-dire en violation de la loi des Etats-Unis, commis par un groupe exerçant ses activités sur le territoire des Etats-Unis et sous la direction des banquiers internationaux qui exercent un contrôle sur la Reserve Fédérale, ainsi que sur l’OMS, l’Onu et l’OTAN.

Cet acte de bioterrorisme a pour but de commettre un génocide de masse contre la population des Etats-Unis en utilisant un virus  génétiquement modifié de la pandémie de la grippe,  avec pour intention de provoquer la mort.  Ce groupe a infiltré les bureaux des hauts responsables de l’administration aux Etats-Unis.

Les chefs d’accusation sont portés, entre autres,  à l’encontre des personnalités suivantes: Barack Obama, Président des Etats-Unis, David Nabaro, coordonateur du système des Nations Unies pour la lutte contre la grippe, Margaret Chan, Directrice Générale de l’OMS, Kathleen Sibelius, Secrétaire du Département de la Santé et du Personnel, Janet Napolitano, Secrétaire à la sécurité intérieure, David de Rotschild, banquier, David Rockefeller, banquier, George Soros, banquier, Werner Faymann, chancelier de l’Autriche, Alois Stoger, ministre autrichien de la santé. Elles font partie de ce syndicat international des criminels d’entreprise qui a mis au point, produit, accumulé et  utilisé des armes biologiques afin d’anéantir la population des Etats-Unis et celle d’autres pays avec pour objectif d’obtenir des retombées politiques et financières.

Ces chefs d’accusation soutiennent que les accusés ont ourdi une conspiration les uns avec les autres et avec d’autres personnalités pour concevoir, financer et participer à la phase finale de la mise en œuvre d’un programme secret de fabrication des armes biologiques impliquant des firmes pharmaceutiques, telles que Baxter et Novartis. Ils y sont parvenus en  mettant au point par des techniques biologiques et diffusant des agents biologiques mortels, en particulier, le virus de la « grippe aviaire » afin de s’en servir comme prétexte pour mettre en œuvre un programme de vaccination forcé. Ce dernier donnerait l’occasion d’administrer un agent biologique pour provoquer la mort et des dommages au peuple des Etats-Unis. Cet acte constitue une violation directe  de la Loi anti-terroriste sur les Armes Biologiques.

Les Charges réunies par Burgermeister contiennent des preuves que Baxter AG, une filiale autrichienne de Baxter International, a délibérément transmis à 16 laboratoires de quatre pays 72 kilos de virus de la grippe aviaire dont la fourniture a été faite par l’OMS au printemps 2009. Elle soutient que ces preuves constituent une claire indication que les firmes pharmaceutiques et les agences internationales du gouvernement, elles-mêmes, sont activement impliquées dans la production, la mise au point, la fabrication et la distribution des substances biologiques considérées comme les armes biologiques les plus mortelles sur terre, afin de déclencher une pandémie et de provoquer le meurtre de masse.

Dans les charges qu’elle a présentées en avril, elle a fait remarquer que le laboratoire de Baxter en Autriche, l’un des laboratoires de biosécurité, supposés être les plus sûres au monde, n’a pas pris les précautions les plus essentielles et les plus élémentaires pour sécuriser 72 kilos d’un agent pathogène classé comme arme biologique, et pour le séparer de toutes les autres substances conformément à la réglementation stricte du niveau de biosécurité. Au contraire, elle l’a mélangé avec le virus ordinaire de la grippe humaine et expédié à partir de ses installations de Orth dans le Danube.

En février, lorsqu’un employé de Bio Test en République Tchèque a testé le matériel  considéré comme candidats vaccins sur les furets, ces derniers en sont morts. L’OMS, l’U.E. ou les autorités sanitaires autrichiennes n’ont organisé aucune enquête à la suite de cet incident. Aucune enquête n’a été réalisée pour connaître le contenu du matériel génétique du virus et on ne dispose d’aucune séquence génétique du virus libéré.

En réponse aux  questions parlementaires le 20 mai, le ministre autrichien de la santé, Alois Stoger, a révélé que cet incident avait été traité non pas comme une défaillance en matière de biosécurité, mais comme une infraction commise vis-à-vis du code vétérinaire. Un vétérinaire fut envoyé au laboratoire pour réaliser une brève inspection.

Le dossier présenté par Burgermeister révèle que la diffusion du virus devait constituer une étape importante dans le projet de provoquer une pandémie qui serait l’occasion pour l’OMS de relever son niveau d’alerte à 6. Elle dresse une liste de lois et décrets qui permettre à l’Onu et à l’OMS de suppléer les Etats-Unis au cas où la pandémie se déclare. En outre, la législation imposant la mise en place d’un programme de vaccinations obligatoires serait appliquée aux Etats-Unis sous réserve de la déclaration de la pandémie.

Elle porte l’accusation selon laquelle tout le problème de la pandémie de la “grippe porcine” repose sur un tas de mensonges disant qu’il n’existe aucun virus naturel qui soit une menace pour les populations. Les accusations de la journaliste comporte des preuves qui montrent que les virus de la « grippe aviaire » et de la « grippe porcine » ont, en réalité, été mis au point, dans les laboratoires, par des techniques biologiques grâce aux financements accordés par  l’OMS et, entre autres, par d’autres agences gouvernementales. La “grippe porcine” est une maladie hybride. Elle est formée des éléments de la grippe porcine,  de la grippe humaine et de la grippe aviaire. Ainsi composée, c’est quelque chose qui vient forcément des laboratoires, selon la plupart des experts.

Les appels lancés  par l’OMS pour attirer l’attention sur la progression de la « grippe porcine » et souligner la nécessité de déclarer une pandémie ne prennent pas en considération les causes fondamentales de cette épidémie.  Les virus diffusés ont été créés et répandues avec l’aide de l’OMS. De ce fait, cette organisation porte d’abord une large part de responsabilité en ce qui concerne la pandémie. Par ailleurs, les symptômes de la prétendue « grippe porcine » ne peuvent être distingués de ceux de la grippe ordinaire ou du simple rhume. La “grippe porcine” ne provoque pas plus la mort que ne le fait la grippe ordinaire.

Burgermeister souligne que le nombre de cas mortels attribués à la « grippe porcine » est contradictoire et que l’on n’a aucune idée sur la manière dont le nombre de « victimes » a été recueilli.

Il n’existe pas de risque de pandémie à moins qu’une campagne de vaccination de masse soit organisée pour faire de la grippe une arme  sous le prétexte de protéger la population. Il existe des motifs légitimes pour croire que les vaccins obligatoires seront à dessein porteurs de maladies particulièrement mortelles.

Elle cite le cas d’un vaccin agréé produit par Novartis et destiné à lutter contre la grippe aviaire. C’est un vaccin qui a causé la mort de 21 personnes sans abri en Pologne au cours de l’été 2008. Le « critère d’évaluation primaire » en était un « taux d’effets indésirables ». Ainsi, ce critère répondait à la définition d’une arme biologique qui est justement celle du gouvernement des Etats-Unis (une substance biologique conçue pour provoquer un taux d’effets secondaires, par exemple, la mort ou la blessure) disposant d’un mode d’administration (injection)

Elle affirme que le même groupe international d’entreprises pharmaceutiques et d’agences internationales du gouvernement qui a mis au point et diffusé le matériel de la pandémie  se sont positionnés  pour tirer profit de la situation de pandémie ainsi créée en remportant des contrats de fourniture de vaccins. Le groupe qui a mis sur pied le plan de la “grippe porcine” contrôle des medias, et ceux-ci se chargent de la désinformation dont le but est d’endormir le peuple des Etats-Unis afin qu’il accepte ce dangereux vaccin.

Le peuple des Etats-Unis sera victime de souffrances considérables et de dommages irréparables s’il est contraint d’accepter ce vaccin dont l’efficacité n’est pas prouvée, s’il le prend sans son consentement, conformément au Model State Emergency Health Powers Act, National Emergency Act, National Security Presidential Directive/NSPD 51, Homeland Security Presidential Directive/HSPD-20 et à l’International Partnership on Avian and Pandemic Influenza.

Depuis 2008, aux Etats-Unis, Burgermeister explique que ceux, dont les noms apparaissent dans son dossier d’accusation, ont mis en application de nouvelles lois et/ou accéléré la mise en œuvre une législation conçue pour priver les citoyens des Etats-Unis de leurs droits constitutionnels légitimes de refuser cette injection. Ils ont ainsi apporté ou maintenu des dispositions qui font en sorte que le refus de se faire vacciner contre les virus de la pandémie deviennent un délit. Ils ont, en outre, imposé des amendes excessives et cruelles, telles que la peine d’emprisonnement et/ou la mise en quarantaine dans les Camps d’internement FEMA. Parallèlement, ils empêchent aux citoyens des  Etats-Unis de réclamer des dommages suite aux blessures et à la mort causées par la vaccination forcée.   Ces mesures constituent une violation des lois fédérales contre la corruption et l’abus de pouvoir et de la Constitution et de la Déclaration des droits. En prenant ces actions, les accuses dont les noms sont cités posent les  bases d’un génocide de masse.

Se servant de la “grippe porcine” comme prétexte, les accusés ont planifié, au préalable, le meurtre de masse des populations des Etats-Unis au moyen de la vaccination forcée. Ils ont mis en place un vaste réseau de camps de concentration FEMA et identifié des sites devant servir de charniers. En plus, ils sont impliqués dans la conception et l’exécution de plans pour qu’aux Etats-Unis, le pouvoir soit confié à un syndicat international de crime organisé, en violation des lois qui prévoient et réprime la haute trahison.

