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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 04:35


Révolution à Bahreïn : vers une implosion de l’économie mondiale ?

 

Révolution à Bahreïn : Le déluge de l’Occident !


Les médias officiels parlent peu de la répression à Bahreïn, depuis l’intervention des troupes saoudiennes. Nous en connaissons les raisons. La monarchie saoudienne est un fidèle allié des Etats-Unis et d’Israël, la majorité de la population de Bahreïn est chiite et la cinquième flotte nord-américaine est basée à Bahreïn.

Tout cela est vrai, mais il y a une raison beaucoup plus grave…

Il s’agit des conséquences financières et politiques pour tout le système mondialo-sioniste, si Bahreïn se libérait. Une victoire de la révolution aurait immédiatement des effets dans tous les pays du Golfe. Ces pays sont des monarchies pétrolières et gazières, leurs pétrodollars alimentent, chaque jour, le système bancaire international en crise. C’est cet afflux quotidien de liquidités qui permet cette fuite en avant à laquelle nous assistons depuis la dernière crise bancaire. Cela ne résout pas le problème de fond mais donne à la machine, le carburant nécessaire pour continuer.

Nous pouvons supposer, qu’après une victoire de la révolution à Bahreïn, il se produise un effet domino qui touche les autres monarchies pétrolières. Ces pays, débarrassés de leurs dirigeants corrompus et soumis à l’USraël, réorienteront immédiatement leurs investissements dans d’autres directions que Wall Street et son économie spéculative, qui se fait sur le dos des peuples du monde, en particulier les peuples arabes et africains. Un tel changement, c’est l’implosion, toute l’économie dominée par l’USraël s’écroule, c’est la fin du sionisme et d’Israël.

Le choc serait fatal : devant un tel krach, les populations nord-américaines et européennes entreraient en révolte et rejoindraient les autres nations qui luttent pour leur émancipation. En Europe, par exemple, le Portugal est, selon les experts, déjà en faillite. Il s’agit de la vraie faillite, de celle qui fait qu’on ne peut pas payer les salaires et les pensions, que les entreprises ferment une à une. Seule une perfusion financière peut prolonger le Portugal pour quelques temps, et les pétrodollars des monarchies pétrolières du Golfe sont là pour alimenter la pompe. Imaginez que ce flux financier vienne à manquer ! Les Portugais n’auraient alors pas d’autre choix que de descendre dans la rue.

L’autre exemple concerne la gigantesque manifestation qui a eu lieu à Londres samedi 26 mars. Plus d’un million de manifestants a défilé pour protester contre la politique d’austérité du gouvernement anglais. Il y longtemps que nous n’avions pas vu une manifestation de cette ampleur en Grande-Bretagne et tout indique que le mécontentement va se radicaliser en Europe. La crise peut réveiller les Européens qui retrouveront le chemin de la révolution, comme ils ont su le faire autrefois.

La révolution à Bahreïn a des ondes de choc qui portent très loin, jusqu’au cœur du système financier et donc, du sionisme et de son entité en Palestine. Il faut que les Européens en prennent conscience. Il y a longtemps que nous n’avons plus à faire à une révolution régionale qui ne concerne que les pays arabes, l’enjeu est international.

On comprend pourquoi ils veulent sauver, pour reprendre le titre d’un film, « le soldat Bahreïn ». Mais ils n’y arriveront pas, tout au plus peuvent-ils retarder l’échéance. A nous, en France, en Europe, de comprendre que la révolution à Bahreïn est aussi la nôtre.


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 04:23
::  Opinion de Jean-Paul Pougala (*)
02/04/11 :: 6:09
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Les mensonges de la guerre de "l'Occident judéo-chrétien" contre la Libye
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http://www.decitre.fr/gi/63/9782804023263FS.gif
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A- LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE


1- Premier satellite Africain RASCOM 1


C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.


L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.


2- FOND MONETAIRE AFRICAIN, BANQUE CENTRALE AFRICAINE, BANQUE AFRICAINE DES INVESTISSEMENTS


Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare : la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans. On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.


Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes, La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques. Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »


3- UNIONS REGIONALES COMME FREIN A LA CREATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE


Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne. L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA, l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.


4- KADHAFI, L’AFRICAIN QUI A PERMIS DE LAVER L’HUMILIATION DE L’APARTHEID


Kadhafi est dans le cœur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid. C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela. Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?


B- CEUX QUI VEULENT EXPORTER LA DEMOCRATIE SONT-ILS DES DEMOCRATES ?


Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.


La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France, l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège, le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais». Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :


1- Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie qui répond le mieux aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne, des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans. Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres. On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger. Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.


2- Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement. Les Occidentaux se dé finissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.


3- L’égalité dans les rangs et dans les fortunes. Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.


4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?


Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...


Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ? Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.


La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : « Malo periculosam libertatem quam quietum servitium -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.


C- QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?


Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye, l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.


C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.


L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.


Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.


Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder le peuple africain.


Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité. Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° après un tour à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.


La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.
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(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.




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LIBYE - Fait-on la guerre pour la popularité de Sarkozy ?
Par Big Browser


Plus d’une semaine après le début de l’intervention militaire internationale en Libye, l’éditorialiste américaine Anne Applebaum n’y va pas par quatre chemins et s’interroge publiquement sur Slate.com : “Le président français a-t-il défendu l’intervention en Libye pour avoir de meilleures chances d’être réélu ?”
Depuis le début de cette intervention militaire, la France a en effet joué un rôle prépondérant. Paris a été le premier pays à reconnaître officiellement les rebelles libyens du Conseil national de transition. L’article rappelle que c’est surtout grâce à Bernard-Henri Lévy, “philosophe-pop tellement français qu’il n’y a pas d’équivalent américain”.
“Nous n’avons pas de philosophes qui portent des chemises déboutonnées, épousent des actrices blondes, et choisissent avec enthousiasme un camp dans des guerres au Bangladesh, en Angola, au Rwanda, en Bosnie.”
La diplomatie française a également largement contribué à faire adopter la résolution 1973 à l’ONU. Et le gouvernement français a pris les devants politiques, en organisant un sommet à Paris pour acter le début des bombardements.
Sarkozy espère clairement que l’aventure libyenne va le rendre populaire, écrit Anna Applebaum, avant de raconter l’anecdote suivante :
“Personne ne s’en étonne, d’ailleurs. Lors d’une conférence de presse à Bruxelles, la semaine dernière, j’ai vu un participant français se vanter du rôle de la France dans la campagne aérienne en Libye. A peine une minute plus tard, il était tout à fait d’accord pour dire que cette guerre était un stratagème pour aider à la réélection de Sarkozy.”
Pour Anne Applebaum, les Etats-Unis sont désormais embarqués dans une intervention militaire dont les buts ne sont pas précis et l’issue plus qu’incertaine. L’Union européenne, elle, ressort de cette guerre en très mauvaise posture. “Si le but de Sarkozy était d’exposer la faiblesse et les incohérences de la diplomatie européenne, il n’aurait pu mieux faire”, écrit-elle.
Pour étayer son analyse, l’éditorialiste fait ensuite un paralèlle entre les bombardements en Libye et les élections cantonales en France :
“Les socialistes français ont triomphé lors d’élections locales ce week-end. Les rebelles libyens ont triomphé à Brega et Ras Lanouf (Ndlr: depuis, le bédouin a refait le terrain momentanément perdu). En France, les regards sont déjà tournés vers l’élection présidentielle de 2012. En Libye, le regard des rebelles est tourné vers Tripoli. Vous ne pensez pas que ces choses sont liées. Mais, bien entendu, elles le sont.”
Elle conclut en disant que pour Nicolas Sarkozy – “un président français dont l’empressement à prendre de vrais risques pour jouer un rôle, n’importe quel rôle (…), est sans précédent” –, cela se joue désormais “à quitte ou double”.
http://www.toutsaufsarkozy.com/cc/article02/EFpEZFlAuEsokwGgir.shtml
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 04:22
Nouvelles agressions du gouvernement AMÉRICAIN contre Cuba, via Internet
Par Jean-Guy Allard
Traduit par Granma International
Le Département d’État et son agence de déstabilisation, l’USAID, envisagent de dépenser environ 30 millions de dollars supplémentaires dans des opérations d’ingérence visant à utiliser Internet comme un instrument de pénétration et un laboratoire pour leurs services secrets sur le territoire national cubain.
C’est ce qui ressort d’une étude parue site Web Cuba Money Project, du journaliste et chercheur étasuniens Tracey Eaton, qui s’appuie sur un document publié par cette agence proche des services spéciaux des États-Unis, daté du 11 janvier. L’USAID aurait lancé un appel aux organisations non gouvernementales et à des entreprises spécialisées désireuses de développer des projets liées à l’utilisation d’Internet « à Cuba et dans d’autres pays », les invitant à lui faire part de leurs « initiatives ».
Ce document a été publié à la veille du procès à La Havane du citoyen des États-Unis Alan Philip Gross – il était employé par une entreprise sous-traitante de l’USAID – pour ses activités illégales.
Le 7 février était la date butoir pour la présentation des projets. « Le Département d’État n’a pas précisé – et il ne le fera certainement pas – quelles seraient les organisations chargées de réaliser ces projets », écrit Eaton, un ancien correspondant du quotidien texan The Dallas Morning News à La Havane.
Des subventions qui vont d’un demi-million jusqu’à 8 millions de dollars sont d’ores et déjà disponibles pour la mise en œuvre de ces opérations, et l’enveloppe pourrait être portée à 30 millions de dollars, d’après ce document.
À noter que cet argent provient du budget fédéral de 2010 et non pas de celui de l’année en cours.
Dans ce que d’aucuns considèrent comme une allusion à l’affaire Gross ou à des opérations de renseignement précédentes, le Département signale que les organisations éligibles « doivent posséder une expérience de travail dans un univers d’Internet particulièrement hostile ».
Le fer de lance de ces opérations, connu sous le nom de web-based circumvention technology, est spécifiquement destiné à éviter ou à tromper les habituels systèmes de détection (firewalls et filtres) contre les utilisations illicites du réseau, violant ainsi les dispositions de la loi en vigueur dans les pays.
La stratégie comporte un « programme d’entraînement » pour la formation d’un « réseau d’instructeurs » chargés de mener des opérations avec des « organisations menacées », lire : des organisations qui opèrent dans l’illégalité.
Le document est explicite sur plusieurs aspects : les organisations et les entreprises invitées à formuler des propositions doivent pouvoir « entraîner » des « blogueurs, des citoyens-journalistes et des organisations de la « société civile», et promouvoir l’utilisation des nouvelles technologies de communication de personne à personne et au sein des « réseaux sociaux». ( À Benghazi en Libye les opposants ont-ils bénéficié de cette aide ? Photo de bloguers de l'opposition à l'oeuvre.)
Le programme va jusqu’à prévoir un fonds « pour la défense» des activistes qui auraient des ennuis avec la justice en cas de “hacking » ou d’intrusion dans les systèmes informatiques.
Outre Cuba, cet appel à propositions couvre aussi la Chine, le Myanmar, l’Iran, la Russie et le Venezuela, autrement dit des pays qui refusent d’obéir aux diktats des États-Unis. Washington ressort son habituelle rhétorique de « l’aide» aux « activistes numériques», pour justifier sa vieille stratégie qui consiste à recruter des agents et des indicateurs à la solde de ses services de renseignement.
« Ce document confirme intégralement les propos tenus récemment par la Secrétaire d’État US, Hillary Clinton, lors d’un entretien pour une revue spécialisée », fait remarquer le journaliste Tracey Eaton
Source TLAXCALA
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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 04:20
Sayonara, Japon

Le Japon ne sera plus jamais le même. Il y aura dorénavant un « avant Fukushima » et un « après Fukushima ». La ruine radioactive du Japon a commencé, avec ses répercussions sur le reste de la planète avec le relâchement des démons nucléaires de Fukushima par General Electric (GE) et la Tokyo Electric Power Company (TEPCO). La cruelle réalité est que cette sombre crise va durer des mois ou peut-être même des années et possiblement de longues nombreuses années étant donné que la demi-vie du plutonium 239 est de 24 000 ans.

« « Malheureusement, nous n’avons pas de prévision concrète en ce moment pour nous permettre de dire dans combien de mois ou d’années (que la crise se terminée), » a déclaré Sakae Muto, le vice-président de TEPCO »

Il y a eu plus de 823 tremblements de terre qui ont suivi celui de 9.0 ayant frappé le 11 mars 2011, et ça tremble encore. La ville de Tokyo est située à environ 250 km de Fukushima et plus de 35 millions de personnes y vivent. Tokyo est l’un des trois plus importants centres financier du monde, aux côtés de Londres et New York. Avec trois coeurs nucléaires présentement en fusion, ainsi que les piscines d’entreposage de combustible irradié utilisé en danger, cumulant depuis autour de 40 ans plus de 1700 tonnes de déchets nucléaires entreposés, les retombées nucléaires ne vont que s’accentuer dans les temps à venir et se déposer sur la capitale. Déjà 25 gouvernements étrangers ont soit fermé leurs ambassades à Tokyo, ou ont évacué Tokyo et déplacé leurs ambassades à Osaka. Les banquiers internationaux sont en train de fuir en masse Tokyo et le Japon. La US Navy a annoncé le 17 mars qu’ils étaient prêts à évacuer autant que 87 000 personnes si nécessaire et la USO a annoncé deux jours plus tard, le 19 mars, que l’armée américaine a commencé l’évacuation volontaire de 200 000 militaires et leurs personnes à charge présentement au Japon.

Pendant que tout cela se déroule, le gouvernement japonais a également exhorté plus de gens à évacuer la zone de Fukushima et il a discrètement élargi la zone d’évacuation autour de la centrale de Fukushima. En bon français, toute cette activité signifie que l’évacuation de Fukushima, du Japon et de Tokyo, a déjà commencé. Un grand nombre de personnes sont déjà « volontairement » en train de fuir le danger. Plus la crise s’éternisera, plus le nombre de personnes qui vont partir sera élevé.

L’ensemble de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi devrait être condamné, ce qui en fait le plus important des accidents nucléaires (devant l’accident nucléaire de Tchernobyl) en termes de conséquences techniques.

Les héros qu’on surnomme les « bio-robots », terme originellement donné aux travailleurs qui avaient sacrifié leur santé et leur vie pour contenir l’accident de Tchernobyl, en Ukraine, se sont battus pendant maintenant plus de deux semaines pour tout tenter dans le but de prévenir le pire scénario, soit une fusion incontrôlable des coeurs des réacteurs nucléaires et la combustion des déchets radioactifs contenus dans les piscines d’entreposage situées immédiatement au-dessus des réacteurs Mark 1, un design absolument génial de General Electric. Ils auront silencieusement et courageusement donné leur vie pour éviter le pire au reste des Japonais et du monde entier. Et très malheureusement, il semble que ce soit en vain. La bataille, à toute fin pratique, est perdue. Les taux de radiation sont si élevés qu’il sera bientôt simplement impossible d’envoyer quiconque sur les lieus de la centrale de Fukushima. Déjà, ces employés qui doivent payer le prix de leur santé de façon permanente et risque la mort pour les inepties, les mensonges, l’avarice, l’insouciance et la négligence criminelle de leurs patrons et de GE, ont subi des expositions à la radiation plusieurs fois la norme acceptable annuelle. Nul besoin de rappeler qu’il n’y a pas de dose sécuritaire dans le domaine de la radioactivité.

Dose radiative

Le principe retenu en radioprotection est de maintenir l’exposition au niveau le plus bas qu’il est raisonnablement possible d’atteindre (principe ALARA). Pour faciliter cette optimisation, les sites nucléaires français sont organisés en zones dont l’accès est plus ou moins restreint, et qui correspondent aux débits de doses suivants :

  • zone bleue : de 2,5 à 7,5 µSv⋅h-1 ;
  • zone verte : de 7,5 à 25 µSv⋅h-1 ;
  • zone jaune : de 25 µSv⋅h-1 à 2 mSv⋅h-1 ;
  • zone orange : de 2 à 100 mSv⋅h-1 ;
  • zone rouge : > 100 mSv⋅h-1.

Le débit de dose dont on est certain qu’il produit des effets biologiques dangereux se situe à partir de 1 mSv⋅h-1, c’est-à-dire en « zone jaune ». Les effets varient selon le temps auquel on y est soumis. Les effets statistiquement observables apparaissent pour des doses cumulées supérieures à 100 mSv, soit un stationnement de plus de 50 h (une semaine à plein temps) en zone jaune. Cette exposition peut être atteinte en 1 h en « zone orange ».

La dose cumulée d’une source radioactive artificielle devient dangereuse à partir de 500 mSv (ou 50 rem), dose à laquelle on constate les premiers symptômes d’altération sanguine. En 1992, la dose efficace (E) maximale pour une personne travaillant sous rayonnements ionisants était fixée à 15 mSv sur les 12 derniers mois en Europe (CERN et Angleterre) et à 50 mSv sur les 12 derniers mois aux États-Unis. Depuis août 2003, la dose efficace maximale est passée à 20 mSv sur les 12 derniers mois. En France, la réglementation fixe les limites annuelles de radiation à 20 mSv (2 rem) pour les travailleurs et à 1 mSv (0,1 rem) pour la population. (source)

La dose limite pour un travailleur du nucléaire en France est de 20 millisieverts pour une année. La limite réglementaire d’exposition en circonstances exceptionnelles est de 100 millisieverts, mais cette limite réglementaire a été exceptionnellement relevée à 250 millisieverts pour permettre aux travailleurs de continuer à travailler sur le site de Fukushima, ce qui signifie quand même que ces travailleurs nagent en pleine zone rouge quotidiennement.

Le 16 mars, aux alentours de 16 heures (heure locale), le niveau de radioactivité au-dessus de la centrale de Fukushima Daichi a atteint les 1 500 millisieverts par heure, empêchant ainsi les largages d’eau par hélicoptères[116].

Selon l’AIEA un niveau de radiation de 400 millisieverts par heure a été observé entre les unités 3 et 4[117]. À ce taux de radiation, un travailleur du nucléaire sur le site de Fukushima Daichi est exposé en 3 minutes à la dose limite admise en France pour une année.

Le 24 mars 2011, les équipes de l’AIEA ont enregistré des taux de 161 microsievert par heure dans les villes de Namie dans la préfecture de Fukushima, à 8 km au nord ouest de la centrale[122]. Une population exposée à ce taux pendant 5 jours accumule 20mSV, ce qui correspond à la dose autorisée en un an pour un travailleur du nucléaire en France. En 25 jours soumis à ce taux, la population exposée atteindrait la limite de 100mSV, seuil à partir duquel les risques de cancers dus à la radioactivité augmentent significativement.

Le 13 mars 2011, à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi, la radioactivité ambiante a été mesurée à 0,1 mSv/h[126],[127], soit un taux environ 800 fois supérieur à la radioactivité ambiante moyenne par heure : cela signifie qu’à quelques kilomètres de la centrale, on se trouve déjà en zone jaune.

Selon le Réseau Sortir du Nucléaire[128], des mesures effectuées à 2 km de la centrale de Fukushima Daiichi par six journalistes de l’association Japan Visual Journalist Association ont permis de constater un débit de dose s’élevant à 10 voire 100 milliröntgens par heure (soit 0,1 voire 1 millisievert par heure), débit selon eux « dramatiquement élevé ».

Des mesures indépendantes relevées dans la journée du 12 mars indiquent des niveaux de radioactivité très élevés sur toute la zone : jusqu’à 1 mSv à deux kilomètres de la centrale[129]. (source)

Les taux de radiation à 20 km de la centrale de Fukushima sont maintenant 1600 fois plus élevés qu’à la normale.

Radioactivité dans le site

Le Premier ministre japonais, Naoto Kan, a déclaré « l’état d’alerte maximale », laissant entendre que trois des réacteurs nucléaires situés à Fukushima sont présentement en fusion. Le réacteur N°3 qui fonctionnait depuis peu avec du MOX, un mélange d’uranium et de plutonium, est fissuré et donc des fuites y sont présentes. D’ailleurs, des échantillons prélevés à l’intérieur et à l’extérieur des bâtiments ont décelé du plutonium, l’élément chimique le plus toxique connu de la science. Ils ont décelé du plutonium 238, 239 et 240. TEPCO a rapporté que des taux de radiation 100 000 plus élevés que la norme ont été mesuré dans de l’eau contaminée sous le réacteur N°2, dans des tunnels et qui se déverse maintenant dans l’océan adjacent. (source)

De l’eau dans un tunnel à l’extérieur du réacteur N°2 a un taux de radiation excédant 1 Sievert/heure, a rapporté un porte-parole de TEPCO, un niveau si élevé qu’un employé ne peut demeurer dans la zone affectée plus de 15 minutes, selon les normes d’exposition actuelles. Une exposition à cette dose pendant 30 minutes entrainera des nausées alors que quatre heures d’exposition pourrait mener à la mort, selon la U.S. Environmental Protection Agency (EPA).

Voici donc la situation en détail pour les six réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima :

La société TEPCO a pompé de l’eau douce dans les réacteurs n°1, n°2 et n°3 , a rapporté l’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle du Japon. L’alimentation externe a été rétabli pour les six réacteurs en date du 22 mars, selon la Tokyo Electric Power.

Réacteur N°1 : Le réacteur est très dégradé. De l’eau contaminée s’est rendue jusque dans les salles des machines, signifiant clairement que qu’il y a absence d’étanchéité de l’enceinte de confinement ou du circuit de refroidissement. Le combustible est endommagé. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement de l’eau de refroidissement régulière, selon l’agence NHK. La société a commencé à enlever l’eau contaminée provenant du sous-sol de la salle des machines et préparera plusieurs pompes pour évacuer l’eau, a indiqué l’agence. L’appareil a été endommagé depuis l’explosion d’hydrogène survenue le 12 mars qui a détruit les murs du bâtiment. La gravité de la menace que représente le réacteur envers la sécurité est évaluée au niveau cinq sur l’échelle internationale de 1-7.

Réacteur N°2 : Tout comme le réacteur N°1, il est excessivement endommagé et de l’eau contaminée s’infiltre aussi dans les salles des machines. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 100 000 fois plus de rayonnement que l’eau de refroidissement normale, toujours selon l’agence japonaise de nouvelles, NHK. La société prévoit retirer l’eau contaminée, mais avec de tels rayonnements, la tâche sera très ardue et quasiment impossible. La société prévoyait commencer à utiliser de l’eau douce pour remplir la piscine de combustible à partir du 28 mars, a indiqué l’agence. L’enceinte de confinement a été endommagé dans une explosion du 15 mars et un câble d’alimentation a été reconnecté à l’unité le 19 mars. Le réacteur est noté à un niveau de cinq concernant la menace qu’il pose.

Réacteur N°3 : Réacteur lui aussi très dégradé. Les barrières de confinement ne sont certainement plus étanches et le combustible est endommagé. Le New York Times rapporte qu’il y aurait une longue fissure verticale, sur le côté et jusqu’au bas de l’enceinte de confinement, laissant s’échapper des fluides et des gaz toxiques. L’eau contaminée dans la structure de turbine contient 10 000 fois le rayonnement normal et elle s’est infiltrée dans la salle des machines. La société est en train d’examiner des moyens d’éliminer l’eau contaminée. Une explosion survenue le 14 mars a endommagé la couverture de l’unité de combustible. La menace du réacteur est noté à un niveau de cinq. L’analyse de 5 échantillons de sols prélevés indique que du plutonium s’échappe du réacteur et est un signe qu’il y a fusion du coeur, qui rappelons-le, fonctionnait au MOX. Le pire est qu’aux dernières nouvelles, une grue se serait effondrée sur les barres de combustible MOX du réacteur N°3. Il s’agit d’une massive grue interne intégrée à la structure d’acier qui déplace les barres du réacteur vers la piscine de combustible usé, ce qui signifie que les tiges qui contenaient du plutonium sont endommagées.

Cette grue s’est effondrée il y a deux semaines. Le gouvernement japonais et TEPCO ont menti à ce sujet, sachant très bien que seul cet incident pourrait déclencher une catastrophe nucléaire aussi grave que Tchernobyl. Les gouvernements et les banquiers ne veulent pas de panique. Le Nikkei, Dow Jones, et le maintien de l’industrie de l’énergie nucléaire sont plus importants que la vie humaine et l’environnement.

Réacteur N°4 : La société prévoit injecter de l’eau dans la piscine de refroidissement de combustible usé. L’Agence de la sécurité nucléaire et industrielle du Japon a indiqué le 17 mars qu’il n’y a peut-être plus d’eau dans la piscine. Le réacteur est évalué à trois sur le niveau de menace. Ce réacteur était en cours de maintenance lors du tremblement de terre.

Réacteur N°5 : Cette unité était inactive et en entretien avant le séisme. Le réacteur est correctement refroidi. La pompe alimentant le circuit de refroidissement s’est abruptement arrêté le 24 mars, mais elle a été réparé et elle fonctionne.

Réacteur N°6 : Le réacteur est atteint et correctement refroidi depuis le 20 mars à 19h27, lorsque la température est tombée en dessous de 100 degrés Celsius, a indiqué la compagnie. Un générateur de secours a été réparé le 19 mars, selon un communiqué de presse de la société. L’unité était inactive et en entretien avant le séisme.

Ajoutant aux difficultés, l’augmentation du niveau de contamination dans la mer près de l’usine. De l’iode 131 radioactif atteignant une concentration 1850,5 fois la limite légale a été détectée dans un échantillon d’eau de mer prise samedi dernier, à environ 330 mètres au sud de l’usine, près d’un drainage à la sortie des quatre réacteurs en difficulté, par rapport à 1250,8 fois la limite qui fut mesuré la journée précédente, soit vendredi, a indiqué l’agence.

Le danger des piscines de refroidissement des combustibles utilisés

Après avoir été retirés du cœur d’un réacteur, les éléments combustibles usés continuent de dégager de la chaleur, et sont entreposés dans une piscine, l’eau servant à la fois pour les refroidir et de barrière aux rayonnements qu’ils émettent[69]. La température et le niveau d’eau de ces piscines doivent être constamment contrôlés ; la température de la piscine est normalement maintenue à 25 °C au maximum, ce qui demande un refroidissement constant[69].

Le défaut de renouvellement d’eau extérieure pour le refroidissement d’une piscine d’entreposage du combustible usagé entraîne au bout d’un certain temps l’évaporation (0,4 litre par seconde et par mégawatt)[70] et l’ébullition du liquide, occasionnant alors l’échauffement puis l’éclatement (lié à l’oxydation) des crayons de combustible hors d’eau[71]. En outre, les piscines d’entreposage sont extérieures à l’enceinte de confinement résistante des réacteurs (elles sont confinées dynamiquement en service normal) et sont ainsi plus facilement exposées à l’atmosphère[72].

Cette situation est potentiellement très grave : si l’eau des piscines s’évapore (ce qui peut prendre quelques jours), les éléments combustibles irradiés qu’elle contient peuvent fondre ou prendre feu, répandant leurs produits de fission directement dans l’atmosphère[73],[74].
Dans un tel cas, les rejets radioactifs correspondants seraient bien supérieurs aux rejets survenus jusqu’à présent[75]. Un tel accident serait du niveau de gravité de celui de Tchernobyl. (source)

Conclusion

Mais ne vous en faites pas, ça va bien aller. Comme les autorités le répètent si souvent, il n’y a aucun risque pour la sécurité et la santé humaine, encore moins pour l’environnement et la chaine alimentaire.

Source : Les 7 du Québec, Les Nouvelles Internationales et CentPapiers

 

 

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/sayonara-japon-91670?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed%3A+agoravox%2FgEOF+%28AgoraVox+-+le+journal+citoyen%29

 

 

Japon, catastrophe nucléaire : Ce que les Médias ne disent pas

 

 

 

A lire, un superbe témoignage :


 

 

 

sur mon blog sos-crise :

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 02:55
http://www.africa-humanvoice.org/afrique/images/frci2.jpg
http://www.africa-humanvoice.org/afrique/guerrefrci.html



LA GUERRE DE LA FRANCE
CONTRE LA CÔTE D'IVOIRE

présentée par le

 

Pr. Mamadou KOULIBALY
Président de l'Assemblée nationale de Côte d'Ivoire,
avec la collaboration de :
Dr. Antoine AHUA Jr.
Intellectuel et révolté,
Ingénieur, Economiste
et Politologue
Dr. Gary K. Busch
Enseignant,
Economiste, Homme d'Affaires,
Editorialise de OCNUS.Net

 

I - Introduction : Le Gangstérisme international d'Etat, par le Pr. Mamadou KOULIBALY.
II - Côte d'Ivoire : Comment la France a organisé la rebellion, par le Pr. Gary K. Busch.
III - Pour mémoire : Linas-Marcoussis ou le coup d'Etat constitutionnel (Texte intégral de l'Accord)
IV - Pour la compréhension : Pourquoi les Ivoiriens rejettent Marcoussis, par le Pr. Mamadou Koulibaly
V - Eclaraige sur les règles du jeu : L'ONU, la France, les FANCI et la sortie de crise ivoirienne, par Antoine Ahua Jr
VI - Conclusion : A bon entendeur, salut !



