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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 00:01
Troupes US en Irak © Rick Lomis / Los Angeles Times
Troupes US en Irak © Rick Lomis / Los Angeles Times


Propagande médiatique, politique, idéologique

Le système d’information et la guerre contre l’Irak

Guerre et mensonge (3/3)

L’Empire du Mensonge, les Etats-Unis, a doté ses armées d’un Bureau d’influence stratégique qui a intoxiqué les médias du monde entier ; Pour « vendre » la guerre contre l’Irak, il a caricaturé la situation et inventé la menace des armes de destruction massive. Mais cette guerre n’est rien, pas plus que les autres conflits intermédiaires auxquels on nous prépare. La cible ultime, c’est la Chine, car elle se développe et il n’y a pas de place sur Terre pour une seconde puissance consommatrice de cette taille. C’est pourquoi, souligne Giulietto Chiesa, la paix exige le changement de nos modes de vie.


Giuiletto Chiesa

Le système d’information et la guerre contre l’Irak

Comment pouvait-on justifier une attaque contre l’Irak ? Il fallait au préalable fournir à l’opinion publique internationale la preuve que Saddam Hussein était en possession d’armes nucléaires et biologiques. À cette fin, on a fondé aux Etats-Unis ce que certains appellent le « Bureau pour l’information et la désinformation », en anglais l’Office of Strategic Influence (OSI). Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, c’est le Pentagone qui s’occupe directement de ces affaires-là. Avant, il existait bien quelque chose du même genre, mais ça dépendait du Département d’État. À présent, l’Office of Strategic Influence est aux mains de Donald Rumsfeld [
1].

Le Pentagone émet une série de documents que le système médiatique mondial se charge immédiatement de diffuser. On prépare ses amis, comme ils disent. On les (et ils nous) prépare en disant beaucoup de choses dont certaines sont vraies, d’autres à moitié vraies, d’autres encore complètement fausses. Il sera ainsi très difficile de faire la part entre information et désinformation. Nous le savons d’ailleurs, la guerre du Vietnam a commencé avec une formidable invention : l’accusation portée contre les perfides Vietnamiens d’avoir attaqué les navires états-uniens dans le golfe du Tonkin. Ce n’est que plusieurs années après, lorsque la guerre était terminée, qu’on a découvert qu’il n’y avait eu aucune attaque. Faire la liste de ces combines demanderait des ouvrages entiers. Ce qui est stupéfiant, c’est que les journalistes — les Italiens en premier lieu — se font toujours avoir et n’essaient même pas d’en tirer une leçon.

La société civile états-unienne

En ce qui concerne les États-Unis, il est très difficile d’espérer que les opposants à la guerre deviennent suffisamment nombreux pour obliger cette Administration à changer de cap. Les raisons en sont multiples et profondes, et nous devons encore y réfléchir à fond. Pendant des dizaines d’années, on nous a inlassablement présenté les États-Unis comme étant le modèle de la démocratie occidentale. Les choses en vont-elles ainsi ? Non ! L’Amérique n’est plus le modèle de la démocratie occidentale. Il y a belle lurette qu’elle ne l’est plus.

En ce qui concerne le développement de la société civile, l’Europe est beaucoup plus en avance que les États-Unis. En regardant les choses en profondeur, même le système électoral états-unien — que nous avons cherché à copier sans comprendre que chaque démocratie avait sa propre histoire — se révèle beaucoup moins démocratique que nos scrutins proportionnels obsolètes [
2]. Même dans les pays européens où l’on pratique le scrutin majoritaire, il s’agit de systèmes électoraux bien mieux articulés et moins embaumés que le bipartisme absolu des Etats-uniens, où les différences entre les deux partis sont désormais si ténues que choisir entre les deux apparaît dénué de sens. C’est pourquoi, en toute logique, la majorité ne se rend même plus aux urnes. Par ailleurs, le niveau de formation démocratique (et d’information politique) du citoyen états-unien est très bas.

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les États-Unis. J’y ai pour ma part vécu et travaillé. J’ai connu une société dynamique et très diversifiée, mais aussi repliée sur elle-même, réduite à l’adoration du rendement et de la carrière et, dans sa majorité, incapable de défendre ses propres droits. En tout cas dépourvue d’organisations qui lui donnent la possibilité de les défendre. Ce n’est pas un hasard si, dans l’ensemble de l’Occident avancé, les États-Unis sont le seul pays qui maintienne la peine de mort. Le fait est que nous vivons dans un monde d’information où un pourcentage important des articles publiés dans les pages de nos journaux est consacré à l’exaltation de la démocratie états-unienne Des propos comme ceux que je tiens ne trouveraient probablement pas de place dans les pages d’un journal à grand tirage en Italie.

Une dizaine de jours après le 11-Septembre, lorsque le président des États-Unis a transmis son message à son peuple, sur toutes les chaînes, il n’a rien trouvé de mieux à dire que cette phrase : « Retournez faire du shopping ». En l’écoutant, j’ai eu le frisson. N’y avait-il rien de mieux à faire que d’appeler à remplir les centres commerciaux, les temples de la consommation ? Quelques jours plus tard, nous avons vu les queues de milliers de consommateurs états-uniens qui s’étaient levés à six heures du matin pour aller aux soldes de fin de saison. Anticipés pour la circonstance. Alors si ce qu’on nous dit est vrai, que l’Amérique nous devance toujours de vingt ans, c’est nous-mêmes que nous risquons de voir en regardant dans ce miroir. Horreur.

Peut-être que les Chinois aussi s’y reflètent, unis par l’idée qu’il faut consommer toujours plus, gaspiller toujours plus, s’amuser toujours plus et ainsi de suite dans une sorte de compulsion de répétition. Mais la compulsion est le symptôme d’une grave maladie mentale, et il m’est difficile de ne pas avoir l’impression que des millions d’Etats-uniens sont désormais arrivés à un haut degré de lobotomisation. Regardez leurs villes, construites à la mesure de et en fonction des malls, des centres commerciaux. On ne va plus faire une promenade, on va acheter quelque chose dans les malls, on va visiter les malls, comme on allait autrefois visiter un musée.

C’est pourquoi il me semble improbable d’espérer de la part du peuple états-unien une réponse massive hostile à la guerre. Qui a été atteint par le virus de l’hyperconsommation, qui a parcouru jusqu’au bout la route le transformant en consommateur impénitent conçoit mal l’existence même des problèmes que nous soulevons ici. Il ne les voit pas, tout simplement. Il est devenu aveugle. S’il est vrai que — comme on l’a efficacement résumé — pendant les dix dernières années, les Etats-uniens se sont enrichis en dormant, comment leur faire comprendre qu’ils doivent se réveiller ? C’est difficile, pour eux. Pour nous aussi, très bientôt, ce sera difficile.

On a aussi dit, justement, que les USA étaient l’unique pays au monde où l’épargne n’existait plus et où les gens dépensaient plus qu’ils ne gagnaient. C’est une situation absolument anormale. La dette des États-Unis envers le reste du monde s’élève à quelque 12 000 milliards de dollars et elle continue de croître au rythme de 12-15 milliards de dollars par mois. Comment peut-on imaginer vivre en paix dans un monde où un pays de 300 millions d’habitants consomme à lui seul un tiers des ressources mondiales, et qui se trouve à l’origine de près d’un quart de la pollution de l’environnement, notre maison commune ?
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Giulietto Chiesa
© Humberto Salgado / Agence IPI.

La super-société globale

La vérité est que nous nous dirigeons vers une super-société globale gouvernée par une super-classe globale de super-riches de toutes les régions du globe. Lesquels vivront dans leurs villes réservées, surveillés par leurs polices privées parce que les polices nationales seront destinées exclusivement au contrôle des pauvres. On assiste déjà à ce nouveau genre de configuration urbaine. À Johannesburg, en Afrique du Sud, les villes séparées des riches existent déjà. À Moscou, des quartiers entiers sont conçus tout exprès pour les riches, de grands bâtiments où l’on trouve tout — terrain de golf, salles de gymnastique, magasins, promenades, jardins d’enfants, écoles — avec une issue unique que surveillent des agents privés et de très hauts murs. Voilà l’image du futur.

Les élites n’auront plus besoin de vivre dans un seul pays, elles vivront dans le monde, dans les endroits qui leur seront réservés. Il ne sera plus possible de mélanger les classes car ce sera devenu trop dangereux pour elles. Telle est l’idée qui s’impose aujourd’hui dans le monde. L’idée de ceux qui pourront consommer, et consommer énormément, tandis que les autres, l’écrasante majorité, resteront dehors. Une partie affectée aux services indispensables sera admise à l’intérieur et pourra bénéficier des retombées de ce bien-être. Les autres pourront crever, parce qu’ils seront inutiles. Et la preuve du fait qu’ils seront inutiles sera tautologique : ils seront inutiles car ils auront perdu la course au succès.

Or, ceux qui perdent, dans cette super-société des puissants et des avides, auront de toute façon tort et aucun capitalisme compatissant ne viendra à leur secours. Pourquoi donc les laisser continuer impunément de consommer de l’air, de l’eau et de la nourriture ?

Après la guerre en Irak

On savait qu’il allait couler du sang, beaucoup de sang : on nous l’a montré, mêlé à la poussière du désert. Cette fois, ils ont décidé que ça fonctionnerait mieux ainsi. Il ne s’agissait plus de mission humanitaire, qui exige une certaine délicatesse. On allait en Irak pour faire peur aux réprouvés qui continuaient de peupler le monde. Il fallait donc que le sang se voie et qu’il soit suivi d’une punition exemplaire, dure, implacable. Une guerre emblématique, une guerre exemplaire, un avertissement. La deuxième guerre d’Irak des États-Unis a eu sa nécessaire chorégraphie impériale, réglée par avance, exécutée avec la plus grande précision.

En réalité, il y a bien eu quelque raté. Les chaînes impériales devaient se contenter d’instiller la peur. Aucun autre type de message n’était prévu. Mais les télévisions arabes sont venues troubler la fête de cette quatrième guerre de l’Empire. Pour la première fois dans l’histoire des médias mondiaux (Kaboul n’avait été qu’une modeste avant-première), on a commencé à nous raconter la douloureuse histoire des perdants. Pis encore : non pas celle des perdants naïfs, qui cultivent en secret l’espérance de David — pouvoir abattre Goliath d’un seul coup de lance-pierre entre les yeux —.

Non, les télévisions arabes nous ont raconté la guerre à travers les yeux des perdants qui savent qu’ils ne peuvent pas vaincre, qui ne se font pas d’illusions ; qui sont conscients que, dans le pire des cas, ils mourront comme des chiens et que dans le meilleur, ils ne sauveront leur vie et celle de leurs enfants que pour être asservis. Et puisque les télévisions occidentales ne pouvaient pas montrer grand-chose, enfermées qu’elles étaient dans de grands hôtels soigneusement exclus des cibles (à part ça, c’est bien connu, il y a toujours des erreurs de visée), voilà que le monde entier a vu, lors des deux premières semaines, les images des perdants plus que celle des gagnants. Cela a produit un effet fantastique.
C’était comme assister à Hiroshima du côté des Japonais. Une primeur absolue même si, sous cette perspective, l’héroïsme des pilotes d’Enola Gay, ceux qui ont largué la Bombe, apparaissait moins clairement. Quoi qu’il en soit, il était malaisé d’interpréter ce que nous avions sous les yeux comme de l’héroïsme. Parce que ces attaquants aussi bien équipés, avec tous ces machins suspendus autour, avec tous ces avions au-dessus et ces hélicoptères à côté, avaient l’air de robots programmés pour apporter une liberté sans mode d’emploi.

Comme des gens qui auraient débarqué sur une Lune complètement équipée pour la plantation de pommiers et de poiriers. Et le plus étrange semblait de découvrir que, depuis les anfractuosités de cette Lune, il y avait des gens qui résistaient et qui combattaient, sans aucun espoir de victoire. Ces pommiers et ces poiriers, ils n’en voulaient pas. Pouvait-on le prévoir ? Nombreux l’avaient prévu. Certes, George Bush et Tony Blair, eux, ne l’avaient pas prévu. Alors que je rédige ces lignes finales, le scandale des fausses armes de destruction massive, les mensonges proférés au monde entier pour faire la guerre contre l’Irak, ont déjà explosé. Gagnée en mai, la guerre irakienne se transforme en défaite au mois d’août. La guerre en Afghanistan se poursuit. L’illusion d’une paix palestinienne conçue en tant que capitulation des Palestiniens devant Sharon s’est envolée. La feuille de route est bonne à jeter. Bref, aucun des objectifs déclarés par George Bush n’a été atteint.

La seule, la vraie, la grande guerre remportée par Bush est celle qu’il a menée contre l’Europe, en la divisant (par le biais de la guerre en Irak) et en préparant les dix chevaux qu’elle s’apprête à faire entrer dans ses murs. L’Europe, Troie mal assurée et ignorante du danger, abritera bientôt dix Achéens plus américains que l’Amérique. Dans ce contexte, le rôle qu’elle pourrait avoir de contenir la stratégie impériale américaine devient extrêmement problématique. La France et l’Allemagne tiennent bon mais Bush a de son côté Blair, Berlusconi, Aznar qui, dans la « vieille Europe », jouent le rôle d’alliés des « dix Achéens de la « nouvelle Europe ». Paris et Berlin sont écrasées.

Quant à la Russie de Poutine, elle a perdu avant même de commencer. Exemple sans précédent dans l’histoire d’un pays qui se suicide, elle a assisté sans bouger à sa propre ruine. Elle a accepté l’annulation du traité ABM de 1972, apposant sa signature sous la déclaration formelle marquant la fin de sa puissance, même moyenne. L’élargissement de l’Otan à l’Est ne lui a arraché qu’une grimace. Enfin, elle a perdu l’Asie centrale sans broncher. Dans quinze ans, cette Russie sera tombée à moins de 100 millions d’habitants et elle flottera dans ses frontières actuelles comme les habits d’un géant sur le dos d’un nain. Peut-être aura-t-elle encore des missiles, qui ne lui serviront même plus (comme maintenant) à exercer une pression politique sur l’Empereur : ustensiles rouillés et inutiles.

De la Chine enfin, on devra parler encore longtemps. Le destin et l’histoire lui ont attribué un rôle prépondérant dans le siècle qui vient de commencer. C’est la Chine, le vrai problème de Washington. C’est à la Chine qu’était consacré le PNAC, le « Projet pour le Nouveau Siècle Américain ». Les dirigeants chinois le savent pertinemment. Et aucune reprise, ou reprise partielle, de Wall Street ne permettra de se débarrasser du problème, qui contrecarrera l’axiome de Bush, qui fut aussi celui de Reagan : le niveau de vie états-unien n’est pas négociable. Très bientôt, il n’y aura plus de place sur cette planète pour deux Amériques, une blanche et une jaune. Même l’hypothèse d’englober la Chine (comme subalterne des États-Unis, évidemment) dans le marché occidental ne résoudrait pas la question. Tel est le véritable profil de la situation que notre génération et la suivante devront affronter : nous sommes arrivés au terminus.

Le développement que le monde a connu ne peut pas se prolonger indéfiniment. Il faut choisir — si l’on accepte le tableau que j’ai dressé — qui peut survivre dans un univers déjà gravement « troublé ». Ceux qui pensent, même à gauche, en termes de « reprise » du vieux développement (sur le plan économique) et qui croient pouvoir modérer les prétentions de l’Empire (sur le plan politique) sont condamnés à la stupeur et à l’impuissance devant les événements tragiques qui s’annoncent.


 Giulietto Chiesa
Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum.

© Copyright Timéli éditions (Suisse).
Ce texte est issu d’une conférence qui s’est tenue au cercle Agorà de Pise le 21 mars 2002 ; il a été revu et mis à jour en août 2003.
Traduit et adapté de l’italien par Delphine Chevallier, Florence.


[1] « Rumsfeld cible la France et l’Allemagne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 2 janvier 2003.
[
2] « Un bon show ne fait pas une démocratie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 29 octobre 2008.


http://www.voltairenet.org/article164026.html http://www.voltairenet.org/article164026.html


http://www.alterinfo.net/Le-systeme-d-information-et-la-guerre-contre-l-Irak_a43632.html

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 05:40

Livre Bien entendu c'est off ce que les journalistes politiques ne racontent jamais


Chronique de lecture sur le site Attac du Var

Daniel Carton, «Bien entendu, c’est off...», vu par un site d’Attac


Publié le 19 janvier 2003


A propos de " Bien entendu... c’est off". Ce que les journalistes politiques ne racontent jamais, de Daniel Carton (Albin Michel, 2003).


[...] [Carton] est promu correspondant à Paris au début des années 80. Il y reste 3 ans, avant de passer par La Croix, pour atterrir au service politique du Monde au milieu des années 80. C’est l’émerveillement, malgré le déménagement des locaux du mythique siège des Grands Boulevards vers un bâtiment plus froid du XVème arrondissement, malgré les couleuvres que l’on avale dans la profession, malgré le nouveau directeur Jean-Marie Colombani...


Et en 1995, c’est le déchirement, le journal fait ouvertement la course à la présidentielle pour (avec ?) Ballamou. Il s’en va, puis intègre Le Nouvel Obs, qu’il quitte quelques mois plus tard : il est en effet au coeur d’une mini-crise interne déclenchée par la révélation du petit jeu Chirac-Rocard afin que ce dernier obtienne le poste prestigieux de ministre des Affaires Etrangères dans le premier gouvernement Jospin. [...]


Le but affirmé est de mettre à jour, par quelqu’un de "l’intérieur", les connivences entre journalistes politiques et hommes politiques. Mêmes écoles, mêmes relations, même milieu (classe ?) social (dont l’auteur, « plouc miraculé », ne fait pas partie à l’origine), mêmes dîners en ville, mêmes intérêts parfois, "le plus beau métier du monde" en prend un coup. L’indépendance et l’intégrité journalistiques apparaissent inéluctablement comme de belles illusions, ou tout au moins une gageure intenable pour qui veut réussir professionnellement dans le traitement de l’actualité politique. France d’en haut, France d’en bas, expressions détestables mais bien mieux illustrées dans ce livre que dans tous les discours démagogiques du bossu du Poitou.


Une fois posés le parcours de l’auteur, sa découverte des "combines et dépendances" et le quotidien des connivences entre journalistes et acteurs politiques de haut rang, Daniel Carton ouvre bien grand sa bouteille de vitriol et livre des chapitres qui provoquent simulanément consternation, colère, rire jaune, désespoir...

[...]


14 janvier 2003. (Les propos n’engagent que l’auteur de l’article).

Lire tout l’article Chronique de lecture : "Bien entendu ... c’est off".

P.-S.

Lire aussi sur le même site, son dossier Médias.

http://www.acrimed.org/article898.html

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2 mars 2010 2 02 /03 /mars /2010 01:51
 
                                            
                                                   wikipdia.org
 

Cuba, les médias occidentaux
et le suicide d’Orlando Zapata Tamayo

 

                                                    Salim Lamrani

 

            Le 23 février 2010, Orlando Zapata Tamayo, détenu cubain, est décédé après avoir observé une grève de la faim durant 83 jours. Il était âgé de 42 ans. C’est la première fois depuis 1972 avec la mort de Pedro Luis Boitel qu’un détenu décède en détention dans ces conditions. Ce tragique évènement a fait la une des médias occidentaux qui ont souligné le triste sort des personnes détenues en prison à Cuba1.

 

            La disparition dramatique de Zapata a déclenché un émoi justifié à travers le monde. Le cas du détenu cubain suscite indéniablement une certaine sympathie et un sentiment de solidarité à l’égard d’une personne qui a exprimé son désarroi et son mal-être en prison en menant sa grève de la fin jusqu’au bout. L’émotion sincère qu’a suscitée cette affaire est tout à fait respectable. En revanche, l’instrumentalisation à des fins politiques du décès de Tamayo et de la douleur ressentie par sa famille et ses proches, faite par les médias occidentaux, foule au pied les principes de base de la déontologie journaliste.

 

Zapata, prisonnier politique ou détenu de droit commun ?

 

            Depuis 2004, Amnesty International (AI) le considère comme un « prisonnier de conscience », parmi les 55 recensés à Cuba, et note que Zapata avait entrepris une grève de la faim pour dénoncer ses conditions de détention, mais également pour exiger des choses impossible à obtenir pour un détenu, à savoir une télévision, une cuisine personnelle et un téléphone portable pour joindre sa famille2. Sans être Lucifer en personne, Zapata n’était point un prisonnier modèle. En effet, selon les autorités cubaines, il s’était rendu coupable de plusieurs actes de violence en détention, notamment à l’encontre les gardiens, à tel point que sa peine avait été portée à 25 ans de prison3.

 

Curieusement, AI ne mentionne à aucun moment les prétendues activités politiques qui auraient conduit Zapata en prison. La raison est relativement simple : Zapata n’a jamais eu d’activités politiques anti-gouvernementales avant son incarcération. Au contraire, l’organisation reconnaît qu’il a été condamné en mai 2004 à trois ans de prison pour « outrage à agent de la force publique, trouble à l’ordre public et rébellion à agent de la force publique4 ». Cette peine est relativement légère comparée à celles des 75 opposants condamnés en mars 2003 à des peines allant jusqu’à 28 ans de prison « pour avoir reçu des fonds ou du matériel du gouvernement américain pour des activités perçues par les autorités comme subversives ou faisant du tort à Cuba5 », comme le reconnaît AI, ce qui constitue un grave délit à Cuba mais également dans n’importe quel autre pays du monde. Là, AI n’échappe pas à une évidente contradiction : d’un côté, elle qualifie ces personnes de « prisonniers d’opinion » et, de l’autre, elle admet qu’elles ont commis un grave délit en acceptant « des fonds ou du matériel du gouvernement américain ».

 

Contrairement à ces derniers, Zapata n’a jamais été accusé par le gouvernement de La Havane d’être stipendié par une puissance étrangère et l’a toujours considéré comme étant un détenu de droit commun. Zatapa disposait d’un lourd passé judiciaire. En effet, depuis juin 1990, il avait été arrêté et condamné à plusieurs reprises pour « troubles à l’ordre public, dégradations, rébellion à agent de la force publique, escroquerie, exhibitionnisme, voies de fait et détention illégale d’armes de 6° catégorie ». En 2000, il avait fracturé le crâne du citoyen Leonardo Simón d’un coup de machette. Son casier judiciaire ne comporte aucun délit d’ordre politique. Ce n’est qu’après son incarcération de 2004 que sa mère Reyna Luisa Tamayo s’est rapprochée des groupes d’opposants au gouvernement, mais elle n’a jamais été inquiétée par la justice6.

 

Emoi à géométrie variable ?

 

            Les Etats-Unis et l’Union européenne ont fait part de leur consternation et ont exigé la « libération des prisonniers politiques ». « Nous sommes profondément choqués par sa mort », a déclaré la secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui a dénoncé « l’oppression des prisonniers politiques à Cuba ». Bruxelles s’est également exprimé en ce sens et a exigé « la libération inconditionnelle de tous les prisonniers politiques ». La France a annoncé qu’elle « suivait sa situation de près et avait demandé sa libération, ainsi que celle d’autres détenus dont l’état de santé lui semblait particulièrement préoccupant7 », par le biais du porte-parole de la Chancellerie, Bernard Valero.

 

            Le président cubain Raúl Castro a fait part de ses « regrets » et a rappelé, en guise de réponse à l’émoi intéressé de Washington et de Bruxelles, « qu’en un demi-siècle personne n’avait été assassiné ou torturé pour des raisons politiques à Cuba » à l’exception de « la base navale de Guantanamo », en référence au centre de torture sous administration étasunienne. « Washington affirme être prêt à discuter avec nous et nous le sommes également, à propos de tous les sujets qu’ils voudront, je l’ai répété trois fois au parlement, tous les sujets. Mais nous n’acceptons les discussions qu’en cas d’absolue égalité entre les parties. Ils peuvent enquêter et poser toutes les questions sur Cuba, mais nous avons alors également le droit de poser des questions sur tous les problèmes des Etats-Unis8 ».

 

            Le président brésilien Lula da Silva, alors en visite à Cuba, a également fait part de ses regrets mais a tenu à souligner la double morale des médias occidentaux, de Washington et de Bruxelles en rappelant une triste réalité. « Je suis au courant de pratiquement toutes grèves de la faim qui ont eu lieu au cours des 25 dernières années à travers le monde et il y en a eu beaucoup où des personnes en grève de la faim sont décédées dans plusieurs pays du monde9 ». L’immense majorité de ces cas tragiques ont été ignorés par les médias et absolument aucun n’a disposé d’une couverture aussi importante que celle réservé au détenu cubain.

 

            En guise de comparaison, en France, du 1er janvier 2010 au 24 février 2010, on ne compte pas moins de 22 suicides en prison, dont un jeune adolescent de 16 ans. En 2009, il y a eu 122 suicides dans les prisons françaises et 115 en 2008. Le secrétaire d’Etat à la Justice, Jean-Marie Bockel, a fait part de son impuissance à ce sujet : « Lorsque quelqu'un a décidé de mettre fin à ses jours et qu'il est très déterminé à le faire, qu'il soit en liberté ou en prison, […] aucune mesure ne l'empêchera ». A leur grand regret, les familles des victimes françaises n’ont pas eu droit au même traitement médiatique que Zapata, ni à une déclaration officielle publique du gouvernement français10.

 

            Le cas de Zapata est à mettre également en perspective avec deux autres faits bien plus graves mais qui ont délibérément été ignorés par les médias occidentaux, et qui illustrent clairement comment un fait divers, qui passerait inaperçu dans la plupart des pays du monde, est instrumentalisé et politisé dès lors qu’il s’agit de Cuba.

 

            Depuis le coup d’Etat au Honduras et l’instauration de la dictature militaire le 27 juin 2009 dirigée dans un premier temps par Roberto Micheletti et ensuite par Porfirio Lobo depuis le 28 janvier 2010, plus d’une centaine d’assassinat, autant de cas de disparition et d’innombrables actes de torture et de violence ont été rapportés. Les exactions sont quotidiennes mais elles sont soigneusement censurées par les médias occidentaux. Ainsi, Claudia Larissa Brizuela, membre du Front national de résistance populaire (FNRP) opposé au coup d’Etat, a été assassinée le 24 février 2010, le lendemain du décès de Zapata. Il n’y a pas eu un mot à ce sujet dans la presse occidentale11.

           

            Un autre cas semblable illustre également la duplicité des médias occidentaux. En décembre 2009, à La Macarena en Colombie, le plus grand charnier de l’histoire de l’Amérique latine a été découvert. Pas moins de 2 000 corps étaient enterrés dans une fosse commune et selon les témoignages recueillis par des eurodéputés britanniques présents sur place, il s’agirait de syndicalistes et leaders paysans assassinés par les paramilitaires et les forces spéciales de l’armée colombienne. Le juriste Jairo Ramírez, secrétaire du Comité permanent pour la défense des droits de l’homme en Colombie, a décrit la scène effroyable : « Ce que nous avons vu donnait froid dans le dos. Une infinité de corps, et à la surface des centaines de plaques de bois de couleurs blanche avec l’inscription NN et des dates qui vont de 2005 à aujourd’hui. Le commandant de l’armée nous a dit qu’il s’agissait de guerrilleros morts au combat, mais les gens de la régions nous parle d’une multitude de leaders sociaux, paysans et défenseurs communautaires qui ont disparu sans laisser de trace ». Malgré les multiples témoignages et la présence de parlementaires européens, malgré le départ d’une délégation parlementaire espagnole sur place pour effectuer une enquête, aucun média occidental n’a accordé le moindre espace à cette information12.

