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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 07:34

Jean-Luc Melenchon - Huma 2008, 6396.jpg

 

(..) Le leader du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon s'en est pris gratuitement à un étudiant en journalisme de Sciences-Po venu l'interroger entre les deux tours des élections régionales en le traitant notamment de "refoulé politique de la petite bourgeoisie" et de "petite cervelle", peut-on voir sur la vidéo filmée par un jeune reporter et publiée sur le site de Libération mardi 30 mars.

 

Abordant de sa propre initiative le fait que le Parisien a fait sa Une sur une éventuelle réouverture des maisons closes deux jours après les élections régionales, et reprochant à cette "sale corporation voyeuriste et vendeuse de papier" de ne pas parler de "choses intelligentes", le chef du Parti de Gauche accuse ensuite le journaliste, de vouloir lui poser des questions sur ce même sujet. Jean-Luc Mélenchon, peut-être énervé par l'impassibilité et lapersévérance du journaliste, l'a alors insulté tout en lui reprochant d'être agressif.

 
Refoulé politique de la petite bourgeoisie


"Le jour deux après qu'on ait tous jeté de grosses larmes sur l'abstention populaire, quel était le titre du journal Le Parisien ? "Faut-il rouvrir les maisons closes ? (...) Ce mélange de voyeurisme et de prostitution de l'esprit public va continuer jusqu'à la catastrophe", a lancé Jean-Luc Mélenchon. Le jeune journaliste et lui ont alors débattu calmement sur le fait que ce sujet était intéressant ou non. C'est lorsque l'étudiant a avancé que le sujet des maisons closes touchait la question de "l'hypocrisie" que le responsable politique s'en est pris personnellement au journaliste : "C'est vos problèmes à vous, le refoulé politique de la petite bourgeoisie. Votre hypocrisie...moi je m'excuse mais ce que vous racontez, ça ne concerne personne dans mon quartier. Personne ne se dit "tiens, je préfèrerais aller dans une maison close qu'aller chercher les putes au coin de la rue'. J'ai jamais entendu quelqu'un me parler de ça sinon vous et votre sale corporation voyeuriste et vendeuse de papiers".

 
"Votre tête est pourrie"


"Le problème c'est qu'elles sont dans les bois, les prostituées, à l'heure actuelle", a répondu le journaliste sans se laisser démonter. "J'en ai rien à faire", a lancé Jean-Luc Mélenchon, "si vous voulez me parler de ça vous allez parler à quelqu'un d'autre. Avec moi vous parlez de choses sérieuses, vous parlez de politique et vos sujets de merde vous allez les faire avec des gens qui veulent répondre à la merde. C'est fini, tu fermes ta petite bouche, tu me parles de politique. Moi je te parles de médias et de ton métier pourri. Si tout ce que tu trouves à faire c'est de me répondre ça, tu vas faire ton interview plus loin. Ok ?"

 

"Je ne comprends pas cette agressivité", se défend le journaliste. "C'est vous qui êtes agressif vous ne vous en rendez même compte tellement votre tête est pourrie. Vous trouvez digne de parler à un homme comme moi alors que je vous parle d'un titre pourri du Parisien, de commencer avec moi un débat sur la prostitution ? Mais vous me prenez pour qui bonhomme ?

 

Alors que le journaliste lui demande pourquoi dans ce cas il lui parle du titre du Parisien, Jean-Luc Mélenchon le coupe : "Si ! Je veux parler du titre du Parisien, petite cervelle, pas de la prostitution, du titre du Parisien !"

 

"C'est moi qui suis insultant ?", lui rétorque alors le journaliste. "Je crois que c'est une limite que vous avez atteint", lui répond Jean-Luc

Mélenchon en partant.

 

Vidéo

 

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100330.OBS1488/quand-melenchon-insulte-un-etudiant-en-journalisme.html

 

 

Mon commentaire :

 

Je suis journaliste de profession. Mon métier, aujourd'hui, me fait honte.  

 

Mélenchon dit tout haut ce qu'on pense tout bas.

 

Les journalistes nous disent comment voter (UE, Présidentelle..), comment penser (Contre Musulmans, Arabes, Iran, Chine, Russie, Vénézuela, Cuba.. pour le libéralisme, l'UMP, les réformes sarkoziennes, la modernité, l'amitié avec les USA, en faveur d'Israël ou des guerres soi-disant pour "la patrie", etc), ils nous cachent la réalité (crise.. du capitalisme, et provoquée; 11/9; pandémie pour dépopulation; nocivité libéralisme; guerre mondiale en préparation; nanotechnologies; situation en Palestine etc), faux débats (C dans l'Air etc), toujours les mêmes invités (BHL..), les invités sont interrompus quand ils critiquent le FOND de la politique (le style de Sarkozy,on peut critiquer).. Melenchon a raison d'être exaspéré contre les journaleux qui se prosternent devant le pouvoir.  On parle  des prostituées, de la burka, de l'identité de la France.. rien sur l'essentiel

eva R-sistons

 

 

Que pense Sarkozy des journalistes ?

 

"Les journalistes, ce sont des nullards, il faut leur cracher à la gueule, il faut leur marcher dessus, les écraser. Ce sont des bandits. Et encore, les bandits, eux, ont une morale".

 

Non, la boutade n'est pas l'oeuvre d'un poétique général birman ou d'un potentat turkmène, comme le rappelle slate.fr, mais elle est attribuée à Nicolas Sarkozy lui-même (Canard enchaîné du 15 avril 2009

 

 

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 05:00



SINE-HEBDO N°81Lancé il y a un an et demi, l'hebdomadaire satirique Siné Hebdo a annoncé lundi 29 mars qu'il ne serait plus publié après le 28 avril. "Bien que le chiffre des ventes soit resté tout à fait honorable en ces temps de crise économique (37 000), Siné Hebdo perd chaque semaine de l'argent", explique le journal dans un communiqué. (...)


Lire la suite sur le
site source




Auteur : AFP - Source : Le Monde

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11904#11904
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 04:44

Vue aérienne de la forêt amazonienne. Wikipedia.org



Découverte de la plus grande fosse commune du continent :
Face au comble de l’horreur, la Colombie appelle à la solidarité



AUTEUR: Azalea ROBLES

Traduit par Esteban G.. Révisé par Michèle Mialane

Le recours aux paramilitaires est une stratégie de l’État. « Ils m’ont dit de couper le bras à une jeune femme, elle nous implorait de ne pas le faire, disant qu’elle avait des enfants » dit le « para » Francisco Villalba. « Nous avons décapité (…) une stratégie pour semer la terreur », avoue l’autre, Hebert Veloza alias « HH ».

Cette image est celle du terrorisme de l’État colombien et ses paramilitaires : Il est urgent que la solidarité internationale se mobilise pour dénoncer l’État génocidaire.

La plus grande fosse commune de l’histoire récente d’Amérique vient d’être découverte en Colombie. La fosse commune contient les ossements d’au moins 2000 personnes, elle se situe dans la commune La Macarena, département du Meta. Plusieurs habitants avaient déjà alerté de nombreuses fois en 2009, en vain…puisque le Ministère Public n’a jamais procédé à des recherches. C’est la persévérance des parents de disparus et la visite d’une délégation britannique (syndicalistes et parlementaires britanniques) qui faisait des investigations sur la situation des droits de l’homme en Colombie, en décembre 2009, qui a permis de découvrir ce crime affreux perpétré par les forces militaires et paramilitaires d’un État qui leur garantit l’impunité. Un État qui pratique la terreur et les massacres pour rendre plus facile le pillage par les multinationales, en faisant disparaître et en réprimant ceux qui osent revendiquer leurs droits.

Il s’agit de la plus grande fosse commune du continent: Par centaines, par milliers des êtres humains y ont été ensevelis anonymement depuis 2005 par l’Armée qui occupe la zone. Pour trouver une fosse de cette ampleur, il faut remonter jusqu’au temps de la barbarie nazie : Son importance révèle que la pratique macabre des disparitions forcées, exercée par l’Armée et son
outil paramilitaire, est encore plus horrible que nous ne le savions déjà. Le caractère génocidaire de l’État colombien exige de toute urgence une mobilisation de solidarité, afin que les hauts fonctionnaires criminels de l’État et des multinationales paient pour leurs crimes contre l’humanité.

Quand l’ampleur de la fosse a commencé à se révéler, Jairo Ramírez, juriste, secrétaire du Comité Permanent pour la Défense des Droits de l’Homme en Colombie qui accompagnait sur place la délégation britannique, témoigne : « Ce que nous avons vu a été une horreur (…) une infinité de corps, et en surface des centaines de panneau en bois peints en blanc avec l’inscription NN et des dates allant de 2005 jusqu’à aujourd’hui ».

Ramírez ajoute : « Le commandant de l’Armée nous avait dit que c’étaient des guérilléros tués au combat, mais les gens de la région nous disent qu’il s’agit pour la plupart, de responsables sociaux et syndicaux, de paysans et des défenseurs de communautés, qui tous avaient disparu sans laisser de traces ».

L’horreur de La Macarena rappelle à la Colombie et au monde entier, de quelle façon le nombre effrayant de fosses communes ainsi que leurs emplacements a été découvert durant ces dernières années et ces derniers mois. C’est suite aux déclarations de paramilitaires, qui, protégés par la « Loi de Justice et Paix », peuvent confesser leurs crimes et donner sans crainte les coordonnées des fosses ainsi que d’autres détails sur leur rôle en tant qu’
outil de la sale guerre de l’État.

Le recours aux paramilitaires est une stratégie d’État, financée par l’État et les multinationales

Lors de ces audiences, les paramilitaires ont été très clairs (au cas où il subsisterait un doute) : ils font partie d’une stratégie de sale guerre de l’État et reçoivent également de l’argent des multinationales et des oligarques. Mais à vouloir donner trop de détails, et dénoncer que leur formation, leur armement, leur méthodologie et leur protection étaient assurés par l’État colombien, beaucoup d’entre eux ont été extradés vers les USA : c’est ainsi qu’ils se taisent sur l’implication des dirigeants de l’État et des multinationales responsables des massacres. C’est ainsi que l’on évite de trop mettre en lumière les noms de la grande oligarchie et des compagnies comme financeurs et créateurs de l’horrible phénomène paramilitaire. Bien qu’ils aient été réduits au silence, les paramilitaires extradés sont parvenus à dénoncer une évidence : Les paramilitaires sont un
outil de l’État colombien, qui a été créé par la CIA et selon ses recommandations, avec des formateurs étatsuniens et issus du Mossad ; il est financé, pour l’exécution de ses massacres, par l’État, les grands propriétaires terriens et les multinationales (Repsol, BP, OXY, Chiquita…entre autres) (1). Les paramilitaires ont été créés pour neutraliser les mouvements de revendication sociale, sous tous ses aspects. C’est pour cela que la Colombie est le lieu le plus dangereux du monde pour y exercer l’activité syndicale ; que des dizaines de milliers de personnes ont disparu à cause de l’outil paramilitaire : pour faire taire les revendications.

La Loi « Justice et Paix » a été élaborée par l’État et créée par le président Uribe pour que ses paramilitaires puissent obtenir l’impunité ou des condamnations minimes en comparaison de la cruauté et de l’ampleur de leurs crimes : c’est grâce à cela, en échange de quelques coordonnées de fosses, et surtout en proclamant leur « repentir » que des centaines de parrains (maffieux) paramilitaires, auteurs de milliers d’assassinats, sont presque tous parvenus à échapper à la prison. Mais les grandes fortunes, nationales et multinationales, qui ont accumulé encore plus de capital grâce à ces massacres, sont toujours là sans être inquiétées.

L’impunité des multinationales est totale : cependant plusieurs d’entre elles (1) et leurs filiales ont été déclarées coupables par le Tribunal Permanent des Peuples. Elles sont coupables de promouvoir le para-militarisme et les pratiques génocidaires en Colombie : « Par leur participation en tant qu’auteures, complices ou instigatrices d’actions génocidaires, avec leurs méthodes particulières : assassinats des adhérents à un groupe (politique) ; graves atteintes à l’intégrité physique ou psychologique des adhérents du groupe ; soumission intentionnelle du groupe à des conditions de vie qui entrainent sa destruction physique, totale ou partielle. Ces pratiques sont appliquées en particulier dans le processus visant à faire disparaître 28 communautés indigènes, à anéantir le mouvement syndical colombien et à exterminer le groupe politique Unión Patriótica (…) à cause de sa participation (…) à la commission des crimes contre l’humanité tels qu’assassinat, extermination, déportation ou déplacement forcé de population, emprisonnement, torture ; viols ; persécution d’un groupe ou d’une collectivité défendant son identité propre pour des raisons politiques et ethniques, crimes différents et kidnapping de personnes ».

Impunité pour les grands capitalistes, les multinationales et l’oligarchie : extrader signifie enterrer la vérité

Le cas des paramilitaires Mancuso (2) et Hebert Veloza (3) est révélateur : Ceux-ci vont être jugés aux USA pour des délits de trafic de drogues, et non pour des crimes contre l’humanité commis en Colombie. Faire sortir ces assassins du territoire colombien, condamne beaucoup de victimes à ne jamais connaître le lieu où ont été ensevelis leurs êtres chers disparus, puisqu’en première audience, ces parrains paramilitaires ne fournissent en général que des coordonnées imprécises de fosses. Dans des cas comme celui de Veloza, par exemple, qui avait reconnu au moins 3000 assassinats, il reste encore beaucoup de détails à révéler sur le lieu où se trouvent les victimes. Et le plus important n’a pas du tout été éclairci, l’extradition du prévenu ayant empêché qu’il en dise plus, ce qui prouve clairement que l’extradition a pour but d’occulter la vérité : l’État cherche à tout prix à éviter que les noms des auteurs de crimes haut placés ne soient connus.

À la question sur le nombre de personnes qu’il a tuées, Hebert Veloza avait déclaré, à propos de ses activités entre 1994 et 2003 : « J’ai calculé que mes deux groupes ont assassiné 3000 personnes et peut-être plus. Nous en avons jeté beaucoup dans le (fleuve) Cauca ».

La dissuasion par la terreur : décourager la revendication sociale, et dépeupler les vastes territoires

Veloza, alias HH, un des maffieux les plus sanglants parmi les paramilitaires des Autodefensas Unidas de Colombia [Autodéfenses Unies de Colombie] (AUC), avait dit avoir employé la « décapitation » pour terroriser les communautés. « Lorsque nous sommes arrivés à Urabá nous avons décapité beaucoup de gens, c’était une stratégie pour générer la terreur ». C’est la stratégie de « dissuasion par la Terreur » : elle est théorisée dans les manuels de contre-insurrection de l’État (une amabilité des USA), et elle consiste à susciter une grande panique. L’exécution des tortures et des démembrements sur la place publique paralyse le reste de la population… elle est conçue pour faire taire les revendications sociales, économiques, écologiques : elle « dissuade » la revendication « par la Terreur » et permet ainsi de déplacer des populations entières.

Chaque fois que le gouvernement parle de “dialogues” avec les paramilitaires au sujet de leur « démobilisation », les victimes qualifient ces « dialogues » de « monologues » : étant donné que le para-militarisme est une stratégie de l’État lui-même.

Bien exhiber le massacre, et en même temps couvrir les bénéficiaires de toute cette mort

L’extradition des paramilitaires est un salut pour les “cerveaux” de ces crimes, car cela empêche que la vérité totale soit connue. Ils font passer les paramilitaires aux USA pour qu’ils soient jugés pour des délits moindre que ceux comme les génocides qu’ils ont commis, et de cette façon la vérité est occultée, on tait les noms, les patronymes de l’oligarchie, de patrons, de directeurs et d’agents de multinationales, de parlementaires, de ministres et même…les noms de quelque président…

« À Urabá, Lorsque nous avons commencé, nous laissions le corps des morts sur place », expliquait Veloza, « Puis, au bout de quelque temps, les Pouvoirs Publics ont commencé à nous faire des remontrances et (ils nous ont dit) qu’ils nous laisseraient continuer à travailler, mais que nous devions faire disparaître les corps. À partir de ce moment nous avons creusé des fosses communes », a-t-il affirmé.

En se référant à l’armée officielle de Colombie, Veloza condamnait : « Nous étions des illégaux, ils sont plus coupables que nous, parce qu’eux représentaient l’État ; ils étaient dans l’obligation de protéger ces communautés et ils nous utilisaient pour combattre la guérilla. Il est vrai que nous avons commis énormément d’homicides et nous devons en répondre, mais eux aussi doivent en répondre… »

Puis il ajoute : « Nous avons assassiné des gens tous les jours et dans toutes les communes de Urabá ». Ce sont dans les départements de Córdoba et d’Urabá, en 1998, que les AUC ont été constituées sous la tutelle de l’État colombien : elles ont totalement éliminé la population des nombreuses localités suspectées d’abriter des sympathisants ou des familles de guérilléros. Les paramilitaires ont également été engagés pour en finir avec les syndicalistes et les écologistes, afin de pouvoir implanter un modèle de « développement » économique dans des zones où il nécessite un déplacement rapide et massif des populations.

John Jairo Rentería, alias Betún, a été un des derniers paramilitaires à faire des aveux : Il a reconnu devant le procureur et les familles des victimes, que lui et ses paramilitaires ont enterré « au moins 800 personnes » dans la propriété Villa Sandra, à Puerto Asís, Putumayo. Il a expliqué leur méthodologie : « Il fallait démembrer les gens. Tous ceux des Autodéfenses devaient apprendre à le faire et très souvent nous le faisions sur des gens vivants ».

Le mouvement des victimes de Crimes d’État en Colombie, estime que plus de 50.000 personnes ont disparu, happées par l’
outil paramilitaire de l’État, ou par la police et les militaires. Le Procureur Général de la Nation, lui-même, a été obligé de reconnaître 25.000 « disparus ». Les parents des disparus parcourent tout le pays chaque fois qu’une fosse est découverte, et c’est chaque fois la même douleur.

Jeter les victimes aux caïmans: l’horreur de la disparition totale

Il y a en Colombie des fosses gigantesques : mais grâce à d’autres déclarations de paramilitaires et de victimes survivantes on sait aussi que les paramilitaires possédaient des propriétés où on élevait des crocodiles pour faire disparaître leurs victimes (quelquefois ils laissaient des survivants pour qu’ils aillent raconter ce qu’ils avaient vu dans les propriétés où l’on torturait). À San Onofre, Sucre, dans une propriété connue sous le nom de « El Palmar », le chef paramilitaire « Rodrigo Cadena » jetait les cadavres des victimes, et même des victimes encore vivantes, aux caïmans qui se trouvaient dans un bassin (4). C’est comme ça que les victimes de la torture étaient jetées aux caïmans. Beaucoup de personnes ont ainsi totalement disparu, jetés en pâture aux caïmans, ou jetés dans les fleuves ou à la mer, ou brûlés dans des fours crématoires.

Le gouvernement n’a pas la volonté d’aller jusqu’au bout des recherches, il laissera tout au plus révéler l’existence de quelques fosses seulement. De plus, cela demande du temps et les identifications, par tests chimiques et ADN, présentent d’énormes difficultés techniques.

Combien de fosses peut-on retrouver ? Ce sont les paramilitaires qui donnent leurs coordonnées pour obtenir au moins un quart de remise de peine. Mais beaucoup d’êtres humains ont été totalement éliminés…

Salvatore Mancuso, par exemple, avait avoué que pour éviter la découverte du corps du leader indigène Kimi Pernía, il l’avait fait déterrer de la fosse et jeter dans le fleuve Sinú. D’autres paramilitaires racontent que pour cacher ses crimes, le même Mancuso avait ordonné d’enlever la terre d’une fosse située dans une propriété à Ralito, et de la vider de ses cadavres que son groupe avait remplis. Des enquêteurs disent qu’aujourd’hui, les « Aigles Noirs », héritiers des paramilitaires, déterrent le contenu de plusieurs fosses et le jettent dans les fleuves.

Les cours pour susciter la terreur

Les témoignages de paramilitaires et les résultats des équipes de médecins légistes ont permis de conclure que les groupes d’Autodéfenses Unies de Colombie, non contents d’avoir élaboré une méthode d’équarrissage des êtres humains, ont poussé l’horreur jusqu’à son extrême limite : ils ont donné des « cours » en se servant de personnes vivantes emmenées dans leurs camps d’entraînement. Francisco Villalba, le paramilitaire qui avait dirigé sur le terrain les atrocités d’El Aro (Antioquia), où 15 personnes ont été torturées et massacrées pendant 5 jours, révèle les détails de ces « cours » : « Il s’agissait de personnes que l’on amenait en camions, elles étaient en vie et attachées (…) chacune était livrée à un groupe de cinq (…) les instructions étaient de leur couper un bras, la tête… de les découper vivantes ».

Les « cours d’équarrissage » servaient d’entraînement aux paramilitaires pour leur fonction bien spécifique: susciter la terreur dans la population, pour arriver à « dissuader par la terreur » et parvenir à déplacer les survivants qui avaient assisté aux massacres. C’est de cette façon que le grand capital est parvenu à déplacer de ses terres plus de 4 millions de personnes.

Le paramilitaire Villalba avait décris son parcours au Procureur, depuis ses débuts jusqu’à ses massacres : « Au milieu de l’année 1994, ils m’avaient fait participer à un cours au camp d’entraînement situé dans la propriété ‘’La 35’’, à El Tomate, Antioquia ». Il confirme qu’ils recevaient les instructions directement du haut commandement dont le « Doble Cero » (Carlos García). Villalba raconte que pour apprendre à découper les gens, ils kidnappaient des paysans et des personnes dans les villages voisins : « Sitôt débarqués du camion avec leurs mains liées, ils étaient enfermés pendant quelques jours dans un local, en attendant que débute l’entraînement ». Puis ils étaient répartis dans plusieurs groupes « et là on les découpait », expliquait-il à la commission d’enquête. « L’instructeur disait à un : ‘’ Vous, postez-vous ici et untel là-bas et assurez la sécurité de celui qui découpe. Chaque fois que l’on envahit un village et que l’on va découper quelqu’un, il faut assurer la sécurité de ceux qui font ce travail »…Les femmes et les hommes enfermés dans les locaux étaient ensuite menés en sous-vêtements, les mains liées, à l’endroit où l’instructeur donnait son « cours » : « les instructions étaient que nous devions couper le bras, la tête, les découper vivants. Ils pleuraient en suppliant qu’on les épargne, qu’ils avaient de la famille ». Villalba décrit : « On les ouvrait à partir de la poitrine jusqu’au ventre pour leur arracher les tripes, ceci s’appelait ‘’le dépouillage’’. On leur coupait les jambes, les bras et la tête. Ça se faisait soit à la machette soit au poignard. Pour le reste, c'est-à-dire le dépouillage, c’était fait à la main. Nous qui étions en apprentissage, nous leur arrachions les intestins. »

Selon Villalba, c’est l’entraînement qui l’exigeait, afin de « prouver son courage et apprendre comment faire disparaitre le corps de la personne ». Puisqu’on procédait à ces exécutions dans la rue devant toute la population, il est clair que les pratiques d’équarrissage sur les gens avaient la fonction précise de terroriser. « À moi, ils m’ont dit de couper le bras d’une jeune femme, elle implorait de ne pas le faire, qu’elle avait des enfants ». Les corps étaient enterrés dans la propriété « La 35 » ; d’après les calculs les fosses contenaient plus de 400 victimes (5).

Face à l’indifférence de l’État, les mères de la Candelaria creusent elles-mêmes

Le ministère public est très lent à faire ouvrir les fosses, il possède les coordonnées de plus de 4200 d’entre-elles et il n’en a pas cherché plus de trois cents, quant au test ADN des ossements, il a été effectué au compte-goutte, ce qui prouve le mépris de l’État envers les familles et les victimes. Le mépris d’un l’État qui prétexte un « manque de moyens », alors qu’il a endetté le pays pour payer les dépenses militaires et paramilitaires. C’est pour cela, que depuis début 2007, une délégation des « Madres de la Candelaria » [les Mères de la Candelaria] avait tenu plusieurs réunions dans la prison, avec le chef paramilitaire Diego Fernando Murillo alias “Don Berna” ainsi qu’avec d’autres chefs paramilitaires (aujourd’hui extradés aux USA) et ceux-ci leurs avaient donné approximativement la localisation des fosses, dans la Comuna 13 San Javier de Medellin. Dès lors plusieurs familles avaient décidé de s’armer de pioches et de pelles pour aller déterrer leurs êtres chers. « Nous ne prétendons pas faire le travail qui revient au ministère public (…), mais sur la base de ce que nous ont dit ces messieurs (ces assassins), nous agissons pour notre propre compte et nous allons creuser (vers les quartiers de la Comuna 13 San Javier) pour voir si nous trouvons quelque chose. Souvent les paramilitaires ne veulent pas ou bien cela ne leur sert à rien d’avouer où se trouve telle ou telle personne, et ça ne leur convient pas de le dire aux juges, alors nous, nous leur disons : ‘’ discrets, dites-nous où se trouvent nos enfants et nous-mêmes, sans rien dire, nous irons les chercher.

La délégation britannique qui a visité la Colombie a entendu une multitude de témoignages au sujet des violations des droits humains et syndicaux, par rapport aux exécutions extrajudiciaires, aux déplacements forcés, aux kidnappings, à la criminalisation de l’opposition politique, aux montages judiciaires, à la spoliation de la terre des paysans au bénéfice des compagnies multinationales.

Dans ses conclusions, la délégation a déclaré : « Après avoir entendu de pareils tels témoignages, nous estimons que l’armée colombienne est responsable de la majorité des violations des droits humains contre la population civile », et que : « l’activité paramilitaire persiste, particulièrement dans les régions rurales, de même que les liens étroits entre les paramilitaires et l’armée sont une évidence.

Terrorisme d’État en Colombie

*Au moins 50.000 personnes ont disparu (kidnappées et torturées) par les terroristes d’État, selon la logique de « dissuader de revendiquer par la terreur » (l’État cherche à ce que la terreur perdure, en faisant disparaître le corps, les survivants continuent ainsi à vivre dans l’angoisse)

*L’élimination physique de tout un parti politique, l’Union Patriotique (UP) ; plus de 5000 personnes de l’UP ont été assassinées par l’État.

*Plus de 4 millions de personnes déplacées de leurs terres à cause des massacres des militaires et leurs paramilitaires, dans le cadre de la stratégie de l’État « Terre rasée », pour vider les champs de leur population et offrir aux multinationales des terrains qui dégagent de gros intérêts économiques, une fois débarrassés des habitants et de leurs revendications. ?

*6 millions d’hectares de terre ont été ainsi volés aux victimes déplacées, et offerts à des multinationales, à de grands propriétaires terriens, et à de nouveau chefs paramilitaires ; aujourd’hui le scandale de l’« agro ingreso seguro », vient confirmer encore la réalité de la spoliation des victimes (6).

*Plus de 4200 fosses communes (dénoncées) emplies de milliers de cadavres de citoyens colombiens massacrés par les paramilitaires colombiens : ces derniers ont donné les coordonnées de quelques fosses afin d’être profiter de la « Loi de Justice et Paix », créée sous la direction de son parrain Uribe et élaborée spécialement pour donner l’impunité aux paramilitaires si ceux-ci proclament leur « repentir », une loi qui légalise l’usurpation des terres. En avril 2007, un an seulement après le début des recherches de fosses communes, le Ministère Public avait déjà reçu 3710 révélations de leur lieu ; mais la majorité d’entre elles n’avait pas pu être explorée, « fautes de moyens » selon l’État…

*Des milliers de cadavres y ont été retrouvés, mais l’État à déjà annoncé aux parents des victimes qu’il ne pourra pas faire pratiquer les analyses ADN pour tous les corps « faute de moyens »…par contre lorsqu’il s’agit de payer les assassins et les bourreaux, là oui, il a eu les moyens et il les a toujours…

*Plus de 2649 syndicalistes assassinés.

*Des milliers d’exécutions extrajudiciaires, dont le scandale des « faux positifs » : Les militaires kidnappent de jeunes garçons et filles, ils les déguisent en guérilléros et ils les assassinent. Ensuite ils présentent les cadavres aux mass-médias, qui se chargent d’achever le montage dans sa partie médiatique ; en Colombie les médias de masse ne font pas d’investigations, ils donnent pour vrai ce que leur disent les sources militaires. Les militaires agissent ainsi pour « montrer des résultats » dans leur guerre anti-insurrection, et ça leur sert à assassiner les civils qui les gênent. En Colombie, la médiatisation des morts supposés être des guérilléros est absolument macabre : Ils exhibent des corps alignés, à moitié nus, avec les militaires qui les remuent avec leurs bottes…Ils modèlent ainsi l’opinion publique en lui inculquant que les guérilléros sont déshumanisés.

*Plus de 7500 prisonniers politiques, dont beaucoup d’entre eux sont victimes de montages judiciaires contre les militants sociaux.

*Des centaines d’auto-attentats (7), une autre forme de « faux positifs » de la part des forces de police et militaires qui ont posé des bombes en plein centre de Bogota, pour créer la base d’un montage médiatique alimentant le discrédit des FARC. C’est au nord de Bogota, près de l’École Militaire José María Córdoba, que s’est déroulé l’un des plus grossiers auto-attentats : au passage d’un camion militaire, un véhicule piégé avait explosé, tuant un éboueur et blessant dix militaires. Soupçonnés d’auto-attentat, certains militaires sont « interrogés »…interrogés en tant qu’« individus », et non comme acteur conscient d’une stratégie d’État…

La violence de l’attaque du grand capital provoquée par l’angoisse de perdre la Colombie en tant que « caverne d’Ali Baba » de grande valeur, a créé et maintenu en vie ce monstre qu’est devenu aujourd’hui l’État colombien.

Cela ferait longtemps que cet État criminel n’existerait plus sans l’« aide » massive des USA et de l’UE, sans la dette dont on a chargé le peuple colombien pour financer les dépenses militaires, et sans la stratégie paramilitaire de terrorisme d’État. Sans ses soutiens militaires et médiatiques, l’État colombien n’aurait pas pu perpétrer cette barbarie ; et le peuple colombien aurait pu obtenir sa véritable indépendance, être délivré de toute cette cupidité, de tous ces morts, de toute cette douleur.



Notes

(1) Rapport final de l’audience du Tribunal Permanent des Peuples

Les entreprises suivantes et leurs filiales, ont été déclarées coupables de fomenter le para-militarisme et les actions génocidaires en Colombie :

Coca Cola, Nestlé, Chiquita Brands, Drummond, Cemex, Holcim, Muriel mining corporation, Glencore-Xtrata, Anglo American, Bhp Billington, Anglo Gold Ashanti, Kedhada, Smurfit Kapa – Cartón de Colombia, Pizano S.A. et sa filiale Maderas del Darién, Urapalma S.A., Monsanto, Dyncorp, Multifruit S.A. filiale de la transnationale Del Monte, Occidental Petroleum Corporation, British Petroleum, Repsol YPF, Unión Fenosa, Endesa, Aguas de Barcelona, Telefónica, Canal Isabel II, Canal de Suez, Ecopetrol, Petrominerales, Gran Tierra Energy, Brisa S.A., Empresas Públicas de Medellín, B2 Gold – cobre y oro de Colombia S.A.

