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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 15:35




La censure est en place

Je suis occupé à remettre les articles de mon site sur over-blog et j'ai une petite surprise.

J'ai la confirmation de ce que je soupconnais, la censure fonctionne très très bien en douce, je m'explique.

Dans certains de mes articles, j'ai inséré des vidéos qui illustraient les dérives de Sarkozy et de ses pseudo sinistres, comme celle-ci datent pour certaines d'un an voir plus, j'ai eu la surprise de voir que celle-ci étaient supprimées purement et simplement de daillymotion ou youtube car non conforme à la politique de ces sites.

J'ai vu ainsi que plus d'une dizaine étaient passées à la trappe, mais comme par hasard, j'ai toutes les vidéos ne concernant pas le saigneur de France et ses valets.

Il n'a pas fallu la loi HADOPI pour commencer l'épurage de tout ce qui n'est pas conforme à la pensée sarkozienne.

Bientôt ce seront nos blogs qui passeront à la trappe car jugé non conforme à cette pensée.

Gageons que les dirigeants subissent des pressions de la part de l'exécutif pour faire le ménage.

 

En exemple : la vidéo concernant l'ovation faite par la gauche à une députée de droite qui avait taclé méchant son parti

 

voir le blog : 

http://politicomedias.over-blog.com/article-31515059.html 

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 15:16
Le commentaire d'une Lectrice, sur mon blog http://sos-crise.over-blog.com, article : Comment nous sommes complètement conditionnés par la télévision...





L'intelligentsia écartée,
les falots sous les projecteurs...

Quelle trace, ensuite ?
Misérables laquais courtisans... 

 


Ce que je trouve hallucinant, c’est qu’il y ait encore des gens pour les écouter sans tomber malade d’écœurement ou suffoquer d’indignation constatant qu’on les prend pour les derniers des imbéciles. C’est à la fois dramatique et désespérant.


Et cela écarte de tous les postes clés de la hiérarchie sociale les personnes sincères, car il n’est possible d’y accéder qu’en faisant acte d’allégeance et en souscrivant aux subtilités du double discours ambiant.

Le politiquement correct est mort, vive l’économiquement correct. Un langage conforme aux impératifs du Profit. ».

Quelle personne saine aurait envie d’aller traîner ses savates dans un tel imbroglio de concepts douteux.

Pour être journaliste dans les médias officiels aujourd’hui, il faut pouvoir manier ce jargon sinon avec virtuosité du moins comme s’il était légitime d’exprimer en ces termes la réalité du monde et de ses habitants, à l’exclusion de toute autre interprétation possible. C’est effrayant !

De plus en plus de talents et d’intelligences se retrouvent refoulés aux limites de la société à laquelle ils ne souhaitent pas participer par objection de conscience. L’hypocrisie du pouvoir et la soumission qu’il exige de ceux qui le servent n’attirent plus que des personnalité falotes qui cherchent à se donner un peu d’importance personnelle sous les feux de la rampe, éphémères comme les papillons. Ils pensent acquérir une forme de célébrité, alors que pas plus que des feux d’artifices, ils ne laisseront de traces car ils auront été agi par d’autres, serviles.


Mais qu’est donc devenu l’enseignement pour que s’y développe aussi peu d’esprit critique ?

Tout au contraire, j’ai parfois l’impression de me retrouver en face d’une grande entreprise d’abrutissement collectif.

Et la télévision en est le pire vecteur.

Qu’apprend-on aux étudiants dans les écoles de journalisme pour qu’ils soient à ce point dépourvus de curiosité et d’esprit critique, deux qualités qui semblent pourtant essentielles pour faire du bon journalisme, et où sont passés la patience, la ténacité, la persévérance et la faculté de concentration, qui devraient être des fruits de toute éducation, de tout enseignement qui se respectent ?

Jusqu’où un humain peut-il aller dans le mensonge et la mauvaise foi sans se bousiller complètement les connections neuronales ? D’humaniste, peu à peu, insidieusement le langage dominant c’est retrouvé réduit à un jargon économiste.
Seuls des sots peuvent y croire et se rallier à ce modèle. C’est pourquoi je dis qu’il est temps de se mettre à bâtir collectivement les bases d’un autre monde pour ceux qui se sentent volontaires, pour tous ses talents en friche qui n’ont qu’un rêve, pouvoir s’exprimer.

Bonjour Eva
Anne

http://sos-crise.over-blog.com/article-31594662-6.html#anchorComment
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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 04:03



Eva :

Avant de faire une petite revue de presse,

je suggère à l'intention de ceux qui organisent des débats,

de vrais débats (pas Calvi, évidemment, mais par ex
Ce soir ou jamais, sur FR3),

d'organiser un débat sur le sujet suivant :

" La guerre pour les ressources engendre le mensonge, lequel n’émane pas du néant mais des plus conquérants parmi nos responsables politiques, journalistes et dirigeants de multinationales. Car, et on peut le déplorer ou non et ce serait un débat intéressant, la question "Etes-vous prêt à sacrifier des milliers de vies pour s’approprier du pétrole ?" reçoit beaucoup moins de soutien que la question : "Faut-il arrêter ce dictateur fou, dangereusement armé et qui ne rêve que de nous détruire ?" C’est donc la deuxième question que l’on pose au peuple

http://bridge.over-blog.org/article-31580810.html


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Revue de presse,
sélection de sujets
dont vous n'entendez pas parler
dans les soi-disant organes d'information.





Vers une union Europe-Etats Unis en 2015

Vers une union Europe-Etats Unis en 2015

source : http://www.dedefensa.org


Le “blog transatlantique”

 

12 mai 2009 — Timidement, à vrai dire, nous nous décidons à en parler. Wikipédia nous dit qu’un blog est «un site Web constitué par la réunion de billets agglomérés au fil du temps et souvent classés par ordre antéchronologique (les plus récents en premier)»… Par conséquent, “blog transatlantique” ou “bloc transatlantique”, cela fait l’affaire puisque la dernière idée de “bloc transatlantique”, – dont il va être question ici, dévoilons nos batteries, – est effectivement la dernière du lot, toujours la même, effectivement classée “par ordre antéchronologique”, sur un tas d’autres du même tonneau accumulées au cours des décennies.

Il semble que ce soit l’intenable et roboratif Melenchon, pétroleur de première et candidat pour le Parlement européen, qui a levé le lièvre pour ces élections européennes. Il avait préparé son affaire en alignant, à une émission précédente, le député Pierre Lellouche, le définissant comme «aligné CIA», lors d’une émission où l’on examinait le glorieux retour de la France dans l’OTAN. Si l’on avait été au XIXème siècle, nous assura Pierre Lellouche bondissant sous l’allusion directe, il, c’est-à-dire Pierre Lellouche himself, aurait “flingué” Melenchon pour cette insulte épouvantable. On “flinguait” donc hier, en d’autres siècles, pour «aligné CIA», avant même que n’existât la CIA, mais on ne flingue plus aujourd’hui? Ô décadence, ô dissolution des mœurs. Puis, le 21 avril, Melenchon jeta son pavé dans la mare en parlant du grand projet européen de constituer un “bloc transatlantique” d’ici 2015, selon diverses dispositions internes aux institutions européennes qui vont d’une proposition d’une commission du Parlement européen à une longue, une immensément longue résolution du même Parlement, du 26 mars 2009.

On trouve un bon rapport sur les tenants et aboutissants de cette affaire, s’il s’agit vraiment d’une“affaire”, avec le texte de Taïké Eilée, sur Agoravox.fr, le 4 mai 2009. Outre sa propre analyse, Eilée cite diverses sources qui permettent de compléter le dossier. On mentionnera une analyse juridique de diverses dispositions euro-atlantiques prises ou à prendre, allant dans le sens du “Bloc”, par le sociologue Jean-Pierre Paye, analyse rigoureuse des dispositions juridiques et autres, dans un sens critique, notamment sur le site La revue Toudi, le 15 février 2009

L’inspiration générale de cette idée qui prétend être du domaine de la sauvegarde de notre-civilisation est connue, de même qu’elle est récurrente. Pour le plus court et le plus proche, on la retrouve, par exemple mais exemple édifiant, dans le livre d’Edouard Balladur Pour une Union occidentale entre l’Europe et les Etats-Unis (Fayard, novembre 2007). C’est un petit opuscule insipide où l’on rabâche les mêmes propositions pleines du grand bon sens d’un Bouvard et d’un Pécuchet devenus transatlantiques, dont nous avouons qu’il nous est tombé des mains, à notre grande honte, in illo tempore non suspecto. Pour avoir une idée du contenu, idée qu’il n’est pas difficile d’anticiper, allez lire par exemple la recension complète de Christine Bierre, le 20 juin 2008, sur Solidarité et Progrès. Nous ne pensons pas que cette lecture du livre de Balladur vous fasse courir beaucoup de risque, les lieux communs ayant été foulés par des foules nombreuses depuis un demi-siècle que l’idée du “bloc transatlantique” séduit les experts assermentés. On relève en général, après avoir mentionné la chose, que Balladur a une pensée proche de celle de Sarkozy, ou bien qu’il inspire. Pas de surprise, à vrai dire, on est dans le même registre et de la même boutique.

Toute cette affaire est également perçue, selon une approche concomitante mais qui a pris une force irrésistible avec la crise, comme une sorte de palier à franchir (se constituer en blocs) avant d’arriver au palier ultime de la “gouvernance mondiale”. Les partisans de la chose (Attali, par exemple) vous annoncent avec une gravité et une exaltation significatives que c’est la seule voie pour sauver le monde. A ce point et si l’on ne tient pas compte des circonstances extérieures, on observe une certaine contradiction. Balladur présente son programme comme un moyen, si l’on veut faire bref, de “sauver l’Occident” en rassemblant les forces de ses deux principaux et glorieux composants, pour affronter les puissances extérieures mais montantes (la Chine, of course, le dernier diable pour les petits enfants qui hésitent à boire leur cuiller d’huile de foie de morue, comme on disait dans les années 1950). Par contre, le truc de la gouvernance mondiale, lui, est présenté comme l’alpha et l’omega et ultime tentative de pacification du bordel ultime qu’est devenue l’humanité, donc dans un sens très pacificateur et réconciliateur, où tous, Chine et Occident compris, doivent se rassembler dans un esprit de concorde et d’entente. Comment s’entendre dans un gouvernement mondial après s’être constitués en “blocs” manifestement antagonistes, sinon hostiles? On ne s’aventure pas trop en faisant l’observation qu’il y a, chez les tenants du bloc transatlantique, un fond de certitude que le modèle transatlantique qu’ils présentent est tout simplement “le“ modèle à suivre, et qu’il aura, dans l’arrangement général, une évidente position d’inspirateur. Une fois encore, après l’éblouissante démonstration de l’Irak, de l’Afghanistan, de la crise climatique, de la crise de l’effondrement financier, nous avons bien des munitions pour les convaincre que nous sommes les meilleurs.

On remarquera, pour clore cet aspect de nos remarques, que ce sentiment n’est nullement partagé par les autres éventuels “partenaires” pour la “gouvernance mondiale” ; s’ils envisagent de se regrouper en “blocs”, ce n’est pas pour abandonner leur spécificité et se grimer en Occidentaux ; on a cette impression lorsque Lula, qui se rend en Chine présentement, emmène dans ses valises la proposition que les échanges Chine-Brésil ne se fassent plus en dollars, mais dans les monnaies chinoise et brésilienne. Quant à la Chine, nous serions plutôt de l’avis de Henry K. C. Liu lorsqu’il remarque, parlant de la proposition G2 de Brzezinski qui pourrait être vue comme une variation sur le thème de la “gouvernance mondiale” (tiens, sans l’Europe, – sympa, Brzezinski, ci-devant conseiller d’Obama) : «China is not a “revisionist” power, but a non-expansionist revolutionary state aiming at restoring its natural historical status as it was before the arrival of Western imperialism in Asia. China is not interested in bringing back a pre-World War II world order of imperialist exploitative expansion.» (C’est Brzezinski qui qualifie la Chine de “révisionniste“, entendant par là qu’elle est en train de s’aligner sur le triomphant “modèle américaniste”.)

Mais revenons à cette affaire de “bloc transatlantique”, cause de cette polémique et de ces supputations. Ce qu’il y a de réconfortant enfin, au milieu de toute cette salade, c’est que, vraiment, la France est aux premières loges pour défendre et promouvoir furtivement (“stealth technology”), dans les cénacles qui vont bien, ce projet qui correspond si complètement, comme on dit, à son génie historique et à son zèle postmoderne. D’autre part, c’est en France seulement que l’affaire est apparue dans le cours de la campagne pour les élections européennes, ce qui est tout à son honneur et montre que ces élections ne sont pas tout à fait inutiles.

Passons toutes ces péripéties que certains jugeraient comme des balivernes, que d’autres apprécieraient avec bien plus le goût pour le secret et les conspirations, sans qu’il faille pour l’instant condamner les uns et approuver les autres, et tentons de nous plonger dans le concret. Nous voulons parler de la réalité de la politique et nullement la “réalité” des projets, des votes du Parlement européen, des livres et des théories, et ainsi de suite. Rendez-vous en 2015, poussières…

En effet, il y a une “réalité” qui est celle du monde, de l’histoire en cours, et qui diverge de la réalité que voudraient mettre en place nos conceptions, nos normes, nos institutions, nos votes démocratiques et nos réunions secrètes dans un Bildelberg ou une Trilatérale quelconque. La distance entre ces deux réalités, depuis que la seconde s’est parée de l’atour seyant du virtualisme qui lui fait croire que ce qu’elle croit réalisée est effectivement réalisé, est aujourd’hui plus grande qu’elle ne fut jamais. C’est à cette lumière que nous faisons nos commentaires.

Le “bloc transatlantique” est une récurrence aussi vieille que le Plan Marshall, qui en est son père putatif et son inspirateur pour la période. Notez que la CED de 1950-1954 (d’inspiration française avec approbation US, mais liquidée par la France) constituait l’amorce, par la défense, d’un tel bloc, puisqu’on proposait de former une “armée européenne” qui aurait été la supplétive de l’U.S. Army. Depuis les projets n’ont pas manqué. En 1973-1974, la Trilatérale, dont on commençait à parler, proposait pour les années 1980, sous l’impulsion de Brzezinski, le projet de trois blocs (USA, Europe, Japon) se réunissant en un ensemble de “gouvernance du monde libre” dont la victoire ne faisait aucun doute. Les “détentistes”, adeptes de la “convergence” des deux blocs grâce à la détente, entre l’Occident et l’URSS, y ajoutaient l’URSS devenue révisionniste (vers le modèle occidental) et venue à de meilleurs sentiments. En 1992-1993, lors des négociations du GATT, le traître britannique de service, le Commissaire européen au commerce Sir Leon Brittan, négociait pour la Commission face aux USA les questions classiques de dérégulation du commerce, et secrètement avec les USA un projet qui, dans ses prolongements, aboutissait à ce “bloc transatlantique”. Même Balladur, alors Premier ministre, s’en émut en estimant que les Anglo-Saxons en prenaient à leur aise.

Mais tout cela ne s’esquisse pas, ne se fait pas, sans qu’il y ait au moins des consentements tactiques dans les diverses élites, y compris française. Cela nous conduit aux dénonciations, dans les divers commentaires, qu’une part importante, voire prépondérantes des élites françaises (européennes) sont acquises aux thèses du “bloc”, c’est-à-dire, car l’on traduit aussitôt, à un rapprochement décisif, voire à une soumission aux USA. Cela est vrai mais cela n’est pas nouveau. Depuis plus d’un demi-siècle, nombre de nos élites passent par les filtres US, que ce soit la Businesse Harvard School, Wall Street, voire la CIA avec les formes convenables. Est-ce aujourd’hui plus décisif qu’hier? Voire, – ou bien, c’est à voir.

La grande, l’immense nouveauté aujourd’hui, c’est la crise, et, spécifiquement, celle du 15 septembre 2008. Plutôt que de donner quelque résolution et quelque imagination à nos dirigeants, la crise leur a fourni un immense désarroi, le sentiment d’une impuissance de plus en plus affolée. Pour gagner du temps (pourquoi? Vers quoi? Pas de réponse), il y a la communication, c’est-à-dire, pour eux, les affirmations virtualistes que tout s’améliore, que, depuis le G20, “tout va très bien madame la marquise” ; d’où propagandes diverses et manipulations (le stress test des banques US, qui résulte d’une “négociation” entre les banques et le département US du trésor pour que les résultats soient modifiées dans un sens favorable aux banques, comme l’explique le Wall Street Journal du 9 mai 2009). Dans un tel climat, nos dirigeants cherchent désespérément, ils grattent les fonds de tiroir de tout ce qui pourrait ressembler à une formule pour sauver les meubles ; alors, pourquoi pas le “bloc transatlantique”, parmi d’autres trucs? Pour autant, on notera que, depuis le 15 septembre 2008, ils ont tenté des tas de choses, des réformes fondamentales, la fin des paradis fiscaux, la nécessité de changer de système, et que rien, absolument rien ne s’est fait. Leur impuissance est effectivement l’enfant de leur désarroi et de leur affolement, qui les rendent brouillons, incapables de s’entendre, pris entre leur volonté conformiste du statu quo, la pression des forces en place (l’argent), la trouille absolument considérable de forces sociales se révoltant et devenant incontrôlables. Voit-on là-dedans un climat favorable pour monter une affaire comme le “bloc transatlantique” qui demande maîtrise, bonne entente, coordination, secret, calcul froid et déterminé, vision à long terme?

Pour le cas plus précis du “bloc”, il y a aussi le fait qu’il faut être deux. Le Parlement européen vote, d’accord, et alors? Croit-on une seconde l’Amérique d’Obama, empêtrée dans tous ses problèmes dont certains sont colossaux, avec une population nerveuse et touchée par la crise, qui n’aime tant dans ces moments que le repli, se lançant dans une telle affaire? L’impopularité d’un tel projet est aujourd’hui, encore plus qu’hier (ce n’est pas peu dire), avérée aux USA. L’idée d’un “bloc” avec l’Europe a toutes les chances de ne pas vraiment enchanter l’administration Obama, quand on voit le rôle de sabotage systématique que jouent les pays d’Europe de l’Est dans les négociations de rapprochement des USA avec la Russie, qui est une politique fondamentale de Washington aujourd’hui. (Imaginez l’effet d’un tel projet de “bloc” sur la Russie, avec laquelle on veut absolument s’entendre dans les pays sérieux du “bloc”, et qu’on n’est pas capable de bloquer quand elle attaque la Géorgie?) Et cela fait au moins sept ans, depuis l’invasion des groupes d’influence neocons (style Bruce Jackson) de cette Europe de l’Est, que cette action nihiliste de désordre est poursuivie. Croit-on que les USA d’Obama ait envie de se rapprocher de tels partenaires? (Pour avoir une idée de l’ambiance, cette confidence d’un fonctionnaire de l’OTAN : «Connaissez-vous le pays qui a le plus envie de se débarrasser de Saakachvili, après la Russie, et presque autant que la Russie? Les USA, bien sûr.») Imaginez-vous de quel “bloc transatlantique” il s’agit alors qu’entre les 27 de l’UE, notamment les grands pays de l’Ouest et ceux d’Europe de l’Est, face aux crises, on n’est pas loin de situations de rupture?

Que des dispositions diverses aient déjà été prises entre USA et Europe, c’est l’évidence, et là aussi cela dure depuis plus d’un demi-siècle, à commencer par les accords Blum-Byrnes sur l’accès du cinéma US en France en 1947. La Parlement vote, la Commission légifère, les traités sont signés, et alors? Les choses ne sont pas pour autant gravées dans le marbre, dans une époque où le plastique triomphe. Face à la crise, que reste-t-il des “critères de Maastricht”, cette prison qui devait enfermer les nations européennes? Aller au-delà de ces aléas, où il y a à boire et à manger, où l’on avance et où l’on recule, jusqu’à quelque chose qui serait ce choc symbolique d’un “bloc transatlantique”, ce basculement complet? Peut-on croire nos dirigeants impuissants, divisés, médiocres, capables d’un effort pareil? Il faudrait aussi, pour y parvenir, une symbiose complète, c’est-à-dire, en termes plus nets, une soumission complète de l’Europe aux USA. Malgré tous les immenses efforts faits dans ce sens et les bonnes volontés innombrables et européennes, on est loin du compte. Dans le domaine de la sécurité, par exemple, où l’Europe est effectivement complètement soumise aux USA, complètement inexistante, les avatars du JSF en Europe et l’impuissance totale des USA à obtenir, malgré quatre années de pression, des forces européennes sérieuses en Afghanistan jusqu’à reprendre eux-mêmes complètement l’affaire en mains aujourd’hui, – ce sont des points de sécurité vitaux pour les USA, – voilà qui en dit long sur l’état de la question.