 

Le suicide d’Orlando Zapata Tamayo est une tragédie et la douleur de sa mère doit être respectée. Mais il est des gens qui n’ont pas de scrupules. Les médias occidentaux, Washington et l’Union européenne n’ont que faire de la mort de ce dernier, comme ils n’ont que faire des morts honduriens et colombiens quotidiens. Zapata ne leur est utile que pour la guerre médiatique qu’ils mènent contre le gouvernement de La Havane. Quand l’idéologie prend le pas sur l’objectivité informationnelle, la vérité et l’éthique en sont les premières victimes.

 

 

Notes

 

1 Juan O. Tamayo, « Muere el preso político cubano Orlando Zapata », El Nuevo Herald, 24 février 2010.

 

2 Amnesty International, « Death of Cuban Prisonner of Conscience on Hunger Strike Must Herald Change », 24 février 2010. http://www.amnesty.org/en/news-and-updates/death-cuban-prisoner-conscience-hunger-strike-must-herald-change-2010-02-24 (site consulté le 28 février 2010).

 

3 Enrique Ubieta, « Orlando Zapata, ¿un muerto útil? », Cuba Debate, 24 février 2010.

 

4 Ibid.

 

5 Amnesty International, « Cuba. Cinq années de trop, le nouveau gouvernement doit libérer les dissidents emprisonnés », 18 mars 2008. http://www.amnesty.org/fr/for-media/press-releases/cuba-cinq-ann%C3%A9es-de-trop-le-nouveau-gouvernement-doit-lib%C3%A9rer-les-dissid(site consulté le 23 avril 2008).

 

6 Andrea Rodriguez, « Prensa oficial reacciona a muerte de opositor », The Associated Press, 27 février 2010.

 

7 El Nuevo Herald, « Rechazo mundial al régimen castrista », 25 février 2010.

 

8 Raúl Castro Ruz, « Declaraciones del Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros Raúl Castro Ruz sobre el fallecimiento del recluso Orlando Zapata Tamayo », 24 février 2010.

 

9 The Associated Press, « Washington Post cuestiona política de concesiones a Cuba », 26 février 2010.

 

10 Charlotte Menegaux, « Les limites du ‘kit anti-suicide’ en prison », Le Figaro, 25 février 2010.

 

11 Maurice Lemoine, « Selon que vous serez Cubain ou Colombien… », Le Monde Diplomatique, 26 février 2010.

 

12 Antonio Albiñana, « Aparece en Colombia una fosa común con 2.000 cadáveres », Público.es, 26 janvier 2010.

 

 

Salim Lamrani est enseignant chargé de cours à l’Université Paris-Sorbonne-Paris IV et l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et journaliste français, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Ce que les médias ne vous diront jamais (Paris : Editions Estrella, 2009).



Disponible en librairie et sur Amazon :
http://www.amazon.fr/Cuba-Medias-Vous-Diront-Jamais/dp/2953128417/ref=pd_rhf_p_t_1



Pour toute commande dédicacée, contacter directement :
lamranisalim@yahoo.fr

 

http://www.voltairenet.org/article164267.html

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:13


Des pays sont la cible de journaleux
L'information souillée par les journaleux
de la Télévision aux ordres
Par eva R-sistons



Honte ! Honte d'être Française, aujourd'hui ! Envolée, la patrie des Droits de l'Homme ! Morte, la France des Lumières ! Au lieu d'être un modèle, nous sommes aujourd'hui la risée de tous, à l'étrangrer ! Nos médias nous font honte ! Ils ne valent pas mieux que ceux des Républiques bananières, et nous osons parler de démocratie, de liberté, et même, donner des leçons aux autres, aux Iraniens, aux Cubains ou aux Chinois ?

Chaque soir, devant l'écran nous devons subir un flot d'attaques odieuses contre un certain nombre de pays, toujours les mêmes, avec tous les procédés possibles: Iran, Russie, Vénézuela, Cuba, Chine, etc, parce qu'ils refusent de s'aligner sur les choix, les diktats ou les oukases des pays dits démocratiques, en réalité de plus en plus totalitaires ! Il ne fait pas bon, aujourd'hui, refuser les marionnettes aux ordres des multinationales qui pillent les pays et spolient les peuples de leurs richesses ! Il ne fait pas bon, aujourd'hui, oser faire entendre une voix différente, patriote, souveraine, populaire ! La sentence est immédiate: Brimades, attaques, sanctions, critiques, campagnes de désinformation...

Encore ce soir, Arte nous a servi des attaques contre Poutine,  la LCP a défendu le Tibet contre les méchants Chinois, tous les jours nous avons droit à des insinuations sur l'Iran, doté d'armes de destruction massive comme avant lui l'Irak, et on distille quotidiennement la peur, le dégoût, l'envie d'en découdre. C'est une honte, c'est un scandale. En France ! Ravalée au rang de république bananière, lanterne rouge, en Europe, avant même l'Italie de Berlusconi, oui lanterne rouge en matière de désinformation. Nos journaleux et surtout leurs sales maîtres d'oeuvre peuvent être fiers ! Effroyables mensonges ! David Pujadas n'est pas la "star" de l'info comme l'a prétendu le document d'Arte contre le journalisme citoyen, non c'est un esclave qui rampe devant ses maîtres en servant chaque soir aux télespectateurs une information faussée, orientée, dénaturée, mensongère... Inutile d'y chercher la moindre allusion aux souffrances des Palestiniens, ou un mot sur la Black list qui circule à l'encontre des intellectuels juifs trop engagés (comme je viens de l'entendre sur TV5 Monde, vidéo de 2003, "l'Invité") ou, comme avant sur Arte du temps de Gd St Paul,  une mise en cause des méthodes de la CIA. Ca, c'est le passé. Il y a sept ans, on trouvait encore de l'info... A l'heure de Sarkozy et du Clan qui constitue aujourd'hui un Etat dans l'Etat, nous nageons dans la désinformation la plus abjecte et dans la propagande la plus éhontée.

Que font les Etats sans cesse attaqués ? Je les enjoins à protester par l'intermédiaire de leurs Ambassadeurs, je les enjoins à protester officiellement contre le sort qui leur est réservé. Aujourd'hui, nos médias prostitués attendent, par exemple, le faux-pas de Chavez qui condamnera son pays à une intervention militaire puis à une dictature de l'Occident comme du temps de Pinochet, ou dès maintenant, comme au Honduras. Demain, ils guetteront le mot de trop d'un dirigeant arabe, et le retourneront contre lui. Après-demain, les Chinois se verront imputer les défaillances de l'Occident lui-même... Avez-vous vu la photo de Poutine qu'Arte, dans son Journal de 19 h, tendait ce lundi aux télespectateurs ? Choisie pour son regard méchant ! Et assortie d'insinuations odieuses à son sujet... Medvedev, lui, était présenté comme plus libéral, et donc plus présentable, et tout était fait pour jouer l'un contre l'autre.... L'Occident est machiavélique ! Nous prépare-t-il à un appui à Medvedev contre celui qui a redonné à la Russie ses lettres de noblesse ? Du moins le temps d'éjecter celui qui les gêne tant...

Les insinuations, les critiques, les attaques, chaque soir, sont insupportables. Les médias n'informent plus, ils sont un vulgaire outil de propagande...  

On ne doit plus tolérer que chaque soir, nos écrans servent de défouloir aux journaleux en mal de guerres de prédation, d'agression, de pillage. Nous ne voulons pas nous laisser entraîner dans des conflits sordides pour enrichir des portefeuilles déjà beaucoup trop remplis.  

On ne peut pas rester les bras croisés. On ne peut pas continuer à laisser la France couler, ses Médias sombrer, sans réagir. Il y va de l'identité même de notre pays, si originale ! Mais justement, l'originalité, c'est ce que les forces de l'ombre essaient de mater, de tuer... comme elles l'ont fait en s'en prenant aux "privilèges" des travailleurs du rail, pour dresser la population contre les plus engagés de ses citoyens, contre l'avant-garde militante, résistante ! 

J'appelle les pays attaqués verbalement, quotidiennement, à réagir vivement. S'ils laissent passer l'infâme, les Occidentaux, demain, aborderont une autre étape. Et celle-là risque d'être nucléaire, en tous cas effroyable par ses conséquences...

Nos médias sont criminels. Car celui qui se compromet avec des criminels, se rend lui-même complice de ces crimes militaro-financiers...

Et nous, nous devons sans relâche nous substituer aux journalistes défaillants... en informant nous-mêmes !

Eva r-sistons
   
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:08
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 20:07
Microsoft tente, puis renonce, à bloquer la publication d’un document "gênant"

par Christophe Auffray,




Juridique - Arguant d’une violation de la législation DMCA relative au droit d’auteur, Microsoft a obtenu la déconnexion du site Cryptome qui avait mis en ligne un document détaillant les données des utilisateurs de ses services en ligne enregistrées par l’éditeur et à disposition de la police.

Site connu pour ses publications de documents sensibles, cryptomeorg a été déconnecté hier après que Microsoft en ait adressé la demande à son hébergeur, sous prétexte d'une violation de la loi américaine DMCA (relative au droit d'auteur).


Cette menace de poursuites en justice de Microsoft faisait suite à la publication sur cryptomeorg d'un
document de 22 pages de l'éditeur destiné aux forces de police et détaillant les données des utilisateurs de ses services en ligne, conservées et mises à disposition.


Microsoft menace, puis renonce


Microsoft a dans un premier temps contacté l'auteur du site, arguant d'une entorse à la DMCA pour le contraindre à retirer le document en question. Après avoir
essuyé un refus, Microsoft a finalement contacté l'hébergeur du site, Network Solutions, qui a accédé à sa demande, déconnecté cryptomeorg puis bloqué le domaine.


L'éditeur a finalement renoncé à déposer plainte et demandé à Network

Solutions de remettre en ligne cryptomeorg.
Le fichier PDF de 22 pages qui a valu au site les foudres de Microsoft est quant à lui toujours disponible en ligne.

(...)

Lire la suite sur le site source

http:// www.zdnet.fr/actualites/informatique/0,39040745,39713393,00.htm#xtor=EPR-100

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 17:27
Bonjour les blogueurs, je débarque !

Je ne sais si mes propos, mes coups de gueule, mes coups de c?ur, seront au goùt de ce site, que je viens de découvrir, et qui me donne terriblement envie de mettre mon grain de sel dans la soupe, que je trouve relevée à souhait. 

Par ces temps qui courent (en claudicant fort) il faut être bon nageur pour remonter à la source de l'information, la vraie, pas la crème adoucissante et empoisonnée que servent les médias à ceux qui n'ont rien d'autre à se mettre sous la canine, surtout s'ils n'ont pas eu la chance de l'aiguiser dès le départ. 

Pour en avoir souffert, ou en avoir ricané, au cours de ma vie professionnelle (radio puis presse écrite) je sais qu'Anasthasie (la censure) taille toujours à plein ciseaux dans tout ce qui risquerait de réveiller les bêtes de …somme, fatiguées de trimballer leur joug, de se laisser traire, et promener dans l'obscurité.

Le chemin de la Vérité, qui a depuis longtemps rejoint le fond de son puits, après que l'on lui ait cisaillé la corde, est plus que jamais pavé de peaux de bananes (fruits de bien des républiques ainsi qualifiées) plutôt que de peaux de phoque (traduisible en langage de skieurs de fond) qui aident à remonter la pente.

Les curieux, ceux qui ont encore la volonté, la faculté de remuer le tas, afin de trouver quelle aiguille va les vacciner contre la lucidité;  ceux qui ont un esprit suffisamment critique pour traduire les grimaces télévisées des passeurs de plats, cuisinés dans les officines des maîtres à danser la chaloupée de ce bal des cocus; ceux qui vont quasiment pieusement (j'en suis) décrocher quelques hebdos satiriques paraissant le mercredi, à l'étal bien encombré d'une maison de la presse qui vit de la déforestation (on attend que les supports papier, comme dans l'antique Egypte papyrussée, soient désormais vendus en rouleaux, afin d'en faire plusieurs usages)  bref, ceux-là qui ne marchent plus avec la musique, dont les couacs saturent leur perception d'une existence bigbrotherisée, qu'ils se résignent à ruminer, tout en restant vigilants afin de ne pas louper le créneau, celui laisse passer la flammèche qui met le feu aux poudres; la poudre aux yeux, bien évidemment, que les pouvoirs en place nous dispensent, après avoir confisqué toutes les cannes blanches. Panurge a du pain sur la planche

Une intro peut-êre un peu longuette pour certains, mais, faut bien décliner son identité, surtout si elle bien enracinée, contrôlée, enregistrée sous l'étiquette "nationale", codifiée, "pucellisée" mais pas encore tatouée au creux du poignet. Ce à quoi j'ajoute que la seule chaîne que je supporte, c'est celle des Pyrénées, le plus jeune des plissement d'un pays que l'on cherche à vieillir, en le sacrifiant sur l'autel d'un agencement mondialiste, concocté par une poignée d' infâmes gâteux, pendus par les Bourses, âpres au gain infini, indignes de l'Espèce dans laquelle ils se sont faufilés, à la sortie d'une femme en gésine qui pensait, à tort, contribuer ainsi à honorer un certain art de vivre, en offrant l' écot d'un lardon de race Allien.

Aujourd'hui, c'est une manifestation de l'hypocrisie structurelle, traditionnelle, d'instances gouvernementales qui prétendent, à grand renfort de tapage médiatique,  protéger ses innocents administrés, et sa "belle Jeunesse", plus que jamais inconscients des dangers mortels que fait courir la consommation de l'herbe à Nicot, ce tabac qui fait, en effet, tant de victimes.  

A la voracité des multinationales qui rivalisent d'ingéniosité pour faire monter la barre du nombre de victimes de l'insuffisance respiratoire, du cancer des poumons, etc, tout en engrangeant des profits colossaux qui leur permettront d'allonger la liste de nouveaux cobayes, il faut noter que les colporteurs, les merc anti, les croquemitaines, chargés au prix fort, par les responsables de la Santé nationale, et aux frais des contribuables et victimes potentielles, d'épouvanter les fumeurs, ne font pas vraiment dans la déntelle des bronchiolles. C'est fait pour choquer, dit-on, ces images allégoriques où l'on représente la tête d'un fumeur invité à prendre les choses par le bon bout, le bout-filtre. Ce n'est jamais qu'une gâterie de forme cylindrique  qui cherche à suggérer… du suggestif. 

D'où les hurlements orchestrés des Tartuffes gouvernementaux et autres associations de défense de tout ce  que l'on peut défendre au nom de vieux principes issus d'une petite bourgeoisie plus étriquée que jamais.

Ils oublient au passage, que, depuis la fin du siècle précédent, on a pu noter que les budgets alloués aux campagnes anti-tabac, étaient aussi élevés que les sommes consacrées à la publicité (autorisée) pour inciter à consommer le poison en cause, ce qui prête à réfléchir, avant de s'interroger sur les sommes incalculables, perçues par l'Etat au titre des taxes sur ce-même produit, prétendumment dissuasives.  

Protéger les non-fumeurs, inciter ceux et celles qui aspirent encore à passer à d'autres jeux de bouche, c'est d'autant plus louable que c'est une façon de remplir le tiroir-caisse  qui fuit à Bercy. 

Non, ces pitreries n'inciteront pas pour autant, hélas, les jeunes fumeurs à se mettre à… la pipe ! Que saint-Claude l'entende, lui qui a pourtant toujours recommandé de ne pas avaler la fumée, qui est si mauvaise pour les bronches!

Pour ma part, ce soir, j'arrête de fulminer. 

Au…revoir, avait si modestement pris congé, une fois, un vieux président à la bouche en cul-de-poule.
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:38

13h15 Reportage 1 du 27/02/2010

Construction d'un pont en Irak par les Français,
au menu du 13 h 15 de FR2 du 27. 2. 2010.

La propagande de guerre sur FR2,
par Eva R-sistons


Y'a bon les Français !

Y'a bon les Occidentaux !

Ils construisent un pont en Irak !

Mais... après avoir détruit toutes les infrastructures de l'Irak pour complaire aux Industriels du Pétrole, de l'Armement, et de la Reconstruction !

Comment est présentée l'Irak après la guerre menée par les prédateurs de l'Occident pour s'approprier les richesses du pays ? Mais voyons, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes ! Oubliés, les au moins un million de morts, pour l'essentiel civils, oubliés les innombrables handicapés, oubliés les trois ou quatre millions de réfugiés et autant d'orphelins ! Non, sur FR2 la chaîne du service public, financée avec nos sous, et aux mains des ultra-sionistes, la guerre d'Irak est une réussite ! Pensez donc, les Français, ces si gentils Français de Sarkozy et de Kouchner, construisent un pont ! Et le pays est débarrassé du dictateur Saddam Hussein !  : " On a souffert avec S. Hussein, ça va, on peut dire que ça va, les choses se sont beaucoup améliorées ! " explique un Irakien.

Et les heureux libérés de S. hussein peuvent se réjouir ! " Il y a de nouveaux besoins. On développe les quartiers. Il y a une nouvelle route à Bagdad (l'autre, bien sûr, ayant été détruite sous les bombardements - Note d' Eva), et on pense à la vie d'après ! ".

On se demande où FR2 a trouvé des Irakiens aussi complaisants pour parler ainsi...

C'est vrai, le reportage concède qu' à " Bagdad,  il y a bien sûr encore des gens qui souffrent ! ".  Mais maintenant, oh surprise, les Irakiens fréquentent les salles de musculation ! Et donc, tout va bien Mme la Marquise...

Et cette jolie, si jolie conclusion: " Les enfants de la guerre sont désormais ceux de toutes les promesses ! " Tant pis s'ils sont disloqués physiquement, brisés moralement, détruits psychiquement, handicapés, orphelins, affamés, et s'ils naissent malformés via le tapis de bombes reçu par les mères...

Vous voulez mon opinion ? FR2 télé ultra-sioniste nous prépare à accepter la guerre contre l'Iran. Demain, après les guerres préventives, d'ingérence humanitaire, ou pour la démocratie, le pays sera débarrassé de son affreux "dictateur", les choses iront mieux, et comme pour l'Irak, les enfants d'Iran seront de ceux de toutes les promesses !

De qui se moque-t-on ? Ras-le-bol de la télé-poubelles à nos frais et pour nous intoxiquer, ras-le-bol de la télé qui nous manipule à des fins militaro-financières ! Nous ne voulons plus voir les populations sacrifiées aux appétits d'une poignée de requins cupides et sans scrupules !

Boycottons ces atrocités !

Eva r-sistons à l'intox 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 02:31
Sarkozy : toujours un problème avec la liberté de la presse

Sarkozy : toujours un problème avec la liberté de la presse

rr"On ne compte presque plus les avoinées dispensés par le chef de l’Etat au fil de ces remises de médailles, qui sont devenues l’occasion de remettre les pendules à l’heure, écrit Renaud Revel, rédacteur en chef à L’Express, sur son blog Immédias. Il y eut le patron de Canal+, Rodolphe Belmer, tancé sous les lambris de l’Elysée pour le ton de sa chaîne à son encontre. Il y eut Marc-Olivier Fogiel, rappelé à l’ordre pour avoir posé sur l’antenne d’Europe 1 une question, jugée maladroite, à Carla Bruni." Ouvrons ici une parenthèse pour s’attarder sur cet incroyable épisode, tel que le narre Bruno Roger-Petit sur Le Post : "Au pied de l’estrade, Marc-Olivier Fogiel attend le chef de l’Etat. Tout sourire, il se rue sur lui et lui demande la permission de faire une photo en sa compagnie. Le président est surpris, esquisse un rictus de gêne, de contrariété, mais il accepte." Fogiel en groupie de Sarko, méprisable... Mais poursuivons : "Fogiel sort alors un appareil photo de sa poche, et demande à un ami de prendre un cliché de sa personne et du président de la République ensemble. C’est l’affaire de quelques secondes, mais visiblement, selon mes témoins, cela agace le président. La photo prise, le sourire encore crispé, il attrape d’un coup Fogiel par le bras et lui dit : «  Dis donc, je voulais te dire, quand tu as reçu ma femme et que tu lui as demandé si elle m’aurait épousé si je n’avais pas été président de la République, laisse-moi te dire que je n’ai pas trouvé ça très élégant !  ». Selon mes témoins, à ce moment là, le président ne plaisante plus. Il a les mâchoires contractées, le regard noir. La colère est montée d’un coup, en quelques secondes (...). Fogiel tente de minimiser l’affaire et bredouille une formule du genre «  Mais enfin, monsieur le président...  ». Mais son interlocuteur le coupe, et à voix haute et forte lui dit : «  Si je n’étais pas président de la République, je t’aurais démonté la gueule !  ». Et il plante là Fogiel, livide, cadavérique, zombifié". Sarkozy, qui parlait d’élégance dans sa phrase précédente, s’y connaît visiblement sur le sujet !

Revel poursuit son énumération des incidents entre le président et la presse survenus durant les cérémonies de remises de Légions d’Honneur : "Il y eut encore un échange au vitriol avec le numéro 2 de France Télévisions, Patrice Duhamel, étrillé devant témoins pour la qualité des programmes des chaînes publiques. Et la liste est loin d’être exhaustive. Le dernier épisode en date remonte au 9 février et concerne Harry Roselmack. Lors de la remise de la Légion d’Honneur à l’ancien ministre de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres, Nicolas Sarkozy s’est entretenu cb hrquelques instants avec le directeur de l’information de RTL Jacques Esnous : l’occasion d’un échange à propos de l’entretien accordé, quelques semaines plus tôt, à Harry Roselmack par Carla Bruni. Cet entretien avait vu le journaliste de TF1 et de RTL se faire reprendre de volée en direct par la première dame de France, après une question sur l’affaire Clearstream. Or, il avait fallu toute la diplomatie des dirigeants de RTL après l’émission, pour que les choses s’apaisent et que Carla Bruni oublie l’incident. Or Nicolas Sarkozy tenait à revenir sur cet épisode. « 

Que venait faire cette question ici ? Carla a été surprise. Elle était venue parler du sida et on l’interroge sur Villepin
". Ce que n’écrit pas Revel, c’est que la remarque de Sarkozy est purement et simplement inacceptable. Un journaliste pose les questions qu’il veut, point barre. Et il n’appartient nullement à un minuscule président de la République, pas plus qu’à une première dame de mes fesses, de leur dicter les sujets dont ils doivent ou ne doivent pas parler. Ça s’appelle le droit d’informer et la liberté de la presse. Mais on sait que Sarkozy a toujours eu un problème avec ce concept. Il n’aime qu’une seule catégorie de journalistes, il est vrai bien représentée en France : les lèche-bottes.

 

messieIncroyable photo du président en extase quasi christique, trouvée sur le blog de Jean-Marcel Bouguereau, illustrant le billet Sarkozy, le "médiavore", qui n’indique pas en quelle occasion elle fut prise. On y reconnaît, si l’on ne s’abuse, l’entrepreneur blogueur runner et winner Loïc Le Meur.

 

Relire sur plumedepresse  : "Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits eux, ont une morale", Quand Sarkozy insulte les journalistes (avril 2009).

http://www.plumedepresse.net http://www.plumedepresse.net




http://www.alterinfo.net/Sarkozy-toujours-un-probleme-avec-la-liberte-de-la-presse_a43161.html

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 05:33


Emission du mardi 23 février 2010
Régionales : les couacs de la campagne









Présentation de l'émission sur le site de C dans l'Air


A moins d’un mois du premier tour des élections régionales, les moqueries, insultes et autres dérapages verbaux rythment la campagne. Des empoignades qui font le buzz sur Internet, mais pourraient ne pas entraîner le même élan dans les urnes... 


Dernier test électoral avant la présidentielle de 2012, la campagne des régionales, de petites phrases assassines en accusations, connaît un climat de plus en plus délétère. En Ile-de-France, en Poitou-Charentes, en Languedoc-Roussillon et presque partout ailleurs, l’affrontement électoral prend souvent des allures de règlements de comptes.

Derniers épisodes en date : le maire UMP de Franconville, dans le Val-d’Oise, Francis Delattre, après avoir comparé son opposant, le candidat socialiste Ali Soumaré, à un "réserviste du PSG", l’a qualifié, vendredi 19 février 2010, de "délinquant multirécidiviste chevronné", avant d’évoquer cinq affaires qui seraient inscrites sur son casier judiciaire. Face à ces accusations, la tête de liste PS du Val-d’Oise, qui a reconnu une seule condamnation remontant à 1999 et "désormais prescrite", a affirmé qu’il s’agissait d’"une erreur de jeunesse" dont il a "tiré les conséquences".

En Languedoc-Roussillon, à la veille de la confirmation, mardi 23 février, par le bureau national du Parti socialiste de la suspension des socialistes pro-Frêche, le président sortant de la région a menacé de faire démettre de ses fonctions la maire PS de Montpellier, avant d’affirmer avoir de son côté "vingt-six conseillers municipaux socialistes", et Hélène Mandroux, "trois". C’est le vrai "Georges Frêche qui a parlé : celui qui ne peut s’empêcher d’attaquer, de menacer, d’instruire des procès contre tous ceux qui lui résistent", a répliqué cette 
...


http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1375

                
La présentation est scandaleuse: Elle laisse penser qu'il y a équilibre entre la Droite et la Gauche. Or, il n'en est rien: Calvi attaque uniquement l'Opposition, il s'agit seulement des couacs... des Opposants à Sarkozy  (PS d'Aubry, de Royal, ou Bayrou...) Eva
 
NB Actuellement sur Public Sénat, justement, on parle des divisions de la Majorité, Eric Raoult, par ex, dénonce la campagne amateur de Valérie Pécresse.
Calvi, lui, ne parle pas des couacs de la Droite !! A vomir !


Calvi déclare la guerre à l'Opposition
par Eva R-sistons



A propos des couacs de la campagne des Régionales, qui bien sûr avec lui n'ont lieu qu'à Gauche, Calvi, dans C dans l'Air, se livre à son sport favori: Le dénigrement de l' Opposition. Avec dans la tête une idée machiavélique: Pousser les Français à s'abstenir en les dégoûtant de la politique, en insistant lourdement sur ses miasmes et... sur l'abstention. Car il sait, le bougre, avec tous ses copains sondeurs au service du Patron, que la Droite, cette fois, va peu se mobiliser ! Mais la Gauche, elle, va exprimer son mécontentement. Et donc, il faut dissuader les électeurs de l'Opposition de se déplacer !