 

INTRODUCTION : Le Gangstérisme international d'Etat,
par Mamadou KOULIBALY

 

La Côte d'Ivoire est en guerre depuis la nuit du 18 au 19 septembre 2002, date à laquelle des hordes d'assaillants venus du Burkina Faso, du Liberia et d'autres pays de la sous-région se sont jetés sur elle avec une violence sans pareille dans notre histoire récente en tant que Nation. Depuis, de négociations en négociations, d'accords en compromissions, la Côte d'Ivoire avance vers la paix en tournant en rond. Et à chaque tour, nous nous éloignons encore un peu plus de la liberté, condition et moyen de paix et de stabilité. Les complicités internes sont immenses et certains Ivoiriens se sont soumis aux intérêts morbides qui ont attaqué notre pays.

Pourquoi cette agression ? Pourquoi ces complicités ? Dans quelle direction allons-nous ? Quels sont les vecteurs de notre dynamique ? Qu'est-ce qui détermine les solutions de la crise que notre pays traverse ?

Ces questions, nous nous les posons chaque jour. Et en général, la réponse nous plonge dans le brouillard complet. Personne n'y comprend rien. Marcoussis, la contestation de Marcoussis, de la France, le Comité de Suivi, l'ONU et son Conseil de Sécurité, le gouvernement dit de réconciliation, personne n'y comprend rien, pas même les initiateurs, pyromanes du reste, qui tentent vainement de se transformer en pompiers bienveillants.

L'objet de cette publication est de soulever les questions de fond et d'interroger les événements ainsi que les déclarations et les actions. Il ne s'agit pas d'une oeuvre de résistance à la bourrasque provoquée par les hordes rebelles. Il s'agit plutôt d'un appel pour que nous allions en croisade contre les destabilisateurs de notre pays.

Il ne s'agit pas d'une réflexion philosophique sur la crise et le pardon. Il est question d'un débat politique, d'une prise de position claire capable d'orienter l'action.

L'idée centrale de ce débat est simple qui reprend à son compte la thèse très populaire chez les observateurs, les victimes et leurs bourreaux ; et selon laquelle c'est la France qui est entrée en guerre contre la Côte d'Ivoire. Le lecteur trouvera dans les pages qui suivent les exposés de l'acte d'accusation. Pourquoi la France attaque-t-elle une si petite économie comme la Côte d'Ivoire ?

Nous partons d'hypothèses conformes aux faits, donc testables, vérifiables. Tout part du fait qu'après le coup d'Etat de 1999 (que la communauté internationale a d'ailleurs salué), les ivoiriens, sans l'aide de qui que ce soit, ont écrit une constitution qui, certes, n'est pas le type idéal d'un monde d'amour et de paix perpétuels, mais qui a le mérite d'être l'émanation du peuple, avec ses insuffisances.

Quel pays peut se vanter d'avoir la constitution idéale ? La France est à sa cinquième depuis l'instauration de la République en 1792. Les amendemants à la constitution américaine sont connus. Les réformes constitutionnelles, leurs procédures, leurs contraintes sont aujourd'hui des thèmes clés du calcul du consentement collectif. Ces domaines de l'action politique sont des champs de recherches théoriques et d'enseignement dans toutes les Universités du monde. Plusieurs prix Nobel de la paix, de l'économie et de la littérature ont été décernés à des personnalités pour leur contribution à la compréhension des principes de réformes des Etats et des Institutions. Nulle part il n'est admis que la force militaire, le coup d'Etat, la rébellion armée, la conquête coloniale, l'assassinat politique et l'organisation de génocides sont des méthodes démocratiques de convivialité entre les hommes, entre les peuples, entre les Etats.

Hélas, cette liberté que se donnaient ainsi les Ivoiriens n'a pas plu à tout le monde. Notamment, le gouvernement français qui a trouvé "suffisant" et "arrogant" ce comportement. Pour qui se prennent-ils donc ces Ivoiriens ! Sans conseil de la France, ils s'offrent des réformes de leur vie politique ? Tel était le premier crime du peuple de Côte d'Ivoire. Comment faire comprendre à la France que le peuple de Côte d'Ivoire existe et qu'il a des droits ? Toujours est-il que cette constitution a conduit à des élections qui ont porté GBAGBO Laurent au pouvoir. L'homme a été choisi par les Ivoiriens pour mener la politique de Refondation qu'il leur a proposée. La Refondation est une méthode de gouvernement qui consiste à creuser dans les fondations de la société ivoirienne pour corriger certaines tares structurelles qui bloquent et ralentissent la réalisation du bonheur et de la prospérité tels qu'exprimés dans la constitution. Les droits et les libertés constituent le ciment de la construction de notre Nation ; la violence armée et barbare est prohibée chez nous. Mais la Refondation gêne de nombreux intérêts en Côte d'Ivoire et ailleurs dans le monde.

Une hypothèse simple à admettre aussi, et très bien connue dans la société ivoirienne, est que la France n'apprécie pas la Refondation, surtout lorsque celle-ci porte atteinte aux intérêts français. Mais que signifie donc porter atteinte aux intérêts d'un pays ? Pas de réponse…

La France n'a pas d'amis, elle n'a que des intérêts ; tel est, semble-t-il, le leitmotiv d'un général qui a gouverné la France moderne et son empire. A quels intérêts français la Refondation a-t-elle donc porté atteinte ? S'agit-il des intérêts de France-télécom qui a bénéficié d'une convention de privatisation qu'elle n'a pas encore respectée ? S'agit-il des conventions obtenues, de gré à gré, par Bouygues, sur l'eau et l'électricité à l'époque où le chef actuel des rebelles était Premier ministre, conventions qui sont non seulement mal rédigées mais en plus mal exécutées ? S'agit-il du fameux troisième pont d'Abidjan, surfacturé et dont l'offre ne correspond plus à la demande des Ivoiriens ? S'agit-il de l'autoroute du Nord dont il nous oblige d'attribuer les travaux à Bouygues ? S'agit-il des chemins de fer de Bolloré qui mettent du temps à se moderniser ? Les Ivoiriens pensent que oui et leurs réponses ne varient pas.

Mais, il s'agit aussi des dossiers Hyjazi et de leurs techniques de comptabilité multiples et mensongères. Mais, il s'agit aussi du Franc CFA dont la gestion est fondée sur une des plus grosses escroqueries d'Etat de l'histoire de l'économie et du droit international. Les Ivoiriens pensent ainsi. Mais, il s'agit aussi d'Armajaro qui se défend d'être impliqué mais qui reconnaît avoir fait une très bonne opération boursière avec le timing du déroulement de la rebellion. Dans l'imaginaire collectif des Ivoiriens, ces intérêts français qui ne respectent pas toujours leurs engagements, sont les financiers et les commanditaire de cette coalition internationale contre le régime ivoirien.

Plusieurs observateurs font aussi l'hypothèse que parmi ceux qui avaient des choses graves à reprocher aux Ivoiriens, il y avait le chocolatier Barry-Callebaut, bien représenté en Côte d'Ivoire.

Ces hypothèses sur les motivations doivent être complétée par des hypothèses sur le déclenchement du processus de renversement du régime, sur la gestion de la crise qui en a résulté et sur la conception de la sortie de crise par la France, maître d'œuvre, du début à la fin. Blaise Compaoré, Allassane Ouattara, et autres, ne sont que des exécutants chacun à son niveau de responsabilité jusqu'à de Villepin et Chirac. Alors que la France n'a pas respecté ses engagements vis-à-vis des accords de coopération militaires et de défense, elle voudrait institutionnaliser en Afrique le gangstérisme international qui consisterait à ejecter du pouvoir, des régimes démocratiques sous le prétexte fallacieux qu'ils ne sont pas capables de défendre les intérêts du pays gangster. Le peuple de Côte d'Ivoire dit non. La mondialisation véritable ne peut accepter la protection de situations de rente aux dépens de la lutte contre la pauvreté. La France est en contradiction avec l'article premier de la Charte des Nations Unies. Espérons que les Nations Unies, elles-mêmes, feront très attention à l'article 2 de la même Charte.

Les documents que vous avez sous les yeux, vous permettent de vérifier les hypothèses que vous venez d'admettre sur la Côte d'Ivoire. Ainsi, tour à tour, vous plongerez dans l'univers de l'échec du coup d'Etat et du plan de substitution que Paris a aussitôt lancé. Le Professeur Gary K. Busch est économiste et ancien chef du département d'économie de l'Université de Hawaï aux Etats-Unis d'Amérique. Ce chercheur, auteur de plusieurs écrits et contributions dans "the Economist", ainsi que dans "the Intelligence Unit, the Wall Street Journal", et "Africa Analysis" démontre dans son argumentaire comment la France s'est organisée par le bluff, l'intimidation, la supercherie, la simulation et la dissimulation, pour légitimer des brigands armés qui venaient d'échouer dans leur tentative de renversement du régime. C'est le premier texte que vous aurez à lire. Il n'est pas long et vous trouverez d'autres textes du même genre sur le de « Ocnus.net ».

Après l'échec du coup d'Etat et de sa mutation en rébellion soutenue et organisée par la France, il était devenu impératif pour Paris de faire admettre à tous qu'il n'y avait pas de solutions militaires.

Ayant échoué, la France ne donne pas le droit à l'Etat ivoirien de riposter. Elle l'oblige à la négociation avec ses rebelles qui, à Lomé, n'arrivent pas à imposer leur victoire aux Ivoiriens ; bien au contraire, l'Etat de Côte d'Ivoire agressé a gagné et les mauvais joueurs refusent encore une fois le langage du droit. Ils ne croient qu'en la force.

Cette victoire du droit rencontre le refus de Paris qui convoque les partis politiques à Marcoussis. L'Etat ivoirien, qui est la victime de l'agression, disparaît du processus de négociation. Je me souviens encore de cette scène où, Mazeaud, les bras ouverts en étendards, proclamait du haut de son perchoir, qu'il n'y avait pas de rebelles en Côte d'Ivoire et qu'autour de la Table ronde, il n'y en avait pas non plus. A partir de ce moment-là, tout devient possible puisqu'il n'y a plus d'agressé, plus de victime, et donc plus de coupable.

Le rebelle lui aussi, disparaît du processus. Le Quai d'Orsay, ne reconnaît aucun droit à l'Etat ivoirien à qui on va jusqu'à imposer des réformes par la force des armes. Là-bas en France, Paris, naïvement, a considéré que la vie des partis politiques était la chose qui comptait le plus en Côte d'Ivoire. Hélas, Messieurs du Quai d'Orsay, la vie en Côte d'Ivoire est plus complexe que ne le laissent penser les activités des associations privées et des rebelles désemparés. La vie sociale, la vie culturelle, la dignité des Ivoiriens sont aussi importantes que la vie politique et économique, ici comme d'ailleurs chez vous.

Le document restitue donc les accords de Marcoussis dans leur cadre et leur limite. Il vous représente les commentaires critiques qui vont avec ces accords.

Mais, une fois la forfaiture dénichée, Paris trouve un substitut honorable : les Nations Unies ou plus précisément le Conseil de Sécurité qui s'évertue à chercher des solutions là où il est incompétent sinon antidémocratique. Antoine Ahua, un intellectuel engagé et révolté, replace l'action du Conseil de Sécurité dans un débat plus vaste sur les droits de l'homme en Côte d'Ivoire, la légitime défense des Ivoiriens dans le conflit, le sort des accords de défense signés avec la France, et, surtout, nous précise ce que peuvent être l'autorité et les compétences de l'ONU en la matière.

Ce livre est un livre de combat, c'est pourquoi il présente la guerre que la France a décidé de mener contre la Côte d'Ivoire. Le seul crime des Ivoiriens est d'avoir voulu construire un Etat moderne conforme à l'idéal dans le processus de mondialisation en cours. C'est-à-dire, un Etat issu d'une société de droit, ouverte et démocratique. La liberté est mise en procès pour avoir conduit à des issues non désirées par la France de Chirac dont l'axiome préféré est celui selon lequel l'Afrique ne serait pas encore mûre pour la démocratie. Les Etats africains seraient juste bons pour la corruption d'Etat, le recyclage de l'aide publique au développement pour financer les campagnes électorales en France. Nous n'avons le choix qu'entre la démocratie cacaoyère et le parti unique colonial. Le discours de la Baule est rejeté par J. Chirac. Maintenant nous pouvons compéter cet axiome chiraquien par l'idée que le jugement de Chirac ne s'obtient que lorsque lui, juge les résultats de la démocratie non conformes à ses intérêts, indépendamment des intérêts des Ivoiriens. Telle est notre lecture de la rébellion armée en Côte d'Ivoire. Telles sont les conséquences de sa gestion. Elles nous font prendre conscience qu'aucn pays n'a d'amis mais tous ont des intérêts. La Côte d'Ivoire aussi a des intérêts qu'elle souhaite garantir et voir respecter par tous ses partenaires. Après cette guerre la coopération ne sera plus comme avant.

Je vous souhaite une très bonne lecture et une bonne réflexion. Le destin de notre peuple se joue et se détermine maintenant. Les textes présentés constituent, ensemble, un message à l'endroit des autres peuples. Le cas ivoirien est un dangereux précédent. De même que le terrorisme est en train de changer de nature surtout après le 11 septembre 2001, de même le gangstérisme international d'Etat est en train de changer depuis le 19 septembre 2002. Le phénomène mérite un traitement aussi spécial que celui du terrorisme international. Le peuple de Côte d'Ivoire a le droit de se défendre contre n'importe quel agresseur. Personne ne peut lui retirer son droit à l'autodétermination. C'est contre ce gangstérisme d'Etat que le Conseil de Sécurité devrait lutter.

Notre liberté passe aussi par cela. La recherche de la paix ne suffit pas à la prospérité et à la sécurité des peuples et des Nations. La liberté de choix des populations est l'instrument privilégié pour aller à la paix. La paix ne se décrète pas. Ce n'est pas non plus un comportement. La paix est un état d'esprit qui admet que la vie en société doit être librement déterminée par les sociétaires eux-mêmes. Les pacifistes ivoiriens ont de la paix une conception religieuse et incomplète. Ils aiment sacrifier la liberté sur l'autel de la paix. Et dans ce cas, la paix conduit fatalement au parti unique, à la dictature, à la tyrannie et donc à la pauvreté. Au contraire, dans la conception de la Refondation, la paix est le produit par excellence de la liberté.

Patriotes de tous les partis et de toutes les Nations, conjuguons nos efforts pour aller en croisade contre les déstabilisateurs de notre belle Côte d'Ivoire. Il ne s'agit pas d'une option pour nous. Il s'agit d'une nécessité vitale.

Mamadou KOULIBALY

 

II - Côte d'Ivoire : Comment la France a organisé la rebellion, par Gary K. Busch.

Le 4 février 2003, les Français réussissent à obtenir une résolution, par le biais du Conseil de sécurité des Nations-Unies, les autorisant à conduire les opérations pour le maintien de la paix en Côte d'Ivoire, aux côtés des troupes qui devaient être envoyées par la communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

L'expression "Opération pour le maintien de la paix" est particulièrement ironique puisqu'elle est utilisée pour masquer le fait que le soulèvement des civils qui a abouti à la crise, était un coup monté et perpétré par l'intervention de la France qui s'est rangée du côté des rebelles.

Le gouvernement de Laurent Gbagbo s'était aperçu qu'il devait libérer l'économie ivoirienne en faisant fi de la domination française. Cela aurait permis à la Côte d'Ivoire de s'ouvrir à tous ceux qui souhaitent lui tendre la main pour relever son économie, et de susciter la libre compétition pour l'achat du cacao qui demeure la principale culture d'exportation du pays.

La France a perçu ce signal d'ouverture comme une menace pour ses intérêts. Elle a préféré à Laurent Gbagbo son adversaire, le général Guéi, qui avait perdu les élections et capitulé lorsque le peuple a réclamé les vrais résultats qu'il tentait de confisquer.

En septembre 2002, quand la rébellion a éclaté, il y avait à peu près 650 rebelles qui avaient occupé la seconde grande ville, Bouaké. Ces rebelles étaient les recrues de Guéi qui n'avaient pas été retenues dans l'armée. Ils avaient peu d'équipements et peu de munitions, car ils s'attendaient à un conflit qui durerait moins de cinq jours. Le président Gbagbo était à Rome pour rencontrer le Pape, et les rebelles, profitant de l'occasion, étaient sûrs qu'ils pouvaient réussir le coup en l'absence du Président. Mais quand l'attaque a été déclenchée, les troupes loyalistes ont répliqué. Elles avaient même réussi à encercler les rebelles en les piégeant dans toute la ville et avaient tué à peu près 320 d'entre eux. Elles s'apprêtaient à lancer l'assaut final sur les 320 rebelles restants quand elles ont été brusquement freinées dans leur élan par le commandant français qui dirigeait les troupes françaises stationnées en Côte d'Ivoire. Ce dernier a demandé 48 heures de cessez-le-feu afin d'évacuer les ressortissants français et les quelques fonctionnaires des Etats-Unis de la ville.

Les troupes loyalistes ont demandé d'attendre qu'elles reprennent d'abord Bouaké des mains des rebelles, mais les Français ont fermement insisté et obtenu le délai de 48 heures. Durant tout ce temps, des soldats français descendaient sur Bouaké à l'aide de parachutes pour prêter main forte aux rebelles. Il était alors devenu impossible pour les loyalistes d'éviter l'affrontement avec les troupes françaises s'ils devaient lancer l'assaut sur les rebelles.

Profitant de ces 48 heures, l'armée française avait commandé trois avions Antonov-12 affrétés qui se trouvaient à Franceville au Gabon. Ceux-ci contenaient tout le nécessaire militaire fourni par la France à partir de l'Afrique Centrale. Des chargements supplémentaires ont été acquis à Durban. Les avions affrétés survolaient la région du Nimba, au Liberia (vers la frontière ivoirienne) et aussi les zones assiégées par les rebelles en Côte d'Ivoire (Bouaké et Korhogo) où ils donnaient un coup de main aux rebelles. Des camions de transport de marchandises déversaient des combattants civils rebelles en provenance du Burkina Faso à destination de Korhogo. Une fois à destination, ces combattants recevaient les équipements que les français avaient fait venir d'Afrique centrale et d'Ukraine.

A partir de ce moment, il y eut 2500 soldats armés du côté des rebelles essentiellement des mercenaires venus du Liberia et de la Sierra Léone, qui étaient aussi embarqués dans les mêmes avions. Ils étaient armés de kalachnikovs et autres armements qui n'avaient jamais fait partie de l'arsenal militaire ivoirien. Par la suite, la France leur a fourni un équipement de communication très sophistiqué. Les officiers ivoiriens savaient que les rebelles étaient toujours informés de leurs actions parce que les Français et les rebelles possèdent les mêmes équipements en communication et écoutent à travers les ondes de fréquences de l'armée ivoirienne.

Une fois les rebelles réarmés et équipés, les Français se sont graduellement retirés, laissant le contrôle des opérations entre les mains de mercenaires recrutés en Europe de l'Est et qui travaillent en coordination avec les Français repliés sur Yamoussoukro. Quand les Français ont fini de positionner les rebelles, ils ont actionné les Nations Unies pour obtenir la résolution les désignant comme chargés de maintien de la paix. La paix n'était pas facile à obtenir d'autant plus que les rebelles armés ouvraient plusieurs fronts et occupaient de grands espaces du pays. Les troupes de la CEDEAO mettaient du temps pour venir et ce n'est que (…) lorsque les troupes ghanéennes ont pris les commandes qu'elles sont arrivées, pratiquement composées de troupes africaines francophones formées, équipées et supervisées par des officiers français.

De nouveaux rapports des services d'information internationaux, cette fin de semaine, citant le commandant des forces françaises pour le maintien de la paix, disaient que les troupes françaises en Côte d'Ivoire avaient découvert des corps et des cas de violence graves sur des civils quand elles sont arrivées dans une ville déserte qui a été attaquée un dimanche par des Libériens armés. Les traces des violences à Bangolo étaient très visibles, y compris les corps. "C'est clair, la violence a affecté beaucoup de gens", disait le colonel Philippe Perret à Abidjan. Il a refusé de dire comment plusieurs corps ont pu être vus alors que l'hélicoptère transportant un détachement de troupes françaises a atterri dans une zone occupée par les rebelles, le samedi soir, à Bangolo, situé au nord-ouest, à 600 km d'Abidjan.

Ousmane Coulibaly, l'un des rebelles, disait qu'il avait demandé à l'hélico français de chercher à voir de près la scène. "J'ai demandé aux Français de venir voir les morts. C'est tout un quartier qui été décimé. Toutes les habitations sont remplies de corps. Seul l'Iman est sorti vivant. Il y avait plus de 200 corps, peut-être 300. Et il y a plusieurs corps dans la brousse".

La partie ouest de la Côte d'Ivoire est sous le contrôle de deux groupes rivaux de rebelles travaillant séparément. Ces combattants sont respectivement des ethnies Krahn et Gio, des tribus qui ont été spoliées de leurs terres vers la frontière ivoiro-libérienne. Ces soldats irréguliers sont issus du régime barbare et brutal du sergent Samuel Doe du Liberia aux côtés duquel ils ont combattu dans la guerre civile libérienne. Ensuite ils ont déniché leurs suiveurs démoniaques en Sierra Léone là où ils ont combattu aux côtés du RUF. Ils sont réputés dans la mutilation de leurs victimes auxquelles ils coupent les bras, les jambes ; dans le viol et le pillage, la brutalité sur des générations de la jeunesse ouest-africaine qu'ils ont utilisée comme soldats et comme esclaves exploités à des fins sexuelles. Ils forcent ces jeunes à commettre des actes de barbarie sur leurs propres familles et sont nourris au cocktail d'alcool, de drogue et à la poudre de fusil qui les met dans un état second pour pouvoir jouer leur rôle. Ces mêmes soldats irréguliers sont ceux qui ont envahi la Côte d'Ivoire et se font appeler rebelles. La plupart d'entre eux parlent anglais…

Le commandant français a blâmé ce massacre des Libériens fantômes qui sont supposés appartenir à l'armée régulière de la Côte d'Ivoire. Ceci est totalement faux et fortement démenti par le président Gbagbo et les chefs de son armée. Des sources libériennes, sierra-léonaises et ivoiriennes (civiles, militaires, ONG) indiquent que c'est un mensonge grossier que les rebelles ont raconté aux Français qui, à leur tour, le propagent. Raconter ces mensonges, aux yeux du gouvernement ivoirien, n'est pas la meilleure façon de préserver la paix. C'est plutôt un plateau "de maintien de trouble".

Nombreux sont les réfugiés des zones rurales qui ont déjà afflué vers la capitale, Yamoussoukro. Plusieurs rapports insistent que les brutalités commises par les rebelles sont cautionnées par les forces françaises. Et, au bas mot, les civils tués sont estimés à des dizaines, des milliers. "Ils sont arrivés et ont décimé ma famille pendant que ces soldats les regardaient et riaient", raconte une jeune fille de 12 ans qui a refusé de décliner son identité par crainte de subir des représailles. "Ma mère a plaidé pour que les combattants ne tuent pas mon père, mais ils lui ont donné un coup de pied", ajouta-t-elle. Les journalistes de l'agence Reuters avaient essayé d'aller vérifier le nombre de tués, mais les Français leur ont strictement interdit l'accès aux sites où les atrocités ont été commises. Il semblerait que plus de mille villageois ont péri dans les mains des Français qui supportaient les rebelles dans un village proche du département de Vavoua.

"Nous ne sommes plus une colonie française et demandons à la France de mettre fin à ses aspirations impériales à l'endroit de la Côte d'Ivoire", disait le Premier ministre, Ministre de la Planification du développement, Pascal Affi N'Guessan, qui a ajouté : "Ils veulent absolument contrôler le commerce du cacao et du café qui sont très lucratifs. Combien vont-ils tuer pour satisfaire leur gourmandise ?" La Côte d'Ivoire est le plus grand producteur de cacao dans le monde.

Le mandat accordé aux Français par les Nations Unies expire le 2 juillet 2003. C'est sûrement avec beaucoup d'intérêt que chacun constatera que le mandat des Nations Unies n'est pas renouvelé. Si les Etats-Unis et le Royaume-Uni veulent vraiment gagner la confiance et l'estime des nations francophones (exemple, la Guinée et le Cameroun) pour leurs politiques, ils doivent montrer qu'ils ont la volonté de les soutenir en s'opposant aux intrigues françaises. Refuser à la France une seconde résolution serait une étape positive.

Par Gary K. Busch
Source : OCNUS.NET
Du 13 mars 2003
(Traduit de l'anglais par Affoué Konan
(Stagiaire à Notre Voie)

 

suite ici :

 

http://www.africa-humanvoice.org/afrique/guerrefrci.html

 

 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 00:05

http://www.decitre.fr/livres/Principes-elementaires-de-propagande-de-guerre.aspx/9782804023263
 

Anne Morelli - Principes élémentaires de propagande de guerre. Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède...
 
Libye : Les médias et la propagande en faveur de la rébellion

par Julie Lévesque

Le 2 avril 2011

 

Depuis le début de la crise en Libye les médias ont de toute évidence un parti pris pour le camp des rebelles. On semble se fier davantage à ce que dit la rébellion et mettre en doute les affirmations du gouvernement libyen.

 

Vérifier la véracité de déclarations n’a rien de répréhensible, au contraire : cette vérification devrait être systématique. Y compris dans le cas des gouvernements occidentaux et des rebelles de tout acabit. Pourtant les médias ne font preuve de pratiquement aucun scepticisme quant aux prétentions des rebelles libyens et des gouvernements « bienveillants » qui se portent à leur défense.

 

La scène de l'Hôtel Rixos

 

L'exemple le plus frappant est celui de la scène de l'Hôtel Rixos à Tripoli. Le 26 mars dernier, Eman al-Obeidi s'est présentée à cet hôtel où logent les journalistes étrangers pour accuser des soldats du régime libyen de l'avoir violée et torturée.

 

Dit-elle la vérité? Peut-être. Toutefois, dans les premiers reportages cette question n'était pas soulevée par les journalistes. Ces derniers ont pour la plupart vu dans cet incident une preuve de la cruauté du régime libyen. Dans les exemples ci-dessous, le choix des mots donne une aura de crédibilité au témoignage de la femme inconnue tout en démontrant de la méfiance à l’égard des autorités libyennes.

 

Mais les journalistes n'avaient qu'un seul souci: quel sort sera réservé à la jeune femme? Esquivant les questions sur ce « cas », il a affirmé qu'il n'avait pas d'assez éléments sur l'« incident », assurant que la femme allait être « traitée conformément à la loi ». (Une jeune femme violée tente de témoigner devant les journalistes à Tripoli, AFP/Le Monde, 26 mars 2011.  


Une femme a fait irruption samedi dans l’hôtel de Tripoli où logent les journalistes étrangers. Avant d’être expulsée sans ménagement, elle a pu raconter des bribes de sa terrible histoire […] Dans l’hôtel, le terrible témoignage provoque une bousculade. Un employé de l’établissement menace Eman d’un couteau et lui lance: «Traîtresse!» Bientôt, les sbires du régimes (sic) interviennent pour tenter de faire taire l’opposante. Eman est évacuée sans ménagements, tandis que les hommes de Kadhafi affirment que la jeune femme est une «malade mentale». (Adrien Gaboulaud, Libye: Eman al-Obeidi, celle qui brise le silence, Paris Match, 29 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Dimanche 27 mars, le gouvernement affirme avoir libéré la femme. Si les médias rendent compte de leur difficulté à enquêter sur le cas, ils estiment aussi que le témoignage est crédible. “CNN n’a pas pu vérifier de façon indépendante le témoignage d’Eman Al-Obeydi, mais ses blessures semblaient cohérentes avec ce qu’elle disait”, explique la télévision états-unienne sur son site. Le New York Times renchérit : “Son expérience correspond aux rapports de longue date sur les abus des droits de l’homme en Libye sous le gouvernement Kadhafi.” (Jerome Delay, Libye - Confusion autour d’un viol collectif, Le Monde, 28 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Même Al-Jazira a choisi son camp. Dans cette vidéo, la journaliste ne démontre aucun signe d’impartialité :

 

L’histoire retentissante de viol et d’abus d’Eman al-Obeidi aux mains des milices de Kadhafi a choqué les journalistes présents, mais la réaction des gardiens de sécurité du gouvernement libyen et du personnel de l’hôtel a accentué le désarroi. Une serveuse a brandi un couteau de table vers elle et l’a accusée d’être une « traitresse ».