Selon les accusations de Burgermeister, le groupe de firmes pharmaceutiques comprenant Baxter, Novartis et Sanofi Aventis font partie d’un programme de fabrication des armes biologiques à double but conçu à l’étranger. Le financement de ce programme, conçu pour concrétiser les tueries de masse, est assuré par le syndicat international des criminels. L’objectif dudit programme est de réduire la population mondiale de plus de 5 milliards de personnes dans les dix prochaines années. Leur projet de répandre la terreur pour justifier le fait de contraindre les hommes à renoncer à leurs droits et de mettre en quarantaine de nombreuses personnes dans les camps de concentrations de la FEMA. Les habitations, les entreprises et les propriétés des victimes seront libres et à la portée de ce syndicat.

L’élimination de la population d’Amérique du Nord permettra à cette élite internationale d’avoir accès aux ressources naturelles de ces régions, à savoir l’eau et les zones pétrolifères non exploitées. Par ailleurs, l’élimination des Etats-Unis et la suppression des sa constitution démocratique assureront au groupe de crime international le contrôle total des l’Amérique du Nord.


Article original en anglais : http://www.naturalnews.com/026503_pandemic_swine_flu_bioterrorism.html. le 25 juin 2009.

Reproduction strictement interdite pour tous les médias en ligne.
Traduction réalisée par l’équipe de SpreadTheTruth.fr





http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14456


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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 03:57



Brèves
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L’écrivain américain Lee Siegel :
Obama prépare l’euthanasie des vieux et des pauvres !

12 août 2009 - 18:36

 


12 août 2009 — Après l’article dévastateur Deadly Doctors paru dans le New York Post le 24 juillet par l’ancien vice-gouverneur de New York Betsy McCaughey, qui dénonce les conceptions fascistes du bio-éthicien Ezekiel Emanuel, un des plus influents conseillers d’Obama pour sa réforme de la santé, c’est maintenant l’une des plumes les plus éclairées de la gauche new-yorkaise, Lee Siegel, qui démasque l’arnaque que cherche à « vendre » le président.

Publié sur son blog, l’article courageux de Siegel s’intitule : Obama’s Euthanasia Mistake (l’erreur d’Obama sur l’euthanasie).

On y lit : « Pour ceux d’entre nous qui croient que l’absence d’une couverture médicale universelle est une honte absolue pour les Etats-Unis, le spectacle de ceux qui s’opposent à la réforme de la santé proposée par Obama parait venir tout droit d’Alice aux pays des merveilles et nous met en colère – sauf que sur un point, les critiques ont parfaitement raison. Un des dispositifs des lois élaborées : envisager positivement l’imposition de limites aux soins en fin de vie – est moralement révoltant. Et surtout aide à tuer la réforme elle-même.

« Détrompez-vous : définir quel type de soins sont [des dépenses]"rentables" (cost effective) ou "pas rentables" pour une personne en situation de fin de vie est une des priorités d’Obama. C’est une des principales façons avec laquelle il compte faire des économies et rendre la couverture universelle abordable. »

Siegel souligne qu’Obama envisage bel et bien la création d’une agence spécifique* constituée de cinq experts en charge de décider en ce sens.

« C’est le cauchemar d’un gouvernement oppresseur, ce fameux Big Brother au sujet duquel les propagandistes malins de la droite nous ont cassé les oreilles. Sauf que cette fois-ci, ils ne se trompent pas. »

Siegel démontre ensuite que ce seront justement les pauvres et les vulnérables – donc ceux à qui Obama prétend vouloir rendre service – qui seront les victimes mortelles de la privation de soins. Ces catégories de populations « seraient les seules auxquelles on interdira l’accès aux technologies coûteuses capables de prolonger la vie. Les riches arriveront toujours à se les payer… Ces technologies pèsent lourd sur les finances ? Alors, faisons des économies ailleurs ».

Siegel estime que les attaques de la droite contre le dispositif sur les « testaments biologiques » sont injustes. « Cependant, leur proximité avec la vérité nous mettent fortement mal à l’aise, » dit-il.

Au-delà d’une simple critique de la réforme, Siegel s’interroge : « D’où Obama vient-il ? Pourquoi un homme d’apparence aussi humaine peut-il envisager une initiative utilitariste venue directement de l’Angleterre victorienne ? » Dans sa réponse, Siegel rappelle qu’Obama a été formaté par la faculté de droit de l’Université de Chicago.

La figure la plus importante de ce milieu universitaire est, de loin, Richard Posner, juge à la cour d’appel du septième circuit et professeur de droit à Chicago. Posner est également l’auteur prestigieux d’une série de livres pompeux dont tout le monde fait l’éloge et que personne ne lit.

« Le juge Posner est un chaud partisan de l’euthanasie et un eugéniste énergique. Il a écrit sur les conceptions d’Oliver Wendell Holmes sur l’eugénisme et sur le fait qu’Holmes croyait qu’une société juste "évitait le maintien [en vie] des inaptes" — et qu’on devrait considérer "l’enthousiasme de Holmes [pour l’euthanasie] plutôt comme une prescience que comme l’opinion d’un dépravé" ».

Richard Posner est aussi l’apôtre de Friedrich Nietzsche et n’a pas hésité à rebaptiser Oliver Wendell Holmes « le Nietzsche américain ». En tant que membre de la Société du Mont Pèlerin, Posner travaille à aligner le droit américain sur celui de l’Empire britannique. Il préconise notamment de remplacer les politiques d’adoption d’orphelins par leur vente ( !) et la légalisation de la drogue, le tout justifié par la nécessité d’exclure toute considération morale du droit.

Cass Sunstein, l’économiste comportementaliste « nommé par Obama pour diriger la nouvelle agence, est un disciple de Posner et croit à ce que le magazine Time a décrit récemment comme la pratique statisticienne qui consiste à tenir compte de l’espérance de vie dans les évaluations de la régulation. En d’autres termes, Sunstein croit que les vies des personnes jeunes ont plus de valeur que celles des personnes âgées. Ceci, de toute évidence, a des implications radicales sur les politiques de fin de vie. »

Le Congrès américain devra statuer dès septembre sur la nomination de Sunstein. Il risque de se retrouver d’ici peu dans la position idéale qui lui permettra de promouvoir les politiques d’euthanasie à but économique qu’il préconise.

D’ici-là, aidez-nous à faire éclater la vérité sur ce qu’il se passe réellement outre-Atlantique. Lyndon LaRouche fut le seul et le premier à sonner le tocsin sur la nature terrifiante de ces réformes à un moment où d’autres dormaient tranquillement en Obamaland. A nous d’encourager le tsunami de la colère citoyenne qui se lève en Amérique contre ces projets. Une nouvelle révolution américaine est en marche.

Article et vidéo : déclaration de Lyndon LaRouche sur la grève de masse aux Etats-Unis


Note :

*C’est la proposition de projet de loi du démocrate Jay Rockefeller qui préconise la création d’un haut conseil médical indépendant (Independant Medical Advisory Committee ou IMAC) qui, supplantant en cela le Congrès, fixera les enveloppes budgétaires à respecter et l’allocation des soins. Obama y voit un moyen excellent pour « trouver de l’argent ». Il a même déclaré que, pour lui, IMAC doit opérer comme un « MedPAC on steroids », c’est-à-dire comme le directoire qui conseille actuellement le Congrès sur les besoins de financement de Medicare (l’assurance maladie pour les personnes de plus de 65 ans), mais « dopé aux hormones » et contrairement à MedPAC, sous le contrôle direct de l’Exécutif


http://www.solidariteetprogres.org/article5692.html

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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 03:52



Un avion de ligne d’Air France interdit de vol au-dessus du territoire des Etats-Unis... L’homme qui fait trembler les USA.


Hernando CALVO OSPINA, Maxime VIVAS Lorsqu’un Boeing 747 d’Air France se voit refuser le survol du territoire des Etats-unis pour cause de la présence à bord d’un journaliste du Monde Diplomatique, les média français font ce qu’ils font de mieux : ils se couchent. Sur cette affaire, voici un commentaire de Maxime Vivas suivi du témoignage de Hernando Calvo Ospina, l’homme qui fit trembler les Etats-Unis d’Amérique...

J’ai rencontré il y a quelques années Hernando Calvo Ospina, un journaliste colombien qui a fui un pays où les journalistes qui ne traversent pas dans les clous gouvernementaux finissent en nombre dans le caniveau, une balle dans la nuque, sans que cela émeuve exagérément Reporters sans frontières. Il vit désormais à Paris avec sa famille. Il a appris rapidement notre langue. Il a écrit des livres dénonçant l’implication du gouvernement colombien dans le terrorisme d’état. C’est un homme calme, doux, rieur et courageux. J’ai de l’admiration pour lui.

Nous nous sommes retrouvés plusieurs fois, dans des réunions, dans des salons du livre, dans une Université à Toulouse, etc. J’ai participé à ses côtés à un débat sur l’Amérique latine à la fête de l’Humanité en septembre dernier.

Il s’intéresse depuis des années à l’organisation RSF qui a fait tant de mal aux latino-américains et, quand je lui ai appris que j’avais commencé la rédaction d’un livre sur le sujet, il m’a proposé de le co-écrire ce que j’ai accepté avec joie. Puis, accaparé par un autre manuscrit et pas des articles et reportages, il a tardé. Je l’ai attendu autant que possible, puis il a été décidé d’un commun accord qu’il se bornerait à me faire la postface. Laquelle ayant également tardé, mon éditeur a pensé qu’il fallait publier le manuscrit sans elle. Chacun en a été désolé, mais chacun a admis que les charges de travail, qui fournissent la subsistance, peuvent perturber des projets de coopération.