Allez, je vous offre quelques petites phrases de Calvi (ou de ses amis aux ordres) pour dissuader les électeurs de l'Opposition de voter : "L'affaire Frèche est en train de réveiller la guerre des courants (au PS, bien sûr. La Droite est unie, elle ! Qu'en pense D. de Villepin ?)
... Les hostilités... empoisonnent l'atmosphère... Les appels du pied de la rue de Solférino tombent à l'eau... L'équipe Mandroux n'a pas de projets... Plus génant, l'attitude des socialistes locaux... Rebsamen va soutenir les dissidents... G Frèche s'affiche avec le Maire de Lyon... Ils soupçonnent Martine Aubry de faire le ménage dans la Région...  L'Affaire Frèche est en train de relancer la guerre des courants... Une jacquerie frappante... on entend les voix discordantes du PS... On sort les clous... Le Modem lui aussi se disloque... Ce qui se passe là-bas n'est pas rien, c'est parallèle à d'autres affaires de courants, on croyait que Martine Aubry avait repris la main, mais non... Les dérapages verbaux... Ce qui est plus gênant, c'est l'attitude des socialistes locaux... pourquoi ce tohu-bohu si l'affaire n'est pas importante..  et si elle est importante, comment se réconcilier après ??? (Au cas où l'électeur n'aurait pas pensé aux querelles après les échéances électorales !)...  on s'est disputés, et on se réconcilierait après ? ... Si c'est grave, ça le reste... Martine Aubry ne tient pas ses troupes... Les conséquences seront très profondes... On ne peut pas se mettre d'accord sur une réconciliation... M Aubry a sacrifié le Languedoc... Ce qu'on voit, ça fait désordre pour le PS, et pour les autres échéances... Ambiguité de Frèche... Des socialistes locaux seront exclus... Ca rappelle Vichy, Frèche..  Il a cherché des fonds douteux... Martine Aubry semblait flotter, là elle a été patronne...  S Royal réussit une fois de plus à destabiliser l'adversaire... débauchages... elle ouvre sa liste à des non-socialistes, tous les coups sont permis, volonté de captation, même écharpe orange, il y a même plus de Divers que de socialistes, la pilule passe mal à gauche, il faut êtrre clair, c'est de l'opportunisme, faire de la politique de vestiaire (le Modem), un Vert suspendu, S. Royal aura réussi son coup: Semer la zizanie chez ses adversaires, et quand on lui parle de débauchage, elle botte en touche... Ce sont les appareils politiques qui sont dans l'incohérence... Le mot socialiste est à peine visible... S. Royal est bien en campagne, mais pour elle-même ! Ségolène a autour d'elle des alliances non autorisées à Paris... Où seront les amis de Ségolèe ensuite si elle a un bon score ? Hollande va son chemin... Elle ne pourra pas à nouveau tisser un filet pour les Présidentielles... Il n'y aura pas de pacte de non-agression... Elle se prépare à être une candidate dissidente... Sa stratégie s'apparente à celle de l'UMP...  Il faut qu'elle soit capable d'insuffler des idées  nationales... Ce qui se profile, c'est un Bayrou très affaibli... ridiculisé, sa 3e force a été dégonflée... On ne sait pas trop la différence entre le programme de Droite et celui de Gauche dans les Régions, les programmes sont peu différents, il y a absence d'enjeu réel... Personne n'est d'accord avec personne... boules puantes, coups bas... Le navire se mettra vaille que vaille à naviguer"

Et on profite de l'émission pour fustiger au passage les Musulmans, avec le Quick et sa viande Halal: "Je ne suis pas raciste, mais on fait trop de choses pour eux, avec les Mosquées... On manipule les idéaux républicains, les symboles de la République ... La Mairie socialiste de Roubaix n'accepte pas l'exclusivité de la viande Halal... La Communauté musulmane en a assez d'être stigmatisée ! "

Et on revient à la Gauche : "Les divisions de la Gauche, c'est ce qui pose le plus de problèmes à la Gauche... D Cohn-Bendit compare Frèche à Mussolini... On ne réagit pas pour lui, pourquoi ? "

Le morceau de choix ? L'abstention... car il faut, au final, dissuader l'électorat de Gauche de voter pour un Mussolini dans le Languedoc, ou les Musulmans pour le candidat socialiste de Roubaix, ou les électeurs lassés des divisions de la Gauche de déposer un bulletin pour elle... Il peut y avoir une SANCTION envers l'Opposition (divisée, sous-entendu - Et la Droite, elle est unie ? Artificiellement ? Ou désunie ?)... des retours de bâtons...."  

Une des dernières phrases est à elle seule tout un symbole : "Merci de m'avoir dissuadé de voter car c'est inutile !"

Avec des invités comme Barbier, représentant un journal à l'origine centriste, l'Express, mais devenu sous sa direction ultra-libéral, et même soutien de la guerre contre l'Irak, avec des sondeurs, toujours les mêmes, comme Reynié ou Cayrol, on est sûrs d'avoir des attaques contre la Gauche, directes, indirectes, masquées, de façon détournée.... Tout est bon pour discréditer l'Opposition !

Au fait, Calvi aura sa sucette, ensuite ? Ils sont reconnaissants, les Maîtres, quand les esclaves leur lèchent les pieds ?

Après la guerre déclarée à l'Iran, Calvi est donc reparti en guerre, cette fois contre les Opposants au Chef, contre les opposants à Sarkozy... C'est ça, l'information ? Et après, on s'étonne d'être lanterne rouge de l'Europe ?

C'était la télé aux mains des sionistes, l'Info présentée par des sionistes, la propagande au service du Président ultra-libéral, ultra-militariste, ultra-américain, ultra-sioniste... On tourne en rond...

Et Calvi a une carte de PRESSE ??? Et il travalle pour une télé publique ??? Ou au service d'intérêts privés, très privés... avec nos sous !

Amis lecteurs, boycottez tous les torchons de Calvi. Et réfugiez-vous dans le dernier espace de liberté, sur FR3... "Ce soir ou jamais !"

Il nous reste au moins UN journaliste digne de ce nom, Frédéric Taddeï.... et beaucoup de journalistes citoyens !

Eva r-sistons aux médias officiels effroyables...
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 22:24

bourrage-crane.jpg



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La complicité des médias dans la promotion de la guerre

Taxonomie : 3 noeuds





Le Sarkoshow sur TF1 (2) : la défaite du journalisme

paru dans : Le Sarkoshow sur TF1 (1) : Laurence Ferrari en hôtesse d'accueil
100223:1749 acrimed 21 min ouvrir
Publié le 23 février 2010 par Yves Rebours

Le Sarkoshow organisé par TF1 le 25 janvier 2010, peut-être déjà oublié par les téléspectateurs, marque une date dans l'histoire de la très politique dépolitisation des débats télévisés. Après un apéritif où, sous couvert d'interroger Nicolas Sarkozy sur l'actualité, Laurence Ferrari, bon gré, mal gré, dut se contenter de distribuer les amuse-gueules (voir notre précédent article), TF1 conviait « ses » téléspectateurs à entendre des « Paroles de Français » ...



Le Sarkoshow sur TF1 (1) : Laurence Ferrari en hôtesse d'accueil

100223:1749 2 articles acrimed 12 min ouvrir
Publié le 3 février 2010 par Henri Maler

Le 25 janvier 2010, Laurence Ferrari recevait le président de la République au cours du JT de 20 h pour qu'il réponde à des questions d'actualité, avant que celui-ci ne soit confronté à des « gens ordinaires ».

Un prologue du Sarkoshow. Un apéritif, avec quelques amuse-gueule, mais sans alcool.

Comme le montre la transcription des questions posées par Laurence Ferrari (que nous proposons en « Annexe »), la réception du président de la République pour le Sarkoshow que lui avait réservé TF1 a commencé, au cours du journal télévisé, par un accueil très convivial.



« L'amour, ça se fait à deux », par Nicolas Demorand et Bernard-Henri Lévy

100223:1746 acrimed 12 min ouvrir
Publié le 22 février 2010

Confronté à la « meute » de ses admirateurs inconditionnels, BHL se pose désormais en victime des médias...

Mais pour faire face à l'adversité, la résistance s'organise, avec le renfort de Nicolas Demorand.

Demorand à contre courant et à contre-emploi

Dans sa chronique « Tous azimuts » du 18 février 2010, sur France Inter, l'animateur de la matinale, ancien de l'École Normale de Saint-Cloud, prend courageusement la défense de BHL, ancien de Nomale Sup' de la rue d'Ulm (mieux cotée), et invite à lire les articles défendant le philosophe sur le site Slate.fr, dirigé par le chroniqueur de France Inter Jean-Marie Colombani, deux articles « à contre-courant du contre-courant », précise Demorand. Parmi ces articles, celui de Philippe Boggio - dont Demorand oublie d'indiquer qu'il fut aussi l'hagiographe de BHL (et de Johnny Hallyday...) et qu'il concluait ainsi son article, finement intitulé
« BHL victime de délit de faciès ? » :« Compte tenu de l'état de la société, de ses besoins de lynchage, de sa passion pour les oukases médiatiques, la prochaine fois, au prochain livre, internautes, lecteurs ou critiques, quelques-uns ne se retiendront plus. Bernard-Henri Lévy, ce juif... ». « Il y a dans tout cela quelque chose qui pue », commente Demorand à propos des critiques contre BHL, avant d'ajouter : « Et pour le reste sachez que Bernard-Henri Lévy sera demain l'invité du 7-10 ». Ce n'est que justice puisque ce ne sera que la septième fois depuis octobre 2007...



L'Info contre les guerres impériales

100221:1854 alterinfo WordWar 4 min ouvrir
Eva met l'info au service de la paix. Sa principale cible : L' OTAN, l'Organisation Terroriste Anti Nations. Voici son nouveau blog, "NO WAR" !

La guerre est la pire des solutions, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre. Elle sème partout ruines, désolation, morts, handicaps, blessures intérieures, stress, douleurs... Et avec les moyens actuels, elle est
redoutablement dangereuse. Désormais, on parle d'ailleurs ouvertement d'utiliser les armes nucléaires - banalisées !



Rapport Filloux sur l'AFP : réactions syndicales

100221:1108 acrimed 15 min ouvrir
Publié le 18 février 2010

Frédéric Filloux a remis son rapport au PDG de l'AFP. Nous publions ci-dessous et successivement les réactions du SNJ-CGT et de Sud-AFP (Acrimed)

Mais, d'abord, le rapport :

/Rapport_AFP_Frederic_Filloux.pdf
I. SNJ-CGT :

Rapport Filloux : un missile télécommandé

La précieuse ridicule

Le prétendu spécialiste multimédia, sous Contrat à Durée Déterminé pour six mois à l'Agence, Frédéric Filloux, a enfin remis son petit devoir de vacances au PDG, Pierre Louette. Bien entendu, nous ne nous permettrons pas d'affirmer ici que le contenu de ce « rapport » était téléguidé...



« La Faute de M. Peillon », fable (2) : « Circulez, y a rien à voir »

paru dans : Chez Arlette, cantine de la bonne soupe UMPiste
100221:1104 acrimed 26 min ouvrir
Publié le 16 février 2010 par Henri Maler, Olivier Poche

Encore l'« affaire Peillon » (1). Pourquoi revenir sur cette « affaire » ? Parce qu'elle est révélatrice de la conception que les éditorialistes et les tenanciers des principaux médias se font de leur indépendance et de leur fonction démocratique. Et quand on tient un « cas d'école », il vaut la peine de s'y attarder (en nous appuyant notamment sur un entretien avec Vincent Peillon que nous remercions d'avoir accepté de répondre à quelques questions).



La Société interaméricaine de presse (SIP) contre l'émancipation médiatique

100221:1057 Une Une acrimed 14 min ouvrir
Publié le 17 février 2010 par Nils Solari

Du 6 au 10 novembre 2009, s'est tenue à Buenos Aires la 65ème assemblée générale de la Société Interaméricaine de Presse (SIP). Une lecture rapide des conclusions générales de la réunion laisse entrevoir une partialité caricaturale : aucune mention du coup d'Etat au Honduras et de véhémentes critiques à l'égard - presque exclusif - des pays de l'Alba (l'Alliance Bolivarienne des Amériques)...



Qui critique BHL est... antisémite !

100220:1132 plumedepresse WordWar 4 min ouvrir
Terrorisme intellectuel

samedi 20 février 2010, par
Olivier Bonnet

Le titre de l'article, signé Philippe Boggio sur Slate, annonce la thèse défendue par l'auteur : BHL victime de délit de faciès ? La conclusion est terrifiante : "Ces deux livres-ci, le petit et le gros, et la manière véhémente qui les salue sont, il faut le savoir, la dernière étape avant l'ignominie. Compte tenu de l'état de la société, de ses besoins de lynchage, de sa passion pour les oukases médiatiques, la prochaine fois, au prochain livre, internautes, lecteurs ou critiques, quelques-uns ne se retiendront plus. Bernard-Henri Lévy, ce juif..." A l'appui de ce procès d'intentions, le journaliste estime que l'on s'acharne davantage sur ce pauvre BHL que sur nul autre. Sans raison valable à l'en croire, comme il l'énonce de façon incroyable dans cette phrase : "Dès lors que l'actualité est arrosée d'autant d'objets promotionnels made in BHL, les réfractaires s'estiment en droit de lancer leur contre-offensive. (...) Souvent, ils se muent en flics investigateurs pour vérifier l'exactitude des affirmations de BHL dans ses reportages pour Le Monde - qui ne sont pas exempts d'approximations, parfois, comme tous les autres reportages. Ainsi l'enquête, en 2008, sur les traces de BHL, en Géorgie, pendant l'offensive russe." Boggio est un ancien grand reporter du Monde, justement : il n'est guère flatteur pour le "quotidien de référence" d'écrire ainsi que "tous les autres reportages" comportent autant d' "approximations" que celui qu'il cite en exemple, qui est en réalité une pure affabulation ! Il faut se souvenir que l'imposteur prétendait rentrer de Gori, décrite comme une ville incendiée par les Russes où flottait une odeur de putréfaction. Alors qu'il avait été bloqué par un barrage dans les circonstances décrites par l’éditeur Gilles Hertzog, qui l'accompagnait (cité dans notre billet BHL, mort à Gori) : "Non, on n’est pas rentré dans la ville, on est resté à l’orée de la ville, je ne sais pas à combien de kilomètres de Gori. Il faisait nuit, on apercevait vaguement des bâtiments quand il y avait des fusées éclairantes, mais on n’était que sur le bas-côté d’une route". Mais pour Boggio, ce ne sont là qu' "approximations". Il lui faut bien minimiser : ceux qui sont tombés sur BHL en cette occasion ne protestaient pas contre un "reportage" purement scandaleux, ils manifestaient leur antisémitisme ! Le terrorisme intellectuel ne connaît plus de bornes. Et des Boggio devraient méditer sur le fait qu'ils alimentent, eux-mêmes, l'antisémitisme : si l'on ne peut plus s'opposer à un juif sans être taxé de racisme, les juifs deviennent intouchables. Rien de tel pour exciter la futeur authentiquement judéophobe, pour alimenter les "Ils sont partout", les "Ils sont puissants", les "Ce sont eux qui décident de tout". Daniel Schneidermann s'est chargé de répondre à Boggio pour @rrêt sur images : "Evidemment, le préposé à la défense béachélienne n'écrit pas noir sur blanc que Pierre Assouline, Aude Lancelin ou moi-même sommes antisémites, ce qui serait assez drôle. Non. Si l'on comprend bien, c'est un antisémitisme inconscient, qui a guidé les critiques de BHL. Un antisémitisme en voie de cristallisation. (...) L'antisémitisme anti-BHL n'attend plus qu'un déclic, une occasion (le prochain livre, et le prochain auto-entartage par exemple) pour s'exhiber enfin à visage découvert, mais il est déjà totalement constitué." Avec le "raisonnement" de Boggio, Lévy bénéficie d'une immunité en tant qu'israélite - même s'il écrit n'importe quoi. "On ne peut rien dire, il est juif..." vont ricaner, l'air entendu, les nostalgiques de la shoah. Ou comment fournir de facto un bouc-émissaire rêvé à la vindicte antisémite, l'inverse du but recherché !



Un TGV zappe une gare, la presse déraille...

100219:1816 lesmotsontunsens 3 min ouvrir
Vendredi 12 février, un TGV a "oublié" de s'arrêter en gare du Mans. LeFigaro.fr, qui a révélé l'affaire, évoque une "faute grave" de l'agent de conduite. L'info est immédiatement reprise par l'AFP et relayée par l'ensemble de la presse française. Sauf que le conducteur n'a finalement fait que son travail... lesmotsontunsens

C'est un boute-en-train du Figaro, présent à bord au moment des faits, qui a relaté l'histoire. Vendredi 12 février, à midi, un TGV n'a pas marqué l'arrêt prévu à la gare du Mans. La "faute grave" de l'agent de conduite est avérée puisqu'un contrôleur a balancé la "bourde" de son collègue au micro, précise l'article. D'autant que la direction de la SNCF en a remis une couche, un peu plus tard, dans Ouest-France : "Le conducteur du TGV pourrait avoir confondu la feuille de circulation de vendredi avec celle d'un autre jour, où ce TGV ne s'arrête pas au Mans". Depuis, la SNCF n'a plus communiqué sur le sujet. Et pour cause...



Journalisme: 8 apparatchiks en colère

paru dans : « Les effroyables imposteurs » sur Arte, Hadopi, Loppsi2: la revanche des anti-Internet
100219:1340 video Une numerolambda 4 min ouvrir
by numerolambda

« Quant l'information va mal, c'est toute la démocratie qui est en danger ». Wahou! Quel programme. Arte nous invitait la semaine dernière à voir un
documentaire de 26' qui a bénéficié d'une promotion plutôt inhabituelle, intitulé « Huit journalistes en colère ».

Dans les rôles titres, voilà quels étaient les « journalistes » conviés à s'exprimer sur ce sujet brûlant pour la démocratie: FO Giesberg (Le Point, ex-Figaro), Chabot et Pujadas (F2), Philippe Val (France Inter, ex-Charlie), Elkabbach (Europe 1), enfin Fottorino (Le Monde) et Plenel (Mediapart, ex-Le Monde). Douze ans après « Pas vu pas pris », de Pierre Carles, qui mettait son nez dans les relations incestueuses entre médias et politiques, un tel casting a de quoi faire flipper ! (3 vidéos à suivre)



Botul : « servilité » de la presse (journalistes Obs)

100219:1238 arretsurimages 2 min ouvrir
Dans un communiqué interne, la Société des rédacteurs du Nouvel Observateur se félicite que l'hebdomadaire ait révélé la bourde de Bernard-Henri Lévy dans son dernier livre. Une réponse à Jean Daniel, fondateur du magazine qui, dans un éditorial, prenait plutôt la défense du philosophe ?

"Devant la servilité dont une grande partie de a presse française a fait preuve vis-à-vis de Bernard-Henri Lévy pris en flagrant délit d'amateurisme philosophique, la Société des rédacteurs du Nouvel Observateur se félicite de la tenue morale et professionnelle du journal.A l'origine d'une révélation reprise par la presse internationale, le Nouvel Observateur a démontré son indépendance", explique la Société des rédacteurs du Nouvel Observateur dans un communiqué
s'est procuré.



Arte : l'effroyable caricature de la théma « main basse sur l'info »

paru dans : « Les effroyables imposteurs » sur Arte, Hadopi, Loppsi2: la revanche des anti-Internet
100218:0833 Une reopen911 WordWar 15 min ouvrir
Posté par Rédaction le 17/02/2010

La semaine dernière Arte diffusait une soirée théma intitulée "Main basse sur l'info". Elle était orchestrée par Daniel Leconte, chantre d'un certain "journalisme" déjà à l'œuvre en 2004 pour une soirée théma appelée "Le grand complot ". On pourra se délecter du
décryptage en règle par un simple citoyen de cette ancienne émission. Reste que 5 ans plus tard, nos journalistes obsessionnels récidivent et parviennent une fois de plus à approcher le degré zéro de l'information. La bande annonce annonçait "Théma fait son travail et pose les bonnes questions ", de quoi s'esclaffer quand on connaît le parti pris de Daniel Leconte sur le sujet. Précisons que Daniel Leconte est directeur de la société de production Dock en stock commanditaire du reportage de Ted Anpach. Parce que Reopen911 est directement mise en cause par le reportage "Main basse sur l'info" de Ted Anspach nous vous proposons une expérience inédite : nous vous invitons à découvrir les coulisses de ce reportage, sorte de miroir sans teint!



Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)

« L'autoproclamée Agence de presse » Vous aussi devenez correspondant d'Alter Info

Depuis plusieurs années déjà, nos détracteurs à défaut de reproches fondés et de bases juridiques pour fermer notre agence de presse ASSOCIATIVE, en opposition aux agences COMMERCIALES, en sont réduits à la discréditer par de piteux procédés et des arguments tout aussi fallacieux. Que les correspondants d'Alter Info ne tombent pas dans le piège qui consiste à faire croire que nous ne serions pas une agence de presse. Les petits soldats aux ordres peuvent toujours reprendre en coeur le même petit refrain, « L'autoproclamée Agence de presse », ne leur en déplaise, Alter Info est bien une AGENCE DE PRESSE ASOCIATIVE et nos cartes de correspondants ont exactement la même valeur juridique que celles octroyées par la presse marchande. Tous les quotidiens régionaux ou nationaux ont des correspondants bénévoles (sans rémunération) auxquels ils octroient une carte de correspondant et un statut reconnu par les pouvoirs publics.



La complicité des médias dans la promotion de la guerre

100217:1813 endoctrinement propagande Stay mondialisation 16 min ouvrir
par Eva R-sistons
Mondialisation.ca, Le 17 février 2010

Les spécialistes de la communication présentent, aujourd'hui, les guerres comme nécessaires, légales, utiles, morales, propres, chirurgicales... et ils nous y préparent, psychologiquement, à l'avance (1).

Les peuples aspirent à la paix. Mais l'oligarchie qui s'est octroyée le droit de vie et de mort sur les citoyens du monde entier, programme les guerres qui lui permettront de réaliser de juteux profits. De nombreux élus, à tous les niveaux, sont les alliés objectifs de ces politiques relayées par les médias. Ces derniers sont d'ailleurs, en France, aux mains des industriels de l'armement, et ils font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre. (2). La guerre est même présentée comme un moyen de promotion des femmes (3) ! Les guerres, comme celle de l'Afghanistan,
permettraient d'améliorer le sort des femmes. A l'inverse, inutile de proposer une émission sur la paix : lorsque j'étais journaliste pour une grande chaîne de télévision française, une seule de mes émissions a été censurée, celle où j'avais interviewé la présidente de l'Association internationale des Femmes pour la Paix.


(En rouge, votre Eva)


http://w41k.info/
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 23:59
Dimanche 21 février 2010 7 21 /02 /2010 10:37


Lobby.jpg

Une conférence va se dérouler à Bruxelles,
le 25 février, sur le thème :

"Médias juifs en Europe : Défis et Opportunités".

 

S’agit-il d’une provocation d’un dangereux groupe extrémiste antisémite ?

 

Non, cette manifestation est organisée par l’European Jewish Press (EJP).

 

Sur Blog drzz .info, Ftouh Souhail considère que : « Cet événement constituera une opportunité unique de discuter de questions d'intérêt commun aux médias juifs en Europe».

Et de développer son propos :

« Il est indéniable que le rôle de  ces médias devient primordial. Dans un  moment  où l’embrasement de l’antisémitisme s’amplifie à toutes occasions et menace à nouveau le peuple juif et Israël, il  est temps de songer sur le rôle que devrait jouer les médias juifs en Europe pour faire face à la propagande mensongère des  média moyen-orientaux  qui envahissent l’Europe  (comme la triste Aljazzira) et certains « humoristes » qui  distillent sans retenue et impunément la haine des juifs ».

Ftouh Souhail précise :

« Le 11 février 2010, un rapport de l’Institut de recherches Reut  de Tel-Aviv sur les questions économiques et sociales a été présenté au gouvernement de Benjamin Netanyahu. Ce rapport  précise qu’« Israël est confronté à une campagne mondiale de délégitimation visant à l’isoler et occulter son caractère juif et démocratique »

“La diabolisation d’Israël (…) vise à nier sa légitimité et à le présenter comme une entité coloniale associée à des pratiques nazies, à l’apartheid ou au racisme”, écrit ce rapport.

Les militants du réseau - « delegitimizers » - selon le rapport, sont relativement marginaux : les jeunes, les anarchistes, les migrants et les militants politiques radicaux. Bien qu’ils ne soient pas nombreux, ils élèvent leur représentation grâce à l’aide de campagnes publiques et de la couverture médiatique, indique encore le rapport ».

 

Et d’ajouter :

« Le rapport met notamment en cause un réseau mondial d’individus, d’associations et ONG pro-palestiniennes, arabes ou musulmanes souvent liées à la gauche “dont le dénominateur commun est de présenter Israël comme un Etat paria et de nier son droit à l’existence”.

Il fustige notamment “des manifestations hostiles aux représentants israéliens dans des universités étrangères ou sur les stades, des appels au boycottage des produits fabriqués en Israël, ou encore des tentatives visant à arrêter et poursuivre en justice à l’étranger des responsables” de l’Etat hébreu ».

 

En clair, les dirigeants de Tel Aviv commencent à mesurer l’ampleur du discrédit qui pèse sur l’Etat d’Israël. Ils évaluent négativement pour eux, le poids et l’efficacité des campagnes, qui visent la politique raciste et colonialiste menée par cet Etat : l

Aussi, les responsables sionistes réagissent.

 

Ils « recommandent notamment « d’utiliser les ambassades à l’étranger pour créer des réseaux de gens capables de répondre aux attaques » 

Reut recommande la création d’un contre-réseau, dans lequel les ambassades d’Israël serviront de "bases avancées."

 

Les diplomates d’Israël à l’étranger, de leur côté, doivent lutter contre les tentatives visant à délégitimer le pays. "La combinaison d’une grande communauté musulmane, d’une gauche radicale influente, de médias de langue anglaise et un centre universitaire international font de Londres un terrain fertile pour la délégitimation d’Israël", déclare Ron Prosor, l’ambassadeur israélien à Londres.

Nathan Chtcharansky, président de l’Agence juive  a fait savoir “Israël fait face à une campagne mondiale visant à le délégitimer. Il s’agit d’une véritable guerre, qui menace nos intérêts stratégiques, et il faut rendre coup pour coup”. (Source JSSNEWS)

 

Dans des propos rapportés le 12 février  par le Jérusalem Post, un responsable du ministère des Affaires étrangères, Ido Aharon, a de son côté affirmé “qu’il faut tenter de rectifier l’image d’Israël ”.

 

Le vice ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, a résumé cette situation  en quelques mots   « Nous sommesen pleine guerre diplomatique pour l’opinion ». 

 

C’est dire l’inquiétude du gouvernement israélien !

 

Mais une question se pose : les « médias juifs » européens sont-ils au service de l’Etat hébreu ? Sont-ils, comme les ambassadeurs d’Israël, les vecteurs zélés de la politique décidée à Tel Aviv ?

On pourrait le croire.

La mobilisation des médias européens, qui se disent « juifs », laisse penser que ceux-ci se considèrent d’abord comme des citoyens de l’Etat d’Israël, et non pas des journaux libres de leurs jugements. Ils reconnaissent obéir aux directives d’un Etat étranger, tels de simples fonctionnaires.

Cette attitude n’est-t-elle pas de nature à alimenter dangereusement l’antisémitisme, par ailleurs, dénoncé avec justesse, comme une menace ?

 

D’un autre côté, cette mobilisation médiatique israélienne confirme l’inquiétude profonde des milieux dirigeants de ce pays face à la campagne de vérité, menée contre leur politique raciste, militariste et aventurière.

Les « vrais défis » relevés par la « Conférence des médias juifs en Europe » confirment la crainte de voir l’Etat d’Israël mis au ban de l’opinion mondiale.

 

Raison de plus pour poursuivre et accentuer la campagne de solidarité avec le peuple palestinien, pour la destruction du « mur de la honte » qui prive de liberté les Palestiniens de Cisjordanie, et la levée du siège militaire, de Gaza.