Pour faire bref, nous dirons que nos dirigeants et nos élites, pour entreprendre un tel projet, ont besoin de contrôler fermement et sans aucune restriction la situation général, de la comprendre, de l’orienter. Aujourd’hui, ils ne contrôlent rien de la situation, ils n’y comprennent rien, – quant à l’orienter, eux qui sont des fétus de paille dans la tempête ! L’évocation du “bloc transatlantique” n’est pas une démarche calculée, froide, ambitieuse, maîtrisée ; c’est une des multiples recettes sophistiquées qui traînent dans les tiroirs de cuisiniers affolés, qui ne sont même plus capables de faire tenir une mayonnaise. Leur impuissance et leur affolement sont confondants. La façon dont ils ont “résolu” la crise de septembre 2008, en reconduisant la pourriture qui a engendré la crise, nous en dit suffisamment à ce propos ; cela, en attendant l’acte II.

Nous pensons que nous sommes à un point de rupture de l’Histoire, dans un ouragan de crises déchaînées, où plus personnes n’a de prise sur rien, encore moins les élites les plus corrompues (psychologiquement surtout), les plus médiocres, les plus affolées qui aient régné dans l’histoire des civilisation. A ce point, le commentateur s’astreint à un devoir de prudence, et il est prudent de ne rien prévoir au-delà de trois mois, – et encore, quelle audace ! Alors, une résolution kilométrique du Parlement-croupion et des projets pour 2015 ! Notre avis est que, d’ici 2015, il faut envisager, sans la moindre ambition de prospective, des événements dont nous ne savons rien, dont n’osons rien imaginer et dont nous ne pouvons rien imaginer ; notre avis est qu’en 2015 plus rien ne ressemblera à ce qui existe aujourd’hui, de même qu’aujourd’hui plus rien ne ressemble à ce qui existait en septembre 2008…. Après tout, si, peut-être, pour ne pas décourager les bonnes âmes démocratiques et européennes, peut-on prévoir l’une ou l’autre chose : en 2015, le Parlement européen, rebaptisé sans doute Soviet suprême européen pour faire sérieux, votera une résolution kilométrique pour un “bloc transocéanique”, Atlantique-Pacifique, pour 2040 ; et aussi la réglementation des dentistes spécialisés dans les dentitions de poule puisque les poules auront des dents… Va jouer avec cette poussière, Parlement européen, ça t’occupera.

Cela dit, renversons complètement la vapeur. C’est une bonne, une excellente chose que cette affaire du “blog transatlantique“/Parlement européen sorte aujourd’hui, grâce en soit rendu au pugnace Melenchon. Même s’il ne s’agit que d’un sous-bassement d’une campagne des européennes inexistante, il y a de quoi, avec un peu d’habileté et de sens électoral tactique, polariser “la colère des peuples” sur ce domaine, c’est-à-dire contre le système de l’américanisme, contre la servilité de l’Europe, contre la farce d’une construction européenne qui n’est qu’une monstruosité bureaucratique et irresponsable de plus, contre l’OTAN devenue une pétaudière également irresponsable et ainsi de suite. Nous espérons que le thème va prospérer, proliférer, enfler, ressurgir partout où on ne l’attend pas, fournir le sujet à des discours français classiques et ainsi de suite. Nous espérons que l’un ou l’autre candidat, aux présidentielles de 2012, choisira ce thème de l’indépendance menacée et en fera l’axe de la campagne. Nous espérons qu’ainsi toute la décrépitude et le scandale de ce système général sur lequel s’appuie pour s’effondrer notre civilisation seront exposés au grand jour, disséqués, dénoncés, maudits à jamais. Ainsi le Parlement européen aura-t-il servi à quelque chose.



De : (pas de nom)

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article85975


http://illusions-de-mouvements.over-blog.com/article-31564849.html

http://sos-crise.over-blog.com/article-31596470.html


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L'Europe, au service du Grand Capital,
L'Europe, la "créature" des Etats-Unis


Voici la fin de cet article,


Les principaux enseignements de cet exposé sont au nombre de trois :


- Tout d'abord, la création de l'Union Européenne n'est en rien un contrepoids à la puissance des Etats-Unis qui en sont les initiateurs ;


- L'histoire de cette structure supranationale est l'histoire de la recherche incessante du capitalisme à se redéployer pour doper la surexploitation et les taux de profits : il y a donc incompatibilité totale entre l'Union Européenne et le mot "social" ;


- Inutile de chercher une quelconque démarche démocratique dans son histoire, toute sa construction s'est faite dans le dos des peuples [2]. Son fonctionnement doit progressivement dessaisir toute souveraineté du peuple ; un exemple récent nous est donné avec le rapport Balladur prévoyant la mort des communes.


http://eldiablo.over-blog.org/article-31584151.html
http://sos-crise.over-blog.com/article-31595758.html


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"L'Europe de nos Elites"

Saint Nazaire nouvelle greve des travailleurs bulgare

Le travail forcé se poursuit dans la Navale Nouvelle grève de travailleurs bulgares

Onze salariés bulgares détachés en sous-traitance sur le site de STX pour le compte de la société lituanienne LITANA sont en grève pour exiger le paiement de leurs salaires.

Les salariés en lutte travaillent comme soudeurs à bord du paquebot en construction MSC Magnifica et effectuent 51 heures par semaine au tarif de 2.88 € de l’heure, montant indiqué sur leur contrat alors que verbalement on leur a promis entre 9,50 et 11 €.

Présente sur le site naval depuis 2007, la société LITANA intervient sur des travaux de tuyauterie en sous-traitant direct de STX.

Depuis le 3 mai, ces onze salariés ont cessé le travail pour obtenir le paiement des mois de mars et avril. Certains salariés n’ont pas perçu de salaire depuis deux mois, d’autres se plaignent de ne pas percevoir ce qui avait été accordé à leur départ de Bulgarie.

Ils travaillent 51 heures par semaine sans aucune majoration des heures supplémentaires

Les salariés de LITANA ne perçoivent aucune indemnité de déplacement et la nourriture est à leur charge, contrairement à la législation française et européenne.

Aujourd’hui, le non paiement des salaires et le manque de garanties sur leur versement ont une nouvelle fois déclenché l’action collective.

De plus, les salariés exigent le versement des congés payés, la majoration légale des heures supplémentaires et le remboursement des frais de nourriture avec l’application des indemnités de grand déplacement prévue par la convention collective de la métallurgie française.

La société LITANA multiplie pressions et menaces et tente, en vain, de les rapatrier de force par voie aérienne. Soutenus par la CGT, les salariés ont refusé de quitter le territoire tant que leurs salaires ne seront pas versés intégralement dans les conditions prévues par le Code du travail français.

Le donneur d’ordre, STX est interpellé par la CGT ainsi que les pouvoirs publics.

Recrutés massivement en sous-traitance sur différents chantiers navals et terrestres d’Ukraine, Pologne, Scandinavie et actuellement de France, les salariés bulgares sont les proies faciles d’employeurs sans scrupules en provenance de Pologne et de pays baltes.

Le récent classement sans suite de la part du Parquet des infractions relevées par l’inspection du travail contre la société allemande ELBE en 2008, et priver ainsi les salariés lésés, de réclamer des poursuites contre leur employeur, est un signe encourageant pour ces bandits de tout poil.

La CGT met une nouvelle fois en garde les pouvoirs publics et la Direction de STX sur l’impunité dont bénéficient ces entreprises hors-la-loi.

La CGT exige des pouvoirs publics la fin du « travail forcé » sur le site naval, l’application ferme des garanties collectives et des sanctions sévères à l’encontre de ces marchands d’hommes qui trouvent dans les pratiques dénoncées un commerce humain particulièrement juteux.


USM CGT Saint-Nazaire

http://lille.indymedia.org/article16393.html


http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-31553458.html

http://sos-crise.over-blog.com/article-31595989.html


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Bilderberg : Ce qu'ils ont comploté en Grèce :
 



Bilderberg 2009 :
Ce qu'ils complotent en Grèce



Du 14 au 17 mai,
environ 150 membres du groupe BILDERBERG
se rencontrent en secret dans un hotel en grèce (...)

La suite :
http://www.planetenonviolence.org/Bilderberg-2009-Ce-Qu-ils-Complotent-En-Grece_a1910.html


http://sos-crise.over-blog.com/article-31596245.html


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Pas d'impunité pour les responsablers de la crise !
Un Tribunal de Nuremberg pour les juger ...



Dimanche 17 mai 2009

16 mai 2009 (Nouvelle Solidarité) - Au cours d’une conférence à Rennes, le jeudi 14 mai, l’écrivain et homme politique suisse, Jean Ziegler, membre du comité consultatif du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, n’a pas mâché ses mots en dénonçant « l’ordre du monde du capitalisme globalisé » comme étant « meurtrier » et en appelant à un Tribunal de Nuremberg pour juger les responsables de la crise financière actuelle.


Jean Ziegler a présenté son dernier ouvrage, La Haine de l’Occident où il évoque, comme il l’a déclaré à Rue 89, la « remontée d’une haine raisonnée et argumentée qu’opposent les peuples du Sud à l’ordre du monde crée par l’Occident ». La cause : « aucun des buts du millénaire – réduction de la pauvreté et de la faim extrême, réduction de l’analphabétisme, de l’eau polluée, des épidémies qui frappent et qui dévastent le sud — n’est atteint, au contraire. Toutes les cinq secondes un enfant de moins de 10 ans meurt de faim, 5 000 personnes meurent chaque jour de faim ou de ses suites et 923 millions de personnes, un homme sur 6 sur la planète, sont gravement et en permanence sous-alimentées. »


Jean Ziegler trouve, cependant, que la crise actuelle nous ouvre « une extraordinaire chance », puisque « la légitimité de ce capitalisme de la jungle qui domine la planète depuis quinze ans a volé en éclats ». « Aujourd’hui on voit bien que c’était un mensonge pur et simple, le masque est tombé, et, derrière, apparaissent les vrais acteurs : des banquiers avides, obsédés par le gain, cyniques, arrogants, qui ont ruiné des économies entières parmi les plus puissantes. »


Mais, prévient Ziegler, « c’est la chance énorme de cette tragédie qui commence aujourd’hui, déclenché par les prédateurs de New York ». « Tout d’un coup les gens vont se réveiller en Occident. La France est une très vieille et vivante démocratie où l’information circule, où la presse est libre, et quand quelqu’un souffre, ils commencent à penser et de cette pensée peut naître un nouvel ordre mondial, un nouveau contrat social planétaire, dans le dialogue entre Nord et Sud, une justice, la fin de la faim, la fin du massacre du Sud par l’Occident. »
 

A une militante de Solidarité et Progrès présente à la réunion de Rennes qui lui demandait s’il soutiendrait une nouvelle Commission Pécora pour établir les responsabilités de la crise financière, Ziegler a répondu qu’il était favorable à un tribunal de Nuremberg pour juger ses responsables. Allant plus loin cependant, il a incité les auditeurs à lire la Déclaration d’indépendance américaine qui cite, parmi les droits inaliénables de l’homme, le droit à la poursuite du bonheur. Il souligna qu’il est écrit dans cette déclaration, que lorsque les pouvoirs en place empêchent les gens d’accomplir cette poursuite du bonheur, les peuples ont le droit de les renverser. C’est cette magnifique déclaration, inspirée, non de Locke comme on le dit souvent, mais de Leibniz, qui fut l’étincelle qui déclencha la Révolution américaine, ainsi que la tentative avortée de révolution en France.
 

A Lire La recherche du bonheur, une idée neuve pour l’Europe


http://sos-crise.over-blog.com/article-31596329.html

http://www.solidariteetprogres.org/article5447.html

http://panier-de-crabes.over-blog.com/article-31514479.html



 


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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 03:01


96 % des Médias (US) seraient sionistes,
en France 60 à 80 %
.


En Commentaires,
cette excellente contribution
de Danièle Dugelay, enseignante.



Bonjour.

Je ne regarde pas souvent C dans l'air, mais il y a quelques jours, la télé était allumée sur la V et j'étais trop fatiguée pour aller changer (ma télécommande est en panne). J'ai donc vu l'émission sur les réformes pour, non, "contre" la recherche. C'était décourageant. J'avais envie d'aller boxer Calvi.

Toujours les bonnes questions aux bonnes personnes, et les questions les plus anodines à la seule contestataire. Quand elle voulait répondre à ce qui ne lui était pas demandé - non mais, de quoi elle se mêle - Calvi lui coupait la parole :"On ne va pas revenir là-dessus... manque de temps...D'ailleurs, on va prendre une autre question de téléspectateur. Monsieur X.., voulez-vous répondre ?" Les télespectateurs ne sauront pas ce qu'avait à dire la représentante de "Sauvons la recherche".

D'ailleurs, on ne lui demande pas de s'interroger, de s'étonner et surtout pas de réfléchir. Il est là pour ECOUTER, le cerveau vide, prêt à recevoir et emmagasiner les informations que l'émission entend lui fournir.

ET, en plus, aucune finesse dans la stratégie de Calvi. La ficelle n'est pas grosse, c'est une véritable corde, on ne peut pas ne pas la voir à moins d'être formaté depuis longtemps.

J'ai pensé que si j'étais professeur de journalisme, j'enregistrerais les émissions d'Yves Calvi comme exemple de ce qu'il ne faut pas faire : de l'information malhonnête et, en plus, tellement maladroite qu'elle étale sa malhonnêteté. Amicalement et continue à nous ouvrir les yeux, Eva.

Merci. Danièle

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 05:19


Le Nouvel Ordre Mondial ! Ceux qui, dans les coulisses (voir articles Bilderberg, par ex), gouvernent le monde, en rêvent ! Et ils font tout pour nous y préparer ! Toute trace de social, de service public, de Droit du Travail, de liberté, de démocratie, de Bien public, est impitoyablement, méthodiquement, traqué, défait, poursuivi, anéanti, pièce par pièce, élément après élément, un Ordre totalitaire se met lentement mais sûrement en place, et des hommes comme Attali, ou Sarkozy, sont chargés de nous y préparer, pour le grand bien des banquiers, et notre malheur à nous tous !

Mais pas seulement ! Jour après jour, on nous fait un véritable lavage de cerveau pour nous habituer à (et même à désirer) ce qui fera bientôt, et définitivement, le malheur de l'humanité. Lisez sur mon blog R-sistons à l'intolérable, l'article intitulé "Le NOM, une réalité, résistons !"

Et là, en pleine émission, on nous intercale une interview qui fait l'éloge de cette abomination, de surcroît, en discréditant au passage les enseignants ! C'est une honte !

La télévision est le pire ennemi des citoyens !

Et les larbins qui la servent, ouvertement pro-guerre comme la Marie Drucker ou le Benoît Duquesne, ou rois de la désinformation comme les Pujadas-Darmon-Delahousse-Calvi-Chabot-Leymergie, sont NOS ennemis !

Protestons auprès des Rédactions, boycottons leurs pourritures ! Notre argent ne doit pas servir à rétribuer les journalistes VENDUS à ceux qui programment crises ou guerres pour augmenter encore leur train de vie monstrueux !

Il est temps que l'imposture éclate au grand jour, nous devons tous y travailler, informons nous-mêmes autour de nous, partout, en tous temps !


Eva

Voici un extrait de l'article précédent sur la 2 et la V :



Une interview d'Eric-Emmanuel SCHMITT sur la V, Revu et Corrigé :

"Je suis très pro-européen, car j'ai de la mémoire. Je me souviens de l'Europe des carnages. C'est fini !
L'Europe, c'est un bon exemple de ce que pourrait être un gouvernement mondial sans frontières (sous l'égide des banquiers occidentaux, après avoir bombardé tous leurs ennemis ?) ! On critique l'Europe, sans mettre en avant le modèle que ça représente...

L'Université ? Il y avait de bonnes choses dans le plan réformes Université. Mais il y a des enseignants qui utilisent la colère de la jeunesse pour conserver leurs privilèges ! C'est irresponsable et égoïste ! " 

Le dimanche 17. 5. 2009


http://laplote.over-blog.fr
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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 01:00


Notes sur des émission
que j'ai suivies ce dimanche 17.5.9
(FR2, La V).
Par Eva

13h15-Dimanche. Sujet : L'Afghanistan. Comprendre ce qui se passe exactement là-bas, pourquoi la France y est...Delahousse a deux invités, comme par hasard... Lellouche, le plus atlantiste et sioniste des Français, le plus inféodé à l'Empire. Pour la neutralité, on repassera ! Le ton est d'emblée posé. Il est entendu (pour les initiés) que ce sera de la propagande pure. Morceaux choisis.

On n'est pas en guerre (tiens donc !!!), on est dans des opérations de guerre.  Dans le cadre de l'OTAN, et sous mandat de l'ONU, une quarantaine de pays participent (pourquoi pas nous, n'est-ce pas ? Surtout sous mandat de l'ONU, l'organisme de paix....). La stratégie a été changée grâce à Sarkozy (cocorico !), en direction du développement ! (heureuserment qu'on nous le dit, le belliqueux Sarkozy nous a habitués à d'autres choses....Bon, bref, on est là pour imposer la paix par la guerre, avec le développement en prime ! Un développement qui profite surtout aux Entrepreneurs ?)

Les télespectateurs doivent avoir peur

Suit une séquence sur le 11 septembre. Les fameuses Tours attaquées (un jour de shabbat - sont sympas, quand même, pour des Musulmans, ils préservent en priorité la vie des citoyens Juifs !) par les terroristes de Ben Laden, qu'il faut traquer pour défendre la Liberté, la Paix (Pax Americana, on connaît, merci bien), puis il faut traquer Ben Laden, et donc, tout naturellement, on va de Manhattan... à Kaboul (sans passer par l'Irak, au fait ?). L'Afghanistan est tapissé de bombes (sympas, ces Occidentaux, non ??), et puis "petit" changement de cap de Sarkozy (après les élections, évidemment) ! Les Talibans sont partout, prêts à tuer, à tout enlever, à égorger... Ici se joue une part de la liberté du monde (de la liberté, ou de la domination contre les peuples, et au profit des multinationales ?). On a créé un monstre (sous-entendu musulman, par notre laxisme dans la zone tribale), qui se tourne vers le Pakistan, se met à le "dévorer" (n'ayons pas peur des mots, surtout !).

Merci Lellouche, mais Delahousse en rajoute une couche : " On comprend ENFIN le dessous des cartes ! Risque majeur de destabilisation du Pakistan, Islamistes, il ne faut pas oublier que le Pakistan, ce sont les Musulmans séparés de l'Inde, la paix du monde est en question, le Pakistan est le seul pays musulman à avoir la bombe, on comprend MIEUX les enjeux du conflit (surtout avec le valet des multinationales de l'armement et du pétrole, Lellouche), c'est BIEN de comprendre !" (Ah, merci FR2 télé atlantiste aux mains des ultra-sionistes, de tout nous expliquer, en toute impartialité, grâce à vos laquais on pige tout !)

Suivent quelques mots de l'autre intervenant, du PS semble-t-il, intervenant vite interrompu.. "C'est un messianisme contre un autre messianisme, comme les guerres de religion avant, les réponses armées ne servent à rien, c'est lié à la pauvreté, aux rapports Nord-Sud, on a NOUS-MEMES fabriqués ces monstres..." (Là, interruption du larbin de FR2, évidemment. Cachez-moi vite
toutes ces vilaines analyses ! Retour à la Pensée unique :)

Lellouche reprend la parole, la bonne parole, devrait-on dire, pour faire gober la politique atlantiste du Gouvernement Sarkozy-Kouchner : " On essaie de faire du développement agricole (sont pas gentils, ces Occidentaux, quand même ?), on soigne, on sécurise, on met des services publics (pendant qu'on les extirpe en France, hé, hé !), tout ça c'est le travail de la France ! (re-cocorico !) 