(2) Mancuso dit que la Force Publique l’a aidé lors du massacre del Aro

http://www.elespectador.com/noticias/judicial/articulo91305-mancuso-dice-fuerza-publica-le-ayudo-masacre-del-aro

-Audience de Mancuso, Rito Alejo del Río (Vidéo), Coordinateur des paramilitaires

http://www.youtube.com/watch?v=3WlH5RpofaU

(3)Alias « H.H » révèle les liens des AUC avec Byron Carvajal et Rito Alejo del Río http://www.elespectador.com/noticias/judicial/articulo116951-alias-hh-revela-vinculos-de-auc-byron-carvajal-y-rito-alejo-del-rio

-« HH » confesse plus de 3000 assassinats; Il sera extradé afin qu’il taise les noms des auteurs haut placés

http://www.kaosenlared.net/noticia/paramilitar-confiesa-mas-3000-asesinatos-sera-extraditado-para-callar-

(4) Un camp de concentration et d'extermination

http://www.colectivodeabogados.org/un-campo-de-concentracion-y

-Dans les mâchoires de la bête sauvage

http://www.cambio.com.co/paiscambio/831/articulo-web-nota_interior_cambio-5346135.html

(5) Ils s’entrainaient à tuer à la hache avec des paysans vivants

shttp://www.eltiempo.com/archivo/documento/cms-3525024

(6) Au sujet du “agro ingreso seguro”

http://www.kaosenlared.net/noticia/democracia-colombia-bases-militares-usa-neocolonialismo-expolio

(7) Au sujet des auto-attentats

http://www.kaosenlared.net/noticia/video-piedad-cordoba-denuncia-analiza-colombia-ocultada-medios-desinfo

-Les auto-attentats, stratégie macabre du terrorisme d’État pour ses montages médiatiques

http://www.kaosenlared.net/noticia/video-autoatentados-macabra-estrategia-terrorismo-estado-para-montajes

--------------------------------------------------------------------------------
Source : Destapan la mayor fosa común del continente: Colombia, en el paroxismo del horror, clama solidaridad


http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://no-war.over-blog.com/article-irak-la-destruction-de-l-etat-comme-objectif-de-guerre-47468435.html

Source : http://www.tlaxcala.es/pp.asp?reference=10058&lg=fr
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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 04:38

démocratie apportée par guerre

Irak: la destruction de l'Etat comme objectif de guerre

Lieven De cauter   

A l’approche de l’anniversaire du déclenchement de la guerre en Irak, je pense à ce que j’écrivais il y a sept ans. Cette guerre n’avait rien à voir avec la lutte contre le terrorisme mais avait été planifiée longtemps à l’avance non pas en vue d’une démocratisation de l’Irak mais plutôt de sa destruction. J’avais été ouvertement raillé pour avoir défendu ce point de vue et ma colère était considérée au mieux comme naïve ou pathétique aux yeux de l’opinion mais pas à ceux du monde politique.


En vue de la préparation d’une soirée commémorative de ce septième anniversaire du 20 mars, je suis en train de lire :  Nettoyage culturel en Irak. Pourquoi les musées furent pillés, les bibliothèques brûlées et les universitaires assassinés ? (
1)   L’hypothèse de base, que vous le croyiez ou pas, était que cette guerre avait dès le départ comme unique objectif la destruction de l’Etat irakien. Mais il y a plus : l’épuration culturelle, le pillage des musées, l’incendie des bibliothèques et l’assassinat des universitaires faisaient partie intégrante de la stratégie de guerre, affirment les auteurs.

L’élimination d’un Etat deviendra certainement un concept au même niveau que le génocide et ses dérivés tels que l’urbicide – destruction de villes-, le sociocide - destruction de sociétés -, le mnémocide - destruction de la mémoire collective -. Nous l’espérons d’autant plus que ces nouveaux concepts et leurs intrications ne s’appliquent pas seulement à l’Irak.

La presse a largement couvert les pillages de musées. Mais les articles sur ce sujet n’ont pas pointé la responsabilité des pouvoirs occupants contrairement à ce que stipulent les règles internationales du droit de la guerre. La presse n’a pas non plus stigmatisé comme telle cette stratégie de mnémocide. Par contre, au fil de toutes ces années, un silence assourdissant a occulté le meurtre programmé de centaines de cadres et universitaires victimes d’assassinats ciblés en Irak. Etrange, d’autant qu’au cours des trois premiers mois de l’occupation, 250 universitaires ont été tués. Le BRussels Tribunal dispose maintenant d’une liste de 437 victimes qui sert de référence mondiale. Parce que les professeurs qui ont documenté ces meurtres et disparitions ont aujourd’hui été assassinés ou contraints à l’exil, il est de plus en plus difficile de tenir cette liste à jour. Selon le Christian Science Monitor, en juin 2006 déjà, 2500 universitaires avaient été tués, enlevés ou expulsés du pays. Nul ne sait combien ont été assassinés à ce jour. On sait que des milliers ont été menacés, souvent par des enveloppes contenant des balles, et qu’ils se sont enfuis. Tout comme les universitaires, les journalistes, les médecins, les ingénieurs et les leaders spirituels ont fait l’objet d’intimidations, d’enlèvements et de meurtres. Il faut savoir que dans ces cas, il ne s’agit pas d’éliminations à caractère partisan car les statistiques ne le démontrent pas. Ce sont des autorités intellectuelles qui ont été ciblées, pas juste des Baasistes.

Il n’y a jamais eu la moindre enquête sur ces meurtres, les coupables n’ont donc jamais été identifiés, et encore moins jugés. Pourquoi ? Sans doute parce que les occupants et les nouveaux dirigeants estiment que cela est sans importance. Ou peut-être parce que les bataillons de la mort font partie de leur stratégie, comme auparavant au Salvador. C’est ce qu’affirme ce livre : l’assassinat des universitaires fait et continue à faire partie de «  l’option Salvador ».


Conclusion des auteurs ?  L’objectif était d’éliminer la classe intellectuelle qui aurait pu devenir le fondement naturel d’un nouvel état démocratique. C’est sinistre. A ce point sinistre qu’il est malaisé d’y croire. Et pourtant c’est vrai : l’élimination des universitaires et autres professionnels de la classe moyenne a servi le premier et plus important objectif de la guerre : la destruction de l’Etat Irakien. « Destruction d’Etat » plutôt que «  reconstruction d’Etat »  Selon les auteurs de l’ouvrage, ce choix d’objectif de guerre s’est fait sur base du consensus de trois parties : les néo-conservateurs qui voulaient des bases permanentes en des lieux géographiquement stratégiques de domination militaire ; Israël qui ne voulait plus d’un état puissant dans son arrière cour ; et l’industrie pétrolière qui voulait mettre la main sur les plus grands gisements au monde. Cela aussi, je l’avais écrit sept ans plus tôt.

 

Aujourd’hui, tout est là, noir sur blanc, avec beaucoup de notes de bas de page, bien documenté, dans un livre publié par un éditeur internationalement reconnu ( Pluto Press ). Le monde va peut-être enfin commencer à prendre conscience de la vérité. Des protestations universelles des milieux académiques seraient une bonne chose. Mais une minute de silence pour leurs collègues assassinés ne suffira pas. Parce que, et cela saute aux yeux, il ne s’agit que de la pointe émergée de l’iceberg : les enfants nés avec des malformations imputables à l’usage du phosphore blanc et de l’uranium appauvri, le manque d’eau potable, d’électricité et de soins de santé, la destruction du système d’enseignement qui a produit une génération perdue, un million et demi de morts et cinq millions de réfugiés, toutes ces choses mises ensemble font de la guerre en Irak le plus grand crime de guerre et la plus grande catastrophe humanitaire des dernières décennies. Et cela continue. Il n’y a guère d’espoir d’amélioration, surtout après les dernières élections. Ajoutons à cela les bombardements incessants et l’éclatement religieux du pays nous obtenons une image de l’enfer. Et nous, nous détournons de plus en plus la tête. Parce que nous sommes malades et fatigués de l’Irak après ces sept années ?

 

Cela me laisse un goût amer de réaliser combien j’avais raison avec mes thèses à propos de la destruction de l’Irak que beaucoup jugeaient absurdes. Même Bush a eu raison avec son fameux show sur le pont de l’USS Lincoln le premier mai 2003 : «  mission accomplie ». Effectivement, l’Irak est détruit.

Bon anniversaire, Mister President ! Yes, tu quoque Obama.

Lieven De Cauter,
Philosophe, président du BRussells Tribunal.

 

Note:

(1 Cultural Cleansing in Iraq - Why museums were looted, libraries burned and academics murdered 

 

Traduit de l’anglais par Oscar Grosjean pour Investig’action.

Source originale: BRussels Tribunal



Dahr Jamail - Opération "Occupation Durable"
Vous croyez vraiment que les soldats américains vont quitter l'Irak? Lisez ceci.

http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2624&option=com_content&Itemid=11



Publication complète sur le sujet,

avec un article d'Eva R-sistons:

Urbicide, sociocide, mnémocide:
L'Occident tue - et détruit les sociétés !

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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 04:33
Deux journalistes assassinés au Honduras,
soit cinq au total en mars



jose ballardo mairena ramirez


Deux journalistes ont été tués par balle vendredi au Honduras, ce qui porte à cinq au total le nombre de journalistes assassinés dans ce pays au cours du seul mois de mars, a-t-on appris de source officielle.
Les deux journalistes voyageaient à bord de leur voiture dans le département d'Olancho (est) quand des inconnus ont ouvert le feu dans leur direction à partir d'un autre véhicule, dont les assassins "sont même descendus pour achever leurs victimes", a déclaré à la presse Rigoberto Contreras, chef des pompiers de Juticalpa, une ville située à 200 km à l'est de Tegucigalpa, la capitale.

José  Ballardo Mairena Ramírez
, qui animait des programmes à la radio et à la télévision locales, a été tué sur le coup, et Manuel Juarez, son assistant, a succombé à ses blessures peu après à l'hôpital, a précisé le chef des pompiers qui a ajouté qu'on ignorait les motifs de ces assassinats.

Ils surviennent après une série de meurtres de journalistes commis ce mois-ci. Le 15 mars, Nahum Palacios Arteaga, 34 ans, a été abattu dans sa voiture à Tocoa (nord). Il travaillait pour une radio et une télévision locales. "On a vraiment voulu le tuer, la voiture présentait 41 impacts" de balles, a expliqué un porte-parole du ministère de la Sécurité.
Le journaliste et un de ses confrères avaient reçu récemment des menaces téléphoniques leur enjoignant de cesser de "défendre les pauvres", selon le Comité pour la liberté d'expression, organisation privée de défense de la presse.

Depuis le coup d'Etat qui a renversé le président Manuel Zelaya le 28 juin 2009, "Nahum Palacios Arteaga avait été victime de mauvais traitements et de vexations de la part de militaires qui lui avaient confisqué ses instruments de travail", a précisé le comité dans un communiqué.

Le 11 mars, le journaliste David Meza, 51 ans, a été tué par balle dans sa voiture à La Ceiba, port de la côte atlantique, à 500 km au nord de Tegucigalpa. Il était correspondant pour une radio et une chaîne de télévision de la capitale.

Le 2 mars, un autre journaliste, Joseph Hernandez, 26 ans, a été tué à Tegucigalpa par des coups de feu qui avaient blessé Karol Cabrera, une éditorialiste .
 
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:12
image 1« Toute propagande efficace doit se limiter à des points fort peu nombreux et les faire valoir à coups de formules stéréotypées aussi longtemps qu'il le faudra, pour que le dernier des auditeurs soit à même de saisir l'idée. » Adolf Hitler




     
     Qui est Edward Bernays ?

 

    Il est à la fois le rêve et le cauchemar des américains des années vingt. Ses idées continuent aujourd’hui encore d’être le rêve et le cauchemar des millions de « moutons » de la société de consommation un peu partout dans le monde. Edward Bernays est le Machiavel de la propagande.

    Il a fait des premiers psychanalystes ses conseillers et de la manipulation des masses son fonds de commerce. Il s’est très tôt rendu compte que si on pouvait efficacement utiliser la propagande pour faire la guerre pourquoi pas l’utiliser pour faire du commerce. Après tout, les foules sont les mêmes, un « troupeau de moutons » [1] à conduire à gauche, à droite, ou même vers l’abîme. [2] Il suffit de savoir jouer sur les cordes des « forces et émotions irrationnelles cachées en l’être humain » découvertes par un certain Sigmund Freud qui n’est autre que l’oncle d’Edward Bernays. [3]

    Le procédé était simple. Sigmund Freud qui n’était pas le complice direct de Bernays, raisonnait pour la science et son neveu qui était aussi son agent aux Etats-Unis [4] s’appuyait sur ses théories et « raisonnait » pour le commerce et les multinationales après avoir « raisonné » à l’époque de Woodrow Wilson pour la propagande politique [5] et la guerre. [6]     

    « Conseil en relations publiques » [7] supplanta alors le mot « propagande » [8] et Bernays  transforma les produits et le profit des multinationales en « valeurs » et en « culture » [9] chez les américains et leurs copieurs (les européens et les élites occidentalisées des pays du sud). Il est amusant d’entendre certaines personnes appeler les « artifices » de Bernays « nos valeurs judéo-chrétiennes ». Une partie importante de la « culture » ou de l’inculture des occidentaux  [10], ils la doivent à Edward Bernays. N’avait-il pas convaincu les femmes de fumer comme les hommes ?

    George Hill, président de l’American Tobacco Corporation voulait coûte que coûte briser le tabou de la cigarette pour les femmes. S’appuyant sur les analyses et les conseils du célèbre psychanalyste américain A. Brill,  Bernays a compris alors que la cigarette était le symbole du « pénis » et du pouvoir sexuel chez l’homme. Pour vaincre l’homme sur son terrain et remettre en question sa domination, il fallait procurer à la femme son propre « pénis », la cigarette.

    « Torches de la liberté » [11] fut le slogan idéal pour « émanciper » la femme et lui donner un pénis/épée pour son duel final avec l’homme, et avec comme « dommages collatéraux » de gros  bénéfices pour l’American Tobacco Corporation  bien sûr!

    Bernays a compris aussi grâce aux écrits de son oncle, que tout est question de virilité pour l’homme. Avec une voiture de luxe, des « costards » signés, des montres de luxe, des cigares etc., l’érection de l’homme était en couleurs et en public.

    Avec tous ces gratte-ciel, c’est la course effrénée au plus phénoménal « pénis » et dont le « Viagra » n’est autre que le libéralisme sauvage et les richesses des pays exploités et pillés des générations durant. [12] De l’obscénité architecturale. Bientôt, notre planète sera classée « X » !


 [1] Bernays employait l’expression « troupeau de moutons » et « troupeau de bêtes sauvages » pour désigner les masses. Au Maghreb l’élite en place emploie l’expression « El-Hwala » (les moutons) et « El-Bger » (troupeau de vaches) etc.
[2]
Pour lui « Seule l’énergie déployée par quelques brillants cerveaux peut amener la population toute entière à prendre connaissance des idées nouvelles et à les appliquer. ». 
[3]
Lire Tim Adams: « How Freud got under our skin
».
[4]
C’est Edward Bernays qui a orchestré la promotion et la célébrité de son oncle aux Etats-Unis. Il l’appelait, une fois célèbre, « Oncle Sigmund ».
[5]
Il est d’ailleurs l’auteur de l’incontournable ouvrage machiavélique des temps modernes « Propaganda. Editions H. Liveright, New York 1928 » (traduction française de l’ouvrage : Propaganda. Comment manipuler l’opinion en démocratie. Éditions La Découverte, Paris 2007). Dans son ouvrage, Edward Bernays définit la propagande comme « un effort cohérent et de longue haleine pour susciter ou infléchir des événements dans l’objectif d’influencer les rapports du grand public avec une entreprise, une idée ou un groupe », « Ce qu’il faut retenir c’est d’abord que la propagande revient à enrégimenter l’opinion publique exactement comme une armée enrégimente les corps de ses soldats. ».
[6]
Voir l’excellent documentaire d’Adam Curtis « The century of the self
»
[7]
Aujourd’hui on préfère parler de « Marketing » (mercatique en français) etc.
[8]
Goebbels, fasciné par les idées de Bernays, redonna une nouvelle vie au mot « propagande ».
[9]
Après la première et la seconde guerre mondiale l’objectif des firmes américaines était de faire passer l’Amérique d’une culture du besoin à une culture du désir. Cette « culture » arriva après en Angleterre, puis au Continent et aujourd’hui dans les pays du sud.
[10]
Lire John Kenneth GALBRAITH : Le Nouvel Etat industriel. Editions Gallimard, Paris 1968.
[11]
Une référence machiavélique à la fameuse torche de la statue de la liberté.
[12]
Pour Gandhi la Tour Eiffel n’est qu’un «  immense jouet » et « une excellente preuve de ce que nous sommes tous des enfants que séduisent les hochets. ». Tolstoï quant à lui la considérait comme un « monument à la folie ». Enfin je trouve qu’il s’agit plutôt du « pénis » des Parisiens. Les Bruxellois quant à eux ont un drôle de « pénis », non, pas celui de Manneken-Pis, mais l’Atomium 
!
© Crédit Photos. Couverture de la traduction française de l’ouvrage « Propaganda » d’Edward Bernays. Zones / Éditions La Découverte, Paris 2007.

 

© Chahid Slimani

Mardi 1 juillet 2008

http://chahidslimani.over-blog.com/pages/Chahid_Slimani_Edward_Bernays_la_manipulation_des_foules_et_les_Torches_de_la_liberte_-2736234.html
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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 07:04

Sensationnalisme et mercantilisme,
les deux mamelles de médias sous influence

(SNJ-CGT)


Vendredi 26 Mars 2010

Sensationnalisme et mercantilisme, les deux mamelles de médias sous influence
Le SNJ-CGT dénonce avec vigueur les graves dérives de plusieurs médias qui ont publié et diffusé des images d’une caméra de supermarché censées montrer des militants de l’ETA et fournies par des autorités policières au plus haut niveau.
Ces images qui ont été reproduites sans vérification aucune mettaient en cause des hommes qui en réalité n’étaient que des pompiers catalans en vacances se trouvant dans un centre commercial (au mauvais endroit au mauvais moment ?) non loin de l’endroit où un policier a été tué par des membres présumés de l’Eta.
Les médias qui ont reproduit ces images ont cédé aux politiques des patrons de presse qui privilégient le sensationnalisme et l’émotion le scoop et le sang à la Une. L’information est pour les industriels de la presse écrite et audiovisuelle une marchandise comme une autre qu’il faut vendre coûte que coûte.
Mais plus grave encore, les médias en reprenant, sans les vérifications nécessaires, ces documents vidéo se sont inscrits dans une dangereuse campagne sécuritaire prônée au plus haut niveau de l’Etat et du gouvernement. Et ce entre les deux tours des élections régionales.
Le SNJ-CGT se félicite que plusieurs médias ont refusé une telle dérive évitant ainsi de devenir des auxiliaires de police.
Dans la même logique de dérive mercantiliste, sensationnaliste et people, le nouveau France-Soir s’est illustré peu après son lancement avec la publication d’une photo de Johnny Hallyday en Une censé se baigner dans les Caraïbes (à Saint-Barthélemy) alors que le document était vieux … de quatre ans.
Pour toute excuse la direction du journal explique que l’information est juste, la photo non.
Pour le SNJ-CGT, l’explication de ces dérives people se trouve plutôt dans la volonté, de France-Soir de faire du chiffre à tout prix. Racheté il y a un an par Alexandre Pougatchev, fils d’un des hommes les plus riches de Russie, le titre compte sur sa nouvelle formule pour faire décoller les ventes au-delà de 150 000 exemplaires, contre actuellement 23 000.
Il est temps comme l’a demandé le SNJ-CGT que les rédactions soient enfin indépendantes des actionnaires des grands groupes industriels à la tête des médias.
Montreuil, le 20 mars 2010


http://www.acrimed.org/article3335.html http://www.acrimed.org/article3335.html

http://www.alterinfo.net/Sensationnalisme-et-mercantilisme,-les-deux-mamelles-de-medias-sous-influence_a44294.html

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 06:44
La bataille à laquelle les médias ont cru

Gareth Porter 
  

petraeusb-j.jpg

David Petraeus, le général de la contre insurrection et de la manipulation médiatique

En février, tous les médias nous ont relaté le récit valeureux de l'offensive de Marjah en Afghanistan. Une importante opération autant militaire que médiatique. Nous avons pu découvrir dans nos journaux et sur nos écrans de télévision comment 7500 soldats de l'armée afghane et des forces internationales menées par les Etats-Unis sont partis à l'assaut de ce bourg du sud de l'Afghanistan, bastion des Talibans et centre de production d'opium. Pour Washington, il s'agissait de marquer le coup en démontrant à quel point sa présence militaire était efficace et nécessaire. Oui mais voila: l'historien et journaliste d'investigation Gareth Porter nous explique dans cet article que Marjah n'est pas ce bastion de l'insurrection qu'on a voulu nous faire croire. Ce n'est ni une ville et même pas un village. On pourrait parler de zone agricole peu habitée tout au plus! Il paraît qu'à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Les choses sont probablement différentes quand on est expert en manipulation de l'information. (Investig'Action)


Pendant des semaines, le public états-unien a suivi ce qui semblait être l’offensive la plus importante de leurs troupes en Afghanistan: celle contre Marjah, «une ville de 80'000 habitants» et le centre logistique du mouvement islamiste taliban dans la province du Helmand, au sud-ouest du pays.

L’idée – répandue en février 2010 – que Marjah avait 80'000 habitants était un élément clé pour donner l’impression que la localité représentait un objectif stratégique beaucoup plus important que d’autres districts du Helmand.

En réalité, l’image que les militaires ont fournie de Marjah, et qui a été fidèlement reproduite par les principaux médias des Etats-Unis, constitue l’un des exemples les plus dramatiques de désinformation de toute cette guerre qui a commencé en octobre 2001, apparemment dans le but de présenter cette offensive comme étant un tournant historique du conflit.

Marjah n’est pas une ville, ni même un vrai village, mais plutôt un groupe d’habitations de producteurs ruraux ou une zone agricole étendue comprenant une grande partie de la vallée du fleuve Helmand, au sud du pays.

Un fonctionnaire de la Force Internationale d’assistance et de sécurité (ISAF), qui a demandé de conserver l’anonymat, a reconnu auprès du journaliste de l’IPS (Inter Press Service) que cette localité «n’est absolument pas urbaine. Marjah est une communauté rurale. Il s’agit d’un groupe d’habitations paysannes de bourgade, avec des maisons familiales typiques». Le fonctionnaire a ajouté que les résidences sont relativement prospères dans le contexte afghan.

Richard B. Scott, qui a travaillé jusqu’en 2005 à Marjah en tant qu’expert dans le domaine des risques – pour l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (USAID, d’après le sigle en anglais) – est d’accord sur le fait qu’il n’y a rien dans cette localité qui puisse la faire passer pour un site urbain.

Pendant un entretien téléphonique avec le journaliste de l’IPS, il a expliqué qu’il s’agissait «d’un site rural» avec «une série de marchés agricoles dispersés».

Selon le fonctionnaire de l’ISAF, ce n’est qu’en prenant compte de la population qui se trouve dispersée dans plusieurs bourgades et sur presque 200 kilomètres carrés, qu’il est possible d’arriver au chiffre de dizaines de milliers de personnes. D’après lui, Marjah n’a même pas été intégrée dans une communauté, même si maintenant il y a des projets de formaliser sa situation en tant que «district» de la province du Helmand.

Le fonctionnaire a reconnu que la confusion concernant la population de Marjah a été facilitée par le fait que ce nom a été utilisé pour désigner non seulement une zone agricole étendue, mais également la localité spécifique où se réunissent les producteurs ruraux pour tenir leurs marchés.

Néanmoins, la dénomination de Marjah «a été plus étroitement associée» à une localité spécifique, où il existe également une mosquée et quelques magasins.

C’est cette zone très limitée qui était l’objectif apparent de l’ «Opération Mushtarak» («Ensemble»), au cours de laquelle 7500 militaires états-uniens, afghans et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) se sont engagés dans ce qui allait devenir la bataille entourée de la publicité la plus intense depuis le début de la guerre en territoire afghan.

Comment a pu débuter cette fiction que Marjah serait une ville de 80'000 habitants ?

L’idée a été divulguée aux médias par les «marines» (fantassins de la marine états-unienne) au sud du Helmand. Les premiers reportages mentionnant Marjah comme étant une ville avec une population importante font suite à un communiqué du 2 février par des sources militaires du Camp Leatherneck, la base états-unienne sur place.

Le même jour, un article de l’agence d’informations Associated Press (AP) citait des «commandants» des «marines» qui s’attendaient à trouver entre 400 et 1000 insurgés «cachés» dans cette «ville du sud de l’Afghanistan de 80'000 habitants». Le texte laissait penser qu’il y aurait des combats de rue dans un contexte urbain.

Ce même article caractérisait Marjah comme étant «la plus grande ville sous le contrôle des Talibans» et la qualifiait comme «axe logistique et de contrebande d’opium des insurgés». Il ajoutait que 125'000 personnes habitaient dans «la ville et dans des villages avoisinants».

Le lendemain, ABC News, qui fait partie de la chaîne de télévision états-unienne ABC, faisait référence à «la ville de Marjah» et assurait que celle-ci et les territoires environnants étaient «plus peuplés, urbains et denses (du point de vue démographique) que d’autres lieux que les ‘marines’ ont été capables de libérer et de contrôler».

A partir de là, les autres médias d’information ont adopté l’image d’une Marjah urbanisée et animée, en alternant les termes «agglomération» et «ville». Le 9 février, l’hebdomadaire Time parlait d’une «population de 80’000» personnes, et le 11 février le Washington Post faisait de même.

Lorsque l’Opération Mushtarak a été déclenchée, des porte-parole militaires des Etats-Unis se référaient à Marjah comme étant un centre urbain. Le 14 février, soit le deuxième jour de l’offensive, le lieutenant-colonel Josh Diddams a dit qu’en ce moment les ‘marines’ occupaient «dans la majeure partie de la ville».

Son exposé évoquait également des images de combats urbains et il mentionnait que les insurgés contrôlaient plusieurs «quartiers».

Quelques jours après le début de l’offensive, certains journalistes ont commencé à utiliser le terme «région», mais cela a contribué à la confusion plutôt que de clarifier la question.

Dans un même article du 15 février 2010, la chaîne d’informations CNN mentionnait Marjah à deux reprises, une fois en tant que «région» et l’autre comme s’il s’agissait d’une «ville», sans fournir d’explication sur cette apparente contradiction.

L’agence Associated Press a encore aggravé la confusion dans un communiqué du 21 février, en parlant de «trois marchés de l’agglomération qui s’étend sur 207 kilomètres carrés».

Une agglomération qui s’étendrait sur 207 kilomètres carrés serait plus grande que les villes de Washington, de Pittsburgh et de Cleveland aux Etats-Unis. Mais l’agence AP ne s’est pas aperçue de cette erreur de taille.

Bien après que les autres médias aient cessé de parler de Marjah comme étant une ville, le quotidien The New York Times la qualifiait encore de «ville de 80'000» personnes dans un article du 26 février.

La décision d’exagérer l’importance de Marjah en tant qu’objectif de l’Opération Mushtarak n’aurait pas été prise de manière indépendante par les marines du Camp Leatherneck.

D’après le manuel sur la contre-insurrection de l’armée, révisé par le Général David Petraeus en 2006, une des tâches centrales des «opérations d’information» dans ce type de guerre est d’ «imposer la narration COIN (acronyme de contre-insurrection)». Le manuel signale qu’habituellement cette tâche est de la compétence des «quartiers généraux supérieurs» plutôt que directement sur place.

D’après le manuel, les médias influent «directement sur l’attitude des publics visés en ce qui concerne la contre-insurrection, leurs opérations et l’insurrection contre laquelle ils se battent». Il ajoute que c’est une «guerre de perceptions... dirigée de manière constante par l’utilisation des médias».

Le général Stanley A. McChrystal, commandant de l’ISAF, se préparait visiblement à mener une telle guerre en prévision de l’opération de Marjah. Lors de remarques faites juste avant le début de l’offensive, McChrystal reprenait les termes du manuel de la contre-insurrection, notamment lorsqu’il a déclaré «Tout ceci est une guerre de perceptions».

Le quotidien The Washington Post a rapporté le 22 février que la décision de lancer l’offensive contre Marjah avait pour objectif d’impressionner l’opinion publique états-unienne avec l’efficacité des forces militaires de son pays en Afghanistan, démontrant ainsi qu’ils pouvaient obtenir «une victoire importante et éclatante».

L’idée que Marjah était une ville importante était une partie essentielle de ce message.

 

Source : A l'encontre

Source originale: IPS

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2612:la-bataille-a-laquelle-les-medias-ont-cru&catid=7:attention-medias-&Itemid=12

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 06:41
La télécratie contre la démocratie, de Bernard Stiegler.
Bernard GENSANE


Bernard Stiegler est un penseur original (voir son parcours personnel atypique). Ses opinions politiques personnelles sont parfois un peu déroutantes, comme lorsqu’il montre sa sympathie pour Christian Blanc, un personnage qui, quels qu’aient été ses ralliements successifs, s’est toujours fort bien accommodé du système dénoncé par lui. J’ajoute qu’il y a un grand absent dans ce livre : le capitalisme financier.

Cet ouvrage a pour but de montrer comment et pourquoi la relation politique elle-même est devenue un marché parce que l’appareil télécratique, nous dit l’auteur, a « développé un populisme industriel qui engendre, à droite comme à gauche, une politique pulsionnelle qui a détruit le désir. »

En Europe, entre un tiers et deux tiers des enfants ont désormais la télévision dans leur chambre (les trois-quarts dans les milieux défavorisés en Angleterre). Aux États-Unis, dès l’âge de trois mois, 40% des bébés regardent régulièrement la télévision. En 2004, Patrick Le Lay, ancien directeur de TF1 expliquait que le populisme industriel était devenu la loi de notre époque, les citoyens s’étant effacés devant « le temps de cerveau disponible ». Les consommateurs de la télécratie sont ainsi, et se sentent, irrémédiablement tirés vers le bas, ce qui provoque une réelle souffrance. Ils souffrent d’être seuls devant leur télé, tout en ayant le sentiment d’appartenir à une « foule artificielle d’où surgissent des processus d’identification régressive. »

Court-circuités en tant que représentants d’organisations sociales par le temps réel et le direct des médias de masse (ce qui les conduit à produire une pensée sous forme de slogans, par exemple), les représentants politiques ont tendance à court-circuiter à leur tour les organisations politiques qui les ont mandatées. Les présidentiables, nous dit Stiegler, recherchent les faveurs du quatrième pouvoir, en osmose désormais totale avec le pouvoir industriel et capitalistique, en « faisant de la télé-réalité politique, cultivant leurs personnages et leurs discours dans le sens de ce qui détruit l’opinion et avec elle la démocratie. Le peuple n’existe plus : il est remplacé par une population en attente de spectacles.