Il est urgent d’agir pour le droit à la souveraineté pleine et entière de la Palestine, contre la politique terroriste d’agression et d’apartheid menée par Tel Aviv, pour imposer la destruction du « mur de la honte » et la levée du blocus, imposé aux habitants de Gaza.

 

Telle est la morale de l’Histoire.
 

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-l-etat-d-israel-s-inquiete-45365731.html
(Blog de Jean Lévy)

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 20:31

retraite-parkinson.jpg
La bataille de l’information

jeudi 18 février 2010, par Denis Sieffert


Du  point de vue de l’information, la question des retraites est un cas d’école. Depuis des mois, des années peut-être, un même discours est martelé avec la régularité mécanique d’un métronome. Un discours envahissant, exclusif, impératif, anesthésiant. Et, finalement, disons-le, totalitaire, en ce qu’il n’offre aucune possibilité de choix démocratique.

Sur le ton de l’évidence, on nous rabâche que la durée de vie allonge, et qu’il faut donc travailler plus longtemps. C’est ça, ou c’est diminuer le taux des retraites. Est-ce si simple ? On devrait toujours se méfier des arguments de « bon sens ». Ne revenons pas sur le fond du débat. Nous l’avons évoqué ici même, et dans notre dossier il y a deux semaines  [
1]->9425]. Nous savons qu’il existe d’autres solutions, hors de cette alternative piégeuse, et notamment l’élargissement de l’assiette des cotisations ou l’augmentation des cotisations. Et nous savons aussi qu’en période de fort chômage, le report de l’âge légal du départ en retraite ne sera qu’une fiction coûteuse pour les salariés, et qu’il ébranlera tout notre système par répartition. Tout cela a été dit par quelques voix qui, hélas, ne portent pas assez loin. L’information reste inaudible pour le plus grand nombre. En outre, c’est le génie du libéralisme de faire passer une idéologie pour un fait, et un choix économique pour une donnée naturelle. Quoi qu’il en soit, le résultat est là : la première victoire du gouvernement et du Medef a été remportée sur le terrain de l’information. Et c’est dans le champ clos de la pensée unique que s’est déroulé lundi le rendez-vous social de l’Élysée.


Aussi dures que les murs du palais présidentiel, les limites du débat avaient été dressées auparavant, à force de slogans dans les médias. Fromage ou dessert ? Travailler plus longtemps ou toucher moins ? On ne sortirait pas de cette alternative. Même les organisations syndicales ont du mal à voir au-delà. Or, nous savons bien que cette information hémiplégique induit un contenu social : elle suppose que tout le financement du système doit être supporté par les salariés et les entreprises. Jamais par la finance. Jamais par les revenus non salariaux. Invité mardi de France Inter, Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, fit une réponse incroyable à une question qui lui était posée sur l’élargissement de l’assiette des cotisations : « C’est récusé ! », s’est-il exclamé. Récusé par qui ? Par le Medef, évidemment. Suffira-t-il aux syndicats de récuser le report de l’âge légal de la retraite pour que le gouvernement se résigne aussi vite ? D’un mot, le jeune sous-ministre avait donné tout le contenu social de la politique gouvernementale. S’en est-il seulement aperçu ? Mais à qui la faute de ce déséquilibre ? Pas uniquement à des journalistes préformatés, ou paresseux au point de ne pas aller voir ce que nous disent les économistes d’Attac ou de la Fondation Copernic.


La raison est plus profonde. Dans la logique médiatique, une idée qui n’est pas portée par un parti de gouvernement et qui, par conséquent, n’a aucune chance d’être mise en œuvre à horizon raisonnable n’existe pas.

C’est l’autre responsabilité du Parti socialiste. Plus culturelle que politique. La plupart de ses dirigeants semblent avoir intégré cette évidence néolibérale que, dans notre société, ceux qui s’enrichissent à foison de revenus financiers et de stock-options ne doivent pas être dérangés pour des histoires de solidarité nationale.


Le silence des socialistes sur toute autre piste de financement des retraites renforce l’idée d’un débat en trompe-l’œil qui limite les oppositions à des histoires de calendrier et de méthode. Il n’était question que de cela, lundi soir, à la sortie de l’Élysée : « Avant l’été ou après l’été ? » ; « en force, ou après concertation ? ». Cela n’incite guère à l’optimisme sur l’issue. Surtout quand le délégué du Parti socialiste aux questions de santé, le député de Paris Jean-Marie Le Guen, semble hanté par l’idée qu’il va falloir « parvenir à un compromis » avec le gouvernement  [
2]. La vérité, c’est que toute une culture sociale a été éradiquée de ce côté-là. Et chacun sait que les batailles sont difficiles quand elles n’ont pas été préparées sur le terrain des idées et de l’information. La résistance des salariés a besoin de se nourrir d’une perspective qui n’est pas seulement celle d’une victoire électorale, mais d’une autre organisation sociale. Le vide idéologique des uns favorise la désinformation des autres. L’opinion publique est préparée à l’aune des solutions néolibérales. Elle y est sans aucun doute majoritairement hostile. Mais l’absence d’une autre logique affaiblit d’emblée sa capacité de résistance. Plus à gauche, les arguments sont développés souvent avec talent par Jean-Luc Mélenchon, par le PCF, ou par les Verts. Il manque à ceux-là ce qu’on pourrait appeler la crédibilité démocratique.

Le seuil à partir duquel le discours n’est plus seulement entendu, mais écouté, parce qu’il pourrait être mis en œuvre demain. Ce sont les élections qui donnent ou ne donnent pas cette crédibilité. C’est aussi un enjeu des prochaines régionales.

Retrouvez l’édito en vidéo.

Notes

[1] [« Retraites : contre les idées reçues », Politis n° 1088.

[2] Voir Libération de lundi.

http://www.politis.fr/La-bataille-de-l-information,9566.html 

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 16:22

haro sur l'iran

(JPG) 


ALERTE - Iran: après le rapport de l'AIEA, il est "urgent" d'agir

PARIS - Le dernier rapport de l'AIEA sur le programme nucléaire iranien "montre combien il est urgent d'agir avec détermination pour répondre à l'absence de coopération de l'Iran", a déclaré vendredi le ministère français des Affaires étrangères.

(©AFP / 19 février 2010 13h00)

 
Les leçons de l’Irak sont ignorées et la cible est maintenant l’Iran


Seumas Milne
vendredi 12 février 2010

Le réarmement militaire du Golfe par les Etats-Unis et la promotion par Blair d’une guerre contre Téhéran, sont de sérieux avertissements que nous sommes à la veille d’une nouvelle catastrophe, écrit Seumas Milne.

[Où l’on peut se demander si le battage fait en France sur le port du voile intégral ne fait pas partie d’une campagne psychologique de préparation à une confrontation armée avec l’Iran - N.d.T] (Evidemment, voir mon article :
http://no-war.over-blog.com/article-du-debat-de-l-identite-nationale-au-choc-de-civilisations-et-a-la-guerre-45340559.html - Eva)


(JPG)

Les troupes occidentales ont commis d’innombrables massacres en Irak. Ici une photo prise à Falloujah, ville irakienne bombardée avec des obus au phosphore par l’armée américaine en 2004.


Nous étions supposés avoir compris les leçons de la guerre contre l’Irak. C’est ce à quoi l’enquête Chilcot en Grande-Bretagne est censée avant tout servir. Mais les signes venus du Moyen-Orient indiquent que cela pourrait se produire encore une fois. Les Etats-Unis pratiquent
l’escalade militaire dans le Golfe, ont indiqué des officiels cette semaine, amplifiant sa présence navale et fournissant de nouveaux systèmes d’armes aux états arabes alliés, pour une valeur atteignant des dizaines de milliards de dollars.


La cible est tout naturellement l’Iran. Le Koweit, les Emirats Arabes Unis, le Qatar et le Bahrain sont tous en train de prendre livraison de batteries de missiles Patriot. En Arabie Saoudite, Washington commande directement une importante force de 30 000 hommes pour protéger les installations pétrolières et les ports. A eux seuls les Emirats Arabes Unis ont acheté 80 chasseurs F-16, et le Général Petraeus, commandant des forces armées des Etats-Unis, prétend maintenant être en mesure « d’abattre l’armée de l’air iranienne en entier ».


Les Etats-Unis prétendent que cette militarisation croissante est défensive, destinée à décourager l’Iran, à calmer Israël et à rassurer ses alliés. Mais l’évolution politique que cela représente est assez claire. La semaine dernière Barack Obama a averti que l’Iran ferait face « à des conséquences de plus en plus graves » pour ne pas avoir arrêté son programme nucléaire, tout en faisant le lien avec la Corée du Nord - comme George Bush l’avait fait dans à son discours sur « l’axe du mal » en 2002.


Lorsque le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a rappelé cette semaine son accord pour que l’Iran transfère la majeure partie de son uranium enrichi à l’étranger pour y être retraité, les Etats-Unis ont répondu par la négative. « La main tendue » d’Obama, jusqu’alors combinée avec la menace de sanctions, voir pire, semble avoir été presque retirée.


Le vice-président des Etats-Unis, Joe Biden, l’a souligné en déclarant que les dirigeants iraniens « semaient les graines de leur propre destruction ». Et en Israël - qui s’est juré d’utiliser tous les moyens possibles pour empêcher l’Iran d’être en mesure d’acquérir des armes nucléaires - se multiplient les menaces de guerre contre les alliés de l’Iran, le Hezbollah au Liban et le mouvement palestinien du Hamas. « Nous devons recruter le monde entier pour combattre Ahmadinejad, » a éructé le président israélien Shimon Peres ce mardi.

Les similitudes avec les préludes de l’invasion de l’Irak sont indubitables. Comme en 2002-2003, on nous dit qu’un état dictatorial du Moyen-Orient, développant secrètement des armes de destruction massive, défie les résolutions des Nations Unies, empêche des inspections, menace ses voisins et soutient le terrorisme.

Comme dans le cas de l’Irak, aucune preuve n’a été fournie pour étayer ces accusations, bien que de fausses fuites au sujet de programmes secrets soient régulièrement diffusées dans la presse dominante. Récemment, un ancien responsable de la CIA a rapporté que les services de renseignements américains avaient donné foi à des documents, forgés de toutes pièces et publiés dans le Times, prétendant démontrer que l’Iran prévoyait d’expérimenter un « déclencheur à neutrons » pour une arme atomique. Cela rappelle les soit-disant tentatives de l’Irak d’acheter de l’uranium au Niger.

Au cas où quelqu’un n’ait pas saisi le parallèle, Tony Blair a martelés [ces accusations] chez nous lors de l’enquête sur l’Irak vendredi dernier. Loin de montrer des remords quant au carnage qu’il a contribué à répandre sur le peuple irakien, l’ancien premier ministre a été autorisé à transformer ce qui était supposé être un gril pour lui, en une plate-forme pour faire la promotion d’une guerre contre l’Iran.

Démontrant que le néo-conservatisme est bien vivant et en parfaite santé à Londres, Blair a essayé de traiter le fait que l’Irak n’avait aucune arme de destruction massive comme un simple question juridique, tout en adoptant la même approche à l’égard de l’Iran. Les intentions supposées [de l’Iran] et ses capacités étaient suffisants pour justifier la guerre, a-t-il insisté. Mentionnant l’Iran 58 fois, il a expliqué que la nécessité « de s’occuper » de l’Iran faisait apparaître « des questions très similaires à celles que nous discutons ».

Vous pourriez penser que les opinions d’un homme qui selon l’avis de 37% de peuple britannique, devrait être poursuivi pour crimes de guerre seraient traitées avec mépris. Mais Blair reste délégué du Quartet [Etats-Unis, Russie, Union Européenne et Nations Unies] pour le Moyen-Orient - même si durant le même temps il empoche 1 million de livres sterling par an d’un fonds d’investissements des Emirats Arabes Unis qui négocient actuellement une participation aux bénéfices de l’exploitation des réserves de pétrole irakiennes.

Il n’est pas non plus le seul à faire pression en faveur de la guerre contre l’Iran. Un autre néo-conservateur de l’ère Bush, Daniel Pipes, a écrit cette semaine que la seule façon pour Obama de sauver sa présidence était « de bombarder l’Iran » et de détruire « la capacité en armes nucléaires » de ce pays, impliquant quelques éléments un peu gênants pour les Etats-Unis comme une occupation au sol ou des victimes.


La réalité est qu’une telle attaque serait potentiellement encore plus dévastatrice que l’agression contre l’Irak. L’Iran a la capacité d’appliquer des représailles armées, à la fois directement et indirectement par ses alliés, ce qui non seulement mettrait le feu à la région mais bloquerait aussi 20% des approvisionnements mondiaux en pétrole qui transitent par le détroit d’Ormuz. Cela ferait aussi certainement reculer la possibilité d’un changement [politique] graduel de l’Iran.

L’Iran est un État autoritaire mais divisé, maintenant durement fissuré par l’opposition. Mais ce n’est pas une dictature du type de celle de Saddam Hussein. Contrairement à l’Irak, Israël, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne, l’Iran n’a envahi et occupé le territoire de personne, mais elle a à ses frontières les troupes de deux puissances hostiles et dotés d’armes nucléaires. Et malgré tous les discours incendiaires de M. Ahmadinejad, ce sont les États-Unis et Israël disposant d’armes nucléaires qui maintiennent l’option d’une attaque contre l’Iran, et non l’inverse.

L’agence nucléaire des Nations Unies, l’AIEA, n’a de son côté trouvé aucune preuve que l’Iran chercherait à fabriquer des armes nucléaires, tandis que les propres agences de renseignements des Etats-Unis ont estimé que le programme suspecté d’armements avait été arrêtée en 2003, bien que cela doive maintenant être révisé vu le nouveau climat. Les dirigeants iraniens ont longtemps insisté sur le fait qu’ils ne voulaient pas d’armes nucléaires, alors que beaucoup les soupçonnent de vouloir devenir une puissance nucléaire capable de produire des armes s’ils se sentent menacés. Etant donné l’histoire récente de la région, ce ne serait guère surprenant.


Pour le gouvernement américain, comme sous l’administration Bush, le vrai problème est le pouvoir indépendant que représente l’Iran dans la région la plus sensible dans le monde - dans une situation encore aggravée par la guerre en Irak. Les signaux émanant de Washington sont mélangés. Le responsable du renseignement au niveau national expliquait ce mardi que les États-Unis ne pouvaient rien faire pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires s’il était décidé à le faire. Peut-être que le renforcement du dispositif militaire dans le Golfe n’est qu’un bruit de bottes... La préférence est clairement pour un changement de régime, plutôt que pour une guerre.

Mais Israël est très capable d’aller de l’avant si cette option échoue, et les risques seraient élevés pour les États-Unis et ses alliés, dont la Grande-Bretagne, d’être entraînés dans les retombées d’une éventuelle attaque.

Comme on l’a compris dans le cas de l’Irak, l’opinion des boute-feu comme Blair et Pipes peut rapidement se généraliser. Si nous voulons éviter une répétition de cette catastrophe, des pressions pour empêcher la guerre avec l’Iran devraient s’appliquer dès à présent.

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Seumas Milne

* Seumas Milne est journaliste et éditeur associé au journal britannique The Guardian


Du même auteur :

-  Mahmoud Abbas : « Je soutiens le mur égyptien » - 5 février 2010
-  
Le terrorisme est le prix à payer pour le soutien aux despotes et aux dictateurs - 10 janvier 2010

3 février 2010 - The Guardian - Vous pouvez consulter cet article à :
http://bridge.over-blog.org/ext/http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2010/feb/03/iraq-inquiry-blair-missile-shield-iran
Traduction de l’anglais : Nazem

http://bridge.over-blog.org/ext/http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=8155

 

http://bridge.over-blog.org/article-haro-sur-l-iran-45260835.html

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 02:40

samedi 20 février 2010

Colombie, L' Affaire Coca-Cola



 










Documentaire sur l'entreprise Coca-Cola. Les réalisateurs German Gutiérrez et Carmen Garcia dressent un réquisitoire accablant contre l'empire Coca-Cola, soupçonné d’être impliqué dans l’enlèvement, la torture et le meurtre de chefs syndicaux qui luttaient pour l'amélioration des conditions de travail en Colombie, au Guatemala et en Turquie. Les cinéastes suivent les avocats en droit du travail Daniel Kovalik et Terry Collingsworth, ainsi que le militant Ray Rogers, directeur de la campagne Stop Killer-Coke!, alors qu’ils mettent tout en œuvre pour obliger le géant américain de l’industrie des boissons à répondre de ses actes dans cette bataille juridique pour les droits de la personne.
Source ONF

Voir et lire sur :
http://sergeadam.blogspot.com/
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 22:17
apocalypse-1

No-War, le blog d'eva R-sistons à l'intolérable



   La guerre est la pire des solutions, elle aggrave les problèmes au lieu de les résoudre. Elle sème partout ruines, désolation, morts, handicaps, blessures intérieures, stress, douleurs... Et avec les moyens actuels, elle est redoutablement dangereuse. Désormais, on parle d'ailleurs ouvertement d'utiliser les armes nucléaires - banalisées !
   Nous sommes prévenus: L'OTAN, que j'appelle l'Organisation Terroriste (terrorisme d'Etat) Anti-Nations (portant atteinte aux souverainetés) appelle à la guerre préventive, permanente, totale, nucléaire. Elle a enrôlé sous sa bannière les Etats européens, acceptant servilement que leur but originel, une Union au service de la paix, devienne désormais une fédération au service des guerres de l'Empire usraélien (Pays anglo-saxons et Israël), au service, donc, de ses ambitions hégémoniques: Dominer la planète, prendre le contrôle de ses ressources - des ressources arrachées aux peuples pour engraisser les Grandes Banques et les Multinationales. C'est un scandale intolérable !
   Ces Etats prédateurs, sans foi ni lois, véritablement hors-la-loi et terroristes, ont des porte-paroles zélés: Les Médias. Jour après jour, ils manipulent les consciences pour faire accepter ce dont les peuples ne veulent pas: Les guerres impérialistes, le choc de civilisations (qui a pris le relais de la guerre froide, l'antagonisme USA-URSS étant remplacé par le choc de civilisations, judéo-chrétiens contre Musulmans qui, pour leur malheur, ont souvent un sous-sol fort riche aiguisant les appétits), ou encore le choc Empire-Etats non alignés comme l'Iran, la Russie, la Chine, le Vénézuela.... Ainsi, Marie Drucker ou Benoît Duquesne font-ils, en France, l'éloge des guerres, ils appellent ouvertement à "mourir pour la patrie" - en réalité, pour les multinationales apatrides.
   Les Médias, outrepassant honteusement leur rôle d'information, désigent quotidiennement les adversaires: L'Iran, la Chine, la Russie, le Vénézuela, Cuba, etc. La désinformation et la propagande sont la règle. Le Nouvel ordre Mondial en gestation, basé sur l'exploitation, l'appauvrissement, destine les humains à deux rôles principaux: L'asservissement ou la guerre. Citoyens, servez vos nouveaux maîtres en tant que chair à canons ou comme esclaves, pour des salaires dérisoires (si vous avez la chance d'avoir encore un emploi), soyez flexibles, pressurables et délocalisables à volonté. Et lorsqu'épuisés vous arriverez, de plus en plus tard, à la Retraite, celle-ci sera remplacée par l'euthanasie - déjà annoncée par Jacques Attali, le plus célèbre apôtre du Nouvel Ordre Mondial (nom donné au Totalitarisme orchestré, en coulisses, par la Haute Finance). Orwell avait vu juste, et le film Soleil Vert est d'actualité.
   Il faut rappeler que les Médias, en France, sont principalement la propriété des Industriels de l'Armement, cas unique et intolérable.
   Dans son document intitulé "Etes-vous prêts à mourir pour la Patrie ?", Marie Drucker, autre scandale, fait la promotion des guerres en les présentant comme un instrument de libération des femmes: Accomplissant les travaux des hommes enrôlés, il leur est possible, ensuite, de demander une plus grande égalité de droits. Elle oublie simplement de dire que les femmes travaillent à leur malheur, en remplaçant leur mari, fils, frères, cousins, amis... appelés à mourir "pour la patrie". Elle ajoute, cyniquement: "Si les femmes arrêtaient de travailler pendant au moins vingt mn à la place des hommes sur le champ de bataille, les guerres s'arrêteraient", en encourageant celles-ci à accomplir leur devoir, à l'arrière. 
   Je retourne cette phrase en incitant les femmes mes soeurs à cesser de remplacer les hommes, à cesser de travailler à leur place. Alors, les guerres s'arrêteraient, et avec elles, les pires souffrances de l'humanité. 
   Notre société est mortifère; Les valeurs sont inversées. Ainsi, la mort devient l'idéal suprême, comme la soumission. C'est intolérable. 
   Courageusement, la tête haute et en ayant le sentiment du devoir accompli, en défiant les Assassins des peuples - Grands de l'Industrie ou de la Finance, Anglo-Saxons souvent chrétiens néo-conservateurs, ou Israéliens néo-sionistes -, je plaide dans ce blog pour la Vie, la Paix, la communion des civilisations, la Justice, la Fraternité universelle. Ces valeurs devraient être celles de tous, mais des cerveaux névrotiques, psychotiques, d'une avidité maladive, sans scrupules, d'une cupidité effrayante, changent les règles de l'humanité à leur profit.
   Tous unis, nous devons dire non à cette société folle, mortifère, destructice de vies et de valeurs, nous devons nous opposer aux guerres et cela passe par l'information de nos concitoyens. C'est ce que je tente de faire dans ce blog dédié à la Vie, à l'humanité, à la paix.
   Pour les questions pratiques en cas de guerre, je vous renvoie à mon blog sos-crise, pour la désinformation à mon blog la dénonçant, et d'une façon générale, vous pouvez lire avec profit mon principal blog, le plus connu, r-sistons à l'intolérable.
   Eva r-sistons aux guerres et aux médias qui en font l'apologie ou qui désinforment. 


http://no-war.over-blog.com/


Afghanistan : Obama et La Der des Der…

Une autre guerre des USA ? Obama menace la Chine et l' IranSpécial Pakistan-Afghanistan. Poudrières, implantation de l'OTAN

Comment parler de paix et construire des colonies ? (Gidéon Lévy)
Médias: Les 5 règles de la propagande de guerre (blog d'eva désinfo)

Médias: Techniques de propagande de guerre (blog r-sistons désinfo)

USA: Crimes de guerre, crime contre l'humanité et génocide en Irak

Du débat de l'identité nationale au choc de civilisations et à la guerre

Gaza-martyre: Et maintenant, naissance d'enfants malformés (eva R-sistons)

Médias et désinformation sur le blog r-sistons à la désinformation d'eva

Si les femmes s'arrêtaient 20 mn,la guerre s'arrêterait. Femmes et guerres

Bilan de la guerre en Irak, pays sous la botte étatsunienne (F. Delorca)

Yemen, nouvelle guerre impériale qui ne dit pas son nom (eva R-sistons)

L'OTAN pourra-t-il compter sur la Turquie ? (eva R-sistons)

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 23:41
Marjah, Afghanistan, la Fallujah d’Obama
Honte.
Matteo DELL’AIRA, Enrico PIOVESANA
Lettre ouverte de l’infirmier chef de l’hôpital de Emergency à Lashkargah, où arrivent les civils blessés dans l’offensive contre la ville voisine de Marjah. Même des enfants de 7 ans.

C’est ce que nous éprouvons tous ici à l’hôpital d’Emergency à Lashkargah, Afghanistan, après le début de la énième “grande opération militaire”, qui est à chaque fois plus grande...

Un profond sentiment de honte pour ce que fait la guerre, toute guerre. Destruction, morts, blessés. Sang, lambeaux de chair humaine. Hurlements féroces et désespérés. Elle ne fait rien d’autre.

Mais d’aucuns pensent encore que c’est une bonne façon d’exporter “ la paix et la démocratie”. La paix, en effet ils étaient en train de l’apporter aussi à Said Rahman notoire “insurgé” de la zone, mais celle éternelle. Il a pris un projectile en pleine proitrine, le matin de bonne heure, alors qu’il était au jardin.

Il n’était pas en train de patrouiller la zone, il n’était pas en train de combattre, il n’était pas en train de viser quelqu’un. Il n’a même pas vu d’où arrivait le projectile qu’il a encore dans le corps et qui lui a défoncé le poumon droit. Il a juste senti une grande brûlure et s’est évanoui de douleur ensuite.

On l’a transporté en hélicoptère jusqu’à Lashkargah, avec ces mêmes hélicoptères qui, juste avant, mitraillent, puis en ambulance dans notre centre chirurgical pour victimes de la guerre, assez instable mais avec son ourson en peluche tout neuf, cadeau de la démocratie.

On aurait dit qu’il était bossu, de tout le sang qui s’était accumulé dans son dos.

Il a été opéré immédiatement, on lui a mis deux drains thoraciques, presque plus grands que lui.

Parce que l’”insurgé” notoire a sept ans.

Sept.

Voilà ce qu’est la “grande opération militaire”, la plus grande.

Honte.

Matteo Dell’Aira

(Infirmier chef de l’hôpital de Emergency à Lashkargah, Helmand ).

http://it.peacereporter.net/articolo/20260/Vergogna

Source : Bye Bye Uncle Sam, 16 février 2010
http://byebyeunclesam.wordpress.com/2010/02/16/come-a-fallujah/

(Traduit de l’italien par m-a p)

Voir aussi :
Marjah. La situation des blessés à l’hôpital d’ Emergency a Lashkargah, Helmand :
http://it.peacereporter.net/videogallery/video/12096



"Comme à Fallujah"
JPEG - 19.9 ko

[...] Le capitaine Ryan Sparks, commandant de la compagnie Bravo du 1er Bataillon, 6° régiment Marines, a comparé l’intensité des combats en cours à Marjah à ceux de l’attaque contre Fallujah en Irak, en 2004. “C’est comme à Fallujah, sauf qu’ici ils nous tirent dessus de tous les côtés parce que nous n’avançons pas en ligne droite, mais depuis différentes directions”.

Selon les commandements alliés, il y a jusqu’à présent 35 insurgés tués, et 5 pertes civiles seulement. Les talibans ont cependant déclaré n’avoir perdu que 6 hommes (tous les autres seraient des civils), et avoir tué 192 soldats, afghans et étrangers. Des talibans, un message est arrivé hier pour le président Obama à l’occasion du 21eme anniversaire du retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan (15 février 1989) : “Les américains (états-uniens, ndt) devraient comprendre que s’il leur faut 15 mille hommes pour prendre le contrôle d’un seul district, pour prendre possession des 350 districts de l’Afghanistan il leur faudrait plus de 5 millions de soldats. Les dirigeants de la Maison Blanche tireraient plus de profits à comprendre la leçon de l’histoire plutôt que de se laisser aller à des exhibitions de force : Obama, comme Gorbatchev, doit regarder de façon réaliste la réalité sur le terrain afin de mettre fin à la tyrannie et à la répression à l’égard des afghans, au lieu d’apporter d’autres mésaventures aux USA (...).”


Extrait de "De Marjah, la Fallujah d’Obama", Enrico Piovesana

Voir aussi vidéo : Phosphore blanc sur Fallujah


Publié le 16 février 2010 par Bye Bye Uncle Sam :

http://byebyeunclesam.wordpress.com/2010/02/16/come-a-fallujah/

Traduit de l’italien par m-a p

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Honte.html
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 23:38
Pourquoi la propagande
l’emporte sur la vérité



Paul CRAIG ROBERTS

Un article paru dans le journal Sociological Inquiry, Il doit y avoir une raison : Oussama, Saddam, et la justification induite, Vol. 79, N° 2, (2009), pp. 142-162, jette la lumière sur l’efficacité de la propagande. Les chercheurs ont examiné pourquoi les énormes mystifications réussissent là où les petites balivernes échouent. Les régimes peuvent s’en tirer avec de grandes impostures, mais les politiciens ne le peuvent pas avec la bagatelle.

