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8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 00:31

maree-noire_s.jpg

Ce que les grands médias ne disent pas sur le nettoyage de la marée noire

  Ce dispersant de surface pour marées noires ne serait-il pas si toxique et inefficace qu’il est interdit en Angleterre depuis dix ans ? Celui que British Petroleum (BP) est en train d’utiliser en ce moment dans le golfe du Mexique. Il est poivré au 2-butoxyéthanol, un truc qui détruit la vie marine et sauvage des zones humides tout en causant des problèmes pulmonaires graves chez les êtres vivants !

      Il est plus toxique que le pétrole qu'il se propose de nettoyer, et il ne fait qu’envoyer les gouttelettes toxiques de dispersant et de pétrole nouvellement formées plus loin dans les profondeurs, où elles forment des panaches sous-marins. C'est comme verser du diluant sur des éclaboussures de peinture et les laisser s'égoutter sur la pelouse et le jardin, sauf que les panaches sous-marins de pétrole dilué et de dispersant toxique se propagent sur le littoral, dans les zones humides, sur les récifs coralliens et au-delà dans l'Atlantique avec le Gulf Stream.

      Il existe pourtant pour les marées noires des solutions disponibles efficaces beaucoup moins toxiques, et même 100% écologiques.

L’EPA et BP

      Il a été initialement rapporté que l'EPA (Environmental Protection Agency) avait donné à BP 72 heures pour changer son dispersant pétrolier chimique actuel contre quelque chose de moins toxique et plus efficace. Après une réponse autoritaire de BP, l'EPA semble avoir fait un rétropédalage, affirmant qu'ils voulaient seulement que BP en utilise moins. Il semble que quelqu'un au bras long se soit interposé en faveur de BP !

      BP est impliqué avec quelques autres grandes entreprises internationales. On trouve parmi elles la société qui fabrique le dispersant d’hydrocarbures, toxique interdit en Angleterre, contenant du 2-butoxyéthanol, un produit chimique qui détruit ce qui est censé être protégé ! Richard Charter, le conseiller des Défenseurs de la faune sauvage, dit ceci à propos du dispersant utilisé dans le Golfe : « Il s’agit dans le fond d’un produit chimique que l'industrie pétrolière fabrique pour se le vendre à elle-même. »

      De cette manière, en plus de siphonner dans des tankers une partie du pétrole s'échappant du fond de l'océan, du pétrole qui pourra être séparé de l'eau et vendu plus tard, les cadres de BP profitent de gains incestueux financièrement. (Source ci-dessous)

Les solutions non prises en compte

      Deux agriculteurs de Floride ont fait la démonstration vidéo (source YouTube ci-dessous) d’un procédé sûr et efficace à base de foin pour éponger le pétrole et l’enlever. Du foin a été utilisé avec succès lors d’une marée noire due à un forage pétrolier au large de Santa Barbara en 1969. (Source Rense ci-dessous) Et les conséquences pour la santé des travailleurs et la vie sauvage ont été minimes. Cela aurait pu donner à plusieurs agriculteurs et à d'autres un revenu dont ils avaient bien besoin.

      Un dissolvant encore plus efficace, composé de microbes mangeurs de pétrole recueillis partout dans le monde, reproduits rapidement puis transformés en poudre, est utilisable directement ou mélangé à de l'eau pour laver au jet les marées noires. Les sous-produits de la digestion du pétrole par les microbes se transforment en aliments comestibles pour la vie marine. Et, quand les microbes ont consommé tout le pétrole, ils meurent car ils n'ont plus rien à manger. (Source YouTube ci-dessous)

      Ce fut démontré en 1986 lors d’un test sur la vie marine dans une piscine effectué par les délégués de la commission de l’Administration des domaines et de l’eau du Texas, Mauro Garry, et Buck Wynne. Ces essais furent si impressionnants qu’il fut permis de recourir avec succès aux microbes mangeurs de pétrole sur des millions de gallons de pétrole provenant d'un pétrolier en feu au large des côtes du Texas, et une fois encore quand une barge laissa fuir d’énormes quantités de pétrole dans les zones humides du Texas.

      Dans chaque situation le pétrole fut consommé rapidement et la vie marine et sauvage des zones humides prospéra !

 Pourquoi ?

      D'autres solutions de nettoyage ont été proposées, certaines extravagantes et d'autres ayant réussi dans le monde entier. Les motifs du refus de BP à considérer ces solutions, et le fait que le gouvernement laisse faire, créent plein d’interrogations à recouper pour ceux qui souhaitent jeter coup d'œil curieux derrière le rideau.

Sources pour davantage d'information :

Le Corexit (le truc utilisé par BP comme dispersant) détruit le Golfe (vidéo) :
www.youtube.com/watch?v=S2fldJnaNp0

Des microbes mangeurs de pétrole sont utilisés avec succès sur les marées noires par le gouvernement du Texas (vidéo) :
www.youtube.com/watch?v=8VfypUzx1tI&feature=youtube_gdata

Des agriculteurs de Floride proposent d’utiliser du foin pour nettoyer le Golfe (vidéo) :
www.youtube.com/watch?v=H7JkFW5nwMQ


Du foin utilisé sur la marée noire en 1969 à Santa Barbara en Californie (article avec photos) :
www.rense.com/general90/barb.htm

Reportage vidéo d’ABC : Cousteau Jr plonge dans la mélasse :
abcnews.go.com/GMA/video/diving-gulfs-toxic-soup-10735329

BP siphonne le pétrole existants pour le revendre :
www.youtube.com/watch?v=9wKsx3H6j2w&feature=related

Faits à recouper ?
redicecreations.com/article.php?id=11194

Original : www.naturalnews.com/029127_Gulf_Coast_cleanup.html
Traduction copyleft de Pétrus Lombard

 

 

 

 

Lire aussi:



Les journalistes et photographes n'ont plus le droit d'être sur les lieux de nettoyage du Golfe du Mexique: Big Brother!!!

 

Résumé de l'article provenant du site:

 

http://uewww.naturalnews.com/029130_Gulf_of_Mexico_censorship.html

 

 

Voir:

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14011

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:30


Colère d'Eva R-sistons contre France24

 


Bonjour


Alors que je suis une fois de plus en colère contre France 24, la chaîne de "l'Actualité internationale 24h/24", je reçois un mail d'un Lecteur-blogueur, que je vous joins, en partie, à l'issue de mon court article. 

 

Pourquoi colère ? Car la chaîne de Miss Ockrent épouse du Dr Jeckyl and M. Hyde Kouchner notre Ministre des... Affaires étrangères (vous avez dit conflit d'intérêts ?) ne fait que falsifier l'information. Et par exemple, elle diffuse actuellement un reportage sur "les gueules cassées d'Irak". Voici ce que j'écris dans mon dernier post sur mon principal blog http://r-sistons.over-blog.com :

"Dans ce reportage, on parle, tenez-vous bien, des victimes d'attentats ou... de balles perdues ! Des tueurs américains, anglais, israéliens, il n'est jamais question. Vous avez dit télé poubelle ?". Présentation des faits erronée, mensongère, falsificatrice, quelle honte !

 

Et encore hier, on accréditait l'idée qu'il n'y avait pas d'avancée de paix "du côté des Palestiniens". Et pour cause ! Bientôt, il ne restera plus rien à négocier... En réalité, l'ensemble des Palestiniens veut la paix; Et ils sont prêts à de douloureuses concessions. Pas les dirigeants israéliens, qui veulent la sécurité sans accorder le moindre avantage à leurs adversaires, en dehors de quelques miettes âprement négociées et généreusement mises en valeur par les Médias complices !

 

Sur cette chaîne de désinformation et de propagande, les résistants à l'occupation deviennent des terroristes, les Israéliens recherchent la paix, les Américains sont les bons zamis de tous les peuples, les Russes ou les Chinois sont toujours critiquables, les Arabes ou les Musulmans sont des activistes, au mieux, ou des terroristes, au pire, et ne parlons pas des Iraniens qui menacent la planète avec leurs armes de destruction massive comme les Irakiens avant eux. On a vu où cela menait: A un carnage sans précédent. L'Irak ramené des siècles en arrière, quatre millions de réfugiés, un million et demi de morts, et combien de blessés, d'handicapés, de morts-vivants ? Un pays morcelé, divisé, harcelé, bombardé, et toute une culture millénaire anéantie. Bientôt, à leur tour, les Iraniens seront quasiment "rayés de la carte". On verra alors comment la chaîne de Christine Ockrent, grande sioniste devant Yahvé, rendra compte des événements... Nous l'attendrons au tournant !

 

Quand on utilise des Médias pour servir son clocher, ses zamis, sur le plan international et au nom de la France éternelle, on ne mérite qu'une chose: Le mépris. Boycottons totalement cette fausse chaîne d'information !

 

Eva R-sistons aux manipulations

 


Message reçu:

 

 

 

Bonjour,

Je vous lis toujours avec autant de plaisir... Toujours avec l'oeil vif et amusé de voir nos dirigeants se foutre de nos pommes... Toujours dans l'espoir de voir, nous pauvres moutons, un réveil des consciences pour aller prendre nos fourches et aller crier "Du pain, du pain, du pain !"... Mais triste est de constater que rien ne bouge... que tout le monde, du moment qu'il a sa voiture, sa soirée télé et sa "petite" maison, ne se sentira pas concerné... voire n'en a rien à faire de savoir ce qu'est une puce RFID !...

Bref, vous l'aurez compris, je suis vos écrits avec un vif intérêt... Mais je ne vois rien au sujet de...  A quand un post, bien pensé, de notre cher Audiovisuel Extérieur de la France (AEF) a.k.a. RFi / TV5 et France24 ?...

En effet, sous motif d'une réorganisation de la voix de la France, on a vu apparaitre, il y a déjà quelques temps, en haut de l'échelle dirigeante (..) Ockrent, elle, qui sournoisement prend ses ordres au club Bilderberg !... Et je ne parle pas des salaires...

Vous avez dit conflits d'intérêts ?

Non, juste une mise sous dictature d'un média disposant du plus grand réseau d'émetteurs, FM et OM confondu ! La BBC, la Deutsche Welle ou encore d'autres médias passent par leurs tuyaux !...
Pour ainsi contrôler les infos qui sortent du territoire français...

Ca n'a été que promesse non tenue, coup bas et désinformation !... Deux ans en haut des marches et ils ont tout cassé... TV5 mis à l'écart, TF1, le pompon, rentrant dans le capital de France24, elle-même lorgnant sur le budget de RFi et son réseau mondial. Que dire de RFi, si ce n'est qu'elle a été réduite à peau de chagrin (de nombreuses langues disparues) au profit d'une couverture principalement axée Afrique  pour laisser la place nette pour France24 et le reste de la planète ?

La prochaine étape ?... Un bouton stop-internet comme Obama ?

@.@

 

 


Pour prendre info :
rfiriposte.org / rfiriposte.wordpress.com : Blog des salariés de RFi.
http://rfienaction.com / http://rfiengreve.wordpress.com : Blog d'un auditeur en colère.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:18
Eva : Encore entendu parler sur C dans l'Air, hier (même en titre), de "Sarko". Entre copains ! Mais des coquins, on n'entend parler que du bout des lèvres, et pour tenter de les justifier !
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Auteur : Mohamed Belaali

Les scandales financiers et les affaires de corruption qui mettent en cause la plupart des membres du gouvernement contrastent tristement avec la politique de rigueur et d'austérité sans précédent que ce même gouvernement impose aux classes populaires. Au moment où l’on exige de la population des sacrifices de plus en plus lourds, au moment où les chômeurs et les précaires se comptent par millions, les représentants de la bourgeoisie, eux, se permettent de se servir abondamment dans les caisses de l’État et jouissent d'innombrables privilèges . La liste des ministres impliqués dans des affaires est longue :des 9 500 euros mensuels de Christine Boutin pour une obscure mission sur la mondialisation, aux 12 000 euros des cigares de Christian Blanc en passant par les hôtels particuliers du ministre de l'industrie Christian Estrosi ou les 116 500 euros d'Alain Joyandet pour un aller/retour à la Martinique sans parler de son permis illégal pour agrandir sa maison près de Saint-Tropez. Et on va taire par pudeur l'affaire Karachi qui a coûté la vie à 14 personnes. Il ne s'agit là bien évidemment que de quelques exemples qui ne doivent pas cacher le caractère récurrent et structurel de la corruption de la classe dirigeante. Car les scandales financiers, corruption, privilèges et autres affaires, comme celle d'Eric Worth, sont intimement liés au fonctionnement même du système capitaliste qui les produit et reproduit de manière permanente.

 

« Le gouvernement moderne n'est qu'un comité qui gère les affaires communes de la classe bourgeoise tout entière» (1). L'État n'est donc pas au service de tous, mais sert seulement les intérêts privés de quelques uns. La police, la justice, les préfets, les députés, les ministres etc. ne sont pas les représentants de toute la société. Le président de la République n'est pas le président de tous les français. Le président gère l'Etat contre l'intérêt général au profit de l'intérêt particulier, celui de la classe dominante. Et plus il sert les intérêts de la bourgeoisie, plus il s'éloigne de ceux des classes populaires.

La corruption, elle aussi, remplace l'intérêt public par l'intérêt privé. Elle efface les frontières entre les deniers publics et les revenus privés. Les hommes et les femmes politiques sans scrupules peuvent ainsi se servir, avec un sentiment total d'impunité, dans les caisses de l'État comme s'il s'agissait de leur propre patrimoine! La corruption nie et méprise le principe de transparence et permet à une seule et même classe sociale, par le biais de l'État, d'accéder d'une manière occulte et illégale aux ressources publiques.

Le scandale Liliane Bettencourt, la femme la plus riche de France, illustre d'une manière éloquente cette proximité et cette confusion des intérêts de la grande bourgeoisie et du gouvernement. Celui-ci doit être au service de celle là. L'ex- ministre du budget, Eric Woerth, est soupçonné, via sa femme qui gère les dividendes de la milliardaire, de conflit d'intérêt. Mme Bettencourt avoue de son côté posséder des comptes à l'étranger et toute une île aux Seychelles non déclarés au fisc. Elle a promis, toutefois, de régulariser cette situation. L'épouse d'Eric Worth a été obligée de quitter son poste, mais le ministre aujourd'hui du travail, lui, n'a pas démissionné. Seuls Alain Joyandet et Christian Blanc ont été obligés de quitter leurs postes.

Eric Worth est soupçonné également d'entretenir les mêmes relations avec Robert Peugeot, l'héritier de la grande famille bourgeoise du même nom. Les deux hommes se connaissent et s'apprécient mutuellement. Eric Worth a même décoré Robert Peugeot de la Légion d'honneur comme il a remis les insignes de chevalier de la Légion d'honneur à Patrice de Maistre le gestionnaire de la fortune de Bettencourt ! Qu'elle est jolie la république bourgeoise !

Sarkozy voyant que les affaires prennent de l'ampleur, annonce d'une manière solennelle qu'il allait réduire le train de vie de ses ministres (mais pas ses propres privilèges), reconnaissant implicitement par là l'existence de ces affaires !

Plusieurs personnalités du monde politique et économique très proches du pouvoir comme Valérie Pécresse, François Pérol l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée et intime des grands patrons français, le multimillionnaire Stéphane Richard ami de Sarkozy ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde et Directeur Général de France Télécom seraient, à un titre ou à un autre, impliqués dans des affaires. Précisons que Stéphane Richard qui a subi un redressement fiscal en 2007 est décoré lui aussi de la Légion d'honneur.

La collusion des intérêts du capital et ceux de l'État trouve ici son expression la plus éclatante : Le pouvoir politique met l'État et notamment son appareil judiciaire à la disposition du pouvoir économique qui, en échange, finance entre autres ses campagnes électorales. Eric Worth est le trésorier de l'UMP et le financier du système Sarkozy. C'est lui qui est chargé de récolter les fonds auprès des grosses fortunes au profit du président de la République. On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi Sarkozy tient absolument à soutenir «totalement et complétement» son ministre du travail et pourquoi il désire que Liliane Bettencourt reste en France :«Je ne veux pas qu'elle foute le camp en Suisse» disait-il.

Rappelons tout de même que c'est ce même ministre qui mène, au nom du gouvernement et donc de la bourgeoisie, la bataille de la destruction du système de retraite par répartition. Lui, le bourgeois, qui vit dans l'opulence, exige des salariés de travailler toujours plus pour une pension de misère!

Et c'est ce même gouvernement qui tolère que des milliers de familles bourgeoises «très patriotes», dont il possède la liste, planquent scandaleusement leur magot à l'étranger pour échapper au fisc.

Les intérêts de l'État,donc d'une infime minorité, sont incompatibles avec ceux de l'immense majorité de la population.

Tous les gouvernements bourgeois, avec des différences de degré et non d'essence, sont corrompus. Mais sous le régime de Sarkozy, les affaires fleurissent et se banalisent plus facilement. C'est que Sarkozy aime l’argent, le luxe, l'apparat, le cérémonial et n'hésite pas à étaler ostensiblement, dans une république affaiblie, les fastes d’un pouvoir quasi monarchique. Sa fascination pour les riches n'a d'égale que son mépris pour les pauvres.

En avril 2007, Nicolas Sarkozy avait promis une «République irréprochable», une «démocratie moderne qui sera exemplaire au regard du monde». Aujourd'hui, sa république est corrompue, sa démocratie est totalement livrée au capital, aux parasites spéculateurs en tout genre qui la violent chaque jour. Et on va taire la réputation de la France sous le régime de Sarkozy dans le monde. Triste fin de règne !

 

On peut adopter les lois que l'on veut contre la corruption, les affaires et les privilèges, mener toutes les enquêtes possibles, on peut même diminuer et limiter leur importance, mais on ne peut pas les éliminer. Car leur existence et celle du capitalisme sont tellement imbriquées l'une dans l'autre que l'on ne peut supprimer l'une sans éliminer l'autre. Les lois et les mesures prises pour lutter contre la corruption ne sont que des paravents derrière lesquels la bourgeoisie dissimule ses forfaits. Le problème n'est donc pas l'existence de la corruption, des scandales financiers, des affaires et autres privilèges, mais celle du capitalisme qui les engendre. Il y a eu dans le passé des scandales, il y a aujourd'hui des scandales et il y aura dans l’avenir d’autres scandales tant que ce système existe.

In fine, le véritable scandale, c'est le capitalisme lui-même.

 

Mohamed Belaali

http:// belaali.over-blog.com/

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(1) K. Marx et F. Engels «Manifeste du parti communiste». Éditions en langues étrangères. Pekin, page 35.



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14045



Commentaire:



Excellent article qui résume bien la situation. number-one-45

C'ets la république des copains et des coquins.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:13

 

Alors que le ministre du Budget annonce ce matin un tour de vis sur les dépenses sociales : Les faits contre la propagande.


C’est un rapport de l’Assemblée nationale on ne peut plus officiel, signé du député UMP Gilles Carrez, pour la Commission des finances, qui ne fera hélas pas la Une. Ce qu’il révèle est pourtant explosif : en dix ans, les "pertes de recettes fiscales non compensées" - en clair les baisses d’impôts - atteignent le montant faramineux de 100 à 120 milliards d’euros ! Précision du rapport : les "allègements" en question sont "concentrés sur l’impôt sur le revenu", à savoir le seul impôt juste, puisque progressif, pesant donc plus lourd pour les riches que pour les pauvres. Voilà ainsi la vérité toute nue : si la dette publique charbatteint aujourd’hui le niveau qui est le sien, c’est que les gouvernements qui se sont succédés depuis 2000 - inclus celui des sociaux-traîtres "socialistes" de Jospin, avec Dominique Strauss-Kahn le grand privatiseur au ministère de l’Economie - ont constamment fait peser sur la collectivité le poids de leurs cadeaux aux privilégiés. Le dessin ci-contre de Charb, publié par le blog du PCF de Carcassonne, l’illustre avec brio. Nous avions du reste titré, dès septembre 2007, lorsque le Premier ministre François Fillon avait osé déclarer la France en faillite, Ah les hypocrites : "Et oui, désolé les gars, les caisses sont vides. Il va falloir vous serrer la ceinture, parce que la dette, vous vous rendez compte... Sauf que. Qui a commencé son règne en distribuant 14 milliards aux privilégiés, avec l’inique paquet fiscal ? Le sénateur communiste Bernard Véra, lors des débats de la chambre haute, avait alors prévenu : "Mes chers collègues, allez expliquer que, pour réduire l’impôt sur la fortune de quelques milliers de privilégiés et restaurer la rentabilité financière des entreprises, il faudra réduire les crédits pour rénover les cités HLM de nos quartiers sensibles, fermer les écoles rurales, dissoudre les juridictions d’instance dans un certain nombre de sous-préfectures, diminuer les crédits destinés au financement des transports ferroviaires de voyageurs, remettre en cause les aides directes à l’agriculture ! Votez ce texte, mes chers collègues de la majorité, mais ne venez pas ensuite vous plaindre amèrement de la réduction de la dépense publique au détriment de tous ceux qui n’auront pas fait jouer le bouclier fiscal ou la défiscalisation des heures supplémentaires, tout simplement parce que leur salaire est trop faible affichepour qu’ils soient concernés par ces dispositifs !" C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. (...) On commence par vider les caisses pour alléger le fardeau insupportable qui pèse sur ces pauvres riches, et l’on se lamente ensuite que des coupe-sombres sont indispensables dans la dépense publique, qu’il n’y a plus d’argent pour ceux qui en ont vraiment besoin. Et on leur colle par-dessus le marché des franchises médicales... Monstrueuse hypocrisie ! Décidément, en Sarkozie, mieux vaut être riche et bien portant que fauché et mal foutu."

Commentaire de Guillaume Duval, rédacteur en chef adjoint d’Alternatives économiques, sur sa page Facebook  : "100 [à 120, NdA] milliards d’euros de pertes de recttes fiscales en dix ans pour l’Etat. Celles et ceux qui sont abonné(e)s à Alternatives économiques ou l’achètent régulièrement savent depuis longtemps que l’aggravation de la dette publique est due avant tout aux pertes de recettes organisées et voulues par les gouvernements qui se sont succédés depuis le début des années 2000. Mais c’est bien aussi de le voir confirmé très officiellement par le rapporteur UMP de la commission des finances de l’Assemblée (soit dit en passant il n’a pas tort non plus de rappeler que ce n’est pas la droite qui a commencé après 2002 mais bien la gauche en 2001-2002 et qu’elle n’y était pas allé avec le dos de la cuiller, mais comme le répétait Laurent fabius à l’époque : si on ne baisse pas les impôts on va perdre les élections...)." Morale de l’histoire : élections perdues quand même ! Au-delà de cette pierre dans le jardin solférinien, revenons à ces ordures qui nous gouvernent : le ministre du Budget François Baroin annonce ce matin dans Les Echos une "révision à la baisse d’aides dans le logement et l’emploi, comme le résume l’AFP. Les trois principales mesures concernent une révision à la baisse des subventions pour l’emploi des salariés à domicile et pour le logement étudiant ainsi qu’un ralentissement de l’aide aux handicapés." Ajoutons que "le nombre d’emplois aidés va passer de 400 000 à 340 00O l’an prochain". Ben voyons, alors que le chômage explose ! "Ne faut-il pas remettre en question la baisse de la TVA dans la restauration étant donné la gravité de la crise des finances publiques ?", interroge le confrère des Echos. sarko baroinRéponse de Baroin : "Ce n’est pas d’actualité, car il faut un minimum de stabilité. Cette mesure est récente. (...) rien ne sera fait avant la prochaine élection présidentielle. En effet, seul un candidat ayant pris cet engagement devant les Français peut porter une telle mesure." On en tombe à la renverse : il faut en prendre l’engagement devant les Français pour toucher à la baisse de la TVA dans la restauration mais on impose la contre-réforme des retraites alors que Nicolas Sarkozy avait au contraire promis de ne pas toucher à l’âge légal du départ à 60 ans ! Mais la tartufferie des UMPistes n’a donc aucune limite ! Evidemment, il n’est aucunement question de revenir sur l’inique bouclier fiscal. L’interview se clôt sur ce magnifique aveu de Baroin : "Nous agissons d’abord et avant tout sur les sources de dépenses et non sur l’augmentation générale d’impôts directs ou indirects". Alors que la dette qu’on fait supporter à la France qui souffre finance les cadeaux de celle qui se goberge. "Les Français vont devoir sérieusement se serrer la ceinture", résume la journaliste de France 2 à l’instant dans son journal. Pas tous ! Tout va bien pour la bande du Fouquet’s... Alors qu’on apprend ce matin par Mediapart que l’ancienne comptable de Liliane Bettencourt accuse Eric Woerth et Nicolas Sarkozy lui-même d’avoir touché des enveloppes d’argent liquide, les démissions de deux sous-ministres n’y suffiront pas : il faut renverser ce gouvernement antisocial !


Auteur : Olivier Bonnet - Source : Plume de Presse

 

Publié par Roland, webmaster

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14044

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:10

publié par babelouest (crisonnier mais libre) le 04/07/2010 15H51 

 

S’il devait retourner à l’école, il serait au premier rang, ne cessant d’applaudir le maître que pour appeler à la discipline et exhorter ses camarades à travailler plus. Gérard Carreyrou a passé l’âge, mais il reste - à TF1 hier comme à France Soir aujourd’hui - le fayot de service, bramant toujours dans le sens du pouvoir. À tel point qu’il a réussi à redonner tout son lustre au mot "propagande". Respect !

lundi 28 juin 2010, par JBB


68 ans, et toujours au turbin ! Un exemple pour cette France qui rechigne à se lever tôt et à travailler plus longtemps. Un modèle, même. Loin, très loin de ces petits saligauds de grévistes qui « rêvent toujours d’une oasis de facilité au milieu d’un monde cruel » [1], croient encore - les naïfs ! - dans le « paradis terrestre des utopistes de l’État providence » [2] et restent « englués dans un passé mitterrandien qui commence à dater » [3]. Gérard Carreyrou a beau être passé de TF1 à France Soir comme on tombe de Charybde en Scylla, directeur de l’information de l’alors plus puissante chaîne française devenu éditorialiste de luxe en un canard qui peine à s’affirmer [4], il ne lâche rien. Et livre chaque jour - ou peu s’en faut - à des lecteurs qui n’en demandent peut-être pas tant un petit bijou de propagande gouvernementale. Un édito aussi sirupeux, tout en courbettes et amour pour le pouvoir, qu’agressif en sa forme propagandesque [5].

.

Ne pas faire retraite

Gérard Carreyrou parle de (presque) tout. Mais il n’est jamais aussi bon que quand il évoque (souvent, très souvent) la « nécessaire » réforme des retraites. En décembre 1995, déjà, il tempêtait vent debout contre ces manifestants refusant l’évidence - c’est-à-dire un plan Juppé allongeant notamment la durée de cotisation. Et il fustigeait, au 20 Heures de TF1, « un mouvement où les fantasmes et l’irrationnel brouillent souvent les réalités » [6], en même temps qu’il louait la bravoure du Premier ministre : « M. Juppé a marqué sans doute un point, celui du courage politique. » Et Serge Halimi de constater, dans Les Nouveaux chiens de garde : « La langue de bois des Importants venait de laisser voler ses plus jolis copeaux : d’un côté — celui du pouvoir et de l’argent — le "courage" et le sens des "réalités" ; de l’autre — celui du peuple et de la grève — les "fantasmes" et l’"irrationnel". Ce mouvement social aurait-il l’impudence de remettre en cause vingt années de pédagogie de la soumission ? »

Quinze ans après, rien n’a changé - c’en serait presque rassurant, les mots et dogmes de Gérard Carreyrou comme certitude qu’il y aura toujours, en ce monde, quelque chose d’intangible à quoi se raccrocher, fut-ce le plus bel exemple de crétinerie mensongère. Juppé était « courageux » en 1995 ? Fillon est « rigoureux » en 2010 [7], « crédible et courageux » [8] et « son discours sur les déficits s’inspire tout à la fois de Churchill (…) et de Kennedy (…) » [9]. Le plan Juppé en appelait au sens des « réalités » ? La « grande réforme » [10] aussi, « ambitieuse et nécessaire pour assurer la pérennité des retraites des Français », « qui marque une rupture avec le passé de facilité mais [qui] est incontournable et nécessaire dans le contexte de la crise et de nos déficits abyssaux » [11]. C’est juste une question de bon sens, finalement : qui pourrait bien refuser « des propositions mesurées qui passeront fatalement par un allongement progressif de la durée de cotisation et par le glissement ou le contournement du tabou des 60 ans » [12] ? C’est mesuré et fatal, on vous dit…
La « grande réforme » est même si inéluctable qu’une grande partie des habitants de ce pays en a pris conscience et s’y est résignée. Contre mauvaise fortune bon cœur : « une majorité de l’opinion sait qu’il n’y a pas d’autres choix » [13], « l’opinion française est (…) en train de comprendre qu’il n’y a pas d’alternative à la réforme des retraites, beaucoup d’hommes et de femmes de gauche comme de droite sont préparés, sinon enthousiastes, à faire cet effort national » [14], « la réforme des retraites est passée dans les têtes avant de s’inscrire dans la loi » [15], « une large partie de l’opinion (…) sent bien dans ses profondeurs qu’on n’a pas d’autre choix » [16], etc… Finalement, Gérard Carreyrou lit dans l’opinion comme une mauvaise cartomancienne dans le Ricoré ; au fond de la tasse, entre deux gouttes, c’est la résignation et l’acceptation qu’il trouve.