C’est parce que les liens sociaux ont été détruits par la télécratie que la répression est vouée à proliférer. Les politiques ne traitant jamais les causes des comportements déviants “ barbares ” (y compris ceux des patrons voyous) mais leurs effets. Les blogs des politiques sont des simulacres qui imposent des modalités de fonctionnement inspirées des techniques de communication mises en œuvre par les industries de programmes. Ces blogs ne proposent pas des programmes politiques (on utilise désormais le mot “ logiciel ” en lieu et place de programme), mais des réponses individualisées. Ce qui renforce tous les communautarismes, pas seulement ceux spécifiquement “ ethniques ”. La défense de la consommation, du “ pouvoir d’achat ” devient alors le commencement et la fin de la “ politique”. Le marché, explique Stiegler, est désormais « l’unique horizon de toute identification collective ». La commercialisation (le marketing, pour parler la langue du dollar) crée du manque qu’il comble par un autre manque, ce qui débouche sur une consommation addictive, y compris pour la politique passée par le tamis de la télécratie. Tous les « segments de l’existence humaine » sont devenus des marchés. Les politiques ont intériorisé cet état de fait en ne voyant pas que leur « impuissance publique » n’était que la traduction de leur impuissance (acceptée) politique.

Cette télécratie est le corollaire superstructurel de la société de marché, cette société qui, bien sûr, creuse les inégalités et qui, selon l’auteur, « pose comme principe fondamental que l’individu se fait par le marché ». Stiegler dénonce, dans ce contexte, « l’explosion de l’espace et du temps publics ». Le consommateur, qui n’est pas un citoyen, n’a plus aucune prise sur ce qu’il utilise : transports privatisés, nourriture industrielle, thérapies géniques, services médicaux etc. Il tend à ne plus y avoir, prévient Stiegler, d’action publique.

Les privatisations (sans parler des délocalisations) renforcent la division industrielle du travail. Étant progressivement dépossédé de la responsabilité de son savoir, le travailleur n’est plus un ouvrier qui « ouvre le monde ». L’objet lui échappe en tant que sa fabrication.


Bernard GENSANE


La télécratie contre la démocratie
, Bernard Stiegler - Paris, Flammarion, 2008


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http://www.legrandsoir.info/La-telecratie-contre-la-democratie-de-Bernard-Stiegler.html
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 03:13
Pour le chef de la diplomatie européenne,
Israël est « membre de l’UE »

20090526 Javier Solana 07 L’Espagnol Javier Solana, vient de révéler une information hautement confidentielle : Israël est le 28e État membre de l’Union européenne… S’exprimant mercredi devant la « Conférence présidentielle israélienne », qui réunit des politiques et des patrons de l’État hébreu, le Haut représentant pour la politique étrangère a lancé : « Israël permettez-moi de le dire, est un membre de l'Union européenne sans être membre de ses institutions ». Jérusalem « est partie prenante à tous les programmes » des Ving-sept. « Aucun pays hors du continent n'a le type de relations qu'Israël entretient avec l'Union européenne ».


Se laissant totalement aller, manifestement déterminé à séduire un auditoire traditionnellement méfiant à l’égard de l’Union, il n’a pas hésité à se moquer de la Croatie, pays qui achève actuellement ses négociations d’adhésion : « je ne vois pas le président de la Croatie ici », sachant qu’il devait s’adresser plus tard au même auditoire. « Mais je dois vous dire, puisqu'il n'est pas là — et il est pourtant candidat à l'entrée dans l'Union européenne —, que votre relation avec l'Union européenne est plus forte que celle de la Croatie » : « ne lui répétez pas », s’est-il amusé sous les applaudissements de l’assistance.


Cette saillie est largement passée inaperçue et c’est dommage. Car le Haut représentant, en place depuis 1999 et qui va quitter ses fonctions dès que le traité de Lisbonne sera en vigueur, a fait une magistrale sortie de route : passons sur le fait que, depuis la guerre de Gaza de décembre-janvier 2009, l’Union a gelé le « rehaussement » de l’accord d’association avec Israël et que les relations restent tendues entre Bruxelles et Jérusalem. Mais, factuellement, Solana a tout simplement tort. Il a manifestement oublié qu’il existe un Espace économique européen qui étend automatiquement les règles du marché intérieur aux pays qui en sont membres (Islande, Liechtenstein, Norvège) ou encore que les relations sont particulièrement étroites entre la Suisse et l’UE ou encore qu’une Union douanière lie l’UE à la Turquie depuis plus de dix ans., pays qui est largement "hors du continent"... En réalité, Israël a simplement signé en 1999 un « accord d’association » avec l’Union comme la plupart des pays du pourtour méditerranéen, et est membre de l’Union pour la Méditerranée. Les relations sont certes plus étroites qu’avec les autres pays de la région, mais dans un seul domaine, celui de la recherche et de la technologie (programme-cadre recherche, domaine spatial – Galileo —, etc.). C’est important, mais cela ne fait pas d’Israël un État membre de l’Union, de près ou de loin…

À moins que Solana n’estime qu’Israël doive faire partie de l’Union, alors même que ce pays n’a jamais demandé son adhésion et n’a aucune intention de le faire... Un tournant diplomatique majeur qui, jusqu’à plus ample informé, n’engage que lui.

En réalité, pour complaire à son auditoire, Solana a tout simplement fait une gaffe : comment le monde arabe qui accuse déjà l’Union de ne pas peser de tout son poids pour obtenir un règlement du conflit israélo-palestinien, voire de fermer les yeux devant les exactions israéliennes dans les territoires occupés, peut-il prendre ces propos ? Et comme si cela ne suffisait pas, il a fallu que la Haut Représentant insulte la Croatie en laissant entendre qu’elle était moins européenne qu’Israël, ce qui révèle une intéressante conception des Balkans.

Photo: Thierry Monasse
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 02:01
valmy-moulin-j.jpg
http://www.comite-valmy.org/

Les leçons des Régionales, par eva R-sistons.
La cécité de l'UMP.
Bâtir l'avenir sur le modèle du CNR.



Bonjour mes amis,

La cécité du Gouvernement Sarkozy est déconcertante ! Causez toujours, Français, nous mènerons la politique que nous avons choisie (au service du MEDEF, du NOM, des puissants..), c'est à dire de "modernisation" - entendez, de casse de tout ce à quoi les Français tiennent, de tout ce qui fait l'identité de la France, des valeurs de notre pays, de ses idéaux, de ses protections sociales, de ses politiques les plus éprouvées comme en matière étrangère, pourtant faisant la quasi unanimité...

Dans les Médias, voici ce qu'on entend, et c'est affligeant :

- Changer de politique ? Non, changer de "gouvernement" (donc continuer la même politique avec des hommes différents), faire quelques aménagements qui seront mis en valeur par la presse aux ordres ("vous voyez, le message des Français a été entendu" !). Foutaises !

- Le coupable, c'est la crise, et tous les pays sont logés à la même enseigne. La France, donc, ne peut pas faire mieux. A aucun moment la politique de Sarkozy n'est mise en cause. Celui qui veut aborder le sujet, a la parole coupée par les journaleux comme Pujadas. Foutaises !

- Il ne s'agit pas d'un avertissement politique national, mais ... régional. Sous-entendu: C'est la politique des Régions - tenues par la Gauche - qui est mise en cause. Foutaises !

-  Il s'agit d'élections à mi-mandat, assène Bertrand, et c'est partout dans le monde pareil, ça se passe mal. Donc, en France comme ailleurs. Tous les pays du monde sont confrontés aux mêmes problèmes. Foutaises ! Nous sommes en France, ne parlons pas de l'Etranger...

- La communication n'a pas été efficace, on n'a pas su expliquer les réformes. Pour une fois, on ne parle quand même pas du style de Sarkozy, on élargit: C'est la communication qui a été défaillante ! Foutaises ! Les Français ne veulent pas de cette politique de "modernisation", d'ailleurs dans un Sondage, 71 % des Français le confirment: la politique doit changer ! Et le Gouvernement s'en moque, il va poursuivre la politique menée. Foutaises !

- On essaie de noyer le poisson: Avec Ségolène Royal, qui fait mieux que "Martine Aubry", ou encore... Frèche est-il encore PS ? Bref, on continue à diviser pour permettre à Sarkozy, à terme, de triompher à nouveau, envers et contre tout. Foutaises !

- On n'a pas dit non aux réformes de Sarkozy, à la "modernisation" de la France, on a dit non à la crise, commente Bertrand. Il faut combattre les effets de la crise !!! Foutaises, la crise a bon dos !

- Patience ! La politique en cours, menée par Sarkozy, finira par porter ses fruits. Vous y croyez, vous ? Foutaises ! Et on oublie de dire que tous les ministres de Sarkozy sont défaits lamentablement...

- Ce vote, c'est une déception par rapport à la manière de gouverner de Sarkozy. Tiens, revoilà le style... pour ne pas pointer du doigt le vrai coupable du mécontentement des Français, la politique de Sarkozy ! Foutaises !

- Le Gouvernement réforme trop vite. Il faut moins se précipiter. Foutaises ! La vitesse n'est pas en cause, mais le contenu de la politique !

- L'ouverture de Sarkozy en direction des autres partis aura été une erreur. Foutaises ! Cette ouverture-là est une imposture... elle vise seulement à préparer la mise en place d'un Parti unique, celui du Président !

Bref, cécité, mauvaise foi... de l'UMP comme des Médias !!!

Il est temps, enfin, d'appeler les choses par leur nom, Messieurs-Dames les "Journalistes" aux ordres: C'est le fond, pas la forme, qui est en cause ! Les Français ne veulent pas de cette sale politique qui casse tout et aggrave comme jamais les inégalités !  Ce DENI du vote des Français est insupportable !


Et maintenant ? 

Maintenant ? Voici un commentaire que j'ai reçu ici (
http://www.marcfievet.com/article-regionales-le-devoir-de-voter-et-de-voter-contre-la-casse-de-la-france-47087963-comments.html#anchorComment, mon post sur l'Aviseur) : " Nous songeons à la création d'un parti des mécontents, de style "Coluche",  qui à  défaut d'un vote à Europe Ecologie (le seul valable à nos yeux, mais qui n'a pas été capable de convaincre un électorat de gauche) seraient invités à  exprimer tout de même leur mécontentement et commencer d'agir. Son but: foutre un coup de pied dans la fourmilière, informer et éveiller les consciences, faire quelques actions écolos utiles avec l'argent  des voix récolté ... Nous y réfléchissons, avons déjà quelques idées, et attendons vos suggestions mais sur notre blog, en commentaires (car il y en a mais sur les blogs de nos lecteurs, et on n'a pas le temps ni la possibilité de les chercher au pif et de les lire). On ne se fait pas d'illusions: comme d'habitude, on s'attend à des réticences, des bla-bla, des critiques non constructives, spécialité des "y'a qu'à" français.Parce que la situation cata actuelle, c'est pas seulement la faute à Sarko, mais aussi à tous ces gens forts en paroles et nuls en actes (voir notre article "Vous avez dit solidarité" en début de blog). ". Pour aller plus loin, voir ce site :
(
http://www.marcfievet.com/ext/http://ass.renseignements-genereux.overblog.com/).

Pour ceux qui voient la politique de façon plus sérieuse, ou moins "coluchienne", et il y en a, on peut, comme l'Administrateur de la Lettre du Lundi (
http://lalettredulundi.fr/2010/03/21/apres-la-deculottee/), ou comme moi depuis longtemps, appeler à un rassemblement autour d'un Programme de Salut Public, à l'image de celui du CNR: http://fr.wikipedia.org/wiki/Conseil_national_de_la_R%C3%A9sistance, http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/ .

Que dit le CNR aujourd'hui ? :

Le pouvoir ne cédera que face à une convergence des luttes populaires d'une ampleur exceptionnelle


Voici l'appel du CNR:

" Au moment où nous voyons remis en cause le socle des conquêtes sociales de la Libération
, nous, vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France Libre (1940-1945), appelons les jeunes générations à faire vivre et retransmettre l’héritage de la Résistance et ses idéaux toujours actuels de démocratie économique, sociale et culturelle. Soixante ans plus tard, le nazisme est vaincu, grâce au sacrifice de nos frères et sœurs de la Résistance et des nations unies contre la barbarie fasciste. Mais cette menace n’a pas totalement disparu et notre colère contre l’injustice est toujours intacte.
  Nous appelons, en conscience, à célébrer l’actualité de la Résistance, non pas au profit de causes partisanes ou instrumentalisées par un quelconque enjeu de pouvoir, mais pour proposer aux générations qui nous succéderont d’accomplir trois gestes humanistes et profondément politiques au sens vrai du terme, pour que la flamme de la Résistance ne s’éteigne jamais : Nous appelons d’abord les éducateurs, les mouvements sociaux, les collectivités publiques, les créateurs, les citoyens, les exploités, les humiliés, à célébrer ensemble l’anniversaire du programme du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) adopté dans la clandestinité le 15mars1944 : Sécurité sociale et retraites généralisées, contrôle des " féodalités économiques", droit à la culture et à l’éducation pour tous, une presse délivrée de l’argent et de la corruption, des lois sociales ouvrières et agricoles, etc. Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger ces conquêtes sociales,alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la Libération, période où l’ Europe était ruinée ? Les responsables politiques, économiques, intellectuels et l’ensemble de la société ne doivent pas démissionner, ni se laisser impressionner par l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Nous appelons ensuite les mouvements, partis, associations,institutions et syndicats héritiers de la Résistance à dépasser les enjeux sectoriels, et à se consacrer en priorité aux causes politiques des injustices et des conflits sociaux, et non plus seulement à leurs conséquences, à définir ensemble un nouveau "Programme de Résistance " pour notre siècle, sachant que le fascisme se nourrit toujours du racisme, de l’intolérance et de la guerre, qui eux-mêmes se nourrissent des injustices sociales. Nous appelons enfin les enfants, les jeunes, les parents, les anciens et les grands-parents, les éducateurs, les autorités publiques, à une véritable insurrection pacifique contre les moyens de communication de masse qui ne proposent comme horizon pour notre jeunesse que la consommation marchande, le mépris des plus faibles et de la culture, l’amnésie généralisée et la compétition à outrance de tous contre tous. Nous n’acceptons pas que les principaux médias soient désormais contrôlés par des intérêts privés, contrairement au programme du Conseil national de la Résistance et aux ordonnances sur la presse de 1944.  Plus que jamais, à ceux et celles qui feront le siècle qui commence, nous voulons dire avec notre affection : " Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ".
http://www.convergencedesluttes.fr/petitions/index.php?petition=8


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Le Conseil national de la Résistance (CNR) fut l'organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la
Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943 (Wikipedia).

Programme, buts, rassemblement...  L'idée de rassemblement, très gaullienne finalement, que je défends toujours, n'a rien à voir avec celle que met en avant, désormais, le trublion Georges Frèche, futur diviseur de la Gauche, édulcorant le PS comme Daniel Cohn-Bendit souhaite faire avec les Verts,  en proposant désormais la mort des partis traditionnels et, à Gauche, une Sociale-Démocratie à la française, sorte de Parti Démocrate finalement peu différent du Parti Républicain de la Droite, s'insérant parfaitement dans le cadre de la Mondialisation, en apportant juste quelques correctifs sociaux... Frèche va sortir un ouvrage sur le sujet. Foutaises ! 

Mes amis, pas de Sociale-Démocratie qui panse juste quelques plaies trop béantes ! Il faut en finir avec le libéralisme militaro-financier qui dévaste la France et plus généralement la planète. Et pour cela, il faut rassembler comme le CNR l'a fait, tous ceux qui n'acceptent pas l'intolérable: Politiques, syndicats, presse, associations, citoyens... pour peser efficacement, tous ensemble, en constituant un vaste mouvement de mécontents décidés à vraiment changer les choses, en profondeur, sur des bases claires. Comme le Gl de Gaulle l'a fait à l'issue de la seconde Guerre mondiale, en particulier avec les communistes, décidons ensemble d'un programme à appliquer ! Ainsi que le dit Martine Briard (Verts, passée au Front de Gauche), "ce n'est pas d'une grande Gauche dont nous avons besoin, mais d'une société qui change" (et dans laquelle, bien sûr, les Elus ne cumuleraient pas les mandats).

Mettons-nous d'accord sur les bases du renouveau ! Les partis politiques se sont déconsidérés, la Droite tue la France, le PS rose pâle et les Verts ambigus de Cohn-Bendit ne proposent pas grand chose, il est temps de changer en profondeur la politique, dans un vaste mouvement unissant les citoyens autour d'un socle réellement novateur, comme du temps du CNR, prenant en compte les aspirations et les besoins réels des populations !

Nous avons dit non à Sarkozy, il le fallait (Voir eva R-sistons, sur :
http://www.marcfievet.com/article-regionales-le-devoir-de-voter-et-de-voter-contre-la-casse-de-la-france47087963.html, puis la réponse d'Eva ici : http://www.marcfievet.com/article-la-deraison-du-tout-saufisme-47099348-comments.html#anchorComment.). Maintenant, il faut passer à une autre étape, plus ambitieuse, plus vaste, plus concrète, plus porteuse.

Voici ma conclusion, ici :
http://www.marcfievet.com/article-verdict-des-fran-ais-et-maintenant-la-lettre-du-lundi-47135581.html : "L'Opinion d'Eva: Je suis entièrement d'accord (avec l'Administrateur de La Lettre du Lundi). Depuis longtemps, en tant que Gaullienne de Gauche, je défends le programme du CNR. Il est toujours d'actualité ! Il est un modèle - et d'abord de rassemblement. Il est une direction pour nous tous. Il est espérance !"

Ce modèle, cette espérance-là, pourquoi ne pas s'en emparer ? Concrètement. Et rapidement ! Pour faire réellement du nouveau... avant qu'il ne soit trop tard !

Votre eva R-sistons

http://r-sistons.over-blog.com/article-la-le-on-des-regionales-cecite-de-l-ump-l-avenir-le-cnr-un-modele-47137505.html

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 01:54

Nous ne renoncerons jamais à l’idée du communisme ! Appel (*)

 

Publié par socio13 le 18 mars 2010

Pourquoi un certain journalisme tente de discréditer Alain Badiou ? Le long article d’Éric Conan consacré à Alain Badiou dans l’hebdomadaire Marianne du 27 février 2010 intitulé « Alain Badiou. La star de la philosophie est-il un salaud ? » est un symptôme politique par excellence de notre triste temps. Il est à ce titre remarquable, comme peuvent l’être, en archétypes, les plus représentatives productions des idéologies régnantes. Il relève d’un procédé d’inquisition visant à présenter le philosophe français le plus lu, traduit et commenté dans le monde, c’est un fait, comme une sorte de gourou sadique, de criminel politique, de vampire lubrique assoiffé.

L’article d’Éric Conan vise à discréditer ce que le nom et la pensée d’Alain Badiou représentent aujourd’hui, et éternellement, en particulier chez les jeunes intellectuels, à partir d’une sorte d’enquête visant à criminaliser l’Homme.

L’article d’Éric Conan est, il est vrai, dépourvu de toute compréhension philosophique, mais aussi politique, de l’œuvre de Badiou. Absolue vacuité. Révélatrice de la stratégie rampante d’un certain journalisme, et de sa déperdition dans l’inessentiel : quand l’ad hominem remplace la question des idées ; et le fait divers, ou l’art de trouver de prétendues poubelles personnelles, les pensées.

L’article d’Éric Conan est un modèle dans l’ordre de la non-pensée du temps. Il constitue la quintessence, plus ou moins inconsciente, de l’idéologie douce et opiacée qu’un certain journalisme propage : que l’on comprend une œuvre sans la lire, et qu’on peut la réduire à un procès en sorcellerie de l’auteur ; que le communisme est l’envers du nazisme, et que ceux, parmi les citoyens, qui s’en réclament ou s’en sont réclamés, sous quelque forme que ce soit, sont des individus fondamentalement malades. L’équation aberrante du temps est en effet celle-ci : communisme = nazisme. Point final.

Contre cela, nous affirmons :

1. Que l’œuvre d’Alain Badiou est celle d’un grand philosophe. Ceux qui contesteront ce point devront d’abord en passer par les arcanes de l’Être et l’événement et de Logiques des mondes. Nous verrons alors s’il en reste pour nier ce point, sinon par le ressentiment de n’avoir rien compris.

2. Que les positions politiques d’Alain Badiou, à savoir, d’une part, ses critiques du capitalo-parlementarisme, de la confusion entre la forme vide de la démocratie et sa force vive, du cinéma de la représentation parlementaire ; d’autre part, son affirmation d’un « communisme générique », soutenu par l’idée d’égalité, de Spartacus à aujourd’hui, sont les seules positions qui méritent maintenant le nom de politique authentique.

Le reste, bien installé, béni par tant de structures et d’hommes, et dont la critique vous assimile immédiatement à des loups-garous, à de diaboliques antidémocrates, n’est que la forme contemporaine d’une idéologie de putois à moitié inconscients de leurs propres effluves : lorsque 9 millions d’hommes et de femmes meurent de faim et de maladie chaque année dans le monde, mais que l’on préfère débattre de la main heureuse ou tricheuse du footballeur Henry ; lorsqu’on assimile un sans-papiers, un Arabe ou un Noir à un nécessaire délinquant ; lorsqu’on fait croire au monde que son problème central se tient dans la terreur d’al-Quaida, et que l’on glisse ainsi dans une confusion si stupide qu’elle assimile 1,5 milliard de musulmans, si différents les uns des autres, à un phénomène purement sectaire ; lorsqu’on fait d’une exception, la burqa, pas plus répugnante que le droit de se teindre les cheveux en rouge, un débat de société central. Et lorsqu’on cautionne ce fantôme de démocratie qui résulte de nos vieilles institutions et de ses paramètres à géométrie variable, rendant caduque le vote d’un peuple sur l’Europe par un tour de passe-passe à la Chambre des députés, et lorsque, tous les jours, on habitue le citoyen à des catégories stupides : les mauvais communistes et les bons démocrates, la bonne Amérique et le mauvais Saddam… Lorsqu’on encense la Révolution française et diabolise la révolution russe. Lorsqu’on divise le peuple pour mieux régner, tandis que d’incroyables flux financiers se font et se défont virtuellement. Lorsqu’on se satisfait, finalement, du monde comme il va… Et que l’on nous fait croire que le possible est impossible.

3. Il vous sera, dès lors, difficile de faire passer Alain Badiou pour un fou solitaire. La réalité est que nous en avons assez de ces mensonges, de la complaisance pour ce système, et que nous ne renoncerons jamais à l’idée du communisme. Si problématique fût-elle, cette idée, si nouveau son mode de réalisation, si critiques que nous puissions être sur l’histoire communiste du siècle passé, si différents sommes-nous dans nos propositions, nous savons une chose : qu’un communisme à réinventer, d’un nouveau genre, indéfini, est le seul avenir de l’Homme. Parce qu’il est l’éternelle et seule vérité politique. La seule justice qu’une raison humaine puisse sainement concevoir.

Le temps n’est plus, que vous le vouliez ou non, aux mous, prétendus et arrivistes « nouveaux philosophes », mais aux philosophes du renouveau.

(*) Slavoj Zizek, Fabien Tarby, philosophes

http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/03/23/17294648.html

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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 04:09
Le rôle des dissidents
dans la stratégie de subversion
Emrah KAYNAK

La subversion est un élément substantiel de la stratégie hégémoniste des Etats-Unis, pays qui est en permanence en guerre (latente ou ouverte).

Considérée autrefois comme une force accessoire, l’information a désormais un intérêt stratégique vital. Conscient des enjeux, les USA exploitent parfaitement, au bénéfice de leurs ambitions impérialistes, les virtualités offertes par les nouvelles technologies de communication, de socialisation et d’information .


La stratégie de domination
s’est affinée au point que l’objectif est maintenant
de conquérir un pays
sans même l’attaquer physiquement,
en particulier en recourant
à des campagnes de désinformation
relayées par des agents d’influence internes.


Dès l’antiquité, le stratège chinois Sun Tzu avait déjà défini les idées-forces de la subversion : « Dans la guerre, la meilleure politique, c’est de prendre l’Etat intact ; l’anéantir n’est qu’un pis aller ». « Les experts dans l’art de la guerre soumettent l’armée ennemi sans combat. Ils prennent les villes sans donner l’assaut et renversent un Etat sans opérations prolongées ». « Tout l’art de la guerre est fondé sur la duperie ».

L’écrivain italien Curzio Malaparte (1898-1957) était tout autant convaincu de la possibilité de déposer un pouvoir en propageant une perception altérée des faits. Il soulignait le rôle central d’une minorité agissante qui laissait dans l’ombre la majorité loyale au pouvoir.

Le psycho-sociologue français Roger Mucchielli (1919-1981), souligne lui aussi l’importance des facteurs subjectifs en terme de subversion : « L’action de dissociation des groupes constitués est une opération indispensable car on sait, par les recherches en psychologie sociale, que plus les individus adhèrent à des groupes cohésifs, moins ils sont perméables à la propagande et à la subversion. Il faut donc dissocier ou neutraliser les groupes de références pour individualiser les gens et les détacher individuellement de leurs valeurs groupales ». Vladimir Volkoff (1932-2005) a parfaitement codifié les linéaments de la désinformation et de la manipulation dans son livre « La désinformation, arme de guerre » :

- Démoraliser la nation adverse et désintégrer les groupes qui la composent.

- Discréditer l’autorité, ses défenseurs.

- Neutraliser les masses pour empêcher toute intervention spontanée et générale en faveur de l’ordre établi, au moment choisi pour la prise non violente du pouvoir par une petite minorité. Selon cette logique, il convient d’immobiliser les masses plutôt que de les mobiliser.

Les objectifs de la subversion consistent en substance à assiéger idéologiquement, politiquement et stratégiquement l’adversaire en vue de limiter sa liberté de mouvement et d’action.

Au nom de la démocratie, pour le capitalisme ?

Les concepts de « démocratie » et de « droits de l’homme » se sont convertis en argument central de l’interventionnisme étasunien. La promotion nominale de la démocratie est un précepte essentiel de la stratégie globale de domination des USA, peu importe si en sous-main ils trahissent ces mêmes valeurs chaque fois que leurs intérêts sont contrariés.

Les révolutions « colorées » (Géorgie, Ukraine, Liban et dans une certaine mesure en Iran) témoignent de l’emploi méthodique de cette tactique.

Sous l’étendard des droits de l’homme et de la liberté, les mouvements de contestation cubains sur lesquels les Etats-Unis prennent appui dissimulent un programme politique explicitement contre-révolutionnaire. En s’inspirant des dissidents de l’Europe de l’Est, ils se contentent d’en appeler à une plus grande liberté politique et économique, ce qui implique dans les faits le renversement du système sociopolitique socialiste, le démantèlement des acquis révolutionnaires et l’assujettissement de Cuba aux intérêts impérialistes.

Les mouvements dissidents font un travail de sape pour le compte des Etats-Unis qui les encouragent économiquement et moralement. Structurellement et idéologiquement intégrés aux dispositifs d’ingérence, les dissidents constituent l’avant-garde de la restauration du capitalisme. Il est significatif que leurs chefs de file soutiennent bassement les coups de force contre le pouvoir légal en Bolivie, au Honduras ou au Venezuela.

La dissidence est-elle un processus endogène ?

Jean-Guy Allard et Eva Golinger dans le livre « La Agresión Permanente » pointent du doigt les activités subversives de la USAID, l’agence américaine pour le développement international qui s’est convertie en principale plateforme de contre-insurrection. Le dossier à charge de cette officine paragouvernementale en Amérique latine est éloquent.

La USAID qui a pour mission affichée de renforcer la démocratie, la création d’une croissance généralisée économique à long terme, et promouvoir la sécurité, a investi des millions de dollars dans la déstabilisation des pays progressistes. Elle est particulièrement active au Venezuela et en Bolivie, où elle sous-traite à travers des fondations (Freedom House, American Enterprise Institute, Fondation Ford,…) et des ONGs locales.

Elle est secondée par la NED (National Endowment for Democracy), organisme écran de la CIA, qui se charge plus particulièrement du financement et de l’encadrement des dirigeants politiques et syndicaux – lisez dissidents- et qui a revendiqué l’organisation du syndicat Solidarność en Pologne, la Charte 77 en Tchécoslovaquie et Otpor en Serbie.

Cuba est en prise, depuis le début de l’ère révolutionnaire, à une propagande noire qui cherche par tous les moyens à porter atteinte à son prestige. Les campagnes de diffamation contre la révolution font passer, à la faveur de l’abdication intellectuelle des journalistes disciplinés, les immigrés économiques en exilés politiques, les délinquants de droit commun en prisonniers politiques, les agents conspirationnistes à la solde d’un régime étranger en opposants politiques.

La USAID revendique d’ailleurs son soutien aux « agences exécutives, aux médias et à la société civile à Cuba » via le programme pour Commission pour Assistance à une Cuba libre. L’administration Obama poursuit scrupuleusement, malgré ses déclarations d’intention, la stratégie d’ingérence et d’hostilité de ses prédécesseurs comme le confirme le Président Raul Castro : « L’ennemi reste aussi actif qu’auparavant et une illustration de cela est la détention depuis plusieurs jours d’un citoyen américain, désigné par euphémisme par le porte-parole du département d’État comme un sous-traitant de son gouvernement et qui se consacrait à l’approvisionnement illégal de moyens de communication sophistiqués via satellite à des groupes de la société civile conspirant ».

Il est troublant d’observer que le terme de « dissident » est exclusivement réservé dans la presse orthodoxe aux personnes qui contestent le système politique de pays proclamant un caractère socialiste. On parle de dissidence cubaine, vénézuelienne, chinoise mais jamais on ne qualifie de dissident celui qui éprouve une rupture critique totale avec le monde capitaliste.

Emrah Kaynak


EN COMPLEMENT, à lire l’incontournable

DISSIDENTS ou MERCENAIRES ? Des Etats-Unis à l’Europe pour briser Cuba http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article172

Extraits :

Reporters Sans Frontieres, les aveux de Robert Ménard
http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article37

Pax Christi et Cuba : ONG ou Cheval de Troie ?
http://viktor.dedaj.perso.neuf.fr/spip.php?article103

http://www.legrandsoir.info/Le-role-des-dissidents-dans-la-strategie-de-subversion.html

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:21
Les signes annonciateurs d’une troisième guerre mondiale s’accumulent
Opinion d'Eberhard Hamer*
 
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Les signes annonciateurs d’une
troisième guerre mondiale s’accumulent
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Les USA traversent, non seulement en raison du rachat des dettes des banques par l’Etat, mais aussi de leur dette publique qui avait déjà énormément augmenté – leurs crédits à l’étranger leur coûtent 1 milliard de dollars par jour – leur pire crise financière depuis la Seconde Guerre mondiale. Si les flux financiers cessent ou s’ils se détournent du dollar, les USA sont en faillite.


Pourtant les USA ne font pas un effort d’économie suffisant pour réduire leur dette publique croissante. Ils n’augmentent pas les impôts pour accroître leurs recettes, ne tentent guère de rogner sur les budgets publics, surtout pas sur leur budget militaire, celui qui a le plus augmenté.


Il faut dire que les USA, en divers endroits du monde, ont engagé au total 200 000 soldats. C’est pourquoi personne n’a compris que le plus grand chef de guerre du monde ait reçu le Prix Nobel de la paix bien qu’il ait renforcé ses troupes. Peut-être était-ce une mesure préventive, car la guerre en Iran dépend avant tout de lui.


Les exemples de chefs politiques qui, confrontés à un échec économique, ont choisi la guerre comme dernier recours pour se maintenir au pouvoir abondent dans l’his­toire. C’est encore plus vrai lorsqu’un pays connaît des crises économiques successives et que la guerre semble le seul moyen d’en sortir. C’est ainsi que les USA ont surmonté leur plus grave crise économique du XXe siècle en entrant dans la Première Guerre mondiale, la crise économique mondiale en entrant dans la Seconde, et ils pourraient donc être tentés de résoudre la troisième crise écono­mique de la même manière. Les deux guerres mondiales ont en effet permis aux Etats-Unis non seulement de venir à bout de leurs deux plus gros endettements, mais aussi de devenir la première puissance économique mondiale. La tentation est donc forte d’essayer une troi­sième fois le même remède.