Les chercheurs expliquent pourquoi tant de gens croient encore que Saddam Hussein était à l’origine du 11/9 des années après qu’il est devenu évident que l’Irak n’avait rien à voir avec ces événements. Les gens ont développé des rationalisations élaborées qui se sont profondément accrochées à leurs convictions induites par la propagande du régime Bush sur la présumée implication irakienne. L’implication émotionnelle de la propagande s’est intégrée à leur identité personnelle et à leur sens moral. Ils ont cherché les informations qui soutenaient leurs croyances et évité celles qui les démentaient, sans tenir compte des faits de l’affaire.

Dans Mein Kampf, Hitler explique la crédibilité en d’énormes mensonges par rapport au petit bobard : « Dans la simplicité de leur esprit, les gens tombent plus facilement victimes d’une monstrueuse fiction que d’un petit boniment, car eux-mêmes se laissent souvent aller à de petites contrevérités peu importantes, mais auraient honte de recourir à de grosses mystifications. Il ne leur viendrait jamais à l’esprit de fabriquer une énorme imposture, et sont incapables de croire qu’un autre pourrait avoir pareil toupet. Même si des faits prouvant qu’il en est ainsi sont portés de manière claire à leur connaissance, ils continuent de douter et pensent qu’il pourrait y avoir une autre explication. »

Ce que les sociologues et Hitler nous disent, c’est que, avec le temps, les faits devenant évidents, les gens tiennent absolument sur le plan émotionnel aux croyances implantées par la propagande et trouvent que s’en libérer est une expérience déchirante. Il est plus confortable de dénoncer celui qui révèle la vérité plutôt que le menteur.

La psychologie de l’adhérence à des convictions, même injustifiées, est un pilier de la cohésion et de la stabilité sociale. Ça explique pourquoi, dès que le changement est réalisé, même un gouvernement révolutionnaire devient conservateur. Le revers de la médaille de ce travers, c’est d’empêcher la reconnaissance des faits. Dans l’Union soviétique, cela rendit le système incapable de s’adapter à la réalité économique, et l’Union Soviétique s’effondra. Aujourd’hui, aux États-Unis, des millions de gens trouvent plus facile de scander « USA, USA, USA, » que d’accepter les faits montrant la nécessité du changement.

L’inertie de l’effroyable imposture constitue la barrière qu’a du mal à abattre le mouvement pour la vérité sur le 11/9. Le racontar selon lequel ce mouvement se compose de théoriciens de la conspiration et de cinglés est évidemment absurde. Les dirigeants du mouvement sont des professionnels hautement qualifiés, comme des experts en démolition, des physiciens, architectes en construction, ingénieurs, pilotes, et anciens hauts fonctionnaires du gouvernement. Contrairement à leurs détracteurs qui répètent comme des perroquets l’histoire du régime, ils savent de quoi ils parlent.

Voyez cet exposé de l’architecte [*] Richard Gage devant un public d’universitaires canadiens. La vidéo de la présentation dure deux heures et semble avoir été adaptée pour ne pas dépasser cette durée. Gage est flegmatique, mais ce n’est guère une personnalité éblouissante, ni un présentateur très clair. Peut-être est-ce parce qu’il s’adresse à un public d’universitaires et tient pour acquis qu’ils connaissent les termes et les concepts.

Ceux qui croient en l’histoire officielle du 11/9 et traitent d’énergumènes les sceptiques peuvent tester la validité du constat des sociologues et l’observation d’Hitler en regardant la vidéo et en observant leurs réactions devant les évidences qui mettent leurs croyances en question. Êtes-vous capable de regarder la présentation sans railler quelqu’un qui en sait bien plus long que vous à ce sujet ? Quelle est votre réaction en sentant que vous ne pouvez plus défendre vos convictions devant les preuves présentées ? Vous raillez davantage ? Vous devenez furieux ?

Une autre difficulté face au mouvement pour la vérité sur le 11/9, c’est que peu de gens sont formés pour comprendre les aspects techniques et scientifiques. Le camp qu’ils croient leur dit une chose, le camp qu’ils ne croient pas leur en raconte une autre. La plupart des gens n’ont pas les rudiments leur permettant de juger de la valeur des arguments.

Par exemple, prenons le cas de l’attentat de Lockerbie. Une pièce à conviction utilisée pour condamner Magrahi consistait en un morceau de circuit imprimé de l’appareil qui aurait contenu le Semtex qui a fait exploser l’avion de ligne. Pas une personne vraiment très convaincue de la culpabilité de Magrahi et de la Libye et offensée par les autorités écossaises libérant Magrahi pour des motifs prétendument humanitaires, ne savait que les circuits imprimés à cette époque avaient une température d’inflammation très basse et partaient facilement en fumée. Le Semtex produit une très haute température. Il ne serait rien resté de l’appareil contenant le Semtex. Il est évident pour un expert que le bout de circuit imprimé a été posé après l’événement.

J’ai demandé à plusieurs reprises, et n’ai jamais obtenu de réponse, ce qui ne veut pas dire pas qu’il n’y en ait pas, comment des millions de pages non brûlées, provenant de la destruction des tours du WTC, pouvaient planer dans l’air au-dessus de Manhattan, alors que l’explication officielle de la destruction raconte que les incendies étaient si chauds et si uniformément distribués qu’ils ont provoqué l’affaiblissement des structures d’acier massif et leur effondrement simultané, faisant s’écrouler les bâtiments dans les temps d’une chute libre, comme ils l’auraient fait s’ils avaient été abattus par une démolition contrôlée.

Comment expliquer des incendies si chauds que l’acier cède, mais qui ne brûlent pas les pages de papier ?

Les gens ne remarquent même pas les contradictions. Récemment, une équipe internationale de scientifiques, qui étudie depuis 18 mois des échantillons de poussière de la destruction des Tours Jumelles collectés par trois sources distinctes, a déclaré avoir découvert de la nano-thermite dans la poussière. Le gouvernement étasunien avait ses propres scientifiques pour discréditer la trouvaille, au motif que le bien-fondé de l’origine des échantillons n’a pu être vérifié. En d’autres termes, quelqu’un a trafiqué les échantillons et ajouté de la nano-thermite. C’est tout ce qu’il a fallu pour discréditer la découverte, malgré le fait évident que l’accès à la nano-thermite est strictement contrôlé et personne, à part l’US Army et, éventuellement, Israël, ne peut y accéder.

Le physicien Steven Jones a produit des preuves accablantes du recours à d’explosifs pour abattre les bâtiments. Son témoignage n’est pas entendu, examiné, testé ou réfuté. Il est tout simplement ignoré.

L’expérience du Dr Jones me rappelle celle de mon professeur d’Oxford, le distingué physicien chimiste et philosophe Michael Polanyi. Polanyi est l’un des plus grands scientifiques du 20ème siècle. À un moment tout président de section de la Société Royale a été son étudiant. Pour leurs travaux scientifiques, nombre de ses élèves ont obtenu un prix Nobel, comme Eugène Wigner à Princeton et Melvin Calvin à l’UC de Berkeley, et son fils, John Polanyi, de l’Université de Toronto.

Jeune homme, dans les premières années du 20ème siècle, Michael Polanyi découvrit les explications de l’adsorption chimique. Les instances scientifiques jugèrent que la nouvelle théorie mettait trop en question les croyances existantes et la rejetèrent. Bien qu’éminent scientifique du Royaume-Uni, Polanyi fut dans l’impossibilité d’enseigner sa théorie. Un demi-siècle après, sa trouvaille a été redécouverte par des scientifiques de l’UC de Berkeley. La découverte a été encensée, mais ensuite les scientifiques les plus âgés ont dit que c’était une « vieille erreur de Polanyi. » Il se trouve que ce n’est pas une erreur. Polanyi a demandé de s’adresser aux scientifiques au sujet de ce demi-siècle de manquement de la science pour qu’ils reconnaissent la vérité. Comment fait la science, qui repose sur l’examen des évidences, pour marcher aussi mal. La réponse de Polanyi, c’est que la science est un système de croyances, exactement comme toute chose, et que sa théorie était en dehors du système de croyances.

C’est ce que nous observons autour de nous, pas seulement au sujet de la perfidie des musulmans et du 11/9.

En tant que spécialiste en économie j’ai passé un moment très difficile à faire le point sur l’économie soviétique, sur les théories de Karl Marx, et sur l’impact fiscal de la politique économique de l’offre. Aujourd’hui, certains de mes lecteurs deviennent furieux parce que mes écrits rapportent des choses qui sont en dehors de leur système de croyances. Ces lecteurs pensent que je devrais éliminer ce qui est incompatible avec leurs convictions et m’orienter sur le travail de terrain. Jamais ils n’ont eu quelque compréhension du sujet. Ils sont tout simplement offensés sur le plan émotionnel.

Ce que je trouve curieux, ce sont ces gens que je connais, qui ne croient rien de tout ce que raconte le gouvernement, sauf sur le 11/9. Pour des raisons qui m’échappent, ils pensent qu’un régime, qui les mystifie sur tout, leur raconterait la vérité sur le 11/9. Comment cela pourrait-il être, je leur demande. Le gouvernement ferait parfois des bourdes et dirait la vérité ? Ma question ne les incite guère à repenser leur croyance en l’histoire du 11/9 du gouvernement. Ils se mettent plutôt en colère avec moi parce que je doute de leur intelligence ou de leur intégrité ou de quelque trait béni, par exemple [le discernement n’est pas donné à tout le monde, certains ont arrêté leur initiation à la vie après le choc d’avoir appris que le Père Noël n’existe pas, ndt].

Le problème devant la vérité, ce sont les besoins affectifs des gens. Dans le cas du 11/9, de nombreux individus pensent devoir croire leur gouvernement pour ne pas faire l’effet d’être peu coopératifs ou mauvais patriotes, et ils ont très peur d’être stigmatisés « sympathisants terroristes. » Ceux de l’extrême gauche ont le besoin affectif de croire qu’il s’agissait d’un « retour de flamme » des peuples opprimés par les États-Unis. Certains gauchistes pensent que les États-Unis méritent ce genre de retours de manivelles et croient pour cela la propagande du gouvernement sur les musulmans qui les auraient attaqués.

Des gens naïfs pensent que, si l’explication sur le 11/9 du gouvernement était fausse, les physiciens et les ingénieurs prendraient tous la parole. Certains l’ont fait (voir ci-dessus). Seulement, pour la plupart des physiciens et des ingénieurs ce serait un acte suicidaire. Les physiciens doivent leur carrière à des subventions gouvernementales, et leur service est fortement tributaire du financement public. Pour l’essentiel, en prenant la parole, un physicien met fin à sa carrière universitaire. S’il est professeur titulaire, pour apaiser Washington l’université rachètera son poste, comme BYU l’a fait dans le cas de l’honnête Steven Jones.

Une firme d’ingénierie qui oserait parler ne se verrait plus jamais accorder de contrat du gouvernement. Par ailleurs, ses clients patriotes cocardiers considéreraient la société comme une apologiste du terrorisme et arrêteraient de faire du business avec elle.

À New York, il y a aujourd’hui une poussée énorme des familles victimes du 11/9 en faveur d’une enquête réelle et indépendante sur les événements. Des dizaines de milliers de New-yorkais ont fourni les signatures nécessaires aux pétitions exigeant que l’État propose de voter pour l’instauration d’une commission indépendante. Seulement, jusqu’ici l’État ne se conforme pas à la loi.

Pourquoi les dizaines de milliers de New-yorkais qui demandent une véritable enquête sont-ils considérés comme des théoriciens de la conspiration ? Les sceptiques en savent bien plus sur les événements du 11/9 que les gens mal informés qui les qualifient de ce nom. La plupart des gens que je connais, qui se contentent de l’explication officielle, n’ont jamais examiné les preuves. Pourtant, ces nullités conspuent ceux qui ont étudié la question de près.

Il y a évidemment quelques énergumènes. Je me suis souvent demandé s’ils sont ridicules intentionnellement, pour discréditer les sceptiques bien informés.

Un autre problème auquel fait face le mouvement pour la vérité du 11/9, c’est que ses alliés naturels, ceux opposés aux guerres des Bush-Obama et les sites Internet soutenus par le mouvement pacifiste, craignent d’être accusés de traîtres et d’anti-étasuniens. Il est assez difficile de s’opposer à une guerre pour ceux que le gouvernement étasunien a réussi à diaboliser. Les sites pacifistes pensent qu’en permettant de remettre en question le 11/9, ils pourraient être étiquetés « sympathisants terroristes » et que cela discréditerait leur opposition à la guerre. Information Clearing House est une exception.

Les sites pacifistes ne réalisent pas que, en acceptant l’explication officielle sur le 11/9, ils ont sapé leur propre mouvement d’opposition à la guerre. Dès que vous admettez que des terroristes musulmans l’ont fait, il est difficile de s’opposer à les punir pour cela. Ces derniers mois, d’importants sites pacifistes, comme antiwar.com, ont eu des difficultés, leurs campagnes de levée de fonds prenant beaucoup plus de temps qu’auparavant. Ils ne comprennent pas qu’en admettant les prémisses du gouvernement pour ses guerres, il est impossible de s’opposer aux guerres.

Autant que je sache, la plupart des gens ont bien plus confiance en leur gouvernement qu’en la vérité. Durant la Grande Dépression, avec leur « New Deal » les libéraux réussirent à inculquer aux Étasuniens la confiance en leur gouvernement comme en un protecteur. Cela marcha avec la gauche et la droite. Les extrémités de l’éventail politique sont elles aussi incapables d’une remise en cause fondamentale du gouvernement. Cela explique la facilité avec laquelle notre gouvernement embobine systématiquement les gens.

La démocratie repose sur l’idée que les gens sont des êtres rationnels, qui examinent les faits et les arguments et ne sont pas faciles à manipuler. Les études ne trouvent pas que ce soit le cas. Dans ma propre expérience universitaire, en politique publique et en journalisme, j’ai appris que tout le monde, depuis le professeur jusqu’à étudiant du secondaire, a des difficultés avec les faits et les analyses qui ne collent pas à ce qu’ils pensaient déjà. L’idée selon laquelle « nous n’avons pas peur de suivre la vérité partout où elle pourrait conduire » est une notion extrêmement romantique et idéaliste. J’ai rarement vu un esprit ouvert, même en dissertation académique ou aux strates les plus hautes du gouvernement. Dans le grand public, la capacité à suivre la vérité partout où elle pourrait mener est quasi inexistante.

La réponse du gouvernement au 11/9, indépendamment de qui en est responsable, a changé notre pays pour toujours. Nos libertés civiques ne seront jamais plus aussi solides qu’elles l’étaient. La capacité financière des États-Unis et leur niveau de vie sont réduits pour toujours. Le prestige de notre pays et son leadership mondial sont à tout jamais compromis. La première décennie du 21ème siècle a été dilapidée en guerres inutiles, et il semble que la deuxième décennie sera aussi perdue dans la même quête inutile et ruineuse.

Le plus inquiétant de tous reste le fait que la responsabilité des événements hostiles du 11/9 n’a fait l’objet d’aucune enquête.

Paul Craig Roberts

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Paul Craig Roberts

Paul Craig Roberts fut ministre adjoint des Finances dans l’administration Reagan. Il est coauteur de The Tyranny of Good Intentions. Il peut être contacté à l’adresse : PaulCraigRoberts@yahoo.com

Traduction copyleft de Pétrus Lombard

SOURCE : http://www.reopen911.info/News/2010/02/09/la-propagande-au-detriment-de-la-realite/

Références ReOpenNews : (*) Vidéos sous-titrées en français avec Richard Cage :
http://video.google.fr/videosearch?...

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Pourquoi-la-propagande-l-emporte-sur-la-verite.html
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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 23:33
Criminaliser la critique envers Israel (Counterpunch)
Paul CRAIG ROBERTS

photo : Rahm Israel Emanuel, chef de cabinet d’Obama.

Le 16 octobre 2004, le président George W. Bush a signé la loi du lobby israélien, Global Anti-Semitism Review Act. Cette loi confie au Département d’Etat des Etats-Unis (ministère des affaires étrangères – NDT) la surveillance de l’antisémitisme à travers le monde.

Pour surveiller l’antisémitisme, il faut d’abord le définir. Quelle est sa définition ? Selon le lobby israélien et Abe Faxman (directeur de la « Ligue Anti-diffamation » - NDT), cela pourrait se résumer à « toute critique envers Israël ou les juifs ».

Rahm Israel Emanuel (chef de cabinet d’Obama - NDT) n’a pas perdu son temps à la Maison Blanche. Dès qu’il aura fait adopter la loi « Hate Crimes Prevention Act of 2009 » (« loi contre les crimes/délits de haine »), aucun américain ne pourra dire la vérité sur le traitement infligé par Israël aux Palestiniens et le vol de leurs terres sans tomber dans l’illégalité. Il sera interdit aux Chrétiens de faire référence au Nouveau Testament qui dit que les Juifs ont exigé la crucifixion de Jésus.

Il sera interdit de mentionner l’influence extraordinaire du lobby israélien auprès de la Maison Blanche et du Congrès, comme ces résolutions écrites de l’AIPAC qui ont félicité Israël pour ses crimes de guerre contre les Palestiniens de Gaza, et qui ont été approuvées par 100 % du Sénat et 99 % de la Chambre des Représentants tandis que le reste du monde condamnait Israël pour ses actes barbares.

Il sera interdit d’émettre des doutes sur l’Holocauste (une révolution aux Etats-Unis où la liberté d’expression – jusqu’à présent – était « sacrée ». Mais il sera toujours possible d’enseigner que le monde a été crée il y a 5000 ans - NDT).

Il sera interdit de faire remarquer la représentativité disproportionnée des Juifs dans les médias et leur influence sur la politique étrangère (des Etats-Unis).

En d’autres termes, cette loi marque la fin de la liberté d’expression, de la liberté d’enquêter, et du premier amendement de la Constitution. Tout fait ou vérité qui toucherait Israël sera tout simplement interdit.

Etant donné la politique du gouvernement des Etats-Unis, qui tend à faire imposer sa loi au monde entier, qui deviendront la Croix-Rouge Internationale, la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies et les différentes organisations de défense des droits de l’homme qui ont demandé une enquête sur l’agression militaire d’Israël contre la population civile de Gaza ? Seront-elles emprisonnées pour critique « excessive » d’Israël ?

La question est sérieuse.

Un rapport récent de l’ONU, qui n’a pas encore été publié dans son intégralité, pointe Israël du doigt pour l’attaque contre un bâtiment des Nations Unies à Gaza. Le gouvernement israélien a riposté en accusant le rapport d’être « ouvertement tendancieux » ce qui classe le rapport de l’ONU dans la catégorie des « critiques excessives et d’expression de sentiments ouvertement anti-Israéliens ».

Israël est en train de réussir à utiliser ouvertement le gouvernement des Etats-Unis pour réduire au silence ses critiques malgré le fait que c’est la presse et les soldats israéliens ont révélé les atrocités israéliennes à Gaza et le meurtre prémédité de femmes et d’enfants encouragés par des rabbins. Il s’agit clairement de crimes de guerre.

C’est la presse israélienne qui a publié les images de T-shirts de soldats israéliens qui démontraient que la volonté délibérée d’assassiner des femmes et des enfants faisait désormais partie de la culture de l’armée israélienne. Les T-shirts étaient l’expression horrifique d’une barbarie. Sur un t-shirt on pouvait voir une palestinienne enceinte avec une cible sur le ventre et le slogan « une balle, deux morts ». Ces T-shirts sont une indication que la politique israélienne envers les Palestiniens est celle d’une extermination.

Depuis des années, les critiques les plus violentes des mauvais traitements infligés aux Palestiniens émanent de la presse israélienne et des mouvements pacifistes israéliens eux-mêmes. Par exemple, le quotidien israélien Haaretz et Jeff Halper de l’ICAHD ont fait preuve d’une conscience morale qui apparemment fait défaut aux démocraties occidentales où les crimes d’Israël sont couverts et même loués.

La loi US sur la haine sera-t-elle appliquée à Haaretz et Jeff Halper ? Les commentateurs US qui ne feront que reprendre les informations de Haaretz et de Jeff Halper seront-ils arrêtes pour « propagation de haine envers Israël et antisémitisime » ?

De nombreux américains ont le cerveau lavé par la propagande selon laquelle les Palestiniens sont des terroristes qui menacent un Israël innocent. Ces Américains considéreront cette censure comme une simple mesure rendue nécessaire par la lutte contre le terrorisme. Ils accepteront la diabolisation de leurs concitoyens qui rapporteront des faits indéniables sur Israël et approuveront que ces derniers soient punis pour avoir aidé des terroristes.

Une forte pression est exercée pour criminaliser toute critique envers Israël. Des professeurs d’université américains ont été les victimes d’une manoeuvre bien orchestrée pour éliminer toute critique. Norman Finkelstein s’est vu refuser un poste à l’université Catholique suite aux pressions du lobby israélien. A présent le lobby est en chasse contre le professeur de l’université de Californie (et Santa Barbara) William Robinson. Le crime de Robinson http://fr.mc261.mail.yahoo.com/mc/h... : son cours sur la politique internationale dont certaines lectures des critiques de l’invasion de Gaza par Israël. http://www.counterpunch.org/henwood...

Le lobby israélien a apparemment réussi à convaincre le Département de Justice (sic) d’Obama qu’accuser deux officiels de l’AIPAC, Steven Rosen et Keith Weissman, d’espionnage est un acte antisémite. Le lobby israélien a réussi à retarder leur procès pendant quatre ans et à présent le procureur général Eric Holder a abandonné les charges. Pourtant, Larry Franklin, l’officiel du Département de la Défense qui a été accusé de fournir des documents à Rosen Et Weissman, purge actuellement une peine de prison de 12 ans et 7 mois. L’absurdité de la chose est extraordinaire. Deux agents israéliens ne sont pas coupables de recevoir des secrets, mais un officiel américain est coupable de les avoir donnés ! S’il n’y a pas d’espion dans l’histoire, comment Franklin a-t-il pu lui fournir des secrets ?

La criminalisation de toute critique envers Israël met fin à tout espoir de voir les Etats-Unis mener une politique étrangère indépendante au Moyen-Orient et qui serve les intérêts de l’Amérique plutôt que ceux d’Israël. Elle met fin à tout espoir de voir les Américains échapper à leur endoctrinement par la propagande israélienne.

Afin de maintenir leurs esprits emprisonnés, le Lobby oeuvre pour faire interdire, pour antisémitisme, toute vérité ou fait qui serait désagréable pour Israël. Il est permis de critiquer n’importe quel pays dans le monde, mais critiquer Israël relève de l’antisémitisme, et l’antisémitisme deviendra bientôt un délit de haine dans tout l’occident.

La majorité de l’Europe a déjà interdit l’expression de doutes sur l’Holocauste. Il est même interdit de le reconnaître mais de mettre en doute le chiffre de six millions de Juifs assassinés. Pourquoi l’Holocauste est-il intouchable ? Comment un événement aussi indéniable peut-il être mis en danger par quelques cinglés antisémites ? A-t-il réellement besoin d’être protégé par une police de la pensée ?

Emprisonner les gens pour leurs questionnements est l’antithèse de la modernité.

Paul Craig Roberts
Ancien secrétaire adjoint au Trésor de l’administration Reagan.


ARTICLE ORIGINAL
http://www.counterpunch.org/roberts05072009.html

traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

http://www.legrandsoir.info/Criminaliser-la-critique-envers.html

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:18

 

confrontation.jpg

Guerre de l'information: Officiellement, il n'y a
plus de guerre... Comment les citoyens sont bernés

 

 

"La France n'est pas en guerre", déclarait effrontément,

récemment, le gouvernement (1). Mensonge ! La France a

déclaré la guerre, une sale guerre impérialiste et offensive,

à l'Afghanistan - et au Pakistan, dans la foulée. Aujourd'hui,

les frontières sont vite franchies ! Dans le plus assourdissant

des silences. Car le silence est aussi une stratégie !


Figurez-vous que j'ai chez moi une vidéothèque très importante,

et que je suis en train de faire le "ménage", le tri, bref de séparer

le nécessaire de l'inutile. Or, il se trouve que j'écoute à nouveau,

actuellement, tout ce qui concerne la guerre d'Irak. Edifiant !

Je viens par exemple d'entendre que l'Irak comptait quelque

trente millions d'habitants, au début de la guerre. Et aujourd'hui,

quel bilan ? Peut-être jusqu'à un million et demi de morts,

des millions de blessés (sans parler des dommages collatéraux),

quatre à cinq millions de déplacés, de réfugiés (2). Et combien

de drames humains, de familles disloquées, meurtries à jamais ?

Les Médias se gardent de nous dire que l'Irak, habituel soutien

de la cause palestinienne - et donc bête noire d'Israël - était un

pays laïc, moderne, avec une médecine de pointe, un pays

certes artificiellement soudé par un Dictateur, mais enfin un

pays souverain, puissant, nationaliste - et que ce pays est

aujourd'hui éclaté, morcellé en zones, divisé, affaibli - et bien

sûr sous la domination de l'occupant.

 

Or, les vidéos que j'écoute en ce moment même font état des

péripéties de la guerre, des souffrances des populations,

et de la résistance croissante des opinions internationales à

cette guerre inique et d'une sauvagerie rare. Voici ce que j'ai

entendu il y a un instant : "Les "pacifistes" (comprenez les

citoyens, tout simplement) se réunissent pour dénoncer les

offensives militaires". Le sous-titre de toutes ces informations,

données en boucle, est en lui-même explicite: "Edition spéciale

Irak". En d'autres termes, la couverture médiatique, même

aseptisée, mais très ample, rendait compte de la colère des

peuples, de leur refus de l'agression contre l'Etat irakien, et

plus généralement, des guerres néo-coloniales.


De toutes façons, il y a quelques années encore, la guerre était

un événement, abondamment couvert, nous en connaissions l

es grandes péripéties. J'ose le dire: C'était une sorte de

spectacle, et chaque soir le télespectateur avait un compte-rendu

détaillé, surtout officiel d'ailleurs (3), des événements. Il fallait aller

sur des chaînes comme Al Jezirah (4) pour avoir une autre version

de la guerre, plus proche de la réalité - une indépendance,

d'ailleurs, qui valut à la chaîne du Quatar d'être bombardée (5). La guerre de l'information est une réalité ! (6) Et en particulier,

l'opinion n'aime pas voir ses soldats mourir, et encore moins les populations civiles du pays attaqué ! (7)

 

Des guerres "propres"
de plus en plus sales

En dépit des vertueuses allégations, les guerres "propres" sont

de plus en plus sales, les frappes chirurgicales sont un mythe, et

la réalité des conflits récents ou actuels nous montre au

contraire une population civile touchée de plein fouet, sans doute comme jamais, avec des armes de destruction massive qui ne

sont l'apanage ni de l'Irak, ni de l'Iran, mais bien de l'Occident,

aux mains soi-disant propres. Il suffit de songer aux mères de

Gaza qui, aujourd'hui, n'en déplaise au gouvernement français

qui s'en lave les mains, mettent au monde des enfants malformés

(8). Une extermination qui ne dit pas son nom ! (9)


Et justement, l'Occident qui se donne en modèle de vertu partout

dans le monde, excelle surtout par son hypocrisie. Lorsque l'Irak

a été attaqué, les USA sont entrés, officiellement, en guerre. Et le

monde a suivi, certes de loin et avec des images triées sur le

volet, les péripéties de cette guerre ignoble.