 

Alors que des représentants du gouvernement essayaient de la faire taire et de l’emmener, elle a crié : « Ils disent qu’ils m’emmènent à l’hôpital, mais en réalité ils m’emmènent en prison ». Ensuite la manipulation du gouvernement a commencé. Le porte-parole [du gouvernement] a dit qu’elle était saoule et souffrait de maladie mentale et qu’elle n’était pas avocate, tel qu’elle l’affirmait, mais une prostituée, et, dernière fausse déclaration, qu’elle était à la maison, en sécurité avec sa famille. En fait, elle était à nouveau sous la garde des forces de Kadhafi, mais, déjà sa famille se battait pour elle. (Anita McNaught, Anger over detention of Libyan woman, Al Jazeera English, 28 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Malgré la horde de photographes et de caméramans, il ne semble pas y avoir d’image disponible du couteau de table, brandi tantôt par un homme, tantôt par une femme selon les reportages, ni des blessures sanglantes de la présumée victime évoquées par de nombreux médias.

 

On dit par ailleurs qu’elle est emmenée « sans ménagement », mais on le voit bien dans la vidéo, un homme tient son bras, elle n’est ni menottée, ni cagoulée, ni traînée de quelque façon. Les manifestants pacifiques aux réunions du G20 sont d’ordinaire traités bien plus brutalement dans les pays dits « démocratiques », comme cela fut le cas à Toronto au Canada lors de la plus récente réunion.

 

La journaliste poursuit :

 

En entrevue avec la chaîne arabe d’Al-Jazira, ses parents montrent une photo d’elle avec son diplôme en droit lors de sa graduation. (Ibid. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Pourtant, on nous montre sa mère avec une simple photo d’elle sans diplôme.

 

La révélation suivante du Washington Post aurait dû semer le doute dans les médias quant au témoignage d’Eman al-Obeidi :

 

Selon le Washington Post, « Hasan Modeer, un rebelle activiste qui était avec la mère de Mme Obaidi à Tobruk a déclaré qu’un représentant du gouvernement avait appelé Ahmed à 3 heure du matin dimanche pour demander à la mère de persuader sa fille de changer sa version des faits ». (Tara Bahrampour et Liz Sly, Libyan government offered money to appease Iman al-Obaidi, woman in rape-claim case, mother says, Washington Post, 27 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Si cette femme a des liens avec les rebelles, il se peut que cette histoire soit un événement fabriqué, une opération psychologique destinée à galvaniser l'opinion publique mondiale en faveur de l’intervention de l’OTAN et à diaboliser le régime libyen, à l'instar de Nayirah al-Sabah, durant la guerre du Golfe.

 

Cette Koweïtienne avait fait un témoignage émouvant devant le Congressional Human Rights Caucus des États-Unis sur des atrocités apparemment commises par le régime irakien. Il s'est avéré par la suite que cette jeune femme était la fille de l'ambassadeur du Koweït aux États-Unis et que son témoignage n'était que pure fantaisie.

 

Pourquoi donc les médias prennent-ils parti pour la rébellion en Libye? Est-ce volontaire ou non? Ce qu’il y a de plus dérangeant dans ce favoritisme, c’est qu’on ne cesse de nous parler des rebelles, mais on ne nous a jamais dit qui sont ces rebelles libyens!

 

Les rébellions armées et les « interventions humanitaires »

 

Alors, qui sont-ils ces rebelles? Qui les arme? Qui les finance? Quels sont leurs intérêts? Ont-ils des liens avec des pays étrangers? Bref, on semble n’avoir qu’une vague idée de la nature de cette rébellion armée, et, pourtant, on la défend dans la presse occidentale, au même titre que les soulèvements populaires non armés en Tunisie et en Égypte.

 

Si l’on regarde un tant soit peu en arrière, on peut se poser les questions suivantes : s’agit-il du même genre de rebelles que ceux qui ont été armés et financés par la CIA en Haïti et qui ont contribué au renversement en 2004 de Jean-Bertrand Aristide, président élu avec une majorité d’environ 70 % et aux tendances socialistes et anti-impérialistes? (Voir Julie Lévesque, L’ingérence étrangère en Haïti : quelle démocratie?, Mondialisation.ca, 19 novembre 2010)

 

Ou peut-être sont-ils du même type que les Contras du Nicaragua, ces « combattants de la liberté », défendus par le gouvernement Reagan dans les années 1980, armés et financés par la CIA, et qui tentèrent de mettre fin à la révolution sandiniste, elle aussi socialiste et anti-impérialiste? (Voir Philip Agee, How United States Intervention Against Venezuela Works, Global Research, 15 septembre 2005)

 

Ces exemples ne semblent pas faire partie de la mémoire médiatique, dont on peut sérieusement douter de l’existence. La seule comparaison que l’on nous sert est celle avec le Kosovo. Pourtant, là aussi, l’histoire se répète : l’Armée de libération du Kosovo a été armée et financée entre autres par la CIA. (Voir Michel Chossudovsky, La déstabilisation de la Bolivie et l’option Kosovo, Mondialisation.ca, 7 octobre 2008)

 

Mais comme la vérité peine à faire son chemin dans les têtes bien pensantes de la presse occidentale, l’intervention des États-Unis et de l’OTAN au Kosovo est un exemple de « guerre humanitaire » à suivre pour éviter des « massacres ».

 

Or, quiconque a étudié au minimum l’éclatement de la Yougoslavie, sait que le but ultime de cette intervention était de diviser pour régner, d’éliminer une économie socialiste fonctionnelle, aujourd’hui scindée en petites entités capitalistes criblées de dettes, faisant ainsi le bonheur des grandes institutions financières de ce monde. Les Serbes ont été accusés d’avoir commis des massacres alors que la violence dont ils ont été victimes a été et demeure largement ignorée. (Voir Srebrenica Historical Project)

 

Il y a eu le « boucher de Bagdad », le « boucher de Belgrade » et aujourd’hui c’est le « boucher de Tripoli ». Toujours la même tactique. Toujours les mêmes sauveurs. Toujours, on n’y voit que du feu.

 

La version officielle de ce genre d’intervention a hérité du nom de « guerre » ou « intervention humanitaire », que d’autres qualifient à juste titre d’« impérialisme humanitaire ». Rappelons-nous : les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts.

 

Ceux qui interviennent à l’étranger ne le font pas pour sauver des peuples, mais leurs intérêts économiques et la presse se garde bien de nous expliquer la lutte de pouvoir entre les États occidentaux au pays de Kadhafi, la plus grande richesse pétrolière africaine. (Voir Michel Chossudovsky, L’« Opération Libye » et la bataille du pétrole : Redessiner la carte de l’Afrique, Mondialisation.ca, 22 mars 2011)

 

En 2001, peu après l’intervention de l’OTAN en Yougoslavie, le concept orwellien de « responsabilité de protéger » a été développé sous l'égide de la Commission internationale de l'intervention et de la souveraineté des États, une initiative du gouvernement canadien.

 

Après avoir diabolisé à outrance le chef libyen, les médias se sont empressés de promouvoir la fameuse doctrine du « devoir de protéger » pour venir en aide au peuple libyen, doctrine prônée aussi par les dirigeants en faveur d'une intervention armée aux côtés des rebelles, dont on ne nous révèle toujours pas l'identité.

 

La ligue arabe, qui s’est prononcé le 13 mars en faveur d’une zone d’exclusion aérienne pour « protéger les civils », compte de nombreux alliés des États-Unis, dont le Yémen, Bahreïn et l’Arabie Saoudite, qui sont loin d’être des exemples de démocratie. L’Union africaine s’est pour sa part opposée à une intervention de l’extérieur.

 

Plutôt que de remettre en question les raisons de cette intervention et les intérêts de ses partisans, les grands médias ont préconisé l'ingérence, sans savoir qui est à l'origine de la rébellion armée.

 

La plupart des tyrans trouvent des prétextes nobles pour massacrer ceux qui les contestent. Kadhafi, lui, affirme sans la moindre gêne son intention de déclencher un carnage illimité. À ses yeux, aucun prix n'est trop élevé pour se maintenir au pouvoir.

 

Au moins, c'est clair. Il n'est plus possible de prétendre que la menace qui plane sur le peuple libyen est le fruit d'une oeuvre de propagande. Plus possible, non plus, de faire semblant que l'on ne sait pas ce qui nous attend, comme on l'a fait pour le Rwanda ou la Bosnie.

 

Avec son massacre annoncé, le sinistre colonel crée un précédent. Et place la communauté internationale devant un dilemme délicat: jusqu'où faut-il aller pour empêcher le bain de sang? […]

 

[L]e cas de la Libye s'apparente plutôt à celui du Kosovo, où l'OTAN avait déclenché une offensive militaire, en 1999, pour protéger la population contre le pouvoir serbe. […]

 

C'est d'ailleurs dans la foulée de cette opération que l'ONU avait commencé à explorer un nouveau concept: celui de la « responsabilité de protéger ».

 

Mais si le tyran de Tripoli continue à massacrer son peuple, tôt ou tard, le monde aura l'occasion de tester le beau principe de la « responsabilité de protéger ». Car si on ne le fait pas dans ce cas-ci, c'est qu'on ne le fera jamais. (Agnès Gruda, Le devoir de protéger, Cyberpresse, 5 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Cette doctrine de la « liberté de protéger » existe. Elle a été promue par le gouvernement canadien, à l’ONU, il y a quelques années. Pourtant, aujourd’hui, ni le gouvernement Harper, ni le chef du parti qui a conçu cette doctrine, Michael Ignatieff du PLC, ne proposent de l’utiliser pour protéger le peuple libyen contre le tyran qui promet « des rivières de sang ».

 

Heureusement, il s’est produit ce samedi un événement étonnant. Une organisation internationale à laquelle le Canada ne participe pas a eu la décence “d’assurer un soutien immédiat et continu au peuple libyen (…) face aux dangereuses violations et aux crimes des autorités libyennes, lui faisant perdre leur légitimité”. Cette organisation de démocrates conséquents a réclamé, sans la nommer, l’application du principe de “responsabilité de protéger” en réclamant du Conseil de sécurité de l’ONU l’imposition d’une zone d’exclusion aérienne sur la Libye […] (Jean-François Lisée, Mais où est donc la « responsabilité de protéger », L’actualité, 13 mars 2011. C’est l’auteure qui souligne.)

 

Ici les deux auteurs font erreur. En réalité, c’est le fils de Kadhafi, Seïf Al-Islam, qui a parlé de « rivières de sang » et cette image choc, prise hors contexte, sert bien la propagande interventionniste. Il a dit auparavant : « Nous envisageons comme dernière solution […] de nous en remettre tous aux armes, nous allons armer 5 millions de Libyens, la Libye n’est ni la Tunisie ni l’Égypte […] Des rivières de sang couleront […] »

 

N’est-il pas insensé qu’un gouvernement contesté par un soi-disant soulèvement populaire se propose d’armer 5 millions de citoyens alors que son pays en compte 6,5 millions? Les médias n’ont fait que souligner la « promesse » de « faire couler des rivières de sang », ce qui donne l’impression que les forces militaires du régime se lanceront dans une folie meurtrière contre une population sans défense.

 

La propagande guerrière

 

Dans un article intitulé « Les règles de la propagande de guerre », le journaliste belge Michel Collon détaille la couverture des guerres par les médias occidentaux et les « règles incontournables de la "propagande de guerre" » : diaboliser l’ennemi; omettre le contexte géographique et historique; cacher les véritables intérêts; et éviter d’évoquer les manipulations médiatiques du passé. Le cas qui nous préoccupe en est un exemple patent.

 

Certes, Mouammar Kadhafi n'est pas un enfant de cœur. Mais George W. Bush l'était-il davantage? Qui, des deux dirigeants, a plus de sang sur les mains? Sous le règne de George W. Bush, personne n'a jamais proposé d'envahir les États-Unis pour les empêcher d'aller massacrer les Irakiens ou les Afghans.

 

Et si une rébellion armée avait lieu dans un pays occidental, que feraient les dirigeants? Si, lors de manifestations pacifiques, la présence policière y est démesurée, on peut facilement imaginer la réaction face à une rébellion armée.

 

Aussi, il convient de noter que les Occidentaux ont tenté plus d'une fois d'assassiner le colonel Kadhafi. L'une de ces tentatives a d'ailleurs causé la mort d'une de ses filles. Qu'adviendrait-il si l'enfant d'un chef d'État occidental était tué par des forces arabes?

 

Cette diabolisation de Kadhafi est une tactique de guerre psychologique ayant été utilisée plus d'une fois pour mobiliser l'opinion publique en faveur d'interventions armées. Les médias se font par ailleurs très discrets sur les faits concernant la Libye : son indice de développement humain et son PIB supérieurs à tous les pays africains, la qualité des programmes sociaux, etc.

 

Lorsque l'on regarde le portrait d'ensemble et le contexte historique des interventions humanitaires, il est clair que cet assaut de l'OTAN sur la Libye n'a rien à voir avec la protection des civils libyens.

 

Le secrétaire étasunien à la Défense Robert Gates l'a lui-même avoué en entrevue à Meet the Press : les États-Unis sont en Libye pour protéger leurs intérêts : « Non, la Libye n'est pas un intérêt crucial pour les États-Unis, mais nous avons évidemment des intérêts là-bas et [la Libye] fait partie de la région qui constitue un intérêt crucial pour les États-Unis. »

 

Cet aveu ne peut être plus clair : nous avons des intérêts au Moyen-Orient et c'est pourquoi nous intervenons en Libye, pour protéger nos intérêts au Moyen-Orient.

 

Si le secrétaire étasunien à la Défense admet que son pays intervient en Libye pour protéger ses intérêts, comment peut-on encore parler d'intervention humanitaire? Et ces rebelles que l'on se propose d'armer, quand osera-t-on avouer que ceux-ci entretiennent des liens avec les services de renseignements occidentaux et Al-Qaïda?

 

Rebelles, Al-Qaïda, MI6, CIA

 

Voici un article du Guardian datant de 2002. Cette information est disponible depuis presque 10 ans, mais les médias n’ont pas cru bon en faire mention :

 

Les services de renseignements britanniques ont payé une grosse somme d’argent à une cellule d’Al-Qaïda en Libye pour tenter d’assassiner en vain le colonel Kadhafi en 1996. Ils ont par ailleurs déjoué auparavant des tentatives de traîner Oussama ben Laden devant la justice.

 

Les dernières affirmations voulant que le MI6 ait des liens avec le Groupe islamique combattant [Al-Jama’a al-Islamiyyah al-Muqatilah bi-Libya], lié à un fidèle lieutenant de ben Laden, seront embarrassantes pour le gouvernement, lequel a qualifié des déclarations similaires de l’officier renégat David Shayler de « pure fantaisie ».

 

Ces allégations ont émergé dans le livre Ben Laden, la vérité interdite, publié aux États-Unis par deux experts du renseignement français. Ceux-ci révèlent que le premier mandat d’arrêt d’Interpol contre ben Laden a été émis par la Libye en mars 1998.

 

Selon les journalistes Guillaume Dasquié et Jean-Charles Brisard, conseiller du président Chirac, les agences de renseignements britannique et étasunienne ont caché le fait que le mandat d’arrêt provenait de la Libye et ont minimisé la menace. Cinq mois après l’émission du mandat, Al-Qaïda a tué plus de 200 personnes dans les attentats au camion piégé ciblant les ambassades des États-Unis au Kenya et en Tanzanie.

 

Selon les auteurs, la résistance des agences de renseignements occidentales devant les inquiétudes libyennes peut s’expliquer par la participation du MI6 au complot de coup d’État d’Al-Qaïda. (Martin Bright, MI6 'halted bid to arrest bin Laden', Guardian, 10 novembre 2002)

 

Alors que Kadhafi était la risée des médias lorsqu’il a accusé Al-Qaïda d’être derrière la rébellion, le 28 mars dernier le commandant des forces de l'OTAN a timidement confirmé, sans faire l’objet de dérision, que le réseau manipulait les insurgés :

 

Depuis le début de l'insurrection en Libye, Mouammar Kadhafi accuse Al-Qaïda et Oussama ben Laden. Il a ainsi affirmé à plusieurs reprises que le réseau terroriste manipule les insurgés. Ce mardi, James Stavridis, le commandant des forces de l'Otan en Europe, a en partie confirmé ces affirmations.

 

Lors d'une audition devant le Sénat américain, il a en effet expliqué que des informations du renseignement évoquaient les signes d'une présence d'Al Qaïda, voire du Hezbollah libanais, parmi l'opposition libyenne. Il a néanmoins tempéré en soulignant qu'il ne disposait pas « de détails suffisants » pour dire si cette présence était « significative ou non ». (Libye : l'Otan admet que l'opposition serait infiltrée par Al-Qaïda, TF1, 29 mars 2011)

 

Donc, même si les Occidentaux admettent la présence d’Al-Qaïda auprès des rebelles, ils optent quand même pour une intervention en leur faveur.

 

Pour ajouter à la tournure kafkaïenne des événements, le Conseil national de transition (CNT), représentant de l'opposition libyenne reconnue jusqu’à présent par la France et le Qatar, a nommé un collaborateur de longue date de la CIA pour diriger ses opérations :

 

Le groupe situé à Benghazi représentant les forces rebelles combattant le régime Kadhafi, le Conseil national libyen, a nommé un collaborateur de longue date de la CIA pour diriger ses opérations. C’est McClatchy Newspapers qui a révélé jeudi la nomination de Khalifa Hifter, un ancien colonel de l’armée libyenne […] (Patrick Martin, A CIA commander for the Libyan rebels, World Socialist Web Site, 28 mars 2011)


Le lendemain, on apprenait lors d'une conférence à Londres qui étaient les porte-paroles du CNT : Mahmoud Shammam, ancien journaliste du magazine étasunien Foreign Policy, « vivant entre Washington et Doha », et  Guma El-Gamaty, « un activiste vivant à Londres ». (Eric Albert, Les premiers pas politiques hésitants des rebelles libyens, La Tribune, 29 mars 2011.) 

Les représentants des rebelles libyens sont donc des Libyens qui vivent aux États-Unis et en Grande-Bretagne et le chef de leurs opérations est un collaborateur de la CIA. La rébellion libyenne commence à dégager une forte odeur occidentale de changement de régime.
 

Deux jours après la publication de l'article de McClatchy et après le début de l’intervention, le New York Times « révélait » que la CIA était en sol libyen depuis plusieurs semaines. Quant au MI6 et aux Forces spéciales britanniques, des agents on été capturés au début mars par les rebelles qui les ont pris par erreur pour des espions ennemis. Le renseignement britannique aurait été sur place pour tisser des liens avec la rébellion, qui, vraisemblablement, n’était pas au courant.

 

Autre fait d’importance largement ignoré par les médias : Benghazi est le repaire de choix des djihadistes, selon une étude de l'Académie militaire des États-Unis à West Point datant de 2007 :

 

La conclusion la plus frappante qui ressort de l’étude de West Point est que le corridor allant de Benghazi à Tobruk et passant par la ville de Darnah […] constitue l’une des plus fortes concentrations de terroristes djihadistes au monde, et, dans une certaine mesure, peut être vu comme la source principale des kamikazes sur la planète. (Dr. Webster G. Tarpley, The CIA’s Libya Rebels: The Same Terrorists who Killed US, NATO Troops in Iraq, Global Research, 28 mars 2011)

 
Toutes ces informations nous révèlent de nombreux des faits cruciaux pour la compréhension de ce conflit et sont disponibles pour quiconque se donne la peine de faire un minimum de recherche. Or, il semble que le rôle de la presse ne soit pas de livrer des faits, mais plutôt, de la propagande.

 

Que ce parti pris des médias soit volontaire ou non, d’une manière ou d’une autre, le résultat est le même : ils ne font pas leur travail correctement. Encore une fois.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24095

 


 

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4 avril 2011 1 04 /04 /avril /2011 00:01

 

http://www.radioalgerie.dz/fr/images/stories/Islamophobie.jpg

http://www.radioalgerie.dz/fr

 

Pourquoi l'Islamophobie aujourd'hui ?

 

J'accuse les Médias d'être à l'origine de

la chasse aux sorcières musulmanes.

 

Voici pourquoi l'islamophobie

est notre ennemie.

 

Par eva R-sistons

 

 

 

 

 

Le débat sur la laïcité, quoiqu'on en dise, n'a qu'un but: Fustiger l'Islam, les Musulmans, les Arabes; Calvi-Krettly, qui se sert du journalisme pour en réalité défendre son clocher sioniste (avec tout ce que cela implique d'esprit partisan et de rejet des Musulmans), ne manque pas une occasion d'attaquer d'une façon ou d'une autre l'Islam ou les Arabes.

 

Il  ne s'agit pas de stigmatiser les Musulmans, jure Coppé (promoteur des débats sur la laïcité), mais chacun sait qu'au final, les projecteurs seront toujours braqués sur la même cible. Pour être justes, il faudrait dénoncer TOUS les intégrismes: Chrétien,  juif, musulman. Il n'en est rien. Un seul adversaire, car ce que l'Occcident judéo-chrétien prépare, c'est le choc des civilisations qui culminera avec une guerre planétaire contre l'Islam, ennemi juré des Anglo-Saxons et des Israéliens parce qu'éthique, lui, refusant de se prosterner devant le Veau d'Or, rejetant le matérialisme, et partisan d'une finance morale ne cédant pas aux sirènes de la spéculation et du profit à tous prix, même humains. 

 

Sur sa route de domination planétaire, le Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon a plusieurs adversaires : D'abord des pays non-alignés comme la Chine, la Russie ou le Vénézuela, que dans un premier temps il encercle pour le moment venu, plus tard, mieux les attaquer.  Ensuite, un Système, une idéologie, une religion: L'Islam. Pour le détruire, il faut éliminer ses fidèles, ou les soumettre, de gré (conversion, les missionnaires américains implantés partout, même au Maghreb, s'y emploient avec un zèle hautement suspect) ou de force.

 

Cet Ordre inique, le NOM, a terrassé le Système communiste, désormais il s'en prend aux tenants de l'Islam. Voici deux ans environ, j'avais osé écrire sur mon blog R-sistons.actu, un article intitulé : "Après l'étoile jaune, voici l'étoile verte". Je sentais monter l'Islamophobie. Aujourd'hui, elle fait la Une, mais alors que les citoyens juifs ont un mot - l'antisémitisme - pour dénoncer le racisme à leur égard, les Médias occupés par les amis du CRIF répugnent à utiliser celui qui convient pour les Musulmans, l'Islamophobie. N'y aurait-il donc qu'un seul racisme,  qu'une stigmatisation ? Les autres seraient-ils tolérables ? 

 

Disons les choses comme elles se passent réellement : Pour détourner la colère sociale des citoyens spoliés par le Capitalisme devenu financier et mondialisé, on a alternativement brandi le Mac Carthysme envers les communistes, et l'antisémitisme qui a dérivé vers les progroms anti-Juifs. L'essentiel, c'est de trouver des boucs-émissaires, des exutoires pour les âmes perdues et déboussolées.  Cela a très bien fonctionné, avec au final la chute du communisme (en particulier via un Vatican plus préoccupé du temporel que du spirituel), et la mise en place des camps de la mort afin d' exterminer les Juifs, les Tsiganes, les handicapés mentaux, les homosexuels, etc, bref tous ceux qui dérangeaient. Et soi-dit en passant pour, aussi, susciter l'élan d'une partie de l'ONU en faveur d'une terre où se retrouveraient les rescapés juifs. Là, on faisait d'une pierre deux coups: On désignait à la vindicte publique les citoyens Juifs, afin que les victimes de la crise, et du capitalisme, s'en prennent à eux plutôt qu'aux vrais auteurs de leurs malheurs, tout en Haut (les Rockefeller, les Rothschild, les Bush etc). Et on instaurait un foyer juif en terre musulmane riche en pétrole. Du beau travail ! Car ce foyer-là devait ensuite servir de relais aux ambitions planétaires de domination des Anglo-Saxons. De tête de pont pour contrôler toute la région...

 

En attendant d'attaquer les pays non-alignés, les architectes du Nouvel Ordre Mondial doivent se défaire de leur ennemi "idéologique", éthique, lui, insensible, du fait de sa religion et de sa Loi (la Charia), aux sirènes de l'Argent-Roi et du matérialisme. Je parle de l'opinion arabe, évidemment pas de ses dirigeants corrompus par le pétrole et par l'Occident.

 

Le meilleur allié de l'Occident, c'est la Presse. Fidèle relais de ses diktats, fidèle relais du Nouvel Ordre Mondial. Du beau boulot, là aussi: Conditionnement quotidien contre les Musulmans. Feutré, insidieux, subliminal même, et ravageur. Après avoir été flouées par Zorro-Sarkozy, des victimes du capitalisme se sont trouvées un Sauveur, ou plutôt une "sauveuse", Marine Le Pen. Le FN recrute. Nouveau mirage ! Ceux qui y ont cru se sont cassés la figure dans les villes conquises par lui: Vite rendues aux partis traditionnels ! Quoiqu'il en soit, Marine le Pen a trouvé une cause pour attirer à elle tous les déçus de l'Union pour la Majorité (anti)Populaire, et les victimes du capitalisme financier assassin : l'Islam ! Quand on s'est en réalité spécialisé dans l'anti-social, et qu'on ne peut le dire à tous ceux qui cherchent la justice sociale, on brandit une menace rassembleuse : L'Etranger, un étranger qui aujourd'hui n'est plus Juif (Marine Le Pen veut le pouvoir, elle, et ses ambitions impliquent qu'elle doive ménager les sympathisants du CRIF qui occupent aujourd'hui la France), mais Musulman. Qu'importe la ficelle, du moment qu'elle fonctionne. Et grâce aux Médias, la ficelle est énorme !

 

La preuve ? La LCP annonce pour le 5 avril un "Pourquoi l'Islam provoque-t-il autant de crispation ?", un sujet qui devrait plaire à tous les  Elkabbach soucieux de fustiger encore et toujours cette Religion, et un sujet qui cristallisera toutes les peurs, les angoisses, les fantasmes des déboussolés en tous genres.  Bien dans l'air du temps, en tous cas, et qui montre que le débat sur la laïcité est, par avance, réduit au débat sur l'Islam.

 

Et que dire de FR2, chaîne quotidiennement servie par les amis du CRIF, non plus seulement de désinformation et de propagande, mais maintenant principal vecteur, avec Calvi-Krettly, de la stigmatisation des Musulmans, de l'Islam, des Arabes. J'accuse cette Chaîne d'inciter au racisme et à la haine (et donc aux futurs chocs de civilisations), sans cesse, en toutes occasions, sous les prétextes les plus divers, et sinon franchement, au moins indirectement, sournoisement... et hypocritement ! Par exemple, ce 2 avril Delahousse, au 13 h 15, ne manque pas l'occasion de braquer le projecteur de son Journal sur un Pasteur évangélique extrémiste qui provoque les Musulmans en brûlant un Coran, ceci afin de marteler dans la tête des Français que l'Islam  est "dangereux et violent". Deux mots prononcés volontairement pour qu'en définitive ce qui aurait dû être une dénonciation de ce pasteur fou, tourne à l'attaque de l'Islam ! Car ce que les télespectateurs vont retenir de l'information, c'est que l'Islam est "dangereux et violent". Et voilà comment on fabrique des électeurs du FN, des Identitaires si amoureux de la France qu'ils en oublient ses valeurs fondamentales, républicaines (Liberté, Egalité, Fraternité), et puis des racistes, de futurs chasseurs de Musulmans ou des soldats pour les croisades guerrières  juteuses pour les Marchands d'armes, les Multinationales du Pétrole ou de la Reconstruction, et surtout pour les tenants du Nouvel Ordre Mondial qui, eux, sont les VRAIS adversaires des citoyens. 

 

Autant dire que les racistes en tous genres se trompent d'adversaires : Au lieu de cibler leurs vrais ennemis, tout en Haut, ils s'en prennent à de nouveaux boucs-émissaires, ceux-là mêmes qui, justement, sont des fidèles d'une religion éthique, solidaire, tolérante, de paix. Et cela je le sais parce que j'ai eu la curiosité et l'honnêteté intellectuelle que peu ont, de découvrir ce qu'on présentait comme "violent, dangereux" : Le Coran. Dans ce livre, j'ai trouvé la tolérance (l'Islam est la seule religion qui reconnaisse les Prophètes juifs ou chrétiens), le sens de la solidarité (envers les pauvres notamment), l'amour de la paix, l'éthique: Le Djihad est contre ses mauvais penchants, et la guerre doit être défensive, pas de conquête comme celle de la Torah. Quant à la Finance islamique, tous ceux qui ont le souci de l'éthique, de la rigueur, du bien commun  et de l'efficacité, la choisissent, elle est la plus sûre aujourd'hui.  Cela, les personnes avisées l'ont compris, mais aussi  hélas les financiers de la City ou de Wall-Street, uniquement appâtés par le profit maximum, à n'importe quel prix, quelles qu'en soient ses  conséquences. Ils savent que la Finance islamique est un rival gênant, pouvant en effet faire obstacle à leur désir de prédation totale.

 

Cet adversaire-là, le Nouvel Ordre Mondial a décidé de l'anéantir. Comment ? En conditionnant les âmes faibles, malléables, contre les Musulmans, et en les préparant jour après jour, via les Médias, le FN, ou des Sarkozy, à accepter ensuite le choc de civilisations puis les guerres impériales qui, elles, achèveront de détruire leur vie : Non seulement en les appauvrissant et en les asservissant, mais même en les sacrifiant dans des guerres nucléaires effroyables.