Images de gamins de Kaboul saluant les libérateurs américains, et puis c'est vrai il y a eu quelques bavures américaines, alors les Talibans redeviennent populaires, seulement voilà, mauvaises nouvelles pour les Afghans ! Ecoles attaquées, jeunes filles vitriolées.... ce sont d'affreux extrémistes !  Heureusement qu'il y a les Américains, car le Pakistan est la seule puissance nucléaire musulmane, (textuel, je vous jure !)  quand les BARBUS avancent, ça fait PEUR, ils instaurent la Charia... L'arme nucléaire ne doit pas tomber dans de MAUVAISES mains !
(C'est de l'information, ça, M. Delahonte, pardon, Delahousse, ou de la propagande de guerre de l'armée américaine ?).
Cette fois, l'armée Pakistanaise est prête à traquer les Talibans, mais attention, de nombreux militaires sont proches des Islamistes, alors... DANGER !!!! (Ca, c'était un petit reportage pour illustrer).

Lellouche reprend la parole : Il faut aider le Pakistan à redevenir un Etat stable...

Eh ! La coupe est pleine ! Pas du tout, Delahonte sort un nouveau lapin de son chapeau atlantico-sioniste, le joker Darmon en personne, Chef adjoint des Infos à FR2, celui-là même qui suit Sarkozy comme son ombre, et qui est de son état grand supporter d'Israël devant l'Eternel : "C'est la diplomatie des émissaires, comme Jack Lang (tiens, un "socialiste", y a donc plus de frontières entre la Droite et la Gauche ?) à Cuba, c'est une nouvelle manière de faire de la diplomatie, Kouchner c'est la politique des Droits de l'Homme (merci Dr Jekyll and M. Hyde)...."

Lellouche : Il y a la politique des Droits de l'Homme, et des Droits des Femmes, et puis la démocratie, c'est ça la diplomatie présidentielle...

NB Le 2e intervenant, je n'ai pas lu son nom. Entendu quelque chose comme Charles Behrling (?)...

Fin émission, la suivante est avec... Michel Drucker, encore un fieffé sioniste,  et donc il salue son compère : "Merci, Delahousse !"

Nouveau sujet, Revu et Corrigé sur la V, même topo.

Je tombe sur Karouchi, encore un grand humaniste, et ensuite... les socialistes sont sur le gril (après la justification et la glorification de la politique sarkozienne, c'est toujours le même scénario. On encense le Président, sa politique, et on dénigre, plus ou moins insidieusement, tout ce que dit et fait la Gauche. En plus, on donne les exemples de l'Etranger qui servent la démonstration, et... on coupe la parole dès qu'un intervenant veut dire la vérité).

" Mauvais temps, la météo n'est pas clémente ! ET.... les socialistes ont besoin d'un bon parapluie !  Ont-ils un projet, d'ailleurs ??? Quels sont leurs PROBLEMES ? Besancenot, Bayrou, l'absence de programme, les querelles ? Le Modem n'est-il pas la roue de secours du PS ? Martine Aubry, en tous cas, est comme du sparadrap.... !!!!

Bayrou est aussi discrédité. Surtout, surtout, qu'on sache bien que ce n'est pas un homme de Gauche !  Et d'ailleurs Bayrou parie sur l' ECHEC de la rénovation du P.S. ! Le PS va créer une DECEPTION, Bayrou raflera la mise ! Ces stratégies, à long terme, ne sont pas très fiables. "

Et la télé, alors, elle est fiable, bande de gangsters ????

Le meilleur pour la fin de ces émissions-maisons : Une interview d'Eric-Emmanuel SCHMITT :

"Je suis très pro-européen, car j'ai de la mémoire. Je me souviens de l'Europe des carnages. C'est fini ! L'Europe, c'est un bon exemple de ce que pourrait être un gouvernement mondial sans frontières (sous l'égide des banquiers occidentaux, après avoir bombardé tous leurs ennemis ?) ! On critique l'Europe, sans mettre en avant le modèle que ça représente... L'Université ? Il y avait de bonnes choses dans le plan réformes Université. Mais il y a des enseignants qui utilisent la colère de la jeunesse pour conserver leurs privilèges ! C'est irresponsable et égoïste ! " 

Une petite voix se fait entendre, parmi les invités : " Ils OUBLIENT QU'ILS SONT LES ELUS DU PEUPLE ! Ils ont des ambitions ! "

Oui, nos politiciens oublient qu'ils sont les élus du peuple.

Et les "journalistes", qu'ils doivent informer et non être les larbins de l'Oligarchie militaro-financière criminelle qui dévaste la planète pour le seul profit d'une minorité de salopards cupides, sans scrupules, psychopathes, diaboliques !

Eva, pour un journalisme digne de ce nom, honnête, indépendant de tout groupe, lobby, parti...


TAGS : Europe, Lellouche,médias, la V revu et Corrigé, FR2, Delahousse, 13h15-dimanche, Eric-Emmanuel Schmitt, Martine Aubry, Bayrou, Droite, Gauche, P.S., sionistes, barbarie, Karouchi, Kouchner, Lang, Cuba, Droits de l'Homme, Afghanistan, Modem, Besancenot, Michel Drucker, Irak, guerre, Talibans, 11.9, Darmon, Sarkozy, diplomatie, Islamistes, Kaboul, Pakistan, Occidentaux, Musulmans, Juifs, Manhattan, OTAN, ONU, Inde, nucléaire ...  





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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 00:20

La « pandémie désinformative »

Manuel Freytas


lundi 11 mai 2009, par
Comité Valmy


La manipulation médiatique à propos de la psychose de la « grippe porcine ». La psychose mondiale propagée par les médias à propos de la pandémie de « grippe porcine » révèle, une fois encore, le pouvoir et l’importance des grands groupes de presse en tant que manipulateurs et créateurs de comportements de masse à l’échelle mondiale.

L’information scientifique qui relativise et minimise le caractère « pandémique » de l’épidémie perd de son importance et se voit reléguée au second rang en face de bulletins superficiels et « catastrophiques » diffusés par la corporation médiatique dans sa soif de profits et de performances d’audience.

Les grandes chaînes médiatiques internationales, de même que les monopoles locaux de l’information, (au niveau national), bien qu’entreprises commerciales dont la règle de fonctionnement est la soumission à la loi de la rentabilité capitaliste, ne sont pas tenues de respecter une réglementation normative régulatrice de leurs activités comme celle qui régit toute entreprise commerciale.

Partout dans le monde, (tant dans les pays du centre comme dans ceux de la périphérie), le processus de fabrication et de distribution de l’information n’est pas guidé par le besoin « d’informer », mais par le besoin capitaliste de vendre des nouvelles (le produit).

Pour y parvenir, les médias de la communication (sur le modèle de n’importe quelle autre entreprise capitaliste) alimentent des besoins massifs de consommation dans la société (le marché) et dessinent des stratégies informatives destinées à faire que leur entreprise se développe et qu’elle se positionne avantageusement pour marquer des points sur le marché (recherche du profit maximum).

En dépit de cette réalité, l’activité des médias de la communication (un des secteurs les plus rentables de l’économie capitaliste), membres privilégiés de l’establishment économique, est dotée d’une auréole de « mission sociale » qui exempte ces groupes de toute critique ou investigation sur les méthodes qu’ils utilisent pour obtenir (la source), analyser (le traitement) et diffuser l’information (la communication publique).

Aucun gouvernement, aucun parti politique ou organisation sociale du système (qui tous ont recours aux médias pour gagner une légitimité sociale) n’ose affronter le pouvoir universel de la corporation journalistique de peur d’être lapidé ou transformé en « lépreux social » au moyen de la manipulation de l’information. Et il y existe encore un autre élément qui fait des médias de la communication des « intouchables » : leur très haut potentiel de formation et d’orientation de la conduite sociale de masse (ce qui est atteint au moyen de la manipulation de l’information) fait de ces médias la colonne vertébrale des stratégies de domination du système capitaliste au niveau mondial.

C’est la raison principale qui explique pourquoi, dans aucun pays au monde, (et par conséquent au niveau international), il n’existe de réglementation régulatrice ni des tribunaux habilités à juger le fonctionnement des entreprises journalistiques mythifiées en tant qu’« entreprises au service du bien social ». De sorte que les grandes entreprises journalistiques qui accaparent le rôle de « faiseuses d’opinion publique » sont les seules qui jouissent d’un « libre marché illimité » et leurs informations et leurs façons « d’informer » jouissent également d’une impunité sans limites.

Cela explique pourquoi les grandes chaînes « informatives » internationales (et les médias locaux) ont créé, avec une totale impunité, une psychose mondiale à l’occasion de la contagion du virus de la « grippe porcine » alors que – jusqu’à ce jour – aucune autorité ni organisation internationale n’a clairement défini la nature des faits. A ce jour, ni les gouvernements ni les organismes internationaux de santé ne sont parvenus à décrire et à cerner avec précision l’origine du virus, ni à déterminer si tous les cas enregistrés relèvent réellement de la « grippe porcine », ni à apprécier le degré de gravité et la portée internationale que peut prendre l’épidémie. Et pourtant la machine médiatique internationale a déjà créé une psychose mondiale et l’isolement de pays et de sociétés tout entiers (par exemple le Mexique) en semant la terreur au moyen de titres énormes et d’images sur « l’avancée irrésistible » du virus au niveau mondial.

Manipulation et réalité

Venant contredire plus d’une semaine de bombardement médiatique sur la « pandémie porcine », jeudi, l’Organisation Mondiale pour l’Alimentation et l’Agriculture », (FAO), a révélé qu’il n’existe, à ce jour, aucune preuve démontrant que le porc est l’agent responsable de la poussée de « grippe porcine » qui a causé la mort de dizaines de personnes au Mexique et des centaines d’hospitalisations aux Etats-Unis et ailleurs. « Actuellement, il n’existe aucune preuve qui démontre que le virus de la grippe AH1N1, qui se transmet de personne à personne, ait un lien avec la contamination de porcs au Mexique ou dans d’autres pays », souligne un communiqué de la FAO.

Selon ce rapport et à partir des recherches et des conclusions formulées par des scientifiques, la consommation de viande de porc ou de ses dérivés n’est nullement un facteur de risque pour contracter le virus. Cette information de la FAO s’ajoute au fait qu’en Amérique Latine aucun cas de la maladie n’a été confirmé en dehors du Mexique où, des 176 décès survenus suite à cette épidémie, seuls 9 cas – selon les autorités sanitaires – sont dus à la dénommée « fièvre porcine ».

Par ailleurs, l’OMS a informé, jeudi, qu’elle a cessé d’employer les termes « grippe porcine » pour éviter toute confusion autour du danger de contamination que pourraient avoir les porcs. Elle suggère que l’on se réfère au virus en le désignant par son nom scientifique : « grippe AH1N1 ».

De plus, le porte-parole de l’OMS, Gregory Hartl, a reconnu, mardi, que cet organisme ne sait pas encore pourquoi la « grippe porcine » est plus grave au Mexique que dans d’autres pays où elle a été détectée et il a également précisé que l’OMS n’est pas favorable à des restrictions en ce qui concerne les voyages internationaux ni à la fermeture des frontières.

Un scientifique argentin de grande renommée, le docteur Daniel Stamboulian, fondateur et président de la Fondation du Centre d’Etudes Infectiologiques (FUNCEI), a déclaré à l’agence Reuters que « l’apparition de cas d’un nouveau type de grippe peut perdurer dans le monde entier, mais que cela ne devrait pas provoquer de panique car, en dehors du Mexique, le virus est en train d’évoluer comme une grippe classique » « Ce que nous devons avoir à l’esprit c’est que cette grippe porcine, sauf au Mexique, se comporte comme une grippe saisonnière et non comme une grippe virulente telle que la grippe aviaire » a souligné l’expert en épidémiologie.

En dépit du nombre impressionnant de spécialistes qui (au niveau local et international) expriment des doutes sur l’origine et sur la portée véritable de l’épidémie et sur le nombre officiel de personnes contaminées (la majorité des personnes en question sont « suspectes » de porter le virus) ce qui contredit la qualification de « pandémie », les grands groupes médiatiques continuent de semer la panique au niveau mondial avec leurs titres à la Une et leurs écrans.

En outre, l’information scientifique perd de l’importance et se voit reléguée comme un élément de second rang face à la recherche de la performance dans la course à l’audimat menée avec des informations superficielles et « catastrophiques » avalisées par la complicité de bon nombre de gouvernements qui se rangent au côté du « consensus social » et veulent éviter de voir leur légitimité mise en doute par la corporation médiatique. Et c’est ainsi que, sans détenir des données scientifiques objectives qui le justifient, les grandes chaînes internationales et les médias locaux créent, paradoxalement, un climat de « catastrophe sanitaire » et déchaînent un risque « d’ingouvernabilité mondiale » du système suite à la fermeture des frontières et des aéroports qui « isole » et paralyse économiquement des pays, comme c’est le cas du Mexique.

Le paradoxe « déstabilisateur »

Au delà de ses origines et des possibles stratégies d’exploitation (commerciale ou militaire), le choc provoqué par une possible contamination mondiale par le virus représente une menace qui peut être mortelle pour les économies en crise du système capitaliste.

Dans le milieu des macro-économistes du système, les théories sur l’origine de la pandémie n’ont plus guère d’importance : la préoccupation principale, aujourd’hui, concerne sa durée, le nombre de pays et de continents qui seront touchés et l’impact qu’elle aura, au final, sur une économie mondiale en récession, principalement aux Etats-Unis qui sont étroitement liés à l’économie mexicaine laquelle fait face au risque majeur de ralentissement que lui font subir les mesures d’urgence et d’isolement du reste du monde.

A son tour, la psychose mondiale, mise en place par les médias autour de la pandémie de « grippe porcine », révèle, une fois encore, le pouvoir et la portée des grands groupes de la communication en tant que manipulateurs et créateurs de comportement collectif à l’échelle mondiale.

Curieusement, cette fois-ci, les monopoles médiatiques, par soif de lucre et de performances, n’ont pas respecté la logique voulue par la préservation de la « gouvernabilité du système » (dont ils font partie en tant que groupes économiques) et ils sont en train de mettre en danger les piliers de « l’ordre » et de la « stabilité » économique du capitalisme, avec leur manipulation démesurée de « terrorisme bactériologique » pour battre des records d’audience.

C’est néanmoins une tendance suicidaire : la rentabilité des grands monopoles médiatiques provient, pour l’essentiel, des grands groupes bancaires, industriels ou de services (en crise) qui constituent la part majoritaire du « gâteau » publicitaire et dictent leur loi, commercialement, aux monopoles de l’information. Une épidémie étendue et généralisé de grippe porcine pourrait affecter le rétablissement de l’économie mondiale et, même, prolonger et accroître la récession mondiale, tel est l’avis qui prévaut chez les principaux analystes économiques.

De sorte que, cette fois-ci, le choc psychotique mondial provoqué et manipulé à l’occasion de la contagion de la grippe porcine conspire contre la survie économique elle-même de ces grands groupes de presse qui tirent leur rentabilité capitaliste des grandes entreprises et des banques elles-mêmes en crise.

Les gendarmes du contrôle social à l’échelle mondiale courent-ils au suicide par soif de lucre et de performances d’audience ?Qui contrôle ces grands contrôleurs - jamais sanctionnés - du comportement de masse ? Telle est la question que se posent ceux qui conservent encore un reste de raison et de réflexion en face de l’aliénation médiatique.

Pour le moment, nous disposons d’une donnée : comme conséquence de la psychose due à la grippe porcine, bon nombre de législateurs, aux USA, tant républicains que démocrates, réclament une plus grande régulation et un contrôle accru de l’information journalistique sur les points qui touchent des domaines spécifiques de la « sécurité nationale »

Selon The Washington Post, il existe déjà des brouillons de projets de lois, surtout dans les domaines des pandémies et des catastrophes naturelles.


Manuel Freytas est jounaliste, chercheur et analyste, spécialiste du renseignement et de la communication stratégique.

http://www.comite-valmy.org/spip.php?article256


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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 00:06

 



Jérusalem


« Le pape Ratzinger aurait du aller à Gaza parce que l’Eglise catholique doit toujours être à côté de ceux qui souffrent et des plus faibles, comme l’a enseigné Jésus-Christ ». Le ton de Père Manuel Musallam (voir http://www.ism-france.org/news/article.php ?id=11896&type=analyse ) est sans appel : « Je sais que le Saint père désirait visiter les Palestiniens chrétiens de Gaza, nous dit père Manuel, curé de Gaza City pendant 14 ans, qui vient juste de quitter sa paroisse- et il aurait volontiers apporté son réconfort à toute la population touchée par la guerre (l’offensive israélienne du 27 décembre au 18 janvier, NDR) mais Israël s’y est opposé et malheureusement l’Autorité palestinienne aussi (Anp, présidée – encore, mais hors mandat depuis plusieurs mois- par Abu Mazen, NdT) a donné un avis défavorable ». Du coup, ajoute le religieux qui vit maintenant à Bir Zeit, « la Bande de Gaza a été exclue de la visite de Benoît XVI, à la grande déception de nombreux chrétiens et de toute la population palestinienne. Ça a été une occasion manquée pour diffuser un message de paix et de justice chez ceux qui souffrent ».


Benoît XVI restera loin de la Bande de Gaza, et il ne restera dans les territoires occupés palestiniens que quelques heures : quand il effectuera demain (mercredi 14 mai) une visite à Bethléem et dans le camp de réfugiés de Aida. Le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie palestinienne, il ne le verra que de sa voiture, le long du trajet qui va le conduire de Jérusalem à Bethléem. D’aucuns au Patriarcat latin s’escriment à expliquer que dans le fond une bonne partie du programme du pontife est à Jérusalem Est, la zone arabe occupée par Israël depuis 1967, où se trouvent les principaux sites religieux chrétiens. Mais l’itinéraire à Jérusalem n’a été fixé qu’avec les autorités israéliennes, et l’Anp elle même a dénoncé la tentative d’Israël d’exploiter l’énorme couverture médiatique de l’événement pour affirmer son contrôle sur toute la ville (au détriment d’une exploitation partagée avec l’Anp… NdT).


Le Vatican, par ailleurs, n’a pas répondu publiquement à la pétition qui a circulé ces dernières semaines, signée par des centaines de religieux catholiques de Gaza et de Cisjordanie, et de divers pays occidentaux et arabes, y compris d’étudiants de théologie de l’université de Berkeley (USA), pour que le pape inclue Gaza dans son voyage. Le porte-parole du Patriarche latin de Jérusalem, Wadie Abu Nassar, s’est limité à affirmer dans une entrevue donnée en avril au Jerusalem Post que « Gaza n’entre pas et n’entrera pas dans l’itinéraire du Pape, il n’y aura pas de changements de programme ».

Déclarations qui ont engendré quelque désappointement parmi les 300 palestiniens catholiques de la Bande de Gaza (où les chrétiens sont environ 3.000, en majorité de rite orthodoxe). « Le pape Jean-Paul II, quand il avait visité le camp de réfugiés de Deheishe, en 2000, avait promis d’aider les Palestiniens ; maintenant, presque 10 ans après, Benoît XVI aurait du parler de paix et de justice aux gens de Gaza », explique le Père Labib Kopti, directeur de la revue catholique al Bushra, et un des promoteurs de l’appel au pape.


Comme l’a expliqué aussi Père Musallam, l’ANP d’Abu Mazen s’est aussi rangée contre une possible visite de Benoît XVI à Gaza. Du quartier général palestinien, on dément et on parle de « manque de garanties de sécurité » et de « décisions israéliennes et vaticanes ». La question en fait est de nature seulement politique : l’Anp et Israël n’entendent pas concéder au gouvernement du Hamas, qui contrôle (contrôle est le terme utilisé par ceux qui ont du mal à accepter que le Hamas ait été élu, majoritairement et démocratiquement, NdT) Gaza depuis deux ans, une reconnaissance de fait de la part du Vatican. « Mais c’est incompréhensible parce que l’Eglise catholique oeuvre déjà à Gaza en ayant aussi des contacts avec les autorités politiques locales (Hamas) », ajoute Musallam.


Les Palestiniens catholiques espèrent maintenant pouvoir rencontrer le pape à Bethléem. Mais Israël n’a commencé qu’hier à distribuer une partie des autorisations qui permettent de rejoindre la Cisjordanie. « Depuis ce matin – rapportait hier (11 mai) le nouveau curé de Gaza, Jorge Hernandez - nous faisons la queue au passage d’Eretz pour entrer en Israël. Et finalement, il y a quelques minutes, je suis arrivé à passer, avec deux sœurs de Mère Teresa qui ont un passeport étranger… Nous risquons d’être les seuls chrétiens de Gaza à être présents. Jusqu’à maintenant (12 mai), les 250 autorisations que le gouvernement israélien nous avait promis n’ont pas été données ».


http://www.comite-valmy.org/spip.php?article259

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 23:20
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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 07:54


Alerte ! Après la liste anti-sioniste qui a failli être interdite, ou en tous cas "empêchée" de se présenter, voici que la "démocratie irréprochable" de Sarkozy songe à interdire un journal parce que, comme 54 % des Français, il dénonce la Constitution europénne, le Traité de Lisbonne ! Alerte, la liberté est assassinée en France ! Eva



Elections Européennes : L'Elysée envisage d'interdire le journal Fakir


C'était il y a quatre ans.
On leur avait mis la pâtée.
Ils s'étaient tous unis pour qu'on l'approuve, leur « Traité constitutionnel européen »...