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Propagande à l’arme lourde

C’est en cela que les très nombreux éditos de Gérard Carreyrou sont si révélateurs : sans s’embarrasser de quelques précautions ou nuances - ce n’est pas le genre du bonhomme… - , convaincu de s’adresser à des classes populaires (puisque c’est le lectorat cible de France Soir) qu’il imagine sans doute complétement crétines et idiotes, l’homme répète, martèle, pilonne. Il bombarde, même. Celui qui, à l’antenne et en compagnie de Michèle Cotta, s’extasiait au premier soir de l’offensive en Irak [17] devant les images de bombardement au laser diffusées par les forces américaines - « Ce sont effectivement des images tout à fait étonnantes (…). Dans quelques instants, d’autres images tout à fait étonnantes. » [18] - fait preuve du même goût pour l’arme lourde quand il s’agit de mettre en avant l’action gouvernementale. Même sa justification ultérieure, quand il tente d’analyser a posteriori son effarante fascination pour le tapis de bombe US, vaut aussi grille d’analyse pour son incessant bombardement éditorial sur la réforme des retraites : « Bien sûr, certains disent qu’on jubile à l’antenne, qu’on semble y prendre du plaisir. Je ne dis pas que c’est bien. Je dis que c’était inévitable parce qu’enfin - si j’ose dire - le système qu’on avait mis en place depuis des mois allait pouvoir fonctionner. » [19] C’est cela même : le système qu’on avait mis en place depuis des mois allait pouvoir fonctionner… À cette différence que cela fait des années que Gérard Carreyrou (comme ses semblables) ronge son frein. Une fois venu le moment de l’hallali sur les 60 ans, il s’agit de se lâcher : taïaut !

Rien d’autre qu’une offensive, donc. Gérard en a l’habitude, lui qui a été à bonne école (militaire), celle de son ami de toujours, l’ancien soldat Charles Villeneuve. Eux deux ont fait les 400 coups (antisociaux) ensemble. Se sont imposés de concert à Europe 1 [20], avant de lâcher Jean-Luc Lagardère pour Bouygues. Ont tous deux fait partie de l’équipe dirigeante de TF1 [21]. Et ont surtout produit ensemble Le Droit de Savoir, émission qui n’avait de cesse de vanter l’exemplaire travail de la police, de fustiger les prétendus profiteurs du système ou de dénoncer « la France qui triche »« Les uns profitent à l’excès de l’assurance chômage, les autres fraudent le RMI, d’autres encore fabriquent des arrêts maladie bidons. Des milliards d’euros leurs sont versés chaque année par les organismes de protection sociale », attaque ainsi bille en tête Charles Villeneuve en mai 2007. Juste avant les présidentielles, quel hasard…
D’une certaine façon (ou même : d’une façon certaine), Gérard Carreyrou a donc participé à l’élection de Nicolas Sarkozy. L’ancien militant PSU des années 60 - devenu depuis giscardien, balladurien [22] et enfin sarkozyste - en tire sans doute une légitime fierté, lui qui porte aux nues, dans France Soir, le président en exercice. Jusqu’à le comparer à Roosevelt - parce qu’il « n’a pas changé depuis son élection mais grandit dans l’épreuve » [23]. Ou à le créditer de toutes les réussites : « Omniprésent et hyperactif dans la mise en œuvre d’une solution européenne face à la crise, Nicolas Sarkozy démontre une nouvelle fois qu’il a la stature d’un président des temps difficiles, comme il l’avait prouvé aussi bien dans la crise financière de 2008 que dans la crise Russie-Géorgie. » [24] Tant d’amour en deviendrait presque touchant.
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Contre le bolchévisme, le syndicalisme et la lutte armée…

Ça fait longtemps que Gérard Carreyrou a choisi son camp. Pas seulement pour Sarkozy. Mais surtout contre les syndicats, la gauche, les grévistes et - de façon générale - la piétaille. Quand, il y a 20 ans, Le Canard Enchaîné publie la déclaration d’impôt de Jacques Calvet, alors patron de Peugeot Citroën, et montre que celui-ci a vu son salaire augmenter de 45 % en deux ans, c’est Gérard qui vient pleurer à l’antenne de TF1 : « Ils ont braqué un revolver chargé sur la nuque du grand pédégé. » [25] Solidarité de classe, déjà : au mitan des années 90, révèle Le Nouvel Observateur, c’est un salaire de 2,8 millions de francs annuels que touche l’apparatchik de TF1. Entre grands patrons, on se comprend…
C’est sans doute au nom de cette même solidarité que Gérard Carreyrou bave tant qu’il peut quand L’Express publie en 2008 un entretien avec Jean-Marc Rouillan. L’éditorialiste de France Soir monte au créneau, admonestant l’ancien d’Action Directe du haut de son confortable fauteuil : « J’estime que vous devriez avoir la décence de vous taire, monsieur l’assassin condamné à la perpétuité. » [26] Et s’attire une cinglante réponse de Pierre Carles, publiée dans CQFD : « Dans sa chronique de France Soir, Carreyrou explique que Jean-Marc Rouillan aurait "lâchement assassiné" le général Audran "parce que son nom de famille commençait par la première lettre de l’alphabet". Puis ce fut au tour du PDG de Renault, Georges Besse, "dont le nom commençait par un ’b’". Enfin, il lâche à l’adresse de Jean-Marc Rouillan : "Vous vous prépariez à un autre assassinat dont le nom de la victime aurait commencé par un ’c’". C comme… Carreyrou ? »

Gérard peut dormir tranquille : Rouillan est retourné moisir en taule. Et l’éditorialiste a tout loisir de poursuivre son incessante propagande, sans sueurs froides ni regards jetés en arrière pour s’assurer qu’aucun vengeur social n’approche dans son dos. Serein, il peut savourer la faible mobilisation syndicale du 27 mai, y revenant par deux fois, juste avant et juste après. Dans Echec probable, il gage que « la raison l’emporte[ra] sur les pesanteurs de l’immobilisme social » ; dans L’échec du 27 mai, il se félicite de l’absence de « véritable dynamique de contestation ». Que celle-ci se fasse jour, près d’un mois plus tard, et Gérard Carreyrou évacue en deux lignes ce « baroud d’honneur avant les grandes vacances » [27], avant de longuement revenir sur un fallacieux et mensonger sondage du Figaro [28]. C’est ainsi : le sarkozysme est apostolat, le servir dans France Soir impose certaines œillères. Il faut bien tenir bon la barre quand l’heure est grave : «  Déjà écrasé par les déficits financiers qui n’ont fait que croître et embellir avec la crise, notre pays semble aujourd’hui menacé par un déficit encore plus grave, un déficit moral. » [29] Et il ne sera pas dit que celui qui invitait, sur l’antenne de TF1 en 1989 et en réaction aux (faux) charniers de Timisoara, à créer des Brigades internationales pour « mourir à Bucarest », sera resté bras croisés en 2010. Mourir pour le sarkozysme, c’est une jolie invitation, non ? Allez, dépêche-toi, Gérard…

Notes

[1] Édito de France Soir, le 24 juin : Lucidité et manifestations.

[2] Ibid.

[3] Édito de France Soir, le 29 mai : L’échec du 27 mai.

[4] Malgré les rodomontades de son nouveau propriétaire, Alexandre Pougatchev, et en dépit de tout l’argent injecté (20 millions d’euros pour la seule campagne de communication autour de la nouvelle formule), les ventes de France Soirelles se situaient en moyenne à 86 715 exemplaires ; bien loin, encore, de l’objectif fixé à 150 000 exemplaires pour fin 2010 et à 200 000 pour fin 2011. ne décollent pas autant que son nouveau propriétaire le voudrait. Pour le mois d’avril,

[5] Quand elle est à ce point frontale, la propagande tient quasiment de la trouée allemande dans les Ardennes.

[6] Cité par Serge Halimi, Le Monde diplomatique, janvier 1996.

[7] Édito de France Soir, le 26 juin : Fillon le rigoureux.

[8] Édito de France Soir, le 5 mai : Grèce, retraites : le lien.

[9] Édito, Fillon jusqu’en 2012 ?

[10] Si, si, c’est comme ça qu’il l’appelle. C’est même le titre de son édito du 26 mai : Le choix de la grande réforme.

[11] Édito du 17 juin : Sévère mais juste.

[12] Édito de France Soir, le 5 mai : Grèce, retraites : le lien.

[13] Édito du 17 juin : Sévère mais juste.

[14] Édito du 5 mai, Grèce, retraites : le lien.

[15] Édito du 29 mai : L’échec du 27 mai.

[16] Édito du 10 juin : Égalité et équité.

[17] Soit le 18 janvier 1991.

[18] Cité par Arnaud Mercier, « Médias et violence durant la guerre du Golfe », Cultures & Conflits.

[19] Interview à L’Evénement du Jeudi, le 21/02/1991, citée par Arnaud Mercier, ibid.

[20] Ils n’étaient pas seuls, d’ailleurs. À défaut d’un quelconque autre titre de gloire, Europe 1 restera comme cette radio qui, dans les années 1970, a chaleureusement couvé, sous l’autorité d’Étienne Mougeotte (et surtout de Jean-Luc Lagardère), certains des pires pousses d’une nouvelle caste médiatique : Gérard Carreyrou, Jean-Claude Dassier, Robert Namias et Charles Villeneuve, soit l’essentiel du futur état-major de TF1. Ces caricatures de journalistes - giscardiens aux dents longues - s’étaient même baptisés, en 1974 et en référence à la révolution des Œillets, du pompeux terme de « capitaines portugais ».

[21] Charles Villeneuve y a été directeur des sports, ainsi que directeur général de TAP, filiale de TF1 et directeur des opérations spéciales. Gérard Carreyrou, lui, a notamment occupé les postes de directeur de la rédaction et de directeur de l’information de TF1.

[22] Gérard Carreyrou a été l’un des artisans du matraquage pro-Balladur de TF1. Ce qui lui vaudra d’ailleurs une temporaire mise à l’écart, une fois acquise la victoire de Chirac.

[23] Édito du 4 décembre 2008 : A la Roosevelt.

[24] Édito du 11 mai : Retour présidentiel, contradictions au PS.

[25] Cité par Nicolas Cori, dans Les Cordons de la Bourse.

[26] Édito du 1er octobre 2008 : L’indécence de l’assassin.

[27] Édito du 24 juin : Lucidité et manifestations.

[28] Voir sur le sujet ce bon article d’Arrêt sur Image : Sondage : Les Français approuvent (enfin) la réforme des retraites.

[29] Dans l’édito titré Déficit moral.

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14009

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 05:06
Noam Chomsky en 2004
Chomsky, Wikipedia
Auteur : Laurent Dauré - Source : Acrimed

Publié le 28 juin 2010 par Laurent Dauré

 

Ils l’ont montré à maintes reprises : la poignée de journalistes et d’intellectuels parisiens qui se servent à l’envi des médias dominants comme caisse de résonance n’apprécient guère Noam Chomsky [1]. Lorsqu’il n’est pas simplement ignoré – ce qui reste la règle –, Chomsky subit de véritables salves de dénigrement. Sa venue à Paris le mois dernier n’a pas changé la donne. Au contraire, les apprentis tireurs d’élite [2] des médias installés ont même ajouté une nouvelle arme à leur arsenal : renvoyer, sans rien dire de ses arguments, l’intellectuel radical – et parfois même le linguiste – à sa vacuité. Un chef-d’œuvre de journalisme culturel…

Trois décennies ont passé depuis la dernière visite de Chomsky en France. Serge Halimi, le directeur du Monde diplomatique, a fourni une explication à cette longue absence : Noam Chomsky «  n’apprécie pas trop la scène intellectuelle française, son moralisme hypocrite, la place qu’elle consacre à des penseurs de petit calibre, presque toujours situés dans un même spectre idéologique très étroit  » [3].

Les carpes médiatiques

Pour le retour de Chomsky, le comité d’accueil médiatique est – sans surprise – clairsemé. La plupart des médias n’ont ni annoncé ni relaté le passage de Chomsky à Paris alors que durant son séjour il a donné entre le 29 et le 31 mai quatre conférences (deux au Collège de France, une au CNRS et une à la Mutualité) et a participé à deux discussions (avec des lycéens à Clichy et avec des syndicalistes à la Maison des Métallos) [4].

Si l’on n’était pas un lecteur du Monde diplomatique ou un auditeur de l’émission de Daniel Mermet sur France Inter (« Là-bas, si j’y suis »), il fallait être très attentif pour savoir que Noam Chomsky était en France [5].

Noam Chomsky étant l’un des intellectuels les plus lus au monde, les médias, habituellement friands d’ « évènements exceptionnels », auraient pu se prévaloir de cette audience pour rendre compte de son passage à Paris, mais ils ont fait preuve d’une retenue dont on ne les croyait pas capables.

Lorsqu’il s’agit du énième opus très hexagonal – que l’on oubliera le mois suivant – de Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali, Michel Onfray ou Max Gallo, la France entière, toutes affaires cessantes et avec tambours et trompettes, est informée de « l’évènement ». Seulement, Chomsky, lui, critique les médias dominants et les médiacrates qui en contrôlent l’accès ne semblent pas apprécier cet affront.

Le moins que l’on puisse attendre des responsables des rédactions, et en particulier des tenanciers des pages, des rubriques et des émissions culturelles, ce n’est évidemment pas qu’ils fassent l’éloge de la pensée de Chomsky ou qu’ils témoignent d’un enthousiasme particulier à l’occasion de sa venue en France, mais qu’ils rendent compte, de façon honnête et substantielle des conférences qu’il a données et des idées qu’il y a avancées, ne serait-ce que parce que le public y est venu en nombre.

À part Le Parisien (le 31 mai), qui a consacré un article – certes un peu anecdotique – à la rencontre de Chomsky avec les lycéens de Clichy, et La Croix (le 3 juin), aucun grand média n’a fait de compte rendu des différentes interventions du linguiste à Paris. Et seul Frédéric Taddéï a reçu Chomsky à la télévision (« Ce soir (ou jamais !) », France 3, le 31 mai) dans une émission au titre un peu tapageur mais nullement inexact : « Chomsky : le penseur le plus célèbre du monde face à l’actualité ».

Mais, voyez-vous, si Le Monde n’a pas donné la parole à Noam Chomsky, c’est parce que celui-ci aurait refusé de la prendre… dans les colonnes du Monde, une institution que la petite coterie intellectuelle parisienne doit trouver beaucoup plus respectable que le Collège de France. C’est du moins ce que l’on apprend dans le supplément Le Monde des livres du 4 juin : «  Hélas, il a refusé d’intégrer à ce programme [de conférences] un entretien avec Le Monde  » Crime suprême. Or, en l’occurrence, Chomsky n’a rien refusé au Monde [6]. Simplement, le journaliste du quotidien, Jean Birnbaum, a contacté Chomsky trop tardivement, le planning de ce dernier était déjà rempli. D’ailleurs pourquoi aurait-il refusé un entretien au Monde alors qu’il en a accordé un au Point [7] ?

Le savant et le politique

Tous les médias pourtant ne furent pas silencieux. À défaut de rendre compte des propos de Noam Chomsky à Paris, Mediapart et Le Monde se sont employés à évoquer le linguiste, parfois avec emphase, mais pour mieux taire ou disqualifier les prises de position politiques du militant anarchiste.

Le site Mediapart dirigé par Edwy Plenel illustre bien cette approche bicéphale. Deux entretiens conduits par Sylvain Bourmeau sont consacrés à l’apport de Noam Chomsky à la linguistique et aux sciences cognitives [8]. Si ces entretiens sont autrement plus consistants que ce que l’on a pu lire ailleurs, ils s’achèvent tous les deux sur des questions consacrées aux rapports entre le savant et le politique qui jettent le doute sur la pertinence des positions de ce dernier, sans rien en dire.

Pour évoquer celles-ci, Mediapart s’efface derrière la prose du blogueur Philippe Corcuff qui bénéficie d’un appel en « Une » du site, juste à côté de l’annonce du premier entretien conduit par Sylvain Bourmeau. La venue de Chomsky a ainsi fourni à Corcuff une nouvelle occasion de recycler ses articles antérieurs et de se citer abondamment [9]. On y apprend que Chomsky « a (...) contribué à orienter la critique politique contemporaine sur des chemins simplistes » et que la « critique des médias comme [celle] des relations internationales proposée par Chomsky, avec ses tonalités conspirationnistes [où ça ?], apparaît très en deçà des savoirs [lesquels ?] produits par les sciences sociales critiques aujourd’hui sur ces terrains  ». En d’autres termes, circulez, il n’y a rien à entendre et à comprendre. Et Mediapart, en mettant en avant ce pot-pourri, s’est défaussé de tout compte rendu de la pensée politique de Noam Chomsky.

Mais Le Monde a fait beaucoup mieux.

Les sommets du Monde

La réception médiatique du séjour de Chomsky a commencé par un tour de force. Le 29 mai à 16h, Chomsky intervient dans un colloque au Collège de France intitulé « Rationalité, vérité et démocratie : Bertrand Russell, George Orwell, Noam Chomsky ». Le reporter du Monde, Jean Birnbaum, assiste aux interventions de la matinée mais quitte l’enceinte de l’établissement lors de la pause de midi. Un des organisateurs du colloque avait pourtant répété plusieurs fois que les personnes qui quitteraient le Collège de France à l’heure du déjeuner (un repas était offert gracieusement à tous à l’intérieur) n’étaient pas assurées de retrouver une place à leur retour. Ce fut le cas du malheureux journaliste du Monde ; bloqué derrière les grilles, il ne put assister à la conférence de Chomsky. Parce qu’il n’aimait pas les sandwiches, comme l’expliquait Jean-Jacques Rosat dans la tribune que nous avons publiée ici-même, le reporter du Monde en appela en guise de compte rendu à une réforme des mesures de sécurité du Collège de France (« Pour Noam Chomsky, on se bouscule derrière les grilles », Le Monde, le 30 mai).

Après le grand reportage, le fabuleux dossier. Privé d’entretien avec Chomsky, c’est en comptant sur ses seules forces que le 4 juin le quotidien vespéral a consacré «  trois pages du Monde des livres pour convaincre ses lecteurs qu’ils doivent oublier Noam Chomsky  », ainsi que le relève Thierry Discepolo [10]. Il s’agit pour Le Monde de «  nous convaincre qu’en politique, comme en linguistique, Chomsky est dépassé.  »

La recette est simple. Elle consiste tout d’abord à sous-traiter à de grands témoins la critique que l’on souhaite entendre. Premier de ces témoins, Jean-Claude Milner, linguiste – qui s’est illustré en expliquant que l’œuvre de Pierre Bourdieu était antisémite [11] – se voit ainsi interrogé : «  Comment expliquez-vous que Chomsky soit moins influent en France qu’ailleurs en Europe ?  » (ce qui est déjà une affirmation discutable) ; Milner répond : «  Politiquement, c’est très simple : la gauche française n’a pas besoin de Chomsky. S’il s’agit de critiquer violemment les États-Unis, elle a suffisamment de ressources autochtones. Et s’il s’agit de conclure que la France est vouée au néant intellectuel, les progressistes soutiennent le contraire. Politiquement, Chomsky ne sert à rien.  » Et de conclure : «  Le secret de Chomsky réside dans son provincialisme. Ce qu’il appelle international, c’est l’ensemble des effets, généralement mauvais, d’une Cause première qui se situe à Washington. Le monde n’existe que pour alerter l’honnête citoyen américain des fautes de son propre gouvernement. Le moindre gauchiste européen des années 1970 a une expérience politique plus ample et une réflexion plus sérieuse.  » Il fallait oser. Un autre témoin, Patrice Maniglier, philosophe, profite de l’occasion qui lui est donnée pour prendre à partie de façon méprisante et très faiblement argumentée Jacques Bouveresse.


En somme : «  Chomsky ne sert à rien. » Point final ? Non. Jean Birnbaum n’a pas fini sa démonstration et doit solliciter d’autres témoignages qui confirment sa propre vision. C’est donc lui qui produit la pièce maîtresse du dossier à charge contre Chomsky. Dans cet article intitulé « Chomsky à Paris : chronique d’un malentendu », on peut par exemple lire ceci : «  la France résiste à Chomsky [La France ? Quelle France ?]. Le pays de Descartes ignore largement ce rationaliste, la patrie des Lumières se dérobe à ce militant de l’émancipation. Il le sait, et c’est pourquoi il n’y avait pas mis les pieds depuis un quart de siècle [C’était donc parce que « la France » se dérobait que Chomsky (lâchement ?) n’était pas venu.]. Mais, pour tenter d’éclairer cette exception, il ne suffit pas d’invoquer une prétendue omerta. [Si elle ne suffit pas, c’est donc que l’omerta existe ; si elle n’existe pas, pourquoi dire qu’il ne suffit pas de l’invoquer ?]. Il convient de comprendre pourquoi le discours politique de Chomsky est beaucoup moins influent à Paris qu’à Rome ou à Berlin, sans parler de Porto Alegre  ».

Jean Birnbaum concentre son explication non sur « la France », mais sur la réception de Noam Chomsky dans la gauche contestataire dont il prétend ainsi exprimer le point de vue : « À l’entendre évoquer le soutien des États-Unis aux dictatures sud-américaines ou aux talibans, à l’écouter dénoncer la guerre en Irak et l’embargo sur Cuba, émergeait un sentiment de déjà-entendu. Pour les femmes et les hommes de gauche qui ont été nourris à Pierre Bourdieu et à Daniel Bensaïd, pour ceux qui aiment aujourd’hui Alain Badiou, Slavoj Zizek, Antonio Negri ou Jacques Rancière, pour tous ceux qui lisent Le Monde diplomatique, surtout, le discours de Chomsky n’apporte pas grand-chose.  » Pour valider cette thèse, Le Monde donne la parole à l’un des porte-voix (médiatique) de la gauche altermondialiste : «  En France, il y a une longue tradition d’intervention des intellectuels dans le débat public, précise Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d’Attac. Nous n’avons pas besoin d’une icône comme Chomsky, on en a déjà pas mal à la maison.  » Plutôt que de se presser de répondre à n’importe quelle question, peut-être vaudrait-il mieux se presser de ne rien dire…

Il y a donc une nouveauté dans le traitement médiatique de Chomsky : en parler non plus seulement pour tenter de le discréditer en l’accusant à demi-mot de négationnisme ou de complaisance à l’égard du régime des Khmers rouges, mais en renvoyant au néant, sans même l’exposer, sa critique des médias et de la politique étrangère des États-Unis, sous prétexte que des intellectuels bien de chez nous feraient aussi bien, voire mieux.

Nicolas Weill, le petit soldat du journalisme culturel

Comment parler de Noam Chomsky sans avoir à en parler ? L’exercice, on le voit, était difficile. Mais il l’était d’autant plus qu’un éminent journaliste du Monde des livres avait décrété qu’il ne fallait surtout pas lui en parler.

C’est ce que nous apprend cet échange de courriels [12] entre la directrice des Cahiers de L’Herne (qui, selon nos informations, lui avait proposé un entretien avec Noam Chomsky dès le mois de février) et Nicolas Weill.

Cher Nicolas Weill,

Je suis heureuse d’apprendre que l’édition du Monde des livres datée du 4 juin reviendra sur la tournée de Noam Chomsky en France.

À cet égard, je tiens à vous rappeler que nous avons déjà fait parvenir des exemplaires en service de presse de nos publications à Nicolas Truong et Robert Solé. Vous trouverez en pièce jointe un argumentaire récapitulatif pour ces titres.

(…)

Cordialement,

Laurence Tacou

Réponse de Nicolas Weill :

Madame, Permettez-moi de saisir l’occasion de vous dire que le personnage auquel vous avez consacré une publication ne m’intéresse nullement. Je vois sa popularité comme un signe de déclin intellectuel absolu. Inutile donc d’encombrer de message le concernant ma boite mail. Bien à vous,

Nicolas Weill

Nicolas Weill qui, il faut le rappeler, soupçonna ouvertement d’antisémitisme Pierre Bourdieu, Jacques Bouveresse et Serge Halimi [13], devait pourtant s’intéresser à ce « personnage » qui ne l’intéresse pas, mais une semaine après le dossier à charge publié dans Le Monde des livres.

Dans Le Monde du 11 juin, il profite de la recension d’un livre du linguiste et anthropologue Daniel Everett pour écrire, dès la première phrase de son texte : «  Avec la tonitruante visite à Paris du linguiste Noam Chomsky, cet essai en forme de récit qui vient d’être traduit en français arrive à point nommé. Le linguiste et anthropologue américain Daniel Everett combine en effet la description de son "terrain" d’exploration avec une contestation des théories chomskyennes.  » « Tonitruante » ? Cet adjectif ici dépréciatif laisse entendre que la visite de Chomsky aurait été largement médiatisée. On l’a compris : si le livre de Daniel Everett «  arrive à point nommé  », c’est pour permettre à Nicolas Weill de contester les «  célèbres thèses de Chomsky sur la "grammaire universelle"  ».

Rien n’était plus urgent que d’évoquer de « célèbres thèses » qui ne le sont pas, en attribuant à leur auteur l’idée selon laquelle, dit-il, « le langage [serait] autonome par rapport aux contextes culturels dans lequel il évolue.  » Or Chomsky affirme que la capacité langagière est innée mais seulement dans sa structure profonde. Le « câblage » du cerveau permet le développement spontané de la grammaire universelle chez l’enfant mais ce sont les stimuli apportés par le contexte culturel (et donc linguistique) qui paramètrent cette capacité et donnent accès à la compréhension et à la pratique d’une langue particulière. Nicolas Weill devrait lire les livres qu’il refuse de recevoir !


* **

Faut-il conclure ? Nous pourrions laisser la parole à Pierre Encrevé. Celui-ci répond à Sylvain Bourmeau qui revient avec insistance sur le prétendu « simplisme » de Chomsky :

«  Les intellectuels français le trouvent simpliste ; il leur faut des intellectuels critiques philosophes, fussent-ils des philosophes médiatiques... mais un linguiste anarchiste ! Pourtant si on lit sa critique des médias, elle n’est pas très différente de celle de Bourdieu. Simplement elle n’est pas écrite à la française, et d’ailleurs il se flatte de ne pas écrire pour les intellectuels mais pour tout le monde. Ça se comprend d’autant mieux que, quand il écrit vraiment pour ses pairs, il écrit pour les linguistes dans une langue totalement illisible pour tous les autres. Quand il fait de la politique en revanche, il dit des choses très simples – qui font quand même souvent plaisir à entendre.  »

Les intellectuels français et, parmi eux, les journalistes cultivés défendent leur pré-carré. Ils justifient leur indigence et leur hostilité en prétendant constater les dégâts provoqués par les « affaires »… qu’ils ne cessent eux même de ressasser et d’alimenter, comme « l’affaire Faurisson » (voir « Annexe »). À l’instar de Libération (le 31 mai), ils se plaisent à présenter Chomsky comme un «  intellectuel controversé  », «  célèbre pour ses prises de positions radicales  » et objet de «  polémiques  » dont ils sont eux-mêmes les auteurs.

Ce faisant, ils invitent à prêter attention à ce que leur cercle dit de Chomsky plutôt qu’à ce qu’il dit lui-même. Pis : ils se présentent comme « la France » et prétendent restituer un sentiment général alors qu’ils ne parlent qu’en leur nom propre. Plutôt que de débattre des positions de Chomsky, préférer le silence ou allumer des contre-feux. Le franc rationalisme de Chomsky agace les zélateurs de Bernard-Henri Lévy et des autres stars de la pensée. Leur nonchalance intellectuelle n’y trouve pas son compte. Le radicalisme de Chomsky horripile les admirateurs de l’empire américain. Pour eux, les choses sont toujours plus « complexes ». En guise de journalisme, l’accueil réservé à Noam Chomsky nous a offert, dans les médias dominants, un exemple exemplaire de ce que Nicolas Weill appelle, mais pour parler de la popularité du linguiste, « un signe de déclin intellectuel absolu ».

Laurent Dauré (avec Mathias Reymond)


 

Annexe : Vous reprendrez bien un peu d’affaire Faurisson ?

Parmi les médias qui ont condescendu à parler de Chomsky, la plupart ont rappelé (avec plus ou moins d’insistance) « la sordide "affaire Faurisson"  » (Le Monde des livres, le 4 juin). Rien ne vaut un rappel plein de sous-entendus de cette « affaire » pour justifier, l’air de rien, le mépris dans lequel on tient des positions politiques de fond que l’on se garde de mentionner [14]. Auparavant, la règle était de ne pas être trop précis quant aux détails de « l’affaire » et surtout de négliger voire de déformer les propos de Chomsky. Et aujourd’hui, rien n’a changé.

Sur Mediapart (le 28 mai), par exemple, Sylvain Bourmeau ne peut s’empêcher d’écrire : «  S’il n’est pas venu en France depuis si longtemps, et s’il est boudé par certains en France, ce n’est pas seulement du fait de ce qui est perçu comme du simplisme en politique mais aussi à cause de l’affaire Faurisson...  » Lorsque Libération interroge Pierre Encrevé, un ancien traducteur de Chomsky, un commentaire (hors sujet) brûle les lèvres du journaliste : «  En France, on se souvient surtout de sa préface au livre du négationniste Robert Faurisson, au tout début des années 80.  » « Boudé par certains » ? De qui parle-t-on si ce n’est d’abord des gardiens médiatiques du débat public ? « Ce qui est perçu comme du simplisme » ? Par qui, si ce n’est par ceux qui « boudent » Chomsky ? « On se souvient surtout », qui est ce « on » si ce n’est l’élite médiatique et ses intellectuels satellites ?