 

Citoyens, réveillez-vous. Vos VRAIS ennemis ne sont pas là où le Nouvel Ordre Mondial criminel vous le fait croire, via ses relais, les Médias.

 

Al Quaïda est la créature de la CIA, les terroristes islamistes (selon un spécialiste français de la lutte anti-terroriste) sont deux mille dans le monde, pas de quoi vous effrayer, les Arabes ne vous prennent pas votre pain (ils acceptent les tâches les plus ingrates dont vous ne voulez plus), et leur religion, l'Islam, est belle, poétique, simple, tolérante, et de paix. Tout le reste est propagande du Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon, ennemi de vos vies, lui.

 

Et si les Musulmans invoquent Dieu dans la rue, c'est qu'ils n'ont pas de lieu où le faire, contrairement aux Chrétiens et aux Juifs qui eux, ont Eglises et Synagogues.  D'ailleurs, entre nous, quel mal y-a-t-il à adorer son Dieu cinq fois par jour ? Cette fidélité, cette constance, cette foi, méritent le respect. N'était-ce pas Malraux qui disait : "Le 20 e siècle sera spirituel, ou il ne sera pas" ?

 

Il se pourrait bien que le 21 e siècle signe la fin de l'humanité. Parce qu'au lieu de mener une vie simple, solidaire, fraternelle, et de respecter leur Créateur, les citoyens, aujourd'hui, se tournent vers les fausses idoles modernes, et surtout l'Argent. Alors, lorsque les Musulmans se prosternent devant Dieu cinq fois par jour au lieu de s'aplatir devant le Veau d'or,  n'y puisez pas une source d'irritation. Mais de respect.

 

Le respect, la communion fraternelle, la coopération, le Bien commun, mènent plus sûrement au Bonheur que tous les chocs de civilisation orchestrés pour l'établissement  du Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon ennemi des peuples, vraiment ennemi, lui.

 

Comme je l'ai si souvent dit sur ce blog de combat pour un monde plus juste, plus fraternel, nous ne pourrons vaincre le Nouvel Ordre Mondial totalitaire et génocidaire qu'en étant tous unis. Païens, Chrétiens, Juifs, Musulmans, etc. Et c'est parce que cette union, réellement dangereuse pour eux, sera notre seule chance de salut, que les tenants du Nouvel Ordre Mondial cherchent par tous les moyens à nous diviser. Ne faisons pas leur jeu !

 

Lorsqu'on l'aura compris, on aura fait la moitié du chemin vers la victoire contre le Nouvel Ordre Mondial qui veut nous anéantir parce que, par notre nombre, nous le gênons : Trop de pollution, pas assez de ressources, trop d'habitants sur terre. Et des habitants de plus en plus conscients de leurs vrais intérêts. 

 

Seule la fraternité universelle viendra à bout des politiques les plus inhumaines. Pas l'Islamophobie, n'en déplaise aux racistes !

 

eva R-sistons à l'Islamophobie au service des intérêts militaro-financiers du Nouvel Ordre Mondial.  

 

http://r-sistons.over-blog.com


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TAGS : Islamophobie, Nouvel Ordre Mondial, Juifs, Chrétiens, Musulmans, Arabes, FR2, Calvi, Dessous des Cartes, J.L. Victor, LCP, Païens, guerres, chocs de civilisations, FN, UMP, Sarkozy, Marne Le Pen

 


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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:59

Source : Acrimed

Lexique médiatique de la guerre de Libye
Julien Salingue (avec Henri Maler)

mardi 29 mars 2011, par Comité Valmy

 

Les mots de la guerre au service de la guerre ?

Toutes les informations ne relèvent pas de la propagande ou ne se réduisent pas à de la propagande. Et la propagande ne consiste pas seulement (ni parfois principalement) en mensonges grossiers et délibérés ou en partis pris outranciers, cibles faciles pour la contre-propagande.

Dans les conflits les plus aigus, qu’ils soient sociaux ou militaires, les médias et les journalistes et, le cas échéant, leurs critiques, ne sont jamais de simples observateurs. Ce sont des acteurs. Mais ce n’est pas rêver à une improbable « neutralité » ou à une très aléatoire « objectivité », que de souligner que les partis pris les plus insidieux se dissimulent derrière le vocabulaire apparemment le plus anodin.

Que l’on soit ou non favorable à l’intervention militaire en cours en Libye, on est en droit d’attendre des médias et des journalistes, quelles que soient leurs prises de position, que la condamnation du régime libyen ne se transforme pas en propagande de guerre qui se bornerait à rediffuser, sans les vérifier, les informations fournies par les états-majors, ou, plus simplement, à épouser le vocabulaire diplomatique, politique ou militaire de l’un des camps en présence.

 


« Guerre » - Se dit, dans le cas présent, le moins souvent possible, non seulement dans les déclarations des responsables politiques et militaires, mais sous la plume et dans la bouche de nombre de commentateurs. Comme dans nombre de guerres modernes, l’opération militaire actuellement menée en Libye porte un nom, peu repris il est vrai : « Aube de l’Odyssée ». Pourtant – qui peut le nier ? – cette guerre est une guerre.

« Riposte » - Se dit des opérations militaires de « nos » armées, quand on veut en souligner le caractère prétendument défensif.

Les états-majors et les chefs de gouvernement n’ont pas osé prétendre que l’opération militaire en Libye pouvait être considérée comme une « riposte ». Qu’à cela ne tienne. Certains journalistes ont franchi le pas. Mais ne soyons pas malhonnêtes, ils ne sont pas majoritaires dans la profession. Pour l’instant. Mais, comme le montrent les deux captures d’écran qui suivent, on ne parle pas ici de médias totalement marginaux :

***

Ou encore, sur le site de L’Express : « Pendant que le débat diplomatique se prolonge, certains évoquent un risque réel de voir les forces de Kadhafi gagner la partie sur le terrain avant que les grandes puissances conviennent d’une riposte au conflit » (15 mars).

Une « riposte » ? Les « grandes puissances » ou « l’Occident » auraient-ils été agressés par Kadhafi ? Se borneraient-ils à « répondre » à une attaque, à « riposter » ? À moins d’être de mauvaise foi, la réponse est évidemment non. Alors, a-t-on affaire ici à de simples excès de langage ou à de mauvaises habitudes prises à force de traiter des guerres présentées comme « préventives », c’est-à-dire au cours desquelles l’attaque est une « riposte » par anticipation ? À voir. Mais dans un cas comme dans l’autre, les lecteurs et les auditeurs ne sortent pas gagnants de l’emploi totalement déplacé d’un terme aussi dépourvu d’ambiguïté…

« Les alliés » - Se dit, sans autre précision, des États engagés dans la guerre qui ne dit pas ou fort peu son nom. Ceux-ci peuvent être affublés de plusieurs autres désignations : « la coalition », « le front anti-Kadhafi », voire même « les occidentaux » (par un lapsus fort peu diplomatiques envers ceux qui ne le sont pas)… Mais « alliés » est l’un des termes les plus souvent employés, et l’un des plus significatifs :

« Libye : les alliés mettent au point leur dispositif militaire » (titre d’un article du Figaro, 18 mars) ; « Libye : les alliés verrouillent le ciel » (titre d’un article du Midi-Libre, 21 mars) ; « La route d’Ajdabiah en partie rouverte par les alliés » (site de L’Express, 20 mars) ; etc.

« Les alliés ». Lors de l’invasion de l’Irak déjà, l’attelage américano-britannique (flanqué de quelques troupes auxiliaires, mais privé de « la France »), avait, comme nous le relevions alors, bénéficié de cette appellation. Elle vaut soutien à la guerre en cours : un soutien qui relèverait du débat public, s’il s’assumait comme tel au lieu de s’abriter derrière une référence historique qui renvoie à l’un des deux camps en présence lors de la Deuxième Guerre mondiale. Chacun avouera que la comparaison est des plus osées, pour ne pas dire hasardeuse, quelle que soit l’ampleur des crimes commis par le régime libyen. Rien ne nous garantit, devant l’abondance de la référence aux « Alliés », que Kadhafi ne nous sera pas présenté demain comme le nouvel Hitler. Ou, pour être plus exact, comme le nouveau nouveau nouvel Hitler. Contre lequel la mobilisation armée de la « communauté internationale » ne peut être contestée.

« Communauté internationale » - Se dit, indifféremment, des membres du Conseil de Sécurité qui ont adopté la résolution, de ceux qui la soutiennent et de ceux qui, en s’abstenant, l’ont réprouvé. Cette expression semble désormais moins utilisée que lors de l’euphorie des premiers jours :

«  La communauté internationale montre sa solidarité avec le printemps arabe » (site de La Croix, 20 mars) ; « Kadhafi menace la communauté internationale » (titre tout en nuance d’une dépêche publiée sur le site du Point le 19 mars) ; « Dossier Libye : la communauté internationale décide d’intervenir » (site de Marianne, 19 mars) ; etc.

Ce disant - comme nous l’avions déjà fait remarquer dans un article précédent - les médias ont pendant quelques jours oublié « de rappeler que quelques pays mineurs, périphériques et peu influents, n’ont pas voté la résolution de l’ONU, la Russie, la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Allemagne… ». On a semblé davantage s’intéresser aux quatre avions (de fabrication française) gracieusement mis à disposition par ce géant qu’est le Qatar qu’aux réactions des gouvernements de pays qui représentent plus de la moitié de l’humanité… Plutôt que de s’efforcer d’informer pour les comprendre, quitte, ensuite, à les soutenir ou les désavouer, l’on n’a guère épilogué sur les raisons pour lesquelles ils n’étaient pas convaincus de cette guerre. Ou plutôt, de ces « frappes ».

« Frappes » - Désigne les bombardements effectués par « les alliés » : en effet, les « alliés » ne bombardent pas, ils « frappent ». Ils « frappent » la Libye, comme d’autres « frappent » à la porte, « frappent » un ballon de football ou se « frappent » dans les mains. On parle pourtant bien de centaines de missiles. Mais chacun avouera que le terme « frappes » n’est pas aussi négativement connoté que le mot « bombardements » :

« Libye. Les frappes militaires devraient baisser d’intensité, selon les USA » (titre glané sur le site internet de Ouest France, 22 mars) ; « Libye : frappes françaises en suspens » (titre d’une dépêche AFP, 21 mars) ; « Le pétrole recule légèrement, malgré la poursuite des frappes en Libye » (site du Parisien, 22 mars) ; etc.

Quant à Kadhafi et ses forces armées, ils ne « frappent » pas, ils « pilonnent » :

« Kadhafi pilonne la population civile » (site de France info, 16 mars) ; « Libye : les pro-Kadhafi pilonnent Zenten » (titre d’une dépêche AFP, 19 mars) ; « Les forces pro-Kadhafi […] ont notamment pilonné la ville pétrolière de Ras Lanouf » (Libération, 11 mars) ; etc.

Ce Kadhafi ne respecte décidément rien. Il aurait pu se contenter d’opérer, comme les « alliés », des « frappes ». Des « frappes », dont on nous assure qu’elles sont « ciblées ».

« Ciblées » - Dans le langage militaro-médiatique, qualifie les « frappes », de préférence à « chirurgicales ». Les « frappes chirurgicales » ont eu leur heure de gloire, chacun comprenant alors que les bombardements étaient effectués avec la précision de chirurgiens qui tentent de sauver des vies et non d’en prendre. Mais la ficelle était peut-être un peu grosse. Désormais les frappes sont « ciblées »  :

« Paris envisagerait des frappes ciblées en Libye » (titre d’une dépêche Reuters, 19 mars) ; «  Les frappes aériennes ciblées contre les troupes du colonel Kadhafi vont-elles suffire à le chasser du pouvoir ? » (question posée par le Télégramme, 22 mars) ; variation sur un même thème avec le site TF1 news : « En Libye, les opérations ciblées de la coalition semblent donner de l’air aux insurgés de Benghazi » (22 mars) ; etc.

On l’aura donc compris : les « frappes » sont « ciblées ». Les journalistes qui reprennent complaisamment cette expression se sont-ils demandé ce que seraient des « frappes non-ciblées » ? On shoote au hasard ? On déverse des bombes au petit bonheur la chance ? Que l’on soit dans un chasseur, un hélicoptère de combat, un navire de guerre ou un char d’assaut, avant de tirer, on vise. Une cible. Le problème n’est pas de savoir s’il y a une cible, mais quelle est la cible. Dire d’une « frappe » qu’elle est « ciblée » est un artifice rhétorique qui tente de relativiser le caractère intrinsèquement violent d’un bombardement. Et de parler, en cas d’erreur sur la cible, de « dommages collatéraux ».

« Dommages collatéraux » - Dans le langage militaro-médiatique, désigne (avec « bavures ») les victimes civiles des « frappes », laissant ainsi entendre que si les guerres font des victimes - du moins quand « nos » soldats y prennent part - c’est toujours par accident. Et que c’est bien « dommage ». Ce triste euphémisme, typiquement militaire, est toujours utilisé par certains journalistes, sans aucune distance critique, et sans guillemet :

« Par ailleurs, il n’y a pas eu de dommages collatéraux du fait de l’armée française. Certains objectifs n’ont pas été visés en raison de risques de dommages collatéraux, a précisé l’état-major français » (site de France-soir, 22 mars) ; « Libye : les dommages collatéraux évités » (titre d’une dépêche sur le site d’Europe 1, 22 mars) ; « Il n’y a pas eu de dommages collatéraux du fait de l’armée française » (site de 20 minutes, 22 mars) ; etc.

Ce n’est pas nouveau : Sur les « frappes », « dommages collatéraux », « bavures » et autres « incidents », voir notamment ici même a href="http://www.acrimed.org/article684.html">le lexique de la guerre en Afghanistan et les mots de la guerre contre l’Irak.

Quant aux « forces ennemies », elles ne font jamais de « dommages collatéraux », puisque il va de soi que, toujours et partout,« elles prennent délibérément pour cible des civils désarmés ». Ce que fait, bien évidemment, l’armée « kadhafiste ».

« Kadhafiste » - Désigne les partisans du dictateur libyen parfois appelés « pro-kadhafi ». Tout comme les « sarkozystes » ou les « pro-sarkozy » sont, en France, les partisans du président français. Soit. Mais ces dernières semaines, l’usage du terme « kadhafiste », s’est souvent substitué à « loyaliste » pour désigner l’ennemi et ses armes.

« Mohamed Nabbous, ingénieur en télécoms, photographe et blogueur improvisé, est mort, tué par un sniper kadhafiste dans une rue de Benghazi » (site de La règle du jeu, 20 mars) ; « L’aviation kadhafiste, qui compte sur le papier plus de 200 appareils de combat, ne semble en mesure d’en aligner qu’une quarantaine » (site de l’Express, 18 mars) ; « Le président français et le gouvernement britannique ont été les avocats les plus fervents de l’instauration d’une zone d’exclusion dans le ciel libyen afin de neutraliser l’aviation kadhafiste » (site de 20 minutes, 15 mars) ; etc.

« Sniper kadhafiste », « aviation kadhafiste »… Imagine-t-on un seul instant les médias français nous parlant de « soldats sarkozystes », d’ «  aviation obamiste » ou de « marine cameroniste » ? Évidemment non. Le passage par un adjectif dérivé du nom du dictateur est une prise de position contre les forces armées libyennes, dont on se gardera ici de minorer la violence. Mais cela ne doit pas interdire de relever un abus de langage qui, consciemment ou non, participe du caractère partisan de l’ « information » diffusée au sujet de la Libye. Le JDD a publié sur son site, le 20 mars, une dépêche dont le titre était : « Libye : Paris confirme avoir abattu un avion kadhafiste ». Si l’inverse s’était produit, le JDD aurait-il titré « Libye : Tripoli confirme avoir abattu un avion sarkozyste » ? C’est peu vraisemblable. Les avions sont « français ». Pour certains, ce sont même « nos » avions...

« Nos soldats » - Se dit, avec « nos » moyens militaires, des forces engagées par l’État français dans la guerre qui ne dit pas son nom. Un appel empathique et patriotique à l’identification avec les soldats français.

Nous l’avions noté dans un précédent article  : certains journalistes ont adopté une attitude tellement va-t-en guerre que l’on se demande parfois s’ils n’ont pas déjà revêtu leur treillis pour aller prendre directement part aux combats. Il semble que jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’ait franchi le pas. Mais à l’écrit, certains y sont déjà, et s’expriment comme s’ils étaient membres à part entière de l’état-major français :

« L’arrivée sur zone du groupe aéronaval constitue donc un renfort important, démultipliant nos moyens militaires dans cette partie de la Méditerranée » (le Parisien, 22 mars) ; « Jusqu’à présent, aucun avion français n’a été directement menacé par la défense aérienne libyenne, mais nos appareils ont été "illuminés" samedi par les radars de poursuite » (Jean-Dominique Merchet, de Marianne, le 21 mars) ; « Alors que nos soldats sont engagés en Afghanistan, l’ouverture d’un nouveau front terrestre en Libye semble peu probable en cas d’enlisement du conflit » (la Dépêche, 22 mars) ; « Nos Mirage ont cependant réellement mis le feu à une concentration de chars et de véhicules kadhafiens aux environs de Benghazi » (Guy Sitbon, de Marianne, le 21 mars) ; etc.

Au cas où le public ne l’aurait pas compris, « nous » sommes en guerre. Ce n’est pas l’armée française qui bombarde la Libye, c’est la France (comme l’ont complaisamment souligné les médias qui, plutôt que de titres sur le déclenchement de la guerre elle-même, ont préféré (comme nous l’avions relevé) proclamer à la « Une », à grand renfort de « cocoricos » que « la France frappe la première »). Ce n’est pas l’armée française qui bombarde la Libye, c’est « notre » armée. Chacun est ainsi invité à se sentir personnellement concerné et impliqué dans l’offensive en cours. Un rappel à l’ordre patriotique, accompagné de moult articles vantant les mérites et les compétences de « notre armée ». À moins qu’il ne s’agisse d’un simple appel au civisme… Pourquoi en douter ? D’ailleurs, « nos » journalistes ne manqueront pas, à l’avenir, d’évoquer le destin de « nos » professeurs, de « nos » magistrats et de « nos » chômeurs, lorsqu’ils se mobiliseront à leur tour. Et ils reprendront, comme ils le font avec « nos » officiers, le moindre de leurs termes.

« Sur zone » - Désigne, dans le langage militaro-médiatique, la localisation de « nos » soldats et de « nos » armes :

« L’arrivée sur zone du groupe aéronaval constitue donc un renfort important » (site du Parisien, 22 mars) ; « Mais le coût des sorties devrait être en partie réduit avec l’arrivée mardi sur zone du porte-avions Charles de Gaulle » (site du Nouvel Obs, 22 mars) ; « La France dispose d’une centaine de Rafale et Mirage 2000, en plus d’avions de surveillance Awacs. Un porte-hélicoptères de type Mistral était de plus récemment sur zone » (site du Parisien, 20 mars) ; ou encore ce titre, mystérieux pour les non-initiés, sur le site du Berry Républicain : « Un Awacs français est sur zone dans le ciel libyen ». Diantre.

L’emploi récurrent de l’expression « sur zone » est un exemple parmi d’autres de reprise quasi-automatique de termes du langage militaire. Nouvelle confirmation de ce désolant mimétisme qui pousse nombre de journalistes qui « couvrent » les guerres à se prendre pour des militaires en singeant leur vocabulaire. Machinalement ou pour avoir le sentiment de participer à l’effort de guerre ? On ne sait… Mais chacun avouera qu’un tel mimétisme qui n’apporte rien à la précision ou à la qualité de l’information est symptomatique d’un certain journalisme de guerre, qui se fait même parfois un peu plus militaire que les propos de l’armée elle-même.

« Propagande » - Se dit (presque) exclusivement, dans les médias français, des interventions du colonel Kadhafi et de ses partisans, des informations qu’ils diffusent et des images qu’ils montrent :

« [Kadhafi] va recourir à l’arsenal complet de ses méthodes à la fois terroristes et de propagande » (Christian Makarian, site de L’Express, 20 mars) ; « Après les premiers succès militaires, la propagande libyenne redouble » (titre d’une dépêche AFP, 11 mars) ; « À l’école de la propagande Kadhafi » (titre d’un reportage de Delphine Minoui, du Figaro, 19 mars) ; etc.

Cette distance salutaire (et largement justifiée en l’occurrence) ne s’applique ni aux prises de position des gouvernements impliqués dans l’offensive militaire contre le régime de Kadhafi, ni aux informations distillées par leurs forces armées, ni à leur vocabulaire. Comme s’ils ne relevaient pas eux aussi d’une propagande dont le journalisme de guerre se serait affranchi. Ce dont on est en droit de douter…

Julien Salingue (avec Henri Maler)

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1327

 

 

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:36

 

 

Le vrai visage de DSK et de P. Lamy - Pétition pour leur exclusion du P.S.

 

 

 

 

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(texte d'eva R-sistons publié sur le site de Michel Collon, lu)
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(manipulation des sondages dans les Médias)
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http://djamelitoinfo.blogspot.com
Samedi 2 Avril 2011
http://www.alterinfo.net/La-Verite-sur-DSK-David-Strauss-Kahn_a57045.html#last_comment

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 23:04

 

Alexandre Latsa, 33 ans, est un blogueur français qui vit en Russie. Diplômé en langue slave, il anime le blog DISSONANCE, destiné à donner un « autre regard sur la Russie »

http://www.lepost.fr/article/2011/03/31/2451242_la-francophonie-en-russie.html

 

 

 

Le 20 mars dernier (silence Médias occidentaux, au service du Nouvel Ordre Mondial prônant l'usage de l'Anglais dans le monde entier, note d'eva) , c’était la journée de la francophonie dans le monde. La francophonie c’est quelque chose. Pensez donc: près de 65 millions de Français, et on estime aujourd’hui le nombre de locuteurs réels du français dans l'ensemble des pays membres de l'Organisation internationale de la Francophonie à près de 250 millions.


Dans le  Québec canadien, en Suisse Romande, à Monaco, en Wallonie belge, le français est la langue maternelle de la population. Dans les pays du Maghreb, c’est la seconde langue utilisée, et dans de nombreuses ex-colonies françaises d’Afrique sub-saharienne, le français est resté la langue officielle et administrative. En 2010, la langue française est la 8ème langue la plus répandue dans le monde par nombre de locuteurs, et c’est une des six langues de travail  de l’ONU avec le mandarin, l’espagnol, l’arabe, l’anglais et le russe.


La langue française, jusqu’au 20ème siècle, a bénéficié d’une aura exceptionnelle à l’étranger et notamment en Russie. Dès la fin du 18ème siècle, sous l’influence d’Elizabeth 1ère, le français s’impose progressivement comme langue des courtisans. Pour la haute société de Saint-Pétersbourg, parler français était même devenu parfois plus naturel que parler russe. Cette prédominance de la langue française est par ailleurs présente dans toute l'Europe des lumières, puisque l'élite intellectuelle de nombreux pays (monarques, diplomates, femmes du monde, écrivains) s’exprimait généralement en français.


Malgré de nombreuses interdictions liées au rejet de la révolution française, l’empereur russe Paul Ier communiquait lui-même presque exclusivement en français. Au début du 19ième siècle, la langue française était encore très répandue dans la noblesse russe. Pouchkine, par exemple, parlait mieux français que russe, ce qui lui valu le surnom de Француз (“Le Français“).


Autre exemple: dans Guerre et Paix, le célèbre roman  de Léon Tolstoï, l’un des personnages affirme que “même étant né en Russie, il pense en français“, car cette langue représente pour lui “la manière de parler mais aussi celle de penser“. Dans le courant de ce siècle, certains grands écrivains russes créaient leurs œuvres dans les deux langues, russe et français, puisque qu'ils parlaient français en famille, dès leur plus tendre enfance.


Jusqu’au début du 20ème siècle, le français était également la langue des diplomates. En 1905, le traité de paix russo-japonais fut, par exemple, rédigé en français. Pourtant, le 20ème siècle marqua le début du déclin de la langue française, déclin que les pessimistes affirment irréversible, en corrélation directe avec l’importance prise par la langue anglaise surtout depuis 1945. Malgré cela, l’attachement traditionnel et formel au français s’est prolongé durant le 20ème siècle en Russie, ou parler français était toujours la marque d’une éducation de bon niveau et aussi d’appartenance à une certaine élite.


Pour cette raison, de nombreuses familles soviétiques aimaient que leurs enfants parlent le français. Depuis la fin de l’Union Soviétique, la langue française n’a pas disparu en Russie, mais son influence s’est réduite. Elle est supplantée par l’anglais et l’allemand  jugés plus utiles pour travailler. Au début des années 1990, selon les données du ministère russe de l’Education, 55% des écoliers apprenaient l’anglais, 34,9% l’allemand et 8% seulement le français, contre 20% dans les années 1960.


Autres chiffres, selon l’ambassade de France, qui bénéficie des données communiquées par le ministère fédéral de l'Education et de la science, il y avait en 2009 en Russie 410.000 personnes apprenant le français dans l'enseignement primaire et secondaire et 344.000 dans le supérieur, ainsi que 6.250 enseignants de français dans le primaire/secondaire, et 5.750 dans le supérieur. Ce déclin de l’apprentissage de la langue française touche malheureusement la Russie comme le reste du monde, sauf l’Afrique qui est en très forte expansion démographique.


Parallèlement, il y a aussi un recul de l’enseignement de la langue russe en France. Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie en France, confirmait cette baisse l’année dernière, durant l’année France-Russie. En 2008, 14.000 élèves apprenaient le russe en France dont 48% en 3ème langue, et 29% en 2ème langue. Il faut noter qu'en 20 ans, le nombre de ces élèves a diminué de 50%.  L’effectif des enseignants baisse aussi et sur les 85 universités françaises, seules 22 proposent l’enseignement du russe, contre 25 en 2005, par exemple. Il y a environ 260 professeurs certifiés ou agrégés qui enseignent le russe aujourd’hui dans le secondaire français contre 487 en 1989.


Cette baisse de l’intérêt pour la langue russe en France s’explique sans doute en partie par l’image négative véhiculée par les médias depuis une douzaine d’années. Il faut pourtant rappeler que les perspectives économiques sont très encourageantes dans la zone russophone d’Eurasie, ce qui devrait inciter les Français à apprendre le russe mais également les Russes à apprendre le français. De nombreuses entreprises françaises, grandes et petites, sont en cours d’implantation en Russie et dans la zone russophone, mais il reste encore difficile de trouver, dans de nombreux domaines de l’activité économique, des spécialistes russes francophones ou des spécialistes français russophones.

 

Pour terminer sur une note positive, saluons ceux qui font vivre la langue de Molière jusqu’au bout de l’Eurasie. C’est le cas de la principale agence d’information multimédia russe, RIA Novosti qui dispose d’une version en langue française de son site internet et ce depuis 2000! L’agence s’adresse également depuis cette année en langue française aux lecteurs francophones sur les réseaux sociaux Facebook et Twitter avec toujours la même logique: permettre de mieux comprendre la Russie d’aujourd’hui. Il est même désormais possible de discuter en direct avec les journalistes/traducteurs sur Facebook.


A une plus humble échelle, citons également le travail d’Olga, enseignante de français à l'Université pédagogique de Blagovechtchensk et également responsable du Centre de ressources en français. Depuis 2005, elle fait vivre avec son équipe la langue et la culture française en extrême orient russe, via un journal en français intitulé: “salut ca va“ ainsi que via “le blog des francais de l’amour“. Comme Olga le dit elle-même: “L’échange interculturel ne fait que renforcer l'intercompréhension de nos deux peuples et aide à mieux se comprendre. Le dialogue entre nos deux cultures apporte l’unique richesse qui compte, celle de l’esprit“.


Une belle initiative, à soutenir et sans nul doute, à reproduire.

 

Alexandre Latsa

 

"Un autre regard sur la Russie": Vers un redémarrage russo-japonais ?

"Un autre regard sur la Russie": Les enjeux de la bataille pour Tripoli

"Un autre regard sur la Russie": Le rôle de la Russie dans la journée de la femme

"Un autre regard sur la Russie": Tunis, Le Caire, mais pas Moscou!

"Un autre regard sur la Russie": Far-Est?

"Un autre regard sur la Russie": Couleurs de Russie

"Un autre regard sur la Russie": Féminité vs féminisme?

"Un autre regard sur la Russie": Des critiques malgré les bombes

"Un autre regard sur la Russie": Polémiques vestimentaires

"Un autre regard sur la Russie": Made in Russia

"Un autre regard sur la Russie": Divine Carélie

"Un autre regard sur la Russie": La démographie russe, objet de tous les fantasmes

"Un autre regard sur la Russie": Moscou, capitale de l'Europe?