C'était il y a quatre ans.
On leur avait mis la pâtée.
Ils s'étaient tous unis pour qu'on l'approuve, leur « Traité constitutionnel européen ». Les médias aux ordres, qui jetaient du « populiste » à la figure des opposants. Les patrons, avec leur « appel des cent » (parce qu'un non « cassera la dynamique dont nous avons collectivement tiré un profit considérable depuis quarante ans » - et ils en avaient effectivement tiré, eux, un « profit considérable »...). Les partis comme il faut, socialistes, Verts, Modem, UMP, qui nous vendaient leur « concurrence libre et non faussée » aujourd'hui contre des promesses d' « Europe sociale » pour demain.
On les a beaucoup déçus.
Le dimanche 29 mai 2005, 54,67 % des Français ont penché pour le « non ». A 79 % chez les ouvriers. A 67 % chez les employés. A 71 % chez les chômeurs. Malgré tous les vents contraires, et ça soufflait fort...

Le résultat était clair.
On rigolait de leurs bobines sur les plateaux télés.
A croire qu'on enterrait leur Maman.
Mais voilà-t-y pas que trois ans après, les mêmes, pas gênés, reviennent avec un texte pareil, qu'ils baptisent « traité de Lisbonne » à la place, et ils le ratifient sans nous : « Oh bah hop, allez, le Peuple s'est trompé... »
Les mêmes, vous remarquerez, les socialistes, Verts, Modem, UMP, les mêmes qui bafouillent sur le « dialogue social », la « concertation », la « démocratie » - et « participative », carrément, la « démocratie »...

Ils se paient notre tronche, c'est flagrant.
Donc, y a pas : il faut se venger d'eux.
Les punir.
Nous, on sait faire quoi, à Fakir ?
Un journal, de l'information.
Alors on va faire ça : un journal, de l'information. On va casser la tirelire de notre association picarde, rajouter un peu de sous à nous, et publier un numéro national avec tout ce qu'on a accumulé au cours de nos enquêtes : comment Jacques Delors, par exemple, a construit son Europe main dans la main avec le patronat – et comment il s'en vantait (on a retrouvé des archives). Comment Martine Aubry suit la voie de son père, copine avec les PDG, et fait allégeance encore, tout dernièrement, au traité de Lisbonne. Comment les lobbies règnent à Bruxelles. Comment les actionnaires s'en sont goinfrés, à en tomber malade d'indigestion, de cette Europe-là. Comment, contre cette Europe par le bas, moins d'acquis sociaux, moins de lois écolos, on peut la rebâtir par le haut...
Bref, on voudrait vous donner du grain à moudre pour une anti-campagne. Une anti-campagne dirigée contre ceux qui, sur l'Europe, nous mentent, nous baladent, nous méprisent depuis trois décennies.

Conclusion : on va pas faire la quête, lancer une souscription.
On préfère mettre les sous de notre poche, nos 10 000 € épargnés en 10 ans de bénévolat, et vogue la galère. Juste que, si vous aviez confiance, si vous commandiez des numéros d'avance, ça rendrait notre arme d'information plus massive. Et on sentirait le souffle chaleureux de votre soutien...


EN KIOSQUE LE 21 AVRIL

L'adresse où envoyer vos euros :
Fakir – 21, rue Eloi Morel, 80000 Amiens

Pour s'abonner au journal :
Abonnement simple : 25 €
Abonnement soutien : 40 €
Abonnement militant : 60 €
Abonnement passion : 90 €
Abonnement à vie : 180 €
Abonnement héritable : 750 €

Pour en commander :
10 exemplaires : 25 €
20 exemplaires : 40 €
30 exemplaires : 60 €

DANS LES KIOSQUES LE 21 AVRIL
Numéro de 44 pages en couleurs !

Leur Europe, non merci !
Au menu

(mais la carte peut encore s'enrichir)

En apéro
Après le plombier polonais, l'imprimeur...
Pourquoi vous payez ce journal trop cher ? Parce qu'on a renoncé à délocaliser notre production en Pologne. On a hésité longuement...

Portrait
Jacques Delors : l'homme des firmes

Les « lobbies », on croirait qu'ils se cachent sous les tapis. Pour mesurer leur influence, il suffit pourtant d'écouter Jacques Delors, l'ancien président (socialiste) de la Commission. Très fier d'avoir bâti l'Europe main dans la main avec les patrons...

Histoire
Communauté Européenne : le « monstre » de la CIA ?

L'Europe serait née de la « volonté des peuples », « fruit de la démocratie » : c'est la version aseptisée d'aujourd'hui. Mais à l'époque, aux yeux d'un de Gaulle, d'un Mendès France et jusqu'au cinéma, les ficelles apparaissaient plus grosses : trusts, USA, CIA.

Reportage
La démocratie des lobbies

Puisqu'on va l'élire, on a décidé de faire un tour au Parlement européen. A Bruxelles. Mais dès l'entrée, un détail nous a arrêtés : « EAP. Society of european affairs professionnals. » Derrière ce sigle, se cachent Mac Donalds, Unilever, Carrefour and Co. Dont la marque est gravée dans le cœur démocratique de l'Europe...

Entretien
Pour un protectionnisme européen

Vous ne le lirez pas ailleurs : le professeur Maurice Allais, seul Prix Nobel français d'économie, est privé de médias. Et pourquoi ? Parce que, hier libéral, adversaire du communisme, hostile à l'étatisme, partisan d'une Europe fédérale, il réclame aujourd'hui une autre Europe : qui protège ses travailleurs contre le dumping social.

Optimisme :
L'Europe par le haut : tous privilégiés !

Dressons la carte européenne des « privilèges » : en Belgique, les intermittents du spectacle ont un statut à vie, en Roumanie les femmes partent à la retraite à 58 ans, au Danemark les étudiants perçoivent un revenu... Plutôt que de saper les acquis, importons les avantages sociaux !

Région : Vos candidats au bazooka
Qui sont les candidats, dans votre coin ? Ont-il milité pour le « oui » ou pour le « non » en 2005 ? Ont-ils soutenu le Traité de Lisbonne ? Fricotent-ils avec les lobbys ? Revue de détail.

Et encore plein de surprises, en cours de rédaction, sur l'Europe forteresse, sur l'écologie, sur les maîtres chanteurs, sur la Cour européenne de justice, sur le parler technocrate, etc.

L'équipe de Fakir
Fakir n°40 (Avril-Juin 2009)

http://www.fakirpresse.info/frontoffice/main.php?rub=article.php&id=309

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Elections Européennes : L'Elysée envisage d'interdire le journal Fakir

"On ne peut pas laisser une feuille de chou négationniste mettre à mal le pacte républicain. Nous allons faire en sorte de faire cesser cet affront à la Nation". L'objet du courroux de Nicolas Sarkozy? Le journal Fakir.



Alors que la campagne pour les élections Européennes se déroule dans une salutaire confidentialité, la pravda picarde menace le consensus démocratique, en sortant une édition nationale entièrement consacrée à l'Union Européenne. Un numéro qui affiche comme objectif de "punir (...) l'UMP, le Modem, les Verts, le PS", tous accusés dans un éditorial infamant d'avoir trahi le vote du peuple en ratifiant le traité de Lisbonne. Des accusations qui fleurent bon le "populisme des années 30" comme le regrette le socialiste Vincent Peillon.

Et c'est l'ensemble de la classe politique qui monte aux créneaux, regrettant les basses attaques que doit essuyer l'Europe dans ce "torchon populiste" comme le surnomme François Bayrou. "Les Français ont approuvé à une très large majorité le traité de Lisbonne via le congrès, il est inadmissible de réécrire l'histoire en montant le peuple contre ses élites et en ressuscitant le fantasme de la lutte des classes" tonne le Parti Socialiste dans un communiqué. Il est vrai qu'il peut paraître inconscient de rouvrir les vieilles blessures du passé, à l'heure où la réconciliation nationale se met en œuvre. Car de la division de la gauche de gauche à la reddition d'anciens nonistes, la France semblait aborder cette campagne européenne avec le calme d'une démocratie moderne qui ne craint plus la réforme.


La campagne du Parti Socialiste bat son plein

Malheureusement, l'équipe de Fakir, non contente de mettre de l'huile sur le feu social, développe aussi des thèses révisionnistes insupportables qui posent la question de la liberté de la presse. Ces pseudos journalistes vomissent à longueur de pages la "propagande d'une Europe" comme symbole de "paix et de prospérité" et laisse libre cours à leur ridicule paranoïa, dénonçant l'hydre d'une Union Européenne bâtie sur le dos des peuples, faite pour les banquiers par les banquiers et pilotée par les lobbys industriels. Comme si la "liberté de circulation des marchandises et des capitaux" n'étaient pas un préalable nécessaire au bonheur des peuples. En outre, le journal est truffé de parallèles démagogiques entre l'économie libérale prônée par l'Union et la crise financière qui frappe le monde.

Devinez lequel je vais vous mettre

Par ailleurs, l'arrivée de Fakir sur le marché de la presse nationale n'est pas faite pour réjouir les grandes enseignes traditionnelles. Car de Libération au Figaro, en passant par l'Express ou Marianne, on réprouve les méthodes utilisées par Fakir. Ainsi, Laurent Joffrin s'indigne de voir "des peigne-culs violer les grands principes constitutionnels. Ils font des enquêtes, vont sur le terrain, recoupent les informations, étayent leurs propos. Bref ils ne respectent aucune des normes en vigueur dans les grands journaux français. Ils enfreignent les lois de la concurrence libre et non faussée. C'est un véritable dumping intellectuel!!" Parole d'expert. De plus, Fakir ne rend de compte à aucun actionnaire majoritaire et n'inonde pas ses pages de publicités. Autant d'entraves à "l'économie sociale de marché hautement compétitive".

Conférence de rédaction à Fakir

Devant cette levée de boucliers, le gouvernement envisagerait de légiférer pour prévenir tout futur dérapage. Ainsi, à l'image de ce qui a été fait pour le drapeau et l'hymne Français, François Fillon voudrait créer un délit d'outrage à l'Union Européenne et aux valeurs ultra-libérales. Cependant, le gouvernement, qui hésite encore à en passer par la loi par peur d'apparaître comme le censeur, pourrait être devancé par la justice anti-terroriste. En effet, Michèle Alliot-Marie annonçait ce soir l'ouverture d'une enquête pour terrorisme à l'encontre de la rédaction de Fakir : on soupçonnerait le journal d'appartenir à la mouvance d'ultra-gauche journalistico-autonome. D'après la ministre de l'Intérieur, "les preuves matérielles s'accumulent autour de la secte Fakir. Beaucoup d'entre-eux se déplacent en train, et je viens d'apprendre à l'instant que Julien Coupat avait souscrit un abonnement".

http://onsefechier-anatic6.blogspot.com/2009/05/elections-europeennes-lelysee-envisage.html


http://bridge.over-blog.org/article-31430072.html



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Pour son premier numéro, le journal « Fakir » version nationale, dirigé par François Ruffin, épingle les liens entre les députés et les lobbys de la consommation.

A quinze mètres de l’entrée principale du Parlement européen, à Bruxelles, se trouve posée une plaque. Avec ce slogan : « C’est par les discours, les débats et les votes que doivent se résoudre les grandes questions, avec détermination, patience et dévouement. »


 - JPG - 51.3 ko
 


Tout en bas : « Inaugurée le 6 décembre 2001, par Nicole Fontaine, présidente du Parlement européen ».

Et avec un logo au milieu : « EAP. Society of european affairs professionnals. Incorporating felpa. Fédération européenne du lobbying et public affairs. »

Derrière le « SEAP », se cachent Unilever, Mac Donalds, Carrefour, Unilever. Ce « lobby des lobbys » est hébergé par un groupe proche de Coca-Cola et Pepsi-Cola.

Cette amitié, affichée, publique, entre lobbys et parlementaires européens ne semble gêner personne. Le journal Fakir a ainsi interrogé, non seulement le président du SEAP, mais également Nicole Fontaine. Qui se montre embarrassée par cette révélation : c’est qu’on imagine mal, à l’entrée des jardins du Luxembourg à Paris, une plaque de Total remerciant les sénateurs ! Quoique…


 - GIF - 5.9 ko
 


Le 22 mai prochain à 17 heures, le journal Fakir – en compagnie d’associations européennes et de syndicats belges – inaugurera sa propre plaque à Bruxelles.

Après le Fakir amiénois, sort le Fakir national ! Créé et dirigé par François Ruffin, Fakir est paré d’une équipe d’une dizaine de journalistes passionnés. Le canard, au format pratique et original, est en vente dans presque tous les kiosques de France, de Navarre, et de Belgique depuis près d’un mois. Et est blindé d’enquêtes et de reportages savoureux.


Fakir, disponible dans (presque) tous les kiosques pour 2,80 €.

Fakir en ligne, c’est ici. Mais il y a beaucoup plus à lire dans la version papier !

Lire également le blog de François Ruffin dans Bakchich


http://www.marcfievet.com/article-31473881.html

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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 04:34

 
Les projets des Maitres du Monde

Stratégies pour un contrôle global de la société
 
Les projets et les objectifs des "Maitres du Monde" pour le contrôle des individus et de la société...
Certains projets concernent notre futur proche. D'autres sont déjà devenus une réalité


Abêtisation de la population


OBJECTIFS


Empêcher le public de réfléchir et de se poser intelligemment des questions sur sa condition, et sur la manière dont la société est organisée et dirigée.

Rendre le public plus facilement manipulable en affaiblissant ses capacités d'analyse et de sens critique



MOYENS UTILISES


Diffuser massivement des programmes TV débilitants

Noyer les informations et connaissances importantes dans un flot d'informations insignifiantes. Censure par le trop-plein d'informations.

Promouvoir des loisirs de masse débilitants

Encourager la consommation de tranquillisants et somnifères

Autoriser sans restriction la consommation d'alcool, et le vendre à un prix accessible aux plus défavorisés.

Faire en sorte que l'éducation donnée aux "couches inférieures" soit du plus bas niveau possible.
Réduire le budget de l'éducation publique, et laisser se développer dans les écoles des conditions de chaos et d'insécurité qui rendent impossible un enseignement de qualité.

Limiter la diffusion des connaissances scientifiques (en particulier dans les domaines de la physique quantique, de la neurobiologie, et surtout de la cybernétique - la science du contrôle des systèmes vivants ou non-vivants).
Limiter aussi la diffusion des concepts les plus puissants concernant l'économie, la sociologie, ou la philosophie.

Parler au public de technologie plutôt que de science.



http://www.syti.net/Targets.html#AbetisationMasses





Voir : 

Télévision : De l'info sans infos... Tour d'horizon, avec syti.net



 

Commentaire de Morsli (écrivain)

D'où la prédominance donnée aux faits divers lors de ce que nous ne pouvons même pas appeler journaux d'information.Où sont les émissions scientifiques, historiques, littéraires d'hier ? plus de "connaissance de l'univers", de "la caméra explore le temps", de "océaniques"...quant à la tv, elle est une citerne à vidange qui pompe toute les sottises américonnes de la télé réalité, l'endroit où tous les gens sans dignité viennent se prostituer pour de l'argent en exhibant leurs tares, leur corps, leur ignardise...de vrais déchets. C'est sûr comme le voulait Le Lay, il y a de la place dans le cervelet de ces crétins de télspectateurs pour coca et consorts. Heidegger se plaignait que l'on fasse plus de place à la pensée qui calcule qu'à celle qui raisonne : aujourd'hui il n'y a de place ni pour l'une, ni pour l'autre.

Commentaire n° 1 posté par
morsli aujourd'hui à 20h05
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 21:45
 

Si vous croyez à un changement positif aux Etats-Unis. Si vous voyez en Obama une sorte de messie opportunément apparu pour jouer les redresseurs de tort, lisez l'article cité ci-dessus. L'homme qui arrache des larmes à ses électeurs en mentionnant avec le pathos d'un acteur consommé, la petite vieille qui lui aurait envoyé un mandat de 3 dollars pour soutenir sa campagne. D'où sortent les deux autres milliards de dollars, le coût de son élection (contre 680 millions pour son adversaire) ? Beaucoup de gens de part le monde se laisse berné par le leurre que les oligarques ont crée à leur intention. J'ai donc décidé de poster quelques brèves qui démentent l'amélioration de la qualité de vie des pauvres étasuniens.
États-Unis • Les victimes de Katrina de nouveau à la rue | Courrier international

A la fin du mois les victimes de Katrina qui occupent encore 4600 caravanes qui avaient été mises à leur disposition par la FEMA vont être jetées à la rue. Les loyers qui ont augmenté depuis le passage du cyclone sont inabordables pour elles et le projet de logement sociaux qu'on devait leur construire est resté dans les tirroirs. Pendant ce temps Obama-le-manipulateur et sa clique distribue aux banques qui ont volontairement crée la crise l'argent des impôts, leur permettant grâce à cette manne de confisquer encore d'avantage de notre monde ! Le reste des recettes fiscales étant englouti par les besoins de l'armée et de la guerre. Beau programme social. Je commence à me demander si je ne préfèrais pas le petit Georges W. et son indécrottable sottise à cet arriviste hypocrite et démagogue de président-vedette qui n'a eu aucun scrupule à abuser de la naïveté de foule manifestant leur réelle volonté de changement.. En ce qui concerne Le petit George, tout le monde sait pertinement que jamais il n'a présider les Etats-Unis, que son horrible Père et le non moins affreux Tonton Dick se sont servis de lui afin de garder la main sur un pouvoir dont ils sont un élément clé depuis des décénnies.
La débâcle fiscale des États-Unis  De Michel Chodussovsky sur Mondialisation.ca (vous y trouverez d'excellents articles de fond sur les questions évoquées ici et bien d'autres)
 
Je vous invite aussi à lire l'article  Katrina ou "Le Karcher© de Dieu". | Mediapart
Il dévoile le cynisme corrompu des classes dirigeantes étasunienne en toute crudité.

Dans le figaro un article qui coupe le cou à la légende du précédent qui parle d'une diminution de criminalité depuis le cyclone. Le Figaro - Le Figaro Magazine : La Nouvelle-Orléans <br /> La cité de toutes les peurs <br />
Encore un article intéressant qui montre comment on traite les "pauvres" aux Etats-Unis D'Amérique du nord


La moitié de la population pauvre de la Nouvelle-Orléans a été définitivement déplacée : échec ou réussite ? / info locales / Nouvelles / Alliance Internationale des Habitants - International Alliance of Inhabitants

En ce qui concerne les enfants souffrant de malnutrition, voir
Etats-Unis: 17% des enfants en bas âge menacés par la faim, selon une étude - Le blog de Ferlinpimpim
 
Je complèterai cette mise au point quand j'en aurai l'occasion.

Ne vous laissez pas leurrer !

Résistez à l'intoxication médiatique!
Résistez à la manipulation des insconscients collectifs !
Devenez de belles personnes !


http://les-etats-d-anne.over-blog.com/article-31422594.html
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15 mai 2009 5 15 /05 /mai /2009 00:59
Pas vu à la télé... mais sur tous les fronts

Vendredi 1er mai, j'étais à Paris (j'avais défilé en province lors des 2 dernières manifestations unitaires) pour donner un coup de main à la mise en place du point fixe du PG.

C'était énorme. A midi, l'avenue Denfert-Rochereau était couverte d'affiches
Front de Gauche (FDG), et PG et c'était la même chose jusqu'à Bastille. Je ne parle même pas du secteur de Port-Royal, où le FDG avait installé ses tables sur une centaine de mètres, avec diverses animations.

Pendant la manif, les 3/4 des manifestants portaient un ou plusieurs autocollants du PG. Les autocollants "Cass' toi pov' con" (initialement conçues par solidarité avec
Hervé Eon, rappelons-le) se sont littéralement arrachés. Les gens nous arrêtaient dans la rue pour en réclamer.