Le Monde des livres du 4 juin – sous la plume toujours de Jean Birnbaum – s’est également plu à ressortir ce vieux dossier : «  À l’origine du grand malentendu entre Chomsky et la France, pourtant, il y a aussi quelques faits. À commencer par la sordide "affaire Faurisson", qui n’en finit plus de peser sur la réception de Chomsky en France.  » La réception par qui, si ce n’est par ceux qui ressassent cette « affaire » en la qualifiant de sordide ? Et Birnbaum de poursuivre : «  En 1980, en effet, un texte signé de lui fut publié sous forme de préface à un livre du négationniste Robert Faurisson. L’intellectuel américain commença par protester du fait que son texte ne visait qu’à défendre la liberté d’expression. Mais il alla ensuite plus loin, et la polémique qui s’ensuivit fut d’autant plus dévastatrice qu’elle l’opposa à l’une des grandes consciences de la gauche française, l’historien et militant anticolonialiste Pierre Vidal-Naquet.  » Chomsky serait donc allé « plus loin ». Qu’est-ce qui est ainsi sous-entendu ? Jean Birnbaum ne le précise en rien. Quant à l’évocation de la polémique avec Pierre Vidal-Naquet, pourquoi ne pas en rappeler la teneur ? Et ne pas remarquer que nos chers protecteurs des bienséances se sont empressés d’oublier la polémique qui opposa « l’historien et militant anticolonialiste » à Bernard-Henri Lévy ? Mais quand il s’agit de Noam Chomsky…

Dernier exemple. Alors qu’il reçoit ce jour-là Susan George, la présidente d’honneur d’Attac, voici comment Marc Voinchet présente le linguiste dans les « Matins » de France Culture : «  une personnalité dont on sait que quand elle vient en France [une fois tous les trente ans !] elle suscite de nombreux [sic] polémiques, de nombreux débats, de nombreux même combats : Noam Chomsky  » (le 27 mai). Susan George, qui connaît et apprécie Chomsky, commence à parler de lui en termes élogieux mais Marc Voinchet ne tarde pas à l’interrompre : «  Alors cependant, cependant, vous connaissez la polémique, chaque fois qu’il vient en France [une fois tous les trente ans ! (bis)] on l’accueille, enfin on l’accueille ou on ne l’accueille pas, il a même été interdit de séjour en Israël puisqu’il faisait un tour au Moyen-Orient et on dit de lui, ça c’est le réflexe pavlovien, voilà, "c’est un négationniste", il a un jour laissé publier une préface à un livre de Faurisson.  » Un réflexe pavlovien, en effet. Mais que de contorsions ou de sous-entendus pour le constater et réduire à une anecdote – à charge ? – l’interdiction de séjour en Israël (dont on ne saura rien de plus).

Marc Kravetz, chroniqueur dans l’émission, ajoute : «  Je crois que ce débat est rigoureusement insoluble, on ne comprendra jamais, vu de France, ce que veut dire le premier amendement américain  ». On ne comprendra jamais ou on ne fera jamais l’effort de comprendre ? Alain-Gérard Slama, également chroniqueur des « Matins », se porte alors volontaire pour illustrer les propos de son collègue : « en tant qu’intellectuel, [Chomsky] se devait de combattre Faurisson ». Marc Voinchet reprend la parole pour conclure l’émission : « je vous renvoie au Cahier de L’Herne qui lui est consacré et qui est très intéressant puisqu’il est fait mention dedans des textes très intéressants et assez formidables d’opposition à Chomsky qui avaient été signés Pierre Vidal-Naquet et qui rejoignent, Alain-Gérard Slama, ce que vous venez, vous, de dire ». Le Cahier de L’Herne consacré à Chomsky est donc « très intéressant » avant tout parce qu’on peut y lire « des textes très intéressants et assez formidables d’opposition à Chomsky  ». Et ce sera le mot de la fin.

Notes

[1] Sur les précédents épisodes, voir notre article récapitulatif : « Noam Chomsky et les médias français ».

[2] En effet, cette fois-ci ce sont des seconds couteaux qui se sont chargés des basses œuvres, Philippe Val, Alain Finkielkraut, Bernard-Henri Lévy et les autres calomniateurs de Chomsky avaient semble-t-il mieux à faire. Ceci dit, l’exégète de Botul avait récidivé il y a quelques mois sur France Info en affirmant que Noam Chomsky, Pierre Bourdieu et Serge Halimi étaient « des chiens de garde (…) des plus grands pétroliers du monde, du vrai pouvoir pétrolier, qui sont l’Iran, le Venezuela de Chávez, la Russie de Poutine  » (« Parlons Net », émission présentée par David Abiker, le 25 septembre 2009).

[3] Nous avons publié sous forme de tribune l’intégralité de ce texte de présentation de Chomsky lu à l’occasion de la conférence à la Maison de la Mutualité (le 29 mai) ici-même.

[4] « Chut ! Chomsky est à Paris », résumait le titre d’un article sur le site « Arrêt sur images », qui relevait notamment que même l’AFP n’avait pas jugé bon de consacrer une dépêche à la présence de Noam Chomsky.

[5] Cela ne l’a toutefois pas empêché de faire salle comble à chacune de ses interventions. Comme le rappelle Thierry Discepolo, le directeur des éditions Agone, « en quatre jours et cinq réunions publiques à Paris, près de quatre mille personnes auront accueilli le linguiste et activiste anarchiste américain, qui n’était pas venu en France depuis trente ans  ». Voir l’article sur le site Article XI.

[6] Il convient de préciser ici que Chomsky n’est pas avare de son temps et qu’il a l’habitude de répondre favorablement aux sollicitations.

[7] « La France est devenue une île », propos recueillis par Élisabeth Lévy, Le Point, le 24 juin 2010. Un entretien portant sur la linguistique est également paru dans le numéro de juillet-août 2010 du magazine La Recherche.

[8] Avec pour surtitre commun « Professeur Noam et Citizen Chomsky », alors qu’il n’est pratiquement pas question du second : « Le paradoxe de Chomsky » (le 28 mai) entretien avec Pierre Encrevé, socio-linguiste, Directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales ; « Chomsky et la révolution cognitive » (le 29 mai), entretien avec Pierre Jacob, philosophe, directeur de recherches au CNRS.

[9] Voir son article « Chomsky à contre-courant » publié le 29 mai sur son blog ; Philippe Corcuff y réussit l’exploit de citer trois fois le même article (de lui, bien sûr) dans la même phrase : «  Je renvoie à un article précédemment mis en ligne sur Mediapart (…), paru initialement dans la revue Contretemps, (…), repris sur Mediapart, 12 juin 2009.  » Ou encore : «  Cet exemple je l’ai déjà développé dans un texte de Rue 89 : (…).  » Le lecteur a ainsi la chance d’avoir accès dans un seul article aux œuvres complètes de Corcuff sur Chomsky.

[10] Voir l’article déjà cité. Voir également l’article de Jean-Matthias Fleury, philosophe rattaché à la chaire de Jacques Bouveresse au Collège de France, dans lequel il est revenu sur le traitement médiatique du séjour de Chomsky en France, sur le blog de la revue Agone. Pierre Pica, l’un des organisateurs de la « tournée » de Chomsky à Paris, a même parlé à propos du dossier du Monde des livres de « manipulation médiatique  » (sur le plateau) et de « nombreuses absurdités  » (sur le forum) d’ « Arrêt sur images » (le 4 et le 5 juin) ; sur ce sujet, voir le site Antennerelais.

[11] Voir : « Nouvelle insanité contre Bourdieu : Finkielkraut propose d’en débattre sur France Culture » et « Droits de répondre et droit de répandre : Jean-Claude Milner, Alain Finkielkraut et compagnie ».

[12] Dont nous avions été avisé et qui a été rendu public dans l’un des commentaires à l’article déjà cité de Thierry Discepolo.

[13] Voir l’article que nous avions consacré à cette vilenie : « Le Monde contre "les critiques antimédias", antidémocrates et antisémites ».

[14] Pour une réfutation de la validité des attaques sur ce point, voir la dernière partie de notre article déjà mentionné : « Noam Chomsky et les médias français » et aussi « Philippe Val sur France Inter : un récital de mensonges et de calomnies contre Chomsky ». Lire également l’article de Jean Bricmont, « La mauvaise réputation de Noam Chomsky », sur le site du Monde diplomatique.

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13849

 

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 04:59
Logo d'euronews - wikipedia

 


Comment euronews est devenue eurabianews

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Par Michel Garroté

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Lundi 5 juillet ? 23 Tammuz 5770

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Régulièrement, la chaîne de télévision euronews, avant de parler de l'Europe, parle du Proche et du Moyen Orient. Et à chaque fois qu'euronews parle, en premier, du Proche et du Moyen Orient, les images et le discours sont systématiquement hostiles à Israël et complaisants envers les pays mahométans. Le méchant loup, c'est Netanyahu. L'agneau, c'est Erdogan. La star, c'est Obama. Euronews montre les images d'une flottille sur laquelle des barbus démolissent à coups de barre de fer un soldat israélien ? Le discours d'euronews, lors de ces mêmes images, c'est qu'Israël attaque une flottille humanitaire et que Netanyahu refuse de s'excuser auprès d'Erdogan qui pourtant, en lieu et place d'excuses, mériterait un coup de pied aux fesses.

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Et ne parlons pas des fois innombrables où euronews accorde du temps et donne la parole aux barbus hallucinés du Hamas et du Hezbollah. Jadis, au KGB, la propagande était un art ; un art pervers, mais un art quand même. Aujourd'hui, la propagande n'est plus qu'une farce grossière relayée par des journaleux médiocres, capitulards et collabos.

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L'actionnaire de la chaîne de télévision euronews est la SECEMIE, Société Editrice de la Chaîne Européenne Multilingue d'Information EuroNews. Outre des chaînes de télévision publiques contrôlées par des Etats membres de l'UE, la SECEMIE compte parmi ces actionnaires des chaînes de télévision publiques contrôlées par l'Etat algérien, tunisien, égyptien, russe et turc. L'Iran souhaite devenir actionnaire de la SECEMIE. Pour toutes ces raisons et d'autres encore, euronews est progressivement devenu un média contrôlé par des Etats, y compris des Etats qui ne sont ni européens, ni démocratiques.

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Cela explique, en partie, le fait que euronews tienne systématiquement un discours, à la fois hostile à Israël et complaisant envers les pays mahométans. Ironiquement, euronews est devenue une sorte d'Union Pour la Méditerranée telle que Sarkozy l'avait souhaitée sans parvenir pour autant à la mettre sur les rails. Euronews est une sorte d'Union Pour la Méditerranée à la fois hostile à Israël et complaisante envers les pays mahométans.

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Plus de six millions de téléspectateurs regardent euronews chaque jour. Pourtant, euronews ne vaut pas mieux que le Groupe France Télévisions dont Sarkozy vient de nommer le nouveau patron. Et le service français d'euronews ne vaut pas mieux que l'AFP. Bref, si vous regardez euronews, cessez de regarder euronews. Si vous ne regardez pas euronews, continuez à ne pas regarder euronews.

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Copyright Michel Garroté 2010


http://www.juif.org/blogs/26137,comment-euronews-et-devenue-eurabianews.php



NB Eva: L'auteur est un ultra-sioniste, et il excècre les Arabes. Il est partisan du choc de civilisations....

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 14:55

Auteur : Bao - Source : Mecanoblog

On a beaucoup parlé de flottilles pour Gaza. Comme l’arbre qui cache la forêt, cela nous a fait perdre de vue les vraies flottes d’assaut avec des véritables bâtiments de guerre portant de vrais avions de combat et des hommes de troupe.

Selon le site israélien d’information politique et militaire Debka, confirmé par le site de la Marine américaine, un troisième porte-avions américain se serait rapproché des côtes iraniennes avec à son bord 4.000 Marines et des navires amphibies de débarquement. Ainsi, le nombre de Marines embarqués sur cette flotte de trois porte-avions atteindrait les 10.000.

Le porte-avions USS Nassau (LHA-4) et ses navires d’escorte ont été placés dernièrement dans la zone de déploiement du Commandement de la 5ème Flotte responsable des vaisseaux de guerre dans le Golfe Persique.

Cette armada américaine navigue à l’entrée du Golfe d’Aden vers la Mer Rouge face au Détroit de Bab-El-Mandeb. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles la République Islamique d’Iran a annoncé, dimanche 27 juin,  l’annulation de ses flottilles d’humanitaire pour la Bande de Gaza. Les Iraniens craignent que l’armada américaine n’arraisonne ses bateaux pour y faire des recherches, chose permise par le droit maritime international depuis que le Conseil de Sécurité de l’ONU a entériné des mesures de sanctions (la résolution 1929, ndlr) élargies à l’encontre de la République Islamique d’Iran.

Dans ce déploiement de bataille navale, quels sont les grands bâtiments de guerre américains ?

  • Le bâtiment d’assaut amphibie USS Nassau comprenant 3.000 Marines américains. L’USS Nassau est un navire de débarquement et également un gigantesque porte-avions portant des chasseurs bombardiers à décollage vertical de type Harrier AV-8B, des hélicoptères d’assaut de type AH1-W Super Cobra, des hélicoptères de transport marin de type CH-46 Sea Knight et CH-53 Sea Stallion ainsi que des hélicoptères se transformant en avions V-22 Osprey. Ce bâtiment contient 1.400 cellules dans lesquelles se trouvent les Marines qu’il transporte à bord, tous appartenant au 24ème corps expéditionnaire de  l’US Marine Corps. L’USS Nassau est escorté par deux bâtiments.
  • Le navire de débarquement USS Mesa Verde. C’est un navire semblable au USS San Antonio qui peut transporter 800 hommes de troupe avec tout leur équipement prêts à débarquer à tout moment.
  • Le navire de débarquement USS Ashland, également amphibie, transportant 400 hommes de troupe ainsi que 100 combattants des commandos marins des US Navy Seals pour des opérations spéciales en mer et derrière les lignes ennemies. Ce navire avait été attaqué par des tirs de missiles de type Katioucha par des hommes d’Al Qaeda en Jordanie en août 2005 alors qu’il était ancré face à Eilat dans le Golfe d’Aqaba.

La semaine dernière, est arrivée dans le Golfe Persique  la Force d’assaut maritime Harry S. Truman (USS Harry S. Truman Carrier Strike Groupe) composée de douze navires dont le principal est le porte-avions Harry S. Truman.

C’est donc la force aéromaritime américaine la plus proche des côtes iraniennes. Elle se trouve face à Chah Bah, non loin de la frontière entre l’Iran et le Pakistan. Chah Bah est la base maritime centrale du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique dans laquelle est postée une grande partie des forces spéciales iraniennes.

Plus à l’Ouest dans l’Océan Indien, derrière ce déploiement se trouve la force d’assaut aéromaritime Dwight D. Eisenhower (USS Dwight D. Eisenhower Strike Group).

Source : Israël 7.com- 29 juin 2010


Auteur : Bao - Source : Mecanoblog

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=14016

 

 

 

 

 

 

Temps limite nécessaire pour se rendre dans les abris en cas de bombardements. Ce document (en hébreu ou en anglais) est distribué aux foyers par l'armée israélienne :

 

Selon nos informations, il est certain qu'une guerre sans précédent éclatera d'ici peu au Moyen-Orient. Selon les rumeurs les plus courantes, elle pourrait avoir lieu dès cet été.

 

Cette guerre n'aura rien à voir avec la dernière guerre du Liban ou celle de Gaza. Ce sera une guerre incroyablement violente et meurtrière. En effet, selon de nombreux experts militaires, Israel risque d'être attaqué sur tous les fronts. Le ministre israélien de la défense adjoint Matan Vilnai a dit que dans l'éventualité de nouvelles opérations militaires, les combats ne seront pas ressentis seulement près des frontières d'Israël, mais dans tout le pays.

 

L'Iran, le Liban et la Syrie se sont réunis en février dernier à Damas et sont en pleins péparatifs militaires: approvisionnement massifs en armes et missiles, construction de routes près des frontières avec Israel, mises en place de systèmes de défense inédits…

 

Voici les attaques qui sont envisagées en cas d'agressions sur plusieurs fronts:


- Tirs de missiles depuis l'Iran, la Syrie et le Liban.
- Incursion militaire syrienne sur le plateau du Golan.
- Incursion militaire du Hezbollah en direction du nord-ouest d'Israel (Naharia, Kiryat Shmona).
- Tirs de missiles depuis la bande de Gaza.
- Tirs de missiles depuis le désert du Sinai en direction d'Eilat et du sud d'Israel.
- Intifada palestinienne / Reprise des attentats suicides / Emeutes arabes en Galilée…

 

Suite à des informations de plus en plus inquiétantes concernant l'imminence de ce conflit, Barack Obama s'est longuement entretenu avec son état-major durant ces derniers jours. Les Etats-Unis ont finalement décidé de renforcer leur présence militaire, notamment navale, en Méditerranée et dans le Golfe Persique. Le porte-avions Harry S. Truman, à propulsion nucléaire, a quitté le 21 mai Norfolk en Virginie pour rejoindre le Dwight D. Eisenhower en mer d'Arabie. Jusqu'à 4 ou 5 porte-avions pourraient être visibles des côtes iraniennes d'ici le début du mois d'août.

 

 

http://consciencedupeuple2007.blog.mongenie.com/index.php?idblogp=943472#COMMENT

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 04:26
Yves Calvi photographié par le Studio Harcourt en 2010.
Yves Calvi photographié par le Studio Harcourt en 2010. (Wikipedia)
Il peut se payer un portrait chez Harcourt, grâce à nos sous ! eva R-sistons à l'intolérable 

 


,

Calvi-Krettly (C dans l'Air, faux débats sur la V)

ou le journalisme de caniveau, de connivence,

par eva R-sistons

 

 

Vous voulez voir comment le faux journaliste Calvi-Krettly parle de la "rigueur" dans son émission de faux débats C dans l'Air réunissant presque exclusivement (sauf quelques rares opposants hésitants, sans conviction, s'exprimant avec difficulté...) des partisans acharnés du libéralisme assassin, de l'Empire anglo-saxon ou des néo-sionistes ? Voyez l'émission du mardi 29 juin 2010, "Rigueur: Le hors-d'oeuvre", écoutez : http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1472 (C dans l'Air, France V).

 

Vous entendrez par exemple dire que le problème c'est le coût des fonctionnaires (il convient donc de les supprimer, et plus rapidement), qu'il faut "externaliser" (missions de service publics effectuées par le secteur privé) etc etc, ou encore que 100 emplois publics coûtent à la collectivité 133 emplois privés; Calvi le journaleux demande même (au nom des télespectateurs mais en jubilant) s'il faut mettre à la charge des syndicalistes le coût des grèves, et puis on entend dire que ce que gagne un Ministre c'est finalement peu, Calvi intervient encore pour demander si la France a  toujours les moyens de payer les prestations sociales, réponse d'un ultra-libéral: "Ce sont de faux droits, cause de vrais déficits"... Que d' énormités !

 

On voit à quoi sert  Calvi dans les Médias PUBLICS : Cracher sur tout ce qui est public, avantages sociaux, etc, ce n'est pas un journaliste, il trahit sans cesse sa fonction, il est payé avec les sous des Français pour détruire tout ce à quoi ils tiennent et qui a été conquis au fil des siècles, laborieusement, souvent au prix de leur vie, par leurs aïeux,  il est uniquement là pour être un RELAIS du Gouvernement qui liquide la France, là pour être son porte-parole, pour faire de la propagande, pour être... un COLLABO !

 

Avons-nous vraiment réalisé ce qu'est réellement Calvi-Krettly (de son vrai nom) ? Un traître à sa fonction, et à la Nation française ! Qu'attend-on pour lui réserver le même sort qu'à Pujadas (voir article  "David Pujadas reçoit la laisse d'or du journaliste le plus servile (eva R-sistons)") ?

 

Cette télé est à VOMIR, les Calvi, Delahousse, Darmon, Chabot, Drucker, Pujadas, Leymergie, Benoît Duquesne... sont de simples propagandistes payés fort cher pour nous mentir, pour nous tromper, pour nous faire du mal, pour servir les intérêts des milliardaires au détriment de l'ensemble des intérêts des Français... Leur place est devant un Tribunal ! L'Histoire, de toutes façons, jugera !

 

Eva, journaliste indignée par tous ceux qui abaissent les Médias Français au rang des caniveaux, qui tuent la liberté d'information et la démocratie, et qui conduisent notre Presse à être lanterne rouge en Europe ! Vous avez dit république irréprochable ? Ou Mafia squattant nos Médias publics ?

 

 


Commentaire lu:

 

 

4.Posté par kouid well le 05/07/2010 22:57

L'émission C dans l'air est une sorte d'autoroute à deux voies mais à sens unique, aucun avis contradictoire n'est soulevé par ses pseudo-analystes "béni-oui-oui", des analystes ne caressant Israël que dans le sens du poil et l' avantage de cette émission, c'est qu'on sait que les intervenants sont choisis pour leur partialité sans faille et leur engagement connu d'avance, mais ce qui dérange c'est d'une part leur autosuffisance affichée et leur penchant inné au mensonge présenté en pâture aux ignares sous forme d'analyse "d'experts en stratégie en tout genre" ... Lorsqu'ils s'agit des turpitudes criminelles des sionistes ils se rangent d'avance sur toutes les thèses israéliennes aux quelles ils n'osent jamais y introduire le moindre petit iota de doute...si Israël annonce que deux plus deux font dix-huit ...ils acceptent avec le sourire le plus imbécile.. Alors pour moi,C dans l'air m'amuse et me divertit parce que je sais d'avance ce qu'ils vont dire et quelle est leur conclusion finale: tout le monde il est beau , tout le monde il est gentil dans cet Occident tenu fermement en laisse par le lobby israélien....les grands méchants sont toujours les victimes du génocide que mène Israël en Palestine  

 

 

http://www.alterinfo.net/Calvi-Krettly-icone-du-journalisme-de-connivence-de-caniveau-_a47892.html

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 03:11

(" Cible " Woerth ? Le pôvre ! Eva)

  • Posted: 2010-06-28 12:59:54
    "Ne sous-estimez pas ma capacité de résistance". Le ministre du Travail, Eric Woerth, empêtré depuis une dizaine de jours et les révélations du site Médiapart dans l'"affaire Bettencourt", s'est à nouveau longuement défendu dimanche 27 juin 2010 sur le plateau du "Grand jury RTL-Le (...)

    MEDIA ENCLOSURE: http://www.france5.fr/c-dans-l-air/IMG/arton5870.jpg

http://feeds.feedburner.com/france5/cdanslair   VIDEO du 28 juin 2010

 

 

scroll haut HAUT 
/ BAS scroll bas

Alors que le ministre du Travail, pris dans la tourmente de l’"affaire Bettencourt", estime être "une cible politique", Florence Woerth dit avoir "sous-estimé le conflit d’intérêts" entre son emploi et les fonctions de son époux. Le PS demande l’ouverte d’une enquête. 


"Ne sous-estimez pas ma capacité de résistance". Le ministre du Travail, Eric Woerth, empêtré depuis une dizaine de jours et les révélations du site Médiapart dans l’"affaire Bettencourt", s’est à nouveau longuement défendu dimanche 27 juin 2010 sur le plateau du "Grand jury RTL-Le Figaro-LCI", de toute intervention dans ce dossier.

Entouré de plusieurs autres membres du gouvernement et de la majorité, l’ancien ministre du Budget et trésorier de l’UMP s’est posé en homme serein. "Je ne suis pas affaibli. Je ne souffre pas du tout, parce que je n’ai rien à me reprocher", a-t-il affirmé. En réalité, Eric Woerth se dit être une "cible politique, parce qu’on veut ralentir le rythme et la réussite de la réforme des retraites", dont il a charge. "Je suis visible, donc à abattre. Mais j’ai la confiance du président", a-t-il souligné.

Il est vrai que le ministre du Travail, engagé dans la délicate réforme des retraites et cité il y a peu comme "Premier ministrable", peut compter sur le soutient du chef de l’Etat - qui lui a réitéré à deux reprises sa confiance ce week-end, en marge du G20 de Toronto - ainsi que sur celui du gouvernement et de l’UMP. De Jean-François Copé à François Fillon en passant par Xavier Bertrand et François Baroin, la majorité a fait bloc pour défendre "le soldat Woerth" contre les


http://www.france5.fr/c-dans-l-air/index-fr.php?page=resume&id_rubrique=1471

 

 

 

Et toi Calvi le journaleux, tu ne le soutiens pas aussi au lieu de faire ton boulot de journaliste ? Coquins-copains ???? eva

 

 


Lire sur l'affaire Woerth:

 

http://canempechepasnicolas.over-blog.com/article-quand-l-affaire-woerth-liliane-bettencourt-l-oreal-n-est-que-le-signe-avant-coureur-d-une-longue-et-fatale-maladie-2-2-53266862.html



Et surtout,

l'Histoire secrète de l'Oréal,


 

http://www.voltairenet.org/spip.php?page=liste-article&id_article=12751

 

link


et d'une façon générale, toute l'actualité comme les Médias ne vous en parlent pas, sur mon blog

 

http://sos-crise.over-blog.com

 

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 03:01
Baillon.png
publié par roland (webmaster) le 30/06/2010 10H40 

Nous, auditeurs-trices et salarié-e-s de Radio France (France INTER, France INFO, France BLEU et ses 42 locales, France CULTURE, France MUSIQUE, LE MOUV’, FIP) refusons la main mise du pouvoir en place sur les antennes de la radio publique.

Les suppressions injustifiées d’émissions, les licenciements sans ménagement de producteurs-trices et de chroniqueurs-euses dont ceux de Didier Porte et Stéphane Guillon sont les plus symboliques, mettent en évidence la mission confiée par Nicolas Sarkozy à la direction de Radio France : transformer les antennes de la Radio Publique en machine de guerre électorale à son profit.

Les antennes de la radio de service public sont celles de tous les citoyen-nes et non pas la propriété d’un clan.

Nous exigeons :
- Le respect et la garantie de la liberté d’expression, de l’indépendance des programmes et de l’information sur les radios de service public.
- Le respect du travail des rédactions de Radio France.
- Le droit à l’impertinence, à la différence.
- Des propositions professionnelles réelles et sérieuses pour les producteurs-trices écarté-e-s des antennes de Radio France .

Et demandons le retour sur l’antenne des chroniques de
Didier Porte et Stéphane Guillon dans la matinale de France Inter
et dans l’émission le fou du roi.

Nous, auditeurs-trices et salarié-es sommes attaché-e-s aux valeurs qui ont bâti la radio de service public.

ARRETEZ DE CASSER NOS ANTENNES !

Cet appel a le soutien de l’intersyndicale de Radio-France



Je veux signer moi aussi

 


Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact

 

 


Source : http://www.pouruneradiopubliqueindependante.net/...

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13893#13893

 

 


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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 02:48

Dassault Marcel.jpg

Marcel Bloch en 1914.

Comment des juifs extrémistes trahissent la France au profit d’Israël, le cas de Marcel Dassault (anciennement Bloch)

Marcel Bloch-Dassault (1892-86)
C’était un amoureux et véritable héros d’Israël, malgré sa conversion au catholicisme.
Il contreviendra aux ordres de De Gaulle entre 60 et 67 et livrera ses commandes à Israël au nez et à la barbe du Général et avec la complicité du Ministre de la Défense.
De Gaulle, en visite un dimanche au CEA (Base de l’Atome militaire) en 1962, y découvre une voiture isolée au parking. Quand on lui explique, gêné, que c’est celle d’un expert israélien qui y a ses bureaux, et qu’il comprend au passage, que les militaires israéliens ont aussi des bureaux au sein du Ministère de la Défense, il donne un ordre précis. Pour cadrer avec la politique pro-arabe de la France, ces personnes doivent quitter les lieux ET il rappelle qu’aucun matériel militaire nouveau ne saurait être vendu à Israël.
Or, Dassault sous couvert de son Ministre de tutelle complaisant, passera outre jusqu’au boycott absolu de la Guerre des 6 jours. Ce boycott sera bien plus dur car il interdira les rechanges, clouant au sol les matériels déjà vendus…
Pendant 5 ans, Dassault poursuivra, malgré les ordres, sa coopération active avec Israël, en tant qu’ex-juif et toujours pro-israélien. Israël cloua au sol l’Armée égyptienne en 67, grâce aux Mirages de Dassault ! Les juifs de France doivent savoir que, tout comme Israël, ils doivent beaucoup à ce très grand personnage qu’était Marcel Bloch-Dassault, fidèle à ses origines, jusqu’au bout et malgré sa conversion !

http:// yerouchalmi.web.officelive.com/UMPJuifs.aspx

Vous vous rendez compte de la traitrise, c’est effrayant. Je l’ai appris en regardant le documentaire qui reprenait le livre de Pierre Péan  » les deux Bombes  » (il n’est plus édité !), les extrémistes juifs d’Israël nous ont volé la bombe grâce à la complicité d’extrémistes juifs français et d’un abruti philosémite qui croyait avoir des liens avec eux parce qu’il avait été déporté pour résistance, bref un traitre. De Gaulle est devenu fou quand il apprit cela et interdit de poursuivre les transferts de technologies, mais il fut trahi.
Voila donc l’état d’esprit de certains juifs français qui sont heureux de voir un français trahir son pays au profit d’un autre, c’est scandaleux, je ne comprends pas pourquoi De Gaulle ne l’a pas fait fusiller et pris le contrôle de l’entreprise, ça aurait évité la gabegie ou plutot les pillages futurs. Le programme Rafale ayant été un gouffre.