"Un autre regard sur la Russie": Vladivostok, une ville au bout du monde

"Un autre regard sur la Russie": Rio Grande

"Un autre regard sur la Russie": Mistral gagnant

 

http://fr.rian.ru/tribune/20110330/189016307.html


 

 

http://fre.mazars.ru/var/mazars/storage/images/media/local-contents/russia/francophonie-2010/affiche-semaine-de-la-francophonie-moscou-2010/864492-1-eng-GB/Affiche-Semaine-de-la-Francophonie-Moscou-2010_oe_full.jpg

 

http://fre.mazars.ru/var/mazars/storage/images/media/local-contents/russia/francophonie-2010/affiche-semaine-de-la-francophonie-moscou-2010/864492-1-eng-GB/Affiche-Semaine-de-la-Francophonie-Moscou-2010_oe_full.jpg

 

 

Pour un avenir Franco-Russe

par eva R-sistons


 

Ne cédons pas à la propagande ambiante, via notamment des médias comme FR2, pour tout axer sur la langue anglaise, langue rappelons-le du mondialisme, de l'ultra-libéralisme anglo-saxon, et de ses crimes sociaux, économiques, politiques et militaires, et surtout du Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon qu'on veut nous imposer, véritable dictature avec plus tard une langue unique (tuant toutes les identités), anglaise.

 

Comme disait de Gaulle, l'avenir de l'Europe est avec la Russie, avenir culturel, économique, et pour la paix. Travaillons-y, voilà un continent prometteur, et sauvons la francophonie comme l'apprentissage du Russe !

 

eva R-sistons

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:56

http://www.rue89.com/mon-oeil/2008/10/13/largent-dette-video-star-du-net-a-une-sale-petite-odeur?page=7#comment-511251

http://farm2.static.flickr.com/1280/1252641808_8cb370643a_o.jpg

 

Libye, Côte d'Ivoire...

les guerres coloniales de l'Occident 

par eva R-sistons

 

 

 

 

Actualité terrible, reflet du cynisme de l'Oligarchie militaro-financière anglo-saxonne qui ose se proclamer "Communauté internationale", en gommant tout ce qui ne lui ressemble pas ou ne lui est pas soumis.

 

En Côte d'Ivoire, Ouattara la marionnette de l'Occident et du FMI de Strauss-Kahn, a lancé l'opération de conquête de tout le pays, aux dépens de l'honnêteté électorale (fraudes multiples, avec l'aide des Français, des Américains - et des Israéliens, mais eux manoeuvrent toujours en coulisses) et au détriment de la moitié des citoyens qui a voté contre lui.  Résultat : Des exactions innombrables, tues par les Médias sauf rares exceptions (comme France24, par la bouche du Représentant des Droits de l'Homme à l'ONU). Et une guerre civile, de la moitié du pays contre l'autre. Bravo l'Occident anglo-saxon ! Partout où il intervient, il n'y a que ruines, divisions, scissions, guerres civiles, souffrances, désespoir, mort... Pauvres peuples floués, croyant avoir affaire à toute la Communauté internationale (alors qu'il ne s'agit que des Euro-atlantistes) et à une guerre juste, pour le Droit, alors qu'il s'agit d'une guerre impériale, coloniale (colonialisme français pas mort, en particulier), croyant aussi avoir affaire à une guerre morale, enfin, alors qu'en fait l'Occident place ses pions (comme Ouattara l'homme du .. FMI !) pour piller en toute impunité un continent, le saigner et saigner ses habitants au profit des multinationales anglo-saxonnes, européennes, israéliennes. On a un aperçu de cette politique avec Areva au Niger, où terres, populations et animaux sont contaminés par l'extraction de l'uranium pour le seul profit des magnats du nucléaire.

 

http://mai68.org/spip/spip.php?article2494

 

Et afin de mieux pénétrer le continent africain, l'Occident, via l'OTAN ou ses mercenaires, arme les insurgés libyens, conditionnés par la propagande des agents de l'Empire et par les réseaux sociaux squattés par la CIA. Et en Libye, les Médias nous font avaler tous les mensonges habituels. En particulier sur le nombre de tués ou d'insurgés, sur leurs motivations, sur les objectifs poursuivis (soi-disant humanitaires et en réalité de contrôle, à travers des gouvernements fantoches, de terres riches en pétrole) ou encore sur les méthodes employées :

 

" Pour provoquer ou tenter de provoquer un changement dans ces pays (Libye et Syrie), ils ont dû procéder autrement. C’est-à-dire en présentant comme "manifestations pacifiques" des attaques ultra-violentes de divers lieux stratégiques. Attaques militairement armées pour forcer le "régime" ennemi à entrer dans un cycle violent de répression-mobilisation avec morts à l’appui afin de pouvoir "démontrer" sa prétendue ignominie vis-à-vis de "manifestations" présentées comme étant soit-disant "pacifiques" alors qu’elles étaient ultra-violentes. Cette technique est expliquée ici plus en détail : http://mai68.org/spip/spip.php?article2532. On attend toujours les preuves des prétendus 6000 morts en Libye dont on nous a tant parlé il y a plusieurs semaines. Cela ressemble à une propagande mensongère dans le plus pur style Timisoara ! Il n’y a pas eu de soulèvement populaire pour le départ de Mouammar Kadhafi, contrairement à ce qu’on nous dit. Les agents de l’impérialisme ont eu beau (comme en Syrie) manipuler pendant des semaines Facebook et Twitter, qui tous les deux appartiennent à la CIA, ils n’ont jamais réussi à provoquer un raz-de-marée humain de contestation comme en Tunisie ou en Égypte (où ce raz-de-marée était d’ailleurs spontané). Il n’y avait quasiment personne à ces faux rendez-vous de manifs en Syrie ou en Libye postés sur Facebook et Twitter par la CIA. On nous l’a avoué au tout début, en nous prétendant que s’il n’y avait personne, c’était parce que ces "régimes" étaient extrêmement "policiers" (contrairement à la Tunisie et à l’Égypte, peut-être ? Ils se foutent de nous !). Il faut bien sûr savoir aussi comment l’impérialisme s’y prend pour envahir un pays en prétendant le sauver : http://mai68.org/spip/spip.php?article2362. Dans le spectacle, quand on fait la guerre à un pays, comme en ce moment à la Libye, il faut que cela apparaisse comme étant une opération humanitaire. Et là, ils osent nous dire qu’ils vont utiliser l’armée pour faire de l’humanitaire sur le sol Libyen ? Ils se moquent de nous ! Voici un exemple d’opération militaire camouflée en opération humanitaire :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2364. C’est ça qu’ils veulent rééditer en Libye, mais avec en plus des mercenaires, des agents spéciaux, des militaires, des instructeurs, etc. pour aider et diriger la prétendue "insurrection" soit-disant "libyenne".   (Libye : Comment on camoufle une opération militaire en humanitaire) "


 

http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/ZoomPE/5/4/0/9782847343045.jpg. http://www.clg-defferre.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/jpg/1248769859_dessous_des_cartes.jpg

http://livre.fnac.com/a1806668/Jean-Christophe-Victor-Le-dessous-des-cartes

http://www.clg-defferre.ac-aix-marseille.fr/spip/IMG/jpg/1248769859_dessous_des_cartes.jpg

 

 

Pour la petite histoire, ou pour la grande, je partage avec vous ce que j'ai appris  sur le Dessous des Cartes (Arte fin septembre 2005, on y parle de la famine, de l'arme alimentaire..) que je viens de revoir :

 

"La famine est une arme politique, un instrument pour affaiblir ou éliminer une minorité qui gêne, ou pour capter l'aide humanitaire" : Une technique éprouvée du cynique Occident anglo-saxon pour se débarrasser des indésirables, ou des habitants en surnombre comme avec le Sida en Afrique... Indésirables noirs ou homosexuels ! Quelles associations anti-racistes s'en plaignent ? 

 

Passons. Voici où je voulais en venir : Dans ses émissions, J.C. Victor nous montre des cartes.  Et les explique (fort intelligemment d'ailleurs). Or là, il nous montre les zones touchées par la famine, celles où les habitants sont sous-alimentés, puis les régions où l'on mange à sa faim, enfin les pays privilégiés. Tenez-vous bien ! Un seul pays, sur le continent africain, est en foncé, comme aux Etats-Unis, au Canada, ou dans certains régions d'Europe: La Libye. Oui, vous avez bien lu. La Libye de Kadhafi le vilain colonel qui massacre ses habitants (voir plus haut) et fait leur malheur - soi-disant !

 

Souvenez-vous : Alors que tous les Médias, tous les blogs, dans une unanimité parfaite, se jetaient sur le Colonel libyen pour le dénoncer, j'annonçais un post "différent" (que je n'ai toujours pas eu le temps d'écrire, car impliquant la lecture de nombreux documents) parce que, justement, en préparant mon prochain déménagement, en triant mes documents pour en jeter une partie, j'étais tombée sur un "Dossier et Documents" du journal Le Monde détaillant tout ce que fait l'affreux Kadhafi pour son peuple. En jetant un oeil, j'ai alors compris que cet homme n'était pas le monstre que l'on disait, qu'il prenait soin de sa population, et puis que le niveau de vie des Libyens était le plus élevé du continent, qu'il y était pour quelque chose, assurant à tous éducation, soins, etc, et puis qu'il s'agissait d'un Etat moderne, laïc si je me souviens bien.  Seulement voilà, le "tortionnaire" (selon les médias aux ordres de l'Occident anglo-saxon) des Libyens ne se prosternait pas devant les Américains, il avait nationalisé, comme Chavez, les ressources du pays pour en faire profiter les habitants plutôt que les multinationales occidentales, et il s'était fait le chantre du pan-Arabisme et de la pan-Afrique. De quoi se mettre à dos les irréprochables "démocrates" anglo-saxons  ! Et de leur donner des ailes pour l'abattre le moment venu en payant des provocateurs et en le présentant comme le bourreau de son peuple qu'il avait pourtant jusque là tant promu.

 

La suite, on la connaît : L'ombrageux Colonel fustige le complot d'Al Quaïda et de l'Etranger, il refuse de lâcher le peuple dont il a pris soin jusque là en toute indépendance, il rentre dans le cycle de violences provoqué par l'Occident, et il réprime... Pauvres Libyens conditionnés comme les habitants de Côte d'Ivoire ! S'ils savaient, tous, ce qui les attend quand l'affreux Gbagbo et le sanguinaire Kadhafi seront destitués, ou éliminés par l'Armée du Bien, de la Démocratie, des Droits des peuples... La Nouvelle Gouvernance Mondiale aux couleurs du FMI !  Tiens, Bush toujours vivant ? Cette fois, il ne s'agit plus de la lutte de Dieu contre le Mal, mais de la démocratie et de la protection des peuples. Voire !  Les objectifs officiels ont changé, les buts restent les mêmes: Coloniaux, prédateurs, impériaux...


 

        http://www.forsane-alizza.com/toute-lactualite/consternation-usa-suite-aux-revelation-wikileaks-3339

 

Car derrière toutes ces parodies d'interventions humanitaires ou pour rétablir, soi-disant, le Droit, se cache une grande "croisade" (le terme est à la mode) anglo-saxonne, israélienne et française, en particulier via l'OTAN (dont les buts ont changé, désormais, non plus de défense mais de conquête)  pour prendre pied, via bases militaires ou dirigeants aux ordres, sur un continent riche en ressources, qu'il faut arracher d'abord aux autochtones, ensuite aux non Alignés sur l'Empire (surtout chinois) qui s'implantent, non en bombardant, eux, mais en échange du développement des régions qu'ils pourront exploiter.  Et qu'on n'aille pas m'accuser d'être une fasciste, comme certains tenants de la Pensée unique bien-pensante le font parce que je prends la défense des Iraniens, des Russes ou des Chinois. Ou bien ils n'ont jamais attaqué personne, eux, ou bien ils participent au développement du pays en finançant écoles, soins, routes etc,  en échange du droit de co-exploiter les ressources. J'assume : Je préfère le "colonialisme", s'il doit y en avoir un, qui respecte les habitants, à l'implantation de la "démocratie" par les bombes (d'ailleurs parfois à l'uranium), l'oppression, l'extermination.  C'est dit, une fois pour toutes. Je suis une humaniste et une femme de paix. Et tant pis pour les esprits chagrins et pour la Gôche Nouvelobs qui s'érigent en ardents défenseurs des droits de l'homme... à géométrie variable !

 

Pour conclure, je dirais que derrière les médiamensonges et derrière la propagande de guerre, se dresse une nouvelle campagne de promotion d'un Nouvel Ordre Mondial anglo-saxon qui n'est pas le nôtre, parce qu'il sacrifie les peuples aux appétits fous de quelques-uns.

 

En prenant pied au Maghreb tunisien ou en Afrique noire, en Libye comme en Côte d'Ivoire - ou au Moyen Orient, en Syrie, via les mêmes techniques de destabilisation artificielle des pays-, les architectes anglo-saxons du Nouvel Ordre Mondial, et leurs alliés européens ou israéliens,  cherchent à contrôler les ressources vitales du monde (pour mieux les piller à leur profit) et à s'assurer du plein contrôle des populations pour mieux les asservir, cela en piétinant, justement, la démocratie, les droits des peuples, la paix, et l'humain. Un monstrueux tour de force camouflé en opérations de protection des peuples !

 

Une fois de plus, amis Lecteurs, je vous demande de relayer l'information.

 

La vraie, pas celle qui aliène...

 

Eva R-sistons aux mensonges des Médias

 

http://r-sistons.over-blog.com

 

Au fait, que deviennent les révolutions arabes, egyptienne et tunisienne ? Peu à peu détournées par l'Occident anglo-saxon, à son profit ? Une indication saisie sur France24: Les insurgés recommencent à bouger, ne voyant pas vraiment le fruit de leurs luttes... et pour cause !  

 

TAGS: Révolutions arabes, Nouvel Ordre Mondial, Anglo-Saxons, Egypte, Tunisie, Syrie, Libye, Côte-d'Ivoire, Kadhafi, Gbagbo, Ouattara, FMI, Dessous des Cartes, J.L. Victor, Pan-Arabisme, Pan-Africains, nationalisations, pétrole

 

 

 

Lire aussi d'eva R-sistons :

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:54

http://fnacpantherimage.toutlecine.com/photos/o/n/0/on-acheve-bien-les-chevaux-1969-aff-01-g.jpg

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On achève bien les chevaux

avril 2nd, 2011

  
« Pour parvenir à l’objectif de 5 % de marge opérationnelle courante en 2011, le PDG de Thales, Luc Vigneron, a exigé de ses équipes qu’elles fassent plus que les 5 % qu’il a officiellement annoncés lors de la présentation des résultats du groupe d’électronique. Quand lui sera jugé sur cet objectif par son conseil d’administration, ses équipes le seront sur des objectifs plus ambitieux… »
  
Cette « brève », parue dans La Tribune du 28 mars, est particulièrement révélatrice des méthodes de « gouvernance » des entreprises, notamment des plus grandes, en ce début de XXIe siècle.
  
Pour mémoire, Thales, c’est 68 000 collaborateurs dans 50 pays, 13 milliards d’euros de chiffre d’affaires, une activité tournée vers l’aéronautique, l’armement, l’électronique, les radars… bref un acteur influent du lobby militaro-industriel, pour reprendre les termes du président Eisenhower, déjà cité dans un précédent billet (voir De Mégara à Wall Street).
  
Une fois le décor posé, quels enseignements tirer de cette information concernant Thales ?
  

Inique…

Au risque de nous répéter – car nous avons abordé cette question dans de nombreux billets – cette attitude de la part du PDG de Thales ne fait que refléter la dévotion absolue aux marchés financiers, le culte rendu au veau d’or dont les patrons comme Luc Vigneron sont les grands prêtres, les thuriféraires ou les coryphées, pour reprendre des termes chers à feu Joseph Caillaux.
  
Comment les « équipes » de Luc Vigneron vont-elles satisfaire l’exigence de leur patron et, à travers lui, des actionnaires de Thales ? C’est très simple : essentiellement en compressant les salaires, en licenciant, en augmentant la charge de travail des salariés encore en poste, en serrant le cou des fournisseurs, en résumé en « pressant le citron » des 68 000 collaborateurs du groupe (qui ne seront sans doute plus aussi nombreux fin 2011), en appauvrissant encore un peu plus des employés qui – très majoritairement – appartiennent à la classe moyenne et auxquels on va demander, via des plans de communication internes, des « projets d’entreprise » et autres billevesées aux noms ronflants, d’en faire plus en moins de temps et avec moins de moyens.
  
Les conséquences de cette « exigence » sont hélas d’ores et déjà connues : augmentation du stress, pression accrue sur l’ensemble des collaborateurs, multiplication des maladies professionnelles et des suicides directement liés à cette situation. La pièce a déjà été jouée ad nauseam chez Peugeot, Renault, France Télécom et EDF mais, quelles que soient les conclusions et recommandations d’experts et autres comités Théodule, quelles que soient les bonnes intentions de façade et les larmes de crocodile versées par le PDG, la réalité reprend vite le dessus : la « marge opérationnelle courante » pèse plus que la vie des hommes.


Injuste…

Dans cette affaire, le plus frappant est que l’État est un des principaux actionnaires de Thales, qu’il compte plusieurs représentants au conseil d’administration, que celui-ci inclut parmi ses membres le président de France Télécom (un expert en matière de gestion du stress !).

L’hypocrisie d’État atteint là toute sa splendeur : après avoir multiplié les effets de manche quand les employés de France Télécom se suicidaient l’un après luc-vigneron-et-nicolas-sarkozy-2.jpgl’autre en lançant un « plan d’urgence anti-stress », l’État français victime d’hyper-présidence laisse le scénario se répéter à l’identique chez Thales. Dans un an, dans deux ans, on « découvrira » que le niveau de stress est devenu insupportable dans cette entreprise, que les suicides s’y sont multipliés, on s’indignera, on commandera un rapport, on sermonnera le PDG, on le clouera au pilori si les nécessités politiques le commandent, alors que le simple bon sens permet d’ores et déjà de voir que tous les éléments sont en place pour générer une situation « à la France Télécom ».
  

Immoral…

À ce gâchis humain programmé s’ajoute une immoralité sans bornes : le capitaine en demande plus à ses matelots qu’il ne s’en impose à lui-même. En exigeant de ses collaborateurs qu’ils atteignent un objectif supérieur à celui qui lui est fixé et qui lui permettra, en cas de réussite, de percevoir bonus et autres stock-options, Luc Vigneron personnifie remarquablement une société qui fonctionne selon le principe « deux poids, deux mesures ».
  
Nous avions déjà abordé cette question il y a environ un an dans Prends l’oseille et tire-toi à propos de l’affaire Zacharias, décrivant le gouffre ahurissant qui s’est creusé entre d’une part l’aristocratie financière et la classe dirigeante, dont Luc Vigneron fait partie, d’autre part le nouveau Tiers état.
  
On voit donc croître et prospérer un système et des attitudes d’une iniquité absolue, aboutissant à créer du malheur et de la souffrance pour la quasi-totalité de la population afin que quelques-uns s’enrichissent au-delà du raisonnable, d’une moralité indigne car l’exigence la plus forte pèse sur la base, non sur le sommet qui bénéficie systématiquement de règles dérogatoires plus favorables.
  

… mais calculé

Une telle souffrance, un tel sentiment d’injustice, ne peuvent générer que de la frustration, du dégoût, voire de la haine à l’égard de tout un « système » dans lequel, faute d’analyse et compte tenu de la puissance de communication dont dispose la nouvelle aristocratie, tout est gaillardement mélangé. D’où la poussée d’un vote d’extrême-droite qui attire aujourd’hui, en sus de son électorat traditionnel de 3 à 5 % de « fachos », antisémites et racistes indécrottables, tous ceux qui veulent « voter le plus possible contre le système ».
  
En conclusion, un système économique inique, source d’injustice, de frustration et de paupérisation, a pour conséquence politique un comportement électoral désespéré, quasi-suicidaire ou mortifère, entraînant une proportion croissante du nouveau Tiers état à vouloir « foutre en l’air le système », y compris s’il le faut la République et ce qui reste de démocratie, croyant y trouver un exutoire à sa souffrance. Mais, du côté des cyniques qui nous gouvernent et des nouveaux aristocrates, tout est en place pour tirer les marrons du feu.

 

  
  
Lundi


© La Lettre du Lundi 2011

 

http://www.lalettredulundi.fr/

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:50


The Cow Pock-or-the-Wonderful Effects of the New Inoculation!
James Gillray (1757-1815)
Photographic reproduction of an etching appearing in Vide - The Publications of ye Anti-Vaccine Society, June 12, 1802
National Library of Medicine Collection
Sites sur la vaccination :
VacciWeb : histoire de la vaccination
Les vaccins (Doctissimo)
Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 23:06

Alors que l'on nous a seriné, pendant des années, que les doutes sur les vaccins n'avaient pas lieu d'être, "que ces produits étaient parmi les plus sûrs", que le corps médical est en majorité en faveur des vaccins et que les populations sceptiques sont très minoritaires et soit-disant d'origine sectaire, une enquête-choc de l'INPES (tellement choc d'ailleurs qu'elle en est restée NON PUBLIEE) démontre tout le contraire.

 

L'INPES (Institut National de Prévention et d'Education à la Santé) a en fait réalisé, en 2005, avec l'Institut de Sondage BVA, une enquête auprès d'un échantillon représentatif de 400 médecins français, généralistes et pédiatres afin d'évaluer leur perception de l'utilité et de la sécurité des vaccins. Les résultats sont si éloquents qu'il fallait, bien entendu, tenter au maximum, d'en dissimuler les résultats au  public....

 

58% des médecins se posent des questions sur l'utilité des vaccins donnés aux enfants.

 

31% des médecins se posent des questions sur la sécurité des vaccins.

 

La référence à cette enquête est donnée, très confidentiellement, aux praticiens dans le document de l'INPES intitulé "Vaccinations, Guide pratique pour le praticien" et est notée comme suit: " BVA. Étude sur les vaccins pédiatriques auprès des médecins généralistes et des pédiatres.  2005 : p. 31 – non publiée."

 

 

EST-CE VRAIMENT NORMAL, démocratiquement parlant, que de tels résultats soient demeurés aussi longtemps aussi confidentiels?

 

Car, pendant ce temps, la plupart de ces médecins QUI DOUTENT soit de l'utilité soit de la sécurité ont fort probablement continué à vacciner aveuglément de peur de faire part publiquement de leurs doutes, en commençant par leur patientèle!!!

 

Si ces médecins ont ainsi accepté de donner franchement leur avis dans ce type d'enquête, c'est bien entendu parce qu'ils ont forcément dû recevoir une garantie absolue d'anonymat.

L'omerta est si forte que, dans les faits, hélas, c'est toujours le sinistre "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" qui prévaut. Au détriment du patient bien sûr et de son droit à un consentement libre et éclairé.

 

Il n'en reste pas moins qu'avec de tels chiffres, plus aucune obligation vaccinale d'aucune sorte ne saurait encore trouver la moindre légitimité scientifique ou démocratique.

 

 

http://www.initiativecitoyenne.be/article-ce-que-les-medecins-pensent-de-la-vaccination-l-enquete-choc-non-publiee-de-l-inpes-70545268.html

 

 

 

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3 avril 2011 7 03 /04 /avril /2011 22:45

 

Source : RIA Novosti

Comment BHL a poussé la France à s’engager dans le conflit libyen
Par Dmitri Babitch

vendredi 1er avril 2011, par Comité Valmy


Par Dmitri Babitch, RIA Novosti

L’homme qui pratiquement à lui seul a réussi à convaincre le président français Nicolas Sarkozy de reconnaître le gouvernement "alternatif" de la Libye, exhortait à la fin des années 1990 l’Occident à reconnaître le "président" tchétchène Aslan Maskhadov et son "premier ministre" Chamil Bassaïev. Après les événements de Tskhinvali (conflit russo-géorgien d’août 2008, ndlr), il qualifiait également Mikhaïl Saakachvili d’"homme le plus hostile à la guerre" qu’on puisse jamais rencontrer. Tous ces faits invitent à se poser la question suivante : sur quelles informations et en provenance de quelles sources l’opération militaire internationale en Libye se base-t-elle ? Le nom de cet homme, de l’informateur de Sarkozy, est Bernard-Henri Lévy, BHL pour les intimes. Il signe ses articles, comme son ami et collègue André Glucksmann, "Bernard-Henri Lévy, le philosophe."


BHL est millionnaire, et il a accordé un entretien aux journalistes du magazine allemand Spiegel dans sa résidence permanente de l’hôtel parisien Raphaël en présence d’un valet. Ses jugements sont comme toujours péremptoires et sans appel : "Vous avez un mauvais ministre des affaires étrangères et il vous faut s’en debarasser... Et l’Allemagne aura beaucoup de mal à satisfaire son ambition légitime d’avoir un siège permanent au conseil de sécurité de l’ONU".

On pourrait croire entendre le seigneur de l’Univers, et non pas un modeste "activiste de la diplomatie populaire qui n’a aucun pouvoir, à l’exception de celui que lui donne la conscience" (c’est ainsi que BHL s’est modestement décrit lors d’une conférence en ligne avec les lecteurs du quotidien Le Monde). Mais le problème est précisément dû au fait que l’influence de BHL sur la politique mondiale au cours des dernières semaines a été plus importante que celle des 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne réunis.

En se rendant début mars à Benghazi, Lévy appelle Sarkozy et propose au président de la république de rencontrer personnellement les dirigeants du Conseil national de transition (CNT) qui luttent contre Kadhafi. Sarkozy donne immédiatement le feu vert à la visite de ces messieurs accompagnés par Lévy à Paris, sans même prendre la peine de prévenir son propre ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. Le 10 mars, Sarkozy annonce personnellement la reconnaissance du CNT par la France en tant que gouvernement légitime de la Libye. Juppé a été pris au dépourvu par cette décision.

"C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’une décision majeure de politique étrangère est annoncée par... des personnalités étrangères !", s’étrangle dans Le Monde un diplomate français qui a souhaité garder l’anonymat.

Le fait est que les diplomates français sont arrivés en Libye quelques jours après Lévy. Et les Libyens ont expliqué aux diplomates qu’une personnalité bien plus importante qu’eux, "l’homme du président", était déjà venu et qu’il avait accompagné les dirigeants des rebelles à Paris. "Tu mesures que leur arrive, c’est un acte politique majeur ? ", lui demande Bernard-Henri Lévy. Ces phrases de Lévy ont accompagné la discussion avec Sarkozy et ont beaucoup impressionné les Libyens. Seul un philosophe du calibre de Lévy ou de Glucksmann peut se permettre de tutoyer le président français.

"J’ai seulement proposé au président d’accueillir les représentants de la Libye libre", dit modestement Lévy aujourd’hui, depuis que sa "proposition" a provoqué un nouveau cycle de guerre civile en Libye avec l’implication des puissances européennes. Rappelons que de la même manière en 1999, après l’attaque contre le Daguestan par Chamil Bassaïev, Lévy avait recommandé à l’Occident de reconnaître l’autorité de Maskhadov en Tchétchénie.

Le reconnaître afin de contrarier le régime russe "stalino-hitlérien" (sa propre expression !). Il ne reste plus qu’à regretter qu’à l’époque les Français n’aient pas apprécié à sa juste valeur la proposition de Lévy et ne l’aient pas envoyé de l’hôtel Raphaël dans un établissement plus adapté pour des auteurs d’idées de ce genre. Probablement, Alain Juppé, qui a rencontré le philosophe hyperactif pendant son premier mandat à la tête du ministère des Affaires étrangères en 1993-1995, aurait même accepté de l’accompagner. A l’époque, après s’être rendu à Sarajevo, Lévy exigeait des pays de l’OTAN qu’ils bombardent sans attendre les positions serbes en sabotant ainsi les actions des diplomates français et allemands, qualifiées à l’époque de "plan Kinkel-Juppé", qui cherchaient un règlement politique du conflit.

En regardant les images de l’opposition libyenne à la télévision et en voyant ces "cavaliers" du XXIe siècle avec des mitrailleuses sur des pick-up japonais, d’autres protégés de Lévy viennent à l’esprit. Les combattants tchétchènes, les moujahids afghans (la mention du nom de Massoud dans l’appel téléphonique de Benghazi n’est pas un hasard), les miliciens bosniaques d’Alija Izetbegovic. Et le tout dernier : Mikhaïl Saakachvili. Voici ce qu’a écrit Lévy à son sujet le 20 août 2008 dans Le Monde : "Il est francophile et francophone. Féru de philosophie. Démocrate. Européen. Libéral au double sens, américain et européen, du mot. De tous les grands résistants que j’aurai rencontrés dans ma vie, de tous les Massoud ou Izetbegovic dont il m’a été donné de prendre la défense, il est le plus évidemment étranger à l’univers de la guerre, à ses rites, ses emblèmes, sa culture - mais il fait face."

Personnellement, les emblèmes de la guerre sont probablement étrangers à BHL, mais il ne dédaigne pas de déclencher des guerres. L’algorithme est toujours le même : il faut d’abord trouver un conflit, suivi de "l’hystérie pour la défense des droits de l’homme", puis un règlement militaire (et seulement militaire, jusqu’à l’anéantissement total de l’ennemi !).