Aujourd'hui, le Prix Nobel de la Paix Obama se prépare sans

doute, et tant pis pour les promesses électorales, à envoyer

des renforts en Irak (9), pour mater la résistance de la

population. En Agfhanistan, la présence américaine se

renforce. Et comme le Pakistan est voisin de l'Afghanistan,

la guerre s'est déplacée: Dans un Etat souverain, islamique,

disposant de l'arme atomique. Aux Informations, on glisse ici

ou là un mot, une phrase, en passant, une petite parenthèse

sans importance, en quelque sorte, entre deux faits divers

ou deux scandales qui détourneront l'attention du public.


La guerre a été déclarée contre l'Irak. Mais pas contre

l'Afghanistan, bourbier rappelant celui du Vietnam ! Ni aussi,

dans la foulée, contre le Pakistan. Oui, on savait qu'il y avait

une guerre contre l'Irak, on la craignait, on la dénonçait - mais

on ne sait pas vraiment que la guerre a été déclarée, par

exemple, aux Pakistanais: Pour contrôler cette région

hautement stratégique et l'arme atomique, et afin d'empêcher

d'autres puissances rivales de s'intéresser de trop près

au Pakistan.

 

Propagande de guerre

Avec Marie Drucker sur FR3, par exemple, et son "Mourir pour

la France, est-ce encore un idéal ?" (10), pour Israël, en

réalité, si la guerre est déclarée à l'Iran, et à l'instant

j'apprends que la Chaîne Public Sénat propose une série

"coulisses de la croissance chinoise", car tout est fait, en

réalité, pour nous préparer aux futurs conflits décrétés par

l'Occident impérialiste, contre les ennemis qu'il s'invente,

l'Iran, la Russie ou la Chine, peut-être un jour le Vénézuela,

pour ne citer que ces exemples. Avant d'attaquer l

'adversaire, il faut le déconsidérer !


En France, il existe une chaîne de télévision dirigée par

des ultra-sionistes, c'est FR2. Elle est devenue plus que

toute autre, "la voix de son maître". Et c'est ainsi que la

propagande, certainement décrétée par l'Elysée lui-même,

nous a valu lundi dernier un "Pakistan, pays de tous

les dangers ?" (11). Voici ce que j'écrivais récemment

sur mon blog r-sistons à l'intolérable: "Décryptons l'émission:

Le Pakistan est votre ennemi, on vous prépare à son attaque

et à son anéantissement. Vous remarquerez d'ailleurs qu'on

ne parle plus de guerre, finis les conflits comme en Irak, avec

suspense, suivi, etc. Aujourd'hui, on tue discrètement. La

France n'est pas en guerre, officiellement. Mais la réalité

du terrain est toute autre. Et on entre "doucement" en guerre,

pas après pas, sans bruit en quelque sorte, pour ne pas

alerter l'opinion. L'horreur est la même, mais plus sournoise,

hypocrite. Et tout repose sur la communication. A ce petit

jeu sordide, Obama excelle.... Avec des hommes comme lui,

le pire est apprivoisé, et rendu présentable. Tactique

différente, objectifs identiques..."


Oui, la réalité est la même, mais la stratégie est changée. On

ne déclare plus la guerre, on y entre progressivement, sans

alerter l'opinion, sans faire de bruit, sans provoquer de

vagues, et donc de contestation, tout au plus les Médias

font-ils état de bavures quand elles sont trop grosses,

comme lorsque des bombes tombent en pleines noces

villageoises (12) ...


Le cynisme de l'Occident est tel que la guerre devient

abstraite, lointaine, désincarnée, comme si elle n'existait

pas... Et elle "n'existe plus" ! D'ailleurs, le lavage des

cerveaux contre attentats souvent sous faux drapeaux,

"terroristes" ou Talibans machistes est tel, que l'opinion

ne s'inquiète même plus de ce que font nos armées

dans ces régions... Et tandis que les bons peuples

s'amusent d'apprendre que la photo de Carla nue va être

vendue aux enchères (13), ou s'indignent de savoir que

le fils Sarkozy n'a même pas besoin de faire d'études

pour décrocher le fruit de diplômes reconnus (14), on

bombarde, on détruit, on occupe des territoires entiers,

on provoque des exodes massifs de populations, on

déloge les habitants ou on les anéantit... Qui s'en émeut ?

Plus personne, puisque la guerre "n'existe pas", puisque

"la France n'est pas en guerre"...

 

L'imposture va-t-elle éclater ? Quand dira-t-on aux peuples

la vérité, à savoir que l'Afghanistan et maintenant le

Pakistan, connaissent le même sort que l'Irak ? Faudra-t-il

attendre que l'Iran soit, lui, "rayé de la carte", pour qu'enfin

les citoyens dénoncent l'intolérable ? Le cynisme de l'Occident

dépasse tout ce que le monde a connu...

Il appartient à ceux qui savent, de dénoncer l'imposture

et de demander que Justice soit rendue aux peuples spoliés.

Paradoxalement, c'est peut-être l'imposture de la pandémie

qui alertera les peuples sur la manière dont on les traite...

l'imposture de trop !


Notes

  

1) : Dans une tribune commune, publiée par Le Monde daté de samedi

30 août, Bernard Kouchner et Hervé Morin se sont mis d'accord pour dire

que les soldats engagés en Afghanistan ne sont pas en guerre (..) "Là-bas,

nous ne sommes pas en guerre contre quiconque : nous construisons la paix".
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/asiepacifique/20080829.

OBS9333/kouchner_et_morin__nous_ne_sommes_pas_en_guerre.html
   


(2) : 21 mars 2008: "Le bilan de la guerre pour les arabes,

ce sont des souffrances et des destructions : 1 million de

morts et 4,5 millions de déplacés et réfugiés ; des dizaines

de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants détenus

sans jugement dans des prisons US ou irakiennes ;

des régions entières irradiées et polluées jusqu’à

en devenir inhabitables ; les vestiges des plus anciennes

civilisations urbaines pillés, rasés, voire ensevelis sous

l’asphalte. Pour les occidentaux, le bilan c’est le

renversement des démocraties par le mensonge

et l’obscurantisme, le retour des crimes coloniaux

 et de la barbarie, la transformation complète de

 l’économie des États-Unis en économie de guerre"

http://www.voltairenet.org/article156085.html


(3) : (..) Un plan politique de grande envergure de

désinformation: de la préparation de l'opinion par les

"think tanks" des neo-cons a la calomnie contre la

France (rebelle a l'époque), en passant par le

contournement des vrais renseignements que

fournissait la CIA, le contrôle des medias par la

fourniture d'un flot constant d'informations (les

journalistes embarqués dans les unités militaires

sont une première de génie!) et le discrédit frappant

les "récalcitrants", ou encore l'assurance d'un monopole

américain de l'information par les attaques de hackers

contre la chaîne qatarie Al Jezirah, tout y est. On se

croirait revenu aux grandes heures du KGB (..) in

La guerre de l'information, 4.9.2007. Sur la désinformation

et la guerre, un livre qui présente surtout des faits

concernant le Kosovo, l'Afghanistan et le déclenchement

de la dernière guerre d'Irak : Serge Halimi et Dominique

 


(4) : En Occident, Al Jazeera est considérée par certains

comme « la voix des islamistes », car elle offre

d'autres vues sur l'actualité du monde arabe que

celles des grands médias européens ou nord-américains.

Il s'agit surtout d'une chaîne d'information internationale

 


(5) : Les locaux de la chaine ont été bombardés par

les États-Unis à deux reprises : la première fois en

Afghanistan et la deuxième fois en Irak. Un journaliste,

Tarik Ayyoub, est mort à Bagdad à cause du

bombardement. The Daily Mirror a annoncé le

22 novembre 2005 à la une que le Président des

États-Unis George W. Bush aurait voulu bombarder

les locaux de la chaine à Doha, mais le Premier ministre 

 du Royaume-Uni Tony Blair l'en aurait dissuadé.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Al-Jezira . Voir aussi :

http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html

 

(6) : 29.4.2009: Des attaques militaires prévues contre les Médias.

Le journal des Sages de Sion du Jewish Institue for National Security

Affairs (JINSA) nous dit ouvertement leur programme d'attaque

contre la presse et pas seulement la presse libre. Toute la presse. http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html 

Même si cela peut paraître impensable aujourd'hui, les guerres

 de l'avenir pourront nécessiter la censure, le blackout de nouvelles,

et ultimement, des attaques militaires contre les médias partisans.

Se percevant eux-mêmes comme des êtres supérieurs, les journalistes

se sont mis dans la position d'une espèce protégée de combattants.

Mais la liberté de la presse s'arrête lorsque ses abus tuent nos soldats

et renforcent nos ennemis.

http://www.securityaffairs.org/issues/2009/16/peters.php
Journal of International Security Affairs, Spring 2009 http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html

(7) De l’intérieur de la cité assiégée, les émetteurs

d’Al-Jezirah diffusaient des images au monde entier..

En direct, la chaîne a donné l’évidence documentaire

visible qui invalidait les dénégations des Américains

quant au fait qu’ils tuaient des civils. Ce fut un désastre

en matière de relations publiques et la réponse des USA

a été d'attaquer le porteur de nouvelles. 

http://pascasher.blogspot.com/2009_04_01_archive.html  


(8) http://www.silviacattori.net/article974.html 
et http://r-sistons.over-blog.com/article-l-horreur-absolue-qu-on-vous-cache-naissance-de-malformes-a-gaza-37127382.html      

("extermine quotidennement, sans Tribunal de Nuremberg...")


(9) Le quotidien "Washington Post" a affirmé lundi que le

président américain Barack Obama avait décidé

d'envoyer en Afghanistan, sans l'annoncer, 13'000

soldats américains en plus des 21'000 renforts qu'il a 

 rendus publics en mars, après sa prise de fonction.

http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=200002&sid=11343618&cKey=1255423270000 

 

(10) http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25474704.html,

 http://r-sistons.over-blog.com/article-25426833.html,

 http://r-sistons.over-blog.com/article-25362305.html

(11) Un Oeil sur la planète, magazine présenté par

Etienne Leenhardt: Pakistan, le pays de tous les dangers ?

12 octobre 2009 

 

(12) http://www.geostrategique.net/viewtopic.php?t=6232&sid=e3ffe8622aba3411ade6541341fd8200 "le 6 juillet dernier

l'aviation de l'OTAN a bombardé des noces afghanes dans la province

de Nangarhar, tuant 47 civils, dans leur majorité des femmes et des

enfants." (7 mars 2008) - Une commission accuse l'OTAN de massacrer

les civils afghans; ou http://www.alterinter.org/article1747.html,
http://forums.france3.fr/france3/Les-Pieds-Noirs-Le-documentaire/bakchich-info-sujet_394_1.htm etc
 

(13) http://fr.news.yahoo.com/45/20091015/ten-carla-bruni-une-photo-nue-vendue-aux-a4307fe_1.html 


(14) http://www.20minutes.fr/article/355511/France-Jean-Sarkozy-a-l-Epad-une-mauvaise-chose-pour-deux-tiers-des-Francais.php 

 

 

 

 

 

Articles à lire aussi sur la désinformation:


 


Alors même que les stratèges de l'OTAN
affirment être dans une configuration
de guerre "nucléaire"...


La nouvelle doctrine de défense des russes a fait l'objet d'une loi et publié un jour après que la Roumanie ait annoncé son intention de déployer des missiles intercepteurs US dans le cadre d'un bouclier de missiles global auquel la Russie s'oppose farouchement.


La Russie se réserve le droit d’utiliser des armes nucléaires uniquement si son existence en tant qu'État est mise en danger.


Le commentaire du quotidien indien The Hindu spécifiait que « La doctrine détaille 11 menaces militaires externes à la Russie, dont sept venant de l’Ouest.


L’expansion vers l’est de l’OTAN et son insistance pour un rôle mondial sont identifiées comme la menace numéro un pour la Russie. ».


Les médias n'en parlent pas mais les USA, via l'OTAN, se sont engagés résolument dans une stratégie offensive mettant en péril l'équilibre Est/Ouest en méprisant les positions de la Russie.


Les USA sont la source d'autres menaces majeures répertoriées dans la doctrine, même si le pays n'est jamais mentionné dans le document.


Celles-ci incluent les tentatives visant à déstabiliser les pays et régions et à saper la stabilité stratégique ; les accumulations militaires dans les états et les mers voisins ; la création et déploiement de défense antimissiles stratégiques, ainsi que la militarisation de l'espace extra-terrestre et le déploiement des systèmes stratégiques non nucléaires de haute précision.


Rappelons que le conseiller Barack Obama, Brzezinski, spécialiste des opérations secrètes sordides, des coups d’États, des sabotages divers et d’autres actions criminelles, est un adepte de l'attaque de la Russie !


http://www.voltairenet.org/article164063.html



Plus d'infos sur : artemisia-college.org

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 08:13


« L’autoproclamée Agence de presse »
Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)

Vous aussi devenez correspondant d’Alter Info



Depuis plusieurs années déjà, nos détracteurs à défaut de reproches fondés et de bases juridiques pour fermer notre agence de presse ASSOCIATIVE, en opposition aux agences COMMERCIALES, en sont réduits à la discréditer par de piteux procédés et des arguments tout aussi fallacieux.
Que les correspondants d’Alter Info ne tombent pas dans le piège qui consiste à faire croire que nous ne serions pas une agence de presse. Les petits soldats aux ordres peuvent toujours reprendre en cœur le même petit refrain, « L’autoproclamée Agence de presse », ne leur en déplaise, Alter Info est bien une AGENCE DE PRESSE ASOCIATIVE et nos cartes de correspondants ont exactement la même valeur juridique que celles octroyées par la presse marchande. Tous les quotidiens régionaux ou nationaux ont des correspondants bénévoles (sans rémunération) auxquels ils octroient une carte de correspondant et un statut reconnu par les pouvoirs publics.

Même s’il est dérisoire de penser convaincre un esprit dogmatique, j’avais pris la peine de bien expliquer à Anspach que le droit français reconnaissait un statut aux correspondants bénévoles, œuvrant pour les agences de presse associatives. Je ne doute pas qu’il ait bien saisi la validité légale de nos cartes de correspondants. Cependant, il n’a pas cru bon de diffuser le passage dans son ensemble qui explicitait l’aspect juridique, mais juste quelques secondes pour appuyer ces affirmations Ce petit journaleux ainsi que ses acolytes de
Marianne.fr, du Figaro ou encore Lalibre.be, espérant un auditoire qui les écoutent encore, chantent tous en cœur « L’autoproclamée Agence de presse ». Ils feignent d’ignorer (ou alors ils sont complètement stupides) les privilèges que le droit français octroie aux citoyens ayant une conscience politique et sociale et qui souhaitent s'organiser en association. 


Naturellement, je me réserve le droit d’attaquer pour diffamation tous ces petits journaleux en mal de reconnaissance. En attendant, j’ai une lutte à mener et très peu de temps à perdre avec ces insignifiants petits soldats aux ordres.

Je les invite donc à vérifier par eux-mêmes la légitimité juridique et l’existence légale de notre agence de presse. En premier lieu, auprès du Tribunal d’Instance de Mulhouse, ensuite auprès de la Cnil et de la BN. Quand à l’inscription à la commission paritaire qui n’est que facultative, nous n’avons nulle obligation de nous y soumettre, ne serait-ce que pour échapper aux « privilèges » accordés à la presse aux ordres. Si ce n’est que pour profiter de quelques menus avantages et nous soumettre en contrepartie au régime en place, la commission paritaire ne nous est d’aucune utilité.
En créant ce site et l’agence de presse associative, mon but n’était pas d’en faire un métier, ni une source de revenus, mais tout au plus d’être libre. Mon objectif est de libérer l’information de toutes les contraintes - économiques et idéologiques - auxquelles sont confrontées les agences (entreprises) commerciales. Elles ont des contraintes politico-financières auxquelles nous échappons grâce à notre statut d’agence de presse associative et les avantages de ce statut juridique.


C’est surtout d’un point de vue philosophique que je tiens à ce qu’Alter Info reste une agence de presse associative. Les propositions commerciales n’ont pas manqué, et pourtant j’ai préféré le statut associatif à celui d’entreprise commerciale. Non parce que la gestion est plus simple et les motivations non matérielles ; je tiens simplement à ce qu’Alter Info garde toute son indépendance, aussi bien d’un point de vue financier, qu’idéologique. Les intimes qui connaissent mon parcours et mes capacités peuvent en témoigner, si telle avait été mon but, je n’aurais eu aucune difficulté à transformer notre agence de presse associative en entreprise commerciale.


L’information non marchande nous libèrera -
Alter Info pour une presse citoyenne et participative
 


Chacun des lecteurs du site, s’il le souhaite, pourra le renforcer et participer ainsi à la lutte contre les injustices. C’est pourquoi, je vous invite à vous impliquer davantage et à contribuer selon vos capacités. Vous pouvez être une simple sentinelle de l’info et nous transmettre des sources, devenir rédacteur officiel ou non, correspondant bénévole, contributeur financier (dix euros par mois), créer votre blog Alter Info ou même vous organiser en association dans vos villes respectives. (Nous vous aiderons si nécessaire pour toutes les démarches administratives). Comme vous pouvez le constater, les moyens ne manquent pas. Plus que jamais il est temps de transformer les paroles (les écrits) en actes.


Créez votre blog Alter

Peu de nos lecteurs le savent, mais chacun peut créer gratuitement son blog hébergé par Alter Info. Certes, nous n’avons que peu incité nos lecteurs à le faire jusqu’alors, mais le moment est arrivé. Quand les masques tombent il est plus aisé de discerner le vrai du faux et de voir qui est qui. La guerre est déclarée et nos détracteurs n’hésiteront plus à s’avilir encore davantage pour me nuire et tenter de fermer ce site. J’invite vivement tous nos lecteurs à s’impliquer davantage, à ne plus être des spectateurs face à l’injustice et les complices passifs de crimes commis en notre nom à tous. Il est temps d’agir ! Chacun pourra contribuer et ainsi transformer ses paroles en actes.  

Il vaut mieux mourir debout que de vivre à genoux 
; vive la résistance !



http://www.alterinfo.net/Reponse-a-Arte,-Mariane,-Figaro-et-plus-generalement-a-toute-la-presse-aux-ordres-Zeynel-Cekici_a42626.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=63578&


Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 07:12

La complicité des médias dans la promotion de la guerre







Les spécialistes de la communication présentent, aujourd'hui, les guerres comme nécessaires, légales, utiles, morales, propres, chirurgicales... et ils nous y préparent, psychologiquement, à l'avance (1).


Les peuples aspirent à la paix. Mais l'oligarchie qui s'est octroyée le droit de vie et de mort sur les citoyens du monde entier, programme les guerres qui lui permettront de réaliser de juteux profits. De nombreux élus, à tous les niveaux, sont les alliés objectifs de ces politiques relayées par les médias. Ces derniers sont d'ailleurs, en France, aux mains des industriels de l'armement, et ils font, ouvertement ou indirectement, l'apologie de la guerre. (2). La guerre est même présentée comme un moyen de promotion des femmes (3) ! Les guerres, comme celle de l'Afghanistan,
permettraient d'améliorer le sort des femmes.
A l'inverse, inutile de proposer une émission sur la paix : lorsque j'étais journaliste pour une grande chaîne de télévision française, une seule de mes émissions a été censurée, celle où j'avais interviewé la présidente de l'Association internationale des Femmes pour la Paix.


Laura Ingraham, star de la “talk radio” d'ultra-droite.


On ne dira jamais assez à quel point le rôle des médias est déterminant dans la mise en œuvre des politiques élaborées en haut lieu; les journalistes deviennent les complices de la mise à mort programmée de pans entiers de populations ! (4)


Des signaux inquiétants


Le 22-23 mai 2003, le
Congrès américain a en quelque sorte "légalisé" l'emploi de la bombe nucléaire à des fins militaires.Celle-ci serait considérée au même titre que les autres bombes, ni plus ou moins dangereuse (5).


En janvier 2008, cinq anciens généraux de l'OTAN ont ouvertement prôné l'utilisation du nucléaire dans les guerres futures, même préventives: « La nouvelle est passée jusque là relativement inaperçue : cinq anciens généraux de l'Otan, et pas des moindres, ont rédigé un manifeste pour une nouvelle organisation du traité de l'Atlantique Nord, qui prévoit, selon le Guardian, que " l'Occident doit être en mesure de déclencher une attaque préventive pour contrecarrer la menace imminente d'une diffusion d'armes nucléaires ou de destruction massive. » (6) . Il est vrai que le nucléaire tue plus radicalement, à grande échelle - une aubaine pour les partisans de la dépopulation, sans doute. Derrière leurs écrans, bien à l'abri (7), des hommes sèment mort et désolation sur la terre; et en coulisses, les industriels de la Reconstruction se frottent les mains, les barons du pétrole aussi.


Et comme l'horreur est banalisée, on ne se gêne plus, aujourd'hui, pour faire la promotion des guerres préventives, permanentes, totales et bien sûr nucléaires. Ceux qui ont le pouvoir jouent avec la vie des citoyens comme nos jeunes jouent virtuellement à la guerre: en tuant le plus possible. En regardant une vidéo de la guerre d'Irak, on peut y apprendre que les soldats américains avaient une prime pour chaque Irakien tué. Joli monde... et qui ose se dire démocratique, moral, défenseur de la Liberté, du Bien, sans parler de ceux qui se réclament de Dieu pour prôner le choc de civilisations et anéantir une partie de la population qui déplaît. Guerre du Bien contre le Mal, bras armé de Dieu pour libérer le monde et amener par la guerre la paix sur terre, on connaît les refrains de Bush (8) ! Ce qu'on commence à découvrir, c'est que le président Obama les a repris à son compte, dans les faits (9), sans le claironner.  Le voici partant à la conquête du monde (10) pour la « glorieuse Amérique », l'Irak, l'Afghanistan, le Pakistan... sans se désintéresser d'Haïti, de l’Honduras, de l'Iran - pour commencer. Il est inquiétant, aussi, de voir trois Prix Nobel de la Paix (Wiesel, Peres, Obama) envisager la guerre contre l'Iran ou réclamer son « désarmement nucléaire ». Une guerre qui risque d'enflammer la planète ! De plus, les États-Unis semblent dorénavant menacer la Chine.(11)


Bientôt la troisième guerre mondiale ?


La troisième guerre mondiale est-elle pour bientôt ? Certains, comme Pascal Boniface, parlent de quatrième guerre mondiale, la troisième ayant été, selon eux, "la guerre froide". Trop froide, sans doute, parce qu'on la veut chaude, aujourd'hui, bien chaude et même brûlante...  avec des armes laissant des séquelles irréversibles sur l'environnement et sur les générations futures. Les Vietnamiens ou les Palestiniens (12) sont bien placés pour en parler... et même les vétérans de tous les conflits ! Vous avez dit la « der des ders » ?


L'atmosphère est propice à une nouvelle guerre mondiale. Les maîtres mots, aujourd'hui, sont "compétition", "guerre économique", "guerre préventive", "colonisation", "mondialisation”... , et puis on fabrique des armes à l'infini, toujours plus sophistiquées et qui sont évidemment appelées à servir (13) , les discours belliqueux se multiplient, précédant souvent les opérations elles-mêmes (14), certains pays comme le Canada opèrent un tournant militariste (15), des navires russes sillonnent les mers des Caraïbes (16), et l'OTAN fait peser de graves menaces sur le monde (17).


Pour compléter ce tableau peu rassurant, on peut se demander si la création de l'Union européenne est un gage de paix, ou de guerres futures, en s'enrôlant sous la bannière de l'OTAN (18).


Aux mains d'irresponsables, le monde est dangereux.. En coulisses, ou ouvertement, ils poussent à la guerre : les néoconservateurs chrétiens extrémistes font clairement l'apologie de l'hégémonie étasunienne hors des frontières, les ultra-sionistes aspirent à la guerre mondiale pour que triomphe enfin le peuple élu, et les Islamistes fanatiques soufflent sur les braises judéo-chrétiennes...


La guerre est inscrite dans la logique du capitalisme


Alors, guerre, ou pas ? Quoiqu'on en dise, elle est plus que probable. Pour prospérer, le capitalisme a besoin d'innombrables victimes, pauvres prêts à travailler pour une obole, ou jeunes appelés à "mourir pour la Patrie". Or, quand il est en crise, pour redémarrer, pour gonfler ses profits, le Système imposé aux peuples a besoin de conflits. Et aux États-Unis, pays capitaliste par excellence, l'industrie militaire est la plus florissante. Quel paradoxe pour ceux qui revendiquent si fort leur appartenance chrétienne "évangélique" !


Certains sont persuadés que les États, en grande difficulté financière, ne sont pas prêts à partir en guerre. Tous les faits nous indiquent le contraire. C'est parce que le capitalisme est en faillite, c'est parce qu'il s'effondre, qu'il a besoin, comme après 1929, d'une conflagration majeure pour redémarrer... Et puis, le désespoir incite à l'irrationnel. La City et Wall Street sont aux abois, et les anglo-Saxons ne veulent pas perdre leur leadership au profit de pays plus dynamiques comme la Chine, surtout si elle est liée à des pays comme la Russie, le Venezuela ou l'Iran, grands producteurs de pétrole. Enfin, les nations de l'Eurasie sont considérées comme des territoires riches en ressources essentielles pour l'avenir.


Tout indique que les cartels internationaux, les banquiers, le Bilderberg... veulent provoquer une troisième guerre mondiale qui sera, n'en doutons point, nucléaire ! 
L'Iran est menacé par les puissances occidentales qui prétendent la dissuader de développer l'énergie nucléaire . Et il  est encerclé par ces puissances hostiles





Vous le savez sans doute, les généraux étasuniens, plus raisonnables que leur Chef, ont retenu le bras de Bush lorsqu'il brûlait d'en découdre avec l'Iran. Et les mois ont passé. Certes, l'Iran ne se laissera pas attaquer comme l'Irak, en ripostant pour la forme; il dispose d'un armement dissuasif, et d'une flotte impressionnante, stationnée dans un détroit stratégiquement important. Les essais de déstabilisation économique ou politique n'ont guère ébranlé sa légitime détermination à préserver sa souveraineté. Il semblerait aussi que la Chine soit décidée à protéger ses intérêts dans la région, et les États-Unis ne peuvent se permettre de mécontenter le pays qui le maintient sous perfusion. Sans l'aide de la Chine, sans ses prêts, l'économie étasunienne, en effet, s'effondrerait. Un pays lourdement endetté n'est pas aussi libre qu'il le voudrait.