Sans la Diaspora, Israël n’existerait pas, c’est pour cela qu’une grande partie de la diaspora est responsable de la souffrance palestinienne.
Sinon dans le documentaire il y a avait une histoire des patrouilleurs qu’Israël avait acheté à la France mais De Gaulle refusait de les livrer, du coup les israéliens les volèrent, j’avais trouvé ça assez fort quand même, en tout cas le vol des corvettes de Cherbours stoppa toute coopération entre les deux pays.

Je comprends De Gaule et son :  » le peuple juif, peuple sûr de lui et dominateur «


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13978


 

Commentaire:

 


C'est bien ce qu'on disait ici récemment : les pires sionistes ne sont ni en Israël, ni juifs. Il est certain que Marcel Dassault aurait dû au moins finir sa vie dans un cachot.

 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 02:26

Gabale juillet 2, 2010 Politeia

 

Photo de famille

Jeudi 1er juillet, Ségolène Royal était l’invitée du journaliste Jean-Jacques Bourdin sur RMC-BFMTV.

Elle a confirmé ce qu’elle avait indiqué en mai dernier sur France5, à savoir son éventuel retrait des Primaires.

« Quand la droite rêve d’une guerre entre les deux femmes […], elle se trompe. Cette guerre n’existera pas. Je ne serai pas candidate contre Martine Aubry si elle décide de l’être. J’apporterai tout mon soutien. Et inversement, je ferai pour le mieux si le PS se rassemble autour de moi [...] Je ne serai pas candidate contre Martine Aubry ou DSK parce que, de toute façon, s’il y a un conflit, c’est ingagnable. Je suis suffisamment responsable, suffisamment aguerrie en politique pour comprendre cela, c’est donc le plus déterminé, le meilleur d’entre nous, celui qui sera en meilleure position qui le sera »

C’est la petite déclaration finale que les médias ont retenue sur une intervention d’une vingtaine de minutes pourtant consacrée, pour l’essentiel, à quantité d’autres sujets (corruption, bouclier fiscal, retraites et référendum d’initiative populaire, Heuliez).

Malgré l’insistance du journaliste, Ségolène Royal a su esquiver et manier la litote qui donne un sens beaucoup plus fort à sa pensée. En somme, elle a exprimé le moins pour signifier le plus.

Quel est alors le but recherché de son intervention ?

A mon sens, il y a plusieurs motivations implicites à la base de l’intervention de la leader socialiste.

  • Ségolène Royal a pris acte du fait que les médias ont une propension avérée à réduire ses interventions à ses seules ambitions présidentielles. Pour que ses prises de position publiques gagnent en vigueur et puissent être honnêtement relayées sur le fond, il est important qu’elle ne soit pas organiquement associée aux affrontements internes au PS.
  • Ségolène Royal met implicitement en doute l’effet utile des Primaires si leur résultat ne parvient pas à calmer les ambitions personnelles (« de toute façon, s’il y a conflit, c’est ingagnable »). Très habilement, Ségolène Royal met donc la balle dans le camp de l’appareil national du PS où l’on sent que les couteaux sont tirés depuis longtemps dans la perspective de l’élection présidentielle.
  • En liant la défaite au conflit, en précisant qu’elle apportera tout son soutien au candidat élu aux Primaires, et en ajoutant qu’elle fera de son mieux si le PS se rassemble autour d’elle, Royal prône une gauche unie. Si elle remporte les Primaires, Royal entend que l’appareil national du PS n’oeuvre pas contre elle.

De toute manière, le fond de la pensée de Ségolène Royal est connu depuis longtemps. Le 17 décembre 2008, toujours face à Jean-Jacques Bourdin, elle déclarait :

« La page [de l'élection du premier secrétaire] est tournée même si je ne suis dupe de rien  [...] Je regrette que Martine Aubry n’ait pas fait preuve d’ouverture. Vous savez, je pense qu’on ne peut pas ouvrir un Parti sur une société si on commence par le fermer à la moitié des siens [...] Vous savez, j’ai fait quand même un peu plus de 50% [...] On ne peut pas travailler dans le sectarisme et la fermeture. Je crois que ce n’est pas possible. »

Alors qu’en conclure ? Royal sera-t-elle, oui ou non, candidate aux Primaires ?

« Je ne sais pas encore. J’en discuterai avec les autres [...]  Je ne serai candidate contre aucun autre des deux grands leaders du Parti socialiste. »

Malgré l’hésitation affichée, Ségolène Royal n’a donc absolument pas écarté la possibilité d’un rassemblement du PS autour de sa candidature aux Primaires.

Elle se présentera éventuellement avec tous les autres prétendants à l’investiture. Et non contre eux.

En revanche, elle a indiqué expressément qu’elle sera loyale à l’égard de celle ou celui qui sera choisi pour porter les couleurs du PS  en 2012.

Elle a donc logiquement souhaité que cette loyauté soit réciproque si elle l’emportait, et ce contrairement à ce qui s’était produit après les Primaires de 2006.

Le 1er avril dernier, toujours au micro de Jean-Jacques Bourdin, qui semblait mettre en doute son éventuel retrait du processus des Primaires, Ségolène Royal lui avait répondu :

« Mais je ne suis peut-être pas formatée comme les autres. C’est tout [...] Je peux être candidate et je peux ne pas l’être. »

A DSK et Aubry de sortir du bois pour prendre leurs responsabilités.

A Laurent Fabius de faire part de ses intentions, à l’instar de François Hollande qui s’est déjà déclaré depuis plusieurs mois.

Mais d’ici 2012, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts…

Je n’oublie pas non plus que Ségolène Royal est une adepte de « la politique par la preuve ».

Son retrait hypothétique de la course aux primaires, imprudemment présenté comme acquis par les médias, vise peut-être à démontrer aussi ce que ses adversaires au sein du PS tentent de camoufler laborieusement, à savoir les ambitions personnelles des uns et des autres et un sens du « collectif » très relatif.


Je rappellerai enfin que même à 26% d’opinions favorables dans un récent sondage, Nicolas Sarkozy est encore bien loin d’avoir perdu les élections présidentielles prochaines (s’il s’y présente).


Pour ceux qui n’auraient pas eu l’opportunité de voir l’interview de Royal, voici la vidéo.

 

 

 

http://www.dailymotion.com/video/xdvu5w_invite-segolene-royal_news#from=embed

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13974
Commentaire pertinent :

Toujours la même chose : sur tout une entrevue, les journalistes de Cour ne retiendront qu'un ou deux phrases à la fin, concernant les candidatures : le reste, le plus important, ne les intéresse pas. Et çà se veut journalistes !  vomi

La bravitude, c'est Ségolène ! Indépendante, digne, courageuse, éthique, etc, que de qualités ! Eva
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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:59

Touche pas à mon blog

 

L’effondrement du système pourrait déboucher sur l’avènement d’un nouveau monde, pour peu que les citoyens parviennent à à reprendre leur destin en main, ce qui nécessite tout d’abord qu’ils puissent s’exprimer. Là, le système a verrouillé des élections qui sont devenues des sit-coms, les médias sont contrôlés par les groupes financiers faillis, les gouvernants sont complices... reste l’Internet.

Des deux côtés de l’Atlantique, supprimer le seul canal d’expression libre est devenu LA priorité. Aux USA, on y va franchement, avec une loi qui annonce clairement la couleur (voir la vidéo d’Alex Jones) tandis qu’en Europe, la méthode est beaucoup plus fine : c’est sous couvert de lutter contre la pédo-pornographie, d’assurer l’égalité des européens qu’on opère à la suppression de la liberté restante.

Les députés européens ont œuvré en ce sens en adoptant la déclaration n°29. Présenté comme un instrument de lutte contre la cybercriminalité, discrètement, ce texte oblige les moteurs de recherche à conserver des données. Selon l’euro-député Françoise Castex, "Il instrumentalise de la lutte contre la pédopornographie pour faire voter des lois enfreignant les libertés fondamentales, et ensuite les étendre, par exemple, au cadre de la propriété intellectuelle."

Elle explique :

Il comporte deux points :
- le premier propose la création d’un Système d’Alerte Rapide Européen (SARE), soit un moyen coordonné entre les États membres pour combattre la pédo-pornographie et le harcèlement sexuel. C’est ce point qui a été mis en avant soutenu par une majorité d’eurodéputé (entrainant leur signature).
- le second “invite le Conseil et la Commission à mettre en œuvre la directive 2006/24/CE en l’étendant aux moteurs de recherche pour contrer avec rapidité et efficacité la pédo-pornographie et le harcèlement sexuel en ligne”. Or, la directive 2006/24/CE à laquelle il est fait référence, concerne la conservation des données. “Ce point sur l’extension de la rétention des données n’est indiquée nulle part sur les prospectus distribués à l’ensemble des députés et sur le site smile29 (apparenté à la déclaration 29), ce qui est malhonnête intellectuellement” commente Françoise Castex qui, depuis, a retiré son nom de la liste des signataires.
Les dangers de la directive 2006/24/CE
La directive 2006/24/CE a été adoptée au cours de la législature précédente, après une forte pression du Conseil, et malgré une opposition de la Commission des Libertés civiles. L’application d’une telle directive, notamment tel que semble le prévoir la Déclaration 29, pourrait amener à la conservation des mots-clés, ce qui porterait directement atteinte aux libertés fondamentales des internautes. Tout comme le filtrage prévu par la directive, et sur lequel le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD) a émis un avis très critique quand à son impact sur les droits fondamentaux à la vie privée et à la protection des données.

Sous couvert de lutter contre la pédo-pornographie, il y s’agit donc d’une tentative pour restreindre nos libertés fondamentales

 


Non à l’instrumentalisation de la pédo-pornographie à des fins liberticides !

Bruxelles veut un meilleur contrôle des données sur internet

L’EU lance une consultation sur la neutralité de l’Internet

Directive 2006/24/CE du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2006 sur la conservation de données générées ou traitées dans le cadre de la fourniture de services de communications électroniques accessibles au public ou de réseaux publics de communications

"PARLEMENT" EUROPEEN : DÉCLARATION ÉCRITE n°0029/2010

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil et au Comité des Régions - Vers une politique générale en matière de lutte contre la cybercriminalité

 


Et aux USA ?


Les derniers jours d' Internet (1-2)

 

 


A écouter absolument pour comprendre le monde qu'on nous prépare ! Effrayant ! Eva
Et ceci également, du sinistre Brezinski:
http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-brezinski-s-inquiete-de-l-eveil-politique-des-moutons-53320016.html

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:52
01/07/2010 20:53

PARIS (AFP) - France Inter: manifestation de 2.000 personnes pour soutenir Porte et Guillon



Deux mille personnes, selon les syndicats de Radio-France, ont manifesté jeudi devant la Maison de la Radio, à Paris, pour dénoncer le licenciement des humoristes Didier Porte et Stéphane Guillon, ainsi que la suppression de plusieurs émissions sur France Inter.

Les manifestants étaient rassemblés à l'appel d'associations d'auditeurs et de l'intersyndicale (CFDT, CFTC, CGT, SNJ, Sud).

 

Merci de lire la suite de la dépêche sur le site du journal

 

Ils sont venus, ils sont tous là !

Le Pouvoir en a plein les bras

Les gens de radio en sont laaaaaaaas !

BO



http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13949#13949

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:48

 

PujadasTV-copie-1.jpg


Ce lundi 31 mai, quelques heures seulement après l’abordage de la flottille humanitaire en route pour Gaza, les autorités israéliennes ont procédé à un nouvel acte de piraterie, celui des ondes de France Télévisions. Parti pris, mensonges grossiers, désinformation… Le journal télévisé de France 2 naviguait en eaux troubles ce soir-là.

- Tu as vu chérie ? Ils recommencent à diffuser des publicités après 20h sur France Télévisions.
-  Mais non mon amour, c’est le JT de Pujadas !
Etonnant ! Comme beaucoup d’autres chaînes de télévision à travers le monde, France 2 a ouvert le grand bal de l’actualité de ce 31 mai sur l’attaque israélienne menée contre la flottille humanitaire à destination de Gaza. Mais la couverture médiatique de cet événement a vite donné au journal télévisé des allures de spot gouvernemental israélien.


David Pujadas nous rapporte le récit du raid sur la flottille « pro-palestinienne », évitant systématiquement l’emploi de l’adjectif « humanitaire » pourtant utilisé partout ailleurs pour qualifier le convoi. Selon l’homme-tronc de France 2, l’opération a fait neuf morts. D’autres médias, y compris israéliens, font pourtant état d’un plus grand nombre de victimes. La plupart en tout cas, emploient prudemment le conditionnel ou précédent leur chiffre d’un « au moins » professionnel, tant il est difficile dans pareille situation d’obtenir des informations précises. Mais David Pujadas, lui, confirme son nombre de victimes à plusieurs reprises durant l’émission avec tout l’aplomb du journaliste sûr de ses sources. Mais de quelles sources s’agit-il exactement ? Durant la journée du 31 mai, seule l’armée israélienne a communiqué le chiffre de neufs morts.


En fait, toute l’émission était axée sur la version de Tel-Aviv : les soldats ont gentiment prié le convoi de les suivre jusqu’au port israélien d’Ashdod; les « pro-palestiniens » ont refusé d’obtempérer ; un commando israélien est monté à bord d’un bateau où il a été attaqué à coups de bâtons, de couteaux  et de billes ; les soldats ont été contraints d’ouvrir le feu. Le récit est appuyé par des images gracieusement fournies par l’armée israélienne qui, selon M. Pujadas, « veut ainsi prouver que ses soldats ont été agressés ». Des propos confirmés par les interventions de la porte-parole de l’armée israélienne, du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, ainsi que par une interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères, Daniel Saada. Nous reviendrons plus loin sur cette interview.

De la version « pro-palestinienne » des événements, nous saurons juste que les activistes ont qualifié l’attaque de « délibérée ». C’est tout ? Oui ! Pas un mot sur les témoignages concordants établissant qu’un bateau grec avait essuyé des tirs à balles réelles depuis un hélicoptère durant la nuit. Ces informations apportent pourtant un éclairage pertinent aux images diffusées par France 2 mais doivent avoir le fâcheux inconvénient de contredire la version israélienne.


Pas un mot non plus sur l’aspect illégal du raid israélien. Le reportage de France Télévisions rapporte que l’attaque s’est déroulée dans les eaux internationales, au-delà des eaux territoriales israéliennes. Mais la chaîne du service public se garde bien de préciser que l’opération viole donc le droit international et qu’elle constitue un acte de piraterie. Par conséquent, non seulement France 2 ne précise pas que l’équipage de la flottille humanitaire était en état de légitime défense. Mais de plus, la chaîne publique surexpose la version israélienne, inversant la victime et l’agresseur.

La présentation offerte par France 2 du convoi « pro-palestinien » cadre elle aussi parfaitement avec la propagande israélienne. Il fallait zapper si vous désiriez découvrir, comme c’est le cas généralement pour la couverture d’événements humanitaires, le portrait de courageux pacifistes s’embarquant dans une aventure solidaire. Il fallait zapper également si vous désiriez en apprendre d’avantage sur la présence de députés européens, d’un rescapé de la Shoah ou d’un prix Nobel de la paix. Le reportage de France 2 nous expliquait plutôt comment la flottille humanitaire avait été essentiellement préparée par une ONG turque, proche du Hamas « qui contrôle Gaza ». L’UMP contrôle-t-elle la France ? Etrange vocabulaire…  Le reportage vise en fait à ternir l’image de la mission humanitaire qui aurait caché un objectif politique : briser le blocus pour renforcer le Hamas. Des députés européens, un rescapé de la Shoah et un prix Nobel œuvrant pour une « organisation terroriste » sous couvert d’actions humanitaires : joli scoop !

Quelques erreurs déontologiques plus tard, M. Pujadas nous annonce l’interview imminente de Daniel Saada, porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, et envoie un reportage sur le blocus israélien, « pour bien comprendre » et mettre à l’aise l’officiel israélien. Le reportage de France Télévisions nous apprend en effet qu’Israël a imposé un blocus politique et économique sur Gaza depuis que le Hamas y a pris le pouvoir « par la force » en 2007. Il s’agit d’un mensonge grossier répété inlassablement depuis plusieurs années. Le 25 janvier 2006, le Hamas a remporté haut la main des élections législatives dans la bande de Gaza. Ces élections avaient mobilisé plus de trois-quarts des électeurs sous le regard de 900 observateurs internationaux ayant validé la parfaite régularité du scrutin.

Le reportage revient ensuite sur la guerre de Gaza : « après des tirs de roquette par le Hamas sur le Sud d’Israël, l’armée de Tsahal lance une offensive majeure sur Gaza ». Le journaliste laisse ainsi entendre que le Hamas aurait rompu la trêve avec Israël et que ce dernier aurait agi en état de légitime défense. Il s’agit d’un vulgaire mensonge sur lequel s’est basée la propagande israélienne et que France Télévision propage, une fois de plus, complaisamment. La trêve conclue entre le Hamas et Israël impliquait comme condition le desserrement du blocus sur Gaza. Non seulement le gouvernement israélien n’a pas respecté cette condition mais il avait même lancé, en novembre 2008, un raid meurtrier sur l’enclave palestinienne, déclarant par la suite que la trêve n’était pas pour autant rompue ! Dans son rapport sur la guerre de Gaza, le juge Richard Goldstone, mandaté par les Nations Unies, a établi que c’est bien Israël qui avait rompu la trêve. Visiblement, l’avis d’une commission indépendante de l’ONU a moins de valeur pour France Télévisions que la propagande d’un pays en guerre. 


Interview d'un diplomate israélien: les copains d'abord

Après avoir déroulé son tapis rouge de mensonges, M. Pujadas passe donc à l’interview du porte-parole du ministère israélien des Affaires Etrangères. Introduit par un reportage légitimant à demi-mot le blocus et la guerre contre Gaza, M. Saada joue sur du velours. La haute pugnacité M. Pujadas va-t-elle le faire vaciller ? Première question : « Finalement il y a eu neuf morts, pouvez-vous reconnaître que l’opération était disproportionnée ? ». Pas très mordant : en droit, une opération disproportionnée est une opération de légitime défense qui exagère dans ses proportions. Par le choix de ce vocabulaire insidieux, David Pujadas prend donc déjà la défense du crime israélien. Réponse de l’officiel : « Lorsqu’on voit la violence inouïe déployée par les activistes à bord du bateau (…) on est amené à dire que les soldats israéliens ont fait preuve d’une retenue et d’une maîtrise de soi absolument exceptionnelle ». Peut-être M. Pujadas aurait-il pu rebondir sur les propos pour le moins surprenants de son interlocuteur. Mais le journaliste enchaîne aussi tôt : « N’avez-vous pas renforcé ceux que vous voulez combattre, le Hamas et ses alliés ? ». Réponse de Daniel Saada, imperturbable : « C’est le contraire qui s’est passé. L’objectif de cette mission n’était pas humanitaire (…) mais consistait à briser le blocus pour renforcer le Hamas

Le Journal Télévisé de David Pujadas est-il une exception dans le paysage médiatique ? La couverture de l’attaque de la flottille pour Gaza est-elle une anomalie dans le traitement quotidien du conflit israélo-palestinien ? Malheureusement, non. Dès qu’il s’agit de ce conflit, la propagande israélienne s’invite dans les médias occidentaux suivant ces cinq règles de la « propagande de guerre », telles qu’elles sont décrites par Michel Collon dans le livre Israël, parlons-en ! :
». Une idée déjà évoquée précédemment dans un reportage du journal télévisé : la boucle est bouclée. David Pujadas conclura l’entretien par une troisième et dernière question sur le crédit d’Israël. Le porte-parole rétorquera que les actions de son gouvernement sont souvent mal interprétées. Au regard de l’étonnant reportage ayant introduit l’interview, de la torpeur journalistique de M. Pujadas et des réponses psalmodiées par M. Saada, le téléspectateur sera en droit de se poser des questions sur la spontanéité de l’entretien. Et au regard de l’ensemble des reportages consacrés à l’attaque de la flottille pour Gaza, n’importe quel esprit critique se posera des questions sur l’indépendance de France Télévisions face à la propagande israélienne.


1.    Cacher l’Histoire. Avant d’interviewer M. Saada, David Pujadas nous a proposé un reportage sur les raisons du blocus israélien, « pour bien comprendre ». Pour bien comprendre, il aurait fallu  rappeler les causes profondes du conflit et comment Israël, Etat colonial, occupe des territoires palestiniens en violation du droit international.


2.    Cacher les intérêts économiques. Pourquoi un pays se croit-il autorisé à assassiner des membres d’un équipage humanitaire dans les eaux internationales ? Jusqu’ici, Israël a toujours jouit d’une impunité car il est soutenu par les plus grandes puissances occidentales, principalement les Etats-Unis. Sa mission ?  Jouer le rôle du gendarme du pétrole dans la région stratégique du Moyen-Orient.


3.    Diaboliser l’adversaire. Par la magie de France 2, un convoi humanitaire regroupant diverses ONG, des députés européens et même un prix Nobel de la Paix s’est transformé en action de déstabilisation politique au service du Hamas. Le mouvement de résistance palestinien démocratiquement élu étant présenté comme une organisation islamiste ayant pris le contrôle de Gaza par la force et étant la principale source de conflits.


4.    Inverser la victime et l’agresseur. La propagande essaie de nous faire croire que le commando israélien a perdu le contrôle de la situation, attaqué par une bande d’activistes surexcités. Difficile de savoir ce qui s’est réellement passé sur les bateaux. Ce qui est clair par contre, c’est qu’Israël a abordé le convoi dans les eaux internationales. Il s’agit d’un acte de piraterie illégal qui place les activistes pro-palestiniens en situation de légitime défense.


5.    Monopoliser l’info, exclure le vrai débat. La version israélienne a occupé la majeure partie du temps d’antenne consacré à l’attaque de la flottille. La rédaction de France 2 a tenté de comprendre ce qui s’était passé : les activistes étaient-ils armés ? Qui a attaqué en premier ? La flottille avait-elle un objectif caché ? Ces questions restent secondaires et il serait difficile d’y apporter des réponses précises pour l’instant car l’armée israélienne exerce un contrôle sur l’information. L’élément principal de ces événements, c’est le blocus illégal et inhumain qu’impose Israël à la population de Gaza. Ne l’oublions pas, des personnes ont payé de leur vie pour essayer de briser cette situation injustifiable.


http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2786:la-propagande-israelienne-pirate-les-ondes-de-france-2

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:44
La politique en France : Fermer les yeux du peuple et obtenir le contrôle des cerveaux pour contenir les masses.
Samuel Métairie

http://sam-articles.over-blog.com

 

 

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-politique-en-France-Fermer-les-yeux-du-peuple-et-obtenir-le-controle-des-cerveaux-pour-contenir-les-masses.html


« Le boulot des intellectuels du courant dominant, c’est de servir en quelque sorte de "clergé laïque", de s’assurer du maintien de la foi doctrinale. Si vous remontez à une époque où l’Église dominait, c’est ce que faisait le clergé : c’étaient eux qui guettaient et traquaient l’hérésie. Et lorsque les sociétés sont devenues plus laïques [...], les mêmes contrôles sont restés nécessaires : les institutions devaient continuer à se défendre, après tout, et si elles ne le pouvaient pas le faire en brûlant les gens sur le bûcher [...], il leur fallait trouver d’autres moyens. Petit à petit, cette responsabilité a été transférée vers la classe intellectuelle - être les gardiens de la vérité politique sacrée, des hommes de main en quelque sorte. »

Cette phrase de Noam Chomsky, celui que l’on appelle le plus grand intellectuel de tous les temps avant de le taxer à tort d’anarcho-marxiste antisémite résume parfaitement le rôle et l’influence des intellectuels médiatiquement tolérés dans le processus d’orientation ciblée des opinions : reproduire l’ordre établi, lui offrir une légitimation, et déterminer ce qui est politiquement correct de ce qui ne l’est pas. Faire perdurer dans les esprits l’idée qu’il n’y a pas d’autres organisations possible de la société que la fausse démocratie, et que l’Occident reste LE modèle de base de civilisation à sauver coute que coute.

Le pouvoir politique n’est pas à conquérir, il est à détruire.

Depuis bon nombre de siècles en France, du moins depuis qu’il existe un État unifié cloisonné par des frontières inviolables, que le gouvernement des sujets subalternes soit d’essence politique ou économique, un groupe d’individus portés au pouvoir œuvre toujours dans la même finalité : conquérir le pouvoir et le conserver à tout prix. Tout faire pour ne pas que le trône vacille. D’ailleurs, que l’on soit en monarchie absolue ou parlementaire, en oligarchie capitaliste, en démocratie ploutocratique (gouvernée par l’argent, les marchés financiers) ou en régime impérial, les gouvernants et la bourgeoisie cultivent toujours la même crainte que la masse se soulève en insurrection populaire. D’où l’aspect autoritaire et l’intransigeance des politiques publiques, dont les actions confinent la liberté et l’égalité du peuple dans des cercles sans cesse plus restreints pour empêcher que toute lutte sociale ne parvienne à ses fins. Car partout où il s’exerce, dans toutes ses sphères d’influence, le pouvoir ne travaille pas pour prendre soin de la population, mais pour faire en sorte que celle-ci soit maintenue à un niveau de subsistances et de croyances collectives suffisamment stables pour ne pas générer de révoltes contre la classe dominante, possédante, minoritaire et gouvernante.

Au cœur même du concept de pouvoir, il y a la capacité d’un individu à obtenir d’un autre ce qu’il n’aurait pas fait instinctivement sans l’intervention du premier. Ainsi, s’introduit des relations dominant/dominé, des sphères d’influence et de soumission à l’autorité, des rapports de force exécutoires et de forces exécutives. La philosophie de Michel Foucault démontrait que ce pouvoir n’est pas l’apanage du politique, mais que les interactions sociales entre les individus font constamment l’objet de relations de commandement/obéissance, chaque organisation ayant du pouvoir sur des individus à un moment donné, dès que s’installe un échange. De la même manière que le parent a du pouvoir sur son enfant, le conseil d’administration d’une entreprise peut dicter au PDG de nouveaux objectifs de rentabilité, sous la menace d’une éviction. De même, l’administration fiscale a le pouvoir de faire payer des impôts.

Le pouvoir politique, quant à lui, n’est pas directement perceptible vu qu’il est loin de l’individu en tant que tel. C’est ce qui fait sa durée de vie. Plus il est distancé de la société civile, plus celle-ci va consentir à l’action des pouvoirs publics, même l’action publique la plus indigeste qui soit : si A impose directement à B de verser des millions d’euros à C, il y a peu de chance pour que la transaction soit effectuée, car B se sentira volé. Si en revanche, l’État (A) impose à sa population active (B) de s’adapter à la casse du système de retraites, au déchirement de la couverture sociale en général, au démantèlement des services publics et à l’introduction d’une vague néolibérale sans précédent dans l’économie française, pour que les marchés financiers (C) puissent à loisir faire tapis sur l’Europe au poker et aspirer le capital du secteur public vers les comptes privés, alors là, la majorité de la population pourtant profondément blousée, va quand-même devoir continuer de vendre sa force de travail sur un marché complètement dépourvu d’avenir. Les relations de pouvoir qui s’exercent des gouvernants politiques et économiques envers les acteurs sociaux, la population, génère ensuite de la manipulation, et celle-ci peut radicalement changer le comportement politique des gens, ce grâce aux médias dominants et leur mécanisme de propagande.

Se pencher sur le pouvoir politique et s’en méfier, c’est aussi s’éloigner des partis politiques, de l’enfermement idéologique que l’affiliation partisane incombe, et refuser CE système de vote partisan. Dans un pays comme le notre, lorsqu’un parti politique prend forme en vue d’une échéance électorale, tous les moyens mis en œuvre pour remporter la bataille idéologique sont envisageables. Corruption, clientélisme, communication de masse, mensonges, promesses insoutenables, séduction populiste, sourire bloqué en forme d’enthousiasme à dose pharmaceutique pour l’image des caméras, bonne humeur affichée aux micros des soldats de la propagande journalistique, diffamation et dénonciation déguisées en forme de programmes politiques différents. Bref, tout y est au carnaval de l’hypocrisie, mais pas un seul n’est sincère.

Me direz-vous, peut-être existe-t-il encore en France un homme politique qui serait respectable, dont le programme idéologique humaniste, socialiste, serait porteur d’espoir pour bon nombre de citoyens, et qui mériterait d’être élu pour rebâtir un vrai socialisme, et rendre plus positive l’image internationale de notre pays que celle imposée par l’actuel présidictateur faisant office de vacataire de l’Élysée... Mais il serait forcé d’utiliser des règles du jeu viciées des urnes, là où le vainqueur de l’élection est celui qui a injecté le plus d’argent dans la campagne, et cet homme respectable ne sera jamais élu président de la république. Dans tous les cas, toute promesse faite à des électeurs n’est qu’électoraliste, opportuniste. Se reposer sur des chefs de partis politiques proférant leur stratégie électorale, et leur attribuer un suffrage, c’est croire qu’il existe en politique des philanthropes dont le rôle est d’améliorer nos vies, alors qu’ils ont écrasé tant de têtes avant de pouvoir gravir les échelons et se faire élire à la tête des partis.

