Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 00:15

 

Rachat du Monde : Nicolas Sarkozy a reçu le directeur du journal

 

Le président de la République aurait souligné à Eric Fottorino que l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux.

 

AFP

 

Le président de la République Nicolas Sarkozy a reçu cette semaine le directeur du Monde, Eric Fottorino, et lui a donné son avis sur la recapitalisation du groupe, a confirmé vendredi 11 juin la direction du journal.
"Je confirme qu'on s'est parlé et qu'on s'est rencontré", a dit Eric Fottorino interrogé par l'AFP. Plusieurs médias s'étaient fait l'écho de cette conservation.
Questionné sur une politisation du dossier, il a indiqué "rester dans sa mission et celle du directoire de mener à bien, avec le conseil de surveillance et les sociétés des rédacteurs et de personnel, cette recapitalisation du Monde".
"Qu'il y ait un regard politique, cela a toujours été depuis 1944 (ndlr: création du Monde), il y a toujours eu un regard du pouvoir et ça ne va pas changer", a-t-il reconnu.
 
"Pas grâce à ses yeux"
Selon une source de la rédaction, Eric Fottorino s'est exprimé jeudi devant les journalistes du Monde, indiquant avoir été reçu cette semaine par le président de la République qui a souligné que l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux.
Le directeur du Monde a souhaité "ne pas vouloir alimenter une polémique, je ne veux pas entrer dans quelque chose en plus qui pourrait laisser penser que je veux favoriser telle ou telle candidature" à la recapitalisation du Monde.
 
Jusqu'à vendredi 19h
Les candidats à une prise de contrôle du Monde ont jusqu'à vendredi 19h pour déposer leurs offres finalisées. Certains ont déjà demandé un assouplissement du calendrier sur lequel le Conseil de surveillance prévu lundi devra se prononcer.
Outre l'offre annoncée par le trio Bergé-Pigasse-Niel, le groupe Le Nouvel Observateur est également dans la course avec un associé non encore dévoilé. L'Espagnol Prisa, déjà actionnaire à plus 15% du Monde, est également sur les rangs mais a posé des conditions, notamment en matière de délais, afin d'examiner plus avant la situation du groupe.
(Nouvelobs.com avec AFP)

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100611.OBS5366/rachat-du-monde-nicolas-sarkozy-a-recu-le-directeur-du-journal.html

 

 

Commentaires :

 

dérives

Entre cet avis et la mise en examen du journaliste de rue 89, l va falloir se poser la question d'une presse officielle sinon d'État. La liberté est surveillée, même si elle fait partie de notre devise nationale, c'est un droit qui dérange.

11.06 à 19h42 - Alerter - Réagissez enzo Battue par la Chine ??

En foot oui, mais en liberté de presse, la France va finir par battre la Chine !!! A quand les chars sur la place de l'Etoile ???
Il est temps de faire la révolution !!!

11.06 à 18h53 - Alerter - Réagissez Melitsa Merci Tapex et bonsoir

Je vais de ce pas lire l'article. C'est vrai qu'il y a une ressemblance frappante entre la Chine nouvelle et la NéoFrance : hadopie, l'omnibulation contre le Net...

11.06 à 18h27 - Alerter - Réagissez Urgup Le roi du Monde

Il lui faut le titre à défaut d'avoir le rang

11.06 à 18h23 - Alerter - Réagissez Nextkinney mali830

Sauf votre respect souffririez vous de trouble de latéralisation. car vous dites qu'il y a déjà assez de journaux de gauche comme cela, lesquels s'il vous plait. Car de quotidien de gauche, je ne vois que Libération mais je ne pense pas qu'il en soit de même pour Le figaro, France soir, Le Parisien, La Croix, La Tribune, Les Echos pour ne parler que la presse nationale. Donc comme vous semblez sûr de vous, merci de me citer le nom de ces fameux journaux de gauche.

11.06 à 16h54 - Alerter - Réagissez OUAF-OUAF C'est pour changer le titre!

LE MONDE ça fait viellot, Nabot Banania serait plus en phase avec l'Hexagobananeraie.
Reste-t-il des journalistes, des vrais au Monde ? Si oui sale temps pour eux! Comme sur France 2 ou 3!

11.06 à 16h41 - Alerter - Réagissez slipsXXLkangoo Le Monde

au main des maitres du monde......BOF petit a petit l'autocratie prenant sa place dans le MONDE.
Presse Libre ?
Une raison de plus pour ne plus acheter Le Monde déjà par le changement de la rédaction avait viré de bord. Là ce serait confondre l'information et la propagande !
11.06 à 16h37 - Alerter - Réagissez mali830 @
vous croyez qu'il n'y a pas assez de journaux de gauche sans vendre le monde à ce triumvirat , le mentor de ségo : bergé et le sulfureux Xavier Niel et son minitel rose
nous sommes derriére vous monsieur le president , les rouges ne passeront pas
11.06 à 16h31 - Alerter - Réagissez tapex @melitsa
D'après moi il est allé chercher conseil auprès du parti étranger allié à l'UMP : le PC chinois.
La Süddeutsche Zeitung a consacré un article aujourd'hui aux manigances de Sarkozy vis à vis du Monde. C'était avant l'entrevue ...
11.06 à 16h14 - Alerter - Réagissez xman Putain deux ans!!!
Là! franchement il est grand temps qu'il se termine ce quinquénnat anti-démocratique, moi aussi pour une fois je voudrais être plus vieux de deux ans...
11.06 à 15h49 - Alerter - Réagissez Melitsa Voilà ty pas
que poutine ou son medvedev se mêlerait du rachat des Izvestia. Alors là non, non, non... moi je dis non. Les Izvestia, c'est le journal russe par excellence. On sait bien que journalisme et liberté de la presse sont deux problèmes épineux en Russie mais de là à ce que l'on voit clairement l'intervention du chef de l'Etat, moi je dis non, non non. Même dans les républiques bananières, il faut garder un certain faux-semblant, les formes quoi ! Sinon après on va faire de la réaction pavlovienne anti poutine ou medvelev. et va nous tomber à bras raccourcis l'envoyé spécial de la FN-UMP, citoyen ou son cocher le sarkonaute. Non, je le répète : mettons les formes, l'implication de l'état dans les grandes entreprises doit rester aussi peu transparente que possible, que diable !
11.06 à 15h49 - Alerter - Réagissez Bienvenu Pauvre pays....
La démocratie selon Sarkozy...
11.06 à 15h40 - Alerter - Réagissez BlueMoon Il n'aurait pas ...
- une crise à gérer,
- un budget et une dette à revoir,
- un fort taux de chômage à combattre,
- des réformes à faire intelligemment pour préserver le système de santé, l'éducation, la justice, ...
- le "chiffre" à supprimer dans la police,
- la liberté à redonner à la presse et aux médias,
- etc.
11.06 à 15h40 - Alerter - Réagissez Gh1,Gm4. indépendance
Je n'ai pas de préférence vis à vis du repreneur éventuel mais ,compte tenu de cette information et si les conditions de l'indépendance éditoriale sont garanties,alors ,pour montrer à ce président dontl'interventionnisme devient inssuportable,je serai ravi que l'offre de l'équipe de Mr BERGE soit retenue.

 

ET DIRE QU'ON A VOTÉ POUR ENTENDRE ÇA
Que des gens de gauche se proposent de racheter le Monde, c'est bien. Que d'autres se proposent de le racheter, c'est bien aussi. Du moment qu'on respecte la liberté des journalistes qui font tous les jours la réputation du Monde.
11.06 à 15h21 - Alerter - Réagissez

mimolette Liberté, Egalité, Fraternité

Mais de quoi je me mêle , depuis quand un président s'arroge-t-il le droit de donner son avis sur le rachat d'un quotidien, de convoquer un directeur de journal pour lui dire qu'un tel ne trouve pas grâce à ses yeux ?Tout ça pour verrouiller, museler la liberté de parole , pouvoir à son gré diviser les Français . Il faut souhaiter que les 53% de voix ne se laisseront pas embobiner une seconde fois. Liberté, Egalité, Fraternité ces 3 mots ont-ils encore un sens en sarkozy?

11.06 à 15h18 - Alerter - Réagissez lesensdudevoir je ne comprend pas

pourquoi il n'y a pas un grand patron ou un politique de grande sagesse qui ne monte pas aux crenaux pour rabatre le cacquet a cette personne .
pourquoi les grands dirigents acceptent les remontrances ou les soit disant conseils qui leurs sont imposés, n'ont ils pas d'amour propre et de dignitée pour accepter tout cela . Ce soit disant president qui veut tout controler et tout diriger, a t'il les capacites de tout comprendre et de tout gerer ? laissons les gens competents faire leur travail ce sont des pros !! les connaissances et l'intelligence de cet homme ne sont surement pas superieures a celles de ces gens a qu'il veut donner des conseils. ces hommes me font penser a des enfants qui vont demander a papa s'ils peuvent faire ceci ou cela . je crois que c'est Frederic DARD ????? qui disait: l'intelligence c'est comme la confiture moins tu en as , plus tu l'étales .

11.06 à 15h12 - Alerter - Réagissez Mirella de quoi je me mêle !

...

11.06 à 15h03 - Alerter - Réagissez domino2 Un monde

C'est se foutre du Monde !Qui est ce personnage pour dire ce qui lui plaît ou déplaît ? Un Louis XIV, un Napoléon III, mais qu'est-ce que cette république bananière et les journalistes tolèrent cela ??? Comment se fait il que des journalistes prennent encore des notes sur ses propos et publient quoique ce soit qui émane de lui ou ses proches ??

11.06 à 14h59 - Alerter - Réagissez les pigeons et ça continue !

L'Omniprésident, ça le démange trop de rester dans son coin, il faut qu'il mette la main sur tous les médias, comme si ça suffisait pour nous faire un lavage de cerveau !

11.06 à 14h45 - Alerter - Réagissez doudoucalin a quand les elections

oui a quand les elections presidentielles ou autres organisées par le secteur privé et en plus coté au cac 40 ? hum bientot les sondages et sondeurs dans sa poche . je voudrais etre plus vieux de 2 ans pour une fois .

11.06 à 14h43 - Alerter - Réagissez révolution ben voyons !

De quoi se mêle-t-il celui-là ?

 

4e  pouvoir

"l'offre déposée par Pierre Bergé, Matthieu Pigasse et Xavier Niel, ne trouvait pas grâce à ses yeux."

C'est l'indépendance de la presse vue par sarko.

Il est vrai que Xavier Niel n'est pas connu pour garder sa langue dans sa poche, ni pour se priver de dire des vérités que le nain n'aime pas.

11.06 à 14h31 - Alerter - Réagissez Marianne 06 Tout s'explique

La presse écrite reçoit actuellement plus de 400 millions d'euros en subventions directes de l'Etat et 500 millions en déductions fiscales.Voilà pourquoi Sarkozy s'arroge et s'autorise de s'immiscer dans le monde de la presse.Le 4ième pouvoir devait être un peu plus vigilant avec la méthode de Nicolas Stratégie.

11.06 à 14h23 - Alerter - Réagissez Le Rustre Un fou président

Combien faut-il d'anecdotes de ce genre pour que les français comprennent qu'ils ont voté pour un dictateur à la sauce communicationnellle ? Il détruit par petites touches mais de manière répétitive le modèle républicain, la laïcité et la liberté de penser.

11.06 à 14h21 - Alerter - Réagissez glimmy danger

Bien, il est clair que nous tombons dans les actions totalitaires d'un mégalomane dangereux, il faut réfléchir à comment le virer, il en va de notre liberté!

11.06 à 14h17 - Alerter - Réagissez Francois1515 Souhait !

Tout ce qu'il faut souhaiter, c'est que le repreneur, quelqu'il soit, n'ait pas une stratégie de VPPS (vendeur de petites phrases et de scandales). Il y a de moins en moins de presse d'information valable, presque plus d'information de fond. On ne trouve plus que le simple énoncé des petites phrases montées en épingle en espérant faire un scandale vendeur. C'est pas de l'info, ni du journalisme et certains médias sont devenus les "VOICI" ou " CLOSER" de la presse politique. LE MONDE est encore une référence en matière de vrai journalisme. Mon seul souhait est qu'il le reste.

11.06 à 14h09 - Alerter - Réagissez Nina Simone CHARLYMONDE

Un tel comportement dans un autre pays aurait été vivement critiqué y compris par des politiques; MAIS DANS QUELLE DEMOCRATIE SOMMES-NOUS , et de quoi il se mêle ? On lui demande de faire LE BOULOT POUR LEQUEL IL EST PAYE; et non pour faire le VRP, son job c'est de s'occuper de la France et des Français; il ne peut pas s'empêcher de mettre son grain de sel, à condition que ça aille dans sa direction, son but , et son but il est de moins en moins glorieux, malheureusement; qu'il fasse tout pour dégringoler sa cote, ça le regarde, mais à part redresser l'Etat et l'état de la France, on ne lui demande pas d'aller mettre son nez dans des papiers qui ne lui appartiennent pas ni à l'Etat d'ailleurs.Il faut supporter ,ça, encore deux ans ??

11.06 à 14h06 - Alerter - Réagissez zinzinfolie ce type est absurde

ce type est absurde: il a des réflexes de république bananière, des réflexes soviétiques, chinois, nord koréen. il ne se sent pas bien dans notre démocratie.

11.06 à 14h04 - Alerter - Réagissez fanfanmachine qui as tué le monde?

c'est le sarkosisme tous azimuts du Monde qui le détourne de ses lecteurs. Des articles qui louent l'absurde, présentent le soi-disant courage de jean sarko pendant l'affaire Epad, des articles où on essaient d'entuber les lecteurs.

 

Liberté des media

Article beaucoup moins explicite que les commentaires; le Directeur du Monde a t-il été convoqué à l'Elysée? La présidence de la République a t-elle les moyens d'influer sur le cote des instances"démocratiques" du Monde? Les seules questions peuvent être: le Monde peut-il équilibrer ses comptes avec un lectorat en phase avec sa rédaction? N.Sarkosy a t-il vraiment une influence sur les medias "réputés" de droite, dont les sponsors seraient ses amis (j'écoute Europe 1 le week-end midi et doute)?

11.06 à 14h02 - Alerter - Réagissez siom "a" comme abus de pouvoir...

ou "i" comme ingérence...

comme dit l'autre, pour 2012,
on sera pas rancunier mais on aura la liste...

(commencez votre propre lexique...)

11.06 à 13h54 - Alerter - Réagissez leon de correze et beh

nepotisme et favoritisme sont les 2 mamelles du sarkozysme

11.06 à 13h53 - Alerter - Réagissez PieM bof...

On savait depuis longtemps en qui il trouve grâce.
Qu'il se rassure... même des non encartés UMP ont du talent !
Bon ils n'ont pas un yacht aussi grand que Bolloré, d'accord !
Qu'il continue à lire le figaro et qu'il nous f... la paix.

11.06 à 13h50 - Alerter - Réagissez Bourricot Mégalomanie

France Télévision ne lui suffit plus, il veut devenir "le Mètre du Monde" (Non, non, les modérateurs, il n'y a pas de faute... c'est pour rigoler un peu)

11.06 à 13h48 - Alerter - Réagissez Nicklaus Sarköstic Ethique

Peut-être que si les journalistes commençaient par refuser les compromissions, autocensures, et flatteries avec les politiques et se contentaient de faire leur boulot on n'en serait pas là.

11.06 à 13h48 - Alerter - Réagissez vall de quoi il se mêle???

non mais il n'a pas autre chose à foutre ?????
il nous gave!!! vivement dans deux ans qu'il se barre!!!

11.06 à 13h45 - Alerter - Réagissez arensnouphis_2 décidément !!!

Mais de quoi je me mêle ? Il n'y a pas assez de sujets d'inquiétude en France pour aller s'occuper de la presse. Beaucoup d'électeurs à droite souhaitent, mais de tout coeur, un grand coup balai en 2012. Car la coupe est pleine.

Il fait chaud alors bonne sieste

http://tempsreel.nouvelobs.com/dossier/medias-pouvoirs/20100611.OBS5366/reactions/?page=4

 

Partager cet article
Repost0
11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 23:53

http://twitter.com/AugustinS

 

[VIDEO] Propos off de Sarkozy : un journaliste mis en examen

 

Augustin Scalbert, journaliste de Rue89, a été mis en examen pour "recel".

 

Un journaliste du site internet Rue89, Augustin Scalbert, a été mis en examen vendredi 11 juin à Paris pour recel dans l’enquête sur la diffusion de propos tenus hors antenne par Nicolas Sarkozy en 2008 sur France 3.

Convoqué vendredi matin par la juge Anne-Julie Paschal, au palais de justice de Paris, qui l'a mis en examen pour "recel", Augustin Scalbert est passible d'une peine de 5 ans de prison et de 375 000 euros d'amende.

Détournement de la loi sur la presse

"Ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que l’on poursuive un journaliste pour recel, comme si une information pouvait être volée. C’est un véritable détournement de la loi sur la presse", a indiqué à Nouvelobs.com, Me Antoine Comte, avocat d’Augustin Scalbert, à la sortie du tribunal.

"L’objet de cette procédure est au final d’obtenir mes sources et de savoir comment j’ai obtenu ces informations », a confié à Nouvelobs.com Augustin Scalbert.

Un rassemblement de soutien était prévu devant le tribunal mais seuls des membres de Reporters sans frontières, Pierre Haski , patron de Rue 89 et une journaliste des Inrocks étaient présents.

 

Un technicien de France 3 également visé

Cette mise en examen fait suite à une plainte déposée le 8 juillet 2008 par France 3 pour “vol, recel et contrefaçon” après la diffusion sur internet, en particulier sur Rue89, d’une vidéo montrant Nicolas Sarkozy hors antenne, avant un passage au journal “19/20” le 30 juin 2008.

Sur cette vidéo, visionnée à plusieurs centaines de milliers de reprises, Nicolas Sarkozy semblait irrité parce qu’un technicien de France 3 ne lui avait pas rendu son salut avant l’interview. Il avait également demandé au journaliste de France 3 Gérard Leclerc combien de temps il était resté "au placard" et fait rajouter une question au débat..

Outre Augustin Scalbert, un technicien de France 3 a déjà été mis en examen pour “vol” et “malgré toutes nos demandes, la direction de France 3 refuse de retirer sa plainte”, a dénoncé jeudi le SNJ (Syndicat national des journalistes).

La vidéo incriminée :

 

Reproduction autorisée en citant la source en français : http://www.al-har.fr/blog/2010/06/11/un-film-echappe-a-la-censure-israelienne-concernant-lattaque-de-la-flotte-de-la-liberte
Ainsi que le lien de l’article original (publié sous licence Creative Commons) : http://www.democracynow.org/2010/6/10/exclusive_journalist_smuggles_out_video_of

 

 

Communiqué LDH

Vendredi 11 juin, Augustin Scalbert, journaliste à Rue 89, est convoqué pour se voir signifier sa mise en examen au motif de vol d'un document audiovisuel appartenant à la chaîne de télévision France 3

Cet objet juridique, qui ressemble bien à une vengeance du Président, n'a pas, pour une fois, pris le moyen du délit d'outrage pour tenter de contrer une représentation assez dévastatrice d'un Nicolas Sarkozy filmé tel qu'il est, mais celui du vol et du recel. Convoqué en avril 2009, prévenu que l'affaire serait suivie en septembre sous cette incrimination, Augustin Scalbert pouvait penser que le ridicule avait fait tomber la procédure dans l'oubli.

Ce n'est pas le cas. Alors que le journaliste n'a fait que son travail de transcription de faits avérés, puisque enregistrés, l'accusation de vol et de recel est maintenue. Il faut dire qu'un procès pour avoir révélé des mots réellement prononcés est plus difficile à mener jusqu'au bout ! Car la seule question qui vaille n'est pas de savoir si les phrases du Président n'auraient jamais dû être révélées, mais de constater qu'elles ont bien été prononcées.

La Ligue des droits de l'Homme soutient Augustin Scalbert et proteste contre le mauvais procès en délinquance qui lui est intenté.

Paris, le 11 juin 2010

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13433

Partager cet article
Repost0
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 01:26

 

 

 

La propagande israélienne pirate les ondes de France 2

 

Ce lundi 31 mai, quelques heures seulement après l’abordage de la flottille humanitaire en route pour Gaza, les autorités israéliennes ont procédé à un nouvel acte de piraterie, celui des ondes de France Télévision. Parti pris, mensonges grossiers, désinformation… Le journal télévisé de France 2 naviguait en eaux troubles ce soir-là.


 

- Tu as vu chérie ? Ils recommencent à diffuser des publicités après 20h sur France Télévision.
-  Mais non mon amour, c’est le JT de Pujadas !
Etonnant ! Comme beaucoup d’autres chaînes de télévision à travers le monde, France 2 a ouvert le grand bal de l’actualité de ce 31 mai sur l’attaque israélienne menée contre la flottille humanitaire à destination de Gaza. Mais la couverture médiatique de cet événement a vite donné au journal télévisé des allures de spot gouvernemental israélien.
David Pujadas nous rapporte le récit du raid sur la flottille « pro-palestinienne », évitant systématiquement l’emploi de l’adjectif « humanitaire » pourtant utilisé partout ailleurs pour qualifier le convoi. Selon l’homme-tronc de France 2, l’opération a fait neuf morts. D’autres médias, y compris israéliens, font pourtant état d’un plus grand nombre de victimes. La plupart en tout cas, emploient prudemment le conditionnel ou précédent leur chiffre d’un « au moins » professionnel, tant il est difficile dans pareille situation d’obtenir des informations précises. Mais David Pujadas, lui, confirme son nombre de victimes à plusieurs reprises durant l’émission avec tout l’aplomb du journaliste sûr de ses sources. Mais de quelles sources s’agit-il exactement ? Durant la journée du 31 mai, seule l’armée israélienne a communiqué le chiffre de neufs morts.

En fait, toute l’émission était axée sur la version de Tel-Aviv : les soldats ont gentiment prié le convoi de les suivre jusqu’au port israélien d’Ashdod; les « pro-palestiniens » ont refusé d’obtempérer ; un commando israélien est monté à bord d’un bateau où il a été attaqué à coups de bâtons, de couteaux  et de billes ; les soldats ont été contraints d’ouvrir le feu. Le récit est appuyé par des images gracieusement fournies par l’armée israélienne qui, selon M. Pujadas, « veut ainsi prouver que ses soldats ont été agressés ». Des propos confirmés par les interventions de la porte-parole de l’armée israélienne, du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ainsi que par une interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères, Daniel Saada. Nous reviendrons plus loin sur cette interview.

De la version « pro-palestinienne » des événements, nous saurons juste que les activistes ont qualifié l’attaque de « délibérée ». C’est tout ? Oui ! Pas un mot sur les témoignages concordants établissant qu’un bateau grec avait essuyé des tirs à balles réelles depuis un hélicoptère durant la nuit. Ces informations apportent pourtant un éclairage pertinent aux images diffusées par France 2 mais doivent avoir le fâcheux inconvénient de contredire la version israélienne.
Pas un mot non plus sur l’aspect illégal du raid israélien. Le reportage de France Télévision rapporte que l’attaque s’est déroulée dans les eaux internationales, au-delà des eaux territoriales israéliennes. Mais la chaîne du service public se garde bien de préciser que l’opération viole donc le droit international et qu’elle constitue un acte de piraterie. Par conséquent, non seulement France 2 ne précise pas que l’équipage de la flottille humanitaire était en état de légitime défense. Mais de plus, la chaîne publique surexpose la version israélienne, inversant la victime et l’agresseur.

La présentation offerte par France 2 du convoi « pro-palestinien » cadre elle aussi parfaitement avec la propagande israélienne. Il fallait zapper si vous désiriez découvrir, comme c’est le cas généralement pour la couverture d’événements humanitaires, le portrait de courageux pacifistes s’embarquant dans une aventure solidaire. Il fallait zapper également si vous désiriez en apprendre d’avantage sur la présence de députés européens, d’un rescapé de la Shoah ou d’un prix Nobel de la paix. Le reportage de France 2 nous expliquait plutôt comment la flottille humanitaire avait été essentiellement préparée par une ONG turque, proche du Hamas « qui contrôle Gaza ». L’UMP contrôle-t-elle la France ? Etrange vocabulaire…  Le reportage vise en fait à ternir l’image de la mission humanitaire qui aurait caché un objectif politique : briser le blocus pour renforcer le Hamas. Des députés européens, un rescapé de la Shoah et un prix Nobel œuvrant pour une « organisation terroriste » sous couvert d’actions humanitaires : joli scoop !

Quelques erreurs déontologiques plus tard, M. Pujadas nous annonce l’interview imminente de Daniel Saada, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, et envoie un reportage sur le blocus israélien, « pour bien comprendre » et mettre à l’aise l’officiel israélien. Le reportage de France Télévision nous apprend en effet qu’Israël a imposé un blocus politique et économique sur Gaza depuis que le Hamas y a pris le pouvoir « par la force » en 2007. Il s’agit d’un mensonge grossier répété inlassablement depuis plusieurs années. Le 25 janvier 2006, le Hamas a remporté haut la main des élections législatives dans la bande de Gaza. Ces élections avaient mobilisé plus de trois-quarts des électeurs sous le regard de 900 observateurs internationaux ayant validé la parfaite régularité du scrutin. Le reportage revient ensuite sur la guerre de Gaza : « après des tirs de roquette par le Hamas sur le Sud d’Israël, l’armée de Tsahal lance une offensive majeure sur Gaza ». Le journaliste laisse ainsi entendre que le Hamas aurait rompu la trêve avec Israël et que ce dernier aurait agi en état de légitime défense. Il s’agit d’un vulgaire mensonge sur lequel s’est basée la propagande israélienne et que France Télévision propage, une fois de plus, complaisamment. La trêve conclue entre le Hamas et Israël impliquait comme condition le desserrement du blocus sur Gaza. Non seulement le gouvernement israélien n’a pas respecté cette condition mais il avait même lancé, en novembre 2008, un raid meurtrier sur l’enclave palestinienne, déclarant par la suite que la trêve n’était pas pour autant rompue ! Dans son rapport sur la guerre de Gaza, le juge Richard Goldstone, mandaté par les Nations Unies, a établi que c’est bien Israël qui avait rompu la trêve. Visiblement, l’avis d’une commission indépendante de l’ONU a moins de valeur pour France Télévision que la propagande d’un pays en guerre. 


Après avoir déroulé son tapis rouge de mensonges, M. Pujadas passe donc à l’interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères. Introduit par un reportage légitimant à demi-mot le blocus et la guerre contre Gaza, M. Saada joue sur du velours. La haute pugnacité M. Pujadas va-t-elle le faire vaciller ? Première question : « Finalement il y a eu neuf morts, pouvez-vous reconnaître que l’opération était disproportionnée ? ». Pas très mordant : en droit, une opération disproportionnée est une opération de légitime défense qui exagère dans ses proportions. Par le choix de ce vocabulaire insidieux, David Pujadas prend donc déjà la défense du crime israélien. Réponse de l’officiel : « Lorsqu’on voit la violence inouïe déployée par les activistes à bord du bateau (…) on est amené à dire que les soldats israéliens ont fait preuve d’une retenue et d’une maîtrise de soi absolument exceptionnelle ». Peut-être M. Pujadas aurait-il pu rebondir sur les propos pour le moins surprenants de son interlocuteur. Mais le journaliste enchaîne aussi tôt : « N’avez-vous pas renforcé ceux que vous voulez combattre, le Hamas et ses alliés ? ». Réponse de Daniel Saada, imperturbable : « C’est le contraire qui s’est passé. L’objectif de cette mission n’était pas humanitaire (…) mais consistait à briser le blocus pour renforcer le Hamas ». Une idée déjà évoquée précédemment dans un reportage du journal télévisé : la boucle est bouclée. David Pujadas conclura l’entretien par une troisième et dernière question sur le crédit d’Israël. Le porte-parole rétorquera que les actions de son gouvernement sont souvent mal interprétées. Au regard de l’étonnant reportage ayant introduit l’interview, de la torpeur journalistique de M. Pujadas et des réponses psalmodiées par M. Saada, le téléspectateur sera en droit de se poser des questions sur la spontanéité de l’entretien. Et au regard de l’ensemble des reportages consacrés à l’attaque de la flottille pour Gaza, n’importe quel esprit critique se posera des questions sur l’indépendance de France Télévision face à la propagande israélienne.

Le Journal Télévisé de David Pujadas est-il une exception dans le paysage médiatique ? La couverture de l’attaque de la flottille pour Gaza est-elle une anomalie dans le traitement quotidien du conflit israélo-palestinien ? Malheureusement, non. Dès qu’il s’agit de ce conflit, la propagande israélienne s’invite dans les médias occidentaux suivant ces cinq règles de la « propagande de guerre », telles qu’elles sont décrites par Michel Collon dans le livre Israël, parlons-en ! :
1.    Cacher l’Histoire. Avant d’interviewer M. Saada, David Pujadas nous a proposé un reportage sur les raisons du blocus israélien, « pour bien comprendre ». Pour bien comprendre, il aurait fallu  rappeler les causes profondes du conflit et comment Israël, Etat colonial, occupe des territoires palestiniens en violation du droit international.
2.    Cacher les intérêts économiques. Pourquoi un pays se croit-il autorisé à assassiner des membres d’un équipage humanitaire dans les eaux internationales ? Jusqu’ici, Israël a toujours jouit d’une impunité car il est soutenu par les plus grandes puissances occidentales, principalement les Etats-Unis. Sa mission ?  Jouer le rôle du gendarme du pétrole dans la région stratégique du Moyen-Orient.
3.    Diaboliser l’adversaire. Par la magie de France 2, un convoi humanitaire regroupant diverses ONG, des députés européens et même un prix Nobel de la Paix s’est transformé en action de déstabilisation politique au service du Hamas. Le mouvement de résistance palestinien démocratiquement élu étant présenté comme une organisation islamiste ayant pris le contrôle de Gaza par la force et étant la principale source de conflits.
4.    Inverser la victime et l’agresseur. La propagande essaie de nous faire croire que le commando israélien a perdu le contrôle de la situation, attaqué par une bande d’activistes surexcités. Difficile de savoir ce qui s’est réellement passé sur les bateaux. Ce qui est clair par contre, c’est qu’Israël a abordé le convoi dans les eaux internationales. Il s’agit d’un acte de piraterie illégal qui place les activistes pro-palestiniens en situation de légitime défense.
5.    Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La version israélienne a occupé la majeure partie du temps d’antenne consacré à l’attaque de la flottille. La rédaction de France 2 a tenté de comprendre ce qui s’était passé : les activistes étaient-ils armés ? Qui a attaqué en premier ? La flottille avait-elle un objectif caché ? Ces questions restent secondaires et il serait difficile d’y apporter des réponses précises pour l’instant car l’armée israélienne exerce un contrôle sur l’information. L’élément principal de ces événements, c’est le blocus illégal et inhumain qu’impose Israël à la population de Gaza. Ne l’oublions pas, des personnes ont payé de leur vie pour essayer de briser cette situation injustifiable.


Auteur : Grégoire Lalieu - Source : Investig'action

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13217

 

 

 

Le commentaire d' Eva R-sistons :

 

Et pan dans le mille ! J'avais visé juste en ciblant ces gens-là.... Vous comprenez pourquoi j'ai créé mon blog contre FR2 et C dans l'Air, du même clan, privilégiant dans un blog ces deux lascars car depuis les élections ayant porté au sommet de l'Etat, via les médiamensonges, le zélé serviteur du CRIF, cette chaîne publique, avec nos sous, et Calvi, pour la V, avec les sous des contribables également, ont mis l'information au service d'Israël et des intérêts du libéralisme militaro-financier (bref de l'info avec nos sous contre nos intérêts ! Le comble du cynisme.

 

Qu'attend-on pour se plaindre aux "Sages" chargés de veiller à la neutralité de l'information ?). Calvi fait-il une émission sur la région ? Il invite Israël à se défendre, comme Pujadas le "soldat" d'Israël, mais on n'entend jamais le point de vue des délégués de la Palestine, une exception  sur Mots Croisés, avec Senbar... intellectuel donc non compréhensible, choisi pour cela. Alibi. Pour faire croire que l'info est neutre ! Et dans la foulée discréditer de Villepin candidat gaullien, en le ravalant au rang de défenseur des barbudos pro-palestiniens. Et voyez l'art consommé avec lequel tout cela est fait ? La mise en scène est parfaite, surtout avec Pujadas, pour nous faire croire que l'on est d'une objectivité parfaite. Bande de falsificateurs !