"Allez fouiller dans mon inconscient !", a lancé avec mépris Lévy aux lecteurs du Monde, lorsqu’ils ont osé supposer que l’amour pour les combattants était proche des complexes étudiés par Freud. Ou peut-être les Etats-Unis, l’Union européenne et surtout la France devraient fouiller dans leur propre subconscient : pourquoi de telles personnes forgent-elle l’opinion publique et sont-elles considérées comme la "conscience de l’Europe" ? Et cela vaut-il la peine de les écouter ? Ainsi que les interlocuteurs recommandés par messieurs Lévy et Glucksmann en Russie, au Kosovo, en Libye…

L’opinion de l’auteur ne correspond pas forcément à celle de la rédaction

 

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1341

 

 

Sur ce site (Gaullistes de Gauche), d'excellents posts :

 


Arc Républicain de Progrès: Union du peuple de France! - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1266

Libye : Aube de l’odyssée ou cheval de Troie par Djamel Labidi - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1346

Fidel Castro: LA GUERRE FASCISTE DE L’OTAN - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1329

De facto notre démocratie est devenue censitaire par Michel Naudy - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1338

L’impérialisme selon Jean-Pierre Chevènement par Frédéric Delorca - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1344

Syrie : Le président al-Assad - Le citoyen est notre boussole - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1335

Comment BHL a poussé la France à s’engager dans le conflit libyen Par Dmitri Babitch - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1341

Kosovo : la plus grave erreur de l’Occident depuis 12 ans (eurodéputé) http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1345

LAÏCITÉ : PAS DE FAUX DÉBATS, RIEN QUE LA LOI - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1337

Un point de vue russe : L’Allemagne perd son leadership au sein de l’UE par Fedor Loukianov http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1343

Libye : le Conseil de l’UE prêt à une opération militaire - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1342

Sur la gauche française et la guerre en Libye, Post-scriptum de Jean Bricmont - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1334

Libye, la guerre secrète de la Cia par Manlio Dinucci - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1339

Apories libyennes - La lettre volée - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1333

La doctrine Obama de la guerre par Manlio Dinucci - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1332

Poutine, Medvedev et la Libye. Faits et analyse par Comaguer - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1336

L' Égypte veut ouvrir une nouvelle page avec le Hamas le Hezbollah et l’Iran - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1330

Lexique médiatique de la guerre de Libye - Julien Salingue - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1327

Encore sur la Chine et la guerre contre la Libye par Domenico Losurdo - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1326

Opération en Libye : les participants doivent rendre des comptes à l’ONU - Lavrov - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1325

Obama a secrètement autorisé la CIA à agir en Libye - http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve537

Chine : administrer en fonction de la loi - http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve536

L’ambassadeur Chamov accuse Medvedev de trahison en Libye - http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve534

Libye : Moscou signale à l’Otan la nécessité d’un règlement politique - http://www.comite-valmy.org/spip.php?breve535

Non à l’agression impérialiste en Libye ! Bureau national du Comité Valmy - http://www.comite-valmy.org/spip.php?article1278

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:19

 

 

 

Enfants soldats à Benghazi

 

http://sergeadam.blogspot.com/

 

(un blog à visiter)

 


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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 22:12

Canada, retour sur la brutalité policière de Toronto (vidéo)
Images-chocs au G-20
Reportage du jeudi 31 mars 2011

On pensait tout savoir des manifestations entourant la tenue du sommet du G-20, en juin 2010, à Toronto. Or, des images prises par les téléphones cellulaires et les caméras de manifestants victimes de brutalité policière nous amènent à nous interroger sur les limites de la liberté d'expression au Canada.

Dans ce reportage de l'émission The Fifth Estate, nous suivons des personnes arrêtées par les policiers, dont Maryse Poisson, détenue pendant près de 60 heures dans des conditions dégradantes. Les accusations déposées contre elle ont finalement été retirées.

Elle affirme aujourd'hui que les étudiants québécois participant aux manifestations étaient ciblés par les policiers.


Journaliste: Alain Gravel, réalisatrice: Catherine Varga, monteur: Charles Bergeron, caméramans: Denys Guay et Pierre Maheux, preneurs de son: Luc Delorme et Diane Gaudreau.




Lien video :
http://www.radio-canada.ca/emissions/enquete/2010-2011/Reportage.asp?idDoc=144630

SOURCE : http://sergeadam.blogspot.com/

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 21:57

tete-crane-eclate-enfant.jpg

En Palestine, tout est relatif : la violence des colons

dont vous n'entendez pas parler

 

Autres articles

Dernier exemple, note d'eva :

 

FR2, 13 h 15 samedi 2 avril 2011 :

On s'apitoie sur les colons massacrés,

jamais sur les innombrables Palestiniens

bombardés, assassinés.

 

 

enfant-et-soldats.jpg

Lorsque j'ai entendu, le 12 mars, l'horrible nouvelle que cinq colons israéliens avaient été assassinés chez eux dans la colonie d'Itamar, je savais que ce n'était qu'une question d'heures avant qu'un mauvais article décrive les meurtres comme la fin d'une "accalmie de la violence" ou la fin d'un "calme relatif" depuis une attaque près d'Hébron, l'été dernier, au cours de laquelle quatre colons israéliens avaient été tués.


Vendredi 1 Avril 2011

 

En Palestine, tout est relatif : la violence des colons dont vous n'entendez pas parler
A l'époque, le Washington Post avait publié un éditorial disant que l'attaque mettait fin à "trois ans de paix" dans la région, éditorial auquel nous avions répondu sur ce site.

Je suppose donc qu'il ne faut pas être autrement surpris que Janine Zacharia, du Washington Post, ouvre la voie en affichant une ignorance complète de la situation qu'elle est censée couvrir, ou un parti-pris manifeste pro-Israël (ou les deux).

Voici l'article de Zacharia du 13 mars et l'extrait important :

"Le quotidien israélien Ha'aretz, citant une enquête préliminaire, a rapporté que les enfants étaient âgés de 11 ans, 3 ans et 3 mois. Le journal dit aussi qu'une autre fille de 12 ans et deux de ses plus jeunes frères ont réussi à s'échapper. L'attaque a brisé un calme relatif qui a prévalu en Cisjordanie ces derniers mois, tandis que les forces de la sécurité palestinienne assurent un contrôle plus strict dans les territoires où Israël les autorise à opérer, et que les forces israéliennes et palestiniennes coordonnent le travail sécuritaire.
En août dernier, quatre colons juifs avaient été tués dans une fusillade en Cisjordanie ."

La chronologie de Zacharia est probablement représentative de la couverture de ces événements dans la plupart des grands médias, malheureusement. On livre aux lecteurs américains ou aux consommateurs des principaux médias un message simple et clair : des Israéliens sont tués à 6 mois d'intervalle et entretemps, tout était calme.

Le problème est que pour Zacharia et beaucoup des médias, un "calme relatif" signifie qu'aucun Israélien n'a été attaqué, blessé ou tué, et ignore l'occupation et la violence continuelle contre les Palestiniens.

Dans cette période de "calme relatif", le groupe israélien pour les droits de l'homme B'Tselem a recensé qu'au moins 41 Palestiniens ont été tués par les forces israéliennes dans le territoire palestinien occupé.
Parmi eux, Omar Qawasmeh, le civil palestinien de 66 ans qui a été massacré dans son lit alors qu'il dormait et que deux civils Palestiniens d'une vingtaine d'années, non armés, avait été assassinés au même checkpoint en moins d'une semaine.

Le fait que ces articles puissent décrire les meurtres de dizaines de Palestiniens par des soldats israéliens comme un "calme relatif" et les trouver complètement inintéressants est dégoûtant en soi. Pourtant, ce n'est qu'une partie de l'histoire.

Les lecteurs savent peut-être qu'un de nos projets de recherche en cours, au Centre Palestine, est de recenser et d'analyser la violence coloniale israélienne contre les civils palestiniens. L'automne dernier, nous avons fait une présentation détaillée de ces données qui mettent en lumière une facette de l'occupation presque jamais abordée.

L'analyse couvre des données de janvier 2009 à août 2010 et comprend plus de 1000 cas de violence de colons. Depuis lors, nous avons entrepris le codage d'une période beaucoup plus importante qui couvrira 6 années et nous permettra d'en comprendre plus sur l'histoire et la trajectoire de la violence des colons israéliens. Ce sera l'analyse la plus complète sur la violence coloniale que je connaisse. J'espérais faire une présentation actualisée couvrant ces nouvelles données pour cet automne, cependant, compte tenu de la récente flambée de violence des colons israéliens, nous avons accéléré le projet et nous ferons la présentation au printemps prochain.

Donc, quels cas de violence des colons y a-t-il eu pendant la période de "calme relatif" décrite par Zacharia ? Il y a eu, en fait, plus de 300 cas de violence de colons pendant cette période, qui ont laissé plus de 85 palestiniens non armés blessés, 4 morts et des dommages aux biens inestimables (dont des milliers d'oliviers et d'amandiers brulés ou déracinés). Parmi ces événements, il a eu plus de 26 cas d'incendies criminels, 59 destructions de bien, 32 attaques physiques, 20 tirs, 60 jets de pierre et 23 vols. Il y a eu aussi 10 cas d'attaques par voiture où des colons ont renversé des civils palestiniens, dont 2 enfants de 5 et 11 ans à Hébron, un homme de 85 ans à Salfit et cette horrible action filmée à Jérusalem.

Les attaques sont parties des colonies de Adora, Ariel, Ateret, Bat Ayin, Beit El, Beitar Elit, Bracha, Dulip, Efrat, Eli, Eli Zehav, Elkana, Elon Moreh, Haggai, Halamish, Harsina, Havat Gilad, Immanuel, Itamar, Kaida, Karmei Tzur, Karmel, Karnei Shomron, Kedumim, Maale Mikhmas, Maon, Maskiyot, Neve Daniel, Rehalim, Revava, Shama, Shuvot Rachel, Shilo, Sussia, Talmon, Kfar Tappuah, Yaki, Yash Adam and Yitzhar.

Elles ont été dirigées contre 79 villes et villages palestiniens différents, dans les districts de Cisjordanie ... et ceci seulement sur les 6 derniers mois.

Si ces 6 mois peuvent être décrits comme un "calme relatif", on peut vraiment se demander quelle somme de violence contre les civils palestiniens pourrait être considérée comme marquante par les grands médias !

Dans un monde où tout est relatif, il semble que la grande presse américaine a décidé que les vies des Palestiniens sont relativement sans valeur comparées aux vies israéliennes.
Mais c'est aussi un monde où les médias traditionnels perdent de leur emprise sur le contrôle de la narration et les informations qui contredisent directement le journalisme défaillant sont disponibles au bout des doigts de chacun.

Nous continuerons à faire notre part pour vous apporter cette information, en particulier sur la violence des colons, et nous espérons que vous la partagerez avec d'autres qui, sinon, seraient induits en erreur par des grands médias relativement sans valeur.



Source : The Jerusalem Fund

Traduction : MR pour ISM


Vendredi 1 Avril 2011
http://www.alterinfo.net/En-Palestine-tout-est-relatif-la-violence-des-colons-dont-vous-n-entendez-pas-parler_a57022.html


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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 19:20

Point de la situation avant l’insurrection
Les projets secrets pour le Yémen
par F. William Engdahl*


Le 25 décembre 2009 les autorités états-uniennes arrêtaient un Nigérian, Abdulmutallab, à bord du vol de la Northwest Airlines reliant Amsterdam à Detroit ; il était accusé d’avoir tenté de faire exploser l’avion avec une bombe qu’il avait dissimulée à l’embarquement. Les jours suivants, de nombreuses dépêches se succédaient sur CNN, dans le New York Times et dans d’autres medias selon lesquelles il était « soupçonné » d’avoir suivi un entraînement au Yémen pour cette mission terroriste. C’est ainsi que le monde a vu émerger une nouvelle cible de la Guerre contre le terrorisme états-unienne, un État isolé et démuni de la péninsule arabique : le Yémen. En observant de plus près le contexte d’apparition de cette supposée menace, l’agenda secret du Pentagone et des services secrets états-uniens pour le Yémen apparait plus clairement.

 

http://www.voltairenet.org/article168943.html

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Le détroit de Bab el-Mandab, qui se partage entre le Yémen, l’Érythrée et Djibouti, vu de l’espace

Depuis quelques mois, le monde assiste à l’intensification soutenue des opérations militaires états-uniennes au Yémen, un pays désespérément pauvre, voisin de l’Arabie Saoudite par sa frontière septentrionale, de la mer Rouge à l’ouest, et du golfe d’Aden au sud qui donne accès à la mer d’Arabie, bordant un autre pays désolé ayant également fait la une des médias récemment : la Somalie. Les preuves collectées portent à croire que le Pentagone et les services secrets états-uniens positionnent des unités militarisées autour de l’un des goulots d’étranglement stratégiques du trafic mondial de pétrole, Bab el-Mandab. Profitant des actes de piraterie en Somalie et des annonces faites à propos de la réémergence de la menace d’Al-Qaïda depuis le Yémen, les États-Unis visent à militariser l’une des voies d’acheminement de pétrole les plus vitales. Plus encore, les réserves de pétrole non-exploitées au Yémen et en Arabie Saoudite seraient les plus importantes au monde.

Le Nigérian âgé de 30 ans, accusé de la tentative d’attentat ratée, Abdulmutallab, aurait avoué que cette mission lui avait été confiée par Al-Qaïda pour la péninsule arabique (AQAP), basée au Yémen. Cette déclaration opportune permet de tourner l’attention de l’opinion publique sur le Yémen en le faisant apparaitre comme le nouveau centre névralgique de ce que l’on désigne comme l’organisation terroriste Al-Qaïda.

C’est précisément ce que soutient sur son blog Bruce Riedel (un ancien agent de la CIA durant trente ans, qui a conseillé le président Obama pour élaborer la politique du surge en Afghanistan) en évoquant les liens supposés entre le terroriste présumé et le Yémen : « La tentative de destruction du vol 253 de la Northwest Airlines entre Amsterdam et Détroit le jour de Noël démontre l’ambition grandissante de la branche d’Al-Qaïda au Yémen, qui, partie d’un programme d’action auparavant centré sur le Yémen, joue depuis un an un rôle dans le jihad islamique mondial. Le gouvernement affaibli du président yéménite Ali Abdallah Saleh, qui n’est jamais parvenu à contrôler entièrement le pays et qui fait à présent face à d’innombrables problèmes, aura besoin d’un fort soutien des États-Unis pour contrer l’AQAP. » [1]

Éléments introductifs à la géopolitique du Yémen

Avant de poursuivre notre propos au sujet de cet incident, il faut regarder de plus près la situation actuelle du Yémen. Plusieurs éléments s’avèrent déconcertants dès lors qu’ils sont mis en parallèle avec les annonces répétées de Washington quant à la résurgence de la menace d’Al-Qaïda dans la péninsule arabique.

Dès le début de l’année 2009, les pièces se sont mises en mouvement sur l’échiquier yéménite. Tariq al-Fadhli, un ancien chef de guerre jihadiste, originaire du Sud-Yémen, brisait l’alliance qu’il avait passée quinze ans auparavant avec le gouvernement yéménite du président Ali Abdallah Saleh. Tariq al-Fadhli annonçait alors qu’il rejoignait la large coalition d’opposition réunie dans le Mouvement du Sud. À la fin des années 1980, Tariq al-Fadhli participait au mouvement des Moudjahidine en Afghanistan. Sa rupture avec le gouvernement de Saleh fut annoncée dans les médias yéménites et arabes en avril 2009. La prise de distance de Tariq al-Fadhli avec la dictature yéménite donna un nouveau souffle au Mouvement du Sud. Al-Fadhli est d’ailleurs devenu l’une des figures majeures de la coalition.

Le Yémen est un agrégat artificiel, créé après la dislocation de l’URSS en 1990, alors le principal soutien de la République démocratique populaire du Yémen (Sud-Yémen). L’unification de la République arabe du Yémen (Nord-Yémen) et du Sud-Yémen généra un optimisme rapidement étouffé par la courte guerre civile de 1994. Les factions de l’armée du Sud-Yémen avaient alors organisé une révolte dénonçant la corruption et le caractère oligarchique du pouvoir du président Ali Abdallah Saleh. Celui-ci dirige seul le pays depuis 1978, d’abord au titre de président de la République arabe du Yémen, puis en tant que président du Yémen unifié depuis 1990. La rébellion menée par l’armée du Sud-Yémen échoua après l’alliance du président Saleh avec Tariq al-Fadhli, avec d’autres leaders salafistes yéménites, partisans d’une interprétation conservatrice de l’Islam, et avec des jihadistes. Cette manœuvre fut exécutée pour peser face à l’héritage marxiste du Parti socialiste du Sud-Yémen.

Avant 1990, Washington et le Royaume d’Arabie Saoudite soutenaient et apportaient leur aide à Saleh dans sa politique d’islamisation ; ils faisaient alors le pari de contenir les ambitions communistes du Sud-Yémen [2]. Depuis lors, Saleh s’est appuyé sur les puissantes mouvances salafistes jihadistes pour affermir son pouvoir despotique. La rupture d’al-Fadhli avec le pouvoir et son ralliement au groupe d’opposition du sud aux côtés de ses anciens ennemis socialistes portèrent un sérieux revers au président Saleh.

Le 28 avril 2009, immédiatement après l’annonce du ralliement d’al-Fadhli à la coalition du Mouvement du Sud, les mouvements de protestation se sont intensifiés dans les provinces de Lahij, Ad Dali et Hadramaout. Des dizaines de milliers de personnes, exerçant dans le civil ou dans l’armée, s’estimant abandonnées, manifestèrent pour réclamer de meilleurs salaires et davantage de protection sociale. Ces manifestations ne cessent de se multiplier depuis 2006. Pour la première fois, al-Fadhli fit une apparition publique lors des manifestations d’avril 2009. Sa présence a transformé le mouvement socialiste du Sud-Yémen, alors moribond, en une puissante vague nationaliste. Elle a également poussé le président Saleh à l’action, et celui-ci, inquiet des conséquences possibles du mouvement dans toute la péninsule arabique, demanda l’aide de l’Arabie Saoudite et des autres États du Conseil de coopération du Golfe.

Dans le nord du Yémen, Saleh fait face à une rébellion chiite d’obédience zaydite menée par al-Houthi, ce qui complique encore un peu plus la situation de ce pays manqué, comme le qualifient certains. Le 11 septembre 2009, lors d’une interview pour Al-Jazeera, Saleh accusait le leader de l’opposition chiite d’Irak, Moqtada al-Sadr, ainsi que l’Iran, d’apporter leur soutien aux rebelles du Nord-Yémen appartenant à la mouvance chiite ralliée à al-Houthi. Le président Saleh déclarait : « Nous ne pouvons pas accuser l’administration officielle iranienne, mais des Iraniens nous ont confié qu’ils étaient préparés à établir une médiation. Ceci signifie que l’Iran a des contacts avec [les partisans d’al-Houthi], étant donné que les Iraniens veulent intervenir entre le gouvernement yéménite et ces rebelles. De même, Moqtada al-Sadr, depuis Nadjaf en Irak, demande à être choisi comme médiateur. Cela montre qu’ils sont tous en contact les uns avec les autres. » [3]

Les autorités yéménites ont annoncé la découverte de caches d’armes obtenues via l’Iran. De leur côté, les partisans d’al-Houthi affirment avoir mis la main sur des équipements de l’armée du Yémen portant la marque d’une fabrication en Arabie Saoudite ; ils donnent ainsi un fondement à l’accusation qu’ils prononcent contre le gouvernement de Sanaa (la capitale du Yémen et le siège de l’ambassade des États-Unis) d’être aux ordres de l’Arabie Saoudite. L’Iran a démenti la découverte d’armes iraniennes dans le Nord-Yémen, qualifiant d’infondées les accusations qui font de l’Iran un soutien aux rebelles. [4]

Que dire d’Al-Qaïda ?

Le portrait qui se dégage à présent du président Saleh est celui d’un dictateur aux abois, soutenu par les États-Unis, en perte fulgurante de pouvoir, après deux décennies de despotisme dans le Yémen unifié. L’économie du pays a connu une phase de ralentissement spectaculaire en 2008, lorsque le prix du pétrole s’est effondré. Près de 70% des richesses du Yémen proviennent de l’exploitation du pétrole. Le gouvernement central de Saleh est installé à Sanaa, dans le nord du pays, tandis que le pétrole se trouve dans le sud du Yémen. Pourtant, c’est bien Saleh qui contrôle les flux de capitaux issus du pétrole. Pour Saleh, l’amoindrissement des bénéfices provenant du pétrole a rendu inévitable la redite de l’option à laquelle il a l’habitude de céder : celle de corrompre les groupes d’opposition.

C’est dans ce contexte intérieur chaotique, qu’est intervenue, en janvier 2009, l’annonce, abondamment reprise sur des sites Internet soigneusement sélectionnés, selon laquelle Al-Qaïda, la supposée organisation terroriste créée par le Saoudien, autrefois entraîné par la CIA, Oussama ben Laden, aurait développé une branche importante au Yémen dédiée aux opérations en Arabie Saoudite et au Yémen.

Le 20 janvier 2009, Nasir al-Wahayshi, le chef d’Al-Qaïda au Yémen, annonçait, via les forums jihadistes en ligne, la formation d’un groupe unique à ses ordres pour la péninsule arabique. Selon al-Wahayshi, ce nouveau groupe, Al-Qaïda pour la péninsule arabique, serait composé des membres d’Al-Qaïda au Yémen, rejoints par ceux du réseau démantelé d’Al-Qaïda en Arabie Saoudite. Il est intéressant de constater que la presse a alors affirmé que le Saoudien Abu-Sayyaf al-Shihri, un ancien détenu de Guantanamo (n° 372) officierait en tant qu’adjoint d’al-Wahayshi.

Quelques jours plus tard, une vidéo était mise en ligne par al-Wahayshi, sous le titre alarmant : « Nous partons d’ici, et nous nous retrouverons à Al-Aqsa ». Al-Aqsa fait référence à la mosquée Al-Aqsa à Jérusalem, que les Juifs nomment le Mont du Temple, le site où s’élevait le temple de Salomon, et que les Musulmans appellent Al-Haram Al-Sharif. Dans cette vidéo, des menaces sont d’abord formulées contre les dirigeants musulmans – dont le président du Yémen Saleh, la famille royale saoudienne et le président égyptien Moubarak. La vidéo affirme ensuite la volonté de l’organisation terroriste d’exporter le jihad du Yémen vers Israël afin de « libérer » les sites sacrés de l’Islam et la bande de Gaza, des opérations qui pourraient déclencher un troisième conflit mondial si certains sont assez fous pour aller jusque-là.

Outre les propos de l’ex-détenu de Guantanamo al-Shihri, la vidéo citent ceux d’Abu Hareth Muhammad al-Awfi, présenté comme un chef militaire, et qui aurait été le détenu n°333 à Guantanamo. Étant entendu que la torture échoue à récolter des confessions fiables, certains analystes ont envisagé que l’objectif réel des interrogatoires menés par la CIA et le Pentagone à Guantanamo depuis 2001 était d’utiliser des techniques brutales afin d’entraîner ou de recruter des cellules terroristes dormantes, activées sur ordre des services secrets états-uniens, une accusation aussi difficile à prouver qu’à réfuter. On ne peut que s’interroger sur la présence de ces deux anciens « hauts diplômés » de Guantanamo au sein de la nouvelle cellule d’AQAP.

En apparence, al-Fadhi et le Mouvement du Sud dont le soutien populaire s’est étendu, considèrent Al-Qaïda au Yémen comme infréquentable. Dans une interview, al-Fadhi déclarait : « J’entretiens des relations très proches avec tous les mouvements jihadistes du nord, du sud et d’ailleurs, mais pas avec Al-Qaïda. » [5] Cela n’a pas empêché le président Saleh d’affirmer que le Mouvement du Sud et Al-Qaïda ne faisait qu’un, une position commode pour s’assurer le soutien de Washington.

Selon des rapports des services secrets états-uniens, le sud du Yémen abriterait tout au plus 200 membres d’Al-Qaïda. [6]

En mai 2009, al-Fadhi s’est démarqué d’Al-Qaïda et affirmait dans la presse : « Il y a quinze ans, nous [le Sud-Yémen] avons été envahis et nous subissons une occupation immorale. Nous sommes donc attelés à servir notre cause et nous ne servons aucune autre cause sur la planète. Nous voulons notre indépendance et mettre un terme à cette occupation. » [7]. Le jour même, profitant de l’aubaine, Al Qaïda promouvait son action et affichait son soutien à la cause du Sud-Yémen.

Le 14 mai 2009, dans une bande sonore diffusée sur Internet, al-Wahayshi, le leader d’AQAP, exprimait sa sympathie envers le peuple des provinces méridionales dans sa tentative de défense contre «  l’oppression  » qu’il subit et déclarait : « Ce qui se passe dans les gouvernorats de Lahij, d’Ad Dali, d’Abyan, de Hadramaout et dans les autres provinces du sud est inacceptable. Nous devons soutenir et aider [les sud-yéménites]. » Il promettait également des représailles : « L’oppression que vous subissez ne saurait se passer de punition… le meurtre de Musulmans dans la rue constitue un crime grave et injustifié. » [8]

La prétendue émergence d’Al-Qaïda au Sud-Yémen, une base modeste dont on ne cesse pourtant pas de parler, sur les terres du Mouvement du Sud dans lequel certains observateurs voient un paravent au programme radical d’Al-Qaïda, est opportunément interprétée par le Pentagone comme un casus belli et sert de prétexte à l’intensification des opérations militaires de cette région stratégique.

En effet, après avoir déclaré que le conflit interne au Yémen était l’affaire du seul Yémen, le président Obama a ordonné des frappes aériennes sur le pays. Le Pentagone a déclaré que les attaques des 17 et 24 décembre avaient tué trois membres importants d’Al-Qaïda ; rien n’a cependant pu le prouver. À présent, le conte de Noël du terroriste de Détroit revivifie le programme de la Guerre contre le terrorisme au Yémen. Obama propose désormais un soutien militaire au gouvernement du président Saleh.

Les pirates somaliens de plus en plus actifs

En même temps que les titres de CNN égrainaient les nouvelles menaces terroristes venues du Yémen, sortaient comme d’un chapeau les annonces de l’intensification des attaques, devenues monnaie courante, de pirates somaliens sur la marine commerciale empruntant le golfe d’Aden et la mer d’Arabie depuis le sud du Yémen [9] ; une intensification faisant suite à une réduction des contrôles de patrouilles internationales.

Le 29 décembre 2009, la chaîne de télévision russe RIA Novosti rapportait que des pirates somaliens avaient capturé un cargo grec dans le golfe d’Aden au large de la Somalie. Plus tôt au cours de la même journée, un chimiquier britannique et les vingt-six membres de son équipage étaient également interceptés par des pirates dans le golfe d’Aden. Prouvant sa maitrise de l’utilisation des médias occidentaux, le chef des pirates, Mohamed Shakir, annonçait par téléphone au journal britannique le Times : « Nous avons intercepté un navire battant pavillon britannique dans le golfe d’Aden tard hier soir. » Un compte-rendu des services secrets états-uniens (cité par Stratfor) rapporte que le Times, propriété de Rupert Murdoch, soutien financier des néo-conservateurs, est parfois utilisé par les services secrets israéliens pour faire germer des histoires accommodantes.

Ces deux derniers événements portèrent le nombre des attaques et des détournements de navires à un niveau record. Pour l’année 2009, au 22 décembre, les attaques par des pirates somaliens dans le golfe d’Aden et au large de la côte orientale de la Somalie s’élevaient à 174, et concernaient 35 navires détournés et 587 personnes prises en otage ; cela représente la quasi-totalité des attaques de piraterie réussis dans le monde, selon le Centre de surveillance de la piraterie du Bureau maritime international. Une question se pose à présent : Auprès de qui les “pirates” somaliens obtiennent-ils les armes et la logistique leur permettant d’éviter les patrouilles internationales dépêchées par de nombreux États ?

Ainsi, le 3 janvier 2009, le président Saleh a reçu un appel téléphonique du président de la Somalie Sharif Sheik Ahmed ; ce dernier l’informait des derniers développements de la situation en Somalie. Sharif Ahmed, dont le propre pouvoir à Mogadiscio est si faible qu’il est parfois surnommé le président de l’aéroport de Mogadiscio, déclara à Saleh qu’il partagerait avec lui toutes les informations à sa disposition concernant les activités terroristes initiées en Somalie qui menaceraient la stabilité et la sécurité du Yémen et de la région.