Il est d’usage de croire que le Président de la République française et son gouvernement sont ceux qui dirigent le pays. Comme s’ils étaient ceux qui ordonnaient aux esclaves (la population) de ramer pour faire avancer la galère. Mais trop occuper à ramer, les soixante-cinq millions d’hommes de main ne voient pas vers quoi le navire de guerre se dirige…

Certes, l’organe exécutif possède des pouvoirs, inutile ici de les énumérer longuement, au niveau de l’armée, de la sécurité, des entreprises publiques, il a l’initiative des lois etc. Et nous voyons depuis l’été 2007 à quel point la volonté d’un prince président plus que douteux peut être néfaste et saigner à blanc de manière irréversible les acquis sociaux d’un peuple tout entier en faisant table rase des luttes sociales du passé… Néanmoins, lorsque le mandat présidentiel touche (enfin) à sa fin, et qu’une bataille électorale se joue dans l’arène, il est important de faire croire que c’est le citoyen qui choisit et que le pouvoir change de main. Le vainqueur d’une élection de ce type est celui qui a injecté le plus d’argent dans sa campagne, c’est aussi celui ou celle dont l’action politique accordera le plus de crédit aux agents du grand Capital, aux entreprises privées, aux lobbies, aux banquiers et qui fera le jeu des marchés financiers. Comment imaginer, dans une économie globalisée qui se prostitue en permanence aux ordres des requins de la finance internationale, qu’un homme politique mène en France une politique sociale égalitaire de premier plan ? L’État et sa gouvernance se vendent sur un gigantesque marché où il faut être compétitif, quitte à vendre tous ses brevets aux pays "émergeants" comme la Chine ou l’Inde, quitte à vendre ses entreprises publiques aux copains pour en devenir actionnaires. Voila pourquoi nous n’avons qu’un choix restreint entre deux, trois partis de masse tout au plus, dits "partis attrape-tout", où au final, les candidats s’accordent sur le fond : avoir le pouvoir, et satisfaire les objectifs de l’économie de marché. A l’issue de la courte équation à une seule inconnue, nous voila donc avec une mascarade démocratique dite représentative à parti unique, où l’issue du scrutin bénéficie à l’UMPS, pour un gouvernement moribond n’écoutant pas le peuple, tant l’écart est grand entre ce qui a été dit pendant la phase de séduction électorale et ce qui est fait concrètement...pour les méchants loups banquiers et actionnaires du Capital. (La cassure-réforme des retraites, la mobilisation et protestation sociale qu’elle engendre ainsi que le mutisme du pouvoir que cela suscite est très révélateur d’une spirale infernale implacable et soumise à la dictature des marchés financiers.)

De ce point de vue, le pouvoir politique est donc quelque chose qui dépossède l’humain de sa propre liberté d’action, dont il faut chercher à se méfier le plus possible si l’on ne veut pas subir l’action du groupe sur nous-mêmes. Le pouvoir politique n’est pas à conquérir, il est à détruire, pour que tous ceux qui composent la société civile, [salariés du privé, fonctionnaires, étudiants, chômeurs, retraités, artisans et travailleurs indépendants, agriculteurs, etc.] fassent eux-mêmes partie du gouvernement, s’affranchissent de toute autorité les gouvernant. Et que celui-ci ne soit pas une fonction de métier, mais une activité réservée à qui s’intéresse à la gestion des affaires publiques dans le respect de tous, pour le bien commun de tous. Évidemment, ce projet social serait jugé bien trop utopique pour être réalisé, il ne peut exister que dans la philosophie politique du socialisme libertaire. La société mercantile et l’ère marchande ont trop vite fait oublier à l’être humain qu’il pouvait commercer avec autrui tout en respectant la valeur du travail produit par chacun, selon ses besoins et ses capacités. D’où la nécessité de conserver le socle étatique et sa base juridique, c’est un mal nécessaire.

En effet, dans ce monde globalisé dirigé par les petits clubs privés de l’élite banquière et politique, qui correspond de moins en moins aux attentes et espoirs des individus, l’État est devenu plus que jamais nécessaire. Ne serait-ce qu’en guise de rempart, pour se protéger des attaques perpétrées par la mondialisation libérale (comme l’explique N. Chomsky encore, avec sa théorie de l’État/cage qui protège de la loi de la jungle des multinationales privées), si celui-ci jouait son rôle social, pour garantir les services publics et la redistribution réelle de la richesse produite au niveau local de façon équitable.

Le pouvoir politique n’a donc que pour objectifs ceux de : contenir les révoltes du peuple, ne lui accorder qu’une expression de protestation sociale sporadique occasionnelle en manifestant docilement dans des rues cerclées de CRS, accorder une pleine liberté d’expression tant qu’elle reste dans le cadre de la loi, (si une loi interdit les actes de dissidence, nous avons la pleine liberté d’expression pour publier les éloges envers le pouvoir, rappelons nous les dictatures européennes des années 1930…). Donner au populo l’impression d’être libre là où, chaînes aux pieds, il est contrôlé, filmé, intoxiqué, surveillé, fliqué, fiché, mais "libre" (d’appliquer la loi…). Enfin, prévenir des infractions pénales et civiles, garantir une espèce de semblant d’État de Droit, une justice à deux ou trois vitesses là où les dominés sont toujours moins bien protégés que les puissants qui eux, peuvent se permettre quelques petits tours de passe-passe, de pots de vin et de transactions douteuses de temps en temps. Vivement pour eux que la suppression du juge d’instruction soit effective.

Enfin, pour couronner le tout, endoctriner les masses, et placer dans les cerveaux, dès l’école et l’enfance, d’innombrables faits historiques vidés de leur réelle cause qui encensent le cours de nos pensées futures comme par exemple le mythe que la défaite de 1940 était inévitable (pour le pouvoir économique, l’occupation et le fascisme étaient plus rentables que la résistance), ou l’idée que la révolution de 1789 avait aboli la monarchie, que la propagande est toujours le fait des dictatures nazies, soviétiques ou cubaines…

Pour ce faire, les détenteurs du pouvoir politique et économique, tous deux intimement liés, doivent faire en sorte que les dominés expriment en permanence leur consentement et leur conformisme à l’ordre dominant. Pour maîtriser l’ensemble du corps social, tout ou partie repose sur les dogmes reconnus et tenus pour légitimes par tous au moyen de mécanismes d’autocontrainte et d’auto-soumission à l’autorité. L’avantage dont bénéficient les pourfendeurs politiques du capital est que l’institution transcende la vie humaine : son espérance de vie peut être supérieure à celle de l’Homme. L’humain n’étant que de passage sur cette Terre, chaque nouveau né doit adopter les codes qui existaient avant lui s’il veut être intégré à son époque, à sa société. L’enfant scolarisé socialisé suit une formation d’adaptation au monde dans lequel il pourra évoluer sainement et accumuler du lien social, s’il a la chance d’avoir été sélectionné. Pour cela, il doit apprendre à être dynamique, compétitif comme si sa vie était une entreprise. Il doit gagner sa vie au détriment de son temps libre, et ce n’est qu’après avoir grimpé les marches de la hiérarchie sociale, écrasant sans le voir bon nombre de ses confrères, que l’esclave moderne sera gratifié pour le mérite qu’il a eu toutes ces années durant.

En échange de la course au mérite que nous propose la démocratie libérale, le chantage institutionnel dominant permet aux conseils d’administration de placer leurs dirigeants ou de se décharger de leurs fonctions en laissant à penser que quiconque refuse de faire fructifier ce désordre global s’est naturellement mis à l’écart de sa communauté. Car pour obtenir de tous la soumission au pouvoir, la croyance aux dogmes divers et variés dont nous parlerons plus bas, que ce soit par l’argent ou la coercition du droit, il est nécessaire que les cerveaux aient été préalablement adaptés dès l’enfance, à l’école. Cet art de l’empire capitaliste et son ingéniosité à se renforcer, malgré la prise de conscience mondiale qui tente de percer dans l’ombre, passe par l’éducation scolaire, la reproduction des élites, la falsification de l’Histoire, et la propagande médiatique.

Transformer les cerveaux en éponges gorgées de normes, de dogmes idéologiques, et d’imaginaires collectifs.

L’État français s’est constitué lentement au fil du temps, et correspond à un long héritage social, philosophique, économique et politique reçu de nos ancêtres. Toutes nos institutions publiques ou privées n’ont pas été érigées au hasard, et ce, encore moins du jour au lendemain. Elles sont le résultat d’une mise en pratique des écrits d’intellectuels que les puissants ont choisi d’écouter, de doctrines émanant d’écrivains servant de garde-fous idéologiques du pouvoir, de luttes sociales ayant contraint les gouvernants à plier sous la fermeté des grèves et des mouvements sociaux.

Ce ne sont pas les gens du peuple qui ont mis en place les instances gouvernementales. L’actionnariat et la finance ont été installés par les banquiers il y deux siècles car ils avaient compris que posséder des parts dans les entreprises privées leur apporterait moult bénéfices sans avoir à faire partie du processus de production.

Les institutions démocratiques de ce pays ont été bâties par des professionnels de la politique issus de la classe dominante, notables bourgeois et aristocrates. Par exemple, la constitution de la Troisième République fut rédigée par les monarchistes après la défaite face aux prussiens, avant de perdre les élections face aux républicains. Cela montre qu’en France, l’objectif initial n’était pas d’instaurer un régime démocratique en confiant l’initiative des lois au peuple, mais à l’aristocratie, à l’image des théories de Montesquieu, Rousseau, et des Pères fondateurs de la constitution américaine.

De l’Empire Carolingien qui commence en 800, avec le sacre de Charlemagne, et marque le début de la consolidation des frontières du royaume de France, à la cinquième république de 1958, le droit de parole a toujours été confié aux intellectuels dominants, qui certes étaient dissidents à leur époque, mais étaient tolérés par le pouvoir. Saint Thomas d’Aquin (1224-1274) prônait une monarchie élective et une séparation des pouvoirs pour réguler l’action du prince, faisant renaître les idées d’Aristote en France. Cet intellectuel et théologien du XIIIème siècle ne faisait que servir le Clergé et le pouvoir royal. Thomas More (1478-1535), qui développa l’un des premiers ouvrages communistes de la pensée politique moderne, avec « Utopia » considérait que l’égalité devait prédominer sur la société d’ordre et de classes. Nommé à la couronne anglaise, il n’a été exécuté que parce qu’il s’est opposé à reconnaître la seconde épouse du roi Henri VIII comme reine d’Angleterre, se ralliant au Vatican plutôt qu’à l’Église anglicane nouvellement créée. Ces hommes reproduisaient les croyances collectives religieuses gouvernées par le Clergé depuis des siècles, il fallait croire à l’imaginaire collectif divin pour avoir le droit de parole, et en diffuser les préceptes. Si l’on se penche sur les théories développées pendant Le siècle des Lumières, Hobbes, Montesquieu, Locke, Rousseau, Voltaire, Constant, il est souvent lu dans les manuels scolaires qu’ils ont préparé la révolution de 1789, ainsi que l’avènement de l’esprit rationnel affranchi de la doctrine divine chrétienne. Ces écrits faisant passer 1789 pour une révolution d’initiative populaire lancée par le Tiers-État n’étaient autres que des codes pour consolider le pouvoir de l’aristocratie plutôt que de le donner au peuple, considéré jusqu’alors comme trop incompétent, pas assez cultivé pour s’occuper de la chose publique. La révolution française, il semble nécessaire de le rappeler, n’était qu’un putsch de l’aristocratie sur la bourgeoisie monarchiste, et avait pour but de changer les têtes dirigeantes, non améliorer les conditions de vie de la population.

Les idées politiques évoluent, c’est un progrès intellectuel énorme au fil des siècles pour l’Humanité toute entière, mais l’enfermement dogmatique des esprits perdure : la volonté divine toute puissante est remplacée au 18ème siècle par l’esprit rationnel, la souveraineté du peuple et la légitimité constitutionnelle alors que cela n’a jamais réellement existé. Combien d’Hommes écrivant des théories non souhaitables par les gouvernants n’ont pas été retenu par l’Histoire, oubliés dans les méandres du temps qui passe ? De Platon à nos pseudos philosophes médiatiques d’aujourd’hui comme BHL, Finkielkraut, Attali etc., les philosophes que l’Histoire choisit de retenir, d’écouter, sont ceux que les puissants jugent utiles à leur service et à la survie de leur pouvoir, ce n’est nullement pour cultiver les masses populaires et nourrir le débat démocratique en proposant un projet social nouveau. A nous, contemporains du 21ème siècle de le faire, il y a du travail.

La Troisième République et ses lois de 1881 rendent l’instruction scolaire obligatoire pour tous les enfants. De fait, l’uniformisation de l’éducation, similaire pour tous, fait que la propagande institutionnelle devenait un immense progrès social. L’éducation nationale sélectionne les élites, reproduit les inégalités sociales (un fils de cadre a plus de chance de sortir diplômé qu’un fils d’artisan ou d’ouvrier), nous empêche parfois d’être libres de penser par nous-mêmes, elle installe la compétition entre les individus par l’évaluation trimestrielle, impose de courber l’échine face à l’autorité du maître ou professeur, elle éradique les possibilités de luttes sociales en se réclamant hypocritement de rassembler des élèves issus de milieux sociaux différents dans une seule et même classe. L’école est une institution de formatage idéologique, elle forme des générations de petits moutons suivant les sentiers bien tracés par le système babylonien, dont le processus se poursuit à l’université : l’objectif est de réfléchir, de se poser des questions, mais tout en ayant un format de pensée allant dans le sens voulu. L’autre aspect négatif à retenir qui nécessiterait une profonde réforme du système éducatif, c’est que par l’argument de l’ascenseur social et de la mobilité sociale (un fils d’ouvrier peut devenir cadre par les diplômes universitaire), l’éducation nationale achète la paix sociale, en laissant l’impression que le système offre une chance à chacun d’entre nous, condamnant ainsi tout espoir de résistance collective à l’ordre établi même si on le critique personnellement. Enfin, elle ne donne pas le goût d’apprendre aux élèves, par son aspect de boîte à former de l’adulte à échelle industrielle en forme de ciment du projet professionnel, et aller à l’école pour bon nombre de français est synonyme de temps perdu, d’angoisse, de malheur, de souffrance interne, de souvenirs traumatisant.

Pourtant, ce serait un tort de ne pas soulever des avantages non négligeables, en ce qu’elle donne la chance à tout le monde d’être cultivé et instruit, de savoir lire et écrire. En France, en 2007, le taux d’alphabétisation est de 100%.

Nous bénéficions jusqu’ici d’un des meilleurs systèmes d’éducation publique en France, et pourtant, on nous encense depuis l’enfance de tout plein de non sens remplis d’indécence, en faisant croire aux mômes que nous vivons en démocratie dans un système de libertés, égalitaire, fraternel, et qu’il faut voter pour choisir les gouvernants là où aucun citoyen ne choisit qui va le diriger. De ce côté, l’école est maître dans l’art de reproduire les croyances collectives en lesquelles chaque individu scolarisé a sa chance d’accès à une situation professionnelle et donc financière confortable, là où seuls 15% des fils d’ouvriers n’obtiennent le bac général.

La mesure du temps, instrument universel de gouvernement des comportements humains.

Tout au long du processus d’apprentissage des normes et des valeurs de la société, une chose primordiale instituée comme naturelle qui gouverne l’humain est la mesure du temps.

Dans nos sociétés occidentales, sans la maîtrise du temps, le système capitaliste n’aurait pas pu se développer et s’étendre à l’échelle de la planète. Les articles, les textes, et les ouvrages traitant de l’histoire du capitalisme analysent l’essor du colonialisme, mine d’or de l’économie européenne dès 1492, des Révolutions Industrielles du 19ième siècle et de l’industrialisation qui a suivi l’avènement des théories de l’organisation du travail. Le Fordisme et le Taylorisme théorisent le travail à la chaîne en usine, et les paradigmes de macroéconomie étudient le marché du travail, l’économie d’échelle qui permet d’augmenter la production, la logique économique de créer des besoins, et de tendre vers le plein emploi, ou de limiter le taux d’inflation suivant l’angle d’approche idéologique préférée.

Mais la maîtrise du travail, la gestion et la division des tâches à effectuer ne peuvent se faire s’il n’y a pas de contrôle de l’individu sur une échelle numérique fixée rationnellement pour le faire obéir à des ordres. Ce concept créé de toute pièce par l’être humain pour gérer l’évolution de la vie sociale sur le Globe, est peut-être la chose la moins remise en cause dans l’analyse des conséquences néfastes du capitalisme, et c’est pourtant celle qui permet d’enfermer la totalité de la population mondiale sous les mêmes critères.

La division du temps que nous connaissons, en douze mois de trente jours est celle qui a été pour la première fois instituée par le royaume de Babylone au douzième siècle avant notre ère. L’objectif de l’article n’est pas de critiquer tel ou tel mode de calendrier, romain, julien, grégorien ou autre, mais de proposer l’idée que l’uniformisation du temps fut un outil fourni par les scientifiques au profit de la classe dirigeante, qui l’a utilisé pour contrôler les foules. Pour déterminer la valeur d’un article produit de la main de l’Homme, il fallait posséder la notion du temps pour en déterminer le prix de l’article, la concurrence, l’inégale répartition de l’argent, etc. Le contrôle du travail passe par le temps : dans une entreprise ou une usine, un superviseur, contremaître ou manager est chargé de vérifier le travail de ses subordonnés, et de leur demander d’aller plus vite, pour être plus rentables à l’entreprise. Cela permet de fixer un cadre d’obligations auxquelles le travailleur doit se soumettre sous peine de sanctions ou de licenciement économique. Le temps fixe le travail, les salaires, la valeur des choses, il est au cœur même de la logique d’entreprise : pour faire du profit, il faut maîtriser la course après le temps qui passe, pour davantage de productivité horaire par tête.

Même dans les formes les plus élémentaires de la vie sociale, nous sommes conditionnés par le découpage du temps. Il fixe un cadre qui formate et uniformise tous nos actes, pour lesquels il est difficile de se réapproprier une liberté face à la pression de la société régie sur ce découpage horaire, journalier et mensuel du temps. Le fait que tout le monde possède une horloge, une montre, ou tout appareil indiquant l’heure à n’importe quel coin de la planète, et que nos actes en répondent permet d’arriver à une conclusion : hormis le cours naturel des planètes, tout découpage du temps reste établi selon la volonté humaine, et peut varier selon la conception des humains de leur monde. Le temps est une bonne arme de poing de la classe dirigeante pour exploiter les dominés de la planète sans qu’ils ne remettent en cause ce découpage, mais nous en sommes tous les esclaves aliénés, la pleine et réelle liberté ne s’acquière donc qu’au moment venu du trépas. Que l’on se dise altermondialiste, anarchiste antisystème, ou que l’on critique sans étiquette la logique économique qui régit les activités humaines de nos jours, voila quelque chose qui ne pourra jamais être changé, car c’est le repère majeur de l’Humanité. Pourtant, ce contrôle du temps est pour grande partie responsable de l’exploitation de l’Homme par l’Homme des temps modernes.

Il faudra donc beaucoup de temps pour s’approprier le temps de reprendre le pouvoir sur le temps. L’Occident capitaliste, son pouvoir économique et politique, ses institutions, son idéologie, sa propagande, ses croyances collectives et sa maîtrise du temps ne sont pas prêts de stopper leurs ravages sur la Terre entière. Ne l’attendons pas pour vivre de meilleurs lendemains et construisons les à notre échelle locale.

Samuel Métairie
http://sam-articles.over-blog.com

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 01:40

Woerth, et ça continue !

 

Maistre avait conseillé à la fortunée dame de ne pas régulariser son île car on risquait de tirer le fil qui déroulerait toute la pelote. Et ce fil est celui antithétique d’Ariane. Il ne permet pas de sortir du labyrinthe mais au contraire d’aller en son cœur retrouver le veau d’or à la place du Minotaure. Ces enregistrements ont ouvert la boîte de Pandore et les effluves qui s’en échappent sont malodorants.


http://www.agoravox.fr/local/cache-vignettes/L198xH286/CasettaMancelWoerthADO-46ddc.jpg 

 

 C'est comme aux Galeries Lafayette, tous les jours on en apprend une nouvelle,

et chacune enfonce un peu plus l’immaculé Eric dans une fange peu ragoutante.

 

On apprend par exemple que l’immaculé Eric avait déjà eu des soucis avec des comptes (Rue89) :

Par un arrêt du 26 janvier 1990, le Conseil d’Etat annule son élection. En cause, l’incompatibilité avec sa fonction de directeur général de l’ADO. ADO, trois lettres pour « Agence de développement de l’Oise », trois lettres qui auraient pu causer sa perte dès l’entame de sa carrière politique.

 

« L’ADO exécute ses missions sans titre légal »

 

L’Agence et son directeur général se sont faits vertement épingler le 12 novembre 1992 dans un rapport définitif de la chambre régionale des comptes de Picardie, que Rue89 s’est procuré, comme Mediapart et Le Canard Enchaîné.

 

Dès sa création en juillet 1986, son poids dans le département a immédiatement été important. Par une décision du 13 octobre de la même année, le conseil général de l’Oise confie à l’ADO « l’impulsion, la coordination et la cohérence de toutes les actions concourant au développement départemental », et en même temps l’ensemble des crédits d’interventions économiques de la collectivité locale.

 

Illégal, tonne le tribunal administratif d’Amiens le 1er décembre 1987 : il est interdit de confier de telles attributions à une association régie par la loi de 1901. Attributions alors légèrement modifiées par le conseil général, mais insuffisamment. Ce que la chambre régionale des comptes ne manque pas de souligner :

 

« C’est sans titre légal que, depuis la décision du tribunal administratif d’Amiens, l’ADO exécute les missions qu’elle remplit pour le compte du département et pour lesquelles elle reçoit une subvention du conseil général. »

 

« La gestion de l’ADO a été dispendieuse »

 

Cette subvention « représente plus de 80% des ressources totales » de l’ADO, note encore la chambre. Et elle ne semble pas approuver la façon dont l’Agence dépensait l’argent public :

 

« La chambre a en effet relevé que la gestion de l’ADO au cours de la période examinée avait été dispendieuse, pour des actions dont l’intérêt, dans le cadre de l’action économique du département, était souvent discutable, et dont la mise en œuvre était parfois improvisée. »

[…]« Après deux augmentations de 25,7% et 18,9% intervenues en juillet 1987 et janvier 1989, le salaire brut mensuel de monsieur Eric Woerth a été porté de 23 400 francs en juin 1986, date de son recrutement, à 35 000 francs en janvier 1989. […]

 

A cette rémunération mensuelle, il convient d’ajouter les trois primes de fin d’année de 23 400 francs, 29 418 francs et 29 418 francs, qui lui ont été versées au titre des exercices 1986, 1987 et 1988. Monsieur Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail. » […]« Après l’arrêt du Conseil d’Etat, ci-dessus mentionné, annulant son élection au conseil municipal de Chantilly, monsieur Eric Woerth, craignant à juste titre d’être également déclaré inéligible au conseil régional dont il était aussi membre, informait le président de l’ADO de son intention de résilier son contrat d’engagement et d’abandonner son emploi dès le 8 février 1990.

 

Le président a accepté que monsieur Eric Woerth n’exécute aucun préavis et l’a ainsi libéré sans délai de toute obligation contractuelle. En outre, “eu égard aux excellents résultats de l’ADO sous sa direction”, selon ses propres termes, il a décidé de lui octroyer une prime de fin de contrat d’un montant égal à cinq mois de salaire, soit 175 000 francs. »

 

Médiapart soulève de beaux lièvres comme ceux-ci :

Ce n’est pas tout. « Monsieur Eric Woerth disposait également d’une voiture de fonction, ce qui n’était pas prévu dans son contrat de travail, et comme son domicile, situé à Chantilly, est éloigné du siège de l’Agence, les frais d’essence pris en charge par l’ADO ont été coûteux pour les finances de celles-ci. En 1988, par exemple, leur montant a été de 15.060 F. La chambre a également relevé qu’en stricte application de son contrat, Monsieur Eric Woerth aurait dû percevoir au titre de l’exercice 1986, compte tenu de la date de son recrutement, une prime au plus égale à la moitié de celle dont il a bénéficié, qui s’est élevée à 23.400 F. »

A ces observations, reprises dans le rapport définitif de la chambre régionale de Picardie, Jean-François Mancel a répondu en soutenant que le salaire du directeur de l’ADO était « peu différent des salaires des fonctionnaires territoriaux » occupant de tels postes de responsabilité. Mais l’argument n’a pas convaincu les magistrats : « La chambre conteste cette évaluation qui cumule abusivement les régimes indemnitaires de périodes différentes » et maintient que « la rémunération nette dont bénéficiait le directeur de l’ADO en 1990, soit 400.000 F, était très nettement supérieure » à celles des fonctionnaires évoqués.

Autre mélange des genres, avec les frais d’avocat. « La chambre a également relevé que les frais d’avocat de M. Eric Woerth dans l’affaire » devant le Conseil d’Etat (9.000 F) ont été « pris en charge indûment par l’ADO ». Or « cette affaire avait en effet un caractère éminemment personnel puisqu’elle portait sur l’éligibilité de M. Eric Woerth au conseil municipal de Chantilly ».

 

 

N’y avait-il pas là, déjà en 1992, un conflit d’intérêt ? Il faudrait poser la question à l’immaculé Eric. On remarque aussi surtout que l’immaculé Eric est très loin d’être l’ennemi de ses intérêts, intérêts qui coûtent chers à la collectivité.

 

On apprend que les 7 500 € versés par la fortunée dame ont abouti sur le compte d’un microscopique parti (NouvelObs) :

 "Madame Bettencourt a aussi versé 7.500 euros à l’association de financement de l’association de soutien à l’action d’Eric Woerth (AFASAEW) en mars 2010", reconnaît-on dans l’entourage de Patrice de Maistre. Valérie Pécresse et l’UMP étaient en campagne pour les régionales. Pas l’ex-ministre du budget. Comme révélé par Mediapart, il existe bien en Picardie une "association de soutien à l’action" d’Eric Woerth, (voir la déclaration au Journal Officiel) un parti intégralement dévoué au ministre du budget puis du travail, qui n’a touché aucune cotisation en 2008 (donc sans adhérent apparent à l’époque), d’après les derniers bilans comptables rendus publics sur le site.

et Le Figaro complète : 

Autre information : l’« Association » a également bénéficié au fil du temps de quatre versements de la part de l’UMP. Un point qui pourrait envenimer la situation dans laquelle se trouve actuellement le ministre du Travail. Car ce dernier, également trésorier du parti présidentiel, pourrait être à nouveau accusé de confusion des genres, en étant lui-même à l’origine des subventions de l’UMP vers son parti.

suivi par Le Monde : 

Ce parti aurait bénéficié de quatre versements de la part de l’UMP pour un montant de plus de 60 000 euros. De quoi payer des frais de réceptions qui s’élevaient à plus de 15 000 euros rien qu’en 2008...

 

 

N’y avait-il pas là un conflit d’intérêt ? Il faudrait poser la question à l’immaculé Eric.

 

Vous voyez le truc, un parti sans adhérent, qui reçoit des subventions, y compris de l’UMP, c’est après ma Mythologie, la Bible : charité bien ordonnée commence par soi-même (je ne suis pas sûr que ce soit dans la Bible, mais bon, je suis comme Jeanne d’Arc j’entends des voix). Mais il faut aussi se demander si ce n’est pas un travestissement de la loi que de créer un pari sans adhérent à vocation ultralocale et personnelle afin de toucher « légalement » des subventions.

 

Mais nos surprises ne s’arrêtent pas là. Le Monde, qui a manqué passer dans l’escarcelle des proches de Sarkozy (Olivennes et Richard), révèle que l’immaculé Eric a dîné avec la fortunée dame, lui qui déclarait ne pas la connaître, tout comme il ne connaît Maistre que de vue, bien qu’il chassât le gros gibier avec lui et lui accrochât un ruban à la boutonnière :

 Un simple scellé, dans les centaines de documents judiciaires liés à l’affaire Bettencourt. Il s’agit du journal intime de Martin d’Orgeval, un photographe, très proche de François-Marie Banier, et donc de Liliane Bettencourt. Une date y est consignée : "30-01-08 : Liliane reçoit le ministre du budget à dîner Eric Woerth".

 

"Liliane", c’est donc Mme Bettencourt, première contribuable française, qui doit recevoir, ce 30 janvier 2008, dans son hôtel particulier de Neuilly-sur-Seine, Eric Woerth. Sept jours plus tôt, le 23 janvier 2008, celui-ci a remis, à Bercy, les insignes de la Légion d’honneur à Patrice de Maistre, le gestionnaire de la fortune de Mme Bettencourt. M. de Maistre n’est autre, à l’époque, que l’employeur de Florence Woerth.

 

Interrogé par Le Monde, le cabinet de M. Woerth a confirmé l’existence de ce dîner.

 

Les coïncidences de dates sont troublantes comme le dîner avec Peugeot juste après son cambriolage. Il aime les dîners l’immaculé Eric, en Suisse (mars 2007) pour récolter des fonds, fonds de ces banques qui aident à la fraude fiscale, au Bristol pour remercier les donateurs de l’UMP en présence de Nicolas Sarkozy, alors Président de la République (mélange absolu des genres) ou encore dans des locaux de son ministère (comment peut-on utiliser des bâtiments publics pour des fins privés ? A-t-il payé le loyer équivalent ?).

 

N’y a-t-il pas là un conflit d’intérêt ? Il faudra demander à l’immaculé Eric ?

 

Ce n’est pas tout. Médiapart, une sorte de mastif qui ronge l’os jusqu’à la moelle et creuse ce puits sans fond, découvre qu’en 2008 avec une très grande célérité rembourse pour 30 millions d’euros à la fortunée dame et qu’il n’y aurait eu aucun contrôle fiscal depuis 15 ans de la fortunée dame au contraire des affirmations de Baroin déclarant qu’avec cette catégorie de particuliers c’est tous les trois ans que l’on contrôle : 

Liliane Bettencourt a reçu de l’Etat, en mars 2008, une somme de 30 millions d’euros au titre du bouclier fiscal. Un virement effectué avec l’aval du ministre du budget de l’époque, Eric Woerth, dont la femme gérait la fortune de la milliardaire.