 

J'ai des dizaines de vidéos de 3-4 h enregistrées sur l'info AVANT et APRES l'élection du serviteur du CRIF, avant, régulièrement, avec Charles Enderlin alors libre d'être neutre, on abordait la question palestinienne, on expliquait les souffrances des Palestiniens, aussi, les points de vue des 2 camps étaient également exposés. Puis la France eût un nouveau Président. Tout verrouillé, et colonisé. Nettoyage des indépendants. France ESCLAVE ! Blanrue l'a compris, aussi. Sur le fond, le Parti antisioniste, même s'il est sans nuances, a raison. Eh oui ! Il a le grand mérite d'avoir, comme Blanrue, Collon, moi-même et quelques autres, mis le doigt sur le MAL français d'aujourd'hui. Et maintenant, par exemple, outre l'alignement sur l'OTAN (avec les conséquences atroces, bientôt, de l'entrée de la France en guerre contre l'Iran, contre son gré), voyez l'info ! Je vous garantis que je n'ai pas vu UN SEUL reportage sur les Palestiniens comme avant l'élection du pti't Nicolas ! La vérité, c'est qu'avec ce Média, de Télé-Matin au Journal du Soir, en passant par les Lettres ("dans quelle étagère" d'une partisane acharnée de la guerre contre l'Iran) ou même la Météo, c'est un défilé permanent des mêmes, entre copains du même clan. Je le dis: En vérité, ce n'est plus France 2, mais FR2 télé sioniste, or je suis pour le pluralisme, qu'ils s'expriment, mais pas en détournant à des fins partisanes une chaîne publique avec nos sous, en faisant croire qu'elle est indépendante, alors qu'elle est seulement au service des intérêts israéliens (et anglo-saxons, dont on ne voit que trop où ils conduisent les peuples et l'humanité: Droit dans le mur. Intolérable pour l'humaniste que je suis !) 

 

Ce n'est pas de l'antisémitisme de dire tout cela, mais le souci de la vérité, de l'honnêteté, du pluralisme. Et pourquoi sur mon principal blog je cible surtout, sans parti-pris, en toute indépendance - je rappelle que ma mère était d'origine juive -  les (néo)sionistes ? Par antisémitisme ? Par acharnement suspect ? Non, parce que j'ai compris que la France avait été colonisée par un clan soucieux de tuer l'esprit gaullien en France, c'est à dire d'indépendance, afin que par ex plus jamais la France ne se désolidarise (cf guerre Irak) de la politique usraélienne qui ensanglante la planète et sacrifie les peuples au Veau d'or, à l'Argent.

 

Je suis une chercheuse de vérité, je l'ai trouvée, la vérité c'est que la politique intérieure (sacrifice des couches populaires et moyennes) et la politique extérieure (dans l'OTAN) de la France ont radicalement, outrageusement, changé, car elles sont déterminées (cf tous les ministères et postes importants ont été "nettoyés") par les amis d'israël (et des USA, l'un clone de l'autre). Ce qui nous vaut la fin des libertés (dont celle de l'info), de la démocratie, du social (politique au seul service des puissances financières et industrielles, et à travers DSK, version soi-disant de gauche, cela sera perpétué), de l'indépendance en matière de politique étrangère, etc....

 

Voit-on les conséquences ? Elles éclatent dans cette désinformation continue, volontaire, ce parti-pris de propagande constante (pour libéralisme, Israël, USA, guerres avec Drucker ou Duquesne etc). Quand j'écris tout cela, ce n'est pas de l'antisémitisme (comment pourrais-je l'être, avec toutes les influences qui sont miennes ? Ou avec ma façon de voir les choses, UNE seule race HUMAINE, c'est le contraire du racisme), mais de l'honnêteté intellectuelle. Et du courage !

 

Je m'apprêtais justement à écrire... cet article, après avoir sursauté hier et avant-hier au Journal de 20 h du journaleux Pujadas qui flétrit le métier de journaliste. J'ajoute que les images montrent, comme par hasard, des "barbudos", sous-entendu d'affreux islamistes.... et tout à l'avenant. Avec Pujadas et FR2, nous sommes dans l'Italie berlusconienne ou dans l'Allemagne de propagande (nazie). Dire qu'Arte son complice l'a qualifié de "star" de l'info, et les journalistes citoyens ont été traînés dans la boue. J'ai écrit sur mon blog contre la désinformation, un Pujadas "star" de la désinformation". Qu'ont-ils fait de la France ? Pujadas trahit le journalisme et la France. Sa place est en prison.  En tous cas, pas aux Infos ! Ou alors, sur une chaîne ouvertement communautariste. pareil pour son compère Calvi, qui lui a du mal à se contenir quand on défend le camp adverse du sien !!! Regardez-le !

 

Et aujourd'hui, la France est en matière d'info lanterne rouge pour l'UE. Et 43e dans le monde. Merci, les sionistes. Avec vous, c'est gagnant pour la France !

 

A quand un Gl de Gaulle ou une Jeanne d'Arc pour bouter dehors l'Etranger et rendre à la France sa liberté ?

 

Eva R-sistons au pire de l'intolérable: la désinformation qui entraîne les Français à voter contre leurs intérêts en les conditionnant sans cesse.

 

C'est elle qui a motivé la journaliste attachée à la neutralité et à l'indépendance que je suis, à mettre en place mon blog principal - puis les autres. La dernière campagne présidentielle ? Trop c'était trop. Je me suis engagée à ma manière, avec la seule arme que j'ai: ma plume.

 

Eva, R-sistons à l'intolérable


 

 

 

Les armes de destruction massive de Saddam Hussein trouvées sur les bateaux de la flottille humanitaire pour Gaza

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13233

 

Réponses aux justifications sionistes

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13220

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 13:09

 

L'assaut meurtrier de l'armée israélienne contre la flottille de la Liberté 

 

Flotille humanitaire Gaza:

Les Sionistes juges et parties.

Par eva R-sistons

 

 

Vous le savez, les médias sont essentiellement  aux mains des néo-sionistes (§) ou de leurs partisans, ce n'est pas de l'antisémitisme de l'affirmer, c'est de l'information; Il suffit de regarder les intervenants partout, des Grandes chaînes de télévision françaises ou internationales aux Chaînes parlementaires, pour comprendre: De Pujadas à Elkabbach, de Leymergie à Calvi...  Ou bien, c'est un défilé de journalistes du Figaro, du Point, de l'Express, du Nouvelobs, de Libération... tous grands défenseurs de la Pensée Unique ultra-libérale, atlantiste, néo-sioniste.  Et ces journalistes sont épaulés par de pseudos sondeurs, tous là pour justifier les politiques contraires aux intérêts des peuples. 

 

Et la journaliste que je suis, attachée à la neutralité, au pluralisme, ne cesse de dénoncer une main-mise qui condamne l'information à n'être que de la désinformation, de la manipulation et de la propagande, au service de ceux qui piétinent impunément les peuples. 

 

Naturellement, cette main-mise sur les Médias de ceux qui défendent seulement les intérêts du capitalisme ultra-libéral, militaro-financier, a pour conséquence une coloration unique qui apparaît très clairement lors d'événements comme celui que nous venons de connaître avec la Flotille humanitaire de Gaza. 

 

Les Sionistes seront juges... et parties. Comment voulez-vous qu'ils soient neutres ?  Ils sont là pour défendre leur clocher, comme D. Strauss-Kahn annonçant au micro d'une radio juive qu'"en se levant, chaque matin, il se demande comment servir Israël".  Vous voyez cet homme-là servir la France, vous ? Eh bien, pour les Médias c'est pareil. Ils vont défendre la position sioniste, même si elle est... indéfendable. Cela nous vaut des contorsions incroyables !

 

D'abord, la part belle est consacrée au point de vue israélien. La Communauté internationale condamne, certes, il y a des morts parmi les "activistes pro-Palestiniens" et des dizaines de blessés, certes, car les faits sont incontournables. Mais c'est Israël qui bénéficiera du temps de parole le plus important, pour justifier... l'injustifiable, accréditer l'idée qu'"ils ont été attaqués", et par "des Islamistes violents" s'il vous plaît, "armés de barres, de couteaux, d'armes blanches", et donc qu'ils "n'avaient pas d'autre choix que de répondre à la violence par la violence".  On "leur a tiré dessus" (avec des couteaux ???) ?, ils se contentent de "répondre". La "volonté délibérée d'attaquer" incombe aux humanitaires, pas à Israël. Au contraire, il "a tout fait pour empêcher cela", et cerise sur le gâteau, cet Etat réputé pour sa mansuétude en effet, "regrette les pertes en vies humaines". 

 

L'agression israélienne est non seulement minimisée, mais justifiée. Le crime de guerre est honteusement maquillé !

 

La presse israélienne soutient qu'il y a dix morts, il y en aurait dix-neuf.   

 

Les termes employés ? En face d'eux, les Israéliens ont des "activistes"(terme très méprisant, tendant à rabaisser les humanitaires), des "Islamistes", des "terrroristes", des "provocateurs" (et la provocation est "préméditée"), des militants "appartenant à des organisations djihadistes internationales comme Al Quaïda et le Hamas", "dont les intentions, les méthodes et les résultats sont naturellement violents". Attention ! Je me contente de citer les expressions que j'ai entendues sur les Chaînes de télévision françaises et internationales ce lundi matin.

 

C'est à peine si l'on entend dire, entre deux justifications par l'Armée israélienne, que les militants comptent dans leurs rangs des dirigeants d'associations humanitaires, des journalistes, ou des Députés européens, et que l'intervention plus que musclée "viole les lois internationales" en particulier parce qu'elle a lieu au milieu des eaux internationales appartenant à tous.

 

La réalité, c'est qu'Israël continue d'imposer sa loi, au détriment du Droit international, c'est qu'il ne connaît que la force pour résoudre les problèmes, comme ses amis texans, et qu'il fait peu de cas de la vie humaine. La réalité, c'est que Gaza est victime d'un blocus, autrement dit que toute sa population est punie en violation du Droit de la Guerre (protégeant les civils, rejetant les punitions collectives) parce qu'il n'a pas voté dans le sens souhaité par l'Occident colonial, qui montre là son vrai visage, anti-démocratique.

 

Et cet événement a au moins le mérite de rappeler au monde dans quelles conditions vivent les Gazaouis, privés de tout parce qu'ils ont voté pour des dirigeants qui refusent de collaborer avec un Etat criminel, raciste, ayant en fait pour objectif non seulement de retirer aux victimes de l'occupation meurtrière le droit pourtant inaliénable de se défendre, mais même, avec le Gouvernement israélien actuel (de coloration fasciste), le droit d'exister, puisque les habitants sont privés de liberté, des moyens vitaux (eau, électricité, médicaments, travail...) et même d'avoir une descendance jouissant d'une santé normale: Je ne cesse de rappeler que les mamans palestiniennes, suite aux bombardements sur un périmètre très restreint, avec des armes de destruction massive interdites par la Loi, mettent de plus en plus au monde des enfants malformés. Bref, il s'agit d'un génocide qui ne dit pas son nom, toléré par une Communauté internationale au mieux résignée et apathique, au pire, comme en France, complice. Je rappelle que le Gouvernement de notre pays est aux mains des néo-conservateurs, et qu'ils sont un simple relais des diktats usraéliens.

 

 

arme-uran.-tue-j.jpg 

 

Cet événement effroyable nous rappelle deux choses: Que les Médias sionistes sont une caisse de résonance pour les crimes d'Israël, toujours justifiés, bref qu'ils sont outrageusement partiaux; ensuite, que les bourreaux, encore et toujours, se font passer pour les victimes, et qu'ils jouissent d'une impunité scandaleuse, suspecte,  qui devrait tous nous interroger.

 

Il est temps d'accélérer la dénonciation des crimes d'israël, et de faire triompher la vérité, la justice, la paix.

 

Faute de quoi l'Occident, et pas seulement Israël, se déconsidèrera encore un peu plus aux yeux de l'opinion internationale. Aux Etats-Unis, Obama se débat avec une marée noire provoquée par la cupidité de ses concitoyens, dans le monde entier les citoyens subissent les effroyables conséquences du cynisme des financiers qui vampirisent la planète, et aujourd'hui le massacre accompli par Israël, en haute mer, nous renvoie à la face notre scandaleuse tolérance envers... l'intolérable.

 

Cet intolérable, justement, que je ne cesse de dénoncer dans mes blogs. Parce que je suis une humaniste, et surtout pas une antisémite. Les amalgames scandaleux, ça suffit ! 

 

Osons affirmer nos choix en faveur d'un monde pacifié, en rappelant que pour être durable, la paix ne se bâtit que sur la Justice.

 

Eva R-sistons à l'intolérable, une fois de plus ! 

 

(§) J'utilise ce mot pour dénoncer les tenants israéliens du libéralisme militaro-financier qui sévit sur la planète. Je ne parle pas de la création de l'Etat d'Israël. Je m'en prends aux grandes forces qui rendent la vie difficile, sinon impossible, aux peuples de la planète.  

 

paix-j.jpg

 

Voir le post sur mon blog No-War,

 

http://no-war.over-blog.com/article-l-assaut-meurtrier-de-l-armee-israelienne-contre-la-flottille-de-la-liberte-51392745.html

 

 

Un bateau pour Gaza

Texte de Thomas,

depuis la flottille de la Liberté

se trouvant au large de chypre

 

De la part de CCIPPP(ccippp)

http:// www.protection-palestine.org

 : dimanche 30 mai 2010 07:55
Bonjour,
voici le texte que Thomas Sommer-Houdeville, coordinateur des missions
civiles, avait écrit hier soir  depuis le cargo grec faisant partie de
la flotille de la liberté. Thomas a participé depuis 3 mois en Grèce à
la préparation de la flotille et était venu en France pour élargir la
participation, il est intervenu entre autre dans une réunion du
collectif national pour présenter l'initiative.
L'occasion ici de rendre un fervent hommage à la petite délégation
française composée de 7 personnes (cbsp,  cvpr et ccippp).

Le dernier set


29 mai 2010 - de Thomas Sommer-Houdeville*, depuis l'un des bateaux de

la flottille de Gaza

Un jour ou l'autre peut-être, quelqu'un écrira l'histoire complète de

cette aventure. Il y aura beaucoup de rires, de véritables cris et
quelques larmes. Mais ce que je peux dire maintenant, c'est que nous
n'avions jamais imaginé que nous ferions flipper Israël comme ça.
Enfin, peut-être dans certains de nos plus beaux rêves.... Tout
d'abord, ils ont créé une équipe spéciale d'urgence réunissant le
ministère israélien des Affaires étrangères, le commando de marine
israélien et les autorités pénitentiaires pour contrer la menace
existentielle que nous et nos quelques bateaux remplis d'aide
humanitaire représentent. Puis, Ehud Barak lui-même a pris le temps,
malgré son agenda chargé, de nous mettre en garde à travers les médias
israéliens. Ils nous annoncent maintenant qu'ils nous enverront dans la
pire des prisons israéliens, dans le désert près de Beersheva.

Ce sont des annonces pour nous faire peur. Et d'une certaine façon nous

avons peur. Nous avons peur de leurs navires de guerre, peur de leurs
Apaches et de leur commando tout noir. Qui n'en aurait pas peur ? Nous
avons peur qu'ils saisissent notre cargaison et toute l'aide médicale,
les matériaux de construction, les maisons préfabriquées, les kits
scolaires, et qu'ils les détruisent. Toute cette solidarité patiemment
rassemblée dans de si nombreux pays pendant plus d'un an. Tous ces
efforts et cette vague d'amour et d'espoir envoyés par des gens
normaux, d'humbles citoyens de Grèce, Suède, Turquie, Irlande, France,
Italie, Algérie, Malaisie. Tout ceci pris comme un trophée par un État
agissant comme un vulgaire pirate des îles. Qui ne sentirait pas un
certain sentiment de responsabilité et de peur de ne pas être capable
d'accomplir notre mission et livrer nos marchandises à la population
emprisonnée de Gaza ?

Mais nous savons que la peur est aussi de l'autre côté. Parce que

depuis le début de notre coalition, l'Etat d'Israël fait tout ce qu'il
peut pour éviter la confrontation avec nous. Depuis le début ils ont
essayé de nous empêcher de partir, de regrouper nos forces et de
prendre le large tous ensemble vers Gaza. Ils ont essayé de nous
briser. Leur scénario idéal était de nous diviser, les Irlandais d'un
côté, les Grecs et Suédois d'un autre, les Américains d'un autre encore
et les Turcs tout seuls. Bien sûr, ils savaient qu'ils ne pourraient
pas mettre la pression sur la Turquie, ni agir directement là-bas.
Alors ils ont concentré leurs attaques sur les parties irlandaises et
grecques de notre coalition.

Le premier set a commencé il y a deux semaines quand ils ont saboté le

cargo irlandais, l'obligeant à retarder son départ pour près d'une
semaine. Mais, les Irlandais ont réparé aussi vite qu'ils le pouvaient
et maintenant ils sont à un ou deux jours derrière nous. Puis ils ont
mis une pression énorme sur le gouvernement grec, affaibli par la crise
économique, pour l'obliger à ne pas laisser partir le cargo grec et le
bateau de passagers greco-suédois. A cause de ces pressions, nous avons
dû retarder notre voyage deux fois et demander aux Turcs, à leurs 500
passagers et aux amis américains qui étaient prêts à partir de nous
attendre. C'est ce qu'ils ont fait heureusement ! Jusqu'à la dernière
minute avant leur départ de Grèce, nous ne savions pas si les deux
bateaux auraient l'autorisation du gouvernement grec, mais finalement
le gouvernement grec a décidé de prendre ses responsabilités en
agissant comme un Etat souverain et a laissé le cargo et le bateau de
passagers quitter le port du Pirée à Athènes. Le deuxième set a eu lieu
hier, dans la partie grecque de Chypre, là où nous avions négocié avec
le gouvernement d'embarquer une délégation VIP deparlementaires
européens et nationaux de Suède, d'Angleterre, de Grèce et de Chypre.
Alors que les deux bateaux de Grèce, le bateau américain venant de
Crète et les 4 bateaux turcs étaient déjà au point de rendez-vous
attendant que la délégation VIP arrive et embarque à notre bord, nous
avons reçu la nouvelle que notre délégation était encerclée par la
police chypriote dans le port de Larnaka et interdite de bouger où que
ce soit. Chypre, un pays européen, était en train d'interdire a des
parlementaires européens de se déplacer librement sur son sol, en
rupture complète de toute législation et réglementations européennes !
Alors que nous commencions à négocier avec le gouvernement chypriote,
nous avons clairement compris que ce changement soudain d'attitude
envers nous était dicté directement par Israël. De sept heures du matin
jusqu'au soir, le gouvernement de Chypre nous mentait, disant que
c'était un malentendu que les VIP aient été autorisés à embarquer pour
n'importe quelle direction qu'ils souhaitaient, que c'était juste une
question bureaucratique à résoudre. Mais rien ne s'est passé et nos
parlementaires ont été pris au piège. Le gouvernement chypriote
agissait comme un auxiliaire d'Israël et nous a fait perdre un temps
crucial. Ce matin, la délégation VIP a décidé que le seul choix qui
restait était d'aller au port de Formogossa dans le Nord de Chypre sous
contrôle turc, et de là prendre un bateau rapide pour nous rejoindre au
point de rendez-vous. Bien sûr, parce que notre coalition est formée de
Turcs et de Grecs et de Chypriotes, la Chypre du Nord qui est sous
occupation turque, est une question politique très importante. Et
envoyer notre délégation prendre un bateau dans le port de Formogossa,
encore sous embargo des Nations Unies, est une question politique
encore plus importante. Cela aurait pu briser le dos de nos amis grecs
et chypriotes de la coalition. Ce fut presque le cas. Mais c'est le
contraire qui s'est révélé. Notre coalition tient toujours. C'est le
parti chypriote au pouvoir qui est sur le point de se briser, et les 7
parlementaires grecs et chypriotes qui faisaient partie de la
délégation et ne pouvaient pas aller au nord de Chypre sont furieux
contre le gouvernement chypriote. Un immense débat a toujours lieu en
ce moment en Grèce et à Chypre sur ce qui s'est passé et sur notre
flottille pour Gaza. Dans une heure ou deux, 80% de notre délégation
VIP embarquera sur nos bateaux et nous partirons pour Gaza comme prévu.
Donc nous pouvons dire qu'Israël a perdu les deux sets qu'il a joués.


Dans quelques heures, le dernier set, crucial, commencera quand nous

entrerons dans les eaux de Gaza. Bien sûr, matériellement, il serait
très facile pour Israël de nous stopper et nous arrêter, mais le coût
politique qu'ils auront à payer sera énorme. Vraiment énorme, à tel
point que toutes les ruses et les pièges qu'ils ont tenté de mettre sur
notre route ont réussi à faire une seule chose : sensibiliser de plus
en plus de gens partout dans le monde sur notreflottille et sur la
situation de Gaza. Et de tout ça, nous apprenons quelque chose : la
peur n'est pas de notre côté, mais du côté d'Israël. Ils ont peur de
nous parce que nous représentons la colère des gens tout autour du
monde. Les gens qui sont mécontents de ce que l'Etat criminel d'Israël
fait aux Palestiniens et à chaque amoureux de la paix qui ose prendre
le parti des opprimés. Ils ont peur de nous parce qu'ils savent que,
dans un proche avenir il y aura encore plus de bateaux à venir à Gaza
comme il y a de plus en plus de personnes à décider de boycotter Israël
chaque jour.

Thomas Sommer-Houdeville, depuis l'un des bateaux de la flottille de

Gaza

* coordinateur de la campagne civile internationale pour la protection

 du peuple palestinien (ccippp)
http:// www.protection-palestine.org

 

 

 

Auteur : Thomas Sommer-Houdeville - Source : Reçu par Courriel

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13175#13175

 

 

Rassemblements de protestation partout en France :

 

Le gouvernement Netanyahou a commis l’irréparable : ses commandos ont donné l’assaut contre la flottille de la liberté, faisant plusieurs morts.

Cet acte de guerre est une véritable provocation contre la communauté internationale : il s’est déroulé dans les eaux internationales et visait des bateaux civils transportant plusieurs centaines de personnes, dont des députés européens et français, venus tenter de briser pacifiquement un blocus dont les Nations unies exigent la levée. Il constitue un véritable crime de guerre.

Jamais les dirigeants israéliens n’auraient déployé cette violence s’ils n’avaient bénéficié, depuis des mois, de la complaisance de nombreux responsables occidentaux, à commencer par Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner. Après la tragédie, cette complaisance doit cesser. Le ministre des Affaires étrangères doit immédiatement :

-  convoquer l’ambassadeur d’Israël et lui signifier des mesures de rétorsion ; une demande à cet effet a été adressée au conseiller du ministre par JC Lefort, président de l’AFPS, au nom du Collectif national pour une Paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

-  exiger la levée sans délai du blocus de Gaza ;

-  agir, à Bruxelles, pour la suspension de l’accord d’association Union européenne-Israël ;

-  intervenir, à New York, pour une réunion rapide du Conseil de sécurité destinée à condamner l’action israélienne et à prendre des mesures pour la sanctionner.

Voilà les exigences que l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS) appelle ses militants à faire entendre dans toute la France, et notamment

A Paris, ce lundi 31 mai,
à 18h30, aux abords de l’ambassade d’Israël.

Par ailleurs, l’AFPS est déterminée à prendre des initiatives dans les jours prochains, au niveau européen, dans le cadre de la Coordination européenne des Comités Palestine (CECP), pour briser le siège de Gaza.

Paris, le 31 mai 2010.


Annecy : Rassemblement ce lundi soir à 18h devant la Préfecture.

Bordeaux : Ce lundi 31 mai, 18h30 rassemblement Place de la Victoire

Lille : Rassemblement ce soir partir de 18 h 30 Grand’Place

Montpellier : LUNDI 31 MAI 18H PLACE DE LA COMEDIE

Nantes : L’AFPS et la plate-forme nantaise des ONG pour la Palestine appellent à un rassemblement à Nantes place du commerce à 18 heures pour dénoncer l’attaque meurtrière de la flotille humanitaire pour Gaza et réclamer l’ouverture immédiate de la bande de Gaza.

Belfort : Rassemblement de soutien mercredi 02 juin à partir de 18h00 Place Corbis

Pau : rassemblement ce soir à 18h30 devant la préfecture de Pau

A Lyon, Marseille, Poitiers, Genève....

et en Israël : La coalition israélienne contre le siège de Gaza organise une manifestation cet après midi à 16h près du port d’Ashdod. Elle veut exprimer sa solidarité avec la flottille et appelle à la fin du blocus de Gaza et à l’ouverture des portes de Gaza.

En Palestine, le président Abbas a déclaré 3 jours de deuil national

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13174

 

 

Rectifions les mensonges :

 

Au delà des positions militantes, il me semble utile de rectifier certaines “informations” diffusées en boucle par la télé et la radio

La télé (FR3) présente les passagers du bateau comme étant majoritairement de jeunes hommes musulmans barbus et de jeunes femmes musulmanes voilées et quelques européens “gauchistes”.

La radio (France Inter) nous dit que des soldats israéliens qui ont attaqué les bateaux ont été frappés “à la hache” “au couteau” ou par balles et qu’au moins un militant du Hamas a été arrêté.

Donc, le bateau est une initiative islamiste et non pacifique (voire le Hamas “se dissimulait” derrière les internationaux)… 

Rectifications :

- Les bateaux sont une initiative prise au Forum Social Européen de Malmö co-organisée par les mouvements sociaux du FSE et par les mouvements de solidarité à la Palestine (cf mails ci dessous)

- Les fonds ont été collectés par ces mouvements (dont les syndicats nordiques qui ont apporté le gros des fonds)

- l’objectif des bateaux est de briser le blocus de Gaza qui est illégal au regard du droit international (tout comme l’occupation militaire de Gaza et des eaux internationales de Gaza)

- Il y a avait des députés européens sur les bateaux (malgré les tentatives de Chypre sous pression israélienne de les empêcher d’y monter)

- Il y avait aussi beaucoup de jeunes européens musulmans, juifs, chrétiens, athées (dont 7 français) volontaires pour risquer leur sécurité et leur vie pour briser le siège

- Il serait logique et légitime qu’il y ait aussi des militants palestiniens de différentes organisations également volontaires pour risquer leur sécurité et leur vie pour briser le siège de leurs compatriotes puisqu’il s’agit de briser le siège imposé aux Palestiniens

- Le Hamas (quels que soient les désaccords sur ses pratiques politiques et son idéologie) est une des organisations représentatives du peuple palestinien et sa qualification de “terroriste” par Israel, l’UE et les USA n’a ni base juridique, ni légitimité, de même que le blocus imposé aux Palestiniens au prétexte que le Hamas a été majoritaire aux élections de 2005 et gouverne à Gaza.

 Françoise Clement

 

Auteur : Françoise Clement - Source : Le blog de Raoul-Marc Jennar

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13182

 

   

 

Michel Collon: Israël est devenu fasciste,

c'est à nous de l'arrêter maintenant !

 

Où s’arrêtera Israël ? Seulement là où nous l’arrêterons. Après avoir massacré les femmes et les enfants de Gaza, après avoir bombardé des écoles et des hôpitaux, après avoir tiré sur des ambulances et employé des armes chimiques, à présent Israël massacre les humanitaires européens et internationaux.

 


 

 Et, une fois de plus, la couverture médiatique est pleine de mensonges. A la radio que j’écoutais ce matin, on ne donnait pas la parole aux victimes mais seulement à l’agresseur qui balançait ses excuses habituelles…

 

1.    La Flottille de la Paix n’aurait pas obéi aux injonctions de l’armée israélienne. Mais depuis quand doit-on obéir aux ordres illégaux d’un Etat qui occupe ou bloque illégalement des territoires ne lui appartenant pas ?!
2.    Les navires n’auraient pas eu le droit de venir au secours des habitants de Gaza affamés et privés de médicaments ? Mais le blocus israélien viole entièrement le droit international !
3.    Les soldats israéliens auraient été agressés. Evidemment ! Comment n’y avait-on pas pensé ! Les crimes israéliens sont toujours de la légitime défense !


Tous ces médiamensonges ne font qu’appliquer les « principes de la propagande de guerre » tels que je les ai exposés dans mon livre Israël, parlons-en ! Je me trouve actuellement en France, ce soir à Montpellier, pour une tournée de débats à ce sujet. Partout, chaque soir, c’est la même lancinante question : que pouvons-nous faire, nous simples citoyens, pour combattre la désinformation, ouvrir les yeux des gens autour de nous et faire cesser les massacres ?


La réponse est simple : en tout premier lieu, gagner la bataille de l’information en discutant le plus possible autour de soi (entreprise, école, quartier, amis…) et le mieux possible : c’est-à-dire en ayant les connaissances concrètes pour réfuter tous les mythes et les médiamensonges et avec une méthode intelligente et efficace pour combattre les préjugés, lever les tabous, instaurer un véritable débat démocratique et citoyen.  C’est possible : après nos discussions et nos ateliers de formation, beaucoup nous disent qu’ils ont réussi à débloquer la discussion et à ouvrir les yeux…


Les crimes commis par Israël montrent-ils qu’il serait tout puissant ? Au contraire, Israël se sent de plus en plus en position de faiblesse, même ses partisans se divisent. Et s’il bénéfice encore de l’impunité, c’est à cause du soutien des Etats-Unis et de l’Europe. A nous donc, citoyens européens, d’agir sur nos dirigeants politiques qui sont complices.


Disons partout que c’est l’Europe qui vient d’accueillir Israël comme son 28ème membre dans les faits. Disons partout que Sarkozy s’est vanté d’aller chercher tous les prisonniers français à l’étranger mais n’a pas levé le petit doigt pour défendre Salah Hamouri, jeune franco-palestinien prisonnier politique en Israël ! Disons partout que l’Europe aide Israël à importer ses produits illégaux ! Et qu’il est légitime de les boycotter contrairement à ce que prétend Madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur qui viole le droit international ! Disons partout qu’en refusant de reconnaître et de négocier avec le gouvernement élu par les Palestiniens, l’Europe a donné le feu vert à Israël pour bombarder Gaza. Disons partout que ce sont les marchands européens d’armements qui arment Israël avec l’aide de Sarkozy, Merkel et Cie ! Donc, quand Israël bombarde et massacre, ce sont aussi Sarkozy et Merkel et Cie qui bombardent et massacrent !


Si nous expliquons tout cela, de façon simple et concrète, en s’en tenant aux faits, les gens comprendront et feront pression pour arrêter ces crimes. Telle est notre responsabilité à tous. J’en parlerai ce soir avec vous à Montpellier, mercredi à Mulhouse, jeudi à Belfort, vendredi à Besançon. Et le 10 juin à Bruxelles, avec Tariq Ramadan et Ilan Halévi (voir les détails sur l’agenda du site michelcollon.info)


Faites circuler ces infos autour de vous. Interpellez dirigeants politiques et médias. Mais surtout appelez vos proches à se mobiliser dès maintenant pour dénoncer les crimes, apporter les explications sur la véritable histoire du colonialisme israélien, sur les raisons économiques scandaleuses pour lesquelles USA et Europe le soutiennent, pour réfuter les mythes et médiamensonges qu’Israël répand dans les médias.


Avec une pression suffisante, nous pourrons imposer le respect du droit et la fin des crimes :


 

1.    Les pays européens doivent renvoyer l’ambassadeur israélien sur le champ, et suspendre tous les accords économiques, politiques et militaires avec Israël.
2.    Il faut boycotter tous les produits israéliens tant que le droit ne sera pas respecté.
3.    Les médias doivent donner la p    arole aux victimes et entamer un débat public sur tous les médiamensonges de la propagande israélienne.


MICHEL COLLON

Téléphone de contact lundi et mardi pour interviews de Michel Collon : 06 62 09 19 70
Adresse de contact pour toutes autres demandes et propositions :
leeloo26@hotmail.com 

 

 

Auteur : Michel Collon - Source : Investig'action 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13178  

 

 

 

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 19:00
shimpson.jpg
 
publié par roland (webmaster) le 25/05/2010 11H36  
 
Auteur : Mathias Reymond - Source : Acrimed

 

Crises financières, déficits budgétaires, inquiétudes européennes, rigueur… L’agitation dans les pages économiques de la presse écrite est révélatrice de la manière dont les questions économiques et sociales sont traitées par les médias. Entre humanisation des marchés et légitimation du discours libéral, retour sur quinze jours de frénésie médiatique et de langue automatique.