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Le goulot d’étranglement pétrolier et autres affaires pétrolières

L’importance stratégique de la région située entre le Yémen et la Somalie revêt ici une signification géopolitique particulière. C’est en effet là que se trouve le site de Bab el-Mandab, que le gouvernement états-unien classe parmi les sept principaux goulots d’étranglement stratégiques dans le domaine du transport pétrolier. L’Agence de l’information sur l’énergie (EIA) états-unienne précise que « la fermeture de Bab el-Mandab pourrait empêcher les tankers du Golfe Persique d’atteindre le Canal de Suez et le complexe d’oléoducs de Sumed, les déroutant par le sud de l’Afrique. Le détroit de Bab el-Mandab est un goulot d’étranglement entre la corne africaine et le Moyen-Orient, ainsi qu’un pont stratégique entre la Mer Méditerranée et l’Océan Indien. » [10]

Au carrefour du Yémen, de Djibouti et de l’Érythrée, Bab el-Mandab relie la Golfe d’Aden à la Mer d’Arabie. Le pétrole et les autres marchandises en provenance du Golfe Persique doivent franchir Bab el-Mandab avant d’entrer dans le Canal de Suez. En 2006, le Département de l’énergie à Washington rapportait qu’un volume d’environ 3,3 millions de barils de pétrole transitait chaque jour par cette étroite voie navigable vers l’Europe, les États-Unis et l’Asie. L’essentiel du pétrole, soit environ 2,1 millions de barils par jour, prend la direction du nord par Bab el-Mandab vers le complexe de Suez/Sumed qui débouche sur la Méditerranée.

Un prétexte pour une militarisation par les États-Unis et l’OTAN des eaux entourant Bab el-Mandab serait l’occasion pour Washington de prendre un nouvel nouvel avantage dans sa poursuite du contrôle des sept goulots d’étranglement pétrolier les plus essentiels dans le monde, ce qui représente une part importante de toute future stratégie états-unienne destinée à priver de leur approvisionnement en pétrole la Chine, l’Union européenne ou toute autre région ou pays s’opposant à la politique US. Sachant que des volumes importants de pétrole saoudien transitent par Bab el-Mandab, le contrôle militaire de ce point par les États-Unis servirait à dissuader l’Arabie Saoudite de contracter de futures ventes de pétrole avec la Chine, ou d’autres, dans une monnaie autre que le dollar, comme l’expliquait récemment Robert Fisk, le journaliste du quotidien britannique The Independent.

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Données de la production pétrolière yéménite (en bleu, la production et en rouge, la consommation)
(Source : EIA, gouvernement états-unien)

Les États-Unis seraient en outre en position de menacer le transport pétrolier chinois depuis Port-Soudan sur la Mer Rouge, juste au nord de Bab el-Mandab, un cordon d’approvisionnement vital pour les besoins énergétiques nationaux de la Chine.

Au-delà de sa situation géopolique en tant que nœud central du transit pétrolier mondial, le Yémen est en outre doté de réserves de pétroles importantes. Les bassins de Masila et de Shabwa récèlent d’après les compagnies pétrolières internationales de potentielles « découvertes de premier choix » [11]. Le Français Total et plusieurs autres compagnies pétrolières internationales de moindre taille sont engagés dans le développement de la production pétrolière yéménite. Il est possible que les préoccupations récentes de Washington concernant le Yémen aillent bien au-delà d’une simple organisation Al-Qaïda de bric et de brac, dont l’existence même en tant qu’organisation terroriste globale a été mise en doute par de nombreux experts avisés de l’Islam.

 

 

 

F. William Engdahl

 

Journaliste états-unien, il a publié de nombreux ouvrages consacrés aux questions énergétiques et géopolitiques. Derniers livres parus en français : Pétrole, une guerre d’un siècle : L’ordre mondial anglo-américain (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2007) et OGM : semences de destruction : L’arme de la faim (Jean-Cyrille Godefroy éd., 2008).

 


Traduction Nathalie Krieg

 

[1] « The Menace of Yemen », par Bruce Riedel, The Daily Beast, 31 décembre 2009.

[2] « Yemen : Intensifying Problems for the Government », Stratfor, 7 mai 2009.

[3] Cité dans « Yemen President Accuses Iraq’s Sadrists of Backing the Houthi Insurgency », Terrorism Monitor, Jamestown Foundation, Volume : 7 Numéro : 28, 17 septembre 2009.

[4] NewsYemen, 8 septembre 2009 ; Yemen Observer, 10 septembre 2009.

[5] Albaidanew.com, le 14 mai 2009, cité par la Jamestown Foundation, op.cit.

[6] « Despite U.S. Aid, Yemen Faces Growing al-Qaeda Threat » , par Abigail Hauslohner, Time, 22 décembre 2009.

[7] Tariq al Fadhli, dans Al-Sharq al-Awsat, 14 mai 2009, cité par la Jamestown Foundation, op. cit.

[8] Interview d’al-Wahayshi, al Jazeera, 14 mai 2009.

[9] « Pirates, corsaires et flibustiers du XXIe siècle », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 25 juin 2010.

[10] Département de l’énergie, Energy Information Administration (gouvernement états-unien), consulté ici

[11] Adelphi Energy, « Yemen Exploration Blocks 7 & 74 » Consulté ici.

 

 


http://www.voltairenet.org/article168943.html

 

 

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Quelques mensonges sur la guerre de Libye

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par Thierry Meyssan | 22 mars 2011  Thierry Meyssan, qui soutient l’insurrection contre le régime de Mouammar Kadhafi, s’oppose pourtant à la résolution 1973 et à la guerre. Dans des articles précédents, il a montré les objectifs impérialistes de cette opération. Ici, il revient sur les principaux mensonges de la propagande atlantiste.
En bref
La CIA soutenait déjà les insurgés libyens avant le vote de la résolution 1973

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Dans une dépêche exclusive pour Reuters, Mark Hosenball a révélé que le président Barack Obama a autorisé la CIA à mettre en place des actions secrètes pour soutenir les insurgés (...)

La Russie multiplie les avertissements à l’OTAN

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Selon le ministre russe des Affaires étrangères, Sergei Lavrov, « Il y a des rapports — et personne ne les dément— que la coalition a bombardé des colonnes des forces de Kadhafi, des (...)

Le Pentagone déploie un appui aérien rapproché pour des troupes au sol

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L’état-major états-unien a décidé de déployer des avions AC-130 et A-10 en Libye. Le Lockheed AC-130 est est un appareil gunship d’attaque au sol et d’appui aérien rapproché pour (...)

Hu Jintao réitère l’opposition chinoise à la guerre de Libye

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Recevant le 30 mars 2011, à Pékin, le président français Nicolas Sarkozy, le président chinois Hu Jintao a réitéré l’opposition de la République populaire à l’intervention atlantique (...)

La Turquie dénonce la tournure que la France donne à la guerre en Libye

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Ankara multiplie les gestes de mauvaise humeur à propos de l’intervention alliée en Libye, et particulièrement à l’encontre de Paris. Le gouvernement Erdogan, qui mène campagne (...)

Le partage de la Libye a commencé à Londres

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La Conférence de Londres sur la Libye (29 mars 2011) a réuni exclusivement les États qui soutiennent la résolution 1973, plus l’Allemagne. La Russie et la Chine n’ont pas été (...)

Les amis de Medvedev et Poutine publient leurs pré-programmes présidentiels

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La rivalité Medvedev-Poutine s’affiche au grand jour. Les deux hommes ont eu l’occasion d’étaler en public leurs dissensions à propos des sanctions contre l’Iran, du procès de (...)

Biographie iconoclaste de Gandhi

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Dans un livre paru aujourd’hui, Joseph Lelyveld étudie l’influence de l’Afrique du Sud sur la pensée et l’action du Mahatma Gandhi. De 1893 à 1915 Mohandas K. Gandhi fut avocat en (...)

L’ambassadeur Chamov accuse Medvedev de trahison en Libye

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L’ambassadeur de Russie à Tripoli, Vladimir Chamov, a été relevé de ses fonctions par le président Dmitry Medvedev. Il l’aurait qualifié de « traitre » dans un télégramme (...)

Le Pentagone achemine des troupes de débarquement vers la Libye

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Le groupe de combat amphibie Bataan Ready a quitté la base navale de Norfolk en Virginie, mercredi 23 mars 2011, en direction des côtes libyennes (voir photo parue dans la (...)

La croisade de Nicolas Sarkozy

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Le ministre français de l’Intérieur, Claude Guéant, a déclaré le 21 mars 2011 au Figaro : « Le monde entier s’apprêtait à contempler à la télévision des massacres commis par le colonel (...)
Controverses
Encore sur la Chine et la guerre contre la Libye

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par Domenico Losurdo | 29 mars 2011  Comment interpréter l’abstention chinoise au Conseil de sécurité lors du vote sur l’intervention en Libye ? Pour Domenico Losurdo, Pékin n’a pas osé entrer en conflit avec l’Arabie saoudite, dont la Chine est fortement dépendante énergétiquement.
Mon album de famille, par Mouammar Kadhafi

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25 mars 2011  Les hypocrites ! Ils disent tous que j’ ai toujours été leur ennemi. Aucun ne se souvient de m’avoir connu et fréquenté. Et pourtant…
Laboratoire
Le bombardier nucléaire s’entraîne dans la « guerre humanitaire »

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par Manlio Dinucci | 23 mars 2011  Le coût des bombardements contre la Libye est très relatif selon que l’on compte la valeur à l’achat des munitions ou que l’on considère qu’ils permettent de déstocker des munitions vieillies. Mais au-delà de ce problème économique, les bombardements fournissent une occasion rêvée pour tester l’arsenal actuel en situation réelle. C’est mieux que sur un champ de tir et ce n’est pas plus dangereux puisque les Libyens n’ont pas la capacité de se défendre. Manlio Dinucci présente cette foire aux (...)
Tendances
« Tendances »
La précieuse récolte de Washington : le pétrole et les fonds bloqués

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28 mars 2011  Les câbles de Wikileaks sur la guerre contre le Liban en 2006 : une classe dirigeante « collabo » / Toujours pas de gouvernement à Beyrouth / Syrie : le plan de sabotage des réformes du président Bachar al-Assad.
« Tendances »
Washington dirige la contre-révolution arabe

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21 mars 2011  Confrontation ouverte au Liban jusqu’en 2013 / Le Pentagone continuera à aider l’armée libanaise / Découverte d’une base de transmission israélienne au Sud du Liban / Le nouveau patriarche maronite devrait réunifier les chrétiens libanais / Wikileaks confirme le rôle pro-israélien de Samir Gegea durant la guerre de 2006 / Que se passe-t-il en Syrie ? / Répresion sanglante au Yémen et à Bahreïn / Le soutien malintentionné des Occidentaux à la Révolution (...)
« Horizons et débats » en PDF
« Horizons et débats », 11e année, n° 11, 14 mars 2011
La guerre de Libye solution à la crise économique ?

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21 mars 2011  Depuis quand la Charte de l’ONU permet-elle aux USA de résoudre leur problème de faillite d’Etat en menant une nouvelle guerre ?, par Michel Chossudovsky / Les victoires se décident au sol, par Nikolas Busse / Nicolas Sarkozy, homme d’Etat épris de gloire et de grandeur ou héro de l’UE en Afrique du Nord ? / Le « Nouvel ordre mondial » à l’assaut de l’Islam. Une construction de blocs babélienne : c’est plus qu’une idéologie, c’est une mystique totalitaire, par Pierre Hillard / Un jour ou l’autre, les investisseurs ne prêteront plus d’argent aux Etats-Unis / Les 50 ans de la DDC – 50 ans d’engagement humanitaire / Du fromage au dialogue politique en passant par les ponts / Notre (...)
Fil diplomatique
Intervention d’Hillary Clinton à la conférence de Londres sur la Libye

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Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre, et merci à vous et à votre gouvernement d’avoir joué un rôle essentiel de chef de file dans notre entreprise commune. (...)

Déclara

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Demain, à Londres, la communauté internationale se réunira pour accompagner la Libye vers un nouvel avenir. Un nouvel avenir où le peuple libyen sera libéré du joug de la violence (...)

Appel de Benoît XVI à la cessation de la guerre en Libye

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A l’issue de la prière de l’Angélus, S.S. le pape Benoît XVI a lu la déclaration suivante en italien : Face aux nouvelles, toujours plus dramatiques, qui proviennent de la Libye, (...)

Déclaration d’Anders Fogh Rasmussen sur la Libye

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Les pays membres de l’OTAN ont décidé d’assumer la totalité de l’opération militaire en Libye dans le cadre de la résolution du Conseil de sécurité de l’ONU. Notre but est de protéger (...)

Conclusions du Conseil européen sur la Libye et le voisinage méridional

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Extrait des conclusions du Conseil européen des 24 et 25 mars 2011. Passage relatif à la Libye et au voisinage méridional 18. Le Conseil européen a débattu de la situation en (...)

Tribune libre de Guido Westerwelle sur la position allemande face à la Libye

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Il y a une semaine, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1973 autorisant l’emploi de la force armée en Libye pour la protection des populations civiles. L’Allemagne s’est (...)

Déclaration d’Anders Fogh Rasmussen sur la zone d’exclusion aérienne en Libye

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Les pays de l’OTAN ont décidé de mettre en œuvre la zone d’exclusion aérienne au-dessus de la Libye. Nous agissons dans le cadre du vaste effort international destiné à protéger (...)

Débat au Sénat français sur l’intervention en Libye

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Déclaration du Gouvernement suivie d’un débat M. le président Gérard Larcher. L’ordre du jour appelle, en application de l’article 35, alinéa 2, de la Constitution, une déclaration (...)

Déclaration d’Anders Fogh Rasmussen au sujet de l’embargo sur les armes à l’encontre de la Libye

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L’OTAN a décidé de lancer une opération destinée à faire respecter l’embargo sur les armes à l’encontre de la Libye. Tous les Alliés sont déterminés à assumer les responsabilités qui (...)

Débat à l’Assemblée nationale française sur l’intervention en Libye

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Déclaration du Gouvernement sur l’intervention des forces armées en Libye et débat sur cette déclaration Application de l’article 35, alinéa 2, de la Constitution M. le président (...)

Conclusions du Conseil européen AE sur la Libye et le voisinage méridional

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Libye Le Conseil a procédé à une discussion approfondie sur la situation en Libye et a adopté les conclusions figurant ci-dessous. "1. Le Conseil se déclare préoccupé par la (...)

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:38
israel parlons-en de michel collon

31 mars 2011

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La révolution de l’info. Notre mission à Investig’Action. Des manipulations sur Internet ? Nouveaux projets pour l’info libre. Vous aider à agir. L’info gratuite n’existe pas, nous avons besoin de vous.

Vous avez un problème avec les médias. Pouvez-vous leur faire confiance ? Les faits montrent que non…

  • Qui a exposé les mensonges massifs des dirigeants des Etats-Unis ? Wikileaks.
    Pas les grands médias, qui n’ont jamais mené d’investigation gênante sur « nos alliés ».

  • Qui a dénoncé Moubarak et Ben Ali ? Les cyberactivistes du Caire et de Tunis.
    Pas les grands médias, complaisants depuis trente ans envers ces tyrans si utiles. (Et ça continue sur l’Arabie saoudite)

  • Qui a montré que la Constitution Européenne allait tous nous appauvrir ?
    Une campagne citoyenne sur Internet. Pas les grands médias, alignés sur les dogmes néolibéraux de « Bruxelles ».

  • Qui démasque les forfaits d’Israël ?
    Internet encore. Pas les grands médias, tremblants devant le lobby pro-israélien.

  • Qui signale les non-dits et désinformations de la guerre contre la Libye ?
    Des sites comme Investig’Action – michelcollon.info. Pas les grands médias qui répètent les positions gouvernementales officielles.

 

Aujourd’hui, toute info importante, toute révélation décisive passe par les médias libres d’Internet. Nulle part ailleurs.

Pourquoi les grands médias - qui en ont pourtant les moyens - ne mènent-ils aucune investigation sérieuse sur les crimes des multinationales ? Parce qu’ils en dépendent financièrement. Les multinationales sont omniprésentes, d’abord dans les conseils d’administration des grands médias, ensuite dans leurs pages de pub.


Comment un quotidien ou un magazine dénoncerait-il une guerre qui rapporte gros à Exxon ou à Total, au verso d’une page de pub payée par ces mêmes Exxon ou Total, pages qui permettent la survie de ce média ? Idem pour la télé. Bien sûr, il existe des journalistes honnêtes, mais jamais on ne leur donnera les moyens d’aller jusqu’au bout.


La révolution de l’info

Heureusement, Internet nous permet aujourd’hui de trouver de véritables révélations et analyses sur le côté sombre de notre système. Cette année, j’ai été extrêmement ému en voyant débouler Wikileaks, les révoltes sociales sur Facebook, les sites d’info alternative, toute cette véritable révolution de l’info.

En effet, il y a vingt ans, je commençais mon travail alternatif en publiant Attention, médias !, analyse systématique des médiamensonges de la première guerre contre l’Irak. On nous avait manipulés du début à la fin dans les grands médias et cette désinformation avait rendu possibles les bombardements, l’embargo meurtrier et le martyre du peuple irakien. Je concluais ce livre - et aussi tous les travaux qui ont suivi - par cet appel : « Nous sommes tous des journalistes, c’est à nous, simples citoyens, de prendre l’info en mains ».

« Nous sommes tous des journalistes », c’était une idée toute simple : si l’info est dominée et déformée par les intérêts cachés de ceux « d’en haut », il appartient dorénavant à ceux « d’en bas » aux simples citoyens, de prendre en main la bataille pour une information correcte. J’éprouve donc une énorme satisfaction à voir aujourd’hui ce rêve en train de se réaliser. Les nouvelles technologies offrent de grandes opportunités à la résistance sociale qui ne cesse de grandir à nouveau depuis quelques années : Amérique latine hier, monde arabe aujourd’hui, Afrique et Europe bientôt ?



Notre mission à Investig’Action

C’est pour échapper à l’info-fric et à la pensée unique que j’ai lancé en janvier 2004 le site d’info alternative michelcollon.info. Grâce à Vanessa, Grégoire, Cédric et aux autres « alter-journalistes » qui m’ont rejoint ces dernières années, ce site s’est considérablement renforcé. Depuis septembre dernier, notre site enregistre 10 000 visites quotidiennes, en moyenne. Avec la guerre en Libye, près de 20 000 chaque jour !

Ca représente - disons-le - un gros travail. Sélectionner chaque semaine une douzaine d’articles, les traduire, relire, accompagner et mettre en page pour vous apporter l’essentiel sur ce qui se passe dans le monde. Et aussi, de plus en plus, réaliser nos propres interviews, articles et vidéos. Le tout afin de vous aider à décoder l’actu et découvrir ce qu’on nous cache.

Notre mission ? Aller plus loin, exposer le dessous des cartes, vous fournir les faits concrets, les arguments et les preuves convaincantes. Nous savons que c’est de cela que vous avez besoin pour que chacun de vous puisse mener, là où il se trouve, la bataille quotidienne de l’info et du débat démocratique en connaissance des faits. Comprendre pour agir. Investig’Action.



Des manipulations sur Internet ?

Mais notre mission, c’est également de vous signaler les pièges et manipulations qui se répandent partout. Y compris sur Internet où, vous le savez, on trouve aussi du n’importe quoi : rumeurs, fantasmes, grands complots bidons… Et puis, plus dangereux encore, depuis quelques années, les Etats-Unis ont investi des centaines de millions de dollars pour essayer de manipuler l’info sur l’Internet, jeter la confusion ou détourner le cyber-activisme contre des cibles qui les intéressent eux.

Il y a quelques années, Donald Rumsfeld, ministre de la Guerre de Bush, déclarait considérer Internet comme une véritable guerre. Or, dans cette guerre de la désinformation, la cible, c’est vous. Les services secrets des Etats-Unis se sont organisés pour diffuser de faux témoignages, de fausses révélations servant leurs intérêts. Ne pensez pas que les experts en médiamensonges, à la Maison-Blanche, à Downing Street ou à l’Elysée, ceux qui nous ont fabriqué les « armes de destruction massive » et autres bobards contre l’Irak, la Yougoslavie, les Palestiniens, ne pensez pas qu’ils ont pris leur retraite ! Ils sont tous les jours en train d’essayer de manipuler Facebook et Twitter. Récemment, il a été confirmé que les services US avaient organisé et financé une infiltration systématique du cyberactivisme égyptien. Nous avions analysé en 2006 ces stratégies de « révolutions manipulées ». (*)

Et bien sûr, le système Wikileaks, très ouvert mais sans analyse de fond, n’est pas à l’abri de telles manipulations par les Etats-Unis et d’autres, à coup de fausses révélations. Wikileaks doit donc être complété par une autre démarche : ne pas se contenter de l’info immédiate, mais aller plus loin. C’est-à-dire analyser les intérêts à l’œuvre et les stratégies globales derrière ces guerres, ces guerres civiles provoquées, ces coups d’Etat et toutes sortes d’agressions.



Nouveaux projets pour l’info libre

C’est pourquoi, outre sa newsletter hebdomadaire, Investig’Action réalise des films et publie des livres sur les sujets-clés. Ainsi, Israël, parlons-en ! publié il y a bientôt un an : vous êtes déjà près de sept mille à l’avoir acheté et à l’utiliser. Sept mille ! Sans une ligne dans la presse, sans une seconde à la télé. Merci à vous pour cet énorme soutien.

Des livres, nous en préparons plusieurs :

  • Comprendre le monde musulman, une douzaine d’entretiens avec Mohamed Hassan sur le passé, le présent et l’avenir des relations entre USA et Europe, d’une part, et des pays en mouvement comme Egypte, Turquie, Iran, Arabie saoudite, Libye, Somalie, Soudan, Afghanistan, Pakistan, etc., d’autre part. Nous travaillons d’arrache-pied pour le sortir fin mai ;
  • A la rentrée, sortira un livre de Cédric Rutter sur la Colombie et le conflit armé en cours oublié des médias ;

  • Nous préparons aussi les éditions dIsraël, parlons-en ! et des Sept péchés d’Hugo Chavez en anglais, arabe, espagnol et néerlandais. Cela nous permettra de toucher de nouveaux et importants publics, afin de briser les murs linguistiques et médiatiques qui séparent les peuples.

  • Nous préparons aussi un film documentaire sur les questions du développement et de la démocratie en Afrique : il montrera comment les multinationales empêchent l’élimination de la pauvreté.


Vous voyez : Investig’Action se développe !

 

Vous aider à agir

Vous êtes très nombreux à nous demander : que pouvons-nous faire pour contrer la désinformation ? C’est la bonne question. L’objectif d’Investig’Action ne se limite pas à vous informer. Il faut aussi que vous ayez les moyens de peser sur l’info…

Comment aider concrètement les journalistes de bonne foi, mais privés eux-mêmes des infos essentielles ? Comment arriver à faire rectifier une info erronée ou incomplète ? Comment faire savoir largement que tel média refuse de rectifier, refuse de débattre et désinforme donc de façon volontaire ?

Comment imposer le respect de notre droit à l’information ? Celui-ci ne devrait-il pas être inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme puisque les médiamensonges tuent, comme on l’a vu en Irak, en Palestine et ailleurs ? N’avons-nous pas, en tant que citoyens, le droit de savoir ce qui se passe vraiment ?

Nous avons des projets pour mettre en route un mouvement citoyen, très large, qui fasse enfin respecter ce droit à l’information. Nous en parlerons d’ici quelque temps. Mais d’ici là, nous avons un problème urgent à résoudre et nous avons besoin de vous…


L’info gratuite n’existe pas,
nous avons besoin de vous !


Nous recevons énormément de remerciements, d'encouragements, de critiques constructives, de suggestions et propositions de coups de main. Tout cela nous encourage formidablement. Mais notre problème, c’est que le développement énorme d’Investig’Action implique une grande augmentation de nos frais.

A partir de 2004, notre activité a été assurée par deux personnes, puis quatre. Pendant toutes ces années nous nous sommes débrouillés avec le travail bénévole et des solutions « bricolées ». Entièrement reversée à notre association sans but lucratif, la vente des livres et des DVD a financé tout le fonctionnement. Mais là, nous sommes en train de devenir une véritable petite organisation d’information libre. Nous sommes obligés de passer à une étape supérieure…

Notre newsletter doit rester gratuite, accessible aux économiquement faibles. Notre activité doit absolument rester bénévole et non commerciale. Heureusement, de plus en plus de personnes nous aident gratuitement quelques heures par semaine selon leurs talents et leurs possibilités. Mais pour faire tourner cette organisation nous avons absolument besoin de quelques personnes permanentes qui encadrent le travail journalistique, et aussi le travail pratique.

Pendant la dernière année, j’ai dû assumer personnellement de plus en plus de tâches de secrétariat et de divers besoins pratiques. Je n’en sortais plus, des commandes de livres ont pris du retard (toutes nos excuses !), des problèmes informatiques nous ont beaucoup retardés, des activités indispensables n’ont pu être organisées par manque de forces, des traductions de livres ne sont toujours pas publiées et cette accumulation de nouvelles tâches m’empêchait d’écrire des articles sur cette actualité très riche que nous avons vécue, et m’a empêché d’écrire le livre prévu sur les médias et Israël.

Pour surmonter tous ces problèmes et développer nos activités, une équipe élargie a donc été mise en place : Grégoire, Cédric, Elise, Olivier et moi-même, nous allons lancer le nouvel Investig’Action qui devient un véritable collectif. Nous allons migrer de mon living (!) vers de véritables locaux dans le centre de Bruxelles, et cela permettra d’accueillir et d’intégrer de nombreux bénévoles, de jeunes journalistes stagiaires, etc.


Mais vous vous en doutez, tout cela a un coût. La vente de nos livres ne suffit pas. Nous avons aussi besoin du soutien régulier de tous nos lecteurs qui le peuvent. Un don ponctuel est bienvenu, mais le mieux serait de nous faire un versement régulier par paypal ou par domicialiation bancaire.

Comme je le disais dans mon récent article « Le monde change, et nous avons un grand rôle », la situation internationale évolue à toute allure. Ceci apporte de grands espoirs mais aussi de nouveaux dangers. Ceux qui veulent conserver leurs privilèges, continueront à nous mentir. Et nous avons intérêt à mettre en pratique l’autodéfense.

Merci pour votre soutien qui nous donne la force de continuer !

Michel Collon



Pour passer à l’acte, remplissez ce formulaire afin de recevoir toutes les informations pour l'envoi de chèque ou réaliser un virement. Ou rendez-vous directement sur Paypal. Envoyer à secretariat[arobase]michelcollon.inf


 

Note d'eva :

 

"Tous journalistes" ! Je ne savais pas que M Collon avait lancé cet appel voici quelques années. D'instinct, depuis 2-3 ans, sur mon principal blog R-sistons, j'appelais les citoyens à devenir tous journalistes, d'informer partout puisque les Médias ne font pas leur travail honnêtement. C'est en effet un devoir pour chacun de nous !

 

http://www.michelcollon.info/S-informer-c-est-la-cle-Un-appel.html*

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:35
Libye, la guerre secrète de la Cia

par Manlio Dinucci

Le 1 avril 2011



 
« Alors que le président Obama a réaffirmé qu’aucune force terrestre américaine (étasunienne) ne participe à la campagne de Libye, des groupes  d’agents de la Cia opèrent en Libye depuis plusieurs semaines » : révélations hier du New York Times. Les agents, dont le nombre est inconnu, sont ceux qui « avaient déjà travaillé à la centrale de l’agence d’espionnage à Tripoli » et d’autres arrivés plus récemment.  Kadhafi avait autorisé la CIA et d’autres agences étasuniennes, en 2003, à opérer en Libye pour contrôler qu’il avait bien renoncé à son programme nucléaire militaire et transférer hors du pays des instruments et projets pour la bombe. Ces agences mêmes ont ensuite « renoué leurs liens avec les informateurs libyens », quand « il y a plusieurs semaines, le président Obama a secrètement autorisé la Cia à fournir des armes et autres formes de soutien au rebelles libyens ».

  

Les groupes de la Cia -qui opèrent en Libye dans le cadre d’une « force ombre » dont font partie des agents britanniques et autres, véritables « troupes terrestres ombre », en contradiction avec la Résolution 1973- ont deux tâches. Avant tout, « contacter les rebelles pour comprendre qui sont leurs leaders et groupes d’appartenance ». L’amiral James Stavridis, qui commande les forces étasuniennes et OTAN en Europe, a déclaré, dans une audition au Sénat, que des indices existent d’une présence Al Qaeda parmi les forces anti-Kadhafi. Il convient donc de fournir armes et entraînement aux groupes fiables, c’est-à-dire utiles aux intérêts des Etats-Unis et de leurs principaux alliés (France et Grande-Bretagne), à l’exclusion de ceux qui n’offrent pas de garanties suffisantes. La France s’est déjà déclarée disponible à fournir des armes et, pour l’entraînement, des forces spéciales britanniques sont déjà en Libye.