D’autre part, Mediapart peut révéler qu’aucune enquête fiscale n’a visé l’héritière de L’Oréal depuis au moins quinze ans.

 

Il est évident que si l’on fait un chèque de 30 millions d’euros on prend la peine de vérifier un peu et alors on découvre les comptes en Suisse et évidemment non seulement on ne donne pas ces 30 millions mais on colle une amende.

 

 

Ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Nicolas Sarkozy, en pleine crise d’autosatisfaction et de dénigrement tous azimuts (de ses ministres choisis par lui-même, déclarés par lui-même comme les meilleurs), s’est flatté que l’UMP n’avait pas de casserole (oubliant un peu vite son ami Aeschlimann, ses proches Balkani et d’autres) comme le RPR et a pris une vigoureuse défense de l’immaculé Eric. Il a une mémoire très courte. Il a été un membre très influent de ce même RPR, mais surtout qui a eu pour adjointe Louise-Yvonne Casetta, appelée la cassette, aux ordres du RPR et condamnée ? Et qui a été l’adjoint de Louise-Yvonne Casetta au RPR ? Mais avant écoutant cette édifiante déclaration de cette femme qui a tout pris sur elle car on y voit ce que sont ces immaculés hommes politiques (Le Point) : 

« Mme Casetta, qu’attendez-vous de ce procès ? » interroge la juge Catherine Bretagne. La question la cueille par surprise. « Qu’on reconnaisse que j’avais un rôle d’exécutante , lâche-t-elle, qu’il y avait des hommes politiques au-dessus de moi et qu’aujourd’hui ces hommes politiques ne me parlent plus, ne me regardent plus, qu’ils ont la lâcheté de me laisser toute seule. Que j’ai même été interdite d’entrée dans une soirée électorale et que... j’ai été cassée. Voilà » , achève-t-elle, la gorge nouée.

 

Quels hommes politiques ?

 

« Les trésoriers du RPR, les secrétaires généraux, les secrétaires nationaux, tous ceux qui donnaient des ordres » , ajoute-t-elle. Pas un nom n’est cité, mais les oreilles d’Alain Juppé, Robert Galley, Jacques Boyon, Jacques Toubon, Jean-Louis Debré, qui ont occupé ces hautes fonctions à la tête du parti ces années-là, ont dû siffler. Dans la salle, le message passe.

 

Quels étaient les rapport entre l’immaculé Eric et Louise-Yvonne Casetta ? Le Monde, avec d’autres, nous apprend ceci : 

Autre activité méconnue d’Eric Woerth, la direction de l’Agence de développement de l’Oise (ADO). Au début des années 1990, avec deux personnalités importantes du RPR - l’ancien secrétaire général Jean-François Mancel et Louise-Yvonne Casetta, la "banquière" du parti chiraquien -, M. Woerth s’était attaché à mieux faire connaître son département.

 

 Mais lors du procès d’Alain Juppé on apprend aussi ceci (L’Express) : 

Alain Juppé passe des moments fort inconfortables, mais se défend bec et ongles, affirmant, par exemple, avoir ignoré jusqu’en 1993 le système des emplois fictifs. « A cette date, dit-il au tribunal, j’ai recruté un nouveau directeur administratif et financier, Eric Woerth, venu du privé, pour régulariser la situation. » C’est ce dernier, ajoute Alain Juppé, qui a révélé que, « à côté des 155 salariés du RPR, il y avait une quinzaine de personnes dont les salaires étaient pris en charge par des entreprises privées ». Pourtant, après 1993, il n’est pas mis un terme à la pratique des emplois fictifs.

 

L’immaculé Eric va donc nous expliquer qu’aussi au RPR il y avait une compartimentation totale et que la main droite ignorait ce que faisait la main gauche, tout comme il nous explique la très grande compétence de son épouse, ce que ne semble pas confirmer Bakchich : 

Mais revenons aux qualités de Florence, la fidèle épouse de l’ex-comptable de Chirac… Si on peut affirmer qu’elle n’a pas de chance en affaires, c’est en raison de sa carrière manquée à la banque Rothschild. Entrée dans ce précieux temple de l’argent en 1997, au moment où Eric commence à se faire un petit nom en politique, assez vite Florence fait florès à la tête d’une unité qui place du fric dans les nouvelles technologies.

 

Tout marche si bien que de fortes sommes, extraites de la fortune « privée » des Rothschild, sont confiées à la sagacité de Florence. Las, c’est si bien la catastrophe que les patrons de la banque envisagent de se priver des services de Florence. Ce qui serait une erreur politique. La femme de Woerth est donc évacuée vers la com’ du groupe, où ça craint moins pour la prospérité des tas d’euros.

 

L’immaculé Eric semble surtout défendre malicieusement ses intérêts et suivre le vent : Ce préambule pour indiquer que le bon Eric, expert en argent politique, n’est pas exactement l’oie blanche qu’il veut nous montrer. Ce vertueux n’a-t-il pas créé le « Club de la boussole » dont la charte était « la fidélité à Jacques Chirac », pour mieux le trahir.

 

Ce qui ressort de cette histoire c’est qu’il y a toujours et partout de l’argent, que Woerth passe entre les gouttes, que la compétence de sa femme ne semble pas à la hauteur, que les mensonges sont légion, qu’il n’y a pas de réponses aux questions :

- Pourquoi engager Florence Woerth dont la compétence n’est pas avérée et alors qu’il y a un gestionnaire en place depuis 7 ans sans que cela soit utile ?

- Pourquoi la société Clymène a-t-elle fait faire un bond de lus d’un millions d’euros dans la masse totale des rémunérations de 2007 à 2008 ?

- Pourquoi aucun contrôle fiscal n’a-t-il été lancé à la suite de la révélation des comptes du photographe au Lichtenstein ni contre ce même photographe (à propos de ces comptes car il y en a eu à propos de dons) ni contre celle qui lui a donné ces fonds ?

- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de contrôle fiscal lancé contre la fortunée dame en 2009 après les informations fournies par le juge Courroye ?

- Pourquoi tant de personnes ont-elles reçu des légions d’honneur de la part d’Eric l’immaculé ?

- Jean-François Kahn a-t-il raison quand il parle de trafic de décorations ?

- Qui a payé la salle du ministère du budget pour recevoir les plus gros donateurs de l’UMP ?

- Des vérifications ont-elles été faites des sommes récoltées en Suisse par Eric Woerth, notamment en mars 2007, afin de savoir s’il n’y avait pas dedans de l’argent frauduleux ?

- Pourquoi Woerth nous dit-il qu’il connaît à peine Maistre avec qui il chasse et à qui il offre la breloque, ainsi qu’il dit ne pas connaître la fortunée dame chez qui il dîne ?

- Pourquoi Woerth nous dit-il qu’il y a le secret fiscal afin de ne pas révéler si la fortunée dame faisait partie de la liste des 3 000 alors qu’il dévoile le contrôle fiscal du photographe ?

- Pourquoi Woerth dit-il qu’il n’a jamais donné d’ordre pour lancer ou ne pas lancer de contrôle fiscal en affirmant ensuite qu’il a autorisé le contrôle du photographe ?

- Pourquoi n’y a-t-il pas eu de contrôle de la fortunée dame quand la fortunée dame a demandé un remboursement de 30 millions d’euros et que cette somme a été versée avec célérité ?

- Pourquoi Maistre mentirait-il quand il déclare que c’est Woerth qui lui a demandé d’engager son épouse dans une conversation qu’il ne sait pas enregistrée ?

- Pourquoi dire que l’on a pas une tête à … serait-ce un argument valide ?

- En quoi sa probité absolue est-elle confirmée par son action dans l’Oise et notamment son invalidation électorale, sa mise en cause par la chambre régionale des comptes ?

- Va-t-il nos dire qu’il ne connaissait pas Louise-Yvonne Casetta ?

- Va-t-il nous prouver qu’il ignorait tout des emplois fictifs du TRPR qui ont perduré après 1993 date à laquelle il avait été nommé pour y mettre de l’ordre ?

- Va-t-il nous prouver qu’il ne savait rien de ce que savait Louise-Yvonne Casetta ?

- Va-t-il nous dire qu’il ignorait tout des ennuis judiciaires de Jean-François Mancel et de ce qui les a créé ?

- Va-t-il nous expliquer quelle est la validité de son microparti sans adhérent ?

 

Vignette document public sur lequel apparaissent Woerth, Mancel et Casetta dont deux ont eu affaire de très près à la justice


 

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/woerth-et-ca-continue-77855

 

 

 

 

castor.jpgJe me rappelle les propos sidérants de Nicolas Sarkozy qui avait repris un slogan du FN remis au goût du jour par Philippe de Villiers : "La France, tu l’aimes ou tu la quittes".

 

Un slogan destiné essentiellement à ceux qui, tout en résidant en France, étaient accusés de dénigrer la France, de la critiquer.

 

Mais, certainement pas aux français qui partent les uns dans des pays européens, les autres en Amérique. Ceux-là, cherchent de bons jobs là où ils peuvent mais, personne ne se dit qu’ils ont peut-être perdu l’amour de leur pays.

 

Et, certainement pas aux évadés fiscaux qui ne supportant le poids des impôts et taxes en vigueur en France, ont choisi des pays qui les accueillent à compte ouvert.

 

Pourtant, ce sont ces derniers qui ont été l’objet de toutes les sollicitudes des instances dirigeantes de l’UMP.

 

Des exilés fiscaux. Le terme est bien choisi pour ne pas remettre en cause leur amour de la France. Nous les appellerons les mauvais français, histoire de rééquilibrer.

 

Que ce soit en Suisse, en Grande-Bretagne, en Belgique et aux Etats-Unis, l’UMP a recueilli auprès de ces mauvais français, neuf millions d’Euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy.

 

Argent caché au fisc français, argent blanchi, on peut se poser la question.

Si on en croit Mediapart et « La Tribune de Genève », Eric Woerth faisait partie des mandataires de l’UMP chargés de récolter des fonds à l’étranger. Etrange tout de même de convaincre des gens de verser leur obole pour aider le futur  président d’un pays qu’ils ont fui.

 

C’est là que toute la question de la contre partie se pose.

 

Que peut-on dire à ces gens pour qu’ils signent des chèques de 7500€ ? Certains en firent même plusieurs en en faisant au nom de leur épouse, de leurs enfants.

 

Que leur promet-on ? Que leur garantit-on ?

 

Un de mes amis, un kiné (50.000€ par an) s’est fait redresser deux fois en 6 ans pour un total de dix-mille Euros.

 

Liliane Bettencourt versait 50.000€ par semaine en liquide à des personnalités, ni vu, ni connu.

 

Liliane Bettencourt (2 milliards d’€) n’a pas eu de contrôle fiscal pendant quinze ans et s’est fait rembourser par le fisc, 30 millions d’Euros au titre du bouclier fiscal tout en dissimulant une île aux Seychelles d’une valeur de 700 millions et 75 millions sur des comptes en Suisse.

 

Eric Woerth a montré à plusieurs reprises, son intérêt pour la fortune de la mamie milliardaire.

Il a dîné avec elle à plusieurs reprises, il a remis la légion d’honneur à son gestionnaire de fortune et sa femme, Florence Woerth, travaillait pour la milliardaire jusqu’à une date récente.

 

Drôle de république !

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13976

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4 juillet 2010 7 04 /07 /juillet /2010 23:30

 

David Pujadas

Communiqué : David Pujadas reçoit sa laisse d'or

samedi 3 juillet 2010

Le 30 juin 2010 vers 21 h 30, alors que le présentateur du journal télévisé de France 2 David Pujadas quittait les bureaux de France Télévisions, une délégation l’attend sur le trottoir pour lui remettre le trophée le plus convoité du Parti de la presse et de l’argent (PPA) : la Laisse d’or.

L’objet, composé d’un collier en métal robuste et d’une lanière en cuir véritable, avait été acheté le jour même dans une quincaillerie parisienne et enduit d’une fine mais alléchante couche de peinture dorée. Une boîte de cirage, une brosse et un plumeau multicolore doté, selon son fabricant, du pouvoir d’« attirer la poussière » complétaient la panoplie.

En décernant ce kit au présentateur du « 20 heures » de France 2, les organisateurs entendaient récompenser le « journaliste le plus servile », comme ils l’ont expliqué au Plan B, qui passait par là. Selon eux, Pujadas mérite la Laisse d’or pour son amour des euros (12 000 euros de salaire mensuel), sa haine des syndicalistes [1] et son dévouement pour les puissants, réaffirmé récemment dans le film culte de Denis Jeambar, Huit journalistes en colère« Le journalisme des bons sentiments, c’est aussi une bien-pensance. C’est l’idée que, par définition, le faible a toujours raison contre le fort, le salarié contre l’entreprise, l’administré contre l’État, le pays pauvre contre le pays riche, la liberté individuelle contre la morale collective. En fait, c’est une sorte de dérive mal digérée de la défense de la veuve et de l’orphelin. » (Arte, 9.2.10), qui le montrait fustigeant la surmédiatisation des humbles :

La cérémonie fut brève mais solennelle. Au moment où le journaliste « en colère » s’apprête à enfourcher son scooter, le comité des fêtes surgit d’un arrêt de bus pour l’acclamer, le couvrir de confettis et lui enrouler sa laisse autour du cou (qu’il a fort bas). Le récipiendaire ne cache pas son émotion, laquelle redouble lorsque ses hôtes entreprennent de dorer intégralement son scooter en le vaporisant de peinture aérosol. « Vive le laquais du Siècle ! Vive le roi des laquais ! », exulte la foule en liesse, cependant que la monture du présentateur se métamorphose en carrosse royal (voir photo).

Sans doute intimidé par cette profusion d’hommages, et soucieux manifestement d’y convier les vigiles, David Pujadas prend alors ses jambes à son cou pour s’engouffrer dans l’immeuble de France Télévisions, où le sas de sécurité le retient une bonne trentaine de secondes, le temps pour l’assistance de se disperser dans la bonne humeur. On le verra ensuite donner l’ordre aux vigiles de recouvrir la selle plaquée or de son carrosse d’une bâche en plastique. Après quoi il grimpera dessus et quittera fièrement les lieux dans une explosion de dorures et de vrombissements.

David Pujadas n’a pas souhaité donner plus de retentissement à son embouffonnage. Mais que le public se rassure : les images de la scène figureront dans le prochain film de Pierre Carles…

Notes

[1] Exprimée notamment lors de son interview en direct de Xavier Mathieu, le porte-parole CGT des grévistes de l’usine Continental de Clairoix, le 21 avril 2009. Lire à ce propos « Des journaux télévisés face aux “violences” des salariés »http://www.acrimed.org/article3132.html. sur le site d’Acrimed,

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A noter la réaction outrée de Bruno Roger-Petit dans le Post

BO

sabre au clair


Source : Le Plan B

 

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13989#13989

 

 

  • R-sistons à la désinformation


Dernier exemple du plus servile des journaleux:

Bravo les Zaméricains en Irak !!!!

par eva R-sistons:


L'Irak, vous connaissez ? Un million et demi de morts, quatre millions de réfugiés, des hordes de blessés, d'handicapés, de vies brisées, et un pays propulsé plusieurs siècles en arrière, divisé, exsangue: L'horreur absolue ! Merci les Anglo-Saxons ... et les Israéliens (leurs complices et muses).


Vu par David Pujadas, le valet du grand capital anglo-saxon et israélien (Journal de 20 h, 1.7.2010, FR2):


"The American Village", tête de pont américaine en Irak, au Kurdistan (reconnaissant !!!).


"Les Américains ont libéré l'Irak ! On aime l'Amérique ! On est ouvert à la concurrence ! L'environnement est favorable aux affaires !"

"C'est l'autre visage de l'Irak (avec les bienfaiteurs américains, sans doute !!!!), là-bas pas d'attentats et de violence..."


Du Grand Pujadas, de l'ignoble pur, de la propagande pour les criminels Anglo-Saxons et israéliens qui font du business en assassinant les peuples et en tuant les Etats, un sommet inégalé ! Oui, Pujadas est bien le plus servile laquais du grand capital apatride qui dévaste la planète ! Honte à lui ! Et ce misérable journaliste a une carte de presse ? Quel scandale !


Eva R-sistons à l'INTOLERABLE de cette chaîne servile entre toutes

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 00:11

Alors qu’Israël assassine et mutile, la presse s’offusque des propos prétendument « indignes » d’Helen Thomas


Chaque fois qu’Israël commet de nouvelles atrocités, les médias détournent aussitôt l’attention de l’opinion publique de la scène du crime.

La presse fait en ce moment de gros titres sur les propos prétendument « antisémites » de Mme Helen Thomas, la doyenne des correspondants de presse de la Maison-Blanche. Tout au travers des États-Unis, les experts clament leur indignation suite à sa déclaration impromptue de 25 secondes à un homme qui lui a braqué une caméra en pleine figure.

Helen Thomas a présenté des excuses publiques pour ses paroles, mais cela n’a pas suffi à apaiser l’indignation de ses puissants ennemis et elle a dû prendre sa retraite, après une longue et brillante carrière.

Avant d’examiner ses propos et leur éventuelle pertinence, jetons un regard sur d’autres évènements récents concernant Israël.

Le 31 mai, des commandos israéliens ont tué au moins neuf militants humanitaires non armés qui tentaient d’apporter de l’aide à Gaza.

Selon les témoins oculaires et des preuves médico-légales, la plupart de ces militants humanitaires ont été tués à bout portant. Parmi eux un jeune citoyen américain de 19 ans, tué de quatre balles dans la tête et une dans la poitrine, tirées à une distance de 45 centimètres.

Israël a immédiatement emprisonné les témoins directs et les centaines d’autres passagers, leur a confisqué caméras, ordinateurs portables, et autres effets personnels, et les a empêchés de parler à la presse durant plusieurs jours. Parmi les personnes incarcérées, il y avait des vétérans américains décorés, et un ancien ambassadeur de 80 ans qui avait été, sous l’administration Reagan, directeur adjoint de la Task Force pour la Lutte contre le Terrorisme.

Quand finalement ils ont été relâchés et qu’ils ont pu raconter ce qui leur était arrivé, beaucoup ont décrit les scènes d’horreur des commandos israéliens visant de leur tirs les humanitaires en pleine tête, de blessés au ventre, de gens en train de saigner à mort, alors même que les humanitaires agitaient des drapeaux blanc et appelaient à l’aide.

Les passagers - y compris ceux qui se trouvaient à bord des navires où, de l’avis des médias US, il n’y eut « aucune violence » - ont également dit avoir été battus brutalement, à maintes reprises, par les forces israéliennes.

Paul Larudee, un accordeur de pianos de 64 ans originaire de Californie, a décrit comment des centaines de commandos israéliens avaient pris d’assaut son navire. Comme il refusait de coopérer avec eux, les soldats l’ont roué de coups, d’abord sur le navire, puis à terre, après qu’il ait été jeté en prison. Finalement, il a été transporté par ambulance vers un hôpital israélien. Mais il a été laissé sans soin ce qui fait dire à Paul Larudee qu’il y a été transféré uniquement parce qu’Israël ne voulait pas que la presse le voie avec son œil tuméfié, ses articulations déboîtées, ses mâchoires meurtries et son corps couvert d’ecchymoses.

Le vétéran des Marines, Ken O’Keefe [http://www.gilad.co.uk/wri" name="nh1">1], a parlé des mêmes violences pendant sa détention par les Israéliens. Dans son cas, le public a pu voir son visage ensanglanté, meurtri, dans des clips vidéo et sur des photos, mais seulement sur Internet car les grands médias étas-uniens n’ont pas couvert sa conférence de presse et se sont gardés de publier les photos de ses blessures.

D’autres photos tout aussi affreuses, à la disposition du public états-unien montraient Emily Henochowicz, une étudiante américaine de 21 ans dont l’œil venait d’être crevé par les forces israéliennes. On lui a depuis retiré le globe oculaire et posé trois plaques métalliques sur le visage ; sa mâchoire est fermée par un fil.

Henochowicz, n’était pas sur la flottille ; elle participait à une manifestation non violente contre l’assaut israélien quand un soldat israélien lui a lancé une grenade lacrymogène en pleine figure.

Un citoyen suédois, qui était avec Henochowicz, témoigne : « Ils ont bien vu que nous étions des internationaux et ils nous regardaient vraiment comme s’ils cherchaient à nous viser. Ils ont tiré sur nous, à un rythme accéléré, plusieurs grenades lacrymogènes. Deux grenades sont tombés de chaque côté d’Emily, et une troisième l’a frappée en pleine figure ».

Henochowicz n’est pas la première personne à avoir été frappée par de telles grenades lacrymogènes.

Un Palestinien âgé de trente ans, Basem Ibrahim Abu Rahmeh, a été tué par un soldat israélien qui lui a lancé à bout portant une de ces grenades alors qu’il participait à une manifestation contre la confiscation de terres agricoles palestiniennes par les Israéliens. Une vidéo des faits est disponible sur You Tube ; les médias états-uniens ont également fait le choix de ne pas diffuser cette information.

Un Californien, Tristan Anderson, a été touché à la tête par une grenade similaire alors qu’il prenait des photos dans une autre manifestation. Une partie du cerveau d’Anderson a dû lui être enlevée, et il est resté « quasi inconscient » pendant 6 à 7 mois. Il est maintenant dans un fauteuil roulant ; il ne peut presque pas bouger son bras et sa jambe gauche, il est aveugle d’un œil, et ses fonctions mentales sont très altérées. Des photos de l’agression dont il a été victime sont également disponibles sur Internet.

Depuis 2006, les forces israéliennes ont coupé la bande de Gaza du reste du monde, emprisonnant ainsi un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en les privant de denrées alimentaires, de médicaments, de matériaux de construction, comme l’ont indiqué des organisations telles qu’ Amnesty International, Oxfam, et Christian Aid, qui ont déclaré qu’Israël utilise la nourriture et les médicaments comme une arme.

L’une des innombrables victimes de ce siège illégal est Taysir Al Burai, 5 ans. Taysir souffre d’un trouble neurologique aigu et a besoin de soins 24 h sur 24. Selon The Guardian de Londres, il pourrait guérir si Israël lui permettait de sortir de Gaza mais, à ce jour, les demandes répétées de ses parents ont toutes été refusées.

Une autre victime est Mohammad Khader, 7 mois, dont l’œdème au cerveau nécessitait un traitement spécialisé impossible à donner dans les hôpitaux de Gaza démunis par le siège israélien. Les demandes de ses parents, complètement désemparés, pour l’obtention d’une autorisation de se rendre à l’étranger, ont également toutes été refusées. Leur petit enfant est mort, il y a quelques jours.

De tels récits, il y en en a beaucoup d’autres…

La déclaration prétendument « indigne » d’Helen Thomas

Pourtant, la rage qui se déverse dans les médias états-uniens n’est pas dirigée contre ce qui vient d’être dit. On assassine des êtres humains d’une balle dans la tête, on leur massacre les yeux et une partie de leurs fonctions cérébrales, on frappe des personnes âgées, on provoque la souffrance et la mort de petits enfants et de nourrissons, on jette au désespoir leurs parents, mais rien de tout cela ne suscite la moindre colère. En réalité, tout cela est considéré comme trop insignifiant pour mériter d’être signalé.

Par contre, les médias étalent leur indignation au sujet des propos « anti-israéliens » tenus par la vieille dame de 89 ans, Helen Thomas.

Au cours de la vie d’Helen Thomas, Israël a procédé au nettoyage ethnique de plus d’un million de personnes, il les a remplacées par des colons venus du monde entier, il a perpétré des dizaines de massacres, torturé des milliers de personnes, tué et mutilé un nombre incalculable d’enfants, estropié des gens, commis des outrages sur des femmes, des personnes âgées, des déficients et des infirmes.

Il a assassiné des gens dans le monde entier, envahi de nombreux pays, espionné les États-Unis, tué et blessé 200 militaires états-uniens, et emprisonné et torturé des États-Uniens. Tout cela alors qu’il a reçu plus d’argent des États-Unis qu’aucun autre pays dans le monde.

Pendant des années, bien avant de tenir ses propos, Helen Thomas a été la cible de ces haineux partisans états-uniens d’Israël ; la blogosphère sioniste regorge de calomnies nauséabondes à propos de son « look » ; et son ascendance libanaise est régulièrement soulignée par les médias, bien qu’elle soit née et qu’elle ait été élevée dans le Kentucky.

Une des raisons de cette animosité féroce à son égard est le fait qu’Helen Thomas est l’une des rares journalistes de la grande presse à contester les mensonges répandus par les néocons ; mensonges qui ont entraîné les États-Unis dans des guerres, semé massivement la mort, la destruction et la tragédie, et qui continuent à alimenter des politiques de violence et de cruauté.

Alors que ces mêmes groupes et individus qui avaient poussé les États-Unis à attaquer l’Irak ont, ces dernières années, multiplié leurs efforts pour qu’ils détruisent de la même manière les Iraniens au prétexte que l’Iran pourrait développer l’arme nucléaire, les questions qu’Helen Thomas posait à Obama visaient à obtenir qu’il reconnaisse qu’Israël possédait déjà l’arme nucléaire. Alors que le reste de la presse conspirait pour ignorer ce fait, et bien d’autres, Helen Thomas s’attachait à le souligner.

Sans surprise, ce sont les nombreuses personnes complices de ces manipulations, comme l’ancien porte-parole de Bush, Ari Fleisher, qui ont mené la charge contre elle.

Il convient de regarder la vidéo et le contexte dans lequel Thomas a tenu ses propos prétendument « antisémites ».

Un homme, tenant visiblement sa caméra droit sur son visage, lui demande de prononcer quelques mots sur Israël. Elle dit, « Dites-leur [aux juifs israéliens] de foutre le camp de la Palestine. Rappelez-vous, ce peuple est occupé. Et c’est sa terre... ». Ici, il l’interrompt et lui demande où ils devraient aller. Helen Thomas répond : « Qu’ils rentrent chez eux, en Allemagne, en Pologne, en Amérique, et partout ailleurs ».

Bien que Thomas ait présenté depuis ses excuses, et partant de l’idée que beaucoup d’Israéliens ont le droit de vivre là où ils sont, il n’en demeure pas moins que les colons israéliens, viennent effectivement d’ailleurs. En réalité, ils occupent illégalement la terre palestinienne - un fait reconnu même par le département d’État des États-Unis - et le droit international exige qu’ils partent.

Comme si Hitler était toujours au pouvoir et prêt à bondir, de nombreux commentateurs ont exprimé tout particulièrement leur colère parce qu’Helen Thomas a inclus l’Allemagne et la Pologne parmi les endroits où les colons israéliens devraient retourner.

Pourtant, le fait heureux est que la Deuxième Guerre mondiale et l’holocauste nazi ont pris fin il y a plus d’un demi-siècle. Dans la Pologne d’aujourd’hui, il y a un renouveau juif dynamique avec une Menorah haute de dix pieds éclairée dans le centre de Varsovie durant la fête de Hanoukah, et l’Allemagne est devenue, selon le New York Times, « un pays où les juifs veulent vivre ». En réalité, ces dernières années, les juifs ont préféré immigrer en Allemagne plutôt qu’en Israël.

Quant à l’appel d’Helen Thomas à ce que les colons retournent aux États-Unis (cette destination a été omise dans bien des articles), il est loin d’être scandaleux étant donné que de nombreux colons de Cisjordanie viennent effectivement des États-Unis.

Dans l’ensemble, la couverture de l’incident s’est largement écartée de la pratique journalistique normale qui veut que, dans un différend, l’on cite également les deux côtés. En effet, ceux qui soutiennent Helen Thomas sont complètement ignorés, même si la page de You Tube montrant la vidéo infâme contient de nombreux commentaires qui lui apportent un soutien. En revanche, les détracteurs d’Helen Thomas - presque tous des sionistes - sont omniprésents et se gardent en général de révéler les conflits d’intérêts, fréquents chez ceux qui se sont exprimés.

Par exemple, Howard Kurtz du Washington Post, cite Jeffrey Goldberg, sans mentionner que Goldberg est un citoyen israélien qui a servi comme geôlier dans une prison israélienne qui a maintenu en détention, sans inculpation, des centaines de Palestiniens, dont certains ont été tués de sang-froid par le commandant de la prison.

Les grands groupes de presse ne semblent pas non plus avoir enquêté sur les rapports révélant que l’homme qui a pris Helen Thomas en vidéo, le rabbin David Nesenoff, a fait une autre vidéo, très offensante, qui le montre lui en compagnie d’un autre homme personnifiant un prêtre catholique bouffon, avec des immigrants mexicains.

De même, des bulletins d’informations qui nous apprennent qu’un lycée a annulé son invitation à Helen Thomas en qualité de conférencière pour une cérémonie de remise de diplômes, ont omis de dire à leurs lecteurs que de nombreux parents d’élèves de ce lycée, et de nombreux lycéens, avaient exprimé le souhait qu’Helen Thomas vienne donner sa conférence ; alors même que ce groupe passé sous silence représentait une majorité dans l’école. Les gens de ce groupe ont créé une page Facebook, « Helen Thomas aurait dû être notre conférencière » dans laquelle ils notent :

« Le but de notre groupe est de protester, sereinement mais fermement, contre le fait qu’une petite minorité ait eu le pouvoir d’imposer sa volonté à un groupe plus large en se lançant, ou en menaçant de se lancer, dans un discours perturbateur. Notre groupe affirme sa croyance dans un débat raisonnable et son sentiment que, ici, une nette minorité a pu l’emporter sur une grande majorité en dénaturant les questions et le débat. »

Le remplaçant d’Helen Thomas à la prochaine cérémonie de remise de diplômes sera Bob Schiefer, de CBS, qui a des liens familiaux étroits avec George W. Bush, et qui a rarement – voire jamais – contesté les mensonges d’une administration qui a précipité la nation dans la guerre et qui l’y maintient encore.