 

C’est bien connu, l’inquiétude caractérise les marchés financiers en temps de crise. Ils sont même de nature très anxieuse comme le dévoile Les Echos (6 mai 2010) : « les marchés financiers ont, de nouveau, fait preuve d’une grande fébrilité , hier, devant les risques de contagion de la crise grecque. » On découvre plus loin que ce sont « les bourses européennes qui ont accusé le coup  », ou encore que « les marchés ont tremblé  » (Le Figaro, 5 mai). « A Bruxelles, explique tout simplement Le Monde, on a conscience du danger lié à la nervosité du marché  » (6 mai). En effet, « le spectre de la faillite d’un pays européen reste une source d’angoisse pour les marchés » s’inquiète Le Monde (16 mai).

 

On l’aura compris, l’agitation n’a pas lieu sur les marchés financiers, mais ce sont les marchés financiers qui sont eux-mêmes agités…

 

Humanisation des marchés

 

Entités floues, « les marchés financiers » peuvent pourtant être aussi agressifs que les clients d’un grand magasin à l’heure de l’ouverture des soldes : «  Violemment bousculée par les marchés financiers (…), l’Europe a donné un sacré coup de rein le week-end dernier. »(Le Monde, éditorial du 14 mai). Pis, ils exercent une pression intolérable sur les chefs d’Etat : «  Acculés par des marchés financiers prêts à parier sur l’effondrement de la zone euro, les dirigeants européens ont réussi. » (L’Express, 12 mai)

Plus surprenant : les marchés pensent. Certes, ils ne sont pas aussi compétents que les experts qui les scrutent, mais ont quelques opinions qu’ils défendent avec aplomb. Par exemple, ils « n’ont pas été convaincus par le plan de sauvetage » rappelle Le Monde (6 mai). Rebelles, «  les marchés ont manifesté leur défiance à l’égard de la monnaie unique. » (Id.) Comme le remarque Le Figaro, « les marchés doutent de l’Europe » (5 mai). Et ces penseurs dubitatifs sont aussi imaginatifs : « à la moindre étincelle, les marchés imaginent le pire. » (Le Monde, 6 mai) Etc.

 

Mieux, il leur arrive même de présenter de véritables revendications : « La zone euro a besoin de réformes de structures. (…) C’est ce signe-là, politique, que les marchés attendent  » (Id.). Mais il faut rester attentif car leur humeur est parfois versatile : « Les marchés [sont] euphoriques après le plan européen » annonce Le Figaro Economie (11 mai), alors que pour Patrick Artus, dans Le Monde (16 mai), « les marchés sont, pour une fois, raisonnables . » Toutefois, regrette Les Echos, une nouvelle « prévision a déçu les marchés financiers, pourtant choyés avec la progression du dividende » (19 mai). En définitive, « le marché a pointé le manque de cohésion européenne » (Les Echos, 20 mai).

Joueuses,
« les bourses mondiales se font peur  » (Le Figaro, 5 mai). Sportifs, « les marchés ont plongé en fin de semaine. »Journal du Dimanche, 16 mai). Spéléologues, «  les marchés financiers s’engouffrent dans les failles de la zone euro » (La Croix, 19 mai). Mais ils manquent de sang froid : lorsque « l’Europe perd la boussole, les marchés s’affolent  » (Libération, 6 mai). En d’autres termes, les marchés financiers se comportent comme des êtres humains, à la fois réfléchis et passionnés. (

 

Légitimation du discours économique

 

En décrivant les marchés ainsi - comme des sujets individuels et vivants [1] qui pensent, s’inquiètent, attendent ou raisonnent -, les journalistes qui ont recours à ces discours contribuent à faire disparaître les véritables acteurs qui font exister ces marchés, à savoir les spéculateurs et les banquiers. On oublierait presque que des individus – des êtres humains, oui ! – s’affolent sur les places boursières du monde entier.

 

Mais surtout, cette sémantique efface les structures réelles dans lesquelles s’ébattent justement les acteurs… qui eux pensent, s’inquiètent, attendent et raisonnent (pour de vrai). Les formulations qui personnalisent et humanisent les marchés financiers en tant que tels concourent à la légitimation du discours économique dominant [2]  : le marché est, et l’on ne peut rien y faire. Il est devenu une entité dotée d’une vie propre et souveraine, aussi immuable qu’une divinité. Mais à visage humain : il fait partie de notre vie, c’est un voisin, un ami. « Il est comme nous », disent en substance les journalistes, puisqu’il pense, s’inquiète, attend et raisonne.

 

Ce n’est pas le retour en France de Clotilde Reiss ou l’état de santé du mollet de William Gallas qui changeront la donne. La crise financière occupe le devant de la scène médiatique depuis de nombreuses semaines, et la presse, quand elle s’exprime de la sorte, plutôt que de décrire les structures et de nommer les acteurs, préfère présenter les défaillances économiques comme des soubresauts d’une entité autonome et sacrée, dotée d’une volonté indépendante.

 

Ce fétichisme humanise et sacralise un ordre soustrait à l’action des hommes qui, du même coup, sont sommés de s’y soumettre. Dans une formule restée célèbre, Alain Minc avait tranché : «  La réalité économique, c’est comme la loi de la pesanteur. Jusqu’à nouvel ordre, on ne s’est pas émancipé de la loi de Newton. » Ainsi, quand la pensée de marché s’épanche sur les pensées du marché, c’est pour entretenir l’illusion que la domination capitaliste est éternelle et que les luttes sont vaines. Le journalisme dominant concourt, jusque dans ses phrases toutes faites, à entretenir ces illusions.

 

Mathias Reymond

 

Nota bene  : A noter que Le Monde daté du 22 mai 2010 tente de prendre à contrepied ce fétichisme. Dans un article titré : « Qui sont les "marchés" ? », on peut lire notamment : « Qui sont ces "marchés" qui semblent à même de décider du sort de nos économies, de fragiliser des Etats après avoir mis à mal les banques ? » et Le Monde répond en nommant justemment les acteurs et les structures. Avant de céder... Alors que les guillemets qui entourent le mot "marché" étaient de rigueur au début de l’article, ils s’effacent progessivement. En fin d’article on découvre des phrases du type : « Les marchés ont-ils dévié de leur trajectoire ? » et on apprend que d’après Patrick Artus, « les marchés sont devenus malsains »…

Notes

[1] Et non comme les sujets grammaticaux des verbes si décrivent ce que font les acteurs effectifs sur les marchés.

[2] A ce sujet, lire ici-même « La construction de l’opinion économique par les médias ».


Auteur : Mathias Reymond - Source : Acrimed

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13071

 

 

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 18:52

couv'Un petit million à peine de manifestants pour défendre nos retraites ? Et la droite de pavoiser : La faible mobilisation ouvre la voie à la réforme, titre Le Figaro, qui conçoit ainsi sa mission d’informer. Libération se met quant à lui à l’heure de Rolland-Garros et croit bon de décerner un Avantage Sarkozy. Tout n’est-il pas déjà écrit d’avance ? Les grands médias ressassent jusqu’à la nausée le faux argument démographique et la propagande qui prétend l’allongement de la durée du travail inéluctable est puissamment auto-réalisatrice, comme disent les économistes des prédictions de "les-marchés". Parce qu’on sait bien qu’ils vont le faire. Comme ils font toujours ce qu’ils veulent, au fond, en méprisant les peuples tout en invoquant hypocritement une démocratie de plus en plus hypothétique.

 

 

une

   

Ils expliquent même la technique à utiliser dans un document officiel : le cahier N° 13 de politique économique du Centre de recherches de l’OCDE. Son titre ? La faisabilité politique de l’ajustement. D’un cynisme écoeurant. Extrait : "Les politiques de stabilisation économique et d’ajustement peuvent provoquer des troubles sociaux, voire mettre en péril la stabilité des pays. Dans ce Cahier de politique écononomique sont analysées les conséquences politiques de tels programmes. Il ressort de cinq études de cas approfondies et de deux échantillons importants de pays, en Amérique latine et en Afrique, que les coûts politiques en termes de grèves, de manifestations ou d’émeutes sont très différents d’une mesure de stabilisation à l’autre. Le calendrier d’application des mesures, le régime constitutionnel, les interventions ciblées des donateurs influent également sur ces coûts. Ces recherches ont ainsi permis de définir et de préciser les caractéristiques d’un programme de stabilisation politiquement optimal qui, pour un même résultat économique, minimise les coûts politiques. (...) le programme de stabilisation a un caractère d’urgence et comporte nécessairement beaucoup de mesures impopulaires puisque l’on réduit brutalement les revenus et les consommations des ménages en diminuant les salaires des fonctionnaires, les subventions ou l’emploi dans le bâtiment. En revanche, les mesures d’ajustement structurel peuvent être étalées sur de nombreuses années et chaque mesure fait en même temps des gagnants et des perdants, de telle sorte que le gouvernement peut s’appuyer facilement sur une coalition des bénéficiaires pour défendre sa politique." Ecoeurant, on vous dit. C’est comme ça sur 42 pages. Lisez : l’intégralité du document est consultable ici.

Documents joints

 


Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13127

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 17:48


Source : NASAJPL


 

Tel que vu dans l’article « Le Tchernobyl des pétrolières », la situation dans le golfe du Mexique n’est guère reluisante. En fait, il pourrait s’agir de la pire catastrophe pétrolière jamais connue. Et cela se poursuit de plus belle: le geyser de pétrole perforé par l’avarice des pétrolières dans une des réserves les plus profondes et pressurisées de la planète continu de jaillir sans arrêt dans le fond du golfe.


 

Requiem pour le golfe du Mexique 

 

 

Requiem pour le golfe du Mexique

 

Ce désastre se classe déjà au-delà de ce qui pourrait être considéré le “Katrina” d’Obama. C’est le Tchernobyl des États-Unis; un désastre qui aurait pu être évité si ce n’était de la corruption et de la connivence du gouvernement américain qui a permis à BP de passer outre les régulations de sécurité, puis ensuite de dissimuler la véritable étendue de cette catastrophe.

 

Le gouvernement fédéral américain, piégé par ses propres mensonges proférés ces dernières décennies, est incapable de reconnaître ses erreurs et trop arrogant pour même envisager de présenter des excuses. Ils vont continuer, comme c’était le cas avec l’URSS et de Tchernobyl, d’éviter et évacuer cette catastrophe jusqu’à ce que toutes les options pour trouver un bouc émissaire soit épuisées pour ensuite transférer la responsabilité financière sur le dos de la population.

 

Si tout cela échoue, nous pouvons compter sur ce gouvernement pour mettre en scène une distraction, très probablement une nouvelle guerre majeure, pour détourner l’attention loin du Deepwater Horizon. Il pourrait très bien s’agir de l’Iran ou de la Corée du Nord. Après la défaite en Afghanistan, l’URSS a tout essayé pour camoufler, à l’aide de fanfaronnades, la véritable portée de la catastrophe écologique causée par le réacteur détruit de Tchernobyl, ce qui entraina la fin de leur propre gouvernement.

 

À son tour, au milieu de la défaite en Afghanistan, les États-Unis tentent de camoufler la catastrophe écologique provenant de la destruction du Deepwater Horizon et risque bien de faire couler leur propre gouvernement.

 

Les compagnies pétrolières, elles, ont profité d’une protection provenant du Oil Pollution Act qui inclut une limite maximale de $75 millions en responsabilité civile pour les dommages que BP, ou toute autre compagnie pétrolière pourrait être forcée de payer les coûts autres que le nettoyage du pétrole, qui demeure sous leur entière responsabilité.

Pour mettre ce $75 millions en perspective, il faut noter que BP a fait $93 millions de profits à chaque jour lors des trois premiers mois de 2010. En d’autres mots, il faut moins d’une journée de profit à BP pour couvrir les frais qui leur sont imposés. Le coût des dommages causés par BP sont enlevés de leurs épaules pour être ensuite placés sur le dos des gens et de la communauté qui doivent alors payer pour ce désastre corporatif. (Source)

 

Il y a eu des tentatives aux États-Unis pour faire augmenter ce plafond de $75 millions en responsabilité civile des compagnies pétrolières à $10 milliards, mais elles ont été contrecarrées par la Républicaine de l’Alaska, Lisa Murkowski, qui a opposé son objection.

 

 

 

by SkyTruth

 

Cette fuite constante de pétrole pourrait être 19 fois pire qu’il a été initialement estimé. Des images vidéos du geyser de pétrole situé dans les profondeurs du golfe du Mexique ont été rendues publiques il y a environ une semaine. Il apparait que ce serait autour de 95 000 barils de pétrole, soit un peu plus de 15 millions de litres, qui s’échapperait quotidiennement, selon ce qu’a indiqué un professeur en ingénierie au Congrès américain la semaine passée.

 

Ces images vidéos ne sont pas venues immédiatement après l’explosion de la plate-forme du Deepwater Horizon, comme il aurait dû logiquement se passer, mais bien un mois plus tard, seulement après que des scientifiques et membres du Congrès aient forcé BP de le faire. BP a d’ailleurs été accusée, en consultation du Congrès, de retenir des informations pertinentes concernant le fond marin, ainsi que de bloquer les efforts de scientifiques indépendants pour déterminer la quantité réelle de pétrole brut s’échappant quotidiennement dans le golfe du Mexique.

 

 

 

Source : Greenpeace USA 2010

 

BP a concédé qu’effectivement, il y a beaucoup plus de pétrole qui se disperse dans le golfe du Mexique qu’ils ne le présageaient, alors que le pétrole brut lourd commence à toucher les zones humides de la Louisiane, 35 jours après l’explosion du Deepwater Horizon. D’ailleurs, il semble que ce qui est visible à la surface n’est que la pointe de l’iceberg. En effet, des scientifiques ont découvert qu’il existait de vastes colonnes de pétrole à la dérive sous la surface, dont une mesurant plus de 16km de long, 4km de large et 100 mètres d’épaisseur.

 

Des chercheurs de l’Institut national de la science et la technologie sous-marine disent avoir détecté plusieurs nappes de pétrole tentaculaire se déployant juste sous la surface de la mer et à des profondeurs de 1200 mètres. Les scientifiques ont déclaré que les dispersants chimiques utilisés par BP dans le golfe du Mexique semble avoir pour effet d’empêcher le pétrole de faire surface. Essaient-ils de dissimuler le pétrole sous le tapis?

 

 

 

Source :  Greenpeace USA 2010

 

Une chose est certaine, ces corridors sous-marins de pétrole s’étendant sur des kilomètres pourraient empoisonner et suffoquer le vie marine à travers la chaîne alimentaire, entrainant des dommages pour les décennies à venir. Une menace non seulement à la faune marine, mais aussi pour la pêche commerciale et l’industrie touristique de la Louisiane jusqu’en Floride. Selon Samantha Joye, professeur en science marine à l’Université de la Géorgie, les chercheurs ont trouvé davantage de colonnes de pétrole sous l’eau qu’ils ne peuvent compter. Les principales conséquences de celles-ci sont de retirer de vastes quantités d’oxygène de l’eau par les microbes qui consomme le pétrole, un phénomène amplifié par les dispersants chimiques qui nourrissent ces microbes.

 

 

Ainsi, cette eau mélangée au pétrole est toxique pour certains organismes et néfaste pour la quantité d’oxygène contenu dans l’eau et cela peut interrompre la chaîne alimentaire à son plus bas échelon, ce qui aura un impact sur les autres organismes qui en dépendent. C’est pourquoi l’écosystème pourrait bien prendre des années, ou même des décennies pour s’en remettre.

 

Photo HD de la NASA de la marré noire


 

 

 

Les dernières images satellites du déversement continu de pétrole montrent une masse si large qu’il serait possible de la voir à partir de la Lune. Il est question d’une masse immense qui prend toujours plus d’expansion. Une vidéo en temps réel est disponible pour surveiller et examiner les dommages causés à l’équipement au fond de l’eau.

 

 

Source : NASA Goddard Photo and Video

 

Comme il est possible de le voir sur l’image ci-haut, le pétrole brut a fait ses premières apparitions sur les berges et dans les marais de la Louisiane et une partie de ce dégât est entré dans un puissant courant qui pourrait le porter vers la Floride, Cuba et au-delà.  En Floride, on se prépare d’ores et déjà à l’arrivée de ce cauchemar et des impacts sérieux à leur industrie du tourisme. La côte Atlantique est maintenant menacée au fur et à mesure que le pétrole se répand dans la région.

 

Mais BP insiste qu’il s’agit d’un déversement modéré.

 

Pourtant, le pétrole visqueux se retrouvant dans le dédale de marais le long de la côte du golfe pourrait se révéler impossible à nettoyer, laissant un ragoût toxique mortel pour les poissons et la faune, selon des fonctionnaires et des scientifiques indépendants. Les fonctionnaires envisagent des solutions radicales et risquées: ils pourraient mettre le feu à des zones humides, ou inonder des zones dans l’espoir de faire flotter l’huile et la récupérer.

Ils ont averti qu’un nettoyage agressif pourrait ruiner les marais et faire plus de mal que de bien. La seule option viable pour de nombreuses zones touchées est de ne rien faire et laisser la nature dissoudre le pétrole. C’est précisément ce que la déréglementation dans le secteur pétrolier a finalement créé: des ravages écologiques.

 

L’environnement n’est pas le seul à payer le prix de la corruption, de l’indifférence et des agissements criminels du gouvernement et du secteur privé. Tout comme dans le cas du 9/11, c’est les travailleurs et les équipes de secours qui s’intoxiquent suite à l’utilisation de produits toxiques sans qu’on leur apporte les protections nécessaires. Des pêcheurs rapportent aussi des malaises causés par les produits chimiques utilisés par BP. Mais d’un autre côté, les médias ignorent le fait que Goldman Sachs, le Blackstone Group et Apollo Management sont propriétaires Nalco, le fabriquant du dispersant Corexit utilisé par BP. La question posée par la journaliste Paula Quinlan du New York Times est bien simple: pourquoi utilise-t-on Corexit alors qu’une douzaine d’autres dispersants sont moins toxiques et plus efficaces.

 

 

Source: lumis

 

Mais BP a refusé les demandes de l’EPA d’utiliser des dispersants moins nocifs, alors la Maison-Blanche a donné l’ordre à BP de couper de moitié les quantités de Corexit dispersés dans l’eau du golfe du Mexique. Le problème est qu’il y a déjà plus de 2 500 000 litres de dispersants chimiques déversé dans l’eau.

 

La Garde côtière américaine assure désormais la protection des intérêts financiers des sociétés privées en essayant de censurer une histoire que le public a besoin de connaitre. Comme l’a rapporté CBS News: «Quand CBS News a tenté de rejoindre la plage couverte d’huile, un bateau d’entrepreneurs de BP, avec deux officiers de la Garde côtière à bord, nous a dit de faire demi-tour sous la menace d’arrestation.”
La Garde-côtière affirment qu’ils agissent sous l’autorité de BP: “Ce sont les règles de BP, pas les nôtres”. Voir cette vidéo. Ainsi, la Garde-côtière menace des journalistes d’arrestation pour vouloir documenter ce désastre pétrolier.

 

Conclusion

 

Personne ne semble savoir quoi faire pour colmater ce puissant geyser de pétrole. BP a essayé différentes solutions, mais aucune ne fonctionnent, et selon la American Association of Petroleum Geologists, on peut envisager que cette situation perdure pendant des années. Une nouvelle donne est le benzène qui s’évapore continuellement dans l’atmosphère et qui présente un danger non seulement pour les personnes âgées et les gens ayant des problèmes respiratoires, mais aussi pour la population vivant dans la région du golfe du Mexique en entier.


Pour envoyer vos commentaires :
http://les7duquebec.wordpress.com/2010/05/25/deepwater-horizon-le-geyser-de-petrole-se-poursuit/

François Marginean : Technicien en Architecture, chercheur indépendant, animateur de radio à l'émission L'Autre Monde sur CHOQ FM de l'UQAM, éditeur du blog Les Nouvelles Internationales et collaborateur chez Les 7 du Québec.

 

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=19364

 

 

 

 

Deepwater Horizon : Le geyser de pétrole se poursuit
Alerte dans le golfe du Mexique !
François Marginean
Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 17:09

pauvrete.jpg

 

Mohamed BELAALI, Sombre avenir

 

La France, dans le cadre d’un capitalisme en crise, tend lentement vers un régime que personne ne sait encore comment qualifier. Mais peu importe les adjectifs et les qualificatifs. Tous les signes d’un sombre avenir pour la majorité de la population sont, hélas, bien présents : précarité, chômage, misère, répression, suppression progressive des libertés publiques, propagande etc. Le citoyen est ainsi enserré par un pouvoir omnipotent qui, comme les tentacules d’une pieuvre géante, l’étouffe. Car la richesse doit rester, vaille que vaille, concentrée entre les mains d’une seule et même classe sociale minoritaire mais possédant tous les pouvoirs.

La France, pays riche, compte aujourd’hui des millions de travailleurs pauvres, de précaires, de chômeurs, de sans abris, de sans papiers, bref des millions d’hommes et de femmes broyés par la machine capitaliste. Ces laissés-pour-compte sont de plus en plus nombreux, et la politique d’austérité que le gouvernement prépare en ce moment même, ne fera qu’accroître encore un peu plus leur nombre. La destruction du système de retraite par répartition, basé sur la solidarité entre générations, va entrainer inévitablement l’augmentation du nombre de personnes cumulant vieillesse et pauvreté. Sombre avenir pour une partie de la population de plus en plus importante !

Mais cette misère n’a d’égal que la richesse accumulée par une petite minorité de très riches dont les revenus ont augmenté par exemple entre 2004 et 2007 de 40 % selon l’Insee (1). Malgré la crise, les profits des entreprises du CAC 40 (cotation assistée en continu) ont atteint 49 milliards d’euros en 2009. Grâce à un montage technique et financier sophistiqué, appelé dans leur jargon « optimisation fiscale », ces groupes paient nettement moins d’impôt que les entreprises plus modestes. Le manque à gagner pour l’État s’élève à 8 milliards d’euros (2).

Et comme cette richesse amassée grâce aux revenus du capital et non du travail ne leur suffit pas, l’État leur verse des millions d’euros chaque année au titre du fameux bouclier fiscal (585,5 millions d’ euros rien que pour 2009) sans parler d’innombrables exonérations et autres privilèges fiscaux. Le recours massif à la fraude (3) et aux niches fiscales est une pratique courante et récurrente des nantis. Et on va taire tous les scandales immobiliers à répétition de certains membres du gouvernement (voir entre autres les affaires Gaymard et Estrosi). La richesse est ainsi produite directement par les uns et confisquée indirectement par les autres !

L’État, complice de ce pillage, organise en même temps, à travers ses organismes notamment ceux de la sécurité sociale, une véritable chasse aux « fraudeurs » des prestations sociales, c’est à dire aux travailleurs pauvres, aux précaires et aux chômeurs. Il a même créé à cet effet le Répertoire National Commun de la Protection Sociale (RNCPS). Il est à préciser que le nombre de ces « fraudeurs » et le montant total de la fraude sont dérisoires (4). L’État bienveillant avec les uns, est impitoyable avec les autres !

Pour masquer cette cruelle réalité et éviter toute résistance d’envergure, la bourgeoisie utilise l’État et tout son appareil idéologique et répressif. Les grands médias, tous entre les mains d’industriels, vont jouer un rôle déterminant dans le maintien et la reproduction de cette situation. Ils demeurent l’instrument le plus redoutable et le plus efficace pour anesthésier une population active déjà traumatisée et démobilisée par le chômage. Experts, spécialistes, artistes et autres intellectuels sont eux aussi enrôlés pour répandre la « vérité » de la classe dirigeante. Bref tous les moyens, petits et grands, sont mobilisés pour perpétuer les privilèges et les injustices de l’ordre établi. Plus le système s’empêtre dans ses propres contradictions et s’enfonce dans la crise, plus la propagande devient intense, futile et cynique. Le moindre fait divers, aussi insignifiant soit-il, devient affaire d’État. Le fait divers est érigé en fait politique majeur. Il est élevé au rang des préoccupations et priorités nationales. Président de la république, ministres, parlementaires, préfets et commissaires, chacun dans son domaine, réfléchit comment résoudre par exemple le problème de la femme verbalisée (22 euros) pour port de niqab au volant et de son mari soupçonné par le pouvoir d’avoir plusieurs épouses. Les journalistes, eux, vont se charger d’expliquer, à longueur de journée et de nuit, aux citoyens la gravité de l’affaire pour la nation. Le gouvernement va jusqu’à décréter l’urgence sur... le projet d’interdire totalement la burqa ! Il faut que la loi soit adoptée avant l’été car il y va de la dignité des femmes et de l’intérêt de toute la nation, rien que cela !

L’État français a été également mobilisé dans « l’affaire de la rumeur » concernant la vie privée du couple présidentiel. Là encore, la police, la justice, les services de contre-espionnage, les ministres anciens et nouveaux, les conseillers du président ont déployé un zèle singulier pour remonter aux sources ...de la rumeur ! Et la démesure de cette mobilisation a été étalée lamentablement dans les médias. D’autres faits divers viendront alimenter la chronique dans l’espoir de détourner l’attention de la population des décisions graves qui se trament contre elle comme par exemple la destruction de ce qui reste encore du système de retraite par répartition.

Mais pour que les « réformes » passent, il faut contrôler, surveiller, ficher, réprimer, bref il faut terroriser les citoyens qui refusent de courber l’échine. Il devient, en effet, de plus en plus difficile aujourd’hui de ne pas rencontrer la police dans la rue. Elle est omniprésente voire omnipotente. Chaque manifestation est sévèrement et massivement encadrée par des policiers en tout genre. A côté des CRS en tenue de combat et armés de flash-ball, matraques et gaz lacrymogène, des policiers en civil se mélangent et défilent avec les manifestants. Les membres des brigades départementales de sécurité, souvent masqués, surveillent de loin le déroulement de la manifestation entassés dans leurs véhicules grillagés. La BAC (Brigade Anti-Criminalité), la matraque montrée de manière ostentatoire et provocante, encadre de très près les cortèges tout en filmant les manifestants. La brutalité accompagne souvent les interpellations arbitraires à la fin de la manifestation. La garde à vue dans les commissariats est vécue comme un cauchemar par la plupart de celles et ceux qui en ont fait l’expérience : « Quand les policiers m’ont “invitée” à m’asseoir sur un banc pour y être menottée, le mur contre lequel je devais m’adosser était maculé de sang encore frais. J’ai dû me déshabiller totalement pour la fouille. Puis j’ai été poussée dans une cellule souillée d’excréments. J’étais traitée comme un animal. La volonté d’humilier était évidente » témoignait l’avocate Caroline Wassermann (5). Plus d’un demi-million de citoyens ont connu la garde à vue en 2008, 67 % de plus qu’en 2001 ! (6). Personne n’est à l’abri d’une telle humiliation. Car la garde à vue se généralise et se banalise. Elle est institutionnalisée. Il faut faire peur à la population et la dissuader de toute velléité de résistance. Tout acte d’opposition à la politique du pouvoir, aussi élémentaire soit-il, est brutalement réprimé. Même les lycéens n’échappent pas à cette répression policière. Ces jeunes à qui on a appris que la police était là pour les protéger dans le cadre de l’État de droit, se sont vus gazés, matraqués, brutalisés, jetés à terre et traînés au sol sans ménagement comme de dangereux criminels par cette même police. Ces adolescents ont été parfois arrêtés devant leur lycée, conduits au commissariat et gardés à vue sans pouvoir communiquer avec leurs parents. Après le commissariat, les procureurs prennent la relève au tribunal et profèrent des propos violents et traumatisants pour des gamins qui réclamaient juste un enseignement de qualité et ouvert à tous.

La répression les poursuit à l’intérieur même de l’école. Vidéo-surveillance, portiques de sécurité, policiers etc. vont transformer progressivement l’école en prison. 5 247 « correspondants sécurité-école » sont choisis parmi les policiers et les gendarmes. Mais Sarkozy veut aller plus loin : « Il y a quelques jours j’ai souhaité que dans les 53 établissements identifiés comme les plus difficiles de France, on aille plus loin en proposant l’installation d’un bureau pour le policier ou le gendarme référent au sein même du lycée et du collège »(7). A quand l’installation d’un véritable commissariat à l’intérieur des établissements scolaires ? Quelle est jolie la démocratie bourgeoise qui méprise et brutalise sa jeunesse !

Et comme cela ne suffit pas, il faut mettre le pays sous surveillance et supprimer progressivement les libertés publiques chèrement acquises. Il faut installer des caméras partout, croiser les fichiers informatiques, prélever des empruntes digitales et génétiques y compris sur des enfants, en un mot il faut que le contrôle sur la population soit total. La France n’est pas encore le Royaume-Unis où 4,2 millions de caméras filment en permanence les faits et gestes des citoyens et où la police peut interpeller n’importe qui, n’importe quand sans la moindre justification, presque comme dans 1984 de George Orwell. Cependant, le gouvernement français a la ferme volonté de tripler le nombre des caméras (de 20 000 à 60 000) sur la voie publique, dans les établissements scolaires, dans les transports en commun, bref il faut que l’œil du pouvoir observe et contrôle tout le monde.

Mais surveillance et profit sont deux faces d’une même réalité. Car la vidéo-surveillance c’est aussi un marché fleurissant dont la croissance entre 2003 et 2012 varie selon l’équipement acheté entre 60 et 400 % (8). Pour engraisser davantage encore les entreprises du secteur, Michèle Alliot-Marie a signé un décret le 22 janvier 2009 facilitant l’accès à la vidéo-surveillance aux établissements publics et privés utilisant moins de 8 caméras. La surveillance généralisée a un bel avenir devant elle.

La classe dominante, non contente d’avoir précarisé et paupérisé les travailleurs, exige en plus qu’on les punisse, qu’on les cache. Les pauvres doivent rester invisibles. Car ils sont la preuve vivante de la faillite de son système économique. Les prisons regorgent de pauvres. A l’extérieur de la prison, leur force de travail est devenue inutile, superflue.

Violence, surpopulation, humiliation, souffrance, arbitraire de l’administration pénitentiaire, mesures d’isolement de longue durée, bref des conditions de détention d’un autre âge font de la prison un haut lieu de la déshumanisation des hommes. Il ne faut donc pas s’étonner que la France détienne le triste record du nombre de suicides dans les prisons. Comme le taux de chômage, celui de la détention et du suicide ne cessent d’augmenter. Malgré les condamnations successives des instances européennes, internationales et des associations des droits de l’homme, ces taux continueront, hélas, à augmenter. Car ils sont intimement liés à la politique pénale et carcérale de la classe dirigeante qui utilise le dogme de la « tolérance zéro » pour plaire à une frange de la population et pour évacuer les problèmes économiques (chômage de masse, politique d’austérité etc), et sociaux (sécurité sociale, santé...). La sécurité demeure l’enjeu majeur des campagnes électorales.

Cette politique n’est, toutefois, que l’expression d’un système dont le profit reste l’unique objectif. Là encore, prison et profit vont de pair : la prison c’ est aussi un marché non seulement au niveau des produits liés à la sécurité (bracelets électroniques, caméras...) mais aussi au niveau de la construction et de la gestion des prisons. Les constructions, les rénovations des prisons font le bonheur des entreprises comme Bouygues, Eiffage Construction, Vinci... sur le malheur des détenus. Les entreprises privées s’occupent également de la restauration, de la formation professionnelle, de l’ accueil des familles etc. L’État est réduit à fournir le plus de détenus possible afin d’ alimenter les bénéfices de ces entreprises privées. La prison est une affaire très rentable (9).

Les perspectives électorales sont elles aussi sombres. Elles se réduisent à un « choix » binaire : PS/UMP – UMP/PS ou pire encore UMP/FN. Lorsque l’on regarde de plus près non pas les discours mais les actes, on constate, malgré des nuances voire parfois des différences, que ces deux partis majoritaires (PS/UMP) servent en dernière analyse les intérêts de la classe dominante.