Or, voici ce que nous apprend cette nuit une dépêche de l’agence Prensa latina, d’après une traduction de l’excellent site Internet d’information militante alternative : Le Grand Soir (www.legrandsoir.info).

A cause de la présence à bord du journaliste et écrivain Hernando Calvo Ospina qui se rendait au Nicaragua pour effectuer un reportage pour Le Monde Diplomatique, le Boeing 737 du vol 438 d’Air France n’a pas été autorisé par les autorités américaines à survoler le territoire des Etats-Unis. La nouvelle a été confirmée ce mardi par Air France.

Cinq heures avant l’escale prévue au Mexique, les voyageurs furent informés que l’avion allait être dévié vers la Martinique pour faire le plein de carburant en raison du refus des autorités américaines de permettre le survol du territoire US.

Après de décollage de la Martinique, Hernando Calvo Ospina, auteur de plusieurs livres sur Cuba et la Colombie a eu la surprise d’apprendre par le copilote que sa présence à bord était le motif de ce refus.

Hernando Calvo Ospina dénonce la paranoïa des autorités US et s’étonne du silence d’Air France et des autorités françaises devant ces pratiques qui portent atteinte aux droits civiques les plus élémentaires.

Il faut aussi dénoncer le silence de nos médias qui auraient battu le tambour dès la parution de la dépêche d’agence si (au hasard) la Chine ou le Venezuela ou la Russie avaient fait détourner un avion d’Air France au seul motif qu’un envoyé spécial de (encore au hasard) Libération, ou du Monde, ou du Figaro, ou de France 2 y occupaient un fauteuil.

Bien entendu, si Cuba avait fait détourner un avion en raison de la présence à bord de Robert Ménard, nous aurions eu droit, retransmis par le JT de 20 heures, à une manifestation au Trocadéro et à un déploiement de banderoles depuis les tours de Notre-Dame. Imaginons ensemble combien de journaux en auraient fait des articles et des éditoriaux, combien de micros et de caméras se seraient braqués sur l’indésirable.

Maxime Vivas.

Pour en savoir plus sur le journaliste colombien et sur cette affaire, voir son site : http://www.hernandocalvoospina.com/

Pour ne rien savoir de l’arrogance persistante de l’empire US et de la servilité de nos médias, continuez à acheter votre journal habituel et évitez le site (gratuit) Le Grand Soir.


CI DESSOUS LE TEMOIGNANGE DETAILLE TRANSMIS PAR CALVO OSPINA

Le vol d’Air France, numéro 438, en provenance de Paris, devait atterrir à Mexico vers 18 heures ce samedi 18 avril. Il ne restait presque plus que 5 heures de vol avant d’arriver à destination, lorsque la voix du commandant annonça que les autorités étasuniennes n’autorisaient pas l’avion à survoler leur pays. Le motif en était que, parmi les passagers qui voyageaient dans l’avion, se trouvait une personne indésirable, pour des raisons de sécurité nationale.

Quelques minutes plus tard, la même voix déclarait aux passagers surpris que nous devions nous diriger sur Fort de France, Martinique, car le détour que l’avion était obligé de faire pour arriver à destination était très long et le carburant viendrait à manquer. L’objet de cette escale sur la partie caribéenne du territoire français était seulement de faire le plein.

Dans l’avion, l’un des sujets de conversation concernait la fatigue, mais le sujet principal des discussions à voix basse, c’était qui pouvait bien être le passager « terroriste », car si les « gringos » le disaient « c’est bien parce que ça doit être un terroriste ».

Après nous être examinés respectivement, nous qui étions assis à l’arrière de l’avion, deux d’entre nous confirmèrent qu’il ne pouvait y avoir de terroriste ici car « personne n’a une tête de musulman ».

A nouveau en vol, nous préparant pour quatre autres heures de voyage, une personne qui se présenta comme étant le co-pilote vint vers moi. En essayant d’être discret, il me demanda si j’étais bien « Monsieur Calvo Ospina ».

Je lui répondis que oui.

« Le commandant veut dormir, aussi c’est moi qui suis venu ».

Et il m’invita à l’accompagner au fond de l’avion.

Et c’est là qu’il me dit que c’était moi le « responsable » du déroutement de l’avion. Je fus abasourdi.

Ma première réaction fut de lui demander : « Pensez-vous que je sois un terroriste ? » Il me dit que non, que c’était pour cela qu’il m’avertissait. Et le plus étonnant, m’assura t-il c’est que c’était la première fois que cela arrivait à un avion d’Air France.

Un peu avant d’arriver à la Martinique, déjà, l’une des hôtesses m’avait affirmé qu’en onze ans de travail, il ne lui était jamais rien arrivé de pareil.

Le co-pilote, enfin, lors de cette brève conversation, me demanda de ne rien dire à personne, ni même au reste de l’équipage. Je lui assurai que je n’avais pas la moindre intention de le faire.

Je regagnai mon fauteuil. Peut-être à cause de ma nervosité ou bien était-ce vraiment le cas, mais je commençais à remarquer que l’équipage passait plus souvent devant moi en m’observant comme une bête curieuse.

A l’atterrissage, avant même d’arriver au bâtiment de l’aéroport, une voix féminine demanda que « Monsieur Calvo Ospina » se présente à un membre de l’équipage dès que l’avion s’arrêterait.

C’est ce que je fis. Le jeune homme prit le téléphone interne et appela quelqu’un. En raccrochant, il me dit que non, qu’ils n’avaient plus besoin de moi et que je pouvais descendre. Il me déclara qu’il était au courant de mon problème en me souhaitant bonne chance.

En un instant, j’inscrivis le numéro de téléphone de mon domicile sur deux bouts de papier que j’arrachai à un magazine et les remis à deux personnes avec lesquelles j’avais bavardé dans l’avion, en leur disant que c’était moi le « problème ». Ils m’assurèrent qu’ils appelleraient (ils ne l’ont pas fait, ou bien ils n’ont pas pu bien déchiffrer les numéros que j’avais inscrits).

Quelques mètres après être sorti de l’avion, juste à l’entrée du bâtiment, plusieurs agents en civil nous attendaient et nous demandèrent nos papiers. Je commençais à me sentir la gorge sèche, à cause du stress. Je présentai mon passeport, ils me laissèrent passer.

Tandis que je faisais la queue pour passer l’immigration, je me rendis compte que plusieurs hommes cherchaient quelqu’un. Ils se tenaient derrière une grande baie vitrée transparente, située à peu de distance des agents de l’immigration, à une certaine hauteur leur permettant d’observer.

La file était très lente. J’avançais, sans avoir d’autre choix, vers l’endroit où je pressentais que le pire pouvait m’arriver. Mais que pouvais-je faire face à cela ? Il est probable que la situation scandaleuse d’’un homme désigné comme « terroriste » présumé par les Etats-Unis n’allait pas susciter la moindre solidarité.

Je devais continuer : je ne devais rien, et je continue à ne rien devoir devant ma conscience. Je remarquai alors que les trois ou quatre hommes derrière cette baie m’ avaient repéré. Ils observaient l’écran d’un ordinateur et me regardaient. Je faisais comme si de rien n’était.

Celui qui me semblait le chef (ce qu’il était), descendit pour dire quelque chose à mon sujet aux agents de l’immigration. Il avait beau dissimuler, il était impossible que je ne m’en rende pas compte, d’autant plus que je savais que c’était moi le « coupable ». Les gens de l’immigration, l’un après l’autre, levèrent les yeux et rencontrèrent les miens, car je ne désirais pas cacher que je savais que c’était moi qu’ils attendaient.

Mon tour vint. Je saluai l’homme aimablement. Il me répondit de la même manière. Il regarda l’ordinateur, écrivit quelque chose et me dit d’attendre un instant car il avait besoin d’une « précision » à propos de mon passeport. Il me demanda de le suivre, ce que je fis. Il me fit entrer dans une salle située à côté de celle de la fameuse vitre. Un agent en uniforme était assis à l’entrée et il écrivait quelque chose. Après avoir déposé mes deux bagages à main, je lui dis que je voulais aller aux toilettes. Il m’indiqua où elles se trouvaient. Je traversai deux grandes pièces qui étaient dans une semi- obscurité, et remarquai que deux personnes dormaient à même le sol sur des matelas. Les toilettes n’étaient pas éclairées. Je me soulageai sans savoir si je faisais exactement là où il fallait : je n’y voyais rien.

Je revins et m’assis sur une des chaises. Je pris un livre, avec une apparente tranquillité mais j’avais toujours la gorge sèche. Quelques minutes après, le même homme que j’avais vu me rechercher derrière la baie, revint. Très aimablement, il me demanda de le suivre. Nous entrâmes dans la salle de la baie vitrée.

Il se plaça derrière le bureau et me demanda de m’asseoir sur une des chaises. Je m’assis et me rendis compte qu’un autre homme se tenait debout derrière moi, sur ma gauche. Une jeune femme contrôlait un ordinateur et des papiers, à l’écart de nous. L’homme me dit d’abord de ne pas m’inquiéter, qu’ils voulaient seulement avoir quelques précisions, car « cinq systèmes informatiques de renseignements, », des banques de données, avaient lancé des informations sur moi. Il me les montra. Ils avaient « simplement » besoin de faire un « résumé ». Il y avait environ deux cents pages dans le paquet qu’il me montra, rassemblées en cinq liasses.