En ce qui concerne ses articles sur la question israélo-palestinienne, l’observatoire des médias Fairness and Accurate In Reporting (FAIR) a publié une alerte en 2006 contestant "la couverture superficielle et dédaigneuse d’événements complexes et tragiques" fournie par Schiefer.

On ne sait pas qui prendra le siège du premier rang qui était celui d’Helen Thomas lors des briefings de la Maison-Blanche. Vu l’état actuel de la presse, il est probable que les partisans d’Israël poussent en ce moment un ouf de soulagement.

Alison Weir
israel-palestinenews.org
Le 9 juin 2010.


Alison Weir est directrice exécutive de Si les Américains savaient (If Americans Knew). Les photos et vidéos citées dans cet article sont disponibles sur son site.
(http://ifamericansknew.org)

Traduit de l’anglais par JPH (28.06.2010).

Texte original en anglais (09.06.2010) :
http://www.israel-palestinenews.org/2010/06/as-israel-kills-and-maims-outrage-is.html

 


[1] Dans les vidéos (en anglais) présentées sous le lien http://www.gilad.co.uk/writings/kenneth-okeefe-says-it-all-must-see-video.html
on peut voir une présentatrice de la BBC justifier à sa façon la version israélienne officielle de l’opération meurtrière contre la flottille. Elle veut sans aucun doute se faire l’avocat du diable, mais elle n’y parvient pas : réplique après réplique, Ken O’Keefe lui enseigne - et nous enseigne - ce que sont la bonté et l’humanité.


Toutes les versions de cet article :
- As Israel kills and maims, outrage is directed at Helen Thomas


Auteur : Alison Weir - Source : Ecrits Politique - Silvia Cattori

 

 

http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/ext/http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13861

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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 00:02
Eva Joly : « Nicolas Sarkozy détruit les contre-pouvoirs »

Rue89, 26 juin 2010

par Pascal Riché

Eva Joly à un meeting d'Europe Ecologie avant les régionales à Montreuil, le 16 janvier 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters)

L’ancienne juge d’instruction qualifie les procureurs de l’affaire Bettencourt-Woerth de « serviteurs personnels du Président ».

« Ces écoutes révèlent une fraude fiscale immense et un abus de faiblesse. Où est l’enquête ? » Eva Joly, députée européenne, ancienne juge aux affaires financières, n’entend pas lâcher l’affaire Bettencourt-Woerth, un « énorme scandale », répète-t-elle. Alors que Florence Woerth, l’épouse du ministre Eric Woerth, menace de poursuivre l’eurodéputée en diffamation, celle-ci continue d’assener ses accusations. Avec, dans sa mire, les procureurs de Paris et de Nanterre, qu’elle accuse d’être aux ordres de l’Elysée. 

A peine s’est-elle attablée, souriante, ce vendredi dans ce café du boulevard Montparnasse, qu’elle évoque la « révélation » du jour : selon l’hebdomadaire Marianne, l’enquête préliminaire dans l’affaire Bettencourt avait déjà déterminé des fraudes fiscales, mais le parquet avait alors « oublié » de prévenir le fisc (ce que le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, a démenti plus tard vendredi, indiquant qu’il avait bien alerté le ministère du Budget, alors dirigé par le même Eric Woerth) ou d’ouvrir une enquête.

Pour l’ancienne juge, du fait de leur mode de nomination politique -sur décision présidentielle et parfois même contre l’avis du Conseil supérieur de la magistrature, comme ce fut le cas dans le cas de Courroye- les procureurs ne font pas sérieusement leur travail. Elle accuse :

« Le procureur de Nanterre ou le procureur de Paris [Jean-Claude Marin, ndlr] ne font pas leur boulot, qui est d’appliquer la loi, de faire en sorte que les crimes et délits portés à leur connaissance fassent l’objet d’enquêtes et de renvois devant le tribunal pour être jugés. Ils confondent leur rôle avec celui de serviteurs personnels du président de la République, ce qui est évidemment gravissime. Et ça tient à leur nomination. »

Tout en parlant, elle sort de son sac un énorme code pénal et l’ouvre à la page de l’article 223-15-3, sur l’abus de faiblesse. « Les procureurs, dit-elle, ont obligation de protéger les faibles, c’est leur devoir ». Dans l’affaire Bettencourt, personne n’a mis sous tutelle ou curatelle la milliardaire, comme le demande sa fille.

La défense de Florence Woerth « ne tient pas »

Pour Eva Joly, la défense de Florence Woerth est intenable. La fraude fiscale, d’abord, est selon elle manifeste, chacun peut s’en convaincre : « Il y a des gens qui, en France, savent faire des règle de trois. » Elle étaye :

« La fortune de Liliane Bettencourt est de plus de 16 milliards d’euros. Nous savons, de par une déclaration de Liliane Bettencourt elle même -alors faite pour nous impressionner-, qu’elle a payé 400 millions d’euros au fisc en dix ans.

Faites le calcul : si elle avait placé sa fortune à la Poste, sans être trop gourmande, elle aurait touché chaque année 3%, soit 480 millions d’euros par an. Sur ce gain, elle aurait payé 40% d’impôt, donc 192 millions par an ! Soit quatre fois plus que ce qu’elle annonce avoir versé ! »

Deuxième partie de la démonstration de l’ancienne juge, le rôle de Florence Woerth dans la société Clymène, qui gère l’argent de Bettencourt, première fortune de France :

« Cette structure employait six personnes, dont deux secrétaires. Qui gère les dossiers ? Ni les secrétaires, ni le comptable, ni le directeur administratif… Reste deux personnes. Florence Woerth et une autre. On n’imagine pas un ruban rouge qui aurait divisé la table entre les deux, ce n’est pas crédible.

Mais acceptons qu’elle soit de bonne foi. Acceptons qu’elle n’ait jamais eu recours à des procédés illégaux. Cela veut dire que ce qu’elle a fait, c’est de la défiscalisation à outrance, légale certes, mais quand même… Elle a été employée à plein temps pour dépouiller l’Etat de recettes fiscales… »

« Climat de peur » dans la justice et les médias

Selon Eva Joly, cette affaire est symptomatique de l’aggravation des dysfonctionnements institutionnels français qui se sont, dit-elle, aggravés sous la présidence de Nicolas Sarkozy :

« Un ami m’a dit récemment : sur l’affaire Woerth, tu as raison, mais n’oublie pas qu’en France le pouvoir, même quand il a tort, finit par avoir raison.

Ce qui est nouveau, c’est l’arrogance avec laquelle ces affaires se passent aujourd’hui : on voit par exemple dans l’affaire de l’attentat de Karachi un groupe de député UMP dire ouvertement que le juge Trévidic devrait Evaabandonner la piste des rétro-commissions pour la piste d’Al Qaeda ! Sans vergogne ! »

La juge évoque notamment un nouveau « climat de peur », dans l’institution judiciaire comme dans les médias. Elle dénonce, dans ce pays où le Parlement ne pèse pas bien lourd, la « destruction organisée » des autres contre-pouvoirs, « pris l’un après l’autre » : médias, humoristes, juges, « jusqu’à la Halde… ».

Elle ne désespère pourtant pas. Finalement, les institutions fonctionnent : même si le procureur n’a pas déclenché d’enquête, la fille de Liliane Bettencourt a pu saisir directement une juge de Nanterre, Isabelle Prévost-Desprez, présidente de la 15e chambre, et l’affaire sera jugée :

« Aujourd’hui, l’opinion se rend compte de tous ces dysfonctionnements. Le pouvoir n’arrive plus à les masquer. L’information finit par émerger, sur des sites Internet, sur des médias courageux. Et les citoyens se rendent compte qu’on se moque d’eux. »

« Je ferai la différence si je peux, mais je ne me bagarrerai pas »

Si Nicolas Sarkozy est réélu, prophétise-t-elle avec un sourire triste, « il continuera à s’attaquer aux contre-pouvoirs et ira jusqu’au bout. Il commencera par la réforme de la procédure pénale et la suppression du juge d’instruction », qui est pour elle le dernier rempart contre la corruption du système politique français.

Eva Joly rechigne à parler de ses propres ambitions pour 2012. Elle se borne a reconnaître qu’elle se tient prête :

« J’en parlais avec Cécile [Duflot, ndlr] hier et, authentiquement, nous pensons que c’est trop tôt. Nous ne savons pas à quoi va ressembler le monde dans deux ans. Mais si les circonstances sont là, si je peux faire un travail collectif, et si c’est vrai que je peux faire la différence, alors oui je le ferai. Mais je ne me bagarrerai pas pour cela, je ne pense pas que ce soit un grand bonheur. »

Eva Joly a le sentiment que l’opinion se réveille, que la mobilisation populaire se renforce, et que l’alternance est désormais en vue, tant le fossé entre la population et le pouvoir est devenu grand :

« La révolution est devant nous… Bon, révolution, le mot est peut-être trop fort. Mais regardez : jeudi il y avait deux millions de personnes dans les rues ! Et pendant ce temps, le Président, pour qui la crise
c’est le football, recevait Thierry Henry. Quel est l’apport de Thierry Henry pour résoudre nos problèmes ? »

Photo : Eva Joly à un meeting d’Europe Ecologie à Montreuil avant les régionales, le 16 janvier 2010 (Gonzalo Fuentes/Reuters)



 

http://www.futurquantique.org/?p=8663

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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:55

iran--le-suivant--.jpg  

Vidéo à regarder, sur :

 

http://sos-crise.over-blog.com/article-iran-la-solution-finale-53063593.html

 

Le Tam-tam assourdissant de la Défaite de la Musique étouffe les Tambours de la Domination qui battent le rappel pour la guerre qui vient.
Une invincible Armada est en marche pour une attaque contre l'Iran.
Une puissante force navale et aéronavale, comprenant 15 destroyers, deux porte-avions ainsi que des sous-marins à propulsion nucléaire, dont trois sous-marins israéliens armés de missiles nucléaires, vogue vers la mer Rouge, itinéraire le plus direct vers le golfe Persique depuis la Méditerranée.
Selon le site Mecanopolis « L’objectif serait d’acheminer des troupes, des munitions et des véhicules blindés, dans le cadre d’ultimes préparatifs avant d’engager un conflit militaire avec l’Iran (...) Plusieurs milliers de soldats égyptiens ont été déployés le long du canal de Suez, de sorte à veiller à la « sécurité du passage des navires ». « Le trafic dans le canal a été interrompu pendant plusieurs heures pour permettre le passage des navires de guerres, de même que la totalité des activités de pêche dans la zone ont été arrêtées ainsi que la circulation sur les ponts au-dessus du canal. »


Bien évidemment « Aucun média occidental n’a pour l’heure relayé ces informations» qui font pourtant les gros titres de la presse israélienne.
À l’heure actuelle, six de ces navires de guerre se trouvent déjà dans le Golfe Persique, ainsi, dès ce mercredi, tous le dispositif sera opérationnel sur ce nouveau Theatrum Belli.
La base navale géante de Diego-Garcia qui accueille les bombardiers géants américains est en état d'alerte maximale
Même lors de la guerre contre le Japon au cours de la seconde boucherie, jamais les USA n'avait aligné une telle armada avec une puissance de feu capable d'anéantir toutes les infrastructures de l'Iran en moins d’une heure.


Tout est donc en place pour la mise à mort de la Perse, par une frappe nucléaire israélienne vengeresse, Holocauste nucléaire caschere : c’est sans doute pour ça que dans l’Israël, depuis quelques temps, on sécrète de la Mémoire-de-l’Holocauste-Nazi, en quantité double ou triple.
À dater de ce moment tous les autres non-événements, fouteballe et dîners de cochons, vont nous sembler dérisoires. Allons nous organiser la résistance derrière nos écrans de fumée d’ordinateurs ? Quelle amère ironie.
D’ailleurs le projet de loi du sénateur Joe Lieberman visant à donner au président américain Barack Obama tout pouvoir de fermer des pans entiers d’Internet en « période d’état d’urgence », prendrait tout son sens de restriction encore et encore, du peu de liberté qui nous restait : la liberté de l’Impuissance vociférant.


Et pourtant, l’Iran ne possède aucune capacité connue en matière d'armes nucléaires, a signé le traité de non prolifération des armes nucléaires.
Et pourtant , 16 agences de renseignements américaines avaient déjà conclu que l’Iran n’a pas de programme d’armes nucléaires, et n’en a pas depuis au moins cinq ans.


Le Conseil de sécurité, n’en a cure, le conseil de Sécurité qui refusa catégoriquement d'adopter la plus infime motion condamnant l’Israël pour l’attaque sur la Flottille de la Liberté pour Gaza, dans les eaux internationales, a voté le 9 juin, une quatrième série de très dures sanctions contre la République islamique d'Iran, dont un embargo sur les armes, qui équivaut à un feu vert pour une intervention militaire.


Aussitôt depuis sa Maison Blanche, l'idole des Jeunes, monsieur Obama, drapé dans le linceul tout blanc de son Nobel de la Paix, a pris un accent martial pour juger que cette résolution, permettrait enfin "d’adopter les sanctions les plus sévères auxquelles le gouvernement Iranien n’a jamais été encore confronté" et qu‘il se fait fort d'envoyer un message «sans équivoque» à Téhéran, sur « l'engagement de la communauté internationale pour stopper la propagation des armes nucléaires . »


Comme de bien entendu, l’Egypte de Moubarak et les Emirs Saoudiens marchent main dans la main avec les Américains et Israël. L'Egypte est cette putain qui bloque les vivres des gazouis, mais ouvre largement son canal pour le passage de l’Armada des affameurs.


Il y a pire, l'Iran condamnée par l'ONU se trouve tragiquement seule car abandonnée aussi par la Russie et la Chine !
En effet la Fédération des maffieux de Russie et la République populaire des capitalistes de Chine, ont cédé aux pressions américaines et ont voté en faveur de la résolution !
Les admirateurs du pouvoir actuel en Russie, avec son nationalisme de pacotille, vont rapidement déchanter, en constatant les limites de la Résistance du Gouvernement de Poutine et Medvedev.
Qui ont déjà laissé transiter, je le rappelle, par le territoire russe des convois d'armes américains à destination de l'Afghanistan. Juste après les évènements en Géorgie : preuve qu’ils ne sont vraiment pas rancuniers.
La Chine et la Russie sont des « tigres de papier ».
Les ploutocraties de Chine et de Russie sont homogènes au nouvel ordre mondial, et les intérêts supérieurs du Capital, qu'ils servent tous, ont de ces sortes d'exigences "coopératives"!


Limites de la vision dite « géopolitique », qui fait se mouvoir les « grandes puissances » comme des pièces intangibles sur un échiquier éternel, en vertu d’un jeu aux régles immuables, gravées une fois pour toutes dans le Marbre de Clio.
Or il n’y a pas de puissances en-soi, il y a des classes ou cliques dominantes et qui organisent leur politique selon leurs besoins en tant que formations sociales.
Chez nous, ici, (chez eux plutôt), en Hexagonie, dans l’Israël-France, telle est la signification véritable de la Kouchnerisation des affaires étrangères à la France, par le gouvernement des putes soumises du Fouquet’s.


La résolution du Conseil de Sécurité attaque directement au cœur même de la structure des alliances militaires, en empêchant la Russie et la Chine de vendre des armes stratégiques et conventionnelles et des technologies militaires à leur allié de facto. En signant, ils ont entériné leur rôle stratégique de dernier ordre, et montré la limite de leur résistance de puissances mondiales rivales aux USA, sur l’échiquier géopolitique eurasien.
Immédiatement après l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité le 9 juin, plusieurs reportages de la presse russe ont indiqué que la vente des missiles russes S-300 à l'Iran serait gelée. Du coup la Russie va se trouver commercialement contrainte de vendre son matériel militaire à des pays situés dans l'orbite US-OTAN.
Or, sans l'aide militaire russe, l'Iran devient une proie facile.


Ce qui ne signifie pas que les choses pourront se passer aisément. L'Iran, 73 millions d'habitants, avec son histoire qui couvre des milliers d'années, est une composante organique de la stabilité mondiale. Et, quelle que soit sa puissance, l'impérialisme israélo-américain ne peut s'affranchir des lois de l'Histoire et briser une puissance de cette taille sans modifier profondément les rapports de forces mondiaux.
Où va-t-on ? Vers la Guerre sans fin, promise par Bush?


http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article03/EkZZFEpkkyhXGkQYHI.shtml

 

 

 

 

chez-moi--la-guerre.jpg  

 


La guerre à venir ?

Ce qu'en pense Artemisia:

 

  Nous vous conseillons de faire des réserves diverses...

  Que ce soit en Iran et en Israël avec la guerre annoncée, ou au sud-est des USA avec la marée noire (et ailleurs), des humains souffrent et vont souffrir, qui sont nos amis, nos frères de coeur, et nous devons penser à eux pour compenser l'action des entités monstrueuses qui organisent tout cela et que nous ne nous résolvons pas à nommer "humains".

Guerre: J- ?
Par Jacques Benillouche journaliste indépendant (Israël)*.
*Info venant d'un site dont les fondateurs sont : Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, Johan Hufnagel, Eric Le Boucher, Eric Leser.
Slate.fr, entreprise indépendante contrôlée par ses fondateurs, a pour ambition de devenir l’un des principaux lieux en France d’analyses et de débats dans les domaines politiques, économiques, sociaux, technologiques et culturels.
A vous donc de faire la part du vrai et de la propagande, mais nous devons écouter les différentes sources d'info...
Américains, Israéliens et Iraniens se font face à la frontière de l'Azerbaïdjan

Téhéran a envoyé à sa frontière nord des unités des Gardiens de la révolution pour contrer «une attaque».

L'affaire de la flottille humanitaire vers Gaza, et la Coupe du monde de football occultent les informations alarmistes en provenance du Moyen-Orient et notamment d'Iran. Des sources iraniennes font état d'une mobilisation au nord-ouest du pays, au bord de la mer Caspienne, parce que le régime des Mollahs a peur de ce qui se trame en Azerbaïdjan.

Antagonisme

Dans un précédent article, nous avions souligné l'activisme du ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui avait fait part, le premier publiquement, de ses doutes sur la solidité de l'alliance turque et dans ce contexte, il avait tenté de la combler par une ouverture vers les pays du Caucase, l'Azerbaïdjan musulman en particulier. Cette région avait été arrachée à l'Iran par la Russie tsariste, puis remodelée par les soviétiques qui ont sécularisé sa population. Les dirigeants de l'Azerbaïdjan, comptant parmi les élites politico-intellectuelles sensibles aux valeurs de l'occident, ont été très inquiets de l'avènement du régime islamique en Iran. Les péripéties nucléaires du régime ont rendu exécrables les relations entre ces deux pays. La frontière commune, qui s'étend sur 560 kilomètres, est devenue une barrière idéologique dont s'est servi Israël pour ouvrir de nouvelles alliances et un nouveau front, réplique aux alliances de Téhéran avec le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza.

En réponse, le régime de Téhéran a envoyé ses meilleures troupes, les plus fidèles, les Gardiens de la Révolution, pour s'opposer, selon les dires iraniens, aux forces américaines et israéliennes qui seraient concentrées à sa frontière nord. Il s'inquiète des bases de l'Otan installées depuis janvier 1999. Depuis 2008 et la signature de contrats d'armement israélien de plusieurs centaines de millions de dollars, cet ancien satellite soviétique est totalement sous influence occidentale. Israël dispose ainsi de facilités dans ce pays limitrophe de l'Iran lui permettant d'avoir un œil électronique permanent sur tout ce qui s'y passe. Des indiscrétions israéliennes permettent d'affirmer que des avions militaires de l'Etat juif s'entraînent dans l'espace aérien de l'Azerbaïdjan pour tester la réaction des systèmes de défense iraniens.

Contrer l'offensive

Le Brigadier-Général Mehdi Moini a annoncé le 22 juin qu'il avait pris des mesures pour contrer «une attaque de forces conjointes américaines et israéliennes basées en Azerbaïdjan, qui se prépareraient à lancer une offensive contre des installations nucléaires sur le territoire iranien». Les services de renseignement iraniens laissent entendre qu'Israël a transféré vers l'Azerbaïdjan, via la Géorgie, autre nouvel allié de l'Etat juif, plusieurs escadrilles de bombardiers tandis que des troupes spéciales américaines viennent de s'installer à la frontière dans l'intention, selon eux, d'aider à une éventuelle frappe.

Des témoins dignes de foi précisent que des convois iraniens de chars, d'artillerie, d'unités anti-aériennes et d'infanterie ont été vus se dirigeant sur les axes menant à la frontière nord. Les Iraniens prennent au sérieux Uzi Arad, chef du Conseil israélien de sécurité nationale, qui a déclaré le 22 juin que: «La dernière série de sanctions du Conseil de sécurité sur l'Iran est insuffisante pour s'opposer à ses progrès nucléaires. Une attaque préventive militaire pourrait donc éventuellement être nécessaire.»

Une présence physique israélienne à la frontière entre l'Iran et l'Azerbaïdjan n'a jamais été reconnue officiellement, mais les services de renseignement occidentaux attestent de l'augmentation du nombre de «conseillers techniques militaires juifs». L'arrivée déjà annoncée du porte-avions nucléaire américain USS Harry S. Truman dans le golfe Persique et la mer d'Oman inquiète aussi les autorités de Téhéran. Ce porte-avions comprend même des avions français, des Rafales, capables de missions anti-aériennes et d'attaque au sol, sont embarqués sur le Harry S. Truman dans le cadre d'une collaboration technique. Une armada de dix navires dont un israélien et un allemand, la frégate FGS F221 Hessen, a par ailleurs traversé le Canal de Suez le 18 juin et se trouve à présent dans le Golfe Persique.

Exercice aérien secret

Des sources du renseignement israélien révèlent que le porte-avions avait mouillé au large des côtes sud-ouest d'Israël, du 6 au 10 juin, à des fins prétendues d'interception d'éventuels tirs de missiles ou de roquettes contre des cibles américaines ou israéliennes au Moyen-Orient. En fait, durant ces cinq jours, 60 bombardiers super-Hornet F18 se sont exercés à simuler des missions de bombardement contre des objectifs proposés par l'aviation israélienne dans sa base Nevatim-2 en plein désert du Néguev. Cet exercice a été doublé par une autre simulation des forces aériennes israéliennes qui ont fait décoller 60 F-16 depuis des bases en Allemagne et en Roumanie pour tester le ravitaillement en vol sur une longue distance.

Le président Obama avait donné ordre de garder secrète l'information sur cet exercice aérien américano-israélien, baptisé Juniper Stallion 2010. L'objectif de cet exercice de grande ampleur mettait en scène une simulation d'une attaque de missiles en provenance d'Iran ou du Hezbollah en raison d'informations nouvelles confirmant que l'arsenal opérationnel de missiles à moyenne portée, détenus par l'Iran, la Syrie et le Hezbollah, a doublé. Ces nouvelles données expliquent la mise en garde du Secrétaire à la Défense Robert Gates devant le Sénat le 18 juin affirmant que «l'Iran pouvait lancer contre l'Europe des missiles à court et moyen rayon d'action. Je pense que nous n'accepterons pas l'idée d'un Iran nucléaire».

Craintes d'un soulèvement intérieur

Ces informations ont transpiré pour parvenir aux Iraniens qui ont déclenché une alerte générale. Téhéran a par ailleurs décidé d'un coup de semonce à destination des minorités vivant au nord du pays. L'exécution le 20 juin, d'Abdolmalek Rigi, chef de l'organisation sunnite rebelle baloutche, a pour but de dissuader les autres minorités d'Iran, en particulier les séparatistes azéris agissant en Iran, de tenter de fomenter des troubles dans le pays avec l'aide de leurs frères en Azerbaïdjan.

Le lancement par les Israéliens du nouveau satellite espion Ofek-9, doté d'une caméra de très haute résolution, signifie aussi pour les Iraniens que l'armée israélienne accroît significativement ses possibilités de recueillir des informations sur les infrastructures nucléaires et militaires du pays. Le chef de l'agence spatiale israélienne a estimé qu'à «partir d'aujourd'hui un pays ne pourra plus mener d'activités secrètes au Proche-Orient. Les Iraniens ne pourront plus transférer des substances sans que nous le sachions». Il est reconnu qu'Israël utilise trois satellites pour notamment observer l'Iran et les traces de son programme nucléaire.

Des bruits de bottes se sont déjà fait entendre dans la région, mais cette fois, les Iraniens ont pris l'initiative de la mobilisation. Elle peut faire partie d'une manœuvre à l'intention des occidentaux pour leur faire comprendre que l'Iran est prêt à toutes les éventualités militaires. Il peut s'agir aussi d'une réelle crainte d'Ahmadinejad qui mesure à présent le risque qu'il a pris en refusant le dialogue avec les occidentaux et avec la France en particulier. Cette démonstration militaire, de grande envergure, pourrait préfigurer l'occasion pour lui d'ouvrir des négociations en donnant l'impression qu'il s'assoit à la table des discussions en position de force. Ce serait la meilleure hypothèse.

Jacques Benillouche

Photo : ravitaillement en vol de F-15 israéliens. Amir Cohen / Reuters 

  

Rappel : Un événement comme le Mondial, ne peut pas ne pas être utilisé pour endormir le bon peuple et préparer un sale coup. 

Effectivement, une armada et un stock considérable d'armes sont disposés à cet effet. 

 

http://r-sistons.over-blog.com/article-les-tribulations-d-eva-sur-internet-et-ailleurs-la-guerre-qui-vient-53050536.html

 

 

 

L'Iran a assez d'uranium pour fabriquer deux bombes,

selon le patron de la CIA

La situation en Afghanistan "progresse", mais la guerre est "plus dure, plus lente qu'anticipée", a affirmé dimanche le directeur de la CIA Leon Panetta, interviewé sur la chaîne américaine ABC.

L'Iran dispose de suffisamment d'uranium faiblement enrichi "pour fabriquer deux armes" nucléaires, a déclaré dimanche le patron de la CIA Leon Panetta sur la chaîne ABC, ajoutant que ce pays pouvait mettre au point un engin en deux ans s'il le voulait.

"Nous pensons qu'ils ont assez d'uranium faiblement enrichi pour fabriquer deux armes", a affirmé dimanche le directeur de la CIA.

"Cela leur prendrait sans doute un an (pour fabriquer la bombe) et ensuite une autre année pour développer un système opérationnel d'utilisation de cette arme", a ajouté M. Panetta.

Tout en indiquant qu'il existait au sein de l'Iran "un débat" interne actuellement sur la décision ou non de développer une bombe, M. Panetta a estimé que l'Iran "continuait de développer son savoir-faire, ainsi que sa capacité nucléaire". "Ils continuent à travailler sur la conception des armes", a-t-il ajouté.

"Cela soulève des inquiétudes quant à leurs intentions, jusqu'où ils veulent aller", a poursuivi le directeur de la CIA alors que jeudi le Congrès américain a adopté un projet de loi de sanctions contre l'Iran pour forcer Téhéran à abandonner ses ambitions nucléaires.

Interrogé sur les inquiétudes d'Israël, le chef de la CIA a indiqué que "du point de vue du renseignement", Israël et les Etats-Unis partageaient leurs informations sur l'évaluation de la capacité nucléaire iranienne.

"Je pense qu'ils ont davantage le sentiment que la décision a été prise (par l'Iran) de fabriquer la bombe", a affirmé M. Panetta.

"En même temps, ils savent que les sanctions vont avoir un impact", a-t-il assuré.

Les sanctions américaines que le président Barack Obama doit promulguer visent notamment à perturber l'approvisionnement en essence de Téhéran qui ne dispose pas de capacités de raffinage suffisantes.

L'UE a également décidé à la mi-juin de sanctions visant le secteur sensible du raffinage du pétrole. Ces mesures européennes et américaines sont destinées à accompagner celles de la résolution adoptée début juin au Conseil de sécurité de l'ONU.

Evoquant les menaces terroristes, le patron de la CIA a cité la prolifération nucléaire: "j'ai des craintes quant à la prolifération nucléaire et qu'une de ces armes puisse tomber entre les mains d'un terroriste".

"Il y a beaucoup de ces matériaux en circulation et nous sommes préoccupés de savoir où elles atterrissent et entre les mains de qui".

M. Panetta a également évoqué la cybersécurité. "Nous sommes aujourd'hui dans un monde où la cyberguerre est une réalité. On peut menacer notre système électrique, on peut menacer notre système financier. Cela peut paralyser ce pays", a déclaré M. Panetta ajoutant: "il faut qu'on y porte davantage attention".


Le directeur de la CIA Leon Panetta, le 2 février 2010 à Washington


© 2010 AFP

 

http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-L-Iran-a-assez-d-uranium-pour-fabriquer-deux-bombes-selon-le-patron-de-la-CIA.htm?&rub=2&xml=newsmlmmd.4978518af26dd81c01920964ee9e4c70.141.xml

 

 


Guerre contre l'Iran ?

 

Aujourd’hui, comme voilà trente et un ans, les États-Unis et Israël sous-estiment le million de soldats des forces armées iraniennes, leur capacité de combat terrestre, ainsi que les forces aériennes, maritimes et terrestres des Gardiens de la Révolution.