Reste l'inconnue israélienne: les récentes déclarations de Shimon Peres au Bundestag («L'Iran est un danger pour le monde.») (19) ne présagent rien de bon, l'Allemagne de Mme Merckel n'a jamais été aussi proche d'Israël, et l'équipe de néoconservateurs français, de Sarkozy à Kouchner en passant par Morin, brûle de passer à l'attaque. Obama, sitôt son prix Nobel de la Paix reçu, a entrepris de le défendre en multipliant les guerres, Peres est prêt à tout, et un autre prix Nobel de la Paix israélien, Elie Wiesel, tient des discours que les bushistes ne renieraient pas. La France de Sarkozy, contrairement à celle de Chirac, pousse à la guerre: « La France et les États-Unis veulent "travailler" au sein du Conseil de sécurité de l'ONU à de nouvelles sanctions contre l'Iran sur son programme nucléaire», a déclaré à la presse le ministre français de la Défense, Hervé Morin, au côté de son homologue américain, Robert Gates. «Nous avons évoqué l'Iran (...) Notre convergence de vues est totale», a déclaré le ministre français après des discussions avec le chef du Pentagone. Il n'y a « pas d'autre choix que de travailler à d'autres mesures » au sein du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté Hervé Morin (20).


Cela conduira-il à la guerre ? Deux facteurs semblent prépondérants: la crise du capitalisme, synonyme de besoin d'élans nouveaux, de quête de nouvelles sources de profit, et le caractère imprévisible d'Israël, pays d'ailleurs gouverné par des extrémistes. Outre le désir de domination de la région et le besoin de sécurité, le mobile essentiel d'Israël, pas forcément avoué, serait-il  la peur ? 


Sans doute l'apocalypse est-elle déjà en marche... Si elle ne se produit pas, nous pourrons être surpris. L'Histoire nous a trop souvent enseigné, malheureusement, que les puissances sont prêtes à tout pour augmenter leur pouvoir. Les irresponsables sont toujours aux commandes, et la crise va bientôt rebondir. Et plus on nous parlera d'identité nationale, de choc de civilisations, plus la confrontation sera, sans doute, inévitable !(21)


Quant à nous, nos meilleures armes devraient être la prévoyance, la solidarité et la créativité... et la dénonciation des  mensonges médiatiques !

  

   

 
Notes

 

(1) Le correspondant de Washington du journal «Die Welt» fit acte d’agitation guerrière le 25 janvier: les prises de position actuelles du gouvernement allemand en ce qui concerne l’Afghanistan et l’Iran sont «l’expression d’une préparation psychologique pour un conflit probablement majeur dans le Golfe persique, dont l’Allemagne ne peut pas se tenir à l’écart du fait de son histoire». L’article se répand dans un scénario de guerre et conclut: «Angela Merkel prépare l’Alle­magne à une défense commune avec Israël.»

http://www.alterinfo.net/Agitation-guerriere-et-politique-secrete-Qu-ont-convenu-a-Berlin-les-gouvernements-allemand-et-israelien_a42431.html 


(2)
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-25474704.html  - Marie Drucker sur France 3, mercredi 3 décembre 2008, avec son "Prêts à mourir pour la France ?", "retour sur la France des héros" http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://r-sistons.over-blog.com/article-25362305.html 


(3)
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/, http://r-sistons.over-blog.com/article-25426833.html


(4) Les cinq règles de la propagande de guerre,
http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-33565761.html  - Propagande de guerre, propagande de paix : http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-23413830.html 


(5)
http://sos-crise.over-blog.com/article-etats-unis-sur-le-chemin-de-la-guerre-nucleaire-globale-44793585.html  (Les États-Unis sur le chemin de la guerre nucléaire)


(6) Otan : Cinq généraux veulent des frappes nucléaires préventives.
http://www.rue89.com/2008/01/26/otan-cinq-generaux-veulent-des-frappes-nucleaires-preventives . Le but : empêcher l'usage d'armes de destruction massive. Ce quinquet de « sages » propose donc tout bonnement que les États-Unis, la Grande-Bretagne ou la France ( » l'Occident » nucléaire, donc) puisse atomiser un pays non plus pour répondre à une attaque nucléaire, ni même pour » préempter » une telle attaque qui serait imminente, mais simplement pour empêcher un pays d'utiliser des armes nucléaires, chimiques ou bactériologiques. Avec une telle doctrine, les États-Unis auraient été en droit de rejouer Hiroshima à Bagdad en 2003, où à Pyongyang en 2006 ? Et même, pourquoi pas, à Téhéran en 2007 ? Une doctrine rejetée pendant la guerre froide. Selon nos cinq généraux, relève Le Monde, l' » emploi en premier' » de la bombe est légitime, puisqu'il aurait servi de fondement à la planification nucléaire de l'Otan pendant la guerre froide.


(7)
http://bridge.over-blog.org/article-la-drone-de-guerre--43951158-comments.html#c 


(8) Assurément, le président américain, judéo-chrétien fondamentaliste, qui cherche à remettre chaque peuple à sa place selon l’ordre divin, ne peut trouver meilleure source d’inspiration que la lecture du Livre d’Isaïe ! Sa politique atteint au sublime. Il est le bras armé de Dieu, le messie et le berger qui protège tout à la fois le vieux peuple élu et le nouvel Israël...
http://www.chemins-cathares.eu/020113_georges_bush_messie_dieu.php 


(9) Document d'Arte, les Hommes de la Maison Blanche, 2000. Il montre que la politique, d'un Président à l'autre, varie peu... "C'est un retour à la loi du plus fort de l'Allemagne nazie menant à la guerre préventive, unilatérale, sans menace, un retour aux règles existant avant la 2e guerre mondiale" (Roger Normand)


(10) Pour ceux pour lesquels cela semblait impossible il ya un an, cela se produit : la politique étrangère d’Obama est plus agressive et dangereuse pour l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine qu’elle de George Bush. Mais cette réalité n’a pas encore été devenue évidente à la grande majorité, influencé par la campagne mondiale qui présente le président américain comme un homme politique progressiste et défenseur de la paix.
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-la-politique-de-l-administration-obama-menace-l-humanite-44499490.html 


(11) La possibilité d’une nouvelle guerre américaine a augmenté la semaine dernière lorsque l’administration Obama a sévèrement critiqué à la fois la Chine et l’Iran. Le premier acte d’agression a été lancé par la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, qui a « averti » la Chine qu’elle devait soutenir des sanctions économiques drastiques contre l’Iran (ce qui constituerait un acte de guerre). 8 février 2010,
http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2541:une-autre-guerre-americaine-obama-menace-la-chine-et-liran&catid=6:articles&Itemid=11 


(12)
http://r-sistons.over-blog.com/article-tandis-que-le-crif-festoie-a-gaza-les-meres-accouchent-d-enfants-malformes-44238621.html 


(13) Les observateurs ont également réitéré que les USA ont été le plus grand exportateur d’armes sur les deux dernières décennies, avec la plupart de ses clients situés dans le Moyen-Orient et dans la région du Golfe Persique. Ils ont ajouté que les États-Unis se sont servis de l'Iran comme d’une sorte d’« épouvantail» pour mettre sur le marché et vendre ses armes dans la région
http://www.alterinfo.net/Petraeus-une-attaque-contre-l-Iran-pourrait-provoquer-l-effet-inverse-escompte_a42259.html 


(14) "Mais ses stratèges militaires (d'Israël) sont plus malins et imprévisibles que jamais. Les récents discours en provenance d’Israël suggèrent qu’une future guerre au Liban ciblera aussi très probablement la Syrie. Bien que cela ne signifie pas nécessairement qu’Israël ait réellement l’intention de prendre pour cible l’un ou l’autre de ces pays dans un avenir proche, il s’agit certainement du type de langage qui souvent précède des opérations militaires israéliennes.".
http://www.alterinfo.net/La-guerre-qui-vient_a42314.html 


(15)
http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=10666  Les vrais enjeux de l'intervention canadienne en Afghanistan  


(16)
http://contreinfo.info/rubrique.php3?id_rubrique=42 


(17)
http://chiron.over-blog.org/article-otan-une-menace-assez-serieuse-pour-la-russie-patrouchev-44607354.html , et
http://fonzibrain.wordpress.com/2010/02/08/doctrine-militaire-moscou-craint-avant-tout-lotan/  : Le président russe Dmitri Medvedev a validé hier une nouvelle doctrine militaire qui place l’OTAN en tête des menaces pesant sur la sécurité de la Russie. Le texte de la doctrine, publié sur le site du Kremlin, place au premier rang des «principaux dangers militaires extérieurs» le fait que l’OTAN cherche à «mondialiser ses fonctions, en violation des normes du droit international». Le document dénonce aussi le rapprochement des frontières russes «de l’infrastructure militaire des pays membres de l’OTAN, notamment par la voie de l’élargissement du bloc».. Et aussi : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-la-doctrine-imperiale-des-etats-unis-en-europe-44509161.html : Hillary a réitéré vouloir préserver l'efficacité de l'article 5 du traité de l'OTAN : « une attaque contre l'un est une attaque contre tous ». (..) Répondant à un intervenant (le général Perruche), elle a estimé ainsi qu'une « coopération étroite et plus complémentaire entre l'UE et l'OTAN est dans tous nos intérêts pour essayer de forger des politiques communes : le politique, économique, développement et juridique du coté de l'UE, et principalement la sécurité du coté de l'OTAN ».


(18) "...une identité commune ne semble pouvoir se forger que dans le fer, le feu et le sang, que dans l’opposition à l’autre. Bientôt la gentille Union européenne qui nous rend si forts passera des appels d’offre pour chercher le meilleur ennemi commun : le Russe ? Ennuyeux, ils ont des armes atomiques, ça pourrait mal tourner. Le chinois ? Pareil mais en pire, et en plus pour le moment le Chinois tient la tutelle américaine entre ses mains, à travers un gros matelas de t-bonds. L’Arabe et le musulman ? Parfait !
http://www.alterinfo.net/Il-nous-faudrait-une-bonne-guerre-pour-construire-l-Europe-La-lettre-volee_a42306.html 


(19)
http://www.alterinfo.net/Perez-L-Iran-cherche-a-prendre-le-controle-du-Moyen-Orient_a41922.html, http://www.alterinfo.net/Netanyahu-et-Merkel-se-reunissent-pour-discuter-de-l-Iran_a41567.html 


(20)
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/proche_moyenorient/20100208.OBS6186/liran_cherche_a_gagner_du_temps_estime_kouchner.html  


(21)
http://r-sistons.over-blog.com/article-debat-identite-nationale-choc-de-civilisations-guerre-mondiale-tout-est-lie-44305429.html 

 

 

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 06:57

Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)


Dans le texte publié la veille du reportage, j’invitais vivement les lecteurs d’Alter Info à regarder (avec les précautions d’usage) ce qui devait être un cas d’école. Un flagrant délit de propagande ratée, une volonté affichée de dénigrer. La malhonnêteté du réalisateur, Ted Anspach et du présentateur/producteur, Daniel Leconte n’est plus à prouver. Ceux-là mêmes qui s’enorgueillissaient d’avoir la prétention d’informer les Français, de les mettre en garde contre les dérives du Net, nous ont donné une belle leçon d’objectivité et de neutralité. Pour finir, la montagne a accouché d’une souris !

Zeynel Cekici
Mercredi 17 Février 2010

Réponse à Arte, Marianne, au Figaro et plus généralement à toute la presse aux ordres (Zeynel Cekici)
Arte ou la tentation de la catin


Il est connu que les titres et les sujets racoleurs sont l’apanage des medias en mal d’audience et en quête de nouveaux ‘’marchés’’. Alors qu’Arte revendique outrancièrement sa particularité culturelle et veut se distinguer des télés poubelles, sa postulée singularité flirte allègrement avec les tréfonds de l’abjection et de l’immondice.


Titre accrocheur pour sujet racoleur


Nul besoin de faire état du délabrement des médias marchands et du délitement de la presse aux ordres. Ils le démontrent tous les jours par le traitement biaisé de l’actualité en écartant systématiquement les sujets importants. Puisque les médias ont fait le choix, pour certains contraints, de faire l’apologie du sionisme et de diaboliser tous ses opposants, il faut aussi qu’à un moment ou à un autre, ils en assument les conséquences.

Leur sémantique étant réduite maintenant à une peau de chagrin, parce que vide, creuse et sans constance aucune, il ne reste plus que la stratégie des lâches : Instiller la peur, imposer le chantage aux sentiments, jouer avec les émotions des gens en les instrumentalisant sans pudeur, se répandre en pleurnicheries et/ou en accusations.

Toutes ces postures commencent à lasser et semblent devenir bien futiles. Les citoyens semblent opérer un changement de paradigme. L’opinion ne s’émeut plus des perpétuelles litanies et des lamentations, cela expliquerait l’excitation et l’état nerveux des adeptes du sionisme.



Arte a voulu faire d’une pierre deux coups ; c’est une pratique sioniste connue. A l’instar d’une vieille catin drapée de toutes les vertus et sans scrupule, elle a trompé son public de manière éhontée. Pour une chaîne publique à audience relativement faible, augmenter sa part de redevance, impôt payé par les Français, pour les duper ensuite avec la propagande nauséeuse est une crapulerie que les téléspectateurs auront du mal à pardonner. Les gens sont moins stupides que peuvent le penser cette clique. Les propos ou/et les suggestions qui transpirent tellement la haine et le mépris révèlent en réalité les sentiments de haine et de mépris qu’ils nourrissent en eux. Ces décérébrés accusent Alter Info, de ce qu’ils sont en réalité ; de vulgaires propagandistes au service d’Israël.

Comble de l’hypocrisie, ils cherchent à dissimuler leur propre racisme en accusant l’autre de tous les maux qui les habitent. Tellement obscurcis par l’abjection de leurs pensées perverses qu’ils ne voient même plus qu’ils sont devenus les dindons de la farce et ont renforcé ce qu’ils pensaient détruire.



Une sémantique sioniste usée jusqu’à la moelle


Tous ceux qui ne cèdent pas à leurs odieux chantages et/ou intimidations sont, soient des vilains antisémites ou des méchants islamistes, qu’il faut éradiquer pour la sauvegarde du monde libre ! La sémantique sioniste ne trompe plus que ses adeptes fanatiques. Il est inutile de vouloir convaincre des individus sans dignité, de leur rappeler combien ils sont égarés.



Je veux exprimer ici ma satisfaction et remercier nos lecteurs avertis pour avoir fait preuve de tant de discernement, d’avoir su porter un regard critique à cette propagande éculée. Je veux aussi éclaircir quelques points volontairement présentés de manière biaisée, ne serait-ce que par respect pour les nouveaux lecteurs de ce site.  L’objectif premier de ce pseudo-reportage n’a pas échappé aux esprits critiques et sains : nous discréditer en instillant le doute et la suspicion par les procédés habituels de la propagande.  Dans mon texte publié la veille de la diffusion, j’expliquais déjà en détail leur modus operandi. Malgré leur acharnement infructueux, depuis la première diffusion, nous sommes submergés de propositions, de demandes de collaboration et de soutien comme jamais. Comme je le préconisais dans l’article, leur machination se retourne déjà contre eux. Des milliers de nouveaux lecteurs qui semblent apprécier notre site viennent de le découvrir grâce à ce docu-propagande ; donc merci Arte !

Quelques minutes sur des heures de tournage (près de dix heures)

L’essentiel du tournage portait sur les médias, la Palestine, le sionisme, l’économie et bien d’autres sujets que nous traitons habituellement sur le site. Connaissant Daniel Leconte depuis des années et sachant Anspach à ses ordres, je feins le naïf (à malin, malin et demi). J’avais volontairement dénigré son patron et dénoncé avec virulence leurs méthodes et leurs abjects procédés, ne serait-ce que pour voir sa réaction.  Il a bien fait mine d’ignorer mes critiques, mais les regards de détresse entre lui et son acolyte caméraman en disaient long. A chaque instant, il a tenté niaisement de m’amener là où il le souhaitait, mais à chaque fois, j’ai retourné la situation en sa défaveur. Il est donc normal, qu’il n’ait plus grand chose à montrer des heures de tournage, si ce n’est ce montage grossier. Je lui ai inlassablement rappelé sa responsabilité, ainsi que celle de ses collègues journalistes soumis ou adeptes invétérés du sionisme. Qu’ils trahissaient leur mission première, celle d’informer leurs concitoyens et de les prévenir des crises socio-économiques, etc. S’il faisait preuve d’un peu d’honnêteté, il ne pourrait nier que mes propos portaient sur tout ce dont pourquoi je lutte depuis des années. Connaissant parfaitement leur mode de pensée et leur psychologie malsaine, Daniel Leconte et son pantin auraient bien eu du mal à me prendre en défaut. A part diffuser quelques extraits bien choisis pour m’accuser ou laisser entendre les pires insanités (antisémitisme, islamisme), ils n’ont rien démontré du tout. Pis encore, ce reportage me donnera peut-être l’occasion de renverser la situation. En effet, Me Lilti, l’avocat de UEJF (principale sous-officine du CRIF à l’origine de nos déboires judicaires) a explicitement accusé Alter Info de « financement occulte ».



Cette fois-ci, j’ai l’intention de porter plainte pour diffamation et ne plus laisser des dégénérés dire tout et n’importe quoi à mon endroit. Je souhaite bon courage aux sionistes pour prouver la moindre source occulte dans la gestion de notre site ou de notre agence de presse ! Dans un procès pour diffamation, ce sera à eux de prouver leurs affirmations (la charge de la preuve). Ces aliénés n’arrivent plus à faire la part du réel et de ce qui sort de leur esprit malade.  Ce sont des névrosés pour les plus sains, et des psychotiques dans leur grande majorité. A moins d’avoir une preuve factuelle, comment un avocat digne de ce nom, peut-il allègrement piétiner le droit en portant une accusation diffamante aussi grave, et qui plus est devant une caméra ? Le sionisme l’aurait-il rendu ahuri au point de ne plus se rendre compte de sa déficience mentale ?


J’étudie en ce moment les possibilités juridiques afin de renverser la donne, faire changer de camp la crainte et la peur qu’ils distillent. Je veux rompre avec cette atmosphère toxique, soulever cette chape de plomb qu’ils font peser sur toutes les consciences.

Donc pour ces racistes islamophobes, je serais ...
  Un vilain antisémite ?

Antisémitisme
est une expression plus que galvaudée et antinomique avec le racisme antijuif qu’elle est censée définir et que je condamne évidemment. Si ce vocable exprime l’antijudaïsme dans le sens anti-israélite, ce sentiment est contraire à mes convictions religieuses et je ne crois pas devoir me justifier plus que je ne l’ai déjà fait sur cette question. Ceci relevant de la liberté de croyance pure et simple. Cependant, je revendique mon antisionisme que je n’ai d’ailleurs jamais dissimulé. Mes convictions politiques sont discutables et critiquables. Toutes les opinions personnelles, quelles soient politiques ou idéologiques méritent la critique, mais dans le cadre d’un débat contradictoire. Affronter les idées dans un débat équilibré, poser les arguments et les confronter ne sont pas des pratiques que je crains à l’inverse de nos médias prostitués. Ils préfèrent jouer avec l’émotion et les sentiments de leurs téléspectateurs. Contrairement à eux, j’ai le courage de mes convictions et suffisamment de maturité intellectuelle et d’arguments pour les étayer ; je ne crains donc ni la critique ni le débat.

Un affreux ‘’islamiste’’ ?

''Islamiste'' est un néologisme propagandiste de pure confection sioniste et utilisé à dessein criminel. C’est un slogan, une diversion, un leurre. ‘’Islamiste’’ contre ‘’monde libre’’ ; dichotomie sioniste dans l’agenda du ‘’clash des civilisations’’. La lecture eschatologique sioniste du « diviser pour régner ». Les adeptes du clash des civilisations sont les victimes d’un délire messianique : la venue du Machiah. Depuis le 11 septembre 2001, les sionistes ont relancé leur projet démentiel (en sommeil) du Grand Israël.  Si dénoncer ce projet dément est être antisémite, oui alors je le confesse, je suis un « gros », mais alors un très « gros » antisémite ! Si combattre ce projet criminel fait de moi un méchant islamiste, alors oui, je suis un très vilain islamiste !

Est-ce un crime d’être musulman ?


Je suis certes musulman, sans en faire constamment état, je ne l’ai jamais dissimulé aussi, à lire ma profession de foi rédigée en 2007 
:‘’Le meilleur des combats est de prononcer une parole de vérité face à un despote’’. Je pense avoir une lecture apaisée de ma religion, sans conflit ni interne, ni externe et surtout sans contradiction avec ma foi. Si par ‘’islamiste’’ ils m’accusent d’être un pratiquant assidu, ce que j’aspire à être, bien que mon oisiveté et ma paresse m’empêchent de le devenir. Je ne suis qu’un piètre adepte de cette religion, donc un très mauvais défenseur. Si par ‘’islamiste’’, ils pensaient à fondamentaliste, extrémiste et par extension à terroriste, ma lutte est justement engagée contre tous les extrêmes, mais cela, ils le savent très bien aussi.

Vous aurez donc compris que ce mot ne veut rien dire, si ce n’est porter une accusation fourretout qui permet aux islamophobes de s’exprimer librement, à ces fumistes décomplexés d’étaler leur haine en toute impunité. Pour rappel, l’islamophobie n’est pas une opinion mais un délit qui relève du pénal, au même titre que tous les racismes y compris l’antisémitisme. Combien de racistes islamophobes, qui le revendiquent fièrement auraient été condamnés en France ?


Il est temps de réduire la capacité de nuisance des médias dominants aux ordres qui n’ont comme mission, que de nous divertir pour mieux nous égarer, de nous détourner de la réalité, de nous écarter des sujets fondamentaux. Il est temps que chacun prenne ses responsabilités


http://www.alterinfo.net/Reponse-a-Arte,-Mariane,-Figaro-et-plus-generalement-a-toute-la-presse-aux-ordres-Zeynel-Cekici_a42626.html?preaction=nl&id=10801444&idnl=63578&

 

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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 08:14

La Première Guerre mondiale des mots - "Main basse sur l’info" sur ARTE : feu sur les "théories du complot"!


AUTEUR: Wahrheiten.org

Traduit par Michèle Mialane. Édité par Fausto Giudice
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Wahrheiten.org
Mardi 16 Février 2010

La Première Guerre mondiale des mots - "Main basse sur l’info" sur ARTE : feu sur les "théories du complot"!

Le 9 février 2010 Arte a diffusé une émission intitulée « Main basse sur l’info ».

Il s’agissait naturellement des blogueurs et des médias tenus par des internautes indépendants et non des médias dominants. Pouvait-il en être autrement ?
Le regard critique porté par les blogueurs de la Toile, souvent à contre-courant des médias grand public trouve-t-il désormais tant d’écho que la pensée dominante doive lui apporter des « correctifs » ?

C’est en tout cas l’impression qu’on pourrait avoir en regardant la première partie du reportage d’Arte, le film « Les effroyables imposteurs  ». L’émission sera rediffusée le 12 février à 10h30 sur Arte - pour ceux qui ont encore une télé et contribuent par leurs redevances audiovisuelles à financer ces délires.

Arte a rendu visite « à l’hebdomadaire qui combat en première ligne les théories du complot » : le Spiegel-Online. On demandait à son rédacteur en chef, Rüdiger Ditz, si la grande confiance dont jouissent les médias traditionnels au sein de la population pouvait freiner l’essor de ce journalisme alternatif.

Il répondait :«  Je le croirais volontiers.En effet, la confiance en l’indépendance du journalisme est, je crois, très profondément enracinée en Allemagne. »

Comme il a raison ! La confiance est très profondément enracinée. Mais l’indépendance, elle, doit très clairement être mise en question. Affirmer qu’elle existe est une très mauvaise blague. Peut-être que les médias ont été un jour réellement indépendants, mais cette  époque est révolue depuis plusieurs décennies. La confiance, elle, est restée.  Pourquoi donc au juste ?

Ditz poursuivait :« ... on n’a donc pas un besoin (entre guillemets) si absolu de cette blogosphère. »

Que pouvait-il bien vouloir dire ? Peut-être que les médias en général et le Spiegel en particulier aimeraient bien être débarrassés des blogueurs ? Les chiffres sont intéressants. Selon Arte la RFA ne compte que 300 000 blogs, contre environ 2 millions en France.

La voix off aura elle aussi une position très claire dans la suite de l’émission :« C’est par les blogs que les rumeurs et théories du complot se répandent le mieux.»En va-t-il autrement pour le  Spiegel et Cie ? Qui répand depuis plus de 20 ans la rumeur selon laquelle la terre se réchauffe à cause du CO2 produit par les activités humaines ? (1)

Ditz parle de « journalisme participatif ». Il veut dire par là que les lecteurs peuvent être eux aussi acteurs des médias en proposant des informations, voire des articles personnels qui seront ensuite remaniés et publiés. Ce serait un critère important pour expliquer la grande visibilité de la blogosphère en RFA.

C’est exact : cette participation du lecteur, la baisse du seuil d’inhibition pour donner son opinion ne s’est vraiment révélée que grâce aux blogs. À l’époque des médias papier, le lecteur pouvait, au mieux, participer par le Courrier des lecteurs ; on ne pouvait coller autant à l’actualité ni s’exprimer autant.

La plupart des blogs et quelques magazines de la pensée dominante autorisent maintenant des commentaires directs de leurs articles. Il n’est pas rare de constater à quel point l’opinion des lecteurs diffère aussi bien de celle des blogueurs que de celle des médias établis, ni de découvrir des erreurs évidentes.Ceci représente un véritable danger pour la pensée dominante «indépendante», car il devient  de plus en plus difficile d’influencer l’opinion et de la manipuler.

La confiance se perd, lentement mais sûrement.

On commence à s’amuser quand le chef du projet français de journalisme participatif
Le Post est confronté, sous l’œil  de la caméra, à des articles parus sur sa plate-forme et un peu pénibles pour lui, qui les a prétendument vérifiés de très près avant de les publier. Mais voyez vous-même. C’est superbe, en particulier ses efforts ridicules pour s’en tirer. On peut se demander qui commande ici ?

Arte s’obstine à affirmer que ce processus est dangereux. Ah bon, personne ne doit donc publier quelque chose qui n’a pas été vérifié par les médias établis - en un mot : censurés- sous peine de voir le pays « inondé de théories du complot » ? Bravo, Arte, vous vous êtes trahis.

Il ne manque plus guère que d’assimiler le «journalisme citoyen» au terrorisme. Ce n’est certes pas dit de cette façon, mais on s’attend à chaque instant à en arriver là et le mouton de Panurge moyen l’a sûrement compris ainsi. Pauvres de nous !

Zeynel Cekici, le responsable d’
Alter Info, une plate-forme française de publication indépendante, subit une attaque en règle de la part des journalistes d’Arte. Voici ses réponses :« Je ne crois pas que la presse est plus libre en France qu’en Iran ou en Russie. Dans ces pays les journalistes ont peut-être davantage peur du gouvernement et suivent davantage la ligne gouvernementale.Mais croyez-vous vraiment qu’il en va autrement en France ? Seules les méthodes changent. Bon, d’accord, la pression sur nos journalistes n’est pas aussi forte- mais s’ils veulent garder leur travail, ils ne peuvent pas tout dire. »

Ceciki a été traduit en justice, en France, pour incitation à la haine raciale - ça se fait ailleurs aussi. Un risque que courront peut-être bientôt tous les publicistes indépendants ? Non, celui qui continue à relayer sagement  la pensée dominante n’a rien à craindre.

Préparons-nous à des temps difficiles, car plus les «conspirationnistes du blog» attireront l’attention, plus la contre-attaque se durcira. Il est des pouvoirs avec lesquels il ne faut pas plaisanter, surtout quand ils se sentent effectivement de plus en plus mis en question.

Aussi longtemps que la justice pourra jouer ce jeu, elle ne se privera pas d’être très dure. C’est ce que dit l’avocat de la partie civile opposée à Ceciki. C’est exactement la même chose en RFA, car la démocratie n’est plus qu’un mot, une théorie jamais appliquée, qu’on veut nous faire prendre pour la réalité.