Le FDG en général et le PG en particulier étaient de loin l'organisation politique la plus visible. Mais, comme d'habitude, black-out dans les médias.

C'était évidemment plus important d'aller filmer le PS planqué dans la rue Soufflot ou commenter la présence de Ségolène Royal à Niort et de Besancenot en Guadeloupe.

Ce n'est évidemment pas la première fois que le PG est confronté à cette indifférence médiatique:

- ça avait commencé dès le meeting de lancement,
où la journaliste de l'AFP avait minimisé les chiffres, parce qu'on ne lui avait pas réservé de place de parking !

- ça avait continué avec le
meeting de lancement de la campagne du Front de gauche. 6300 personnes au Zénith, pour un vrai meeting politique, sans concert, mais avec que des discours de fond et l'annonce du ralliement d'une partie du NPA (la Gauche unitaire) au FDG. Par contre, on aura entendu parler des 1 000 personnes réunies par Aubry dans la même salle, et des 4 000 attirées par Royal au même endroit...

- et c'est systématiquement comme ça : le FDG organise des rassemblement historiques dans des villes de province, notamment dans le Sud-Ouest où Jean-Luc Mélenchon fait campagne? On préfère parler du meeting de lancement de la campagne européenne du PS à Toulouse (avec des militants amenés par autocars, en provenance notamment d'Espagne...).

- et quand les télés sont contraintes d'accueillir Jean-Luc Mélenchon à une heure pas trop confidentielle, c'est
pour lui ressortir à la virgule près l'argumentaire PS contre le PG... Etonnant, non?

Bon, ça énerve, mais c'est pas si grave. La campagne sur le TCE en 2005 avait montré que les chouchous de médias n'ont pas été les plus appréciés des électeurs.

http://etiamrides.blogspot.com/2009/05/pas-vu-la-tele-mais-sur-tous-les-fronts.html
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:57
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:50
Anna Politkovskaïa
Écrit par Cristina Castello   
17-11-2008
Vivre dangereusement,
dans la violence de la paix.
Par Cristina Castello





À la mémoire d'Anna Politkovskaïa,
 
assassinée à Moscou le 07/10/06,
 
et de tous les journalistes disparus
 
avec une branche de semences dans la bouche :
 
La passion par la vérité.
 
« Les aléas du métier »
 
Par Cristina Castello
 
 
— Cristina, oublie l'entrevue avec « Carlitos ».
 
— Pourquoi ? Je suis cette affaire depuis deux mois, et pour la faire j'ai cherché énormément d'informations, et... toi, tu le sais...!
 
—- Evidemment, je le sais.
 
— Alors ?
 
— Il ne veut pas te recevoir, mais il accepte d'être interviewé par Renée (Sallas), ne t'en fais pas
 
— Bon, mais... que s’est-il passé ?
 
—Il dit qu'il nous accorde une entrevue exclusive, à condition que tu ne la fasses pas toi. Mais… Allons, Chris... tu devrais en être fière ! Tu es un point de repère dans le journalisme et lui, il te ferme la porte.
 
— Mais qu'est-ce que tu dis ? Je ne comprends pas.
 
— Que monsieur le Président de la Nation Argentine craint et refuse absolument que tu l'interviewes ! Il ne sait pas répondre à tes questions.
 
 
 
 
 
Ce fut mon dialogue téléphonique avec Jorge de Luján Gutiérrez, directeur de la revue « Gente » (« Gens »), où je travaillais. La date : la seconde moitié de juillet 1989.
 
« Carlitos »… n'était —n'est — autre que CARLOS MENEM, celui qui était président de l'Argentine depuis le 8 juillet de cette année-là.
 
Celui qui m’a informée de la décision présidentielle était alors le chef de la SIDE (Secrétariat d'Informations de l'État), Juan Bautista « Tata » Yofre.
 
 
 
 
« … Montrer la foule et chaque homme en détail/Avec ce qui l'anime et qui le désespère/Et sous ses saisons d'homme tout ce qu'il éclaire/Son espoir et son sang son histoire et sa peine » (extrait de « Poème pour tous », Paul Éluard). La poésie illumine toujours. Par ce fragment poétique je commençais mes cours de journalisme ; et la première lecture que je livrais aux élèves, avec l'excuse qu’ils en feraient un travail certain, était « Lettres à un jeune poète », de Rainer-Maria Rilke. Je voulais-je veux- allumer des feux inextinguibles dans chaque être dont le chemin converge vers le mien.
 
 
Il est dit dans la profession que je suis implacable. C’est certain. Je n'ai jamais travaillé pour la renommée, ni pour être une « star », ni pour une quantité d'argent jamais gagnée, sauf si l’on vend son âme. Je ne me conforme pas à « cette chose » que l’on nomme « la réalité », et rejette ce qui existe par la certitude du peu que j'ai vu, mais dont je pressens l'existence.
 
J'ai faim et soif de Vérité.
 
Faire du journalisme c’est répandre des semences. Et l'ensemencement requiert férocité et tendresse pour défendre la vie comme expérience créatrice ; la beauté est la tâche de l'homme et elle exige de dévoiler : d’enlever les masques. Tous.
 
J'ai commencé à étudier le journalisme parce que je voulais écrire. Je me suis trompée.
 
J’avais terminé l'école secondaire à quinze ans et trois mois, j’avais lu beaucoup de livres et écrit beaucoup de poèmes. Je savais trop et ne savais rien : mon « érudition » n'était que théorie. J’avais le savoir de mes lectures et de mon intensité pour vivre à cœur ouvert et à ciel ouvert. Passionnément. Mais j’ignorais mon être, ma soif et mon destin de poète. Je méconnaissais ma racine et je n’ai pas su écouter la voix de mon essence ; celle qui a vécu en moi depuis que j’ai fait mon nid dans le ventre de l'amour, de la poésie et de l'abnégation. Dans celui de Rosita « Chiquita Batmalle », ma maman. Toutefois, j’avais une conscience claire de l'autre force qui nourrit et absorbe ma vie : me donner à « mes » autres.
 
Durant ma première année d’études, j'ai commencé à travailler dans un hebdomadaire, et j’ai terminé le cursus avec la mention la plus honorable et reçu le diplôme d'honneur.
 
Est survenu alors le premier abîme. Celui que nous devons affronter à la fin d’une étape et au début d’une autre, aussi se demande-t-on: « Et maintenant, quoi ? ».
 
L'abîme a duré un moment. Parce que ce destin est signe de me donner « à mes » autres, il s’est ajouté à ma plume de poète, celle que je reniais, et je me suis livrée à la profession avec la ferveur et la mystique des semeurs.
 
Je me suis lancée à harceler les choses impossibles. À essayer de contribuer à « changer la vie » (Rimbaud). Et je persiste. J'ai écrit des kilomètres de mots dans les publications à grand tirage et les plus connues d’Argentine, où je suis née : j'écrivais les articles à la une ; ma voix, mon mot et mon image — mon message — se sont multipliés par la radio et la télévision ; j'ai déclenché une pluie de semences dans l'âme et dans la connaissance de mes disciples de « L'entrevue journalistique ». « Et les arbres et la nuit ne bougent que depuis les nids » (Giuseppe Ungaretti). Enseigner c’est faire des nids. J'ai aimé mes élèves. Je les ai aimés, je les aime. Et j'ai reçu beaucoup d'eux dans notre histoire faite de rigueur journalistique et de complicités, de rires, de mises en question « métaphysiques », douleurs et ravissements partagés : la vie.
 
J'ai été censurée, muselée, menacée de mort et poursuivie. Pour être née en Argentine, pendant la période 1976/83 j'ai souffert ce qu'est l’horreur pour tant d'êtres exterminés ; l'effroi devant 30.000 « disparus » (massacrés), par les militaires du génocide, déclarés ensuite par la Justice coupables de « crímenes de lesa humanidad » («crimes contre l’humanité »).
 
Sans militantisme dans aucun parti politique et étrangère à tout « isme », sans cet abri (et esclavage) que peut donner le fait d’« appartenir », j’étais certainement en intempérie. Pendant ce temps, je marchais par la vie et par les prisons — quand je pouvais entrer — en visite aux pauvres êtres clôturés, en brandissant une éthique des idées qui évoluerait en éthique de la conduite. J'étais presque une adolescente, mais je vivais seule — j'aime la liberté — et j’ai passé des nuits, tendue à l'étage de mon appartement, en voyant sous la porte deux pieds qui se déplaçaient avec légèreté et permanence : ils étaient des oppresseurs et m'intimidaient ; je suis passée par les interrogatoires policiers jusque dans ma maison ; j'ai subi les « réquisitions » - terme du jargon policier-militaire, dans ce cas relatif à l'inspection humiliante du corps, pour découvrir s'il était dissimulé quelque chose lors de mes visites dans les prisons, par amour pour la vie, pour faire don de moi, à mon prochain.
 
Je suis passée, je suis passée… je suis passée par tant de choses.
 
Je ne pouvais intégrer le personnel d'aucun média comme journaliste, parce que j'étais « interdite » par les « services de l'Intelligence ». Je pouvais seulement être pigiste, ce qui revenait à perdre le sommeil face au clavier et ne gagner presque rien comme salaire.
 
Dans ces jours de fin 2006, les menaces continuent… mais plus isolément. En réalité, il n'y a jamais eu de trêve. Ils ont mauvais goût, les ennemis de la vie. En 1987, le jour où, depuis la clinique où j’avais été hospitalisée, en raison d'un sérieux accident de circulation, ils m’ont emmenée provisoirement à la maison, pour poursuivre une convalescence de deux années, ces « gens » se sont fait entendre. Les infirmiers venaient de me « déposer » dans mon lit... finalement le mien !, jusqu'à l'hospitalisation suivante, et à l'autre et l'autre, et les autres opérations... « Tu as un ticket pour la mort, journaliste », ils m'ont menacée. La presse argentine pensait que mon accident avait été un attentat.
 
 
 
Par quelque Grâce, j'ai surmonté complètement ce qui a trait à cet accident-là. Mon corps n'enregistre aucun signal, et mon être intérieur n'abrite pas de ressentiments ; il y aura une certaine trace ou une peur occulte, oui, mais aussi le remerciement, être vivante et entière... Pourquoi, ceci n'arriverait-il qu'aux autres, sans pour autant se produire pour moi ? Ce qui est dialectique de la vie et de la mort est en nous, mais je suis très sensible à la caresse divine. La poésie et ma substance de résistance spirituelle m'ont sauvée. « Alors, je n'ai pas arrêté. Alors, j'ai marché encore, avec la douleur du froid. J'ai marché et j’ai vu que là, il volait, que là, il revenait –une autre fois — le printemps » (Pablo Neruda). Et mon engagement dans la profession devint en constante évolution. Je n'ai jamais fait de faux pas. Je n’ai jamais commis une seule incohérence, jamais je ne me suis « vendue » bien que les « offres » pour essayer de me corrompre n'aient pas été peu nombreuses. Toutefois, ça n'est pas un mérite, mais un engagement.
 
Jusqu'à aujourd'hui, j’en paye le prix. Le prix, oui. Et ça fait mal, oui. Et ça engendre des problèmes, oui. Mais je suis ignorante : je ne sais pas abdiquer. Et dans ma trajectoire il y a des angoisses, mais - aussi des joies, triomphes, satisfactions et, surtout, la sensation du devoir accompli : du mot prononcé à temps.
 
 
 
De l'université la trace indélébile de mon maître m'est restée, Pablo Ponzano — un poète, un journaliste, un écrivain — celui par qui j'ai aussi appris l'importance de laisser un sillon, de passer le flambeau. « Travaillons- nous comme » ou « sommes-nous journalistes ? », nous nous le demandions. Nous « sommes» des personnes et
 
«travaillons» -quand nous avons un travail - en tant que journalistes. Mais travailler comme un journaliste c’est Être Humain. C’est - ou, ce devrait être - respecter le côté sacré de la vie. C'est faire des études et des investigations ; c’est une responsabilité et un dévouement. C’est — ou ce devrait être — un amour en acte, pour tenter par la communication de montrer que l'existence est plénitude et non vide. Le journalisme est — ou devrait être — un courage. Et quand je dis « courage », je ne parle pas d'une absence de peur, mais de dignité face au danger.
 
 
 
 
 
L'abîme. Cet abîme-là. Et dans cet instant, l'autre pousse à mes pieds. : « Et maintenant, quoi ? ». Et maintenant comme j’écris que le bon journalisme n'existe pas dans le monde, sauf exceptions… Comment franchir et l'outrepasser ce précipice ? Avec la vérité : car pour pouvoir tromper la réalité, il faut la connaître.
 
De quel journalisme parlons-nous ? En novembre 2006 le Congrès des États-Unis a voté pour légaliser la torture et d'autres atrocités similaires, tandis que la discussion dans les médias de masse tournait autour de certaines allusions sexuelles d'un législateur républicain à quelques jeunes hommes employés au Parlement. Et certes, c'est important… si le but n'est pas de distraire l'attention sur une barbarie semblable et d'ignorer les massacres au Liban, en Palestine, en Iran... et voilà que suit le nombre incalculable des victimes. Qui, quel média de communication parle des millions de dollars que le marché de la drogue apporte à son économie, entre autres « petitesses » ? Cela n'arrive pas seulement aux Etats Unis, mais dans le monde entier, sauf dans quelques médias « alternatifs », sur Internet, dans des exceptions honorables et dans certains médias de masse.
 
 
 
Comment peut-il se faire que chaque année 15 millions d'enfants meurent de faim, malgré le fait que l’on produit 10 % d'aliments de plus qu’il n’en fallait à toute l'humanité pour vivre ? Et surtout : Comment peut-on admettre que, combattre la violence de la faim, n'est pas prioritaire pour la presse ?
 
Pourquoi la culture est-elle la Cendrillon des médias ? Je pense à Kafka et à sa certitude de ce qu'elle devrait nous réveiller comme un coup de marteau sur le crâne. La lucidité peut nous perturber ou nous donner une paix ; nous poser des questions ou nous répondre.
 
Ce qui est certain est qu'elle ne nous laisse pas égaux, parce que la véritable révolution est la révolution de la culture et de la vérité. Mais si le plus élémentaire manuel de journalisme indique comme objectifs : informer, éduquer et éclaircir, alors j'ajouterais qu’il est indispensable que nous nous demandions si c’est cela informer. Et instruire.
 
Non. Les médias sont des corporations, ils manipulent l'opinion. La pensée unique a centralisé la liberté de la presse dans les entreprises et les gouvernements, qui — paradoxalement — proclament l'indépendance. En contrepartie, le peu de journalistes qui défendent la vérité —ceux à qui les médias le permettent — peuvent être réduits au silence. Exilés de la profession. Ou pire encore. Selon « Reporters Sans Frontières », jusqu'en novembre 2006 - la date de ce texte - 65 journalistes ont été assassinés et 131 emprisonnés ; et déjà en septembre la Fédération Internationale des Journalistes et d'autres organisations ont promu une nouvelle initiative globale pour encourager les efforts internationaux, afin que le journalisme soit un travail plus sûr dans le monde entier.
 
Je me demande s'il est contradictoire d’affirmer ; que le bon journalisme et les bons médias ne sont pas légions, ainsi que les cas que je viens de citer. Non, puisque ce sont les exceptions.
 
 
 
Sortir de l'abîme de : « et maintenant, quoi ? », j'ai écrit dans des lignes antérieures et c’est déjà fait, une partie de la vérité est dite. Mais j'essaierai de l'enrichir, puisque non tout est terrible ; il y a des moments lumineux et, toujours dans les plus obscurs, l'aube apparaît obstinée.
 
J'ai travaillé dans des spécialités distinctes à l'intérieur de ce métier, mais la culture, la critique d'art et la politique sont celles où j'ai véritablement mis l'accent, majoritairement en Argentine, mais aussi en l'Europe. J'ai été une simple rédactrice, un chroniqueur, une éditorialiste et rédactrice en chef, en graphique ; une productrice, une scénariste et une conductrice, à la radio à la télévision ; également enseignante à l’Université.
 
En 1982 est apparu à Buenos Aires le glorieux quotidien « Tiempo Argentino »
 
(« Temps Argentin »), une création de celui qui a été son directeur dans la première étape, notre bien-aimé Horacio Burzaco. Mon chef de rédaction à cette époque, dans la section « La Culture », a été le très talentueux écrivain et membre de l'Académie Nationale de Journalisme, Ernesto Schoo. Il a décelé en moi un talent d’interviewer ; et depuis lors il m'est resté cette étiquette et la quasi-exclusivité de cette spécialité, qui est un genre de la littérature, quand on l'exerce comme il se doit. Ainsi ai-je réalisé plus de trois mille entrevues.
 
 
 
Jusqu'à 1986, date de la fermeture de ce quotidien-là, j'ai vécu l'étape la plus heureuse- pleine et enrichissante. Mes compagnons étaient personnes cultivées, joyeuses, et aussi noctambules à l'image de Buenos Aires ; nous travaillions dans ce que nous aimions et nous recevions un bon salaire. Nous étions en harmonie : nous cherchions l'excellence et nous savions nous amuser. Un délice.
 
 
 
Mes interviews avec les hautes personnalités de la culture occupaient les deux pages centrales ou, faisaient la une du journal ..J’interviewais également des personnes illustres, des artistes, des hommes de science, des écrivains, des philosophes… Je me suis spirituellement enrichie dans ces dialogues qui pouvaient durer de deux à huit heures, mais surtout, j’ai pu donner aux lecteurs un autre regard, d'autres contenus, une autre vision du monde au-delà du contingent et de l’immédiat : le sens de la transcendance. L’aboutissement consiste à tenir compte avant tout du public non de son image personnelle: le public, et non l'éclat personnel.
 
 
 
Dans cette perspective, posons-nous la question de savoir qu’est-ce qu’une interview?
 
Puisque, je me répète : c’est répandre des graines. Si l’interlocuteur possède des richesses, elles sont renforcées par les bonnes questions, d'où l'importance de tout savoir de lui au préalable. Mais « tout » veut dire « tout », ce qui est un travail obligatoire : par respect pour chaque trajectoire, pour éviter les lieux communs… ainsi, pour enrichir le lecteur, le téléspectateur ou l’auditeur, celui qui veut entendre le monde et se connaître, celui qui a besoin d'une compagnie, de références et d’identités.
 
 
 
Ceux-là étaient les « dignes », avec qui j'étais arrivée munie de l'expérience de mon travail antérieur dans tous les médias de la ville de Córdoba (Cordoue), particulièrement ceux des journaux « Córdoba » (« Cordoue »), et « La voz del Interior » (« La voix de l'Intérieur »).
 
Les « dignes », mais aussi il y avait les « autres », les « indignes »… Et voilà cet apparent manichéisme, auquel j'ai recours pour simplifier le récit. Les « autres » : « la race de ceux qui détestent la vie, la race de celles qui ne disent jamais la vérité, la race qui fonde les os du peuple, avec le mensonge et la tromperie » (William Yeats).
 
 
 
 
 
Lors de mon emploi à « Temps Argentin» et après, surtout dans les revues « Gente » (« des Gens »), « Somos » (« Nous Sommes »), « La Semana » (« La Semaine ») (où j'étais pour celle-ci pigiste), « Para Ti » (« Pour toi »), « El Gráfico » (« Le Graphique »), j’ai dû me faire violence avec certains politiques qui se montraient exécrables, bien qu'il y ait aussi eu certaines exceptions d’hommes politiques bienveillants. J’ai été face à face avec des arrivistes, des corrompus, des tortionnaires et des assassins. De la même manière que j’avais été ferme pour trouver le meilleur des plus avenants, je restais implacable avec les autres. Chargée d'information — je savais « tout », ce qui veut dire « tout », de chacun d'eux —je semais au gré du vent, mais sans oublier que celui qui conduit le dialogue est le journaliste. Ce qui est certain c’est qu'ainsi avec les « bienveillants » je recueillais des parfums, des couleurs et des fragments d'Absolu, dans le cas des fourbes et une fois enlevés les masques, il ne restait en lumière que « des visages impitoyables » qui bouleversent la Nature
 
 
 
Implacable, j'ai été et suis dans mon travail comme journaliste. Pour montrer et démontrer au public la beauté, afin qu'elle l'attire, et le rapproche de la bonté ; Pour montrer ce qui est horreur et causer un rejet. Pour « … montrer la multitude et chaque homme en détail… ».
 