Mais l’histoire nous a appris que la lumière peut aussi jaillir de l’obscurité. Malgré cet asservissement général dû au capitalisme et les malheurs dont il accable les salariés, le système produit de lui-même les conditions de sa propre disparition. Ses crises à répétition montrent à quelle enseigne ce système est inefficace et dangereux pour l’homme et la nature. Aux travailleurs d’unir leur force et de la diriger contre le système lui-même et non contre ses effets. Toutefois cette lutte ne peut aboutir que si les producteurs directs de richesses sont conscients de leur exploitation commune. La prise de conscience et l’unité de tous les travailleurs sont donc une nécessité vitale et un préalable au dépassement du capitalisme.

Mohamed Belaali

(1) Les revenus et le patrimoine des ménages, Insee http://www.insee.fr/fr/themes/docum...

(2) http://www.latribune.fr/depeches/re...

(3) sur les fraudes comptables et financières commises par les entreprises voir http://www.oca-audit.com/offres/fil...

(4) http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...

(5) Témoignage de l’avocate Caroline Wassermann publié dans L’Humanité du 20 novembre 2009. Cité par LDH Toulon http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...

(6) http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...

(7) http://www.elysee.fr/president/les-...

(8) http://www.msi-etudes.fr

(9) http://www.ldh-toulon.net/spip.php?...

URL de cet article
http:// www.legrandsoir.info/Sombre-avenir.html

© LE GRAND SOIR - Diffusion non-commerciale autorisée et même encouragée. Merci de mentionner les sources.

Il n'est point besoin d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer. Guillaume le Taciturne


Auteur : Mohamed Belaali - Source : Le Grand Soir

   

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13161

 

 

Trois « D » : Dette, Déficit... Défiscalisation

Frédéric Lordon sur blog.mondediplo.net
 
<http://blog.mondediplo.net/2010-05-26-La-dette-publique-ou-la-reconquista-des#tdm>

Les ennemis (amis) de la dette n’aiment rien tant que prendre le problème « des déficits » du côté de la dépense. Jamais des recettes. Ce serait pourtant bien intéressant. Car la défiscalisation systématique apparaît comme l’un des caractères structurels les plus robustes du néolibéralisme. Mais défiscalisation pour qui ? Poser la question c’est y répondre, et aussi, peut-être un peu moins trivialement, faire revenir toute une économie politique, cette mauvaise conscience de la science économique, une économie politique où il est question de groupes sociaux aux intérêts antagonistes et des compromis historiques qu’ils parviennent à passer avec l’État,...

 

 

Contre la dictature des marchés financiers
Contre la paupérisation de ceux- d'en-bas (y compris les couches moyennes)


CA du 28 mai 2010 : position.

A l'heure ou "la dictature des marchés financiers" impose des plans d'austérité extrêmement sévères contre plusieurs peuples d'Europe avec la bénédiction des gouvernements de ces pays il importe d'articuler revendications spécifiques à la finance et revendications sociales. Si la finance ne doit pas faire oublier l'écologie alors ni la finance ni l'écologie ne doivent oublier le social. Et le social, ce n'est pas les seuls pauvres ici ou là-bas. On peut percevoir plus que le salaire médian et être prolétaire, au sens d'avoir des fins de mois difficiles.

La thématique du changement de banque soulevée par certains camarades apparait "légère" surtout si déconnectée de la revendication d'un processus de nationalisation des banques et de constitution d'un pôle public bancaire . Il en est de même d'un communiqué à l'appui à Merkel pour faire pression contre Sarkozy. A Merkel peut très bien dans la logique qui est la sienne demander un jour et pas le lendemain une légère régulation financière sans rien changer à sa politique sociale. Elle le fait d'ailleurs d'autant plus aisément qu'il n'y a pas de place boursière importante chez elle.

L'interdiction des marchés de gré à gré pour les Crédits Default Swap et d'autres mesures régulationnistes doivent s'accoupler avec l'usage du fusil de justice sociale à double canon (fiscal et social stricto sensu). On ne va pas se laisser "paupériser" !


- Le canon fiscal avec les TTF et  la défense et amélioration de l'impôt sur le revenu, de l'impôts sur les sociétés et du recul de la TVA ; le tout de façon harmonisée en Europe. Le PS devrait défendre cela clairement s'il veut battre l'UMP pour défendre le peuple agressé !
- Le canon social avec des mesures visant à la fois le partage du travail (contre le travaillisme et le chômage et la précarité) et le partage des revenus en lien avec une extension des services publics nationaux avec revalorisation des mécanismes de péréquation tarifaire permettant de la gratuité et de l'égalité sur un territoire suffisamment conséquent . Cela signifie une loi pour une nouvelle RTT lancée en Europe, une augmentation des salaires, retraites et pensions à l'exception des hauts revenus (au-delà de 7000 euros par mois).

Pour aller vers un éco-socialisme du XX ème siècle la mobilisation internationale des peuples-classe d'Europe sur d'autres revendications et perspectives est nécessaire.Mais commençons par la base, l'essentiel. Ce qui est réclamé par une majorité pour vivre.

Cela est d'ailleurs conforme à ce que nous disions au printemps 2008.
Déclaration du CA du 15 mars 2008
http://www.france.attac.org/spip.php?article8410#outil_sommaire_0

Le Conseil d’administration a adopté le plan de campagne sur la crise financière. La crise financière ne résulte pas d’accidents mais de la logique même d’un système capitaliste qui a érigé en valeur suprême la maximisation de la rente servie aux actionnaires. Celle-ci ne peut être obtenue que par la détérioration permanente de la position des salariés. Le monde en est arrivé à un point où la répartition de la richesse est devenue tellement inégalitaire qu’elle est insupportable. Et elle rend impossible la résolution des problèmes sociaux et écologiques.

Attac France proposera aux autres Attac d’Europe d’impulser une campagne autour du « désarmement des marchés financiers » au nom de l’exigence des droits sociaux et de l’égalité niés par la financiarisation de l’économie, et au nom de la solidarité nécessaire avec le Sud.

Christian DELARUE

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13160&rech=22927#22927

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 08:53

 

 

 

La Loppsi 2 est-elle renvoyée aux calendes grecques ?

 

Christophe AUFFRAY

 

Mis à jour : Adoptée en février par les députés français, la loi Loppsi 2 introduisant le filtrage de sites et les espions logiciels de la police ne devait plus pas être examinée par les sénateurs en 2010, mais le ministre de l'Intérieur a demandé son examen pour septembre.

 

Le soulagement des anti-Loppsi n'aura finalement été que de courte durée. Le 6 mai, Henri de Raincourt, le ministre chargé des relations avec le Parlement, a fait savoir que le texte serait examiné par les sénateurs en septembre.

 

L'annonce du président du Sénat, Gérard Larcher, qui le 5 mai laissait entendre que Loppsi 2 ne serait vraisemblablement pas voteé en 2010, a été rapidement démentie par Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur. A la demande du gouvernement, le texte sera donc inscrit à l'ordre du jour de la session parlementaire extraordinaire de septembre au Sénat.

 

La polémique Loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi) a été remaniée à plusieurs reprises et portée par deux ministres différents, d'abord par Michèle Alliot-Marie puis par Brice Hortefeux.

 

Un projet dérangeant évacué

avec la réforme de la procédure pénale

Si en février la loi a passé la première étape, celle du vote au Parlement, il semble bien qu'elle s'arrêtera aux portes du Sénat. Le Parisien rapporte en effet l'annonce du président du Sénat, Gérard Larcher, reportant l'examen de Loppsi 2 (ainsi que de la toute aussi décriée réforme de la procédure pénale).

 

Lors de l'énumération des projets de loi amenés à être étudiés en 2010, Gérard Larcher n'a pas évoqué de date pour Loppsi 2. Il se pourrait donc que comme en 2009, le vote du texte soit une nouvelle fois repoussé.

Dans une déclaration de 2009, dont les propos sembleraient presque empruntés à Frédéric Lefebvre, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, avait argué de la nécessité de légiférer en expliquant qu'Internet était devenu un vrai lieu de danger.

 

Quels dangers ? « Escroqueries, faux e-mail, vols de numéros de cartes bancaires, trafics de stupéfiants, apologie du racisme, pédopornographie et, dans un certain nombre de cas, terrorisme » selon le ministre.

http://www.zdnet.fr/actualites/la-loppsi-2-est-elle-renvoyee-aux-calendes-grecques-39751418.htm

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 08:43
chat_casque_signature.gif
Un projet de loi sur l’anonymat des blogueurs
suscite l’inquiétude

 

Législation -

Un sénateur agite depuis quelques jours la blogosphère en proposant de lever l’anonymat des blogueurs non professionnels. Les hébergeurs de blogs appellent à abandonner l’idée. D'autant plus qu'il est déjà possible d'identifier un blogueur...

 

Bientôt la fin des blogs anonymes ?

Le sénateur de la Moselle, Jean-Louis Masson jette un pavé dans la mare en proposant de « faciliter l'identification des éditeurs de sites de communication en ligne et en particulier des « blogueurs » professionnels et non professionnels ».

 

Cela pour « protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamations qui sont, hélas, de plus en plus souvent colportés sur la toile ». Rien de moins.

 

Concrètement, il demande à ce que chaque blogueur français indique sur son site « des éléments précis permettant de l'identifier », notamment les nom, prénom, numéro de téléphone ou adresse.

 

Cette prise de conscience serait avant tout personnelle. Dans une entrevue vidéo, il explique réagir à une série de billets écrits à l'encontre de la candidate UMP Marie-Jo Zimmermann lors des dernières élections municipales de Metz, qu'il attribue à un député UMP de son département, en déplorant l'absence de recours rapide.

 

Pour lui, « la réglementation applicable à la presse écrite doit s'appliquer aux blogs », notamment au niveau des commentaires qu'il considère être une forme de courrier des lecteurs.

 

L'inquiétude pointe chez les hébergeurs... et au Sénat

 

La pilule a du mal à passer du côté des hébergeurs de blogs. Les P-DG des principaux hébergeurs français (Wikio, Canalblog, Overblog, Blospirit), Tristan Nitot de la fondation Mozilla et les responsables de la Quadrature du Net ont lancé un appel commun à l'abandon de cette proposition de loi qui « porterait atteinte à la liberté d'expression sur Internet ».

 

Plus proche du législateur, Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, défend pour sa part le droit de s'exprimer anonymement. Il pointe l'impossibilité technique de la démarche et les articles anonymes non-signés qui paraissent en presse écrite.

 

Briser une législation déjà efficace ?

 

Dans une lettre ouverte publiée chez PC INpact, le responsable juridique d'Overblog, Nicolas Poirier, estime que la législation en place est suffisante au regard des obligations des blogueurs vis-à-vis de leurs hébergeurs fixée par la loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique (LCEN) de 2004.

 

Mais selon Jean-Louis Masson, la LCEN aurait été écrite à une époque où les blogs n'étaient « qu'un phénomène marginal sur le réseau Internet ». La loi oblige néanmoins chaque blogueur à fournir ses informations personnelles à son hébergeur et à répondre rapidement à ses requêtes en cas de diffamation ou dénigrement.

 

Le cas s'est d'ailleurs déjà présenté. Antoine Bardet, candidat à la marie d'Orléans, avait édité un blog satirique à l'encontre de la liste adverse. Retrouvé grâce à son hébergeur, Google, il a été condamné pour dénigrement du fait du cadre électoral des écrits.

 

Par ailleurs, il est toujours possible de remonter à la source grâce à l'adresse IP de l'auteur. Bref, ce projet de loi qui a très peu de chances d'être adopté, exige ce qui est déjà possible d'atteindre en matière d'identification.

 

http://www.zdnet.fr/actualites/internet/0,39020774,39751905,00.htm#talkback_list

 

http://www.dailymotion.com/video/xdfadz_jl-masson-anonymat-des-blogueurs_news

 

 

Reçu ce commentaire sur un autre site :

 

 

A rapprocher de ça: http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13152 LOPPSI - Hortefeux prépare un sale coup, et c’est pour mercredi prochain. Sans oublier le petit sénateur qui voulait lever l'anonymat des blogeurs (http:// www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13125) dans le but de pouvoir les harceler sur le plan judiciaire, et rien d'autre. Comme en Chine.

 

Les blogs un peu contestataires en France, c'est bientôt fini. Le Pouvoir sait que le temps des émeutes va arriver : le pays est ruiné, et fait ce qu'il peut pour sauver l'apparence. Guerres civile, ethnique, religieuse, sociale, économique : tout va arriver en même temps. Nous sommes au bord du chaos, scientifiquement conçu et mis en oeuvre depuis 30 ans.

Allez aux USA pour votre blog. Quoique l'on en dise, et malgré le Patriot Act, vous y serez bien plus libre qu'en France, je peux vous l'assurer.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 08:35

4-squelettes.jpg

 

Arrêtons la machine infernale lancée par les Américains !

Alerte, nous sommes tous condamnés !

Par eva R-sistons 

 

Mes amis,

 

Notre civilisation est mortifère ! Elle est barbarie monstrueuse, et nos dirigeants sont complices du génocide planétaire en gestation, quand ils ne l'organisent pas eux-mêmes "en connaissance de cause" !

 

Imaginez-vous: Notre sort est entre les mains de fous génocidaires ! Non seulement ils nous empoisonnent chaque jour, comme en Inde, où ils imposent les OGM ou les pesticides, non seulement ils nous bourrent de vaccins aux conséquences plus qu'imprévisibles, non seulement ils hypothèquent notre avenir en programmant des crises financières et donc économiques et donc sociales aux conséquences dramatiques, mais ils empoisonnent notre air, la Terre-Mère, notre sol, notre sous-sol, quotidiennement, durablement, comme au Vietnam qui sans aucune indemnité d'ailleurs, endure aujourd'hui chaque jour et pour longtemps, mille maux !  

 

Effroyable ! Notre avenir, ou plutôt notre mort programmée, est entre les mains des criminels Américains devant lesquels chaque jour un peu plus, nous devons nous incliner servilement, comme avec des dirigeants à l'image de Sarkozy complètement inféodés à ces assassins de l'humanité ! Nous devons prendre conscience de la dangerosité totale de ce pays machiavélique, et exiger que les fous au pouvoir soient traduits pour crimes contre l'humanité, et pas seulement de guerre ! 

 

Ce que vous allez lire est édifiant. Il m'est souvent arrivé, sur ce blog, de fustiger les crimes commis par Israël à Gaza - tout petit territoire surpeuplé, le bombarder avec des armes de destruction massive revient à condamner, à terme, les Gazaouis aux malformations et à la mort, volontairement, c'est un génocide qui ne dit pas son nom -, et d'ailleurs les Israéliens ne seront-ils pas des victimes collatérales ? Le vent franchit les frontières ! J'en sais quelque chose, j'étais journaliste pour une chaîne de télévision française quand le nuage radio-actif de Tchernobyl a traversé la frontière, à Strasbourg, et nous avons scandaleusement dû taire les informations émanant de scientifiques du CNRS ayant mesuré les effets sur place. Oui, vous avez bien lu. Choquant ! La responsabilité des journalistes est totale. J'étais jeune, je confesse MA responsabilité dans le silence imposé - à contre coeur, certes.

 

Mais là, le crime est planétaire. En connaissance de cause, les dirigeants américains programment la mort, nous sommes tous condamnés, humains, sols, plantes, animaux... La vie sur terre ne sera plus possible, littéralement empoisonnée par des effluves mortelles ! Comment ne pas être horrifiés par les crimes de "l'Elite" qui s'est octroyée le pouvoir sur notre dos à tous, mais aussi, il faut le dire sans cesse, par leurs zélés alliés, innombrables, au sein du Pouvoir et au sein des Médias complices par leur silence ? Leur devoir serait d'alerter et d'empêcher, mais non, ils sont aux ordres des assassins de l'humanité !

 

Le premier de nos engagements devrait être d'exiger la vérité, bref que cesse le black-out sur la réalité. Par exemple, pourquoi parle-t-on toujours du terrorisme des deux mille membres d'Al Quaïda, en taisant celui, aux conséquences mortelles et planétaires, du terrorisme d'Etat ? Qu'attend-on pour mettre à jour et fustiger les crimes du grand capitalisme international (guerres, industries de mort chimiques, pétrolières ou alimentaires, crises provoquant chômage, désespoir, misère, suicides...etc) ? Qu'attend-on pour révéler les coulisses de la politique, à Bilderberg par exemple ? Il y va de l'avenir même de la vie sur terre, de l'avenir de nos enfants !!!! Quelle responsabilité !!!!

 

Alors oui, le premier de nos engaments devrait être de manifester en permanence devant les Rédactions jusqu'à ce qu'elles soient acculées à dire la vérité aux citoyens, pour qu'ils puissent, en connaissance de cause eux aussi, arrêter la machine infernale ! Qui organisera cela ? Il faut le faire, ou nos enfants sont condamnés !

 

Cordialement à tous, votre eva qui jusqu'au bout défendra la vie, le Bien commun, le Bien public - et non les intérêts particuliers !

 

 

arme-uranium-appauvri-j.jpg
 
Par LEUREN MORET

 

 

L’usage des armes à l’uranium appauvri par les Etats-Unis, annihilera doucement toutes les espèces sur terre y compris l’espèce humaine, et pourtant ce pays continue à le faire en pleine connaissance de leur potentiel destructeur.

 

 

Depuis 1991, les Etats-Unis ont mené quatre guerres utilisant des armes à l’uranium appauvri, (...) (Note : l’OTAN affirme : « L’uranium appauvri n’est pas illégal. C’est une arme de guerre légale. Fin de l’histoire. Nous l’avons utilisée, c’est légal ». De fait, il n’existe à l’heure actuelle aucune convention internationale interdisant de manière expresse l’usage d’uranium appauvri, ni même aucun consensus en ce sens, comme le montre aisément la pratique des Etats.). L’usage continu de ces armes radioactives, qui ont déjà contaminé de vastes régions avec un faible niveau de radiation et qui contamineront d’autres parties du monde, est vraiment une affaire mondiale et un sujet international. L’intention plus profonde en est révélée en comparant les régions maintenant contaminées à l’uranium appauvri ­ de l’Egypte, du Moyen Orient, d’Asie Centrale et de la moitié nord est de l’Inde ­ avec les impératifs géostratégiques US décrits dans le livre de Zbigniew Brzezinski en 1997 "Le Grand Echiquier".

 

Région du Sud* :« *Cette vaste région secouée de haines versatiles et entourée de puissants voisins en compétition peut probablement être un champ de bataille majeur, autant pour des guerres entre états-nations que plus probablement, pour la prolongation de la violence ethnique et religieuse. Que l’Inde se restreigne ou qu’elle saisisse l’opportunité d’imposer sa volonté au Pakistan affectera grandement les possibilités régionales de conflits probables. Les tensions internes entre la Turquie et l’Iran vont probablement non seulement s’aggraver mais réduire considérablement le rôle stabilisateur que ces états sont capables de jouer dans cette région volcanique. De tels développements rendront plus difficile l’intégration de la nouvelle Asie Centrale dans la communauté internationale affectant négativement dans le même temps la sécurité sous domination US du Golfe Persique. Dans tous les cas, les US et la communauté internationale peuvent peut-être se retrouver là face à un challenge qui minimisera la récente crise de l’Ancienne Yougoslavie. » Brzezinski.

 

Le fait est que les US et leurs partenaires militaires ont mis en place quatre guerres nucléaires utilisant de sales bombes et de sales armes dans les pays qu’ils ont besoin de contrôler. Sous forme d’aérosols l’uranium appauvri contaminera en permanence de vastes régions et détruira doucement le futur génétique des populations vivant dans ces régions où se trouvent des ressources que les US doivent contrôler pour établir et maintenir leur primauté.

 

Décrit comme le Cheval de Troie de la guerre nucléaire, l’uranium appauvri est l’arme qui continue à détruire. La demie-vie de l’uranium-238 est de 4.5 milliards d’années, l’age de la Terre. Et, comme l’uranium-238 dégénère en sous-produits radioactifs, en quatre étapes avant de se transformer en graphite, il continue d’émettre plus de radiations à chaque étape. Il n’y a pas moyen de l’arrêter, et il n’y a pas moyen de le nettoyer. *Il s’accorde avec la propre définition du Gouvernement US des Armes de Destruction Massive.

 

Après la formation de microscopiques et nanoscopiques particules insolubles d’oxyde d’uranium sur le champ de bataille, celles-ci restent suspendues dans l’air et voyagent autour de la Terre comme composantes radioactives de la poussière cosmique, contaminant l’environnement, tuant sans discrimination, mutilant et causant des maladies à tout ce qui vit là où la pluie, la neige et l’humidité les prélèvent de l’atmosphère. La contamination radioactive mondiale issue des essais atmosphériques équivalait à 40.000 bombes d’Hiroshima, et elle continue à contaminer l’atmosphère et la basse altitude aujourd’hui. La quantité de pollution de basse-radioactivité à l’uranium appauvri depuis 1991 est de nombreuses fois supérieure (déposée à l’intérieur du corps) aux retombées émises lors des tests atmosphériques.

 

Un rapport indépendant établi en 2003 par le Comité Européen sur le Risque des Radiations (ECRR) pour le Parlement Européen, déclare sur la base d’études de Tchernobyl que le risque lié à la basse-radioactivité est de 100 à 1.000 fois supérieur aux estimations du Comité International pour la Protection contre les Radiations basées sur des études erronées conduites par les US. Se référant aux effets extrêmement meurtriers des radiations sur les systèmes biologiques, Dr Rosalie Bertell, l’une des 46 experts internationaux en radiations du rapport de l’ECRR, le décrit ainsi :

 

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide. »

 
armes-uranium-j.jpg
 
Le « Manhattan Project 1943 » modèle pour l’uranium appauvri

 

Dans une note déclassée au Général Leslie R. Groves, datée du 30 Octobre 1943, trois des plus importants physiciens du Projet Manhattan, Dr James B. Conant, A.H .Compton et H.C. Urey, firent leurs recommandations, en tant que membres du Sous-Comité de l’Exécutif S-1, sur l’ « Usage de Matériaux Radioactifs comme Arme Militaire. » :

 

« Utilisé comme gaz de guerre, le matériau serait pulvérisé en particules de taille microscopique pour former de la poussière et de la fumée et mis à feu au sol par des lance-projectiles, des véhicules de terrain, ou des bombes aériennes. Sous cette forme, il serait inhalé par le personnel. La quantité nécessaire pour causer la mort de la personne qui inhale le matériau est extrêmement petite... Il n’y a pas de méthodes de traitement connues à de telles blessures... cela traversera un filtre de masque à gaz standard en quantités assez grandes pour être extrêmement dommageables. »

 

Comme Contaminant de Terrain :

 

« Pour être utilisé de cette manière, le matériau radioactif devrait être répandu sur le sol soit par voie aérienne ou à partir du sol, si en territoire contrôlé par l’ennemi. Afin d’interdire le terrain à l’un ou l’autre côté, excepté aux dépends d’exposer du personnel aux radiations malfaisantes...Des endroits ainsi contaminés par le matériau radioactif seraient dangereux jusqu’à ce que la lente décomposition naturelle du matériau s’effectue...pour le terrain courant il n’y a pas de méthodes de décontamination connues. Le développement de vêtements de protection efficaces pour le personnel ne semble pas possible. ...Des réservoirs ou des puits seraient contaminés ou la nourriture empoisonnée avec un effet similaire à celui résultant de l’inhalation de la poussière ou de la fumée. »

 

Exposition interne :

 

« ...Les particules inférieures à 1 micron se déposeraient plus probablement dans les alvéoles où soit elles resteraient indéfiniment, soit elles seraient absorbées par le système lymphatique ou le sang...pourraient pénétrer le système gastro-intestinal à partir de l’eau polluée, ou de la nourriture, ou de l’air. ...pourraient être prélevées des poumons ou du système G-I par le sang et ainsi, distribuées à travers le corps. »

 

Les deux produits de fission et le déchet uranium appauvri issus du Projet Bombe Atomique devaient être utilisés dans le cadre de ce plan. La nature pyrophorique de l’uranium appauvri, qui le fait commencer à brûler à la très basse température de la friction dans le canon de l’arme, en fit dès lors et jusqu’à maintenant une arme à gaz radioactif idéale. Il était aussi plus disponible parce que la quantité d’uranium appauvri produite était beaucoup plus grande que la quantité de produits de fission produite en 1943.

 

La Grande-Bretagne pensait à l’utilisation de gaz empoisonné sur l’Irak bien avant 1991 :

« Je suis fortement favorable à l’utilisation de gaz empoisonné contre les tribus non-civilisées. L’effet moral devrait être bon...et il répandrait une vive terreur... » (Winston Churchill commentant l’usage de gaz empoisonné contre les Irakiens après la Première Guerre Mondiale).

 

SYSTEMES D’ARMES GUIDEES

 

Les armes à l’uranium appauvri ont été fournies en premier par les US à Israël pour un usage sous supervision US dans la guerre du Sinaï contre les Arabes en 1973. A partir de là les US ont testé, manufacturé et vendu des systèmes d’armes à uranium appauvri à 29 pays. Un tabou international empêcha leur utilisation jusqu’en 1991, quand les US brisèrent le tabou et les utilisèrent pour la première fois sur les champs de bataille d’Irak et du Koweït.

 

Les militaires US admettent utiliser des projectiles à uranium appauvri dans des tanks et des avions, mais la présence d’ogives dans des missiles et des bombes est classifiée ou désignée comme un « dense » ou « mystérieux métal ». Dai Williams, un chercheur de la Conférence Mondiale sur les Armes à l’Uranium Appauvri de 2003 a rapporté l’existence de 11 brevets pour systèmes d’armes guidées utilisant le terme « uranium appauvri » ou « métal dense », dont la densité ne peut-être que celles de l’uranium appauvri ou du tungstène pour s’adapter aux dimensions de l’ogive.

 

Des bombardements intensifs, des bombardements sélectifs, et l’usage fréquent de missiles et de balles à l’uranium appauvri sur les habitations de régions densément peuplées ont eu lieu en Irak, en Yougoslavie et en Afghanistan. La découverte en 1999 que des cratères de bombes en Yougoslavie étaient radioactifs, et qu’un missile non-explosé contenait une ogive d’uranium appauvri, implique que la quantité totale d’uranium appauvri utilisé depuis 1991 a été grandement sous-estimée. Ce qui est encore plus inquiétant, est que 100% de l’uranium appauvri des bombes et missiles est vaporisé dès l’impact et immédiatement libéré dans l’atmosphère. Cette quantité peut aller jusqu’à 1,5 tonnes pour les grosses bombes. Pour les balles et les obus, la quantité vaporisée est de 40-70%, laissant des morceaux et des obus non-explosés dans l’environnement, qui seront de nouvelles sources de poussière radioactive et de contamination des eaux souterraines par le métal dissout de l’uranium appauvri, longtemps après la fin des batailles, comme rapporté par le Programme de l’ONU pour l’Environnement sur la Yougoslavie dans un rapport de 2003.

 

Considérant que les US ont admis avoir utilisé 34 tonnes d’uranium appauvri sous forme de balles et d’obus en Yougoslavie, et le fait que 35.000 missions de bombardements de l’OTAN y ont eu lieu en 1999, la quantité potentielle d’uranium contaminant la Yougoslavie et sa dérive transfrontalière dans les pays environnants est colossale.

 

A cause de maladies mystérieuses et de naissances défectueuses après la guerre rapportées parmi des Vétérans du Golfe ainsi que des civils dans le sud de l’Irak, et de maladies relatives aux radiations chez des Casques Bleus de l’ONU servant en Yougoslavie, des inquiétudes grandissantes au sujet des effets des radiations et des dommages causés à l’environnement ont soulevé l’outrage international quant à l’utilisation d’armes radioactives par les US après 1991. A la réunion 2003 des membres du Traité de Non-prolifération Nucléaire discutant le désir US de maintenir leur stock d’armes nucléaires, le Major Tadatoshi AKIBA d’Hiroshima a déclaré :

 

« Il incombe au reste du monde...de se lever maintenant et de dire à tous nos chefs militaires que nous refusons d’être menacés ou protégés par des armes nucléaires. Nous refusons de vivre dans un monde de peur continuellement recyclée et de haine. »

 

arme-uranim-soldat-j.jpg 
 
ILLEGALES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

 

 

Quatre raisons pour lesquelles l’utilisation des armes à uranium appauvri viole la Convention de l’ONU des Droits Humains :

 

TEST DE LEGALITE DES ARMES DEVANT LE DROIT INTERNATIONAL

TEST DE TEMPORALITE Les armes ne doivent pas continuer à agir une fois la bataille terminée.

TEST ENVIRONNEMENTAL ­ Les armes ne doivent pas être indûment malfaisantes pour l’environnement.

TEST TERRITORIAL Les armes ne doivent pas agir hors du champ de bataille.

TEST D’HUMANITE­ Les armes ne doivent pas tuer ou blesser inhumainement.

 

L’avocate et humanitaire de International Human Rights, Karen Parker, a déterminé que l’armement à uranium appauvri échoue aux quatre tests des armes légales devant le droit international, et qu’il est aussi illégal sous la définition d’une arme « poison ». (Note : Il n’y a aucun traité spécifique interdisant l’usage de projectiles à uranium appauvri. Des inquiétudes et un débat scientifique se développent actuellement au sujet des conséquences de l’utilisation de tels projectiles et il est possible que, dans le futur, il y ait, dans les cercles juridiques internationaux, un consensus estimant que l’utilisation de tels projectiles est contraire aux principes généraux du droit applicables à l’utilisation des armes dans les conflits armés. Aucun consensus de ce genre n’existe à présent). Grâce aux efforts continus de Karen Parker, une sous-commission de la Commission des Droits Humains de l’ONU a déterminé en 1996 que *l’uranium appauvri est une arme de destruction massive *qui ne devrait pas être utilisée :**

 

RESOLUTION 1996/ 16 SUR L’ARRET DE L’UTILISATION DE L’URANIUM APPAUVRI ­ UA

L’utilisation militaire de l’UA viole la législation internationale humanitaire actuelle, incluant le principe qu’il n’y a pas de droit illimité au choix des moyens et méthodes de guerre (Art. 22 Convention VI de La Haye (HCIV) ; Art. 35 du Protocole Additionnel de Genève (GP1) ; l’interdiction de causer d’inutiles souffrances et des blessures superflues (Art. 23 §le HCIV ; Art. 35 §2 GP1), la guerre aveugle (Art. 51 §4c et 5b GP1) aussi bien que l’utilisation de poison ou d’armes empoisonnées.

 

Le déploiement et l’utilisation de l’UA violent les principes de protection des droits internationaux humains et environnementaux. Ils contredisent le droit à la vie établi par la résolution 1996/16 du sous-comité à l’ONU des Droits Humains.

 

QUATRE GUERRES NUCLEAIRES

 

Bien que restreinte aux champs de bataille d’Irak et du Koweït, la Guerre du Golfe de 1991 a été l’une des plus toxiques et dévastatrices pour l’environnement de l’histoire du monde. Incendies de puits de pétrole, bombardement de pétroliers et de puits qui répandirent des millions de litres de pétrole dans le Golfe d’Arabie et le désert, et la dévastation des réservoirs et des équipements lourds ont détruit l’écosystème du désert. Les effets à long terme et de grande envergure, et la dispersion d’au moins 340 tonnes d’armes à uranium appauvri, ont eu un effet environnemental mondial. De la fumée des feux de pétrole a été trouvée plus tard sous forme de dépôts en Amérique du Sud, dans l’Himalaya et à Hawaï. Les grands vents de sable annuels qui partent d’Afrique du Nord, du Moyen-Orient, et d’Asie Centrale répandront rapidement la contamination radioactive autour du monde, et le fil des saisons sur les vieilles munitions à uranium appauvri des champs de bataille et autres régions produira de nouvelles sources de contamination radioactive dans les années futures. Sous le vent de la dévastation radioactive de l’Irak, Israël souffre aussi une grande augmentation de cancers du sein, de leucémies et de diabète infantile.

 
LE RAYONNEMENT NE RESPECTE AUCUNE FRONTIERE, AUCUNE CLASSE SOCIO-ECONOMIQUE, AUCUNE RELIGION.