Dans ce contexte toute une série de préparatifs de guerre semblent alarmants:


1. Le Premier ministre israélien, un homme d’extrême-droite, est un va-t-en-guerre imprévisible. Il se plaint constamment d’avoir reçu de la part de l’Iran des menaces variées dont aucune n’a jusqu’ici résisté à l’examen. Mais il hausse de plus en plus le ton et au cours des derniers mois il a fait la tournée des principales capitales mondiales pour y chercher un soutien. Il paraît même que Madame Merkel lui a juré la fidélité des Nibelungen, comme l’avait fait avant les précédentes guerres mondiales Guillaume II aux Autrichiens ou les ­Anglais et les Français à la Pologne.


2. Israël a déjà positionné les sous-marins nucléaires qu’elle a achetés à l’Allemagne, armés de missiles à ogives nucléaires, en face de l’Iran et, non content d’avoir reconstruit et pointé sur l’Iran la base de lancement géorgienne que les Russes avaient détruite il y a un an et demi, y a fait envoyer un renfort de 90 spécialistes états-uniens.


3. De semaine en semaine la presse, sous l’influence d’Israël, hausse le ton à l’égard de l’Iran pour différents motifs – une cam­pagne de propagande analogue à celle qui a permis de faire accepter, voire soutenir la guerre en Irak dans le monde entier en répandant des affirmations mensongères.


4. Les préparatifs militaires ne chôment pas non plus. Certes les troupes états-­uniennes n’ont toujours pas réussi à «pacifier» les deux pays voisins, l’Irak et l’Afgha­nistan. Mais ils y entraînent à la guerre la plus grosse concentration de troupes au monde. En outre, ils ont regroupé au large de l’Iran la plus grosse flotte militaire qu’ils aient jamais réunie. Le comité du Nobel a donc fait un bon calcul en cette affaire: pas de guerre en Iran sans l’assentiment du Président des USA, surtout s’il s’agit d’un Prix Nobel de la paix. Toutefois la pression des banques, des multinationales, du lobby de l’armement, de l’armée et du lobby israélien pourrait contraindre les USA à entrer en guerre, si Israël menait une première frappe contre l’Iran et que les puissances précitées voulaient protéger leurs intérêts.


N’oublions pas que les USA ne sont pas seulement la nation la plus endettée du monde, mais aussi que l’effondrement de leur de­vise sig­nifie celui de leur empire. La soi-disant «unique puissance hégémonique mondiale» implose en ce moment exactement comme l’a fait l’URSS il y a vingt ans. Les Chinois ont déjà fait comprendre qu’ils ne reconnaissent plus son hégémonie. Le Président des Etats-Unis se trouve donc, si Israël frappe, face à un dilemme désespéré: doit-il continuer à s’enliser dans les sables mouvants de la crise financière, économique et sociale ou chercher le salut dans une guerre mondiale, qui a déjà permis deux fois aux Etats-Unis d’en sortir gagnants.


Le danger d’une nouvelle guerre mon­diale n’a jamais été aussi grand depuis la fin de la Seconde. C’est à juste titre que depuis un an les mises en garde aux USA se sont accrues, venant surtout de certains milieux intellectuels européens. Mais nous ne pourrons pas l’empêcher.


Une guerre en Iran ne resterait pas un événement limité, même si au départ il ne s’agissait que de missiles.


Aux côtés de l’Iran se rangeraient les Chinois, directement ou indirectement, et probablement les Russes, pour ne pas laisser les troupes états-uniennes s’approcher de leurs frontières et la puissance des USA devenir excessive.


Les membres de l’OTAN seraient contraints de se ranger aux côtés d’Israël et des USA, surtout s’ils avaient auparavant prêté le serment des Nibelungen. Il faut donc nous attendre à voir l’Europe participer, elle aussi, à la guerre.


Quelles seraient pour nous les conséquences d’une troisième guerre mondiale en Iran?


1. Toute guerre avec l’Iran entraînerait la fermeture immédiate du détroit d’Ormuz et un dramatique renchérissement du pétrole, et ceci d’autant plus que la guerre se prolongerait. Du pétrole plus cher, c’est toujours des coûts plus élevés pour l’économie et les consommateurs. Nous devons donc nous attendre à des pénuries, des restrictions et des augmentations de prix pour les biens de consommation.


2. Toute guerre nécessite un surcroît d’armement. L’industrie mondiale de l’armement – et en particulier aux USA – se frottera les mains, elle sera utilisée à pleine capacité et pourra se développer. Il y aura des retombées dans les secteurs annexes, par exemple l’automobile, le textile, les chantiers navals, l’aéronautique et d’autres encore. La production augmentera, même si les prix en font autant.


3. Les grands gagnants seront les banques. On ne parlera plus de produits financiers to­xiques et de banquiers gangsters; les banques centrales devront financer la guerre par la création de monnaie. Les banques pourront de nouveau accorder des crédits. Dans un premier temps l’inflation maintiendra le dollar jusqu’à la fin de la guerre. C’est seulement après la guerre, comme d’habitude, que l’on procédera au grand nettoyage et qu’on expiera les péchés de la finance de guerre.


Les vassaux des USA doivent casquer pour les besoins financiers du maître, on l’a déjà vu avec les guerres d’Irak et d’Afghanistan. La guerre n’appauvrira donc pas seulement Israël et les USA, mais nous tous. Comme il n’y a pas d’argent pour financer une guerre, on devra recourir à l’inflation, comme lors des deux premières guerres mondiales; nous devons donc nous attendre à une inflation vertigineuse.


S’ils entrent en guerre avec l’Iran, les USA mobiliseront aussi l’OTAN («clause de ­défense collective»). Le gouvernement devra alors expliquer à nos soldats pourquoi ils ne doivent plus seulement s’ac­quitter de leur tâche en Afghanistan, mais aussi en Iran, et réunir une majorité au Bundestag pour voter son budget de guerre. Le SPD et les Verts (Fischer) ont déjà voté une entrée en guerre sous le prétexte fallacieux d’un «maintien de la paix». Une troisième guerre mondiale, malgré la pression états-unienne, rencontrera plus de réticence. Et dans la population le refus devrait être massif et peut-être mener à la démission du gouvernement trop docile.


Mais peut-être le gouvernement Merkel voit-il lui aussi dans une guerre une issue politique à sa situation bloquée par l’aide aux banques, le surendettement public, le collapsus financier qui menace les systèmes de protection sociale et les troubles sociaux que risquent d’engendrer de véritables redressements de cap.


La guerre est à nos portes. Les mois qui viennent nous diront si nous allons être entraînés dans une troisième guerre mondiale ou si nous y échapperons encore.
*
http://www.mittelstandsinstitut-niedersachsen.de/
inv
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article04/EkylAFEFpZwxlakFKi.shtml
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:18
Un secret bien gardé par les "grands médias"

Cuba : la marche vers le développement durable
(Resurgence Magazine)

Helen YAFFE  

Le Grand Soir : "le Bio c’est bon, mais pas assez de rendement pour nourrir un pays" ... "le développement durable, c’est juste une théorie, non ?". Vous avez déjà entendu ces phrases ? Eh bien voilà un pays qui s’est vu contraint et forcé de passer au bio et au développement durable ; qui a vu ses rendements augmenter par rapport à l’agriculture industrielle ; qui a connu le fameux "pic pétrolier" qui nous guette... Qui a pris des mesures il y a 3 ans que la presse occidentale a raillées mais que l’on voit aujourd’hui adoptées en France... Bref, encore un secret bien gardé par nos médias. Même lorsque l’avenir est en jeu et qu’on aurait des leçons à apprendre d’une expérience menée sous notre nez et à l’échelle d’un pays, ils préfèrent se taire et nous parler de Cohn-Bendit. Par anticommunisme viscéral ? Par détermination à cacher encore une réussite de la Révolution Cubaine ? Par simple stupidité généralisée ? Quelqu’un aurait-il une autre explication ?

Les modèles à succès du développement durable à Cuba – alimentation, logement et santé – sont désormais copiés à travers toute l’Amérique latine

Cuba a célebré la 50eme anniversaire de sa révolution en 2009. Le peuple cubain a résisté à 5 décennies d’hostilité de la part des Etats-Unis et de leurs alliés internationaux. Cuba a résisté notamment par la réaffirmation de sa souveraineté nationale mais aussi par la création d’un modèle de développement alternatif centré sur l’environnement et l’humain.

En appliquant à la société cubaine les indices de développement économique classiques, par exemple en focalisant sur le niveau de revenu par habitant, le PNB ou le niveau de consommation, les commentateurs concluent souvent que la révolution a échoué à sortir le peuple cubain de la pauvreté. Mais ils oublient que l’état cubain garantit à chaque citoyen une « ration » alimentaire de base ; que la plupart des revenus ne sont pas imposables ; que la plupart des gens sont propriétaires de leur logement ou paient un loyer minime ; que le coût des charges, du transport et de la médecine sont symboliques ; que l’opéra, le cinéma et la ballet sont accessibles à tous. Une éducation et une santé de qualité sont gratuites. Tous ces éléments font partie des richesses matérielles de Cuba et ne peuvent être ignorés - comme si le seule indice de croissance économique était la consommation de DVD ou de caméras digitales.

Le défi pour nous consiste à comprendre la distinction entre développement etcroissance économique. Face à d’énormes obstacles, Cuba a réussi malgré tout à passer d’une « néo-colonie » sous-développée à un état indépendant qui affiche les indicateurs de développement humain parmi les plus élevés au monde, une éducation, des programmes de santé et un développement durable solidaires au niveau international.

Ce n’est pas un hasard si Cuba est le seul pays au monde, selon le rapport annuel Living Planet de 2006 de la WWF, à pratiquer un développement durable, c’est-à-dire connaître une amélioration de la qualité de vie tout en préservant les capacités de son écosystème.

Solutions locales

L’effondrement du bloc socialiste entre 1989 et 1991 a provoqué l’effondrement du commerce extérieur de Cuba. En mars 1993, le PNB avait chuté de 35% et le pays connaissait de graves pénuries d’énergie, de fertilisants, d’aliments importés, de médicaments, de ciment, d’équipements et de ressources dans tous les secteurs. Cuba s’est trouvée dans l’obligation de chercher des solutions locales.

Dans l’agriculture, les fertilisants et pesticides biologiques, les techniques de rotation des cultures et les jardins urbains biologiques appelés organoponicos ont été développés, tandis que les tracteurs étaient remplacés par la main-d’oeuvre et la traction animale. Des vélos ont été importés de Chine et le co-voiturage instauré. Au fur et à mesure de l’amélioration de l’économie, Cuba a étendu ces mesures en introduisant l’écotourisme et l’énergie solaire.

Tandis que des réformes économiques étaient mises en place, dont quelques concessions au « libre marché », la santé universelle et gratuite, la planification par l’état et la prédominance de la propriété publique ont été maintenues. Incroyablement, eu égard à la sévérité de la crise, entre 1990 et 2003 le nombre de médecins cubains a augmenté de 76%, celui des dentistes de 46% et des infirmières de 16%. Le nombre de maternités a augmenté de 86%, de centres de soins pour les personnes agées de 107% et les logements pour les handicapés de 47%. Le taux de mortalité infantile est tombé et l’espérance de vie a augmenté. Les échanges internationaux ont augmenté aussi et des milliers de spécialistes cubains, dont des professionnels de la santé et de l’éducation, se sont portés volontaires pour travailler dans des communautés pauvres à travers le monde. En novembre 2008, Cuba avait prés de 30.000 médecins et professionnels de la santé travaillant dans 75 pays, fournissant soins et formations sur place. Son programme d’alphabétisation a permis d’apprendre à lire et à écrire à plus de 3,6 millions de personnes dans 23 pays.

2006 fut l’Année de la Révolution Energétique à Cuba, une initiative majeure destinée à économiser et rationaliser la consommation d’énergie : installations de nouveaux générateurs, expérimentations d’énergies renouvelables et remplacement des vieux appareils (réfrigérateurs, téléviseurs et cuisinières) par des modèles plus économiques. Dix millions d’ampoules à basse consommation [note du traducteur : faut-il rappeler ici comment les journalistes se sont moqués à l’époque des "ampoules de Castro" ?] et plus de six millions de cuiseurs de riz électriques et d’auto-cuiseurs à pression ont été distribués gratuitement. L’objectif était d’améliorer la production électrique de l’île tout en économisant des millions de pesos consacrés à subventionner le carburant. Les subventions de l’état signifient que la consommation de l’énergie n’est pas rationnée par le marché : ce sont les rendements énergétiques, et non les augmentations de tarifs, qui constituent le principal moyen pour réduire la consommation.

En s’appuyant sur la campagne d’économie d’énergie, Cuba a lancé en 2008 une nouvelle campagne pour augmenter la production alimentaire. A la suite de la fermeture de nombreuses centrales sucrières (*), en 2007 prés de 50% des terres arables étaient encore inexploitées et 80% des aliments toujours importés. L’augmentation des prix des aliments et des carburants a provoqué une augmentation de 1 milliard de dollars en importations entre 2007 et 2008. A présent, les terres inexploitées ont été distribuées en usufruit (prêt gratuit) à ceux qui désirent produire des aliments biologiques.

Désormais, les organoponicos de la Havane couvrent la totalité des besoins en fruits et légumes de la capitale. Ils sont complétés par des patios urbains, dont plus de 60.000 rien qu’à la Havane. Selon Sinan Koont, du Département des Etudes Latino-américaines de l’université de Dickinson, en Pennsylvanie, « Ce n’est pas qu’une question d’économie, de production alimentaire ou de création d’emplois. C’est aussi une question de développement communautaire et de préservation et d’amélioration de l’environnement, par l’introduction dans les villes d’un mode de vie plus sain. »

Pour comprendre ces réussites, il faut comprendre le rôle joué par l’état à Cuba. L’étatisme et la planification ont permis une utilisation rationnelle des ressources en équilibrant les exigences écologiques et de qualité de vie avec les objectifs économiques. Les critiques qui soulignent l’absence d’élections multipartites et de « société civile » à Cuba ne comprennent pas comment le système alternatif, composé d’organisations de base et de démocratie participative, garantit que l’état est représentatif de sa population et agit dans le sens de l’intérêt collectif. Sous le capitalisme, le secteur privé considère les ressources naturelles de la planète comme un apport « gratuit » de capital. Le parlementarisme à l’occidental dissuade les gouvernements élus pour un mandat limité de calculer les impacts humains ou écologiques à long terme produits par leurs politiques, tandis que le secteur privé pousse à la croissance économique qui est perçue comme une bonne chose par l’électorat. Or, l’exigence d’un développement durable crée une contradiction irréconciliable pour le capitalisme car dans le cadre d’un tel développement, la recherche de profit ne peut plus être le moteur de la production.

Le modèle de l’ALBA

Au mois de décembre 2004, Cuba et le Venezuela ont concrétisé leur alliance par la formation d’une Alliance Bolivarienne pour les Amériques (ALBA – "aube" en espagnol). Entre 2006 et 2009, La Bolivie, le Nicaragua, la Dominique et le Honduras (sous la présidence de Zelaya – càd avant le coup d’état récent... NdT), l’Equateur, Saint Vincent et les Grenadines, ainsi que Antigua-et-Barbuda ont rejoint l’ALBA, transformant celle-ci en une zone de commerce significative. Les membres sont engagés dans des projets de coopération humanitaires, économiques et sociales à travers des échanges non mercantiles et à but non lucratif. La banque de l’ALBA a été inaugurée en décembre 2008 avec un capital de 2 milliards de dollars. Ses prêts ne sont pas assortis de conditions et elle fonctionne sur la base d’un consensus entre tous ses membres. Elle contribue à libérer des pays des diktats de la Banque Mondiale et du FMI. Au mois de janvier 2010, une nouvelle devise « virtuelle » qui sert de base aux échanges au sein de l’ALBA a été créée et permet de soulager l’étau exercé par le dollar US.

ALBA est le fruit du modèle de développement internationaliste cubain basé sur le bien-être. Elle est aussi l’expression des mouvements intégrationnistes pan-latino américains et de la montée des mouvements sociaux qui représentent les intérêts des communautés indigènes et les défavorisés. Ces secteurs exigent la mise en oeuvre de développements rationnels qui respectent leurs traditions et l’environnement. La déclaration de l’ALBA d’avril 2009, « Le capitalisme menace la vie sur terre » fait écho à ces préoccupations.

La crise économique globale, le changement climatique, la crise alimentaire et la crise énergétique sont le résultat du capitalisme qui représente une menace pour la vie sur terre. Pour éviter une telle issue, il est nécessaire de développer et de forger une alternative au système capitaliste. Un système basé sur la solidarité et non la concurrence ; un système qui soit en harmonie avec la Terre Mère au lieu de piller ses ressources.

La 50eme anniversaire de la Révolution Cubaine ne doit pas être célébrée comme un événement historique mais comme une illustration vivante, et de plus en plus pertinente, de la possibilité de vivre dignement, et durablement, en dehors de la course au profit du capitalisme, avec le bien-être et l’environnement placés au centre des stratégies de développement. C’est une leçon qu’il nous faut apprendre d’urgence car, selon les mots de Fidel Castro lors du Sommet de la Terre en 1992, « Demain, il sera trop tard ».

Helen Yaffe
auteure de Che Guevara : The Economics of Revolution, éd. Palgrave Macmillan 2009, enseigne l’histoire de l’Amérique latine à University College of London et au London School of Economics.

Article original (accessible uniquement sur paiement - merci qui ?)
http://www.resurgence.org/magazine/author1249-free-helen-yaffe.html

Traduction "encore Cuba ? - Ben oui, pourquoi ?" par VD pour le Grand Soir

(*) lire Cuba est une île, de D. Bleitrach, Viktor Dedaj, J-F Bonaldi, éd. Le temps des Cerises. Une place importante y est consacrée à la restructuration de l’industrie sucrière et la manière extraordinairement démocratique que l’opération fut menée. http://www.legrandsoir.info/Cuba-es...

Grande Démineuse De Tapettes à Gruyère et Pourfendeuse De Cornichons. http://reineroro.kazeo.com/


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11639

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:16


LE BOBARD D’OR : objectif

Participer à la bataille entre les grands médias et Internet.

Les grands médias cherchent à discréditer Internet (« tout à l’égout de l’information », « informations non vérifiées », « informations déformées », « informations non traitées par des journalistes professionnels »). Il s’agit a contrario de montrer et d’illustrer la désinformation des grands médias en en démasquant la logique et en en dénonçant les aspects les plus outranciers.


LE BOBARD D’OR : présentation

« La mondialisation est heureuse. Le libre-échange mondial est bienfaisant. L’immigration est une source permanente d’enrichissement. Les traditions françaises sont faites pour être être bousculées.

Ces affirmations ne devraient pas souffrir de discussion. Il se trouve pourtant des citoyens pour en contester le bien-fondé et, même, pour abuser des libertés qui leur sont impunément laissées sur Internet, pour y répandre le venin du doute et de la critique.

Heureusement, les plus grands organes d’information écrite et audiovisuelle défendent avec science et brio le nouvel ordre mondial et l’idéologie dominante. Forts de leurs recettes publicitaires et des subventions publiques reçues (un milliard d’euros), sans parler du produit de la redevance audiovisuelle, les grands médias rétablissent les règles de la bienséance de la pensée.

A de rares et regrettables exceptions près, les journalistes qu’ils salarient exercent leur métier avec un grand sens de leurs responsabilités sociales et politiques : ils aident leurs lecteurs, leurs spectateurs et leurs auditeurs à discerner le bien du mal et les bons des méchants ; dans un admirable esprit de sacerdoce, la grande majorité des journalistes assument fermement la défense des intérêts publicitaires, idéologiques et relationnels de leurs employeurs.

Pour la défense du politiquement, de l’économiquement, de l’artistiquement, du moralement, de l’historiquement, du religieusement correct, les meilleurs de ces journalistes n’hésitent pas, quand le devoir le leur commande, à désinformer :

  • - par l’occultation de certains faits le plus souvent ;
  • - par leur déformation quand cela est nécessaire ;
  • - et même par le mensonge pur et simple quand la défense d’une vérité supérieure l’exige.

Ces courageuses actions de défense des idées et des pouvoirs établis doivent être récompensées. »

Distinguer et honorer les plus habiles ou les plus audacieux des désinformateurs est l’objet même de la remise des Bobards d’or, d’argent et de bronze.

La photo qui a fait le tour du monde dans les grands médias : la population de Bagdad s'enthousiasme lorsque la statue de Saddam Hussein de la place Fedaous est abattue par les américains le 9 avril 2003.

Un plan large qui a été connu ultérieurement et qui permet de se rendre compte de "l'énormité" de la foule (soldats américains et nombreux journalistes compris) pour une ville de 4,5 millions d'habitants.


LE BOBARD D’OR : organisation

Remise solennelle des prix le mardi 20 avril à la Salle des Agriculteurs, 8 rue d’Athènes, Paris IXe, à 20h 15.

Un pot de l’amitié clôturera cette manifestation que nous souhaitons sympathique et divertissante.

Participation financière volontaire.

LE BOBARD D’OR : programme

  • - Présentation générale : Jean-Yves Le Gallou;
  • - Présentation des candidats nominés ;
  • - Annonce des lauréats
  • Cette présentation sera illustrée par des projections d’images, de sons et de textes.

Nous invitons vivement nos lecteurs, très au fait de l’actualité nationale et/ou internationale, à envoyer à Polémia leurs suggestions avec, évidemment, les références utiles et contrôlables :

  • – les faits, date, lieux et circonstances ;
  • – la présentation de ces faits sous forme d’information par un journaliste, avec le nom du journaliste, celui du média concerné, l’émission, sa date et son heure ainsi que les distorsions relevées entre faits et information.

Adresser les dossiers de candidature par le canal du Contact du site Polémia.

A titre d’exemple, on peut se reporter à l’article de Polémia du 29/12/2009 :
France 2 diffuse une photo du Honduras pour illustrer l’Iran

Renseignements et inscription par Contact du site.

Nous remercions par avance les contributeurs.

Polémia 09/03/2010

Grand concours du « Bobard d’or »
http://www.marcfievet.com/article-grand-concours-du-bobard-d-or-prix-de-la-desinformation-au-meilleur-journaliste-de-la-presse-ecrite-televisuelle-et-radiophonique-46966168.html
http://fr.novopress.info/53488/grand-concours-du-bobard-dor/  
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:12

Allah en arabe




L’Europe et l’Islam :
Le malentendu comme certitude

 

La visibilité des musulmans semble poser la question identitaire en Europe. Discrimination, incompréhension, voire racisme sont le lot quotidien d’humiliations entretenues par le monde politique et celui des médias.

 

Seul, le monde associatif et universitaire résiste à cette dérive dangereuse pour la paix en Europe et… ailleurs.

 

En Europe, le débat sur les questions identitaires et religieuses est monté, ces dernières semaines, d’un cran. Plus précisément, le débat se cristallise autour de la «présence musulmane» en Europe, son rapport aux valeurs judéo-chrétiennes et à la démocratie occidentale.

 

En tête, les partis politiques de l’extrême droite surenchérissent dans le mensonge, l’opprobre, l’amalgame et la manipulation de la présence musulmane face à la droite nationaliste, qui a compris l’effet racoleur dans les milieux populaires du débat sur l’identité nationale en période électorale et s’en saisit à son tour.

 

Le débat est violent, dangereux et a fini par ne plus viser, au-dessus et par-dessus tout, que la seule présence des immigrés maghrébins et ceux qui ont pour foi l’islam.

 

Cette comédie politique aux relents fascistes est amplifiée par les J.T des médias lourds et la presse à sensation et scandales. Les télés exposent la «souffrance» des femmes portant la burqua, le niqab et même le voile. Les journaux rapportent, quotidiennement, des faits divers de violences, vols et agressions sur de veilles personnes commis par des adolescents et jeunes immigrés. Jusqu’aux écoles qui, dans certains pays comme la France, sont devenues des bunkers sous surveillance des caméras vidéo, de policiers et gendarmes.

 

Une image et un climat de guerre des sanctuaires du savoir de «nos enfants». Le battage médiatique est permanent. La société s’installe dans un climat de peur permanente. Pour rassurer leurs opinions prises dans le vertige de la peur, les pouvoirs politiques répondent par des actes, souvent à la limite de la légalité, pendant que ceux qui aspirent à la conquête du pouvoir, estiment que ces réponses sont insuffisantes.

 

A l’approche d’échéances électorales, les actes et discours politiques redoublent, dans une enchère, immorale, de férocité et de violence. Les médias, pour des raisons d’audimat, s’y accrochent et amplifient parfois le discours avec une irresponsabilité inouïe.

 

Heureusement que l’Europe dispose encore de bastions de résistance à cette fuite en avant de la classe politique dans son incapacité à répondre aux véritables problèmes économiques et sociaux que vivent leurs sociétés.

 

Angoisses légitimes des populations face à la crise multidimensionnelle, fruit de l’ultralibéralisme et d’une mondialisation économique incontrôlable. Cette résistance se manifeste dans la société civile organisée (le monde associatif) et dans un autre temple du savoir, qui fait honneur à sa tradition : les universités.

 

Oui, régulièrement, chaque jour, en France, en Belgique, en Allemagne, en Angleterre, au Canada, aux USA et ailleurs, des chercheurs, philosophes, écrivains, étudiants, journalistes, artistes… se rencontrent dans les universités, les sièges d’associations civiles, ils débattent et discutent des questions de l’immigration, de la présence musulmane, des minorités ethniques, religieuses, culturelles… exclues de la scène publique.

 

Ce vaste mouvement «averti» active, bouge et prend des risques sans être… médiatisé, encouragé. Sans bénéficier de l’intérêt des médias, en particulier ceux dits «lourds».

 

Ce boycott par les médias n’entame en rien la résistance de ce monde intense et foisonnant. Et pas seulement le boycott par les médias, puisque très rares sont les hommes politiques au pouvoir ou dans l’opposition qui y participent. L’un ne va pas sans l’autre : caméras de télé et personnages politiques en quête de promotion.

 

C’est que ce monde du savoir et de la citoyenneté responsable qui échappe aux manipulations politiciennes promeut un discours différent. Il démontre l’absurdité du discours politique ambiant et replace les urgences de la modernité dans le contexte de la mondialisation envahissante (et inévitable à long terme).

 

Il construit les paradigmes nouveaux et futurs d’interprétation de la démocratie, de la légalité, de l’égalité, de la justice de la… liberté. C’est un combat permanent contre le révisionnisme et les dangers de la soif du pouvoir pour le pouvoir. C’est un combat qui s’inscrit dans le sens du mouvement de l’histoire.

 

Qui n’a pas remarqué que depuis que le président américain, Barack Obama, a décidé d’ouvrir le dialogue avec le monde musulman (discours du Caire, juin 2009), depuis son vœu de promouvoir le dialogue des civilisations contre celui de leur affrontement, depuis ses tentatives au profit d’une concertation multilatérale sur les grandes questions du monde contre l’unilatéralisme de son prédécesseur George Bush, l’Europe politique se recroqueville, se crispe et remet au goût du jour les questions identitaires, l’immigration…

 

Dans la lancée, elle abandonne, peu à peu, sa solidarité sur le terrain aux Américains dans leur engagement contre les talibans d’Afghanistan. «Obama veut s’ouvrir au monde musulman, cela ne nous arrange pas, nous, Européens. L’islam nous fait peur» c’est le message du monde politique européen à Obama.

 

Et Tout ce débat sur l’islam en Europe est porté sur la scène publique par une majorité de «spécialistes» qui ignore non seulement la très grande complexité et intensité du message coranique, mais ignore jusqu’à la culture, les us et coutumes du monde musulman, ignore… l’histoire du monde musulman et son rapport et apport à la civilisation universelle.

 

M’hammedi Bouzina Med
(Source : Lequotidien-oran.com)

 

http:// europeislam.wordpress.com/

 http://alainindependant.canalblog.com/archives/2010/03/18/17283681.html



Lire aussi mon article,
http://r-sistons-actu.skynetblogs.be/archive-day/20100210
Le nouvel antisémitisme: Contre les Arabes, et souvent de leurs frères sémites juifs !

et aussi :
http://eva-communion-civilisations.over-blog.com/article-de-l-antisemitisme-a-l-islamophobie-les-hoquets-de-l-histoire-46966222.html

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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 02:03
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Troupes US en Irak
© Rick Lomis / Los Angeles Times


Guerre et mensonge (3/3)

L’Empire du Mensonge, les Etats-Unis, a doté ses armées d’un Bureau d’influence stratégique qui a intoxiqué les médias du monde entier ; Pour « vendre » la guerre contre l’Irak, il a caricaturé la situation et inventé la menace des armes de destruction massive. Mais cette guerre n’est rien, pas plus que les autres conflits intermédiaires auxquels on nous prépare. La cible ultime, c’est la Chine, car elle se développe et il n’y a pas de place sur Terre pour une seconde puissance consommatrice de cette taille. C’est pourquoi, souligne Giulietto Chiesa, la paix exige le changement de nos modes de vie.


Comment pouvait-on justifier une attaque contre l’Irak ? Il fallait au préalable fournir à l’opinion publique internationale la preuve que Saddam Hussein était en possession d’armes nucléaires et biologiques. À cette fin, on a fondé aux Etats-Unis ce que certains appellent le « Bureau pour l’information et la désinformation », en anglais l’Office of Strategic Influence (OSI). Pour la première fois dans l’histoire des États-Unis, c’est le Pentagone qui s’occupe directement de ces affaires-là. Avant, il existait bien quelque chose du même genre, mais ça dépendait du Département d’État. À présent, l’Office of Strategic Influence est aux mains de Donald Rumsfeld [1].

Le Pentagone émet une série de documents que le système médiatique mondial se charge immédiatement de diffuser. On prépare ses amis, comme ils disent. On les (et ils nous) prépare en disant beaucoup de choses dont certaines sont vraies, d’autres à moitié vraies, d’autres encore complètement fausses. Il sera ainsi très difficile de faire la part entre information et désinformation. Nous le savons d’ailleurs, la guerre du Vietnam a commencé avec une formidable invention : l’accusation portée contre les perfides Vietnamiens d’avoir attaqué les navires états-uniens dans le golfe du Tonkin. Ce n’est que plusieurs années après, lorsque la guerre était terminée, qu’on a découvert qu’il n’y avait eu aucune attaque. Faire la liste de ces combines demanderait des ouvrages entiers. Ce qui est stupéfiant, c’est que les journalistes — les Italiens en premier lieu — se font toujours avoir et n’essaient même pas d’en tirer une leçon.

La société civile états-unienne

En ce qui concerne les États-Unis, il est très difficile d’espérer que les opposants à la guerre deviennent suffisamment nombreux pour obliger cette Administration à changer de cap. Les raisons en sont multiples et profondes, et nous devons encore y réfléchir à fond. Pendant des dizaines d’années, on nous a inlassablement présenté les États-Unis comme étant le modèle de la démocratie occidentale. Les choses en vont-elles ainsi ? Non ! L’Amérique n’est plus le modèle de la démocratie occidentale. Il y a belle lurette qu’elle ne l’est plus.