À quoi il faut ajouter les vingt millions d’hommes et de femmes âgés de douze à soixante ans, choisis et entraînés systématiquement par les diverses institutions militaires, parmi les soixante-dix millions d’habitants du pays.

L’administration étasunienne avait tracé un plan pour déclencher un mouvement politique qui, se fondant sur la soif de consommation capitaliste, aurait divisé les Iraniens et renversé leur gouvernement.

Cet espoir n’est plus qu’une lubie. Il est risible de penser que les bâtiments de guerre étasuniens et israéliens puissent éveiller les sympathies d’un seul Iranien !

J’avais cru au départ, après avoir analysé la situation, que la deuxième guerre coréenne serait le détonateur de la seconde guerre imposée à l’Iran par les USA.

La réalité s’est inversée : la guerre d’Iran déclenchera aussitôt la guerre de Corée.

Les dirigeants nord-coréens, accusés d’avoir coulé le Cheonan, mais qui savent pertinemment que cette corvette a été coulée par une mine que les services de renseignement yankees ont collée à sa coque, ne perdront pas une seconde et agiront dès que l’attaque sera déclenchée contre l’Iran.

Il est tout à fait juste que les supporteurs se passionnent pour la Coupe du monde de football. Moi, je fais mon devoir de mettre notre peuple en garde, en pensant surtout à notre jeunesse pleine de vie et d’espoirs, en particulier nos merveilleux enfants, pour que les faits ne nous prennent pas à l’improviste.

Je souffre de penser à tant de rêves conçus par les être humains et aux créations étonnantes qu’ils ont été capables d’engendrer en seulement quelques milliers d’années.

Extraits du texte de Castro

http://www.legrandsoir.info/Que-j-aimerais-me-tromper.html

 

Selon le journal Al-Qods al-Arabi, la marine des Gardiens de la révolution a été mise en état d'alerte dans le golfe Persique après l'entrée vendredi dernier d’une douzaine de navires de guerre américains et d'une corvette israélienne dans le canal de Suez ayant pour mission de patrouiller le long des côtes iraniennes. Ainsi trois sous-marins iraniens de fabrication locale ont été équipés de nouveaux senseurs et au moins dix hélicoptères de patrouille ont également été mis en liaison directe avec les sous-marins, qui opèrent dans les eaux du golfe. Ces informations s'ajoutent à celles du site Debka de mercredi selon lesquelles l'Iran a concentré des forces le long de la mer Caspienne en vue d'une éventuelle frappe israélo-américaine contre ses sites nucléaires.

 

http://www.juif.org/defense-israel/131658,iran-la-marine-en-etat-d-alerte-dans-le-golfe-persique.php 

Iran : la marine en état d'alerte dans le golfe Persique

 

 

 

 

Le chef des armées américaines en Israël :
L’Amiral Mike Mullen, Chef des Etats major des armées des Etats-Unis (Chairman of The Joint Chiefs of Staff), a atterri en Israël dimanche 27 juin dans la matinée. Lui sont prévues des réunions de travail non routinières avec l’Etat major de Tsahal, notamment avec le Chef d’Etat major, le Général Gaby Ashkénazy, avec le Vice [...]
suite ici :
http://no-war.over-blog.com/article-iran-la-solution-finale-bientot-53065288.html
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29 juin 2010 2 29 /06 /juin /2010 23:54
Les véritables raisons de l’éviction du général McChrystal par Obama

Mecanopolis, 23 juin 2010

par Agata Kovacs

Le président américain Barack Obama a annoncé aujourd’hui avoir révoqué son chef militaire en Afghanistan, le général Stanley McChrystal, en invoquant ses propos désobligeants sur l’exécutif. En réalité, son éviction serait due a son incapacité à reconquérir le district Marjah, lors de « l’opération moshtarak » il y a quelques semaines, et de l’annulation de l’offensive dans la province de Kandahar, fief de la résistance afghane.

 

chrystal

 

 Le général McChrystal ne manque pas d’humour. Dans entretien accordé au bimensuel Rolling Stone daté du 22 juin, il avait répondu au journaliste, qui l’interrogeait sur le vice-président américain Joe Biden, « Qui est-ce ? ». « Biden », reprend un de ses conseillers. Le général s’appuie alors sur le nom du vice-président américain pour se fendre d’un jeu de mot, demandant: « vous avez dit : Bite Me ? » (va te faire voir). Il faudrait néanmoins être naïf pour voir là la vrai raison de l’éviction du chef militaire de l’OTAN en Afghanistan.

 

La France  pas dupe

Les responsable militaires français ne se montrent guère surpris par la franchise de leurs collègues américains, qui décident seuls, comme c’est la tradition à l’OTAN, des stratégies à employer sur le terrain.

D’ailleurs, selon le Canard Enchainé (1), la direction du renseignement militaire, on affirme d’ailleurs que l’état-majors a reçu de Sarkozy de ne pas revendiquer un quelconque partage des responsabilités. Motifs : il vaut mieux évite que Washington ne demande encore à la France d’engager plus de troupes dans cette guerre interminable.

Même réaction au centre de planification et de conduite des opérations, dont celle du continent français en Afghanistan, Certains officiers rappellent que Jean-Louis Georgelin, l’ancien patron des armées, avait conseillé au Président de ne pas s’impliquer davantage dans ce « merdier ».

 

Le moral des troupes au plus bas

Le patron du Pentagone, Roberts Gates, admet implicitement l’existence d’un tel « merdier ». Dimanche 20 avril, interrogé par la chaîne Fox N, il a déclaré : « Il est beaucoup trop tôt pour évaluer si la mission en Afghanistan est en train de réussir ou non. » Puis il a laissé entendre que l’objectif fixé par Obama – un retrait partiel de l’Afghanistan en juillet 2011 – ne pourra être obtenu. Confirmation quelques heures après l’émission de Fox News : 10 soldats (américains, britanniques et australiens) trouvaient la mort sous les coups de la résistance afghane. Soit un quarantaine de tués pour l’OTAN en seulement deux semaines, sans compter les blessés et amputés.

 

Une guerre perdue pour les États-Unis et l’OTAN

L’opération de la reconquête du district de Marjah, menée récemment au sud de l’Afghanistan a été, de l’aveu même du général MacChrystal, un échec. La résistance afghane a regagné la région et n’a pas hésité a exécuter les traitres qui avaient collaboré avec l’ennemi américain.

Échec également de l’installation d’une autorité gouvernementale et de ses policiers affiliés à la marionnette Karzaï, et aucun ralliement de la résistance, malgré les tentatives de corruption faite par l’occupant étranger.

Ce constat a conduit McChrytal à annuler l’offensive qu’il envisageait de mener dans la province de Kandahar, ce qui a contrarié les plans de l’administration américaine, et a finalement décidé, aujourd’hui, le président Obama à limoger McChrystal au bénéfice du général Petareus.

Comme le relève un article de l’hebdomadaire américain « Times » du 14 juin dernier (2), les États-Unis ont déjà dépensé 26 milliards de dollars uniquement pour former l’armée afghane du traitre Karzaï. Une « farce » aux frais des contribuables américains, selon l’hebdomadaire.

La nomination de Petraeus ne chargera rien à la donne, pour les États-Unis et l’OTAN, cette guerre est définitivement perdue.

Agata Kovacs, pour Mecanopolis

 

Notes :

1. Livraison du 23 juin 2010

2. Egalement cité dans le Canard du 23 juin 2010

http://www.futurquantique.org/?p=8539

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 03:02
BLOGS, en parler ... 
 
publié par roland (webmaster) Hier 10H49  
Les faits et rien que les faits
Auteur : C.S.P - Source : C.S.P 
 
Il paraît que plus c'est gros plus ça passe, mais quand c'est vraiment très gros ? Vraiment très très très : gros ? Ça passe encore ? Et quand c'est de l'übergros qui se voit de super loin, arrive t-il quand même qu'à un moment, ça ne passe plus du tout au point que c'en est même plus risible mais qu'on contemple la chose mi-amusé mi-sceptique devant quelque chose d'aussi...gros ?
Et c'est bien évidemment dans la Pravda Sarkozyste qu'on trouve un morceau de bravoure franchement tonitruant dont il se murmure qu'il a fait pleurer Kim Jong-il quand il l'a lu. "
Les français acceptent la retraite à 62 ans". Article non signé. Aucun journaliste du Figaro n'aurait-il donc voulu apposer son nom sur pareille aussi éhontée bousasse ? Ce ne sont pourtant d'habitude pas les scrupules qui les étouffent, mais ils faut croire qu'ils ont encore suffisamment le sens du ridicule pour s'épargner d'assumer une déclaration gouvernementale déguisée en article...
"il n'y a pas de «tabou» des 60 ans. C'est le principal enseignement du sondage Ifop que nous publions"
Ouais. Sauf que, au fait, le sondage IFOP (= MEDEF) en question n'est publié nulle part...on a beau s'écarquiller les mirettes à le chercher, il n'est tout simplement pas là ; on ne saura donc pas les questions posées ni à qui ni quoi ni comment, ni rien en fait ; un article non signé, basé sur un sondage de la boîte à Laurence Parisot, et dont on préfère sans doute par souci de pudeur nous épargner le détail concret : d'emblée, on est dans le crédible.
"58% des personnes interrogées jugent «acceptable» le recul de deux ans de l'âge légal de départ à la retraite"
Question posée ? Manière de présenter les choses ? Catégories de personnes interrogées ? Et aussi, accessoirement, un petit chiffre sur le nombre de personnes qui ne la trouverait pas "acceptable", cette vile réforme ? Keud.
"79% des sondés estiment que le financement des retraites est «un problème grave qu'il faut régler d'urgence"
Hun hun.Genre, "le financement des retraites est-il un grave problème qu'il faut régler d'urgence ?". Ok. Et après on pose la question du "comment ?". Mais non, toujours pas de détail de la chose.
"Sur le fond de la réforme, les avis sont en effet beaucoup plus contrastés. La bonne foi du gouvernement n'est pas mise en cause: 61% des personnes interrogées estiment qu'il est déterminé à maintenir le système de répartition français. 58% jugent même l'exécutif «responsable vis-à-vis des générations à venir». Ce résultat montre que les critiques contre l'«inefficacité» de la réforme émises par l'opposition, mais aussi par une partie non négligeable de la majorité, notamment au centre, n'ont pas vraiment convaincu."
Mais qui a été interrogé et comment à la fin, bordel à cul ???Point ne saura.
"En revanche, la thématique développée autour de l'«injustice» du projet, dans son état actuel, trouve un écho. 67% des personnes interrogées estiment que le gouvernement n'est «pas juste dans ses choix». 60% lui reprochent de ne pas être «attentif aux questions liées à la pénibilité de certains métiers» et 70% pensent qu'il n'est pas «ouvert au dialogue»."
Ah ? Ils sont pour la réforme des retraites mais ils la trouvent parfaitement dégueulasse ? Le français est certes complexe, mais tout de même. Ou alors, c'est une énorme farce. Aussi. On aura également noté que le Figaro, propriété de Serge Dassault - de l'UMP - est ces derniers jours bien moins disert sur les petits soucis d'accusation de collusion d'intérêts d'Eric Woerth dont le canard officiel de la droite dramatiquement décomplexée se contente d'évoquer les ennuis de façon très factuelle et descriptive.
Mais ce n'est pas comme si le Figaro et ses journalistes avaient à prendre position, n'est-ce pas.

 

http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=13726

   
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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 02:46

 

 

Feu vert » de l’ONU à une attaque préventive américano-israélienne contre l'Iran? par Michel Chossudovky Internationalnews

 

Mondialisation.ca

 

 Le 14 juin 2010
 

Original: UN "Green Light" for a Pre-emptive US-Israel Attack on Iran? Security Council Resolution Transforms Iran into a "Sitting Duck"

 

La résolution du Conseil de sécurité transforme l'Iran en proie facile

    


 

«Une proie facile est une victime sans défense, une cible facile, vulnérable à l'attaque. »

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l'OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

 

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. «Un tigre de papier [纸老虎 (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace tel un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l'aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l'avenir de l'humanité.

 
Le Conseil de sécurité a voté le 9 juin à l'imposition d'une quatrième série de très larges sanctions contre de la République islamique d'Iran, qui comprennent un embargo sur les armes ainsi que des « contrôles financiers plus sévères ».

Par une amère ironie, cette résolution a été adoptée dans les jours suivant le refus catégorique du Conseil de sécurité des Nations Unies d'adopter une motion condamnant Israël pour son attaque sur la Flottille de la Liberté pour Gaza dans les eaux internationales.

Elle a également suivi la tenue d’une conférence sur le traité de non prolifération nucléaire (TNP) tenue à Washington sous les auspices de l'ONU, qui appelle à la création, dans sa résolution finale, d'un Moyen-Orient sans nucléaire, ainsi qu’au démantèlement de l'arsenal nucléaire d’Israël. Israël est considéré la sixième puissance nucléaire au monde, avec, selon Jane Defence, entre 100 et 300 ogives nucléaires. (Analysts: Israel viewed as world's 6th nuclear power, Israel News, Ynetnews, 10 avril 2010). En revanche, l’Iran n’a pas de capacité connue en matière d'armes nucléaires.

La Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU est basée sur un mensonge fondamental. Elle défend l'idée que l'Iran est une puissance nucléaire à venir et une menace à la sécurité mondiale. Elle fournit également le feu vert à l'alliance militaire États-Unis-OTAN-Israël pour menacer l'Iran d'une attaque nucléaire préemptive punitive, appuyée du sceau du Conseil de sécurité de l’ONU.

Le Conseil de sécurité exerce deux poids deux mesures dans l'application des sanctions: Considérant que l'Iran est la cible de menaces punitives, l’arsenal nucléaire considérable d’Israël est soit ignoré, soit tacitement accepté par la « communauté internationale ». Pour Washington, les bombes nucléaires d'Israël sont un instrument de paix au Moyen-Orient.

En outre, alors que tous les doigts sont pointés vers l'Iran qui ne possèdent pas d'armes nucléaires, cinq soi-disant États européens « non nucléaires » dont la Belgique, la Hollande, l'Allemagne, l'Italie et la Turquie possèdent non seulement des armes nucléaires stratégiques sous commandement national, mais ces ogives sont déployées et dirigées sur l'Iran.

Résolution 1929 (9 juin 2010):

« 7.    Décide que l’Iran ne doit pouvoir acquérir dans un autre État aucune participation dans une activité commerciale quelconque qui serait liée à l’extraction d’uranium ou à la production ou l’utilisation de matières et de technologies nucléaires dont la liste est donnée dans la circulaire INFCIRC/254/Rev.9/Part 1, en particulier les activités liées à l’enrichissement et au retraitement de l’uranium, toutes les activités liées à l’eau lourde et les technologies liées aux missiles balistiques pouvant emporter des armes nucléaires, et décide également que tous les États doivent empêcher l’Iran, ses nationaux et les sociétés constituées en Iran ou relevant de sa juridiction, les personnes ou entités agissant en leur nom ou sous leurs instructions, ou les entités qui sont leur propriété ou sont sous leur contrôle, de réaliser de tels investissements dans les territoires qui relèvent de leur juridiction; »

« 8. Décide que tous les États doivent empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à l’Iran, à partir de leur territoire ou à travers leur territoire ou par leurs nationaux ou des personnes relevant de leur juridiction, ou au moyen de navires ou d’aéronefs battant leur pavillon, qu’ils aient ou non leur origine dans leur territoire, de chars de combat, véhicules blindés de combat, systèmes d’artillerie de gros calibre, avions de combat, hélicoptères d’attaque, navires de guerre, missiles et lanceurs de missiles … décide également que tous les États doivent empêcher la fourniture à l’Iran par leurs nationaux ou à partir de leur territoire ou à travers leur territoire de toute formation technique, ressources financières ou services financiers, conseils, autres services ou aide liés à la fourniture, à la vente, au transfert, à la livraison, à la fabrication, à l’entretien ou à l’utilisation de telles armes et de matériel connexe, et invite tous les États à faire preuve de vigilance et de retenue concernant la fourniture, la vente, le transfert, la livraison, la fabrication et l’utilisation de toutes autres armes et du matériel connexe; » (Le Conseil de sécurité impose des sanctions additionnelles à l’Iran, Vote divisé : 12 en faveur et 2 contre, une abstention. Incluant le texte complet de la Résolution 1929 du Conseil de sécurité de l’ONU, Département de l’information de l’ONU, le 9 juin 2010)

L’embargo sur les armes. Les implications pour la Russie et la Chine

La Fédération de Russie et la République populaire de Chine ont cédé aux pressions américaines et elles ont voté en faveur d'une résolution, qui n'est pas seulement préjudiciable à la sécurité de l'Iran, mais qui affaiblit sérieusement et sape leur rôle stratégique en tant que potentielles puissances mondiales rivales sur l’échiquier géopolitique eurasien.

La résolution attaque directement au cœur même de la structure des alliances militaires. Elle empêche la Russie et la Chine de vendre des armes stratégiques et conventionnelles de même que des technologies militaires à leur allié de facto: l'Iran. En fait, c’était l'un des principaux objectifs de la résolution 1929 que Washington a l'intention de faire respecter.

Parallèlement, en empêchant l'Iran d'acheter des équipements militaires conventionnels, la résolution empêche l'Iran de se défendre contre une attaque États-Unis-OTAN-Israël.

Si elle était pleinement appliquée, non seulement la résolution invaliderait les accords bilatéraux de coopération militaire avec l'Iran, mais elle créerait une brèche dans l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS).

Cela signifierait également l’affaiblissement considérable des relations commerciales et d'investissements entre l'Iran et ses partenaires russes et chinois. Les dispositions financières et bancaires prévues dans la résolution indiquent également que Washington est non seulement résolu à isoler l'Iran mais aussi à déstabiliser son système financier.

Washington est résolu à mettre en application cette résolution. La Secrétaire d'État Hillary Clinton a nommé Robert Einhorn, conseiller spécial pour la non-prolifération et le contrôle des armes, en tant que coordinateur américain pour la mise en œuvre du régime de sanctions à l'encontre de l'Iran et de la Corée du Nord:.

« Le président américain Barack Obama a salué la résolution, estimant qu'elle permet d’adopter les sanctions les plus sévères auxquelles le gouvernement iranien n’a jamais été confronté et qu’elle va envoyer un message « sans équivoque » à Téhéran sur l'engagement de la communauté internationale pour stopper la propagation des armes nucléaires. » (Clinton appoints coordinator for sanctions against Iran, DPRK, Xinhua, le 10 juin 2010

« Nous nous attendons à ce que chaque pays mette en œuvre de manière agressive la résolution 1929 » a déclaré le porte-parole du département d'État P.J. Crowley. Si la Chine et la Russie décidaient de ne pas respecter les dispositions de la résolution, en particulier celles relatives aux ventes d'armes à l'Iran (art. 8), Washington s’en servira comme une opportunité pour s'engager dans une confrontation diplomatique toujours plus conflictuelle face à Pékin et Moscou.

La résolution vise également à établir une hégémonie dirigée par les États-Unis dans la production et l'exportation de systèmes d'armements. C’est un rude coup, pratiquement une « condamnation à mort », pour le commerce international lucratif des armes de la Chine et de la Russie, en concurrence avec les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne et Israël. Dans l'ère post-soviétique, le commerce des armes est devenu un élément central dans l’économie fragile de la Russie. Les répercussions possibles sur la balance des paiements de la Russie sont considérables.

La mise hors de combat du système de défense antimissile de l’Iran

Les résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU sont une partie intégrante de la politique étrangère américaine. Elles sont sur la planche à dessin des think tanks (groupes de réflexion) de Washington, dont le Conseil des relations internationales (CFR), l'American Enterprise Institute (AEI) et l’Heritage Foundation. À cet égard, il convient de noter que la substance de l'article 8 de la résolution 1929 (9 juin 2010) était contenue dans un rapport de janvier 2010 de l’Heritage Foundation, qui en appelait à « bloquer les ventes d'armes à l'Iran », y compris les missiles russes S-300:

«Washington et ses alliés doivent faire tous les efforts pour empêcher l'Iran de recevoir des armes étrangères, notamment la vente imminente des missiles sol-air S-300 russes, qui pourrait provoquer Israël à attaquer le plus tôt possible. Des efforts multinationaux plus musclés doivent également être pris pour empêcher l'Iran de transférer des armes au Hezbollah et aux groupes terroristes palestiniens, qui constituent une menace non seulement pour Israël, mais à la stabilité du Liban, de l'Égypte et de la Jordanie. Le 3 novembre, la marine israélienne a intercepté le Francop, un cargo battant pavillon d'Antigua, qui transportait environ 500 tonnes d'armes de l'Iran destinées au Hezbollah via la Syrie.[22] Les États-Unis devraient pousser d'autres alliés à se joindre afin de donner une plus grande aide aux efforts israéliens d'interception des flux d'armes iraniens, en particulier au Hezbollah et au Hamas. » (James Phillips,  An Israeli Preventive Attack on Iran's Nuclear Sites: Implications for the U.S,  The Heritage Foundation, Washington, DC, Janvier 2010)

Est-ce que Moscou évalue les conséquences de l'embargo proposé sur les armes?

Immédiatement après l'adoption de la résolution du Conseil de sécurité le 9 juin, plusieurs reportages de la presse russe ont indiqué que la vente des missiles russes S-300 à l'Iran serait gelée, en dépit des assurances données par le ministre des Affaires étrangères Sergei Lavrov à l’effet que la résolution du Conseil de sécurité n'affecterait pas le traité de défense aérienne. ..(Russia says in talks with Iran on new nuclear plants, Haaretz, 10 juin 2010) Ces déclarations contradictoires laisse entendre qu'il y a d’importantes divisions au sein des dirigeants russes, sans lesquelles la Russie aurait dûment exercé son droit de veto au Conseil de sécurité des Na    vtions unies.

 

Missiles sol-air S-300 russes

Sans l'aide militaire russe, l'Iran est une proie facile. Son système de défense aérienne dépend de la continuité de la coopération militaire russe. En outre, sans l'Iran, la Russie serait contrainte de vendre du matériel militaire à des pays dans l'orbite US-OTAN. (VoirRussia to offset loss of Iran arms sales with Iraqi, Afghan deals, Russia, RIA Novosti, 11 juin 2010)

Une attaque nucléaire préventive contre l'Iran

Le monde vit un moment décisif. La véritable menace à la sécurité mondiale provient de l'alliance États-Unis-OTAN-Israël. Le Conseil de sécurité sert directement les intérêts de l'alliance militaire occidentale. La résolution du Conseil de sécurité accorde de facto un « feu vert » pour mener une guerre préventive contre l'Iran, laquelle est sur la planche à dessin du Pentagone depuis 2004.

« Un plan opérationnel pour mener des attaques aériennes sur l'Iran est en état de préparation depuis juin 2005. L’essentiel du matériel militaire pour mener cette opération a été déployée. (Pour plus de détails voir Michel Chossudovsky, Guerre nucléaire contre l’Iran, janvier 2006). En 2005, le vice-président Dick Cheney a ordonné à l’USSTRATCOM d'élaborer un « plan d'urgence », qui comporterait « une attaque aérienne de grande envergure sur l'Iran utilisant à la fois des armes nucléaires tactiques et conventionnelles. » (Philip Giraldi, Attack on Iran: Pre-emptive Nuclear War , The American Conservative, 2 août 2005).

Sous l'administration Obama, les menaces sont devenues de plus en plus courantes et beaucoup plus explicites qu’elles ne l’étaient sous les néo-conservateurs. En octobre 2009, l'American Enterprise Institute (AEI) a organisé une conférence au Wohlstetter Conference Center de Washington dont le sujet était « Israël doit-il attaquer l'Iran? »:

« Le développement d'armes nucléaires en Iran se poursuit, menaçant la sécurité de ses voisins et la communauté internationale. Selon une récente enquête menée par Pew Research Center, plus de 60 pour cent de la population des États-Unis estime qu’empêcher l'Iran de développer des armes nucléaires justifie une action militaire. Le ministre adjoint israélien des Affaires étrangères, Daniel Ayalon, a souligné le 21 septembre qu'Israël « n'a rejeté aucune option sur la table » lorsqu’il s'agit de lutter contre la menace iranienne. Le même jour, le général en chef d’Israël, le chef d'état major lieutenant général Gabi Ashkenazi, a été clair en indiquant qu'il n’excluait pas une attaque militaire sur les installations nucléaires de l'Iran, en répétant que « Israël a le droit de se défendre et que toutes les options sont sur la table. » Alors que le débat s'intensifie sur la façon de répondre plus efficacement aux provocations de l'Iran, il est temps d'explorer les paramètres stratégiques et juridiques d'une potentielle attaque israélienne contre la République islamique et de fournir une analyse approfondie sur ses implications pour les États-Unis. (American Enterprise Institute, Should Israel Attack Iran? , Octobre 2009, C’est nous qui surlignons)

Du point de vue militaire, Israël ne pouvait pas procéder à une attaque unilatérale contre l'Iran sans la coordination soutenue par le Pentagone:

« Alors que le président Obama tend « une main ouverte » en recherchant des pourparlers directs avec Téhéran dans sa tentative de stopper son programme nucléaire, Mme Clinton semblait prête [Juin 2009] à dérouter les dirigeants iraniens avec des propos de frappes préventives « de la façon dont nous avons attaqué l'Irak ». Elle a dit qu'elle cherchait à se mettre dans la peau des dirigeants iraniens, mais elle a ajouté que Téhéran « pourrait avoir des d’autres ennemis qui voudraient le faire [une attaque préventive] pour eux. » Il s’agissait d’une référence claire à Israël, où Benyamin Netanyahou, le premier ministre, a parlé de la possibilité d'une action militaire pour stopper le programme nucléaire iranien - quelque chose qu'il considère comme une menace pour l'État juif.» ( Don’t discount Israel pre-emptive strike, Hillary Clinton warns Iran, Times Online, 8 juin 2009, c’est nous qui soulignons)

En avril 2010, le message était clair: Washington « utiliserait des armes atomiques seulement dans des « circonstances exceptionnelles » et n’attaquerait pas des États non dotés d'armes nucléaires, tout en distinguant des « cas particuliers » tels l'Iran et la Corée du Nord comme des exceptions. » (Iran to Take US to UN Over Obama's Threat to Use Nuclear Weapons against Iran, AlJazeera, 11 avril 2010). Le secrétaire à la Défense Robert Gates a expliqué dans une interview télévisée « que Washington faisait exception de Téhéran et de Pyongyang, car ils avaient défié plusieurs fois les ultimatums du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’égard de leurs programmes nucléaires. » (Ibid).

« Feu vert » des Nations Unies à un scénario de Troisième Guerre mondiale?

Est-ce que cette dernière résolution du Conseil de sécurité donne le « feu vert » tant recherché par Washington?

La substance de la résolution du Conseil de sécurité est également dirigée contre les alliés de l'Iran: la Chine et la Russie.

Paradoxalement, alors que la Chine et la Russie n'ont pas exercé leur droit de veto, ils sont néanmoins l'objet de menaces voilées des États-Unis. La Chine est entourée d’installations militaires américaines. Les missiles américains en Pologne et dans le Caucase sont pointés vers des villes de la Russie. Plus récemment, l'administration Obama a appelé à l'élargissement du régime des sanctions à l'encontre d’un allié de la Russie, le Belarus.

Washington a également annoncé que « Le Pentagone se prépare à s’engager dans un mini boom immobilier en Asie centrale, lequel comprendrait la construction d'installations militaires stratégiques américaines » dans chacun des cinq États de l'Asie centrale, y compris le Turkménistan et l'Ouzbékistan. (Voir  Defense Dollars Building Boom: Pentagon Looks to Construct New Military Bases in Central Asia, Eurasianet, 6 juin 2010). Ces divers accords de coopération militaire avec les anciennes républiques soviétiques tentent non seulement de fragiliser l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) et de l'OTSC, ils font partie de l'encerclement stratégique US-OTAN de la Russie et la Chine.

Cette dernière résolution laisse non seulement entendre que Washington et ses alliés de l'OTAN ont le contrôle du Conseil de sécurité de l'ONU, mais qu’en définitive ils donnent un coup fatal à la politique étrangère de Moscou et de Pékin.

Cette résolution du Conseil de sécurité devrait dissiper le mythe de la rivalité des superpuissances. La Chine et la Russie sont un appendice du nouvel ordre mondial.

En ce qui concerne la diplomatie internationale, la Chine et la Russie sont des « tigres de papier », sans dents. « Un tigre de papier [纸老虎 (Zhǐ lǎohǔ)], signifie quelque chose qui semble représenter une menace telle un tigre, mais qui est totalement sans danger ».

La Chine et la Russie sont les victimes de l’échec de leur propre décision au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies.

Une attaque contre l'Iran engendrerait immédiatement une escalade militaire. La Syrie et le Liban seraient également visés. L'ensemble du Moyen-Orient et de l’Asie centrale exploserait, une situation qui pourrait potentiellement évoluer vers un scénario de Troisième Guerre mondiale.

De façon très réelle, l'aventure militaire États-Unis-OTAN-Israël menace l'avenir de l'humanité.

Traduction de Dany Quirion pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa. Il est l'auteur de Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre et de la
Mondialisation de la pauvreté et nouvel ordre mondial (best-seller international publié en 12 langues).
 

 

http://www.mondialisation.ca


 

http://www.internationalnews.fr/article--feu-vert-de-l-onu-a-une-attaque-preventive-americano-israelienne-contre-l-iran-par-michel-chossudovky-52471982.html

 

 

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