Cette émission d’Arte est un scandale. Mais comme le disait si bien le Mahatma Gandhi :« D’abord ils t’ignorent, puis ils se moquent de toi, ensuite ils te combattent et à la fin tu l’emportes. »

De toute évidence on n’en est plus à ignorer ni à se moquer, la guerre est déclarée. Mais à la fin c’est la vérité qui triomphera et elle seule. Que cela convienne ou non aux puissants officiels et officieux de notre monde. Et même les médias les plus experts en manipulation et information unilatérale  n’y pourront rien changer. Dieu merci !

(1) Je me garderai de prétendre que le réchauffement climatique est une rumeur, même si bien d’autres dangers, dont on ne parle pas, nous menacent. [NdT]

 



Pour lire d'autres articles de cette Première guerre mondiale des mots, cliquez ici 

La Première guerre mondiale des mots est une initiative de Palestine Think Tank et Tlaxcala.

Les auteurs souhaitant y participer peuvent envoyer leurs contributions à 
contact@palestinethinktank.com et à tlaxcala@tlaxcala.es.


Source : Wahrheiten.org  - Mainstream macht mobil gegen “Verschwörungstheorien” im Internet

Article original publié le 11/2/2010

Sur l’auteur

Michèle Mialane et Fausto Giudice sont membres de
Tlaxcala, le réseau international de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est libre de reproduction, à condition d'en respecter l’intégrité et d’en mentionner l’auteur, la traductrice, le réviseur et la source.

URL de cet article sur Tlaxcala :
http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10006&lg=fr

http://www.alterinfo.net/La-Premiere-Guerre-mondiale-des-mots-Main-basse-sur-l-info-sur-ARTE-feu-sur-les-theories-du-complot-!_a42728.html
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17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 08:04
http://survie.org/local/cache-gd2/5cedcab8442003993ba58e17d23c91de.jpgLa Françafrique, 50 ans déjà...
16 février 2010 par Survie

« La Françafrique, c’est comme un iceberg. Vous avez la face du dessus, la partie émergée de l’iceberg : la France meilleure amie de l’Afrique, patrie des droits de l’homme, etc. Et puis ensuite, vous avez 90% de la relation qui est immergée : l’ensemble des mécanismes de maintien de la domination française en Afrique avec des alliés africains... »

François-Xavier Verschave

Avertissement préalable : De la désinformation...

La politique africaine de la France relève du domaine réservé du chef de l’État. Elle échappe donc dans une très large mesure à tout contrôle démocratique, que celui-ci émane du parlement, de la presse, voire même de la Justice (voir argumentaire n°10). Le résultat, c’est que la réalité de la Françafrique, c’est à dire des liens politiques, économiques et militaires entre la France et ses anciennes colonies africaines (mais malheureusement pas seulement), paraît tout à fait incroyable tant elle est en décalage, et même en opposition totale, avec l’image que les médias donnent généralement de l’action généreuse de la France sur le continent africain.

Pourtant, les investigations aussi importantes que minutieuses menées durant plus de dix ans par François-Xavier Verschave, puis par ses continuateurs, ont permis de dresser un début de cartographie de cet univers occulte où se mêlent quête du pouvoir, prédation économique et trafics en tout genre, et leur corolaires que sont la violence et la misère qui frappent les populations africaines. Ces travaux, compilés en différents ouvrages cumulant plusieurs milliers de pages, ont subi par deux fois l’épreuve d’une justice française pourtant peu encline à faire la lumière sur ces affaires qui impliquent les plus hauts personnages des États (Français et Africains). Malgré tout, face au foisonnement de documents versés et au nombre de témoignages recueillis, la justice n’a pu que reconnaître, pour reprendre les termes du jugement, « l’importance des sujets évoqués, mais aussi le sérieux des investigations effectuées ». Celle-ci a donc admis que « malgré la vigueur des attaques, il n’apparaît pas que la démarche de François-Xavier Verschave soit critiquable. » Pourtant, en dépit de cette caution judiciaire, ces travaux sont restés très largement dans l’ombre, superbement ignorés par les médias, à quelques rares et marginales exceptions près...

Aux origines de la Françafrique : une décolonisation de façade

Pour comprendre le système de la Françafrique, il faut remonter à ses origines. A son retour au pouvoir en 1958, De Gaulle se voit contraint par le mouvement de l’histoire et les pressions internationales à accorder officiellement leur indépendance aux anciennes colonies subsahariennes de la France. Mais dans le même temps, il charge son fidèle homme de l’ombre Jacques Foccart de faire l’inverse, c’est-à-dire de maintenir la dépendance de fait. C’est le point de départ de la Françafrique : d’un coté une légalité internationale proclamée haut et fort, les indépendances, mais de l’autre la mise en place de mécanismes perpétuant la dépendance, et donc forcément illégaux puisqu’en contradiction avec l’indépendance reconnue en droit.

Ce choix s’explique essentiellement par quatre raisons :

  • le maintien du « rang » international de la France avec un poids décisionnel important à l’ONU, ce qui ne peut être garanti que par des États clients, alliés indéfectibles de la France qui s’alignent automatiquement sur ses positions ;
  • l’accès garanti aux matières premières stratégiques et/ou très rentables (pétrole, uranium, bois etc.) ;
  • le financement occulte mais à grande échelle de la vie politique française (d’abord du parti gaulliste, puis de tous les grands partis français), à travers les détournements de l’aide et des rentes des matières premières ;
  • le rôle de la France comme « sous-traitante » des États-Unis pour contenir l’expansion communiste sur le continent africain dans un contexte de guerre froide.
Les mécanismes systémiques de la domination néo-coloniale

Pour remplir ces différents objectifs, la domination néo-coloniale de la France s’appuie sur un véritable système intégré sur tous les plans : politique, militaire et policier, et bien sûr économique.

Soumission politique contre enrichissement personnel

Comment ce système occulte de domination s’est-il mis en place ? D’abord par l’installation quasi-systématique de chefs d’États « amis de la France », que l’on pourrait qualifier, pour reprendre les termes de François-Xavier Verschave, de « gouverneurs à la peau noire », ce qui permet de donner une illusion d’indépendance. L’exemple le plus flagrant est sans doute celui du gabonais Omar Bongo, pilier historique de la Françafrique, qui a reconnu être issu des services secrets français.

Différentes méthodes sont utilisées pour arriver à ces fins. D’abord, la violence extrême, comme ce fut le cas au Cameroun où le populaire mouvement indépendantiste de l’UPC, mené par Ruben Um Nyobé, a été littéralement écrasé dans un bain de sang par la France et ses alliés locaux, provoquant entre 1957 et 1970 entre cent et quatre cent mille morts, selon les estimations. Dans d’autres cas, quand la population était parvenue à se doter de leaders éclairés et élus, on a procédé par l’assassinat pur et simple des dirigeants. Ce fut notamment le cas au Togo où Sylvanus Olympio fut froidement assassiné par un quarteron d’officiers franco-togolais fraîchement débarqué des guerres coloniales indochinoises et algériennes, parmi lesquels se trouvait Etienne Eyadéma. Celui-ci prendra par la suite la tête du pays, instaurant une dictature militaire impitoyable durant près de quarante ans, avant d’être remplacé à sa mort par son fils Faure Gnassingbé. On peut également signaler la mort pour le moins suspecte du prometteur dirigeant Centrafricain Boganda et enfin, quelques années plus tard, le cas de Thomas Sankara, leader charismatique du Burkina-Faso qui fut renversé et assassiné par l’actuel chef d’État burkinabé Blaise Compaoré, avec le soutien de la France (et l’appui de l’indéfectible Félix Houphouët-Boigny).

Dernière méthode, la fraude électorale massive qui a permis d’écarter systématiquement tout candidat issu des aspirations des peuples concernés, pour installer des dirigeants dévoués à la cause française. A l’exception de la Guinée de Sékou Touré, coupable d’avoir osé dire « non » à De Gaulle en 1958, et épisodiquement, de quelques pays trop pauvres en ressources pour exciter les appétits français comme le Mali, ou le Niger (jusqu’à la découverte de l’ampleur de ses réserves d’uranium), aucune ancienne colonie africaine de la France n’a échappé à ces coups d’États électoraux soutenus, voire fomentés par la France.

Avant d’examiner les mécanismes de prédation économique qui justifient cette ingérence politique, une question s’impose : comment ces « gouverneurs noirs » ont-ils pu accepter un tel marché, hypothéquant pour des décennies le développement de leur pays et le bien-être de leurs populations ? La réponse est pourtant simple, c’est l’appât du gain. Les termes du marché implicite passé par la France avec ces potentats locaux consistait tout simplement à dire « laissez-nous décider de la conduite des affaires du pays, et en échange de votre silence et de votre soutien, servez-vous à volonté dans les caisses de l’État ». Et les intéressés (au premier rang desquels les Eyadéma, Mobutu, Moussa Traoré, etc.) ne se sont pas fait prier, constituant parfois des fortunes considérables égalant la dette extérieure de leurs pays ! On notera au passage que ce marché digne de Faust a eu des conséquence terribles sur l’ensemble des sociétés concernées, cette logique de corruption à outrance ayant nécessairement perfusé par capillarité descendante à tous les niveaux de l’administration, et de la sphère économique dans son ensemble...

La domination militaire et l’appui aux États policiers

Sur le plan militaire, la domination est également flagrante. Elle passe bien sûr par la présence de bases militaires sur le continent africain, aujourd’hui au nombre de trois (Sénégal, Gabon et Djibouti) depuis la fermeture de la base de Centrafrique, et la transformation de celle de Côte d’Ivoire en statut d’opération extérieure, auxquelles il faut ajouter la présence militaire au Tchad, sous statut d’opération extérieure provisoire depuis... 1986. Si le nombre de soldats français présents de manière permanente sur le sol africain a fortement diminué depuis les années 1960, il faut noter que cette réduction s’est accompagnée d’un accroissement constant des moyens de projection depuis la métropole, et qu’il reste tout de même à l’heure actuelle environ 6000 soldats français prépositionnés dans les bases permanentes auxquels il faut ajouter de 3000 à 5000 soldats présents dans le cadre d’opérations extérieures ainsi qu’une présence maritime permanente dans le Golfe de Guinée (affectée à la surveillance des champs pétrolifères).

Les accords de défense constituent l’autre instrument de la domination militaire. Ces accords de défense, garantissant le soutien français en cas de menace extérieure et intérieure, lient officiellement huit pays africains à la France, mais ils s’accompagnent de toute une série d’accords plus ou moins secrets d’assistance technique et de coopération militaire. Le corollaire de cette coopération est bien sûr la vente d’armes pour laquelle la France se classe encore au 3e ou au 4e rang mondial selon les années.

A tout cela s’ajoute la domination militaro-policière qui s’exerce à travers toute une série d’officines publiques et privées, l’envoi de mercenaires parfois mandatés et équipés par la France, et la fourniture d’agents et de matériel de sécurité visant à former et à équiper des polices politiques comptant parmi les plus violentes du monde et qui s’illustrent régulièrement dans la répression sanglante de toute velléité d’opposition. Ces pratiques remontent aux origines de la Françafrique, avec par exemple le recyclage des anciens de l’OAS au service de ces polices politiques africaines, qui sont à leur tour passées maître dans l’usage de la torture. Dernier exemple en date, la fourniture par un groupe français de 500 000 euros d’équipement pour les forces de sécurité togolaise à l’approche des présidentielles de 2010 dans le cadre d’un «  projet d’appui à la sécurisation des élections ». Les manifestants qui ne manqueront pas de descendre dans la rue pour protester contre la nouvelle mascarade qui s’annonce apprécieront !

La prédation économique et le pillage des ressources

L’exploitation des richesse du continent africain était dès l’origine au cœur du projet colonial. Lorsque celui-ci prend fin, l’accès à certaines ressources stratégiques reste une préoccupation majeure pour le général De Gaulle qui affirme dès 1961 : « Notre ligne de conduite, c’est celle qui sauvegarde nos intérêts et qui tient compte des réalités. Quels sont nos intérêts ? Nos intérêts, c’est la libre exploitation du pétrole et du gaz que nous avons découvert ou que nous découvririons. » Pour remplir cet objectif, le général crée Elf Aquitaine, avec à sa tête un de ses proche issu des services secrets : Pierre Guillaumat. C’est le début de la mise en place du système Elf, qui vise à assurer la mainmise française sur le pétrole et le gaz africain. Cette entreprise ne sera jamais une simple compagnie pétrolière, comme le montre notamment le nombre d’agents secrets qu’elle emploie (jusqu’à 400 !), et comme le démontrera partiellement l’affaire Elf, lorsque celle-ci éclate à la fin des années 90, éclaboussant au passage les plus hauts personnages de la République dont l’ancien ministre et président du Conseil Constitutionnel Roland Dumas, et même le Président de l’époque, François Mitterrand. Pour prendre la mesure de l’ampleur du système Elf, le mieux est encore de citer son ancien dirigeant Loïk Le Floch-Prigent : « il ne se passe rien dans les pays pétroliers, en particulier en Afrique, dont l’origine ne soit pas Elf » [1]. Le groupe était en effet au cœur d’un système de corruption à grande échelle, mêlant entre autres ventes d’armes et financement des partis politiques français, tout cela grâce aux immenses rentes pétrolières détournées des pays producteurs avec la complicité grassement rémunérée de leurs dirigeants.

Mais si l’action d’Elf est unique par son ampleur, et sa proximité avec les cercles du pouvoir politique et économique en France et en Afrique, ce groupe n’a pas été le seul acteur du pillage des ressources africaines. On peut ainsi mentionner les entreprises métropolitaines que la décolonisation a laissées en position dominante voire monopolistique dans certains pays africains : Compagnie Française de Développement des Textiles (CFDT) sur le coton, Rougier sur le bois, CFAO sur le commerce et la distribution, plantations coloniales de bananes, de café, de cacao etc. A ses géants hérités de la colonisation, s’ajoutent des groupes privés qui s’appuient sur l’Afrique pour se développer de manière extraordinairement rapide comme Bouygues, ou encore Bolloré, dont la boulimie et la diversification accélérée des activités sur le continent (transports, médias, commerce, plantations etc.) laissent penser qu’elle tend à remplacer Elf par son influence sur les affaires franco-africaines. Parmi les piliers de la prédation économique des ressources africaines, on peut encore citer Areva qui exploite d’immenses mines d’uranium dans des conditions écologiques et sanitaires déplorables et qui soutient par la même occasion les dirigeants en place comme le Président Tandja au Niger, auteur d’un récent putsch constitutionnel pour se maintenir au pouvoir au-delà de la limite légale de ses deux mandats. On peut enfin citer Total, qui a absorbé la trop sulfureuse enseigne Elf, ou encore BNP Paribas très implantée dans le secteur stratégique de la banque en Afrique.

Outre l’action des entreprises, qui bénéficie le plus souvent d’un soutien plus qu’appuyé de la part du pouvoir politique français, l’exploitation économique de l’Afrique est facilitée par des éléments systémiques que sont les accords de coopération économique qui assurent à la France un quasi-monopole d’accès à certaines ressources stratégiques ou particulièrement rentables, et surtout le Franc CFA, véritable camisole contraignant les anciennes colonies africaines à commercer en priorité et dans des conditions préférentielles avec la France, et qui fut également un outil de détournements et de blanchiment massifs. Enfin, les pays africains sont également prisonniers du carcan d’une dette exponentielle, contractée par des dictateurs irresponsables avec l’encouragement bienveillant de Paris, et qui entrave aujourd’hui inexorablement le décollage économique de ces pays.

Des tentatives avortées d’affranchissement du système

On comprend donc bien, à travers ces trois piliers, comment la France a rendu impossible le développement et la démocratisation de ses anciennes colonies africaines. Ces États néo-coloniaux n’ont en effet aucun intérêt au développement économique qui, en faisant émerger une classe moyenne, pourrait susciter une contestation du système, et des velléités mal venues de démocratisation. Cependant, la fin de la guerre froide a entraîné malgré tout un vent de démocratisation qui a atteint le continent africain. Mais le système françafricain est parvenu à le contenir par deux moyens redoutables. D’abord, l’instrumentalisation, voire l’invention pure et simple de clivages ethniques permettant de reporter la rancœur populaire envers les dirigeants sur une partie de la population désignée comme l’ennemi intérieur. Cette stratégie du bouc émissaire, ou du « diviser pour mieux régner », vieille comme le monde, a été d’une efficacité redoutable, au point qu’elle a parfois échappé à ses promoteurs et dérivé en guerres civiles, le paroxysme de l’horreur étant atteint avec le génocide des Tutsi au Rwanda en1994. Mais cette stratégie n’a pas été abandonnée, comme on a pu le voir plus récemment avec la Côte d’Ivoire.

Deuxième moyen tout aussi efficace, quoique globalement moins meurtrier et plus présentable aux yeux de la communauté internationale : la démocratisation de façade. Organisée autour d’un multipartisme créé de toute pièce, sur le modèle du fameux multi-mobutisme, où la plupart des partis « d’opposition » sont en fait des alliés du pouvoir, cette démocratisation décrétée dans son fameux discours de La Baule par le président Mitterrand en 1990, consiste à organiser des élections « libres » dont la régularité est garantie par des observateurs français, ou de l’Organisation Internationale de la Francophonie par exemple.

En fait, on utilise la prétendue aide à l’organisation d’élections démocratiques pour mieux contrôler celles-ci et mettre en place un système de fraude souvent grossier mais infaillible. Et c’est ainsi que, depuis 1991, les dirigeants illégitimes du Togo, du Cameroun, du Congo-Brazzaville, du Gabon ou encore de Djibouti se maintiennent indéfiniment au pouvoir par les urnes, avec l’aval de la France, parfois même suivie par une communauté internationale complice ou frappée de cécité face à l’ampleur des fraudes.

De la Françafrique à la Mafiafrique

Le réseau Foccart et ses héritiers

La Françafrique est à l’origine une histoire de famille, ou en tout cas de réseaux, entre la France et ses anciennes colonies africaines. Son principal instigateur, Jacques Foccart, était ainsi au cœur d’un immense réseau d’influences multiples mêlant les milieux politiques, économiques, mais aussi les milieux militaires, du renseignement et du mercenariat, et enfin des milieux maçonniques (à travers la Grande Loge Nationale Français en particulier) voire sectaires (Rose-Croix etc.). Dès les années 70, Charles Pasqua récupère une partie de ces fameux réseaux Foccart, et les branche sur ses propres réseaux politico-mafieux (en particulier corses). Le tout est mis au service de Chirac, qui récupérera la partie foccartienne à son arrivée à Matignon en 1986. Dans le même temps, Mitterrand crée ses propres réseaux par l’intermédiaire de son fils Jean-Christophe, et de son conseiller Afrique, Guy Penne. A partir de là, les socialistes ne seront plus en reste et rattraperont vite leur retard sur les héritiers du gaullisme auxquels bien des liens de complicité les uniront.

Mondialisation et Mafiafrique

Ces réseaux historiques de la Françafrique sont essentiellement basés sur la toute-puissance de la République officielle, et surtout souterraine. Or le phénomène de mondialisation qui s’accélère à la fin des années 90 provoque une libéralisation économique effrénée doublée d’un affaiblissement du pouvoir des États-nations. Dans ce contexte, la Françafrique est contrainte de muter pour se maintenir. La mainmise néo-coloniale de la France sur son pré-carré est menacée ? Qu’à cela ne tienne, la Françafrique historiquement anti-communiste, mais qui affiche également un anti-américanisme de façade, va s’allier aux puissances économiques étrangères, en particulier américaine et russe mais aussi britannique, sud-africaine ou encore israëlienne, pour conserver à tout prix son influence sur le continent. Dans le même temps, elle sort de son pré-carré et tente d’étendre son influence sur des pays non issus de l’empire colonial français comme le Rwanda, ou encore l’Angola.

Ce dernier pays est l’exemple parfait de la mutation de la Françafrique en Mafiafrique. Déchiré par une guerre civile meurtrière depuis son indépendance en 1975, l’Angola dispose d’immenses réserves pétrolières. Outre le fait qu’on sait désormais de manière certaine que la France et Elf ont longtemps armé les deux camps, afin d’exploiter tranquillement ces ressources, l’affaire de l’Angolagate permet de mettre en lumière cette interpénétration des réseaux internationaux de ventes de pétrole et d’armes (les deux activités les plus soumises à la corruption, et qui nécessitent donc en fait les même « compétences » en termes de finance parallèle et de blanchiment d’argent). En effet, les deux principaux protagonistes de cette affaire sont d’un coté le multimilliardaire russo-franco-israëlien Arcadi Gaydamak, protégé à la fois par les services secrets russes, israëliens et français, et branché sur la mafia russe, et de l’autre l’homme d’affaire Pierre Falcone, lui-même protégé par les services français et la CIA américaine. Drôle d’alliance a priori mais visiblement pas choquante lorsqu’il s’agit d’affaires aussi juteuses et qui nécessitent des protections en aussi haut lieu, comme l’ont récemment montré les déclarations menaçantes de Charles Pasqua à l’encontre de MM. Chirac et De Villepin, à l’issue de sa condamnation à de la prison ferme dans cette affaire.

Des paradis fiscaux et judiciaires

De telles pratiques sont rendues possible par l’existence de paradis fiscaux et judiciaires, qui jouent un rôle central dans les malversations françafricaines en général, et dans ce type d’affaires mafiafricaines en particulier. En effet, on estime à l’heure actuelle que les plus grandes banques françaises auraient la moitié de leurs comptes extérieurs dans des paradis fiscaux, et que la moitié des transactions financières mondiales passeraient par ces trous noirs de la finance.

Les principales caractéristiques de ces paradis fiscaux et judiciaires sont une fiscalité très faible, voire inexistante, mais aussi un secret bancaire et une immunité judiciaire quasi absolus, permettant aux grands corrupteurs, trafiquants d’armes et autres mafieux françafricains d’échapper aux poursuites judiciaires, même à l’échelle internationale, et de poursuivre en toute impunité leurs activités criminelles.

Au-delà des affaires et des trafics françafricains, ces paradis fiscaux posent un problème majeur vis-à-vis de notre modèle de développement, et de ce qu’on peut appeler l’élaboration des biens publics mondiaux (santé, éducation, protection sociale, mais aussi environnement etc.). En effet, ce modèle de développement, que nous avons suivi avec plus ou moins de succès jusqu’à sa remise en cause par les tenants de l’idéologie néolibérale, est essentiellement basé sur les prélèvements obligatoires, à savoir les impôts.

Or dans un contexte de mondialisation accrue, les paradis fiscaux menacent ce principe même de prélèvement obligatoire en offrant une échappatoire totale aux plus informés, qui sont également les plus fortunés. Comme le disait François-Xavier Verschave, « si aujourd’hui tout les particuliers fortunés reçoivent quotidiennement des mails ou des fax leur expliquant comment ne pas payer d’impôts ; si les plus grandes entreprises se voient également expliquer tout les jours comment ne pas payer l’impôt, il n’y aura plus que les pauvres et les imbéciles pour payer leurs impôts, ce qui ne fera pas lourd. Les paradis fiscaux servent à détruire le fisc, à avoir un taux d’impôt zéro. S’il y a un taux d’impôt égal à zéro, adieu éducation, santé etc. » [2]. En bref, les paradis fiscaux sont non seulement un instrument vital pour les activités illégales de la Françafrique, mais ils sont plus largement une menace grave pour notre modèle de développement, et de manière plus certaine encore pour les perspectives de développement des pays africains.

La Françafrique, 50 ans... et toutes ses dents !

Les mutations de la Françafrique évoquées plus haut ont donné l’occasion à certains, au premier rang desquels les piliers de la Françafrique eux-mêmes, d’annoncer régulièrement et de façon péremptoire la fin, ou la mort de la Françafrique. Ne nous y trompons pas, si la Mafiafrique est devenue une réalité, les principales caractéristiques de la Françafrique traditionnelle que sont la soumission politique à travers la corruption des dirigeants, la domination militaire à travers la présence officielle et officieuse de forces armées sur le terrain, et surtout la prédation économique à travers l’action des grands groupes français, sont plus que jamais d’actualité. Certes, les parrains historiques des réseaux ont peu à peu disparu de la scène françafricaine, avec la mort de Foccart en 1997 et la relative mise à l’écart des réseaux Chirac éclaboussés par un certain nombre d’affaires politico-financières depuis l’entrée en fonction de Nicolas Sarkozy.

Mais les logiques classiques sont toujours à l’œuvre, comme l’a démontré l’absence totale de rupture dans la politique africaine de la France, malgré des déclarations fracassantes du candidat Sarkozy sur le sujet. La nomination d’un secrétaire d’Etat à la Coopération un peu trop véhément, désireux de « signer l’acte de décès de la Françafrique » n’a pas plu du tout aux parrains Bongo, Sassou Nguesso et consorts, qui ont immédiatement réclamé (et obtenu !) son déclassement, officialisant ainsi la poursuite d’une politique africaine irresponsable et complaisante à l’égard des dictateurs. Son remplaçant Alain Joyandet martèle depuis son discours d’entrepreneur, insistant sur la nécessité pour la France de « défendre ses parts de marché » en Afrique, notamment face à l’avancée de la Chine sur le continent, volontiers montrée du doigt pour réveiller le patriotisme économique français, et justifier le maintien des positions économiques privilégiées de la France en Afrique.

En outre, la remise par Nicolas Sarkozy lui-même de la légion d’honneur à l’avocat Robert Bourgi, héritier de Foccart qui s’affirme actuellement comme le nouvel homme de l’ombre de la politique franco-africaine, a de quoi préoccuper, tout comme la validation française des putschs électoraux ou constitutionnels du Mauritanien Abdel Aziz, du Gabonais Ali Bongo (fils et héritier d’Omar) et du Nigérien Mamadou Tandja. Finalement, malgré les discours volontaristes de rupture, rien n’a changé, comme le montre également la montée contestataire que provoque en Afrique le projet de « célébration concertée » du cinquantenaire de l’indépendance des anciennes colonies africaines de la France...

Rien ou presque, car il faut malheureusement souligner une évolution entrevue plus haut avec l’avènement de la Mafiafrique. Si la collusion entre pouvoir politique et puissance économique est restée aussi forte qu’aux plus belles heures de la Françafrique, il semble que le contexte de mondialisation dérégulée ait provoqué une certaine inversion des rapports de force au profit du pouvoir économique des grands groupes. Si Elf pouvait être considéré par le passé comme le bras économique de l’État français en Afrique, la situation paraît s’être inversée, et l’on voit aujourd’hui la diplomatie française essentiellement préoccupée par la défense tous azimuts des intérêts des entreprises française sur le continent africain.

Les Areva, Bouygues, Total et Bolloré semblent désormais être devenus les principaux instigateurs de la politique africaine de la France, ce qui laisse peu d’espoir quant à une éventuelle normalisation des relations, et quant aux perspectives de décollage économique et de démocratisation des pays africains...

[1] « Confession » de Loïk Le Floch-Prigent, 12/12/1996

[2] François-Xavier Verschave, De la Françafrique à la Mafiafrique, Tribord, 2004, p.46.

 

La Françafrique, 50 ans déjà... - Survie France


http://www.marcfievet.com/article-la-politique-africaine-de-la-france-releve-du-domaine-reserve-du-chef-de-l-etat-45038967.html



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