Je me calmai. Oubliant ma gorge sèche, je leur dis : « Demandez-moi ce que vous voulez, je n’ai rien à cacher ».

Ils me répétèrent que c’étaient des choses simples, rapides et qu’ensuite, je pourrais m’en aller . Connaissant la police, j’avais des doutes.

Je lui demandai si dans cette quantité de feuilles on disait que j’étais coupable de quelque chose. L’homme debout parla et répondit qu’en vérité, j’étais là à la demande des autorités étasuniennes, que je devais savoir que depuis le 11 septembre (2001), les étasuniens leur demandaient un surcroît de travail de« collaboration ». A ce moment, je leur demandai : « C’est donc moi le coupable du déroutement de l’avion ? ».

Il me répondirent que non, qu’ils avaient compris que ce déroutement n’avait été qu’une simple escale technique.

Je leur répondis qu’ils savaient bien que ce n’était pas vrai. Le capitaine de l’avion avait déclaré à tous les passagers que c’était à cause d’un passager.

Ils sourirent, se regardèrent et revinrent aux questions.

Ils me demandèrent mon nom, ma date de naissance, mon lieu de résidence, etc. Rien d’extraordinaire ou qui ne figure déjà dans mes papiers.

L’officier qui était assis me répétait que je pourrais m’en aller sans problème d’ici quelques minutes.

Les questions les plus « remarquables » furent celles de l’homme qui était debout.

- « Etes-vous catholique ? » Je lui répondis que non, mais que je n’étais pas musulman non plus car je savais le « danger déterminant » que représentait désormais cette croyance, pour certaines polices.

- « Savez-vous utiliser des armes ? » Je lui répondis que la seule fois que j’en avais eu une entre les mains, j’étais très jeune, que c’était un fusil de chasse qui me fit tomber par terre au moment où le coup partit. Je n’avais même pas fait de service militaire. Je leur précisai que ma « seule arme est l’écriture, en particulier pour dénoncer le gouvernement étasunien que je considère comme terroriste ».

Ils se regardèrent, et l’homme assis me dit ce que je savais déjà : « Parfois, cette arme est pire que les fusils et les bombes ».

Ils me demandèrent pourquoi j’allais au Nicaragua (le lendemain). Je leur expliquai que je devais réaliser un reportage pour le Monde Diplomatique.

Il me demandèrent mon adresse personnelle, ainsi que les numéros de téléphone de mon domicile et de mon portable, ce que je leur donnai sans la moindre hésitation.

Ils me demandèrent si j’avais des enfants. Je leur répondis que j’avais une fille et un petit garçon. Alors l’homme debout, qui s’était assis à côté de moi, me dit en parlant très calmement, comme à chaque fois qu’il s’exprimait : « C’est bien que vous ayez réussi votre couple. C’est très beau ». Il me paraissait honnête.

Ce fut l’essentiel de l’interrogatoire, presque une conversation. Les notes que prit l’homme assis ne remplissaient même pas une page. Celles de l’autre officier ne remplissaient pas non plus une page de son carnet. Il me semblait que ce dernier travaillait pour une section de renseignement plus spécialisée. A aucun moment il n’y eut, de la part de ces deux officiers, la moindre parole agressive ou menaçante. Ils furent très aimables et corrects. Enfin, ils me rendirent mes papiers d’identité qu’ils avaient photocopiés. Et nous nous dîmes au revoir en nous serrant la main.

Il était presque deux heures du matin, ce dimanche 19 avril 2009.

A 10h30, je n’eus pas de problème pour monter dans l’avion de Managua.

Mais aujourd’hui, je continue à penser que tout ceci fut un rêve qui tenait un peu du cauchemar.

Je n’arrive toujours pas à croire que j’ai été « coupable » du déroutement d’un 747 d’Air France, à cause de la « peur » des autorités étasuniennes.

Combien a coûté cela ? Seul Air France peut le savoir, car la Compagnie a dû payer en plus, l’hôtel et le repas de la moitié au moins des passagers qui avaient des correspondances.

J’ai été témoin de la fatigue des passagers, de celle des enfants en particulier, quelques-uns d’entre eux se mirent même à vomir. Avec en prime, la peur des adultes, de savoir qu’il y avait un « terroriste » parmi eux.

Je fus aussi le témoin du calme du personnel de cabine vis-à-vis de moi (j’ai su par la suite que tous étaient au courant). Il ne me sembla pas qu’ils me tenaient pour coupable d’un délit.

Jusqu’où ira la paranoïa des autorités étasuniennes ? Et pourquoi Air France et les autorités françaises continuent de garder le silence jusqu’à aujourd’hui ?

Hernando Calvo Ospina
Journaliste et écrivain colombien, résidant en France


.
http://www.hernandocalvoospina.com/ (Traduction Hélène Anger)

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auteur   Maxime VIVAS, Hernando CALVO OSPINA
thème(s)   Etats-Unis  |  Libertés
rubrique   Témoignages & Récits


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19 août 2009 3 19 /08 /août /2009 03:43
18 août 2009 Le monde ne peut pas être changé sans lutter contre la propagande occidentale.



Andre Vltchek illustration : auteur inconnu (mais on aimerait connaître) Quelquefois je suis poursuivi par des cauchemars : je suis en plein milieu d’un camp de réfugiés ravagé par des bombardements, peut-être au Congo (RDC) ou dans un autre pays désespéré à la périphérie de l’intérêt des médias. Les enfants courent autour avec des ventres gonflés, souffrant clairement de malnutrition. Beaucoup de femmes dans le camp ont des ventres gonflés aussi, mais pas à cause d’un acte d’amour, à la suite d’un viol qu’elles ont subi au cours des derniers mois. Il y a un tir d’artillerie venant des collines et les troupes de l’ONU sont impuissantes à l’arrêter.

Quelquefois je me réveille et le rêve est parti. Ou je réussis à le refouler ; à le purger de mon inconscient. Mais quelquefois il reste avec moi pour le reste de la journée. Et souvent ce n’est pas du tout un rêve, mais une réalité. Je me trouve en fait dans les endroits comme Kibati [Congo], faisant face aux yeux désespérés des enfants, aux yeux résignés, rouges et gonflés des femmes, au canon d’un fusil. Il y a des feux à l’horizon et des bruits de tir d’artillerie venant de la brousse. Et au lieu d’un oreiller, je serre l’obturateur de mon Nikon professionnel, ou le tube en métal de mon stylo.

Ce que j’écris et ce que je photographie parait régulièrement dans les pages des journaux et des magazines. Quelquefois une ou deux images font les murs des musées ou des galeries. Mais c’est toujours une lutte, une lutte pour persuader des rédacteurs, des éditeurs, des distributeurs, ou des conservateurs d’accepter au moins un aperçu édulcoré de réalité à montrer au grand public.

L’ère des reporters vaillants et des rédacteurs déterminés semble être terminée. Les correspondants qui ont couvert la guerre du Viêt Nam, qui ont en fait aidé à arrêter la guerre du Viêt Nam, se font plus vieux. Ils écrivent des mémoires et publient des livres, mais ils sont à peine témoins des conflits d’aujourd’hui. Il y a encore certains journalistes courageux et dévoués - Keith Harmon Snow ou John Pilger pour en mentionner juste deux - mais ils sont plus l’exception qui confirme la règle qu’une occurrence commune.

Et les courageuses voix alternatives sont plus nécessaires maintenant qu’à n’importe quel autre moment de l’histoire récente. Comme le contrôle des entreprises sur les médias devient presque total, presque tous les grands médias servent maintenant l’implantation des intérêts économiques et politiques. Plus ils font, plus ils parlent du besoin de liberté de la presse, d’objectivité et de reportages impartiaux ; ailleurs, pas à la maison.

Pendant que la plupart des média de langue anglaise exerce une répression sans précédent de l’information sur, par exemple, la brutalité de la politique étrangère occidentale en Afrique subsaharienne ou le génocide indonésien en cours en Papouasie Occidentale (deux parties du monde avec d’énormes réserves de matières premières exploitées par les compagnies minières multinationales), les titres des médias des classes dirigeantes aux États-Unis, Royaume-Uni et Australie intensifient leurs attaques contre les points de vues alternatifs venant de Pékin (PRC), Caracas, ou La Havane. La prise de pouvoir la plus forte par les fondamentalistes du marché, la rhétorique la plus antichinoise ou anti-Chavez apparaît sur les chaines des médias occidentaux - chaînes dont la propagande atteint maintenant quasiment chaque coin du globe.

J’ai grandi en Tchécoslovaquie et bien que je ne me souvienne pas des chars soviétiques roulant sur les rues de Prague en 1968, en tant que petit enfant, je me souviens clairement des conséquences - la collaboration, les mensonges et le cynisme du soi-disant « processus de normalisation ». Ce qui me consterne maintenant - étant un citoyen naturalisé des États-Unis - n’est pas tellement que tout ce que je décris ici est entrain en fait d’arriver, mais l’indifférence qui accompagne tous ces événements terribles. Et surtout, que la grande majorité des gens dans le soi-disant « Premier Monde parlant anglais » croit en fait ce qu’ils lisent dans les journaux et ce qu’ils voient sur les écrans de télévision. Les mensonges et la partialité semblent être trop évidents pour être ignorés ! Mais surtout ils existent. En décrivant le lexique du pouvoir occidental, Arundhati Roy a écrit une fois : « Alors maintenant nous savons. Les cochons sont des chevaux. Les filles sont des garçons. La guerre est la paix. » Et nous admettons qu’il en soit ainsi.