 

.../...Près de 700.000 vétérans de la Guerre du Golfe rentrèrent aux US d’une guerre qui ne dura que quelques semaines. Aujourd’hui plus de 240.000 d’entre eux sont en incapacité médicale permanente, et plus de 11.000 sont morts. Une étude du Gouvernement US sur les bébés nés après la guerre de 251 vétérans, rapporte que 67% des bébés présentent de graves maladies ou de graves anomalies congénitales. Ils sont nés sans yeux, sans oreilles, avaient des organes manquants, les doigts palmés, des disfonctionnements de la thyroïde et autres. L’uranium appauvri contenu dans le sperme des soldats a contaminé leurs femmes. De sévères anomalies congénitales ont été rapportées chez des bébés nés de civils contaminés en Irak, Yougoslavie, et Afghanistan et l’incidence et la gravité des anomalies s’accroissent avec le temps. Les femmes de Yougoslavie, d’Afghanistan et d’Irak ont maintenant peur d’avoir des bébés, et quand elles accouchent, au lieu de demander si c’est une fille ou un garçon, elles demandent « est-ce qu’il est normal ? »

.../...

Dr Keith Baverstock, un conseiller expert en rayonnement qui était en charge à l’OMS, participa à un rapport ( http://www.mindfully.org/Nucs/DU-Radiological-Toxicity-WHO5nov01.htm ) en novembre 2001, avertissant que les effets à long terme de l’uranium appauvri mettraient en danger les populations civiles d’Iraq, et que la sécheresse du climat augmenterait l’exposition aux minuscules particules environnantes qui seraient inhalées pendant des années à venir. L’OMS lui refusa la permission de publier son étude, cédant à la pression de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Dr Baverstock livra le rapport compromettant aux médias ( http://www.mindfully.org/Nucs/2004/DU-WHO-Suppressed22feb04.htm/ ) en février 2004. Pekka Haavisto, président de l’Unité d’Evaluation des Conflits d’après-guerre du Programme pour l’Environnement de l’ONU à Genève, partage l’anxiété de Baverstock à propos de l’uranium appauvri, mais ses experts n’ont pas été autorisés à se rendre en Irak pour évaluer la pollution.

« PEUR DE L’URANIUM APPAUVRI. » - clamée par G.W.Bush sur le site officiel de la Maison Blanche :

 

« Pendant la guerre du Golfe, les forces de la coalition ont utilisé des munitions perforantes faites en uranium appauvri, lequel est idéal dans ce cas pour sa grande densité. Ces dernières années, le régime Irakien a commis de substantiels efforts pour promouvoir la fausse plainte que les tirs à uranium appauvri des forces de la coalition ont causé des cancers et des anomalies congénitales en Irak. L’Irak a distribué d’horribles photos d’enfants avec des malformations de naissance et les a reliés à l’uranium appauvri. La campagne a deux ateliers de propagande majeurs. »

« Uranium est un nom qui a d’effrayantes associations dans l’esprit de la moyenne des gens, ce qui fait le mensonge relativement facile à vendre ; et l’Iraq pourrait tirer avantage d’un réseau international établi d’activistes anti-nucléaires qui ont déjà lancé leur propre campagne contre l’uranium appauvri. »

 

« Mais des scientifiques qui travaillent pour l’Organisation Mondiale pour la Santé, le Programme Environnemental de l’ONU, et l’Union Européenne n’ont trouvé aucun effet sur la santé lié à l’exposition à l’uranium appauvri. »

 

La guerre US en Afghanistan montra clairement que ce n’était pas une guerre DANS le tiers-monde, mais une guerre CONTRE le tiers-monde. En Afghanistan où 800 à 1.000 tonnes d’uranium appauvri ont été estimées avoir été utilisées en 2001, même les Afghans sans instruction comprennent l’impact que ces armes ont eu sur leurs enfants et sur les futures générations.

 

« Après que les Américains aient détruit notre village et tué beaucoup d’entre nous, nous avons aussi perdu nos maisons et n’avons rien à manger. Cependant nous aurions enduré ces misères et les aurions même acceptées, si les Américains ne nous avaient pas tous condamnés à mort. Quand j’ai vu mon petit-fils déformé, j’ai réalisé que mes espoirs pour le futur avaient disparu pour de bon, différemment du désespoir du barbarisme Russe, même si à cette époque j’ai perdu mon fils aîné Shafiqullah. Cette fois, cependant, je sais que nous faisons partie du génocide invisible que les US nous ont apporté, une mort silencieuse de laquelle je sais que nous ne nous évaderons pas. »

(Jooma Khan de la province de Lagham, mars 2003)

 

En 1990, l’Autorité à l’Energie Atomique du Royaume Uni (UKAEA) écrivit un rapport avertissant de la catastrophe potentielle pour la santé et l’environnement de l’utilisation des armes à uranium appauvri. Les effets sur la santé étaient connus depuis longtemps. Le rapport envoyé au Gouvernement du Royaume Uni avertissait « dans leur estimation, si 50 tonnes de poussière résiduelle d’UA restent « dans la région » il pourrait y avoir un demi million de cancers en plus à la fin du siècle [2000]. » Les estimations d’armes à uranium appauvri utilisées en 1991, vont maintenant de 325 tonnes admises par le Pentagone, à 900 tonnes selon d’autres corps scientifiques.

 

Cela porterait l’estimation du nombre de cancers à 9.000.000, selon la quantité utilisée pendant la guerre du Golfe de 1991. Dans la guerre du Golfe de 2003, des estimations de 2.200 tonnes ont été données ­ causant à peu près 22.000.000 de nouveaux cas de cancer. Dans son ensemble, le nombre total de patients atteints de cancer estimé en utilisant les données de l’UKAEA serait de 25.250.000. En juillet 1998, la CIA estimait la population de l’Iraq aux environs de 24.683.313.

Ironiquement, la résolution 661 de l’ONU appelant à des sanctions contre l’Irak, a été signée le jour anniversaire d’Hiroshima, le 6 août 1990.

 

arme-uran.-tue-j.jpg
 
LES PARALLELES

 

« La guerre ne peut réellement causer aucun boum économique, au moins pas directement, puisque une augmentation de richesse ne peut jamais résulter d’une destruction de biens. »

Ludwig von Mises

 

Les parallèles entre l’Iraq, la Yougoslavie et l’Afghanistan sont étonnamment similaires. Les armes utilisées, les traités injustes offerts par les US, et le bombardement et la destruction de l’environnement et de toutes les infrastructures. Dans chaque ville d’Irak et de Yougoslavie, la télévision et des stations de radios ont été bombardées.

 

Les centres d’éducation étaient visés, et les magasins où était vendu le matériel éducatif étaient détruits presque le même jour. Pendant la durée des sanctions de l’ONU, l’Iraq n’avait même pas droit à des stylos pour les écoliers. Des antiquités culturelles et des trésors historiques ont été visés et détruits dans les trois pays, un genre de nettoyage culturel et historique, un traumatisme psychologique national collectif.

 

La contamination radioactive permanente et la dévastation environnementale de ces trois pays est sans précédent, s’ensuivant une énorme augmentation de cancers et de malformations congénitales suite aux attaques. Celles-ci s’amplifieront au cours du temps d’effets inconnus dus à l’exposition chronique, à l’augmentation du niveau interne de rayonnement de la poussière d’UA et des effets génétiques permanents transmis aux générations futures. En clair, il s’agit d’un plan de génocide depuis le début.

 

C’est aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à l’uranium appauvri, et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne reste que quelques générations épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement ­ nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol

 

Qu’est-il arrivé aux Droits Humains, aux Droits de l’Enfant, à la société civile et à communauté humaine ?

 

C’est aux citoyens du monde d’arrêter les guerres à l’uranium appauvri, et les futures guerres nucléaires, responsables de dévastations irréversibles. Il ne reste que quelques générations épargnées avant l’effondrement de notre environnement, et après il sera trop tard. Nous ne pouvons pas être en meilleure santé que ne l’est notre environnement ­ nous respirons le même air, buvons la même eau, mangeons la nourriture du même sol. 

 

« Notre patrimoine génétique collectif, évoluant depuis des millions d’années, a été sérieusement endommagé ces cinquante dernières années. Le temps restant pour renverser cette culture de « moutons de Panurge » nous est compté. Dans le futur, que direz-vous à vos petits-enfants de ce que vous avez fait du meilleur de votre vie pour contrer ce processus de mort ? » (Rosalie Bertell, 1982)

 

 LES RAISONS PROFONDES : G*O*D* [Gold, Oil, Drugs] [ Or, Pétrole, Drogues]

 

« Nous devons devenir les propriétaires, ou à tout prix les contrôleurs à la source, d’au moins une proportion du pétrole dont nous avons besoin. »

(Commission Britannique Royale, s’accordant à la politique de Winston Churchill envers l’Irak 1913 ).

 

« Il est clair que notre nation soit dépendante d’une grande quantité de pétrole étranger. De plus en plus de nos importations proviennent d’outre-mer. »

(US Président G.W. Bush, Beaverton, Oregon, 25 septembre 2000).

 

« S’ils branchent les radars nous allons faire exploser leurs maudits SAMs (missiles à décollage vertical). Ils savent que nous possédons leur pays. Nous possédons leur espace aérien... Nous dictons leur manière de vivre et de parler. Et c’est ce qu’il y a de grand dans l’Amérique d’aujourd’hui. C’est une bonne chose, spécialement quand il y a beaucoup de pétrole là-bas dont on a besoin. »

(US General William Looney en 1999, se référant à l’Irak).

Par LEUREN MORET

2 avril 2004

http://www.armees.com/Les-armes-a-l-uranium-appauvri,231

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13142&rech=22886#22886

 

 

 Commentaires :

 

Cette arme est utilisée par les USA en Irak et les Israéliens à Gaza...

 

Tout à fait exact.

Les USA l'ont utilisée en ex-Yougoslavie et pendant la guerre du Golf et l'utilisent encore Irak et Afghanistan.

 

C'est horrible. Merci pour cet excellent article

Cette citation de Rosalie Bertel :

« Le concept d’annihilation de l’espèce signifie une fin relativement prompte et délibérément induite de l’histoire, de la culture, de la science, de la reproduction biologique et de la mémoire. C’est l’ultime rejet humain du cadeau de la vie, un acte qui nécessite un nouveau mot pour le décrire : omnicide.

 

C'est horrible. Je n'ai pas encore eu le temps de lire l'article en entier mais suis déjà sensibilisée au sujet.

Il y a un livre qui donne beaucoup d'éléments: "les armes à uranium appauvri: jalons pour une interdiction". C'est un ouvrage collectif publié en 2005 par le GRIP (Belgique). On peut acheter le livre en ligne sur www.grip.org, référence:  253 • LES ARMES A URANIUM APPAUVRI - Jalons pour une interdiction (Ouvrage collectif)

je n'ai pas d'actions dans cette maison d'éditions - Mélanie

 

Pour compléter cet article, une vidéo sur ce sujet :

http:// www.ubest1.com/index.php?option=com_seyret&Itemid=27&task=commentaire&nom_idaka=15036&anarana=video&ecrit=Rikiai&vi=Rikiai_1274364391_video.flv

 

Ceci sur le site de Dazibaoueb,

 

et sur armees.com :

 

Bonjour,
Juste un complément d’information : en plus de la pollution radioactive,que penser de la pollution chimique induite par l’uranium appauvri,qui est un métal lourd , extrêmement toxique indépendamment des radiations,surement plus que le plomb ?

 

Le mien :

 

Il faut aussi comprendre que les Américains, qui n'ont aucune culture en dehors de celle, mortifère, du colt, tuent aussi la culture des peuples, délibérément, comme en Irak, pourtant berceau des civilisations. Ce pays est à mettre à l'index, au lieu de nous servir de modèle à travers les dirigeants corrompus !  Eva R-sistons

 

 

Déniché sur le même site,

un raccourci saisissant de l'Histoire irakienne récente...

 

 

Reçu ce commentaire:

Merci Eva d'avoir repris l'article en entier (ou presque).
Vous êtes journaliste et vous faites très bien votre travail.
Moi, je suis matheuse et scientifique.
Vous avez raison, il faut faire savoir que l'uranium 238 est mortel pour toute l'humanité. Je ne parlerai plus d'uranium appauvri mais d'uranium 238, qui a une durée de vie de 4,5 milliards d'années : le mot "appauvri" étant trompeur.
Bien merci à vous et à votre talent, ainsi qu'à votre immense courage.

Amitié virtuelle mais sincère,
Marie Paule.

 

 

Et reçu ce commentaire sur un autre site:

Depuis de trop nombreuses années, les publicitaires utilisent des arguments faussement écologiques pour vanter les mérites de produits bien loin de pouvoir prétendre défendre l'environnement. Des 4x4 écologiques aux éco-bouteilles en plastique, des pesticides qui protègent l'environnement aux lessives naturelles, écologiques, bonnes pour l'environnement... nombre d'exemples nous prouvent que l'auto-régulation du secteur publicitaire effectuée par et pour les publicitaires est particulièrement laxiste. Pire, l'autorité, composée majoritairement de publicitaires, censée contrôler le contenu de ces publicités "mensongères" est aux abonnés absents, oubliant soigneusement de sanctionner, a priori, les publicités les plus scandaleuses. Grâce à l'absence de l'Etat en matière de règlementation, les publicitaires peuvent donner libre cours à leur "créativité". "Créativité" qui s'exprime en utilisant des arguments induisant délibérément le consommateur en erreur

 

Ecrit par : saltabank | 29.05.2010 (Courrier International, commentaire de CET article)

 

Ainsi que celui-ci:

Nouvelle campagne d'Agir pour l'Environnement - "Nucléaire EPR à Penly : Inutile, dangereux, coûteux !" projections, débats, pétitions dans une ambiance sérieuse et bonne enfant.

CINE-DEBAT (Paris) - Quand la pub lave plus vert que vert ! (Entrée libre et gratuite)

INFO PRATIQUE
Date et heure : Mercredi 02 juin 2010 à 19h30
Lieu du ciné débat : Centre culturel La Clef - 21, Rue de la Clef - 75005 PARIS (Métro Censier ou Monge)
Renseignements : 01 40 31 02 37
Entrée LIBRE et GRATUITE

Projection du documentaire : HOLD-UP SUR L'ECOLOGIE (documentaire de José Bourgarel - 55 min)

N'hesitez pas a venir nous rejoindre Evènement FaceBook : http://www.facebook.com/event.php?eid=123478554343055&ref=mf

Ecrit par : citoyenactif | 29.05.2010

Partager cet article
Repost0
30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 08:27

NOM-j.jpgNS-veau-d-or-laplote-copie-1.jpg 

   

Madame, Monsieur,

 

Parce que j'ai toujours apprécié votre Journal, d'abord parce qu'il préserve une certaine liberté de pensée, ensuite parce qu'il traite de ce qui m'intéresse le plus: La géo-politique, j'ai décidé d'ouvrir un blog dans vos colonnes. Victime, récemment, d'un acte subit de censure d'un média de "Gôche" caviar, très caviar, terriblement caviar, j'ai compris qu'avec la Pensée Unique de mise aujourd'hui, il n'est pas bon d'être trop indépendant, trop sincère, trop vrai. On ne peut plus, hélas, tout dire; la liberté chère à Voltaire, sous Sarkozy et à l'époque du Nouvel Ordre Mondial qui s'apprête à enchaîner la planète, est du passé - et j'en ai tiré la leçon en étant décidée, sur ce blog "le monde selon eva R-sistons", à brider quelque peu une pensée et une parole libres, pour qu'elle soit plus conforme, plus alignée, plus aseptisée, plus "vendable" - plus acceptable par ceux qui ne veulent pas remettre en cause le Système actuel, militaro-financier, qui conduit un peu partout aux désastres que l'on ne découvre que trop.

 

  pensee-unique.jpg

 

Mais je tenais à affirmer une différence, une autre voix, un autre son de cloche, au demeurant toujours attachés aux valeurs universelles de vérité, de paix, de Justice. Car humaniste citoyenne du monde je suis, et je resterai, aux couleurs du Gaullisme libre, résistant, visionnaire, mais profondément ancré à Gauche. Pour tout dire, fidèle au programme commun des Gaullistes et des communistes (essentiellement, mais non uniquement), celui du CNR, du Conseil National de la Résistance.  

 

Et le Général de Gaulle nous a montré le chemin: Celui de l'indépendance. Celui du prophétisme, aussi. Je me réclame de ce courant !

 

                         NS-grandi---de-Gaulle--Laplote.jpg

 

Allez-vous "tuer" les prophètes de notre temps, dont je suis, moi ? Allez-vous censurer l'une des dernières intellectuelles, hélas, l'un des rares esprits réellement libres, non partisans, allez-vous tuer une voix vraiment indépendante, professionnelle (journaliste détentrice de la Carte de Presse lorsqu'elle était en exercice, écrivain reconnu, éditée par de grandes Maisons et Lauréate de l'Académie française), dénonçant l'horreur militaro-financière qui dévaste la planète, appelant à la résistance avant que l'humanité ne soit emportée par la folie de quelques-uns ?

 

                        riche-et-esclaves.jpg

J'ai lu, et relu, le texte que le Courrier International publie actuellement : 

En raison de nombreux manquements aux conditions générales d’utilisation, Courrier international a choisi de restreindre l’accès à la plateforme de blogs mise à disposition des internautes. Ce service sera interrompu à compter du 01/07/2010, nous vous invitons donc à sauvegarder d’ici là tous les contenus que vous mis en ligne sur votre ou vos blogs. Courrier continuera dans l’avenir à héberger des blogs mais leur création passera par une autorisation préalable de notre part. 

 

                      avec-Lplote-medias-vendus-j.jpg

 

Le contexte international est très grave, et les Médias ne tirent pas la sonnette d'alarme. Pour preuve, je vous demande de prendre connaissance de mon post :

 

.http:// le-monde-selon-eva-r-sistons.blogs.courrierinternational.com/archive/2010/05/29/l-uranium-appauvri-menace-la-planete.html

 

Madame, Monsieur, vous qui allez bientôt décider du sort des blogueurs, pour dire qui doit rester et qui doit tomber, je vous demande dans le pays qui était il y a peu encore celui de Voltaire, l'autorisation de publier dans vos colonnes. Voulez-vous accepter mon blog, ou allez-vous le rejeter comme un vulgaire malfaiteur ? Pour donner plus d'audience à cette missive, je vais la publier sur différents sites et bien sûr sur certains de mes blogs, dont trois sont au Top, et R-sistons à l'intolérable, qui n'a pas encore trois ans, va atteindre 550.000 visites, après avoir pendant presque deux ans mis du temps à "décoller". Maintenant, il a trouvé son rythme. Même si je vais le ralentir, pour préserver mon emploi du temps et ma santé. 

 

Soyez assurés que votre réponse intéressera mes lecteurs, et plus généralement tous ceux qui sont attachés à l'indépendance. Nul ne pourra arguer que ma pensée n'est pas élaborée, ou que je ne maîtrise pas la langue française. Je suis sortie 1e de l'Ecole de Journalisme, et l'Académie française a daigné couronner une étude historique que j'ai publiée il y a quelques années. Non, si je suis condamnée par la Police de la Pensée, si ma prose doit être rejetée, ce sera pour d'autres raisons que la Raison ne reconnaîtra que trop... et qui prouveront, s'il en est besoin, que nous ne sommes plus dans un pays libre, et que la démocratie n'est plus qu'un mot pour maquiller des réalités peu honorables... et qui vont bientôt tous nous conduire vers un abîme d'inégalités, de barbaries, de douleurs, d'atrocités même nucléaires, mettant en péril l'avenir de l'humanité, pour le seul mauvais plaisir de quelques-uns.

 

                  Laplote--prison-bebe.jpg

 

Madame, Monsieur, reconnaissez que ma voix est originale. Allant plus loin, reconnaissez qu'au temps de "l'horreur économique" (je rends hommage au livre de la grande Viviane Forrester, Fayard, 1996), financière, militaire, sanitaire... il est temps de laisser les Prophètes modernes s'exprimer, dénoncer, tonner même, contre... l'intolérable d'abord nucléaire, qui risque d'emporter l'humanité.

 

Oui, Madame, Monsieur, un Prophète du malheur, par goût du bonheur, de la vie, disons-le par amour de son prochain, TONNE contre la folie de ceux qui mettent en péril la société toute entière et l'existence sur terre pour leur mauvais plaisir pathologiquement cupide: C'est son honneur, c'est son droit, c'est son devoir de mettre en garde contre les menaces, d'où qu'elles viennent. Allez-vous éteindre ces voix, sous la pression de je ne sais quel mauvais génie peut-être lié à l'Etranger, ou allez-vous les laisser alerter avant qu'il ne soit trop tard ? Je souhaite atteindre un nouveau public. Est-ce trop demander au temps, non plus de Voltaire, mais de Sarkozy 1er ?

 

La réponse vous appartient. Soyez assurés qu'elle connaîtra le retentissement qu'elle mérite...

 

Eva R-sistons à l'intolérable, au nom de l'amour du prochain, du Bien public, et tout simplement, de... la Vie ! 

        

Illustrations, certaines de laplote: Je rends hommage au talentueux Laplote, blogueur du Courrier International, et l'un des plus brillants  caricaturistes de notre temps, qui a eu l'extrême gentillesse de dessiner pour les Lecteurs de R-sistons à l'intolérable, à ma demande, les dessins publiés sur ce post.

 

 

                                                        petit-prince.jpg

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-lettre-ouverte-au-courrier-international-eva-r-sistons-tuer-les-prophetes-51316065.html

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 17:32

 

Denis Olivennes, président du directoire du Nouvel Observateur (AFP)

 

 

Vingt questions autour de la reprise du Monde,

par Denis Olivennes, du Nouvelobs,

mal placé pour traiter le sujet ! Puisqu'il censure

des blogueurs comme moi.... eva R-sistons à la censure

et aux médias aux ordres du libéralisme militaro-financier.

 

 

Un certain nombre de choses ont été écrites autour des projets de Claude Perdriel et du rôle qu’il souhaite jouer pour assurer l’avenir et l’indépendance du Monde. Voici les réponses à vingt questions qui se posent à ce propos. Par Denis Olivennes.

 

1) Claude Perdriel a confirmé son intérêt pour le rachat du groupe Le Monde. Quel sens a ce projet ?

DO : Un énorme sens ! Un groupe de presse de centre gauche, puissant, indépendant de tous les pouvoirs : le gouvernement, les partis, le CAC 40, la banque... Cela permettrait aux différents titres papier et web -Le Monde, Télérama, Courrier International, mais aussi le Nouvel Observateur, Challenges, Science et Avenir- de mieux se défendre sur le plan économique dans une période difficile pour la presse. Et aussi de mieux protéger leur liberté éditoriale. Voilà ce qui a motivé Claude Perdriel, avec l'assentiment complet de Jean Daniel. C’est une occasion historique.

 

2) Les journalistes du Monde ont fait savoir que la question de leur indépendance était effectivement décisive. En quoi la garantissez-vous ?

DO : Franchement, je ne vois pas quelle meilleure protection ils auraient. Nous ne dépendons que de nous mêmes.  Aucun conflit d’intérêt de quelque nature que ce soit puisque nous sommes dans la presse et dans une petite activité industrielle dont les marchés sont essentiellement à l’étranger, qui n’est pas cotée et ne reçoit aucune commande ni subvention publiques. Personne n’a de prise sur nous. Claude et moi ne sommes membres d’aucun parti, syndicat, association, club politique ou que sais-je encore. Claude Perdriel a dit aux journalistes du Monde ou de Télérama qu’il a rencontrés : "jugez moi sur les actes, pas sur les paroles. Cela fait 45 ans que la rédaction du Nouvel Observateur vit en pleine indépendance et Dieu sait si les pouvoirs politiques successifs, y compris de gauche, et les forces économiques ont exercé des pressions. Ce n’est pas à mon âge que je ne vais changer de philosophie".

 

3) Vous concernant, ces mêmes journalistes se demandent comment, avec votre propre parcours, une entreprise de cette taille peut vous intéresser et si vous n’avez pas d’autres ambitions.

DO : Ce choix, je ne l’ai pas fait maintenant à l’occasion de ce projet de reprise du Monde mais il y a deux ans en rejoignant Claude Perdriel. C’est un choix profond, d’existence. Si j’avais voulu faire autre chose –de la politique, des grandes entreprises– je l’aurais fait, l’occasion m’en a été donnée. Mais le projet de Claude est beaucoup plus exaltant, il a beaucoup plus de sens pour moi. Je crois qu’on change bien davantage la vie par une presse libre et critique.  Et c’est un honneur d’y consacrer son énergie. La justice par la vérité comme disait à peu près Camus.

 

4) Roulez-vous pour le PS ou l’un de ses candidats ?

DO : Nous ne roulons pour personne. Le militantisme est incompatible avec la liberté de la presse. Il ne nous déplait pas de déplaire.

 

5) Quels sont vos liens avec le président de la République ?

DO : Ceux qu’entretient le premier hebdomadaire d’opposition avec le pouvoir : une vigilance critique, sans aveuglement partisan mais sans aucune complaisance. Et aucun lien personnel, cela va sans dire. Pas plus qu'avec Martine Aubry ou Dominique Strauss-Kahn d'ailleurs.

 

6) Avez-vous pris des engagements sur l’indépendance des rédactions ?

DO : Les principes seront écrits noir sur blanc et ils sont simples. Un : la gestion relève des seuls actionnaires et du seul management. Deux : l'autorité rédactionnelle relève des seuls journalistes. Au Monde, par exemple, seul le Directeur a le pouvoir rédactionnel. Et il doit recueillir le suffrage de sa rédaction au moment de sa désignation.

 

7) Les journalistes du groupe Le Monde s’interrogent sur le rôle que vous jouerez dans le dispositif ?

DO : Si notre solution était retenue, je ne m'occuperais ni de près ni de loin du contenu rédactionnel d’aucun des titres. J’en ai pris l’engagement, confirmé par Claude. Nous l’écrirons. Croyez-moi, il y aura assez à faire, de toute façon, sur la gestion !

 

8) Et qu'adviendrait-il des dirigeants actuels ?

DO : Là aussi, Claude a été clair. Louis Schweitzer, s’il le veut bien, demeurera à la présidence du Conseil de Surveillance. Eric Fottorino et David Guiraud continueront eux aussi à accomplir leur mission au sein du Directoire. Beaucoup a été fait pour redresser le Monde depuis deux ans. Nous aurons besoin de tous pour poursuivre et amplifier cette tâche. Et moi, mon rôle sera d’aider autant que je le peux à pousser la mêlée.

 

9) Claude Perdriel a-t-il les moyens de faire face aux besoins de financement d'un groupe qui perd 10 millions d'euros par an et a 100 millions d'euros de dettes ?

DO : Le groupe familial de Claude Perdriel est extrêmement solide. Il dispose de plus de 100 millions d'euros de fonds propres, à zéro dette, croît de 5% par an en moyenne, et dégage une trésorerie disponible de 10 à 15 millions d'euros chaque année ! J'ajoute qu'il n'est pas question que le Groupe Le Monde continue de perdre de l'argent.

 

10) Mais pourquoi réussiriez vous là où tant d’autres ont échoué ?

DO : Nous ne ferons cette opération que si les conditions préalables du redressement sont réunies. La première d’entre elles est un actionnaire de contrôle et un management qui a les coudées franches.  Ensuite, le désendettement. A partir de là, notre analyse est que le redressement est possible. Surtout si, ensemble, Groupe Nouvel Observateur et Groupe Le Monde, nous associons nos forces pour augmenter notre puissance de négociation sur la publicité, les achats, l'impression, la gestion des abonnés, etc. Nous pèserons ensemble 500 millions d'euros de chiffre d'affaires et plus d'1,5 million d'abonnés.

 

11) Allez-vous développer la partie numérique ?

DO : Evidemment. Nous regrettons d’ailleurs que Le Monde n’ait pas 100% de sa filiale numérique. Nous aimerions bien rediscuter de cela avec le Groupe Lagardère.

 

12) Et quand on vous dit, comme certains, que c’est une folie d’investir aujourd’hui dans la presse,  notamment dans la presse quotidienne ? Ou même que cela peut se révéler dangereux pour le Nouvel Observateur et les autres titres du groupe Perdriel ?

DO : Je réponds qu’il y a des gens qui perdent de l’argent dans des secteurs en pleine expansion et d’autres qui en gagnent dans des secteurs en repli ! C’est une affaire de bonne gestion. De ce point de vue, les gains d’échelle avec l’Obs sont très utiles pour les deux groupes.

 

13) Mais la partie presse du groupe de Claude Perdriel perd de l’argent.

DO : Nous avons engagé depuis deux ans des mesures importantes d’adaptation en particulier des départs dont l’indemnisation pèse sur les comptes. En dehors de ces charges exceptionnelles, la presse papier a dégagé en 2009 un résultat d’exploitation positif de près de 1 million d’euros, alors que, comme tout le monde,  nous avons subi un recul de 20% de nos recettes publicitaires du fait de la crise.  Nos sites, eux, perdent encore de l’argent.

 

14) Claude Perdriel n'a pas 20 ans. Comment garantissez-vous l'avenir ?

DO : Il est en grande forme, je vous l'assure. Mais de toutes les façons, ce projet a le plein soutien de ses enfants. Et de son épouse, qui participe d'ailleurs à toutes les réunions et n'est pas la moins enthousiaste.

 

15) Certains voient l’ombre d’Alain Minc derrière le projet de Claude Perdriel ?

DO : C'est drôle, ce fantasme Alain Minc. C'est comme s'il était le Dieu - ou plutôt le Diable - caché de cette affaire. On voit sa main partout. Nous n'avons eu aucun contact avec lui.

 

16) Mais le rapprochement entre vous et Prisa ou Benedetti, ce n’est pas son œuvre ?

DO : Claude Perdriel et Jean Daniel connaissent El Pais ou La Repubblica depuis trente ans !  L'univers des journaux indépendants de centre gauche est un petit monde en Europe. Juan Luis Cebrián  est un ami de Jean et de Claude depuis le milieu des années 70. Eugenio Scalfari et Carlo Caracciolo, aujourd’hui décédé, les fondateurs de la Repubblica,  aussi. Parler avec ces groupes est la chose la plus naturelle qui soit.

 

17) Vous vous êtes donc rapprochés d'eux ?

DO : Nous nous sommes parlé amicalement.

 

18) Qu’avez-vous à dire ou à proposer qui puisse convaincre Le Monde de vous choisir vous plutôt que les autres ?

DO : Cela ne se pose pas en ces termes. Nous devons nous choisir mutuellement car ce qui doit être fait est difficile et suppose d’aller à la bataille ensemble, solidairement. Nous, nous n'irons que si les conditions sont réunies. Et parmi celles-ci, il y a le plein assentiment de la rédaction. Claude a dit une chose très forte à la Société des Rédacteurs du Monde : "je respecterai votre choix quel qu’il soit car je considérerai que vous l’avez fait dans l’intérêt du Monde et l’intérêt du Monde est plus important à mes yeux que le mien".

 

19) Est-ce qu’on peut avoir une idée du calendrier des opérations ?

DO : Tout cela doit se décider vite sur le principe car les échéances de trésorerie du Monde sont avant la fin de l’été. Ensuite, il y aura bien sûr une période de vérification des contrats, des chiffres etc.,  avant la finalisation.

 

20) Qui décide au Monde ? Et comment ?  Quel est le poids des actionnaires ? De la rédaction ? Conserve-t-elle un droit de véto?

DO : La rédaction joue un rôle déterminant dans la société qui possède 60% du Monde SA. La décision passe nécessairement par elle.

 

http://tempsreel.nouvelobs.com//actualite/media/20100525.OBS4475/vingt-questions-autour-de-la-reprise-du-monde.html

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 04:01

1968-presse-ne-pas-avaler.jpg


 

Titre original: Entretien avec Pascual Serrano « La censure est le propre du pouvoir » par Manola Romalo   


 

En tant qu`information alternative aux grands médias, le journaliste espagnol Pascual Serrano (Valence, 1964)  fonda en 1996 le journal électronique indépendant « Rebelión ».  En 2006-2007 il a été assesseur éditorial au canal de télévision alternatif de Caracas, Telesur.. Pascual Serrano écrit pour une dizaine de journaux, tels : « Público », « Diagonal », « Mundo obrero », « El otro país” et “Le Monde Diplomatique”.


 

Vous démontrez dans vos essais que la fonction principale des grands médias de la presse, de la radio, de la télévision et de l`Internet est de « convaincre l`ensemble des populations de leur adhésion aux idées des classes dominantes ».  Comment parviennent-ils à obtenir ce consensus de la part du grand public ?