En ce qui concerne le développement de la société civile, l’Europe est beaucoup plus en avance que les États-Unis. En regardant les choses en profondeur, même le système électoral états-unien — que nous avons cherché à copier sans comprendre que chaque démocratie avait sa propre histoire — se révèle beaucoup moins démocratique que nos scrutins proportionnels obsolètes [2]. Même dans les pays européens où l’on pratique le scrutin majoritaire, il s’agit de systèmes électoraux bien mieux articulés et moins embaumés que le bipartisme absolu des Etats-uniens, où les différences entre les deux partis sont désormais si ténues que choisir entre les deux apparaît dénué de sens. C’est pourquoi, en toute logique, la majorité ne se rend même plus aux urnes. Par ailleurs, le niveau de formation démocratique (et d’information politique) du citoyen états-unien est très bas.

Il ne s’agit pas d’être pour ou contre les États-Unis. J’y ai pour ma part vécu et travaillé. J’ai connu une société dynamique et très diversifiée, mais aussi repliée sur elle-même, réduite à l’adoration du rendement et de la carrière et, dans sa majorité, incapable de défendre ses propres droits. En tout cas dépourvue d’organisations qui lui donnent la possibilité de les défendre. Ce n’est pas un hasard si, dans l’ensemble de l’Occident avancé, les États-Unis sont le seul pays qui maintienne la peine de mort. Le fait est que nous vivons dans un monde d’information où un pourcentage important des articles publiés dans les pages de nos journaux est consacré à l’exaltation de la démocratie états-unienne Des propos comme ceux que je tiens ne trouveraient probablement pas de place dans les pages d’un journal à grand tirage en Italie.

Une dizaine de jours après le 11-Septembre, lorsque le président des États-Unis a transmis son message à son peuple, sur toutes les chaînes, il n’a rien trouvé de mieux à dire que cette phrase : « Retournez faire du shopping ». En l’écoutant, j’ai eu le frisson. N’y avait-il rien de mieux à faire que d’appeler à remplir les centres commerciaux, les temples de la consommation ? Quelques jours plus tard, nous avons vu les queues de milliers de consommateurs états-uniens qui s’étaient levés à six heures du matin pour aller aux soldes de fin de saison. Anticipés pour la circonstance. Alors si ce qu’on nous dit est vrai, que l’Amérique nous devance toujours de vingt ans, c’est nous-mêmes que nous risquons de voir en regardant dans ce miroir. Horreur.

Peut-être que les Chinois aussi s’y reflètent, unis par l’idée qu’il faut consommer toujours plus, gaspiller toujours plus, s’amuser toujours plus et ainsi de suite dans une sorte de compulsion de répétition. Mais la compulsion est le symptôme d’une grave maladie mentale, et il m’est difficile de ne pas avoir l’impression que des millions d’Etats-uniens sont désormais arrivés à un haut degré de lobotomisation. Regardez leurs villes, construites à la mesure de et en fonction des malls, des centres commerciaux. On ne va plus faire une promenade, on va acheter quelque chose dans les malls, on va visiter les malls, comme on allait autrefois visiter un musée.

C’est pourquoi il me semble improbable d’espérer de la part du peuple états-unien une réponse massive hostile à la guerre. Qui a été atteint par le virus de l’hyperconsommation, qui a parcouru jusqu’au bout la route le transformant en consommateur impénitent conçoit mal l’existence même des problèmes que nous soulevons ici. Il ne les voit pas, tout simplement. Il est devenu aveugle. S’il est vrai que — comme on l’a efficacement résumé — pendant les dix dernières années, les Etats-uniens se sont enrichis en dormant, comment leur faire comprendre qu’ils doivent se réveiller ? C’est difficile, pour eux. Pour nous aussi, très bientôt, ce sera difficile.

On a aussi dit, justement, que les USA étaient l’unique pays au monde où l’épargne n’existait plus et où les gens dépensaient plus qu’ils ne gagnaient. C’est une situation absolument anormale. La dette des États-Unis envers le reste du monde s’élève à quelque 12 000 milliards de dollars et elle continue de croître au rythme de 12-15 milliards de dollars par mois. Comment peut-on imaginer vivre en paix dans un monde où un pays de 300 millions d’habitants consomme à lui seul un tiers des ressources mondiales, et qui se trouve à l’origine de près d’un quart de la pollution de l’environnement, notre maison commune ?

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Giulietto Chiesa
© Humberto Salgado / Agence IPI.
La super-société globale

La vérité est que nous nous dirigeons vers une super-société globale gouvernée par une super-classe globale de super-riches de toutes les régions du globe. Lesquels vivront dans leurs villes réservées, surveillés par leurs polices privées parce que les polices nationales seront destinées exclusivement au contrôle des pauvres. On assiste déjà à ce nouveau genre de configuration urbaine. À Johannesburg, en Afrique du Sud, les villes séparées des riches existent déjà. À Moscou, des quartiers entiers sont conçus tout exprès pour les riches, de grands bâtiments où l’on trouve tout — terrain de golf, salles de gymnastique, magasins, promenades, jardins d’enfants, écoles — avec une issue unique que surveillent des agents privés et de très hauts murs. Voilà l’image du futur.

Les élites n’auront plus besoin de vivre dans un seul pays, elles vivront dans le monde, dans les endroits qui leur seront réservés. Il ne sera plus possible de mélanger les classes car ce sera devenu trop dangereux pour elles. Telle est l’idée qui s’impose aujourd’hui dans le monde. L’idée de ceux qui pourront consommer, et consommer énormément, tandis que les autres, l’écrasante majorité, resteront dehors. Une partie affectée aux services indispensables sera admise à l’intérieur et pourra bénéficier des retombées de ce bien-être. Les autres pourront crever, parce qu’ils seront inutiles. Et la preuve du fait qu’ils seront inutiles sera tautologique : ils seront inutiles car ils auront perdu la course au succès. Or, ceux qui perdent, dans cette super-société des puissants et des avides, auront de toute façon tort et aucun capitalisme compatissant ne viendra à leur secours. Pourquoi donc les laisser continuer impunément de consommer de l’air, de l’eau et de la nourriture ?

Après la guerre en Irak

On savait qu’il allait couler du sang, beaucoup de sang : on nous l’a montré, mêlé à la poussière du désert. Cette fois, ils ont décidé que ça fonctionnerait mieux ainsi. Il ne s’agissait plus de mission humanitaire, qui exige une certaine délicatesse. On allait en Irak pour faire peur aux réprouvés qui continuaient de peupler le monde. Il fallait donc que le sang se voie et qu’il soit suivi d’une punition exemplaire, dure, implacable. Une guerre emblématique, une guerre exemplaire, un avertissement. La deuxième guerre d’Irak des États-Unis a eu sa nécessaire chorégraphie impériale, réglée par avance, exécutée avec la plus grande précision.

En réalité, il y a bien eu quelque raté. Les chaînes impériales devaient se contenter d’instiller la peur. Aucun autre type de message n’était prévu. Mais les télévisions arabes sont venues troubler la fête de cette quatrième guerre de l’Empire. Pour la première fois dans l’histoire des médias mondiaux (Kaboul n’avait été qu’une modeste avant-première), on a commencé à nous raconter la douloureuse histoire des perdants. Pis encore : non pas celle des perdants naïfs, qui cultivent en secret l’espérance de David — pouvoir abattre Goliath d’un seul coup de lance-pierre entre les yeux —.

Non, les télévisions arabes nous ont raconté la guerre à travers les yeux des perdants qui savent qu’ils ne peuvent pas vaincre, qui ne se font pas d’illusions ; qui sont conscients que, dans le pire des cas, ils mourront comme des chiens et que dans le meilleur, ils ne sauveront leur vie et celle de leurs enfants que pour être asservis. Et puisque les télévisions occidentales ne pouvaient pas montrer grand-chose, enfermées qu’elles étaient dans de grands hôtels soigneusement exclus des cibles (à part ça, c’est bien connu, il y a toujours des erreurs de visée), voilà que le monde entier a vu, lors des deux premières semaines, les images des perdants plus que celle des gagnants. Cela a produit un effet fantastique.

C’était comme assister à Hiroshima du côté des Japonais. Une primeur absolue même si, sous cette perspective, l’héroïsme des pilotes d’Enola Gay, ceux qui ont largué la Bombe, apparaissait moins clairement. Quoi qu’il en soit, il était malaisé d’interpréter ce que nous avions sous les yeux comme de l’héroïsme. Parce que ces attaquants aussi bien équipés, avec tous ces machins suspendus autour, avec tous ces avions au-dessus et ces hélicoptères à côté, avaient l’air de robots programmés pour apporter une liberté sans mode d’emploi.

Comme des gens qui auraient débarqué sur une Lune complètement équipée pour la plantation de pommiers et de poiriers. Et le plus étrange semblait de découvrir que, depuis les anfractuosités de cette Lune, il y avait des gens qui résistaient et qui combattaient, sans aucun espoir de victoire. Ces pommiers et ces poiriers, ils n’en voulaient pas. Pouvait-on le prévoir ? Nombreux l’avaient prévu. Certes, George Bush et Tony Blair, eux, ne l’avaient pas prévu. Alors que je rédige ces lignes finales, le scandale des fausses armes de destruction massive, les mensonges proférés au monde entier pour faire la guerre contre l’Irak, ont déjà explosé. Gagnée en mai, la guerre irakienne se transforme en défaite au mois d’août. La guerre en Afghanistan se poursuit. L’illusion d’une paix palestinienne conçue en tant que capitulation des Palestiniens devant Sharon s’est envolée. La feuille de route est bonne à jeter. Bref, aucun des objectifs déclarés par George Bush n’a été atteint.

La seule, la vraie, la grande guerre remportée par Bush est celle qu’il a menée contre l’Europe, en la divisant (par le biais de la guerre en Irak) et en préparant les dix chevaux qu’elle s’apprête à faire entrer dans ses murs. L’Europe, Troie mal assurée et ignorante du danger, abritera bientôt dix Achéens plus américains que l’Amérique. Dans ce contexte, le rôle qu’elle pourrait avoir de contenir la stratégie impériale américaine devient extrêmement problématique. La France et l’Allemagne tiennent bon mais Bush a de son côté Blair, Berlusconi, Aznar qui, dans la « vieille Europe », jouent le rôle d’alliés des « dix Achéens de la « nouvelle Europe ». Paris et Berlin sont écrasées.

Quant à la Russie de Poutine, elle a perdu avant même de commencer. Exemple sans précédent dans l’histoire d’un pays qui se suicide, elle a assisté sans bouger à sa propre ruine. Elle a accepté l’annulation du traité ABM de 1972, apposant sa signature sous la déclaration formelle marquant la fin de sa puissance, même moyenne. L’élargissement de l’Otan à l’Est ne lui a arraché qu’une grimace. Enfin, elle a perdu l’Asie centrale sans broncher. Dans quinze ans, cette Russie sera tombée à moins de 100 millions d’habitants et elle flottera dans ses frontières actuelles comme les habits d’un géant sur le dos d’un nain. Peut-être aura-t-elle encore des missiles, qui ne lui serviront même plus (comme maintenant) à exercer une pression politique sur l’Empereur : ustensiles rouillés et inutiles.

De la Chine enfin, on devra parler encore longtemps. Le destin et l’histoire lui ont attribué un rôle prépondérant dans le siècle qui vient de commencer. C’est la Chine, le vrai problème de Washington. C’est à la Chine qu’était consacré le PNAC, le « Projet pour le Nouveau Siècle Américain ». Les dirigeants chinois le savent pertinemment. Et aucune reprise, ou reprise partielle, de Wall Street ne permettra de se débarrasser du problème, qui contrecarrera l’axiome de Bush, qui fut aussi celui de Reagan : le niveau de vie états-unien n’est pas négociable. Très bientôt, il n’y aura plus de place sur cette planète pour deux Amériques, une blanche et une jaune. Même l’hypothèse d’englober la Chine (comme subalterne des États-Unis, évidemment) dans le marché occidental ne résoudrait pas la question. Tel est le véritable profil de la situation que notre génération et la suivante devront affronter : nous sommes arrivés au terminus.

Le développement que le monde a connu ne peut pas se prolonger indéfiniment. Il faut choisir — si l’on accepte le tableau que j’ai dressé — qui peut survivre dans un univers déjà gravement « troublé ». Ceux qui pensent, même à gauche, en termes de « reprise » du vieux développement (sur le plan économique) et qui croient pouvoir modérer les prétentions de l’Empire (sur le plan politique) sont condamnés à la stupeur et à l’impuissance devant les événements tragiques qui s’annoncent.

 Giulietto Chiesa

Giulietto Chiesa est journaliste. Il fut correspondant de presse d’El Manifesto et d’Avvenimenti, et collaborateur de nombreuses radios et télévisions en Italie, en Suisse, au Royaume-Uni, en Russie et au Vatican. Auteur de divers ouvrages, il a notamment écrit sur la dissolution de l’URSS et sur l’impérialisme états-unien. Ancien député au Parlement européen (Alliance des démocrates et libéraux, 2004-2008), il est membre du Bureau exécutif du World Political Forum.


http://no-war.over-blog.com/ext/http://bridge.over-blog.org/ext/http://www.voltairenet.org/article164026.html
Le système d’information et la guerre contre l’Irak

par Giulietto Chiesa*
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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:33

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Réaction des médias à l'influence accrue du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre
Deuxième partie: Analyse du changement d'attitude




Résumé

 

L’an dernier, en réaction à l’émergence d’études indépendantes sur les attaques du 11 septembre, neuf médias commerciaux, sept médias publics et deux médias indépendants ont diffusé des émissions analytiques enquêtant sur la version officielle.

 

La question est de plus en plus traitée comme une controverse scientifique méritant un débat, plutôt qu’une « théorie de conspiration » ignorant la science et le bon sens.

 

Cet essai présente ces analyses médiatiques sous la forme de 18 études de cas.

 

Huit pays – la Grande-Bretagne, le Canada le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Russie – ont permis à leur station de radiotélévision publique de diffuser l’ensemble des preuves contestant la vérité de la version officielle du 11 septembre.

 

Cette approche davantage ouverte des  médias internationaux – j’aurais pu également inclure les médias japonais – est peut-être un signe que les organes médiatiques publics et privés dans le monde entier se positionnent et préparent leur public possiblement pour leur révéler la véracité de l’affirmation voulant que des forces au sein du gouvernement étasunien étaient complices de ces attaques, une révélation qui mettrait en doute la justification annoncée publiquement pour les opérations militaires en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

 

Le fait que les preuves sont désormais explorées dans les médias internationaux pourrait ouvrir la voie aux médias étasuniens afin qu’ils jettent un regard approfondi sur les implications de ce qui est maintenant connu sur le 11 septembre et qu’ à la lumière de ces connaissances, ils réexaminent les politiques étrangère et intérieure du pays.

 

I.  Introduction

 

Jusqu’en 2009, les doutes sur la version officielle du 11 septembre étaient brièvement mentionnés dans les médias dominants lors de chaque anniversaire de l’événement, permettant ainsi à la communauté de chercheurs indépendants un fugace moment, une fois l’an, d’exprimer publiquement ses conclusions.

 

Toutefois, après que des preuves scientifiques cruciales aient émergé en avril 2009 pour contester la version officielle de l’effondrement des tours, une série de reportages européens ont suivi. La couverture médiatique de ces preuves semble avoir ouvert la porte à des réflexions plus sérieuses sur tous les aspects de la question du 11 septembre dans les grands médias.

 

Le premier article dans ma série, « The Media Response to 9/11 » (La réaction des médias au 11 septembre) traite de la reconnaissance réticente du Dr David Ray Griffin, le « principal truther » au monde (tel qu’on l’a surnommé), par le New Statesman qui l’a placé au 41e rang parmi « Les 50 personnes importantes aujourd’hui [1] ». Depuis cet aveu en septembre 2009, la question a pris un élan grandissant.

 

Le contenu collectif résultant de cette nouvelle impulsion est présenté ici dans l’espoir qu’il encourage d’autres grands médias à considérer la controverse cruciale concernant le 11 septembre et à poursuivre la vérité, où qu’elle puisse mener.

 

Observations sur l’analyse

 

Alors que j’entreprenais mon analyse, j’ai observé cinq nouveaux aspects dans le traitement médiatique de la question du 11 septembre s’étant développés au cours de 2009. Ils sont répertoriés ici afin que les lecteurs puissent les chercher dans les études de cas qui suivent ci-dessous :

 

1. La question du 11 septembre est de plus en plus formulée non pas comme une opposition entre des théories de conspiration et la science dure, mais comme une controverse légitime reposant sur des questions restées sans réponses et une recherche de la vérité.

 

2. Les reportages et les émissions de télévision examinant ces controverses sont plus longs et plus équilibrés qu’auparavant.

 

3. Les grands médias d’information ont commencé à présenter d’abord les affirmations du mouvement pour la vérité, ensuite les contre-arguments des défenseurs de la version officielle.

 

4. Ces mêmes médias ont commencé à inclure et même à présenter des preuves abondantes pour appuyer les affirmations de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre.

 

5. Le traitement médiatique suggère de plus en plus la possibilité d’une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre 2001.

 

La première partie de cet essai traite des importantes preuves scientifiques qui ont émergé au début de l’année 2009, de la signification de ces preuves relativement à la version officielle du 11 septembre et de la première couverture médiatique qu’elles ont reçue.

 

II. Un article scientifique conclut à la présence de nanothermite dans la poussière des ruines du World Trade Center, 3 avril 2009

 

Un article révisé par des pairs paru dans le Open Chemical Physics Journal le 3 avril 2009 [2] rapportait qu’un explosif de haute technologie peu connu appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des ruines du World Trade Center.

 

Les physiciens et chimistes impliqués dans cette étude ont découvert « une quantité significative de fragments particuliers rouge et gris » [3] dans quatre échantillons de poussière récoltés dans le secteur. La présence d’aluminium et d’oxyde de fer dans le matériau rouge ont fourni un des signes indiquant qu’il pourrait s’agir de nanothermite, un explosif de grande puissance (alors que la thermite ordinaire est incendiaire).

 

Un autre indice a été fourni par la réaction explosive provoquée en plaçant les fragments sous une flamme.

 

Sur la base de ces observations et d’autres encore, l’équipe a conclu que « la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique [4] ».

 

Le premier auteur cité dans l’article, Dr Niels Harrit, professeur de chimie spécialisé en nanochimie à l’Université de Copenhague [5], a expliqué au réseau danois TV2 nouvelles :

 

La thermite date de 1893. Il s’agit d’un mélange d’aluminium et de poudre de rouille qui réagit pour créer une chaleur intense. Chauffée à 2500 degrés Centigrade, la réaction produit du fer. On peut l’utiliser pour faire de la soudure et faire fondre d’autre fer.

 

Donc dans la nanothermite, cette poudre datant de 1893 est réduite à de fines particules parfaitement mélangées. Lorsqu’elles réagissent, la chaleur intense se développe beaucoup plus rapidement. La nanothermite peut être mélangée avec des additifs pour dégager une chaleur intense ou servir d’explosif extrêmement efficace. Elle contient plus d’énergie que la dynamite et peut être utilisée comme propergol.

 

On ne peut pas manipuler ce genre de science. Nous l’avons trouvé : de la thermite non réagie [6].

 

Que signifiait la présence de ce matériau sophistiqué?

 

Éléments de preuve que la nanothermite est une substance militaire

 

Dans une entrevue allemande en mai 2009, Dr Harrit a affirmé : « Il n’existe pas d’expert en nanothermite qui n’ait pas de liens avec l’armée […] Ce truc a uniquement été préparé dans le cadre de contrats militaires aux États-Unis et probablement dans de grands pays alliés. Il s’agit de recherche militaire secrète […] Cela n’a pas été préparé dans une caverne en Afghanistan [7]. »

 

Le chimiste Kevin Ryan, un autre co-auteur, avait rapporté dans un article antérieur que la nanothermite, qui peut être peinte sur des surfaces, a été développée par des scientifiques du gouvernement étasunien aux Lawrence Livermore National Laboratories [8].

 

Une publication spéciale du département de la Défense des États-Unis confirme que des travaux sur ces « matériaux énergétiques » sont depuis longtemps « effectués dans des laboratoires au sein de tous les services militaires [9] ».

 

Selon une déclaration de juin 2009 de la prestigieuse Institute of Nanotechnology de Grande-Bretagne [10], l’étude du Dr Harrit « offre des preuves irréfutables qu’un explosif hautement sophistiqué appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des trois édifices qui se sont effondrés le 11 septembre 2001 à New York. [sic] Cet explosif de pointe incorporant des nanotechnologies est seulement disponible pour des laboratoires militaires sophistiqués [11] ».

 

Ainsi, on sait depuis le milieu de l’année 2009 que des explosifs d’origine militaire, probablement fabriqués aux États-Unis, ont contribué à l’effondrement du World Trade Center.

 

Première couverture médiatique de la découverte de nanothermite dans la presse dominante européenne

 

Bien que les nouvelles preuves scientifiques allant à l’encontre de la version officielle du 11 septembre n’aient pas été rapportées dans les médias dominants britanniques ou nord-américains, elles ont retenu l’attention sur le territoire continental européen.

 

Le jour où l’article a été publié, un essai approfondi dans le journal danois Videnskab (Science) a examiné les deux côtés de la controverse concernant la démolition contrôlée [12].

 

Le même numéro de Videnskab comportait également une entrevue avec le professeur Harrit, lequel a répondu à des questions pointues à propos de l’historique de révision de l’article par des pairs et la nature militaire de la nanothermite [13].

 

Le jour suivant, le site Danois politiken.dk mentionnait l’article scientifique sur la nanothermite dans un article intitulé « Nouvelle vie pour les théories de conspiration sur le 11 septembre »

 

Ensuite, le lendemain de son entrevue le 6 avril avec le réseau danois TV2 Nouvelles, le professeur Harrit était à la populaire émission-débat « Go'morgen Danmark » (Bonjour Danemark) où il a déclaré :

 

Le matériau que nous avons découvert est issu d’une recherche militaire de première ligne à la fine pointe de la technologie. Ce n’est pas un mélange de produits chimiques aléatoires. Il s’agit d’une substance perfectionnée sur laquelle il est difficile d’obtenir de l’information. Cependant, certains articles de conférence et des rapports internes ont été publiés […] Cette tentative doit faire l’objet d’une enquête légale normale. Notre recherche constitue un travail judiciaire de haut niveau. Nous avons fourni des preuves techniques pouvant être utilisée lors d’une future enquête [15].

 

Le 13 avril, un journal politique croate en ligne a mis sur son site l’interview télévisée du Dr Harrit à TV2 avec un article intitulé « VIDÉO : le 11 septembre n’est plus un sujet tabou au Danemark » [16].

 

La Russie a également porté attention à cette nouvelle. Le 9 juillet, Laura Emmett, correspondante de RT à Londres a interviewé Dr Niels Harrit pendant plus de 10 minutes (RT, connue autrefois sous le nom de Russia Today, est une chaîne anglophone diffusée mondialement et financée par l’agence de presse étatique RIA Novosti. Elle rejoint mensuellement 1,5 millions de personnes, dont un demi-million d’Étasuniens). M. Harrit, affirmant que « les preuves d’une démolition contrôlée sont accablantes », a souligné que la réaction de la nanothermite avait produit des étendues de fer fondu sous les décombres ainsi que des feux inextinguibles qui ont duré des mois [17].

 

Je me tourne maintenant vers les changements dans la couverture de la presse dominante à propos des arguments allant à l’encontre de la version officielle depuis la publication de l’article sur la nanothermite.

 

III.  Changements du traitement des preuves du 11 septembre dans les médias dominants entre le début de 2009 au début de 2010 : 18 études de cas

 

Deux nouvelles en février 2009 illustrent l’attitude méfiante qui domine en début d’année envers les théoriciens de la conspiration. Un article du New York Times disait à propos de l’acteur Daniel Sunjata :

 

Le second épisode de la cinquième saison de « Rescue Me » débutant en avril pourrait constituer la première présentation fictive des théories de conspiration sur le 11 septembre par une entreprise médiatique dominante […] Le personnage de M. Sunjata livre un monologue de deux minutes […] décrivant  « un effort d’un gouvernement néoconservateur » pour contrôler le pétrole de la planète, augmenter dramatiquement les dépenses militaires et « changer la définition d’attaque préemptive ».

 

Mr. Sunjata a surpris certains des reporters de la télévision lorsqu’il a déclaré qu’il appuit « absolument, à 100 pour cent » les assertions voulant que « le 11 septembre était un coup monté de l’intérieur » [18]

 

À Fox News, on faisait preuve d’un peu moins de retenue :

 

Un prochain épisode de la dramatique « Rescue Me » traite du le 11 septembre comme étant un coup monté de l’intérieur. L’acteur qui vomit les théories à la caméra, Daniel Sunjata, croit lui aussi à cette théorie.

 

Regardez, en réalité, les acteurs qui dégueulent ces conneries le font pour leur propre ego. Ils se sentent ainsi intelligents parce que pour une fois ils débitent quelque chose de provocateur plutôt que puéril. Peu importe qu’il s’agisse d’une insidieuse insulte aux victimes du 11 septembre – comme ça l’est pour nous tous, qui pourrions ou non être coupables, selon la théorie de Sunjata [19].

 

Toutefois, les choses ont commencé à changer après l’apparition de l’article sur la nanothermite le 3 avril, comme on peut le voir dans l’étude de cas suivante portant sur des reportages, chacun étant identifié comme étant la propriété d’un média d’entreprise, d’un média public ou indépendant.

 

L’étude de cas révèle les preuves présentées à la conscience collective l’année dernière. 

 

Étude de cas 1 : Le procès fictif d’Oussama ben Laden à la télévision néerlandaise, 25 avril 2009


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Le 8 avril 2009, une populaire émission télévisuelle appelée « L’avocat du diable » a tenu un procès fictif d’Oussama ben Laden avec des avocats argumentant devant un jury civil politiquement équilibré de cinq personnes.

 

L’argument contre ben Laden était présenté par deux réels opposants : l’ancien correspondant aux États-Unis Charles Groenhuijsen et l’américano-danois Glenn Schoen, qui oeuvre pour une entreprise de sécurité. Avocat dans la vraie vie, Gerald Spong agissait pour sa part à titre d’avocat de la défense de ben Laden [20]. 

 

M. Spong a présenté de nouvelles preuves provenant d’une vidéo du professeur émérite en études islamiques Gernot Rotter, lequel affirmait que les traducteurs étasuniens ayant transcrit les cassettes de la « vidéo de confession » de ben Laden du 9 novembre 2001, ont « clairement ajouté des choses à bien des endroits : des choses qui ne sont pas là, que l’on entend pas même après de multiples écoutes » [21].

 

M. Spong a gagné. Bien que le jury ait jugé que ben Laden était un terroriste, il a affirmé qu’il n’y avait pas de preuve qu’il avait commandé les attaques du 11 septembre.

 

Par cette méthode, cette émission sur AVRO, le radiodiffuseur public danois, a présenté des preuves qui n’avaient pas été vues auparavant dans les médias dominants, allant contre la probabilité que ben Laden ait ordonné les attaques.

 

Le 15 avril, Fox News rapportait les conclusions du jury danois dans un long reportage exceptionnellement équilibré, dans lequel l’ancien maire de New York Rudy Giuliani était cité à six reprises disant que l’exonération de ben Laden envoyait un « message troublant » au monde et nourrissait les théories de conspiration. Giuliani a qualifié ce message de diverse façons, soit de « bizarre », de « dangereux », d’« aberrant », d’« irrationnel » et de « regrettable » [22]. 

 

Cependant, en faisant référence à M. Spong en tant qu’avocat « bien connu quoique controversé », Fox a mentionné l’homme 10 fois et plus substantiellement en soulignant ses preuves que les vidéos de ben Laden paraissaient inauthentiques, ainsi que son argument que le FBI n’a pas accusé ben Laden d’avoir orchestré ces attaques.

 

Conclusion : (AVRO est publique et Fox News commercial.) Aucun de ces deux traitements des doutes sur la version officielle présentés par des médias dominants n’a été diffusé le jour de l’anniversaire annuel et chacun d’eux a rejoint des millions de personnes.

 

Étude de cas 2 : l’architecte Richard Gage dans le Financial Post du Canada, 25 avril 2009

 

L’un des quatre principaux journaux anglophones du Canada, le quotidien conservateur National Post, publie sa section affaires sous le nom de Financial Post.

 

Trois semaines après la sortie de l’histoire de la nanothermite, , Jonathan Kay, chroniqueur et rédacteur en chef détenant des diplômes en ingénierie et en droit, a écrit un article à propos de Richard Gage, le « lucide » architecte de San Francisco à la tête du mouvement fort de 1000 membres « Architects and Engineers for 9/11 Truth » (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) [23].

 

M. Kay, qui lui-même endosse la version officielle du 11 septembre, a décrit M. Gage comme un architecte « d’âge mûr à l’allure respectable, en veston-cravate et au front dégarni ». Il a écrit que l’organisation de M. Gage a réussi à se faire une place à la prochaine conférence de l’American Institute of Architects du 30 avril au 2 mai.

 

Au beau milieu des références aux réactions de la thermite et des explosifs à base d’oxyde de fer, M Kay a écrit ce qui suit à propos des démolitions contrôlées :

 

Aussi radicale qu’elle puisse paraître aux lecteurs, la théorie de M. Gage est étonnamment populaire. Le « Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » […] a des millions de membres à travers le monde. Nombreux sont ceux qui croient que le World Trade Center a été détruit le 11 septembre au moyen d’une démolition contrôlée orchestrée par de propres représentants du gouvernement et de l’armée des États-Unis.

 

La présentation de M. Gage a également été décrite comme étant « efficace » :

 

Dans un segment particulièrement efficace, il présente des clichés des feux localisés qui ont pris naissance sur les étages inférieurs de l’édifice 7 du WTC des heures avant qu’il ne s’écroule. Quelques secondes plus tard, il montre des images de l’hôtel Mandarin Oriental de Beijing, lequel a subit en 2009 une conflagration épique de haut en bas… et est demeuré debout.

 

Conclusion : (commercial). En plus de rapporter les preuves de M. Gage sans tenter de les réfuter, cet auteur de la presse commerciale a noté qu’« aucun grand média n’a dressé de portrait détaillé ni fait d’enquête approfondie du mouvement des truthers ». Il semble ainsi suggérer qu’il est maintenant temps de prendre ce mouvement au sérieux.

 

Étude de cas 3 : Débat publique de la radio d’État norvégienne à propos de la vérité sur le 11 septembre, 21 mai 2009.

 

Le professeur Harrit, qui donnait une conférence en Norvège à la fin mai 2009, a été interviewé pour une émission de radio publique, « Ici et maintenant » [24] sur NKR (radiodiffuseur norvégien).

 

M. Harrit a présenté les conclusions de l’article sur la nanothermite, lesquelles ont été par la suite débattues par trois scientifiques norvégiens qui ne les appuyaient pas.

 

Après l’émission radiophonique, un débat élargi s’est poursuivi par courriel entre Dr Ola Nilsen, enseignant en chimie à l’Université d’Oslo et Dr Steven Jones, co-auteur de l’article en question, qui enseignait auparavant la physique à la Brigham Young University. Ce débat, durant lequel Dr Nilsen a quelque peu modifié son point de vue original, a été mis en ligne sur un blog anglophone norvégien [25].