D’une certaine façon le contrôle de l’information est beaucoup plus achevé maintenant aux États-Unis ou au Royaume-Uni ou en Australie que cela le fut au cours des années 1980 en Tchécoslovaquie, Hongrie, ou Pologne. Il n’y a aucune « soif de vérité » - de vues alternatives - pour chaque pamphlet qui ose défier le régime et la langue de bois politique dans les livres et les films. Il n’y a pas une telle soif intellectuelle à Sydney, New York, ou Londres comme c’était courant de voir à Prague, Budapest, ou Varsovie. Les écrivains et les journalistes occidentaux au mieux « écrivent entre les lignes » et les lecteurs n’attendent, ni ne cherchent, de messages cachés.

Tout cela continue sans conteste : propagande et manque de visions alternatives. Il semble que nous ayons oublié comment mettre en question les choses. Il semble que nous ayons accepté la manipulation de notre présent et de notre histoire ; que nous nous retournions même contre ceux rares qui sont encore debout à gauche et défendant le sens commun et la vérité et ce qui peut être vu à l’œil nu, mais qui est nié au nom de la liberté, la démocratie et l’objectivité (les grands mots qui sont maintenant usés au point qu’ils en perdent leur sens). Sommes-nous, à l’Ouest, une fois encore sur le point d’entrer dans une ère où nous montrerons du doigt les dissidents, allons-nous devenir des indics et des collaborateurs ? Nous avons connu beaucoup de périodes comme ça dans notre histoire. Il y a peu de temps - il n’y a pas longtemps du tout !

Entre-temps, pendant que nos intellectuels collaborent avec le pouvoir et sont récompensés pour leurs efforts, des parties entières du monde baignent dans le sang, la famine, ou les deux. La collaboration et le silence parmi ceux qui savent, ou devraient savoir, est maintenant partiellement coupable de l’état actuel du monde.

Le parfait propos politiquement correct est ancré dans l’écriture, les discours, même la psyché de beaucoup de nos penseurs aussi, Dieu l’interdit, ils n’offenseraient pas les gens de pays pauvres (ils peuvent être massacrés et encouragés à s’étriper, mais ils ne devraient pas « être offensés », surtout leurs chefs politiques et religieux corrompus qui servent les intérêts de l’occident et de ses multinationales). Concrètement - les limites du débat permis sur les écrans de TV ou dans les pages de nos journaux ont été définies. Ou on pourrait dire que la droite et les classes dirigeants ont ridiculisé le « politiquement correct » pour défier les limites de discussion, aussi de la diffamation. Si cela convient à l’establishment, cela définit la dictature féodale dans les endroits lointains (aussi longtemps qu’ils servent ses intérêts comme partie prenante de la culture de tel ou tel pays qu’il contrôle ou veut contrôler. Si la religion sert des intérêts géopolitiques de L’Occident (lire : si la religion nous aide à tuer des chefs Progressifs/De gauche et leurs disciples), l’Ouest déclarera son respect profond pour telle religion, même notre soutien, comme l’Angleterre a soutenu le Wahhabism au Moyen-Orient, aussi longtemps qu’il a cru que le Wahhabism réprimerait le conflit pour une société égalitaire et la distribution équitable de ressources minérales.

Pendant que nous sommes occupés à dégommer Cuba pour les violations des droits humains (quelques douzaines de gens en prison, dont beaucoup seraient probablement accusés de terrorisme à l’ouest, puisqu’ils cherchent ouvertement à renverser la constitution et le gouvernement) et la Chine pour le Tibet (glorifier évidemment l’ancien seigneur féodal religieux juste pour contrarier et exclure la Chine est le principal objectif de notre politique étrangère - une approche ouvertement raciste) il y a des millions de victimes de par nos intérêts géopolitiques pourrissant ou déjà enterrées au Congo (DRC) et ailleurs en Afrique sub-Saharienne, en Papouasie Occidentale, au Moyen-Orient et ailleurs.

Notre palmarès des droits de l’homme (si nous considérons tous les êtres humains « humains » et admettons que violer les droits d’un homme, une femme ou un enfant en Afrique, Amérique Latine, Moyen-Orient, Océanie ou Asie est aussi déplorable que le fait de violer des droits de l’homme à Londres, New York, ou Melbourne) est si épouvantable - aujourd’hui comme dans le passé - qu’il n’est pas imaginable que nos citoyens puissent croire encore que nos pays ont un effet de levier moral et devraient être autorisés à arbitrer et à exercer un jugement moral.

Pendant que la propagande post-guerre froide (l’anéantissement de tout qui a été laissé par les mouvements progressistes) ose comparer l’Union Soviétique à l’Allemagne nazie (la même Union Soviétique qui a été sacrifiée par l’Ouest à l’Allemagne nazie ; la même Union Soviétique qui au prix de plus de 20 millions de vies a sauvé le monde du Fascisme), on omet le fait que les premiers camps de concentration n’ont pas été construits par les Russes, mais par l’Empire britannique en Afrique ; et qu’aucun Goulag ne peut égaler les horreurs de la terreur coloniale exercée par les pouvoirs européens entre deux guerres mondiales.

La propagande est si ancrée dans la psyché nationale aux États-Unis et en Europe qu’aucune discussion de cette sorte n’émerge, n’est réclamée, ou simplement permise ou tolérée. Pendant que la révolution soviétique, et plus tard les Goulag, sont utilisés comme une preuve douteuse qu’un système Socialiste ne peut pas vraiment fonctionner (pendant que Staline était clairement paranoïaque, il n’y a eu aucun démenti concernant le complot pour diriger les nazis à l’Est - le fait de sacrifier la Tchécoslovaquie par la France et la Grande-Bretagne à la Conférence de Munich en 1938 était la preuve claire de cela), l’holocauste de l’occident en Afrique (par exemple l’extermination belge de dizaines de millions de Congolais pendant le règne de Roi Leopold I) n’est pas présenté comme la preuve que les monarchies de style occidentale et le fondamentalisme du marché sont essentiellement dangereux et inacceptables pour l’humanité, ayant déjà assassiné des centaines de millions de gens partout dans le monde.

Évidemment tout venait de l’argent et de l’avarice européenne - des matières premières -ce pourquoi des dizaines de millions de gens au Congo ont du mourir il y a cent ans (c’était alors le caoutchouc). Les raisons ne sont pas si différentes que cela maintenant, bien que les meurtres soient principalement exécutés par les forces locales et par l’armée du voisinage et maintenant le fidèle Rwanda pro-étasunien, aussi bien que les mercenaires. Et les raisons ne sont pas très différentes en Papouasie Occidentale, sauf que là le meurtre est exécuté par les troupes indonésiennes défendant les intérêts économiques des élites corrompues de Jakarta aussi bien que les compagnies multinationales occidentales ; ou en Irak.

Et nous ne sommes pas plus indignés. Les citoyens légalistes de nos pays ne jettent pas les ordures dans les rues, attendent au milieu de la nuit docilement un feu vert pour traverser les rues. Mais ils ne s’opposent pas aux massacres exécutés au nom de leurs intérêts économiques. Aussi longtemps que les massacres sont bien emballés par les médias et l’appareil de propagande, aussi longtemps qu’on n’explique pas clairement que le meurtre sert à soutenir le monde des affaires, mais aussi le niveau relativement élevé de la majorité de ceux qui vivent dans les soi-disant « pays développés », aussi longtemps que c’est très officiellement pour les droits de l’homme et la démocratie et la liberté. Une des raisons pour laquelle la propagande officielle est si facilement acceptée, c’est parce qu’elle aide à masser et calmer notre mauvaise conscience.

Les élites intellectuelles et l’université ne sont pas à l’abri d’accepter, recycler et même inventer des mensonges. Au cours des dernières années j’ai été invité à intervenir dans plusieurs universités d’élite du monde parlant anglais - de Melbourne à l’université de Hong-Kong, Columbia et Cornell, Cambridge et Auckland. Je me suis rendu compte que la récusation des thèses existantes ne signifie pas que l’on défend l’intégrité intellectuelle : tout le contraire. Même plus que dans les médias, l’université est profondément hostile à contester des clichés établis. Essayez ouvertement d’être en désaccord avec la thèse selon laquelle l’Indonésie est un état tolérant, faisant un effort de démocratie et qui sait quoi d’autre qui a gagné tant de professeurs en poste et vous serez étiquetés comme un extrémiste, ou comme un provocateur au mieux. Et il sera très difficile d’éviter des insultes ouvertes. Essayez de contester les vues antichinoises monolithiques !

Dans l’université anglo-saxonne, exprimer sa propre opinion est indésirable, presque inacceptable. Pour le faire point, un écrivain ou un orateur doit citer quelqu’un d’autre : « il est dit par M. Green que la terre est ronde. » « Le Professeur Brown a confirmé qu’il pleuvait hier. » Si personne d’autre ne l’a dit auparavant, c’est douteux que cela ait existé. Et l’auteur ou l’orateur sont fortement découragés d’exprimer leur opinion sur une question à coté. En résumé : on s’attend à ce que presque n’importe quel point de vue ou bout d’information soit confirmé par l’ « establishment », ou au moins par une partie de lui. Cela doit passer par la censure informelle.

De longues listes de notes en bas de page ornent maintenant presque n’importe quel livre de non-fiction, de même que les groupes d’universitaires et beaucoup d’auteurs de livres d’essais, au lieu de faire une grande partie de leur propre recherche et travail de terrain, se citent sans relâche et se re-citent. Orwell, Burchett, ou Hemingway trouveraient extrêmement difficile d’évoluer dans un tel environnement.