 

À cet effet les médias utilisent de nombreuses techniques qui dépendent en particulier de chaque cas et du profil social des récepteurs. Mais où ils ont le plus de succès, c`est dans le fait de nous convaincre que le contenu de leurs informations est neutre, objectif et impartial…Le public croit qu`il a devant soit quelque chose d`aseptique. Le secret consiste à réaliser une  « intentionnalité informative » de telle sorte que le citoyen ne s`en aperçoive pas. L`époque ou on nous faisait ingurgiter d`interminables discours ou des articles d`opinion séducteurs est passé.  Dans d`autres circonstances, les médias présentent en tant qu`opinion de la majorité des citoyens uniquement l`opinion éditoriale du média respectif. De la même façon, le langage est manipulé pour servir les intérêts des classes dominantes. Des mots et des concepts qui ne doivent plus exister dans l`imaginaire collectif, par exemple celui de « classes sociales »,  disparaissent.


 

Généralement nous croyons que seules les dictatures censurent les médias. Mais la nouvelle forme de censure emploi des méthodes bien plus subtiles. Quels sont ses principaux mécanismes ?


 

La censure traditionnelle consistait à interdire que se transmettent les informations ou les opinions qui ne plaisaient pas au pouvoir. Aujourd`hui, au nom de la liberté d`expression,  on diffuse des mensonges et des falsifications avec une totale impunité. De cette façon la vérité termine occultée entre mensonges et trivialités, le résultat est le même qu`avec la censure.  D'autres fois on omet des éléments de contexte o bien des antécédents indispensables pour comprendre un événement controversé, fait qui censure l`événement dans toute sa complexité.


 

Le 26 mars, Wikileaks a dénoncé le plan de la CIA de lancer une campagne en Europe, principalement en France et en Allemagne, ayant comme but d`influencer l`opinion publique en faveur de la guerre d`Afghanistan. (1) Cette information a  été passée sous silence par tous les grand média de ces deux pays. Qui filtre l`information ?


 

Les grands médias de communication sont uniquement les supports des puissants groupes économiques- Les intérêts, les valeurs et les principes de ces groupes vont servir comme filtres pour choisir ce qui sera publié ou pas.  De la même façon  vont influencer  d`autres lobbys nécessaires, qui ne sont pas forcément des actionnaires. Par exemple : les annonceurs, les entreprises avec lesquelles les médias travaillent, les gouvernements amis, etc. …


 

Occultant le fait que le gouvernement du Venezuela a pris des mesures pour protéger sa population de la spéculation des entrepreneurs,  l`agence d`État Germany Trade & Invest écrivait dans un rapport, fin janvier 2010: « Le désavantage pour les entrepreneurs est le fait qu`il leur est enlevé le moyen de supra-facturation.»  Ces « désavantages » seraient-ils la cause de la guerre médiatique déchainée par les pays néolibéraux contre le président Hugo Chávez ?


 

Les gouvernements progressistes d`Amérique Latine sont un défi pour le modèle néolibéral des pays riches. Ils ont démontré qu`ils ont l`appui des masses populaires, qu`ils gagnent à tour de bras les élections, que le peuple défend au-delà des urnes ces gouvernements avec une passion impressionnante, qu`ils ont obtenu des améliorations sociales inimaginables sous les régimes néolibéraux des années `90, que l`état peur (et doit) jouer un rôle important dans l`économie et dans les secteurs stratégiques, que les ressources naturelles doivent être publiques et nationales. Tout cela suppose une perte de terrain pour la progression du néolibéralisme et ne pouvait provoquer qu`une réaction agressive de la part des pouvoirs économique mondiaux. C`est à travers les médias de communications - aujourd`hui les champs de bataille prioritaires -  que s`obtient l`adhésion de l`opinion publique, condition sine qua non pour imposer les agressions suivantes.


 

Quels moyens ont les citoyens pour reconnaitre les vraies informations des  mensonges. Quelles références intellectuelles ont-ils comme choix ?


 

Le journalisme se passe de même qu`en médecine : vous devez avoir confiance dans un média de communication ou bien dans un journaliste de la même manière que vous vous confier à un chirurgien pour qu`il opère votre cœur. Puisque normalement nous ne pouvons pas aller en  Afghanistan pour vérifier ce qui s`y passe, nous devons avoir confiance en celui qui nous rapporte les faits de ce pays.

 

Le premier pas est de savoir qui est le patron du média de communication, quelle entreprise ou quels intérêts se trouvent derrière. Il pourra  mériter notre confiance uniquement si nous savons qu`il s`agit d`un projet indépendant des groupes d`entrepreneurs. De même, nous devons détecter les analystes et les journalistes honnêtes et rigoureux, spécialisés dans différents thèmes. Dans mon livre « Désinformation » je fais des propositions en ce sens. D'autre part, nous devons connaitre l`éventail des mouvements sociaux pour pouvoir leur demander conseil. Ils connaissent les sources et manient de précieuses informations que les grands médias ne nous offrent pas. 


 

Publications récentes de Pascual Serrano :


 

« Perles, gros mensonges, sottises et tricheries des médias de communication » (2006, 2007, Vol.1 et Vol. 2).

« Médias violents. Mots et images pour la haine et la guerre » (2007).

« Désinformation. Comment les médias occultent le monde » (2009). « Le journalisme est la nouvelle » (avril, 2010).  


 

1. http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/

Source: hintergrund

 

Source de cet article: http://www.michelcollon.info/index.php?view=article&catid=6&id=2731&option=com_content&Itemid=11 via http://www.mleray.info/


 

Url de cet article: http://www.internationalnews.fr/article-la-fonction-principale-des-grands-medias-est-de-faire-adherer-la-population-aux-idees-des-classes-dominantes-50951613.html

 

 

Internationalnews

Michel Collon Info

 

Original:  http://rawstory.com/rs/2010/0326/cia-paper-reveals-strategies-manipulate-european-opinion-afghanistan/

 

 

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 03:27
Le 23 mai dernier, commémoration du génocide tsigane, de l'internement au camp de Saliers - qui en a parlé ? La "Shoah" des Tsiganes n'intéresse pas les Médias partisans, communautaristes.
Il est temps de changer de cap, de rétablir la vérité, de célébrer les génocides ensemble, la mémoire de la souffrance ne doit pas être confisquée par un seul au détriment de tous ! eva R-sistons 
 
Le génocide des Tsiganes européens, 1939-1945
Détenus tsiganes faisant la queue pour l’appel dans le camp de concentration de Dachau. Allemagne, 20 juin 1938.

Détenus tsiganes faisant la queue pour l’appel dans le camp de concentration de Dachau. Allemagne, 20 juin 1938.

— KZ Gedenkstaette Dachau

 

Les Tsiganes furent persécutés pour des raisons raciales par le régime nazi et ses alliés dans toute l'Europe.

Les Nazis considéraient les Tsiganes comme "racialement inférieurs", et le destin de ceux-ci fut, en de nombreux points, parallèle à celui des Juifs. Les Tsiganes subirent l'internement, le travail forcé et beaucoup furent assassinés. Ils étaient aussi soumis à la déportation dans les camps d'extermination. Les Einsatzgruppen (unités mobiles d’extermination) assassinèrent des dizaines de milliers de Tsiganes dans les territoires de l'est occupés par les Allemands. En outre, des milliers d’entre eux furent tués dans les camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, de Chelmno, de Belzec, de Sobibor et de Treblinka. Les nazis incarcérèrent aussi des milliers de Tsiganes dans les camps de concentration de Bergen-Belsen, de Sachsenhausen, de Buchenwald, de Dachau, de Mauthausen et de Ravensbrück.

Le 21 septembre 1939, Reinhard Heydrich, chef de l'Office central de Sécurité du Reich, rencontrait les fonctionnaires de la Police de Sûreté (Sipo) et du Service de la sûreté (SD) à Berlin. Ils décidèrent d'expulser 30 000 Tsiganes allemands et autrichiens dans des régions à l'est du grand Reich, dans le Gouvernement Général de Pologne. Ce plan fut abandonné devant l'opposition de Hans Frank, le gouverneur général de Pologne occupée. Priorité fut accordée aux déportations des Juifs d'Allemagne.

Il y eut néanmoins des déportations de Tsiganes du Reich. Environ 2 500 d'entre eux furent déportés en Pologne en avril et en mai 1940. Ils furent exterminés, mourant de faim ou épuisés par le travail. Les malades étaient abattus. 5 000 autres Tsiganes furent expulsés à Lodz, où ils se virent maintenus dans un secteur séparé du ghetto. Ceux qui survécurent aux terribles conditions de vie dans le ghetto allaient plus tard être déportés du ghetto dans le camp d'extermination de Chelmno, où ils furent tués dans des camions à gaz.

Dans la perspective de leur éventuelle déportation hors d'Allemagne, tous les Tsiganes furent enfermés dans des camps spéciaux (Zigeunerlager). Avec la suspension des déportations de Tsiganes en 1940, ces camps devinrent des lieux de détention à long terme pour les Tsiganes. Les camps de Marzahn à Berlin et ceux de Lackenbach et de Salzbourg en Autriche furent parmi les plus terribles. Des centaines des Tsiganes y périrent à cause des dures conditions de vie qui y règnaient. Les voisins allemands du camp se plaignirent à plusieurs reprises des camps et exigèrent la déportation des Tsiganes internés pour "sauvegarder la morale publique et la sécurité". La police locale prétexta de ces plaintes pour demander officiellement au chef de la SS, Heinrich Himmler, la reprise des déportations de Tsiganes vers l'est.

En décembre 1942, Himmler signa un ordre de déportation pour tous les Tsiganes d’Allemagne. Les quelques exceptions qu’Himmler accorda, furent souvent ignorées au niveau local. Même des soldats servant dans l'armée allemande (la Wehrmacht), qui étaient rentrés en permission furent arrêtés et expulsés parce qu’ils étaient Tsiganes. Les Tsiganes d’Allemagne furent déportés à Auschwitz, où un camp avait été conçu spécialement pour eux : "le camp des familles gitanes". Des familles entières y étaient incarcérées ensemble. Les jumeaux et les nains, furent cependant séparés des autres et soumis aux expériences médicales pseudo-scientifiques menées par le capitaine SS, le docteur Josef Mengele. Des médecins nazis utilisèrent également des prisonniers tsiganes dans des expériences médicales dans les camps de Ravensbrück, du Natzweiller-Struthof et de Sachsenhausen.

"Le camp des familles tsiganes" d’Auschwitz fut le théâtre d'épidémies - le typhus, la variole et la dysenterie - qui en réduisirent considérablement la population. En mai 1944, les Allemands décidèrent de liquider le camp. Alors que les SS l'entouraient, ils trouvèrent face à eux des Tsiganes armés de barres de fer et prêts à se battre. Les Allemands reculèrent et reportèrent la liquidation. Plus tard ce même mois, les SS transférèrent hors du camp des familles environ 1 500 des Tsiganes qui étaient encore capables de travailler. Presque 1 500 détenus supplémentaires furent transférés en août. Les Tsiganes restant, près de 3 000, furent exterminés. Au moins 19 000 sur les 23 000 Tsiganes déportés à Auschwitz y périrent.

Dans les zones de l'Europe occupées par les Allemands, le destin des Tsiganes varia d’un pays à l’autre, selon les circonstances locales. Les Nazis internaient généralement les Tsiganes et les déportaient ensuite en Allemagne ou en Pologne pour les soumettre au travail forcé ou pour les assassiner. Beaucoup de Tsiganes de Pologne, des Pays-Bas, de Hongrie, d'Italie, de Yougoslavie et d'Albanie furent abattus ou déportés dans les camps d'extermination et exterminés. Dans les pays baltes et les zones de l'Union soviétique occupées par les Allemands, les Einsatzgruppen (unités mobiles d'extermination) massacraient les Tsiganes en même temps qu'ils exterminaient les Juifs et les responsables communistes. Des milliers de Tsiganes, hommes, femmes et enfants furent tués au cours de ces opérations. Beaucoup de Tsiganes furent assassinés avec les Juifs à Babi Yar, près de Kiev, par exemple.

En France, les autorités avaient pris des mesures restrictives à l’encontre des Tsiganes avant même l'occupation allemande du pays. Le gouvernement de Vichy organisa leur internement dans des camps familiaux. Les Tsiganes français ne furent cependant pas déportés sauf ceux des départements du Nord et du Pas-de-Calais rattachés au Gouvernement militaire de Bruxelles.

Les Roumains n’adoptèrent pas de politique systématique d'extermination des Tsiganes. Cependant, en 1941 et 1942 de 20 000 à 26 000 Tsiganes de la région de Bucarest furent expulsés en Transnistrie, en Ukraine sous occupation roumaine, où des milliers devaient mourir de maladie, de famine et de mauvais traitements. En Serbie, en automne 1941, des pelotons d’exécutions de l'armée allemande (la Wehrmacht) exécutèrent presque toute la population des hommes tsiganes adultes ainsi que la plupart des hommes juifs adultes, pour se venger de l’assassinat de soldats allemands par des résistants serbes. En Croatie, les Oustachis (fascistes croates alliés de l'Allemagne) tuèrent près de 50 000 Tsiganes. Beaucoup de Tsiganes furent internés et exterminés dans le camp de concentration de Jasenovac.

On ne connaît pas exactement le nombre de Tsiganes tués au cours de la Shoah. Bien que des chiffres exacts ou des pourcentages ne puissent pas être vérifiés, les historiens estiment que les Allemands et leurs alliés auraient exterminé de 25 à 50% de tous les Tsiganes européens. Sur environ un million de Tsiganes vivant en Europe avant la guerre, au moins 220 000 auraient ainsi été tués.

Après la guerre, la discrimination contre les Tsiganes ne cessa pas, la République fédérale d'Allemagne décida que toutes les mesures prises contre les Tsiganes avant 1943 étaient une politique légitime de l’Etat et ne nécessitaient pas de réparations. L'incarcération, la stérilisation et même la déportation étaient considérées comme une politique légitime. Qui plus est, la police criminelle bavaroise reprit les fichiers de recherche de Robert Ritter, y compris son registre des Tsiganes en Allemagne. Ritter, l'expert racial des Nazis pour les questions tsiganes, avait conservé sa notoriété et était retourné à son ancien travail de psychologue pour enfants. Les efforts pour amener le docteur Ritter devant la justice pour sa complicité dans le meurtre des Tsiganes cessèrent avec son suicide en 1950.

Le chancelier allemand Helmut Kohl reconnut formellement la réalité du génocide des Tsiganes en 1982. Mais à cette date, la plupart des victimes susceptibles de toucher des réparations conformément à la loi allemande étaient déjà mortes.

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 03:09

 

 

    Armes interdites sur Gaza
bomb.-gaza-j.jpg
 
Point de vue
Le boycott d'Israël est-il de gauche ? par Eric Marty

 

Israël est le seul Etat au monde à être menacé d'anéantissement physique de la part de puissances ou de factions étatiques (Iran, Hezbollah, Hamas…). Ces menaces ont pour arrière-fond dans les pays musulmans en paix officielle ou en paix armée avec lui (Egypte, Liban, Syrie…), une propagande antisémite systématique, soutenue ou tolérée par les gouvernements, et qui vise, avec une rare violence, à faire du "complot sioniste" l'unique responsable de tous les maux intérieurs (la mode du "heavy metal", l'homosexualité, les pénuries de toutes sortes, la crise financière…).

 

Désormais, et avec une nouvelle intensité depuis la guerre de Gaza, s'ajoute le projet d'un boycott d'Israël en Europe, idée qui est devenue à ce point familière qu'elle trouve un écho favorable tantôt passif, tantôt actif dans des partis politiques français, comme le Parti communiste ou les Verts. Le mot d'ordre, il est vrai, n'est pas toujours assumé, mais, d'une manière peut-être plus dangereuse, l'idée s'est transformée en une sorte de lieu commun, latent à une certaine opinion de gauche, toujours avide de nouveaux objets susceptibles de satisfaire son aspiration à la sainteté.

 

Notons que, tout comme pour les menaces d'anéantissement militaire ou pour le flot paranoïaque d'imputations criminelles, Israël est, à l'heure actuelle, le seul pays au monde, à bénéficier, en Europe, du projet de sa mise au ban des nations, et de son exclusion radicale des échanges économiques, commerciaux, culturels, techniques, universitaires. Ni la Chine, ni la Russie, ni l'Iran, ni tous ces autres pays où règne l'oppression la plus extrême, où la liberté d'expression est soit totalement bannie, soit trop dangereuse pour être pratiquée, où l'exploitation économique des masses est sans limite, où la discrimination raciale, sexiste, ethnique, politique est la norme naturelle aux yeux des gouvernants et des castes majoritaires, ne font l'objet d'un mouvement militant du genre de celui qui aujourd'hui vise Israël. La lecture d'Internet montre à quel degré de criminalisation systématique Israël est aujourd'hui porté, et pose une question. Qu'est-ce que la gauche a à voir avec un boycott qui est essentiellement l'otage de mouvements pour qui le mot "émancipation", le mot "liberté", le mot "égalité" sont des mots bannis ?

 

Il n'est pas vrai que l'Etat d'Israël pratique l'apartheid de près ou de loin à l'égard des Israéliens d'origines musulmane, druze, bédouine, chrétienne. Ceux-ci ont les mêmes droits politiques, sociaux, sanitaires, économiques, éducatifs que les juifs. S'il y a des inégalités, celles-ci sont conjoncturelles et démenties par de nombreux contre-exemples. Et bien sûr, et contrairement à ce qui se passait en Afrique du Sud, Arabes et juifs prennent les mêmes transports en commun, se transfusent le même sang, et ont des rapports sexuels qui ne sont soumis qu'aux préjugés culturels, familiaux et claniques qui règnent sans doute moins chez les juifs que dans les autres communautés. Il n'est pas vrai que la barrière, ou le mur, de séparation relève d'une politique de discrimination : les faits parlent d'eux-mêmes ; depuis sa construction, les attentats criminels commis par des kamikazes fanatisés sont désormais impossibles ; et c'est dans cette heureuse impossibilité que le "mur" trouve son unique fondement. Il n'est pas vrai qu'Israël ait commis des crimes contre l'humanité à l'égard des populations palestiniennes lors de la guerre de Gaza : aucun soldat israélien n'a commis de viols, de meurtres délibérés de civils, d'assassinats de masse comme il s'en est fait au Congo, en Tchétchénie, au Soudan, pour ne parler que d'exemples récents.

 

enfant-dechiquete-dos.jpg

 

Et si les pertes civiles israéliennes se sont révélées bien moindres que les pertes civiles palestiniennes, c'est tout simplement que les responsables israéliens, soucieux de la vie de leurs compatriotes, ont mis en place des systèmes d'alerte et d'abris, tandis que, de l'autre côté, les miliciens du Hamas, dans la logique de leur conception terroriste du combat politique, ont sciemment exposé les populations civiles en s'abritant derrière elles. S'il y a eu des crimes de guerre, c'est que la guerre est criminelle, et qu'aucune armée, même l'armée israélienne, qui la plupart du temps a pris mille précautions pour prévenir les civils des bombardements, par SMS, par radio, ne peut éviter les crimes.

La politique actuelle du gouvernement israélien n'est pas une bonne politique, même si, il ne faut pas l'oublier, jamais la Cisjordanie n'a connu une évolution politique et économique aussi prometteuse. Pour autant le gouvernement israélien ne fait aucun crédit à la paix. Ce n'est pas seulement la pression de tel ou tel minuscule parti religieux qui en est la cause, c'est à l'évidence le manque de vision du premier ministre israélien. Israël mérite-t-il pour autant une politique de boycott ? Non. Car boycotter Israël serait non seulement en faire un Etat criminel, ce qu'il n'est pas, mais l'unique Etat criminel de la région. Ce serait sanctionner de manière démesurée un peuple et un Etat au prétexte d'une politique gouvernementale ponctuelle, quand bien même ce peuple et cet Etat ont su, par le passé, montrer, en restituant le Sinaï et Gaza, qu'aucun projet colonial ne pouvait leur être imputé comme fait de structure. Le boycott relève, si l'on se place d'un point de vue politique responsable, d'une profonde myopie politique : c'est, en fait, livrer Israël aux forces et aux Etats criminels qui l'entourent, sous le seul prétexte qu'il se défend trop maladroitement ou trop agressivement face aux menaces de destruction.

 

Lors des dernières élections régionales, certains ont été choqués de voir qu'un mouvement d'extrême gauche, le NPA, présentait une candidate qui portait le voile, affirmant par là sa foi musulmane. Mais personne n'a apparemment prêté attention au fait qu'elle portait également un keffieh autour du cou et qu'elle avait expliqué que son adhésion au NPA avait pour origine la campagne "antisioniste" de boycott à l'égard d'Israël. En votant pour cette candidate, votait-on pour le voile ou pour le keffieh ?

Pour l'égalité entre les peuples ou pour la stigmatisation du seul Israël ? Pour les deux en même temps ? Un tel fait est profondément allégorique.

 

Le boycott, c'est cela. C'est prendre avec le keffieh, le voile, ou inversement le voile avec le keffieh. C'est, dans une sorte de pure adhésion à un clan, se refuser à penser politiquement une situation qui est essentiellement politique. C'est en s'identifiant par le boycott à un acte symbolique massif et grégaire, faire d'Israël l'unique bouc émissaire d'un conflit qui, ne l'oublions pas, a entre autres pour enjeu son élimination de la surface de la Terre.

 

Eric Marty est écrivain, professeur de littérature contemporaine à l'université Denis-Diderot, Paris VII

 

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2010/04/21/le-boycott-d-israel-est-il-de-gauche-par-eric-marty_1340824_3232.html

 

 

 

Eva R-sistons: Vous reconnaissez Israël dans cette description presque idyllique, vous ????? Bravo lemonde.fr !

 

 

8-vues-gaza.jpg

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 03:01

Victoire historique des communistes indiens au Parlement des zones tribales de l'État du Tripura: 63% des voix, 100% des sièges! 

communist-office-508640-sw

Article d'AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/



 

Petit État d'un peu plus de 3 millions d'habitants, le Tripura est un Etat « rouge » au même titre que le Kerala ou que le Bengale occidental voisin.



 

 

Gouverné durant les 25 dernières années sur 30 par les communistes – sous la vieille alliance électorale du « Front de Gauche » regroupant essentiellement les deux partis communistes ainsi que deux petits partis de gauche – les élections de 2008 avaient encore renforcé la présence des communistes au Parlement avec 49 sièges sur 60 pour le Front de Gauche dont 46 pour le Parti Communiste d'Inde (Marxiste).

Les élections du 3 mai dernier étaient d'un autre type. En effet, l'Etat du Tripura concentre une importante population indigène (près d'1 million) bénéficiant d'un statut particulier ainsi que de son propre Parlement, le Conseil du District Autonome des Zones Tribales du Tripura, aux compétences larges dans les zones tribales (santé, éducation, protection sociale, politique agraire entre autres) et dont l'objectif officiel est de protéger les coutumes des populations indigènes ainsi que de leur donner la possibilité de se gouverner elles-mêmes.

Il convient de rappeler que c'est bien sous pression communiste que le Parti du Congrès, qui avait toujours freiné des quatre fers sur cette revendication, a dû reconnaître ce Parlement tribal dans les années 1970.

Ce précédent historique et le travail de terrain réalisé par les organisations communistes auprès des populations indigènes pour relayer les revendications des populations indigènes est reconnu et a fait de ces zones tribales un bastion communiste.

Au dernier de scrutin de 2005, les communistes réunis sous la bannière électorale du Front de Gauche avaient déjà obtenu 53% des voix ainsi que 24 des 28 sièges en jeu.

Le scrutin du 3 mai 2010 marque une progression conséquente des communistes qui obtiennent plus de 63% des voix et ont raflé les 27 sièges (1 scrutin a été annulé à cause du décès du candidat de droite). Sur les 27 nouveaux représentants, 25 sont des élus du Parti Communiste d'Inde (Marxiste), 1 du Parti Communiste d'Inde et 1 du Bloc En Avant

Si le Parti du Congrès a confirmé sa place de deuxième force politique des zones tribales et de l'Etat (dans 18 sur 27 circonscriptions), il est plus que jamais minoritaire.

Des scènes de liesse ont accompagné l'annonce des résultats, avec des drapeaux rouges omniprésents dans les nombreuses manifestations de joie ayant émaillé l'Etat. Gautam Das, membre du Secrétariat de l'Etat et dirigeant du Parti Communiste d'Inde (Marxiste) a « exprimé des salutations chaleureuses aux électeurs (…) Les résultats ont montré que le peuple a voté pour que dure cette atmosphère de paix et d'harmonie, ainsi que pour un développement rapide de la région ».

Un des plus puissants partis communistes au monde, le Parti Communiste d'Inde Marxiste (près d'1 million de militants) et son allié naturel le Parti Communiste d'Inde ont construit leur succès par cet enracinement de masse, ce travail de masse des organisations de base du parti articulé à un travail institutionnel qui les a mené jusqu'à la gestion d'Etats entiers comme le Tripura, le Bengale Occidental et le Kerala.

Saluons ces Partis Communistes qui ont choisi de le rester et qui prennent le parti de la lutte au quotidien!

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-internationalisme-la-presse-ne-vous-le-dira-pas-50871296.html

 

 

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 02:56
 
 
Auteur : Guillaume Champeau - Source : Numerama

Le journaliste et fondateur du site ArretSurImages.net Daniel Schneidermann est revenu ce vendredi matin sur la validation par le Conseil constitutionnel de la loi sur l'ouverture au marché des jeux d'argent en ligne. De notre côté, nous nous étions surtout préoccupés du filtrage et de la possibilité offerte à une autorité administrative d'exiger des moteurs de recherche qu'ils cessent de référencer des sites auxquelles elle n'a pas donné son homologation (payante). Différence de prisme oblige, Schneidermann s'est lui intéressé de façon très pertinente à l'impact que pourrait avoir la loi sur l'avenir de la presse.

On le sait, tous les grands groupes de médias et même certains fournisseurs d'accès à Internet (Orange, Free...) s'intéressent de très près au jackpot promis par l'ouverture au marché des jeux en ligne. Les grands journaux qui "voient fondre leurs recettes publicitaires du fait de la crise, et leur audience par la faute des jeux vidéos ou des réseaux sociaux, attendent la légalisation des jeux en ligne comme la pluie bienfaisante, après des années de sécheresse", note l'observateur des médias. Alors que les formules payantes des journaux risquent surtout de faire fuir leur lectorat vers d'autres horizons gratuits, la manne des paris en ligne est vue comme un moyen de réconcilier l'information gratuite et la rentabilité économique. 

Mais il y a un risque d'effet pervers qui pourrait durement toucher la crédibilité des journaux. "Le peu de confiance que le public plaçait encore en eux fondra sans doute encore. D'autant qu'un aspect a peut-être échappé à beaucoup, comme le relevait dans Le Monde un journaliste, Dominique Cordier : le média qui informera ses lecteurs et ses télespectateurs sur le sport, qui livrera des infos exclusives et des pronostics, aura aussi économiquement intérêt à leur faire perdre leurs paris", résume Daniel Schneidermann. Celui dont le métier est d'informer aura intérêt à désinformer pour pouvoir continuer à informer. Le joli paradoxe que voilà...

C'est vrai pour le sport, mais ça peut être vrai pour d'autres choses. "Si l'expérience est concluante, pourquoi pas demain des paris sur le résultat des élections, ou sur l'issue des procès ?", se demande le journaliste. Bien vu.

Dans le domaine des finances, l'article L465-2 du code monétaire et financier punit de deux ans d'emprisonnement et 1,5 million d'euros d'amende le fait de "répandre dans le public des informations fausses ou trompeuses" de nature à agir sur le cours d'une entreprise côtée. Faudrait-il imaginer le même type de délit pour protéger les joueurs ? Ou faudrait-il plus fermement interdire à celui dont le métier est d'informer de tirer profit de paris sur l'exactitude de ces informations ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com


Auteur : Guillaume Champeau - Source : Numerama

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=12840

Partager cet article
Repost0
25 mai 2010 2 25 /05 /mai /2010 02:41
Protest-Bangkok-05-2010-TG.jpg  

Bangkok : Médias Pourris …

« Tue un serpent, et toute sa famille viendra le venger »

Proverbe thaïlandais

 

  La Thaïlande n’est pas l’Iran, la Chine, la Birmanie (Myanmar) ou encore Cuba.

 Non.

 Elle est l’objet, en Occident, de toute la sympathie de nos nomenklaturas et de leurs médias.

 Le traitement des sanglants évènements récents sur le plan de l’information, de l’action diplomatique, de la vigilance de l’ONU quant au respect des "droits de l’homme" et de la "démocratie", a témoigné de cette sollicitude.

 C’est avec soulagement et satisfaction qu’elles ont accueilli le jour où l’armée a pris d’assaut le campement du mouvement de protestation pacifique, au centre de Bangkok. Manifestation, dite des “Chemises Rouges”, qui durait depuis 9 semaines.

 Normal : la Thaïlande est considérée et administrée, depuis la guerre du Vietnam, comme une colonie de l’Empire. Tabou !

 

 Bangkok-protest-05-2010-B.JPG

 Pleurs et affiches pour armes

Misère et dignité

 

Implacable dictature sous couvert d’une monarchie d’opérette, de paysages exotiques et du plus grand supermarché mondial du sexe, synonyme de liberté et de modernité pour nos médias décérébrés, aux mains d’une richissime caste de militaires et d’affairistes. Eux-mêmes servilement inféodés aux intérêts occidentaux.

 Comme nos autocraties africaines bien-aimées, ou nos ploutocraties latino-américaines favorites, déguisées en “démocraties”, ce pays peut se permettre tout ce qui est imaginable dans la spoliation, l’oppression, la répression. Il lui sera, à chaque fois, pardonné…

 Les journées que vient de vivre ce pays dans sa capitale Bangkok, mais aussi dans 24 de ses provinces, démontrent la sanguinaire brutalité de sa caste au pouvoir lorsque son suzerain, l’Empire, lui en accorde l’autorisation. Tout a été fait, bien sûr, pour en amortir l’impact à l’égard de l’opinion publique internationale.

 

  Les médias occidentaux ont employé la panoplie, parfaitement rodée, de la désinformation : occulter, déformer, manipuler. Un record de propagande. A présent, il convient de justifier la terrible répression. Dans nos médias en France, en bon vassal de l’Empire, comme chez les autres : à grandes louches de bobards.

 Je les regardais, ces “reporters” d’une chaîne française, spécialisée dans le décervelage publicitaire, se lamenter devant des centres commerciaux en feu… Incapables de se poser et de poser des questions de base : Pourquoi avoir mis le feu à des bâtiments ?... Avant ou après les tueries des commandos de l’armée ?...

 

Evidemment, ils n’ont pas enduré des heures d’avion pour poser des questions.

 Emblématique de tous ces médias, qui ont pris un soin extrême à ne pas informer. Ils sont venus, placidement, célébrer, justifier, les mérites de la répression armée, contre un mouvement de protestation populaire, pacifique. Le sale boulot des soudards terminé, ils viennent en “nettoyeurs” pour blanchir la répression et son régime protégé par l’Occident.

 

“Journalistes”…

 Incapables de présenter Bangkok.  Une des villes à l’urbanisme anarchique, où s’entassent plus de 10 millions d’’habitants, chancre de la corruption politique sur fond de folie spéculative, immobilière et financière. Une des capitales les plus polluées de la planète, par les gaz d’échappement générés dans des embouteillages titanesques et quotidiens, par le bruit, et la course contre la misère.

 Incapables de voir, filmer, écouter, les enfants mendiants, le délabrement des quartiers périphériques, aux égouts saturés lâchant la puanteur des eaux usées, dévalant les ruelles sous les trombes de la mousson.

 Incapables de nous expliquer pourquoi le vertueux Libéralisme Economique engendre une injustice sociale d’une telle amplitude. Oui. Bangkok, symbole d’un pays où une minorité, colossalement enrichie par la spéculation et sa collaboration avec les occidentaux dans le pillage du pays, en oublie le reste de ses concitoyens.

 Avec, dans sa misère, l’indignité de ses immenses marchés humains de prostitution. Femmes, hommes, travestis, souvent mineurs, qui débordent du quartier Patpong ou du Little Tokyo, fuyant pauvreté et aliénation, se vendant au plus offrant, dans les vapeurs d’alcool et de drogue.