   

En même temps, les agents étasuniens et alliés ont la mission de fournir aux pilotes des bombardiers les coordonnées de objectifs à frapper, surtout dans les zones urbaines, qui sont signalés avec des pointeurs laser portables. Les données transmises par les agents sont alors intégrées à celles recueillies par les avions espions de divers types (Global Hawk, U-2, Jstars, Rc-135) qui depuis des semaines, avant les attaques aériennes et navales, ont survolé en continu la Libye pour repérer les objectifs. Particulièrement important le rôle des Global Hawk, les avions télécommandés qui décollent de Sigonella (Sicile), dont les informations sont transmises au centre de commandement. Celui-ci envoie les données à un avion Awacs, venant de Trapani (Sicile), qui les transmet aux pilotes des bombardiers. Prêts à partir aussi les Predator, les drones utilisés en Afghanistan et au Pakistan, armés de missiles. L’enquête du New York Times montre ainsi que les préparatifs de guerre avaient commencé bien avant l’explosion du conflit intérieur et avant l’attaque USA/OTAN, et que les opérations guerrières ne sont pas seulement ce qui apparaît aujourd’hui à nos yeux. On ne sait pas si l’Italie aussi (et la France, NDT) fait partie de la force ombre qui opère en Libye. Mais le président Obama, en exprimant au président Napolitano et au premier ministre Berlusconi sa profonde appréciation pour « l’appui résolu aux opérations de la coalition en Libye », reconnaît la « compétence » de l’Italie dans la région. Indubitable compétence, acquise depuis que les troupes italiennes, il y a un siècle, en 1911, débarquèrent à Tripoli.

 

Edition de vendredi 1er avril 2011 de il manifesto

http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/01-Aprile-2011/art35.php3  

 

Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio



Manlio Dinucci est géographe et collaborateur au quotidien il manifesto.

 

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=24086

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:26

http://img.over-blog.com/300x295/3/62/89/50/AAA-Image-du-jour/Catastrophe/Nucleaire/Explosion-d-une-centrale-nucleaire-au-Japon-Bombe-Atomique.jpg

http://img.over-blog.com/300x295/3/62/89/50/AAA-Image-du-jour/Catastrophe/Nucleaire/Explosion-d-une-centrale-nucleaire-au-Japon-Bombe-Atomique.jpg

 

 

 

 

Selon un expert en nucléaire, il faudra 50 à 100 ans avant que les barres
irradiées de Fukushima soient suffisamment froides pour être retirées du site.
http://www.abc.net.au/news/stories/2011/04/01/3179487.htm




Ensevelissement de la centrale : La plus grande bétonnière du monde navigue vers
le Japon
http://chronicle.augusta.com/latest-news/2011-03-31/srs-concrete-pump-heading-japan-nuclear-site



Sous la centrale nucléaire de Fukushima, la nappe phréatique affiche 10.000 fois
le niveau de radioactivité normalement admis . Ça vient de l'iode-131 détecté à
15 mètres en-dessous de l'un des réacteurs.

http://www.cbsnews.com/stories/2011/03/31/501364/main20049240.shtml

 

 

 

 

http://ecolonews.blog.fr/2007/07/20/les_centrales_nucleaires_edf_ne_sont_pas~2672393/

La communauté internationale doit agir au plus vite afin d'empêcher l'évaporation en quantité immense de particules radioactives de la centrale de Fukushima.

 

Et si la sécurité des centrales nucléaires était désactivée par un virus informatique...

Le Monde - Technologies

Le virus Stuxnet continue ses attaques contre les systèmes informatiques industriels de l'Iran, selon Hamid Alipour, directeur adjoint de la société d'Etat iranienne des technologies informatiques, cité lundi par l'agence IRNA, lundi 27 septembre 2010. "Nous surveillons et contrôlons le développement du virus. Nous avions prévu de l'éliminer en deux mois, mais il n'est pas stable, et trois nouvelles versions sont apparues depuis que nous avons commencé les opérations de nettoyage", a déclaré M. Alipour.

D'après les responsables iraniens, qui ont évoqué, dimanche, dans la presse une "guerre électronique", ce programme malicieux n'a toutefois pas fait de dégâts industriels majeurs et a notamment épargné la centrale nucléaire de Bouchehr, située dans le sud du pays.

Trente mille ordinateurs infectés par Stuxnet ont été jusqu'à présent dénombrés en Iran, selon Mahmoud Liayi, responsable des technologies de l'information au ministère de l'industrie. Stuxnet, découvert en juin, recherche dans les ordinateurs qu' il infecte le système de supervision de l'allemand Siemens, WinCC, qui sert au contrôle des oléoducs, des plates-formes pétrolières, des centrales électriques et d'autres installations industrielles.

Sa fonction serait d'entraîner la destruction physique des installations selon certains experts qui ont évoqué un "sabotage par informatique". D'après un responsable de la société américaine Symantec, 60 % des ordinateurs infectés par ce virus se trouvent en Iran. Mais l'Inde, l'Indonésie ou le Pakistan, seraient aussi frappés.

LA CENTRALE NUCLÉAIRE DE BOUCHEHR N'EST "PAS TOUCHÉE"

C'est "probablement un gouvernement étranger qui est à l'origine de ce virus" compte tenu de sa complexité, a assuré un responsable iranien, sans précision sur l'éventuel agresseur. Pour sa part, le quotidien gouvernemental Iran Daily n'a pas hésité à évoquer une "guerre électronique de l'Occident contre l'Iran", citant des experts occidentaux qui ont mis en cause les Etats-Unis et Israël.

Mahmoud Jafari, un responsable de la centrale nucléaire de Bouchehr, a par ailleurs démenti, dimanche, que cette première centrale iranienne, qui doit entrer en service d'ici à la fin de l'année, ait été affectée par Stuxnet, comme certains experts occidentaux l'ont envisagé du fait d'un retard dans le chargement de son réacteur. Siemens avait déjà affirmé vendredi que la centrale de Bouchehr, construite par la Russie, n'était pas équipée du logiciel infecté par Stuxnet.

Le programme nucléaire iranien est au cœur d'un conflit entre Téhéran et les Occidentaux, qui soupçonnent la République islamique, malgré ses dénégations, de chercher à se doter de l'arme atomique sous le couvert d'activités civiles.

 

http://www.tv5.org/cms/userdata/c_bloc/115/115890/290_115890_vignette_800px-2010-06-04Centrale-nucleaire-de-Fessenheim2.jpg

http://www.tv5.org/cms/userdata/c_bloc

 

Appel pour Fessenheim

 

Nous sommes plus de 25.000 à avoir signé l’Appel pour l’Arrêt immédiat de Fessenheim.

25.000, c’est bien, mais nous voudrions parvenir à 100.000 pour porter ces signatures à l’Autorité de Sureté Nucléaire qui doit rendre bientôt ses conclusions sur la prolongation ou non du réacteur 1 de la centrale.


Si chacune et chacun de nous demandait à 3 ou 4 ami-es de signer l’Appel, nous parviendrions vite à ces 100.000 signatures.

Les arguments ? Nous les connaissons tous :


> Fessenheim est le réacteur le plus ancien construit en France. Il a été construit à partir de 1970 en bordure du grand canal d'Alsace, entre Bâle et Strasbourg, dans une zone d'activité sismique. Il a été construit avec les normes anti-sismiques des années 60 qui sont très éloignées des normes actuelles.


> En 2000, un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire indiquait que certaines fonctions de sauvegarde assurant le refroidissement du réacteur pourraient ne plus être assurées en cas de séisme. Malgré la vétusté des installations et les risques sismiques, EDF a demandé à prolonger l'exploitation de la centrale. Un grand nombre d'élus et de citoyens s'y opposent.


> Si un séisme comparable au séisme de référence (celui de Bâle en 1356) se produisait, il entraînerait probablement la destruction des digues du grand Canal d’Alsace et menacerait la centrale qui est située 15 mètres en contrebas du niveau du canal.


> L’arrêt de Fessenheim et son démantèlement permettraient de mesurer le coût global de l’énergie nucléaire.


Pour toutes ces raisons, il faut arrêter Fessenheim. Pouvez-vous prendre quelques minutes pour diffuser l’Appel autour de vous et gagner quelques signatures ? MERCI


www.ArreterFessenheim.net


Pour les premiers signataires,

Michèle Rivasi, Jacques Fernique et Pierre Larrouturou

 


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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:22

 

http://www.linternaute.com/voyage/destination/syrie/carte.shtm


Syrie, Libye

Comment la CIA provoque des "révolutions" dans les pays qu’elle veut soumettre


http://mai68.org/spip/spip.php?article2532


Syrie : c’est de la ville syrienne de Deraa,

proche du plateau du Golan occupé par Israël
qu’est partie l’insurrection armée déguisée en "manifestation pacifique".

 

 

L’exemple pris ici concerne la Syrie et la Libye, mais il s’applique partout. Bien sûr, il ne s’applique pas à la France, où c’est une autre technique qui a été utilisée. Il a suffit à la CIA de se démerder pour faire élire Sarkozy, un agent sioniste au service de l’impérialisme américain.

 

Sarkozy plus dangereux que Le Pen :

http://mai68.org/spip/spip.php?article1395


Comment s’y est-on pris pour faire élire Sarko :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2533


Il est clair que l’impérialisme américano-sioniste veut soumettre la Syrie, qui est un pays allié au Hezbollah et à l’Iran, qui sont tous antisionistes.


Il faut bien remarquer que les émeutes survenues en Syrie proviennent à l’origine de villes proches d’Israël (essentiellement Deraa) et ont tout de suite été ultraviolentes avec des armes à feu, telles des kalachnikovs et même des RPG, que le gouvernement syrien a confisquées aux "manifestants pacifiques" qui cherchaient à le renverser. On a pu voir à la télé syrienne ces armes dangereuses confisquée aux "manifestants pacifiques".


Le principe des révolutions colorées montées par l’impérialisme américano-sioniste consiste à utiliser la violence quand nécessaire de façon à ce que le régime qu’ils veulent détruire soit obligé d’y répondre. Dans leur stratégie, il faut à tout prix qu’il y ait un mort dans le camp des "insurgés" afin de crier à l’assassin, à la dictature, etc.


Ensuite, cette insurrection commanditée par l’impérialisme dénoncera, à la face du monde et de la population du pays attaqué, que le régime qu’ils veulent abattre est ignoble, qu’il tire sur les "manifestants pacifiques". Ils joueront aussi sur le fait que, quelque soit le pays, rien n’est jamais parfait et qu’il y a toujours des revendications à satisfaire. Ils les reprendront à leur compte afin qu’une partie de la population se sente des points communs avec eux.


Partant de là, ils organiseront d’autres "manifs". Et ils le feront de telle façon qu’il y ait à nouveau des morts. Et plus il y aura de morts et plus la contestation grandira, et plus elle grandira et plus il y aura des morts, etc. selon le principe d’une boule de neige qu’on fait rouler sur le sol enneigé et qui grossit, qui grossit.


Et, si tout se passe bien, le régime finira par tomber.


Et si cela se passe mal, il faudra une intervention militaire extérieure comme en Libye actuellement.


Voici un article qui explique comment envahir un pays en donnant l’impression que c’est à sa demande :

http://mai68.org/spip/spip.php?article2461


Les révolutions colorées expliquées par un ancien agent de l’impérialisme :

http://mai68.org/spip/spip.php?article910


Il va de soit qu’en plus de ces techniques, la CIA n’hésite pas à acheter des proches du régime à abattre ou des militaires, etc. afin qu’ils trahissent ou fassent défection. Comme en Libye en ce moment-même.


Remarque : Il ne faut évidemment pas confondre les "révolutions" provoquées par l’impérialisme dans divers pays, et qui, dans le cas par exemple de la Libye, sont en fait des contre-révolutions, avec de vraies révolutions spontanées telles celles de Tunisie ou d’Égypte ou de Barhein ou d’ailleurs, et que l’impérialisme fait tout pour réprimer.

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:20
la CIA et les vertueux insurgés de Benghazi par danielle Bleitrach

30 mars 2011 – Selon des informations publiées par le New York Times ce mercredi des agents de la CIA ont été déployés en Libye pour contacter les rebelles et guider les attaques de la coalition. On s’en doutait la plupart des « révélations » n’apprennent rien, ni la découverte de qui sont réellement les « rebelles », à commencer par les membres du Conseil de Transition, ni d’ailleurs le fait que la CIA a oeuvré pour quider les insurgés, mais tout cela prend des allures de farce tragique. Etonnez-vous que malgré « la découverte » de la présence de membres d’Al Qaida dans le rang des « vertueux » rebelles, les Etats-Unis ne paraissent pas plus émus que ça. En fait les liens entre employés de la CIA et groupes mercenaires intervenant au nom d’une quelconque déstabilisation locale sont tellement imbriqués que personne ne s’y reconnait comme en témoigne le portrait d’un agent de la CIA oeuvrant pour la « libération » de la Libye Khalifa Hifter.

 

Selon le New York Times, les membres de l’office de renseignement des Etats-unis ont été déployés depuis plusieurs semaines « en petits groupes » en terre libyenne avec la mission d’établir un contact direct avec les rebelles et de déterminer avec eux les cibles des opérations militaires. On se souvient que la semaine dernière le Daily Mail avait révélé également la présence de forces spéciales britanniques estimées aux alentours de 350.Ce que confirme également le New York Times: « Des dizaines de membres des forces spéciales britanniques et d’agents de l’espionnage M16 travaillent en Libye » a dit le journal en notant qu’ils recueillent des informations sur les positions et les mouvements des forces loyales à Kadhafi.
Mais qui sont ces honnêtes citoyens, ces vertueux soutiens des non moins vertueux rebelles dont les avancées et reculades dès que la « coalition » s’arrête de bombarder l’adversaire prend des allures de pantalonnade? Nous avons déjà eu l’occasion de découvrir à la tête du Conseil de Transition l’ex-ministre de la justice de l’affaire des infirmières bulgares et même son tortionnaire, des membres d’Al Qaida… Voici le portrait d’un mercenaire de la CIA Khalifa Hifter qui ressemble plus à Bob menard le mercenaire, gloire de la francafrique, qu’au Che Guevara.

 Samedi , le journal McCaltchy a révélé que Khalifa Hifter, un ex-officier de l’armée de Kaddhafi a été envoyé pour diriger les rebelles libyens  appuyés par l’ONU, les Etats-Unis et la coalition.  Hifter depuis vingt ans vit dans la banlieu de la Virginie « où il s’est établi mais l’ancien officier de Kaddhafi a maintenu des liens avec des groupes restés au pays.  » écrit  Chris Adams l’auteur de l’article. Une connaissance de Khalifa a dit à Adams que  » on ne savait pas ce que faisait réellement Hifter pour nourrir sa nombreuse famille »

D’où il ressort que  monsieur Hifter est un agent de la CIA ce qui explique son long séjour en Virginie (le bureau central de la CIA se trouve en Virginie). En  1.996, le Washington Post a informé qu’un Colonel Haftar (une variation de Hifter) était arrivé aux Etats-Unis.  Et qu’ « il était le leader d’un groupe de « contra » établi aux Etats-Unis,  l’Armée dénommée Nationale Libyenne », a indiqué l’organisation The Wisdom Fund alors.

 Ce groupe est appuyé par les Etats-Unis et des installations d’entraînement leur ont été données aux Etats-Unis. Il est probable  que le groupe du Colonel Haftar opère en Libye avec la bénédiction de notre gouvernement « souligne le journal. ce n’est pas en France que l’on verrait de telles investigations et pareille impertinence à l’égard de la CIA.
Remarquez les services secrets français ne sont pas en reste dans l’aventure africaine.  En 2001, Le Monde Diplomatique a publié un livre intitulé Manipulations Africaines, dans lequel il était signalé que  Hifter, alors un colonel de l’armée de Kaddhafi,  avait été capturé tandis qu’il  se battait dans le TChad aux côtés d’ une révolte appuyée par la Libye contre le gouvernement de Hisséne Habré, appuyé par les Etats-Unis  »Le désert du Front de Salut National de la Libye (LNSF) le groupe principal antiKaddhafi,monté par  la CIA.  Hifter a organisé à sa propre milice, qui agissait dans le TChad jusqu’à ce que Habré ait été détruit  par un rival appuyé par la France, Idriss Déby, en 1.990″a écrit Patrick Martin.

Le TChad a servi comme  base d’opérations pour déstabiliser la Libye, selon le bulletin français de nouvelles Africaines Confidential . Le 5 janvier 1989 il a révélé que des Etats-Unis et Israël avaient établi une série de bases dans  le TChad et d’autres pays voisins pour entraîner 2.000 rebelles libyens capturés par l’armée du TChad  » a écrit l’auteur de l’article Peter Dale Scott. Faut-il mettre cette information en relation avec celle qui explique qu’Al Qaida portant la mort en Irak agit avec un maximum de Libyens engagés dans ses rangs… Nous n’irons pas jusqu’à lier ce type d’information avec les exclusivités de la chaîne Al Jeezira sur les interventions « opportunes » de Ben laden, les menaces à la veille de chaque élection étasunienne, on en finirait pas de poser des questions sur qui fait quoi et sur la manière dont est tenté l’utilisation du printemps arabe en voie d’une recomposition profitable aux Etats-unis… Pourquoi un tel engagement alors même que Clinton déclarait le 29 mars  »Les insurgés et leur organisation demeurent un mystère pour nous », elle ajoutait « Nous en savons moins sur eux que nous le souhaiterions »… Bizarre… Bizarre, vous avez dit Bizarre…  

Je vous l’ai dit, dès que j’ai vu apparaître Bernard henri Levy miraculeusement parachuté dans toute sa gloire à Benghazi pour donner leurs lettres de créances aux membres du Conseil de Transition, la CIA n’est pas très loin. Comment imaginer des insurgés arabes appelant à l’aide celui qui est considéré comme le meilleur soutien de l’extrême-droite sioniste, sans un minimum d’entente préalable ?  Sarkozy qui décidemment n’a rien à refuser non plus aux Etats-unis a oeuvré dans le même sens, passant outre Alain Juppé qui tissait laborieusement la toile de la Ligue arabe, à partir de l’Egypte.

Ceux qui ont cru dans leur innoncence que notre pays prenait l’initiative d’une opération humanitaire  pour sauver une population civile désarmée ont été pris pour des gogos.  En fait, notre président agité compulsif  n’était que le déclencheur d’une opération montée de longue date par le parrain étasunien. Même ceux qui ont vu là une opération de veille électorale d’un Sarkozy cherchant à redorer un blason du gouvernement français mis à mal en Tunisie n’ont vu que la pointe de l’iceberg. Ce qu’il convient d’interroger et que symbolisent des gens comme Bernard henri Levy, Rama Yade  -  »les hyènes » comme les baptise Marc harpon, un mélange de show Biz, de main mise sur les médias si poussée que seule une alliance étroite entre propriétaires de presse et CIA peut en expliquer la force- est la manière dont la France a désormais perdu son indépendance en organisant l’Union sacrée entre une gauche atlantiste et une droite ralliée avec armes et bagages à la CIA et à l’OTAN. Notons que nous avons une sorte de calque médiatique du jeu de l’Union sacrée politique  autour de la république menacée par Marine Le pen dans le landerneau médiatique avec d’un côté la gauche-droite droit de l’hommes à usage sélectif, tous contre Kadhafi pas un mot sur Israël et l’Arabie Saoudite et le repoussoir antisémite Dieudonné, qui par son alliance déconsidère la cause qu’il embrasse et désigne la cible aussi sûrement que pourrait le faire un espion stipendié de la CIA.

 Nous sommes avec ces manipulations et petits jeux politiciens  désormais au niveau international les obligés serviteurs des Etats-Unis entre Israêl et la Grande Bretagne. Nos médias sont totalement inféodés, notre personnel politique également, quant à nos intellectuels ils sont aux abonnés absents s’ils ne chassent pas en meute comme les hyènes… .

 

http://socio13.wordpress.com/2011/03/31/la-cia-et-les-vertueux-insurges-de-benghazi-par-danielle-bleitrach/

 

 

 

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:18


Hillary Clinton (« Face The Nation » , CBS)Hillary Clinton (« Face The Nation » , CBS)

La Syrie face aux complots


Les périodes révolutionnaires sont propices à ceux qui cherchent à pêcher en eaux troubles. Les événements qui secouent le monde arabo-musulman ne font pas exception à cette règle, et la Syrie en est un exemple…

Ce pays a été agité, pendant quelques jours, par des manifestations ne touchant qu’une partie limitée de la population. Pourtant, les médias français et sionisés n’ont pas manqué d’amplifier ces événements. Sans doute pour compenser leur quasi silence sur la répression menée à Bahreïn par l’armée saoudienne, une armée étrangère. La Syrie reste une nation dont une partie du territoire national (dites, hauteurs du Golan) est encore occupée et colonisée par l’entité sioniste, depuis 1967. Si on ajoute à cela que le gouvernement syrien se tient fermement dans le camp de la Résistance face à l’Usraël, on comprend alors que ce pays est, de fait, un pays en guerre depuis longtemps. D’où l’état d’urgence (..)

Mais, il y a plus intéressant. Un ressortissant américain (un égyptien avec passeport américain) a été arrêté. Il se livrait à des actes de provocation et d’incitation à l’émeute. Dans une vidéo qui est passée à la télévision syrienne, ce curieux égypto-américain a reconnu s’être rendu en Israël… en passant par la Jordanie. Il en a profité pour visiter Jérusalem (Al Qods), qui est sous contrôle militaire sioniste. Quand on connaît l’action des services secrets israéliens dans la région, on peut penser que ce monsieur n’a pas fait que du tourisme. Par ailleurs, des bateaux chargés d’armes en provenance du Liban ont été interceptés par la marine syrienne. Nous avons là un schéma connu : provoquer une « révolution de couleur » comme la CIA et le financier sioniste George Soros savent si bien les organiser et, prétextant une répression, intervenir militairement. (..)

Est-ce par hasard si le quotidien israélien Yedioth Aharanot a publié, dimanche 27 mars, une déclaration de la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton faite pendant l'émission Face The Nation sur la CBS, disant que « les États-Unis n’avaient pas l’intention d’intervenir militairement en Syrie » ? C’est bien la preuve qu’une telle opération était programmée. Disons plutôt qu’une telle intervention est remise à plus tard… Nous remarquons que cette déclaration a été reprise par le site du CRIF. Ceci confirme une fois de plus que le CRIF n’est, à Paris, que le porte-parole de la politique de l’entité sioniste et non une association communautaire « française ».

Une agression contre la Syrie et contre le Liban (pour tenter de briser le Hezbollah) est toujours à l’ordre du jour de l’USraël. Elle s’inscrit dans le plan de remodelage du Moyen-Orient voulu par le sionisme. Dans le contexte actuel, ces agressions seraient présentées comme une « aide » aux « forces démocratiques », comme on le voit actuellement en Libye. Ainsi, la destruction du Front de la Résistance apparaîtrait comme un prolongement du « Printemps arabe ». (..)

La répression à Bahreïn et l’agression contre la Libye montrent bien la vraie nature du processus qui a commencé à Tunis. Il ne s’agit plus de simples réformes démocratiques, mais du combat contre l’USraël qui, de l’Afrique au Pakistan, veut maintenir et accentuer sa domination. La dureté et la duplicité de l’ennemi sont en proportion de l’enjeu : un changement radical dans l’équilibre mondial, la fin de toute une époque…


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

 

 

http://www.partiantisioniste.com/communications/la-syrie-face-aux-complots-0664.html

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1 avril 2011 5 01 /04 /avril /2011 18:14

Stats de ce blog, hier :

Hier :
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IMG19494

 

 

http://www.hcfdc.org/newsletter/nwsl_100202.htm

 

 

Clefs pour comprendre

les événements internationaux.

Par eva R-sistons

 

 

Il y a des dénominateurs communs aux événements en cours.

 

Ils s'inscrivent dans le cadre d'une vaste réorganisation

de TOUT un continent,

du Maghreb à l'Afrique "noire".

Et du Moyen Orient.

 

En coulisses, les Services Secrets sont à l'oeuvre,

CIA, MOSSAD, Services Secrets français...

Il s'agit de remodeler toute la région.

Au service du Nouvel Ordre Mondial (NWO) en préparation,

donc de l'Oligarchie de l'Argent.

 

A la base, deux buts :

 

-  Prendre le contrôle

des ressources vitales encore disponibles

(c'est un racket, un vol,

car les pays sont pillés),

et s'emparer des zones stratégiques

pour le transport par les pipe-line, par exemple.

 

- Dominer l'ensemble des pays,

en plaçant des dirigeants aux ordres du NWO

comme Karzaï en Afghanistan

ou les Présidents de Georgie, de l'Irak etc.

Les pays non-alignés sur le NWO,

comme la Russie, la Chine, le Vénézuela, la Syrie, l'Iran..

ne seront pas tolérés. Ils seront donc attaqués,

tôt ou tard. Rien ne doit résister au NWO.


Cette politique porte un nom : Néo-colonialisme,

dont les peuples sont toujours victimes.

Au lieu, comme au Vénézuela

où le Président a nationalisé le pétrole,

de faire bénéficier les populations locales

du fruit des richesses du sous-sol

(au détriment des multinationales américaines

et en faveur des programmes sociaux pour les habitants du pays),

 

Maghreb, Afrique, Moyen-Orient : Sous-sols riches,

excitant les appétits.

Les Révolutions arabes ont donc été programmées

pour destabiliser ces régions.

En Egypte, Moubarak n'était pas d'accord

avec les projets israéliens concernant

l'exploitation du gaz off-shore,

donc au sein des eaux territoriales de son pays.

En Tunisie, Ben Ali favorisait sa propre famille

au détriment des multinationales occidentales.

En Libye, Kadhafi était indépendant, imprévisible,

et son territoire est riche en pétrole.

Quant à Gbagbo, soutenu par la moitié

de la population en Côte d' Ivoire,

il fait obstacle à la main-mise de l'Occident

sur la région: Ouattara, lui,

serait une marionnette docile,

c'est un ancien du FMI qui organise l'austérité

pour les peuples, avec Strauss-Kahn,

afin de favoriser les intérêts de la Haute Finance.

 

Guerre humanitaire ? Pas du tout !

Guerre pour la domination du monde,

de ses zones stratégiques, de ses richesses

comme le pétrole ou le gaz - ou l'uranium

(par exemple au Niger, pour Areva et le nucléaire français).

 

Par ailleurs, Sarkozy, comme Bush,

voulait une guerre, "sa" guerre

(qui d'ailleurs lui échappe aujourd'hui

au profit de l'OTAN),

notamment pour compenser à l'extérieur

le crédit qu'il perd à l'intérieur,

et tant pis pour les populations sacrifiées,

on est donc loin de la "guerre humanitaire".

C'est d'un cynisme absolu !

Servir ses ambitions personnelles

en déclenchant une guerre,

et mettre la France au service des intérêts

de ses amis américains

(je rappelle l'analyse pertinente de Thierry Meyssan,

Sarkozy est un "agent de la CIA",

notamment pour extirper en France le Gaullisme,

l'attachement à l'indépendance nationale

comme avec de Gaulle, Mitterrand, Chirac ou de Villepin).

 

Les régions sont donc destabilisées par la CIA

et autres services secrets.

Les ambassades sont utilisées, sur place,

et puis les étudiants à qui l'on fait miroiter

la "démocratie" ou les mirages de l'Occident,

ou encore Facebook, Twitter,

et même les missionnaires américains.

Tout est bon pour provoquer l'étincelle qui allume

les Révolutions, arabes aujourd'hui,

ou hier, les révolutions de couleurs

comme en Georgie et en Ukraine.

 

En Syrie aujourd'hui, par exemple,

on parle de tirs sur les manifestants,

mais on apprend qu'ils ont été faits

à partir d'une voiture.

Destabilisation, manifestations, attentats

sont provoquées par la CIA,

par des provocateurs dûment payés.

En Côte d'Ivoire, autre exemple,

des femmes qui manifestaient ont été tuées,

ce qui a scandalisé l'opinion internationale.

Il y a fort à parier que, comme toujours

(en ex-Yougoslavie par exemple),

les tirs ont été effectués par des agents étrangers,

puis mis en avant par les Médias aux ordres :

Pour dresser l'Opinion internationale, ensuite,

contre les dirigeants indépendants

comme Gbagbo ou Kadhafi.

 

Au final, le "Dictateur" qui a cessé de plaire à l'Occident,

parce que pas assez soumis,

est remplacé,  à travers une "pseudo" démocratie

pour berner les manifestants,

par un dirigeant plus servile, totalement lié

aux intérêts de l'Occident,

comme Ouattara en Côte d'Ivoire.

Ainsi, le Régime change,

pas le pouvoir, toujours plus au service

des intérêts de l'Occident.

 

Et les citoyens qui ont fait la Révolution,

parfois au prix de leur vie,

sont bernés, encore et toujours.

 

Lecteurs, Lectrices, ne soyez pas dupes,

les Médias mentent,

tout est fait pour vous tromper.

 

Le Nouvel Ordre Mondial étend son influence

partout dans le monde.

C'est intolérable !

 

Votre eva R-sistons


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  • : Blog d'opinion et de résistance. Les médias ne sont pas libres, mais simples outils de désinformation et de propagande pour l'Occident militaro-financier. Pas de liberté d'informer, donc pas de liberté ni de démocratie. La désinformation est l'ennemie Public N°1. Eva, journaliste-écrivain, libre-penseuse, dénonce et interpelle.
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  • Journaliste de profession. Radio,TV,presse,productrice émissions. Auteur de plusieurs ouvrages chez éditeurs de renom. Milite pour une information libre,plurielle,diversifiée, indépendante des grands groupes.
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