Les résultats sont souvent grotesques. Deux cas en Asie sont de grands exemples de cette lâcheté et servilité intellectuelles pas seulement du corps diplomatique, mais aussi de la communauté universitaire et journalistique : la Thaïlande et l’Indonésie.

Les clichés créés par les médias anglo-saxons et l’université sont répétés sans relâche par les principaux médias, y compris BBC et CNN et par presque tous les quotidiens influents. Quand nos médias parlent du Cambodge, par exemple, ils oublient rarement de mentionner le génocide « communiste » khmer rouge. Mais on devrait fouiller samizdat pour apprendre que les khmers rouges ont accédé au pouvoir seulement après le violent tapis de bombes des Etats-Unis jeté sur la campagne. Et que quand le Viêt Nam a mis dehors le Khmer Rouge, les Etats-Unis ont demandé aux Nations Unies le « retour immédiat du gouvernement légitime » !

Il y a presque rien dans les éditions en ligne des journaux occidentaux pour dépeindre les horreurs déchainées par l’Ouest contre l’Indochine, l’Indonésie (2 à 3 millions de personnes tuées après que les Etats-Unis aient soutenu le coup d’état qui a porté le général Suharto au pouvoir) et le Timor oriental, pour en mentionner juste quelques-uns.

Je n’ai jamais entendu parler d’aucun homme public à l’Ouest utilisant les médias pour appeler au boycott de quelque chose d’indonésien à cause du meurtre continu des Papous (juste quelques uns ont paru être indignés au cours des années 1970 et 80 par le génocide au Timor oriental). Le Tibet est une affaire différente. La critique de la Chine sur sa politique au Tibet est épique. La critique de la Chine est en général monumentale et disproportionnée.

Chaque fois que la Chine échoue, c’est parce que « elle est toujours Communiste » ; quand elle réussit, « elle n’est plus Communiste ». En tant que lecteur, je veux savoir des chinois si leur pays est Communiste ou non. De ce que j’entends, il l’est encore et, de plus, la grande majorité veut encore que cela le soit.

Mais cela ne suffit pas : on ne peut pas faire confiance à la plus vieille culture importante de la planète pour se décrire elle-même : le travail doit être fait par les interlocuteurs natifs anglais, par les seuls gens choisis ou sélectionnés pour influencer et former l’opinion publique mondiale.

Je veux avoir des nouvelles par mes collègues à Pékin. Je veux qu’ils soient capables de discuter ouvertement avec ceux qui tiennent leur pays responsable (absurdement) de tout, du Soudan à la Birmanie à l’environnement malmené. Combien de reportages avons-nous vu sur BBC world dépeignant des usines chinoises éructant de fumée noire et combien en avons-nous vu sur la pollution créée par les Etats-Unis - encore le plus grand pollueur sur la terre ?

Ou quelles sont les pensées des savants japonais, des écrivains et des journalistes sur la Deuxième Guerre mondiale ? Nous savons tous que les journalistes parlant anglais basés à Tokyo croient ce que leurs collègues japonais pensent, mais pourquoi nous empêche-t-on habituellement de lire des traductions directes de travaux écrits par ceux qui remplissent les pages de certains des plus grands journaux sur la terre, publiés au Japon et en Chine ? Pourquoi devons-nous être guidés par une prudente main invisible qui forme le consensus global ?

Parlant couramment espagnol, je réalise à quel point les tendances actuelles en Amérique Latine sont peu représentées dans les publications aux Etats-Unis, en Grande Bretagne et en Asie. Mes collègues latinoaméricains se plaignent souvent qu’il est presque impossible de discuter du Président vénézuélien Hugo Chavez ou Président bolivien Evo Morales à Londres ou à New York avec ceux qui ne lisent pas l’espagnol - leurs opinions apparaissent uniformes et bêtement partiales.

Ces jours-ci la gauche est évidemment le thème principal - la question réelle - en Amérique Latine. Pendant que les journalistes britanniques et nord-américains et les écrivains analysent les révolutions latinoaméricaines récentes à la lumière des directives politiques de leurs propres publications, les lecteurs partout dans le monde (à moins qu’ils comprennent l’espagnol) ne savent quasiment rien des opinions de ceux qui sont en ce moment précis entrain d’écrire l’histoire du Venezuela ou de la Bolivie.

Combien de fois est apparu sur les pages de nos publications que Chavez a introduit la démocratie directe, en permettant aux gens d’influencer l’avenir de leur pays par les référendums innombrables pendant que les citoyens de nos « démocraties réelles » doivent se taire et faire ce que l’on leur dit ? On n’a pas permis aux Allemands de voter sur l’unification ; on n’a pas demandé aux Tchèques et aux Slovaques s’ils ont voulu leur « Divorce de Velours » ; les citoyens britanniques, italiens et étasuniens devaient mettre les bottes et marcher en Irak.

Les journaux de langue anglaise sont remplis de reportages sur la Chine sans que des chinois soient autorisés à leur parler. Ils sont aussi remplis de reportages sur le Japon, où des japonais sont cités, mais on ne leur fait pas confiance pour partager leurs articles à propos de leur propre pays - des articles qui seraient écrits par eux du début à la fin.

Jusqu’à maintenant, la langue anglaise est le principal outil de communication dans le monde, mais pas pour toujours. Ses écrivains, journalistes, journaux et maisons d’édition ne facilitent pas la meilleure compréhension entre les nations. Ils échouent totalement à promouvoir la diversité des idées.

Les médias utilisent l’anglais comme un outil au service d’intérêts politiques, économiques, même intellectuels. On force un nombre croissant de locuteurs non- natifs à utiliser l’anglais pour faire partie du seul groupe qui a de l’influence ; le groupe qui importe - le groupe qui lit, comprend et pense dans « le bon » sens. Au top de l’orthographe et de la grammaire, les nouveaux venus dans ce groupe apprennent comment sentir et réagir au monde autour d’eux, de même qu’ils doivent le considérer objectif. Le résultat est l’uniformité et la discipline intellectuelle.

Quand je me réveille au milieu de la nuit, poursuivi par les cauchemars et les images que j’ai, il y a bien longtemps, téléchargées depuis mes appareils photo, je commence à rêver à un meilleur et plus juste arrangement du monde. Mais il y a toujours la même question rampante que je me pose à moi-même : comment y arriver ?

Je pense à toutes les révolutions réussies du passé - toutes ont une condition préalable commune : éducation et information. Pour changer les choses, les gens doivent savoir la vérité. Ils doivent connaître leur passé.

C’est ce qui a été répété à maintes reprises aux citoyens du Chili, d’Argentine et d’Afrique du Sud. Aucun meilleur avenir, aucune réconciliation honnête et juste ne peut être accomplie tant que le passé et le présent ne sont analysés et compris. C’est pour cela que le Chili a réussi et l’Indonésie a échoué. C’est pour cela que l’Afrique du Sud, en dépit de toutes ses complexités et problèmes est sur le chemin pour exorciser ses démons et évoluer vers un avenir bien meilleur.

Mais l’Ouest, l’Europe, les États-Unis et dans une large mesure l’Australie - tous vivent dans la dénégation. Ils n’ont jamais complètement accepté la vérité de la terreur qu’ils ont déversée et déversent encore contre la grande majorité du monde. Ils sont toujours riches : les plus riches, comme ils vivent de la sueur et du sang d’autres. Ils sont encore un empire - un Empire - uni par la culture colonialiste : un tronc et des branches : tout en un.

Il n’y aura jamais de paix sur la terre, une réconciliation réelle, à moins que cette culture de contrôle ne disparaisse. Et la seule voie pour la faire disparaître est de faire face à la réalité, parler et revisiter le passé.

C’est la responsabilité de ceux qui connaissent le monde et comprennent la souffrance de ses gens pour dire la vérité. Peu importe le prix, peu importe combien de privilèges disparaîtront avec chaque phrase honnête (tous nous savons que l’Empire est vindicatif). Pour ne pas dire la vérité au pouvoir (il ne le mérite pas) mais contre le pouvoir. Négliger les institutions existantes des médias à l’université, comme ils ne sont pas la solution, mais font partie du problème, co-responsables de l’état du monde dans lequel nous vivons ! Seule une multitude de voix répétant ce que tout le monde, sauf ceux dans les pays dirigeants, semble savoir ; les voix amalgamées dans « J’accuse », vaincront les erreurs actuelles qui gouvernent le monde. Mais seulement les voix vraiment unies et seulement dans une multitude. Avec détermination et grand courage !

Par Andre Vltchek
La Page ZSpace d’Andre Vltchek. USA, Le 18 juin 2009.

Traduit de l’anglais pour El Correo de : Estelle Debiasi.
http://www.elcorreo.eu.org/article.php3?id_article=4482

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 20:40

Débarquement des Américains sur la plage Utah beach - wikipedia
En souvenir de vous, – l'affrontement France-USA du début 2003 et le souvenir de la Deuxième Guerre mondiale

08/06/2009 - Notre bibliothèque

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En souvenir de nous

Ci-dessous, nous reproduisons un texte de février 2003, lorsque les relations entre la France et l'Amérique n'étaient pas sereines, et lorsque le souvenir de la Deuxième Guerre mondiale était transformé à mesure.