 

 Protest-Bangkok-05-2010-TG.jpg

 Les buchers de l’Injustice

 

  Daltonisme et couleur de chemise

“Décrypteurs”…

 Incapables de nous présenter les “Chemises Rouges”, leurs motivations, leurs revendications. Uniquement décrits comme les suppôts du diable. Anarchistes. Insurgés. Terroristes. Seraient-ils musulmans, ils auraient eu droit au qualificatif d’islamistes. Instrumentalisés par Al-Qaïda…

 Ces manifestants s’étaient rassemblés en plein centre de Bangkok. Sur quelques kilomètres carrés, un entassement d’une dizaine de galeries marchandes, d’immeubles de bureaux et d’hôtels de luxe.

 Sans armes, dans un campement, ainsi qu’on a pu le constater dans les documentaires, les vidéos et les photos.  En familles, avec femmes et enfants.  Dans une ambiance de kermesse, solidaires dans l’émotion et la détermination. Parmi eux, beaucoup de paysans sans terre et d’étudiants sans avenir.

 Pour se protéger des violences, des provocations de la police et de l’armée, aussi détestées l’une que l’autre : des bambous et de vieux pneus.

 Que réclamaient-ils ?... Des élections !

 Protestant contre le coup d’Etat qui a contraint le premier ministre, légitimement élu par la majorité des thaïlandais, à l’exil : Thaksin Sinawatra.

 Immensément populaire, Thaksin Sinawatra est le fondateur en 1998 du parti Thai Rak Thai (TRT, traduction : Les Thaïlandais Aiment les Thaïlandais). Milliardaire, après avoir fait fortune dans les télécommunications, il n’a jamais oublié ses origines modestes et ses débuts de carrière en tant qu’officier de police.

 Il a des idées simples : le développement des campagnes et la prospérité des paysans sont tout autant essentiels que le développement du “business citadin”. L’un n’excluant pas l’autre. Soulager la misère paysanne doit être une des priorités du gouvernement. Le développement du pays ne pouvant se fonder sur l’exploitation d’une majorité de citoyens, par une minorité de privilégiés.

 Triomphalement élu en 2001, puis réélu tout aussi triomphalement en 2005, il avait réalisé ses promesses électorales dans un grand effort national pour développer le monde rural. Multipliant, écoles, centres de soins, infrastructures dans les campagnes…

 En premier lieu, dans les régions les plus pauvres du pays, le nord et le nord-est. D’où vient, précisément, l’immense majorité d’une jeunesse contrainte à l’analphabétisme et à la prostitution, exploitée par les mafias de l’industrie touristique, fondement de la fortune des oligarques. Bien sûr, beaucoup restait à faire.

 Immensément populaire, mais détesté par la caste au pouvoir qui entend conserver la richesse nationale à son seul profit… En 2003, le vent a commencé à tourner, malgré son large soutien dans la population thaïlandaise. Pourquoi ?...

 

Très simple, il commit deux erreurs majeures :

I) Il déclara la guerre au trafic de drogue : impardonnable !

 La violence de la résistance fut à la hauteur du défi. Des escadrons de la mort paramilitaires, suivant le système en usage en Colombie, assassinèrent ceux qui luttaient contre ce trafic. Même Amnesty International, qui prend soin habituellement d’éviter les polémiques dans les provinces administrées par l’Empire, s’inquiète du nombre d’assassinats : environ 3.000…

 

  On ne touche pas à des intérêts d’un tel enjeu.

 Les plus considérables étant les plus occultes. Beaucoup de “fonds spéciaux”, d’Etats et de services secrets, tout particulièrement occidentaux, y puisent à grandes bassines depuis la guerre du Vietnam. Avec recyclage dans les paradis fiscaux, dont personne ne souhaite la fermeture par nécessité de dissimulation d’enrichissement personnel. Ce n’est pas pour rien que, depuis l’invasion de l’OTAN en Afghanistan, l’ONU a constaté un décuplement de la culture du pavot et de la production d’opium dans ce pays…

 

II) Il était contre les politiques de discrimination antimusulmanes dans les provinces du sud. Spécialement, de la violence armée par des commandos échappant au contrôle des autorités du pays, manipulés par des services secrets étrangers.

 Ainsi, les musulmans massacrés par des commandos de l’armée dans la mosquée de Krue Se. Ou encore, les musulmans protestant contre la persécution religieuse, étouffés dans des camions bondés sous la chaleur : 78 morts. Cuisson à l’étouffée…

 Forces armées et services de sécurité thaïlandaises sont, en effet, cornaqués par des “experts” occidentaux, hallucinés par le Choc des Civilisations, luttant contre l’islamo-fascisme et autres délires. Ces fous furieux entendent, en premier lieu, éradiquer l’Islam là où il est minoritaire.

 Quitte à lui substituer une autre religion. Le bouddhisme, en Thaïlande. Le catholicisme, aux Philippines. L’Hindouisme au Cachemire ou au Gujarat. Dans l’île de Bornéo, partagée entre Malaisie, Indonésie et le minuscule sultanat de Brunei, profitant de l’immensité de la région, de son insularité, de son absence d'infrastructure en transport, ce sont des charters d’évangélistes qui débarquent…

 Eh, oui : on l’occulte, mais aucune pause dans Les Croisades, même en Asie !…

 Outre sa popularité et sa politique sociale, cumuler de telles erreurs c’était signer, de la part de Thaksin Sinawatra, son arrêt de mort politique.

 Une mort politique est toujours précédée d’une intense campagne de diffamation. Accusés de corruption, lui et son épouse. Pour conforter sa légitimité, il réclama des élections anticipées. Ce que ne voulaient surtout pas ses adversaires, sachant qu’il serait encore triomphalement réélu.

 Le 19 septembre 2006, les militaires renversèrent son gouvernement et son parti fut interdit. Coup d’Etat, accompagné de manifestations de soutien dans le genre de celles qu’ont connues d’autres pays : révolution orange, révolution de velours, etc. Ce sont les “chemises jaunes” qui soutinrent ce putsch représentant les militaires et l’oligarchie. Le jaune étant, en Thaïlande, la couleur de la monarchie…

Ce à quoi ripostèrent les partisans du TRT, sous les “Chemises Rouges”, réclamant pacifiquement de nouvelles élections libres. En fait, ce qu’évitent de dire les médias, les “Chemises Rouges” sont les soutiens de la légalité démocratique, du suffrage universel, du respect du droit de vote, contre le coup d’Etat militaire. Dans un remake de la lutte des républicains contre les franquistes espagnols.

 

  Bangkok-Mort-d-un-heros-05-2010.jpg

 Assassinat d’un héros de La Liberté :

Le général Khattiya Sawatdiphol

 

Mensonges et montages

Un courageux général était venu encourager les “Chemises Rouges”. A la retraite. Il avait dû quitter l’armée, après en avoir dénoncé la corruption et le dévoiement dans des tentatives de coups d’Etat.

 Les médias, locaux et internationaux, n’ont pas cessé de portraiturer cet incorruptible en général « renégat » (renegade, dans les médias anglophones). Copieusement diffamé, jusque dans les encyclopédies dites “libres” (cf. les articles de Wikipedia, en anglais, français, etc.).

 Khattiya Sawatdiphol, était venu apporter son sens de l’organisation et son soutien moral. Il a été tué par un sniper. Attiré dans un piège par un faux journaliste, venu “l’interviewer”. L’obligeant de rester immobile, à découvert, proche du barrage où se tenait le prétendu journaliste. Une balle dans la tête. Mort, après deux jours de coma.

 “Renégat”, pour les putschistes et les oligarchies occidentales. “Héros”, pleuré par tous les Thaïlandais, partisans de la Liberté et de la Dignité.

 On procède toujours de la sorte : tuer les « leaders » est une priorité dans un mouvement de répression. On lâche ensuite la soldatesque et le rouleau compresseur de la terreur, avec ses camps et ses tortures.

 

  Qu’en dirent les médias dans leur présentation des évènements ?...

 Lors de l’assaut, tous parlaient « d’échanges de tirs » ce qui était faux. Pur mensonge. Ils le savaient. Les images le montraient nettement, tout spectateur attentif en était témoin : les militaires tiraient sur des manifestants s’enfuyant les mains nues, sans armes. Les manifestants tués n’avaient aucune arme sur eux, aucune munition, ni cartouchière.

Pour justifier la répression, les journalistes prenaient soin, à chaque reportage de rajouter un figurant disant tout le bien possible de l’assaut du campement par l’armée. Evitant de rappeler que ces manifestants pacifiques ne demandaient que des élections libres.

 Il suffisait  de négocier et de laisser l’expression populaire s’exprimer dans le vote. Et, tout aurait-été réglé sans fureur ni, encore moins, effusion de sang.

 

  Mais, non. Insupportable, pour une dictature. Pour une ploutocratie vermoulue.

 Aucune négociation, discussion, écoute. Le mépris. Dans la violence.

 C’est d’un exemple, d’une démonstration de force, que souhaitaient la caste au pouvoir et ses sponsors : noyer un sursaut démocratique, pour installer « la terreur ». La contestation n’est pas de mise. Surtout si c’est pour rappeler les deux premiers fondements de la démocratie : liberté d’expression et exercice du droit de vote.

 Nos gouvernements se sont réfugiés dans le silence complice. Comme l’ensemble de la mythique Communauté Internationale. Soutenant dans les coulisses la répression.

 Thaksin Sinawatra, depuis son éviction par le putsch de l’armée, vit en exil, craignant pour sa vie. Entre Londres et l’Asie. Il sera de passage à Paris, le 31 mai prochain. Premier ministre régulièrement élu, renversé par un coup d’Etat militaire, il souhaitait informer l’opinion publique française.

 Mais, notre gouvernement, comme dans les autres pays occidentaux, vient de lui signifier l’interdiction de s’exprimer publiquement. (1)

 Interdit de s’exprimer. En France… Pays des Droits de l’Homme et de la Liberté d’Expression, parait-il…

 Que voulez-vous : il aurait été le Dalaï Lama, fervent partisan de la théocratie au Tibet, toutes les Bonnes Consciences se seraient précipitées, en défenseurs de la laïcité, pour se prosterner, le décorer, l’encenser, l’inviter sur les plateaux TV…

 Nos vaillants journalistes, spécialistes du terrain, de l’investigation, de l’analyse politique, soutiennent, ainsi, coups d’Etat et putschs militaires, sans hésiter une seconde. Les mêmes qui tartinent sur les “valeurs républicaines”, et la “démocratie”, dès qu’il y a du méchant Chinois ou de l’horrible Cubain comme grain à moudre …

 Porte-paroles de nos castes au pouvoir, ils font leur travail… La propagande en action.

 Devant cette abjection intellectuelle, on ne peut que partager l’appréciation si clairement exprimée par Jean-Luc Mélenchon sur ce cynique milieu de « décrypteurs de l’actualité » :

 

« Médias Pourris »…

 

(1)  http:// www.lemonde.fr/asie-pacifique/article/2010/05/20/thailande-la-france-demande-le-silence-a-thaksin-lors-de-son-passage-a-paris_1360850_3216.html

Source ici

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13030

 

 

Auteur : Georges Stanechy - Source : http://stanechy.over-blog.com/article-bangkok-medi...

Partager cet article
Repost0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:43

 

JPEG - 17.5 ko

 

Le directeur du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn, et la chancelière allemande, Angela Merkel. Interdite de retourner au Deutschemark, l’Allemagne a dû consentir à un emprunt européen auprès du FMI

 

 

€uro : l’hypothèse du pire
par Jean-Michel Vernochet*

 

 

La crise budgétaire grecque, devenue crise de l’euro, n’est pas la conséquence fatale d’une autorégulation des marchés, mais d’une attaque délibérée. Pour Jean-Michel Vernochet, elle participe d’une guerre économique conduite, depuis Washington et Londres, selon les mêmes principes que les guerres militaires actuelles : recours à la théorie des jeux et stratégie du chaos constructeur. L’enjeu final est de contraindre les Européens à s’intégrer dans un Bloc atlantique, c’est-à-dire dans un Empire où ils payeront automatiquement le déficit budgétaire anglo-saxon par le biais d’un euro dollarisé. Un premier pas a déjà été franchi avec l’accord conclu entre l’Union européenne et le FMI, accordant au Fonds une tutelle partielle sur la politique économique de l’Union.

 

 

L’attaque financière lancée contre la Grèce en raison de sa dette souveraine et de son insolvabilité potentielle, s’est vite révélée être en fait une offensive contre l’Euro et n’avoir qu’un rapport lointain avec les tares et déficits structuraux de l’économie hellénique elle-même. Des « vices » au demeurant largement partagés par la plupart des pays post industriels qui ont pris la très mauvaise habitude de vivre au-dessus de leurs moyens et à crédit ; d’où une inflation galopante de la dette, une « bulle » comme une autre vouée in fine à l’éclatement.

Or tout semble indiquer que derrière la brutalité de l’attaque et qu’au-delà d’une simple ruée au pillage des économies européennes, se profilent d’autres objectifs, d’ordre géopolitique notamment, et ceux-là mûrement réfléchis. Car, en aucun cas, les appétits, aussi aiguisés soient-ils, de prédateurs financiers anonymes ne peuvent expliquer l’intensité dans la durée d’une offensive qui, à court terme, menace de faire voler en éclat la zone euro, l’Union des vingt-sept, voire bien au-delà…

La multiplication des crises ces deux dernières décennies aidant, une lecture rapide du déplacement des pions sur le Grand échiquier eurasiatique laisse à penser que l’Europe est actuellement le théâtre d’une bataille dans le cadre d’une guerre géoéconomique (guerre au sens propre et entier), une bataille qu’elle a d’ailleurs déjà potentiellement perdue.

En effet, l’adoption d’un plan européen — sur les instances pressantes de la Maison-Blanche — pour le renflouement de la dette publique des Etats membres de l’Union ne constitue non seulement pas une panacée, un remède durable à la crise budgétaire structurelle qui affecte désormais « tous » les États occidentaux, mais va dans le sens désiré par le mentor états-unien d’une intégration rapide de l’Union européenne, préalable obligé à la constitution d’un bloc occidental soudé.

Un plan européen qui répond à une crise de confiance, de solvabilité (largement artificielle au départ, mais devenue contagieuse et faisant boule de neige), par la recapitalisation des États comme s’il s’agissait d’une simple crise de liquidités. Un plan européen de 750 milliards d’euros supérieur au plan Paulson d’un montant de 700 milliards de dollars destiné, après la débâcle des établissements financiers américains de septembre 2008, à les renflouer sur fonds publics. Une solution dont on voit les effets à présent en ce que la recapitalisation du secteur privé financier a eu pour conséquence aberrante d’accroître lourdement la dette des États des deux côtés de l’Atlantique.

Ainsi, la crise financière née aux États-unis, après avoir déclenché la récession c’est-à-dire désamorcé la pompe économique, a depuis, par voie de conséquence, tari les ressources fiscales des États rendant plus difficile encore le service d’une dette de plus en plus considérable. Or l’Union européenne vient d’ajouter de la dette à la dette avec ces quelque 750 milliards d’euros qui vont grever plus encore ses budgets nationaux (le taux moyen d’endettement de la zone euro étant actuellement de 78 %), ceci en vue d’hypothétiquement « rétablir la confiance des marchés »…

Pour ce faire l’UE vient — volontairement — de se placer sous la coupe du Fonds monétaire international qui va lui consentir des prêts à hauteur de 250 milliards d’euros. FMI qui avait jusqu’à présent plutôt vocation à soutenir les économies chancelantes du Tiers-Monde à grands coups de matraque assénés au moyen de ses plans dits d’ajustement structurel. C’est donc une entité supranationale à vocation « mondialiste » qui va en quelque sorte chapeauter, voire superviser plus ou moins directement les structures de gouvernance économique dont l’UE va assurément se doter si la zone euro ne se disloque pas spontanément entre temps.

Des structures intégratives réclamées à cor et à cri par Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique (aux Etats-Unis), qui depuis Londres tance vertement les dirigeants européens exigeant la relance de l’euro dont Etats-uniens et Britanniques ont un besoin essentiel pour maintenir leur économie à flot.

Notons au passage que c’est vraisemblablement la mort dans l’âme que la chancelière allemande s’est résignée à souscrire à ce plan pharamineux de soutien aux pays défaillants de la zone euro alors que son homologue français — d’après une rumeur persistante — la menaçait de revenir au Franc si elle n’obtempérait pas. Mais s’il est vrai que « la fourmi n’est pas prêteuse », le retour au Deutsch Mark équivaudrait à signer l’arrêt de mort de l’économie allemande dont la monnaie trop forte ne lui permettrait plus alors d’exporter sa production industrielle, fondement de son économie. Un levier de chantage suffisant pour obliger Berlin d’accepter volens nolens, contrainte et forcée, de passer sous les fourches caudines dressées par l’administration Obama.

Oukases états-uniennes qui conduisent à un piège grand ouvert : les capitaux empruntés sur le marché ou prêtés par le FMI pour le sauvetage des « PIIGS » [1] menacés de cessation de paiement, doivent s’appuyer sur des structures garantissant la solvabilité à terme de l’euro ! Monnaie dont la solidité ne pourra être assurée que par ces institutions fédérales dont Jacques Attali se fait l’inlassable promoteur dans nos médias en réclamant « la création d’une Agence européenne du Trésor, immédiatement autorisée à emprunter au nom de l’Union, et d’un Fond budgétaire européen, immédiatement mandaté pour contrôler les dépenses budgétaires des pays dont la dette dépasse les 80 % du PIB ».

Il s’agit en fin de compte, ni plus ni moins, d’imposer la mise sous tutelle économique des États sous couvert de sauver la zone euro condamnée — paraît-il — à une inéluctable faillite… puisque l’abandon de la monnaie unique est un tabou intransgressible auquel nul ne songe apparemment à toucher.

Certains projets vont plus loin qui prévoient déjà que les budgets des Etats de la zone euro soient entièrement contrôlés et décidés par un triumvirat composé de la Commission de Bruxelles, de la Banque Centrale Européenne et de l’Eurogroupe. À ce stade quid de la volonté populaire et du Parlement de Strasbourg ?

Or nul ne se soucie de dénoncer le sophisme ou le paralogisme que constitue cette mise en équation de l’intégration économique et du retour à la confiance des marchés. D’abord pourquoi les marchés imposeraient-il leurs lois, eux et eux seuls ? En outre, ne serait-il pas temps de remettre en question le capitalisme actionnarial, anonyme et versatile, capable de ruiner les nations selon son bon plaisir ou ses calculs ?

La gouvernance économique européenne n’est à ce titre pas plus la panacée que l’inondation de liquidités n’est la solution à la crise actuelle. Le surendettement induit par le « plan » est à n’en pas douter une fausse solution imposée de l’extérieur avec pour finalité de nous enchaîner toujours davantage, nous autres Européens, aux marchés des capitaux et à leur dictature indicible.

L’idée de la gouvernance économique procède de la même démarche car elle est à proprement parler un non-sens en ce qu’elle ignore tous les différentiels sociétaux intervenant à tous les étages de la construction européenne : types ou modèles de croissance, régimes fiscaux et sociaux, et cætera. Une « idée » qui n’en est pas une, et parce qu’elle est de nature foncièrement idéologique… un projet derrière lequel se tiennent en embuscade nombre d’arrière-pensées tout à fait étrangères à la prospérité économique et au bien-être des peuples de l’Union.

D’aucuns ont bien vu que la crise n’était que le moyen et le prétexte de précipiter l’instauration d’un système fédéral dur pour les Vingt-sept en dépit et au mépris des volontés populaires auxquelles le Traité de Lisbonne a été imposé de la plus sournoise façon. Une crise qui est et demeure — gardons ce fait capital présent à l’esprit — artificielle, fabriquée, en un mot le contraire d’une « fatalité » inhérente à ce qui serait une vie autonome et désincarnée des marchés dirigés par une « main invisible ». Un processus réputé « machinal » mais qui pour être anonyme n’est pourtant pas moins constitué de la chair et des os de ces grands manieurs d’argent et autres donneurs d’ordre qui font la pluie et le beau temps sur les Bourses.

C’est pour cette raison que les Etats-Unis parlent un double langage par le truchement d’une double voix. Celle des « marchés » et celle de son président qui intervient pour tancer les Européens et les presser impérativement de stabiliser leur monnaie, autrement dit les politiques économiques européennes indissociables de la santé, bonne ou mauvaise, de leur monnaie. Cependant n’allez pas imaginer un seul instant que cela ressemble de près ou de loin à de l’ingérence dans les affaires de l’Europe continentale. Représentez-vous Mme Merkel et M. Sarkozy enjoignant la Maison-Blanche de faire le ménage à Manhattan ?

L’autre voix appartient à ceux qui font la pluie et le beau temps sur les marchés… bref, les donneurs d’ordre anonymes, inidentifiables pour les gouvernements eux-mêmes comme l’a piteusement avoué le ministre français des Finances, Mme Lagarde. Ceux qui jouent au yoyo avec les Bourses comme le chat joue avec la souris, anticipant les baisses et les hausses qu’ils suscitent de toutes pièces.

Ces oligarques se recrutent en premier lieu parmi les représentants de la haute finance, des complexes militaro-industriels, des méga groupes du pétrole et la chimie ou du génie génétique, mais également parmi les idéologues et théoriciens attachés à la légitimation du « système », les nouveaux clercs (prêtres) de la religion du profit comme nouveau monothéisme, celui du marché. Or ces gens-là ont un tout autre discours en acte.

JPEG - 25.5 ko
Pour Paul Volcker, directeur à la Maison-Blanche du Conseil pour la reprise économique, les Européens doivent accepter une gouvernance économique externe et placer l’euro à parité avec le dollar.

Car comment expliquer l’évidente contradiction existant entre les inquiétudes exprimées par le président Obama — légitimes au demeurant, car les É-U ont besoin d’un euro fort pénalisant les exportations européennes, mais avantageant de cette manière les industries américaines ; un bonus utile au regard de déficits abyssaux (1400 milliards de dollars) et surtout nécessaire pour soutenir l’effort des guerres en cours, Irak, Afghanistan et Pakistan — et la poursuite de la déstabilisation en profondeur des économies occidentales par des attaques réitérées des marchés contre l’euro ?

Aussi voraces, inconséquents voire irrationnels soient-ils, les « opérateurs » sont conscients que la poursuite de l’offensive contre l’euro met en péril le système dans son ensemble et risque de précipiter l’économie mondiale dans une nouvelle phase de chaos. Alors pourquoi cette danse au bord de l’abîme ? Nul ne nous fera croire à cette billevesée selon laquelle les marchés vivent de leur vie propre, qu’ils sont incontrôlables et que tout cela ne serait dû qu’à un emballement de la machine économique… Bref, que tout cela serait « la faute à personne » , mais la simple conséquence d’une impossibilité à gérer les acteurs et les dérapages irrationnels des marchés ?

Alors disons-le tout net, le risque d’effondrement systémique est au cœur même de la partie qui se joue actuellement. Les grands joueurs, froids calculateurs, sont des adeptes manifestes de la « théorie des jeux » (de Neumann et Morgenstern), construction probabiliste à la base de ce qui fut la doctrine de la dissuasion nucléaire… Celui qui gagne est celui qui va le plus loin dans la surenchère létale. Un cas de figure qui correspond trait pour tait à ce que nous vivons actuellement : une déstabilisation croissante des économies européennes, avec des incidences non négligeables outre-Atlantique.

Ajoutons que le chaos financier, monétaire et économique, des deux côtés de l’Atlantique est une indéniable aubaine, pour ceux, répétons-le, qui prospèrent dans le ressac des cours de Bourse, provoquant et anticipant les mouvements de panique et d’euphorie pour jouer indifféremment les courants ascendants et descendants sur des marchés rendus hystériquement erratiques.

Au début du XXe siècle, l’économiste Werner Zombart théorisait pour sa part la « destruction créatrice » (reprise ensuite par Joseph Schumpeter). Depuis cette idée a fait son chemin via, entre autres, la théorie mathématique du Français René Thom (théorie dite des « catastrophes »). Revue et corrigée par Benoît Mandelbrot, celle-ci s’appliquera via la géométrie des fractales à la vie des marchés dès lors perçus comme relevant d’une théorie du chaos, décidément très à la mode.

Entre-temps l’économiste Friedrich Von Hayek, l’un des théoriciens du néolibéralisme, prétendit hisser l’économie libérale au statut de science exacte. Ainsi, selon son hagiographe Guy Sorman « le libéralisme converge avec les théories physiques, chimiques et biologiques les plus récentes, en particulier la science du chaos formalisée par Ilya Prigogine. Dans l’économie de marché comme dans la Nature, l’ordre naît du chaos : l’agencement spontané de millions de décisions et d’informations conduit non au désordre, mais à un ordre supérieur »… On ne saurait mieux dire, car a priori nous détenons là la clef d’interprétation de la crise.

À la fin des années 90, les néoconservateurs adeptes de Léo Strauss vont porter à son paroxysme logique le nouveau dogme du désordre supérieur en se faisant les chantres du chaos constreur comme légitimation a priori de toutes les guerres de conquête du XXIe siècle. De ce point de vue, chacun peut voir le chaos à l’œuvre dans le Greater Middle East comme il peut le voir à l’œuvre aujourd’hui en Europe.

Gageons que le nouvel ordre régional que les grands agenceurs de chaos entendent faire sortir de la crise actuelle, sera une Europe unifiée, centralisée et fédérative, placée sous la coupe directe des États-unis par le truchement de la Réserve fédérale américaine dont la Banque centrale européenne ne sera plus qu’une succursale, et sous le regard vigilant du FMI, représentant ou émanation d’un pouvoir mondial émergent, aussi déterritorialisé que tentaculaire.

On comprend assez vite que la déification du marché associée à l’idée d’un « chaos constructeur » lui-même complétée par un usage intensif de la théorie des jeux maniée par des adeptes de la démolition, constitue un mélange assez détonnant en passe de nous sauter au visage. Un constat s’impose ici : à savoir que le « chaos » (intentionnel) est à ce jour un mode de gouvernement, de transformation sociétale et de conquête sans coup férir. Une version dure du divide et impera (diviser pour régner) dussent les Nations périr et les peuples avec.

Car le jeu en vaut la chandelle si à l’arrivée l’Europe se trouve mise à genoux. La Grèce — certes l’un des ventres mous de la zone euro mais pas tellement plus que l’Italie, l’Espagne, l’Irlande, le Portugal — a été jusqu’ici une sorte d’électron libre contrariant une pleine intégration des Balkans dans le maillage géostratégique états-unien.

En guise de conclusion provisoire, si l’Union européenne, à l’occasion de la crise, avance à marche forcée vers une gouvernance économique fédérative, une étape sera franchie conduisant vers l’attribution d’un pouvoir quasi discrétionnaire à la Commission européenne pour l’essentiel composée de technocrates non élus et recrutés pour une allégeance atlantiste inoxydable. En clair, cela signifiera l’effacement des États-nations européens.

De facto plus rien ne s’opposera plus à l’intégration de l’Europe au sein d’un Bloc transatlantique. À terme la fusion de l’euro et du dollar scellera la réunion de l’Ancien monde et Nouveau monde. Il ne s’agit évidemment pas de pures spéculations mais d’une simple projection des tendances architectoniques visiblement à l’œuvre dans le cadre un d’un processus de redistribution ou de recomposition géopolitique, de la carte mondiale. Autant dire que si la zone euro n’éclate pas, le sort des peuples européens semble définitivement scellé, c’est-à-dire enchaîné pour le meilleur et pour le pire à la « Destinée manifeste » des Etats-Unis. Cela indépendamment d’une réforme du système économique mondial. Les financiers y laisseront peut-être également des plumes si la Communauté internationale s’entend pour brider leurs appétits en réglementant les marchés, il n’en reste pas moins que les promoteurs du chaos constructeur auront partie gagnée en créant les conditions de nouveaux embrasements.

Car le « pire », souvent évoqué en France par des hommes d’influence tels Bernard Kouchner et Jacques Attali, est ce qu’il y de moins improbable lorsque les gouvernements, le dos au mur, se voient réduits à la fuite en avant. Au Koweït en 1991, en Irak en 2003 parmi les buts de guerre à peine voilés se trouvaient en bonne place la relance du moteur économique par les chantiers prévus de reconstruction… Ceci pour ne pas mentionner d’autres intérêts plus évidents et plus immédiats tels les énergies fossiles, les ventes d’armes et tous les marchés qui en sont dérivés.

Quels que soient les accords sur l’enrichissement d’uranium à usage médical passés entre la Turquie et l’Iran, quels que soient les contrariétés diplomatiques que ces rapprochements entre alliés et ennemis des États-unis procurent au Département d’État, il suffit de relire le fabuliste Jean de La Fontaine pour savoir que la rhétorique du loup l’emporte toujours sur celle de l’agneau ! Attendons-nous, dans le contexte actuel d’extrême fragilité de l’économie mondiale, à une sortie de crise par la douloureuse porte du chaos constructeur.

 

 

 Jean-Michel Vernochet

Ancien journaliste au Figaro Magazine et professeur à l’École supérieure de journalisme (ESJ-Paris). Dernier ouvrage paru : Europe, chronique d’une mort annoncée (Éditions de l’Infini, 2009).

 

 

http://www.voltairenet.org/article165451.html

 

 

 

Partager cet article
Repost0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:39

HONDURAS  : l’ONU s’émeut des assassinats
de journalistes, pas RSF

L’association française Reporters sans frontières n’a pas placé le Honduras dans sa liste des Etats prédateurs de la liberté d’expression, publiée le 3 mai, à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse. L’ONG pro-US estime qu’il n’est pas établi que ces meurtres soient liés au contexte politique et que l’actuel gouvernement est démocratique.

 

Le 28 juin 2009, un coup d’Etat militaire, orchestré par les Etats-Unis, a renversé le président élu Manuel Zelaya et placé au pouvoir Roberto Micheletti. Le 29 novembre, la junte a convoqué des élections et déclaré vainqueur Porfirio Lobo Sosa. Le nouveau régime a fait appel à des experts israéliens du maintien de l’ordre. La répression s’est concentrée sur des assassinats ciblés, dont ceux de journalistes.

 

Le 10 mai 2010, le Rapporteur spécial des Nations Unies sur la promotion et la protection des droits à la liberté d’expression et d’opinion, Frank La Rue, le Rapporteur spécial sur les exécutions sommaires, extrajudiciaires ou arbitraires, Philip Alston, et la Rapporteuse spéciale sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, Margaret Sekaggya, ont appelé les autorités honduriennes à faire toute la lumière sur les sept assassinats de journalistes survenus en six semaines dans le pays.

 

http://www.voltairenet.org/article165370.html

Partager cet article
Repost0
19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 02:33

Cinq mythes sur la guerre en Afghanistan

   

Cinq mythes sur la guerre en Afghanistan 

      Les pseudo-intellectuels et les autres lâches qui se sentent investis dans la guerre en Afghanistan ont répandu un certain nombre de mythes qui contredisent la réalité toute nue : la Zunie et ses alliés ont envahi une nation innocente du fait de leurs propres objectifs. Quelques-uns des mythes les plus courants qu’ils ont propagé sont déboulonnés ici.


David Rothscum Report, 13 mai 2010


      1er mythe : La Zunie et ses alliés de l'OTAN ont envahi l'Afghanistan pour traquer les auteurs des attentats du 11/9.

 


 

      La réalité : L'invasion était planifiée bien avant le 11/9. C’était l'ordre du jour de la Zunie et d’Israël depuis des lustres. L'Institute for Advanced Strategic & Political Studies Institut (IASPS) basé en Israël, qui a un bureau affilié à Washington, discutait de l’invasion de l’Afghanistan des années avant les attaques terroristes. Dans un document intitulé « Le Vortex afghan, » écrit pour l'IASPS par Elie Krakowski, il plaide pour que la Zunie installe un nouveau gouvernement en Afghanistan. L'éminent Néo-conservateur Richard Perle, qui a aussi travaillé pour l’IASPS, a présenté à Benjamin Netanyahu le document sur sa « nouvelle stratégie » (clean break), qui se trouve aussi sur leur site Internet.


 

      Sous Bush, Richard Perle fut le président du Comité du conseil consultatif sur la politique de défense du Pentagone, qui comporte d'autres stratèges de premier plan, comme Henry Kissinger.