 

Conclusion : (public). Bien que NKR ait contesté les conclusions de l’article de M. Harrit lors de cette émission d’avril, les choses allaient changer à a fin de l’été, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Étude de cas 4 : L’architecte Richard Gage à Fox News le 28 mai 2009


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Richard Gage
 

Les animateurs de Fox News à KMPH à Fresno en Californie ont débuté leur entrevue de 7 minutes en disant : « Il est un architecte spécialisé dans les structures d’acier. Maintenant, Richard Gage est […] ici pour nous montrer pourquoi il réclame une enquête plus approfondie sur l’effondrement des édifices du WTC [26]. »

 

Ces deux animateurs ont activement encouragé M. Gage à expliquer les 10 caractéristiques clés de la démolition contrôlée. On lui a permis d’expliquer l’accélération en chute libre de l’édifice 7 du WTC (que l’on voit tomber dans ses deux séquences vidéo à la même vitesse qu’un second édifice détruit par démolition contrôlée) et l’« étonnante » défaillance de 40 000 tonnes de colonnes portantes d’acier, conçues pour résister à son effondrement.

 

Bien que l’on ait dit que les effondrements étaient dus aux feux normaux des bureaux, divers pompiers ont signalé de vastes étendues de fer fondu au sol.

 

« Qu’est-ce qui a produit tout ce fer fondu? » a demandé M. Gage.

 

La réponse, a-t-il ajouté, a été trouvée dans les quelques pouces de poussière recouvrant le Bas Manhattan. « Le sous-produit de la thermite est le fer fondu et il est dispersé à travers toute cette poussière […] [I]l y a également des petits fragments de thermite qui ne se sont pas enflammés. Il s’agit de thermite de haute technologie : de la nanothermite. On ne trouve pas ça dans une caverne en Afghanistan. On la produit dans des laboratoires très sophistiqués qui ont des contrats avec la défense […], ses particules sont mille fois plus petites qu’un cheveu humain.

 

Questionné à savoir si ben Laden aurait pu avoir accès aux édifices, M. Gage a répondu que ce n’était pas probable, qu’il serait nécessaire d’enquêter sur quelqu’un d’autre ayant eu accès à la nanothermite, ainsi qu’aux systèmes de sécurité des édifices. Quelqu’un qui a travaillé à la modernisation des ascenseurs, laquelle a eu lieu neuf mois plus tôt et avait lieu « juste à côté des colonnes portantes et des poutres dans l’édifice ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de Fox News a commencé par demander à M. Gage quelles étaient ses qualifications, en disant « nous le demandons pour clarifier car nous voulons qu’au fur et à mesure que nous entrons dans le sujet, les gens s’assure que vous n’êtes pas simplement quelqu’un qui a des idées délirantes […] [V]ous avez un bagage scientifique ». L’émission s’est terminée sur des remerciements sincères à M. Gage pour avoir « ouvert la porte à beaucoup de réflexions » et un avis sur « la grande quantité d’informations » disponible sur le site web de KMPH.com. Bref, M. Gage a été traité avec le respect auquel a droit tout participant sérieux traitant d’une question importante et controversée.

 

Une émission de Russia Today du 9 juillet 2009 a été le prochain événement important survenu dans un média dominant. Comme il a été mentionné précédemment nous allons passer immédiatement à la période anniversaire de septembre 2009, alors que davantage de preuves des conséquences de la découverte de nanothermite ont fait leur apparition.

 

Étude de cas 5 : Le documentaire de National Geographic le 31 août 2009, « 9/11: Science and Conspiracy »

 

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À la fin août 2009, la chaîne National Geographic (NGC) a diffusé un documentaire de deux heures, « 9/11: Science and Conspiracy » (11 septembre : science et conspiration)
, lequel tentait de répondre à plusieurs questions : « Qu’est-ce qui a causé l’effondrement des tours jumelles? Étaient-ce les feux ou des explosifs placés à l’intérieur des édifices et provoquant leur implosion? Est-ce un missile plutôt qu’un avion de ligne qui a frappé le Pentagone [27]? »

 

Cette émission de « NatGeo » prétendait explorer les preuves d’une démolition contrôlée présentées par le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre. Dylan Avery (réalisateur des films « Loose Change »), Richard Gage, David Ray Griffin, et Steven Jones ont été interviewés. Mais en réalité, cette émission était entièrement dédiée à déboulonner leurs affirmations en utilisant des démonstrations pseudo-scientifiques afin de réfuter des déclarations qu’aucun de ces homme n’ont faites.

 

Par exemple, dans le but de réfuter l’affirmation que la nanothermite pourrait avoir causé l’effondrement des édifices, NatGeo a utilisé de la thermite ordinaire (le narrateur expliquant qu’ils n’avaient pas accès à de la nanothermite). De plus, au lieu d’utiliser la thermite pour faire des charges formées, lesquelles peuvent tailler de l’acier, les expérimentateurs de NatGeo ont simplement placé un sac de thermite à côté d’une colonne d’acier et l’ont allumé. Puisque la thermite enflammée (de façon entièrement prévisible) n’a pas fait fondre la colonne, le narrateur a conclu, de manière triomphale, que la science avait prouvé la fausseté de la déclaration des théoriciens de conspiration.

 

Tout en n’exposant pas entièrement l’hypocrisie de l’émission affirmant qu’elle représentait la « science », une critique dans Media Life Magazine a tout de même souligné certains défauts en disant :

 

Toutefois, certaines questions soulevées par les truthers ne sont pas abordées ou le sont dans de brefs apartés. Cela expose ce documentaire à des accusations, soit d’avoir sélectionné quels arguments seraient traités. "9/11: Science and Conspiracy" passe trop de temps à discuter de la psychologie derrière les théories de conspiration, ce qui ne constitue pas vraiment de la science dure [28].

 

Une critique du New York Post a cité Sander Hicks, un journaliste et membre affiché de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre, disant que ses représentants à l’émission « paraissent prudents et professionnels, impassibles, mais compatissants envers la vérité » et que l’émission, en dépit de ses erreurs, démontre « que le sujet est toujours pertinent et que l’affaire n’est pas réglée [29] ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de National Geographic offre un bon rappel de la façon dont la question de la vérité sur le 11 septembre a en général été traitée par les médias contrôlés par des entreprises. Cependant, elle démontre également que la controverse est très vivante dans les grands médias.

 

(..)


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Conclusion : (indépendant). Les auteurs de cet article, plutôt que de faire référence aux « théoriciens de conspiration » présentent la question du 11 septembre comme un « désaccord sur le plan technique » d’importance historique. Les deux versions de l’article représentent un virage à 180 degrés dans le reportage de la presse écrite étatsunienne, offrant une introduction utile à la recherche longtemps ignorée de professionnels indépendants. Le Santa Barbara Independent, cherchant à connaître l’opinion publique plutôt qu’à la cacher, a publié un sondage local demandant s’il y avait conspiration derrière les effondrements : 75 % des gens ont répondu « oui » [35].

 

(..) 

 

Étude de cas 9 : Le Daily Mail de Londres se demande si Oussama ben Laden est mort, 11 septembre 2009

 

Cet article long et détaillé débute avec l’enregistrement audio menaçant de ben Laden datant du 3 juin 2009, prévu pour coïncider avec l’arrivée de Barack Obama en tournée au Moyen-Orient, pour se tourner ensuite vers la nouvelle offensive anglo-étasunienne visant à « pourchasser et tuer » le chef d’Al-Qaida.

 

Cependant le Daily Mail pose la question : et si ben Laden n’était pas en vie?

 

Et si tout ce que nous avons vu ou entendu de lui sur des cassettes vidéo et audio depuis les premiers jours suivant le 11 septembre était faux – et que les alliés occidentaux le gardait « en vie » pour stimuler le soutien à la guerre au terrorisme?

 

Voilà la stupéfiante théorie qui gagne incroyablement en crédibilité parmi les commentateurs politiques, les académiciens respectés et même les experts en terrorisme [37].

 

Les professeurs Angelo Codevilla de la Boston University et Bruce Lawrence de la Duke University soulignent que le premières vidéos vérifiables de ben Laden ne correspondent pas  aux vidéos qui ont émergé depuis 2002 ni même avec l’une d’elles datant de la fin 2001.

 

Les caractéristiques distinctives révélatrices incluent une structure faciale transformée et des messages au contenu de plus en plus laïc.

 

L’article présente ensuite les conclusions du livre du Dr Griffin au sujet de ben Laden, Oussama ben Laden : mort ou vivant?, comme une oeuvre « provoquant une onde de choc ».

 

Ce livre présente des preuves que ben Laden est mort, probablement en raison d’une insuffisance rénale, à la mi-décembre 2001, ce qui signifierait que les messages enregistrés depuis ont été falsifiés afin « d’alimenter un appui déclinant pour la guerre au terrorisme en Irak et en Afghanistan ».

 

La cassette probablement la plus controversée a été rendue publique le 13 décembre 2001 par le Pentagone, qui prétendait qu’elle avait été trouvée dans une maison de Jalalabad. Avant cette cassette, ben Laden, tout en faisant l’éloge des attaques du 11 septembre, niait constamment toute responsabilité dans cette affaire. Mais le ben Laden de cette cassette se vantait de les avoir planifiées.

 

Le président Bush, le gouvernement Blair et les médias dominants ont tous acclamé ce message comme étant une preuve concluante de la culpabilité de ben Laden.

 

Le Daily Mail signale cependant diverses raisons fournies dans le livre de M. Griffin portant à croire que l’homme dans cette vidéo était un imposteur. Le quotidien fait référence à l’existence d’une « technologie cinématographique très sophistiquée d’effets spéciaux servant à fusionner des images et des enregistrements vocaux ».

 

On cite M Griffin : « La cassette de confession est arrivée exactement au moment où MM Bush et Blair avait échoué à prouver la responsabilité de ben Laden pour les attaques du 11 septembre et que les deux hommes tentaient de gagner l’appui du public à travers le monde pour la campagne antiterroriste, particulièrement dans le monde islamique. »

 

Loin de chercher à ridiculiser le livre de M. Griffin, le Daily Mail conclut ainsi : « [L]es cassettes de ben Laden ont émergé avec une régularité horlogère alors que des milliards ont été dépensés et bien du sang a été versé dans le cadre de sa poursuite. Ben Laden a été le point central de la « guerre [occidentale] contre le terrorisme ». Se pourrait-il que, pendant des années, il n’ait été que du vent? »

 

Conclusion : (commercial). Cet article de 2400 mots constitue la première couverture médiatique dominante sérieuse des preuves qu’Oussama ben Laden est mort et qu’il l’est depuis bien des années.

 

Étude de cas 10: Le New Statesman nomme Dr David Ray Griffin au 41e rang des « Cinquante personnalités importantes de nos jours », 24 septembre 2009

 

Deux semaines après la publication du Daily Mail, une seconde publication commerciale britannique a évoqué le Dr Griffin en le plaçant au 41e rang d’une liste de personnalités « importantes de nos jours » [38].

 

Puisque cet article a fait l’objet d’une étude dans mon article précédent, la première partie de cette série, il est mentionné ici seulement à titre de réussite significative, laquelle a fait reconnaître (avec réticence) le fait que le mouvement contestant la version officielle du 11 septembre ne peut plus être ignoré.

 

On peut voir son impact sur les médias par la nomination du Dr Griffin (qui obtient 200 000 résultats de recherche sur Google) sur la liste des personnes influentes du New Statesman, devant le président vénézuélien Hugo Chavez (lequel obtient plus de 11 millions de résultats).

Conclusion : (commercial) Bien que le New Statesman ait qualifié le mouvement représenté par le Dr Griffin de « pernicieux », l’évaluation qu’il fait de son importance représente un point de non-retour dans la couverture médiatique du 11 septembre, comme nous allons le voir.

 

Étude de cas 11 : Jean-Marie Bigard sur la télévision publique France 2, 28 octobre 2009

 

En septembre 2008, Jean-Marie Bigard, l’humoriste français le plus populaire, a été contraint de s’excuser pour avoir déclaré que le 11 septembre avait été orchestré par le gouvernement étasunien [39]. Mais en juillet 2009, Bigard a commencé à mettre sur son site web des vidéos humoristiques tournant en ridicule la version officielle des attaques du 11 septembre.

 

En octobre 2009, Bigard et le réalisateur français primé Mathieu Kassovitz ont participé a un débat d’une heure sur France 2, le réseau public de télévision [40]

 

Les animateurs, qui avaient refusé d’inclure le scientifique qui devait à l‘origine participer à l’émission (Dr Niels Harrit), ont tenté de centrer le débat sur des théories d’« hommes pailles » que ni Bigard, ni Kassovitz n’avaient avancées. Cela a mené à des arguments permettant ensuite au Figaro, le deuxième plus grand quotidien de France, d’écarter le débat en le qualifiant de « sophisme bruyants » [41].

 

Conclusion : (public). Même si cette émission était destinée à discréditer le mouvement du 11 septembre, comme le démontre le refus d’y inclure un scientifique, le fait qu’elle ait été en onde sur ce réseau détenu par l’État constituait une percée, mettant un terme à l’époque où la remise en question du 11 septembre était ignorée en France. 


Suite ici : http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18135

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 23:01


La télé fait-elle de nous des bourreaux ?
Le 17 mars 2010 à 22h01
Tags : France 2     documentaire     Christophe Nick     Le jeu de la mort


LE FIL TéLéVISION - Imaginons une fausse émission de télé où l’on demande aux candidats d’être (très) sadiques… Résisteraient-ils ? Le documentariste Christophe Nick, s’inspirant d’une expérience américaine des années 60, l’a fait. Résultat : obéissant aveuglément au meneur de jeu, 81 % des candidats en sont venus à administrer une décharge mortelle à un être humain (un comédien). Cela suffit-il à prouver que la télé est notre nouveau maître absolu ? Le débat est lancé sur “Le jeu de la mort”, diffusé ce mercredi soir sur France 2.



Le 17 mars, les télespectateurs de France 2 ont assisté à un spectacle cruel et sidérant, avec des cris, des larmes et un mort. En avril 2009, 80 candidats se sont succédé dix jours durant sur un plateau décoré avec un mauvais goût très sûr, mené par une animatrice autoritaire et assorti d'un public parfaitement chauffé. Assis derrière un pupitre, chacun des candidats devait interroger la même personne sur une liste d'associations de mots à mémoriser. A chaque erreur du questionné, le questionneur était invité à lui administrer une décharge électrique, suivant une progression de 20 à 460 volts. Ce qu'ignoraient les 80 candidats, c'est que La zone Xtrême, à laquelle ils participaient, était un faux jeu, exploitant les leviers les plus trash de la télé-réalité pour mieux en démonter les ressorts. Le documentaire Le Jeu de la mort relate cette expérimentation, menée par le producteur Christophe Nick et une équipe de chercheurs dirigée par Jean-Léon Beauvois, professeur en psychologie sociale. Ils ont transposé dans l'univers de la télé les modalités d'une expérience menée à Yale, au début des années 1960 par Stanley Milgram. Influencé par l'analyse de Hannah Arendt sur les mécanismes du nazisme et sa théorie sur la banalité du mal, le psychosociologue américain y étudiait le rapport de soumission à l'autorité. Maintes fois reproduite depuis, cette expérience démontre qu'un individu exposé à une autorité considérée comme légitime peut aller jusqu'à causer la mort d'autrui.


Que découvre t-on dans Le Jeu de la mort ?

81 % des sujets ont poussé la manette à 460 volts, causant virtuellement la mort d'un homme (le comédien Laurent Ledoyen) - ils n'étaient « que » 62,5 % dans l'expérience de Milgram. L'emprise de la télévision serait-elle aujourd'hui plus forte que celle d'une blouse blanche dans un laboratoire ? C'est ce que suggère ce programme spectaculaire, qui soulève de nombreuses questions sur les conditions mêmes de l'expérience, comme sur l'évolution de notre société.

L'expérience de "La zone Xtrême" est-elle éthiquement acceptable ?
En amenant des individus à commettre sciemment des actes de torture, cette expérimentation expose ses sujets à un stress important, d'autant plus problématique qu'il se double d'une tromperie initiale sur la nature de l'épreuve. A ce reproche légitime, les auteurs de l'expérimentation répondent que les recherches en psychologie sociale recourent nécessairement à ce type de méthodes, ajoutant qu'un maximum de précautions ont été prises pour éviter tout dommage psychique. Le suivi des candidats commence dès leur retour dans les coulisses, quand leur est révélé le caractère fictionnel de la situation de jeu. L'empressement avec lequel la vérité leur est dite abrège leur angoisse, mais prive du même coup l'expérimentation de précieuses informations. « Habituellement, avant de tout expliquer aux sujets, on procède à un faux debriefing pour détecter les suspicieux, ceux qui auraient deviné la supercherie et que l'on peut ainsi retirer de l'échantillon », explique Laurent Bègue, qui enseigne la psychologie sociale à l'université de Grenoble-II et participe à l'interprétation des résultats de l'expérience (1). « Pourquoi s'est-on dépêché de les rassurer ? Parce que les procédures ordinairement utilisées dans la recherche n'ont pas été entièrement satisfaites. On n'est pas passé par une commission d'éthique, comme on le fait lorsque les situations expérimentales sont délicates. Il est vrai que cette précaution aurait considérablement retardé le processus de production du programme. »


Il semble cependant que le suivi psychologique des sujets ait été efficace, si l'on se fie aux retours positifs de la majorité d'entre eux, qui disent avoir appris de l'expérience et qui ne sont que trois à avoir refusé de figurer dans le montage final.


Les sujets de "La zone Xtrême" et ceux de Milgram sont-ils dans des situations équivalentes ?


En transposant l'expérience originelle dans l'univers télévisuel, La zone Xtrême modifie la nature des pressions exercées sur les questionneurs. « Dans un cas, désobéir met en difficulté un protocole scientifique ; dans l'autre, c'est foutre en l'air tout un dispositif médiatique, avec ce que cela suppose de travail, d'argent... et de désir d'exposition publique », explique Yves Jeanneret, professeur en sciences de l'information et de la communication à l'université d'Avignon, qui a étudié les réactions des différents acteurs de l'expérience. « Dès son arrivée dans les studios de La Plaine-Saint-Denis, le candidat est escorté par un preneur de son et un cameraman qui filme ses faits et gestes. Puis il rencontre le personnage du producteur, qui lui expose le principe du jeu et le projette dans un scénario qui le dépasse. Sur le plateau, il est assis dos au public, face à un écran qui lui renvoie l'image de l'animatrice et celle de son propre corps. C'est dire s'il est seul, confronté à un dispositif beaucoup plus spectaculaire que celui dans lequel était placé le sujet de Milgram. » Autre différence : le sujet « essaie de se conformer à ce qu'il pense être l'image d'un bon candidat, ajoute Dominique Oberlé, professeur de psychologie sociale à Paris-X. Il joue un rôle fantasmatiquement plus investi que celui du sujet de laboratoire. » Cette tendance à se changer en « personnage » est renforcée par le caractère ludique de la situation, qui favorise chez lui « une forme de déréalisation, de confusion dans l'appréciation du degré de réalité des souffrances qu'il inflige. »

Quelle est la fonction de l'animatrice dans le dispositif ?

Elle incarne le pouvoir du système télévisuel, comme la blouse blanche incarne le pouvoir de la science dans l'expérience canonique. Son rôle est plus riche que celui du savant de Milgram, qui se contente de demander au questionneur de continuer. « L'animatrice de La zone Xtrême tient un discours profondément idéologique, explique Pascal Marchand, professeur de psychologie sociale à l'IUT de Toulouse Paul-Sabatier. Quand elle dit au questionneur qu'il ne doit pas empêcher le candidat d'aller au bout ou que, dans dix minutes, celui-ci le remerciera d'avoir continué, elle manipule des valeurs de mérite et d'entrave à la liberté qui me rappellent certains discours normatifs très actuels, produisant eux aussi de la soumission, comme : "Vous ne pouvez pas empêcher les gens de vouloir travailler le dimanche". »


Quelle est la fonction du public ?


Absent de l'expérience de Milgram, le public joue un rôle déterminant dans sa transposition télévisuelle. Répondant avec zèle aux consignes du chauffeur de salle, il exerce sur les candidats une influence décisive. « Tout individu a peur de se retrouver seul à défendre une idée, souligne Pascal Marchand. Sous la pression de la majorité, il peut être amené à adopter une position contraire à ses convictions. A une époque comme la nôtre, où l'autonomie, la responsabilité, la prise de conscience individuelle sont très valorisées, ces phénomènes d'influence par la majorité n'ont curieusement pas faibli. »


Didier Courbet, chercheur en sciences de l'information et de la communication qui a encadré l'expérience, avoue avoir été frappé par l'absence totale de rébellion parmi les téléspectateurs. « Certains étaient gênés, voire horrifiés, mais aucun n'est intervenu. Cela s'explique sans doute par un phénomène qu'a identifié Gustave Le Bon dans les années 1920. Plus on est nombreux, moins on réagit face à un acte violent. On le constate notamment lors d'une agression dans un lieu public. Plus il y a de monde, moins on réagira individuellement, on dilue dans la masse sa responsabilité. »


Qu'est-ce qui distingue les obéissants et les désobéissants ?


Christophe Nick explique avoir veillé à ce que le documentaire s'attache à « des catégories comportementales et des situations plutôt qu'à des individus ». Dans les dernières pages de son livre, Stanley Milgram note pourtant : « Je suis certain que l'obéissance et la désobéissance ont pour origine un aspect complexe de la personnalité, mais je sais que nous ne l'avons pas encore trouvé. »


L'analyse des résultats de l'expérience par Laurent Bègue l'amène à avancer d'ores et déjà quelques constatations. « Les sujets identifiés comme "consciencieux" et/ou "aimables" se révèlent statistiquement plus enclins à se soumettre à l'autorité de l'animatrice. En revanche, la propension à se rebeller dans la vie réelle se traduit dans La zone Xtrême par une plus grande désobéissance - notamment chez les femmes. Les insatisfaits sociaux et individuels semblent plus portés à s'opposer à une situation de soumission potentielle à l'autorité. Les sujets très adaptés socialement finissant par être prisonniers du système, de par les qualités qu'ils y ont développées. »


Les résultats obtenus dans "La zone Xtrême" sont-ils réellement surprenants ?


En rapprochant les 81 % d'obéissants de La zone Xtrême des 62,5 % de l'expérience de Milgram, Le Jeu de la mort et le livre tiré de l'expérience suggèrent que l'emprise exercée par la télévision dépasse celle de la science. « Je respecte beaucoup le travail qui a été fait, avance Laurent Bègue. Mais prétendre que le taux de soumission obtenu dans La zone Xtrême est plus élevé que celui de l'expérience de référence s'apparente, selon moi, à une opération promotionnelle. Des recherches faites en laboratoires dans les conditions de Milgram en Allemagne (en 1971), aux Etats-Unis (en 1974) ou en Italie (en 1985) ont produit un taux de soumission de 85 %. Une autre, menée en Espagne en 1981, a même produit 90 % d'obéissants. Prétendre que le pouvoir de la télévision est aujourd'hui plus fort que celui de la science n'a aucune base scientifique. »


Peut-on vraiment évaluer l'impact de la télé-réalité ?


Si Le Jeu de la mort place la télé-réalité en position d'accusée, l'obéissance des sujets de La zone Xtrême n'est pas directement liée à une consommation plus ou moins grande de ce type de programme. Pour nombre d'observateurs, c'est de manière plus diffuse que se manifeste le pouvoir de la télé-réalité. Selon Yves Jeanneret, sa possible nocivité sociale tient à « la banalisation de ses dispositifs ». Les émissions de télé-réalité véhiculent des valeurs et des méthodes néolibérales de compétition à outrance et d'individualisme forcené, que le public intègre peu à peu jusqu'à tolérer des processus qu'il aurait hier jugés inacceptables.


« Roland Barthes l'avait déjà relevé en 1957 dans ses Mythologies : l'emprise de l'idéologie n'est jamais plus forte que dans la transparence. Aujourd'hui, le pouvoir est devenu tellement invisible, on a tellement intériorisé ses règles et ses injonctions que l'on se croit plus libre qu'autrefois. En réalité, on n'est pas libres du tout ! C'est cela que Milgram a montré au début des années 1960, et c'est cela que montre l'expérience de La zone Xtrême. » 

.
Hélène Marzolf et François Ekchajzer
Télérama n° 3139

(1) Il est l'auteur, avec Jean-Léon Beauvois, Dominique Oberlé et Didier Courbet, de l'article « La Soumission à l'autorité » à paraître ce mois-ci dans Cerveau & Psycho.

A lire
La Soumission à l'autorité, de Stanley Milgram, éd. Calmann-Lévy.
L'Expérience extrême, de Christophe Nick et Michel Eltchaninoff, éd. Don Quichotte.

A voir
Le Jeu de la mort, écrit et produit par Christophe Nick, mercredi 17 à 20 h 35, France 2.
Le Temps de cerveau disponible
, jeudi 18 à 22 h 45, France 2.
Informations sur france2.fr :
http://programmes.france2.fr/jusqu-ou-va-la-tele/


http://television.telerama.fr/television/les-participants-aux-jeux-televises-peuvent-ils-devenir-des-bourreaux,53482.php



Une émission qui montre, au final, l'autorité de la télévision sur nos vies, le conditionnement de tous, 

et une émission qui en profite pour, au passage, critiquer le grand système rival du capitalisme, le communisme, au cas où certains en auraient la nostalgie (le capitalisme doit apparaître comme le seul système possible, incontournable donc, bonjour la Pensée unique ! ), et au passage la Chine, grand rival de l'Occident qu'il faut à tous prix discréditer chaque fois que c'est possible. Un jour, il faudra bien l'attaquer, après avoir préparé les citoyens à cette guerre inévitable comme bientôt celle contre l'Iran puis contre la Russie !

Il ne vient pas un instant au Producteur l'idée que le libéralisme est aussi, dans son orientation actuelle, un système de plus en plus totalitaire !

eva R-sistons



Article d'Eva : "Du jeu de la mort à la société mortifère" :

http://r-sistons.over-blog.com/article-jeu-de-la-mort-societe-mortifere-valeurs-assassines-competition-abjecte-46849364.html



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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 06:40

Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ?

Nucléaire Israélien, l’Europe à l’abri ?
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Yahia Gouasmi*

Selon un communiqué de l’AFP (08/03/2010), Israël annonce faire appel à la France pour la construction d’une centrale nucléaire (Conférence internationale sur le nucléaire civil, Paris, 09/03/2010). Il s’agit d’un « projet commun avec la Jordanie voisine, sous la supervision de la France qui fournirait la technologie ». La même dépêche s’empresse de rappeler que « Israël n’est pas signataire du Traité de non-prolifération nucléaire et qu’il n’adhère pas non plus au projet d’un Moyen-Orient dénucléarisé que défend le Président américain Barack Obama ». Sans doute pour relativiser la portée du nucléaire civil israélien, il est précisé également que « l’État hébreu s’est doté de 200 ogives nucléaires ainsi que de missiles à longue portée ».


On a vite compris le but de cette conférence : continuer à diaboliser et isoler l’Iran qui, lui, signataire du Traité de non-prolifération, est pourtant soumis à des sanctions à la demande d’Israël. Pourtant les nombreuses inspections confirment le caractère civil du nucléaire iranien. L’autre but est de nous faire « oublier » le nucléaire militaire sioniste que les gouvernements occidentaux (soumis au sionisme) se gardent bien de vouloir inspecter.


Nous voulons vous parler de ce nucléaire israélien, le nucléaire militaire, jamais inspecté, rarement mentionné, qui est la réelle menace non seulement pour le Moyen-Orient mais également pour la Russie et l’Europe. Ce sont les socialistes français (gouvernement Guy Mollet, avec Maurice Bourgès Maunoury, Ministre de la Défense Nationale à l’époque) qui ont offert l’arme nucléaire à Israël en 1956 lors de l’agression coloniale franco-anglaise contre l’Égypte (affaire dite de Suez). Le prix à payer pour la participation de l’entité sioniste à l’agression mais aussi la preuve d’une adhésion sans complexe des socialistes français au sionisme. Toute cette affaire s’est faite à l’insu des autres membres du Gouvernement, de l’Assemblée et du Sénat, et bien entendu du Peuple français. Les socialistes français portent devant l’Histoire la terrible responsabilité d’avoir introduit l’arme nucléaire au Moyen-Orient en l’offrant à Israël (offerte et non vendue !). Depuis, grâce au soutien des États-Unis, de l’Union Européenne et surtout de la complicité active des réseaux sionistes dans le complexe militaro-industriel mondial, Israël est aujourd’hui une puissance nucléaire : 200 têtes selon les experts, et des missiles à longue portée qui en font une puissance stratégique autonome.


Ce ne sont pas seulement les États du Moyen-Orient, la Turquie et l’Iran qui peuvent être des cibles, mais également la Russie et l’Europe. De plus, selon le quotidien Libération (14/10/2003), Israël dispose de 3 sous-marins nucléaires équipés de lance-missiles. Aujourd’hui, le nucléaire israélien fait courir au monde le principal risque de guerre, d’autant plus que le lobby sioniste (largement présent dans les sphères gouvernementales et médiatiques) cherche partout, notamment en France, à entraîner d’autres nations dans sa guerre.


Longtemps, le nucléaire israélien a été tabou pour le grand public. Peu mettait en garde le monde contre un tel danger. Un homme courageux, le physicien et pacifiste israélien Mordechai Vanunu, a beaucoup aidé à briser le tabou. Technicien à la centrale nucléaire de Dimona (Israël), il alerte l’opinion en présentant plusieurs photos des laboratoires et services au quotidien britannique Sunday Times. Kidnappé à Rome en 1986 par le Mossad, condamné à Tel-Aviv en 1988, il ne sera libéré qu’en 2004. Dix-huit ans de prison dans la « seule démocratie du Moyen-Orient » pour avoir dénoncé, preuves à l’appui, ce dont on se doutait. Depuis, des officiels israéliens ont reconnu à mi-mot l’existence du nucléaire.


En ce domaine aussi, les grands médias appliquent le deux poids deux mesures. Chaque jour l’opinion est intoxiquée au sujet du « nucléaire iranien », à usage civil selon les organismes internationaux de contrôle. Aujourd’hui, dans la propagande de l’USraël, le « nucléaire iranien» joue le même rôle que les fameuses « armes de destruction massive » avant l’attaque contre l’Irak : préparer l’opinion mondiale à une agression contre l’Iran. Ainsi, Israël, un pays non signataire du Traité de non-prolifération, refusant un Moyen-Orient dénucléarisé, refusant toute inspection… pousse à la guerre contre une nation qui elle, signataire dudit Traité, accepte des inspections permanentes. Malgré cela l’Iran est soumis à l’injuste embargo décidé par Tel-Aviv.


Trop souvent, les Européens (notamment les Français) pensent que la question du nucléaire israélien ne concerne que la région du Moyen-Orient et l’Iran. Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, ils se croient à l’abri de toute guerre, limitant souvent leurs préoccupations politiques aux questions économiques et sociales. Pourtant l’Europe n’est pas à l’abri. Les nombreuses zones d’ombre qui continuent à entourer les attentats du 11 septembre, le récent assassinat d’un leader palestinien à Dubaï, démontrent amplement que le sionisme ne reconnait aucune frontière. Il s’est donné le droit de frapper où bon lui plaît. Pour cela il compte sur l’impunité que son lobby lui fournit depuis plus de 60 ans. Nous avons déjà attiré l’attention sur le risque d’un nouvel 11 Septembre, cette fois en Europe. Un tel crime permettrait à l’USraël de relancer sa machine de guerre en cherchant à unir les Européens autour de Washington et Tel-Aviv en vue d’une nouvelle agression. Chaque année de nombreux composants destinés au nucléaire (voir par exemple le site en ligne du Financial Times, repris par l’agence de presse Belga en date du 19/06/2008) disparaissent sans que cela n’alerte outre mesure les gouvernements. On connait l’importance des réseaux sionistes dans le domaine de l’armement sophistiqué et des protections dont ils disposent. Voilà pourquoi ce nouvel 11 Septembre en Europe pourrait bien être nucléaire. Et bien entendu la « traçabilité » de l’arme du crime conduirait comme par hasard à des commanditaires… musulmans.