Le texte a été “rafraîchi” en raison de certains problèmes de “liens” et d’“actualisation” nécessaire. Le prétexte en était l’hostilité déclenchée par l’opposition de la Belgique, de la France et de l’Allemagne à l’expédition bushiste en Irak, concrétisée par un vote de veto à l’OTAN sur une matière annexe mais symboliquement significative. L’occasion faisant le larron, et le larron étant une extraordinaire hostilité des vrais américanistes (au contraire de nombre d’Américains) contre la France et ce qu’elle représente, le déchainement anti-français fut digne d’une séquence d’Un vol au-dessus d’un nid de coucous, véritable séquence psychiatrique et schizophrénique. Le thème principal de l’emportement fut évidemment la Deuxième Guerre mondiale : “nous vous avons sauvé et, aujourd’hui, vous nous abandonnez dans notre si grande détresse”. C’était avant l’attaque de Saddam-Hitler, qui, de son bunker des sables, menaçait la civilisation occidentale.

Nous avions saisi l’occasion de cette comédie grotesque, qui serait burlesque s’il n’y avait les victimes qui allaient suivre, pour glisser quelques précisions sur le rôle des USA dans la Deuxième Guerre mondiale. Ces précisions restent d’actualité puisque le 6 juin 1944, lui, n’a pas changé de place, et qu’on le célèbre avec toujours à l’esprit les mêmes interprétations faussaires et les mêmes élans qui frisent l’imposture.


En souvenir de vous


11 février 2003 — L’affaire dite du “veto” des trois pays hostiles à la guerre en Irak (Allemagne, Belgique, France), hier
10 février 2003, à l’OTAN, a eu un écho médiatique extraordinaire. Elle se poursuit évidemment sur le fond de l’affrontement avec le débat à l’ONU et la politique des trois “rebelles” (Allemagne, Belgique, France). Bien entendu, l’explosion de critiques entendues le 10 février ne correspond à aucune réalité, c’est d’abord le produit d’une mise en scène qui était destinée à faire céder ces trois pays, qui fait partie de la politique de violence des Anglo-Saxons; la décision elle-même (à l’OTAN) n’était pas nouvelle puisque deux votes négatifs (les 22 janvier et 6 février) ont déjà eu lieu. Néanmoins, comme toujours dans le processus de ce temps virtualiste, les effets induits par les démarches artificielles du départ sont, eux, on ne peut plus réels.

Ici, nous nous attachons à la substance de certaine de ces réactions venues des USA. D’abord, une réaction personnelle venue des États-Unis, qui nous est relayée par une de nos source, et qui représente assez bien une réaction moyenne des Américains partisans de Bush et hostiles à l’Europe, devant l’attitude des Européens refusant les demandes américaines via-OTAN. (Il faut préciser que l’auteur de ce message est un avocat.)

« This is rubbish. The real problem is that nobody else has the courage to face a tyrant who has the ability to disseminate chemical and biological weapons to all corners of the world.

» The United Nations has become completely impotent. Perhaps a better suggestion would be for the United States (who carries most of the UN expenses) to pull out of the UN, close its military bases abroad, and let the rest of the world solve these problems.

» Quite honestly, I'm sick and tired of hearing France, Germany, and Belgium snivel like babies. It's time for backbone. It's time to take a stand for what is true and right and to show courage. Courage is something that Europe knows little about. Every time they get in trouble, they can't fight their own fights. They always turn to the red, white, and blue friend who shows up to save their sorry butts.

» As Abraham Lincoln once said, “I'd rather be cheated out of good money, just to know who my friends are.” And in this case, we're learning a great deal about that. »

Visite aux cimetière de Omaha Beach

Il y a un caractère émotif fondamental, presque exclusivement sentimental, dans les réactions américaines, également dans les arguments présentés de façon prétendument rationnelle. Le plus extrême à cet égard se trouve dans la campagne anti-France, d’une puissance et d’une animosité sans doute sans précédent. Un exemple désormais fameux de ce courant, c’est un texte du New York Post, quotidien très proche des néo-conservateurs, – l’éditorial de Steve Dunleavy du 10 février 2003 (accès payant). Dunleavy est allé héroïquement en France, dans le cimetière de Colleville-Sur-Mer, consacré aux morts américains de Omaha Beach, ce qui a permis une photo immense, en placard, à la une du quotidien de ce 10 février. Le titre de l'article est également mémorable, c'est-à-dire héroïque: «How Dare the French Forget – Cowards should look these grave relinders.»

Ce texte, sans le moindre intérêt dans sa texture et dans son fondement, représente une concentration remarquable de plusieurs attitudes qui semblent se marier fort bien entre elles, comme si elles étaient destinées à ces épousailles, et pour cette cause encore, —chantage au sentiment, démagogie extrêmement basse, grossièreté de l’émotion sollicitée, incompétence historique, paresse intellectuelle, vanité latente partout pressante. C‘est un esprit vide et un cœur sec, derrière les torrents de larmes hollywoodiennes, qui s’expriment ici; cela appartient à un manipulateur des gros sentiments et des sentiments grossiers.

Steve Dunleavy n’a donc pas poursuivi jusqu’aux cimetières des 76.000 soldats français, les morts de la Bataille de France, qui ont suffisamment épuisé l’armée allemande pour permettre au Royaume-Uni d’emporter la Bataille d’Angleterre, qui ont donné ainsi le temps aux États-Unis de se toiletter encore un peu pour se préparer à sauver le monde, en grand apparat, 28 mois après que Hitler ait lancé sa machine de guerre à la conquête du monde; il n’a donc pas poursuivi jusqu’aux fosses communes des centaines de milliers de morts de l’armée rouge de Stalingrad (peut-on parler d’eux aujourd’hui sans être soupçonné d’être communiste et accusé d’antiaméricanisme?), qui ont cassé la Wehrmacht et fait basculer la guerre vers la victoire; il n’a donc pas poursuivi jusqu’aux archives de ITT, de la Standard Oil, de Ford, de la Chase Manhattan et d’autres, dont Charles Higham a montré dans son Trading with the enemy qu’elles (toutes ces sociétés) n’avaient jamais jugé utile de cesser de commercer avec les nazis jusqu’à leur fournir des produits stratégiques, à l’heure même où G.I. Joe, John Doe et le Private Ryan se faisaient hacher sur Omaha Beach.

Pour ne pas nous consoler du tout, nous citons un autre texte d’une veine semblable, provenant des mêmes milieux néo-conservateurs que Dunleavy, puisque l’auteur en est Fred Barnes qui fait partie de la rédaction du Weekly Standard (texte du 13 février 2003). Il tend à confirmer combien la critique est proche de l’hostilité systématique, laquelle se repose très vite dans la haine pure et simple. Aucun désir de comprendre, aucune tentative d’explication; ce texte est carré comme un discours de GW, et il est bon que l’on sache qu’il en est publié, de semblables, tous les jours, et plutôt treize à la douzaine, dans la presse de cette tendance qui tient aujourd’hui le haut du pavé aux USA.

« How Many Frenchmen Does It Take, — Nobody likes an ingrate and a tide of anti-French sentiment is sweeping the American street. »

« DO THE FRENCH have the slightest idea about how obnoxious they seem to many Americans? I suspect not, but then the French aren't all that self-aware in the first place. And the American press, hung up on anti-Americanism around the globe, has done little to inform anyone of the rippling tide of anti-French feeling here.

» The simple fact is nobody likes an ingrate. It would be one thing if the French said they planned to sit out the war with Iraq. But it's quite another when the French actively try to undermine President Bush and prevent regime change in Iraq, as they're doing now. After all we've done for the French – saving their butts in World Wars I and II, taking over for them in Vietnam – this makes them ungrateful in the extrême – breathtakingly, unprecedentedly, and perhaps even unforgivably, ungrateful.

» There's more than just anecdotal evidence of anti-French sentiment. There are polls. Gallup found that France's favorability among Americans has dropped 20 points in the past year. It's still at 59 percent, but that survey was taken in December. Since then, the French have gone out of their way to alienate the entire American population (except the hard-core left). My guess is a poll today would show that France is viewed far less favorably than in December.

» But what about the anecdotal évidence? I give speeches and appear on TV and frequently criticize the French on Iraq, and I repeat every anti-French joke I've heard. I thought this might be politically incorrect. Au contraire. Americans of nearly all stripes appear to appreciate France-bashing. I haven't been chastised once, even after telling tough jokes zinging the French for their history of weakness, disloyalty, and fecklessness.

» The jokes have taken on a life of their own. Americans love them. For instance, Jay Leno says it's no surprise the French won't help us get Saddam Hussein out of Iraq. They didn't help us get Germany out of France, either. Still, it's essential for them to join us in the war against Iraq. They can teach the Iraqis how to surrender.

» And why are French streets tree-lined? So the Germans can march in the shade. How many Frenchmen does it take to defend Paris? No one knows. It's never been tried. What do you call 100,000 Frenchmen with their hands up? The army. How many gears does a French tank have? Five, four in reverse and one forward (in case of attack from behind). FOR SALE: French rifles . . . never fired, only dropped once.

« Dennis Miller specializes in anti-French humor. “The only way the French are going in is if we tell them we found truffles in Iraq,” Miller says. “The French are always reticent to surrender to the wishes of their friends and always more than willing to surrender to the wishes of their enemies.”