Dans la revue « Gente », où j'ai travaillé pendant de nombreuses années et presque toujours chargée des « contrefaits », le directeur — Jorge de Luján Gutiérrez— a créé une section pour mes entrevues ; elle s’appelait « A quemarropa » (« À bout portant »). Le nom agit comme adjectif.
 
 
 
Je poursuivais ma route. On disait que je faisais même parler les pierres, mes collègues plaisantaient, insistant sur le fait que je faisais le « travail malsain » de la profession. Dans « Viva » (« Vive »), la revue du journal « Clarín » (« Clairon ») — journal qui a le plus gros tirage d’Argentine — j'ai fait de grandes entrevues qui occupaient dix ou douze pages de cette édition dominicale-là, à des personnes de la culture et du spectacle. La condition était qu'elles soient très connues. Les médias publient seulement ceux qui sont « célèbres », mais ne devraient-ils pas…faire connaître les personnes pour leurs valeurs humaines, citoyennes, fraternelles, professionnelles ou artistiques ? Ils publient ceux qui sont « célèbres ».
 
 
 
Je dis toujours que tous nous avons dans la vie un, deux ou davantage de moments de rupture. Faits heureux ou malheureux, qui marquent une fracture, à partir de laquelle il y a un avant et un après. Si je pense à ma vie professionnelle, il y en a eu plusieurs. Mais la plus belle a été un piège que la vie a tendu vers l’horreur. Curieusement, je la « dois » aux militaires du génocide de l'Argentine. Non seulement, ils ont interdit que je fasse partie de tout personnel des médias, et ils m'ont « punie » comme pigiste, mais aussi sur ce que j’avais écrit de « politique » ou sur la « société ». Dans le journal ils m’ont « condamnée » à écrire sur l'art. Alors, tandis qu'on fermait beaucoup de portes cet État de terreur, là, il a été ouvert de plus une porte pour mon âme. L'art, axe dans ma vie. Écrire sur les arts plastiques, faisant corps avec la poésie dessinée ou des couleurs, ce qui a enrichi mon imagination et m'a confirmée, davantage, comme poète. Volait le vol, au milieu de/ et malgré la mort.
 
 
 
Habituée à « vivre dangereusement » dans la violence – c’est –à-dire aimer et lutter pour la paix dans un monde devenu fou - je me suis construis un havre de paix avec mon programme de télévision, « Sans Masque ». Une émission de culture, traversée par la vie, où j'unissais poésie, peinture et musique à ma tâche de journaliste. J’y étais l’unique responsable et cela me permettait de faire ce que je voulais, j'y ai interviewé des personnalités importantes pour puiser en elles « la substantifique moelle » comme dit Rabelais (la quintessence) afin de nourrir culturellement et spirituellement le public. Mêmes circonstances à la radio avec mon émission « Convenons que … avec Cristina Castello » ainsi qu’avec ma participation dans d’autres émissions comme éditorialiste. La liberté est la beauté et la beauté exige la liberté.
 
 
 
De nos jours le défi est de changer le journalisme, pour qu'il serve au bien commun.
 
Et cette mission est celle des journalistes et des citoyens dont nous devons exiger qu’ils servent à essayer de changer la vie car nous ne pouvons pas être des brebis.
 
 
 
« J'ai essayé d'écrire le paradis. / Qu'est-ce que le paradis ? /Ne vous bougez pas/Laissez parler le vent/Celui-là c'est le paradis. /Que les êtres humains pardonnent ce que j'ai fait » (Ezra Pound).
 
 
 
J’emprunte les mots du poète. Que ceux qui lisent ce battement de vie pardonnent ce que j'ai fait. Et que les journalistes actuels ou futurs mettent des gants. Pour écrire le paradis et faire écouter la musique du vent.
 
 
 
Cristina Castello
 
 
 
« Les volcans lancent des pierres et les révolutions des hommes » (Victor Hugo)
 
Par des volcans et révolutions (dans le sens de transformation : en paix).
 
Et par le poète et la poésie qu'ils leur nomment. (C.C.)
 
 
 
- Cet article fut écrit à la gentille demande de la journaliste et poète Maggy de Coster,
afin de le publier dans son livre « Le journalisme expliqué aux non-initiés ».
 
 
 
http://les-risques-du-journalisme.over-blog.com/article-12312569.html
 
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 17:48



 

La nouvelle censure


Le principe de base de la censure moderne consiste à noyer les informations essentielles dans un déluge d'informations insignifiantes diffusées par une multitude de médias au contenu semblable. Cela permet à la nouvelle censure d'avoir toutes les apparences de la pluralité et de la démocratie.

Cette stratégie de la diversion s'applique en premier lieu au journal télévisé, principale source d'information du public.

 

De l'info sans infos...


Depuis le début des années 90, les journaux télévisés ne contiennent quasiment plus d'information. On continue d'appeler "journal télévisé" ce qui devrait en réalité être appelé un "magazine".

Un J.T. moyen contient au maximum 2 à 3 minutes d'information. Le reste est constitué de reportages anecdotiques, de faits divers, de micro-trottoirs et de reality-shows sur la vie quotidienne.

 




...et une censure sans censeurs


Toute la subtilité de la censure moderne réside dans l'absence de censeurs. Ceux-ci ont été efficacement remplacés par la "loi du marché" et la "loi de l'audience". Par le simple jeu de conditions économiques habilement crées, les chaines n'ont plus les moyens de financer le travail d'enquête du vrai journalisme, alors que dans le même temps, le reality-show et les micro-trottoirs font plus d'audience avec un coût de production réduit.

Même les évènements importants sont traités sous un angle "magazine", par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, un sommet international donnera lieu à une interview du chef-cuistot chargé du repas, à des images de limousines officielles et de salutations devant un batiment, mais aucune information ni analyse à propos des sujets débattus par les chefs d'états. De même, un attentat sera traité par des micro-trottoirs sur les lieux du drame, avec les impressions et témoignages des passants, ou une interview d'un secouriste ou d'un policier.

A ces insignifiances s'ajouteront le sport, les faits-divers, les reportages pitoresques sur les villages de la France profonde, sans oublier les pubs déguisées pour les produits culturels faisant l'objet d'une campagne de promotion (spectacles, films, livres, disques...).

 





Information destructurée pour mémorisation minimale


Tous les psychologues et spécialistes des neurosciences savent que la mémorisation des informations par le cerveau se fait d'autant mieux que ces informations sont présentées de façon structurée et hiérarchisée.

La structuration et la hiérarchisation de l'information sont aussi des principes de base enseignés à tous les étudiants en journalisme.

Or depuis 10 ans, les journaux télévisés font exactement le contraire, en enchainant dans le désordre des sujets hétéroclites et d'importance inégale (un fait divers, un peu de politique, du sport, un sujet social, un autre fait divers, puis à nouveau de la politique, etc) , comme si le but recherché était d'obtenir la plus mauvaise mémorisation possible des informations par le public. Une population amnésique est en effet beaucoup plus facile à manipuler...
 

© Syti.net, 1998

 

 



Contenu d'un Journal Télévisé ordinaire

ou comment faire de l'info sans infos...
J.T. 20h - TF1 - Janvier 1997

 
20h00 Le froid, les accidents sur les routes.

20h04 La naissance du petit Joseph, dans le Gers couvert par la neige.

20h05 La récolte des brocholis, chez Albert en Bretagne, est menacée par le gel.

20h06 La récolte des poireaux se fait au marteau. Augmentation inévitable du prix des légumes.

20h08 Compteurs d'eau et canalisations gelées chez les habitants d'une ville de province.

20h09 Début des soldes à Paris.

20h11 Reportage sur la fabrication artisanale du pain.

20h13 Viol d'une petite fille.

20h14 Jugement en Belgique d'un membre présumé islamiste du "Gang de Roubaix".

20h15 En Israël, présentation devant le juge d'un jeune soldat qui avait tenté de mitrailler des Palestiniens.

20h16 Jugement en Angletterre des époux West, assassins en série de jeunes filles.

20h18 Départ à la retraite de Miguel Indurain. Rappel de sa carrière de champion cycliste.

20h22 Rétablissement d'un malade cardiaque greffé aux Etats-Unis.

20h23 Les hommes consomment de plus en plus de soins et de produits de beauté. Reportage.

20h26 Prison pour Bernard Tapie, suite à l'affaire des comptes de l'OM.

20h28 Reportage sur la "poupée qui mange", conçue pour manger des frites, mais qui "mangeait" aussi les cheveux des enfants, voire la peau du doigt. Il est suggéré que la poupée soit équipée d'un "bouton d'arret d'urgence".

20h30 Stages-nature en montagne pour les enfants en Savoie.

20h32 Présentation du téléfilm de la soirée, consacré à Dalila, femme du héros biblique Samsom. Reportage sur le tournage du téléfilm.

20h34 Fin du J.T. Générique.

 

  
 

37 minutes sur 40 d'insignifiances...
J.T. 20h - France 2 - 4 Septembre 2002

 
20h01 Orages violents et inondations en Provence.

20h04 Orages violents et inondations en Ardèche. Mort d'un touriste après que sa voiture ait été emportée par les flots.

20h05 Les orages sont-ils de plus en plus violents? Interview rassurante d'un spécialiste de Météo France.

20h08 Progrès dans l'enquête sur les meurtres en série de jeunes filles dans la Somme.

20h10 Procès d'un pédophile à Melun.

20h11 Remise en liberté refusée pour Maurice Papon.

20h12 Condamnation d'un hopital pour avoir transfusé un malade contre son gré et contre ses convictions religieuses.

20h15 Interview de Bernard Kouchner. L'ancien ministre de la santé rappelle que l'éthique médicale interdit au médecin d'imposer un traitement contre la volonté du patient.

20h18 Nomination par le gouvernement d'un nouveau PDG à La Poste.

20h19 Annonce par le gouvernement d'une diminution du nombre de fonctionnaires, et d'une diminution des budgets de la plupart des ministères, à l'exception des budgets de la justice (+7%), de la police (+6,5%) et des Affaires Etrangères (+14%).

Remarque: l'une des rares "vraies" infos de ce JT est traitée en 1 minute, contre 7 minutes pour les orages. Par ailleurs, aucune raison n'est donnée pour justifier la très forte augmentation obtenue par Dominique de Villepin, le ministre des affaires étrangères.

20h20 Reportage sur un stage de conduite spécialisé pour échapper à une éventuelle embuscade. Interview d'un chauffeur de ministre qui participe au stage.

20h22 Revendications des médecins pour l'augmentation de leurs honoraires.

20h23 Reportage sur les vaccinations des bébés dans les maternités.

20h24 George W. Bush s'entretient avec Tony Blair à propos d'une nouvelle intervention militaire contre l'Irak.

Cette autre info importante est elle aussi traitée en une minute.

20h25 A Jerusalem, le Mur du Temple menace de s'écrouler à cause d'un chantier souterrain.

20h26 A Moscou, succès d'un groupe de chanteuses avec une chanson "glamour" sur Vladimir Poutine.

20h28 A Johannesburg, le Sommet de la Terre s'achève sans être parvenu à fixer un calendrier et des engagement précis de la part des états. Les Etats-Unis continuent de refuser tout effort en matière d'environnement et de réduction des gaz responsables des modifications climatiques.

La troisième et dernière info importante est présentée en une minute et en fin de journal, alors que ses implications auraient justifié une place en ouverture du journal.

20h29 Mise en service d'une éolienne géante dans la Marne.

20h31 A Grenoble, des bergers manifestent contre les loups.

20h32 A Paris, le Maire Bertrand Delannoe souhaite réglementer la présence anarchique des émetteurs de téléphonie mobile.

20h34 Dans les Hauts de Seine, les habitants manifestent contre les coupures d'eau chaude causées par l'insécurité d'une centrale thermique.

20h36 Après la rentrée des classes, la rentrée dans les crèches. Reportage.

20h38 Début de la nouvelle tournée mondiale des Rolling Stones.

20h40 Retour de Johny Halliday au cinéma, avec un rôle dans le film de Patrice Leconte, "L'homme du train".

20h42 Résultats de l'US Open de tennis.

20h43 Fin du J.T. Générique.

 

© Sylvain Timsit - Syti.Net

http://www.syti.net/JTContents.html

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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 16:55
 

Hadopi, encore une victime ! http://laplote.over-blog.fr 
newsoftomorrow.org
UMP, TF1, magouilles et parties fines
mercredi 13 mai 2009 par


(Source : Blog


Tardy(Député UMP):"à la place d'Albanel,je démissionnerais"


Invité ce mercredi matin de l’émission Ligne J@une produite par
Arrêt sur Images, le député UMP Lionel Tardy a jugé que l’envoi par le cabinet de Christine Albanel d’un e-mail à la direction TF1 pour provoquer le licenciement de l’un de ses employés anti-hadopi montrait une "collusion qui est très très gênante" entre la chaîne et le gouvernement. "Si je suis à la place de Christine Albanel, je démissionne", finit-il par lâcher.


Au moment où était tournée l’émission, les invités ne savaient probablement pas encore que le contenu du message envoyé par le cabinet avait été
révélé par le Canard Enchaîné. "Jean-Michel, vous avez des salariés qui, manifestement, aiment tirer contre leur camp", avait écrit le directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel.


Le ton du message laisse peu de doutes sur les intentions réelles du haut fonctionnaire, d’autant que comme le précise dans l’émission Claude Soula, journaliste du Nouvel Observateur, le mail a été envoyé à Jean-Michel Counillon, "directeur du lobby de TF1".


"C’est l’homme qui est toujours à l’Assemblée Nationale, précise Soula avec les approbations de Lionel Tardy, qui est avec les députés. C’est l’homme qui fait voter les lois de TF1, c’est l’homme qui explique au ministère de la Culture ce que veut TF1 et en général le ministère de la Culture finit par appuyer ce que veut TF1, et les députés, qu’ils soient de droite ou de gauche, finissent par voter la loi".


Une collusion d’autant plus dérangeante qu’il y a peu, le patron de TF1 International
a retrouvé chez lui le corps d’un homme, semble-t-il mort par crise cardiaque d’un cocktail cocaïne-GHB après l’organisation d’une "partie fine". L’homme en question ? Le chef du bureau de cabinet de Christine Albanel. Ce qui ressemblait au départ à une simple affaire privée prend aujourd’hui un tour un peu différent.


Jsf
http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article5694

Articles de cet auteur JsfPouvoir et Psychopathie)
envoyé par asi
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 16:50




Pujadas, marionnette
servile

Le Siècle


"Le Siècle" est un "club de réflexion" (ou "think tank") qui réunit les membres les plus puissants et influents de la classe dirigeante française. On y retrouve des politiciens de droite et de gauche, les patrons des plus grandes entreprises françaises, des journalistes de premier plan dans les médias qui "font l'opinion", et quelques universitaires. Le Siècle compte un peu plus de 500 membres choisis par cooptation, auquels s'ajoutent 200 invités renouvelés chaque année.

Une fois par mois, les membres du Siècle se réunissent au très sélect Automobile Club de France, place de la Concorde. De 20h à 21h, un apéritif permet de choisir librement ses interlocuteurs. A 21h vient l'heure du dîner. Les convives sont placés par groupes de 7 ou 8 autour d'un chef de table qui veille à organiser le débat et à éviter les apartés. Le repas se termine à 22h45. Ceux qui le souhaitent peuvent prolonger la soirée au bar.

Sur Canal Plus, les "Guignols de l'info" ont fait allusion au Siècle, avec une séquence où une organisation nommée "Le Spectre" gouverne secrètement la France. Dans une mise en scène à la manière de James Bond - "Octopussy" ou de la série TV "Le Prisonnier", on y voit des personnalités médiatiques et politiques obéir servilement aux ordres du "n°1" de l'organisation, incarné par la marionnette d'Ernest Antoine Seillière.
 

Zoom sur quelques membres du Siècle

 


Philippe Jaffré

Né en 1945. Enarque. Fils d'Yves-Frédéric Jaffré, conseiller de Pierre Laval. Frère de Jérôme Jaffré, administrateur de la Sofres (l'un des principaux instituts de sondages en France). Conseiller de René Monory en 1979, dans le gouvernement de Raymond Barre et sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Chef de service au ministère de l'économie et des Finances (1986). Il fut, avec Jacques Friedmann, l'un des principaux artisans des privatisations de 1987. Il présida ensuite plusieures filiales du Crédit agricole jusqu'en 1991. Pdg d'Elf-Aquitaine de 1993, jusqu'à la fusion de Elf avec Total. Il fut alors connu du grand public à cause de la fabuleuse indemnité de départ qu'il empocha en stock options. Il fut également administrateur de nombreuses sociétés dont la Banco Ambrosiano (la banque impliquée dans le scandale de la Loge P2 en Italie). Il est également membre du
Groupe de Bilderberg.

 


Bertrand Collomb


Né en 1942. Polytechnicien. Conseiller ministériel auprès d'Alain Peyrefitte (1973-74) et René Haby (1974-75). Pdg du groupe Lafarge, administrateur de diverses sociétés dont Unilever, Canadian Imperial Bank of Commerce, Crédit commercial de France (CCF), et Crédit local de France. Administrateur d'Aspen-France. Membre du
Groupe de Bilderberg, et du World Economic Forum de Davos. Il est aussi membre d'Entreprise et Cité, un autre "club de réflexion" qui rassemble des grands patrons français.

 


André Lévy-Lang


Né en 1937. Polytechnicien. Ingénieur puis directeur de filiales chez Schlumberger de 1962 à 1974. Pdg de Paribas de 1990 jusqu'à sa fusion en 1999 avec la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Athena, Schlumberger, les AGF. Il a été mis en examen, en 1995, dans l'affaire des Ciments français et s'est maintenu grâce au soutien de Claude Bébéar (également membre et fondateur de Entreprise et Cité). Président de la Commission des finances du CNPF (ou MEDEF) de 1988 à 1997. Membre du
Groupe de Bilderberg et président de l'Association des amis français du Groupe de Bilderberg.

 


Michel Pébereau


Né en 1942. Polytechnicien. Inspecteur général des finances. Ancien élève de l'école Polytechnique et de l'ENA. Conseiller auprès de Valéry Giscard d'Estaing entre 1970 et 1974, lorsque celui-ci était ministre des Finance de Georges Pompidou. Conseiller de René Monory de 1978 à 1981. Président du Crédit Commercial de France (CCF) de 1987 à 1993, puis président d'Axa. Il est aujourd'hui président de la BNP. Administrateur de diverses sociétés dont Lafarge, Saint-Gobain, UAP, et les Galeries Lafayette. Ancien membre de la Commission économique du MEDEF (l'organisation des patrons français). Egalement membre d'Entreprise et Cité.

 


Pierre Bilger


Né en 1934. Enarque. Inspecteur des finances. Conseiller de plusieurs ministres pendant la présidence de Valery Giscard d'Estaing: auprès de Jean-Pierre Fourcade de 1974 à 1976, de Michel Durafour en 1976, de Robert Boulin en 1977, et enfin, directeur de cabinet de Maurice Papon (alors ministre de Giscard) de 1978 à 1981. Directeur de l'Administration centrale au ministère de l'Économie et des Finances de 1982 à 1986, sous les gouvernements socialistes de Pierre Maurois et Laurent Fabius. Il fut ensuite président d'Alsthom.


D'autres membres du Siècle...