Sommes-nous devenus « conspirationistes » ? Certainement pas. Mais n’oublions jamais que quelqu’un qui aurait parlé du 11 Septembre une semaine avant qu’il ne se produise n’aurait pas été cru ! Et pourtant…
___________
*Président du PAS
http://www.partiantisioniste.com/

http://sos-crise.over-blog.com/ext/http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EkyluEZyyAHNHguIYR.shtml
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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 04:20

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Réaction des médias à l'influence accrue
du mouvement pour la vérité sur le 11 septembre
Deuxième partie: Analyse du changement d'attitude


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Résumé

 

L’an dernier, en réaction à l’émergence d’études indépendantes sur les attaques du 11 septembre, neuf médias commerciaux, sept médias publics et deux médias indépendants ont diffusé des émissions analytiques enquêtant sur la version officielle.

 

La question est de plus en plus traitée comme une controverse scientifique méritant un débat, plutôt qu’une « théorie de conspiration » ignorant la science et le bon sens.

 

Cet essai présente ces analyses médiatiques sous la forme de 18 études de cas.

 

Huit pays – la Grande-Bretagne, le Canada le Danemark, la France, les Pays-Bas, la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Russie – ont permis à leur station de radiotélévision publique de diffuser l’ensemble des preuves contestant la vérité de la version officielle du 11 septembre.

 

Cette approche davantage ouverte des  médias internationaux – j’aurais pu également inclure les médias japonais – est peut-être un signe que les organes médiatiques publics et privés dans le monde entier se positionnent et préparent leur public possiblement pour leur révéler la véracité de l’affirmation voulant que des forces au sein du gouvernement étasunien étaient complices de ces attaques, une révélation qui mettrait en doute la justification annoncée publiquement pour les opérations militaires en Irak, en Afghanistan et au Pakistan.

 

Le fait que les preuves sont désormais explorées dans les médias internationaux pourrait ouvrir la voie aux médias étasuniens afin qu’ils jettent un regard approfondi sur les implications de ce qui est maintenant connu sur le 11 septembre et qu’ à la lumière de ces connaissances, ils réexaminent les politiques étrangère et intérieure du pays.

 

I.  Introduction

 

Jusqu’en 2009, les doutes sur la version officielle du 11 septembre étaient brièvement mentionnés dans les médias dominants lors de chaque anniversaire de l’événement, permettant ainsi à la communauté de chercheurs indépendants un fugace moment, une fois l’an, d’exprimer publiquement ses conclusions.

 

Toutefois, après que des preuves scientifiques cruciales aient émergé en avril 2009 pour contester la version officielle de l’effondrement des tours, une série de reportages européens ont suivi. La couverture médiatique de ces preuves semble avoir ouvert la porte à des réflexions plus sérieuses sur tous les aspects de la question du 11 septembre dans les grands médias.

 

Le premier article dans ma série, « The Media Response to 9/11 » (La réaction des médias au 11 septembre) traite de la reconnaissance réticente du Dr David Ray Griffin, le « principal truther » au monde (tel qu’on l’a surnommé), par le New Statesman qui l’a placé au 41e rang parmi « Les 50 personnes importantes aujourd’hui [1] ». Depuis cet aveu en septembre 2009, la question a pris un élan grandissant.

 

Le contenu collectif résultant de cette nouvelle impulsion est présenté ici dans l’espoir qu’il encourage d’autres grands médias à considérer la controverse cruciale concernant le 11 septembre et à poursuivre la vérité, où qu’elle puisse mener.

 

Observations sur l’analyse

 

Alors que j’entreprenais mon analyse, j’ai observé cinq nouveaux aspects dans le traitement médiatique de la question du 11 septembre s’étant développés au cours de 2009. Ils sont répertoriés ici afin que les lecteurs puissent les chercher dans les études de cas qui suivent ci-dessous :

 

1. La question du 11 septembre est de plus en plus formulée non pas comme une opposition entre des théories de conspiration et la science dure, mais comme une controverse légitime reposant sur des questions restées sans réponses et une recherche de la vérité.

 

2. Les reportages et les émissions de télévision examinant ces controverses sont plus longs et plus équilibrés qu’auparavant.

 

3. Les grands médias d’information ont commencé à présenter d’abord les affirmations du mouvement pour la vérité, ensuite les contre-arguments des défenseurs de la version officielle.

 

4. Ces mêmes médias ont commencé à inclure et même à présenter des preuves abondantes pour appuyer les affirmations de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre.

 

5. Le traitement médiatique suggère de plus en plus la possibilité d’une nouvelle enquête sur les événements du 11 septembre 2001.

 

La première partie de cet essai traite des importantes preuves scientifiques qui ont émergé au début de l’année 2009, de la signification de ces preuves relativement à la version officielle du 11 septembre et de la première couverture médiatique qu’elles ont reçue.

 

II. Un article scientifique conclut à la présence de nanothermite dans la poussière des ruines du World Trade Center, 3 avril 2009

 

Un article révisé par des pairs paru dans le Open Chemical Physics Journal le 3 avril 2009 [2] rapportait qu’un explosif de haute technologie peu connu appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des ruines du World Trade Center.

 

Les physiciens et chimistes impliqués dans cette étude ont découvert « une quantité significative de fragments particuliers rouge et gris » [3] dans quatre échantillons de poussière récoltés dans le secteur. La présence d’aluminium et d’oxyde de fer dans le matériau rouge ont fourni un des signes indiquant qu’il pourrait s’agir de nanothermite, un explosif de grande puissance (alors que la thermite ordinaire est incendiaire).

 

Un autre indice a été fourni par la réaction explosive provoquée en plaçant les fragments sous une flamme.

 

Sur la base de ces observations et d’autres encore, l’équipe a conclu que « la couche rouge des fragments rouges et gris découverts dans la poussière du WTC est un matériau aluminothermique actif non réagi constitué de nanotechnologie et qu’il s’agit d’une substance explosive ou pyrotechnique hautement énergétique [4] ».

 

Le premier auteur cité dans l’article, Dr Niels Harrit, professeur de chimie spécialisé en nanochimie à l’Université de Copenhague [5], a expliqué au réseau danois TV2 nouvelles :

 

La thermite date de 1893. Il s’agit d’un mélange d’aluminium et de poudre de rouille qui réagit pour créer une chaleur intense. Chauffée à 2500 degrés Centigrade, la réaction produit du fer. On peut l’utiliser pour faire de la soudure et faire fondre d’autre fer.

 

Donc dans la nanothermite, cette poudre datant de 1893 est réduite à de fines particules parfaitement mélangées. Lorsqu’elles réagissent, la chaleur intense se développe beaucoup plus rapidement. La nanothermite peut être mélangée avec des additifs pour dégager une chaleur intense ou servir d’explosif extrêmement efficace. Elle contient plus d’énergie que la dynamite et peut être utilisée comme propergol.

 

On ne peut pas manipuler ce genre de science. Nous l’avons trouvé : de la thermite non réagie [6].

 

Que signifiait la présence de ce matériau sophistiqué?

 

Éléments de preuve que la nanothermite est une substance militaire

 

Dans une entrevue allemande en mai 2009, Dr Harrit a affirmé : « Il n’existe pas d’expert en nanothermite qui n’ait pas de liens avec l’armée […] Ce truc a uniquement été préparé dans le cadre de contrats militaires aux États-Unis et probablement dans de grands pays alliés. Il s’agit de recherche militaire secrète […] Cela n’a pas été préparé dans une caverne en Afghanistan [7]. »

 

Le chimiste Kevin Ryan, un autre co-auteur, avait rapporté dans un article antérieur que la nanothermite, qui peut être peinte sur des surfaces, a été développée par des scientifiques du gouvernement étasunien aux Lawrence Livermore National Laboratories [8].

 

Une publication spéciale du département de la Défense des États-Unis confirme que des travaux sur ces « matériaux énergétiques » sont depuis longtemps « effectués dans des laboratoires au sein de tous les services militaires [9] ».

 

Selon une déclaration de juin 2009 de la prestigieuse Institute of Nanotechnology de Grande-Bretagne [10], l’étude du Dr Harrit « offre des preuves irréfutables qu’un explosif hautement sophistiqué appelé nanothermite a été découvert dans la poussière des trois édifices qui se sont effondrés le 11 septembre 2001 à New York. [sic] Cet explosif de pointe incorporant des nanotechnologies est seulement disponible pour des laboratoires militaires sophistiqués [11] ».

 

Ainsi, on sait depuis le milieu de l’année 2009 que des explosifs d’origine militaire, probablement fabriqués aux États-Unis, ont contribué à l’effondrement du World Trade Center.

 

Première couverture médiatique de la découverte de nanothermite dans la presse dominante européenne

 

Bien que les nouvelles preuves scientifiques allant à l’encontre de la version officielle du 11 septembre n’aient pas été rapportées dans les médias dominants britanniques ou nord-américains, elles ont retenu l’attention sur le territoire continental européen.

 

Le jour où l’article a été publié, un essai approfondi dans le journal danois Videnskab (Science) a examiné les deux côtés de la controverse concernant la démolition contrôlée [12].

 

Le même numéro de Videnskab comportait également une entrevue avec le professeur Harrit, lequel a répondu à des questions pointues à propos de l’historique de révision de l’article par des pairs et la nature militaire de la nanothermite [13].

 

Le jour suivant, le site Danois politiken.dk mentionnait l’article scientifique sur la nanothermite dans un article intitulé « Nouvelle vie pour les théories de conspiration sur le 11 septembre »

 

Ensuite, le lendemain de son entrevue le 6 avril avec le réseau danois TV2 Nouvelles, le professeur Harrit était à la populaire émission-débat « Go'morgen Danmark » (Bonjour Danemark) où il a déclaré :

 

Le matériau que nous avons découvert est issu d’une recherche militaire de première ligne à la fine pointe de la technologie. Ce n’est pas un mélange de produits chimiques aléatoires. Il s’agit d’une substance perfectionnée sur laquelle il est difficile d’obtenir de l’information. Cependant, certains articles de conférence et des rapports internes ont été publiés […] Cette tentative doit faire l’objet d’une enquête légale normale. Notre recherche constitue un travail judiciaire de haut niveau. Nous avons fourni des preuves techniques pouvant être utilisée lors d’une future enquête [15].

 

Le 13 avril, un journal politique croate en ligne a mis sur son site l’interview télévisée du Dr Harrit à TV2 avec un article intitulé « VIDÉO : le 11 septembre n’est plus un sujet tabou au Danemark » [16].

 

La Russie a également porté attention à cette nouvelle. Le 9 juillet, Laura Emmett, correspondante de RT à Londres a interviewé Dr Niels Harrit pendant plus de 10 minutes (RT, connue autrefois sous le nom de Russia Today, est une chaîne anglophone diffusée mondialement et financée par l’agence de presse étatique RIA Novosti. Elle rejoint mensuellement 1,5 millions de personnes, dont un demi-million d’Étasuniens). M. Harrit, affirmant que « les preuves d’une démolition contrôlée sont accablantes », a souligné que la réaction de la nanothermite avait produit des étendues de fer fondu sous les décombres ainsi que des feux inextinguibles qui ont duré des mois [17].

 

Je me tourne maintenant vers les changements dans la couverture de la presse dominante à propos des arguments allant à l’encontre de la version officielle depuis la publication de l’article sur la nanothermite.

 

III.  Changements du traitement des preuves du 11 septembre dans les médias dominants entre le début de 2009 au début de 2010 : 18 études de cas

 

Deux nouvelles en février 2009 illustrent l’attitude méfiante qui domine en début d’année envers les théoriciens de la conspiration. Un article du New York Times disait à propos de l’acteur Daniel Sunjata :

 

Le second épisode de la cinquième saison de « Rescue Me » débutant en avril pourrait constituer la première présentation fictive des théories de conspiration sur le 11 septembre par une entreprise médiatique dominante […] Le personnage de M. Sunjata livre un monologue de deux minutes […] décrivant  « un effort d’un gouvernement néoconservateur » pour contrôler le pétrole de la planète, augmenter dramatiquement les dépenses militaires et « changer la définition d’attaque préemptive ».

 

Mr. Sunjata a surpris certains des reporters de la télévision lorsqu’il a déclaré qu’il appuit « absolument, à 100 pour cent » les assertions voulant que « le 11 septembre était un coup monté de l’intérieur » [18]

 

À Fox News, on faisait preuve d’un peu moins de retenue :

 

Un prochain épisode de la dramatique « Rescue Me » traite du le 11 septembre comme étant un coup monté de l’intérieur. L’acteur qui vomit les théories à la caméra, Daniel Sunjata, croit lui aussi à cette théorie.

 

Regardez, en réalité, les acteurs qui dégueulent ces conneries le font pour leur propre ego. Ils se sentent ainsi intelligents parce que pour une fois ils débitent quelque chose de provocateur plutôt que puéril. Peu importe qu’il s’agisse d’une insidieuse insulte aux victimes du 11 septembre – comme ça l’est pour nous tous, qui pourrions ou non être coupables, selon la théorie de Sunjata [19].

 

Toutefois, les choses ont commencé à changer après l’apparition de l’article sur la nanothermite le 3 avril, comme on peut le voir dans l’étude de cas suivante portant sur des reportages, chacun étant identifié comme étant la propriété d’un média d’entreprise, d’un média public ou indépendant.

 

L’étude de cas révèle les preuves présentées à la conscience collective l’année dernière. 

 

Étude de cas 1 : Le procès fictif d’Oussama ben Laden à la télévision néerlandaise, 25 avril 2009


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Le 8 avril 2009, une populaire émission télévisuelle appelée « L’avocat du diable » a tenu un procès fictif d’Oussama ben Laden avec des avocats argumentant devant un jury civil politiquement équilibré de cinq personnes.

 

L’argument contre ben Laden était présenté par deux réels opposants : l’ancien correspondant aux États-Unis Charles Groenhuijsen et l’américano-danois Glenn Schoen, qui oeuvre pour une entreprise de sécurité. Avocat dans la vraie vie, Gerald Spong agissait pour sa part à titre d’avocat de la défense de ben Laden [20]. 

 

M. Spong a présenté de nouvelles preuves provenant d’une vidéo du professeur émérite en études islamiques Gernot Rotter, lequel affirmait que les traducteurs étasuniens ayant transcrit les cassettes de la « vidéo de confession » de ben Laden du 9 novembre 2001, ont « clairement ajouté des choses à bien des endroits : des choses qui ne sont pas là, que l’on entend pas même après de multiples écoutes » [21].

 

M. Spong a gagné. Bien que le jury ait jugé que ben Laden était un terroriste, il a affirmé qu’il n’y avait pas de preuve qu’il avait commandé les attaques du 11 septembre.

 

Par cette méthode, cette émission sur AVRO, le radiodiffuseur public danois, a présenté des preuves qui n’avaient pas été vues auparavant dans les médias dominants, allant contre la probabilité que ben Laden ait ordonné les attaques.

 

Le 15 avril, Fox News rapportait les conclusions du jury danois dans un long reportage exceptionnellement équilibré, dans lequel l’ancien maire de New York Rudy Giuliani était cité à six reprises disant que l’exonération de ben Laden envoyait un « message troublant » au monde et nourrissait les théories de conspiration. Giuliani a qualifié ce message de diverse façons, soit de « bizarre », de « dangereux », d’« aberrant », d’« irrationnel » et de « regrettable » [22]. 

 

Cependant, en faisant référence à M. Spong en tant qu’avocat « bien connu quoique controversé », Fox a mentionné l’homme 10 fois et plus substantiellement en soulignant ses preuves que les vidéos de ben Laden paraissaient inauthentiques, ainsi que son argument que le FBI n’a pas accusé ben Laden d’avoir orchestré ces attaques.

 

Conclusion : (AVRO est publique et Fox News commercial.) Aucun de ces deux traitements des doutes sur la version officielle présentés par des médias dominants n’a été diffusé le jour de l’anniversaire annuel et chacun d’eux a rejoint des millions de personnes.

 

Étude de cas 2 : l’architecte Richard Gage dans le Financial Post du Canada, 25 avril 2009

 

L’un des quatre principaux journaux anglophones du Canada, le quotidien conservateur National Post, publie sa section affaires sous le nom de Financial Post.

 

Trois semaines après la sortie de l’histoire de la nanothermite, , Jonathan Kay, chroniqueur et rédacteur en chef détenant des diplômes en ingénierie et en droit, a écrit un article à propos de Richard Gage, le « lucide » architecte de San Francisco à la tête du mouvement fort de 1000 membres « Architects and Engineers for 9/11 Truth » (Architectes et ingénieurs pour la vérité sur le 11 septembre) [23].

 

M. Kay, qui lui-même endosse la version officielle du 11 septembre, a décrit M. Gage comme un architecte « d’âge mûr à l’allure respectable, en veston-cravate et au front dégarni ». Il a écrit que l’organisation de M. Gage a réussi à se faire une place à la prochaine conférence de l’American Institute of Architects du 30 avril au 2 mai.

 

Au beau milieu des références aux réactions de la thermite et des explosifs à base d’oxyde de fer, M Kay a écrit ce qui suit à propos des démolitions contrôlées :

 

Aussi radicale qu’elle puisse paraître aux lecteurs, la théorie de M. Gage est étonnamment populaire. Le « Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre » […] a des millions de membres à travers le monde. Nombreux sont ceux qui croient que le World Trade Center a été détruit le 11 septembre au moyen d’une démolition contrôlée orchestrée par de propres représentants du gouvernement et de l’armée des États-Unis.

 

La présentation de M. Gage a également été décrite comme étant « efficace » :

 

Dans un segment particulièrement efficace, il présente des clichés des feux localisés qui ont pris naissance sur les étages inférieurs de l’édifice 7 du WTC des heures avant qu’il ne s’écroule. Quelques secondes plus tard, il montre des images de l’hôtel Mandarin Oriental de Beijing, lequel a subit en 2009 une conflagration épique de haut en bas… et est demeuré debout.

 

Conclusion : (commercial). En plus de rapporter les preuves de M. Gage sans tenter de les réfuter, cet auteur de la presse commerciale a noté qu’« aucun grand média n’a dressé de portrait détaillé ni fait d’enquête approfondie du mouvement des truthers ». Il semble ainsi suggérer qu’il est maintenant temps de prendre ce mouvement au sérieux.

 

Étude de cas 3 : Débat publique de la radio d’État norvégienne à propos de la vérité sur le 11 septembre, 21 mai 2009.

 

Le professeur Harrit, qui donnait une conférence en Norvège à la fin mai 2009, a été interviewé pour une émission de radio publique, « Ici et maintenant » [24] sur NKR (radiodiffuseur norvégien).

 

M. Harrit a présenté les conclusions de l’article sur la nanothermite, lesquelles ont été par la suite débattues par trois scientifiques norvégiens qui ne les appuyaient pas.

 

Après l’émission radiophonique, un débat élargi s’est poursuivi par courriel entre Dr Ola Nilsen, enseignant en chimie à l’Université d’Oslo et Dr Steven Jones, co-auteur de l’article en question, qui enseignait auparavant la physique à la Brigham Young University. Ce débat, durant lequel Dr Nilsen a quelque peu modifié son point de vue original, a été mis en ligne sur un blog anglophone norvégien [25].

 

Conclusion : (public). Bien que NKR ait contesté les conclusions de l’article de M. Harrit lors de cette émission d’avril, les choses allaient changer à a fin de l’été, comme nous le verrons ci-dessous.

 

Étude de cas 4 : L’architecte Richard Gage à Fox News le 28 mai 2009


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Richard Gage
 

Les animateurs de Fox News à KMPH à Fresno en Californie ont débuté leur entrevue de 7 minutes en disant : « Il est un architecte spécialisé dans les structures d’acier. Maintenant, Richard Gage est […] ici pour nous montrer pourquoi il réclame une enquête plus approfondie sur l’effondrement des édifices du WTC [26]. »

 

Ces deux animateurs ont activement encouragé M. Gage à expliquer les 10 caractéristiques clés de la démolition contrôlée. On lui a permis d’expliquer l’accélération en chute libre de l’édifice 7 du WTC (que l’on voit tomber dans ses deux séquences vidéo à la même vitesse qu’un second édifice détruit par démolition contrôlée) et l’« étonnante » défaillance de 40 000 tonnes de colonnes portantes d’acier, conçues pour résister à son effondrement.

 

Bien que l’on ait dit que les effondrements étaient dus aux feux normaux des bureaux, divers pompiers ont signalé de vastes étendues de fer fondu au sol.

 

« Qu’est-ce qui a produit tout ce fer fondu? » a demandé M. Gage.

 

La réponse, a-t-il ajouté, a été trouvée dans les quelques pouces de poussière recouvrant le Bas Manhattan. « Le sous-produit de la thermite est le fer fondu et il est dispersé à travers toute cette poussière […] [I]l y a également des petits fragments de thermite qui ne se sont pas enflammés. Il s’agit de thermite de haute technologie : de la nanothermite. On ne trouve pas ça dans une caverne en Afghanistan. On la produit dans des laboratoires très sophistiqués qui ont des contrats avec la défense […], ses particules sont mille fois plus petites qu’un cheveu humain.

 

Questionné à savoir si ben Laden aurait pu avoir accès aux édifices, M. Gage a répondu que ce n’était pas probable, qu’il serait nécessaire d’enquêter sur quelqu’un d’autre ayant eu accès à la nanothermite, ainsi qu’aux systèmes de sécurité des édifices. Quelqu’un qui a travaillé à la modernisation des ascenseurs, laquelle a eu lieu neuf mois plus tôt et avait lieu « juste à côté des colonnes portantes et des poutres dans l’édifice ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de Fox News a commencé par demander à M. Gage quelles étaient ses qualifications, en disant « nous le demandons pour clarifier car nous voulons qu’au fur et à mesure que nous entrons dans le sujet, les gens s’assure que vous n’êtes pas simplement quelqu’un qui a des idées délirantes […] [V]ous avez un bagage scientifique ». L’émission s’est terminée sur des remerciements sincères à M. Gage pour avoir « ouvert la porte à beaucoup de réflexions » et un avis sur « la grande quantité d’informations » disponible sur le site web de KMPH.com. Bref, M. Gage a été traité avec le respect auquel a droit tout participant sérieux traitant d’une question importante et controversée.

 

Une émission de Russia Today du 9 juillet 2009 a été le prochain événement important survenu dans un média dominant. Comme il a été mentionné précédemment nous allons passer immédiatement à la période anniversaire de septembre 2009, alors que davantage de preuves des conséquences de la découverte de nanothermite ont fait leur apparition.

 

Étude de cas 5 : Le documentaire de National Geographic le 31 août 2009, « 9/11: Science and Conspiracy »

 

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À la fin août 2009, la chaîne National Geographic (NGC) a diffusé un documentaire de deux heures, « 9/11: Science and Conspiracy » (11 septembre : science et conspiration)
, lequel tentait de répondre à plusieurs questions : « Qu’est-ce qui a causé l’effondrement des tours jumelles? Étaient-ce les feux ou des explosifs placés à l’intérieur des édifices et provoquant leur implosion? Est-ce un missile plutôt qu’un avion de ligne qui a frappé le Pentagone [27]? »

 

Cette émission de « NatGeo » prétendait explorer les preuves d’une démolition contrôlée présentées par le mouvement pour la vérité sur le 11 septembre. Dylan Avery (réalisateur des films « Loose Change »), Richard Gage, David Ray Griffin, et Steven Jones ont été interviewés. Mais en réalité, cette émission était entièrement dédiée à déboulonner leurs affirmations en utilisant des démonstrations pseudo-scientifiques afin de réfuter des déclarations qu’aucun de ces homme n’ont faites.

 

Par exemple, dans le but de réfuter l’affirmation que la nanothermite pourrait avoir causé l’effondrement des édifices, NatGeo a utilisé de la thermite ordinaire (le narrateur expliquant qu’ils n’avaient pas accès à de la nanothermite). De plus, au lieu d’utiliser la thermite pour faire des charges formées, lesquelles peuvent tailler de l’acier, les expérimentateurs de NatGeo ont simplement placé un sac de thermite à côté d’une colonne d’acier et l’ont allumé. Puisque la thermite enflammée (de façon entièrement prévisible) n’a pas fait fondre la colonne, le narrateur a conclu, de manière triomphale, que la science avait prouvé la fausseté de la déclaration des théoriciens de conspiration.

 

Tout en n’exposant pas entièrement l’hypocrisie de l’émission affirmant qu’elle représentait la « science », une critique dans Media Life Magazine a tout de même souligné certains défauts en disant :

 

Toutefois, certaines questions soulevées par les truthers ne sont pas abordées ou le sont dans de brefs apartés. Cela expose ce documentaire à des accusations, soit d’avoir sélectionné quels arguments seraient traités. "9/11: Science and Conspiracy" passe trop de temps à discuter de la psychologie derrière les théories de conspiration, ce qui ne constitue pas vraiment de la science dure [28].

 

Une critique du New York Post a cité Sander Hicks, un journaliste et membre affiché de la communauté pour la vérité sur le 11 septembre, disant que ses représentants à l’émission « paraissent prudents et professionnels, impassibles, mais compatissants envers la vérité » et que l’émission, en dépit de ses erreurs, démontre « que le sujet est toujours pertinent et que l’affaire n’est pas réglée [29] ».

 

Conclusion : (commercial). Cette émission de National Geographic offre un bon rappel de la façon dont la question de la vérité sur le 11 septembre a en général été traitée par les médias contrôlés par des entreprises. Cependant, elle démontre également que la controverse est très vivante dans les grands médias.

 

Étude de cas 6 : Le guide télé hebdomadaire allemand TV Hören und Sehen, 31 août 2009


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TV Hören und Sehen, avec un tirage de près d’un million de copies, est détenu par Bauer Media Group, lequel publie 308 magazines dans 14 pays. Le magazine télévisuel présente des entrevues et des articles d’éminents auteurs allemands [30].

 

Il est par conséquent significatif que le 31 août 2009, ce magazine ait publié l’article « Die Geheimakten von 9/11 » (Les dossiers secrets du 11 septembre) sur deux pages entières, suivi de photographies sur deux pages subséquentes. L’article débutait en disant : « Le 11 septembre est officiellement la plus importante affaire criminelle de l’histoire, mais des documents confidentiels et des comptes rendus de témoins font surface, lesquels contredisent les versions officielles de la CIA et du Pentagone [31]. »

 
(..)

 


Screen showing the face of Osama Bin Laden 

 

 

 

suite article ici :
Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

 

 

 

Notes sur le site 

Elizabeth Woodworth
 est une libraire retraitée spécialisée en sciences de la santé et pigiste. Elle a écrit deux livres et de nombreux articles sur des questions politiques et de justice sociale.


 Articles de Elizabeth Woodworth publiés par Mondialisation.ca



http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=18135
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 05:14

 

Après les organisations identifiées à la CIA, mais aussi le terroriste international et l’agent Luis Posada Carriles, c’est au tour du soi disant Committee to Protect Journalists, basé à New York, parrainé par les grandes sociétés et clairement lié aux Services de renseignements américains, d’adhérer à la campagne médiatique contre Cuba déchaînée au cours des dernières semaines depuis Miami.
Les Dow Jones, Citigroup, American Express, Goldman Sachs & Co apparaissent parmi les donateurs réguliers de dons au « Comité pour la protection des Journalistes » (CPJ), une organisation ouvertement financée par des géants de la presse corporative tels que McClatchy Company (propriétaires de Miami Herald), Forbes Inc, Bloomberg, CNN, Time Warner et de l’Associated Press.

CPJ vient de publier une déclaration – diffusée par Associated Press elle-même – en faveur de William « Coco » Fariñas, un délinquant qui se prétend « journaliste » et qui vit depuis des années des « remises » mafieuses.

L’organisation qui siège au 11ème étage du 330 7th Avenue à New York et qui est supposée défendre les journalistes, a pris dernièrement le relais du français Robert Ménard, de Reporters sans Frontières, devenu millionnaire avec la même histoire et qui jouit aujourd’hui de son nouveau statut sur son yacht, ancré dans les Emirats.

Pour ne donner qu’un exemple des vertus « humanitaires » des parrains du CPJ, la banque d’investissement Goldman Sachs vient d’être dénoncée en Europe pour avoir manipulé les finances nationales de la Grèce en faveur d’investisseurs multimillionnaires provoquant ainsi une désastreuse crise financière que le contribuable grec devra assumer

Sur la liste des «bienfaiteurs» du groupe qui vise à prêcher le respect des droits de l’homme, on trouve la très controversée Society Institute du milliardaire George Soros, qualifié par James Petras comme étant «un des plus grands prédateurs spéculateurs du monde. »

Plus dévoyé encore, le CPJ, préoccupé par Fariñas, compte parmi ses relais les plus fervents des organes de propagande de l’État des Etats-Unis – celui-là même qui maintient 200 prisonniers dans ses cages de torture de Guantanamo – comme Radio Free Europe, Radio Liberty, Voice of America et même des inventions tellement identifiées à la version étasunienne de la Liberté de la presse comme la mafieuse Radio-TV Marti.

La dernière intervention du CPJ contre Cuba est caractéristique de manœuvres de propagande menées par la CIA, toujours plus fréquentes, dans des situations qui privilégient le scénario de la guerre sale contre l’Amérique latine,

 Quand la CIA médiatise la mort qu’elle a programmée

Récemment, la CIA avait préparé son plan pour médiatiser, avant qu’elle ne se produise, la mort d’Orlando Zapata, converti en « dissident » par ses propres services, et  programma son suicide par grève de la faim interposée.

 Le chœur des différentes unités « informatives » de l’Agence et du Département d’État engendra instantanément – selon le moteur de recherche Google – la publication dans plus de 2000 médias de toute une série d’interventions dont les caractéristiques démontrent l’existence d’un plan de propagande bien planifié.

El Nuevo Herald de Miami, que la CIA utilise comme navire de proue dans ce genre d’opération, avec El Pais à Madrid et les agences EFE et AFP, dirigea le concert des attaques, en recourant à toutes les organisations financées par l’USAID et concertées déjà depuis longtemps pour ce coup médiatique.

The Cuban Democratic Directorate (DDC) de Miami, archétype de la fausse ONG subventionnée par Washington à coup de millions, fut sans doute le plus strident des participants à un gigantesque spectacle qui a été relayé de manière fulminante par la toile d’araignée de l’agression médiatique préparée, instruite et orientée par les divers mécanismes affiliés.

A ce show « anticastriste » se sont joint dans une parfaite synchronisation la  Cuban American National Foundation, le soi disant Conseil pour la liberté à Cuba, dont les membres, tous des partisans du terrorisme contre l’île, se sont également distingués au cours de la dernière année pour leur soutien à la dictature hondurienne.