« That last one is more than a joke. It's shrewd commentary. It captures why the French make such poor allies. When they pulled out of NATO 40 years ago and declared Americans must close down their bases in France, Secretary of State Dean Rusk had a bitterly caustic response. Should we dig up the graves of American soldiers in Normandy, too, and take them home? No French answer was recorded. »

Sur la guerre, qui l’a faite, qui l’a gagné et ainsi de suite…

Tout ce qui suit n’est pas de la plus brûlante actualité, – mais les gémissements et jérémiades sans fin, sur fond de musique hollywoodienne, sur les USA qui ont consenti à sauver le monde en 1941, conduisent à donner le goût de tenter de rappeler certains faits de la guerre. Cela, nous l’espérons, les consolera tous, derrière leurs torrents de larmes, et les soulagera de leur tristesse devant tant d’ingratitude; qu’ils se rassurent donc, il y a moins d’ingratitude qu’on ne croit parce qu’ils ont fait bien moins que ce qu’ils croient.


L’idée générale de nos historiens postmodernes est axée sur la conception absolument exclusive qu’en 1941-45, les USA ont sauvé la France, l’Europe et le monde, qu’ils ont battu l’Allemagne nazie. Cette thèse est sous-jacente à ce qui semble être considéré comme un apport historique des dernières années dans ce domaine, le scénario américain de Saving Private Ryan, de Spilberg. L’on voit effectivement le 6 juin 1944 avec pas un seul Anglais, pas un seul Canadien, et quelques indigènes, ou autochtones, ou Français, parqués dans leurs villages et pas vraiment exaltants, ni d’intelligence, ni de dignité.


Par ailleurs, voici quelques faits:


• Les USA sont entrés en guerre le 7 décembre (contre le Japon) et le 11 décembre 1941 (contre l’Allemagne), contraints et forcés, – par l’attaque de Pearl Harbor du 7 décembre et par la déclaration de guerre allemande du 11 décembre (voir notre présentation, le
20 janvier 2003 du livre New Dealer’s War). Nombre d’historiens (américains) s’accordent à penser que, si les choses s’étaient présentées d’une façon différente, c’est-à-dire si Hitler n’avait pas bougé le 11 décembre 1941, Roosevelt n’aurait fort probablement pas déclaré la guerre à l’Allemagne, certainement pas à cette époque.


• La participation effective des Américains aux opérations de guerre sur le théâtre européen (Europe, Méditerranée) n’a été massive qu’à partir du 6 juin 1944 (encore, à ce moment et jusqu’en mai 1945, l’effectif terrestre et aérien américain était l’équivalent de l’effort britannique sur ce front central européen). Jusqu’au 6 juin 1944, les Américains étaient subordonnés aux Britanniques pour les grands commandements de théâtre (le théâtre méditerranéen était au maréchal Alexander, et les commandements importants des Américains étaient régionaux [Eisenhower en Afrique du Nord, Clark en Italie]).


• L’aide matérielle US fut constamment importante, elle ne fut jamais décisive, ni pour le Royaume-Uni, ni pour l’URSS. Elle est un des éléments de la victoire parmi d’autres, elle ne peut en aucun cas être considérée comme un élément décisif. (Il y a beaucoup de considérations révisionnistes, venues des Américains eux-mêmes, sur l’ampleur de l’effort de guerre industriel US, — massif certes,
mais en aucun cas miraculeux ni totalement écrasant par rapport aux autres nations en guerre, comme on l’a souvent décrit).


• ... Un exemple significatif est la production d’avions pour la guerre: 303.000 pour les USA, 158.000 pour l’URSS, 131.000 pour le Royaume-Uni, 119.000 pour l’Allemagne, 76.000 pour le Japon. Compte tenu que les USA étaient les seuls à mener deux guerres totales (Europe et Pacifique) et qu’ils développèrent à cause de leurs conditions géopolitiques (et de leurs ambitions hégémoniques?) une composante stratégique importante, absente par exemple en URSS (pourtant accusée de visées expansionnistes) et chez les Allemands, le chiffre américain est logique et d’abord dicté par les besoins américains, avec un supplément effectivement destiné à l’aide aux alliés. (Ces chiffres sont d’autant plus significatifs de la répartition de l’effort entre alliés qu’ils concernent un domaine, la puissance aérienne, sur lequel ces mêmes alliés, surtout les Anglo-Saxons, mirent constamment l’accent.) Les matériels aériens américains livrés à l’URSS étau Royaume-Uni ne dépassèrent jamais 10% des effectifs de première ligne de ces deux pays tout au long de la guerre. Là où l’aide US fut plus importante, c’est dans la vente et la livraison de matières premières (fer, acier, etc.), qui permirent aux alliés de maintenir leur rythme de production.

Quelques évaluations en écoutant de Gaulle

• L’évaluation générale et structurelle de la guerre est que la formidable machine de guerre allemande a été brisée lors de trois chocs: El Alamein en 1942, Koursk et Stalingrad en 1943. Les Américains ne participèrent à aucune de ces batailles et n’en influencèrent aucune, ni par leur stratégie, ni par leur matériels. (Tout juste peut-on signaler l’emploi en nombre significatif de Curtiss P-40 KittyHawk et de Douglas Boston A-20, bien adaptés au désert, par les Britanniques dans la campagne d’El Alamein, – rien de décisif, sans aucun doute).


• Les considérations sur l’altruisme américain de venir “libérer” l’Europe sont émouvantes et peuvent avoir leur place; à côté de cela, elles deviennent futiles dès lors que la géopolitique est sérieusement prise en compte, dès lors qu’on observe que l’Amérique était directement menacée. Pearl Harbor était l’étape vers la Californie, la guerre était mondiale et la sécurité nationale des USA, ainsi que leurs ambitions expansionnistes, étaient désormais concernées par les menaces japonaise et allemande. Cela n’empêchait pas les calculs précis: selon Mark Perry, dans
son livre Four Stars (Houghton Miflin, Boston, 1989), l’U.S. Navy avait une stratégie dite de Pacific First et entendait intervenir le plus tard possible dans l’Atlantique pour que la Royal Navy subisse le plus de pertes possibles et soit l’obstacle le plus réduit possible à la volonté de domination navale de l’U.S. Navy dans l’après-guerre. Au contraire, l’U.S. Army, qui défendait ses exigences professionnelles, plaidait qu’une intervention terrestre importante et rapide en Europe permettrait aux USA de faire reculer de façon substantielle, à leur profit, l’influence britannique en Europe. (Voir les pages 2-5 du livre de Perry.)


La fable de l’Amérique emportant quasiment seule la guerre et sauvant le monde et la liberté fut un montage virtualiste et médiatique auquel le Royaume-Uni prêta lui-même son concours, effaçant d’autant son propre rôle. La tactique de Churchill était de s’effacer derrière les USA pour s’accrocher à eux (special relationships) et profiter (tenter de profiter) de leur future puissance. Dès 1942, les Britanniques consentaient de façon contestable aux Américains certains commandements importants pour leur permettre d’affirmer leur prééminence politique. De Gaulle avait parfaitement saisi cela. Ce passage des Mémoires de guerre est à relire; il décrit un déjeuner à Downing Street le 18 novembre 1942, dix jours après le débarquement en Afrique du Nord dont le Royaume-Uni avait laissé le commandement aux Américains. (Extrait des Mémoires de guerre, P.315-316, Tragédie, collection La Pléiade.)

«...Après le déjeuner à Downing Street, où toute la bonne grâce de Mme Churchill eut fort à faire pour animer la conversation parmi les dames inquiètes, et les hommes, lourdement soucieux, le Premier Ministre et moi reprîmes en tête à tête l'entretien: “Pour vous, me déclara Churchill, si la conjoncture est pénible, la position est magnifique. Giraud est, dés à présent, liquidé politiquement. Darlan sera, à échéance, impossible. Vous resterez le seul.” Et d’ajouter: “Ne vous heurtez pas de front avec les Américains. Patientez! Ils viendront à vous, car il n'y a pas d'alternative. — Peut-être, dis-je. Mais, en attendant, que de vaisselle aura été cassée! Quant à vous, je ne vous comprends pas. Vous faites la guerre depuis le premier jour. On peut même dire que vous êtes, personnellement, cette guerre. Votre armée avance en Libye. Il n'y aurait pas d'Américains en Afrique si, de votre côté, vous n'étiez pas en train de battre Rommel. A l'heure qu'il est, jamais encore un soldat de Roosevelt n'a rencontré un soldat d'Hitler, tandis que, depuis trois ans, vos hommes se battent sous toutes les latitudes. D'ailleurs, dans l'affaire africaine, c'est l'Europe qui est en cause et l'Angleterre appartient à l'Europe. Cependant, vous laissez l'Amérique prendre la direction du conflit. Or, c'est à vous de l'exercer, tout au moins dans le domaine moral. Faites-le! L'opinion européenne vous suivra.”

»Cette sortie frappa Churchill. Je le vis osciller sur son siège. Nous nous séparâmes, après avoir convenu qu'il ne fallait pas laisser la crise présente rompre la solidarité franco-britannique et que celle-ci demeurait, plus que jamais, conforme a l'ordre naturel des choses dès lors que les États-Unis intervenaient dans les affaires du vieux monde.»

 

[Notre recommandation, plus que jamais, même des années plus tard, est que, pour les textes concernés et notamment celui du Weekly Standard, on doit lire avec la mention classique à l'esprit, — “Disclaimer: In accordance with 17 U.S.C. 107, this material is distributed without profit or payment to those who have expressed a prior interest in receiving this information for non-profit research and educational purposes only.”.]

http://www.dedefensa.org/article-en_souvenir_de_vous_l_affrontement_france-usa_du_debut_2003_et_le_souvenir_de_la_deuxieme_guerre_mondiale_08_06_2009.html

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