Gérard Worms  président de la banque Rothschild, administrateur de la Société générale de Belgique (une banque présidée par Etienne Davignon, un membre éminent du Groupe de Bilderberg ).
Ernest-Antoine Seillière  président du MEDEF, président des holdings Wendel Investissement et CGIP. membre du
Groupe de Bilderberg.
Jean-Claude Trichet  président de la Banque Centrale Européenne, ancien gouverneur de la Banque de France, membre du
Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Pascal Lamy  Directeur de l'OMC (Organisation mondiale du Commerce), ex Commissaire européen au commerce, membre du
Groupe de Bilderberg, membre de la branche Europe de la RAND Corporation.
Jean Peyrelevade  président du Crédit Lyonnais
Jean-Yves Haberer  ex-président du Crédit Lyonnais
Daniel Bouton  président de la Société Générale
Claude Bébéar  ex-président d'Axa
Louis Schweitzer  président de Renault, membre du
Groupe de Bilderberg, de l'IFRI, et du Forum de Davos
Michel Bon  ex-président de France Telecom
Alain de Pouzilhac  président d'Havas (groupe de médias et de publicité)
Maurice Levy  président du groupe Publicis
Édouard de Rothschild banquier, homme d'affaires, principal actionaire du journal Libération
Louis Gallois  président de la SNCF
Antoine Guichard  PDG du groupe Casino
Jean-Marie Messier  ex PDG de Vivendi
Martine Aubry  membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements socialistes successifs
Olivier Schrameck  directeur de cabinet du premier ministre Lionel Jospin de 1997 à 2002
Lionel Jospin  membre du Parti Socialiste, premier ministre de 1997 à 2002
Dominique Strauss-Kahn  membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Finances de Lionel Jospin. Membre du
Groupe de Bilderberg.
Hubert Vedrine, membre du Parti Socialiste, ancien ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, ancien Secrétaire Général de l'Elysée sous François Mitterrand. Membre du
Groupe de Bilderberg et de l'IFRI.
Jean-Pierre Chevènement, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Laurent Fabius, membre du Parti Socialiste, ex premier ministre, ex ministre des finances
Elisabeth Guigou, membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements
Bernard Kouchner  membre du Parti Socialiste, ministre dans plusieurs gouvernements de gauche et de droite, membre du
Groupe de Bilderberg
Nicolas Sarkozy  leader de l'UMP (principal parti de droite), ministre des finances et de l'intérieur
Rachida Dati ministre UMP de la justice
Alain Minc  consultant, conseiller auprès de plusieurs grands chefs d'entreprises et ministres
Jean-Pierre Raffarin  membre de l'UMP, premier ministre de 2002 à 2005
Thierry Breton  ex-PDG de France Telecom, ministre UMP des finances de 2005 à 2007
Jean-François Copé  ex-ministre UMP du budget
Corinne Lepage  ancienne ministre de l'environnement
Nicole Notat  secrétaire général du syndicat CFDT de 1992 à 2002
Renaud Denoix de Saint Marc membre du Conseil constitutionnel, ex vice-président du Conseil d'état
Christian Noyer  président de la Banque de France, ex directeur de cabinet d'Edouard Balladur, puis d'Edmond Alphandéry et de Jean Arthuis au ministère des finances
Richard Decoings directeur de l'Institut d'études politiques de Paris
Anne-Marie Couderc  député UMP et directrice générale du groupe de médias Hachette-Filipacchi
Teresa Cremisi PDG du groupe d'édition Flammarion, ex n°2 des éditions Gallimard
Odile Jacob  présidente des éditions Odile Jacob
Michèle Cotta  ex-directrice générale de France 2, et ex-directrice du service politique de France 2
Anne Sinclair  journaliste, productrice TV
Franz-Olivier Giesbert  ex directeur général du Figaro, présentateur de l'émission "Culture et Dépendances" sur France 3
Jean-Marie Colombani  directeur du journal Le Monde
Denis Jeambar  directeur des éditions du Seuil, ex directeur et éditorialiste du magazine L'Express, ex directeur général d'Europe 1
Claude Imbert  ex directeur général et éditorialiste du magazine Le Point
Patrick Poivre d'Arvor  journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur TF1
David Pujadas  journaliste, présentateur du journal télévisé de 20h sur France 2
Marc Tessier ancien président de France Télévisions
Serge July ex-directeur du journal Libération
Laurent Joffrin directeur du journal Libération, ex directeur du Nouvel Observateur
Emmanuel Chain journaliste, ex présentateur de l'émission économique "Capital" sur M6



http://www.syti.net/Organisations/LeSiecle.html______________________________________________________________________________






Par Eva R-sistons
David Pujadas,

au service non de l'information
mais du Nouveau Désordre Mondial,
servilement comme ses collègues
Marie Drucker, Benoît Duquesne,
Darmon, Wittenberg, Atlan, Calvi-Kietly,
Elkabbach... et tant d'autres !





J'ai déjà parlé de ce Pujadas,

j'en reparlerai.

Mon propos, aujourd'hui,

est d'alerter sur ce Club très fermé,

où se rencontrent toutes les marionnettes

qui servent le Grand Désordre planétaire,

qu'elles soient de Droite ou de Gauche,

syndicalistes ou pas...

Au service de leurs ambitions personnelles

plutôt qu'au service des peuples

ou de l'Information (digne de ce nom).


Celui qui désinforme chaque soir

sur FR2 télé ultra-sioniste,

David Pujadas, communautariste lui aussi

par ses origines, dit-on, et clairement par ses choix,

celui qui fait la propagande du Gouvernement

en demandant à tous ses membres de justifier leur politique,

en n'invitant la Gauche que pour la faire taire

ou lui demander de parler de ses prétendues divisions

(à Droite il y en a autant, mais Pujadas les tait,

car il est un propagandiste, pas un journaliste),

en parlant des souffrances des citoyens d'Israël

au lieu de celles des Palestiniens,

en critiquant tout ce qui vient des Non-Alignés

à Washington, russes, arabes, chinois, vénézueliens...,

et en dressant un tableau idyllique de la criminelle Amérique,

cet homme-là, fervent client du Siècle,

c'est David Pujadas.




Méfiance absolue envers le joker de FR2 télé sioniste !

De même qu'envers Calvi-Kietly (ou quelque chose comme ça),

vous savez celui qui fait de faux débats sur la V,

c'est fou tous ces gens qui masquent leur vrai nom,

ou le changent - Hé, hé, pourquoi ? Quelle hypocrisie !

Mensonges ! Tous ces gens avancent MASQUES,

ils ne sont là que pour défendre

l'Occident, l'ultra-libéralisme, les USA, Israël.

Ils sont la honte de la France,

de la patrie des droits de l'Homme,

des Lumières,

avec eux l'information plonge dans les ténèbres...

Citoyens, boycottez ces pseudo journalistes !

Au nom d'une certaine idée de la France,

qui n'est pas une poubelle.

Eva

http://www.dailymotion.com/user/wearechangeparis/video/x8xm8v_pujadas-face-a-we-are-change-paris_news  Pujadas à écouter !


TAGS : FR2, le Siècle, David Pujadas, Elkabbach, syndicalistes, Droite, Gauche, Marie Drucker, Atlan, Wittenberg, Darmon, Calvi-Kietly, la V, Benoît Duquesne, Occident, ultra-libéralisme, USA, Israël, Vénézuela, Chine, Russie, Etats arabes...


http://www.dailymotion.com/user/wearechangeparis/video/x8xm8v_pujadas-face-a-we-are-change-paris_news


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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 16:33



Le sénateur
Rockfeller part en guerre contre internet

L'idée n'est ni plus ni moins de décréter une loi d'urgence pour museler internet qui constitue, selon lui,  une menace pour la sécurité américaine. La vidéo en anglais EST ICI.


Encore une fois, ce n'est pas un hasard si un média comme internet est en pleine émergence et que cette technologie s'est aujourd'hui largement démocratisée et popularisée. Internet favorise la liberté d'expression et permet l'accès à un savoir collectif qui grandit exponentiellement. (Avec évidemment certaines dérives mais bon ici bas rien n'est parfait).


Internet est une menace contre le pouvoir global et mondial car il permet d'élever le niveau de compréhension et de conscience des peuples du monde entier.
Mais ils ne pourront plus s'opposer à cette marche en avant. On ne peut pas s'assoir sur le couvercle de la casserole du progrès et de l'évolution sans se brûler le cul.

 

 

Je vous l'ai déjà dit :


-"Pensez dès à présent à sauvegarder et/ou imprimer les informations pratiques et importantes !"


Les gouvernants vont couper l'accès aux savoirs partagés et à la l'expression des pensées critiques.


Merci à Leveilleur !

                                                                  ------------------------------





Le Magnat de la Presse Rupert Murdoch déclare:” Internet, c’est bientôt terminé”

Source: Journal Anglais The Guardian


Le milliardaire et magnat de la Presse Rupert Murdoch a répondu étrangement lorsqu’il a été interrogé sur les stratégies des sites d’information (Fox News, Sky news,etc) de faire payer le contenu.

Rupert Murdoch a alors déclaré:” Internet c’est bientôt terminé”

Il semblerait qu’il est fait référence au fait que les sites webs des grands médias ne peuvent plus continuer à survivre dans leur stratégies financières actuelles.


Les sites web des grands médias sont à l’agonie et les revenus publicitaires générés par ces sites se sont effondrés. Les gens se tournent vers les blogs et les médias alternatifs pour s’informer au mieux.


Ceci a forcé les sites web des médias à faire payer les fidèles et loyaux lecteurs, une pratique qui se généralisera avec le temps. Cependant, cette stratégie est au détriment des médias. En effet, les gens refusent de payer et s’orientent vers des des médias alternatifs qui sont gratuits. Et de facto la propagande des États est vouée à s’éteindre.


Interrogé si Rupert Murdoch comptait faire payer les sites web d’actualités tels que le Times, le Sunday Times, le Sun, ou le News of the World, Il a répondu: “Oui nous l’envisageons sérieusement”. Il a précisé que cela devrait intervenir dans les 12 prochains mois. en ajoutant étonnamment “Internet c’est bientôt terminé

Rupert Murdoch qui a la tête de nombreux journaux et de chaines de télévision tels que Fox News, Sky News a vu les chiffres d’affaires de son groupe passait de 216 millions de dollars US à 7 millions de dollars US pour l’année 2009


Quand on est conscient de l'impact que ces deux vieux malades peuvent avoir sur la politique de leur pays ces déclarations en plus des nouvelles lois instaurées par GW Bush font des USA un régime potentiellement pire que l'ex-URSS...

                                                                  ------------------------------------------

 

 

Le parlement Australien est lui aussi vassalisé par les illuminatis, la preuve en images en cliquant içi.


De là à faire un lien entre la censure de l'internet en Australie et le lobbying illuminati il n,'y a qu'un pas que je ne me priverai pas de franchir …


[Nick Farrell - traduit et adapté par Cyril Fussy - Mercredi 15 octobre 2008]
(…)Le gouvernement australien a mis en place un système de filtrage sans demander l’accord de ses citoyens.

(…) Le gouvernement australien a réservé 125,8 millions de dollars (américains) pour son Plan for Cyber-Safety.

Deux listes noires ont été établies en fonction de l’intention de l’internaute de bloquer le contenu inapproprié pour les enfants ou le contenu “illégal”.


Le gouvernement australien y voit l'opportunité de bloquer l’accès à des sites jugés mauvais pour la santé de la nation.
Apparemment la pornographie pourra toujours circuler, mais les sites sujets à controverse, comme ceux prêchant la légalisation de la vente de Marijuana ou l’euthanasie, seront sous contrôle. Les sites de protestataires n’étant pas forcément d’accord avec les décisions du gouvernement risquent aussi de passer à la trappe.


Tim Marshall, porte-parole du gouvernement, dit que les FAI devront fournir un service Internet propre aux foyers, aux écoles et aux points d’accès publics pour protéger l’enfance.


Les FAI ont prévenu que ce système ralentira l’Internet australien
(…) Des essais préliminaires ont montré que 10 000 pages web sur un million seront bloquées par erreur. La communauté d’internautes risque de s’échauffer mais au moins les enfants seront à l’abri.

http://www.theinquirer.fr/2008/10/15/laustralie-censure-officiellement-lacces-a-internet.html

                                                                 --------------------------------------


Pour la France je vous ai déjà détaillé la censure annoncée içi ...


 

PRESSure 



Sur un blog passionnant,

d'une grande érudition !

A visiter absolument ....

http://suntzu.vox.com/library/post/internet-cest-tr%C3%A8s-bient%C3%B4t-mondialement-fini-la-libert%C3%A9.html

_________________________________________________


La démocratie, c’est “le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple“, si l’on en croit la Constitution de 1958, qui a repris la définition d’Abraham Lincoln. Mais dès lors qu’il s’agit de l’internet en général, et de l’informatique en particulier, le gouvernement semble plutôt schizophrène.

Le moins que l’on puisse dire est qu’il existe en effet “deux poids, deux mesures” : vous êtes un industriel/chercheur/”startupeur” travaillant sur un domaine sensible ? L’Etat vous protège, et vous explique comment vous protéger, sur le Net, au nom du contre-espionnage. Vous êtes un simple citoyen lambda ? L’Etat ne vous explique rien, mais fait au contraire tout pour s’autoriser le fait de vous espionner.

C’est, paradoxalement, le constat que j’ai pu faire lors de mon intervention aux États généraux de l’identité numérique, qui se tenaient, au Sénat, ce lundi 27 avril 2009, à l’initiative de la revue Hermès, du CNRS, qui m’avait proposé d’expliquer “Comment contourner la cybersurveillance“.(...) La suite de l'article : http://bugbrother.blog.lemonde.fr/2009/05/04/internet-quand-letat-ne-nous-protege-pas/

http://bridge.over-blog.org/article-31317170.html

_________________________________________________


sathyadas2.blogspot.com
internet libre

Exposé incontournable de Benjamin Bayart.
L'internet libre disparait, pourquoi, comment, etc...
Une vidéo en 4 parties qui permet de connaitre le véritable avenir d'Internet

VIDEOS

BenjaminBayart_Internet_Libre1_4
envoyé par Tyrosine76
La suite :
http://sathyadas2.blogspot.com/2009/05/internet-libre.html

http://bridge.over-blog.org/article-31379735.html
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 05:34


Après Jean-Luc Hees, après Philippe Val, c'est au tour de Gérard Leclerc, dernier nominé de l'audiovisuel public, d'être soupçonné de sarkozysme. Sa nomination s'est effectuée contre l'avis de l'Assemblée, alors qu'une vidéo off montre la sympathie du Président pour le journaliste.


(Vidéo Sarkozy en off sur France 3)

Bizarre ces journalistes, vaguement marqués à gauche, qui accèdent à des postes de responsabilités et clament leur indépendance sur tous les tons.
Hees a donné un véritable récital devant le CSA, les parlementaires, les salariés de Radio-France. Désormais c’est à Gérard Leclerc, nommé à la tête de la chaîne parlementaire de jurer qu’il n’est pas un simple pantin du pouvoir. Chef du service politique de France 3, Gérard Leclerc a été nommé aujourd’hui à la tête de La Chaine Parlementaire à la place de  Richard Michel qui avait pourtant recueilli les faveurs d’une commission souveraine composée d’élus de droite et de gauche. Encore une commission qui n’aura servi à rien, la décision finale appartenait au président de l’Assemblée Nationale qui a choisi Gérard Leclerc, sur pressions de l’Elysée qui, d’après Le Monde suit de très près le dossier des chaînes parlementaires.  

Sans douter de l’intégrité de Gérard Leclerc, on voit bien ici que le peu de cas que l’Elysée fait des procédures de désignation des dirigeants des médias publics posent un vrai problème à ces personnalités aussitôt suspectées de sarkozysme.
Ainsi Gérard Leclerc a rapidement tenté d’allumer des contre-feux en demandant un rectificatif au Monde où il refuse d’être présenté « le favori de l’Elysée(…) bénéficiant sans ambiguité des faveurs de l’Elysée ». Le journaliste ajoute que « pas le moindre élément ne vient étayer cette allégation ». C’est là que tout se corse, comme dirait l’autre.

Car s’il n’a pas lui-même affiché sa sympathie ou sa proximité avec le président, plusieurs indices témoignent d’une certaine sympathie du président à son égard. Gérard Leclerc est le frère de Julien Clerc, auteur de musiques pour Carla Bruni, mais on ne saurait imaginer le président prêter une  moindre attention à ces frivolités.

Quand Sarkozy protège ses protégés
Par ailleurs, une vidéo diffusée par le site rue89 dévoilant les échanges hors-antenne avant une émission de France 3 entre le journaliste et le président laisse peu de place au doute :
« Ca fait plaisir de voir Monsieur Leclerc à l’antenne. Tu es resté combien de temps au placard ? » questionne le président, très au fait des évolutions de carrière des uns et des autres.
« Euh ? Deux années. J’ai fait des choses, je me suis occupé, mais c’est vrai que c’était pénible. Très pénible… » avoue le journaliste
« J’avais protesté quand on t’avait mis au placard » ajoute le président.»

Passons sur le tutoiement, devenu courant dans les relations entre hommes politiques et journalistes. En accordant ses faveurs à ses protégés, c’est le président lui-même qui fait planer le doute sur l’intégrité de ces journalistes. Un fardeau qu’ils devront porter tout au long de leur mandat. Qu’ils jurent ou non de leur indépendance.



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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 02:31
egaliteetreconciliation.fr
On fait le ménage chez Dailymotion Version imprimable Suggérer par mail
Publié le 13 mai 2009
Image 

Depuis quelques semaines, la censure se fait de plus en plus sentir sur Dailymotion. Après une série de vidéo dont les 4 parties du débat Dieudonné / Elisabeth Lévy, c'est des comptes entiers d'utilisateurs qui sont supprimés. Les plus assidus ont remarqué que le compte du "Libre Penseur" est passé à la trappe, après avoir posté deux vidéos pour défendre la liste antisioniste mené par Dieudonné et dénoncer "lantidieudonnisme" des médias. De son coté, l'utilisateur "Prince-_de_Conde", connu pour regrouper les vidéos d'Alain Soral et surtout Eric Zemmour, a vu 26 de ses vidéos sur Dieudonné et Soral disparaître...

Pour remédier à ce problème qui est en constante progression, nous vous conseillons d'ouvrir un compte sur RuTube, le YouTube russe.

Comment créer un compte RuTube et “uploader” sa première vidéo (...) Lire la suite de l'article :

http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=4015&Itemid=173

Merci Bridge !

Dernières parutions sur ce blog :


liste complète

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Comment créer un compte RuTube
et “uploader” sa première vidéo



1 - Créer un compte


> Cliquer sur Регистрация (= s’inscrire) en haut à droite.
> Remplir le formulaire d’inscription (Ник = pseudo, E-mail = …, Пароль = mot de passe, Иеще раз = confirmation du mot de passe, Код с картинки = captcha de protection à recopier).
> Cocher Я принимаю условия ользовательского соглашения (= je suis d’accord et gnagnagna).
> Cliquer sur le bouton, le compte est créé et on est automatiquement connecté.


2 - Accéder à son compte


>Une fois connecté, il faut cliquer sur son pseudo qui se trouve en haut à droite pour accéder à son compte.



3 - Uploader une vidéo


Un fois que l’on est dans son compte…

> Cliquer sur + Залить видео (= publier des vidéos), bouton vert tout en haut au milieu.
> Remplir le formulaire :

. Путь к файлу (= le chemin d’accès au fichier), cliquer sur le bouton “Parcourir…” pour trouver l’emplacement du fichier à uploader.
. Заголовок ролика (= titre).
. Описание ролика (= description).
. Категория (= catégorie), il faut en choisir une autre que celle proposée par défaut (prenez la première qui vous tombe sous la souris).
. Тэги (= tags).
. Комментарии (= commentaires), préciser qui peut laisser des commentaires (Все = tous, Только мои друзья = seuls mes amis, Никто = aucun).
. Скрывать не авторские комментарии (= les auteurs ne cachent pas les commentaires)
. Категория “18+” (= Les “18 +”), à cocher si vidéo de cul, violente ou cruelle.
. Показывать на сайте, участвовать в рейтинге (= voir sur le site, participer à la notation)

> Cliquer sur le bouton, l’upload commence et une fois qu’il est terminé, on revient automatiquement dans son compte. Et là, Ô miracle, une vidéo ultra subversive attend son buzz.

Se déconnecter

> Выйти (= exit), en haut à droite.

Se connecter


Quand on a créé son compte et que l’on est déconnecté…

> Cliquer sur Войти на сайт (= connectez-vous), en haut à droite.
> Reprendre la phase 3 décrite avant pour uploader de nouveau.

Astuce


Aidez-vous du traducteur Google pour vous en sortir une fois votre compte RuTube créé.


http://www.newsoftomorrow.org/spip.php?article5687
 

http://www.egaliteetreconciliation.fr/index.php?option=com_content&task=view&id=4015&Itemid=173


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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 02:20


Bernard Kouchner, le
La famille Kouchner prend la tête des médias 17 mai 2006.
Wikipedia.org

Le jeudi 12 mars Envoyé spécial, l’émission de reportage de France 2, a diffusé le documentaire « Français en danger, la diplomatie d’urgence » dans lequel « Mathieu et Christophe enchainent les missions pour secourir, assister et rapatrier les ressortissants français » confrontés à des « attaques terroristes », des « prises d’otages, coups d’Etat ou catastrophes naturelles ». Autant dire un documentaire qui nous entraine au plus près de l’action du ministère des Affaires Etrangères dirigé par un certain Bernard Kouchner. C’est d’ailleurs ce que rajoute le journaliste pour vanter les mérites du reportage précisant que c’est la première fois que « la cellule de crise du ministère des Affaires Étrangères ouvre ses portes à une équipe de télévision »(1).