De la même manière, des apologistes de Roberto Micheletti, comme la congressiste Ileana Ros-Lehtinen, l’ « intellectuel » officiel de la CIA Carlos Alberto Montaner (écrivain et journaliste), qui ont applaudi les meurtres de la police assassine de la dictature, sont apparu «spontanément» pour «défendre les droits de l’homme. ». Ce qu’ils ont fait à côté des protagonistes habituels des shows anticastristes, comme le terroriste Angel de Fana, Silvia Iriondo et Ramon Saul Sánchez, tous des collaborateurs de premier plan de la CIA.

Sánchez, qui pleura en se référant à Zapata, évita bien sûr de rappeler son passé de tueur à gages avec Omega 7 quand il ordonna à Pedro Remón d’assassiner l’exilé Eulalio José Negrin devant son fils de 12 ans, le 25 Novembre 1979.

Mais le comble se produisit quand Luis Posada Carriles lui-même s’exhiba à Miami, devant les caméras du maffieux Channel 41, après un défilé d’environ 500 fanatiques que le Miami Herald avait évalué à 5 000.

En tant qu’organe de la mafia locale, on peut supposer que le Canal 41 n’ignore pas que Posada est l’homme qui, en 1976 a ordonné d’assassiner les 73 innocents de l’avion de Cubana de Aviación, qui, à Caracas a envoyé ses sbires pour frapper à coups de pieds dans leur ventre des femmes enceintes, qui a trafiqué les armes et la drogue de ce que l’on a appelé le scandale Iran-Contra, et qui a ordonné les attentats assassins de La Havane en 1997.

 Devant le monument des mercenaires de la Brigade 2506 de Playa Girón, opération dans laquelle il avait été embauché en tant que sbire, le vieil assassin dit en se référant à Zapata qu’il « s’unissait à la douleur des Cubains pour la mort de ce héros. »

La dénommée « grande presse », écrite, télévisuelle ou radiophonique, n’est que la partie la plus visible de la machine impériale d’ingérence dont font partie aussi, en plus des organismes de renseignement eux-mêmes, les agences de la NED, la Freedom House, International Republican Institute (IRI), le National Democratic Institute (NDI), la Development Alternatives Inc (DAI), les « fondations » européennes et autres pseudo ONGs telles que Reporters sans frontières et d’autres semblables.

La tromperie systématique pratiquée par ces organes de communication érigés en monopoles de l’information pendant plusieurs décennies par d’authentiques conspirations, avec la coopération active et coupable des agences de presse « internationales », est devenu le phénomène le plus pernicieux de la lutte du capital pour assurer sa survie. Un combat mené et rigoureusement contrôlé par un empire insatiable, agressif et traître qui n’entend jamais la voix de la raison, sauf quand les peuples la lui imposent.

Jean Guy Allard en Kaos en la Red

Version originale :

http://www.kaosenlared.net/noticia/hasta-cuando-mecanismo-yanqui-desinformacion

Más información:

América Latina

Cuba

http://r-sistons.over-blog.com/ext/http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=11533

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 17:23
Un mot d'introduction:
Le pouvoir du lobby juif dans le monde est écrasant, à travers les politiciens, les hommes d'affaires, les biologistes, les cinéastes, les historiens, etc, et bien sûr les médias. Tout est dénaturé par cette influence démesurée d'un petit nombre sur l'ensemble de la planète. Il faut que cela cesse ! Au nom du pluralisme, de la démocratie, de l'éthique, etc. Si l'on veut assainir la politique, il faut commencer par dénoncer ce Pouvoir de l'ombre, et y résister. Voici un article pour nous y aider, eva R-sistons à l'intolérable.


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Peut-on défier le pouvoir du lobby juif ?
Assurément ; voici ce qu’il est possible de faire
Mondialisation.ca  





Plusieurs écrivains ont récemment écrit des articles ou des analyses critiques du pouvoir du lobby pro-israélien ou juif, et de son influence sur la politique usaméricaine au Moyen-Orient. La plupart de ces textes soulignent l’ascendant du lobby sur le Congrès, les deux principaux partis politiques américains [jumeaux, NdT] (en particulier, le Parti démocrate) et l’exécutif. Certains décrivent même ces lobbies pro-israéliens et les fédérations juives alliées, leurs nombreux instituts de propagande agissant sous couvert d’être des « boîtes à idées » [am. : think tanks, NdT], leurs publications propres ainsi que leur influence, voire leur contrôle sur les mass médias, depuis Hollywood jusqu’à la radio dite « publique », en passant par la presse écrite et la télévision. Toutefois, ces critiques et ces analystes finissent le plus souvent par se « peindre dans le coin de la pièce », en attribuant au lobby juif un pouvoir tel qu’il finit par décourager tout effort pour en contrer l’influence et modifier l’orientation de la politique usaméricaine. L’image d’un lobby juif quasi omniscient et omnipotent, par trop répétée, finit par en occulter la vulnérabilité ainsi que les questions très importantes autour desquelles une opposition ou un mouvement anti-hégémonique peuvent être organisés, aux USA.

 

Un bon point de départ pour mettre sur pied un mouvement de cette nature réside, dans certains cas, dans des campagnes consacrées à un unique thème ; dans d’autres cas, certains des rapports critiques publiés sur les agissements et le comportement du Lobby peuvent devenir des points de rassemblement en vue de s’organiser, d’impulser une nouvelle législation et d’améliorer les restrictions législatives imposées aux activités du Lobby.


Ce qui peut et doit être fait : 18 points, pour l’action

1 - Exercer des pressions sur le lobby pro-israélien afin de le contraindre à se déclarer [à l’Etat] en tant qu’agent d’une puissance étrangère. Il y a abondance de preuves, basées sur des documents publics, des observations, des témoignages, des interviews, qui démontrent que les dirigeants du Lobby prennent leurs ordres du gouvernement israélien, servent de courroies de transmissions de la politique israélienne aux USA, préparent les projets de lois soumis au vote du Congrès des USA en fonction des priorités israéliennes, coordonnent et transmettent de l’information issue du gouvernement des USA vers le gouvernement israélien et ont été impliqués dans des opérations d’espionnage, aux USA, au profit de la police secrète israélienne [Mossad]. Si, par exemple, l’AIPAC est obligée de se déclarer en tant qu’agent d’une puissance étrangère, on peut s’attendre à ce qu’un nombre important de ses membres actifs / de soutien soit démissionneront, soit se retireront, et que de gros contributeurs s’abstiendront de le financer, ce qui aura pour effet d’affaiblir la base financière et militante du Lobby.

Ensuite, d’autres membres de la coalition pro-israélienne vont s’insurger contre l’idée de s’associer avec une agence au service d’une puissance étrangère. Troisièmement, des officiels, tant élus que nommés, seront plus hésitants à suivre le mouvement ou à partager la plateforme programmatique d’une organisation attribuée à un gouvernement étranger, en raison de possibles implications juridiques ou, tout au moins, d’une piètre publicité.

2 – Organiser une campagne de retrait d’investissements placés dans des entreprises usaméricaines fournissant au régime israélien des armes de destruction massive, ou encore des équipements de travaux publics utilisés afin d’étendre la colonisation israélienne de la Palestine. Le boycott doit inclure le ciblage des industries militaires, qui contribuent à des « boîtes à idées » contrôlées par le Lobby, les fonds de pension des divers États et de l’Union qui investissent dans les Bons du Trésor israélien [Israeli Bonds], et qui devraient faire l’objet de pression les incitant à réinvestir ces fonds dans des industries productives et des services sociaux créateurs d’emploi et générateurs de richesses pour le peuple usaméricain.

3 – Créer une banque de données avec les noms et coordonnées de tous les personnages politiques clés qui font passer depuis fort longtemps Israël avant tout autre préoccupation et qui collaborent de longue date avec le lobby pro-israélien. Cette banque de données peut se focaliser sur le rôle joué par la configuration de pouvoir sioniste qui est actuellement impliquée dans l’arrimage des politiques usaméricaines aux politiques expansionnistes d’Israël. Cette banque de données peut enregistrer tous les principaux textes législatifs taillés sur mesure pour Israël par le Lobby, ou encore le nombre des voyages d’agrément aux frais de la princesse et des voyages d’étude [en Israël] organisés par le Lobby à l’intention de décideurs politiques. De plus, il faut collecter de l’information à tous les niveaux de « consultation » entre leaders politiques clés, notables religieux, organisations sionistes internationales et l’État israélien. La « banque d’informations » peut fournir des bases pour démontrer à quel point le Lobby est au service de la politique extérieure israélienne, gauchit la politique intérieure et étrangère des USA et contribue à faire taire ses détracteurs et à saper le débat démocratique interne. Autrement dit : la campagne anti-lobby peut représenter une part importante de la bataille des idées, et s’impliquer dans le combat visant à renverser la tutelle étrangère et à recouvrer notre liberté de débattre ouvertement du rôle joué par Israël et le lobby dans la politique des USA.

4 – Soutenir le boycott à l’échelle mondiale des échanges d’étudiants et des échanges universitaires avec des homologues israéliens et des institutions soutenant la colonisation et la répression contre les Palestiniens, et a fortiori y participant. En particulier, les psychologues et les psychiatres doivent faire pression sur leur association respective afin d’exclure tous leurs homologues israéliens impliqués dans des interrogatoires [habituellement accompagnés de torture] de prisonniers politiques.

5 – Faire passer des lois qui interdisent aux individus détenteurs de la double nationalité usaméricano-israélienne, en particulier les individus liés aux réseaux de renseignement militaire, d’accéder à des postes sensibles dans le gouvernement ou dans le contrôle des processus de nominations des partis politiques, comme c’est aujourd’hui le cas au Parti démocrate. De nombreux cas ont fait surface, de citoyens israélo-usaméricains, dans le secteur de haute technologie qui ont un accès direct à des logiciels affectant la sécurité nationale des USA, ainsi que de hauts responsables du Pentagone à double  nationalité duale, qui font la promo de politiques favorables à Israël, à grand frais pour les USA, et avec un coût exorbitant en termes de vies humaines sacrifiées.

6 – Organiser l’élimination des privilèges fiscaux d’Israël en matière d’exemptions d’impôts, de commerce, de technologie et de citoyenneté, qui pèsent sur le contribuable usaméricain, augmente la compétitivité d’Israël aux dépens des producteurs usaméricains et facilite l’immigration israélienne au détriment d’autres nationalités. Par-dessus tout, il faut exiger l’élimination totale ou une réduction drastique des plus de 3 milliards de dollars d’aide extérieure alloués à Israël, ainsi que des 10 milliards de dollars de prêts garantis accordés à un pays dont le revenu annuel par tête est de 21 000 dollars ! Les fonds [de pension], qui couvrent plus de 40 % du total des budgets d’aide étrangère américaine à Israël, doivent être consacrés à la couverture des dépenses de santé pour les 45 millions de citoyens usaméricains dépourvus de sécurité sociale, ou tout au moins alloués à des pays en Afrique, en Amérique latine et en Asie, où le revenu par tête ne dépasse pas 1 000 dollars par an.

7 - Soutenir les actions en vue de la fin de l’embargo usaméricain sur les biens, les services et l’assistance financière à la Palestine ; reconnaître le gouvernement Hamas démocratiquement élu. Rejoindre les parlementaires européens, libanais, et la plupart des gouvernements du Moyen-Orient et du Tiers-monde, dans la reconnaissance du Hezbollah en tant que parti électoral légitime et que mouvement social au Liban. Dans ce domaine, comme dans bien d’autres encore, le lobby sioniste et ses fans ne représentent qu’une petite minorité dans la communauté internationale des nations et dans l’opinion publique mondiale. Par sa domination sur la politique usaméricaine vis-à-vis du Liban et de la Palestine, le lobby a contribué à isoler les USA, à provoquer la colère de toutes les associations humanitaires consensuelles et apporté du crédit à la croyance mondiale selon laquelle Washington est une marionnette dans les mains des décideurs politiques israéliens.

8 – Soulever la question de la possibilité de traîner des responsables israéliens devant les tribunaux internationaux chargés de juger des crimes de guerre, ou devant des cours pénales chargées d’examiner les violations des Conventions de Genève et des protocoles du Tribunal de Nuremberg. S’ils ont des dossiers criminels suspendus au-dessus de leur tête dans diverses cours de justice, les criminels de guerre israéliens, tant militaires que civils, seront moins enclins à voyager à l’étranger, de crainte de se faire arrêter. De même, des procès civils peuvent être engagés afin de saisir des comptes et des dépôts bancaires israéliens afin de verser des réparations de guerre aux civils libanais concernés par les 15 000 domiciles détruits ainsi que par des dommages estimés à 10 milliards de dollars. Les familles des victimes civiles, ainsi que celles des gardiens de la paix de l’ONU assassinés doivent être encouragées à chercher à obtenir compensation aux USA, ainsi qu’auprès de leurs propres tribunaux locaux.

9 – Transformer le problème posé par l’allégation uni-bilatérale étatsuno-israélienne du danger prétendument posé par l’enrichissement d’uranium par l’Iran en une exigence plus conséquente et générale de faire du Moyen-Orient une zone exempte de toute arme nucléaire. Ceci permettra de mettre en lumière le fait que la détention par Israël de pas moins de 300 bombes nucléaires fait de ce pays une menace particulièrement préoccupante de guerre nucléaire au Moyen-Orient et ailleurs dans le monde. La campagne anti-iranienne du Lobby vise à permettre à Israël de conserver ses armes nucléaires ; c’est aussi un moyen permettant de dissuader toute opposition aux visées expansionnistes de ce pays.

10 – Appeler l’Agence Internationale de l’Energie Atomique et les autres organismes de l’ONU chargés d’inspections nucléaires à enquêter sur les accusations portées contre Israël, selon lesquelles se pays est en train de fabriquer et de stocker des bombes nucléaires, ainsi que des armes chimiques et biologiques, contrairement à l’accord de non-prolifération. Le Lobby sera forcément sur la défensive, ayant à défendre les ruses et la politique de secret d’Israël en matière d’armes de destruction massive.

11 – Organiser des boycotts et des campagnes d’information afin d’exiger des mass-médias locaux, régionaux et nationaux qu’ils interviewent au moins autant de détracteurs d’Israël que de porte-parole. Proposer des débats, des tables rondes et des forums qui incluent des contempteurs d’Israël au moins aussi nombreux que ses porte-parole ; déposer des plaintes contre les lobbyistes juifs portant des accusations diffamatoires d’ « antisémitisme » contre des critiques avisés, qui subissent ensuite des exclusions professionnelles ou voient leur carrière brisée. Organiser des équipes de juristes afin de déjouer l’impunité des diffamateurs retors et des responsables de crimes de haine parmi les idéologues pro-israéliens.

12 – Exiger que les présentateurs d’informations, les analystes et les commentateurs traitant des questions moyen-orientales aient leurs affiliations organisationnelles et politiques clairement identifiées. Cela aidera à focaliser l’attention du public sur le parti pris extraordinairement unilatéral des médias, et cela affaiblira un des bras armés clés de la propagande du Lobby.

13 – Soutenir les législations interdisant aux individus à la double citoyenneté (et par conséquent aux loyautés duplices) d’occuper des postes décisionnels dans le gouvernement, tant exécutifs que législatifs. Comme nous l’avons vu, de nombreux décideurs politiques de haut niveau, fortement engagés dans le service des intérêts israéliens, conduisent notre pays dans des guerres désastreuses au Moyen-Orient.

14 – Soutenir toute législation révoquant la nationalité d’individus s’enrôlant ou s’engageant dans une activité militaire au service d’un gouvernement étranger. Le Lobby envoie des centaines de juifs usaméricains en Israël, où ils prennent part à des activités civiles et sécuritaires, ou s’intègrent dans l’armée israélienne au côté des recrues israéliennes, devenant des « réservistes » totalement endoctrinés dans la vision militariste israélienne du monde.

15 -  Un des moyens utilisés par le Lobby afin d’influencer ou de s’acheter la loyauté de législateurs et d’officiels usaméricain s consiste à les inviter en Israël, tous frais payés : là, ils sont endoctrinés et soumis à une intense propagande de toute une bande d’hommes politiques israéliens et de thuriféraires de l’État sioniste. Des projets de loi visant à interdire la propagande stipendiée et l’achat de voix au moyen de voyages aux frais de la princesse ont été débattus au Congrès, mais il a été coupé court à leur examen, en grande partie à cause des manœuvres du Lobby juif. Manifestement, il s’agit là d’un domaine où la corruption et le contrôle étranger sur notre politique étrangère convergent et seraient fortement sensibles à toute campagne visant à moraliser la politique publique.

16 – Depuis les attentats du 11 septembre 2001, des centaines d’Israéliens soupçonnés d’espionnage et plusieurs lobbyistes, dont des fonctionnaires du gouvernement et des militaires usaméricains ont été accusés d’espionnage au profit d’Israël. Néanmoins, il n’en a résulté aucune déclaration publique, ni aucune dénonciation dans les médias. Des campagnes doivent être organisées afin d’exiger un traitement et une publicité égale, concernant les espions israéliens, à ceux qui sont réservés aux agents non-israéliens. Les hommes de mains israéliens opérant à partir de leur ambassade doivent être dénoncés et arrêtés, au lieu de leur permettre de s’échapper en toute tranquillité, comme actuellement.

17 – Des propositions de lois doivent être déposées et les associations d’anciens combattants de toutes les guerres doivent être mobilisés afin d’exiger des auditions au Congrès au sujet du bombardement par Israël du croiseur de surveillance USS Liberty, avec des témoins directs appartenant aux survivants de notre marine. Cette commission devra enquêter sur la couverture assurée à cette affaire, par la suite, par l’administration Johnson, ainsi que le rôle qu’y a joué le Lobby.

18 – Enfin, il faut soutenir les partis politiques et les candidats opposés à l’occupation de la Palestine par Israël, à ses 3 milliards de dollars d’aide extérieure et à l’agenda belliciste du Lobby au Moyen-Orient. Soutenir une politique usaméricaine anti-colonialiste, la conversion du milliard de dollars de prêts accordés à Israël aux fins de reconstruire les régions désindustrialisées aux USA et renoncer aux interventions militaires au Moyen-Orient, qu’elles soient aux services d’Israël ou au service d’intérêts impérialistes.

Conclusion

Pouvons-nous empêcher les efforts du Lobby visant à forcer la main à l’Usamérique et de faire pression sur notre gouvernement pour qu’il envoie nos soldats, toujours plus nombreux, mourir au Moyen-Orient pour les beaux yeux du Grand Israël ? Oui. Mais ça ne sera pas facile, de toute évidence, en raison de fric qui s’écoule dans les auges du Congrès, du terrible parti pris des médias et de la couardise de beaucoup de nos propres faiseurs d’opinion. Mais le départ a été pris. Des militaires de haut rang, tant d’active qu’à la retraite, s’opposent depuis quelque temps aux décideurs politiques sionéocons du Pentagone, du Département d’État et du Congrès. Des institutions religieuses éminentes, telle l’Église presbytérienne épiscopalienne, l’Église du Christ, ainsi que des responsables des églises grecque orthodoxe, catholique et protestante ont fustigé les exactions d’Israël en matière de violation des droits de l’homme, et soutiennent diverses campagnes de boycott.

De grands syndicats canadiens (comme le syndicat du secteur public de l’Ontario, le CUPE), en Afrique du Sud, dans l’Union européenne et au Moyen-Orient ont exprimé leur condamnation de l’épuration ethnique et du militarisme israéliens. Des professeurs d’université, avec en tête des éducateurs britanniques et irlandais, soutiennent le boycott des universitaires et des instituts de recherche israéliens collaborant avec le régime israélien. Aux USA mêmes, en dépit des campagnes de propagande du Lobby, une majorité des citoyens n’ont pas soutenu les bombardements israéliens au Liban et elle ne supporte plus la guerre usaméricaine en Irak, fomentée par le Lobby.

L’opposition, comme la collaboration, avec le Lobby israélien traversent tout le spectre idéologique. Les opposants au rôle dominant exercé par le Lobby dans la détermination des politiques moyen-orientales usaméricaines en faveur d’Israël ont provoqué l’ire de nombreux écrivains, d’hommes politiques et d’officiers conservateurs traditionnels, ainsi que d’un nombre considérable de démocrates, de pacifistes, de gens de gauche, de Verts, d’Églises chrétiennes consensuelles et de Démocrates de base. Parmi les partisans du Lobby, on trouve la direction des deux principaux partis usaméricains, toutes les associations juives et tous les corps religieux juifs consensuels, la plupart des juifs libéraux et des non-juifs, ainsi que des néoconservateurs, des magnats des médias et des sionistes chrétiens fondamentalistes.

Deux questions fondamentales peuvent servir de test majeur pour mesurer les forces : guerre et / ou paix au Moyent-Orient ? et : Qui gouverne l’Usamérique ? Le Lobby, à l’intérieur et à l’extérieur de la branche exécutive du Congrès, a joué un rôle fondamental pour nous pousser à la guerre en Irak. Il représente le principal groupe de pression tentant de nous pousser à une guerre contre l’Iran, une guerre qui provoquera une confrontation majeure dans l’ensemble du Moyen-Orient, des attentats en Occident, qui menacera notre sécurité et provoquera une crise pétrolière et énergétique majeure, qui conduira vraisemblablement à une grave récession économique.

Le pouvoir de fomenter des guerres du Lobby dépasse de beaucoup celui de tout corps élu, tels qu’ils sont constitués aujourd’hui, en raison de la peur panique que les responsables officiels élus et les faiseurs d’opinion ont de la brutalité politique vengeresse du Lobby.

Mais nous autres, les citoyens usaméricains, nous sommes confrontés à un autre problème tout aussi grave : notre perte de contrôle sur notre propre processus politique ; le pouvoir du Lobby est au service inconditionnel de l’État israélien. Ce qu’Israël dicte, le Lobby le poursuit et l’obtient grâce à son réseau de plusieurs centaines de milliers d’activistes et à ses centaines de millions de liquidités. Ceux parmi nous qui s’élèvent pour défendre le droit qu’a l’Usamérique de décider sa propre politique au Moyen-Orient, hors toute intervention du Lobby israélien, sont confrontés au défi de recouvrer notre liberté de choisir. La liberté de choisir qui et ce que nous soutenons au Moyen-Orient, sans être menacés de représailles politiques, financières ou sociales, sous la forme de diffamation ou d’ostracisme public. Nous, la plus puissante des puissances militaires et économiques, nous sommes politiquement et culturellement colonisés. Comme d’autres mouvements de libération nationale, nous devons lutter afin de nous libérer de la tyrannie d’Israël sur notre politique au Moyen-Orient. Dans les années 1950, nous avons fait face à l’anticommunisme maccarthyste, une ruse visant à nous entraîner dans la Troisième guerre mondiale. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à la diffamation de l’antisémitisme sioniste, une ruse pour nous pousser dans une nouvelle guerre mondiale contre les pays musulmans et les pays qui s’opposent à l’expansion d’Israël. De même qu’une large coalition, allant de la gauche au Secrétaire à la défense, a pu vaincre le maccarthysme dans les années 1950, conduisant à la détente des années 1970, de même, aujourd’hui, une coalition similaire peut aboutir à la défaite des politiques de guerre du Lobby israélien, et conduire à notre autodétermination et à notre dignité nationale en quête d’une politique étrangère démocratique.

Mes amis : ceignez-vous les reins et videz votre vessie : ça va être un combat d’enfer, où tous les coups seront permis !

 


Dissidentvoice

 

Traduit de l'anglais par Marcel Charbonnier et révisé par Fausto Giudice, membres de Tlaxcala, le réseau de traducteurs pour la diversité linguistique. Cette traduction est en Copyleft : elle est libre de reproduction, à condition d'en respecter l'intégrité et d'en mentionner sources et auteurs.


James Petras est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de James Petras publiés par Mondialisation.ca

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 01:03
Pujadas roi de la désinformation et de la propagande,
par eva R-sistons   
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David Pujadas au Salon du Livre de Paris le 14 mars 2009

David Pujadas, wikipedia.org

Mes amis,

Actuellement, je suis à Marseille chez une amie palestinienne, ancienne voisine. Bloquée depuis trois jours par les intempéries (chez moi, la neige recouvre tout, les vagues viennent seulement de se calmer). Et avant de passer à table avec mes hôtes, je surprends des bribes d'information sur France 2 (Journal de 20 heures, 9 mai 2010). Je suis scandalisée, une fois de plus ! 

Alors que la France est en ébullition, survoltée, pressurée, dépouillée peu à peu de tous ses attributs les plus fondamentaux, le journaleux Pujadas fanfaronne: "La France se redresse, elle tient tous ses engagements, François Fillon serait un excellent successeur de Sarkozy...". France 2 la télé du pouvoir noyauté par le CRIF, prépare déjà nos lendemains désenchantés en jouant la carte (plus présentable) de Fillon: Il faut à tous prix, n'est-ce pas, sauvegarder les intérêts de l'Oligarchie financière qui spolie les peuples de leur travail, de leur dignité, de leur avenir...

Que se passe-t-il, ce jour-là ? 

Les magistrats manifestent contre la casse de la Justice. Une grande banderolle: "Non à une Justice aux ordres". Pujadas le valet du grand Capital annoncera d'un mot la révolte des magistrats de France. On ne saura rien de leur mécontentement. Du bref, du vague, du flou. Un chef-d'oeuvre de désinformation ! 

Le malaise dans les crèches: Dans un même local, plus d'enfants à surveiller sans augmentation du personnel. Autrement dit, si dans 20 m2 il y avait cinq personnes pour surveiller vingt enfants, il y en aura toujours cinq, dans le même espace, pour accueillir dix enfants de plus... Cherchez l'erreur ! Le malaise se traduira par des grèves. De la broutille pour Pujadas, sans doute...

Le mécontentement des enseignants. Là, une page spéciale. Mais comme d'habitude, l'anecdotique prime sur l'information, et l'on ne saura pas vraiment qu'ils sont furieux d'apprendre que leur absentéisme se soldera par de curieux remplacements: En effet, ce sont des étudiants qui remplaceront les maîtres absents, ou des enseignants à la retraite. Il ne faut surtout pas embaucher de fonctionnaires ! L'heure est aux économies. Sur le dos de nos enfants ! Va-t-on vers un enseignement au rabais ? Le titre, sur FR2 télé de désinformation et de propagande, est : "Les parents contre l'absentéisme". Une manière de dresser les uns contre les autres, les parents contre les profs absents. En réalité, il s'agit d'autre chose ! Ce sont les professeurs qui sont mécontents et qui manifestent contre les remplacements au rabais... pour éviter l'embauche de nouveaux fonctionnaires !

Et justement, le faux journaliste Pujadas annonce l'augmentation du chômage... dans tous les pays européens. Une façon de noyer le poisson ! Non, Monsieur le journaleux, nous sommes en France, et c'est la politique de Sarkozy qui crée du chômage. Votre pseudo information cherche à détourner l'attention des vrais problèmes, en faisant croire que tous les pays sont confrontés aux mêmes problématiques... et donc,  Sarkozy ne serait pas responsable. 

Honteux journal de 20 heures ! On nous abreuve de faits divers, d'anecdotes, de bonnes nouvelles, de fausses nouvelles, on nous parle d'embonpoint, de burka ou de terrorisme, et on nous cache soigneusement tout ce que nos politiques préparent pour liquider la France, l'emploi, le social, le droit du travail, les services publics... tout ce qui aura une influence directe sur notre quotidien nous est soigneusement dissimulé, il y a même des sujets tabous comme la politique étrangère de la France, et l'on se gardera bien de nous dire, par exemple, que les abus de biens sociaux ne seront plus poursuivis comme avant... au moment même où les petits délinquants seront traqués et réprimés impitoyablement. La fin du Juge d'Instruction ? Le débat est escamoté, volontairement succint et hermétique. Il ne s'agit surtout pas de dire la vérité aux Français: Leur Justice ne sera plus indépendante, les puissants seront épargnés à l'heure où l'on instaure la tolérance zéro pour les délits mineurs...

En nous désinformant, en nous mentant, en nous manipulant, en nous conditionnant, David Pujadas fait du Journal de 20 h sur FR2 un instrument de désinformation et de propagande au service des bourreaux, entre autres financiers ou militaires, de l'humanité. Il ne mérite que notre opprobe...

Et pour clore cette soirée sur la chaîne la plus ultra-sioniste,  un document évidemment présenté par Marie Drucker sur les rafles de Juifs.

Marie Drucker, vous connaissez ? Les Drucker sévissent sur les chaînes publiques, en famille. Désinformation, conditionnement, divertissements à gogo pour détourner les Français des questions engageant leur avenir, et même incitation à la guerre. Entre deux séparations (voir sa biographie sur Wikipedia), celle qui pour moi incarne la dureté (elle se lit d'ailleurs sur son visage), la suffisance, le mépris, celle-là, donc, distille sur nos écrans la désinformation et l'exaltation de la guerre. Et ses obsessions ! Car la demoiselle a une préoccupation très communautariste, la Shoah. Engluée dans un passé non digéré, elle nous le sert à longueur d'émissions spéciales. Est-ce le rôle de la télévision, d'une grande chaîne publique financée par les Français eux-mêmes, de faire d'un événement passé le leit-motiv incantatoire, et malsain (car partisan, restrictif §  et obsessionnel) du présent ? Overdose pour le télespectateur ! Au moment même, justement, où FR2 s'évertue à masquer les mécontentements (des policiers, des médecins, des fonctionnaires, des magistrats, des enseignants etc) et les décisions prises par un gouvernement impopulaire, acharné à tuer tout ce qui fait l'identité de la France alors qu' il demande, hypocritement, d'en débattre...

De qui se moque-t-on ? David Pujadas ou Marie Drucker, vous n'avez rien à faire sur une chaîne publique, allez semer votre désinformation ou votre venin sur des chaînes communautaristes ! C'est votre place, débarrassez-nous du supplice, chaque soir ou chaque week-end, d'avoir à subir votre propagande au service d'Etats ou de politiques qui ne sont pas les nôtres !

eva R-sistons à l'intolérable de la désinformation et de la propagande pour le libéralisme militaro-financier...

§  Quid de la Shoah des Tsiganes, premières victimes, ou des handicapés mentaux, des homosexuels, des communistes... ? 



Le culte de la peur sur France 2,
Journal de 20 heures



Salut Eva,

Oui, c'est très bien vu. Mais as-tu remarqué sur france 2, le 20 heures du dimanche soir ?
Pathétique ! On te trouve toujours un terroriste, un émeutier, toujours de gauche, ou issu d'une minorité.
Le culte de la peur, sur ce 20 heures du dimanche, qui est sans doute le plus écouté, en fin de week-end de repos et loisirs (mais pas le plus regardé, car en semaine, on regarde souvent sans entendre ; nuance...)

Oui, tous les dimanches soir, au 20h, France 2 nous trouyve un ennemi de la nation : l'anarchiste, le communiste, le gréviste, le syndicaliste, l'étranger, le "différent", ... Ils ne manquent pas d'imagination.
Et quand ils ne trouvent aucun fait divers pour cautionner le syndrome de la peur, ils ressortent des archives sous forme de dossier.... Surtout, après cet agréable week-end de décompression, n'allez pas vous coucher sans faire intervenir votre subconscient culpabilisant, avant de retourner vous faire aliéner par votre patron pour 5 nouveaux jours.


(commentaire posté le 12 mars 2010) par
Chien Guevara 

           
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  • : R-sistons à la désinformation
  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
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  • Eva R-sistons
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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