 

      Un autre groupe de réflexion de Richard Perle a travaillé sur le Projet pour un Nouveau Siècle Américain (PNAC). Dans son plus fameux document du PNAC, Reconstruire les défenses de l'Amérique, il plaide en faveur d’une politique étrangère agressive, ayant pour objectif de maintenir la Zunie à sa place actuelle de seule superpuissance du monde. Le PNAC mentionne la nécessité de « combattre et de gagner de multiples façons décisives, simultanément sur les principaux théâtre de guerres. » Il mentionne en outre les préoccupations des Néo-conservateurs sur l'Iran. Comme le montre le passage suivant, ils cherchent à contenir l'Iran grâce à une présence militaire entourant ce pays :

      « Avec le temps, l'Iran pourrait bien se révéler être un aussi grand danger pour les intérêts zuniens dans le Golfe que l’était l'Irak. Et même si les relations zuno-iraniennes s’améliorent, avoir des forces basées en avant dans la région serait toujours un élément essentiel pour la stratégie de sécurité de la Zunie, compte tenu de ses intérêts de longue date dans la région. »

      Les Néo-conservateurs ont pris beaucoup de leurs idées dans Le Grand Echiquier, un livre de Zbigniew Brzezinski, un conseiller d'Obama. Du fait de leurs ressources naturelles, Brzezinski considérait essentiel le contrôle des républiques d'Asie centrale sorties de l'Union soviétique. Il appelle ces pays les Balkans eurasiens :


 

      « De plus, elles [les républiques d'Asie centrale] sont importantes du point de vue de la sécurité et des ambitions historiques pour au moins trois de leurs voisins les plus immédiats et les plus puissant, à savoir la Russie, la Turquie et l'Iran, avec la Chine signalant aussi un intérêt politique croissant dans la région. Mais les Balkans eurasiens sont infiniment plus importants comme enjeu économique potentiel : une énorme concentration de gaz naturel et de pétrole gît dans la région, en plus de minéraux importants, dont l'or. »

      Brzezinski inclut l’Afghanistan dans les « Balkans eurasiens « :

      « Fragmenté par l'occupation soviétique et la guérilla prolongée menée contre elle, l'Afghanistan n’est un État-nation que de nom. Ses 22 millions d’habitants sont fortement partagés en lignées ethniques, avec des divisions croissantes dans le pays entre Pachtounes, Tadjiks et Hazaras. Dans le même temps, le jihad contre l’occupant russe a fait de la religion une dimension dominante de la vie politique du pays, infusant une ferveur dogmatique dans des différences politiques déjà profondes. L’Afghanistan doit donc être considéré non seulement comme une partie de l'énigme ethnique de l'Asie centrale, mais aussi comme une très grande partie politique des Balkans eurasiens. »

      Les raisons d'envahir ce pays sont donc claires, et elles diffèrent de celles qui nous ont été données après les attentats terroristes. Quelques jours avant ceux-ci, les plans étaient parvenus à leur finalisation. Un article de la presse indienne du 26 juin 2001 montre que l'Inde participait avec l'Iran à une alliance contre les Talibans. Selon cet article, la Zunie entameraient des hostilités militaires limitées contre les Talibans :

      « Les autorités indiennes disent que l'Inde et l'Iran joueront seulement le rôle d’auxiliaires, tandis que la Zunie et la Russie combattront les Talibans de front avec l'aide de deux pays d'Asie centrale, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan, pour repousser les lignes talibanes à leur position de 1998, à 50 km de la ville de Mazar-e-Sharief, dans le Nord de l'Afghanistan. »

      Ceci est confirmé par différentes sources. The Guardian a écrit que : « Des sources militaires occidentales fiables disent qu’un plan d'urgence zunien était sur le papier à la fin de l'été pour attaquer le Nord de l'Afghanistan. » Un diplomate pakistanais a affirmé que des responsables zuniens ont dit en juillet 2001 que l'Afghanistan serait envahi en octobre.

      Il a dit que, même si les Talibans remettaient Ben Laden à la Zunie, celle-ci envahirait malgré tout le pays. Dès le 9 septembre 2001, Bush avait les plans de guerre contre Al-Qaïda prêts sur son bureau, deux jours avant les attentats terroristes. Ces plans concernaient la guerre contre Al-Qaida et incluaient l’invasion de l'Afghanistan. Ils ne s’appliquaient pas à une situation hypothétique (comme une invasion conjointe de la Zunie par le Mexique et le Canada), mais étaient destinés à être mis en œuvre quasiment tout de suite :

      « Miklaszewski a signalé que la rédaction des plans, sous forme de directive officielle sur la sécurité, est importante, car ça indique que la Zunie projetait une agression à grande échelle contre Al-Qaida, bien que les attentats du 11 septembre n'avaient pas encore eu lieu.


      Ces directives sont des documents top-secrets, rédigés officiellement après approbation au plus haut niveau de la Maison Blanche, et représentent des décisions qui doivent être exécutés de manière imminente. »

      Au début, deux jours après les attentats, les Talibans ont refusé d'extrader Ben Laden, sauf si la preuve de son implication dans les attentats leur était fournie. Mais, plus tard, les Talibans ont convenu d'extrader Ben Laden devant un tribunal islamique, sans que cette preuve leur soit fournie au préalable. Les Talibans ont tenté de négocier à différentes reprises pour envoyer Ben Laden devant la Cour pénale mondiale de La Haye.


 

      Cela nous amène au mythe suivant, selon lequel des gens en Afghanistan auraient comploté pour commettre les attentats.



 

      2ème mythe : Des gens en Afghanistan ont comploté pour commettre les attentats terroristes du 11 septembre 2001.


 

      La réalité : Il n'existe aucune preuve concrète reliant Ben Laden au 11/9. Ce fut confirmé par le Federal Bureau of Investigation (FBI). Ben Laden lui-même a nié toute implication dans ces attentats lors d’une déclaration sur Al Jazeera. Il l’a encore confirmé lors d’une autre interview avec un journal islamique. Pour ce journal, Ben Laden a encore démenti être responsable de ces attentats. En fait, il a suggéré une autre explication possible à ces attentats :

      « La Zunie devrait essayer de retrouver les auteurs de ces attentats chez elle ; des gens faisant partie du système zunien, mais en dissidence avec lui. Ou ceux qui travaillent pour un autre système ; des gens qui veulent faire du siècle actuel un siècle de conflit entre l'Islam et le Christianisme, de sorte que leur propre civilisation, pays, nation, ou idéologie, ne puisse survivre. Cela peut être n'importe qui, de la Russie à Israël et de l'Inde à la Serbie. En Zunie elle-même, il existe des dizaines de groupes bien organisés et bien équipés, capables de faire des destructions à grande échelle. Vous ne pouvez pas non plus oublier les Zuno-Juifs, qui sont ennuyés avec le président Bush depuis les élections en Floride et veulent le venger.


      Il y a aussi les agences de renseignement zuniennes, qui exigent chaque année des milliards de dollars de financement du Congrès et du gouvernement. Ce n’était pas un gros problème tant que l’Union soviétique existait, mais après le budget de ces agences a été compromis. Elles avaient besoin d'un ennemi. C’est pourquoi elles ont commencé leur propagande contre Oussama et les Talibans, et puis cet incident s'est produit. Vous voyez, le régime Bush a approuvé un budget de 40 milliards de dollars. Où ira cette énorme somme ? Elle sera donnée à ces mêmes organismes qui ont besoin d’un énorme financement et veulent se donner de l’importance. Ils vont maintenant dépenser l'argent à leur expansion et pour accroître leur importance. Je vais vous donner un exemple. Des trafiquants de drogue des quatre coins du monde sont en contact avec les agences secrètes zuniennes. Ces organismes ne veulent pas éradiquer la culture et le trafic des stupéfiants car leur importance en serait diminuée. Les gens du ministère de la Répression des drogues encouragent le commerce des stupéfiants afin de pouvoir montrer leur efficacité et obtenir des millions de dollars de budget. Le général Noriega a été fait baron de la drogue par la CIA et, dans le besoin, il est devenu un bouc émissaire. De la même manière, que ce soit le président Bush ou tout autre président zunien, ils ne peuvent pas amener Israël devant les tribunaux pour ses violations des droits de l'homme, ni le tenir responsable de ses crimes. Qu'est ce que cela ? N'y a-t-il pas un gouvernement au sein du régime zunien ? C’est à ce gouvernement secret qu’il faut demander qui a perpétré les attentats. »

      Considérons un instant ce que dit Ben Laden, selon qui certains Juifs ou éléments au sein de la Zunie sont responsables du 11/9, lui-même niant toute responsabilité. Naturellement, suggérer que certains Juifs sont responsables suscite des allégations d'antisémitisme.


 

      C’est pourquoi je soutiendrai que, tout comme prétendre que certains Musulmans ou Arabes sont responsables des attentats n'est pas une forme de discrimination, alléguer que certains Juifs sont responsables n'en est pas une non plus. On ne peut pourtant pas nier que rejeter la faute sur des « Juifs » aboutirait à de l'antisémitisme, et c’est pourquoi je n'ai jamais présenté personnellement les véritables auteurs comme des Juifs. Il est aussi important de distinguer entre les Israéliens, souvent décrits comme des Sionistes, et les Juifs. Beaucoup de gens font passer les intérêts d'Israël au-dessus tout le reste. Outre des Juifs, il se peut que ce soit des Protestants fondamentalistes, des Néo-conservateurs laïques, et aussi divers autres groupes. Il existe aussi de nombreux Juifs opposés à l'État d'Israël pour diverses raisons, qui ne veulent rien à voir avec ces gens.


 

      Est-ce que Ben Laden avait un motif raisonnable de croire que soit les agences de renseignement, soit des groupes en Zunie, certains Juifs, ou une combinaison de cela, sont responsables des attentats ? On ne peut guère nier non plus qu'il y avait un précédent historique à cela. Des agents du renseignement israélien ont commis auparavant des attentats terroristes contre la Zunie, et même contre des citoyens israéliens, et tenté d’en faire porter le chapeau aux Musulmans. L’Opération Susannah, aussi connue sous le nom d'Affaire Lavon, en est un exemple. L’attaque contre l’USS Liberty, bien que ce soit toujours officiellement décrit comme un accident, en est un autre. Des politiciens israéliens eux-mêmes ont aussi exprimé leurs sentiments sur le 11/9 en disant que les attentats étaient bons pour Israël. Parmi eux se trouve un personnage aussi éminent que Benjamin Netanyahu.


 

      Le document du PNAC, mentionné ci-dessus, Reconstruire les défenses de l'Amérique, relève aussi la nécessité d'une crise soudaine, afin de pouvoir entreprendre son ordre du jour. En voici la formulation exacte : « De plus, même s’il apporte des changements révolutionnaires, le processus de transformation risque d'être long, sauf événement catastrophique et catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor. » Brzezinski a lui aussi mentionné le besoin d’un événement terrible de ce genre dans son livre mentionné ci-dessus : « En outre, comme la Zunie devient une société de plus en plus multiculturelle, il peut se trouver qu'il est plus difficile de former un consensus sur les questions de politique étrangère, sauf dans les circonstances d'une menace directe de l’extérieur, vraiment énorme et largement perçue. »


 

      Dick Cheney, Donald Rumsfeld et Paul Wolfowitz étaient membres du groupe de réflexion du PNAC. Cheney lui-même partage la responsabilité des attentats. L'espace aérien zunien est censé être protégé par un organisme appelé NORAD. Le NORAD aurait pu empêcher les avions de s'écraser sur leurs objectifs. Seulement, le 11/9, directement informé de l'évolution du détournement des avions, Cheney a ordonné de ne pas intervenir.


 

      Les mêmes noms ont tendance à apparaître partout. Henry Kissinger, dont j’ai indiqué plus tôt qu’il servait au Comité du conseil consultatif sur la politique de défense du Pentagone avec le membre du PNAC Richard Perle, a aussi dirigé la Commission sur le 11/9 jusqu'à ce qu'il soit contraint de démissionner.


 

      John F. Lehman Jr, un autre membre de la Commission sur le 11/9, se trouvait être aussi un membre du groupe de réflexion du PNAC. Je soutiendrais qu'il y avait quelque conflit d'intérêt dans pareil cas. Les gens qui écrivent vouloir conquérir le Moyen-Orient et éprouvent le besoin d'un événement catastrophique pour permettre que cela se produise, ne devraient pas être ceux qui enquêtent sur des attentats terroristes, attribués à des gens vivant au Moyen-Orient, et utilisés pour envahir des pays dans cette région.


 

      Et par-dessus tout ça, pour empêcher les membres de la Commission sur le 11/9 de dénicher quelque information n’étant pas censée sortir, la Maison Blanche l’a mise en garde de ne pas creuser trop profondément.



 

      3ème mythe : Contrairement à l'Irak, il n’y avait rien à gagner en Afghanistan qui justifiait qu’une armée l’envahisse.


 

      La réalité : l'Afghanistan occupe une position stratégique. Il est bordé par l'Iran, et les États d'Asie centrale dont Brzezinski se préoccupait tant. Ceux qui désirent contrôler l'Iran peuvent utiliser l’Afghanistan pour construire leurs bases là-bas. L'Afghanistan est aussi important pour les pipelines. Unocal et d'autres compagnies ont essayé de construire un pipeline travers ce pays, mais cela n’a pas été autorisé par les Talibans. Après l'invasion, Unocal était le principal postulant en faveur d’un accord de gazoduc traversant le pays. Selon un journal britannique, le président afghan, Hamid Karzaï, a aussi travaillé pour Unocal.


 

      Avoir le contrôle de l'Afghanistan peut servir à entraîner là-bas des militants capables de menacer l'Iran. C'est ce qui se passe actuellement, car la Zunie finance les séparatistes Baloutches qui cherchent à semer la dévastation en Iran. Un million de Baloutches vivent en Afghanistan.


 

      L’Afghanistan lui-même est riche en ressources naturelles. Mais sa principale source de richesse éventuelle réside dans les affaire de drogues. Le pays fournit au monde 90% de l’opium, qui sert à produire de l'héroïne. Tout porte à croire que la Zunie soutient le trafic d'opium, et joue très probablement un rôle dans le trafic lui-même. Avant qu’elle les envahisse, la Zunie a financé les Talibans pour qu’ils détruisent tout l'opium, ce qui a naturellement pu faire monter les prix en flèche. Les Talibans ont réussi à éliminer l'opium, mais après l'invasion zunienne, la production est remontée en flèche. Pour quelque raison, les Talibans ont pu faire ce dont est incapable l’énorme présence militaire de l'OTAN. Tout ça paraît extrêmement peu probable. Tel que l'a confirmé le New York Times, le frère d’Hamid Karzaï, un dealer de haut rang, figure sur la liste du personnel de la CIA. La Russie compte actuellement des millions d'héroïnomanes, et l'espérance de vie moyenne après avoir commencé à utiliser cette drogue est d’à peine 7 ans. En plus de rapporter de l’argent, l’opium a l'avantage de faire du mal à celui à qui vous le donnez. C'est une arme qui vous rend riche au lieu de vous coûter de l'argent. Des preuves d'implication zunienne dans la production d'opium en Afghanistan peuvent être trouvées à profusion sur le forum de Prison Planet.



 

      4ème mythe : L'invasion de l'OTAN a amélioré la vie afghane.


 

      La réalité : Les Afghans n’ont pas eu une vie meilleure. Le taux des malformations congénitales a doublé en moins de deux ans. En 2008, 30% de la population était au bord de la famine. La Zunie a bombardé les entrepôts de la Croix-Rouge qui contenaient les réserves alimentaires, et elle a fait cela à dessein. Destiné au président Bush, un exposé de son armée incluait la suggestion d’empoisonner les réserves alimentaires afghanes. La Zunie a procédé au largage de colis de nourriture, soi-disant pour aider la population. Seulement, ces colis identiques aux bombes à fragmentation qu’elle avait aussi larguées, a fait que les gens ont ramassé des engins n’ayant pas explosé.


 

      Les Afghane portent encore la burqa volontairement. La burqa n'est pas une invention des Talibans, mais un genre de vêtements porté par les femmes de la région depuis des lustres. Les raisons de la porter varient. Quelques femmes ne veulent pas que leur visage soit vu en public, et d'autres la portent pour se protéger de la poussière. Différents types de burqas existent, certaines faites d'un seul morceau de tissu, et d’autres de deux pièces, révélant les contours du corps.


 

      Les Talibans forçaient les jeunes étudiants à porter la barbe. Ce fut volontiers présenté par la propagande occidentale comme l’une des nombreuses barbaries que soi-disant les Talibans infligeaient aux pauvres Afghans. Quelque éclaircissement sur la culture afghane aidera à comprendre cette affaire. L'Afghanistan a hélas une tradition de jeunes garçons abusés par des hommes plus âgés. Ils sont forcés de danser pour les hommes, et ceux qui n'excellent pas dans la danse servent à la place d’esclaves sexuels. Les garçons sont appelés « bacha bereesh, » ou « garçons imberbes. »


 

      Les Talibans avaient interdit cette pratique, mais elle est désormais de retour. Il est bien sûr difficile de garder continuellement un œil sur tout le monde. C’est pourquoi les Talibans avaient leur propre solution pratique. Forcer les jeunes garçons à se laisser pousser la barbe, pour faire disparaître cette tradition. Si les garçons ont tous une barbe, cette pratique devient bien moins attractive pour les pédophiles. Et, quand un garçon n’arrive pas à avoir de barbe, cela constitue une raison pour que les Talibans examinent s’il est possible qu’il soit abusé par des pédophiles.



 

      5ème mythe : l'Afghanistan est maintenant un pays démocratique, avec un gouvernement appuyé par son peuple.


 

      La réalité : L'Afghanistan est maintenant gouverné par un régime fantoche de la Zunie. Son dirigeant, Karzai, est un ancien porte-parole d'Unocal. Son frère travaille pour la CIA. Quand Karzaï ne fera plus ce qu’exige la Zunie, un nouveau clown sera nommé pour faire appliquer l'ordre du jour zunien. Karzaï admet avoir été élu grâce à la fraude électorale. Karzaï a demandé la fin des frappes aériennes en mai 2009. Les frappes aériennes se poursuivent évidemment sans relâche. Sa demande a eu presque autant d'effet que la demande d’un professeur du secondaire a ses étudiants, pour qu’ils cessent de jeter sur lui des crayons en classe de charpenterie.



 

      Avec un peu de chance, j’écrirai un article similaire à celui-ci sur l’Irak et l’occupation sioniste de la Palestine. Restez branché.



 

Original : davidrothscum.blogspot.com/2010/05/5-myths-on-war-in-afghanistan.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

http://www.alterinfo.net/Cinq-mythes-sur-la-guerre-en-Afghanistan_a46196.html

Partager cet article
Repost0
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 06:29

iran2ph.jpg

 

 

Clotilde Reiss. Espionne, ou pas ? Ingénue comme elle est, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession ! Justement... en tous cas moi, depuis le début, j'ai flairé un personnage ambigu, j'ai défendu sur mes blogs l'idée que le profil était trop lisse, et en même temps trop typé, pour ne pas être, justement, une... belle espionne, ou au moins, étudiante plus au service des intérêts français qu'iraniens.  Voyons, fille d'ingénieur nucléaire, de droite, grand commis de la France, elle-même spécialisée dans les affaires nucléaires et... iraniennes, parlant la langue, étudiante évoluant dans un monde jeune, attiré par la consommation à l'occidentale et attaché à la libéralisation du pays, c'était la jeune fille idéale pour s'intéresser de près, de très près, aux affaires intérieures de l'Iran, et à répercuter ce qu'elle apprenait autour d'elle, et même, dans la foulée, à participer aux débats, et à l'agitation, contre le régime au pouvoir.

 

Vlan ! Les posts joints confirment mon intuition, un ancien de la DGSE, Pierre Siramy, ouvre la bouche. Eh oui, j'ai toujours des intuitions affûtées, et gênantes pour les pouvoirs et l'information officielle.

 

Mais les Médias freinent comme ils peuvent, particulièrement FR2:  Non, pas espionne, pas rémunérée, le petit chérubin,  même un ancien ambassadeur de la France en Iran, appelé en renforts, proclame à tous vents qu'il est normal d'avoir des contacts avec l'ambassade de son pays et même avec les journalistes, hé hé, une gentille universitaire, voilà, pas de quoi foutter la curiosité, ou l'exciter, il n'est nullement question de Renseignement, elle transmettait juste des éléments d'ambiance, juste, juste, rien sur la prolifération nucléaire, promis, juré...  et puis elle est motivée, elle a des convictions (lesquelles, au fait ?) mais quand même, on apprend ici ou là qu'elle est polyglotte, quel atout ! Et puis qu'elle se promenait à côté des centres nucléaires, que voulez-vous, le tourisme, c'est aussi ça, hein !  Et puis qu'elle aimait prendre des photos, formidable, la petite, elle sait tout faire !!! Alors, elle a le profil ? Non, c'est juste une question d'ambiance, oui l'ambiance... une innocente  jeune fille égarée au milieu des affreux mollahs, et courageuse, s'il vous plaît !

 

Et priée de se taire en arrivant en France. Tout le monde n'est pas Ingrid Betancourt, que voulez-vous ! Chut, chut, chut... pas de parole déplacée, s'il vous plaît !

 

Bon, bref, amis lecteurs, elle n'est pas recrutée par les Services de Renseignement. Oui, juré, promis. Parole de Sarkozy et de Kouchner !

 

On ne va tout de même pas donner crédit aux rumeurs, hein ? 

 

Allons, gardons en mémoire son joli minois, si pur, et laissons-la à ses jeux de jeune fille qui s'ouvre à la vie ! 

 

La jeune fille idéale, finalement... enfin de retour chez nous.

 

Elle est pas plus belle, la vie en France ?

 

Surtout celle de Sarkozy, qui brûle d'en découdre avec l'Iran...

 

eva R-sistons

 

 

Clotilde Reiss a-t-elle travaillé pour la DGSE ? (+ vidéo)

 

Dimanche sur LCI, Pierre Siramy, ancien sous-directeur de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) a porté de graves accusations à l’encontre de Clotilde Reiss, fraîchement arrivée sur le sol français, en fin de matinée. Lire la suite l'article

Photos/Vidéos liées

Un ancien de la DGSE accuse Clotilde Reiss "d'avoir travaillé pour la France"
Le Post tian - LePost
 
Un ancien de la DGSE accuse Clotilde Reiss "d'avoir travaillé pour la …

Selon cet ancien de la DGSE, Clotilde Reiss « a travaillé au profit de la France pour collecter des informations qui étaient de nature de politique intérieure et d’autres qui étaient sur la prolifération nucléaire ».

Pierre Siramy (ce n'est pas son vrai nom) affirme : "Elle est immatriculée à la DGSE".
L’ancien sous-directeur ajoutant que c’est "par patriotisme que Clotilde Reiss se serait d'elle-même présentée à l'ambassade dès son arrivée en Iran. Un engagement que les autorités locales auraient découvert, en scrutant sa correspondance par Internet avant de l'arrêter le 1er juillet 2009".
Selon la chaine d’information LCI, les autorités françaises n’ont pas encore réagi aux affirmations de Pierre Siramy.
Pierre Siramy a publié en mars 2010 "25 ans dans les services secrets", chez Flammarion, rappelle Le Figaro. Cet agent ne fait pas l'unanimité dans le petit monde du renseignement français, à en lire les commentaires qui ont accompagné la sortie de son livre (notamment ici et ici). Pour se faire une idée de ce que vaut son livre, c'est par ici.
Merci à Pierre-Alain pour la vidéo
(source vidéo: TF1)
(source vidéo: BFM)
 
Partager cet article
Repost0
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 04:43

Est-ce qu'on aura encore le droit d'avoir une idée différente en France, à l'avenir ? Les blogueurs sont-ils menacés ?

 

 

 

Demande exceptionnelle à tous les membres Juif.org
Soutien inconditionnel à la vérité sur Israël

 

Cher membre,

Votre média Juif.org inaugure cette semaine une initiative contre l'antisémitisme et les mensonges anti-israéliens sur Internet : la Force de Défense d'Israël sur Internet (F.D.I.I).

Cette initiative consiste à repérer à l'aide de nos robots d'une part et de journalistes d'autre part, tous les contenus illégaux diffusés sur Internet par des propagandistes haineux.

L'union fait la force :

En dédiant quelques minutes par mois, en signalant les contenus antisémites selon nos faciles recommandations, vous aiderez à dévoiler une plus juste image d'Israel et du peuple juif au monde francophone.

 

 

 

 

 

 

_____________________________________________________

 

 

Voici ce qui vient d'être envoyé aux abonnés de Juif.org, dont je suis, par souci de pluralisme, d'information plurielle.

 

Appelons les choses par leur nom. Il s'agit donc, au final, de brider la liberté d'opinion, d'expression, de publication. De traquer ceux qui ne sont pas d'accord avec la politique d'Israël, pourtant criminelle (de notoriété publique) et violant le Droit international. D'inciter à la délation, aussi ! Au lieu de respecter la liberté de tous... garantie par la Constitution républicaine !

 

C'est très grave, dans le pays de Voltaire. Lé démocratie, la liberté d'expression, sont menacées.

 

Chaque pays devra-t-il avoir son groupe de défense ? Chaque lobby ? Chaque groupe ? Chaque confession ? Cela peut aller très loin... et au final, plus personne ne pourra rien dire. Ce sera du terrorisme intellectuel ! 

 

Toujours, en tant que journaliste, j'ai défendu la liberté d'expression et d'opinion, bref, le pluralisme; Et pour l'information, je me suis battue pour la nécessaire neutralité. Moi même orthodoxe et surtout juive par ma mère, catholique par mon père, protestante par choix (pas d'Eglise, pas de hierarchie, simplicité biblique) et proche de la Théologie de la Libération (foi engagée), musulmane par amitié, sympathisante de la Foi Baha'i syncrétiste (qui englobe toutes les religions monothéistes, universaliste), je ne peux être que plurielle, tolérante, ouverte à toutes les influences. L'esprit de clocher, partisan, communautariste, étriqué, sectaire, ne sera jamais mien. Je pense TOUJOURS en termes globaux, universels, je défends toujours le Bien pubic et non les intérêts privés. Je suis une citoyenne du monde, soeur engagée de tous les humains, quels qu'ils soient, surtout s'ils sont spoliés, opprimés, ostracisés, piétinés, menacés, dans la souffrance....

 

Mais là, je discerne quelque chose de grave, de menaçant.

 

On dénonce le communautarisme musulman, par exemple la burqa (pourtant portée seulement par une frange d'intégristes), mais personnellement, je vois dans le texte présenté ci-dessus du communautarisme, du vrai communautarisme celui-là, la défense d'intérêts particuliers (et au niveau d'un Etat et non d'un groupe marginal) et non généraux, globaux, universels, et plus généralement il s'agit de la défense d'un seul pays, Israël, en France. Est-ce normal ?

 

Je vois dans cette initiative une grave menace pour le pluralisme, la liberté, la démocratie. Bientôt, on poursuivra des individus, on interdira leurs sites, parce que l'Administrateur aura exprimé des opinions qui déplaisent à un Etat ou à un groupe. Au final, nous serons dans un pays totalitaire, où par un effet de domino, plus personne ne pourra exprimer son opinion, revendiquer sa spécificité.

 

J'ai souvent eu des mots très durs à l'égard d'Israël, à cause de sa politique, et du sectarisme agressif et même haineux de nombreux de ses partisans, comme M. Liberman par exemple (alors que moi j'ai un amour UNIVERSEL) -  devrais-je me taire ? Un néoconservateur catholique intégriste ou un néoconservateur évangélique outrageusement néo-sioniste, devra-t-il lui aussi se taire, parce qu'un groupe opposé aura fait valoir ses intérêts SPECIFIQUES ?

 

Je pose là une question très grave, de portée nationale et même universelle. La liberté ne se divise pas. Si Israël mène une politique militaro-financière inacceptable, raciste, intransigeante, impérialiste, s'il viole les lois internationales, si certains de ses dirigeants incitent ouvertement et réellement, eux, à "rayer de la carte" l'Iran, en évoquant même Hiroshima à son égard, c'est intolérable, et il faut le dénoncer en toute liberté.

 

"Est-il permis de critiquer Israël ?", demandait dans un ouvrage Pascal Boniface. Ou toute critique doit-elle être stigmatisée, interdite, et même criminalisée ? Ce serait véritablement une abomination comme jamais la France de Voltaire n'en a connue.

 

Est-il possible que les citoyens juifs qui ont été de manière intolérable, à travers l'Histoire, ostracisés, persécutés, fassent à leur tour preuve d'une telle intolérance, fanatiquement, anti-démocratiquement ? Ce serait faire injure à leur identité, à leur passé, à la France, et à l'universel.

 

Et bien sûr à la démocratie, à la liberté d'opinion et d'expression.

 

Et il y aura toujours des individus comme moi, attachés à la Liberté, pour le dénoncer. Quelles que soient les conséquences ! Au nom de l'amour de la vie, de mon prochain quel qu'il soit, du pluralisme. Je ne suis pas d'accord avec l'autre ? Je me battrai néanmoins, toujours, pour qu'il puisse s'exprimer.

 

La liberté ne se divise pas. Elle se promeut ! Surtout en France, sur les terres de Voltaire.

 

Eva R-sistons  

 

antisionisme-criminalise-eva.jpg

 

 

 

Et à l'instant, je trouve ça :

 

Le Pentagone chargé de défendre

la politique US sur Internet

 

 

Dans la cadre de la « guerre irrégulière », la Chambre des représentants a ajouté un poste de 20 millions de dollars au collectif budgétaire de la Défense 2011 (2011 Defense Authorization Act) afin de contrer « l’extrémisme sur Internet ».

Cette dotation financera des recherches en sciences sociales, effectuées par le Pentagone, pour mieux comprendre le succès du discours critiquant la politique extérieure des Etats-Unis sur Internet et élaborer une contre-narration.

 

 http:// www.voltairenet.org/article165421.html

 

La situation se tend, avec la crise du capitalisme et ses effets pervers. En attendant la grande guerre, voici en prélude la guerre totale contre les peuples, les citoyens, la classe moyenne, les pauvres, la démocratie, la liberté...  eva 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 03:53

 

A-vs-de-juger--chabot.jpg

 

 

 

 

Ceci est la liste d'émissions de FR2, les VIDEOS INTEGRALES qu'on peut voir , ici : http://videos.france2.fr/

 

 

Je suis très surprise. Il y a bien sûr, Le Jour du Seigneur qui regroupe toutes les émissions religieuses du dimanche, chrétiennes, juives, musulmanes, bouddhistes.

 

Mais il y a aussi "La Source de Vie" (de confession juive, donc) d'indiquée, qui mène à...  Le Jour du Seigneur lui aussi. Pourquoi cette spécificité, et pas, par exemple, Présence Protestante, ou Islam ?

 

FR2 serait-elle une chaîne juive ? Ce qui serait son droit le plus absolu, je soutiens pour ma part le pluralisme culturel, politique, religieux etc...  On savait déjà tous, nous les blogueurs bien (contre-)informés, que FR2 était néo-sioniste §, aux mains, essentiellement, de personnes très engagées, de façon très communautariste au service d'Israël et plus généralement des intérêts de l'Empire anglo-saxon, ce qui est scandaleux, car une chaîne publique doit être totalement neutre.

 

Il serait par contre intolérable qu'une chaîne publique, financée avec les sous des contribuables, de nous tous donc, toutes confessions confondues, soit la propriété d'un groupe, d'un clan, quel qu'il soit.

 

Reste à éclaircir cette grave question, et à la mettre sur la place publique, car elle constitue un enjeu majeur de salubrité... publique.

 

eva R-sistons à l'accaparement des chaînes publiques françaises par un groupe, un clan, un pays, quels qu'ils soient.

 

§ Néo-sioniste, j'ajoute le mot néo, meme si je ne le fais pas chaque fois, pour bien spécifier que ce qui m'intéresse toujours, sur mes blogs, ce n'est pas le sionisme de création d'un Etat, Israël, mais des politiques actuelles, néo-libérales, c'est-à-dire ultra-libérales, militaro-financières - celles que justement, en tant que journaliste de profession et en tant qu'humaniste et femme de paix, citoyenne du monde, je dénonce toujours, bien évidemment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : R-sistons à la désinformation
  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
  • Contact

Profil

  • Eva R-sistons
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.

Recherche

Archives

Pages