La primeur de cette ouverture des cabinets
 de Monsieur Kouchner à une équipe de presse s’explique assez bien : le directeur général de l’agence qui réalise le reportage n’est autre que Julien Kouchner, le fils du ministre. Le petit Julien n’aura attendu que quelques semaines après sa nomination pour consacrer un reportage à la gloire des équipes qui travaillent sous la tutelle de son papa. Kouchner junior n’a en effet pris ses fonctions qu’à la fin du mois de janvier 2009(2).

La famille Kouchner constitue plus que jamais une amitié de choix pour Nicolas Sarkozy qui avait ouvert son gouvernement à l’ancien ministre soi-disant de gauche. Avec Christine Ockrent à la tête de la chaîne d’information France 24, et Julien Kouchner à la direction de l’une des plus importantes agences de presse, la communication de Nicolas Sarkozy pourra donc être parfaitement assurée !

Heureusement qu’il n’y a toujours aucun conflit d’intérêt(3), comme l’assurait Christine Ockrent.

Laurent Monserrat

  1. Site Internet d’Envoyé spécial et présentation du reportage

  2. “Le fils du ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, est nommé directeur général délégué du groupe de production audiovisuelle CAPA. A 38 ans, il se voit confier par le PDG et fondateur de CAPA, Hervé Chabalier, la mission d’adapter le groupe aux « nouveaux enjeux de l’industrie audiovisuelle »” (26/01/09)

  3. La Fédération européenne des journalistes (FEJ), le groupe européen de la Fédération internationale des journalistes, s’inquiète de la réorganisation de l’audiovisuel public extérieur et dénonce la nomination de la journaliste Christine Ockrent au poste de directrice générale de la future holding « France Monde » regroupant France 24, RFI et TV5 Monde. « Nous ne mettons pas en doute la compétence de Mme Ockrent, mais il est inouï de confier la direction d’une telle holding à la personne qui partage la vie du ministre des Affaires étrangères, a déclaré le Secrétaire général de la FEJ, Aidan White. Nous y voyons un conflit d’intérêt flagrant et des soupçons d’ingérence politique qui sont nuisibles à la crédibilité du contenu. L’audiovisuel extérieur n’est pas une affaire de famille ». (Site Internet du syndicat des journalistes SNJ)

          La famille Kouchner prend la tête des médias 

                 
                  http://www.marcfievet.com/article-31395077.html
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 02:06

lundi 20 avril 2009

Que (ou qui) peut-on faire payer pour sauver la presse écrite sur le web ?
La crise aurait-elle sonné le glas du gratuit ?

Après la révolution du web 2.0 qui, faute d'avoir apporté un modèle économique, s'en est allée en bouleversant les usages, la crise économique achève de semer un vent de panique dans les médias.

1- Aux US, les journaux mettent la clef sous la porte, tandis qu'en France la PQN n'est pas loin du dépôt de bilan généralisé (aujourd'hui c'est à celui qui tiendra le plus longtemps, jusqu'à ce que le concurrent s'effondre...). Rien à faire: on peut réduire les coûts, mais fabriquer et distribuer un journal coûtera toujours trop cher face à l'érosion chronique de la diffusion.

Et la pub ?
2-
La pub s'effondre partout! Même sur Internet où l'on prévoit une baisse de 5% en 2009 aux USA. Du jamais vu.

3- Pire: le marché du display (la pub sur bannières), dominant chez les médias, est en crise. Inspiré du modèle du papier, qui fait reposer ses tarifs sur la rareté des emplacements, le display web ne peut que marquer contre son propre camp: sur le web, pas de rareté, mais des millions de pages. D'où l'effondrement des tarifs...

Face à cet ouragan, qui pourrait pousser les médias à être créatifs, à chercher à faire "le pas de côté" au lieu de courir après des dollars en pénurie, certains ressortent déjà les vieux démons.

- Et si on faisait payer nos contenus ?

Le débat n'est pas nouveau, mais il s'était essoufflé, tranché par les faits...
Il est revenu petit à petit sur la table. Sans doute avec cette déclaration du directeur du NY Times laissant entendre qu'il y avait "une discussion animée et très sérieuse au sein du
Times sur la manière d'obliger le consommateur à payer pour ce que nous produisons", après avoir abandonné Time Select en 2007, faute de rentabilité.

On apprend même que les patrons des grands journaux américains se seraient rencontrés en secret au mois d'avril dernier, afin d'unir leurs forces pour: 1) Faire payer leurs contenus. 2) Faire payer Google qui distribue leurs contenus. 3) Comment reprendre le contrôle des petites annonces, trustées par le gratuit Craiglist... Non, non, nous ne sommes pas en 2006!

On semble presque oublier que les expériences dont on parle ont déjà été tentées par les médias, sans succès.
J'avais dressé sur ce blog un état des lieux assez précis sur la question... en novembre 2006.
(On pourrait y ajouter le cas de Médiapart qui, après un an d'existence, en est à 14.000 abonnés à 9$/ mois, et espère atteindre les 40.000 d'ici 2011 pour atteindre le point zéro. Pas simple.)

Alors, qu'est-ce qui a changé depuis 2007 ? Le public serait-il plus mûr ? Y-a-t-il eu des études à ce sujet ? De nouveaux arguments ?
Non. Nous en sommes pour l'instant encore au stade de l'incantatoire: la pub (telle que nous la pratiquons) ne suffit plus, les contenus de la presse (tels que nous les produisons) coûtent cher, il faut faire les faire payer.
Hadopi style...

Jeff Jarvis,
qui ne croit pas au modèle payant actuel, lance sur son blog une réflexion pour recueillir des données et se faire enfin une idée sur le nouveau buzz du moment (traduction en français sur Rue89). Parmi elles, les calculs rapportés par Martin Langeveld (pour qui ça ne "colle pas") et la feuille excel multi-scénarii proposée par Jeff Mignon (pour qui faire payer les contenus sur le web ne permettra pas de couvrir tous les frais d'une rédaction) (remarquez, la pub non plus...).

Alors, où sont les solutions ? Qui a raison ?

Et si on prenait le modèle à l'envers ?
Posons un scénario à la Jules Vernes: imaginons le futur... imaginons que tous les journaux du monde entier se mettent d'accord pour mettre tous leurs contenus derrière un mur payant. Dehors Google! Que se passerait-il ?
Peer to peer ! Blogs ! Qu'est-ce qui empêche un blogueur de reprendre (sans la copier) un info produite par un média ? On ne peut pas forcer l'usage. On peut en générer de nouveaux, mais on ne peut pas aller contre.

Oui mais: mon info coûte cher à produire! Certes, mais quelle valeur a-t-elle quand tout le monde peut la partager sur Internet quelques secondes après qu'elle soit devenue publique ? Quelle est la valeur d'une info?
Avant de parler de faire payer, il faut donc repenser l'info.
On parle de faire payer des "contenus", comme si le web était un simple support au même titre que le papier. Internet n'est pas un support, c'est un réseau. Internet, c'est justement la fin du contenu tel qu'on le concevait !

Ecrit avec la participation de l'audience, remis à jour au fil de la journée, construit à partir de liens provenant d'autres contenus, même la notion de copyright est bouleversée: sur Internet, le contenu devient process. Il devient "open-source". Comment je vends ça ? Qu'est-ce que je vends, en fait ?

Alors, quelles solutions ? Pas de solutions, mais des pistes d'expérimentation. La clef : ne parlons plus de contenus, mais d'usages !

1 - Le contenu est un process,
le journalisme aussi: l'info sur le web se construit en réseau, avec d'autres journalistes mais aussi des non-journalistes (témoins, experts, relais...). Si, sur Internet, on remplace la traditionnelle "rédaction" par la communauté, peut-on demander à cette communauté de payer ses journalistes à l'acte ? David Cohn expérimente en ce moment avec Spot.us un modèle où le journaliste indépendant propose son idée de reportage et se fait payer par les lecteurs en amont sous forme de "don". Ici un exemple intéressant de reportage financé à 550$ par la communauté et réalisé en collaboration avec des médias locaux. Info en réseau... On ne vend pas qu'un contenu, mais une personnalisation interactive, une participation au process.
2- Si ne vend pas le contenu, je peux travailler sur la communauté: que puis-je lui vendre ? Quels services ? Quels contenus gratuits pour attirer vers quels services payants (coaching, newsletters, avantages, paris en ligne...), ? Est-ce que la force de ma marque me le permet ? Comment je fais payer ?
Organiser les communautés, voilà un nouveau rôle pour les médias, avec à la clef des modèles à expérimenter.

3- Repenser la pub, quand même: sur Internet, l'annoncer devient son propre média et interpelle directement les communautés: souvent via de nouveaux relais (les blogueurs). Ou, mieux,
en créant ses blogs comme l'explique le fondateur de "The Company Blog": l'annonceur ne parle pas de ses produits, mais de sujets dans son domaine de spécialité. Une marque de supermarchés, par exemple, qui crée son site de recettes de cuisine... Il génère du bon référencement avec du contenu de qualité...
4- Enfin: le papier n'est pas mort, il est juste mal pensé! Le papier reste un support prestigieux, affectif.
J'ai déjà évoqué tout l'intérêt que je portais au reverse publishing sur ce blog: on fédère la communauté sur le Net avec un média participatif et l'on finance l'opération avec un hebdo papier, financé par la pub ou payant...
On peut aussi faire de l'argent en publiant un livre reprenant les contenus d'un bon blog.

Ce ne sont que quelques pistes. D'autres idées ?

(Illustration:
7is7.com)
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14 mai 2009 4 14 /05 /mai /2009 01:32

publié par
babelouest (crisonnier) Hier 09H51

11 mai 2009

«Votre indépendance, vous la mettez en berne un jour comme aujourd'hui..."

Quelques liens sur l'actu des médias...

  • Frédéric Filloux revient sur les Etats généraux de la presse. Le 23 janvier, le chef de l'Etat avait eu un mot frappant, en s'adressant aux patrons de presse: "«Votre indépendance, vous la mettez en berne un jour comme aujourd'hui, lorsqu'il s'agit de venir quérir des subventions»."

C'est ce qui fait dire à Frédéric Filloux que les Etats généraux de la presse ont renforcé la dépendance de la presse à l'égard du pouvoir politique. Les subventions maintiennent en vie certains journaux, mais elle mettent à mal leur indépendance.

"En tout, 600 millions d'euros sont débloqués sur une période de trois ans, avec quelques programmes forts comme le développement du portage, noyés dans des mesures symboliques comme l'abonnement gratuit à un quotidien pour tout jeune atteignant 18 ans, ou les dépenses de communication institutionnelle du gouvernement qui sont multipliées par deux." (Slate)

  • Médiapocalypse ou médiamorphose? Eric Scherer dresse un panorama de la crise de la presse, notamment aux USA, et imagine plusieurs scénarios possibles (AFP Mediawatch)
  • Benoît Raphaël imagine un scénario (peu probable) où tous les journaux s'allieraient pour faire payer leur contenu sur Internet.

"imaginons que tous les journaux du monde entier se mettent d'accord pour mettre tous leurs contenus derrière un mur payant. Dehors Google! Que se passerait-il ? Peer to peer ! Blogs ! Qu'est-ce qui empêche un blogueur de reprendre (sans la copier) un info produite par un média ? "...

Avant de parler de faire payer, il faut donc repenser l'info.
On parle de faire payer des "contenus", comme si le web était un simple support au même titre que le papier. Internet n'est pas un support, c'est un réseau. Internet, c'est justement la fin du contenu tel qu'on le concevait !

Ecrit avec la participation de l'audience, remis à jour au fil de la journée, construit à partir de liens provenant d'autres contenus, même la notion de copyright est bouleversée: sur Internet, le contenu devient process. Il devient "open-source". Comment je vends ça ? Qu'est-ce que je vends, en fait ? (
Demain tous journalsites)

Sur 100 journalistes, donc , disons que 50 partirons en reconversion. L'un boulanger, l'autre masseur, le dernier ouvrira un bar en Thailande. Bref, la moitié de la population quittera totalement l'univers  du journalisme, voir de la communication au sens large. De toute façon, cela rejoint la délicieuse phrase que les étudiants entendent à peine entrés dans leur école : "Le journalisme est le plus beau métier du monde, à condition d'en sortir".

- Sur 50, 15 partiront à la retraite. Que plages, petits enfants et grandes occupations animent leur seconde vie.

- Sur 35, on peut en compter 5 qui ont peur du changement. Ceux là sont perdus. C'est comme ça, c'est la vie.

- Sur 30, 15 vont bosser en indépendant. Un coup je rédige un papier pour un canard, le lendemain je blogue un peu, ensuite je publie les communiqués de presse que me demande de mettre en ligne le Conseil régional... Bref, ils survivent avec plus ou moins de bonheur.

Lu dans :


http://crisedanslesmedias.hautetfort.com/archive/2009/05/08/votre-independance-vous-la-mettez-en-berne.html


http://www.dazibaoueb.fr/article.php?art=3736

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 23:18


Iran : l’incroyable obscurantisme ?

Certains étrangers « open mind », pas ceux qui voient généralement le mal partout ailleurs sauf chez eux, n’ont pas un jugement tranché sur l’ancienne Perse. Entre ires, rires et sourires, les amalgames les plus abscons accompagnent parfois une vision binaire alliant toujours le bien pour soi et le mal pour l’autre. Donc, voici une vision à contre-courant de ce que l’on peut lire, entendre ou voir à la télévision. L’Iran n’est vraiment pas le mal absolu loin s’en faut. Oui, ils vous parleront des restrictions sur les libertés individuelles, de la peine de mort toujours en cours, du manque de démocratie etc. Pourtant, faut-il parler de certains évènements franco-français prouvant que la démocratie tant vantée n’est finalement qu’un leurre. Du côté états-unien même, les autistes ne vous diront jamais que la peine de mort y existe et que le Patriot Act de Bush est toujours en cours et que, les homosexuels ne sont pas aussi tolérés que ça, même en France d’ailleurs…



Du côté de l’Iran, aller au mont Davadand skier sur les pistes de la station de Dizin, y draguer de jolies filles sans voiles, fait partir du monde des possibles dans ce pays, loin de l’obscurantisme dont nous habillent les bien-pensants dans une propagande insipide. De voir ces filles avec des bonnets de laine Gucci, Armani et autres, parlant un anglais impeccable étonne et détonne. Certaines n’ont même pas parfois de voile. Fait aussi étonnant, elles arborent à leurs pieds, des pompes… « Salomon » pour skier, et non une marque iranienne inconnue au bataillon. Toute cette vue des choses fait forcément plaisir.
 
On comprend que cette jeunesse dorée-là rêve d’Occident ou plutôt vit à l’occidentale. L’Iran n’est saurait être ce pays tant décrié où, personne ne peut rien faire ou dire. C’est de l’ordre d’une propagande ridicule. Quel message veulent faire passer les rois du poker menteur dont la dichotomie fait froid dans le dos lorsqu’on découvre que des sociétés occidentales sont très bien implantées sur place pour leur business ? Nous présenter dans la constance et de façon sinusoïdale leur vision sociétale est hypocrite. Ils croient détenir la vérité et pour se faire entendre, utilisent l’art du mensonge et de la diabolisation. L’Iran n’est pas un pays parfait mais, la perfection existe-t-elle ailleurs ? Sur le plan religieux, la société occidentale indique qu’en Iran, la minorité Bahaïe issue de l’Islam chiite (400 000 membres) est discriminée.
 
La liberté religieuse existe-t-elle vraiment en France ? On assiste ces derniers temps à un acharnement ridicule sur les Eglises évangéliques. En Iran, ils ne préciseront jamais que la communauté juive vit sereinement, pratique sa religion et qu’une Synagogue n’a jamais fait l’objet d’une attaque comme en France, tiens. Et là, l’endoctrinement trouve directement ses limites lorsqu’on aborde le sujet du « petit Hitler raciste » perse, Mahmoud Ahmadinejad qui veut soi-disant, l’éradication des juifs. Pourquoi ne commence-t-il pas par chez lui ? Mystère. Au-delà de la libération sans condition de la sublime journaliste irano-américaine Roxana Saberi qui dément fermement le supposé activisme anti-américain qui renaîtrait en Iran, vous ne serez pas au bout de vos surprises. Oui, il a fallu l’arrivée d’un homme, Barack Hussein Obama, pour créer cette nouvelle détente. Du coup, dans tous les esprits iraniens, les Etats-Unis ne font plus partie du camp du « grand Satan ».
 
L’improbable campagne d’intoxication commence à trouver des limites et finalement, on découvre que la démocratie iranienne fonctionne plutôt bien avec l’innovation qui survient pour l’élection présidentielle du 1er juin prochain avec même un débat télévisé entre les candidats pilotés par IRIB (Islamic of Iran Broadcasting) nous rapporte The Guardian. Ce n’est surtout pas chez l’allié des américains, l’Arabie Saoudite qu’on trouvera cette liberté, cette innovation culturelle inspirée par…les Etats-Unis. Quel paradoxe ! Cette élection présidentielle compte déjà pas moins de 4 candidats avant que la commission électorale ne donne la liste définitive. Hormis Ahmadinejad le sortant, il y a entre autres, Mehdi Karroubi, ancien président du parlement, Mohsen Rezai, ancien commandant des Gardiens de la Révolution, Mir Hossein Mousavi, considéré comme le principal challenger et qui « expose » sa jolie épouse Zahra Rahnavard (photo) -fait nouveau-, lors de ses meetings.
 
C’est la première femme iranienne à avoir été Chancelière d’Université. Les iraniens la surnomment même déjà…Michelle Obama. Ah, il ne faut pas oublier de mentionner que l’Iran, avec son nucléaire est un danger planétaire. Baliverne, esbroufe et propagande encore. Au nom de quel principe, au nom de quelle idée l’Iran, lui, ne serait qu’un mauvais utilisateur du nucléaire…civil ? Quelles leçons peuvent donner la France, les Etats-Unis, la Russie, Israël, le Pakistan ou l’Inde en matière de nucléaire à l’Iran ? De qui se moque-t-on ? Pourquoi les autres et pas lui ? Est-ce l’Iran qui colonise la Palestine ? Est-ce l’Iran qui a envahi l’Afghanistan au « nom de la liberté » et l’Irak ? Est-ce l’Iran qui sévissait en Tchétchénie ? Il faudra bien qu’un jour, on mette fin à ce manichéisme caricatural qui veut qu’on se choisisse un ennemi potentiel, toujours, pour vouloir exister d’une façon ou d’une autre en mentant outrageusement. L’Iran est finalement moins dangereux que ces pays qui mettent les autres en esclavage, critiquent, tuent, colonisent, et ensuite parlent de démocratie, de liberté et de civilisation. Laquelle, celle de la mort ? 


Allain Jules

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/iran-l-incroyable-obscurantisme-55975


Commentaire :

Par abdelkader17 (xxx.xxx.xxx.189) 13 mai 10:36


Salut Jules

Beau travail de déconstruction de la propagande médiatique adossé aux petits penseurs de « l’intelligentsia Française », ce sont les mêmes qui nous vendaient la guerre en Irak et les armes de destruction massive qui aujourd’hui voudraient détruire à nouveau ce pays, comme par hasard les inconditionnels d’Israel.

Ce pays est trop indépendant et refuse le diktat international des états unis et celui régional de Tel Aviv, voilà la raison de la diabolisation constante,des bases américaines entourent ce pays il est normal que les Iraniens se sentent en position d’assiégée.

L’Iran chiite à tout simplement repris le combat du nationalisme arabe sunnite dont la vassalisation n’est plus à démontrer.

Bien loin de l’image manichéenne que les médias occidentaux en donnent, l’Iran est un grand pays avec une histoire et une culture d’une richesse profonde.

Un taux d’alphabétisation de 80 %, 73 % pour les femmes un record pour un pays musulman et on préfère se pencher sur la condition de la femme Iranienne quand son voisin Saoudien tient ces dernière en état de semi esclaves, à part bien sur celles qui sont nées dans les familles de pétromonarches qui connaissent les délices du champagne et des soirées mondaines en Europe.

Force est de constater que l’Iran est un pilier de la stabilisation régionale, un acteur majeur de la géopolitique moyen orientale , il serait temps que nos faiseurs de propagande comprennent enfin que les 5 siècles de domination occidentale sont désormais révolus.



http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/iran-l-incroyable-obscurantisme-55975

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